Results for "Promenade+Anglais+|+127"
23280 results found.
Centres commerciaux et cadeaux à Tel Aviv English translation pending
Bonjour,
Je dois me rendre en Israel à Tel Aviv dans 10 jours. J'aurais souhaité savoir :
Si on peut faire de bonnes affaires en matière d'achat vestimentaire ? et ou ? Y a-t-il un centre commercial à ne pas rater dans Tel Aviv ?
Que dois-je ramener comme cadeau artisanale de Tel Aviv ?
Quel est le moyen de paiement le plus adapté et pour lequel je perdrai le moins en change mes € ou la monnaie d'Israel ? Dois je effectuer le change en France ou à l'aéroport de Tel Aviv ?
Si je paie avec ma carte bleue y a t-il de gros frais de transaction ?
Je sais ca fait beaucoup de question mais J'ai hâte d'aller gouter les spécialités de ce pays.
Merci pour vos réponses et bonne journée. Françoise.
Je dois me rendre en Israel à Tel Aviv dans 10 jours. J'aurais souhaité savoir :
Si on peut faire de bonnes affaires en matière d'achat vestimentaire ? et ou ? Y a-t-il un centre commercial à ne pas rater dans Tel Aviv ?
Que dois-je ramener comme cadeau artisanale de Tel Aviv ?
Quel est le moyen de paiement le plus adapté et pour lequel je perdrai le moins en change mes € ou la monnaie d'Israel ? Dois je effectuer le change en France ou à l'aéroport de Tel Aviv ?
Si je paie avec ma carte bleue y a t-il de gros frais de transaction ?
Je sais ca fait beaucoup de question mais J'ai hâte d'aller gouter les spécialités de ce pays.
Merci pour vos réponses et bonne journée. Françoise.
Où loger à Prachuap Khiri Khan English translation pending
bonjour
aurriez vous une idée de l'endroit ideal pour loger pas cher a prachuap kirikan
sachant que nous aimons faire un petit tour le soir et avoir de jolie paysage la journéé
et si possible des gerants qui parlent Français mais la ca me parait tre difficile
merci d'avance pour vos reponses
autre chose pour le soir (marché magasin) hua huin ou cha am peuvent ils etre bien?
si ouije suis aussi preneur pour une guest house bien situé
merci
Compte rendu de mon voyage de 15 jours au Costa Rica en 2016 English translation pending
Avec plaisir si vous souhaitez plus de conseils sur le Costa Rica.
Nous sommes partis avec air France avec escale au panama, nous avons choisi cette compagnie car télé individuelle dans l'avion, pas besoin de récupérer nos bagages au panama, et temps de vols convenables ainsi que les horaires
J'y ai passé 15 jours fabuleux même si ce n'était pas un voyage 100% routard lol.
Après plusieurs recherches, j'ai pesé le pour et le contre et nous avons finalement opté pour la location d'un 4*4. Certes c'est beaucoup plus cher mais si c'était à refaire je le referai surtout si vous ne restez pas longtemps, comme moi. Nous avons loué chez Pierre et avons bénéficié d'un briefing en français sur tout notre itinéraire :-) ce qui n'est vraiment pas négligeable !!!
Il faut savoir que là -bas, il n'y a pas d'adresse donc les endroits sont beaucoup plus difficiles à trouver donc pertes de temps énormes !!! C'est comme si je vous disez logement chez steph, maison 10, 100 mètre après le crédit agricole, Paris, mdr!!! En voiture c'était déjà long pour trouver un endroit alors j'imagine même pas en bus, là je ne serai pas de bons conseils :-S
Nous sommes partis là bas 15 jours du 10 au 24 juillet et avons eu un temps fabuleux malgré la saison humide, il ne pleuvait que la nuit donc ça ne nous a pas gêné. Nous sommes partis là bas pour notre voyage de noce et avons surtout privilégié les activités plutôt que les logements qui restent cependant très corrects. Notre itinéraire et sorties (celles dont je me rappelle) : -Arrivée à San José, nuit chez Pierre Lendemain matin, briefing d'1h en français et conseils, puis prise de la voiture et direction Tortuguero. -Arrivée à tortuguero, 2 nuits à tortuguero natural b and b. Le soir, Visite pour voir la ponte des tortues sur la plage. Les autres jours, canoé, promenade sans guide sur la plage et parc national. Puis direction puerto viejo. -Arrivée à puerto viejo, 2 nuits chez casa moabi. Balade un peu partout et visite du parc cahuita avec un guide que je recommande puisqu'il parle anglais, espagnol et comprend très bien le français. Visite de cacao chez caribeans que je ne recommanderai pas forcément. Visite sympathique et instructive mais beaucoup trop de machines à mon goût. Rien de local!!! J'ai largement préféré une visite que nous avons faite sur Monteverde. A la base je voulais rendre visite à la communauté amérindienne "bribri" mais on me l'a déconseillé car nous ne sommes pas restés assez longtemps, snif !!! Puis départ pour Arenal. -Arrivée à Arenal, 2 nuits chez linda vista avec vu imprenable sur le volcan ainsi qu'une superbe piscine. Le lendemain, nous avons fait l'observatory Lodge mais perso je n'ai pas dutout aimé. Cher et trop emménagé à mon goût surtout pour le circuit classique. A la base on voulait faire le cerro chato mais on nous l'a vraiment déconseillé à ce moment là car c'était dangereux à cause de la pluie, les sols étaient très glissants. Lendemain nous avons fait Arenal 1968, une très belle balade sur les coulées de lave de 1968 et balade en pleine nature.gros coup de coeur !!! Puis direction Monteverde. -Arrivée à Monteverde, 2 nuits chez cabinas nuestra kasa. 1 journée, grosse pluie donc nous en avons profité pour faire les boutiques et nous reposé. Si vous voulez acheté des souvenirs, attendez d'être là bas, on trouve exactement les mêmes choses que partout et surtout beaucoup moins cher :-) Le lendemain visite de café et cacao recommandé par René de chez nuestra kasa, nous avons adoré. Puis parcours complet tyroliennes chez extrêmo park Monteverde, vraiment génial !!! A faire même si vous avez le vertige et beaucoup d'appréhension comme moi lol, vous ne serez pas déçu 😀😍!!! Puis direction matapalo tout près de manuel Antonio. -Arrivée à matapalo, la nous avons vraiment profité de notre voyage de noce tout le reste du séjour chez casa aba. La nous avons rien fait de spécial mis à part profité de la piscine, et des allentours puisque le logement est placé en pleine nature et tout près de l'océan et des mangroves. Énorme coup de coeur, en plus d'être magnifique nous avons eu la chance de voir pleins de singes, iguanes et paresseux dans le jardin. C'etait juste génial !!! Dépaysement total!!! Nous n'avons pas fait le parc manuel Antonio car les gens de la bas nous l'ont fortement déconseillés !!! Gros attrape touriste d'autant plus que c'est cher et que les animaux sont nourris etc... C'est genre Disney façon parc national, paraît il. Après nous avons voulu faire le parc marino ballena mais beaucoup trop cher, dommage !!! Ducoup, histoire de faire quelque chose, nous avons fait une balade à cheval avec un local sur la plage et dans la forêt, balade très agréable, en plus il nous a montré pleins d'animaux et petite pause ou le guide a été nous cueillir des noix de coco très sympa, nous avons adoré !!!
Le Costa Rica est un pays fabuleux, les ticos aussi. Pura vida 😘
Nous sommes partis avec air France avec escale au panama, nous avons choisi cette compagnie car télé individuelle dans l'avion, pas besoin de récupérer nos bagages au panama, et temps de vols convenables ainsi que les horaires
J'y ai passé 15 jours fabuleux même si ce n'était pas un voyage 100% routard lol.
Après plusieurs recherches, j'ai pesé le pour et le contre et nous avons finalement opté pour la location d'un 4*4. Certes c'est beaucoup plus cher mais si c'était à refaire je le referai surtout si vous ne restez pas longtemps, comme moi. Nous avons loué chez Pierre et avons bénéficié d'un briefing en français sur tout notre itinéraire :-) ce qui n'est vraiment pas négligeable !!!
Il faut savoir que là -bas, il n'y a pas d'adresse donc les endroits sont beaucoup plus difficiles à trouver donc pertes de temps énormes !!! C'est comme si je vous disez logement chez steph, maison 10, 100 mètre après le crédit agricole, Paris, mdr!!! En voiture c'était déjà long pour trouver un endroit alors j'imagine même pas en bus, là je ne serai pas de bons conseils :-S
Nous sommes partis là bas 15 jours du 10 au 24 juillet et avons eu un temps fabuleux malgré la saison humide, il ne pleuvait que la nuit donc ça ne nous a pas gêné. Nous sommes partis là bas pour notre voyage de noce et avons surtout privilégié les activités plutôt que les logements qui restent cependant très corrects. Notre itinéraire et sorties (celles dont je me rappelle) : -Arrivée à San José, nuit chez Pierre Lendemain matin, briefing d'1h en français et conseils, puis prise de la voiture et direction Tortuguero. -Arrivée à tortuguero, 2 nuits à tortuguero natural b and b. Le soir, Visite pour voir la ponte des tortues sur la plage. Les autres jours, canoé, promenade sans guide sur la plage et parc national. Puis direction puerto viejo. -Arrivée à puerto viejo, 2 nuits chez casa moabi. Balade un peu partout et visite du parc cahuita avec un guide que je recommande puisqu'il parle anglais, espagnol et comprend très bien le français. Visite de cacao chez caribeans que je ne recommanderai pas forcément. Visite sympathique et instructive mais beaucoup trop de machines à mon goût. Rien de local!!! J'ai largement préféré une visite que nous avons faite sur Monteverde. A la base je voulais rendre visite à la communauté amérindienne "bribri" mais on me l'a déconseillé car nous ne sommes pas restés assez longtemps, snif !!! Puis départ pour Arenal. -Arrivée à Arenal, 2 nuits chez linda vista avec vu imprenable sur le volcan ainsi qu'une superbe piscine. Le lendemain, nous avons fait l'observatory Lodge mais perso je n'ai pas dutout aimé. Cher et trop emménagé à mon goût surtout pour le circuit classique. A la base on voulait faire le cerro chato mais on nous l'a vraiment déconseillé à ce moment là car c'était dangereux à cause de la pluie, les sols étaient très glissants. Lendemain nous avons fait Arenal 1968, une très belle balade sur les coulées de lave de 1968 et balade en pleine nature.gros coup de coeur !!! Puis direction Monteverde. -Arrivée à Monteverde, 2 nuits chez cabinas nuestra kasa. 1 journée, grosse pluie donc nous en avons profité pour faire les boutiques et nous reposé. Si vous voulez acheté des souvenirs, attendez d'être là bas, on trouve exactement les mêmes choses que partout et surtout beaucoup moins cher :-) Le lendemain visite de café et cacao recommandé par René de chez nuestra kasa, nous avons adoré. Puis parcours complet tyroliennes chez extrêmo park Monteverde, vraiment génial !!! A faire même si vous avez le vertige et beaucoup d'appréhension comme moi lol, vous ne serez pas déçu 😀😍!!! Puis direction matapalo tout près de manuel Antonio. -Arrivée à matapalo, la nous avons vraiment profité de notre voyage de noce tout le reste du séjour chez casa aba. La nous avons rien fait de spécial mis à part profité de la piscine, et des allentours puisque le logement est placé en pleine nature et tout près de l'océan et des mangroves. Énorme coup de coeur, en plus d'être magnifique nous avons eu la chance de voir pleins de singes, iguanes et paresseux dans le jardin. C'etait juste génial !!! Dépaysement total!!! Nous n'avons pas fait le parc manuel Antonio car les gens de la bas nous l'ont fortement déconseillés !!! Gros attrape touriste d'autant plus que c'est cher et que les animaux sont nourris etc... C'est genre Disney façon parc national, paraît il. Après nous avons voulu faire le parc marino ballena mais beaucoup trop cher, dommage !!! Ducoup, histoire de faire quelque chose, nous avons fait une balade à cheval avec un local sur la plage et dans la forêt, balade très agréable, en plus il nous a montré pleins d'animaux et petite pause ou le guide a été nous cueillir des noix de coco très sympa, nous avons adoré !!!
Le Costa Rica est un pays fabuleux, les ticos aussi. Pura vida 😘
Road trip dans le Sud-Est USA: Routes Historiques, Cherokees et Amish English translation pending
En avril et mai 2016, nous avons effectué un road-trip sous forme de boucle à partir de Washington : descendus le long de la côte pour bifurquer à Charleston, aller jusque Cherokee et remonter une partie de la Blue Ridge Parkway pour terminer en Pays Amish (PA). En voici un compte-rendu succinct pour ceux qui souhaiteraient se rendre dans ces régions, peu visitées au demeurant :
Arrivée à Washington à 16 h 30 – Nuit au Hyatt House Sterling à Dulles. Offres intéressantes pour un hôtel situé à une dizaine de minutes de l’aéroport. Navette gratuite sur demande. Il y a également un Comfort Inn à cet endroit.
1. Washington – Frederiksburg, Virginie :
¨ une petite étape pour prendre nos marques, s’habituer à la voiture automatique et aux règles de circulation spécifiques, consulter l’offre hôtelière. Fredreriksburg est une ville agréable avec des habitations anciennes et beaucoup de magasins d’antiquités. Haut-Lieu d’une bataille pendant la guerre de sécession en 1862
¨ Logement : Hôtel Candelwood Suites dans la zone d’hôtels près de la Route 17. La chambre est vraiment très bien, l’endroit est calme mais le système de petit-déjeuner est un peu décevant : on fait son « shopping » dans la mini-boutique où quelques produits sont inclus dans le prix de la chambre. Repas au Ruby Tuesday où nous retournerons plusieurs fois pendant notre périple.
2. TRIANGLE HISTORIQUE : Williamsburg, Jamestown, Yorktown. Berceau de l’histoire américaine. On commence par
¨ Jamestown, site de la première colonie anglaise permanente. Il y a deux sites de visite :
- une reconstitution du premier camp, avec maisons, artisans, démonstrations de la vie de l’époque et réplique des bateaux qui accostèrent en 1607.
- Le site du premier camp (Olde Jamestowne) avec quelques restes de constructions, un chantier archéologique et un musée. C’est celui-ci que nous avons choisi de visiter. Compter environ deux heures.
- Il est possible d’acheter un billet combiné avec le site de Yorktown.
Olde Jamestowne
Williamsburg
¨ Williamsburg, première cité à rompre les liens avec la mère patrie anglaise en 1776, prélude à la guerre d’Indépendance: Nous avons suivi les indications vers le Williamsburg historique et nous sommes arrivés dans un immense hall. L’entrée est à plus de 40 $ car elle inclut des spectacles. Comme il était tard nous avons renoncé et bien nous en a pris car en roulant, nous nous sommes retrouvés dans la partie ancienne de la ville, dont l’entrée est gratuite. La grande rue principale, piétonne, est bordée de bâtiments du XVIIIe siècle. Des magasins ont été reconstitués et sont tenus par des commerçants en costume. Certains bâtiments, comme le Capitole, sont payants. Il est possible d’acheter un billet global mais il y a déjà beaucoup à voir gratuitement…
Williamsburg - même le linge est d'époque...
¨ Yorktown : Lieu d’une bataille décisive en 1781. Le musée de la Bataille est intéressant et met en avant le rôle des français pour l’obtention de l’Indépendance. Le site de la bataille se visite en auto-tour mais nous avons fini par nous perdre ! ¨ Logement : Hôtel DAYS INN HISTORIC : j’avais repéré un Days Inn à prix intéressant mais nous avons suivi les indications pour l’autre, situé tout près de la partie historique (et nettement plus cher). De toute façon, il faut reprendre la voiture pour la visite et pour aller manger donc autant choisir le moins cher. ¨ Nous avons essayé les chaînes de restauration suivantes : Dennys, bien mais un peu cher, Golden Corral, buffet chinois mais pas que… Pratique des prix senior, il faut croire qu’on mange moins !, Red Hot & Blue et ses énormes salades. Un resto local : Fat Tuna : très bon sandwich ouvert au thon sur pain brun. 3. Petite étape à Norfolk et Hampton où mon mari avait travaillé. Logement : Candlewood Suites Norfolk. Toujours très bien mais petit-déjeuner encore plus minimal… 4. Les Outer Banks. Juste après la frontière entre la Virginie et la Caroline du Nord, nous avons bien pensé à nous arrêter au Visitor Center, comme conseillé sur ce forum, afin de faire provision de documentation et de carnets de coupons de réduction. Nous choisissons tout d’abord de faire l’avenue des hôtels et sommes assez déçus par ce que nous voyons de ce chapelet d’îles. En cherchant à aller jusqu’au phare au bout de l’ile principale, nous nous trompons et nous retrouvons sur l’île de Roanoke. L’endroit est agréable, nous visitons le lieu de la toute première colonisation (avant Jamestown) qui s’est soldée par un échec, tous les protagonistes ayant mystérieusement disparu. Des recherches archéologiques sont en cours pour tenter de connaitre leur sort. Un arbre qui portait l’inscription « Croatoan » pourrait être une indication. ¨ Logement : Comfort Inn de Kill Devil, avec réduction de 30% grâce au coupon. ¨ Repas : 1. Pélican Noir, style Pub anglais. Un peu bruyant mais sympa et bon – 2. Pizzeria Dare Devil. Même en prenant la plus petite, on a calé ! Heureusement, c’est bon froid pour le pique-nique du lendemain. 5. Nous choisissons de rejoindre le Sud en passant par la Réserve Naturelle de la rivière Alligator. Paysage sans grand intérêt mais cela fait du bien de sortir des grands axes routiers ! Etape à Wahington (NC), avec une balade sympa au bord de la Pamlico. ¨ Logement : Quality Inn. Ancien Comfort Inn récemment déclassé mais qui en garde encore le confort. 6. Sur un conseil donné sur ce forum, arrêt près de North Myrtle Beach, plus adaptée aux seniors que sa grande sœur. Promenade dans la réserve naturelle du Vereen Memorial . Garden.
Buckeye
Après-midi plage à Myrtle Beach mais le temps s’est gâté. Petit tour dans les arcades de jeux pour dépenser un peu d’argent.
Myrtle Beach...
¨ Logement : Holiday Inn Express de Little River, toujours avec une réduction de 30%. Vue sur la marina. ¨ Repas : 1. Crab Catcher by the Waterfront, décevant. 2. Chianti South : véritable restaurant italien. Excellent rapport qualité/prix surtout si on emporte les restes comme proposé. 7. Charleston : de nouveau une étape intéressante (même si on ne regrette pas les précédentes). ¨ Visite du Quartier Français, avec ses rues pavées bordées d’arbres et de jolies maisons anciennes.
Charleston. Quartier français

Quartier français : restaurant français!

