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Trek sur le volcan Rinjani à Lombok English translation pending
Bonjour Amis Voyageurs,
J'envisage un circuit en Indonésie Java/Bali/Lombok avec un trek de 3 jours et 2 nuits sur le volcan RINJANI.J'aurai souhaité avoir quelques renseignements sur la difficulté de ce trek et de l'ascension.Y a t'il la possibilité de la survenue du mal de l'altitude comme au Pérou et en Bolivie, auquel cas quel est le remède local (je pense que le mate de coca n'existe pas là bas).
Merci de vos réponses, Dominique😉
Août 2013 à Koh Samui: avis sur programme? English translation pending
Premier voyage prévu en aout 2013 à Samui voilà ce que nous avons prévu, dites moi ce que vous en pensez ce qu’il faut modifier vos bon plans et aussi quelques réponses à mes questions…
Premier jour hotel FreeHouse samui
Second jour départ à 7h30 pour phangan hotel Longtail viste de Koh Ma/ Haad Rin en taxi boat
Troisième jour visite des cascades Phaeng passage à Kao Ra et than sadet
Quatrième jour départ pour koh tao à 8h00 arrivée hotel View Point plage de chalook/shark island/freedom beach
Cinquième jour visite de Nang Yuan 9h/12h retour à sairee visite de dursit buncha resort point vue koh nang yuan/ jansom bay
Sizième jour depart tao 9h30 arrivée samui hotel charlie’s hut visite big buddha/wat/plai laem/kho hua jook wat chaweng fisherman village
Septième jour au 14 eme jours hotel cottage@samui
Visite temples watsila ngu/wat kun aram/wat pradum/ leam sor pagoda /kao chedi
Huitième jour visites cascades na muang /Wanrorn waterfall/sunset avenue/hin lad waterfall/best mountain view point
Neuvième jour journée à Athongnaturel park
Dizième jour visite de lamai/overlap stone
Onzième /douzième treizième trecking éléphant/plages shopping repos…
Voilà qu’en pensez vous ?et voici mes questions … 1.Comment effectuer les visites des cascades à phangan sans scooter car mon épouse n’est pas une pro et j’ai lu que c’était des chemins difficiles d’accées 2 combien le taxi boat a phangan 3 Nang Yuan 3h est ce suffisant ? 4 les visites à samui sont elles réalisable en scooter 5 Qu’ai-je oublié à visiter 6 J’ai besoins de vos bon plans resto et autres shopping etcetc… Merci d’avance
Voilà qu’en pensez vous ?et voici mes questions … 1.Comment effectuer les visites des cascades à phangan sans scooter car mon épouse n’est pas une pro et j’ai lu que c’était des chemins difficiles d’accées 2 combien le taxi boat a phangan 3 Nang Yuan 3h est ce suffisant ? 4 les visites à samui sont elles réalisable en scooter 5 Qu’ai-je oublié à visiter 6 J’ai besoins de vos bon plans resto et autres shopping etcetc… Merci d’avance
Grand Canyon et environs English translation pending
Bonjour.
Je dvrais être dans cette région début Juin prochain. J'y suis déjà allé en 2004 mais je n'avais pas fait de randonnées à cette époque, ce qui m'avait frustré en voyant les randonneurs descendre au fond du Grand Canyon.
Cette fois ci j'aimerais en faire, mais j'hésite entre démarer du North Rim ou du South rim, et je serais aussi interessé par les Havasu falls. Qu'en pensez vous?
Je dvrais être dans cette région début Juin prochain. J'y suis déjà allé en 2004 mais je n'avais pas fait de randonnées à cette époque, ce qui m'avait frustré en voyant les randonneurs descendre au fond du Grand Canyon.
Cette fois ci j'aimerais en faire, mais j'hésite entre démarer du North Rim ou du South rim, et je serais aussi interessé par les Havasu falls. Qu'en pensez vous?
Visite autonome de Pueblito (Chaymara) dans le parque Tayrona (Colombie) English translation pending
Bonjour,
je suis depuis 3 semaines maintenant en Colombie pour rendre visite à un ami. Nous aimerions aller à Tayrona ce week-end, et je voudrais savoir si l'un d'entre vous aurez déjà fait la visite du Pueblito dans le Parc de Tayrona de manière autonome, c'est à dire sans passer par une agence ni par un guide. Si oui, le conseillez-vous ? En me renseignant un peu j'ai pu voir des offres d'une journée pour la visite du Pueblito mais c'est en général assez "cher", dans les 180.000 pesos par personne, sachant que nous sommes deux étudiants. Je ne rechigne pas à payer en général, quand cela en vaut la peine, cette randonnée me parait vraiment bien mais s'il est possible de faire ça en autonome ça nous arrangerais dans notre budget ! Tout avis ou conseil sur le parc est également le bienvenu !
Merci à vous,
je suis depuis 3 semaines maintenant en Colombie pour rendre visite à un ami. Nous aimerions aller à Tayrona ce week-end, et je voudrais savoir si l'un d'entre vous aurez déjà fait la visite du Pueblito dans le Parc de Tayrona de manière autonome, c'est à dire sans passer par une agence ni par un guide. Si oui, le conseillez-vous ? En me renseignant un peu j'ai pu voir des offres d'une journée pour la visite du Pueblito mais c'est en général assez "cher", dans les 180.000 pesos par personne, sachant que nous sommes deux étudiants. Je ne rechigne pas à payer en général, quand cela en vaut la peine, cette randonnée me parait vraiment bien mais s'il est possible de faire ça en autonome ça nous arrangerais dans notre budget ! Tout avis ou conseil sur le parc est également le bienvenu !
Merci à vous,
Mine de mica à Beraketa? (Madagascar) English translation pending
Bonjour
je recherche une mine de mica a Mada j'ais lut sur une discutions il y a une a beraketa qui pourrais me donner un N° ou un email de la mine ou de l’hôtel de la mine On ma parlez d'un couvre feux dan le sud !! qui a des infos a ce sujet ? Nous arrivons a fort-dauphin début Octobre en avion comment allez a beraketa qui a des conseil des infos
merci a tous
je recherche une mine de mica a Mada j'ais lut sur une discutions il y a une a beraketa qui pourrais me donner un N° ou un email de la mine ou de l’hôtel de la mine On ma parlez d'un couvre feux dan le sud !! qui a des infos a ce sujet ? Nous arrivons a fort-dauphin début Octobre en avion comment allez a beraketa qui a des conseil des infos
merci a tous
Bus Muni à San Francisco English translation pending
bonjour
nous comptons acheter un pass muni 3 jours pour notre séjour à san francisco j'ai vu qu'il était valable sur tous les bus et le cable car
par contre, pour notre arrivée à l'éaroport jusqu'à notre hôtel, nous n'utiliserons pas le pass mais prendront un simple billet j'ai vu 2$
je voulais savoir s'il y a des bornes automatiques aux arrêts pour acheter ce genre de ticket et si on peut acheter par carte de crédit ou est-ce que ce genre de ticket s'achète directement auprès du conducteur du bus ?
nous comptons acheter un pass muni 3 jours pour notre séjour à san francisco j'ai vu qu'il était valable sur tous les bus et le cable car
par contre, pour notre arrivée à l'éaroport jusqu'à notre hôtel, nous n'utiliserons pas le pass mais prendront un simple billet j'ai vu 2$
je voulais savoir s'il y a des bornes automatiques aux arrêts pour acheter ce genre de ticket et si on peut acheter par carte de crédit ou est-ce que ce genre de ticket s'achète directement auprès du conducteur du bus ?
Routes fermées dans le nord de la Birmanie English translation pending
Bonjour à tous,
Y a t il des évolutions sur les routes fermées dans le nord de la Birmanie?
Je voudrais descendre de Bhamo à Mandalay en ferrie mais se rendre à Bhamo semble difficile. L'autre solution est d'aller en train à Myitkyinia et de prendre le ferrie depuis cette ville jusqu'à Mandalay mais c'est beaucoup plus long.
Autre chose. Quelqu'un sait il si la liaison Lashio - lac Inle (en bus) est ouverte aux étrangers?
Merci d'avance
Autre chose. Quelqu'un sait il si la liaison Lashio - lac Inle (en bus) est ouverte aux étrangers?
Merci d'avance
Location Hertz de Camaro SS en Floride English translation pending
Bonjour,
Le 1 septembre je vais en floride et j ai pris comme voiture pour mon roadtrip une camaro SS convertible ...
J'ai quelques doute niveau du prix j'ai payé 700€ / 13 jours ! De plus la LDW etait cochée d office et sans idication de prix ... Quelqu un la deja louée ? Si oui la LDW etait a quel prix ?
Aussi je serais a NY pour le 11 septembre est ce une bonne idée ?
Le 1 septembre je vais en floride et j ai pris comme voiture pour mon roadtrip une camaro SS convertible ...
J'ai quelques doute niveau du prix j'ai payé 700€ / 13 jours ! De plus la LDW etait cochée d office et sans idication de prix ... Quelqu un la deja louée ? Si oui la LDW etait a quel prix ?
Aussi je serais a NY pour le 11 septembre est ce une bonne idée ?
Vaccin contre la fièvre jaune au Cameroun? English translation pending
Bonjour!
Ma femme est Camerounaise, et elle veut voyager au Cameroun en Février 2013, est-elle obligée en tant que Camerounaise de se faire vacciner elle aussi contre la fièvre jaune?
Elle me soutient que ce n'est pas obligatoire pour elle, étant elle même Camerounaise, moi je prétends le contraire!
Pourriez-vous m'éclaircir à ce sujet? Merci à tous!!
Marc
Mini trek sur la Grande Muraille (Xizhazi - Jiankou - Mutyaniu) English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Chine dans un mois et demi et souhaitons nous rendre sur la Grande Muraille. Nous aimerions autant que faire se peut éviter les zones trop touristiques, j'ai fait quelques recherches sur certains forums spécialisés et il semblerait que la partie Xizhazi - Jiankou - Mutyaniu soit l'une des plus spectaculaires et conseillées.
Ces portions sont elles ouvertes public ? Pas de restauration en vue ou en cours ? Sur une journée, est-ce que Beijing - Xizhazi - Jiankou - Mutyaniu - Beijing est envisageable (J'ai cru comprendre que ces portions ne sont pas très éloignées de Beijing) ?
Merci !
Nous partons en Chine dans un mois et demi et souhaitons nous rendre sur la Grande Muraille. Nous aimerions autant que faire se peut éviter les zones trop touristiques, j'ai fait quelques recherches sur certains forums spécialisés et il semblerait que la partie Xizhazi - Jiankou - Mutyaniu soit l'une des plus spectaculaires et conseillées.
Ces portions sont elles ouvertes public ? Pas de restauration en vue ou en cours ? Sur une journée, est-ce que Beijing - Xizhazi - Jiankou - Mutyaniu - Beijing est envisageable (J'ai cru comprendre que ces portions ne sont pas très éloignées de Beijing) ?
Merci !
Les plages de Koh Samui? English translation pending
bonjour!
je pars dans un mois en thailande au programme 4 jours de découverte à bangkok et 10 jours de playa à koh samui...
je pensais partager mon séjour en deux étapes, premiere partie un peu festive vers chaweng ou lamai.
deuxième partie plus calme et romantique afin de profiter de belles plages et éventuellement de pouvoir faire du snorkeling.
alors est ce mieux d'aller sur chaweng ou lamai? et que me conseillé vous pour les plus belles plages? merci d'avance de vos conseils
alors est ce mieux d'aller sur chaweng ou lamai? et que me conseillé vous pour les plus belles plages? merci d'avance de vos conseils
Deux novices de la rando aux Lofoten English translation pending
Je suis partie avec mon frère en Norvège, plus précisément dans les îles Lofoten début août. Quelqu'un du forum m'a dit « tu ne verras pas tout, mais tout ce que tu verras sera magnifique. » Et ce n'est pas peu dire.
Voici un genre de carnet de voyage ultra détaillé (je détaille toujours beaucoup) mais aussi avec des informations pratiques si certains ont besoin... (beaucoup de tarifs, bilan en chiffres etc)
Désolée pour la qualité médiocre des photos!
04.08.2012
C'est parti pour une bonne dose de transport. Départ de Louveciennes à 9 heures. Transilien-métro-navetteBeauvais-avion-navetteRygge. Et nous voilà à 17h30 à Oslo ! Oslo est une ville animée, pas si grande que ça quand on vit à Paris. Pas très très belle, mais sympathique. J'aime le fait de voir une capitale de taille modérée, où il y a des rues piétonnes, une place centrale, une seule gare... On fait un tour dans le centre-ville avec nos sacs à dos avant d'aller au camping d'Ekeberg. Le camping se trouve à 3 kilomètres de la gare d'Oslo, il est accessible en bus (le 34 ou le 74) depuis l'arrêt de Jernbanetorget, juste entre la gare et la rue piétonne principale, 10 minutes suffisent pour arriver au NAF camp, et il y a des bus toutes les 10 min... Par contre les tickets coutent 30 couronnes pour seulement la zone A d'Oslo (le centre), donc un aller et retour revient déjà à pas mal. Y aller à pieds n'est pas super évident, ce sont principalement des grands axes, et c'est un peu le bordel, surtout en ce moment où il y a des travaux autour de l'opéra jusqu'en 2014 (mais diable qu'y font-ils ?) Nous payons 185 kr pour la tente et deux personnes (personne supplémentaire 65 kr) + 10 par douche. Du camping, on a une superbe vue sur Oslo, au-dessus de laquelle se forme un violent orage. On a d'ailleurs juste le temps de monter la petite Dolomite avant que la pluie ne s'abatte sur elle. Comme dans tous les campings que nous avons fait, il y a une cuisine avec plaques électriques.

05.08.2012
La nuit fut assez peu confortable, le terrain étant considérablement en pente. Après un réveil en douceur et une matinée glandouille/lecture/musique devant la vue d'Oslo, on se fait un bon repas à la boutique du camping : une pizza à 80 kr (des surgelées, d'où le prix « faible »), un paquet de tortillas (39), et 2 cônes (21 chacun). Vous allez vous dire « mais, ils se sont pétés le bide ! », et, oui. On prend des forces avant les 17 heures de train où on n'aura pas grand chose à grignoter. Avant le train de 15 heures, nous flânons un bon moment au soleil sur la Christian Frederiks plass, affalés sur nos sacs à dos, qui font de bons canapés. Après la navette de remplacement à cause des travaux entre Oslo et Lillestrøm, en route pour 7 heures de train ! Les paysages sont magnifiques. Le terrain est partagé entre les forêts de sapins, les montagnes, et les lacs, sous un grand soleil qui donne aux arbres un vert éclatant, et aux lacs un bleu profond. Je suis sidérée par la quantité d'arbres, j'ignorais à quel point c'était boisé. Il faut dire qu'en 17 heures de train, à l'aller comme au retour, je n'ai vu presqu'aucun champ, peu de routes, sinon celle longeant la voie ferrée, une nature complètement laissée telle qu'elle et recouvrant complètement la surface. C'est magique de voir qu'il y a encore des endroits où des milliers de kilomètres sont aussi boisés et ne souffrent que de peu de traces humaines. A propos, comment ça pousse sur un caillou un sapin ?

Arrivée à Trondheim vers 23 heures, et repartons une heure plus tard dans un train de nuit des plus confortables ! C'est autre chose que le Berlin-Paris en compartiments sans clim. Ici on a des petits kits gratuits avec couverture, lunettes pour dormir, boules quies, oreiller... le top ! Les sièges sont super confortables, bien sûr ça ne vaut surement pas une couchette (d'ailleurs on a plutôt mal dormi), mais vu le prix du trajet (200 kr en minipris), on allait pas prendre des couchettes à 800 kr! 😕
Je me réveille à 2h12 : vision surréaliste de l'aube verte qui émerge d'un côté, et la lune qui éclate de l'autre. Durant une heure et demie, je contemple cette faible lueur devant laquelle défilent des silhouettes noires de sapins, avec un concert de Keith Jarrett dans les oreilles. La température passe par tous les paliers, de 15 à 8°C, on sent qu'on se rapproche du cercle arctique.
06.08.2012
Nous arrivons à 9h13 et le ferry est à 11h15. Nous avons donc deux heures pour trouver du gaz, à manger pour la journée, sortir des sous, et retourner au ferry. Juste à l'entrée du quai du ferry, il y a un immense plan de Bodø avec ses magasins, alimentations, etc... Du coup on trouve très vite le tourist info à un km de là dans le centre. Les magasins n'ouvrent qu'à 10 heures et nous trouvons notre compte pour la bouteille de gaz (79 kr la petite chez G-Sport, 🏴☠️) par contre niveau nourriture c'est plus compliqué. Nous trouvons un supermaché mais qui ne vend ni salade ni sandwich tout préparés, et dans les autres magasins qui vendent des sandwichs, aucun de végétarien ! Pas toujours évident d'être végé en Norvège 😄
Les billets de ferry pour les passagers piétons s'achètent directement à l'entrée du bateau, pas la peine de demander à l'accueil. Pour les voitures, il est conseillé de réserver. 168 kr par personne pour rejoindre Moskenes pour un piéton seul. Nous faisons moins de 3 heures de traversée sous un soleil radieux. La fatigue est pesante mais le ferry est extrêmement reposant ! Il fait un peu froid dehors mais on a de sacrées vues sur Vaerøy et Røst, ainsi que les Lofoten, bien entendu ! C'est réellement immense et majestueux, ce sont comme plein de sommets de montagnes qui ont été « noyés », on dirait. C'est déchiqueté, abrupte.

15 heures, arrivée à Moskenes. Après deux jours en Norvège, nous voilà dans les Lofoten ! Achat d'une carte à l'office de tourisme, il y en a sur toutes les Lofoten, nous achetons seulement celle qui fait le Sud-Ouest, pour 149 kr, on la trouve quasiment pas en France, et de toutes façons ce sera pas moins cher, donc autant l'acheter sur place, en plus elle est géniale et super bien détaillée. Et nous voilà en route pour Å, 5 km à pieds par la E10 qui offre un super panorama sur la mer et les montagnes.

Arrivés à Å, nous apprenons que le camping pour tentes et caravanes et fermé ! Il ne reste que des Rorbu... et le mec nous dit qu'il y a un camping à Moskenes..... oui mais non!! Le comble c'est que sur la carte il y a un camping pour tentes noté à A, mais celui de Moskenes n'est pas noté! Le mec de la réception nous indique l'emplacement où les tentes font du camping sauvage, qui est en fait l'ancien campingplass. Il s'agit du fameux endroit « tout au bout de l'île », le bout de la route, où on a une vue incroyable sur les montagnes à droite, les îles Vaerøy et Røst en face, et la mer à gauche. On est presque tout seuls dans ce lieu magique, alors on décide qu'on campera là.

Ca se refuse pas, franchement. On comprend pourquoi le camping a été fermé... c'est hyper marécageux ! Effectivement, peu praticable, mais on trouve toujours une petite place où poser sa tente! A environ un km d'ici il y a les Hamma Rorbuer avec des toilettes, et sur le parking à 500m, il y a une réception – Bookshop avec toilettes ouvertes de 10 à 18h. Il y a beaucoup de vent et il commence à faire froid ici au bord de l'eau. Nous nous endormons dans un lieu de rêve, avant de nous réveiller à 2h par un froid torride. On dit un grand merci aux couvertures de train que nous avons piquées, et dans lesquelles nous nous enroulons (nous avons des petits duvets assez vieux et pas très chauds, oui vous verrez que dans le genre prévoyant, on est des as.) Puis à 3 heures, le soleil se lève (ouf) et réchauffe illico la tente, si bien que nous dormons comme des bébés jusqu'à 10 heures. La tente fait effet de serre et le matin, il fait presque trop chaud!
07.08.2012
Nous nous réveillons entourés de mouettes, sous un ciel resplendissant. On est vraiment trop trop bien là. Les tentes sont presque toutes parties pendant que nous prenons notre petit dejeuner au bout des Lofoten, sous un soleil tapant et une brise rafraichissante.
Nous attrapons de justesse le bus pour Reine. Je crois que c'est un système de zone là aussi. 32 kr le billet pour la première zone. Reine est un magnifique petit village de pécheurs avec des rorbu partout, très touristique et entouré de montagnes immenses et abruptes.

J'ai entendu parler d'un sentier qui monte au Reinebringen. Dans le guide français des Lofoten 2012, il est écrit « à Ramviska, prendre un petit sentier sur la droite, escarpé et glissant. Soyez vigilants »... Bon, on sait pas trop à quoi s'attendre et on se dit qu'on va le tenter... Le chemin est un peu plus qu' « escarpé » !! Il faut préciser que c'est à peu près la première fois qu'on voyage, du moins c'est la première fois qu'on voyage sans voiture, qu'on est absolument ni sportifs, ni amateurs de randonnées, qu'on ne grimpe jamais de montagnes, qu'on n'a ni chaussures de marche, ni tenues de sport. Pour info mes seules et uniques chaussures pour le voyage sont des tennis H&M à 9 euros. :D J'ai fait tout le voyage avec, et franchement, je crois qu'elles sont prêtes pour Pekin Express. Parce que la montée du Reinbringen pour des gens qui ont jamais fait une randonnée de plus d'une heure, c'est pas de la nioniotte. Dans le guide il était écrit « 2h aller retour ». 2 heures, c'est le temps qu'on a mis à monter nous. Entre la montée à peu près comme ça \ , les pierres qui tombent sous nos pieds, les rochers à escalader avec une corde... Je pense que si j'avais su avant ce que c'était, je n'y serai clairement pas allée, mais une chose est sûre, je l'aurai clairement regretté. Car la vue d'en haut est si majestueuse qu'elle vaut largement l'effort pour monter.

