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Tout plaquer et faire le tour du monde English translation pending
by Mond0 · 2008-10-07 · 70 replies
Salut, je suis nouveau sur le Forum. Je m'appelle Rémy, j'ai 20 balai, bientôt 21, je suis dans la région de Lille.

Ca fait déjà 2 ans que je songe à tout lacher pour faire le tour du Monde à pied. J'ai déjà commencé à préparer la base du voyage. Mon itinéraire bien que pas encore définitif et plutôt vague commence déjà à avoir de la gueule : Les 5 continents seront traversé, je prévois juste assez de blé pour pouvoir traverser les mers et océans (3 voyages si tout se passe bien : Asie - Océanie, Océnie - Amériques et Amériques - Europe.).

La question qui me revient sans cesse c'est "Pourquoi?". J'en sais rien, jai simplement envie, pendant quelques années, d'être totalement libre : voir des étendues de paysages calmes, propres, belles; découvrir des langues, des pays, des coutumes. Etre à la merci de la nature et rien qu'elle. Etre libre quoi. Vous allez certainement penser que je suis encore un de ces illuminés en quête d'un soi-même spirituel. Ben c'est pas faux.

Mon principe est tout simple : plus de 200 pays, plus de 6 milliards d'être humain, des millions de coutumes, de paysages magnifiques, d'animaux, de dangers. Alors pourquoi l'homme reste-t-il dans son pays, dans sa région, dans sa maison, à ne faire que ce qu'il à l'habitude de faire? Je sais que si je me limite à avoir une vie conforme à celle que la société compte me donner je m'en voudrais. Nous avons une moyenne d'âge de 80 ans, mais c'est minuscule à l'échelle de la planête! Alors j'ai pas envie de découvrir les chose via des reportages et des images : je veux les vivre, c'est tout. Si je part pas j'aurais gâcher ma vie c'est sûr. Question de point de vue me direz-vous, le mien est tou vu.

Pour ce qui est des désillusions, pas de soucis je m'y attend bien évidemment, surtout dans les pays dit "évolués", où forcément ce sera pas mieux que la France, mais qu'importe certaines choses méritent d'être vécue et je pense que pour mourir serein il ne faut pas perdre son temps avec les codes sociaux si restrictifs.

Donc voilà, je prépare mon voyage, je partirais sûrment dans 1 ans ou 2, tout dépendra de la façon dont tout ceci s'organise, mais il est clair que ce voyage sera fait.

Eventuellement si des personnes cherche un coéquipier pour un voyage du genre, ou veulent me rejoindre, j'accepte à bras ouvert.🙂

Voilà, je voulais votre avis, bon ou mauvais, moqueur ou enthousiaste, peu m'importe, un avis c'est déjà pas mal🙂
Circuit familial de trois semaines en Turquie en août 2008 English translation pending
by Edwindebxl · 2008-09-13 · 20 replies
Quelles vacances en famille sans s'ennuyer 3 semaines autour d'une piscine ou sur une plage ?

1. Concept général

Nous sommes une famille classique de 5 personnes, Edwin et Hélène (44 ans chacun), et 3 enfants Robert (15 ans), Victor (11 ans) et Clara (8 ans). Nous habitons Bruxelles, en Belgique.

Pour les vacances, nous aimons découvrir de nouveaux endroits. Se pose donc de façon récurrente le choix angoissant de la destination de rêve.

Nos critères sont en fait très banals. Il nous faut :

· de la chaleur et du soleil : il n'y a en a pas beaucoup en Belgique · ne pas devoir cuisiner : c'est aussi les vacances pour madame · des piscines : sans cela il y aurait véto de tous les enfants · un peu de discothèque : cela fera tellement plaisir au fils ainé · un peu de plage et de mer : monsieur aime l'ambiance des stations balnéaires · des vielles pierres : monsieur et madame le valent bien, même si cela ennuie les enfants · de l'authenticité : aucun d'entre nous n'aime être pris pour un pigeon · de la découverte et de l'insolite : monsieur et madame dépriment quand ils s'ennuient

Pour ces vacances d'été en août 2008, nous avons dès lors imaginé un concept combinant 2 semaines de circuit itinérant et 1 semaine de repos en hôtel club.

Après avoir expérimenté majoritairement les destinations proches et ultra classiques telles que la France, l'Italie ou l'Espagne, notre choix s'est porté sur la Turquie, pays que nous avions déjà visité 2 fois il y a environ 20 ans, en sac à dos, avant d'avoir les enfants.

Nous avons imaginé une boucle d’un peu plus de 3.000 km, couvrant approximativement le tiers Ouest de la Turquie, avec départ d’Istambul, tout au Nord Ouest, descente vers le Sud le long des côtes de la mer de Marmara puis de la mer Egée, ensuite longer au Sud la côte Lycienne, sur la mer Méditerranée, puis remontée vers le Nord à l’intérieur des terres par la Cappadoce, retour via l’axe routier Ankara–Istambul :



L'objectif de ce carnet de voyage n'est pas de raconter une aventure « exceptionnelle » par sa destination ou sa durée, mais de décrire un exemple de vacances «découverte » accessibles sans difficulté à une famille "habituelle" avec enfants.

Nous n'insistons pas sur les descriptions générales que l'on peut trouver dans de nombreux livres et guides que nous n’avons pas la prétention de remplacer, mais plutôt sur les impressions vécues personnellement.

Nous en profitons pour donner quelques conseils pratiques et « bons tuyaux » à l'attention de ceux qui seraient tentés par une expérience similaire.

En particulier, nous citons nommément certaines enseignes facilement identifiables dont nous avons été particulièrement satisfaits, que bien sûr nous recommandons.

2. La préparation

Une visite dans une agence de voyages classique nous a montré l'extrême standardisation des produits offerts pour la Turquie par les « grands » voyagistes (« tour operators ») comme TUI-Jetair, Thomas Cook, etc. : formule package "Avion + hôtel club all inclusive" dans la plupart des cas.

A côté de cela, il y a bien quelques "circuits organisés", mais si l'on veut combiner hôtel club + circuit, on se rend rapidement compte des limites de l'offre commerciale classique: on passe directement du concept "menu touristique" à celui "à la carte", et l'offre se réduit cruellement...

Nous n'avons dès lors pas trop insisté dans cette voie et avons rapidement commuté sur un concept "sur mesure" imaginé par nous seuls...

Sachant qu’Istambul, au Nord-Ouest de la Turquie, est à 2.650 km de Bruxelles, il n'était pas question pour nous de faire le trajet en voiture. Nous avons donc décidé d'aller en avion jusqu' à Istambul et de circuler en voiture de location. Sur place, nous remarquerons toutefois un nombre non négligeable de voitures immatriculées en Allemagne, France, Hollande, Belgique, et même Angleterre, ce qui montre que la chose est possible. Il s’agissait, cependant, dans leur immense majorité de Turcs immigrés, en vacances dans leur pays d’origine.

Il faut noter qu'en Turquie il est tout-à-fait possible de se déplacer grâce à des réseaux très efficaces d'autocars et de minibus (appelés « dolmus »), mais nous avons préféré louer une voiture, à la fois par facilité et pour gagner du temps. Nous ne regretterons pas cette solution, même après avoir constaté que sur de longues distances un car conduit par un conducteur expérimenté turc est souvent aussi rapide, voire plus, qu'une auto conduite par un touriste non aguerri...

Par ailleurs, il faut savoir que pour de longues distances, les cars roulent de nuit: cela signifie que si vous êtes capables de dormir plus ou moins correctement en position assise, vous ne perdez quasi pas de temps en déplacement. Cet avantage ne nous concerne plus car à 44 ans, si nous ne passons pas la nuit dans un lit correct, notre journée du lendemain est fichue, mais ce n'est probablement pas le cas de jeunes de 20-30 ans.

Notre préparation s'est faite essentiellement sur la base des informations suivantes:

· « Le guide du routard – Turquie » · cartes et itinéraires via le site WEB "Via Michelin" (gratuit) · vues satellites via le programme "Google Earth" (gratuit, il suffit d'installer un "plug-in" téléchargeable sur "Google") · recherches sur internet pour les réservations (avion, voiture de location et hôtels)

Pour les hôtels du circuit, nous avons utilisé le système de réservation en ligne d'hôtels liés au site "Via Michelin" renvoyant pour la Turquie quasi systématiquement au site "booking.com".

Pour la semaine en hôtel "hôtel club", nous avons simplement retrouvé via internet les coordonnées d'un hôtel qui nous plaisait dans le catalogue du « tour operator » TUI-Jetair et effectué la réservation directement via le système en ligne de l'hôtel, pour un prix sensiblement plus avantageux... merci internet !

Nous avons préparé le voyage en mars 2008, soit 4 mois à l’avance, et réservé 90% des hôtels à ce moment. Pour les 10% restants (2 nuits) nous nous en sommes remis à l’improvisation sur place, s’agissant de nuits d’étape dans des zones peu touristiques pour lesquelles nous n’avons pas trouvé de système de réservation en ligne (Konya) ou parce que nous n’avions pas défini exactement où nous nous arrêterions (région d’Ankara). Ces 10% non réservés ne se révéleront pas une excellente idée.

Il faut noter que nous ne connaissions pas les sites internet spécifiques de "carnets de voyage" et si cela avait été le cas, nous les aurions exploité bien d'avantage.

Nous avons passé finalement fort peu de temps à la préparation : pas plus d’une vingtaine d'heures au total, en incluant les lectures, les recherches sur internet et toutes les réservations en ligne. Cependant, nous avons été fortement aidés par notre souvenir des 2 voyages précédents, malgré que ce fût il y a 20 ans. Sans cela, je pense que nous aurions pu passer le double de temps.

Nous n'avons pas comparé le "Guide du routard" avec les autres guides (par exemple le "Lonely Planet"), mais nous pouvons dire en tout cas à posteriori que les informations reçues via le "Guide du routard" se sont révélées extrêmement utiles à la fois AVANT et PENDANT le voyage: nous ne pouvons que recommander chaudement à tout candidat à un voyage de ce type de se procurer une édition RECENTE d'un guide de ce niveau, de la lire attentivement une première fois lors de la préparation et ensuite de le garder à portée de main durant tout le voyage. Si par hasard vous tombez sur une édition ancienne: jetez-la à la poubelle et procurez-vous une récente, car la Turquie change très vite et vous risquez de payer très cher le fait de vous baser sur des informations périmées...

3. Bon à savoir…

3.1. L'accueil en Turquie

Disons le tout de suite : à de rares exceptions près, l’accueil en Turquie est fabuleux.

Bien entendu, il est d’autant meilleur que l’on s’éloigne des régions touristiques, mais même dans ces dernières, il n’est pas rare qu’il reste très bon.

Dans les endroits commerçants très touristiques, les marchands interpellent les candidats clients dès qu’ils perçoivent le moindre signe d’intérêt pour leur établissement : si vous n’êtes pas intéressés, dites simplement «non merci » en continuant votre route, ils n’insisteront pas, mais ne les ignorez pas, cela sera perçu comme du mépris. Il faut savoir que les Turcs sont très fiers.

Ils sont aussi très fiers de leur pays, et cela explique probablement aussi leur volonté d’en donner une bonne image à leurs hôtes.

Dans les hôtels, restaurants et autres commerces, si l’on discute le prix avant, une fois un accord conclu, même oralement, il sera respecté. Parfois même, si vous avez une bonne tête ou s’ils n’ont pas la monnaie, ils vous feront finalement payer … moins cher que le prix initialement convenu.

La délinquance semble rare, les rares cas se présentant dans les endroits très touristiques, comme Sultanahmet (pickpockets dans le métro), mais il faut bien entendu toujours rester prudents.

Il faut dire que le police, omniprésente, ne fait à l’évidence pas de cadeaux à la moindre incartade. Cela vaut pour les Turcs comme pour les étrangers, y compris les touristes.

Si vous avez besoin de quelque, chose n’hésitez pas à le demander à des passants. Même s’ils ne parlent ni français ni anglais, ils feront tout pour vous aider.

Bien entendu, comportez vous à votre tour en toutes circonstances de façon parfaitement correcte et vous n’aurez probablement que de bonnes surprises….

3.2 La voiture

Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché de la voiture de location fut attribué à ... un intermédiaire grec (!),
http://www.economycarrentals.com, dont les tarifs étaient inférieurs à ceux des grands loueurs internationaux (Avis, etc.), tout en proposant des véhicules comparables. Cet intermédiaire ne possède pas de voiture et ne fait que relayer vers des loueurs présents physiquement. Finalement, le loueur final s'est avéré être DECAR (www.decar.com), une grande enseigne locale, qui nous avait échappé lors de notre recherche sur internet, bien qu'ayant également un site web tout à fait correct.

Nous avons choisi une Renault Megane break Diesel, qui s'est avérée parfaite pour 5 personnes et les bagages.

Il est important de savoir que le carburant est très cher en Turquie: au moins aussi cher qu'en Belgique, si pas plus (l'équivalent de 1, 65 EUR/litre pour le diesel, et 1, 85 EUR/litre pour la super en août 2008). De ce fait, compte tenu de la distance de 3000 km, le choix d'un moteur diesel, consommant nettement moins qu'un moteur à essence, se justifiait malgré un prix de location de voiture plus élevé

De plus, un véhicule diesel a une autonomie d'environ 1.000 km, contre 500 km pour un véhicule essence, ce qui évite de devoir s'arrêter trop souvent. Ceci dit, il n'y aura nulle part de problème pour trouver du carburant, des stations-services ultramodernes étant présentes partout et en très grand nombre et ouvertes 7 jours sur 7, jusque très tard le soir et même toute la nuit sur les grands axes. Parfois même jusqu'à l'absurde: nous avons vu sur une même route et dans le même sens 3 stations-service de la même marque à moins de 500 mètres de distance chacune (vous lisez bien) ! Allez comprendre.

