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Itinéraire France-Danemark à vélo English translation pending
by Cip1959 · 2007-05-24 · 13 replies
Voilà je suis à la recherche de l'itineraire cité sous titre !....en partant de France ou Belgique la meilleure route (veloroute bien sur ! 😉) pour rélier Copenhaghen.......Heeelp😄
Remorque Extra Wheel pour vélo English translation pending
by Landais · 2006-10-12 · 540 replies
bjr une question sur la remorque extrawheel, c'est une remorque mono roue de 26 ou 700 avec filets sur les cotés de la roue.J'ai vu le test sur le site mais est ce que quelqu'un d'entre vous l'a deja acheté et a fait quelques voyages avec par tout les temps.Merci de communiquer vos impressions
Quel 4x4 choisir pour faire le tour du monde? English translation pending
by Get27 · 2006-08-17 · 129 replies
Bonjour à tous.

J'envisage de faire le tour du monde en 4x4 dans 2 ou 3 ans, et ce genre de choses, ça se prépare!!

Donc primo, je n'ai jamais eu ni pratiqué de tout terrain, mais celà m'interresse, donc pour le tour, le but est de pouvoir aller dans des contrées lontaines inaccessibles en bus ou auter moyen de transport utilisés par les tourmondistes "à pied".

Donc capacités de franchissement obliges...

Ensuite je ne sais pas si je compte vivre dedans (ça m'étonnerait au quotidien mais une fois de temps en temps, pourquoi pas!) Donc suffisamment d'espace pour s'y allonger dans le coffre.

Et vu que la terre est grande, il y aura donc énormément de kilomètres à parcourir, sur tous les types de routes, et donc aussi les autoroutes, il faut donc quelque chose qui soit à l'aise sur routes comme sur les pistes.

Il serait aussi intéressant d'avoir un modèle qui se répare facilement et dont on peut trouver des pièces de rechange facilement et à peu près partout.

Au final, après m'être renseigné un peu, j'ai vu que certains avaient utilisé un Land rover Defender Td 110... Effectivement question franchissement et réparations, c'est l'idéal mais le reste, bof (selon mes gouts), le design, les capacités sur routes...

Donc je pensais aux Toyota et autres Nissan...mais quels modèles? Land Cruiser, Land Cruiser Station Wagon, Rav4 (un peu trop SUV et petit je pense, mais design réussi ), Patrol, Pathfinder (bien mais trop cher).... Et chez land Rover c'est cher aussi, avec le Discovery et le Freelander (certainement trop petit aussi)

Autrement je voudrais savoir si certains ont déja fait ce genre de tour, et s'il est possible de le faire avec autre chose qu'un 4x4 ? Bien, il y a le camping car, mais c'est pas trop mon truc, je pensais à une voiture classique, pour voir si y'a pas trop d'inconvénient.

Encore une autre question: pour ce genre d'aventure, est-il préférable d'acheter la voiture en leasing ou location longue durée où bien par ses propres moyens (crédit auto)?

Bref, si vous avez d'autres idées, des conseils, des suggestions...tous à vos claviers

Merci d'avance

Get
Paris-Vannes à vélo à Pâques English translation pending
by Chitos · 2006-03-26 · 7 replies
bonjour, je compte faire Paris-Vannes en vélo d'ici deux semaines, je cherche donc quelques conseils...

Au niveau du trajet il faut que je fasse un itinéraire précis, quelle carte dois-je prendre ? Je sais que je passerai par le Mans et Rennes. Savez vous s'il y a des départementales tout le long du trajet, bien plus agréables que les nationales, en vélo.

Au niveau camping pensez-vous que je pourrais trouver des campings ouverts sur cette période ou dois-je me restreindre aux granges ?

Aussi si quelqu'un(e) est motivé pour faire tout ou une partie du trajet avec moi, c'est avec plaisir.

Voilà, je ne m'attend pas à un temps particulièrement beau, c'est donc au niveau du camping que cela peut être dur, alors que le sommeil importe beaucoup...

Merci de me lire

Joseph
Ah les préjugés! English translation pending
by Ouais · 2004-03-24 · 170 replies
Qui n'a jamais entendu des préjugés grotesques et qui vous ont fait marrer!!!!!!!!!!!

Voici quelques petits préjugés donc j'ai eu l'honneur d'entendre: Mais au burkina ils ont de l'electricité? Ils doivent tous dormir dans des huttes en bois! En syrie mais ils vont tous te fusillier. Mais il n'y a pas de routes au maroc tu vas te perdre!

Si vous avez eu echos de quelques prejugés n'hesitez pas a les mettre !!
Review of a cruise on the Celebrity Infinity in Greece
by Poupou10 · 2025-03-09 · 33 replies
Hi there, Here’s a little recap of my cruise on the CELEBRITY INFINITY from February 14th to 23rd. Itinerary: Athens / Thessaloniki / Thessaloniki / Kusadasi / AT SEA / Cyprus / AT SEA / Rhodes / Heraklion / Athens / Athens Since the cruise ended on Monday, we had to leave the ship on Sunday to go back to work on Monday 😕 Bring on retirement! This was our 34th cruise, and the price was around 1,300 € per person for AQUACLASS. Just to remind you, AQUACLASS includes spa access, a cabin with a hydro-massage shower, and a dedicated restaurant. For once, I have to say we didn’t get a good deal—prices dropped two months before departure, and we could’ve had AQUACLASS in a guaranteed cabin for 1,000 € per person. So, I think for January/February cruises, it’s better to book last-minute. We arrived in Piraeus on the 12th in the evening. The hotel was great—"Phidias Piraeus Hotel"—close to the center, with a spacious room (upgraded by Booking to a junior suite). The breakfast was decent, and the price was 125 € for two nights, all included. The cherry on top? The hotel offers free shuttles to the cruise ship on departure day—really awesome! We’d never visited Piraeus before, and it was a lovely surprise. Not only was the weather gorgeous, but the walk was really pleasant—the port, the beach, the little streets. It was way nicer than I’d imagined! TO BE CONTINUED: BOARDING 😉
De plus en plus de cyclos-voyageurs English translation pending
by Nomade743 · 2020-07-27 · 79 replies
Je suis actuellement en randonnée vélo de la haute Savoie à la presqu’île de giens et j’ai L’impression qu’ il y a beaucoup de voyageurs à vélo. Beaucoup de jeunes notamment Qu’en pensez-vous ?
Circuit de 7 jours 6 nuits au nord / est du Vietnam English translation pending
by Evadtebo · 2017-01-12 · 7 replies
Bonjour au voyageurs qui connaissent ces régions Nous partons de Hanoi ( Noi Bai ) voiture avec un chauffeur dans les provinces de Ha Giang ; Cao Bang et Bac Kan Je voudrai dormir dans un village des "lolo noirs" avant le marché minoritaire de Bao Lac qui a lieu une fois tous les 5 jours selon le calendrier lunaire Je voudrai savoir si ont peut se rendre dans un de ces villages avec une voiture non 4/4 Nous pouvons marché si besoin un peu. voici une adresse : "overnight at homestay mr Thanh In Khoi khon village black Lolo In Bao Lac tél : 0129 40131 99 " Je ne sais pas ou se trouve exactement cette adresse à 6 km de Bao Lac sur la route de Cao Bang ?

Autre question après nous visitons les chutes de Ban Gioc et autre grottes. Nous recherchons dans cette région un hôtel ou mieux une homestay du côté de Quang Uyen. voici des adresses que j'ai trouvé je demande donc votre avis sur ces adresses . - hôtel: "Khàch San Nhà Hàng Tuyêt Niêm" district de Quang Uyen Cao Bang. -homestay : "Kieu-Chinh 95 Hong Thai" Quang Uyen Cao Bang . -Thang Hen Lake village tourisme à 30 km à l'est de Cao Bang "Lang Du Lich Ho Thang Hen" Voilà si vous pouvez m'aider pour préparer cette partie de mon voyage . Merci
Budget Ladakh English translation pending
by Jerome72 · 2016-08-21 · 27 replies
Bonjour a tous

J'envisage un voyage d'un mois au Ladakh et Zanskar peutetre???? Je préfère voir directement les agences sur place car j'ai éssayé d'en contacter des mais c'est pas évident d'avoir des idées de prix de treks, de plus car je suis seul. J'ai vu sur ce forum que les agences a Leh avait des panneaux devant leurs agences avec des proposition de départ. Ce que je me demande, c'est combien prévoir comme budget a apporter sur place pour un ou plusieurs treks, guesthouse et restos a Leh? Pourriez vous me dire les prix que vous avez payé vos treks sur place?

Merci d'avance pour votre aide
Organiser vacances été en Haute Ariège English translation pending
by Cmaidy · 2016-02-21 · 6 replies
Bonjour

Je suis à la recherche de la destination idéale en Haute Ariège pour partir en vacances cet été avec 2 enfants de 6 et 8 ans. Nous souhaitons découper les vacances en 2, en alternant une journée de randonnée et une journée d'activité pour les enfants. Il y a notamment la rivière souterraine de Labouiche qui nous tente bien, donc j'étais partie dans l'idée de chercher un logement sur Foix (en camping ou location), mais mon mari a peur que ça ne fasse pas montagne. Que me conseillez-vous pour ne pas être trop loin de la rivière et être également en montagne, à proximité de départ de randonnées sympa, qui nous permettrait de voir des cascades, des lacs, ... ?

Merci
Débutante à vélo... avec enfants English translation pending
by Tiptaptop · 2014-07-27 · 16 replies
Bonjour!

J'ai déjà voyagé mais ... jamais à vélo. Et ça me donne vraiment envie. Cette année, j'ai donc décidé d'essayer, seule, avec mes deux enfants. J'en ai une qui a 12 ans et un de 2 ans et demi.

Je veux commencer par un truc facile et pour une durée courte (je ne sais pas encore, canal du midi? bords de la loire?) et perfectionner mon organisation par la suite.

Y'a-t-il d'autres personnes seules avec enfants? Ma fille de 12 ans va sûrement porter un peu sur son vélo aussi

Et sinon, quels conseils pourriez-vous me donner? (j'ai déjà un peu lu et bon... voyager léger, si j'ai bien compris... lol)

J'ai des vélos qui n'ont rien d'extra et une remorque que je viens d'acquérir pour le petit car juste le siège sur le vélo, ça me semblait un peu dur.

Sinon, côté matériel, j'ai une vieille tente. Je vais sûrement l'utiliser, mais pour l'avenir, je voudrais en acheter une très légère. Laquelle me conseillez vous?

Merci
Escale à Lisbonne English translation pending
by Lesgnomes · 2014-01-19 · 15 replies
Bonjour,

Nous sommes une famille de 5, avec 3 enfants de 8 à 13 ans et nous allons faire escale à Lisbonne fin août. Je voudrais savoir si ça vaut le coup de sortir de l'aéroport pour 7h (entre 13h25 et 20h25).

Je pense que oui...mais qu'est-ce qu'on pourrait voir de sympa, sans trop se perdre ??? J'ai vu sur le forum que l'aéroport est désormais desservi par le métro. Est-ce que le ticket qu'on achètera pour prendre le métro est aussi valable pour circuler pendant 24 h ???

Merci de tous vos bons conseils.
Retour sur un camping-trip de 13 jours à Oman English translation pending
by Millipatti · 2014-01-19 · 58 replies
Bonjour,

Quelques jours après notre «atterrissage», voici notre retour sur notre voyage de 13 jours à Oman suivi de 3 jours à Dubaï, du 20 décembre au 6 janvier. Ce fut un voyage vraiment exceptionnel en raison de la beauté du pays visité, bien sûr, mais aussi de la découverte d’un nouveau mode de voyage : le «camping-trip en 4X4». Merci à tous ceux qui nous permis de rêver avant le départ et qui ont contribué à faire de ces quelques jours un moment vraiment unique pour moi et mon fils.

Le 4X4 : je n’ai jamais été très «voiture» mais je dois dire que je n’ai pas regretté une seule seconde le fait d’avoir loué un 4X4. Et nous en avons, c’est mon sentiment, pleinement tiré parti. Le confort de conduite est impressionnant et le sentiment de liberté que confère un tel véhicule est fantastique. Outre les principaux lieux nécessitant un 4X4 (Wadi Ban Awf ou le désert par exemple) nous avons en effet, à de très nombreuses reprises, quitté les pistes principales pour «prendre le chemin des écoliers» et découvrir, au hasard, des lieux qui autrement auraient été inaccessibles (ou alors en ayant peur d’abîmer la voiture ou de rester coincé). Les routes à Oman nous ont vraiment marqué : elles sont souvent dans un état impeccable et, alors que le trafic n’y est pas très important, elles sont même souvent éclairées par des lampadaires. Les Omanais conduisent parfois très vite mais jamais je ne me suis sentie en danger ou victime de machisme et jamais personne ne m’a manqué de respect au volant. Pour les pistes, c’est évidemment autre chose... J’ai parfois un peu peiné mais, dans l’ensemble, je suis très très fière de moi ! Nous avions loué un Nissan Pathfinder 7 places, automatique, pour 688€ pour 13 jours (avec kilométrage limité à 300 kms/jour, ce qui s’est avéré suffisant : nous avons fait au total 2600 kms). Je l’avais loué à la dernière minute chez Autorent (nettement moins cher que le prix de Rentalcars, 1247€ pour la même voiture).

L’hébergement : rien que des bivouacs 5 étoiles (!) et une dernière nuit chez un hôte Omanais. Au départ, nous avions pris la résolution de ne faire que du camping tout en ne sachant pas si nous résisterions à l’envie de dormir à hôtel, de temps à autre. Mais aussi surprenant que cela puisse paraître, nous n’avons jamais eu envie de troquer notre tente pour le confort de l’hôtel. Bien sûr, nous n’avons pas dormi sur les hauteurs, où le froid était vraiment piquant (-7 C par exemple au sommet du Djebel Shams pendant notre séjour). Nous n’avons jamais eu de mal à trouver un lieu où planter notre tente, sauf peut-être aux environs de Fins où il y avait vraiment pas mal de monde (nous étions devenus un peu sauvages à la fin du voyage...). Les cailloux ? Nous avons toujours réussi à faire place nette et, plutôt que d’utiliser les sardines pour ne pas que la tente s’envole (il y avait parfois beaucoup de vent et le terrain pouvait être très dur) nous utilisions le poids de 4 bouteilles d’eau de 6 litres, aux 4 coins de la tente. Nous avons vite adopté un petit rituel : choix du lieu au plus tard vers 17h30, installation de la tente, préparation d’un feu de camp, cuisine d’un repas simple, lecture au coin du feu et, le plus souvent, couché très très tôt. Le bonheur, d’autant plus que nous n’avons pas vu un seul moustique. Il était bien entendu, à cette période de l’année, difficile de se laver sans claquer des dents... Ce ne fut pas la partie la plus agréable de ce «camping-trip» mais, avec un niveau d’exigence pas trop élevé et le recours de temps à autres à des lingettes, c’est tout à fait possible. L’achat du matériel au Carrefour de Seeb : une tente 4 places (correcte pour 2) à 14€ ; deux matelas de sol de 3 cm d’épaisseur avec oreiller intégré à 22 € (cher, mais un excellent confort) ; deux chaises pliantes basses à 5€ ; une grille pour cuisiner sur le feu de bois à 2€ ; une glacière souple à 7€ (pas terrible, elle fuyait) ; 2 nattes à 1,5€ plus une bassine, une caisse et quelques bols en plastique. Nous avions apporté nos duvets, lampe frontale, cantine, corde à linge...

La météo : sur les 13 jours, deux furent plutôt nuageux et nous ont fait craindre quelques gouttes de pluie, qui ne sont jamais venues. Pour le reste, ce fut du soleil et une température, au niveau de la mer, autour de 20 à 24 degrés. En altitude, bien entendu, le temps est beaucoup plus froid et un blouson chaud est loin d’être superflu, même en journée. Les nuits sont parfois très fraîches mais en accumulant les couches de vêtements, et avec un bon duvet pour la nuit, ce fut correct. Quelques degrés en plus auraient toutefois été nécessaires pour être tout à fait confortables. A noter que nous nous sommes baignés à deux reprises, non pas pour nous rafraîchir mais parce que la mer était tellement belle que nous n’avons pas pu résister à son appel.

Le budget : je n’ai pas tenu de budget précis au jour le jour. Mais globalement, avec un billet d’avion à 500€ (420€ si je m’étais décidée une semaine plus tôt), en ayant négocié un 4X4 à 53€/jour et en considérant le prix de l’essence (moins de 90€ pour l’ensemble du voyage), le budget total n’est vraiment pas prohibitif (avec l’option camping, bien entendu). La nourriture est en effet très abordable, que ce soit au resto ou à l’épicerie, et le prix des entrées, dans les forts par exemple, est dérisoire.