C'est un chemin à ne faire que par temps sec, s'il a plu c'est totalement impraticable, car déjà à sec c'était par moment extrêmement boueux et glissant. La descente est beaucoup plus simple bien que glissante (j'ai développé la méthode « chaussures qui glissent », je m'accroupis sur le rochers / bout de terre qui glisse, et je me laisse glisser par les chaussures, infaillible contre les chutes, mais nécessite des chaussures de merde – des converses feront l'affaire – et un change, parce qu'après on est tout terreux 😏). Nous verrons des jours plus tard que la même rando, dans le guide en anglais, est décrite comme nécessitant de l'expérience en escalade ou alpinisme. Bon c'est un peu exagéré à mon goût puisque je l'ai fait, mais ça nous aurait peut-être refroidi. On prend le bus de 19h pour Ramberg, où on logera au camping deux nuits. 69 kr / pers le trajet cette fois (ah bin c'est loin ramberg) 😇
Le camping est génial. Pas très cher (130 kr la nuit pour 1 tente et 2 personnes, + 10 kr la douche), et un accueil irréprochable. La gérante est hyper chaleureuse, super sympa, et l'agencement du camping fait très « cocoon », il y a un petit batiment avec douches, wc et cuisine, tout en bois, on se croirait dans un petit chalet, c'est super agréable. Le camping est juste a côté de la mer, c'est sublime. Le vent est fort et glacial ce soir et nous nous empressons de nous enrouler dans nos couvertures de train et nos duvets. On a un peu mal partout, mais on est trop bien, et heureux d'être là.
08.08.2012
Il a bien bien caillé cette nuit. Le soleil est caché par les montagnes et ne peut pas nous réchauffer. Réveil sans trop de douleurs dans les jambes, bizarrement. Nous partons vers onze heures sur des vélos loués au camping. Nous décidons d'emprunter la route jusqu'à Nesland et de prendre le sentier jusqu'à Nusfjord pour faire une « boucle ». Le probleme est qu'on ne sait pas trop à quoi ressemble le sentier, et si on peut y emmener les vélos (en marchant à côté). Les derniers 7 ou 8 km avant Nesland se font sur une route franchement en sale état, très caillouteuse.
Mais offre de jolis paysages avec des couleurs dingues.

Juste avant Nesland, nous nous arrêtons pour manger derrière un rocher à l'abri du vent. On sort le réchaud et les repas lyophilisés, jusque là tout va bien. Sauf qu'on a pas d'allumettes. On se dit que y a deux voitures de garées à côté, on va bien trouver quelqu'un avec du feu. On marche vers le parking tandis qu'on se rend compte... qu'on a aussi oublié la casserole. Rofl. Il est presque 14 heures, on a mangé une soupe hier et presque rien ce matin, c'est impossible qu'on mange pas. Je dis que tant pis, on les fait réhydrater à l'eau froide, ça prendra plus longtemps et ça sera moins bon, mais au moins on mangera. De toutes manières on abandonne vite l'idée quand on se rend compte qu'on a AUSSI oublié... les couverts !!! 😏 😏 Des as de la prévoyance, je vous avais prévenu. On est partis du camping avec le réchaud, les repas, et hop. Bha quoi ? Y a un problème ? 😄 … dégoutés de notre bêtise, on va jusqu'à Nesland et on décide de rebrousser chemin vers le camping (le sentier est impraticable à vélo, et l'idée de faire l'aller et retour à pieds jusqu'à Nusfjord et de revenir en vélo sans avoir mangé nous plait moyennement). La route du retour est dure, on a le vent en pleine face, la fatigue est très présente, et la faim aussi !Quelle bande de nouilles, c'est pas vrai.
Arrivés à Ramberg, on a qu'une envie : s'acheter un gros truc bien gras. Bon là on a fait nos ouf, on a pris une pizza à 150 kr et un hamburger à 135 kr... Je sais, 20 euros le truc c'est cher, mais bon. 😇
Pas motivés pour reprendre les vélos, on décide de les rendre et de rester la fin de la journée à se reposer dans la salle commune (sans sport depuis 5 ou 6 ans, le corps en prend un peu pleinsagueule.) La gérante ne nous fait payer que 100 kr par personne (la journée complète c'est 150 mais c'est de 7h à 23h, donc quand on ne prend qu'une partie de la journée, elle fait un prix proportionnel, ce qui est plutôt cool).
Sur le coup, j'ai regretté d'avoir passé une demie journée à rien faire au camping, mais après coup, je me dis que cette expérience nous a bien fait marrer, et qu'on a passé la fin d'après midi à discuter avec des français sympas. On a d'ailleurs retrouvé le mec qui nous avait conseillé de laisser nos sacs au pied au Reinebringen, nous interpellant d'un « Ah mais c'est vous ! En baskets / ballerines avec des sacs de malades ???? » Oui oui. C'est nous. (Royal. 😕) Lui il l'a monté en 45 minutes le truc. Et là je me sens tout à coup une grosse merde. Je ressens cette envie d'être comme ces gens, là, qui sillonnent les routes et les montagnes, n'ont besoin de rien et se contente de marcher là où bon leur semble, et qui ont pas l'air fatigués... Pour moi, ces cinq jours dans les Lofoten, c'était un exploit physique quoi. On croise des gens qui font des treks pendant 3 mois, une femme qui voyage seule depuis Oslo à pieds, et nous, novices et pas sportifs pour deux sous, on en chie pour faire 20 km à vélo (ok on avait rien mangé ou presque depuis la veille mais quand même).
Je dois dire que la soirée m'a déprimée. Je me suis sentie petite, dégonflée, mais surtout envieuse. Je me couche avec la frustration de sentir que mes efforts sont un peu de la merde, en fait. Je comprends mieux pourquoi les gens sont tous super bien équipés. C'est clair qu'avec nos baskets et sans kaway, on est loin du compte.
09.08.2012
On s'est réveillé dans la nuit et en sortant de la tente, on a pu voir à quel point la nuit ne tombe jamais complètement. Malgré le fait que le soleil de minuit ne soit plus là depuis longtemps, la nuit, de seulement quelques heures, n'est en fait qu'une longue pénombre. On a bien dormi cette nuit, il y avait peu de vent et il a pas fait très froid.
Aujourd'hui, on repart sur les vélos pour faire la randonnée qui fait une boucle autour du Moltinden, de Bergland à Marka, en passant par la plage de Kvalvika.

Nous retrouvons le couple de français avec qui ont a discuté la veille, qui fait le même circuit que nous, mais dans l'autre sens. On pensait souffrir à vélo mais en fait ça roule bien, on a même pas mal aux jambes. On est un peu juste niveau timing vu qu'on compte une heure de vélo, 4h de randonnée, la remontée à pieds jusqu'aux vélos par la route, puis retour à vélo, sachant qu'on doit avoir un bus à 17h30 au camping pour Moskenes. La première partie jusqu'à la plage de Kvalvika dite la plage aux baleines, est assez simple et comme un peu partout ici, magnifique. Le temps est dégagé et on a une vue très loin sur les lacs et les montagnes vers Ramberg.

Pour y accéder, on grimpe entre deux sommets (moltinden et torsfjordtinden) et redescendons par des rochers jusqu'à la plage : une minuscule plage de sable fin enfermée par deux immenses montagnes en pic. On ne prend pas le temps de chercher « la cabane aux surfeurs » et mangeons sur la plage. Apparemment, deux surfeurs ont construit une cabane pendant un an avec tout ce qui a été rejetté de la mer. En effet, Kvalvika est une des rares plages parmis la côte rocheuse de l'océan arctique, ainsi tous les déchets jetés dedans viennent s'échouer ici. C'est d'ailleurs assez parlant, une si belle plage avec tant de déchets humains. 🤪

Pour passer d'une plage à l'autre pour faire l'autre partie de la boucle, y a un passage un peu chiant où il faut escalader des rochers à l'aide d'une chaine, surtout quand on est dans notre sens parce qu'il faut grimper les rochers et pas les descendre (d'ailleurs on est les seuls à faire la randonnée dans ce sens) C'est à cette jointure que nous rencontrons les français qui nous balance la très bonne idée que d'échanger nos vélos, histoire de pas avoir à faire le bout de route à pieds. En voilà une bonne idée qu'elle est bonne, parce qu'effectivement à pieds, on aurait jamais eu le temps de rentrer pour le bus.

Pour quelqu'un qui pratique la randonnée en baskets H&M (elles en auront étonnés plus d'un), la deuxième partie de la randonnée est un peu hardcore. Niveau montée et descente ça va, le problème c'est la boue. Les paysages sont magnifiques, comme toujours, on longe des lacs sur des minuscules sentiers à travers les fougères et les rochers, qui donnent l'impression d'être complètement immergés dans le décor, par contre dès qu'on longe le lac de trop près... aïe aïe aïe, prévoir des raquettes. Nous reprenons donc la route sur les vélos, les pieds trempés mais la route de Fredvang à Ramberg est vraiment sublime, surtout quand on passe sur les ponts, entre la mer, les crêtes vertigineuses, les bras de mer se faufilant entre les falaises et le reflet du soleil dans les lacs.

L'accueil du camping de Moskenes parait tout de suite moyen comparé à Ramberg, mais il n'est pas trop cher (130 kr la tente, 10 kr par personne + 10 la douche)
10.08.2012
Et voilà que nous sommes entourés de francophones encore une fois. Je me demande un truc, pourquoi, depuis qu'on est sur le ferry, il y en a partout ??? Alors que dans le train, il n'y avait que des norvégiens, ici on a l'impression d'être en France, c'est incroyable. Les français-suisses-belges seraient-ils fortement inspirés par les Lofoten ?? 😄 Bon il y a aussi beaucoup de danois et d'allemands, mais c'est pas loin ça se comprend plus facilement ! A Moskenes et sur la côte Sud, le vent est beaucoup plus modéré que sur la côte Nord de l'île. Ah quel beau pays à parcourir de ses jambes car bizarrement, on a pas de courbatures et sommes près pour une nouvelle randonnée. Le problème c'est que le temps est relativement bas aujourd'hui... On se rend à l'office de tourisme pour demander si la montée du Munkebu serait faisable aujourd'hui. Le mec nous répond que c'est faisable car la montée n'est pas très raide. Mais bon, il nous a pas garantis qu'on serait au sec. On se dit que bon, on est en Norvège, bordel, de toutes façons on a vraisemblablement rien d'autre à faire, et on va pas faire nos tapettes. Effectivement, deux heures plus tard, nous voilà trempés dans un sentier boueux, paumés dans un nuage de pluie battante. Il n'y a personne sur le sentier et on voit pas grand chose. La montée se limitera donc à une heure avant de redescendre, complètement trempés. Nous rentrons à la fois dépités et amusés par cette « balade » qui doit être magnifique par beau temps. On fait sécher les chaussures et les serviettes (laissées dehors, wouhou) au sèche linge et restons une nuit de plus dans ce camping.
11.08.2012
Nous quittons désormais l'île à 15 heures. Il fait meilleur que la veille, mais levés un peu tard, on n'a pas le temps de faire grand chose avant le ferry. Repliage de tente et go ferry, à 200m du camping. Un dernier au revoir aux Lofoten embrumées avant de quitter la côte. Nous avons très peu à manger et ne voulons pas dépenser trop d'argent dans le ferry (les prix sont exhorbitants), du coup ce midi on a mangé une soupe et un café, et le ferry se fait FAIM.
Episode #mangercommedesgloutons bis. 😇
Arrivés à Bodø à 18h30, un message de Dieu est à la sortie : le plan de Bodø avec tous les points de restaurations : BURGER KING, PEPPES PIZZA, SUBWAY. Woh. Sachant que demain on a 10 heures de train, on décide d'aller acheter des subway pour ce soir et demain, histoire de pas avoir de courses à faire demain matin avant le train (surtout que demain on est dimanche. Ha, ha.) Bon, 90 kr le Sub 30, c'est un peu cher, mais au moins on a à manger pour le train (et végétarien pour moi :D) 3 km de marche pour rejoidre le camping de Bodøsjøen. On m'avait dit « t'arrête pas à Bodø, c'est pas intéressant », je comprends pourquoi. Non seulement c'est pas intéressant, mais que c'est viiiiide. Il est 19 heures, on est samedi, on a fait 3 km à pieds et on a du croiser 3 personnes. Pour aller au camping, on traverse toute la « ZI » avec plein de supermarchés et de centres commerciaux... et les parking sont vides. WTF. Le camping quant à lui est assez sympa. Placé au bout d'une péninsule avec une jolie vue sur la mer, 160 kr la tente et deux personnes avec douches gratos (tiens.) Dernière nuit avant les 17 heures de train de retour... Adieu cercle arctique.
12.08.2012
12h-22h, train pour Trondheim. C'est sympa parce que du coup on voit le paysage qu'on avait eu de nuit à l'aller, mais c'est moins sympa parce que 10 heures de train, ça fait beaucoup. Quitte à le faire, vaut mieux le faire de nuit et les 7 heures restantes jusqu'à Oslo de jour. Mais au moins, on se nourrit des paysages du « nord » de la norvège (« nord » parce que bon, on est loin du nord NORD quand même) Je me place devant ce défilement de toute beauté avec de la musique sur les oreilles. Sigur Ros, Schubert, Dvorak, Keith Jarrett. Toutes collent à ce paysage sauvage et à perte de vue. Montagnes enneigées en arrière plan (y en a pas mal d'ailleurs), vallées boisées au premier plan, et creusant le tout, des rivières turquoises.

13.08.2012
Il est 10 heures, cela fait trois heures qu'on est arrivés à Oslo. Très peu dormi cette nuit dans le train, à côté de la fenêtre, l'air froid m'a pas mal tenue éveillée et le mal de fesses après 10 heures de train est pas commode.
Mon sentiment, maintenant, est le même que quand j'ai quitté l'Irlande il y a de ça 2 semaines. C'est la première année où je « voyage » vraiment. Nous avons passé deux semaines en Irlande avec les parents, enchaîné avec 10 jours en Norvège avec le frangin, et cette fois à pieds. Le voyage à pattes est bien plus éprouvant qu'en voiture, les nuits en tente sont plus fraîches qu'en bungalow (quoi que 🤪🤪🤪), mais c'est un mode de déplacement aussi beaucoup plus « immergeant ». Le camping dans des lieux insolites, les randonnées à même les montagnes, des choses que je n'avais jamais, jamais faites. Je ne suis jamais allée en montagne faire du ski l'hiver ou de la randonnée l'été, même si j'aimerais beaucoup. Du coup, quelle destination que les Lofoten pour un baptême !! 😏
Et à ce moment précis où il faut partir, j'ai le même recul qu'en Irlande sur le ferry quittant Rosslare, cet énorme recul qui me fait voir le voyage de l'extérieur. Je revois les plus beaux endroits, les moments les plus mémorables, aussi ridicules ou drôles soient-ils, et je prends conscience seulement à ce moment de tout ce que j'ai vu en fait. Cela a un côté frustrant car j'ai la sensation de ne pas avoir vécu le moment assez « pleinement », je sais pas. Parfois on en avait un peu marre d'être trempés, parfois en Irlande l'ambiance était un peu pourrie, et parfois je remettais en cause mon idéalisation du voyage. Parfois j'étais pas dans mon assiette, fatiguée, parfois j'avais envie d'être dans mon lit, parfois le temps pourri donnait pas envie de continuer le circuit. Mais là, à ce moment où il faut prendre l'avion et revenir dans « sa » réalité, je réalise que s'il fallait y retourner et revivre ces moments un peu chiants (bien que minimes heureusement), je foncerai. S'il fallait regrimper le Reinebringen, hier j'aurais dit non, aujourd'hui j'y vais (mais avant j'achète des vraies chaussures) En fait, je me rends compte qu'au moment de partir, c'est le moment où j'ai finalement le plus envie de rester. C'est frustrant, un peu triste, mais ça rend heureux aussi.
18.08.2012
J'ai pu décharger tous mes rush pris avec ma caméra analogique mini-DV que j'ai fait tomber plusieurs fois. Petite caméra avec petites cassettes qui datent d'il y a 10 ans, et qui m'a fait de jolies frayeurs. Que ce soit en Irlande ou en Norvège, j'ai cru plusieurs fois avoir perdu tout ce que j'avais filmé. Heureusement la bande a tenu le coup, et j'ai pu tout récupérer. Voici un film monté en « clip » sur nos 10 jours en Norvège.
http://www.youtube.com/watch?v=RJ1AwR4ZFQY
Ca fait 5 jours que je suis rentrée, et ça fait 5 jours que je suis dans les montages et les carnets de voyage. Ca permet de « rester encore un peu ». Ca fait des années que je sillone ce forum, me nourrissant des récits des autres, ce fut la première année où j'ai vraiment franchi le pas de partir moi-même. Aujourd'hui en relisant tout ça, je me rends compte que je ne suis pas rassasiée. Il faudrait que je reparte bientôt, il faudrait que j'organise un nouveau truc, je sais pas. J'ai absolument pas envie de repartir à Paris, ville magnifique certes comparée aux rares capitales que j'ai pu visiter dans ma vie, mais beaucoup, beaucoup trop polluée de monde pour moi. J'ai la chance de faire des études qui me comblent de bonheur et me passionnent, mais j'avoue que l'idée d'enchérir une année de plus (et j'ai pas fini ;D) n'est qu'une façon de combler l'attente d'un prochain départ, et d'avoir le temps de se projeter. Bon pour l'instant, mon compte est à zéro, mais... mais j'me débrouillerai 😄
Un petit bilan en chiffres :
Achats avant le départ : (je ne compte pas la tente, réchaud etc, vu qu'ils resserviront) - 109€ aller retour par personne pour un vol Paris – Oslo avec RyanAir, + 30€ de bagage A/R = 278€ à deux. Achetés en avril. - 996 nok (135€) à deux pour un trajet Oslo / Bodo aller retour en train (avec tarifs minipris). Achetés en mai. - 40€ de miam miam lyophilisés pour 10 repas. - 35€ de sandwichs / barres de céréales / soupes deshydratées - 60€ navette Paris - Beauvais = environ 550 euros pour 2 personnes.
Achats sur place : - 480 nok la navette Rygge – Oslo A/R pour deux étudiants - 336 nok aller retour en ferry Bodo Moskenes par personne, soit 672 nok AR à deux - 149 nok la carte des Lofoten - 120 nok les 4 tickets de bus à Oslo - 205 nok au camping d'Oslo - 161 nok de miam miam au camping d'Oslo - 130 nok x 2 nuits au camping de Ramberg + 40 nok de douches - 400 nok de location de vélo (100 nok par personne par jour) - 285 nok les pizza / hamburger du camping (🏴☠️ …) - 170 nok de bus dans les Lofoten par personne (340 à deux) - 79 nok la bouteille de gaz à Bodo chez G-Sport - 150 x 2 nuits au camping de Moskenes + 40 nok de douches - 160 nok le camping de Bodo - 344 nok les 4 Sub 30 (Aiiiiiie...) - 135 nok pour achat miam miam à Oslo - 30 nok les 3 bières Ringnes 33cl (on fait collection des bières où on a été 😎) - 300 nok de mini courses, souvenirs...
= 4500 nok soit 616 euros à deux
On s'en sort donc pour environ 600 euros par personne tout compris (transports, hébergements, miam miam), avec quelques extras quand même.
Si c'était à refaire :
- J'achèterai des chaussures de randonnée et un surpantalon imperméable. - Je passerai plus de temps dans les Lofoten en prenant l'avion pour l'aller ou le retour au lieu du train. - Je prévoirai des repas un peu plus consistant que de la soupe déshydratée pour le soir. - J'achèterai un duvet un peu plus chaud. - Je remonterai le Reinebringen. 😎
Désolée pour la qualité médiocre des photos!
04.08.2012
C'est parti pour une bonne dose de transport. Départ de Louveciennes à 9 heures. Transilien-métro-navetteBeauvais-avion-navetteRygge. Et nous voilà à 17h30 à Oslo ! Oslo est une ville animée, pas si grande que ça quand on vit à Paris. Pas très très belle, mais sympathique. J'aime le fait de voir une capitale de taille modérée, où il y a des rues piétonnes, une place centrale, une seule gare... On fait un tour dans le centre-ville avec nos sacs à dos avant d'aller au camping d'Ekeberg. Le camping se trouve à 3 kilomètres de la gare d'Oslo, il est accessible en bus (le 34 ou le 74) depuis l'arrêt de Jernbanetorget, juste entre la gare et la rue piétonne principale, 10 minutes suffisent pour arriver au NAF camp, et il y a des bus toutes les 10 min... Par contre les tickets coutent 30 couronnes pour seulement la zone A d'Oslo (le centre), donc un aller et retour revient déjà à pas mal. Y aller à pieds n'est pas super évident, ce sont principalement des grands axes, et c'est un peu le bordel, surtout en ce moment où il y a des travaux autour de l'opéra jusqu'en 2014 (mais diable qu'y font-ils ?) Nous payons 185 kr pour la tente et deux personnes (personne supplémentaire 65 kr) + 10 par douche. Du camping, on a une superbe vue sur Oslo, au-dessus de laquelle se forme un violent orage. On a d'ailleurs juste le temps de monter la petite Dolomite avant que la pluie ne s'abatte sur elle. Comme dans tous les campings que nous avons fait, il y a une cuisine avec plaques électriques.

05.08.2012
La nuit fut assez peu confortable, le terrain étant considérablement en pente. Après un réveil en douceur et une matinée glandouille/lecture/musique devant la vue d'Oslo, on se fait un bon repas à la boutique du camping : une pizza à 80 kr (des surgelées, d'où le prix « faible »), un paquet de tortillas (39), et 2 cônes (21 chacun). Vous allez vous dire « mais, ils se sont pétés le bide ! », et, oui. On prend des forces avant les 17 heures de train où on n'aura pas grand chose à grignoter. Avant le train de 15 heures, nous flânons un bon moment au soleil sur la Christian Frederiks plass, affalés sur nos sacs à dos, qui font de bons canapés. Après la navette de remplacement à cause des travaux entre Oslo et Lillestrøm, en route pour 7 heures de train ! Les paysages sont magnifiques. Le terrain est partagé entre les forêts de sapins, les montagnes, et les lacs, sous un grand soleil qui donne aux arbres un vert éclatant, et aux lacs un bleu profond. Je suis sidérée par la quantité d'arbres, j'ignorais à quel point c'était boisé. Il faut dire qu'en 17 heures de train, à l'aller comme au retour, je n'ai vu presqu'aucun champ, peu de routes, sinon celle longeant la voie ferrée, une nature complètement laissée telle qu'elle et recouvrant complètement la surface. C'est magique de voir qu'il y a encore des endroits où des milliers de kilomètres sont aussi boisés et ne souffrent que de peu de traces humaines. A propos, comment ça pousse sur un caillou un sapin ?

