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La Corse en camping-car English translation pending
by Odyssee6000 · 2014-05-08 · 19 replies
Galère en Corse pour un camping cariste

Depuis longtemps déjà, nous avions envie d’aller en Corse, visiter cette belle région de France. Bien mal nous en a pris, car nous sommes revenus très déçus et je m’en explique. En premier lieu, nous avons choisi le mois de Mai 2013, nous disant que la grosse saison touristique n’était pas commencée. Possesseur d’un Camping - Car, quoi de plus normal que d’y aller avec son véhicule……… grosse erreur, car ce mode de voyage est très mal vu en Corse. Il faut tout d’abord différencier deux types de camping cariste, le premier qui va aller d’un point A à un point B, c’est-à-dire de son domicile à un camping pour une durée variable et qui n’en bougera pas ou qui circulera avec un autre moyen de locomotion type scooter ou vélo, et l’autre catégorie, celle à laquelle j’appartiens, le camping cariste itinérant qui va changer d’endroit tous les deux jours en pratiquant si possible le camping libre dans des lieux s’y prêtant sans gêne pour autrui et avec le respect de l’environnement. Première nuit à la descente du bateau à Bastia, nous décidons vu l’heure, 20h45 de nous trouver un endroit où stationner tout en nous faisant discrets. Point de chute, Miomo, petit village à quelques kilomètres au nord de Bastia. En pleine nuit, caillassage en règle du camping car avec une belle empreinte d’un pavé sur la porte du véhicule. Le lendemain, je rencontre un autre camping cariste un peu désemparé qui m’apprend qu’un de ses amis s’est fait crever les deux pneus avant de son camping- car. Devant ces deux évènements, nous décidons de passer le reste de notre voyage en allant les nuits dans des campings. Nous nous retrouvons donc entre deux camping, à rouler sur des routes étroites, voire très étroites, souvent défoncées, certaines en cours de rénovation, d’autres avec des nids de poule à vous casser vos amortisseurs ou déteriorer vos pneus, là encore on ne peut incriminer la géographie de l’île, elle est telle qu’elle est…….le problème est que le stationnement est très difficile, carrément impossible dans de nombreux endroits et SURTOUT systématiquement interdit aux camping- car. Les barres de hauteur à 2 m sont légions courantes, il y a même des municipalités qui doivent ignorer la hauteur de nos véhicules car le panneau « stationnement interdit aux camping- car » est installé sur cette barre de hauteur !!!!!!. Seule une municipalité nous accepte en précisant que nous avons droit à une heure de stationnement !!!! Piana pour ne pas la nommer. C’est clair, me concernant, je n’ai RIEN VU de la Corse, car une fois parqué dans un camping, les sites à visiter se trouvent la plupart à plus de 10 kilomètres et à pied…..c’est long !!! c’est quand même plus vrai pour la côte que pour les régions montagneuses.

J’ai remarqué que dans de nombreux villages, les rares places de parking étaient souvent occupées par des voitures en épave, entièrement désossées pour la plupart.

Passons à la rubrique « camping », là aussi ce n’est pas terrible, c’est même loin de l’être. Excepté deux camping que nous avons trouvé correct avec un rapport prix qualité et un accueil chaleureux, le reste a été une catastrophe !!! Moyenne de prix, entre 23 et 33 euros la nuit !!!!, à la question, avez-vous un tarif hors saison ? réponse sur un ton peu aimable…..c’est le même tarif quelque soit la saison !!!!. Accueil déplorable pour certains, la première phrase étant « avez-vous une pièce d’identité ? », quant au bonjour, il est passé aux oubliettes depuis longtemps !!!

Nous sommes allés dans des camping « 3 étoiles » qui sont loin de rivaliser avec nos camping municipaux sur le continent pour un prix inférieur à 10 euros. Des sanitaires déplorables, douches ne fermant pas ou avec des serrures defectueuses, pas de porte manteau pour accrocher ses affaires, pas d’eau chaude pour la vaisselle, bref on ne voit ça qu’en Corse !!!

Pour terminer, outre le sentiment d’insécurité permanant, nous avons vu des choses surprenantes, tels les très très nombreux panneaux de signalisation criblés de balles, y compris des panneaux en bord de mer au milieu des habitations !!! sans souci de dommages collatéraux !!

Ou celui-ci pour vous faire comprendre que les Français du continent ne sont pas les bienvenus !! on raye le français au détriment de la langue Corse, je trouve cela bien bas de la part de certains !!! Il me reste une rubrique, celle des idées peut être à mettre en place pour contenter un maximum de touristes camping cariste qui sont avant tout des consommateurs au même titre que les autres, car il faut savoir une chose, compte tenu de l’accueil, nous nous sommes interdit d’aller une seule fois au restaurant, nous n’avons jamais été prendre une bière à la terrasse d’un café, et les souvenirs sont restés sur les étagères des magasins. Mesdames et Messieurs les responsables de l’activité touristique, et notamment les municipalités de certains petits villages, faites le nettoyage de vos trottoirs pour libérer des places de parking, arrêtez de mettre des barres de hauteur à 2 mètres (c’est de la discrimination envers nous), Mesdames et Messieurs les gestionnaires de camping, sachant qu’un emplacement est d’une surface d’environ 90 m², qu’un camping car de passage une nuit n’a besoin que de 30 m², pourquoi ne pas nous dédier des emplacements spécifiques pour une somme raisonnable ?

Merci d’avoir pris le temps de nous lire.
Trois semaines au Maroc à moto au printemps 2013 English translation pending
by Preludenrem · 2012-07-21 · 107 replies
Bonjour,

de retour de Corse, je prépare un voyage de 3 semaines au Maroc en avril et mai 2013. Ne désirant pas rouler seul, je cherche motard ou motarde ou passagère interessé(e) afin de construire ce projet ensemble. Tous conseils seront les bienvenus ! Je roule en BMW 800 GS et vis en région parisienne.

A bientôt, donc ! Amitiés motardes
Nord Chili: logements faciles à trouver entre le 19 décembre et le 1er janvier? English translation pending
by Namast · 2010-11-29 · 34 replies
Bonjour,

on sera une famille de 4 (dont 2 enfants de 9 et 11 ans) au nord Chili entre le 19 décembre et le 1er janvier. Je ne sais pas si ca correspond déjà aux congés d'été au Chili. Il semble que les congés, ou du moins les touristes chiliens, puissent déjà pas mal bouger entre noel et le jour de l'an.

On prévoie de loger dans l'ordre chrono sans avoir les jours exacts : - Santiago - Arica - Putre - ce qu'on trouve entre Putre et Surire et Islugo et Colchane et Huara si la route est faisable à cette époque - San Pedro de Atacama, avec peut-etre qq nuits sous tente/"refuges" sur les hauts plateaux cote Tatio, Salar de Tara, Miscanti - Parc Pan de Azucar (on devrait camper) - et on sera de nouveau à Santiago ou Valparaiso le soir du 31 décembre.

Autre problème, autant on devrait réserver d'ici 1 ou 2 jour des vols pour Santiago/Arica, sera t-il facile de trouver des bus pour redescendre ? (Arica - Calama puis Calama - Copiapo puis Copiapo - Santiago).

Merci
Botswana en août 2010: c'est parti! English translation pending
by Ericarole · 2009-09-21 · 37 replies
Bonjour à tous,

Nous nous l'étions promis, au retour de notre boucle d'Afrique Australe en aout 2008, nous en avions rêvé depuis.

C'est décidé : On y retourne !!

Ca y est, le départ est donné et la première étape est franchie : les billets sont réservés : du 31 juillet au 27 aout Paris Jo'burg A/R. Objectif : le Botswana en self drive avec tentes sur le toit.

Le parcour n'est pas encore défini mais il y a déjà les grandes étapes : Maun pour l'Okavango en Mokoro, Moremi, Makgadikgadi, Nxai, Central Kalahari. Je ne sais pas encore si nous irons à Savuti et Sud Chobe ainsi qu'à Khutse et au Khama Rhino Sanctuary

Pendant un moment, nous avons caresser l'idée de faire cela en 3 semaines et d'aller une semaine a Sodwana bay en Afrique du Sud (bord de mer en dessous du Mozambique) pour plonger..mais cela va faire beaucoup de kilomètres et je nous souhaitons avoir un rythme moins soutenu qu'il y a deux ans... cependant l'idée n'est pas encore abandonné totalement.

A la lecture de tout ce que j'ai pu lire (hum, elle est belle celle là 😛), il semble que le self drive au Botswana soit bien plus sauvage, spartiate et délicat que ce que nous avions fait en Namibie. Si les 4 semaines "Bostwanesques" se révèleront être du même acabit que les 3 jours passés à Ihaha (Chobe Nord), il va nous falloir préparer cela très sérieusement.

D'où mon post chers amis, où j'en appelle à vos expériences multiples, j'ai moultes interrogations qui fusent :

- Un double cab "classique" est il suffisant où faut il du plus "lourd" ? (Land rover defender , toyota land cruiser ...) - Combien de nuits en camp à consacrer à chaque site ? - Quelles sont les bonnes adresses pour faire des étapes entre deux sites et dormir quelques fois en dur, histoire de remettre un peu d'ordre ? - Quels sont les bons ou incontournables points de ravitaillement ? (Si vous avez des bonnes adresses pour acheter de la viande...je suis preneur) - Que faut il éviter comme piste ou comme trajet ? ( soit parce trop long par rapport à l'automie, soit parce trop dure techniquement) -pour l'instant, nous ne sommes qu'un équipage- - Quelle agence ou société sérieuse (et sympatique) pour effectuer une incursion en Mokoro dans le delta, avec bivouac d'1 ou 2 nuits ? - Y a t-il des agences qui peuvent effectuer l'ensemble des réservations dans les campsites des parcs nationaux (je sens que cela va être la prise de tête...🤪) et qu'en est il de cette impossibilité à réserver en ligne par le site gouvernemental ?

J'ai déjà commandé le guide et les cartes de Veronica Roodt, je vais faire l'acquisition d'un GPS Garmin avec les cartes de Tracks4africa...mais rien ne vaut la bonne info vécue.

Merci à vous
Bons plans pour quinze jours de liberté à Istanbul? English translation pending
by Paulinewill · 2008-10-18 · 62 replies
bonjour! je pars deux semaines à istanbul du 25 octobre au 10 novembre, normalement pour y rejoindre un homme mais...plus de nouvelles.tant pis, je voyagerais seule!tous vos conseils sont les bienvenus pour ce voyage, à ceux ou celles qui ont déjà fait un voyage similaire j'aurais quelques questions : deux semaines à istanbul même, est-ce que je risque de m'ennuyer, sachant que j'y ai déjà passé une semaine complète ou j'ai vu pas mal de choses certes magnifiques...?si oui, direction le cappadoce?quel prix compter pour l'aller retour en bus?est-ce qu'en stop pour une fille seule c'est risqué? à cette période ci de l'année, est-il nécessaire de réserver dans les auberges ou y a-t-il souvent de la place? et pour les habitués, quel moyen le moins cher d'aller de l'aéroport atatürk à sultanahmet à 1h du matin? Ceux et celles qui voudraient me rejoindre pour cette escapade sont les bienvenu(e)s! n'hésitez pas à m'éclairer! Pauline
Guide de voyage et itinéraire en Jordanie: les conseils d'un expat! English translation pending
by FCtravel · 2019-09-03 · 157 replies
Bonjour à tous les voyageurs et voyageuses ! Bienvenu(e)s sur ce carnet de voyage portant sur la Jordanie, une des perles du Moyen-Orient et l’un des plus beaux pays dans lequel j’ai voyagé. J’ai l’habitude de poster des carnets de voyages détaillés lors de mes trips. Cette fois-ci, je vais pouvoir être encore plus exhaustif car, après avoir visité le pays en 2017, j’y ai habité durant plus de 6 mois en tant d’expatrié entre janvier et juillet 2019 !

L’idée est de vous proposer le parcours idéal pour votre prochain voyage en Jordanie, avec les bons plans, les immanquables ainsi que l’itinéraire le mieux adapté à un trip durant entre 1 et 2 semaines ! Je serai aussi ravi de répondre à vos questions, vos prises de têtes et vos inquiétudes sur cette discussion 😊

Tout d’abord pourquoi la Jordanie ? Dans le contexte actuel, c’est l’un des derniers pays visitable et accessible à tout le monde dans la région. Ici, pas de risque, pas d’instabilité. Le royaume hachémite (Hachem, c’est le nom de la famille royale) a décidé de miser gros sur le tourisme et tout est fait pour que votre séjour ici se déroule sans encombre. Ensuite, pour un pays de petite taille, la Jordanie regorge de richesses culturelles et naturelles. Que vous soyez passionnés d’histoire, amoureux de la nature ou bien grands sportifs, la Jordanie saura répondre à vos attentes. Pour ma part, j’adore l’Histoire. Eh bien, tenez-vous prêts, en Jordanie j’ai pu visiter des vestiges datant du néolithique, observer l’influence des pharaons d’Egypte, les restes des grands royaumes bibliques, les constructions fascinante du peuple nabatéen, la trace du passage durable des grecs avec Alexandre le Grand, les très nombreux vestiges romains, l’évocation des passages de Moïse, Jésus et autres grands personnages de la bible, les constructions byzantines puis islamiques (omeyyades, abbassides), les forteresses des Croisés, les souvenirs de l’occupation Ottomane, les traces de l’occupation par l’empire Britannique et enfin la naissance d’un tout jeune pays, la Jordanie, dont le territoire a été le théâtre millénaire du passage des hommes dans une région plus que jamais stratégique depuis des milliers d’années. Bref ! C’est beau, c’est intéressant et c’est assez unique d’avoir tout ça sur une ligne Nord-Sud de moins de 400km !

Pour illustrer un peu les propos qui vont suivre, voici deux petites vidéos que j’ai réalisé lorsque j’habitais en Jordanie (j’aime bien faire des vidéos de voyage oui !), j’ai aussi réalisé la musique moi-même. C’est donc du 100% fait maison 😊 La première vidéo « Wadi & Jebel » porte sur plusieurs endroits de la Jordanie. La deuxième vidéo « Wadi Rum » porte évidemment sur le désert du Wadi Rum, grandiose, magnifique ! J’espère que ces vidéos vous donneront encore plus l’eau à la bouche concernant ce magnifique pays !
https://www.youtube.com/watch?v=tvnyf95y9zc

https://www.youtube.com/watch?v=ISok1lxgBvs

Le Jordan Pass : Avant toute chose, il convient de mentionner le Jordan Pass. C’est un must pour tout voyageur désireux de visiter la Jordanie. Il inclut le visa d’entrée ainsi qu’un accès à quasiment tous les sites touristiques payants du pays. On économise ainsi énormément en achetant le Jordan Pass, qui se commande sur internet via le site du ministère du tourisme jordanien. Vous pouvez choisir entre un Pass incluant 1, 2 ou 3 jours de visites à Petra (en plus de toutes les autres prestations et du prix du visa). Le prix de base du Jordan Pass est de 90€ (pour 1 jour de visite à Petra). Bref, il est impératif d’avoir son Jordan Pass avant d’aller visiter le pays !

Itinéraire(s) : La Jordanie est un pays qui nécessite au minimum 1 semaine pour en faire le tour (on peut bien sur venir pour 1 week-end et faire Petra puis repartir, mais je préfère me concentrer sur un programme complet). C’est donc un pays qui a l’avantage de pouvoir être parcouru en 1 semaine. Bien entendu, pour ceux qui ont plus de temps, il est possible de rester 15 jours et de profiter au mieux du pays en le visitant de manière optimale (c’est la meilleure solution, mais tout le monde n’a pas 15 jours à poser). Je vais donc rédiger un itinéraire qui me semble le plus adapté à un séjour d’une grosse semaine en Jordanie, ensuite je rajouterai mes conseils si vous voulez prolonger le séjour de plusieurs jours ou d’une semaine entière. J’ai choisi de mettre le nom des bonnes adresses (hôtels, restos, camps etc…) si vous souhaitez plus d’informations, n’hésitez pas à me demander.

