Results for "Cedar+Breaks+|+3+>+99"
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Itinéraire de vingt-cinq jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour tout le monde,
J'ai enfin réussi à boucler mon itinéraire. Je vous le mets ci-dessous :
J1 – 15.06.10 Vol de ZHR-LAX - Hôtel Marriot LA (3N)
J2 – 16.06.10 Visites Hollywood, Santa Monica, Venice Beach, Malibu, Beverly Hills et Bel-Air
J3 – 17.06.10 Visite d’Universal Studio
J4 – 18.06.10 Los Angeles – Visites Oatman, Hackberry et Seligman – Grand Canyon – Hôtel Yavapai East Lodge (1N)
J5 – 19.06.10 Grand Canyon – Survol en hélico. – Page – Hôtel Courtyard (1N)
J6 – 20.06.10 Page – Visites Horseshoe Bend, Antelope Canyon et Monument Valley – Hôtel Holiday Inn Monument (1N)
J7 – 21.06.10 Monument Valley – Visites Grosenecks State Park, Muley Point, Valley of the Gods et Dead horses point – Moab – Hôtel Best Western Greenweel inn (2N)
J8 – 22.06.10 Visite Arches National Park
J9 – 23.06.10 Moab – Visite Canyonlands – Vernal – Hôtel Best Western Antlers (1N)
J10 – 24.06.10 Vernal – Grand Teton (trajet) – Hôtel Togwotee Mountain Lodge (1N)
J11 – 25.06.10 Grand Teton – Visites Old Faithfull, Upper Geyser Basin, Biscuit Basin, Midway geyser basin, Norris Geyser basin, Mammoth hot Springs et Artist Paintspots – Hôtel Snow Lodge à Old Faithfull (3N)
J12 – 26.06.10 Visites Canyon de Yellowstone, Tower Falls et Lamar Valley
J13 – 27.06.10 Visites West Thumb, Mud Volcano, Hayden Valley et Inspiration Point
J14 – 28.06.10 Yellowstone – Salt Lake City (trajet) – Hôtel Sheraton SLC (1N)
J15 – 29.06.20 Salt Lake City – Visite Bryce Canyon – Hôtel Best Western Ruby’s Inn (1N)
J16 – 30.06.10 Bryce canyon – Visite Las Vegas – Hôtel Bellagio (2N)
J17 – 01.07.10 Visite Las Vegas
J18 – 02.07.10 Las Vegas – Visite Death Valley – Mammoth Lakes – Hôtel Mammoth Mountain Inn (1N)
J19 – 03.07.10 Mammoth Lakes – Visites Mono Lake, (Bodie), Ellery Lake, Tenaya Lake, Olmsted Point, Lower Yosemite Falls et Mist Trail – Hôtel Cedar Lodge (2N)
J20 – 04.07.10 Visites Bridaveil Falls, Mariposa Grove et Glacier Point
J21 – 05.07.10 Yosemite – Visites Gilroy , Silicon Valley et Stanford – San Francisco – Hôtel Mark Twain (4N)
J22 – 06.07.10 Visites Telegraph Hill, Exploratorium, GGB, Sausilto, GGP, Japanese Tea Garden, Haight Ashbury- Alamo Square, Twin Peaks, Marina
J23 – 07.07.10 Journée libre – tour en bateau ?
J24 – 08.07.10 Visites Lombard Street, Fisherman’s Wharf-Pier 39 et Alcatraz
J25 – 09.07.10 Visite de Chinatown – Vol SFO-ZHR
J'espère que je n'ai rien oublié 🤪.
J'aurai néanmoins encore quelques questions à vous poser.
Alors pour commencer, est-ce qu'il serait préférable d'acheter les billets d'entrée pour Universal Studio et Alcatraz avant de partir ou de les acheter sur place ?
Nous aimerons aussi assister à un spectacle du Cirque du Soleil à Las Vegas, et là, même question, quand acheter les billets?
Et pour finir, à San Francisco, nous logerons à l'Hôtel Mark Twain et nous aurons encore la voiture pendant 2 jours et le parking de l'hôtel coûte environ 30 $/N, un peu cher... Y a-t-il des places de parc gratuit ou pas cher près de cet hôtel?
Bonne fin d'après-midi...
J'ai enfin réussi à boucler mon itinéraire. Je vous le mets ci-dessous :
J1 – 15.06.10 Vol de ZHR-LAX - Hôtel Marriot LA (3N)
J2 – 16.06.10 Visites Hollywood, Santa Monica, Venice Beach, Malibu, Beverly Hills et Bel-Air
J3 – 17.06.10 Visite d’Universal Studio
J4 – 18.06.10 Los Angeles – Visites Oatman, Hackberry et Seligman – Grand Canyon – Hôtel Yavapai East Lodge (1N)
J5 – 19.06.10 Grand Canyon – Survol en hélico. – Page – Hôtel Courtyard (1N)
J6 – 20.06.10 Page – Visites Horseshoe Bend, Antelope Canyon et Monument Valley – Hôtel Holiday Inn Monument (1N)
J7 – 21.06.10 Monument Valley – Visites Grosenecks State Park, Muley Point, Valley of the Gods et Dead horses point – Moab – Hôtel Best Western Greenweel inn (2N)
J8 – 22.06.10 Visite Arches National Park
J9 – 23.06.10 Moab – Visite Canyonlands – Vernal – Hôtel Best Western Antlers (1N)
J10 – 24.06.10 Vernal – Grand Teton (trajet) – Hôtel Togwotee Mountain Lodge (1N)
J11 – 25.06.10 Grand Teton – Visites Old Faithfull, Upper Geyser Basin, Biscuit Basin, Midway geyser basin, Norris Geyser basin, Mammoth hot Springs et Artist Paintspots – Hôtel Snow Lodge à Old Faithfull (3N)
J12 – 26.06.10 Visites Canyon de Yellowstone, Tower Falls et Lamar Valley
J13 – 27.06.10 Visites West Thumb, Mud Volcano, Hayden Valley et Inspiration Point
J14 – 28.06.10 Yellowstone – Salt Lake City (trajet) – Hôtel Sheraton SLC (1N)
J15 – 29.06.20 Salt Lake City – Visite Bryce Canyon – Hôtel Best Western Ruby’s Inn (1N)
J16 – 30.06.10 Bryce canyon – Visite Las Vegas – Hôtel Bellagio (2N)
J17 – 01.07.10 Visite Las Vegas
J18 – 02.07.10 Las Vegas – Visite Death Valley – Mammoth Lakes – Hôtel Mammoth Mountain Inn (1N)
J19 – 03.07.10 Mammoth Lakes – Visites Mono Lake, (Bodie), Ellery Lake, Tenaya Lake, Olmsted Point, Lower Yosemite Falls et Mist Trail – Hôtel Cedar Lodge (2N)
J20 – 04.07.10 Visites Bridaveil Falls, Mariposa Grove et Glacier Point
J21 – 05.07.10 Yosemite – Visites Gilroy , Silicon Valley et Stanford – San Francisco – Hôtel Mark Twain (4N)
J22 – 06.07.10 Visites Telegraph Hill, Exploratorium, GGB, Sausilto, GGP, Japanese Tea Garden, Haight Ashbury- Alamo Square, Twin Peaks, Marina
J23 – 07.07.10 Journée libre – tour en bateau ?
J24 – 08.07.10 Visites Lombard Street, Fisherman’s Wharf-Pier 39 et Alcatraz
J25 – 09.07.10 Visite de Chinatown – Vol SFO-ZHR
J'espère que je n'ai rien oublié 🤪.
J'aurai néanmoins encore quelques questions à vous poser.
Alors pour commencer, est-ce qu'il serait préférable d'acheter les billets d'entrée pour Universal Studio et Alcatraz avant de partir ou de les acheter sur place ?
Nous aimerons aussi assister à un spectacle du Cirque du Soleil à Las Vegas, et là, même question, quand acheter les billets?
Et pour finir, à San Francisco, nous logerons à l'Hôtel Mark Twain et nous aurons encore la voiture pendant 2 jours et le parking de l'hôtel coûte environ 30 $/N, un peu cher... Y a-t-il des places de parc gratuit ou pas cher près de cet hôtel?
Bonne fin d'après-midi...
Boucle de dix-huit jours Las Vegas en septembre: vos avis? English translation pending
Bonjour amis globe-trotters,
Ca y est , nos billets d'avions sont réservés. Ce sera des vols directs pour LV par XL Airways France. (550 euros/billet).
Concernant la compagnie, j'ai lu que leurs A330 étaient serrés mais à ce prix là et direct en + nous sommes prêt à nous serrer un peu 🙂.
Nous arriverons le dimanche le 05 Septembre à 17h45 à LV. Départ le 23 à 20h20. Soit 19 jours et 18 nuits.
Je tiens aussi à préciser que nous avons efféctuer un voyage dans l'Ouest en juin dernier , 18 jours/17 nuits de SF à LA.
Donc pour ce second voyage nous avons voulu faire un mélange entre parcs déjà visités et autres. Pour le détail des visites + activités c'est encore en cours d'étude 😛
Voilàa ce que cela donne :
Dimanche 05 : Arrivée à LV - Nuit à LV Lundi 06 : Départ tôt de LV en direction du GC SR - Nuit GC Mardi 07 : GC SR - Page - Nuit à Page Mercredi 08 : Page - Nuit à Page (The Wave si on a de la chance!) Jeudi 09 : Page - Moab - Nuit à Moab (passant par MV et Gooseneck SP) Vendredi 10 : Moab - Nuit à Moab (Canylands) Samedi 11 : Moab - Nuit à Moab (Canylands) Dimanche 12 : Moab - Nuit à Moab (Arches NP) Lundi 13 : Moab - Torrey - Nuit à Torrey (Capitol Reef) Mardi 14 : Torrey - Bryce Canyon - Nuit Bryce Mercredi 15 : Bryce - Zion NP - Nuit à Zion Jeudi 16 : Zion - Furnace Creek - Nuit à FC (ou alors arrêt à LV mais si on peut le faire en 1 fois on préfere c'est environ 5h de route) Vendredi 17 : Furnace Creek - Yosemite NP - Nuit à Yosemite Samedi 18 : Yosemite - Nuit à Yosemite Dimanche 19 : Yosemite - SF - Nuit à SF Lundi 20 : SF Mardi 21 : SF Mercredi 22 : SF - LV (Vol interne avec US Airways) Jeudi 23: LV - Paris !
Voilàa une 1ère ébauche de notre itinéraire. Je conçoi que ça peut faire un peu bizarre de repasser vers la DV - Yosemite et Sf mais nous tenons vraiment à faire ces étapes ! Et le prix d'un vol Paris - SF / LV-Paris était aux alentours de 650 euros. Si on calcul 550 euros + 50 euros (le vol interne) on n'en sors pas perdant au contraire !
Qu'en pensez-vous ?
Ca y est , nos billets d'avions sont réservés. Ce sera des vols directs pour LV par XL Airways France. (550 euros/billet).
Concernant la compagnie, j'ai lu que leurs A330 étaient serrés mais à ce prix là et direct en + nous sommes prêt à nous serrer un peu 🙂.
Nous arriverons le dimanche le 05 Septembre à 17h45 à LV. Départ le 23 à 20h20. Soit 19 jours et 18 nuits.
Je tiens aussi à préciser que nous avons efféctuer un voyage dans l'Ouest en juin dernier , 18 jours/17 nuits de SF à LA.
Donc pour ce second voyage nous avons voulu faire un mélange entre parcs déjà visités et autres. Pour le détail des visites + activités c'est encore en cours d'étude 😛
Voilàa ce que cela donne :
Dimanche 05 : Arrivée à LV - Nuit à LV Lundi 06 : Départ tôt de LV en direction du GC SR - Nuit GC Mardi 07 : GC SR - Page - Nuit à Page Mercredi 08 : Page - Nuit à Page (The Wave si on a de la chance!) Jeudi 09 : Page - Moab - Nuit à Moab (passant par MV et Gooseneck SP) Vendredi 10 : Moab - Nuit à Moab (Canylands) Samedi 11 : Moab - Nuit à Moab (Canylands) Dimanche 12 : Moab - Nuit à Moab (Arches NP) Lundi 13 : Moab - Torrey - Nuit à Torrey (Capitol Reef) Mardi 14 : Torrey - Bryce Canyon - Nuit Bryce Mercredi 15 : Bryce - Zion NP - Nuit à Zion Jeudi 16 : Zion - Furnace Creek - Nuit à FC (ou alors arrêt à LV mais si on peut le faire en 1 fois on préfere c'est environ 5h de route) Vendredi 17 : Furnace Creek - Yosemite NP - Nuit à Yosemite Samedi 18 : Yosemite - Nuit à Yosemite Dimanche 19 : Yosemite - SF - Nuit à SF Lundi 20 : SF Mardi 21 : SF Mercredi 22 : SF - LV (Vol interne avec US Airways) Jeudi 23: LV - Paris !
Voilàa une 1ère ébauche de notre itinéraire. Je conçoi que ça peut faire un peu bizarre de repasser vers la DV - Yosemite et Sf mais nous tenons vraiment à faire ces étapes ! Et le prix d'un vol Paris - SF / LV-Paris était aux alentours de 650 euros. Si on calcul 550 euros + 50 euros (le vol interne) on n'en sors pas perdant au contraire !
Qu'en pensez-vous ?
Vos avis et conseils sur boucle de vingt jours dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour à tous
Je me présente : Arnaud 45 ans, marié et deux ados (garçon de 17 ans et fille de 14 ans). En lisant depuis de longs mois les différentes discussions échangées sur ce forum , j'ai pu préparer un voyage dans l'ouest américain.
Les billets d'avion sont achetés : Paris - Las Vegas le 25 juillet et Las Vegas - Paris le 13 août.
En fonction des dates d'arrivée et de départ, j'ai établi le programme suivant :
J1 : voyage. récupération voiture de location, soirée et nuit à Las Vegas.
J2 : matin Las Vegas. après-midi : départ pour Springdale, visite Grafton (pour voir une ville fantôme), nuit et soirée à Springdale.
J3 : visite de Zion NP = watchman trail, riverside walk. en milieu d'après-midi départ pour Bryce. soirée et nuit à Bryce ou à Ruby's Inn.
J4 : visite de Bryce NP = Navajo trail et Queen's garden trail le matin, Inspiration point et Bryce Point par Pekaboo Loop. Soirée et nuit à Cannonville (ou Tropic ou Panguitch).
J5 : Kodachrome basin SP (2h), Escalante Petrified Forest SP (2h), Anasazi SP (1h). Soirée et nuit à Hankville.
J6 : Arches NP. Devil's garden trail (3h), the windows (1h), double arch (30mn). Soirée et nuit à Moab.
J7 : Canyonlands NP. départ tôt heure pour Dead Horse Point Overlook puis visite isalnd in the sky (3h): Grand Viewpoint overlook, green river overlook, mesa arch. départ pour monument valley (au plus tard à 14h). Soirée et nuit à Mexican Hat.
J8 : Monument Valley Scenic Drive puis départ pour Grand Canyon. Arrivée par Desert View road avec visite watch tower et arrêt aux différents points de vue. Soirée et nuit à GC village.
J9 : GC. South Rim trail de Mather Point à Hermits Rest (4h) puis descente jusqu'à Cedar Point (2h). Soirée et nuit à Williams (ou Seligman ou Kingman).
J10 : route vers Los Angeles
J11 : Los Angeles. Hollywood bd, Beverly Hills (en visite guidée pour les ados?), soirée et nuit à pasadena
J12 : venice et santa monica.
J13 : route vers San Francisco.
J14 : San Francisco. downtown (union square), chinatown, russian hill (lombard street), telegraph hill (coit tower) et fisherman's warf.
J15 : San Francisco. Mission, Castro, Haight Ashbury et balade dans la baie en bateau.
J16 : San Francisco. golden gate bridge. Départ pour Yosemite. Nuit à hoakhurst ou Wawona.
J17 : Yosemite NP. matin: mariposa grove de fallen monarch à tunnel tree (3h).
Après-midi : yosemite valley pour lower yosemite falls trail, Cook's meadow loop et vernal fall trail (2,5 km – 1h30 ). Nuit à El Portal.
J18 : Yosemite NP - Las Vegas. départ tôt par tiago pass road en direction de Death Valley via Bishop. Arrêt dans Death Valley NP. Soirée à Freemont Street. dernière nuit à Las Vegas.
J19 : matin=outlet. après-midi=aéroport.
J20 : Paris.
Je sollicite humblement vos avis et conseils avisés pour finaliser le parcours afin de pouvoir réserver les nuits d'hôtel à l'avance sauf J4 et J9.
Je vous remercie par avance.
Projet de faire l'Ouest américain à moto en 2012 English translation pending
je voudrais préparer un voyage en moto pour 2012 sans passer par une agence qui me demande la somme de 7000€ pour 15 jours le trajet est celui que chaque motard rêve de faire l'ouest je demande conseil à ceux qui ont déjà fait l'ouest, les parcs, las Vegas, (ext) Je voudrais savoir pour 15 jours de voyage au mois de mai combien de km par étappe, la location de la moto se ferais à san fransisco chez (eaglerider.com) quel budget faut-il par jour pour les repas et l'essence pour les hôtels faut-il les prendre sur place ou à l'avance merci.
Quelle route emprunter entre Death Valley et San Francisco? English translation pending
Bonjour,
J'aurai à faire le trajet Death Valley - San Francisco en voiture avec ma famille vers le 24 avril.
J'ai bien noté que le Tioga Pass à Yosemite ne serait pas ouvert à cette saison et je me donc pose des questions sur la route à emprunter sachant que j'aurai bien aimé aller à Bodie. Mes questions sont : - est-il possible d'aller à Bodie à cette période et ceci présente-il un interet ? de même pour Mammoths Lake ? - la route 395 au nord-est de Yosemite est-elle bien praticable à cette saison ? - un acces à Sequoia ou King Park est-il possible pour voir les Sequoias géants ?
J'hésite donc entre les itinéraires suivants : - route 395 en allant jusqu'à Sacramento - passage par Bakersfield et Yosemite - rejoindre finalement la cote au sud de Monterey ?
Merci à ceux qui pourraient m'éclairer pour faire le choix.
Olivier.
J'aurai à faire le trajet Death Valley - San Francisco en voiture avec ma famille vers le 24 avril.
J'ai bien noté que le Tioga Pass à Yosemite ne serait pas ouvert à cette saison et je me donc pose des questions sur la route à emprunter sachant que j'aurai bien aimé aller à Bodie. Mes questions sont : - est-il possible d'aller à Bodie à cette période et ceci présente-il un interet ? de même pour Mammoths Lake ? - la route 395 au nord-est de Yosemite est-elle bien praticable à cette saison ? - un acces à Sequoia ou King Park est-il possible pour voir les Sequoias géants ?
J'hésite donc entre les itinéraires suivants : - route 395 en allant jusqu'à Sacramento - passage par Bakersfield et Yosemite - rejoindre finalement la cote au sud de Monterey ?
Merci à ceux qui pourraient m'éclairer pour faire le choix.
Olivier.
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°3) English translation pending
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 8 : de Lost City à Valley of the Gods
Après une excellente nuit, je fais quelques pas pour admirer le lever du soleil sur le canyon. Au loin, apparaissent les buttes de Monument Valley. Je n’apprécie que davantage mon petit déjeuner face à un tel paysage.


Ce matin, je ne croise toujours personne jusqu’à la route goudronnée.
Sur la San Juan River, le raft de l’excursion qui va de Bluff à Mexican Hat :

La première visite de la journée sera pour les pétroglyphes de Wolfman Panel.
Pour y parvenir, la piste n’est pas longue et la balade est facile.
Je trouve ces pétroglyphes particulièrement esthétiques et bien mis en valeur sur la paroi rocheuse.


Ils datent de la période des Basketmakers, comme les pictographes de "Many Hands Cave" que j’ai vus hier.
Le nom du panel ne fait pas référence à un loup-garou mais à l’empreinte de patte que l’on voit à gauche de cette photo :

J’ai un faible pour ce bel oiseau stylisé, peut être un vautour ?

Vous avez sans doute remarqué les impacts de balle sur les photos précédentes. Sur la suivante, on voit nettement que le pétroglyphe circulaire a servi de cible à de stupides « rednecks », qui devaient avoir moins de cervelle dans le crâne qu’il ne restait de poudre dans les douilles de leur fusil 😠.
Je me demande si le motif du milieu représente une plante ou bien une arête de poisson avec sa tête.

Je continue la piste pour me rendre au parking du trailhead des ruines de Monarch Cave.
Au moment où je m’apprête à entamer la randonnée, se garent 2 voitures dont sortent 6 personnes. Ce sont des retraités anglais, résolument « british » dans leur look, leur attitude et l’humour dont ils font preuve. Ils me demandent s’ils sont bien au départ de Monarch Cave, car ils n’ont pour toute indication qu’un tracé manuscrit que leur a dessiné un des responsables du Recapture Lodge (où ils logent à Bluff) au dos d’une carte de visite du motel. Comme ils plaisantent avec détachement sur le fait qu’ils vont probablement se perdre dans le wilderness avec des indications aussi succinctes, je leur commente ma carte topographique pour leur indiquer précisément le chemin. Je pars tandis qu’ils entament leurs préparatifs dans la bonne humeur, nous nous disons « à tout à l’heure » puisque l’aller/retour à Monarch Cave se fait via un unique chemin au fond d’un des canyons qui s’ouvrent juste après le wash arboré.
La balade est d’un intérêt moyen et les ruines ne me laissent pas un souvenir impérissable. Le fait qu’elles ne soient qu’à moitié éclairées et le souvenir encore frais des vastes ruines visitées la veille y sont sans doute pour quelque chose.

De retour à la voiture, je m’étonne de ne pas avoir croisé le groupe d’Anglais. Ils ont dû s’enfoncer dans le mauvais canyon, j’espère qu’ils s’en apercevront rapidement pour revenir sur leurs pas avant de s’épuiser à chercher les ruines au mauvais endroit.
Après avoir roulé jusqu’au trailhead de Procession Panel, j’entreprends une balade qui n’est ni longue ni difficile mais nécessite de disposer d’informations précises pour arriver à destination, le trajet se faisant essentiellement sur du slickrock avec des cairns éloignés et parfois peu visibles (mais si un bon sens de l’orientation est indispensable, le GPS ne l’est pas).
Le panel de petroglyphes est remarquable car il s’étire sur plus de 5 mètres et on y décompte 179 personnages, dont la plupart convergent en trois rangées en direction d’un cercle. Est-ce une procession funéraire ? Une célébration ? Un autre rite religieux ? Les avis des experts divergent... mais dans tous les cas ce panel vaut le déplacement.


Certains des petits bonshommes sont très amicaux :

On y voit également les traditionnels cervidés au corps trapu :


Même le slickrock participe à l’esthétique du lieu :

En parcourant 200 mètres supplémentaires, j’atteins le bord de la falaise de Comb Ridge. Le point de vue sur les vastes étendues du plateau de Cedar Mesa est impressionnant. Il s’étend sur des dizaines de kilomètres et je peux deviner les canyons où je me rendrai dans deux semaines : Road Canyon, Scheik Canon, Mule Canyon…


Je me restaure avant d’entamer le chemin du retour. Procession Panel est désormais au soleil, le filtre polarisant est nécessaire pour faire ressortir les pétroglyphes et éliminer les reflets.


Je m’attarde sur les cactus en fleur qui égayent le trajet.


Ma prochaine étape est Valley of the Gods où je compte enfin réaliser une chose qui me tient à cœur depuis longtemps (à chaque passage sur la piste !) : randonner sur la mesa et bivouaquer au pied de ses buttes qui rappellent Monument Valley, sans toutefois atteindre la majesté de ce lieu mythique. Ce lieu a pour lui d’autres atouts : le site n’étant pas sur la réserve navajo (mais géré par le BLM), il est totalement libre d’accès, on peut y randonner et y camper, il est resté sauvage, on n’y rencontre quasiment personne et surtout pas un étal de vente de bijoux ou une « bétaillère à touristes » ici ou là.
De la piste, cette année en très bon état, j’observe la mesa sur laquelle je projette de grimper (juste au nord de l’inscription Rudolph and Santa Claus sur la carte topographique) pour surplomber les buttes environnantes.

Il n’y a pas de sentiers officiels ou de randonnées référencées à Valley of the Gods, mais j’ai trouvé sur Internet quelques photos d’un groupe qui s’était baladé sur la mesa en étant guidé par un local. A l’aide de ces clichés, d’une carte topographique et de Google Earth en 3D, j’ai pu reconstituer le chemin qu’ils avaient parcouru et que j’envisage de suivre à mon tour en cette seconde partie d’après-midi.
Je me gare au lieu de bivouac que j’ai choisi : au bout d’une courte piste rocailleuse, un emplacement de camping niché au pied de la butte faisant face à Castle Butte, tout au nord de la piste de Valley of the Gods.
J’entreprends la remontée d’un canyon vers l’ouest, il n’y a pas de chemin mais uniquement quelques cairns espacés sur les premières centaines de mètres. Bien que l’étroit canyon soit encombré de rochers et de blocs, la progression n’est pas difficile, à l’exception d’un ressaut assez haut qu’il faut contourner en passant sur un talus très raide, qui deviendrait dangereusement glissant par temps humide.
Je parviens à l’endroit (repéré sur Google Earth) où la paroi verticale est temporairement interrompue par une forte pente qui permet de grimper sur la mesa. Ce que ne peut pas montrer Google, c’est qu’il s’agit d’un éboulis aussi raide qu’instable, où des rochers de bonne taille se dérobent sous les pieds en créant de micro-avalanches de pierres 😐. Je monte avec précaution, en m’aidant souvent des mains et en testant la stabilité des rochers, et je laisse quelques cairns pour retrouver le meilleur chemin possible quand je reviendrai au crépuscule. A cause de ce passage délicat où on peut vraiment se faire mal en glissant ou être blessé par un bloc qui basculerait, je déconseille fortement cette balade à ceux qui sont avec des enfants, ne se sentent pas à l’aise pour crapahuter dans des éboulis ou n’acceptent pas de prendre de risques.
Une fois parvenu au sommet, la marche sur le slickrock devient facile mais il faut savoir s’orienter et prendre les bonnes options pour progresser directement vers l’extrémité de la mesa.
La randonnée est de plus en plus belle au fur et à mesure que je m’approche des points de vue sur la vallée et ses monolithes, même si le soleil joue à cache-cache avec les nuages.





Peu après être passé devant une ouverture joliment éclairée…

… je peux apprécier la vue à travers une mignonne petite arche.


Il ne me reste plus qu’à me rendre tout au bout de la mesa en admirant le panorama.

J’observe Castle Butte (à droite) et, en me concentrant, je peux voir mon SUV garé juste en face (sur la photo ce n’est qu’un minuscule point noir à gauche du dernier virage)

Je m’attarde à l’extrémité de la mesa…


Sur le trajet du retour, la lumière de fin d’après-midi se fait plus douce.



Je descends l’éboulis sans trop glisser, entraînant tout de même quelques pierres dans mon sillage, puis le canyon du retour à la lumière déclinante du crépuscule.
Il fait presque nuit quand j’arrive au bivouac. Après m’être régalé de filets de saumon, j’observe le ciel étoilé où se découpe la masse imposante de Castle Butte. Il règne un silence total, je ressens un peu les mêmes sensations de sérénité que lors de certains bivouacs dans les canyons du Sahara.
Après avoir longtemps prolongé cette contemplation nocturne, je me glisse dans mon duvet, satisfait d’avoir réalisé aujourd’hui un souhait vieux de plusieurs années 🙂 qui confirme qu’on peut encore trouver des balades intéressantes et originales dans des sites pourtant bien connus.
JOUR 9 : de Valley of the Gods à White & Red Canyon
Je quitte mon bivouac avant le lever du soleil car il vaut mieux prendre du recul pour admirer les buttes s’éclairer progressivement.
La mesa à l’extrémité de laquelle j’ai randonné hier après-midi s’illumine d’abord…

… puis, progressivement, toutes les buttes alentour.


Un couple occupe un emplacement de camping sauvage et, me voyant photographier à proximité, ils m’invitent gentiment à partager leur petit déjeuner. Ils avaient remarqué mon véhicule hier en fin d’après-midi et s’étaient installés hors de vue pour que nous ayons chacun l’impression d’avoir Valley of the Gods pour nous tout seuls. Ce sont de jeunes retraités de l’Idaho. L’homme est un vrai baroudeur (il y a deux mois, il s’est rendu seul au beau milieu de The Maze, dans Canyonlands, avec son Range Rover aménagé), mais sa femme est moins aventurière. Il est également passionné de ruines et d’art rupestre indien, tout comme moi. Nous parlons un moment de certains de nos lieux favoris du Southwest, après quoi il me tend sa carte de visite et me propose de le contacter au cas où je reviendrais seul une prochaine fois dans la région et que je chercherais un partenaire pour quelques explorations. Sympa !


Je ne tarde pas à quitter Valley of the Gods car la lumière devient crue et je dois être arrivé avant 10 heures à Navajo National Monument pour participer à la visite de ruines indiennes avec les rangers. Kent, un ami des environs de Sedona (Arizona) rencontré grâce à Pascale/Kashtin et Alain, doit m’y rejoindre.
En jetant un dernier coup d’œil au paysage, je me demande ce qui a poussé des Américains à nommer « De Gaulle and his troops » la butte à deux pointes que l’on voit à droite de la photo ci-dessous. Comme les Américains ne portent pas de Gaulle dans leur cœur, je me demande s’il s’agit d’un hommage à une figure historique française ou au contraire d’une allusion ironique au faible nombre de soldats qui l’avaient rallié en Angleterre. Cette question restera probablement sans réponse…

Sur la route, je sacrifie à l’incontournable cliché de l’arrivée matinale sur Monument Valley.

Pour changer un peu, de retour à la maison, j’en ferai une interprétation en « quasi » noir et blanc.

A 9 h 45, je suis au Visitor Center de Navajo National Monument, prêt à m’inscrire à la visite guidée des ruines de Betatakin à laquelle je n’avais pas pu participer il y a quelques années, car l’accès en était interdit suite à la chute d’un gros bloc tombé du plafond de l’alcôve. Même si j’ai été voir avec mon ami Peter, en 2003, les ruines encore plus reculées et mieux conservées de Keet Seel dans ce même parc (27 km de randonnée ce jour-là !), j’ai également envie de me rendre à l’intérieur de celles de Batatakin que j’ai déjà observées plusieurs fois du point de vue qui leur fait face.
Hélas, le ranger navajo m’annonce qu’il n’y a que deux visites par semaine à cette époque de l’année et que ce n’est pas le bon jour 😮. Je lui fais remarquer que sur le site web officiel du National Park Service il est indiqué une visite quotidienne de ces ruines mais, imperturbable, il me tend un imprimé en me disant que tout y est clairement expliqué. Après avoir lu ce papier (dont le contenu est identique à celui du site web), je lui montre qu’il indique aussi une visite quotidienne démarrant à 10 heures. Il relit l’imprimé devant moi, fronce les sourcils et, sans essayer de trouver une justification à cette « erreur », se contente de dire qu’il faudra modifier le texte du papier et du site web : cela ne change rien au fait qu’il n’y a en ce moment que deux visites par semaine et il faudra que je revienne. Je me demande si ce n’est pas une conséquence des restrictions budgétaires dues à la crise, avec moins de rangers disponibles pour accompagner les visites.
Une fois de plus, je dois me contenter du point de vue sur Betatakin. C’est frustrant 😕 ! La prochaine fois, je téléphonerai directement au Visitor Center avant de venir.


