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Saison mousson (Inde) English translation pending
Saison mousson - Delhi
(complètement anecdotique et forcément narcissique mais ça donnera une petite idée à ceux qui ne sont pas encore partis, la suite est moins drôle je préviens à l’avance)
Arrivée à Delhi le 3 juillet au soir après un vol bondé mais sans histoire, sauf que je me souviens vaguement avoir été coincée sur un siège couloir vers les toilettes, ce qui n'est pas très agréable. « Tout le monde réserve son fauteuil à l’avance sur internet maintenant », dixit l’employée à l’embarquement. Ah oui, sauf aussi qu'à Roissy le terminal de départ venait de changer le jour même et ne correspondait plus bien sûr à celui indiqué sur mon dossier. Après avoir attendu près de 40 min sans voir personne ni aucun vol affiché, j'ai fini par me renseigner puis attendre dehors la navette et enfin j'avais gagné le droit de faire la queue pour embarquer. Ça commence bien me suis-je dit, oh prémonition quand tu nous tiens !
Arrivée à Delhi le soir donc, je récupère mes bagages dans les premiers voyageurs et triomphante, je passe la première la sortie… Imaginez de chaque côté une foule de gens pressée, chacun brandissant un petit panneau avec le nom de son hôtel. Prévoyante j'avais demandé un transfert. Le sourire aux lèvres, je m'approche et m'empresse de déchiffrer les noms sur les petits panneaux. En vain ! Ce n'est pas grave me dis-je, il reste l'autre côté. Me voilà de l'autre côté puis une nouvelle fois, je recommence, de chaque côté. Rien, que dalle, Shivam international, ni vu ni connu ! D'ailleurs, repérant l'écriteau du Yes cottage je demande au chauffeur s'il a aperçu celui du Shivam. Il fait semblant de ne pas comprendre. Entre temps un bel hindou m'accoste et m'explique qu'il peut m'aider, qu'il y a des taxis dehors, etc. Oui, oui lui rétorqué-je mais je dois d'abord téléphoner. J'appelle l'hôtel en ville, il me restait heureusement plein de monnaie du dernier voyage, et celui-ci me répond "ok, on vous envoie un taxi". Ah mais non, leur fais-je, il devait y avoir un taxi, il n'y en a pas, je ne vais pas attendre une heure qu'un autre arrive ! Je vais prendre un pre-paid. Très bien me disent-ils, on vous attend". Je sors donc, le bel hindou à mes basques, du coup je ne prends pas la sortie qu'il faut (je prends celle de gauche alors qu'il faut sortir à droite). Et le voilà à m'entraîner vers des taxis blancs et lorsque je lui demande le prix il dit 500 rs. Heureusement j'ai lu VF et lui rétorque que je vais à la station officielle. J'ai un peu de mal à le décrocher mais je harponne un hindou en voyage, qui lui, m'aiguille vers la bonne sortie, je suis sauvée ! J'hésite un peu quand mon taxi s'arrête dans une drôle de cahute à peine sorti de l’aéroport mais ouf, c'est pour changer un pneu. Je peux enfin sourire, écouter la musique, qui bien sûr me plaît, et m'abandonner tout entière au plaisir de retrouver l'Inde. Une heure plus tard, nous sommes arrivés à Paharganj et cherchons le Shivam. C'est clairement mission impossible, mon chauffeur est complètement perdu et j'ai beau répéter le nom de la rue, celui des repères, rien n'y fait. Pour couronner le tout, il pleut d'une pluie fine mais pénétrante et bien sûr la chaleur de juillet est étouffante. Enfin après avoir demandé à au moins 3 personnes différentes, je comprends qu'il me faut descendre de voiture et marcher à pied jusqu'à une enseigne un peu lointaine. Je m'exécute et donne son congé au chauffeur. J'arrive au Shivam. Du fait de l'absence du taxi à l'aéroport, je me sens tout à fait dédouanée de mes engagements (j'avais réservé pour une nuit). À peine arrivée, ils me disent "le taxi a appelé, il vous attendu " ah bon, leur fais-je "il a appelé il y a combien de temps ? "oh pas longtemps, à peine une demie-heure" "et bien il était vraiment en retard votre taxi…" lls font mine de monter ma valise à l'étage. Non, non, je préfère voir la chambre d'abord. En haut la chambre est délabrée et on me réclame 600 rs, plus pour la clim. Je ne suis pas contente et redescends malgré leurs protestations. Et me voilà de nuit, à pied dans les ruelles de Paharganj, traînant ma valise sous la pluie. Heureusement ma mère ne me voit pas, pensé-je, le sourire aux lèvres à cause du petit côté surréaliste, je ne m'en fais pas vraiment… je marche sous la pluie, je suis heureuse. Je vois au loin une autre enseigne "Ganga Inn", je vais y jeter un œil. Une ruelle crasseuse qui ne présage rien de bon, mais ô miracle au détour du tournant, un hall d'accueil tout en verre et marbre, lumineux et accueillant, il y a même des plantes vertes et un petit canapé, des fauteuils et un ascenseur ! Ils sont très surpris de me voir ainsi débarquer seule et en pleine nuit et m’assaillent de questions pour savoir comment j’ai trouvé leur hôtel. « J’ai marché », je demande le prix des chambres, on m'annonce 750 rs pour l'aircooler et 900 rs pour la clim. Je demande à voir et laisse bien sûr la valise en bas. La chambre est vaste, d'une jolie peinture parme, les sanitaires impeccables, Je suis séduite mais ne le montre pas et demande à voir l'autre. Là c'est luxe, marbre et tentures et tiens les mêmes couvertures qu'à Munnar ! Mais peu importe, l'air cooler me suffit amplement, je redescends négocier. C'est combien votre meilleur prix "mousson" ? demandé-je avec un regard vers la pluie qui tombe… le prix descend un peu mais pas assez à mon goût. "500" dis-je alors. Le réceptionniste m'explique qu'il faut ajouter les taxes. J'ai lu le GR et rétorque, "mais pas pour un hôtel de cette catégorie, non, non c'est 500" je fais mine de reprendre ma valise et me dirige vers la sortie. Au passage j'ai bien vu sur le registre qu'il n'y avait pas grand monde. Ils m'arrêtent (ouf, j'ai eu chaud) et c'est parti pour 500 rs, il faut à présent remplir les registres. Je réalise au passage qu'il n'est pas loin d'1h du mat, que la fatigue commence à se faire sentir et que mon ami qui attend de mes nouvelles et qui ne sait pas que j'ai changé d'hôtel doit être mort d'inquiétude. Bref je marque un temps d'arrêt, mon esprit s'embrouille, assez pour que mes 500 rs disparaissent. Je regarde le réceptionniste et lui dit "mais si, je viens de vous les donner" et lui "oui, mais vous les avez repris". Le ton monte, c'est tout juste si je ne fonds pas en larmes, d'abord le taxi, ensuite négocier à bâtons rompus, tout ça pour se faire voler 500 rs comme ça ! Je désespère, enfin je sors mon porte-monnaie, je compte et re-compte, et oui, j'avais oublié les 350 rs du taxi, un billet est bel et bien déjà parti, c'est moi qui me suis trompée et qui machinalement ai du ranger ledit billet. Et me voilà à m'excuser auprès du réceptionniste, direction un repos bien mérité.
End of part 1
(complètement anecdotique et forcément narcissique mais ça donnera une petite idée à ceux qui ne sont pas encore partis, la suite est moins drôle je préviens à l’avance)
Arrivée à Delhi le 3 juillet au soir après un vol bondé mais sans histoire, sauf que je me souviens vaguement avoir été coincée sur un siège couloir vers les toilettes, ce qui n'est pas très agréable. « Tout le monde réserve son fauteuil à l’avance sur internet maintenant », dixit l’employée à l’embarquement. Ah oui, sauf aussi qu'à Roissy le terminal de départ venait de changer le jour même et ne correspondait plus bien sûr à celui indiqué sur mon dossier. Après avoir attendu près de 40 min sans voir personne ni aucun vol affiché, j'ai fini par me renseigner puis attendre dehors la navette et enfin j'avais gagné le droit de faire la queue pour embarquer. Ça commence bien me suis-je dit, oh prémonition quand tu nous tiens !
Arrivée à Delhi le soir donc, je récupère mes bagages dans les premiers voyageurs et triomphante, je passe la première la sortie… Imaginez de chaque côté une foule de gens pressée, chacun brandissant un petit panneau avec le nom de son hôtel. Prévoyante j'avais demandé un transfert. Le sourire aux lèvres, je m'approche et m'empresse de déchiffrer les noms sur les petits panneaux. En vain ! Ce n'est pas grave me dis-je, il reste l'autre côté. Me voilà de l'autre côté puis une nouvelle fois, je recommence, de chaque côté. Rien, que dalle, Shivam international, ni vu ni connu ! D'ailleurs, repérant l'écriteau du Yes cottage je demande au chauffeur s'il a aperçu celui du Shivam. Il fait semblant de ne pas comprendre. Entre temps un bel hindou m'accoste et m'explique qu'il peut m'aider, qu'il y a des taxis dehors, etc. Oui, oui lui rétorqué-je mais je dois d'abord téléphoner. J'appelle l'hôtel en ville, il me restait heureusement plein de monnaie du dernier voyage, et celui-ci me répond "ok, on vous envoie un taxi". Ah mais non, leur fais-je, il devait y avoir un taxi, il n'y en a pas, je ne vais pas attendre une heure qu'un autre arrive ! Je vais prendre un pre-paid. Très bien me disent-ils, on vous attend". Je sors donc, le bel hindou à mes basques, du coup je ne prends pas la sortie qu'il faut (je prends celle de gauche alors qu'il faut sortir à droite). Et le voilà à m'entraîner vers des taxis blancs et lorsque je lui demande le prix il dit 500 rs. Heureusement j'ai lu VF et lui rétorque que je vais à la station officielle. J'ai un peu de mal à le décrocher mais je harponne un hindou en voyage, qui lui, m'aiguille vers la bonne sortie, je suis sauvée ! J'hésite un peu quand mon taxi s'arrête dans une drôle de cahute à peine sorti de l’aéroport mais ouf, c'est pour changer un pneu. Je peux enfin sourire, écouter la musique, qui bien sûr me plaît, et m'abandonner tout entière au plaisir de retrouver l'Inde. Une heure plus tard, nous sommes arrivés à Paharganj et cherchons le Shivam. C'est clairement mission impossible, mon chauffeur est complètement perdu et j'ai beau répéter le nom de la rue, celui des repères, rien n'y fait. Pour couronner le tout, il pleut d'une pluie fine mais pénétrante et bien sûr la chaleur de juillet est étouffante. Enfin après avoir demandé à au moins 3 personnes différentes, je comprends qu'il me faut descendre de voiture et marcher à pied jusqu'à une enseigne un peu lointaine. Je m'exécute et donne son congé au chauffeur. J'arrive au Shivam. Du fait de l'absence du taxi à l'aéroport, je me sens tout à fait dédouanée de mes engagements (j'avais réservé pour une nuit). À peine arrivée, ils me disent "le taxi a appelé, il vous attendu " ah bon, leur fais-je "il a appelé il y a combien de temps ? "oh pas longtemps, à peine une demie-heure" "et bien il était vraiment en retard votre taxi…" lls font mine de monter ma valise à l'étage. Non, non, je préfère voir la chambre d'abord. En haut la chambre est délabrée et on me réclame 600 rs, plus pour la clim. Je ne suis pas contente et redescends malgré leurs protestations. Et me voilà de nuit, à pied dans les ruelles de Paharganj, traînant ma valise sous la pluie. Heureusement ma mère ne me voit pas, pensé-je, le sourire aux lèvres à cause du petit côté surréaliste, je ne m'en fais pas vraiment… je marche sous la pluie, je suis heureuse. Je vois au loin une autre enseigne "Ganga Inn", je vais y jeter un œil. Une ruelle crasseuse qui ne présage rien de bon, mais ô miracle au détour du tournant, un hall d'accueil tout en verre et marbre, lumineux et accueillant, il y a même des plantes vertes et un petit canapé, des fauteuils et un ascenseur ! Ils sont très surpris de me voir ainsi débarquer seule et en pleine nuit et m’assaillent de questions pour savoir comment j’ai trouvé leur hôtel. « J’ai marché », je demande le prix des chambres, on m'annonce 750 rs pour l'aircooler et 900 rs pour la clim. Je demande à voir et laisse bien sûr la valise en bas. La chambre est vaste, d'une jolie peinture parme, les sanitaires impeccables, Je suis séduite mais ne le montre pas et demande à voir l'autre. Là c'est luxe, marbre et tentures et tiens les mêmes couvertures qu'à Munnar ! Mais peu importe, l'air cooler me suffit amplement, je redescends négocier. C'est combien votre meilleur prix "mousson" ? demandé-je avec un regard vers la pluie qui tombe… le prix descend un peu mais pas assez à mon goût. "500" dis-je alors. Le réceptionniste m'explique qu'il faut ajouter les taxes. J'ai lu le GR et rétorque, "mais pas pour un hôtel de cette catégorie, non, non c'est 500" je fais mine de reprendre ma valise et me dirige vers la sortie. Au passage j'ai bien vu sur le registre qu'il n'y avait pas grand monde. Ils m'arrêtent (ouf, j'ai eu chaud) et c'est parti pour 500 rs, il faut à présent remplir les registres. Je réalise au passage qu'il n'est pas loin d'1h du mat, que la fatigue commence à se faire sentir et que mon ami qui attend de mes nouvelles et qui ne sait pas que j'ai changé d'hôtel doit être mort d'inquiétude. Bref je marque un temps d'arrêt, mon esprit s'embrouille, assez pour que mes 500 rs disparaissent. Je regarde le réceptionniste et lui dit "mais si, je viens de vous les donner" et lui "oui, mais vous les avez repris". Le ton monte, c'est tout juste si je ne fonds pas en larmes, d'abord le taxi, ensuite négocier à bâtons rompus, tout ça pour se faire voler 500 rs comme ça ! Je désespère, enfin je sors mon porte-monnaie, je compte et re-compte, et oui, j'avais oublié les 350 rs du taxi, un billet est bel et bien déjà parti, c'est moi qui me suis trompée et qui machinalement ai du ranger ledit billet. Et me voilà à m'excuser auprès du réceptionniste, direction un repos bien mérité.
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Ségrégation entre thailandais et touristes English translation pending
Nous voyageons a l heure actuel en thailande.(Moi et ma petite amie )
Nous voulions acheter un ticket de bus le moins chere possible a destination de ranong.
Dans une guide de voyage il est ecrit que le prix le moins eleve est de 185 baht en billet ordinaire, 256 en billet 2nd classe et 333 en billet 1er classe.
Lorsque nous avons demande le prix le moins pour la destination que nous nous etions fixe on nous annonce alors 333 bahts.
Nous demandons alors si il n exite pas de billet moins et l on m affirme alors que ce n existe pas.
A partir de se moment je leur presente le guide ( ecrit en anglais ) et l on nous explique a present qu il faut que nous allions a un autre guichet situee dans un batiment plus loin...
Une fois rendu a ce nouveau guichet on nous explique que le prix le moins chere est de 300 bahts.. Nous insistons et montrons de nouveau le guide ; le guichetier nous parait alors mal a l aise me demande d attendre et passe alors un coup de telephone. Cette situation nous rend perplexe... Une fois son coup de telephone passe il nous demande nous de rendre a un autre guichet, ou intervient cette fois une personne en chemise blanche dont l apparence n a pas l air d indiquer qu il travaille ici. Le nouveau guichetier m indique alors que le prix minimum est de 333 baht. J instite alors une fois de plus en presentant mon guide, le guichetier a l air mal a l aise; d autant plus que l homme en blanc a l air de lui donner des directives ( en langue thai ) .. Nous demandons alors a cet homme quel est son role ici et quel est sa profession ! Nous n obtenons pas de reponse.
En institant de nouveau on m indique nous pouvons acheter un ticket pour 256 bahts mais pour un bus qui part dans une heure! Or cet solution n est pas possible car nous n avons pas tout nos baggages avec nous!
Ce tarif n est par contre pas applicable pour un autre bus partant le meme jour ni un autre jour!!!!
Nous insistons de nouveau mais la situation se ferme et nous n obtenons au final meme pas des billets pour 333 baths! On nous demande alors de revenir plus tard.
Je pense que maintenant ( regime militaire )il n est plus possible d obtenir les billets les moins cheres pour voyager lorsque l on est etranger!
( nous avons demander a une thailandaise si elle pouvais acheter des billet moins chere que ceux qui nous etaient proposer, elle a ete alors interrompu par l homme en blanc et nous a alors repondu par une rire mal a l aise . Nous n avons plus insiste.. )
N hesitez pas a me dire si vous avez eu des ressentis similaires.
PS: desole pour les accents..
A partir de se moment je leur presente le guide ( ecrit en anglais ) et l on nous explique a present qu il faut que nous allions a un autre guichet situee dans un batiment plus loin...
Une fois rendu a ce nouveau guichet on nous explique que le prix le moins chere est de 300 bahts.. Nous insistons et montrons de nouveau le guide ; le guichetier nous parait alors mal a l aise me demande d attendre et passe alors un coup de telephone. Cette situation nous rend perplexe... Une fois son coup de telephone passe il nous demande nous de rendre a un autre guichet, ou intervient cette fois une personne en chemise blanche dont l apparence n a pas l air d indiquer qu il travaille ici. Le nouveau guichetier m indique alors que le prix minimum est de 333 baht. J instite alors une fois de plus en presentant mon guide, le guichetier a l air mal a l aise; d autant plus que l homme en blanc a l air de lui donner des directives ( en langue thai ) .. Nous demandons alors a cet homme quel est son role ici et quel est sa profession ! Nous n obtenons pas de reponse.
En institant de nouveau on m indique nous pouvons acheter un ticket pour 256 bahts mais pour un bus qui part dans une heure! Or cet solution n est pas possible car nous n avons pas tout nos baggages avec nous!
Ce tarif n est par contre pas applicable pour un autre bus partant le meme jour ni un autre jour!!!!
Nous insistons de nouveau mais la situation se ferme et nous n obtenons au final meme pas des billets pour 333 baths! On nous demande alors de revenir plus tard.
Je pense que maintenant ( regime militaire )il n est plus possible d obtenir les billets les moins cheres pour voyager lorsque l on est etranger!
( nous avons demander a une thailandaise si elle pouvais acheter des billet moins chere que ceux qui nous etaient proposer, elle a ete alors interrompu par l homme en blanc et nous a alors repondu par une rire mal a l aise . Nous n avons plus insiste.. )
N hesitez pas a me dire si vous avez eu des ressentis similaires.
PS: desole pour les accents..
Hua Hin au départ de Bangkok? English translation pending
Bonjour,
je voudrais savoir à combien se trouve hua hin au départ de bangkok et comment on peut y aller.
Aussi je voudrais savoir si c'est un endroit que vous me conseillez?
Merci à tous!!!!
Florence: réservation des musées nécessaire en février? English translation pending
Bonjour,
Nous allons passer 4/5 jours à Florence fin Février en individuel sur un programme "classique" de visites (galerie des Offices, musée dell’Opera del Duomo, les chapelles des Médicis, palais Médicis, palais du Bargello, couvent Saint-Marc, galerie de l’Académie ...) Est-ce très recommandé ou inutile de réserver au préalable les musées pour cette période indiquée comme "basse saison" ?
Merci d'avance pour vos réponse
Philippe
Nous allons passer 4/5 jours à Florence fin Février en individuel sur un programme "classique" de visites (galerie des Offices, musée dell’Opera del Duomo, les chapelles des Médicis, palais Médicis, palais du Bargello, couvent Saint-Marc, galerie de l’Académie ...) Est-ce très recommandé ou inutile de réserver au préalable les musées pour cette période indiquée comme "basse saison" ?
Merci d'avance pour vos réponse
Philippe
Fête des eaux à Phnom Penh: sur quel pied danser? English translation pending
je compte sejourner a PP du 16 au 19 novembre prochain.
les hasards du calendrier veulent que j'arrive en pleine fete, cette annee les 16 et 17 novembre🤪.....
que me conseillez vous? profiter de l'aubaine pour partager la fete......ou...au contraire l'eviter en adaptant les dates prevues?
tous les sites a voir risquent d'etre fermes le 17 nov....
claudine
tous les sites a voir risquent d'etre fermes le 17 nov....
claudine
Organismes qui proposent des excursions autour de Bangkok? English translation pending
Bonsoir et merci encore pour toutes vos reponses sur les taxis ,
Nous souhaiterions aussi savoir si il existe des organismes sur place ou auprés de l'office du tourisme peut être qui proposent des excursions aux départ de bangkok venant chercher les clients à leur hôtel (excursions vers kanchanaburi, marché flottant, les 3 palais sur bangkok...)?
De plus, si nous l'organisons par nous même, quels sont les meilleur moyens de transport pour se rendre dans ces lieux?? je suppose que le coût sera moindre mais nous avons peur de nous trouver un peu perdu dans un pays ou l on ne parle pas la langue.
merci à tous
Nous souhaiterions aussi savoir si il existe des organismes sur place ou auprés de l'office du tourisme peut être qui proposent des excursions aux départ de bangkok venant chercher les clients à leur hôtel (excursions vers kanchanaburi, marché flottant, les 3 palais sur bangkok...)?
De plus, si nous l'organisons par nous même, quels sont les meilleur moyens de transport pour se rendre dans ces lieux?? je suppose que le coût sera moindre mais nous avons peur de nous trouver un peu perdu dans un pays ou l on ne parle pas la langue.
merci à tous
Thaïlande: des milliers de manifestants royalistes assiègent le gouvernement (26 août 2008) English translation pending
BANGKOK (AFP) - Des milliers de manifestants royalistes, déterminés à faire tomber le Premier ministre thaïlandais Samak Sundaravej, ont fortement perturbé l'activité gouvernementale mardi à Bangkok, encerclant plusieurs ministères et prenant d'assaut une chaîne de télévision. (la suite voir ICI)
Ca chauffe plus que pour les manifestations précèdentes d'autant plus que nombre de manifestants sont armés de pistolets ou de couteaux, 80 manifestants ont été arrêtés par la police d'après les sources de la CNN (voir ICI, article en anglais)
Cela ne va pas changé grand chose pour les touristes mais quand en est-il de l'avis des expats, vos impressions?
Ca chauffe plus que pour les manifestations précèdentes d'autant plus que nombre de manifestants sont armés de pistolets ou de couteaux, 80 manifestants ont été arrêtés par la police d'après les sources de la CNN (voir ICI, article en anglais)
Cela ne va pas changé grand chose pour les touristes mais quand en est-il de l'avis des expats, vos impressions?
Le jeu des photos est éternel! English translation pending
Le jeu des photos continue ici (mars 2013), puisque nous avons dépassé les 500 messages.
Où se trouve ce paysage ? (pays et région)

Où se trouve ce paysage ? (pays et région)

Italie: Archipel des Eoliennes, 7 îles à découvrir... en 7 escales English translation pending
Eparpillées au nord des côtes siciliennes, les îles de l’archipel des Eoliennes ont toutes en commun une origine volcanique. Seraient-elles pour autant toutes semblables ? Pas vraiment, car chacune d’entre elles offre aux visiteurs ses particularités, son originalité et un charme bien différent…
D’île en île, je vous propose un cabotage en mer Thyrrhénienne, au programme 7 escales, une dans chaque Eolienne.
Prêt à embarquer pour Lipari, Vulcano, Salina, Panarea, Stromboli, Filicuidi et Alicuidi ?
Puisque vous êtes partant … alors bon vent au pays d’Eole !
Située au centre de l’arc éolien, Lipari est la capitale régionale, c’est aussi l’île la plus peuplée de l’archipel. Contempler sa silhouette depuis la mer en longeant ses belles côtes escarpées est un préambule à la découverte … d’ailleurs incontournable puisque Lipari n’est accessible que par bateau (il n’y a aucun aéroport sur cette petite île !), mais cela ne saurait être suffisant. Non, Lipari mérite d’être appréciée jusque dans l’intérieur de ses terres. Et là, le meilleur moyen de poursuivre la découverte est à n’en pas douter le scooter, il permet de cheminer au gré des petites routes de l’île …
Mais avant d’enfourcher le deux-roues et après les moments de navigation depuis la Sicile, je vous suggère une première pause sur la sympathique et pittoresque place du port. Les terrasses de cafés y sont nombreuses et paraissent accueillantes, on ne peut résister à prendre place et à commander la spécialité locale, une granite (glace pilée aromatisée) ; on peut conseiller la préparation au café ou au citron … ou à tout autre parfum, car il y en pour tous les goûts ! Et pendant le temps de la dégustation, on pourra contempler les alentours avec le ballet des bateaux (plaisance et pêche) et les discussions animées au pied de la statue de San Bartolomeo (le Saint patron de Lipari) ou bien lever les yeux pour admirer d’en bas la citadelle perchée sur ses rochers.

Le visiteur sera aussi charmé par les jolies façades aux teintes pastel et/ou par les jolies … italiennes (ou italiens, c’est selon !).
Ensuite, pour sortir de la cité on parcoure des ruelles étroites. Toute l’atmosphère du sud de l’Italie y est présente : les exclamations de mama pas vraiment discrètes, les balcons où sèche le linge de la semaine, des plantes vertes envahissantes pour faire oublier qu’il n’y a pas de jardins et les non moins encombrants scooters qui se faufilent entre les piétons ou barrent carrément le passage … La Via Garibaldi (l’artère principale) est encore plus animée avec ses nombreux commerces, ses boutiques de souvenirs et ses étalages d’olives, de câpres et de tomates séchées. Faire le tour de l’île à scooter peut prendre une petite heure … ou toute une journée ! Louons jusqu’au soir, cela nous laissera le temps de faire de nombreuses haltes.
La route côtière en direction du Nord longe d’abord deux larges baies puis surplombe de petites criques avant de faire face à une montagne éventrée aux flancs d’une blancheur éblouissante sous le soleil : un mont impressionnant culminant à 523 mètres constitué de pierre ponce, le résultat d’une éruption du volcan Pilato, c’était il y a bien longtemps, vers l’an 700. Même si les installations d’extraction sont encore en place au bas de ces falaises blanches, un surprenant silence règne dans ces carrières poussiéreuses.