1er Jour : -Arrivée à l’aéroport d’Amman (de plus en plus de vols touristiques ont ouvert entre l’Europe et Aqaba, dans le sud du pays. Si vous atterrissez à Aqaba, vous pouvez suivre l’itinéraire, mais en démarrant d’Aqaba, dans le sud). Transfert vers le centre-ville, soit en taxi (20-25 JOD, pas plus !) soit en navette de la compagnie Sariyah (http://sariyahexpress.com/en/content/airport-express) qui propose de vous emmener vers la ville, mais il faudra ensuite prendre un taxi (max 5JOD) pour rejoindre le centre-ville. -Amman est une ville qui se visite en 1 jour. Il y a de belles choses mais les joyaux du pays ne se trouvent pas là. Programme d’une visite d’Amman : La citadelle avec ses ruines et sa superbe vue de la ville, l’amphithéâtre romain et l’Odéon, le souk du centre-ville, le quartier de Jabal-Al-Weibdeh (où j’ai habité durant 6 mois) pour y prendre un café avant d’aller visiter la superbe Mosquée du Roi Abdallah. -Où manger : Hachem Restaurant. En plein centre-ville, c’est une institution autant pour les touristes que pour les locaux, falafels, houmous et thé pour quelques dinars, immanquable ! A un prix plus élevé, le restaurant Shams-al-Balad dans le centre propose des plats typiquement locaux, avec une touche de classe, sur une superbe terrasse. Très bons brunchs également le matin. -Où dormir : Le Sydney hôtel, en plein centre-ville propose des chambres propres et modernes à prix raisonnable. Si on veut un peu plus de standing, je conseille les appartements Shams-Al-Weibdeh, très confort avec piscine et terrasse offrant une super vue sur la ville.

2ème jour : -Départ le matin d’Amman, direction le sud vers le petit village de Dana ! Au programme, la route des rois. Malgré la distance relativement petite (200km) il faut prévoir la journée. Sur la route des rois on roule lentement, au grès des villages, des canyons, des locaux, des descentes, des montées, des vues magnifiques et des pauses photos. C’est une super route qui vaut la journée. Les curieux s’arrêteront visiter le châteaux Croisé de Kerak sur le chemin. Moment fort de la journée : le passage dans le « grand canyon jordanien », le Wadi Mujib. Une vue époustouflante qui vaut le détour à elle seule. On peut même faire une pause à midi en remontant de l’autre côté, il y a un petit resto sympa sur le bord de la route avec la vue sur le canyon. -Arrivée l’après-midi dans le petit village de Dana, mon coup de cœur en Jordanie. Pour les hôtels, il y en a pour tous les goûts. J’ai bien aimé le Dana Moon Hostel où je suis resté plusieurs fois, avec un accueil chaleureux et une belle terrasse où prendre son petit déjeuner. A Dana, on y reste 1 jour, 2 si vous avez un coup de cœur. C’est un petit village au cœur d’une réserve naturelle préservée (chose assez rare en Jordanie…). Depuis le village, la vue est incroyable sur la vallée qui s’étend jusqu’à la Mer Morte, avec, au loin, la Palestine. Si vous aimez la marche, vous pouvez faire une rando en vous enfonçant dans la vallée et en remontant quand vous le souhaitez. C’est un endroit calme, grandiose qui vaut le détour assurément !

3ème jour : -Sachant que Petra nécessite une journée entière, mieux vaut se réveiller directement sur place pour la visiter. Ainsi, le matin, pourquoi pas profiter du calme de la vallée de Dana. Peut-être même d’une petite randonnée dans la vallée ou bien en surplombant celle-ci en se faisant un petit pique-nique ? Ensuite, départ de Dana, direction Petra ! Environ 1h30 de route (un peu plus si on s’arrête visiter le château de Shaubak sur la route). Lorsqu’on arrive à Wadi Musa (ou Gaia, nouveau nom de la ville où se trouve Petra), on se rend bizarrement compte qu’on n’est pas les seuls à avoir eu l’idée de venir visiter Petra… Les locaux s’en sont aussi rendus compte et proposent des dizaines et des dizaines d’Hotels, restaurants, activités, visites etc… Mais peu importe, Petra est là et c’est l’essentiel ! Comme je l’ai dit avant, il vaut mieux privilégier une journée entière (du matin jusqu’au soir) pour visiter Petra. Après, cela va dépendre de votre Jordan Pass et du nombre de jours à Petra que vous avez choisi (1, 2 ou 3), dans cet itinéraire simplifié, je pars du principe qu’on ne fera qu’un jour à Petra (ce qui peut suffire en faisant une belle grosse journée sur place). -Où dormir : Beaucoup d’hôtels et d’offres à Petra. J’ai trouvé ça un peu + cher et – satisfaisant que dans le reste du pays. Mais bon c’est normal car c’est LE point de passage obligatoire. Selon vos goûts et vos budgets vous trouverez le logement qui vous convient. Attention quand même à essayer dans l’idéal de réserver la nuit d’hôtel quelques jours avant. Ça permettra justement de choisir un bon rapport qualité/prix plutôt que de prendre les derniers hôtels disponibles. -Où manger : un peu pareil que pour les hôtels, y a le choix ! J’ai mangé deux fois au restaurant El-Arabi en plein centre-ville. Si vous n’avez pas fait votre choix et réfléchissez encore, pourquoi ne pas essayer celui-ci.

4ème jour : -Journée entière à Petra ! Alors comme je le disais, il faut s’attendre à beaucoup de touristes. Attention à ne pas se faire avoir par les locaux qui vous proposent un tour en jeep ou bien vous disent qu’il est impossible de marcher pour faire le site. Cependant, le site conserve sa magie ! C’est un lieu incroyable, gigantesque, où l’on y passe au minimum une journée entière. Si vous êtes des bons marcheurs, vous pouvez parcourir une bonne dizaine de km dans la journée. Après l’entrée par le centre de visiteur, vous passerez le canyon (Siq) puis le trésor (Khazneh) qui sont les plus connus. Je vous conseille de parcourir le site en direction du Monastère, situé dans les montagnes après un très long escalier. Le chemin est magnifique, le Monastère encore plus ! Ensuite, si vos jambes vous soutiennent encore, poursuivre un peu après le Monastère sur des pitons rocheux qu’on voit à quelques centaines de mètres. De là-haut, la vue est incroyable, sur toute une vallée à pic et au loin la vallée de la Mer Morte tout en contrebas. Ensuite, retour à pied jusqu’au centre de visiteurs. Je vous garantis que vous serez fatigués ! Un repas et un repos bien mérités vous attendent à l’hôtel de Wadi Musa (Gaia), pour être en forme et partir tôt le lendemain !

5ème jour : -Départ tôt le matin depuis Petra, direction le Wadi Rum ! Mon lieu favori en Jordanie. Tellement de puissance, de beauté, de grandeur. On se croirait sur une autre planète, on se dépayse complètement, c’est assez intense ! Pour visiter le Wadi Rum je conseille très fortement de le faire avec un camp de bédouins. C’est même l’unique façon de la faire, sauf si on est en compagnie de guides ou de gens qui connaissent bien le lieu. Il faut donc impérativement réserver le camp de bédouins dans lequel on voudra passer son séjour dans le désert. Il existe une multitude de de prestataires. Certains plus critiquables que d’autres, notamment au niveau environnemental et éthique (voir le guide du Routard qui évoque bien le problème). Les bédouins viendront vous chercher sur le parking du centre pour visiteurs. Ils viennent généralement en Jeep et récupèrent le groupe de touristes. Ensuite, c’est parti pour la visite du désert et la nuit dans un camp. -Encore une fois, il y en a pour tous les goûts : luxe, sportif, roots, francophone, nuit à la belle étoile, dans un camp tout aménagé, chameau, rando, escalade etc… A vous de choisir en fonction de votre budget, de vos envies et du confort que vous désirez. Pour ma part, mon expérience favorite a été mon séjour réalisé avec Wadi Rum Bedouin Friends. Le prix était standard, pas plus haut que les autres et propose une expérience à taille humaine, respectueuse du désert, de ses habitants et de ses traditions : de la marche, du calme, des nuits à la belle étoile sur matelas avec couvertures, repas autour du feu. On n’est pas dans le bling-bling touristique irrespectueux. C’est tout l’inverse et c’est pour cela que je conseille ce prestataire-là. -Dans l’idéal, pour bien profiter de Wadi Rum et s’en imprégner, il faut y passer 2 jours (avec l’arrivée le matin depuis Petra) + 2 nuits. Ça permet notamment d’avoir une journée entière (réveil puis coucher) dans le désert et d’avoir un sentiment d’immersion. Si vous pouvez vous le permettre c’est bien, sinon, 1 jour et 1 nuit (comme je l’ai fait la 1ere fois que je suis venu en Jordanie) suffisent aussi à vire une super expérience.

6ème jour : -Route de Wadi Rum direction Aqaba. Le trajet n’est pas très long, une grosse heure, pas plus. Belle route qui coupe à travers la montagne et descend vers la Mer Rouge. Arrivée à Aqaba le matin. Aqaba, on aime ou on n’aime pas. C’est une ville assez spéciale, différente du reste du pays. Ce n’est pas forcément une ville qui se visite, on y vient surtout pour la Mer Rouge. -Je vous conseille de prendre un logement au sud de la ville, dans le secteur de South Beach (5km au sud de la ville). J’ai logé au Bedouin Moon Village et ce fut assez agréable. Pas forcément pour le confort, mais plutôt pour l’emplacement (on traverse la route et on se retrouve sur la plage). On peut louer des équipements de snorkeling pour 5JOD la journée. -Comme activité, je conseille de profiter de la plage et la piscine, après ces journées d’aventures à Petra et dans le désert, un peu de repos ça ne fait pas de mal. D’autant plus que la plage est assez incroyable ! En moins de 10mn de marche on trouve de super spots de snorkeling, c’est impressionnant, au bord de l’eau, à 15 mètres du rivage, on trouve quantité de coraux, poissons multicolores dans une eau transparente. Pour ceux qui voulaient voir les fonds marins sans se lancer dans une longue journée plongée (comme moi) c’est l’idéal ! Le soir est le moment idéal pour faire une virée en ville à Aqaba. On y trouve de bons restos de poisson (les seuls dans le pays) ainsi que des restaurant locaux comme le Syrian Palace (très peu cher). On peut même boire une bière en terrasse, au bar Ali Baba en plein centre ! -Pour ce qui est de la plongée, je ne m’y connais malheureusement pas. Je n’ai pas essayé d’en faire à Aqaba et je ne pourrai pas vous aiguiller sur le sujet.

7ème jour : -Remontée de Aqaba vers la Mer Morte, à travers la Wadi Araba (vallée de la Mer Morte). Une route assez clean qui remonte vers le nord en longeant la frontière avec Israël. Plus on avance et plus on perd en altitude, sachant qu’on avait démarré du niveau de la mer ! L’arrivée à la Mer Morte se fait à -430m, le point le plus bas du monde ! -2 options s’offrent à vous : soit vous passez l’après-midi à la Mer Morte et vous dormez sur place dans l’un des complexes hôteliers construit sur les rives. C’est un peu plus cher mais ça a l’avantage de permettre de profiter de la Mer Morte ainsi que d’un hôtel de luxe. Deuxième option, passer l’après-midi à la Mer Morte puis remonter ensuite vers la ville de Madaba (environ 1h de route). L’avantage sera de découvrir une nouvelle ville dans la soirée, qui plus est Madaba, ville chrétienne où l’on pourra savourer du vin au diner et se balader en ville. -Pour l’option hôtel à la Mer Morte, je vous laisse faire votre choix en fonction de votre budget, mais on est sur du haute gamme. L’hôtel vous offrira la prestation Mer Morte et tout ce qui va avec. Pour la 2ème option, il faudra passer par un hôtel pour accéder à la Mer Morte avec équipement (douche, bains de boue, piscine…) ou bien vous pouvez aller à Amman Beach, situé entre les hôtels sur la rive. C’est un peu moins cher et plus populaire. Dans tous les cas mieux vaut choisir une de ces options plutôt que d’aller en solo dans la mer sur une plage non aménagée (le danger c’est le sel, si on n’a pas accès à une douche d’eau douce rapidement après la baignade). -Si vous avez choisi l’option Madaba, vous pouvez passer la soirée dans le centre-ville, dans un des nombreux restaurants. Nous avions dormi au Mariam Hôtel pour un prix raisonnable avec chambre confortable et piscine. En fonction de votre temps et de vos horaires, il faut visiter à Madaba l’église Saint George avec la carte de la terre sainte en mosaïque.

8ème jour : -Direction Jérash au nord d’Amman ! Une grosse heure de route vers le nord sur l’autoroute (ça fait du bien). Le site est vraiment magnifique. Tout une ville romaine conservée ça laisse bouche bée. Entre le cardo, les colonnades, les arches, les temples et l’amphithéâtre, on a de quoi y passer au moins 4h. Jérash est l’un des incontournables du pays, surtout quand on aime les ruines romaines. Pour midi, je vous conseille ensuite d’aller manger au Green Valley Restaurant à Jérash à l’entrée de la ville. Rien que pour leur immense terrasse, ça vaut le détour ! -Retour dans l’après-midi à Amman. En fonction de votre avion, vous pouvez directement rejoindre l’aéroport, ou bien passer votre dernière nuit à Amman avant de décoller le lendemain.

Voilà donc l’itinéraire pour une grosse semaine de visite de la Jordanie. J’ai essayé de faire un itinéraire le plus compact possible, en rassemblant tous les lieux incontournables et les bons plans du pays. Bien entendu, cet itinéraire est modifiable en fonction de vos goûts, votre budget et votre temps sur place. Vous pouvez faire ça dans le sens que vous souhaitez, en fonction de ce que vous avez lu et de ce que vous préférez 😊

Séjour prolongé (8 à 15 jours) : -Si vous avez prévu un séjour plus long qu’une semaine en Jordanie (bonne idée !!) alors vous allez pouvoir encore mieux profiter du pays. Globalement, l’idée est de faire le même itinéraire que celui évoqué ci-dessus, mais en faisant des arrêts plus longs à chaque endroit pour profiter au maximum. -Je conseille tout de même d’aller visiter le site d’Umm Qais dans le nord du pays. Ce sont de superbes ruines romaines, avec un panorama magnifique sur le plateau du Golan en face, les montagnes du Liban au loin et le lac de Tibériade en Israël sur la gauche. Il y a un restaurant avec une belle terrasse où vous pourrez manger à midi après la visite. -Si vous aimez la randonnée et la nature, pourquoi pas rester une deuxième journée à Dana et vous lancer dans une longue rando dans la vallée qui vous prendra la journée et dormir une deuxième nuit sur place. -Au sud d’Amman se trouve le Wadi Mujib. Il est possible de faire une journée de canyoning et de randonnée dans le lit de la rivière creusée dans le canyon. On arrive à la fin dans la vallée de la Mer Morte ! -Pour Petra, vous pouvez facilement y passer une deuxième journée, voir même une troisième journée, avec différents parcours, lieux à découvrir etc… -En ce qui concerne le Wadi Rum, comme je l’ai mentionné précédemment, faire 2 jours et 2 nuits rend la chose encore plus grandiose ! Vous pouvez ensuite choisir à votre guise d’y passer encore plus de temps, je pense que le terrain de jeu est assez grand pour prolonger l’expérience. -A Aqaba, si vous êtes intéressés par de la plongée, vous pouvez facilement passer plusieurs jours sur place à visiter les différents endroits (très nombreux) qui valent le coup dans la Mer Rouge. -Pour la Mer Morte, pourquoi pas choisir les deux options que je vous proposais : dormir sur place dans l’un des hôtels puis le lendemain profiter de la ville de Madaba et y dormir en visitant les lieux historiques durant la journée.

Discussion : Je répondrai avec plaisir à toutes vos questions concernant le budget, certaines villes, des endroits non mentionnés, le climat, la culture, la nourriture etc… C’est un beau pays, qui mérite le détour et si je peux vous aider à faciliter un peu votre séjour cela me rendra heureux également ! Je vous laisse à nouveau avec mes 2 petites vidéos de voyage en Jordanie. N’hésitez pas à les partager également 😊

https://www.youtube.com/watch?v=ISok1lxgBvs

https://www.youtube.com/watch?v=tvnyf95y9zc

Bon voyage !

Florian
Two weeks with a friend in southern Kazakhstan
by Mllegazou · 2019-05-20 · 15 replies
Hello everyone!