Une seconde balade aboutit à une vue sur un petit canyon où se niche une forêt d’aspens (peupliers trembles).

Kent n’étant pas encore arrivé, je discute au Visitor Center avec le ranger navajo au sujet des ruines indiennes que l’on peut trouver dans la région. Quand j’évoque celles de « Lost City » (sans lui préciser que j’y étais il y a deux jours), il me répond qu’elles sont « off-limits » (accès interdit sauf avec un guide) et m’explique pourquoi (voir Partie n° 2 de ce carnet).
C’est l’occasion de donner quelques précisions concernant les autorisations de visite non encadrée de sites se situant sur les réserves indiennes du Southwest (notamment navajo et hopi) qui recouvrent une partie de cette région.
Ces indications proviennent à la fois des sites web officiels des tribus concernées (où les informations sont parfois cachées dans les FAQ), de discussions avec des rangers indiens comme celui de Navajo National Monument, de l’expérience d’un de mes amis qui vit et travaille sur la réserve navajo depuis plus d’une dizaine d'années et d’autres personnes de mes connaissances ayant l’habitude d’explorer ces réserves (entre autres, des photographes). Si tous ceux qui ont l’habitude de les visiter connaissent les règles (qu’ils ne respectent pas toujours...), elles ne sont pas largement diffusées, notamment auprès des touristes, ce qui fait qu'on peut les enfreindre en toute bonne foi (ou en faisant semblant de l'être 😇), surtout en plein milieu du wilderness désertique où cela ne semble a priori déranger personne (pas de clôtures, pas d’habitations, pas d’élevage, pas de cultures…). Mais si on est pris sur place par les Indiens (rangers, policiers tribaux, famille ayant la jouissance de cette terre...) qui veulent les faire respecter, alors « nul c'est censé ignorer la loi tribale » et on peut être a minima dévisagé avec réprobation, faire l’objet du rappel des règles, être sommé plus ou moins poliment de s'en aller, subir les menaces d’un Indien agressif (cela m'est arrivé cette année) ou s’en prenant au véhicule, devoir payer une amende ou même se retrouver emmené au poste de police tribal 😕…
C’est à titre informatif que je donne ces indications, sans garantie car elles peuvent évoluer très vite, afin que chaque lecteur puisse décider de visiter ou non certains sites, en toute connaissance de cause et en en assumant éventuellement les risques. Je ne me positionne pas ici en défenseur du respect des règles concernant les terres indiennes (je serais bien mal placé pour le faire !), mais je ne vous encourage évidemment pas non plus à faire des visites sans les respecter (comme cela m’arrive ainsi qu’à de nombreux visiteurs) et je ne rentrerai pas dans des polémiques sur ce sujet.
Je rappelle également que rouler avec son véhicule de location en dehors des routes goudronnées, ce qui est la plupart du temps nécessaire pour visiter les sites sur des réserves indiennes, est formellement interdit par tous les grands loueurs (qui, en outre, précisent en toutes lettres dans leur contrat que sur les pistes on n’est plus assuré). Les forumeurs de VF le savent bien puisque le sujet est très souvent évoqué dans les posts, mais à la lecture de leurs carnets de voyage (y compris celui-ci) ou en regardant leurs photos, on peut constater que la plupart d’entre eux ne respectent pas cette interdiction et en assument les risques.
La première règle « par défaut »chez les Indiens du Southwest est que dans leurs réserves on peut rouler (sauf exceptions signalées) sur les routes goudronnées et les pistes d'usage public (c'est-à-dire celles qui ont un numéro du type IR XX ou équivalent sur les cartes et/ou sur place un panneau avec leur numéro, elles sont généralement plus larges et mieux entretenues) à l’exception de toutes les autres pistes réputées d’usage privé (c'est pour cela que je me suis fait agresser par un Navajo sur l’une d’elles alors qu'il m'a bien précisé que j'aurais pu rouler sans problème sur la piste numérotée passant à quelques miles de là).
La seconde règle est que l’on n'a pas le droit de sortir de ces pistes d'usage public pour aller se balader à pied et photographier sur les terres de la réserve navajo (même s'il n'y a ni barrière, ni clôture, ni panneaux d'interdiction) sans avoir préalablement obtenu un « hiking permit » à l’un des rares endroits où ils sont vendus (uniquement quatre lieux de vente pour toute la réserve). Mais ce n’est pas si simple, car certaines zones restent interdites même avec un permis, d’autres comportent des restrictions de visite…tout cela n’étant pas clairement écrit. L’expérience montre que l’obtention ou non d’un permis peut fluctuer, notamment en fonction de la personne qui est censée le délivrer et qui n’est pas forcément très au courant ou bien n’en fait qu’à sa tête. En peu de temps, un de mes amis a obtenu un permis pour visiter un site précis, puis quand il a voulu y retourner on le lui a refusé 😮, enfin on le lui a donné à la troisième demande. Cette obtention d’un permis peut aussi dépendre de la fréquentation du site : peu visité, il est vendu sans problème, dans le cas contraire, il peut n’être plus délivré ou bien faire l’objet d’une exploitation commerciale exclusive (Antelope Canyon, Canyon X, Secret Canyon) et alors les tarifs privés s’envolent 😠.
Mais si le « hiking permit » est une condition nécessaire, ce n’est pas forcément suffisant car certains Indiens ne veulent pas que des Blancs viennent sur les terres dont ils ont la jouissance et ils n’ont cure d’un permis qu’ils ne reconnaissent pas et qui a pu être donné par une autorité située à plus d’une centaine de kilomètres de chez eux. Vous aurez beau brandir votre permis en règle, face à un Indien récalcitrant il faudra partir même en étant de bonne foi (expérience vécue par un de mes amis et confirmée par le Navajo agressif qui nous a bien dit que le fait d’avoir un permis valide n’aurait rien changé pour lui).
Parallèlement, en dehors des campings officiels, le camping et le bivouac sont partout interdits sans obtention préalable d’un « camping permit » (qui doit s’ajouter au « hiking permit »).
En ce qui concerne la réserve hopi, c’est beaucoup plus simple, la randonnée et le camping sont partout interdits sauf si on est accompagné d’un guide local accrédité (voir ici).
De manière non officielle, ces règles ne sont plus appliquées si on est « invité » par les Indiens ayant la jouissance de ces terres, ce qui signifie en pratique qu’on a généralement obtenu leur autorisation en leur payant directement un droit de passage (dans le cas où, par exemple, l’obtention du permis devrait se faire à une grande distance du site visité où que le lieu où il doit être délivré est fermé). Mais comment être certain qu’on a payé (de la main à la main) celui qui peut réellement donner l’autorisation et que le prochain Indien rencontré ne réclamera pas lui aussi un droit de passage ? Tout peut dépendre également de la fréquentation du site visité : tel Indien qui pouvait tolérer sans rien demander une visite sporadique de quelques rares touristes discrets (même sans permis), peut quelque temps plus tard exiger un droit de passage et, si la fréquence augmente et gêne trop sa tranquillité, interdire totalement l’accès au site (en mettant ou non des panneaux d’interdiction) même avec un permis (exemple vécu par un ami local pour la visite d’une arche).
Maintenant, vous comprenez sûrement mieux pourquoi mes amis et moi ne communiquons pas la localisation des sites encore confidentiels situés sur les réserves indiennes.
Revenons au déroulement de mon voyage…
Kent finit par arriver au Visitor Center de Navajo National Monument dans son SUV 4 x 4 Nissan XTerra. C’est un vrai baroudeur qui a exploré le Southwest avec sa femme Sue pendant trente ans, avec notamment plusieurs backpackings dans des endroits reculés du Grand Canyon. Nous sommes contents de nous retrouver car, après la mémorable expédition de trois jours en avril 2006 où je l’avais guidé à White Pocket et Coyote Buttes South, nous ne nous étions revus que quelques jours à Sedona durant l’été 2007. Le lunch pris sur la très agréable aire de pique-nique du parc durera longtemps, car nous avons plein de choses à nous raconter.
Nous avons décidé de nous rendre cet après-midi à White & Red Canyon que Kent ne connaît pas mais où je me suis déjà rendu deux fois (en 2006 et 2007). Comme j’adore cet endroit, j’ai plaisir à y retourner. En chemin, Kent doit faire des provisions dans une station-]service. En l’attendant, je demande confirmation de l’entrée de la piste au caissier navajo, qui a l’air particulièrement enjoué, car je n’y suis jamais allé par là et je ne veux pas me retrouver sur une piste privée menant à une habitation indienne. Il devine immédiatement où je compte me rendre et me dit que c’est son endroit préféré dans la région : il aime y aller seul pour se ressourcer et il lui semble que là-bas certains hoodoos sont des animaux ou des personnages pétrifiés… Du coup, il me dessine un plan au dos d’un long ticket de caisse, indiquant à chaque intersection s’il faut tourner à droite ou à gauche, donnant des repères visuels… C’est vraiment très sympathique et je suis surpris d’une telle sollicitude. Dommage que ce site ne soit pas sur ses terres, j’aurais pu lui demander une autorisation de visite !
Kent étant ravitaillé pour au moins deux jours, nous partons rapidement sur la piste avec le plan du Navajo. Je compte les intersections et suis les indications mais, à l’une d’entre elles, le « ticket de caisse » indique de tourner à gauche alors que de moi-même j’aurais été tout droit. Faisant davantage confiance aux indications d’un Indien du cru qu’à mon sens de l’orientation, je tourne à gauche mais la piste s’éloigne visiblement de la direction voulue et au bout d’un moment je préfère faire demi-tour pour revenir à l’intersection et aller tout droit. C’était effectivement la bonne solution, il a suffi que je rate une intersection ou que le Navajo en oublie une sur son schéma pour que tout soit décalé dans le comptage. Nous n’avons perdu qu’une demi-heure et nous arrivons en seconde partie d’après midi à "White & Red Canyon".
Ceux que ce site attireront inévitablement doivent savoir que l’accès n’y est pas autorisé en visite individuelle, d’autant plus que les Indiens de cette réserve ont une aversion pour la photographie (des personnes, des villages et de leurs alentours, certains minoritaires intransigeants étendant l’interdiction à la totalité du territoire de la réserve) alors qu’ici les appareils photo « chauffent » ! Le fait que les visiteurs, encore peu nombreux, n'aient généralement pas eu de problème ne doit pas faire illusion, c’est simplement parce que le site n'est pas très surveillé. C’est donc le principe du « pas vu, pas pris ! ». Cependant, en 2008, une de mes connaissances suisse a dû quitter le site sur la demande d'un ranger indien qui lui a bien confirmé qu’il était « off limits ». Toujours en 2008, un correspondant de mes amis allemands Steffen et Isabel a eu affaire à un ranger indien plus agressif car le touriste ne déguerpissait pas assez vite et essayait de négocier. En 2009, le forumeur Angelo/Mokahlki (voir son "]carnet de voyage) m'a écrit (en m’autorisant à le citer) que lors de sa visite « Une grosse jeep est arrivée au ralenti, a observé notre véhicule stationné un peu plus loin et est passée au pas presque sur nos pieds. Les 2 Indiens qui étaient à l'intérieur nous ont dévisagés et franchement leurs regards traduisaient une hostilité flagrante à voir des visiteurs en ces lieux. » Vous voilà prévenus !
Malgré cela, comme White & Red Canyon est en pleine zone désertique et qu’on n’a pas l’impression de gêner qui que ce soit, on est évidemment tenté de le visiter. Je ne fais pas exception à la règle et c’est la troisième fois que je m’y rends depuis l’été 2006. Avec Steffen, nous avons cherché cette localisation un certain temps à partir de la seule photo que nous en connaissions (« Happily ever after » de Michael Fatali). Ce ne fut pas facile avec si peu peu d’informations et c’est finalement Steffen qui l’a trouvé le premier au printemps 2006 avec Isabel et notre ami commun Tony qui vit sur la réserve navajo. Un Américain ayant donné sur Internet le véritable nom du lieu en 2007 😮, ce site a commencé à être régulièrement visité à partir de 2008 (notamment par quelques membres de VF) et j’espère que des clôtures et panneaux « No trespassing » ne vont pas apparaître bientôt, rendant toute visite impossible.
Nous commençons par explorer le secteur nord de cet endroit superbe où une montagne rouge et blanche abrite des hoodoos, des aiguilles, des pyramides…




Au pied de la montagne, on trouve des rochers très colorés aux formes variées.



Certains rochers font penser à des menhirs.

D’autres semblent peints…

… comme ce tableau d’art moderne…

… ou cet incroyable visage féminin masqué !
Je comprends mieux quand le Navajo disait voir ici des personnages pétrifiés.

Au plaisir renouvelé de visiter ce site, s’ajoute celui de voir Kent particulièrement heureux 🙂 de le découvrir à son tour, de l’explorer et de le photographier « extensivement ».

Nous nous dirigeons maintenant vers l’autre secteur du site, celui qui abrite la fameuse formation que nous avons appelée « The Castle » et qui était le sujet de la photo de Michael Fatali.

The Castle se trouve tout au bout d’une rangée de hoodoos.

Voici une photo prise en 2006…

… et une autre prise cette année.

Vous constaterez que l’érosion continue toujours son travail et, cette fois-ci, elle a malheureusement entraîné la chute du sommet d’un gros hoodoo (en 2008) 😕.
Vu de trois quarts, The Castle me fait penser à un château de Walt Disney ou de Louis II de Bavière

Une vue plus classique...

… et un clin d’œil/hommage 😉 à la photo de Michael Fatali.

Nous continuons notre ballade vers un groupe de hoodoos qui me fait penser à une classe écoutant son professeur ou à une troupe de soldats au garde-à-vous devant un officier.


Avec également une mascotte « bébé hoodoo » ?

Ici, un couple de lions de mer…

… là, une fissure colorée.

Une belle montagne rouge et blanche…


… se termine par une petite famille de hoodoos.

Dans tout ce secteur, nous sommes choqués de voir des traces de pneus partout, certains visiteurs particulièrement feignants n’ayant même pas eu le courage de laisser leur véhicule au bord de la piste et de marcher quelques dizaines de mètres jusqu’au pied des hoodoos. Honte sur eux 😠!
A l’extrémité est du site, une pyramide surplombe la falaise et un chapelet de rochers rouges veinés de blanc s’étire dans le wash. Nous y resterons jusqu’au coucher du soleil.



Je me remémore l’extraordinaire coucher de soleil, avant un orage, auquel Elisabeth et moi avions eu la chance d’assister en 2007. Si les conditions étaient difficiles (vent violent apportant quelques gouttes de pluie et du sable qui cinglaient le visage et rendaient la photographie très difficile), c’était sans conteste la plus belle lumière que nous ayons jamais vue 🙂.
Après un superbe arc en ciel idéalement placé…

… nous avions admiré un ciel véritablement biblique dont on se demandait ce qui allait en sortir !

C’était un moment extraordinaire que les Américains qualifieraient de « once in a life time ». Fascinés, nous étions restés jusqu’au tout début des précipitations, nous étions alors partis immédiatement et avions foncé sur la piste à une vitesse déraisonnable pour fuir l’orage qui éclata au-dessus de nous au moment même où nous parvenions à la route goudronnée. Il était tellement dantesque que, par prudence, toutes les voitures s’arrêtaient sur le bas-côté. Nous avions échappé de très peu à une vraie galère….
Mais rien de tout cela aujourd’hui, il fait grand beau et nous n’avons vu absolument personne alors que la nuit commence à tomber. Nous décidons donc de prendre le risque de bivouaquer sur place, loin de la piste principale. Après un dîner plutôt copieux car nous partageons nos provisions, nous rejoignons nos SUV respectifs pour une nuit réparatrice. Bonne nuit, Kent !

JOUR 10 : de White & Red Canyon à Red Canyon
Dès notre réveil, et sans bouger nos véhicules, nous profitons du spectacle.

Les rochers rouges que nous avions admirés au coucher du soleil sont tout aussi beaux à son lever.

Une courte marche nous permet de voir White & Red Canyon s’éclairer progressivement.



On trouve en chemin des micro-badlands colorés.


Durant cette promenade très matinale, nous avons été accompagnés par le chant particulièrement mélodieux d’un oiseau que je n’arriverai jamais à voir et qui s’arrêtera moins d’une heure après le lever du soleil. Ce chant qui résonnait dans la falaise, plein de joie et de vigueur, était le seul son que nous pouvions entendre dans ce site isolé. Il a considérablement agrémenté la balade en lui donnant une dimension sonore inattendue, en parfaite harmonie avec nos émotions visuelles. Ce chant si agréable restera associé à White & Red Canyon car je n’en ai malheureusement jamais entendu de semblable pendant tout le reste du voyage.
Au petit déjeuner, Kent apprécie toujours autant que les années précédentes les crêpes bretonnes vanillées que j’ai amenées de France. En attendant que je finisse de ranger mes affaires, il étudie un de ses guides, tranquillement assis à l’ombre de son SUV.

Nous reprenons la piste puis la route pour rejoindre John avec qui j’ai convenu d’un rendez-vous dans une station-service, à la suite de notre rencontre à King of Wings. Tony, photographe créatif, que j’ai rencontré grâce à Laurent Martrès lors d’une randonnée à Cobra Arch, et avec qui j’ai ensuite passé plusieurs jours à explorer la réserve navajo en compagnie de Steffen, devait nous rejoindre mais il a dû annuler à cause d’un empêchement. Dommage, c’est avec plaisir que je l’aurais revu (John aussi car il le connaît également), il aurait fait un excellent « quatrième », non pas pour jouer à la belote mais pour partager avec nous sa grande connaissance de la réserve, puisqu’il y travaille et réside dans le cadre du programme d’assistance médicale gratuite aux Navajos.
John est à l’heure et m’offre d’appétissants cookies que sa femme a confectionnés hier à mon intention. Vraiment sympa 🙂!
Ce matin, la visite d’Arch Slot Canyon est au programme. Il s’agit d’un des sites confidentiels que j’avais photographiés avec Tony et Steffen en 2005 et qui avaient poussé John à prendre contact avec nous, car il était très étonné que nous les connaissions. Après avoir emprunté plusieurs pistes successives, nous garons nos trois 4 x 4 dans un endroit très isolé et peu visible, puis nous nous préparons à descendre dans le « slot canyon » (canyon dit « fente » parce que particulièrement étroit).
A notre grande surprise, arrive un gros pick-up dont descendent deux Indiens Navajos plutôt jeunes. Ils s’approchent et nous disent que nous sommes sur leurs terres et qu’il va falloir nous acquitter d’un droit de passage, ce qui ne nous pose aucun problème s’il reste raisonnable. Tandis que John leur parle de notre passion pour les « red rocks » et les slot canyons, je remarque que l’un d’eux porte des éperons. Je lance donc une discussion sur les chevaux, escomptant que c’est une passion pour eux, ce qui s’avère être le cas. Bientôt, ils nous racontent qu’ils sont à la recherche d’un étalon qui s’est enfui la nuit précédente car il a entendu des juments en liberté à proximité de leur propriété. S’ensuivent alors quelques plaisanteries sur l’attitude bien compréhensible de cet étalon « victime » de son attirance pour les charmes du sexe opposé, preuve que cinq bonshommes de culture, de nationalité et d’âge différents, qui se retrouvent au milieu de nulle part, peuvent facilement trouver à s’entendre sur certains sujets « universels » 😉. Que les lectrices de ce carnet veuillent bien nous en excuser 😊. C’est le bon moment pour partager les cookies tout frais que m’avait offerts John et qui ont un franc succès. Quand nous leur demandons combien nous leur devons pour le droit de passage, ils nous disent qu’ils sont très contents d’avoir passé un bon moment avec nous et que nous sommes leurs invités sur leurs terres. Lorsque ces sympathiques Navajos nous quittent avec de grands signes de la main, nous sommes contents non seulement d’avoir obtenu leur autorisation de visite mais aussi d’avoir transformé une situation potentielle de tension en moment de franche convivialité 🙂.
Il est temps de se rendre au bord du slot canyon en portant les échelles que John a apportées, la plus grande servant à descendre au fond du canyon (environ 6 mètres plus bas), la seconde à passer les difficultés rencontrées à l’intérieur même du canyon. L’ambiance est à la rigolade car nous avons bien conscience d’être plutôt ridicules avec nos échelles qui ne font pas vraiment « aventuriers », mais nous n’avons pas de matériel de canyoning et de toute façon nous ne saurions pas où attacher une corde puisqu’il n’y a pas d’arbres assez proches et qu’il n’est pas question de planter des pitons.

Je ne souhaite pas revivre la situation d’octobre 2005, lorsque nous étions venus ici avec Tony et Steffen sans échelle ni corde, car Tony avait auparavant réussi à entrer et sortir du canyon sans équipement par une « dry fall » (ressaut rocheux qui peut se transformer en cascade) pas totalement verticale. Mais depuis sa dernière visite, des orages avaient emporté le sable et creusé le fond du canyon d’environ deux mètres, ce qui avait changé la donne. Par prudence, Tony était donc resté en haut tandis que Steffen et moi descendions sans problème en désescaladant, glissant et sautant. Une fois l’arche photographiée, nous nous étions rendu compte que nous ne pouvions plus remonter la dry fall car elle était trop glissante, il n’y avait pas de prises et le canyon était trop large pour en sortir « en opposition » (en s’appuyant sur ses deux parois). J’avais donc fait la courte échelle à Steffen qui était ensuite monté sur mes épaules (elles s’en sont souvenues pendant plusieurs jours) pour se battre dans la dry fall en utilisant différentes techniques d’opposition et d’adhérence avec toutes les parties du corps, afin d’attraper le trépied photographique que lui tendait Tony, et de s’en servir pour se tracter. Comme je n’avais personne pour m’aider du bas, j’avais dû faire un montage avec de grosses pierres, en coinçant un morceau de bois pour y monter en équilibre sur un pied, m’inspirant de ce qu’avait fait Edward Abbey à Havasupai (comme on peut le lire dans Desert solitaire). Il m’avait fallu plusieurs essais et chutes, puis utiliser toutes les techniques d’escalade que j’avais pratiquées pendant des années, pour arriver à attraper le trépied salvateur de Tony, au prix d’écorchures et de quelques centimètres carrés de peau bien râpée 😕. Ce jour-là, les parois du canyon ont pu arborer une nuance de rouge supplémentaire ! Sans Tony resté en haut, nous aurions été dans une belle galère, simplement parce que le canyon était un peu plus creusé que d’habitude. Cette expérience m’a conduit à davantage de prudence et à ne plus jamais descendre si je ne suis pas a priori certain de pouvoir remonter, surtout en étant seul. Je vous encourage à en faire autant, dans les slot canyons ou ailleurs !
Une fois l’échelle positionnée à l’aide de la corde, nous descendons au fond du slot canyon. Bien sûr, il ne vaut pas l’inégalable Antelope Canyon, mais au moins ici nous sommes seuls et il y a plusieurs passages intéressants que nous prenons plaisir à voir et à photographier.




L’intérêt principal de ce canyon est la jolie petite arche qu’il abrite :

Je constate que la lumière du mois de mai y est moins belle que celle du mois d’octobre (à la même heure), à cause de la position du soleil, comme le montre cette photo prise en 2005 (il s’agit d’une photo papier scannée).

La remontée sur le plateau par l’échelle n’est qu’une formalité.
Satisfait de cette matinée, nous retournons à la station-service pour manger, nous rafraîchir et convenir du programme des prochaines vingt-quatre heures. Sans l’avoir jamais évoqué auparavant, John et moi avons la même idée : retourner à l’endroit que je nomme « Red Canyon » suite à ma visite de 2007, lui s’y est également rendu en 2008, afin de trouver d’autres hoodoos remarquables que nous n’avions pas vus la première fois et dont nous avons trouvé la localisation entre-temps. Nous prenons la route puis la quittons pour de nombreux miles de piste car ces formations rocheuses sont situées en plein wilderness, dans un secteur isolé de tout au cœur d’une zone désertique, ce qui explique pourquoi seuls 4 photographes professionnels accompagnés de guides navajos en ont jusqu’ici publié des photos. Cette fois-ci, je suis bien content que nous soyons plusieurs et avec 3 SUV 4 x 4, car ma précédente visite en solitaire avait été risquée, il faut bien le reconnaître.
Trouver la localisation de ces « nouveaux » hoodoos a été le fruit d’une recherche collective avec Steffen, Isabel, Tony et John, qui nous a amenés à combiner des recherches approfondies, des analyses dignes de Sherlock Holmes, l’utilisation extensive de Google Earth et notre expérience du terrain. Steffen, Isabel et Tony se sont rendus sur place lors de leur voyage du début 2009 et c’est maintenant à moi de guider notre petite caravane sur les pistes secondaires qui s’enfoncent dans le wilderness. Certains passages sont traîtres car le sable y est mou (je me fais même surprendre et je dois utiliser les vitesses courtes pour m’en sortir), d’autres sections sont au contraire entièrement sur du slickrock et la piste devient accidentée et difficile à suivre car on ne sait plus où elle passe.

Tout se passe bien jusqu’à ce que nous croisions un Navajo sur une moto de forte cylindrée avec des pneus extra larges, il y a un enfant sur la selle devant lui et aucun des deux ne porte de casque. Au regard noir et très appuyé qu’il m’a jeté lors du croisement effectué à très petite vitesse, je pressens que cela ne va pas bien se passer et je suis sa progression dans le rétroviseur. Après avoir croisé Kent, il fait demi-tour, le rattrape et l’arrête. Avec John, nous attendons à plus d’une centaine de mètres, mais comme la discussion dure nous allons les rejoindre. L’ambiance est plus que tendue, le Navajo est furieux que nous roulions sur cette piste et il profère des menaces 😠 : « Si j’avais eu mon 4 x 4 avec le fusil dedans je vous aurais tiré dessus », « Si j’avais vu vos véhicules garés au bord de la piste j’aurais crevé les pneus pour que vous vous desséchiez dans le désert », « Je vais appeler mes frères pour qu’ils vous cassent la figure », « Je n’ai que faire d’un hiking permit des autorités navajos car ici c’est chez moi »… et j’en passe ! Il nous appelle les « White eyes », ce qui est une manière méprisante de parler des Blancs qu’il nous dit ne pas aimer (tout particulièrement les Californiens, nous ne saurons pas pourquoi). Il est plein de rancœur et semble en vouloir à tout le monde, même aux autres Navajos trop permissifs à son goût. Kent, qui entend tout cela depuis le début, finit par lui répondre : « De toute façon, vous n’aurez pas mon scalp ! », en montrant son crâne dégarni, ce qui n’est pas pour calmer le Navajo ! John ne lui répond rien et me glisse à l’oreille qu’il vaut mieux partir immédiatement. Comme il n’y a plus rien à perdre et que je suis très motivé pour cette exploration préparée depuis plusieurs mois, je leur propose de me laisser négocier, le fait que je sois un étranger pouvant aider. Il me vient à l’esprit la phrase d’un de mes professeurs de techniques de commercialisation (il y a trente ans) qui disait : « C’est quand le client a dit non que la véritable négociation peut commencer. »
Malgré les agressions verbales répétées 😕, durant toute notre discussion je resterai très poli, humble et respectueux 😇, sans toutefois faire la « carpette » ou le Blanc culpabilisé par l’Histoire. Je demande au Navajo pourquoi il ne veut pas nous laisser continuer même en lui payant un droit de passage et il nous donne toutes les raisons qui ont conduit à sa haine des Blancs : les exactions des volontaires de Kit Carson et la « Longue Marche » au XIXe siècle, la spoliation des ressources naturelles, la pollution radioactive suite à l’exploitation de l’uranium, etc. Connaissant l’histoire des Indiens auxquels je me suis intéressé, j’abonde dans son sens et lui montre que je sais de quoi je parle en prenant des exemples et des faits précis. Son agressivité finit par retomber car il est difficile de rester furieux envers quelqu’un qui est de votre avis et montre qu’il vous respecte, mais aussi parce que je lui fais admettre que si un Navajo a peu de choses à voir avec un Iroquois, il en de même pour les Blancs : mes ancêtres cultivateurs en France n’avaient rien à voir non plus avec les volontaires de Kit Carson qui ont affamé les Navajos dans le Canyon de Chelly.
L’atmosphère s’améliore nettement mais je n’obtiens toujours pas l’autorisation de passer. Je continue âprement la négociation avec deux moments qui seront décisifs : d’une part quand le Navajo me parle de son aïeul qui s’était installé dans le secteur pour fuir les Blancs et pratiquer sa médecine, je lui montre sans hésiter un point précis dans le paysage totalement désertique en lui disant qu’il s’était installé là et que nous allons contourner ce secteur pour respecter sa volonté et sa mémoire. Je n’ai pas montré ce point par hasard (n’oubliez pas mes nombreuses recherches pour préparer cette visite) mais c’était quand même un coup de poker qui a fonctionné car je vois que notre homme est déstabilisé et se demande comment cet étranger peut bien connaître le lieu précis d’habitation de son aïeul 😮. D’autre part quand, profitant de l’avantage, je vais chercher un paquet de crêpes bretonnes vanillées que je lui offre pour ses enfants et pour le dérangement, indépendamment du fait qu’il nous laisse passer ou non. Il hésite à accepter ce cadeau, surtout parce que cela pourrait le rendre redevable selon certaines coutumes indiennes, mais il finit par le faire. Quelques minutes plus tard, j’obtiens le droit de passage espéré 🙂, uniquement pour cette fois-ci et avec interdiction formelle de revenir, sinon il mettrait ses menaces précédentes à exécution, menaces valables pour tous les Blancs qui s’aventureraient sur ses terres… Encore un effort supplémentaire et j’obtiens le droit de camper cette nuit, afin que le conducteur citadin inexpérimenté que je suis 😉 ne risque de se perdre ou d’avoir un problème en prenant le chemin du retour dans la pénombre, l’après midi étant déjà bien avancé. Je lui promets de ne pas révéler la localisation des hoodoos que nous allons voir et lui assure que nous entamerons le chemin du retour immédiatement après avoir pris notre petit déjeuner.
Pour le principe plus que pour l’argent, il nous demande quand même un droit de passage mais sans rien préciser, et nous lui donnons chacun 5 $. Nous le remercions chaleureusement pour son autorisation et, quand nous partons, il nous souhaite bonne route et esquisse même un sourire ! Qui aurait pu le prévoir il y a seulement une heure, quand nous avions entamé notre relation sur de mauvaises bases ?
Soulagés de ne pas devoir annuler notre exploration, nous reprenons la piste et arrivons à destination. Nous sommes assez loin du lieu de rencontre avec le Navajo et John pense que nous ne sommes plus sur ses terres (ou alors celles-ci seraient immenses). Mais comment le savoir ?
Nous choisissons notre lieu de bivouac dans un endroit discret et partons immédiatement randonner, car nous avons pris une bonne heure de retard à cause de cette rencontre imprévue. Du coup, nous n’explorons que très peu les alentours et nous dirigeons rapidement vers les hoodoos, surnommés « Duck Rocks », qui ont motivé notre venue dans ce lieu précis.
On les voit d’abord de profil…

… puis par en dessous…

… avant de s’en approcher. Il y a même une petite arche en bonus !

L’endroit est superbe et les deux hoodoos « frères » sont uniques, combinant forme originale et belles couleurs.
Nous restons jusqu’au coucher du soleil pour contempler tranquillement ce spectacle et photographier tout notre saoul, partageant notre joie de pouvoir en bénéficier.




