Results for "South+Beach+et+restaurant+|+3+>+99"
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Quel endroit près de la plage et des rues animées en Floride? English translation pending
Bonjour nous sommes 2 jeunes couples dans la trentaine qui aimerait aller en Floride cet hiver. Nous cherchons un endroit où nous pourrions à partir de notre hôtel se rendre à la plage tout en étant près des rues animés (restaurants, boutiques, cafés etc...) Quel endroit nous suggeriez-vous??? Merci!
Myrtle Beach avec deux enfants, attractions? English translation pending
nous partons pour myrtle beach le 1 juillet, nous voulons savoir, combien dheure pour aller (en partance de montreal), en 2 jours..nous avons 2 enfant alors arret plus frequent, et quel attraction conseillez vous, les vague sont elle grosse. nous avons ete a virginia beach et navons pas aime. peu attraction et vagues tros grosse. dhabitude on va a wildwood mais avions envie de faire changement.et finalement nous allon au dayton house resort. qqun connais? merci
Séjourner au Gazebo Inn à Myrtle Beach? (États-Unis) English translation pending
Bonjour !
Nous partons en vacances à Myrtle Beach en au mois d'août. Nous regardons pour aller au Gazebo Inn. J'aimerais savoir si des gens y sont déjà allés. Est-ce propre ? Est-ce bien centralisé ? Quels sont vos commentaires à propos de cet endroit ?
Merci à l'avance
Nous partons en vacances à Myrtle Beach en au mois d'août. Nous regardons pour aller au Gazebo Inn. J'aimerais savoir si des gens y sont déjà allés. Est-ce propre ? Est-ce bien centralisé ? Quels sont vos commentaires à propos de cet endroit ?
Merci à l'avance
Départ de croisière: quoi visiter et où aller manger à Fort Lauderdale? (Floride) English translation pending
Nous ferons notre toute première croisière le 14 mars prochain, nous avons décidez d`arriver une journée à l`avance, donc nous avons 24 hres pour un peu connaitre Fort-Lauderdale. Nous logeons au Marriott Renaissance Fort-Lauderdale tout près des Everglades....Alors pouvez-vous nous conseiller quoi on pourraient aller visiter?....et aussi où aller manger (bon rapport qualité/prix) pour un souper, un petit déjeuner et un dîner ? Je vous remercie à l`avance.
Séjour de 18 jours au Tennessee et en Floride English translation pending
Hello,
Nous partirons à deux aux Etats-Unis du 17 avril au 4 mai 2015.
Les vols sont réservés (United Airlines: Genève-Newark-Nashville) et (Swiss: Miami-Zurich-Genève).
L'hôtel de Nashville aussi, le Best Western Music Row (très bien situé).
Reste maintenant à peaufiner le trajet et là j'ai besoin de votre aide sur plusieurs étapes.17 au 22 avril: Nashville22 avril: Atlanta23 avril: St Augustine24 et 25 avril: Clearwater26 avril: Naples27 et 28 avril: Homestead / Florida City29 et 30 avril: Key West1 au 4 mai: MiamiTout est modifiable, sauf l'étape Nashville où je vais visiter le Country Music Hall et Jack Daniel's.
Voici mes questions, merci par avance pour votre aide !Avez-vous d'autres bonnes idées de visites à Nashville ?Pour rejoindre la Floride, on va passer par la Georgie et Atlanta, des idées de visites ?On va visiter le St. Augustine Alligator Farm Zoological Park, d'autres idées ?On veut admirer beaucoup de parcs et fermes d'alligators, en connaissez-vous ?A part leurs belles plages, qu'y a-t-il à voir à Clearwater et Naples ?Avez-vous des noms de bons hôtels sur Key West, près de Duval Street ?Même question pour la région de Miami ?Pour Miami, à part Collins Avenue et Art Deco, on veut surtout faire les Everglades. C'est pourquoi on pourrait passer deux nuits à Homestead / Florida City avant de rejoindre Key West. Pour les trois dernières nuits situées dans la région de Miami, j'aimerais trouver un bon hôtel bien situé, avec une plage à disposition. Je pensais éventuellement à Key Largo qui nous permettrait de ne pas être trop loin de Miami et des Everglades, et ça semble un joli endroit....
Enfin, si vous avez de bonnes adresses de bars, restos (style country rock) ou autres, je suis preneur.
Merci pour vos conseils. Au plaisir de vous lire.
A + et bonne année à vous.
RV 😎
Nous partirons à deux aux Etats-Unis du 17 avril au 4 mai 2015.
Les vols sont réservés (United Airlines: Genève-Newark-Nashville) et (Swiss: Miami-Zurich-Genève).
L'hôtel de Nashville aussi, le Best Western Music Row (très bien situé).
Reste maintenant à peaufiner le trajet et là j'ai besoin de votre aide sur plusieurs étapes.17 au 22 avril: Nashville22 avril: Atlanta23 avril: St Augustine24 et 25 avril: Clearwater26 avril: Naples27 et 28 avril: Homestead / Florida City29 et 30 avril: Key West1 au 4 mai: MiamiTout est modifiable, sauf l'étape Nashville où je vais visiter le Country Music Hall et Jack Daniel's.
Voici mes questions, merci par avance pour votre aide !Avez-vous d'autres bonnes idées de visites à Nashville ?Pour rejoindre la Floride, on va passer par la Georgie et Atlanta, des idées de visites ?On va visiter le St. Augustine Alligator Farm Zoological Park, d'autres idées ?On veut admirer beaucoup de parcs et fermes d'alligators, en connaissez-vous ?A part leurs belles plages, qu'y a-t-il à voir à Clearwater et Naples ?Avez-vous des noms de bons hôtels sur Key West, près de Duval Street ?Même question pour la région de Miami ?Pour Miami, à part Collins Avenue et Art Deco, on veut surtout faire les Everglades. C'est pourquoi on pourrait passer deux nuits à Homestead / Florida City avant de rejoindre Key West. Pour les trois dernières nuits situées dans la région de Miami, j'aimerais trouver un bon hôtel bien situé, avec une plage à disposition. Je pensais éventuellement à Key Largo qui nous permettrait de ne pas être trop loin de Miami et des Everglades, et ça semble un joli endroit....
Enfin, si vous avez de bonnes adresses de bars, restos (style country rock) ou autres, je suis preneur.
Merci pour vos conseils. Au plaisir de vous lire.
A + et bonne année à vous.
RV 😎
Voyage d'une dizaine de jours dans la région de Cape Town fin décembre-début janvier English translation pending
Ca y est le billet d'avion est dans la poche! Le 30 décembre nous arrivons à Cap Town pour une dizaine de jour.
Merci à tous les personnes ayant donné des infos sur la région du Cap... j'ai déjà trouvé certaines renseignements mais pas tous!
Notre voyage: nous hébergeront dans un appartement proche de Cape Town et nous souhaitons silloner de là!
Hermanus: début janvier à t'on la chance de voir des baleines? Extrême sud: le meilleur endroit pour voir les pinguins? Qui connaît la route des vins? Bonne adresses sur le parcours? Table Mountain vraiment un endroit à faire?
qu'avez vous vu à recommander dans les environs de Cape Town?
Merci de vos conseils et de vos tuyaux et promis je vous raconte au retour!
Notre voyage: nous hébergeront dans un appartement proche de Cape Town et nous souhaitons silloner de là!
Hermanus: début janvier à t'on la chance de voir des baleines? Extrême sud: le meilleur endroit pour voir les pinguins? Qui connaît la route des vins? Bonne adresses sur le parcours? Table Mountain vraiment un endroit à faire?
qu'avez vous vu à recommander dans les environs de Cape Town?
Merci de vos conseils et de vos tuyaux et promis je vous raconte au retour!
1 mois à Miami à 16 ans English translation pending
Bonjour à tous !
J'ai actuellement 15 ans, et j'aurai 16 ans à la date du voyage qui est en juillet ! J'aimerais partir un mois à Miami avec des amis à moi, du même âge que moi, mais j'ai un ami qui aura 18 ans à la date du voyage (même si je doute que cela change grand chose vu qu'on est majeur à 21 ans là-bas). Seulement, j'ai aucune idée du budjet fixe. Tout d'abord, j'ai trouver une auberge de jeunesse , qui me revient à un peu près 240 euros le mois avec le petit déjeuner compris. Puis les billets d'avion, j'ai vu à un peu plus de 800 euros aller/retour, soit un peu plus de 1040 euros jusqu'ici. C'est pas trop chère je trouve, mais il faut aussi de l'argent là-bas. Connaissez-vous des bons plans pour les restaurants etc? Savez-vous si il y a des campings là-bas? Ce sera toujours moins chère que l'auberge de jeunesse, puis je serai souvent dehors donc c'est juste histoire d'avoir un lieu pour dormir. Auriez-vous une idée de l'argent a prévoir à côté de ça ? Et les transports sont-ils chères? Merci d'avance !
J'ai actuellement 15 ans, et j'aurai 16 ans à la date du voyage qui est en juillet ! J'aimerais partir un mois à Miami avec des amis à moi, du même âge que moi, mais j'ai un ami qui aura 18 ans à la date du voyage (même si je doute que cela change grand chose vu qu'on est majeur à 21 ans là-bas). Seulement, j'ai aucune idée du budjet fixe. Tout d'abord, j'ai trouver une auberge de jeunesse , qui me revient à un peu près 240 euros le mois avec le petit déjeuner compris. Puis les billets d'avion, j'ai vu à un peu plus de 800 euros aller/retour, soit un peu plus de 1040 euros jusqu'ici. C'est pas trop chère je trouve, mais il faut aussi de l'argent là-bas. Connaissez-vous des bons plans pour les restaurants etc? Savez-vous si il y a des campings là-bas? Ce sera toujours moins chère que l'auberge de jeunesse, puis je serai souvent dehors donc c'est juste histoire d'avoir un lieu pour dormir. Auriez-vous une idée de l'argent a prévoir à côté de ça ? Et les transports sont-ils chères? Merci d'avance !
Visite de Miami English translation pending
Bonjour,
Passeport obtenu fin Décembre 2005, RV au consultat américain pour le 7 Février 2006 et départ le 25.02.06. Bon jusque là tout va bien... Ma question : qui peut me renseigner sur la ville de Miami, ce qu'il y a visiter, ce qui il y a à faire... Les restaurants, les bars, les boites, les boutiques... et des sites internet. Remerciements
Passeport obtenu fin Décembre 2005, RV au consultat américain pour le 7 Février 2006 et départ le 25.02.06. Bon jusque là tout va bien... Ma question : qui peut me renseigner sur la ville de Miami, ce qu'il y a visiter, ce qui il y a à faire... Les restaurants, les bars, les boites, les boutiques... et des sites internet. Remerciements
Avis sur itinéraire de dix-sept jours sur la côte est américaine? English translation pending
Bonjour, on prepare un voyage sur la côte Est américaine pour cet été (Juillet-Aout 2010) et j'aimerais avoir votre avis sur cette itinéraire.
J1: Paris-Miami J2: Miami J3: Miami-Key Largo J4: Key Largo - Key West J5: Key West-Naples fl J6: Naples fl -Captiva Island J7: Captiva Island- St Petersburgh fl J8: St Petersburgh fl-Orlando J9: Orlando J10: Orlando - Washington D.C ( Par avion ^^) J11: Washington D.C J12: Washington D.C - Philadelphie J13: Philadelphie - NYC J14: NYC J15: NYC J16: NYC J17: NYC - Paris
Voilà merci de vos avis et de vos conseils :)
J1: Paris-Miami J2: Miami J3: Miami-Key Largo J4: Key Largo - Key West J5: Key West-Naples fl J6: Naples fl -Captiva Island J7: Captiva Island- St Petersburgh fl J8: St Petersburgh fl-Orlando J9: Orlando J10: Orlando - Washington D.C ( Par avion ^^) J11: Washington D.C J12: Washington D.C - Philadelphie J13: Philadelphie - NYC J14: NYC J15: NYC J16: NYC J17: NYC - Paris
Voilà merci de vos avis et de vos conseils :)
Etats-Unis: Tout au sud de la Floride... escale à Key West English translation pending
D’île en île, de route en route et de pont en pont … l’Overseas Higway qui amarre les îles de Floride au reste du continent américain nous a conduit à son terminus * .
Mais la découverte ne s’arrête pas là ! L’ultime étape, Key West, nous offre le pittoresque de ses maisons anciennes aux tons pastel, son agréable douceur tropicale, son ambiance festive très « cool » sans oublier ses célèbres couchers de soleil … et bien plus encore !

Au détour d’une intersection, voici enfin une place libre pour garer notre véhicule. Pour le reste de la visite, elle se fera au rythme des pas lors d’une balade pédestre parmi les rues de cette île-cité.
Est-ce le magnétisme du Sud ? En tout cas, le lieu le plus visité de Key West est sans aucun doute la borne marquant le point le plus au sud des Etats-Unis. Est-il vraiment esthétique ce fameux Southernmost Point Continental USA ? Sans plus, avec cette dominante rouge on pourrait presque le confondre de loin avec une canette géante du fameux soda américain ! Assurément le symbole fait recette et on défile ici pour la photo souvenir, incontournable sur cette île du bout de la Floride. Au-delà de l’horizon marin, il y a la « Perle des Caraïbes », le joli surnom touristique donné à Cuba. 90 Miles séparent le rêve américain du rêve socialiste si cher à Fidel Castro et au Che. Deux pays si proches géographiquement et pourtant si éloignés politiquement. Au fait, cela fait combien en kilomètres, 90 Miles ? 144,84 km, exactement.

A certains moments de la journée, l’affluence est telle qu’il faut attendre à la queue leu leu pour se faire prendre en photo par ses proches. Un sourire immortalisé dans la précipitation (ou souvent une sorte de grimace), clic ! clac ! C’est pris ! Des photos souvenirs qui fleuriront ensuite sur les albums de vacances, sur les blogs et parfois sur des récits de voyages comme dans Voyage Forum. Et si je présente dans ce carnet de voyage une photo de la borne sans visiteur, vous imaginez que j’ai moi aussi, sur ma carte mémoire, une photo où j’essaie de sourire à l’objectif. Au sommet de la borne, on peut lire : « The Conch Republic » … What is it ? Une idée un peu farfelue et pas vraiment sérieuse. Serait-elle destinée à faire sourire les touristes ? « La République des conques » (ce sont de gros coquillages). En effet, certains des habitants de Key West ont rêvé un jour, parait-il, de proclamer l’indépendance de leur petit territoire ! Il y a même dans une rue du centre ville un bâtiment officiel où l’on délivre un document, le passeport de la « Conch Republic ». Décidément, je crois qu’ici, on ne se prend pas vraiment au sérieux, humour et insouciance sont de mise. A Key West, on croise une population très hétéroclite, cela va des retraités aux anciens beatniks en passant par les gays … tous ont choisi un jour de poser leurs valises ou leur sac à dos pour rester vivre ici, très loin de la vie trépidante des cités urbanisées.

Histoire de poursuivre le clin d’œil, juste à côté du bâtiment officiel, je remarque une maison où est hissé en façade un drapeau sur lequel sont représentés des paires de tongs … tiens, voici un étendard very funny pour Key West, « la République des tongs », cela conviendrait bien à cette île !
Une île possède toujours son phare. Celui de Key West trône à quelques pas de la borne sud, rue Whitehead. Très élégant avec sa colonne blanche et sa lanterne chapeautée de noir. Construit en 1825, il a subi de lourds dégâts suite au terrible ouragan de 1946. On peut le visiter et gravir les 88 marches afin de bénéficier d’une vue panoramique sur l’ensemble de l’île. Ce phare est devenu de nos jours un musée, il n’est plus en service … son faisceau lumineux ne signale plus aux navires les côtes rocheuses de Key West mais j’imagine que le halo lumineux de cette ville, où la vie nocturne est trépidante, se repère de loin.

Poursuivons la balade le long des rues tracées en angles droits, elles quadrillent toute la cité. Incontestablement la rue la plus animée est Duval Street. Une longue avenue commerçante bordée de boutiques, de cafés, de restaurants, de guesthouses, de galeries d’Art et d’incontournables échoppes proposant aux passants une multitude de souvenirs estampillés Key West …

Aux premières heures de la matinée, le trafic est encore calme, là un cycliste nonchalant, plus loin un scooter plus pressé … Oh , là, là ! ce coq traversant imprudemment la chaussée a bien failli laisser quelques plumes sur le bitume !

Quelques enseignes ne passent pas inaperçues et attirent mon regard. En bon Français, je remarque celle de cette boulangerie pâtisserie au nom exotique (pour les Américains !), « Le croissant de France ». Au pays des hamburgers, il semble que ce soit très chic de goûter au French taste … avec des « viennoiseries » maisons. Mais la spécialité locale, très bien représentée se nomme le Key lime pie. Un succulent dessert, very sweet. En fait, une tarte meringuée au citron vert de Floride. Tout l’art (culinaire) du pâtissier étant de ne pas noyer l’acidité du citron pas un excès de sucre. On se laisse facilement tenter … plusieurs boutiques proposent de délicieuses Key lime pie.

Entrons chez « Kermit’s ». Au vu des étalages, on peut constater que la fameuse spécialité au citron se décline en de nombreux conditionnements. A côté de la tarte traditionnelle, on trouve des confiseries, des biscuits, des sucettes … à la saveur Key lime pie, évidemment !
Avec tous ces commerces et toutes ces attractions pour visiteurs, Duval Street s’avère être le centre touristique de Key West. D’ailleurs, le passage dans l’avenue est un des moments forts du « Conch Tour Train » qui sillonne la ville afin de faire découvrir aux touristes pressés les différentes curiosités et l’histoire de Key West. Pour les amateurs de tour de ville et de visite guidée, il y a également le « Old Town Trolley ». Lui aussi parcoure toutes les demi-heures le centre et les principaux points d’intérêt de Key West, en exactement quatorze étapes.

Afin de découvrir la ville à son propre rythme, rien ne vaut la balade pédestre … Le nez en l’air et le regard curieux, l’essentiel du charme de Key West se dévoile à vos yeux au gré de la promenade. On est vite séduit par la vue de toutes ces coquettes maisons avec leur architecture coloniale britannique. Des « conch-houses » aux murs en bois avec balcons et balustrades en façade. Quant aux teintes, elles sont on ne peut plus variées, du rose bonbon au bleu ciel en passant entre autre par le jaune citron ou encore par le vert amande … Ces cottages constituent d’excellents sujets photographiques, je ne m’en lasse pas … en revanche, il a (presque) toujours un vilain poteau ou bien la présence de fils inesthétiques, ils me qui font hésiter à chaque fois pour choisir le meilleur angle.

Beaucoup d'habitations de Key West sont entourées de splendides jardins tropicaux à la végétation fleurie et parfois exubérante. A l’image de ces cocotiers dont les palmes bruissent sous l’effet des vents marins, dans une autre rue ce sont des imposants banyans qui montent la garde devant cette cossue résidence appelée justement Banyan, du nom de ces hauts arbres tropicaux.
Une des habitations parmi les plus célèbres est située au 907 sur Whitehead Street. Cette belle demeure construite dans la pure tradition architecturale de l’île date de 1851 et a eu comme propriétaire, l’auteur à succès Ernest Hemingway. La visite permet de se plonger dans l’atmosphère où vécu l’écrivain de 1931 à 1961 c’est en ce lieu que fut écrit « Pour qui sonne le glas » ou « Les neiges du Kilimandjaro ».

Je me dirige maintenant vers une autre ancienne demeure de Key West, située au croisement des rues Whitehead et Greene, l’Audubon House. John James Audubon, né en 1785 de parents français, avait deux passions : la peinture et l’ornithologie. On pourrait presque en ajouter une autre, celle pour Key West où il vécu pendant plusieurs années en famille, ici, entre ces murs. On lui doit une œuvre magistrale qui a fait date, l’encyclopédie « Birds of America » une première à l’époque, à la fois œuvre picturale et travail scientifique reconnu. Ce recueil compte 430 peintures représentant les espèces d’oiseaux que l’artiste à observé et dessiné, notamment en Floride.

Seul visiteur au moment où j’entre dans la maison de l’artiste, j’ai la chance d’avoir ensuite une visite avec une guide perso et même avec des commentaires en Français … ce ne sera que plus intéressant. De pièce en pièce, la visite vous fait remonter dans le temps … et monter à l’étage. Même si la maison a subi une rénovation (très réussie), il règne dans cet intérieur une véritable atmosphère d’époque : les parquets craquent sous les pas, la décoration et le mobilier sont d’origine. Quelques peintures de l’artiste ornent comme il se doit les murs, à l’image de ce fameux flamand rose. Audubon lui a semble t-il « cassé » le cou afin de le faire rentrer dans le cadre ! Attenante à la maison et à l’agréable jardin tropical qui l’entoure, une galerie d’Art permet de poursuivre la découverte du talent d’Audubon. Autre lieu chargé d’histoire, à quelques dizaines de mètres, la petite Maison Blanche appelée également la Truman house. L’ancien président américain y séjourna régulièrement dès l’année 1946. Depuis la demeure a été transformé en musée ouvert aux visiteurs.
Comme on le constate, de nombreuses maisons de Key West ont appartenu ou ont vu passé des personnalités plus ou moins célèbres. Aussi, les propriétaires actuels sont fiers de faire partager aux passants un peu de l’histoire de leur demeure. Des plaques apposées sur les façades indiquent quels illustrent personnages y ont séjourné. Une de ces plaques m’a bien fait sourire, elle prend le contre pied de toutes celles vantant l’histoire du lieu. Mais que signale-t-elle ? Que dans cette maison au 1114, en 1897, rien n’est arrivé ... Bravo pour ce trait d’humour !

D’autres occupants personnalisent la décoration de leur pimpantes habitations, ici, un perroquet perché, il ne risque pas de vous parler, il est en bois ! Là, une profusion de fleurs ou ces surprenants cercles, plus loin une palette de teintes très complète … en fait, une boutique de cerfs volants et de voiles de kite.

Au détour d’une rue voilà la mythique Marylin exposée dans une de ses plus célèbres scènes. Jupe virevoltante … elle est ainsi figée en poupée de cire devant le cinéma « Tropic » dont l’architecture typiquement Art Déco vous fait inévitablement penser au quartier historique de South Beach à Miami.

Marcher, se repérer, faire demi-tour, visiter puis ralentir la cadence le temps d’observer une curiosité, faire une pause photo et à nouveau accélérer le pas pour traverser une voie entre le passage de deux motos pressées … la balade touristique devient vite fatigante avec cette chaleur tropicale. La température ambiante oscille autour des 30 °C et celle de la « belle bleue » qui entoure l’île, à combien est elle ? Le bain de mer est sans doute la meilleure solution pour se rafraîchir avant de repartir ensuite de bon pied. Le moment idéal d’aller découvrir le bord de mer. L’avantage d’une ville bâtie sur une petite île est que l’on est jamais très loin d’une plage. Une rue longée et un croisement plus loin, nous voilà au bord de Higgs Beach (côté Océan Atlantique). Même si l’on ne peut pas qualifier cette baie de paradisiaque, les palmiers, le sable fin et les eaux bleues en font un lieu reposant et très appréciable. Après le bain (agréable) je ne me résous pas vraiment à rester étendu sur la plage … Le ponton de bois avançant sur la mer est une invitation à la flânerie. A son extrémité (actuelle) on constate qu’il devait se prolonger autrefois, de vieux poteaux en témoignent, il s font le bonheur des pélicans et autres oiseaux marins qui s’en servent de perchoir. Quant aux ados, ils profitent de ce promontoire pour l’utiliser comme plongeoir, bien que se soit interdit. Et Hop ! Un back jump avant de faire splash et plouf !

Après cette pause plage, retour en ville. A Key West, toutes les rues semblent vous mener vers l’incontournable Duval Street, bien plus animée dans le courant de l’après-midi qu’en début de journée. Empruntons le trottoir opposé à celui parcouru ce matin. Y voit-on beaucoup de différence ? Pas vraiment, il y a également de ce côté, des guesthouses, des boutiques, des bars, des restaurants … j’arrête là l’énumération, ce serait pratiquement la même que celle décrite plus haut dans le texte, juste dans un ordre différent. Tiens, une église blanche éblouissante sous les rayons du soleil, je ne l’avais pas remarqué lors de ma promenade matinale.