¨ Plantation de thé « Charleston Tea Plantation », l’unique plantation de thé en Amérique du Nord semble-t-il. Boutique et film pour expliquer, balade dans un ancien tramway à travers la propriété. Très intéressant.
Fleur de thé
Machine à cueillir le thé
¨ Musée des Patriotes (Patriots Point) avec son impressionnant porte-avions Yorktown, son vieux sous-marin et sa reconstitution d’un camp au Vietnam.
Yorktown
Intérieur sous-marin
Le (vieux!) sous-marin et le Yorktown en arrière-plan
Camp vietnamien
¨ Plantation McLeod – probablement pas la plus glamour de la région mais néanmoins très agréable et moitié moins cher. Notre guide était très bavarde – à bon escient – et la visite a duré près de trois heures au lieu d’une heure trente.
Propriété McLeod
Maisons d'esclaves
- Logement : c’était le week-end et Charleston est une ville chère, nous avions réservé, par prudence, au Quality Inn sur Savannah Higway. Toujours dans le groupe Choice mais là c’est plutôt du niveau EcoloLodge. A proscrire. - Repas : 1. Red Lobster pour déguster du crabe et 2. Ruby Tuesday. 8. Nous quittons la côte pour aller vers l’Ouest, avec un premier arrêt à COLUMBIA. Shopping dans Main Street puis balade dans le quartier historique parmi les anciennes propriétés dont les jardins sont ouverts au public. Superbes.
Main Street Columbia
Jardins ouverts au public

¨ Logement : Comfort Inn sur Bush River. Pas de coupon car nous sommes le week-end mais nous aimons décidément bien cette enseigne. Le coin piscine à l’extérieur est très appréciable (il faisait 27° à ce moment-là…) ¨ Repas : Buffet brunch en terrasse à Michael’s cafe sur Main Street. Font aussi les prix senior. Dîners fast food : Zaxby’s (poulet) et Schlotzsky’s – prix senior.
Olde Jamestowne
Williamsburg¨ Williamsburg, première cité à rompre les liens avec la mère patrie anglaise en 1776, prélude à la guerre d’Indépendance: Nous avons suivi les indications vers le Williamsburg historique et nous sommes arrivés dans un immense hall. L’entrée est à plus de 40 $ car elle inclut des spectacles. Comme il était tard nous avons renoncé et bien nous en a pris car en roulant, nous nous sommes retrouvés dans la partie ancienne de la ville, dont l’entrée est gratuite. La grande rue principale, piétonne, est bordée de bâtiments du XVIIIe siècle. Des magasins ont été reconstitués et sont tenus par des commerçants en costume. Certains bâtiments, comme le Capitole, sont payants. Il est possible d’acheter un billet global mais il y a déjà beaucoup à voir gratuitement…
Williamsburg - même le linge est d'époque...¨ Yorktown : Lieu d’une bataille décisive en 1781. Le musée de la Bataille est intéressant et met en avant le rôle des français pour l’obtention de l’Indépendance. Le site de la bataille se visite en auto-tour mais nous avons fini par nous perdre ! ¨ Logement : Hôtel DAYS INN HISTORIC : j’avais repéré un Days Inn à prix intéressant mais nous avons suivi les indications pour l’autre, situé tout près de la partie historique (et nettement plus cher). De toute façon, il faut reprendre la voiture pour la visite et pour aller manger donc autant choisir le moins cher. ¨ Nous avons essayé les chaînes de restauration suivantes : Dennys, bien mais un peu cher, Golden Corral, buffet chinois mais pas que… Pratique des prix senior, il faut croire qu’on mange moins !, Red Hot & Blue et ses énormes salades. Un resto local : Fat Tuna : très bon sandwich ouvert au thon sur pain brun. 3. Petite étape à Norfolk et Hampton où mon mari avait travaillé. Logement : Candlewood Suites Norfolk. Toujours très bien mais petit-déjeuner encore plus minimal… 4. Les Outer Banks. Juste après la frontière entre la Virginie et la Caroline du Nord, nous avons bien pensé à nous arrêter au Visitor Center, comme conseillé sur ce forum, afin de faire provision de documentation et de carnets de coupons de réduction. Nous choisissons tout d’abord de faire l’avenue des hôtels et sommes assez déçus par ce que nous voyons de ce chapelet d’îles. En cherchant à aller jusqu’au phare au bout de l’ile principale, nous nous trompons et nous retrouvons sur l’île de Roanoke. L’endroit est agréable, nous visitons le lieu de la toute première colonisation (avant Jamestown) qui s’est soldée par un échec, tous les protagonistes ayant mystérieusement disparu. Des recherches archéologiques sont en cours pour tenter de connaitre leur sort. Un arbre qui portait l’inscription « Croatoan » pourrait être une indication. ¨ Logement : Comfort Inn de Kill Devil, avec réduction de 30% grâce au coupon. ¨ Repas : 1. Pélican Noir, style Pub anglais. Un peu bruyant mais sympa et bon – 2. Pizzeria Dare Devil. Même en prenant la plus petite, on a calé ! Heureusement, c’est bon froid pour le pique-nique du lendemain. 5. Nous choisissons de rejoindre le Sud en passant par la Réserve Naturelle de la rivière Alligator. Paysage sans grand intérêt mais cela fait du bien de sortir des grands axes routiers ! Etape à Wahington (NC), avec une balade sympa au bord de la Pamlico. ¨ Logement : Quality Inn. Ancien Comfort Inn récemment déclassé mais qui en garde encore le confort. 6. Sur un conseil donné sur ce forum, arrêt près de North Myrtle Beach, plus adaptée aux seniors que sa grande sœur. Promenade dans la réserve naturelle du Vereen Memorial . Garden.
Buckeye
Après-midi plage à Myrtle Beach mais le temps s’est gâté. Petit tour dans les arcades de jeux pour dépenser un peu d’argent.
Myrtle Beach...¨ Logement : Holiday Inn Express de Little River, toujours avec une réduction de 30%. Vue sur la marina. ¨ Repas : 1. Crab Catcher by the Waterfront, décevant. 2. Chianti South : véritable restaurant italien. Excellent rapport qualité/prix surtout si on emporte les restes comme proposé. 7. Charleston : de nouveau une étape intéressante (même si on ne regrette pas les précédentes). ¨ Visite du Quartier Français, avec ses rues pavées bordées d’arbres et de jolies maisons anciennes.
Charleston. Quartier français

Quartier français : restaurant français!
¨ Plantation de thé « Charleston Tea Plantation », l’unique plantation de thé en Amérique du Nord semble-t-il. Boutique et film pour expliquer, balade dans un ancien tramway à travers la propriété. Très intéressant.
Fleur de thé
Machine à cueillir le thé¨ Musée des Patriotes (Patriots Point) avec son impressionnant porte-avions Yorktown, son vieux sous-marin et sa reconstitution d’un camp au Vietnam.
Yorktown
Intérieur sous-marin
Le (vieux!) sous-marin et le Yorktown en arrière-plan
Camp vietnamien¨ Plantation McLeod – probablement pas la plus glamour de la région mais néanmoins très agréable et moitié moins cher. Notre guide était très bavarde – à bon escient – et la visite a duré près de trois heures au lieu d’une heure trente.
Propriété McLeod
Maisons d'esclaves- Logement : c’était le week-end et Charleston est une ville chère, nous avions réservé, par prudence, au Quality Inn sur Savannah Higway. Toujours dans le groupe Choice mais là c’est plutôt du niveau EcoloLodge. A proscrire. - Repas : 1. Red Lobster pour déguster du crabe et 2. Ruby Tuesday. 8. Nous quittons la côte pour aller vers l’Ouest, avec un premier arrêt à COLUMBIA. Shopping dans Main Street puis balade dans le quartier historique parmi les anciennes propriétés dont les jardins sont ouverts au public. Superbes.
Main Street Columbia
Jardins ouverts au public

¨ Logement : Comfort Inn sur Bush River. Pas de coupon car nous sommes le week-end mais nous aimons décidément bien cette enseigne. Le coin piscine à l’extérieur est très appréciable (il faisait 27° à ce moment-là…) ¨ Repas : Buffet brunch en terrasse à Michael’s cafe sur Main Street. Font aussi les prix senior. Dîners fast food : Zaxby’s (poulet) et Schlotzsky’s – prix senior.
Escale à Naples (journée complète) English translation pending
Pour ceux qui ont déjà "tout vu" à Naples, il existe cette année une nouvelle sortie les dimanches et jours fériés (du 22 mai au 30 octobre) pour aller visiter le site de Cumes (à l'ouest de la ville), en partant en train de Montesanto, le tout pour 6 euros par personne.
Le dimanche, à 11 h 30, il est possible d'avoir en sus, une visite guidée payante (5 euros par personne)
http://www.coopculture.it/events.cfm?id=463
http://multimedia.coopculture.it/pdf/coopculturae_id_evento_463_1940.pdf
Le dimanche, à 11 h 30, il est possible d'avoir en sus, une visite guidée payante (5 euros par personne)
http://www.coopculture.it/events.cfm?id=463
http://multimedia.coopculture.it/pdf/coopculturae_id_evento_463_1940.pdf
Voyage dans les Rocheuses canadiennes English translation pending
Bonsoir à tous,
Je suis une novice sur VoyageForum et je recherche des contacts pour préparer au mieux notre prochaine aventure dans les rocheuses.
Nous serons avec mes trois hommes, mari et deux ados du 25 Juillet au 5 Août à Calgary pour notre prochaine aventure randos. La randonnée, c'est notre passion !
Nous aimerions voir les lacs entre Banff et Jasper. D'après mes recherches, il y en a pas mal.
Quels sont vraiment les plus intéressants ? J'ai déjà repéré le lac Louise, Moraine, Payto et Maligne. Ce que nous aimerions savoir c'est combien de temps nous devons compter pour chaque lac tout en sachant que nous serons les trois 1ères nuits sur Canmore et ensuite les 4 prochaines sur Hinton près de Jasper. Ensuite, nous filons sur Whistler et Vancouver.
Ah ! oui.. C'est en parcourant les aventures de Grismotte et Krikri que j'ai découvert VoyageForum.
J'habite en Allemagne et ici, je n'arrive pas à trouvé de carte précises concernant cette partie des rocheuses. Même sur google map, je n'ai rien trouvé de vraiment précis. En espérant que certains d'entre vous pourrons m'aider avec des tuyaux et conseils. Merci d'avance !!
Sidonie
J'habite en Allemagne et ici, je n'arrive pas à trouvé de carte précises concernant cette partie des rocheuses. Même sur google map, je n'ai rien trouvé de vraiment précis. En espérant que certains d'entre vous pourrons m'aider avec des tuyaux et conseils. Merci d'avance !!
Sidonie
La souris en Croatie: une semaine entre Zadar et Split English translation pending
Nous voici en Croatie pour la semaine !
Départ de Beauvais pour 46€ AR. Nous sommes arrivés mercredi à Zadar, vers 22h. Appart-hôtel près de la gare routière, on prend donc la navette bus et on galère un peu à trouver (on n'avait pas compris que le nom de la rue c'était en fait tout un petit quartier). Studio propre et correct, pour 26€/nuit, rien à dire !
Le jeudi nous prenons le bus de 13h en direction de Split, c'est celui qui met moins de temps (2h30, contre 3h-3h30 pour les autres qui longent la côte). On arrive 1h30 avant pour acheter les billets et on mange des cevap en attendant. Un peu de stress car pas de toilettes dans le bus, alors je bois quasiment pas, et ça ira 😛
On arrive à Split vers 15h30 et on flâne un peu avant d'arriver à l'appart, situé à 10 mn hors du centre (nous n'aimons pas loger en plein centre d'une ville touristique et animée).
C'est vraiment très joli ! La promenade du bord de mer, après le port des ferrys, est magnifique ! Ici tout sent l'histoire !


Le temps de trouver l'appart, discuter un peu, se rafraîchir, on ressort vers 17h, il fait meilleur (un peu trop chaud pour nous avant). On se balade, notamment dans le palais de Dioclétien, c'est vraiment joli et intéressant ! Mais il y a des touristes partout et peu de locaux, dommage... Pas mal de petites boutiques mais surtout à destination des touristes. On se balade jusqu'au coucher de soleil où on revient sur le front de mer.



Ensuite vient la galère de trouver un resto qui ne soit pas un attrape-touriste, et là... Malheureusement Split n'est pas si donné, les restos ne sont pas du tout adaptés aux salaires locaux, il faut compter 10-12€ pour des pâtes ou une pizzas, soit limite plus cher qu'en Italie, sauf qu'ici les salaires tournent autour de 400€ ! On finit par trouver un petit resto moins touristiques, on prend pâtes et pizzas à 8€ chacun. C'est bon sans être extraordinaire on va dire.
On refait un tour de nuit, c'est vraiment très beau !



Nous rentrons vers 00h30.
Donc selon mes impressions la ville est jolie est intéressante d'un point de vue historique, mais a perdu de son authenticité à cause de tourisme du masse, les prix sont en adéquation malheureusement, ce qui n'est d'ailleurs pas pareil partout (à Prague on mange moins cher, à Séville idem, et même en Italie on trouve moins cher !) et dès qu'on sort des quelques rues du centre il n'y a plus grand-chose. Donc dommage de ce coté-là, on n'aime pas trop les villes dénaturées par le tourisme. Et beaucoup de jeunes étudiants américains ou britanniques venus se bourrer la guerre (l'alcool reste bon marché !)
Mais une ville à voir car jolie et intéressante !
Nous avons plus ou moins fait tout le tour du centre, il nous reste à voir l'intérieur des églises, musées, grimper sur la colline de Marjan.
Départ de Beauvais pour 46€ AR. Nous sommes arrivés mercredi à Zadar, vers 22h. Appart-hôtel près de la gare routière, on prend donc la navette bus et on galère un peu à trouver (on n'avait pas compris que le nom de la rue c'était en fait tout un petit quartier). Studio propre et correct, pour 26€/nuit, rien à dire !
Le jeudi nous prenons le bus de 13h en direction de Split, c'est celui qui met moins de temps (2h30, contre 3h-3h30 pour les autres qui longent la côte). On arrive 1h30 avant pour acheter les billets et on mange des cevap en attendant. Un peu de stress car pas de toilettes dans le bus, alors je bois quasiment pas, et ça ira 😛
On arrive à Split vers 15h30 et on flâne un peu avant d'arriver à l'appart, situé à 10 mn hors du centre (nous n'aimons pas loger en plein centre d'une ville touristique et animée).
C'est vraiment très joli ! La promenade du bord de mer, après le port des ferrys, est magnifique ! Ici tout sent l'histoire !


Le temps de trouver l'appart, discuter un peu, se rafraîchir, on ressort vers 17h, il fait meilleur (un peu trop chaud pour nous avant). On se balade, notamment dans le palais de Dioclétien, c'est vraiment joli et intéressant ! Mais il y a des touristes partout et peu de locaux, dommage... Pas mal de petites boutiques mais surtout à destination des touristes. On se balade jusqu'au coucher de soleil où on revient sur le front de mer.



Ensuite vient la galère de trouver un resto qui ne soit pas un attrape-touriste, et là... Malheureusement Split n'est pas si donné, les restos ne sont pas du tout adaptés aux salaires locaux, il faut compter 10-12€ pour des pâtes ou une pizzas, soit limite plus cher qu'en Italie, sauf qu'ici les salaires tournent autour de 400€ ! On finit par trouver un petit resto moins touristiques, on prend pâtes et pizzas à 8€ chacun. C'est bon sans être extraordinaire on va dire.
On refait un tour de nuit, c'est vraiment très beau !



Nous rentrons vers 00h30.
Donc selon mes impressions la ville est jolie est intéressante d'un point de vue historique, mais a perdu de son authenticité à cause de tourisme du masse, les prix sont en adéquation malheureusement, ce qui n'est d'ailleurs pas pareil partout (à Prague on mange moins cher, à Séville idem, et même en Italie on trouve moins cher !) et dès qu'on sort des quelques rues du centre il n'y a plus grand-chose. Donc dommage de ce coté-là, on n'aime pas trop les villes dénaturées par le tourisme. Et beaucoup de jeunes étudiants américains ou britanniques venus se bourrer la guerre (l'alcool reste bon marché !)
Mais une ville à voir car jolie et intéressante !
Nous avons plus ou moins fait tout le tour du centre, il nous reste à voir l'intérieur des églises, musées, grimper sur la colline de Marjan.
De New York à Montréal par la côte! English translation pending
Bonjour
Après la lecture de beaucoup de carnet de voyage , cela m'a donné envi de partager le mien avec vous
Notre dernier voyage date un petit peu , c'était en juillet 2009 , mais il n'est jamais trop tard pour bien faire 😉
nous somme donc parti 3 semaines , à 5 , avec trois enfant qui avaient à l"époque 13, 11 et 7 ans , de New York à Montréal en longeant la cote Est , avant de remonter en Gaspésie pour redescendre le long du st Laurent
Jour/1
arrivée en fin d'après midi , après une escale à Montréal et un long vol entre Montréal et New york à cause d'un gros orage
vu l'heure on c'est payé le taxi jusqu'a l'hôtel
le New Yorker sur la 8ème avenue , très sympa , mais assez cher , le plus cher de tout notre voyage 1200$ pour 3 jours pour les deux chambres
le temps d'aller manger , plus la fatigue de la journée , le décalage horaire , on a pas vraiment trainé direct au lit pour reprendre des forces pour le lendemain
jour/2
petit déjeuné typiquement américain à l'hôtel , une première pour les enfants
puis métro jusque au cartier de Wal street puis jusqu'au port historique


on a mangé sur place , un petit centre commercial avec boutiques de souvenir et petit resto , les enfant on adoré
puis métro à nouveau direction le Zoo du Bronkx

ballade sympa qui permet de voir la ville dans des cartiers moins touristiques une fois que le métro devient aérien
souvenir mitigé du Zoo , très grand , mais finalement avec assez peu d'animaux à voir mais promenade agréable quand même
retour à l'hôtel pour une petite pose et un couché de soleil vu de la chambre

Direction Time Square pour passer la soirée et essayer de faire quelques photos typiques ;)



Jour /3
comme promis aux garçons visite du port avion Intrepid



puis marche à pied à travers les rues jusqu'a Central parc pour y passer l'après midi un bon moyen de découvrir la ville un peu au hasard




direction ensuite le sud de Mahattan pour prendre le ferry vers Staten island aller retour , pour voir la statue de la liberté d'assez près

pose sur le bateau avec une belle lumière du soir , tout le monde a l'air encore en pleine forme !

Notre dernier voyage date un petit peu , c'était en juillet 2009 , mais il n'est jamais trop tard pour bien faire 😉
nous somme donc parti 3 semaines , à 5 , avec trois enfant qui avaient à l"époque 13, 11 et 7 ans , de New York à Montréal en longeant la cote Est , avant de remonter en Gaspésie pour redescendre le long du st Laurent
Jour/1
arrivée en fin d'après midi , après une escale à Montréal et un long vol entre Montréal et New york à cause d'un gros orage
vu l'heure on c'est payé le taxi jusqu'a l'hôtelle New Yorker sur la 8ème avenue , très sympa , mais assez cher , le plus cher de tout notre voyage 1200$ pour 3 jours pour les deux chambres
le temps d'aller manger , plus la fatigue de la journée , le décalage horaire , on a pas vraiment trainé direct au lit pour reprendre des forces pour le lendemain
jour/2
petit déjeuné typiquement américain à l'hôtel , une première pour les enfants

puis métro jusque au cartier de Wal street puis jusqu'au port historique

on a mangé sur place , un petit centre commercial avec boutiques de souvenir et petit resto , les enfant on adoré
puis métro à nouveau direction le Zoo du Bronkx

ballade sympa qui permet de voir la ville dans des cartiers moins touristiques une fois que le métro devient aérien
souvenir mitigé du Zoo , très grand , mais finalement avec assez peu d'animaux à voir mais promenade agréable quand même
retour à l'hôtel pour une petite pose et un couché de soleil vu de la chambre

Direction Time Square pour passer la soirée et essayer de faire quelques photos typiques ;)



Jour /3
comme promis aux garçons visite du port avion Intrepid



puis marche à pied à travers les rues jusqu'a Central parc pour y passer l'après midi un bon moyen de découvrir la ville un peu au hasard




direction ensuite le sud de Mahattan pour prendre le ferry vers Staten island aller retour , pour voir la statue de la liberté d'assez près

pose sur le bateau avec une belle lumière du soir , tout le monde a l'air encore en pleine forme !