Nous rentrons au bivouac dans la lumière du crépuscule.
John sort une bouteille de Margarita et nous prenons l’apéritif en portant des toasts au Navajo qui nous a finalement autorisés à passer, à Steffen et Isabel que nous connaissons tous les trois, à Tony qui aurait dû être parmi nous ce soir et à Laurent Martrès qui a tellement contribué à notre découverte de l’Ouest. Mes deux amis me portent aussi un toast pour le résultat inespéré de la négociation.
Le repas est joyeux et arrosé de bon vin californien amené par Kent 😎. Nous discutons tardivement sous les étoiles puis décidons d’un réveil bien avant l’aube pour aller voir le lever du soleil sur d’autres hoodoos situés dans le secteur.
Pour une fois, j’ai du mal à m’endormir après cette journée riche en émotions.
JOUR 11 : de Red Canyon à Page
Il fait encore nuit quand nous émergeons de nos SUV. Nous partons randonner dès les toutes premières lueurs de l’aube.
Nous arrivons suffisamment tôt pour nous installer tranquillement afin de voir les premiers rayons du soleil éclairer progressivement cette superbe formation rocheuse, surnommée « Eye of the Needle ».




Nous jetons un rapide coup d’œil aux alentours mais nous ne pouvons pas explorer le secteur durant la matinée, comme je l’avais prévu, car nous avons promis au Navajo de partir immédiatement après le petit déjeuner et, par honnêteté, celui-ci doit avoir lieu à une heure normale.


Le lever de soleil à Eye of the Needle nous ayant beaucoup plu, c’est sans trop de regret que nous rentrons au bivouac. Au petit déjeuner, nous mangeons mon dernier sachet de crêpes bretonnes, ce qui me fera un argument de moins dans le cas d’une autre rencontre difficile avec un Indien.
A 8 h 30 nous roulons sur la piste en direction de la sortie, la promesse au Navajo est donc tenue.
Du coup, nous ne pourrons pas montrer à Kent, comme je l’avais prévu pour cet après-midi, l’autre secteur intéressant de Red Canyon, celui que j’ai été visiter en 2007 et qui comprend d’autres formations esthétiques, comme celle surnommée « Sky City »…


… ainsi que de belles traces de dinosaures.

Sur la piste qui mène à la route goudronnée, nous croisons à nouveau le Navajo qui nous a autorisés à passer et camper, cette fois-ci au volant d’un gros pick-up quasiment neuf (avec des options extérieures tape à l’oeil) qui tracte une remorque. Dessus, sa moto de grosse cylindrée et un puissant quad rutilant. Il semble avoir un niveau de vie supérieur à la majorité des autres Indiens et beaucoup apprécier la technologie de ces Blancs qu’il déteste. Je m’arrête pour le saluer, étant resté sur la bonne impression du sourire qu’il avait esquissé la veille en nous quittant. Mais ce matin son visage est fermé 🙁 et il semble contenir son agressivité. A-t-il trouvé que je lui avais extorqué son autorisation ou bien sa famille lui a-t-elle reproché de l’avoir donnée ? Il reconnaît que nous avons bien tenu parole pour quitter ses terres à l’heure convenue mais me rappelle que cette autorisation était unique et ne sera pas renouvelée, s’il nous revoit ici il mettra ses menaces à exécution. D’ailleurs, il prend en photo les plaques d’immatriculation de John et de Kent avec son téléphone portable « pour se souvenir de leur véhicule au cas où ils reviendraient ». Nous atteignons la route sans rencontrer personne d’autre.
Le programme initial de la journée ayant été sérieusement écourté 😕, nous essayons d’envisager autre chose mais nous sommes quelque peu refroidis pour faire à nouveau du « hors des sentiers battus » sur la réserve navajo. Kent, déjà très satisfait de tout ce qu’il a vu d’original en si peu de temps, préfère retourner chez lui car demain il doit se rendre à Phoenix. Nous convenons d’un rendez-vous le week-end prochain à Escalante 🙂.
Avec John, nous nous rendons à Tuba City où nous passons un certain temps sur Internet dans un Cyber café puis nous allons prendre un lunch dans un restaurant navajo où nous mangeons très correctement.
En début d’après-midi, nous nous rendons à Coal Mine Canyon.
Nous commençons par prendre une piste qui longe le canyon quelques miles à l’est de l’éolienne « repère ». On y trouve quelques points de vue disséminés mais qui valent le détour, même si à cette heure la lumière n’est pas favorable.
Par exemple, ce point de vue vers l’ouest…


… et celui-ci vers l’est.

Nous nous rendons ensuite au point de vue « classique » près de l’éolienne. Je me souviens avoir fait une marche de 2 heures au fond du canyon en pleine journée durant l’été 2001, quand c’était encore autorisé, mais c’était un tel four avec la réflexion du soleil sur les parois blanches que je ne l’avais pas appréciée.
Nous restons nous balader sur le rim pour observer ce joli canyon plein de hoodoos aux couleurs pastel:




Avant de repartir chez lui, à Cortez, John me dit qu’il me contactera quand je serai à Moab, en fin de séjour, pour que nous passions à nouveau une journée ensemble. Je m’en réjouis par avance 🙂. Une dernière photo souvenir et nous prenons la route chacun de notre côté, en direction de Page en ce qui me concerne.

J’arrive à Page en fin d’après-midi où je me décide pour la balade de Hidden Gardens (qui se trouve entre la ville et le barrage), réputée très agréable à cette heure de la journée.
C’est effectivement le cas, la courte balade suit un sentier puis des cairns dans un joli paysage de slickrock où on peut apercevoir un bras du Lake Powell.


Les gardens sont des spots de végétation principalement nichés sous une alcôve qui prend une teinte dorée dans cette lumière de fin de journée.

Je reste jusqu’au moment où les derniers rayons du soleil embrasent le slickrock et en font ressortir les détails.


Après un ravitaillement au Wall Mart de Page, où je m’achète pour le dîner une bonne salade fraîche composée et une glace individuelle Ben & Jerry’s, je quitte la ville et me rends de nuit sur la Cottonwood Canyon Road. Après quelques miles faciles, je retrouve un emplacement de bivouac que j’ai déjà utilisé une année précédente.
Je m’endors en espérant être tiré au sort à la loterie de Coyote Buttes North le lendemain matin.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 8 : de Lost City à Valley of the Gods
Après une excellente nuit, je fais quelques pas pour admirer le lever du soleil sur le canyon. Au loin, apparaissent les buttes de Monument Valley. Je n’apprécie que davantage mon petit déjeuner face à un tel paysage.


Ce matin, je ne croise toujours personne jusqu’à la route goudronnée.
Sur la San Juan River, le raft de l’excursion qui va de Bluff à Mexican Hat :

La première visite de la journée sera pour les pétroglyphes de Wolfman Panel.
Pour y parvenir, la piste n’est pas longue et la balade est facile.
Je trouve ces pétroglyphes particulièrement esthétiques et bien mis en valeur sur la paroi rocheuse.


Ils datent de la période des Basketmakers, comme les pictographes de "Many Hands Cave" que j’ai vus hier.
Le nom du panel ne fait pas référence à un loup-garou mais à l’empreinte de patte que l’on voit à gauche de cette photo :

J’ai un faible pour ce bel oiseau stylisé, peut être un vautour ?

Vous avez sans doute remarqué les impacts de balle sur les photos précédentes. Sur la suivante, on voit nettement que le pétroglyphe circulaire a servi de cible à de stupides « rednecks », qui devaient avoir moins de cervelle dans le crâne qu’il ne restait de poudre dans les douilles de leur fusil 😠.
Je me demande si le motif du milieu représente une plante ou bien une arête de poisson avec sa tête.

Je continue la piste pour me rendre au parking du trailhead des ruines de Monarch Cave.
Au moment où je m’apprête à entamer la randonnée, se garent 2 voitures dont sortent 6 personnes. Ce sont des retraités anglais, résolument « british » dans leur look, leur attitude et l’humour dont ils font preuve. Ils me demandent s’ils sont bien au départ de Monarch Cave, car ils n’ont pour toute indication qu’un tracé manuscrit que leur a dessiné un des responsables du Recapture Lodge (où ils logent à Bluff) au dos d’une carte de visite du motel. Comme ils plaisantent avec détachement sur le fait qu’ils vont probablement se perdre dans le wilderness avec des indications aussi succinctes, je leur commente ma carte topographique pour leur indiquer précisément le chemin. Je pars tandis qu’ils entament leurs préparatifs dans la bonne humeur, nous nous disons « à tout à l’heure » puisque l’aller/retour à Monarch Cave se fait via un unique chemin au fond d’un des canyons qui s’ouvrent juste après le wash arboré.
La balade est d’un intérêt moyen et les ruines ne me laissent pas un souvenir impérissable. Le fait qu’elles ne soient qu’à moitié éclairées et le souvenir encore frais des vastes ruines visitées la veille y sont sans doute pour quelque chose.

De retour à la voiture, je m’étonne de ne pas avoir croisé le groupe d’Anglais. Ils ont dû s’enfoncer dans le mauvais canyon, j’espère qu’ils s’en apercevront rapidement pour revenir sur leurs pas avant de s’épuiser à chercher les ruines au mauvais endroit.
Après avoir roulé jusqu’au trailhead de Procession Panel, j’entreprends une balade qui n’est ni longue ni difficile mais nécessite de disposer d’informations précises pour arriver à destination, le trajet se faisant essentiellement sur du slickrock avec des cairns éloignés et parfois peu visibles (mais si un bon sens de l’orientation est indispensable, le GPS ne l’est pas).
Le panel de petroglyphes est remarquable car il s’étire sur plus de 5 mètres et on y décompte 179 personnages, dont la plupart convergent en trois rangées en direction d’un cercle. Est-ce une procession funéraire ? Une célébration ? Un autre rite religieux ? Les avis des experts divergent... mais dans tous les cas ce panel vaut le déplacement.


Certains des petits bonshommes sont très amicaux :

On y voit également les traditionnels cervidés au corps trapu :


Même le slickrock participe à l’esthétique du lieu :

En parcourant 200 mètres supplémentaires, j’atteins le bord de la falaise de Comb Ridge. Le point de vue sur les vastes étendues du plateau de Cedar Mesa est impressionnant. Il s’étend sur des dizaines de kilomètres et je peux deviner les canyons où je me rendrai dans deux semaines : Road Canyon, Scheik Canon, Mule Canyon…


Je me restaure avant d’entamer le chemin du retour. Procession Panel est désormais au soleil, le filtre polarisant est nécessaire pour faire ressortir les pétroglyphes et éliminer les reflets.


Je m’attarde sur les cactus en fleur qui égayent le trajet.


Ma prochaine étape est Valley of the Gods où je compte enfin réaliser une chose qui me tient à cœur depuis longtemps (à chaque passage sur la piste !) : randonner sur la mesa et bivouaquer au pied de ses buttes qui rappellent Monument Valley, sans toutefois atteindre la majesté de ce lieu mythique. Ce lieu a pour lui d’autres atouts : le site n’étant pas sur la réserve navajo (mais géré par le BLM), il est totalement libre d’accès, on peut y randonner et y camper, il est resté sauvage, on n’y rencontre quasiment personne et surtout pas un étal de vente de bijoux ou une « bétaillère à touristes » ici ou là.
De la piste, cette année en très bon état, j’observe la mesa sur laquelle je projette de grimper (juste au nord de l’inscription Rudolph and Santa Claus sur la carte topographique) pour surplomber les buttes environnantes.

Il n’y a pas de sentiers officiels ou de randonnées référencées à Valley of the Gods, mais j’ai trouvé sur Internet quelques photos d’un groupe qui s’était baladé sur la mesa en étant guidé par un local. A l’aide de ces clichés, d’une carte topographique et de Google Earth en 3D, j’ai pu reconstituer le chemin qu’ils avaient parcouru et que j’envisage de suivre à mon tour en cette seconde partie d’après-midi.
Je me gare au lieu de bivouac que j’ai choisi : au bout d’une courte piste rocailleuse, un emplacement de camping niché au pied de la butte faisant face à Castle Butte, tout au nord de la piste de Valley of the Gods.
J’entreprends la remontée d’un canyon vers l’ouest, il n’y a pas de chemin mais uniquement quelques cairns espacés sur les premières centaines de mètres. Bien que l’étroit canyon soit encombré de rochers et de blocs, la progression n’est pas difficile, à l’exception d’un ressaut assez haut qu’il faut contourner en passant sur un talus très raide, qui deviendrait dangereusement glissant par temps humide.
Je parviens à l’endroit (repéré sur Google Earth) où la paroi verticale est temporairement interrompue par une forte pente qui permet de grimper sur la mesa. Ce que ne peut pas montrer Google, c’est qu’il s’agit d’un éboulis aussi raide qu’instable, où des rochers de bonne taille se dérobent sous les pieds en créant de micro-avalanches de pierres 😐. Je monte avec précaution, en m’aidant souvent des mains et en testant la stabilité des rochers, et je laisse quelques cairns pour retrouver le meilleur chemin possible quand je reviendrai au crépuscule. A cause de ce passage délicat où on peut vraiment se faire mal en glissant ou être blessé par un bloc qui basculerait, je déconseille fortement cette balade à ceux qui sont avec des enfants, ne se sentent pas à l’aise pour crapahuter dans des éboulis ou n’acceptent pas de prendre de risques.
Une fois parvenu au sommet, la marche sur le slickrock devient facile mais il faut savoir s’orienter et prendre les bonnes options pour progresser directement vers l’extrémité de la mesa.
La randonnée est de plus en plus belle au fur et à mesure que je m’approche des points de vue sur la vallée et ses monolithes, même si le soleil joue à cache-cache avec les nuages.





Peu après être passé devant une ouverture joliment éclairée…

… je peux apprécier la vue à travers une mignonne petite arche.


Il ne me reste plus qu’à me rendre tout au bout de la mesa en admirant le panorama.

J’observe Castle Butte (à droite) et, en me concentrant, je peux voir mon SUV garé juste en face (sur la photo ce n’est qu’un minuscule point noir à gauche du dernier virage)

Je m’attarde à l’extrémité de la mesa…


Sur le trajet du retour, la lumière de fin d’après-midi se fait plus douce.



Je descends l’éboulis sans trop glisser, entraînant tout de même quelques pierres dans mon sillage, puis le canyon du retour à la lumière déclinante du crépuscule.
Il fait presque nuit quand j’arrive au bivouac. Après m’être régalé de filets de saumon, j’observe le ciel étoilé où se découpe la masse imposante de Castle Butte. Il règne un silence total, je ressens un peu les mêmes sensations de sérénité que lors de certains bivouacs dans les canyons du Sahara.
Après avoir longtemps prolongé cette contemplation nocturne, je me glisse dans mon duvet, satisfait d’avoir réalisé aujourd’hui un souhait vieux de plusieurs années 🙂 qui confirme qu’on peut encore trouver des balades intéressantes et originales dans des sites pourtant bien connus.
JOUR 9 : de Valley of the Gods à White & Red Canyon
Je quitte mon bivouac avant le lever du soleil car il vaut mieux prendre du recul pour admirer les buttes s’éclairer progressivement.
La mesa à l’extrémité de laquelle j’ai randonné hier après-midi s’illumine d’abord…

… puis, progressivement, toutes les buttes alentour.


Un couple occupe un emplacement de camping sauvage et, me voyant photographier à proximité, ils m’invitent gentiment à partager leur petit déjeuner. Ils avaient remarqué mon véhicule hier en fin d’après-midi et s’étaient installés hors de vue pour que nous ayons chacun l’impression d’avoir Valley of the Gods pour nous tout seuls. Ce sont de jeunes retraités de l’Idaho. L’homme est un vrai baroudeur (il y a deux mois, il s’est rendu seul au beau milieu de The Maze, dans Canyonlands, avec son Range Rover aménagé), mais sa femme est moins aventurière. Il est également passionné de ruines et d’art rupestre indien, tout comme moi. Nous parlons un moment de certains de nos lieux favoris du Southwest, après quoi il me tend sa carte de visite et me propose de le contacter au cas où je reviendrais seul une prochaine fois dans la région et que je chercherais un partenaire pour quelques explorations. Sympa !


Je ne tarde pas à quitter Valley of the Gods car la lumière devient crue et je dois être arrivé avant 10 heures à Navajo National Monument pour participer à la visite de ruines indiennes avec les rangers. Kent, un ami des environs de Sedona (Arizona) rencontré grâce à Pascale/Kashtin et Alain, doit m’y rejoindre.
En jetant un dernier coup d’œil au paysage, je me demande ce qui a poussé des Américains à nommer « De Gaulle and his troops » la butte à deux pointes que l’on voit à droite de la photo ci-dessous. Comme les Américains ne portent pas de Gaulle dans leur cœur, je me demande s’il s’agit d’un hommage à une figure historique française ou au contraire d’une allusion ironique au faible nombre de soldats qui l’avaient rallié en Angleterre. Cette question restera probablement sans réponse…

Sur la route, je sacrifie à l’incontournable cliché de l’arrivée matinale sur Monument Valley.

Pour changer un peu, de retour à la maison, j’en ferai une interprétation en « quasi » noir et blanc.

A 9 h 45, je suis au Visitor Center de Navajo National Monument, prêt à m’inscrire à la visite guidée des ruines de Betatakin à laquelle je n’avais pas pu participer il y a quelques années, car l’accès en était interdit suite à la chute d’un gros bloc tombé du plafond de l’alcôve. Même si j’ai été voir avec mon ami Peter, en 2003, les ruines encore plus reculées et mieux conservées de Keet Seel dans ce même parc (27 km de randonnée ce jour-là !), j’ai également envie de me rendre à l’intérieur de celles de Batatakin que j’ai déjà observées plusieurs fois du point de vue qui leur fait face.
Hélas, le ranger navajo m’annonce qu’il n’y a que deux visites par semaine à cette époque de l’année et que ce n’est pas le bon jour 😮. Je lui fais remarquer que sur le site web officiel du National Park Service il est indiqué une visite quotidienne de ces ruines mais, imperturbable, il me tend un imprimé en me disant que tout y est clairement expliqué. Après avoir lu ce papier (dont le contenu est identique à celui du site web), je lui montre qu’il indique aussi une visite quotidienne démarrant à 10 heures. Il relit l’imprimé devant moi, fronce les sourcils et, sans essayer de trouver une justification à cette « erreur », se contente de dire qu’il faudra modifier le texte du papier et du site web : cela ne change rien au fait qu’il n’y a en ce moment que deux visites par semaine et il faudra que je revienne. Je me demande si ce n’est pas une conséquence des restrictions budgétaires dues à la crise, avec moins de rangers disponibles pour accompagner les visites.
Une fois de plus, je dois me contenter du point de vue sur Betatakin. C’est frustrant 😕 ! La prochaine fois, je téléphonerai directement au Visitor Center avant de venir.


Une seconde balade aboutit à une vue sur un petit canyon où se niche une forêt d’aspens (peupliers trembles).

Kent n’étant pas encore arrivé, je discute au Visitor Center avec le ranger navajo au sujet des ruines indiennes que l’on peut trouver dans la région. Quand j’évoque celles de « Lost City » (sans lui préciser que j’y étais il y a deux jours), il me répond qu’elles sont « off-limits » (accès interdit sauf avec un guide) et m’explique pourquoi (voir Partie n° 2 de ce carnet).
C’est l’occasion de donner quelques précisions concernant les autorisations de visite non encadrée de sites se situant sur les réserves indiennes du Southwest (notamment navajo et hopi) qui recouvrent une partie de cette région.
Ces indications proviennent à la fois des sites web officiels des tribus concernées (où les informations sont parfois cachées dans les FAQ), de discussions avec des rangers indiens comme celui de Navajo National Monument, de l’expérience d’un de mes amis qui vit et travaille sur la réserve navajo depuis plus d’une dizaine d'années et d’autres personnes de mes connaissances ayant l’habitude d’explorer ces réserves (entre autres, des photographes). Si tous ceux qui ont l’habitude de les visiter connaissent les règles (qu’ils ne respectent pas toujours...), elles ne sont pas largement diffusées, notamment auprès des touristes, ce qui fait qu'on peut les enfreindre en toute bonne foi (ou en faisant semblant de l'être 😇), surtout en plein milieu du wilderness désertique où cela ne semble a priori déranger personne (pas de clôtures, pas d’habitations, pas d’élevage, pas de cultures…). Mais si on est pris sur place par les Indiens (rangers, policiers tribaux, famille ayant la jouissance de cette terre...) qui veulent les faire respecter, alors « nul c'est censé ignorer la loi tribale » et on peut être a minima dévisagé avec réprobation, faire l’objet du rappel des règles, être sommé plus ou moins poliment de s'en aller, subir les menaces d’un Indien agressif (cela m'est arrivé cette année) ou s’en prenant au véhicule, devoir payer une amende ou même se retrouver emmené au poste de police tribal 😕…
C’est à titre informatif que je donne ces indications, sans garantie car elles peuvent évoluer très vite, afin que chaque lecteur puisse décider de visiter ou non certains sites, en toute connaissance de cause et en en assumant éventuellement les risques. Je ne me positionne pas ici en défenseur du respect des règles concernant les terres indiennes (je serais bien mal placé pour le faire !), mais je ne vous encourage évidemment pas non plus à faire des visites sans les respecter (comme cela m’arrive ainsi qu’à de nombreux visiteurs) et je ne rentrerai pas dans des polémiques sur ce sujet.
Je rappelle également que rouler avec son véhicule de location en dehors des routes goudronnées, ce qui est la plupart du temps nécessaire pour visiter les sites sur des réserves indiennes, est formellement interdit par tous les grands loueurs (qui, en outre, précisent en toutes lettres dans leur contrat que sur les pistes on n’est plus assuré). Les forumeurs de VF le savent bien puisque le sujet est très souvent évoqué dans les posts, mais à la lecture de leurs carnets de voyage (y compris celui-ci) ou en regardant leurs photos, on peut constater que la plupart d’entre eux ne respectent pas cette interdiction et en assument les risques.
La première règle « par défaut »chez les Indiens du Southwest est que dans leurs réserves on peut rouler (sauf exceptions signalées) sur les routes goudronnées et les pistes d'usage public (c'est-à-dire celles qui ont un numéro du type IR XX ou équivalent sur les cartes et/ou sur place un panneau avec leur numéro, elles sont généralement plus larges et mieux entretenues) à l’exception de toutes les autres pistes réputées d’usage privé (c'est pour cela que je me suis fait agresser par un Navajo sur l’une d’elles alors qu'il m'a bien précisé que j'aurais pu rouler sans problème sur la piste numérotée passant à quelques miles de là).
La seconde règle est que l’on n'a pas le droit de sortir de ces pistes d'usage public pour aller se balader à pied et photographier sur les terres de la réserve navajo (même s'il n'y a ni barrière, ni clôture, ni panneaux d'interdiction) sans avoir préalablement obtenu un « hiking permit » à l’un des rares endroits où ils sont vendus (uniquement quatre lieux de vente pour toute la réserve). Mais ce n’est pas si simple, car certaines zones restent interdites même avec un permis, d’autres comportent des restrictions de visite…tout cela n’étant pas clairement écrit. L’expérience montre que l’obtention ou non d’un permis peut fluctuer, notamment en fonction de la personne qui est censée le délivrer et qui n’est pas forcément très au courant ou bien n’en fait qu’à sa tête. En peu de temps, un de mes amis a obtenu un permis pour visiter un site précis, puis quand il a voulu y retourner on le lui a refusé 😮, enfin on le lui a donné à la troisième demande. Cette obtention d’un permis peut aussi dépendre de la fréquentation du site : peu visité, il est vendu sans problème, dans le cas contraire, il peut n’être plus délivré ou bien faire l’objet d’une exploitation commerciale exclusive (Antelope Canyon, Canyon X, Secret Canyon) et alors les tarifs privés s’envolent 😠.
Mais si le « hiking permit » est une condition nécessaire, ce n’est pas forcément suffisant car certains Indiens ne veulent pas que des Blancs viennent sur les terres dont ils ont la jouissance et ils n’ont cure d’un permis qu’ils ne reconnaissent pas et qui a pu être donné par une autorité située à plus d’une centaine de kilomètres de chez eux. Vous aurez beau brandir votre permis en règle, face à un Indien récalcitrant il faudra partir même en étant de bonne foi (expérience vécue par un de mes amis et confirmée par le Navajo agressif qui nous a bien dit que le fait d’avoir un permis valide n’aurait rien changé pour lui).
Parallèlement, en dehors des campings officiels, le camping et le bivouac sont partout interdits sans obtention préalable d’un « camping permit » (qui doit s’ajouter au « hiking permit »).
En ce qui concerne la réserve hopi, c’est beaucoup plus simple, la randonnée et le camping sont partout interdits sauf si on est accompagné d’un guide local accrédité (voir ici).
De manière non officielle, ces règles ne sont plus appliquées si on est « invité » par les Indiens ayant la jouissance de ces terres, ce qui signifie en pratique qu’on a généralement obtenu leur autorisation en leur payant directement un droit de passage (dans le cas où, par exemple, l’obtention du permis devrait se faire à une grande distance du site visité où que le lieu où il doit être délivré est fermé). Mais comment être certain qu’on a payé (de la main à la main) celui qui peut réellement donner l’autorisation et que le prochain Indien rencontré ne réclamera pas lui aussi un droit de passage ? Tout peut dépendre également de la fréquentation du site visité : tel Indien qui pouvait tolérer sans rien demander une visite sporadique de quelques rares touristes discrets (même sans permis), peut quelque temps plus tard exiger un droit de passage et, si la fréquence augmente et gêne trop sa tranquillité, interdire totalement l’accès au site (en mettant ou non des panneaux d’interdiction) même avec un permis (exemple vécu par un ami local pour la visite d’une arche).
Maintenant, vous comprenez sûrement mieux pourquoi mes amis et moi ne communiquons pas la localisation des sites encore confidentiels situés sur les réserves indiennes.
Revenons au déroulement de mon voyage…
Kent finit par arriver au Visitor Center de Navajo National Monument dans son SUV 4 x 4 Nissan XTerra. C’est un vrai baroudeur qui a exploré le Southwest avec sa femme Sue pendant trente ans, avec notamment plusieurs backpackings dans des endroits reculés du Grand Canyon. Nous sommes contents de nous retrouver car, après la mémorable expédition de trois jours en avril 2006 où je l’avais guidé à White Pocket et Coyote Buttes South, nous ne nous étions revus que quelques jours à Sedona durant l’été 2007. Le lunch pris sur la très agréable aire de pique-nique du parc durera longtemps, car nous avons plein de choses à nous raconter.
Nous avons décidé de nous rendre cet après-midi à White & Red Canyon que Kent ne connaît pas mais où je me suis déjà rendu deux fois (en 2006 et 2007). Comme j’adore cet endroit, j’ai plaisir à y retourner. En chemin, Kent doit faire des provisions dans une station-]service. En l’attendant, je demande confirmation de l’entrée de la piste au caissier navajo, qui a l’air particulièrement enjoué, car je n’y suis jamais allé par là et je ne veux pas me retrouver sur une piste privée menant à une habitation indienne. Il devine immédiatement où je compte me rendre et me dit que c’est son endroit préféré dans la région : il aime y aller seul pour se ressourcer et il lui semble que là-bas certains hoodoos sont des animaux ou des personnages pétrifiés… Du coup, il me dessine un plan au dos d’un long ticket de caisse, indiquant à chaque intersection s’il faut tourner à droite ou à gauche, donnant des repères visuels… C’est vraiment très sympathique et je suis surpris d’une telle sollicitude. Dommage que ce site ne soit pas sur ses terres, j’aurais pu lui demander une autorisation de visite !
Kent étant ravitaillé pour au moins deux jours, nous partons rapidement sur la piste avec le plan du Navajo. Je compte les intersections et suis les indications mais, à l’une d’entre elles, le « ticket de caisse » indique de tourner à gauche alors que de moi-même j’aurais été tout droit. Faisant davantage confiance aux indications d’un Indien du cru qu’à mon sens de l’orientation, je tourne à gauche mais la piste s’éloigne visiblement de la direction voulue et au bout d’un moment je préfère faire demi-tour pour revenir à l’intersection et aller tout droit. C’était effectivement la bonne solution, il a suffi que je rate une intersection ou que le Navajo en oublie une sur son schéma pour que tout soit décalé dans le comptage. Nous n’avons perdu qu’une demi-heure et nous arrivons en seconde partie d’après midi à "White & Red Canyon".
Ceux que ce site attireront inévitablement doivent savoir que l’accès n’y est pas autorisé en visite individuelle, d’autant plus que les Indiens de cette réserve ont une aversion pour la photographie (des personnes, des villages et de leurs alentours, certains minoritaires intransigeants étendant l’interdiction à la totalité du territoire de la réserve) alors qu’ici les appareils photo « chauffent » ! Le fait que les visiteurs, encore peu nombreux, n'aient généralement pas eu de problème ne doit pas faire illusion, c’est simplement parce que le site n'est pas très surveillé. C’est donc le principe du « pas vu, pas pris ! ». Cependant, en 2008, une de mes connaissances suisse a dû quitter le site sur la demande d'un ranger indien qui lui a bien confirmé qu’il était « off limits ». Toujours en 2008, un correspondant de mes amis allemands Steffen et Isabel a eu affaire à un ranger indien plus agressif car le touriste ne déguerpissait pas assez vite et essayait de négocier. En 2009, le forumeur Angelo/Mokahlki (voir son "]carnet de voyage) m'a écrit (en m’autorisant à le citer) que lors de sa visite « Une grosse jeep est arrivée au ralenti, a observé notre véhicule stationné un peu plus loin et est passée au pas presque sur nos pieds. Les 2 Indiens qui étaient à l'intérieur nous ont dévisagés et franchement leurs regards traduisaient une hostilité flagrante à voir des visiteurs en ces lieux. » Vous voilà prévenus !
Malgré cela, comme White & Red Canyon est en pleine zone désertique et qu’on n’a pas l’impression de gêner qui que ce soit, on est évidemment tenté de le visiter. Je ne fais pas exception à la règle et c’est la troisième fois que je m’y rends depuis l’été 2006. Avec Steffen, nous avons cherché cette localisation un certain temps à partir de la seule photo que nous en connaissions (« Happily ever after » de Michael Fatali). Ce ne fut pas facile avec si peu peu d’informations et c’est finalement Steffen qui l’a trouvé le premier au printemps 2006 avec Isabel et notre ami commun Tony qui vit sur la réserve navajo. Un Américain ayant donné sur Internet le véritable nom du lieu en 2007 😮, ce site a commencé à être régulièrement visité à partir de 2008 (notamment par quelques membres de VF) et j’espère que des clôtures et panneaux « No trespassing » ne vont pas apparaître bientôt, rendant toute visite impossible.
Nous commençons par explorer le secteur nord de cet endroit superbe où une montagne rouge et blanche abrite des hoodoos, des aiguilles, des pyramides…




Au pied de la montagne, on trouve des rochers très colorés aux formes variées.



Certains rochers font penser à des menhirs.

D’autres semblent peints…

… comme ce tableau d’art moderne…

… ou cet incroyable visage féminin masqué !
Je comprends mieux quand le Navajo disait voir ici des personnages pétrifiés.

Au plaisir renouvelé de visiter ce site, s’ajoute celui de voir Kent particulièrement heureux 🙂 de le découvrir à son tour, de l’explorer et de le photographier « extensivement ».

Nous nous dirigeons maintenant vers l’autre secteur du site, celui qui abrite la fameuse formation que nous avons appelée « The Castle » et qui était le sujet de la photo de Michael Fatali.

The Castle se trouve tout au bout d’une rangée de hoodoos.

