Search VoyageForum
FR
Circuit en Roumanie, juillet 2017 English translation pending
by Nathalie69 · 2016-11-03 · 6 replies
bonjour je désire faire un circuit en Roumanie en juillet 2017, notre temps n'est pas encore définie entre 20 et 23 jours. départ de Bucarest nous comptons rester 5 nuits mais est ce pas trop? Sinia:1 nuit château de Pêles Brasov:2 nuits château de Bran Sighi: 2 nuits Sebès: 3 nuits Ensuite rien de définie par la suite soit on monte dans le nord ou on descend dans le sud, sachant que nous voulons rester au moins 3 nuits au bord de la mer noire en station balnéaire. Je précise que nous n'irons pas au delta du danube. Toutes les suggestions seront les bienvenues en ce qui concerne activités, restaurant, monastère et hôtel. Pour avoir fait une 1eré approche sur les hôtels, le coût de la vie par rapport à la France je les trouve quand même chers.Il est sur que nous voulons un minimum de confort mais sans le luxe!! merci pour vos avis
Compte rendu de ma croisière en solo fin septembre sur le Costa Pacifica English translation pending
by Kenanzen · 2016-10-20 · 36 replies
CR de ma toute première croisière – Costa Pacifica du 25 septembre au 2 octobre en Méditerranée.

Comme je pars seul, je préfère prendre le car depuis la suisse, donc départ dimanche matin 8h30 depuis la gare de Lausanne en car direction Savone par le Grand-St-Bernard. Le car n’est pas plein on va pouvoir s’étaler un peu pour dormir. Arrivée à Savone avec 1 heure de retard, embarquement immédiat pas d’attente pour nous c’est plutôt eux qui nous attendent. Je suis les conseils trouvés sur le forum et vais directement à ma cabine récupérer ma carte et faire les enregistrements nécessaires, puis petit repas au buffet avant l’exercice de sauvetage, que nous avons eu en français. Ensuite je me dépêche d’aller sur le pont pour assister au départ. Houaaaaa c’est magique avec la musique en fond. Génial, le début de cette croisière en solo me plait. Repas au restaurant May Way en premier service, la valise sera vidée après. Une table de 8 avec un groupe de français très sympathique, mais qui malheureusement descendent demain à Marseille, dommage c’était très conviviale. Ensuite je vais découvrir le bateau, magnifique ayant un très bon sens de l’orientation je ne me perds pas. Super. Après un petit cocktail (sans alcool) dans un bar retour en cabine pour vider ma valise. La place ne manque pas, ma cabine est super, il faut dire que j’ai un peu cassé ma tirelire pour m’offrir une cabine balcon en samsara. Je suis au pont 10, c’est magique la vue est superbe. Ma responsable de cabine est une jeune personne du nom de May, très gentille et souriante, elle parle un peu français. Je commande le petit déjeuner en cabine pour demain, après on verra.

Lundi arrivée à Marseille 7 heures debout, pour moi c’est déjà tard car dans la vie normale c’est 5 heures debout toute la semaine alors là c’est grâce matinée pour moi. Le bateau arrive aux abords de Marseille, il fait beau le soleil va bientôt se lever je suis de bon côté pour assister à l’arrivée depuis mon balcon. Une fois arrivé petit tour au spa, c’est génial de pouvoir aller en peignoir directement par l’ascenseur du fond. Pas un chat je profite d’un jacuzzi privé et du hammam. Retour en cabine pour le petit déjeuner vers 9h30 et ensuite descente du bateau sans me presser, je vais faire la visite de Marseille en indépendante. La navette costa nous dépose aux abords du vieux port. Je décide de prendre le petit train qui fait le tour de Marseille et ensuite après un passage dans un magasin de savon (de Marseille) pour un petit souvenir aux copines retour vers 13h30 au bateau pour un repas au restaurant New York. Première déception de cette croisière, on me place d’autorité n’importe comment avec des gens qui ne parlent pas français, je tombe avec un couple d’italien et un anglais qui ne répondent même pas à mon « bonjour, bon appétit ». Mon repas sera vite fait, ben si c’est comme ça à midi je vais manger à terre la prochaine fois. Ensuite un petit limoncelo avec un bon café et petite sieste sur mon balcon avant un tour au spa à l’espace repos avec un livre. Je n’ai vu aucune personne qui était dans le bus depuis Lausanne. Repas au May Way avec de nouvelles personnes, moins conviviale décidément c’est pas mon jour. Ensuite petit tour au théâtre, mais ce n’est pas mon truc direction le pont 5 au Salone Around the Clock pour un cocktail et ensuite dodo.

Sulawesi ou Thaïlande en juillet 2017 English translation pending
by Marionc10 · 2016-09-17 · 15 replies
Bonjour, nous revenons de Bali (+croisière Komodo, Gili Air, Nusa Lembongan) et nous avons adoré! Nous avons pu allier des spots de snorkeling superbes (surtout avec la croisière) , des belles plages, des randonnées dans les rizières ou sur le volcan et puis les animaux: dragons de komodo, varans, singes...... Bref voyage ultra complet! Nous aimerions retrouver un peu la même chose pour le prochain!

Nous hésitons entre * la Thaïlande * Sulawesi

Thaïlande: La saison des pluies me fait un peu peur. Nous serons avec nos 2 enfants 7 et 10 ans donc je ne veux pas prendre de risque.... Peut on aller partout en juillet? J'aimerais visiter le nord et faire des petits trecks et puis profiter de belles plages avec sorkeling depuis la plage.

Sulawesi: mieux question météo mais ce n'est pas un peu trop "roots" avec des enfants?

Nous partirions 1 mois en juillet

D'avance, Merci !!!

Marion
Contrastes 2016 entre Utah et Colorado English translation pending
by Globetrekkie · 2016-08-10 · 192 replies
Kiki veut un nouveau carnet avec des photos, hein, qui ?? Allez, c’est parti…

Cette année 2016, ce sera un voyage de contrastes, entre Utah et Colorado :

Rouge / Vert Aridité / Luxuriance Chaleur / Fraîcheur Thé glacé / Bière Mormons / Cow-Boys Et j’en passe et des meilleures, on pourrait continuer…

Rappel du contexte rapide : ce sera notre énième voyage aux US, cette fois-ci de Sin City à the Mile High city (NDLR : Las Vegas à Denver pour les non-initiés mais il y en a peu ici).

On a privilégié certains plus petits parcs ou endroits moins connus du grand public (mais pas à ceux des habitués du forum…), et dans les grands parcs, les randos non effectuées lors de voyages précédents. Une partie shopping est également au programme pour contenter Madame (bibi).

C’est comme d’habitude moi qui ai tout programmé, tout booké, préparé le roadbook détaillé plastifié afin que tout roule comme sur des roulettes sur place. Monsieur (Steph) sera lui le seul conducteur sur place, assisté de l’expérimentée copilote GG (toujours moi).

C’est parti pour le carnet !

Jeudi 09/06/16. Chapitre 1: Strike again and go to the moon

Notre vol était initialement prévu samedi à 10H30, mais le préavis de grève (grrr) des pilotes Air France nous a fait flipper. AF ayant encouragé ses clients qui le pouvaient à anticiper leurs déplacements sans frais, mardi soir, on a fait la demande de report via la page Facebook AF, ce qui a été fait en quelques minutes, chapeau le service client sur ce coup.

On a donc été reportés sur le même vol le 10 au lieu du 11. On avait un souci avec notre hôtel réservé non annulable non remboursable pour la nuit du 10 au nouvel hôtel Ibis Styles CDG Airport qu’on voulait tester.

On a fait une demande de changement en expliquant notre cas gentiment par email, je les ai eus par téléphone également, et ils ont répondu dans la nuit que c’était OK contre un petit supplément car le tarif était différent du lendemain. On a apprécié le geste commercial, ils auraient pu refuser à cause de la clause non modifiable…

Le 9, nous voilà donc partis à l’assaut du RER B, qui comme d’habitude est en grève. Pff... Tous les trains à Châtelet sont annoncés terminus Gare du Nord, sans annonce en anglais pour expliquer qu’il faut faire la connexion plus haut pour aller plus loin. Je pense aux pauvres touristes étrangers qui doivent se sentir bien esseulés…

A Gare du Nord, c’est très mal indiqué pour trouver le quai d’où partira un train pour CDG. On doit demander à un gars de la sécurité qui nous renseigne, pas de gilet rouge en vue. Des américaines nous filent le train, elles ont compris qu’on allait à l’aéroport.

Un train bondé finit par arriver sur le quai, Terminus tout le monde descend. Sauf que les touristes chinois, eux, ils n’ont pas compris qu’il fallait descendre et changer de train pour continuer sur Paris. Plein de touristes s’obstinent à faire le piquet dans le train, avant que sous la pression des autres touristes qui eux veulent monter, ils finissent par descendre et laisser le train vide pour à peine 1 seconde avant qu’il soit bondé de nouveau. Le cirque !

On joue des coudes et montons avec notre barda. Ah, la joie d’être là, dans les 50 degrés ambiants… La chaleur humaine, il n’y a que ça de vrai. Quelle chance, on peut profiter de fragrances délicates telles que « odeur de vieille pisse » ou encore le fabuleux « effluve d’aisselles rance non lavées depuis au moins 2 semaines ». C’est la cohue malodorante, on prend notre mal en patience. Et encore, on n’avait pas réalisé qu’on aurait dû faire ce trajet le jour du match de l’Euro France-Roumanie à l’heure d’aller au Stade, j’imagine la triple galère que ça a dû représenter le lendemain…

On arrive donc à Roissypôle 2H30 après le départ, nouveau record. Le nouvel hôtel Ibis Styles CDG Airport est accessible à pieds de la gare RER, en face de son vieillissant cousin et à côté du nouveau Pullman plus cher.

A l’arrivée, on nous donne 2 bons pour une boisson gratuite au bar pour nos désagréments de changement de réservation, on n’en demandait pas tant, what else ?

Ben si, un paquet de fraises Tagada et une bouteille d’eau nous attendent dans la chambre, petite touche sympa. L’hôtel est très récent, la déco orientée vers la Lune et l’espace. Les couloirs sentent bon le neuf et le propre, la chambre est parfaite. On pense qu’on reviendra au vu du bon rapport qualité prix.



Dîner au Novotel où ils ont oublié de mettre les crevettes frites dans ma salade aux crevettes frites, c’est un peu balot, et dodo avant le départ demain.
Voyage de 16 jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Nodar57 · 2016-08-06 · 0 replies
Bonjour, j’apporte ma pierre à l’énorme édifice qu’est la section Carnet de Voyage des Etats Unis (20 pages en tout sur ce forum contre 1 seule pour le Mexique par exemple…) j’essaierai de poster prochainement un Carnet de Voyage pour une destination moins populaire (le Mexique en l’occurrence ^^)

Voyage effectué dans l’Ouest américain en septembre 2014, départ de Charles de Gaule le 13 et retour le 30 il me semble.

Jour 1 arrivé en début de soirée à Los Angeles, nuit au Hollywood City Inn que je recommande grandement, bien situé, motel typique comme dans les films et petit déj inclus (la seule fois de tout le voyage) et plutôt bon (donuts, café etc).. Beaucoup de place de parking disponibles également, chambre un peu vieillotte mais pas dérangeant.. Pour l’anecdote, il y a un McDo près de l’hôtel, on est arrivé vers minuit à l’hôtel et on a décidé de passer par le mcdo pour bien commencer le voyage, le restaurant était fermé on nous a donc demandé de passer par le drive in… à pied ! ^^

Jour 2 :

- Griffith Observatory qui est situé tout prêt de l’hôtel, indispensable, permet une belle vue sur LA et sur le panneau Hollywood - Ensuite direction Downtown : le lien de notre itinéraire : www.maviealosangeles.com/...our-de-downtown.html Nous on a kiffé, ca permet de voir un Los Angeles que beaucoup de touristes ne voient pas, après c’est sûr que ça fait pas parti des « classiques » de LA - On est passé ensuite par Carroll Avenue, c’est un rue sur laquelle on ne trouve que des maisons victoriennes dont la maison du clip de Thriller et la maison des sorcières de Charmed - Walk of Fame - Coucher de soleil sur Santa Monica et repas sur la Third Street Promenade

A refaire, après Downtown j’irai direct sur Venice Beach puis Santa Monica.. Ce serait plus cohérent..

Jour 3 :

-Venice Beach en passant bien sur par les canaux, puis Universal Studio.. C’est là que la correction mentionnée plus tôt parait logique.. A la base je voulais qu’on fasse Venice Beach en jour 2 aussi mais on a pas eu le temps, donc je l’ai décalé en jour 3 mais c’était bête parce que c’est un ENORME détour, ne jamais oublié qu’à LA les trajets en voiture sur des distances qui paraissent normales peuvent se transformer en de longues heures d’attente dans la voiture.. Ca reste sympa de voir les rues de Los Angeles mais on peut ne pas aimer… Sur les 2 jours et demi passé dans la ville on a quand même eu la chance d’éviter ces bouchons la plupart du temps.. Pour Universal Studio on a pris le Pass coupe file, c’est cher, je sais pas quel gain de temps exact ça nous a apporté mais en tout cas on coupe vraiment les files d’attentes ^^ je pense quand même que sans lui on aurait pas pu faire tout le programme de la journée.. Le parc en lui-même est sympa, ne pas s’attendre à des attractions « réelles » , c’est quasi que des attractions qui consistent à se poser dans un wagon et à regarder un écran.. Je sais plus comment on appelle ce genre d’attraction ^^ mais faut reconnaitre que c’est TRES BIEN fait .. L’attraction des Simpsons j’ai cru être sur une vraie montagne russe, et Transformers est vraiment rréussie.. La section Harry Potter vient d’ouvrir ca doit être sympa.. Visite des Studios également, on est dans un train qui se promène avec un guide qui récite son texte , on est passé par Wisteria Lane, le décor de Psychose, la reconstitution de rues de New York et la place de la mairie de Retour vers le Futur.. Tout ca est entre coupé par quelques animations.. Apres si c’est vraiment la visite des Studios qui vous intéresse, je pense pas que Universal soit le mieux.. - Ensuite on est allé sur Mulholland Drive, l’objectif était d’arriver au point de vu sur le Hollywood Bowl pour le coucher du soleil, on a réussit par contre jpeux pas aider pour dire comment s’y rendre.. On a roulé sur Mulholland Drive jusqu’à ce qu’on trouve c’est tout ^^ - Le soir on est retourné sur le Walk of Fame et on a mangé à l’indispensable In’n’Out .. C’est du très bon fast food, penser à checker le menu caché sur internet, parce que sur la carte dans les restos ya pas grand-chose.. A savoir qu’à LA la voie de gauche des « Autoroutes » devient parfois une voie réservée aux voitures dans lesquelles se trouvent plusieurs passagers (genre 2 ou plus hein) et elle est en générale vide, ca fait gagner du temps..

Jour 4 :

- ballade en voiture sur Sunset Boulevard, on s’est un peu raté là, jpeux pas dire que je conseille mais je pense qu’on est pas allé au bon endroit ^^ - Ensuite on voulait aller sur le point de vu juste au dessus du panneau Hollywood, en passant par North Beachwood Drive, mais l’accès était bloqué, apparemment le voisinage en a marre des allés venus.. Ca a peut être changé maintenant.. Cette rue reste quand même le meilleur endroit pour voir le panneau et prendre une photo.. - Puis direction Vegas en passant par la route 66, je crois pas que ce soit très bien indiqué mais faut aller à Victorville et là au lieu de prendre la route 15 pour Barstow faut prendre la route 66 pour Barstow .. Une fois sur cette route on arrive enfin dans le classique du road trip dans l’Ouest des USA, longue route toute droite, avec un peu de chance on croise un train de marchandise interminable.. Sur la gauche ya le Elmer’s Bottle tree ranch, c’est une curiosité locale .. A Barstow y a un In’n’out ) - On sait arrêté à Primm, c’est une vide un peu avant Las Vegas qui apparemment voulait concurencer Vegas en proposant Casino, centre commercial, montagne russe qui passent à travers, mais ça a pas marché, c’est toujours ouvert et c’est sympa à visiter pour l’ambiance déprimante que ça offre. - Enfin arrivée à Vegas, nuit au New York New York, extérieur étonnant, intérieur un peu comme tous les Casinos qui commencent un peu à dater du Strip, à savoir un petit côté, kitsch et vieillot.. Mais ça reste fun, ya une zone de restos et bar qui reconstitue un petit Quartier type de NY.. Aussi une espèce d’odeur de pomme bon marché qui est aspergé un peu partout, je sais pas si c’est pour faire référence à la Big Apple mais ça complète parfaitement le tableau du Kitsch.. Ca fait beaucoup de critique mais l’hôtel est sympa et on l’a choisi principalement parce qu’il se trouve à une des extrémité du Strip en sachant que la deuxième nuit qu’on a passé à Vegas une semaine plus tard on l’a fait au Ceasar Palace.. à l’autre extrémité du Strip (héhé)

Pour Vegas, dur à donner un avis, on n’y a passé 2 nuits, séparées d’une semaine, à chaque fois on a été hyper heureux d’y aller et soulagés d’en partir.. C’est un indispensable à voir, c’est kitsch, tout est exagéré, de jour on se rend compte que tout est en carton pâte, les déplacements à pieds sur le Strip sont mal foutus parce que il y a une putain d’autoroute qui sépare les 2 du Strip ! voir les gens absorbés par les machines à sous 24/7 c’est assez déprimant, il fait TRES CHAUD dehors même la nuit et TRES FRAIS à l’intérieur.. Mais c’est inconcevable de pas y aller, et pour le coup on est occupé, ya beaucoup de choses à voir.. Les fontaines du Bellagio, le spectacle devant the Mirage.. On est allé voir le spectacle du Cirque du Soleil KHA, une première pour nous tous, moi j’ai adoré, spectaculaire et poétique.. Y a beaucoup d’autres spectacles mais genre Céline Dion ou autre mais je conseille fortement le Cirque du Soleil, ils ont beaucoup de spectacles différents dans les hotels de Vegas.. Ca reste cher, j’avais trouvé sur un site américain des réductions pour le spectacle, mais impossible de réserver en ligne.. J’ai donc du appeler l’hôtel MGM où se déroule le spectacle et rien qu’en mentionnant que j’avais vu une réduction de 40 dollars sur internet j’y ai eu droit.. A tenter donc sans même avoir réellement vu de réduction ^^ D’autant plus que la salle était au 2/3 vide au moins… A noter que décider de boire avant le spectacle (parce que on est à Vegas tout ça, tout ça) cumulé à la fatigue d’un voyage, c’est pas l’idéal, risque de somnolence ! Petit anecdote, en sortant du spectacle on a croisé Mike Tyson, le vrai, comme dans Very Bad Trip ^^

Jour 5 :

-Balade encore en début de journée dans quelques Casinos notamment celui sur le thème de l’Egypte, jme souviens plus du nom.. Qui vaut le coup d’œil même si il est un peu éloigné du Strip, ya un train aérien qui fait la liaison avec le Excalibur.. Par contre de jour l’extérieur est difficilement supportable. - ensuite départ vers le Grand Canyon arrêt au Barrage Hoover, impressionnant ! - stop sur le point de vu sur le lac Mead, en cours d’assèchement parce que surexploité, très belle vue. - Arrêt essence à Kingman, parfait exemple de ville de bord de route de l’Ouest américain. La ya deux possibilités pour rejoindre Seligman, la route 66 ou la 40. Seligman c’est une ville vestige de la route 66, pleine d’étrangetés, voiture redécorées (elles ont inspirées les voiture du film Cars), maison avec mannequins chelous posés dessus, c’est kitsch et un peu déprimant, genre ville qui a pas su rebondir après le déclin de la route 66 et qui reste bloquée dans le passé, mais ça vaut le coup d’œil.. - On s’est arrêté ensuite à Williams, autre ville typique de la route 66, parce qu’il commençait à être tard. Repas au Cruiser’s Cafe 66, pas de la grande gastronomie mais ambiance sympa de resto de bord de route.. C’est là qu’on a compris que se dire « le programme peut être chargé un jour de temps en temps c’est pas grave, on roulera de nuit » , c’est pas malin, les paysages sont tellement beaux en permanence, que ca devient frustrant de rouler de nuit.. Arrivé à the Grand Hotel at the grand canyon hôtel sympa J C’est une sensation assez bizarre d’arriver en plein nuit près d’un endroit aussi culte que le Grand Canyon, savoir que c’est juste à côté mais ne pas pouvoir le voir tout de suite.

Jour 6 :

Levés très tôt pour voir le lever de soleil sur le Grand Canyon, il peut faire très frais.. Ya quelques dizaines de personnes mais tout le monde est silencieux, moment sympa.. Retour à l’hotel pour finir la nuit, faut pas déconner quand même !! Là le problème c’est que les hélicos qui volent au dessus du canyon font beaucoup de bruit. Ensuite on retourne au GC, pour la visite des parcs nationaux, si je me souviens bien, on achète un pass par voiture à 80 dollars environ, valable pour tous les parcs nationaux, quasi donné.. On peut se garer sans problème près du canyon, ya de la place, ayant qu’une journée sur place on n’est jamais descendu faire de randonnée dans le Canyon, on a commencé par se ballader sur le Rim trail qui longe le Canyon en allant vers l’Ouest d’abord à pied puis en prenant la navette gratuite. Comme point de vu important j’avais noté : Mather Point, Yavapai point, Maricopa Point, Powell Point et je crois que c’est là qu’on a pris la navette pour rejoindre le départ de Hermit Trail, là on est plus en hauteur.. Ensuite on a rejoint le parking et on est parti vers l’Est pour aller à Page où on devait passer la nuit, en s’arrêtant aux points de vu Yaki Point, Grandview Pooint, et Desert View Watchtower pour le coucher du soleil. Là de nouveau route de nuit malheureusement pendant quasi 2h.. dommage.. En organisant le voyage on a tendance à oublier que les journées se raccourcissent et qu’il fait nuit de plus en plus tôt.. Penser à bien vérifier les heures de lever et de coucher du soleil, ya des sites internet qui proposent ça. Quand on prévoit un itinéraire en juin où les journées sont très longue on oublie qu’en septembre par exemple, le soleil se couche à 19h…

Nuit à Page, Motel 6 Page, c’est une chaine type Ibis, hôtel le moins attrayant du séjour, mais yavait plus que ça. En arrivant à Page en soirée on est passé prêt du stade de foot Américain sur lequel se déroulait un match entre 2 écoles, avec fanfare, pompom girls, drapeaux.. Une des phrases les plus prononcées pendant le voyage : « c’est comme dans les films ! » ^^

Jour 7 :

Lever tôt pour réserver la visite de midi à Antelope Canyon, le meilleur moment pour visiter ce Canyon se situe entre 11h et 13h à cause d’une meilleure luminosité, il faut donc y aller tôt pour être sûr d’avoir sa place. Le problème c’est de s’en sortir avec les fuseaux horaires. En Californie, au Nevada et dans l’Arizona, il ya 9h de moins qu’en France, dans l’Utah 8h de moins, et dans le territoire Navajo 8h de moins également. Mais les Navajos possèdent des territoires en Arizona, Antelope Canyon par exemple. En tout cas on est arrivé à l’heure pour l’ouverture d’après moi mais on a quand même dû attendre presque une heure pour voir le premier indien arrivé.. - A voir dans le coin Horsehoe Bend, magnifique ! 10-15 min de marche pour y arriver, ça peut occuper en attendant AC, mais c’est plus qu’un simple moyen de passer le temps. - Anteloppe Canyon, une dizaine de minutes en camion dans le sable pour y arriver, le canyon est magnifique également et notre guide était sympa. Certains décide de rester quelques jours à Page, qui est une sorte de station balnéaire adorée des américains, pleins d’activités possibles sur le lac, et y a un barrage qui je crois est plus impressionnant que le barrage Hoover à voir. On a fait le choix de ne pas faire tout ça. - Enfin route en direction de Monument Valley. Rouler en Jeep sur le chemin de terre au milieu des blocs de roches de Monument Valley avec A Baru in New York de Flume à fond (désolé pour les amoureux du calme de la nature) était un des meilleurs moments du séjour. 2h nous auront suffis pour faire le tour conseillé par le plan fourni à l’entrée.. Ce qui nous a permis d’arriver pile à l’heure pour le coucher du soleil depuis le parking, je pense que c’est le meilleur point de vu. Antelope Canyon et Monument Valley étant en territoire Navajo l’entrée n’est pas inclus dans le pass des parcs nationnaux, il faut donc payer l’entrée du parc plus le droit d’entrée en territoire Navajo.. Si le budget le permet réserver la nuit à l’hotel the View, seul hôtel construit sur le site même. On a réservé notre hôtel à Mexican Hat au Hat Rock Inn, chambre refaite à neuf, petit déj délicieux mais pas inclus, un de nos meilleurs hôtels. Et surtout repas du soir au Swingin’ Steak, excellent souvenir, l’impression réelle d’être loin de tout. Mexican hat est un tout petit village au milieu d’un paysage de terre rouge, loin de l’image qu’on peut se faire des Etats Unis, une des constantes de ce voyage aura été l’ébahissement devant des paysages magnifiques et complètement différents les uns des autres, alors que quelques heures de route les séparent..

Jour 8 :

Lever tôt pour voir le lever de soleil sur Monument Valley, pas d’indien à l’entrée donc pas besoin de repayer. Le retour vers Mexican Hat est exceptionnel, la route est magnifique, je m’arrête en permanence. C’est depuis cette route que l’on peut prendre l’une des photos les plus culte de MV. Mexican Hat tient son nom d’un rocher en forme de sombrero, étonnant à voir. Passage également par Goosenecks State Park, dans le même genre on a préféré Horsehoe Bend. L’objectif de la journée était de rejoindre Torrey, petit village mormon plus au nord. Deux possibilités étaient offertes la route 95 plus directe, permettant de visiter le parc Capitol Reef et de ne pas faire trop de route. L’autre option était de faire un détour vers Arches national parc, on choisi la deuxième option, malheureusement un orage d’une heure arrivé, une fois arrivé sur place nous retarde, et on a pas pu voir tout ce qu’y était prévu mais Double Arch et Landscape Arch sont rapidement joignable depuis la route, et valent vraiment le détour. Il faudra à nouveau finir la route de nuit, toujours aussi frustrant et les filles commencent à râler (moi ça va ^^).

Jour 9 :

La plupart des gens à Monument Valley font demi tour et rejoignent Page pour se reposer là et ensuite visiter Bryce Canyon et Zion. Mais après avoir vu des éloges de la route Scenic Drive 12 j’ai préféré voir les choses différemment, d’où le détour pour rejoindre Bryce Canyon. Aucun regrets pour ce choix, les paysages sont exceptionnels, des vaches en libertés bloquent la route, les points de vus sont bien signalés comme toujours aux USA , la plus belle route du voyage, on se trouve un moment au sommet d’une crête, avec le vide des deux côtés. Ne pas raté la pause au Kiva Koffee House. On arrive à Tropic en début d’après midi où on a réservé pour la nuit, on s’installe et part ensuite pour Bryce Canyon. Le plus beau Canyon du séjour, indispensable. On sort enfin les chaussures de randos, pour une mini rando ^^ On empreinte le Queens Garden Trail en partant du Sunrise Point et sur le chemin on dévie sur le Navajo loop pour rejoindre Wall Street et finir la promenade au Sunset Point. 1h30 de marche tranquille. Pas forcément compliqué comme rando mais on a vu une personne agée pas mal galérée (chaleur et quelques passages, notamment en fin de parcours, après Wall Street, dénivelé important, c’est très bien aménagé mais ça reste sportif.. On profite du paysage magnifique puis on prend la voiture en direction de Inspiration Point pour le coucher du soleil en s’arrêtant aux différents points de vus proposé (ca se rafraichit vite). Repas sympa à Ruby’s Inn juste à la sortie du parc. Nuit au Bryce Valley Lodging, cabanes récentes, en bois, spacieuses avec wifi. Quelques difficultés pour rouler dans la mer de cailloux qui entoure les cabanes. Mais le jeune gérant et là pour pousser ^^

Jour 10

Retour vers Vegas pour cette journée. L’itinéraire choisi nous fait passer à travers Zion National Park par la route Utah State Route 9, faite avec un goudron spécial de couleur brune pour se fondre mieux dans les couleurs du parc. Il y a une route plus rapide mais très certainement moins belle, de magnifique point de vue dans ce parc sans s’éloigner de la route.. J’aurais aimé rester une journée sur place mais il faut bien faire des sacrifices. Le reste de la route fait passer par quelques endroits sympa (petit ville bien américaine, champ de bisons etc) Il y a toujours des choses à voir. Arrivée à Vegas au son de Can’t hold us de Macklemore, on est tous heureux de revenir passer une nuit ici ! Comme dit plus tôt on a réservé l’hotel au Ceasar Palace, chambre cher, la plus chere du séjour si je me souviens bien (sans ptit déj, mais spacieux, pas de wifi il me semble), mais on voulait être directement sur le Strip.. On visite la partie du Strip qu’on a pas pu voir la première nuit : le casino sur Venise, assez fun, Bellagio, Flamingo etc.. Y a toujours autant de choses à voir. Mon regret concernant Vegas est de ne pas avoir eu le temps d’aller sur Fremont Street et de visiter le « Vieux Vegas » avec ses casinos situés plus au Nord qui ont perdus de l’importance comparés à ceux présent sur le Strip mais qui m’avait l’air plein de charme rétro. J’aurai donc ajouté une journée sur place si cela avait été possible.

