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Récit d'un tour de la mer Baltique en famille English translation pending
Bonjour,
Voici le récit de notre voyage de l'été 2004:
Pour changer des grands espaces Nord africains, nous décidons de traverser l’Europe du Nord. Notre périple autour de la Baltique nous fera parcourir 15 des 25 pays de la communauté européenne. Nous engageons notre périple par une traversée des Alpes italiennes et autrichiennes où nous effectuons notre premier bivouac au pied d’un massif enneigé. La météo ne nous est guère favorable. C’est sous la pluie que nous arrivons à la frontière tchèque. Le douanier est intrigué par notre Land, c’est un véhicule qu’il n’a pas l’habitude de rencontrer. Les formalités sont rapidement expédiées. Nous faisons une escale dans la région de Brno pour découvrir un peu ce pays. Nous commençons par la visite du château médiéval de Pernstejn. Nous ne sommes pas à la fin de nos surprises, nous restons sans voix devant le nombre d’interdictions affichées à l’entrée de la visite. Entre les habituelles restrictions du style ne pas manger, boire, photographier, nous apprenons qu’il est interdit de pénétrer dans le château avec des armes ou avec des enfants « braillards » … Les Tchèques sont extrêmement disciplinés et les explications du guide se font dans un silence religieux. Le soir nous trouvons un terrain de camping, pour finir les derniers petits travaux d’aménagement du Land. Un petit garçon de 2 ans court autour de notre véhicule avec un sourire ébahi. Une petite fille part en pleurs car elle veut visiter cette grande maison de poupées. Le campement installé, nous sentons une odeur acre, de plastique brûlé. Nous mettons plus d’une heure pour en trouver l’origine. C’est une aile de la crèche toute proche, toujours en service, qui vient de subir un incendie. Elle continue à se consumer doucement pendant que les enfants continuent d’y jouer ! Heureusement, la tempête qui fera rage toute la nuit éteindra les dernières fumerolles. Le feu proscrit, nous partons remonter notre moral dans une visite de caves bien particulières. Nous nous mêlons à une équipe de joyeux cyclistes qui nous serviront d’interprètes. Après une dégustation de vins, le caviste nous fait découvrir son trésor : les caves sont sculptées de nains et de scènes colorées de contes. Les enfants sont ravis dans ce décor féerique, mais nos interprètes deviennent confus pour nous décrire la dernière chambre : des scènes érotiques en garnissent les murs. Nous finissons notre circuit en République Tchèque par le Karst Morave. Ce sont des grottes formées par l’infiltration des eaux de la Punka. Une des grottes s’est effondrée formant un magnifique gouffre verdoyant. La visite de ces grottes est originale, elle commence à pied puis finit à bord de barques.
La frontière polonaise se franchit sans contrôle. L’état des routes se dégrade ainsi que la conduite des automobilistes : les ambulances et les dépanneuses ne chôment pas. Nous avons rendez-vous avec la famille de Fabrice à Wielizka. En cherchant leur résidence, nous croisons un Range Rover garé à côté d’un restaurant. Nous sommes intrigués par un autocollant « Land Serwis » plaqué sur la portière. Valérie descend pour le photographier, quand quatre hommes nous font signe de venir les rejoindre au restaurant. Nous lions connaissance, l’un d’eux parle un anglais très correct. Il est le patron du principal distributeur de pièces Land Rover de Pologne « Land Serwis » basé à Wielizka. Les trois autres personnes sont ces employés. Il nous fait ensuite l’honneur de visiter son entreprise avant de nous guider jusqu’à l’appartement de nos cousins. Nous restons deux jours à Wielizka dans la famille de Fabrice. Le mot hospitalité n’est pas vain en Pologne : nous avons droit à deux petits déjeuners et deux déjeuners dans la même journée. L’après-midi sera consacrée à la visite de Cracovie. Cela faisait 36 ans que Fabrice n’y était plus revenu. Des souvenirs de l’âge de quatre ans remontent à la surface tant l’ancienne capitale royale a su garder sa splendeur d’autrefois. Nous quitterons la famille après la visite de la mine de sel de Wielizka. Les trois heures de promenade nous amènent à 130 m de profondeur dans différentes salles taillées à même le sel. Nous y découvrons des scènes relatant la dureté de la vie des mineurs ou une chapelle agrémentée de statues, de bas-reliefs et de lustres en sel taillé. Il est alors temps de quitter la famille pour poursuivre notre voyage vers le grand Nord. Nous traversons Varsovie sous une pluie battante. Nous n’arrivons pas à nous habituer à la conduite nerveuse des polonais : il n’est pas rare de se faire doubler par deux véhicules de front sur une deux voies, avec une voiture venant en face ! La recherche des bivouacs ne pose pas de difficulté en Pologne, une route secondaire, puis une piste nous amènent vers des bivouacs tranquilles. Un soir, pourtant, nous entendons des aboiements de chiens accompagnés de déflagrations près des fermes avoisinantes. Curieusement, ces « tirs » proviennent toujours des mêmes directions. Drôles de chasseurs immobiles, non, simplement un système de canons à air comprimé pour effrayer les oiseaux car nous sommes en bordure de vergers. Ce sera notre dernier campement en Pologne.
Nous assistons à une scène bien curieuse à la frontière lituanienne. Le douanier, arborant un appareil tout neuf « Don de la CEE » lui permettant de contrôler les passeports, nous réclame les nôtres. Les pays Baltes étant fraîchement admis dans la communauté européenne, nous lui donnons nos quatre cartes d’identités françaises. L’agent est déstabilisé et l’appareil les rejette tout net. Il tente de rentrer les informations manuellement, mais la file de véhicules s’allonge. Ces collègues, agacés par son excès de zèle, lui font signe de nous faire circuler. Enfin, la Lituanie s’offre à nous, de chaque côté de la route, une multitude de pistes nous tend les bras : nous nous retrouvons rapidement sur les pistes boueuses au milieu de petites fermes délabrées. Nous trouvons notre bivouac entre une grande bâtisse en ruine et un petit lac poissonneux. Nous approchons du grand Nord et le soleil tarde à disparaître. Il descend à peine en dessous de l’horizon, en nous offrant un spectacle flamboyant de coucher de soleil interminable. Après avoir plié rapidement le campement, nous décidons de poursuivre notre route par le chemin des écoliers. Nous croisons de nombreux fermiers étonnés de nous rencontrer au milieu de leurs champs, sur ces pistes perdues. Ils nous saluent tout en affûtant leur faux pour la moisson. L’agriculture n’est pas mécanisée, nous croiserons une charrette tirée par un cheval et saluerons un agriculteur labourant son champ avec sa charrue tractée par un percheron. C’est aussi le territoire des cigognes qui trônent sur les cheminées et les poteaux électriques.
Nous retrouvons le même paysage champêtre en Lettonie. Nous y sommes accueillis par une douanière souriante en talon aiguille et tailleur vert. Le pays est si petit que nous le traversons dans la journée. L’entrée en Estonie est des plus glaciale. Ici, douaniers et douanières ont revêtu des costumes dignes des armées sibériennes. Les bonnets en peaux retournées et par-dessus chauds sont de mise, pourtant le thermomètre affiche 25°C. L’Estonie est le plus riche des trois pays Baltes, les routes et les maisons sont en bien meilleur état qu’en Lituanie ou Lettonie. Nous empruntons des petites pistes pour longer la mer Baltique : c’est l’occasion de se régaler de myrtilles et fraises des bois. A l’écart d’une piste boueuse, nous élisons domicile pour la nuit au milieu des fleurs. La journée du lendemain sera longue : il faut prendre le ferry à Tallinn, la capitale, pour rejoindre Helsinki en Finlande.. Par contre, la légende Land Rover est bien ancrée en Estonie, pour preuve cette affiche publicitaire représentant un Land équipé raid avec un hamburger à la place de la roue de secours sur le capot. Nous arrivons enfin au port de Tallinn. C’est le 15 juillet, de nombreux touristes prennent le ferry ce jour. Nous laissons le Land pour chercher un billet. Nous nous mêlons au finlandais et suédois chargés de vodkas à 80° et de bières. Il ne reste plus qu’un seul billet en direction d’Helsinki pour la fin de journée. L’heure de l’embarquement approche, en cherchant le bon guichet, Fabrice recule dans un poteau et l’échelle se tord. Heureusement le pire est évité, la porte-arrière n’a pas souffert. Le port estonien ne fait pas exception à la règle : l’embarquement est anarchique et les premiers arrivés sont les derniers servis. La traversée sera rapide, moins de trois heures pour rejoindre la Scandinavie. Nous accostons à Helsinki. L’heure avance, nous sortons rapidement du bateau pour chercher un bivouac en dehors de la capitale de la Finlande. Nous ne subissons aucune formalité douanière et nous nous retrouvons sur la rocade d’Helsinki. Malheureusement les indications routières sont peu précises et nous n’arrivons pas à trouver notre chemin. Même s’il est tard, la proximité du cercle polaire nous apporte des fins de journées interminables. Nous trouvons enfin la direction des mille lacs vers Jivaskali. Nous décidons de rouler jusqu’à minuit. Notre présence ne semble pas gêner les élans que nous croisons en bordure de forêt. Nos tentatives pour trouver un bivouac en proximité de la capitale échouent lamentablement. Nous passons dans des pistes boueuses à la limite de l’enlisement : personne n’a vraiment envie de patauger dans cette boue nauséabonde à une heure aussi tardive. Le Land se retrouve presque à l’arrêt quand le train arrière retrouve un peu d’adhérence pour nous sortir d’une ornière profonde en reculant. Une autre tentative dans les bois se solde par un échec : nous tombons sur un champ en friche, en pente, envahi de moustiques. Nous sommes obligés de remonter en marche arrière dans les sous-bois, Valérie guidant avec de la végétation en haut des cuisses. La fatigue commence à se faire sentir et nous installons le campement au bord d’une piste sèche, sans plus se poser de question. Au réveil, les enfants font provision de myrtilles pendant que Fabrice redresse l’échelle de la galerie tordue dans le port de Tallinn. Avec une sangle à cliquet de camion accrochée à un arbre, l’échelle reprend sa forme originelle. La journée est dédiée aux pistes des mille lacs. Nous nous perdons avec plaisir dans de petites pistes encadrées de boulots, longeant les différents lacs. Nous avons une petite pensée pour les grands pilotes du rallye finlandais roulant à près de 200 km/h sur ces pistes étroites et glissantes bordées d’arbres. Pour notre part, nous ne dépasserons pas le 70 en pointe ! La montre de Valérie s’arrête et affiche 15 heures 30 alors qu’en réalité, il est 19 heures 30. Elle est surprise quand Fabrice commence à chercher un bivouac, le soleil toujours haut dans le ciel nous fait perdre la notion du temps. Une ancienne piste défoncée sera un cadre idéal pour notre bivouac ! Toutefois, les moustiques ravis de cette manne inespérée nous assaillent. Nous rallions Oulu au bord de la mer Baltique. A l’approche de cette ville, sur 30 km, nous ne comptons pas moins de 10 radars automatiques, sans compter ceux de l’autre côté de la route. Attention, la police ne plaisante pas avec la vitesse, même en plein milieu de la nuit. La majorité des routes sont doublées de pistes cyclables où les finlandais pratiquent le vélo, le roller avec des bâtons de ski ou la course à pieds. Pendant notre parcours finlandais, nous sommes surpris de ne jamais traverser de ville. Les routes principales ne font que les longer, un peu à la manière de nos autoroutes. A la périphérie d’Oulu, le voyant de charge s’allume et le moteur se met à chauffer. Fabrice détecte rapidement la panne : la courroie d’alternateur changée dernièrement en Grèce s’est désagrégée ! Malheureusement, dans la précipitation de notre départ, Fabrice a oublié la courroie dans le garage et les commerces sont fermés. Qu’à cela ne tienne, Fabrice met en route notre chauffage autonome. La pompe de la chaudière permet de faire circuler le liquide de refroidissement du moteur. Seulement, son débit ne permet pas d’envoyer assez de liquide vers le radiateur du moteur (ce qui est logique, puisqu’il est inutile de perdre des calories dans le radiateur lors du fonctionnement normal du chauffage), il suffit alors d’ouvrir à fond le chauffage de l’habitacle. Cet artifice nous permet de rejoindre le terrain de camping d’Oulu à 40 km/h sans faire chauffer le moteur. Dès notre arrivée, Fabrice commence à préparer le travail de réparation. Nous profitons de notre déconvenue pour découvrir les campings finlandais. A notre étonnement, pour un tarif modeste, les campings sont très bien équipés, les sanitaires nettoyés plusieurs fois par jour. Des cuisines et des barbecues avec le bois sont mis à la disposition des clients. La matinée sera consacrée à la recherche d’une courroie de rechange. Nous sommes dimanche, mais les garages des stations services sont ouverts. Nous y trouverons rapidement notre bonheur. Valérie amène l’après-midi les enfants se baigner dans la mer Baltique. Nous sommes au 65 ème parallèle, pourtant il fait 25° à l’ombre et l’eau est tiède. Il est difficile de réaliser qu’il est possible, l’hiver, de rejoindre les îles d’en face en voiture ! Pendant ce temps, Fabrice remonte la courroie. Nous repartons en direction de Rovaniemi, le village du Père Noël. Nous nous enfonçons dans les terres, dans un paysage de Taïga et de lacs. Nous sommes maintenant en Laponie, le royaume des rennes. Cet animal, au demeurant très attachant, fait preuve d’une grande intelligence. Nous en croisons souvent en Laponie, seuls ou en troupeaux. Notre approche les dérange ; dès lors, prenant leur courage à quatre pattes, ils prennent la fuite. Mais après mûre réflexion, constatant qu’il est plus facile de courir sur terrain dégagé que dans la forêt, à cause de leurs bois, nous les retrouvons devant nous, sur la route. Ainsi, nous en avons « coursés» sur plusieurs centaines de mètres avant qu’ils ne comprennent qu’ils avaient plus de chance de nous semer dans les bois. Mais ils restent un danger pour la circulation. Leur comportement est imprévisible, ils peuvent traverser la route sans prévenir. Pour preuve, les camping-cars et camions sont tous équipés de solides pare-buffles. Il paraît qu’à l’automne, après avoir mangé des baies fermentées, il n’est pas rare d’en croiser quelques-uns saouls et qu’ils ont l’alcool mauvais … Si les pistes sont nombreuses, la recherche de bivouacs n’est pas évidente. Les bas-côtés sont bordés de forêts en friche ou de marais ressemblant à des prairies. Il n’est pas recommandé d’y poser ses roues. Nous ne trouvons souvent qu’un simple renfoncement. Nous déballons les affaires au milieu des moustiques voraces. Il faut vite s’enduire de répulsifs, même sur les vêtements, car ils piquent à travers plusieurs couches. Quand nous nous déplaçons, ils ne nous lâchent pas d’une semelle. Cela vaudra à Valérie une piqûre infectée pendant quelques semaines. Les pistes du nord de la Finlande nous réservent des surprises. De chaque côté du passage, on observe un phénomène géologique étrange. Des