Voici une photo prise en 2006…

… et une autre prise cette année.

Vous constaterez que l’érosion continue toujours son travail et, cette fois-ci, elle a malheureusement entraîné la chute du sommet d’un gros hoodoo (en 2008) 😕.
Vu de trois quarts, The Castle me fait penser à un château de Walt Disney ou de Louis II de Bavière

Une vue plus classique...

… et un clin d’œil/hommage 😉 à la photo de Michael Fatali.

Nous continuons notre ballade vers un groupe de hoodoos qui me fait penser à une classe écoutant son professeur ou à une troupe de soldats au garde-à-vous devant un officier.


Avec également une mascotte « bébé hoodoo » ?

Ici, un couple de lions de mer…

… là, une fissure colorée.

Une belle montagne rouge et blanche…


… se termine par une petite famille de hoodoos.

Dans tout ce secteur, nous sommes choqués de voir des traces de pneus partout, certains visiteurs particulièrement feignants n’ayant même pas eu le courage de laisser leur véhicule au bord de la piste et de marcher quelques dizaines de mètres jusqu’au pied des hoodoos. Honte sur eux 😠!
A l’extrémité est du site, une pyramide surplombe la falaise et un chapelet de rochers rouges veinés de blanc s’étire dans le wash. Nous y resterons jusqu’au coucher du soleil.



Je me remémore l’extraordinaire coucher de soleil, avant un orage, auquel Elisabeth et moi avions eu la chance d’assister en 2007. Si les conditions étaient difficiles (vent violent apportant quelques gouttes de pluie et du sable qui cinglaient le visage et rendaient la photographie très difficile), c’était sans conteste la plus belle lumière que nous ayons jamais vue 🙂.
Après un superbe arc en ciel idéalement placé…

… nous avions admiré un ciel véritablement biblique dont on se demandait ce qui allait en sortir !

C’était un moment extraordinaire que les Américains qualifieraient de « once in a life time ». Fascinés, nous étions restés jusqu’au tout début des précipitations, nous étions alors partis immédiatement et avions foncé sur la piste à une vitesse déraisonnable pour fuir l’orage qui éclata au-dessus de nous au moment même où nous parvenions à la route goudronnée. Il était tellement dantesque que, par prudence, toutes les voitures s’arrêtaient sur le bas-côté. Nous avions échappé de très peu à une vraie galère….
Mais rien de tout cela aujourd’hui, il fait grand beau et nous n’avons vu absolument personne alors que la nuit commence à tomber. Nous décidons donc de prendre le risque de bivouaquer sur place, loin de la piste principale. Après un dîner plutôt copieux car nous partageons nos provisions, nous rejoignons nos SUV respectifs pour une nuit réparatrice. Bonne nuit, Kent !

JOUR 10 : de White & Red Canyon à Red Canyon
Dès notre réveil, et sans bouger nos véhicules, nous profitons du spectacle.

Les rochers rouges que nous avions admirés au coucher du soleil sont tout aussi beaux à son lever.

Une courte marche nous permet de voir White & Red Canyon s’éclairer progressivement.



On trouve en chemin des micro-badlands colorés.


Durant cette promenade très matinale, nous avons été accompagnés par le chant particulièrement mélodieux d’un oiseau que je n’arriverai jamais à voir et qui s’arrêtera moins d’une heure après le lever du soleil. Ce chant qui résonnait dans la falaise, plein de joie et de vigueur, était le seul son que nous pouvions entendre dans ce site isolé. Il a considérablement agrémenté la balade en lui donnant une dimension sonore inattendue, en parfaite harmonie avec nos émotions visuelles. Ce chant si agréable restera associé à White & Red Canyon car je n’en ai malheureusement jamais entendu de semblable pendant tout le reste du voyage.
Au petit déjeuner, Kent apprécie toujours autant que les années précédentes les crêpes bretonnes vanillées que j’ai amenées de France. En attendant que je finisse de ranger mes affaires, il étudie un de ses guides, tranquillement assis à l’ombre de son SUV.

Nous reprenons la piste puis la route pour rejoindre John avec qui j’ai convenu d’un rendez-vous dans une station-service, à la suite de notre rencontre à King of Wings. Tony, photographe créatif, que j’ai rencontré grâce à Laurent Martrès lors d’une randonnée à Cobra Arch, et avec qui j’ai ensuite passé plusieurs jours à explorer la réserve navajo en compagnie de Steffen, devait nous rejoindre mais il a dû annuler à cause d’un empêchement. Dommage, c’est avec plaisir que je l’aurais revu (John aussi car il le connaît également), il aurait fait un excellent « quatrième », non pas pour jouer à la belote mais pour partager avec nous sa grande connaissance de la réserve, puisqu’il y travaille et réside dans le cadre du programme d’assistance médicale gratuite aux Navajos.
John est à l’heure et m’offre d’appétissants cookies que sa femme a confectionnés hier à mon intention. Vraiment sympa 🙂!
Ce matin, la visite d’Arch Slot Canyon est au programme. Il s’agit d’un des sites confidentiels que j’avais photographiés avec Tony et Steffen en 2005 et qui avaient poussé John à prendre contact avec nous, car il était très étonné que nous les connaissions. Après avoir emprunté plusieurs pistes successives, nous garons nos trois 4 x 4 dans un endroit très isolé et peu visible, puis nous nous préparons à descendre dans le « slot canyon » (canyon dit « fente » parce que particulièrement étroit).
A notre grande surprise, arrive un gros pick-up dont descendent deux Indiens Navajos plutôt jeunes. Ils s’approchent et nous disent que nous sommes sur leurs terres et qu’il va falloir nous acquitter d’un droit de passage, ce qui ne nous pose aucun problème s’il reste raisonnable. Tandis que John leur parle de notre passion pour les « red rocks » et les slot canyons, je remarque que l’un d’eux porte des éperons. Je lance donc une discussion sur les chevaux, escomptant que c’est une passion pour eux, ce qui s’avère être le cas. Bientôt, ils nous racontent qu’ils sont à la recherche d’un étalon qui s’est enfui la nuit précédente car il a entendu des juments en liberté à proximité de leur propriété. S’ensuivent alors quelques plaisanteries sur l’attitude bien compréhensible de cet étalon « victime » de son attirance pour les charmes du sexe opposé, preuve que cinq bonshommes de culture, de nationalité et d’âge différents, qui se retrouvent au milieu de nulle part, peuvent facilement trouver à s’entendre sur certains sujets « universels » 😉. Que les lectrices de ce carnet veuillent bien nous en excuser 😊. C’est le bon moment pour partager les cookies tout frais que m’avait offerts John et qui ont un franc succès. Quand nous leur demandons combien nous leur devons pour le droit de passage, ils nous disent qu’ils sont très contents d’avoir passé un bon moment avec nous et que nous sommes leurs invités sur leurs terres. Lorsque ces sympathiques Navajos nous quittent avec de grands signes de la main, nous sommes contents non seulement d’avoir obtenu leur autorisation de visite mais aussi d’avoir transformé une situation potentielle de tension en moment de franche convivialité 🙂.
Il est temps de se rendre au bord du slot canyon en portant les échelles que John a apportées, la plus grande servant à descendre au fond du canyon (environ 6 mètres plus bas), la seconde à passer les difficultés rencontrées à l’intérieur même du canyon. L’ambiance est à la rigolade car nous avons bien conscience d’être plutôt ridicules avec nos échelles qui ne font pas vraiment « aventuriers », mais nous n’avons pas de matériel de canyoning et de toute façon nous ne saurions pas où attacher une corde puisqu’il n’y a pas d’arbres assez proches et qu’il n’est pas question de planter des pitons.

Je ne souhaite pas revivre la situation d’octobre 2005, lorsque nous étions venus ici avec Tony et Steffen sans échelle ni corde, car Tony avait auparavant réussi à entrer et sortir du canyon sans équipement par une « dry fall » (ressaut rocheux qui peut se transformer en cascade) pas totalement verticale. Mais depuis sa dernière visite, des orages avaient emporté le sable et creusé le fond du canyon d’environ deux mètres, ce qui avait changé la donne. Par prudence, Tony était donc resté en haut tandis que Steffen et moi descendions sans problème en désescaladant, glissant et sautant. Une fois l’arche photographiée, nous nous étions rendu compte que nous ne pouvions plus remonter la dry fall car elle était trop glissante, il n’y avait pas de prises et le canyon était trop large pour en sortir « en opposition » (en s’appuyant sur ses deux parois). J’avais donc fait la courte échelle à Steffen qui était ensuite monté sur mes épaules (elles s’en sont souvenues pendant plusieurs jours) pour se battre dans la dry fall en utilisant différentes techniques d’opposition et d’adhérence avec toutes les parties du corps, afin d’attraper le trépied photographique que lui tendait Tony, et de s’en servir pour se tracter. Comme je n’avais personne pour m’aider du bas, j’avais dû faire un montage avec de grosses pierres, en coinçant un morceau de bois pour y monter en équilibre sur un pied, m’inspirant de ce qu’avait fait Edward Abbey à Havasupai (comme on peut le lire dans Desert solitaire). Il m’avait fallu plusieurs essais et chutes, puis utiliser toutes les techniques d’escalade que j’avais pratiquées pendant des années, pour arriver à attraper le trépied salvateur de Tony, au prix d’écorchures et de quelques centimètres carrés de peau bien râpée 😕. Ce jour-là, les parois du canyon ont pu arborer une nuance de rouge supplémentaire ! Sans Tony resté en haut, nous aurions été dans une belle galère, simplement parce que le canyon était un peu plus creusé que d’habitude. Cette expérience m’a conduit à davantage de prudence et à ne plus jamais descendre si je ne suis pas a priori certain de pouvoir remonter, surtout en étant seul. Je vous encourage à en faire autant, dans les slot canyons ou ailleurs !
Une fois l’échelle positionnée à l’aide de la corde, nous descendons au fond du slot canyon. Bien sûr, il ne vaut pas l’inégalable Antelope Canyon, mais au moins ici nous sommes seuls et il y a plusieurs passages intéressants que nous prenons plaisir à voir et à photographier.




L’intérêt principal de ce canyon est la jolie petite arche qu’il abrite :

Je constate que la lumière du mois de mai y est moins belle que celle du mois d’octobre (à la même heure), à cause de la position du soleil, comme le montre cette photo prise en 2005 (il s’agit d’une photo papier scannée).

La remontée sur le plateau par l’échelle n’est qu’une formalité.
Satisfait de cette matinée, nous retournons à la station-service pour manger, nous rafraîchir et convenir du programme des prochaines vingt-quatre heures. Sans l’avoir jamais évoqué auparavant, John et moi avons la même idée : retourner à l’endroit que je nomme « Red Canyon » suite à ma visite de 2007, lui s’y est également rendu en 2008, afin de trouver d’autres hoodoos remarquables que nous n’avions pas vus la première fois et dont nous avons trouvé la localisation entre-temps. Nous prenons la route puis la quittons pour de nombreux miles de piste car ces formations rocheuses sont situées en plein wilderness, dans un secteur isolé de tout au cœur d’une zone désertique, ce qui explique pourquoi seuls 4 photographes professionnels accompagnés de guides navajos en ont jusqu’ici publié des photos. Cette fois-ci, je suis bien content que nous soyons plusieurs et avec 3 SUV 4 x 4, car ma précédente visite en solitaire avait été risquée, il faut bien le reconnaître.
Trouver la localisation de ces « nouveaux » hoodoos a été le fruit d’une recherche collective avec Steffen, Isabel, Tony et John, qui nous a amenés à combiner des recherches approfondies, des analyses dignes de Sherlock Holmes, l’utilisation extensive de Google Earth et notre expérience du terrain. Steffen, Isabel et Tony se sont rendus sur place lors de leur voyage du début 2009 et c’est maintenant à moi de guider notre petite caravane sur les pistes secondaires qui s’enfoncent dans le wilderness. Certains passages sont traîtres car le sable y est mou (je me fais même surprendre et je dois utiliser les vitesses courtes pour m’en sortir), d’autres sections sont au contraire entièrement sur du slickrock et la piste devient accidentée et difficile à suivre car on ne sait plus où elle passe.

Tout se passe bien jusqu’à ce que nous croisions un Navajo sur une moto de forte cylindrée avec des pneus extra larges, il y a un enfant sur la selle devant lui et aucun des deux ne porte de casque. Au regard noir et très appuyé qu’il m’a jeté lors du croisement effectué à très petite vitesse, je pressens que cela ne va pas bien se passer et je suis sa progression dans le rétroviseur. Après avoir croisé Kent, il fait demi-tour, le rattrape et l’arrête. Avec John, nous attendons à plus d’une centaine de mètres, mais comme la discussion dure nous allons les rejoindre. L’ambiance est plus que tendue, le Navajo est furieux que nous roulions sur cette piste et il profère des menaces 😠 : « Si j’avais eu mon 4 x 4 avec le fusil dedans je vous aurais tiré dessus », « Si j’avais vu vos véhicules garés au bord de la piste j’aurais crevé les pneus pour que vous vous desséchiez dans le désert », « Je vais appeler mes frères pour qu’ils vous cassent la figure », « Je n’ai que faire d’un hiking permit des autorités navajos car ici c’est chez moi »… et j’en passe ! Il nous appelle les « White eyes », ce qui est une manière méprisante de parler des Blancs qu’il nous dit ne pas aimer (tout particulièrement les Californiens, nous ne saurons pas pourquoi). Il est plein de rancœur et semble en vouloir à tout le monde, même aux autres Navajos trop permissifs à son goût. Kent, qui entend tout cela depuis le début, finit par lui répondre : « De toute façon, vous n’aurez pas mon scalp ! », en montrant son crâne dégarni, ce qui n’est pas pour calmer le Navajo ! John ne lui répond rien et me glisse à l’oreille qu’il vaut mieux partir immédiatement. Comme il n’y a plus rien à perdre et que je suis très motivé pour cette exploration préparée depuis plusieurs mois, je leur propose de me laisser négocier, le fait que je sois un étranger pouvant aider. Il me vient à l’esprit la phrase d’un de mes professeurs de techniques de commercialisation (il y a trente ans) qui disait : « C’est quand le client a dit non que la véritable négociation peut commencer. »
Malgré les agressions verbales répétées 😕, durant toute notre discussion je resterai très poli, humble et respectueux 😇, sans toutefois faire la « carpette » ou le Blanc culpabilisé par l’Histoire. Je demande au Navajo pourquoi il ne veut pas nous laisser continuer même en lui payant un droit de passage et il nous donne toutes les raisons qui ont conduit à sa haine des Blancs : les exactions des volontaires de Kit Carson et la « Longue Marche » au XIXe siècle, la spoliation des ressources naturelles, la pollution radioactive suite à l’exploitation de l’uranium, etc. Connaissant l’histoire des Indiens auxquels je me suis intéressé, j’abonde dans son sens et lui montre que je sais de quoi je parle en prenant des exemples et des faits précis. Son agressivité finit par retomber car il est difficile de rester furieux envers quelqu’un qui est de votre avis et montre qu’il vous respecte, mais aussi parce que je lui fais admettre que si un Navajo a peu de choses à voir avec un Iroquois, il en de même pour les Blancs : mes ancêtres cultivateurs en France n’avaient rien à voir non plus avec les volontaires de Kit Carson qui ont affamé les Navajos dans le Canyon de Chelly.
L’atmosphère s’améliore nettement mais je n’obtiens toujours pas l’autorisation de passer. Je continue âprement la négociation avec deux moments qui seront décisifs : d’une part quand le Navajo me parle de son aïeul qui s’était installé dans le secteur pour fuir les Blancs et pratiquer sa médecine, je lui montre sans hésiter un point précis dans le paysage totalement désertique en lui disant qu’il s’était installé là et que nous allons contourner ce secteur pour respecter sa volonté et sa mémoire. Je n’ai pas montré ce point par hasard (n’oubliez pas mes nombreuses recherches pour préparer cette visite) mais c’était quand même un coup de poker qui a fonctionné car je vois que notre homme est déstabilisé et se demande comment cet étranger peut bien connaître le lieu précis d’habitation de son aïeul 😮. D’autre part quand, profitant de l’avantage, je vais chercher un paquet de crêpes bretonnes vanillées que je lui offre pour ses enfants et pour le dérangement, indépendamment du fait qu’il nous laisse passer ou non. Il hésite à accepter ce cadeau, surtout parce que cela pourrait le rendre redevable selon certaines coutumes indiennes, mais il finit par le faire. Quelques minutes plus tard, j’obtiens le droit de passage espéré 🙂, uniquement pour cette fois-ci et avec interdiction formelle de revenir, sinon il mettrait ses menaces précédentes à exécution, menaces valables pour tous les Blancs qui s’aventureraient sur ses terres… Encore un effort supplémentaire et j’obtiens le droit de camper cette nuit, afin que le conducteur citadin inexpérimenté que je suis 😉 ne risque de se perdre ou d’avoir un problème en prenant le chemin du retour dans la pénombre, l’après midi étant déjà bien avancé. Je lui promets de ne pas révéler la localisation des hoodoos que nous allons voir et lui assure que nous entamerons le chemin du retour immédiatement après avoir pris notre petit déjeuner.
Pour le principe plus que pour l’argent, il nous demande quand même un droit de passage mais sans rien préciser, et nous lui donnons chacun 5 $. Nous le remercions chaleureusement pour son autorisation et, quand nous partons, il nous souhaite bonne route et esquisse même un sourire ! Qui aurait pu le prévoir il y a seulement une heure, quand nous avions entamé notre relation sur de mauvaises bases ?
Soulagés de ne pas devoir annuler notre exploration, nous reprenons la piste et arrivons à destination. Nous sommes assez loin du lieu de rencontre avec le Navajo et John pense que nous ne sommes plus sur ses terres (ou alors celles-ci seraient immenses). Mais comment le savoir ?
Nous choisissons notre lieu de bivouac dans un endroit discret et partons immédiatement randonner, car nous avons pris une bonne heure de retard à cause de cette rencontre imprévue. Du coup, nous n’explorons que très peu les alentours et nous dirigeons rapidement vers les hoodoos, surnommés « Duck Rocks », qui ont motivé notre venue dans ce lieu précis.
On les voit d’abord de profil…

… puis par en dessous…

… avant de s’en approcher. Il y a même une petite arche en bonus !

L’endroit est superbe et les deux hoodoos « frères » sont uniques, combinant forme originale et belles couleurs.
Nous restons jusqu’au coucher du soleil pour contempler tranquillement ce spectacle et photographier tout notre saoul, partageant notre joie de pouvoir en bénéficier.




Nous rentrons au bivouac dans la lumière du crépuscule.
John sort une bouteille de Margarita et nous prenons l’apéritif en portant des toasts au Navajo qui nous a finalement autorisés à passer, à Steffen et Isabel que nous connaissons tous les trois, à Tony qui aurait dû être parmi nous ce soir et à Laurent Martrès qui a tellement contribué à notre découverte de l’Ouest. Mes deux amis me portent aussi un toast pour le résultat inespéré de la négociation.
Le repas est joyeux et arrosé de bon vin californien amené par Kent 😎. Nous discutons tardivement sous les étoiles puis décidons d’un réveil bien avant l’aube pour aller voir le lever du soleil sur d’autres hoodoos situés dans le secteur.
Pour une fois, j’ai du mal à m’endormir après cette journée riche en émotions.
JOUR 11 : de Red Canyon à Page
Il fait encore nuit quand nous émergeons de nos SUV. Nous partons randonner dès les toutes premières lueurs de l’aube.
Nous arrivons suffisamment tôt pour nous installer tranquillement afin de voir les premiers rayons du soleil éclairer progressivement cette superbe formation rocheuse, surnommée « Eye of the Needle ».




Nous jetons un rapide coup d’œil aux alentours mais nous ne pouvons pas explorer le secteur durant la matinée, comme je l’avais prévu, car nous avons promis au Navajo de partir immédiatement après le petit déjeuner et, par honnêteté, celui-ci doit avoir lieu à une heure normale.


Le lever de soleil à Eye of the Needle nous ayant beaucoup plu, c’est sans trop de regret que nous rentrons au bivouac. Au petit déjeuner, nous mangeons mon dernier sachet de crêpes bretonnes, ce qui me fera un argument de moins dans le cas d’une autre rencontre difficile avec un Indien.
A 8 h 30 nous roulons sur la piste en direction de la sortie, la promesse au Navajo est donc tenue.
Du coup, nous ne pourrons pas montrer à Kent, comme je l’avais prévu pour cet après-midi, l’autre secteur intéressant de Red Canyon, celui que j’ai été visiter en 2007 et qui comprend d’autres formations esthétiques, comme celle surnommée « Sky City »…


… ainsi que de belles traces de dinosaures.

Sur la piste qui mène à la route goudronnée, nous croisons à nouveau le Navajo qui nous a autorisés à passer et camper, cette fois-ci au volant d’un gros pick-up quasiment neuf (avec des options extérieures tape à l’oeil) qui tracte une remorque. Dessus, sa moto de grosse cylindrée et un puissant quad rutilant. Il semble avoir un niveau de vie supérieur à la majorité des autres Indiens et beaucoup apprécier la technologie de ces Blancs qu’il déteste. Je m’arrête pour le saluer, étant resté sur la bonne impression du sourire qu’il avait esquissé la veille en nous quittant. Mais ce matin son visage est fermé 🙁 et il semble contenir son agressivité. A-t-il trouvé que je lui avais extorqué son autorisation ou bien sa famille lui a-t-elle reproché de l’avoir donnée ? Il reconnaît que nous avons bien tenu parole pour quitter ses terres à l’heure convenue mais me rappelle que cette autorisation était unique et ne sera pas renouvelée, s’il nous revoit ici il mettra ses menaces à exécution. D’ailleurs, il prend en photo les plaques d’immatriculation de John et de Kent avec son téléphone portable « pour se souvenir de leur véhicule au cas où ils reviendraient ». Nous atteignons la route sans rencontrer personne d’autre.
Le programme initial de la journée ayant été sérieusement écourté 😕, nous essayons d’envisager autre chose mais nous sommes quelque peu refroidis pour faire à nouveau du « hors des sentiers battus » sur la réserve navajo. Kent, déjà très satisfait de tout ce qu’il a vu d’original en si peu de temps, préfère retourner chez lui car demain il doit se rendre à Phoenix. Nous convenons d’un rendez-vous le week-end prochain à Escalante 🙂.
Avec John, nous nous rendons à Tuba City où nous passons un certain temps sur Internet dans un Cyber café puis nous allons prendre un lunch dans un restaurant navajo où nous mangeons très correctement.
En début d’après-midi, nous nous rendons à Coal Mine Canyon.
Nous commençons par prendre une piste qui longe le canyon quelques miles à l’est de l’éolienne « repère ». On y trouve quelques points de vue disséminés mais qui valent le détour, même si à cette heure la lumière n’est pas favorable.
Par exemple, ce point de vue vers l’ouest…


… et celui-ci vers l’est.

Nous nous rendons ensuite au point de vue « classique » près de l’éolienne. Je me souviens avoir fait une marche de 2 heures au fond du canyon en pleine journée durant l’été 2001, quand c’était encore autorisé, mais c’était un tel four avec la réflexion du soleil sur les parois blanches que je ne l’avais pas appréciée.
Nous restons nous balader sur le rim pour observer ce joli canyon plein de hoodoos aux couleurs pastel:




Avant de repartir chez lui, à Cortez, John me dit qu’il me contactera quand je serai à Moab, en fin de séjour, pour que nous passions à nouveau une journée ensemble. Je m’en réjouis par avance 🙂. Une dernière photo souvenir et nous prenons la route chacun de notre côté, en direction de Page en ce qui me concerne.

J’arrive à Page en fin d’après-midi où je me décide pour la balade de Hidden Gardens (qui se trouve entre la ville et le barrage), réputée très agréable à cette heure de la journée.
C’est effectivement le cas, la courte balade suit un sentier puis des cairns dans un joli paysage de slickrock où on peut apercevoir un bras du Lake Powell.


Les gardens sont des spots de végétation principalement nichés sous une alcôve qui prend une teinte dorée dans cette lumière de fin de journée.

Je reste jusqu’au moment où les derniers rayons du soleil embrasent le slickrock et en font ressortir les détails.


Après un ravitaillement au Wall Mart de Page, où je m’achète pour le dîner une bonne salade fraîche composée et une glace individuelle Ben & Jerry’s, je quitte la ville et me rends de nuit sur la Cottonwood Canyon Road. Après quelques miles faciles, je retrouve un emplacement de bivouac que j’ai déjà utilisé une année précédente.
Je m’endors en espérant être tiré au sort à la loterie de Coyote Buttes North le lendemain matin.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie) English translation pending
(Première partie: http://voyageforum.com/...ere_partie_D3185490/ )
LA VERSION AVEC PHOTOS ET UN TEXTE PLUS COMPLET (notamment en ce qui concerne les geysers de Yellowstone) SE TROUVE ICI : http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ (Boucle Salt Lake City - Salt Lake City via Yellowstone)
Yellowstone ayant démesurément grossi – de cinq pages prévues initialement, il y en a désormais onze (trois pour le seul sud-ouest du parc) –, ce carnet comprendra donc un « décrochage »: « Yellowstone en long, en large et en travers » : http://voyageforum.com/v.f?post=3360708;#3360708