I’m back from two weeks in southern Kazakhstan. I went with a friend, and we organized everything ourselves. We came back enchanted by this trip: stunning landscapes, lots of animals seen in the parks, and above all, top-notch hospitality and welcome... All of this makes me really want to go back and explore the other countries in the region. In the meantime, I’m sharing the story of these two weeks of travel... Don’t hesitate if you have any questions. And if you want more practical info and/or see more photos, you can check out my blog:
https://smilingaroundtheworld.com/category/kazakhstan/

Day 1: First Kazakh steps in Shymkent

So here we are in Kazakhstan for two weeks. We had an excellent flight with Air Astana, which instantly made it into my top 3 best airlines! From the airport, the service was top-notch, with very friendly staff who went out of their way to ensure we both got vegetarian meals (my order hadn’t been taken into account when booking the tickets online). The flight to Nur-Sultan (the new name for the capital, formerly Astana, renamed last month in honor of the resigning president) was three-quarters empty, and we each got to stretch out over three seats. We were given an incredible travel kit, including a reversible sleep mask with phosphorescent writing: “Do not disturb” or “Wake me for meals.” Awesome! As for the lighting in the plane, I think the interior cycled through every color to simulate evening, early night, pitch-black night, and then dawn. It was even a bit surreal—those lights and everyone’s glowing masks ^^ The flight was a bit early and too short for us to sleep well, but it was still pleasant :-)

Upon arriving in Nur-Sultan, the atmosphere was a bit colder. There was staff everywhere, and we were under heavy surveillance. A camera even filmed us as we entered the terminal. We got our passports stamped and settled in to wait for our second flight. We eventually realized we were waiting in the wrong place... We were still in the international terminal, while our next flight was domestic. We finally found the right spot—saved! We started our trip in Shymkent, in the south of the country. We dropped our bags at the City Hostel, a super modern youth hostel offering double rooms. The decor is industrial-style, with very high ceilings—we loved it. When we arrived, it was too early for check-in, so we just left our luggage and went for a walk around the neighborhood. There was quite a bit of traffic, and the avenues were very wide. Despite that, there was also a lot of greenery and green spaces, which lightened things up a bit.

We had lunch (pizza + smoothie) on the top floor of a shopping mall, then headed to the pre-Russian quarter, a much quieter area with its little streets and individual houses.

Back at the hostel, after checking in, we treated ourselves to a two-hour nap—it felt great! In the late afternoon, we set out to find the Salman Bazaar. It wasn’t easy to organize—we realized Shymkent isn’t a very touristy destination—but we eventually managed with the help of the hostel receptionist, who called us a taxi. This bazaar is huge and has everything you could need for daily life: clothes, food, household products, toys... We did some shopping for dinner, then took another taxi to Independence Park, inaugurated in 2011 for the 20th anniversary of Kazakhstan’s independence. We really liked this park—it’s very wooded, and the late afternoon light was, as always, beautiful and pleasant... In the center, a large monument resembles the center of a yurt.

We then walked back to the hostel via Independence Square and several parks. We wanted to grab a drink along the way but didn’t find anything inspiring—oh well. We had dinner at the hostel and went straight to bed. Tomorrow, we’re getting up early... We’re heading out for two days to explore Aksou-Jabagly National Park. This park is famous for its landscapes at this time of year—it should be in full bloom, especially with tulips. We’ll see!

Days 2 & 3: Canyon, tulips, and wildlife in Aksou-Jabagly Park

Located two hours from Shymkent, Aksou-Jabagly Park is reputed to be one of the most beautiful in the region. We took a taxi from Shymkent, and upon arrival, we were warmly welcomed by Ruslan and his mother. They live at the entrance to the reserve, at the foot of the mountains, in a house surrounded by poplars. The setting is exceptional, and we immediately fell in love with the place. For our first day, we set off to explore the Aksou Canyon. Ruslan arranged a 4x4 with a driver and a ranger. The ranger speaks a few words of English, and with Coralie’s few words of Russian, we should manage! After a “viewpoint” stop, the road turns into a dirt track. It’s rained a lot lately, and the track is sometimes very muddy—at one point, we even had to cross a river. Four-wheel drive was definitely needed! The ranger pointed out some marmots by the side of the path—they were adorable.

We finally arrived at “Inspector’s House No. 1,” which overlooks the canyon. The view is magnificent, with high cliffs, wildflowers, conifers, and the Aksou River winding far below. While the driver chatted with the inspector, we descended to the bottom of the canyon with the ranger. The tulips I’d been hoping for were there—I was so happy! There were red, yellow, and even bicolor ones...

At the bottom of the canyon, we took a little break by the river. “Aksou” means “white waters” in Kazakh—the water does indeed have a very special color, a blue that’s both very light and very intense, like some South American lagoons. It bubbles around the rocks. The climb back up was easier than we feared. Once at the top, we continued along the canyon. The perspective changed as we progressed, and we never got tired of the view... Eagles circled above us.

After about 2 km, the driver picked us up, and we continued to a small kiosk at the foot of the mountains, where we had a picnic. Ruslan’s mother had prepared vegetarian “lunch boxes”—it was delicious and felt good to eat. However, it had gotten noticeably colder, so we put our jackets and scarves back on! After the meal, the driver walked off with a bucket—we figured he was going mushroom picking with Inspector No. 2, who had a house nearby.

We enjoyed the spot a bit longer while the driver gathered mushrooms, and then we headed back toward Ruslan’s place. Or so we thought... The return trip turned out to be quite long—the park wasn’t as deserted as it seemed, and the driver stopped every five minutes to chat with people we passed. At one point, we ran into Inspector No. 2 on horseback—it looked like there was a problem with a car further ahead... The driver and ranger bolted out of the car, headed toward the other vehicle, and we heard raised voices... When they came back, we tried to figure out what had happened, but no luck. We stopped again at Inspector No. 1’s house (are you following?), and they made us get out, telling us Inspector No. 2 needed the car for a few minutes... They left us stranded with Inspector No. 1, who went home, leaving us in the garden :-D We kept busy with the puppies, and I even took a little nap in the sun... Three-quarters of an hour later, we finally left—we didn’t fully understand what happened and never found out!

We got back (almost) without stopping to Ruslan’s house. Our room was ready, and we settled in quickly before dinner. It was already 6:30 PM, even though we were supposed to be back by 4 PM. Mushroom picking really slows things down ^^ Ruslan’s mother had prepared a delicious meal: vegetable soup, raw vegetable salad, and a mushroom, carrot, and potato stew. We loved it!

We spent the rest of the evening planning the rest of our trip while sipping tea. At one point, Ruslan and his mother signaled that there were wild boars right across from us—we could see them clearly! There were three adults and three piglets. We also took a little walk in the garden, watched the sunset, I did some blogging, and Coralie read... A lovely evening, and an equally lovely ten-hour night! The next morning, after a good breakfast, we set off on foot into the park. The trail starts right next to Ruslan’s house—so convenient! Today, we were with another ranger, two Germans (brother and sister), and their English-speaking guide (who didn’t guide much). We walked on a dirt road—there were even more tulips than yesterday, and the snow-capped mountains in the distance were stunning. After 5 km, we reached a small cabin, then continued another kilometer to Kishy Kaindy, a viewpoint overlooking the Jabagly River waterfalls (Jabagly means “year-old foal”). It was spectacular! We stayed a good while admiring this natural wonder. Like yesterday, the ranger didn’t rush us at all—it was really nice. We also saw eagles and an ibex perched on a ridge.

We had a picnic at the cabin before heading back the same way we came. This time, the snow-capped peaks were facing us—so beautiful! We picked up our bags and said goodbye to Ruslan’s mother. She was really happy today because her granddaughter was there. She told us she was a “babushka”—I understood that! Ruslan then drove us to Turar Ryskulov, where we took a shared taxi back to Shymkent.

In Shymkent, we struggled a bit with our Airbnb. We waited half an hour for the person who was supposed to let us in, then discovered the Wi-Fi wasn’t working—but we had a lot of bookings to make that evening. The lady finally lent us a Kazakh SIM card with data, which Coralie put in her phone in “hotspot” mode so I could get some internet too. All of that took nearly two hours. Phew! We then rushed to do some shopping at the supermarket. On the way back, some lights caught my eye—it was a pedestrian street all decorated with a funfair next to it. It was very lively, and we spent a good while strolling and people-watching! The rest of our evening was studious, between preparing dinner and booking our next stops.

Day 4: Turkestan, Yasawi Mausoleum, and Sauran ruins

This morning, after one last stroll in Shymkent, we headed to Turkestan. When we arrived at the bus station, we were told the next bus was in nearly three hours, but there were minibuses leaving when full. The system was well-oiled, and in just fifteen minutes, our minibus was ready to go. We each had a seat (and one for our luggage since there’s no trunk!), and the minibus was quite new—nothing like Madagascar ;-)

The trip went well despite a few driving scares—the driver was going a bit fast for my liking! Along the road, the fields were full of poppies—so pretty. When we arrived, we headed straight to the Edem hotel, where we wouldn’t be staying (we had a train to Almaty at midnight) but where we wanted to leave our luggage for the day. They agreed easily—great! Once we’d dropped off our bags and suitcases, we started our visits.

We began with the architectural gem and largest pilgrimage site in Kazakhstan: the mausoleum of Khodja Ahmad Yasawi, a great Sufi sage. Yasawi’s original tomb was already a pilgrimage site when Tamerlane ordered the construction of a larger mausoleum in 1390. It’s decorated with white and blue tiles and has a turquoise dome (currently under renovation). The main facade, unfinished at Tamerlane’s death, was left in earth with visible scaffolding. Impressive! The site is UNESCO-listed. Inside, the main hall displays a large cauldron, and other small rooms showcase plates, ancient coins, belts... Yasawi’s tomb is visible via two adjacent corridors.

We then strolled through the park, which includes many other mausoleums and tombs. We visited the old baths, the Friday Mosque, and then the history museum. The underground mosque, where Yasawi’s cell is located (where he retreated at the end of his life), was unfortunately closed for renovations.

We then went back to the Edem hotel to have them call us a taxi, and we set off to visit the ancient fortress of Sauran. This Silk Road city, once prosperous, is now reduced to ruins, with thousands of poppies blooming between them. High walls once surrounded a bustling and pleasant city. Many foundations remain visible. The place is vast, quiet, almost deserted, and imbued with a certain melancholy... The deep red poppies swayed in the wind, between the remnants of this city, reminding us how fleeting things are.

Back in Turkestan, we had dinner at the Edem hotel’s restaurant (we had to thank them somehow ;-)) and then rushed to the station to catch our train... 18 hours of travel awaited us to Almaty!

Day 5: From Turkestan to Almaty, 18 hours by train across the Kazakh steppe

We traveled from Turkestan to Almaty by train. We booked our tickets the day before departure, and only six seats were left: three in second class, not together at all, and three in first class, also not together but in the same carriage. We opted for first class! It was more expensive, but for such a long trip, a little comfort wouldn’t hurt... We wondered if we’d manage to switch cabins to be together, but it resolved itself: when we boarded, the conductor/carriage chief immediately noticed we weren’t together. He literally kicked a young man out of his berth so we could travel in the same cabin. We felt bad for the young man, even though he seemed to take it well... we thanked him with dried fruit (and I can confirm he took it well—the next day, he came to chat with us). In any case, we were really happy to have our own little cabin for this long journey, especially since we were the only foreigners and the only women in the carriage.

Eighteen hours by train might seem long, but these long trips while traveling aren’t wasted time—they’re the breathing space of the journey. They’re the essential moments for digesting what we’ve already experienced and preparing for future discoveries. They’re also privileged moments for reflection. Traveling slowly, to the rhythm of the train, means falling asleep in Turkestan’s outskirts, lulled by the train’s rocking and creaking, and waking up in the steppe. It’s feeling the train slow down and stop, stepping onto the platform for a moment, and watching the women sell food to passengers. It’s taking the time to write, read, think. It’s chatting with our neighbors and, despite the language barrier, managing to communicate a little. It’s picnicking at the little table in our cabin, with the landscape rolling by outside, and listening to music. It’s feeling privileged, imagining ourselves on the Orient Express or the Trans-Siberian. Reminding ourselves that one day, one day for real, we’ll take that Trans-Siberian. And smiling, thinking that in the meantime, in a few months, there’ll be the Trans-Canadian...

Days 6 & 7: Almaty, the “little apple”

The former capital of Kazakhstan, Almaty is known as the most Western and lively city in the country. At first, we had a bit of trouble identifying the city center—it’s more spread out and less dense than what we’re used to in Europe—but once we got our bearings, we really enjoyed strolling along the wide avenues lined with cafés and in the few pedestrian streets. The city’s emblem is the apple, which you’ll find in various forms around the city, from benches to statues to fountains. The original apple, from which all the apples we know today descend, is said to come from the mountains of Kazakhstan.

For nature, Almaty is a pretty green city. It has large parks, like Panfilov Park, which houses the Zenkov Cathedral. Some streets are also very tree-lined, so much so that they almost look like gardens. Often, high mountains peek out from behind the streets...

For shopping, traditional boutiques sit alongside big international brands. We really liked the Green Bazaar, a large market that sells everything. The food section was great, with stalls of pickled vegetables, dried fruits, and beautifully stacked fresh fruits... A feast for the eyes and lots of temptations for me!

For culture, Almaty has several museums. We visited two: the Fine Arts Museum and the National Museum. Both are housed in very Soviet-looking buildings on the outside, but the Fine Arts Museum turned out to be quite modern inside, with a pleasant museography. The National Museum, on the other hand, has stayed true to its roots ^^ Just walking through it was an experience in itself. And we did quite a bit of shopping there... The hall is a giant shop with lots of handicrafts—we treated ourselves.

The Arasan Baths are a must in Almaty. They’re said to be among the most beautiful baths in Central Asia... Architecturally, I didn’t find them amazing (nothing like Budapest’s, for example), but wow, did it feel good to relax there after a day of sightseeing! I happily moved between the sauna, hammam, and Russian sauna, with a preference for the latter—less dry than a traditional sauna and less humid than the hammam. You can buy bundles of leaves to slap yourself (or get slapped) with to boost circulation. The prices are very affordable too... On a weekday evening, we paid 1,800 tenge, or 4.5 euros, for an hour. Note that they add 20 minutes for changing, so you really get a full hour in the baths.

For restaurants, we didn’t try many because we preferred to limit our food budget by cooking ourselves. However, we did try and highly recommend Daredzhani, a great Georgian restaurant where we feasted. We didn’t know Georgian cuisine before, but we really liked it—vegetables cooked in various ways, cheese-filled breads, potato and/or egg-filled breads, and very thin fruit pastes made from grapes. We actually ate there twice because it was so good! We also loved Coffee Delia, where you can enjoy delicious pastries in a very cozy setting.

Besides being a pleasant place to live, Almaty is also a great base for exploring the surrounding area, and we were happy to stay eight days to discover more of the region!

Days 7, 8 & 9: Getting green around Almaty: Kok Tobe, Shymbulak, Medeo, and Big Almaty Lake

During our stay in Almaty, we used a rather unusual means of transport several times: the cable car! Here, it’s called a "gondola," and it allowed us to gain some altitude and breathe in the fresh mountain air surrounding Almaty ;-)

First cable car ride: Kok Tobe. The cable car starts in the city center and takes you to the top of a hill overlooking Almaty. At the top, it’s fairground vibes with an upside-down house, a Ferris wheel, rides, and the inevitable eagle trainer... There’s even a little corner dedicated to the Beatles, complete with music and a statue!

Second ride: Shymbulak. This time, you take a bus to Medeo, then three cable cars to the top of the mountain, at 3,200 meters altitude. Shymbulak is the largest ski resort in Central Asia. We went there to hike, but there was still snow and skiers, so we settled for admiring the view... With the blue sky and sun we had, it was gorgeous! We then treated ourselves to tea on the terrace—chalet vibes... At Paul’s, we weren’t completely out of place ;-)

Before taking the bus back, we stopped by Medeo, where there’s a large ice rink. With 10,000 m², it can host a thousand skaters in winter! This season, it’s closed; part of it is used as a go-kart track, and the other as a landing strip for paragliders.