dunes de sable se sont formées en recouvrant de petites collines. Les pistes lapones sont de vrais labyrinthes où nous nous perdons avec plaisir. Nous traversons quelques gués. Une visite du musée du peuple Sâme d’Inari (l’un des peuples lapons) vaut son détour, tant celui-ci est instructif : nous apprenons l’évolution géologique de la Laponie, la faune, la flore, la vie des habitants, d’hier et d’aujourd’hui, les instruments de chasse … Il ne nous reste plus qu’une nuit, si l’on peut dire, avant d’atteindre la Norvège. Nous prenons une piste au hasard. Après quelques kilomètres, une petite piste secondaire nous conduit en surplomb d’un étang, avec une petite barque et un foyer bordé de bûches de bois. Ce sera l’un de nos plus beaux bivouacs. Au menu, viande de renne séchée et côtes de porc grillées au feu de bois et soleil de minuit en prime, projetant une lumière tamisée sur l’étendue d’eau. Pour une fois, les moustiques nous ont oubliés ! Vincent, excité à l’idée d’entretenir le feu de camp passera sa première nuit blanche. Nous reprenons notre périple en direction du Cap Nord. La route est jalonnée de fréquentes aires de repos équipées de barbecue et de toilettes écologiques (un simple sac poubelle placé sous la cuvette). De nombreux scandinaves y installent leur caravane ou camping-car pour y passer les vacances. La taïga fait place aux fjords de la mer de Barents. Nous empruntons une piste longeant la frontière russe qui s’enfonce dans le Parc National de l’Ours. La température est encore clémente, le thermomètre affiche 23°C à l’extérieur, malgré le temps qui se couvre. Nous franchirons avec précaution un petit pont de bois en fort mauvais état. Des sac de gravas viennent le renforcer et boucher les trous entre les planches. A ces latitudes, la toundra envahit le paysage. Nous installons notre bivouac sous une tempête qui fera rage toute la nuit. Le lendemain, nous atteignons la ville la plus septentrionale d’Europe. Gamvik est une petite ville typique de Norvège établie sur une presqu’île. En bordure de mer, face au pôle Nord distant de 2000 km, située à 71° Nord 04’ de parallèle, elle est délaissée par les touristes et a pu garder intacte son charme. Un fabricant de girouettes animées y a installé ses ateliers à l’entrée de la ville. Nous bouderons volontairement le Cap Nord. Haut lieu touristique à la pointe d’une île, le cap devient un véritable « attrape touristes ». Il vous faudrait débourser pour quatre personnes pas moins de 100 € pour traverser le tunnel et prendre une place sur l’immense parking face au promontoire. Vous aurez ainsi l'infini privilège d’assister au soleil de minuit bercé par les clameurs d’ébahissement des badauds en extase devant ce spectacle et les flashs qui crépitent. Les routes norvégiennes situées sur les côtes nous obligent à de nombreux détours. Depuis que nous voyageons dans les régions reculées de l’Afrique du Nord ou de l’Orient, c’est la première fois que nous tombons en panne de carburant. Heureusement que nous emportons toujours avec nous un jerrycan de 20 litres par sécurité. Les points noirs couchés sur la carte censés représenter des villes sont en réalité un regroupement que 2 ou 3 maisons. Pour arranger nos affaires, les norvégiens font journée continue, nous avions bien trouvé une station service, mais à 17 heures elle était déjà fermée. Par conséquent, il faut faire le plein à chaque station, même si le prix du carburant est prohibitif. En cherchant un endroit pour la nuit, Fabrice tente un passage dans deux petites ornières dont le fond était recouvert de quelques centimètres d’eau. Arrivé à la moitié, le Land commence à ralentir, puis il s’immobilise à deux mètres de la fin. Le châssis se trouve posé sur une sorte de tourbière gorgée d’eau. Les roues ont déchiré la surface herbeuse et se retrouvent emprisonnées par les racines et reposent sur un mélange de boue liquide et de galets. Nous sortons les plaques et attachons une sangle à cliquet à un arbre. Il commence à se faire tard, nous pourrions sortir le Land en enlevant toute l’herbe le long de l’ornière quand nous apercevons un panneau indiquant que nous sommes sur une zone militaire. L’eau commence à monter, il devient alors impératif de sortir le plus rapidement possible le Land. Nous décidons de faire appel à une aide extérieure. Le premier 4X4 passant sur la route s’arrête et essaie de nous tracter. Même en prenant de l’élan, le Land ne remue pas. Fabrice décide de tout arrêter, craignant d’arracher le crocher de remorquage du 4X4 de notre sauveteur improvisé. Celui-ci accompagne Valérie à un terrain de camping tout proche. Le propriétaire nous envoie un de ses amis nous prêter main forte. Trois quarts d’heure plus tard, nous voyons arriver un tractopelle quatre roues motrices, avec le sosie de Crocodile Dandy à bord. Il accroche la sangle à sa pelle puis commence une première tentative. Le Land reste impassible, tandis que le tractopelle se dresse sur ses roues arrière. Après d’infructueuses tentatives, notre homme au chapeau raccourcit le plus possible la sangle pour pouvoir soulever l’arrière du Land. Ce sera la bonne solution, le Land se soulève de 50 cm puis sort de son piège. Nous finirons notre soirée au terrain de camping, le crochet de remorquage du Land gardant un souvenir un peu tordu … Pour rejoindre les îles Vesterälen et Lofoten, nous choisissons de traverser une petite portion de Finlande et de Suède. En voulant faire le plein de gasoil en Finlande, car nous disposons d’Euros et non de couronnes suédoises, nous remplissons le réservoir de fuel. En effet, fuel et gasoil sont vendus côte à côte sur la même pompe de couleur noire. Nous profiterons ainsi d’un plein à faible coût ! Nous dénicherons, non sans difficultés un bivouac dans une forêt suédoise. Nous mettrons fin rapidement à notre repas, tant les moustiques sont nombreux et envahissants, en avalant certains par moment. Au matin, nous sommes réveillés par le pas d’un renne qui s’arrête devant notre campement. Il observe le Land puis repart au galop : « Quel est donc cet étrange engin au milieu de ma forêt ? » Nous profitons des prix relativement bas en Suède, par rapport à la Norvège, pour faire le plein de provisions. Peu après la frontière Norvégienne, un douanier nous arrête pour contrôler la quantité d’alcool que nous transportons. A raison de 3 à 4 € la bière, le prix de l’alcool est prohibitif. Les alcools de plus de 5% sont vendus en magasins d’état dans les grandes villes. Ne disposant que deux bières, le douanier nous laisse partir, contrairement à ce camping-car allemand avec ses trois cartons de vins et alcools divers, attendant que le douanier finisse de rédiger le PV. Nous repartons tranquillement à l’assaut des îles. De grands ponts enjambent les bras de mer turquoise. Nous jetons notre dévolu sur l’île de Langoya où une crique d’eau turquoise entourée de montagnes majestueuses nous accueillera pour la nuit. Les pistes nous amènent dans des coins reculés où l’herbe pousse sur le toit des maisons, où les moules mesurent 15 cm de long et où les oiseaux ont des becs en forme de spatule multicolore. Nous quittons à regret ce petit coin de paradis à bord d’un ferry. Depuis notre arrivée en Norvège, nous avons des difficultés pour trouver les bivouacs : les pistes sont fermées ou mènent à des propriété privées. Un de nos bivouacs nous fait échouer sur une petite plage idyllique, s’il n’y avait pas la route avec de surcroît un virage. Nous aurons ainsi la visite d’un automobiliste saoûl venu nettoyer son tapis de sol souillé par ses excès, se confondant dans d’interminables salutations. La même nuit une personne tournera autour du Land pour contempler nos équipements. Un autre campement nous amènera à côté d’une voie ferrée cachée par des arbres : émotions garanties en pleine nuit quand un train passera. Une autre fois ce sera un petit animal qui jouera avec notre éponge qui avait nettoyé les assiettes de poissons de la veille. Pour rejoindre la région des grands fjords entre Trondheim et Bergen, nous testons les routes norvégiennes, les nombreux tunnels et les ferries. Les norvégiens conduisent en respectant le code de la route. De toute façon, la police veille. Certaines routes style départementale avec travaux sont payantes, il vaut mieux avoir l’appoint ou une carte bancaire, car il n’y a qu’une caisse automatique sans personnel Notre exploration des fjords débute par la visite de gravures rupestres vieilles de 5000 ans au bord d’un fjord aux eaux turquoises et de monts enneigés. Puis elle se poursuit par la cascade de Mardalsfoss, plus haute cascade d’Europe, avec ses 655 mètres dont 297 mètres de chute verticale. A chaque arrêt, les enfants trouvent soit des framboises, ou des fraises des bois, dont ils font provision pour le déjeuner. L’ascension de la montagne des trolls commence par le franchissement de onze épingles à cheveux sur lesquelles jaillissent les bouillons d’une belle cascade. On enclenche les courtes, étant donné que les nombreux cars de tourisme avancent à la vitesse d’un escargot. Arrivé sur le plateau, la vue sur la vallée est imprenable. Nous abordons le fjord le plus beau, d’après les guides. Malheureusement, les panaches de fumées des paquebots de croisière voilent le fond de la vue. Une route mène à une soi-disant vue exceptionnelle, bien sûre, elle est à péage ! Nous l’éviterons. Notre dernier ferry passe au milieu de quatre fjords d’où nous pouvons admirer de nombreuses cascades plongeant dans la mer. Notre dernier bivouac en Norvège est réellement idyllique. Une petite piste, montant vers une station de téléphérique, nous y conduit. Nous sommes entourés de montagnes enneigées, de cascades et nous distinguons au fond de la vallée les maisons qui ne sont que de petits points. Les enfants trouvent une profusion de fraises des bois. C’est décidé, ce matin, nous ferons de la confiture de fraises des bois au petit déjeuner pour fêter notre dernier jour en scandinavie. Bilan, 5 semaines de pur bonheur et 13 000 km et voilà de retour chez nous. Vous pouvez retrouver les photos sur notre site: http://perso.wanadoo.fr/un-land-et-des-etoiles/
Valérie et Fabrice.
Pour changer des grands espaces Nord africains, nous décidons de traverser l’Europe du Nord. Notre périple autour de la Baltique nous fera parcourir 15 des 25 pays de la communauté européenne. Nous engageons notre périple par une traversée des Alpes italiennes et autrichiennes où nous effectuons notre premier bivouac au pied d’un massif enneigé. La météo ne nous est guère favorable. C’est sous la pluie que nous arrivons à la frontière tchèque. Le douanier est intrigué par notre Land, c’est un véhicule qu’il n’a pas l’habitude de rencontrer. Les formalités sont rapidement expédiées. Nous faisons une escale dans la région de Brno pour découvrir un peu ce pays. Nous commençons par la visite du château médiéval de Pernstejn. Nous ne sommes pas à la fin de nos surprises, nous restons sans voix devant le nombre d’interdictions affichées à l’entrée de la visite. Entre les habituelles restrictions du style ne pas manger, boire, photographier, nous apprenons qu’il est interdit de pénétrer dans le château avec des armes ou avec des enfants « braillards » … Les Tchèques sont extrêmement disciplinés et les explications du guide se font dans un silence religieux. Le soir nous trouvons un terrain de camping, pour finir les derniers petits travaux d’aménagement du Land. Un petit garçon de 2 ans court autour de notre véhicule avec un sourire ébahi. Une petite fille part en pleurs car elle veut visiter cette grande maison de poupées. Le campement installé, nous sentons une odeur acre, de plastique brûlé. Nous mettons plus d’une heure pour en trouver l’origine. C’est une aile de la crèche toute proche, toujours en service, qui vient de subir un incendie. Elle continue à se consumer doucement pendant que les enfants continuent d’y jouer ! Heureusement, la tempête qui fera rage toute la nuit éteindra les dernières fumerolles. Le feu proscrit, nous partons remonter notre moral dans une visite de caves bien particulières. Nous nous mêlons à une équipe de joyeux cyclistes qui nous serviront d’interprètes. Après une dégustation de vins, le caviste nous fait découvrir son trésor : les caves sont sculptées de nains et de scènes colorées de contes. Les enfants sont ravis dans ce décor féerique, mais nos interprètes deviennent confus pour nous décrire la dernière chambre : des scènes érotiques en garnissent les murs. Nous finissons notre circuit en République Tchèque par le Karst Morave. Ce sont des grottes formées par l’infiltration des eaux de la Punka. Une des grottes s’est effondrée formant un magnifique gouffre verdoyant. La visite de ces grottes est originale, elle commence à pied puis finit à bord de barques.
La frontière polonaise se franchit sans contrôle. L’état des routes se dégrade ainsi que la conduite des automobilistes : les ambulances et les dépanneuses ne chôment pas. Nous avons rendez-vous avec la famille de Fabrice à Wielizka. En cherchant leur résidence, nous croisons un Range Rover garé à côté d’un restaurant. Nous sommes intrigués par un autocollant « Land Serwis » plaqué sur la portière. Valérie descend pour le photographier, quand quatre hommes nous font signe de venir les rejoindre au restaurant. Nous lions connaissance, l’un d’eux parle un anglais très correct. Il est le patron du principal distributeur de pièces Land Rover de Pologne « Land Serwis » basé à Wielizka. Les trois autres personnes sont ces employés. Il nous fait ensuite l’honneur de visiter son entreprise avant de nous guider jusqu’à l’appartement de nos cousins. Nous restons deux jours à Wielizka dans la famille de Fabrice. Le mot hospitalité n’est pas vain en Pologne : nous avons droit à deux petits déjeuners et deux déjeuners dans la même journée. L’après-midi sera consacrée à la visite de Cracovie. Cela faisait 36 ans que Fabrice n’y était plus revenu. Des souvenirs de l’âge de quatre ans remontent à la surface tant l’ancienne capitale royale a su garder sa splendeur d’autrefois. Nous quitterons la famille après la visite de la mine de sel de Wielizka. Les trois heures de promenade nous amènent à 130 m de profondeur dans différentes salles taillées à même le sel. Nous y découvrons des scènes relatant la dureté de la vie des mineurs ou une chapelle agrémentée de statues, de bas-reliefs et de lustres en sel taillé. Il est alors temps de quitter la famille pour poursuivre notre voyage vers le grand Nord. Nous traversons Varsovie sous une pluie battante. Nous n’arrivons pas à nous habituer à la conduite nerveuse des polonais : il n’est pas rare de se faire doubler par deux véhicules de front sur une deux voies, avec une voiture venant en face ! La recherche des bivouacs ne pose pas de difficulté en Pologne, une route secondaire, puis une piste nous amènent vers des bivouacs tranquilles. Un soir, pourtant, nous entendons des aboiements de chiens accompagnés de déflagrations près des fermes avoisinantes. Curieusement, ces « tirs » proviennent toujours des mêmes directions. Drôles de chasseurs immobiles, non, simplement un système de canons à air comprimé pour effrayer les oiseaux car nous sommes en bordure de vergers. Ce sera notre dernier campement en Pologne.