Arrivée à Trondheim vers 23 heures, et repartons une heure plus tard dans un train de nuit des plus confortables ! C'est autre chose que le Berlin-Paris en compartiments sans clim. Ici on a des petits kits gratuits avec couverture, lunettes pour dormir, boules quies, oreiller... le top ! Les sièges sont super confortables, bien sûr ça ne vaut surement pas une couchette (d'ailleurs on a plutôt mal dormi), mais vu le prix du trajet (200 kr en minipris), on allait pas prendre des couchettes à 800 kr! 😕
Je me réveille à 2h12 : vision surréaliste de l'aube verte qui émerge d'un côté, et la lune qui éclate de l'autre. Durant une heure et demie, je contemple cette faible lueur devant laquelle défilent des silhouettes noires de sapins, avec un concert de Keith Jarrett dans les oreilles. La température passe par tous les paliers, de 15 à 8°C, on sent qu'on se rapproche du cercle arctique.
06.08.2012
Nous arrivons à 9h13 et le ferry est à 11h15. Nous avons donc deux heures pour trouver du gaz, à manger pour la journée, sortir des sous, et retourner au ferry. Juste à l'entrée du quai du ferry, il y a un immense plan de Bodø avec ses magasins, alimentations, etc... Du coup on trouve très vite le tourist info à un km de là dans le centre. Les magasins n'ouvrent qu'à 10 heures et nous trouvons notre compte pour la bouteille de gaz (79 kr la petite chez G-Sport, 🏴☠️) par contre niveau nourriture c'est plus compliqué. Nous trouvons un supermaché mais qui ne vend ni salade ni sandwich tout préparés, et dans les autres magasins qui vendent des sandwichs, aucun de végétarien ! Pas toujours évident d'être végé en Norvège 😄
Les billets de ferry pour les passagers piétons s'achètent directement à l'entrée du bateau, pas la peine de demander à l'accueil. Pour les voitures, il est conseillé de réserver. 168 kr par personne pour rejoindre Moskenes pour un piéton seul. Nous faisons moins de 3 heures de traversée sous un soleil radieux. La fatigue est pesante mais le ferry est extrêmement reposant ! Il fait un peu froid dehors mais on a de sacrées vues sur Vaerøy et Røst, ainsi que les Lofoten, bien entendu ! C'est réellement immense et majestueux, ce sont comme plein de sommets de montagnes qui ont été « noyés », on dirait. C'est déchiqueté, abrupte.

15 heures, arrivée à Moskenes. Après deux jours en Norvège, nous voilà dans les Lofoten ! Achat d'une carte à l'office de tourisme, il y en a sur toutes les Lofoten, nous achetons seulement celle qui fait le Sud-Ouest, pour 149 kr, on la trouve quasiment pas en France, et de toutes façons ce sera pas moins cher, donc autant l'acheter sur place, en plus elle est géniale et super bien détaillée. Et nous voilà en route pour Å, 5 km à pieds par la E10 qui offre un super panorama sur la mer et les montagnes.

Arrivés à Å, nous apprenons que le camping pour tentes et caravanes et fermé ! Il ne reste que des Rorbu... et le mec nous dit qu'il y a un camping à Moskenes..... oui mais non!! Le comble c'est que sur la carte il y a un camping pour tentes noté à A, mais celui de Moskenes n'est pas noté! Le mec de la réception nous indique l'emplacement où les tentes font du camping sauvage, qui est en fait l'ancien campingplass. Il s'agit du fameux endroit « tout au bout de l'île », le bout de la route, où on a une vue incroyable sur les montagnes à droite, les îles Vaerøy et Røst en face, et la mer à gauche. On est presque tout seuls dans ce lieu magique, alors on décide qu'on campera là.

Ca se refuse pas, franchement. On comprend pourquoi le camping a été fermé... c'est hyper marécageux ! Effectivement, peu praticable, mais on trouve toujours une petite place où poser sa tente! A environ un km d'ici il y a les Hamma Rorbuer avec des toilettes, et sur le parking à 500m, il y a une réception – Bookshop avec toilettes ouvertes de 10 à 18h. Il y a beaucoup de vent et il commence à faire froid ici au bord de l'eau. Nous nous endormons dans un lieu de rêve, avant de nous réveiller à 2h par un froid torride. On dit un grand merci aux couvertures de train que nous avons piquées, et dans lesquelles nous nous enroulons (nous avons des petits duvets assez vieux et pas très chauds, oui vous verrez que dans le genre prévoyant, on est des as.) Puis à 3 heures, le soleil se lève (ouf) et réchauffe illico la tente, si bien que nous dormons comme des bébés jusqu'à 10 heures. La tente fait effet de serre et le matin, il fait presque trop chaud!
07.08.2012
Nous nous réveillons entourés de mouettes, sous un ciel resplendissant. On est vraiment trop trop bien là. Les tentes sont presque toutes parties pendant que nous prenons notre petit dejeuner au bout des Lofoten, sous un soleil tapant et une brise rafraichissante.
Nous attrapons de justesse le bus pour Reine. Je crois que c'est un système de zone là aussi. 32 kr le billet pour la première zone. Reine est un magnifique petit village de pécheurs avec des rorbu partout, très touristique et entouré de montagnes immenses et abruptes.

J'ai entendu parler d'un sentier qui monte au Reinebringen. Dans le guide français des Lofoten 2012, il est écrit « à Ramviska, prendre un petit sentier sur la droite, escarpé et glissant. Soyez vigilants »... Bon, on sait pas trop à quoi s'attendre et on se dit qu'on va le tenter... Le chemin est un peu plus qu' « escarpé » !! Il faut préciser que c'est à peu près la première fois qu'on voyage, du moins c'est la première fois qu'on voyage sans voiture, qu'on est absolument ni sportifs, ni amateurs de randonnées, qu'on ne grimpe jamais de montagnes, qu'on n'a ni chaussures de marche, ni tenues de sport. Pour info mes seules et uniques chaussures pour le voyage sont des tennis H&M à 9 euros. :D J'ai fait tout le voyage avec, et franchement, je crois qu'elles sont prêtes pour Pekin Express. Parce que la montée du Reinbringen pour des gens qui ont jamais fait une randonnée de plus d'une heure, c'est pas de la nioniotte. Dans le guide il était écrit « 2h aller retour ». 2 heures, c'est le temps qu'on a mis à monter nous. Entre la montée à peu près comme ça \ , les pierres qui tombent sous nos pieds, les rochers à escalader avec une corde... Je pense que si j'avais su avant ce que c'était, je n'y serai clairement pas allée, mais une chose est sûre, je l'aurai clairement regretté. Car la vue d'en haut est si majestueuse qu'elle vaut largement l'effort pour monter.

C'est un chemin à ne faire que par temps sec, s'il a plu c'est totalement impraticable, car déjà à sec c'était par moment extrêmement boueux et glissant. La descente est beaucoup plus simple bien que glissante (j'ai développé la méthode « chaussures qui glissent », je m'accroupis sur le rochers / bout de terre qui glisse, et je me laisse glisser par les chaussures, infaillible contre les chutes, mais nécessite des chaussures de merde – des converses feront l'affaire – et un change, parce qu'après on est tout terreux 😏). Nous verrons des jours plus tard que la même rando, dans le guide en anglais, est décrite comme nécessitant de l'expérience en escalade ou alpinisme. Bon c'est un peu exagéré à mon goût puisque je l'ai fait, mais ça nous aurait peut-être refroidi. On prend le bus de 19h pour Ramberg, où on logera au camping deux nuits. 69 kr / pers le trajet cette fois (ah bin c'est loin ramberg) 😇
Le camping est génial. Pas très cher (130 kr la nuit pour 1 tente et 2 personnes, + 10 kr la douche), et un accueil irréprochable. La gérante est hyper chaleureuse, super sympa, et l'agencement du camping fait très « cocoon », il y a un petit batiment avec douches, wc et cuisine, tout en bois, on se croirait dans un petit chalet, c'est super agréable. Le camping est juste a côté de la mer, c'est sublime. Le vent est fort et glacial ce soir et nous nous empressons de nous enrouler dans nos couvertures de train et nos duvets. On a un peu mal partout, mais on est trop bien, et heureux d'être là.
08.08.2012
Il a bien bien caillé cette nuit. Le soleil est caché par les montagnes et ne peut pas nous réchauffer. Réveil sans trop de douleurs dans les jambes, bizarrement. Nous partons vers onze heures sur des vélos loués au camping. Nous décidons d'emprunter la route jusqu'à Nesland et de prendre le sentier jusqu'à Nusfjord pour faire une « boucle ». Le probleme est qu'on ne sait pas trop à quoi ressemble le sentier, et si on peut y emmener les vélos (en marchant à côté). Les derniers 7 ou 8 km avant Nesland se font sur une route franchement en sale état, très caillouteuse.
Mais offre de jolis paysages avec des couleurs dingues.

Juste avant Nesland, nous nous arrêtons pour manger derrière un rocher à l'abri du vent. On sort le réchaud et les repas lyophilisés, jusque là tout va bien. Sauf qu'on a pas d'allumettes. On se dit que y a deux voitures de garées à côté, on va bien trouver quelqu'un avec du feu. On marche vers le parking tandis qu'on se rend compte... qu'on a aussi oublié la casserole. Rofl. Il est presque 14 heures, on a mangé une soupe hier et presque rien ce matin, c'est impossible qu'on mange pas. Je dis que tant pis, on les fait réhydrater à l'eau froide, ça prendra plus longtemps et ça sera moins bon, mais au moins on mangera. De toutes manières on abandonne vite l'idée quand on se rend compte qu'on a AUSSI oublié... les couverts !!! 😏 😏 Des as de la prévoyance, je vous avais prévenu. On est partis du camping avec le réchaud, les repas, et hop. Bha quoi ? Y a un problème ? 😄 … dégoutés de notre bêtise, on va jusqu'à Nesland et on décide de rebrousser chemin vers le camping (le sentier est impraticable à vélo, et l'idée de faire l'aller et retour à pieds jusqu'à Nusfjord et de revenir en vélo sans avoir mangé nous plait moyennement). La route du retour est dure, on a le vent en pleine face, la fatigue est très présente, et la faim aussi !Quelle bande de nouilles, c'est pas vrai.
Arrivés à Ramberg, on a qu'une envie : s'acheter un gros truc bien gras. Bon là on a fait nos ouf, on a pris une pizza à 150 kr et un hamburger à 135 kr... Je sais, 20 euros le truc c'est cher, mais bon. 😇
Pas motivés pour reprendre les vélos, on décide de les rendre et de rester la fin de la journée à se reposer dans la salle commune (sans sport depuis 5 ou 6 ans, le corps en prend un peu pleinsagueule.) La gérante ne nous fait payer que 100 kr par personne (la journée complète c'est 150 mais c'est de 7h à 23h, donc quand on ne prend qu'une partie de la journée, elle fait un prix proportionnel, ce qui est plutôt cool).
Sur le coup, j'ai regretté d'avoir passé une demie journée à rien faire au camping, mais après coup, je me dis que cette expérience nous a bien fait marrer, et qu'on a passé la fin d'après midi à discuter avec des français sympas. On a d'ailleurs retrouvé le mec qui nous avait conseillé de laisser nos sacs au pied au Reinebringen, nous interpellant d'un « Ah mais c'est vous ! En baskets / ballerines avec des sacs de malades ???? » Oui oui. C'est nous. (Royal. 😕) Lui il l'a monté en 45 minutes le truc. Et là je me sens tout à coup une grosse merde. Je ressens cette envie d'être comme ces gens, là, qui sillonnent les routes et les montagnes, n'ont besoin de rien et se contente de marcher là où bon leur semble, et qui ont pas l'air fatigués... Pour moi, ces cinq jours dans les Lofoten, c'était un exploit physique quoi. On croise des gens qui font des treks pendant 3 mois, une femme qui voyage seule depuis Oslo à pieds, et nous, novices et pas sportifs pour deux sous, on en chie pour faire 20 km à vélo (ok on avait rien mangé ou presque depuis la veille mais quand même).
Je dois dire que la soirée m'a déprimée. Je me suis sentie petite, dégonflée, mais surtout envieuse. Je me couche avec la frustration de sentir que mes efforts sont un peu de la merde, en fait. Je comprends mieux pourquoi les gens sont tous super bien équipés. C'est clair qu'avec nos baskets et sans kaway, on est loin du compte.
09.08.2012
On s'est réveillé dans la nuit et en sortant de la tente, on a pu voir à quel point la nuit ne tombe jamais complètement. Malgré le fait que le soleil de minuit ne soit plus là depuis longtemps, la nuit, de seulement quelques heures, n'est en fait qu'une longue pénombre. On a bien dormi cette nuit, il y avait peu de vent et il a pas fait très froid.
Aujourd'hui, on repart sur les vélos pour faire la randonnée qui fait une boucle autour du Moltinden, de Bergland à Marka, en passant par la plage de Kvalvika.

Nous retrouvons le couple de français avec qui ont a discuté la veille, qui fait le même circuit que nous, mais dans l'autre sens. On pensait souffrir à vélo mais en fait ça roule bien, on a même pas mal aux jambes. On est un peu juste niveau timing vu qu'on compte une heure de vélo, 4h de randonnée, la remontée à pieds jusqu'aux vélos par la route, puis retour à vélo, sachant qu'on doit avoir un bus à 17h30 au camping pour Moskenes. La première partie jusqu'à la plage de Kvalvika dite la plage aux baleines, est assez simple et comme un peu partout ici, magnifique. Le temps est dégagé et on a une vue très loin sur les lacs et les montagnes vers Ramberg.

Pour y accéder, on grimpe entre deux sommets (moltinden et torsfjordtinden) et redescendons par des rochers jusqu'à la plage : une minuscule plage de sable fin enfermée par deux immenses montagnes en pic. On ne prend pas le temps de chercher « la cabane aux surfeurs » et mangeons sur la plage. Apparemment, deux surfeurs ont construit une cabane pendant un an avec tout ce qui a été rejetté de la mer. En effet, Kvalvika est une des rares plages parmis la côte rocheuse de l'océan arctique, ainsi tous les déchets jetés dedans viennent s'échouer ici. C'est d'ailleurs assez parlant, une si belle plage avec tant de déchets humains. 🤪

Pour passer d'une plage à l'autre pour faire l'autre partie de la boucle, y a un passage un peu chiant où il faut escalader des rochers à l'aide d'une chaine, surtout quand on est dans notre sens parce qu'il faut grimper les rochers et pas les descendre (d'ailleurs on est les seuls à faire la randonnée dans ce sens) C'est à cette jointure que nous rencontrons les français qui nous balance la très bonne idée que d'échanger nos vélos, histoire de pas avoir à faire le bout de route à pieds. En voilà une bonne idée qu'elle est bonne, parce qu'effectivement à pieds, on aurait jamais eu le temps de rentrer pour le bus.

Pour quelqu'un qui pratique la randonnée en baskets H&M (elles en auront étonnés plus d'un), la deuxième partie de la randonnée est un peu hardcore. Niveau montée et descente ça va, le problème c'est la boue. Les paysages sont magnifiques, comme toujours, on longe des lacs sur des minuscules sentiers à travers les fougères et les rochers, qui donnent l'impression d'être complètement immergés dans le décor, par contre dès qu'on longe le lac de trop près... aïe aïe aïe, prévoir des raquettes. Nous reprenons donc la route sur les vélos, les pieds trempés mais la route de Fredvang à Ramberg est vraiment sublime, surtout quand on passe sur les ponts, entre la mer, les crêtes vertigineuses, les bras de mer se faufilant entre les falaises et le reflet du soleil dans les lacs.

L'accueil du camping de Moskenes parait tout de suite moyen comparé à Ramberg, mais il n'est pas trop cher (130 kr la tente, 10 kr par personne + 10 la douche)
10.08.2012
Et voilà que nous sommes entourés de francophones encore une fois. Je me demande un truc, pourquoi, depuis qu'on est sur le ferry, il y en a partout ??? Alors que dans le train, il n'y avait que des norvégiens, ici on a l'impression d'être en France, c'est incroyable. Les français-suisses-belges seraient-ils fortement inspirés par les Lofoten ?? 😄 Bon il y a aussi beaucoup de danois et d'allemands, mais c'est pas loin ça se comprend plus facilement ! A Moskenes et sur la côte Sud, le vent est beaucoup plus modéré que sur la côte Nord de l'île. Ah quel beau pays à parcourir de ses jambes car bizarrement, on a pas de courbatures et sommes près pour une nouvelle randonnée. Le problème c'est que le temps est relativement bas aujourd'hui... On se rend à l'office de tourisme pour demander si la montée du Munkebu serait faisable aujourd'hui. Le mec nous répond que c'est faisable car la montée n'est pas très raide. Mais bon, il nous a pas garantis qu'on serait au sec. On se dit que bon, on est en Norvège, bordel, de toutes façons on a vraisemblablement rien d'autre à faire, et on va pas faire nos tapettes. Effectivement, deux heures plus tard, nous voilà trempés dans un sentier boueux, paumés dans un nuage de pluie battante. Il n'y a personne sur le sentier et on voit pas grand chose. La montée se limitera donc à une heure avant de redescendre, complètement trempés. Nous rentrons à la fois dépités et amusés par cette « balade » qui doit être magnifique par beau temps. On fait sécher les chaussures et les serviettes (laissées dehors, wouhou) au sèche linge et restons une nuit de plus dans ce camping.
11.08.2012
Nous quittons désormais l'île à 15 heures. Il fait meilleur que la veille, mais levés un peu tard, on n'a pas le temps de faire grand chose avant le ferry. Repliage de tente et go ferry, à 200m du camping. Un dernier au revoir aux Lofoten embrumées avant de quitter la côte. Nous avons très peu à manger et ne voulons pas dépenser trop d'argent dans le ferry (les prix sont exhorbitants), du coup ce midi on a mangé une soupe et un café, et le ferry se fait FAIM.
Episode #mangercommedesgloutons bis. 😇
Arrivés à Bodø à 18h30, un message de Dieu est à la sortie : le plan de Bodø avec tous les points de restaurations : BURGER KING, PEPPES PIZZA, SUBWAY. Woh. Sachant que demain on a 10 heures de train, on décide d'aller acheter des subway pour ce soir et demain, histoire de pas avoir de courses à faire demain matin avant le train (surtout que demain on est dimanche. Ha, ha.) Bon, 90 kr le Sub 30, c'est un peu cher, mais au moins on a à manger pour le train (et végétarien pour moi :D) 3 km de marche pour rejoidre le camping de Bodøsjøen. On m'avait dit « t'arrête pas à Bodø, c'est pas intéressant », je comprends pourquoi. Non seulement c'est pas intéressant, mais que c'est viiiiide. Il est 19 heures, on est samedi, on a fait 3 km à pieds et on a du croiser 3 personnes. Pour aller au camping, on traverse toute la « ZI » avec plein de supermarchés et de centres commerciaux... et les parking sont vides. WTF. Le camping quant à lui est assez sympa. Placé au bout d'une péninsule avec une jolie vue sur la mer, 160 kr la tente et deux personnes avec douches gratos (tiens.) Dernière nuit avant les 17 heures de train de retour... Adieu cercle arctique.
12.08.2012
12h-22h, train pour Trondheim. C'est sympa parce que du coup on voit le paysage qu'on avait eu de nuit à l'aller, mais c'est moins sympa parce que 10 heures de train, ça fait beaucoup. Quitte à le faire, vaut mieux le faire de nuit et les 7 heures restantes jusqu'à Oslo de jour. Mais au moins, on se nourrit des paysages du « nord » de la norvège (« nord » parce que bon, on est loin du nord NORD quand même) Je me place devant ce défilement de toute beauté avec de la musique sur les oreilles. Sigur Ros, Schubert, Dvorak, Keith Jarrett. Toutes collent à ce paysage sauvage et à perte de vue. Montagnes enneigées en arrière plan (y en a pas mal d'ailleurs), vallées boisées au premier plan, et creusant le tout, des rivières turquoises.