Une semaine en Croatie: de Split à Dubrovnik en ferry English translation pending
Dobar dan
Je me lance pour écrire ce carnet de voyages -mon premier sur voyageforum malgré plusieurs années de présence- ayant eu un véritable coup de cœur pour ce superbe pays qu’est la Croatie !
Pour être plus précis je me suis concentré sur la partie sud de la Dalmatie, entre Split et Dubrovnik. Ne disposant que d’une semaine mais voulant voir un maximum de choses, j’ai décidé de rallier les 2 villes en faisant étapes sur 2 îles : Hvar et Korcula. Ne voulant louer ni voiture ni scooter, les visites se feront à pied, en kayak ou en vélo. Les déplacements en bus et ferry.
Arrivée à Split J’arrive vers 18h à l’auberge de jeunesse que j’avais réservée pour les 3 premières nuits. J’ai bien fait car elle est pleine ! Après avoir posé mon sac je pars à la découverte de la vieille ville au crépuscule. Les petites ruelles de pierre regorgent de bars et restaurants cachés dans des recoins. Je bois un thé assis sur les marches du péristyle tout en écoutant le guitariste proposé ce soir par le bar du coin.
Le front de mer et ses immenses terrasses est lui très animé malgré un vent froid persistant. Il y a une scène au milieu de la promenade ou quatre demoiselles en tenue traditionnelle entonnent des chants croates.
Voilà pour un premier contact. La vie nocturne me paraît dense, animée autant par les habitants de la ville que par des touristes assez nombreux.
Le soleil se couche sur Split
Les ruelles du centre historique

La cathédrale

Le péristyle by night, assez calme en raison du froid

Je me lance pour écrire ce carnet de voyages -mon premier sur voyageforum malgré plusieurs années de présence- ayant eu un véritable coup de cœur pour ce superbe pays qu’est la Croatie !
Pour être plus précis je me suis concentré sur la partie sud de la Dalmatie, entre Split et Dubrovnik. Ne disposant que d’une semaine mais voulant voir un maximum de choses, j’ai décidé de rallier les 2 villes en faisant étapes sur 2 îles : Hvar et Korcula. Ne voulant louer ni voiture ni scooter, les visites se feront à pied, en kayak ou en vélo. Les déplacements en bus et ferry.
Arrivée à Split J’arrive vers 18h à l’auberge de jeunesse que j’avais réservée pour les 3 premières nuits. J’ai bien fait car elle est pleine ! Après avoir posé mon sac je pars à la découverte de la vieille ville au crépuscule. Les petites ruelles de pierre regorgent de bars et restaurants cachés dans des recoins. Je bois un thé assis sur les marches du péristyle tout en écoutant le guitariste proposé ce soir par le bar du coin.
Le front de mer et ses immenses terrasses est lui très animé malgré un vent froid persistant. Il y a une scène au milieu de la promenade ou quatre demoiselles en tenue traditionnelle entonnent des chants croates.
Voilà pour un premier contact. La vie nocturne me paraît dense, animée autant par les habitants de la ville que par des touristes assez nombreux.
Le soleil se couche sur Split

Les ruelles du centre historique

La cathédrale

Le péristyle by night, assez calme en raison du froid

Doha - Hong Kong - Bali English translation pending
Hello,
Je rentre tout juste...
Quitter le sable et la poussière de Doha pour arpenter les ruelles et les passerelles au pied des tours de Hong Kong, pour flâner dans les rizières, visiter les temples indouhistes, profiter des eaux cristallines et de la végétation luxuriante à Bali. Pas de programme, juste des envies. Voici quelques mots et photos de ce petit périple asiatique et familial.
15/04/16
Vol de nuit. Le taxi vient nous chercher à 23h30 sous une pluie battante. La dernière fois qu’il a plu à Doha, les routes étaient inondées et l’aéroport avait pris l’eau. Le taxi nous dépose. Le chauffeur pakistanais offre aux garçons un ballon de football qui traînait au fond du coffre. 7h30 de vol, nous arrivons à Hong Kong. Le ciel est gris. Nous indiquons au chauffeur le nom de l’hôtel miteux que nous avons réservé au plus bas prix. Le chauffeur nous indique que notre chambre se trouve dans un quartier mal famé.

Il nous dépose devant la tour Chungking Mansions. L’édifice est un building délabré. Le rez-de-chaussée est occupé par des centaines de marchands indiens et pakis qui vendent de multiples marchandises. De ce marché couvert, on accède à des ascenseurs sordides menant soit aux étages pairs, soit aux étages impairs. Au pied de ces ascenseurs, un homme a pour tâche de réguler les files d’attentes et de surveiller sur l’écran de contrôle le comportement des utilisateurs. Évidemment, je me plante et dois emprunter l’escalier de service pour accéder à la réception de l’hôtel convoité. Après avoir enjambé des oiseaux morts, des souris, des cotons tiges et d’autres objets dont je ne ferai pas l’inventaire, je me présente à un guichet. Le jeune homme m’envoie vers un autre ascenseur s’ouvrant au 16ème étage. La chambre est minuscule, les valises doivent être posées sur les lits afin de pouvoir entrer. D’ailleurs, tout est minuscule, l’espace est maximisé si bien que même dans les couloirs, on ne peut pas passer avec les bagages. Il faut faire d’abord passer la valise…



Cet hôtel qui n’en porte que le nom, est cependant idéalement situé. La rue est animée, bruyante, il y a du monde partout.



Direction le waterfront avec ses buildings que l’on devine à peine, tant la brume est épaisse.











Je rentre tout juste...
Quitter le sable et la poussière de Doha pour arpenter les ruelles et les passerelles au pied des tours de Hong Kong, pour flâner dans les rizières, visiter les temples indouhistes, profiter des eaux cristallines et de la végétation luxuriante à Bali. Pas de programme, juste des envies. Voici quelques mots et photos de ce petit périple asiatique et familial.
15/04/16
Vol de nuit. Le taxi vient nous chercher à 23h30 sous une pluie battante. La dernière fois qu’il a plu à Doha, les routes étaient inondées et l’aéroport avait pris l’eau. Le taxi nous dépose. Le chauffeur pakistanais offre aux garçons un ballon de football qui traînait au fond du coffre. 7h30 de vol, nous arrivons à Hong Kong. Le ciel est gris. Nous indiquons au chauffeur le nom de l’hôtel miteux que nous avons réservé au plus bas prix. Le chauffeur nous indique que notre chambre se trouve dans un quartier mal famé.

Il nous dépose devant la tour Chungking Mansions. L’édifice est un building délabré. Le rez-de-chaussée est occupé par des centaines de marchands indiens et pakis qui vendent de multiples marchandises. De ce marché couvert, on accède à des ascenseurs sordides menant soit aux étages pairs, soit aux étages impairs. Au pied de ces ascenseurs, un homme a pour tâche de réguler les files d’attentes et de surveiller sur l’écran de contrôle le comportement des utilisateurs. Évidemment, je me plante et dois emprunter l’escalier de service pour accéder à la réception de l’hôtel convoité. Après avoir enjambé des oiseaux morts, des souris, des cotons tiges et d’autres objets dont je ne ferai pas l’inventaire, je me présente à un guichet. Le jeune homme m’envoie vers un autre ascenseur s’ouvrant au 16ème étage. La chambre est minuscule, les valises doivent être posées sur les lits afin de pouvoir entrer. D’ailleurs, tout est minuscule, l’espace est maximisé si bien que même dans les couloirs, on ne peut pas passer avec les bagages. Il faut faire d’abord passer la valise…



Cet hôtel qui n’en porte que le nom, est cependant idéalement situé. La rue est animée, bruyante, il y a du monde partout.



Direction le waterfront avec ses buildings que l’on devine à peine, tant la brume est épaisse.











Escale à Shanghai-Pudong: prendre Maglev et métro ligne 2 English translation pending
bonjour a tous . ayant escale de 7 heures a shanghai. je desire prendre maglev et le metro sur la ligne 2.ma question est ou je debarque sur cette ligne pour shooping et voir le plus de choses.
je ne changerai pas de ligne ni de station. donc le moins complique possible. achat de cell en chine, est ce good deal? peut etre visiter jing an temple aussi merci a tous
Retour sur quatre jours à Lisbonne, en avril 2016 English translation pending
Bonjour à tous,
Nous étions à la recherche d'une destination à moins de 3h d'avion, où passer quelques jours pendant les vacances d'avril. Lisbonne s'est imposée assez rapidement : ville ni trop grande, ni trop petite, et vols Easyjet très abordables au départ de Nice .... Nous y avons passé quatre jours pleins en famille avec nos filles de 15 et 17 ans.
Pour le logement, nous sommes passés par Booking pour louer un appartement dans le quartier du Chiado .
Petit inconvénient du vol EasyJet, l'horaire tardif. Nous devions atterrir à presque 23 h, heure locale (Au Portugal, il y a une heure d'avance car eux ne trichent pas sur leur fuseau horaire) mais l'avion est parti avec une demi-heure de retard. Cela nous a fait atterrir un peu avant minuit. J’avais lu, notamment sur des guides que les taxistes lisboètes n'ont pas toujours bonne réputation. Là, franchement, rien à dire ! Un policier dispatchait les clients en fonction de la taille des taxis qui se présentaient. J'ai demandé le prix avant de monter, le taxiste m'a répondu que ce serait 19, 20 €, prix correct, je pense, vu l'heure. Il nous a même fait une petite présentation de la ville dans un anglais du même niveau que le mien (vous avez compris 😉).
Il faut compter 20 min pour le centre ville. Cela étant dit, à cette heure là, pas de bouchons évidemment et de plus, notre chauffeur devait être un ancien coureur de formule 1.
Le propriétaire de l'appartement, nous attendait avec le sourire malgré l'heure tardive. Très bel appartement de deux chambres exactement comme sur les photos et qui s'est avéré très bien situé.
Avant de détailler nos quatre jours sur place (3 à Lisbonne et un à Sintra), je donne le lien vers la version complète avec les infos pratiques sur les transports et les quartiers touristiques : www.deparlemonde.com/nos-voyages/lisbonne/
J1 : Le centre historique Première étape de la journée, passer à la station de métro Rossio pour y acheter une carte Viagem avec un Pass 24 h. Il y a des distributeurs et ils sont assez faciles d'utilisation. Le Pass permet de prendre tous les transports pendant 24 h, à partir de la première heure de son activation et est intéressant si on veut prendre un ascenseur ou un funiculaire. Notre logeur nous ayant fourni des cartes (elles coûtent seulement 50 centimes de toute façon), nous n'avons eu qu'à les charger.
Nous allons ensuite à la place Martim Moniz pour prendre le mythique tram 28. L'arrêt se repère facilement, il suffit de chercher un attroupement de touristes. J'avais lu plusieurs fois qu'il valait mieux le prendre au terminus mais on ne doit pas être les seuls à avoir lu le conseil. Finalement l'attente a été raisonnable (surtout par rapport à ce que nous connaitrons le lendemain ... ) et nous sommes montés dans le deuxième tram avec moins de 20 min d'attente. Les tramways sont indissociables de l'image de Lisbonne qu'ils sillonnent depuis plus d'un siècle. Les touristes adorent le tram 28, les pickpockets adorent les poches des touristes, bref, vous avez compris : PRUDENCE !

Nous étions à la recherche d'une destination à moins de 3h d'avion, où passer quelques jours pendant les vacances d'avril. Lisbonne s'est imposée assez rapidement : ville ni trop grande, ni trop petite, et vols Easyjet très abordables au départ de Nice .... Nous y avons passé quatre jours pleins en famille avec nos filles de 15 et 17 ans.
Pour le logement, nous sommes passés par Booking pour louer un appartement dans le quartier du Chiado .
Petit inconvénient du vol EasyJet, l'horaire tardif. Nous devions atterrir à presque 23 h, heure locale (Au Portugal, il y a une heure d'avance car eux ne trichent pas sur leur fuseau horaire) mais l'avion est parti avec une demi-heure de retard. Cela nous a fait atterrir un peu avant minuit. J’avais lu, notamment sur des guides que les taxistes lisboètes n'ont pas toujours bonne réputation. Là, franchement, rien à dire ! Un policier dispatchait les clients en fonction de la taille des taxis qui se présentaient. J'ai demandé le prix avant de monter, le taxiste m'a répondu que ce serait 19, 20 €, prix correct, je pense, vu l'heure. Il nous a même fait une petite présentation de la ville dans un anglais du même niveau que le mien (vous avez compris 😉).
Il faut compter 20 min pour le centre ville. Cela étant dit, à cette heure là, pas de bouchons évidemment et de plus, notre chauffeur devait être un ancien coureur de formule 1.
Le propriétaire de l'appartement, nous attendait avec le sourire malgré l'heure tardive. Très bel appartement de deux chambres exactement comme sur les photos et qui s'est avéré très bien situé.
Avant de détailler nos quatre jours sur place (3 à Lisbonne et un à Sintra), je donne le lien vers la version complète avec les infos pratiques sur les transports et les quartiers touristiques : www.deparlemonde.com/nos-voyages/lisbonne/
J1 : Le centre historique Première étape de la journée, passer à la station de métro Rossio pour y acheter une carte Viagem avec un Pass 24 h. Il y a des distributeurs et ils sont assez faciles d'utilisation. Le Pass permet de prendre tous les transports pendant 24 h, à partir de la première heure de son activation et est intéressant si on veut prendre un ascenseur ou un funiculaire. Notre logeur nous ayant fourni des cartes (elles coûtent seulement 50 centimes de toute façon), nous n'avons eu qu'à les charger.

Nous allons ensuite à la place Martim Moniz pour prendre le mythique tram 28. L'arrêt se repère facilement, il suffit de chercher un attroupement de touristes. J'avais lu plusieurs fois qu'il valait mieux le prendre au terminus mais on ne doit pas être les seuls à avoir lu le conseil. Finalement l'attente a été raisonnable (surtout par rapport à ce que nous connaitrons le lendemain ... ) et nous sommes montés dans le deuxième tram avec moins de 20 min d'attente. Les tramways sont indissociables de l'image de Lisbonne qu'ils sillonnent depuis plus d'un siècle. Les touristes adorent le tram 28, les pickpockets adorent les poches des touristes, bref, vous avez compris : PRUDENCE !

Nord du Gujarat English translation pending
C’est mon troisième voyage au Gujarat, un état encore peu visité par les touristes occidentaux (ce qui n’est pas le cas des touristes indiens de plus en plus nombreux suite aux campagnes de publicité avec Amitabh Bhachhan …) mais mon premier carnet.
Une longue introduction sans photos dans ce premier post pour expliciter mes choix d’arrêts, les endroits quelquefois improbables dont je vais vous parler, ma façon de voyager, avec une voiture et un chauffeur.
Cette année, je repasse dans certains endroits parce qu’il m’est impossible de ne pas montrer à une des amies qui m’accompagne pour la première fois les puits d’Adalaj et de Patan, le temple de Modhera, le … et que ni l’une ni l’autre ne connaissent le grand Rann. Qu’importe, je peux retourner et retourner dans les mêmes endroits sans me lasser, ceux qui ont lu certains de mes posts le savent.
Pour avoir quand même des nouveautés à me mettre devant les yeux un peu tous les jours, j’ai exploré le web de fond en comble et lu et relu le guide Gujarat en anglais, un indispensable pour cet état (Gujarat, d’Anjali Desai, India Guide publications, disponible dans les tous les hôtels gouvernementaux du Gujarat qui ont tous un petit rayon librairie avec un beau choix d’ouvrages sur l’Etat). Bref, j’avais prévu un superbe voyage, varié, avec des monuments, de la nature, de l’artisanat et nous n’avons pas été déçus …
Comme d’habitude, voyage court, car je profite des vacances scolaires de février et je n’ai que 2 semaines ! Pas envie, malgré ma passion pour l’Inde de partir l’été, où j’aurais le temps de traîner un peu plus, mais la mousson ne m’emballe pas, même si la mousson doit être un moment à vivre. Peut-être un jour … On aura d’Ahmedadabad à Delhi, une voiture avec un chauffeur extra, Malkit, que je connais depuis des années, pour être flexibles, rapides, efficaces et voir des endroits improbables difficilement atteignables en transport en commun ! C’est confortable, je ne vais pas le nier. Ce sera mon 11ème voyage avec Malkit, qui vit à Delhi. Il est parti deux jours plus tôt pour nous récupérer à l’aéroport d’Ahmedabad. On va se limiter au nord de l’état pour ne pas faire trop de kilomètres. Il y a des merveilles partout, alors, pas la peine de courir dans tous les sens (même si pour certaine, je cours … , n’est-ce pas Parvat !), mais je n’ai que 14 jours sur place…
Départ le jeudi 12 après le boulot pour Paris, nuit dans un hôtel vers l’aéroport et vol Air France de 10 h 40 trouvé à bon prix il y a quelques mois. Nous arrivons à 23 h 30 heure locale à Delhi et faisons la queue pour récupérer notre e-visa. Un peu long, car on a l’impression que c’est la relève des douaniers (les bureaux se vident, d’autres personnes arrivent, s’installent tranquillement derrière les ordis et les machines pour les empreintes marchent quand elles veulent. Un scan des 4 doigts de la main gauche, un autre pour ceux de la main droite, un troisième scan pour les deux pouces, une photo de notre tronche, un tampon sur le passeport et c’est parti. Le système de Visa on arrival, pour qui reste moins d’un mois est beaucoup plus simple et plus économique que VFS.
Pour gagner du temps, nous avons réservé un vol domestique pour Ahmedabad à 6 h 50 du terminal 1, où je sais que nous ne pourrons rentrer que vers 3 ou 4 heures, alors on se trouve un petit coin avant la sortie définitive pour patienter et boire un premier chaï. Navette toutes les 20 mn pour le terminal 1, 10 à 15 mn de route dans un bus pourri, les formalités d’enregistrement et de dépose des bagages et nous voici attablés à 4 h du matin devant un masala dosa dans la zone des restos au premier étage. Ca pique, mais qu’est-ce que c’est bon !
Impossible de fermer un œil dans le long courrier, pas plus sur les fauteuils de l’aéroport ou dans le vol domestique. La journée va être dure …
A 8 h 30, nous retrouvons notre chauffeur devant l’aéroport d’Ahmedabad et c’est parti pour une journée de fous. Nous ne restons qu’une journée à Ahmedabad, et j’ai prévu un programme un peu chargé après une nuit blanche mais cela nous ne nous en rendrons compte qu’après...
La circulation est encore fluide et nous partons directement pour le puits d’Adalaj, situé à une grosse dizaine de km de là. Il est un peu tôt et la lumière n’est pas top, le puits est encore bien à l’ombre mais qu’importe, cela ne va gâcher notre plaisir. C’est ma troisième visite d’Adalaj mais c’est pas grave, j’adore les puits indiens, je suis même folle des puits indiens et Malkit m’appelle Chrisbaori, c’est dire. Il y a les énormes, les petits, les sculptés, les non sculptés, les sales, les propres, les classiques, les plus originaux, les vides, les pleins d’eau ou presque pleins … Vous allez en voir des puits si vous suivez ce carnet.



Les deux dernières photos, plus ensoleillées datent de 2013. Mieux vaut voir ce puits l'après-midi ...