L’exploitation de la pierre ponce appartient désormais au passé de Lipari. En effet, depuis l’année 2000 l’archipel des Eoliennes est classé au patrimoine mondial de l’Unesco, une reconnaissance qui a eu aussi ses exigences, comme celle de l’arrêt de toute extraction industrielle dans ces carrières … Une décision discutée au sein de la population îlienne car elle entraînait la mise au chômage d’une centaine d’ouvriers … heureusement reclassée par la suite. Le travail de la pierre ponce a pendant des années constitué le poumon économique de Lipari mais a aussi apporté son lot de malheurs, cette poussière volcanique ayant la fâcheuse tendance d’attaquer les poumons des mineurs. Une terrible forme de silicose qui porte même le nom de l’île : la liparose ! Pourtant, les propriétés de la pierre ponce lui confère un intérêt reconnu depuis la Rome antique. La légèreté de cette roche volcanique qui n’entame pas sa solidité a permis l’édification de constructions monumentales telle la gigantesque coupole du Panthéon de Rome. De nos jours, la pierre ponce a toujours de nombreuses utilisations : composition du béton, abrasion … et vieillissement artificiel des jeans stone wash !
Quelques marches puis un sentier se faufilant parmi une végétation touffue composée d’odorants figuiers et de bougainvillées très fleuris permet d’accéder à une plage, la spiaggia blanca … presque blanche, comme il se doit ! Une crique idéalement protégée et baignée par des eaux cristallines.
Quelques kilomètres plus loin, une fois les dernières habitations du village d’Acquacalda passées, la route serpente à travers une végétation méditerranéenne tout en s’élevant au-dessus de vertigineux à-pics. Parvenu au belvédère de Quattropani, il faut s’arrêter afin d’admirer une vue grandiose sur 180° qui dévoile une grande partie de l’archipel des Eoliennes. Cinq îles en un clin d’œil, superbe ! Le plus beau panorama de Lipari, on le découvre plus au sud après avoir traverser les hauts plateaux agricoles de la partie ouest de l’île. Ce belvédère naturel est appelé :Quattrocchi (quatre yeux). Mais deux yeux seulement suffisent pour être séduit par le tableau naturel que l’on peut y contempler.
La beauté incontestable de ce lieu lui vaut d’être devenu la vue emblématique de l’île de Lipari. Au-delà du premier plan de cactus, la vue plonge sur des falaises abruptes et déchiquetées qui avec les rayons obliques du soleil prennent une sublime teinte dorée. Au pied des rochers plusieurs bateaux de plaisance semblent posés sur une mer bleue, calme et lisse. Quelques pitons rocheux attirent immanquablement le regard. Ce sont des « faraglioni » faits de lave si dure qu’ils ont résisté à l’érosion alors que les roches volcaniques alentours plus friables ont disparu avec le temps. Le plus imposant, fièrement dressé vers le ciel prend l’aspect d’un phare isolé, ici, on le surnomme aussi le doigt d’Eole ! La belle luminosité de cette fin d‘après-midi est une invitation à poursuivre la balade pour dénicher de splendides panoramas. A l’image de celui-là, vu depuis une petite route sinueuse d’une colline des alentours de Lipari ville. Un point de vue idéal sur la cité chapeautée de sa citadelle avec en arrière plan, le monstrueux volcan de Vulcano, l’île voisine … notre prochaine escale.
Dès la descente du bateau et à peine le pied posé sur l’île de Vulcano, le ton est donné : une odeur caractéristique de soufre flotte dans l’air … Pas de doute, nous venons d’accoster sur une île volcanique où les émissions de gaz sont encore actives. Heureusement, une agréable brise marine vient dissiper rapidement ces incommodantes senteurs, les conditions deviennent idéales pour entamer la découverte de l’île du dieu Vulcain. A tout Seigneur, tout honneur … c’est vers la crête du volcan de la Fossa di Vulcano que nous entamons la visite. Du haut de ses 390 mètres le vénérable volcan au cône tronqué domine de sa silhouette imposante tout le nord de l’île de Vulcano.
C’est donc parti pour la randonnée, au départ cela ressemble à une promenade de santé, un léger faux plat sur une petite route bitumée … c’est ensuite que cela se corse un peu, surtout si l’on précise que l’atmosphère est étouffante en cette belle journée estivale. Qu’à cela ne tienne ! Il faut progresser avec détermination sur ce sentier pentu où le sol constitué de sable noir à la fâcheuse tendance à se dérober sous les pas. La végétation verdoyante composée essentiellement de genets se raréfie à mesure que l’on prend de la hauteur laissant un horizon bien dégagé. Le point de vue est admirable, il surplombe le petit village ainsi que la presqu’île de Vulcanello située à l’extrémité nord de l’île. Profitant de cette pose bienvenue, le regard prend le temps de se diriger vers l’île de Lipari et ses côtes déchiquetées. Peu après, la texture du sol change carrément, passant de l’aspect de dune de sable sombre à celui d’un chemin terreux d’où une fine poussière vole à chaque enjambée. De part et d’autre du sentier le versant est sillonné de profondes crevasses, certainement l’effet du ruissèlement de l’eau des pluies hivernales sur cette croûte de boues ocre.
Arrivé au sommet, le grandiose panorama sur les îles et la mer (pourtant sublime) est sérieusement concurrencé par la vue du cratère et des fumerolles. En contrebas et au centre de cet impressionnant cratère (500 mètres de diamètre), on distingue un amas de sédiments volcaniques grisâtres.

Mais ce qui attire le plus l’œil en ce lieu, ce sont ces roches et ce sol couverts de cristaux jaunes de soufre, par endroits, le soufre prend une belle teinte ambrée comme si il était « caramélisé » par les hautes températures … Bon, côté odeurs, celles qui se dégagent et fusent entre les pierres n’ont vraiment pas une senteur sucrée mais comme vous pouvez le supposez, mais plutôt une tenace odeur d’œuf pourri ! Certains randonneurs très prévoyants sont même équipés de masques conférant à leur silhouette un aspect fantomatique lorsque les vents tourbillonnants les enveloppent de vapeurs sulfureuses.
A Vulcano, on ne profite pas seulement des bains de mer mais aussi des vertus thérapeutiques des boues thermales. A deux pas de la mer et du port, un bassin naturel s’avère être un lieu très animé. Les amateurs de soins naturels n’hésitent pas à braver l’odeur ambiante pour se plonger dans une eau opaque et grisâtre. Que ne ferait-on pas pour retrouver une douce peau de bébé ou renvoyer aux oubliettes quelques douleurs rhumatismales ?
La présence de sédiments d’alun et leurs propriétés astringentes confèrent à ces boues sulfureuses, à priori peu attirantes, des propriétés reconnues pour leurs bienfaits … même si des mauvaises langues affirment que l’essentiel est avant tout d’en être persuadé ! Les baigneurs sont prévenus, il est fortement conseillé d’ôter montres et bijoux qui contrairement à la peau n’apprécient vraiment pas la composition chimique de ces eaux. Avant de tenter l’expérience, je préfère observer les curistes … enfin les baigneurs ! La scène est cocasse avec le contraste entre les corps encore hâlés des visiteurs hésitants et les autres déjà enduits de boues blanchâtres. Certaines personnes, pour sans doute accentuer les effets du bain, sèchent au soleil en sortant de l’eau jusqu’à ce que la pellicule de boue soit transformée en une croûte. D’autres, n’en finissent pas d’appliquer sur toutes les parties de leur corps cette glaise. A bien les observer, on pourrait presque les prendre pour des membres d’une peuplade primitive se préparant à une quelconque cérémonie rituelle voulant à grand renfort d’enduit se peindre le corps.
A mon tour de bénéficier de ce bain très particulier. D’abord, on avance prudemment, l’eau est tellement trouble que l’on ne voit pas vraiment le relief du fond du bassin qui s’avère peu profond mais quelque peu glissant … et surtout par endroits franchement brûlant ! La température moyenne de ces eaux est d’environ 35°C et la sensation est plutôt plaisante à mesure que l’on s’immerge le corps. Après une dizaine de minutes de bains et d’applications de boue, il est temps de se rince, soit dans les douches près du bassin (payantes !) ou de façon plus naturelle dans la mer toute proche. Là, c’est gratuit et l’on bénéficie de plus d’un soin supplémentaire, un massage énergique de la plante des pieds tellement les galets sont nombreux ! Mais surtout, quelle agréable sensation, l’eau ici est parfaitement translucide et partout animée d’une multitude de petites bulles dont l’origine se perd entre les galets : un véritable jacuzzi naturel du à l’activité volcanique du sol. Et une fois bien rincer et sécher, on constate effectivement que la peau est plus douce … mais elle est aussi parfumée d’une tenace odeur de soufre, il fallait s’y attendre !
Salina, avec un tel nom, vous vous doutez que la production de sel est une activité traditionnelle des habitants de cette île. C’est exact, comme ici dans le village de Lingua où l’on peut voir un marais salant et des eaux saumâtres. Sur le talus qui sépare la saline de la mer un petit phare se dresse et marque ainsi l’extrémité de l’île.

Quelques barques aux teintes éclatantes sont amarrées près de la grève de galets, presque devant l’église, elles témoignent aussi d’une autre ressource : la pêche. Mais la présence de terrasses de cafés et de restaurants fait vite comprendre qu’en été, l’activité principale ici à Linga et également dans le reste de Salina est principalement le tourisme.

Salina a quand même la particularité d’être l’île la plus verdoyante et la plus agricole de l’archipel. D’abord il y a tous ces arbres qui recouvrent les versants des deux volcans de l’île, ils forment par endroits de véritables forêts. Les cultures ne sont pas en reste avec la production, entre autre, de légumes et de câpres, une vraie spécialité locale, ici, on en met pratiquement dans tous les plats, des salades aux pâtes en passant par les paninis ! Mais ce dont les habitants de Salina sont les plus fiers, c’est de leur vignoble. Les cépages du Malvoisie local donnent un doux nectar, subtil et sucré. Ce vin à la jolie teinte ambrée nécessite tout le savoir faire traditionnel des vignerons de Salina pour développer tous ses arômes. Les raisins sont vendangés habituellement en septembre avant d’être posés quelques jours sur des claies de roseaux, là, ils sèchent lentement la journée au soleil afin de concentrer leur teneur en sucre ; la nuit, les viticulteurs protègent de la rosée leurs généreuses grappes, de peur que les fines gouttelettes d’eau ne viennent diluer le précieux jus. Un vignoble qui a bien failli disparaître, comme dans beaucoup de régions les méfaits du phylloxera ont provoqué des ravages mais depuis les années 70, des parcelles de vigne ont été plantées jusque sur des terrains escarpés dominant la grande bleue. L’engouement pour ce vin original est parfaitement mérité, servi habituellement dans de petits verres à liqueur, il faut reconnaître qu’il est très plaisant au palais avec d’agréables saveurs de miel … idéal à l’apéritif ou également pour accompagner les desserts. Flâner au gré de ses envies le long des petites routes de l’île, de hameaux en villages, est un plaisir dont il ne faut pas se priver … La route vous mènera immanquablement à Pollara, tout au bout de l’île.

Le site est grandiose ! En arrivant par la route on surplombe un cirque montagneux qui correspond en fait à un cratère dont la moitié a été engloutie par la mer sous l’assaut des vagues et de l’érosion marine. Et le fond de cet original demi-cratère abrite les habitations du village ainsi que des parcelles cultivées.
La renommée de Panarea va bien au-delà du côté pittoresque de l’île, le lieu est réputé pour son ambiance nocturne avec ses bars branchés et ses discothèques très tendances. On y vient même de Lipari par bateaux spéciaux, juste le temps d’une soirée (enfin d’une nuit !) pour une virée très festive ! La discothèque Raya, pionnière en la matière, et sa façade blanche trône sur la gauche du petit port où l’on débarque. Elle vous met immédiatement dans le bain … de l’ambiance locale.

En journée, l’atmosphère est beaucoup plus calme même si on se bouscule presque à certaines heures dans les ruelles tortueuses du village, mais sans les décibels ! Les habitants (environ 200 résidents seulement à l’année) et surtout les plus anciens vous diront que Panarea a bien changé, on est passé ici d’une île rurale avec culture d’oliviers à une île dédiée au tourisme de luxe ; ne surnomme t-on pas Panarea l’île VIP ? La spéculation immobilière a sans doute transformé quelque peu le style des habitations, perdant le style architectural des Eoliennes pour celui de villas et de résidences plus confortables avec « vue sur mer » et jardins fleuris. Toutes ces habitations aux murs blancs rappellent un peu les villages grecs des îles de la Mer Egée.

Ces belles villas blanches ornées de bougainvillées mauves, on les longe lorsqu’on emprunte la petite route sinueuse (la seule de l’île) qui mène vers la principale plage. Une balade/randonnée qui nécessite environ quarante minutes avant d’atteindre la plus jolie baie, chemin faisant on profite de superbes points de vue plongeant sur la côte et sur la belle bleue. Le côté people de Panarea, je le retrouve sur un des sentiers qui surplombe une crique de rêve … explications. Caché derrière un buisson, je rencontre un homme bardé d’un appareil photo monté d’un imposant téléobjectif. Drôle de touriste ? Bien qu’apparemment il ne souhaite pas vraiment converser, de peur d’être repéré, il me confie en quelques mots son objectif : obtenir un scoop en prenant en photo un homme politique (italien) qui se prélasse sur un voilier en contrebas. Ce photographe est donc … un paparazzi en train de planquer !

La logistique est bien organisée : serviette pour masquer le zoom, téléphone portable avec oreillette pour communiquer avec un informateur qui navigue incognito près de ce VIP, bouteille d’eau à proximité car on ne sait jamais combien de temps peut durer l’attente et il fait très chaud sous le soleil des îles. Un peu plus loin, sur la plage, rebelote ! J’assiste également à un même cirque, avec un autre paparazzi, serviette noire sur l’immense zoom … Renseignement pris auprès d’un voisin de serviette (de plage), c’est un acteur comique italien qu’il vise … en espérant de faire peut être la Une d’un magazine people. Décidément Panarea est bien l’île de la jet-set et pas seulement en nocturne !
Un joli nom aux intonations chantantes lorsqu’il est prononcé avec un bel accent italien. Stromboli est assurément l’île la plus connue de tout l’archipel. Mais Stromboli est bien plus qu’une simple île, c’est une île-volcan dont le cratère est selon les spécialistes en activité permanente depuis 2500 ans !

Loin depuis la mer on aperçoit sa silhouette caractéristique en forme de cône parfait dominé par un éternel panache de fumées volcaniques. A mesure que l’on se rapproche des austères côtes ouest, on devine à flanc de versant pentu les quelques habitations du hameau isolé de Ginostra, accessible seulement par la mer, aucune route ne dessert les quelques dix îliens qui y résident à l’année. Maintenant notre bateau rase l’imposante coulée de lave et de cendres datant de la dernière grande éruption de février 2007, un gigantesque flot de magma qui a ravagé et brûlé toute la végétation sur son passage avant de terminer sa course au contact de la mer. Puis ensuite c’est l’arrivée en vue du village principal de Stromboli, San Vincenzo où l’on débarque près d’une longue plage de sable noir, l’origine volcanique de cette grève ne fait aucun doute. La ruelle principale de la bourgade se faufile en s’élevant progressivement à travers les habitations de cette île d’environ 500 résidents permanents. Elle permet d’atteindre la place de l’église ; là où le tout Stromboli se donne rendez-vous. Il y a là, des îliens qui palabrent, accompagnant leurs discours enjoués de grands gestes … Mais sont présents également pendant la saison touristique, les nombreux visiteurs. Le lieu constitue un splendide belvédère avec point de vue imprenable sur la côte mais aussi sur le sommet du volcan.

C’est aussi le lieu de départ de la randonnée qui permet de s’approcher du cratère du volcan. Une randonnée qui obligatoirement doit être accompagnée par des guides locaux, la « promenade » peut s’avérer dangereuse, on ne côtoie pas la bouche des entrailles de la terre sans un minimum de précautions ! Comme l’éruption est un grand spectacle féerique lorsqu’il est observé en nocturne, c’est donc en fin d’après midi que les groupes de randonneurs se rassemblent avant de débuter leur ascension, pas moins de 3 heures de crapahutage sont nécessaire pour avoir une vue privilégiée sur les gerbes de feu, des scènes qui s’apparentent un à show pyrotechnique comme un feu … mais qui n’a rien d’artifice ! Depuis la mer ces éruptions régulières, toutes les 15 à 30 minutes, valent le coup d’œil. C’est là que je me trouve pour contempler le phénomène, d’ici, sur un bateau, on a une vue d’ensemble sur tout le monstrueux volcan crachant son feu. Côté photo, depuis un bateau ce n’est pas vraiment idéal, car les amateurs de clichés savent qu’une photo nocturne nécessite une pose longue et même si la mer est calme ce soir, il y a toujours le risque d’une image floue …

Finalement peu importe, ces visions d’éruptions avec jets de pierres incandescentes et rougeoyantes sur fond de ciel bleu nuit sont des instants magiques. Inoubliable !
Le titre de mon texte évoque 7 escales aux Eoliennes, c’est exact en ce qui me concerne, mais résumer cet archipel à 7 îles … les géographes scrupuleux seront peut-être surpris car en réalité 8 îles composent officiellement l’archipel des Eoliennes. Qu’elle est donc cette 8ème île allez-vous me demander ? Un minuscule îlot ! Situé à proximité des côtes de Stromboli, le haut rocher de Strombolicchio a été choisi comme support d’un phare, un escalier interminable permet d’y accéder … seulement par les professionnels, et encore, quand la mer n’est pas trop agitée.

Cette formation rocheuse en forme de haute tour est une colonne de lave qui a résisté à l’érosion ; on appelle ces formations rocheuses, des neck in english et faraglioni in italiano.
Cap maintenant sur Filicuidi, de loin on aperçoit près de la côte ouest une aiguille dominant la belle bleue. Comme un amer, il donne la direction à suivre. Il s’agit en fait d’un autre faraglione, très résistant à l’érosion marine. Nombreux sont les plaisanciers qui en font une destination de balade nautique et navigue dans les alentours de cet impressionnant pic.

Ce n’est pas le seul intérêt de cette côte de l’île. Les falaises devant lesquelles nous arrivons sont creusées de grottes marines. L’ancre est déposée, il ne nous reste qu’à profiter du lieu : une baignade dans des eaux translucides des plus plaisantes. Les plus téméraires des visiteurs n’hésitent pas à plonger depuis les promontoires rocheux de cette caverne. Un gros « ploufff ! » résonne et c’est l’ivresse du grand bleu promis au courageux plongeur…

Pour gagner le principal port de l’île, il faut suivre la côte et contourner un cap rocheux, là, abrité dans une grande anse, on accoste le long du quai. Les eaux si claires sont une nouvelle invitation à la baignade, quant aux galets du rivage, on ne peut pas dire qu’ils incitent à y poser sa serviette de plage ! Poursuivons donc la balade par une randonnée à la découverte du patrimoine de Filicuidi. Le lieu est habité depuis l’Age de bronze comme en témoigne les quelques vestiges d’un village néolithique situé à quelques centaines de mètres du port. Le sentier grimpe raide pour y parvenir, arrivé sur place on découvre des alignements de pierres couvertes de lichens orangés, ruines de murs ou de fondations de maisons. Certes, il faut un peu d’imagination pour avoir une idée précise de ce que pouvait être la cité antique … cela devient plus évident en lisant les indications inscrites sur les panneaux explicatifs !

La localisation de ce site avait été parfaitement choisie par les bâtisseurs de l’époque. D’ici, la vue s’étend sur les deux côtes de l’île, ainsi il devenait plus aisé de se préparer à « accueillir » comme on l’imagine d’éventuels assaillants ! Pour le visiteur/touriste contemporain qui n’a comme seule préoccupation que d’admirer le paysage, ce belvédère est parfait. Un large panorama s’étend devant nous sur l’immense baie très régulière et aussi sur toute la côte opposée, une route sinueuse trace de plus une jolie courbe au cœur de ce paysage.
C‘est sans doute parce qu’Alicuidi est l’île la plus éloignée de l’archipel qu’elle est souvent ignorée des voyageurs. Dommage ! Car découvrir son authenticité mérite le détour.

En débarquant sur cette île miniature où vivent à l’année environ une centaine d‘habitants, on a presque l’impression de remonter le temps. L’ambiance évoque les années passées, le calme et la tranquillité … On est bien loin de l’atmosphère tendance et des fêtes nocturnes, très « people » de Panarea, par exemple ! Le petit port est coquet, entouré et surtout dominé par des maisons aux teintes chatoyantes. Seul un versant de l’île est construit ; des habitations bâties sur des terrasses étagées. Comme il n’y a pas de route sur ce confetti, pour atteindre les maisons il faut obligatoirement emprunter un chemin rocailleux qui serpente à flanc de collines. Une belle randonnée avec vue sur mer bleue lorsque l’on se promène. Et pour acheminer matériaux ou lourdes provisions, comment fait-on me direz-vous ? Déplacement à pied, encore et toujours ! Mais sur Alicuidi, il y a de l’aide avec mulets et chevaux qui assurent le transport des charges lourdes et des objets encombrants, c’est un des charmes désuets de cette petite île.

Des animaux au repos au pic du soleil, ici, on respecte ces précieux collaborateurs ! Ce n’est que le matin ou le soir, à la (presque) fraîche qu’ils arpentent ces chemins muletiers où les cailloux roulent souvent sous les sabots. Quant à l’eau courante … l’île est dépourvue de source, alors elle est acheminée régulièrement par bateau citerne. Autant dire qu’il est conseillé de l’économiser. Séjourner à Alicuidi, c’est vivre à un autre rythme, celui d’antan …
La boucle est bouclée, le périple nautique d’île en île parmi les Eoliennes s’achève, comme se termine cette soirée à bord … avec encore un magnifique panorama baignée maintenant par la luminosité d’un soleil couchant.

Le ciel rougeoyant vient de laisser sa place à un embrasement doré, la mer nous renvoie quelques reflets mouvants et les îles nous offrent leurs silhouettes de montagnes volcaniques. Une lueur magique à contempler seulement pendant quelques minutes … voilà que le soleil disparaît déjà sous l’horizon.
Jean
Située au centre de l’arc éolien, Lipari est la capitale régionale, c’est aussi l’île la plus peuplée de l’archipel. Contempler sa silhouette depuis la mer en longeant ses belles côtes escarpées est un préambule à la découverte … d’ailleurs incontournable puisque Lipari n’est accessible que par bateau (il n’y a aucun aéroport sur cette petite île !), mais cela ne saurait être suffisant. Non, Lipari mérite d’être appréciée jusque dans l’intérieur de ses terres. Et là, le meilleur moyen de poursuivre la découverte est à n’en pas douter le scooter, il permet de cheminer au gré des petites routes de l’île …
Mais avant d’enfourcher le deux-roues et après les moments de navigation depuis la Sicile, je vous suggère une première pause sur la sympathique et pittoresque place du port. Les terrasses de cafés y sont nombreuses et paraissent accueillantes, on ne peut résister à prendre place et à commander la spécialité locale, une granite (glace pilée aromatisée) ; on peut conseiller la préparation au café ou au citron … ou à tout autre parfum, car il y en pour tous les goûts ! Et pendant le temps de la dégustation, on pourra contempler les alentours avec le ballet des bateaux (plaisance et pêche) et les discussions animées au pied de la statue de San Bartolomeo (le Saint patron de Lipari) ou bien lever les yeux pour admirer d’en bas la citadelle perchée sur ses rochers.

Le visiteur sera aussi charmé par les jolies façades aux teintes pastel et/ou par les jolies … italiennes (ou italiens, c’est selon !).
Ensuite, pour sortir de la cité on parcoure des ruelles étroites. Toute l’atmosphère du sud de l’Italie y est présente : les exclamations de mama pas vraiment discrètes, les balcons où sèche le linge de la semaine, des plantes vertes envahissantes pour faire oublier qu’il n’y a pas de jardins et les non moins encombrants scooters qui se faufilent entre les piétons ou barrent carrément le passage … La Via Garibaldi (l’artère principale) est encore plus animée avec ses nombreux commerces, ses boutiques de souvenirs et ses étalages d’olives, de câpres et de tomates séchées. Faire le tour de l’île à scooter peut prendre une petite heure … ou toute une journée ! Louons jusqu’au soir, cela nous laissera le temps de faire de nombreuses haltes.
La route côtière en direction du Nord longe d’abord deux larges baies puis surplombe de petites criques avant de faire face à une montagne éventrée aux flancs d’une blancheur éblouissante sous le soleil : un mont impressionnant culminant à 523 mètres constitué de pierre ponce, le résultat d’une éruption du volcan Pilato, c’était il y a bien longtemps, vers l’an 700. Même si les installations d’extraction sont encore en place au bas de ces falaises blanches, un surprenant silence règne dans ces carrières poussiéreuses.

L’exploitation de la pierre ponce appartient désormais au passé de Lipari. En effet, depuis l’année 2000 l’archipel des Eoliennes est classé au patrimoine mondial de l’Unesco, une reconnaissance qui a eu aussi ses exigences, comme celle de l’arrêt de toute extraction industrielle dans ces carrières … Une décision discutée au sein de la population îlienne car elle entraînait la mise au chômage d’une centaine d’ouvriers … heureusement reclassée par la suite. Le travail de la pierre ponce a pendant des années constitué le poumon économique de Lipari mais a aussi apporté son lot de malheurs, cette poussière volcanique ayant la fâcheuse tendance d’attaquer les poumons des mineurs. Une terrible forme de silicose qui porte même le nom de l’île : la liparose ! Pourtant, les propriétés de la pierre ponce lui confère un intérêt reconnu depuis la Rome antique. La légèreté de cette roche volcanique qui n’entame pas sa solidité a permis l’édification de constructions monumentales telle la gigantesque coupole du Panthéon de Rome. De nos jours, la pierre ponce a toujours de nombreuses utilisations : composition du béton, abrasion … et vieillissement artificiel des jeans stone wash !
Quelques marches puis un sentier se faufilant parmi une végétation touffue composée d’odorants figuiers et de bougainvillées très fleuris permet d’accéder à une plage, la spiaggia blanca … presque blanche, comme il se doit ! Une crique idéalement protégée et baignée par des eaux cristallines.
Quelques kilomètres plus loin, une fois les dernières habitations du village d’Acquacalda passées, la route serpente à travers une végétation méditerranéenne tout en s’élevant au-dessus de vertigineux à-pics. Parvenu au belvédère de Quattropani, il faut s’arrêter afin d’admirer une vue grandiose sur 180° qui dévoile une grande partie de l’archipel des Eoliennes. Cinq îles en un clin d’œil, superbe ! Le plus beau panorama de Lipari, on le découvre plus au sud après avoir traverser les hauts plateaux agricoles de la partie ouest de l’île. Ce belvédère naturel est appelé :Quattrocchi (quatre yeux). Mais deux yeux seulement suffisent pour être séduit par le tableau naturel que l’on peut y contempler.

La beauté incontestable de ce lieu lui vaut d’être devenu la vue emblématique de l’île de Lipari. Au-delà du premier plan de cactus, la vue plonge sur des falaises abruptes et déchiquetées qui avec les rayons obliques du soleil prennent une sublime teinte dorée. Au pied des rochers plusieurs bateaux de plaisance semblent posés sur une mer bleue, calme et lisse. Quelques pitons rocheux attirent immanquablement le regard. Ce sont des « faraglioni » faits de lave si dure qu’ils ont résisté à l’érosion alors que les roches volcaniques alentours plus friables ont disparu avec le temps. Le plus imposant, fièrement dressé vers le ciel prend l’aspect d’un phare isolé, ici, on le surnomme aussi le doigt d’Eole ! La belle luminosité de cette fin d‘après-midi est une invitation à poursuivre la balade pour dénicher de splendides panoramas. A l’image de celui-là, vu depuis une petite route sinueuse d’une colline des alentours de Lipari ville. Un point de vue idéal sur la cité chapeautée de sa citadelle avec en arrière plan, le monstrueux volcan de Vulcano, l’île voisine … notre prochaine escale.