Jour 11

On traine un peu à Vegas, les meufs veulent aller à Circus Circus faire des attractions. Ce casino propose des attractions des plus simples du type auto tamponneuses (en sens unique s’il vous plait, donc pas tampons avec ces autos) au plus folles tel que El Loco que j’ai préféré m’abstenir de faire, tout ça réuni sous une grande verrière.. Si ça n’avait tenu que moi je serai allé direct vers la suite du programme. A noter que malgrè de longues recherches nous n’avons pas trouver le célébre panneau Welcome to Las Vegas, que l’on a cherché au Nord alors qu’il est au Sud:/ La suite du programme donc : Death Valley. On prévoit 3 gallons d’eau et faisont le plein d’essence dans la dernière station avant l’enfer. On aura finalement pas eu besoin de tant d’eau mais un peu de prévoyance ne fait pas de mal. La voiture, malgré une chaleur insupportable (on restait pas plus de 10 min dehors) n’a eu aucun problème de surchauffe. J’ai gardé l’œil sur le thermomètre du moteur qui n’a pas plus bougé que dans le froid du Grand Canyon (+1 pour Jeep). Avant la vallée de la Mort on passe près de la Zone 51, quelques resto et magasins qui ont récupérés le filon. Dans l’ordre les points de vue que l’on a fait : Dantes View (il parait que ça ressemble à la mer de sel du Chili), Zabriskie Point, Devils Golf Course, Badwater, Artist’s Palette. Expérience sympa, encore un paysage bien différent de ce qui a été vu précédemment, ça ne sera quand même pas la journée la plus mémorable du séjour. Repas à Furnace Creek Resort, et le soleil est déjà couché, la grasse mat’ et Circus Circus seront venu à bout de notre journée. On fera le reste de nuit, dommage, probablement beaucoup belles choses à voir qui seront restées dans l’obscurité. Plus une petite inquiétude lorsqu’un message signalant une défaillance s’affiche sur le tableau de bord. On a pu aller au bout du voyage, sans savoir qu’elle était ce problème. Nuit réservée à Long Pine, dans un motel basique.

Jour 12

Petit déj dans un resto de Lone Pine. A savoir que cette ville accueille régulièrement des équipes de Blockbuster Hollywoodien qui aime les paysages désertiques du coin. Récemment Johny Depp pour Lone Ranger ou encore des prises de vues pour Django Unnchained. Programme chargé encore une fois. On se dirige tout d’abord vers Bodie, arrêt à Manzanar, juste après Lone Pine. Manzanar et un « camp de concentration » dans lequel les réfugiés Japonnais des Etats Unis, ont été maintenu en détention pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il ne reste pas grand-chose du camp, seulement deux baraquements reconstitué et des signalements panneaux indiquant l’emplacement de certains bâtiments. Pas grand-chose à voir donc mais un passage intéressant, c’est sur la route de toute façon. Avant Bodie on s’arrête à Mono Lake, magnifique, des couleurs incroyables. On empreinte ensuite le sentier jusque Bodie, une bonne heure à 20km/h à éviter des trous mais la récompense en vaut la peine. J’avais lu beaucoup d’avis négatifs concernant d’autres villes fantome, Bodie étant toujours cité comme le contre exemple parfait de ces « arnaques ». N’ayant pas vu les autres je ne peux rien mais je peux garantir que Bodie a été un point culminant du voyage. C’était une première pour nous de visiter une ville abandonnée et on a pas été déçus, l’Eglise en bois qui grince bien sous le vent. Parce que il y a du vent ! Genre BEAUCOUP de vent, seul point négatif par ailleurs mais personne n’y peut rien. Et je soupçonne le vent d’être d’ailleurs responsable de la désertion de la ville, plus que l’incendie ou l’absence d’or, en tout cas nous il nous aura eu à bout. On serait peut être resté plus longtemps sans lui. En tout cas, visite indispensable, les intérieurs restés en état (on voit même de veille bouteille de Coca à l’abandon ^^), la morgue avec cercueil pour tous les âges (on pense à Lucky Luke), le petit musée est aussi sympa à visiter. Saisissant ! Je décide d’aller voir le cimetière de la ville, un peu en dehors de la ville, les filles s’abstiendront. On reprend ensuite la route direction El Portal, à l’Ouest du Parc Yosemite. On est maintenant au milieu de la forêt, encore un changement de paysage. On s’arrête un moment pour observer les restes d’un incendie qui s’est produit quelques années auparavant mais qui semble encore tellement récent. Impressionnant. L’hôtel choisi et le Yosemite Cedar Lodge, rien à redire, à part quelques problèmes à la réception qui nous disait qu’ils n’avaient pas reçu notre réservation.. Au final tout s’arrange, resto sympa à côté de l’hôtel.

Jour 13

On se dirige tout d’abord vers le début de Nevada Fall Trail. Petite rando sympa, 2h bonnes heures, pour le faire (nous sommes allé jusque en haut de la première cascade), de joli point de vu, la montée vers la casacede via des escaliers dans la roche et sympa et agrémentée par des écureuils. Le finale se fait via un escalier en métal fixé directement à la roche pour atteindre le sommet de la cascade. Bon, en septembre c’est plus un filet d’eau mais au printemps ça doit être impressionnant. On va ensuite visiter le Awhanee Hotel, qui inspira l’hêtel de Shining. Magnifique, pour ceux qui ont les moyens de prendre une chambre. Ensuite on va voir la mythique cascade de Yosemite dont j’ai oublié le nom, le voile de mariée il me semble. Qui est plus un ruban pour le coup, mais c’est pas loin de la route donc pas une grosse perte de temps. On s’arrête au point de vue de Tunnel View, génial et on enchaine vers la longue montée vers Glacier Point. Qui vaut le temps de route. Ensuite on est allé à Mariposa Grove, les séquoias, une première pour nous encore une fois. Je conseille ! Par contre faire attention à pas se tromper de sentier (on a passer une heure à marcher sans voir de séquioas.. Champions !). Au sommet du parc il y a une petite maison, un musée je crois, posée aux pieds de séquioas, la différence d’échelle est troublante. Un petit train se promène dans le parc, on l’empruntera pour rejoindre le parking. On se dirige maintenant vers la dernière grosse étape du séjour… San Francisco !

Le trajet se fera de nuit encore une fois. Si une chose doit être retenue de ce programme c’est que rouler de nuit c’est frustrant. Il y a toujours débat entre les gens qui aiment rester planter 4h devant un arbre et ceux qui apprécient tout autant mais partiront au bout d’une heure, tout simplement parce que ça leur suffit. Je fais manifestement parti des seconds, quand je programme un voyage je fais en sorte de pouvoir voir un maximum de chose MAIS en profitant, et on ne quitte jamais un endroit si tout le monde n’en a pas eu assez. Ce programme pour l’ouest américain a été fait de cette façon, alors c’est sûr que c’est pas reposant mais si on arrive à supporter ce genre de rythme y a pas de problème. En juin, avec donc des journées plus longues, j’aurais considéré ce programme comme parfaitement satisfaisant. Là où j’ai mal prévu les choses c’est sur le temps de luminosité par jour.. Fin de la digression, une fois arrivé à Oakland on fait un léger détour (genre 5min de perdues) pour aller devant les studios de Pixar, on voit juste le grand portail avec le nom du studio mais pour un fan comme moi c’est beaucoup ^^

Arrivée sur SF via le Okland Bay Bridge, magnifique, le pont est beau et la vue sur la ville en arrière plan est superbe. On met « San Francisco » de Scott McKenzie à la radio, et on a des frissons. L’hôtel réservé pour les nuits restantes est le Beck’s motor Lodge. Parking privatif mais serré, chambre refaite, station de tram en face, situé près de Castro. Je recommande.

Jour 14

Je n’avais pas prévu de programme spécifique pour SF, à part la réservation pour Alcatraz le jour 14. J’ai donc pris le Routard et suivi à peu près leurs itinéraires préfaits, associé à la Cartoville de SF. Les Cartovilles pour ceux qui ne connaissent pas sont des plans hyper détaillés de villes, sous la forme d’un petit livre qui tient la poche, avec conseils de point d’intérêt touristiques, resto, bar, magasins etc. Si il n’y a qu’une chose à prendre en ville selon moi, c’est la Cartoville.

Je ne détaillerai donc pas trop, cf guide du Routard. En gros ce jour ci : Chinatown, à faire ! Beaucoup de bâtiments à l’architecture chinoise, des magasins étonnants, une fabrique de gateau de fortune (pas très bon), square où les séniors jouent aux cartes.. On passe par le Cable Car Musseum (gratuit) d’où voit en action le mécanisme mettant en action les fameux Cable Car. Très intéressant ! On bifurque ensuite vert North Beach et Columbus Avenue. Le Cafe Trieste où Coppola a écrit le Parrain, City Lights Bookstore, the SaLOON 1232 Grant Avenue le plus ancien bar de la ville, créé par Ferdinan Wagner, un Alsacien ce qui ravive notre fierté. A savoir, pour les amateurs de Street Art qu’un Banksy est visible en hauteur à l’intersection entre Columbus et Broadway. Vu par hasard, une petite surprise qui fait plaisir. Direction Washington Square, sympa puis Coit Tower, très belle vue, on redescend par Filbert Street Steps et assiste par surprise à un envol groupé de perroquets, très impressionnant et surtout bruyant. On finit la journée à Fisherman’s Wharf et Pier 33, pas beaucoup de lions de mer à voir.. Mais on voit Alcatraz de plus près, et ça donne envie !

Jour 15

Traversée tranquille de Castro, en ce dimanche matin c’est calme. On suit toujours plus ou moins les itinéraires du Routard. Puis Mission District, toujours via le routard et on bifurque vers Balmy Alley et Clarion Alley, rue où le Street Art s’est imposé de la plus belle des manières, de purs chef d’œuvres, pour les amateurs et ceux qui aiment les belles choses. L’occasion de voir également beaucoup de belles maisons victoriennes. On prend ensuite le bus vers Alamo Square et les Painted Ladies, sympa sans plus. On monte dans le Buena Vista Park que je déconseille, assez glauque ce parc. Puis on descend vers the Haight, on va dans un magasin Hippies, et on s’arrête dans une crêperie, en sortant deux hommes passent à côté de nous, complètement nus avec simplement un petit tissu qui doit cacher leur virilité, sans réellement y parvenir.. Ca n’a pas l’air d’étonner beaucoup de monde, on recroisera d’ailleurs ce couple en pleine discussion avec un vieil hippies près d’un passage piéton. La magie de la liberté à San Francisco !! Encore beaucoup de beaux bâtiments dans des styles parfois très originaux mais personnellement je n’accroche pas trop avec cette ville. J’avais lu tellement de fois avant le départ que San Francisco est bien plus sympa que LA, je ne suis pas du même avis. La ville est belle, très originale par l’architecture de ses immeubles, sa topographie etc.. Mais en même temps je ne retrouve pas la folie de New York ou le charme cool de LA. A tel point que je pense que mon avis est biaisé et qu’on est simplement passé à côté de l’intérêt de cette ville pour je ne sais quelle raison. Dans l’idéal j’aimerais pouvoir un jour revenir sur la côte Ouest, en débutant par Yellowstone pour redescendre sur SF puis vers LA via la côte Pacifique pour avoir un nouvelle avis de cette ville. On passe dans Golden Gate Park, beaucoup de SDF, ça zone, ça fume et ça boit. C’est une des caractéristiques de cette ville il y a BEAUCOUP de SDF, on se prend un peu le rêve américain en pleine gueule. Un soir en sortant d’un resto on passe devant un mec de 30 ans peut etre qui a une pancarte devant lui expliquant que c’est un ancien militaire, il fait la manche. On lui donne un peu d’argent et il nous regarde sans réaction, complètement perdu, dans un autre monde. Il y a une misère beaucoup plus présente à mes yeux ici que à LA (où on a pourtant croisé beaucoup de tentes de SDF en bord de route..), alors même qu’on est qu’à quelque kilomètres de la Silicon Valley, qui brasse tant d’argent… Ca laisse pensif.

Bref, on assiste à un match de base ball qui se déroule dans le parc, puis on prend le bus en direction de notre dernière visite de la journée… ALCATRAZ ! J’ai fait en sorte de réserver les billets pour qu’on assiste au coucher du soleil depuis le bateau (je pense que c’était le dernier départ de la journée) et parce qu’il était très fortement conseillé de faire parti de la dernière visite quotidienne. Le coucher de soleil derrière le Golden Gate d’un côté et la lumière du soleil couchant qui s’étend sur l’ile d’Alcatraz alors qu’on approche doucement , c’est juste magique. On arrive sur l’ile et on prend les Audio Guide, indispensable selon moi, c’est audioguide on été récompensé pour le qualité. Témoignage d’ancien déténu et gardien, avec effets sonores.. C’est immersif à souhait. On y pense pas toujours, mais il est possible en général sur tous les audioguides des musées de brancher ses propres écouteurs/casques.. Il doit être 20h environ donc on est pas tellement dans la prison, et c’est assez plaisant. Y être de nuit apporte un côté mystique. En fin de journée il est proposé des « animations » , 2 nous étaient proposées, il fallait choisir, je ne souviens pas de l’autre mais nous on a choisi d’assister à l’ouverture/fermeture synchronisées mécaniquement des portes des cellules. Entendre ce son d’une dizaine de portes métallique se refermant ensemble est saisissant et glaçant. Des amis à qui on a conseillé de réserver pour le dernier départ sur l’ile on même pu visiter des parties non visitables de la prison normalement, en discutant avec l’un des guides.

Bref Alcatraz est un des moments cultes de ce voyage ! On prend le dernier bateau, avec la vue sur SF de nuit, magnifique aussi.

Jour 16

On prend le Cable Car au départ à Union Square, 1h d’attente au moins, on en profite pour manger notre ptit dej en même temps mais je crois qu’il est possible dans le train à d’autre station sans avoir à attendre. On descend à Lombard Street, sympa. Puis on rejoind le bord de mer pour louer des vélos. Tout est très bien expliqué dans le magasin que l’on a choisi au hasard. On nous donne une carte sur laquelle est dessiné un parcours type qu’on nous explique oralement et avec un écran.. On peut bien sûr de pas le faire mais c’était ce qui était prévu pour nous. En gros : on longe la mer jusqu’au Golden Gate en s’arrêtant à Fort Point, traversée du pont puis on continue jusque Sausalito d’où on peut prendre un ferry pour revenir au point de départ. La balade est sympa, ça change de se déplacer à vélo après tant de jour en voiture. De beau point de vue sur le point depuis Fort Point, je conseille de rentrer dans le pont et de monter au sommet, il est possible de faire une très belle photo depuis le dessous du pont. Pour rejoindre ensuite le pont il y a une montée, l’étape physique du parcours. Rouler sur ce pont, c’est plaisant, on se remémore le nombre incalculable de fois où on a vu ce pont en photo, à la télé etc.. ^^ Sausalito, pas mal d’endroit où s’arrêter boire un verre, manger une glace.. Un petite côté côte d’Azur miniature. Mais ce qui m’intéresse moi, c’était les HouseBoat, on a eu quelques difficultées à les trouver, c’est assez loin du centre touristique de la ville, à tel point que je pensais qu’on les avait ratées mais non. Prévoir le coup avant ou bien demander aux gens. On finit donc par les trouver et ces quelques rues en ponton sur la mer et ces maisons flottantes aux formes et look totalement différents les unes des autres sont un réel plaisir, une vraie curiosité, une ambiance détendu et cool. On croise des habitants qui nous saluent. On se dépêche ensuite pour rejoindre le ferry car on veut faire les boutiques de fringues. On s’arrête quand même au In’N’Out présent sur les quais et on part vers le Macy’s de Union Square. Au sommet duquel on peut monter (dans la Cheesecake Factory) pour avoir une vue sur la place. La section « décoration de Noël » du magasin en septembre, au kitsch absolu, est à voir. Dernière nuit à SF, on a l’avion le matin tôt, le dépôt de voiture se fait facilement, est bien indiqué, attention à leur système pour éviter que les gens s’enfuient avec les voitures par contre.

L’employer a juste regarder si le plein était fait, il ne fait même pas le tour de la voiture, qui est d’ailleurs très sale, encore couverte de la terre rouge de Monument Valley. L’aller-retour a été fait avec American Airline , une escale à chaque fois, rien à redire sur la compagnie, je crois pas qu’on avait des films à disponibilité. Mais je suis pas complètement sûr . Pour 550€ l’aller-retour je me plains pas.

Voila pour ce compte rendu, si vous avez des questions je peux répondre. Le budget total a du tourner autour des 2200€ par personne tout compris. En sachant qu’on s’est fait plaisir niveau hôtel, resto tous les soirs, petit dej chez Starbucks (sans commentaire) à chaque fois qu’on en a vu et dans des ptit restos sinon. On a pris une jeep alors qu’on était 3, parce que on devait être 4 à la base, cependant on était serré quand même.. Bref, je pense que c’est possible de tomber à 1800€ sans trop de problème.
Voyage au Québec, automne 2016 English translation pending
by Anto381 · 2016-08-03 · 42 replies
Bonsoir à tout le monde,

Avec ma copine nous partons au Québec du 26 septembre 2016 au 14 octobre 2016 "soit un calcule rapide" :p de 18 jours sur place.

Alors pour le parcours nous sommes en train de le rédiger donc je le posterai plus tard.

En revanche plusieurs questions nous tournent déjà dans la tête :

- Es-que le budget de 2000euros par personnes que l'on s'est fixé nous suffira à votre avis ?

- Pour ce qui est du logement avez vous des adresses à nous recommander qui soit correct au niveau des prix ? On envisage même de prendre un abonnement au auberge de jeunesse pour avoir une possibilité de logement bas coût….

-Ensuite pour la location de la voiture, y à t'il des pièges à éviter ? Peut être au niveau des assurances ? Carburant ou autres ? ( Bon en plus du surcoût dont je vais devoir m'affranchir car oui j'ai moins de 25ans et j'ai même le privilège d'être de la f'in de l'année donc même pas de ristourne.:s) en revanche il y à t'il des forfaits si l'on prend la voiture plus de temps ?

-On se demandait aussi s'il était préférable de réserver les hébergements avant notre départ ? Si l'on à pas de logement réservé et qu'il n'y a plus de place ou pour alléger le budget a-t-on le droit de dormir dans la voiture sur un parking ou sur le bord de route ?

- Avez vous des infos sur des lieux insolite ou encore des bars ou restaurants ?

Et bien merci d'avance pour vos réponse . Et je vous poste notre périple dès que possible.

Bonne soirée:)
Croisière dans les fjords norvégiens English translation pending
by Mistralade · 2016-08-01 · 15 replies
Bonjour, nous partons samedi pour une croisière d'une semaine dans les fjords norvégiens. Voyage de dernière minute. Nous n'avons jamais fait de croisière, et je me demande ce qu'il convient d'emporter dans la valise et comment se passe le temps en pleine mer. Je pense que la grosse chaleur ne sera pas là dans cette région à la différence de chez nous qui sommes dans le sud de la France, c'est pour cela aussi que je me pose tout plein de questions. que pensez vous de cette croisière ? si quelqu'un l'a déjà faite est-ce que cela a été un moment de découverte agréable et intéressant ? Merci de vos avis et de vos renseignements. Mistralade
Un mois en Floride et en Louisiane au printemps 2015 et escapade à Saint-Martin English translation pending
by Mimimicha · 2016-04-28 · 88 replies
Bonsoir à tous, Je poste avec beaucoup de retard ce carnet, mais je n'aurais voulu en aucun cas faire l'affront à ceux qui m'ont aidée de ne pas leur offrir un retour. Car, comme chaque fois, aucun voyage ne serait réussi sans votre aide et vos conseils. Non non, ce n'est pas bateau, c'est sincère. Je vais par contre me faire maudire: il n'y aura pas de photos (ou si peu que cela ne vaut pas la peine d'en parler), car le chargement est beaucoup trop long, et je n'aurai jamais le temps avant notre départ le 21 mai pour le Grand Ouest (3e fois). Il y a une version illustrée sur RoadTrippin😊. Pardon mille fois, ne m'en voulez pas SVP😕.

En plus, comme je l'ai expliqué sur mon carnet précédent sur le Canada (posté il y a quelques semaines à peine), m'étant fait voler mon ordi en fin d'été lors d'un cambriolage à la maison, j'avais perdu toutes mes photos triées. Heureusement, elles étaient en brut sur un autre disque dur. Mais zut, tout le tri à refaire.🤪 Du coup, il n'y aura pas de données chiffrées (souvent bien utiles pour les autres), car elles n'étaient que sur l'ordi volé.

Bref, comment nous sommes-nous retrouvés dans cette partie des USA, alors que j’avais prévu un voyage dans le Nord-Ouest ? Aux antipodes, carrément ! Tout simplement parce que JP a préféré que je nous emmène au soleil. D’autant qu’il s’était gelé au Canada à l’automne précédent. Pour la petite histoire, quand je pense que ce super projet vers le Nord-Ouest était tout bouclé, avec toutes les cartes, les étapes chiffrées, les visites etc etc. et que c’était sur l’ordi volé.

Et pourquoi cette parenthèse antillaise en tout début de carnet, et que je ne vous narrerai pas en détail, et bien, parce que tout simplement un de nos amis mordu des Antilles et du bateau s’installe peu à peu à St-Martin où il compte bien passer sa retraite pour fuir les frimas de sa Suisse natale. Et oui, Suisse depuis des générations, et mordu de bateau. Non, ce n’est pas une blague, il y a donc bien des Suisses marins😉, qui en plus détestent le froid et la neige. « Vous n’allez quand même pas aller à Miami sans passer nous voir ? » - Tu parles, bien sûr qu’on va venir ! Et voilà comment nous avons passé une semaine de bulle complète avant notre périple en Floride et en Louisiane.

Nous, encore moins jeunes qu’avant (personne n’y échappe), pas très randonneurs, et surtout bien fatigués car JP a été rattrapé par une bien vilaine maladie, mais il a l’autorisation de voyager. On fait des étapes raisonnables, on prévoit des plages de repos. Et puis, les US, jusqu’à preuve du contraire, c’est un pays évolué. Isn’t ? Nous avons embarqué un couple d’amis qui n’auraient pas voyagé seuls. Mon amie rêvait depuis toujours de découvrir la Louisiane (ils étaient aussi avec nous au Canada en automne, et on a renouvelé l’expérience, même si nous adorons voyager tous les deux). Bon, j’arrête mon bavardage et dans un premier temps, je vous donne l’itinéraire.

Ah si, encore un truc pas top : à St-Martin, je trouvais mes photos bizarres, pas comme d’habitude. J’en ai eu l’explication en arrivant à Miami où cette saleté de Reflex m’a laissé tomber comme une vieille savate, après tant d’années de cohabitation. Je me suis rabattue sur le petit numérique de JP (lui il se charge plutôt de la caméra). Je suis nulle avec ce genre d’appareil, j’ai du mal à faire les cadrages, je bouge, donc c’est flou. Et puis, c’est lent ! Bon, je n’irai pas jusqu’à dire que c’est la cata, mais je suis déçue.

Du 20 au 27 mars : bulle complète à Saint-Martin Du 28 mars au 30 avril : FLORIDE (16 jours sur place) – LOUISIANE (11 jours sur place)

J01 à J03 – 28-30 mars – Miami J04 – 31 mars – Suite Miami, Everglades J05 – Route vers Key West J06 et J07 – 2-3 avril – Key West J08 – 4 avril – Everglades – Route vers Naples J09 – 5 avril – Naples, Fort Myers, Punta Gorda J10 – 6 avril – Repos à Punta Gorda J11 – 7 avril – Siesta Key Beach, Saratosa, St Petersburg, Tampa, Orlando (Kissimee) J12 – 8 avril – Repos à Kissimee J13 – 9 avril – Kennedy Space Center J14 – 10 avril – Merritt Island, Daytona, Jacksonville J15 – 11 avril – St-Augustine J16 – 12 avril (étape de transition) Tallahassee (Canopy Roads en chemin) J17 – 13 avril – Route vers Mobile (Alabama) J18 – 14 avril – Mobile J19 – 15 avril – Mobile : Les Jardins de Bellingrath J20 – 16 avril – Route vers Baton Rouge (lac Pontchartrain, Plantations San Francisco et Destrehan) J21 – 17 avril – Baton Rouge, St Francisville (Rosedown & Myrtles Plantations) J22 – 18 avril – Route des Plantations (Houmas et Laura) – Houma J23 – 19 avril – Swamp tour – Repos à Houma J24 – 20 avril – Sud de la Louisiane à partir de Houma J25 – 21 avril – De Houma à Lafayette : Morgan City, Franklin, Avery Island, New Iberia J26 – 22 avril – Lafayette (Vermilionville), Opelousas J27 – 23 avril – Lafayette : Breaux Bridge, Lake Martin, St Martinville J28 à J30 – 24-26 avril – New Orleans (NOLA) – Festival de Jazz le 29 J31 – 27 avril – Retour
Plages d'Ipanema (Rio de Janeiro) English translation pending
by Kenzmil · 2016-04-16 · 24 replies
Bonjour, Nous avons réservé notre hôtel à Rio de Janeiro sur l'Avenida Vieira à Ipanema du 27 avril au 04 mai 2016 (7 nuits). Merci de m'informer si on peut se baigner sur la plage d'Ipanema sans problème et si les vagues ne sont pas trop fortes pour la baignade? Aussi merci de nous indiquer d'autres belles plages à découvrir durant notre séjour à Rio.
Voyage Bosnie et Monténégro ou Roumanie? English translation pending
by Issa30 · 2016-04-12 · 12 replies
Bonjour à tous :),

Mon chum et moi prévoyons un voyage de 3 semaines du 24 juillet au 14 août dans les Balkans. Nous hésitons entre le Roumanie ou La Bosnie combinée au Monténégro. Nous recherchons un pays où le peuple est accueillant et sympathique. De plus, nous aimerions visiter un pays où le coût de la vie est abordable et où il y a à la fois de belles randonnées pédestres, de charmantes villes à découvrir et de belles plages. Nous aimons également bien manger :)! Pouvez-vous nous aider à faire un choix?? Merci beaucoup!! Issa
10 jours à moto au Cymru (pays de Galles) English translation pending
by Reanjemy · 2016-04-11 · 4 replies
Bonjour à tous dans un premier temps.