Les deux dernières photos, plus ensoleillées datent de 2013. Mieux vaut voir ce puits l'après-midi ...
SAV fantôme Gotogate English translation pending
tout d'abord bonjour 🙂
Merci de ne pas me juger sur l'énorme erreur que j'ai faite, celle de passer par une agence en ligne pour réserver mon billet, surtout que je pense être tombé sur l'une des pires pour le coup.
Je suis parti le 21 janvier pour le Chili, en ayant en réserve mon billet retour pour le 21 avril. quelques jours plus tard gotogate m'envoie un mail pour me prévenir que mon vol retour a été supprimé. ils m'en proposent un autre dans le même message, et me demandent de confirmer par retour de mail. je confirme par retour de mail, puis... plus rien. pas de nouveaux billets, pas de réponse mis à part un bref ''désolé pour le délai plus long que prévu'' généré automatiquement.
Je les relance à plusieurs reprises, mais toujours rien, même après un mois. Il y a une semaine je décide alors de jouer une de mes cartes, qui est l'assurance modification que j'ai prise pour 100 euros de plus lors de ma réservation. Ah oui mais forcement cette assurance fonctionne par mail, et... Pas de réponse a nouveau. Je les relance tous les jours, rien. J'en viens même à leur envoyer un message en caps lock, une pratique que je déteste au plus haut point. je remplis à nouveau un formulaire billet flexible il y a 2 jours, cette fois même pas de message d'excuse automatique en réponse.
Avant d'acheter un nouveau billet avec le quart de mon budget tourisme et de me préparer psychologiquement à perdre mon temps pour traîner l'affaire en justice, j'aimerai savoir s'il y a un moyen de les contacter pour régler ce soucis pour le moins inacceptable, ou n'importe quoi qui puisse me permettre de retrouver mon billet.
Merci de votre aide 🙂
Une victime (de plus) de gotogate
Merci de ne pas me juger sur l'énorme erreur que j'ai faite, celle de passer par une agence en ligne pour réserver mon billet, surtout que je pense être tombé sur l'une des pires pour le coup.
Je suis parti le 21 janvier pour le Chili, en ayant en réserve mon billet retour pour le 21 avril. quelques jours plus tard gotogate m'envoie un mail pour me prévenir que mon vol retour a été supprimé. ils m'en proposent un autre dans le même message, et me demandent de confirmer par retour de mail. je confirme par retour de mail, puis... plus rien. pas de nouveaux billets, pas de réponse mis à part un bref ''désolé pour le délai plus long que prévu'' généré automatiquement.
Je les relance à plusieurs reprises, mais toujours rien, même après un mois. Il y a une semaine je décide alors de jouer une de mes cartes, qui est l'assurance modification que j'ai prise pour 100 euros de plus lors de ma réservation. Ah oui mais forcement cette assurance fonctionne par mail, et... Pas de réponse a nouveau. Je les relance tous les jours, rien. J'en viens même à leur envoyer un message en caps lock, une pratique que je déteste au plus haut point. je remplis à nouveau un formulaire billet flexible il y a 2 jours, cette fois même pas de message d'excuse automatique en réponse.
Avant d'acheter un nouveau billet avec le quart de mon budget tourisme et de me préparer psychologiquement à perdre mon temps pour traîner l'affaire en justice, j'aimerai savoir s'il y a un moyen de les contacter pour régler ce soucis pour le moins inacceptable, ou n'importe quoi qui puisse me permettre de retrouver mon billet.
Merci de votre aide 🙂
Une victime (de plus) de gotogate
Petit tour à vélo en Europe English translation pending
Bonjour ,
J'effectue un voyage à velo depuis fin juin jusqu'au 12 aout Depart Anvers -Hollande ( partie Est mais que voir ? ) - Groninguen-Breme-Hambourg-Copenhague-Karlskrona ( traversée en ferry pour Gdansk)
Gdansk-Bialystock-Kracovie-Wroclaw puis retour en avion à Bruxelles .
J'aurais voulu avoir des conseils quoi visiter ? , Petit detour , Ne pas louper ....
N.B : En pologne je pense faire un peu de train pour gagner du temps ...
Merci Bien
J'effectue un voyage à velo depuis fin juin jusqu'au 12 aout Depart Anvers -Hollande ( partie Est mais que voir ? ) - Groninguen-Breme-Hambourg-Copenhague-Karlskrona ( traversée en ferry pour Gdansk)
Gdansk-Bialystock-Kracovie-Wroclaw puis retour en avion à Bruxelles .
J'aurais voulu avoir des conseils quoi visiter ? , Petit detour , Ne pas louper ....
N.B : En pologne je pense faire un peu de train pour gagner du temps ...
Merci Bien
Parcours à Hawaï English translation pending
Bonjour à tous,
Après avoir longuement travaillé sur notre projet, je souhaiterai avoir votre avis sur notre futur voyage prévu l'été prochain. 4 semaines à Hawai avec 3 enfants de 8 à 17 ans. Nous avons prévu de visiter les quatre îles principales avec au programme rando, snokerling, un peu de culture quand même et bronzette sur quelques plages mais en évitant si possible la foule...Pour OAHU, notre programme est le suivant : 5 jours répartis de la façon suivante. 1er jour : découverte d'Honolulu 2ème jour : Pearl Harbor et son memorial, quelques galeries d'art puis départ vers le nord. 3ème jour : Haleiwa, Shark's cove et Laniakea beach. 4ème jour : Temple Byodo et Lanikai Beach 5ème jour : wainamalo beach et rando makapuu light house.
J'hésite encore beaucoup sur la rando de Makapuu, que j'ai parfois envie de remplacer par celle de Kaena Point...🤪 Enfin j'hésite également sur l'hébergement entre : 1 jour à Honolulu, 2 jours dans le nord et 2 jours en camping au jardin botanique ou 3 jours à Honolulu et 2 jours en camping au jardin botanique.
Auriez vous des remarques ou des conseils pour faire avancer ma recherche ?
Merci par avance à chacun d'entre vous
Tilsa
Après avoir longuement travaillé sur notre projet, je souhaiterai avoir votre avis sur notre futur voyage prévu l'été prochain. 4 semaines à Hawai avec 3 enfants de 8 à 17 ans. Nous avons prévu de visiter les quatre îles principales avec au programme rando, snokerling, un peu de culture quand même et bronzette sur quelques plages mais en évitant si possible la foule...Pour OAHU, notre programme est le suivant : 5 jours répartis de la façon suivante. 1er jour : découverte d'Honolulu 2ème jour : Pearl Harbor et son memorial, quelques galeries d'art puis départ vers le nord. 3ème jour : Haleiwa, Shark's cove et Laniakea beach. 4ème jour : Temple Byodo et Lanikai Beach 5ème jour : wainamalo beach et rando makapuu light house.
J'hésite encore beaucoup sur la rando de Makapuu, que j'ai parfois envie de remplacer par celle de Kaena Point...🤪 Enfin j'hésite également sur l'hébergement entre : 1 jour à Honolulu, 2 jours dans le nord et 2 jours en camping au jardin botanique ou 3 jours à Honolulu et 2 jours en camping au jardin botanique.
Auriez vous des remarques ou des conseils pour faire avancer ma recherche ?
Merci par avance à chacun d'entre vous
Tilsa
InterRail de 21 jours en Scandinavie en plein hiver English translation pending
Interrail en Scandinavie: 1ère étape Copenhague

Après l'interrail Grèce+Balkans de l'été 2013, nous sommes prêts pour un nouveau voyage de 5000 km en train à travers 11 destinations et 4 pays : Danemark, Suède, Norvège et Finlande pour découvrir la Scandinavie en plein hiver. Ce voyage que nous avons surnommé Scandirail16 commence à l’aube d’un des premiers jours de la nouvelle année avec la première étape d’une série: Copenhague. Le premier jour de voyage s’annonce long : 12 heures et 4 trains si tout va bien et que nous ne ratons aucune correspondance (pour certaines nous avons seulement 5 minutes). Partis de Strasbourg, après quelques minutes nous sommes déjà outre-Rhin et le français n’est plus qu’un souvenir. Notre premier changement aura lieu à Offenburg, petite ville du Baden-Württemberg. Etant pile à l’heure, nous pouvons prendre notre correspondance pour Mannheim sans nous presser, aidés entre autres par le fait qu’en Allemagne les quais de départ des trains sont fixes et donc connus d’avance. Avant même d’avoir le temps de nous installer, le contrôleur de la Deutsche Bahn est déjà là pour nous accueillir, en allemand et semble perplexe lorsque nous lui répondons en anglais (qu’il ne semble pas comprendre). Heureusement l’un de nous se débrouille en allemand et nous réussissons à passer la barrière linguistique. Il est à peine plus de 7 heures et, après une courte nuit, nous commençons à nous endormir quand nous arrivons à Mannheim. Là aussi nous avons peu de temps pour changer de train mais, grâce à la précision allemande, nous pouvons prendre notre correspondance sans devoir courir.
Une fois dans le train pour Hambourg, où nous attend notre dernier train de la journée, nous pouvons nous relaxer, rattraper un peu de sommeil et boire un cappuccino bien chaud en admirant par la fenêtre les paysages enneigés qui défilent.
Vers midi, nous arrivons dans la deuxième ville la plus peuplée d’Allemagne alors qu’une tempête de neige s’abat sur la ville et nous ressentons alors le choc thermique. Cette fois nous avons un peu de temps avant notre correspondance pour Copenhague et profitons de la gare qui ressemble à un centre commercial pour avaler quelque chose de chaud. Il est à peine plus de 13 heures quand notre dernier train arrive, avec une dizaine de minutes de retard (juste pour démentir la précision allemande citée plus haut), avant que nous ne nous transformions en glaçons.
Mais ce retard est vite pardonné par la surprise que nous réserve le premier jour de notre InterRail. Arrivés à Puttgarden, une petite gare du nord de l’Allemagne, notre train s’arrête et on nous annonce une attente de vingt minutes avant de pouvoir… embarquer sur le ferry qui nous emmènera au Danemark.

Embarquer sur un bateau tout en restant confortablement assis dans le train, ça n’arrive pas tous les jours ! Pour des raisons de sécurité nous ne pouvons rester dans le train, qui est maintenant dans la cale, tous les passagers sont donc invités à descendre du train pour se rendre dans le bateau. La traversée dure environ 45 minutes et nos compagnons de voyage en profitent pour grignoter un en-cas et dévaliser les différents duty-free. Nous montons sur le pont et affrontons le vent glacial pour prendre des photos du coucher de soleil sur la mer quand le commandant nous annonce l’arrivée imminente et nous invite à retourner dans le train. Nous arrivons dans la capitale danoise peu avant 19h et déposons nos bagages à l’hôtel, à deux pas de la gare avant de sortir pour un dîner en ville. Nous passons devant le Parc Tivoli, nous longeons Stroget, la rue du shopping au centre-ville et peu après la place Kongens Nytorv nous entrons dans la cour intérieure d’une bâtisse élégante qui doit être fort agréable les soirées d’été. Nous entrons chez Banksia, dans une ambiance hygge comme on dit ici (comprenez relax, avec des bougies, une lumière tamisée et une ambiance chaleureuse) où le chef australien nous invite à découvrir la cuisine et les vins de son pays. Ayant déjà testé les spécialités danoises il y a quelques mois, nous tentons un voyage en Océanie, entre kangourou et soupe de crocodile, le tout très raffiné et délicat.

Rassasiés et réchauffés après cette première longue journée de voyage hivernal vers la Scandinavie, nous rentrons à l’hôtel pour profiter d’un sommeil réparateur avant de poursuivre notre périple en direction de Göteborg, en Suède.

Après l'interrail Grèce+Balkans de l'été 2013, nous sommes prêts pour un nouveau voyage de 5000 km en train à travers 11 destinations et 4 pays : Danemark, Suède, Norvège et Finlande pour découvrir la Scandinavie en plein hiver. Ce voyage que nous avons surnommé Scandirail16 commence à l’aube d’un des premiers jours de la nouvelle année avec la première étape d’une série: Copenhague. Le premier jour de voyage s’annonce long : 12 heures et 4 trains si tout va bien et que nous ne ratons aucune correspondance (pour certaines nous avons seulement 5 minutes). Partis de Strasbourg, après quelques minutes nous sommes déjà outre-Rhin et le français n’est plus qu’un souvenir. Notre premier changement aura lieu à Offenburg, petite ville du Baden-Württemberg. Etant pile à l’heure, nous pouvons prendre notre correspondance pour Mannheim sans nous presser, aidés entre autres par le fait qu’en Allemagne les quais de départ des trains sont fixes et donc connus d’avance. Avant même d’avoir le temps de nous installer, le contrôleur de la Deutsche Bahn est déjà là pour nous accueillir, en allemand et semble perplexe lorsque nous lui répondons en anglais (qu’il ne semble pas comprendre). Heureusement l’un de nous se débrouille en allemand et nous réussissons à passer la barrière linguistique. Il est à peine plus de 7 heures et, après une courte nuit, nous commençons à nous endormir quand nous arrivons à Mannheim. Là aussi nous avons peu de temps pour changer de train mais, grâce à la précision allemande, nous pouvons prendre notre correspondance sans devoir courir.
Une fois dans le train pour Hambourg, où nous attend notre dernier train de la journée, nous pouvons nous relaxer, rattraper un peu de sommeil et boire un cappuccino bien chaud en admirant par la fenêtre les paysages enneigés qui défilent.
Vers midi, nous arrivons dans la deuxième ville la plus peuplée d’Allemagne alors qu’une tempête de neige s’abat sur la ville et nous ressentons alors le choc thermique. Cette fois nous avons un peu de temps avant notre correspondance pour Copenhague et profitons de la gare qui ressemble à un centre commercial pour avaler quelque chose de chaud. Il est à peine plus de 13 heures quand notre dernier train arrive, avec une dizaine de minutes de retard (juste pour démentir la précision allemande citée plus haut), avant que nous ne nous transformions en glaçons.
Mais ce retard est vite pardonné par la surprise que nous réserve le premier jour de notre InterRail. Arrivés à Puttgarden, une petite gare du nord de l’Allemagne, notre train s’arrête et on nous annonce une attente de vingt minutes avant de pouvoir… embarquer sur le ferry qui nous emmènera au Danemark.
Embarquer sur un bateau tout en restant confortablement assis dans le train, ça n’arrive pas tous les jours ! Pour des raisons de sécurité nous ne pouvons rester dans le train, qui est maintenant dans la cale, tous les passagers sont donc invités à descendre du train pour se rendre dans le bateau. La traversée dure environ 45 minutes et nos compagnons de voyage en profitent pour grignoter un en-cas et dévaliser les différents duty-free. Nous montons sur le pont et affrontons le vent glacial pour prendre des photos du coucher de soleil sur la mer quand le commandant nous annonce l’arrivée imminente et nous invite à retourner dans le train. Nous arrivons dans la capitale danoise peu avant 19h et déposons nos bagages à l’hôtel, à deux pas de la gare avant de sortir pour un dîner en ville. Nous passons devant le Parc Tivoli, nous longeons Stroget, la rue du shopping au centre-ville et peu après la place Kongens Nytorv nous entrons dans la cour intérieure d’une bâtisse élégante qui doit être fort agréable les soirées d’été. Nous entrons chez Banksia, dans une ambiance hygge comme on dit ici (comprenez relax, avec des bougies, une lumière tamisée et une ambiance chaleureuse) où le chef australien nous invite à découvrir la cuisine et les vins de son pays. Ayant déjà testé les spécialités danoises il y a quelques mois, nous tentons un voyage en Océanie, entre kangourou et soupe de crocodile, le tout très raffiné et délicat.