Located an hour’s drive from the city center, Big Almaty Lake reveals itself at the last moment, around a bend, nestled in a setting of mountains and greenery. With the recent cold snap, it’s frozen, and the edges are snowy—a beautiful winter atmosphere! The ice was starting to melt, though—we could hear the water moving underneath, and when Coralie tried to walk on the ice, it collapsed under her feet. Unfortunately, it’s impossible to walk around it—a ranger keeps an eye out and blocks the adventurous (including us ;-)).

Days 10 & 11: Excursions around Almaty: Charyn Canyon, Issyk, and Turgen

Almaty’s tourism office is very active and organizes outings on weekends and holidays. We went to Charyn Canyon and then to Issyk and Turgen. A great way to discover the Almaty area at a modest cost (the outing costs about 6,000 tenge, or 15 euros per person).

Formed over millennia by erosion and wind, Charyn Canyon is reminiscent of the Colorado and the Grand Canyon. The most touristy part we visited is called the Valley of Castles, referring to the rock formations that resemble towers. We first walked along the ridge, where there are many viewpoints, then descended into the canyon. A three-kilometer walk leads to the banks of the Charyn River. The place seems to be a favorite relaxation spot for Kazakh families, who picnic, play ball, sunbathe... There’s also a hotel, bungalows, yurts, and a restaurant. Issyk is famous for its burial mounds and its Golden Man—maybe even a Golden Woman—found there. A small museum displays some artifacts. A little further on is Issyk Lake, once dried up but now reappearing... Whether naturally or not isn’t very clear!

As for Turgen, it’s a natural park known for its gorges and waterfalls. We didn’t have time to explore it in detail, but the bus drove through some beautiful landscapes, and we still walked to Bear Waterfall. It’s not incredible, but it’s still a nice little hike.

Besides the practical side of these organized excursions from Almaty, we appreciated being able to do an activity that Kazakhs do on weekends. During the Issyk/Turgen excursion, we really hit it off with Karina, a young student dragged there on vacation by her mother. She’s currently studying computer science at the best university in Astana and hopes to go to Europe eventually... A brilliant young woman, and a chance for us to chat in English ;-)

Days 12 & 13: The spectacular landscapes of Altyn-Emel Park

The last stop on our Kazakhstan trip was Altyn-Emel Park. This park is quite hard to access, so we opted for a car with a driver for two days—pure luxury!

Our driver’s name is Andrei. We met him at 7 AM outside our apartment on Wednesday morning. He doesn’t speak English, but a young man from the agency we booked through was also there, and we went over the itinerary together before leaving with Andrei.

Our first stop was Tamgaly Tas, two hours from Almaty. It’s a site where you can see 16th-century petroglyphs depicting Buddha. The place is also known for climbing—there were lots of young people harnessed up and/or climbing. It’s right in the middle of the Kazakh countryside, and we had a bit of trouble finding it!

Even with the language barrier, Andrei turned out to be very friendly. He suggested photo stops from time to time, didn’t rush us, and pointed out animals he saw... We even backed up on the road to see and help a tortoise cross!

It took another two and a half hours to reach Bashi, the “gateway” village to Altyn-Emel Park. After a quick stop at the rangers’, we arrived at the hotel. Our guidebook mentioned modest guesthouses, but things are changing... The hotel is large, brand new, and still being expanded. It reminded me of some Chinese hotels in Laos.

We had a quick lunch with Andrei—he explained that he’s a truck driver normally, delivering clothes and fabrics between Kazakhstan, Afghanistan, and Russia. He also showed us photos of his wife and son and told us he’s recently become a grandfather! We then headed to the park, grabbing a ranger on the way. Like in Aksou-Jabagly, he was dressed in full military gear. We first headed toward the Katutau Mountains. The rocks are reddish, sculpted by wind and erosion—the place reminded us a bit of Charyn Canyon. We had some “free time” to explore—we didn’t need to be told twice... Meanwhile, Andrei and the ranger chatted nonstop—it looked like they’d hit it off!

We got back in the car and continued along the track to the Aktau Mountains. Change of scenery! The mountains weren’t red anymore but white... Or so they appeared from afar. When we got closer, we realized they were actually multicolored, striped with yellow, pink, and ochre veins... It was magnificent, even more so with the late afternoon light. We had time to explore on our own again, and we walked with delight in this almost dreamlike landscape. We thought we’d made the right choice coming here ;-) We made one last stop before heading back to see a 700-year-old willow. It’s in an oasis where other tourists were camping—very tempting... I got the coordinates of their guide for next time ;-) The way back was in beautiful light, between sunset and a distant storm. Nature even treated us to a gorgeous sunset!

It was past 8 PM when we got back to the hotel, but our dinner was still waiting for us. We ate with Andrei, chatted a bit with a Polish woman who spoke both Russian and French (we put her to work chatting with Andrei ;-)), and then had a quiet evening with Wi-Fi, a shower, and reading in our room.

The next day, after breakfast, we met up with the same ranger and headed toward the singing dunes. These dunes are supposed to make a sound when you slide down their slopes. I was more than skeptical, but okay! When we arrived, we discovered a beautiful landscape—the main dune is gigantic, and when we reached the top, the view was extraordinary: it was the first time I’d seen a dune in the desert, snow-capped mountains, and a river all in one glance! A group of Chinese tourists was ahead of us on the dune, but they turned back quickly, and we were alone. After studying the terrain, I chose a slope that seemed good, and I started sliding down on my bottom... Quickly, I heard and felt a strong vibration, which turned into a hum. The dune really sings! It’s completely crazy... We did several tests—the most effective was sliding down side by side. But it works as long as there aren’t too many tourists doing it and the dune has time to rebuild between slides... There are about thirty singing dunes in the world. This phenomenon, already described by Marco Polo, comes from the synchronous movement of sand grains, which must be very round and covered with a varnish called “desert glaze”...

Covered in sand but delighted, we headed back to Bashi. The ranger stopped at a small spring so we could wash up, but it was almost dry. Along the way, we also saw the “Oshaktas,” a place where Genghis Khan’s expedition is said to have camped in 1219 during his conquest of Central Asia. The stones were apparently used to support the cauldron where food was prepared. A little further on, the ranger made us stop: there were antelopes!!! We saw one up close and a herd further away.

When we got back to the hotel, I took a quick shower to get rid of the sand—I felt like I had it everywhere! We had a quick lunch and then hit the road back to Almaty. Andrei drove very well, had a nice playlist, and I let myself be lulled while watching the landscape roll by outside...

For our last night in Kazakhstan, we booked a yurt in the hills above Almaty, not far from Medeo. For one night, we pretended to be nomads... The bed was a bit hard, and the air was a bit chilly, but we loved it! And the welcome was kind, the meal very good—only downside: the horse milk and camel milk, still warm... I almost threw up. Well, it was an experience, and all of this beautifully concluded our Kazakh stay!
Traverser le Canada à vélo English translation pending
by Quentennis · 2018-04-23 · 21 replies
Salut à tous,

Je compte partir cet été à l'assaut des routes canadiennes, et effectuer une petite traversée de ce beau pays à vélo. Le départ est prévu de Winnipeg le 6 août, et l'arrivée à Montréal le 23 août. C'est la première fois que je me lance dans une telle aventure à vélo, et je me pose beaucoup de questions sur ce périple. J'espère que vous pourrez éclairer quelque peu ma lanterne, car j'ai déjà parcouru beaucoup de sujets sur ce site, mais je n'y ai pas trouvé toutes les réponses que je cherche.

Première question : l'itinéraire. J'ai lu que suivre la route transcanadienne n'est pas ce qu'il y a de plus sympa car beaucoup de trafic, et potentiellement dangereux sur certains tronçons. En faisant quelques recherches sur internet, j'ai vu qu'un certain nombre de cyclistes empruntaient l'itinéraire via les USA (sud du lac supérieur), et repassaient au Canada à Sault Sainte Marie. En terme de kilométrage, c'est quasiment identique. Qu'est-ce que vous me conseilleriez ?

Deuxième question : Je dispose de 18 jours pour faire ~2300kms, soit environ 130kms par jour. Est-ce que ça vous parait réalisable ? Ou vraiment trop ? N'ayant jamais fait de cyclotourisme, j'avoue avoir du mal à me rendre compte.

Troisième question : le vélo. J'ai lu sur une discussion de ce forum que les vélos coûtent à priori moins cher en Europe qu'au Canada. Est-ce que c'est une réalité ? J'hésite à transporter un vélo en avion jusqu'au Canada, ou à l'acheter sur place. Le problème, c'est que je ne sais pas si revendre un vélo à Montréal après un tel périple, c'est quelque chose qui se fait facilement ou pas. Et en l'achetant à WInnipeg, je n'aurais pas l'occasion de l'essayer avant le départ... Bref, un retour d'expérience serait le bienvenu, ou simplement quelques conseils =)

Merci par avance.
Difficultés au Khaudum, Cunene 4WD Trail, passage est - ouest Marienfluss - Hartmann (Namibie) English translation pending
by Creyscampeur · 2017-03-28 · 41 replies
Bonjour a tous,

Suite à notre voyage de l'année dernière (Etosha, Marienfluss-Kaokoland, Damaraland, Naukluft NP), nous avons décidé de recidiver. Seuls, nous avons fait 5000km avec un Hilux 2,5 sans crevaison ni ensablement ! C'était ma première expérience du 4x4! 😆

Donc, mon épouse😇 et moi repartons début Septembre pour un tour de 45 jours dans ce magnifique pays. -J'aimerai savoir si quelqu'un a déjà traversé Khaudum (difficultés de conduite, intérêt d'y aller )? -Comment est le passage est-ouest Marienfluss -Hartmann sans passer par les bidons, par rapport à VZP? 😠 -Il me reste encore une dizaine de jours à prévoir au sud de Sossusvlei : je suis preneur des bonnes idées ? Nous aurons un Hilux avec la tente sur le toit.

Merci
Partir en routard en Éthiopie English translation pending
by Sosalito · 2015-03-24 · 66 replies
Salamlou, Voici quelques informations pour les routards souhaitant découvrir L’ Ethiopie. Je suis partie du 02 au 26 décembre 2014 en solo. C’était la première fois que je posais le pied en Afrique ! Ce fut pour moi un voyage très très enrichissant, surtout dans ma relation avec les gens. L’Ethiopie et un pays magnifique avec une très forte culture et des gens très attachant. Et je compte bien y retourner ! J’avais lu par ci par la que le rapport avec les Ethiopiens pouvait être compliqué, ce n’est pas du tout mon sentiment, j’ai trouvé les gens très ouvert et accueillant et beaucoup mon invité et aidé sans attendre rien en retour. Il faut cependant se méfier des « guides de rue » alias les « hustlers » qui vous proposent de vous faire découvrir la ville, mais prennent leur commission en douce partout où ils vous emmènent. Bon en même temps certain m’ont fait découvrir des endroits où je n’aurais jamais mis les pieds sans eux, « bar à Chicha », « bar à Khat », discothèque…. Au final c’est de bonne guerre, même si certain peuvent être assez envahissant. Je me suis déplacé avec les bus locaux, ils sont très peu chers, entre 5 et 10€ selon le trajet. On peut acheter le ticket la veille ou le matin même à la gare routière. Les bus partent très tôt à 6h, si vous voulez acheter le ticket le jour même mieux vaut être présent à l’ouverture de la gare routière c’est-à-dire 5h30 ou 5H selon la gare. Bon les trajets sont longs et fatigants, mais ils permettent d’assister à des tranches de vie Ethiopienne (à 50 dans un bus de 30…) et de sympathiser avec les locaux toujours curieux à propos des touristes et prêt à vous faciliter votre voyage. Tous les hôtels que je cite sont très corrects. Bon si vous vous attendez au « standard européen » il vous faudra certainement viser des hôtels plus cher, ou….visiter un autre pays. Quelques puces parfois dans les lits, ça ne m’a jamais empêché de dormir ni démanger plus que ça le lendemain. Pas de problème de sécurité. Je ne suis jamais tombé malade avec la nourriture. Prévoir des vêtements chaud pour le soir et la nuit, surtout si vous voulez faire un trek. Pas de problème pour retirer ou changer de l’argent dans les grandes villes.



Addis abeba : Hôtel : Rita guesthouse dans le quartier de Bolé, au niveau du rond-point Olympia, 20-25€ la nuit, staff sympa et wifi bien. Un restau bon mais assez cher pour l’Ethiopie Rico’s restaurant, sur Bolé avenue. Perso Addis, je n’ai pas adoré, je n’y suis donc resté que deux nuits.



Debres Markos : Hôtel : Tilik Hotel assez loin de la gare des bus, mais très bien pour 10€. Le resto est bon et pas cher, ce fut pour moi la première fois que je gouttais le plat national Injerra et tibs, délicieux et addictif ! La ville en elle-même ne présente pas vraiment d’intérêt touristique, J’y ai fait un stop surtout pour éviter de me taper les neuf heures de bus (minimum) entre Addis et Bahar Dar. Du fait que très peu de touriste si arrêtent, j’ai était très sollicité pour boire des cafés et discuter…

Bahar Dar : Hôtel : Dib Anbessa à 400 Birrs la nuit (20€), staff sympa dont un réceptionniste francophone (Ashenafi), situé juste en face du lac. Restau sympa. Apres j’ai dormi au Bahir Dar Hotel car moins cher (indiqué sur google map) à 5€ la nuit. Clean dans l’ensemble et resto bon et apprécié des éthiopiens. Intérêt touristique : le marché, surtout le samedi (un monde de dingue), le lac et la visite des chutes du Nil Bleu. Bahar Dar est une ville sympa très vivante de nuit comme de jour, avec de nombreux bars avec danses et musiques traditionnelle, à faire absolument.





Gondar : Je ne me rappelle plus du nom de l’hôtel. La ville en elle-même j’ai moins aimé, pas mal de hustlers ou « guides de rue », mais à côté de ça beaucoup de gens charmant et très accueillant. Interet touristique : l’église débré berhan, Les bains Fasiladas et le château Dasil Ghebi. Shire : J’y ai juste fait un stop une nuit, hôtel SNIT en face de la gare des bus 80 birr soit 4€. Shire ou la ville où il vous semblera être le seul occidental à des kilomètres. Très beau paysage aux alentours ça doit valoir le coup d’y faire un tour.

Axoum : un site très intéressant pour les amoureux d’histoire, très beau paysage aux alentours (c’est dans le Tigrée que j’ai trouvé les paysages les plus beau), J’avais pris un guide pour visiter les sites archéologique, Bisrat, excellent je le recommande, demandez moi ses coordonnées en message privé, il peut tout organiser et connait très bien son sujet. Hôtel à côté de la gare routière un peu excentré mais 5€ la nuit.

Mekelé : La capitale du Tigrée, Un ville avec peu d’attrait touristique mais j’ai beaucoup aimé l’atmosphère, la ville semble être beaucoup plus développée que les autres villes Ethiopiennes. De très bons resto notamment Geza Gerlaze avec musique et danses traditionnelles le soir dans un décor typiquement africain. Goutez la fondu de viande (j’ai oublié le nom en Ethiopien), un régal !! J’ai dormi au Htasey Yohannes Hotel. L’un des meilleur Hôtel ou j’ai séjourné. Lalibella Hôtel : Blue Lal chez Sophie (a propriétaire parle très bien Français) 150 birrs je crois soit 7,50€. Staff très sympa. Seven Olives restaurant, bonne table, staff sympa, bonne wifi et certains soirs danses et musiques traditionnelles En suivant les conseils de Djalma (au passage merci pour le conseil avisé Jean Michel) j’ai fait un trek de 3 jours aux alentours du mont Abuna Yossef avec Eco trekking Lalibela, vraiment une très bonne expérience qui m’a permis de découvrir la vie rurale de l’Ethiopie, de voir les conditions très difficile dans lesquelles vivent la majorité des Ethiopiens hors des villes. Pour nous occidentaux c’est vraiment un voyage dans le temps : pas de routes bien sûr, pas de magasins, pas d’eau courante ni électricité, une hutte par famille partagées avec les animaux, etc.… Bref à faire pour mieux comprendre le pays, ce trek fut le moment fort de mon voyage en Ethiopie.