Plus je progresse dans Duval Street, plus les piétons sont nombreux jusqu’à former une véritable foule où l’on se bouscule. La rue est ici fermée aux véhicules … enfin aux voitures ! Car c’est le lieu d’un rassemblement de motards avec une concentration étonnante de motos : de rutilantes grosses cylindrées jusqu’aux motos de collections en passant par un alignement de Harley Davidson qui fait l’admiration du public.

Les chromes sont nickels et étincellent sous le soleil, les conversations vont bon train jusque dans les bars et les cafés d’où l’on entend des exclamations et des éclats de rires. Même la musique country ou rock, pourtant poussée à fond, ne parvient pas à couvrir cette joyeuse atmosphère. Tout ici est affaire de look, de l’apparence des motos customisées aux teintes surprenantes jusqu’aux motards, bandanas sur la tête, blousons de cuirs, gros bras et tatouages à foison. Il y a même quelques originaux qui se baladent nonchalamment sur les trottoirs. A l’image de cette motarde qui n’hésite pas à exhiber ses tatouages colorées dessinés sur des parties de son corps considérées habituellement comme discrètes … Une jeune femme aussi dénudée, de dos que de face !

Un autre spectacle se profile à l’horizon, celui là est quotidien et c’est un rendez-vous qu’il ne faut pas manquer lorsqu’on visite Key West, un incontournable du lieu. Le fameux coucher de soleil avec ses rayons qui s’estompent sur les eaux du Golfe du Mexique. Pour admirer la représentation, il faut se diriger vers les quais de Mallory Square. Déjà la foule se presse au bord de l’eau, la meilleure place pour contempler le spectacle.

Le soleil est encore haut dans le ciel, alors que des artistes de rue occupent les badauds, comme de valeureux chauffeurs de salle. Leurs numéros semblent bien rodés et se succèdent … comme ce magicien qui s’enchaîne et se déchaîne devant le public. Jongleurs, cracheurs de feu … à vrai dire, je ne jette qu’un œil distrait à ces animations.
L’artiste que je suis venu admirer brille de tous ces rayons, le soleil nous offre en effet sa douce luminosité qui danse à la surface de l’eau au gré du léger clapot. Il joue à cache-cache avec de gros nuages aux formes généreuses et tant pis s’ils le masquent par moments. Les effets de lumière et de couleurs sont splendides. Voilà qu’un fin liseré rougeoyant redessine maintenant le contour de ces monstrueux nuages alors qu’un voilier entre dans le tableau, voguant paisiblement au large de Sunset Key (le bien nommé).

Les teintes sont changeantes de minute en minute, passant d’un jaune orangé à un rose rouge, maintenant c’est l’ensemble du ciel qui flamboie. La foule est silencieuse, les spectateurs sont conquis. Mais à Key West, la journée ne s’achève pas avec le crépuscule. By night, la petite ville réserve encore bien des découvertes aux visiteurs … Que la fête commence ! __
* Sur la route des Keys … 1er volet du récit de voyage dans les îles du sud de la Floride, de Key Largo à Key West, à voir en suivant ce lien : http://voyageforum.com/...iles_ponts_D5648471/

Au détour d’une intersection, voici enfin une place libre pour garer notre véhicule. Pour le reste de la visite, elle se fera au rythme des pas lors d’une balade pédestre parmi les rues de cette île-cité.
Est-ce le magnétisme du Sud ? En tout cas, le lieu le plus visité de Key West est sans aucun doute la borne marquant le point le plus au sud des Etats-Unis. Est-il vraiment esthétique ce fameux Southernmost Point Continental USA ? Sans plus, avec cette dominante rouge on pourrait presque le confondre de loin avec une canette géante du fameux soda américain ! Assurément le symbole fait recette et on défile ici pour la photo souvenir, incontournable sur cette île du bout de la Floride. Au-delà de l’horizon marin, il y a la « Perle des Caraïbes », le joli surnom touristique donné à Cuba. 90 Miles séparent le rêve américain du rêve socialiste si cher à Fidel Castro et au Che. Deux pays si proches géographiquement et pourtant si éloignés politiquement. Au fait, cela fait combien en kilomètres, 90 Miles ? 144,84 km, exactement.

A certains moments de la journée, l’affluence est telle qu’il faut attendre à la queue leu leu pour se faire prendre en photo par ses proches. Un sourire immortalisé dans la précipitation (ou souvent une sorte de grimace), clic ! clac ! C’est pris ! Des photos souvenirs qui fleuriront ensuite sur les albums de vacances, sur les blogs et parfois sur des récits de voyages comme dans Voyage Forum. Et si je présente dans ce carnet de voyage une photo de la borne sans visiteur, vous imaginez que j’ai moi aussi, sur ma carte mémoire, une photo où j’essaie de sourire à l’objectif. Au sommet de la borne, on peut lire : « The Conch Republic » … What is it ? Une idée un peu farfelue et pas vraiment sérieuse. Serait-elle destinée à faire sourire les touristes ? « La République des conques » (ce sont de gros coquillages). En effet, certains des habitants de Key West ont rêvé un jour, parait-il, de proclamer l’indépendance de leur petit territoire ! Il y a même dans une rue du centre ville un bâtiment officiel où l’on délivre un document, le passeport de la « Conch Republic ». Décidément, je crois qu’ici, on ne se prend pas vraiment au sérieux, humour et insouciance sont de mise. A Key West, on croise une population très hétéroclite, cela va des retraités aux anciens beatniks en passant par les gays … tous ont choisi un jour de poser leurs valises ou leur sac à dos pour rester vivre ici, très loin de la vie trépidante des cités urbanisées.

Histoire de poursuivre le clin d’œil, juste à côté du bâtiment officiel, je remarque une maison où est hissé en façade un drapeau sur lequel sont représentés des paires de tongs … tiens, voici un étendard very funny pour Key West, « la République des tongs », cela conviendrait bien à cette île !
Une île possède toujours son phare. Celui de Key West trône à quelques pas de la borne sud, rue Whitehead. Très élégant avec sa colonne blanche et sa lanterne chapeautée de noir. Construit en 1825, il a subi de lourds dégâts suite au terrible ouragan de 1946. On peut le visiter et gravir les 88 marches afin de bénéficier d’une vue panoramique sur l’ensemble de l’île. Ce phare est devenu de nos jours un musée, il n’est plus en service … son faisceau lumineux ne signale plus aux navires les côtes rocheuses de Key West mais j’imagine que le halo lumineux de cette ville, où la vie nocturne est trépidante, se repère de loin.

Poursuivons la balade le long des rues tracées en angles droits, elles quadrillent toute la cité. Incontestablement la rue la plus animée est Duval Street. Une longue avenue commerçante bordée de boutiques, de cafés, de restaurants, de guesthouses, de galeries d’Art et d’incontournables échoppes proposant aux passants une multitude de souvenirs estampillés Key West …

Aux premières heures de la matinée, le trafic est encore calme, là un cycliste nonchalant, plus loin un scooter plus pressé … Oh , là, là ! ce coq traversant imprudemment la chaussée a bien failli laisser quelques plumes sur le bitume !

Quelques enseignes ne passent pas inaperçues et attirent mon regard. En bon Français, je remarque celle de cette boulangerie pâtisserie au nom exotique (pour les Américains !), « Le croissant de France ». Au pays des hamburgers, il semble que ce soit très chic de goûter au French taste … avec des « viennoiseries » maisons. Mais la spécialité locale, très bien représentée se nomme le Key lime pie. Un succulent dessert, very sweet. En fait, une tarte meringuée au citron vert de Floride. Tout l’art (culinaire) du pâtissier étant de ne pas noyer l’acidité du citron pas un excès de sucre. On se laisse facilement tenter … plusieurs boutiques proposent de délicieuses Key lime pie.

Entrons chez « Kermit’s ». Au vu des étalages, on peut constater que la fameuse spécialité au citron se décline en de nombreux conditionnements. A côté de la tarte traditionnelle, on trouve des confiseries, des biscuits, des sucettes … à la saveur Key lime pie, évidemment !
Avec tous ces commerces et toutes ces attractions pour visiteurs, Duval Street s’avère être le centre touristique de Key West. D’ailleurs, le passage dans l’avenue est un des moments forts du « Conch Tour Train » qui sillonne la ville afin de faire découvrir aux touristes pressés les différentes curiosités et l’histoire de Key West. Pour les amateurs de tour de ville et de visite guidée, il y a également le « Old Town Trolley ». Lui aussi parcoure toutes les demi-heures le centre et les principaux points d’intérêt de Key West, en exactement quatorze étapes.

Afin de découvrir la ville à son propre rythme, rien ne vaut la balade pédestre … Le nez en l’air et le regard curieux, l’essentiel du charme de Key West se dévoile à vos yeux au gré de la promenade. On est vite séduit par la vue de toutes ces coquettes maisons avec leur architecture coloniale britannique. Des « conch-houses » aux murs en bois avec balcons et balustrades en façade. Quant aux teintes, elles sont on ne peut plus variées, du rose bonbon au bleu ciel en passant entre autre par le jaune citron ou encore par le vert amande … Ces cottages constituent d’excellents sujets photographiques, je ne m’en lasse pas … en revanche, il a (presque) toujours un vilain poteau ou bien la présence de fils inesthétiques, ils me qui font hésiter à chaque fois pour choisir le meilleur angle.

Beaucoup d'habitations de Key West sont entourées de splendides jardins tropicaux à la végétation fleurie et parfois exubérante. A l’image de ces cocotiers dont les palmes bruissent sous l’effet des vents marins, dans une autre rue ce sont des imposants banyans qui montent la garde devant cette cossue résidence appelée justement Banyan, du nom de ces hauts arbres tropicaux.
Une des habitations parmi les plus célèbres est située au 907 sur Whitehead Street. Cette belle demeure construite dans la pure tradition architecturale de l’île date de 1851 et a eu comme propriétaire, l’auteur à succès Ernest Hemingway. La visite permet de se plonger dans l’atmosphère où vécu l’écrivain de 1931 à 1961 c’est en ce lieu que fut écrit « Pour qui sonne le glas » ou « Les neiges du Kilimandjaro ».

Je me dirige maintenant vers une autre ancienne demeure de Key West, située au croisement des rues Whitehead et Greene, l’Audubon House. John James Audubon, né en 1785 de parents français, avait deux passions : la peinture et l’ornithologie. On pourrait presque en ajouter une autre, celle pour Key West où il vécu pendant plusieurs années en famille, ici, entre ces murs. On lui doit une œuvre magistrale qui a fait date, l’encyclopédie « Birds of America » une première à l’époque, à la fois œuvre picturale et travail scientifique reconnu. Ce recueil compte 430 peintures représentant les espèces d’oiseaux que l’artiste à observé et dessiné, notamment en Floride.

Seul visiteur au moment où j’entre dans la maison de l’artiste, j’ai la chance d’avoir ensuite une visite avec une guide perso et même avec des commentaires en Français … ce ne sera que plus intéressant. De pièce en pièce, la visite vous fait remonter dans le temps … et monter à l’étage. Même si la maison a subi une rénovation (très réussie), il règne dans cet intérieur une véritable atmosphère d’époque : les parquets craquent sous les pas, la décoration et le mobilier sont d’origine. Quelques peintures de l’artiste ornent comme il se doit les murs, à l’image de ce fameux flamand rose. Audubon lui a semble t-il « cassé » le cou afin de le faire rentrer dans le cadre ! Attenante à la maison et à l’agréable jardin tropical qui l’entoure, une galerie d’Art permet de poursuivre la découverte du talent d’Audubon. Autre lieu chargé d’histoire, à quelques dizaines de mètres, la petite Maison Blanche appelée également la Truman house. L’ancien président américain y séjourna régulièrement dès l’année 1946. Depuis la demeure a été transformé en musée ouvert aux visiteurs.
Comme on le constate, de nombreuses maisons de Key West ont appartenu ou ont vu passé des personnalités plus ou moins célèbres. Aussi, les propriétaires actuels sont fiers de faire partager aux passants un peu de l’histoire de leur demeure. Des plaques apposées sur les façades indiquent quels illustrent personnages y ont séjourné. Une de ces plaques m’a bien fait sourire, elle prend le contre pied de toutes celles vantant l’histoire du lieu. Mais que signale-t-elle ? Que dans cette maison au 1114, en 1897, rien n’est arrivé ... Bravo pour ce trait d’humour !

D’autres occupants personnalisent la décoration de leur pimpantes habitations, ici, un perroquet perché, il ne risque pas de vous parler, il est en bois ! Là, une profusion de fleurs ou ces surprenants cercles, plus loin une palette de teintes très complète … en fait, une boutique de cerfs volants et de voiles de kite.

Au détour d’une rue voilà la mythique Marylin exposée dans une de ses plus célèbres scènes. Jupe virevoltante … elle est ainsi figée en poupée de cire devant le cinéma « Tropic » dont l’architecture typiquement Art Déco vous fait inévitablement penser au quartier historique de South Beach à Miami.

Marcher, se repérer, faire demi-tour, visiter puis ralentir la cadence le temps d’observer une curiosité, faire une pause photo et à nouveau accélérer le pas pour traverser une voie entre le passage de deux motos pressées … la balade touristique devient vite fatigante avec cette chaleur tropicale. La température ambiante oscille autour des 30 °C et celle de la « belle bleue » qui entoure l’île, à combien est elle ? Le bain de mer est sans doute la meilleure solution pour se rafraîchir avant de repartir ensuite de bon pied. Le moment idéal d’aller découvrir le bord de mer. L’avantage d’une ville bâtie sur une petite île est que l’on est jamais très loin d’une plage. Une rue longée et un croisement plus loin, nous voilà au bord de Higgs Beach (côté Océan Atlantique). Même si l’on ne peut pas qualifier cette baie de paradisiaque, les palmiers, le sable fin et les eaux bleues en font un lieu reposant et très appréciable. Après le bain (agréable) je ne me résous pas vraiment à rester étendu sur la plage … Le ponton de bois avançant sur la mer est une invitation à la flânerie. A son extrémité (actuelle) on constate qu’il devait se prolonger autrefois, de vieux poteaux en témoignent, il s font le bonheur des pélicans et autres oiseaux marins qui s’en servent de perchoir. Quant aux ados, ils profitent de ce promontoire pour l’utiliser comme plongeoir, bien que se soit interdit. Et Hop ! Un back jump avant de faire splash et plouf !

Après cette pause plage, retour en ville. A Key West, toutes les rues semblent vous mener vers l’incontournable Duval Street, bien plus animée dans le courant de l’après-midi qu’en début de journée. Empruntons le trottoir opposé à celui parcouru ce matin. Y voit-on beaucoup de différence ? Pas vraiment, il y a également de ce côté, des guesthouses, des boutiques, des bars, des restaurants … j’arrête là l’énumération, ce serait pratiquement la même que celle décrite plus haut dans le texte, juste dans un ordre différent. Tiens, une église blanche éblouissante sous les rayons du soleil, je ne l’avais pas remarqué lors de ma promenade matinale.

Plus je progresse dans Duval Street, plus les piétons sont nombreux jusqu’à former une véritable foule où l’on se bouscule. La rue est ici fermée aux véhicules … enfin aux voitures ! Car c’est le lieu d’un rassemblement de motards avec une concentration étonnante de motos : de rutilantes grosses cylindrées jusqu’aux motos de collections en passant par un alignement de Harley Davidson qui fait l’admiration du public.

Les chromes sont nickels et étincellent sous le soleil, les conversations vont bon train jusque dans les bars et les cafés d’où l’on entend des exclamations et des éclats de rires. Même la musique country ou rock, pourtant poussée à fond, ne parvient pas à couvrir cette joyeuse atmosphère. Tout ici est affaire de look, de l’apparence des motos customisées aux teintes surprenantes jusqu’aux motards, bandanas sur la tête, blousons de cuirs, gros bras et tatouages à foison. Il y a même quelques originaux qui se baladent nonchalamment sur les trottoirs. A l’image de cette motarde qui n’hésite pas à exhiber ses tatouages colorées dessinés sur des parties de son corps considérées habituellement comme discrètes … Une jeune femme aussi dénudée, de dos que de face !

Un autre spectacle se profile à l’horizon, celui là est quotidien et c’est un rendez-vous qu’il ne faut pas manquer lorsqu’on visite Key West, un incontournable du lieu. Le fameux coucher de soleil avec ses rayons qui s’estompent sur les eaux du Golfe du Mexique. Pour admirer la représentation, il faut se diriger vers les quais de Mallory Square. Déjà la foule se presse au bord de l’eau, la meilleure place pour contempler le spectacle.

Le soleil est encore haut dans le ciel, alors que des artistes de rue occupent les badauds, comme de valeureux chauffeurs de salle. Leurs numéros semblent bien rodés et se succèdent … comme ce magicien qui s’enchaîne et se déchaîne devant le public. Jongleurs, cracheurs de feu … à vrai dire, je ne jette qu’un œil distrait à ces animations.
L’artiste que je suis venu admirer brille de tous ces rayons, le soleil nous offre en effet sa douce luminosité qui danse à la surface de l’eau au gré du léger clapot. Il joue à cache-cache avec de gros nuages aux formes généreuses et tant pis s’ils le masquent par moments. Les effets de lumière et de couleurs sont splendides. Voilà qu’un fin liseré rougeoyant redessine maintenant le contour de ces monstrueux nuages alors qu’un voilier entre dans le tableau, voguant paisiblement au large de Sunset Key (le bien nommé).