Rassasiés et réchauffés après cette première longue journée de voyage hivernal vers la Scandinavie, nous rentrons à l’hôtel pour profiter d’un sommeil réparateur avant de poursuivre notre périple en direction de Göteborg, en Suède.
Visiter le Bayou English translation pending
Nous devons partir en avril en Louisiane et nous aimerions faire une visite sympa dans le bayou. Je voulais essayer Norbert Leblanc à Lake Martin mais je n'ai pas lu que de bonnes critiques.... Est ce que quelqu'un peut m'en conseiller une ?
Merci
Pondichéry et les villages environnants English translation pending
PONDICHERY ET SES ENVIRONS
J'arrive le 5 janvier à 8H30 à Chennai. Le vol au départ de Bruxelles jusqu’à Dubaï a duré 6H30. J'ai me suis endormie en regardant un film que j'ai dû repasser dix fois.... une escale de 2H50 dans l'immense aéroport de Dubaï puis 4H de vol vers Chennai. Ce dernier vol fut pénible car j'ai eu le syndrome des jambes sans repos (pieds qui chauffent et font mal); je devais les bouger sans cesse.... Une bonne heure pour les formalités d'arrivée et récupérer mes bagages....ha oui, pour une fois, ils m'ont suivie! A la sortie, le taxi m'attendait avec une pancarte à mon nom il m’emmène à la Swades guest-house à Pondichéry dans le quartier musulman. Je suis accueillie par Ilyas et son épouse. Je prends possession de ma petite chambre puis prends une douche avant de m'endormir deux heures. J'ai déjà pris rendez-vous dans le centre Kerala pour un massage ayurvédique pratiqué par deux masseuses afin qu'il soit fait en harmonie; je ressens immédiatement un bien-être (1000 roupies/14 euros). Je rentre en tuc-tuc. Petite parenthèse: là en écrivant, je lève les yeux et vois un écureuil sur le mur. En soirée, je vais manger dans un endroit idéal à Pondichéry: resto Séagulls. Face au golf du Bengale. (500 roupies/7€) pour une bière et un byriari riz-poisson. Je rentre à la GH par mes propres moyens en suivant mon plan, munie de ma lampe de poche. Inutile de dire que j'ai dû quand-même demander trois fois mon chemin!Pas douée... Je vais dormir et passe une très bonne nuit.
Mercredi 6 janvier, je commence la journée en rangeant ma chambre qui est déjà un foutoir! Je prends le café sur la terrasse en discutant avec d'autres touristes. Je me rends dans une crèche à 4 km de Pondichéry afin de remettre un sac d'habits. Pour les plus grands, ils seront déposés dans une église pour les orphelins. Au retour, j'achète une carte de téléphone (à savoir qu'ici, c'est comme si on demandait un visa....copie du passeport, du visa, photo! rebelote pour l'activation en redemandant par tél toutes mes coordonnées y compris le nom de mon père). Balade dans la ville. Le soir, massage ayurvédique et pasta-champignons crème.
Jeudi 7 janvier. Ce matin, je vois un médecin ayurvédique pour mon épaule il me prescrit un traitement adapté par massage aux herbes médicinales, sirop et capsules. En rentrant, j’achète des fruits au marché. Fin d'après-midi, je vais marcher le long de la mer sur l'étroite bande de sable. Les vagues sont énormes et se jettent sur les rochers; c'est impossible de s'y baigner. Je bois mon premier thaï masala depuis trois ans sur la promenade puis visite du temple de Ganesh.
Vendredi 8 janvier. Je débute par mon soin ayurvédique à l'épaule et rentre à pied. Après la sieste, balade dans une grande artère commerçante et visite de l'église de l'Immaculée conception. Les indiens catholiques vénèrent la vierge et Jésus à la mode hindoue. C’est marrant! Le soir, je rentre dans le noir avec ma lampe de poche au beau milieu du trafic intense.....
Les jours suivants se ressembleront: grosse fatigue, soins ayurvédiques pour mon épaule, repos, balade, manger..... J'ai passé un bon séjour à la Swades GH. L'ambiance y était conviviale. 1000 à 1500 roupies selon la chambre. Mon séjour à Pondichéry a passé très vite! à ne rien faire juste décompresser. Ce qui n'est déjà pas mal… Bonne petite adresse, sympa !
Mardi 12 janvier: début du circuit avec un chauffeur de Monsieur Murali, patron de l’agence locale Southvieuw.tours. Mr. Murali parle français, ce qui m’arrange bien. Le chauffeur, par contre, parle l’anglais et le tamoul…. Départ à 10 h. Destination: Chidambaram. Il commence bien, il recule dans une moto et pète son phare arrière. Il est jeune, sympa et tout mignon… Nous arrivons à Chidambaram vers 13 H en passant par des petits villages. Le chauffeur, dont je ne maîtrise pas encore le prénom (finalement, je vais l’appeler Raj), arrête en chemin pour me montrer comment on fabrique des cordes à la main... impressionnant ! Nous continuons la route au milieu des rizières. Je loge au The grand Park (réservé avec agoda à 30€ la nuit, pet-déj compris). La chambre est impeccable, propre, climatisée. La nourriture est bonne. J'ai mangé mon premier talli du voyage: riz servi sur une feuille de bananier avec un chappattis (genre de crêpe de pain) et d'une sorte de gros chips...le tout entouré de petits pots de sauce diverses, souvent épicées....il y en a pour tous les goûts. Je me souviens en avoir mangé un talli avec ma maman chez les Krishna à Durbuy en Belgique et elle avait adoré mais c'était moins "spicy". Petite pensée pour toi maman qui me suit de là-haut. Je vais visiter Natarajar comprenant le grand temple de Mâhârâja (Shiva), celui de Kamasundari et le temple Mukuruni Vinayaka (Ganèche) à Chidambaram. Je passe trois heures à déambuler d'un bout à l'autre, de gopuram en gopuram (ce sont les quatre entrées). A 18H30, j'assiste à l'Artî (cérémonie du soir, marquant la fin de la journée) au son des cloches, cymbales et tout ce qui fait du bruit. Les nombreux fidèles lèvent les bras, tapent dans les mains, se tapotent les joues pendant que le Brahman (prêtre) fait la cérémonie du feu. Je suis ensuite sortie croyant que c'était fini mais des tas de pèlerins arrivaient encore...alors, je ne sais pas...je n'y suis pas retournée....peut-être demain soir.
Mercredi 13 janvier. Je dois choisir entre le temple de Gangaikondacholapuram ou la réserve de Pichavaram car je n'aurais pas le temps de faire les deux vu mon rythme lent. J’ai choisi la réserve. Départ à 10H. Je pars en barque à travers la forêt par les petits canaux. Après deux heures, le bout de la plage s'annonce. J'ai le droit d'y faire une halte d'une heure mais je n'aurais pas le droit de me baigner. grrr… Les femmes n'ont pas ce droit dans ce lieu! Retour en barque. Le tout aura duré quatre heures pour 1100 roupies (16€). Nous rentrons à Chidambaram. Je pars seule visiter un coin de la ville; je galère pour retrouver l’hôtel! J'ai faim; j’achète des chips au chili, grandeur démesurée, un verre de jus de bambou et des ananas que je mangerai plus tard.
Jeudi 14 janvier. Nous démarrons à 9 H direction Sirkhali. Dans ce village, il y un un temple de Shiva, bien entendu déserté totalement par les touristes. Mais, c'était bien le but du circuit de sortir des sentiers battus. Le temple m'a beaucoup plu je reste plus d'une heure à le visiter et à y traîner. Le must se trouve à l'étage où se trouve 2 colossales statues de Shiva et Parvati... Une vingtaine de km plus loin, je visite le temple de Tiruvengadu (seule touriste aussi...j'adore)! Il est assez grand et on trouve des statues de beaucoup de Dieu hindous. On y trouve 63 petites statues habillées, en plus des grandes statues. Dans la cour, l'entrée du temple comporte de magnifiques peintures au plafond. On y vénère un arbre (un banyan) de 2000 ans mais je ne suis pas sûr que ce soit celui que j'ai vu étant donné mon incompétence en botanique. Direction Pompular en bord de mer. Le chauffeur me dit qu'il y a des bateaux. Je fais quelques centaines de mètres pour y arriver comptant bien faire un tour en mer. Sur place, je suis déçue de ne voir que bateaux et barques de pêcheurs. Avec mon savoir-faire légendaire (hum), j'ai réussi à me faire embarquer sur une barque de pêcheurs avec quelques uns d'entre-deux pour faire mon petit tour en mer et gratuit en plus. J'étais contente et le driver a rigolé quand je lui ai raconté. Il est 15H quand nous arrivons à la destination finale du jour à Thirukkadaiyur. Hôtel Mookanbigai residency (14€). Plutôt sommaire. En début de soirée, je me rends au Abirami temple Amirthakadeshwarar, consacré à Shiva, qui a la particularité de célébrer des cérémonies de remariage. Les couples âgés viennent de tous les coins pour y renouveler leur mariage après 40, 50 ou 60 ans. Le soir, je mange un chapatti. Il n'y a pas trop le choix ici car c'est un petit bled. Par contre, la bourgade commence à s'agiter car demain, c'est la fête....
Vendredi 15 janvier. Aujourd'hui, débute la fête de Pongal qui commence pour trois jours. C'est le nouvel an tamoul et la fête des moissons; fête importante en Inde du sud. Le premier jour s'appelle Bhogi Pongal; ils décorent les maisons avec des dessins devant la porte, des branches de cannes à sucre, des fleurs et des fruits. Ils achètent des nouveaux vêtements et brûlent les anciens pour commencer une nouvelle vie. Cette tradition ne peut pas être pratiquée par tous! Départ à 9H direction Vélankani, une ville de pèlerinage catholique comme Lourdes mais avec des pèlerins indiens. Il y a une cathédrale et une basilique. Les deux premières étapes seront Thillaiyadi et Erukkattachery, deux anciens temples dédiés à Ganèche. Je suis la seule visiteuse (j’adore). Ensuite, Traquebar qui est une ville côtière avec son temple en bord de mer. J’y prends un café et l'air marin avant de m'enfoncer dans les petits chemins de terre voir les maisons de paille. Je pense qu'il ne doit pas avoir beaucoup de touristes à s'aventurer dans ces lieux. Je fais une photo de la petite maison de mes rêves.... Nous accélérons pour arriver une trentaine de km plus loin au temple de Thyagaraja à Tiruvavur. Les temples ferment de 13 à 16H. Il me sera donc accordé 30 minutes pour faire la visite de ce beau temple ; j'assiste à la cérémonie de fermeture. Il n'est pas possible de faire le suivant qui est sur le chemin à cause de l'heure donc tout droit vers l'hôtel Clinton Parc Inn (luxe à Vélankana - 53 € la nuit sans le petit déj). A 16H30, départ pour le temple de Tiruchenkatengudi que je voulais absolument voir. Nous passons dans des bleds que le chauffeur ne connaissait pas il doit demander le chemin à maintes reprises. Il m'avouera que ce n'est pas un circuit ordinaire, qui n'est jamais demandé par les touristes....Mais voilà, je ne suis pas une touriste ordinaire et il le comprend bien. En fait, je voulais faire les villages au maximum et je suis comblée ! Ça me rappelle un gars de voyage forum qui m'a demandé si c'était une blague quand j'ai annoncé mon parcours...et bien non!!!! Bref, j'arrive au temple, situé en pleine pampa, juste à temps pour la cérémonie de fin de journée qui est identique à celle de Chidambaram mais avec nettement moins de peuple (lol)... Je suis contente de ma journée et de mon programme. Malgré tout, je suis obligée de supprimer des destinations par manque de temps.
Samedi 16 janvier. Je passe la journée complète à Vélankani. Deuxième jour de fête qui s'appelle Surya Pongal. C'est le jour le plus important, dédié au Dieu Soleil (Surya). Les gens se rendent visite et échangent leurs vœux. Les femmes font bouillir du riz avec du lait et du sucre brun pour confectionner des desserts et laissent déborder ce mélange, signe d'une prochaine récolte abondante. Je débute ma matinée avec un mal de nuque, de tête et d'épaule. Je prends le temps avant de démarrer en lisant un extrait de mon nouveau livre de chevet de Sri Aurobindo et en faisant un peu de méditation. Je profite aussi de ce jour de l'an indien pour arrêter de fumer. Ceci étant dit, je sors de l'hôtel à 10H30 pour me rendre directement à la majestueuse Basilique d'un blanc immaculé. Je suis un peu à l'avance pour la messe ce qui me permet d'avoir l'ultime place assise au sol avec (Dieu soit loué) une colonne derrière moi sans quoi je n'aurais pas tenu les deux heures. Les cars arrivent par dizaine toute la journée et il y a des milliers de pèlerins. La Basilique comporte plusieurs annexes. On peut faire bénir des objets (photos pour ma part)! Il y a une salle à l'étage où l'on peut se recueillir. En redescendant, j'entre dans une autre salle où l'on célèbre aussi une messe à laquelle j'assiste aussi. En sortant, il y a une magnifique galerie représentant la vie du Christ; à la sortie, une énorme statue du Christ sous une cascade. Un peu plus loin, il y a une salle de méditation où je passe un peu de temps. Puis s'ensuit un long chemin de croix en plein air d'env. 1 km aller/retour que les pèlerins choisissent de faire à genoux dans l'allée de sable. Je me contente de marcher à leur côté sur le bitume. Au bout de l'allée, on offre de l'eau bénite (bon, le mec ouvre un robinet et voilà quoi...). Sur le côté droit, il y a la cathédrale dont l'autel est d'une splendeur à en couper le souffle. La messe va commencer mais je sors avant. Je reviens donc sur mes pas empruntant le chemin de croix pour quitter l'enceinte religieuse et aller me reposer à la plage, 500 mètres plus loin. Déjà pour y arriver, il faut se faufiler dans la rue noire de monde. Je n'ai pas été la seule à avoir eu l’idée d’aller à la plage...il y a des milliers de personnes. Je bois un jus de noix de coco, fait quelques photos, flâne d'échoppes en échoppes avant de prendre le chemin du retour. Je fini ma sortie par un bon resto (le Kerala, en face de l’hôtel/conseillé par mon driver). Poulet rôti, noddles légumes et eau pour 3€), délicieux. J'ai encore succombé à ma folie: achat d'un sac ....Pas de cigarettes aujourd'hui.
Dimanche 17 janvier. Direction Tanjore. En cours de route, je visite plusieurs temples. La première grande étape sera Kumbakonam en commençant par le Mahamakam (bassin sacré) où tous les 12 ans, il y a un grand pèlerinage ; il est bordé de 16 templions mais le bassin est vide pour rénovation. Ensuite, ce sera le temple Sirangapani, dédié à Vishnu. Puis le temple de Nageswara Swami. Enfin, le temple Kumbeshvara, dédié à Shiva (le Dieu qui détruit tout pour mieux le reconstruire). Très beau temple; j'assiste à la cérémonie de la fin de matinée. Avant d'y entrer, je suis invitée par le peuple à manger une coupe de riz au lait vanillé, préparé pour Pongal. Délicieux. La deuxième grande étape sera Dharasuram, immense parc qui entoure le temple. Les gens sont assis par terre dans ce parc, la plupart des familles avec enfants. C'est un temple Chola (bâti entre 1150 et 1175), donc rien à voir avec les temples très colorés vu auparavant. Aujourd'hui, c’est le troisième jour de Pongal. On décore les bêtes avec des colliers de fleurs, les cornes des vaches sont colorées. J'ai croisé un cortège de vaches, moutons, chiens, ânes… et le tout en musique ! J'arrive enfin au temple de Swamimalai, on y honore Netra Vinayaka ici on prie Ganèche qui est réputé pour redonner la vue. Tanjore pointe enfin son nez. Je loge chez l'habitant où je suis servie au même titre qu'une reine au point que c'est un peu gênant. Ce petit vieux couple est adorable. Le repas est fait maison et je me régalé (maison d'hôte de Râjâ, ami de Mr Murali: 22€/nuit, pet.déj inclus). Le soir, je vais voir le grand temple de Brihadishvarza pour le voir illuminé. J'y retournerai demain en journée. C'est la foire foraine et je retombe en enfance le temps de quelques instants... L'avantage ici, c'est qu'on ne se ruine pas en s'amusant sur les attractions! J'en profite car j'adore ça...
Lundi 18 janvier. Ce matin, je vais visiter le Marata Palace (palais et musée). La visite coûte 300 roupies (env. 5€). La première partie consiste à voir un film sur Tanjore, le palais et le temple. La clim est à fond et je suis obligée de me coincer dans un trou à l'arrière. Visite des restes du palais mais on voit encore quelques illustrations aux murs. Il y a énormément de statues de tous les Dieux Hindous. Après, je me rends au marché pour y acheter des légumes que mon hôtesse me cuisinera à l'indienne. Car il faut dire qu'il n'y a pas beaucoup de légumes dans leurs plats donc j'ai été me servir. Je rentre me reposer un peu avant d'aller revisiter le grand temple. J'irai ensuite voir comment on fabrique les statues avec un alliage de cinq éléments. Puis, je tente péniblement de me faufiler dans des échoppes pour y voir les tissus. En rentrant, mon hôtesse avait préparé mes cinq légumes différemment de notre cuisine et avais en plus rajouté du riz, des nouilles, des oignons et un chappatti sans compter le dessert. C'était un réel délice; pas du tout épicé mais avec des tas de saveurs. Il y avait donc huit plats à table pour moi seule. Ils restent tous les deux debout à côté de moi et à la moindre bouchée, ils me resservent jusqu'au moment où, sans vouloir les vexer, je leur fait comprendre que je n'en peux plus. Je béni cette adresse !
Mardi 19 janvier. Départ dans le Chettinad. J'ai très mal dormi car j'ai encore eu le syndrome des jambes sans repos, ce qui empêche de dormir. Le petit couple me conseille d'acheter un produit ayurvédique....je vais tester ça ce soir. Départ quand même mais je dors la moitié du chemin. Je vois des petits villages entre deux sommes et m’arrête au village d'Elangunipatti... Pour accéder au temple minuscule, il y a une allée de statues de chevaux bien abimés. J'arrive dans le Chettinad dont le petit village où je dors s'appelle Kanadukathan. Il y a un beau palais qui n'est plus habité depuis la mort du Maharadja. Quel gâchis! Je pense revenir faire le tour du village à pied après-midi mais je m’écroule sur mon lit jusqu'au souper.... je suis à l'hôtel Chettinadu Mansion (60€ la nuit, pet.déj compris). J'espère avoir repris de l'énergie pour demain.
Mercredi 20 janvier. C'est bon, j'ai repris des forces grâce à une bonne nuit. Départ à 10H vers le village de Pillayarpatti où je suis éblouie par le grand Ganèche doré qu'on vénère dans ce temple. J'assiste à une cérémonie mais n'en voyant pas la fin voyant avec les pots, marmites, mélanges d'épices, de fleurs, d'encens, des vas et viens sans cesse, la chaleur ambiante, je quitte avant le sacrifice ils faisaient un grand feu à l'intérieur d'un bâtiment annexé au temple puis jetait de l'huile et des fleurs dedans, en chantant. Direction l'école de danse à Koviloor. Je visite l'école mais pas de danse uniquement pendant les fêtes (pourquoi école alors?). J'ai le droit de voir ce bâtiment merveilleux et un musée avec les photos des danseuses pratiquant les danses si magnifiques ici. Il y a un mariage à la mairie, je jette un coup d’œil. Mon chauffeur me propose d'aller à la petite école je fais plein de photos avec les enfants qui sont ravis; l'institutrice leur fait dire quelques mots d'anglais pour l'occasion...du coup, ils en savaient plus que moi! Beau petit temple aussi avec un bassin devant et un autre petit temple au milieu. Nous allons à Karaikudi au centre commercial et visiter une de ces belles demeures du Chettinad. Je dois expliquer que ces grandes demeures de cette région sont liées au fait qu'au 19eme siècle, de riches marchands, appelés les Chettiars, voyagèrent à l'étranger et y firent fortune. Mais n'oubliant pas leur région natale, ils firent construire celles-ci. Maintenant, elles sont fort abimées et les héritiers ne viennent qu'aux vacances. Elles sont richement décorées. L'hôtel où je réside est une de ces demeures. On dirait que ce sont des minis palaces. Une fois rentrée au village, je visite une usine de coton et bien entendu, j'achète un foulard...je me suis faite avoir pour le prix mais tant pis...il est beau! (9€). En rentrant, je sympatise avec quatre françaises. Nous faisons le tour du village en char tiré par deux zébus. La balade dure une heure. On repasse devant le Palace et le temple. Là, je vais voir un autre petit temple à côté de celui face au bassin. Le gardien me montre le Dieu (j'ai oublié lequel) dans la cella puis me montre le lit du Dieu dans un placard où il est placé pour dormir chaque soir... J'avais déjà assisté à ce type de cérémonie lors d'un autre voyage. Pour terminer la journée, je me promène une heure à pied, seule, dans le village.
Jeudi 21 janvier. Départ vers Trichy. Nous allons directement voir le temple de Viramalai. Après avoir gravi les 180 marches indiquées sur mon programme, je ne trouve rien de mes indications. Soit, ce n'était pas le temple Subrahmânya, soit j’ai loupé la moitié.... je devais voir un grand Nandi (le taureau) de 6 mètres: pas vu; aussi un grand Lingam: pas vu... je ne comprends pas où est l'erreur… J’ai néanmoins participé aux préparations d'un sacrifice (poulet) mais c'était tellement long que je n'ai pas pu attendre. La, par contre, ça correspond au sanctuaire de la Dévi. Donc, ça doit quand même être le bon temple. Je redescends les marches un peu déçue de ne pas avoir vu tout ce que je m’étais établi sur mon programme de deux pages. Il devait y avoir plusieurs entrées, c’est la seule explication… Nous revenons sur nos pas à Chittannavasal pour aller voir les grottes Jaïns creusées dans une grosse colline abrupte. Il y avait trois statues du 16, 17 et 18emes siècles. En fait, je n'en ai visité qu'une ...les autres étaient trop hautes et j'étais sous le soleil de midi. Pour terminer, je passe un moment à regarder les bébés singes jouer. Ensuite, je me rends vers le petit temple de Natharmalai qui était fermé vu l'heure. J'ai juste vu les gens manger et d'autres dormir à terre. Le dernier temple que je visite se trouve à Kudumiyamalai. Nous y arrivons par une petite route médiocre mais qui vaut le détour car elle serpente au milieu des collines arrondies. Le temple de Sikhanathaswami est adossé à une de ces collines. Le gardien a bien voulu m'ouvrir les portes, malgré l'heure de fermeture, sauf celle de la Cella. Ensuite, je fais le tour du mini village à pied poursuivie par des chiens errants et accompagnées de brebis dont les mamans nourrissaient leurs petits. Les singes étaient de la partie. Sympa mais chaud chaud chaud.... J'arrive vers 16 H sur l'Ile de Shrinangam à 7 km de Trichy. C'est le bout du monde. Dans ma chambre, un lézard et dans la salle de bain un crapaud. J'ai bien tenté de l'attraper mais il allait plus vite que moi. J'ai appellé le chauffeur qui lui a appellé le garçon de la maison....ça y est, il est sorti dit-il..... Le petit lézard reste là près de mon lit; son copain plus gros vient le rejoindre... Je fais la connaissance d'un couple de canadiens et nous allons manger chez l'habitant ensemble. Nous rentrons rapidement pour être en forme demain matin. Attendez de voir la suite..... Après ma douche, je me couche et éteint. Ne sachant m'endormir, j'allume et là...horreur une grosse araignée. Je la rate... résultat, elle est partie se cacher. Il est 5 H et je ne dors pas. Ca va être dur pour le festival.....dans quelques heures!