L’organisation d’Eco trekking Lalibela (contact en Mp) était parfaite et très professionnelle, tous les membres sont des locaux soucieux de développer leur région et soucieux du bien-être de leurs clients. Pour 3 jours et deux nuits cela m’a couté 150$, avec un Guide Hors pair Mareg, un cuisinier, un porteur et son âne. La si vous cherchez l’aventure et à sortir des sentiers battu vous serez servi. J ai logé chez l 'habitant, j ai vu des babouins Gelada, j ai visité une école ou j y ai même donné un petit cours de Français devant une quarantaine d'enfants....







Physiquement la première demi-journée est un peu rude mais après ça glisse tout seul.

Voila, j espère que cela pourra vous aider, et décider certains à partir en routard. Petit conseil perso, apprenez quelques mots en Amharique, pas très compliqué ça vous facilitera le voyage et vous ouvrira des portes. N’hésitez pas à ramener des affaires dont vous ne vous servez plus, surtout pour les enfants qui manquent de tout. N’hésitez pas à me demander des infos et des contacts en message privé ou sur le fil de la discussion.

Bon Vent!!
Hésitation itinéraire 6 semaines USA English translation pending
by Nimou74 · 2014-05-26 · 132 replies
Nous planifions un voyage de 6 semaines environ en juillet et août 2015. Je remercie d'ailleurs ceux et celles qui m'ont apporté quelques conseils. Dans les grandes lignes, le trajet ressemble à peu près à cela: Yellowstone, Gd Teton, Moab, Bryce, Gd Canyon, Yosemite, SF(Ce sont les "incontournables" pour nous) Nous prévoyons des randonnées, dont une de 4 jours dans le Yosemite en "backcountry". Comme apparemment, il faut réserver les nuitées le plus tôt possible dans les parcs , surtout Yellowstone où nous comptons y passer 5 (6??) nuits et Gd Canyon Village où nous prévoyons le Bright Angel Trail, du moins en partie, il faut donc déterminer l'arrivée. Et c'est là que le problème se pose et peut être pourriez-vous nous donner quelques indices ? Nous hésitons entre 2 options: 1) Arriver directement à Jackson Hole ou encore Cody de façon à commencer directement par Gd Teton ou Yellowstone. Ce trajet nous permettrait ensuite de poursuivre vers Moab etc... Après Yosemite, il nous resterait un peu de temps pour inclure Kings Canyon NP , puis remonter la côte de Big Sur à SF. ou bien... 2) Arriver à Denver comme on avait initialement prévu, passer 2 nuits au Rocky NP, puis remonter vers le South Dakota pour visiter Mt Rushmore et les Badlands , puis Cody, Yellowstone... Croyez-vous que ce trajet de Denver à Cody puisse se faire en 8 jours ? Cette option ne nous permettra pas de visiter Kings Canyon après Yosemite, ni la côte.

Donc que choisir dans ce type d'itinéraire entre Rocky NP, Badlands, Rushmore et Kings Canyon NP et Big Sur ???? Un grand merci d'avance pour vos précieux conseils !
Traversée de l'Europe à vélo? English translation pending
by Jordy60 · 2007-04-20 · 14 replies
Bonjour à Tous. Bientôt fini les études 😉, et envi de me surpasser, j'ai depuis quelques temps l'objectif de découvrir les diversités culturelles en Europe. J'envisage de faire une traversée d'Europe en vélo et en autonomie, de Porto à Moscou🤪. J'ai déjà derrière moi quelques périples qui, je pense faciliterons ce projet. Cependant je n'arrive pas forcement à me rendre compte de l'ampleur des choses. Avez vous un idée du temps qu'il faut pour faire une expé de ce genre, avez-vous vécu une expé similaire? Y a t'il selon vous des itinéraires intéressant, où des cultures à ne pas manquer? D'avance merci pour vos réactions et réponses JD
Vertus de l'échec, traversée des Calanques English translation pending
by Lucbertrand · 2010-02-27 · 6 replies
Une traversée des Calanques en janvier

Le projet initial prévoyait de rejoindre Nice au départ de la gare Saint-Charles à Marseille, en traversant différents massifs montagneux, le premier étant les Calanques. Projet quelque peu ambitieux, quand la préparation physique a été pour le moins négligée, de plus monté à la hâte et de façon approximative en matière de poids de sac qui avoisinait les quatorze kilos. Evidemment le péché de vanité ça se paie généralement cash. Bien entendu ce fut le cas. La balade démarrée dans l’allégresse un matin de fin janvier 2010 sur l’esplanade de la gare Saint-Charles s’est terminée dans la douleur deux jours plus tard à Roquefort-la-Bédoule, village situé sur les hauteurs de Cassis. Un démarrage de sciatique m’a cloué et forcé à l’abandon.

Toute expérience est bonne à faire. Cela permet de réfléchir aux erreurs commises afin de ne pas les répéter. Cela rappelle surtout aux réalités pour éviter de se croire au-dessus de la moyenne en partant dans n’importe quelle condition. Donc, je ne regrette pas ces deux jours passés à marcher même si parfois j’en ai bavé, à cause de la première étape bien trop longue, du manque d’entraînement, du sac trop lourd et du temps particulièrement hostile le deuxième jour.

Les conditions météorologiques n’étaient pas très favorables à cette époque, cependant je l’avais choisie car elle correspondait à une période de pleine lune. Et, en hiver on peut être amené à marcher dans l’obscurité, et l’astre de la nuit prodigue à ces moments-là une lumière appréciable et salvatrice.

Le TGV Lyon Marseille fonce dans la nuit. A partir de Montélimar le jour se lève. Une plaine brouillardeuse et toute couverte de givre se dévoile. Je me dis que les Calanques, première partie de mon périple, devraient échapper à ce phénomène du fait de leur proximité de la mer. L’arrivée à Marseille a lieu vers les huit heures trente.

L’air est frais sans plus, pour une fin janvier je dirais qu’il fait bon. Dès la sortie de la gare, Notre Dame de la Garde, « la Bonne Mère », me saute au visage. Ce ne sera que le deuxième point de passage de ma balade. Dans un premier temps je compte descendre au Vieux Port pour admirer les étalages des pêcheurs qui arrivent juste de la mer, et débarquent leurs poissons encore vivants. La ville en ce début de matinée est populeuse, les voitures nombreuses. Rapidement je rejoins la Canebière, ce boulevard mythique en légère descente, qui me conduit en quelques minutes sur le quai du port.

En effet, comme prévu quelques étals sont alignés et exposent une marchandise aux teintes colorées, comme seuls les poissons de Méditerranée en dévoilent. Le loup, la sole, le turbot occupent une bonne place, ensuite le rouget, normal et grondin, ainsi que la rascasse rehaussent l’ensemble d’une touche rouge vif. Le rouget sur le bassin d’Arcachon, mais là on n’est plus en Provence, lorsqu’il est de petite taille porte le charmant surnom de vendangeur. En effet, on le dénomme ainsi pour les raisons suivantes : il rentre dans le bassin au moment des vendanges et prend la couleur rouge de la feuille de vigne en automne. Même s’il est goûteux, ce n’est pas mon préféré. Une bonne sole ou un joli marbré à la livrée blanc immaculé, rayée de fines lignes noires sont mes préférés, sans oublier une friture de girelles multicolores. Revenons à nos étals ; au beau milieu de tous ces poissons une grosse langouste ajoute sa touche. Tout heureux je m’attarde en faisant une multitude de photographies.

Des ruelles en pente m’invitent à prendre la direction de « la Bonne Mère » qui veille du haut de sa colline sur la ville. Un petit bistrot, à la devanture bien méridionale, me tente pour un arrêt technique. Les toilettes sans papier, heureusement je suis toujours prévoyant. Le café est bon, l’accent des clients est un vrai plaisir. Je demande au tenancier le chemin le plus court pour monter au sommet de la colline. « En bus ou à pied ?» interroge-t-il. Je lui confirme que je compte y monter par mes propres moyens. Et là, il me sort une tirade digne de Pagnol à peu près dans ces termes : « Eh! Vous fatiguez pas à monter là-haut, redescendez sur le port et faites une photo au téléobjectif et vous direz que vous y êtes allé ». J’adore, et toute la salle rigole, le midi ça vaut le coup! Me voilà reparti, la rue en pente raide permet de s’élever rapidement. Je traverse un parc arboré au chemin en épingles à cheveux, et débouche au pied du raidillon final. Mon attention est attirée par un char d’assaut datant de la seconde guerre mondiale du nom de « Jeanne d’arc ». Son équipage avait été tué à cet endroit lors de l’assaut des troupes françaises, qui le 25 août 1944 reprenaient la colline aux Allemands. L'évocation des combats passés et de ces soldats qui y laissèrent leur vie procure toujours des moments de grande émotion. Cela me rappelle mon voyage à travers l’Europe de l’est, ponctué de lieux évocateurs du grand cataclysme déclenché par la dictature nazie.

Je m’arrache à ce spectacle et au panneau relatant les circonstances de ces événements tragiques. Devant moi, un grand escalier matérialisant un chemin de croix me conduit directement sur le parvis de la basilique.

Que le site est aérien ! Que la vue est immense, époustouflante sur la mer et ses îles, sur la terre ses maisons et ses collines. J’ai un regard tout spécialement pour le château d’If, datant de l’époque de François Premier et qui fut rendu célèbre par le roman d’Alexandre Dumas qui fit rêver beaucoup d’entre nous dans notre jeunesse, le comte de Monte-Cristo.

Marseille s’étale en contrebas. Ses constructions, innombrables, semblent blotties, tassées les unes sur les autres comme pour se tenir chaud en attente du mistral qui commence à lancer ses rafales d’air froid, rageuses et aléatoires. Je fais le tour de cette vaste esplanade. Sous tous les angles le spectacle est étonnant. Une large terrasse en contrebas semble véritablement en surplomb sur la ville, comme si on allait tomber sur les premiers toits en se penchant. Le parapet de cette esplanade est littéralement couvert d’ex-voto. Ils en occupent tout l’espace vertical, à tel point que l’on passe, par un effet de perspective, sans transition aucune du blanc des plaques de marbre aux toits des maisons qui se serrent quelques centaines de mètres plus bas. L’effet est très étonnant.

Les ex-voto, lorsqu’on entre dans la basilique, attirent immédiatement l’attention pour ne plus la lâcher. Généralement, on imagine qu’ils expriment des paroles de remerciements pour une guérison ou simplement qu’ils donnent une date et un nom. On oublie que l’ex-voto n’est pas toujours une simple plaque mais parfois un véritable tableau gravé. Alors les vœux de reconnaissance à la Vierge de la part des marins s’apparentent à de véritables œuvres d’art qui relatent des situations dignes de films d’aventure. Ce régiment d’infanterie qui remercie la Vierge Marie de lui avoir permis d’échapper aux sous-marins allemands en 1918 lors de son transfert d’Afrique du Nord sur le front occidental. Encore cet équipage d’un grand voilier qui a survécu à une terrible tornade dans l’Océan Indien. Ou encore ce remerciement pour avoir été préservé d’une grande épidémie de choléra. Ces trois exemples pour donner une idée de ce que représentent ces centaines voire milliers d’ex-voto de marins qui rendent grâce à la Vierge pour leur salut.

L’édifice est d’architecture imposante, sur certains côtés extérieurs il me rappelle la basilique de Fourvière à Lyon. L’intérieur est incroyablement orné de couleurs chaudes, le style est presque oriental.

Après cette visite particulièrement intéressante il me faut reprendre ma route vers les Calanques que je distingue au loin au-delà d'une longue corniche. Je la rejoins en descendant un chemin abrupt au pied de la basilique où de nombreux chats errant parmi les cactus me détalent entre les jambes. Puis après avoir suivi sur quelques centaines de mètres une rue comme il en existe dans toutes les villes, une dame m’indique un sentier très pittoresque qui se glisse entre les maisons au fond d’une minuscule gorge. Par ce cheminement je rejoins directement le bord de mer. Il est dix heures, je vais marcher le long de cette corniche durant deux heures. Par moments, il me prend l’envie de monter dans un bus qui me conduirait directement à Callelongue, mais je résiste. Est-ce une bonne chose ? Aujourd’hui je ne crois pas, car étant donné mon entraînement, j’aurais mieux fait de me ménager ce qui m’aurait évité les déboires et douleurs à venir, en commençant par une immense étape.

Le temps est légèrement couvert, le vent est en train de s’installer par rafales successives. Cela est caractéristique à la couleur de la mer, qui prend cette teinte bleu noir, annonciatrice des jours de mistral avec ses vaguelettes qui courent au large. Cette corniche me paraît interminable, l’impression d’éloignement étant augmentée par l’humidité de l’air qui donne une touche floue à tout ce qui se trouve à quelques kilomètres. Les aménagements sont de belle qualité et la marche est agréable. Quelques objets qui se veulent des sculptures égayent la marche. En particulier, une proue de navire, que j’identifie comme phénicien, côtoie un genre de crabe armé d’une énorme pince qui monte au ciel, le tout façonné en bois brut gris clair presque couleur cendre. Quelle en est la symbolique ? Juste avant, une immense hélice en bronze pointait vers le ciel, pour rappeler le retour des rapatriés d’Algérie et la ville de Marseille a fait inscrire à son pied la mention suivante pour que le passant se souvienne: Aux rapatriés d’Afrique du Nord et d’outre-mer. A tous ceux qui ont pour dernière demeure un sol maintenant étranger, sur lequel ils ont vécu, travaillé et où ils ont aimé. Salut à vous qui êtes revenus, notre ville est la vôtre.

Je réalise une fois de plus, que le fait de marcher permet beaucoup plus de s’imprégner d’un pays que de le parcourir en véhicule. Une multitude de choses vous interpellent lorsque vous vous déplacez au rythme des pieds. La randonnée on la conçoit toujours dans des régions de nature loin des villes. Traverser les Calanques en partant de la gare Saint-Charles m’avait tout d’abord semblé une drôle d’idée, pas forcément intéressante, puis je m’étais dit : cette ville de Marseille par laquelle tu es souvent passé la connais-tu ? Bien sûr une multitude de fois j’avais, comme on dit en franglais, commuté par cette gare carrefour, bien qu’elle soit dans un cul-de-sac, paradoxe ! J’avais vu la porte d’Aix, j’étais même déjà passé par Notre dame de la Garde, j’avais même feuilleté le dictionnaire amoureux de Marseille, collection remarquable, mais cette ville du sud dont Albert Londres a fait une magnifique description intemporelle, je n’avais jamais pris le temps de m’y plonger quelques heures à errer au hasard. Donc, cette introduction au voyage m’est apparue de plus en plus pertinente et voilà comment on décide d’un voyage à pied en le débutant par la traversée d’une ville sur une quinzaine de kilomètres. Je dois dire que l’expérience est intéressante est mérite d’être faite, mis à part qu’il est préférable d’avoir la forme physique et ne pas vouloir faire deux étapes en une.

On est toujours surpris de la vitesse à laquelle on avance à pied. Les détours du rivage qui me semblaient sans fin sont atteints rapidement et bientôt la densité des maisons diminue, la roche blanche des Calanques se fait plus présente. Les petits villages à la touche très méridionale, en périphérie de la grande ville sont traversés. Leurs noms sont universellement connus, Montredon, la Madrague, les Goudes. Ce dernier cache un petit port au fond d’une crique resserrée surplombée de villas, qui semblent surveiller de leurs gros yeux carrés les bateaux sagement alignés. A cette époque de l’année l’activité est quasi nulle. En arrière-plan les premières falaises d’escalade s’érigent et montent vers le ciel comme des sentinelles qui seraient garantes de l’originalité du site. Encore un kilomètre par la route qui domine la mer. Le spectacle est impressionnant, les îles se découpent en plans successifs. Elles présentent toutes des crêtes extraordinairement déchiquetées et je ne me lasse pas de les contempler. Comme quoi il faut être sans préjugé, car même en marchant sur une route goudronnée on peut être saisi par la beauté des paysages. Il faut dire cependant que le trafic automobile est presque nul. Je vois simplement passer le minibus qui aurait pu me faire effectuer le trajet en vingt minutes au lieu de trois heures et demie. Mais aurais-je éprouvé la même sollicitation à l’appel des Calanques et du voyage à pied ?