Dès la descente du bateau et à peine le pied posé sur l’île de Vulcano, le ton est donné : une odeur caractéristique de soufre flotte dans l’air … Pas de doute, nous venons d’accoster sur une île volcanique où les émissions de gaz sont encore actives. Heureusement, une agréable brise marine vient dissiper rapidement ces incommodantes senteurs, les conditions deviennent idéales pour entamer la découverte de l’île du dieu Vulcain. A tout Seigneur, tout honneur … c’est vers la crête du volcan de la Fossa di Vulcano que nous entamons la visite. Du haut de ses 390 mètres le vénérable volcan au cône tronqué domine de sa silhouette imposante tout le nord de l’île de Vulcano.

C’est donc parti pour la randonnée, au départ cela ressemble à une promenade de santé, un léger faux plat sur une petite route bitumée … c’est ensuite que cela se corse un peu, surtout si l’on précise que l’atmosphère est étouffante en cette belle journée estivale. Qu’à cela ne tienne ! Il faut progresser avec détermination sur ce sentier pentu où le sol constitué de sable noir à la fâcheuse tendance à se dérober sous les pas. La végétation verdoyante composée essentiellement de genets se raréfie à mesure que l’on prend de la hauteur laissant un horizon bien dégagé. Le point de vue est admirable, il surplombe le petit village ainsi que la presqu’île de Vulcanello située à l’extrémité nord de l’île. Profitant de cette pose bienvenue, le regard prend le temps de se diriger vers l’île de Lipari et ses côtes déchiquetées. Peu après, la texture du sol change carrément, passant de l’aspect de dune de sable sombre à celui d’un chemin terreux d’où une fine poussière vole à chaque enjambée. De part et d’autre du sentier le versant est sillonné de profondes crevasses, certainement l’effet du ruissèlement de l’eau des pluies hivernales sur cette croûte de boues ocre.
Arrivé au sommet, le grandiose panorama sur les îles et la mer (pourtant sublime) est sérieusement concurrencé par la vue du cratère et des fumerolles. En contrebas et au centre de cet impressionnant cratère (500 mètres de diamètre), on distingue un amas de sédiments volcaniques grisâtres.

Mais ce qui attire le plus l’œil en ce lieu, ce sont ces roches et ce sol couverts de cristaux jaunes de soufre, par endroits, le soufre prend une belle teinte ambrée comme si il était « caramélisé » par les hautes températures … Bon, côté odeurs, celles qui se dégagent et fusent entre les pierres n’ont vraiment pas une senteur sucrée mais comme vous pouvez le supposez, mais plutôt une tenace odeur d’œuf pourri ! Certains randonneurs très prévoyants sont même équipés de masques conférant à leur silhouette un aspect fantomatique lorsque les vents tourbillonnants les enveloppent de vapeurs sulfureuses.
A Vulcano, on ne profite pas seulement des bains de mer mais aussi des vertus thérapeutiques des boues thermales. A deux pas de la mer et du port, un bassin naturel s’avère être un lieu très animé. Les amateurs de soins naturels n’hésitent pas à braver l’odeur ambiante pour se plonger dans une eau opaque et grisâtre. Que ne ferait-on pas pour retrouver une douce peau de bébé ou renvoyer aux oubliettes quelques douleurs rhumatismales ?
La présence de sédiments d’alun et leurs propriétés astringentes confèrent à ces boues sulfureuses, à priori peu attirantes, des propriétés reconnues pour leurs bienfaits … même si des mauvaises langues affirment que l’essentiel est avant tout d’en être persuadé ! Les baigneurs sont prévenus, il est fortement conseillé d’ôter montres et bijoux qui contrairement à la peau n’apprécient vraiment pas la composition chimique de ces eaux. Avant de tenter l’expérience, je préfère observer les curistes … enfin les baigneurs ! La scène est cocasse avec le contraste entre les corps encore hâlés des visiteurs hésitants et les autres déjà enduits de boues blanchâtres. Certaines personnes, pour sans doute accentuer les effets du bain, sèchent au soleil en sortant de l’eau jusqu’à ce que la pellicule de boue soit transformée en une croûte. D’autres, n’en finissent pas d’appliquer sur toutes les parties de leur corps cette glaise. A bien les observer, on pourrait presque les prendre pour des membres d’une peuplade primitive se préparant à une quelconque cérémonie rituelle voulant à grand renfort d’enduit se peindre le corps.A mon tour de bénéficier de ce bain très particulier. D’abord, on avance prudemment, l’eau est tellement trouble que l’on ne voit pas vraiment le relief du fond du bassin qui s’avère peu profond mais quelque peu glissant … et surtout par endroits franchement brûlant ! La température moyenne de ces eaux est d’environ 35°C et la sensation est plutôt plaisante à mesure que l’on s’immerge le corps. Après une dizaine de minutes de bains et d’applications de boue, il est temps de se rince, soit dans les douches près du bassin (payantes !) ou de façon plus naturelle dans la mer toute proche. Là, c’est gratuit et l’on bénéficie de plus d’un soin supplémentaire, un massage énergique de la plante des pieds tellement les galets sont nombreux ! Mais surtout, quelle agréable sensation, l’eau ici est parfaitement translucide et partout animée d’une multitude de petites bulles dont l’origine se perd entre les galets : un véritable jacuzzi naturel du à l’activité volcanique du sol. Et une fois bien rincer et sécher, on constate effectivement que la peau est plus douce … mais elle est aussi parfumée d’une tenace odeur de soufre, il fallait s’y attendre !
Salina, avec un tel nom, vous vous doutez que la production de sel est une activité traditionnelle des habitants de cette île. C’est exact, comme ici dans le village de Lingua où l’on peut voir un marais salant et des eaux saumâtres. Sur le talus qui sépare la saline de la mer un petit phare se dresse et marque ainsi l’extrémité de l’île.

Quelques barques aux teintes éclatantes sont amarrées près de la grève de galets, presque devant l’église, elles témoignent aussi d’une autre ressource : la pêche. Mais la présence de terrasses de cafés et de restaurants fait vite comprendre qu’en été, l’activité principale ici à Linga et également dans le reste de Salina est principalement le tourisme.

Salina a quand même la particularité d’être l’île la plus verdoyante et la plus agricole de l’archipel. D’abord il y a tous ces arbres qui recouvrent les versants des deux volcans de l’île, ils forment par endroits de véritables forêts. Les cultures ne sont pas en reste avec la production, entre autre, de légumes et de câpres, une vraie spécialité locale, ici, on en met pratiquement dans tous les plats, des salades aux pâtes en passant par les paninis ! Mais ce dont les habitants de Salina sont les plus fiers, c’est de leur vignoble. Les cépages du Malvoisie local donnent un doux nectar, subtil et sucré. Ce vin à la jolie teinte ambrée nécessite tout le savoir faire traditionnel des vignerons de Salina pour développer tous ses arômes. Les raisins sont vendangés habituellement en septembre avant d’être posés quelques jours sur des claies de roseaux, là, ils sèchent lentement la journée au soleil afin de concentrer leur teneur en sucre ; la nuit, les viticulteurs protègent de la rosée leurs généreuses grappes, de peur que les fines gouttelettes d’eau ne viennent diluer le précieux jus. Un vignoble qui a bien failli disparaître, comme dans beaucoup de régions les méfaits du phylloxera ont provoqué des ravages mais depuis les années 70, des parcelles de vigne ont été plantées jusque sur des terrains escarpés dominant la grande bleue. L’engouement pour ce vin original est parfaitement mérité, servi habituellement dans de petits verres à liqueur, il faut reconnaître qu’il est très plaisant au palais avec d’agréables saveurs de miel … idéal à l’apéritif ou également pour accompagner les desserts. Flâner au gré de ses envies le long des petites routes de l’île, de hameaux en villages, est un plaisir dont il ne faut pas se priver … La route vous mènera immanquablement à Pollara, tout au bout de l’île.

Le site est grandiose ! En arrivant par la route on surplombe un cirque montagneux qui correspond en fait à un cratère dont la moitié a été engloutie par la mer sous l’assaut des vagues et de l’érosion marine. Et le fond de cet original demi-cratère abrite les habitations du village ainsi que des parcelles cultivées.
La renommée de Panarea va bien au-delà du côté pittoresque de l’île, le lieu est réputé pour son ambiance nocturne avec ses bars branchés et ses discothèques très tendances. On y vient même de Lipari par bateaux spéciaux, juste le temps d’une soirée (enfin d’une nuit !) pour une virée très festive ! La discothèque Raya, pionnière en la matière, et sa façade blanche trône sur la gauche du petit port où l’on débarque. Elle vous met immédiatement dans le bain … de l’ambiance locale.

En journée, l’atmosphère est beaucoup plus calme même si on se bouscule presque à certaines heures dans les ruelles tortueuses du village, mais sans les décibels ! Les habitants (environ 200 résidents seulement à l’année) et surtout les plus anciens vous diront que Panarea a bien changé, on est passé ici d’une île rurale avec culture d’oliviers à une île dédiée au tourisme de luxe ; ne surnomme t-on pas Panarea l’île VIP ? La spéculation immobilière a sans doute transformé quelque peu le style des habitations, perdant le style architectural des Eoliennes pour celui de villas et de résidences plus confortables avec « vue sur mer » et jardins fleuris. Toutes ces habitations aux murs blancs rappellent un peu les villages grecs des îles de la Mer Egée.

Ces belles villas blanches ornées de bougainvillées mauves, on les longe lorsqu’on emprunte la petite route sinueuse (la seule de l’île) qui mène vers la principale plage. Une balade/randonnée qui nécessite environ quarante minutes avant d’atteindre la plus jolie baie, chemin faisant on profite de superbes points de vue plongeant sur la côte et sur la belle bleue. Le côté people de Panarea, je le retrouve sur un des sentiers qui surplombe une crique de rêve … explications. Caché derrière un buisson, je rencontre un homme bardé d’un appareil photo monté d’un imposant téléobjectif. Drôle de touriste ? Bien qu’apparemment il ne souhaite pas vraiment converser, de peur d’être repéré, il me confie en quelques mots son objectif : obtenir un scoop en prenant en photo un homme politique (italien) qui se prélasse sur un voilier en contrebas. Ce photographe est donc … un paparazzi en train de planquer !

La logistique est bien organisée : serviette pour masquer le zoom, téléphone portable avec oreillette pour communiquer avec un informateur qui navigue incognito près de ce VIP, bouteille d’eau à proximité car on ne sait jamais combien de temps peut durer l’attente et il fait très chaud sous le soleil des îles. Un peu plus loin, sur la plage, rebelote ! J’assiste également à un même cirque, avec un autre paparazzi, serviette noire sur l’immense zoom … Renseignement pris auprès d’un voisin de serviette (de plage), c’est un acteur comique italien qu’il vise … en espérant de faire peut être la Une d’un magazine people. Décidément Panarea est bien l’île de la jet-set et pas seulement en nocturne !
Un joli nom aux intonations chantantes lorsqu’il est prononcé avec un bel accent italien. Stromboli est assurément l’île la plus connue de tout l’archipel. Mais Stromboli est bien plus qu’une simple île, c’est une île-volcan dont le cratère est selon les spécialistes en activité permanente depuis 2500 ans !

Loin depuis la mer on aperçoit sa silhouette caractéristique en forme de cône parfait dominé par un éternel panache de fumées volcaniques. A mesure que l’on se rapproche des austères côtes ouest, on devine à flanc de versant pentu les quelques habitations du hameau isolé de Ginostra, accessible seulement par la mer, aucune route ne dessert les quelques dix îliens qui y résident à l’année. Maintenant notre bateau rase l’imposante coulée de lave et de cendres datant de la dernière grande éruption de février 2007, un gigantesque flot de magma qui a ravagé et brûlé toute la végétation sur son passage avant de terminer sa course au contact de la mer. Puis ensuite c’est l’arrivée en vue du village principal de Stromboli, San Vincenzo où l’on débarque près d’une longue plage de sable noir, l’origine volcanique de cette grève ne fait aucun doute. La ruelle principale de la bourgade se faufile en s’élevant progressivement à travers les habitations de cette île d’environ 500 résidents permanents. Elle permet d’atteindre la place de l’église ; là où le tout Stromboli se donne rendez-vous. Il y a là, des îliens qui palabrent, accompagnant leurs discours enjoués de grands gestes … Mais sont présents également pendant la saison touristique, les nombreux visiteurs. Le lieu constitue un splendide belvédère avec point de vue imprenable sur la côte mais aussi sur le sommet du volcan.

C’est aussi le lieu de départ de la randonnée qui permet de s’approcher du cratère du volcan. Une randonnée qui obligatoirement doit être accompagnée par des guides locaux, la « promenade » peut s’avérer dangereuse, on ne côtoie pas la bouche des entrailles de la terre sans un minimum de précautions ! Comme l’éruption est un grand spectacle féerique lorsqu’il est observé en nocturne, c’est donc en fin d’après midi que les groupes de randonneurs se rassemblent avant de débuter leur ascension, pas moins de 3 heures de crapahutage sont nécessaire pour avoir une vue privilégiée sur les gerbes de feu, des scènes qui s’apparentent un à show pyrotechnique comme un feu … mais qui n’a rien d’artifice ! Depuis la mer ces éruptions régulières, toutes les 15 à 30 minutes, valent le coup d’œil. C’est là que je me trouve pour contempler le phénomène, d’ici, sur un bateau, on a une vue d’ensemble sur tout le monstrueux volcan crachant son feu. Côté photo, depuis un bateau ce n’est pas vraiment idéal, car les amateurs de clichés savent qu’une photo nocturne nécessite une pose longue et même si la mer est calme ce soir, il y a toujours le risque d’une image floue …

Finalement peu importe, ces visions d’éruptions avec jets de pierres incandescentes et rougeoyantes sur fond de ciel bleu nuit sont des instants magiques. Inoubliable !
Le titre de mon texte évoque 7 escales aux Eoliennes, c’est exact en ce qui me concerne, mais résumer cet archipel à 7 îles … les géographes scrupuleux seront peut-être surpris car en réalité 8 îles composent officiellement l’archipel des Eoliennes. Qu’elle est donc cette 8ème île allez-vous me demander ? Un minuscule îlot ! Situé à proximité des côtes de Stromboli, le haut rocher de Strombolicchio a été choisi comme support d’un phare, un escalier interminable permet d’y accéder … seulement par les professionnels, et encore, quand la mer n’est pas trop agitée.

Cette formation rocheuse en forme de haute tour est une colonne de lave qui a résisté à l’érosion ; on appelle ces formations rocheuses, des neck in english et faraglioni in italiano.
Cap maintenant sur Filicuidi, de loin on aperçoit près de la côte ouest une aiguille dominant la belle bleue. Comme un amer, il donne la direction à suivre. Il s’agit en fait d’un autre faraglione, très résistant à l’érosion marine. Nombreux sont les plaisanciers qui en font une destination de balade nautique et navigue dans les alentours de cet impressionnant pic.

Ce n’est pas le seul intérêt de cette côte de l’île. Les falaises devant lesquelles nous arrivons sont creusées de grottes marines. L’ancre est déposée, il ne nous reste qu’à profiter du lieu : une baignade dans des eaux translucides des plus plaisantes. Les plus téméraires des visiteurs n’hésitent pas à plonger depuis les promontoires rocheux de cette caverne. Un gros « ploufff ! » résonne et c’est l’ivresse du grand bleu promis au courageux plongeur…

Pour gagner le principal port de l’île, il faut suivre la côte et contourner un cap rocheux, là, abrité dans une grande anse, on accoste le long du quai. Les eaux si claires sont une nouvelle invitation à la baignade, quant aux galets du rivage, on ne peut pas dire qu’ils incitent à y poser sa serviette de plage ! Poursuivons donc la balade par une randonnée à la découverte du patrimoine de Filicuidi. Le lieu est habité depuis l’Age de bronze comme en témoigne les quelques vestiges d’un village néolithique situé à quelques centaines de mètres du port. Le sentier grimpe raide pour y parvenir, arrivé sur place on découvre des alignements de pierres couvertes de lichens orangés, ruines de murs ou de fondations de maisons. Certes, il faut un peu d’imagination pour avoir une idée précise de ce que pouvait être la cité antique … cela devient plus évident en lisant les indications inscrites sur les panneaux explicatifs !

La localisation de ce site avait été parfaitement choisie par les bâtisseurs de l’époque. D’ici, la vue s’étend sur les deux côtes de l’île, ainsi il devenait plus aisé de se préparer à « accueillir » comme on l’imagine d’éventuels assaillants ! Pour le visiteur/touriste contemporain qui n’a comme seule préoccupation que d’admirer le paysage, ce belvédère est parfait. Un large panorama s’étend devant nous sur l’immense baie très régulière et aussi sur toute la côte opposée, une route sinueuse trace de plus une jolie courbe au cœur de ce paysage.
C‘est sans doute parce qu’Alicuidi est l’île la plus éloignée de l’archipel qu’elle est souvent ignorée des voyageurs. Dommage ! Car découvrir son authenticité mérite le détour.

En débarquant sur cette île miniature où vivent à l’année environ une centaine d‘habitants, on a presque l’impression de remonter le temps. L’ambiance évoque les années passées, le calme et la tranquillité … On est bien loin de l’atmosphère tendance et des fêtes nocturnes, très « people » de Panarea, par exemple ! Le petit port est coquet, entouré et surtout dominé par des maisons aux teintes chatoyantes. Seul un versant de l’île est construit ; des habitations bâties sur des terrasses étagées. Comme il n’y a pas de route sur ce confetti, pour atteindre les maisons il faut obligatoirement emprunter un chemin rocailleux qui serpente à flanc de collines. Une belle randonnée avec vue sur mer bleue lorsque l’on se promène. Et pour acheminer matériaux ou lourdes provisions, comment fait-on me direz-vous ? Déplacement à pied, encore et toujours ! Mais sur Alicuidi, il y a de l’aide avec mulets et chevaux qui assurent le transport des charges lourdes et des objets encombrants, c’est un des charmes désuets de cette petite île.

Des animaux au repos au pic du soleil, ici, on respecte ces précieux collaborateurs ! Ce n’est que le matin ou le soir, à la (presque) fraîche qu’ils arpentent ces chemins muletiers où les cailloux roulent souvent sous les sabots. Quant à l’eau courante … l’île est dépourvue de source, alors elle est acheminée régulièrement par bateau citerne. Autant dire qu’il est conseillé de l’économiser. Séjourner à Alicuidi, c’est vivre à un autre rythme, celui d’antan …
La boucle est bouclée, le périple nautique d’île en île parmi les Eoliennes s’achève, comme se termine cette soirée à bord … avec encore un magnifique panorama baignée maintenant par la luminosité d’un soleil couchant.