Vendredi 22 janvier. 7H30. Debout, déjeuner et départ pour la visite du bassin où viennent se recueillir les pèlerins et faire des rituels. Bien entendu, je fais un rituel... Avec les canadiens et un guide, nous visitons le grand temple de Sri Ranganathaswami à Srirangam (24000m2), dédié à Vishnu. Je ne rentrerai pas dans les détails car il y a des guides pour ça. Nous voyons le cheval en statue dorée où sera installé Vishnu et qui sera tirée, ce soir en procession, par des hommes (festival). A18H, nous assistons à ce festival spectaculaire. Nous avons de la chance, un ami de Monsieur Murali accepte de nous installer sur sa terrasse. Fabuleux! A la fin du spectacle, ça grouillait en-bas. Quel chance d'avoir eu Murali qui est très sympa c’est intéressant de parler avec lui. Il est venu nous voir. Sympa, hein! Nous rentrons manger chez l'habitant mais n'apprécions pas vu la fatigue.
Samedi 23 janvier. A 7H, départ pour le festival du chariot qui pèse 80 tonnes et est tiré avec d'énormes cordes par 1800 hommes qui se relayent. Ils ont fait le tour du temple de 24000 mètres carré. Spectacle extraordinaire. Des milliers de personnes sont présentes mais grâce, encore, à Murali, nous avons encore une place d'honneur. La foule est délirante comme lors de toutes les fêtes indiennes! Après, je gravis les 437 marches taillées dans la roche qui mènent au Rock Fort temple d'où on jouit d'une vue époustouflante sur Trichy. La montée n'est pas difficile. A mi-parcours, il y a un temple dédié à Shiva. Le temple au-dessus est dédié à Ganèche. Après-midi, je reste un moment à la GH pour papoter avec l'épouse de Raja, le proprio. Ensuite, je vais me balader dans le village, le long de la rivière et au parc des papillons. Ça ressource!
Dimanche 24 janvier. Départ pour Tiruvanamalai. J'arrive à 13H à l'Ashram Ashok Tree. (Ashram: sorte de monastère hindou). Il se trouve à 15 km de Tiruvannamalai et on y arrive par de toutes petites routes. Je suis un peu désorientée en arrivant; ça fait un peu secte. Je pensais y faire une petite cure ayurvédique mais c'est trois plus cher qu'à Pondichéry.... j'abandonne l'idée. Je pensais faire du yoga mais c'est en anglais et d'un haut niveau (pas pour débutant sauf en individuel et là, c'est trop cher); donc j'abandonne. J'avais prévu de faire le Pradakshina ou Girivaram en tamoul (tour de la colline Arunachala à pieds nus, 14 km). Le grand Saint Ramana Maharishi l'aurait fait plusieurs fois lorsqu'il s'est installé à Tiruvannāmalai. Ensuite, ses dévots ont continué. Celui qui fait ce tour, c'est comme s'il faisait le tour du monde... Le jour de la pleine lune, des foules viennent de toute l'Inde. Aujourd'hui, jour de chance, c'est la pleine lune; j'abandonne l'idée de cette circumambulation..! Donc, je suis ici pour trois jours. Il me reste le repos, la méditation et la lecture ....tout ce que je n'arrive pas à faire.......Allez, je travaille là-dessus. Mon chauffeur doit s'embêter royalement par contre.....
Lundi 25 janvier. Visite du temple Arunachaleswarar de Tiruvannāmalai à 15 km de mon ashram. C'est un des plus grands temples de l'Inde du Sud (24 ares). Il est vieux d'environ 2000 ans et les principales tours datent du 7ème siècle lors de l'époque des rois Chola. J'assiste à une puja (cérémonie de prières). C'est très folklorique la religion hindoue. C'est pour cette raison que je l'aime. Et l'Athée que je suis se prend au jeu des rituels et des prières, comme à chaque fois que je viens en Inde! Après la visite du temple qui a duré deux bonnes heures, je fais le tour de la montagne sacrée Arunachala, en voiture... je sais mon karma ne sera si bon! Le chemin est parsemé de plusieurs petits temples et même en journée, beaucoup de personnes et des sâdhus font le chemin à pied. J'achète mes médicaments ayurvédiques pour finir ma cure de deux mois et prends rendez-vous pour un massage ayurvédique demain (90 minutes, avis médical et traitement local pour 1700 roupies - 24€). Je rentre à l'ashram, prends le thé et me détends le restant de l'après-midi en attendant le souper. La nourriture préparée ici provient à 80% de leur récolte et tout est préparé à la main.
Mardi 26 janvier. Départ pour la visite de deux anciens temples. Le premier Pachaiammam Koil. Il doit être vieux de 1000 ans. C'est dans ce temple, éloigné de la ville, qu'en 1905, Ramana est venu passer six mois pour fuir l'épidémie de peste qui sévissait à Tiruvannāmalai. Le temple est petit mais j'ai aimé ce lieu d'où il émane une bonne énergie. Le lieu est propice à la méditation avec belle vue sur la colline Arunachala. Plus éloigné encore, le temple Adi Annamalai. C'est le plus vieux temple autour d'Arunachala. Le temple actuel date d'il y a 1200 ans mais aurait déjà existé en bois auparavant ; on estime donc qu'il serait vieux de 2000 ans. Le gopuram (tour de la colline) daterait de 1200 ans. Je n'ai pas bien su profiter du temple vu qu'il fermait à midi et il était 11H50! Par contre, je fais le tour extérieur du temple en admirant encore et toujours la colline sacrée. J'ai un peu de temps avant mon massage donc je visite un ashram dont j'ai oublié le nom. Mercredi 27 janvier. Je démarre ce matin visiter l'ashram de Ramana Maharishi, ce grand Saint qui a partagé sa vie à propager la paix et la sérénité. Il est né le 30/12/1879 près de Madurai. Il est mort le 15/04/1950; selon son enseignement, son corps est parti, pas son âme.. Adolescent, il a quitté sa mère pour partir à Arunachala lui laissant un mot de ne pas chercher à le retrouver et de ne pas se soucier pour lui. Il fit une partie du voyage en train mais n'ayant pas assez d'argent, il dû descendre à mi-chemin et continua à pied. Le bâtiment le plus visité est le Old hall c’est là qu’il enseignait et clamait que la meilleure façon de nettoyer son esprit est la méditation. Il y est enterré. Je continue donc à visiter l'ashram où il y a beaucoup de monde....quand je pense que normalement, c'est là que je devais aller dormir!!!! Heureusement que j'ai changé d'avis. Je me trouve très bien dans celui-ci qui est plus petit, hors de la ville et où il y a moins de peuple! Après la visite de l'ashram de Ramana, je suis une flèche qui indique une cave (grotte creusée dans la montagne où a dormi Ramana). Je monte en chaussettes pour aller voir cette cave mais ça n'en finissait pas. Je pense avoir fait les trois-quarts de la montagne. Un singe blanc à tête noire m'a attrapé la jambe. Je suis restée figée comme je sais le faire dans ces cas là; il ne m'a pas mordu ni griffé... ouf... Je ne sais pas pourquoi il a fait ça! J'ai été méditer un moment dans la grotte et admirer la vue sur le grand temple et Tiruvannāmalai. J'entame la descende aussi laborieuse car il fait de plus en plus chaud, je fatigue et je commence à avoir mal aux pieds avec ces gros cailloux. Je vais refaire un massage avant de rentrer raconter mon périple à l'ashram.
Jeudi 28 janvier. Départ pour Mammallapuram mais avant je fais un passage à Védantangal. C’est une réserve ornithologique qui vaut le détour. Je suis dans la bonne saison car de novembre à février, les oiseaux migrateurs viennent s'y nicher. On y trouve des cigognes, des ibis, des grues et plusieurs autres espèces. Fin d'après-midi, j'arrive à la Silver Moon guest-house (1300 roupies/18,50€ la chambre de luxe mais 400 roupies/6,70€ en supplément pour la clim). Il y a des chambres économiques à 800 roupies/11€. Mammallapuram veut dire " le village du grand sacrifice ".
Vendredi 29 janvier. Le chauffeur doit venir sonner à ma chambre car il est 10H45 et voilà 3/4 d'heure qu'il m’attend. Moi je dors! C'est la fatigue de mon escapade en montagne... A midi, je suis fraîche et en forme pour aller visiter (c'est malin en pleine cania de midi) le temple du rivage (le Store temple) qui est vieux de 12 siècles, joli mais abimé à cause du vent et de la pluie. Il se situe en bord de mer. Une digue de rocher a été aménagée pour assurer sa protection contre les marées et l'érosion marine. A l'intérieur, il y a un beau grand Vishnu allongé que j'ai beaucoup apprécié. Le ticket d'entrée est de 250 roupies/3,60€ mais est valable pour la visite des cinq rathas / dans la même journée. Tout en dégoulinant sous mon parapluie qui me sert d'ombrelle, je ne baisse pas les bras et vais de ce pas visiter les 5 rathas (chars qui, en fait, ici n'en sont pas car ils n'ont pas de roues, ce sont plutôt de petits temples mais quand même, on les appelle rathas. Ils sont groupés comme sur un parking. Ils sont creusés dans la roche. On voit d'ailleurs que celui du sud est plus grand et deviennent de plus en plus petits au nord. J'ai aimé cet endroit serein, sans trop de visiteurs. Je vais maintenant faire un massage ayurvédique puis j'ai une grande chance car c'est le festival de danse et ce soir, j'assiste à trois danses de 45 min: la Silambattam, ce qui me semble une danse tribale de Vellore avec une douzaine de danseurs, la Kathak avec deux danseuses et la Kuchipudi avec une danseuse; ces deux dernières danses sont de New Delhi. Je suis au premier rang. Le festival dure dix jours. Je fais ensuite les boutiques puis je me rends chez un tailleur qui va me confectionner deux blouses en soie pour 1400 roupies/20€. Du coup, les restaurants sont fermés. J'aurai donc jeûné aujourd'hui.
Samedi 30 janvier. Je viens enfin de trouver mes cartes postales: direction poste. Il est temps… le dernier jour!.... Visite d'Arjuna : grand complexe de plusieurs petits temples creusés dans la roche, appelé aussi la descente du Gange ou pénitence d'Arjuna. C'est très vaste. Il y a un énorme rocher posé comme une boule sur la roche. C’est naturel. Une merveille de la nature. Je renonce à aller visiter la grotte du tigre contre une visite à la ferme des crocodiles à 20 km. A faire vraiment si on a le temps et qu'on n'a jamais vu de crocodiles. Celle de Djerba est plus belle! Après-midi, petit massage de relaxation et ce soir, festival de danse en oubliant pas d'aller manger cette fois. Quoique je dois encore passer chez le tailleur avant donc ce n'est pas encore dans la poche le souper! Et mes blouses, j'aurais déjà bien peur de voir le résultat....jen ai fait faire une fois à Hampi et j'avais dit jamais plus... c'était raté....ben voilà.... quelques heures plus tard, j'ai mon résultat: raté. Il va me les retoucher......j'attends demain! La danse de ce soir, n’est pas si bien: marionnettes avec histoire en tamoul.... Je me suis fait un petit extra au resto pour mon dernier soir mais pas très réussi après mon jour de jeûne....malade! J’ai abusé.....comme je sais le faire!
Dimanche 31 janvier. Dernière journée. Je ne suis pas contente car je dois changer de chambres pour quelques heures; je suis énervée pour ma journée. De plus, je repasse chez le tailleur qui a fait une catastrophe. Je réessaie et attends une heure! Le chauffeur vient me chercher à Mammallapuram à 21H30. L'avion est à 3H30 du matin et il n'y a qu'une heure de trajet. Je suis effectivement trop tôt, je rentre quand même dans le terminal mais il fait glacial avec la clim à fond. Je préfère ressortir et bien plus moyen... Ici quand on rentre, on ne sort plus. Voilà donc longue attente en vue! Finalement ça passe assez vite; la file pour l'enregistrement puis la file pour la sécurité puis essai de mettre un film sur ma tablette via mon adaptateur sans jamais y parvenir......Voilà donc le temps d'embarquer. J'ai mon ticket avec ma place enregistrée Numéro 24. Quand j'embarque, je ne sais pour quelle raison on me donne un autre ticket à mon nom Numéro 6. Je suis en surclassement, donc me retrouve en première classe chez Emirates avec le fauteuil-lit, le champagne, le menu sélectionné, le vin.....bref, que du bonheur jusqu'au moment où tout cela me tourne sur l'estomac (après un mois de régime végétarien et pas d'alcool). A Dubaï, je passe mon escale dans les toilettes.....Je sais, vous allez me dire "charmant comme fin de récit"........
Allez maintenant encore 7H30 d'avion mais plus en surclassement.....
Oserais- je dire que c'était mon dernier voyage en Inde.......Y aura t'il un dixième..... Impossible à dire pour l'instant....je me dis oui, je me dis non.... Ces derniers mots pour résumé : bon voyage!
Le 1er février 2016 Marie
Ps : A l’heure où je corrige ce récit, je peux dire qu’une des blouses s’est trouée complètement dans tous les sens au premier lavage.
J'arrive le 5 janvier à 8H30 à Chennai. Le vol au départ de Bruxelles jusqu’à Dubaï a duré 6H30. J'ai me suis endormie en regardant un film que j'ai dû repasser dix fois.... une escale de 2H50 dans l'immense aéroport de Dubaï puis 4H de vol vers Chennai. Ce dernier vol fut pénible car j'ai eu le syndrome des jambes sans repos (pieds qui chauffent et font mal); je devais les bouger sans cesse.... Une bonne heure pour les formalités d'arrivée et récupérer mes bagages....ha oui, pour une fois, ils m'ont suivie! A la sortie, le taxi m'attendait avec une pancarte à mon nom il m’emmène à la Swades guest-house à Pondichéry dans le quartier musulman. Je suis accueillie par Ilyas et son épouse. Je prends possession de ma petite chambre puis prends une douche avant de m'endormir deux heures. J'ai déjà pris rendez-vous dans le centre Kerala pour un massage ayurvédique pratiqué par deux masseuses afin qu'il soit fait en harmonie; je ressens immédiatement un bien-être (1000 roupies/14 euros). Je rentre en tuc-tuc. Petite parenthèse: là en écrivant, je lève les yeux et vois un écureuil sur le mur. En soirée, je vais manger dans un endroit idéal à Pondichéry: resto Séagulls. Face au golf du Bengale. (500 roupies/7€) pour une bière et un byriari riz-poisson. Je rentre à la GH par mes propres moyens en suivant mon plan, munie de ma lampe de poche. Inutile de dire que j'ai dû quand-même demander trois fois mon chemin!Pas douée... Je vais dormir et passe une très bonne nuit.
Mercredi 6 janvier, je commence la journée en rangeant ma chambre qui est déjà un foutoir! Je prends le café sur la terrasse en discutant avec d'autres touristes. Je me rends dans une crèche à 4 km de Pondichéry afin de remettre un sac d'habits. Pour les plus grands, ils seront déposés dans une église pour les orphelins. Au retour, j'achète une carte de téléphone (à savoir qu'ici, c'est comme si on demandait un visa....copie du passeport, du visa, photo! rebelote pour l'activation en redemandant par tél toutes mes coordonnées y compris le nom de mon père). Balade dans la ville. Le soir, massage ayurvédique et pasta-champignons crème.
Jeudi 7 janvier. Ce matin, je vois un médecin ayurvédique pour mon épaule il me prescrit un traitement adapté par massage aux herbes médicinales, sirop et capsules. En rentrant, j’achète des fruits au marché. Fin d'après-midi, je vais marcher le long de la mer sur l'étroite bande de sable. Les vagues sont énormes et se jettent sur les rochers; c'est impossible de s'y baigner. Je bois mon premier thaï masala depuis trois ans sur la promenade puis visite du temple de Ganesh.
Vendredi 8 janvier. Je débute par mon soin ayurvédique à l'épaule et rentre à pied. Après la sieste, balade dans une grande artère commerçante et visite de l'église de l'Immaculée conception. Les indiens catholiques vénèrent la vierge et Jésus à la mode hindoue. C’est marrant! Le soir, je rentre dans le noir avec ma lampe de poche au beau milieu du trafic intense.....
Les jours suivants se ressembleront: grosse fatigue, soins ayurvédiques pour mon épaule, repos, balade, manger..... J'ai passé un bon séjour à la Swades GH. L'ambiance y était conviviale. 1000 à 1500 roupies selon la chambre. Mon séjour à Pondichéry a passé très vite! à ne rien faire juste décompresser. Ce qui n'est déjà pas mal… Bonne petite adresse, sympa !
Mardi 12 janvier: début du circuit avec un chauffeur de Monsieur Murali, patron de l’agence locale Southvieuw.tours. Mr. Murali parle français, ce qui m’arrange bien. Le chauffeur, par contre, parle l’anglais et le tamoul…. Départ à 10 h. Destination: Chidambaram. Il commence bien, il recule dans une moto et pète son phare arrière. Il est jeune, sympa et tout mignon… Nous arrivons à Chidambaram vers 13 H en passant par des petits villages. Le chauffeur, dont je ne maîtrise pas encore le prénom (finalement, je vais l’appeler Raj), arrête en chemin pour me montrer comment on fabrique des cordes à la main... impressionnant ! Nous continuons la route au milieu des rizières. Je loge au The grand Park (réservé avec agoda à 30€ la nuit, pet-déj compris). La chambre est impeccable, propre, climatisée. La nourriture est bonne. J'ai mangé mon premier talli du voyage: riz servi sur une feuille de bananier avec un chappattis (genre de crêpe de pain) et d'une sorte de gros chips...le tout entouré de petits pots de sauce diverses, souvent épicées....il y en a pour tous les goûts. Je me souviens en avoir mangé un talli avec ma maman chez les Krishna à Durbuy en Belgique et elle avait adoré mais c'était moins "spicy". Petite pensée pour toi maman qui me suit de là-haut. Je vais visiter Natarajar comprenant le grand temple de Mâhârâja (Shiva), celui de Kamasundari et le temple Mukuruni Vinayaka (Ganèche) à Chidambaram. Je passe trois heures à déambuler d'un bout à l'autre, de gopuram en gopuram (ce sont les quatre entrées). A 18H30, j'assiste à l'Artî (cérémonie du soir, marquant la fin de la journée) au son des cloches, cymbales et tout ce qui fait du bruit. Les nombreux fidèles lèvent les bras, tapent dans les mains, se tapotent les joues pendant que le Brahman (prêtre) fait la cérémonie du feu. Je suis ensuite sortie croyant que c'était fini mais des tas de pèlerins arrivaient encore...alors, je ne sais pas...je n'y suis pas retournée....peut-être demain soir.
Mercredi 13 janvier. Je dois choisir entre le temple de Gangaikondacholapuram ou la réserve de Pichavaram car je n'aurais pas le temps de faire les deux vu mon rythme lent. J’ai choisi la réserve. Départ à 10H. Je pars en barque à travers la forêt par les petits canaux. Après deux heures, le bout de la plage s'annonce. J'ai le droit d'y faire une halte d'une heure mais je n'aurais pas le droit de me baigner. grrr… Les femmes n'ont pas ce droit dans ce lieu! Retour en barque. Le tout aura duré quatre heures pour 1100 roupies (16€). Nous rentrons à Chidambaram. Je pars seule visiter un coin de la ville; je galère pour retrouver l’hôtel! J'ai faim; j’achète des chips au chili, grandeur démesurée, un verre de jus de bambou et des ananas que je mangerai plus tard.
Jeudi 14 janvier. Nous démarrons à 9 H direction Sirkhali. Dans ce village, il y un un temple de Shiva, bien entendu déserté totalement par les touristes. Mais, c'était bien le but du circuit de sortir des sentiers battus. Le temple m'a beaucoup plu je reste plus d'une heure à le visiter et à y traîner. Le must se trouve à l'étage où se trouve 2 colossales statues de Shiva et Parvati... Une vingtaine de km plus loin, je visite le temple de Tiruvengadu (seule touriste aussi...j'adore)! Il est assez grand et on trouve des statues de beaucoup de Dieu hindous. On y trouve 63 petites statues habillées, en plus des grandes statues. Dans la cour, l'entrée du temple comporte de magnifiques peintures au plafond. On y vénère un arbre (un banyan) de 2000 ans mais je ne suis pas sûr que ce soit celui que j'ai vu étant donné mon incompétence en botanique. Direction Pompular en bord de mer. Le chauffeur me dit qu'il y a des bateaux. Je fais quelques centaines de mètres pour y arriver comptant bien faire un tour en mer. Sur place, je suis déçue de ne voir que bateaux et barques de pêcheurs. Avec mon savoir-faire légendaire (hum), j'ai réussi à me faire embarquer sur une barque de pêcheurs avec quelques uns d'entre-deux pour faire mon petit tour en mer et gratuit en plus. J'étais contente et le driver a rigolé quand je lui ai raconté. Il est 15H quand nous arrivons à la destination finale du jour à Thirukkadaiyur. Hôtel Mookanbigai residency (14€). Plutôt sommaire. En début de soirée, je me rends au Abirami temple Amirthakadeshwarar, consacré à Shiva, qui a la particularité de célébrer des cérémonies de remariage. Les couples âgés viennent de tous les coins pour y renouveler leur mariage après 40, 50 ou 60 ans. Le soir, je mange un chapatti. Il n'y a pas trop le choix ici car c'est un petit bled. Par contre, la bourgade commence à s'agiter car demain, c'est la fête....