J'arrive ce jour parmi vous dans l'espace du forum Voyages. Celui-ci semble vraiment être sympa et bien fourni. Vous allez me dire encore un qui cherche des infos sur le pays de GALLES. Sur le net, il y a des infos effectivement, mais celles-ci me sont trop standardisées, comme dans une brochure touristique. Aussi, je cherche davantage des expériences vécues, des impressions personnelles, des petits (et bons) conseils, des ressentis... Je ne suis pas forcément le bon touriste car je ne suis pas friand des sites ultra fréquentés, je suis bien plus intéressé par les p'tits coins sympa, les rencontres des gens, les contacts, le partage de bons moments... D'ailleurs, je pense solliciter les gallois rencontrés pour bénéficier d'un endroit où poser ma tente le temps d'une nuit. Je prévois donc un voyage moto d'une bonne dizaine de jours, fin juillet.

Donc, je fais appel aux bonnes volontés et à votre expérience pour m'indiquer toutes ces petites choses qui grandissent un voyage, vos contacts sur place, vos avis...

Grand merci d'avance.
Ouest américain avec jeunes enfants English translation pending
by Kirkorian · 2016-02-22 · 28 replies
Bonjour,

Nous partons cette été avec nos deux enfants de 7 et 4 ans en Californie pour 21 jours. Suivant les différents postes vus sur ce forum (merci d'ailleurs aux contributeurs), j'ai élaboré le trajet suivant:

J1+J2+J3 SF (3 nuits) J4+J5 Départ pour Monterey (2 nuits) J6+J7 Yosemite (2 nuits) J8 Mammoth lake (1 nuit) J9 Death Valley (1 nuit) J10 Las vegas (1 nuit) J11 Zion Park (1 nuit) J12 Bryce Canyon (1 nuit) J13+J14 Lake Powell (2 nuits) J15 Grand Canyon (1 nuit) J16 Needles (1 nuit) J17 Barstow (1 nuit) J18+J19 St Diego (2 nuits) J20+21 LA (1 nuit)

Etant donné le nombre de kilomètres (2017 miles), j'hésite à aller du côté de Las Vegas, Grand Canyon, ..et couper à vallée de la mort pour revenir vers San Diego. Mes enfants ont l'habitude la route mais j'hésite je dois dire.

J'aimerais avoir l'expérience de personne qui ont fait ce périple en 3 semaines avec des jeunes enfants et leur avis et sur le programme ci-dessus et sur le fait de le faire avec des jeunes enfants,

Merci de votre aide Florence
Parcours en Malaisie / Bornéo été 2016 English translation pending
by Galak75 · 2016-02-08 · 31 replies
Bonjour, Je me lance, c'est la première fois que j'écris : d'habitude je lis plutôt vos conseils et avis qui aident beaucoup ! :) Bref on part en famille (avec 2 enfants de 8 et 11 ans) mi juillet à mi août en Malaisie et j'aimerai bien avoir votre avis sur le parcours que nous avons commencé à établir. MErci d'avance ! - 16/07 : Arrivée KL - 16 au 20/07 : KL (quatre nuits) - 20 au 22/07 : Malacca (trois nuits c'est trop ??) - 22/07 avion jusqu'à Kuching - du 22/07 jusqu'au 28/07 : Kuching dont deux nuits dans le parc de Bako, visite du centre d'aide aux orangs outan, des caves, balade dans la ville qui a l'air sympa, - avion le 28/07 jusqu'à l'aéroport près des îles Perenthians - du 29/07 jusqu'au 04/08 : Iles Perenthians (Besar a priori) - du 04/08 au 10/08 : ile Kapas retour sur KL et il nous reste qq jours à caser et on se demandait si un petit break dans les camerons highlands valait le coup peut être avant Malacca ? Mais les témoiganges de visites ultra organisées me font un peu peur... ou plus longtemps à Bornéo ? Merci beaucoup pour votre aide :)) galak75
Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015) English translation pending
by Yuri66 · 2016-01-21 · 79 replies
Le Japon... un fantasme enfin à portée de main. Etudiant en géographie et aménagement, j'ai eu l'opportunité (financière) de passer 18 jours dans ce pays si éloigné mais pourtant si... éloigné de nous. Fantasme car je suis passionné par tout ce qui tourne autour du Japon, notamment sa culture vidéoludique, son cinéma, sa nourriture, et sa politique d'urbanisme aussi (mais je ne vais pas vous embêter avec ça, c'est mon côté géographe).

Bref voici mon carnet de voyage de ce séjour trop court entre mai et juin 2015.

Les dates : du 18 mai au 4 juin

Le programme :

J1 : soirée à Osaka J2 : Himeji Castle - hauteurs de Kobe J3 : Nara J4 : aquarium d'Osaka J5 : Amanohashidate J6 : Okayama - Takamatsu

J7 à J11 : Kyoto

J12 à J18 : Tokyo

Météo

Une soirée de pluie fine, une soirée de pluie forte, et deux après-midi de pluie continue. 2 journées grises mais sans pluie. Tout le reste du temps du soleil avec des températures maximales proches de 30°C, et même plus. Nous avons eu une chance inouïe et on en a bien profité.
1er voyage en famille Inde 2017 English translation pending
by Angeliky · 2016-01-16 · 28 replies
Bonsoir,

Nous allons faire notre premier voyage en famille, nos enfants auront alors 13 - 10 - 8 ans. Nous avons choisi l'Inde, principalement par rapport à ma pratique du yoga (depuis 6ans).

Nous en sommes au tout début de la préparation.

Déjà, nous hésitons pour la période, ce serait soit : - 3 semaines à Noel 2017 - ou 4 semaines en Juillet-aout 2017. Hésitation par rapport à la Mousson.

Nous aimerions un séjour tranquille, - pratiquer le yoga et pourquoi pas recevoir qq soins ayurvédiques pour moi, - avec des ballades dans la nature, - des endroits pour observer les animaux, Les enfants aimeraient se baigner à la plage mais je viens de lire qq messages où il faudrait plutôt y renoncer car l'eau est sale.

Existe t-il les chambres d'hotes pour rencontrer des familles indiennes ? Je n'ai aucune idée des lieux visiter sauf que nous voulons aller à Pondichéry après, c'est le grand flou !

Que proposez vous en fonction de mes quelques lignes précédentes ?

Un grand merci pour vos idées, suggestions 😄
Croisière transatlantique "Mer des Caraïbes" Costa Magica du 28 février 2016 English translation pending
by Traveltine · 2015-08-29 · 54 replies
bonjour

j'ouvre une discussion pour cette croisière, pour laquelle je viens de m'inscrire.😉😉😉

elle part de Pointe-à-Pitre le 28/02/16 pour arriver le 19/03/16 à Marseille.🙂🙂🙂

je n'ai pas encore commencé à préparer mes escales mais je serais heureuse de pouvoir échanger avec des heureux futurs croisiéristes afin de préparer tranquillement cette croisière.

ce sera ma 3e avec Costa et la 2e fois sur le Magica.

j'en ai fait plusieurs avec MSC.

à + 😎😎😎
Concours photo du mois de mai 2015: " le monde du rail " English translation pending
by Pierre · 2015-05-01 · 205 replies
D'après le site belgianrail.be, l'ensemble du réseau ferré dans le monde représente 1 115 000 km. Ce nombre impressionnant cache cependant d'importantes disparités entre les pays, comme le montre le tableau du site de la banque mondiale.

Pour sortir des chiffres, le chapitre 22 du Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry:

"- Bonjour, dit le petit prince. - Bonjour, dit l'aiguilleur. - Que fais-tu ici ? dit le petit prince. - Je trie les voyageurs, par paquets de mille, dit l'aiguilleur. J'expédie les trains qui les emportent, tantôt vers la droite, tantôt vers la gauche. Et un rapide illuminé, grondant comme le tonnerre, fit trembler la cabine d'aiguillage. - Ils sont bien pressés, dit le petit prince. Que cherchent-ils ? - L'homme de la locomotive l'ignore lui-même, dit l'aiguilleur. Et gronda, en sens inverse, un second rapide illuminé. - Ils reviennent déjà ? demanda le petit prince... - Ce ne sont pas les mêmes, dit l'aiguilleur. C'est un échange. - Ils n'étaient pas contents, là où ils étaient ? - On n'est jamais content là où l'on est, dit l'aiguilleur. Et gronda le tonnerre d'un troisième rapide illuminé. - Ils poursuivent les premiers voyageurs ? demanda le petit prince. - Ils ne poursuivent rien du tout, dit l'aiguilleur. Ils dorment là-dedans, ou bien ils bâillent. Les enfants seuls écrasent leur nez contre les vitres. - Les enfants seuls savent ce qu'ils cherchent, fit le petit prince. Ils perdent du temps pour une poupée de chiffons, et elle devient très importante, et si on la leur enlève, ils pleurent... - Ils ont de la chance, dit l'aiguilleur."

Ce mois-ci, vous l'aurez compris, je vous propose de nous faire voyager sur les rails du monde.

Le Transsibérien, les wagons rouillés d’Uyuni, le parcours du thé au départ de Kandy, la gare d’arrivée de l’Orient Express à Istanbul, le métro de Tokyo ou les tramways de Lisbonne…

Ainsi, vous pourrez soumettre vos photos de trains (passagers ou marchandises), métros, tramways ou autres wagonnets à condition qu’ils circulent sur des rails. Vous pourrez également proposer des voies ferrées, des gares, des cabines, des chefs de gare, des passages à niveaux… tant que ces photos restent de façon explicite dans cet univers.

Chaque participant peut proposer jusqu'à 3 photos, et ce jusqu'au jeudi 21/05 à 0h00, heure de Paris. Chaque photo sera présentée dans un seul message, en indiquant son numéro (1, 2 ou 3). Pensez à ajouter une petite explication, commentaire ou localisation.

Chaque membre VF peut voter pour les 3 photos qu'il ou elle juge les meilleures selon ses propres critères et en tenant compte du thème. Les votes se feront du vendredi 22/05 au vendredi 29/05 à 0h00, heure de Paris. Les photos choisies seront citées dans l'ordre de préférence : - la 1ère photo : 3 points - la 2ème: 2 points - la 3ème: 1 point

Un seul et unique vote pour 3 photos est accepté par membre. Un membre, temporairement indisponible pour cause de voyage, peut voter par procuration accordée à l'organisateur.

Le vainqueur est l'auteur de la photo ayant reçu le plus de points. Les résultats seront publiés le 30/05. En cas d'égalité, le nombre de premières places prévaudra. Le vainqueur aura l'honneur d'organiser le concours du mois de juin.

Le diaporama qui permet de visualiser l'ensemble des photos proposées est ici .

La discussion est là.

Fermeture des portes, attention au départ ! 🙂
L'ouest de la Corse, 2 semaines en juin: ça vous inspire? English translation pending
by PapJ59 · 2015-03-06 · 13 replies
Bonjour,

Vous pouvez émettre des critiques... ou vous en inspirer !

- arrivée le Dimanche 31 Mai (fête des Mères..), vol de 21h45 à Ajaccio. Taxi vers hôtel Spunta Di Mare.

- Lundi 01/06 loc voiture (pour 12j/720km), puis 90km de roulage par la D81 vers Sagone, Cargèse (visite port, églises), Piana, Porto. Hôtel Les Flots bleus à Porto pour 4 nuits.

- Mardi 02/06 : Visite ville de Porto et croisière de 4h00 Capo Rosso/réserve de Scandola/Girolata.

- Mercredi 03/06 : 50km AR, vers Arone/Capo Rosso et calanches de Piana (2 balades : corniche et château fort).

- Jeudi 04/06 : 60km AR, vers les Gorges de Spelunca (balade Pont de Zaglia), Evisa (balades piscines d’Aitone et forêt).

- Vendredi 05/06 : 110km de Porto à L’île Rousse par Galeria, Calvi (visite ville haute/basse et ND de la Serra). Hôtel Le Grillon à l’île Rousse pour 5 nuits.

- Samedi 06/06 : journée tranquille de visites à pieds à l’île Rousse (marché couvert/vieille ville, la Pietra).

- Dimanche 07/06 : 30km AR, parc floral de Saleccia et circuit de la « Corniche Paoli » (Santa Reparata-Corbara dont le couvent- marche du Monte San Angelo- etc..).

- Lundi 08/06 : 65km AR, circuit des « Balcons de Balagne » (Belgodère-Palasca-Speloncato- Muro- etc…).

- Mardi 09/06 : 70km AR, circuit des « Trésors de Balagne » (Algajola-Lumio-Calenzana-Zilia-Lunghignano-Cateri-couvent de Marcasso-San’t Antonino-Pigna).

- Mercredi 10/06 : 135km de l’île Rousse à Corte avec détours vers la vallée de l’Asco (jusque Asco, la Scala di Santa Regina (jusque Corscia), Castiria (chapelle). Hôtel Duc de Padoue à Corte pour 2 nuits.

- Jeudi 11/06 : 30km AR, matin visite Corte ville haute (Citadelle, musée de la Corse), puis les Gorges de la Restonica (balade Lac de Melo).

- Vendredi 12/06 : 80km de Corte à Ajaccio, par Venaco/Vivario (visites), Col de Vizzavona (balade cascade des Anglais), Bocognano (office du tourisme, cascade du Voile de la Mariée), Tavera (statue/menhir), A Capulatta (élevage de tortues). 17h00: Rendre la voiture à l’aéroport d’Ajaccio, taxi vers la Citadelle. Hôtel San Carlu pour 2 nuits.

- Samedi 13/06, journée Ajaccio : matin vieille ville et musée Fesch (dont chapelle impériale), à 15h00 croisière des îles Sanguinaires (2h30 avec dépose/balade Grande Sanguinaire).

- Dimanche 14/06, journée Ajaccio : matin Halle aux poissons, marché central, petit train des îles à 10h00 (durée 1h40, grotte Napoléon, pointe Parata). Visite maison Bonaparte à 13h15. 16h00 taxi vers l’aéroport, vol de 17h30.

Nous serons 2 seniors (!) et notre grand fils de 27 ans.

Choix volontaire de 4+5+2+2 nuits au même hôtel.

Bien cordialement. Jean.

PS: merci à certains membres de VF de m'avoir aidé pour certains choix et au Guide Vert Michelin*** (que chaque voyageur en Corse doit acheter avant toute question...message subliminal !).
Itinéraire dans l'état d'Assam et le Sikkim English translation pending
by Mariolus · 2015-02-28 · 11 replies
Bonjour à tous,

Je vais partir en Inde début avril avec mon amie, et je me suis un peu renseigné pour concocter un itinéraire dans l'état d'Assam et le Sikkim que nous voulons visiter.

J'aimerais avoir votre avis sur la faisabilité de cet itinéraire, j'ai peur d'avoir été un peu trop ambitieux... mais c'est difficile de choisir de ne pas visiter certains lieux, tellement cette région a l'air incroyable !

Merci pour vos conseils :)

Assam :

Jour 1 : avion de Delhi à Jorhat

Jour 2 : bus et ferry de Jorhat à l'île de Majuli, avec visite de l'île

Jour 3 : visite de l'île de Majuli

Jour 4 : retour à Jorhat en ferry et en bus, puis jeep jusqu'à Kaziranga

Jour 5 : visite du parc de Kaziranga

Jour 6 : bus de Kaziranga à Guwahati, puis jeep de Guwahati à Shillong

Jour 7 : visite de Cherrapunjee

Jour 8 : retour à Guwahati et avion

Sikkim :

Jour 1 : avionjusqu'à Bagdogra, et taxi jusqu'à Darjeeling

Jour 2 : visite de Darjeeling

Jour 3 : jeep de Darjeeling à Pelling, visite du monastère de Pemayangtse

Jour 4 : jeep de Pelling à Yuksom, marche jusqu'à Tashiding Gompa (ça se fait en une journée ? ou y'a moyen de dormir entre les 2 ?)

Jour 5 : +/- suite de la marche vers Tashiding

Jour 6 : jeep de Tashiding à Pelling, puis jeep jusqu'à Ravangla

Jour 7 : ascension du mont Maenam

Jour 8 : retour à Darjeeling, Bagdogra puis Delhi
Circuit de 18 jours au Québec avec une ado et un enfant de 3 ans English translation pending
by Bab1004 · 2015-02-08 · 8 replies
Bonjour, Je prépare mon voyage au mois d'août en famille avec une ado de 16 ans et mon fils de 3 ans. J'aimerai faire plaisir à tout le monde, ainsi qu'aux adultes ! Nous arrivons à Montréal. J'ai réservé 3 nuits à Montréal et les 3 suivantes à Sainte-Alexis-des-Monts. A Ste-Alexis, dois-je réserver des activités ? et que me conseillez-vous de faire ? Balade en rabaska ? Réserve faunique de Mastigouche ?

Pour la suite, quelles sont à votre avis les étapes jusqu'au lac St Jean ? Combien de nuits me conseillez-vous au Lac St Jean ? Quelles activités ?

Un incontournable, croisière d'observation des baleines à Tadoussac. Faut-il s'arrêter longtemps ?

Mon idée est de trouver des activités natures ludiques pour ne pas entendre trop râler ma fille de 16 ans 😉 sachant qu'un enfant de 3 ans s'émerveille de tout.

Ensuite Québec.

Merci de vos conseils éclairés
Qui part sur le Luminosa au départ de Toulon le 26 avril 2015 English translation pending
by Madisson · 2015-02-01 · 632 replies
BONJOUR A TOUS🙂🙂

qui fait cette croisiere au départ de toulon, et sait on si le départ à l embarcadère c'est bien toulon ou la seyne sur mer ?

où laisser ma voiture pendant 5 jours ? et comment récupérer ma voiture sachant

que je reprend le train de nice vers toulon le 30 avril (billet reservé 43e pour deux)

merci de vos conseils avisés ....😛
Premier voyage (photographique) en "fly & drive" créé de A à Z par moi... 15 jours dans la province de Québec English translation pending
by Laure1983 · 2015-01-28 · 34 replies
bonjour, j'ai toujours rêvé de voir de mes yeux les beaux paysages du Canada. Cette année, je peux enfin concrétiser mon rêve. Vous que mon copganon et moi meme sommes photographes amateurs, nous avons envie de photographier les belles couleurs de l'été indien, la faune, la flore, l'architecture, les us et coutumes, et deux villes ( Montréal et Québec). De plus, j'aimerais gouter les spécialités. Nous provenons de Belgique.

C'est donc la première fois que je pars en vacances sans un groupe et sans organisation externe. dates prévues 21 septembre au 4 octobre avec les vols inclus. Et puis il faut louer une voiture et qui est automatique :s... sacrée aventure!!! Cependant, je n'arrive pas a savoir ou aller , faire quel lieu et dans quel ordre. Pourriez vous m'aider à m'organiser merci d'avance. Nos avions seront sur Montréal.

voici nos idées de lieux ou de choses à voir :

Montréal : le biodome, le jardin botanique, la basilique notre dame, visite de la ville 2 jours? Parc oméga : 1 jour? Quebec : visite de la vieille ville, limouilou, musée des civilisations 2 jours? visiter une cabane a sucre : chez dany a trois rivières? zoo saint félicien : 1 journée girardville : voir les loups val jalbert : 1 jour saguenay/ saint rose du nord ( pourvoirie cap au leste) voir les baleines du coté du condo natakam? voir qqch sur les autochtones mais est ce que ce n'est pas surfait ...

y a t il des lieux a éliminer? d'autres a rajouter? voila je ne suis pas loin dans mes réflexions... merci pour votre aide.
Excursions Fjords sur l'Horizon août 2015 English translation pending
by Mtedan · 2015-01-24 · 37 replies
Bonjour a tous. Nous faisons une croisière "Fjord au départ de calais"sur l'Horizon CDF début aout 2015, "nous connaissons le navire!".Ce qui nous intéressent , c'est comment se débrouiller pour faire les excursions par nous même!!, et savoir que prendre comme vêtements a cette période?. Si quelques personnes on déjà fait cette croisière, merci d'avance pour ces infos!!.
Tourisme et shopping à Istanbul English translation pending
by Rchaimaa · 2014-11-18 · 4 replies
Bonjour Je voyage avec une amie à istanbul en voyage organisé entre le 29/11 et le 6/12, dans notre programme la visite de la mosquée bleue, le Bosphore, le topkapi, l'hippodrome, les iles de princesses. Nous aurons 3 jours libres et on veux bien surtout faire du shopping (montres, vêtements, parures de lits, souvenirs, décoration ........). J'aimerai bien avoir vos avis et astuces (le deplacement, les horaires des magasins, les astuces, et les lieux (mall et centre commerciaux....)) Sachant que c'est la première fois que je visite ce pays j'aimerai bien profiter au maximum de mon séjour (tourisme et shopping) Dans l'attente de vos réponses je remercie toutes personnes intervenantes
Croisière Costa Mediterranea, départ 26 octobre 2014 de Savona English translation pending
by Peclose · 2014-09-20 · 35 replies
Qui sera sera sur le Costa mediterranea du 26 octobre 2014 départ de savona ! Nous voyagerons avec nos 5 enfants pour notre anniversaire de mariage ! Escales Marseille, palma de Majorque, Tunis, Naples, civitavecchia,
Road-trip en Roumanie (6 520 km) English translation pending
by Podfokeur · 2014-06-25 · 18 replies
Bonjour

Sans aucune prétention, ci-dessous mon récit ( un peu long) au jour le jour de mon road-trip de 6520km en Roumanie.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas, j'y répondrai avec plaisir

Bonne lecture

Xav

SAMEDI 31 MAI

C'est le grand jour. Direction la Roumanie. Cette 1ère journée devrait normalement me conduire à Zagreb. Je dis normalement car je n'ai pas encore décidé de la route que je vais prendre après Trieste. Mais j'aimerais revoir Zagreb que j'ai eu l'occasion de visiter lors d'un voyage de 3 semaines en Croatie pendant l'été 2013.

Je quitte donc Meribel vers 10h30. Je dois encore acheter un peu de nourriture à Moutiers. Puis je fais le plein d'essence et j'en profite pour vérifier la pression des pneus.

Direction Bourg Saint Maurice et le col du Petit Saint Bernard. Il n'est pas loin de midi je fais un dernier arrêt en France pour me restaurer. Je ne suis pas fan, mais un Mac Do fera bien l'affaire. Je passe la frontière Franco-Italienne. Il y a encore des murs de neige impressionnants. Certains frisent les 4 mètres de haut. La descente sur la vallée d'Aoste est très jolie, très alpine. Pour une fois, je décide de prendre la nationale, au moins jusqu'à Yvrea. Ça n'a pas été un choix très judicieux car je prends beaucoup de retard et Zagreb est encore à 800km. Je vais y arriver tard. Mais c'est aussi ça les voyages, prendre le temps de vivre.

Après un petit cafouillage à Yvrea, me voilà sur l'autoroute . On voit moins de choses mais c'est tout de même plus reposant pour les longs trajets. En un peu moins d'une heure je me retrouve à Milan et allégé de 10,60€ ! Maintenant c'est tout droit jusqu'au territoire Slovène. Trieste enfin, je m'acquitte des 29,30€ de péage et je file en direction de la frontière Italo-Slovène. Il est un peu plus de 20h00 quand je la franchis. Je prends la vignette d'autoroute pour 1 mois, elle me servira pour le trajet du retour ( 30,00€) Maintenant je continue ma route vers Zagreb via Ljubljana. Il me reste environ 220km. Vers 22h00 à la frontière Sloveno- Croate je prends la voie des camions et ça me vaut 800m de marche arrière pour reprendre la bonne file. Pas top sur l'autoroute ! Il est 22h30. Je suis arrivé à bon port et je retrouve vite mes repères dans cette jolie ville. Un petit tour rapide dans le centre de Zagreb et je me couche car demain ce sont 700km qui m'attendent.

DIMANCHE 1 JUIN

Le réveil sonne à 8h00 mais je me réveille à 9h00. Je me plonge dans les cartes et les itinéraires. À Zagreb il y a du wifi gratuit dans tout le centre touristique. Bien utile pour les routards. 9h30, je daigne sortir de mon duvet, m'habiller et j'avale un morceau avant de reprendre la route. Il est 10h00 quand je décolle enfin. À mon grand étonnement, je sors de Zagreb avec beaucoup de facilité. Afin d'éviter de faire du change Euro/Kuna, je prends la nationale jusqu'à la frontière Croato-Hongroise. Il est un peu plus de 12h00 quand j'y arrive. Dans un Algeco de l'autre côté de l'autoroute je prends la vignette d'autoroute pour 1 mois, elle me servira pour le retour ( 19,00€). Vraiment pas chère pour 1400km A/R. J'atteins Budapest en un peu plus de 2h. Je n'ai pas fait de change Euro/Forint et donc je ne peux pas faire le plein en Hongrie. Je vous l'accorde il me passe dans la tête des idées un peu saugrenues parfois. Clairement je n'avais pas envie de me retrouver avec en poche des Euros, des Kunas, des Forints et des Lei. Enfin toujours est-il que je vais être très content de voir la frontière pour faire du change Euros / Lei et faire le plein de gazole. La voilà la Roumanie!! Après 1650km, m'y voici. Une fois la douane passée, je suis rapidement mis dans le bain. À peine arrêté à la 1ère station essence pour changer de l'argent, faire le plein et acheter la rovignieta que déjà 5 ou 6 gamins viennent me réclamer des Euros ou une vignette d'autoroute Hongroise, Autrichienne, Slovène qu'ils revendront, je suppose, à la sauvette. Compte tenu de l'insistance dont il font preuve, je remonte dans la voiture et je vais 1km plus loin. Impossible de trouver un panneau dans Satu Mare qui m'indique la direction de Baia Mare. Je sors la boussole et je me dirige au Nord-Est et je finis par trouver ce que je cherche, la route 19. Après une bonne soixantaine de km de routes défoncées en direction de Sapanta, je rends les armes et je me gare près d'une vieille station essence/ bar/ restaurant. J'y passe là ma 1ère nuit en Roumanie.

LUNDI 2 JUIN

Il est 7h00 quand j'ouvre un œil, 7h30 quand je sors de mon sac de couchage et je décolle en direction de Sighetu Marmatiei vers 8h00. Il fait 14 degrés, le temps est couvert mais il ne pleut pas. Très vite j'arrive à Sapanta pour visiter le cimetière joyeux. Toutes les stèles sont décorées d'une très jolie croix bleue en bois sculptée, représentant la profession du défunt ou les causes de son décès. En bruit de fond, dans l'église attenante, un prêtre récite sur un ton laconique, des prières. Je poursuis ma route vers la vallée de la Marei et du Cosaului, plus précisément dans les villages de Desesti puis Budesti où sont bâties des églises entièrement en bois. L'architecture est vraiment remarquable. Toutes les 2 figurent au patrimoine mondial de l'UNESCO et se dressent au milieu d'un cimetière délabré. L'une est petite et ressemble plus à une chapelle, l'autre est beaucoup plus imposante. L'ambiance qui y règne est à chaque fois particulière. Ironie du sort, en redescendant à pied de l'église de Desesti, je vois un Renault Master où il est marqué " Boulangerie-Pâtisserie". Ces 2 seuls mots me font écarquiller les yeux et je finis de lire le reste " Famille Gandi - Courchevel 1850 ". Un véhicule Français, de la Savoie et de la commune où je vis. Simplement incroyable ! J'essaye de savoir à qui appartient ce véhicule et un homme m'interpelle en Roumain. Je lui dis que je suis Français et là une femme, qui attend son bus et qui m'entend parler Français , vient se mêler à la conversation et sert d'interprète car elle parle un Français très convenable. Lui me dit qu'il fait les 5 mois de saison d'hiver à Courchevel et elle, elle me dit qu'elle a appris le Français à l'école car jusqu'il y a très peu de temps c'était la 1ère langue qu'il fallait apprendre après le Roumain. Bref les échanges se poursuivent... une rencontre et une conversation très intéressante qui se termine par l'arrivée du bus que doit prendre la dame. C'est exactement ce que j'aime dans le voyage, des rencontres inattendues. Sur la route pour revenir à Sighetu Marmariei je croise de nombreux et magnifiques portails en bois massif sculptés. Paradoxalement les maisons sont moins jolies. Un casse croute vite avalé et je file visiter l'ancienne prison et musée des victimes du Communisme et de la Résistance de 1945 à 1989. J'y consacre 2h45 pour bien comprendre les rouages du bulldozer Communiste. Tout y est très bien expliqué, il y a une brochure en Français et une jeune femme à l'accueil parle très bien le Français. Le lieu en lui même mais surtout certaines pièces de la prison font bien ressentir l'atmosphère qui devait y régner. Je reprends ma route en me dirigeant dans la vallée de l'Izei et plus précisément à Barsana où je trouve un endroit pour passer la nuit. Enfin si on ne me déloge pas dans la soirée car je ne sais pas si c'est privé ou public. Il est 21h00, je regarde la carte et le guide du Routard pour la journée de demain, un homme s'approche de la voiture et commence à me parler en Franco-Romano- Italo- Anglais. Il s'appelle Joan et il a 68ans. Nous discutons pendant plus d'une heure sur nos vies respectives et sur les avantages et les inconvénients de la vie en Roumanie, en France et en Italie où il a travaillé en tant que jardinier pendant 5ans. La discussion se ponctue de fou-rires car nous sommes obligés de mimer ou de dessiner les mots que nous ne savons pas dire dans l'une des 4 langues. Il aurait voulu que je rentre ma voiture sur son terrain pour y passer la nuit mais son portail n'a jamais été fini et donc il ne s'ouvre pas. Il s'excuse plusieurs fois et nous nous souhaitons bonne nuit et à demain.