La voiture était bien entendu équipée d’air conditionné, heureusement quasi systématique dans les voitures de location dans ce pays, qui s’avéra hautement utile en cette saison: nos rares tentatives pour le couper furent immédiatement sanctionnées par des plaintes venant des sièges arrière. On se demande comment beaucoup de gens peuvent encore vivre sans…

Une autre fonction très utile, mais qui est probablement standard dans les voitures actuelles: la fonction recyclage d’air qui permet d’éviter d’aspirer l’air extérieur lorsqu’on suit de vieux camions dans les montées : il n’est pas rare de voir alors un énorme nuage de fumée noire s’échapper du pot d’échappement…

3.3 En auto en Turquie

Une légende veut que les Turcs conduisent comme des fous: ce n'est pas vrai. Seulement, il y a des choses à savoir. Les plus grandes difficultés se situent à l'entrée des grandes villes, en particulier dans les ronds-points, la méthode pour en sortir sans être salué par des coups de klaxon restant pour nous un mystère.

Les routes principales sont en général correctes, mais le réseau n'est pas très dense. Il y a quelques autoroutes, à péage, mais bon marché et de très bonne qualité. Les indications sont en général très claires.

Souvent le marquage au sol est inexistant et quand il y en a, il est purement indicatif. Ce n'est toutefois gênant que dans les grandes villes (par exemple les voies rapides dans Istanbul), où la densité de trafic conduit à une pagaille complète assez stressante pour un non initié...

Il y a très souvent des travaux sur les routes, la vitesse étant alors quasi systématiquement réduite de 90 km/h à 50 km/h, parfois durant 20 km sur une route totalement rectiligne.... Si vous avez le malheur de respecter ces limitations, c'est le concert de klaxons et d'appels de phares assuré de la part de ceux qui vous suivent, y compris les camions. Il ne vous reste plus alors qu'à faire comme tout le monde et considérer ces limitations comme purement décoratives, en priant pour ne pas vous faire prendre dans l'un des très nombreux contrôles radar effectués par la police.

Si l'on se fait prendre au radar, la police vous arrête 250 mètres plus loin avec un barrage. Nous nous sommes fait prendre à 112 km/h (tout de même) au lieu de 90 km/h, et l'amende était de 115 YTL (environ 65 EUR), à régler tout de suite. Le policier me donne un reçu ayant l'air tout-à-fait officiel pour 115 YTL (nouvelles livres turques) et au moment où je sors les billets me fait signe que 100 YTL suffisent: allez comprendre! De plus, il m'indique qu'il y a un autre contrôle 30 km plus loin.... La légendaire hospitalité Turque !

Pour le reste, pas de problème.

3.4. L'avion

Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché du « voyage en avion » est attribué à KLM, via leur site internet, sans aucun intermédiaire, la moins chère des compagnies que nous avons trouvé. Il s'agit en plus d'un vol régulier sur une grande compagnie classique, pas une compagnie à bas prix (« low cost ») ou un charter: de ce fait les horaires sont plus confortables et les aéroports sont de premier choix (proches des centres-villes). Nous n'avions pas de contrainte particulière quant à la date exacte du départ: nous avons, dès lors, choisi de voler un lundi, les prix étant plus bas que durant le week-end.

3.5. Le budget

Par rapport aux pays d’Europe occidentale, la Turquie reste bon marché. Mais il est clair que l’on n’est plus du tout au niveau très bas du passé.

Bien entendu, les endroits touristiques sont généralement les plus chers, mais pas toujours où l’on pense : on trouve à Istanbul en plein Sultanahmet des bouteilles d’1, 5 litres d’eau à 0, 75 YTL (soit environ 0, 43 EUR), soit le même prix, voire moins, que dans toutes les petites épiceries du reste de la Turquie, alors que dans la toute petite ville de Side (sur la côte Sud), c’est partout 1… EUR !

En fait les prix sont en général très élevés dans les endroits où il n’y a presque QUE des touristes étrangers, restent raisonnables tant qu’il reste une mixité avec les touristes turcs et les habitants et sont bien sûr les plus bas là où il n’y a pas de tourisme du tout.

Pour un circuit de 21 jours à 5 personnes tel que le nôtre le budget suivant devrait suffire :

Avion A/R Bruxelles-Istambul: 1.250 EUR Visas d’entrée (10 EUR/pp) : 50 EUR Location de la voiture (tous risques et sans franchise): 550 EUR Carburant (3200 km à 1, 65 EUR/l de diesel et 5 l/100 km) : 270 EUR Hôtels de la partie circuit (14 nuits x 2 chambres par nuit à 55 EUR/nuit): 1.540 EUR Restaurants de la partie circuit (14 x 2 restaurants par jour à 40 EUR en moyenne): 1120 EUR Musées : 300 EUR Hôtel club 5 étoiles all inclusive (7 jours/7 nuits avec 2 chambres) : 1900 EUR Assurance annulation : 200 EUR Divers/cadeaux: 300 EUR-- TOTAL : 7.480 EUR

Ce n’est pas vraiment donné, mais certainement pas plus cher que la plupart des circuits organisés ou les séjours proposés par les voyagistes, tous en sachant exactement à quoi s’en tenir.

Pour le voyageurs au budget plus serré il y a probablement moyen de réduire de coût significativement par les moyens suivants:

1. Remplacer l’hôtel club 5 étoiles par une bonne petite pension de famille 2. Remplacer certains dîners au restaurant par des dîners dans les petites gargotes, moins jolies et/ou moins confortables (on y mange parois debout) 3. Négocier dans les hôtels et pensions de famille une chambre familiale unique au lieu de 2 chambre : ils se débrouillent paraît-il souvent pour ajouter des lits supplémentaires, quitte à remplir la totalité de l’espace ! 4. Utiliser les cars plutôt que la voiture de location, mais c’est à étudier en détail car les cars et les navettes jusqu’aux gares routières ne sont pas si bon marché.

A choisir, nous commencerions sans hésiter par le premier moyen, une bonne petite pension de famille étant probablement au moins aussi agréable - si pas plus – qu’un hôtel club 5 étoiles standard pour touristes étrangers, même si elle n’offre pas son luxe un peu clinquant et des buffets somptueux.

Si nécessaire, les autres moyens permettront probablement de sensibles économies, mais au prix de sacrifices nettement plus importants…

Par ailleurs, si sur place vous n’avez pas d’idée pour un restaurant, sachez qu’il est fréquent que des restaurateurs accordent des remises (10 à 15%). si vous venez avec une carte de recommandation d’un hôtelier En plus de cela, ils offrent souvent en plus quelque chose en cadeau, comme des fruits pour le dessert. N’hésitez pas à demander à votre hôtelier, cela ne vous engage à rien. De toute façon, il est bien mieux placé que vous pour connaître les bonnes adresses.

Il faut également savoir que les musées et quasi tous les sites sont payants, et que le prix pour les étrangers n’est pas négligeable, jusqu’à l’équivalent de 12 EUR par adulte. De plus dans les endroits très connus, les enfants paient le tarif adulte… En revanche toutes les mosquées du pays sont gratuites.

4. Le circuit

4.1. Plan de route

· 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul, nuit à Istambul

· 5 et 6 août 2008: visite d'Istanbul, 2 nuits à Istambul

· 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale (345 km), nuit à Çanakkale

· 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km), nuit à Kuşadasi.

· 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, plage et nuit à Kusadasi.

· 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye (presqu’île de Datça) (300 km), nuit à Mesudiye

· 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça), nuit à Mesudiye

· 12 août 2008: trajet Mesudiye ->Kalkan (300 km), nuit à Kalkan

· 13 août 2008: visite du site de Patara et plage, nuit à Kalkan

· 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km). Arrivée à l’hôtel club, nuit à Manavgat

· Du 15 au 20 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club, 6 nuits à Manavgat

· 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km), visite et nuit à Konya

· 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km), visite d'un caravansérail, et promenade dans la vallée d’Ihlara en Cappadoce, nuit à Göreme

· 23 août 2008. promenade en Cappadoce, nuit à Göreme

· 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)

· 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul (380 km), vol retour Istambul-Bruxelles

3.2. 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul

Nous arrivons à l'aéroport principal d'Istambul (aéroport Atatürk), situé à 20 km à l’Ouest du centre, utilisé par la quasi-totalité des grandes compagnies, à ne pas confondre avec l’aéroport Sabiha Gökçen, situé à 50 km à l’Est du centre, côté Asiatique utilisé par certaines compagnies à bas prix, et très mal desservi.

Il nous faut rejoindre notre hôtel, situé en plein centre, à 250 m du quartier de Sultanahmet, qui est le centre touristique d'Istambul.

Des rabatteurs nous proposent un transfert pour 25 EUR. C’est gentil merci, mais nous avions l'habitude du métro et il y a justement une ligne qui aboutit sous l'aéroport…

Mais pour le métro il nous faut de la monnaie locale, des nouvelles livres turques (YTL). Nous avons des EUR en liquide, mais comme prévisible le taux de change à l'aéroport est très défavorable. Nous mettons notre carte bancaire (de débit) belge dans un distributeur de billets et bonne surprise, quelques secondes plus tard, nous repartons avec notre premier stock the YTL grâce à la magie du système MAESTRO. En route pour le métro, qui s'avère très moderne, avec air conditionné, le tout à un prix imbattable bien entendu. Après 15 minutes, nous changeons de ligne et cela devient un tram en site propre, qui nous conduit en 15 minutes à 200 mètres de notre hôtel. Nous ne regrettons pas le choix du métro.

Nous retrouvons dans les rues d'Istambul la même animation qu'il y a 20 ans, mais tout à l'air plus moderne: les taxis ne sont plus des voitures américaines des années '50 rafistolées de toutes parts, des magasins modernes et luxueux côtoient les "bazars" traditionnels. Beaucoup de femmes sont habillés à l'occidentale, parfois très mode, on dirait un peu l'Espagne. Mais à côté de cela des adolescents poussent encore des charrettes à la main dans les ruelles étroites.

Le soir nous allons dîner au Sud de Sultanahmet. Cet endroit a complètement changé en 20 ans: les anciennes maisons sont devenues toutes pimpantes. C'est rempli de restaurants et des magasins. C’est devenu plus joli, mais très touristique. Il est difficile d'imaginer qu'il y a 20 ans, à cet endroit précis gisaient des voitures en ruine le long du trottoir...

4.3. 5 août 2008: visite d'Istanbul

Nous commençons par le tout grand classique: la basilique Sainte-Sofie (Aya Sofia), construite en 537 et qui fut le symbole de l'empire byzantin. En 1453, lors de la prise de la ville, qui s'appelait alors Constantinople, par les Ottomans, elle fut convertie en mosquée et on lui a ajouta 4 minarets. Depuis 1935, c'est devenu un musée.



La quasi-totalité des mosaïques byzantines ont disparu, mais il en reste quelques très belles à l'étage, miraculeusement préservées :



Nous continuons par la mosquée bleue, située juste en face de Sainte Sofie, la plus célèbre d'Istambul, terminée en 1626. L’objectif était de surpasser Sainte Sofie, et c’est pour cela qu’elle a 6 minarets. Elle doit ce nom de mosquée bleue aux 21.000 carreaux de faïence à fond bleu qui tapissent ses murs intérieurs.

Nous marchons vers le Nord en direction du quartier de Karaköy, situé de l'autre coté de la Corne d'Or.

Il fait plus frais près de ce bras de mer qu'est la Corne d'or, et observons les pêcheurs et les ballets de ferrys qui font la navette entre les 2 rives de Corne d'Or d'une part, et les rives européennes et asiatiques de la ville d'autre part :



Cela rappelle immanquablement les vaporetto de Venise...

Le pont de Galata n’est pas très beau, mais l’étage inférieur est rempli de restaurants de poissons, ce qui égaie beaucoup le passage.

Après le pont, nous rentrons dans un dédale de petites ruelles en direction de la tour Galata.

Ici, pas de touristes, mais des boutiques de matériaux de construction. Je m’arrête devant une à la vue de sacs de poudre en vrac de toutes les couleurs : renseignements pris, il s’agit de pigments destinés à colorer le ciment :



Nous n’avons jamais vu une chose pareille ailleurs…

Plus loin c’est le quartier des fournitures électromécaniques : une boutique ne fait que les roulements à billes, une autre rien que les ventilateurs, une 3e rien que les vis et écrous : chez nous, on ne trouve jamais ce type de commerce dans les rues.

Les commerçants nous regardent d’un air amusé : visiblement, ils ne doivent pas voir souvent des touristes dans le quartier et encore moins des touristes amateurs de magasins de boulons…

Au passage nous remarquons une autre grande spécialité Turque : la « fourche anti sens unique » :



Le principe est simple et astucieux: une série de pointes en métal pivotant sur leur axe se rabattent quand on emprunte la rue dans le bon sens, mais restent relevées quand on l’emprunte dans l'autre. Le lobby des marchands de pneus doit être puissant dans ce pays…

La photo ci-dessous ne montre pas la vitrine du quartier chaud d’Istambul, mais celle d’un atelier de fabrication de néons publicitaires :



La tour Galata est un des derniers vestiges de l’enceinte entourant une concession accordée aux Génois au XIIIe siècle :



Nous verrons plus tard que tout le quartier est d’ailleurs marqué par l’influence latine

Du haut de la tour Galata la vue est superbe.