Les teintes sont changeantes de minute en minute, passant d’un jaune orangé à un rose rouge, maintenant c’est l’ensemble du ciel qui flamboie. La foule est silencieuse, les spectateurs sont conquis. Mais à Key West, la journée ne s’achève pas avec le crépuscule. By night, la petite ville réserve encore bien des découvertes aux visiteurs … Que la fête commence ! __
* Sur la route des Keys … 1er volet du récit de voyage dans les îles du sud de la Floride, de Key Largo à Key West, à voir en suivant ce lien : http://voyageforum.com/...iles_ponts_D5648471/
La Floride cet été English translation pending
Bonjour,
je serai en Floride cet été du 14/07/2008 au 04/08/2008 inclus, je me suis organisé un circuit dans le sud de la Floride (Orlando/Tampa/fort Myers/Naples/Florida city/Keys/Fort lauderdale/Orlando)
Pourriez vous m'indiquer la plage la plus agréable vers Tampa ?
Y-a-t-il des chose à voir un peu plus dans les terres (qu'est-ce que ce grand lac okibi... je ne sais plus au centre de la pointe de la floride).
Personnellement j'aime aussi l'amérique profonde !
De plus comment sont les Floridiens (sympas, accueillant, sudistes....)
merci pour vos commentaires
merci pour vos commentaires
Ambiance à San Francisco English translation pending
Je pars pendant tout le mois de juillet à San Francisco. Je ne suis encore jamais allé dans cette ville. J'ai cependant déjà fait LA et San Diego. Je sais que San Francisco est une ville très différente des autres villes de Californie. Mais je me demandais si, comme à LA en particulier, il existe aussi cette ambiance de plage, de surf (malgré le froid), les gens qui jouent au volley, les terrrasses des cafés sur la plage etc. Evidemment je ne m'attends pas à un remake d'Alerte à Malibu à SF mais avez vous des plages ou des endroits en bord de mer à me recommander pour trouver un peu de cette ambiance estivale et une population jeune?
Et sinon quel sont les quartiers où l'on rencontre une ambiance jeune?
Merci!😛
Et sinon quel sont les quartiers où l'on rencontre une ambiance jeune?
Merci!😛
Croisière MSC Divina le 4 avril 2015 English translation pending
Qui part le 4 avril sur le Divina, de Miami, pour les Bahamas, Porto Rico, etc ?
Moi j'y serai avec mon amie. Notre première croisière avec MSC.
😎
Moi j'y serai avec mon amie. Notre première croisière avec MSC.
😎
Hôtel à Miami avant une croisière? English translation pending
Bonjour, j'ai besoin de votre aide, je dois réserver un hôtel a Miami avec navette gratuite si possible de l'aéroport et pour le lendemain pour le port. Le quel me conseillez vous, j'ai trouvé certain hôtel qui le font mais le prix est vraiment élevé et comme ce n'est que pour la nuit j'aime mieux mettre le budget une fois rendu sur le bateau. J'attend de vos nouvelles car je dois réserver très bientôt car la croisière est pour le début novembre. Merci
Mariage à Las Vegas, Ouest américain, Route 66 et route du sud Los Angeles - San Francisco (vingt-cinq jours en janvier) English translation pending
Bonjour à tous!
Je prépare ce voyage depuis quelques semaines et je suis sur le point de tout réserver donc toute info sur incohérence de trajet/durée des étapes, endroit/ville/canyon important que j'aurai oublié, hotel/resto/endroit/activité incourtounable dans/autour de ce trajet sont les bienvenues!
Aussi, toutes précisions sur ces étapes en janvier avec tous les éléments à prendre en compte par rapport à l'hiver + état des routes + traversée des parcs (à pied et en voiture : dois-je prévoir des pneus neige absolument ou non?) seraient d'une grande aide.
Je suis nouvelle sur ce forum et j'ai constitué mon trajet uniquement en lisant tous les différents posts de forums "trajet dans l'Ouest Américain", donc merci à tous pour contribuer à cela et j'espère que mon trajet pourra également donner des idées à d'autres dans la mesure où ils sont tous différents. Aussi, je vis à San Francisco depuis 2 ans et demi et je serai ravie d'apporter ma contribution sur SF et ses alentours! :)
J1 - dimanche 13/01/13 : Départ SF pour Death Valley. Nuit Motel 6 à Beatty vers Death Valley. 60$.
J2 - lundi 14/01 : Visite Death Valley. > 1/2 journée, est-ce suffisant? > Pas encore déterminé les endroits à ne pas manquer. Départ après couché du soleil pour Vegas. Nuit chez des amis à Vegas.
J3 - mardi 15/01 : Visite de Vegas. Brunch au "village" à l'hotel le Paris (> des avis?). Visites hotels, attractions, farniente au spa etc. Soir : resto Michel Mina au Bellagio (> des avis?). Nuit Ceasar Palace (159$).
J4 - mercredi 16/01 : Mariage à Las Vegas!!!!! > Nous allons probablement opter pour une chappelle avec cérémonie "vintage" et fun. > Nous devons encore trouver un "package" pas trop cher mais incluant au moins photos, etc. (> Idées?). Soir : Repas en haut de la tour Eiffel de l'hotel Paris (> des avis?). Nuit Ceasar Palace (159$).
J5 - jeudi 17/01 : Départ vers 15h vers Hurricane/Zion National Park (pour cause de farniente de lendemain de mariage et non pour cause de 1/2 journée inutile de visite à Vegas :D). Nuit Hurricane Motel 8, 45$.
J6 - vendredi 18/01 : Visite de Zion : 1 jour. Randonée (> laquelle en janvier?). Départ de Zion après couché du soleil (très important), vers Bryce Canyon. Nuit Bryce Canyon en camping (oui nous sommes équipés pour le froid et ça fait partit de notre plan (et de notre budget) de faire quelques nuits dans des supers hotels et des nuits camping à la dure version vrai road trip dans le grand froid proche de la nature O_o.. Toutefois toute info à ce propos est la bienvenue). > Nous n'avons pas encore choisit le camping.
J7 - samedi 19/01 : Visite de Bryce : 1 jour. Balade à cheval d'une heure et peut-être balade en chiens de traineaux + visite des différents points de vue. > Peut-on descendre dans le Canyon en janvier? Si oui quel rando n'est pas trop longue et accessible aux randoneurs "moyens"? 2ème nuit à Bryce au Bryce Canyon Pines Motel and RV Park. 55$ (pour cause de cheminée dans la chambre et de restaurant qui fait les fameuses "pies", tartes Américaines.. (> Avis sur cet hotel?)
J8 - dimanche 20/01 : Départ Bryce le matin en direction de Capitol Reef via la Scenic 12. Arrêt éventuel à Capitol Reef pour 2h si on a le temps mais principal intérêt ici est de traverser la Scenic 12. Ensuite arrêt à Gooseneck puis direction Moab. Nuit à Canyonland camping à la dure. > Nous n'avons pas encore trouvé le camping.
J9 - lundi 21/01 : 1 ou 1/2 journée à Canyonland. Après midi/fin d'après-midi : Arches pour prendre de l'avance sur la journée du lendemain). Nuit Ramada downtown à Moab, 57$ (pas de certitude sur cet hotel. Le moins cher/meilleure qualité prix que l'on ai trouvé pour l'instant).
J10 - mardi 22/01 : Visite de Arches : 1 jour. Départ après couché du soleil vers Mexican Hat. Nuit à Mexican Hat camping à la dure. (La raison pour passer la nuit à Mexican Hat est de faire la route mythique tôt le lendemain matin, Mexican Hat --> Monument Valley, avec le soleil dans le bon sens pour les photos).
J11 - mercredi 23/01 : Matin : route mythique Mexican Hat/Monument Valley. Après midi visite de Monument Valley. Nuit dans un hogan + soirée animation et repas avec le peuple Navajo. 200$ par personne (et bim!)
J12 - jeudi 24/01 : Matin : tour en jeep avec les Navajo dans Monument Valley (vous allez me dire ça fait trop de temps à MV mais pas le choix puisque impératif de faire une première matinée depuis Mexican Hat pour la belle route et ensuite dans le package nuit dans le hogan est compris un tour en jeep au couché du soleil et re un tour en jeep au levé du soleil le lendemain matin donc autant en profiter.. Et je suis déjà allée à Monument Valley et c'est vraiment pour le moment mon endroit préféré (dans le monde) donc même si je sais que ça peut être fait en 2/3h, je suis prête à y passer la journée..
Midi : départ de MV pour Page. Arrivée à Page dans l'après-midi et probablement sieste puisque pas assez de temps (de jour) pour faire quoique ce soit et la sieste à ce point du trajet sera probablement la bienvenue. Nuit à Page au Best Western View, 36$.
J13 - vendredi 25/01 : Matin : visite de Antelope Canyon, avec le soleil dans le bon sens pour les photos. Après-midi : Horseshoe Bend puis Glen Canyon. Couché de soleil Lake Powell. > Je suppose pas de possibilité de petite balade sur le lac en bateau en janvier?.. Départ pour Grand Canyon. Nuit à Grand Canyon Village, camping à la dure à Mather campground 18$ + quelques $ en plus pour la douche.
J14 - samedi 26/01 : Visite de Grand Canyon : 1 journée ou 1/2 journée. Aprem/fin d'aprem. Visite rapide de Williams. Soirée dans un bar/dinner typique road 66 style avec musique country et tout ce qui va avec (idées de bar/restos sont les bienvenues!). Nuit au Canyon Motel à Williams dans une locomotive aménagée en chambre! Environ 100$.
J15 - dimanche 27/01 : Départ de Williams jusqu'à Needles avec arrêts à toutes les petites towns mythiques de la route 66 : Seligman, Hackberry, Kingman, Oatman. Nuit à Needles camping à la dure.
J16 - lundi 28/01 : Route de Needles à Anaheim (Disneyland) avec arrêt à Amboy, Calico (ville fantôme), Bagdad Café, Musée de la route 66 à Victorville, Roy's Café. Nuit près de LA chez des amis.
J17 - mardi 29/01 : Disneyland. Nuit chez des amis.
J18 - mercredi 30/01 : Visite de LA, Hollywood, Beverly Hills, Bel Air, Venice Beach. Nuit chez des amis.
J19 - jeudi 31/01 : Deuxième journée visite de LA + Santa Monica. Nuit chez des amis.
J20 - vendredi 01/02 : Départ de LA, arrêts à Malibu, Santa Barbara, Pismo Beach. Nuit à Pismo Beach.
J21 - samedi 02/02 : Pismo Beach, San Luis Obispo, Cambria, Carmel. Nuit à Carmel.
J22 - dimanche 03/02 : Carmel, Aquarium de Monterey. Nuit à Monterey.
J23 - lundi 04/02 : Monterey, Santa Cruz, Big Sur. Nuit à Big Sur.
J24 mardi 05/02 : Big Sur, Los gatos, Stanford University, Palo Alto. Retour à SF dans la nuit.
Voilà! La partie route du sud n'est pas très élaborée encore mais je pense opter pour motels pour les nuits. Merci pour votre patience pour m'avoir lu et au plaisir de lires vos réponses! :)
Candy
Je prépare ce voyage depuis quelques semaines et je suis sur le point de tout réserver donc toute info sur incohérence de trajet/durée des étapes, endroit/ville/canyon important que j'aurai oublié, hotel/resto/endroit/activité incourtounable dans/autour de ce trajet sont les bienvenues!
Aussi, toutes précisions sur ces étapes en janvier avec tous les éléments à prendre en compte par rapport à l'hiver + état des routes + traversée des parcs (à pied et en voiture : dois-je prévoir des pneus neige absolument ou non?) seraient d'une grande aide.
Je suis nouvelle sur ce forum et j'ai constitué mon trajet uniquement en lisant tous les différents posts de forums "trajet dans l'Ouest Américain", donc merci à tous pour contribuer à cela et j'espère que mon trajet pourra également donner des idées à d'autres dans la mesure où ils sont tous différents. Aussi, je vis à San Francisco depuis 2 ans et demi et je serai ravie d'apporter ma contribution sur SF et ses alentours! :)
J1 - dimanche 13/01/13 : Départ SF pour Death Valley. Nuit Motel 6 à Beatty vers Death Valley. 60$.
J2 - lundi 14/01 : Visite Death Valley. > 1/2 journée, est-ce suffisant? > Pas encore déterminé les endroits à ne pas manquer. Départ après couché du soleil pour Vegas. Nuit chez des amis à Vegas.
J3 - mardi 15/01 : Visite de Vegas. Brunch au "village" à l'hotel le Paris (> des avis?). Visites hotels, attractions, farniente au spa etc. Soir : resto Michel Mina au Bellagio (> des avis?). Nuit Ceasar Palace (159$).
J4 - mercredi 16/01 : Mariage à Las Vegas!!!!! > Nous allons probablement opter pour une chappelle avec cérémonie "vintage" et fun. > Nous devons encore trouver un "package" pas trop cher mais incluant au moins photos, etc. (> Idées?). Soir : Repas en haut de la tour Eiffel de l'hotel Paris (> des avis?). Nuit Ceasar Palace (159$).
J5 - jeudi 17/01 : Départ vers 15h vers Hurricane/Zion National Park (pour cause de farniente de lendemain de mariage et non pour cause de 1/2 journée inutile de visite à Vegas :D). Nuit Hurricane Motel 8, 45$.
J6 - vendredi 18/01 : Visite de Zion : 1 jour. Randonée (> laquelle en janvier?). Départ de Zion après couché du soleil (très important), vers Bryce Canyon. Nuit Bryce Canyon en camping (oui nous sommes équipés pour le froid et ça fait partit de notre plan (et de notre budget) de faire quelques nuits dans des supers hotels et des nuits camping à la dure version vrai road trip dans le grand froid proche de la nature O_o.. Toutefois toute info à ce propos est la bienvenue). > Nous n'avons pas encore choisit le camping.
J7 - samedi 19/01 : Visite de Bryce : 1 jour. Balade à cheval d'une heure et peut-être balade en chiens de traineaux + visite des différents points de vue. > Peut-on descendre dans le Canyon en janvier? Si oui quel rando n'est pas trop longue et accessible aux randoneurs "moyens"? 2ème nuit à Bryce au Bryce Canyon Pines Motel and RV Park. 55$ (pour cause de cheminée dans la chambre et de restaurant qui fait les fameuses "pies", tartes Américaines.. (> Avis sur cet hotel?)
J8 - dimanche 20/01 : Départ Bryce le matin en direction de Capitol Reef via la Scenic 12. Arrêt éventuel à Capitol Reef pour 2h si on a le temps mais principal intérêt ici est de traverser la Scenic 12. Ensuite arrêt à Gooseneck puis direction Moab. Nuit à Canyonland camping à la dure. > Nous n'avons pas encore trouvé le camping.
J9 - lundi 21/01 : 1 ou 1/2 journée à Canyonland. Après midi/fin d'après-midi : Arches pour prendre de l'avance sur la journée du lendemain). Nuit Ramada downtown à Moab, 57$ (pas de certitude sur cet hotel. Le moins cher/meilleure qualité prix que l'on ai trouvé pour l'instant).
J10 - mardi 22/01 : Visite de Arches : 1 jour. Départ après couché du soleil vers Mexican Hat. Nuit à Mexican Hat camping à la dure. (La raison pour passer la nuit à Mexican Hat est de faire la route mythique tôt le lendemain matin, Mexican Hat --> Monument Valley, avec le soleil dans le bon sens pour les photos).
J11 - mercredi 23/01 : Matin : route mythique Mexican Hat/Monument Valley. Après midi visite de Monument Valley. Nuit dans un hogan + soirée animation et repas avec le peuple Navajo. 200$ par personne (et bim!)
J12 - jeudi 24/01 : Matin : tour en jeep avec les Navajo dans Monument Valley (vous allez me dire ça fait trop de temps à MV mais pas le choix puisque impératif de faire une première matinée depuis Mexican Hat pour la belle route et ensuite dans le package nuit dans le hogan est compris un tour en jeep au couché du soleil et re un tour en jeep au levé du soleil le lendemain matin donc autant en profiter.. Et je suis déjà allée à Monument Valley et c'est vraiment pour le moment mon endroit préféré (dans le monde) donc même si je sais que ça peut être fait en 2/3h, je suis prête à y passer la journée..
Midi : départ de MV pour Page. Arrivée à Page dans l'après-midi et probablement sieste puisque pas assez de temps (de jour) pour faire quoique ce soit et la sieste à ce point du trajet sera probablement la bienvenue. Nuit à Page au Best Western View, 36$.
J13 - vendredi 25/01 : Matin : visite de Antelope Canyon, avec le soleil dans le bon sens pour les photos. Après-midi : Horseshoe Bend puis Glen Canyon. Couché de soleil Lake Powell. > Je suppose pas de possibilité de petite balade sur le lac en bateau en janvier?.. Départ pour Grand Canyon. Nuit à Grand Canyon Village, camping à la dure à Mather campground 18$ + quelques $ en plus pour la douche.
J14 - samedi 26/01 : Visite de Grand Canyon : 1 journée ou 1/2 journée. Aprem/fin d'aprem. Visite rapide de Williams. Soirée dans un bar/dinner typique road 66 style avec musique country et tout ce qui va avec (idées de bar/restos sont les bienvenues!). Nuit au Canyon Motel à Williams dans une locomotive aménagée en chambre! Environ 100$.
J15 - dimanche 27/01 : Départ de Williams jusqu'à Needles avec arrêts à toutes les petites towns mythiques de la route 66 : Seligman, Hackberry, Kingman, Oatman. Nuit à Needles camping à la dure.
J16 - lundi 28/01 : Route de Needles à Anaheim (Disneyland) avec arrêt à Amboy, Calico (ville fantôme), Bagdad Café, Musée de la route 66 à Victorville, Roy's Café. Nuit près de LA chez des amis.
J17 - mardi 29/01 : Disneyland. Nuit chez des amis.
J18 - mercredi 30/01 : Visite de LA, Hollywood, Beverly Hills, Bel Air, Venice Beach. Nuit chez des amis.
J19 - jeudi 31/01 : Deuxième journée visite de LA + Santa Monica. Nuit chez des amis.
J20 - vendredi 01/02 : Départ de LA, arrêts à Malibu, Santa Barbara, Pismo Beach. Nuit à Pismo Beach.
J21 - samedi 02/02 : Pismo Beach, San Luis Obispo, Cambria, Carmel. Nuit à Carmel.
J22 - dimanche 03/02 : Carmel, Aquarium de Monterey. Nuit à Monterey.
J23 - lundi 04/02 : Monterey, Santa Cruz, Big Sur. Nuit à Big Sur.
J24 mardi 05/02 : Big Sur, Los gatos, Stanford University, Palo Alto. Retour à SF dans la nuit.
Voilà! La partie route du sud n'est pas très élaborée encore mais je pense opter pour motels pour les nuits. Merci pour votre patience pour m'avoir lu et au plaisir de lires vos réponses! :)
Candy
Quartier sympathique à Los Angeles? English translation pending
Bonjour
Partant seule avec mon fils de 18 ans à Los angeles, je cherche un hôtel correct dans un quartier sûr, où je pourrais tout faire à pieds
Je n'arrive toujours pas à comprendre où se situe le coeur de la ville
Sans arrêt, lorsque je pense avoir trouvé un bon hôtel, je lis les avis et on parle de quartier pas trop sécure la nuit, alors ça m'inquiète un peu car à New York je me suis toujours sentie en sécurité, même tard le soir
Merci
Salutations d'une basketteuse qui va aller voir les lakers
Freddy
Restaurants à Samui et Phuket? English translation pending
bonjour
j ai vu qu il y avait de grands specialistes concernant phuket et samui je sollicite leurs aides concernant phuket et samui que ce soit en :
- restauration
- sorties bar le soir
- adresse location moto ou voiture(me dire le mieux si possible)
- excursion seuls ou avec tour operator
on sera pour samui a l hotel palm beach 4 a bophut et^pour phuket soit le all seasons ou south sea resort prés de karon
on a deja penser au fantasia et aussi bien sur jonque sur phan gnan
autre chose je crois qu il y a un super beau bar ou on est allongé pres de l eau a samui quelqu un aurait une idee du nom et du lieu de ce bar? je crois que la deco est dans les tons de rouge
ensuite on sait pas trop pour les excursions
vite des avis, des conseils on part le 5 aout
merçi a vous tous!
Restaurant buffet à Miami? English translation pending
salut, je pars avec ma famille début aout 2010. Et on adore les restaurants qui propose des buffets. avez vous de bonnes adresses. je suis très gourmandes j'adore être servis copieusement. 😊
merci
Comment rejoindre Colva Beach depuis aéroport de Goa English translation pending
Bonjour,
Nous arriverons vers 19h a Goa, et j'aimerais savoir s'il y a des transports pour rejoindre Colva Beach, en dehors du taxi.
Merci pour votre aide
Escales de croisière à Antigua et St-Kitts English translation pending
Bonjour, l'itinéraire de ma croisière vient de changer, au lieu de la Guadeloupe et de la Martinique, les escales seront Antigua
et St-Kitts
La plus belle plage selon vous à Antigua avec les services resto et chambre de bain pour passer la journée. pas trop de vagues.
J'ai fait le tour de l'île à St-Kitts mais je ne suis pas allé à la plage, avez-vous de recommandations pour passer une journée à la plage. Merci
Hôtel ou condo à Bangkok et Pattaya English translation pending
Bonsoir,
Je vais en Thailande du 5/02 au 21/2/08 avec deux autres personnes(chacun sa chambre). Est il plus interessant de prendre une chambre d'hôtel ou un CONDO ( studio) ????
Nous allons rester deux nuits à GKK pour fêter le nouvel an chinois du 06/2 au 08/02. Avez vous une bonne adresse sur BKK ( hotel bien situé pour les sites touristiques; Calme ; Bien tenu; environ 30€ la nuit) ???
Nous allons rester 12 nuits sur Pattaya à partir du 09/02. Avez-vous des bonnes adresses sur Pattaya hotel au condo au prix de 25€ à 30€ la nuit ??? Plus si vraiment bien....
Y a t il des hotels tenus par des personnes parlant le Francais ???
Merci pour vos informations.
Je vais en Thailande du 5/02 au 21/2/08 avec deux autres personnes(chacun sa chambre). Est il plus interessant de prendre une chambre d'hôtel ou un CONDO ( studio) ????
Nous allons rester deux nuits à GKK pour fêter le nouvel an chinois du 06/2 au 08/02. Avez vous une bonne adresse sur BKK ( hotel bien situé pour les sites touristiques; Calme ; Bien tenu; environ 30€ la nuit) ???
Nous allons rester 12 nuits sur Pattaya à partir du 09/02. Avez-vous des bonnes adresses sur Pattaya hotel au condo au prix de 25€ à 30€ la nuit ??? Plus si vraiment bien....
Y a t il des hotels tenus par des personnes parlant le Francais ???
Merci pour vos informations.
Blog sur New York English translation pending
Blog We Love New York
Coucou, Je vous présente mon blog www.we-love-new-york.com qui existe depuis 2 ans. Passionnée par la ville de New York, j'y poste plusieurs rubriques ayant un lien avec N'Y : points d'intérêts - borough - bons plans mode, beauté, restaurants - comment s'y prendre pour réserver et plein d'autres choses. Rendez-vous sur mon blog avec plaisir. Viviane
Découvrir Manhattan hors des sentiers battus? English translation pending
Bonjour,
Nous passerons 2 semaines à NY avec nos 2 ados en avril.
Nous comptons découvrir davantage Manhattan que nous connaissons un peu.
Pour alterner avec les visites classiques blindées de monde, je serais bien tentée de découvrir des sites plus discrets que vous aurez appréciés: lieux originaux, curiosités, bons restos, (avec une prédilection pour greenwich, chinatown, littlle italy, mais je suis open à tout autre quartier). Nous rayonnerons de central park à la pointe sud.
Je fais des recherches en ce sens et si vous accepter de partager une bonne adresse, je vous remercie par avance.
Merci. Babiz
Merci. Babiz
Récit de notre road trip ouest USA 2013 English translation pending
Salut à tous les Voyageforumeurs,
Nous sommes rentré tout juste de notre road trip dans l'ouest, je souhaitais à mon tour faire partager notre expérience aux USA. Je ne rentrerai pas dans les détails, simplement les grandes lignes, conseils et reco de mon avis... En tout cas c'était GENIAL ! Je remercie pour la préparation de ce voyage quelques membres du site: BASTINJ, ITAT, PONG, BIBOUNS51.... avec lesquels nos echanges m'ont permis de paufiner au mieux ce trip. J'ai majoritairement etudié aussi des sites ou blogs extrêmement bien fait qui valent tous les guides papier: ROADTRIPPIN, west-usa-dream-blogspot.fr, sunsetbd.fr ....
Nous sommes partis 25 jours Attérisage à San Francisco et retour de Los Angeles. J'encourage le multi destination que j'utilise presque lors de tous mes voyages car tellement pratique. Location de voiture chez Dollars via locationdevoiture.fr. Parfait rien a dire, superbe SUV Chevrolet Captiva neuve, toit ouvrant etc, le top. J e reviendrai plus tard sur ce débat, SUV ou Simple berline
J1 arrivé à San Francisco vers 19h, passage rapide de la douane, prise des bagages......Efficacité des ricains !!! Vamos chez le loueur, Dollar pour prise de la voiture. Grand classique ils ont essayer de placer leurs propres assurances déclinées simplement par un sourire, puis re décliné par un deuxième et un troisième sourire.... J'aime bien lors des voyages arriver le soir ou en fin d'aprem pour avoir la nuit pour se reposer, arriver le matin meme et embrayer sur la journée de visite je trouve cela creuvant, mais cela rajoute une nuit d'hôtel.... c'est du confort. Nuit au Chelsea Motor Inn sur Lombard Street, tres bien placé, tres propre et possède un parking gratuit.
Je suis pour ma part partisan d'avoir la voiture à SFO, j'irai même dire indispensable, la circulation y est tres fluide et la conduite simplisime, comme dans le reste de notre voyage d'ailleurs (sauf à L.A...) cela permet de se promener ou on veut quand on veut et d'explorer des coins eparpillé dans la ville. Se garer reste possible, il faut peut être parfois tourner un peu mais pas pire qu'a Paris.... Si vous le pouvez prenez votre voiture des l'aéroport de san francisco, c'est un vrai confort et un gain de temps important.