Nous assistons à une scène bien curieuse à la frontière lituanienne. Le douanier, arborant un appareil tout neuf « Don de la CEE » lui permettant de contrôler les passeports, nous réclame les nôtres. Les pays Baltes étant fraîchement admis dans la communauté européenne, nous lui donnons nos quatre cartes d’identités françaises. L’agent est déstabilisé et l’appareil les rejette tout net. Il tente de rentrer les informations manuellement, mais la file de véhicules s’allonge. Ces collègues, agacés par son excès de zèle, lui font signe de nous faire circuler. Enfin, la Lituanie s’offre à nous, de chaque côté de la route, une multitude de pistes nous tend les bras : nous nous retrouvons rapidement sur les pistes boueuses au milieu de petites fermes délabrées. Nous trouvons notre bivouac entre une grande bâtisse en ruine et un petit lac poissonneux. Nous approchons du grand Nord et le soleil tarde à disparaître. Il descend à peine en dessous de l’horizon, en nous offrant un spectacle flamboyant de coucher de soleil interminable. Après avoir plié rapidement le campement, nous décidons de poursuivre notre route par le chemin des écoliers. Nous croisons de nombreux fermiers étonnés de nous rencontrer au milieu de leurs champs, sur ces pistes perdues. Ils nous saluent tout en affûtant leur faux pour la moisson. L’agriculture n’est pas mécanisée, nous croiserons une charrette tirée par un cheval et saluerons un agriculteur labourant son champ avec sa charrue tractée par un percheron. C’est aussi le territoire des cigognes qui trônent sur les cheminées et les poteaux électriques.
Nous retrouvons le même paysage champêtre en Lettonie. Nous y sommes accueillis par une douanière souriante en talon aiguille et tailleur vert. Le pays est si petit que nous le traversons dans la journée. L’entrée en Estonie est des plus glaciale. Ici, douaniers et douanières ont revêtu des costumes dignes des armées sibériennes. Les bonnets en peaux retournées et par-dessus chauds sont de mise, pourtant le thermomètre affiche 25°C. L’Estonie est le plus riche des trois pays Baltes, les routes et les maisons sont en bien meilleur état qu’en Lituanie ou Lettonie. Nous empruntons des petites pistes pour longer la mer Baltique : c’est l’occasion de se régaler de myrtilles et fraises des bois. A l’écart d’une piste boueuse, nous élisons domicile pour la nuit au milieu des fleurs. La journée du lendemain sera longue : il faut prendre le ferry à Tallinn, la capitale, pour rejoindre Helsinki en Finlande.. Par contre, la légende Land Rover est bien ancrée en Estonie, pour preuve cette affiche publicitaire représentant un Land équipé raid avec un hamburger à la place de la roue de secours sur le capot. Nous arrivons enfin au port de Tallinn. C’est le 15 juillet, de nombreux touristes prennent le ferry ce jour. Nous laissons le Land pour chercher un billet. Nous nous mêlons au finlandais et suédois chargés de vodkas à 80° et de bières. Il ne reste plus qu’un seul billet en direction d’Helsinki pour la fin de journée. L’heure de l’embarquement approche, en cherchant le bon guichet, Fabrice recule dans un poteau et l’échelle se tord. Heureusement le pire est évité, la porte-arrière n’a pas souffert. Le port estonien ne fait pas exception à la règle : l’embarquement est anarchique et les premiers arrivés sont les derniers servis. La traversée sera rapide, moins de trois heures pour rejoindre la Scandinavie. Nous accostons à Helsinki. L’heure avance, nous sortons rapidement du bateau pour chercher un bivouac en dehors de la capitale de la Finlande. Nous ne subissons aucune formalité douanière et nous nous retrouvons sur la rocade d’Helsinki. Malheureusement les indications routières sont peu précises et nous n’arrivons pas à trouver notre chemin. Même s’il est tard, la proximité du cercle polaire nous apporte des fins de journées interminables. Nous trouvons enfin la direction des mille lacs vers Jivaskali. Nous décidons de rouler jusqu’à minuit. Notre présence ne semble pas gêner les élans que nous croisons en bordure de forêt. Nos tentatives pour trouver un bivouac en proximité de la capitale échouent lamentablement. Nous passons dans des pistes boueuses à la limite de l’enlisement : personne n’a vraiment envie de patauger dans cette boue nauséabonde à une heure aussi tardive. Le Land se retrouve presque à l’arrêt quand le train arrière retrouve un peu d’adhérence pour nous sortir d’une ornière profonde en reculant. Une autre tentative dans les bois se solde par un échec : nous tombons sur un champ en friche, en pente, envahi de moustiques. Nous sommes obligés de remonter en marche arrière dans les sous-bois, Valérie guidant avec de la végétation en haut des cuisses. La fatigue commence à se faire sentir et nous installons le campement au bord d’une piste sèche, sans plus se poser de question. Au réveil, les enfants font provision de myrtilles pendant que Fabrice redresse l’échelle de la galerie tordue dans le port de Tallinn. Avec une sangle à cliquet de camion accrochée à un arbre, l’échelle reprend sa forme originelle. La journée est dédiée aux pistes des mille lacs. Nous nous perdons avec plaisir dans de petites pistes encadrées de boulots, longeant les différents lacs. Nous avons une petite pensée pour les grands pilotes du rallye finlandais roulant à près de 200 km/h sur ces pistes étroites et glissantes bordées d’arbres. Pour notre part, nous ne dépasserons pas le 70 en pointe ! La montre de Valérie s’arrête et affiche 15 heures 30 alors qu’en réalité, il est 19 heures 30. Elle est surprise quand Fabrice commence à chercher un bivouac, le soleil toujours haut dans le ciel nous fait perdre la notion du temps. Une ancienne piste défoncée sera un cadre idéal pour notre bivouac ! Toutefois, les moustiques ravis de cette manne inespérée nous assaillent. Nous rallions Oulu au bord de la mer Baltique. A l’approche de cette ville, sur 30 km, nous ne comptons pas moins de 10 radars automatiques, sans compter ceux de l’autre côté de la route. Attention, la police ne plaisante pas avec la vitesse, même en plein milieu de la nuit. La majorité des routes sont doublées de pistes cyclables où les finlandais pratiquent le vélo, le roller avec des bâtons de ski ou la course à pieds. Pendant notre parcours finlandais, nous sommes surpris de ne jamais traverser de ville. Les routes principales ne font que les longer, un peu à la manière de nos autoroutes. A la périphérie d’Oulu, le voyant de charge s’allume et le moteur se met à chauffer. Fabrice détecte rapidement la panne : la courroie d’alternateur changée dernièrement en Grèce s’est désagrégée ! Malheureusement, dans la précipitation de notre départ, Fabrice a oublié la courroie dans le garage et les commerces sont fermés. Qu’à cela ne tienne, Fabrice met en route notre chauffage autonome. La pompe de la chaudière permet de faire circuler le liquide de refroidissement du moteur. Seulement, son débit ne permet pas d’envoyer assez de liquide vers le radiateur du moteur (ce qui est logique, puisqu’il est inutile de perdre des calories dans le radiateur lors du fonctionnement normal du chauffage), il suffit alors d’ouvrir à fond le chauffage de l’habitacle. Cet artifice nous permet de rejoindre le terrain de camping d’Oulu à 40 km/h sans faire chauffer le moteur. Dès notre arrivée, Fabrice commence à préparer le travail de réparation. Nous profitons de notre déconvenue pour découvrir les campings finlandais. A notre étonnement, pour un tarif modeste, les campings sont très bien équipés, les sanitaires nettoyés plusieurs fois par jour. Des cuisines et des barbecues avec le bois sont mis à la disposition des clients. La matinée sera consacrée à la recherche d’une courroie de rechange. Nous sommes dimanche, mais les garages des stations services sont ouverts. Nous y trouverons rapidement notre bonheur. Valérie amène l’après-midi les enfants se baigner dans la mer Baltique. Nous sommes au 65 ème parallèle, pourtant il fait 25° à l’ombre et l’eau est tiède. Il est difficile de réaliser qu’il est possible, l’hiver, de rejoindre les îles d’en face en voiture ! Pendant ce temps, Fabrice remonte la courroie. Nous repartons en direction de Rovaniemi, le village du Père Noël. Nous nous enfonçons dans les terres, dans un paysage de Taïga et de lacs. Nous sommes maintenant en Laponie, le royaume des rennes. Cet animal, au demeurant très attachant, fait preuve d’une grande intelligence. Nous en croisons souvent en Laponie, seuls ou en troupeaux. Notre approche les dérange ; dès lors, prenant leur courage à quatre pattes, ils prennent la fuite. Mais après mûre réflexion, constatant qu’il est plus facile de courir sur terrain dégagé que dans la forêt, à cause de leurs bois, nous les retrouvons devant nous, sur la route. Ainsi, nous en avons « coursés» sur plusieurs centaines de mètres avant qu’ils ne comprennent qu’ils avaient plus de chance de nous semer dans les bois. Mais ils restent un danger pour la circulation. Leur comportement est imprévisible, ils peuvent traverser la route sans prévenir. Pour preuve, les camping-cars et camions sont tous équipés de solides pare-buffles. Il paraît qu’à l’automne, après avoir mangé des baies fermentées, il n’est pas rare d’en croiser quelques-uns saouls et qu’ils ont l’alcool mauvais … Si les pistes sont nombreuses, la recherche de bivouacs n’est pas évidente. Les bas-côtés sont bordés de forêts en friche ou de marais ressemblant à des prairies. Il n’est pas recommandé d’y poser ses roues. Nous ne trouvons souvent qu’un simple renfoncement. Nous déballons les affaires au milieu des moustiques voraces. Il faut vite s’enduire de répulsifs, même sur les vêtements, car ils piquent à travers plusieurs couches. Quand nous nous déplaçons, ils ne nous lâchent pas d’une semelle. Cela vaudra à Valérie une piqûre infectée pendant quelques semaines. Les pistes du nord de la Finlande nous réservent des surprises. De chaque côté du passage, on observe un phénomène géologique étrange. Des dunes de sable se sont formées en recouvrant de petites collines. Les pistes lapones sont de vrais labyrinthes où nous nous perdons avec plaisir. Nous traversons quelques gués. Une visite du musée du peuple Sâme d’Inari (l’un des peuples lapons) vaut son détour, tant celui-ci est instructif : nous apprenons l’évolution géologique de la Laponie, la faune, la flore, la vie des habitants, d’hier et d’aujourd’hui, les instruments de chasse … Il ne nous reste plus qu’une nuit, si l’on peut dire, avant d’atteindre la Norvège. Nous prenons une piste au hasard. Après quelques kilomètres, une petite piste secondaire nous conduit en surplomb d’un étang, avec une petite barque et un foyer bordé de bûches de bois. Ce sera l’un de nos plus beaux bivouacs. Au menu, viande de renne séchée et côtes de porc grillées au feu de bois et soleil de minuit en prime, projetant une lumière tamisée sur l’étendue d’eau. Pour une fois, les moustiques nous ont oubliés ! Vincent, excité à l’idée d’entretenir le feu de camp passera sa première nuit blanche. Nous reprenons notre périple en direction du Cap Nord. La route est jalonnée de fréquentes aires de repos équipées de barbecue et de toilettes écologiques (un simple sac poubelle placé sous la cuvette). De nombreux scandinaves y installent leur caravane ou camping-car pour y passer les vacances. La taïga fait place aux fjords de la mer de Barents. Nous empruntons une piste longeant la frontière russe qui s’enfonce dans le Parc National de l’Ours. La température est encore clémente, le thermomètre affiche 23°C à l’extérieur, malgré le temps qui se couvre. Nous franchirons avec précaution un petit pont de bois en fort mauvais état. Des sac de gravas viennent le renforcer et boucher les trous entre les planches. A ces latitudes, la toundra envahit le paysage. Nous installons notre bivouac sous une tempête qui fera rage toute la nuit. Le lendemain, nous atteignons la ville la plus septentrionale d’Europe. Gamvik est une petite ville typique de Norvège établie sur une presqu’île. En bordure de mer, face au pôle Nord distant de 2000 km, située à 71° Nord 04’ de parallèle, elle est délaissée par les touristes et a pu garder intacte son charme. Un fabricant de girouettes animées y a installé ses ateliers à l’entrée de la ville. Nous bouderons volontairement le Cap Nord. Haut lieu touristique à la pointe d’une île, le cap devient un véritable « attrape touristes ». Il vous faudrait débourser pour quatre personnes pas moins de 100 € pour traverser le tunnel et prendre une place sur l’immense parking face au promontoire. Vous aurez ainsi l'infini privilège d’assister au soleil de minuit bercé par les clameurs d’ébahissement des badauds en extase devant ce spectacle et les flashs qui crépitent. Les routes norvégiennes situées sur les côtes nous obligent à de nombreux détours. Depuis que nous voyageons dans les régions reculées de l’Afrique du Nord ou de l’Orient, c’est la première fois que nous tombons en panne de carburant. Heureusement que nous emportons toujours avec nous un jerrycan de 20 litres par sécurité. Les points noirs couchés sur la carte censés représenter des villes sont en réalité un regroupement que 2 ou 3 maisons. Pour arranger nos affaires, les norvégiens font journée continue, nous avions bien trouvé une station service, mais à 17 heures elle était déjà fermée. Par conséquent, il faut faire le plein à chaque station, même si le prix du carburant est prohibitif. En cherchant un endroit pour la nuit, Fabrice tente un passage dans deux petites ornières dont le fond était recouvert de quelques centimètres d’eau. Arrivé à la moitié, le Land commence à ralentir, puis il s’immobilise à deux mètres de la fin. Le châssis se trouve posé sur une sorte de tourbière gorgée d’eau. Les roues ont déchiré la surface herbeuse