Ici on regarde voit vers le Nord-Est le Bosphore, avec au fond le pont du même nom:



Ici, on regarde le Sud, avec la Corne d'Or, le palais de Topkapi à gauche et Sainte Sophie à droite :



Nous faisons une pause dans une impasse pleine de chats. En fait nous trouverons des chats et chiens errants un peu partout en Turquie : c’est parfois un peu triste en pensant qu’ils ne doivent pas toujours manger à leur faim, mais il faut reconnaître que ces animaux ne sont pas farouches, visiblement habitués à l’homme :



Nous nous promenons dans les ruelles remplies de petits magasins en tout genre :



Nous remontons une très longe rue commerçante et piétonnière (Istikhâl caddesi), grouillant de monde, qui conduit à la place de Taksim. Ici, c’est particulièrement occidental et toutes les grandes marques de prêt-à-porter sont présentes avec des magasins ultra modernes. Contrastant avec ce décor moderne, toutes les 10 minutes passe un tramway datant probablement des années 30. Il y a également de nombreux passages anciens, contenant une multitude de petites boutiques, très agréables à regarder. On voit nettement l’influence occidentale, avec notamment la présence de représentations diplomatiques occidentales (palais de France, palais de Hollande…), d’écoles françaises (le lycée Galatasaray), des maisons « art nouveau » signées par des architectes aux noms à consonance française. Il n’est pas rare de trouver sur les bâtiments anciens des inscriptions en Français.

Nous prenons du thé au frais dans un parc situé derrière la place de Taksim, avec une belle vue sur le Bosphore.

Au retour, nous profitons des beaux éclairages depuis le pont de Galata :



4.4. 6 août 2008: visite d'Istanbul - suite

Un autre très grand classique : le palais de Topkapi qui fut pendant 4 siècles, de 1475 à 1855, la résidence principale des sultans :





Il ne faut pas manquer non plus le harem, qui se visite à part :



Partout de remarquables mozaïques :



L’après midi, nous nous rendons au grand bazar, une destination tellement courue qu’un passant nous dit spontanément « non ce n’est pas par là, c’est par ici » quand en chemin nous nous trompons de direction…

L’origine du grand bazar remonte au XVe siècle, même si, à la suite d’incendies successifs, celui que l’on visite aujourd’hui ne date que du début du XXe siècle. Il y a 4.000 échoppes, regroupées par corporations, comme pour les marchands de boulons de Karaköy d’hier, sauf qu’ici on ne trouve pas de marchand de boulons: seulement des orfèvres, des marchands de tapis, de vêtements, de chaussures, etc., bref tout ce qui peut intéresser le touriste.

N’ayant aucune intention d’acheter quoi que ce soit, nous sortons de ce respectable bazar après quelques minutes et débouchons dans l’arrière du décor: le quartier des fournisseurs des ateliers de vêtements. Chaque boutique a sa spécialité, de loin cela ressemble aux magasins de boulons, sauf qu’ici ce sont des rivets pour jeans, des boucles de ceinture, des chaînettes et fermetures pour sacs à main… vendus en vrac au kilo depuis de grands bocaux. Cela prouve au moins que ce qui est vendu à côté est fabriqué dans les environs.

Nous nous promenons à l’aventure vers le Sud et tombons sur des quartiers visiblement pauvres, pour revenir vers le quartier de notre hôtel en longeant la fin de la mer de Marmara, le long de Kennedy caddesi. L’endroit est sans grand intérêt si ce n’est son authenticité. Il y a bien sûr quelques marchands ambulants. Certains proposent de tirer à la carabine à plomb sur des cannettes alignées sur les rochers, juste devant la mer. Nous pensons distraitement aux personnes qui se baignent et à celles qui rament sur leur canot pneumatique un peu plus loin…

4.5. 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale

Nous prenons possession de notre voiture de location et quittons Istambul par l’Est, au Nord de la mer de Marmara, pour rejoindre le détroit des Dardanelles. La ville n’en finit pas : sur les collines environnantes, partout des banlieues avec des immeubles de 10-15 étages à perte de vue, dont beaucoup sont récents et/ou en construction. On ne se rend pas du tout compte depuis le centre que la ville est aussi grande et moderne à l’extérieur.

La route principale fait un assez grand détour et la carte mentionne, avec des tronçons marqués en vert, une petite route assez directe qui longe par moments la mer de Marmara : cela doit être chouette. Mais après 20 km nous nous rendons compte que « vert » sur la carte signifie «route non asphaltée». Soit, nous sommes trop loin pour faire demi-tour : en route pour l’aventure, en espérant que cela reste praticable. Il doit y en avoir pour une trentaine de kilomètres seulement.

Finalement la route de gravillons n’est pas trop mauvaise, bien qu’impressionnante avec des dénivelés de plus de 10%, mais le paysage est tout simplement fabuleux : aucune habitation à des kilomètres et au fond, le bleu turquoise de la mer de Marmara :



En route, nous dépassons un groupe de cyclistes randonneurs équipés apparemment de tout de matériel de bivouac. Ils ont l’air d’avoir passé la cinquantaine et ont la langue jusque par terre dans les montées par cette chaleur, mais je me dis que bivouaquer dans un endroit pareil doit être tout bonnement paradisiaque…

Nous gagnons ensuite la plaine. La route est toujours belle, même s’il y a plus de constructions. Il y a de temps à autre des petites stations balnéaires disons « sommaires ». Ici, pas de grandes infrastructures, seulement des maisons et des petits immeubles de 2-3 étages. Difficile d’imaginer qu’une ville de 12 millions d’habitants se trouve à moins de 200 km.

Nous nous arrêtons pour manger près de la plage dans un endroit qui se veut « trendy » avec poufs de toutes les couleurs genre IKEA - version moderne des bancs couverts de tapis d’orient où l’on fume le narghilé - et musique pop turque. Accueil chaleureux comme toujours :

L’heure avance et nous nous demandons s’il y aura encore un ferry pour traverser le détroit des Dardanelles ce soir et rejoindre notre hôtel qui se trouve à Çanakkale, juste de l’autre côté du détroit, en Asie. On nous a dit à Istambul qu’il y avait des ferrys 7 jours sur 7 et 24h sur 24, mais nous nous demandons si c’est vraiment exact.

L’information s’avéra totalement exacte. Nous traversons le détroit sur un ferry partant à 22h00, en une bonne demi-heure. Dommage que la nuit fût déjà tombée…

Çanakkale constitue une étape agréable, bien que sans intérêt particulier. Nous dînons dans le port. Il n’y pas beaucoup de touristes étrangers, ce sont surtout des Turcs en vacances et l’endroit est de ce fait assez authentique. Le détroit des Dardanelles a de tout temps été stratégique puisqu’il permet de contrôler le trafic maritime avec la mer noire. En 1915 il a été l’objet d’une bataille célèbre et l’on peut visiter des musées et des cimetières, mais de notre côté, nous ne nous attarderons pas. Dans les environs se trouve également le site de Troie, mais l’endroit est paraît-il décevant car il ne reste quasiment rien : nous nous contentons dès lors… d’une très belle maquette situé dans le port de Çanakkale.

Notre hôtel (Kervansaray hôtel réservé via booking.com) est construit dans un bâtiment ancien qui a beaucoup de charme :





4.6. 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km)

Le Nord de la côte Egéenne n’est pas très touristique non plus, avec seulement de temps à autre des petites stations balnéaires fréquentées uniquement par les Turcs.

Nous nous arrêtons dans l’une d’elles pour manger, mais avant cela, comme nous mourrons de chaud, nous nous précipitons dans la mer. Surprise, l’eau est très fraîche : nous arrivons tout juste à rentrer dedans. C’est peut-être une raison pour laquelle les stations ne sont pas très développées dans cette zone.

Au restaurant, pas de carte et personne ne parle un mot d’anglais : impossible de savoir combien cela coûtera. Tant pis, l’endroit est superbe, donnant directement sur la mer, on verra bien. Malgré la proximité de la mer, l’addition ne sera pas salée : ils n’ont semble-t-il pas profité de la situation.

Nous passons sans nous arrêter par Izmir, deuxième port et troisième ville du pays, avec 2, 5 millions d’habitants. Ses banlieues poussent comme des champignons sur les collines, avec des forêts de buildings émergeant de collines vierges : un spectacle impressionnant ! En fait les grandes villes Turques grandissent à vue d’œil, probablement suite au développement économique énorme du pays : en 20 ans la part de la population occupée par l’agriculture a fondu de 47% à 29% entre 1990 et 2005, provoquant un exode rural massif.

Nous arrivons tard dans la soirée à la ville balnéaire de Kusadasi. Le « guide de routard » nous avait prévenus : le béton a poussé ces dernières années à la vitesse de l’éclair, et nous n’avons tout bonnement pas reconnu la ville que nous avions visitée il y a 20 ans : la plupart des collines avoisinantes ont été bâties et la route principale est tellement encombrée qu’il nous faut 30 minutes pour traverser la ville. Nous avions choisi Kusadasi afin de bénéficier de la mer après la visite du site d’Ephèse (Efes), situé à 20 km de Kusadasi. Après coup, nous nous sommes dit que nous aurions été mieux dans un hôtel disposant d’une piscine dans la localité de Selçuk, située juste à côté des ruines.

Les chambres de l’hôtel sont très moyennes, mais implantées dans un grand jardin bien agréable, et l’hôtelier est particulièrement prévenant, de sorte que nous nous sentons très vite comme chez nous. L’hôtel est fréquenté en majorité par des touristes Turcs.

Le soir nous dînons dans un chic beach club nommé « La Costa », disposant d’une magnifique terrasse avec piscine surplombant la mer. C’est un peu plus cher qu’ailleurs mais l’endroit en vaut la peine.

4.7. 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, piscine et plage.

Nous visitons le site d’Ephèse, l’une des plus importantes cités antiques de la Turquie et l’une des plus visitées actuellement… Le site est impressionnant car il s’agit d’une ville complète.

Il y a 2000 ans, au bout de cette allée, à l'emplacement de cette plaine verte, il y avait la mer :



Aujourd'hui la mer est à 20 km...

En particulier on remarquera la bibliothèque de Celcius, datant du IIe siècle et (très bien) remontée il y a quelques années. Ceci dit, il est dommage que certaines sections soient fermées, comme la route conduisant au port.

Nous passons l’après midi à notre beau « beach club » :



Contrairement à hier, la température de l’eau est conforme à nos attentes.

Le soir nous mangeons un peu plus loin le long de la mer dans un endroit moins chic (et moins cher) que la veille, mais tout aussi agréable.

4.8. 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye /presqu’île de Datça (300 km)

Il nous faudra près de 6 heures pour faire les 300 km qui nous séparent de Mesudiye, minuscule petite localité balnéaire située presqu’au fond de la presqu’île de Datça, à environ 100 km au-delà de la station bien connue de Marmaris. Les derniers 100 km sur la presqu’île sont particulièrement lents, mais la vue est superbe à certains endroits :



Ici, cela n’a absolument rien à voir avec Kusadasi : il y a seulement quelques petites pensions et quasi aucun magasin. Quoique sans prétention, l’endroit est un authentique petit coin de paradis.

L’hôtel « Olive garden » (www.olivegardenhotel.com) est situé à 500 mètres de la mer un peu sur la hauteur, avec une jolie petite piscine bien implantée et est, comme son nom l’évoque, entouré d’oliviers. Il est très agréable, mais relativement cher par rapport à la concurrence.



4.9. 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça)

Nous passons une journée très agréable sur la très belle plage de galets, sur des transats mis à notre disposition par la pension « Hoppala » (www.hoppala.com.tr), et dînons sous les arbres à côté de la mer dans cette même pension: le rêve !



Le soir nous dînons à l’Olive garden. Le père du patron chante des airs Turcs en jouant de la musique, à la fin tout le monde se met à danser des danses traditionnelles. Du fait de la simplicité et la petitesse de l’endroit, cela ne fait pas artificiel.

4.10. 12 août 2008: trajet Datça ->Kalkan (300 km)

Nous quittons à contrecœur Mesudiye pour la petite station balnéaire de Kalkan, sur la côte Lycienne.

La Lycie est une région située tout au Sud de la Turquie, donnant sur l’Ouest de la Méditerranée, entre Fethiye et Antalya. La côte Lycienne est très découpée.

L’hôtel Sevgi à Kalkan (réservé via booking.com) est une excellente surprise de plus : les chambres sont belles, il y a une très belle et très grande piscine, le bâtiment est bien construit et a du charme, nos chambres donnent sur la mer, avec une vue magnifique, nous sommes un peu en retrait du centre, donc au calme, les petits déjeuneurs se prennent sur une terrasse située sur le toit avec une vue magnifique sur la baie, le prix est très raisonnable : incontestablement un maître achat :



La vue depuis notre chambre :



Vue depuis la terrasse sur le toit pour le petit déjeuner :



La ville balnéaire de Kalkan était présentée à juste titre il y a 20 ans dans « le guide du routard » comme l’équivalent de Saint-Tropez dans les années ’50, où « l’on pouvait discuter avec les vieux dans le port».

Maintenant, c’est disons un peu Saint-Tropez tout court, toutes proportions gardées… Il y a quelques beaux commerces que l’on ne trouve pas nécessairement ailleurs dont, signe qui ne trompe pas, quelques galeries d’art…

En fait, l’endroit est envahi par une clientèle… anglaise, comme en témoignent les nombreux pubs... La plupart des (très nombreuses) agences immobilières - qui ont parfois des relais directement à Londres - annoncent leurs prix coquets en £ (livres sterling) et ne se donnent pas la peine de les convertir en YTL (livres turques) ou même en EUR….