J2: Visite des quartiers de lombard street, Russian hills, nob hills, coit towers, (bien mais un peu cher pour ce que c'est, on peut s'en passer.) Visite de Chinatown, Union Square puis descente sur Fisherman's Warf, visite d'Alcatraz à 17h50
J3: Direction un premier café glané sur la route pour un petit dej puis promenade dans Golden Gate Park, serre tropicale, serre aux papillons, Japanes garden... Quartier de Haigth Hasbury, alamo square, Castro, Mission puis direction les Twin Peaks pour une vue d'ensemble sur la ville....un peu brumeuse ce jour là.
J4: Golden Gate Bridge, il était prévu de le traverser en vélo jusque Sausalit mais trop de vents, il fait froid, de la brume, bref on a annulé et avons d'abord trainé aux alentours du Park Recréation Area pour traverser ensuite le pont jusque Sausalito en voiture ou nous avons déjeuner. Promenade dans Sausalito puis retour par la Gonzelman Road pour les multiples points de vue sur le pont. C'est plus difficile de la faire en vélo car ça grimpe... Retour a sfo et ballade toujours en voiture sur Récreation park pour les autres points de vue sur le ponts, notamment land's end, baker beach.... Très tres beau, j'ai presque preferé ses points de vues là, difficile à voir sans voiture à mon avis.
J5: Départ tôt direction le parc de Yosemite, arrêt sur la route à Oakland pour les achats du voyage au Wallmart, glacière, pare soleil, glace, eau et de quoi manger. Arrivée en début d'apres midi sur Mariposa grove et ballade au mileu des séquoias. Fabuleux Direction le point de vue de Glacier Point Nuit au Cedar Lodge à EL PORTAL. Parfait.
J6: Ballade de Bridalveil falls, Gentillet car début je pense un peu limité en cette saison Rando du Mist trail jusque Vernal Falls, Superbe. Puis baignade dans la rivière pour se délacer avant de prendre la route pour la Tioga Road, arrêt à Olmsted Point, Tenaya Lake, tres beau, Tuolum meadows... bref on pourrait concret plusieurs jours sur cette route et les ballades qu'elle offre. Nuit à Bridgeport.
J7: Visite du village fantôme de Bodies, très bien, à faire des l'ouverture car trop de monde après. Direction Mono lake, puis les lacs avec la boucle de June lake pour un déjeuner au bord de l'eau. En revanche Mammoth lake a été louper par faute de temps et d'organisation. Arrivée en fin d'apres midi sur la Death Valley pour un fabuleux sunset aux Mesquites et Sand dunes... J'ai adoré Nuit à beatty, un peu loin de la vallée à l'ouest mais j'avais rien d'autre et puis il y fait un peu moins chaud. Roulé de nuit sur les routes de cette vallée, c'est sympa, tres belles nuits étoilées.
J8: Lever tôt pour partir découvrir la valley de la mort, Zabriquie pOint, Dantes view, bad water, devil's golf courses, Artist palette, formidables, on a adoré cette vallée. A parcourir le matin tôt est plus confortable car il fait moins chaud et il y a peu de monde. Route ensuite vers Las Vegas ou nous arriverons vers 17h. Profitage de piscine et visite d'une partie du strip Nuit au Bellagio, vue sur les fontaines, face au Paris. génial HOtel très bien situé pour visiter le strip car centrale
J9: Re Profitage d'hotel et de piscine.... Visite des hôtels, venetian, le wynn, le caesar.... Bon ca va bien un peu mais j'y consacrerai pas non plus des heures entières, trop de monde, trop grand, trop de tout... Un peu de boutique Le soir, spectacle "le reve" de franco dragonne, extraordinaire, un des plus beaux shows de ma vie, melange de danse et d'acrobaties avec une scénographie époustouflante... Un vrai show à l'américaine. situé au premier rang en zone splash moins chère, car normalement on prend qq gouttes d'eau ce qui ne fût pas notre cas... Sur le retour nous avons assisté aux spectacle des pirates devant le Treasure Island puis l'allumage du volcan devant le Mirage; Puis diner au Bellagio au restaurant Circo juste devant le show des fontaines. Magique.
Mon amie et moi aimont les bonnes tables, c'est un peu notre plaisir en vacances, de faire de bons restos et y consacrons un budget un peu plus important..... 😄
Demain on file sur Valley of fire......
A suivre
Nous sommes rentré tout juste de notre road trip dans l'ouest, je souhaitais à mon tour faire partager notre expérience aux USA. Je ne rentrerai pas dans les détails, simplement les grandes lignes, conseils et reco de mon avis... En tout cas c'était GENIAL ! Je remercie pour la préparation de ce voyage quelques membres du site: BASTINJ, ITAT, PONG, BIBOUNS51.... avec lesquels nos echanges m'ont permis de paufiner au mieux ce trip. J'ai majoritairement etudié aussi des sites ou blogs extrêmement bien fait qui valent tous les guides papier: ROADTRIPPIN, west-usa-dream-blogspot.fr, sunsetbd.fr ....
Nous sommes partis 25 jours Attérisage à San Francisco et retour de Los Angeles. J'encourage le multi destination que j'utilise presque lors de tous mes voyages car tellement pratique. Location de voiture chez Dollars via locationdevoiture.fr. Parfait rien a dire, superbe SUV Chevrolet Captiva neuve, toit ouvrant etc, le top. J e reviendrai plus tard sur ce débat, SUV ou Simple berline
J1 arrivé à San Francisco vers 19h, passage rapide de la douane, prise des bagages......Efficacité des ricains !!! Vamos chez le loueur, Dollar pour prise de la voiture. Grand classique ils ont essayer de placer leurs propres assurances déclinées simplement par un sourire, puis re décliné par un deuxième et un troisième sourire.... J'aime bien lors des voyages arriver le soir ou en fin d'aprem pour avoir la nuit pour se reposer, arriver le matin meme et embrayer sur la journée de visite je trouve cela creuvant, mais cela rajoute une nuit d'hôtel.... c'est du confort. Nuit au Chelsea Motor Inn sur Lombard Street, tres bien placé, tres propre et possède un parking gratuit.
Je suis pour ma part partisan d'avoir la voiture à SFO, j'irai même dire indispensable, la circulation y est tres fluide et la conduite simplisime, comme dans le reste de notre voyage d'ailleurs (sauf à L.A...) cela permet de se promener ou on veut quand on veut et d'explorer des coins eparpillé dans la ville. Se garer reste possible, il faut peut être parfois tourner un peu mais pas pire qu'a Paris.... Si vous le pouvez prenez votre voiture des l'aéroport de san francisco, c'est un vrai confort et un gain de temps important.
J2: Visite des quartiers de lombard street, Russian hills, nob hills, coit towers, (bien mais un peu cher pour ce que c'est, on peut s'en passer.) Visite de Chinatown, Union Square puis descente sur Fisherman's Warf, visite d'Alcatraz à 17h50
J3: Direction un premier café glané sur la route pour un petit dej puis promenade dans Golden Gate Park, serre tropicale, serre aux papillons, Japanes garden... Quartier de Haigth Hasbury, alamo square, Castro, Mission puis direction les Twin Peaks pour une vue d'ensemble sur la ville....un peu brumeuse ce jour là.
J4: Golden Gate Bridge, il était prévu de le traverser en vélo jusque Sausalit mais trop de vents, il fait froid, de la brume, bref on a annulé et avons d'abord trainé aux alentours du Park Recréation Area pour traverser ensuite le pont jusque Sausalito en voiture ou nous avons déjeuner. Promenade dans Sausalito puis retour par la Gonzelman Road pour les multiples points de vue sur le pont. C'est plus difficile de la faire en vélo car ça grimpe... Retour a sfo et ballade toujours en voiture sur Récreation park pour les autres points de vue sur le ponts, notamment land's end, baker beach.... Très tres beau, j'ai presque preferé ses points de vues là, difficile à voir sans voiture à mon avis.
J5: Départ tôt direction le parc de Yosemite, arrêt sur la route à Oakland pour les achats du voyage au Wallmart, glacière, pare soleil, glace, eau et de quoi manger. Arrivée en début d'apres midi sur Mariposa grove et ballade au mileu des séquoias. Fabuleux Direction le point de vue de Glacier Point Nuit au Cedar Lodge à EL PORTAL. Parfait.
J6: Ballade de Bridalveil falls, Gentillet car début je pense un peu limité en cette saison Rando du Mist trail jusque Vernal Falls, Superbe. Puis baignade dans la rivière pour se délacer avant de prendre la route pour la Tioga Road, arrêt à Olmsted Point, Tenaya Lake, tres beau, Tuolum meadows... bref on pourrait concret plusieurs jours sur cette route et les ballades qu'elle offre. Nuit à Bridgeport.
J7: Visite du village fantôme de Bodies, très bien, à faire des l'ouverture car trop de monde après. Direction Mono lake, puis les lacs avec la boucle de June lake pour un déjeuner au bord de l'eau. En revanche Mammoth lake a été louper par faute de temps et d'organisation. Arrivée en fin d'apres midi sur la Death Valley pour un fabuleux sunset aux Mesquites et Sand dunes... J'ai adoré Nuit à beatty, un peu loin de la vallée à l'ouest mais j'avais rien d'autre et puis il y fait un peu moins chaud. Roulé de nuit sur les routes de cette vallée, c'est sympa, tres belles nuits étoilées.
J8: Lever tôt pour partir découvrir la valley de la mort, Zabriquie pOint, Dantes view, bad water, devil's golf courses, Artist palette, formidables, on a adoré cette vallée. A parcourir le matin tôt est plus confortable car il fait moins chaud et il y a peu de monde. Route ensuite vers Las Vegas ou nous arriverons vers 17h. Profitage de piscine et visite d'une partie du strip Nuit au Bellagio, vue sur les fontaines, face au Paris. génial HOtel très bien situé pour visiter le strip car centrale
J9: Re Profitage d'hotel et de piscine.... Visite des hôtels, venetian, le wynn, le caesar.... Bon ca va bien un peu mais j'y consacrerai pas non plus des heures entières, trop de monde, trop grand, trop de tout... Un peu de boutique Le soir, spectacle "le reve" de franco dragonne, extraordinaire, un des plus beaux shows de ma vie, melange de danse et d'acrobaties avec une scénographie époustouflante... Un vrai show à l'américaine. situé au premier rang en zone splash moins chère, car normalement on prend qq gouttes d'eau ce qui ne fût pas notre cas... Sur le retour nous avons assisté aux spectacle des pirates devant le Treasure Island puis l'allumage du volcan devant le Mirage; Puis diner au Bellagio au restaurant Circo juste devant le show des fontaines. Magique.
Mon amie et moi aimont les bonnes tables, c'est un peu notre plaisir en vacances, de faire de bons restos et y consacrons un budget un peu plus important..... 😄
Demain on file sur Valley of fire......
A suivre
Circuit en voiture + chauffeur en Inde du Sud avec petit budget English translation pending
Avons en projet circuit environ 18 jours en Inde du sud en octobre 2013 (2 adultes). Recherchons infos pour location voiture avec chauffeur + réservation hotels. Depart de Bangalore - Kerala - backwaters - Cochin - allepey - Perriyar - etc .... jusqu'à Chennai.
Nous avons un petit budget ....
D'avance merci pour votre aide !!
Boracay, sans dessus et sans dessous English translation pending
Le soleil se lève sur bohol.
Nous aussi, avec Marie et Yo', on se lève et, à la différence du soleil, on ne se couchera pas là.
On est pas omnicient, un endroit à la fois.
En ce matin contrairement à la veille, ce n'est pas moi qui m'occupe du réveil. Et d'une, je ne suis pas celui qui a sollicité cette escapade à Boracai, donc si on rate l'avion, ce n'est pas moi que ça va ennuyer le plus; et de deux, vu le retour de flammes que j'ai pris la veille avec mon réveil musical, je ne suis pas près de me recreuser la tête pour qu'on émerge en musique. je me lève donc comme une fleur qui n'a comme responsabilité que celle de s'ouvrir en harmonie avec le soleil. Pas question que je me presse, je n'en fais qu'à ma tête de cochon.
En milieu de matinée, on prend un bateau de Bohol à Cebu City. A bord, le roulis fait qu'on est tous un peu comateux. Mais c'est sans conséquences hormis le fait qu'on puisse replonger dans le sommeil quelques temps. Le bateau est presque vide, ce serait presque gaché si on ne prenait pas nos aises. Marie profite de la climatisation à l'intérieur. Yo' et moi, on est à l'arrière à apprécier le vent, en tout cas le temps de s'endormir, alongé en travers de quatre sièges pour Yo', c'est plaisir! Puis, on arrive à Cebu. Le décor urbain et gris a remplacé la carte postale, comme lors de l'aller vers Bohol, la visite de Cebu City est une visite éclair, juste le temps de monter dans un taxi pour nous conduire à l'aéroport et le tour de la ville est joué. Cebu City ne s'est pas refaîte une beauté depuis 48h, ça ne nous fait pas plus d'arguments pour y salir nos semelles. On arrive à l'aéroport. Là, le jeu consiste en une nouvelle prise de tête de la versaillaise qui n'en est même pas une. Elle n'y est pas née, elle n'y a jamais vécu, mais ça ne m'étonnerait pas qu'elle soit sympathisante. Un peu tout le contraire de l'ami Sylvano qui est un versaillais de souche et qui fait tout pour s'en cacher. Pas étonnant qu'on ait des atomes crochus... Tous les avions en destination de Boracai n'autorise que dix kilos de bagages en soute. Si tu dépasses cette limite, on ne jète pas tes affaires par dessus bord mais on te rançonne de quelques euros ce qui reste anectodique du fait du prix dérisoire du billet d'avion. Et bien la Marie, ça l'emmerde cette situation. Ca l'emmerde à tel point qu'elle se lance dans l'empilement caractérisé du maximum de vêtements qu'elle peut porter sur ses larges épaules. Deux voire trois paires de chaussettes, au moins trois T-shirts, un short sous le pantalon, le remplacement de ses tongs par ses chaussures de marche, quelques foulards, un pull et le tour est joué. Pour un peu, elle pourrait jouer dans une pub pour Michelin! C'est d'autant plus intelligent qu'à l'extérieur il fait dans les 35°, bref... C'est comme ça qu'on va enregistrer nos bagages. Le couperet tombe. Mon gros sac fait un peu plus de quinze kilos, je suis bon pour payer la surtaxe. C'est pas grave, j'étais au courant bien à l'avance, pas de quoi pourrir mon voyage. Pour Yo', je ne me souviens plus de quel côté de la balance il se trouve mais, de tout état de cause, pas de quoi non plus lui faire perdre le sourire. Quant à Marie et sa stratégie de l'esquimau sous les tropiques, et bien ce n'est même pas suffisant!! C'était bien la peine!!! Elle doit aussi s'acquitter de quelque menue monnaie et elle, ça ne l'a fait pas marrer. Car maintenant son sac est parti rejoindre les soutes, elle n'a d'autre choix que de garder sur elle l'équipement pour supporter des températures négatives. Dommage Eliane!!
Dans l'avion, on se débrouille tous pour avoir un siège près d'un hublot. Il faut dire que j'ai fait un lobbying forcené auprès de mes camarades afin que chacun puisse en profiter pleinement. Les vols au dessus des Philippines ont ceci de particulier qu'il y a toujours quelque chose à se mettre sous la rétine. Des récifs de corail au montagnes et volcans menaçant, c'est toujours une explosion de couleurs au delà de tout soupçon qui prend en plus toute son ampleur quand on sait que comme on vole dans des avions à hélices, l'altitude en vol n'est jamais suffisamment élevée pour voir la terre comme un point. Et bien tout ça, ça ne suffit pas, pas à Yo'. A peine a-t-on décollé que le p'tit père me demande mon MP3 pour regarder un film. "Mais t'es pas bien? Le film il est là en bas et en technicolor!! Tu ne vas te coller devant un écran de dix centimètres de large alors que le hublot est au moins quatre fois plus grand? Si?" Et bien si. Ce sera à moi de lui dire quand il faut regarder. C'est pas bien grave et ça me fait plaisir de pouvoir satisfaire aux désirs de mon pote, mais quand même, voler au dessus d'un archipel de 7000 îles, c'est quand même pas tous les jours!!! Sacré Yo'!! Je n'irais pas dire qu'avec la Marie ils font la paire mais là-dessus, ça ressemble à un truc qu'elle aurait très bien pû faire. Méfiance... Pendant ce temps, les montagnes nous défient, les rivières se jètent dans la mer, les îles désertent. Comme ça pendant une heure à l'issue de laquelle, le capitaine prend la parole, Boracai est juste en dessous. Ca nous donne l'occasion de découvrir vue du ciel ce qui sera notre nouveau lieu de villégiature. De là haut, l'île est minuscule, droite comme un "i" et ourlée de plages dont on devine que le sable ne blesse pas la voute plantaire. On peut voir également que Boracai est loin d'être une île abandonnée vue le nombre de constructions qu'elle abrite. Mais ça, on le savait avant de venir ce qui devrait atténuer le choc, Boracai, malgé sa taille liliputienne, est la première destination balnéaire des Philippines.
A la sortie de l'avion, on s'en rend très vite compte. Une armée de tricycle attend le passager aérien. On est pas les premiers, pas des explorateurs. On prend le premier qui se présente. Pas la peine pour le chauffeur de nous demander où on va, c'est ici pour tout le monde pareil. Il faut d'abord faire trois minutes de route pour rejoindre une jetée. De là, il faut embarquer sur un bateau et traverser le court bras de mer qui séparent Boracai de Panay, sa voisine bien plus étendue sur laquelle on a atterri. Ca prend au total une demie heure à tout casser.
On est maintenant à Boracai et ne reste plus qu'à savoir où descendre. Il faut dire que je frémis encore en repensant à l'arrivée à Bohol et à la blague comme quoi il faut deux heures montre en main pour trouver un hotel. Que diantre, si ça se reproduit, je me fais hara-kiri, c'est une promesse!! Mais aujourd'hui pas la peine d'en arriver là, Marie s'est faite laisser dire qu'il y a un chouette hotel dans le coin par quelqu'un qu'elle a croisé un peu avant nous, et comme elle a les coordonnées, c'est sans mal que le chauffeur d'un nouveau tricycle nous y conduit. A l'arrivée, on est quand même en pleins doutes. C'est propre mais c'est cher, même pour bibi. On ne sait pas encore que Boracai est aussi l'île la plus chère du pays. Plus de touristes, plus de pépettes! On est donc là avec Yo' à se demander ce qu'on fait. Marie, de son côté, part visiter le dortoir réservé aux filles et quand elle revient, elle a déjà décidé, elle y reste!! Elle qui nous avait fait un sketch à Bohol, elle qui nous a trainé à Boracai, elle traine dans la boue ce qui fait du voyage un sport collectif!! Mais soit. Si tu veux n'en faire qu'à ta tronche, c'est ton choix, prends la chambre et fous nous la paix!! La demoiselle disparait. Avec Yo', on est perplexe. Non pas à cause de Marie mais sur ce qu'on fait. Rester? Partir? C'est alors que la patronne de la GH nous fait, comme le Parrain, une proposition qu'on ne peut pas refuser, un tarif bien en accord avec nos accoutrements bohèmes loin de la versaillaise. Comme un poisson affamé, on est ferré. C'est aussi là qu'on pose nos sacs à condition pour nous de ne pas révèler à qui que ce soit, et notamment à Marie, les termes de notre union tarifaire. C'est donc dans un sourire complice avec la patronne qu'on scelle l'accord. Avec Yo', on prend nos quartiers dans un des dortoirs pour nous, les hommes, et on s'en félicite. Il faut dire que c'est un dortoit avec quatre lits et quatre ventilateurs dans lequel on est pour l'instant tous seuls, ça nous fait de la place à revendre ce qui, pour le prix, est pas loin d'être inconcevable. En plus, il y a le Wifi ce qui n'est pour déplaire à personne à commencer par Yo' qui se fait une petite scéance internet. Moi, internet, ce sera pour plus tard, j'ai quand même envie de voir la plage qui fait la fierté et qui trone en première page de tous les catalogues touristiques des Philippines. Et même s'il fait déjà nuit, c'est pas bien grave, ça me donnera toujours de quoi méditer avant la journée ensoleillé de demain. Je pars en séquence découverte. Notre GH est séparée de la plage de quelques dizaines de mètres. Le chemin qu'il faut emprunter est sombre et exigu. C'est à l'inverse total de ce qui ce passe de l'autre côté, côté sable. Là, c'est l'hallu'. Pour se retrouver les pieds dans l'eau, il faut d'abord traverser un chemin sablonneux éclairé comme à Las Vegas. Ce chemin longe la plage et est une enfilade de bars, de restaurants, d'hotels, d'épiceries, de centres de plongée, de magasins de souvenirs, de stands de massages et de tatouages, tout pour contenter un touriste plagiste lambda. Ca fait un peu peur la première fois!! Puis, il faut aussi traverser tous les bars et restaurants qui ont un emplacement sur le sable. Au milieu des tables, des chaises longues, des palmiers, il faut se frayer un chemin, pas chose facile! Ca pourrait aussi être effrayant mais je remarque une chose qui me flatte dans le sens du poil : tous ces établissements ont un doux parfum relaxant, ça boit sur des tables basses assis sur le sable ou sur de longues chaises confortables ou encore mieux sur des poufs géants, ça dîne sous les palmiers, le tout avec des éclairages tamisés qui ne gachent rien. L'ambiance de l'île n'a rien d'Ibiza. Ca a beau, certes, être très fréquenté, mais comme il n'y a pas un batiment qui dépasse la hauteur des arbres, tout reste à échelle humaine. Et puis enfin, quand on a dépassé tout le rideau de débit de boissons et de nourriture, on y est, White Sand Beach est là, immense, comptable en kilomètres. C'est facile à voir, même de nuit, les établissements se suivent à perte de vue derrière les palmiers. Sans aller jusqu'au bout car, à un moment, il va falloir que je rentre chercher Yo', je me lance dans une petite marche le long de la grande bleu en anticipant le fait qu'elle soit turquoise. Une heure tout au plus, puis je retourne à la maison. Là, je récupère Yo' au passage et comme on est pas des chiens, on va voir Marie pour savoir si elle veut se joindre à nous. Et bien non! En définitive, la pauvre ne se sent pas très bien et préfère passer la soirée dans son dortoir. Qu'à celà ne tienne, c'est pas plus gênant que ça pour ne pas dire autre chose. D'ailleurs, en retournant à la plage avec le Yo', je commence à m'épancher sur le fait que plus le temps fait son oeuvre et plus Marie et moi, c'est loin de faire deux et que j'en suis désolé car je suis persuadé que elle et lui, c'est une amitié forte qui les lie. Et bien patatra!!! Yo' me fait la même révélation!!! De la Marie, lui aussi il en a plus qu'assez!! Résultat, on part dans un rire complice, ravis de voir que l'un et l'autre, on est sur la même longueur d'onde, partis pour une soirée où qui se ressemble s'assemble.
Après que Yohann est à son tour jaugé la plage, il est grand temps de festoyer et de rire encore de qui vous devinez. On sait, on est vraiment des sales gosses. Les pieds dans le sable, les assiettes s'additionnent. L'addition, s'il vous plait. Plus loin sur la plage, il y a un spectacle de feu qui bat son plein. Ca tournoie dans tous les sens, les accrobates ont du talent. Personnellement des "fire shows", j'en ai déjà vu quelques uns depuis que je suis en errance autour du monde, mais pour le Yo', c'est la première fois. Il convient donc de s'en ravir. Il doit y avoir six ou sept danseurs, quelques garçons, quelques filles. Tous les deux, on commence à s'assoir sur le sable afin d'être aux premières loges. Puis comme la soirée bat son plein, on convient qu'il serait de bon aloi de s'assoir en terrasse, toujours sur le sable, du bar devant lequel les artistes s'expriment. Un cocktail chacun, pas de mal à se faire du bien. Autour de nous, il y a quelques touristes, tous philippins, on est donc les seuls blancos. Je dis ça avec le sourire car Yo' est un type tout ce qu'il y a de plus métissé. Il a des origines de partout à travers le globe, n'a rien d'un Jean-Pierre, ce qui fait que blanco ne s'applique que parce que c'est un parigo au milieu des philippins. Le spectacle se poursuit. Plus ça va et plus on sympathise avec les manieurs de feu. Ils sont tous vraiment bon esprit et à chaque fois maintenant que l'un en finit pour un temps avec son numéro, il vient s'assoir à notre table. J'ai rarement vu meilleur comité d'accueuil, comité qui reste même avec nous une fois le spectacle complêtement achevé. Les verres s'enchainent dans une ambiance tropicale. Parfois on les fait rire, parfois il nous font rire, mais le plus souvent on rigole tous ensemble. En fait, le feeling passe tellement bien qu'ils nous proposent de les accompagner pour la suite de leur soirée. Ils ont fini de travailler, place à la détente.