et se retrouvent emprisonnées par les racines et reposent sur un mélange de boue liquide et de galets. Nous sortons les plaques et attachons une sangle à cliquet à un arbre. Il commence à se faire tard, nous pourrions sortir le Land en enlevant toute l’herbe le long de l’ornière quand nous apercevons un panneau indiquant que nous sommes sur une zone militaire. L’eau commence à monter, il devient alors impératif de sortir le plus rapidement possible le Land. Nous décidons de faire appel à une aide extérieure. Le premier 4X4 passant sur la route s’arrête et essaie de nous tracter. Même en prenant de l’élan, le Land ne remue pas. Fabrice décide de tout arrêter, craignant d’arracher le crocher de remorquage du 4X4 de notre sauveteur improvisé. Celui-ci accompagne Valérie à un terrain de camping tout proche. Le propriétaire nous envoie un de ses amis nous prêter main forte. Trois quarts d’heure plus tard, nous voyons arriver un tractopelle quatre roues motrices, avec le sosie de Crocodile Dandy à bord. Il accroche la sangle à sa pelle puis commence une première tentative. Le Land reste impassible, tandis que le tractopelle se dresse sur ses roues arrière. Après d’infructueuses tentatives, notre homme au chapeau raccourcit le plus possible la sangle pour pouvoir soulever l’arrière du Land. Ce sera la bonne solution, le Land se soulève de 50 cm puis sort de son piège. Nous finirons notre soirée au terrain de camping, le crochet de remorquage du Land gardant un souvenir un peu tordu … Pour rejoindre les îles Vesterälen et Lofoten, nous choisissons de traverser une petite portion de Finlande et de Suède. En voulant faire le plein de gasoil en Finlande, car nous disposons d’Euros et non de couronnes suédoises, nous remplissons le réservoir de fuel. En effet, fuel et gasoil sont vendus côte à côte sur la même pompe de couleur noire. Nous profiterons ainsi d’un plein à faible coût ! Nous dénicherons, non sans difficultés un bivouac dans une forêt suédoise. Nous mettrons fin rapidement à notre repas, tant les moustiques sont nombreux et envahissants, en avalant certains par moment. Au matin, nous sommes réveillés par le pas d’un renne qui s’arrête devant notre campement. Il observe le Land puis repart au galop : « Quel est donc cet étrange engin au milieu de ma forêt ? » Nous profitons des prix relativement bas en Suède, par rapport à la Norvège, pour faire le plein de provisions. Peu après la frontière Norvégienne, un douanier nous arrête pour contrôler la quantité d’alcool que nous transportons. A raison de 3 à 4 € la bière, le prix de l’alcool est prohibitif. Les alcools de plus de 5% sont vendus en magasins d’état dans les grandes villes. Ne disposant que deux bières, le douanier nous laisse partir, contrairement à ce camping-car allemand avec ses trois cartons de vins et alcools divers, attendant que le douanier finisse de rédiger le PV. Nous repartons tranquillement à l’assaut des îles. De grands ponts enjambent les bras de mer turquoise. Nous jetons notre dévolu sur l’île de Langoya où une crique d’eau turquoise entourée de montagnes majestueuses nous accueillera pour la nuit. Les pistes nous amènent dans des coins reculés où l’herbe pousse sur le toit des maisons, où les moules mesurent 15 cm de long et où les oiseaux ont des becs en forme de spatule multicolore. Nous quittons à regret ce petit coin de paradis à bord d’un ferry. Depuis notre arrivée en Norvège, nous avons des difficultés pour trouver les bivouacs : les pistes sont fermées ou mènent à des propriété privées. Un de nos bivouacs nous fait échouer sur une petite plage idyllique, s’il n’y avait pas la route avec de surcroît un virage. Nous aurons ainsi la visite d’un automobiliste saoûl venu nettoyer son tapis de sol souillé par ses excès, se confondant dans d’interminables salutations. La même nuit une personne tournera autour du Land pour contempler nos équipements. Un autre campement nous amènera à côté d’une voie ferrée cachée par des arbres : émotions garanties en pleine nuit quand un train passera. Une autre fois ce sera un petit animal qui jouera avec notre éponge qui avait nettoyé les assiettes de poissons de la veille. Pour rejoindre la région des grands fjords entre Trondheim et Bergen, nous testons les routes norvégiennes, les nombreux tunnels et les ferries. Les norvégiens conduisent en respectant le code de la route. De toute façon, la police veille. Certaines routes style départementale avec travaux sont payantes, il vaut mieux avoir l’appoint ou une carte bancaire, car il n’y a qu’une caisse automatique sans personnel Notre exploration des fjords débute par la visite de gravures rupestres vieilles de 5000 ans au bord d’un fjord aux eaux turquoises et de monts enneigés. Puis elle se poursuit par la cascade de Mardalsfoss, plus haute cascade d’Europe, avec ses 655 mètres dont 297 mètres de chute verticale. A chaque arrêt, les enfants trouvent soit des framboises, ou des fraises des bois, dont ils font provision pour le déjeuner. L’ascension de la montagne des trolls commence par le franchissement de onze épingles à cheveux sur lesquelles jaillissent les bouillons d’une belle cascade. On enclenche les courtes, étant donné que les nombreux cars de tourisme avancent à la vitesse d’un escargot. Arrivé sur le plateau, la vue sur la vallée est imprenable. Nous abordons le fjord le plus beau, d’après les guides. Malheureusement, les panaches de fumées des paquebots de croisière voilent le fond de la vue. Une route mène à une soi-disant vue exceptionnelle, bien sûre, elle est à péage ! Nous l’éviterons. Notre dernier ferry passe au milieu de quatre fjords d’où nous pouvons admirer de nombreuses cascades plongeant dans la mer. Notre dernier bivouac en Norvège est réellement idyllique. Une petite piste, montant vers une station de téléphérique, nous y conduit. Nous sommes entourés de montagnes enneigées, de cascades et nous distinguons au fond de la vallée les maisons qui ne sont que de petits points. Les enfants trouvent une profusion de fraises des bois. C’est décidé, ce matin, nous ferons de la confiture de fraises des bois au petit déjeuner pour fêter notre dernier jour en scandinavie. Bilan, 5 semaines de pur bonheur et 13 000 km et voilà de retour chez nous. Vous pouvez retrouver les photos sur notre site: http://perso.wanadoo.fr/un-land-et-des-etoiles/
Valérie et Fabrice.
Voyage en Europe pour 1 mois English translation pending
Bonjours, je suis quebecois. J'ai 21 ans et je veux partir avec ma copine pour 1 mois visiter l'Europe. On a commence a regarder les livres hiers et on ne savait vraiment pas par ou commencer. Je peux dire qu'on arrive a Paris dans les environ du 5-10 juillet. A partir de la, on voudrait tout visiter mais on ne sait pas sur quoi arretter car on ne connait pas tout non plus.
Une fois rendu en France, nous alons devoir nous deplacer. J'ai trouve une compagnie pour les passe de bus. 229euro pour 35 pays. Y-t-il moin cher? ou mieu? C'est avec la compagnie Euro-Lines
Pour ce qui est du logement. Je sais que les Auberge de jeunesse sont abordable. Mais est-ce que l'on peut dormir avec notre copine ou c'est les homme d'un cote et les femme de l'autre? Sinon, qu'est ce qu'il y a d'autre? Les campignes, etc...?? Est-ce propre?
Merci
Une fois rendu en France, nous alons devoir nous deplacer. J'ai trouve une compagnie pour les passe de bus. 229euro pour 35 pays. Y-t-il moin cher? ou mieu? C'est avec la compagnie Euro-Lines
Pour ce qui est du logement. Je sais que les Auberge de jeunesse sont abordable. Mais est-ce que l'on peut dormir avec notre copine ou c'est les homme d'un cote et les femme de l'autre? Sinon, qu'est ce qu'il y a d'autre? Les campignes, etc...?? Est-ce propre?
Merci
Stage en médecine au Rwanda English translation pending
j`etudie la medicine et en juillet prochain je vais faire un mois de stage a Butare, Rwanda.. J`apprecierai toute information qui me sera utile pour mon voyage. Je suis tres excite mais j`ai des carintes quand meme:) et puis, je parle anglais&francais et je me demande si je pourrais etudier une langue qui me permettrait de mieux communiquer avec les malades. swahili? j`attends des conseils, je veux me faire utile la bas aussi bien que profitez moi meme. Joanna
Voyage en Europe de l'Est English translation pending
Bonjour à tous!
En prévision d'un voyage en Europe de l'est (Ukraine pologne slovaquie république tchèque croatie et bosnie) nous aurions voulue avoir quelques renseignements et informations sur les sites à visiter dans ces pays.
Merci!
Lucile et Hélène
Où aller à la Toussaint avec un budget de 350/450 euros maxi? English translation pending
Bonjour à tous,
Que faire pour la toussain? Voilà la question de mon étudiant de frère ! Ils veulent, lui et sa copine partir pour max 350-450€ par tête le plus loin possible ! Inspiré par son grand frère 😏 l'esprit routard ne lui fait pas peur !
Help je suis à court d'inspiration ! Merci
Que faire pour la toussain? Voilà la question de mon étudiant de frère ! Ils veulent, lui et sa copine partir pour max 350-450€ par tête le plus loin possible ! Inspiré par son grand frère 😏 l'esprit routard ne lui fait pas peur !
Help je suis à court d'inspiration ! Merci
Monnaie en Europe de l'est, comment faire? English translation pending
Bonjour,
je cherche un petit renseignement, c'est au sujet de comment faire avec l'argent pour ne pas avoir de grande sommes sur nous. Je pars en Europe de l'Est cet été, j'ai entendu parler et on m en a parlé des travellers cheks. Mais est-ce vraiment le bon truc?
Comment faites-vous? En particulier si des gens ont été en europe de l'est comment avez-vous fait?
Merci
bye
je cherche un petit renseignement, c'est au sujet de comment faire avec l'argent pour ne pas avoir de grande sommes sur nous. Je pars en Europe de l'Est cet été, j'ai entendu parler et on m en a parlé des travellers cheks. Mais est-ce vraiment le bon truc?
Comment faites-vous? En particulier si des gens ont été en europe de l'est comment avez-vous fait?
Merci
bye
Tour de l'Europe 2007-2008 English translation pending
Bonjour je m'appelle Marie-Eve et je voudrais partir pour le tour de l'europe en 2007-2008 en vélo ! je commence mes recherches sur le sujets auriex-vous des infos sur l'itinéraire, le choix de vélo, accessoires, etc. tout ce qui pourrais toucher ce voyage. Je pars seul ou accompagner et je ne sais pas ma date de retour. Merci d'avance🙂
quel sont vos différente rencontres avec les bebêtes?dans quel pays? English translation pending
🙂SALUT A TOUS, J ENVISAGE CET ETE DE DECOUVRIR LE CONTINENT ASIATIQUE POUR LA 1ER FOIS DE MA VIE ETANT DONNE MON JEUNE AGE 19 ANS. J AIMERAI AVOIR VOS DIFFERENTS TEMOIGNAGE SUR VOS DIFFERENTES RENCONTRE AVEC DES BEBETES? QUEL SONT VOS RENCONTRE INSOLITE??JE C PAS UNE ENORME ARAIGNEES DANS UNE CHAMBRE? UN SCORPION OU SERPENT SE BALADANT A QUELQUE METRE DE VOUS? DES ENORMES CAFARD? ETC .... EN GENERAL C DANS KEL ENDROIT OU VOUS ETES TOMBEZ DESSUS? DANS KEL PAYS??
MOI J ENVISAGE DE FAIRE LA CHINE, LE CAMBODGE ET, LE VIET NAM ETANT QUE JE SUIS ARACHNOPHOBE😕, J AIMERAI AVOIR VOS TEMOIGNAGE, EXPERIENCE POUR EVITER QUE JE ME RETROUVE NEZ A NEZ AVEC UNE ENORME TARENTULE! .
mERCI DE VOS REPONSE ET EVENTUELLEMENT DE VOS TEMOIGNAGE ET CONSEIL
😉
MOI J ENVISAGE DE FAIRE LA CHINE, LE CAMBODGE ET, LE VIET NAM ETANT QUE JE SUIS ARACHNOPHOBE😕, J AIMERAI AVOIR VOS TEMOIGNAGE, EXPERIENCE POUR EVITER QUE JE ME RETROUVE NEZ A NEZ AVEC UNE ENORME TARENTULE! .
mERCI DE VOS REPONSE ET EVENTUELLEMENT DE VOS TEMOIGNAGE ET CONSEIL
😉
Voyage en Pologne et en Allemagne English translation pending
Bonjour à tous!
Nous préparons un voyage pour la Pologne et l'Allemagne et nous cherchons des informations.
Profil du voyage:
1- Nous cherchons à découvrir les vestiges de la Deuxième Guerre Mondiale, nous plonger dans cette histoire, essayer de comprendre ce qui s'est passé. Donc, nous voulons voir l'histoire de la Guerre, les camps de la mort, les musées d'histoire, les ghettos, etc.
2- Nous voulons découvrir la culture polonaise et allemande dans toute leur richesse autant urbaine que rurale. Les coutumes, l'histoire, les festivals, les monuments historiques (châteaux), etc.
3- Nous adorons les randonnées pédestres donnant des points de vue époustouflants, les paysages sauvages caractéristiques de ces pays. Les montagnes, les cours d'eau, les lacs, les vallées. Des randonnées aménagés, pas trop touristiques, et pas trop difficiles, on veut pas faire d'escalade.
Nous apprécierions recevoir vos suggestions d'incontournables à visiter, des idées d'itinéraires, des adresses, des noms de lieux, des noms de villes, des bouquins à acheter, des choses à faire, des conseils, bref tout ce que vous avez et savez.
Merci pour tout! 🙂
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Profil du voyage:
1- Nous cherchons à découvrir les vestiges de la Deuxième Guerre Mondiale, nous plonger dans cette histoire, essayer de comprendre ce qui s'est passé. Donc, nous voulons voir l'histoire de la Guerre, les camps de la mort, les musées d'histoire, les ghettos, etc.
2- Nous voulons découvrir la culture polonaise et allemande dans toute leur richesse autant urbaine que rurale. Les coutumes, l'histoire, les festivals, les monuments historiques (châteaux), etc.
3- Nous adorons les randonnées pédestres donnant des points de vue époustouflants, les paysages sauvages caractéristiques de ces pays. Les montagnes, les cours d'eau, les lacs, les vallées. Des randonnées aménagés, pas trop touristiques, et pas trop difficiles, on veut pas faire d'escalade.
Nous apprécierions recevoir vos suggestions d'incontournables à visiter, des idées d'itinéraires, des adresses, des noms de lieux, des noms de villes, des bouquins à acheter, des choses à faire, des conseils, bref tout ce que vous avez et savez.