(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Deuxième partie
Black Canyon of the Gunnison, Colorado National Monument Dinosaur National Monument, Island Park Overlook, McKee Springs Dinosaur NM, Sound of Silence et Desert Voices, Jones Hole Trail Dinosaur NM, Yampa Bench Road, Gates of Lodore Des Gates of Lodore à Flaming Gorge Grand Teton, Jackson Hole, Yellowstone Antelope Island
Mardi 26 mai
En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor, et en route pour le Black Canyon of the Gunnison, par la Rive Sud puisque la Rive nord, en fait une piste, est encore fermée à cause de la neige et qu’aucun pont ne les relie. Du Gunnison Point – au Visitor Center –, on a une vue en enfilade vertigineuse et saisissante d’une bonne partie de ce canyon sombre comme la nuit et d’une beauté rude, dont les roches les plus anciennes datent de… deux milliards d’années ! La faille qui court sur 25 kilomètres à l’intérieur du parc est extrêmement étroite, ne laissant que peu de soleil pénétrer dans les profondeurs si inhospitalières qu’aucun Indien (ici les Utes) ne s’y est jamais installé.
Comme le temps est couvert, et que la pluie n’est pas loin, encore à l’abri des gros nuages noirs qui nous arrivent dessus à toute allure, nous continuons sur Pulpit Rock, puis Cross Fissures. La vue est constamment superbe. A Rock Point, où l’on arrive par un chemin de sable bordé d’immenses lupins d’un bleu intense, le temps se gâte définitivement. A partir de là et jusqu’à High Point ce sera une course constante entre deux averses de grêle. Guetter un rayon de soleil, courir sur le sentier qui nous mène au point de vue, se prendre une douche glacée en retournant à la voiture, écouter tambouriner la pluie sur le toit et repartir au point de vue suivant. Devils lookout. Là je perds l’obturateur du Canon en courant sous la pluie torrentielle et en sautant pour éviter les flaques d’eau sur le sentier inondé. Je ne m’en rends compte qu’une fois à la voiture et il me faut faire le chemin inverse pour essayer de le retrouver… au pied d’un buisson. Chasm View. Nous restons ensuite bloqués à Painted Wall, immense falaise à pic parcourue de veines d’or qui plonge dans le torrent gris acier 700 mètres plus bas, à attendre que neige fondue, grêle et éclairs cessent de nous mitrailler. Puis Cedar Point, Dragon Point, Sunset View et High Point. Nous faisons le retour d’une traite, avec une visibilité réduite à quelques mètres. Ce canyon, si noir quand les autres sont si rouges, si différent, magnifique, restera un de nos meilleurs souvenirs malgré le temps détestable.
De nouveau quelques courses à Montrose, un plein d’essence au Wal mart et en route pour Colorado National Monument au soleil déclinant. Au loin le ciel est de plomb mais pour une fois nous échappons aux orages. Le parc, qui domine l’immense plaine de Grand Junction où coule le Colorado, fermée au nord par des montagnes striées verticalement, est assez décevant car pas assez sauvage à mon goût. La route suit plus ou moins la corniche, avec de belles colonnes de ocre-rouge et de petits tunnels qui transpercent la montagne de grès, jusqu’au Visitor Center et le camping voisin. Il y a un monde fou, des colonies de vacances, et nous ne trouvons qu’une place très moyenne au bord de la route. A peine sortis de la voiture nous sommes assaillis par des nuées de coléoptères… Mauvaise nuit.
Mercredi 27 mai
Départ à 8 h 30 pour Vernal et le Best Western Antlers à des années-lumière de l’horrible Days Inn de l’année précédente ! Nous posons nos affaires et partons pour les pétroglyphes de McKee Spring. Tout est assez mal indiqué, nous nous fions au Photographing the Southwest (de Vernal, il faut prendre Main Street, Vernal Road, la 500 North puis intersection à droite direction Buckskin Hills ; au ranch à droite. Pour la Jones Hole Road idem, mais ne pas tourner à droite). Au moment d’arriver, la pluie se met à tomber, c’est bien notre chance ! La piste étant impassable lorsqu’elle est mouillée, nous courons jusqu’au sommet et redescendons aussi vite pour aller mettre le 4 x 4 à la limite de l’averse, en attendant que le temps s’améliore, puis faisons demi-tour pour rejoindre Island Park overlook. Là nous sommes attendus de pied ferme par des nuées de moustiques affamés. Malgré le soleil qui perce les nuages j’enfile le K-way, mets la capuche, les lunettes de soleil et les mains dans mes poches… A Ruple Banch c’est encore pire, on dirait qu’ils sont dix fois plus gros, cousins des maringouins québécois, à s’agiter tout autour du pare-brise et des portières, prêts à l’attaque. Je sors une seconde faire une photo à toute allure puis me précipite à l’intérieur pour quitter ce coin infernal.
Retour au McKee Spring sous le soleil. Tout compte fait nous préférions la pluie car là aussi les moustiques ont fait leur apparition, c’en est infesté et comme ils m’adorent, je suis piquée de tous les côtés. Nous n’avions jamais vu ça dans nos voyages aux Etats-Unis, et c’est la mort dans l’âme que nous décidons d’annuler le camping le lendemain à Echo Park, car là-bas ce serait un enfer. Nous réservons donc une deuxième nuit au Best Western Antlers. Adieu les économies !
Jeudi 28 mai
Ce matin, ciel tout bleu, enfin… Au programme Sound of Silence et Desert Voices. Nous prenons l’unique brochure bien fatiguée dans la boîte en métal du Trailhead et la redéposerons au retour. Sound of Silence, bordé par endroits d’une infinité de Scarlet Globe Mallow (Sphaeralcea munroana) orange vif, est toujours aussi beau et contrairement à l’an dernier nous en profitons pleinement, étant chargés tous deux d’un gallon d’eau. Il fait déjà très chaud… A Desert Voices ce sont les fragiles Mariposa Lily pourpre (Calochortus macrocarpus) qui bordent le sentier. On en a plus qu’assez des moustiques et nous décidons, une fois au parking, de repasser par le motel prendre l’anti-moustiques que nous avons oublié sur le lit, avant d’aller au bout de la Jones Hole Road faire une partie du trail et de tester l’Off en prévision du camping du lendemain aux Gates of Lodore.
Route d’altitude, très belle et variée. Immenses pâturages de centaines de milliers d’hectares certainement, veloutés de vert bronze et vert amande. La fin de la route plonge jusqu’à l’entrée du Creek et des bassins d’élevage de truites, surplombés de falaises aussi hautes et impressionnantes qu’à Zion. Un panneau annonce que John W. Powell et sa troupe s’arrêtèrent là et firent un repas de truites… sauvages. Ici, peu de moustiques, mais des milliers de grosses cigales qui frottent leurs ailes finement striées d’orange dans un crépitement ressemblant un peu à une averse de grêle sur un toit de tôle, et qui dévorent aussi goulûment que des criquets la moindre feuille tendre à leur portée. Il y en a partout, certaines se prennent dans nos cheveux, et on se demande ce qu’il restera dans quelques jours… des branches dénudées, des arbres nus comme en plein hiver alors que le printemps commence tout juste… A deux miles du début du sentier, à Ely Creek, le bas de la falaise est orné de beaux pétroglyphes ocre-rouge, en partie dissimulés par la végétation. Nous continuons un certain temps sur le sentier mais il commence à se faire tard et nous nous promettons de revenir une autre année. Retour sur Vernal dans la lumière douce du soleil couchant.
Vendredi 29 mai
Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles de cervidés qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles d'antilopes, qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… mais tout à fait étonnants. Seule Antilope du continent américain, vingt millions d'années plus tard et de nombreuses mutations, elle est encore là, après avoir risqué l'extinction totale. Les pronghorns sont à la fois ruminants et cueilleurs, ce qui leur permet de survivre l'hiver lorsque la couche de neige est trop épaisse. C'est également l'animal le plus rapide du continent, avec des pointes à plus de 86 kilomètres à l'heure! A cette vitesse leurs bonds peuvent atteindre 6 mètres! Le mâle court le museau (à l'extrémité noire, contrairement à la femelle) pointé vers le sol et les femelles le museau droit devant elles... Autre particularité: il peut « ouvrir » et « fermer » ses poils à volonté, en été pour se rafraîchir, en hiver pour se réchauffer. La tâche blanche de la croupe sert d'avertisseur de danger: poils collés au corps quand tout est calme, hérissée en tous sens quand ça va mal... A ce moment-là, et dans la fuite, c'est un phare pour ceux qui suivent...
Il a plu récemment sur la piste d’Echo Park mais elle reste assez bonne et nous rejoignons sans problème l’embranchement de la Yampa Bench Road, longue de quarante miles (soixante-cinq kilomètres) qui ressort sur la 40. Nous ne sommes pas vraiment tranquilles car le soleil brûlant est constamment obscurci de gros nuages porteurs de pluie qui finissent par crever au-dessus de la piste, à quelques kilomètres devant nous. De gros rideaux gris relient le ciel et la terre, ce qui n’augure rien de bon pour la suite, car si nous sommes coincés ici ça s’annoncera très mal, puisque nous comptons remonter sur les Gates of Lodore et le Wyoming… En attendant nous guettons les points de vue paraît-il magnifiques sans les voir, sauf vaguement, une ou deux fois, à l’aplomb de la piste. Où sont passés Castle Park Overlook, Harding Hole et Wagon Wheel Overlook ? Finalement nous trouvons qu’Echo Park est bien plus belle et nous nous demandons si la Yampa Bench vaut bien le risque d’être coincés par la pluie à un moment ou un autre de ses soixante-cinq kilomètres.
Nous traversons un paysage tout de gris-argent et de vert, squelettes d’arbres ayant roussi quelques années plus tôt, avant de rattraper la pluie à la sortie du parc. Le TrailBlazer rechigne, fait mine de patiner par endroits, la bentonite se transforme peu à peu en savonnette et j’accélère pour retrouver une piste sèche, au-delà de l’averse. Ouf, nous sortons de ce guêpier et filons sur la 40 pour rejoindre à Maybell l’unique pompe à essence du coin avant Dutch john, à deux cents kilomètres de là. En fait de petite ville ce n’est pas même un village : un restaurant, une pompe à essence, un General store… Il y a aussi paraît-il une école, en fait le minimum pour tous les ranchers isolés de cette région perdue aux confins nord-ouest du colorado. Nous faisons le plein, et en route pour les très isolées Gates of Lodore ! C’est justement cet isolement qui nous a attirés, le fait que personne n’aille par là, un peu comme lorsque en plein hiver, au Québec, nous remontons sur Sept-Iles et au-delà alors que passé Tadoussac il n’y a plus une moufette sur la route.
La 318 West est une route étroite, complètement déserte et isolée. Nous arrivons très vite à l’embranchement de Deerlodge mais ne faisons pas le détour pour voir à quoi ça ressemble. Ensuite il n’y a plus rien avant 50 miles, que de gros nuages sombres sur la gauche qui laissent traîner leur chevelure sur les crêtes, un ranch ici ou là, voire un cavalier solitaire chevauchant au galop, au pied des colline, en contrebas. A un moment nous avons la surprise de voir un panneau indiquant de l’essence. Curieux, nous prenons la piste sur la droite, et arrivons au bout d’un mile à une pompe antédiluvienne où le prix n’est même pas affiché, jouxtant une aire pour camping-cars pour le moins étrange à cet endroit… La piste de seize miles pour Gates of Lodore est excellente et nous la faisons en un rien de temps. Les emplacements du camping totalement vide s’étirent le long d’une allée qui borde la Green River. Pas extraordinaire. Sur la gauche, le long d’un pré, de gros peupliers de Virginie boulottés comme sur le Jones Hole Trail, par les cigales ; sur la droite des bosquets au-dessus de la rivière et des fourmilières un peu partout. Nous nous installons tout au bout à droite sur le dernier emplacement, le n° 11, pour être tranquilles au cas où quelqu’un arriverait, puis grimpons par le Nature Trail au-dessus de la Green River. Il est court, très court, deux miles aller retour – et bordé de nombreuses fleurs, notamment de touffes jaune d’or de Yellow Buckwheat (Erigonium flavum) et de Claret Cup Cactus rouge sang. Du coup nous poursuivons un peu au-delà, dans le chaos de roches au pied de la falaise pourpre, pour inspecter une grotte . La visite sera vite faite, comme le demi-tour, à la vue d’une énorme crotte d’ours fraîche… En discutant le lendemain matin avec le très sympathique ranger indien, il nous confirmera que les lieux sont fréquentés par un couple d’ours noirs qui a réchappé aux chasseurs et que l’énorme crotte appartient très certainement à l’un d’eux. En approchant du camping, encore sur les hauteurs, nous entendons des cris et des rires et à un détour du sentier nous voyons soudain une dizaine de personnes et trois 4 x 4 installés exactement en face de nous, à trois mètres de notre emplacement, en train de sortir un matériel pour soutenir un siège ! Nous sommes sidérés car tous les autres emplacements sont vides et là nous sommes vraiment les uns sur les autres… Ils vont mettre des zodiacs à l’eau, probablement les parties dont parle Laurent Martrès dans le Photographing the Southwest. Ils sont tout sauf discrets et ne peuvent être plus près… Nous déménageons illico à une cinquantaine de mètres., sur l’emplacement n° 4, du côté des peupliers, en espérant que les cigales ne vont pas pleuvoir sur nos têtes. Chose étonnante, ici il n’y a encore aucun moustique, on est trop haut et ils ne sont pas encore arrivés, dixit le ranger ». Les Gates of Lodore sont à la fois près et trop loin…
Samedi 30 mai
Le soleil se lève à peine et colore de rose les collines au-dessus de la rivière tandis que les hautes falaises des Portes de Lodore, entre lesquelles glisse la Green River, restent plongées dans une ombre pourpre. Le silence ici est total, on entend juste chanter des oiseaux, tout près. Ça sent le bout du monde, la rivière coule paresseusement, aussi verte que son nom l’indique, un vert opaque assez proche de celui du Colorado. Petit à petit, les campeurs se réveillent, déjeunent, plie les tentes et rejoignent les zodiacs. Ils mettront plusieurs heures à décoller de la berge, et on finit par se demander s’ils ont très envie de passer trois jours à descendre les rapides de classe trois qui les attendent. Nous les guettons au bout du Nature Trail, sur le rocher qui surplombe la grande boucle avant les Portes. Ils sont descendus depuis le camping en se laissant dériver au fil du courant qui les porte doucement vers l’aval, ils rient et crient, et en tout cas économisent leurs forces. Un des zodiacs s’est déporté dans la boucle et avance encore plus lentement. Puis peu à peu ils disparaissent derrière la boucle suivante et le silence retombe. Nous plions bagage et nous arrêtons à la petite maison du ranger. Deux oiseaux magnifiques, tout près dans le sable, vont et viennent en tous sens, très agités, lançant sans arrêt un cri strident. Ce sont des Killdeers, ou pluviers kildirs (Charadrius vociferus), fréquentant habituellement les rivages . Voici encore un oiseau qui a une particularité étonnante : « En cas d’attaque réelle, l’un ou l’autre parent utilisera un moyen de défense différent. Si le fait de lancer des appels bruyants et de voler autour de l’ennemi ne suffit pas à l’éloigner, l’adulte fait alors une parade de distraction au cours de laquelle il feint d’avoir une aile cassée ou d’être blessé. L’oiseau se blottit sur le sol en laissant pendre une aile comme si elle était brisée. Il sautille d’une façon pitoyable en lançant son kill-dî-î sur un ton de souffrance extrême. L’intrus se dirige alors vers l’oiseau prétendument blessé ou réduit à l’impuissance, qui parvient toujours à s’éloigner, entraînant l’ennemi de plus en plus loin du nid et des petits. Lorsque ces derniers semblent hors de danger, l’adulte se remet miraculeusement et s’envole. Durant tout ce temps, les oisillons restent immobiles ou s’éparpillent dans toutes les directions. D’une façon ou d’une autre, ils sont par la suite presque introuvables. » Le ranger indien, si lucky comme il le dit de vivre ici isolé de tout, connaît parfaitement les environs et notamment tous les pétroglyphes. Il nous indique ceux d’Irish Canyon, sur une piste très « rough » et avec le conseil de faire demi-tour immédiatement s’il pleut pour ne pas être stuck in a muddy, autrement dit embourbés. Nous resterions bien ici, dans cet endroit si calme et si reposant, loin de tout, à regarder couler la Green River et à discuter avec lui, mais il est temps de partir pour d’autres horizons pas si éloignés d’ailleurs.
A l’entrée d’Irish Canyon, tout aussi désert que la piste des Gates of Lodore, beaux pétroglyphes à droite et à gauche de la route. Ensuite nous ratons l’embranchement et partons beaucoup trop loin. Nous revenons sur nos pas, guettant du coin de l’œil les gros nuages cotonneux amassés justement là où il ne faut pas, à savoir sur la piste… fermée au bout d’un moment par une barrière métallique gardée par deux énormes taureaux qui ruminent tranquillement, couchés sur le sol poussiéreux. Nous descendons, inspectons la barrière, l’un d’eux se lève aussitôt et nous regarde d’un œil torve… Je nous vois mal passer la barrière, la refermer avec les taureaux à nos côtés et partir tranquillement droit devant dans l’orage qui gronde.
Retour donc sur la route 318, toujours aussi déserte et qui se prolonge soudain en piste en repassant dans l’Utah ! On ne s’y attendait absolument pas . Il y a des travaux au tout début mais on est samedi et les engins sont arrêtés, elle semble fermée, ce qui serait catastrophique car ça signifierait refaire tout le chemin en sens inverse jusqu’à Vernal pour rejoindre Flaming Gorge ! Nous tentons de passer, on ne sait jamais, ne serait-ce que pour voir ce qu’il y a plus loin, et plus loin, justement, il n’y a rien, on continue, on continue… et soudain les travaux sont derrière nous. On est toujours au bout du monde, la piste est vraiment très belle, griffant les sommets, de plus en plus haut. Des étendues de velours à droite et à gauche, mêlées par endroits de longs sillons de roche rouge. Puis soudain c’est terminé, on retombe sur la 191 Sud et presque tout de suite on a une vue sur Flaming Gorge.
Arrêt au Visitor Center de Red Canyon, avec sa grande baie vitrée qui offre un vue en enfilade au-dessus du canyon, son puma empaillé aux yeux magnifiques, tous ses trésors… Nous comparons les mérites respectifs de Red Canyon, totalement désert, et de Canyon Rim. Le second a des places exceptionnelles… si nous sommes seuls, mais le risque que quelqu’un s’installe juste à côté de nous sur le minuscule parking n’est pas mineur. Comme nous dormons dans le 4 x 4, ce ne serait pas des plus agréables. Le premier est aussi très bien mais nous sommes étonnés qu’il n’y ait personne ; Philippe nous dira qu’il est désormais interdit d’y dormir, seul le pique-nique de jour est autorisé… Finalement nous choisissons Canyon Rim, l’emplacement n° 10, et nous faisons bien car personne ne viendra se coller à nous ; nous aurons à quelques pas, seuls de tout le camping, une vue plongeante sur les falaises pourpre et les eaux bleu sombre de la Green River, avec en prime un coucher de soleil mêlé de pluies et un arc-en-ciel somptueux ! La température est plus que fraîche… Nous faisons un feu pour nous réchauffer et nous mangeons une soupe de clams (clam chowder) bien chaude sous l’œil attentif d’un merle d’Amérique. Au moment d’installer le 4 x 4 pour la nuit il se remet à pleuvoir et nous sommes obligés de tout faire de l’intérieur, c’est-à-dire de passer les bagages et tout notre bardas sur les sièges avant, baisser les sièges arrière, etc. Mais ensuite qu'il est agréable d'écouter la pluie tambouriner sur le toit, bien au chaud dans nos épais duvets...
Dimanche 31 mai
La nuit a été moyenne. Nous retournons au Visitor Center à l’ouverture, ou deux rangers, un homme et une femme, attendent le client en compagnie du puma. Cet endroit de Flaming Gorge a l’air encore très peu fréquenté, l’hiver n’est pas très loin derrière nous et c’est très bien comme ça. Ils sont donc entièrement disponibles pour nous indiquer routes et pistes sympa qui nous réjouissent d’avance. Notre enthousiasme est pourtant soudain douché quand dans la conversation la ranger nous annonce qu’il y a sept heures de route de là à Jackson Hole. Très étonnés, nous lui faisons répéter le temps estimé, elle confirme, si si, ça tourne beaucoup, ce n’est pas comme l’autoroute, etc. Bon, Brown Lake ne sera pas pour cette fois-ci, le reste non plus, mais nous nous promettons de revenir, au moins deux jours.
La 191 North jusqu’à Rock Springs est une route d’altitude, sauvage et très belle, qui traverse de hauts plateaux sur lesquels broutent des troupeaux de pronghorns et des chevaux aux longues crinières noires. Neige sur les sommets. Plus loin, de fines silhouettes de fer forgé plantées sur une potence indiquent que l’Oregon Trail, piste qu’empruntèrent les pionniers pour traverser les territoires indiens, coupe la route à cet endroit. Nous en verrons plusieurs, à chaque fois différentes des précédentes, se détacher sur le ciel changeant. A l'horizon des étendues herbeuses qui bordent la route, à la limite de la neige, broutent des troupeaux de pronghorns. Et toujours les si jolies silhouettes de fer forgé que je ne peux m'empêcher de photographier. Nous approchons de Grand Teton, la neige est désormais partout présente sur les hauteurs, l'air est plus vif et le ciel se couvre par moments de façon inquiétante.
Plus nous nous rapprochons de Jackson, plus le temps se gâte, et finalement nous entrons dans la petite ville sous une pluie torrentielle. Nous traversons la pelouse verdoyante plantée d’arbres en fleur du Burtrail Lodge et nous engouffrons dans la chambre tout en bois de cèdre. Très bien mais sonore, comme toutes les cloisons de ce type. Un couple scrute à la jumelle les pentes gris acier qui surplombent le motel. Je les imite mais ne vois vraiment pas ce qui les intéresse, peut-être cherchent-ils simplement à repérer un animal… Nous partons faire quelques courses à Albertson et au magasin bio. Là encore, la ville a changé en presque dix ans.
Lundi 1er juin
A dix années d’écart, nous revoici enfin à Yellowstone, un des plus beaux parcs de l’Ouest, immense caldeira de soixante-dix kilomètres de diamètre qui ne demande qu’à exploser: elle a déjà quarante mille ans de retard sur l’horaire prévu. Mais elle attendra bien encore un peu, le temps qu’on reprenne l’avion à Salt Lake. De Upper à Lower Geyser Basin...
Mardi 2 juin
La pluie qui avait cessé reprend lorsque nous arrivons à Biscuit Basin, où les rives de la Firehole River sont tapissées de Yellow Monkey Flowers. Les dépôts minéraux y sont magnifiques, et ils laissaient pourtant de marbre ceux qui passaient à côté.
Mercredi 3 juin
C'est à Upper Geyser Basin qu'est située la plus grande concentration de geysers au monde...
Mercredi 3 juin (suite)
Sur la route de Canyon Lodge, arrêt prolongé à cause de la pluie battante à West Thumb, un des plus petits bassins de geysers du parc, caldeira dans la caldeira, baie plus récente et beaucoup plus profonde que le lac Yellowstone qu'elle borde, résultant d’une explosion qui ne date que de 125 000 ans (certains disent 160 000). Ici, l'eau est partout, froide ou brûlante, liquide ou vaporeuse, dans le ciel et sur nos têtes, sous nos pieds, à l'horizon de plomb... Son activité géothermique décroît cependant depuis le milieu des années 1970; il en résulte une baisse de la temp��rature de l'eau et par là même le développement d'algues et de cyanobactéries – les plus anciens des êtres vivants..., déjà présents sur Terre il y a 3,8 milliards d'années!
Mercredi 3 juin (suite)
Belle vue en enfilade sur les Lower Falls dans le « Grand Canyon ». Les nuages laissent filtrer une lumière dorée qui illumine le canyon. Ici, on comprend pourquoi le parc s'appelle Yellowstone...
Jeudi 4 juin (suite)
C'est ici, à Norris Geyser Basin, que se trouvent les eaux les plus acides de Yellowstone. Vermillion Spring.
Jeudi 4 juin (suite)
A Porcelain Basin, sans doute le lieu le plus actif du parc, il y a des dizaines de petits geysers, sources, piscines qui n'ont pas de noms autres qu'un numéro. De plus, ça bouge sans arrêt, les uns meurent, les autres naissent... Au premier plan, Colloidal Pool.
Vendredi 5 juin
Lamar Valley. Il y a beaucoup de monde sur la Beartooth Hwy, beaucoup de monde en tout genre : hommes, mais aussi Bighorn Sheep (celui-ci je le soupçonne de poser pour la postérité tous les jours au même endroit, sous son arbre, indifférent, le regard perdu sur la – très lointaine – ligne bleue des Vosges...).
Samedi 6 juin
Prévisions pour la journée : pluie et neige… D’ailleurs il fait un temps d’hiver. Lower Terraces. Les terrasses ont semble-t-il beaucoup changé en dix ans. Au premier coup d’œil, leur blancheur de nacre a fait place à un gris cendre – la différence est la même qu’entre le corail vivant ou mort –, on se croirait dans une cimenterie (mais les merveilles se cachent…). Elles se sont formées par accumulation de travertin (composé d’aragonite et de calcite), mais tandis que le corail progresse de 1 mm par an, le travertin, lui, croit de 5 mm par jour – ce sont les sources, en se tarissant, qui provoquent la « mort » du calcaire. Ici, comme ailleurs dans le parc, les couleurs sont données par les thermophiles, mais on pense désormais que la croissance fulgurante du travertin serait due à la présence de ces micro-organismes dans l'eau.
Samedi 6 juin (suite)
UpperTerraces. La route sinue dans les bois, dans lesquels sont cachées des formations qui ne ressemblent en rien aux terrasses du bas. Par exemple Orange Spring Mound, t° 157 °F (70 °C): son nom vient du fait que la source étant moins chaude que les autres à Mammoth, elle permet aux cyanobactéries orange de se développer.
Gibbon Geyser Basin. Artist Paint Pots. Le chemin longe de petites mares de boue glougloutantes crémeuses à souhait. Je prends les bulles qui crèvent à la surface en rafale et en les regardant, plus tard, nous avons la surprise de voir des choses étonnantes, notamment celle-ci, la plus belle!
Après avoir bientraîné à photographier tout ce qui me tombait sous l'objectif, je rejoins le parking au pas de course. Comme il est encore tôt nous allons essayer de nous rapprocher de Salt Lake. West Yellowstone. Nous prenons de l’essence puis une carte de l’Idaho au Visitor Info. Sous la pluie encore et toujours, comme pour la majeure partie des Etats-Unis d’après ce que nous pouvons voir à la météo, nous roulons sur la Hwy 20 puis l’I 15 en direction d’Ashton, Idaho Falls, Blackfoot et enfin Pocatillo, jolie petite ville cernée de collines verdoyantes, qui elles aussi ont apparemment reçu leur ration d’arrosage. Nous nous arrêtons au Super 8 qui est très bien. C’est tout juste si nous arrivons à sortir de la voiture et à sortir nos sacs avec les trombes d’eau qui s’abattent de toute part. Courses au Wal Mart ; repas bio dans la chambre, passé par le micro-ondes de l’office, au chaud et au sec !
Dimanche 7 juin
Il a plu toute la nuit – qui pour moi a été très mauvaise – et ce matin il pleut encore à seaux, bloquant toute une armée de motards du Saskatchewan dans les canapés de l’office. Nous quittons Pocatello par la I 15 quasi inondée ; on ne voit pas plus le paysage alentour que sur la Route n° 1 entre Morro Bay et San Francisco… Nous nous sommes rendu compte d’une chose : les Américains ne courent jamais sous la pluie. Qu’ils soient en short, T-shirt et tongs, ils conservent sous les déluges glacés la même allure relax… Salt Lake City est encore une ville qui s’étiiiiiiire à n’en plus finir, du nord au sud. Nous la visiterons une autre fois. Aujourd’hui le temps nous manque car nous comptons aller à Antelope Island – la plus grande des dix îles que compte le Great Salt Lake – puis rendre le TrailBlazer à l’aéroport à 19 heures. Nous prenons la sortir 332 puis la longue ligne droite reliant l’île à la terre. Entrée 9 $, le pass n’est pas accepté. Les eaux lisses du Great Salt Lake sont colonisées par des centaines de canards noirs et de mouettes. Nous nous arrêtons pour pique-niquer à Bridger Bay, mais à peine sortis de la voiture, une nuée de moucherons nous assaillent. Les milliers d'oiseaux qui arpentent l'île ou la survolent en sont sans doute responsables. La table est d'ailleurs décorée de guano du plus effet mais pas des plus appétissants. Si l'on ajoute le vent qui nous fait dresser les cheveux sur la tête, l'unique aire de pique-nique de l'île laisse à désirer. tout en mangeant mon sandwich, je m'approche de la rive et aperçois une de ces drôles de boule qu'on appelle des Tumbleweeds (« herbe qui tourne »).
Très belle île sauvage et désertique dans les tons pastel de rose, de brun et d’orange. De l’extrémité de Bull Point, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! De l’extrémité de Bull Point, où nous observons quelques-uns des six cents bisons qui peuplent l'île, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! Il faut dire que ça fait bien une heure que nous n'avons pas vu une goutte d'eau tomber du ciel... Nous apercevons un mule deer (un cerf mulet, ceux qui ont de grandes oreilles) au milieu des genêts et des tamaris, mais je n'ai pas le temps de le prendre en photo, il a déjà disparu dans la végétation. Un rayon de soleil se pose sur l'eau juste en face de nous.
Il est temps maintenant de quitter Antelope où nous ne regrettons vraiment pas d'être venus. Sur la route de l’aéroport, les ennuis commencent : un voyant s’allume au tableau de bord indiquant que nous avons un problème de pneu. Il ne manquait plus que ça ! Soit nous avons crevé, soit, comme sur la Laguna, c’est une baisse de pression, mais nous ne pouvons nous arrêter. Comble de malchance, nous devons rendre le réservoir vide, donc nous avons calculé assez juste, mais il y a d’énormes embouteillages qui nous font rouler au pas alors que nous sommes, bien qu’à Salt Lake, à une quarantaine de kilomètres. Nous finissons par trouver une voie de dégagement et vérifions le pneu qui n’a pas l’air plus dégonflé que les autres. Ouf ! Nous arrivons enfin à La Quinta Inn, toujours très très bien. 64$ taxes comprises. Nous partons rendre le 4 x 4 à l’aéroport distant de trois miles puis passons un coup de fil pour que la navette de l’hôtel vienne nous chercher.
Lundi 8 juin
Réveil à 5 h 30. Dans la grande salle du petit déjeuner, quelques personnes sont déjà attablées. Je mange une gaufre, l’estomac un peu serré à l’idée de repartir – et aussi de prendre l’avion. 6 heures, la navette est là, nous nous serrons à l’intérieur, fin du voyage…
LA VERSION AVEC PHOTOS ET UN TEXTE PLUS COMPLET (notamment en ce qui concerne les geysers de Yellowstone) SE TROUVE ICI : http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ (Boucle Salt Lake City - Salt Lake City via Yellowstone)
Yellowstone ayant démesurément grossi – de cinq pages prévues initialement, il y en a désormais onze (trois pour le seul sud-ouest du parc) –, ce carnet comprendra donc un « décrochage »: « Yellowstone en long, en large et en travers » : http://voyageforum.com/v.f?post=3360708;#3360708