13.08.2012
Il est 10 heures, cela fait trois heures qu'on est arrivés à Oslo. Très peu dormi cette nuit dans le train, à côté de la fenêtre, l'air froid m'a pas mal tenue éveillée et le mal de fesses après 10 heures de train est pas commode.
Mon sentiment, maintenant, est le même que quand j'ai quitté l'Irlande il y a de ça 2 semaines. C'est la première année où je « voyage » vraiment. Nous avons passé deux semaines en Irlande avec les parents, enchaîné avec 10 jours en Norvège avec le frangin, et cette fois à pieds. Le voyage à pattes est bien plus éprouvant qu'en voiture, les nuits en tente sont plus fraîches qu'en bungalow (quoi que 🤪🤪🤪), mais c'est un mode de déplacement aussi beaucoup plus « immergeant ». Le camping dans des lieux insolites, les randonnées à même les montagnes, des choses que je n'avais jamais, jamais faites. Je ne suis jamais allée en montagne faire du ski l'hiver ou de la randonnée l'été, même si j'aimerais beaucoup. Du coup, quelle destination que les Lofoten pour un baptême !! 😏
Et à ce moment précis où il faut partir, j'ai le même recul qu'en Irlande sur le ferry quittant Rosslare, cet énorme recul qui me fait voir le voyage de l'extérieur. Je revois les plus beaux endroits, les moments les plus mémorables, aussi ridicules ou drôles soient-ils, et je prends conscience seulement à ce moment de tout ce que j'ai vu en fait. Cela a un côté frustrant car j'ai la sensation de ne pas avoir vécu le moment assez « pleinement », je sais pas. Parfois on en avait un peu marre d'être trempés, parfois en Irlande l'ambiance était un peu pourrie, et parfois je remettais en cause mon idéalisation du voyage. Parfois j'étais pas dans mon assiette, fatiguée, parfois j'avais envie d'être dans mon lit, parfois le temps pourri donnait pas envie de continuer le circuit. Mais là, à ce moment où il faut prendre l'avion et revenir dans « sa » réalité, je réalise que s'il fallait y retourner et revivre ces moments un peu chiants (bien que minimes heureusement), je foncerai. S'il fallait regrimper le Reinebringen, hier j'aurais dit non, aujourd'hui j'y vais (mais avant j'achète des vraies chaussures) En fait, je me rends compte qu'au moment de partir, c'est le moment où j'ai finalement le plus envie de rester. C'est frustrant, un peu triste, mais ça rend heureux aussi.
18.08.2012
J'ai pu décharger tous mes rush pris avec ma caméra analogique mini-DV que j'ai fait tomber plusieurs fois. Petite caméra avec petites cassettes qui datent d'il y a 10 ans, et qui m'a fait de jolies frayeurs. Que ce soit en Irlande ou en Norvège, j'ai cru plusieurs fois avoir perdu tout ce que j'avais filmé. Heureusement la bande a tenu le coup, et j'ai pu tout récupérer. Voici un film monté en « clip » sur nos 10 jours en Norvège.
http://www.youtube.com/watch?v=RJ1AwR4ZFQY
Ca fait 5 jours que je suis rentrée, et ça fait 5 jours que je suis dans les montages et les carnets de voyage. Ca permet de « rester encore un peu ». Ca fait des années que je sillone ce forum, me nourrissant des récits des autres, ce fut la première année où j'ai vraiment franchi le pas de partir moi-même. Aujourd'hui en relisant tout ça, je me rends compte que je ne suis pas rassasiée. Il faudrait que je reparte bientôt, il faudrait que j'organise un nouveau truc, je sais pas. J'ai absolument pas envie de repartir à Paris, ville magnifique certes comparée aux rares capitales que j'ai pu visiter dans ma vie, mais beaucoup, beaucoup trop polluée de monde pour moi. J'ai la chance de faire des études qui me comblent de bonheur et me passionnent, mais j'avoue que l'idée d'enchérir une année de plus (et j'ai pas fini ;D) n'est qu'une façon de combler l'attente d'un prochain départ, et d'avoir le temps de se projeter. Bon pour l'instant, mon compte est à zéro, mais... mais j'me débrouillerai 😄
Un petit bilan en chiffres :
Achats avant le départ : (je ne compte pas la tente, réchaud etc, vu qu'ils resserviront) - 109€ aller retour par personne pour un vol Paris – Oslo avec RyanAir, + 30€ de bagage A/R = 278€ à deux. Achetés en avril. - 996 nok (135€) à deux pour un trajet Oslo / Bodo aller retour en train (avec tarifs minipris). Achetés en mai. - 40€ de miam miam lyophilisés pour 10 repas. - 35€ de sandwichs / barres de céréales / soupes deshydratées - 60€ navette Paris - Beauvais = environ 550 euros pour 2 personnes.
Achats sur place : - 480 nok la navette Rygge – Oslo A/R pour deux étudiants - 336 nok aller retour en ferry Bodo Moskenes par personne, soit 672 nok AR à deux - 149 nok la carte des Lofoten - 120 nok les 4 tickets de bus à Oslo - 205 nok au camping d'Oslo - 161 nok de miam miam au camping d'Oslo - 130 nok x 2 nuits au camping de Ramberg + 40 nok de douches - 400 nok de location de vélo (100 nok par personne par jour) - 285 nok les pizza / hamburger du camping (🏴☠️ …) - 170 nok de bus dans les Lofoten par personne (340 à deux) - 79 nok la bouteille de gaz à Bodo chez G-Sport - 150 x 2 nuits au camping de Moskenes + 40 nok de douches - 160 nok le camping de Bodo - 344 nok les 4 Sub 30 (Aiiiiiie...) - 135 nok pour achat miam miam à Oslo - 30 nok les 3 bières Ringnes 33cl (on fait collection des bières où on a été 😎) - 300 nok de mini courses, souvenirs...
= 4500 nok soit 616 euros à deux
On s'en sort donc pour environ 600 euros par personne tout compris (transports, hébergements, miam miam), avec quelques extras quand même.
Si c'était à refaire :
- J'achèterai des chaussures de randonnée et un surpantalon imperméable. - Je passerai plus de temps dans les Lofoten en prenant l'avion pour l'aller ou le retour au lieu du train. - Je prévoirai des repas un peu plus consistant que de la soupe déshydratée pour le soir. - J'achèterai un duvet un peu plus chaud. - Je remonterai le Reinebringen. 😎
Carnet de voyage Mare e Monti Sud et plages en juillet 2012 English translation pending
Suite à mon retour de Corse, je voulais faire un retour succinct sur ces 10 jours de plaisir :) et ainsi aider en retour d'autres personnes après avoir moi même profité de conseils ...
Je suis parti avec un ami pour faire le sentier Mare e Monti sud dans le sens Porticcio - Propriano. Départ 3ème semaine de Juillet et retour 9 jours plus tard.
Le transport: * A/R en avion (low cost) avec arrivée à Ajaccio * Depuis l'aéroport, taxi partagé avec d'autres randonneurs rencontrés à la sortie de l'avion. Au retour, on prendra la bus de ville qui fait la navette jusqu'à l'aéroport
Logement: On transporte une tente deux places qui nous servira de logement en camping principalement sauf à Ajaccio (hôtel)
Le voyage:
J1: Ajaccio Arrivée tard le soir à Ajaccio, petite promenade du côté du marché nocturne. Ca y est, les vacances commencent! Puis direction l'hôtel pour une première courte nuit avant le grand départ! L'hôtel, "Le Dauphin" est modeste mais présente deux intérêts: il est proche de la gare routière et maritime et il n'est "pas très cher" au vu des prix à Ajaccio en été (~90 euros pour 2, petit dej compris)
J2: Porticcio- Bisinao: On prend le bus pour Ajaccio, direction Porticcio. Le chauffeur nous dépose près de l'office de tourisme où on récupère un plan qui nous permet de trouver le cimetière, point de départ du sentier. On en profite pour faire le plein d'eau au carrefour du coin car il fait très très chaud, dès 9h du mat'! L'étape entre Porticcio et Bisinao est très montante. C'est peut être la plus dure du sentier. Elle offre quelques jolis panoramas sur Ajaccio notamment. On arrive enfin à Bisinao, très petit village, où on pose nos affaires au gite A Funtana. Bisinao se résume, à peu de choses près à: une fontaine (d'où le nom du gite), une épicerie, un autre gite et quelques maisons. On est loin de l'agitation touristique de la Corse en plein été! On passera une très bonne soirée, à la table du gite, où l'on a gouté à nos 1eres spécialités corses: le cap corse et "figatellu". C'est aussi l'occasion d'échanger avec les autres randonneurs qui ont fait le sentier dans l'autre sens et le propriétaire du gite, qui connait le sentier par coeur, et qui nous feront part de tous les pièges à éviter sachant que les deux étapes suivantes sont plutôt mal balisées
J3: Bisinao - Cupabia Normalement, l'étape 2 se termine à Coti-Chiavari. N'ayant pas pu trouver de gite/camping, on a décidé de pousser l'étape 2 en faisant une grande partie de l'étape 3 et en dormant au Camping de Cupabia. Cette étape est donc longue, très longue! Grâce aux nombreux conseils glanés la vieille, on y arrive sans soucis (à part à la sortie de Coti, mais là la chance nous fait rencontrer des randonneurs dans l'autre sens qui nous montreront le sentier à prendre et qu'on aurait sans doute manquer!). Cette journée nous offre des panoramas magnifiques sur le golfe d'Ajaccio. En plus, les paysages traversés ne se ressemblent pas. La baie de Cupabia est, comme prévu, magnifique...
J4: Cupabia - Porto-Pollo C'est pour nous l'étape la plus courte :) Le matin, on profite encore de Cupabia et on repart en direction de Porto-Pollo en direction de l'après-midi. L'étape est courte mais on souffre de la chaleur étouffante! On découvre alors pour la première fois le golfe de Valinco. A Porto-Pollo, on pose notre tente sous les pins du camping et on profite de notre nouvelle "aire de détente", les longues plages de Porto-Pollo. Aussi, c'est notre première vraie "ville" avec ces quelques restaurants, son supermarché, son animation, ce qui nous change un peu ...
J5: Porto-Pollo - Olmeto La aussi, une étape très différente des autres, avec beaucoup de temps passé sous les chênes ou en foret. Par contre, le début de l'étape, sur une départementale, sans un coin d'ombre, n'est pas très agréable. Puis enfin, on a droit à de jolies vues sur Propriano notre destination finale et Campomoro. N'ayant pas pu trouver de camping ou de gite acceptant notre tente à Olmeto, nous quittons le sentier 1/2h avant Olmeto pour rejoindre, via une piste et en passant près d'un joli quartier résidentiel, le camping Vigna Maggiore. Le détour fait pour l'occasion est long et on est donc content d'arriver vers 19h15 (même si l’accueil est plus que moyen et .. que la piscine ferme à 19h30!). Le soir c'est charcuterie Corse et raviolis au brocciu, un repas léger quoi!
J6: Olmeto - Burgo - Propriano Autant le dire: c'est le jour le plus long :p Le camping bordant une nationale qui va vers Olmeto, on décide de faire du stop pour s'éviter la montée qui nous attend pour rejoindre le sentier. Il y a beaucoup de passages de voitures et nous sommes très bien placés, près d'une très longue bande d'arrêt d'urgence. Mais après 20 min d'échecs on abandonne et on décide de faire le chemin retour de la vieille. Ca rallonge notre périple d'1h de montée sous un soleil matinal qui tape déjà très fort. Arrivé à Olmeto on fait le plein de forces à l'épicerie puis direction Burgo. Très vite ça monte bien, mais on est plutôt bien protégés du soleil. Encore et toujours de très jolis points de vues et un sentier qui ne ressemble pas aux autres. Et puis, au bout d'un moment, ce n'est plus que de la descente. A noter, vers la fin, une balise qui nous a largement induit en erreur: on s'est retrouvé pendant 45 min à chercher notre sentier sur une pente plutôt dangeureuse et pleines de ronces. En faisant demi-tour et en voulant quitter le sentier pour une autre route, on est tombé cette fois vers le bon sentier, ouf! Arrivés à Burgo, on a voulu faire, ce qui nous avait été conseillé: du stop jusqu'à Propriano (il y a 7 km de Départementale en Burgo et Propriano sans intérêts); comme prévu, il y a très peu de passage (5 voitures/4*4/vans dans notre direction dans la 1ere demi-heure) mais bien que l'on soient sur une petite route de campagne personne ne s'arrête :( Après 4km de marche sur cette route sans ombre on tombe sur une voiture de touristes qui nous demandent la route à prendre (!) ils nous prennent en stop jusqu'à notre camping (ils sont au même que nous). Ca y est, le sentier Mare e Monti Sud (et même un peu plus) est fini!!!
Arrivés au camping, un saut dans la piscine puis direction la ville de Propriano. Le but: voir si on préfère rester à Propriano ou repartir sur Porto-Pollo. Le constat est rapide: la grande plage de Baraci a peu de charme. Il y a bien quelques toutes petites plages qui ont l'air sympa mais elles semblent sans accès facile (plage de résidence?). Du coup on profite de l'ambiance de la nuit: il y a plein de resto/bars à Propriano.
J7: Retour à Porto-Pollo En théorie, on devait aller visiter Sartène, en partant de Propriano en bus. Pour faire simple, disons que logistiquement c'était pas pratique, on décide donc d'abandonner et de retourner à Porto-Pollo (et puis il faut dire qu'on avait une grande envie de profiter de la plage et de la mer :). Allez hop, bus en direction de Porto-Pollo (malade en bus, s'abstenir lol) pour un repos bien mérité. Notre journée? plage resto, plage resto, plage ....
J8: Porto-Pollo / Cupabia: On décide de retourner une dernière fois à Cupabia: pour moi et mes ampoules, ce sera en vélo (location)! Encore une très belle journée ensoleillée et très venteuse (comme la vieille). On en profite bien, pour la dernière fois.... Le soir, à Porto-Pollo, on trouve un bar qui diffuse les exploits des nageurs français au JO!
J9: Retour à Ajaccio Départ le matin, en bus, vers Ajaccio. On a une journée pour visiter la ville! A l'office de tourisme, on se procure une brochure qui propose 3 circuits de la villes sur des thèmes différents (Ajaccio la Génoise, etc ...) que l'on fait tous. Mon ami en profite même pour se baigner une dernière fois! C'est notre dernière journée sur l'île de beauté, un peu nostalgique tout de même ....
J10: On quitte la corse RAS: bus puis avion (le matin) pour un retour en métropole
En conclusion, je dirais que c'est un sentier que je conseille: il est accessible pour quasiment tout le monde, peu fréquenté, offre de jolis points de vus et permet d'altérner, comme son nom l'indique, mer et montagne.
Je donne ici quelques conseils, pêle mele: * Munissez vous du topo-guide entre mer et montagne et d'une boussole. A l'heure où j'écris ces lignes, le sentier est balisé de façon très inégale. Le site du gite A Funtana fournit aussi des indications très précieuses http://www.giteafuntana.com/index.php/fr_FR/le-sentier-mare-e-monti-sud.html * A ce propos, il existe aussi une variante, mentionné sur le site A Funtana, pour la partie Cupabia-Porto-Pollo à tester à mon avis * Normalement, ce sentier se fait plutôt d'hôtel en hôtel (ou gîte). C'est simple, parmi les autres randonneurs rencontrés, ils privilégiaient tous cette option. En été, je pense qu'il faut donc réserver à l'avance, ce que l'on peut se passer de faire si on a juste une tente et qu'on n'arrive pas trop tard au camping. * Par rapport à la marche: voyager LE-GER ! C'est la clé d'une randonnée agréable. Pour nous, qui voyageons avec tente et sac de couchage, le sac pesait moins de 6 kg (eau et nourriture non comprises) * Si vous ne craignez pas les eaux plus fraiches, préférer la rando en dehors de Juillet-Aout: il y fait extrèmement chaud!!! Sinon, pour chaque étapé, prévoyer de quoi vous hydrater (perso, je prenais env 2 à 3L d'eau par étapes) * Bâtons ou pas? J'en avais, pas mon ami. Je ne l'ai pas regrété: vraiment pratique en descente, parfois utile en montée. La c'est vraiment une question de gout (préférer les batons à 3 brins, plus pratique à ranger)
En espérant que ça vous aidera et vous donnera envie de faire le sentier ...
Je suis parti avec un ami pour faire le sentier Mare e Monti sud dans le sens Porticcio - Propriano. Départ 3ème semaine de Juillet et retour 9 jours plus tard.
Le transport: * A/R en avion (low cost) avec arrivée à Ajaccio * Depuis l'aéroport, taxi partagé avec d'autres randonneurs rencontrés à la sortie de l'avion. Au retour, on prendra la bus de ville qui fait la navette jusqu'à l'aéroport
Logement: On transporte une tente deux places qui nous servira de logement en camping principalement sauf à Ajaccio (hôtel)
Le voyage:
J1: Ajaccio Arrivée tard le soir à Ajaccio, petite promenade du côté du marché nocturne. Ca y est, les vacances commencent! Puis direction l'hôtel pour une première courte nuit avant le grand départ! L'hôtel, "Le Dauphin" est modeste mais présente deux intérêts: il est proche de la gare routière et maritime et il n'est "pas très cher" au vu des prix à Ajaccio en été (~90 euros pour 2, petit dej compris)
J2: Porticcio- Bisinao: On prend le bus pour Ajaccio, direction Porticcio. Le chauffeur nous dépose près de l'office de tourisme où on récupère un plan qui nous permet de trouver le cimetière, point de départ du sentier. On en profite pour faire le plein d'eau au carrefour du coin car il fait très très chaud, dès 9h du mat'! L'étape entre Porticcio et Bisinao est très montante. C'est peut être la plus dure du sentier. Elle offre quelques jolis panoramas sur Ajaccio notamment. On arrive enfin à Bisinao, très petit village, où on pose nos affaires au gite A Funtana. Bisinao se résume, à peu de choses près à: une fontaine (d'où le nom du gite), une épicerie, un autre gite et quelques maisons. On est loin de l'agitation touristique de la Corse en plein été! On passera une très bonne soirée, à la table du gite, où l'on a gouté à nos 1eres spécialités corses: le cap corse et "figatellu". C'est aussi l'occasion d'échanger avec les autres randonneurs qui ont fait le sentier dans l'autre sens et le propriétaire du gite, qui connait le sentier par coeur, et qui nous feront part de tous les pièges à éviter sachant que les deux étapes suivantes sont plutôt mal balisées
J3: Bisinao - Cupabia Normalement, l'étape 2 se termine à Coti-Chiavari. N'ayant pas pu trouver de gite/camping, on a décidé de pousser l'étape 2 en faisant une grande partie de l'étape 3 et en dormant au Camping de Cupabia. Cette étape est donc longue, très longue! Grâce aux nombreux conseils glanés la vieille, on y arrive sans soucis (à part à la sortie de Coti, mais là la chance nous fait rencontrer des randonneurs dans l'autre sens qui nous montreront le sentier à prendre et qu'on aurait sans doute manquer!). Cette journée nous offre des panoramas magnifiques sur le golfe d'Ajaccio. En plus, les paysages traversés ne se ressemblent pas. La baie de Cupabia est, comme prévu, magnifique...
J4: Cupabia - Porto-Pollo C'est pour nous l'étape la plus courte :) Le matin, on profite encore de Cupabia et on repart en direction de Porto-Pollo en direction de l'après-midi. L'étape est courte mais on souffre de la chaleur étouffante! On découvre alors pour la première fois le golfe de Valinco. A Porto-Pollo, on pose notre tente sous les pins du camping et on profite de notre nouvelle "aire de détente", les longues plages de Porto-Pollo. Aussi, c'est notre première vraie "ville" avec ces quelques restaurants, son supermarché, son animation, ce qui nous change un peu ...
J5: Porto-Pollo - Olmeto La aussi, une étape très différente des autres, avec beaucoup de temps passé sous les chênes ou en foret. Par contre, le début de l'étape, sur une départementale, sans un coin d'ombre, n'est pas très agréable. Puis enfin, on a droit à de jolies vues sur Propriano notre destination finale et Campomoro. N'ayant pas pu trouver de camping ou de gite acceptant notre tente à Olmeto, nous quittons le sentier 1/2h avant Olmeto pour rejoindre, via une piste et en passant près d'un joli quartier résidentiel, le camping Vigna Maggiore. Le détour fait pour l'occasion est long et on est donc content d'arriver vers 19h15 (même si l’accueil est plus que moyen et .. que la piscine ferme à 19h30!). Le soir c'est charcuterie Corse et raviolis au brocciu, un repas léger quoi!
J6: Olmeto - Burgo - Propriano Autant le dire: c'est le jour le plus long :p Le camping bordant une nationale qui va vers Olmeto, on décide de faire du stop pour s'éviter la montée qui nous attend pour rejoindre le sentier. Il y a beaucoup de passages de voitures et nous sommes très bien placés, près d'une très longue bande d'arrêt d'urgence. Mais après 20 min d'échecs on abandonne et on décide de faire le chemin retour de la vieille. Ca rallonge notre périple d'1h de montée sous un soleil matinal qui tape déjà très fort. Arrivé à Olmeto on fait le plein de forces à l'épicerie puis direction Burgo. Très vite ça monte bien, mais on est plutôt bien protégés du soleil. Encore et toujours de très jolis points de vues et un sentier qui ne ressemble pas aux autres. Et puis, au bout d'un moment, ce n'est plus que de la descente. A noter, vers la fin, une balise qui nous a largement induit en erreur: on s'est retrouvé pendant 45 min à chercher notre sentier sur une pente plutôt dangeureuse et pleines de ronces. En faisant demi-tour et en voulant quitter le sentier pour une autre route, on est tombé cette fois vers le bon sentier, ouf! Arrivés à Burgo, on a voulu faire, ce qui nous avait été conseillé: du stop jusqu'à Propriano (il y a 7 km de Départementale en Burgo et Propriano sans intérêts); comme prévu, il y a très peu de passage (5 voitures/4*4/vans dans notre direction dans la 1ere demi-heure) mais bien que l'on soient sur une petite route de campagne personne ne s'arrête :( Après 4km de marche sur cette route sans ombre on tombe sur une voiture de touristes qui nous demandent la route à prendre (!) ils nous prennent en stop jusqu'à notre camping (ils sont au même que nous). Ca y est, le sentier Mare e Monti Sud (et même un peu plus) est fini!!!
Arrivés au camping, un saut dans la piscine puis direction la ville de Propriano. Le but: voir si on préfère rester à Propriano ou repartir sur Porto-Pollo. Le constat est rapide: la grande plage de Baraci a peu de charme. Il y a bien quelques toutes petites plages qui ont l'air sympa mais elles semblent sans accès facile (plage de résidence?). Du coup on profite de l'ambiance de la nuit: il y a plein de resto/bars à Propriano.
J7: Retour à Porto-Pollo En théorie, on devait aller visiter Sartène, en partant de Propriano en bus. Pour faire simple, disons que logistiquement c'était pas pratique, on décide donc d'abandonner et de retourner à Porto-Pollo (et puis il faut dire qu'on avait une grande envie de profiter de la plage et de la mer :). Allez hop, bus en direction de Porto-Pollo (malade en bus, s'abstenir lol) pour un repos bien mérité. Notre journée? plage resto, plage resto, plage ....
J8: Porto-Pollo / Cupabia: On décide de retourner une dernière fois à Cupabia: pour moi et mes ampoules, ce sera en vélo (location)! Encore une très belle journée ensoleillée et très venteuse (comme la vieille). On en profite bien, pour la dernière fois.... Le soir, à Porto-Pollo, on trouve un bar qui diffuse les exploits des nageurs français au JO!
J9: Retour à Ajaccio Départ le matin, en bus, vers Ajaccio. On a une journée pour visiter la ville! A l'office de tourisme, on se procure une brochure qui propose 3 circuits de la villes sur des thèmes différents (Ajaccio la Génoise, etc ...) que l'on fait tous. Mon ami en profite même pour se baigner une dernière fois! C'est notre dernière journée sur l'île de beauté, un peu nostalgique tout de même ....
J10: On quitte la corse RAS: bus puis avion (le matin) pour un retour en métropole
En conclusion, je dirais que c'est un sentier que je conseille: il est accessible pour quasiment tout le monde, peu fréquenté, offre de jolis points de vus et permet d'altérner, comme son nom l'indique, mer et montagne.
Je donne ici quelques conseils, pêle mele: * Munissez vous du topo-guide entre mer et montagne et d'une boussole. A l'heure où j'écris ces lignes, le sentier est balisé de façon très inégale. Le site du gite A Funtana fournit aussi des indications très précieuses http://www.giteafuntana.com/index.php/fr_FR/le-sentier-mare-e-monti-sud.html * A ce propos, il existe aussi une variante, mentionné sur le site A Funtana, pour la partie Cupabia-Porto-Pollo à tester à mon avis * Normalement, ce sentier se fait plutôt d'hôtel en hôtel (ou gîte). C'est simple, parmi les autres randonneurs rencontrés, ils privilégiaient tous cette option. En été, je pense qu'il faut donc réserver à l'avance, ce que l'on peut se passer de faire si on a juste une tente et qu'on n'arrive pas trop tard au camping. * Par rapport à la marche: voyager LE-GER ! C'est la clé d'une randonnée agréable. Pour nous, qui voyageons avec tente et sac de couchage, le sac pesait moins de 6 kg (eau et nourriture non comprises) * Si vous ne craignez pas les eaux plus fraiches, préférer la rando en dehors de Juillet-Aout: il y fait extrèmement chaud!!! Sinon, pour chaque étapé, prévoyer de quoi vous hydrater (perso, je prenais env 2 à 3L d'eau par étapes) * Bâtons ou pas? J'en avais, pas mon ami. Je ne l'ai pas regrété: vraiment pratique en descente, parfois utile en montée. La c'est vraiment une question de gout (préférer les batons à 3 brins, plus pratique à ranger)
En espérant que ça vous aidera et vous donnera envie de faire le sentier ...
Tout laisser tomber pour aller vivre à l'étranger English translation pending
Bonjour,
C'est la première fois que j'écris dans un forum, je me sens intimidée, mais voilà, je me lance.
Mère de trois enfants de 14, 11 et 8 ans, j'ai passé les quinze dernières années à me préoccupée d'eux et à assurer leur bonheur. En 2009, la piqûre du voyage à fait son oeuvre... Premier voyage, deux semaines (1 au Maroc avec une amie et une seule à Paris), deuxième voyage, trois semaines seule dans le sud du Maroc et le dernier (juin dernier), un mois, seule au Maroc... Oui, je pense bien que je suis tombée amoureuse de ce beau pays tellement différent de mon Québec aseptisé! Quelques autres voyages au USA ont agrémentés mon quotidien, mais jamais rien d'aussi intense que lors de mes passages dans les villages berbères.
J'ai envie de tout laisser tomber pour aller vivre à l'étranger, seule, pendant un bout de temps... Faire de l'aide humanitaire, pourquoi pas? Je suis enseignante et je pense pouvoir aider dans bien d'autre types de situations. Le problème ce n'est pas: quoi faire à l'étranger, mais bien comment concilier mon rôle de mère et mes ambitions personnelles? Je vois déjà des yeux s'écarquiller, les jugements qui s'additionnent... Ce qui m'intéresse, c'est de discuter avec des personnes qui l'ont fait.
Merci de prendre du temps pour me répondre.
C'est la première fois que j'écris dans un forum, je me sens intimidée, mais voilà, je me lance.
Mère de trois enfants de 14, 11 et 8 ans, j'ai passé les quinze dernières années à me préoccupée d'eux et à assurer leur bonheur. En 2009, la piqûre du voyage à fait son oeuvre... Premier voyage, deux semaines (1 au Maroc avec une amie et une seule à Paris), deuxième voyage, trois semaines seule dans le sud du Maroc et le dernier (juin dernier), un mois, seule au Maroc... Oui, je pense bien que je suis tombée amoureuse de ce beau pays tellement différent de mon Québec aseptisé! Quelques autres voyages au USA ont agrémentés mon quotidien, mais jamais rien d'aussi intense que lors de mes passages dans les villages berbères.
J'ai envie de tout laisser tomber pour aller vivre à l'étranger, seule, pendant un bout de temps... Faire de l'aide humanitaire, pourquoi pas? Je suis enseignante et je pense pouvoir aider dans bien d'autre types de situations. Le problème ce n'est pas: quoi faire à l'étranger, mais bien comment concilier mon rôle de mère et mes ambitions personnelles? Je vois déjà des yeux s'écarquiller, les jugements qui s'additionnent... Ce qui m'intéresse, c'est de discuter avec des personnes qui l'ont fait.
Merci de prendre du temps pour me répondre.
Bangkok: comment arrêter les motos sans casques? English translation pending