La détente pour les philippins à Boracai, en tout cas pour ceux avec qui on délire ce soir, c'est d'aller voir un concours de beauté. Rasoir me direz vous. Et vous auriez raison s'il ne s'agissait d'un concours un peu plus particulier que ce que j'avais en tête : ce soir, on note les travestis. Le concours se déroule dans un immense espace qui tient autant du bar que de la salle de spectacle. Au centre se dresse une large scène sur laquelle les "concurrentes" défilent et les "maîtresses" de cérémonie tantôt détendent l'atmosphère, tantôt l'enflamment. Ces hotesses, qui ont apparemment fêtées leur vingtième printemps voilà belle lurette, sont les diablesses en chef de la soirée. Elles ne connaissent aucune limite. Elles enchainent les blagues "de très bon gout" tout au long du spectacle en en rajoutant parfois, mimant l'acte préliminaire ou sexuel avec tout ce qui leur tombe sous la main : un aspirateur, un extincteur. C'est pas très distingué mais en tout cas, c'est illarant! Les candidates, elles, sont au nombre de trois. La première a carrément l'air d'une professionnelle. Elle concilie la vulgarité avec le fait qu'on ne peut pas s'y tromper, c'est un bonhomme avec une pomme d'Adam et tout et tout. Quelle élégance, quelle "grasse"!! La deuxième semble tout droit tombée du nid. Elle est extrèmement timide ce qui en fait une cible de choix pour les présentatrices incendiaires, et semble tout juste majeure. La troisième, c'est là que ça se complique, est un canon de beauté. Grande, fine, des jambes interminables posées sur un sourire étincelant et ravageur. Nuls doutes que c'est elle qui va gagner. Bien plus de doute, en revanche, sur le fait que c'est, pas c'était, un homme. C'est là tout l'objet du concours. C'est un coup à remettre en question tout ce que vous savez de l'homme et de la femme!! Une fois les présentations faites, le concours débute réellement. Premier défilé, première tenue, de petites jupettes aguichantes. Dans la salle, intégralement peuplée de locaux à l'exception, encore une fois, de Yo' et moi, ça rit, ça applaudit, ça vit. A notre table, ça vit aussi, tellement que Yo' est en train d'enlasser sa voisine Septer, manipulatrice de batons enflammés sur la plage, enlasser voire embrasser goulument avant même la deuxième acte. De mon côté, j'ai aussi une voisine, Micky (Mickaela) et celle-ci est également du genre plutôt entreprenante. Sa main ne cesse de toucher la mienne, et après quelques temps nos doigts se mélangent. Difficile de résister, la gamine est trop sexy, trop sympa, et puis c'est une danseuse depuis huit ans. Une danseuse... Deuxième défilé, deuxième tenue, c'est l'heure des maillots de bain une pièce. Yo' est toujours parti dans un numéro d'échanges culturels façon bouche contre bouche. Moi, j'entame les dernières paroles avant de moi aussi passer à table. Rien de tel que quelques mots bien sentis pour encore faire monter la température. Troisième défilé, troisième tenue, toujours annoncés par les maîtresses de cérémonie avec une grande pudeur (est-ce que vous voulez en voir plus? J'entends rien!!) : les maillots de bains deux pièces larges comme Dédé à coudre. Pour Yo', on maintient le cap. Pour moi, je me lance enfin dans la farandole des langues non sans avoir dit à ma compagnonne pas nonne : "Mais j'suis timide..."
A la fin du spectacle, le jury a rendu son verdict. Etrangement, on a le droit à une égalité, certes le canon a gagné mais il doit aussi partager sa courrone de roi-reine de beauté avec la candidate numéro un. C'est à n'y rien comprendre. Entre Yo' et moi, c'est aussi un ae-xequo. Chacun part bras dessus bras dessous avec sa cavalière. Et la soirée ne fait que commencer. Il a beau être déjà une heure du matin, on est encore convié à une fête d'anniversaire qui n'a pas encore commencée et qui devrait se tenir sur le toit d'un bar restaurant du bord de plage. Y'a pire. En fait, c'est un copain de Micky qui travaille là qu'on va célèbrer. Le temps qu'il ferme la boutique et le toit est à nous. En attendant, tout le monde est sur la plage à faire ce qu'il a à faire. Je passe l'heure qui suit à être collé bouche contre bouche avec ma mignonne. Tout se déroule parfaitement bien sauf que pendant qu'elle m'embrasse, la môme n'arrête pas de m'aspirer la lèvre à m'en faire mal. Je ne comprends rien et me vois obliger de lui demander ce que c'est que cette nouvelle mode qui fait que tout le monde va vite se retrouver avec des lèvres gonflées de sang à la manière d'un suçon. Jusqu'à preuve du contraire (je vous attends les filles, prouvez moi le contraire), on ne fait pas ça en France! - "Attends mais tu ne sais pas embrasser ou quoi?!? Tout le monde fait ça ici!! - Moi, pas savoir embrasser? C'est pourtant une de mes occupations préférées quand je peux et personne ne s'en est jamais plaint, bien au contraire!! Et puis, je ne sais peut-être pas embrasser comme un philippin soit, mais si on appelle un french kiss un french kiss, ça ne peut pas m'être étranger, ça fait même partie de mon patrimoine génétique. En plus, habitant à Paris, ville parmi les villes les plus romantiques au monde, c'est peut-être toi qui devrait faire un stage!! Elle a réveillé la bête, comment veux-tu que je réagisses? Notre première dispute, bref feu de paille vite soufflé dans un nouveau baiser au clair de lune avec la mer pour témoin. Comment aurait-il pû en être autrement?
On aurait pû continuer comme ça jusqu'au petit matin mais la soirée avance au rythme où les copains-copines commencent à monter sur la terrasse du bar. Il doit être pas loin de 3h du matin et la fête d'anniversaire commence, on est reçu comme des membres de la famille. Il y a de la nourriture à profusion, de la boisson en caisses et des rires, beaucoup de rires. Apparemment, on est pas les seuls à avoir pris de l'avance. Yo' est là avec Septer mais peu après le début, je les vois qui s'éclipsent, les coquins... Yo' va enfin pouvoir passer à l'action, lui qui me dit depuis une semaine qu'il est en rût. Nous, avec Mickaela, c'est l'un contre l'autre que la soirée défile. Les rares moments où ça s'interrompt, c'est pour participer à des jeux à boire avec tous ceux qui nous entourent. Ca se passe selon un principe simple : chacun prend une bouteille de bière pleine, la descend aussi vite que possible et si tu es le premier à en venir à bout, tu as gagné, tu as le droit d'embrasser qui tu veux. Etrange rituel. Bien évidemment, moi, j'ai perdu. Et d'une je ne suis pas un buveur de bière et de deux, je suis connu pour être un coureur de fond et non un sprinter. En plus, j'ai déjà une cavalière, pas besoin d'en avoir davantage.
Pour Yo', ça aurait pû être la même. Il aurait pû s'en tenir là. Mais non, il a choisi de franchir la ligne. Apparemment mal lui en a pris. Quand il revient à la soirée, il fait vraiment une petite mine, comme s'il était passé sous une échelle un vendredi 13 attaché à un chat noir. Il a pourtant eu ce qu'il a voulu, je n'y comprends rien. En fait, c'est tout simple. Je me souviens quand lors du concours de beauté, j'étais resté abassourdi par le fait que parfois il est réellement impossible de savoir ce qui ce cache sous les jupes des filles. Pour Yo', c'est la même chose, abassourdi. Et blême. Et désabusé... Même s'il n'a pas été jusqu'au bout des investigations qu'il aurait été sage de mener, il en est sûr, Septer c'est pas une biche. Il est donc maintenant qu'il sait, impossible pour lui de se trouver ne serait-ce qu'à distance respectable du bichon. Déjà sur le même toit, c'est un tour de force. Il est amer et c'est rien de le dire. Pour un peu, il est blanco. Il est même tellement énervé qu'il essaye de me convaincre que Micky n'est pas non plus ce qu'elle dit qu'elle est. Le doute est alors de mise. Quoi faire? Douloureuse question... Je jète un coup d'oeil à ma chère et évalue. Mais non, je reste convaincu du bien-fondé de ma relation restée au dessus du niveau de la ceinture. Je vous engage d'ailleurs à évaluer par vous même son profil sur facebook dans la liste de mes ami(e)s.
La soirée se termine ainsi. Le soleil va se lever dans peu de temps. La lumière commence à remplir la plage que l'on peut commencer à admirer depuis le toit du bar. Tout le monde est fatigué ou tendu ou les deux, il est temps de rentrer reprendre des forces en attendant d'y voir vraiment clair. Je raccompagne Micky jusqu'à la porte de son hotel main dans la main. Yo' est aussi là ainsi que Prosper sans contact physique. Je dis "à demain", Yo' pense "adieu". L'avenir nous le dira.
Le réveil de 13h est douloureux. Douloureux à cause du mal au crane qu'a laissé cette soirée alcoolisée pour tous les deux, douloureux à cause de l'amertume dont Yo' est encore rempli. Moi, je suis toujours quelque part entre doute et certitude. D'une part, j'essaye de me convaincre que Mickaela n'est pas Mickael, d'autre part, c'est impossible vu ce que vit mon Yo' sans l'avoir senti venir. Mais plus ça va et plus je pense être dans le vrai, dès le réveil, je me connecte à facebook et découvre l'invitation de ma belle. C'est l'occasion de voir son profil ainsi que les photos qui l'illustrent. C'est bien la même personne que j'ai "fréquenté" hier, pas de moustache, pas de barbe, pas de pomme d'Adam, on est bon!!! Je peux donc aller sur la plage l'esprit léger. Là, comme on est en pleine heure de pointe, on peut réellement appréhender la plage. Elle est à deux visages. Le premier est coloré comme un arc en ciel menant au paradis. Le sable est d'une blancheur incroyable, blancheur qui se fond du vert au bleu à mesure que l'on s'enfonce vers les profondeurs de la mer qui est à faire rêver quand on travaille encore à la caisse de la Bank of Tokyo et qu'on a comme seul horizon trois épaisseurs de plexiglass qui vous séparent de murs marrons éclairés aux néons. Les palmiers sont une douce enfilade à perte de vue, comme pour faire de l'endroit le stéréotype parfait de la plage de rêve. Le second cependant est le côté obscur. La couleur prédominante y est le noir, comme dans "noir de monde", à trop additionner les couleurs voilà ce qu'on récolte. A l'heure où on débarque, c'est la marée haute. L'eau remonte loin sur la rive et les quelques mètres de large qui restent au sec sont eux noyés sous un flot de touristes alanguis au soleil, de jetskis près à être louer, de capitaines de bateaux près à vous emmener pour une heure ou une journée faire le tour des îles alentours, de vendeurs en tous genres. Quel côté choisir? Pas difficile de répondre. Comme d'habitude, le côté clair a ma préférence. Nous aussi donc, on lézarde au soleil. Nous aussi, on barbotte comme des idiots. Nous aussi, on s'extasie. C'est notre vrai premier jour, on ne va pas se priver et ce jusqu'au coucher de soleil qui innonde la plage d'une lumière magnifique, un régal! C'est ensuite l'heure de penser à manger. Mais avant cela, il faut qu'on repasse à la GH pour se changer et qu'éventuellement on s'enquiert du sort de Marie dont c'est déjà le dernier soir à Boracai. Quand on revient, elle est là à nous attendre, c'est charmant. Avec Yo', on est acculé dans un coin, on ne peut rien faire d'autre que d'accepter de dîner en tête à tête à tête à tête. Quatre têtes au total car Marie s'est faite une potesse qui partage son dortoir et elle vient aussi avec nous croiser le fer de nos fourchettes. Aucun problème particulier enfin pour le moment car Yo' est très préoccupé. La soirée d'hier a laissé de telles traces qu'il a dors et déjà été conclu qu'on ne l'évoque sous aucun prétexte, quel qu'il soit, même en cas de danger de mort. Et pour que cette mission discrétion se présente sous les meilleurs hospices, il faut absolument que quand on rejoint la plage, on n'aille pas vers la droite, c'est à dire vers l'endroit où se tenait le fire show la veille. Il va donc falloir trouver un prétexte. C'est pas compliqué. A peine débarqués sur le sable, Yo' et moi menons le bal, on tourne les talons vers la direction souhaitée. Mais Marie, qui ne l'entend pas de cette oreille, a bien envie d'y aller à droite. Yo' se lance alors dans un plaidoyé : - "Attends on ne va pas encore aller par là! Avec Brice, hier soir, on a déjà écumé tous les bars se trouvant dans cette direction et d'après ce qu'on peut t'en dire, c'était pas top. Ce soir, on aimerait bien aller de l'autre côté pour changer et c'est pas négociable!!" Bien joué le professionnel du camouflage de preuve!! Il ne leur a laissées aucunes options, c'est ce qu'on appelle un champion. On file donc vers la gauche jusqu'à un restaurant mongol, sans doute perdu sur la route d'Oulan Bator... Mais passons... Comme c'est la dernière de Marie, tout se passe au mieux, les sourires sont de mise, et Prosper est invisible. Ca devrait soulager Yo' mais le pauvre ne peut se défaire de l'idée que s'il la croise, c'est l'univers tout entier qui va imploser. A chaque fois qu'il a un moment loin de la présence féminine, il ne cesse de me répéter qu'il faut qu'il rentre, que ce soir, c'est pas son soir. Jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, mais l'important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage... Ainsi, c'est alors qu'on est presque encore en train de macher que Yo' réclame l'addition et rentre à la maison se mettre à l'abri pour de bon. Pas un dernier verre, rien. C'est le premier à faire ses adieux à Marie. Moi, je n'ai pas d'alibi valable et comme en plus, je passe une bonne soirée, je préfère rester avec les miss pour un dernier verre de l'amitié. Un verre pas plus. Je suis aidé en cela par le fait que, alors qu'on est attablé, Marie repère dans la foule un ancien camarade d'unversité. Ca y est, j'ai aussi mon alibi, je les laisse rattraper le temps perdu et m'éclipse discrètement. Il est alors autour de 23h. De l'autre côté de la plage, le fire show bat son plein, je vais tenter de revoir ma môme. Mais quand j'y arrive, tous les artistes sont là sauf celle qui évidemment m'intéresse. Tant pis, on verra bien demain.
Demain donc, qui est maintenant aujourd'hui, est un nouvel hymne à Epicure. C'est pour nous, les deux parisiens qui restent, une nouvelle journée à se faire sauter la ceinture en tout bien tout honneur et à apprécier la vie de chateau de sable. C'est le premier jour sans Marie qui a quand même pris la peine de nous réveiller, bien trop tôt, pour nous saluer. Pour notre petit binome, c'est à nouveau des jours où on a plus rien à cacher qui s'annoncent, il n'y a plus de problèmes de secrets à entretenir, seulement l'éclate, l'éclate et encore l'éclate. Le soir venu, comme on est libéré du fardeau, on peut donc retourner tous les deux au fire show sans qu'il y ait de malaises. L'erreur est consommée, les souvenirs consumés. Et Micky est toujours absente. Quand je demande à Prosper (NDLR : j'écris Prosper et pas Septer car je ne me souviens jamais de son prénom. La seule chose que je sais, c'est que ça rime avec Prosper, alors ça marche et Yo' sait de qui je parle sans que j'ai besoin de préciser "le type qui avait ta langue dans sa bouche"; c'est éminemment plus diplomatique) où elle est, il me répond que Micky est partie sur Panay, son île natale qui est la grande en face de Boracai. Elle est malade et sa mère a insisté pour qu'elle aille à l'hopital. L'avant-veille, je m'en étais déjà rendu compte sans que ça me repousse, la petite couvait un sérieux rhume et était toute chaude même sans que j'y mettes du mien. Elle est partie, tant pis, peut-être sera-t-elle de retour avant que moi aussi, j'en vienne à lever le camp, on verra bien. Résultat, je suis bredouille. Prosper l'a bien compris et essaye maintenant de me faire du gringue. Sans succès, j'en rigole encore. Le type ne doute vraiment de rien et voyant que Yo' était maintenant plus que détaché, il tente encore sa chance. Deux p'tits français dans la même semaine, c'est sans doute inespéré pour le pauvre Prosper! Pauvre de ma solitude mais riche de cette journée sous le soleil, à croire qu'on ne peut pas tout avoir, on reste quand même regarder le spectacle orchestré par nos nouveaux potes. Mais l'ambiance n'y est plus... Même malgré un nouveau verre, il n'y a pas à dire, c'est retombé. C'est ainsi qu'il est minuit quand on rentre. On est toujours les seuls dans notre dortoir de quatre lits et quatre ventilateurs. Le premier est un détail, le deuxième salvateur.
Quand le soleil se relève inexorablement, c'est maintenant notre quatrième jour à Boracai. La plage principale, White Sand Beach, on peut dire qu'on en a soupé, il est grand temps d'aller se baigner ailleurs. On convient donc d'aller explorer l'autre côté de l'île, ça devrait nous faire une chouette ballade. On s'équipe donc pour passer une journée dehors en prenant tout ce qui peut être vital quand on ne sait même pas combien de temps ça risque de nous prendre. Or, en un quart d'heure montre en main, le tour est joué, l'autre rive est conquise. Là, il n'y a pas l'ombre d'un bar, pas une serviette sur la plage, rien mise à part quelques enfants qui jouent. Comment est-ce possible? Comment croire que nous ne sommes qu'à quelques encablures des hordes de corps huilés de crème solaire vendue à des prix prohibitifs dans des superettes peu scrupuleuses? C'est franchement inconcevable ce qui, au bout du compte, décuple notre bonheur d'avoir redécouvert la tranquilité. On peut donc se mettre à l'eau sans crainte de se voir heurter par un jetski, et en plus, il n'y a même pas d'oursins!! Si c'est pas malheureux... Et comme si ça ne suffisait pas, dès qu'on commence à s'immerger, les enfants viennent nous rejoindre pleins de curiosité. Là commence vraiment la partie de plaisir. Avec Yo', on fait tout ce qu'on peut imaginer pour les distraire. On plonge dans l'eau depuis le pont des bateaux qui sont amarrés là et les enfants font de même. On les fait monter sur nos épaules pour ensuite les jeter le plus haut possible. C'est tout le panel de comment distraire un enfant qui y passe. En plus, si ça les distrait, ça nous distrait aussi, tout le monde est gagnant! Ca dure comme ça plus d'une heure si bien qu'à la fin, je suis usé. Les enfants, eux, ils n'en ont que faire. Ils ont à leur disposition un clown qui fait aussi catapulte et ils n'ont jamais envie que ça se termine. Moi si. Les gamins m'a tuer. Jusqu'au retour sur le sable, j'ai beau leur dire qu'il faut que je fasses une pause sous peine de syncope, ils s'aggripent à tout ce qu'ils peuvent pour me faire rester dans l'eau. J'en ai à peu près trois par bras, deux par jambes, et cinq ou six qui s'accrochent à mon cou à la limite de m'étrangler. Increvables les gamins, bon courage aux parents d'octuplés!!! Mais ça reste la fête quand même, le soleil brille et il y a des sourires partout où je regarde. Ca compense largement le fait que je sois un vieil homme repu. D'autant qu'en plus, liberté chérie, je te prends comme tu es, avec Yo', on décide d'un retour à la GH pour satisfaire à une sieste réparatrice. Pendant trois heures!!! Quinze gamins, trois heures, il fallait bien ça. Au réveil, c'est exactement le moment du coucher de soleil. Yo' est trop crevé pour m'y accompagner, c'est en solitaire que je vais apprécier le spectacle. Magique. Le mot n'est pas trop fort. Et une fois fini, comme j'ai encore du temps avant de retrouver mon double, je ne crache pas dans la soupe et à la place, me fais faire un massage d'une heure. Un coucher de soleil, un massage, il y a des fois où on fait bien de se lever!!
La soirée qui suit n'est pas violente. On est encore sous le coup d'avoir été broyés par une armée de shtroumpfs. C'est donc par une petite promenade tranquille le long de la plage qu'on finit la journée. Le tout est de garder les forces qui nous restent, demain on a prévu de louer des vélos et, étant donnée la chaleur qu'il fait, on va en avoir besoin, pas la peine de les gaspiller. On sait aussi qu'aujourd'hui, jour de fête, c'est l'anniversaire de Prosper, et ça ne fait pas franchement envie!!!
Après donc une bonne nuit réparatrice, on concentre tout ce qu'on a d'énergie et on se lance à l'assault de Boracai, cette fois dans le sens de la longueur. Pour l'orgueuil c'est mieux, le sens de la largeur en vélo ne nous aurait valu que trois minutes de pédalage. Notre itinéraire suit la seule route de l'île. On aurait pû avoir le choix en passant par la plage en faisant fi du fait que c'est soi disant interdit, mais comme la marée est haute, c'est vite vu. Il n'y a déjà pas beaucoup de place pour prendre ses aises quand on est un piéton alors je vous dis pas quand on est un cycliste!! C'est un coup à ramasser une poignée d'allemands dans ses rayons!!! C'est ainsi parti sur la route walonnée. Eu égard à ma grande expérience cycliste dans les rues parisiennes, ça ne devrait être qu'une partie de plaisir. Mais dès les premiers coups de pédales passés, j'ouvre les vannes, c'est les grandes eaux qui reviennent, je coule à robinet ouvert. Toute la chaussée est offerte au soleil brulant et moi en dessous, j'en bave, j'en coule. Les descentes ont beau apporté leur lot de vent dans le visage, ce n'est jamais suffisamment long ou suffisamment frais pour que ça m'octroie un quelconque effet bénéfique. Qui plus est, on a beau savoir que ce serait au programme du jour depuis la veille, on a pas été fichu de s'acheter de grandes bouteilles d'eau pour étancher ce qui peut encore l'être. Mon royaume pour une bouteille d'eau, voilà tout ce à quoi je pense. La mer, la plage, les palmiers ne sont plus une carte postale, c'est juste le décor de mon agonie.
Puis, après avoir déjà perdu trois kilos, on peut enfin laisser reposer nos montures. On est arrivé à notre première étape, Kuta Beach. En un éclair, on est dans l'eau, plus dans la sueur, merveilleuse sensation de fraicheur. Il y a là quelques touristes philippins qui s'amusent dans les petites vagues. Ils sont déjà loins quand on pense qu'il est temps de partir se chercher une boisson fraiche. On sait que dès qu'on va quitter les eaux translucides, le soleil va encore nous faire mijoter à feu vif. Dure réalité. Pas si dure quand on sait qu'on a que la plage à traverser pour s'offrir l'objet de nos désirs mais dure quand même. Une fois dans le bar, c'est au litre qu'on descend les consommations. C'est comme une récompense, comme la bouteille de champagne offerte aux vainqueurs d'étape. C'est sucré, frais à s'en bruler la gorge, c'est plaisir! Mais, comme on habite pas là et que l'odyssée cycliste n'en est encore qu'à son presque commencement, il faut se remettre le pied à l'étrier, refaire monter la pression dans cette cocotte minute qu'est mon enveloppe charnelle. De nouvelles montées, de nouvelles descentes, puis sur le bas-côté un panneau écrit à la main qui indique "Bat Cave", la grotte aux chauves-souris. Une grotte? super! D'autant que ça doit être à l'abri de la chaleur, c'est exactement ce qu'il nous faut. Seulement, pour aller à la Bat Cave, il faut encore quitter la route principale et s'aventurer loin de l'asphalte sur des chemins plus prévus pour des zébus que pour les frèles pneus sensés nous porter jusque là. Mais soit, puisqu'il faut en passer par là, qu'il en soit ainsi! S'il faut faire hurler à la mort nos engins, qu'ils hurlent donc, là-bas devant, il fait frais et c'est tout ce qui compte! Au bord du chemin sur lequel on se démène maintenant, on croise deux locaux qui paressent à l'ombre. On se dit bonjour comme c'est la coutume et les deux types se proposent d'être nos guides en précisant bien que c'est nécessaire si on veut d'une part trouver la grotte et d'autre part en sortir vivant. J'exagère un poil mais c'est la dramaturgie qui veut ça... Nous, en bonne tête de bois, on ne nous la fait pas. Un guide obligatoire? Tu ne serais pas en train de nous la faire à l'envers? Regarde nous donc partir pour voir un peu si c'est obligatoire!! De toute façon, sur le chemin, il y a toujours d'autres locaux à qui on peut demander notre route si vraiment on est perdu; et puis comme il n'y a qu'une seule direction possible, c'est pas encore aujourd'hui qu'on va se perdre! D'ailleurs, on finit par trouver comme des grands le petit sentier qui mène à la grotte en taillant à travers la forêt. Il faut laisser là les vélos, non sans avoir donner au préalable à un gamin quelques roupies comme pour s'acquitter d'un ticket de parking. C'est pas bien méchant, de toutes façons, on est arrivé, je sens la fraicheur à portée de tir.