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Projet interrail pour l'Europe English translation pending
Day 1: MATIN Lille-->Brussels aprem à Brussels et train de NUIT--> Amsterdam ou Rotterdam
Day 2: Visite d'Amsterdam (ou Rotterdam) et nuit à Amsterdam (ou Rotterdam) HOTEL
Day 3: Journée à Amsterdam (ou Rotterdam) et train de NUIT-->Hambourg
Day 4: Visite de Hambourg et train de NUIT-->Copenhague Nuit HOTEL à Copenhague
Day 5: Visite de Copenhague et nuit à Copenhague HOTEL
Day 6: Visite de Copenhague et train de nuit-->Berlin et nuit HOTEL à Berlin
Day 7: Visite de Berlin et train de NUIT-->Kracovie et nuit HOTEL à Kracovie
Day 8: Visite de Kracovie et nuit à Krakovie HOTEL
Day 9: Matin-->Katowice et train-->Prague avec tite visite Nuit à Prague HOTEL
Day 10: Visite de Prague et train de NUIT-->Vienne et nuit HOTEL à Vienne
Day 11: Visite de Vienne et train de nuit-->Budapest et nuit HOTEL à Budapest
Day 12: Visite de Budapest et nuit HOTEL à Budapest
Day 13: Visite de Budapest-->Bucarest en train de NUIT
Day 14: Visite de Bucarest et train de nuit-->Ville de Bulgarie du SUD et nuit HOTEL dans cette ville de Bumgarie
Day 15: Visite de cette ville de Bulgarie du SUD et nuit dans HOTEL
Day 16: MATIN train et bateau-->Istanbul et nuit HOTEL à Istanbul
Day 17: Visite d'Istanbul et nuit HOTEL à Istanbul
Day 18: Visite d'Istanbul Bateau et train de NUIT-->Thessalonique et nuit en HOTEL à Thessalonique.
Day 19: Visite de Thessalonique et train de NUIT-->Skopje (Macédoine) et train de NUIT-->Belgrad
Day 20: Visite de Belgrad et nuit HOTEL à Belgrad
Day 21: MATIN train-->Zagreb et nuit HOTEL à Zagreb
Day 22: Visite de Zagreb et train de NUIT-->Split
Day 23: Visite de Split et nuit Hotel à SPLIT
Day 24: MATIN train-->Lubjana et visite de Lubjana et nuit HOTEL
Day 25: MATIN train-->Venise, visite et nuit à Venise HOTEL
Day 26: Visite de Venise et train de NUIT-->Milan
Day 27: Visite de Milan et train de nuit-->Lyon
Day 28: Lyon--> Lille
Voilà ça c'est mon projet interrail, enfin c un premier essai, pour cet été, si il y a des pros de l'interrail ou autres qui veulent me donner leur avis sur mon délire. Je crois qu'il ya bien trop de pays, selon vous lesquels devrais-je deselectionner ? enfin voilà j'aimerais bien des réactions quelles qu'elles soient.
Voilà ça c'est mon projet interrail, enfin c un premier essai, pour cet été, si il y a des pros de l'interrail ou autres qui veulent me donner leur avis sur mon délire. Je crois qu'il ya bien trop de pays, selon vous lesquels devrais-je deselectionner ? enfin voilà j'aimerais bien des réactions quelles qu'elles soient.
Pays d'Europe de l'est English translation pending
Dans quelles langues vous vous en sortez dans les pays d'Europe de l'est (ancienne Yougo, Bulgarie Roumanie etc...) ?
Merci de me parler de vos expériences.
Merci de me parler de vos expériences.
Voyage en Pologne English translation pending
bonjour à tous,
je compte partir en Pologne avant septembre prochain, et je me pose qques questions, peut etre pourriez vous m'aider à y répondre :
1. Le guide de voyage, vraiment utile ou pas ? peut-on préparer son voyage par internet et partir sans guide ou est-ce qu'on risque de manquer qque chose d'interessant ? S'il est vraiment utile, la question fatidique qui revient sur le tapis : lequel choisir ? lonely planet ? le guide du routard ? un autre guide ? 🤪 toutes vos expériences m'aideront !
2. Comment partir ? j'ai une petite voiture, ce qui est convenable pour deux personnes, mais j'ai peur de bcp me fatiguer à conduire, ce qui est le cas qd je vais dans le sud-ouest de la france deja 😕 !! Je pense aussi au train, mais je ne connais pas les tarifs, et au car, qui me parait un peu lent. Que me conseillez vous ?
3. Seulement la Pologne ou l'Europe de l'Est ? je compte aussi visiter dans pas longtemps d'autres pays comme la Tchéquie et la Roumanie. Etant donné que je n'aurai a priori que 3 sem, et que je veux vraiment voir tous les coins de la pologne, est ce que ca ne sera pas trop court pour visiter en plus un ou deux autres pays ? 🏴☠️
4. Quel type de logement ? chez l'habitant ? en auberge de jeunesse ou gite ? en camping ? je ne suis aps très attachée au confort, mais un minimum m'est indispensable (par exemple, pas de camping sauvage pour moi, il me faut au moins l'eau courante 😎 !).
5. dernière mais non moins importante question : comment préparer son budget ? je voyage pas mal en france, et c vrai que je n'ai jamais vraiment de budget, étant donné que c'est surtout des petites semaines, donc je n'ai pas l'habitude de prévoir pour de "longues" (c relatif) vacances.
Merci d'avance a tous pour vos conseils ! 😉
Véro
je compte partir en Pologne avant septembre prochain, et je me pose qques questions, peut etre pourriez vous m'aider à y répondre :
1. Le guide de voyage, vraiment utile ou pas ? peut-on préparer son voyage par internet et partir sans guide ou est-ce qu'on risque de manquer qque chose d'interessant ? S'il est vraiment utile, la question fatidique qui revient sur le tapis : lequel choisir ? lonely planet ? le guide du routard ? un autre guide ? 🤪 toutes vos expériences m'aideront !
2. Comment partir ? j'ai une petite voiture, ce qui est convenable pour deux personnes, mais j'ai peur de bcp me fatiguer à conduire, ce qui est le cas qd je vais dans le sud-ouest de la france deja 😕 !! Je pense aussi au train, mais je ne connais pas les tarifs, et au car, qui me parait un peu lent. Que me conseillez vous ?
3. Seulement la Pologne ou l'Europe de l'Est ? je compte aussi visiter dans pas longtemps d'autres pays comme la Tchéquie et la Roumanie. Etant donné que je n'aurai a priori que 3 sem, et que je veux vraiment voir tous les coins de la pologne, est ce que ca ne sera pas trop court pour visiter en plus un ou deux autres pays ? 🏴☠️
4. Quel type de logement ? chez l'habitant ? en auberge de jeunesse ou gite ? en camping ? je ne suis aps très attachée au confort, mais un minimum m'est indispensable (par exemple, pas de camping sauvage pour moi, il me faut au moins l'eau courante 😎 !).
5. dernière mais non moins importante question : comment préparer son budget ? je voyage pas mal en france, et c vrai que je n'ai jamais vraiment de budget, étant donné que c'est surtout des petites semaines, donc je n'ai pas l'habitude de prévoir pour de "longues" (c relatif) vacances.
Merci d'avance a tous pour vos conseils ! 😉
Véro
Seule en Europe de l'est English translation pending
je souhaite partir en Europe de l'est en aout mais je ne sais pas du tout à koi m'attendre donc si vous pouvez m'aider...
en fait je compte baser mon voyage sur deux festival: celui du sziget à budapest début aout et celui de samotharki en grèce fin aout et donc faire Hongrie, Roumanie, Grèce.
Est ce que vous pensez que c'est possible de voyager seule pour une fille? Je cherche des renseignements sur les transports: le train ou le bus? interail? est-ce sur? régulier? peut on faite du stop? Est ce que vous connaissez des coins sympas, des festivals, des paysages à ne pas manker, des endroits ou il fait bon se poser avec une guitar, ou on peu rencontrer des gens cool...???? Est ce qu'il faut des visas, un passeport ( je passe aussi par la Bulgarie ) Est ce qu'il y a d'autres pays à ne pas manker: Rep Tcheque, Slovaquie....
Merci d'avance à ce qui prennent le temps de me répondre...!!
Est ce que vous pensez que c'est possible de voyager seule pour une fille? Je cherche des renseignements sur les transports: le train ou le bus? interail? est-ce sur? régulier? peut on faite du stop? Est ce que vous connaissez des coins sympas, des festivals, des paysages à ne pas manker, des endroits ou il fait bon se poser avec une guitar, ou on peu rencontrer des gens cool...???? Est ce qu'il faut des visas, un passeport ( je passe aussi par la Bulgarie ) Est ce qu'il y a d'autres pays à ne pas manker: Rep Tcheque, Slovaquie....
Merci d'avance à ce qui prennent le temps de me répondre...!!
Hôtel dans un pays de l'Est English translation pending
Je compte bientôt partir pour un pays de l'Est (Lituanie ou Roumanie ou Serbie-Montenegro) pour une semaine. Je ne compte pas réserver d'hôtel, pensez-vous que je puisses en trouver un facilement pour pas cher sur place ?
Merci de vos réponses !
Merci de vos réponses !
CFC Viking Legends Cruise
Hi there,
We’ve booked the CFC Viking Legends cruise (departing on 03/31/25), and the excursions have just been posted on the CFC website. What a disappointment... Stop in Copenhagen: 2 excursions offered, one of which includes +1.5 hours of walking Stop in Oslo: 2 excursions, one of which is a hike Stop in Sandnes (Stavanger): 2 excursions, one of which is a hike Lysekil (Sweden): 1 excursion, same as in Kristiansand and Zeebrugge.
We hesitated to book without knowing the excursions in advance, but the itinerary interested us. We were expecting more options for excursions... Since the ship leaves the day before from Zeebrugge, let’s hope there’s still space for the excursions. I’ll share our experience after we return from this first CFC discovery. MUM49
We’ve booked the CFC Viking Legends cruise (departing on 03/31/25), and the excursions have just been posted on the CFC website. What a disappointment... Stop in Copenhagen: 2 excursions offered, one of which includes +1.5 hours of walking Stop in Oslo: 2 excursions, one of which is a hike Stop in Sandnes (Stavanger): 2 excursions, one of which is a hike Lysekil (Sweden): 1 excursion, same as in Kristiansand and Zeebrugge.
We hesitated to book without knowing the excursions in advance, but the itinerary interested us. We were expecting more options for excursions... Since the ship leaves the day before from Zeebrugge, let’s hope there’s still space for the excursions. I’ll share our experience after we return from this first CFC discovery. MUM49
Naples, à moitié déçu... English translation pending
Bonjour à tous,
Me voilà revenu de Naples. Je ne savais pas où partager mon ressenti, les forums de Tripadvisor et du Routard semblent morts. J'espère qu'ici j'aurais des retours.
Grand amoureux de l'Italie, et surtout grand lecteur, je me suis rendu cette année à Naples pour la première fois. Autant vous dire que de Stendhal, à Goethe, en passant par Lamartine, Dumas ou plus récemment Jean-Noël Schifano, Naples me faisait "littéralement" rêver.
En ce qui me concerne, je suis un jeune qui tend vers la trentaine. Je parle encore mal l'italien, mais suffisamment assez pour maintenir de petites discussions, manger au restaurant, commander, ou comprendre ce qu'on me dit.
J'ai longtemps hésité avant d'aller à Naples avec tout ce qu'on pouvait lire sur Internet et dans les guides. Je ne suis pas du genre à m'habiller touriste. J'aime les beaux vêtements, même à l'étranger. Et emporter mon appareil photo ne me rassurait guère.
Arrivé sur place je me suis rendu compte que sur ce point tout était faux. Les jeunes napolitains aiment d'autant plus les beaux vêtements. Je n'ai pas compté le nombre de Balenciaga aux pieds des jeunes filles du Quartier Espagnol. Naples n'est pas plus, ni moins dangereuse que Paris. J'y rentrai tard le soir (avant minuit tout de même) entre les courses nocturnes de scooters sans que je sois embêté. J'ai néanmoins trouvé le centre historique et les alentours de la gare un peu plus suspects le soir. Certainement car ce sont des passages touristiques dans lesquels il est plus facile d'y repérer le touriste
Sur la question de l'insalubrité, même constat que le point précédent. Les Quartiers Espagnols et Rione Sanità sont étonnement propres comparés au centre historique, aux alentours de la gare, ou encore du Longomare qui pour le coup était vraiment sale. Mais ayant voyagé dans d'autres pays, ce n'est pas ce qui a retenu mon attention. De toute façon, j'étais prévenu. A titre de comparaison, Rome est une réelle déchetterie ! J'ai visité des capitales pauvres, et pourtant impeccables. Mais ce n'est pas le sujet
Nous arrivons aux points qui m'ont déçus. Mes amis m'ont vendu Naples comme "la ville la plus chaleureuse d'Italie" dans laquelle "Je me ferai des amis". J'ai personnellement jamais été aussi mal accueilli dans cette ville. Je pensais qu'après un confinement qui a fait du mal à l'Italie, et qu'en l'absence de plus de la moitié des touristes extra-européens, ils seraient "heureux" de me recevoir au restaurant. Pourtant, à chaque fois j'avais l'impression de déranger. On me poussait vers la sortie alors que le restaurant était vide à 12h, on ne faisait pas l'effort de me parler ni de me comprendre. J'étais souvent servi en dernier après les locaux
De même, en ce qui concerne l'amabilité générale, c'est l'unique ville d'Italie où je n'ai rencontré personne. J'ai été perdu une fois au début de mon voyage, j'ai du demander 5 fois avant que quelqu'un m'indique le chemin. Par chance, c'était une française expatriée ! Les autres se détournaient, et pourtant je demandais en Italien.
J'ai longtemps rêvé de Naples, d'y rencontrer ses gens, de pratiquer mon italien, de partager un café, de parler à un pêcheur, de faire le tour de la ville avec un local. Et me voilà rentré bredouille
J'ai certainement généralisé, mais sur toutes les villes que j'ai visité, c'est la première fois que ça m'arrive. J'aimerais y retourner néanmoins, j'ai beaucoup aimé l’atmosphère, les paysages, et surtout essayer de rencontrer 1 ou 2 napolitains. Je ne sais pas s'il existe des associations de bénévolat ou des choses similaires où je pourrai rencontrer du monde, je vais essayer de me renseigner
Que pensez-vous des napolitains, pour ceux qui y sont allés ? Peut-être que des gens y vivent ? Ou mieux, des napolitains seraient présents sur ce forum ?
Peut être que je n'ai juste pas eu de chance cette fois-ci, mais le ressenti était général, l'ambiance était "froide"...
Me voilà revenu de Naples. Je ne savais pas où partager mon ressenti, les forums de Tripadvisor et du Routard semblent morts. J'espère qu'ici j'aurais des retours.
Grand amoureux de l'Italie, et surtout grand lecteur, je me suis rendu cette année à Naples pour la première fois. Autant vous dire que de Stendhal, à Goethe, en passant par Lamartine, Dumas ou plus récemment Jean-Noël Schifano, Naples me faisait "littéralement" rêver.