L’itinéraire : quelques jours avant le départ, les prévisions météo m’avaient incité à prévoir un itinéraire qui démarrait plutôt par la côte pour finir par les montagnes du Hajar. Mais une fois arrivés sur place, nous sommes revenus à notre première option, le temps semblant au beau fixe. J1 : aéroport, Mosquée, Carrefour, Nakhal et Wadi Mistall J2 : Wukan, Al Rustaq, Wadi Sahtan et Yasab J3 : Wadi Sahtan, Al Rustaq, Wadi ban Awf J4 : Misfat al Abriyyin, Al Hamra, Wadi Ghul, Jabal Shams, Jabrin J5 : Château de Jabrin, Bahla, Plateau de Sayq, Wadi Al Muaydin J6 : Nizwa, Al Mintarib, Wahiba Sands J7 : traversée des Wahibas, Film, Al Khaluf J8 : Sugar Dunes J9 : remontée jusqu’à Asylah J10 : Ras al Hadd, Sur, Fins J11 : Plateau de Salmah J12 : Wadi Tiwi, Wadi Ash Shab, Sinkhole, Seeb J13 : Mascate, Yiti

Les coups de coeur : parce qu’il faut bien choisir... - les paysages du Plateau de Salmah et plus particulièrement la piste à partir de Qurran en direction d’Ibra ; - les Sugar Dunes... et plus globalement les paysages aux alentours d’Al Khaluf ; - le Ghubayrah Bowl dans le Wadi Mistall et le Wadi Sahtan.

La côte est entre Sur et Mascate est probablement ce qui nous a le moins marqué, en raison peut-être d’une urbanisation plus poussée et de la présence d’un nombre plus important de touristes. Nous avons apprécié notre visite des Wadi Tiwi et Wadi Shab, mais sans plus en comparaison avec les sites précédents.

Le prochain voyage... : eh oui, nous avons vraiment envie de retourner à Oman. Nous avons particulièrement apprécié la formule «4X4 + camping» qui donne un sentiment incroyable de liberté et permet d’apprécier pleinement la beauté des sites. Le côté «désolé» de la côte en allant vers le sud nous a conquis et j’aurais bien envie, la prochaine fois, de descendre tranquillement vers le Dhofar pour profiter pleinement de ce décor de «Far-West».

Nos bivouacs en photos... et la vue de notre chambre à Dubaï























Madagascar: insécurité pour les touristes English translation pending
by Lyonain · 2013-09-02 · 205 replies
Une connaissance d'Alsace, revient de deux mois à Madagascar, (juillet et août) Tana et autres. Je lui annonce fièrement mon prochain voyage à Mada, réponse :" tu es fou, je suis rentrée et content d'être en France, là-bas, attaques au couteau, vols, etc.... au moins une agression par jour à Tana par des jeunes, y compris envers de jeunes femmes malgaches" . D'après lui, sortir le jour ou la nuit serait dangereux!!!!!!!!!! Il faudrait tout de même que nous soyons informer du danger ou pas d'aller à Mada en septembre ou octobre. Les avis de préférence de vahazas vivants à Mada et plutôt à Tana, me seraient utiles, car je me pose pas mal de question depuis cette discussion. Cet homme a déjà fait 3 fois 2 mois de séjour en 3 années et affirme que la situation est de plus en plus critique! J'ai insisté pour lui dire qu'il abusait un peu, il maintient ses affirmations.
Apologie du sud-ouest des États-Unis en hiver English translation pending
by Diamina · 2013-03-03 · 127 replies
APOLOGIE DU SOUTHWEST EN HIVER

Tout d’abord, ceci n’est pas un carnet, car il n’y est absolument pas tenu compte des dates, des hébergements, des distances et autres détails qui d’une période à l’autre ne changent guère et sont largement répertoriés dans des carnets ou des sites comme celui D’Itat, que je remercie grandement au passage. Seule précision importante, c’est que nous y étions en février. Je remercie aussi chaleureusement Sedonax pour son site très riche Ouest USA, qui m'a permis de contacter les paria outfitters que sont Steeve et Susan, ainsi que de découvrir Altstrom point, à Page.

Parmi les nombreux carnets que j’ai eu l’occasion de découvrir, sur le sud-ouest des Etats-Unis visité en été, il ne s’est pas passé une fois sans que les voyageurs ne se plaignent de la chaleur, de cette chaleur pesante, étouffante, suffocante, qui vous donne l’impression de fondre sur place, de carrément vous liquéfier spontanément, malgré les litres d’eau que vous ingérez, celle que les autorités américaines surnomment « HEAT CAN KILL » !!!!!!

Certains guerriers grecs qui sévissent sur ce forum sont des ardents défenseurs de la chaleur surtout à MOAB!!!! Et comme je ne suis pas à moitié taquine, j'ai décidé de prendre le contre pied de cette position, et surtout de ne pas parler de Moab.

La chaleur, on dirait une bête sournoise, vicieuse, malveillante qui vous prend toute votre énergie, sans vous laisser aucun répit. (Certain dirait que ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. C'est vrai!!!!!) Mais si ! Le répit arrive quand la chaleur s’éloigne, et qu’arrive AVEC LE PLUS GRAND BONHEUR la fin de la journée, vers 17h. Vous pouvez alors espérer quelques mansuétudes climatiques et profiter des derniers rayons du soleil pour, vite, faire quelques ballades avant 22h.

Voilà ce qui vous guette à las Vegas, à Monument valley, et à Death valley en été.

Alors qu’en hiver, en hiver, hummmmmmmmm !!!!!!!!!!!!!!!!!!! Je sais ! Vous pourriez objecter qu’il y a le printemps, ou l’automne ! Peut-être !

Mais l’hiver, ah l’hiver et son air revigorant, revivifiant ! Que du bonheur qui vous rend plus énergique, plus rapide dans vos gestes, plus empressés aussi.......d'aller prendre un bon chocolat chaud avec beaucoup de crème!!!!!!

La chose la plus importante que je tiens à signaler concernant l’hiver dans le southwest des Etats-Unis, c’est QU’IL NE FAIT PAS CHAUD !!!!!!!!!!!!

A las Vegas, dans la nuit de notre arrivée : 5°C ! 16°C l’après midi. Ce n’est pas beau ça !!!!!! Pas une goutte de sueur, pas d’impression de tête qui explose à cause de l’ensoleillement intense, pas de manque d’entrain du à cette insupportable chaleur et pas de besoin impératif d’aller farnienter aux abords d’une piscine. Vous profitez à fond de votre journée. Visites, shopping, restaurants, spectacles du cirque du soleil. Zen !!! Entre parenthèses "le rêve" c'est génial, spectaculaire, grandiose. A aller voir absolument!

En été les piscines sont bondées, et il est difficile d’y trouver de la place. Au contraire, en hiver, les piscines pour la plupart extérieures sont très peu fréquentées, voire vides, va savoir pourquoi, et il y a plein de places de disponibles. Pendant la journée, vous vous déplacez normalement sans avoir besoin de vous abriter du soleil. Au contraire, vous profitez à fond de chacun de ses rayons.

Le soir, chaudement couvert, vous assistez aux différentes animations que sont les fontaines du bellagio, les pirates du Treasure island, l'éruption du volcan du mirage, et là personne n’a envie de se faire mouiller. Bon à part ça, Las Vegas reste LAS VEGAS, avec son cortège de lumières, de shows, d’hôtels tous plus rutilants les uns que les autres, et ce gaspillage d’eau et d’énergie sans limite. Bref : Las Vegas !

Une fois quittée las Vegas, direction le grand canyon. Petit détour pour voir le HOOVER dam. Puis nuit à Tusayan. Il fait un je ne sais quoi qui vous pousse à avancer plus vite, à vous frotter énergiquement vos mains gantées, à émettre des brrrr. Oserais-je dire que c’est pour se réchauffer ! Peut-être !

5°C la journée, -7°C la nuit. …………… d’autant plus que le soleil se couche vers 18h, au lieu de 22h en été ! Indubitablement, il ne fait pas chaud ! Certains ont trouvé qu’il faisait froid. Mais quand on a visité le Sud Lipez bolivien en hiver, on ne craint plus rien !!!!!!!!!!!! Contrairement à la Bolivie en hiver, aux USA, les hôtels sont chauffés et même bigrement chauffés!!! Un vrai bonheur que de rencontrer ces havres de paix après vos visites.

On est même paré le lendemain pour un tour en hélicoptère au dessus du grand canyon. Sublimissime !!! De la neige, qui deci dela saupoudre les roches, telle du sucre vanillé !!! Miam! Miam ! Mais la grande majorité des canyons gardent leurs couleurs naturelles. 50 minutes de vol, pour 30 mn au dessus du grand canypn, dans un hélicoptère tout confort : l’Ecostar !







La piste d'atterrissage et de décollage elle même est tapissée de blanc.



Quelques ressentis de ce voyage dans le sud ouest des USA en hiver.

Dans les parcs, nous avons eu des températures négatives le matin et le soir, mais tout à fait acceptables dans la journée ( entre 40 et 50°F selon la voiture). Va falloir faire les conversions en degrés celcius tout seul comme des grands!!!!!

Au grand canyon, nous avons vraiment apprécié d'y avoir visité un maximum de points de vue, aussi bien entre hermit rest et grand canyon village que du côté est, sur la désert view drive.

A mohave point,

Mohave point, au coucher de soleil

Puis sur la desert view drive,





Vu l'immensité du site, ces points de vue permettent d'avoir des angles de vue vraiment différents, avec vues sur le Colorado ou pas d'avoir plus de chance de rencontrer des animaux.



Des élans, "elks" en anglais, entrain de brouter près de la route qui mène à maricopa point.

A ceux qui ont lu mes pérépéties dans les andes, cela ne vous rappelle pas une certaine vigogne?

"Mais qu'est-ce qu'elle a à me photographier comme cela, cette paparazzi?" semble-t-il me dire. "Eh, je ne suis pas une starlette de vegas!!!!"

En outre, le fait d'avoir fait le tour en hélicoptère de 50 mn, nous a permis d'avoir une vue du ciel complémentaire. Ceci dit, heureusement que nous avions choisi le tour de 50 mn, car le survol commence et finit par 10 mn au dessus de la forêt, aller et retour, ce qui est d'un intérêt discutable!!!! Voir le grand canyon des 2 côtés est et ouest puis du ciel, c'est comme visité les chutes d'Iguazú côté brésilien et côté argentin, puis du ciel en hélicoptère, et enfin d'en bas dans un jetboat. Ce sont des vues complémentaires. Il me reste à descendre le colorado en rafting pour compléter mon expérience du grand canyon. Peut-être dans une autre vie?

La désert view drive se poursuit pour rejoindre les villes de Page ou de Kayenta menant à Monument valley. C'est une route panoramique et de nombreux arrêts photographiques s'imposent. Ceci ne ressemble t-il pas au gâteau chocolat rencontré dans la quebrada del toro en Argentine?



Pour ce qui est de Monument Valley, dormir au View est un vrai plus, et je suis très contente d'avoir pris les chambres avec star view. Assister au lever et au coucher du soleil sur les 3 soeurs, ( the 3 sisters) de sa chambre, un pur bonheur!!! Surtout que les températures extérieures sont au dessous de 0°C!!!! Mais si en plus, vous avez le courage d'aller sur la terrasse du view ou sur le parking pour admirer l'ensemble du paysage alors le spectacle est encore plus fantastique.

Il y a plein de monolithes, de mesas ou buttes gigantesques dans ce parc, qui valent vraiment d'être valorisés ,



Et celle là près du parking du view, n'est-elle pas imposante? Ne semble-t-elle pas monter la garde devant les habitations des employés du view?

C'est vrai, c'est la photo des 3 buttes rendues célèbres par les westerns qui a fait le tour du monde.

Si vous voulez profitez de toutes la splendeur du lever du soleil, il faut faire le sacrifice de se lever tôt! Très tôt!!!! Pour un lever de soleil prévu à 7h10, de splendides couleurs bleutées, orangées, rosées, sont observables dans le ciel mettant en contraste les buttes restées dans le noir dès 6h15!



Puis le soleil se lève. Vu de la chambre,

Vue de la terrasse du view,

Ceci dit, en été, c'est encore plus tôt!! Et le soir, une fois le soleil couché à 18h10, et non à 22h comme en été , vous pouvez encore vous offrir le luxe de rester assister à la lente métamorphose du ciel qui se pare de jaune, rouge, violet, orange, bleu, rose, parfois successivement , parfois en même temps, donnant lieu à un spectacle s'étalant sur au moins 3/4H, avant de s'assombrir complètement. En été, cela vous obligerait à aller dormir vers 23h pour vous lever vers 4 ou 5h du mat, pour assister à l'ensemble des 2 spectacles dans leur intégralité !!! Bouhhhhhhhhh!!!

Pour ce qui est du dîner au view, étant donné que l'hôtel appartient à une famille Navajo, vous pouvez découvrir des mets traditionnels navajos. Nous avons eu le mérite d'avoir testé!!! L'histoire ne retiendra pas notre opinion à ce sujet.

En quittant, Monument Valley, faire le détour vers Mexican hat, pour découvrir le drôle de chapeau qui lui donne son nom.

Puis juste avant mexixan hat, vous pouvez aller voir le goosenecks state park qui vaut vraiment le coup." La San Juan river à creusé la montagne pendant des millénaires, lui donnant cette forme si particulière de cous d'oies qui se succèdent, et au milieu de ces cous d'oies, serpente inlassablement, la rivière dont le vert tranche nettement avec les différentes strates noires de la montagne." (il me semble que c'est Sedonax qui a dit cela sur son site ou quelqu'un d'autre que j'ai du lire ???????)



Merci à Sedonax pour les infos de son site ouest USA qui nous ont facilement permis de trouver tout cela.

Un premier cou d'oie,

Puis un autre cou d'oie!

Si en plus, vous avez le courage de poursuivre et de prendre la moki dugway, piste pleine de graviers s'enroulant autour de la montagne, grimpant inexorablement, tournant, s'incurvant, se rétrécissant, s'élargissant pour vous permettre finalement d'arriver tout en haut, afin de pouvoir vous rendre à muley point, et si vous avez la chance d'avoir un 4x4, alors vous pourrez arriver au bout de cette piste de 6 km en terre battue, souvent boueuse, à cause de la neige qui fond, et qui n'a rien à envier aux pistes des parcs du nord Chili ou du sud lipez. (Cette info m'a été fourni aussi sur le forum mais je ne sais plus par qui, en tout cas merci!)

la moki dugway, avec des traces de neige

Puis muley drive point, piste en terre battue avec des traces de neige tout autour, digne de celles rencontrées en argentine, ou au Chili ou encore en Bolivie en hiver austral 2012.



Et lá!!!!! Wouah! Vous avez une vue imprenable sur toutes la vallée, que vous venez de quitter. Vous voyez monument vallée au loin, la valley of the gods, le goosenecks state park, etc....

Je n'hésite pas à aller très près du bord pour les photos, pendant que mon mari plus sage, prend des photos de loin.

Il vaut mieux ne pas souffrir du vertige, c'est certain! Mais qu'elle aventure pour y arriver!



Voilà! Mon compte rendu tout à fait subjectif, s'arrête là pour le moment.

A+
Récit de voyage: un mois en Indonésie en juillet-août 2012 English translation pending
by Zebulon787 · 2012-10-24 · 22 replies
Après trois voyages en Inde, deux au Népal et un au Cambodge, je suis parti en Indonésie pour un mois de découvertes, seul et en routard bien entendu, du 14 juillet au 13 août 2012. Cette année il y avait moins de touristes européens, surtout les espagnols et les italiens, probablement l’effet de la crise économique. Du coup il y avait de la place dans les hôtels et il était possible de négocier les prix... 😉

L’itinéraire que j'ai choisi est assez classique, il permet de visiter les principaux lieux touristiques de Bali, Lombok et Java Est. Voici mes impressions sur chaque étape :

Kuta (Bali) : J’y ai passé mes deux premières nuits car cette ville se trouve à proximité de l’aéroport de Bali (Denpasar) et propose un grand choix d’hébergements à tous les prix. A part ça, aucun intérêt car c’est du béton partout (succession d’hôtels, de restos, de bars, de boutiques et même de centres commerciaux : au secours !...). Seul intérêt : vagues idéales pour débuter le surf ; animation nocturne pour ceux qui veulent faire la fête avec les jeunes australien(ne)s.

J’ai tout de suite filé à Lombok pour bénéficier de quelques jours hors Ramadan, et notamment pour faire le célèbre trek du volcan Rinjani. Au passage je signale que le tarif des « Fast boat » (qui permettent de relier Bali à Lombok et en particulier les îles Gili et qui incluent le transport en bus jusqu’à l’embarcadère de Padangbai), annoncé à 690 000 RP l’aller simple, est facilement négociable à 400 000 voire 350 000 RP : il suffit de mettre en concurrence plusieurs agences de voyage.