On est à pieds. La forêt devant nous est dense au possible et le sentier y serpente dans une nouvelle montée. Tout autour, les cris d'animaux plus bizarres les uns que les autres contribuent à créer une ambiance aventureuse. Il n'y avait pas d'autres vélos sur le "parking", pas de voitures, rien. Il n'y a qu'un pas à dire qu'on est seuls au monde. Après quelques minutes à enjamber les arbres, à chasser les moustiques trop collant, on y est, la bouche de la grotte est grande ouverte devant mes yeux un brin inquiets. L'atmosphère est lourde et chargée d'humidité. Pour entrer dans la grotte, c'est déjà tout un numéro d'équilibriste. Les rochers glissants jonchent le sol, il faut les escalader un à un pour appréhender ce qui nous attend à l'intérieur. Et à l'intérieur justement, c'est toujours le même chaos minéral sauf que cette fois, ça ne descend plus en pente douce mais en presque vertical, les rochers ne sont plus petits et humides, ils sont énormes et mouillés, la lumière très vite s'estompe pour laisser la place à ce qui pourrait très bien être un puit sans fond vers les portes de l'enfer. C'est donc clair et net, je suis inquiet. J'en fais part à Mr Yo'. Lui, compréhensif en écoutant mes doutes devant le peut-être Everest qu'il nous faut descendre pour mener à bien notre aventure, propose de reprendre le chemin qui poursuivait encore sa course jusqu'un peu plus haut dans la montagne. Merci de proposer un plan B! Qu'on aille donc voir!! En effet, il avait raison, ça poursuit plus haut jusqu'à une seconde entrée. Là, même si c'est toujours un peu casse-croutes, c'est quand même un peu plus accessible. On se jète donc dans la gueule du monstre. Prenant bien garde de ne pas glisser, on descend petit à petit jusqu'à atteindre le bout du tunnel. De là, on voit encore l'entrée, ça n'était pas si profond que ça. Mais, d'un autre côté, il faut se rendre à l'évidence, cette grotte n'est pas la Bat Cave, c'est la P'tite Cave et c'est tout! Pas l'ombre d'une chauve-souris, pas d'odeurs de fientes, c'est pas bon, c'était l'autre, et merde... Personnellement, la vue de la première cave n'a laissé qu'une trace indélébile en forme de sens interdit. Je ne le sens pas, pas du tout même. Quand on repasse devant la première entrée, je sais que ce n'est pas pour moi, pas aujourd'hui. Mais Yo', lui, il est motivé pour deux. Ca ne lui fait pas peur, ou en tout cas pas plus que ça. Il décide donc de partir en solo, moi en lui ayant bien précisé qu'il était indispensable qu'on reste au moins en contact sonore. Si par malheur quelque chose arrivait, que je l'entendes au moins crier pourrait faire la différence. Il s'élance. Petit à petit il s'enfonce. Il s'enfonce tellement qu'après peu de temps, je n'arrive plus à le voir, caché qu'il est derrière les rochers qu'il descend avec prudence. Seule sa voix est toujours là, jusque là tout roule même si ce n'est pas une partie de plaisir. Il descend jusqu'au point où on ne voit plus assez pour progresser. C'est qu'en bons touristes, comme j'en ai maintenant l'habitude chaque fois que je finis dans une grotte, personne n'a anticipé qu'il serait de bon ton de partir avec une lampe de poche. Il est obligé de rebrousser chemin, c'est déjà suffisamment téméraire que d'être descendu si loin. Mais l'aide extérieur n'est pas loin... Alors qu'il entame sa remontée, des voix se font entendre dans la forêt et s'amplifient. Il s'agit d'un couple d'asiatiques qui fait les choses biens, puisqu'ils sont eux accompagnés d'un guide. Ils sont déterminés à explorer la grotte, moi, toujours pas. C'est à leur tour de s'enfoncer et quand ils rejoignent le Yo', ils le prennent sous leur aile, c'est gentil à eux. Moi, je continue donc à sècher pendant la petite heure que dure leur évolution acrobatique. Au retour, Yo' est tout excité. Il a vu des quantités de chauves souris mais ça ne s'est pas arrêté là, loin s'en faut. Tout en bas de la grotte, il y avait un petit lac. Yo' qui avait bien chaud, a senti en lui l'envie d'aller faire trempette. Le guide, voyant ça, n'a pû que le prévenir du danger qui le guettait : le lac est infesté de serpents. C'était vrai! D'après ce que m'a dit Yohann, sitôt dit, sitôt braqué sa lampe à la surface de l'eau. Là, nageant en attendant quelques proies, pleins de serpents rayés de bleu et de blanc, le pauvre en aurait mouillé son maillot de bain sans mettre se tremper un orteil. Et moi, avec tout ça, c'est pas du soulagement mais de la déception qui me gagne. Moi aussi, je voulais les voir les serpents!! Tant pis ou peut-être tant mieux, avec ma gaucherie légendaire, j'aurais aussi vite pû tomber dans le lac par accident comme on tombe dans une piscine avec tous ses effets personnels!! C'est mi-figue mi-raisin sec que je quitte la Bat Cave. Je sais d'avance que ça ne va pas durer surtout pour le côté sec.
A peine retourné sur le vélo, la fontaine reprend. La Bat Cave étant le point le plus loin auquel on peut se rendre depuis chez nous, j'en déduis qu'on est sur le retour. Un retour peinard, c'est ça qu'il nous faut, c'est à ça qu'on s'attache. Une nouvelle pause boisson fraiche et sucrée plus tard, on s'accorde une nouvelle baignade depuis une nouvelle plage pas loin d'être déserte. Là, je garde mon T-shirt pour aller à l'eau. De toutes façons, il est déjà trempé, ça ne peut pas être pire; le soleil est toujours brulant, un T-shirt, ça vaut une bonne crème solaire indice 60! Je ne trempe plus dans mon jus mais dans la grande bleue, c'est beaucoup mieux. Cette petite baignade nous a tout requinqué. Pour un peu, je pourrais retrouver mes jambes d'antan. Dommage, la plage depuis laquelle on se baigne est à un rocher de distance de White Sand Beach. En trois coups de pédale en longeant la mer, les bars recommencent à s'enfiler, on est arrivé. Il est 17h et quelques, c'est en plus l'heure de l'apéritif, bien que White Sand soit peuplée comme jamais, on peut quand même trouver des motifs de statisfaction! On laisse donc nos vélos se remettre sur le sable et on s'installe à la "Kasbah". Le choix a été vite vu car les tenanciers ont le bon gout de mettre des canapés remplis de coussins à même le sable avec comme seule perspective l'océan. Qui plus est, ils ont un concept de l'happy hour excellent, tout tient de la chance, c'est à pile ou face. Si tu tombes pile, tu ne perds pas la face et tu gagnes à boire ton cocktail gratuitement. Si tu perds, tu raques, c'est que t'as pas de veine. Avec Yo', on se fait donc servir deux cocktails couteux avant de voir si on est heureux au jeu. Yo' commence et perds. Je suis et perds aussi. Mais dans ces cas là, le revers de la médaille, c'est que malheureux au jeu... C'est bien de pouvoir se donner bonne conscience en se faisant délester de son pognon! Et comme si ça ne suffisait pas, on a eu droit à de la bonne musique, à un coucher de soleil de folie, à avoir du sable entre les orteils.
Maintenant qu'il fait nuit, il faut rendre les vélos. Contrairement au matin, la marée est basse, les baigneurs sont partis prendre des douches, on a tout loisir de rentrer côté plage. Ca file tout seul, le clapot de l'eau nous accompagne, c'est plat, c'est nettement plus exaltant.
La soirée qui suit est, bien que ce soit la dernière ensemble, tranquille; je suis encore rincé d'un nouveau réveil à 9h. Avec Yo', on se remémore les jours heureux où on partageait tout du lever au coucher.On s'endors comme des bébés à l'heure où d'habitude on a plutôt un verre à la main. A partir de maintenant, Boracai promet d'être plus studieuse.
Le réveil de 10h sonne les aux revoirs. On a juste le temps d'engouffrer le petit déjeuner que Yohann doit partir. Et à l'issue, ça y est, ça faisait un bail que ça n'était pas arrivé, je revoyage en solo ce que j'appréhende un peu. Ca ne veut pas dire que ça m'effraie mais simplement que jusqu'alors, Boracai était un terrain de jeu, et maintenant ça va se transformer en salle de classe.
En ce matin contrairement à la veille, ce n'est pas moi qui m'occupe du réveil. Et d'une, je ne suis pas celui qui a sollicité cette escapade à Boracai, donc si on rate l'avion, ce n'est pas moi que ça va ennuyer le plus; et de deux, vu le retour de flammes que j'ai pris la veille avec mon réveil musical, je ne suis pas près de me recreuser la tête pour qu'on émerge en musique. je me lève donc comme une fleur qui n'a comme responsabilité que celle de s'ouvrir en harmonie avec le soleil. Pas question que je me presse, je n'en fais qu'à ma tête de cochon.
En milieu de matinée, on prend un bateau de Bohol à Cebu City. A bord, le roulis fait qu'on est tous un peu comateux. Mais c'est sans conséquences hormis le fait qu'on puisse replonger dans le sommeil quelques temps. Le bateau est presque vide, ce serait presque gaché si on ne prenait pas nos aises. Marie profite de la climatisation à l'intérieur. Yo' et moi, on est à l'arrière à apprécier le vent, en tout cas le temps de s'endormir, alongé en travers de quatre sièges pour Yo', c'est plaisir! Puis, on arrive à Cebu. Le décor urbain et gris a remplacé la carte postale, comme lors de l'aller vers Bohol, la visite de Cebu City est une visite éclair, juste le temps de monter dans un taxi pour nous conduire à l'aéroport et le tour de la ville est joué. Cebu City ne s'est pas refaîte une beauté depuis 48h, ça ne nous fait pas plus d'arguments pour y salir nos semelles. On arrive à l'aéroport. Là, le jeu consiste en une nouvelle prise de tête de la versaillaise qui n'en est même pas une. Elle n'y est pas née, elle n'y a jamais vécu, mais ça ne m'étonnerait pas qu'elle soit sympathisante. Un peu tout le contraire de l'ami Sylvano qui est un versaillais de souche et qui fait tout pour s'en cacher. Pas étonnant qu'on ait des atomes crochus... Tous les avions en destination de Boracai n'autorise que dix kilos de bagages en soute. Si tu dépasses cette limite, on ne jète pas tes affaires par dessus bord mais on te rançonne de quelques euros ce qui reste anectodique du fait du prix dérisoire du billet d'avion. Et bien la Marie, ça l'emmerde cette situation. Ca l'emmerde à tel point qu'elle se lance dans l'empilement caractérisé du maximum de vêtements qu'elle peut porter sur ses larges épaules. Deux voire trois paires de chaussettes, au moins trois T-shirts, un short sous le pantalon, le remplacement de ses tongs par ses chaussures de marche, quelques foulards, un pull et le tour est joué. Pour un peu, elle pourrait jouer dans une pub pour Michelin! C'est d'autant plus intelligent qu'à l'extérieur il fait dans les 35°, bref... C'est comme ça qu'on va enregistrer nos bagages. Le couperet tombe. Mon gros sac fait un peu plus de quinze kilos, je suis bon pour payer la surtaxe. C'est pas grave, j'étais au courant bien à l'avance, pas de quoi pourrir mon voyage. Pour Yo', je ne me souviens plus de quel côté de la balance il se trouve mais, de tout état de cause, pas de quoi non plus lui faire perdre le sourire. Quant à Marie et sa stratégie de l'esquimau sous les tropiques, et bien ce n'est même pas suffisant!! C'était bien la peine!!! Elle doit aussi s'acquitter de quelque menue monnaie et elle, ça ne l'a fait pas marrer. Car maintenant son sac est parti rejoindre les soutes, elle n'a d'autre choix que de garder sur elle l'équipement pour supporter des températures négatives. Dommage Eliane!!
Dans l'avion, on se débrouille tous pour avoir un siège près d'un hublot. Il faut dire que j'ai fait un lobbying forcené auprès de mes camarades afin que chacun puisse en profiter pleinement. Les vols au dessus des Philippines ont ceci de particulier qu'il y a toujours quelque chose à se mettre sous la rétine. Des récifs de corail au montagnes et volcans menaçant, c'est toujours une explosion de couleurs au delà de tout soupçon qui prend en plus toute son ampleur quand on sait que comme on vole dans des avions à hélices, l'altitude en vol n'est jamais suffisamment élevée pour voir la terre comme un point. Et bien tout ça, ça ne suffit pas, pas à Yo'. A peine a-t-on décollé que le p'tit père me demande mon MP3 pour regarder un film. "Mais t'es pas bien? Le film il est là en bas et en technicolor!! Tu ne vas te coller devant un écran de dix centimètres de large alors que le hublot est au moins quatre fois plus grand? Si?" Et bien si. Ce sera à moi de lui dire quand il faut regarder. C'est pas bien grave et ça me fait plaisir de pouvoir satisfaire aux désirs de mon pote, mais quand même, voler au dessus d'un archipel de 7000 îles, c'est quand même pas tous les jours!!! Sacré Yo'!! Je n'irais pas dire qu'avec la Marie ils font la paire mais là-dessus, ça ressemble à un truc qu'elle aurait très bien pû faire. Méfiance... Pendant ce temps, les montagnes nous défient, les rivières se jètent dans la mer, les îles désertent. Comme ça pendant une heure à l'issue de laquelle, le capitaine prend la parole, Boracai est juste en dessous. Ca nous donne l'occasion de découvrir vue du ciel ce qui sera notre nouveau lieu de villégiature. De là haut, l'île est minuscule, droite comme un "i" et ourlée de plages dont on devine que le sable ne blesse pas la voute plantaire. On peut voir également que Boracai est loin d'être une île abandonnée vue le nombre de constructions qu'elle abrite. Mais ça, on le savait avant de venir ce qui devrait atténuer le choc, Boracai, malgé sa taille liliputienne, est la première destination balnéaire des Philippines.
A la sortie de l'avion, on s'en rend très vite compte. Une armée de tricycle attend le passager aérien. On est pas les premiers, pas des explorateurs. On prend le premier qui se présente. Pas la peine pour le chauffeur de nous demander où on va, c'est ici pour tout le monde pareil. Il faut d'abord faire trois minutes de route pour rejoindre une jetée. De là, il faut embarquer sur un bateau et traverser le court bras de mer qui séparent Boracai de Panay, sa voisine bien plus étendue sur laquelle on a atterri. Ca prend au total une demie heure à tout casser.
On est maintenant à Boracai et ne reste plus qu'à savoir où descendre. Il faut dire que je frémis encore en repensant à l'arrivée à Bohol et à la blague comme quoi il faut deux heures montre en main pour trouver un hotel. Que diantre, si ça se reproduit, je me fais hara-kiri, c'est une promesse!! Mais aujourd'hui pas la peine d'en arriver là, Marie s'est faite laisser dire qu'il y a un chouette hotel dans le coin par quelqu'un qu'elle a croisé un peu avant nous, et comme elle a les coordonnées, c'est sans mal que le chauffeur d'un nouveau tricycle nous y conduit. A l'arrivée, on est quand même en pleins doutes. C'est propre mais c'est cher, même pour bibi. On ne sait pas encore que Boracai est aussi l'île la plus chère du pays. Plus de touristes, plus de pépettes! On est donc là avec Yo' à se demander ce qu'on fait. Marie, de son côté, part visiter le dortoir réservé aux filles et quand elle revient, elle a déjà décidé, elle y reste!! Elle qui nous avait fait un sketch à Bohol, elle qui nous a trainé à Boracai, elle traine dans la boue ce qui fait du voyage un sport collectif!! Mais soit. Si tu veux n'en faire qu'à ta tronche, c'est ton choix, prends la chambre et fous nous la paix!! La demoiselle disparait. Avec Yo', on est perplexe. Non pas à cause de Marie mais sur ce qu'on fait. Rester? Partir? C'est alors que la patronne de la GH nous fait, comme le Parrain, une proposition qu'on ne peut pas refuser, un tarif bien en accord avec nos accoutrements bohèmes loin de la versaillaise. Comme un poisson affamé, on est ferré. C'est aussi là qu'on pose nos sacs à condition pour nous de ne pas révèler à qui que ce soit, et notamment à Marie, les termes de notre union tarifaire. C'est donc dans un sourire complice avec la patronne qu'on scelle l'accord. Avec Yo', on prend nos quartiers dans un des dortoirs pour nous, les hommes, et on s'en félicite. Il faut dire que c'est un dortoit avec quatre lits et quatre ventilateurs dans lequel on est pour l'instant tous seuls, ça nous fait de la place à revendre ce qui, pour le prix, est pas loin d'être inconcevable. En plus, il y a le Wifi ce qui n'est pour déplaire à personne à commencer par Yo' qui se fait une petite scéance internet. Moi, internet, ce sera pour plus tard, j'ai quand même envie de voir la plage qui fait la fierté et qui trone en première page de tous les catalogues touristiques des Philippines. Et même s'il fait déjà nuit, c'est pas bien grave, ça me donnera toujours de quoi méditer avant la journée ensoleillé de demain. Je pars en séquence découverte. Notre GH est séparée de la plage de quelques dizaines de mètres. Le chemin qu'il faut emprunter est sombre et exigu. C'est à l'inverse total de ce qui ce passe de l'autre côté, côté sable. Là, c'est l'hallu'. Pour se retrouver les pieds dans l'eau, il faut d'abord traverser un chemin sablonneux éclairé comme à Las Vegas. Ce chemin longe la plage et est une enfilade de bars, de restaurants, d'hotels, d'épiceries, de centres de plongée, de magasins de souvenirs, de stands de massages et de tatouages, tout pour contenter un touriste plagiste lambda. Ca fait un peu peur la première fois!! Puis, il faut aussi traverser tous les bars et restaurants qui ont un emplacement sur le sable. Au milieu des tables, des chaises longues, des palmiers, il faut se frayer un chemin, pas chose facile! Ca pourrait aussi être effrayant mais je remarque une chose qui me flatte dans le sens du poil : tous ces établissements ont un doux parfum relaxant, ça boit sur des tables basses assis sur le sable ou sur de longues chaises confortables ou encore mieux sur des poufs géants, ça dîne sous les palmiers, le tout avec des éclairages tamisés qui ne gachent rien. L'ambiance de l'île n'a rien d'Ibiza. Ca a beau, certes, être très fréquenté, mais comme il n'y a pas un batiment qui dépasse la hauteur des arbres, tout reste à échelle humaine. Et puis enfin, quand on a dépassé tout le rideau de débit de boissons et de nourriture, on y est, White Sand Beach est là, immense, comptable en kilomètres. C'est facile à voir, même de nuit, les établissements se suivent à perte de vue derrière les palmiers. Sans aller jusqu'au bout car, à un moment, il va falloir que je rentre chercher Yo', je me lance dans une petite marche le long de la grande bleu en anticipant le fait qu'elle soit turquoise. Une heure tout au plus, puis je retourne à la maison. Là, je récupère Yo' au passage et comme on est pas des chiens, on va voir Marie pour savoir si elle veut se joindre à nous. Et bien non! En définitive, la pauvre ne se sent pas très bien et préfère passer la soirée dans son dortoir. Qu'à celà ne tienne, c'est pas plus gênant que ça pour ne pas dire autre chose. D'ailleurs, en retournant à la plage avec le Yo', je commence à m'épancher sur le fait que plus le temps fait son oeuvre et plus Marie et moi, c'est loin de faire deux et que j'en suis désolé car je suis persuadé que elle et lui, c'est une amitié forte qui les lie. Et bien patatra!!! Yo' me fait la même révélation!!! De la Marie, lui aussi il en a plus qu'assez!! Résultat, on part dans un rire complice, ravis de voir que l'un et l'autre, on est sur la même longueur d'onde, partis pour une soirée où qui se ressemble s'assemble.
Après que Yohann est à son tour jaugé la plage, il est grand temps de festoyer et de rire encore de qui vous devinez. On sait, on est vraiment des sales gosses. Les pieds dans le sable, les assiettes s'additionnent. L'addition, s'il vous plait. Plus loin sur la plage, il y a un spectacle de feu qui bat son plein. Ca tournoie dans tous les sens, les accrobates ont du talent. Personnellement des "fire shows", j'en ai déjà vu quelques uns depuis que je suis en errance autour du monde, mais pour le Yo', c'est la première fois. Il convient donc de s'en ravir. Il doit y avoir six ou sept danseurs, quelques garçons, quelques filles. Tous les deux, on commence à s'assoir sur le sable afin d'être aux premières loges. Puis comme la soirée bat son plein, on convient qu'il serait de bon aloi de s'assoir en terrasse, toujours sur le sable, du bar devant lequel les artistes s'expriment. Un cocktail chacun, pas de mal à se faire du bien. Autour de nous, il y a quelques touristes, tous philippins, on est donc les seuls blancos. Je dis ça avec le sourire car Yo' est un type tout ce qu'il y a de plus métissé. Il a des origines de partout à travers le globe, n'a rien d'un Jean-Pierre, ce qui fait que blanco ne s'applique que parce que c'est un parigo au milieu des philippins. Le spectacle se poursuit. Plus ça va et plus on sympathise avec les manieurs de feu. Ils sont tous vraiment bon esprit et à chaque fois maintenant que l'un en finit pour un temps avec son numéro, il vient s'assoir à notre table. J'ai rarement vu meilleur comité d'accueuil, comité qui reste même avec nous une fois le spectacle complêtement achevé. Les verres s'enchainent dans une ambiance tropicale. Parfois on les fait rire, parfois il nous font rire, mais le plus souvent on rigole tous ensemble. En fait, le feeling passe tellement bien qu'ils nous proposent de les accompagner pour la suite de leur soirée. Ils ont fini de travailler, place à la détente.
La détente pour les philippins à Boracai, en tout cas pour ceux avec qui on délire ce soir, c'est d'aller voir un concours de beauté. Rasoir me direz vous. Et vous auriez raison s'il ne s'agissait d'un concours un peu plus particulier que ce que j'avais en tête : ce soir, on note les travestis. Le concours se déroule dans un immense espace qui tient autant du bar que de la salle de spectacle. Au centre se dresse une large scène sur laquelle les "concurrentes" défilent et les "maîtresses" de cérémonie tantôt détendent l'atmosphère, tantôt l'enflamment. Ces hotesses, qui ont apparemment fêtées leur vingtième printemps voilà belle lurette, sont les diablesses en chef de la soirée. Elles ne connaissent aucune limite. Elles enchainent les blagues "de très bon gout" tout au long du spectacle en en rajoutant parfois, mimant l'acte préliminaire ou sexuel avec tout ce qui leur tombe sous la main : un aspirateur, un extincteur. C'est pas très distingué mais en tout cas, c'est illarant! Les candidates, elles, sont au nombre de trois. La première a carrément l'air d'une professionnelle. Elle concilie la vulgarité avec le fait qu'on ne peut pas s'y tromper, c'est un bonhomme avec une pomme d'Adam et tout et tout. Quelle élégance, quelle "grasse"!! La deuxième semble tout droit tombée du nid. Elle est extrèmement timide ce qui en fait une cible de choix pour les présentatrices incendiaires, et semble tout juste majeure. La troisième, c'est là que ça se complique, est un canon de beauté. Grande, fine, des jambes interminables posées sur un sourire étincelant et ravageur. Nuls doutes que c'est elle qui va gagner. Bien plus de doute, en revanche, sur le fait que c'est, pas c'était, un homme. C'est là tout l'objet du concours. C'est un coup à remettre en question tout ce que vous savez de l'homme et de la femme!! Une fois les présentations faites, le concours débute réellement. Premier défilé, première tenue, de petites jupettes aguichantes. Dans la salle, intégralement peuplée de locaux à l'exception, encore une fois, de Yo' et moi, ça rit, ça applaudit, ça vit. A notre table, ça vit aussi, tellement que Yo' est en train d'enlasser sa voisine Septer, manipulatrice de batons enflammés sur la plage, enlasser voire embrasser goulument avant même la deuxième acte. De mon côté, j'ai aussi une voisine, Micky (Mickaela) et celle-ci est également du genre plutôt entreprenante. Sa main ne cesse de toucher la mienne, et après quelques temps nos doigts se mélangent. Difficile de résister, la gamine est trop sexy, trop sympa, et puis c'est une danseuse depuis huit ans. Une danseuse... Deuxième défilé, deuxième tenue, c'est l'heure des maillots de bain une pièce. Yo' est toujours parti dans un numéro d'échanges culturels façon bouche contre bouche. Moi, j'entame les dernières paroles avant de moi aussi passer à table. Rien de tel que quelques mots bien sentis pour encore faire monter la température. Troisième défilé, troisième tenue, toujours annoncés par les maîtresses de cérémonie avec une grande pudeur (est-ce que vous voulez en voir plus? J'entends rien!!) : les maillots de bains deux pièces larges comme Dédé à coudre. Pour Yo', on maintient le cap. Pour moi, je me lance enfin dans la farandole des langues non sans avoir dit à ma compagnonne pas nonne : "Mais j'suis timide..."