Grâce à une caméra posée sur le tableau de bord de sa voiture, un automobiliste a filmé un accident survenu dans les rues de Bangkok, vers une heure du matin. Pendant les premières secondes de la vidéo, tout semble calme, seules deux motos circulent, mais jusque là rien d’alarmant. Puis à la 45ème seconde, on distingue les lumières des gyrophares de voitures de police garées sur le côté de la route. Une des deux motos est alors stoppée violemment par un policier, qui donne un coup de pied dans le véhicule. La moto dérape et les passagers sont projetés sur le sol. L’explication de ce geste abusif : un des passagers ne portait pas de casque. La vidéo est d’ailleurs intitulée ironiquement « Technique pour arrêter les conducteurs de motos sans casques ». Technique radicale en effet. L'automobiliste qui a posté la vidéo sur Internet, affirme qu’il a baissé sa fenêtre pour se plaindre de pareilles techniques. L’officier aurait alors nié son geste : « Je n’ai pas donné de coup de pied dans cette moto », a-t-il lancé, mais bizarrement, tous les policiers sont se sont tus lorsque le conducteur a montré sa caméra.
Vidéo -->> http://youtu.be/U0ppWOpN2mc
source: jolpress
Question: je n'arrive plus à créer un hyperlien.... la case est inaccessible...
Asie du Sud-Est et mentalité! English translation pending
Thaïlande, Philippines, Vietnam, Cambodge, Indonésie, Birmanie ...
Voila autant de destination qui m'attire depuis longtemps.
Mais voila, j'ai déjà été aux philippines l'année passé et ce qui m'a le plus énervé c'est bien la mentalité des philippins, après coup j'ai donc vérifier sur internet et j'ai constaté que beaucoup d'autres blanc aussi bien Européen que Américains faisait les mêmes constat que moi.
Le philippins est : - Lourd - Attiré par votre argent uniquement - Ment, ment et ment encore (les rois du mensonges) - Le rois de l'embrouille - Ne connait pas l'heure - S'énerve facilement - En cas de pb vous aurait toujours tord, (la police y est corrompu) - Il ne vous dit jamais Non ou qu'il ne sait pas, et préfère vous dire n'importe quoi à la place (parfois ça vous foutra dans la merde, mais ils s'en foutent, après tout vous êtes milliardaire dans leur tête) - N'est pas strict en général, rien n'est organisé tout est bordélique, pas d'idée suivie, aucune rigueur dans leur esprit, c'est toujours bon, puis c'est jamais bon, dans tous les cas c'est : 100% faux plan ! - N'a pas d’éducation, pas de correction, pas fin pour un sous ! (je viens d'un milieu pauvre, la misère n'a rien à voir avec ça) - N'est pas tourné vers l’extérieur, intéressé par rien, si ce n'est qu'en foutre le moins possible, attendre, boire de la bière Red Horse et ce reproduire ! - Est jaloux de vous (n'oubliez pas que vous blanc, vous êtes tous des Victor Newman multimilliardaire)
Tout est faux, les rapport sont faux, les sourire sont faux, les histoires sont fausse, même entre eux ils sont faux, alors avec vous c'est pour dire - et pour eux dite le vous cette attitude est Normal ! -
Bref un truc à vous rendre dingue sur le long terme ... à moins de rester qu'entre blanc !
Les tourristes naif de passage n'y verront surement que du feu, c'est pas en passant 3 semaines de vacance que ça ce vie, et c'est pas en fréquentant les airport, les hotels city state, les taxis, ou les plages à boracay que vous vous en rendrait compte !
Alors sortir de son taxi climatiser 3 minutes et voir que tout le monde vous sourie et semble s'intéressé à vous - Oh qu'ils semblent tous gentils ces petits philippins. (ne vous y fié pas, la-bas c'est bien la maxime à retenir)
95% des gens qui ont vécut un certain temps la-bas, que j'ai rencontré, ou qui témoigne parfois sur internet sont unanime et pense pareil !
Un petit exemple gentil du quotidien lorsque j'étais aux philippines : Boracay, ma copine philippine fume, c'est interdit de fumer sur la plage, on avait pas vu (et puis c pas a moi de gérer sa clope dans son propre pays). Un groupe l'arrête, j'étais plus en avant et moi je ne fume pas. J'attend à distance un peu, puis je vais voir ce qu'il y a. Ct des policiers de plage. Alors qu'ils allaient la laisser repartir sans aucun pb malgré l'infraction, dès que je suis arrivé (un blanc) tout le discourt à changer et amende de 500 pesos.
Manille centre ville, je me dispute avec ma copine (la même) dans la rue, un mec en tricycle (le même mec qui m'aurait en tant normal fait un gros sourire pour que je prenne/paie sont tricycle) vient et me dit en gros : "Mois philippins - elle philippine - toi étrangé ici - toi aucun droit - je vais chercher la police !" En me faisant bien comprendre que ça serait pour ma pomme.
Note : Non je ne me suis pas fait arnaquer plus que de moyenne (car hyper vigilent), et pas par ma copine !
- -
Ma question est donc simple, pour ceux qui connaissent bien l'asie du Sud Est est-ce que c'est pareil en : Thaïlande, Vietnam, Cambodge, Indonésie, Birmanie ... ?
Merci
Voila autant de destination qui m'attire depuis longtemps.
Mais voila, j'ai déjà été aux philippines l'année passé et ce qui m'a le plus énervé c'est bien la mentalité des philippins, après coup j'ai donc vérifier sur internet et j'ai constaté que beaucoup d'autres blanc aussi bien Européen que Américains faisait les mêmes constat que moi.
Le philippins est : - Lourd - Attiré par votre argent uniquement - Ment, ment et ment encore (les rois du mensonges) - Le rois de l'embrouille - Ne connait pas l'heure - S'énerve facilement - En cas de pb vous aurait toujours tord, (la police y est corrompu) - Il ne vous dit jamais Non ou qu'il ne sait pas, et préfère vous dire n'importe quoi à la place (parfois ça vous foutra dans la merde, mais ils s'en foutent, après tout vous êtes milliardaire dans leur tête) - N'est pas strict en général, rien n'est organisé tout est bordélique, pas d'idée suivie, aucune rigueur dans leur esprit, c'est toujours bon, puis c'est jamais bon, dans tous les cas c'est : 100% faux plan ! - N'a pas d’éducation, pas de correction, pas fin pour un sous ! (je viens d'un milieu pauvre, la misère n'a rien à voir avec ça) - N'est pas tourné vers l’extérieur, intéressé par rien, si ce n'est qu'en foutre le moins possible, attendre, boire de la bière Red Horse et ce reproduire ! - Est jaloux de vous (n'oubliez pas que vous blanc, vous êtes tous des Victor Newman multimilliardaire)
Tout est faux, les rapport sont faux, les sourire sont faux, les histoires sont fausse, même entre eux ils sont faux, alors avec vous c'est pour dire - et pour eux dite le vous cette attitude est Normal ! -
Bref un truc à vous rendre dingue sur le long terme ... à moins de rester qu'entre blanc !
Les tourristes naif de passage n'y verront surement que du feu, c'est pas en passant 3 semaines de vacance que ça ce vie, et c'est pas en fréquentant les airport, les hotels city state, les taxis, ou les plages à boracay que vous vous en rendrait compte !
Alors sortir de son taxi climatiser 3 minutes et voir que tout le monde vous sourie et semble s'intéressé à vous - Oh qu'ils semblent tous gentils ces petits philippins. (ne vous y fié pas, la-bas c'est bien la maxime à retenir)
95% des gens qui ont vécut un certain temps la-bas, que j'ai rencontré, ou qui témoigne parfois sur internet sont unanime et pense pareil !
Un petit exemple gentil du quotidien lorsque j'étais aux philippines : Boracay, ma copine philippine fume, c'est interdit de fumer sur la plage, on avait pas vu (et puis c pas a moi de gérer sa clope dans son propre pays). Un groupe l'arrête, j'étais plus en avant et moi je ne fume pas. J'attend à distance un peu, puis je vais voir ce qu'il y a. Ct des policiers de plage. Alors qu'ils allaient la laisser repartir sans aucun pb malgré l'infraction, dès que je suis arrivé (un blanc) tout le discourt à changer et amende de 500 pesos.
Manille centre ville, je me dispute avec ma copine (la même) dans la rue, un mec en tricycle (le même mec qui m'aurait en tant normal fait un gros sourire pour que je prenne/paie sont tricycle) vient et me dit en gros : "Mois philippins - elle philippine - toi étrangé ici - toi aucun droit - je vais chercher la police !" En me faisant bien comprendre que ça serait pour ma pomme.
Note : Non je ne me suis pas fait arnaquer plus que de moyenne (car hyper vigilent), et pas par ma copine !
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Ma question est donc simple, pour ceux qui connaissent bien l'asie du Sud Est est-ce que c'est pareil en : Thaïlande, Vietnam, Cambodge, Indonésie, Birmanie ... ?
Merci
Voyager en couple... Vos expériences! English translation pending
Bonjour à tous,
Nous, mon amie et moi, préparons un joli voyage d'un an qui vous nous emenner à la découverte d'une large zone Asie et Océanie. Nous nous connaissons depuis un an et allons passer autant de temps à voyager ensemble que le "passé" que nous avons en commun ! Nous allons quitter nos job respectifs (sabbatique pour moi), vendre mon appartement et nous envoler vers l'aventure !
J'imagine qu'un voyage en couple doit apporter beaucoup de choses, des moments très forts vécus à deux, des souvenirs qui resteront à jamais gravés, des moments de galère et donc d'entre aide ou d'engueulades ... Cela doit être un condensé très fort de vie !
J'aimerai avoir vos avis, vos histoires, vos impressions pendant ou après un tel voayge avec votre moitié(e) !
Très bonne journée à toutes et tous !
Nous, mon amie et moi, préparons un joli voyage d'un an qui vous nous emenner à la découverte d'une large zone Asie et Océanie. Nous nous connaissons depuis un an et allons passer autant de temps à voyager ensemble que le "passé" que nous avons en commun ! Nous allons quitter nos job respectifs (sabbatique pour moi), vendre mon appartement et nous envoler vers l'aventure !
J'imagine qu'un voyage en couple doit apporter beaucoup de choses, des moments très forts vécus à deux, des souvenirs qui resteront à jamais gravés, des moments de galère et donc d'entre aide ou d'engueulades ... Cela doit être un condensé très fort de vie !
J'aimerai avoir vos avis, vos histoires, vos impressions pendant ou après un tel voayge avec votre moitié(e) !
Très bonne journée à toutes et tous !
Douze jours en Afrique de l'Ouest en mars, Bénin ou Togo? English translation pending
bonjour a tous
nous prevoyons mon amie , ma fille 14 ans et moi de partir en afrique de l'ouest .ayant pas mal trainé nos bottes avec mon amie sur different continent , nous aimerions faire decouvrir l'afrique noire a ma fille (elle en reve !) ;j'hesite entre togo et benin !!! quoi choisir en sachant que nous voyageons sac au dos , que nous voulons nous imerger dans la vie locale , les traditions .quel pays est plus facile pour se loger , se deplacer ???
voila , merci d'avance pour vos reponses
P@T
Itinéraire Chambéry (73) - Fréjus (83) à vélo? English translation pending
Bonjour,
Voilà, avec des collègues nous avons pour projet de descendre à St Raph/Fréjus en vélo. J'ai déjà navigué sur forum à la recherche d'info, mais le soucis c'est que beaucoup d'itinéraires sont assez hardus ! Nous serions 5, 3 VTT et un tandem normalement.
Pour le trajet après quelques recherches nous avons trouvé celui ci : Chambéry -> Grenoble -> La Mure -> Lus La Croix haute -> Sisteron -> Lac de St Croix et Parc du Verdon -> Fréjus. Pour ce qui est d'aller jusqu'à La Mure je pense pas qu'on prenne un autre chemin, on ne veut pas se faire les grands cols des Alpes (passer par St-Jean De Maurienne et Briançon, en plus la vallée de Maurienne n'est pas des moins polluées). Mais après La Mure j'avoue que ne connaissant pas trop la région je ne sais pas ce qu'il en est du chemin, y'a-t-il beaucoup de départementales ? Est-ce que le passage par Sisteron est conseiller ? Le passage par le Lac de St Croix n'est pas obligatoire, mais il parait que la région est fort sympathique visuellement parlant, donc on aimerait bien passer par là. Avez vous quelques conseils quant à l'itinéraire (N'hésitez pas à mettre en avant un oubli/erreur de ma part) ? Sachant qu'on ne voudrait pas mettre plus de 4 jours pour descendre, à hauteur de 80-100km/jour, dépendra bien sur du relief. Nous ne sommes pas de grands rouleurs, mais en assez bonne condition physique.
Cordialement. Stan.
Voilà, avec des collègues nous avons pour projet de descendre à St Raph/Fréjus en vélo. J'ai déjà navigué sur forum à la recherche d'info, mais le soucis c'est que beaucoup d'itinéraires sont assez hardus ! Nous serions 5, 3 VTT et un tandem normalement.
Pour le trajet après quelques recherches nous avons trouvé celui ci : Chambéry -> Grenoble -> La Mure -> Lus La Croix haute -> Sisteron -> Lac de St Croix et Parc du Verdon -> Fréjus. Pour ce qui est d'aller jusqu'à La Mure je pense pas qu'on prenne un autre chemin, on ne veut pas se faire les grands cols des Alpes (passer par St-Jean De Maurienne et Briançon, en plus la vallée de Maurienne n'est pas des moins polluées). Mais après La Mure j'avoue que ne connaissant pas trop la région je ne sais pas ce qu'il en est du chemin, y'a-t-il beaucoup de départementales ? Est-ce que le passage par Sisteron est conseiller ? Le passage par le Lac de St Croix n'est pas obligatoire, mais il parait que la région est fort sympathique visuellement parlant, donc on aimerait bien passer par là. Avez vous quelques conseils quant à l'itinéraire (N'hésitez pas à mettre en avant un oubli/erreur de ma part) ? Sachant qu'on ne voudrait pas mettre plus de 4 jours pour descendre, à hauteur de 80-100km/jour, dépendra bien sur du relief. Nous ne sommes pas de grands rouleurs, mais en assez bonne condition physique.
Cordialement. Stan.
Amende de 2000 € à payer à Firenze English translation pending
Bonjour,
Je ne sais pas si je poste au bon endroit, mais voilà : nous avons reçu un courrier hier relatif à une amende à payer en Italie. L'infraction au code de la route date du 11 août 2007, soit 5 ans après...
La police de Firenze nous a retiré ma carte grise et le permis de mon compagnon (c'est lui conduisait) et nous a laissé un sauf-conduit pour rentrer le lendemain à la frontière faute d'immobiliser ma voiture (car elle est aménagée à mon handicap).
Depuis ce jour, nous n'avons jamais récupéré nos papiers administratifs, il a fallu en faire refaire.
Je voulais savoir si au terme de 5 ans, il n'y a pas prescription et comment payer cette amende.
J'ai déjà lu les messages d'autres touristes français ayant eu unez amende à payer mais pas lu de réponses pouvant m'aider.
Merci.
Retour de Fort-Dauphin, impressions English translation pending
Bonjour à tous,
Ce voyage s’est effectué en début d’année. Je suis resté donc 4 mois sur la grande île, de Décembre à Mars. Mon itinéraire est passé successivement de Tana à Tamatave puis Maroantsetra au nord- est pour descendre par la suite sur Fort Dauphin à l’extrême sud soit plus de 4000 kms pour la boucle complète et ses à cotés. Je passerai rapidement sur la première partie autour de Maroantsetra dont j’ai déjà parlé il y deux ans, sinon pour dire que rien n’a changé vraiment à part le pont sur le grand fleuve reconstruit, la piste ne s’est pas arrangée, les ponts en bois pourrissent plus vite qu’ils sont rafistolés si bien qu’il faut parfois descendre dans la rivière ou la mer à marée basse pour pouvoir passer. J’ai fait l’aller en 4x4 Suzuki qu’on a acheté à Tamatave, c’est parfois dur mais ça passe. Attention aux bacs, il n’y a plus de gasoil et si on veut traverser les 11 bacs il faut son jerrican, le gouvernement qui doit normalement le fournir étant à sec, à part les bacs à câble, il suffit de tirer et c’est plus écolo. Je laisse le 4x4 et mon épouse dans sa famille originaire d’ici et je fais le retour en vélo.
J’ai trouvé encore plus dur que la dernière fois mais quelques coups de cœur quand même dont: Une plage sublime à Seranambe, peut être la plus belle de toute la côte nord-est, eau turquoise, lagon, eau fraiche, anse d’une symétrie parfaite, palmeraie, idyllique, tout y est. J’y ai également mangé de la chauvesouris dans la gargote locale. Quelques coups de blues aussi : Chute à vélo dans les rochers, dérailleur cassé, guidon tordu, quelques plaies et bosses aux bras et jambes, du coup je suis resté au village tout l’après-midi, le réparateur local étant parti à la pèche, ou encore : Chambre moins de 2 euros certes, mais groupe électrogène bruyant derrière les oreilles, tv bruyante diffusant comme d’habitude une stupidité genre film de combat, odeurs bizarres de fermentation dues sans doute à la fabrication du rhum local, pas de drap sur le matelas, heureusement j’ai le mien. A Manompana j’arrête le vélo vu que la suite c’est tout du sable. Puis quatre heures d’attente au dernier bac avant Sonierana Ivongo, si bien que le vieux 4x4 pourri que j’avais néanmoins préféré au vélo pour ce tronçon mettra plus de 8 heures pour faire 40 kms, soit une moyenne de 5kms/h, j’aurai donc été aussi vite à pied.
Je fais rapidement la route Tamatave Tana Manakara en taxi brousse. J’ai en effet choisi de descendre à Fort Dauphin par la côte. Malheureusement, le paludisme m’attrape juste avant le départ. Ou plutôt dans le taxi brousse reliant Tana à Manakara dans la nuit glacée d’Antsirabe. C’est une mauvaise expérience. Une semaine de sueurs froides, à boire des litres et des litres sans rien manger, mal partout, à la tête, au ventre au dos, des courbatures partout. A Farafangana une journée à l’hôpital sous perfusion et oxygène avec plus de 40 de fièvre. Voulant continuer jusqu’à Fort Dauphin en vélo (celui-ci suivant le mouvement sur le toit du taxi brousse), on fait mieux comme entrainement et mise en condition. Si bien que le jour du départ, 5 kg en moins, plus de forces, plus de muscles.
A Vangaidrano, fini le goudron, la piste et le vélo m’attendent. Heureusement la piste est bonne et une petite bruine rafraichissante m’accompagne tôt le matin. Le paysage est agréable et arboré, quoique un peu monotone, la piste est en terre rouge, on ne voit pas la mer sauf en fin de parcours, une jolie plage, des rochers. Au premier bac à 37 kms je m’arrête, c’est suffisant pour commencer. Le vélo chinois n’est pas au top, déjà changé le pédalier et les pédales hier, maintenant c’est un pneu tout décousu bon à changer, et les vitesses ne passent plus. C’est pourtant un vélo tout neuf, mon deuxième du voyage, le premier ayant été volé à Tana.
Deuxième jour, départ 6 heures, une heure d’attente pour trouver une pirogue. Soleil de plomb. Pas de forces. Piste monotone mais tranquille. Pas de mer. Même kilométrage qu’hier. Arrivée vers midi à Manombondro. Apres midi repos.
Jour suivant. Un grand désert humain, aucun village ni âme qui vive sur 30 kms. Deux belles rivières aux eaux claires et rafraichissantes pour une baignade de rêve. Beau paysage de prairie vallonnée sur fond de montagnes. Un peu genre sentier de St Jacques de Compostelle en haute Castille. Devient très fatiguant en fin de parcours, perdu un peu trop de temps dans la baignade mais c’était si bon…La chaleur est harassante, et la piste devient de plus en plus ensablée, avec le poids du sac ça ne passe plus et il faut pousser le vélo sur de grandes longueurs. J’ai dû rencontrer une personne et croisé une moto sur ce parcours dans lajournée. L’arrivée à Sandravinany n’en finit pas, je crois mourir de soif et de chaleur. Petit village, petit hôtel, pas grand-chose, une belle embouchure mais il faut arriver à la voir et en avoir le courage or je reste allongé la moitié de l’après-midi à boire du thé. Et oui, pas d’électricité implique pas de bière fraiche.
J4. Pour continuer sur Manantenina deux versions. Revenir en arrière et reprendre la piste dite « RN 12 » ensablée et loin de la mer ou continuer d’abord quelques kms en pirogue puis suivre un sentier qui longe la côte. Je choisi bien entendu la version n°2. Seulement voilà quand on quitte la pirogue on ne sait plus où il faut aller il y a des petits sentiers un peu partout qui vont dans des petits hameaux éparpillés autour des rizières, on est encore loin de la mer, donc pas de point de repère et je me perds. Je tombe finalement sur quelqu’un de sympa qui me raccompagne dans le droit chemin, il me porte même mon vélo pour traverser les rivières, même s’il ne me demande rien il sera récompensé comme il se doit. Cette fois c’est bon, je suis sur le sentier qui longe la plage, il n’y a plus qu’à suivre la mer. Beaux paysages, espèces de cactées géantes, rares cabanes de pécheurs disséminées. Et puis ce que je craignais arrive, de plus en plus de sable. Et il faut pousser…d’autres fois il faut traverser des rivières, de l’eau jusqu’ à la poitrine, on passe d’abord le sac sur les épaules, puis un deuxième voyage pour le vélo. Midi passé, aucun village en vue, et la faim commence à tenailler. Je bois l’eau à même la rivière, ma provision de 2 litres de thé ayant vite était épuisée. (Le thé est en fait une infusion de plantes locales, quatre fois moins cher que l’eau minérale et quatre fois meilleur. De plus il est toujours bon, froid ou chaud). Je vois enfin poindre à l’horizon une chaumière. Je vois des poulets et de la fumée, l’espoir revient. Je montre à la femme un sachet de soupe instantanée pates et poulet que je sors de mon sac et je lui fais comprendre de trouver une marmite, de l’eau et de me la faire cuire. Ce qu’elle fit de bonne grâce et en quoi elle fut bien remerciée. Apres, une grande rivière à traverser et quelques pécheurs en pirogue, ce sont des profiteurs qui me demandent dix fois le prix usuel, j’arrive après quelques palabres à diviser par cinq.