Vendredi 15 janvier. Aujourd'hui, débute la fête de Pongal qui commence pour trois jours. C'est le nouvel an tamoul et la fête des moissons; fête importante en Inde du sud. Le premier jour s'appelle Bhogi Pongal; ils décorent les maisons avec des dessins devant la porte, des branches de cannes à sucre, des fleurs et des fruits. Ils achètent des nouveaux vêtements et brûlent les anciens pour commencer une nouvelle vie. Cette tradition ne peut pas être pratiquée par tous! Départ à 9H direction Vélankani, une ville de pèlerinage catholique comme Lourdes mais avec des pèlerins indiens. Il y a une cathédrale et une basilique. Les deux premières étapes seront Thillaiyadi et Erukkattachery, deux anciens temples dédiés à Ganèche. Je suis la seule visiteuse (j’adore). Ensuite, Traquebar qui est une ville côtière avec son temple en bord de mer. J’y prends un café et l'air marin avant de m'enfoncer dans les petits chemins de terre voir les maisons de paille. Je pense qu'il ne doit pas avoir beaucoup de touristes à s'aventurer dans ces lieux. Je fais une photo de la petite maison de mes rêves.... Nous accélérons pour arriver une trentaine de km plus loin au temple de Thyagaraja à Tiruvavur. Les temples ferment de 13 à 16H. Il me sera donc accordé 30 minutes pour faire la visite de ce beau temple ; j'assiste à la cérémonie de fermeture. Il n'est pas possible de faire le suivant qui est sur le chemin à cause de l'heure donc tout droit vers l'hôtel Clinton Parc Inn (luxe à Vélankana - 53 € la nuit sans le petit déj). A 16H30, départ pour le temple de Tiruchenkatengudi que je voulais absolument voir. Nous passons dans des bleds que le chauffeur ne connaissait pas il doit demander le chemin à maintes reprises. Il m'avouera que ce n'est pas un circuit ordinaire, qui n'est jamais demandé par les touristes....Mais voilà, je ne suis pas une touriste ordinaire et il le comprend bien. En fait, je voulais faire les villages au maximum et je suis comblée ! Ça me rappelle un gars de voyage forum qui m'a demandé si c'était une blague quand j'ai annoncé mon parcours...et bien non!!!! Bref, j'arrive au temple, situé en pleine pampa, juste à temps pour la cérémonie de fin de journée qui est identique à celle de Chidambaram mais avec nettement moins de peuple (lol)... Je suis contente de ma journée et de mon programme. Malgré tout, je suis obligée de supprimer des destinations par manque de temps.
Samedi 16 janvier. Je passe la journée complète à Vélankani. Deuxième jour de fête qui s'appelle Surya Pongal. C'est le jour le plus important, dédié au Dieu Soleil (Surya). Les gens se rendent visite et échangent leurs vœux. Les femmes font bouillir du riz avec du lait et du sucre brun pour confectionner des desserts et laissent déborder ce mélange, signe d'une prochaine récolte abondante. Je débute ma matinée avec un mal de nuque, de tête et d'épaule. Je prends le temps avant de démarrer en lisant un extrait de mon nouveau livre de chevet de Sri Aurobindo et en faisant un peu de méditation. Je profite aussi de ce jour de l'an indien pour arrêter de fumer. Ceci étant dit, je sors de l'hôtel à 10H30 pour me rendre directement à la majestueuse Basilique d'un blanc immaculé. Je suis un peu à l'avance pour la messe ce qui me permet d'avoir l'ultime place assise au sol avec (Dieu soit loué) une colonne derrière moi sans quoi je n'aurais pas tenu les deux heures. Les cars arrivent par dizaine toute la journée et il y a des milliers de pèlerins. La Basilique comporte plusieurs annexes. On peut faire bénir des objets (photos pour ma part)! Il y a une salle à l'étage où l'on peut se recueillir. En redescendant, j'entre dans une autre salle où l'on célèbre aussi une messe à laquelle j'assiste aussi. En sortant, il y a une magnifique galerie représentant la vie du Christ; à la sortie, une énorme statue du Christ sous une cascade. Un peu plus loin, il y a une salle de méditation où je passe un peu de temps. Puis s'ensuit un long chemin de croix en plein air d'env. 1 km aller/retour que les pèlerins choisissent de faire à genoux dans l'allée de sable. Je me contente de marcher à leur côté sur le bitume. Au bout de l'allée, on offre de l'eau bénite (bon, le mec ouvre un robinet et voilà quoi...). Sur le côté droit, il y a la cathédrale dont l'autel est d'une splendeur à en couper le souffle. La messe va commencer mais je sors avant. Je reviens donc sur mes pas empruntant le chemin de croix pour quitter l'enceinte religieuse et aller me reposer à la plage, 500 mètres plus loin. Déjà pour y arriver, il faut se faufiler dans la rue noire de monde. Je n'ai pas été la seule à avoir eu l’idée d’aller à la plage...il y a des milliers de personnes. Je bois un jus de noix de coco, fait quelques photos, flâne d'échoppes en échoppes avant de prendre le chemin du retour. Je fini ma sortie par un bon resto (le Kerala, en face de l’hôtel/conseillé par mon driver). Poulet rôti, noddles légumes et eau pour 3€), délicieux. J'ai encore succombé à ma folie: achat d'un sac ....Pas de cigarettes aujourd'hui.
Dimanche 17 janvier. Direction Tanjore. En cours de route, je visite plusieurs temples. La première grande étape sera Kumbakonam en commençant par le Mahamakam (bassin sacré) où tous les 12 ans, il y a un grand pèlerinage ; il est bordé de 16 templions mais le bassin est vide pour rénovation. Ensuite, ce sera le temple Sirangapani, dédié à Vishnu. Puis le temple de Nageswara Swami. Enfin, le temple Kumbeshvara, dédié à Shiva (le Dieu qui détruit tout pour mieux le reconstruire). Très beau temple; j'assiste à la cérémonie de la fin de matinée. Avant d'y entrer, je suis invitée par le peuple à manger une coupe de riz au lait vanillé, préparé pour Pongal. Délicieux. La deuxième grande étape sera Dharasuram, immense parc qui entoure le temple. Les gens sont assis par terre dans ce parc, la plupart des familles avec enfants. C'est un temple Chola (bâti entre 1150 et 1175), donc rien à voir avec les temples très colorés vu auparavant. Aujourd'hui, c’est le troisième jour de Pongal. On décore les bêtes avec des colliers de fleurs, les cornes des vaches sont colorées. J'ai croisé un cortège de vaches, moutons, chiens, ânes… et le tout en musique ! J'arrive enfin au temple de Swamimalai, on y honore Netra Vinayaka ici on prie Ganèche qui est réputé pour redonner la vue. Tanjore pointe enfin son nez. Je loge chez l'habitant où je suis servie au même titre qu'une reine au point que c'est un peu gênant. Ce petit vieux couple est adorable. Le repas est fait maison et je me régalé (maison d'hôte de Râjâ, ami de Mr Murali: 22€/nuit, pet.déj inclus). Le soir, je vais voir le grand temple de Brihadishvarza pour le voir illuminé. J'y retournerai demain en journée. C'est la foire foraine et je retombe en enfance le temps de quelques instants... L'avantage ici, c'est qu'on ne se ruine pas en s'amusant sur les attractions! J'en profite car j'adore ça...
Lundi 18 janvier. Ce matin, je vais visiter le Marata Palace (palais et musée). La visite coûte 300 roupies (env. 5€). La première partie consiste à voir un film sur Tanjore, le palais et le temple. La clim est à fond et je suis obligée de me coincer dans un trou à l'arrière. Visite des restes du palais mais on voit encore quelques illustrations aux murs. Il y a énormément de statues de tous les Dieux Hindous. Après, je me rends au marché pour y acheter des légumes que mon hôtesse me cuisinera à l'indienne. Car il faut dire qu'il n'y a pas beaucoup de légumes dans leurs plats donc j'ai été me servir. Je rentre me reposer un peu avant d'aller revisiter le grand temple. J'irai ensuite voir comment on fabrique les statues avec un alliage de cinq éléments. Puis, je tente péniblement de me faufiler dans des échoppes pour y voir les tissus. En rentrant, mon hôtesse avait préparé mes cinq légumes différemment de notre cuisine et avais en plus rajouté du riz, des nouilles, des oignons et un chappatti sans compter le dessert. C'était un réel délice; pas du tout épicé mais avec des tas de saveurs. Il y avait donc huit plats à table pour moi seule. Ils restent tous les deux debout à côté de moi et à la moindre bouchée, ils me resservent jusqu'au moment où, sans vouloir les vexer, je leur fait comprendre que je n'en peux plus. Je béni cette adresse !
Mardi 19 janvier. Départ dans le Chettinad. J'ai très mal dormi car j'ai encore eu le syndrome des jambes sans repos, ce qui empêche de dormir. Le petit couple me conseille d'acheter un produit ayurvédique....je vais tester ça ce soir. Départ quand même mais je dors la moitié du chemin. Je vois des petits villages entre deux sommes et m’arrête au village d'Elangunipatti... Pour accéder au temple minuscule, il y a une allée de statues de chevaux bien abimés. J'arrive dans le Chettinad dont le petit village où je dors s'appelle Kanadukathan. Il y a un beau palais qui n'est plus habité depuis la mort du Maharadja. Quel gâchis! Je pense revenir faire le tour du village à pied après-midi mais je m’écroule sur mon lit jusqu'au souper.... je suis à l'hôtel Chettinadu Mansion (60€ la nuit, pet.déj compris). J'espère avoir repris de l'énergie pour demain.
Mercredi 20 janvier. C'est bon, j'ai repris des forces grâce à une bonne nuit. Départ à 10H vers le village de Pillayarpatti où je suis éblouie par le grand Ganèche doré qu'on vénère dans ce temple. J'assiste à une cérémonie mais n'en voyant pas la fin voyant avec les pots, marmites, mélanges d'épices, de fleurs, d'encens, des vas et viens sans cesse, la chaleur ambiante, je quitte avant le sacrifice ils faisaient un grand feu à l'intérieur d'un bâtiment annexé au temple puis jetait de l'huile et des fleurs dedans, en chantant. Direction l'école de danse à Koviloor. Je visite l'école mais pas de danse uniquement pendant les fêtes (pourquoi école alors?). J'ai le droit de voir ce bâtiment merveilleux et un musée avec les photos des danseuses pratiquant les danses si magnifiques ici. Il y a un mariage à la mairie, je jette un coup d’œil. Mon chauffeur me propose d'aller à la petite école je fais plein de photos avec les enfants qui sont ravis; l'institutrice leur fait dire quelques mots d'anglais pour l'occasion...du coup, ils en savaient plus que moi! Beau petit temple aussi avec un bassin devant et un autre petit temple au milieu. Nous allons à Karaikudi au centre commercial et visiter une de ces belles demeures du Chettinad. Je dois expliquer que ces grandes demeures de cette région sont liées au fait qu'au 19eme siècle, de riches marchands, appelés les Chettiars, voyagèrent à l'étranger et y firent fortune. Mais n'oubliant pas leur région natale, ils firent construire celles-ci. Maintenant, elles sont fort abimées et les héritiers ne viennent qu'aux vacances. Elles sont richement décorées. L'hôtel où je réside est une de ces demeures. On dirait que ce sont des minis palaces. Une fois rentrée au village, je visite une usine de coton et bien entendu, j'achète un foulard...je me suis faite avoir pour le prix mais tant pis...il est beau! (9€). En rentrant, je sympatise avec quatre françaises. Nous faisons le tour du village en char tiré par deux zébus. La balade dure une heure. On repasse devant le Palace et le temple. Là, je vais voir un autre petit temple à côté de celui face au bassin. Le gardien me montre le Dieu (j'ai oublié lequel) dans la cella puis me montre le lit du Dieu dans un placard où il est placé pour dormir chaque soir... J'avais déjà assisté à ce type de cérémonie lors d'un autre voyage. Pour terminer la journée, je me promène une heure à pied, seule, dans le village.
Jeudi 21 janvier. Départ vers Trichy. Nous allons directement voir le temple de Viramalai. Après avoir gravi les 180 marches indiquées sur mon programme, je ne trouve rien de mes indications. Soit, ce n'était pas le temple Subrahmânya, soit j’ai loupé la moitié.... je devais voir un grand Nandi (le taureau) de 6 mètres: pas vu; aussi un grand Lingam: pas vu... je ne comprends pas où est l'erreur… J’ai néanmoins participé aux préparations d'un sacrifice (poulet) mais c'était tellement long que je n'ai pas pu attendre. La, par contre, ça correspond au sanctuaire de la Dévi. Donc, ça doit quand même être le bon temple. Je redescends les marches un peu déçue de ne pas avoir vu tout ce que je m’étais établi sur mon programme de deux pages. Il devait y avoir plusieurs entrées, c’est la seule explication… Nous revenons sur nos pas à Chittannavasal pour aller voir les grottes Jaïns creusées dans une grosse colline abrupte. Il y avait trois statues du 16, 17 et 18emes siècles. En fait, je n'en ai visité qu'une ...les autres étaient trop hautes et j'étais sous le soleil de midi. Pour terminer, je passe un moment à regarder les bébés singes jouer. Ensuite, je me rends vers le petit temple de Natharmalai qui était fermé vu l'heure. J'ai juste vu les gens manger et d'autres dormir à terre. Le dernier temple que je visite se trouve à Kudumiyamalai. Nous y arrivons par une petite route médiocre mais qui vaut le détour car elle serpente au milieu des collines arrondies. Le temple de Sikhanathaswami est adossé à une de ces collines. Le gardien a bien voulu m'ouvrir les portes, malgré l'heure de fermeture, sauf celle de la Cella. Ensuite, je fais le tour du mini village à pied poursuivie par des chiens errants et accompagnées de brebis dont les mamans nourrissaient leurs petits. Les singes étaient de la partie. Sympa mais chaud chaud chaud.... J'arrive vers 16 H sur l'Ile de Shrinangam à 7 km de Trichy. C'est le bout du monde. Dans ma chambre, un lézard et dans la salle de bain un crapaud. J'ai bien tenté de l'attraper mais il allait plus vite que moi. J'ai appellé le chauffeur qui lui a appellé le garçon de la maison....ça y est, il est sorti dit-il..... Le petit lézard reste là près de mon lit; son copain plus gros vient le rejoindre... Je fais la connaissance d'un couple de canadiens et nous allons manger chez l'habitant ensemble. Nous rentrons rapidement pour être en forme demain matin. Attendez de voir la suite..... Après ma douche, je me couche et éteint. Ne sachant m'endormir, j'allume et là...horreur une grosse araignée. Je la rate... résultat, elle est partie se cacher. Il est 5 H et je ne dors pas. Ca va être dur pour le festival.....dans quelques heures!
Vendredi 22 janvier. 7H30. Debout, déjeuner et départ pour la visite du bassin où viennent se recueillir les pèlerins et faire des rituels. Bien entendu, je fais un rituel... Avec les canadiens et un guide, nous visitons le grand temple de Sri Ranganathaswami à Srirangam (24000m2), dédié à Vishnu. Je ne rentrerai pas dans les détails car il y a des guides pour ça. Nous voyons le cheval en statue dorée où sera installé Vishnu et qui sera tirée, ce soir en procession, par des hommes (festival). A18H, nous assistons à ce festival spectaculaire. Nous avons de la chance, un ami de Monsieur Murali accepte de nous installer sur sa terrasse. Fabuleux! A la fin du spectacle, ça grouillait en-bas. Quel chance d'avoir eu Murali qui est très sympa c’est intéressant de parler avec lui. Il est venu nous voir. Sympa, hein! Nous rentrons manger chez l'habitant mais n'apprécions pas vu la fatigue.
Samedi 23 janvier. A 7H, départ pour le festival du chariot qui pèse 80 tonnes et est tiré avec d'énormes cordes par 1800 hommes qui se relayent. Ils ont fait le tour du temple de 24000 mètres carré. Spectacle extraordinaire. Des milliers de personnes sont présentes mais grâce, encore, à Murali, nous avons encore une place d'honneur. La foule est délirante comme lors de toutes les fêtes indiennes! Après, je gravis les 437 marches taillées dans la roche qui mènent au Rock Fort temple d'où on jouit d'une vue époustouflante sur Trichy. La montée n'est pas difficile. A mi-parcours, il y a un temple dédié à Shiva. Le temple au-dessus est dédié à Ganèche. Après-midi, je reste un moment à la GH pour papoter avec l'épouse de Raja, le proprio. Ensuite, je vais me balader dans le village, le long de la rivière et au parc des papillons. Ça ressource!
Dimanche 24 janvier. Départ pour Tiruvanamalai. J'arrive à 13H à l'Ashram Ashok Tree. (Ashram: sorte de monastère hindou). Il se trouve à 15 km de Tiruvannamalai et on y arrive par de toutes petites routes. Je suis un peu désorientée en arrivant; ça fait un peu secte. Je pensais y faire une petite cure ayurvédique mais c'est trois plus cher qu'à Pondichéry.... j'abandonne l'idée. Je pensais faire du yoga mais c'est en anglais et d'un haut niveau (pas pour débutant sauf en individuel et là, c'est trop cher); donc j'abandonne. J'avais prévu de faire le Pradakshina ou Girivaram en tamoul (tour de la colline Arunachala à pieds nus, 14 km). Le grand Saint Ramana Maharishi l'aurait fait plusieurs fois lorsqu'il s'est installé à Tiruvannāmalai. Ensuite, ses dévots ont continué. Celui qui fait ce tour, c'est comme s'il faisait le tour du monde... Le jour de la pleine lune, des foules viennent de toute l'Inde. Aujourd'hui, jour de chance, c'est la pleine lune; j'abandonne l'idée de cette circumambulation..! Donc, je suis ici pour trois jours. Il me reste le repos, la méditation et la lecture ....tout ce que je n'arrive pas à faire.......Allez, je travaille là-dessus. Mon chauffeur doit s'embêter royalement par contre.....
Lundi 25 janvier. Visite du temple Arunachaleswarar de Tiruvannāmalai à 15 km de mon ashram. C'est un des plus grands temples de l'Inde du Sud (24 ares). Il est vieux d'environ 2000 ans et les principales tours datent du 7ème siècle lors de l'époque des rois Chola. J'assiste à une puja (cérémonie de prières). C'est très folklorique la religion hindoue. C'est pour cette raison que je l'aime. Et l'Athée que je suis se prend au jeu des rituels et des prières, comme à chaque fois que je viens en Inde! Après la visite du temple qui a duré deux bonnes heures, je fais le tour de la montagne sacrée Arunachala, en voiture... je sais mon karma ne sera si bon! Le chemin est parsemé de plusieurs petits temples et même en journée, beaucoup de personnes et des sâdhus font le chemin à pied. J'achète mes médicaments ayurvédiques pour finir ma cure de deux mois et prends rendez-vous pour un massage ayurvédique demain (90 minutes, avis médical et traitement local pour 1700 roupies - 24€). Je rentre à l'ashram, prends le thé et me détends le restant de l'après-midi en attendant le souper. La nourriture préparée ici provient à 80% de leur récolte et tout est préparé à la main.
Mardi 26 janvier. Départ pour la visite de deux anciens temples. Le premier Pachaiammam Koil. Il doit être vieux de 1000 ans. C'est dans ce temple, éloigné de la ville, qu'en 1905, Ramana est venu passer six mois pour fuir l'épidémie de peste qui sévissait à Tiruvannāmalai. Le temple est petit mais j'ai aimé ce lieu d'où il émane une bonne énergie. Le lieu est propice à la méditation avec belle vue sur la colline Arunachala. Plus éloigné encore, le temple Adi Annamalai. C'est le plus vieux temple autour d'Arunachala. Le temple actuel date d'il y a 1200 ans mais aurait déjà existé en bois auparavant ; on estime donc qu'il serait vieux de 2000 ans. Le gopuram (tour de la colline) daterait de 1200 ans. Je n'ai pas bien su profiter du temple vu qu'il fermait à midi et il était 11H50! Par contre, je fais le tour extérieur du temple en admirant encore et toujours la colline sacrée. J'ai un peu de temps avant mon massage donc je visite un ashram dont j'ai oublié le nom. Mercredi 27 janvier. Je démarre ce matin visiter l'ashram de Ramana Maharishi, ce grand Saint qui a partagé sa vie à propager la paix et la sérénité. Il est né le 30/12/1879 près de Madurai. Il est mort le 15/04/1950; selon son enseignement, son corps est parti, pas son âme.. Adolescent, il a quitté sa mère pour partir à Arunachala lui laissant un mot de ne pas chercher à le retrouver et de ne pas se soucier pour lui. Il fit une partie du voyage en train mais n'ayant pas assez d'argent, il dû descendre à mi-chemin et continua à pied. Le bâtiment le plus visité est le Old hall c’est là qu’il enseignait et clamait que la meilleure façon de nettoyer son esprit est la méditation. Il y est enterré. Je continue donc à visiter l'ashram où il y a beaucoup de monde....quand je pense que normalement, c'est là que je devais aller dormir!!!! Heureusement que j'ai changé d'avis. Je me trouve très bien dans celui-ci qui est plus petit, hors de la ville et où il y a moins de peuple! Après la visite de l'ashram de Ramana, je suis une flèche qui indique une cave (grotte creusée dans la montagne où a dormi Ramana). Je monte en chaussettes pour aller voir cette cave mais ça n'en finissait pas. Je pense avoir fait les trois-quarts de la montagne. Un singe blanc à tête noire m'a attrapé la jambe. Je suis restée figée comme je sais le faire dans ces cas là; il ne m'a pas mordu ni griffé... ouf... Je ne sais pas pourquoi il a fait ça! J'ai été méditer un moment dans la grotte et admirer la vue sur le grand temple et Tiruvannāmalai. J'entame la descende aussi laborieuse car il fait de plus en plus chaud, je fatigue et je commence à avoir mal aux pieds avec ces gros cailloux. Je vais refaire un massage avant de rentrer raconter mon périple à l'ashram.
Jeudi 28 janvier. Départ pour Mammallapuram mais avant je fais un passage à Védantangal. C’est une réserve ornithologique qui vaut le détour. Je suis dans la bonne saison car de novembre à février, les oiseaux migrateurs viennent s'y nicher. On y trouve des cigognes, des ibis, des grues et plusieurs autres espèces. Fin d'après-midi, j'arrive à la Silver Moon guest-house (1300 roupies/18,50€ la chambre de luxe mais 400 roupies/6,70€ en supplément pour la clim). Il y a des chambres économiques à 800 roupies/11€. Mammallapuram veut dire " le village du grand sacrifice ".
Vendredi 29 janvier. Le chauffeur doit venir sonner à ma chambre car il est 10H45 et voilà 3/4 d'heure qu'il m’attend. Moi je dors! C'est la fatigue de mon escapade en montagne... A midi, je suis fraîche et en forme pour aller visiter (c'est malin en pleine cania de midi) le temple du rivage (le Store temple) qui est vieux de 12 siècles, joli mais abimé à cause du vent et de la pluie. Il se situe en bord de mer. Une digue de rocher a été aménagée pour assurer sa protection contre les marées et l'érosion marine. A l'intérieur, il y a un beau grand Vishnu allongé que j'ai beaucoup apprécié. Le ticket d'entrée est de 250 roupies/3,60€ mais est valable pour la visite des cinq rathas / dans la même journée. Tout en dégoulinant sous mon parapluie qui me sert d'ombrelle, je ne baisse pas les bras et vais de ce pas visiter les 5 rathas (chars qui, en fait, ici n'en sont pas car ils n'ont pas de roues, ce sont plutôt de petits temples mais quand même, on les appelle rathas. Ils sont groupés comme sur un parking. Ils sont creusés dans la roche. On voit d'ailleurs que celui du sud est plus grand et deviennent de plus en plus petits au nord. J'ai aimé cet endroit serein, sans trop de visiteurs. Je vais maintenant faire un massage ayurvédique puis j'ai une grande chance car c'est le festival de danse et ce soir, j'assiste à trois danses de 45 min: la Silambattam, ce qui me semble une danse tribale de Vellore avec une douzaine de danseurs, la Kathak avec deux danseuses et la Kuchipudi avec une danseuse; ces deux dernières danses sont de New Delhi. Je suis au premier rang. Le festival dure dix jours. Je fais ensuite les boutiques puis je me rends chez un tailleur qui va me confectionner deux blouses en soie pour 1400 roupies/20€. Du coup, les restaurants sont fermés. J'aurai donc jeûné aujourd'hui.