Mardi 3 juin

A 8h15 après une nuit bien froide, je suis réveillé par Joan qui frappe à ma vitre. Il me demande si j'ai bien dormi et il s'en va. Je mange un morceau et 30 minutes plus tard je revois Joan débarquer avec son frère qui parle un peu le Français. Il me dit que j'aurais dû dormir chez lui. S'en suis une discussion sur mon voyage ainsi que quelques fou-rires sur ma prononciation des villages Roumains et je reprends ma route dans la vallée de l'Izei en direction de Poienile Izei vers 9h30. À la sortie de Barsana, je tombe sur un grand monastère entièrement fait en bois. C'est un havre de paix très bien entretenu, très fleuri, où s'activent ça et là quelques bonnes sœur. Ce site est lui aussi au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le guide du Routard indique une route de traverse pour rejoindre Pioenile Izei, évidemment je m'empresse de la prendre pour fuir les sentiers battus. Je ne suis pas déçu du voyage ! La route se transforme en piste puis à certains endroits en chemin 4x4. Trop tard, je suis engagé et il n'y a aucun endroit pour faire demi-tour. J'arrive bon gré malgré à la fameuse église en bois qui elle aussi est au patrimoine de l'UNESCO. La description du guide du Routard fait mention " d'une petite église en bois au milieu d'un cimetière verdoyant ". Je dirais plutôt une petite église en bois au milieu d'une jungle d'où surgissent quelques croix rouillées et stèles en pierre. Elle semble abandonnée là au milieu de rien car au centre du village une grande église plus moderne a été bâtie. Elle a évidemment beaucoup moins de charme. Je ne sais pas pourquoi, je me sens bien dans cet endroit. Dans tous les villages que je traverse, les gens sont occupés à travailler dans les champs. En ce moment c'est la période des foins. Partout où je passe, les gens s'arrêtent de travailler et ils me regardent passer. Je crois que les touristes viennent rarement s'aventurer dans ces endroits. Et pour cause, les routes sont scabreuses mais vraiment il vaut la peine de se perdre dans les petites vallées du Maramures. Puisque ce n'est pas très loin de ma route, je fais un crochet par Botiza. Ce village est connu pour sa fabrication de tapis de laine colorés par des teintes naturelles. Il faut passer sous un énorme portique en bois sculpté pour rentrer dans le village, il doit faire au moins 5m de haut. J'ai remarqué que tous les villageois qui passaient devant une église ( il y en a 3 ! ) se signe de la croix à 1,2 ou 3 reprises. Je pense que c'est partout pareil mais c'est la 1ère fois que je m'en aperçois. Sur les conseils du guide du Routard je vais à Ieud. Mis à part l'église en bois qui date de 1364 et qui est la plus vieille de la région du Maramures, il n'y a rien d'autres d'attrayant. Je passe à travers champs pour rejoindre Viseu de Jos et donc la route principale. Mon dos et mes amortisseurs se réjouissent de retrouver une route digne de ce nom. Je fais le plein à la petite bourgade de Viseu de Sus car ensuite il n'y a plus rien pour les prochains 100km. Petite anecdote amusante, dans la ville de Viseu de Sus, il est indiqué " BORSA 9km ", c'est ma direction donc je continue ma route. Au bout d'une vingtaine de minutes, j'aperçois le panneau d'entrée de Borsa sans jamais être sorti de la ville précédente. En effet, j'ai remarqué que la vie se concentre principalement aux abords de la seule route bitumée qui traverse une ville ou un village. À tel point que des petits villages de 500 habitants peuvent faire 4,5,6km de long et ainsi toucher le village suivant. Ce qui a pour conséquence aussi de devoir toujours rouler à 50km/h ( vitesse maximale autorisée en agglomération). Je commence l'ascension du col de Prislop. À la moitié de la montée, le temps se gâte sérieusement. Des ruisseaux coulent sur la route. Juste avant le sommet je croise un berger avec au moins une centaines de moutons. Il est là, impassible sur le bord de la route alors qu'il pleut des cordes et que la température a chuté à 7 degrés ( elle était de 22 en milieu de journée). Il paraît qu'au col, la vue est imprenable sur les montagnes du parc national du Rodnei. Je n'en distingue que des ombres dans le brouillard. Aussi surprenant que ça puisse paraître, il y a un monastère perché là au milieu de nulle part. Il ressemble plus à un château de conte de fées qu'à un édifice religieux. À noter que le col de Prislop est le carrefour des régions du Maramures, de la Bucovina et de la Transylvannia. Je continue ma route et descend sur Carlibaba. La route est pleine de trous, certains sont si gros que si je n'étais pas vigilant je pourrais y laisser le train avant . L'endroit est sauvage. Pas âme qui vive. Je me régale. Tout le long de la route, il y a des tas gigantesques de grumes devant lesquels sont garés des camions prêts à les emmener. Dans des coins de forêt, il y a des jolies roulottes en bois servant de maisons aux bûcherons travaillant dans le secteur. Ils sont là en exil pour quelques semaines ou mois. J'atteins enfin Carlibaba, les 1ers 500m ressemble à s'y méprendre à un décor de western. Tout y est. Les maisons en planche avec une terrasse couverte sur l'avant, les clôtures en bois autour des maisons, les parcs à vache en rondin fin, les ponts en bois etc... Ici c'est LA matière 1ere pour tout faire ! Je rattrappe la route principale et je file à 100km/h ( ça change des 30 habituels) vers Fundu Moldovei où j'ai repéré un camping sur le guide du Routard. Douche chaude, lessive, internet pour rassurer les proches et du silence. Un bel endroit pour se requinquer.



MERCREDI 4 JUIN

C'est sous un soleil radieux que débute ma 1ère journée en Bucovina. Ce matin le réveil est tardif ( 9h00) les 200km d'hier dont 180km sur routes défoncées ont eu raison de moi. Je consulte la carte et le guide du Routard avant de partir. Tous le monastères du secteur sont au patrimoine mondial de l'UNESCO ( 5 ). Pour le moment je ne fais pas d'overdose d'églises et monastères car chaque édifice est différent par son environnement, sa décoration, son architecture etc... Mon hôte me dit que la route sera bien meilleur que celle d'hier au col de Prislop ( ça me parait difficile de faire pire) ! Je prends la route en direction de Vatra Moldovitei où je visite le Monastère Moldovita. C'est en fait une grosse église recouverte à l'intérieur comme à l'extérieur de fresques religieuses. Ce qui lui donne un aspect très particulier c'est son toit qui déborde d'au moins 2m. Le tout entouré par un mur d'enceinte épais de 4m environ. Je reprends la route en direction de Sucevita. Elle est bordée d'un petit torrent de montagne, d'alpages, de vaches en liberté, de forêts de sapins, de maisons en bois clôturées par des jolies barrières en bois elles aussi. Avec le soleil qui est de la partie, ça donne un avant goût de ce que peut être le paradis ! La forteresse monastique de Sucevita est très imposante, elle renferme une église entièrement peinte comme précédemment. Les lieux sont très bien entretenues et les peintures murales très bien conservées. Je fais une petite pause à Radauti pour changer de l'argent et me restaurer avec des sortes de beignets fourrés, l'un aux champignons et l'autre à la crème pâtissière. Je flâne ensuite dans les rues et sur le marché de cette petite bourgade bien vivante. Au moment de repartir, j'assiste à une procession religieuse en pleine rue, Je m'approche pour prendre des photos et je comprends qu'il s'agit en fait d'un enterrement ( gloups!). Cette petite pause me fait du bien car j'ai encore 3 monastères à visiter et je risque de friser l'overdose. Je reprends la route vers Arbore pour voir un énième édifice mais je suis très déçu et je repars dans les 5 minutes qui suivent. Les remparts sont... En fait il n'y en a plus, les peintures extérieures sont délavées par le soleil, les peintures intérieures tombent par plaque et on ne distingue plus grand chose et le jardin qui entoure l'église est quasi en friche. L'endroit n'avait aucune âme et pourtant il est sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Et dire que j'ai fait 12km de piste pour ça... Je vais maintenant en direction d'un site où se trouve 2 forteresses monastiques ( seulement 10km les séparent). Le monastère d'Humorului et celui de Voronet. L'un a mal vieilli et l'autre et très bien conservé. L'un est désert et l'autre est bondé ( 3 bus et beaucoup de marchands). Les 2 sont entretenus par des religieuses qui s'acharnent à conserver une âme à ces lieux. Les édifices religieux que j'ai vu ces dernières 48h sont tous magnifiques ( excepté Arbore ). Ils ont tous un attrait particulier par le fait qu'ils ont été construits il y a 6 ou 7 siècles et avec des moyens techniques très rudimentaires. Moi qui ne suis pas du tout intéressé par le milieu religieux, j'ai beaucoup apprécié les différentes visites que j'ai pu faire car j'ai été bluffé par les prouesses architecturales et artistiques. Pour finir, ma préférence va tout de même vers les églises en bois du Maramures car elles sont très discrètes ( j'étais toujours seul lors des visites) et je suis resté en admiration devant de si grandes constructions entièrement en bois. Me voilà maintenant dans ma voiture, la tête repue de monastères et d'églises en tout genre. Je choisis la facilité et je retourne donc dans le camping de la veille, 40km en arrière. Il est calme, abordable, propre et les propriétaires, Hollandais, ne sont pas avares en recommandations. Et, cerise sur le gâteau, j'ai eu un verre de schnaps à la poire à mon arrivée. Petit remontant qui est fait par Monsieur avec les poires du camping. Tout juste 55 degrés... Ah il me fallait bien ça !!

JEUDI 5 JUIN

Il est 7h30 quand j'ouvre les yeux, le ciel est couvert, pas d'averses pour le moment. Étant donné qu'aujourd'hui je change de région, je vais surtout rouler et très peu visiter donc je me permets de partir à 10h45. Les montagnes font place aux grandes plaines. Je file à vive allure au beau milieu d'hectares de champs de blé, de maïs, de pommes de terre, de soja et aussi de nombreux vergers. Ici la machine a remplacé l'homme. Fini les fenaisons et les cultures tout à la main comme dans les montagnes du Bucovina et du Maramures. Rien d'intéressant à voir par ici donc je passe Gura Humorului, Falticeni et Targu Neamt et me voilà maintenant dans la région de la Moldavie. Je fais très rapidement les 130km qui me séparent du monastère de Neamt. C'est en réalité une université orthodoxe. Le lieu est particulier car mis à part l'église, tout est moderne. J'ai vraiment l'impression de rentrer dans un campus plus que dans un monastère. Drôle d'endroit. Les peintures qui décorent l'édifice sont en parfait état, il me semble même que ça a été restauré. La vivacité des couleurs donnent de la gaieté à cette église. Il se met à pleuvoir donc je reprends la route vers le 2ème et dernier monastère de la journée, Secu. Juste avant de sortir de l'enceinte, 3 prêtres orthodoxes passent devant ma voiture, je les salue mais ils se dirigent vers un bâtiment et ne tournent pas la tête pour me répondre. Ils sont habillés avec des grandes soutanes noires et un couvre chef plat, propre à cette religion, une bonne partie du visage est enfoui dans une épaisse barbe poivre et sel. Paraît-il qu'il y aurait plus de 50 monastères dans le secteur, pour ma part je me contente des 2 seuls qui sont sur ma route, j'ai eu largement mon compte hier. Perplexe, c'est le mot qui me vient tout de suite à l'esprit pour qualifier mon sentiment à la sortie de Secu. C'est une forteresse monastique massive. Tellement massive que les remparts servent de logement pour les moines qui y vivent. Il y a 2 boutiques de souvenirs et de babioles comme dans les autres endroits mais ici ils ne sont résolument pas tourné vers le tourisme. Un peu partout, des moines prient en tenant un livre à la main mais personne ne me regarde. Histoire d'ajouter un peu d'austérité au lieu, si tant est qu'il en ait besoin, l'intérieur de l'église n'est éclairé que par des bougies si bien que je ne vois pas les peintures au plafond et surtout je ne vois pas les 2 moines à genoux dans un coin entrain de prier. Évidemment j'ai sursauté quand l'un des 2 a tourné une page de son livre. Tant que j'y suis, je vais finir de noircir le tableau, une grande partie du hall d'entrée de l'église est peint par une représentation de l'enfer, beaucoup de flammes, de têtes coupées, de personnages qui brûlent et de diables. Seul sur le parking, seul dans le monastère, qu'est ce que j'ai fait ?! Bin...je suis parti ! Je fais route vers Poiana Largului et j'arrive au lac de Montelui. Le paysage est nettement moins plat, le lieu est très joli, très sauvage, la forêt pousse jusque sur les berges. Il y a très peu d'habitations autour. Je le longe pendant une trentaine de kilomètres en faisant quelques arrêts pour profiter de la vue. Je me mets en quête de trouver un endroit où passer la nuit et quelques kilomètres plus loin j'aperçois un panneau Port Bicaz, je me dis " chouette, je vais passer la nuit au bord de l'eau". Quelle déception en voyant le fameux port... C'est une espèce de complexe touristique avec 2 boutiques de souvenirs, 1 restaurant, 1 "camping" en bungalow, 1 hôtel flottant miteux et 3 pédalos qui se battent en duel. C'est vieillot et certaines choses ne sont pas finies. Il y a aussi quelques habitations flottantes. Le lieu ne m'inspire pas et je continue en direction du lac Rosul où là j'ai la ferme intention de mettre un terme à ma journée. Avant d'y arriver, je passe dans les magnifiques gorges du Bicaz. Elles sont courtes mais le passage est impressionnant. C'est très étroit et au dessus de ma tête, les falaises touchent le ciel. C'est rempli de bus, de touristes et de boutiques à babioles. Impossible de s'arrêter mais l'endroit est vraiment joli et vaut le détour. À peine quelques kilomètres de plus et j'arrive au lac Rosul qui se trouve dans un parc national dont je n'ai jamais pu obtenir le nom. Malgré tout le lieu est dénaturé par 3 complexes hôteliers et une multitude de boutiques à babioles. Je m'achète un Kurto-skalacs, une sorte de pâte à brioche enroulée sur une grosse broche sur laquelle ils y mettent de la cassonade ou de la vergeoise avec des petits éclats de noisettes, le tout cuit au dessus de la braise. Ça donne une délicieuse gourmandise en forme de tube d'une bonne trentaine de cm et qui me fait les yeux doux à chaque fois que je la regarde. C'est bien cuit et croquant à l'extérieur et moelleux à l'intérieur. Maintenant il pleut assez fort et la température est tombée à 11 degrés, je suis en altitude et par expérience je sais que la nuit on peut encore perdre quelques degrés. Je décide donc de descendre un peu et de trouver un petit chemin pour me cacher dans la forêt. Avant de partir, je vois un panneau indiquant la présence d'ours dans le secteur. Mon plan tombe encore à l'eau. Direction Gheorgeni en Transylvanie et j'aviserai sur place. Ce fut vite fait, la ville est délabré, vraiment rien de convenable pour se poser confortablement. Tampis, je poursuis vers Miercurea Ciuac et je m'arrêterai dans dans un chemin en plein champs. Faut-il encore trouver un chemin... Rien de rien, que des pâturages, des champs et des petites forêts. Jusqu'au moment où j'aperçois une piste convenable, je m'y engage, je fais 800m et miracle, une sorte d'élargissement. Parfait ça me convient. En pleine nature et près d'une toute petite colline couverte par une forêt de résineux, je vais être très bien pour la nuit. À peine 5 minutes que je suis là et déjà une 1ère voiture qui passe avec des gens qui me dévisagent ( tsiganes ). Puis une deuxième, puis un tracteur, un vélo un piéton, une autre voiture... Pour la tranquillité c'est loupé. Je remonte en voiture et je vais voir ce qu'il y a derrière cette colline... Un village... Avec des constructions faites de bric et de broc. Ok j'ai compris, ce n'est pas encore l'endroit de rêve où je passerai la nuit. Il me reste 2 solutions, trouver un autre chemin ou faire les 38km restants vers Miercurea Ciuc, il est 20h30et c'est donc la 2ème option que je choisis. La ville en elle même n'a rien d'attirant et je jette mon dévolu sur un Motel très bon marché mais très propre et pas vieillot. Sentiment bizarre dans ma chambre d'hôtel, je repense à tous ces beaux endroits que j'ai traversé dans le Maramures et en Bucovina, ici c'est déjà bien différent, moins authentique.

VENDREDI 6 JUIN

8h00 le réveil sonne mais je fais la sourde oreille. 1ère journée en Transylvanie 10h45 je décolle enfin, direction Rupea, Sighisoara et Bietran. Je vais prendre le temps aujourd'hui car j'ai trop roulé hier. Je vais profiter un peu. Oui mais je sens bien que la route sera la même qu'hier finalement, elle sera bien fade et morne. Toujours les mêmes paysages qui défilent. De la nationale à 100km/h. Non ce n'est pas possible, pas 2 jours de suite, je ne suis pas venu pour ça. Je cherche sur la carte un plan B. Eurêka !!!!! Ça sera un poil plus long mais ça ne pourra pas être pire qu'hier, impossible. Je file donc vers l'Ouest en direction de Vlahita. Il me faut à peine 3km pour sortir de Miercura Ciuc et être déjà en pleine campagne. Je suis maintenant sur des grands plateaux où alternent forêts de résineux, ruisseaux limpides, tourbières et alpages d'herbe rase, je suis au Canada...quelques kilomètres plus loin je croise une charrette remplit de foin, une autre remplit de terre, une Dacia rouillée, des bergers et leurs moutons, en fait non c'est bien en Roumanie que je suis. Maintenant je fais route vers le Sud en direction d'Ocland et le paysage change encore, la route se rétrécie, les trous apparaissent ça et là, le paysage devient beaucoup plus bosselé, par endroits le bitume laisse place à la piste en terre, les champs retrouvent des dimensions humaines. Je me surprends à rouler à 40km/h, même en dehors des villages. Je ne suis plus pressé par une troupe d'excités qui se collent à mon train arrière. Les villages que je traverse sont paisibles, les gens sont assis et discutent devant les maisons, ça sent le fumier, il y a de la bouse de vache sur la route, devant les magasins mix les charrettes sont plus nombreuses que les voitures. Ça me redonne du baume au cœur après les quelques 380km insipides que j'ai fait hier. Cette authenticité c'est exactement pour ça que je suis venu en Roumanie. Je prends même le temps de m'arrêter voir un apiculteur qui me met une combinaison sur le dos pour aller voir ses abeilles. Je lui achète du miel de montagne en partant. Je m'empresse de le goûter puis d'en avaler 5 ou 6 cuillères. Tout ça sent la nature et c'est vivifiant. J'arrive presque à ma 1ère étape quand en pleine campagne je tombe sur un passage à niveau on ne peut plus simpliste, 2 rails et 1 signal lumineux rouge ( presque jamais de barrières en Roumanie). Il y a déjà 3 ou 4 voitures de part et d'autre. Certains ont les portières ouvertes et sont affalés dans leurs sièges et d'autres sont assis dans l'herbe entrain de discuter. En bon occidental que je suis, je laisse le moteur tourner et je vais voir si le train arrive. D'un côté on peut voir à 800m environ et de l'autre à plusieurs kilomètres. Histoire de ne pas paraître con, je coupe quand même mon moteur et j'attends dehors comme tout le monde. L'idée de passer quand même me traverse l'esprit. Au bout de 15 bonnes minutes, un train de marchandises d'un autre âge arrive à la vitesse d'un bon cycliste, 40km/h tout au plus. Tout le monde remonte tranquillement dans sa voiture et reprend son bonhomme de chemin. Je crois qu'aujourd'hui j'ai vraiment fait le bon choix de route. Pour preuve, 80km parcourus pour atteindre Rupea et ma moyenne culmine tout de même à 28km/h !! Rupea c'est une jolie cité féodale fortifiée au pied de laquelle il y a un bourg rural très animé. Il n'y avait aucune information sur le guide du routard mais Daniel ( un français rencontré sur VF qui est marié à une roumaine et qui habite en Roumanie) m'avait conseillé d'y aller. Je ne suis pas déçu, c'est joli, il n'y a aucun touriste et je me fais une balade à l'ombre pour monter jusqu'au fort. Ensuite j'avale les 53km qui me séparent de Sighisoara en une trentaine de minutes. Les paysages traversés sont toujours aussi plaisants. La cité fortifiée de Sighisoara est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Je laisse ma voiture au parking qui se trouve en bas et je monte à pied la ruelle qui permet d'y accéder. C'est relativement grand et on se laisse perdre agréablement dans les ruelles pavées. C'est ici qu'est nait Vlad Dracul, qui inspira l'auteur du légendaire et célèbre personnage de Dracula. Néanmoins le site a perdu de son charme car c'est une succession de bars, de glaciers, de restaurants et d'hôtels 4 étoiles. C'est le rendez-vous de la petite bourgeoisie et c'est archi-blindé de touristes. Bof ! En redescendant, les gardiens des parkings sautent sur les touristes pour les faire payer le temps resté et je n'y échappe pas. Oui mais voilà, je ne me suis pas garé sur leurs parkings, je suis allé un peu plus loin. Incrédules et mécontents, ils me regardent partir et marmonnent des jurons.

( CE QUI SUIT A ETE ECRIT LE LENDEMAIN MATIN, SAMEDI 7 JUIN, AVEC LES IDEES PLUS CLAIRES) La dernière étape me conduit à Bietran, petit village coloré et tranquille où une église fortifiée a été construite au 16ème siècle. Je me gare sur la place du village et je me dis que je vais être au top pour passer la nuit, je ne crois pas si bien dire... Je pars à pied en direction de la fortification qui se trouve sur un petit promontoire. Je suis un peu déçu par l'endroit car le site est en réfection, si bien qu'il n'y a que le tour de l'église et sa visite qui sont faisables. On aperçoit néanmoins les tours de guet. L'intérieur de l'église est quelconque, ça sent le vieux, le renfermé et le bois est vermoulu. Le tout a besoin urgemment d'un coup de jeune. Je termine la visite et je redescends dans le village et reviens à ma voiture. J'installe mes petites affaires pour passer la nuit puis comme je l'avais prévu en arrivant sur place, je vais me poser sur une table à l'extérieur avec une bière pour potasser sur la suite de mon parcours. Le choix est rapide, il y a un magasin mix qui fait aussi bar et où il y a l'air d'y avoir des jeunes d'une vingtaine d'années ou alors il y a un petit chalet en bois sur la place du village avec 4 grandes tables en rondins pouvant accueillir 10 personnes chacune. Mon choix se porte sur le 2ème car il y a du monde ( déjà 3 tables pleines ) et aussi parce qu'il y a une fumée alléchante qui s'y dégage, l'ambiance a l'air bon enfant. J'arrive devant le cabanon, toutes les têtes se tournent vers moi et le niveau sonore baisse. Merde je fais un tel effet !! J'apprendrai plus tard dans la soirée par un jeune qui parle anglais que les touristes viennent voir l'église et se sauvent aussi sec. Je commande donc ma bière et je vais m'asseoir à la dernière table de libre. Ici pas de fioritures, on se lève ou on crie pour commander et quand c'est prêt le gars te l'annonce en criant. Je m'affale sur le banc et je commence à siroter ma bière, je n'ai pratiquement pas le temps d'ouvrir mon bouquin que déjà un groupe d'une douzaine de personnes arrivent puis dans la foulée une dizaine d'autres. Le niveau sonore s'élève immédiatement. Ils me demandent si ils peuvent s'asseoir à ma table et j'accepte volontiers ( en même temps c'est la seule table qui reste). Très vite on m'adresse la parole et je réponds par un petit " sunt francez" ( je suis français). Visiblement ça fait son effet car j'entends dans les phrases "francez" à tout va. Ça parle fort, ça rigole, ça rote, ça blague, ça tape dans le dos et surtout ça boit. La terrasse est exclusivement occupée par des hommes allant de 25 à 65ans. Autant dire que l'ambiance est très joviale. 2 gars de ma table se lèvent et vont vers une voiture et ils en reviennent avec 5 ou 6 bouteille d'eau mais remplis d'une boisson couleur Champagne et d'une autre couleur rosé mais plus soutenue. Les plus âgés s'en servent un verre ou plutôt un baquet ( les verres font tout de même 33cl ) et ils le coupent avec du coca. À moi on m'en sert un verre plein et sans coca. Je lève mon verre et je proclame un " noroc " bien viril qui n'a pas manqué de faire rire ma tablée. C'est légèrement pétillant, sucré, pas trop alcoolisé et avec un goût agréable mais que je n'arrive pas à déterminer. Ne comprenant pas le Roumain, impossible de savoir ce que c'est. Un homme arrive avec son synthétiseur et une enceinte, ce qui a ravivé les plus endormis. On rajoute des tables car d'autres hommes viennent se greffer à ce que l'on peut appeler maintenant une fête. 2 tablées commencent à manger et je tends le cou pour voir ce qu'il y a dans les assiettes. Ce sont les célèbres mititei ( petite saucisse de 10cm à base de viande hachée, aillée et aromatisée puis grillée). Ça me va très très bien car je n'ai pas mangé depuis 11h30 et la boisson locale commence à faire son effet. Je passe commande d'une assiette et d'une autre bière. Assiettes et verres en plastique, ici on mange avec les mains, à la bonne franquette, il y a juste 2 cures-dents plantés dans l'une des 2 saucisses et j'ai aussi une bonne poignée de frites. Un jeune de mon âge vient s'asseoir à côté de moi et il commence à me parler en anglais. Je me sens moins isolé et je peux enfin comprendre pourquoi une telle ambiance. Avant ça, un homme à la voie portante et déjà bien éméché vient me voir avec un petit verre et une bouteille de vodka à la main, il me dit en français et en roulant les R, " jé né pou rien faire pour toi mais jé ta souhaité la bienvénoue " et il me tend un verre de vodka plus que plein. Il me fait signe de boire cul sec, ce que je fais après avoir proclamer mon fameux " noroc ". Je reprends la conversation avec le gars qui est assis à côté de moi, il me dit que ce soir c'est la fête car ils viennent de finir un chantier de gaz. Enfin c'est ce que j'ai compris car après 2 baquets de bières, 1 baquet de pétillant de cerises, 1 baquet de pétillant de raisins et 1 verre de vodka, mon anglais est devenu subitement plus aléatoire. Nous continuons un peu la discussion et je les remercie pour cette bonne soirée. Je pars plein de joie à la voiture pour me coucher. Autant dire que je suis très heureux d'être déjà installé pour la nuit car je ne suis pas du tout en état de prendre le volant et en plus en Roumanie c'est tolérance zéro pour l'alcool. Une bien belle journée qui se termine d'une bien belle manière. Non pas parce que j'ai bu plus que de raison mais parce que ça fait du bien de prendre son temps et de voir des gens avec une âme. Avant de m'endormir, je les entends entonner des chants Roumains à capella. Vers 4h00 du matin, les derniers fêtards quittent les lieux bruyamment... De sacrés gaillards ces Roumains.