Maintenant le sentier devient moins intéressant, très fatigant, on quitte peu à peu la mer, montées et descentes de petites collines de sable herbeux. Le problème de la soif se fait cruellement sentir car il n’y a plus de rivières. Il reste encore je ne sais pas 15 ou 20 kms avant la prochaine ville, je perds beaucoup de temps car je pousse plus souvent que je pédale. Je commence à me demander si je ne vais pas passer la nuit là, sans plus rien ni à boire ni à manger au milieu de nulle part, avec la pluie qui se profile sur les montagnes toutes proches. C’est à ce moment de mes réflexions que je tords tout le mécanisme arrière du vélo. A force d’avoir trimballé ce vélo dans les rivières, plus d’huile, la chaine a du se gripper ou bien c’est le dérailleur qui s’est pris dans les rayons. En tout cas, les pièces chinoises de mauvaise qualité, c’est trop leur demander. Il est curieux de voir comment l’être humain réagit parfois. D’ordinaire, je m’énerve très vite devant ce genre de choses, mais là, très calmement, ou peut être avec fatalisme, je sors mon couteau, je cherche quelques cailloux en guise de marteau et d’enclume, et je commence à essayer de réparer tout ça. Et le comble c’est que contrairement à toute attente j’arrive à redresser et régler tout ce bazar. Le chemin avance et moi dessus à la recherche désespérée d’un havre de vie. Le soir tombe quand je rejoins la « nationale », la soif m’aiguillonne dans cette étendue semi désertique. Je finis par trouver une zone marécageuse dans laquelle j’arrive à puiser un demi-litre de ce précieux liquide même stagnant. A cet instant je crois entendre un bruit de moteur, je déguerpis en vitesse de mon marais pour remonter la piste. C’est bien un 4x4, mon oreille n’a pas fait défaut. Je l’arrête, il me prend sans problèmes. Il transporte une bonne sœur et quelques enfants. Je remercie le bon dieu bien entendu. Les enfants chantent et crient à tue tète sans doute pour atténuer le bruit du moteur et des cahots. Il me restait cinq kms à faire pour arriver à Manantenina.
Le lendemain fut jour de repos bien apprécié, baignade dans la rivière avec les enfants. Le surlendemain, je faisais mes préparatifs pour repartir quand j’apprends qu’un 4X4 prend des passagers. Le choix se fit très vite. Et je ne regrettais pas ma décision quand je vis la piste, plein de passages à gués d’au moins 70 cms d’eau, plein de sable parfois et toujours un grand désert humain avec plus de 30 kms entre deux villages. Mais que les montagnes sont belles !
Fort Dauphin est une fort belle ville de par son site. Des plages et des criques magnifiques. Des montagnes imposantes tout autour. Un climat sain, de l’air et une relative fraicheur par rapport au reste du pays. La vie n’y est pas plus chère qu’ailleurs contrairement à ce que j’avais lu çà et là, il faut dire que le boom qu’avait créé la construction du nouveau port est terminé. De bonnes huitres. Une belle ballade alentours, l’ascension du pic St Louis à près de 600metres d’altitude, difficile car très raide et pas vraiment de sentier, au sommet une vue extraordinaire sur toutes les baies.
Pour retourner sur la capitale, deux solutions, revenir par la même route via Farafangana, ou continuer jusqu’à Ihoso par une mauvaise piste sur 500 kms pour retrouver le goudron de la RN7. Nous sommes à 1150 kms de Tananarive et à 2300 kms de Diégo Suares, cela pour montrer comme les distances sont longues et l’île est grande, deux fois la France dans le sens de la longueur. Je décide de continuer sur Ihoso, n’aimant pas retourner en arrière et toujours aspiré par l’inconnu. Le voyage se fait en camion brousse. Nous sommes environ 80 personnes dans la remorque, dans des conditions de confort extrêmement sommaires. Départ 6 h du matin, l’arrivée se fera à 18h le lendemain. 36 heures pour 500 kms soit 15 km/h de moyenne. J’aurai aimé pouvoir le faire en vélo mais à mon rythme j’en avais pour plus de 10 jours dans la chaleur et la soif car il n’y a pas grand-chose sur la route, c’est un peu le bush, ou le maquis, beaucoup de cactées dont plein de figuiers de barbarie, quelques baobabs, des espèces d’arbres ou de fougères géantes ressemblant à de longs chandeliers avec des pousses vertes à même le tronc, d’autres sortes avec des tiges en guise de feuilles, mais je ne connais pas les noms de tout ça. Peu de petits villages. Quelques villes importantes et sympathiques tous les 100 kms environ. On laisse peu à peu les beaux paysages de montagnes de Fort Dauphin pour un paysage semi désertique relativement plat et s’élevant progressivement vers les hauts plateaux verts et érodés. Le deuxième jour le cyclone Giovanna qui a ravagé une partie de la cote Est se fait ressentir avec des vents très puissants. Vision surréaliste de bout du monde. Certaines vitres manquent dans le camion, bien entendu je suis devant l’une d’elle, c’était très agréable la veille dans la chaleur, ça l’est beaucoup moins maintenant, d’autant plus que la pluie arrive. On a beau improviser un bâchage sommaire avec un vieux sac de riz, je suis vite trempé et glacé, le camion commence à glisser sur la piste mouillée et à des difficultés à monter les rampes. Je commence à craindre d’avoir à passer une deuxième nuit dans ce véhicule. J’ai une barre en fer dans le dos, on doit éviter de s’enfoncer dans la peau les morceaux de ferrailles qui dépassent un peu partout de la carrosserie, j’ai un mal épouvantable aux fesses et ne sait pas comment tourner mon long corps d’1 mètre 90. Enfin, après quelques heures interminables, mon soulagement de retrouver le goudron de la RN7 peu avant Ihosy ! Conclusion de ce trip. Pour se rendre à Fort Dauphin, sans hésiter, prendre la piste de Vangaidrano qu’on atteint facilement via Farafangana et Manakara tout goudronné, plutôt que celle d’Ihoso, c’est plus facile, agréable et moins long. Etre en parfaite condition physique. Avoir un bon vélo. Mais une moto ou un petit 4X4 ferait aussi bien l’affaire !
Et puis quelques impressions me sont venues en cours de route. Le plus et le moins rythment le voyage. Et la pensée du voyageur vagabonde. Connaissez- vous la différence entre un voyageur et un touriste ? Dans le film « Un thé au Sahara » le touriste ne fait que passer, le voyageur ne sait pas s’il va retourner chez lui. On pourrait dire aussi le touriste regarde sans comprendre et le voyageur essaye de comprendre même s’il sait que c’est inutile.
Il arrive aussi d’être en colère ou déçu. Cela donne : La société malgache est à l’antithèse de la nôtre. Tous les jours, heure par heure, au gré des rencontres et des observations, j’en fais la remarque. Ainsi je m’aperçois du fossé qui règne entre nous concernant : l’environnement, l’esthétisme, le fatalisme, la gestion de l’argent et du temps, l’exigence, et la liste est loin d’être exhaustive. L’environnement : je parlerais des maisons délabrées, par manque de moyens, par fatalisme, par ignorance. Les dépôts d’ordures sont courants, il n’y a pas malheureusement de ramassage des poubelles, et on peut traverser ainsi des montagnes d’ordures dans certaines rues. Le sens de l’esthétisme ne semble pas non plus toucher la majorité des malgaches, pour les mêmes raisons évoquées plus haut, par manque d’éducation et de culture pourrait-on rajouter. Tas de tôles rouillées sont le lot de bien des masures ou de petits commerces, si bien que de beaux villages traditionnels en bois et chaume sont maintenant en partie défigurés. Peu d’exigence donc dans le travail des gens parfois nonchalants, qui préfèrent quand ils ont un peu d’argent faire la fête et boire la bière plutôt qu’investir dans l’éducation des enfants ou la réparation des maisons. Le comportement d’une partie des gens ne correspond pas toujours au cliché en vigueur - on considère généralement que le peuple malgache est souriant. Ce n’est pas toujours l’exacte vérité. Combien de fois ai-je vu au restaurant des petites serveuses qui ne disent même pas bonjour, ne font aucun sourire, dorment sur leur chaise en attendant le client et se lèvent avec peine en trainant les pieds pour servir. On pourrait parfois avoir l’impression que le désœuvrement, le fatalisme et le laxisme sont le lot quotidien d’un peuple pourtant proche de l’Asie par ses racines qui, elle, est si dynamique. On ne peut comparer avec la Chine et sa culture millénaire, on peut expliquer certaines choses, je n’ai jamais vu, ou si peu, un malgache lire un livre, hormis des livres religieux je n’ai jamais vu de livres dans les maisons, ni dans les librairies inexistantes hors grandes villes. Ce manque de culture alimente l’ignorance et l’appauvrissement. On pourrai croire qu’il n’y a pas dans la tête des gens ni de projets à long terme, ni d’interrogations philosophiques. Bien souvent le seul but de la vie est de trouver de quoi faire bouillir la marmite. Comme il n’y a rien à faire, pas de travail, la gestion du temps est là encore totalement différente la majorité des femmes vont passer leur existence à faire la lessive, la cuisine et a papauter entre elles. Pas de loisirs comme en occident, pas de cinéma, pas de salles de sport, c’et le désert culturel le plus total. Seule la musique et la danse arrosées de bière et de rhum sont activités (et c’est déjà pas mal !).
Et puis, passé le moment de blues on se sent mieux, on se rend compte qu’on a été très sévère et on réalise qu’il existe aussi dans ce pays tant de gens formidables avec lesquels on peut avoir, au hasard des rencontres, des discussions passionnées, les rapports humains sont ouverts contrairement à chez nous ou il est si difficile de parler à un inconnu. A travers ces quelques écrits, on peut voir la grande diversité de Madagascar et des sentiments qui s’en dégagent. Ce qui me viendrait à l’esprit en premier lieu pour synthétiser ces impressions, souvent subjectives, c’est que Mada, c’est la vie. Contrairement à notre monde vieillissant- il suffit de se promener dans nos villages de la France profonde et de les traverser sans voir personne pour comprendre la différence - le monde malgache grouille de vie, des enfants partout, des petites échoppes dans le moindre village. Et puis Mada sans tous ses problèmes ne serait plus Mada et ce qui choque parfois notre regard occidental parait tout à fait normal pour un malgache. Certains pourraient rêver d’un Madagascar sans trous sur les routes, sans toutes ses bicoques crasseuses, sans le grouillement des enfants, poussepousses, canard et oies. Un monde aseptisé, bétonné, sans âme, sans personnalité.
Certes, il y a dans le monde d’autres destinations, plus « touristiques », plus sereines, plus sures, plus « culturelles », moins chères et moins risquées. Pourquoi vient-on sur cette île si ce n’est pour l’exotisme, un peu d’aventure et l’assurance d’un monde totalement diffèrent ? Et Madagascar y a toute sa place.
Jour suivant. Un grand désert humain, aucun village ni âme qui vive sur 30 kms. Deux belles rivières aux eaux claires et rafraichissantes pour une baignade de rêve. Beau paysage de prairie vallonnée sur fond de montagnes. Un peu genre sentier de St Jacques de Compostelle en haute Castille. Devient très fatiguant en fin de parcours, perdu un peu trop de temps dans la baignade mais c’était si bon…La chaleur est harassante, et la piste devient de plus en plus ensablée, avec le poids du sac ça ne passe plus et il faut pousser le vélo sur de grandes longueurs. J’ai dû rencontrer une personne et croisé une moto sur ce parcours dans lajournée. L’arrivée à Sandravinany n’en finit pas, je crois mourir de soif et de chaleur. Petit village, petit hôtel, pas grand-chose, une belle embouchure mais il faut arriver à la voir et en avoir le courage or je reste allongé la moitié de l’après-midi à boire du thé. Et oui, pas d’électricité implique pas de bière fraiche.
J4. Pour continuer sur Manantenina deux versions. Revenir en arrière et reprendre la piste dite « RN 12 » ensablée et loin de la mer ou continuer d’abord quelques kms en pirogue puis suivre un sentier qui longe la côte. Je choisi bien entendu la version n°2. Seulement voilà quand on quitte la pirogue on ne sait plus où il faut aller il y a des petits sentiers un peu partout qui vont dans des petits hameaux éparpillés autour des rizières, on est encore loin de la mer, donc pas de point de repère et je me perds. Je tombe finalement sur quelqu’un de sympa qui me raccompagne dans le droit chemin, il me porte même mon vélo pour traverser les rivières, même s’il ne me demande rien il sera récompensé comme il se doit. Cette fois c’est bon, je suis sur le sentier qui longe la plage, il n’y a plus qu’à suivre la mer. Beaux paysages, espèces de cactées géantes, rares cabanes de pécheurs disséminées. Et puis ce que je craignais arrive, de plus en plus de sable. Et il faut pousser…d’autres fois il faut traverser des rivières, de l’eau jusqu’ à la poitrine, on passe d’abord le sac sur les épaules, puis un deuxième voyage pour le vélo. Midi passé, aucun village en vue, et la faim commence à tenailler. Je bois l’eau à même la rivière, ma provision de 2 litres de thé ayant vite était épuisée. (Le thé est en fait une infusion de plantes locales, quatre fois moins cher que l’eau minérale et quatre fois meilleur. De plus il est toujours bon, froid ou chaud). Je vois enfin poindre à l’horizon une chaumière. Je vois des poulets et de la fumée, l’espoir revient. Je montre à la femme un sachet de soupe instantanée pates et poulet que je sors de mon sac et je lui fais comprendre de trouver une marmite, de l’eau et de me la faire cuire. Ce qu’elle fit de bonne grâce et en quoi elle fut bien remerciée. Apres, une grande rivière à traverser et quelques pécheurs en pirogue, ce sont des profiteurs qui me demandent dix fois le prix usuel, j’arrive après quelques palabres à diviser par cinq.
Maintenant le sentier devient moins intéressant, très fatigant, on quitte peu à peu la mer, montées et descentes de petites collines de sable herbeux. Le problème de la soif se fait cruellement sentir car il n’y a plus de rivières. Il reste encore je ne sais pas 15 ou 20 kms avant la prochaine ville, je perds beaucoup de temps car je pousse plus souvent que je pédale. Je commence à me demander si je ne vais pas passer la nuit là, sans plus rien ni à boire ni à manger au milieu de nulle part, avec la pluie qui se profile sur les montagnes toutes proches. C’est à ce moment de mes réflexions que je tords tout le mécanisme arrière du vélo. A force d’avoir trimballé ce vélo dans les rivières, plus d’huile, la chaine a du se gripper ou bien c’est le dérailleur qui s’est pris dans les rayons. En tout cas, les pièces chinoises de mauvaise qualité, c’est trop leur demander. Il est curieux de voir comment l’être humain réagit parfois. D’ordinaire, je m’énerve très vite devant ce genre de choses, mais là, très calmement, ou peut être avec fatalisme, je sors mon couteau, je cherche quelques cailloux en guise de marteau et d’enclume, et je commence à essayer de réparer tout ça. Et le comble c’est que contrairement à toute attente j’arrive à redresser et régler tout ce bazar. Le chemin avance et moi dessus à la recherche désespérée d’un havre de vie. Le soir tombe quand je rejoins la « nationale », la soif m’aiguillonne dans cette étendue semi désertique. Je finis par trouver une zone marécageuse dans laquelle j’arrive à puiser un demi-litre de ce précieux liquide même stagnant. A cet instant je crois entendre un bruit de moteur, je déguerpis en vitesse de mon marais pour remonter la piste. C’est bien un 4x4, mon oreille n’a pas fait défaut. Je l’arrête, il me prend sans problèmes. Il transporte une bonne sœur et quelques enfants. Je remercie le bon dieu bien entendu. Les enfants chantent et crient à tue tète sans doute pour atténuer le bruit du moteur et des cahots. Il me restait cinq kms à faire pour arriver à Manantenina.
Le lendemain fut jour de repos bien apprécié, baignade dans la rivière avec les enfants. Le surlendemain, je faisais mes préparatifs pour repartir quand j’apprends qu’un 4X4 prend des passagers. Le choix se fit très vite. Et je ne regrettais pas ma décision quand je vis la piste, plein de passages à gués d’au moins 70 cms d’eau, plein de sable parfois et toujours un grand désert humain avec plus de 30 kms entre deux villages. Mais que les montagnes sont belles !
Fort Dauphin est une fort belle ville de par son site. Des plages et des criques magnifiques. Des montagnes imposantes tout autour. Un climat sain, de l’air et une relative fraicheur par rapport au reste du pays. La vie n’y est pas plus chère qu’ailleurs contrairement à ce que j’avais lu çà et là, il faut dire que le boom qu’avait créé la construction du nouveau port est terminé. De bonnes huitres. Une belle ballade alentours, l’ascension du pic St Louis à près de 600metres d’altitude, difficile car très raide et pas vraiment de sentier, au sommet une vue extraordinaire sur toutes les baies.
Pour retourner sur la capitale, deux solutions, revenir par la même route via Farafangana, ou continuer jusqu’à Ihoso par une mauvaise piste sur 500 kms pour retrouver le goudron de la RN7. Nous sommes à 1150 kms de Tananarive et à 2300 kms de Diégo Suares, cela pour montrer comme les distances sont longues et l’île est grande, deux fois la France dans le sens de la longueur. Je décide de continuer sur Ihoso, n’aimant pas retourner en arrière et toujours aspiré par l’inconnu. Le voyage se fait en camion brousse. Nous sommes environ 80 personnes dans la remorque, dans des conditions de confort extrêmement sommaires. Départ 6 h du matin, l’arrivée se fera à 18h le lendemain. 36 heures pour 500 kms soit 15 km/h de moyenne. J’aurai aimé pouvoir le faire en vélo mais à mon rythme j’en avais pour plus de 10 jours dans la chaleur et la soif car il n’y a pas grand-chose sur la route, c’est un peu le bush, ou le maquis, beaucoup de cactées dont plein de figuiers de barbarie, quelques baobabs, des espèces d’arbres ou de fougères géantes ressemblant à de longs chandeliers avec des pousses vertes à même le tronc, d’autres sortes avec des tiges en guise de feuilles, mais je ne connais pas les noms de tout ça. Peu de petits villages. Quelques villes importantes et sympathiques tous les 100 kms environ. On laisse peu à peu les beaux paysages de montagnes de Fort Dauphin pour un paysage semi désertique relativement plat et s’élevant progressivement vers les hauts plateaux verts et érodés. Le deuxième jour le cyclone Giovanna qui a ravagé une partie de la cote Est se fait ressentir avec des vents très puissants. Vision surréaliste de bout du monde. Certaines vitres manquent dans le camion, bien entendu je suis devant l’une d’elle, c’était très agréable la veille dans la chaleur, ça l’est beaucoup moins maintenant, d’autant plus que la pluie arrive. On a beau improviser un bâchage sommaire avec un vieux sac de riz, je suis vite trempé et glacé, le camion commence à glisser sur la piste mouillée et à des difficultés à monter les rampes. Je commence à craindre d’avoir à passer une deuxième nuit dans ce véhicule. J’ai une barre en fer dans le dos, on doit éviter de s’enfoncer dans la peau les morceaux de ferrailles qui dépassent un peu partout de la carrosserie, j’ai un mal épouvantable aux fesses et ne sait pas comment tourner mon long corps d’1 mètre 90. Enfin, après quelques heures interminables, mon soulagement de retrouver le goudron de la RN7 peu avant Ihosy ! Conclusion de ce trip. Pour se rendre à Fort Dauphin, sans hésiter, prendre la piste de Vangaidrano qu’on atteint facilement via Farafangana et Manakara tout goudronné, plutôt que celle d’Ihoso, c’est plus facile, agréable et moins long. Etre en parfaite condition physique. Avoir un bon vélo. Mais une moto ou un petit 4X4 ferait aussi bien l’affaire !