Samedi 30 janvier. Je viens enfin de trouver mes cartes postales: direction poste. Il est temps… le dernier jour!.... Visite d'Arjuna : grand complexe de plusieurs petits temples creusés dans la roche, appelé aussi la descente du Gange ou pénitence d'Arjuna. C'est très vaste. Il y a un énorme rocher posé comme une boule sur la roche. C’est naturel. Une merveille de la nature. Je renonce à aller visiter la grotte du tigre contre une visite à la ferme des crocodiles à 20 km. A faire vraiment si on a le temps et qu'on n'a jamais vu de crocodiles. Celle de Djerba est plus belle! Après-midi, petit massage de relaxation et ce soir, festival de danse en oubliant pas d'aller manger cette fois. Quoique je dois encore passer chez le tailleur avant donc ce n'est pas encore dans la poche le souper! Et mes blouses, j'aurais déjà bien peur de voir le résultat....jen ai fait faire une fois à Hampi et j'avais dit jamais plus... c'était raté....ben voilà.... quelques heures plus tard, j'ai mon résultat: raté. Il va me les retoucher......j'attends demain! La danse de ce soir, n’est pas si bien: marionnettes avec histoire en tamoul.... Je me suis fait un petit extra au resto pour mon dernier soir mais pas très réussi après mon jour de jeûne....malade! J’ai abusé.....comme je sais le faire!
Dimanche 31 janvier. Dernière journée. Je ne suis pas contente car je dois changer de chambres pour quelques heures; je suis énervée pour ma journée. De plus, je repasse chez le tailleur qui a fait une catastrophe. Je réessaie et attends une heure! Le chauffeur vient me chercher à Mammallapuram à 21H30. L'avion est à 3H30 du matin et il n'y a qu'une heure de trajet. Je suis effectivement trop tôt, je rentre quand même dans le terminal mais il fait glacial avec la clim à fond. Je préfère ressortir et bien plus moyen... Ici quand on rentre, on ne sort plus. Voilà donc longue attente en vue! Finalement ça passe assez vite; la file pour l'enregistrement puis la file pour la sécurité puis essai de mettre un film sur ma tablette via mon adaptateur sans jamais y parvenir......Voilà donc le temps d'embarquer. J'ai mon ticket avec ma place enregistrée Numéro 24. Quand j'embarque, je ne sais pour quelle raison on me donne un autre ticket à mon nom Numéro 6. Je suis en surclassement, donc me retrouve en première classe chez Emirates avec le fauteuil-lit, le champagne, le menu sélectionné, le vin.....bref, que du bonheur jusqu'au moment où tout cela me tourne sur l'estomac (après un mois de régime végétarien et pas d'alcool). A Dubaï, je passe mon escale dans les toilettes.....Je sais, vous allez me dire "charmant comme fin de récit"........
Allez maintenant encore 7H30 d'avion mais plus en surclassement.....
Oserais- je dire que c'était mon dernier voyage en Inde.......Y aura t'il un dixième..... Impossible à dire pour l'instant....je me dis oui, je me dis non.... Ces derniers mots pour résumé : bon voyage!
Le 1er février 2016 Marie
Ps : A l’heure où je corrige ce récit, je peux dire qu’une des blouses s’est trouée complètement dans tous les sens au premier lavage.
Croisière Fjords de Norvège et Cap Nord MSC Splendida 2016 English translation pending
Nous prévoyons une croisière en mai/juin prochain avec Msc
Quelqu'un pourrait-il nous fournir des informations quant aux excursions intéressantes à faire ?
Escales : Alesund, Honningsvag, Tromso, Hellesylt/Geiranger, Molde, Bergen.
Que prévoir comme vêtements à bord du navire et aux excursions ?
Merci
Météo à Ténérife en février English translation pending
Hello! Nous partons le 11 février à Ténériffe pour une semaine et nous pensons faire la côte nord. À quelle meteo peut on s'attendre? Merci à vous!
Commencer par Varanasi? English translation pending
Salut,
Je pars dans 15j en Inde, pour plusieurs mois.
J'ai pris mon billet aller simple pour Varanassi pour être de suite immergé dans la culture et ambiance indienne.
On me dit que c'est mal joué car je vais de suite dans la fosse aux lions et que j'eus été plus avisé de commencer par une ville plus facile.
Je lis bcp de choses négatives sur la sécurité, harcellement, arnaques, animaux à Varanassi.
Je précise que je suis très heureux de commencer par cette ville, mais j'avoue avoir un peu d'inquiétude malgré tout (sentiments mitigés).
Par ailleurs, je ne sais pas combien de temps je vais y rester, 2 jours, 2 semaines, 2 mois, aucune idée. Combien de temps selon vous pour bien prendre la température de cette ville si particulière ?
Merci
Je pars dans 15j en Inde, pour plusieurs mois.
J'ai pris mon billet aller simple pour Varanassi pour être de suite immergé dans la culture et ambiance indienne.
On me dit que c'est mal joué car je vais de suite dans la fosse aux lions et que j'eus été plus avisé de commencer par une ville plus facile.
Je lis bcp de choses négatives sur la sécurité, harcellement, arnaques, animaux à Varanassi.
Je précise que je suis très heureux de commencer par cette ville, mais j'avoue avoir un peu d'inquiétude malgré tout (sentiments mitigés).
Par ailleurs, je ne sais pas combien de temps je vais y rester, 2 jours, 2 semaines, 2 mois, aucune idée. Combien de temps selon vous pour bien prendre la température de cette ville si particulière ?
Merci
Trajet Battambang / Pailin / Chanthaburi et passage frontière (visa) English translation pending
Bonjour !
Je suis en train de finaliser mon itinéraire Cambodge/Thaïlande et je cherche des infos récentes sur le trajet de Battambang (Cambodge) vers Chanthaburi (Thaïlande) en passant par le point frontière de Pailin.
J'ai trouvé pas mal d'infos sur le trajet inverse qui semble plus courant, donc je me suis décidée à poser la question sur le forum.
J'ai lu qu'il était possible de prendre un taxi pour environ 30-35 USD de Battambang à Pailin, je suppose que cette info est toujours valable ?
Ensuite de Pailin vers Chanthaburi, il semblerait qu'il y ait des minibus (compagnie Casino ?) qui feraient la liaison vers Trat via Chanthaburi (durée 1h30-2h - 150 bahts/personne ?), ce qui m'intéresse car je compte loger 3 nuits à Chanthaburi pour rayonner un peu dans le coin en scooter, avant de poursuivre vers Koh Chang.
Quelqu'un pourrait-il me donner plus d'infos sur ce trajet Pailin/Chanthaburi avec (si possible) des horaires de minibus ? Il me semble avoir lu sur un forum anglais qu'il y avait des départs à 14h30, 16h30 et 18h30, mais je ne sais pas si l'info est toujours correcte (elle date de 2013). Certains voyageurs racontent qu'ils ont relié Battambang à Chanthaburi en 4h seulement... Qu'en pensez-vous ?
Le poste frontière de Pailin semble tranquille et les formalités semblent rapides. Le visa est-il toujours à 20 USD (prévoir une photo d'identité ?) ? Nous ne resterons ensuite que 15 jours en Thaïlande avant de rentrer sur Bruxelles.
Merci à tou(te)s pour vos expériences récentes !😉
Je suis en train de finaliser mon itinéraire Cambodge/Thaïlande et je cherche des infos récentes sur le trajet de Battambang (Cambodge) vers Chanthaburi (Thaïlande) en passant par le point frontière de Pailin.
J'ai trouvé pas mal d'infos sur le trajet inverse qui semble plus courant, donc je me suis décidée à poser la question sur le forum.
J'ai lu qu'il était possible de prendre un taxi pour environ 30-35 USD de Battambang à Pailin, je suppose que cette info est toujours valable ?
Ensuite de Pailin vers Chanthaburi, il semblerait qu'il y ait des minibus (compagnie Casino ?) qui feraient la liaison vers Trat via Chanthaburi (durée 1h30-2h - 150 bahts/personne ?), ce qui m'intéresse car je compte loger 3 nuits à Chanthaburi pour rayonner un peu dans le coin en scooter, avant de poursuivre vers Koh Chang.
Quelqu'un pourrait-il me donner plus d'infos sur ce trajet Pailin/Chanthaburi avec (si possible) des horaires de minibus ? Il me semble avoir lu sur un forum anglais qu'il y avait des départs à 14h30, 16h30 et 18h30, mais je ne sais pas si l'info est toujours correcte (elle date de 2013). Certains voyageurs racontent qu'ils ont relié Battambang à Chanthaburi en 4h seulement... Qu'en pensez-vous ?
Le poste frontière de Pailin semble tranquille et les formalités semblent rapides. Le visa est-il toujours à 20 USD (prévoir une photo d'identité ?) ? Nous ne resterons ensuite que 15 jours en Thaïlande avant de rentrer sur Bruxelles.
Merci à tou(te)s pour vos expériences récentes !😉
Transport à Bangkok par métro / train English translation pending
Bonjour,
je pars en voyage à Bangkok fin mars. Je pense que ma compagne et moi prendront le métro, le train pour se déplacer. Les tickets sont tous utilisables dans les différents métro ou train ? Faut 'il acheter un nouveau ticket quand on change de ligne ? Y a t'il des tickets valables à la journée pour toutes lignes confondues?
Merci de vos réponse.s
je pars en voyage à Bangkok fin mars. Je pense que ma compagne et moi prendront le métro, le train pour se déplacer. Les tickets sont tous utilisables dans les différents métro ou train ? Faut 'il acheter un nouveau ticket quand on change de ligne ? Y a t'il des tickets valables à la journée pour toutes lignes confondues?
Merci de vos réponse.s
Itinéraire 7 jours Nicaragua English translation pending
Bonjour,
Mon mari et moi planifions un voyage au Nicaragua pour 7 jours en 2016. Jusqu'à maintenant, de ce que j'ai lu et pour seulement 7 jours, nous opterions pour ce circuit: Granada, l'Ile d'Omotepe, San Juan Del Sur et retour a Managua (aéroport). J'aimerais avoir des feed-back et suggestions pour ce genre d'itinéraire (7 jours) Notre grande question: voiture ou bus ?
Merci !
Mon mari et moi planifions un voyage au Nicaragua pour 7 jours en 2016. Jusqu'à maintenant, de ce que j'ai lu et pour seulement 7 jours, nous opterions pour ce circuit: Granada, l'Ile d'Omotepe, San Juan Del Sur et retour a Managua (aéroport). J'aimerais avoir des feed-back et suggestions pour ce genre d'itinéraire (7 jours) Notre grande question: voiture ou bus ?
Merci !
Témoignages d'expatriés en Ouganda English translation pending
Bonjour
j'ai mon avion le 27 novembre pr l'ouganda pour deux semaines à la découverte de ce beau pays.j'aimerai avoir les infos , les conseils, les temoignages et ceux qui travaillent là bas. cela me ferai plaisir de rencontrer des expats/ des locaux. Anysia
j'ai mon avion le 27 novembre pr l'ouganda pour deux semaines à la découverte de ce beau pays.j'aimerai avoir les infos , les conseils, les temoignages et ceux qui travaillent là bas. cela me ferai plaisir de rencontrer des expats/ des locaux. Anysia
Itinéraire sur 3 jours avec le pass London English translation pending
Bonjour,
mon mari et moi partons 5 jours sur londres dans 2 semaines; nous avons opté pour les pass London 3 jours, et je viens chercher un peu d'expérience auprès des gens qui auraient fait la même chose; j'avoue avoir du mal à organiser au mieux ces 3 jours sachant que je me repère mal malgrè toutes les infos collectées....nous allons loger sur king's cross et sommes donc au centre de Londres, j'ai également prévus les cartes de transport sur les 5 jours donc globalement la logistique est ok , c'est juste l'orga qui pêche, un peu d'aide ou de conseils seraient bienvenus svp....merci 😊
Retour catastrophique de l'Allure of the Seas English translation pending
Il fait encore noir dans la chambre, pourtant mes paupieres s'ouvrent doucement , je suis reveillée... je sais que je ne me rendormirai pas
alors, Je décide alors de me rendre au petit déjeuner
Je traverse le couloir, personne en vue , pas un seul cabinier pour me saluer....
le petit dejeuner est vraiment limité quelques tartines de pain semi rassi... un peu de beurre mais même pas de fruits ni de choses salées le choix est NULLISSIME...... je m'assois et des souvenirs me reviennent : les sourires des membres du personnel, les fontaines qui dansent la nuit venue, l'eclatante royal promenade, les spectacles EPOUSTOUFLANTS, les couchers de soleil au jaccuzi et tellement d 'autres choses encore.....
mes lunettes sont embuées par l 'émotion ....
c est CATASTROPHIQUE à quelle vitesse vertigineuse, cette semaine à bord de L ALLURE OF THE SEAS a passé !!!
voici donc le début de mon compte rendu sur ce FABULEUX PAQUEBOT....
le petit dejeuner est vraiment limité quelques tartines de pain semi rassi... un peu de beurre mais même pas de fruits ni de choses salées le choix est NULLISSIME...... je m'assois et des souvenirs me reviennent : les sourires des membres du personnel, les fontaines qui dansent la nuit venue, l'eclatante royal promenade, les spectacles EPOUSTOUFLANTS, les couchers de soleil au jaccuzi et tellement d 'autres choses encore.....
mes lunettes sont embuées par l 'émotion ....
c est CATASTROPHIQUE à quelle vitesse vertigineuse, cette semaine à bord de L ALLURE OF THE SEAS a passé !!!
voici donc le début de mon compte rendu sur ce FABULEUX PAQUEBOT....
Retour d’une croisière transatlatique Copenhague - New York suivie par New York - Québec English translation pending
Bonjour à tous et à toutes qui vont suivre ce petit compte rendu.
Je m’ y colle car par expérience, je sais qu’ il n’ y a pas beaucoup de « retours » pour ces escales.
Alors, si ça peu être utile…….
Nous avons donc quitté Copenhague à bord du Serenade of the Seas de Royal Caribbean le dimanche 30 août .
Lundi 31 août : OSLO de 10h à 19h. Le bateau est amarré près du centre ville, juste au pied de la Akershus Fortress. De là, il est très facile de se rendre au centre ville à pied et on trouve pas mal de commentaires sur ce forum. Comme nous connaissions déjà cette ville et comme il faisait beau, nous avons décidé de rester sur le bateau avoir le pont piscine pour nous tout seuls ou presque c’ est assez agréable ! Petite parenthèse : Il faut dire que nous nous attendions à de la fraicheur dans ces contrées et que je me suis totalement plantée dans la confection de mes valises !!!!! Je n’ ai emporté que quelques petites choses pour le cas où il ferait quand même beau et je vous assure que j’ ai fais beaucoup de petite lessive et employé pas mal de « systèmes D » pour le séchage durant ces croisières !!!!
Mardi 1 septembre : KRISTIANSAND , NORVÈGE de 10h à 18h Le bateau est amarré à faible distance du centre ville. Située dans le comté de Vest-Agder, au sud de la Norvège, Kristiansand est une petite ville maritime dont l’origine remonte à près de 400 ans et est réputée aussi pour son climat, considéré comme l’un des plus agréables de Norvège.. Manque de pot, s’ il ne faisait pas froid nous avons eu un peu de pluie pendant notre visite de Posebyen, la vieille ville de Kristiansand. Nous y avons fait une très jolie promenade quand même. C’ est le plus grand ensemble de maisons de bois mitoyennes de hauteur moyenne en Europe du Nord. Ce quartier, où vivaient à l’origine des ouvriers et des artisans, est aujourd’hui devenu le quartier résidentiel le plus caractéristique de Kristiansand et ses jolies maisons blanches sont typiques de la côte Sud de la Norvège.
Mercredi 2 septembre : en mer
Jeudi 3 septembre : KLAKSVIK, ILES FEROE de 8h à 17h Comme nous ne prenons jamais d’ excursion proposées par le bateau, j’ avais essayé de trouver mais sans succès un loueur de voiture dans les environs. Nous avons donc opté pour une fois, l’ excursion vers TORSHAVN la capitale de l’ île qui est aussi un port. Pour y arriver, on va traverser la belle île de Esturoy puis celle de Streymoy, où une route de montagne pittoresque mène à un belvédère élevé d’ où l’ on découvre une vue de Torshavn et son port. Nous avons beaucoup apprécié les paysages typiques des Féroé, c’ est à dire des collines couvertes d’ une mousse d’ un joli vert car les moutons mangent toute autre végétation. Et des moutons il y en a, 1.8 par habitant ! Torshavn et son quartier historique Tinganes ne nous a pas vraiment conquit ; pour nous, Klaksvik est aussi jolie pour s’ y promener. Je regrette vraiment de n’ avoir pas eu l’ opportunité de louer une voiture pour circuler dans les différentes îles. Mais il n’ était possible d’en louer que à Torshavn ou à l’ aéroport (encore plus éloigné). A se demander si le choix de cette ville d’ escale n’ a pas un petit côté stratégique pour promouvoir les excursions organisées !!! A suivre photos: Kristiansand et Féroé (peut-être pas dans cet ordre)
Nous avons donc quitté Copenhague à bord du Serenade of the Seas de Royal Caribbean le dimanche 30 août .
Lundi 31 août : OSLO de 10h à 19h. Le bateau est amarré près du centre ville, juste au pied de la Akershus Fortress. De là, il est très facile de se rendre au centre ville à pied et on trouve pas mal de commentaires sur ce forum. Comme nous connaissions déjà cette ville et comme il faisait beau, nous avons décidé de rester sur le bateau avoir le pont piscine pour nous tout seuls ou presque c’ est assez agréable ! Petite parenthèse : Il faut dire que nous nous attendions à de la fraicheur dans ces contrées et que je me suis totalement plantée dans la confection de mes valises !!!!! Je n’ ai emporté que quelques petites choses pour le cas où il ferait quand même beau et je vous assure que j’ ai fais beaucoup de petite lessive et employé pas mal de « systèmes D » pour le séchage durant ces croisières !!!!
Mardi 1 septembre : KRISTIANSAND , NORVÈGE de 10h à 18h Le bateau est amarré à faible distance du centre ville. Située dans le comté de Vest-Agder, au sud de la Norvège, Kristiansand est une petite ville maritime dont l’origine remonte à près de 400 ans et est réputée aussi pour son climat, considéré comme l’un des plus agréables de Norvège.. Manque de pot, s’ il ne faisait pas froid nous avons eu un peu de pluie pendant notre visite de Posebyen, la vieille ville de Kristiansand. Nous y avons fait une très jolie promenade quand même. C’ est le plus grand ensemble de maisons de bois mitoyennes de hauteur moyenne en Europe du Nord. Ce quartier, où vivaient à l’origine des ouvriers et des artisans, est aujourd’hui devenu le quartier résidentiel le plus caractéristique de Kristiansand et ses jolies maisons blanches sont typiques de la côte Sud de la Norvège.
Mercredi 2 septembre : en mer
Jeudi 3 septembre : KLAKSVIK, ILES FEROE de 8h à 17h Comme nous ne prenons jamais d’ excursion proposées par le bateau, j’ avais essayé de trouver mais sans succès un loueur de voiture dans les environs. Nous avons donc opté pour une fois, l’ excursion vers TORSHAVN la capitale de l’ île qui est aussi un port. Pour y arriver, on va traverser la belle île de Esturoy puis celle de Streymoy, où une route de montagne pittoresque mène à un belvédère élevé d’ où l’ on découvre une vue de Torshavn et son port. Nous avons beaucoup apprécié les paysages typiques des Féroé, c’ est à dire des collines couvertes d’ une mousse d’ un joli vert car les moutons mangent toute autre végétation. Et des moutons il y en a, 1.8 par habitant ! Torshavn et son quartier historique Tinganes ne nous a pas vraiment conquit ; pour nous, Klaksvik est aussi jolie pour s’ y promener. Je regrette vraiment de n’ avoir pas eu l’ opportunité de louer une voiture pour circuler dans les différentes îles. Mais il n’ était possible d’en louer que à Torshavn ou à l’ aéroport (encore plus éloigné). A se demander si le choix de cette ville d’ escale n’ a pas un petit côté stratégique pour promouvoir les excursions organisées !!! A suivre photos: Kristiansand et Féroé (peut-être pas dans cet ordre)
Sur la côte nord-ouest Pacifique ou... pas loin! English translation pending
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de quatre semaines, de l'ouest du Canada au nord-ouest des Etats-Unis, de la Colombie-Britannique à l'Etat de Washington, le long de la côte Pacifique ou jamais bien loin, en voiture, en ferry et à pied... 😉
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

============================================================================
Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !
De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh��� seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre
Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains
De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake
Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord
Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta
Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock
Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert
Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert
De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur
Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP
Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls
Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria
La suite aux Etats-Unis est par... ICI
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

============================================================================
Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !

De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh��� seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre

Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains

De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake

Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord

Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta

Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock

Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert

Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert

De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur

Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP

Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls

Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria

La suite aux Etats-Unis est par... ICI