Le ciel rougeoyant vient de laisser sa place à un embrasement doré, la mer nous renvoie quelques reflets mouvants et les îles nous offrent leurs silhouettes de montagnes volcaniques. Une lueur magique à contempler seulement pendant quelques minutes … voilà que le soleil disparaît déjà sous l’horizon.
Jean
Improvisation Nomade (6) la route des Indes English translation pending
Chère Meriem
Nous avons quitté Bombay, l’enfer de Bombay, le 5 décembre, à l’aube d’une journée magnifique. Par la fenêtre du train, les véritables paysages de l’Inde s’offraient alors à nous : vert des rizières où s’éclaboussent les bœufs aux longues cornes, rouge feu de la terre, recouverte de troupeaux de vaches sacrées et d’enfants bergers dans les forêts de palmiers oscillants sur les collines. Nous sommes à Goa. Une région privilégiée par sa beauté et dont la population, à majorité chrétienne depuis la longue occupation portugaise, est très tolérante avec les touristes qui viennent en masse depuis les années hippies. Palolem, à l’extrême sud de l’état, est un village côtier fait de cabanes en bambou, surélevées, le long des plages paradisiaques et cachées sous des feuilles de palmes et de cocotiers. Sur les petites îles désertes, clairsemés, autour desquelles grouillent les dauphins, le soleil s’évanouit de pourpre. Nous sommes au paradis. Mais même le paradis a des défauts… Tu te souviens du CD qu’on appréciait ensemble à Istanbul. Je l’ai écouté ce matin. C’est fou comme la musique peut contenir d’images… Parfois, j’ai le sentiment d’avoir fait une connerie en n’acceptant pas que tu me rejoignes. On serait bien tous les deux à critiquer le paradis… Mais tu es à Antalaya, sur un bateau du vieux port. Les marins turcs vous ont invitées à rester près d’eux, après que vous les avez charmés avec Jin… Et je t’imagine, bercée par les vagues ou caressée par les mains rugueuses d’un matelot. Mais je m’en fous après tout. Les bars regorgent de déesses en maillot de bain dont les jolis culs blancs tentent de bronzer, en restant des heures au soleil sur la plage. Je commande un rhum, de mon hamac, à 6 serveurs qui sont à notre service. C’est ennuyeux le paradis. On n’y fait rien et on n’a rien envie d’y faire. Ou alors, ce sont les joints qui me font ça. Et la soirée d’hier. J’ai bien ri. Tous ces faux routards à base de whisky coca et de musique de merde, avec leurs lunettes de soleil sur leur front blanc cachant leurs yeux rougis et leur gros ventre rempli de bière, qui reproduisent exactement ce monde de merde qu’ils ont pourtant quitté pour venir ici. Nous ne sommes pas au bon endroit. Ces vacanciers m’exaspèrent. Fumer des joints me lasse. Daoud, lui, a l’impression de bouffer des paquets de farine. T’as un œuf, il m’dit, que je te fasse une crêpe ! Puis la nuit, le paradis fait un bruit d’enfer : des chiens s’entredéchirent par dizaines, en hurlant à la mort. Les mêmes qui dorment près de nous la journée, rongés par les tiques et les puces, ravagés de cicatrices encore sanglantes. Droits sur leur corps maigre et musclé, ils nous regardent fièrement et sans broncher. J’ai rêvé d’eux, cette nuit, et que j’étais attaqué par des soldats fous, abandonnés et affamés. Ce matin, on a loué un scooter et on est partis en promenade. D’abord, dans les terres qui sont des réserves naturelles et où on a manqué de tomber en panne d’essence parmi les singes, les buffles et les serpents. Pour ne citer que ceux que l’on a vus, car ça grouille de tigres et autres bestioles non comestibles. Ensuite, le long de la côte encore naturelle, dans les petits villages de pêcheurs qui précèdent de longues plages désertiques et des criques de sable blanc, cachées sous les palmiers où on aurait été bien à faire l’amour… Pour fêter ça, le soir, avec Daoud, on s’est fait un dîner aux chandelles sur une terrasse, à la fraîcheur marine et il me disait qu’on ferait bien de quitter ces lieux romantiques… Nous partons demain. Je ne serai donc plus ici le jour de ton arrivée.
Hampi
Rives de la rivière Krishna en Mahârâshtra dans les ruines de l’empire Vijayanagar. Oasis spectaculaire et verdoyante, prise entre des montagnes de granit rouge déposées par petits tas de trois cent mètres de haut, comme jetées à la pelle par d’immenses dieux. Les temples, disséminés dans ce paysage, hypnotisent par leur majesté et leur finesse. D’innombrables mains ont sculpté dans le moindre détail les représentations de leur vie quotidienne, sans tabou, et de façon largement mystique. Comme chez les Grecs et les Romains, les dieux influencent directement l’histoire et les destins. La mythologie est vaste, les murs emplis de légendes en fresques. Ce site est resté abandonné plusieurs centaines d’années. Aujourd’hui seulement, il est protégé et devient petit à petit un attrait touristique. C’est pourquoi, la population alentour est revenue habiter le village et commence à vendre quelques souvenirs. Le plus prisé est un éléphant sacré qui vous bénit d’une caresse de trompe sur la tête après lui avoir donné une pièce de monnaie. À la sortie du village, des escaliers descendent à la rivière et il faut se lever tôt le matin pour prendre un bain avec l’ensemble de la population. Un moment majestueux de couleurs et d’impudeur, puisque apparaissent les jambes et les épaules des femmes. Le soleil surgit alors sur les corps bruns, les cheveux brillants, l’ocre des rochers polis et la mousse en bulles multicolores. Les cloches des vaches accompagnent la psalmodie des prêtres au temple, le marché accueille les premiers paniers débordants de fruits frais : ananas, papayes, goyaves. L’éléphant débute une nouvelle journée de bénédictions. Derrière la montagne sacrée où s’élève le plus haut temple, entre les piliers d’une cour intérieure où broutent quelques chèvres, un jeune berger me propose de l’herbe à fumer. Un peu plus loin, vagabondant dans les ruines grignotées de végétation, un homme assis en tailleur me fait signe de le rejoindre. Il paraît être en méditation. Mais, à peine le questionné-je sur mes difficultés à rentrer moi-même dans cet état qu’il me tend lui aussi de l’herbe. Depuis le gîte de ce charlatan, j’emprunte un chemin le long de la rivière et trouve un petit garçon qui taille des éléphants en pierre. Le travail est minutieux. Le prix de ses sculptures est dérisoire. Malheureusement, jamais au cours de ce voyage je n’achèterai d’objets encombrants pour mon bagage que je trimbale sur le dos. Aucune chance aux meilleurs commerçants de me vendre un souvenir. Mais je reste avec le gamin puisqu’il est seul, et m’instruis de son savoir-faire. Mon premier éléphant ressemble à une pierre. « Very good, il me dit, flatteur ! » 100 roupies, je réponds alors. Le petit garçon me regarde perplexe. Le plus beau des ses éléphants ne coûte pas ce prix-là… Abandonnant ma carrière de sculpteur, je le remercie de quelques roupies qui traînent dans ma poche pour son attention, sa gentillesse et son travail. Heureux mais gêné, il refuse l’argent ou, pour qu’il l’accepte, je dois à mon tour recevoir une petite sculpture que, finalement, j’ai toujours gardée. Toujours vagabondant, j’ai traversé la rivière sur une coque en feuilles de palmier avant de me jeter à l’eau pour rejoindre des gamins qui plongeaient d’un rocher. Ai épongé ma soif avec une noix de coco… Aidé un groupe d’hommes à tirer un tronc d’arbre lourd de plus d’une tonne dans les rizières et partagé avec eux des bidies, ces cigarettes roulées dans des feuilles d’eucalyptus… Suis descendu dans les ruines d’un temple qu’entourait une pièce d’eau, au-dessus de laquelle une bande de singes s’agitait dans les lianes d’une touffe de bambous…. Lavé mes pieds dans une rigole d’irrigation de jeunes bananiers avec un monsieur à la très belle moustache, honoré de ma présence mais sans que nous puissions communiquer autrement qu’avec des sourires… Suivi une jeune femme sur un chemin poussiéreux ramenant sur sa tête un panier de fleurs et dont les fesses derrière le voile léger du sari m’empêchaient de voir tout autre paysage… Suis rentré chez l’habitant le soir, avec ces images et ce sourire dans un état de béatitude.
Hassan
On ne connaît pas la peur ni l’inconfortable quand on n’a jamais passé une nuit dans un bus indien. On est capable de traverser toutes les houles dans une coque de noix quand on a pris un bus indien dans le Karnataka entre Hampi et Hassan pendant sept heures de route pour à peine 300 km. Le pire de tout, l’inimaginable, l’extrême, c’est d’être malade à ce moment-là… Daoud n’a pas eu de chance. Je ne crois pas qu’il puisse un jour trouver les mots pour relater la souffrance de ce moment. Vomir par la fenêtre du bus pendant sept heures, descendre à chaque arrêt pour nettoyer ses fesses dégoulinantes dans des lieux infectés et immondes où déjà des centaines d’Indiens étaient passés et avaient posé leur merde tranquillement dans toute la surface délimitée entre la porte quand elle existe et le trou. C’est là qu’il a appris à se torcher avec de l’eau. C’est là que j’ai bien cru pendant plusieurs jours qu’il allait y rester : zombie désarticulé dont les yeux sortaient des orbites, n’ayant plus que la peau sur les os, et ne pouvant plus avaler une gorgée d’eau sans immédiatement aller aux toilettes. Vert, jaune, desséché, il était. Et dégoûté comme de la lèpre des Indiens et de leur manque d’hygiène intolérable. S’il avait pu quitter son lit, ç’aurait été pour rentrer en France… Pendant qu’il se rétablissait, je suis allé visiter quelques sites jaïnismes présents dans cette région. La religion Jaïne, apparentée dans l’hindouisme met l’accent sur la non-violence envers toutes les créatures. D’abord, ceux de Belur et Halebib, dont les innombrables sculptures sont impressionnantes de dextérité. Mais j’ai préféré la tranquillité des temples de Stravanabelagola plus éloignés mais plus favorables au recueillement. Assis sous la voûte de tombeaux obscurs, je me suis laissé aspirer par le 3ème œil des monarques dont le rouge vif, au milieu du front, contraste sur les corps de marbre noirs et géants, lisses et glacials. Seul sur le site, je sentais, dans la pénombre, l’atmosphère saturée de leur présence et des frissons me parcouraient le dos et les jambes que je mettais sur le compte de la fraîcheur, alors que la sueur me coulait sur les tempes. Si j’étais resté pour la nuit dans le ventre des tombeaux, m’auraient-ils raconté leur histoire ? De retour en ville, j’assistai à une partie de criquet, en grignotant les graines d’une herbe qui ressemble à du pois chiche et que j’ai partagée avec une jeune et jolie vache. On a la compagnie qu’on peut. Puis, déambulant dans les quartiers commerçants, ai demandé à un monsieur qui brodait sur sa machine à coudre, de rafistoler mon pantalon déchiré à plusieurs endroits. Alors que je m’apprêtais à le quitter pour faciliter la manœuvre, il s’écria, puis m’entoura d’un linge rouge qui termina, une fois la couture terminée, noué par ses soins sur ma tête, en guise de turban. Tout beau avec mon turban, je passe prendre Daoud pour la première promenade depuis son rétablissement et le guide à travers les ruelles nauséabondes du marché d’Hassan qui s’étendent autour d’un terrain vague où les chiens, les vaches, les poules et les cochons piétinent un monticule de déchets abjects et de rigoles dégoulinantes, jusqu’aux draps sales, étendus à même la terre, où sont exposés les fruits, les légumes et les épices. Ça pue, c’est immonde. Le plus insalubre marché qu’on n’ait jamais vu. Très vite, Daoud ne se sent pas bien mais, avant de rentrer, je lui demande s’il ne veut pas goûter la confiture de mangues, délicieuse, qui macère là, dans un vieux bidon d’huile où s’entassent mouches, guêpes et poussière épaisse… Mysore.
Au milieu de la ville, l’imposant palace du maharaja scintille de mille lumières à la nuit tombée : escaliers en marbre, terrasses en théâtre, colonnes sculptées et imprégnées de diamants, parcs et jardins de roses, ranch à éléphants sur lesquels le maharadjah, dans des temps révolus, paradait au milieu de ses pauvres. La colonisation puis enfin l’indépendance ont mis un terme à la puissance de ces seigneurs féodaux. Leurs palais sont devenus des musées. Jamais vu un endroit aussi monstrueusement kitch. Sorti déçu et fait la connaissance d’un gamin qui parle bien anglais. Un rabatteur qui connaît tout et tous ceux avec qui les touristes peuvent avoir à faire et qui gagne un peu de monnaie en les conduisant à travers les rues. Malheureusement pour lui, je ne suis pas un bon touriste qui vient acheter des souvenirs et des cadeaux. Enfin, c’est ce que je crois… Commerces de ferraille, de moteurs, de roues, je le suis dans les rues bondées au hasard des avenues en toile d’araignée autour du palais quand je tombe sur un monument marqué du signe des francs-maçons. Ils sont décidément partout ces maîtres du monde... Sous quel nom de code sont-ils réunis ici ? Et quel mystère se cache entre ces murs ? Mélange de croyances religieuses, d’érudition et de légendes, toutes ces histoires de franc-maçonnerie, sans que je ne le comprenne, plaisent beaucoup dans nos pays. Pourtant je ne suis pas certain d’être rassuré en pensant que des hommes peuvent influencer l’évolution de l’humanité à notre insu. Préfère encore l’idée d’un petit monsieur barbu, assis sur les nuages, qui nous épie et qui joue comme un enfant à nous torturer, tout en étant débordé par ses marionnettes quelque peu perspicaces… On s’arrête devant une porte entrouverte où une femme roule une pâte odorante et malléable sur des bâtons : l’encens. Une autre sort et passe devant moi avec un grand sourire et un paquet emballé de journaux. Ce qui m’étonne, étant perdu très loin du centre, c’est de voir que cette femme est occidentale. Mais avant que je réalise, elle a disparu dans la foule. Alors, j’attends. Je ne sais pas pourquoi mais j’attends. Cette maison familiale s’est transformée, j’imagine, en un commerce lucratif et je ne peux pas résister à la curiosité. Bientôt, on m’introduit à l’étage dans une pièce avec deux fauteuils, une petite table et, autour de moi, le kit complet de l’alchimiste. Capitale de l’encens, des huiles et des herbes, Mysore s’enorgueillit de la qualité de ses produits. En effet, quantité d’Occidentaux viennent ici chercher des remèdes à base de plantes médicinales. Thé, rapide massage et petits gâteaux me sont offerts pendant que le monsieur me déballe ses produits. Finalement, je repars avec des échantillons d’huiles et de crèmes : deux gouttes de lotus sur les tempes contre les migraines et le stress, un peu de santal avec une pointe d’amande dans les zones douloureuses, à essayer sur les nerfs de mon cou. Une fiole d’huile à base de nénuphar contre les piqûres de moustiques et, avec ça, je saurai si ce sont des charlatans. Enfin, une crème BALA, remède à tous les maux, à appliquer en massage… Je me vois encore sortir, moi aussi, de ce magasin, avec le sourire et l’impression d’avoir eu une chance inouïe d’arriver ici… Fais confiance aux gens, je me répète, fais confiance aux gens : ça fait partie du voyage. À Mysore, il n’y a pas de distributeur mais des guichets dans la rue. Un homme s’empare de vos papiers qu’il photocopie avant de passer votre carte bancaire dans la machine à roulette qui fait une empreinte. Vous signez. Ensuite, toujours dans la rue, il prend une liasse de billets dans sa valise, recompte deux fois et finit par vous tendre la somme demandée. Vingt euros en roupie, ça fait une bonne liasse que je fourre dans ma poche hyper discrètement. Deux cents personnes seulement m’ont vu. De plus, avec l’empreinte de ma carte et la photocopie de mes papiers, on devrait pouvoir tout me piquer. Mais surtout, ne pas commencer à être parano. Fais confiance aux gens. Le mensonge froid et sincère pour te voler n’atteint pas, dans ces contrées, le paroxysme de celui de nos commerciaux... De retour à l’hôtel, le massage sur mon cuir chevelu de l’après-midi m’engourdit encore. Allongé sur mon lit, les bras derrière la tête et les jambes croisées, je prends conscience de ma situation. Daoud est resté à Hassan pour se reposer de sa maladie. Me voilà seul au milieu de l’Inde. Seul au restaurant, seul pour prendre le train, le bus, négocier le prix des hôtels, faire les visites, choisir les destinations. Seul aussi le soir, pour me raconter mes journées, mes histoires. Mais je suis heureux. La solitude est parfois nécessaire et souvent intéressante pour se retrouver, même si on a la chance d’avoir un compagnon de voyage avec qui on s’entend bien, même si c’est bien plus drôle et enrichissant de partager ses découvertes avec un ami. Mon petit bordel étalé dans la chambre à la lumière de la bougie, je me sens parfaitement bien, seul et loin et je me dis que c’est bien là ma vie et que je ne serais pas fâché, si cette soirée se renouvelait souvent à l’avenir, avec cette même intensité…
Les monts Nilgiri.
La petite ville d’Ooty, à plus de 2.000 mètres d’altitude, entre les états du Kerala et du Tamil Nadu au sud de l’Inde, est une ancienne station climatique anglaise, sans doute plus agréable à la saison chaude. Manteau et bonnet ne sont pas de trop en cette fin décembre. Descendu à plus de deux kilomètres de la ville dans un hôtel vraiment calme où je suis le seul hôte. Enfin quitté la chaleur et la frénésie des grandes villes pour cette petite station de montagne. Commence par une longue promenade dans les prairies et les collines. Retrouve l’herbe fraîche qui me rappelle la beauté des alpages, le silence de la montagne. M’endors sur l’herbe deux heures au moins. Plus tard, en ville, le bouiboui où je m’arrête pour manger n’a pas l’eau courante. On me prépare un morceau de poulet où je ne trouverai que les os, dans une purée épaisse d’épices virulentes. La solution dans ce cas est d’avaler vite et de ne surtout pas s’arrêter de manger jusqu’à la fin. Car ensuite, on ne peut plus y revenir. Le temple indou, la mosquée et l’église sont très proches les uns des autres dans cette petite ville. Les lumières des bougies, le parfum des encens et l’alphabet des écritures qui les couvrent, sont identiques. Un homme porte une croix, une toque ou un point rouge sur le front selon son appartenance. Mais par quelle magie a-t-on séparé ces même gens en communautés diverses ? L’histoire des peuples comporte bien des mystères… Ils grouillent pourtant tous ensemble dans les rues animées. Quel sera le prochain temple élevé ici dans les temps futurs ?
Nous avons quitté Bombay, l’enfer de Bombay, le 5 décembre, à l’aube d’une journée magnifique. Par la fenêtre du train, les véritables paysages de l’Inde s’offraient alors à nous : vert des rizières où s’éclaboussent les bœufs aux longues cornes, rouge feu de la terre, recouverte de troupeaux de vaches sacrées et d’enfants bergers dans les forêts de palmiers oscillants sur les collines. Nous sommes à Goa. Une région privilégiée par sa beauté et dont la population, à majorité chrétienne depuis la longue occupation portugaise, est très tolérante avec les touristes qui viennent en masse depuis les années hippies. Palolem, à l’extrême sud de l’état, est un village côtier fait de cabanes en bambou, surélevées, le long des plages paradisiaques et cachées sous des feuilles de palmes et de cocotiers. Sur les petites îles désertes, clairsemés, autour desquelles grouillent les dauphins, le soleil s’évanouit de pourpre. Nous sommes au paradis. Mais même le paradis a des défauts… Tu te souviens du CD qu’on appréciait ensemble à Istanbul. Je l’ai écouté ce matin. C’est fou comme la musique peut contenir d’images… Parfois, j’ai le sentiment d’avoir fait une connerie en n’acceptant pas que tu me rejoignes. On serait bien tous les deux à critiquer le paradis… Mais tu es à Antalaya, sur un bateau du vieux port. Les marins turcs vous ont invitées à rester près d’eux, après que vous les avez charmés avec Jin… Et je t’imagine, bercée par les vagues ou caressée par les mains rugueuses d’un matelot. Mais je m’en fous après tout. Les bars regorgent de déesses en maillot de bain dont les jolis culs blancs tentent de bronzer, en restant des heures au soleil sur la plage. Je commande un rhum, de mon hamac, à 6 serveurs qui sont à notre service. C’est ennuyeux le paradis. On n’y fait rien et on n’a rien envie d’y faire. Ou alors, ce sont les joints qui me font ça. Et la soirée d’hier. J’ai bien ri. Tous ces faux routards à base de whisky coca et de musique de merde, avec leurs lunettes de soleil sur leur front blanc cachant leurs yeux rougis et leur gros ventre rempli de bière, qui reproduisent exactement ce monde de merde qu’ils ont pourtant quitté pour venir ici. Nous ne sommes pas au bon endroit. Ces vacanciers m’exaspèrent. Fumer des joints me lasse. Daoud, lui, a l’impression de bouffer des paquets de farine. T’as un œuf, il m’dit, que je te fasse une crêpe ! Puis la nuit, le paradis fait un bruit d’enfer : des chiens s’entredéchirent par dizaines, en hurlant à la mort. Les mêmes qui dorment près de nous la journée, rongés par les tiques et les puces, ravagés de cicatrices encore sanglantes. Droits sur leur corps maigre et musclé, ils nous regardent fièrement et sans broncher. J’ai rêvé d’eux, cette nuit, et que j’étais attaqué par des soldats fous, abandonnés et affamés. Ce matin, on a loué un scooter et on est partis en promenade. D’abord, dans les terres qui sont des réserves naturelles et où on a manqué de tomber en panne d’essence parmi les singes, les buffles et les serpents. Pour ne citer que ceux que l’on a vus, car ça grouille de tigres et autres bestioles non comestibles. Ensuite, le long de la côte encore naturelle, dans les petits villages de pêcheurs qui précèdent de longues plages désertiques et des criques de sable blanc, cachées sous les palmiers où on aurait été bien à faire l’amour… Pour fêter ça, le soir, avec Daoud, on s’est fait un dîner aux chandelles sur une terrasse, à la fraîcheur marine et il me disait qu’on ferait bien de quitter ces lieux romantiques… Nous partons demain. Je ne serai donc plus ici le jour de ton arrivée.
Hampi
Rives de la rivière Krishna en Mahârâshtra dans les ruines de l’empire Vijayanagar. Oasis spectaculaire et verdoyante, prise entre des montagnes de granit rouge déposées par petits tas de trois cent mètres de haut, comme jetées à la pelle par d’immenses dieux. Les temples, disséminés dans ce paysage, hypnotisent par leur majesté et leur finesse. D’innombrables mains ont sculpté dans le moindre détail les représentations de leur vie quotidienne, sans tabou, et de façon largement mystique. Comme chez les Grecs et les Romains, les dieux influencent directement l’histoire et les destins. La mythologie est vaste, les murs emplis de légendes en fresques. Ce site est resté abandonné plusieurs centaines d’années. Aujourd’hui seulement, il est protégé et devient petit à petit un attrait touristique. C’est pourquoi, la population alentour est revenue habiter le village et commence à vendre quelques souvenirs. Le plus prisé est un éléphant sacré qui vous bénit d’une caresse de trompe sur la tête après lui avoir donné une pièce de monnaie. À la sortie du village, des escaliers descendent à la rivière et il faut se lever tôt le matin pour prendre un bain avec l’ensemble de la population. Un moment majestueux de couleurs et d’impudeur, puisque apparaissent les jambes et les épaules des femmes. Le soleil surgit alors sur les corps bruns, les cheveux brillants, l’ocre des rochers polis et la mousse en bulles multicolores. Les cloches des vaches accompagnent la psalmodie des prêtres au temple, le marché accueille les premiers paniers débordants de fruits frais : ananas, papayes, goyaves. L’éléphant débute une nouvelle journée de bénédictions. Derrière la montagne sacrée où s’élève le plus haut temple, entre les piliers d’une cour intérieure où broutent quelques chèvres, un jeune berger me propose de l’herbe à fumer. Un peu plus loin, vagabondant dans les ruines grignotées de végétation, un homme assis en tailleur me fait signe de le rejoindre. Il paraît être en méditation. Mais, à peine le questionné-je sur mes difficultés à rentrer moi-même dans cet état qu’il me tend lui aussi de l’herbe. Depuis le gîte de ce charlatan, j’emprunte un chemin le long de la rivière et trouve un petit garçon qui taille des éléphants en pierre. Le travail est minutieux. Le prix de ses sculptures est dérisoire. Malheureusement, jamais au cours de ce voyage je n’achèterai d’objets encombrants pour mon bagage que je trimbale sur le dos. Aucune chance aux meilleurs commerçants de me vendre un souvenir. Mais je reste avec le gamin puisqu’il est seul, et m’instruis de son savoir-faire. Mon premier éléphant ressemble à une pierre. « Very good, il me dit, flatteur ! » 100 roupies, je réponds alors. Le petit garçon me regarde perplexe. Le plus beau des ses éléphants ne coûte pas ce prix-là… Abandonnant ma carrière de sculpteur, je le remercie de quelques roupies qui traînent dans ma poche pour son attention, sa gentillesse et son travail. Heureux mais gêné, il refuse l’argent ou, pour qu’il l’accepte, je dois à mon tour recevoir une petite sculpture que, finalement, j’ai toujours gardée. Toujours vagabondant, j’ai traversé la rivière sur une coque en feuilles de palmier avant de me jeter à l’eau pour rejoindre des gamins qui plongeaient d’un rocher. Ai épongé ma soif avec une noix de coco… Aidé un groupe d’hommes à tirer un tronc d’arbre lourd de plus d’une tonne dans les rizières et partagé avec eux des bidies, ces cigarettes roulées dans des feuilles d’eucalyptus… Suis descendu dans les ruines d’un temple qu’entourait une pièce d’eau, au-dessus de laquelle une bande de singes s’agitait dans les lianes d’une touffe de bambous…. Lavé mes pieds dans une rigole d’irrigation de jeunes bananiers avec un monsieur à la très belle moustache, honoré de ma présence mais sans que nous puissions communiquer autrement qu’avec des sourires… Suivi une jeune femme sur un chemin poussiéreux ramenant sur sa tête un panier de fleurs et dont les fesses derrière le voile léger du sari m’empêchaient de voir tout autre paysage… Suis rentré chez l’habitant le soir, avec ces images et ce sourire dans un état de béatitude.
Hassan
On ne connaît pas la peur ni l’inconfortable quand on n’a jamais passé une nuit dans un bus indien. On est capable de traverser toutes les houles dans une coque de noix quand on a pris un bus indien dans le Karnataka entre Hampi et Hassan pendant sept heures de route pour à peine 300 km. Le pire de tout, l’inimaginable, l’extrême, c’est d’être malade à ce moment-là… Daoud n’a pas eu de chance. Je ne crois pas qu’il puisse un jour trouver les mots pour relater la souffrance de ce moment. Vomir par la fenêtre du bus pendant sept heures, descendre à chaque arrêt pour nettoyer ses fesses dégoulinantes dans des lieux infectés et immondes où déjà des centaines d’Indiens étaient passés et avaient posé leur merde tranquillement dans toute la surface délimitée entre la porte quand elle existe et le trou. C’est là qu’il a appris à se torcher avec de l’eau. C’est là que j’ai bien cru pendant plusieurs jours qu’il allait y rester : zombie désarticulé dont les yeux sortaient des orbites, n’ayant plus que la peau sur les os, et ne pouvant plus avaler une gorgée d’eau sans immédiatement aller aux toilettes. Vert, jaune, desséché, il était. Et dégoûté comme de la lèpre des Indiens et de leur manque d’hygiène intolérable. S’il avait pu quitter son lit, ç’aurait été pour rentrer en France… Pendant qu’il se rétablissait, je suis allé visiter quelques sites jaïnismes présents dans cette région. La religion Jaïne, apparentée dans l’hindouisme met l’accent sur la non-violence envers toutes les créatures. D’abord, ceux de Belur et Halebib, dont les innombrables sculptures sont impressionnantes de dextérité. Mais j’ai préféré la tranquillité des temples de Stravanabelagola plus éloignés mais plus favorables au recueillement. Assis sous la voûte de tombeaux obscurs, je me suis laissé aspirer par le 3ème œil des monarques dont le rouge vif, au milieu du front, contraste sur les corps de marbre noirs et géants, lisses et glacials. Seul sur le site, je sentais, dans la pénombre, l’atmosphère saturée de leur présence et des frissons me parcouraient le dos et les jambes que je mettais sur le compte de la fraîcheur, alors que la sueur me coulait sur les tempes. Si j’étais resté pour la nuit dans le ventre des tombeaux, m’auraient-ils raconté leur histoire ? De retour en ville, j’assistai à une partie de criquet, en grignotant les graines d’une herbe qui ressemble à du pois chiche et que j’ai partagée avec une jeune et jolie vache. On a la compagnie qu’on peut. Puis, déambulant dans les quartiers commerçants, ai demandé à un monsieur qui brodait sur sa machine à coudre, de rafistoler mon pantalon déchiré à plusieurs endroits. Alors que je m’apprêtais à le quitter pour faciliter la manœuvre, il s’écria, puis m’entoura d’un linge rouge qui termina, une fois la couture terminée, noué par ses soins sur ma tête, en guise de turban. Tout beau avec mon turban, je passe prendre Daoud pour la première promenade depuis son rétablissement et le guide à travers les ruelles nauséabondes du marché d’Hassan qui s’étendent autour d’un terrain vague où les chiens, les vaches, les poules et les cochons piétinent un monticule de déchets abjects et de rigoles dégoulinantes, jusqu’aux draps sales, étendus à même la terre, où sont exposés les fruits, les légumes et les épices. Ça pue, c’est immonde. Le plus insalubre marché qu’on n’ait jamais vu. Très vite, Daoud ne se sent pas bien mais, avant de rentrer, je lui demande s’il ne veut pas goûter la confiture de mangues, délicieuse, qui macère là, dans un vieux bidon d’huile où s’entassent mouches, guêpes et poussière épaisse… Mysore.
Au milieu de la ville, l’imposant palace du maharaja scintille de mille lumières à la nuit tombée : escaliers en marbre, terrasses en théâtre, colonnes sculptées et imprégnées de diamants, parcs et jardins de roses, ranch à éléphants sur lesquels le maharadjah, dans des temps révolus, paradait au milieu de ses pauvres. La colonisation puis enfin l’indépendance ont mis un terme à la puissance de ces seigneurs féodaux. Leurs palais sont devenus des musées. Jamais vu un endroit aussi monstrueusement kitch. Sorti déçu et fait la connaissance d’un gamin qui parle bien anglais. Un rabatteur qui connaît tout et tous ceux avec qui les touristes peuvent avoir à faire et qui gagne un peu de monnaie en les conduisant à travers les rues. Malheureusement pour lui, je ne suis pas un bon touriste qui vient acheter des souvenirs et des cadeaux. Enfin, c’est ce que je crois… Commerces de ferraille, de moteurs, de roues, je le suis dans les rues bondées au hasard des avenues en toile d’araignée autour du palais quand je tombe sur un monument marqué du signe des francs-maçons. Ils sont décidément partout ces maîtres du monde... Sous quel nom de code sont-ils réunis ici ? Et quel mystère se cache entre ces murs ? Mélange de croyances religieuses, d’érudition et de légendes, toutes ces histoires de franc-maçonnerie, sans que je ne le comprenne, plaisent beaucoup dans nos pays. Pourtant je ne suis pas certain d’être rassuré en pensant que des hommes peuvent influencer l’évolution de l’humanité à notre insu. Préfère encore l’idée d’un petit monsieur barbu, assis sur les nuages, qui nous épie et qui joue comme un enfant à nous torturer, tout en étant débordé par ses marionnettes quelque peu perspicaces… On s’arrête devant une porte entrouverte où une femme roule une pâte odorante et malléable sur des bâtons : l’encens. Une autre sort et passe devant moi avec un grand sourire et un paquet emballé de journaux. Ce qui m’étonne, étant perdu très loin du centre, c’est de voir que cette femme est occidentale. Mais avant que je réalise, elle a disparu dans la foule. Alors, j’attends. Je ne sais pas pourquoi mais j’attends. Cette maison familiale s’est transformée, j’imagine, en un commerce lucratif et je ne peux pas résister à la curiosité. Bientôt, on m’introduit à l’étage dans une pièce avec deux fauteuils, une petite table et, autour de moi, le kit complet de l’alchimiste. Capitale de l’encens, des huiles et des herbes, Mysore s’enorgueillit de la qualité de ses produits. En effet, quantité d’Occidentaux viennent ici chercher des remèdes à base de plantes médicinales. Thé, rapide massage et petits gâteaux me sont offerts pendant que le monsieur me déballe ses produits. Finalement, je repars avec des échantillons d’huiles et de crèmes : deux gouttes de lotus sur les tempes contre les migraines et le stress, un peu de santal avec une pointe d’amande dans les zones douloureuses, à essayer sur les nerfs de mon cou. Une fiole d’huile à base de nénuphar contre les piqûres de moustiques et, avec ça, je saurai si ce sont des charlatans. Enfin, une crème BALA, remède à tous les maux, à appliquer en massage… Je me vois encore sortir, moi aussi, de ce magasin, avec le sourire et l’impression d’avoir eu une chance inouïe d’arriver ici… Fais confiance aux gens, je me répète, fais confiance aux gens : ça fait partie du voyage. À Mysore, il n’y a pas de distributeur mais des guichets dans la rue. Un homme s’empare de vos papiers qu’il photocopie avant de passer votre carte bancaire dans la machine à roulette qui fait une empreinte. Vous signez. Ensuite, toujours dans la rue, il prend une liasse de billets dans sa valise, recompte deux fois et finit par vous tendre la somme demandée. Vingt euros en roupie, ça fait une bonne liasse que je fourre dans ma poche hyper discrètement. Deux cents personnes seulement m’ont vu. De plus, avec l’empreinte de ma carte et la photocopie de mes papiers, on devrait pouvoir tout me piquer. Mais surtout, ne pas commencer à être parano. Fais confiance aux gens. Le mensonge froid et sincère pour te voler n’atteint pas, dans ces contrées, le paroxysme de celui de nos commerciaux... De retour à l’hôtel, le massage sur mon cuir chevelu de l’après-midi m’engourdit encore. Allongé sur mon lit, les bras derrière la tête et les jambes croisées, je prends conscience de ma situation. Daoud est resté à Hassan pour se reposer de sa maladie. Me voilà seul au milieu de l’Inde. Seul au restaurant, seul pour prendre le train, le bus, négocier le prix des hôtels, faire les visites, choisir les destinations. Seul aussi le soir, pour me raconter mes journées, mes histoires. Mais je suis heureux. La solitude est parfois nécessaire et souvent intéressante pour se retrouver, même si on a la chance d’avoir un compagnon de voyage avec qui on s’entend bien, même si c’est bien plus drôle et enrichissant de partager ses découvertes avec un ami. Mon petit bordel étalé dans la chambre à la lumière de la bougie, je me sens parfaitement bien, seul et loin et je me dis que c’est bien là ma vie et que je ne serais pas fâché, si cette soirée se renouvelait souvent à l’avenir, avec cette même intensité…
Les monts Nilgiri.
La petite ville d’Ooty, à plus de 2.000 mètres d’altitude, entre les états du Kerala et du Tamil Nadu au sud de l’Inde, est une ancienne station climatique anglaise, sans doute plus agréable à la saison chaude. Manteau et bonnet ne sont pas de trop en cette fin décembre. Descendu à plus de deux kilomètres de la ville dans un hôtel vraiment calme où je suis le seul hôte. Enfin quitté la chaleur et la frénésie des grandes villes pour cette petite station de montagne. Commence par une longue promenade dans les prairies et les collines. Retrouve l’herbe fraîche qui me rappelle la beauté des alpages, le silence de la montagne. M’endors sur l’herbe deux heures au moins. Plus tard, en ville, le bouiboui où je m’arrête pour manger n’a pas l’eau courante. On me prépare un morceau de poulet où je ne trouverai que les os, dans une purée épaisse d’épices virulentes. La solution dans ce cas est d’avaler vite et de ne surtout pas s’arrêter de manger jusqu’à la fin. Car ensuite, on ne peut plus y revenir. Le temple indou, la mosquée et l’église sont très proches les uns des autres dans cette petite ville. Les lumières des bougies, le parfum des encens et l’alphabet des écritures qui les couvrent, sont identiques. Un homme porte une croix, une toque ou un point rouge sur le front selon son appartenance. Mais par quelle magie a-t-on séparé ces même gens en communautés diverses ? L’histoire des peuples comporte bien des mystères… Ils grouillent pourtant tous ensemble dans les rues animées. Quel sera le prochain temple élevé ici dans les temps futurs ?
Retour de 3 semaines au Vietnam avec enfants en bas âge English translation pending
Bonjour,
Nous sommes partis du 18 décembre 2016 au 7 janvier 2017 au Vietnam avec nos 2 enfants d'1 an et presque 5 ans. L'idée de ce post est de rassembler toutes les informations pratiques que j'ai constatées pour pouvoir voyager au Vietnam avec des enfants en bas âges, en espérant que ça puisse servir à des parents qui envisageraient ce voyage.
PARCOURS: Nous avons atteri à Danang depuis Kuala Lumpur où nous vivons, puis 3 jours à Hué, 4 jours à Hoi An, 2 jours à Nha Trang, 3 jours à Saigon, 3 jours vers Vinh Long (dans une île en face plus précisément), soit 5 étapes. Nous avons fait le choix de rester plutôt dans des villes (sauf dans le delta du Mékong) pour des raisons pratiques, notamment de transport, qu'aller dans des parcs naturels. C'était peut-être une erreur, car certaines villes, en particulier Saigon, sont vraiment difficiles avec les enfants (circulation, bruit, pollution...).
MODES DE TRANSPORT: Vol Kuala Lumpur - Da Nang (2,5h) avec Air Asia Taxi entre Danang et Hué (2h) Voiture privée entre Hué et Hoi An (3h) Vol Da Nang - Nha Trang avec Vitnam Airlines (taxi Hoi An - Da Nang) (1h). Nous voulions en fait voyager en train de nuit, mais il se trouve que la réservation sur internet des billets, non payés car le paiement ne fonctionnait pas, n'était valable qu'1 journée. Donc mauvaise nouvelle au moment de retirer et payer les billets à la gare. On a du trouver une solution de secours, et mon mari ne voulant pas circuler en bus avec sur un long parcours avec les enfants, pour des raisons de sécurité (c'est vrai qu'ils roulent un peu comme des dingues, mais moi perso, je l'aurai fait), on a opté pour l'avion. Vol Nha Trang - Saigon avec Vietjet (1h) Bus Saigon - Vinh Long (3h) avec Futabus puis bateau pour rejoindre notre ghesthouse sur une île Vol Saigon - Kuala Lumpur (2h) avec Air Asia
EQUIPEMENTS BEBE AVEC LESQUELS NOUS SOMMES PARTIS: Lit bébé Siège auto (notre bébé rentre encore dans sa coque, et c'est vrai que, malgré l'encombrement, nous n'avons pas regretté car c'est bien plus confortable pour lui de voyager dans son siège auto que dans nos bras. Il a pu dormir à chaque voyage, et tout ça, en toute sécurité car on l'attachait avec les ceintures de la voiture). Porte bébé (oubliez la poussette, c'est impossible de circuler avec, porte bébé indispensable) Chauffe biberon (c'est du confort, mais pas indispensable) Quelques petits pots salés et compotes Des couches jusqu'au 2è jour, pour laisser le temps d'en acheter Une boite de lait et de cérérales pleines, pour ne pas avoir à en chercher
CONSTATS SUR PLACE CONCERNANT LES BEBES On a rarement trouvé de chaise bébé dans les restaurants, et quand il y en avait, personne ne pensait même à nous la proposer! ça peut paraitre superflu, mais c'est quand même super pratique de pouvoir manger tranquillou sans avoir un bébé sur les genoux qui bouge partout, qui met les mains dans nos repas, qui a envie de gambader à 4 pattes... Mais... les vietnamiens adrent tellement les bébés qu'il est souvent arrivé qu'il passe le repas dans les bras des serveurs pour qu'on puisse manger 5 mn!
On trouve difficilement des petits pots salés et des compotes. Je n'en ai même trouvé qu'à Nha Trang et Saigon. Peut-etre que ça se trouve et que je suis allée dans les mauvais endroits, mais alors il faut fouiller et prévoir ce temps. Nous étions contents d'avoir pris une petite réserve avec nous, que nous économisions dès que nous le pouvions pour les cas où. Mais... la nourriture vietnamienne n'étant pas trop épicée, nous lui avons beaucoup fait manger local, à base de riz et de viande ou de poisson. Les soupes étaient très adaptées aussi. Par contre c'est loupé pour les légumes en purée... Pour les fruits, c'était très facile car on trouve partout de délicieux jus de fruits pressés qu'il buvait à la paille, ou sinon des bananes, de la pastèque...
On trouve du lait sans trop de souci. Nous en avons acheté à Saigon où nous avons trouvé une marque européenne, mais sinon, j'en ai vu partout, sauf dans le delta, mais je suis sure que c'est possible aussi d'en touver, dans des magasins Vinamilk. Il mangeait sinon des yaourts qu'on stockait des les frigos des hôtels.
Aucun pb pour les couches. Mais prévoir des couches piscine si vous en avez besoin, parce que je n'ai pas le souvenir d'en avoir vu.
HEBERGEMENT Nous avons essayé différents types d'hébergement, avec partout reçu un accueil très chaleureux, les vietnamiens adorant les enfants, ils étaient servis comme des rois à chaque fois. C'est pourquoi j'ai envie de vous donner les contacts de nos haltes:
Hué: Alba Spa Hotel: très bien situé, accueil très agréable, cb très propre, et même un petit spa pour que les parents puissent aussi se détendre. Petit déjeuner avec bcp de choix, délicieux, et avec chaise bébé! Nous avons payé env 40 € une chb triple, grâce à de grosses réductions sur un site de réservation en ligne.
Hoi An: Gem Villa: guest house un peu excentrée (vélos à disposition) mais avec jardin et piscine, ce qui est très appréciable avec les enfants, au bord des rizières donc au calme. Chb très grande, comme un petit appartement (sans cuisine). Accueil très chaleureux de la gérante, qui a offert des cadeaux à nos enfants pour Noel (nous y étions le 25). Petit déjeuner simple mais copieux. Pas de chaise bébé mais beaucoup de bras disponibles pour s'amuser avec lui! Cher cependant, nous avons payé 84 $ la nuit.
Nha Trang: An Binh hotel: petit hôtel tenu par une famille très chaleureuse. Notre chambre était un peu petite, le lit bébé rentrait à peine, mais la propreté immaculée nous faisait tout oublier! Ils ont des chb plus grandes avec balcon. 20 $/nuit, excellent rapport qualité prix, à 5mn à pied de la mer. Nous n'avons pas testé leur petit déjeuner, qui était plutôt simple.
Saigon: River ruby hotel: très bien situé dans le District 1, accueil très chaleureux. Petit déjeuner un peu décevant pour ce type d'hôtel. Chaise bébé sur commande! Chb spacieuse, très bien. 74$/nuit
Vinh Long, ou plus précisément sur une petite île vers la commune de Dong Phu: Happy Family Guest House: accueil très chaleureux, grande guest house sur le bord du mékong. Très agréable, avec piscine, grand jardin, différents espaces pour flâner et se reposer. Notre chambre, triple, était un peu petite, sans fenêtre et sans clim (ce que nous avons regretté car il faisait vraiment très chaud). Mais ils ont des chb plus grandes. Les sanitaires sont communs, ils gagneraient à être nettoyés plus souvent. Les repas (petit dej, midi et soir) sont délicieux, nous nous sommes régalés à chaque fois. Il faut cependant commander au moins 1h avant, car les repas sont préparés à la demande. Un petit manque d'efficacité à cet endroit, mais quand on le sait, on s'organise et on patiente à la piscine ;-) Ils ont une chaise bébé!
PETITS TUYAUX AVEC DES ENFANTS Nous avons trouvé les villes, et en particulier Saigon vraiment difficiles avec des enfants, bcp de bruits, des motos partout, la pollution... Au bout d'une journée à Saigon, nous avons décidé de trouver des espaces verts et d'y rester, tant pis pour les visites! Bon à savoir, il y a plusieurs grandes aires de jeu pour les enfants dans le grand parc à côté du Palais de la réunification. Par contre éviter le zoo qui est vraiment triste et garde les animaux dans des conditions déplorables...
J'espère que ces informations pourront être utiles à certains! N'hésitez pas, j'ai aussi d'excellentes adresses de restaurants où nous nous sommes régalés! Le Vietnam est un très beau pays, nous y reviendrons avec plaisir pour cette fois visiter le Nord.
Carole
Nous sommes partis du 18 décembre 2016 au 7 janvier 2017 au Vietnam avec nos 2 enfants d'1 an et presque 5 ans. L'idée de ce post est de rassembler toutes les informations pratiques que j'ai constatées pour pouvoir voyager au Vietnam avec des enfants en bas âges, en espérant que ça puisse servir à des parents qui envisageraient ce voyage.
PARCOURS: Nous avons atteri à Danang depuis Kuala Lumpur où nous vivons, puis 3 jours à Hué, 4 jours à Hoi An, 2 jours à Nha Trang, 3 jours à Saigon, 3 jours vers Vinh Long (dans une île en face plus précisément), soit 5 étapes. Nous avons fait le choix de rester plutôt dans des villes (sauf dans le delta du Mékong) pour des raisons pratiques, notamment de transport, qu'aller dans des parcs naturels. C'était peut-être une erreur, car certaines villes, en particulier Saigon, sont vraiment difficiles avec les enfants (circulation, bruit, pollution...).
MODES DE TRANSPORT: Vol Kuala Lumpur - Da Nang (2,5h) avec Air Asia Taxi entre Danang et Hué (2h) Voiture privée entre Hué et Hoi An (3h) Vol Da Nang - Nha Trang avec Vitnam Airlines (taxi Hoi An - Da Nang) (1h). Nous voulions en fait voyager en train de nuit, mais il se trouve que la réservation sur internet des billets, non payés car le paiement ne fonctionnait pas, n'était valable qu'1 journée. Donc mauvaise nouvelle au moment de retirer et payer les billets à la gare. On a du trouver une solution de secours, et mon mari ne voulant pas circuler en bus avec sur un long parcours avec les enfants, pour des raisons de sécurité (c'est vrai qu'ils roulent un peu comme des dingues, mais moi perso, je l'aurai fait), on a opté pour l'avion. Vol Nha Trang - Saigon avec Vietjet (1h) Bus Saigon - Vinh Long (3h) avec Futabus puis bateau pour rejoindre notre ghesthouse sur une île Vol Saigon - Kuala Lumpur (2h) avec Air Asia
EQUIPEMENTS BEBE AVEC LESQUELS NOUS SOMMES PARTIS: Lit bébé Siège auto (notre bébé rentre encore dans sa coque, et c'est vrai que, malgré l'encombrement, nous n'avons pas regretté car c'est bien plus confortable pour lui de voyager dans son siège auto que dans nos bras. Il a pu dormir à chaque voyage, et tout ça, en toute sécurité car on l'attachait avec les ceintures de la voiture). Porte bébé (oubliez la poussette, c'est impossible de circuler avec, porte bébé indispensable) Chauffe biberon (c'est du confort, mais pas indispensable) Quelques petits pots salés et compotes Des couches jusqu'au 2è jour, pour laisser le temps d'en acheter Une boite de lait et de cérérales pleines, pour ne pas avoir à en chercher
CONSTATS SUR PLACE CONCERNANT LES BEBES On a rarement trouvé de chaise bébé dans les restaurants, et quand il y en avait, personne ne pensait même à nous la proposer! ça peut paraitre superflu, mais c'est quand même super pratique de pouvoir manger tranquillou sans avoir un bébé sur les genoux qui bouge partout, qui met les mains dans nos repas, qui a envie de gambader à 4 pattes... Mais... les vietnamiens adrent tellement les bébés qu'il est souvent arrivé qu'il passe le repas dans les bras des serveurs pour qu'on puisse manger 5 mn!
On trouve difficilement des petits pots salés et des compotes. Je n'en ai même trouvé qu'à Nha Trang et Saigon. Peut-etre que ça se trouve et que je suis allée dans les mauvais endroits, mais alors il faut fouiller et prévoir ce temps. Nous étions contents d'avoir pris une petite réserve avec nous, que nous économisions dès que nous le pouvions pour les cas où. Mais... la nourriture vietnamienne n'étant pas trop épicée, nous lui avons beaucoup fait manger local, à base de riz et de viande ou de poisson. Les soupes étaient très adaptées aussi. Par contre c'est loupé pour les légumes en purée... Pour les fruits, c'était très facile car on trouve partout de délicieux jus de fruits pressés qu'il buvait à la paille, ou sinon des bananes, de la pastèque...
On trouve du lait sans trop de souci. Nous en avons acheté à Saigon où nous avons trouvé une marque européenne, mais sinon, j'en ai vu partout, sauf dans le delta, mais je suis sure que c'est possible aussi d'en touver, dans des magasins Vinamilk. Il mangeait sinon des yaourts qu'on stockait des les frigos des hôtels.
Aucun pb pour les couches. Mais prévoir des couches piscine si vous en avez besoin, parce que je n'ai pas le souvenir d'en avoir vu.
HEBERGEMENT Nous avons essayé différents types d'hébergement, avec partout reçu un accueil très chaleureux, les vietnamiens adorant les enfants, ils étaient servis comme des rois à chaque fois. C'est pourquoi j'ai envie de vous donner les contacts de nos haltes:
Hué: Alba Spa Hotel: très bien situé, accueil très agréable, cb très propre, et même un petit spa pour que les parents puissent aussi se détendre. Petit déjeuner avec bcp de choix, délicieux, et avec chaise bébé! Nous avons payé env 40 € une chb triple, grâce à de grosses réductions sur un site de réservation en ligne.
Hoi An: Gem Villa: guest house un peu excentrée (vélos à disposition) mais avec jardin et piscine, ce qui est très appréciable avec les enfants, au bord des rizières donc au calme. Chb très grande, comme un petit appartement (sans cuisine). Accueil très chaleureux de la gérante, qui a offert des cadeaux à nos enfants pour Noel (nous y étions le 25). Petit déjeuner simple mais copieux. Pas de chaise bébé mais beaucoup de bras disponibles pour s'amuser avec lui! Cher cependant, nous avons payé 84 $ la nuit.
Nha Trang: An Binh hotel: petit hôtel tenu par une famille très chaleureuse. Notre chambre était un peu petite, le lit bébé rentrait à peine, mais la propreté immaculée nous faisait tout oublier! Ils ont des chb plus grandes avec balcon. 20 $/nuit, excellent rapport qualité prix, à 5mn à pied de la mer. Nous n'avons pas testé leur petit déjeuner, qui était plutôt simple.
Saigon: River ruby hotel: très bien situé dans le District 1, accueil très chaleureux. Petit déjeuner un peu décevant pour ce type d'hôtel. Chaise bébé sur commande! Chb spacieuse, très bien. 74$/nuit
Vinh Long, ou plus précisément sur une petite île vers la commune de Dong Phu: Happy Family Guest House: accueil très chaleureux, grande guest house sur le bord du mékong. Très agréable, avec piscine, grand jardin, différents espaces pour flâner et se reposer. Notre chambre, triple, était un peu petite, sans fenêtre et sans clim (ce que nous avons regretté car il faisait vraiment très chaud). Mais ils ont des chb plus grandes. Les sanitaires sont communs, ils gagneraient à être nettoyés plus souvent. Les repas (petit dej, midi et soir) sont délicieux, nous nous sommes régalés à chaque fois. Il faut cependant commander au moins 1h avant, car les repas sont préparés à la demande. Un petit manque d'efficacité à cet endroit, mais quand on le sait, on s'organise et on patiente à la piscine ;-) Ils ont une chaise bébé!
PETITS TUYAUX AVEC DES ENFANTS Nous avons trouvé les villes, et en particulier Saigon vraiment difficiles avec des enfants, bcp de bruits, des motos partout, la pollution... Au bout d'une journée à Saigon, nous avons décidé de trouver des espaces verts et d'y rester, tant pis pour les visites! Bon à savoir, il y a plusieurs grandes aires de jeu pour les enfants dans le grand parc à côté du Palais de la réunification. Par contre éviter le zoo qui est vraiment triste et garde les animaux dans des conditions déplorables...
J'espère que ces informations pourront être utiles à certains! N'hésitez pas, j'ai aussi d'excellentes adresses de restaurants où nous nous sommes régalés! Le Vietnam est un très beau pays, nous y reviendrons avec plaisir pour cette fois visiter le Nord.
Carole
Retour sur un petit séjour dans la région des lacs italiens English translation pending
Bonjour à tous,