Dans toute sa splendeur apparaît dans un virage la calanque toute en longueur, au nom évocateur de Callelongue. Le chemin commence ici, il s’agit de la porte d’entrée dans les Calanques au départ de Marseille. L’air commence à se rafraîchir et le mistral à forcir. Je ressens de la fatigue, mais je suis habitué aux démarrages de longues randonnées, qui demandent une petite mise au point, cela ne m’inquiète pas. Un restaurant à l’aspect sympathique me tente et je me laisse faire, la Grotte. Le patron me demande où je veux m’installer, je lui dis là où il fait le plus chaud. Il me désigne une petite table tout à côté d’un gros poêle qui distribue sans avarice sa douche chaleur. Que je suis bien! Une grosse entrecôte me procure un plaisir immense, même si il n’est écologiquement pas bien de manger de la viande à cause des quantités d’eau nécessaires, il paraît cinquante mètres cubes par kilogramme, et puis aussi à cause de l’effet de serre du fait des vaches qui émettent des gaz comme le méthane!

Après un moment très agréable qui m’a permis de me reposer, je fais le plein d’eau de mes deux bouteilles de Badoit en vue d’une traversée des Calanques sans possibilité de ravitaillement. Ce qui sera le cas. Une fois dehors l’ambiance hivernale se rappelle à moi. Je pense aujourd’hui aller au moins jusqu’à la calanque de Sormiou. Mais nous verrons bien. Je démarre par le chemin en bord de mer, la vue porte jusqu’au bec de Sormiou. Il n’y a que moutonnements de falaises éclatantes qui plongent dans la mer d’un bleu profond. En arrière-plan, très loin perdu dans un brouillard ténu dû à la distance, on discerne le cap Canaille entre Cassis et la Ciotat. Perdue dans ce décor gigantesque la Grande Candelle arbore son arête de Marseille qui apparaît minuscule bien qu’elle se développe sur plus de cent vingt mètres. La France quand on pense à la regarder est à mon sens le plus beau pays du monde.

Se sentir exposé à un chemin que l’on ne maîtrise pas complètement en se disant que la nuit viendra trop tôt et qu’il faudra s’adapter au dernier moment en fonction de ce que l’on trouvera avant la fuite du soleil, est un des principaux moteurs de mes balades hivernales, toujours un peu contraintes par les heures que l’on sait contingentées.

Je me souviens de ma jeunesse et d’une traversée des Calanques en courant que j’avais réalisée en trois heures trente sept minutes et trente sept secondes de Callongue au parking de Port Miou. Mais aujourd’hui les années se sont accumulées et le sac fait quatorze kilogrammes, et moi qui me crois le chantre du sac léger, je me fais presque honte.

Le vent forcit, donc le ciel se dégage. Le contraste de ces vagues de rochers blancs qui plongent dans cette mer, hésitant entre le bleu profond et le vert émeraude absout de toutes les souffrances, car je commence à ressentir que je vais dépasser les possibilités de ma forme. Mais à aucun moment l’idée de ralentir ne m’effleure, toujours trop confiant dans la capacité de ma carcasse à amortir les violences. Il faut dire que le panorama est tellement grandiose que l’on ne pense plus à écouter son corps mais seulement à s’enfoncer toujours plus profondément dans ce monde minéral. Se déplacer entre ciel et mer sur ce chemin aérien est une véritable drogue.

Cet immense arc qui conduit jusqu’au bec de Sormiou m’envoûte littéralement. N’ayant pas regardé ma carte j’ai de la difficulté à estimer les distances. Je sais seulement que le chemin que j’ai décidé de suivre s’insinue dans ces falaises. Je réalise que je ne suis plus uniquement dans une balade sur un chemin mais qu’il va falloir faire appel sans doute à quelques notions élémentaires d’escalade. En effet, lorsque je m’engage sur le tracé vert des Walkyries, l’ambiance change. Après un chemin pierreux demandant de l’attention, la verticalité du lieu s’impose. Rapidement une main courante est nécessaire pour négocier un passage d’une dizaine de mètres vertical. J’avais oublié que les Calanques ne se déclinaient pas toujours en chemins mais en aussi en terrain un peu plus aventure. Cela n’est pas pour me déplaire.

Le site est austère, et pas une seule personne, oui en France on peut se sentir très loin. Sur une vire aérienne je fais une erreur et me trouve acculé à des pas d’escalade à la limite du raisonnable. Ne pas insister et faire demi-tour, en effet les fameuses traces de peinture vertes donnent la direction d’un petit aplomb qui nécessite un pas d’escalade facile. A plusieurs reprises je dépasse des lieux qui fourniraient des bivouacs dignes des dieux. Mais voilà il reste quelques heures de jour et cette obsession de continuer sans relâche, est toujours la plus forte, que c’est dommage !

Ce chemin qui s’insinue entre des barres rocheuses est vraiment extraordinaire. La jouissance naît aussi du fait que se sachant engagé dans un trajet de longue durée, l’étonnement est bien réel de se voir acculé à des passages de cette difficulté antinomiques de grandes distances à franchir. Les vagues frappent la base des falaises en projetant des gerbes d’écume. Je me sens en harmonie avec les éléments. Cependant, au fond de moi, une petite voix m’avertit que tout n’est pas pour le mieux. En effet, le sac se fait lourd et une forme de fatigue générale, que je décèle au manque de souplesse dans les passages aériens, commence à se manifester. Le chemin est minuscule, il se faufile au milieu de la falaise qui semble ne laisser aucune issue, la jouissance est bien réelle. Dans un passage très raide et aérien, alors que je pousse sur la jambe droite, une douleur fulgurante me saisit le mollet. Je m’agrippe du mieux possible à l’aide de mes deux mains. Je suis cloué sur place par la douleur. Je déporte le plus vite possible le poids de mon corps sur la jambe gauche. Immobile au milieu de ce monde de pierre je me demande ce que je vais faire si la douleur ne cesse pas. Mais rapidement elle s’estompe. Je comprends que je viens de dépasser les limites. Doucement, je me remets en marche en faisant attention à mon mollet droit vulnérabilisé. Mon premier souci, c’est de sortir de cette zone trop raide pour me permettre de m’arrêter pour la nuit. Dans le fond, que tout ne se passe pas « comme sur des roulettes » ça change et ça donne un peu de piment!

Le coin est vraiment sauvage, une grande falaise sur plusieurs kilomètres dans laquelle je louvoie de vire en vire. Je repars donc doucement en faisant bien attention de délester au maximum ma jambe droite. Un peu plus tard une deuxième alerte, et à nouveau ce mal fulgurant dans le mollet droit. Je décide de m’arrêter pour une petite halte et faire le point.

- A nouveau je suis en marche à un pas lent, bien conscient de préserver ma jambe droite. Cela me paraît tenir. Bientôt, au-dessus de moi, la falaise se couche et le chemin prend un aspect plus habituel et cela jusqu’à la crête qui domine la calanque suivante. J’atteins la crête et rapidement j’aborde la descente en direction de la route qui conduit à Sormiou. Le vent est particulièrement violent. Je croise un homme, jumelles rivées sur les yeux. Je suis intrigué. Il me dit qu’il est en train d’observer un aigle de Bonelli en vol stationnaire dans le mistral qui produit un effet d’onde sur le relief. Gentiment il me propose à mon tour d’observer ce bel oiseau. Spectacle superbe, merci Monsieur pour ce petit moment de bonheur que vous m’avez procuré.

La vue se découvre sur un vaste paysage, la Grande Candelle, sentinelle éclatante de blancheur, pointe vers le ciel, un peu plus loin, le Devenson caractéristique du fait de sa grande conque au rocher rouge, que j’avais gravie il y a une trentaine d’années et qui m’a laissé des souvenirs forts, plonge dans les flots, et puis tout là-bas, le cap Canaille, affichant sa silhouette massive, semble matérialiser le bout de la terre dans la mer.

Un peu avant l’intersection avec la route de Sormiou, sur le chemin se trouve un panneau rappelant les caractéristiques de la grotte Cosquer. Elle fut découverte en 1991 par le plongeur Henri Cosquer par 37 mètres de profondeur au pied de la falaise du cap de Morgiou. Une datation au carbone 14 a permis de faire remonter l’occupation du lieu entre 18500 et 27000 ans « avant le présent ». L’entrée en fut immergée il y a 10000 ans lors d’une période de réchauffement de la planète. La visite n’en est pas possible, mais le plus vieux musée immergé du monde peut se découvrir grâce à un film en trois dimensions qui permet d’en avoir une représentation imagée. Cette lecture me fait instantanément oublier mes petits maux et me plonge dans un monde fantastique d’il y a presque 300 siècles. J’ai du mal à réaliser ce que représentent 300 siècles !

A mes pieds la calanque de Sormiou dévoile sa plage et son ensemble de petites maisons blotties au fond d’une crique profonde, à l’entrée de laquelle veille, tel un garde gigantesque, le bec de Sormiou. Je ne vais pas descendre, mais je décide de continuer jusqu’à Morgiou en espérant y arriver avant la nuit et surtout y trouver un gîte. En effet le mistral souffle de plus en plus fort et une longue nuit dehors ne m’attire pas vraiment, et surtout le bivouac est strictement interdit et je n’aime pas en général enfreindre les règlements. La contravention est de 135 euros !

Le chemin m’apparaît long, la fatigue s’accentue. Une côte semble ne jamais finir alors que je sais d’expérience que les distances dans les Calanques ne sont jamais très longues. Après avoir croisé deux personnes bien emmitouflées, j’arrive enfin sur la crête séparant les deux calanques. Le Crêt Saint Michel baigné de la lumière du soleil couchant, magnifique falaise d’escalade, fait son apparition, donc Morgiou n’est plus tout proche. Le vent fort commence à m’inquiéter. Et si je ne trouvais rien pour dormir dans cette calanque? Malheureusement cette éventualité me semble probable ! Je me souviens qu’il s’y trouve un bistrot. Il faut toujours positiver, vais-je trouver un arrangement avec le patron.

Un petit chemin sur la droite, débutant par un immense détour presque à flanc, donne accès au fond de cet étroit vallon si pittoresque. Les toits des cabanons groupés dans un écrin restreint de verdure se discernent dans la pénombre, comme écrasés par les vastes pans de falaises calcaires blanches qui en vagues successives s’élèvent jusqu’à la Grande Candelle, qui encore pour quelques minutes, comme un sémaphore brille au-dessus d’un monde de pénombre. Dans le prolongement des habitations, le port, abrité au fond de son étroit bras de mer resserré par cette roche éclatante omniprésente, se prépare à hiberner en attendant la longue nuit qui emplira les lieux dans peu de temps.

La route étroite et sinueuse qui donne accès à la calanque est vite rejointe, et devant moi l’enfilade des cabanons se dessine. Br ! L’éclairage décroît et ce vent froid que l’on entend gémir dans les murailles me dominant, crée une atmosphère sévère. Une ombre furtive passe d’un cabanon à un autre, je n’ai pas le temps de l’intercepter. Un chien dans cette ruelle étroite, le maître ne doit pas être loin. En effet une femme sort d’une habitation. Je me renseigne sur les possibilités d’hébergement. Elle est catégorique, il n’y en a pas. De plus elle m’indique que le bistrot est exceptionnellement fermé. Heureusement que je me suis chargé de deux litres d’eau à Callongue, ce qui me sera bien utile car maintenant, je ne dois pas m’attendre à en trouver avant Cassis, c'est-à-dire au mieux demain midi.

Mais ces cogitations ne règlent pas mon besoin urgent de trouver un point de chute pour la nuit. Je sais que le bivouac est interdit, le procès verbal est de 135 euros, je l’ai lu à plusieurs reprises. De plus j’essaie toujours de me conformer aux règlements en vigueur. Mais aujourd’hui que faire ? La dame me parle bien de nombreux cabanons vides à cette époque. Je ne me vois absolument pas rentrer par effraction dans l’un d’eux. Alors elle se souvient qu’au-dessus du port se trouve un abri sous roche qui offre un espace plat permettant la station couchée. Elle y montait me dit-elle, il y a bien longtemps, lorsqu’elle était jeune. Fort de ce renseignement je reprends ma route. Je constate que le bar est effectivement fermé, puis je débouche sur le port. Le chemin escalade en pente raide le versant gauche. Je distingue une petite falaise quelques dizaines de mètres en retrait. Je m’y dirige, et miracle à son pied un superbe espace plat me permet d’ériger ma minuscule tente couleur vert militaire en toute discrétion. Etant donné l’époque et les conditions climatiques je ne crains pas trop d’être débusqué par un agent ou un garde forestier.

L’installation est rapide, cependant je prends soin de procéder dans l’ordre. Une couverture de survie posée au sol, sur laquelle je déploie ma tente double paroi. Je gonfle mon mini matelas, j’étale mon sac de couchage dans lequel je glisse mon léger drap intérieur, à la dénomination courante que je déteste, sac à viande. Il a une double vocation, d’une part éviter de salir le tissu du sac de couchage lorsque je m’y introduis tout habillé, et d’autre part augmenter le confort et la chaleur lors d’une longue station comme aujourd’hui de quatorze heures.

L’endroit bien que tout proche des bateaux, que j’entends se balancer dans le clapotis, permet la plus grande discrétion. Quelques grands pins contribuent à escamoter la silhouette de mon abri dans la nuit qui prend possession des lieux.

Une fois allongé je réalise que je suis très fatigué. Je n’ai ni soif ni faim, mauvais signe. Je prends pleinement conscience que je suis parti sans préparation et que cette étape très longue pour commencer risque de m’être fatale. Je sens mon mollet droit qui se remet doucement des deux crampes très douloureuses ressenties dans les escarpements de la falaise des Walkyries.

Bien installé dans ma tente j’entends le vent qui s’affole tout autour en bourrasques hargneuses et colériques. En prévision de ces conditions, je me suis appliqué à bien planter les piquets et j’ai pris la précaution de renforcer leur prise au sol en les recouvrant de grosses pierres. Je me sens bien. La nuit est complètement tombée. Une clarté monte lentement et finit par s’imposer. La lune en maîtresse des ténèbres, qu’elle assaille et conquiert, s’impose et rend à la roche tout son éclat. Malgré la fatigue, je ne peux résister à la contemplation de ce spectacle. Le bruit du vent dans les parois et les arbres, le cliquetis des bateaux à l’amarre, le clapot léger des vagues mourantes qui réussissent à venir au fond de cette baie profonde, me bercent dans cette clarté nocturne. En face, par delà le court bras d’eau, je peux distinguer très nettement le dièdre du renard, belle escalade d’un peu moins d’une centaine de mètres, qui suit un itinéraire semblable à un livre ouvert, que l’on parcourt en apposant les pieds de part et d’autre sur chacune des pages. Malgré l’envoûtement du spectacle en ce lieu de confluence de la mer et de la montagne, je suis obligé malgré la féerie, de me réfugier au chaud dans ma guitoune. En effet, les températures négatives et le mistral s’allient pour rompre le sortilège. Les morsures du froid me forcent à battre et retraite, un peu comme si en ce lieu où le bivouac est interdit, les curieux de la nuit en infraction, intrus qui se sont imposés sans invitation, étaient irrémédiablement refoulés et non autorisés à voler un spectacle de toute beauté.

Quatorze heures allongé dans une tente à attendre le jour avec des températures en dessous de zéro et un vent fou, on pourrait imaginer que c’est long et que c’est un vrai calvaire. Eh bien non ! Un matériel adapté permet de véritablement jouir de cette situation, se sentir en harmonie avec la nature en réalisant que même en hiver dormir dehors procure des sensations agréables. Le temps va s’écouler entre brefs sommes perturbés par les rafales qui font claquer la toile du double-toit, quelques moments de lecture et de temps en temps par une prise de nourriture et une gorgée d’eau. Mais je me sens tout à fait à ma place et ma grande fatigue me fait d’autant plus apprécier cette longue station couchée.