Trek du volcan du Rinjani (Lombok) : J’ai choisi une des nombreuses agences de trek (une petite agence locale) qui proposait un « package » (transport jusqu’au départ du trek et retour en bus et bateau aux îles Gili après le trek, une nuit d’hôtel avant le trek et deux nuits sous tente, le guide et les porteurs-cuisiniers, les repas pendant le trek). J’ai payé 1 300 000 RP mais il est possible de négocier jusqu’à 1 000 000 RP surtout si on est plusieurs participants. L’agence m’a regroupé avec un anglais et deux groupes de trois belges, c’était sympa de partager cette aventure avec des gens de différents pays ! Ce trek de trois jours a été une superbe expérience, très dur physiquement (dénivelés très importants et marche de nuit sur une crête balayée par un fort vent pour l’ascension finale), avec des paysages à couper le souffle, aussi beaux que ceux que j’avais pu voir lors de mes deux longs treks dans l’Himalaya au Népal (tour du Manaslu et tour des Annapurnas). Mes chaussures de rando non montantes et bas de gamme ont été suffisantes (par contre j’avais d’excellentes chaussettes de rando pour éviter les ampoules), mais ce qui m’a bien aidé ce sont les deux bâtons de randonnée que je m’étais confectionnés dans la forêt la veille du trek (balade des cascades à partir de Senaru), ces bâtons m’ont soulagé les genoux dans les montées et les descentes, et ils m’ont permis de garder l’équilibre dans quelques passages un peu délicats. Les agences peuvent fournir des bâtons en bois, mais il faut penser à le leur demander. Je précise qu’il n’y a aucun passage très dangereux ou très difficile techniquement sur ce trek : en étant un peu attentif tout se passe bien. Ce trek c’est mon souvenir le plus fort de ce voyage, c’est mon coup de coeur (et apparemment je ne suis pas le seul à éprouver ce sentiment). Un vrai parfum d'aventure !... 😎

Iles Gili (Lombok) : Après le trek du Rinjani, preque tous les participants de mon groupe vont se reposer aux îles Gili, et cela se comprend car on est tous très très fatigués, et ces îles sont véritablement des petits coins de paradis, les véhicules à moteur y sont interdits ce que je trouve génial. J’ai passé 3 nuits sur Gili Trawangan et 3 nuits sur Gili Air, et j’ai fait une balade à la journée sur Gili Meno (en prenant le bateau du matin pour y aller et le bateau du soir pour rentrer). Gili Trawangan est la plus touristique, c’est la seule où il est possible de danser le soir dans certains bars, elle propose plein de restos romantiques aux chandelles le long de la plage (que je n’ai pas testés), on peut y manger bon et pas cher le soir en allant au « night market », en plein centre de l’animation : c’est une place qui se remplit le soir uniquement de plusieurs warung ambulants avec des grandes tables qui mêlent des voyageurs de tous les pays, c’est très convivial, les hébergements sont plus nombreux et un peu moins chers que sur les deux autres îles, à partir de 125 000 RP la nuit en haute saison (sur les deux autres il faut rajouter 50 000 RP la nuit et arriver le matin de préférence si on veut avoir le choix). Gili Air est plus petite que Gili Trawangan mais plus charmante. Gili Meno est encore plus petite mais je trouve que c’est la plus belle et la plus romantique des trois. Pour se rendre d’une île à l’autre il y a un bateau le matin vers 9h et un autre le soir vers 16h, le prix va de 20 000 à 23 000 RP l’aller simple. J'y ai fait du snorkeling (plongée avec masque et tuba) et mon baptême de plongée, et j'ai pu voir plein de poissons de toutes les couleurs... 🙂

Kuta (Lombok) : Il y a de superbes plages aux alentours mais il faut un véhicule pour y accéder : moi j’ai trouvé que la solution la plus simple était de prendre un moto-taxi (« ojek » en indonésien) à la journée. Puis direction l'Ile de Java (en avion, environ 80 euros) et plus précisément Yogyakarta, pour admirer les celebres temples de Borobudur et Prambanan.

Yogyakarta (Java) : Super sympa (et bon et pas cher) d’aller dîner assis sur des nattes dans les petits warungs installés le soir le long de Jalan Malioboro, en bordure du quartier routard de Sosro. Je suis allé me faire couper les cheveux dans un petit salon de coiffure local de Yogyakarta : une expérience amusante... 😉

Volcans Bromo et Kawa Ijen (Java) : Je les ai visités sur 3 jours en package tout inclus avec une agence qui m’a ramené à Bali (Denpasar) via un bus puis le ferry puis un autre bus. Le Bromo est très joli (attention prendre une formule qui t'amène d'abord sur la montagne qui est face au Bromo et qui offre un panorama splendide, avant de t'emmener au pied du Bromo pour la petite grimpette). Le Kawa Ijen a été un peu décevant car depuis quelques années on ne peut presque plus descendre dans le cratère (interdit) et du coup on ne voit pas grand chose à part croiser les porteurs de soufre. Retour à Bali avec le package qui incluait bus + ferry + bus jusqu'à Denpasar où j'ai passé la nuit afin d'arriver le matin à Ubud pour être sûr de me trouver une chambre sympa. 😉

Ubud (Bali) : J’y ai passé 6 jours. Impression contrastée. Des embouteillages monstres en centre ville de 17h à 20h, ce qui peut être exaspérant et rédhibitoire pour certains. Mais tellement d’activités et de belles choses à voir et à manger (et à acheter pour certain(e)s). J’y ai suivi des cours de yoga, j'ai pris un cours de massage balinais, j’ai visité à scooter et à vélo les environs et bien sûr les fameuses rizières en étages, les musées sont ravissants (mention spéciale au Blanco Renaissance Museum et au Neka Museum), la nourriture souvent délicieuse (mon warung préféré : Warung Sandat), si on veut manger un délicieux dessert au chocolat il faut y mettre le prix et aller par exemple à la Casa Luna ou au Wayan’s Café. Les spectacles de musiques et de danses tous les soirs sont intéressants également.

Munduk (Bali) : Très bel endroit pour randonner et voir les arbres à clous de girofle et les deux jolies cascades, on y trouve des hébergements à tous les prix mais ça se remplit assez vite donc éviter d’arriver en soirée. Un ou deux bémo partent chaque matin pour Seririt, et ensuite il faut changer de bemo pour aller à Lovina. Donc peu pratique pour ceux qui sont en transports collectifs, la plupart des touristes vont à Munduk en taxi.

Lovina (Bali) : Une des bonnes surprises de mon voyage. J’avais entendu beaucoup d’échos négatifs à propos de cet endroit. J’ai choisi de loger en plein centre du sympathique quartier routard (Kalibukbuk), là où il y a la grande statue de dauphin en arrivant sur la plage. Le soi-disant « harcèlement » des vendeurs et masseuses sur la plage n’est pas si gênant que ça, cela n’a rien d’insupportable. Coucher de soleil superbe vers 18h. J’ai retrouvé avec plaisir sur cette plage l’ambiance des plages indiennes : une certaine nonchalance, un doux mélange de touristes et de locaux, des bateaux de pêche, une plage pas tout à fait propre mais pas sale non plus, bref un parfum d’Inde très agréable... 🙂

Amed (Bali) : La très bonne réputation de cet endroit est justifiée. Ici on est sur de jolies plages de sable noir, au pied du mont Agung. L’ambiance est très sympa avec les restos et bungalows en bord de mer, et les fonds marins sont vraiment très beaux, j’ai vu des choses magnifiques en snorkeling : poissons multicolores et étoiles de mer bleues. Par contre le prix des hébergements est un peu plus élevé qu’ailleurs. En fait Amed désigne à la fois une large zone côtière formée d’une succession de plusieurs petits villages, et aussi le premier de ces villages en arrivant par le nord. Moi je me suis installé dans le village qui m’a semblé le plus animé : Jemeluk. Je n’ai pas regretté mon choix, car en plus sa plage est réputée pour ses beaux fonds marins.

Transports sur place : C’est le point faible de l’Indonésie quand on voyage seul : il y a peu de transports collectifs, du coup il reste quelques « shuttle bus » (bus à touristes qui relient les principales villes touristiques, le prix est beaucoup plus élevé que si on prend un bemo mais l’avantage est qu’on n’a pas besoin de changer plusieurs fois donc on gagne du temps) ou partager un taxi à plusieurs (ce que j’ai fait pendant 4 jours à Bali) ou encore louer un scooter (avec des risques d’accident assez importants d’après ce que j’ai lu et entendu, surtout en haute saison touristique où le trafic routier est à son maximum). J’ai loué un scooter une seule fois pour me balader autour d’Ubud, et à Kuta Lombok je me suis fait trimbaler à scooter toute une journée pour visiter les superbes plages des environs. J’ai pris un vol intérieur pour relier Lombok à Java, ça m’a coûté environ 80 euros. Bref, les transports c’est le seul point qui demande un peu d’organisation et de débrouillardise quand on voyage seul. Au fait, pour mon billet d’avion Paris-Bali aller-retour j’ai payé 1350 euros avec Qatar Airways en m’y prenant 3 moins à l’avance. En très haute saison touristique apparemment c’est quasi impossible avoir un billet à moins de 1000 euros même en s’y prenant 8-10 mois à l’avance, car les compagnies savent que ces billets seront forcément vendus vu la demande.

Hébergements : On y trouve des hébergements très corrects (chambre propre avec lit double, douche et WC) à tous les prix, ça reste pas cher pour un européen, et même en très haute saison touristique j’ai pu négocier le prix de la plupart de mes hébergements. Le moins cher que j’ai payé c’était 100 000 RP la nuit (8 euros) et le plus cher c’était 250 000 RP (20 euros) pour un bungalow de haut standing sur la plage à Amed. Le plus souvent c’était 150 000 RP (12 euros).

Santé : je n’ai quasiment croisé aucun moustique de tout mon séjour, donc je n’ai pas regretté de ne pas avoir pris de traitement anti palu. Aucune tourista. Un gros coup de soleil en faisant du snorkeling.

Mes coups de coeur : le volcan du Rinjani, l’île Gili Meno, les plages autour de Kuta Lombok, Amed (Jemeluk), le musée Blanco à Ubud. Mon moment le plus émouvant ce fut l’ascension finale du volcan du Rinjani (faite de nuit à la lampe frontale, avec un vent glacial soufflant à près de 100 km/h, et les efforts récompensés par un superbe lever de soleil)

Ma petite déception : les embouteillages monstrueux à Ubud

La différence majeure entre Bali et l’Inde se situe au niveau de la pratique religieuse : à Bali la pratique religieuse est très rituelle (cérémonies, offrandes...) mais finalement assez peu spirituelle (sauf pour une minorité de personnes), alors qu’en Inde la pratique religieuse est très rituelle mais aussi très spirituelle (la religion imprègne en profondeur la façon de vivre de la population, la croyance en la réincarnation est très forte, etc.).

Au final, un très beau voyage, des beaux souvenirs plein la tête, des rencontres très sympathiques aussi, mais un sentiment de dépaysement et d'authenticité nettement moins fort qu'en Inde et au Népal, mes deux pays de coeur où j'envisage de retourner très bientôt...
Recherche trek au nord de Sapa + nuit chez l'habitant pour se rapprocher du marché de Bac Hà English translation pending
by Lorypuce · 2012-08-08 · 9 replies
Bonjour, Je pars au vietnam avec mon ami au mois de novembre pour 15 jours. Nous prévoyons de passer 3 jours dans le nord vers Sapa. Après de multitudes recherches, je sais ce que je veux faire mais je ne trouve pas comment le faire. Nous arrivons à Lao Cai le samedi matin par le train en provenance d'Hanoï. Nous voudrions faire un trek dans le nord de Lao Cai, passer la nuit chez l'habitant, et le lendemain matin, être suffisant prêt du marché de Bac hà pour y arriver tôt.

Est-ce que qq'un a une solution à proposer ?

Merci de votre aide ....
Itinéraire de quinze jours en Grèce avec bébé de 18 mois? English translation pending
by Masked · 2011-03-02 · 13 replies
Bonjour à tous!

Je suis en train d'essayer de planifier nos vacances pour cet été. Notre choix semble se porter sur la Grèce, pays que nous avons déjà visité en (toute petite) partie il y a 5 ans.

Nous passerons 15 nuits sur place, nous sommes un couple de trentenaires comme on dit, et nous avons déjà un peu voyagé avant l'arrivée de notre bébé qui aura 18 mois au moment où nous projetons de partir en Grèce.

Je cherche des idées d'itinéraires, et c'est pourquoi je me tourne vers vous, fins connaisseurs du pays, afin que vous me conseilliez! La Grèce continentale nous tente pas mal, mais quelle partie choisir? Nous avions pensé partir en direction des Météores, avec en point de mire une île pas trop fréquentée (à titre d'exemple, nous avions adoré Amorgos). Mais qu'en est-il du Péloponnèse? Et de l'Epire? Les cyclades m'ont laissé un souvenir merveilleux, peut-être devrions-nous y retourner? Et la Crète dans tout ça?

🤪🤪🤪

A priori, nous ne louerons pas de véhicule pour nous déplacer, c'est une contrainte qui influera très probablement sur notre itinéraire. Nous sommes sur le point d'acheter un Paris/Athènes, mais est-ce vraiment judicieux? Peut-être devrions-nous envisager d'atterrir ailleurs?

Comme vous le voyez, j'ai GRAND besoin de vos conseils avisés... Mille merci par avance à tous ceux qui voudront bien prendre quelques minutes pour m'en faire part!
Quatre jours à vélo: possible de faire Angers-Orléans? English translation pending
by Couetche · 2011-02-19 · 6 replies
Bonjour à tous,

Voilà pour les vacances de pâques, j'ai en projet de faire la loire en vélo (mon premier périple). Pour cela j'ai quatre jours. Je voudrais donc savoir si en 4 jours, c'est possible de faire Angers-Orléans. Sachant que je ferais surement les étapes suivantes: - saumur - tours - blois et que j'aimerais faire des visites un peu chaque jour

Donc voilà mon programme en gros, est-il faisable?

Merci
Rio sans langue de bois English translation pending
by Ginkosan · 2011-01-06 · 74 replies
Je reviens d'un séjour de 10 jours au Brésil. J'y ai fait Rio, Ilha Grande et Iguaçu, et j'ai passé Noël et le nouvel an à Rio.

J'ai beaucoup potassé les différents guides, forums, et j'ai lu énormément d'avis qui disent un peu tout et n'importe quoi, surtout question vie sur place et sécurité. Je vais vous épargner les heures d'écumages de forums et de posts dans un français (presque) aussi approximatif que celui de Ribéry. Ça puis les guides qui restent dans le bien consensuel, "faites ce qu'on vous dit et ça se passera comme un charme". On peut diviser les avis en trois idées: - Rio est une ville dangeureuse, *insérer ici une anecdote avec des morts, des couteaux, des pistolets ou les trois*. - Rio ça craint rien, je me balade avec ma Rolex et j'ai jamais eu de problème. - Rio, si on fait attention, ça craint pas plus que Paris.

Difficile de séparer le bon grain de l'ivraie. Mon coté misanthrope et hautain ayant la vie dure, je me suis remémoré des images des hordes de touristes qui pullulent sur les sites et suis parti en me disant que "oui ça doit probablement craindre si on se balade avec son reflex autour du coup et son maillot du Brésil fraichement acheté (pour faire local, of course)". Moi je suis pas si con, je ferais gaffe et ça va bien se passer.

Je m'en suis donc allé, avec l'idée de faire quelques belles photos, j'avais donc investi dans un bridge de 300 et quelques euros, des habits qui je trouvais sobres et/ou de mauvais goûts (oui vous voyez ce T Shirt que vous mettez le dimanche avec délectation car -vous vous en branlez après tout personne ne vous voit-). Ça et puis quelques habits plus corrects, histoire de faire une ou deux photos où ma présence ne viendrait pas gâter la magnificence des paysages.

Règles auto imposées: - Arriver sur place le plus dégueulasse possible, afin de prendre la température, ne rien laisser apparaitre d'intéressant, et aller jeter le plus vite possible à mon hotel la grosse valise qui fait bien touriste. - demander un coffre fort dans chaque hotel, y mettre les objets de valeur + les passeports à chaque départ et faire la grosse valise avec un cadenas. - un peu d'argent dans une poche afin de donner un os à ronger en cas d'attaque, le reste dans une poche cachée. - sortir avec des photocopies du passeport - pas de montres, bijoux, boucle d'oreilles, carré hermès ...

Quant à l'appareil photo: - vérifier d'être entouré de gens pas trop suspects - vérifier la position du représentant des forces de l'ordre le plus proche - revérifier la faune alentour - sortir l'appareil, prendre les photos, ranger l'appareil, revérifier.

Voilà les précautions que j'ai prises.