Ceci dit, c’est joli, animé, et agréable pour y passer 1 soirée ou 2, même si dans le centre de Kalkan le taux d’authenticité (turque) approche le 0% absolu…



La plupart des (très jolis) restaurants du vieux port proposent une cuisine internationale à des prix… internationaux eux-aussi. Pour notre part, nous avons très bien mangé pour un prix Turc dans un des seuls restaurants ne proposant que de la cuisine turque….

4.11. 13 août 2008: visite de site et plage à Patara

Kalkan est située à une quinzaine de kilomètres du site lycien de Patara.

Il y a 20 ans le site était partiellement enfui dans le sable et n’était ni gardé ni clôturé : les rares visiteurs connaissant le site (et disposant d’un moyen de transport pour y arriver) pouvaient le visiter librement et profiter seuls de l’immense plage de 15 km de sable fin située juste à côté, incontestablement l’une des plus belles de Turquie…

Nous voulions revoir cela.

Certes, les choses ont bien changé depuis, de nombreuses pensions se sont implantées aux abords du site, l’accès est maintenant gardé et payant, nous ne sommes plus seuls mais quelques centaines sur la plage, mais le charme est indéniablement toujours là.

De plus, de nombreuses parties du site antique ont été dégagées, de sorte qu’il y a davantage à voir. A visiter à la fin de la journée, après la plage, quand il fait moins chaud et que la lumière devient rasante et douce.

A midi, nous dînons sur la plage de Patara à l’ombre d’une grande paillotte de l’unique restaurant autorisé sur cette plage. Il y a beaucoup de monde lors du coup de feu vers 14h00, mais l’endroit est très agréable, quoique sans prétention.





Le soir nous mangeons encore mieux que la veille et pour un prix encore plus raisonnable dans le restaurant de l’oncle du patron de l’hôtel Sevgi appelé « DENIZ restaurant « toujours dans le port, aidés il est vrai par la recommandation de sa nièce…

4.12. 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km)

Après un petit plongeon dans la belle piscine de l’hôtel nous quittons Kalkan avec regret pour Manavgat, où se trouve le Club hôtel dans lequel nous allons rester 1 semaine.

Sur la route, nous voyons défiler les panneaux bruns indiquant les sites historiques.

La route le long de la côte lycienne jusqu’à Antalya est absolument magnifique, entre la mer Turquoise et la montagne. Elle est fort préservée de l’urbanisation, probablement grâce au relief très montagneux.



Nous passons par Kas, qui est du même style que Kalkan.

La Lycie est truffée de sites antiques comme Patara, dont beaucoup valent semble-t-il également le détour, tout en étant nettement moins fréquentés que les sites ultra-connus comme Ephèse : Sakli Kent, Cadyanda, Tlos, Pinara, Sidyma, Xanthos, Letôon, Phellos, Antiphellos, Isinda, Apollonia, Aperlai, Istlada, Cyaneae, Trysa, Myra, St Nicolas, Andriake, Sura, Limyra, Arycanda, Olympos, Phaselis…



Nous quittons la côte Lycienne avec le regret de n’avoir pas pu rester plus longtemps et de n’avoir pu visiter que Patara. A notre avis, il y a facilement moyen de passer 2 semaines rien qu’en Lycie, tant il y a de choses à voir.

Nous passons par Antalya, une grande ville côtière (750.000 habitants), qui marque la fin de la côte Lycienne. L’arrivée à Antalya par la côte ouest est surprenante, nous passons sans transition aucune de la pleine nature, dans un paysage de roches, sans aucune construction, à la ville. Mais Antalya possède un très joli « lido » urbain, très moderne et plutôt chic, donnant à cette grande ville un véritable aspect balnéaire très agréable. Cela rappelle le Lido de Barcelone, récemment (très bien) refait. Ce n’est pas là que nous passerions nos vacances, mais les citadins de cette ville doivent avoir bien de la chance de pouvoir se baigner dans un si bel endroit à quelques kilomètres, voire centaines de mètres, de leur maison ou de leur travail….

Le relief montagneux de la côte Lycienne a fait place à une grande plaine et le mercure y affiche près de 40°C, facilement 5°C de plus que sur la côté Lycienne 200 km plus à l’Ouest. Il parait que la région d’Antalya est la plus chaude de Turquie et cela ne nous étonne pas du fait qu’il s’agit d’une plaine.

Cette plaine s’étend sur une longue bande côtière rectiligne et plate au moins jusqu’à Side, 75 km plus à l’Est, idéale pour y implanter des grands complexes balnéaires. Le principe est simple: les grands hôtels club, « 5 étoiles » en général, occupent de très grandes parcelles sur la première ligne de mer, la plus prisée bien sûr. Ils disposent de grands jardins et de grandes plages privées ou semi-privées, avec leur système de chaises longues et tonnelles réservées sur la plage. Ils sont presque tous récents, souvent assez beaux et mais parfois très « kitch » aussi…

Plus en retrait, on trouve des résidences et hôtels de moindre importance, ainsi que des lotissements comprenant souvent plusieurs dizaines de maisons toutes les mêmes. Il est fréquent de trouver à coté d’hôtels soignés des terrains vagues pas très nets. Côté magasins, ce sont essentiellement des petits magasins vendant souvenirs, T-shirts, bijoux de pacotille et articles de plage. Tous ces magasins restent ouvret tard le soir, comme beaucoup de magasins en Turquie d'ailleurs.

Il y a aussi des nombreux magasins de vêtements en cuir et des bijouteries vendant de l’or et surtout de l’argent qui se veulent de plus haut standing, sans l’être vraiment.

Parfois aussi il y a des projets immobiliers inachevés et à l’abandon. Côté voiries, c’est par endroits assez soigné, avec des plantations arrosées chaque jour, mais souvent ce n’est pas terrible du tout. Cela rappelle l’Espagne et sa Costa Brava.

Mais le soleil arrange beaucoup de choses et l’ambiance « vacances » est bien là, avec un côté « relax » indéniable.

4.13. du 15 au 21 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club

L’hôtel club Vera Lindita de Manavgat est en tout point conforme à ce qu’il était présenté dans le catalogue de Jetair et sur le site WEB de hôtel (http://www.veralindita.com): un grand hôtel « all inclusive » qui se veut luxueux, avec une immense piscine incluant 2 grands toboggans, une très belle et immense plage contiguë quasiment privative, de beaux jardins avec des palmiers et des pelouses taillées au ciseau, un restaurant principal avec des buffets grandioses, 2 restaurants excentrés, l’un proche de la piscine et l’autre sur la plage, 2 bars, 1 discothèque, des animations diverses présentées par de sympathiques organisateurs bronzés et volubiles, une armée de serviteurs discrets et dévoués : rien à redire. Mais après les 10 jours tellement riches et variés que nous venions de passer, les parents ressentent en arrivant tous deux vraiment une impression de vide : heureusement que nos vacances ne résument pas seulement à un séjour ici !

La piscine :



Nous suivons un joli chemin :



pour attendre une grande plage



avec des chaises longues et des paillottes

Comme nous l’avions deviné à travers du site internet de l’hôtel, la clientèle est principalement Allemande. Viennent ensuite les Russes, les Turcs, quelques hollandais, puis une minorité de francophones. Nous avons très agréablement sympathisé avec une famille de Roumains francophones vivant en Suisse depuis 20 ans, mais n’avons rencontré personne d’autre.

Il y avait juste un petit détail qui clochait : obtenir un ordinateur avec accès internet dans cet hôtel « tout compris» coûtait 6 EUR/heure, alors que depuis le début du voyage nos « petits hôtels » précédents ont offert ce service pour le cinquième de ce prix, ou même gratuitement, à notre fils aîné Robert, qui ne survit que grâce à des perfusions régulières de MSN depuis qu’il doit suivre ses parents en vacances, très loin de l’amour de sa vie…

« 6 EUR/h, mais c’est de l’arnaque ! » s’exclame Victor, visiblement subjugué par cette belle leçon de marketing appliqué.

Bien entendu, nous n’avons pas l’habitude de nous laisser pigeonner de la sorte : papa et les 2 aînés sautent sur l’occasion pour explorer les alentours à la recherche d’un cybercafé. La recherche n’est pas bien difficile et 10 minutes plus tard Robert et Victor se retrouvent installés, un sourire jusqu’aux oreilles, chacun derrière un ordinateur dans un cybercafé situé à 500 m de l’hôtel, pour la modique somme de 1 YTL/heure (soit 0, 57 EUR/h) chacun, tellement modique qu’ils surferont jusqu’à plus soif sans avoir l’impression de ruiner leur futur héritage !

Nous réaliserons plus tard que dans cette région de nombreux prix sont libellés en EUR, à des montants largement supérieurs aux tarifs pratiqués ailleurs en Turquie: on sent très fort l’effet des packages avion + hôtel all inclusive fournissant à profusion des clients absolument déconnectés de la réalité Turque.

Même notre démocratique cybercafé propose ses services indifféremment à 1 YTL/h ou 1 EUR/h, au choix du client, ce qui établit « son » taux de change à 1 YTL/EUR, alors que le taux normal tourne autour de 1, 75 EUR/YTL ! On croit rêver.

Il fait décidemment très chaud, autour de 30°C à 40°C, avec un sentiment de chaleur renforcée par l’humidité de la mer, et – fait unique en Europe – la mer comme celle de la piscine sont autour de 28°C : à cette température, quand vous rentrez dans l’eau, vous n’avez quasiment aucune sensation de fraîcheur ! Le seul refroidissement s’opère en prenant…. une douche froide. Cela rend surtout les baignades dans la mer finalement peu agréables, de sorte que nous ne resterons finalement qu’un après-midi sur cette superbe plage.

Heureusement, il n’y a pas trop de problème pour trouver de l’ombre, bien que la chaleur soit telle que ni les petits arbres ni les toiles synthétiques ne suffisent vraiment.

Nous profitons gentiment du rythme du Club, alternant des cycles infinis de nage, bronzages, milliers de glissades depuis les toboggans dans la piscine avec les deux plus jeunes, aquagym pour madame et lecture de romans policiers entre chaque cycle.

Le soir, les animations sont de niveau assez inégal d’un jour à l’autre, mais c’est en plein air et nous aimons bien ce rituel. Un soir il y a une « beach party » sur la plage avec de la musique pop turque autour d’un grand feu de bois. La musique est très rythmée et dansante, assez occidentale en ce sens, mais pourtant différente de la musique anglo-saxonne : c’est vraiment entraînant, surtout par une belle nuit d’été...

Le 4e jour cependant, les parents commencent à en avoir assez, laissent les enfants aux plaisirs du Club et s’offrent une petite visite à 2 en amoureux dans la ville voisine de Side. Side, construite sur une presqu’île, possède de nombreuses ruines, est un but de promenade agréable malgré un taux d’authenticité tombé vraiment au 0% absolu :







4.14 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km)

Après 7 jours nous sommes biens contents de reprendre la route pour de nouvelles aventures, direction l’Anatolie centrale. Nous traversons la chaîne de montagnes Taurus, mais par des routes assez faciles, les turcs n’y allant pas avec le dos de la cuillère pour niveler crêtes et vallées...

Nous arrivons à Konya, au centre des steppes de l’Anatolie après 5 bonnes heures de route. Le site booking.com ne proposant aucun hôtel à Konya nous nous attendions à une petite bourgade. Il s’agit en fait d’une ville de 950.000 habitants, soit presque autant que le grand Bruxelles ! L’arrivée est surprenante, comme à Antalya : nous ne voyons que de la steppe à perte de vue, quand tout d’un coup, la ville apparaît à quelques kilomètres: pas de banlieues pour l’annoncer ! Ici peu de bâtiments élevés, beaucoup de petits immeubles et pas mal de verdure. Cela respire la ville de province tranquille et prospère. Il fait également beaucoup plus frais qu’à Antalya car Konya est située à 1000 mètres d’altitude, comme tout le plateau d’Anatolie.

La ville nous servira d’étape pour la nuit.

Konya est une ville sainte dans laquelle les gens viennent en pèlerinage. Il y a beaucoup de bâtiments religieux et ma femme visite avec les enfants le « tekke de Mevlana », un ancien couvent de derviches tourneurs, aujourd’hui transformé en musée, pendant que je cherche un hôtel :



Les derviches tourneurs sont des religieux musulmans particuliers, qui utilisent la danse pour communiquer avec Dieu. Mais actuellement, leur danse est aussi beaucoup utilisée pour communiquer avec les touristes. Il paraît que le spectacle vaut le coup, mais n’étant ni férus de religion ni de danses traditionnelles, nous nous abstenons.

Pour le reste, la ville n’a pas grand intérêt, si ce n’est son authenticité. Nous en profitons pour photographier quelques scènes de rue :

· Marchands ambulants de fruits:





· Adolescent poussant une charrette sur un boulevard moderne :



Pendant, que les grands ont droit à leur séance d’internet dans un cybercafé, je me promène dans un agréable parc boisé situé sur une colline à côté de la mosquée Alâaddin, hébergeant de nombreuses terrasses ouvertes tard le soir, avec des musiciens interprétant en plein air des airs agréables et reposants :



4.15. 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km)

Nous reprenons le trajet dans l’immense steppe d’Anatolie et suivons l’ancienne route de la soie, vers l’Est, qui conduisait autrefois les caravanes de chameaux jusqu’en Chine, au rythme de 40 km par jour.