J’ai la ferme intention de ne démarrer que lorsque le jour sera pleinement levé car le chemin contournant Sugiton est assez escarpé et de nuit voire seulement dans la pénombre cela ne doit pas être très agréable. L’aube pointe, j’en distingue la lumière à travers ma mince protection. Puis d’un coup une lumière plus vive m’inonde. Tiens de quoi s’agit-il ? En face de moi le versant orienté à l’est reçoit le soleil et me le renvoie avec prodigalité. Spectacle magnifique, cette pente de cailloux qui s’éclaire subitement. Je plie rapidement mes affaires, bien ordonnées dans des sacs de congélation de différentes tailles, que je maintiens au plus serré avec des élastiques. Je me force à manger, je devrais dire ingurgiter une rondelle de saucisson, un morceau de pain et un bounty, le tout accompagné d’une petite rasade d’eau. Lorsque je bivouaque seul, je ne me fais jamais rien chauffer le matin. Et de plus dans les Calanques, même en hiver, avec ce mistral ce serait folie criminelle. De mon repère en hauteur, la vue plonge directement sur le port et ses bateaux de pêcheurs et de plaisance bien rangés le long des jetées à angle droit.

La marche reprend, la forme est revenue, le long repos m’a fait le plus grand bien. Un bruit de moteur monte de la calanque. Un pêcheur revient de relever ses filets. Sans doute ramène-t-il de beaux poissons de roche multicolores ? Le chemin prend par endroits des airs d’escalade, les pieds sont en adhérence et il faut s’aider des mains pour se hisser. Le rocher est très poli par les nombreux passages. Au-dessus de moi l’aiguille de Sugiton dresse ses belles faces, qui sont parcourues d’innombrables voies d’escalade. Je me souviens y être venu souvent, il y a bien longtemps.

J’arrive à la calanque de Sugiton qui est dominée par l’impressionnante paroi des toits, aux teintes marron. Un petit raidillon me conduit juste à son pied. Je vais la longer sur toute sa longueur. Il ne fait pas chaud, de petites stalactites de glace pendent sous les surplombs. Le chemin est vraiment au pied car on passe carrément sous la paroi à l’endroit même où les grimpeurs commencent leur escalade. Je discerne les pitons qui partent à l’assaut de ce monde en dévers. Aujourd’hui le site est désert. D’ailleurs jusqu’à Cassis je ne verrai pas âme qui vive. Le cheminement pénètre dans un goulet raide aux cailloux instables, pourtant je suis sur un chemin de grande randonnée. Mais l’effort de la veille doit encore se faire sentir. Puis j’emprunte le sentier de traverse, GR 98 qui conduit au col de la Candelle. Le dénivelé depuis la mer atteint les quatre cents mètres. La vue s’élargit et s’embellit. L’île de Riou, tel un destroyer résiste dans une mer sous l’emprise du mistral. Le cap Morgiou s’étire loin dans cette mer bleue foncée moutonnée de vaguelettes rapides qui fuient vers le large. Une pensée à la grotte Cosquer qui se cache là-bas à son pied par moins trente sept mètres. Cela prouve qu’il y a vingt mille ans le niveau de la mer était beaucoup plus bas. Cela veut-il dire que les théories actuelles sur le réchauffement sont à relativiser? Effectivement un certain nombre de polémiques fleurissent à ce sujet ces derniers temps. Qu’en est-il ? De nombreux ouvrages, tel celui de Claude Allègre ou encore celui de Emmanuel Grenier, scientifique reconnu « Les dérangements du temps 500 ans de chaud et de froid en Europe » permettent de se forger sa propre opinion.

Par une multitude de courbes je monte vers le col de la Candelle. Son arête ouest, dénommée arête de Marseille grandit et me barre l’horizon. Cette escalade mythique de difficulté moyenne a été immortalisée par Gaston Rebuffat, qui en a fait des photos à grande diffusion d’un esthétisme parfait. De vieux souvenirs me reviennent à l’esprit. Combien de générations d’alpinistes cette falaise magnifique a-t-elle inspirés ? Et qui plus tard sont partis à l’assaut des géants des Alpes et des autres massifs montagneux du globe. Ma solitude par cette journée froide et venteuse est peuplée d’une foule hétéroclite se riant du temps, d’une part ces hommes préhistoriques qui vivaient en ce lieu il a quelques trois cents siècles et d’autre part les cohortes de grimpeurs qui se sont succédés sur cette arête depuis plus de quatre vingt ans, car le premier parcours remonte à 1927. Durée dérisoire comparée aux 300 siècles qui nous séparent des artistes qui ont orné la grotte se cachant au creux de la falaise de Morgiou. D’ailleurs à ce sujet, les deux découvertes récentes majeures que sont la grotte Cosquer et la grotte Chauvet dans l’Ardèche ont révolutionné les théories sur l’art préhistorique. En effet il y a quelques temps alors que je visitais le double de la grotte de Lascaux, je demandais au paléontologue qui nous accompagnait, si ces deux découvertes avaient modifié nos connaissances en la matière. Sa réponse fut étonnante et d’un grand intérêt. En effet, il m’expliqua que toutes nos connaissances avaient été bouleversées, car avant ces découvertes, à travers les sites connus on pouvait constater une évolution technique au cours du temps dans les dessins pariétaux, les perspectives s’affinaient les dimensions se précisaient en cohérence avec la datation au carbone 14 des sites. Puis ces deux grottes ornées d’un intérêt majeur ont été découvertes. Les dessins observés sont beaucoup plus vieux que tous ceux connus. La surprise de taille réside dans le fait que ces deux nouvelles grottes dévoilent des représentations à la facture technique très évoluée, patatrac, nos belles théories envolées ! Voilà ce que m’a répondu ce spécialiste de l’art préhistorique.

L’arrivée au col me rappelle à la réalité du moment présent. Un vent violent me cueille littéralement et me fait vaciller. Le panorama s’étend de Marseille au cap Canaille entre Cassis et La Ciotat. Mais je ne m’éternise pas pour échapper aux rafales d’air violentes et anarchiques.

Je poursuis par le chemin qui me paraît le plus rapide. Il va me conduire au cap Gros. Un peu à contre cœur je décide de prendre cette direction certes plus courte mais qui va m’éloigner du bord de mer et de ses immenses falaises. En effet, je n’ose pas m’aventurer dans la direction du Devenson, le vent véritablement rageur commence à m’inquiéter. Momentanément dans un petit talweg je suis protégé et en cet endroit il fait bon. A mes pieds une vue magnifique révèle le Val Vierge sous un angle stupéfiant, quatre cents mètres de gorges qui dévalent jusqu’à la mer. Un dernier petit raidillon et je débouche au cap Gros. Un ultime coup d’œil aux falaises que je vais quitter pour cheminer sur un plateau qui présente moins de caractère.

Ma carte indique un refuge, manifestement il n’y est plus. Dommage car je me serais bien arrêté. Le vent devient, non pas inquiétant mais franchement dangereux. Sur cette crêt du Mont Puget jusqu’à quelque distance du col de la Gardiole, j’ai vraiment eu la sensation de lutter pour ma survie, me sentant en grand danger. Cette accélération du vent est sans doute due au relief entre Marseille et Cassis qui à cet endroit crée une étroiture propice à un effet venturi, qui se concrétise par un courant d’air d’une violence inouïe et sans répit. La peur je l’ai déjà expérimentée dans de nombreuses circonstances, les accidents de la route, la grande chute en escalade, le bivouac dans une paroi en altitude, noyée sous une épaisse couche de neige, les bombardements de pierres en paroi ou au canon à Sarajevo, les avalanches et par mauvais temps sans visibilité la sensation est terrifiante de se trouver sur une neige qui se met en mouvement sans être capable d’appréhender l’ampleur du phénomène. Mais, aujourd’hui la peur va prendre un aspect différent, il s’agit de la peur de s’envoler comme une feuille et cela durant un long, très long moment. Je suis passé pratiquement sans transition d’une zone relativement calme à la bourrasque la plus terrible que j’ai connue. Pourtant le vent, je croyais en avoir une certaine expérience. Il y a quelques années au cours d’une tempête hivernale, durant quatre jours j’avais parcouru une partie du chemin cathare. Mon corps s’était habitué et je me sentais totalement adapté à cet environnement hostile. A plusieurs reprises j’avais été bousculé et jeté au sol, mais je maîtrisais et cette confrontation virile avec les éléments m’avait beaucoup plu. Seulement en montant au château de Quiribus, j’avais été très impressionné et j’avais rampé dans les escaliers verglacés et m’étais réfugié dans une grande pièce voûtée, de laquelle il me semblait que le château vibrait en harmonie avec les coups de boutoir de la tempête. Mais là encore en me plaquant aux murailles et en rampant sur des sols uniformes, cela était plus un « jeu d’adrénaline » qu’une peur déclenchée par un risque que l’on évalue comme mortel.

Aujourd’hui sur cette crête pourtant large et absolument pas aérienne il en va tout autrement. J’ai l’impression de ne plus rien maîtriser, et d’être le jouet passif de ces bourrasques continues qui cherchent à m’arracher du sol. Pas de point de repos auquel me raccrocher, au milieu de ce large chemin de pierraille je me fais penser à ces gros buissons épineux que l’on voit rouler au cours des tempêtes dans les films de cow-boys. J’en ai déjà vu en réalité non aux USA mais dans le désert saoudien. Ils apparaissent dans le nuage de sable et quelques instants plus tard ils ont disparu absorbés par la grisaille. Aujourd’hui pas de grisaille, un ciel lumineux et cette tempête farouche contre laquelle j’essaie de lutter. De plus il fait froid, quelques petites plaques de glace rappellent que la température est négative. Je suis peu couvert, et il n’est plus possible de m’arrêter et de sortir un quelconque habit. Cela ne me vient même pas à l’idée tellement cela me paraît voué à l’échec. Je n’ai pas de gants et mes doigts sont gourds. Arc-bouté, je dérape sur les cailloux, avec mes bâtons j’essaie de freiner puis de bloquer le mouvement que m’impose le vent. Les pierres sont comme des roulements à bille sur lesquels mes chaussures se mettent en mouvement. Surtout ne pas laisser la vitesse augmenter. A plusieurs reprises, je me retrouve couché pour ne pas être emporté. J’essaie de ramper, mais sur ce sol aux cailloux tranchants cela est particulièrement mal aisé et il me faudrait des heures pour sortir de cette zone, dans laquelle j’ai l’impression de jouer ma survie. Il est particulièrement déstabilisant de ne trouver aucun point auquel se raccrocher, mais ne voir qu’un immense espace duquel je pense que je n’aurais peut-être pas l’endurance suffisante pour en sortir. Effectivement le doute m’a assailli.

Juste devant moi un gros buisson, je me jette à son pied et un calme tout relatif me permet de reprendre mon souffle. Combien de temps a duré ce premier round ? Je ne sais pas. Dans ces situations le temps d’un côté paraît long, mais les efforts musculaires énormes ainsi que les cogitations du cerveau en extrême vigilance en relativisent la durée. Je peux même ouvrir mon sac, sortir mes gants et mettre une veste par-dessus mon t-shirt. Je constate que j’ai perdu un verre de lunettes sans doute arraché par la pression de l’air !

Allongé, je reprends mon souffle et récupère vite en me réchauffant dans ma veste. J’examine le chemin qu’il me reste à parcourir jusqu’au col de la Gardiole. Le terrain est tout à fait débonnaire, incroyable que je me sente en tel danger ! Quelques petites dépressions me semblent très propices à l’effet de venturi, mais pas moyen d’y couper. Fort de l’expérience que je viens de vivre je me remets en route. Effectivement les petites dépressions qui ne m’inspiraient pas sont particulièrement redoutables.

Enfin en m’approchant du col, l’effet venturi diminue et je retrouve un vent simplement violent qui ne m’empêche pas de marcher. Même au contraire, puisque maintenant il me pousse dans le dos. Je viens de vivre un moment particulièrement intense. Une barrière coupe le chemin, je la franchis. Certaines inscriptions y figurent, en particulier encore une fois le montant de l’amende en cas d’infraction au règlement et ce qui me fait sourire l’interdiction d’emprunter ce chemin si le vent est supérieur à 40k/h ! J’apprendrai en écoutant le bulletin météorologique ce soir que les rafales ont dépassé les 110k/h, et en considérant l’effet venturi produit au niveau de cette crête, on doit pouvoir rajouter un pourcentage non négligeable.

Le col est vite atteint et je me dirige à bonne allure vers Cassis. Un peu avant d’atteindre la calanque de Port-Miou, à l’abri relatif d’un petit vallon je m’arrête et mange de bon cœur. Ce moment de repos je le savoure. Rapidement j’atteins le parking de la calanque et par la route je rejoins le centre ville. Cette petite cité je l’aime beaucoup, son port et ses restaurants qui le bordent rendent le lieu particulièrement sympathique. Arrivé devant l’un d’eux qui avec témérité a laissé son enseigne sur pied et quelques tables, j’entends un grand bruit, l’enseigne s’envole et deux tables avec tous les couverts se renversent dans un fracas de vaisselle cassée. Les tables dehors aujourd’hui, il faut être optimiste, car même les plus accrocs à la cigarette devraient avoir du mal !

Je m’attarde à regarder la carte des menus et me laisse tenter par une grosse platée de pâtes aux fruits de mer. Qu’il fait bon et chaud dans cette salle de restaurant. Le patron me demande d’où je viens et où je vais. Quand je lui parle de mon départ de Saint-Charles hier matin il est admiratif. Mais lorsque je lui dis que ma conviction pour la suite en a pris un petit coup, il sourit.

Après ce moment bien agréable, il ne me reste plus qu’à me remettre en route et parcourir les huit kilomètres qui me séparent de mon but de la journée le village de Roquefort-la-Bédoule, où mes beaux-parents m’attendent. Cette dernière partie le long de la route ne présente pas un réel intérêt, le chemin de grande randonnée passe un peu au-dessus, mais je suis pressé de rejoindre mon point de chute de la journée. Vers les seize heures je touche au but. Avec l’arrêt et le refroidissement des muscles les douleurs apparaissent. J’ai du mal à me plier et une douleur persistante me zèbre la fesse droite. Je me dis que demain matin il sera temps de faire le point.