Les brésiliens: Sont des gens très chaleureux, accueillants, toujours prêts à vous aider. Peuple très bigarré, on voit de toutes les couleurs, mais ne croyez pas que vous passerez pour un brésilien si facilement. En effet, ça ne sera pas la couleur de votre peau qui vous trahira, mais vos vêtements. Si vous voulez vous fondre dans la masse il vous faudra investir, munissez vous de 50 euros, allez à Tati achetez 10 T shirts unis, 5 shorts moches, 1 paire de chaussures (moches, attention c'est important), 2 paires de tongs. Vous voilà brésilien. Si vous vous baladez avec plus de 15 euros sur le dos, vous resterez El Gringo. Les habitants de Rio n'ont aucun goût vestimentaire, et je serais tenté de dire aucun goût tout court. Musique aseptisée, architecture sans charme, même les maillots de bain font surannés. Bref n'y allez pas pour faire sensation, ni même du shopping. (Brasilia serait déjà plus porté mode).

Si vous ne parlez pas portugais, passez champion de pictonnary, tabou, whatever... En effet le brésilien, quel que soit l'age, ne pane pas un mot d'anglais/français/espagnol. A part dans les hotels, et dans certains centres d'informations touristiques. En gros si vous parlez français -anglais et baragouinez une autre langue, plaquez tout, apprenez le portugais et vous pourrez briguer un poste de diplomate au Brésil. Cependant il faut avouer qu'on se fait bien comprendre pour les choses simples, bouffe, taxi, directions, bus, vous vous ferez comprendre assez facilement, et vous serez bien renseignés. Pour lancer une conversation et demander quelque chose de pointu amusez vous.

Le climat: Chaud et humide toute l'année apparemment. J'ai eu des journées changeantes, du style gris le matin, soleil de plomb l'après midi et grosses pluies en fin de journée. Et c'est toujours comme ça. Ne sortez jamais sans un K Way dans votre sac du coup, un pull est amplement suffisant, même si vous êtes frileux.

Arrivée à l'aéroport : Deux choix pour en partir: - navette, pas chère, rapide et sure, vérifiez son trajet avant de vous lancer dedans, car si vous avez 500 mètres à faire pour aller de l'arrêt à l'hotel c'est déjà trop. 2 Reals par personne à peu près. - taxi: demandez de mettre le compteur, vous pouvez rallier Copacabana pour une trentaine de Reals max alors qu'ils vous proposeront tous des courses pour 60/70 Reals.

ATTENTION : Si votre hotel est dans le centre et que vous arrivez le matin, le soir, ou en week end prenez le TAXI, jusqu'à la porte de votre hotel car le centre est un véritable coupe gorge pendant ces périodes. D'ailleurs privilégiez le taxi même pour quitter votre hotel du coup. Si vous tenez à améliorer votre temps au 100 mètres allez donc vous balader dans le quartier le dimanche matin par exemple.

A voir à faire :

Le Pain de Sucre

Allez y en bus, vous avez un téléphérique qui peut vous emmener au premier promontoire. La place et la plage qui sont au pied du téléphérique sont mignonnes et pleines de charme, à gauche de la plage vous trouverez un petit chemin bétonné qui permet de faire le tour de la première montagne, très agréable. Au milieu de ce chemin vous trouverez un chemin de terre qui grimpe à travers la jungle et qui vous emmènera en haut de la première montagne. La balade dure près d'une heure 30, ça grimpe sec, c'est plutôt sympa. Prenez de l'eau et de vraies chaussures par contre. Pas d'autre recommandation pour le pain de sucre, c'est sublime.

Copacabana et Ipanema

Deux immenses plages, bétonnées certes, mais magnifiques, superbe panorama des deux cotés. Vous pouvez aller à Arpoador, sorte de pointe entre les deux plages pour avoir une vue sur les deux. Restez sur vos gardes sur ces deux plages, des touristes se font détrousser en pleine journée au milieu de la plage (pourtant toujours bondée). Evitez à tout prix les petits restos face àa la mer, qui ont l'air de sympathiques cantines. Niveau bouffe, le rapport qualité prix est pire que le Mac Do. C'est tout bonnement infect, et hors de prix (du genre 25 euros la pizza dont même votre chien ne voudrait pas).

Corcovado

Je suis monté par le petit train et redescendu à pied par la route qui traverse la forêt. En passant par le mirador, on marche entre des arbres de 30 mêtres, j'ai même eu le loisir de filmer une famille de singes qui cassait la croûte 10 mètres au dessus de nos têtes. Le mirador est à faire après le Corcovado, car moins bondé et je trouve, plus charmant. (c'est là qu'à été tourné la scène d'OSS117 avec les pétards). Concernant la descente, je l'ai trouvé délectable à souhait mais NE LA FAITES PAS A PIED comme nous. (je vous renvoie à ma conclusion pour le pourquoi du comment).

Prenez un taxi pour vous emmener au mirador, demandez lui de vous attendre et repartez en bas avec lui. D'ailleurs en bas de la descente se trouve une favela, qu'on a traversé en faisant du stop.

Lapa (déconseillé)

Le montmartre de Rio. Vous y croiserez des ruelles crades, et une faune assez variées, des vendeurs à la sauvette côtoient des clochards dans l'indifférence des jeunes cadres dynamiques qui déambulent sous le regard concupiscent de travelos accoudés à la fenêtre de maisons délabrées. Ne vous trompez d'ailleurs pas de rue, il y'a une favela collée au quartier, et il est de ces ruelles qu'on s'essaie à emprunter, mais dès lors qu'on aperçoit les regards interloqués des passants et d'une bande au fond qui stoppe ses activités pour mieux vous regardez arriver, on se dit humblement que plutôt que de satisfaire la curiosité de ces braves gens, on va quand même rebrousser chemin hein. Voilà, à vous de voir si vous voulez sortir votre appareil photo ou arborer votre sac à dos dans ces eaux là. Les seuls trucs à voir seraient les arches de Lapa qui sont très photogéniques (attention j'ai pas dit jolies), et sur la même place se trouve une bâtisse complétement délabrée avec néanmoins un cachet certain avec ses couches de peinture écaillée et une légère mousse qui vient redonner une touche d'authenticité au tout. C'est tout. Pas besoin d'aller plus loin.

J'ai visité ce quartier de jour, l'ambiance change peut être la nuit, mais bon ça m'étonnerait que ça passe du Mordor à Disneyland sitôt le soleil couché.

Beaucoup de guides/gens, disent de venir danser le soir à Lapa, j'ai vu le "quartier dansant" la nuit, en gros c'est trois bars pleins de brésiliens avec de la musique. M'est avis que ça n'a absolument aucun intérêt si vous ne parlez pas brésilien Si vous avez la fibre bobo allez y donc, c'est "so typical", mais allez y en taxi, faites vous poser pile devant, et repartez en taxi. Et ne vous éloignez pas du bar. Et que Toutatis vous garde.

Noel et jour de l'an à Rio.

Noel pas grand chose à en dire, si ce n'est que tout est fermé. Pas évident de trouver un resto à un prix abordable. Jour de l'an, prenez Copacabana, les hotels et restos avec vue sur la mer, prenez les prix pratiqués en général, multipliez les par 20 et vous avez le compte. Un menu le soir du réveillon coute de 200 à 400 Réals. Par personne. Cherchez plutôt des Mc Do, Subway si vous n'avez pas les moyens.

Santa Theresa

Aaaah Santa Theresa. Le quartier bourge de Rio, où il fait bon vivre, où les guides disent que la police rode, où les locaux nous disent que "ne vous inquiétez pas ça craint rien", le quartier où je me suis fait tirer mon appareil photo par un camé à 50 mètres du poste de police. Vous pouvez prendre le Bonde (arrivez y tôt, c'est blindé) pour rejoindre ce quartier plutôt vert où vous trouverez de jolies maisons bourgeoises, des murs avec des tags qui tendent plus vers l'art que vers la dégradation. Ambiance plutôt bobo crassouille dans ces ruelles qui semblent paisibles en somme. On a donc déambulé quelques heures dans ce quartier, en respectant la routine habituelle, pour arriver à l'arrêt de tram où les guides disent de descendre pour commencer la visite. Après quelques arrêts dans des magasins de souvenirs en compagnie de touriste en mode relachés: boucles d'oreilles, appareils photos à la main. La fleur au fusil en somme. En sortant nous nous sommes engouffrés dans une rue, qui semblait tranquille, quand un camé est sorti de derrière une porte (il devait nous avoir repéré depuis quelques ruelles déjà), a agrippé ma lanière d'appareil photo. Là c'est le désespoir qui m'envahit, ce que je redoutais le plus arrivait, malgré les précautions, et j'allais perdre mon appareil avec mes 300 photos et avec lui l'image que j'avais du Brésil, je me suis dit "NON, FUCK THAT BASTARD", j'ai agrippé la lanière moi aussi et ai tenté de lui résister. Dans la panique je me suis rappelé des "si on vous attaque, lâchez tout, ils sont armés et tuent facilement", et dans le flou j'ai cru que ce crevard m'attaquait sans arme, je vais donc pour lui mettre un pain, quand mon père s'est écrié "lâche, lâche putain", j'ai lâche la lanière, et l'autre s'est enfuit avec derrière sa porte pour retourner dans son trou à rat. Il avait un couteau, en fait, et moi la main en sang, j'ai du prendre un coup sans m'en apercevoir. C'est arrivé à 50 mêtres du commissariat, 40 du magasin de souvenir, avec des gens dans la rue. Voilà. Je suis allé au commissariat accompagné par un habitant totalement désespéré pour moi, pour y trouver un policier ne parlant que brésilien, qui avait l'air vraiment désolé pour moi. Il a appelé sa patrouille, sont arrivés deux vermines, qui n'ont pas eu besoin de bien longtemps pour me faire comprendre qu'il étaient pourris jusqu'à la moelle. Il m'ont toisé sans sourciller, sans surprise, sans émotion, eux étaient sous disant partis faire une patrouille de l'autre coté, comme par hasard. Je me suis ensuite rendu à l'hôpital pour 4 points de suture, c'était ce genre d'hôpital où vous vous dites que vous allez repartir de là avec un truc pire que ce pourquoi vous étiez venu.

Conclusion

Si vous allez à Rio, ne sortez avec rien que nous n'accepterez pas de vous faire voler. Vous voulez faire de belles photos, transcendés par la beauté des paysages qui vous entourent ? Oubliez. Ou alors prenez 5/6 cartes mémoires, changez les chaque soir, assurez votre appareil car il a de grandes chances d'y passer. Reste aussi l'option du pc portable et du transfert des photos dessus tous les soirs, tellement agréable à faire en plein voyage, et surtout cela implique de se faire un sang d'encre pour le PC portable aussi. Si on vous attaque, ne résistez pas, j'ai eu énormément de chance. Ces pourritures des favelas sont des tarés, à mon retour j'ai raconté ça et j'ai eu un nombre d'anecdotes ahurissant, des mecs qui se faisaient planter en plein Copacabana pour un sac à dos, des cars de touristes qui se faisaient braquer à Lapa (tiens, Lapa), les mecs qui s'arrêtent pas au feu rouge la nuit de peur de se prendre une balle par un mec planqué près du feu, des mecs qui se font kidnapper contre une rançon ... Cette ville est une ville dangereuse pour les touristes, car de partout on a un faux sentiment de sécurité. Exemple à la descente du Corcovado : on a croisé une voiture de flic ou un taxi toutes les 3 minutes. On se dit "c'est bon c'est tranquille". Durée de l'agression : 20 secondes, et j'ai "résisté". Devinez combien de temps il leur faut pour vous crever et vous dépouiller ? Tous les guides vous le diront, la descente du Corcovado c'est un vrai coupe gorge et seuls les inconscients la descendent à pied. Et rétrospectivement c'est compréhensible. La police est la police de "troupe d'élites", sur 5 gars, vous en avez un qui veut faire bouger les choses et qui s'investit, 2 qui veulent juste pas se faire tuer et 2 qui trafiquent avec les favelas. N'attendez rien des policiers, rien. Rio est une ville sublime, les brésiliens sont des gens charmants, mais elle est gangrénée par ces favelas, et ça désole tous les gens honnêtes.

Je poste ce pavé car sans cette agression, je serais revenu de Rio comme une fleur "ville magnifique blabla, si on fait bien attention ça craint rien, allez y les yeux fermés. Il y'a que les touristes négligents qui ont des problèmes". Là, j'ai une vision plus complète.

Ah et sinon aller visiter une favela avec un guide ça redéfinit le mètre étalon de la connerie. On vous emmène dans une favela en vous disant "attention c'est dangereux mais regardez, bousculez vos aprioris, ça craint pas tant que ça c'est juste que ... Gnagnagna". Vous allez visiter un truc aseptisé, comme un safari avec un lion limite dressé qui bouge pas quand la voiture de touristes arrive. Vous pourrez rentrer et lancer à vos diners mondains des "oui j'ai vu des lions, on s'en fait toute une histoire mais c'est plutôt peinard comme bestiole." Les guides vous diront "aller visiter les favelas peut être un acte humanitaire et bousculer les préjugés", mais par contre y aura d'autres sections où on vous rabâchera de pas entrer dans une favela seul, vous saisissez la nuance ? Bref un bon truc à gogos.

Rideau.

Rajouts:

Les cartes postales (EDIT)

J'avais posé une diatribe sur la poste brésilienne car au bout d'un mois aucune de mes cartes n'était arrivée. En fait elles ont mis un moins et demi, mieux vaut tard que jamais. Elles sont d'ailleurs toutes arrivées, sauf une pour le Canada mais j''ai probablement du mal l'affranchir. Mea culpa donc.

On m'a aussi fait très justement remarquer que je n'avais pas donné mon avis sur le voyage.

Bilan:

En fait c'est assez difficile à décrire en peu de mots, sans tomber dans l'étalage de superlatifs, donc je vais faire court et sobre. Rétrospectivement, c'était merveilleux. Disons que ça m'aurait fait chier de mourir avant d'avoir vu ça, et à chaque fois que je tombe sur des photos ou des vidéos de lieux visités le pincement au cœur ne se fait pas attendre. Extrêmement enrichissant. Pourtant à chaque fois qu'on me parlera d'un futur voyage au Brésil j'émettrai une réserve, c'est une destination que je recommanderai chaudement mais sous certaines conditions.
Comment ne pas devenir fou en Thaïlande? English translation pending
by Hyponeros · 2010-10-18 · 343 replies
Ca fait 4 ans que je vis et travail en Thaïlande et je deviens fou peu à peu.

J’ai été séduit par l’illusion Thaïlandaise qui donne l’impression que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil et le magnifique sourire pour mieux pouvoir t’arnaquer.

Mais après 4 ans (bien moins bien sur mais là j’en ai vraiment assez) j’ai l’impression de devenir fou. Un de mes problèmes est sans doute également que je m’intéresse à l’actualité. Plus on lit les journaux (Anglophone) plus on voit que le gouvernement, la police et l’armée prend les gens pour des idiots et le leur dit ouvertement!

Quand on rajoute à cela les commentaire, attitude et lois racistes et xénophobes (pas le droit d’acheter de terrain, pas le droit d’avoir de carte de crédit, prix 4 a 10 plus élevé pour les étrangers, devoir faire un emprunt à l’extérieur du pays pour pouvoir acheter un condo, “Foreign investors have for too long taken advantage of Thailand, " said Mr Dusit.” (
http://www.bangkokpost.com/business/economics/201072/firms-applaud-bond-tax).) Je deviens fou. En plus je travail légalement et je fais donc parti de la minorité des 3.6% d’employés qui paient des taxes sur le revenue en Thaïlande mais ce n’est pas ca qui va me faire être plus respecté (http://www.bangkokpost.com/business/economics/191986/only-2-3m-thais-pay-income-tax)!

La goute d’eau qui a fait débordé l’océan est probablement la manière dont la vente de DVD pédophile a été traité. Une autre preuve que les gens sont prit pour des idiots.

Je ne peux et ne veux pas quitter le pays parce que j’ai un bon travail et que ma femme est Thaï. Mais je veux trouver un moyen de ne pas devenir fou. J’imagine que d’arrêter de lire les journaux peut aider, mais je pense qu’il faut savoir ce qu’il ce passe dans le pays ou on habite, à plus forte raison si on est étranger.

J’ai l’impression que pour survivre dans ce pays il faut être égoïste, egocentrique et malhonnête!

Alors vous les expats de longue date, comment faites-vous pour survivre?
Norvège 2009: partie 3 de Kirkenes à Bergen (Hurtigruten) English translation pending
by Jjmmsa · 2010-08-25 · 2 replies
NORVEGE 2009 - DE LA NORMANDIE A LA FRONTIERE RUSSE ET RETOUR

3ème Partie - KIRKENES - BERGEN A BORD DE L'HURTIGRUTEN

Jour 23 - Me 08/07/2009 - Kirkenes - Båtsfjord



07 h 15, réveil une heure trop tôt, à cause du déréglage du réveil du téléphone ; sûrement des séquelles du changement d'heure en Finlande. Température fraîche et ciel bas, cela continue. Petit-déjeuner dans la salle commune avec les mêmes Allemands que la veille au soir.