SAMEDI 7 JUIN

Le réveil est matinal, entre l'église qui sonne tous les 1/4h et les chevaux au petit trot sur le bitume, je ne traîne pas longtemps pour émerger. Je mange un morceau tranquillement et je mets un peu d'ordre dans mes affaires puis je consulte la carte et le programme du jour. Ma 1ère étape doit me conduire à Prejmer et j'y arrive au bout de 2h45. J'ai choisi de passer par le Sud pour profiter des routes de campagne avant de reprendre les grands axes et de voir la ville. Il y a de fortes chances pour que ce soir ce soit moins champêtre qu'hier. C'est ce qui rend les voyages agréables, les jours se suivent mais ne se ressemblent pas, aucune routine possible. Une fois sur la nationale, je me laisse filer gentiment, créant derrière moi une longe file de voitures. À 10km de Brasov, je contourne la ville par le Nord-Ouest puis j'arrive à Prejmer. La ville en elle même n'a absolument aucun attrait et est plutôt déserte mais l'église fortifiée vaut vraiment le déplacement. Elle est d'ailleurs classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est un édifice circulaire massif de 15m de haut sur lequel repose un toit 1 pan incliné vers le centre formant ainsi un début d'entonnoir. Les seules ouvertures donnant vers l'extérieur sont des meurtrières. L'intérieur du cercle est composé de plus de 230 portes numérotées sur 3 niveaux accessibles par un labyrinthe de balcons et d'escaliers. Derrière chaque porte, appartenant à une famille, une pièce plus ou moins grande leurs permettait à l'époque d'y cacher leurs récoltes et de s'y réfugier en cas d'invasion. Il y avait tout le nécessaire pour subsister en étant assiégé, un forgeron, un tisserand, un potier, une école etc... La vie à l'extérieur était installée pour un temps dans cette promiscuité. Au sommet du rempart, sous le toit, une coursive permet de faire le tour complet de l'édifice en ayant une vue par les meurtrières. Certaines pièces sont reliées entre elles créant ainsi plein de passages "secrets". Le centre du cercle est occupé par une imposante église dont les arches sont faites en pierres ou en briques, contrastant ainsi avec le blanc des murs. Vraiment un très bel endroit où il est agréable de flâner et de se perdre d'autant plus si l'on s'y retrouve seul comme j'en ai eu la chance, je le recommande fortement. Je mets maintenant le cap sur Brasov, une ville assez importante de 285 000 habitants, installée au pied d'une montagne sur laquelle dans le dernier tiers il y a BRASOV écrit en grosses lettres blanches, de la même manière qu'HOLLYWOOD aux USA. Un téléphérique permet d'aller au sommet de cette montagne pour contempler la ville et les environs. Rien de particulier à visiter mis à part une église...encore. Là dessus je fais l'impasse. Ici il est plutôt recommandé de battre le pavé tant le centre historique est grand et piéton. C'est LE centre névralgique de la ville. Une très grande place où il y a aujourd'hui un marché et une grande et large rue piétonne où se succèdent des terrasses aux ambiances hétéroclites. Tous les regards sont rivés sur les écrans, finale dame de Roland Garros oblige. Nous sommes samedi et ça grouille de gens mais ça reste tout de même agréable. À 16h00 je m'autorise un petit goûter et je m'achète un placinta cu mere, une spécialité roumaine. De la feuille de brick au dessus et en dessous et au milieu une pomme hachée ( peau, cœur, pépins) aromatisée à la cannelle. Si bien que je me retrouve à cracher discrètement ce que je n'arrive pas à mâcher, élégant ! Une fois avoir fait le centre en long en large et en travers, je me dirige vers ce qui semble être un rallye en pleine ville. Cela fait plus de 3h que j'entends des moteurs pétarader. Il s'agit en fait d'une course de côte où chaque participant part en contre la montre. Je reste là plus d'1h30 à regarder Ferrari, Porsche et autres bolides à 4 roues passer à très vive allure puis je regagne tranquillement ma voiture en passant par des vestiges de ce qu'était avant les remparts de Brasov et je passe également dans un des nombreux parcs de la ville. En allant en direction de ma voiture, je m'aperçois que les autres ont pour la plupart un PV sur le pare brise...ma plaque étrangère les en a visiblement dissuadés et c'est parfait car je n'avait pas pris la peine de prendre un ticket à l'horodateur, je ne m'étais. pas donné ce mal en devinant un peu que je ne craignais pas grand chose. Il se fait tard, je vais quitter la Transylvanie pour y revenir à la fin de mon périple. Il est temps que je me trouve un endroit où dormir aux alentours de Sinaia. La nationale que j'emprunte est agréable et j'arrive rapidement sur place. Nous sommes samedi soir et tout le monde est de sortie et en plus de ça il y a des mariages. Trop d'agitation à mon goût, je reviens sur mes pas et je tente ma chance à Busteni. Là je trouve une petite route sans indication particulière et qui a l'air de partir en forêt. Je crois que ça va me plaire. Je passe devant les dernières maisons et je traverse une petite forêt puis rapidement plus rien et un vaste vallon relativement plat et sans arbres s'ouvre devant moi. C'est encore mieux que ce que j'espérais. La route se transforme vite en piste mais c'est carrossable. Quelle chance ! 1km plus loin, je croise un panneau "attention aux ours", voilà qui finit de me séduire. Soudain, en m'enfonçant dans le vallon, en lisière de forêt, je crie PUTAIN UN OURS !!!! Ça c'est LA bonne surprise du voyage car sans grands espoirs j'avais espéré en voir un mais avec la quasi certitude que ça ne serait pas le cas. J'immortalise l'instant puis il disparaît dans la forêt. Il me faut chercher un endroit où me poser maintenant et je ne vais pas être déçu... 3km plus loin je tombe sur ce que l'on peut appeler le WOODSTOCK du campeur ! Le vallon est désormais plat et les alpages sont envahis de campeurs en tout genre. Ça va du campeur de compétition avec la tente, les chaises, la table, le barbecue à gaz, la glacière électrique...au puriste qui fait griller ces mitetei avec la lame de son couteau et qui dort à la belle étoile. Certains ont mis une clôture électrique autour de leurs tentes pour se protéger des ours. C'est l'anarchie la plus totale, on se pose où on veut et comme on veut. Les barbecues marchent à plein régime. Énormément de campements affichent fièrement leur patriotisme en plantant un drapeau roumain devant leurs tentes. Je trouve tout de même mon coin de verdure et je mange un morceau avant de me glisser dans mon duvet et de m'endormir au son bien désagréable de musiques folkloriques Roumaines crachées par les énormes enceintes de la voiture tuning de mes voisins d'un soir !!



DIMANCHE 8 JUIN

Déjà 1 semaine que j'arpente les routes de Roumanie. Il est 7h30, trop tôt, j'essaye de me rendormir mais le soleil tape et j'ai déjà trop chaud. Et puis surtout, j'ai déjà mon "David Guetta" local ( que j'appelle finalement Dj Carpates) qui s'est remis aux platines de bon matin. Je passe la tête dehors, grand soleil. Mais je rêve ou les hommes aux alentours tournent déjà à la bière !!!! Est ce qu'à un moment ils dorment et s'arrêtent de boire ces Roumains?! Je range mes petites affaires et je prends mon petit déjeuner dans ce que l'on peut appeler une discothèque de plein air. Mon voisin Dj Carpates a un invité, encore un furieux du tuning qui a la bonne idée d'ouvrir les portières et le coffre de sa voiture, de se mettre sur les mêmes ondes radio que Dj Carpates et d'envoyer les watts au maximum. Là clairement c'est tout le vallon qui profite des derniers tubes du moment. Pour le repos je repasserai plus tard, non là ce matin c'est dimanche et il y a une arrivée massive de voitures et je reste juste pour le plaisir de voir ce capharnaüm. On bat des records et je rigole tout seul comme un con dans ma voiture. Tampis je perds ma matinée mais pendant ce temps je potasse mon parcours et je rigole en regardant les gens. C'est bête et méchant, oui mais c'est tellement bon. Comment décrire tout ça sans rien oublier... Sur un vallon plat de 3km environ, vous prenez 500 voitures, 4 fois plus de personnes, des barbecues, des chiens, des tables, des chaises, des tentes, des campeurs, des drapeaux roumains, des randonneurs, des promeneurs, des alpinistes alors qu'il n'y a pas de quoi faire, des gens en maillot de bain, des vétetistes, des mamies avec la canne, des gamins hurlants qui jouent dans l'eau gelée du torrent, de la musique à tous les coins de tentes, de la fumée de barbecue en pagaille, de la poussière soulevée par les voitures et le meilleur pour la fin, du bourgeois en manque d'exotisme alpin dans leurs gros 4x4 de luxe desquels sortent des bécasses à talons qui ont une ceinture en guise de jupe et qui se demandent si c'est le choléra ou la peste qu'elles vont attraper en pique-niquant dans l'herbe, un must, j'adore. Étonnement les lieux sont propres et les gens prennent la peine de mettre leur déchets dans les grosses poubelles prévues à cet effet. Oui mais voilà, l'endroit est peuplé d'ours et une poubelle classique ne résiste pas très longtemps à l'appétit d'un plantigrade. Conséquences, ce qui était propre la veille au soir ne l'est plus le lendemain matin et les ours ont joué les petits Poucet en semant des détritus de la poubelle jusqu'à la lisière de la forêt... Charmant. Un Roumain vient taper causette avec moi mais là ça s'avère compliqué car la seule langue qu'il connait, c'est la sienne. Pas grave, on va trouver une langue commune, le Franmain et le Rouglais. Les 2 lui conviennent et moi aussi. On passe donc 20 minutes à discuter voiture et transport routier, son métier. Bien sympa encore cette rencontre. Depuis le début, je trouve que les gens sont très avenants. Et puis j'ai ai un atout de taille pour engager assez facilement la conversation, ma plaque d'immatriculation. J'ai apposé sur le "F" un stickers de la station de Meribel. Si bien qu'il est impossible de savoir de quel pays je viens, sauf si on connait Meribel évidemment. À 99% c'est l'élément déclencheur pour les rencontres. Déjà 12h30 allez je file à Sinaia pour voir le château de Pelés. Au passage j'arrose copieusement tous mes amis campeurs d'une épaisse poussière ! Paradoxe Roumain, il est marqué à plusieurs reprises "ATTENTION AUX OURS, LAISSEZ LES TRANQUILLES" et " GARDER LES LIEUX PROPRES SOUS PEINE DE POURSUITES" et tout est prévu pour faire le contraire. Ceci dit j'ai quand même beaucoup aimé l'endroit qui, j'ai oublié de le dire, se trouve au pied des monts des Bucegi. 10km plus tard je me retrouve au pied de la longue montée pavée qui mène au château Pelés. Quand je vois l'effervescence dans la ville, je réalise très vite que ça va être blindé. Pas loupé, c'est la queue pour acheter les tickets et pour rentrer dans le château. Une fois mon billet d'entrée en poche, je décide de tenter ma chance pour accéder tout de suite étant donné que je suis seul. Et ça marche, on me colle dans un groupe de Roumains avec un guide et c'est parti. Mais au bout de la 2ème pièces, je les laisse filer car la visite se fait au pas de charge et ça ne me plait pas. Surtout qu'il y a énormément de choses à voir. C'est richement décoré, parfois trop. Les matériaux utilisés sont très nobles voir précieux. C'est vraiment très bien entretenu et on s'imagine aisément comment s'organisait la vie quand tout ça était habité. L'architecture extérieure n'a rien à envier à l'intérieur. Là aussi il y a le souci du détail. Encore un très bel endroit à ne pas louper. Autant j'ai pris mon temps pour monter au château et le visiter, autant là je redescends au pas de course car le ciel est noir et je vois déjà des éclairs au loin. Je regagne vite ma voiture et je démarre en direction de Slanic via Ploeisti. Au bout d'à peine 2 minutes c'est un déluge de pluie et de grêle qui s'abattent sur moi. J'y ai échappé belle sur ce coup là. La route vers Ploeisti est sans intérêt, tout comme la ville d'ailleurs donc je bifurque tout de suite vers Slanic et sa mine de sel que je visiterai demain. Le bourg est petit, sans vie et plutôt tristounet. Il y a là 4 ou 5 immeubles de l'époque communiste, cubiques, gris et sans balcons. Je repère très vite le puits de la mine et je m'installe sur le parking pour la nuit.

LUNDI 9 JUIN

Encore une fois je me fais réveiller par la chaleur qu'il fait déjà à 7h00 du matin dans la voiture. Je me prélasse au soleil, fais un brin de toilette, consulte les cartes et mange un morceau. Encore une fois je prends le temps et je vais m��me faire un tour dans le village. En réalité ce n'est pas si moche que ça, mis à part ces 5 ou 6 bâtiments de l'époque communiste, le reste est joli. Il y a beaucoup d'arbres et hier soir je n'ai pas vu toutes les petites maisons qui se cachaient. Je reviens à ma voiture et quand je me décide à aller en direction de l'entrée, je prends peur. Il y a déjà beaucoup de voitures et il y a une bonne demi heure de queue à l'entrée. À un jour près j'aurai trouvé porte close car la mine ferme exceptionnellement mardi 10 juin ! Me voilà dans le petit ascenseur où peuvent rentrer 6 personnes bien serrées. La descente dure 90 secondes. Chaque élément en ferraille de la cabine est rongée par le sel. Je suis maintenant à 208m sous terre. Il fait très frais 12 degrés ( toute l'année). Je sors de la cabine et je suis stupéfait, c'est grand, très grand, immense ! Les proportions font peur, je ne m'attendais pas à ça. Il y a environ une dizaine de salles, accessibles au public, reliées par des très larges passages. En tout il y a 8 hectares qu'il est possible d'arpenter et 2,5 hectares fermés au public, les hauteurs sous plafond varie entre 32m et 54m. Les volumes qui ont été extrait de cette mine sont colossaux. Il y a même une croix religieuse lumineuse. Passé cette 1ère impression, je m'avance un peu en pensant qu'il y aurait un guide ou un petit train mais je vois que tout le monde déambule à sa guise alors je fais pareil. Je tombe sur une salle où il y a des structures gonflables pour enfant et des karts à pédales. Ça me surprend un peu mais pourquoi pas. Dans la suivante il y a un bar café et magasin mixt avec tables, chaises etc... Là rien de trop surprenant. Dans une autre, des sculptures avec la pierre de la mine. Nulle part je trouve des informations sur l'extraction du sel, c'est bien dommage car je ne comprends pas où se trouve le sel quand je regarde les murs de cette mine. Ils ressemblent à de la pierre compacte, lissée et où on aperçoit très bien les strates. Ici on y vient en famille, parents, enfants, grands parents, cousins etc... C'est un lieu qui a l'air très apprécié et très fréquenté par les Roumains. Un peu plus loin j'aperçois un petit plan d'eau avec une passerelle qui l'enjambe. Ailleurs un terrain de football. Ici un coin TV avec un grand écran plat. Là un coin repos compartimenté et équipé avec des lits de camps. J'en fais le tour et effectivement des gens se reposent avec une couverture qui les recouvre. C'est déroutant comme endroit. On y fait même son footing ou de la marche sportive. Les gens me regardent l'air interrogatif car ils ne comprennent pas comment je peux tenir avec juste un tee-shirt. Tout le monde sans exception a une veste où au moins un pull. De toute façon, froid ou pas je n'ai pas le choix, mon sweat est dans la voiture. Je me dirige vers l'ascenseur pour repartir et je vois une gravure que j'ai du mal a identifié car la lumière est plutôt faiblarde dans cette mine. Il s'agit en fait d'une représentation d'Usain Bolt, le sprinter, qui fait son fameux geste après chaque course gagnée. Au dessus de lui, il y a "PUMA" inscrit avec le logo de la marque. Je reprends l'ascenseur en étant perplexe sur ce que je viens de voir. Je viens visiter une mine d'extraction de sel et j'ai tout vu sauf ce pour quoi j'étais venu. Revenu à la surface j'aperçois un panneau expliquant brièvement la mine. En fait Slanic est une station balnéaire où l'on vient prendre du bon temps mais aussi soigner des maladies respiratoires. L'air de la mine est , parait-il, très bon pour ça. La pression atmosphérique est constante ( 780 hpa ) et c'est visiblement très bon aussi pour le corps. Il y aussi la possibilité de se baigner dans un lac salé à 1km de là mais je ne l'ai pas testé. Avant de partir je m'achète un kurtos-kalacs. Cette fois ci je vois tout le procédé de fabrication. Délicieux ! Maintenant je mets le cap sur l'extrême Sud de la Moldavie, un endroit peu visité de la Roumanie, Vulcanii- Nairosi, au Nord de Buzau. La route pour y aller est très agréable, je passe dans de nombreux petits villages. Je m'enfonce dans un paysage de collines bien rondes et très verdoyantes et arborées. Difficile de croire qu'ici il y a de l'activité volcanique. Je me gare sur le petit parking et je suis accueilli par le propriétaire, " welcome to muddy land ". Trouvant le cadre vraiment sympa je lui demande tout de suite si jeu peux dormir ici et il accepte sans problème. Ça m'en coûte 5lei et je peux disposer des sanitaires et des tables ombragées mises à disposition. La douche chaude est à 5lei. Parfait tout ça. Maintenant je me dirige vers la zone volcanique par un sentier montant sur une colline. Jusqu'au bout le suspens est entretenu car on ne voit rien, c'est bien vert à des kilomètres à la ronde. Soudain j'aperçois enfin les cônes volcaniques. En fait c'est une zone bien précise qui fait tout au plus 400m de circonférence. Il y a des cônes crachant de la bout à intervalles plus ou moins réguliers ou alors il y a de grosses flaques boueuses glougloutantes ! Ni l'eau ni la boue sont chaudes, ce ne sont que des remontées gazeuses. Les contrastes entre les couleurs sulfurées et le vert des alentours est saisissant. Je suis quasi seul et je profite de l'endroit en me baladant de flaque en flaque et de cône en cône. Déjà 2h30 que je suis ici, je m'y sens vraiment bien tant le calme règne. Je descends au parking et je m'installe pour la nuit. Dommage que demain je doive poursuivre ma route car l'endroit est enchanteur. Pas une seule habitation à des kilomètres à la ronde, une nature préservée, pas de bruit, et tout le nécessaire pour camper confortablement. Il y a même un petit magasin mixt et du wifi gratuit. Je finis cette journée devant un magnifique coucher de soleil et une bonne bière. C'est sûr, ici j'y reviendrai.



MARDI 10 JUIN

J'ai dormi comme un bébé, tellement c'est calme. Je mange un morceau sur l'une des tables ensoleillées puis j'essaye d'organiser via internet mes quelques jours dans le delta. Je me repose au soleil et je me laisse bercer par le son des cigales et des oiseaux. Absolument génial. Je discute avec le propriétaire des lieux, je prends vraiment du bon temps, à tel point que je commence à émettre l'idée de rester une nuit de plus. Il est 12h00 et toujours aucun touriste n'est venu ce matin, je me motive enfin à quitter ce cadre idyllique et je fais route vers Galati via Buzau et Braila, 2 grandes villes sans attraits particuliers. Il y a peu de monde sur la route et les kilomètres défilent dans des paysages de cultures. Au bout de 165km j'arrive à Galati. L'entrée dans la ville est peu accueillante, c'est le moins que l'on puisse dire. Un amas d'usines croulantes crachent de la fumée peu rassurante. Passé cet endroit, ça grouille de vie dans toutes les rues, il faut dire qu'il y énormément de petits commerces. Pour le moment je n'ai toujours pas vu le fameux Danube. Je cherche mais je ne trouve pas quand enfin j'aperçois le haut d'une péniche. Je trouve une place où me garer et je vais vite me promener sur la Malul Dunarii C'est une large piste cyclable et piétonne sur environ 4 ou 5km, le tout bien arboré et à une dizaine de centimètres du Danube. Il y a aussi une quinzaine de grandes sculptures en ferraille qui bordent la promenade. Malgré les 34 degrés affichés, je décide tout de même d'en parcourir l'intégralité. Il y a très peu de monde, juste quelques joggeurs, cyclistes, promeneurs et patineurs. Vers 18h30 quand le soleil joue à cache cache au milieu des immeubles, les gens affluent. C'est LA balade des gens de Galati et je les comprends. Des cabanons , pour manger sur le pouce, commencent à se monter pour la belle saison. En fin de journée je contacte Quentin un français rencontré grâce à VF et qui un spécialiste du delta. Il va pouvoir me rancarder sur l'endroit. Il me dit de me rendre à Mahmudia, un village à une soixantaine de km au Sud de Tulcea. Là un gars et sa femme m'accueilleront et me feront découvrir le delta en bateau. Et peut être même que je pourrais pêcher ! Je m'installe sur un parking au bord du Danube et je passe la nuit ici.





MERCREDI 11 JUIN

Il est 6h30, un bruit me réveille. Je mets du temps à émerger et de nouveau le même bruit. Ça vient d'une de mes roues, on est entrain de me mettre un sabot !!!! Je bondis hors de mon sac de couchage et je regarde dans les rétros, fausse alerte, ce n'est qu'un balayeur municipal qui tape dans mes roues avec son balai. Le réveil est brutal mais passé cette frayeur, je retombe comme une masse avant d'être réveillé par la chaleur déjà étouffante dans l'habitacle. Il est 8h30 et je m'installe sur le bord du Danube pour le petit déjeuner. Joli cadre. Le Danube doit faire pas loin d'un kilomètre de large là où je me trouve. Difficile de se rendre compte mais c'est très large. Il charrie tout un tas de débris et l'eau est marron. Peu engageant. Des péniches de 100m où peut être plus me passent devant le nez, impressionnantes. Je prends la route pour Mahmudia vers 10h30 en prenant le bac pour traverser le Danube. J'attends 1/4h et je monte à bord. Ma plaque d'immatriculation a encore frappé, on m'interpelle pour savoir d'où je viens et j'échange un peu avec le gars dans un Français Roumain Anglais approximatif. La vue sur l'environnement du fleuve n'est pas mal non plus depuis le bac. Je suis maintenant dans la région de la Dobrogea, la route est agréable, peu de monde, beaucoup de cultures, d'étangs, de marais, de villages. 80km plus au Sud je passe rapidement Tulcea et il me reste 30km pour Mahmudia. Sur la route j'appelle Quentin qui a une maison dans Mahmudia mais qui est reparti en France il y a 2 jours, dommage !!! Il m'indique l'adresse de son ami Vassile qui a un endroit pour m'héberger. Ce sera finalement sa femme qui va m'accueillir car il est dans le delta entrain de pêcher avec un ami et son neveu. On communique difficilement car elle ne parle que le Roumain et le Russe. Elle me montre où je vais dormir puis je file me balader dans le village et sur le bord du Danube qui est à 2 pas. Il fait 28 degrés et il y a beaucoup de vent. Je casse la croute devant le Danube et je vois défiler tous types d'embarcations. Des barques, des hors-bord, un traversier, des pinasses, des canoës-kayaks, des bateaux de croisière plus ou moins grands. Devant moi, hors de l'eau, il y a des barques en bois étanchées avec du goudron liquide appliqué de façon rudimentaire. La vie dans le village est paisible. 1 seule route goudronnée et pas moins de 5 magasins mixt !! Une chose est sûre je ne mourrai pas de faim ici. Je rentre tranquillement chez Vassile et je fais une petite sieste de 30 minutes quand j'entends du bruit dans la pièce principale. Je descends et je suis accueilli à bras ouverts par un homme de 57ans, grand, mince, à l'allure sportive. Il parle un très bon Anglais et la communication est très facile. Il comprends aussi très bien le Français mais ne le parle pas. Immédiatement on parle du delta, c'est LE spécialiste du secteur. Il n'est pas avare d'histoires, de conseils et d'anecdotes sur le delta. Il me fait voir sa pêche du jour. J'ecarquille les yeux quand il me fait voir de nombreux brèmes, des brochets, des sandres et même une carpe et un silure. Aujourd'hui comme il dit, c'était une partie de pêche entre amis. Il y a son ami de toujours qui s'appelle lui aussi Vassile mais que tous appellent Colonel en référence à son grade dans l'armée et il y a aussi son neveu Ivan. Si tôt à table, j'ai droit à un verre de tuica, un alcool de prunes Roumain. Ça doit friser avec les 40 degrés quand même. Vassile, Colonel et Ivan ont faim donc dans la foulée, sa femme met sur la table la ciorba du jour, un excellent bouillon de viande, relevé avec du céleri branche, du persil, de la coriandre et d'autres herbes. C'est excellent, vraiment à tomber. Puis j'ai droit ensuite à une autre spécialité Roumaine, les sarmales. Des feuilles de vigne farcies avec de la polenta et un peu de viande et des légumes, le tout cuit dans un bouillon. Une fois dans l'assiette on y met du yaourt nature dessus. Le plat du pauvre paraît-il... Si tous les pauvres pouvaient manger aussi bon, le monde tournerait mieux ! Il est 19h30, s'en suit une longue discussion ponctuée de franches rigolades avec Vassile, son ami Colonel et Ivan son neveu. On aborde tout un tas de sujets aussi intéressants les uns que les autres. Mon image sur les Roumains et la Roumanie change définitivement. Je dois avouer que j'étais venu avec des à priori et ils ont été balayés par tous les gens que j'ai pu rencontrer jusqu'à présent. Nous allons ensuite voir son jardin et sa vigne. Vassile fait un " red red wine" comme il l'appelle, je comprends qu'il doit décaper. Puis nous revenons chez lui et nous discutons encore jusqu'à minuit. Maintenant il est tant de dormir car la journée va être longue demain.