(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Deuxième partie
Black Canyon of the Gunnison, Colorado National Monument Dinosaur National Monument, Island Park Overlook, McKee Springs Dinosaur NM, Sound of Silence et Desert Voices, Jones Hole Trail Dinosaur NM, Yampa Bench Road, Gates of Lodore Des Gates of Lodore à Flaming Gorge Grand Teton, Jackson Hole, Yellowstone Antelope Island
Mardi 26 mai
En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor, et en route pour le Black Canyon of the Gunnison, par la Rive Sud puisque la Rive nord, en fait une piste, est encore fermée à cause de la neige et qu’aucun pont ne les relie. Du Gunnison Point – au Visitor Center –, on a une vue en enfilade vertigineuse et saisissante d’une bonne partie de ce canyon sombre comme la nuit et d’une beauté rude, dont les roches les plus anciennes datent de… deux milliards d’années ! La faille qui court sur 25 kilomètres à l’intérieur du parc est extrêmement étroite, ne laissant que peu de soleil pénétrer dans les profondeurs si inhospitalières qu’aucun Indien (ici les Utes) ne s’y est jamais installé.
Comme le temps est couvert, et que la pluie n’est pas loin, encore à l’abri des gros nuages noirs qui nous arrivent dessus à toute allure, nous continuons sur Pulpit Rock, puis Cross Fissures. La vue est constamment superbe. A Rock Point, où l’on arrive par un chemin de sable bordé d’immenses lupins d’un bleu intense, le temps se gâte définitivement. A partir de là et jusqu’à High Point ce sera une course constante entre deux averses de grêle. Guetter un rayon de soleil, courir sur le sentier qui nous mène au point de vue, se prendre une douche glacée en retournant à la voiture, écouter tambouriner la pluie sur le toit et repartir au point de vue suivant. Devils lookout. Là je perds l’obturateur du Canon en courant sous la pluie torrentielle et en sautant pour éviter les flaques d’eau sur le sentier inondé. Je ne m’en rends compte qu’une fois à la voiture et il me faut faire le chemin inverse pour essayer de le retrouver… au pied d’un buisson. Chasm View. Nous restons ensuite bloqués à Painted Wall, immense falaise à pic parcourue de veines d’or qui plonge dans le torrent gris acier 700 mètres plus bas, à attendre que neige fondue, grêle et éclairs cessent de nous mitrailler. Puis Cedar Point, Dragon Point, Sunset View et High Point. Nous faisons le retour d’une traite, avec une visibilité réduite à quelques mètres. Ce canyon, si noir quand les autres sont si rouges, si différent, magnifique, restera un de nos meilleurs souvenirs malgré le temps détestable.
De nouveau quelques courses à Montrose, un plein d’essence au Wal mart et en route pour Colorado National Monument au soleil déclinant. Au loin le ciel est de plomb mais pour une fois nous échappons aux orages. Le parc, qui domine l’immense plaine de Grand Junction où coule le Colorado, fermée au nord par des montagnes striées verticalement, est assez décevant car pas assez sauvage à mon goût. La route suit plus ou moins la corniche, avec de belles colonnes de ocre-rouge et de petits tunnels qui transpercent la montagne de grès, jusqu’au Visitor Center et le camping voisin. Il y a un monde fou, des colonies de vacances, et nous ne trouvons qu’une place très moyenne au bord de la route. A peine sortis de la voiture nous sommes assaillis par des nuées de coléoptères… Mauvaise nuit.
Mercredi 27 mai
Départ à 8 h 30 pour Vernal et le Best Western Antlers à des années-lumière de l’horrible Days Inn de l’année précédente ! Nous posons nos affaires et partons pour les pétroglyphes de McKee Spring. Tout est assez mal indiqué, nous nous fions au Photographing the Southwest (de Vernal, il faut prendre Main Street, Vernal Road, la 500 North puis intersection à droite direction Buckskin Hills ; au ranch à droite. Pour la Jones Hole Road idem, mais ne pas tourner à droite). Au moment d’arriver, la pluie se met à tomber, c’est bien notre chance ! La piste étant impassable lorsqu’elle est mouillée, nous courons jusqu’au sommet et redescendons aussi vite pour aller mettre le 4 x 4 à la limite de l’averse, en attendant que le temps s’améliore, puis faisons demi-tour pour rejoindre Island Park overlook. Là nous sommes attendus de pied ferme par des nuées de moustiques affamés. Malgré le soleil qui perce les nuages j’enfile le K-way, mets la capuche, les lunettes de soleil et les mains dans mes poches… A Ruple Banch c’est encore pire, on dirait qu’ils sont dix fois plus gros, cousins des maringouins québécois, à s’agiter tout autour du pare-brise et des portières, prêts à l’attaque. Je sors une seconde faire une photo à toute allure puis me précipite à l’intérieur pour quitter ce coin infernal.
Retour au McKee Spring sous le soleil. Tout compte fait nous préférions la pluie car là aussi les moustiques ont fait leur apparition, c’en est infesté et comme ils m’adorent, je suis piquée de tous les côtés. Nous n’avions jamais vu ça dans nos voyages aux Etats-Unis, et c’est la mort dans l’âme que nous décidons d’annuler le camping le lendemain à Echo Park, car là-bas ce serait un enfer. Nous réservons donc une deuxième nuit au Best Western Antlers. Adieu les économies !
Jeudi 28 mai
Ce matin, ciel tout bleu, enfin… Au programme Sound of Silence et Desert Voices. Nous prenons l’unique brochure bien fatiguée dans la boîte en métal du Trailhead et la redéposerons au retour. Sound of Silence, bordé par endroits d’une infinité de Scarlet Globe Mallow (Sphaeralcea munroana) orange vif, est toujours aussi beau et contrairement à l’an dernier nous en profitons pleinement, étant chargés tous deux d’un gallon d’eau. Il fait déjà très chaud… A Desert Voices ce sont les fragiles Mariposa Lily pourpre (Calochortus macrocarpus) qui bordent le sentier. On en a plus qu’assez des moustiques et nous décidons, une fois au parking, de repasser par le motel prendre l’anti-moustiques que nous avons oublié sur le lit, avant d’aller au bout de la Jones Hole Road faire une partie du trail et de tester l’Off en prévision du camping du lendemain aux Gates of Lodore.
Route d’altitude, très belle et variée. Immenses pâturages de centaines de milliers d’hectares certainement, veloutés de vert bronze et vert amande. La fin de la route plonge jusqu’à l’entrée du Creek et des bassins d’élevage de truites, surplombés de falaises aussi hautes et impressionnantes qu’à Zion. Un panneau annonce que John W. Powell et sa troupe s’arrêtèrent là et firent un repas de truites… sauvages. Ici, peu de moustiques, mais des milliers de grosses cigales qui frottent leurs ailes finement striées d’orange dans un crépitement ressemblant un peu à une averse de grêle sur un toit de tôle, et qui dévorent aussi goulûment que des criquets la moindre feuille tendre à leur portée. Il y en a partout, certaines se prennent dans nos cheveux, et on se demande ce qu’il restera dans quelques jours… des branches dénudées, des arbres nus comme en plein hiver alors que le printemps commence tout juste… A deux miles du début du sentier, à Ely Creek, le bas de la falaise est orné de beaux pétroglyphes ocre-rouge, en partie dissimulés par la végétation. Nous continuons un certain temps sur le sentier mais il commence à se faire tard et nous nous promettons de revenir une autre année. Retour sur Vernal dans la lumière douce du soleil couchant.
Vendredi 29 mai
Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles de cervidés qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles d'antilopes, qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… mais tout à fait étonnants. Seule Antilope du continent américain, vingt millions d'années plus tard et de nombreuses mutations, elle est encore là, après avoir risqué l'extinction totale. Les pronghorns sont à la fois ruminants et cueilleurs, ce qui leur permet de survivre l'hiver lorsque la couche de neige est trop épaisse. C'est également l'animal le plus rapide du continent, avec des pointes à plus de 86 kilomètres à l'heure! A cette vitesse leurs bonds peuvent atteindre 6 mètres! Le mâle court le museau (à l'extrémité noire, contrairement à la femelle) pointé vers le sol et les femelles le museau droit devant elles... Autre particularité: il peut « ouvrir » et « fermer » ses poils à volonté, en été pour se rafraîchir, en hiver pour se réchauffer. La tâche blanche de la croupe sert d'avertisseur de danger: poils collés au corps quand tout est calme, hérissée en tous sens quand ça va mal... A ce moment-là, et dans la fuite, c'est un phare pour ceux qui suivent...
Il a plu récemment sur la piste d’Echo Park mais elle reste assez bonne et nous rejoignons sans problème l’embranchement de la Yampa Bench Road, longue de quarante miles (soixante-cinq kilomètres) qui ressort sur la 40. Nous ne sommes pas vraiment tranquilles car le soleil brûlant est constamment obscurci de gros nuages porteurs de pluie qui finissent par crever au-dessus de la piste, à quelques kilomètres devant nous. De gros rideaux gris relient le ciel et la terre, ce qui n’augure rien de bon pour la suite, car si nous sommes coincés ici ça s’annoncera très mal, puisque nous comptons remonter sur les Gates of Lodore et le Wyoming… En attendant nous guettons les points de vue paraît-il magnifiques sans les voir, sauf vaguement, une ou deux fois, à l’aplomb de la piste. Où sont passés Castle Park Overlook, Harding Hole et Wagon Wheel Overlook ? Finalement nous trouvons qu’Echo Park est bien plus belle et nous nous demandons si la Yampa Bench vaut bien le risque d’être coincés par la pluie à un moment ou un autre de ses soixante-cinq kilomètres.
Nous traversons un paysage tout de gris-argent et de vert, squelettes d’arbres ayant roussi quelques années plus tôt, avant de rattraper la pluie à la sortie du parc. Le TrailBlazer rechigne, fait mine de patiner par endroits, la bentonite se transforme peu à peu en savonnette et j’accélère pour retrouver une piste sèche, au-delà de l’averse. Ouf, nous sortons de ce guêpier et filons sur la 40 pour rejoindre à Maybell l’unique pompe à essence du coin avant Dutch john, à deux cents kilomètres de là. En fait de petite ville ce n’est pas même un village : un restaurant, une pompe à essence, un General store… Il y a aussi paraît-il une école, en fait le minimum pour tous les ranchers isolés de cette région perdue aux confins nord-ouest du colorado. Nous faisons le plein, et en route pour les très isolées Gates of Lodore ! C’est justement cet isolement qui nous a attirés, le fait que personne n’aille par là, un peu comme lorsque en plein hiver, au Québec, nous remontons sur Sept-Iles et au-delà alors que passé Tadoussac il n’y a plus une moufette sur la route.
La 318 West est une route étroite, complètement déserte et isolée. Nous arrivons très vite à l’embranchement de Deerlodge mais ne faisons pas le détour pour voir à quoi ça ressemble. Ensuite il n’y a plus rien avant 50 miles, que de gros nuages sombres sur la gauche qui laissent traîner leur chevelure sur les crêtes, un ranch ici ou là, voire un cavalier solitaire chevauchant au galop, au pied des colline, en contrebas. A un moment nous avons la surprise de voir un panneau indiquant de l’essence. Curieux, nous prenons la piste sur la droite, et arrivons au bout d’un mile à une pompe antédiluvienne où le prix n’est même pas affiché, jouxtant une aire pour camping-cars pour le moins étrange à cet endroit… La piste de seize miles pour Gates of Lodore est excellente et nous la faisons en un rien de temps. Les emplacements du camping totalement vide s’étirent le long d’une allée qui borde la Green River. Pas extraordinaire. Sur la gauche, le long d’un pré, de gros peupliers de Virginie boulottés comme sur le Jones Hole Trail, par les cigales ; sur la droite des bosquets au-dessus de la rivière et des fourmilières un peu partout. Nous nous installons tout au bout à droite sur le dernier emplacement, le n° 11, pour être tranquilles au cas où quelqu’un arriverait, puis grimpons par le Nature Trail au-dessus de la Green River. Il est court, très court, deux miles aller retour – et bordé de nombreuses fleurs, notamment de touffes jaune d’or de Yellow Buckwheat (Erigonium flavum) et de Claret Cup Cactus rouge sang. Du coup nous poursuivons un peu au-delà, dans le chaos de roches au pied de la falaise pourpre, pour inspecter une grotte . La visite sera vite faite, comme le demi-tour, à la vue d’une énorme crotte d’ours fraîche… En discutant le lendemain matin avec le très sympathique ranger indien, il nous confirmera que les lieux sont fréquentés par un couple d’ours noirs qui a réchappé aux chasseurs et que l’énorme crotte appartient très certainement à l’un d’eux. En approchant du camping, encore sur les hauteurs, nous entendons des cris et des rires et à un détour du sentier nous voyons soudain une dizaine de personnes et trois 4 x 4 installés exactement en face de nous, à trois mètres de notre emplacement, en train de sortir un matériel pour soutenir un siège ! Nous sommes sidérés car tous les autres emplacements sont vides et là nous sommes vraiment les uns sur les autres… Ils vont mettre des zodiacs à l’eau, probablement les parties dont parle Laurent Martrès dans le Photographing the Southwest. Ils sont tout sauf discrets et ne peuvent être plus près… Nous déménageons illico à une cinquantaine de mètres., sur l’emplacement n° 4, du côté des peupliers, en espérant que les cigales ne vont pas pleuvoir sur nos têtes. Chose étonnante, ici il n’y a encore aucun moustique, on est trop haut et ils ne sont pas encore arrivés, dixit le ranger ». Les Gates of Lodore sont à la fois près et trop loin…
Samedi 30 mai
Le soleil se lève à peine et colore de rose les collines au-dessus de la rivière tandis que les hautes falaises des Portes de Lodore, entre lesquelles glisse la Green River, restent plongées dans une ombre pourpre. Le silence ici est total, on entend juste chanter des oiseaux, tout près. Ça sent le bout du monde, la rivière coule paresseusement, aussi verte que son nom l’indique, un vert opaque assez proche de celui du Colorado. Petit à petit, les campeurs se réveillent, déjeunent, plie les tentes et rejoignent les zodiacs. Ils mettront plusieurs heures à décoller de la berge, et on finit par se demander s’ils ont très envie de passer trois jours à descendre les rapides de classe trois qui les attendent. Nous les guettons au bout du Nature Trail, sur le rocher qui surplombe la grande boucle avant les Portes. Ils sont descendus depuis le camping en se laissant dériver au fil du courant qui les porte doucement vers l’aval, ils rient et crient, et en tout cas économisent leurs forces. Un des zodiacs s’est déporté dans la boucle et avance encore plus lentement. Puis peu à peu ils disparaissent derrière la boucle suivante et le silence retombe. Nous plions bagage et nous arrêtons à la petite maison du ranger. Deux oiseaux magnifiques, tout près dans le sable, vont et viennent en tous sens, très agités, lançant sans arrêt un cri strident. Ce sont des Killdeers, ou pluviers kildirs (Charadrius vociferus), fréquentant habituellement les rivages . Voici encore un oiseau qui a une particularité étonnante : « En cas d’attaque réelle, l’un ou l’autre parent utilisera un moyen de défense différent. Si le fait de lancer des appels bruyants et de voler autour de l’ennemi ne suffit pas à l’éloigner, l’adulte fait alors une parade de distraction au cours de laquelle il feint d’avoir une aile cassée ou d’être blessé. L’oiseau se blottit sur le sol en laissant pendre une aile comme si elle était brisée. Il sautille d’une façon pitoyable en lançant son kill-dî-î sur un ton de souffrance extrême. L’intrus se dirige alors vers l’oiseau prétendument blessé ou réduit à l’impuissance, qui parvient toujours à s’éloigner, entraînant l’ennemi de plus en plus loin du nid et des petits. Lorsque ces derniers semblent hors de danger, l’adulte se remet miraculeusement et s’envole. Durant tout ce temps, les oisillons restent immobiles ou s’éparpillent dans toutes les directions. D’une façon ou d’une autre, ils sont par la suite presque introuvables. » Le ranger indien, si lucky comme il le dit de vivre ici isolé de tout, connaît parfaitement les environs et notamment tous les pétroglyphes. Il nous indique ceux d’Irish Canyon, sur une piste très « rough » et avec le conseil de faire demi-tour immédiatement s’il pleut pour ne pas être stuck in a muddy, autrement dit embourbés. Nous resterions bien ici, dans cet endroit si calme et si reposant, loin de tout, à regarder couler la Green River et à discuter avec lui, mais il est temps de partir pour d’autres horizons pas si éloignés d’ailleurs.
A l’entrée d’Irish Canyon, tout aussi désert que la piste des Gates of Lodore, beaux pétroglyphes à droite et à gauche de la route. Ensuite nous ratons l’embranchement et partons beaucoup trop loin. Nous revenons sur nos pas, guettant du coin de l’œil les gros nuages cotonneux amassés justement là où il ne faut pas, à savoir sur la piste… fermée au bout d’un moment par une barrière métallique gardée par deux énormes taureaux qui ruminent tranquillement, couchés sur le sol poussiéreux. Nous descendons, inspectons la barrière, l’un d’eux se lève aussitôt et nous regarde d’un œil torve… Je nous vois mal passer la barrière, la refermer avec les taureaux à nos côtés et partir tranquillement droit devant dans l’orage qui gronde.
Retour donc sur la route 318, toujours aussi déserte et qui se prolonge soudain en piste en repassant dans l’Utah ! On ne s’y attendait absolument pas . Il y a des travaux au tout début mais on est samedi et les engins sont arrêtés, elle semble fermée, ce qui serait catastrophique car ça signifierait refaire tout le chemin en sens inverse jusqu’à Vernal pour rejoindre Flaming Gorge ! Nous tentons de passer, on ne sait jamais, ne serait-ce que pour voir ce qu’il y a plus loin, et plus loin, justement, il n’y a rien, on continue, on continue… et soudain les travaux sont derrière nous. On est toujours au bout du monde, la piste est vraiment très belle, griffant les sommets, de plus en plus haut. Des étendues de velours à droite et à gauche, mêlées par endroits de longs sillons de roche rouge. Puis soudain c’est terminé, on retombe sur la 191 Sud et presque tout de suite on a une vue sur Flaming Gorge.
Arrêt au Visitor Center de Red Canyon, avec sa grande baie vitrée qui offre un vue en enfilade au-dessus du canyon, son puma empaillé aux yeux magnifiques, tous ses trésors… Nous comparons les mérites respectifs de Red Canyon, totalement désert, et de Canyon Rim. Le second a des places exceptionnelles… si nous sommes seuls, mais le risque que quelqu’un s’installe juste à côté de nous sur le minuscule parking n’est pas mineur. Comme nous dormons dans le 4 x 4, ce ne serait pas des plus agréables. Le premier est aussi très bien mais nous sommes étonnés qu’il n’y ait personne ; Philippe nous dira qu’il est désormais interdit d’y dormir, seul le pique-nique de jour est autorisé… Finalement nous choisissons Canyon Rim, l’emplacement n° 10, et nous faisons bien car personne ne viendra se coller à nous ; nous aurons à quelques pas, seuls de tout le camping, une vue plongeante sur les falaises pourpre et les eaux bleu sombre de la Green River, avec en prime un coucher de soleil mêlé de pluies et un arc-en-ciel somptueux ! La température est plus que fraîche… Nous faisons un feu pour nous réchauffer et nous mangeons une soupe de clams (clam chowder) bien chaude sous l’œil attentif d’un merle d’Amérique. Au moment d’installer le 4 x 4 pour la nuit il se remet à pleuvoir et nous sommes obligés de tout faire de l’intérieur, c’est-à-dire de passer les bagages et tout notre bardas sur les sièges avant, baisser les sièges arrière, etc. Mais ensuite qu'il est agréable d'écouter la pluie tambouriner sur le toit, bien au chaud dans nos épais duvets...
Dimanche 31 mai
La nuit a été moyenne. Nous retournons au Visitor Center à l’ouverture, ou deux rangers, un homme et une femme, attendent le client en compagnie du puma. Cet endroit de Flaming Gorge a l’air encore très peu fréquenté, l’hiver n’est pas très loin derrière nous et c’est très bien comme ça. Ils sont donc entièrement disponibles pour nous indiquer routes et pistes sympa qui nous réjouissent d’avance. Notre enthousiasme est pourtant soudain douché quand dans la conversation la ranger nous annonce qu’il y a sept heures de route de là à Jackson Hole. Très étonnés, nous lui faisons répéter le temps estimé, elle confirme, si si, ça tourne beaucoup, ce n’est pas comme l’autoroute, etc. Bon, Brown Lake ne sera pas pour cette fois-ci, le reste non plus, mais nous nous promettons de revenir, au moins deux jours.
La 191 North jusqu’à Rock Springs est une route d’altitude, sauvage et très belle, qui traverse de hauts plateaux sur lesquels broutent des troupeaux de pronghorns et des chevaux aux longues crinières noires. Neige sur les sommets. Plus loin, de fines silhouettes de fer forgé plantées sur une potence indiquent que l’Oregon Trail, piste qu’empruntèrent les pionniers pour traverser les territoires indiens, coupe la route à cet endroit. Nous en verrons plusieurs, à chaque fois différentes des précédentes, se détacher sur le ciel changeant. A l'horizon des étendues herbeuses qui bordent la route, à la limite de la neige, broutent des troupeaux de pronghorns. Et toujours les si jolies silhouettes de fer forgé que je ne peux m'empêcher de photographier. Nous approchons de Grand Teton, la neige est désormais partout présente sur les hauteurs, l'air est plus vif et le ciel se couvre par moments de façon inquiétante.
Plus nous nous rapprochons de Jackson, plus le temps se gâte, et finalement nous entrons dans la petite ville sous une pluie torrentielle. Nous traversons la pelouse verdoyante plantée d’arbres en fleur du Burtrail Lodge et nous engouffrons dans la chambre tout en bois de cèdre. Très bien mais sonore, comme toutes les cloisons de ce type. Un couple scrute à la jumelle les pentes gris acier qui surplombent le motel. Je les imite mais ne vois vraiment pas ce qui les intéresse, peut-être cherchent-ils simplement à repérer un animal… Nous partons faire quelques courses à Albertson et au magasin bio. Là encore, la ville a changé en presque dix ans.
Lundi 1er juin
A dix années d’écart, nous revoici enfin à Yellowstone, un des plus beaux parcs de l’Ouest, immense caldeira de soixante-dix kilomètres de diamètre qui ne demande qu’à exploser: elle a déjà quarante mille ans de retard sur l’horaire prévu. Mais elle attendra bien encore un peu, le temps qu’on reprenne l’avion à Salt Lake. De Upper à Lower Geyser Basin...
Mardi 2 juin
La pluie qui avait cessé reprend lorsque nous arrivons à Biscuit Basin, où les rives de la Firehole River sont tapissées de Yellow Monkey Flowers. Les dépôts minéraux y sont magnifiques, et ils laissaient pourtant de marbre ceux qui passaient à côté.
Mercredi 3 juin
C'est à Upper Geyser Basin qu'est située la plus grande concentration de geysers au monde...
Mercredi 3 juin (suite)
Sur la route de Canyon Lodge, arrêt prolongé à cause de la pluie battante à West Thumb, un des plus petits bassins de geysers du parc, caldeira dans la caldeira, baie plus récente et beaucoup plus profonde que le lac Yellowstone qu'elle borde, résultant d’une explosion qui ne date que de 125 000 ans (certains disent 160 000). Ici, l'eau est partout, froide ou brûlante, liquide ou vaporeuse, dans le ciel et sur nos têtes, sous nos pieds, à l'horizon de plomb... Son activité géothermique décroît cependant depuis le milieu des années 1970; il en résulte une baisse de la temp��rature de l'eau et par là même le développement d'algues et de cyanobactéries – les plus anciens des êtres vivants..., déjà présents sur Terre il y a 3,8 milliards d'années!
Mercredi 3 juin (suite)
Belle vue en enfilade sur les Lower Falls dans le « Grand Canyon ». Les nuages laissent filtrer une lumière dorée qui illumine le canyon. Ici, on comprend pourquoi le parc s'appelle Yellowstone...
Jeudi 4 juin (suite)
C'est ici, à Norris Geyser Basin, que se trouvent les eaux les plus acides de Yellowstone. Vermillion Spring.
Jeudi 4 juin (suite)
A Porcelain Basin, sans doute le lieu le plus actif du parc, il y a des dizaines de petits geysers, sources, piscines qui n'ont pas de noms autres qu'un numéro. De plus, ça bouge sans arrêt, les uns meurent, les autres naissent... Au premier plan, Colloidal Pool.
Vendredi 5 juin
Lamar Valley. Il y a beaucoup de monde sur la Beartooth Hwy, beaucoup de monde en tout genre : hommes, mais aussi Bighorn Sheep (celui-ci je le soupçonne de poser pour la postérité tous les jours au même endroit, sous son arbre, indifférent, le regard perdu sur la – très lointaine – ligne bleue des Vosges...).
Samedi 6 juin
Prévisions pour la journée : pluie et neige… D’ailleurs il fait un temps d’hiver. Lower Terraces. Les terrasses ont semble-t-il beaucoup changé en dix ans. Au premier coup d’œil, leur blancheur de nacre a fait place à un gris cendre – la différence est la même qu’entre le corail vivant ou mort –, on se croirait dans une cimenterie (mais les merveilles se cachent…). Elles se sont formées par accumulation de travertin (composé d’aragonite et de calcite), mais tandis que le corail progresse de 1 mm par an, le travertin, lui, croit de 5 mm par jour – ce sont les sources, en se tarissant, qui provoquent la « mort » du calcaire. Ici, comme ailleurs dans le parc, les couleurs sont données par les thermophiles, mais on pense désormais que la croissance fulgurante du travertin serait due à la présence de ces micro-organismes dans l'eau.
Samedi 6 juin (suite)
UpperTerraces. La route sinue dans les bois, dans lesquels sont cachées des formations qui ne ressemblent en rien aux terrasses du bas. Par exemple Orange Spring Mound, t° 157 °F (70 °C): son nom vient du fait que la source étant moins chaude que les autres à Mammoth, elle permet aux cyanobactéries orange de se développer.
Gibbon Geyser Basin. Artist Paint Pots. Le chemin longe de petites mares de boue glougloutantes crémeuses à souhait. Je prends les bulles qui crèvent à la surface en rafale et en les regardant, plus tard, nous avons la surprise de voir des choses étonnantes, notamment celle-ci, la plus belle!
Après avoir bientraîné à photographier tout ce qui me tombait sous l'objectif, je rejoins le parking au pas de course. Comme il est encore tôt nous allons essayer de nous rapprocher de Salt Lake. West Yellowstone. Nous prenons de l’essence puis une carte de l’Idaho au Visitor Info. Sous la pluie encore et toujours, comme pour la majeure partie des Etats-Unis d’après ce que nous pouvons voir à la météo, nous roulons sur la Hwy 20 puis l’I 15 en direction d’Ashton, Idaho Falls, Blackfoot et enfin Pocatillo, jolie petite ville cernée de collines verdoyantes, qui elles aussi ont apparemment reçu leur ration d’arrosage. Nous nous arrêtons au Super 8 qui est très bien. C’est tout juste si nous arrivons à sortir de la voiture et à sortir nos sacs avec les trombes d’eau qui s’abattent de toute part. Courses au Wal Mart ; repas bio dans la chambre, passé par le micro-ondes de l’office, au chaud et au sec !
Dimanche 7 juin
Il a plu toute la nuit – qui pour moi a été très mauvaise – et ce matin il pleut encore à seaux, bloquant toute une armée de motards du Saskatchewan dans les canapés de l’office. Nous quittons Pocatello par la I 15 quasi inondée ; on ne voit pas plus le paysage alentour que sur la Route n° 1 entre Morro Bay et San Francisco… Nous nous sommes rendu compte d’une chose : les Américains ne courent jamais sous la pluie. Qu’ils soient en short, T-shirt et tongs, ils conservent sous les déluges glacés la même allure relax… Salt Lake City est encore une ville qui s’étiiiiiiire à n’en plus finir, du nord au sud. Nous la visiterons une autre fois. Aujourd’hui le temps nous manque car nous comptons aller à Antelope Island – la plus grande des dix îles que compte le Great Salt Lake – puis rendre le TrailBlazer à l’aéroport à 19 heures. Nous prenons la sortir 332 puis la longue ligne droite reliant l’île à la terre. Entrée 9 $, le pass n’est pas accepté. Les eaux lisses du Great Salt Lake sont colonisées par des centaines de canards noirs et de mouettes. Nous nous arrêtons pour pique-niquer à Bridger Bay, mais à peine sortis de la voiture, une nuée de moucherons nous assaillent. Les milliers d'oiseaux qui arpentent l'île ou la survolent en sont sans doute responsables. La table est d'ailleurs décorée de guano du plus effet mais pas des plus appétissants. Si l'on ajoute le vent qui nous fait dresser les cheveux sur la tête, l'unique aire de pique-nique de l'île laisse à désirer. tout en mangeant mon sandwich, je m'approche de la rive et aperçois une de ces drôles de boule qu'on appelle des Tumbleweeds (« herbe qui tourne »).
Très belle île sauvage et désertique dans les tons pastel de rose, de brun et d’orange. De l’extrémité de Bull Point, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! De l’extrémité de Bull Point, où nous observons quelques-uns des six cents bisons qui peuplent l'île, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! Il faut dire que ça fait bien une heure que nous n'avons pas vu une goutte d'eau tomber du ciel... Nous apercevons un mule deer (un cerf mulet, ceux qui ont de grandes oreilles) au milieu des genêts et des tamaris, mais je n'ai pas le temps de le prendre en photo, il a déjà disparu dans la végétation. Un rayon de soleil se pose sur l'eau juste en face de nous.
Il est temps maintenant de quitter Antelope où nous ne regrettons vraiment pas d'être venus. Sur la route de l’aéroport, les ennuis commencent : un voyant s’allume au tableau de bord indiquant que nous avons un problème de pneu. Il ne manquait plus que ça ! Soit nous avons crevé, soit, comme sur la Laguna, c’est une baisse de pression, mais nous ne pouvons nous arrêter. Comble de malchance, nous devons rendre le réservoir vide, donc nous avons calculé assez juste, mais il y a d’énormes embouteillages qui nous font rouler au pas alors que nous sommes, bien qu’à Salt Lake, à une quarantaine de kilomètres. Nous finissons par trouver une voie de dégagement et vérifions le pneu qui n’a pas l’air plus dégonflé que les autres. Ouf ! Nous arrivons enfin à La Quinta Inn, toujours très très bien. 64$ taxes comprises. Nous partons rendre le 4 x 4 à l’aéroport distant de trois miles puis passons un coup de fil pour que la navette de l’hôtel vienne nous chercher.
Lundi 8 juin
Réveil à 5 h 30. Dans la grande salle du petit déjeuner, quelques personnes sont déjà attablées. Je mange une gaufre, l’estomac un peu serré à l’idée de repartir – et aussi de prendre l’avion. 6 heures, la navette est là, nous nous serrons à l’intérieur, fin du voyage…
Zion National Park: routes fermées en mai 2010 (États-Unis) English translation pending
Bonjour
Avez vous remarque l'annonce sur le site de Zion parc concernant une fermeture de route dans le parc😕.
Savez vous si cela posera des problemes pour une visite.
Ci dessous l'information du site.