09 h 00, départ du camping et tour dans Kirkenes pour faire des photos des chalutiers russes à quai, mais la lumière n'est guère favorable. Tour dans un énorme super marché SPAR, démesuré par rapport à la zone de chalandise de la région, à moins qu'il ne soit largement fréquenté par la clientèle russe. Etonnant !

09 h 30, arrivée à l'embarcadère Hurtigruten à l'est de la ville. Au moins, nous ne sommes pas en retard ! Nous sommes les premiers de la file d'attente. Discussion avec un agent de la sécurité, qui comprend un peu le français parce qu'il a été légionnaire à Calvi il y a de nombreuses années. Il nous avoue que la semaine passée la température était montée à 26°C ! Nous en sommes loin ce matin.

Bientôt, au fond du fjord apparaît la silhouette familière d'un bateau Hurtigruten, puis l'on distingue les couleurs noir, rouge et blanc des superstructures

09 h 45, ponctuel, le MS Richard With accoste au quai. La plupart des passagers débarquent, soit pour reprendre l'avion, soit pour partir en excursion le temps de l'escale. Nous avions vécu ce rituel en janvier dernier.

Durant ce temps Nelly, toujours optimiste, croit voir le soleil ! Réalité ou illusion ? Depuis une semaine que nous l'attendons ! Tout juste le voile nuageux est-il moins épais dans quelques endroits du ciel.

Nous savions qu'il y avait des Français à bord, un excursionniste s'approche de nous : "Alors 76, d'où venez- vous ? Le Havre, Rouen, Dieppe ?". Nous discutons quelques instants. Il s'agit d'un couple de havrais qui partent en balade au poste frontière de Storskog, que nous avions vu hier. Quelques instants plus tard : "Ah, des Normands ! Que faites-vous ici ?". Là, il s'agit de parisiens dont le mari est né dans le Pays de Caux. Hasard des rencontres fortuites de voyages.

Il y a beaucoup d'activité sur le quai entre les passagers qui débarquent et qui croisent ceux qui arrivent, beaucoup de manipulation de bagages, et aussi d'incessantes allées et venues de clarks déchargeant de nombreuses palettes de fret ou en ramenant d'autres à bord.

10 h 45, nous nous enregistrons à la réception du bord et faisons la connaissance de L…, l'accompagnateur du groupe de Français.

11 h 00, début de l'embarquement des véhicules, 2 motos et 6 voitures. J-J entre le premier à bord au volant de l'Espace. L'opération se fait au compte-gouttes, véhicule par véhicule au moyen d'un ascenseur qui fait la liaison entre le quai et le garage situé au pont n°2 du bateau. La manœuvre est longue du fait des sécurités devant et derrière la voiture.

Grâce à ce système d'ascenseur, (il en existe un autre pour le fret stocké sur le pont n°1), les bateaux d'Hurtigruten sont autonomes lors de leurs nombreuses escales. Les portes hydrauliques sont manœuvrées par le personnel du bord sans aucune aide extérieure, idem pour la passerelle piétons. Chacune de ces passerelles est évidemment réglable en permanence pour tenir compte des différentes hauteurs de quai et surtout des fluctuations de la marée lors des plus longues escales. Ingénieux.

Le Richard With (que j'écrirai dorénavant, RW), peut embarquer 45 véhicules bien tassés dans un garage aux dimensions réduites. Impossible d'y accéder en cours de croisière.

Nous retrouvons l'accompagnateur français qui fait un briefing pour son groupe et comme nous ne pouvons récupérer notre cabine qu'à 12 h 30, nous faisons le tour du propriétaire. Nous ne sommes pas dépaysés par rapport à notre croisière hivernale. Si le RW est plus ancien, et dispose d'un pont de moins, les aménagements sont à peu près disposés de la même façon.

Nous repérons rapidement tous les endroits stratégiques du bord, la salle à manger, la boutique de souvenirs sur le pont 4, la coursive qui fait tout le tour du bateau sur le pont 5, une plateforme bain de soleil sur le pont 6 équipées de 2 jacuzzis, sur le pont 7 le grand salon panoramique sur l'avant et le sun-deck à l'arrière.

Alors que nous explorons la coursive extérieure, les nuages se déchirent soudainement et alors que nous n'osions plus l'espérer, le soleil apparaît miraculeusement. Les nuages se dispersent en quelques minutes et le soleil luit généreusement. Incroyable ! Nous vivions dans la grisaille et le froid ininterrompus depuis une semaine et nous voila subitement inondés de lumière et enveloppés d'une relative chaleur qui nous fait grand bien, y compris et surtout au moral.

12 h 00, déjeuner, buffet de poisson bien sûr. Nous débutons notre cure de produits de la mer…

Après le repas, nous prenons possession de notre cabine, sur l'avant du pont 3 à tribord. Nous retrouvons la même disposition et les mêmes dimensions que sur le MS Trollfjord l'hiver dernier. Là encore, pas de dépaysement.

12 h 45, appareillage de Kirkenes. Nous sommes montés sur l'avant du pont 5 pour assister à la manœuvre. Lentement le RW se déhale du quai, exécute un demi-tour sur place, et se dirige vers l'embouchure du Bøkfjord. C'est pour nous, le début d'une nouvelle aventure au cœur de notre voyage, un cabotage de 6 jours vers Bergen… Cap au sud !

Le soleil brille généreusement mais la température reste plutôt fraîche. L'eau du fjord a pris une belle teinte bleu soutenu en décalage complet avec la couleur brune des berges. J-J a déjà pris son quart sur la passerelle, à l'avant du pont 5, en parka fourrée et casquette vissée sur la tête.

Le bateau a maintenant atteint sa vitesse de croisière. De part et d'autre, les rives du fjord défilent. C'est un paysage vallonné, très minéral qui sera la constante du cabotage le long des côtes du Finnmark : le paroxysme de la désolation, rien d'autre que cette roche brunâtre sur laquelle visiblement rien ne pousse, rien ne dépasse. Toute la côte paraît scalpée par le vent. L'hiver dernier, la neige nous avait masqué la réalité de cette désolation, tout était blanc bleu, maintenant tout est brun, rien que brun. Caboter l'été le long du Finnmark fait encore mieux comprendre la rudesse du climat de cette région, l'âpreté du paysage et les difficultés qui en découlent pour vivre.

Après avoir doublé le phare de Bøkfjord, Le RW aborde la pleine mer, la mer de Barents et met cap au nord-est vers le port de Vardø. Bien à l'abri à l'arrière du pont 7, face au soleil, Nelly se détend ou s'adonne à la lecture… Aujourd'hui, le sun-deck est encore peu fréquenté mais au fil des jours, il deviendra de plus en plus encombré et les fauteuils de moins en moins accessibles.

Nous arrivons en vue de l'île de Hornøya, à l'extrémité de la péninsule de Varanger. C'est le point le plus oriental de la Norvège, à 31°10' Est, soit à la même longitude que le Caire en Egypte.

Avant de pénétrer dans le port de Vardø, le RW contourne une presqu'île plate où sont groupées plusieurs maisons multicolores serrées les unes contre les autres. Des habitations en arrière plan, s'étagent sur une colline dénudée dominée par deux énormes radômes vert de gris ou blanc, sans doute vestige de la guerre froide entre les pays de l'O.T.A.N. et l'U.R.S.S. Le Finnmark était en première ligne puisqu'à cet endroit 50 km séparent les 2 pays, bon nombre d'antennes devaient à l'époque s'intéresser aux mouvements de navires entre l'U.R.S.S. et l'Atlantique.

16 h 15, escale ensoleillée d'une heure à Vardø. La plupart des passagers débarquent pour visiter une citadelle du XVIIIème siècle à quelques pas du quai, emmenés au son du tambour par deux hommes en costume d'époque. Tous les Allemands du bord suivent sans se poser de questions…

Nous préférons explorer la ville jusqu'à l'église reconstruite en 1958. La nef a une forme triangulaire très dépouillée et le clocher triangulaire minimaliste est très élancé. Toute la ville a été complètement détruite lors de la Seconde Guerre et reconstruite selon un plan orthogonal très aéré, autour d'une large rue centrale déserte laissant une impression de vide et de tristesse, presque inquiétante. L'hôtel de ville est un écrasant cube rouge recouvert d'une toiture noire à 4 pentes. Tout cela visiblement manque de cohérence.

17 h 15, l'escale s'achève et le RW reprend sa route, longeant la presqu'île de Varanger. C'est une région sauvage où les vagues et le vent sculptent le paysage depuis des millénaires. De temps à autre, nous croisons un chalutier russe, le pont arrière encombré d'énormes casiers et de boules multicolores, partant à la pêche au crabe royal. Il y a quelques décennies les soviétiques ont voulu expérimenter l'élevage de ce crabe, originaire de Sibérie, dans la région de Mourmansk. Quelques crabes, plus malins que d'autres se sont échappés des élevages et ont colonisé les côtes du Finnmark, au détriment des espèces endémiques. Désastre écologique, mais manne pour les Norvégiens.

20 h 00, courte escale d'une demi-heure à Båtsfjord, port bien abrité au bout du fjord du même nom. Ce port vit essentiellement du crabe royal. Nous faisons quelques pas sur le quai sous le soleil qui descend de plus en plus. En janvier, le même quai était complètement recouvert de neige et les superstructures des chalutiers russes amarrés dans le port étaient entièrement recouvertes d'une épaisse couche de glace, donnant une idée de ce que doivent être les conditions de travail sur ces bateaux en période hivernale dans ces régions.

20 h 30, repas servi à la table que l'on nous attribue pour toute la croisière. Menu : Potage, filet de saumon, glace. Nous dînons à côté d'une française et sa petite fille. Pas un mot, ni bonjour. Tant pis !

22 h 15, très courte escale d'un quart d'heure à Berlevåg. Nous restons à bord car le port se situe en dehors de l'agglomération. Sous un ciel parfaitement pur, le soleil descend lentement illuminant le paysage de teintes rosées et de jolis contre-jours. Nous sommes au nord de la Norvège, il fait jour, absolument jour. Et ce soir, c'est certain, nous verrons le soleil à minuit au-dessus de l'horizon.

Après cette escale, nous croisons à peu de distance le MS Nordstjernen ("Etoile Polaire"). C'est le plus petit et le plus ancien bateau de la compagnie. Il navigue sans relâche depuis 1956, soit 53 ans, pour le plus grand bonheur des nostalgiques qui se bousculent pour naviguer dans une ambiance et un confort quelque peu surannés. Instants magiques où la vieille coque prend des reflets dorés sous le soleil.

23 h 30, nous sommes sur le pont 5, complètement emmitouflés, sweat polaire, parka fourrée, écharpe, gants en laine. Il n'y a pas un souffle de vent, mais avec la vitesse du bateau, il fait plutôt frisquet ! Pour rien au monde nous ne voudrions rater ce moment. Voir le soleil à minuit en plein nord au-dessus de l'horizon. Minuit ! Il fait grand jour. Le soleil est là à quelques degrés au-dessus de la mer. L'air est si pur, le temps si clair malgré l'heure et la hauteur du soleil ; le ciel rougeoie à peine. Etonnant !

Accoudés au bastingage, nous restons de longs moments à contempler en silence ce spectacle hors normes : voir le soleil la nuit en plein nord. Enfin ! Enfin, nous l'avons ce soleil que l'on attendait tant ! Et nous sommes presque seuls pour en profiter, et c'est tant mieux ! Mais, c'est tout de même surprenant que ce phénomène intéresse si peu de monde.

C'est plutôt le froid qui nous chasse de la passerelle. Le bateau file 15 nœuds (± 28 km/h), et le soleil ne nous réchauffe plus. Satisfaits, nous regagnons la cabine, éclairée comme en pleine journée. Les rideaux tirés devant le hublot ne donneront qu'une vague pénombre pour nous endormir et finir notre nuit.

Minuit à l'extrême nord de la Norvège

Jour 24 - Je 09/07/2009 - Havøysund - Hammerfest -Tromsø



Malgré le jour permanent, il faut bien dormir. Et dans notre sommeil, nous avons raté les courtes escales de Mehamn (le port… le plus septentrional du parcours à 71°02' N), et Kjøllfjord. Il faut préciser que l'état de la mer, le confort et le silence à bord font que l'on ne perçoit pas les arrêts du bateau aux escales. La dextérité de l'équipage y est également pour beaucoup.

06 h 30, nous n'avons pas senti que nous repartions de l'escale de Honningsvåg, au sud de Magerøya, l'île du Cap Nord. Déjà (ou encore, puisqu'il ne s'est pas couché), le soleil brille et éclaire le rivage.

Nous reprenons le chemin de la salle à manger pour le petit-déjeuner. En dehors du café un peu clair, il y en a pour tous les goûts : charcuterie, viande, poisson (eh, oui !), œufs, fruits, plusieurs sortes de pain, etc, etc, etc… Tout à discrétion. C'est un grand moment de la journée et ne nous en privons pas.

08 h 15, en principe courte escale d'un quart d'heure à Havøysund. Grand beau temps durant cette escale. Sous un franc soleil, il fait presque chaud sur la passerelle. Tous les environs sont éclairés par une lumière incomparable. Vu l'heure matinale et la brièveté de l'arrêt, J-J est le seul à descendre et faire quelques pas sur le quai pour refaire les mêmes photos que l'hiver dernier, mais avec beaucoup plus de lumière : une enfilade de maisons multicolores accrochées à la colline face au bateau. Il faut faire vite.

Finalement, il y a un grand nombre de palettes de poisson à embarquer (du colin salé séché, écrit en français sur les caisses), et le RW appareillera avec une demi-heure de retard. Quelques minutes après avoir quitté Havøysund, nous croisons le MS Trollfjord. A chaque rencontre, les bateaux de la compagnie se saluent à grands coups de sirène. En janvier, nous étions à la même heure et au même endroit à bord du Trollfjord dans la nuit polaire. Quel contraste avec les heures lumineuses que nous vivons aujourd'hui !

Bien que cela ne soit pas prévu dans l'organisation du bord, nous nous octroyons un second petit-déjeuner (plus léger que le précédent) : un petit café et un gâteau avant de gagner le sun-deck pour une séance de bronzage et de lecture ou de reprendre son quart de veille à l'avant du pont 5.

11 h 15, escale à Hammerfest après avoir contourné l'île de Melkøya et son gigantesque terminal gazier dont la vision de jour paraît bien moins impressionnante que la nuit. Hammerfest est la ville la plus importante du Finnmark (7 000 habitants !), et doit sa prospérité actuelle à ce terminal.

Quittant le bord, nous marchons jusqu'à l'église reconstruite en haut de la ville. Comme dans tout le Finnmark, la seconde guerre mondiale a fait des ravages considérables et l'église d'Hammerfest ressemble à s'y méprendre à celle que nous avons vu hier à Vardø, une grande nef triangulaire et un clocher également triangulaire très élancé. L'intérieur est très lumineux, un grand vitrail triangulaire surplombe l'autel.

En redescendant vers la ville, nous nous arrêtons dans un square où nous pouvons admirer à flanc de coteau un superbe kiosque à musique en bois bleu électrique. Les Norvégiens se transformeraient-ils en dahus pour danser ? Des motifs en bois représentant des ours blancs ponctuent le décor.

Les rues du centre sont bordées de boutiques et même de grands magasins de mode, et du monde circule dans les rues. Près du port, autour d'un bassin et d'un jet d'eau, des Norvégiens papotent sur des bancs, d'autres consomment sur une terrasse ensoleillée. Scènes plutôt inhabituelle dans les petites villes de Norvège.

12 h 45, appareillage. Nous déjeunons au fond du restaurant à la poupe du bateau et par les larges baies vitrés, et dans le contre-jour, nous voyons Hammerfest s'éloigner doucement.

15 h 45, très courte escale à Øksfjord après avoir navigué dans un long détroit entre plusieurs grandes îles. Nous ne débarquons pas dans ce port situé au milieu d'un fjord. Le quai est au pied du village. Une église avec un clocher massif domine le village.

18 h 00, Nelly s'est trouvé un fauteuil à l'écart dans le salon panoramique et lit tranquillement, levant les yeux de temps à autre vers le paysage qui défile. Un curieux nuage ou un banc de brume flotte au ras de la mer, laissant libre le sommet des montagnes. D'autant plus surprenant que ce nuage se déplace avec nous, malgré la vitesse du bateau, nous ne le rattraperons jamais.

19 h 00, escale de 45 minutes à Skervøy. Cela nous laisse le temps de nous rendre jusqu'à l'église de ce petit port de pêche. C'est un bel édifice en bois blanc construit sur plusieurs niveaux à cause de la pente, au milieu d'une vaste pelouse et entouré de grands bouleaux, dans un cadre verdoyant que nous n'avions plus vu depuis longtemps et qui nous fait oublier la rudesse des paysages du Finnmark.