JEUDI 12 JUIN

Je me réveille à 7h00 et je saute du lit pour rejoindre Colonel et Ivan qui sont déjà debout. Au bout d'une heure, ne voyant pas arriver Vassile, je demande à Ivan si il dort encore, il me répond oui et il va dans la foulée le réveiller. Mauvaise nouvelle, Vassile a mal dormi et il a mal à l'estomac. Pas de pêche pour lui aujourd'hui. Il me rassure en me disant que Vassile et Ivan connaissent très bien le secteur et que nous allons partir tous les 3. Mis à part que les 2 ne parlent pas l'Anglais, je ne suis pas inquiet du tout. Avant de partir nous avalons un morceau, ou plutôt un gros morceau. Christina, la femme de Vassile, nous a préparé une grosse assiette avec 3 œufs au plat, des tomates coupées grossièrement, des concombres qui sont en fait des gros cornichons, de la feta mais au lait de vache et non au lait de brebis comme habituellement, et du pain. Le tout arrosé de thé au citron. Autant dire que ça cale un homme. Surtout qu'après elle amène du icré, une sorte de tarama maison préparé avec des œufs de brochet. Tout ça est très bon mais je n'en peux plus. Place aux choses sérieuses, nous chargeons la voiture de tout le matériel, nombreuses cannes, une bourriche, une grosse épuisette, 2 boîtes à appâts, de l'eau et de la nourriture. Nous allons au port de Mahmudia qui est en réalité une petite péniche amarrée sur laquelle se trouve la capitainerie et où sont stationnées plusieurs embarcations dont celle de Vassile. On charge la barque, on va faire le plein de benzina ( essence) puis on descend le Danube à toute vitesse. Ivan a été initié très tôt par son oncle et il est tout à fait apte à partir seul dans méandres du Danube qui a tissé une véritable toile d'araignée. Le fleuve se sépare en 2 bras en amont de Tulcea puis le bras au Sud de sépare une deuxième fois juste en aval de la même ville. Il y a donc bratul Chilia qui par très au Nord et qui fait aussi office de frontière avec l'Ukraine, bratul Sulina qui est quasi tout droit et qui se termine dans la ville du même nom et il y a enfin bratul Sfantu Gheorghe qui est le plus au Sud et qui zigzague beaucoup avant de rejoindre la mer. Mahmudia se trouve sur ce bras et nous naviguons dessus. Ces 3 bras alimentent tout le delta, les rivières, les canaux, les chenaux, les passes, les lacs, les étangs, les ruisseaux, les marais. Il y en a en quantités indénombrables. Cette quantité d'eau crée une biosphère extrêmement riche, si bien qu'elle fait partie du programme de surveillance de l'UNESCO. L'accès y est donc réglementé. On s'enfonce dans ce labyrinthe végétal jusqu'à arriver au lac de Gorgova où nous prenons différents canaux pour voir la faune et la flore environnantes. Il y a vraiment de tout, des hérons, des aigrettes, des ibis noirs, des pélicans, des cormorans, des cygnes, des foulques, des canards, des goéland, des mouettes, des martins pêcheurs, des aigles pêcheurs, des loutres, des castors, des chevaux sauvages, des serpents, des grenouilles et bien d'autres choses. Sous l'eau c'est pareil, il y a une multitude de sortes de poissons dont certains sont endémiques au delta. Aujourd'hui nous sommes venus pour le brochet et la perche, 2 carnassiers très appréciés pour leur délicate chair. Au niveau de la végétation, c'est très riche aussi. Donnant ainsi une multitude de nuances de verts. Nous passons sur un petit lac qui est entièrement recouvert de nénuphars jaunes et blancs, je n'en ai jamais vu autant, c'est impressionnant. Se balader dans le delta c'est mettre ses 5 sens en éveil, la vue pour la faune et la flore, le toucher avec l'eau et les poissons attrapés, l'odorat avec les nombreuses effluves que dégagent le fleuve, les marais et la flore, l'ouïe pour le concert que nous offrent les oiseaux et enfin le goût quand après une partie de pêche on déguste les poissons si bien préparés par Christina et qu'on arrose tout ça d'un petit vin blanc local. Nous choisissons notre plan d'eau et nous nous mettons à pied d'œuvre pour dénicher des beaux spécimens. Déjà 1h30 que nous taquinons les poissons mais rien de rien. Nous changeons d'endroits à de nombreuses reprises mais nous faisons chou blanc. C'est dans le lac de Potcoava, non loin du grand lac de Gorgova que Colonel fait la 1ère prise. 5 autres se suivront, dont 2 à mettre à mon actif. Entre temps nous faisons échouer notre embarquation sur un véritable champs de nénuphars et nous pique-niquons là au beau milieu d'un concert de coassements de grenouilles. Il est 17h30 quand nous plions bagages. Il nous faut 45min de barque pour rejoindre le port de Mahmudia. Je suis seul devant, Colonel derrière moi et Ivan à la barre. Je profite pleinement de ce moment qu'offre la nature. Nous passons par des canaux peu empruntés et donc nous ne croisons personne à part des oiseaux qui se sauvent à notre passage. Une fois chez Vassile, nous vidons les poissons et nous les mettons au congélateur qui est déjà plein à craquer de toutes sortes de poissons. Après une bonne douche nous nous mettons à table devant un véritable festin. Ce soir tout le repas sera fait avec les poissons du delta. Ciorba aux 6 poissons, beignets de brochet, boulettes de chair de silure frites, icre de carpe ( tarama maison), bref il y en a trop et je m'empiffre tant qu'il m'est possible d'en avaler. Quand Christina amène des crêpes à la confiture de coings, c'est le coup de grâce. Après de longues discussions sur la partie de pêche du jour et sur le programme du lendemain, nous allons nous coucher.

VENDREDI 13 JUIN

Il est à peine 8h00 que déjà j'entends que ça parle dans le salon. Je me lève et me mets â table avec les autres. Christina nous amène le petit déjeuner ou plutôt les mêmes assiettes gargantuesques de la veille. Nous partons ensuite dans le delta mais sans Colonel qui doit regagner Constanta dans la journée. Aujourd'hui nous allons pêcher et visiter le lac d'Uzlina et ses environs. Le temps est couvert est nous subissons plusieurs averses toute la matinée. Comme hier, nous attendons que ça veuille bien mordre. Au bout de 2h c'est Vassile qui attrape le 1er brochet. En tout ce seront 3 brochets et 4 perches que nous remontrons à la surface. Le temps s'améliore en ce début d'après- midi et nous en profitions pour enlever nos cirées et faire une pause pique-nique sur la barque. Nous sommes absolument seuls sur ce plan d'eau attenant au lac principal. Il y a quelques pélicans au loin mais sinon c'est le calme le plus complet. Nous décidons de plier le matériel et de rentrer tranquillement vers Mahmudia en empruntant d'autres canaux. C'est très agréable d'être seuls dans ce cadre de verdure sauvage. Une fois à la maison, Ivan s'attelle comme d'habitude à la corvée du nettoyage de la pêche du jour. Après une bonne douche, nous nous mettons à table pour un festin que Christina a mijoté toute l'après-midi. Cette fois ci je ne me fais pas avoir et je goûte tous les plats mais en moins grande quantité. Mon estomac ne supporterait pas une 2ème goinfrerie. Nous finissons la soirée par une longue discussion autour d'un verre de palinka puis je vais me coucher.

SAMEDI 14 JUIN

7h30, je saute du lit car aujourd'hui j'ai un peu de route et j'aimerais ne pas arriver trop tard. Le temps de charger la voiture, d'avaler un dernier petit déjeuner gargantuesque dont Christina a le secret puis je mets en route pour longer le bord de la mer noire. Mais avant je remercie chaleureusement mes hôtes pour leur accueil et Vassile me donne encore quelques endroits à visiter sur ma route vers Constanta. Christina me donne des boulettes de poissons frites que j'avais adoré la veille. Je met le cap vers l'extrémité Sud du delta accessible en voiture, Murighiol. À la sortie de la ville, Il y a un petit plan d'eau où se trouvent toujours des colonies assez importantes d'oies sauvages, d'échassiers, de pélicans etc... Je fais un stop très court car si il n'y a pas de moustiques en journée, ils sont largement remplacés par les taons. Le temps de prendre quelques photos et je cours en direction de ma voiture. Maintenant je continue vers Babadag, Mamaia et Constanta. Du côté gauche de la route, c'est encore le delta et sur la droite ce sont des champs de blé, de mais, de pommes de terre et d'éoliennes !!! Il y en a des centaines. On ne peut pas dire que ça enjolive le paysage. La route est bonne et il y a peu de monde, j'arrive rapidement à Navodari. Là j'aperçois enfin la Mer Noire. Un vieux rêve qui se réalise enfin. Je vais vite déchanter car Navodari touche Mamaia et le littoral est envahi d'immeubles, de résidences et de complexes hôteliers si bien que la mer on ne peut plus la voir. Et puis c'est samedi, il fait beau et les gens de Bucarest sont venus en masse pour passer le week-end au bord de l'eau. Il ne m'en faut pas plus pour mettre les voiles et fuir tout ça. Je me dirige maintenant vers Constanta, mais tout le long de la route c'est la même chose, du béton, du béton et encore du béton. Je me pose tout un tas de questions. Est ce que je vais quand même à Constata? Est ce que ça en vaut vraiment la peine? Et puis le guide du Routard n'indique rien de mirobolant à visiter. Je me dis aussi que l'on ne vient pas ici tous les jours mais à la vue des 1ères usines de Constanta, je préfère ne pas y aller. Je me console en me disant que j'apprécierai davantage la Mer Noire depuis la côte Turque lors d'un prochain voyage. La côte roumaine est tellement restreinte qu'elle a été prise d'assaut par des promoteurs peu regardant sur l'esthétisme. Il est 13h00 et je me demande si je fais toute la route vers Bucarest dès maintenant. Après une petite pause casse-croute dans un village où visiblement toute l'économie tourne autour de la pomme de terre, je me décide à rallier Bucarest aujourd'hui. Je quitte la région de la Dobrogéa pour rentrer à nouveau dans le Muntenie.La route est parallèle à l'autoroute, rien de particulier à voir et je fais très rapidement les 160km qui me séparent de la capitale. Quand un panneau indique " Bucarest 18km " il est difficile de croire que l'on va arriver dans la capitale. A 8km je vois encore des paysans faire brouter leurs vaches sur le bas côté. La route se transforme en double voie et les 1ères zones commerciales font leur apparition. Vient ensuite un boulevard " fortifié" de 3 ou 4 km d'immeubles résidentiels collés les uns au autres. Alternant les façades délabrées, les façades fraîchement ravalées, les façades grises et parfois colorées. L'ensemble est plutôt terne. Comme une grande partie de la ville d'ailleurs. Il y a peu d'indications et j'ai beaucoup de mal à me repérer. Les gens roulent vite, changent brusquement de direction et finalement je me laisse embarquer par le flux de la circulation en me disant que de toute façon je tomberai bien sur un panneau ou un endroit plus touristique. J'aperçois maintenant des bâtiments plus soignés, quelques bars et une population plus jeune. Je décide donc de trouver une place pour me garer. Il me semble que c'est le bon point de départ pour explorer les lieux. Je ne me suis pas trompé, je suis juste au commencement du quartier de Lipscani. C'est le quartier de Bucarest le plus animé. Dans les rues et ruelles se succèdent une multitude de bars branchés, brasseries, restaurants, magasins de souvenirs etc... J'ouvre mon plan de la ville et je décide de voir tout de suite l'ancien palais de Ceausescu. De là où je suis il y a 1km de marche pour s'y rendre. Je laisse de côté le quartier de Lipscani que j'arpenterai tranquillement demain. Quand j'arrive au croisement du boulevard qui passe devant le palais, je suis stupéfait par ce que je vois. Les platanes qui bordent la route me cachent une bonne partie de la masse du bâtiment mais je peux déjà apercevoir sa démesure. Plus j'avance pour me mettre face à lui et plus je découvre ce mastodonte. Je suis maintenant sur la grande place et je vois l'intégralité du palais. C'est quand même fou de faire une construction aussi gigantesque. De plus l'édifice est construit sur une grosse bute et ça lui donne un aspect encore plus imposant et ça assoit sa supériorité sur toute toute la ville et sur les visiteurs qui le contemplent. En voyant ça, on imagine très bien la mégalomanie du couple Ceausescu. En regagnant ma voiture, je passe devant de nombreux bars et tous ce sont mis à l'heure Brésilienne. Les terrasses sont bondées et il y a même un écran géant pour retransmettre les matchs de la coupe du monde de football. Aujourd'hui j'ai fait beaucoup plus de km que prévu initialement et je ne traîne pas à casser la croûte et à me coucher. De plus demain je vais sillonner la ville à pied donc je dois être en forme.



DIMANCHE 15 JUIN

8h30, réveillé par la pluie qui tombe sur la tôle. Déjà ma 2ème semaine en Roumanie qui s'achève. Pensant au temps qu'il fait dehors, je reste au chaud dans mon duvet. Rien que de savoir que je vais parcourir la ville sous la pluie ne m'enchante pas. Je finis quand même par me lever et je mange un morceau. Armé de mon plan je décide de quadriller le centre ville. J'ai déjà en tête les principales choses à voir et je me balade dans les rues au gré du vent. Il pleut moins fort et maintenant c'est un crachin breton qui tombe sans discontinuer. Je ne suis pas vraiment mouillé mais je sens bien que mes affaires sont moites. Bucarest est une ville très particulière, c'est la ville des paradoxes. Se côtoient les très pauvres et les très riches, les bâtiments en ruine et les petits bijoux d'architecture, le gris et le coloré, des églises séculaires et des tours d'acier et de verre, des gens en habits traditionnels et ceux avec la dernière marque à la mode. Bref ici tous les opposés vivent ensemble et ça donne un mélange plutôt surprenant. Hors du quartier de Lipscani , qui est fréquenté par une population de moins de 40ans, la vie a l'air plus difficile, les bâtiments sont gris et parfois le ferraillage du béton est apparent, les enseignes des commerces sont vieillottes et les devantures demandent à être rafraîchies, les gens sont habillés plus simplement et ils portent la tristesse en eux, les voitures sont moins rutilantes. Les longues années de totalitarisme communiste ont laissé des traces indélébiles. La vie peine à reprendre un court normal. Même dans le quartier de Lipscani, il y a des ruines au beau milieu de bars branchés. Il y a même un bâtiment prêt à tomber, soutenus par une structure en acier qui vient obstruer le passage d'une rue piétonne fréquentée. Une chose très appréciable, c'est qu'une grande majorité des rues du quartier de Lipscani soient piétonnes. Contrairement à ce que j'ai pu lire dans beaucoup de témoignages et récits sur les forums, je n'ai quasiment pas vu de chiens errants, contrairement à des villes comme Sighetu Marmatei et Galati où pullulent des hordes de chiens amochés, crasseux et parfois agressifs. Mis à part les réalisations parfois pharaoniques de Ceausescu et quelques bâtiments ayant survécus à la 1ère et 2ème guerre mondiale puis à 45ans de totalitarisme, il n'y a pas grand chose à voir d'autre. Avec une bonne journée de marche et sans me presser, je pense avoir fait le tour des principaux lieux attrayants. Je cherche maintenant un restaurant où l'on mange des spécialités roumaines. Étant donné que c'est un quartier fréquenté par une population jeune, je n'y trouve que des burgers, pizzas, kebabs etc... Je finis par trouver un restaurant où j'ai du mal à déchiffrer le menu et où les prix sont corrects. Parfait, je m'assois et regarde la carte. Difficile de choisir car tout est marqué en Roumain. Heureusement il y a des photos du plat devant chaque énoncé. Je passe commande d'un plat qui m'a l'air bon et en attendant je regarde dans la rue. En levant la tête je vois marquer sur la devanture le nom du restaurant et à côté en plus petit " restaurant turkish ". Grosse déception. Je mange tout de même un bon petit plat Turc et ensuite je vais sur une place où a été installé un écran géant. Ce soir la France joue contre le Honduras. Je ne suis pas fan de football mais voir un match de l'équipe de France à l'étranger, c'est une expérience que je n'avais jamais vécu. Aujourd'hui qu'il fait froid et pluvieux, il y a plus de monde devant l'écran que pour le match d'hier et où le temps était clément. Je ne suis pas resté assez de longtemps pour voir la réaction des gens lors d'un but de la France mais je sentais beaucoup plus de ferveur que pour le match de la veille. Il y a eu des débuts d'applaudissements et de cris quand la France a failli marquer un but. Depuis le début de ce voyage, je remarque que la France, les Français et la langue Française sont très appréciés par les Roumains. Épuisé par ma longue marche, je file me coucher avant la fin de la 1er mi-temps.

LUNDI 16 JUIN

Il est 7h30 quand j'entends les 1ers Klaxons et la circulation qui s'intensifie. On est lundi et une nouvelle semaine commence. Il y a beaucoup de monde dans Bucarest. Je me mets en route vers 9h00 et à ma grande surprise je sors de la ville très rapidement et en plus sur la bonne route. Malgré la circulation et une pluie battante, tout va bien et je me retrouve sur la nationale 7 pour Pitesti puis Curtea de Arges que j'atteins au bout de 150km de routes plutôt bonnes. Je casse la croûte et je vais me balader dans la ville pour voir notamment 2 jolies églises. Mais cette fois ci je me cantonne à les voir de l'extérieur. Je regarde la carte puis je me remets en piste pour m'attaquer à la Transfagarasan. Une route de montagne paraît-il très jolie qui traverse les Carpates. Sur les conseils de Daniel rencontré sur VF, j'avais inversé mon parcours pour arriver plus tard et être sûr que la route soit ouverte et déneigée. Oui mais en sortant de Curtea de Arges, je vois un panneau indiquant " TRANSFAGARASAN INCHIS KM104 cabana Capra ". Là je suis déçu et je m'arrête pour regarder la carte et trouver un plan B. Une seule route peut me dégager de cette impasse mais puisque je suis là je decide quand même d'aller jusqu'à ce fameux KM104. Au bout de 10km la route rentre dans une gorge et devient très sinueuse. Le plafond nuageux est bas, une bruine tombe et il fait 12 degrés. Le col qui se trouve à 2000m est annoncé à 58km. Je reste un peu perplexe en voyant une telle distance et en sachant que ça va être sinueux et que la route va se dégrader. Quelques kilomètres plus loin j'arrive au barrage Vidraru et au lac du même nom. Je sens que l'on déjà loin de tout. Plus de maisons, presque plus de circulation mis à part les quelques touristes téméraires. Là une tourelle d'une trentaine de mètres permet d'avoir un beau panorama sur l'endroit. Ça se limite à pas grand chose car le brouillard est trop épais. Je traverse le barrage à pied, il y a des cabanons à souvenirs mais ils sont fermés. C'est un peu tristounet ici. Je repars pour le col. Presque tout le monde redescend sauf 6 motos d'Irlandais et 1 voiture de Hongrois. Il se remet à pleuvoir et le temps est peu engageant pour se retrouver perché en altitude. La route reste à plat et serpente en suivant les nombreuses criques du lac. Après 10km j'ai la sensation de ne pas avoir avancé, le barrage est encore juste là à portée de main. Une fois le lac derrière moi, le paysage change, la route s'élève, les alpages et la végétation de montagne apparaissent. Au KM94, encore un panneau " TRANSFAGARASAN INCHIS KM104 cabana Capra ". Bon cette fois ci plus d'espoir pour franchir le col. D'autant plus que je ne croise aucune voiture dans le sens inverse. KM100, toujours pas un brin de neige. Le brouillard est épais et ne me permet pas de voir plus loin que les motos devant moi. D'habitude chez moi je vois les motos monter les cols à plein régime mais là ils sont obligés d'y aller à tâtons tant la visibilité est mauvaise. Je suis un peu démoralisé quand je pense à toute cette route que je vais devoir refaire en sens inverse et sans avoir rien vu au final. Arrivent enfin les fameux KM104 et sa cabana Capra, une sorte de refuge hôtel planté au milieu de rien. C'est fermé apparemment. Les irlandais s'arrêtent, les Hongrois aussi. Il pleut toujours et il ne fait plus que 8,5 degrés, je n'ai pas envie de mettre le nez dehors donc je continue car finalement la route a l'air ouverte. Le paysage est plus minéral, l'herbe commence à laisser place à des pierriers. La route passe désormais à flan de montagne, il n'y a pas de barrières et donc la sortie de route n'est pas autorisée. Je suis dans l'incertitude de pouvoir arriver en haut car la neige fait son apparition sur les bords et je ne croise toujours pas de véhicule qui descendent. Dans une percée dans le brouillard, j'aperçois en contrebas les motos et la voiture qui se sont remis en marche. J'arrive à un tunnel qui doit faire 500m de long, je le traverse et surprise, je suis enfin au col. Malgré les 7 degrés, la pluie et le brouillard il y a 2 courageux qui vendent du fromage séché dans des panses de brebis et du miel. Je ne vois pas l'intérêt de m'y arrêter car on ne voit strictement rien de rien. C'est bien dommage car je pense que l'endroit est joli. De toute façon je n'ai aucun regret car la météo pour les prochaines 48h est exécrable donc inutile que je dorme sur place pour voir le paysage le lendemain. Un peu surprenant de se retrouver ici alors qu'il y a à peine quelques heures j'étais en plein centre de Bucarest. Je commence la descente vers le petit village en bas de la Transfagarasan, Cartisoara. La revêtement de la route est beaucoup mieux de ce côté. Si d'un côté il m'a fallu faire 85km pour arriver en haut du col, de l'autre côté il me faut 35km pour le descendre. À mi-chemin, le brouillard se dissipe et je peux apercevoir une vaste plaine cultivée qui mène jusqu'à Sibiu. Me voilà à nouveau dans la région de la transylvanie. À Cartisoara, je me mets en quête d'un endroit pour dormir et je trouve mon bonheur quelques kilomètres plus loin. La route à été fatiguante et je ne mets pas longtemps à m'endormir.

MARDI 17 JUIN

J'entends déjà de la vie à l'extérieur, il est 7h30, je me lève tranquillement car aujourd'hui je passe toute la journée à Sibiu qui n'est qu'à 25km. Le temps de casser la croûte tranquillement et j'arrive à Sibiu vers 9h30. Sibiu c'est une agglomération de 160 000 habitant qui s'est construite autour d'un gros bourg fortifié. À l'intérieur les rues et ruelles y sont pavées et de nombreux bâtiments sont classés monuments historiques. J'ai dénombré 5 églises dont 1 cathédrale. Tout est très bien entretenu et les couleurs des façades égayent l'endroit. Dans chaque toit, il y a des lucarnes qui font penser à des yeux bridés qui nous observent. La vie du bourg s'axe autour de 3 places, la plus grande étant Piata Mare puis Piata Mica et enfin Piata Huet. Comme à mon habitude, je parcoure les lieux en long en large et en travers. C'est très agréable de flâner dans cet endroit. Puisque je passe devant la cathédrale et je rentre y faire un tour. À l'entrée est affiché un trombinoscope du diocèse de Roumanie, c'est très amusant de voir tous ces barbus. Vers 12h00 je me dirige vers Piata Cibin, une place à l'extrême Nord Ouest où se déroule chaque jour le grand marché. C'est une place carré avec autour des petits cabanons ressemblant à des Algeco et au centre des longues tables en béton couvertes par des plaques ondulées en plastique. Ça grouille de vie. Viandes, poissons et charcuteries sont vendues dans les petits cabanons et fruits, légumes, fleurs, épices sont vendus au centre. Des femmes vendent aussi des fleurs de tilleul et des bourgeons de sapin. Ça grouille de vie. Il y a des tsiganes reconnaissables à leurs grands chapeaux noirs et à leurs barbes mal rasées qui se baladent sur le marché pour vendre les quelques pantalons qu'ils ont à cheval sur le bras. Ils parlent forts et visiblement ne manquent pas d'arguments pour fourguer leur camelote. Ça marchande, ça rigole, ça hèle le passant, j'aime beaucoup les marchés dans tous les pays où je vais. C'est le poumon d'une ville et c'est plein d'authenticité. Je me restaure dans l'un des 5 cabanons abritant un gratar ( grill ) et je mange bien évidemment des mitetei. En guise de dessert je vais dans un autre cabanon qui vend des pâtisseries. Je me prends un Gogosi cu ceruse, une sorte de beignet en forme de demi lune fourré à la cerise. Le guide du routard indique une très bonne adresse pour manger et je vais repérer l'endroit pour ce soir. C'est en dehors des fortifications et c'est facile à trouver car l'intégralité de la façade est en bois sculpté comme en Bucovina. Ensuite je retourne dans ma voiture et je m'allonge à l'arrière pour rédiger mon carnet de voyage. Il ne me faudra pas 5 minutes pour sombrer dans une longue sieste de 2h. Je me réveille au bruit des gamins qui sortent de l'école. Requinqué, je décide d'aller voir le musée ethnographique à Piata Mica. Il pleut des cordes. Ce musée se trouve dans un bâtiment abritant un patio couvert. J'ai le sentiment de rentrer dans un petit immeuble. Il y a des coursives intérieures et sur certaines, il y a des plantes vertes et sur d'autres du linge qui sèche. Un monsieur d'une soixante d'années m'accueille gentiment et m'amène au guichet pour que je m'acquitte des 5 lei. Puis on monte au 1er étage et il m'ouvre une porte et allume les lumières. C'est certain je suis et serai le seul visiteur de la journée. C'est petit, ça prend la moitié du 1er étage. Il y a tout un tas d'objets bien présentés venant principalement d'Afrique noire mais aussi d'Inde et du moyen-orient. Le monsieur reste avec moi et il m'explique en Roumain l'utilité des principaux objets. Il le sait, je lui ai dit, je ne comprends pas un traître mot de ce qu'il me raconte mais il y tient. La visite du 1er étage se termine par une momie Égyptienne dans un sarcophage ouvert. Impressionnant. Je ne pensais pas que ce serait en Roumanie que je verrai ma 1ère momie. Ensuite il m'emmène à la cave où il y a une exposition temporaire sur les vêtements Roumains d'antan. S'ensuit une discussion en Franco-Roumain et en langage des signes. Nicolae me demande d'où je viens et ce que je fais dans la vie, où je vais en Roumanie, si j'aime son pays etc... J'ai remarqué que les Roumains sont soucieux de savoir si l'on aime leur pays. Ils sont très patriotes et ça se voit au quotidien. Je reprends ma balade et je vais m'acheter encore un Gogosi. Quand on en goûte 1, on en reprend forcément un deuxième. Je me pose sur un banc à peu près sec abrité par un arbre puis je regarde passer les gens. J'aime ce voyeurisme discret car il est révélateur de la vie d'un endroit, d'une région, d'un pays. D'ailleurs je remarque qu'ici et plus que partout ailleurs en Roumanie, tous les gens font le signe de croix en passant devant une église, les jeunes comme les vieux. Il est 19h30, il pleut toujours et j'ai froid, je vais donc me réchauffer dans ce fameux restaurant. Tout comme la façade, l'intérieur est en bois. Ça fait vieille taverne Roumaine. Tous les plateaux de tables sont en bois taillés grossièrement au ciseau à bois. La serveuse me laisse choisir ma place et m'amène la carte. Il n'y a que des spécialités roumaines qui tiennent au corps et ça me va très bien. Je me régale avec une assiette de polenta épaisse, de fromage de vache, de saucisses, de côtes de porc fumées et une bonne bière. Pour digérer ce plat généreux et malgré la pluie, je me promène encore dans les rues de Sibiu avant d'aller me coucher.

MERCREDI 18 JUIN

Réveil matinal encore. Le temps de prendre le petit déjeuner et je me remets au volant en direction de Sebes et Alba Iulia où je dois visiter 2 églises et et des ruines. En arrivant sur place, je ne trouve pas les lieux très accueillants et je préfère passer mon chemin. Je n'avais pas prévu ça au programme donc je fais une pause pour voir ce que je fais. Normalement la suite de mon périple doit m'emmener dans 2 grottes dans les monts Apuseni et demain il est prévu que je quitte le pays. Mais je dois avouer qu'il m'est difficile de partir et j'aimerais rallonger de 24 ou 48h mon séjour. Il y a une chose que je n'avais pas pu faire en début de séjour car les jours d'ouverture ne correspondaient pas avec ma présence sur place, c'est le dernier train à vapeur d'Europe à Vaser. Le souci c'est que depuis Alba Iulia ça me fait faire une remontée vers le Nord jusqu' à la frontière Ukrainienne puis une redescente vers l'Ouest à la frontière Hongroise pour sortir du pays. Je préfère continuer mon programme comme je l'avais prévu et je me laisse une journée de plus pour prendre une décision. Cap vers Abrud au Nord-Ouest. Je sors rapidement de la ville et je me retrouve dans la campagne. Au bout d'une dizaine de kilomètres, il y a un grand portique en bois sculpté annonçant l'arrivée dans les Muntii Apusani. C'est un massif calcaire, confidentiel, austère, très boisé et sauvage qui n'excède pas 1300m d'altitude et où on y trouve encore des loups et des ours. Ici plus que dans le Maramures ou la Bucovina, les habitants ont conservé un mode de vie très pastorale. La route longe une petite rivière et je passe de hameau en hameau. Pour l'amoureux de nature que je suis , c'est un petit coin de paradis. Les routes ne sont pas en très bon état et ça m'oblige à rouler à pas plus de 40km/h. Ça n'a pas d'importance car ça me permet d'apprécier les lieux. J'arrive à Abrud, un petit bourg plein de vie et je trouve un hôtel pour pouvoir prendre une bonne douche car les lingettes ça va un moment. Quand je demande le prix on m'annonce 150 lei. Ils ont dû me prendre pour un américain, je trouve ça très cher pour un simple hôtel de campagne et je continue mon chemin vers Campeni. Apres 15km j'arrive dans ce gros village et j'y trouve aussi un hôtel mais je ne sais pas si il est ouvert ou fermé car je ne trouve personne à l'intérieur. Tant pis je me décide à dormir comme d'habitude dans ma voiture. Je trouve du wifi gratuit et je me pose sur la place principale. Il y a pas mal de vie ici aussi. Étonnement il y a un casino qui fait aussi bar. C'est le rdv de toute la jeunesse pour boire un coup. Tout le monde se connaît ici et je ne passe pas inaperçu. Je me balade dans la rue principale puis je mange un morceau avant de consulter les cartes et mon option pour le train à vapeur de Vaser. Grâce à internet je peux consulter la météo qui sera un élément important dans ma décision. Je me couche indécis.