Ne disposant que de quelques jours aux vacances de la Toussaint, nous avons opté pour l'Italie et plus précisément la région des lacs que nous ne connaissions pas. Nous avons passé 2 jours et demi au lac de Côme et un peu moins d'un jour pour avoir un aperçu des lacs Majeur et d'Orta. La période idéale pour visiter les lacs est certainement le printemps de la mi-avril à la mi-mai quand les rhododendrons sont en fleurs. L'automne permet par contre d'échapper au rush touristique, ce qui est appréciable. Mais attention à la fermeture dès la fin octobre de certaines villas comme celle d'Isola Bella, sur le lac Majeur. Faute de temps car télécharger toutes les photos et très long, en tout cas de chez moi 🤪, je mets ici une version "light", pour avoir la version complète, il faut regarder ici.
Lac de Côme
Avec sa forme de Y renversé, le lac de Côme est un des trois plus grands lacs du nord de l'Italie avec une superficie de 146 km² et une longueur de 46 km. Il se situe en Lombardie.
Nous n'avons parcouru que le bras ouest où se trouvent les principales villas et villes remarquables. D'ailleurs le guide du routard ne faisait même pas allusion à l'autre branche.
Lors de notre séjour de trois nuits, nous avons opté pour l'hôtel Riviera à Cadenabbia di Griante, juste en face de l'embarcadère et avec un parking privé et gratuit. Le prix était très raisonnable (72 € la chambre double avec petit déjeuner).
Très bon choix, le gérant qui est très sympathique donne de très bons conseils (et en français, en plus !) nos chambres dotées d'un petit balcon avec vue sur le lac et Bellagio étaient impeccables et le petit déjeuner très bien. Détail curieux, nous avions pris deux chambres qui étaient au même prix mais l'une était petite (la n°7) et l'autre très grande et beaucoup plus belle ( la n°6). Le restaurant n'offre pas une cuisine très élaborée mais n'est pas cher et ça dépanne si on a la flemme de ressortir.
Jour 1 : Route vers Côme
De Nice, il faut compter environ quatre heures pour arriver à Côme. J'avais quelques craintes quant au stationnement et j'avais repéré deux parkings en dehors de la zone ZTL (carte ici) mais finalement, nous nous sommes garés sans difficulté sur une place en zone bleue, au prix de 1€/heure, près de la chiesa Sant'Abbondio. Départ donc de notre visite de Côme en jetant un coup d’œil à cette très grande église de style roman lombard, du XIème siècle. Elle est très belle de l'extérieur et possède de belles fresques sur l'abside principale.
Nous partons ensuite vers la vieille ville en passant par la Porta Torre, très originale.
La visite au hasard des petites rues, nous a menés à la place San Fedele avec quelques vielles maisons à encorbellement datant du XVIème siècle. C'est une place bien agréable pour une petite pause.

Visite ensuite du Duomo qui est juste MAGNIFIQUE ! La façade est une pure merveille. L'intérieur est beau également. Accolé au Duomo, un autre très beau bâtiment, le Broletto, qui était le siège du conseil municipal au moyen-âge.
Petite promenade pour finir au bord du lac de Côme.
Notre petite balade dans Côme nous a pris trois heures. C'est une ville charmante avec beaucoup de belles boutiques. En cette fin d'octobre, en tout cas en semaine, elle était très calme avec très peu de touristes.
Nous sommes ensuite partis vers notre hôtel à Cadenabbia Griante. Les quelque trois quarts d'heure de route sont passés très vite tant les paysages le long du lac sont agréables. La partie vers Tremezzo appelée d'ailleurs Tremezzina est particulièrement belle. Et c'est avec ravissement que nous avons découvert le très beau panorama en face de notre hôtel, à savoir Bellagio.
Voici la vue depuis le balcon de notre chambre.
A suivre : Bellagio et les jardins de la villa Melzi, très agréable déjeuner à Pescallo et jardins de la villa Monastero à Varenna

Ne disposant que de quelques jours aux vacances de la Toussaint, nous avons opté pour l'Italie et plus précisément la région des lacs que nous ne connaissions pas. Nous avons passé 2 jours et demi au lac de Côme et un peu moins d'un jour pour avoir un aperçu des lacs Majeur et d'Orta. La période idéale pour visiter les lacs est certainement le printemps de la mi-avril à la mi-mai quand les rhododendrons sont en fleurs. L'automne permet par contre d'échapper au rush touristique, ce qui est appréciable. Mais attention à la fermeture dès la fin octobre de certaines villas comme celle d'Isola Bella, sur le lac Majeur. Faute de temps car télécharger toutes les photos et très long, en tout cas de chez moi 🤪, je mets ici une version "light", pour avoir la version complète, il faut regarder ici.
Lac de Côme
Avec sa forme de Y renversé, le lac de Côme est un des trois plus grands lacs du nord de l'Italie avec une superficie de 146 km² et une longueur de 46 km. Il se situe en Lombardie.
Nous n'avons parcouru que le bras ouest où se trouvent les principales villas et villes remarquables. D'ailleurs le guide du routard ne faisait même pas allusion à l'autre branche.
Lors de notre séjour de trois nuits, nous avons opté pour l'hôtel Riviera à Cadenabbia di Griante, juste en face de l'embarcadère et avec un parking privé et gratuit. Le prix était très raisonnable (72 € la chambre double avec petit déjeuner).
Très bon choix, le gérant qui est très sympathique donne de très bons conseils (et en français, en plus !) nos chambres dotées d'un petit balcon avec vue sur le lac et Bellagio étaient impeccables et le petit déjeuner très bien. Détail curieux, nous avions pris deux chambres qui étaient au même prix mais l'une était petite (la n°7) et l'autre très grande et beaucoup plus belle ( la n°6). Le restaurant n'offre pas une cuisine très élaborée mais n'est pas cher et ça dépanne si on a la flemme de ressortir.
Jour 1 : Route vers Côme
De Nice, il faut compter environ quatre heures pour arriver à Côme. J'avais quelques craintes quant au stationnement et j'avais repéré deux parkings en dehors de la zone ZTL (carte ici) mais finalement, nous nous sommes garés sans difficulté sur une place en zone bleue, au prix de 1€/heure, près de la chiesa Sant'Abbondio. Départ donc de notre visite de Côme en jetant un coup d’œil à cette très grande église de style roman lombard, du XIème siècle. Elle est très belle de l'extérieur et possède de belles fresques sur l'abside principale.

Nous partons ensuite vers la vieille ville en passant par la Porta Torre, très originale.

La visite au hasard des petites rues, nous a menés à la place San Fedele avec quelques vielles maisons à encorbellement datant du XVIème siècle. C'est une place bien agréable pour une petite pause.

Visite ensuite du Duomo qui est juste MAGNIFIQUE ! La façade est une pure merveille. L'intérieur est beau également. Accolé au Duomo, un autre très beau bâtiment, le Broletto, qui était le siège du conseil municipal au moyen-âge.

Petite promenade pour finir au bord du lac de Côme.

Notre petite balade dans Côme nous a pris trois heures. C'est une ville charmante avec beaucoup de belles boutiques. En cette fin d'octobre, en tout cas en semaine, elle était très calme avec très peu de touristes.
Nous sommes ensuite partis vers notre hôtel à Cadenabbia Griante. Les quelque trois quarts d'heure de route sont passés très vite tant les paysages le long du lac sont agréables. La partie vers Tremezzo appelée d'ailleurs Tremezzina est particulièrement belle. Et c'est avec ravissement que nous avons découvert le très beau panorama en face de notre hôtel, à savoir Bellagio.
Voici la vue depuis le balcon de notre chambre.