Du parvis de l'église, nous contemplons le panorama, les toitures du village au premier plan. Brièvement le soleil perce les nuages et éclaire fortement la masse imposante rouge et blanche du RW, ce qui contraste avec les montagnes sombres en arrière-plan restée à l'ombre sous de gros nuages bourgeonnants.

20 h 30, dîner servi à table. Au menu : Emincé de renne, rôti de porc aux ananas et sauce chutney, boule de glace avec nappage de fruits rouges.

Après avoir mis un peu d'ordre dans les films et photos sur le PC, nous montons vers 22 h 30 au bar du pont 7, où un pianiste et une chanteuse mettent un peu d'animation. A travers les baies vitrées, on peut voir le paysage défiler. Il fait grand jour, et J-J culpabilise de ne pas assurer son quart sur la passerelle ! Et pour cause !

23 h 15, Personne sur le pont 5 et pourtant ! Le RW fait route vers Tromsø qui apparaît dans le lointain. La ville construite sur une île au milieu d'un fjord est sombre à cette heure tardive. Le soleil, au nord, émerge à peine des montagnes environnantes. Ses rayons sont justes suffisants pour éclairer le grand pont de Tromsøbrua et la Cathédrale Arctique qui se détachent des sommets avoisinants restés dans l'ombre.

Miracle de l'instant que ce coup de projecteur juste focalisé sur les deux principaux symboles architecturaux de la ville. Pourvu que le soleil ne descende pas trop vite derrière les sommets, pourvu qu'un nuage intempestif ne vienne pas écourter trop tôt cette vision insolite à pareille heure.

23 h 30, escale à Tromsø, la capitale du Nord, point de départ de toutes les anciennes expéditions vers le Pôle. Même si nous connaissons bien maintenant cette ville (c'est notre 3ème passage), nous la parcourons avec plaisir. Le soleil est trop bas pour éclairer les rues et il ne fait pas bien chaud. Et nous sommes surpris par l'animation relative de Storgata à pareille heure. Nous déambulons jusqu'à la petite église catholique peinte en marron foncé. Un kiosque à musique situé à proximité est peint de la même couleur ainsi que l'ancien hôtel de ville.

00 h 30, le 10 Juillet, nous redescendons vers le port. Miraculeusement, le soleil n'illumine que la Cathédrale Arctique et le pont qui enjambe le Tromsesundet. Une douce lumière rose enveloppe la Cathédrale, ordinairement blanche. Le soleil rasant cisèle le tablier et chaque pile du pont qui se détachent de l'arrière-plan de montagne et se reflètent dans l'eau calme et sombre du chenal. Quel spectacle !

Retour à bord et dans la cabine. Nous ne rendrons même pas compte de l'appareillage du RW à 01 h 30.

Minuit à Tromsø - Le pont et la Cathédrale Arctique

Jour 25 - Ve 10/07/2009 - Finnsnes - Svolvær - Stamsund (Lofoten)



En appareillant de Tromsø nous quittons définitivement le Grand Nord, et la route du RW s'oriente nettement vers le Sud.

04 h 30, brève escale à Finnsnes. J-J se lève de bon matin pour tenter de refaire les photos prises l'hiver dernier dans ce petit port.

Le 2 Janvier 2009, la croisière se déroulait sous un ciel maussade. Vers 11 heures, le jour pointait à peine et nous avions bénéficié d'une embellie inattendue lors de cette escale. Il avait abondamment neigé toute la nuit, quelques petits glaçons flottaient même à la surface de l'eau. Une timide lumière éclairait alors le paysage enveloppé d'une épaisse couche de neige fraîche. Le village de Finnsnes prenait des allures de carte de Noël, avec ses petites maisons aux toits blancs disséminées au milieu des sapins givrés.

D'une de ces huttes couverte de neige au bord du fjord, nous avions tiré le sujet de notre carte de vœux pour 2009. La même hutte photographiée un petit matin de Juillet n'a plus la même allure, ni la même poésie. Malgré l'heure matinale, il fait très clair et sous autant de lumière le village a perdu tout le charme que nous lui avions trouvé l'hiver dernier… Néanmoins, vers le nord-est, un joli contre jour sur le grand pont qui relie l'île de Senja au continent et à l'opposé, vers le sud-ouest, le sommet des montagnes encore enneigées est déjà fortement éclairé.

07 h 45, le RW arrive en avance à Harstad, la plus grande ville de l'archipel des Vesterålen et J-J rate l'entrée dans ce port. Le RW accoste derrière le MS Lofoten qui termine de charger du fret. A peine le temps de quitter la couchette et déjà sur le quai ! L'escale est courte, quelques pas seulement aux abords immédiats du port.

08 h 45, appareillage en retard, ce qui sera la constante de la journée au programme bien rempli. A partir de maintenant le RW va louvoyer entre les différentes îles, îlots et récifs des Vesterålen et des Lofoten en empruntant des chenaux étroits, en passant sous de nombreux ponts, mais toujours en traversant des paysages grandioses.

Le RW fait route vers l'escale suivante en empruntant le chenal étroit et tortueux de Risøyrenna, dragué entre les bancs de sable qui relient les îles d'Andøya et Hinnøya. Dragué en permanence depuis 1922, ce chenal a permis de réduire considérablement le trajet de l'Hurtigruten. Paraissant ne pas ralentir, le RW slalome entre les ducs d'Albe qui balisent le chenal. De part et d'autre, sur des fonds sableux peu profonds, la mer prend une teinte turquoise digne des mers caraïbes.

10 h 45, escale à Risøyhamn, un village, un hameau qui permet de ravitailler l'île d'Andøya. La place est mesurée et le bateau se livre à une manœuvre étonnante en faisant d'abord demi-tour sur place, puis en abordant le quai en marche arrière. Déconcertant ! Il faut dire que les accostages se font toujours bâbord à quai et que le capitaine doit tenir compte de cette contrainte dans ses manœuvres de port.

Nous arrivons dans une région très touristique. Il était déjà monté beaucoup de monde à Tromsø et là c'est un important groupe de randonneurs suréquipés qui attendent sur le quai. Sans doute débarqueront-ils ultérieurement dans une île des Lofoten ? La fréquentation du sun deck du pont 7 s'en ressentira fortement, de même que la queue pour débarquer aux principales escales de la journée.

Inhabituel, le retard sur l'horaire s'aggrave, cette fois-ci à cause d'un important chargement de palettes de tourbe (extraite sur Andøya et à destination de Molde), qui prendra beaucoup de temps.

11 h 30, appareillage et manœuvre inverse. Le bateau se déhale d'abord en marche arrière, puis fait demi-tour sur lui-même avant de faire cap au sud. Quelle dextérité de la part de l'équipage !

A peine avons-nous quitté l'appontement que nous passons sous le pont de Risøyhamn que nous avions franchi en voiture le 29 Juin dernier. Tous les passagers lèvent la tête vers le ciel et se demandent avec inquiétude si la cheminée du RW ne va pas toucher le tablier du pont. Mais non, nous passerons sans encombre. Déjà, nous sommes en vue du pont de Sortland que nous avions également franchi avec l'Espace. Nous déjeunons durant l'escale et ne débarquons pas. Puis, le RW poursuit son chemin.

15 h 00, escale à Stokmarknes. Une jeune fille blonde en costume folklorique attend au pied de la coupée et chante sans se lasser durant toute l'escale des airs norvégiens ; hélas, le succès… et l'argent ne sont pas au rendez-vous ! Fait-elle cela tous les jours à chaque passage de bateau ?

Stokmarknes est la mère patrie de l'Hurtigruten. C'est dans ce port que le capitaine Richard Whith créa en 1881 la "Vesteraalen Dampkibsselkab", et jeta les bases d'un service régulier de cabotage le long des côtes de Norvège pour ravitailler les comptoirs les plus isolés du nord du pays. Le développement constant de ce service évoluera des années plus tard vers le concept Hurtigruten, où se mêlent service public et croisière touristique.

Un musée est consacré à l'histoire de la ligne et un ancien bateau de la compagnie au sec sur un terre-plein attirent les visiteurs, mais le temps imparti est bien court pour que nous puissions visiter cela sereinement. D'autant qu'une autre préoccupation soucie J-J : se réserver dès le départ la meilleure place à l'avant du pont 5 pour les deux attractions de la journée à ne manquer sous aucun prétexte, le chenal de Raftsundet et l'entrée dans le Trollfjord.

A peine avons-nous quitté Stokmarknes que le ciel se couvre rapidement de gros nuages menaçants. Le vent se lève et quelques petites gouttes de pluie commencent à tomber par intermittence, et la luminosité du paysage s'en ressent. Dommage !

16 h 30, beaucoup de monde commence à se rassembler sur l'avant de la coursive. Nous sommes rivés au bastingage lorsque commence la navigation dans le Raftsundet. Il s'agit d'un chenal quasi rectiligne de 25 km de long (dont 17 km particulièrement étroits), séparant Hinnøya et Austgåvøya (Vesterålen et Lofoten). Quelques mètres séparent à cet endroit les deux archipels.

A droite, les Lofoten sont une enfilade de sommets vertigineux plongeant brutalement dans les eaux grises du chenal, tandis qu'à gauche, côté Vesterålen, les berges sont moins escarpées puisqu'une route longe ce chenal sur toute sa longueur. Face à nous dans le lointain, un camaïeu de montagnes grises couronnées de neige. Le RW glisse sur l'eau calme du Raftsundet. Silence sur le pont. Chaque spectateur profite de paysage exceptionnel. Les montagnes sont si proches du bateau.

17 h 15, arrive le moment fort de la journée, l'entrée dans leTrollfjord qui est l'attraction de toute croisière estivale des bateaux de l'Hurtigruten. Lentement, le RW pénètre dans ce fjord de l'île d'Austvågøy, long d'à peine 2 km et large seulement d'une petite centaine de mètres. Spontanément, le silence se fait sur la passerelle. Sur la gauche, l'à-pic de la montagne surplombant le fjord est impressionnant, à droite, c'est à peine moins escarpé, et un cirque montagneux ferme l'extrémité du fjord. Comment le bateau peut-il entrer, et surtout ressortir d'une nasse pareille ?

Le silence est tel qu'on entend le chuintement de la coque glissant sur l'eau plate et verte du fjord. Longeant la rive de près, le RW paraît bien frêle en proportion des montagnes qui l'entourent. Le fond du fjord s'élargit quelque peu permettant au bateau de faire demi-tour. A l'évidence, l'espace sera suffisant pour que le bateau effectue sa giration sur place. En avant, lente !

Mais le capitaine peaufine sa manœuvre. Imperceptiblement le bateau pivote et mètre après mètre, l'étrave se rapproche de la paroi rocheuse. Sur la passerelle pourtant bondée de spectateurs, plus un bruit. Le bateau progresse toujours avec d'infinies précautions, ralentit encore, l'étrave semblant effleurer la roche. En tendant le bras, il semble possible de toucher la paroi rocheuse. Incroyable ! Chacun retient son souffle. Cela semble durer une éternité. Presqu'à toucher la montagne, le RW reste absolument immobile quelques minutes. D'ailleurs, le bulbe d'étrave touche-t-il la roche sous la surface de l'eau ? Cela n'est pas impossible ! Dans un silence absolu, les passagers restent médusés par la hardiesse de la manœuvre et la dextérité du capitaine qui a réussi à amener sans le moindre choc, sans le moindre à-coup, son bateau aussi près des rochers.

Le capitaine, surement très fier de nous avoir fait preuve de son talent, remet en route. Peu à peu, l'étrave pivote pour gagner progressivement l'axe du fjord. Le RW reprend son cap et achève ses derniers milles dans le Raftsundet, alors que les passagers, étonnés et satisfaits se dispersent.

19 h 15, très en retard, le RW fait escale à Svolvær, la capitale des Lofoten. Beaucoup de passagers débarquent définitivement, d'autres montent à bord pour regagner le continent. Plusieurs autocars attendent les excursionnistes pour une visite sans doute trop rapide des Lofoten, ils nous rejoindront à l'escale suivante de Stamsund. Nous préférons marcher en ville, Nelly à lécher les vitrines et J-J à chercher à prendre le cliché idéal, mais ce soir, pas de soleil !

20 h 00, à cause du départ des nombreux excursionnistes, service unique pour le dîner. Et ce soir, rien ne va. Nous trouvons difficilement une place à l'arrière du restaurant, le service à table est d'une longueur inhabituelle et le menu en dessous de ce que nous étions habitués : émincé de porc (?), filet de cabillaud, boule de glace et fondant au chocolat. Bof !

21 h 00, nous sommes encore à table lorsque le RW appareille avec une heure et demie de retard. A peine avons-nous quitté le quai, que le MS Midnatsol qui va vers le nord prend notre place. Le ciel s'éclaircit quelque peu, nous permettant d'admirer les sommets des îles.

22 h 30, dernière escale aux Lofoten, à Stamsund. Le port étant éloigné du village, nous ne débarquons pas et restons sur la coursive du pont 5 à regarder l'activité sur le quai : départ ou arrivée de passagers, allées et venues des chariots élévateurs qui manipulent du fret entre la cale du bateau et l'entrepôt du quai où sont stockées les marchandises en transit.

23 h 00, les autocars reviennent et les excursionnistes débarqués à Svolvær regagnent le bord sans précipitation. Le RW appareille avec un retard d'une heure trente, pour rejoindre Bodø après une traversée de quatre heures du Vestfjorden. Fjord est-il le terme qui convient ? Il s'agit d'un large bras de mer entre les Lofoten et le continent. Sans protection vers l'ouest, les coups de vent peuvent y être sévères et la mer bien inconfortable. Cela ne sera pas le cas ce soir !

Demi-tour au fond du Trollfjord... à toucher la roche !

Jour 26 - Sa 11/07/2009 - Ørnes - Brønnøysund - Rorvik



La nuit a été fort paisible puisque nous ne nous sommes pas rendus compte de la longue escale de Bodø où le RW a pu recaler son horaire. Le calme de notre cabine est dû au fait qu'elle est située à tribord, donc à l'opposé du quai. Nous échappons ainsi aux bruits de manutention lors des transferts de fret entre le bateau et les entrepôts.

Un soleil déjà ardent, entré par le hublot de la cabine, nous oblige à nous lever tôt, et à 07 h 00, nous faisons l'ouverture de la salle à manger pour le petit-déjeuner, alors que le RW fait escale à Ørnes. De notre table, nous surplombons un petit port de pêche et fond, nous devinons la silhouette des montagnes dans le contre-jour.

Après le départ, nous restons sur la coursive extérieure. Avec le soleil matinal, la température nous paraît agréablement douce. Nous naviguons vers le sud et cela commence à se sentir. Nous avons abandonné la veste polaire et le blouson fourré, ce matin nous sommes en T-shirt.

Aujourd'hui notre bateau suivra un trajet presque parallèle à la route 17, la route que nous avions emprunté durant 3 jours dans le sens inverse, il ya maintenant 3 semaines. Le RW trace son chemin en contournant une multitude d'îles et d'îlots, le spectacle évoluant après chaque virage. Une lumière étincelante inonde le paysage : sur la gauche, les montagnes enneigées en arrière-plan, des petits hameaux ou des fermes isolées parsèment la côte, au centre l'eau bleue des chenaux, puis à droite, des îles verdoyantes. La côte est magnifique, le paysage varié et nous ne savons plus où donner du regard.

Au débouché d'un chenal, nous croisons le MS Vesterålen. Grand échange de coups de sirènes… Nous croisons également plusieurs ferries ou catamarans rapides qui desservent les ports les plus reculés de cette côte compliquée.

09 h 20, nous approchons du Cercle Polaire. Face à nous, une grande sphère métallique sur un îlot symbolise cette ligne fictive à 66°33' N. Le RW marque l'instant par un long coup de sirène.

10 h 00, les passagers sont conviés à l'extérieur du pont 7 pour le traditionnel baptême du passage de la ligne. Le staff du bateau est déguisé en vikings. Et c'est le commandant, lui même, qui se charge de verser dans le dos des volontaires une copieuse louche de glaçons, et il ne fait pas semblant. Sans hésiter, ni réfléchir, simplement parce que cela est prévu, tous les passagers allemands se feront ainsi baptiser sans discuter. L'ambiance est aux rires, cris d'effroi et hurlements de surprise. Chacun sera récompensé par un verre d'aquavit et un joli diplôme attestant du passage du Cercle Polaire. Pour notre part, nous sommes restés spectateurs de ce cérémonial. Cette petite fête tout juste achevée le ciel se couvre rapidement, le vent se lève sous les nuages et se renforce dans les passes entre les plus hautes îles.

11 h 00, escale de vingt minutes à Nesna. Le temps est moins radieux qu'il y a trois semaines lorsque nous y avions campé, et pêché nos premiers bigorneaux norvégiens. C'est un port d'à peine mille habitants et la "gare maritime" est en proportion, un petit bâtiment en bois de couleur rouge sang flanqué de trois jolies lucarnes.