Le lendemain matin j’ai du mal à sortir de mon lit, une douleur aiguë me cloue sur ma couche. Je prends conscience que j’ai voulu forcer sur la bête sans l’entraînement nécessaire et je le paie. Cela m’était rarement arrivé, à tel point que je n’en ai pas le souvenir. Mais il me faut tirer les leçons de ce type d’erreur et me préparer mieux ou alors commencer par des étapes courtes le temps que le corps se mette au diapason. Donc je vais reprendre le train pour Lyon en constatant l’échec de mon projet. Un coup de téléphone à l’hostellerie de la Sainte-Baume, pour leur dire que ce soir je n’y viendrai pas. Et voilà la belle randonnée hivernale que je prévoyais durant onze jours se termine après deux seulement. Mais le renoncement, bien qu’il me contrarie, ne m’enlève pas la passion des grands périples à pied. L’envie de repartir n’en est que plus forte, et l’expérience vécue ces deux jours a été très enrichissante et surtout doit me rappeler à l’humilité.
Agence ou guide pour un séjour d'escalade dans le Hoggar? (Algérie) English translation pending
by Phyl · 2009-01-06 · 14 replies
bonjour, je projette un séjour d'escalade dans le hoggar et je suis à la recherche d'une agence ou d'un guide local susceptibles de prendre en charge la logistique (4x4, bivouacs, nourriture) à un prix raisonnable (les prix que j'ai obtenus pour l'instant sont carrément prohibitifs) si vous avez des contacts à me conseiller, n'hésitez pas, merci d'avance
Agence ou guide pour les dunes de Chegaga et les gorges du Dades? (Maroc) English translation pending
by Artemis4 · 2008-09-18 · 15 replies
qui peut m'indiquer une agence ou un guide pas cher pour une virée de 5 jours 4 nuit dans le desert et les gorges du dades merci à tous de votre reponse
Bivouac seul en Mauritanie: risques? English translation pending
by Markoy · 2008-08-12 · 19 replies
Salut, pour un voyage de 5 mois environs a pied, je dois traverser la Mauritanie Nouâdhibou / ayou el asrtous! Bivouaqué seul sac au dos, comporte des risques particulier dans ce pays? Merci d'avance de vos infos !
Bitume ou gravier en Norvège (Lofoten)? English translation pending
by Jacqche · 2011-04-07 · 9 replies
Bonjour, Malgré de nombreuses lectures concernant les routes de Novège, je ne réussis pas à me faire une idée précise du réseau routier secondaire en particulier dans les Lofoten où je pars début juin. Si quelqu'un a circulé dans cette région récemment merci de me rassurer : en dehors de la E10 les autres petites routes sont-elles bitumées et peut-on y cycler avec des vélos de randonnées avec petits pneus (23 ou 25) ? Les cartes ne précisent pas nécessairement les tunnels ; sont-ils éclairés ou faut-il prévoir un éclairage sur le vélo? Au plaisir de vous lire.
Marquises (Nuku Hiva, Hiva Oa et Fatu Iva): randonnée/bivouac, cartes, témoignages et bateau-stop? English translation pending
by Afarotunoa · 2011-01-03 · 3 replies
Bonsoir,

Je suis en pleine préparation de mon séjour en Polynésie, pour mai et juin (2011) je compte passer, entre autre, un mois dans l'Archipel des Marquises, Nuku Hiva, Hiva Oa et Fatu Iva (une semaine sur chaque île); à la découverte des gens, des paysages et du patrimoine. J'ai déjà pas mal repéré comment j'allais me déplacer et où loger; je prévois de me "balader" dans les îles à pied, faire pas mal de randonnées, en partie avec des guides, mais aussi en solitaire, quelques jours en autonomie/bivouac. J'ai encore quelques questions qui me trottent dans la tête à ce sujet :

- J'ai beaucoup de peine à trouver des cartes pour les marquises, l'IGN en propose pour les DOM-TOM mais pas pour la Polynésie (je vais quand même leur écrire pour en être certain), si quelqu'un à une idée ou je pourrais trouver ça ? - Est-ce qu'il y aurais des randonneurs/marcheurs/autres qui pourrais me faire par de leur expériences aux marquises ? (itinéraires, bivouacs, approvisionnement, ...) - Question un petit peu plus précise : à tout hasard est-ce quelqu'un aurais déjà rejoins (en rando) la baie d'Ouia depuis Hanavave ? - Pour le retour vers vers les tuamotus j'aimerais tenter l'aventure d'embarquer sur un voilier, comme aide/main d'œuvre, plutôt que de prendre l'avion; sachant que je n'ai quasiment aucune expérience maritime sérieuse, est-ce que c'est une solution envisageable ou est-ce que je rêve complétement ? 🙂

Merci d'avance pour vos réponses (et bonne année !) François
Bivouac en Alaska: attitudes à adopter en cas de rencontre avec des grizzlys? English translation pending
by Pierre · 2008-10-14 · 30 replies
Bonjour, préparant une traversée sud-nord de l'Alaska en vélo, je me renseigne aux attitudes à adopter en cas de rencontre avec des grizzlys. J'ai trouvé pas mal d'infos, certains ont-ils des témoignages quant à ces rencontres imprévues, particulièrement en cas de bivouac. Merci 🙂
Alcool ou charcuterie en consommable dans un camping-car pour la Mauritanie English translation pending
by Lagardevicto · 2019-11-20 · 79 replies
Parmi les c.c. ayant parcouru la Mauritanie, certains d'entre vous possédaient ils à usage personnel des denrées comme vin, alcools, charcuterie genre saisissons, et auriez vous eu des problèmes?
Plutôt rustines ou chambre à air en sacoche vélo? English translation pending
by Pluton2070 · 2018-05-14 · 8 replies
Bonsoir, En y regardant de près, c'est quand même emcombrant une chambre à air, même parfaitement enroulée :) Du coup, histoire de gagner un peu de place dans mes petites sacoches, j'hésite ! rustines ou chambre à air ! ( ou les deux, mais dans ce cas là ce topic est inutile non ? ) L'avantage de la chambre à air, pas de trou à réparer, moins de stress. La rustine, faut trouver le trou (pas toujours évident), surtout si il y a du bruit à proximité, ensuite il y a une chance sur 5 ( statistique personnelle lol ) pour que la réparation foire, plus de stress car une fois remonté les premiers kms se font la boule au ventre. Alors ? rustines ou chambre à air ? Gilles
Pays ou lieux à vélo en hiver en Europe English translation pending
by Yurok999 · 2013-09-15 · 11 replies
Salut, pour ceux qui voyagent ou randonnent sur plusieurs jours à vélo (y compris avec bivouacs), je cherche des infos pour savoir si certains coins restent assez faisable et pas trop froids pour rouler en hiver, donc plutot au sud... ; je pensais à la corse, voire sardaigne, à la grece surtout les îles du sud; Sinon la cote sud de l'espagne ou de l'italie ?
Cherche vélo à Chiang Mai ou Bangkok suite à un vol English translation pending
by Cromag · 2013-01-27 · 6 replies
Bonjour a tous et a toutes. je me suis fait volé mon vélo de touring cyclo randonnée a chiang mai en thailande il y a deux jours. Pour ceux ou celles qui y sont pu y seront, doubler de vigilance. Il semblerait que se soit un "gang organisé " C'est le troisième en 3 semaines. Du coup je cherche a en racheter un autre, une seconde main si possible. Je ne veux pas mettre trop cher. Mais un vélo de touring quand même ici a chiang mai ou a Bangkok. Si vous avez quelconque info, n'hesitez pas. Faites circuler le message. J'avoue qu'apres 19000 km et 10 mois de route sur les routes du monde, j'ai pas grand moral. Je m'y etait attache. Alors, Il me faut un vélo au plus vite pour poursuivre mon périple. merci d'avance n'hésiter a me contacter si vous avez des tuyaux. Ciao Nicolas
Camper autour des lagunes de Moranda ou au pied de l'Imbabura en Équateur? English translation pending
by Cocuy · 2012-07-29 · 5 replies
Bonjour,

Je m'apprête à aller en Equateur pour la 4e fois.

Cette fois-ci j'aimerais bien bivouaquer mais j'aimerais avoir quelques avis autorisés.

En particulier, est-il possible de bivouaquer sans danger autours des lagunes de Moranda et au pied de l'Imbabura?

Pour le Trek du Condor, dans le Paramo, vu l'isolement du lieu, j'imagine que les camps sont sans danger.

Merci de me faire part de vos expériences.
Location de 4x4 seul ou avec tente de toit en Namibie English translation pending
by Spark · 2019-08-13 · 9 replies
Bonjour nous partons en Namibie du 14/04 au 03/05. Nous sommes 3, mon mari, notre fille de 6 ans et moi. Nous avons l’habitude des voyages sacs à dos et des bivouacs en montagne ou ailleurs. Nous hésitons entre - louer un 4*4 et amener notre propre matériel tente, matelas, duvet - louer un 4*4 tout équipé

Pour la première solution je vois l’avantage pour partir en game drive à l’aube sans avoir à replier. Pour la deuxième on doit être un peu à l’abri des animaux.

Qu’en pensez-vous ? Merci
Trek au Kirghizistan ou en Ouzbékistan? English translation pending
by Toni35 · 2008-06-01 · 14 replies
Bonjour, Je souhaite partir fin aout début septembre pour un trek au Kirghizistan ou en Ouzbekistan, avec un voyagiste(style Terdav, Nomade Aventure.....). Lequel des 2 pays me conseillez-vous? Avec quel voyagiste(bon rapport qualité-prix)? J'ai une petite préférence pour l'Ouzbekistan, mais le pays est-il aussi sympa que le Kirghizistan pour un trek? si oui, dans quelle région? En fait, j'aimerais trouvé un voyage combinant Trek et visite de Samarcande, Boukhara, .....

Merci de me faire part de vos expériences et de vos conceils! Toni
Canal du Midi à vélo, en camping ou chambre d'hôtes? English translation pending
by Cip1959 · 2007-09-12 · 9 replies
Une fois mon vélo recupéré du velociste je part dans le sud, Toulouse..Canal du Midi...Agde... Cela vers le 18/20 septembre....vu l'arrière saison au portes, me conseillez vous plutôt de camper ou préférér des petit auberges, chambres d'hôtes ..etc..?.quel temps faut t il s'attendre (estimation bien sur..) dans cette zone?....je spécifie que je voudrais faire le canal en 4 jours max......merci pour vos opinions.
Trek dans le Hoggar ou dans le Tassili du Hoggar? (Algérie) English translation pending
by Leaneri · 2008-10-14 · 14 replies
Bonjour,

Je souhaite partir 15j avec terres d'av en algérie pour faire un treck J'hésite entre un treck de 16j dans le hoggar (code alg032) "Hoggar : les montagnes parmi les plus insolites de la planète, cernées d´immenses plateaux cristallins recouverts de lave noire et bordés de falaises abruptes. Etranges massifs tabulaires que sont ces aiguilles, pics et clochetons se dressant parfois sur des centaines de mètres… Des paysages surprenants, baignés de lumière et de silence avec parfois de véritables oasis de verdures nichées comme au cœur de la lune. Cette randonnée vous fera découvrir les reliefs les plus spectaculaires de l´Atakor, massif le plus élevé du Hoggar (altitude moyenne de 2000 à 2500 m), mais aussi les oueds encore peuplés de nomades pour certains, des gorges profondes, des cols perchés, des canyons mystérieux, des hauts plateaux et des pics aussi renommés que le Tahat, l´Assekrem (2500 m) avec le célèbre ermitage du Père de Foucauld"

et 16j dans le tassili du hoggar (code ALG003) "Partant des tassilis nord, en douze jours de marche avec un seul 4x4 d´assistance, nous découvrons toutes les facettes de l´érosion tassilienne et ce, dans un isolement extraordinaire. Une approche purement pédestre et le sentiment d´être vraiment seul au monde."

On m'a dit que le hoggar était très montagneux pas de sable. Cela en fait un endroit austère et absolument magnifique. Et que le tassili etait plus diversifié au niveau des paysages et que c'etait un mixte sable/roche.

Je n'arrive pas à faire de choix.

Pourriez vous me faire partager vos experiences en relevant les + et - de ce que vous avez vu. Idealement si l'un d'entre vous a fait les 2 et peut me faire partager son point de vue ca serait super!

Merci
Kids in Bolivia ou "le Sud Lipez en avril ça caille quand même..." English translation pending
by AirOne · 2017-05-08 · 158 replies
KIDS IN BOLIVIA.

Pour l'instant, c'est juste un teazer, j'ai encore pas mal de tri à faire dans les photos, mais j'ai monté un clip de 6 mn pour passer le temps. vimeo.com/216367570

Pour résumer l'affaire, nous sommes partis 2 semaines en Avril ( du 7 au 23 exactement), nous étions en famille à 7 nous, nos trois filles et 2 de leurs copains ( qui avaient payé leur billet d'avion, faut pas déconner non plus !😠 😏 ) Nous avions deux 4x4 réservés chez Boliviamotors ( petita rentacar) à Cochabamba, chaque véhicule nous a coûté 2100$ + les km au dessus de 2500 nous ont coûté 275$ de plus par véhicule, soit 2375$ / voiture, soit très cher... Les billets d'avion : 700 € avec Boliviana de aviacion, une compagnie, comment vous dire ? Un peu rustique...Pas d'écran, repas très correct, petit déjeûner à gerber, sauf pour ceux qui aiment quand c'est bien bien sucré, même le café est pré-sucré...😠 La nourriture, pas cher du tout, des petites gargottes tout du long de la route où vous mangez très bien pour 2 ou 3€. Les courses se font dans des épiceries, pas de super marché sauf à Cochabamba et Tarija mais on ne les a pas fréquentés. La gastronomie n'est pas très variée ni élaborée comme elle peut l'être au Pérou, mais on trouve de bons restaus ( dont l'exceptionnel Cayenas à Cochabamba) Les Boliviens, pour ma fille qui arrivait d'Argentine c'était un choc, en Argentine, tout le monde se tape dans le dos, se tutoie, s'appelle mon pote. Tu passes la frontière à Villazón et d'un seul coup tu vouvoies, tu appelles les dames "Signora", les jeunes filles "Signorita", les hommes "cabalero" (sic), les plus jeunes "juven"...Tout de suite , ça calme...On pourrait donc croire à première vue que le bolivien est froid et distant, mais il est très facile de briser la glace pour peu qu'on parle quelques mots d'espagnol, je m'y étais donc mis avant de partir et nous avions avec nous Camille et Antoine qui traînent là bas depuis 4 mois et commencent à très bien le parler. Les Boliviens se sont avérés être très accueillants, sympathiques , toujours prêts à aider et à rigoler . Les Bus, il y en a quasiment partout, c'est un système de transport idéal pour ce pays sauf dans le Sud Lipez ou dès que vous voulez sortir des pistes et routes principales. Les flics sont avenants, polis, prêts à donner un coup de main en cas de problème, ne nous ont montré strictement aucun signe de corruption. L'insécurité est surtout liée à la conduite en montagne sur des pistes bordant des ravins assez vertigineux. La faune : les lamas, les condors ( surtout les condors) les vigognes ( en pagaille !) les renards, les viscache, les flamands roses, pas mal de rapaces de tout poils, des migales grosses comme des pamplemousses, un serpent , des petits cochons d'inde, des espèces de perroquets, des guêpiers ( Mizque/Tarija), des nandous ( tout plein dans le sud Lipez). Les logements : des bivouacs, des refuges sommaires, un gîte à Tarija et des hôtels somptueux : on a un peu tout essayé. Le climat : sec, sec, sec. Nous avons vu quelques gouttes de pluie au début, une soirée et une matinée un peu nuageuses et du bleu, du bleu, du bleu...le vent a très peu soufflé sauf à la laguna Verde et quand nous sommes passés sur le salar ( tempétueux une journée). Les températures, jusque 30° en journée à Tarija et Cochabamba et...entre moins 15 et moins 20 la nuit à laguna Celeste ( totalement inhabituel en cette saison)

le trajet : J1 arrivée à Cochabamba, prise en main des véhicules et 3 h de route jusqu'à Mizque (hôtel) J2 Mizque-the middle of nowhere : bivouac à 3500 m J3 Bivouac-Rosilias au sud de Tarija J4 Trek dans la vallée des condors la bien nommée J5 Route vers Tupiza en passant par la piste Sud et en remontant sur la cordiliera de Sama J6Tupiza- balade à cheval et courses J7 Tupiza Guadalupe (Sud Lipez, nuit chez l'habitant) J8 Guadalupe- laguna Celeste ( bivouac) J9 Laguna Celeste-Laguna verde ( refuge) J10 laguna Verde-Hostal los flamencos J11 los flamencos-Salar d'Uyuni ( bivouac) J12 salar d'Uyuni ( Hostal sal de luna à Colchani) J13 Marché d'Uyuni puis route vers Oruro ( pas prévu au départ) - hotel Gran Sucre ( très nul...) J14 Route vers Cochabamba, hotel "la tua casa" ( exceptionnel)

la carte :



Suite page 2 - 2e post : Jours 1 et 2
Haute-Loire à vélo avec bivouac en 2015 English translation pending
by Gordrash · 2016-05-02 · 21 replies
Bonjour les amis !

Je reviens vers vous pour partager avec vous la semaine de bivouac à vélo en compagnie de Mathieu que nous avons fait en mai 2015.

C'est la deuxième année que l’événement à lieux et c'est avec l’impatiens d'un enfant à l'approche de Noël que nous l'attendons et pleins de joie que nous l'abordons. Pourvu que ça dur le plus longtemps possible !

Cette année, les dés nous ont menés en Haute-Loire. Quelle chance ! C'est tout près de la balade de l'année dernière et le coin est très beau !

Pour l'équipement, c'est peu ou prou la même chose que l'année dernière. Mathieu a rajouté des gare-boue à son beau vélo Bergamont et moi un klaxon "pouèt-pouèt" 😏 à mon Rockrider.

En achetant les céréales pour les petits déjeuners, comme nous les prenons en vrac, une quantité industrielle nous est arrivée dans le sachet ! Nous ne parvenions même plus à le fermer. Quelle rigolade ! Et bien vous me croirez ou pas, mais ce kilo de céréales, nous l'avons bel et bien fini durant notre périple et il nous en a presque manqué à la fin. 😄

Bon, trêve d'anecdotes et place à la présentation du parcours.



Durée : 5j

Distance : ~ 280 km

Dénivelé : ~ 5000 m (en + et en - c'est identique car le point de départ et d'arrivée sont au même endroit, soit, Yssingeaux)

A bientôt pour la première journée 😉

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