Les caravanes passaient la nuit à l’intérieur des caravansérails, sorte de châteaux forts, fermés la nuit et gardés par des sentinelles, pour échapper à l’insécurité. On en trouve dès lors tous les 40 km, pour la plupart en ruine. Sur le chemin, à 110 km à l’Est de Konya nous visitons le caravansérail de Sultanhani, qui a été visiblement complètement restauré, pour ne pas dire reconstruit, mais très bien :



Dans le village, nous remarquons une fabrique de vieux tapis :



La recette est très simple :

· Choisissez un tapis neuf et déposez-le au milieu d’une route · Attendez le temps nécessaire qu’un nombre suffisant de voitures, camions, tracteurs, etc. lui passent dessus · Ensuite lavez-le car les touristes détestent ce qui est sale

Voila, vous avez un magnifique tapis ancien, prêt à la vente !

Une bonne centaine de kilomètres plus loin nous atteignons la région de notre destination suivante : la Cappadoce.

On y trouve des canyons dignes d’un autre continent, des villes souterraines, des habitations troglodytes et des églises sculptées dans la roche friable (le tuf)…

Nous commençons par une magnifique promenade de 3 heures sur une petite partie de la vallée d’Ihlara, située à l’extrémité Sud-ouest de la région. Des sentiers pédestres longent les 2 côté d’une rivière et conduisent à des églises chrétiennes creusées dans le tuf il y a une dizaine de siècles. La promenade le long de la rivière sous les arbres est très agréable. En fait il faudrait disposer d’une journée complète, voire deux, pour en faire une partie plus significative.



On montant un peu on aperçoit la vallée dans son ensemble :



On est alors à portée d'églises taillées dans le tuf :



Entre les villages il n'y a quasi aucun point de ravitallement. Toutefois, à Belisirma nous croiserons ce joli restaurant sur l'eau :

Nous réalisons que nous aurions dû prendre impérativement de bonnes chaussures de randonnée pour tout le monde, car il faut parfois escalader pour suivre le sentier ou atteindre les églises et de plus grandes réserves d’eau car les points de ravitaillement en route sont rares (et accessoirement chers).



Nous nous félicitions du choix de la pension « Anatolia cave » (www.anatoliacave.com) à Göreme, centre de la Cappadoce :



Nous y dormons dans une habitation troglodyte creusée dans une « cheminée de fée », sorte de cône causé par l’érosion :



Vue depuis les chambres, avec sur la terrasse du bas l'endroit où l'on prend le petit déjeuner:



Le village de Göreme est fort touristique, mais cela reste raisonnable. Il est bien animé jusque tard le soir, ce qui n’est pas désagréable.

4.16. 23 août 2008 : promenade en Cappadoce.

Nous nous promenons une partie de la vallée rose, entre Göreme et Çavusin, qui doit sont nom à le couleur de ses canyons :



Un église de plus :







Les paysages sont vraiment exceptionnels. Mais si on part à l’aventure en quittant les sentiers, on s’y perd aussi à une vitesse surprenante, car les paysages changent du tout au tout en quelques minutes, et des failles et dénivelés infranchissables barrent le chemin que l’on avait imaginé.

Nous marchons plusieurs heures dans les canyons sinueux de la Vallée rose sous un soleil de plomb, et l’eau file à une vitesse folle. Heureusement, nous trouvons en chemin 2 petits marchands judicieusement positionnés à l’attention exclusive des randonneurs :



Malgré ces 2 ravitaillements, nous terminons la ballade sans eau, c’est assez stressant. Nous atteignons épuisés, mais avec soulagement, le village de Çavusin, situé à environ 4 km au Nord de Göreme à vol d’oiseau. Nous reprenons des forces dans un charmant restaurant, où nous échangeons nos impressions avec d’autres clients.



Juste à côté du village actuel de Çavusin se trouve, creusé dans la falaise, l’impressionnant « ancien village » abandonné :





Nous apercevons à Çavusin plusieurs pensions qui ont l’air très agréables, mais la nôtre est à Göreme et il nous faut revenir… Nous partons vers le centre à la recherche d’un « dolmus » ou d’un taxi, quand soudain nous croisons un homme avec sa charrette à cheval. Il a dû deviner notre intention et nous propose spontanément de faire « horse taxi » jusqu’à Göreme :



Nous avons croisé plusieurs fois des familles turques sur ce genre de charrettes en Turquie, et sommes ravis de tester cela… L’affaire est vite conclue et nous grimpons tous dans la charrette : madame a droit à l’unique banquette avec le cocher, monsieur et les enfants au plancher plat à l’arrière.

En route : ce n’est bien sûr pas très rapide, mais c’est assez confortable, du moins quand il n’y a pas de trous dans la route. Le bruit des sabots est apaisant. Il y a bien sûr l’odeur du cheval…



Nous prenons un petit chemin de campagne, en gravillons, en tout le monde trouve cela très amusant… Mais soudain la charrette fait un énorme mouvement de travers : avons-nous perdu une roue ? Non, c’est seulement la route qui s’incline un peu, et le jeu énorme entre les roues et leurs axes fait le reste…

Plus loin nous entamons une légère descente et tout s’accélère soudain : le cheval part au trot rapide. Nous nous rendons compte à ce moment qu’il faut sacrément bien maîtriser son cheval pour contrôler la vitesse d’un attelage… sans frein. Visiblement, il n’y a pas d’autre alternative que ce trot rapide, et nous nous demandons distraitement ce qui se passerait si quelqu’un arrivait dans l’autre sens… Heureusement, 200 mètres plus loin le chemin redevient plat et le rythme apaisant.

Mais la quiétude ne dure pas longtemps car maintenant nous voyons avec angoisse se rapprocher la route nationale vers Göreme, où passent des voitures à 90 km/h et beaucoup plus: non, il ne va tout de même pas aller là-dessus ? Et bien si… Nous comprendrons plus tard que c’est au bout de cette route que se trouve la fontaine à laquelle le cheval boira en fin de parcours…



4.17. 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)

Le matin, nous terminons la Cappadoce par la visite de la ville souterraine de Kaymakli, l’une d’une des plus grandes de Cappadoce, qui contient 8 niveaux :

De très nombreuses villes souterraines ont été construites dans les roches friables de Cappadoce (le tuf) depuis l’époque préhistorique et se sont étendues durant l’antiquité.

A l’entrée un guide Turc parlant français nous propose ses services et nous nous ne regretterons ses émoluments : il nous apprend énormément de choses qui nous auraient tout à fait échappé autrement. Il nous décrit en particulier comment la ville se protégeait lors des invasions, en bloquant les couloirs par des disques en pierre coulissants :



Et si un ennemi arrivait quand même à franchir une porte, des oubliettes garnies de pics les attendaient un peu plus loin...

Nous ne sommes restés en Cappadoce que 2 jours, mais franchement, nous aurions pu y rester facilement une semaine de plus, tant il y a de choses à voir.

Nous remontons vers le Nord, direction Ankara, sur une nationale sans grand charme dans la steppe d’Anatolie. Comme la distance est encore longue jusqu’à Istambul et que nous ne voulons pas rater notre avion demain après-midi, nous décidons d’avancer au delà d’Ankara pour ne pas perdre du temps dans cette grande ville de 3, 5 millions d’habitants sans charme particulier.

Au passage, nous voyons à notre gauche un immense lac salé à moitié desséché, sans aucune habitation aux alentours :



Vers 18h00, nous sortons de l’autoroute à environ 70 km à l’Ouest d’Ankara, pour trouver un hôtel dans la prochaine bourgade, située à 10 kilomètres, du nom de Camlidere, de 10.000 habitants. Nous sommes à près de 1500 mètres d’altitude et les maisons ressemblent à des chalets suisses. Il y a visiblement des résidences de vacances, mais nous ne voyons aucun hôtel. Nous demandons à un garagiste, qui nous fait comprendre en langage des signes, mais sans aucun doute possible, qu’il n’y a aucun hôtel ici et qu’il faut aller 25 km plus loin, à Kizilkahamam…

Au passage nous photographions un spectacle que nous avons vu plusieurs fois : le retour des vaches à l’étable en fin de journée : apparemment, elles connaissent le chemin toutes seules et marchent en ordre dispersé sur les routes :



Effectivement, arrivés à Kizilkahamam, nous découvrons une petite ville thermale bien animée qui possède plusieurs hôtels. Visiblement l’endroit est fréquenté exclusivement par une clientèle nationale.

Nous trouvons un hôtel moderne et simple, mais agréable, qui nous offre, cas unique dans ce séjour, une sorte d’appartement contenant 2 énormes chambres de facilement 25 m2 chacune, pour un prix très raisonnable : on est loin des concepts « optimisés » des hôtels pour touristes étrangers…

4.18. 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul er vol retour (380 km)

Nous rejoignons sans problème Istambul par l’une des uniques autoroutes du pays, donc pour une fois à 120 km/h, ce qui n’est pas désagréable.

Arrivés à Istambul le ciel est gris, pour la première fois de notre voyage.

Bien sûr, comme nous arrivons cette fois par l’Est, nous devons traverser le Bosphore. Pour cela il y a 2 énormes ponts, le «pont du sultan Mehmet le conquérant » et «le pont du Bosphore ». Nous immortalisons le passage sur le dernier :



Nous arrivons bien en avance à l’aéroport par l’une des autoroutes urbaines, l’un des seuls endroits où la conduite fût vraiment stressante du fait du trafic important et anarchique combiné à des marquages au sol aléatoires, et rendons la voiture sur place.

5. Si c'était à refaire

5.1. Concept

Nous ne changerions rien au concept, qui nous a paru excellent…

Nous n’avons eu aucune véritable mauvaise surprise.

Cependant, nous nous demandons quel est l’intérêt d’un hôtel club type 5 étoiles tel que proposés dans les catalogues des voyagistes par rapport à une (ou plusieurs) bonnes petites pension de famille: à la réflexion, nous n’en voyons pas, au moins sur la partie strictement hôtelière.

Nous ne verrions d’intérêt que dans le mesure où la formule inclurait des prestations extra-hôtelières difficilement accessibles ou très chères autrement, par exemple pratique intensive d’un sport tel que la planche à voile ou la plongée, mais qui ne sont souvent réellement disponibles que dans certains clubs très spécialisés et/ou haut de gamme (par exemple Club Med).

5.2. Circuit

Nous aurions soit allongé la durée du voyage, soit réduit la longueur du circuit, car faire 3.000 km en 2 semaines itinérantes, dont une bonne part à 60 km/h de moyenne conduit à passer trop de temps en voiture.

Pour 2 semaines itinérantes, nous conseillerions de faire l'impasse sur le Nord (tant pis pour Istambul et Ephèse) et de se limiter à un circuit de maximum 1.200 km comprenant le Sud de la mer Egée (Bodrum, Datça), et surtout la côte Lycienne et la Cappadoce. Il est possible d’arriver en avion à Antalya ou à Dalaman plutôt qu'à Istanbul.

Il est clair que par exemple 2 jours de visite pour des endroits comme Istambul ou la côte Lycienne ne donnent qu’un minuscule aperçu de ce qu’il y à voir.

5.3. Préparation

Nous allouerions plus de temps à la préparation et en particulier à une étude poussée des guides : investir plus pour récupérer plus…

Nous prendrions le temps nécessaire pour inclure dans notre sélection des hôtels ne disposant pas de système de réservation en ligne, par exemple des hôtels recommandés dans "le guide du routard": cela prend plus de temps, car il faut envoyer des e-mails et attendre les réponses, mais cela permet à l’évidence d'obtenir vraiment les meilleurs hôtels aux meilleures conditions.

Compte tenu de notre situation familiale, du fait que nous voyageons en très haute saison touristique et de notre planning serré, nous réserverions 100% des hôtels à l'avance (au lieu de 90%) pour la tranquillité d'esprit et pour éviter de perdre du temps sur place en recherches. De plus, quand vous débarquez fatigués à 20 heures avec 3 enfants et qu'il ne reste plus que 2 chambres disponibles dans un hôtel, vous n'êtes pas vraiment en mesure de faire le tour de la ville pour voir s'il y en a d'autres plus belles ailleurs et n'êtes pas non plus en position de force pour négocier les prix ! Dans notre situation, ces avantages nous apparaissent supérieurs à celui de la flexibilité que donne le concept "à l'aventure" sans réservation.

Enfin, préparer un voyage, c’est déjà partir dans sa tête, ce qui est agréable et motivant. Nous conseillerions aussi de commencer au moins 6 mois à l’avance et de s’y prendre en plusieurs étapes, afin de laisser mûrir les idées et de prendre le temps de récolter les conseils d’amis, de collègues ou d’autres internautes voyageurs…
Circuit classique en Ouzbékistan: arnaques policières? English translation pending
by Marrucin · 2008-07-03 · 25 replies
Bonjour à toutes et tous,

je pars en Ouzbékistan du 24 juillet au 7 août pour un circuit classique en individuel (on est toutefois deux) : Tashkent, Samarcande, Boukhara, Khiva et Khokand.

De nombreux guides touristiques (notamment "Petit Futé" de mémoire et "Olizane" acheté il y a peu) mettent en garde les touristes individuels contre les escroqueries perpétrées par les policiers : amendes farfelues, recomptage et vol des liquidités, etc ; le Guide Olizane explique même qu'il y a un risque de se retrouver en prison. Le PF déconseille aussi d'emprunter le métro de Tashkent à cause du risque "policier".

L'ambassade de France à Tashkent propose enfin en ligne un formulaire de protection consulaire à présenter aux policiers en cas d'ennuis ou lors des fréquents contrôles.

Je souhaiterais savoir si certains d'entre vous ont été confrontés à ce genre de comportements, s'ils ont été volés ou escroqués.

J'ai bourlignué partout en individuel (même en Iran), je ne suis pas peureux de nature, mais je me renseigne !