En ce qui me concerne, je suis un jeune qui tend vers la trentaine. Je parle encore mal l'italien, mais suffisamment assez pour maintenir de petites discussions, manger au restaurant, commander, ou comprendre ce qu'on me dit.
J'ai longtemps hésité avant d'aller à Naples avec tout ce qu'on pouvait lire sur Internet et dans les guides. Je ne suis pas du genre à m'habiller touriste. J'aime les beaux vêtements, même à l'étranger. Et emporter mon appareil photo ne me rassurait guère.
Arrivé sur place je me suis rendu compte que sur ce point tout était faux. Les jeunes napolitains aiment d'autant plus les beaux vêtements. Je n'ai pas compté le nombre de Balenciaga aux pieds des jeunes filles du Quartier Espagnol. Naples n'est pas plus, ni moins dangereuse que Paris. J'y rentrai tard le soir (avant minuit tout de même) entre les courses nocturnes de scooters sans que je sois embêté. J'ai néanmoins trouvé le centre historique et les alentours de la gare un peu plus suspects le soir. Certainement car ce sont des passages touristiques dans lesquels il est plus facile d'y repérer le touriste
Sur la question de l'insalubrité, même constat que le point précédent. Les Quartiers Espagnols et Rione Sanità sont étonnement propres comparés au centre historique, aux alentours de la gare, ou encore du Longomare qui pour le coup était vraiment sale. Mais ayant voyagé dans d'autres pays, ce n'est pas ce qui a retenu mon attention. De toute façon, j'étais prévenu. A titre de comparaison, Rome est une réelle déchetterie ! J'ai visité des capitales pauvres, et pourtant impeccables. Mais ce n'est pas le sujet
Nous arrivons aux points qui m'ont déçus. Mes amis m'ont vendu Naples comme "la ville la plus chaleureuse d'Italie" dans laquelle "Je me ferai des amis". J'ai personnellement jamais été aussi mal accueilli dans cette ville. Je pensais qu'après un confinement qui a fait du mal à l'Italie, et qu'en l'absence de plus de la moitié des touristes extra-européens, ils seraient "heureux" de me recevoir au restaurant. Pourtant, à chaque fois j'avais l'impression de déranger. On me poussait vers la sortie alors que le restaurant était vide à 12h, on ne faisait pas l'effort de me parler ni de me comprendre. J'étais souvent servi en dernier après les locaux
De même, en ce qui concerne l'amabilité générale, c'est l'unique ville d'Italie où je n'ai rencontré personne. J'ai été perdu une fois au début de mon voyage, j'ai du demander 5 fois avant que quelqu'un m'indique le chemin. Par chance, c'était une française expatriée ! Les autres se détournaient, et pourtant je demandais en Italien.
J'ai longtemps rêvé de Naples, d'y rencontrer ses gens, de pratiquer mon italien, de partager un café, de parler à un pêcheur, de faire le tour de la ville avec un local. Et me voilà rentré bredouille
J'ai certainement généralisé, mais sur toutes les villes que j'ai visité, c'est la première fois que ça m'arrive. J'aimerais y retourner néanmoins, j'ai beaucoup aimé l’atmosphère, les paysages, et surtout essayer de rencontrer 1 ou 2 napolitains. Je ne sais pas s'il existe des associations de bénévolat ou des choses similaires où je pourrai rencontrer du monde, je vais essayer de me renseigner
Que pensez-vous des napolitains, pour ceux qui y sont allés ? Peut-être que des gens y vivent ? Ou mieux, des napolitains seraient présents sur ce forum ?
Peut être que je n'ai juste pas eu de chance cette fois-ci, mais le ressenti était général, l'ambiance était "froide"...
Selfie à Auschwitz English translation pending
Bonjour à tous,
Le hasard total de mes "promenades " sur le net m'ont amené à un article du Huffington post qui explique que le centre mémorial d'Auschwitz a été contraint de faire un " rappel à l'ordre " devant la recrudescence des visiteurs ( comme si on visitait en ce lieu ! ) faisant des selfies devant la porte, devant les bâtiments, devant des photos de prisonniers décharnés, sur les rails....
J'ai eu peine à le croire et en regardant sur G images en tapant selfie Auschwitz, j'ai pu constater le summum de la honte ! Déjà, cette mode des selfies m'agace un peu, mais alors là, cela dépasse mon entendement et le respect qui doit prévaloir en ce lieu.
C'était mon " coup de gueule de ce soir,
Respect à vous toutes et tous et bonne soirée.
Le hasard total de mes "promenades " sur le net m'ont amené à un article du Huffington post qui explique que le centre mémorial d'Auschwitz a été contraint de faire un " rappel à l'ordre " devant la recrudescence des visiteurs ( comme si on visitait en ce lieu ! ) faisant des selfies devant la porte, devant les bâtiments, devant des photos de prisonniers décharnés, sur les rails....
J'ai eu peine à le croire et en regardant sur G images en tapant selfie Auschwitz, j'ai pu constater le summum de la honte ! Déjà, cette mode des selfies m'agace un peu, mais alors là, cela dépasse mon entendement et le respect qui doit prévaloir en ce lieu.
C'était mon " coup de gueule de ce soir,
Respect à vous toutes et tous et bonne soirée.
Et après tout cela... English translation pending
aujourd'hui j'ai envie de penser à l'après pandémie
et bien sur j'aurai certainement besoin de voir du monde beaucoup de monde
alors j'ai besoin de vous car je voudrais savoir quel lieu au cours de vos voyages vous à impressionnez le plus par la quantité de personne concentré dans un même lieu, extérieur évidemment . ne croyais pas que je sois insensible à ce qui se passe mais juste nous changer les idées
Snorkeling et plages à Naples English translation pending
Bonjour
Pour nos vacances en juillet 2020, j'aimerais emmener ma petite famille (2 ados de 15 et 13 ans et mon mari) en Italie du côté de Naples.
Nous aimons les visites culturelles mais aussi la plage et surtout le snorkeling. Est-il possible d'en faire dans ces coins la. Comment sont les plages du côté de Naples ? Sont-elles a ce point la bondées en juillet?
Merci de m'éclairer car J ai déjà parcouru plusieurs discussions sur Naples et l'aspect plages est peu évoqué. Si ce n'est vraiment pas propice à ce genre d'activites. Dans quel coin de l'Italie est-ce possible car nous serons mobiles.
Parcourir la Green Vélo et les pistes cyclables en Pologne English translation pending
On voudrait parcourir la Green Vélo en Pologne et on aimerait connaître les avis de Cyclos qui l'ont parcouru, y a t il d'autres pistes cyclables en Pologne.
Nous irons en Pologne en Juillet, on pense rejoindre Berlin en Flixbus, puis partir sur Gdansk, qui connaît ?
Merci pour vos réponses
Lestribavelo
Puglia in August (Locorontondo)
Hi there,
We’re heading to Puglia from July 30 to August 31, 2020. I’ve booked a rental with a pool in Locorontondo.
But the more I read guides and forums, the more I regret booking the flight to Bari. I can still cancel the other reservations, but I’d face penalties for the flight.
It’s packed, avoid August at all costs—traffic jams, stifling heat, price hikes… I’m really having second thoughts. Our goal isn’t necessarily to hit the beach. I’m thinking we’ll get up early to go where we want and head back during the hottest part of the day.
Is it *that* bad? Thanks for sharing your experiences.
We’re heading to Puglia from July 30 to August 31, 2020. I’ve booked a rental with a pool in Locorontondo.
But the more I read guides and forums, the more I regret booking the flight to Bari. I can still cancel the other reservations, but I’d face penalties for the flight.
It’s packed, avoid August at all costs—traffic jams, stifling heat, price hikes… I’m really having second thoughts. Our goal isn’t necessarily to hit the beach. I’m thinking we’ll get up early to go where we want and head back during the hottest part of the day.
Is it *that* bad? Thanks for sharing your experiences.
Visite de Varsovie au mois de mai English translation pending
Bonjour a vous toutes et tous ,
Je souhaite passer un semaine a Varsovie au mois de Mai .
J'aimerais savoir si une semaine est suffisante pour visiter et flâner dans cette ville ?
Je cru comprendre que pour rejoindre la ville depuis l'aéroport , cela était assez facile avec les transport en commun .
Merci de votre aide et de vos informations pour la visite de cette belle ville
Je vous souhaite avec un peu d'avance de très bonne fêtes de fin d'années
Je souhaite passer un semaine a Varsovie au mois de Mai .
J'aimerais savoir si une semaine est suffisante pour visiter et flâner dans cette ville ?
Je cru comprendre que pour rejoindre la ville depuis l'aéroport , cela était assez facile avec les transport en commun .
Merci de votre aide et de vos informations pour la visite de cette belle ville
Je vous souhaite avec un peu d'avance de très bonne fêtes de fin d'années
Dans l'attente des valises English translation pending
Quand on descend de l'avion bien fatigués, vient l'étape de la récupération des valises sur le tapis roulant.
J'aimerais que l'un ou l'autre participant me rassure en me faisant savoir que lui ( elle ) aussi en a plus qu'assez de ces gosses qui viennent jouer autour du tapis ou presque s'affaler dessus, toucher à tout et courir entre les valises et vous empêcher...de prendre la seule place encore libre. Quand ils ne vous marchent pas sur les chaussures.
En fait, ce n'est pas aux petits que j'en veux, c'est aux parents. Je te laisse tout faire et n'importe quoi, ça présage bien de la suite.
Récemment, la maman du petit Lorenzo, 2 ans, l'a perdu de vue à l'aéroport d'Atlanta. Et hop, un tour en tapis et même un bras cassé. En voilà un qui ne recommencera peut-être pas de sitôt.
Et tous ces gens qui se penchent pour mieux voir les valises venir, est-ce que du coup elles arriveront plus vite ? Non, bien sûr, mais au moins le résultat c'est que la moitié des autres voit son bagage au dernier moment, a un mal fou à le saisir quand il est lourd et parfois le rate. Et c'est reparti pour un tour !
Et tous ces gens qui se penchent pour mieux voir les valises venir, est-ce que du coup elles arriveront plus vite ? Non, bien sûr, mais au moins le résultat c'est que la moitié des autres voit son bagage au dernier moment, a un mal fou à le saisir quand il est lourd et parfois le rate. Et c'est reparti pour un tour !
Sardaigne: attention à l'interdiction de détenir du sable, des coquillages, etc English translation pending
On n'a peut-être pas encore assez mis en garde les voyageurs étrangers qui aiment ramener des souvenirs gratuits de leurs vacances en Sardaigne. Outre les objets ayant trait à l'archéologie (même des fragments de poterie), il est désormais interdit de détenir du sable, des cailloux, des coquillages etc.
Les contrôles sur les ports et dans les aéroports sont renforcés. Vous pouvez aussi avoir des ennuis si vous êtes surpris en train de ramasser sur les plages ou autres lieux.
Il peut vous en coûter une amende allant de 500 à 3000 €.
À bon entendeur... Contentez-vous plutôt de faire des photos.
Vacances en Bretagne à 2 (étudiants) English translation pending
Bonjour tout le monde
Moi et mon copain , voulions partir une semaine et-demi en bretagne .
Nous sommes étudiants et un peu faucher 😄
Nous avons des petites astuce , mes parents possède un vito Mercedes (une fourgonnette ) qui est a demi aménager mais pour les camping , ce n'est pas aménager . bref , nous allons passé nos nuit dedans , donc pas besoins de tente . donc une petite économie sur le camping !
bon pour revenir a nos moutons , ou peut on aller en une semaine et-demis , sachant que nous ferrons de l'itinéraire (on ne veut pas stagné dans les campings , on veut se balader un max).
Nous partirons de Nantes et nous voudrions faire une boucle vers le nord ( genre de la baie de st brieuc passant par les cotes de granit rose puis Brest pour revenir a Quimper , puis Nantes ).
Avez -vous de petit endroits a ne pas louper ? Sinon quel activité a faire ? vélo , rando..sachant que mon copain est pas fan pour se bouger le derrière 🙁
Avez-vous des petit resto sympa ?
Merci beaucoup
Nous avons des petites astuce , mes parents possède un vito Mercedes (une fourgonnette ) qui est a demi aménager mais pour les camping , ce n'est pas aménager . bref , nous allons passé nos nuit dedans , donc pas besoins de tente . donc une petite économie sur le camping !
bon pour revenir a nos moutons , ou peut on aller en une semaine et-demis , sachant que nous ferrons de l'itinéraire (on ne veut pas stagné dans les campings , on veut se balader un max).
Nous partirons de Nantes et nous voudrions faire une boucle vers le nord ( genre de la baie de st brieuc passant par les cotes de granit rose puis Brest pour revenir a Quimper , puis Nantes ).
Avez -vous de petit endroits a ne pas louper ? Sinon quel activité a faire ? vélo , rando..sachant que mon copain est pas fan pour se bouger le derrière 🙁
Avez-vous des petit resto sympa ?
Merci beaucoup
Voyage solo en Slovaquie English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Voilà ce qui m'amène à poster ce message, j'ai depuis quelques temps l'envie de tenter le voyage en solo pour la première fois. Mon choix se porte sur la Slovaquie. Les raisons sont diverses et importent peu mais je suis ici pour avoir plusieurs avis/conseils concernant l'ébauche d'itinéraire que j'ai commencé à envisager.
Ce séjour serait de 2 à 3 semaines au mois d'Août et je ne souhaite pas louer de véhicule donc utilisation uniquement des bus ou trains. Suite à la lecture de plusieurs forums et sites de voyage, voici ce que j'avais pensé : -arrivée à Kosice (j'y resterai plusieurs jours) -bus ou train jusqu'à Poprad car à ce que j'ai pu voir, il s'agit de la seule ville qui dessert les High Tatras, le Slovak Paradise et la ville de Levoca, tout trois en transport en commun -bus ou train jusqu'à Prievidza, seule ville à proximité de Bojnice -bus ou train jusqu'à Bratislava où je passerai plusieurs jours et terminerai mon voyage.
Je fais ce voyage avec les objectifs suivants : découvrir la culture de ce pays, me ressourcer, faire des randonnées, faire des rencontres... Et surtout, tenter cette aventure du voyage en solo.
Mon choix en ce qui concerne les hébergements n'est pas encore fait non plus : couchsurfing, airbnb, hôtels...
Je suis preneur de tout type de conseils.
Un grand merci d'avance.
Ce séjour serait de 2 à 3 semaines au mois d'Août et je ne souhaite pas louer de véhicule donc utilisation uniquement des bus ou trains. Suite à la lecture de plusieurs forums et sites de voyage, voici ce que j'avais pensé : -arrivée à Kosice (j'y resterai plusieurs jours) -bus ou train jusqu'à Poprad car à ce que j'ai pu voir, il s'agit de la seule ville qui dessert les High Tatras, le Slovak Paradise et la ville de Levoca, tout trois en transport en commun -bus ou train jusqu'à Prievidza, seule ville à proximité de Bojnice -bus ou train jusqu'à Bratislava où je passerai plusieurs jours et terminerai mon voyage.