A suivre : Bellagio et les jardins de la villa Melzi, très agréable déjeuner à Pescallo et jardins de la villa Monastero à Varenna
Thaïlande en novembre avec enfant de 2 ans English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons avec ma femme et ma fille qui aura 2 1/2 le jour du départ partir en Thailand les 2 premières semaines de Novembre.
Nous voulons surtout un séjour détente dans les sud sans trop vouloir changer notre pied à terre mais aussi pouvoir profiter des iles
Ce que vous nous conseillerez comme destination et hotel pas trop chère (Budget max pour hébergement 1000€)
Merci
Nous souhaitons avec ma femme et ma fille qui aura 2 1/2 le jour du départ partir en Thailand les 2 premières semaines de Novembre.
Nous voulons surtout un séjour détente dans les sud sans trop vouloir changer notre pied à terre mais aussi pouvoir profiter des iles
Ce que vous nous conseillerez comme destination et hotel pas trop chère (Budget max pour hébergement 1000€)
Merci
la Thaïlande réagit mal à une offre européenne English translation pending
comme quoi il faut pas se mêler des affaires des autres . http://www.lematin.ch/pages/home/depeches__1/monde/depeche_monde?contenu=292642
Itinéraire en Chine du 8 septembre au 2 octobre English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Chine à 2 aux dates sus-citées. Après avoir savouré des milliers de pages sur la multitude de sites à visiter dans cet immense pays, j'ai sélectionné les différents villes/sites que je tiens absolument à découvrir. En tenant compte des transports, voici l'itinéraire que j'aimerais suivre
Jour 1 : Arrivée à Shanghai à 16h30 Visite du Bund en soirée Jour 2 : Visite Concession française + départ nocturne pour Pékin Jour 3 : Visite Pékin Jour 4 : Visite Pékin Jour 5 : Visite Pékin Jour 6 : Visite Pékin + départ nocturne pour Chengdu Jour 7 : Visite Chengdu + Centre de reproduction des pandas Jour 8 : Centre de reproduction des pandas + départ pour Zhangjiajie Jour 9 : Visite Zhangjiajie Jour 10 : Visite Zhangjiajie + départ pour Guillin Jour 11 : Départ pour et visite Yangshuo Jour 12 : Visite Yangshuo Jour 13 : Visite Yangshuo/ses environs Jour 14 : Visite Yangshuo/ses environs Jour 15 à 19: ? Jour 19: Visite Hong-Kong Jour 20 : Visite Hong-Kong Jour 21 : Visite Hong-Kong Jour 22 : Visite Hong-Kong Jour 23 : Visite Hong-kong Jour 24 : Visite Hong-Kong Jour 22 : Visite Hong-Kong + Retour en France avec un départ nocturne
Mes questions sont les suivantes : - Cet itinéraire, et les délais envisagés pour chaque étape, compte-tenu des temps de transport, sont-ils réalistes ? L'ordre des visites vous semble-t-il cohérent ? - Nous avions prévu initialement de prendre le train de Pékin jusque Lhasa - un rêve pour mon compagnon et moi... - et de visiter le Tibet mais les formalités compliquées ainsi que le prix proposé par les agences que nous avons contactées (obligatoire pour avoir le permis d'entrée d'après mes lectures) nous font renoncer, à regret, à cette étape. Avons-nous raison ? (On ne sait jamais !) - Que faire des 4 jours qu'il nous reste ? Y a-t-il des étapes qui pourraient logiquement s'inclure dans notre programme, sans le transformer en marathon ?
Petites précisions sur nos attentes concernant ce voyage : - Le temps passé à Shanghai, ville qui ne m'attire pas plus que ça, à part le Bund et la Concession Française, est-il suffisant ? - J'aime les visites culturelles, mon compagnon beaucoup moins, c'est pourquoi je limite le séjour à Pékin à 3 jours pleins + une soirée à l'arrivée et la journée au départ. J'aimerais visiter le Palais d'été, la Colline du Charbon, la Cité interdite (mais les avis divergent sur l'intérêt de cette visite), le parc Behai en arrivant en bateau depuis le zoo, la Grande Muraille (idéalement avec une arrivée très matinale pour voir le lever du soleil + une bonne randonnée sur un tronçon peu fréquenté, authentique mais ne transformant pas la marche en escalade dangereuse non plus, avec un point de chute à Mutianyu pour redescendre en toboggan), me balader dans les Hutongs, faire le marché et les quartiers un peu animés le soir. Est-ce utopique de réaliser ce programme en si peu de temps ? - Nous aimons la nature, les grands espaces, les paysages à couper le souffle, j'ai longuement hésité entre Zhangjiajie et les Montagnes Jaunes, ai-je bien fait de privilégier le premier ? J'ai l'impression qu'il est bien plus facile de s'organiser pour le second. De plus, je suis amoureuse des levers/couchers de soleil et cela semble plus aisé de les contempler aux Montagnes Jaunes, d'après les récits que j'ai lus. Qu'en pensez-vous ? - Nous souhaitons passer quelques jours plus reposant à Yangshuo, pour visiter les environs à vélo, faire une croisière en bateau de bambou, se promener tranquillement et récupérer des jours précédents. - Chengdu est inclus uniquement car j'ai lu qu'il était possible de participer bénévolement à l'entretien du Centre de reproduction des pandas géants, et que nous sommes passionnés d'animaux. J'ai conscience qu'il s'agit de nous occuper des enclos plus que des animaux eux-mêmes. Avez-vous des infos sur ce programme ? - Autant de temps à Hong-Kong car d'un part il y a de superbes randonnées à faire, une multitude de quartiers à visiter/où faire du shopping, une offre culinaire très intéressante, le parc Disneyland Hong Kong que je veux absolument visiter (je suis fan de parcs Disney) (personne n'est parfait !) et que nous souhaitons nous reposer un peu avant d'attaquer la rentrée.
Je suis preneuse de tous conseils, remarques, pardon d'avance si j'enfonce certaines portes ouvertes, je vous garanti avoir consulté les différents sujets existants des mois durant, mais rien ne m'apporte de réponse sur la faisabilité réelle de cet itinéraire.
De plus, si certains sites manquent et vous semblent dignes d'être inclus, je suis ouverte à vos suggestions !
Merci par avance de m'avoir lue, et répondu, le cas échéant.
Bonne journée à tous !
Kalinka
Nous partons en Chine à 2 aux dates sus-citées. Après avoir savouré des milliers de pages sur la multitude de sites à visiter dans cet immense pays, j'ai sélectionné les différents villes/sites que je tiens absolument à découvrir. En tenant compte des transports, voici l'itinéraire que j'aimerais suivre
Jour 1 : Arrivée à Shanghai à 16h30 Visite du Bund en soirée Jour 2 : Visite Concession française + départ nocturne pour Pékin Jour 3 : Visite Pékin Jour 4 : Visite Pékin Jour 5 : Visite Pékin Jour 6 : Visite Pékin + départ nocturne pour Chengdu Jour 7 : Visite Chengdu + Centre de reproduction des pandas Jour 8 : Centre de reproduction des pandas + départ pour Zhangjiajie Jour 9 : Visite Zhangjiajie Jour 10 : Visite Zhangjiajie + départ pour Guillin Jour 11 : Départ pour et visite Yangshuo Jour 12 : Visite Yangshuo Jour 13 : Visite Yangshuo/ses environs Jour 14 : Visite Yangshuo/ses environs Jour 15 à 19: ? Jour 19: Visite Hong-Kong Jour 20 : Visite Hong-Kong Jour 21 : Visite Hong-Kong Jour 22 : Visite Hong-Kong Jour 23 : Visite Hong-kong Jour 24 : Visite Hong-Kong Jour 22 : Visite Hong-Kong + Retour en France avec un départ nocturne
Mes questions sont les suivantes : - Cet itinéraire, et les délais envisagés pour chaque étape, compte-tenu des temps de transport, sont-ils réalistes ? L'ordre des visites vous semble-t-il cohérent ? - Nous avions prévu initialement de prendre le train de Pékin jusque Lhasa - un rêve pour mon compagnon et moi... - et de visiter le Tibet mais les formalités compliquées ainsi que le prix proposé par les agences que nous avons contactées (obligatoire pour avoir le permis d'entrée d'après mes lectures) nous font renoncer, à regret, à cette étape. Avons-nous raison ? (On ne sait jamais !) - Que faire des 4 jours qu'il nous reste ? Y a-t-il des étapes qui pourraient logiquement s'inclure dans notre programme, sans le transformer en marathon ?
Petites précisions sur nos attentes concernant ce voyage : - Le temps passé à Shanghai, ville qui ne m'attire pas plus que ça, à part le Bund et la Concession Française, est-il suffisant ? - J'aime les visites culturelles, mon compagnon beaucoup moins, c'est pourquoi je limite le séjour à Pékin à 3 jours pleins + une soirée à l'arrivée et la journée au départ. J'aimerais visiter le Palais d'été, la Colline du Charbon, la Cité interdite (mais les avis divergent sur l'intérêt de cette visite), le parc Behai en arrivant en bateau depuis le zoo, la Grande Muraille (idéalement avec une arrivée très matinale pour voir le lever du soleil + une bonne randonnée sur un tronçon peu fréquenté, authentique mais ne transformant pas la marche en escalade dangereuse non plus, avec un point de chute à Mutianyu pour redescendre en toboggan), me balader dans les Hutongs, faire le marché et les quartiers un peu animés le soir. Est-ce utopique de réaliser ce programme en si peu de temps ? - Nous aimons la nature, les grands espaces, les paysages à couper le souffle, j'ai longuement hésité entre Zhangjiajie et les Montagnes Jaunes, ai-je bien fait de privilégier le premier ? J'ai l'impression qu'il est bien plus facile de s'organiser pour le second. De plus, je suis amoureuse des levers/couchers de soleil et cela semble plus aisé de les contempler aux Montagnes Jaunes, d'après les récits que j'ai lus. Qu'en pensez-vous ? - Nous souhaitons passer quelques jours plus reposant à Yangshuo, pour visiter les environs à vélo, faire une croisière en bateau de bambou, se promener tranquillement et récupérer des jours précédents. - Chengdu est inclus uniquement car j'ai lu qu'il était possible de participer bénévolement à l'entretien du Centre de reproduction des pandas géants, et que nous sommes passionnés d'animaux. J'ai conscience qu'il s'agit de nous occuper des enclos plus que des animaux eux-mêmes. Avez-vous des infos sur ce programme ? - Autant de temps à Hong-Kong car d'un part il y a de superbes randonnées à faire, une multitude de quartiers à visiter/où faire du shopping, une offre culinaire très intéressante, le parc Disneyland Hong Kong que je veux absolument visiter (je suis fan de parcs Disney) (personne n'est parfait !) et que nous souhaitons nous reposer un peu avant d'attaquer la rentrée.
Je suis preneuse de tous conseils, remarques, pardon d'avance si j'enfonce certaines portes ouvertes, je vous garanti avoir consulté les différents sujets existants des mois durant, mais rien ne m'apporte de réponse sur la faisabilité réelle de cet itinéraire.
De plus, si certains sites manquent et vous semblent dignes d'être inclus, je suis ouverte à vos suggestions !
Merci par avance de m'avoir lue, et répondu, le cas échéant.
Bonne journée à tous !
Kalinka
Livres sur l'Egypte? English translation pending
Bonjour,
j'aime beaucoup l'egypte et j'aimerai que des personnes me propose des livres sur ce sujet ( traditions....bref sur tout).
Je vous remercis d'avance
j'aime beaucoup l'egypte et j'aimerai que des personnes me propose des livres sur ce sujet ( traditions....bref sur tout).
Je vous remercis d'avance
Voyage avec personne très âgée au Vietnam English translation pending
Après quelques mois de préparation à chercher des réponses à nos questions sur VF nous y sommes depuis 1 semaine, 3 personnes dont 1 native de Tra Vinh dans les années 30.( 83 ans )
24 h avant le départ elle nous fait une grosse poussée de tension.......5h de consultation à Paris, bilan rapide mais assez complet et quelques heures plus tard , le médecin nous rassure, tout va bien elle peut prendre l'avion, il faudra qu'elle prenne son traitement sérieusement....... Je passe les détails. Ma mère qui est fière de ne prendre aucun médicament a son age, se voyait bien continuer comme cela encore jusqu'à perpet !!! Bref....début de voyage mal engagé, vomissement dans l'avion certainement du au traitement en cours. Ma mère vivant sous les tropiques à plus de 24h de voyage en avion de la France, vient nous voir 1 fois par an depuis 6ans et n'est pas malde en temps normal. Arrivée à Saigon dans une extrême faiblesse et dans l' impossibilité de faire + de 20 mètres sans soutient, nous avons décidé de l'emmener consulter 3 jours plus tard à la clinic SOS internationale à Saigon ( nous avions pris une assurance voyage, donc en théorie cela devrait bien se passer pour les remboursement )
Si vous avez une mauvaise expérience avec votre assureur, merci de nous parler de votre ou vos galères.....
Bilan complet, prise de sang, électro cardio et repos sous perf : verdict, tout va bien Mme la marquise. Nous Sommes ressortis soulagés 2 fois, 1remt pour ma mère puisqu'elle peut continuer son vovage/ 2ement, de 866€ !
Cela nous a laissé 1 semaine complète pour redécouvrir la city, ma femme et moi puisque nous y avions passé 6 jours en 2003. On m'avait dit : tu verras ça a drôlement changé on ne peut meme plus circuler en taxi tellement c'est lent, c'est sale il y trop de monde !!! Oui, NON ? J'ai retrouvé le Saigon que j'avais en tête, bruyante et peut être un soupçon + propre, ce qui n'est pas rien quand on sait ce qui se passe jours et nuits sur ces trottoirs !! Oui c'est vrai les trottoirs sont peut être + encombrés ( et c'est vraiment dommage pour nous piétons-touristes ). Coté rue Lê L'ai du quartier routard, les trottoirs d'une hauteur de 30 voire 50 cm de haut ont été aménagés pour faciliter l'accès aux " moto-bylette " mais pas celui des femmes en chaussures à talons haut !! Oui certe, pluss de bus touristiques, pluss de 2 roues, ok mais en pratique un trajet en taxi avec départ de l'hôtel Elegant inn qui n'a que le nom d'élégant, nous lui avons demandé de rejoindre les beaux quartier, l'exe rue Cathina, la poste etc...avant de passer par Ben Thanh et nous déposer rue Lê L'ai ( toujours le quartier routard ), moins de 30' et 86 000 dongs ! Soit : 3,60 € ( peut-être 30' ) Autre exemple d'itinéraire, de Supermarché Big C rue Hoang Vân Thu juste sous l'aéroport de Tân Sôn Nhât à notre hôtel rue Le L'ai : 135 ooo dongs soit : 5,5 € pour environ 35 à 40 mn de course à midi ! Le Big C étant, je crois, le groupe Casino vous y retrouvez un Supermarché à la française avec quelques produits français, galeries et restaurant attenant.
Suite de ma bafouille plus tard, j'ai un bus à prendre dans quelques heures pour Nha Trang. Mike
24 h avant le départ elle nous fait une grosse poussée de tension.......5h de consultation à Paris, bilan rapide mais assez complet et quelques heures plus tard , le médecin nous rassure, tout va bien elle peut prendre l'avion, il faudra qu'elle prenne son traitement sérieusement....... Je passe les détails. Ma mère qui est fière de ne prendre aucun médicament a son age, se voyait bien continuer comme cela encore jusqu'à perpet !!! Bref....début de voyage mal engagé, vomissement dans l'avion certainement du au traitement en cours. Ma mère vivant sous les tropiques à plus de 24h de voyage en avion de la France, vient nous voir 1 fois par an depuis 6ans et n'est pas malde en temps normal. Arrivée à Saigon dans une extrême faiblesse et dans l' impossibilité de faire + de 20 mètres sans soutient, nous avons décidé de l'emmener consulter 3 jours plus tard à la clinic SOS internationale à Saigon ( nous avions pris une assurance voyage, donc en théorie cela devrait bien se passer pour les remboursement )
Si vous avez une mauvaise expérience avec votre assureur, merci de nous parler de votre ou vos galères.....
Bilan complet, prise de sang, électro cardio et repos sous perf : verdict, tout va bien Mme la marquise. Nous Sommes ressortis soulagés 2 fois, 1remt pour ma mère puisqu'elle peut continuer son vovage/ 2ement, de 866€ !
Cela nous a laissé 1 semaine complète pour redécouvrir la city, ma femme et moi puisque nous y avions passé 6 jours en 2003. On m'avait dit : tu verras ça a drôlement changé on ne peut meme plus circuler en taxi tellement c'est lent, c'est sale il y trop de monde !!! Oui, NON ? J'ai retrouvé le Saigon que j'avais en tête, bruyante et peut être un soupçon + propre, ce qui n'est pas rien quand on sait ce qui se passe jours et nuits sur ces trottoirs !! Oui c'est vrai les trottoirs sont peut être + encombrés ( et c'est vraiment dommage pour nous piétons-touristes ). Coté rue Lê L'ai du quartier routard, les trottoirs d'une hauteur de 30 voire 50 cm de haut ont été aménagés pour faciliter l'accès aux " moto-bylette " mais pas celui des femmes en chaussures à talons haut !! Oui certe, pluss de bus touristiques, pluss de 2 roues, ok mais en pratique un trajet en taxi avec départ de l'hôtel Elegant inn qui n'a que le nom d'élégant, nous lui avons demandé de rejoindre les beaux quartier, l'exe rue Cathina, la poste etc...avant de passer par Ben Thanh et nous déposer rue Lê L'ai ( toujours le quartier routard ), moins de 30' et 86 000 dongs ! Soit : 3,60 € ( peut-être 30' ) Autre exemple d'itinéraire, de Supermarché Big C rue Hoang Vân Thu juste sous l'aéroport de Tân Sôn Nhât à notre hôtel rue Le L'ai : 135 ooo dongs soit : 5,5 € pour environ 35 à 40 mn de course à midi ! Le Big C étant, je crois, le groupe Casino vous y retrouvez un Supermarché à la française avec quelques produits français, galeries et restaurant attenant.
Suite de ma bafouille plus tard, j'ai un bus à prendre dans quelques heures pour Nha Trang. Mike
Venise fin décembre English translation pending
Je vais passer quelques jours à Venise fin décembre. si vous avez des plans divers et même mieux j'attends de vos nouvelles !
Retour en Amérique Centrale: Guatemala et Honduras English translation pending
INTRO
Décidément nous sommes des inconditionnels de l' Amérique centrale où nous sommes allés maintes fois ( Guatemala il y a 12 ans environ, Panama ensuite, puis Nicaragua, Salvador, Costa Rica et cette année donc, le Honduras principalement même si nous passons quelques jours au Guatemala à l' arrivée et avant de quitter le pays, principalement sur la côte caribéenne. C' est avec notre ami R., à la tête d'une petite agence francophone de tourisme réceptif à San Salvador que nous avons fait nos deux derniers voyages, au Salvador et au Costa Rica, et c'est lui qui a imaginé ce circuit à partir de ses expériences personnelles. En effet, le Salvador étant un très petit pays, il a l' habitude d' organiser des voyages trans-frontières du genre Salvador / Nicaragua ou Salvador / Guatemala ou Salvador / Honduras. Cette fois ce sera Guatemala / Honduras; tout simplement parce que nous avons trouvé des billets d'avion à prix vraiment compétitifs - et vols directs en continuation - à partir de LAX vers Guatemala Ciudad. R. vient donc nous cueillir à l' aéroport international de Guatemala City ( ou GUA ) et nous repartirons de cette même capitale vers la Californie. Le Guatemala, comme je l' ai indiqué, nous y sommes allés une fois déjà il y a une douzaine d'années, un beau circuit laissant volontairement de côté la capitale pour se concentrer sur Antigua, le Peten, Tikal, et la partie ouest montagneuse autour de Chichicastenango. le tout centré sur la visite de centres archéologiques maya majeurs ( avec une incursion à Copan au Honduras comprise dans la prestation globale ). Une petite partie de notre séjour se passant au Guatemala, je parlerai des régions et endroits visités, mais sans m' étendre. L' idée générale est quand même de consacrer ce carnet au Honduras, pays aussi méconnu que le Salvador auquel j' ai consacré un carnet il y a 3 ans.
Le Honduras est un pays à faible visibilité touristique et de mauvaise réputation, montré du doigt comme le Salvador ou le Guatemala et mis à l' index pour son insécurité chronique. Bien sur le Honduras n' est pas Singapour mais on a tendance à exagérer et à dramatiser comme toujours Disons qu' il y a une façon de voyager dans ces pays d ' Amérique Centrale, des quartiers à éviter dans les capitales et des règles de vigilance élémentaire à respecter, comme dans beaucoup d'autres pays. Après quelques hésitations donc, va pour le Honduras, nous avons décidé avec R. d' y passer environ une semaine de découverte plus culturelle que balnéaire. L' un de ses amis honduriens, travaillant dans la police touristique, nous accompagne pendant la découverte des régions du Honduras visitées, de Omoa où il va nous rejoindre - rendez-vous à la forteresse - jusqu'à Santa Rosa de Copan. Nous repassons la frontière dans l' autre sens ensuite.
Vous allez penser, pourquoi le Honduras ? Justement parce qu'il est peu visité ( sauf les îles côté Caraïbes du genre Roatan qui - comme Cancun au Mexique - sont fréquentées par la jeunesse américaine et canadienne en quête de soleil et de sensations fortes ) et conserve une réelle authenticité.
UN PEU DE GEOGRAPHIE On sera surpris d' apprendre que le Honduras est le second plus grand pays d'Amérique centrale après le Nicaragua, de la taille de la Bulgarie. La côte caribéenne est immensément longue, s'étirant sur plus 750 kilomètres. Autre surprise de taille : le pays n' est pas - ou alors très peu - soumis aux tremblements de terre ni aux éruptions de volcans intempestives. Le relief du pays est tout à fait unique : en effet, les montagnes ne s'étendent pas du nord au sud, mais se chevauchent et se croisent dans tous les sens. Il existe un seul fleuve d'importance, le Rio Coco qui fait frontière avec le Nicaragua. Tiens, encore une surprise ! Le Honduras a davantage de forêts nuageuses et pluvieuses que le Costa Rica, champion du tourisme écolo dans l' Isthme. Le patrimoine naturel est donc riche et varié, et pourtant on ne peut pas parler de politique de conservation et de protection de l' environnement. Les gouvernements successifs sont plus intéressés par ce que peut rapporter la coupe intensive des arbres et la plantations de palmiers à huile africains, une véritable plaie partout en Amérique centrale, y compris dans le soit-disant vertueux Costa Rica ! L' agro-business américain et canadien est omniprésent et contrôle de larges étendues du territoire national. Les mauvaises habitudes perdurent donc, des écologistes ont été carrément assassinés dans le passé, l' écologie n' est pas au programme. Il faut dire qu'il y a des problèmes sociaux et économiques à régler d'urgence, et que l' écologie n' est pas l' urgence nationale.
La faune est la même que dans les pays avoisinants : jaguars, tapirs, paresseux, fourmiliers, singes, tatous, agoutis ( ou ' guatousas ' en espagnol ), coatis, pécaris, chauves-souris, cervidés, iguanes, reptiles de toutes sortes dont certains très venimeux comme le serpent-corail ( ou ' terciopelo ' ). Le lamantin est la star des eaux douces honduriennes. l' ara et le toucan sont les stars de la canopée.
UN PEU D'HISTOIRE
Je ne vais pas m' étendre plus que nécessaire sur l' histoire du Honduras, aussi catastrophique, chaotique et pleine de rebondissements et de drames divers que celle des pays limitrophes, et celle, plus généralement de la Grande Région allant du sud du Mexique au nord à la Colombie. Ce pays, le Honduras - mot qui signifie " profondeurs " en espagnol - fut découvert en 1502 par Christophe Colomb qui lui attribua ce nom, très probablement en raison de la profondeur des eaux aux abords de la côte. Les indigènes furent décimés par les colonisateurs espagnols et leurs richesses pillées. Contrairement aux pays voisins où fut créée une monoculture ( du café, de la canne à sucre et de l' élevage ), source de richesses et favorisant l' émergence d'une classe sociale aisée, le Honduras resta à l' écart de ce changement social, devenant par là un maillon faible soumis à des politiques étrangères centro - américaines et nord - américaines contradictoires, agressives et belliqueuses. Pedro de Alvarado - déjà " pacificateur " du Guatemala voisin - parviendra à conquérir le territoire en 1539 après avoir fait assassiner tous les opposants à la politique coloniale d'expansion, en particulier le lenca / maya Lempira, héros de son peuple indigène. Comayagua devient capitale du pays en 1540. On saute les siècles et on se retrouve au début du 19ème siècle en compagnie de Francisco Morazan, héros national et l' un des pères de l' Amérique centrale aux côté de Bolivar, et qui initia un projet grandiose d'union amérindienne. Libéral et laïc, il perdra la bataille contre les conservateurs, sera forcé à l' exil au Costa Rica, tentera le destin en revenant au Honduras où il finira exécuté en 1842. A partir de là, le pays sombre dans le chaos politique. L' anarchie et la révolution permanente amène au pouvoir des dictateurs nationalistes et conservateurs empêchant toute avancée sociale ou économique. En même temps, il faut lutter sans cesse contre les tentatives d'annexion territoriale des Anglais côté Caraïbes et des Américains dans toute la région. En 1880, alors que le pays est passé sous la coupe de libéraux tout aussi tyranniques que leurs opposants conservateurs, Tegucigalpa devient la nouvelle capitale, tout simplement parce que l'on a découvert des gisements d'argent et commencé à forer frénétiquement dans les environs de ce qui est à l' époque un gros village ! Et puis le président de l' époque a choisi Tegucigalpa contre Comayagua sur un coup de tête ! Le chaos continue. Les gouvernements, bousculés par les uns et les autres, tombent et changent sans cesse. On laisse s'installer d' énormes sociétés telles la United Fruit Company ou Cuyamel ou encore la Standard Fruit Company qui vont devenir des états dans l' Etat et soumettre le pays aux interêts puissants des pays étrangers voisins, en particulier les Etats-Unis. Le Honduras devient une république bananière où les compagnies bananières nomment les présidents, toujours conservateurs, dociles, soumis, corruptibles et vite corrompus. Les escarmouches entre pays voisins vont continuer pendant des décennies tandis que les riches conservateurs, l' Eglise Catholique et l' Armée tiennent le Honduras dans une main de fer et vont soutenir l' installation au pouvoir suprême de militaires reconvertis peu recommandables. Cependant, ils ne seront jamais aussi sanguinaires qu' au Nicaragua soumis et pillé par le dictateur Somoza pendant plus de 30 ans. " Nicaragua es mi finca ', avait-il coutume de dire !
Les civils reviennent au pouvoir en 1981, mais, c'est, hélas, pour le pire, car la CIA américaine choisit le Honduras comme terre d'entraînement pour les ' contras ' - ou brigades contre-révolutionnaires - dans la lutte sans merci contre les Sandinistas qui viennent de renverser Somoza au Nicaragua... et vont , à leur tour - et jusqu'à ce jour, hélas ! - mettre leur pays exsangue sous contrôle dictatorial. Pauvres Nicaraguayens, finalement plus à plaindre encore que leurs proches voisins ! Présidents - et partis - conservateurs et parfois libéraux se succèdent au pouvoir. La lutte contre l' insécurité - et contre les ' maras ', des gangs ayant fui les Etats-Unis sous l' ère Clinton pour se réfugier dans la région de San Pedro Sula - devient une priorité. Le libre-échange aussi. Il y aura encore des soubresauts politiques. Un coup d'état fomenté par l' armée en juin 2009 dépose le président Zelaya jugé trop social voire socialiste et trop engagé dans la lutte contre la criminalité et les narco-trafiquants qui gêne des gens de pouvoir car elle souligne combien le pays est gangrené par la corruption au niveau le plus élevé. Un comble ! Est nommé à sa place Sosa, un conservateur de centre-droit à l' échine plus souple et qui ne menace pas les interêts des grosses sociétés étrangères dans le pays. C' est lui qui changera de capitale. Des journalistes sont assassinés, les élections sont alors contestées par de nombreux pays.
C' est actuellement Juan Orlando Hernandez, ancien avocat, qui dirige le pays, et ce depuis janvier 2014. Les rapports du pays avec les Etats-Unis se sont fortement dégradés alors que le frère du président vient d'être arrêté aux Etats-Unis pour complicité avec les narco-trafiquants de son pays et pour blanchiment d'argent. Le président Trump, à sa manière brutale, exige une coopération du Honduras - et de son président - dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. En attendant des résultats concluants, le pays a été mis sur une liste noire.
ECONOMIE Le Honduras est l' un des pays les plus pauvres du monde : taux de chômage élevé, salaires bas, lois sociales quasi inexistantes, impôt sur le revenu inexistant, dépendance extrême aux aléas de la demande et de l' offre internationales sur le marché des matières premières ( argent, zinc, plomb, houille, cuivre ) et des produits agricoles, catastrophes naturelles telles l' ouragan Mitch en 1998 qui a mis l' économie du Honduras à genoux pour des années. Le Honduras est aussi un paradis fiscal pour les grosses entreprises nord-américaines et les industries de sous-traitance - ou ' maquilas ' - tenues par des Nord-Américains, des Chinois et des Coréens. Sous couvert de créer beaucoup d'emplois, pour des salaires de misère, les grosses sociétés étrangères sont exonérées d' impôt sur le revenu pour 30 ans. Scandaleux sans doute, mais c'est ainsi que vont les choses en Amérique Centrale !
LE HONDURAS UN PAYS METISSE
90% de la population est métissée , à la fois espagnole et amérindienne. Il y a aussi des Noirs, anciens esclaves venus de la Jamaïque et de Grand Cayman, des Garifunas aux racines amérindiennes ( caribes et africaines ) venus de l' île de St Vincent, des Blancs, des Turcs, Libanais et Syriens, des Asiatiques, des indigènes. Ces derniers ont beaucoup souffert au cours des siècles passés : 500 ans de tyrannie culturelle, économique et sociale et, à la clé, un génocide qui est reconnu désormais par la communauté internationale. Parmi les peuples indigènes, le plus remarquable est sans doute celui des Lencas qui sont plus de 100.000 actuellement. On les trouvera dans le département d' Intibuca, capitale La Esperanza, qui demeure le foyer actuel d'une culture lenca qui veut désormais s'affirmer. Egalement, les Chortis ( environ 5000 ) qui vivent dans les montagnes de l' Ouest, les Pipils proches de la frontière du Salvador ( et massacrés dans les année 30 ), les Jicaques ou Tolupanes qui sont, semble-t-il, originaires du Mexique, parlent une langue proche de celle des Sioux, et se rencontrent dans le département de Yoro, les Misquitos, les Pech et les Tawahkas qui peuplent la Mosquitie. Enfin il y a les Garifunas, métissés d'indigènes caribes des îles antillaises et de Noirs africains importés d'Afrique aux temps de l' esclavage par les Britanniques. A noter que les Français soutinrent les Garifunas dans leur dernière bataille contre les Anglais en 1795, non sans arrière-pensées politiques. Finalement ce furent les Anglais qui soumirent les Garifunas et décidèrent in fine de les déporter tous vers l' île de Roatan.
DETAILS PRATIQUES Le climat : janvier et février sont les mois idéaux pour visiter le Honduras, et, d'une manière générale, toute l' Amérique centrale. Températures agréables, voire fraîches le matin en montagne. Entre 13 et 26°. Plus chaudes sur la côte caribéenne dans le centre. Risques de mauvais temps malgré la ' bonne ' saison, côté atlantique.
ARGENT
La monnaie locale est le lempira, mais il est conseillé de se munir de dollars américains, surtout des petites coupures ( de 1, 5, 10, 20 ) et quelques grosses coupures ( 50 et 100 pour les hôtels en particulier ), et de changer au fur et à mesure. On peut changer dollars et euros dans les banques. Service lent, et queues. Eviter les distributeurs en extérieur. On peut aussi payer directement en USD les notes d' hôtels ou de B&B par exemple. Personnellement, je garde ma carte de crédit à portée au cas où mais je paie tout en dollars. C 'est notre ami R. qui nous sert de banque pour les quetzals au Guatemala et les lempiras au Honduras. Qui dit argent dit faire attention sans devenir paranoïaque ! Une vigilance permanente s'impose et il convient de ne pas grossièrement afficher son aisance financière - ou ses bijoux - dans la rue. Il faut être discret et respectueux des locaux, comme partout. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité en Amérique centrale précédemment. Ce sera de même ici au Honduras sauf au centre -ville de Tegucigalpa. . HOTELS Attention ! Les lits doubles - ou matrimoniaux comme on dit ici - sont en 150 de large, c'est à dire étroits pour des couples. Il vaut mieux demander des lits jumeaux qui sont tous les deux en 140. Différence minime, il est préférable de le savoir avant de faire des réservations en ligne.
ROUTES : Très peu de signalisation, genre panneaux de limitation de vitesse. C 'est normalement 90 km/h sur la route, y compris les 4 voies qui ne sont pas tout le temps séparées en deux fois deux voies. Parc automobile en état correct, sans plus. Beaucoup de voitures et de bus déglingués. A noter que beaucoup de voitures sont achetées accidentées aux Etats-Unis et transportées par camion au Honduras ( idem dans les pays limitrophes ) pour y être réparées et revendues. Mon conseil : Ne pas conduire soi-même, ni louer de voiture au Honduras mais payer les services d' un chauffeur ( et guide à l' occasion ). Cela évite bien des soucis.
DOCUMENTATION PERSONNELLE Il existe un guide Petit Fûté 2019 du Guatemala. Rien en revanche en ce qui concerne le Honduras, oublié par la sphère touristique. Deux bonnes cartes routières à emporter : Guatemala National Geographic Honduras International Travel Maps On peut acheter les deux en ligne sur Amazon, ainsi que le ou les guides.
NOTRE PERIPLE
Guatemala - Honduras - Guatemala Le séjour de 10 jours tout compris pour deux ( incluant une location de voiture du genre SUV, une Nissan Morano ), toutes les visites, une longue excursion en lancha sur le Rio Dulce ( et vers Livingston ) au Guatemala caribéen nous a été facturé 2300 USD par notre ami R. On peut facilement rajouter à ce voyage la visite à Copan, et compter une nuit de plus sur place au Honduras. Plutôt en fin de séjour quand on se trouve du côté de Santa Rosa de Copan. Les nuits d'hôtel sont en sus. Compter environ 45 à 70 USD pour une chambre standard ou supérieure. Le prix moyen d'un repas est de 12 USD ( 10 euros ), sans entrée ni dessert ni fromage. Petits déjeuners roboratifs avec oeufs et haricots noirs pour ceux qui aiment. Ou alors crêpes et fruits. Yaourts et lait à acheter dans les supermarchés. Le Honduras n' est pas une destination aussi coûteuse que le Costa Rica, champion en la matière ( surtout quand il s'agit de visites de parcs nationaux ). Mais rien n' est donné tout de même. Les étrangers paient davantage dans les musées ou les parcs naturels que les nationaux, environ 3 fois plus.
Départ mercredi 15 janvier de PPT, Tahiti.
1er jour, mercredi 15 janvier
Vol PPT - LAX - sur Air France ( vol facturé 420 euros AR par personne et acheté en octobre ). Puis LAX -GUA sur Delta Airlines ( DL ), vol de nuit facturé 700 USD AR en First Class ( grosse promo ) , quittant LAX à 23 h 55 et atterrissant le lendemain matin 16 janvier à Guatemala City vers 7 heures avec une demi-heure de retard. Il faut dire que l' embarquement à Los Angeles ( Terminal Delta ) est assez chaotique et retardé par le nombre impressionnant de personnes plus ou moins âgées mais corpulentes et à mobilité réduite arrivant à l' enregistrement en fauteuil roulant ! Une spécialité de ces vols sur l' Amérique centrale ! Les fauteuils sont souvent poussés par des employés américains plus âgés et plus mal en point que ceux qu'ils poussent jusqu'à la porte de l' avion et aident à s'extirper de leur siège ... Les sourds qui aident les aveugles en quelque sorte !! A noter qu' une majorité de vols quittant la Californie pour le Mexique ou l' Amérique centrale en fin de journée sont en fait des vols de nuit, quittant les Etats-Unis entre 22H 30 et minuit.