Tout le monde me dit que les peuples d'Asie Centrale sont serviables, accueillants et sympathiques et que le vol ne fait pas partie de leur culture ; mais qu'en est-il de leur police 😕 ??

Avez-vous enfin été confrontés à d'autres ennuis du même genre ?

Merci pour vos réponses. Bien cordialement à tous, Marrucin.
Argent en Ouzbékistan English translation pending
by Môôôd · 2008-05-10 · 35 replies
Je vais partir un mois en Ouzbékistan en juin/juillet 2008 et je cherchais à savoir ce qui était le plus pratique en matière d'argent (il y a des discussions sur ce sujet, mais elles sont souvent anciennes, alors je voulais avoir un avis un peu plus récent)... Comment avez-vous fait sur place ? Vaut-il mieux amener des billets que j'échangerai sur place (mais alors, euro ou dollar ?) ? des travelers cheques ? est-il possible de retirer de l'argent avec une carte de crédit classique ? Merci d'avance pour toutes les informations que vous pourrez me donner !
Opéra nord-coréen "La jeune bouquetière" English translation pending
by Yangguizi · 2008-05-05 · 10 replies
Ca faisait longtemps que j'en rêvais.

Hier soir, la troupe artistique "Mer de Sang" (sic) de Pyongyang est venue en représentation à Shanghai pour jouer le plus célèbre des opéras nord-coréens, "Kho pha neun tcho nyo", connu en chinois sous le nom "maihua guniang" et en anglais "the flower girl".

Dire que le spectacle était magnifique serait très en dessous de la vérité. La beauté et la grâce de certaines scènes dansées ont arraché de nombreux murmures au public, mais la force de l'art nord-coréen en général et de son opéra en particulier, c'est l'émotion qui s'en dégage. Les acteurs ont superbement joué une oeuvre poignante au service de laquelle musique, chants et dialogues (heureusement sous-titrés en chinois) semblent tendre à la perfection. Au Grand Théâtre de Shanghai, les décors et la mise en scène ont parfaitement mis en valeur cette oeuvre majeure.

"La jeune bouquetière" est un opéra écrit dans les années 70 (l'histoire a aussi été adaptée au cinéma à la même époque dans le film du même nom), adaptant une histoire vieille des années 30, dont la propagande affirme que c'est Kim Il Sung lui-même qui en serait l'auteur. Sur ce dernier point, on a le droit de douter.

C'est donc l'histoire d'une famille martyrisée par un cruel propriétaire terrien, sadique et exploiteur. Une mère, une jeune fille et sa petite soeur ainsi qu'un grand frère mènent une vie misérable dans ce conte révolutionnaire. La jeune fille doit cueillir et vendre des fleurs pour acheter des médicaments à sa mère gravement malade. Le jour où elle arrive enfin à s'en procurer, il est trop tard, la mère meurt. Six ans plus tôt, le grand frère avait été envoyé en prison pour avoir osé affronter le propriétaire, mais peu de temps après la mort de la mère, la grande soeur doit à son tour quitter la petite soeur aveugle.

Le dénouement de l'histoire est bien évidemment un fidèle reflet de l'optimisme et du volontarisme révolutionnaire marxisant. Le frère évadé de prison rejoint l'Armée Populaire de Corée, et retrouve ses soeurs qu'il délivre du cruel propriétaire. Dans deux scènes finales grandioses, le frère appelle tout le village a rejoindre la révolution pour construire un monde meilleur, un paradis du peuple où les oppresseurs seront hors d'état de nuire.

Derrière ce message révolutionnaire qui pourrait en faire sourire certains, se cache en fait une oeuvre très poétique et esthétique. Après tout, combien de nos grands opéras occidentaux reflètent eux aussi l'idéologie alors en vogue? Je n'hésite pas à dire que "la jeune bouquetière" est une de ces grandes oeuvres artisitiques du patrimoine mondial, hélas totalement méconnue en Occident (mais relativement connue en Chine) et qui ne jouira probablement jamais de la reconnaissance qu'elle devrait avoir en raison des préjugés envers la Corée du Nord et du manque d'intérêt du public occidental pour les oeuvres exotiques. Je suis pourtant convaincu qu'une oeuvre comme celle-ci aurait un vrai succès en France s'il se trouvait des volontés pour oser faire venir une troupe nord-coréenne dans un opéra français. Il parait d'ailleurs que l'opéra a déjà été joué en France il y a longtemps, mais je ne retrouve pas trace de cette représentation.

En ce qui me concerne, je suis ressorti de l'opéra de Shanghai avec le sentiment d'avoir assisté au plus beau spectacle qu'il m'ait jamais été donné de voir, bien plus beau encore que les ballets révolutionnaires chinois dont j'ai parfois l'habitude de me délecter.
Célibataire en camping-car English translation pending
by Elisec · 2008-04-29 · 134 replies
bonjour je viens de découvrir une petite amicale très sympa de camping carristes célibataires, je ne sais pas s'il y en a d'autres car celle ci démarre : merci de m'en indiquer si ça existe seul condition etre seul (e) dans son CC organisation de rencontres entre amis (pas d'ambiguité: les meetics boy et girl s'abstenir: ce n'est pas méchant, mais c'est pour bien dire clairement que c'est pour se faire des amis et pas autre chose) j'aimerai savoir s'il existe d'autres associations de ce type pour voyagerà plusieurs CC à l'étranger par exemple bonne journée à tous et merci d'avance pour les tuyaux
Rénovation ou reconstruction de la citadelle de Bam? (Iran) English translation pending
by Tamerlan95 · 2008-04-08 · 32 replies
Bonjour!!!!

Est ce qu'il y a des personnes qui sont allées en Iran depuis le tremblement de terre de 2003 voir la citadelle de Bam et si des personnes l'ont vue, pourrais je savoir si les travaux de rénovation ou de reconstruction sont bien avancés actuellement!!!😐

En bref, dans quel état se retrouve t elle actuellement?🙁

Merci😉
Meilleur endroit pour atterrir en Chine? English translation pending
by Newtonxx · 2008-03-15 · 23 replies
Bonjour, je prévois un voyage en chine de 20 jrs et j'aimerais savoir ou est-ce le mieux d'atterir et le moins cher. Une idée d'itinéraire serait bienvenue... Xian est pour moi un incontournable, j aimerais voir des temples aussi, p-etre la cité interdite. Je connais peu la chine alors j ai besoin d aide. Départ du Québec, Canada!
Budget pour Madagascar? English translation pending
by Matogrosso · 2008-02-24 · 41 replies
bonjour a tous, , , , , , une question aux specialistes de mada, , , , , quel budget pour voyager, , , , , , budget minimum, , , , , en fait est il possible de voyager pour 20 euros par mois tout compris, , , , , hotel bouffe transport, , , , , , ou peut etre faut il plus??????????merci pour les infos et bonne journee, , , , , , , , , , , , , , , , ,
L'incroyable musée de Noukous au fin fond de l'Ouzbékistan English translation pending
by Isaboubou · 2008-02-12 · 9 replies
Bonjour à tous ! 🙂

Je voulais vous parler aujourd'hui d'une bourgade fantôme balayée par les vents des steppes, perdue au milieu de nulle part, qui abrite une extraordinaire collection d'oeuvres de l'avant-garde russe. Des dizaines de miliers de toiles sauvées du couvercle soviétique par un amateur d'art, un véritable trésor.

Des dizaines de milliers de toiles qui explosent de liberté, d'inventivité et de couleurs. Un véritable feu d'artifice au cœur de cette cité éteinte. Rayonnisme, néoprimitivisme, cubofuturisme, suprématisme, cézannisme, constructivisme, tous ces mouvements qui naquirent dans l'euphorie des échanges entre les artistes de Moscou et de Paris au début du XXe siècle y sont représentés.

Peintures d'artistes qui n'ont pas pu, ou pas voulu, fuir la terreur stalinienne qui s'est abattue sur l'URSS des années 30. Ils l'ont payé de leur liberté ou de leur vie, et parfois des deux. Déportés au goulag, internés en hô­pital psychiatrique ou exécutés. Leurs notices biographiques sont succinctes. Une date et un lieu de naissance, des études à Moscou, à Kiev, parfois un mariage, des enfants, une œuvre qui prend son envol, puis brusquement plus rien. Une disparition sans trace. Arrêté, l'artiste s'est volatilisé, comme s'il n'avait jamais existé. Mises bout à bout, toutes ces vies brisées dont les toiles témoignent racontent beaucoup plus qu'une histoire de l'art. Aucun mot ne peut égaler l'émotion que l'on ressent dans ce musée qui est plus qu'un musée : un mémorial de la vie.

Il faut un peu se pincer pour y croire. C'est ici, dans la ville de Noukous bâtie au cœur de l'Asie centrale, au milieu des steppes et déserts, au milieu de nulle part, que se trouve la plus belle collection de l'avant-garde russe après le musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg. L'histoire est à peine croyable. A peine moins farfelue que si l'on avait décidé d'implanter au fin fond du Sahara une dépendance du musée d'Orsay ou du centre Beaubourg.

Alors si vous passez par Noukous en Ouzbékistan, prenez le temps de vous arrêter et de contempler......

http://www.museum.kr.uz/eng
Nuits sous yourte en Ouzbékistan English translation pending
by Icare8 · 2008-01-27 · 35 replies
Nous projetons de partir 12 jours en Ouzbekistan avec un T.O, 2 nuits sont prévues sous yourtes au bord d' un lac. Quelqu'un peut-il me donner ses impressions, est ce que ça vaut la peine? Au mois de juin ou au mois de septembre quelle est le meilleur mois? Merci.
Cartes, itinéraire pour France-Japon à vélo English translation pending
by Donzamora · 2007-12-17 · 48 replies
Bonjour alors voilas j ai décidé de partir poue le japon (m y installé) est j ai besoin de quelque renseignement:

voilas les pays que j ai prévu de traversé: Italie-Autriche-Slovaquie-Pologne-Ukraine-Russie(1 pti bout au sud est)-Kazakhstan-Chine-Mongolie-Re chine-Corée nord et sud.

pour l instan j ai juste tracé un itinéraire grossier sur une carte du monde mais il me manque beaucoup de détail.

si vous avez des cartes géographiques, des contacts, des conseils pour l itinéraire ou autre truc?, je vous serait trés reconnaissant de m en faire part.

Merci d avance a tous pour votre aide.
Peuple étrange: les voyageuses! English translation pending
by Pondy · 2007-12-09 · 879 replies
Pour agrémenter un dimanche de pluie, voici quelques portraits de voyageuses que vous pourrez modifier, améliorer, un peu comme la désencyclopédie Wilkipedia

1 - Voyageuse organisée.

En voyage du même nom. N’oublie jamais son sèche-cheveux, son maquillage, son bikini et son matos à épiler. Choisit ses produits de beauté waterprouffe chez Sephora ou Nocibé. Encombrée de la valise rigide à roulettes en promo chez Carrouf, assorti du vanity case pour le même prix (promo intéressante) elle s’informe utilement. Pas des horaires, ni des lignes intérieures, elle a la tête libérée de toute la logistique. Elle recherche surtout du renseignement pratique sur la qualité du restaurant, de la chambre, du pourboire à laisser, de la météo puisqu’elle doit adapter l’ indice de produit solaire. Elle est aimable, souriante, précise qu’elle ne recherche pas l’aventure mais tombe facilement amoureuse. Elle aura fait la Tunisie, le Maroc, la République Dominicaine et Cuba, elle commencera à regarder du côté du Sénégal, du Kenya parce que décidément y’a trop de concurrence sur ces destinations habituelles. Non, en fait, elle n’aura pas fait, parce qu’elle ne dit pas "j’ai voyagé" mais je suis partie en vacances. La durée de ses séjours n’excédera pas quinze jours (quand il y a une réduc sur la deuxième semaine). Elle adore les duty-free. L’hiver elle reste fidèle à la France quand elle est française et choisira une destination ski avec une prédilection pour Chamrousse, les sept Laux où les boîtes de nuits sont moins chères qu’Avoriaz ou Tignes. Quand elle fume et c’est rare, ça abime le teint, ce sont des Marlboro Elle travaille, supporte ses horaires parce qu’elle a plein de copines pour papoter. Les hommes, la mode sont deux sujets éminemment abordés. Elle a une peluche sur son lit et Daniel Steel dans sa bibliothèque. Quelques photos du dernier été au bord de la piscine bleue avec le super animateur sont placées artistement sur un socle à ressort, sur la table du salon. Certains disent d’elle qu’elle est une dinde, elle ‘n’en a cure. Elle est réellement serviable et quand on a oublié son porte-monnaie, elle n’hésite pas, ouvre son petit sac de contre façon –Esprit- et prête cinq euros sans les réclamer dès le lendemain.

Elle ne se reconnaîtra pas, parce que ne lit pas cette rubrique

2- Voyageuse aventureuse.