Je fais ce voyage avec les objectifs suivants : découvrir la culture de ce pays, me ressourcer, faire des randonnées, faire des rencontres... Et surtout, tenter cette aventure du voyage en solo.
Mon choix en ce qui concerne les hébergements n'est pas encore fait non plus : couchsurfing, airbnb, hôtels...
Je suis preneur de tout type de conseils.
Un grand merci d'avance.
Quels risques à partir avec sa propre voiture en Europe de l'Est? English translation pending
Bonjour à tous,
Cet été nous projetons de partir (nous sommes 2 et avons 25 ans) depuis la France faire un périple en Europe (1ère fois) en passant par Prague, Vienne, Bratislava, Budapest, plus quelques autres villes selon nos envies. Nous n'avons encore réservé aucun logement mais pensions le faire à l'avance tout de même pour avoir un minimum de confort !
Nous souhaitons prendre l'une de nos voitures: assez récentes et en bon état, la révision sera faite avant; ce qui me préoccupe n'est pas vraiment un soucis d'ordre mécanique mais plutôt au niveau de la sécurité. Sauriez vous me dire, selon vos expériences ou ce que vous connaissez de ces pays, s'il est risqué d'y circuler, de se garer, de laisser la voiture (relativement neuve!) sur une place quelques jours avec la plaque française bien visible ? J'opterais plutôt pour des parkings surveillés ou compris dans le logement réservé (hotel, airbnb ?) mais est-ce sûr même dans ce cas ?
C'est vrai qu'une voiture abimée ou des affaires volées pourraient vite nous gâcher un peu le voyage...
J'attends vos avis ! en vous remerciant d'avance !
Lucas
Cet été nous projetons de partir (nous sommes 2 et avons 25 ans) depuis la France faire un périple en Europe (1ère fois) en passant par Prague, Vienne, Bratislava, Budapest, plus quelques autres villes selon nos envies. Nous n'avons encore réservé aucun logement mais pensions le faire à l'avance tout de même pour avoir un minimum de confort !
Nous souhaitons prendre l'une de nos voitures: assez récentes et en bon état, la révision sera faite avant; ce qui me préoccupe n'est pas vraiment un soucis d'ordre mécanique mais plutôt au niveau de la sécurité. Sauriez vous me dire, selon vos expériences ou ce que vous connaissez de ces pays, s'il est risqué d'y circuler, de se garer, de laisser la voiture (relativement neuve!) sur une place quelques jours avec la plaque française bien visible ? J'opterais plutôt pour des parkings surveillés ou compris dans le logement réservé (hotel, airbnb ?) mais est-ce sûr même dans ce cas ?
C'est vrai qu'une voiture abimée ou des affaires volées pourraient vite nous gâcher un peu le voyage...
J'attends vos avis ! en vous remerciant d'avance !
Lucas
Mauvaise blague à l'aéroport de Fort Lauderdale English translation pending
Je crois qu'à l'avenir elle va s'abstenir de faire de l'humour.
https://www.lapresse.ca/actualites/201902/14/01-5214775-blague-de-bombe-a-laeroport-une-quebecoise-arretee-en-floride.php
https://www.lapresse.ca/actualites/201902/14/01-5214775-blague-de-bombe-a-laeroport-une-quebecoise-arretee-en-floride.php
Catharsis en Pologne English translation pending

CATHARSIS EN POLOGNE
J’écris ce petit récit pour tous ceux qui redoutent de visiter ce lieu terrible : Auschwitz-Birkenau. C’est une invitation à y aller pour trouver la paix avec soi même et bien sûr communier avec les victimes.
Les récits de voyage, les romans, les articles de journaux et de magazines ou les émissions TV, me fournissent autant d’invitations au voyage. Ainsi un reportage dans une revue Photo sur les statues de glace m’a conduit à Harbin en Mandchourie ou un carnet à l’humour irrésistible de Yangguizi sur VF me fait faire un voyage improbable à Pyongyang. L’excitation se relâche, lorsqu’enfin le voyage commence : La voiture sort du jardin et se dirige vers la destination tant fantasmée ou alors c’est une compagnie aérienne qui fournit un tapis volant : l’arrivée au comptoir d’enregistrement est un instant si attendu, c’est le meilleur du voyage, sauf si la compagnie gâche le plaisir en soumettant votre bagage à l’Inquisition, ou si elle vous joint au troupeau de voyageurs attendant de longs moments debout, sans même vous donner d’herbe à brouter! Ce peut être la même compagnie qui transforme son personnel en esclaves volants, à tel point que les hôtesses conservent, en vol, un masque figé de résignation. Plus rarement le bateau est de la partie; et c’est lui qui assure le plaisir le plus accompli : Avant d’atteindre la destination on se promène nonchalamment dans le bateau qui offre de menues distractions tout est fait pour vous faire dépenser et ainsi rattraper le prix trop réduit demandé pour le passage. La côte se profile. Ce peut être de nuit, c’est encore plus magique : Des faisceaux puissants balayant le ciel de très loin, signalent une présence humaine, nichée au cœur de l’obscurité : J’ai en tête l’approche mystérieuse de l’Irlande sur le Belem. Comme l’atterrissage est lent, on a le temps de se faire à l’idée d’aborder un monde nouveau. Des habitants à terre, peuvent agiter les bras en signe de bienvenue. Ce n’est pas la douche froide que l’on éprouve à l’arrivée dans un aéroport d’un pays exotique, où il faut réorganiser ses pensées instantanément, attraper les nouveaux codes qui vous sont projetés sans recul. Une nouvelle langue, ou un alphabet inconnu peuvent vous déstabiliser un temps, ou des prestataires affamés vont se jeter sur vous et proposer leurs services, à vous qui représentez pour eux une succursale ambulante du Crédit Suisse. Ce jour de 2004, je n’étais pas encore reparti. Les voisins et connaissances me demandent toujours en guise de nouvelles : « Quand repartez vous ? » ou la voisine dit à son mari : « Ils sont encore barrés !», comme si nous étions des professionnels de la ballade. Dès que je reste un peu trop longtemps à la maison, des voix sans cesse m’appellent au voyage, des photos et reportages m’aguichent : Gauguin et Jacques Brel me réclament. Je dois aller à Longwood-St Hélène, à l’Ile de Pâques, en Nouvelle Zélande, au Macchu Pichu, et dans la folle mégapole de Shanghai, que sais je ?...... Les sollicitations sont sans fin ! Comment peut on se tenir longtemps, à l’écart de la sublime Italie. Se ressourcer à sa fontaine de beauté est une exigence impérieuse, c’est l’addiction d’une vie l’âme de la Russie me convoque et m’enjoint de m’imprégner sans cesse de sa mystique et de son humanité. Loin de la Russie je dépéris, les piqures de rappel se multiplient pour le junkie. Dans mon imaginaire, à coté de ces images de sirènes des Mers du Sud, de flashs enchanteurs, de montagnes vertes ou blanches et vertigineuses, de déserts blancs, une interrogation triste et silencieuse persiste en arrière fond; elle ne racole pas avec des images tapageuses elle ne me quitte pas. Au long des années elle ne se lasse pas elle revient sans cesse à la charge, mais sans fracas. Oui ! Elle gâche la fête du voyage et le désir insatiable de connaître l’inconnu, de voir une autre humanité. Je la laisse enfin parler, elle m’a vaincu ce jour là de guerre lasse, mais je crains son discours : « Vas voir ce que des hommes ont fait à d’autres hommes, vas te rendre compte par toi même tel Saint Thomas mettant ses doigts sur les plaies du Christ, vas voir ce que l’écrivain de fiction le plus fêlé n’aurait pu imaginer dans son pire délire, dans sa transgression la plus osée, vas voir l’impensable : UN ABATTOIR HUMAIN ; un endroit fou où le crime a été perpétré mille fois à l’heure vas voir ce crime industriel, rationnel et froid. Vas voir cette immense cave de Birkenau où l’on a tué la multitude à l’abri des regards. Viens voir l’Holocauste organisé par des petits fonctionnaires zélés, « banals », par des exécutants butés, indifférents à la souffrance d’autrui et sans remords parmi lesquels émergent quelques êtres cruels et sadiques. Vois les traces de cet Holocauste qui est un blasphème au Créateur, car il sous-entend que sa création était imparfaite, une fraction de l’Humanité devant être détruite pour non conformité. Quoique les idéologues du 3ème Reich n’en avait cure, tout à leurs délires raciaux et à la recherche d’un bouc émissaire. La petite voix a gagné, je cède à l’appel, et nous commençons un chemin de croix moral vers Oswiecim.
LE VOYAGE
Nous arrivons à Tillé dans la banlieue de Beauvais nous laissons la voiture à la fermière, complice de nos escapades. Son jardin sert de parking à une cinquantaine de voitures elle se plaint de ne plus en avoir la jouissance! Nous partons à pied vers l’aéroport, situé en bordure de ce bourg de campagne. Les habitants s’habituent ils aux rugissements continuels des réacteurs ? Le lieu est un peu décalé, avec les avions d’un coté et les tracteurs et le foin de l’autre. Nous confions nos personnes à la compagnie Hongroise à bas coût WIZZ AIR qui nous achemine à Katowice. La Compagnie aérienne est sympathique les hôtesses sont jolies et ne font pas la gueule. Un bus nous emmène vers la belle ville de Cracovie, et nous nous rendons à notre petit appartement de location. La nuit tombe vite car en Europe centrale, nous sommes sur le même fuseau horaire que Paris l’obscurité arrive plus vite, l’ambiance de veillée funèbre convient bien au pèlerinage de demain.
EN ROUTE VERS AUSCHWITZ
Le réveil a la cruauté de sonner : il est des jours que l’on souhaiterait éviter comme ceux où l’on doit aller à un enterrement, subir une opération lourde, visiter un ami mourant…ou aller à Auschwitz ! Aujourd’hui nous allons vers un des endroits les pires sur Terre, et rien ne nous y oblige. Le petit déjeuner est réduit à sa plus simple expression. Le petit matin est aussi lugubre que le soir, les rues sont mal éclairées le froid et la pluie ont été convoqués pour renforcer l’ambiance! Nous avons une boule dans le ventre, et l’hostilité de l’environnement nous enfonce un peu plus le moral. Un temps nous avions pensé aller à Oswiecim en train, mais ce terrible symbole nous y fait renoncer. Nous ferons finalement les 80 km de Cracovie à Oswiecim en minibus. Celui ci nous lâche dans une zone de HLM pas de Camp en vue ! D’ailleurs nous apprenons vite qu’ici, on ne parle pas de Camp, ou de Mémorial mais de « Muzeum ». En changeant les mots on se distancie de l’horreur. A Dachau les Allemands escamotent carrément l’horreur en ripolinant la petite chambre à gaz « qui aurait à peine servi » et les bâtiments, en disposant des barbelés tout neufs, bien galvanisés, et en aménageant des chemins tout nets, bien engravillonnés. Par contre au Struthof, en Alsace, tout est resté en l’état, avec la potence qui glace les os, au milieu de l’ « Appelplatz ». Ce Camp présente une symbolique effroyable : Dans un magnifique cirque montagneux des Vosges, le Camp s’étage en plusieurs plans avec le crématoire tout en bas. Le déporté mesure la progression de sa déchéance au fur et à mesure qu’il change de niveau et se rapproche du puits où l’on jette les cendres. Revenons à Auschwitz : La traversée de la zone de HLM, image familière, donne un court répit à notre angoisse nous avançons et toujours pas de « Muzeum » en vue la situation est un peu surréaliste, celle de rechercher un des sites les plus monstrueux sur Terre et de se balader dans un décor banal de HLM. Si on parle de HLM, c’est donc qu’il y a des habitants ces personnes ne sont elles pas gênées de vivre à coté d’un lieu aussi tragique ? L’homme s’habitue à tout, semble-t-il ! Cette situation n’a rien à envier à la boutique Sephora logée dans l’Usine de tracteurs de Stalingrad. Nous demandons la direction du « Muzeum » puisqu’il faut l’appeler ainsi. Au détour d’un grand immeuble apparaît enfin la célèbre porte d’entrée, avec le poste de garde et la cynique maxime « ARBEIT MACHT FREI ». La maxime devait être volée bien après notre visite mais heureusement retrouvée et réinstallée. Peut on voir la célèbre maxime en prenant son café du matin depuis sa cuisine ? Je n’en suis pas tout à fait sûr, mais les lieux d’habitations en sont assez proches. Quel slogan réconfortant à contempler en buvant son café, avant d’aller travailler le matin ! « Patron, j’ai lu que le travail libère » ! (Par les temps qui courent, il aliènerait plutôt) La Pologne est un pourtant un pays très étendu où il y a de la place, alors pourquoi coller des HLM à ce camp. De même j’ai vu sur une émission TV des habitants d’Oswiecim insultant des visiteurs près de la « Rampe de sélection », car les bus de tourisme gênaient leur stationnement résidentiel ! (Je ne sais pas où elle se trouve en tous cas il ne s’agit pas de celle de Birkenau). Je trouve le comportement de beaucoup d’habitants en Pologne indécent vis à vis des Juifs on pourrait penser qu’au minimum une attitude neutre vis à vis du site d’Auschwitz, de son Histoire tragique et de la communauté juive serait souhaitable. L’indécence consiste aussi à avoir voulu capter la mort tragique des Juifs et des Tziganes pour installer un Carmel de Religieuses. Heureusement elles ont plié bagage. Par contre on verra que les Autorités de Conservation ont laissé le Camp en l’état, sans aucune plaque ou symbole religieux commémoratifs qui auraient pu distraire la vue, l’imagination ou le recueillement. Seul un Monument aux victimes a été construit à Birkenau, il s’intègre bien à l’ensemble et n’est pas intrusif. Je demande à une cohorte d’écrivains de m’accompagner dans la visite : Primo Levi, Jean Samuel, William Styron, Marcelline Loridan-Ivens, aussi un cinéaste talentueux Claude Lanzmann qui sans utiliser une seule bande d’actualité a réussi à raconter l’Holocauste en filmant les lieux tels qu’ils nous sont parvenus et en cherchant des vérités et des émotions dans ses multiples interviews de victimes et de bourreaux. Et puis Alain Resnais, Roman Polanski.

Une nation européenne a financé la rénovation le poste de garde en bois. Par contre l’outrage du temps, on le verra, a été sévère dans le Camp même, au risque de le faire disparaître. A cette entrée, les gardiens SS exposaient les corps des fuyards repris pour édifier les Kommandos de détenus qui sortaient ou rentraient au Camp à l’occasion de leurs corvées à l’extérieur.