12 h 30, escale à Sandnessjøen. Le port, tout en longueur, est situé sur une sorte de chenal créé par un alignement d'îles qui font protection contre la houle et le vent du large. L'activité du port est liée aux ferries qui relient ces îles et les expéditions de poisson.

C'est la première longue escale de la journée (1 heure), et la plupart des passagers ont des fourmis dans les jambes, d'autant que le quai se trouve en pleine ville. Tout le monde débarque ensemble et se retrouve en même temps à arpenter l'unique et courte rue commerçante de cette petite ville qui est vite parcourue. Retour à la queue leu leu par les quais…

Le bateau continue vers le sud en longeant la longue chaîne montagneuse de Sept Sœurs, qui culmine à environ 1.000 m en moyenne. Haut lieu de la mythologie norvégienne, l'alignement nord-sud de sept sommets au profil quasi identique est particulièrement impressionnant et il est logique que cette perspective remarquable soit au cœur de nombreuses légendes. Mais au moment de notre passage, un ciel terne ne met pas en valeur ce site.

Toujours sous la grisaille, nous arrivons vers 16 h 15 à Brønnøysund, dans une configuration semblable à celle du port précédent de Sandnessjøen : une agglomération s'étalant le long d'un chenal protégé par des îles basses.

Quelques petits commerces sont établis sur le quai et draine une partie de la clientèle du bateau. Rapide tour dans la ville sans cachet particulier jusqu'à un petit port de plaisance. Sur le quai une plaque indique que la ville est précisément au milieu de la Norvège, à 860 km du Cap Nord et de la Pointe de Lindesnes au sud, à vol d'oiseau bien sûr (parce que par la route ou par la mer, c'est largement plus).

Dès la sortie du port, le RW passe sous un pont complètement en courbe et qui dessert les îles situées de l'autre côté du chenal. Nous avions utilisé ce pont pour nous rendre au camping de Torghatten. Nous naviguons au plus près (quelques dizaines de mètres), de ces îles basses et sommes maintenant en vue du camping que nous avions fréquenté le 23 juin. Ce jour là, à la même heure, c'était le MS Lofoten que l'on apercevait du camping se dirigeant vers le sud.

17 h 30, de la passerelle, nous voyons bien maintenant le rocher de Torghaten avec son profil particulier de "chapeau de gendarme". Ce "rocher" est le seul sommet remarquable (160 m), dominant un vaste semis d'îles basses et de récifs dangereux pour la navigation. Mais le capitaine va modifier la route du RW pour que nous puissions admirer la curiosité naturelle qu'est un trou situé au milieu de ce rocher, à 112 m de hauteur. Dans des temps immémoriaux, la mer dont le niveau était beaucoup plus élevé aurait usé la roche plus tendre à cet endroit et creusé une cavité qui se serait complètement effondrée. Aujourd'hui, nous pouvons voir ce phénomène dans son ensemble, mais le 23 juin nous étions "montés" dans le trou, qui vu de l'intérieur était vraiment très impressionnant.

Difficile de faire des prévisions météo en Norvège tant les conditions changent rapidement. L'épaisse couche nuageuse qui nous suivait depuis la fin de matinée disparaît sans prévenir et laisse place en fin d'après-midi à un ciel limpide. Et c'est tant mieux car le RW se fraie un passage entre le continent et une succession de petites îles. La route est sinueuse et certains passages sont si étroits que sur la coursive, J-J se demande comment le bateau va passer. Depuis la démonstration à l'intérieur du Trollfjord, il n'y a pas de doute à avoir sur la dextérité du capitaine. Et bien sûr, chacun de ces goulets est franchi sans encombre.

Nous longeons des petites îles de très près, avec de modestes fermes isolées. Des enfants font des signes de la main à notre passage auxquels le commandant répond par un léger coup de sirène. Le soleil à l'ouest éclaire les paysages d'une jolie couleur orangée très douce. Un agréable moment passé presque seul sur la passerelle.

Nouvel avatar météo, le soleil se voile de nouveau pour laisser place à un épais banc de brume peu avant l'escale de Rorvik. C'est à n'y rien comprendre tant cela est imprévisible !

C'est dans ce port de Rorvik que nous avions réveillonné le 31 Décembre 2009, à bord du MS Trollfjord. S'il faisait bien plus froid, les quelques flocons de neige épars ne nous avaient guère gênés pour admirer tous les feux d'artifice tirés depuis les jardins à flanc de colline. Ce soir, c'est brouillard !

20 h 30, escale d'une heure où nous n'avons pas pu débarquer à cause du repas du Commandant et du dîner d'adieu. En effet, la majorité des passagers débarque demain matin à Trondheim, et ce repas a été avancé d'une journée pour qu'ils puissent en profiter. Pendant que nous sirotons un verre de crémant offert par la compagnie, le commentateur du bord fait les présentations en portant un toast à l'égard des passagers qui nous quittent. D'abord le Commandant et tout le staff de la passerelle, chaleureusement applaudis et ensuite, au garde à vous, toute l'équipe de la cuisine et du restaurant, ovationnés aussi par les passagers.

La carte est rédigée en quatre langues dont le français : Coquilles Saint-Jacques, tranche de bœuf aux oignons rouges confits, pommes de terre sautées, crème au citron et groseilles. Le repas aura duré tout le temps de l'escale et à 20 h 30, le RW quitte le quai. De sous le pont de Rorvik, la silhouette fantomatique du MS Nordkapp émerge de l'épais banc de brume et vient prendre notre place à quai.

Vu les conditions de visibilité, nous descendons dans la cabine faire les transferts de films et photos sur le PC. Nous regardons pendant un long moment les films pris depuis plusieurs jours. A 23 h 30, en jetant un œil furtif par le hublot, nous réalisons que non seulement le brouillard a complètement disparu, mais qu'un soleil rougeoyant est en train de plonger dans la mer.

Vite, nous repartons sur le pont 5. Plus de brume et le soleil flirte avec l'horizon, il est plus rouge et bientôt il va disparaître, ce que nous n'avions plus vu depuis plusieurs semaines. Et second choc, même si l'heure est tardive, il fait relativement sombre et la pénombre nous entoure. Ca aussi, nous avions oublié.



Jour 27 - Di 12/07/2009 - Tondheim - Kristiansund - Molde



06 h 00, réveil pour ne pas rater l'entrée à Trondheim, située loin dans le Trodheimfjord. Mais le RW accoste avec un quart d'heure d'avance, et du coup l'arrivée est quelque peu escamotée.

06 h 30, soleil éclatant, J-J rend à pied en ville, à une quinzaine de minutes de marche du quai Hurtigruten, pour faire des photos dans les meilleures conditions.

06 h 45, arrivée sur le pont de Bakke Bru qui enjambe la Nidelva. Malgré l'heure, le soleil illumine les façades colorées des entrepôts de la rive ouest. L'air est pur, les couleurs nettes et contrastées. L'ensemble, avec en arrière plan le Gamle Bybru et le clocher de la Cathédrale est absolument photogénique, et J-J mitraille… Quand, arrivé sur l'ancien pont… damned ! Plus de batteries !

Retour quelque peu dépité, en passant par la Cathédrale, la rue principale Munkgata, la place du marché et la gare ferroviaire. Il est tôt, c'est dimanche, il n'y a personne dans les rues. La promenade est agréable. L'urbanisme norvégien est souvent déroutant. De belles façades de style Art Déco, alternent avec des immeubles plus contemporains en verre et alu.

08 h 15, retour sur le quai pour voir MS Finnmarken remonter le fjord, et aborder le quai Hurtigruten après une savante manœuvre. Tout en marche arrière, le Finnmarken pénètre dans l'étroit bassin et va accoster derrière le RW. La distance entre les deux bateaux ne doit pas excéder 10 m, et c'est un véritable créneau que le Finnmarken réalise sans hésitation pour gagner le quai. Décidemment, les commandants de la compagnie sont très forts !

08 h 30, petit-déjeuner bien mérité, bain de soleil, puis visite du Finnmarken. C'est un grand bateau dont l'architecture et l'organisation sont similaire à ce que nous connaissons. Les différences notables sont une piscine à l'arrière du pont supérieur et une vaste plate-forme en gradins à la proue du bateau permettant au plus grand nombre d'admirer confortablement le paysage.

Pendant ce temps, le RW s'est rempli de passagers. Essentiellement des groupes de norvégiens organisés pour des excursions de la journée jusqu'à Molde. Et tous ces gens âgés se sont empressés d'occuper les meilleures places du pont panoramique ou du sun deck et passer tout leur temps à bavarder plutôt qu'à regarder le paysage !

10 h 00, le RW quitte le quai à l'heure prévue et entame la descente du Trondheimfjord. Durant presque deux heures nous naviguons entre les rives en pente douce du fjord. La région est fertile et de nombreuses fermes imposantes se sont installées près des berges verdoyantes pour y pratiquer l'élevage.

A l'embouchure du fjord, nous laissons le phare d'Agdenes à bâbord pour de nouveau faire cap vers le sud-ouest et continuons à naviguer au calme entre îles et continent. Et comme tous les après-midi depuis le début de cette croisière le ciel se voile de nouveau pour notre arrivée à Kristiansund. La ville, importante, est construite sur 3 îles reliées par des ponts. De la coursive, il est difficile de discerner à l'avance où se trouve le quai. Une heure d'escale, c'est suffisant pour que la majorité des passagers veuille débarquer en même temps ! La sortie du bateau est un peu fastidieuse et nous marchons jusqu'au môle situé en centre ville.

Kristiansund a beaucoup vécu de la pêche au cabillaud et de l'exportation de morue salée et séchée en Europe du Sud. Sur le môle, la statue en bronze d'une marchande de poissons confirme la vocation première de ce port. Les temps changent et Kristiansund vit maintenant davantage de la maintenance et du ravitaillement des plates-formes pétrolières implantées au large.

17 h 00, le RW s'éloigne de la ville en empruntant un dédale de chenaux avant de retrouver le large. Quelques rayons de soleil bienvenus réussissent à passer à travers la couche de nuages donnant à tout le paysage une curieuse teinte plombée. Un groupe de passagers est parti en excursion pour parcourir la Route de l'Atlantique, un itinéraire touristique empruntant une multitude de ponts pour passer d'une île à l'autre, et ils nous rejoindrons à l'escale de Molde. C'est pour cette raison que ce soir, le dîner est fixé à 19 h 00 : Potage au potiron, filet de flétan, mousse de fruits.

20 h 45, escale à Molde, petite ville située dans un large fjord, le Romsdalfjorden, fermé au sud par une vaste chaîne de 87 sommets enneigés. La ville s'étage sur une colline en pente douce et vue du bateau, elle paraît bien agréable et aérée. C'est la 3ème fois que nous y passons. Un peu d'animation dans la rue principale : un festival de jazz réputé commence demain, et les préparatifs vont bon train.

Cette ville est aussi connue pour être "la cité des roses". C'est sans doute pour cette raison que nous retrouvons alignées sur le quai toutes les palettes de tourbe que nous avions vues embarquer à Risøyhamn dans les Vesterålen. Le ciel est lumineux et la promenade sur le quai, avec le large fjord et les montagnes enneigées en arrière-plan, est des plus agréables.

21 h 30, alors que le RW commence juste sa manœuvre d'appareillage, le MS Polarlys arrive pour prendre sa place à quai, juste devant le RW qui continue à s'éloigner du quai. Les 2 bateaux, l'un derrière l'autre, manœuvrent ensemble à quelques mètres près, la proue du RW presque à toucher la poupe du Polarlys. Epoustouflant !

Et puis, le RW plutôt que de gagner directement le milieu du fjord, va se déhaler bien parallèlement au Polarlys. Y a-t-il 10 mètres entre les 2 deux bateaux ? Ce sont 122 mètres et 11 000 tonnes dont il faut maîtriser parfaitement la trajectoire, ce n'est pas rien. Au terme de la manœuvre, les deux passerelles de commandement qui débordent de la coque sont presque à se toucher ! Notre capitaine nous a apporté la preuve de son professionnalisme, du grand art !

23 h 10, le soleil tombe dans l'eau. Et cette nuit… il fera nuit !

Le départ de Molde... bord à bord avec le MS Polarlys

Jour 28 - Lu 13/07/2009 - Florø - Bergen



L'obscurité complète a fait que nous avons raté les escales de Ålesund, Torvik et Maløy.

C'est le dernier jour de la croisière et le rythme va être un peu bousculé pour préparer l'arrivée à Bergen. Nous devons libérer rapidement les cabines, donc faire les bagages dès le début de matinée et les sortir dans les couloirs. Cette contrainte va conditionner notre vie à bord jusqu'au débarquement, en gardant à portée de mains vêtements, appareil photo, ordinateur, etc…

07 h 45, dernière escale de la croisière à Florø. Un village à flanc de coteau dominé par une belle église en bois blanc dotée d'un superbe clocher. J-J débarque juste pour faire 2 photos, car le temps est trop limité pour aller au-delà des abords du débarcadère qui ne semblent pas caractéristiques.

Sous le soleil, le RW navigue au large de côtes plus basses ou d'îles plates abritant quelques maisons. En milieu de matinée, le bateau semble se diriger droit vers un groupe d'îles et d'îlots. Peu à peu, un passage semble se dessiner. Pas bien grand ! En décrivant une large courbe le bateau se présente face à l'étroit chenal entre deux îles, large d'une centaine de mètres, et qu'il franchit rapidement. Vu de la passerelle, c'est très impressionnant de voir le bateau passer à aussi vive allure dans un passage aussi étroit. Une fois de plus le Capitaine fait preuve de beaucoup d'assurance pour mener son navire.

Une demi-heure plus tard, bis repetita… Il va falloir passer au milieu de l'archipel de Sula, face à l'embouchure du Sognefjord. De loin le passage paraît encore plus étroit que le précédent. Le bateau ne ralentit pas sa vitesse. Brrr… On peut supposer que le capitaine sait ce qu'il fait et qu'il sait viser juste, car non seulement le Steinsundet est très étroit, mais de plus, il comporte plusieurs courbes.

A droite, un îlot de quelques mètres de hauteur, balisé par un petit phare avec une toiture octogonale rouge, à gauche la pointe basse d'une ile plus importante également balisé par un feu, et après une légère courbe, un troisième phare matérialise la sortie de chenal.

Cette passe est si étroite, qu'en sens inverse, un chalutier attend que nous ayons repris le large pour y entrer à son tour. Avec assurance, notre capitaine navigue sans ralentir à une dizaine de mètres de la roche côté tribord. C'est stupéfiant ! Au second phare, le bateau vire légèrement et continue sa route sans encombre. Ce capitaine est vraiment très, très fort. Il joue véritablement avec son bateau et en fait ce qu'il veut. Quelle maîtrise !

C'est habituel, en fin de matinée le ciel se couvre de gros nuages.

11 h 30, à cause du débarquement qui approche, l'horaire du déjeuner est avancé. Dernier buffet, où nous nous régalons encore une dernière fois de poisson et de fruits de mer. Il y en a une telle variété préparée de multiples façons. Comme l'hiver dernier, nous venons de faire une bonne cure de saumon. Y a pire !

Nous entrons dans le long fjord qui mène à Bergen. Il commence à pleuvoir… Tous les passagers se réunissent dans le salon panoramique du pont 7. A travers les grandes baies vitrées, chacun observe les berges du fjord. Nous quittons les fjords sauvages pour naviguer dans un fjord qui s'urbanise et s'industrialise à mesure que nous progressons. La grande ville approche.

A cause de la pluie, impossible de faire des photos sur la coursive, alors J-J se replie dans un salon plus calme pour rédiger l'un dernier mail du voyage et le charger sur une clé USB pour l'envoyer plus tard depuis une bibliothèque.

14 h 30, les collines qui enserrent Bergen sont largement construites de maisons multicolores, les hangars s'alignent sur les berges, quelques paquebots sont amarrés aux quais. Le RW ralentit, fait demi-tour et s'approche lentement du quai, au pied de l'Hurtigrutenterminalen, un bâtiment ultra-moderne et fonctionnel servant de gare maritime.

Le débarquement des passagers, bien organisé, se fait pont par pont. Depuis le pont 5, une large passerelle (genre aéroport), permet de gagner directement le terminal, retrouver les bagages et rejoindre un moyen de transport.

Pendant ce temps, J-J est descendu au pont 2 pour récupérer l'Espace. Comme prévu, il va falloir attendre que tous les autres véhicules aient quitté le bateau, ce qui est un long exercice de patience. La manutention n'est guère rapide puisqu'elle se fait voiture par voiture à l'aide d'un ascenseur qui permet de retrouver le niveau du quai. Première voiture garée en tête à Kirkenes, l'Espace est forcément la dernière à sortir à Bergen au bout d'1 h 50 d'attente.

Avant que notre voiture retrouve la terre ferme, Nelly s'est morfondue toute seule avec tous les bagages à main dans le terminal vidé de la majorité des passagers.