A la fin du spectacle, le jury a rendu son verdict. Etrangement, on a le droit à une égalité, certes le canon a gagné mais il doit aussi partager sa courrone de roi-reine de beauté avec la candidate numéro un. C'est à n'y rien comprendre. Entre Yo' et moi, c'est aussi un ae-xequo. Chacun part bras dessus bras dessous avec sa cavalière. Et la soirée ne fait que commencer. Il a beau être déjà une heure du matin, on est encore convié à une fête d'anniversaire qui n'a pas encore commencée et qui devrait se tenir sur le toit d'un bar restaurant du bord de plage. Y'a pire. En fait, c'est un copain de Micky qui travaille là qu'on va célèbrer. Le temps qu'il ferme la boutique et le toit est à nous. En attendant, tout le monde est sur la plage à faire ce qu'il a à faire. Je passe l'heure qui suit à être collé bouche contre bouche avec ma mignonne. Tout se déroule parfaitement bien sauf que pendant qu'elle m'embrasse, la môme n'arrête pas de m'aspirer la lèvre à m'en faire mal. Je ne comprends rien et me vois obliger de lui demander ce que c'est que cette nouvelle mode qui fait que tout le monde va vite se retrouver avec des lèvres gonflées de sang à la manière d'un suçon. Jusqu'à preuve du contraire (je vous attends les filles, prouvez moi le contraire), on ne fait pas ça en France! - "Attends mais tu ne sais pas embrasser ou quoi?!? Tout le monde fait ça ici!! - Moi, pas savoir embrasser? C'est pourtant une de mes occupations préférées quand je peux et personne ne s'en est jamais plaint, bien au contraire!! Et puis, je ne sais peut-être pas embrasser comme un philippin soit, mais si on appelle un french kiss un french kiss, ça ne peut pas m'être étranger, ça fait même partie de mon patrimoine génétique. En plus, habitant à Paris, ville parmi les villes les plus romantiques au monde, c'est peut-être toi qui devrait faire un stage!! Elle a réveillé la bête, comment veux-tu que je réagisses? Notre première dispute, bref feu de paille vite soufflé dans un nouveau baiser au clair de lune avec la mer pour témoin. Comment aurait-il pû en être autrement?
On aurait pû continuer comme ça jusqu'au petit matin mais la soirée avance au rythme où les copains-copines commencent à monter sur la terrasse du bar. Il doit être pas loin de 3h du matin et la fête d'anniversaire commence, on est reçu comme des membres de la famille. Il y a de la nourriture à profusion, de la boisson en caisses et des rires, beaucoup de rires. Apparemment, on est pas les seuls à avoir pris de l'avance. Yo' est là avec Septer mais peu après le début, je les vois qui s'éclipsent, les coquins... Yo' va enfin pouvoir passer à l'action, lui qui me dit depuis une semaine qu'il est en rût. Nous, avec Mickaela, c'est l'un contre l'autre que la soirée défile. Les rares moments où ça s'interrompt, c'est pour participer à des jeux à boire avec tous ceux qui nous entourent. Ca se passe selon un principe simple : chacun prend une bouteille de bière pleine, la descend aussi vite que possible et si tu es le premier à en venir à bout, tu as gagné, tu as le droit d'embrasser qui tu veux. Etrange rituel. Bien évidemment, moi, j'ai perdu. Et d'une je ne suis pas un buveur de bière et de deux, je suis connu pour être un coureur de fond et non un sprinter. En plus, j'ai déjà une cavalière, pas besoin d'en avoir davantage.
Pour Yo', ça aurait pû être la même. Il aurait pû s'en tenir là. Mais non, il a choisi de franchir la ligne. Apparemment mal lui en a pris. Quand il revient à la soirée, il fait vraiment une petite mine, comme s'il était passé sous une échelle un vendredi 13 attaché à un chat noir. Il a pourtant eu ce qu'il a voulu, je n'y comprends rien. En fait, c'est tout simple. Je me souviens quand lors du concours de beauté, j'étais resté abassourdi par le fait que parfois il est réellement impossible de savoir ce qui ce cache sous les jupes des filles. Pour Yo', c'est la même chose, abassourdi. Et blême. Et désabusé... Même s'il n'a pas été jusqu'au bout des investigations qu'il aurait été sage de mener, il en est sûr, Septer c'est pas une biche. Il est donc maintenant qu'il sait, impossible pour lui de se trouver ne serait-ce qu'à distance respectable du bichon. Déjà sur le même toit, c'est un tour de force. Il est amer et c'est rien de le dire. Pour un peu, il est blanco. Il est même tellement énervé qu'il essaye de me convaincre que Micky n'est pas non plus ce qu'elle dit qu'elle est. Le doute est alors de mise. Quoi faire? Douloureuse question... Je jète un coup d'oeil à ma chère et évalue. Mais non, je reste convaincu du bien-fondé de ma relation restée au dessus du niveau de la ceinture. Je vous engage d'ailleurs à évaluer par vous même son profil sur facebook dans la liste de mes ami(e)s.
La soirée se termine ainsi. Le soleil va se lever dans peu de temps. La lumière commence à remplir la plage que l'on peut commencer à admirer depuis le toit du bar. Tout le monde est fatigué ou tendu ou les deux, il est temps de rentrer reprendre des forces en attendant d'y voir vraiment clair. Je raccompagne Micky jusqu'à la porte de son hotel main dans la main. Yo' est aussi là ainsi que Prosper sans contact physique. Je dis "à demain", Yo' pense "adieu". L'avenir nous le dira.
Le réveil de 13h est douloureux. Douloureux à cause du mal au crane qu'a laissé cette soirée alcoolisée pour tous les deux, douloureux à cause de l'amertume dont Yo' est encore rempli. Moi, je suis toujours quelque part entre doute et certitude. D'une part, j'essaye de me convaincre que Mickaela n'est pas Mickael, d'autre part, c'est impossible vu ce que vit mon Yo' sans l'avoir senti venir. Mais plus ça va et plus je pense être dans le vrai, dès le réveil, je me connecte à facebook et découvre l'invitation de ma belle. C'est l'occasion de voir son profil ainsi que les photos qui l'illustrent. C'est bien la même personne que j'ai "fréquenté" hier, pas de moustache, pas de barbe, pas de pomme d'Adam, on est bon!!! Je peux donc aller sur la plage l'esprit léger. Là, comme on est en pleine heure de pointe, on peut réellement appréhender la plage. Elle est à deux visages. Le premier est coloré comme un arc en ciel menant au paradis. Le sable est d'une blancheur incroyable, blancheur qui se fond du vert au bleu à mesure que l'on s'enfonce vers les profondeurs de la mer qui est à faire rêver quand on travaille encore à la caisse de la Bank of Tokyo et qu'on a comme seul horizon trois épaisseurs de plexiglass qui vous séparent de murs marrons éclairés aux néons. Les palmiers sont une douce enfilade à perte de vue, comme pour faire de l'endroit le stéréotype parfait de la plage de rêve. Le second cependant est le côté obscur. La couleur prédominante y est le noir, comme dans "noir de monde", à trop additionner les couleurs voilà ce qu'on récolte. A l'heure où on débarque, c'est la marée haute. L'eau remonte loin sur la rive et les quelques mètres de large qui restent au sec sont eux noyés sous un flot de touristes alanguis au soleil, de jetskis près à être louer, de capitaines de bateaux près à vous emmener pour une heure ou une journée faire le tour des îles alentours, de vendeurs en tous genres. Quel côté choisir? Pas difficile de répondre. Comme d'habitude, le côté clair a ma préférence. Nous aussi donc, on lézarde au soleil. Nous aussi, on barbotte comme des idiots. Nous aussi, on s'extasie. C'est notre vrai premier jour, on ne va pas se priver et ce jusqu'au coucher de soleil qui innonde la plage d'une lumière magnifique, un régal! C'est ensuite l'heure de penser à manger. Mais avant cela, il faut qu'on repasse à la GH pour se changer et qu'éventuellement on s'enquiert du sort de Marie dont c'est déjà le dernier soir à Boracai. Quand on revient, elle est là à nous attendre, c'est charmant. Avec Yo', on est acculé dans un coin, on ne peut rien faire d'autre que d'accepter de dîner en tête à tête à tête à tête. Quatre têtes au total car Marie s'est faite une potesse qui partage son dortoir et elle vient aussi avec nous croiser le fer de nos fourchettes. Aucun problème particulier enfin pour le moment car Yo' est très préoccupé. La soirée d'hier a laissé de telles traces qu'il a dors et déjà été conclu qu'on ne l'évoque sous aucun prétexte, quel qu'il soit, même en cas de danger de mort. Et pour que cette mission discrétion se présente sous les meilleurs hospices, il faut absolument que quand on rejoint la plage, on n'aille pas vers la droite, c'est à dire vers l'endroit où se tenait le fire show la veille. Il va donc falloir trouver un prétexte. C'est pas compliqué. A peine débarqués sur le sable, Yo' et moi menons le bal, on tourne les talons vers la direction souhaitée. Mais Marie, qui ne l'entend pas de cette oreille, a bien envie d'y aller à droite. Yo' se lance alors dans un plaidoyé : - "Attends on ne va pas encore aller par là! Avec Brice, hier soir, on a déjà écumé tous les bars se trouvant dans cette direction et d'après ce qu'on peut t'en dire, c'était pas top. Ce soir, on aimerait bien aller de l'autre côté pour changer et c'est pas négociable!!" Bien joué le professionnel du camouflage de preuve!! Il ne leur a laissées aucunes options, c'est ce qu'on appelle un champion. On file donc vers la gauche jusqu'à un restaurant mongol, sans doute perdu sur la route d'Oulan Bator... Mais passons... Comme c'est la dernière de Marie, tout se passe au mieux, les sourires sont de mise, et Prosper est invisible. Ca devrait soulager Yo' mais le pauvre ne peut se défaire de l'idée que s'il la croise, c'est l'univers tout entier qui va imploser. A chaque fois qu'il a un moment loin de la présence féminine, il ne cesse de me répéter qu'il faut qu'il rentre, que ce soir, c'est pas son soir. Jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, mais l'important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage... Ainsi, c'est alors qu'on est presque encore en train de macher que Yo' réclame l'addition et rentre à la maison se mettre à l'abri pour de bon. Pas un dernier verre, rien. C'est le premier à faire ses adieux à Marie. Moi, je n'ai pas d'alibi valable et comme en plus, je passe une bonne soirée, je préfère rester avec les miss pour un dernier verre de l'amitié. Un verre pas plus. Je suis aidé en cela par le fait que, alors qu'on est attablé, Marie repère dans la foule un ancien camarade d'unversité. Ca y est, j'ai aussi mon alibi, je les laisse rattraper le temps perdu et m'éclipse discrètement. Il est alors autour de 23h. De l'autre côté de la plage, le fire show bat son plein, je vais tenter de revoir ma môme. Mais quand j'y arrive, tous les artistes sont là sauf celle qui évidemment m'intéresse. Tant pis, on verra bien demain.
Demain donc, qui est maintenant aujourd'hui, est un nouvel hymne à Epicure. C'est pour nous, les deux parisiens qui restent, une nouvelle journée à se faire sauter la ceinture en tout bien tout honneur et à apprécier la vie de chateau de sable. C'est le premier jour sans Marie qui a quand même pris la peine de nous réveiller, bien trop tôt, pour nous saluer. Pour notre petit binome, c'est à nouveau des jours où on a plus rien à cacher qui s'annoncent, il n'y a plus de problèmes de secrets à entretenir, seulement l'éclate, l'éclate et encore l'éclate. Le soir venu, comme on est libéré du fardeau, on peut donc retourner tous les deux au fire show sans qu'il y ait de malaises. L'erreur est consommée, les souvenirs consumés. Et Micky est toujours absente. Quand je demande à Prosper (NDLR : j'écris Prosper et pas Septer car je ne me souviens jamais de son prénom. La seule chose que je sais, c'est que ça rime avec Prosper, alors ça marche et Yo' sait de qui je parle sans que j'ai besoin de préciser "le type qui avait ta langue dans sa bouche"; c'est éminemment plus diplomatique) où elle est, il me répond que Micky est partie sur Panay, son île natale qui est la grande en face de Boracai. Elle est malade et sa mère a insisté pour qu'elle aille à l'hopital. L'avant-veille, je m'en étais déjà rendu compte sans que ça me repousse, la petite couvait un sérieux rhume et était toute chaude même sans que j'y mettes du mien. Elle est partie, tant pis, peut-être sera-t-elle de retour avant que moi aussi, j'en vienne à lever le camp, on verra bien. Résultat, je suis bredouille. Prosper l'a bien compris et essaye maintenant de me faire du gringue. Sans succès, j'en rigole encore. Le type ne doute vraiment de rien et voyant que Yo' était maintenant plus que détaché, il tente encore sa chance. Deux p'tits français dans la même semaine, c'est sans doute inespéré pour le pauvre Prosper! Pauvre de ma solitude mais riche de cette journée sous le soleil, à croire qu'on ne peut pas tout avoir, on reste quand même regarder le spectacle orchestré par nos nouveaux potes. Mais l'ambiance n'y est plus... Même malgré un nouveau verre, il n'y a pas à dire, c'est retombé. C'est ainsi qu'il est minuit quand on rentre. On est toujours les seuls dans notre dortoir de quatre lits et quatre ventilateurs. Le premier est un détail, le deuxième salvateur.
Quand le soleil se relève inexorablement, c'est maintenant notre quatrième jour à Boracai. La plage principale, White Sand Beach, on peut dire qu'on en a soupé, il est grand temps d'aller se baigner ailleurs. On convient donc d'aller explorer l'autre côté de l'île, ça devrait nous faire une chouette ballade. On s'équipe donc pour passer une journée dehors en prenant tout ce qui peut être vital quand on ne sait même pas combien de temps ça risque de nous prendre. Or, en un quart d'heure montre en main, le tour est joué, l'autre rive est conquise. Là, il n'y a pas l'ombre d'un bar, pas une serviette sur la plage, rien mise à part quelques enfants qui jouent. Comment est-ce possible? Comment croire que nous ne sommes qu'à quelques encablures des hordes de corps huilés de crème solaire vendue à des prix prohibitifs dans des superettes peu scrupuleuses? C'est franchement inconcevable ce qui, au bout du compte, décuple notre bonheur d'avoir redécouvert la tranquilité. On peut donc se mettre à l'eau sans crainte de se voir heurter par un jetski, et en plus, il n'y a même pas d'oursins!! Si c'est pas malheureux... Et comme si ça ne suffisait pas, dès qu'on commence à s'immerger, les enfants viennent nous rejoindre pleins de curiosité. Là commence vraiment la partie de plaisir. Avec Yo', on fait tout ce qu'on peut imaginer pour les distraire. On plonge dans l'eau depuis le pont des bateaux qui sont amarrés là et les enfants font de même. On les fait monter sur nos épaules pour ensuite les jeter le plus haut possible. C'est tout le panel de comment distraire un enfant qui y passe. En plus, si ça les distrait, ça nous distrait aussi, tout le monde est gagnant! Ca dure comme ça plus d'une heure si bien qu'à la fin, je suis usé. Les enfants, eux, ils n'en ont que faire. Ils ont à leur disposition un clown qui fait aussi catapulte et ils n'ont jamais envie que ça se termine. Moi si. Les gamins m'a tuer. Jusqu'au retour sur le sable, j'ai beau leur dire qu'il faut que je fasses une pause sous peine de syncope, ils s'aggripent à tout ce qu'ils peuvent pour me faire rester dans l'eau. J'en ai à peu près trois par bras, deux par jambes, et cinq ou six qui s'accrochent à mon cou à la limite de m'étrangler. Increvables les gamins, bon courage aux parents d'octuplés!!! Mais ça reste la fête quand même, le soleil brille et il y a des sourires partout où je regarde. Ca compense largement le fait que je sois un vieil homme repu. D'autant qu'en plus, liberté chérie, je te prends comme tu es, avec Yo', on décide d'un retour à la GH pour satisfaire à une sieste réparatrice. Pendant trois heures!!! Quinze gamins, trois heures, il fallait bien ça. Au réveil, c'est exactement le moment du coucher de soleil. Yo' est trop crevé pour m'y accompagner, c'est en solitaire que je vais apprécier le spectacle. Magique. Le mot n'est pas trop fort. Et une fois fini, comme j'ai encore du temps avant de retrouver mon double, je ne crache pas dans la soupe et à la place, me fais faire un massage d'une heure. Un coucher de soleil, un massage, il y a des fois où on fait bien de se lever!!
La soirée qui suit n'est pas violente. On est encore sous le coup d'avoir été broyés par une armée de shtroumpfs. C'est donc par une petite promenade tranquille le long de la plage qu'on finit la journée. Le tout est de garder les forces qui nous restent, demain on a prévu de louer des vélos et, étant donnée la chaleur qu'il fait, on va en avoir besoin, pas la peine de les gaspiller. On sait aussi qu'aujourd'hui, jour de fête, c'est l'anniversaire de Prosper, et ça ne fait pas franchement envie!!!
Après donc une bonne nuit réparatrice, on concentre tout ce qu'on a d'énergie et on se lance à l'assault de Boracai, cette fois dans le sens de la longueur. Pour l'orgueuil c'est mieux, le sens de la largeur en vélo ne nous aurait valu que trois minutes de pédalage. Notre itinéraire suit la seule route de l'île. On aurait pû avoir le choix en passant par la plage en faisant fi du fait que c'est soi disant interdit, mais comme la marée est haute, c'est vite vu. Il n'y a déjà pas beaucoup de place pour prendre ses aises quand on est un piéton alors je vous dis pas quand on est un cycliste!! C'est un coup à ramasser une poignée d'allemands dans ses rayons!!! C'est ainsi parti sur la route walonnée. Eu égard à ma grande expérience cycliste dans les rues parisiennes, ça ne devrait être qu'une partie de plaisir. Mais dès les premiers coups de pédales passés, j'ouvre les vannes, c'est les grandes eaux qui reviennent, je coule à robinet ouvert. Toute la chaussée est offerte au soleil brulant et moi en dessous, j'en bave, j'en coule. Les descentes ont beau apporté leur lot de vent dans le visage, ce n'est jamais suffisamment long ou suffisamment frais pour que ça m'octroie un quelconque effet bénéfique. Qui plus est, on a beau savoir que ce serait au programme du jour depuis la veille, on a pas été fichu de s'acheter de grandes bouteilles d'eau pour étancher ce qui peut encore l'être. Mon royaume pour une bouteille d'eau, voilà tout ce à quoi je pense. La mer, la plage, les palmiers ne sont plus une carte postale, c'est juste le décor de mon agonie.
Puis, après avoir déjà perdu trois kilos, on peut enfin laisser reposer nos montures. On est arrivé à notre première étape, Kuta Beach. En un éclair, on est dans l'eau, plus dans la sueur, merveilleuse sensation de fraicheur. Il y a là quelques touristes philippins qui s'amusent dans les petites vagues. Ils sont déjà loins quand on pense qu'il est temps de partir se chercher une boisson fraiche. On sait que dès qu'on va quitter les eaux translucides, le soleil va encore nous faire mijoter à feu vif. Dure réalité. Pas si dure quand on sait qu'on a que la plage à traverser pour s'offrir l'objet de nos désirs mais dure quand même. Une fois dans le bar, c'est au litre qu'on descend les consommations. C'est comme une récompense, comme la bouteille de champagne offerte aux vainqueurs d'étape. C'est sucré, frais à s'en bruler la gorge, c'est plaisir! Mais, comme on habite pas là et que l'odyssée cycliste n'en est encore qu'à son presque commencement, il faut se remettre le pied à l'étrier, refaire monter la pression dans cette cocotte minute qu'est mon enveloppe charnelle. De nouvelles montées, de nouvelles descentes, puis sur le bas-côté un panneau écrit à la main qui indique "Bat Cave", la grotte aux chauves-souris. Une grotte? super! D'autant que ça doit être à l'abri de la chaleur, c'est exactement ce qu'il nous faut. Seulement, pour aller à la Bat Cave, il faut encore quitter la route principale et s'aventurer loin de l'asphalte sur des chemins plus prévus pour des zébus que pour les frèles pneus sensés nous porter jusque là. Mais soit, puisqu'il faut en passer par là, qu'il en soit ainsi! S'il faut faire hurler à la mort nos engins, qu'ils hurlent donc, là-bas devant, il fait frais et c'est tout ce qui compte! Au bord du chemin sur lequel on se démène maintenant, on croise deux locaux qui paressent à l'ombre. On se dit bonjour comme c'est la coutume et les deux types se proposent d'être nos guides en précisant bien que c'est nécessaire si on veut d'une part trouver la grotte et d'autre part en sortir vivant. J'exagère un poil mais c'est la dramaturgie qui veut ça... Nous, en bonne tête de bois, on ne nous la fait pas. Un guide obligatoire? Tu ne serais pas en train de nous la faire à l'envers? Regarde nous donc partir pour voir un peu si c'est obligatoire!! De toute façon, sur le chemin, il y a toujours d'autres locaux à qui on peut demander notre route si vraiment on est perdu; et puis comme il n'y a qu'une seule direction possible, c'est pas encore aujourd'hui qu'on va se perdre! D'ailleurs, on finit par trouver comme des grands le petit sentier qui mène à la grotte en taillant à travers la forêt. Il faut laisser là les vélos, non sans avoir donner au préalable à un gamin quelques roupies comme pour s'acquitter d'un ticket de parking. C'est pas bien méchant, de toutes façons, on est arrivé, je sens la fraicheur à portée de tir.
On est à pieds. La forêt devant nous est dense au possible et le sentier y serpente dans une nouvelle montée. Tout autour, les cris d'animaux plus bizarres les uns que les autres contribuent à créer une ambiance aventureuse. Il n'y avait pas d'autres vélos sur le "parking", pas de voitures, rien. Il n'y a qu'un pas à dire qu'on est seuls au monde. Après quelques minutes à enjamber les arbres, à chasser les moustiques trop collant, on y est, la bouche de la grotte est grande ouverte devant mes yeux un brin inquiets. L'atmosphère est lourde et chargée d'humidité. Pour entrer dans la grotte, c'est déjà tout un numéro d'équilibriste. Les rochers glissants jonchent le sol, il faut les escalader un à un pour appréhender ce qui nous attend à l'intérieur. Et à l'intérieur justement, c'est toujours le même chaos minéral sauf que cette fois, ça ne descend plus en pente douce mais en presque vertical, les rochers ne sont plus petits et humides, ils sont énormes et mouillés, la lumière très vite s'estompe pour laisser la place à ce qui pourrait très bien être un puit sans fond vers les portes de l'enfer. C'est donc clair et net, je suis inquiet. J'en fais part à Mr Yo'. Lui, compréhensif en écoutant mes doutes devant le peut-être Everest qu'il nous faut descendre pour mener à bien notre aventure, propose de reprendre le chemin qui poursuivait encore sa course jusqu'un peu plus haut dans la montagne. Merci de proposer un plan B! Qu'on aille donc voir!! En effet, il avait raison, ça poursuit plus haut jusqu'à une seconde entrée. Là, même si c'est toujours un peu casse-croutes, c'est quand même un peu plus accessible. On se jète donc dans la gueule du monstre. Prenant bien garde de ne pas glisser, on descend petit à petit jusqu'à atteindre le bout du tunnel. De là, on voit encore l'entrée, ça n'était pas si profond que ça. Mais, d'un autre côté, il faut se rendre à l'évidence, cette grotte n'est pas la Bat Cave, c'est la P'tite Cave et c'est tout! Pas l'ombre d'une chauve-souris, pas d'odeurs de fientes, c'est pas bon, c'était l'autre, et merde... Personnellement, la vue de la première cave n'a laissé qu'une trace indélébile en forme de sens interdit. Je ne le sens pas, pas du tout même. Quand on repasse devant la première entrée, je sais que ce n'est pas pour moi, pas aujourd'hui. Mais Yo', lui, il est motivé pour deux. Ca ne lui fait pas peur, ou en tout cas pas plus que ça. Il décide donc de partir en solo, moi en lui ayant bien précisé qu'il était indispensable qu'on reste au moins en contact sonore. Si par malheur quelque chose arrivait, que je l'entendes au moins crier pourrait faire la différence. Il s'élance. Petit à petit il s'enfonce. Il s'enfonce tellement qu'après peu de temps, je n'arrive plus à le voir, caché qu'il est derrière les rochers qu'il descend avec prudence. Seule sa voix est toujours là, jusque là tout roule même si ce n'est pas une partie de plaisir. Il descend jusqu'au point où on ne voit plus assez pour progresser. C'est qu'en bons touristes, comme j'en ai maintenant l'habitude chaque fois que je finis dans une grotte, personne n'a anticipé qu'il serait de bon ton de partir avec une lampe de poche. Il est obligé de rebrousser chemin, c'est déjà suffisamment téméraire que d'être descendu si loin. Mais l'aide extérieur n'est pas loin... Alors qu'il entame sa remontée, des voix se font entendre dans la forêt et s'amplifient. Il s'agit d'un couple d'asiatiques qui fait les choses biens, puisqu'ils sont eux accompagnés d'un guide. Ils sont déterminés à explorer la grotte, moi, toujours pas. C'est à leur tour de s'enfoncer et quand ils rejoignent le Yo', ils le prennent sous leur aile, c'est gentil à eux. Moi, je continue donc à sècher pendant la petite heure que dure leur évolution acrobatique. Au retour, Yo' est tout excité. Il a vu des quantités de chauves souris mais ça ne s'est pas arrêté là, loin s'en faut. Tout en bas de la grotte, il y avait un petit lac. Yo' qui avait bien chaud, a senti en lui l'envie d'aller faire trempette. Le guide, voyant ça, n'a pû que le prévenir du danger qui le guettait : le lac est infesté de serpents. C'était vrai! D'après ce que m'a dit Yohann, sitôt dit, sitôt braqué sa lampe à la surface de l'eau. Là, nageant en attendant quelques proies, pleins de serpents rayés de bleu et de blanc, le pauvre en aurait mouillé son maillot de bain sans mettre se tremper un orteil. Et moi, avec tout ça, c'est pas du soulagement mais de la déception qui me gagne. Moi aussi, je voulais les voir les serpents!! Tant pis ou peut-être tant mieux, avec ma gaucherie légendaire, j'aurais aussi vite pû tomber dans le lac par accident comme on tombe dans une piscine avec tous ses effets personnels!! C'est mi-figue mi-raisin sec que je quitte la Bat Cave. Je sais d'avance que ça ne va pas durer surtout pour le côté sec.