Elle se reconnait à son sac à dos aux couleurs délavées. Elle n’oublie jamais son guide papier, crache sur le guide du routard et tourne les pages cornées du footprint. Sa trousse de toilette est succincte, un savon multi usage (peau, petite culotte) et quelques produits de prévention phytothérapique, homéopathique. Sac à dos d’un maximum 50 litres, quasi vide au départ. Appareil photo numérique, carte bleue, passeport. Ca suffit, car elle aura acheté des billets électroniques au meilleur prix. S’intéresse à vf, renseigne dès qu’elle le peut et cherche elle-même peu de renseignements car elle voit sur place.. Vêtue d’un jean à l’embarquement, elle portera dès l’atterrissage le vêtement local mieux adapté à la baroude. Pleine de fantaisie, elle aime les vêtements colorés. Elle est aimable, souriante, vaguement condescendante avec ses pairs. Elle ne rencontre jamais celle cité au dessus, ne recherche pas spécialement l’aventure et reste très méfiante avec l’homme local. N’hésite pas cependant à tenter un tour de piste avec le japonais, l’anglais, l’allemand, l’australien, eux aussi en vacances et en plein dépaysement. Ses pays de prédilection : Inde-Afrique-Australie Elle travaille, préfère les cdd au cdi, supporte mal l’autorité d’un chef, forcément désagréable. Elle a peu d’amies, mais des vraies, sort peu, écoute beaucoup de musique et lit beaucoup. Ses livres, Monod – Bouvier et les polars. Tente ou aimerait tenter un tour du monde en solo. En général, c’est une fumeuse (camel) ou mieux des roulées (économiques) De ses voyages elle rapporte l’artisanat local qui crée un beau foutoir bien douillet chez elle.

Elle se reconnaitra parce qu’elle lit toutes les rubriques et a un solide sens de l’humour.

(la suite dans quelques instants!!!)
Tour du monde à vélo ou à pied? English translation pending
by Kiru · 2007-11-02 · 8 replies
Bonjour à toutes et à tous, Nous sommes 2 francais de 21 ans qui allons partir faire le tour du monde certainement dans un an et demi, 2 ans le temps de finir en partie nos études, travailler pour avoir un minimum pour partir et puis... Partir à la découverte de cette belle planète, sans itinéraire précis car nous voulons aller un peu partout selon l'envie du moment. Je pense quand même que l'on partirai vers l'Est pour commencer. Mon intérrogation pour le moment, ca serait de faire un choix pour le moyen de locomotion. Je pense que le vélo ca a des avantages sachant qu'on est plus libre et on peut avancer plus vite qu' à pied mais seulement je pense que ca peut etre un soucis. On compte faire pas mal de camping sauvage, et comment faire pour s'assurer de ne pas se faire voler le velo quand on dort? Et à pied pour l'instant c'est ce qu'on envisage mais pour avoir deja pas mal voyagé avec un gros sac de trek, c'est vraiment lourd et encombrant et je me demande si on va tenir longtemps avec une telle masse sur le dos, et on va pas marcher vite avec ça lol. Voila c'est tout pour l'instant, je voulais avoir vos avis sur la question. A bientot,
Sommes-nous inconscientes de vouloir partir seule? English translation pending
by Fatihette · 2007-10-18 · 11 replies
Salut les girls,

Depuis quelques mois, je réflechis à mon tour d'asie en 6 mois. Aujourd'hui je suis vraiment en phase de réaliser ce rêve d'ado... et certaines de mes connaissances me lance que je suis inconsciente de vouloir partir seule quand d'autres me disent que c'est super....mais avec ce regard dans les yeux qui veut tout dire!!!!!

Et pourquoi une femme ne pourrai-elle pas voyager seule?

Est-ce que dans votre entourage vous faite face au même réaction!

C'est agaçant car ça nous fait remettre en cause.... mais je tiens bon...je le ferais ce voyage en Asie!

Qui dit mieux? Avez-vous des histoires sur ceux qui ont tenté d'empecher d'accomplir un périple en soltaira (bien que on se retrouve rarement seul en voyage!!!)

bizou les girls
Destination non touristique en Chine? English translation pending
by Frahtik · 2007-09-16 · 28 replies
Salut

J'ai l'intention d'aller 3 semaines en Chine en février/mars 2007. Et on veut les passer au maximum dans 2 endroits, qu'importe où, mais...

On m'a déjà fait le coup de visiter un pays (europe de l'est) version "Va-là, vois-çà, c'est en dehors des sentiers battus", et puis voilà, c'est plein de gens qui comme toi pensent faire "autre chose" ; nouveau conformisme en quelque sorte...

Cette fois, on me la fera pas. Je laisse tomber et paysages qu'il faut voir et monuments que tout à chacun se doit de visiter.

Si quelqu'un pouvait me renseigner sur "un coin", une ville de province pas attrative ou une vallée bien isolée style dénuée de tout intérêt touristique pur (genre musée incontournable, vieille ville "extraordinaire", monument grandiose, gorges exceptionnelles...).

Excepté le nord où il fera sans doute assez froid et les mégalopoles tentaculairement polluées, je suis vraiment ouvert à toute suggestion de destination en Chine à partir du moment où on peut espérer une certaine immersion, quitte à passer à côté de ce qu'il "faut voir".

Merci beaucoup Frahtik

PS : nous pensions au Sichuan pour l'instant entre Dege, Aba (quoique tous deux assez touristiques) ou bien Luhuo (près de Leshan) mais on peut carrément se planter sur ce coup...
Avertissement aux voyageurs en Mongolie English translation pending
by Lionelf · 2007-07-10 · 40 replies
bonjour,

Je reviens d'un voyage en Mongolie et j'écris un post pour expliquer une mésaventure qu'il m'est arrivée là bas. Sur le site Voyage Forum.com, j'ai fait la connaissance de Roïga (pseudo : Khugayaa jusqu'à maintenant...), un mongol qui est en France depuis quelque temps. Il m'a proposé de loger dans sa famille à Oulan Bator moyennant 20 euro par jour, mais jusque là tout va bien. Il me propose un guide, on se met d'accord pour que je le paie 400 euro pour un mois. Il me dit alors de donner les 400 euro à sa famille en arrivant à UB (ce que j'ai fait), et sa famille s'occuperait du paiement du guide en donnant la moitié au départ et le reste au bout d'un mois ; comme il m'a dit si bien "les mongols s'arrangent entre eux" !!! Il s'est avéré, après mon enquête, que la famille voulait donner seulement 200 euro au guide et garder le reste. Durant mon séjour, Roïga m'a proposé de rester 10 jours dans une yourte chez des personnes de sa famille dans la steppe pour 300 euro. Même méthode en donnant les 300 euro à sa famille à UB et ensuite ils s'arrangeraient entre eux..J'ai accepté, et ce séjour dans la steppe et sous la yourte a été superbe, je l'en remercie pour cela. Mais là aussi, après mon enquête..., j'ai appris que sur les 250 euro prévus pour ces gens dans la steppe (car 50 euro étaient restés pour sa famille de UB pour les frais de carburant et de nourriture, ce qui est normal), seulement 33 euro leur ont été donnés ; et la famille comptait se garder les autres 217 euro..... Je me suis occupé là bas à ce que le guide et la famille de la steppe aient vraiment l'argent qui leur était destiné, ce que j'ai réussi à faire, ouf, l'éthique est respectée! sans cela, il y aurait une injustice énorme avec des "intermédiaires" qui se seraient engraissés au passage. Je me suis fait embobiner par Roïga car il parle très bien et je l'ai pensé honnête jusqu'à que je découvre son manège. Voir qu'une famille qui a tout son confort à UB veuille récupérer mon argent, alors qu'il était destiné à la famille dans la steppe qui m'a si gentillement accueilli et hébergé en vivant avec le strict minimum m'a fait agir pour réparer cette injustice... C'est aujourd'hui chose faite, non sans mal et je ne voudrais pas que cela arrive de nouveau ; c'est la raison de mon post. Je sais que si une situation similaire devait de nouveau arriver, je veillerais à m'occuper de payer moi même et directement les personnes concernées. si vous avez des questions ou des conseils à me demander sur le voyage en Mongolie, je serais heureux de vous répondre. Je suis resté près de 2 mois là bas, j'ai fait mon voyage en solo après être resté dans la famille de la steppe. J'ai acheté un vélo et suis parti avec ma tente dans la province d'Arhangaï.
Portraits d'Ouzbékistan English translation pending
by Yangguizi · 2007-05-17 · 78 replies
1. Un consul pas comme les autres

S'il est un voyage dont je rêvais depuis très longtemps, et que je n'avais eu de cesse de toujours remettre à plus tard, c'était bien celui-là. Ce rêve était encore plus ancien que mon attrait pour ma Chine, et ce dernier ne lui était d'ailleurs pas tellement étranger. Ca doit en fait remonter au superbe documentaire télévisé d'Haroun Tazieff "retour à Samarcande" qui doit dater du début des années 90. En m'intéressant à Samarcade, j'ai finalement été obligé de me documenter sur l'histoire de l'Asie Centrale, et, inévitablement, d'aborder celle des Mongols. C'est plus tard en visitant la biographie de Gengis Khan et l'histoire de son empire que j'ai été forcé de m'intéresser à la Chine et d'enfin de m'imprégner de ce milieu qui est aujourd'hui le mien. Il n'était donc que justice que je fasse physiquement le trajet inverse, et que de Chine, je rejoigne les villes mythiques de la jeune République d'Ouzbékistan.

La première étape fut de demander un visa ouzbèke. J'ai tout d'abord été étonné lorsque l'Ambassade de Pékin m'a donné un numéro de téléphone portable lorsque j'ai demandé comment joindre le consulat de Shanghai. J'ai appelé ledit numéro, et suis tombé sur un homme très accueillant qui m'a clairement expliqué les pièces à produire et la marche à suivre. Il m'a également suggéré de lui passer un coup de fil avant d'aller à son bureau, car il y est seul et est parfois en déplacement. Ce fut notamment un peu plus tard lorsque je l'ai appelé quannd il était en déplacement à Pékin. Lorsqu'il eut fini de me réexpliquer la marche à suivre à distance, il se laissa aller à un "merci de venir visiter notre pays", avec une voix émue qui traduisait autre chose qu'une simple formule de politesse. Charmante entrée en matière!

Je me suis rendu la semaine suivante à son bureau, situé dans une tour de bureau voisine du Bund et toute proche du consulat russe, et qui n'est en fait pas un consulat mais l'agence d'Ouzbekistan Airways qui a cessé d'opérer à Shanghai. La décoration n'a cependant pas changé, et le grand bureau vide et joliment décoré était toujours aux couleurs de la compagnie nationale. Tandis que j'entendais le consul s'entretenir en ouzbèke au téléphone, la secrétaire m'a invité à m'asseoir dans un confortable fauteuil d'où j'ai fauché quelques brochures touristiques et une carte du pays qui trainaient sur les étagères. Une fois sa conversation terminée, un grand gaillard au faciès centre-asiatique est venu m'accueillir et m'a fait rentrer dans la salle de réunion en me proposant du thé ou du café.

Il allait m'assister lors du remplissage du formulaire en commentant chaque case malgré la simplicité des questions posées. En fait il en profitait pour faire la conversation car, manifestment, il n'était pas débordé par son activité. Nous avons discuté un bon moment. Ca faisait un an qu'il était à Shanghai et c'est lui qui a ouvert ce bureau. La conversation était donc plutôt celle entre deux expatriés qu'entre un employé consulaire et un demandeur de visa. Puis nous avons discuté un petit moment des possibilités touristiques du pays, cartes et photos à l'appui, et c'est avec plaisir que j'ai répondu à ses questions sur la France.

En début de semaine suivante, sa secrétaire m'a téléphoné pour me dire que le visa était prêt et que je pouvais passer le prendre. Je suis donc retourné à son bureau le lendemain, et cette fois c'est en langue française que Monsieur le Consul est venu m'accueillir, en s'excusant du fait que je doive attendre une dizaine de minutes supplémentaires le temps qu'il prépare le visa et qu'il le colle sur mon passeport. Des excuses??? On croit rêver! Pendant ce temps-là, des ouzbeks déambulaient dans la salle d'accueil, en me saluant d'un geste de la main portée sur le coeur, à la manière des iraniens.

Le consul m'a finalement tendu mon passeport agrémenté d'un visa bleu et vert aux couleurs du pays, et en me demandant de lui téléphoner à mon retour d'Ouzbékistan pour que je lui raconte mon voyage!

Cette entrée en matière spectaculaire - tous les demandeurs de visa de par le monde savent à quel point l'arrogance et l'impolitesse du personnel consulaire de tous les postes diplomatiques de tous les pays peut atteindre des sommets - était un prélude au formidable accueil que ses compatriotes allaient me réserver un peu plus tard.

Quelques temps plus tard, j'ai reçu mes billets d'avion, et ai ressenti une émotion certaine en voyant le dernier arriver: Samarcande et mon nom figuraient dessus.
Traverser le Soudan en 4X4? English translation pending
by Jasrymn · 2007-04-30 · 18 replies
Je voudrais traverser le Soudan en 4X4, en venant de Lybie (pour éviter l'Egypte car la caution pour le carnet passage en douane est double) et pour continuer sur l'Ethiopie. Quelqu'un a t'il effectué ce voyage? Toutes infos me seraient utiles. Merci
Suisse: quelle assurance maladie et rapatriement prendre en tour du monde? English translation pending
by Ekatarina · 2007-04-04 · 26 replies
Bonjour

Sur ces forums on trouve beaucoup d'expérience de TDM et assurance de français, mais le sytème suisse étant différent, est-ce que quelqu'un pourrait m'éclairer sur: peut-on résilier notre assurance obligatoire? ou la suspendrea? vu que l'assurance est obligatoire, et que lors du retour nous avons 3 mois pour s'annoncer et tous les frais de ces trois mois sont pris en compte, sont-ils également remboursé en cas de rapatriement dû à une maladie ou accident? il existe beaucoup de solution d'assurances en France, quels sont les possibilités pour nous suisses?