Sous la pluie battante, nous quittons l'emprise du terminal Hurtigruten et nous retrouvons, un peu désorientés, au cœur de Bergen. Entièrement pris en charge, nous avons vécu à bord du Richard With, six jours d'insouciance, désormais il va falloir vite reprendre nos habitudes de touristes itinérants et précaires !

16 h 10, pour éviter de nous rendre dans un terrain de camping éloigné de la ville, nous faisons d'abord un passage par le "Bobil Senter" (Bobil = camping-car, en norvégien), de Damsgårdsveien, connu de tous les camping-caristes. En réalité, c'est juste une aire asphaltée sans aucun équipement au milieu des entrepôts et des hangars du port. Triste à mourir ! Cet endroit n'est pas fait pour nous. Son seul avantage est qu'il permet de rejoindre le centre ville à pied, résolvant ainsi les problèmes de stationnement. Nous garons la voiture à proximité, sur une place gratuite, nous évitant également de passer plusieurs fois sous le même portique de péage urbain. Que d'économies !

Sous une légère pluie, nous rejoignons le centre en passant sur le grand pont de Puddefjordsbroen, surplombant le port, puis en traversant l'université. Du parvis de l'église catholique Saint-Jean, nous dominons tout le centre ville, qu'il faut ensuite rejoindre en descendant une forte pente. Nous trouvons au fond d'un grand jardin public la bibliothèque, d'où nous pouvons envoyer le mail relatant notre croisière. Cette formalité accomplie, nous nous rendons sur le port de Vågen, au marché au poisson de Torget.

Cette attraction locale est le point de convergence de tout ce que Bergen peut compter comme touristes. Et la réputation n'est pas usurpée. De jeunes poissonniers érudits et multilingues accrochent le client avec un savoir-faire extraordinaire et proposent à la vente et à la dégustation toutes sortes de produits de la mer. (Ces vendeurs semblent sortir tout droit d'une école de commerce, plutôt que du pont d'un chalutier… Et peut-être effectuent-ils un stage de vente ; en tous cas, ils sont très habiles et convaincants… !). Bien sûr, les alignements de saumons frais, de lieus, de flétans, de harengs, steaks de baleine, pattes de crabes royaux et autres attirent l'œil et c'est plutôt agréable à regarder. S'il y a du poisson frais sur les étals, il y a aussi beaucoup de produits transformés en usine. L'authenticité du lieu reste à démontrer, la seule certitude, ce sont les prix… exorbitants. Au milieu de ces étals, il y a aussi des stands qui proposent des sandwiches de saumon ou de crevettes bien appétissants que l'on peut consommer sur place. Le prix de vente est beaucoup moins digeste…

Nous déambulons dans le quartier de Bryggen, à qui Bergen doit sa renommée. Un alignement de bâtiments colorés en bois, séparés par des ruelles étroites, qui du temps de la Hanse servaient d'entrepôts, d'ateliers, d'habitations. Aujourd'hui, la plupart abritent des restaurants ou des boutiques de souvenirs. Nelly est à la recherche de la bonne affaire…

Nous poursuivons dans le quartier de Øvregaten, au-dessus de Bryggen. Des petites rues pavées partent à l'assaut de la colline, bordées de maisons blanches en bois dont les fenêtres sont toujours décorées d'objets divers qui doivent sans doute refléter la personnalité des occupants.

De retour sur le quai de Vågen, nous discutons avec un couple de Choletais très bavards qui circulent dans Bergen en vélo. Ils sont arrivés par la Suède en camping-car et pensent aller aux Lofoten, et bien sûr, sont stationnés au "Bobil Senter".

La pluie menace, et en rejoignant la voiture nous sommes pris sous un violent orage. Déjà bien trempés, nous nous abritons dans le hall d'un bâtiment de l'Université en attendant une accalmie. Nous sommes dans un piteux état en arrivant à la voiture.

20 h 00, arrivée à Nettsun à une vingtaine de kilomètres du centre de Bergen, au camping de Grimen, juste en bordure d'un petit lac. On nous attribue un emplacement plutôt étriqué où il y a juste assez de place pour l'Espace et la table de camping qui se trouve à moins d'un mètre de la berge du lac.

Grandeur et décadence ! Après avoir mené une vie de nantis à bord de l'Hurtigruten, dès ce soir nous retrouvons notre statut de manants. Après le luxe et le confort, c'est la misère. Il va falloir retrouver nos réflexes de campeurs, préparer les repas à l'arrière de l'Espace, dîner en plein air, déplacer tous les sacs et installer notre couchage, etc, etc…

Il y a encore quelques heures, nous avions toute une équipe de blondes pour nous servir ; ce soir, il va falloir tout faire avec une seule brune !

Sous un ciel plutôt bas, nous dinons au bord du lac, et c'est bien aussi.

Le petit matin à Florø

A suivre…

1ère Partie -- 2 ème Partie -- 4ème Partie

Aller à Mananara nord (Madagascar) English translation pending
by Lacsole · 2009-08-08 · 40 replies
Bonjour à tous

Retour à mada en octobre, qui semble etre une bonne saison, avec l’intention de découvrir la riviera gasy… Si j’ai bien compris tout ce que j’ai pu lire sur le sujet, Mananara nord peut etre l’objectif. Malheureusement, sur 4 semaines à mada, mon temps dédié à cette balade serait limité (je dirais 2 semaines et demie à partir de Tana, par voie terrestre, avec un peu de flexibilité)

Malgré toutes les infos que j’ai pu recueillir sur internet et sur VF, j’ai besoin de conseils d’experts. J’ai compris que jusqu’à Soanierana Ivongo c’est relativement facile par tb habituels mais que ça devient plutot difficile pour monter ensuite vers Mananara.

Questions :

- à votre avis, combien de temps pour faire Tamatave / Manara (sans tirer sur la bete, par étapes) ?

- moyens de transport expérimentés à partir de Soanierana Ivongo? (bon tuyaux sur 4x4 brousses)

- Moyen de faire tout avec le meme 4x4 brousse à partir de Tamatave ? Si oui, avez-vous des recommandations ?

- Hotels recommandés sur le trajet ?

- Si Mananara trop difficile à atteindre, quel est l’endroit le plus sympa entre Soanierana Ivongo et Mananara ?

Pour le retour, que pensez vous de ces options :

- voie terrestre pour Tamatave, avec l’expérience et les aléas de l’aller.

- Bateau de Mananara à Ste Marie ? (« lignes régulières » ? combien de temps ?) puis retour vers Tamatave

- Aller à Maroantsetra pour récupérer un avion le jour dit vers Tana ou Diégo (via Antalaha ou Sambava) ? Dans ce cas, bon plan pour Manara / Maroantsetra ?

Le sujet est vaste, mais questions sont nombreuses et je sais qu’il faut le faire mora mora et qu’il est difficile d’établir un planning mais tous vos conseils seront le bienvenus. Si planning trop serré, j’irai vers une autre région plus facile d’accès.

Merci

Slts
Madagascar, Diego, Ankafy, Andasibe, Ste-Marie English translation pending
by Levantin13 · 2009-07-14 · 10 replies
Bonjour à tous, Voila, le jour J approche, je vous fais un ptit topo de mon séjour à Mada, si queque chose vous fait tiquer, n'hésiter pas à m'écrire. Départ le 6 août pour Diego, 5 jours à la Case en Falafy à Ramena (chez Bruno), le Cap d'Ambre, la Mer d'Emeraude, les 3 baies, etc... Direction la réserve d'Ankarana avec 1 nuit chez Goulam ou chez Laurent, puis Ankify 3 jours à l'Hotel Le Dauphin, balade sur l'Ile Tanikely, les mangroves, les fonds marins...Voila pour la région Nord-Ouest. On attaque l'Est avec Andasibe 2 nuits à Vakona Forest Lodge, sa réserve, le Parc Mantadia et un ptit tour à Mad'arbres. Ensuite, nous espérons prendre le train en direction de Tamatave (et avoir le plaisir d'écrire à J-Marc qu'il fonctionne très bien pour qu'il puisse en profiter en novembre😉). Arrêt à Andranokoditra puis pirogue jusqu'au Palmarium pour 2 nuits. Viens ensuite le transfert en navette jusqu'à la gare fluviale de Tamatave puis le taxi pour Mahambo à l'Hotel La Pirogue (1 nuit). Et pour finir le transfert jusqu'à Soanierana-Ivongo pour prendre le bateau pour Sainte-Marie, 6 jours aux bungalows de Vohilava; la messe, les baleines, l'Ile aux Nattes... Le 27, ça va être dur de rentrer😕 Voila, je voulais tous vous remercier parce-que ce parcours est monté de toute pièce grace à vos renseignements (un peu les guides aussi), à mon retour je ferai un ptit spitch pour vous dire si tout c'est bien passé ( hotels, trajets, réserves, ambiance, etc). Bonne fin de week à tous
Voyage avec sac à dos au Pérou English translation pending
by Stephetalex · 2009-02-08 · 29 replies
Bonjour, Nous ne sommes jamais partis avec notre sac à dos à l'aventure dans un pays inconnu. Le fait d'avoir un sac à dos pour visiter posent un peu problème, surtout que ca ne va pas être un sac à dos très léger, car nous partons pour 3 semaines !!

Pourriez vous nous dire comment être le plus organisés possible pour visiter !!!! (avec un sac !!)

MERCI ET A BIENTOT

🙂
Cherche régions pour faire du vélo avec des enfants English translation pending
by Mousse777 · 2008-04-15 · 6 replies
bonjour a tous je recherche pour cet été une région pour faire du camping avec 3 enfants en bas ages .j'aimerais que cette région dispose de petits circuits de vélo(environ 20km) sur du plat si possible .merci de votre aide
Avis pour un mois de cyclotourisme en Alsace (France) de la mi-juin à la mi-juillet English translation pending
by Cath46 · 2008-03-09 · 11 replies
Bonjour, nopus serons en Alsace de la mi-juin à la mi-juillet. Pour nous ce sera notre premier voyage à vélo hors frontière, et plus d'une semaine. Nous varierons l'hébergement entre camping, chambre d'hote et hotel en ville. Toutes suggestions; itinéraire, incontournable, lecture car je lis toujours un roman qui se déroule dans la région que je visite lors que je voyage. Merci Catherine
Des nouvelles de Hue au Vietnam English translation pending
by Ottlnpac · 2007-05-29 · 37 replies
Hello tout le monde,

Je suis arrivee a Hue apres 13 heures de bus de nuit. C'etait un VIP avec des couchettes (taille asiatique, les plus de 1m75 s'abstenir 😎). Assez confortable si on fait abstraction des Australiens qui ont fait du boucan pendant la soiree, je ne vous dis pas la tete des vietnamiens qui n'ont rien dit mais n'en pensaient pas moins 😕 😕

Le premier jour, apres avoir recupere un peu, je suis allee visiter la cite interdite, c'est superbe, surtout que j'y etais avant les cars de touristes et que j'avais toute la place presque pour moi seule.

Hier, je suis allee faire le tour sur la riviere des parfums, il faisait chaud a mourir et je n'ai visite que trois monuments sur les cinq, dont un ou il y a un grand parc tout autour. Nous avons mange sur le bateau, par terre sur des nattes, tres bon repas et j'ai rencontre un couple de francais qui est en Asie depuis 5 mois, ils m'ont raconte des anecdotes de leur voyage, chapeau bas, pour des plus de 40 ans c'est tres sportif !!! On s'est bien amuses.

Le soir, j'ai fait la connaissance de Pierre, un vietnamien dont le frere habite a Liege, ma ville natale; je suis allee diner dans un petit resto de routards ou j'ai rencontre un groupe de femmes Laotiennes et des moines en pelerinage, j'ai longuement discute avec le moine "superieur", il m'a appris plein de choses, c'etait tres agreable, ensuite j'ai rencontre Binh, un homme qui conduit un cyclopousse, nous sommes alles faire un tour et puis prendre un cafe, nous avons beaucoup parle de la vie au Vietnam et des problemes dus a la guerre.

Ce matin, je suis allee faire un tour a motobyke avec Pierre et il m'a montre la campagne, les rizieres et j'ai pu assister a une ceremonie a la pagode, car ce sont les trois jours de l'anniversaire du Buddha. Je n'ai pas le temps de descendre plus bas vers le Sud, mais je dois dire que j'aime beaucoup Hue et sa campagne, j'ai pu voir les paysans travailler dans les rizieres et mon guide m'a raconte beaucoup de choses interessantes, nous sommes egalement alles visiter un musee de la vie agricole tenu benevolement par une toute vieille dame tres jolie, ils m'ont explique la technique des dents noires, car je me demandais pourquoi tant de vieilles femmes avaient des dents de cette couleur, j'ai d'abord cru qu'elles etaient pourries, mais en fait, elles faisaient cela dans le temps pour distinguer les femmes de la ville de celles de la campagne. Nous avons egalement discute avec des femmes qui tiennent une echoppe pour touristes sur la route, toutes divorcees, alors on a bien rigole... Pierre faisait le traducteur et comme il est tres philosophe et marie depuis tres longtemps, il a beaucoup rigole aussi...

Demain, je repars avec Pierre et il va me faire visiter un atelier ou les enfants fabriquent des statues de bronze puis un autre endroit, mais j'ai oublie. Je pense que je reviendrai ici un jour ou l'autre pour continuer a decouvrir cette partie du pays.

Me voici donc reconciliee avec le Vietnam, grace a des habitants vraiment ouverts et sympathiques.

Un petit conseil pour les filles : ici, on ne trouve pas de protection intime ou a des prix exhorbitants... Une petite vendeuse a bien compris et m'a fait payer trois fois le prix belge... !!!

Pour le moment, il tombe des litres et des litres... la vraie pluie tropicale !!! Ce soir, j'espere que la pluie se sera arretee car c'est une des soirees ou on envoie des lanternes dans le ciel et sur la riviere, ca risque d'etre tres beau et tres interessant.

La suite plus tard...
Circuit grand tour de Tunisie English translation pending
by Gabaon7 · 2007-05-21 · 3 replies
😊je pars du 3 au 10 juin avec FRAM pour un "grand tour de Tunisie". Quelqu'un a-t-il dèja fait de circuit et peut-on me donner quelques avis, et eventuellement le nom des hôtels proposés par FRAM sur ce circuit. BONJOUR A TOUS, ET MERCI d'AVANCE. JE SUIS NOUVEAU SUR CE FORUM.😎
Destination pour voyage à prix mini English translation pending
by Endrick · 2007-05-11 · 16 replies
Tout d'abord, bonjour à tous 🙂, car ceci est mon premier post dans votre communautée. Je m'autorise à poster après avoir survoler une bonne partie de ce forum, à la recherche d'informations qui pourraient m'être utile, et je suis surtout frappé par les expériences extraordinaires que certain d'entre vous vivent au travers de leurs voyages.

Je recherche une solution pour partir en voyage en juillet à l'étranger (je vais développer plus loin) à 2 personnes pour un prix ne dépassant pas (ou très peu) les 500 € par personne. Autant dire que je recherche l'impossible...

D'autant plus que je suis difficile, car je sais ce que je ne veux pas. Les hotêls clubs ne m'interessent pas. Je ne cherche pas des vacances pour me faire dorer la pilule au bord de la piscine, entre touristes, et où les seuls regards sur le pays hôte sont fait en sorties organisées.Au contraire, je recherche... De l'authenticité : En gros être autonome, dans des zones peu touristiques, ou nature ou population autoctone sont largement majoritaire. Du dynamisme : Sans aller jusqu'aux treks de folie, je vois mes vacances comme un savant mélange d'activité physique (rando, ...) et de farniente (pas glande, mais pouvoir prendre le temps de profiter d'une crique, d'un lac, d'une forêt, d'une visite). Du dépaysement : La destination sera l'étranger. Nouvelle langue, nouvelle culture, ... sont des choses que j'aimerais découvrir. Cependant, je souhaite rester dans une zone ou la météo est clémente en cette période de l'année, et si possible ou des baignades sont possibles (soit mer, soit lacs...).J'ai fait de nombreuses recherches sur internet, et j'ai trouver un peu de tout, mais souvent au dessus de mes tarifs, et souvent des voyages trops "pris par la main". Nous ne sommes pas très difficile côté logement car plutot habitué au camping (lors de vacance en France).

C'est pourquoi je me tourne vers vous, afin de savoir ce qui est le plus interressant : Passer par une agence de tourisme, et dans ces cas là, avez vous des adresses ? Reserver séparément le vol, le logement, et la logistique ?Comme je l'ai déjà dit, je pense chercher l'impossible 🤪, mais sait-on jamais, je ne pense pas être le seul dans ce cas. Puis je sais qu'avec mon budget, la destination ne sera pas lointaine, mais même proche, cela reste cher (îles mediterranéennes, croatie, maroc, ...).

Merci d'avance pour tous les tuyaux que vous me donnerez !! 😉

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