Et puis quelques impressions me sont venues en cours de route. Le plus et le moins rythment le voyage. Et la pensée du voyageur vagabonde. Connaissez- vous la différence entre un voyageur et un touriste ? Dans le film « Un thé au Sahara » le touriste ne fait que passer, le voyageur ne sait pas s’il va retourner chez lui. On pourrait dire aussi le touriste regarde sans comprendre et le voyageur essaye de comprendre même s’il sait que c’est inutile.
Il arrive aussi d’être en colère ou déçu. Cela donne : La société malgache est à l’antithèse de la nôtre. Tous les jours, heure par heure, au gré des rencontres et des observations, j’en fais la remarque. Ainsi je m’aperçois du fossé qui règne entre nous concernant : l’environnement, l’esthétisme, le fatalisme, la gestion de l’argent et du temps, l’exigence, et la liste est loin d’être exhaustive. L’environnement : je parlerais des maisons délabrées, par manque de moyens, par fatalisme, par ignorance. Les dépôts d’ordures sont courants, il n’y a pas malheureusement de ramassage des poubelles, et on peut traverser ainsi des montagnes d’ordures dans certaines rues. Le sens de l’esthétisme ne semble pas non plus toucher la majorité des malgaches, pour les mêmes raisons évoquées plus haut, par manque d’éducation et de culture pourrait-on rajouter. Tas de tôles rouillées sont le lot de bien des masures ou de petits commerces, si bien que de beaux villages traditionnels en bois et chaume sont maintenant en partie défigurés. Peu d’exigence donc dans le travail des gens parfois nonchalants, qui préfèrent quand ils ont un peu d’argent faire la fête et boire la bière plutôt qu’investir dans l’éducation des enfants ou la réparation des maisons. Le comportement d’une partie des gens ne correspond pas toujours au cliché en vigueur - on considère généralement que le peuple malgache est souriant. Ce n’est pas toujours l’exacte vérité. Combien de fois ai-je vu au restaurant des petites serveuses qui ne disent même pas bonjour, ne font aucun sourire, dorment sur leur chaise en attendant le client et se lèvent avec peine en trainant les pieds pour servir. On pourrait parfois avoir l’impression que le désœuvrement, le fatalisme et le laxisme sont le lot quotidien d’un peuple pourtant proche de l’Asie par ses racines qui, elle, est si dynamique. On ne peut comparer avec la Chine et sa culture millénaire, on peut expliquer certaines choses, je n’ai jamais vu, ou si peu, un malgache lire un livre, hormis des livres religieux je n’ai jamais vu de livres dans les maisons, ni dans les librairies inexistantes hors grandes villes. Ce manque de culture alimente l’ignorance et l’appauvrissement. On pourrai croire qu’il n’y a pas dans la tête des gens ni de projets à long terme, ni d’interrogations philosophiques. Bien souvent le seul but de la vie est de trouver de quoi faire bouillir la marmite. Comme il n’y a rien à faire, pas de travail, la gestion du temps est là encore totalement différente la majorité des femmes vont passer leur existence à faire la lessive, la cuisine et a papauter entre elles. Pas de loisirs comme en occident, pas de cinéma, pas de salles de sport, c’et le désert culturel le plus total. Seule la musique et la danse arrosées de bière et de rhum sont activités (et c’est déjà pas mal !).
Et puis, passé le moment de blues on se sent mieux, on se rend compte qu’on a été très sévère et on réalise qu’il existe aussi dans ce pays tant de gens formidables avec lesquels on peut avoir, au hasard des rencontres, des discussions passionnées, les rapports humains sont ouverts contrairement à chez nous ou il est si difficile de parler à un inconnu. A travers ces quelques écrits, on peut voir la grande diversité de Madagascar et des sentiments qui s’en dégagent. Ce qui me viendrait à l’esprit en premier lieu pour synthétiser ces impressions, souvent subjectives, c’est que Mada, c’est la vie. Contrairement à notre monde vieillissant- il suffit de se promener dans nos villages de la France profonde et de les traverser sans voir personne pour comprendre la différence - le monde malgache grouille de vie, des enfants partout, des petites échoppes dans le moindre village. Et puis Mada sans tous ses problèmes ne serait plus Mada et ce qui choque parfois notre regard occidental parait tout à fait normal pour un malgache. Certains pourraient rêver d’un Madagascar sans trous sur les routes, sans toutes ses bicoques crasseuses, sans le grouillement des enfants, poussepousses, canard et oies. Un monde aseptisé, bétonné, sans âme, sans personnalité.
Certes, il y a dans le monde d’autres destinations, plus « touristiques », plus sereines, plus sures, plus « culturelles », moins chères et moins risquées. Pourquoi vient-on sur cette île si ce n’est pour l’exotisme, un peu d’aventure et l’assurance d’un monde totalement diffèrent ? Et Madagascar y a toute sa place.
Emballer un vélo pour le transport en train ou avion? English translation pending
Bonjour,
J'ai un Peugeot US Express (de 1986) et j'ai essayé de dévisser le guidon, mais il est très serré et aussi un peu rouillé.
Bref, je ne peux pas le mettre dans un bagage. Comment le faites-vous? Utilisez-vous les services d'un magasin à vélo?
Par ailleur je suis à Montréal et j'envisage de faire un tour soit aux Balkans/Turquie, soit au Maroc. Dans les 2 cas, je devrais l'emballer soit pour l'avion ou le train. Je pense acheter un vélo qui resterais en France, et je pense acheter un autre Peugeot (meilleur rapport qualité/ prix qu'avec un vélo neuf). Qu'en pensez-vous?
Merci
J'ai un Peugeot US Express (de 1986) et j'ai essayé de dévisser le guidon, mais il est très serré et aussi un peu rouillé.
Bref, je ne peux pas le mettre dans un bagage. Comment le faites-vous? Utilisez-vous les services d'un magasin à vélo?
Par ailleur je suis à Montréal et j'envisage de faire un tour soit aux Balkans/Turquie, soit au Maroc. Dans les 2 cas, je devrais l'emballer soit pour l'avion ou le train. Je pense acheter un vélo qui resterais en France, et je pense acheter un autre Peugeot (meilleur rapport qualité/ prix qu'avec un vélo neuf). Qu'en pensez-vous?
Merci
Situation au Cachemire? (été 2012) English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Je dois me rendre au Cachemire à partir du 16 juillet 2012. La situation sur place qui paraissait très calme ces derniers temps semble se détériorer rapidement ces derniers jours. Je cherche des infos fraiches si possible de voyageurs sur place ou qui viennent de partir de Srinagar ou Jammu pour pouvoir me faire une idée de la situation. Il n'y a pas beaucoup d'informations francophones sur cette région du monde. J'arrive à trouver des infos en anglais mais elles émanent soit de médias indiens soit de médias pakistanais... Pas sur que l'un comme l'autre soit d'une objectivité à toutes épreuves en ce qui concerne le Cachemire. 😐
Pour l'instant de ce que j'ai pu glaner comme info :
- Il y a 15 jours le tombeau d'un saint Soufi a brulé à Srinagar le 25 juin 2012 Il s'en est suivi des émeutes avec la police (au moins 6 blessés chez les manifestants). http://www.lexpress.mu/story/39813-violences-au-cachemire-indien-apres-l-incendie-d-un-sanctuaire.html - Les autorités ont décidé pendant 4 jours de mettre la ville dans une sorte "d'état d'urgence" (écoles fermés, pas ou peu de transports, etc...) Cette situation s'est calmée et tout est revenu à la normale le lundi 2 juillet 2012. - Puis deux policiers se sont fait tuer dans une attaque de militants cachemiris au sud de Srinagar (à parement aucun rapport entre ces deux histoire). - Il y quelques jours c'est des soldats indiens qui se font tirer dessus alors qu'ils retiraient de l'argent à un DAB toujours au sud de Srinagar. L'un des deux est mort, l'autre blessé. http://articles.timesofindia.indiatimes.com/2012-07-08/india/32587971_1_attackers-srinagar-jammu-lt-col-brar - En réponse les autorités indiennes semblent avoir mis en place des checkpoints et des contrôles très rigoureux partout dans l'Etat du Jammu & cachemire et multiplié les patrouilles. http://www.greaterkashmir.com/news/2012/Jul/10/frisking-crackdowns-back-to-haunt-valley-56.asp - Enfin le 9 juillet 2012 un important militant cachemiri pour l'indépendance s'est fait tuer par les forces indiennes. http://www.hindustantimes.com/India-news/Srinagar/Hizbul-commander-killed-in-Kashmir/Article1-886253.aspx Il y a encore seulement 1 semaine je ne me posait même pas la question de ne pas aller dans cette région... Mais les choses semblent changer très vite.
Aussi je propose une sorte de "veille" collective (car je ne dois pas être le seul voyageur francophone qui envisage d'aller dans cette région cet été) à destination des personnes qui désirent se rendre au Cachemire cet été 2012. On pourrait partager nos informations !?
Je dois me rendre au Cachemire à partir du 16 juillet 2012. La situation sur place qui paraissait très calme ces derniers temps semble se détériorer rapidement ces derniers jours. Je cherche des infos fraiches si possible de voyageurs sur place ou qui viennent de partir de Srinagar ou Jammu pour pouvoir me faire une idée de la situation. Il n'y a pas beaucoup d'informations francophones sur cette région du monde. J'arrive à trouver des infos en anglais mais elles émanent soit de médias indiens soit de médias pakistanais... Pas sur que l'un comme l'autre soit d'une objectivité à toutes épreuves en ce qui concerne le Cachemire. 😐
Pour l'instant de ce que j'ai pu glaner comme info :
- Il y a 15 jours le tombeau d'un saint Soufi a brulé à Srinagar le 25 juin 2012 Il s'en est suivi des émeutes avec la police (au moins 6 blessés chez les manifestants). http://www.lexpress.mu/story/39813-violences-au-cachemire-indien-apres-l-incendie-d-un-sanctuaire.html - Les autorités ont décidé pendant 4 jours de mettre la ville dans une sorte "d'état d'urgence" (écoles fermés, pas ou peu de transports, etc...) Cette situation s'est calmée et tout est revenu à la normale le lundi 2 juillet 2012. - Puis deux policiers se sont fait tuer dans une attaque de militants cachemiris au sud de Srinagar (à parement aucun rapport entre ces deux histoire). - Il y quelques jours c'est des soldats indiens qui se font tirer dessus alors qu'ils retiraient de l'argent à un DAB toujours au sud de Srinagar. L'un des deux est mort, l'autre blessé. http://articles.timesofindia.indiatimes.com/2012-07-08/india/32587971_1_attackers-srinagar-jammu-lt-col-brar - En réponse les autorités indiennes semblent avoir mis en place des checkpoints et des contrôles très rigoureux partout dans l'Etat du Jammu & cachemire et multiplié les patrouilles. http://www.greaterkashmir.com/news/2012/Jul/10/frisking-crackdowns-back-to-haunt-valley-56.asp - Enfin le 9 juillet 2012 un important militant cachemiri pour l'indépendance s'est fait tuer par les forces indiennes. http://www.hindustantimes.com/India-news/Srinagar/Hizbul-commander-killed-in-Kashmir/Article1-886253.aspx Il y a encore seulement 1 semaine je ne me posait même pas la question de ne pas aller dans cette région... Mais les choses semblent changer très vite.
Aussi je propose une sorte de "veille" collective (car je ne dois pas être le seul voyageur francophone qui envisage d'aller dans cette région cet été) à destination des personnes qui désirent se rendre au Cachemire cet été 2012. On pourrait partager nos informations !?
Informations aux voyageurs effrayantes! sécurité en Amérique Centrale English translation pending
Bonjour,
Mon petit ami et moi même partons pour un voyage de 2mois 1/2 en Amérique Centrale à la mi-août. Sud Mexique/BELIZE/GUATEMALA/SALVADOR/HONDURAS/NICARAGUA/COSTA RICA Je suis une habituée des voyages (tour d’Europe en stop pdt 1an 1/2, 4 mois au Maroc, Asie, cercle polaire...) mon tout premier voyage je l'ai fais au Mexique à 17 ans (2 mois) et j'avais adoré! C'est pour cela que je voulais renouer avec les Amériques! ;)
Par curiosité je suis aller voir "les conseils aux voyageurs" du ministère des affaires étrangères et j'avoue que je suis complètement "flippée" par ce que je viens de lire...La situation est elle si DANGEREUSE que le ministère l'annonce ou font ils un excès de zèle afin de nous inciter à être prudents (voir peureux). Moi qui aime voyager en bus plutôt qu'en taxi, dormir chez l'habitant, voyager par mes propres moyens avec un petit budget; j'ai l'impression que cette fois il va falloir passer par un tour opérateur pour survivre à mon voyage...
Qu'en pensez vous?
Mon petit ami et moi même partons pour un voyage de 2mois 1/2 en Amérique Centrale à la mi-août. Sud Mexique/BELIZE/GUATEMALA/SALVADOR/HONDURAS/NICARAGUA/COSTA RICA Je suis une habituée des voyages (tour d’Europe en stop pdt 1an 1/2, 4 mois au Maroc, Asie, cercle polaire...) mon tout premier voyage je l'ai fais au Mexique à 17 ans (2 mois) et j'avais adoré! C'est pour cela que je voulais renouer avec les Amériques! ;)
Par curiosité je suis aller voir "les conseils aux voyageurs" du ministère des affaires étrangères et j'avoue que je suis complètement "flippée" par ce que je viens de lire...La situation est elle si DANGEREUSE que le ministère l'annonce ou font ils un excès de zèle afin de nous inciter à être prudents (voir peureux). Moi qui aime voyager en bus plutôt qu'en taxi, dormir chez l'habitant, voyager par mes propres moyens avec un petit budget; j'ai l'impression que cette fois il va falloir passer par un tour opérateur pour survivre à mon voyage...
Qu'en pensez vous?
Prolongement de séjour au Maroc à Ceuta English translation pending
Bonjour,
j'habite à Marrakech depuis le 9 avril et la date fatidique des 3 mois arrivent à grands pas. Pas envie de faire un AR en avion sur Paris, est il envisageable et prudent de tenter un aller retour à Ceutan pour le tampon du passeport ? Merci pour vos réponses
j'habite à Marrakech depuis le 9 avril et la date fatidique des 3 mois arrivent à grands pas. Pas envie de faire un AR en avion sur Paris, est il envisageable et prudent de tenter un aller retour à Ceutan pour le tampon du passeport ? Merci pour vos réponses
JP Calloch: bateau reliant Majunga et Nosy Be opérationnel? English translation pending
Bonjour,
Désirant faire un circuit nord à Madagascar en 5 semaines et demi, je me demandais si le bateau reliant majunga et nosy be était opérationnel cette année, est ce que l'un d'entre vous à fait cette traversée récemment? Autre petite question, pour les habitués 😉, pensez- vous qu'il est possible , sur la durée de mon séjour de faire ce circuit:arrivée a tana, isalo, tana, majunga(rapidement), nosy be et sa région, Diego et ses alentours, puis île sainte marie; ou est ce que je suis un peu trop gourmande?.Avec un vol interieur/2 maxi. merci d'avance
Désirant faire un circuit nord à Madagascar en 5 semaines et demi, je me demandais si le bateau reliant majunga et nosy be était opérationnel cette année, est ce que l'un d'entre vous à fait cette traversée récemment? Autre petite question, pour les habitués 😉, pensez- vous qu'il est possible , sur la durée de mon séjour de faire ce circuit:arrivée a tana, isalo, tana, majunga(rapidement), nosy be et sa région, Diego et ses alentours, puis île sainte marie; ou est ce que je suis un peu trop gourmande?.Avec un vol interieur/2 maxi. merci d'avance
Adapter un VTT pour la randonnée? English translation pending
bonjour à tous,
Nouvel inscrit sur le site, je suis dans une démarche de réflexion pour réaliser des voyages à vélo et je sollicite ainsi l'expérience des membres de cette communauté. je suis surtout un passionné de VTT et je me pose la question suivante: puis-je adapté mon VTT pour des randos (de 2 à 7 jrs avec matériel de camping). En fait je souhaite garder à l'année mon VTT et pouvoir le modifier pour partir en rando occasionnellement (changement des roues en mettant un modèle type VTC + mise en place de sacoches amovibles). Par ailleurs une fourche qui se bloque ou se règle serait aussi plus appropriée ? mon idée est-elle saugrenu, dois-je investir dans un VTC, ou modifier mes critéres d'adaptation du'un VTT ? Merci pour vos contributions !
Vincent.
Nouvel inscrit sur le site, je suis dans une démarche de réflexion pour réaliser des voyages à vélo et je sollicite ainsi l'expérience des membres de cette communauté. je suis surtout un passionné de VTT et je me pose la question suivante: puis-je adapté mon VTT pour des randos (de 2 à 7 jrs avec matériel de camping). En fait je souhaite garder à l'année mon VTT et pouvoir le modifier pour partir en rando occasionnellement (changement des roues en mettant un modèle type VTC + mise en place de sacoches amovibles). Par ailleurs une fourche qui se bloque ou se règle serait aussi plus appropriée ? mon idée est-elle saugrenu, dois-je investir dans un VTC, ou modifier mes critéres d'adaptation du'un VTT ? Merci pour vos contributions !
Vincent.
Accrocher un vélo enfant sur remorque/charrette à vélo English translation pending
Bonjour,
Nous recherchons une solution pour accrocher un vélo enfant sur une charette qui sera derriere mon vélo. En effet, nous prevoyons de faire un grand circuit avec nos 2 enfants qui auront 4 et 6 ans. Le plus jeune sera dans une charette et la grande de 6 ans aura son vélo mais ne pourra pas pédaler tout le temps. Nous prendrions alors une 2eme charette mais nous ne savons pas comment accrocher son vélo à la charette pendant que notre fille se reposera tranquillement dans la charette.
Avez vous une idée ?
Merci et à bientot, Olivier
Nous recherchons une solution pour accrocher un vélo enfant sur une charette qui sera derriere mon vélo. En effet, nous prevoyons de faire un grand circuit avec nos 2 enfants qui auront 4 et 6 ans. Le plus jeune sera dans une charette et la grande de 6 ans aura son vélo mais ne pourra pas pédaler tout le temps. Nous prendrions alors une 2eme charette mais nous ne savons pas comment accrocher son vélo à la charette pendant que notre fille se reposera tranquillement dans la charette.
Avez vous une idée ?
Merci et à bientot, Olivier
Route Chefchaouen - Ouezzane à pied English translation pending
qui connait bien cette route, les villages qu'elle traverse ? je voudrais la parcourir à pied (je l'ai faite en bus en 2010) mais la carte est vague (michelin 742 trop "large" pour cette portion) et je ne trouve rien sur le net ???
les villages : pour que je puisse trouver hébergement et ravitaillement.
merci !
16 jours en Israël et Territoires palestiniens en mai 2012 English translation pending
Bonjour,
A toutes fins utiles aux futurs voyageurs, je livre ici quelques informations pratiques concernant mon récent (mai 2012) voyage en Israël et, plus accessoirement, dans les territoires occupés.
Israël est une destination dépaysante par sa géographie (si l'on exclut ses villes côtières) et facile car c'est en grande partie un pays culturellement européen. En outre, les distances sont courtes, les transports publics permettent de se déplacer assez facilement (sauf dans le Golan que je réserve pour un autre voyage). L'anglais est couramment parlé, plus rarement le français, et les quelques fois où les chauffeurs de bus ou commerçants ne parlaient pas anglais, il s'est toujours trouvé quelqu'un pour nous aider. De manière générale, Les personnes croisées tout au long du voyage se sont montrés aidantes. Les aspects sécuritaires sont surtout présents à Tel Aviv au moment de l'accès aux gares et aux grands magasins, ou à Jérusalem pour l'accès à certains sites religieux, mais ils se font vite oubliés. Tout comme on finit par ne plus prêter attention aux nombreux uniformes, en fait de jeunes appelé(e)s qui remplissent les transports publics avant et après le Shabbat.
L’itinéraire en 16 jours a été le suivant :
Jour 1 Tel Aviv (arrivée à 4h30) Jour 2 Haïfa Jour 3 Tel Aviv Jour 4 Akko Jour 5 Lac de Tibériade Jour 6 Mitzpe Ramon Jour 7 Mitzpe Ramon Jour 8 Ein Gedi Jour 9 Ein Gedi Jour 10 Jerusalem Jour 11 Jerusalem Jour 12 Jerusalem Jour 13 Bethleem Jour 14 Jerusalem Jour 15 Jéricho Jour 16 Jerusalem (départ Paris à 17h30)
En résumé, les paysages désertiques sont les plus beaux et ceux du makhtesh ramon les plus spectaculaires. Les villes des territoires occupés valent pour leurs environs et les monastères à flanc de montagne. La vieille ville de Jérusalem est un monde à part en Israël, du fait de la concentration des sites religieux et d’un caractère moyen-oriental absent du reste du pays. Le lac de Tibériade permet une agréable balade mais ne présente pas vraiment un caractère dépaysant. Tel Aviv est une ville laide mais agréable pour son côté rétro et la douceur de vivre qu’elle exhale. La vieille ville d’Akko vaut bien que l’on s’y attarde une journée. Haïfa ne présente pas d’intérêt pour le voyageur d’un jour.
Jour 1 à 5 : Tel Aviv, Haïfa, Akko, Tel aviv, Lac de Tibériade