Major roadwork will occur on the Zion-Mount Carmel Highway in 2010. Zion National Park is anticipating that major roadwork will occur on the Zion-Mount Carmel Highway beginning as early as May of 2010. The roadwork will occur on a section of roadway known as The Switchbacks, from the junction of the Zion-Mt Carmel Highway and the Zion Canyon Scenic Drive to the west portal of the Zion-Mt Carmel Tunnel. The Zion-Mt Carmel Highway was constructed in the late 1920’s and besides being surfaced with asphalt and having CCC era rock guardrails added, has not been improved since. Unstable soils, poor drainage and heavy use have deteriorated the roadway to the point that major renovations are needed to stabilize it. The 2010 construction will affect travelers utilizing the Zion-Mt Carmel highway through Zion from Utah State Route 9 to U.S. Highway 89. People visiting Zion National Park via the park’s South Entrance who are camping, accessing the shuttle system, staying at the Zion Lodge or in the town of Springdale will not be affected. Travelers going through Zion from the South Entrance to the East Entrance, or vice versa, should expect delays and temporary closures. Details are not yet available but we expect that most closures will occur in the evening hours. However, significant delays of up to an hour or more will occur throughout the day and the roadway will be one lane most of the time, even when work is not in progress. Alternate routes of travel from Springdale to U.S Highway 89 are Utah State Route 59 from Hurricane, Utah to Arizona State Route 389 and Fredonia, Arizona or Utah State Route 14 from Cedar City, Utah to Long Valley Junction. Visitors may want to consider using one of these roads if traveling to Bryce Canyon or Grand Canyon National Parks from Zion.
Major roadwork will occur on the Zion-Mount Carmel Highway in 2010. Zion National Park is anticipating that major roadwork will occur on the Zion-Mount Carmel Highway beginning as early as May of 2010. The roadwork will occur on a section of roadway known as The Switchbacks, from the junction of the Zion-Mt Carmel Highway and the Zion Canyon Scenic Drive to the west portal of the Zion-Mt Carmel Tunnel. The Zion-Mt Carmel Highway was constructed in the late 1920’s and besides being surfaced with asphalt and having CCC era rock guardrails added, has not been improved since. Unstable soils, poor drainage and heavy use have deteriorated the roadway to the point that major renovations are needed to stabilize it. The 2010 construction will affect travelers utilizing the Zion-Mt Carmel highway through Zion from Utah State Route 9 to U.S. Highway 89. People visiting Zion National Park via the park’s South Entrance who are camping, accessing the shuttle system, staying at the Zion Lodge or in the town of Springdale will not be affected. Travelers going through Zion from the South Entrance to the East Entrance, or vice versa, should expect delays and temporary closures. Details are not yet available but we expect that most closures will occur in the evening hours. However, significant delays of up to an hour or more will occur throughout the day and the roadway will be one lane most of the time, even when work is not in progress. Alternate routes of travel from Springdale to U.S Highway 89 are Utah State Route 59 from Hurricane, Utah to Arizona State Route 389 and Fredonia, Arizona or Utah State Route 14 from Cedar City, Utah to Long Valley Junction. Visitors may want to consider using one of these roads if traveling to Bryce Canyon or Grand Canyon National Parks from Zion.
Balades pour deux-trois jours à Yosemite? English translation pending
Bonjour,
Je commence à préparer avec plus de précisions les balades que nous allons faire lors de notre mois dans l'ouest (si vous voulez voir l'itinéraire c'est là : http://voyageforum.com/v.f?post=3142201;search_string=san%20francisco%20yellowstone;). Nous allons donc passer deux jours et demi à Yosemite, voilà le programme prévu. JJ'ai mis les heures à titre indicatif pour me rendre compte si c'était faisable. Nous sommes plutôt sportifs, mais n'avons pas l'habitude de randonner. Est-ce que ça vous parait réaliste? Y a-t-il des oublis?
1er jour 8h départ SF 12h15 BridalVeil Fall 45min 13h30 mariposa grove 1h 15h nelder grove 1h 16h30 wawona meadow 2h30 Nuit à Wawona Hotel
2e jour 7h départ du wawona hotel pour déposer la voiture à yosemite valley 8h30 bus à Yosemite valley 11h30 arrivée à glacier point - repas 12h30 panorama trail nuit à yosemite valley si on trouve un désistement, el portal sinon.
3e jour 9h Yosemite Falls 1h 11h30 olmsted point 30min 12h15 tenaya lake 2h (+1h de pause repas) 15h30 tuolumne meadow 2h30 départ 18h15 50 min de route 19h 19h15 mono lake south tufa trail nuit à lee vining.
Merci d'avance pour vos réponses!
Gaëlle
Je commence à préparer avec plus de précisions les balades que nous allons faire lors de notre mois dans l'ouest (si vous voulez voir l'itinéraire c'est là : http://voyageforum.com/v.f?post=3142201;search_string=san%20francisco%20yellowstone;). Nous allons donc passer deux jours et demi à Yosemite, voilà le programme prévu. JJ'ai mis les heures à titre indicatif pour me rendre compte si c'était faisable. Nous sommes plutôt sportifs, mais n'avons pas l'habitude de randonner. Est-ce que ça vous parait réaliste? Y a-t-il des oublis?
1er jour 8h départ SF 12h15 BridalVeil Fall 45min 13h30 mariposa grove 1h 15h nelder grove 1h 16h30 wawona meadow 2h30 Nuit à Wawona Hotel
2e jour 7h départ du wawona hotel pour déposer la voiture à yosemite valley 8h30 bus à Yosemite valley 11h30 arrivée à glacier point - repas 12h30 panorama trail nuit à yosemite valley si on trouve un désistement, el portal sinon.
3e jour 9h Yosemite Falls 1h 11h30 olmsted point 30min 12h15 tenaya lake 2h (+1h de pause repas) 15h30 tuolumne meadow 2h30 départ 18h15 50 min de route 19h 19h15 mono lake south tufa trail nuit à lee vining.
Merci d'avance pour vos réponses!
Gaëlle
Meilleurs endroits pour camper dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour a tous
Pour mon trip dans l'ouest du mois de mai je recherche des campings sympa a Page Moab Arches NP et Mexican Hat ou environs de MV De plus savez vous si il en existe avec le principe du "1er arrivé 1er servi" Merci pour les précisions que vous pourrez m apporter
Pour mon trip dans l'ouest du mois de mai je recherche des campings sympa a Page Moab Arches NP et Mexican Hat ou environs de MV De plus savez vous si il en existe avec le principe du "1er arrivé 1er servi" Merci pour les précisions que vous pourrez m apporter
Se loger à Yosemite? English translation pending
Bonjour a tous
Voila je cherche l'endroit qui sera le mieux pour loger a Yosemite.
Ce que je veux dire par la c'est quelle ville prendre?
La dedans il y a de quoi faire mais si c'est pour chercher l'entrée du parc a des kilométres alors non.
séjour sur place du 18 au 21 juillet 2010 arrivée l'a prés midi ou début de soirée et départ le matin pour SF.
Donc voici le panel.
yosemite west
yosemite forks
yosemite village
yosemite jonction california
et dans tout cela voici les villes affichées.
Fish camp
Mariposa
El portal
Oakhurst.
La j'avoue je suis largué comme en plein desert😉
Merci d 'avance pour vos réponse qui comme je le sais maintenant ne manqueront pas de piquant .
La dedans il y a de quoi faire mais si c'est pour chercher l'entrée du parc a des kilométres alors non.
séjour sur place du 18 au 21 juillet 2010 arrivée l'a prés midi ou début de soirée et départ le matin pour SF.
Donc voici le panel.
yosemite west
yosemite forks
yosemite village
yosemite jonction california
et dans tout cela voici les villes affichées.
Fish camp
Mariposa
El portal
Oakhurst.
La j'avoue je suis largué comme en plein desert😉
Merci d 'avance pour vos réponse qui comme je le sais maintenant ne manqueront pas de piquant .
Visiter les parcs nationaux américains Kings Canyon avec Yosemite ou Sequoia? English translation pending
bonjour,
Je parlais avec un ami de mon prochain périple dans l'ouest americain en Août 2010. Lorsque j'ai dit qu'après San Francisco je visiterais Yosemite il m'a dit qu'il vaudrait mieux faire Sequoia Park et Kings Canyon, parcs tout aussi beau et beaucoup moins fréquenté dans la période où j'y vais. D'après lui Yosemite Village fait un peu "usine".
J'avoue être perplexe c'est pour ça que je me tourne vers vous, pour connaitre votre avis, sachant que j'avais prévu de dormir à Wawona, visiter le lendemain Mariposa Grove et Yosemite Village, dormir (oui il faut aussi de temps en temps) le jour suivant la road Tioga et continuer par Bodie et Mono lake. Le lendemain Devils Postpile ou Bristlecone Pine Forest, Lone pipe pour finir à Furnace Creek.
Merci de m'aider à avancer vers l'Ouest
JF
Je parlais avec un ami de mon prochain périple dans l'ouest americain en Août 2010. Lorsque j'ai dit qu'après San Francisco je visiterais Yosemite il m'a dit qu'il vaudrait mieux faire Sequoia Park et Kings Canyon, parcs tout aussi beau et beaucoup moins fréquenté dans la période où j'y vais. D'après lui Yosemite Village fait un peu "usine".
J'avoue être perplexe c'est pour ça que je me tourne vers vous, pour connaitre votre avis, sachant que j'avais prévu de dormir à Wawona, visiter le lendemain Mariposa Grove et Yosemite Village, dormir (oui il faut aussi de temps en temps) le jour suivant la road Tioga et continuer par Bodie et Mono lake. Le lendemain Devils Postpile ou Bristlecone Pine Forest, Lone pipe pour finir à Furnace Creek.
Merci de m'aider à avancer vers l'Ouest
JF
Etats-Unis: tour des parcs nationaux en hiver: challenge! English translation pending
Bonjour,
J'ai 12 jours pour faire le tour des grands parcs en faisant une boucle de San Francisco à San Francisco (une boucle..) Mais mon challenge: je le fait du 30 decembre au 10 janvier. soit en plein hiver. J'ai deja reservé la voiture (par la france sur internet, alors que je vis a SF..) J'avais deja en tete un semblant d'itineraire (SF/Yosemite/Death valley/vegas/Grand canyon/Monument valley/Lake powell/ BRyce/zion/LA/SF) mais j'ai deja un premier bug Apres etude du site http://www.nps.gov/yose/planyourvisit/index.htm, J'ai decouvert que a cette periode la route TIOGA ROAD qui traverse d'est en ouest Yosemite est fermee. Comment je fais pour traverser et voir yosemite et aller a la death valley et aux autres parcs? Je suis obligee de passer par le sud de sequoia park? et de remonter ensuite? Sachant que je suis serrée sur le timing...
Des idees? conseils? suggestions?
Quelqu'un a t il deja fait ce voyage en hiver? J'ai deja pas mal parcouru tout les sites et blogs recommandés, mais pas de signe de voyage en janvier Merci beaucoup pour vos reponses.🙂
J'ai 12 jours pour faire le tour des grands parcs en faisant une boucle de San Francisco à San Francisco (une boucle..) Mais mon challenge: je le fait du 30 decembre au 10 janvier. soit en plein hiver. J'ai deja reservé la voiture (par la france sur internet, alors que je vis a SF..) J'avais deja en tete un semblant d'itineraire (SF/Yosemite/Death valley/vegas/Grand canyon/Monument valley/Lake powell/ BRyce/zion/LA/SF) mais j'ai deja un premier bug Apres etude du site http://www.nps.gov/yose/planyourvisit/index.htm, J'ai decouvert que a cette periode la route TIOGA ROAD qui traverse d'est en ouest Yosemite est fermee. Comment je fais pour traverser et voir yosemite et aller a la death valley et aux autres parcs? Je suis obligee de passer par le sud de sequoia park? et de remonter ensuite? Sachant que je suis serrée sur le timing...
Des idees? conseils? suggestions?
Quelqu'un a t il deja fait ce voyage en hiver? J'ai deja pas mal parcouru tout les sites et blogs recommandés, mais pas de signe de voyage en janvier Merci beaucoup pour vos reponses.🙂
Privilégier le survol du Grand Canyon ou du Lac Powell? English translation pending
😏 Bonjour à tous
si vous aviez le choix pour un survol du grand canyon ou du lac powell début octobre lequel faut-il privilegier?
A Las Végas quelqu'un aurait-t-il un ou des buffets (soir) à conseiller éventuellement?
Merci d'avance à tous ceux qui voudrait bien me répondre😉
si vous aviez le choix pour un survol du grand canyon ou du lac powell début octobre lequel faut-il privilegier?
A Las Végas quelqu'un aurait-t-il un ou des buffets (soir) à conseiller éventuellement?
Merci d'avance à tous ceux qui voudrait bien me répondre😉
Itinéraire et activités sur la côte est américaine? English translation pending
Allo à tous !!!
J'aimerais faire la côte Est Américaine au début Septembre, je compte partir de Chicoutimi et j'aimerais me rendre jusqu'à Key West en Floride, le temps n'a pas d'importance. Le problème c'est que je ne sais pas quelle itinéraire prendre, je n'es aucune idées des activités et des destinations les plus interressante je voudrais avoir vos conseil ou si vous l'avez déjà faite quel itinéraire vous avec pris ?
Merci à l'avance pour vos réponse ;) FreD
J'aimerais faire la côte Est Américaine au début Septembre, je compte partir de Chicoutimi et j'aimerais me rendre jusqu'à Key West en Floride, le temps n'a pas d'importance. Le problème c'est que je ne sais pas quelle itinéraire prendre, je n'es aucune idées des activités et des destinations les plus interressante je voudrais avoir vos conseil ou si vous l'avez déjà faite quel itinéraire vous avec pris ?
Merci à l'avance pour vos réponse ;) FreD
Visiter le nord de la Floride ou les Carolines? English translation pending
Bonjour,
J'ai passé l'été dernier 3 semaines extraordinaires dans le sud de la Floride (Ft lauderdale, Tampa, Keys, everglades ....) et je compte retourner aux états unis l'année prochaine et je ne voudrais pas me tromper... Mon coeur balance en le nord de la Floride (panama city, ... tout ce qui est au dessus d'Orlando) et les Carolines (Myrtle Beach, Outer banks...) sachant que ce sera à partir de mi-juillet que me conseillez vous ! ou sont les meilleurs plages ? ou sont les meilleures visites à effectuer ? Merci d'avance
J'ai passé l'été dernier 3 semaines extraordinaires dans le sud de la Floride (Ft lauderdale, Tampa, Keys, everglades ....) et je compte retourner aux états unis l'année prochaine et je ne voudrais pas me tromper... Mon coeur balance en le nord de la Floride (panama city, ... tout ce qui est au dessus d'Orlando) et les Carolines (Myrtle Beach, Outer banks...) sachant que ce sera à partir de mi-juillet que me conseillez vous ! ou sont les meilleurs plages ? ou sont les meilleures visites à effectuer ? Merci d'avance
Choix de circuit de neuf jours en Floride? English translation pending
Bonjour,
Je pars début aout avec mon ami visiter la Floride. Pour info, nous arriverons en voiture de Georgie. Mais nous n'aurons que 9 jours pour profiter de la Floride. Je pensais commencer par St Augustine, puis Orlando, Miami et ensuite je me tâte: soit aller jusqu'aux Keys, faire un baptême de plongée et profiter du coin pendant 2 jours, remonter par les Everglades puis remonter toujours par la côte est pour rejoindre la Virginie, toujours en voiture. Soit: oublier les Keys qui font faire un grand détour et aller aux Everglades après Miami puis visiter en 2 jours la côte ouest, Naples, Caladesi Island ou autre et rentrer. Que me conseillez vous entre ces 2 choix, la côte du golfe du Mexique vaut-il vraiment le coup? Sachant que nous ne sommes pas férus de la bronzette pendant des heures. Merci!!!
Je pars début aout avec mon ami visiter la Floride. Pour info, nous arriverons en voiture de Georgie. Mais nous n'aurons que 9 jours pour profiter de la Floride. Je pensais commencer par St Augustine, puis Orlando, Miami et ensuite je me tâte: soit aller jusqu'aux Keys, faire un baptême de plongée et profiter du coin pendant 2 jours, remonter par les Everglades puis remonter toujours par la côte est pour rejoindre la Virginie, toujours en voiture. Soit: oublier les Keys qui font faire un grand détour et aller aux Everglades après Miami puis visiter en 2 jours la côte ouest, Naples, Caladesi Island ou autre et rentrer. Que me conseillez vous entre ces 2 choix, la côte du golfe du Mexique vaut-il vraiment le coup? Sachant que nous ne sommes pas férus de la bronzette pendant des heures. Merci!!!
Avis sur séjour à San Francisco et environs English translation pending
Bonjour à toute la communauté
Lisant depuis déjà quelques temps les brèves du site ainsi que les diverses informations que l'on peut y trouver, je me permets de vous soumettre un brouillon concernant un plan de séjour à San Francisco et les environs fin Août, grâce à une location de voiture.
Départ le 18, arrivée SFO 22h30, retour le 1er Sept arrivée le 2 en fin de matinée à CDG. Les deux journées de vol sont donc exclues de mon plan.
Partant avec un membre de ma famille, nous avons donc 13 jours plein à passer en Californie. Nous pensions morceler ce séjour en deux parties, l'une consacrée à la visite de SF et l'autre à ses environs. Cette première partie serait donc de 6-7jours, rien de décidé pour l'instant La seconde partie serait, elle, serait donc de 6-7 jours également, dépendant de la 1ère bien évidemment.
Cependant, je viens à me poser quelques questions : Une semaine complète n'est-ce pas de trop pour visiter SF? Nous aimerions prendre notre temps pour s'imprégner comme il se doit de l'atmosphère de la ville, en visitant les sites touristiques, mais aussi en faisant du shopping et autres. Je me demandais également si, dans le cas où le délai serait trop long, d'y insérer la visite des environs (Napa valley, Muir Woods, l'ouest de la Baie avec OAK, Berkeley et j'en passe, où si je ne devrais pas plutôt réaliser ces visites lors de la seconde partie du séjour.
De plus, louant une voiture, il nous sera aisé d'aller jusqu'à Monterey, Carmel etc mais nous avons peur d'arriver ensuite à court d'idées d'endroits à visiter. Mis à part les plus connus, en auriez vous d'autres ? J'ai bien pensé à aller faire une excursion vers le Mont Diablo, est ce un endroit à ne pas rater ? Tout comme une excursion vers le Lac Tahoe, et peut être ainsi faire un petit tour dans le Nevada, qu'y a -t-il de proche à voir, Carson City est-elle une ville attrayante ?
Enfin, nous avions pour idée, à l'origine, de passer une ou deux journées au Yosemite NP, mais c'est un petit peu la galère concernant les réservations d'hôtels prisés depuis déjà un moment et donc complets. Dois-je laisser la priorité à la visite du NP ou bien ?
Ah et également, nous logerons dans une hôtel de SF pour le séjour dans la ville même, donc pas de problème de côté là, néanmoins nous serons un peu "à l'aventure" durant la seconde partie du séjour et dormirons dans des motels. En trouve-t-on si aisément que ça ?
Comme je l'ai dit au dessus, nous louerons une voiture, donc n'hésitez pas à soumettre des suggestions diverses. Cependant, nous ne désirons pas nous rendre à LA, par manque d'intérêt peut être, mais aussi à cause du souci de la distance élevée, tout comme Vegas. En fait, nous aimerions rayonner autour de SF dans l'ensemble, un rayon allant jusqu'au sud de Monterey et Carmel, pas plus, à moins qu'il n'y ait d'autres choses plus intéressantes à voir en poursuivant la route (notamment la Highway1) alors nous aviserons.
Je rajoute que c'est notre premier séjour en CA, ayant déjà experimenté la Big Apple l'an passé.
Voilà à peu près l'ensemble de mes interrogations, suggestions, et ayant préféré ne pas me tromper ou autre, j'ai préféré interroger les personnes du forum qui m'ont l'air calées sur le sujet. Encore merci à ceux qui prendront le temps de lire mon sujet ainsi qu'à ceux qui y répondront.
😎
Départ le 18, arrivée SFO 22h30, retour le 1er Sept arrivée le 2 en fin de matinée à CDG. Les deux journées de vol sont donc exclues de mon plan.
Partant avec un membre de ma famille, nous avons donc 13 jours plein à passer en Californie. Nous pensions morceler ce séjour en deux parties, l'une consacrée à la visite de SF et l'autre à ses environs. Cette première partie serait donc de 6-7jours, rien de décidé pour l'instant La seconde partie serait, elle, serait donc de 6-7 jours également, dépendant de la 1ère bien évidemment.
Cependant, je viens à me poser quelques questions : Une semaine complète n'est-ce pas de trop pour visiter SF? Nous aimerions prendre notre temps pour s'imprégner comme il se doit de l'atmosphère de la ville, en visitant les sites touristiques, mais aussi en faisant du shopping et autres. Je me demandais également si, dans le cas où le délai serait trop long, d'y insérer la visite des environs (Napa valley, Muir Woods, l'ouest de la Baie avec OAK, Berkeley et j'en passe, où si je ne devrais pas plutôt réaliser ces visites lors de la seconde partie du séjour.
De plus, louant une voiture, il nous sera aisé d'aller jusqu'à Monterey, Carmel etc mais nous avons peur d'arriver ensuite à court d'idées d'endroits à visiter. Mis à part les plus connus, en auriez vous d'autres ? J'ai bien pensé à aller faire une excursion vers le Mont Diablo, est ce un endroit à ne pas rater ? Tout comme une excursion vers le Lac Tahoe, et peut être ainsi faire un petit tour dans le Nevada, qu'y a -t-il de proche à voir, Carson City est-elle une ville attrayante ?
Enfin, nous avions pour idée, à l'origine, de passer une ou deux journées au Yosemite NP, mais c'est un petit peu la galère concernant les réservations d'hôtels prisés depuis déjà un moment et donc complets. Dois-je laisser la priorité à la visite du NP ou bien ?
Ah et également, nous logerons dans une hôtel de SF pour le séjour dans la ville même, donc pas de problème de côté là, néanmoins nous serons un peu "à l'aventure" durant la seconde partie du séjour et dormirons dans des motels. En trouve-t-on si aisément que ça ?
Comme je l'ai dit au dessus, nous louerons une voiture, donc n'hésitez pas à soumettre des suggestions diverses. Cependant, nous ne désirons pas nous rendre à LA, par manque d'intérêt peut être, mais aussi à cause du souci de la distance élevée, tout comme Vegas. En fait, nous aimerions rayonner autour de SF dans l'ensemble, un rayon allant jusqu'au sud de Monterey et Carmel, pas plus, à moins qu'il n'y ait d'autres choses plus intéressantes à voir en poursuivant la route (notamment la Highway1) alors nous aviserons.
Je rajoute que c'est notre premier séjour en CA, ayant déjà experimenté la Big Apple l'an passé.
Voilà à peu près l'ensemble de mes interrogations, suggestions, et ayant préféré ne pas me tromper ou autre, j'ai préféré interroger les personnes du forum qui m'ont l'air calées sur le sujet. Encore merci à ceux qui prendront le temps de lire mon sujet ainsi qu'à ceux qui y répondront.
😎
Avis sur itinéraire aux Etats-Unis? English translation pending
Voila, notre roadbook est bouclé, pouvez vous me donner votre avis ?
JOUR 1 : Dimanche 13 Septembre Paris Los Angeles
PROGRAMME Lever de soleil : 6H36 Note importante Mileage initial : __ miles (à compléter lors de la prise de possession du véhicule) Remettre le compteur à zéro !!! (permet d’établir le miléage journalier) Miles prévu : 47 DépartEtapeArrivéemilesheuresRemarqueTemps de visite Los Angeles LAXHollywood Boulevard2530m à 1h20Walk of Fame Hollywood BoulevardHollywood signs2.715 minAller au bout de la beachwood drive Hollywood SignsHotel1940 min
Distance parcourue : __ miles (donnée réelle) Activités finales réalisées dans le parc d’arrivée (randonnées, points de vue, visites…) :
Coucher de soleil : 19h28
HEBERGEMENT Good Nite Inn Sylmar 12835 Encinitas Ave Sylmar, CA 91342 Etats-Unis d'Amérique 1 (818) 362-8899
DEPENSES
CARNET DE ROUTE
Hotel : à noter de 1 à 5 Situation : Confort : Rapport qualité prix :
JOUR 2 : Lundi 14 Septembre Los Angeles – Laughlin (route 66)
PROGRAMME Lever de soleil : 6h51 Note importante Remettre le compteur à zéro !!! (permet d’établir le miléage journalier) Données : 335 miles DépartEtapeArrivéemilesheuresRemarqueTemps de visite Good Nite InnSanta Monica Beach2731 min à 1h20Point de vue à voir au lever de soleil Santa monica beachBeverly Hills7, 316 à 45 mnLes villas des stars de LA Beverly HillsNewberry Springs1432h20 Bagdad Café via Route 66 Newberry springsLaughlin (Tropicana)1573h Via Route 66
Distance parcourue : __ miles (donnée réelle) Activités finales réalisées dans le parc d’arrivée (randonnées, points de vue, visites…) :
Coucher de soleil : 18h49
HEBERGEMENT Tropicana express 2121 S Casino Drive Laughlin, NV, 86422 Tél. : 1 (702) 298-4200
DEPENSES
CARNET DE ROUTE
Hotel : à noter de 1 à 5 Situation : Confort : Rapport qualité prix :
JOUR 3 : Mardi 15 Septembre LAUGHLIN - FLAGSTAFF
PROGRAMME Lever de soleil : 6H36 Note importante Mileage initial : __ miles (à compléter lors de la prise de possession du véhicule) Remettre le compteur à zéro !!! (permet d’établir le miléage journalier) Données : 358 miles DépartEtapeArrivéemilesheuresRemarqueTemps de visite LaughlinFlagstaff1984hVia Peach Springs (route 66) LaughlinFlagstaff1812h50 mnVia I 40 FlagstaffGrand Canyon Village801h35 mn Pima Point The Abyss Hopi pointAprès midi Powell Point Marioca Point Mather Point Pipe Creek Vista Yaki Point Grand canyon Flagstaff801h35 mn
Distance parcourue : __ miles (donnée réelle) Activités finales réalisées dans le parc d’arrivée (randonnées, points de vue, visites…) :
Coucher de soleil : 18h36
HEBERGEMENT Knights Inn Flagstaff 224 S Mikes Pike Flagstaff, AZ 86001 Etats-Unis d'Amérique (928) 774-8888
DEPENSES
CARNET DE ROUTE
Hotel : à noter de 1 à 5 Situation : Confort : Rapport qualité prix :
JOUR 4 : Mercredi 16 Septembre GRAND CANYON
PROGRAMME Lever de soleil : 6H11 Note importante Mileage initial : __ miles (à compléter lors de la prise de possession du véhicule) Remettre le compteur à zéro !!! (permet d’établir le miléage journalier) Données : 160 miles DépartEtapeArrivéemilesheuresRemarqueTemps de visite FlagstaffGrand Canyon801h35 randonnée du Bright Angel Trail Grand Canyon Flagstaff801h35
Distance parcourue : __ miles (donnée réelle) Activités finales réalisées dans le parc d’arrivée (randonnées, points de vue, visites…) :
Coucher de soleil : 18h36
HEBERGEMENT Knights Inn Flagstaff 224 S Mikes Pike Flagstaff, AZ 86001 Etats-Unis d'Amérique (928) 774-8888
DEPENSES
CARNET DE ROUTE
Hotel : à noter de 1 à 5 Situation : Confort : Rapport qualité prix :
JOUR 5 : Jeudi 17 Septembre Monument Valley
PROGRAMME Lever de soleil : 6H13 Note importante Mileage initial : __ miles (à compléter lors de la prise de possession du véhicule) Remettre le compteur à zéro !!! (permet d’établir le miléage journalier) Données : 235 miles DépartEtapeArrivéemilesheuresRemarqueTemps de visite FlagstaffMonument valley1964h Monument Valley17 Visite en voiture2h30 Monument ValleyHotel Mexican Hat2230 min
Distance parcourue : __ miles (donnée réelle) Activités finales réalisées dans le parc d’arrivée (randonnées, points de vue, visites…) :
Coucher de soleil : 19h33
HEBERGEMENT San Juan Inn Highway 163 and the san juan river Mexican hat – Utah – 84531 Phone : 1- 800 – 447 – 2022
DEPENSES
CARNET DE ROUTE
Hotel : à noter de 1 à 5 Situation : Confort : Rapport qualité prix :
JOUR 6 : Vendredi 18 Septembre Lake Powell
PROGRAMME Lever de soleil : 6H36 Note importante Mileage initial : __ miles (à compléter lors de la prise de possession du véhicule) Remettre le compteur à zéro !!! (permet d’établir le miléage journalier) Données : 147 miles DépartEtapeArrivéemilesheuresRemarqueTemps de visite Mexican HatPage1443h10 Page Horseshoe bend310 min Point de vue Lake Powell
Distance parcourue : __ miles (donnée réelle) Activités finales réalisées dans le parc d’arrivée (randonnées, points de vue, visites…) :
Coucher de soleil : 19h30
HEBERGEMENT Mote 6 Page 637 S Lake Powell Blvd Phone: 928-645-5888
DEPENSES
CARNET DE ROUTE
Hotel : à noter de 1 à 5 Situation : Confort : Rapport qualité prix :
JOUR 7 : Samedi 19 Septembre Bryce Canyon
PROGRAMME Lever de soleil : 7h12 Note importante Mileage initial : __ miles (à compléter lors de la prise de possession du véhicule) Remettre le compteur à zéro !!! (permet d’établir le miléage journalier) Données : 294 miles DépartEtapeArrivéemilesheuresRemarqueTemps de visite Page Bryce Canyon1543h Fairyland Point Sunrise Point Sunset Point Inspiration Point Bryce Point Natural Bridge Bryce Canyon Via cedar citySaint george1403hPassage par dixie National Forest
Distance parcourue : __ miles (donnée réelle) Activités finales réalisées dans le parc d’arrivée (randonnées, points de vue, visites…) :
Coucher de soleil : 19h29
HEBERGEMENT Econolodge Saint George 460 E Saint George Blvd Saint George – Utah – 84770 1 (435) 673-4861
DEPENSES
CARNET DE ROUTE
Hotel : à noter de 1 à 5 Situation : Confort : Rapport qualité prix :
JOUR 8 : Dimance 20 Septembre ZION NATIONAL PARK
PROGRAMME Lever de soleil : 7h13 Note importante Mileage initial : __ miles (à compléter lors de la prise de possession du véhicule) Remettre le compteur à zéro !!! (permet d’établir le miléage journalier) Données : 209 miles DépartEtapeArrivéemilesHeuresRemarqueTemps de visite Saint GeorgeZion National Park411h Zion national ParkStratosphere Las Vegas1682h40
Distance parcourue : __ miles (donnée réelle) Activités finales réalisées dans le parc d’arrivée (randonnées, points de vue, visites…) :
Coucher de soleil : 18h40
HEBERGEMENT Stratopshere tower 2000 Las Vegas Blvd S Las Vegas, NV 89104 Etats-Unis d'Amérique 1 (702) 380-7777
DEPENSES
CARNET DE ROUTE
Hotel : à noter de 1 à 5 Situation : Confort : Rapport qualité prix :
JOUR 9 : Lundi 21 Septembre Las Vegas
PROGRAMME Lever de soleil : 6h28 Note importante Mileage initial : __ miles (à compléter lors de la prise de possession du véhicule) Remettre le compteur à zéro !!! (permet d’établir le miléage journalier) Données : xxx miles, x heures (données théoriques) DépartEtapeArrivéemilesHeuresRemarqueTemps de visite
Distance parcourue : __ miles (donnée réelle) Activités finales réalisées dans le parc d’arrivée (randonnées, points de vue, visites…) :
Coucher de soleil : 18h39
HEBERGEMENT Stratopshere tower 2000 Las Vegas Blvd S Las Vegas, NV 89104 Etats-Unis d'Amérique 1 (702) 380-7777
DEPENSES
CARNET DE ROUTE
Hotel : à noter de 1 à 5 Situation : Confort : Rapport qualité prix :
JOUR 10 : Mardi 22 Septembre Las Vegas
PROGRAMME Lever de soleil : 6H36 Note importante Mileage initial : __ miles (à compléter lors de la prise de possession du véhicule) Remettre le compteur à zéro !!! (permet d’établir le miléage journalier) Données : 125 miles DépartEtapeArrivéemilesheuresRemarqueTemps de visite Las VegasBeatty1252h12
Distance parcourue : __ miles (donnée réelle) Activités finales réalisées dans le parc d’arrivée (randonnées, points de vue, visites…) :
Coucher de soleil : 19h28
HEBERGEMENT Motel 6 Beatty 550 US 95 N Beatty – Nevada – 89003 775 – 553 - 9090
DEPENSES
CARNET DE ROUTE
Hotel : à noter de 1 à 5 Situation : Confort : Rapport qualité prix :
JOUR 11 : Mercredi 23 Septembre Death Valley
PROGRAMME Lever de soleil : 6H59 Note importante Mileage initial : __ miles (à compléter lors de la prise de possession du véhicule) Remettre le compteur à zéro !!! (permet d’établir le miléage journalier) Données : 308 miles DépartEtapeArrivéemilesheuresRemarqueTemps de visite Beatty Dante’s View581h37 Dante’s ViewBadwater301h via Golden Canyon via Artist Drive BadwaterPanamint Springs702h Zabriskie point Harmony Bora Works Furnace Creek (repas) Sand dunes Panamint SpringsMammoth Lakes1503h
Distance parcourue : __ miles (donnée réelle) Activités finales réalisées dans le parc d’arrivée (randonnées, points de vue, visites…) :