Arrivée sur Ciudad de Guatemala 6 H45 du matin

Ciudad de Guatemala vue d'avion au petit matin
2ème jour : jeudi 16 janvier
Aéroport International - Guatemala City - Rio Dulce
R. nous attend, fidèle à l' heure dite. Personne dans l' aéroport à part le personnel, c'est le premier vol qui atterrit au petit matin; nous sommes sortis en 10 mn. Et nous allons prendre la route de Rio Dulce sur la côte caribéenne immédiatement. Mais avant cela il faut traverser toute la capitale et ce n' est pas une mince affaire ! Guate est une mégalopole de plus de 3 millions d'habitants, située sur de hauts plateaux à 1500 m d'altitude. C 'est la capitale du pays depuis la fin du 18ème siècle, après avoir remplacé Antigua, toute proche à 40 kms seulement, détruite par une éruption volcanique violente. C 'est une ville construite sans plan d'ensemble, et on s' y perd facilement même avec un GPS, sans parler des embouteillages qui bloquent la circulation pendant des heures matin et soir. Elle est en proie à de graves problèmes chroniques de pollution, pauvreté et violence, mais comme d'autres dans la région ou ailleurs dans le monde ( à Manille aux Philippines par exemple ). On peut se passer d'un séjour à Guatemala City qui n' est pas une ville renversante, lors d'un voyage dans le pays ; on peut aussi décider d'y passer deux jours / 1 nuit, et de visiter son centre historique par exemple, rénové récemment. Les derniers gouvernements prétendent faire des efforts et prendre la mesure des problèmes mais il n' ont pas de baguette magique ! Comment - alors que cela n' a jamais été fait - remédier sérieusement à l' abandon social d'une immense partie de la population par les pouvoirs publics? Et où trouver les fonds ? La corruption rampante ne permet généralement pas de faire aboutir les projets ambitieux, souvent financés par des fonds internationaux. Affaire à suivre donc ... Il ne faut sans doute pas rêver !
Nous nous retrouvons rapidement sur une route à 4 voies qui file vers l' est, dans un paysage très montagneux tout d'abord, avec vallées encaissées et mamelons en suite verdoyants. Puis les montagnes et collines laissent la place à une région de cultures : palmiers à huile, bananeraies, plantations d'ananas, prairies dédiées à l' élevage de vaches bien nourries par une herbe verte et haute, qui laisse penser qu'il pleut beaucoup dans la région. D 'ailleurs nous continuons sous la pluie pendant une heure, puis au plus près de Rio Dulce ( appellation qui concerne à la fois la rivière qui s' écoule du Lac Izabal et la bourgade située à la naissance du Rio Dulce et dont le nom officiel est Relleno - Fronteras ). Le temps est à la pluie. Nous avons réservé deux nuits à l' hôtel Tortugal inaccessible par la route, mais que l'on rejoint du village en ' lancha ' en 5 mn . Nous nous y installons rapidement puis reprenons un bateau pour une courte échappée vers le Castillo San Felipe construit par les Espagnols à l' entrée du lac pour protéger cette voie d'accès stratégique contre les pirates ainsi que contre des prétendants anglais, hollandais et français forcément malintentionnés !.



Retour à l' hôtel pour une soirée tranquille et une nuit moins agitée que la nuit presque blanche passée dans l' avion. La durée du vol entre LAX et GUA n ' est que de 4 heures 20 mn et on n' a pas vraiment le temps de se reposer.

Hôtel Tortugal
Il se remet à pleuvoir fort en début de soirée et il va pleuvoir sans arrêt toute la nuit. Espérons que notre remontée du Rio Dulce en lancha n' est pas compromise...
3 ème jour : vendredi 17 janvier
Vellena-Fronteras - Rio Dulce - Livingston - Rio Dulce - Vellena-Fronteras
Miraculeusement, la pluie cesse brutalement au petit matin. Le ciel uniformément gris commence à blanchir à l' horizon et quelques taches de bleu apparaissent. Il va faire plutôt beau, selon notre lanchero, et la température va remonter... Il a raison et nous avons de la chance car est prévue une remontée du Rio Dulce vers Livingston, une balade d' environ 60 kilomètres AR. La pluie aurait tout gâché, il aurait sans doute fallu annuler l' excursion.
Tortugal Hôtel Hôtel en bambou, avec marina, accessible uniquement en bateau du village ( 5 mn de traversée ). Nous avions une chambre supérieure à 80 dollars la nuit. Heureusement car les autres chambres n' étaient pas terribles. Insonorisation exécrable. Repaire d' Américains plutôt âgés en bateau et en goguette, très bruyants. Etablissement dans le style écolo-bobo à l' américaine qui agace à la longue. Petit déjeuner pas à la hauteur. Mauvais rapport qualité-prix.
Départ à 8 h 30. Nous allons couvrir le trajet aller en plus de 3 heures avec beaucoup d'arrêts, et de découverte-nature surtout dans la première partie, celle où nous logeons à l' hôtel Tortugal, proche du Castillo San Felipe qui garde l' entrée du lac. Nous allons naviguer vers la mer, c'est à dire dans l' autre sens. Le Rio Dulce est large et il s'évase encore plus sur une vingtaine de kilomètres pour devenir une étendue d'eau de grande largeur, avec des îles, certaines seulement îles aux oiseaux où se rassemble une avifaune riche et variée, et des bras secondaires, domaine d'une mangrove épaisse et luxuriante, et de vastes tapis de nénuphars sur lesquelles évoluent gracieusement des jacanas. Hormis ces derniers, on peut voir, par centaines, des hérons blancs et gris, des cormorans et surtout des pélicans qui évoluent non seulement sur le fleuve mais aussi aux abords de l' embouchure du fleuve, là où eau salée et eau douce se mélangent et où évoluent suffisamment de poissons pour nourrir tous ces oiseaux voraces. Sur les parties hautes des arbres poussant sur ces îlots, on aperçoit également des iguanes de belle taille, orangés ( des mâles ) et dont les arêtes dorsales sont hérissées de piquants redoutables. Ils prennent le soleil revenu après une nuit de pluie battante. Le fleuve , à cet endroit, a changé de couleur, et est devenu limoneux. La navigation est ralentie par des branches et des troncs d'arbres qui flottent parfois entre deux eaux. Au plus près du village de Vellena-Fronteras, les premières îles abritent de luxueuses et vastes retraites appartenant à de riches guatémaltèques et quelques américains aussi fortunés. On les reconnaît aux pelouses parfaitement entretenues et vertes, aux marinas privées et aux hangars à bateaux abritant des yachts de belle taille. L'une a un zoo privé avec singes et aras, une autre un héliport avec hélicoptère prêt à décoller. Notre lanchero nous apprend qu'il y a un aérodrome tout proche qui permet des liaisons rapides avec la capitale distante de 400 kilomètres. Peu à peu, le fleuve qui s'étalait à l'infini, se resserre et on entre dans une sorte de canyon, pas trop encaissé tout de même. Le fleuve serpente paresseusement entre des falaises de calcaire recouvertes de verdure et d'arbres au contact de l' eau, sur lesquels sont perchés des dizaines d'oiseaux.





On arrive vers midi à Livingston, ville de 8000 habitants qui sommeille un peu à l' embouchure du Rio Dulce. Ville typique de la côte caraïbe de tous ces pays d'Amérique Centrale, un peu oubliée par le pouvoir central qui regarde plutôt côté pacifique, multi-ethnique aussi. Les amérindiens côtoient les mayas dont la gent féminine a gardé et porte le costume traditionnel à savoir longue jupe et chemisier-caracot, et les Garifunas, issus d' anciens métissages entre les derniers indiens caraïbes et les esclaves ayant fui l' enfer des plantations ou ayant été déportés vers les îles honduriennes comme Roatan ou les côtes du Honduras et du Guatemala par les anglais quand leur présence devint inutile et encombrante. Livingston fut créée au début du 18ème siècle et connut une période d'abondance et de richesse en devenant le principal port guatémaltèque à exporter la richesse du pays, à savoir le café. Cette période est terminée et la ville vivote de la pêche et surtout du tourisme. Quelques jolis hôtels de style colonial et surtout une ambiance très caribe attirent des visiteurs toute l' année. On rajoutera au tableau un patrimoine architectural un peu délabré voire lépreux, beaucoup de petits restaurants Garifunas, une nourriture typée ( bananes plantain, riz coco, gâteaux coco ), des habitants souriants et aimables. Livingston est une agréable surprise, car la ville n' est pas considérée comme une destination touristique incontournable. Encore une erreur de jugement ! Car Livingston, c'est vraiment une autre facette du Guatemala. Elle mérite ses trois étoiles.
L'un des lavoirs publics municipaux




Au retour en lancha vers notre hôtel, nous allons nous arrêter déjeuner dans un restaurant de bord de fleuve, goûter la spécialité locale, à savoir une soupe de poissons et de petits crabes du fleuve agrémentée de crevettes d'estuaire, puis faire une seconde halte là où se trouvent des sources chaudes et soufrées en bord de fleuve. Nom de l' endroit : Agua Caliente. Bien nommé donc. Bref, nous avons beaucoup apprécié cette excursion tout à fait exceptionnelle par sa durée et les lieux parcourus et visités. Curieusement , la remontée du Rio Dulce est mal notée dans des guides du genre Petit Futé, on se demande pourquoi, seulement une étoile. Mauvaise appréciation car la balade vaut trois étoiles au moins uniquement pour le Rio Dulce en tant que tel. Le Rio Dulce et Livingston sont notre premier coup de coeur du voyage.
Nous arrivons à l' hôtel sous une pluie battante qui va durer une heure et se calmer rapidement. Climat typiquement tropical de ces régions avec une grosse averse en fin de journée. Tropical mais pas trop chaud. Et puis, heureuse surprise, pas de moustiques. Dans la nuit, une autre averse très violente, puis plus rien jusqu'au matin. On se réveille avec nuages et soleil, et chaleur revenue. La journée s'annonce prometteuse, elle le sera moins que prévu. Le ciel va se couvrir de nouveau mais sans qu'il pleuve comme sur la côte même.
4ème jour : samedi 18 janvier
Rio Dulce - Frontière du Honduras - Omoa - San Pedro Sula
Nous démarrons à huit heures, direction la frontière du Honduras, à environ 50 kilomètres de là. Peu de circulation, on roule facilement, et puis, alors que l'on se rapproche de la frontière, la route devient mauvaise. Elle est en réparation, il semble être question de la re-goudronner... En attendant, elle est truffée de nids-de-poule et le goudron a disparu par plaques sur des dizaines de mètres. Vraiment inattendu ! Paysage de collines et de prairies verdoyantes dédiées à l' élevage, mais aussi aux palmeraies et bananeraies à perte de vue le long de la route. Arrivée au poste-frontière qui, heureusement regroupe les deux douanes. Il y a peu de monde et nous passons tous les trois en dix minutes les formalités de sortie du Guatemala et d'entrée au Honduras. Coût du passage : 3 dollars américains par personne. ( il vaut mieux les avoir sous la main, cela va plus vite, en liquide et compte rond ). On repart sur une très belle route, lisse, refaite de neuf et bien signalisée. Quel changement ! La réfection des principaux axes routiers du pays est l' une des seules promesses présidentielles tenues à ce jour. Ceci étant, le réseau secondaire hondurien est abîmé et la circulation y est ralentie.
Notre première étape va être Omoa, village de pêcheurs et bourgade caraïbe qui vaut surtout par son imposante forteresse espagnole ou Castillo de San Fernando ( en l' honneur du Roi Ferdinand VI d'Espagne ), construite de 1752 à 1775. A l' époque, la mer venait lécher les murailles, ce qui n' est plus le cas aujourd'hui. Comme d'autres constructions militaires espagnoles de la Grande Région , la forteresse dut subir les assauts des anglais dont les plans étaient de contrôler toute la côte du Nicaragua au Mexique. Ils parvinrent à vaincre les Espagnols et à s'emparer de la forteresse mais furent vaincus lors d'une seconde attaque, cette fois par les espagnols bien décidés à reprendre cette place-forte. On dit que des trésors sont enfouis dans la mer aux abords du village, ce qui ne manque pas de susciter de l' interêt chez les chercheurs de trésors, d'autant qu'un butin de pièces d'or fut découvert en 1972. Omoa n' a pas d'étoiles dans les guides, elle en mérite deux ou trois pour son imposante forteresse. et puis nous y avons très bien déjeuné en bord de plage. Ce gros village est donc à découvrir et non à éviter, surtout quand on vient du Guatemala côté caraïbe, comme c'était notre cas. C 'est à Omoa que nous retrouvons Alexi, originaire de San Pedro Sula et policier dans la vie. Il a quelques jours de congé et vient découvrir son pays avec nous. D' ailleurs c'est lui qui va conduire la voiture à partir de maintenant. Sa présence sera rassurante, il veille sur nous. Et puis, réflexe professionnel oblige, il est déjà aller repérer l' endroit où se trouve notre prochain hôtel à San Pedro Sula. Et puis nous roulons portes verrouillées... comme tout le monde, semble-t-il.