Nous avons logé 5 nuits au Old Jaffa Hostel, dans la vieille ville de Jaffa (Yafo) qui jouxte Tel Aviv. L’hôtel offre des prix parmi les moins élevés de la ville (environ 50 € la chambre double). La chambre (classe C sans douche privée) grande, décorée dans un style rétro, dispose d’un balcon mais le confort est sommaire. Les douches et toilettes communes (séparés pour les hommes et les femmes) sont propres soir et matin. L’hôtel est cependant un vieil édifice fatigué (volets inutilisables) et mal insonorisé. Les rues environnantes sont bruyantes à cause des bars et restaurants ouverts jusqu’au milieu de la nuit, et des brocanteurs qui déballent et ouvrent leurs rideaux de fer très tôt le matin. Autre inconvénient, l’hôtel est est excentré, à 2,5 km du centre ville. A refaire, je choisirai un hôtel au nord de la ville (gordonn in par exemple) ou encore au sud dans le quartier de Neve Tsedek. Restaurant conseillé : Batia, un restaurant qui sert de la cuisine ashkenaze (voir le site http://www.restotlv.com/...a-cuisine-ashkenaze/), les serveurs sont souriants et ne sont pas avares d’explications. Restaurants déconseillé : Docteur Shakshuka, la cuisine n’est pas mauvaise mais le service est mauvais (content ou mécontent on vous demandera d’acquitter un pourboire).
Les villes d'Haïfa et d'Akko (la Saint-Jean d’Acre des Croisés) sont joignables en train depuis la gare centrale Savidor. A Akko la gare est à 15/20 mn de marche de la vieille ville. C’est un peu comme Jaffa une vieille ville arable ripolinée mais à la différence de Jaffa ses habitants sont encore arabes. La vieille ville est agréable, tout se fait à pied, les sites sont fléchés. La visite complète de la vieille ville nécessite au moins 6 heures. Haïfa présente peu d'attraits touristiques, pour un voyageur pressé, à part les jardins Baïhas et encore leur intérêt est discutable.
Pour le Lac de Tibériade (Capernaüm, Tabgha ... et Nazareth), j’ai préféré un tour organisé (en anglais). L'organisation était plutôt défaillante (les touristes sont récupérés dans un certains nombres d’hôtel et les tours opérateurs se refilent les touristes pour remplir les cars, cela peut prendre du temps et des touristes peuvent avoir été oubliés !). La guide quoique très sympathique était peu au fait de l’histoire chrétienne et les arrêts forcés dans les boutiques touristiques étaient trop longs. L’avantage est surtout (pour ceux qui ne conduisent pas) de contourner l'absence de transport public la journée du samedi (Shabbat). A savoir encore, le samedi les tours sont en anglais ou en espagnol uniquement.
Jours 6 et 7 : Mitzpe Ramon, Avdat
Depuis la gare routière centrale de Tel Aviv, un bus direct le matin à 9h00, sinon il faut prendre un train jusqu’à Beer Sheva puis un bus (n°60). L’auberge de jeunesse est très confortable et idéalement placé, au bord du cratère (le Makhtesh Ramon). Des chaussures de randonnée sont requises pour les randonnées à l’intérieur du cratère. Sinon une promenade autour du cratère a été aménagée et un tour en jeep peut être réservé. En s’y prenant à la dernière minute, les prix proposés pour un tour avec guide de 2h30 allaient de 500 NIS (en anglais) à 860 NIS (en français). A savoir, le centre des visiteurs est en travaux jusqu’à août 2012, le jardin zoologique ou «bio ramon» fait office de centre d'informations pendant ce temps. Autour de Mitzpe Ramon, dans le neguev central, les vestiges de la ville Nabatéenne d’Avdat sont très facilement joignables en bus (n°60) ainsi que la réserve d’Ein Avdat (dont l’entrée se trouve à Sde Boker, attention à ne pas se tromper d’arrêt de bus).
Jours 8 et 9 : Ein Gedi, Mer morte, Massada, Qumran
Départ de la gare routière de Beer Sheva à 09:30 et arrivée au pied de l’auberge de jeunesse d’Ein Gedi à 11h30. La plage publique d’Ein Gedi est à 15 mn de marche et la réserve naturelle à moins de 5 mn. La plage est une plage de galets, il faut y aller chaussé. Pour la réserve, il y a des chemins de randonnées qui nécessitent d'être équipés de chaussures de marche et d'autres moins escarpés que l'on peut pratiquer sans être équipés. Les bus vers la forteresse de Massada sont relativement fréquents (au moins 1 par heure) mais attention il n'est pas rare que les bus aient 15 mn d'avance. En y accédant par le téléphérique, compter entre 3 et 4h pour la visite du site, selon que le musée est ou non compris. Le musée récemment rénové vaut vraiment la peine pour qui s’intéresse à l’histoire antique (audioguide et scènes de la vie quotidienne).
Jour 10 à 16 : Jérusalem, Jérusalem, Jérusalem, Bethléem, Jérusalem, Jéricho, Jérusalem
Je recommande un excellent livre-guide : «Jérusalem, 36 promenades à travers l'Histoire», à la fois savant et très pratique pour qui aime apprendre en voyageant.
Trois à quatre jours permettent d’explorer correctement la vieille ville, y compris le Mont Sion et le Mont des Oliviers. J’étais réticent à la visite du mémorial de Yad Vashem, mais le lieu est bien conçu et l'on a des remords à le quitter (une demi-journée est un temps minimum pour la visite du seul musée). Cela n’a rien d’étonnant mais la ville moderne juive est bien moins intéressante que la vieille ville (mea sherim, la rue de Jaffa et les rues adjacentes, le quartier russe, Mamilla ...). Après-coup La visite de Jérusalem Est et d’Ein Kerem (à la périphérie ouest, pas loin en bus de Yad Vashem) ne me paraîssent pas indispensables.
Parmi les moments forts du voyage, figurent les visite de Bethléem, de Jéricho et de leurs environs. Bethléem est facilement joignable en bus (n°21). La gare routière se trouve au-dessus de la porte de Damas. Le bus n°21 conduit à Bethléem sans s’arrêter dans un check point (les contrôles des passeports se font dans le bus au retour). Le terminus se situe à 2 km à pied de l’Eglise de la Nativité. Des taxis peuvent également vous y conduire. Nous avons opté pour un taxi qui nous a proposé un tour comprenant outre les sites à Bethléem même, le village de Beit Sahour, le site archéologique d’Hérodion (tunnels impressionnants) et le monastère de Mar Saba (l’accès est interdit aux femmes, avec un peu de chances un moine grec orthodoxe vous fera la présentation des lieux qui sont réellement captivants). Le chauffeur nous a conduit tout un après-midi de sites en sites et nous attendait tandis que nous visitions les sites à notre rythme. Cela c’est si bien passé que le surlendemain nous avons convenu d’un nouveau rendez-vous avec notre chauffeur pour visiter Jéricho et ses environs. A Jéricho, nous avons pu voir le monastère de la quarantaine sur le Mont de la tentation, le palais d’Hisham et des vestiges néolithiques. Dans les environs, le taxi nous a ensuite conduit sur le site probable du baptème du Christ à Qasr el-Yahud et dans le Wadi Qelt où se trouvent le monastère orthodoxe Saint-Georges et Nabi Musa, le lieu présumé (pour les musulmans) du tombeau de Moïse . Le taxi a également fait un crochet jusqu’au site de Qumran (côté israélien) tout proche de la mer morte. Qumran est bien moins spectaculaire que Masada ou même que la réserve d’Ein Gedi, en outre le chemin menant aux grottes était impraticable à cause de la chaleur. Au final, ce fut une longue journée mais une des plus belles de notre voyage.
Concernant les aspects pratiques, nous avons logé une nuit au Little Jerusalem Hostel à Jérusalem ouest (50 € la nuit) puis au couvent Ecce homo dans le quartier musulman de la vieille ville (environ 70 € la nuit). L'hôtel est située sur la rue de Jaffa, près des rues piétonnes. La situation est très centrale mais bruyante à cause des bars et n’a pas la magie de la vieille ville. Dans le couvent, le confort vaut celui d’un hôtel et la formule en demi-pension (+ 10 €) est appréciable mais cela reste une maison de pèlerins : le petit-dejeûner est matinal (7h00 - 8h30), le dîner est servi à 19h00 et les portes ferment à 23h00. A savoir, l’appel du muezzin se fait entendre très tôt (dans la nuit), il est donc préférable de se munir de boules Quiès. Pour information, toujours dans la vieille ville, l’austrian guesthouse et la lutheran guesthouse sont d’un confort supérieur et la deuxième est plus éloignée des minarets et n’applique pas un couvre-feu.
Pour rejoindre l’aéroport Ben Gourion, nous avons réservé la veille du départ un taxi partagé auprès de la compagnie Nesher (Téléphones : 02-6257227, 1599-500-205). C’est bien moins cher (62 NIS par personne) qu’un taxi privé (350 NIS de mémoire pour ce qui m’a été rapporté). Les contrôles de sécurité ont été très rapide comme à l'aller d'ailleurs. Nous avons surtout perdu temps à l'embarquement et au débarquement, la compagnie Arkia nous a cependant mené à bon port dans les délais.
Pour finir, je laisse les coordonnées du chauffeur de taxi palestinien qui nous a permis de visiter facilement Bethlehem, Jericho et leurs environs et qui pourra également vous conduire à Ramallah ou ailleurs dans les Territoires palestiniens. Sa conduite est prudente. Sa présence est discrète. Il parle anglais. Il est serviable et sympathique. Il n’y a pas eu de mauvaise surprise quant au prix à payer. Cela suffit à le recommander. Mohammad Shawriya est joignable au 0598-567448 ou au 0568-690808.
J'espèce que certains de ces renseignements vous seront utiles.
A toutes fins utiles aux futurs voyageurs, je livre ici quelques informations pratiques concernant mon récent (mai 2012) voyage en Israël et, plus accessoirement, dans les territoires occupés.
Israël est une destination dépaysante par sa géographie (si l'on exclut ses villes côtières) et facile car c'est en grande partie un pays culturellement européen. En outre, les distances sont courtes, les transports publics permettent de se déplacer assez facilement (sauf dans le Golan que je réserve pour un autre voyage). L'anglais est couramment parlé, plus rarement le français, et les quelques fois où les chauffeurs de bus ou commerçants ne parlaient pas anglais, il s'est toujours trouvé quelqu'un pour nous aider. De manière générale, Les personnes croisées tout au long du voyage se sont montrés aidantes. Les aspects sécuritaires sont surtout présents à Tel Aviv au moment de l'accès aux gares et aux grands magasins, ou à Jérusalem pour l'accès à certains sites religieux, mais ils se font vite oubliés. Tout comme on finit par ne plus prêter attention aux nombreux uniformes, en fait de jeunes appelé(e)s qui remplissent les transports publics avant et après le Shabbat.
L’itinéraire en 16 jours a été le suivant :
Jour 1 Tel Aviv (arrivée à 4h30) Jour 2 Haïfa Jour 3 Tel Aviv Jour 4 Akko Jour 5 Lac de Tibériade Jour 6 Mitzpe Ramon Jour 7 Mitzpe Ramon Jour 8 Ein Gedi Jour 9 Ein Gedi Jour 10 Jerusalem Jour 11 Jerusalem Jour 12 Jerusalem Jour 13 Bethleem Jour 14 Jerusalem Jour 15 Jéricho Jour 16 Jerusalem (départ Paris à 17h30)
En résumé, les paysages désertiques sont les plus beaux et ceux du makhtesh ramon les plus spectaculaires. Les villes des territoires occupés valent pour leurs environs et les monastères à flanc de montagne. La vieille ville de Jérusalem est un monde à part en Israël, du fait de la concentration des sites religieux et d’un caractère moyen-oriental absent du reste du pays. Le lac de Tibériade permet une agréable balade mais ne présente pas vraiment un caractère dépaysant. Tel Aviv est une ville laide mais agréable pour son côté rétro et la douceur de vivre qu’elle exhale. La vieille ville d’Akko vaut bien que l’on s’y attarde une journée. Haïfa ne présente pas d’intérêt pour le voyageur d’un jour.
Jour 1 à 5 : Tel Aviv, Haïfa, Akko, Tel aviv, Lac de Tibériade
Nous avons logé 5 nuits au Old Jaffa Hostel, dans la vieille ville de Jaffa (Yafo) qui jouxte Tel Aviv. L’hôtel offre des prix parmi les moins élevés de la ville (environ 50 € la chambre double). La chambre (classe C sans douche privée) grande, décorée dans un style rétro, dispose d’un balcon mais le confort est sommaire. Les douches et toilettes communes (séparés pour les hommes et les femmes) sont propres soir et matin. L’hôtel est cependant un vieil édifice fatigué (volets inutilisables) et mal insonorisé. Les rues environnantes sont bruyantes à cause des bars et restaurants ouverts jusqu’au milieu de la nuit, et des brocanteurs qui déballent et ouvrent leurs rideaux de fer très tôt le matin. Autre inconvénient, l’hôtel est est excentré, à 2,5 km du centre ville. A refaire, je choisirai un hôtel au nord de la ville (gordonn in par exemple) ou encore au sud dans le quartier de Neve Tsedek. Restaurant conseillé : Batia, un restaurant qui sert de la cuisine ashkenaze (voir le site http://www.restotlv.com/...a-cuisine-ashkenaze/), les serveurs sont souriants et ne sont pas avares d’explications. Restaurants déconseillé : Docteur Shakshuka, la cuisine n’est pas mauvaise mais le service est mauvais (content ou mécontent on vous demandera d’acquitter un pourboire).
Les villes d'Haïfa et d'Akko (la Saint-Jean d’Acre des Croisés) sont joignables en train depuis la gare centrale Savidor. A Akko la gare est à 15/20 mn de marche de la vieille ville. C’est un peu comme Jaffa une vieille ville arable ripolinée mais à la différence de Jaffa ses habitants sont encore arabes. La vieille ville est agréable, tout se fait à pied, les sites sont fléchés. La visite complète de la vieille ville nécessite au moins 6 heures. Haïfa présente peu d'attraits touristiques, pour un voyageur pressé, à part les jardins Baïhas et encore leur intérêt est discutable.
Pour le Lac de Tibériade (Capernaüm, Tabgha ... et Nazareth), j’ai préféré un tour organisé (en anglais). L'organisation était plutôt défaillante (les touristes sont récupérés dans un certains nombres d’hôtel et les tours opérateurs se refilent les touristes pour remplir les cars, cela peut prendre du temps et des touristes peuvent avoir été oubliés !). La guide quoique très sympathique était peu au fait de l’histoire chrétienne et les arrêts forcés dans les boutiques touristiques étaient trop longs. L’avantage est surtout (pour ceux qui ne conduisent pas) de contourner l'absence de transport public la journée du samedi (Shabbat). A savoir encore, le samedi les tours sont en anglais ou en espagnol uniquement.
Jours 6 et 7 : Mitzpe Ramon, Avdat
Depuis la gare routière centrale de Tel Aviv, un bus direct le matin à 9h00, sinon il faut prendre un train jusqu’à Beer Sheva puis un bus (n°60). L’auberge de jeunesse est très confortable et idéalement placé, au bord du cratère (le Makhtesh Ramon). Des chaussures de randonnée sont requises pour les randonnées à l’intérieur du cratère. Sinon une promenade autour du cratère a été aménagée et un tour en jeep peut être réservé. En s’y prenant à la dernière minute, les prix proposés pour un tour avec guide de 2h30 allaient de 500 NIS (en anglais) à 860 NIS (en français). A savoir, le centre des visiteurs est en travaux jusqu’à août 2012, le jardin zoologique ou «bio ramon» fait office de centre d'informations pendant ce temps. Autour de Mitzpe Ramon, dans le neguev central, les vestiges de la ville Nabatéenne d’Avdat sont très facilement joignables en bus (n°60) ainsi que la réserve d’Ein Avdat (dont l’entrée se trouve à Sde Boker, attention à ne pas se tromper d’arrêt de bus).
Jours 8 et 9 : Ein Gedi, Mer morte, Massada, Qumran
Départ de la gare routière de Beer Sheva à 09:30 et arrivée au pied de l’auberge de jeunesse d’Ein Gedi à 11h30. La plage publique d’Ein Gedi est à 15 mn de marche et la réserve naturelle à moins de 5 mn. La plage est une plage de galets, il faut y aller chaussé. Pour la réserve, il y a des chemins de randonnées qui nécessitent d'être équipés de chaussures de marche et d'autres moins escarpés que l'on peut pratiquer sans être équipés. Les bus vers la forteresse de Massada sont relativement fréquents (au moins 1 par heure) mais attention il n'est pas rare que les bus aient 15 mn d'avance. En y accédant par le téléphérique, compter entre 3 et 4h pour la visite du site, selon que le musée est ou non compris. Le musée récemment rénové vaut vraiment la peine pour qui s’intéresse à l’histoire antique (audioguide et scènes de la vie quotidienne).
Jour 10 à 16 : Jérusalem, Jérusalem, Jérusalem, Bethléem, Jérusalem, Jéricho, Jérusalem
Je recommande un excellent livre-guide : «Jérusalem, 36 promenades à travers l'Histoire», à la fois savant et très pratique pour qui aime apprendre en voyageant.
Trois à quatre jours permettent d’explorer correctement la vieille ville, y compris le Mont Sion et le Mont des Oliviers. J’étais réticent à la visite du mémorial de Yad Vashem, mais le lieu est bien conçu et l'on a des remords à le quitter (une demi-journée est un temps minimum pour la visite du seul musée). Cela n’a rien d’étonnant mais la ville moderne juive est bien moins intéressante que la vieille ville (mea sherim, la rue de Jaffa et les rues adjacentes, le quartier russe, Mamilla ...). Après-coup La visite de Jérusalem Est et d’Ein Kerem (à la périphérie ouest, pas loin en bus de Yad Vashem) ne me paraîssent pas indispensables.
Parmi les moments forts du voyage, figurent les visite de Bethléem, de Jéricho et de leurs environs. Bethléem est facilement joignable en bus (n°21). La gare routière se trouve au-dessus de la porte de Damas. Le bus n°21 conduit à Bethléem sans s’arrêter dans un check point (les contrôles des passeports se font dans le bus au retour). Le terminus se situe à 2 km à pied de l’Eglise de la Nativité. Des taxis peuvent également vous y conduire. Nous avons opté pour un taxi qui nous a proposé un tour comprenant outre les sites à Bethléem même, le village de Beit Sahour, le site archéologique d’Hérodion (tunnels impressionnants) et le monastère de Mar Saba (l’accès est interdit aux femmes, avec un peu de chances un moine grec orthodoxe vous fera la présentation des lieux qui sont réellement captivants). Le chauffeur nous a conduit tout un après-midi de sites en sites et nous attendait tandis que nous visitions les sites à notre rythme. Cela c’est si bien passé que le surlendemain nous avons convenu d’un nouveau rendez-vous avec notre chauffeur pour visiter Jéricho et ses environs. A Jéricho, nous avons pu voir le monastère de la quarantaine sur le Mont de la tentation, le palais d’Hisham et des vestiges néolithiques. Dans les environs, le taxi nous a ensuite conduit sur le site probable du baptème du Christ à Qasr el-Yahud et dans le Wadi Qelt où se trouvent le monastère orthodoxe Saint-Georges et Nabi Musa, le lieu présumé (pour les musulmans) du tombeau de Moïse . Le taxi a également fait un crochet jusqu’au site de Qumran (côté israélien) tout proche de la mer morte. Qumran est bien moins spectaculaire que Masada ou même que la réserve d’Ein Gedi, en outre le chemin menant aux grottes était impraticable à cause de la chaleur. Au final, ce fut une longue journée mais une des plus belles de notre voyage.
Concernant les aspects pratiques, nous avons logé une nuit au Little Jerusalem Hostel à Jérusalem ouest (50 € la nuit) puis au couvent Ecce homo dans le quartier musulman de la vieille ville (environ 70 € la nuit). L'hôtel est située sur la rue de Jaffa, près des rues piétonnes. La situation est très centrale mais bruyante à cause des bars et n’a pas la magie de la vieille ville. Dans le couvent, le confort vaut celui d’un hôtel et la formule en demi-pension (+ 10 €) est appréciable mais cela reste une maison de pèlerins : le petit-dejeûner est matinal (7h00 - 8h30), le dîner est servi à 19h00 et les portes ferment à 23h00. A savoir, l’appel du muezzin se fait entendre très tôt (dans la nuit), il est donc préférable de se munir de boules Quiès. Pour information, toujours dans la vieille ville, l’austrian guesthouse et la lutheran guesthouse sont d’un confort supérieur et la deuxième est plus éloignée des minarets et n’applique pas un couvre-feu.
Pour rejoindre l’aéroport Ben Gourion, nous avons réservé la veille du départ un taxi partagé auprès de la compagnie Nesher (Téléphones : 02-6257227, 1599-500-205). C’est bien moins cher (62 NIS par personne) qu’un taxi privé (350 NIS de mémoire pour ce qui m’a été rapporté). Les contrôles de sécurité ont été très rapide comme à l'aller d'ailleurs. Nous avons surtout perdu temps à l'embarquement et au débarquement, la compagnie Arkia nous a cependant mené à bon port dans les délais.
Pour finir, je laisse les coordonnées du chauffeur de taxi palestinien qui nous a permis de visiter facilement Bethlehem, Jericho et leurs environs et qui pourra également vous conduire à Ramallah ou ailleurs dans les Territoires palestiniens. Sa conduite est prudente. Sa présence est discrète. Il parle anglais. Il est serviable et sympathique. Il n’y a pas eu de mauvaise surprise quant au prix à payer. Cela suffit à le recommander. Mohammad Shawriya est joignable au 0598-567448 ou au 0568-690808.
J'espèce que certains de ces renseignements vous seront utiles.