A peine retourné sur le vélo, la fontaine reprend. La Bat Cave étant le point le plus loin auquel on peut se rendre depuis chez nous, j'en déduis qu'on est sur le retour. Un retour peinard, c'est ça qu'il nous faut, c'est à ça qu'on s'attache. Une nouvelle pause boisson fraiche et sucrée plus tard, on s'accorde une nouvelle baignade depuis une nouvelle plage pas loin d'être déserte. Là, je garde mon T-shirt pour aller à l'eau. De toutes façons, il est déjà trempé, ça ne peut pas être pire; le soleil est toujours brulant, un T-shirt, ça vaut une bonne crème solaire indice 60! Je ne trempe plus dans mon jus mais dans la grande bleue, c'est beaucoup mieux. Cette petite baignade nous a tout requinqué. Pour un peu, je pourrais retrouver mes jambes d'antan. Dommage, la plage depuis laquelle on se baigne est à un rocher de distance de White Sand Beach. En trois coups de pédale en longeant la mer, les bars recommencent à s'enfiler, on est arrivé. Il est 17h et quelques, c'est en plus l'heure de l'apéritif, bien que White Sand soit peuplée comme jamais, on peut quand même trouver des motifs de statisfaction! On laisse donc nos vélos se remettre sur le sable et on s'installe à la "Kasbah". Le choix a été vite vu car les tenanciers ont le bon gout de mettre des canapés remplis de coussins à même le sable avec comme seule perspective l'océan. Qui plus est, ils ont un concept de l'happy hour excellent, tout tient de la chance, c'est à pile ou face. Si tu tombes pile, tu ne perds pas la face et tu gagnes à boire ton cocktail gratuitement. Si tu perds, tu raques, c'est que t'as pas de veine. Avec Yo', on se fait donc servir deux cocktails couteux avant de voir si on est heureux au jeu. Yo' commence et perds. Je suis et perds aussi. Mais dans ces cas là, le revers de la médaille, c'est que malheureux au jeu... C'est bien de pouvoir se donner bonne conscience en se faisant délester de son pognon! Et comme si ça ne suffisait pas, on a eu droit à de la bonne musique, à un coucher de soleil de folie, à avoir du sable entre les orteils.
Maintenant qu'il fait nuit, il faut rendre les vélos. Contrairement au matin, la marée est basse, les baigneurs sont partis prendre des douches, on a tout loisir de rentrer côté plage. Ca file tout seul, le clapot de l'eau nous accompagne, c'est plat, c'est nettement plus exaltant.
La soirée qui suit est, bien que ce soit la dernière ensemble, tranquille; je suis encore rincé d'un nouveau réveil à 9h. Avec Yo', on se remémore les jours heureux où on partageait tout du lever au coucher.On s'endors comme des bébés à l'heure où d'habitude on a plutôt un verre à la main. A partir de maintenant, Boracai promet d'être plus studieuse.
Le réveil de 10h sonne les aux revoirs. On a juste le temps d'engouffrer le petit déjeuner que Yohann doit partir. Et à l'issue, ça y est, ça faisait un bail que ça n'était pas arrivé, je revoyage en solo ce que j'appréhende un peu. Ca ne veut pas dire que ça m'effraie mais simplement que jusqu'alors, Boracai était un terrain de jeu, et maintenant ça va se transformer en salle de classe.
Prix de l'épicerie à Saint-Martin? English translation pending
Bonjour je part a Saint Martin au Royal Palm Beach le 17 juillet 1 semaines nous avons une cuisine et voulons faire nos repas ou pouvons nous faire notre épicerie pour ne pas se ruiner ? car j'ai lu que le prix des restaurants est tres chere ! avez vous des sugestions ?+
Je voulais savoir aussi le prix de la biere , vin , fort est elle abordable ?
Devons nous louer une voiture ou bien prendre le taxi ?
ouf merci Sylvie
ouf merci Sylvie
Égypte: recherche école de plongée en français à Sharm el-Sheikh English translation pending
nous partons le 13 aout pour charm el cheik a l'hotel beach albatros et je souhaiterais continuer le brevet de plongée padi mais en français, je recherche donc une école de plongée pas trop loin de l'hotel.je suis aussi preneuse de toute les bonnes adresse cybercafé et resto car nous restons 15 jours.
nous sommes accompagné de notre fille lydie qui a 10 ans quelle son les activités possible a faire ou a prévoir.est il possible de faire de la planche a voile et ou en louer.
je vous en remercie d'avance. martine
Croisière sur le MSC Divina English translation pending
Bonjour
Nous partons en couple +50 ans sur MSC DIVINA de Miami le 21 octobre prochain.
Première croisière pour faire plaisir à ma femme pour nos 25 ans de mariage!
J'aimerais avoir des informations sur ce bateau de la part de croisiériste ayant déjà utilisé ce navire : comment est la nourriture? Quel resto semble le meilleur? Fait il vraiment froid dans les cabines ou les restos? Les communications internet sont elles de bonnes qualité? Qu'en est-il exactement des frais de service? etc...
Et au niveau des escales ... j'ai déjà choisi pour Cozumel et Nassau ... mais me pose bcp de questions sur Ochos Rios et GTown. A Gtown Grand Cayman je pense faire le balade en sous marin Atlantis .. Y en a t il qui ont fait cette balade? D'autres sont-ils allés visiter le Queen Elizabeth Botanic Park? Quant à Ochos Rios, que pensez-vous du Blue Hole et des Dunn's River Falls?
Merci à tous et à toutes pour vos commentaires et réaction.
Bien cordialement.
J'aimerais avoir des informations sur ce bateau de la part de croisiériste ayant déjà utilisé ce navire : comment est la nourriture? Quel resto semble le meilleur? Fait il vraiment froid dans les cabines ou les restos? Les communications internet sont elles de bonnes qualité? Qu'en est-il exactement des frais de service? etc...
Et au niveau des escales ... j'ai déjà choisi pour Cozumel et Nassau ... mais me pose bcp de questions sur Ochos Rios et GTown. A Gtown Grand Cayman je pense faire le balade en sous marin Atlantis .. Y en a t il qui ont fait cette balade? D'autres sont-ils allés visiter le Queen Elizabeth Botanic Park? Quant à Ochos Rios, que pensez-vous du Blue Hole et des Dunn's River Falls?
Merci à tous et à toutes pour vos commentaires et réaction.
Bien cordialement.
Carnet de route le long de l'Irrawaddy (Birmanie) English translation pending
Bonjour à tous.
Ayant déjà parcouru le circuit classique il y a deux ans, j'ai cette fois choisi de descendre le long de l'Irrawaddy en bateau et en bus. J'ai du croiser 10 touristes en tout. Je précise que je fuis pas mes congénères, si ça se trouve, je ne suis même pas une "vraie routarde", j'aime bien quand la douche ne se borne pas à un filet d'eau coulant sur les toilettes et j'avoue que la soupe de nouilles au petit-déjeuner n'est pas mon truc. Tout ça pour dire qu'on peut parfaitement sortir des sentiers battus tout en préservant un relatif niveau de confort. Simplement, ce que je préfère en Birmanie, ce sont les Birmans et là, j'ai été servie.
Voici donc mon itinéraire accompli en solo
Bhamo J’avais réservé depuis la France un billet d’avion Mandalay-Bhamo sur Air Bagan, je n’ai eu qu’à le récupérer en atterrissant à Mandalay. Apparemment, il est désormais possible de faire le trajet en bus, en tout cas c’est ce qu’avait fait un Allemand rencontré à bord du ferry. Bien sûr, je sais que l »Irrawaddy prend sa source du côté de Myiktyna mais y aller depuis Mandalay est apparemment bien hard en bus comme en train et, pour gagner Bhamo depuis Myikyna, on ne peut prendre que l’avion, du moins pour le moment. Bhamo est une ville est amicale, j’ai été embauchée par une petite vieille qui vendait de l’essence sur le bord de la route, on a bien rigolé.
A bord Ne sachant pas comment je supporterai une nuit sur le pont, j’avais choisi de tronçonner le trajet. C’est donc parti pour 10 heures de ferry jusqu’à Katha. Beaux paysages, villages piquetés de pagodes dans la première partie, même si l’Irrawaddy est bien large en période des pluies, et donc moins spectaculaire qu’en saison sèche. Mais voyager sur le pont, chacun assis ou allongé sur son bout de place numérotée est surtout l’occasion de faire ce que je préfère en voyage : regarder vivre les gens. Avec d’autant moins de scrupules que les Birmans ont pour nous (nous étions trois touristes à bord) la même curiosité que nous pour eux. Echanges de force sourires et gateaux avec les familles campant à côté, dessins et gestes ont fait le reste. Finalement, le bateau s’avère assez « confortable », dans la mesure où on peut bouger, visiter la cambuse et les autres decks, voire prendre le soleil sur le pont supérieur, descendre aux étapes, bref on ne s’ennuie pas une seconde.
Katha Katha, c’est la ville où était stationné George Orwell au temps du raj britannique. Il en a tiré « Une histoire birmane », récit tout à fait recommandable et brulôt anti-colonisation. La ville est un peu comme elle est décrite dans le livre, mais, les lieux orwelliens n’étant nullement signalés, je n’ai su reconnaître que la maison d’Orwell, la prison (au moins, c’est marqué dessus !), l’église… Très peu de monde parle anglais et les gens sont assez timides. Quant à l’Eden guesthouse signalée dans la nouvelle édition du LP (en anglais) elle n’est ni « new » ni « smart ». Il y a un hôtel tout neuf près du marché, sinon les GH au bord de la rivière sont carrément miteuses.
A bord again On peut prendre un ferry le surlendemain mais, comme nous étions un week-end, j’ai choisi un « express boat » pour Kyaukmyaung, près de Schwebo, histoire de faire route pour Bagan. « Express » mais pas si rapide que ça (10 heures à nouveau), vu que les étapes sont nombreuses et peuvent être longues en fonction de la quantité de marchandises chargées. Mais là, on ne peut pas bouger, ni vraiment échanger avec les voisins, juste s’étendre s’il n’y a pas trop de monde sur les banquettes en bois. Devant le village de Kyaukmyaung, il faut débarquer… dans une petite barque qui vous conduit vers un pick-up pour Schwebo. Faut pas mollir, les sacs de ruz poussent derrière.
Schwebo Ça a l’air très sympa (le marché !) mais je n’ai pu y passer qu’une nuit, la Win GH étant full la nuit suivante.
Monywa Bon, d’accord, j’ai triché, ce n’est pas au bord de l’Irrawaddy mais de la Chindwin. Mais c’est à 4 heures de bus « seulement » depuis Schwebo. En fait, j’aime bien cette grosse ville dynamique, avec son marché de nuit pétaradant. Je n’y étais passée il y a deux ans que le temps d’aller à la pagode Thanbodday. Cette fois, j’ai pu aller à A Myint, étonnant ensemble de stupas au bout d’une fort belle route de campagne. Le moine en chef vous gavera de riz au poisson à 10 h du mat et vous montrera les peintures rouges qui ornent encore quelques temples. Les grottes de Po Win Daung valent également le déplacement. Testé pour vous : Chindwin Hotel, en plein centre ville, petites chambres à 25 €, grandes à 45, bon niveau de prestations. Un de ces nouveaux hôtels qui visent la clientèle d’affaires, on croise au petit-déjeuner un Roumain qui travaille pour les telecoms locales, des Chinois bruyants et des Singapouriens cravatés, en fait, j’aime bien, ça évite les ghettos à touristes.
Pakokku Et revoilà l’Irrawaddy ! Et surtout Mya Mya, la dynamique mamie propriétaire de Mya Yatanar Inn, GH toute simple (10 $) avec vue sur le fleuve. Elle a plein de choses à raconter, Mya Mya, et le marché est sympa, j’aurais dû rester un jour de plus
Bagan Tiens, des touristes. Plein ! C’est fou ce que, en deux ans, Nyaung Oo s’est peuplé d’agences de voyages, d’hôtels, de banques, de restaus et de loueurs de vélos électriques. Gaffe quand même, tout a l’air d’être aux mains des mêmes et les conducteurs de carriole y perdent leur boulot
Magwe Pour éviter l’affreuse et vide et lointaine gare routière toute neuve de Nyaung Oo, des minibus partent des environs de la Schwezigon. Direction Magwe pour moi, mais dans un gros bus où j’ai passé le début du voyage coincée tout au fond entre une grosse moto et un panier à choux. Mais je me suis bien marrée à Magwe ! Sur le très grand pont qui enjambe l’Irrawaddy, j’ai été prise en charge par un moto driver tout à fait amateur pour aller à Minbu, un site naturel dessiné par des éruptions de gaz, et à haute portée spirituelle. Sa femme a tenu à venir avec nous, et nous voilà donc à trois sur la mob, le chauffeur beuglant « gaz, gaz, boum ! » et son épouse de bidulant derrière. Au retour, me voyant chercher l’accès au restaurant Mona Liza (superbe poisson au citron en regardant le soleil tomber dans le fleuve), un habitant m’ y a conduite d’un coup de mob sans rien demander en échange. Pour dormir, bonne chambre mais tuyauterie datant de la guerre d’Indépendance à Magwe Hotel, 30$
Pyay Encore un bus, cette fois j’ai droit au siège à côté du chauffeur dans un minibus. La ville est presque aussi sympa que Magwe et le Lucky Dragon est un des meilleurs hôtels que j’ai eu : grande chambre, petite terrasse, wifi de folie… 45$ mais ça les vaut. Sinon, la pagode Schwesandaw pour le sunset et le site de Thayekhittaya, ancienne capitale Piu est très bien conservé. Le site est au milieu de villages et, si c’est moins spectaculaire que Bagan, c’est presque aussi vivant.
Yangon Ce formidable post https://www.lonelyplanet.com/thorntree/forums/asia-south-east-asia-mainland/topics/trip-report-5caef0b1-8a17-4397-838e-c474ed089196?page=1 m’avait donné envoie de faire escale à Inthada (ne cherchez pas dans les guides, il n y a rien) sur la route du delta. Mon repas de la veille étant très mal passé, la prudence m’a fait choisir un crochet pas Yangon, en attendant le dernier jour consacré à la Schwedagon. Pour l’hébergement, l’East Hotel est tout à fait recommandable : à 10 mn à peids de la pagoda Sule encore un hôtel fréquenté par des Asiatiques de divers horizons, grandes chambres, sdb impecc et excellentes prestations pour Yangon 55 $
Pathein Incroyable, les gens étaient encore plus sympas qu’à Magwe ou Bhamo. Le spectacle de la rivière Pathein est formidable, surtout au coucher du soleil quand chacun se saisit d’une chaise en plastique pour contempler la vie qui va sur une petite terrasse. Fuyez le Pamawaddy Hotel, La Pyae Wun Hotel est jusqte à côté et bien mieux (20 $)
Merci aux Birmans Les rencontres font tout le prix d’un voyage en Birmanie. Je me souviendrai longtemps de Khaing, la jeune guide de Po Win Taung si fine et si curieuse, de Toe, horse-cart de Bagan et de nos conversations sur la famille birmane, de l’étudiant en anglais avec qui nous avons joué à Candy Crush dans le bus de Yangon, de Soe Thein, le chauffeur de taxi de Yangon qui a vécu au Japon et à Bangkok, de la passagère du pick-up de Schwebo qui m’a poursuivie en taxi parce qu’elle avait oublié de me dire au revoir, des filles du restau de Katha qui m’ont autorisée à soulever les couvercles des marmites pour choisir mon menu, du jardinier de Pyay qui aime Bach et a été désolé d’apprendre qu’il était mort depuis longtemps, du vieux monsieur de Katha avec qui nous avons parlé foot, Et des sourires de tous les autres.
Bhamo J’avais réservé depuis la France un billet d’avion Mandalay-Bhamo sur Air Bagan, je n’ai eu qu’à le récupérer en atterrissant à Mandalay. Apparemment, il est désormais possible de faire le trajet en bus, en tout cas c’est ce qu’avait fait un Allemand rencontré à bord du ferry. Bien sûr, je sais que l »Irrawaddy prend sa source du côté de Myiktyna mais y aller depuis Mandalay est apparemment bien hard en bus comme en train et, pour gagner Bhamo depuis Myikyna, on ne peut prendre que l’avion, du moins pour le moment. Bhamo est une ville est amicale, j’ai été embauchée par une petite vieille qui vendait de l’essence sur le bord de la route, on a bien rigolé.
A bord Ne sachant pas comment je supporterai une nuit sur le pont, j’avais choisi de tronçonner le trajet. C’est donc parti pour 10 heures de ferry jusqu’à Katha. Beaux paysages, villages piquetés de pagodes dans la première partie, même si l’Irrawaddy est bien large en période des pluies, et donc moins spectaculaire qu’en saison sèche. Mais voyager sur le pont, chacun assis ou allongé sur son bout de place numérotée est surtout l’occasion de faire ce que je préfère en voyage : regarder vivre les gens. Avec d’autant moins de scrupules que les Birmans ont pour nous (nous étions trois touristes à bord) la même curiosité que nous pour eux. Echanges de force sourires et gateaux avec les familles campant à côté, dessins et gestes ont fait le reste. Finalement, le bateau s’avère assez « confortable », dans la mesure où on peut bouger, visiter la cambuse et les autres decks, voire prendre le soleil sur le pont supérieur, descendre aux étapes, bref on ne s’ennuie pas une seconde.
Katha Katha, c’est la ville où était stationné George Orwell au temps du raj britannique. Il en a tiré « Une histoire birmane », récit tout à fait recommandable et brulôt anti-colonisation. La ville est un peu comme elle est décrite dans le livre, mais, les lieux orwelliens n’étant nullement signalés, je n’ai su reconnaître que la maison d’Orwell, la prison (au moins, c’est marqué dessus !), l’église… Très peu de monde parle anglais et les gens sont assez timides. Quant à l’Eden guesthouse signalée dans la nouvelle édition du LP (en anglais) elle n’est ni « new » ni « smart ». Il y a un hôtel tout neuf près du marché, sinon les GH au bord de la rivière sont carrément miteuses.
A bord again On peut prendre un ferry le surlendemain mais, comme nous étions un week-end, j’ai choisi un « express boat » pour Kyaukmyaung, près de Schwebo, histoire de faire route pour Bagan. « Express » mais pas si rapide que ça (10 heures à nouveau), vu que les étapes sont nombreuses et peuvent être longues en fonction de la quantité de marchandises chargées. Mais là, on ne peut pas bouger, ni vraiment échanger avec les voisins, juste s’étendre s’il n’y a pas trop de monde sur les banquettes en bois. Devant le village de Kyaukmyaung, il faut débarquer… dans une petite barque qui vous conduit vers un pick-up pour Schwebo. Faut pas mollir, les sacs de ruz poussent derrière.
Schwebo Ça a l’air très sympa (le marché !) mais je n’ai pu y passer qu’une nuit, la Win GH étant full la nuit suivante.
Monywa Bon, d’accord, j’ai triché, ce n’est pas au bord de l’Irrawaddy mais de la Chindwin. Mais c’est à 4 heures de bus « seulement » depuis Schwebo. En fait, j’aime bien cette grosse ville dynamique, avec son marché de nuit pétaradant. Je n’y étais passée il y a deux ans que le temps d’aller à la pagode Thanbodday. Cette fois, j’ai pu aller à A Myint, étonnant ensemble de stupas au bout d’une fort belle route de campagne. Le moine en chef vous gavera de riz au poisson à 10 h du mat et vous montrera les peintures rouges qui ornent encore quelques temples. Les grottes de Po Win Daung valent également le déplacement. Testé pour vous : Chindwin Hotel, en plein centre ville, petites chambres à 25 €, grandes à 45, bon niveau de prestations. Un de ces nouveaux hôtels qui visent la clientèle d’affaires, on croise au petit-déjeuner un Roumain qui travaille pour les telecoms locales, des Chinois bruyants et des Singapouriens cravatés, en fait, j’aime bien, ça évite les ghettos à touristes.
Pakokku Et revoilà l’Irrawaddy ! Et surtout Mya Mya, la dynamique mamie propriétaire de Mya Yatanar Inn, GH toute simple (10 $) avec vue sur le fleuve. Elle a plein de choses à raconter, Mya Mya, et le marché est sympa, j’aurais dû rester un jour de plus
Bagan Tiens, des touristes. Plein ! C’est fou ce que, en deux ans, Nyaung Oo s’est peuplé d’agences de voyages, d’hôtels, de banques, de restaus et de loueurs de vélos électriques. Gaffe quand même, tout a l’air d’être aux mains des mêmes et les conducteurs de carriole y perdent leur boulot
Magwe Pour éviter l’affreuse et vide et lointaine gare routière toute neuve de Nyaung Oo, des minibus partent des environs de la Schwezigon. Direction Magwe pour moi, mais dans un gros bus où j’ai passé le début du voyage coincée tout au fond entre une grosse moto et un panier à choux. Mais je me suis bien marrée à Magwe ! Sur le très grand pont qui enjambe l’Irrawaddy, j’ai été prise en charge par un moto driver tout à fait amateur pour aller à Minbu, un site naturel dessiné par des éruptions de gaz, et à haute portée spirituelle. Sa femme a tenu à venir avec nous, et nous voilà donc à trois sur la mob, le chauffeur beuglant « gaz, gaz, boum ! » et son épouse de bidulant derrière. Au retour, me voyant chercher l’accès au restaurant Mona Liza (superbe poisson au citron en regardant le soleil tomber dans le fleuve), un habitant m’ y a conduite d’un coup de mob sans rien demander en échange. Pour dormir, bonne chambre mais tuyauterie datant de la guerre d’Indépendance à Magwe Hotel, 30$
Pyay Encore un bus, cette fois j’ai droit au siège à côté du chauffeur dans un minibus. La ville est presque aussi sympa que Magwe et le Lucky Dragon est un des meilleurs hôtels que j’ai eu : grande chambre, petite terrasse, wifi de folie… 45$ mais ça les vaut. Sinon, la pagode Schwesandaw pour le sunset et le site de Thayekhittaya, ancienne capitale Piu est très bien conservé. Le site est au milieu de villages et, si c’est moins spectaculaire que Bagan, c’est presque aussi vivant.
Yangon Ce formidable post https://www.lonelyplanet.com/thorntree/forums/asia-south-east-asia-mainland/topics/trip-report-5caef0b1-8a17-4397-838e-c474ed089196?page=1 m’avait donné envoie de faire escale à Inthada (ne cherchez pas dans les guides, il n y a rien) sur la route du delta. Mon repas de la veille étant très mal passé, la prudence m’a fait choisir un crochet pas Yangon, en attendant le dernier jour consacré à la Schwedagon. Pour l’hébergement, l’East Hotel est tout à fait recommandable : à 10 mn à peids de la pagoda Sule encore un hôtel fréquenté par des Asiatiques de divers horizons, grandes chambres, sdb impecc et excellentes prestations pour Yangon 55 $
Pathein Incroyable, les gens étaient encore plus sympas qu’à Magwe ou Bhamo. Le spectacle de la rivière Pathein est formidable, surtout au coucher du soleil quand chacun se saisit d’une chaise en plastique pour contempler la vie qui va sur une petite terrasse. Fuyez le Pamawaddy Hotel, La Pyae Wun Hotel est jusqte à côté et bien mieux (20 $)
Merci aux Birmans Les rencontres font tout le prix d’un voyage en Birmanie. Je me souviendrai longtemps de Khaing, la jeune guide de Po Win Taung si fine et si curieuse, de Toe, horse-cart de Bagan et de nos conversations sur la famille birmane, de l’étudiant en anglais avec qui nous avons joué à Candy Crush dans le bus de Yangon, de Soe Thein, le chauffeur de taxi de Yangon qui a vécu au Japon et à Bangkok, de la passagère du pick-up de Schwebo qui m’a poursuivie en taxi parce qu’elle avait oublié de me dire au revoir, des filles du restau de Katha qui m’ont autorisée à soulever les couvercles des marmites pour choisir mon menu, du jardinier de Pyay qui aime Bach et a été désolé d’apprendre qu’il était mort depuis longtemps, du vieux monsieur de Katha avec qui nous avons parlé foot, Et des sourires de tous les autres.