Devant le camp se trouve pleins de cars de tourisme et beaucoup de gens en sortent. La visite prend un aspect cirque, mais pourquoi s’en étonner : Si vous réunissez beaucoup de monde, il y a bien évidemment un bruit de foule. Comme les écoles européennes veulent édifier leurs élèves par la visite du Camp, cette jeunesse rassemblée ici est naturellement turbulente. La solution pour avoir une certaine dignité serait elle d’adopter la méthode que les autorités chinoises avaient adopté pour la visite du Mausolée de Mao Tsé Toung ? : Poster des gardes devant la file et engueuler copieusement les visiteurs. Les Chinois sont assez criards, les gardes obtiennent pourtant rapidement silence penaud. J’ai revu Mao récemment, on ne se fait plus engueuler au préalable dans la file. A Pyong Yang pour Kim Il Sung, il n’est pas nécessaire de demander le silence à la foule, car elle sait parfaitement à quoi s’en tenir si elle élevait le ton.
Mais nous nous trouvons à Auschwitz, pas à Beijing, ni à Pyong -Yang, le calme ne peut être obtenu autoritairement. Ce sera l’horreur suscitée par la visite qui plongera les visiteurs dans le désarroi et le silence. Des Israéliens sont nombreux à être venus, comme en témoigne la présence de leurs avions stationnés à l’aéroport, et beaucoup de lycéens. La visite doit sans doute être salutaire pour ces jeunes gens, si elle est bien encadrée et bien commentée. Autant à Auschwitz 1, Camp aux dimensions réduites, la présence des visiteurs est prégnante, autant à Auschwitz 2 – Birkenau l’immensité de ce camp dilue l’affluence touristique. Nous sommes venus sans appareil photo par pudeur pour les victimes je pense que ce fut une erreur, car qui dit photo, dit regard personnel sur une chose. Enfin il reste les souvenirs matérialisés par ce petit récit. Nous sommes arrivés trop tôt pour débuter une visite avec un guide nous prenons donc un café dans la buvette très discrète du Camp ce café et la viennoiserie ont du mal à passer. On déglutit difficilement à Auschwitz ! En attendant le tour fixé à 10 heures, nous faisons un premier tour dans le camp : C’est le Camp Auschwitz 1, installé par les Allemands dans une caserne de l’armée polonaise. Avant ce voyage je n’avais jamais bien compris comment s’articulaient ces Camps : Auschwitz 1, 2, 3 et leurs fonctions.

Auschwitz 1 est le premier Camp du complexe concentrationnaire. Auschwitz 2, appelé aussi Birkenau est un camp d’extermination énorme. (Simone Veil y était prisonnière) Auschwitz 3 est le site de l’Usine de caoutchouc synthétique, qui n’a jamais produit un seul kg de produit. (Primo Levi y travaillait) Auschwitz 1 comporte deux parties : La première est le siège de la police chargée de la répression de la Résistance polonaise locale, avec un centre de détention et un site d’exécution par fusillade (On l’appelle « le mur »); la deuxième partie est un centre d’emprisonnement de déportés venus de toute l’Europe. Il comporte en activité annexe, un centre d’extermination expérimental avec une petite chambre à gaz d’une capacité de quelques centaines de victimes avec crématoire attenant. Un centre « d’expérimentation médicale » se trouve aussi dans l’enceinte d’Auschwitz 1. Je frémis en passant devant cette baraque que l’on ne visite à priori pas, et j’imagine que ses pensionnaires ont du réclamer une mort libératoire de souffrance indicibles.

Les différents bâtiments en brique résistent bien au temps ils sont dévolus à des nations européennes ayant souffert de la déportation de leurs ressortissants chaque nation a organisé une exposition en propre : Ainsi la France a son pavillon la Hongrie ayant le triste record avec la Pologne du plus grand nombre de victimes ont aussi leurs pavillons… Des pavillons ont pour fonction d’abriter le musée expliquant la déportation et l’extermination des Juifs et Tziganes. Nous pénétrons dans le musée principal; à un tournant de l’escalier, on fait face sans crier gare à un grand mur de verre : Derrière se trouvent une multitude de……béquilles ! Le choc est terrible je vais pour une fois sacrifier à l’usage des poncifs : C’est une gifle. L’émotion pour moi est intense, et les larmes s’écoulent ! A un autre tournant un nouveau mur de verre retient une centaine de bidons vides avec écrit dessus « Zyclon B **» avec la mention « Gift » (Ce n’est pas le « Cadeau » anglais, mais c’est le : « Poison » allemand). Ce deuxième choc finit de m’anéantir! A ce moment précis, dans mon esprit la représentation que je me suis construit depuis des années par un flot ininterrompu de récits ou de mentions de l’Holocauste se superpose avec la réalité, représentée par ces bidons devant moi. Des mots me viennent alors à l’esprit: « C’est vrai, ils l’ont fait ! ».

Pourtant mes yeux étaient secs en observant le squelette du « Palais d’exposition industrielle à Hiroshima ». (Un total de 300 000 victimes ?) Pour moi le drame n’était pas palpable à Hiroshima, pourquoi ? Peut être ce du au fait que nous n’ayons pu visiter le Musée, ou que nous avons une exposition au drame seulement une fois par an, à l’anniversaire du 6 Aout. La suite de l’exposition ne pourra me faire tomber plus bas dans mon désarroi : Les montagnes de cheveux dans telle vitrine, de lunettes, dans une autre et des valises avec des étiquettes comportant des adresses dans toute l’Europe. Qu’elles sont émouvantes ces valises, faites sans doute à la hâte, viatiques pour un voyage à la destination inconnue. Valises d’un petit peuple modeste. Une autre vitrine montre des grands châles de prière rabbiniques blancs à bandes noires.…Au rez de chaussée du bâtiment se trouve une très grande urne en verre, remplie de cendres grisâtres Je m’imagine qu’Irène Némérovski y a trouvé son dernier repos. Des gendarmes français, nos gentils gendarmes de notre folklore ont prêté la main pour la conduire à cette urne. Heureusement pour l’honneur de la Police et de la Gendarmerie, tous n’ont pas eu cette conduite. Une liste de « personnalités » ayant été tuées ici, est affichée. Les Camondo sont oubliés dans la liste on ne trouve non plus les noms « de-banquiers-juifs-qui-nous-ont-fait-perdre-la-guerre-de 14-18 » catégorie qui serait à l’origine de la détestation des Nazis pour les Juifs. Mon impression est que c’est une partie du petit peuple d’Europe Centrale qui a disparue ici, en particulier les ressortissants de Hongrie et de Pologne. Depuis la fin de la WW2, nous vivons avec l’Holocauste la presse, les livres le cinéma abordent ce thème. Nous avons un rappel permanent de ces actes monstrueux. Notre imaginaire se construit d’une multitude de petites touches de cet évènement; ce n’est pas innocent pour notre sérénité, car l’évènement est monstrueux. Aussi qu’on le veuille ou non les actes de quelques hommes nous ont tous éclaboussés en tant qu’êtres humains. Les souffrances morales endurées par la communauté Juive et Tzigane sont bien sûr sans commune mesure. Des personnes sont terrorisées à l’idée de mettre le pied à Auschwitz, nous même n’en menions pas large. J’ai continué ma visite, j’ai accumulé la vision d’horreurs plus monstrueuses les unes que les autres. Puis vint la visite d’Auschwitz 2- Birkenau l’après midi. Et pourtant j’étais étrangement calme. J’ai beaucoup réfléchi à l’épisode de la vision de la vitrine de boites de Zyklon B : Je pense, sans vouloir jouer au psychologue improvisé, que j’ai atteint la catharsis s’agissant de l’Holocauste : Les souvenirs agressifs ont été comme siphonnés par ce déclic émotionnel devant ce mur. Je crois que j’ai fait mon deuil de l’Holocauste; pour moi il est rentré dans l’Histoire et il ne m’est plus contemporain. Nous continuons dehors : Dans une allée du camp se trouvait un portique qui servait à pendre court les indisciplinés. Devant ce portique se trouve une guérite fermée à une place où un gardien pouvait se mettre à l’abri pendant les longs moments consacrés aux appels ou regarder les agonies au sec. Un autre portique identique se trouve devant les bâtiments de l’Administration; l’ancien directeur du camp Höss y sera pendu court.
Les jeunes gens présents, d’habitude si bavards et si turbulents en groupe, sont totalement muets. Il est temps de rejoindre le Tour que nous avons réservé à 10 :00.

Chambre à gaz d’Auschwitz 1
Une jeune Polonaise conduit notre Tour. Nous abordons la section spécifique à la répression anti terroriste :
LES BLOCS DE POLICE
Dans les couloirs des Blocs de cette section, sont affichées les photos des victimes elles font l’objet d’un culte du souvenir sans doute de la part de familles de la région. Beaucoup de photos sont fleuries : le souvenir de la des défunts est encore présent. Si l’on se situe face au mur des fusillades, à droite se trouve un bloc comprenant une salle meublée d’une grande table, avec nappe, entourée de chaises. Des dossiers sont encore en place devant chaque chaise. C’est le « Tribunal ». Dans une salle attenante les condamnés à mort viennent de connaître la sentence, toujours la même j’imagine ils doivent se déshabiller puis descendre nus pour aller se tenir devant le mur. Ils sont mis à mort par un gardien muni d’une carabine à faible détonation. L’obsession permanente des autorités du camp est de ne pas éveiller les craintes et l’affolement des déportés et ne pas risquer une révolte de masse. Le gardien exécuteur est changé chaque jour. Les corps ensuite sont emmenés vers l’autre partie du camp où se trouve un petit crématoire.

Du coté gauche du mur se trouvent le bloc des cellules. Dans l’une d’elle, le Père Maximilien KOLBE a été achevé par une piqure de Phénol après avoir survécu à la faim : il avait pris la place d’un père de famille qui venait d’être sélectionné avec 9 autres pour mourir de faim, en représailles à la suite de l’évasion d’un prisonnier. Jean Paul II a déposé un hommage, toujours présent dans la cellule et l’a canonisé. Le sous-sol a servi d « expérimentation » pour mettre au point la mort par gazage. Pour cela une centaine de soldats russes ont servi de cobayes. Le Commandant du Camp Höss était passionné par la question et menait des expérimentations de son propre chef ses supérieurs en ont beaucoup apprécié les résultats et s’en sont inspirés pour mettre au point leur procédé d’abattage industriel. Höss était pourtant un cœur sensible, comme Himmler, il ne supportait pas les spectacles violents Höss déclarait : « Je dois admettre que ce gazage a un effet apaisant sur moi. J’ai toujours été horrifié par les exécutions par fusillades. Je suis soulagé que maintenant on puisse éviter ces bains de sang ». Pourtant il ne pouvait ignorer que le gazage au Zyklon B était un supplice bien plus éprouvant qu’une fusillade. Le soulagement était pour lui, pas pour les victimes. On visite dans ce même bloc, des cellules « aménagées » : Leurs entrées d’air sont quasiment obstruées, on se doute des effets sur les détenus. Toujours ce souci permanent de nuire !
LE COMMANDANT DU CAMP ET SA MAISON
Nous sommes toujours dans Auschwitz 1 et nous souhaitons aller voir où était la maison du Chef du Camp, Höss. Les barbelés forment une barrière infranchissable et menaçante, déjà nous sommes dans cette enceinte fermée depuis deux heures, et c’est pesant. La barrière de barbelés a certes vieilli, les ampoules des lampes sont intactes, les miradors en place et en bon état, on a l’impression qu’il faudrait un mot pour rendre opérationnel le camp, en allumant les lumières et en faisant monter des gardes dans les miradors. Je me mets vite dans la peau d’un détenu, c’est mon coté caméléon quand je visite un lieu. Soudain à un endroit l’enceinte est percée pour l’aménagement d’un passage vers l’extérieur sans passer par la porte d’entrée principale « Arbeit macht Frei » Nous avons l’impression de nous évader du Camp! L’intérêt de visiter un lieu célèbre est de remettre les choses à leur vraie place. J’avais lu ou entendu que « le Commandant du Camp, ses officiers et leurs familles passaient des soirées délicieuses en écoutant des concerts en merveilleux mélomanes allemands dans un salon éclairé de lampes à abas jour faits de peau humaine. Une réunion de sadiques esthètes quoi ! La maison du camp devait être assez éloignée du camp pour permettre au Commandant du Camp de faire la coupure, et d’éviter à sa famille de penser aux choses sinistres qui se passaient à côté, ou même d’en découvrir la vraie nature. Ceci n’est qu’invention : En fait la maison du commandant est collée au camp, à faible distance de la chambre à gaz/crématoire. Certainement la famille a du sentir la chair brulée certains après midi ! Cette maison que l’on ne visite pas, me rappelle « Le choix de Sophie » livre et film avec la délicate Meryl Streep : Sophie est dactylo dans cette maison ce qui lui permet d’allonger son espérance de vie…. La malheureuse est soumise à un choix pervers et cruel du type de ceux que les SS savourent : La vie sauve pour son fils ou pour sa fille. Elle marquée à vie, et cherche l’oubli dans une sexualité exacerbée. A Auschwitz, un détenu subissant le régime commun meurt automatiquement au bout de quelques mois. Avant de mourir, étant épuisé physiquement et moralement, il est appelé Muselmann (de Musulman) par les codétenus allez savoir pourquoi ? Sophie, le personnage de William Styron, ou Primo Levi, employé comme technicien de laboratoire ont pu échapper à la mort certaine grâce au fait d’avoir été retirés du régime général. Un poste d’employé aux écritures était aussi recherché pour cette raison. Je rappellerai une anecdote survenue à Buchenwald à Jorge Semprun : Il passe dans le bureau des effectifs à son arrivée l’employé lui demande son métier répond il « Ecrivain » ? L’employé écrit « Stukator », ouvrier stucqueur, et ainsi sauve la vie de Semprun qui n’ira pas s’épuiser à des taches inhumaines. La particularité d’Auschwitz par rapport aux Camps d’Extermination ou de Concentration, est le tatouage : Un déporté ayant numéro tatoué sur l’avant bras est passée nécessairement par Auschwitz. Les Autorités du Camp avaient remarqué qu’un détenu devenait méconnaissable d’après sa photo après six mois.
A suivre : Birkenau
Voyage surprise (Espagne, Italie ou Portugal) English translation pending
Bonjour
Je souhaite organiser un week end à mes parent mais je ne sais pas quelle ville choisir
J'ai le choix entre
Venise
Rome
Florence
Séville
Lisbonne
Avez vous des avis
Ps le voyage sera en janvier
Merci d'avance