JEUDI 19 JUIN

Il est 7h00 quand j'entends que ça bouge déjà dans le centre de Campeni. Je prends le petit déjeuner en regardant tout ce petit monde s'affairer. Je consulte la carte, je vais avoir une trentaine de kilomètres pour me rendre à la Ghetarul subteran de Scarisoara. La route est toujours aussi mauvaise mais j'oublie vite ce détail face à la beauté du paysage. Je longe une rivière et de l'autre côté je vois de nombreuses maisons coquettes et des fermettes où des poules, des vaches et des cochons paissent en liberté. Ces habitations ne sont accessibles que par des passages à gué ou des vieux ponts qui tiennent encore debout par je ne sais quel miracle. À Girda de Sus un panneau m'indique la grotte est à 10km sur ma droite. Heureusement qu'il n'y a pas de circulation car la route est étroite maintenant. Rapidement je prends de l'altitude sur une pente annoncée à 15%. Pour éviter de faire des virages, la route monte droit dans les champs ! J'ai maintenant un magnifique 360 degrés sur les Muntii Apuseni. Chaque maison, alpage, forêt de sapins et chemin sont délimités par des barrières rustiques en bois. Ça donne beaucoup de cachet au paysage. J'arrive enfin sur le tout petit parking de la grotte, il y a tout au plus 8 voitures. Ici le tourisme est très peu développé et les gens tout comme les paysages sont préservés. Je laisse les quelques maisons derrière moi et je m'enfonce dans la forêt pour 15 minutes de marche. C'est encore une période calme car les quelques tables des vendeurs de souvenirs sont désertes. En haut d'une colline, il y a une guérite en bois pour prendre les tickets et l'entrée de la grotte. Il s'agit en fait d'un trou de 60m de diamètre et de 48m de profondeur qui donne accès à une grotte. On y descend par des escaliers en fer qui tiennent parce qu'il le faut et ça se termine par un escalier très raide en bois et tout de biais. En bas des escaliers, il reste un gros tas de neige de l'hiver qui vient de se terminer, c'est étonnant à cette époque Ayant croisé une bonne quinzaine de personnes sur le chemin, je me retrouve donc seul dans la grotte, c'est très appréciable. Une passerelle en bois permet de faire tout le tour de cette grande salle. A 1ère vue, rien de mirobolant mais quand l'œil s'habitue à l'obscurité, on remarque qu'en fait tout le sol est en glace sale. Et si il faisait 20 degrés à la surface, ici il n'en fait plus que 3 ou 4. À certains endroits l'eau qui ruisselle du plafond forme des très gros cônes de glace de la hauteur de 2 hommes. De part et d'autre de la salle, la glace disparaît dans des cavités sombres. Difficile de comprendre le phénomène car le panneau explicatif à la surface n'est écrit qu'en Roumain. C'est le plus grand glacier souterrain du monde et c'est la seule chose que je sais. En tout cas c'est très surprenant et ça vaut le coup d'oeil. Je regagne ma voiture et finalement 2 femmes se sont installées sur le bord du chemin et vendent des placintha cu branza et du sirop de bourgeons de sapin. Je redescends tranquillement sur Girda de Sus en profitant de la belle vue. Dans le village je vois un restaurant et je m'y arrête. Il y a du monde à l'intérieur malgré la taille du village. Je m'installe donc sur la terrasse et on m'amène la carte que je suis bien incapable de déchiffrer. Apparemment il y a une spécialité maison et ça m'ira très bien. Il faut savoir prendre des risques. Mon plat arrive, aux 1ers abords je suis déçu. Une purée et un "truc" pané. C'est seulement en goûtant que je m'aperçois que la purée est "maison" et que le "truc" pané est en fait une farce avec du choux, du fromage, un peu de champignons, des petits lardons et le blanc d'un œuf dur écrasé, le tout enfermé dans une fine escalope de porc et pané, rien que ça. Un plat de cowboys au prix défiant toute concurrence. Il va sans dire que je déclare forfait pour un dessert. Digestion oblige, une fois au volant, on ne peut pas dire que je sois énervé. Je maintiens mes 40km/h habituels et c'est parfait pour contempler tous les petits hameaux et la nature qui bordent la route pour aller à Stei. Je suis maintenant dans la région de la Crisana. Je suis fatigué, je n'ai plus envie de rouler pour aujourd'hui et je préfère dormir dans ce gros bourg plutôt que dans un hameau près de Pestera Ursilor.

VENDREDI 20 JUIN

Il est encore 7h00 quand j'ouvre les yeux. Décidément ça devient militaire ce voyage. Je mange un morceau et je me dirige vers Chiscau où se trouve Pestera Ursilor ( grotte des ours). Je prends mon temps car je n'ai que 25km à faire et la grotte ouvre à 10h00, je suis largement en avance. Moi qui voulais terminer ce voyage sur une note "rurale", depuis 48h je suis je suis comblé. J'arrive donc sur place, le parking est payant mais au lieu de 5 lei comme annoncé dans le guide du Routard, c'est 10. Jolie majoration. Je vais me garer plus loin dans le village et j'attends l'ouverture. Pour accéder à la grotte, il faut monter pendant 10 minutes sur un chemin bitumé. Les 1ers mètres me font vite comprendre qu'ici c'est l'usine. Il doit y avoir de chaque côté plus d'une cinquantaine de petits vendeurs de babioles. Et ce qui est dommage c'est que tout vient de Chine et 80% n'a rien en rapport avec les lieux. Bon là clairement ça n'aura rien à voir avec ce que j'ai fait hier, en plus un bus vient d'arriver... Une fois mon billet en poche , qui est annoncé à 12lei dans le guide du Routard et qui est en réalité à 20lei ( ici clairement on plume le pigeon! ), je dois attendre dans une salle avec terrasse afin de constituer un groupe assez important pour partir avec un guide. Évidemment on sait faire patienter le client, il y a un bar qui vend des sodas, cafés, chips, bonbons et autres saloperies du genre. Oui je suis un râleur, on est Français ou on ne l'est pas ! Coup de sifflet du guide, on rentre en rang d'oignons dans la grotte en passant un tourniquet. Il fallait s'en douter, je me fais submerger par un tsunami de soixantenaires Roumains. Une fois à l'intérieur, le guide nous fait une petite piqûre de rappel, pas de photos, pas le droit de toucher etc... Tout ce tapage est vite oublié quand on découvre ( enfin) la beauté du site. Sur 50 personnes je suis le seul Français, la visite se fera donc en Roumain. Je me tiens à l'arrière du groupe et j'admire le travail de Dame Nature. Bon pas trop quand même car je n'avais pas vu mais derrière moi il y a un cerbère qui fait le serre file et qui me presse le pas. Eh oui c'est marqué à l'entrée, la visite c'est 45mn et pas une de plus. Parlons un peu de la grotte, après avoir cheminé par un "couloir" d'une quarantaine de mètres dans lequel on aperçoit quelques stalagmites et stalactites et surtout une multitude d'ossements et de crânes d'ours des cavernes, on arrive dans une très grande salle de 8m sous plafond et là c'est un véritable spectacle de formes, de couleurs et de tailles. Le guide explique des choses sûrement intéressantes mais je n'y comprends rien. Voyant que je ne regarde pas l'endroit expliqué par le guide, le serre file s'excite comme une puce avec son laser et le pointe vers une colonne de calcaire. À l'annonce d'un chiffre, tout le groupe fait un "wowww" de stupéfaction. Je me retourne vers le serre file et je lui sors " sunt Francez " ! Là il se détend et comprend mon comportement bizarre. Au bout de 5mn il tente dans un Français très compréhensible de m'expliquer les grandes lignes de l'historique de la grotte et à mon tour de lacher un " wowww" quand il m'annonce que la fameuse colonne s'est faite en 22000 ans environ. La visite continue par une petite salle où en son centre il y a un squelette entier d'ours sur le flanc ( 3m de long et poids estimé à 600kg). Belle bestiole ! La visite terminée, nos vendeurs de babioles sont sur le pied de guerre et nous attendent de pieds fermes. Heureusement j'ai mon pare feu de soixantenaires. Moi je file en douce direction la voiture pour consulter la carte et prendre enfin une décision pour le petit train à vapeur de Vaser. J'essaye de faire un calcul juste et quand apparaît sur ma calculatrice 350km, la décision s'impose d'elle même. La balade en train ce sera pour un prochain séjour en Roumanie. Je savoure ces derniers instants de nature avant de rejoindre Oradea pour ma dernière nuit. Une fois n'est pas coutume je rejoins Oradea, la plus grande ville de Crisana, par une route pleine de nids de poule et d'ornières. Il faut dire que la circulation de camions y est très dense. En arrivant sur place je fais du change pour faire le plein et je me balade dans cette jolie ville qui a un centre doté de très beaux bâtiments et d'une rue piétonne très agréable. Il fait chaud et j'en profite pour me mettre au frais dans une église. 2 prêtres donnent une messe. Je m'assois un bon 1/4h pour écouter leurs jolis chants religieux. Et toujours cette ferveur des Roumains qui à chaque entrée dans une église viennent embrasser un chevalet et un crucifix tout en se signant du signe de croix à plusieurs reprises. Certains prient à genoux, d'autres restent debout et se signent presque frénétiquement, une femme prit à genoux et pleure. Moments intenses et agréables à la fois. J'en ressors apaisé et je continue de flâner en ville. Je cherche désormais un restaurant qui rediffuse le match de la France. Je trouve mon bonheur dans la rue piétonne. Beaucoup se demande qui est ce grand agité qui saute à chaque but et occasion de la France. Ma dernière soirée en Roumanie se termine bien car on a gagné 5-2 contre la Suisse. Maintenant au dodo car demain c'est parti pour 48h sur les routes qui me ramèneront en France.
16 jours de moto entre Chau Doc et Saigon English translation pending
by Larsay · 2014-03-28 · 9 replies
De retour d’un périple de 34 jours : 18 jours en moto de location et bus entre Phnom Penh et Siem Reap + les magiques temples d’Angkor et autres + le bateau rapide Phnom Penh-Chau Doc, et 16 jours entre en moto de location, bus, taxi (quand j’en avais marre de trainer mes sacs), et ferries entre Chau Doc et Saigon. A chaque étape, location de moto pour explorer tous les environs. Pour la Cambodge, voir le poste « 18 jours entre Phnom Penh et Siem Reap ».

Evidemment, tout cela est subjectif, donc les opinions contraires courtoises sont les bienvenues.

Bon, je ne vais pas le cacher, je n’ai pas complètement changé d’avis sur le delta du Mékong. C’est sympa, mais c’est plus un art de vivre (très agréable d’ailleurs) que de beaux paysages comme ceux du Nord ; en fait, j’ai fini par trouver le tout assez monotone ; en plus, comme tout est rizières, marécages, large fleuves et canaux et qu’il y vit des millions de gens, les routes sont généralement bordées d’habitations de chaque côté, donc on ne voit que des maisons quand on visite le delta par la route, sauf rares exceptions. Pour apprécier les paysages, il faut faire des portions en bateau mais ça finit pas coûter cher.

D’un autre côté, grande - et TRES agréable surprise - les gens sont souriants (et calmes), peu d’arnaques, peu de kamikaze sur une moto, pas de concerts de klaxons continus ni de haut-parleurs gouvernementaux beuglant au petit matin, des rues propres, et tout cela Saigon inclus. Cerise sur le gâteau (c’est le cas de le dire !) : on y mange beaucoup mieux que dans le Nord, et pour moins cher.

CHAU DOC

J’ai donc commencé par prendre le bateau rapide de Phnom Penh à Chau Doc. Super ! Le billet s’achète dans le port de Phnom Penh (ou à votre hôtel - Préférable l’acheter au moins la veille) et on vient vous chercher en tuk-tuk à l’hôtel. Chouette bar-restaurant en terrasse sur le fleuve pour attendre le départ. Environ 5 heures de trajet (départ PP 13h, arrivée Chau Doc vers 17h30) et les employés de l’opérateur s’occupent de l’immigration côté cambodgien ; vous devez aller vous-mêmes à l’immigration viet ; le tout prend 15-20 mn. On ne descend pas le Mékong, mais son grand affluent le Bassac, passe au Vietnam au nord de Chau Doc et ensuite grand chenal N-S pour Chau Doc (l’arrivée à Chau Doc est très chouette). Il y a aussi un bateau lent à 12$, mais ça prend 7 heures (7h30-14h30).

Je rappelle que vous ne pouvez pas entrer au Vietnam par voie terrestre, fluviale ou maritime avec la lettre d’invitation pour visa à l’arrivée, valable seulement si vous rentrez par un vol international. Et noter les horaires dans le sens Chau Doc-PP : départ à 7h30, arrivée vers 12h30.

Chau Doc un peu décevant. Petite ville assoupie sans charme, à part le coin du très actif marché. Nombreux hôtels complètement décrépits ; heureusement, il y a le tout nouveau tout beau Trung Nguyen, au coin du marché, avec des chambres avec balcon le dominant : 14$ la single, 16$ la double, 20$ la twin. 86 Bac Dang St – 076 356 1561 ; location de bicyclettes 2$ et de motos 8$ ; la réceptionniste parle un anglais impec. Il y a bien le 3 étoiles Chau Pho, mais le quartier est horrible. Si ça vous dit, vous pouvez toujours aller au Victoria Chau Doc, superbement placé sur la rivière ; je ne vous fatiguerai pas avec les prix des chambres, il suffit de savoir que le petit déj est à 424 000 D. Pour manger, c’est moins reluisant : La « cantine » est le Lam Hung Ky, 71 Chi Lang, à quelques minutes à pied du Trung Nguyen, correct et service souriant.

Dans Chau Doc, le marché est intéressant et il y a quelques mosquées Cham (et d’autres hors de la ville). Vous êtes dans le fief des Hoa Hao, une secte religieuse créée du temps des français, sorte de bouddhisme rénové comme le protestantisme l’a été par rapport au catholicisme. Ils ont fini par contrôler des millions de nha que dans l’immense région entre Chau Doc et Can Tho. Ça s’est mal terminé : Le créateur de la secte, Huynh Phu So, un mystique surnommé «Le Bonze Fou » par les français, on se demande bien pourquoi vu qu’il était très intelligent, a été arrêté et exécuté par le Vietminh en 1947 (une belle bêtise, toute la secte est passée du côté français) et lui ont succédé de véritables bandits dont le célèbre Ba Cut, qui a rallié et trahi les français 5 fois, à chaque fois en assassinant les officiers français qui aidaient l’armée privée de la secte à combattre le Vietminh (la 5e fois, on l’a guillotiné, ça faisait vraiment trop de trahisons et de sous-off français bousillés) et l’ineffable Nam Lua (« 5 feux »), célèbre pour ses grandes moustaches à la gauloise ; une brute épaisse ancien rabatteur de bus, complètement illettré (mais lui et sa redoutable mégère savaient très bien compter, ils nous ont coûté cher !) ; pour le remercier de ses bons services anti-vietminh, les autorités françaises l’ont nommé général de brigade et le grossier se retrouvait inviter à toutes les grandes réceptions de Saigon ; l’histoire de la guerre d’Indo, c’est tout un poème ! J’ai essayé de retrouver la maison natale du bonze Fou, mais j’ai confondu sur la carte Phu Tanh (avec un « h ») et Phu Tan, donc pas réussi (manque de chance, l’un est plein Nord et l’autre plein Sud). Les Hoa Hao, on les repère tout de suite : pas de portrait du père Ho Chi Minh dans le salon de leur maison, mais un grand portrait de Huynh Phu So, un jeune homme très beau avec des yeux hypnotiques. Les autorités et les membres de la secte se supportent, mais pas un millimètre de plus. Toujours est-il que, voyant un grand portrait du Bonze dans une maison, je m’arrête et boum, on m’invite à rentrer ; comme la bande a vu que je connaissais bien l’histoire des Hao Hao, j’ai eu droit aux égards de rigueur (y compris le meilleur thé au jasmin que j’ai jamais bu).

Tiens, en parlant de boire, en 16 jours, j’ai très rarement vu des viets boire de l’alcool de riz, ce n’est pourtant pas le riz qui manque !

Visité le mont Sam (Nui Sam) en moto de location. On arrive à la grande pagode au pied du mont et « on » vous explique qu’on ne peut pas monter au sommet because route interdite sauf aux xe ôm locaux ; évidemment, c’est une belle salade ; vous prenez à gauche pour contourner le mont et à droite sur une petite route qui grimpe sec en lacets. Vues extras de l’Ouest jusqu’au Cambodge et de l’Est à perte de vue. Ou alors, grimpette d’1h15 à pied par un sentier qui prend derrière la pagode au pied du mont. Ca vaut le coup si vous avez du temps.

Hélas hélas, pas pu aller trainer au sud de Chau Doc du côté du parc aux Oiseaux de Tra Hien et sur la côte (Ha Tien etc.), la moto que j’avais louée étant une relique avec starter électrique cassé et moteur s’arrêtant à chaque arrêt. Ca sera pour la prochaine fois, avec Phu Quoc et Con Dao.

Gare de bus pour l’étape No. 2 derrière la petite pagode à côté du marché. Pour la première fois depuis que je suis sur ce forum, je ne parlerai pas de ladite étape No. 2 ; je tiens à garder pour moi le petit paradis que j’y ai découvert. Donc, étape d’après (No. 3) :

SADEC

Quelle déception ! Comme me l’a dit un français de Can Tho, « Sans Marguerite Duras, personne n’y mettrait les pieds ». Je m’attendais à une jolie ville « coloniale » ; c’est moche et il n’y a rien à voir à part deux choses : la belle maison de l’Amant (maison de Huynh Thuy Lê) - située au milieu de magasins boutiques de pompes électriques, tuyaux en plastic et autres, 255 quai Nguyen Hue ; le film de J.J Arnaud n’a pas été tourné là car d’après la guide, la maison était occupé par les flics jusqu’en juin 2006 ; ils ne s’embêtaient pas, les flics locaux !) ; entrée 20 000 D et accueil par 2 guides francophones en ao dai. On peut même y dormir mais au prix qu’ils font payer (55$), ils pourraient arranger les chambres ! A voir aussi, très belle à l’intérieur, la pagode Kien An Cung (Chua Ong Quach), ancienne maison de mandarin de 1916 ; les descendants y habitent encore. On parle aussi des jardins d’horticulteurs de l’autre côté du fleuve, dans le quartier de Tân Quy Dông à gauche du pont ; sympa avec ses petites maisons avec des tas de fleurs en pots devant.

Bon, j’ignorais que la ville n’avait rien d’excitant, donc passé une nuit au bon hôtel Thao Ngan, 02 An Duong Vuong. Patrons très très sympas polis et tout, et vélos à 2$. La catastrophe pour manger ! Une « cantine » en face de l’école de la mère Duras, le restaurant Thuy (439 Hung Vuong), correct sans plus et qui ferme à 20h ; le soir, grandes alignées de tables sur le large trottoir le long de la rivière, mais uniquement des fondues viets ou des brochettes de cuisses et ailes de poulet + de tripes caoutchouteuses immangeables. Bref, le désert gastronomique.

Ma conclusion (subjective of course) : Sadec ne vaut définitivement pas d’y passer une nuit ; en 2-3 heures, vous avez tout vu.

CAN THO

La « petite ville coloniale » a fait place à du béton partout en tant que « capitale » du delta. Le seul coin vraiment sympa que je connaisse est l’esplanade au bord du Mékong, la rue Hai Ba Trung. J’ai dormi au Xuan Mai 1 sur Dien Bien Phu , très décrépit ; j’ai découvert ensuite qu’ils en avaient 2 autres impec à côté, le Xuan Mai No 2 et le No 3 (60 et 94 rue Nguyen An Ninh ) ; 15-20$ pt déj inclus. Location de motos (7-8$). En plus chic, l’élégant 3 étoiles Kim Tho, sur l’Esplanade (40-50$) et, même propriétaire, le Anh Dao, aussi élégant mais moins cher (35-45$) car sur une grande avenue. Il y a une maison d’hôtes dans la banlieue, la Nature Mékong, tenue par un français et sa femme viet ; bonjour pour trouver, leur site web n’a ni adresse, ni carte d’accès et ni …. No. de téléphone ; il n’y a bien que des hommes d’affaires français pour pondre un site web pareil ! J’ai le No. et l’adresse email, mais je ne vous les donnerai pas car les deux proprios sont parfaitement désagréables, du moins au téléphone.

Je me suis bien régalé sur l’esplanade, au Phuong Nam(48 HBT) et au Nam Bo (à côté du premier, plus cher, mais cuisine plus élaborée). Ce dernier est au rez-de-chaussée d’un hôtel de luxe, le Nam Bo aussi, avec des suites à + ou - 3 millions de D (et au 4e, un restau français, l’Escale, avec des plats entre 200 000 et 400 000 D) ; les 2 Nam Bo appartiennent au français gentleman de grande classe, avec qui j’ai passé une heure très intéressante, un vrai tycoon local qui a construit les 3 bateaux Bassac qui font en 2 jours le trajet Can Tho-Cai Be et vice-versa ; cher mais exceptionnel !

Visité la très belle maison du mandarin Binh Thuy. Reçu par une toute menue ancêtre viet délicieuse comme on en fait plus : la grande classe complètement francophone, parlant un français absolument parfait et d’une remarquable culture ; une aristocrate dans toute sa splendeur, avec laquelle j’ai bavardé pendant plus d’une heure, un régal ! Une scène du film de JJ Arnaud « l’Amant » y a été tournée. C’est impossible à trouver ; il faut sortir de Can Tho vers le village de Binh Thuy (la route prend devant l’hôtel Victoria et en fait, les maisons sont alignées sans discontinuer, donc plus de « village ») ; faubourgs interminables et, comme d’habitude, il faut demander son chemin à 10 viets avant d’en trouver un qui sait de quoi il s’agit ; à un moment, vous aurez sur votre droite un grand complexe avec de hauts murs et une pagode en béton, ce n’est pas ça, mais après ; repérer à gauche à un grand panneau Khu Vuc Van Hoa – Khu Yuc 3 ; vous êtes dans la rueBui Huu Nghia et la maison est sur votre droite, avant une paillotte-galerie de pentures - No. 26 de la rue (notez le nom de la rue avant de partir et montrez-le si vous êtes perdu, vous finirez bien par trouver un pélerin local qui sait où est la rue – pas la maison, apparemment personne ne connait).

Evidemment, je suis allé au marché flottant de Cai Rang ; très curieux ; je pensais que ça consistait en un tas de petites barques avec de tout ; en fait, c’est un groupe compact de dizaines de grosses jonques qui vendent des légumes et des fruits en gros, et les détaillantes (où sont les hommes ?) viennent faire leur marché en petite barque ; sympa mais ça ne prend pas 3 heures comme souvent écrit. On se balade là-dedans en longue barque avec chaises, mais je ne voulais pas me retrouver avec un groupe donc je suis allé un peu plus loin que l’embarcadère et ai loué une petite barque à moteur (10$ pour une heure).

VINH LONG ET L’ILE DE AN BINH

Pris le bus de Can Tho à Vinh Long. RAS à Vinh Long à part une grande pagode. Vous prenez le ferry pour l’ile de An Binh et là, c’est vraiment la vie délicieuse dans les petites îles du delta, où on plante quelque chose et après on le regarde pousser, on va à la pêche et on bavarde avec les ami(e)s. En fait, ce sont 4 iles, au confluent du Mékong et de la rivière Co Chien, An Binh, Hoa Binh, Dong Phu et Binh Hoa Phuoc, reliées par des ponts, entre Vinh Long au sud et Cai Be au nord (c’est la pointe extrême-ouest de la grande île de Ben Tre). Le ferry de Vinh Long atterrit à An Binh.

J’ai passé 3 nuits dans une belle maison d’hôtes où on se régale (et petite attention bien agréable ; si vous restez 2 ou plusieurs nuits, le menu change chaque jour juste pour vous) ; Ngoc Phuong Homestay 118C, Binh Luong ; si c’est complet, même proprio à la maison Ngoc Sang juste à côté. On se balade dans les 4 îles en vélo mais ça finit par être monotone car beaucoup de la végétation originelle a été coupée pour faire place à des vergers.

Visitez la jolie pagode Chua Tiên Chaû, près de l’embarcadère de Anh Binh ; passez derrière ; grand hangar où les moines font pousser des centaines d’orchidées et, au fond, une tour avec 5 beaux bas-relief en cuivre repoussé.

CAI BE

Du groupe d’îles An Binh, etc., une navette ferry part de l’ile de Binh Hoa Phuoc (vs prenez une moto-taxi de An Binh au ferry – 10 km entre les 2). J’ai bien aimé Cai Bé. Petite ville fluviale sans trop de béton, une élégante église, un office du tourisme où, tenez-vous bien, 2 employées en ao dai parlent un français impec et, pour dormir, des maisons d’hôtes exceptionnelles, les fameuses « Maisons anciennes » du quartier de Dong Hoa Hiep. La plus belle (1838) est celle de Ong Kiet, où l’on se régale, mais 2 problèmes : pas bon marché (40$ par personne) et surtout, comme c’est la plus belle, les groupes en excursions organisées en bateau commencent à débarquer dans la maison à 9h pour la visiter et ça n’arrête pas de la journée. Donc, préférer celle d’avant, la maison Vo Van Vo, moins belle à l’intérieur, mais 15$ seulement. Pour ceux qui n’aiment pas les maisons d’hôtes, il y a l’ancienne maison de Ong Ba (1938), avec des vraies chambres (mais sanitaires communs) et une vaste terrasse restau (on se régale aussi !) ; juste à côté, un petit hôtel 2 étoiles tout neuf avec terrasse resto, ouvert par une écossaise habitant en Thaïlande, le Sao Mai (15$ - saomaicbeahoo.com), les 2 sur une rivière.

SAIGON

Alors là, je fais mon mea culpa ! J’ai craché sur Saigon dans le forum pendant des années car j’avais détesté en 2006 ; ça a énormément changé et ça m’a beaucoup plu : locaux sympas, circulation fluide et assez disciplinée, pas de concerts de klaxons, pas de haut-parleurs gouvernementaux au coin des rues (ou alors on ne les entend pas), des rues propres, et pas de problèmes pour trouver des petits restos à la cuisine délicieuse et pas trop chère ; on y trouve en particulier de vrais petits bistros comme en France à pas cher, alors qu’à Hanoi … Après un mois de cuisine locale, je me suis régalé 5 soirs de suite à La Niçoise, une institution de Saigon (le proprio est né à Hanoi en 1938) ; c’est vraiment délicieux et servi plus que copieusement.

Le fameux quartier des Routards, ça devient un peu la zone le soir, un petit Khao San avec des centaines de touristes agglutinés comme des sardines aux terrasses devant un verre de bière, surtout dans la rue Bui Vien, avec ses Girl Bars au bout – C’est libéré, Saigon !!!! La foule en boites, c’est pas mon truc, donc, pas dormi dans le quartier des Routards, mais à 10 mn à pied du quartier, dans de minuscules ruelles très calmes entre le 171 Co Ba et le 168 Co Giang, où j’ai découvert un petit trésor, le Ngoc Hué : Tout neuf, chambres très confortables pour 12$ Sgle, 13 double et 14$ twin, et surtout, au rez-de-chaussée, un mini-market « de luxe » (ils ont même du beurre de Normandie et du chocolat suisse en plus d’une belle collection de marques de bière occidentales), avec 2 tables à l’intérieur et 3 en terrasse et un service restauration (salades, viandes, poissons, spaghettis et pizzas) bon, très copieux et pas cher ; du coup, j’y ai pris tous mes déjeuners.