Coucher de soleil : 19h05
HEBERGEMENT Econolodge Wildwood inn 3626 Main St A Mammoth Lakes – CA – 93546 1 (760) 934-6855
DEPENSES
CARNET DE ROUTE
Hotel : à noter de 1 à 5 Situation : Confort : Rapport qualité prix :
JOUR 12 : Jeudi 24 Septembre Yosemite National Park
PROGRAMME Lever de soleil : 7h00 Note importante Mileage initial : __ miles (à compléter lors de la prise de possession du véhicule) Remettre le compteur à zéro !!! (permet d’établir le miléage journalier) Données : 182 miles DépartEtapeArrivéemilesheuresRemarqueTemps de visite Mammoth Lakes Yosemite671h30 YosemiteTravelodge Modesto1152h30
Distance parcourue : __ miles (donnée réelle) Activités finales réalisées dans le parc d’arrivée (randonnées, points de vue, visites…) :
Coucher de soleil : 19h03
HEBERGEMENT Travelodge Modesto 722 Kansa Avenue Modesto 93531 (209) 524-3251
DEPENSES
CARNET DE ROUTE
Hotel : à noter de 1 à 5 Situation : Confort : Rapport qualité prix :
JOUR 13 : Vendredi 25 Septembre SAN FRANCISCO
PROGRAMME Lever de soleil : 7h00 Note importante Mileage initial : __ miles (à compléter lors de la prise de possession du véhicule) Remettre le compteur à zéro !!! (permet d’établir le miléage journalier) Données : 105 miles DépartEtapeArrivéemilesheuresRemarqueTemps de visite ModestoAlcatraz911h37 AlcatrazTravelodge san Francisco airport1330
Distance parcourue : __ miles (donnée réelle) Activités finales réalisées dans le parc d’arrivée (randonnées, points de vue, visites…) :
Coucher de soleil : 19h02
HEBERGEMENT Travelodge San Francisco Airport North 326 S Airport Bvd South San Francisco – CA – 94080 (650) 583-9600
DEPENSES
CARNET DE ROUTE
Hotel : à noter de 1 à 5 Situation : Confort : Rapport qualité prix :
SUIVI ESSENCE
DateVilleGallonsPrix ($)
Total gallonsTotal $ soit Total litressoit Total euros
JOUR 1 : Dimanche 13 Septembre Paris Los Angeles
PROGRAMME Lever de soleil : 6H36 Note importante Mileage initial : __ miles (à compléter lors de la prise de possession du véhicule) Remettre le compteur à zéro !!! (permet d’établir le miléage journalier) Miles prévu : 47 DépartEtapeArrivéemilesheuresRemarqueTemps de visite Los Angeles LAXHollywood Boulevard2530m à 1h20Walk of Fame Hollywood BoulevardHollywood signs2.715 minAller au bout de la beachwood drive Hollywood SignsHotel1940 min
Distance parcourue : __ miles (donnée réelle) Activités finales réalisées dans le parc d’arrivée (randonnées, points de vue, visites…) :
Coucher de soleil : 19h28
HEBERGEMENT Good Nite Inn Sylmar 12835 Encinitas Ave Sylmar, CA 91342 Etats-Unis d'Amérique 1 (818) 362-8899
DEPENSES
CARNET DE ROUTE
Hotel : à noter de 1 à 5 Situation : Confort : Rapport qualité prix :
JOUR 2 : Lundi 14 Septembre Los Angeles – Laughlin (route 66)
PROGRAMME Lever de soleil : 6h51 Note importante Remettre le compteur à zéro !!! (permet d’établir le miléage journalier) Données : 335 miles DépartEtapeArrivéemilesheuresRemarqueTemps de visite Good Nite InnSanta Monica Beach2731 min à 1h20Point de vue à voir au lever de soleil Santa monica beachBeverly Hills7, 316 à 45 mnLes villas des stars de LA Beverly HillsNewberry Springs1432h20 Bagdad Café via Route 66 Newberry springsLaughlin (Tropicana)1573h Via Route 66
Distance parcourue : __ miles (donnée réelle) Activités finales réalisées dans le parc d’arrivée (randonnées, points de vue, visites…) :
Coucher de soleil : 18h49
HEBERGEMENT Tropicana express 2121 S Casino Drive Laughlin, NV, 86422 Tél. : 1 (702) 298-4200
DEPENSES
CARNET DE ROUTE
Hotel : à noter de 1 à 5 Situation : Confort : Rapport qualité prix :
JOUR 3 : Mardi 15 Septembre LAUGHLIN - FLAGSTAFF
PROGRAMME Lever de soleil : 6H36 Note importante Mileage initial : __ miles (à compléter lors de la prise de possession du véhicule) Remettre le compteur à zéro !!! (permet d’établir le miléage journalier) Données : 358 miles DépartEtapeArrivéemilesheuresRemarqueTemps de visite LaughlinFlagstaff1984hVia Peach Springs (route 66) LaughlinFlagstaff1812h50 mnVia I 40 FlagstaffGrand Canyon Village801h35 mn Pima Point The Abyss Hopi pointAprès midi Powell Point Marioca Point Mather Point Pipe Creek Vista Yaki Point Grand canyon Flagstaff801h35 mn
Distance parcourue : __ miles (donnée réelle) Activités finales réalisées dans le parc d’arrivée (randonnées, points de vue, visites…) :
Coucher de soleil : 18h36
HEBERGEMENT Knights Inn Flagstaff 224 S Mikes Pike Flagstaff, AZ 86001 Etats-Unis d'Amérique (928) 774-8888
DEPENSES
CARNET DE ROUTE
Hotel : à noter de 1 à 5 Situation : Confort : Rapport qualité prix :
JOUR 4 : Mercredi 16 Septembre GRAND CANYON
PROGRAMME Lever de soleil : 6H11 Note importante Mileage initial : __ miles (à compléter lors de la prise de possession du véhicule) Remettre le compteur à zéro !!! (permet d’établir le miléage journalier) Données : 160 miles DépartEtapeArrivéemilesheuresRemarqueTemps de visite FlagstaffGrand Canyon801h35 randonnée du Bright Angel Trail Grand Canyon Flagstaff801h35
Distance parcourue : __ miles (donnée réelle) Activités finales réalisées dans le parc d’arrivée (randonnées, points de vue, visites…) :
Coucher de soleil : 18h36
HEBERGEMENT Knights Inn Flagstaff 224 S Mikes Pike Flagstaff, AZ 86001 Etats-Unis d'Amérique (928) 774-8888
DEPENSES
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Hotel : à noter de 1 à 5 Situation : Confort : Rapport qualité prix :
JOUR 5 : Jeudi 17 Septembre Monument Valley
PROGRAMME Lever de soleil : 6H13 Note importante Mileage initial : __ miles (à compléter lors de la prise de possession du véhicule) Remettre le compteur à zéro !!! (permet d’établir le miléage journalier) Données : 235 miles DépartEtapeArrivéemilesheuresRemarqueTemps de visite FlagstaffMonument valley1964h Monument Valley17 Visite en voiture2h30 Monument ValleyHotel Mexican Hat2230 min
Distance parcourue : __ miles (donnée réelle) Activités finales réalisées dans le parc d’arrivée (randonnées, points de vue, visites…) :
Coucher de soleil : 19h33
HEBERGEMENT San Juan Inn Highway 163 and the san juan river Mexican hat – Utah – 84531 Phone : 1- 800 – 447 – 2022
DEPENSES
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Hotel : à noter de 1 à 5 Situation : Confort : Rapport qualité prix :
JOUR 6 : Vendredi 18 Septembre Lake Powell
PROGRAMME Lever de soleil : 6H36 Note importante Mileage initial : __ miles (à compléter lors de la prise de possession du véhicule) Remettre le compteur à zéro !!! (permet d’établir le miléage journalier) Données : 147 miles DépartEtapeArrivéemilesheuresRemarqueTemps de visite Mexican HatPage1443h10 Page Horseshoe bend310 min Point de vue Lake Powell
Distance parcourue : __ miles (donnée réelle) Activités finales réalisées dans le parc d’arrivée (randonnées, points de vue, visites…) :
Coucher de soleil : 19h30
HEBERGEMENT Mote 6 Page 637 S Lake Powell Blvd Phone: 928-645-5888
DEPENSES
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Hotel : à noter de 1 à 5 Situation : Confort : Rapport qualité prix :
JOUR 7 : Samedi 19 Septembre Bryce Canyon
PROGRAMME Lever de soleil : 7h12 Note importante Mileage initial : __ miles (à compléter lors de la prise de possession du véhicule) Remettre le compteur à zéro !!! (permet d’établir le miléage journalier) Données : 294 miles DépartEtapeArrivéemilesheuresRemarqueTemps de visite Page Bryce Canyon1543h Fairyland Point Sunrise Point Sunset Point Inspiration Point Bryce Point Natural Bridge Bryce Canyon Via cedar citySaint george1403hPassage par dixie National Forest
Distance parcourue : __ miles (donnée réelle) Activités finales réalisées dans le parc d’arrivée (randonnées, points de vue, visites…) :
Coucher de soleil : 19h29
HEBERGEMENT Econolodge Saint George 460 E Saint George Blvd Saint George – Utah – 84770 1 (435) 673-4861
DEPENSES
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Hotel : à noter de 1 à 5 Situation : Confort : Rapport qualité prix :
JOUR 8 : Dimance 20 Septembre ZION NATIONAL PARK
PROGRAMME Lever de soleil : 7h13 Note importante Mileage initial : __ miles (à compléter lors de la prise de possession du véhicule) Remettre le compteur à zéro !!! (permet d’établir le miléage journalier) Données : 209 miles DépartEtapeArrivéemilesHeuresRemarqueTemps de visite Saint GeorgeZion National Park411h Zion national ParkStratosphere Las Vegas1682h40
Distance parcourue : __ miles (donnée réelle) Activités finales réalisées dans le parc d’arrivée (randonnées, points de vue, visites…) :
Coucher de soleil : 18h40
HEBERGEMENT Stratopshere tower 2000 Las Vegas Blvd S Las Vegas, NV 89104 Etats-Unis d'Amérique 1 (702) 380-7777
DEPENSES
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Hotel : à noter de 1 à 5 Situation : Confort : Rapport qualité prix :
JOUR 9 : Lundi 21 Septembre Las Vegas
PROGRAMME Lever de soleil : 6h28 Note importante Mileage initial : __ miles (à compléter lors de la prise de possession du véhicule) Remettre le compteur à zéro !!! (permet d’établir le miléage journalier) Données : xxx miles, x heures (données théoriques) DépartEtapeArrivéemilesHeuresRemarqueTemps de visite
Distance parcourue : __ miles (donnée réelle) Activités finales réalisées dans le parc d’arrivée (randonnées, points de vue, visites…) :
Coucher de soleil : 18h39
HEBERGEMENT Stratopshere tower 2000 Las Vegas Blvd S Las Vegas, NV 89104 Etats-Unis d'Amérique 1 (702) 380-7777
DEPENSES
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Hotel : à noter de 1 à 5 Situation : Confort : Rapport qualité prix :
JOUR 10 : Mardi 22 Septembre Las Vegas
PROGRAMME Lever de soleil : 6H36 Note importante Mileage initial : __ miles (à compléter lors de la prise de possession du véhicule) Remettre le compteur à zéro !!! (permet d’établir le miléage journalier) Données : 125 miles DépartEtapeArrivéemilesheuresRemarqueTemps de visite Las VegasBeatty1252h12
Distance parcourue : __ miles (donnée réelle) Activités finales réalisées dans le parc d’arrivée (randonnées, points de vue, visites…) :
Coucher de soleil : 19h28
HEBERGEMENT Motel 6 Beatty 550 US 95 N Beatty – Nevada – 89003 775 – 553 - 9090
DEPENSES
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Hotel : à noter de 1 à 5 Situation : Confort : Rapport qualité prix :
JOUR 11 : Mercredi 23 Septembre Death Valley
PROGRAMME Lever de soleil : 6H59 Note importante Mileage initial : __ miles (à compléter lors de la prise de possession du véhicule) Remettre le compteur à zéro !!! (permet d’établir le miléage journalier) Données : 308 miles DépartEtapeArrivéemilesheuresRemarqueTemps de visite Beatty Dante’s View581h37 Dante’s ViewBadwater301h via Golden Canyon via Artist Drive BadwaterPanamint Springs702h Zabriskie point Harmony Bora Works Furnace Creek (repas) Sand dunes Panamint SpringsMammoth Lakes1503h
Distance parcourue : __ miles (donnée réelle) Activités finales réalisées dans le parc d’arrivée (randonnées, points de vue, visites…) :
Coucher de soleil : 19h05
HEBERGEMENT Econolodge Wildwood inn 3626 Main St A Mammoth Lakes – CA – 93546 1 (760) 934-6855
DEPENSES
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Hotel : à noter de 1 à 5 Situation : Confort : Rapport qualité prix :
JOUR 12 : Jeudi 24 Septembre Yosemite National Park
PROGRAMME Lever de soleil : 7h00 Note importante Mileage initial : __ miles (à compléter lors de la prise de possession du véhicule) Remettre le compteur à zéro !!! (permet d’établir le miléage journalier) Données : 182 miles DépartEtapeArrivéemilesheuresRemarqueTemps de visite Mammoth Lakes Yosemite671h30 YosemiteTravelodge Modesto1152h30
Distance parcourue : __ miles (donnée réelle) Activités finales réalisées dans le parc d’arrivée (randonnées, points de vue, visites…) :
Coucher de soleil : 19h03
HEBERGEMENT Travelodge Modesto 722 Kansa Avenue Modesto 93531 (209) 524-3251
DEPENSES
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Hotel : à noter de 1 à 5 Situation : Confort : Rapport qualité prix :
JOUR 13 : Vendredi 25 Septembre SAN FRANCISCO
PROGRAMME Lever de soleil : 7h00 Note importante Mileage initial : __ miles (à compléter lors de la prise de possession du véhicule) Remettre le compteur à zéro !!! (permet d’établir le miléage journalier) Données : 105 miles DépartEtapeArrivéemilesheuresRemarqueTemps de visite ModestoAlcatraz911h37 AlcatrazTravelodge san Francisco airport1330
Distance parcourue : __ miles (donnée réelle) Activités finales réalisées dans le parc d’arrivée (randonnées, points de vue, visites…) :
Coucher de soleil : 19h02
HEBERGEMENT Travelodge San Francisco Airport North 326 S Airport Bvd South San Francisco – CA – 94080 (650) 583-9600
DEPENSES
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Hotel : à noter de 1 à 5 Situation : Confort : Rapport qualité prix :
SUIVI ESSENCE
DateVilleGallonsPrix ($)
Total gallonsTotal $ soit Total litressoit Total euros
Où dormir au Yosemite? English translation pending
Après quelques recherches, il semble que les logements dans le Yosemite semblent aussi cher que d'une qualité limite. Si certains ont des préférences, je remercie par avance de me préciser où dormir pour 2 jours. Je prépare ce voyage avec beaucoup d'avance donc il ne devrait pas y avoir de problème pour réserver. Mais où ?
Quelle route prendre entre Yosemite et San Francisco? English translation pending
Bonsoir
Malgré mes recherches, je n'ai pas trouvé "la réponse idéale"
Fin juillet, je dors à El Portal (View Lodge) situé au début de la route 140, tout près de l'entrée ouest du Yosemite.
Le lendemain, je rejoins SF. Et là, je ne sais pas quelle route prendre...
Soit, je continue sur la 140 via Mariposa, Merced...Modesto
Soit, je repasse par Yosemite pour emprunter la 120 via Groveland, Oakdale...Modesto
Soit, route 140 puis route 49 pour retrouver la route 120
Quel trajet me conseillez-vous??? (au niveau facilité, rapidité, beaux paysages, beaux villages traversés, fluidité du trafic...)
Malgré mes recherches, je n'ai pas trouvé "la réponse idéale"
Fin juillet, je dors à El Portal (View Lodge) situé au début de la route 140, tout près de l'entrée ouest du Yosemite.
Le lendemain, je rejoins SF. Et là, je ne sais pas quelle route prendre...
Soit, je continue sur la 140 via Mariposa, Merced...Modesto
Soit, je repasse par Yosemite pour emprunter la 120 via Groveland, Oakdale...Modesto
Soit, route 140 puis route 49 pour retrouver la route 120
Quel trajet me conseillez-vous??? (au niveau facilité, rapidité, beaux paysages, beaux villages traversés, fluidité du trafic...)
Excursion d'une journée dans l'Ouest américain: quel pourboire donner? English translation pending
bonjour à tous
tout est dans le titre j'ai réservé 2 ou 3 grosses excursions : survol GC helico, 1 journée de 4X4 dans canyonland, etc
quelle sont les "regles", les montants quoi, à appliquer en termes de pourboire ?
merci de vos réponses
a+ jc
tout est dans le titre j'ai réservé 2 ou 3 grosses excursions : survol GC helico, 1 journée de 4X4 dans canyonland, etc
quelle sont les "regles", les montants quoi, à appliquer en termes de pourboire ?
merci de vos réponses
a+ jc
Circuit de quatorze jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons partir cet été avec ma copine pour découvrir l'ouest des USA. J'ai fais faire un devis a une agence de voyage pour qu'il nous prepare un voyage (vols+ hotels + location de voiture) pour 14 jours. Voila le circuit qu'il nous propose: Cela vous parait il faisable? pas trop de journées chargées?
Avez vous des suugestions, des conseils?
Merci de votre retour.
Paris / Los Angeles - San Francisco / Paris - Continental TRANSPORT : le 06.08 Paris - Los Angeles / Continental AirlinesDépart 09h25, arrivée 16h29. le 19.08 San Francisco - Paris / Continental AirlinesDépart 11h20, arrivée 11h05.
Loc Voiture Hertz Californie Type : CDAR Assurance : LDW AI Comfort Inn North Vermont HEBERGEMENT : Hôtel Comfort Inn North Vermont Standard - Los Angeles 1 Double Nombre de nuits : 2 Repas : Chambre seule Best Western Mardi Gras Casino Las Vegas HEBERGEMENT : Hôtel Best Western Mardi Gras Casino Las Vegas Standard - Las Vegas 1 Double Nombre de nuits : 2 Repas : Chambre seule Quality Inn Flagstaff HEBERGEMENT : Hôtel Quality Inn Flagstaff Standard - Grand Canyon 1 Double Nombre de nuits : 1 Repas : Chambre seule Comfort Inn Blanding HEBERGEMENT : Hôtel Comfort Inn Blanding Standard - Monument Valley et sa région 1 Double Nombre de nuits : 1 Repas : Chambre seule Rodeway Inn Page HEBERGEMENT : Hôtel Rodeway Inn Page Standard - Lake Powell - Page 1 Double Nombre de nuits : 1 Repas : Chambre seule Best Western El Rey Cedar City HEBERGEMENT : Hôtel Best Western El Rey Cedar City Standard - Bryce Canyon et sa région 1 Double Nombre de nuits : 1 Repas : Chambre seule Econo Lodge Sequoia HEBERGEMENT : Hôtel Econo Lodge Sequoia Standard - Sequoia 1 Double Nombre de nuits : 1 Repas : Chambre seule Quality Inn Fresno HEBERGEMENT : Hôtel Quality Inn Fresno Standard - Yosemite et sa région 1 Double Nombre de nuits : 2 Repas : Chambre seule Embassy HEBERGEMENT : Hôtel Embassy Standard - San Francisco 1 Double Nombre de nuits : 2 Repas : Chambre seule
Nous souhaitons partir cet été avec ma copine pour découvrir l'ouest des USA. J'ai fais faire un devis a une agence de voyage pour qu'il nous prepare un voyage (vols+ hotels + location de voiture) pour 14 jours. Voila le circuit qu'il nous propose: Cela vous parait il faisable? pas trop de journées chargées?
Avez vous des suugestions, des conseils?
Merci de votre retour.
Paris / Los Angeles - San Francisco / Paris - Continental TRANSPORT : le 06.08 Paris - Los Angeles / Continental AirlinesDépart 09h25, arrivée 16h29. le 19.08 San Francisco - Paris / Continental AirlinesDépart 11h20, arrivée 11h05.
Loc Voiture Hertz Californie Type : CDAR Assurance : LDW AI Comfort Inn North Vermont HEBERGEMENT : Hôtel Comfort Inn North Vermont Standard - Los Angeles 1 Double Nombre de nuits : 2 Repas : Chambre seule Best Western Mardi Gras Casino Las Vegas HEBERGEMENT : Hôtel Best Western Mardi Gras Casino Las Vegas Standard - Las Vegas 1 Double Nombre de nuits : 2 Repas : Chambre seule Quality Inn Flagstaff HEBERGEMENT : Hôtel Quality Inn Flagstaff Standard - Grand Canyon 1 Double Nombre de nuits : 1 Repas : Chambre seule Comfort Inn Blanding HEBERGEMENT : Hôtel Comfort Inn Blanding Standard - Monument Valley et sa région 1 Double Nombre de nuits : 1 Repas : Chambre seule Rodeway Inn Page HEBERGEMENT : Hôtel Rodeway Inn Page Standard - Lake Powell - Page 1 Double Nombre de nuits : 1 Repas : Chambre seule Best Western El Rey Cedar City HEBERGEMENT : Hôtel Best Western El Rey Cedar City Standard - Bryce Canyon et sa région 1 Double Nombre de nuits : 1 Repas : Chambre seule Econo Lodge Sequoia HEBERGEMENT : Hôtel Econo Lodge Sequoia Standard - Sequoia 1 Double Nombre de nuits : 1 Repas : Chambre seule Quality Inn Fresno HEBERGEMENT : Hôtel Quality Inn Fresno Standard - Yosemite et sa région 1 Double Nombre de nuits : 2 Repas : Chambre seule Embassy HEBERGEMENT : Hôtel Embassy Standard - San Francisco 1 Double Nombre de nuits : 2 Repas : Chambre seule
Trouver facilement des hôtels sur la côte ouest des États-Unis en été? English translation pending
bonjour,
je vais me rendre en juillet prochain sur la Côte Ouest des USA ! nous sommes 8 à partir ; pensez-vous qu'en dehors d'une réservation effectée au début c'est à dire à salt lake city et à la fin du voyage à san francisco que l'on peut trouver facilement au cours de notre itinéraire des hôtels?.
Par avance, je vous en remercie de vos réponses.
valérie
Par avance, je vous en remercie de vos réponses.
valérie
Descendre dans le grand canyon avec des enfants English translation pending
Bonjour tout le monde,
J'aimerais faire une rando de 2 jours dans le grand Canyon (rejoindre le lodge Phantom Ranch). Nous partons en juillet 2009 avec 2 enfants de 8 et 10 ans. La rando pour descendre au fond du canyon est annoncée comme "difficile" par le guide du routard et il va faire très chaud !
Mes enfants ont l'habitude de randonner. Maintenant, avant de nous lancer dans cette aventure, j'aimerais savoir si d'autres familles ou personnes l'ont déjà fait et si c'est vraiment difficile, voire dangereux avec 2 enfants.
J'avais déjà viisté le grand canyon en 99 et j'avais été frustrée de ne pas en avoir profité plus (juste regardé le canyon des panoramas). L'hélicoptère n'étant pas dans notre budget, y a t'il d'autres randos sympas à faire?
Merci pour vos conseils!!
J'aimerais faire une rando de 2 jours dans le grand Canyon (rejoindre le lodge Phantom Ranch). Nous partons en juillet 2009 avec 2 enfants de 8 et 10 ans. La rando pour descendre au fond du canyon est annoncée comme "difficile" par le guide du routard et il va faire très chaud !
Mes enfants ont l'habitude de randonner. Maintenant, avant de nous lancer dans cette aventure, j'aimerais savoir si d'autres familles ou personnes l'ont déjà fait et si c'est vraiment difficile, voire dangereux avec 2 enfants.
J'avais déjà viisté le grand canyon en 99 et j'avais été frustrée de ne pas en avoir profité plus (juste regardé le canyon des panoramas). L'hélicoptère n'étant pas dans notre budget, y a t'il d'autres randos sympas à faire?
Merci pour vos conseils!!
Traversée à vélo dans l'ouest des États-Unis English translation pending
Bonjour,
Je compte traverser à vélo, pendant le mois de mars, l'Ouest des USA, de Vancouver à Tijuana.
Auriez-vous quelques recommandations sur les routes à prendre (en Californie, Oregon ou Washington) ? Je me donne tout le mois de mars, pensez-vous que c'est possible? J'ai calculé sur GoogleMap environ 2500km. Y-a-t-il du fort relief?
Vaut-il mieux rouler Nord->Sud ou Sud->Nord ?
Merci beaucoup!!!
Adrien
Je compte traverser à vélo, pendant le mois de mars, l'Ouest des USA, de Vancouver à Tijuana.
Auriez-vous quelques recommandations sur les routes à prendre (en Californie, Oregon ou Washington) ? Je me donne tout le mois de mars, pensez-vous que c'est possible? J'ai calculé sur GoogleMap environ 2500km. Y-a-t-il du fort relief?
Vaut-il mieux rouler Nord->Sud ou Sud->Nord ?
Merci beaucoup!!!
Adrien
Boucle de quarante jours au départ de Los Angeles dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjours à tous,
Ça fait plusieurs jours que je lis les diverses discussion sur ce forum pour établir notre circuit de cet été. J'ai essayé de compiler tous les conseils et avis pour établir une boucle au départ de LA qui intègre le maximum sans faire trop de voiture tous les jours. Bon je reconnais que nous avons la chance d'avoir 40 jours sur place du 16/7 au 25/8 ! Merci de bien vouloir me donner vos avis et conseils sur cette ébauche de parcours. Je compte ensuite réserver les hôtels ou les campings (à voir ?) de chaque étape.
Pouvez vous me conseiller car, dans un premier temps j'avais beaucoup dilaté les durées et je ne rentrais plus dans les 40 jours : j'ai donc réduit et cette fois il me reste 5 jours. J'hésite entre ajouter une destination en plus : San diego ou Phoenix ou Sequoîa park ou faire 1 jour en plus au choix : j5 à Sedona ; j7 au grand canyon ; j9 à Page (et pourquoi ?) ; j14 à moab ; j19 à Bryce canyon ; J21 à Zion ; j26 à Yosemite ; ou à un endroit sur la côte californienne.
Merci pour vos conseils et expériences
paris-> los angeles J1 los angeles J2 los angeles J3 los angeles J4 los angeles -> sedona (480mi 8h) J5 sedona J6 sedona -> Grand canyon (130mi 2h45) ( sunset crater volcan / wupatki NM) J7 Grand canyon J8 Grand canyon -> page ( 130 mi 2h30) J9 page ( lac powel / antelope canyon) J10 page -> Kayenta ( 130mi 3 h 00) ( Navaro NM / Monument valley) J11 Kayenta -> cortex (130 mi 2h30 ) J12 cortex ( mesa verde NP) J13 cortex -> moab ( 170mi 3h30 ) (avec canyon land : the needles) J14 moab ( canyon land ) J15 moab ( arches NP) J16 moab -> torrey (160 mi 3h30 ) J17 torrey ( capitol reef) J18 torrey -> tropic ( 110 mi 3 h00 ) (avec escalante / kodachrome basin) J19 tropic ( bryce canyon) J20 tropic -> springdale ( 90mi 2 h 00 ) (avec cedar brak NM) J21 springdale -> las vegas (160mi 2h40 ) ( avec Zion) J22 las vegas J23 las vegas -> fumace creek (150mi 3h00 ) J24 fumace creek ( death valley) J25 fumace creek -> camping yosemite ??? ( 215 mi 4h40 ) (avec bodie ) J26 yosemite NP J27 yosemite -> San francisco ( 200mi 4h00) J28 San francisco J29 San francisco J30 San francisco J31 San francisco J32 San francisco -> monterey ( 120mi 2 h ) J33 monterey -> moro bay ( 120mi 3h00 ) (avec big sur) J34 moro bay-> santa barbara ( 140mi 3h10) (avec visite hearst castle) J35 J36 J37 J38 J39 J40 LA airport paris
encore merci pour vos aides
fg
Ça fait plusieurs jours que je lis les diverses discussion sur ce forum pour établir notre circuit de cet été. J'ai essayé de compiler tous les conseils et avis pour établir une boucle au départ de LA qui intègre le maximum sans faire trop de voiture tous les jours. Bon je reconnais que nous avons la chance d'avoir 40 jours sur place du 16/7 au 25/8 ! Merci de bien vouloir me donner vos avis et conseils sur cette ébauche de parcours. Je compte ensuite réserver les hôtels ou les campings (à voir ?) de chaque étape.
Pouvez vous me conseiller car, dans un premier temps j'avais beaucoup dilaté les durées et je ne rentrais plus dans les 40 jours : j'ai donc réduit et cette fois il me reste 5 jours. J'hésite entre ajouter une destination en plus : San diego ou Phoenix ou Sequoîa park ou faire 1 jour en plus au choix : j5 à Sedona ; j7 au grand canyon ; j9 à Page (et pourquoi ?) ; j14 à moab ; j19 à Bryce canyon ; J21 à Zion ; j26 à Yosemite ; ou à un endroit sur la côte californienne.
Merci pour vos conseils et expériences
paris-> los angeles J1 los angeles J2 los angeles J3 los angeles J4 los angeles -> sedona (480mi 8h) J5 sedona J6 sedona -> Grand canyon (130mi 2h45) ( sunset crater volcan / wupatki NM) J7 Grand canyon J8 Grand canyon -> page ( 130 mi 2h30) J9 page ( lac powel / antelope canyon) J10 page -> Kayenta ( 130mi 3 h 00) ( Navaro NM / Monument valley) J11 Kayenta -> cortex (130 mi 2h30 ) J12 cortex ( mesa verde NP) J13 cortex -> moab ( 170mi 3h30 ) (avec canyon land : the needles) J14 moab ( canyon land ) J15 moab ( arches NP) J16 moab -> torrey (160 mi 3h30 ) J17 torrey ( capitol reef) J18 torrey -> tropic ( 110 mi 3 h00 ) (avec escalante / kodachrome basin) J19 tropic ( bryce canyon) J20 tropic -> springdale ( 90mi 2 h 00 ) (avec cedar brak NM) J21 springdale -> las vegas (160mi 2h40 ) ( avec Zion) J22 las vegas J23 las vegas -> fumace creek (150mi 3h00 ) J24 fumace creek ( death valley) J25 fumace creek -> camping yosemite ??? ( 215 mi 4h40 ) (avec bodie ) J26 yosemite NP J27 yosemite -> San francisco ( 200mi 4h00) J28 San francisco J29 San francisco J30 San francisco J31 San francisco J32 San francisco -> monterey ( 120mi 2 h ) J33 monterey -> moro bay ( 120mi 3h00 ) (avec big sur) J34 moro bay-> santa barbara ( 140mi 3h10) (avec visite hearst castle) J35 J36 J37 J38 J39 J40 LA airport paris
encore merci pour vos aides
fg
Qui va dans l'Ouest des États-Unis en mai 2009? (et quels circuits) English translation pending
Hello,
Sur le modèle du "famous" post du Tigre (pour le mois de juin 2009), je vous propose de poster ici vos dates dans l'Ouest des USA et un petit resumé de votre trip avec les étapes importantes pour le mois de Mai 2009.
Ce topic est là pour discuter entre voyageurs partant en mai 2009 pour l'Ouest (présentation du circuit, étapes...) et "éventuellement" s'y croiser en cas d'étapes communes, mais pas pour chercher un Compagnon de Voyage 😛 .
@+ Vnoa
Sur le modèle du "famous" post du Tigre (pour le mois de juin 2009), je vous propose de poster ici vos dates dans l'Ouest des USA et un petit resumé de votre trip avec les étapes importantes pour le mois de Mai 2009.
Ce topic est là pour discuter entre voyageurs partant en mai 2009 pour l'Ouest (présentation du circuit, étapes...) et "éventuellement" s'y croiser en cas d'étapes communes, mais pas pour chercher un Compagnon de Voyage 😛 .
@+ Vnoa
Avis sur itinéraire dans l'Ouest américain Denver-San Francisco en avril/mai English translation pending
Bonjour,
Merci de me donner vos avis sur les grandes lignes de notre itinéraire : de Denver à San Francisco fin avril / début mai 2009 (location voiture) : J0 : arrivée à Denver J2 fin d'AM = départ de Pike's Peak pour Montrose (environ 6h30 de route) J3 matin = Départ de Montrose pour Monument Valley via 4 corners (5 h de route) fin d'AM = départ de Monument Valley vers Page (2h30 de route - 1 nuit sur place) J4 matin : départ de Page vers Bryce Canyon ((5h15 de route) : 2 nuits à Bryce Canyon. J6 matin = départ de Bryce Canyon pour Zion (3 h de route) Fin d'AM = départ de Zion pour Las Vegas (3h de routes, 2 nuits sur place) J8 matin = départ de Las Vegas pour Death Valley (3h de route + traversée) Nuit à Lake Isabella J9 matin = départ de Lake Isabella pour Sequoia (3h30 de route, 2 nuits sur place) J11 matin = départ de Sequoia pour Yosémite (3h 30 de route, 2 nuits sur place) J13 matin = départ de Yosémite pour SF (4 h de route) 2 nuits sur place J15 = retour à Paris
Qu'en pensez-vous ? Les distances et le temps passé sur place vous semblent-ils réalistes ? Tous les conseils sont les bienvenus !!!! 🙂
Merci de me donner vos avis sur les grandes lignes de notre itinéraire : de Denver à San Francisco fin avril / début mai 2009 (location voiture) : J0 : arrivée à Denver J2 fin d'AM = départ de Pike's Peak pour Montrose (environ 6h30 de route) J3 matin = Départ de Montrose pour Monument Valley via 4 corners (5 h de route) fin d'AM = départ de Monument Valley vers Page (2h30 de route - 1 nuit sur place) J4 matin : départ de Page vers Bryce Canyon ((5h15 de route) : 2 nuits à Bryce Canyon. J6 matin = départ de Bryce Canyon pour Zion (3 h de route) Fin d'AM = départ de Zion pour Las Vegas (3h de routes, 2 nuits sur place) J8 matin = départ de Las Vegas pour Death Valley (3h de route + traversée) Nuit à Lake Isabella J9 matin = départ de Lake Isabella pour Sequoia (3h30 de route, 2 nuits sur place) J11 matin = départ de Sequoia pour Yosémite (3h 30 de route, 2 nuits sur place) J13 matin = départ de Yosémite pour SF (4 h de route) 2 nuits sur place J15 = retour à Paris
Qu'en pensez-vous ? Les distances et le temps passé sur place vous semblent-ils réalistes ? Tous les conseils sont les bienvenus !!!! 🙂
Que faire aux Etats-Unis en trois semaines? English translation pending
bonjours à tous
voila je prevois un voyage en famille de 3 semaines au USA mais la question est: que visiter ?
j'aimerais faire NY Chicago SF LA Las Vegas et peut etre la Floride.
donc en 3semaine ai-je le temps de faire les 2 cotes ? genre 7jours Est et 15jours Ouest ?
Que me conseillez-vous comme itineraire dans l'ouest ? je ne prevois pas de faire tout les parcs car j'adore la ville mais bon quand meme visiter les principaux parcs
Sinon la Floride c'est vraiment interessant ou sur un vayage de 3 semaines c'est inutile ?
Merci d'avance à tous pour vos reponses
donc en 3semaine ai-je le temps de faire les 2 cotes ? genre 7jours Est et 15jours Ouest ?
Que me conseillez-vous comme itineraire dans l'ouest ? je ne prevois pas de faire tout les parcs car j'adore la ville mais bon quand meme visiter les principaux parcs
Sinon la Floride c'est vraiment interessant ou sur un vayage de 3 semaines c'est inutile ?
Merci d'avance à tous pour vos reponses