Merci pour vos expériences!
Liste des pays sans visas nécessaires? English translation pending
by HIN001 · 2007-04-02 · 28 replies
Hugh!!

j'ai cru voir que la France dispose d'une liste de 128 pays, ou le francais que je suis peut circuler sans visas...Seulement impossible de mettre la main dessus... J'en appel a votre generosite pour me donner un lien, ou alors une liste "de memoire" sachant que je m'interesse a l'Afrique (Algerie, Maroc, Tunisie font partit de ces pays mais j'ignore les autres... )

Merci d'avance!
Vos projets cyclistes English translation pending
by Mifanfouette · 2007-03-13 · 35 replies
Coucou à tous

Je voulais juste savoir comment vous "fonctionnez" pour vos projets cyclistes, si certains d'entre vous marchent au feeling sans jamais savoir où ils vont partir d'une année sur l'autre, ou si d'autres on fait une liste + ou - exhaustive de tous les coins qu'ils souhaitent visiter dans les 20 ans à venir, et qu'ils "piochent" tous les ans dans ce vivier en fonction du temps et du budget dispo, et aussi des envies du moment.

PS : si certains ont fait des listes, envoyez les c'est toujours interessant de voir.

Merci à tous pour vos réponses !

Mifanfouette
Comment est la Chine? English translation pending
by Miafra · 2006-12-01 · 12 replies
Je prévois d'aller en Chine fin mars 2007. Comment sont les paysages et les lieux touristiques ? Je pense faire un circuit classique Pékin, La Grande Muraille, Shaolin, Xian, Shangai. On doit aussi emprunter les trains chinois pour certains déplacements. Quelqu'un a-t-il fait ce genre de voyage et peut-il me faire part de ses souvenirs sur le pays, la nourriture, les spécialités intéressantes, les bons plans, ce qu'il faut éviter. Les guides c'est très bien, mais le vécu d'un voyageur il me semble que c'est encore mieux. Merci par avance à ceux ou celles qui répondront à mon message. MIAFRA.
Quel visa pour le Turkménistan? English translation pending
by Yangguizi · 2006-11-15 · 33 replies
Je n'en suis pas encore à planifier mon voyage dans un des pays qui m'attire le plus, mais je réfléchis aux différentes options me permettant de visiter ce pays si fermé. D'après les infomations, parfois contradictoires, glanées à droite à gauche y compris sur ce forum, voilà ce que je trouve: Il y a bien sûr le voyage organisé, par agence locale ou étrangère. C'est l'option la plus facile, mais je ne l'utiliserais qu'en dernier recours, car je préfère voyager en indépendant autant que possible. Il y a le voyage avec un visa touriste. En principe, ce visa s'obtient grâce à une lettre d'invitation, et nécessite un guide sur place en permanence. C'est le même principe qu'en Corée du Nord. Il existe des témoignages de gens qui ont en fait réussi à se débarrasser du guide assez facilement, pendant la majeure partie de leur voyage. Si c'est vrai, ça pourrait être l'option la plus intéressante pour moi. Sinon, on en revient à l'option précédente, l'effet groupe en moins. Si le guide doit réellement toujours être présent, impose-t-il un itinéraire prémaché, ou bien a-t-on une certaine liberté de circulation et d'improvisation en sa présence? Il y a le voyage avec un visa de transit. Cela ne pose pas de problème majeur pour l'obtenir, que ce soit à Tashkent ou à Téhéran. Il permet de voyager seul, sans guide, pour un maximum de 5 jours (ce qui fait quand même très juste). Hélas, il faut du temps pour l'obtenir, et quand on a des vacances limitées, ça rend le projet irréalisable. Ainsi, pour un parcours Tashkent - Téhéran, on arriverait au calendrier optimal suivant: J 0: arrivée à Tashkent. 1ère destination: l'ambassade turkmène J+10: retrait du visa turkmène J+11: arrivée au Turkmenistan J+16: départ du Turkmenistan J+16 (soyons optimistes): arrivée à Mashad J+ 17 ou 18: arrivée à Téhéran J+19: retour à la maison, inch'allah

Ca ne fait donc que 5 jours de Turkmenistan pour environ trois semaines de vacances (transports compris), et dans le meilleur des cas, s'il n'y a aucun accroc nulle part! Ce n'est pas très efficace. Et il faut aussi compter avec les enquiquinements pour obtenir les visas iranien et ouzbèke avant le départ. Le problème pourrait être résolu s'il y avait une procédure accélérée pour obtenir le visa de transit. En avez-vous connaissance? Payer cher ne me fait pas peur. Sinon, dans quel pays est-il le plus rapide d'obtenir le visa?
Où aller pour un projet familial de tour du monde? English translation pending
by Godoue · 2006-10-04 · 12 replies
bonjour,

j'ai toujours aimé les voyages...avant même d'en faire un ....pour le côté humain....découvrir des cultures, pour le plaisir des yeux qui découvre de nouveau horizon. J'addore la nature, les rendonnées pédestres l'architecture combien différentes partout allieure que chez nous....

j'ai un projet sur du long terme.....surtout le temps de cumulé $$$, car mes goûts d'Asie, d'afrique et d'Europe sont bien loin de chez moi!!!

Je souhaite de tout coeur partir dans 8 ou 10 ans, avec mon Mari et mes 3 enfants (actuellements 1 an et demi, 7 ans et 10 ans) dans les endroits les plus merveilleux et enrichissant qui existe....

Mais par ou commensé???

Donnez moi des conseils d'endroit et surtout le pourquoi de ces endroits....

j'aimerais faire 3 ou 4 endroits.....une pour les réflexion...que l'on puisse ce retrouvé ensembles mais égalemnt individuellement....un endroit où tous serais appellé à ce dépassé.....physiquement et mentalement....pas trop....pas le gerre du Vietnam😄 mais plutôt un endroit où il y à des moines ou un Mont Évrest en plus accessible au 10 à 44 ans que nous serons.....un endroit pour les yeux également

un endroit pour l'architecture, comme la ou le ou encore....riche en histoire et en culture. (pas trop dispendieux comme Paris...) le Maroc peut-être!!

un endroit comme l'afrique où l'aide humanitaire est présente, afin de ce trouvé si chanceux de vivre comme on le fait.... les endroits n'on pas besoin d'être si éloigné les uns des autres, mais surtout différents et enrichissants....

j'attend vos suggestion avec hâte

Yanick et la famille Godoue
Tadjikistan: mise à jour 2006 English translation pending
by Cupda · 2006-08-22 · 89 replies
Salut

Bon, je n'ai pas la prétention d'être le grand gourou du Tadjikistan, mais comme j'en reviens, voilà quelques petites mises à jour par rapport aux infos qu'on recueille classiquement sur le net, sur ce site, sur le forum anglophone du LP, sur les liens suivants

http://www.angelfire.com/...anupdate/travel.html http://www.traveltajikistan.com/books/guidebook.html http://www.virtualtourist.com/...uide-Tajikistan.html http://www.pamirs.org/index.htm

ou encore dans le guide LP de la région (ma foi bien inutile, soit dit en passant, empruntez le pour avoir le plan de Dushanbe et basta).

Je vais rester pratique, vu que ce sont les questions principales qu'on se pose généralement avant d'y aller. Quelques mots sur visas et permis, sur les transports, les prix, et le trekking. Ne comptez pas sur moi pour disserter sur ce qu'il y a à voir, c'est bien trop perso et dépendant de chacun d'entre-nous.

Je ne donne pas d'indications sur l'hébergement non plus parce que si vous voyagez avec un guide, les indications qui s'y trouvent sont amplement suffisantes et les rencontres sur place feront le reste, et si vous voyagez sans, ben vous êtes grands, vous demandez aux gens comme d'habitude. Inutile de s'inquiéter pour l'hébergement, dès lors qu'il y a une baraque dans le coin, il y a toujours moyen de s'arranger dans 99% des cas : et puis, si vous comptez trekker, au pire vous aurez votre tente sur le dos... Sachez cependant que les hôtels sont un peu chers (relativement au niveau de vie du pays s'entend, et au reste de l'Asie, 10-15 USD voire plus parfois), la meilleure formule reste de trouver un truc chez l'habitant ou de se faire des potes. Vous trouverez aussi un peu partout sur le net (VF et LP), distillés dans ce style concis inimitable que vous connaissez tous, les bons plans de tonton naps : imbattables niveau prix, mais attention, vous ne verrez pas une goutte d'eau...

Avant d'y aller, j'en profite pour remercier lephilo, naps, JYJO, PETRIS et leras, avec qui les échanges ont été bien utiles avant le départ.

Je compte sur tous ceux qui reviennent du Tadj pour modifier ou enrichir ce qui suit, évidemment.
Meilleur âge pour les enfants pour partir en tour du monde? English translation pending
by Maururuee · 2006-08-13 · 44 replies
bonjour, nous souhaiterions effectuer un tour du monde avec nos deux enfants (l'un aura 8 ans et l'autre 4 ans) mais je voulais savoir quel est le meilleur âge afin qu'ils puissent profiter de cette aventure et avoir des souvenirs ? que ce ne soit pas trop galère et fatiguant ? quelle classe est la plus facile à manquer ? Merci pour vos conseils
Agence locale de voyage en Ouzbékistan? English translation pending
by Brimar · 2006-08-05 · 12 replies
Bonjour, Nous sommes un petit groupe de 7 ami(e)s, alertes quinquas (et plus) habitués à vadrouiller, nos A/R avion pour Tashkent sont réservés (début oct.) Nous cherchons une agence locale pour l'organisation du voyage (minibus, chauffeur, hotels, ticketing, ...), je viens de mailer à une 12aine, au hasard du net. Merci pour vos tuyaux, les bons comme les mauvais, et aussi vos expériences positives hors des sentiers battus (s'il en reste). Nous partons 16 jours en Uz, pas chez leurs voisins, ça sera pour une autre fois peut etre ! Merci par avance Marc et sa troupe
Préjugés sur les Chinois English translation pending
by Youpi88 · 2006-06-15 · 188 replies
Bonjour à tous !!!

Je me lance dans un sujet qui risque de faire débât !! Mon but n'est pas du tout de soulever une polémique, mais juste de comprendre, donc SVP ne voyez aucune agressivité dans mon message.

Je m'explique : projettant d'aller en Chine, j'ai discuté avec plusieurs personnes ayant vécu là-bas, ou sinon connaissant des chinois. Il en ressort presque toujours les clichés suivant : les chinois sont très peu accueillants les chinois n'essaient pas de parler aux étrangers travailler avec des chinois est un cauchemar les chinois sont sales (ils crachent tout le temps, se raclent la gorge, ne se douchent pas, ...) ne va pas en Chine car vivre avec des chionois c'est pénible

Bref, à chaque fois on me fait une peinture peu glorieuse des chinois. J'ai bien conscience que ce ne sont que des clichés. Mais je m'interroge tout de même, car les clichés trouvent quand même souvent une origine et pour que tout le monde ou presque me dise ca c'est qu'il doit y avoir une raison ?

Merci à tout ceux qui connaissent ce pays de m'éclaircir car je reste très sceptique.

PS : Je rappelle que ce message n'est pas du tout là pour créer une polémique, mais juste pour tenter de comprendre.
Ires, rires et sourires en Iran English translation pending
by Yangguizi · 2006-05-14 · 133 replies
1. Du rêve à la réalité

Je savais que je prenais un gros risque en allant passer deux semaines de vacances en Iran. On m'avait prévenu. J'allais faire une colossale ânerie, risquer bêtement ma vie, partir pour un pays totalitaire où je ne pourrais m'attirer que des problèmes, subir des bombardements américains ou les radiations d'un programme nucléaire totalement incontrôlé, ou pire, revenir avec un menton à la pilosité bien plus garnie qu'à mon arrivée.

Je savais bien entendu que ce n'étaient que des sornettes et que je ne risquais absolument rien de ce point de vue. Je ne me suis évidemment pas trompé. Mais le risque était ailleurs et je le savais avant même de partir. Je savais déjà que je laisserais une partie de moi là-bas, une partie de ma tête et de mon coeur. Quelques heures après en être revenu, il est certainement trop tôt pour dresser un bilan psychologique de l'auteur de ces lignes, mais je peux d'ores et déjà affirmer qu'il y aura toujours une petite part d'Iran en moi. C'est un pays qui ne déçoit pas et que l'on n'oublie pas.

Je suis allé en Iran avec un tas d'a priori positifs, certains justifiés, d'autres non. C'est bien le propre des a priori, même si on a tendance à affubler ce genre de sentiment bien banal d'une connotation trop souvent négative.

Cela faisait en effet très longtemps que je rêvais d'y aller, et plus longtemps encore que j'essayais vainement d'en apprendre la superbe langue, le farsi. Toutes mes tentatives s'étaient soldées par un échec, par manque de temps, d'aide et, avouons-le, de motivation et de talent. C'est en partie pour cela que je repoussais sans cesse mon départ. Je ne voulais pas rater ce voyage, et voulais donc mettre toutes les chances de mon côté. Quelle ânerie! Avec le recul, je ne comprends décidemment pas pourquoi j'ai tant attendu, ce pays ayant longtemps été en tête de mes priorités de voyage.

Et puis l'actualité internationale a fini par rattraper mes rêves. Les nuages menaçants de la guerre étaient encore loin, mais on pouvait déjà sentir les premières gouttes d'un malheur qui, je l'espère, restera à l'état de menace fantôme. Craignant le pire à moyen terme, j'ai donc décidé de mettre toutes mes mauvaises excuses en sourdine et de réserver un billet d'avion pour Téhéran, tant qu'il était encore temps. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies avait posé à l'Iran un ultimatum expirant le 29 avril. Mon avion était prévu pour atterrir le 30 au matin à Téhéran. Cela a fait grincer quelques dents autour de moi, mais il était hors de question de faire machine arrière.

(à suivre)

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