Visité un tas de belles choses. A Cho Lon, entre autres, la jolie église, le grand marché Binh Tây, mon temple préféré dans le quartier, celui de Tam Son Hoi, à mon humble avis plus intéressant que le célèbre Thien Hau) ; dans Saigon même, j’ai bien aimé la pagode de l’Empereur de jade en ville, avec toutes ses énormes statues en bois ; retour aux « Musée des Horreurs » (celui des « Vestiges de la guerre », ex « musée des Crimes de guerre américains » ; toujours aussi instructif ! Heureusement, les fœtus déformés en bocal de la salle de l’Agent Orange ont disparu (mais les murs ont été peints orange), ça faisait vraiment trop. J’ajouterais bien quelque chose sur le sujet des crimes de guerre, mais ….

TAY NINH ET LES TUNNELS DE CU CHI

Passé 2 jours en moto entre les deux ; la messe des Cao Dai à Tay Ninh, c’est vraiment magique. Pour manger et coucher, c’est une autre histoire : l’hôtel Hoa Binh est une horreur-relique en béton, et au grand resto à droite de l’hôtel, c’est la seule fois où on a essayé de m’arnaquer en 16 jours : menu sans prix et quand j’ai demandé le prix des crevettes grillées et de l’anguille, réponse « On sait pas » ; je sais trop ce que ça veut dire pour un touriste étranger, donc je me suis retrouvé au coin du petit parc sur la même rue chez 3 vielles rigolardes qui font des soupes délicieuses sur le trottoir.

A 6 km de Tay Ninh, le fameux Mont Ba (Nui Ba), vénéré par les bouddhistes, donc c’est devenu le Disneyworld superbement organisé pour soutirer le max aux pélerins : 12 000 D pour se garer, 20 000 pour entrer, 20 000 AR pour arriver aux gondoles (évidemment à au moins un kilomètre de l’entrée donc les gens paient pour le petit train électrique qui fait la navette entre les 2) et 150 000 D pour les gondoles ; si on ajoute les offrandes, ça fait pas un pèlerinage bon marché pour les pauvres viets (à moins de faire tout ça à pied).

Belle route de campagne entre Tay Ninh et les tunnels, qui n’ont pas changé ; toujours aussi effrayants, avec la collection habituelle d’occidentaux se baladant là-dedans avec des T-shirts « Good Morning Vietnam » (c’est malin !) et tirant à la Kalach ou M 16 à 30 000D la balle (plus cher pour tirer avec une mitrailleuse), tout ça est d’une classe quand on pense à ce qui s’est passé dans tout le coin (arrêtez-vous à l’immense cimetière de Cu Chi avant d’arriver aux tunnels, ça vous met tout de suite dans l’ambiance!).

FINI !
Que voir en... Languedoc-Roussillon English translation pending
by VoyageForum · 2014-03-13 · 4 replies
Que voir en Languedoc-Roussillon ? Pour préparer votre futur voyage ou week-end, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans la région (carte).

Le Languedoc est l'une des 22 régions de la France métropolitaine. Elle est composée des départements de l'Aude (11), Gard (30), Hérault (34), Lozère (48) et des Pyrénées-Orientales (66).

1- AUDE (11) Camurac : c'est la seule station de ski du département. Carcassonne : avec sa superbe cité moyenâgeuse classée au patrimoine de l'UNESCO, la préfecture de l'Aude est un incontournable du tourisme dans la région. Castelnaudary : la troisième ville du département est avant tout connue pour être la "patrie" du cassoulet. Châteaux cathares de l'Aude : même si le plus connu (Montségur) est situé en Ariège, l'Aude est le département qui compte le plus de forteresses cathares avec Aguilar, Durfort, Lastours, Puilaurens, Puivert, Quéribus, Termes, Villerouge et surtout le très visité Peyrepertuse. Gruissan : station balnéaire proche de Narbonne. Lagrasse : un joli village médiéval des Corbières classé parmi les "plus beaux villages de France". Leucate : grosse station balnéaire et port de plaisance situé entre Narbonne et Perpignan. Limoux : une petite ville de la Vallée de l'Aude célèbre pour sa blanquette et son carnaval qui dispose de plus d'un joli centre. Narbonne : c'est la première agglomération de l'Aude. On y vient pour voir sa cathédrale et l'abbaye de Fontfroide, mais aussi profiter de ses plages Port La Nouvelle : c'est une des principales stations balnéaires de cette partie de la côte. Rennes-le-Château : ce village proche de Limoux doit sa notoriété à l'abbé Saunière qui y aurait trouvé un trésor. Sigean : la petite ville au sud de Narbonne est surtout connue pour sa "Réserve africaine" qu'on visite en voiture et à pied.Patrimoine naturel Canal du Midi : désormais classé à l'UNESCO ce canal qui relie, via l'Aude, la Méditerranée (Sète) à Toulouse avant de se poursuivre vers l'Atlantique avec le Canal de Garonne est un haut lieu du tourisme fluvial en France. Ses abords sont aménagés en nombre d'endroits afin de faciliter la randonnée ou le vélo.Gorges de Galamous : un joli site naturel à cheval sur l'Aude et les PO propice à la randonnée et au canyoning.Gouffre de Cabrespine : à côté de Carcassonne. C'est une des plus grandes grottes au monde ouverte à la visite.Grottes de Limousis : une grotte des environs de Carcassonne ouverte au public.Parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée : joli parc où se mélangent les paysages du littoral (plages, étangs, dunes) et ceux plus abrupts annonçant le Massif Central.2- GARD (30)Aigues-Mortes : aux portes de la Camargue la ville, assez touristique, offre un vieux centre entouré de remparts datant du Moyen Age.Aiguèze : c'est un des "plus beaux villages de France" qui abrite de plus une large partie des Gorges de l'Ardèche et la grotte ornée de Chabot. Alès : la capitale des Cévennes compte quelques édifices intéressants (cathédrale, Fort Vauban…) et une mine témoin de l'activité charbonnière d'autrefois. Néanmoins, c'est surtout une étape/base pour découvrir les environs dont le Parc national des Cévennes.Anduze : cette assez jolie bourgade proche d'Alès attire surtout par sa position aux portes du parc des Cévennes, ainsi que par son Train à vapeur des Cévennes et sa bambouseraie.Bagnols-sur-Cèze : une ville aux limites nord du département avec un centre constitué de petites ruelles et de façades anciennes.Beaucaire : la ville en bordure du Rhône propose à la visite son abbaye troglodytique Saint-Roman et son château.Château de Portes : une forteresse du XIIe siècle construite sur le village du même nom dans les Cévennes.La Roque-sur-Cèze : petit village médiéval du nord du Gard. La commune abrite également les belles cascades du Sautadet.Le Grau-du-Roi : la seule station balnéaire du département, coincée entre La Grande Motte et la Camargue. On peut y voir un beau massif dunaire. Nîmes : la préfecture du Gard possède, outres ses vieux quartiers, nombre de témoignages de son passé romain dont ses arènes et la Maison Carrée pour ne citer que les plus connus.Pont du Gard : classé au patrimoine de l'UNESCO, cet imposant aqueduc romain est un incontournable au niveau tourisme dans la région.Prat Peyrot : au coeur du Parc national des Cévennes, c'est l'unique station de sports d'hiver du départementSaint-Gilles : petite ville pas loin d'Arles et de la Camargue avec une abbatiale du XIIe siècle et de vieux quartiers.Sommières : cette grosse bourgade entre Montpellier et Nîmes offre un beau centre ancien.Uzès : une petite ville du nord du département avec un joli centre plutôt bien conservé.Vézénobres : une commune au sud d'Alès avec les vestiges d'un château moyenâgeux et pas mal de vieilles maisons.Villeneuve-lès-Avignon : face à Avignon, de l'autre côté du Rhône, Villeneuve possède une belle chartreuse ainsi que quelques autres édifices intéressants.Patrimoine naturel Abîme de Bramabiau : situé à Saint-Sauveur, c'est une énorme cavité rocheuse qui laisse apparaître une rivière souterraine.Bambouseraie d'Anduze : un jardin exotique, dont la thématique première tourne autour du bambou, qu'on peut d'ailleurs découvrir à travers une forêt de bambous géants.Gorges de l'Ardèche : haut lieu touristique de la région, ces gorges offrent de beaux paysages mais surtout aussi un large choix d'activités sport-nature (randonnée, canoë, raft, spéléo, grimpe, saut à l'élastique…).Gorges du Gardon : joli canyon dans lequel coule le Gardon. C'est un lieu apprécié pour la baignade, le canoë et l'escalade.Grottes de la Cocalière : de belles grottes à visiter dans les environs d'Alès.Mont Aigoual : un des principaux sommets du Massif Central, entre Gard et Lozère. Il offre un beau panorama et des possibilités de randonnées.Parc national des Cévennes : avec son voisin des Grandes Causses, c'est un des plus grands parcs de France et un des derniers sites classés à l"UNESCO sous le label "Causses et Cévennes". Il bénéficie de jolis paysages de plateaux, de gorges et de vallées qu'on peut découvrir en randonnée.3- HÉRAULT (34)Agde : avec la création dans les années (19)70 du Cap d'Agde, la ville est devenue un des principaux ports de plaisance de la côte méditerranéenne et une station balnéaire très fréquentée.Béziers : la seconde agglomération de l'Hérault possède un joli centre avec notamment un certain patrimoine religieux.Clermont l'Hérault : la petite ville, entre Lodève et Montpellier, offre à la visite une collégiale et un château médiéval. On peut également profiter du lac du Salagou (rando, activités nautiques) situé sur la commune.Hauts cantons de l'Hérault : c'est l'arrière pays biterrois et montpelliérain. Dans un paysage de moyenne montagne on peut découvrir plusieurs villages médiévaux comme Roquebrun, La Salvetat sur Agout, Le Caylar, Mourèze, Vieussan, Le Poujol sur Orb et bien d'autres. La Grande-Motte : une station balnéaire très fréquentée à la limite avec le Gard. Elle est reconnaissable à ses immeubles aux formes assez particulières.Lodève : dans l'arrière pays, cette sous-préfecture possède une jolie cathédrale.Marseillan : port de plaisance et station balnéaire en bordure de l'étang de Thau.Mèze : petite ville sur l'étang de Thau avec de vieux quartiers, des vestiges de remparts, un château du XVIIe siècle et un port de plaisance.Minerve : située en zone viticole (le "Minervois"), la commune est classée parmi les "plus beaux villages de France" avec de plus un très bel environnement naturel.Montpellier : préfecture de département et de région, Montpellier offre un très beau centre ancien mais aussi des quartiers plus modernes et "design" tel celui d'Antigone.Olargues : ce vieux village du Parc du Haut Languedoc est classé parmi les "plus beaux villages de France".Palavas-les-Flots : c'est en quelque sorte la plage/station balnéaire de Montpellier.Pézenas : la ville, chère aussi bien à Molière que Boby Lapointe, possède un petit centre ancien.Saint-Guilhem le Désert : c'est un des "plus beaux villages de France" grâce notamment à sa très jolie abbaye de Gellone.Sète : ce port assez dynamique est aussi la troisième agglomération du département. Au niveau touristique, on y vient pour découvrir son centre et surtout son célèbre cimetière marin. La ville compte aussi de belles plages et borde l'étang de Thau qui est le plus grand de la région.Site d’Ensérune : ce site archéologique abrite les vestiges d'un village antique.Temple bouddhiste tibétain Lerab Ling : un des plus importants temples bouddhistes d'Europe situé dans la petite commune de Roqueredonde.Valras-Plage : station balnéaire à côté de Béziers.Patrimoine naturel Cirque de Mourèze : très beau cirque naturel aux formes particulières dues à l'érosion. Il est situé sur la commune de Mourèze.Cirque de Navacelles : un joli cirque formé à l'origine par les méandres d'une rivière dans la région des Grands Causses. On peut randonner dans ses environs.Etangs du Bagnas : c'est une zone de protection des oiseaux dans le prolongement de l'étang de Thau. Gorges de l'Hérault : de très belles gorges et un des sites naturels de la région parmi les plus visités.Gorges d'Héric : sur la commune du même nom, un endroit propice à la randonnée, à l'escalade et au canyoning. Juste à côte : les Gorges de Colombières.Grotte de la Clamouse : c'est une des plus belles grottes de France avec un vaste réseau souterrain.Grotte des Demoiselles : de jolies grottes au nord de Montpellier.Parc naturel régional du Haut-Languedoc : à cheval sur le Tarn et l'Hérault, c'est une zone aux paysages diversifiés appréciée des randonneurs.Pic Saint-Loup : une destination prisée des randonneurs, pas loin de Montpellier.4- LOZÈRE (48)Cham des Bondons : on peut voir 150 menhirs alignés sur ce plateau calcaire. C'est un des sites de mégalithes les plus importants d'Europe.Château de Calberte : un château-fort perché du XIIe siècle pas très loin d'Alès.Florac : au coeur du Parc des Cévennes dont il abrite d'ailleurs le siège, c'est un joli village de 2 000 habitants.La Canourgue : jolie bourgade avec ses canaux, ses petites rues étroites et son centre ancien. La Garde-Guérin : petit village fortifié des Cévennes.Le Bleymard - Mont Lozère : c'est la principale des quatre stations de ski du département.Marvejols : à la périphérie de Mende, la bourgade possède une collégiale et plusieurs portes fortifiées. C'est juste à côté que sont situés le Parc à loups du Gévaudan et la vallée (gorges) de l'Enfer.Mende : une des plus petites préfectures de France avec un centre historique et une jolie cathédrale.Sainte-Enimie : très beau village, classé parmi les "plus beaux de France", situé dans les Gorges du Tarn. Il est assez touristique.Patrimoine naturelCausse Méjean : haut plateau calcaire se distinguant notamment par des chaos rocheux (Nîmes-le-Vieux) ou des grottes (aven Armand). On peut y randonner dans de beaux paysages et y voir des troupeaux de chevaux de Przewalski en liberté.Gorges de l'Allier : ce canyon creusé par la rivière Allier est commun à la Lozère et la Haute-Loire. On peut découvrir ses paysages et les villages qui le bordent (Saint-Ilpize, Lavoûte-Chilhac...) par la route ou en train touristique. Les gorges sont aussi propices à la randonnée et au canoë.Gorges de la Jonte : de jolies gorges entre Causses et Cévennes avec de nombreuses possibilités de randonnées et d'escalade. C'est une zone de réintroduction des vautours.Gorges du Tarn : situées en Lozère mais aussi dans l'Aveyron, ces gorges offrent de beaux paysages et toute une palette d'activités sport-nature (randonnée, spéléo, escalade, canoë…).Grotte de Dargilan : des grottes situées entre Millau et Alès.Mont Aigoual : un des principaux sommets du Massif Central, entre Gard et Lozère. Il offre un beau panorama et des possibilités de randonnées.Mont Lozère : c'est le point culminant des Cévennes (1 699 m) situé dans le parc du même nom. De jolis paysages désolés et des randonnées au programme.Parc national des Cévennes : avec son voisin des Grandes Causses, c'est un des plus grands parcs de France et un des derniers sites classés à l"UNESCO sous le label "Causses et Cévennes". Il bénéficie de jolis paysages de plateaux, de gorges et de vallées qu'on peut découvrir en randonnée.Réserve de bisons de Sainte-Eulalie : ce petit village abrite un parc animalier dédié à la protection du bison d'Europe.5- PYRÉNÉES-ORIENTALES (66) Abbaye de Saint-Génis des Fontaines : une ancienne abbaye bénédictine du Xe siècle dans la commune du même nom.Abbaye Saint-Martin du Canigou : vieille abbaye du XIe siècle nichée dans le Massif du Canigou.Abbaye Saint-Michel de Cuxa : jolie abbaye bénédictine du XIe siècle au pied du Canigou, dans la commune de Codalet.Argelès-sur-Mer : jolie station balnéaire au sud de Perpignan marquant le début de la Côte Vermeille qui s'étire jusqu'à l'Espagne. On peut y faire de la plongée.Banyuls-sur-Mer : station balnéaire quasiment à la frontière espagnole, face à la Réserve naturelle de Cerbère- Banyuls. On y produit également le vin de Banyuls.Canet-en-Roussillon : cette station, avec son vieux village, est en quelque sorte la plage de Perpignan.Castelnou : dominé par son château du XIe siècle, le village a gardé son charme médiéval et est d'ailleurs labélisé à ce titre "plus beaux villages de France".Cerbère : port de pêche entouré de falaises, limitrophe de l'Espagne, face à la Réserve naturelle de Cerbère- Banyuls.Céret : cette sous-préfecture est connue pour son musée d'art moderne et ses corridas.Collioure : ce joli port est une des stations balnéaires les plus connues de la côte qui, en son temps, a accueilli plusieurs peintres.Elne : de vieux quartiers autour d'une cathédrale dans cette petite ville au sud de Perpignan. Eus : ce village aux portes du Parc des Pyrénées catalanes est classé parmi les "plus beaux villages de France".Evol-Olette : deux hameaux regroupés et classé parmi les "plus beaux villages de France" pour ce qui est d'Olette.Font Romeu : Font Romeu - Pyrénnées 2000 est la principale station de sports d'hiver du département. C'est aussi à Font Romeu (Odeillo) qu'on peut voir le second plus important four solaire au mondeForteresse de Salses : belle forteresse construite vers 1500 et très bien conservée dans la commune du même nom.Le Barcarès : la plus au nord des stations balnéaires du département. On la reconnaît grâce au Lydia qui est un paquebot ensablé transformé depuis les années (19)70 en musée, restaurant et casino.Les Angles : c'est une des principales stations de ski des PO parmi la dizaine que compte le département.Llivia : une enclave espagnole en plein territoire français.Maureillas-las-Illas : joli village des contreforts pyrénéens avec de vieilles maisons, une belle chapelle et les vestiges de son château.Mont-Louis : ce village est indirectement classé à l'UNESCO pour sa citadelle Vauban. C'est aussi là qu'a été construit le premier four solaire au monde en 1949.Mosset : une autre bourgade du département classée parmi les "plus beaux villages de France".Perpignan : la préfecture des PO possède un joli centre où se mélangent architecture française, espagnole et catalane.Port-Vendres : port de commerce, de plaisance et accessoirement station balnéaire situé à côté de Collioure.Porté-Puymorens : c'est une des stations de ski les plus enneigées des Pyrénées.Prats-de-Mollo la Preste : superbe bourgade médiévale aux rues pavées entourée encore de ses remparts et d'une citadelle qui domine le village.Prieuré de Serrabone : bel édifice roman du XIe siècle à une trentaine de kilomètres de Perpignan.Rivesaltes : la ville du Muscat est aussi la gare de départ du petit Train du pays Cathare et du Fenouillèdes qui circule sur une soixantaine de kilomètres jusque dans l'Aude. La commune abrite également le Mémorial du Camp de Rivesaltes.Saint-Cyprien : station balnéaire des années (19)70 avec l'architecture qui va avec. Villefranche-de-Conflent : joli village entouré d'une enceinte fortifiée et surplombé par un fort à l'entrée du Parc des Pyrénées Catalanes. C'est aussi le point de départ/terminus du Train jaune.Patrimoine naturel Gorges de Galamous : un joli site naturel à cheval sur l'Aude et les PO propice à la randonnée et au canyoning.Lac des Bouillouses : un lac pyrénéen très apprécié des pêcheurs et des randonneurs.Massif du Canigou : proche de la mer, ce joli massif est très connu des randonneurs à pied, à cheval ou à vélo.Parc naturel régional des Pyrénées catalanes : cette zone naturelle est très touristique aussi bien pour ses paysages, ses possibilités de randonnées que pour ses stations de ski ou ses citadelles datant de l'époque de Vauban. On peut le découvrir avec le Train jaune ("Ligne de Cerdagne") qui, outre son aspect touristique, a aussi un rôle de service public.Réserve naturelle marine de Cerbère-Banyuls : la seule réserve entièrement marine de France. Elle possède une riche faune et flore sous-marines. On peut y plonger à certains endroits.6- LE PLUS APPRÉCIÉ...

Aude : Canal du Midi; Carcassonne; Châteaux cathares de l'Aude; Gouffre de Cabrespine; Lagrasse.

Gard : Aigues-Mortes; Aiguèze; Gorges de l'Ardèche; Gorges du Gardon; Pont du Gard; Parc national des Cévennes.

Hérault : Gorges d'Héric; Gorges de l'Hérault; Grotte de la Clamouse; Minerve; Montpellier; Saint-Guilhem le Désert; Parc naturel régional du Haut-Languedoc.

Lozère : Causse Méjean; Gorges de l'Allier; Gorges de la Jonte; Gorges du Tarn; Mont Lozère; Parc national des Cévennes; Sainte-Enimie.

Pyrénées-Orientales : Castelnou; Collioure; Massif du Canigou; Eus; Parc naturel régional des Pyrénées catalanes; Prats-de-Mollo la Preste.

- © VoyageForum -
Soleil de Minuit croisière de France du 10 au 17 août 2014 English translation pending
by Mirage81 · 2014-02-24 · 62 replies
Nous partons du 10 au 17 aout 2014 de Calais avec mon mari et ma fille de 7 ans. Je souhaitais savoir qui est inscrit pour cette croisière Qui a déjà fait cette destination et que me conseillez vous de faire? Que prévoir niveau vêtements ?

A bientôt :)
Que voir au... Pays de Galles English translation pending
by VoyageForum · 2014-02-07 · 0 replies
> Que voir en Angleterre >> Que voir au Pays de Galles > Que voir en Écosse

Que voir au Pays de Galles ? Pour préparer votre futur voyage ou week-end, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter sur place (carte).

1- Villes et patrimoine culturel Abbaye de Tintern : les vestiges d'une abbaye cistercienne du XIIe siècle.Aberystwyth : petite ville étudiante de la côte ouest avec les vestiges d'une forteresse du XIIIe siècle.Bangor : face à l'île d'Anglesey à laquelle elle est reliée par un pont, cette ville n'est qu'assez peu visitée malgré sa cathédrale et son château. Barry : station balnéaire très fréquentée des environs de Cardiff.Blaenau Ffestiniog : l'ancienne bourgade minière s'est reconvertie dans le tourisme avec son train touristique, la visite de la mine de Llechwedd et les diverses possibilités de balades dans les montagnes des environs.Blaenavon : une ancienne ville de mines et de sidérurgie classée au patrimoine de l'UNESCO pour son paysage industriel.Brecon : localité aux portes du parc du même nom avec une petite mais néanmoins assez jolie cathédrale.Cardiff : la capitale galloise offre pas mal d'attractions (et animations) diverses et variées avec notamment son château normand, ses jolis édifices religieux, son stade de rugby réputé (Millenium Stadium) ou encore ses musées.Château de Caerphilly : c'est le second plus grand château du Royaume-Uni, après Windsor. Entouré d'eau, sa construction remonte au XIIIe siècle.Château de Carew : château du XIIIe siècle situé à Carew.Château de Kidwelly : les vestiges d'un imposant château fort du XIIIe siècle construit dans la commune du même nom.Château de Pembroke : très bel édifice médiéval du XIe siècle dans la petite ville du même nom.Châteaux forts de la région du Gwynedd : quatre magnifiques châteaux médiévaux du nord-ouest du Pays de Galles (Beaumaris, Caernarfon, Conwy, Harlech) classés au patrimoine mondial de l'UNESCO.Chepstow : à la limite avec l'Angleterre, Chepstow a gardé ses murailles et sa forteresse datant de l'époque du Moyen-Age.Denbigh : la petite ville au nord du Pays de Galles possède encore les vestiges de son château et des fortifications de la cité, ainsi que plusieurs édifices religieux.Hay-on-Wye : ce village de 1 500 habitants aux portes de Breacon Beacon National Park est mondialement réputé pour sa quarantaine de bouquinistes. On peut également y voir un vieux château.Holyhead : situé à la pointe ouest de l'île d'Anglesey, c'est un des principaux ports de Grande-Bretagne en matière de ferries avec plus de 2 millions de passagers/an sur ses lignes de/vers l'Irlande.Ile d'Anglesey : grande île plate du nord-ouest du Pays de Galles reliée au "continent" par deux ponts. Elle abrite plusieurs petits villages, quelques châteaux (dont celui de Beaumaris) et des plages. Mais c'est aussi et surtout la voie de passage la plus courte pour ceux qui comptent rejoindre Dublin en ferries via le port d'Holyhead.Llandudno : une des principales stations balnéaires galloises. Elle est située sur la côte nord avec quelques belles falaises dans ses environs. Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch : rien de particulier pour ce village de l'île d'Anglesey sinon que c'est le lieu avec le nom le plus long en Europe (58 caractères).Newport : grande ville universitaire du sud, pas loin de l'Angleterre, réputée pour ses ponts et surtout son animation et sa vie nocturne. Pont-canal de Pontcysyllte : cet impressionnant ouvrage construit au début du XIXe siècle permet aux bateaux de plaisance de circuler sur le canal de Llangollen en passant au dessus de la vallée de la Dee. Ce pont-canal est classé à l'UNESCO.Portmeirion : au nord-ouest du Pays de Galles, ce village à l'architecture italienne est mondialement connu pour avoir servi de décors à la série TV "Le Prisonnier".St Davids : ce gros village à la pointe sud-ouest du Pays de Galles, dans le Pembrokeshire National Park, possède une des plus importantes cathédrales de Grande-Bretagne.Swansea : au fond de sa baie, Swansea est la seconde agglomération galloise. Au delà de ses quelques vieux édifices, châteaux et musées, on y vient surtout pour les plages et la magnifique Péninsule de Gower qui se situe à sa périphérie. Tenby : la station balnéaire a su préserver son cachet médiéval avec ses fortifications. Elle est située au sud-ouest du Pays de Galles. Tywyn : station balnéaire de la côte ouest avec en arrière pays le parc du Snowdonia et les multiples activités sport-nature que celui-ci peut offrir.2- Patrimoine naturel Brecon Beacons National Park : c'est un des plus beaux parcs du pays avec ses collines des Black Mountains, ses vallées, ses lacs, ses cascades, ses forêts et ses vastes étendues de landes. Il est donc logiquement très visité et apprécié aussi pour l'escalade, le canyoning et la randonnée à pied, à vélo ou à cheval.Pembrokeshire Coast National Park : c'est un des trois parcs gallois. Il est situé le long de la côte, sur la pointe sud-ouest, et offre de superbes paysages où se mélangent plages et falaises sur fond de collines. On peut y randonner, se baigner, faire du surf ou des balades en bateau à destination de quelques petits îlots tout proches.Péninsule de Gower : une magnifique presqu'île à la périphérie de Swansea où se côtoient plages, falaises, forêts, landes et petits villages sur une trentaine de kilomètres. On peut y randonner et pratiquer le surf.Péninsule de Llyn : cette péninsule en dessous de l'île d'Anglesey offre d'assez beaux paysages plus quelques possibilités de baignades (Llanbedrog, Nefyn…) et de randonnées.Snowdonia National Park : superbe parc de l'ouest du Pays de Galles avec ses paysages montagneux, ses lacs, ses cascades, ses petits villages, ses châteaux et son petit train touristique à vapeur. On y vient pour la randonnée, l'escalade, le canoë et d'autres activités sport-nature.Vallée de la Wye : la vallée de ce cours d'eau qui marque la "frontière" entre l'Angleterre et le Pays de Galles est appréciée pour son bel environnement, la randonnée et les balades en canoë qu'on peut faire sur la rivière.3- Le plus apprécié...

Brecon Beacons National Park; Cardiff; Châteaux forts de la région du Gwynedd; Pembrokeshire Coast National Park; Péninsule de Gower; Snowdonia National Park; Tenby.

- © VoyageForum -

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display