Après déjeuner, nous prenons la route de San Pedro Sula où nous faisons étape. Pas de chance, nous sommes samedi et le musée est fermé. SPS est une ville moderne et vivante aux larges avenues fleuries, aux rues propres et bien tenues, du moins les axes principaux. C 'est la capitale industrielle et commerciale du pays. Fondée en 1536 par Pedro de Alvarado sous le nom de ' Villa de San Pedro de Puerto Caballos ', San Pedro Sula ( ' sula ' en dialecte local indigène signifie ' vallée des oiseaux ' ), ville coloniale par excellence, se développa rapidement pour devenir l' étape incontournable du transport passagers et marchandises vers l' Europe ainsi qu'un carrefour entre Guatemala et Nicaragua. Elle fut attaquée et détruite par les pirates, puis finit par renaître à la prospérité grâce à l' industrie bananière. Il ne reste rien de son passé colonial et pas grand chose de son passé archéologique excepté au Musée. Des fouilles ont montré qu'une civilisation ancienne, antérieure d 'un millénaire à celle découverte à Copan - existait sur le site de la ville actuelle, après découvertes de statues anthropomorphiques en basalte évoquant l' ère olmèque, la mère de toutes les civilisations en Amérique centrale. SPS est aujourd'hui un centre majeur de ' maquilas ' - ou industries de sous-traitance - sous contrôle principalement nord-américain. SPS vaut, à l' occasion, une visite d'une demi-journée pour son musée ( fermé le samedi et le dimanche, hélas ), ainsi que pour sa minuscule place centrale flanquée d'une cathédrale dans laquelle on admirera les fresques religieuses moderne de style populaire réaliste qu' est en train de réaliser un peintre local avec beaucoup de talent. Des immeubles en mauvais état, de piètre construction années 70 et sans grâce encadrent malheureusement la cathédrale et gâchent l' ensemble. SPS - comme la capitale Tegucigalpa - est marquée par sa mauvaise réputation en matière de sécurité. Qu' en penser ? Retour à l' hôtel pour la nuit.
Guanacaste Hotel : 55 dollars la nuit. Bien situé, dans un quartier tranquille. Construit comme comme un bunker ou une prison de haute sécurité, au choix. Du jamais vu dans le genre ! Chambre au calme. Bonne climatisation. Mais ensemble vieillot, style années 70. Les peintures sont d'origine, la salle de bain aussi et tout cela date terriblement. Et puis personnel indolent peu professionnel . Rien n' était prêt pour le petit déjeuner quand nous sommes arrivés en salle. Celle-ci, sur le toit, n' avait même pas été balayée le soir précédent. En fait, il n' y avait que nous quatre dans l' hôtel, plus le veilleur de nuit effondré et endormi. Nous avons donc petit-déjeuné en extérieur. Pas terrible donc... Etablissement à éviter. Je dirais même : SPS à éviter ! C 'est une perte de temps dans un itinéraire serré, il vaut mieux voir autre chose.
Et l' on passe à la page 2 du carnet.....
Décidément nous sommes des inconditionnels de l' Amérique centrale où nous sommes allés maintes fois ( Guatemala il y a 12 ans environ, Panama ensuite, puis Nicaragua, Salvador, Costa Rica et cette année donc, le Honduras principalement même si nous passons quelques jours au Guatemala à l' arrivée et avant de quitter le pays, principalement sur la côte caribéenne. C' est avec notre ami R., à la tête d'une petite agence francophone de tourisme réceptif à San Salvador que nous avons fait nos deux derniers voyages, au Salvador et au Costa Rica, et c'est lui qui a imaginé ce circuit à partir de ses expériences personnelles. En effet, le Salvador étant un très petit pays, il a l' habitude d' organiser des voyages trans-frontières du genre Salvador / Nicaragua ou Salvador / Guatemala ou Salvador / Honduras. Cette fois ce sera Guatemala / Honduras; tout simplement parce que nous avons trouvé des billets d'avion à prix vraiment compétitifs - et vols directs en continuation - à partir de LAX vers Guatemala Ciudad. R. vient donc nous cueillir à l' aéroport international de Guatemala City ( ou GUA ) et nous repartirons de cette même capitale vers la Californie. Le Guatemala, comme je l' ai indiqué, nous y sommes allés une fois déjà il y a une douzaine d'années, un beau circuit laissant volontairement de côté la capitale pour se concentrer sur Antigua, le Peten, Tikal, et la partie ouest montagneuse autour de Chichicastenango. le tout centré sur la visite de centres archéologiques maya majeurs ( avec une incursion à Copan au Honduras comprise dans la prestation globale ). Une petite partie de notre séjour se passant au Guatemala, je parlerai des régions et endroits visités, mais sans m' étendre. L' idée générale est quand même de consacrer ce carnet au Honduras, pays aussi méconnu que le Salvador auquel j' ai consacré un carnet il y a 3 ans.
Le Honduras est un pays à faible visibilité touristique et de mauvaise réputation, montré du doigt comme le Salvador ou le Guatemala et mis à l' index pour son insécurité chronique. Bien sur le Honduras n' est pas Singapour mais on a tendance à exagérer et à dramatiser comme toujours Disons qu' il y a une façon de voyager dans ces pays d ' Amérique Centrale, des quartiers à éviter dans les capitales et des règles de vigilance élémentaire à respecter, comme dans beaucoup d'autres pays. Après quelques hésitations donc, va pour le Honduras, nous avons décidé avec R. d' y passer environ une semaine de découverte plus culturelle que balnéaire. L' un de ses amis honduriens, travaillant dans la police touristique, nous accompagne pendant la découverte des régions du Honduras visitées, de Omoa où il va nous rejoindre - rendez-vous à la forteresse - jusqu'à Santa Rosa de Copan. Nous repassons la frontière dans l' autre sens ensuite.
Vous allez penser, pourquoi le Honduras ? Justement parce qu'il est peu visité ( sauf les îles côté Caraïbes du genre Roatan qui - comme Cancun au Mexique - sont fréquentées par la jeunesse américaine et canadienne en quête de soleil et de sensations fortes ) et conserve une réelle authenticité.
UN PEU DE GEOGRAPHIE On sera surpris d' apprendre que le Honduras est le second plus grand pays d'Amérique centrale après le Nicaragua, de la taille de la Bulgarie. La côte caribéenne est immensément longue, s'étirant sur plus 750 kilomètres. Autre surprise de taille : le pays n' est pas - ou alors très peu - soumis aux tremblements de terre ni aux éruptions de volcans intempestives. Le relief du pays est tout à fait unique : en effet, les montagnes ne s'étendent pas du nord au sud, mais se chevauchent et se croisent dans tous les sens. Il existe un seul fleuve d'importance, le Rio Coco qui fait frontière avec le Nicaragua. Tiens, encore une surprise ! Le Honduras a davantage de forêts nuageuses et pluvieuses que le Costa Rica, champion du tourisme écolo dans l' Isthme. Le patrimoine naturel est donc riche et varié, et pourtant on ne peut pas parler de politique de conservation et de protection de l' environnement. Les gouvernements successifs sont plus intéressés par ce que peut rapporter la coupe intensive des arbres et la plantations de palmiers à huile africains, une véritable plaie partout en Amérique centrale, y compris dans le soit-disant vertueux Costa Rica ! L' agro-business américain et canadien est omniprésent et contrôle de larges étendues du territoire national. Les mauvaises habitudes perdurent donc, des écologistes ont été carrément assassinés dans le passé, l' écologie n' est pas au programme. Il faut dire qu'il y a des problèmes sociaux et économiques à régler d'urgence, et que l' écologie n' est pas l' urgence nationale.
La faune est la même que dans les pays avoisinants : jaguars, tapirs, paresseux, fourmiliers, singes, tatous, agoutis ( ou ' guatousas ' en espagnol ), coatis, pécaris, chauves-souris, cervidés, iguanes, reptiles de toutes sortes dont certains très venimeux comme le serpent-corail ( ou ' terciopelo ' ). Le lamantin est la star des eaux douces honduriennes. l' ara et le toucan sont les stars de la canopée.
UN PEU D'HISTOIRE
Je ne vais pas m' étendre plus que nécessaire sur l' histoire du Honduras, aussi catastrophique, chaotique et pleine de rebondissements et de drames divers que celle des pays limitrophes, et celle, plus généralement de la Grande Région allant du sud du Mexique au nord à la Colombie. Ce pays, le Honduras - mot qui signifie " profondeurs " en espagnol - fut découvert en 1502 par Christophe Colomb qui lui attribua ce nom, très probablement en raison de la profondeur des eaux aux abords de la côte. Les indigènes furent décimés par les colonisateurs espagnols et leurs richesses pillées. Contrairement aux pays voisins où fut créée une monoculture ( du café, de la canne à sucre et de l' élevage ), source de richesses et favorisant l' émergence d'une classe sociale aisée, le Honduras resta à l' écart de ce changement social, devenant par là un maillon faible soumis à des politiques étrangères centro - américaines et nord - américaines contradictoires, agressives et belliqueuses. Pedro de Alvarado - déjà " pacificateur " du Guatemala voisin - parviendra à conquérir le territoire en 1539 après avoir fait assassiner tous les opposants à la politique coloniale d'expansion, en particulier le lenca / maya Lempira, héros de son peuple indigène. Comayagua devient capitale du pays en 1540. On saute les siècles et on se retrouve au début du 19ème siècle en compagnie de Francisco Morazan, héros national et l' un des pères de l' Amérique centrale aux côté de Bolivar, et qui initia un projet grandiose d'union amérindienne. Libéral et laïc, il perdra la bataille contre les conservateurs, sera forcé à l' exil au Costa Rica, tentera le destin en revenant au Honduras où il finira exécuté en 1842. A partir de là, le pays sombre dans le chaos politique. L' anarchie et la révolution permanente amène au pouvoir des dictateurs nationalistes et conservateurs empêchant toute avancée sociale ou économique. En même temps, il faut lutter sans cesse contre les tentatives d'annexion territoriale des Anglais côté Caraïbes et des Américains dans toute la région. En 1880, alors que le pays est passé sous la coupe de libéraux tout aussi tyranniques que leurs opposants conservateurs, Tegucigalpa devient la nouvelle capitale, tout simplement parce que l'on a découvert des gisements d'argent et commencé à forer frénétiquement dans les environs de ce qui est à l' époque un gros village ! Et puis le président de l' époque a choisi Tegucigalpa contre Comayagua sur un coup de tête ! Le chaos continue. Les gouvernements, bousculés par les uns et les autres, tombent et changent sans cesse. On laisse s'installer d' énormes sociétés telles la United Fruit Company ou Cuyamel ou encore la Standard Fruit Company qui vont devenir des états dans l' Etat et soumettre le pays aux interêts puissants des pays étrangers voisins, en particulier les Etats-Unis. Le Honduras devient une république bananière où les compagnies bananières nomment les présidents, toujours conservateurs, dociles, soumis, corruptibles et vite corrompus. Les escarmouches entre pays voisins vont continuer pendant des décennies tandis que les riches conservateurs, l' Eglise Catholique et l' Armée tiennent le Honduras dans une main de fer et vont soutenir l' installation au pouvoir suprême de militaires reconvertis peu recommandables. Cependant, ils ne seront jamais aussi sanguinaires qu' au Nicaragua soumis et pillé par le dictateur Somoza pendant plus de 30 ans. " Nicaragua es mi finca ', avait-il coutume de dire !
Les civils reviennent au pouvoir en 1981, mais, c'est, hélas, pour le pire, car la CIA américaine choisit le Honduras comme terre d'entraînement pour les ' contras ' - ou brigades contre-révolutionnaires - dans la lutte sans merci contre les Sandinistas qui viennent de renverser Somoza au Nicaragua... et vont , à leur tour - et jusqu'à ce jour, hélas ! - mettre leur pays exsangue sous contrôle dictatorial. Pauvres Nicaraguayens, finalement plus à plaindre encore que leurs proches voisins ! Présidents - et partis - conservateurs et parfois libéraux se succèdent au pouvoir. La lutte contre l' insécurité - et contre les ' maras ', des gangs ayant fui les Etats-Unis sous l' ère Clinton pour se réfugier dans la région de San Pedro Sula - devient une priorité. Le libre-échange aussi. Il y aura encore des soubresauts politiques. Un coup d'état fomenté par l' armée en juin 2009 dépose le président Zelaya jugé trop social voire socialiste et trop engagé dans la lutte contre la criminalité et les narco-trafiquants qui gêne des gens de pouvoir car elle souligne combien le pays est gangrené par la corruption au niveau le plus élevé. Un comble ! Est nommé à sa place Sosa, un conservateur de centre-droit à l' échine plus souple et qui ne menace pas les interêts des grosses sociétés étrangères dans le pays. C' est lui qui changera de capitale. Des journalistes sont assassinés, les élections sont alors contestées par de nombreux pays.
C' est actuellement Juan Orlando Hernandez, ancien avocat, qui dirige le pays, et ce depuis janvier 2014. Les rapports du pays avec les Etats-Unis se sont fortement dégradés alors que le frère du président vient d'être arrêté aux Etats-Unis pour complicité avec les narco-trafiquants de son pays et pour blanchiment d'argent. Le président Trump, à sa manière brutale, exige une coopération du Honduras - et de son président - dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. En attendant des résultats concluants, le pays a été mis sur une liste noire.
ECONOMIE Le Honduras est l' un des pays les plus pauvres du monde : taux de chômage élevé, salaires bas, lois sociales quasi inexistantes, impôt sur le revenu inexistant, dépendance extrême aux aléas de la demande et de l' offre internationales sur le marché des matières premières ( argent, zinc, plomb, houille, cuivre ) et des produits agricoles, catastrophes naturelles telles l' ouragan Mitch en 1998 qui a mis l' économie du Honduras à genoux pour des années. Le Honduras est aussi un paradis fiscal pour les grosses entreprises nord-américaines et les industries de sous-traitance - ou ' maquilas ' - tenues par des Nord-Américains, des Chinois et des Coréens. Sous couvert de créer beaucoup d'emplois, pour des salaires de misère, les grosses sociétés étrangères sont exonérées d' impôt sur le revenu pour 30 ans. Scandaleux sans doute, mais c'est ainsi que vont les choses en Amérique Centrale !
LE HONDURAS UN PAYS METISSE
90% de la population est métissée , à la fois espagnole et amérindienne. Il y a aussi des Noirs, anciens esclaves venus de la Jamaïque et de Grand Cayman, des Garifunas aux racines amérindiennes ( caribes et africaines ) venus de l' île de St Vincent, des Blancs, des Turcs, Libanais et Syriens, des Asiatiques, des indigènes. Ces derniers ont beaucoup souffert au cours des siècles passés : 500 ans de tyrannie culturelle, économique et sociale et, à la clé, un génocide qui est reconnu désormais par la communauté internationale. Parmi les peuples indigènes, le plus remarquable est sans doute celui des Lencas qui sont plus de 100.000 actuellement. On les trouvera dans le département d' Intibuca, capitale La Esperanza, qui demeure le foyer actuel d'une culture lenca qui veut désormais s'affirmer. Egalement, les Chortis ( environ 5000 ) qui vivent dans les montagnes de l' Ouest, les Pipils proches de la frontière du Salvador ( et massacrés dans les année 30 ), les Jicaques ou Tolupanes qui sont, semble-t-il, originaires du Mexique, parlent une langue proche de celle des Sioux, et se rencontrent dans le département de Yoro, les Misquitos, les Pech et les Tawahkas qui peuplent la Mosquitie. Enfin il y a les Garifunas, métissés d'indigènes caribes des îles antillaises et de Noirs africains importés d'Afrique aux temps de l' esclavage par les Britanniques. A noter que les Français soutinrent les Garifunas dans leur dernière bataille contre les Anglais en 1795, non sans arrière-pensées politiques. Finalement ce furent les Anglais qui soumirent les Garifunas et décidèrent in fine de les déporter tous vers l' île de Roatan.
DETAILS PRATIQUES Le climat : janvier et février sont les mois idéaux pour visiter le Honduras, et, d'une manière générale, toute l' Amérique centrale. Températures agréables, voire fraîches le matin en montagne. Entre 13 et 26°. Plus chaudes sur la côte caribéenne dans le centre. Risques de mauvais temps malgré la ' bonne ' saison, côté atlantique.
ARGENT
La monnaie locale est le lempira, mais il est conseillé de se munir de dollars américains, surtout des petites coupures ( de 1, 5, 10, 20 ) et quelques grosses coupures ( 50 et 100 pour les hôtels en particulier ), et de changer au fur et à mesure. On peut changer dollars et euros dans les banques. Service lent, et queues. Eviter les distributeurs en extérieur. On peut aussi payer directement en USD les notes d' hôtels ou de B&B par exemple. Personnellement, je garde ma carte de crédit à portée au cas où mais je paie tout en dollars. C 'est notre ami R. qui nous sert de banque pour les quetzals au Guatemala et les lempiras au Honduras. Qui dit argent dit faire attention sans devenir paranoïaque ! Une vigilance permanente s'impose et il convient de ne pas grossièrement afficher son aisance financière - ou ses bijoux - dans la rue. Il faut être discret et respectueux des locaux, comme partout. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité en Amérique centrale précédemment. Ce sera de même ici au Honduras sauf au centre -ville de Tegucigalpa. . HOTELS Attention ! Les lits doubles - ou matrimoniaux comme on dit ici - sont en 150 de large, c'est à dire étroits pour des couples. Il vaut mieux demander des lits jumeaux qui sont tous les deux en 140. Différence minime, il est préférable de le savoir avant de faire des réservations en ligne.
ROUTES : Très peu de signalisation, genre panneaux de limitation de vitesse. C 'est normalement 90 km/h sur la route, y compris les 4 voies qui ne sont pas tout le temps séparées en deux fois deux voies. Parc automobile en état correct, sans plus. Beaucoup de voitures et de bus déglingués. A noter que beaucoup de voitures sont achetées accidentées aux Etats-Unis et transportées par camion au Honduras ( idem dans les pays limitrophes ) pour y être réparées et revendues. Mon conseil : Ne pas conduire soi-même, ni louer de voiture au Honduras mais payer les services d' un chauffeur ( et guide à l' occasion ). Cela évite bien des soucis.
DOCUMENTATION PERSONNELLE Il existe un guide Petit Fûté 2019 du Guatemala. Rien en revanche en ce qui concerne le Honduras, oublié par la sphère touristique. Deux bonnes cartes routières à emporter : Guatemala National Geographic Honduras International Travel Maps On peut acheter les deux en ligne sur Amazon, ainsi que le ou les guides.
NOTRE PERIPLE
Guatemala - Honduras - Guatemala Le séjour de 10 jours tout compris pour deux ( incluant une location de voiture du genre SUV, une Nissan Morano ), toutes les visites, une longue excursion en lancha sur le Rio Dulce ( et vers Livingston ) au Guatemala caribéen nous a été facturé 2300 USD par notre ami R. On peut facilement rajouter à ce voyage la visite à Copan, et compter une nuit de plus sur place au Honduras. Plutôt en fin de séjour quand on se trouve du côté de Santa Rosa de Copan. Les nuits d'hôtel sont en sus. Compter environ 45 à 70 USD pour une chambre standard ou supérieure. Le prix moyen d'un repas est de 12 USD ( 10 euros ), sans entrée ni dessert ni fromage. Petits déjeuners roboratifs avec oeufs et haricots noirs pour ceux qui aiment. Ou alors crêpes et fruits. Yaourts et lait à acheter dans les supermarchés. Le Honduras n' est pas une destination aussi coûteuse que le Costa Rica, champion en la matière ( surtout quand il s'agit de visites de parcs nationaux ). Mais rien n' est donné tout de même. Les étrangers paient davantage dans les musées ou les parcs naturels que les nationaux, environ 3 fois plus.
Départ mercredi 15 janvier de PPT, Tahiti.
1er jour, mercredi 15 janvier
Vol PPT - LAX - sur Air France ( vol facturé 420 euros AR par personne et acheté en octobre ). Puis LAX -GUA sur Delta Airlines ( DL ), vol de nuit facturé 700 USD AR en First Class ( grosse promo ) , quittant LAX à 23 h 55 et atterrissant le lendemain matin 16 janvier à Guatemala City vers 7 heures avec une demi-heure de retard. Il faut dire que l' embarquement à Los Angeles ( Terminal Delta ) est assez chaotique et retardé par le nombre impressionnant de personnes plus ou moins âgées mais corpulentes et à mobilité réduite arrivant à l' enregistrement en fauteuil roulant ! Une spécialité de ces vols sur l' Amérique centrale ! Les fauteuils sont souvent poussés par des employés américains plus âgés et plus mal en point que ceux qu'ils poussent jusqu'à la porte de l' avion et aident à s'extirper de leur siège ... Les sourds qui aident les aveugles en quelque sorte !! A noter qu' une majorité de vols quittant la Californie pour le Mexique ou l' Amérique centrale en fin de journée sont en fait des vols de nuit, quittant les Etats-Unis entre 22H 30 et minuit.

Arrivée sur Ciudad de Guatemala 6 H45 du matin

Ciudad de Guatemala vue d'avion au petit matin
2ème jour : jeudi 16 janvier
Aéroport International - Guatemala City - Rio Dulce
R. nous attend, fidèle à l' heure dite. Personne dans l' aéroport à part le personnel, c'est le premier vol qui atterrit au petit matin; nous sommes sortis en 10 mn. Et nous allons prendre la route de Rio Dulce sur la côte caribéenne immédiatement. Mais avant cela il faut traverser toute la capitale et ce n' est pas une mince affaire ! Guate est une mégalopole de plus de 3 millions d'habitants, située sur de hauts plateaux à 1500 m d'altitude. C 'est la capitale du pays depuis la fin du 18ème siècle, après avoir remplacé Antigua, toute proche à 40 kms seulement, détruite par une éruption volcanique violente. C 'est une ville construite sans plan d'ensemble, et on s' y perd facilement même avec un GPS, sans parler des embouteillages qui bloquent la circulation pendant des heures matin et soir. Elle est en proie à de graves problèmes chroniques de pollution, pauvreté et violence, mais comme d'autres dans la région ou ailleurs dans le monde ( à Manille aux Philippines par exemple ). On peut se passer d'un séjour à Guatemala City qui n' est pas une ville renversante, lors d'un voyage dans le pays ; on peut aussi décider d'y passer deux jours / 1 nuit, et de visiter son centre historique par exemple, rénové récemment. Les derniers gouvernements prétendent faire des efforts et prendre la mesure des problèmes mais il n' ont pas de baguette magique ! Comment - alors que cela n' a jamais été fait - remédier sérieusement à l' abandon social d'une immense partie de la population par les pouvoirs publics? Et où trouver les fonds ? La corruption rampante ne permet généralement pas de faire aboutir les projets ambitieux, souvent financés par des fonds internationaux. Affaire à suivre donc ... Il ne faut sans doute pas rêver !
Nous nous retrouvons rapidement sur une route à 4 voies qui file vers l' est, dans un paysage très montagneux tout d'abord, avec vallées encaissées et mamelons en suite verdoyants. Puis les montagnes et collines laissent la place à une région de cultures : palmiers à huile, bananeraies, plantations d'ananas, prairies dédiées à l' élevage de vaches bien nourries par une herbe verte et haute, qui laisse penser qu'il pleut beaucoup dans la région. D 'ailleurs nous continuons sous la pluie pendant une heure, puis au plus près de Rio Dulce ( appellation qui concerne à la fois la rivière qui s' écoule du Lac Izabal et la bourgade située à la naissance du Rio Dulce et dont le nom officiel est Relleno - Fronteras ). Le temps est à la pluie. Nous avons réservé deux nuits à l' hôtel Tortugal inaccessible par la route, mais que l'on rejoint du village en ' lancha ' en 5 mn . Nous nous y installons rapidement puis reprenons un bateau pour une courte échappée vers le Castillo San Felipe construit par les Espagnols à l' entrée du lac pour protéger cette voie d'accès stratégique contre les pirates ainsi que contre des prétendants anglais, hollandais et français forcément malintentionnés !.



Retour à l' hôtel pour une soirée tranquille et une nuit moins agitée que la nuit presque blanche passée dans l' avion. La durée du vol entre LAX et GUA n ' est que de 4 heures 20 mn et on n' a pas vraiment le temps de se reposer.

Hôtel Tortugal
Il se remet à pleuvoir fort en début de soirée et il va pleuvoir sans arrêt toute la nuit. Espérons que notre remontée du Rio Dulce en lancha n' est pas compromise...
3 ème jour : vendredi 17 janvier
Vellena-Fronteras - Rio Dulce - Livingston - Rio Dulce - Vellena-Fronteras
Miraculeusement, la pluie cesse brutalement au petit matin. Le ciel uniformément gris commence à blanchir à l' horizon et quelques taches de bleu apparaissent. Il va faire plutôt beau, selon notre lanchero, et la température va remonter... Il a raison et nous avons de la chance car est prévue une remontée du Rio Dulce vers Livingston, une balade d' environ 60 kilomètres AR. La pluie aurait tout gâché, il aurait sans doute fallu annuler l' excursion.
Tortugal Hôtel Hôtel en bambou, avec marina, accessible uniquement en bateau du village ( 5 mn de traversée ). Nous avions une chambre supérieure à 80 dollars la nuit. Heureusement car les autres chambres n' étaient pas terribles. Insonorisation exécrable. Repaire d' Américains plutôt âgés en bateau et en goguette, très bruyants. Etablissement dans le style écolo-bobo à l' américaine qui agace à la longue. Petit déjeuner pas à la hauteur. Mauvais rapport qualité-prix.
Départ à 8 h 30. Nous allons couvrir le trajet aller en plus de 3 heures avec beaucoup d'arrêts, et de découverte-nature surtout dans la première partie, celle où nous logeons à l' hôtel Tortugal, proche du Castillo San Felipe qui garde l' entrée du lac. Nous allons naviguer vers la mer, c'est à dire dans l' autre sens. Le Rio Dulce est large et il s'évase encore plus sur une vingtaine de kilomètres pour devenir une étendue d'eau de grande largeur, avec des îles, certaines seulement îles aux oiseaux où se rassemble une avifaune riche et variée, et des bras secondaires, domaine d'une mangrove épaisse et luxuriante, et de vastes tapis de nénuphars sur lesquelles évoluent gracieusement des jacanas. Hormis ces derniers, on peut voir, par centaines, des hérons blancs et gris, des cormorans et surtout des pélicans qui évoluent non seulement sur le fleuve mais aussi aux abords de l' embouchure du fleuve, là où eau salée et eau douce se mélangent et où évoluent suffisamment de poissons pour nourrir tous ces oiseaux voraces. Sur les parties hautes des arbres poussant sur ces îlots, on aperçoit également des iguanes de belle taille, orangés ( des mâles ) et dont les arêtes dorsales sont hérissées de piquants redoutables. Ils prennent le soleil revenu après une nuit de pluie battante. Le fleuve , à cet endroit, a changé de couleur, et est devenu limoneux. La navigation est ralentie par des branches et des troncs d'arbres qui flottent parfois entre deux eaux. Au plus près du village de Vellena-Fronteras, les premières îles abritent de luxueuses et vastes retraites appartenant à de riches guatémaltèques et quelques américains aussi fortunés. On les reconnaît aux pelouses parfaitement entretenues et vertes, aux marinas privées et aux hangars à bateaux abritant des yachts de belle taille. L'une a un zoo privé avec singes et aras, une autre un héliport avec hélicoptère prêt à décoller. Notre lanchero nous apprend qu'il y a un aérodrome tout proche qui permet des liaisons rapides avec la capitale distante de 400 kilomètres. Peu à peu, le fleuve qui s'étalait à l'infini, se resserre et on entre dans une sorte de canyon, pas trop encaissé tout de même. Le fleuve serpente paresseusement entre des falaises de calcaire recouvertes de verdure et d'arbres au contact de l' eau, sur lesquels sont perchés des dizaines d'oiseaux.





On arrive vers midi à Livingston, ville de 8000 habitants qui sommeille un peu à l' embouchure du Rio Dulce. Ville typique de la côte caraïbe de tous ces pays d'Amérique Centrale, un peu oubliée par le pouvoir central qui regarde plutôt côté pacifique, multi-ethnique aussi. Les amérindiens côtoient les mayas dont la gent féminine a gardé et porte le costume traditionnel à savoir longue jupe et chemisier-caracot, et les Garifunas, issus d' anciens métissages entre les derniers indiens caraïbes et les esclaves ayant fui l' enfer des plantations ou ayant été déportés vers les îles honduriennes comme Roatan ou les côtes du Honduras et du Guatemala par les anglais quand leur présence devint inutile et encombrante. Livingston fut créée au début du 18ème siècle et connut une période d'abondance et de richesse en devenant le principal port guatémaltèque à exporter la richesse du pays, à savoir le café. Cette période est terminée et la ville vivote de la pêche et surtout du tourisme. Quelques jolis hôtels de style colonial et surtout une ambiance très caribe attirent des visiteurs toute l' année. On rajoutera au tableau un patrimoine architectural un peu délabré voire lépreux, beaucoup de petits restaurants Garifunas, une nourriture typée ( bananes plantain, riz coco, gâteaux coco ), des habitants souriants et aimables. Livingston est une agréable surprise, car la ville n' est pas considérée comme une destination touristique incontournable. Encore une erreur de jugement ! Car Livingston, c'est vraiment une autre facette du Guatemala. Elle mérite ses trois étoiles.

L'un des lavoirs publics municipaux



Au retour en lancha vers notre hôtel, nous allons nous arrêter déjeuner dans un restaurant de bord de fleuve, goûter la spécialité locale, à savoir une soupe de poissons et de petits crabes du fleuve agrémentée de crevettes d'estuaire, puis faire une seconde halte là où se trouvent des sources chaudes et soufrées en bord de fleuve. Nom de l' endroit : Agua Caliente. Bien nommé donc. Bref, nous avons beaucoup apprécié cette excursion tout à fait exceptionnelle par sa durée et les lieux parcourus et visités. Curieusement , la remontée du Rio Dulce est mal notée dans des guides du genre Petit Futé, on se demande pourquoi, seulement une étoile. Mauvaise appréciation car la balade vaut trois étoiles au moins uniquement pour le Rio Dulce en tant que tel. Le Rio Dulce et Livingston sont notre premier coup de coeur du voyage.
Nous arrivons à l' hôtel sous une pluie battante qui va durer une heure et se calmer rapidement. Climat typiquement tropical de ces régions avec une grosse averse en fin de journée. Tropical mais pas trop chaud. Et puis, heureuse surprise, pas de moustiques. Dans la nuit, une autre averse très violente, puis plus rien jusqu'au matin. On se réveille avec nuages et soleil, et chaleur revenue. La journée s'annonce prometteuse, elle le sera moins que prévu. Le ciel va se couvrir de nouveau mais sans qu'il pleuve comme sur la côte même.
4ème jour : samedi 18 janvier
Rio Dulce - Frontière du Honduras - Omoa - San Pedro Sula
Nous démarrons à huit heures, direction la frontière du Honduras, à environ 50 kilomètres de là. Peu de circulation, on roule facilement, et puis, alors que l'on se rapproche de la frontière, la route devient mauvaise. Elle est en réparation, il semble être question de la re-goudronner... En attendant, elle est truffée de nids-de-poule et le goudron a disparu par plaques sur des dizaines de mètres. Vraiment inattendu ! Paysage de collines et de prairies verdoyantes dédiées à l' élevage, mais aussi aux palmeraies et bananeraies à perte de vue le long de la route. Arrivée au poste-frontière qui, heureusement regroupe les deux douanes. Il y a peu de monde et nous passons tous les trois en dix minutes les formalités de sortie du Guatemala et d'entrée au Honduras. Coût du passage : 3 dollars américains par personne. ( il vaut mieux les avoir sous la main, cela va plus vite, en liquide et compte rond ). On repart sur une très belle route, lisse, refaite de neuf et bien signalisée. Quel changement ! La réfection des principaux axes routiers du pays est l' une des seules promesses présidentielles tenues à ce jour. Ceci étant, le réseau secondaire hondurien est abîmé et la circulation y est ralentie.
Notre première étape va être Omoa, village de pêcheurs et bourgade caraïbe qui vaut surtout par son imposante forteresse espagnole ou Castillo de San Fernando ( en l' honneur du Roi Ferdinand VI d'Espagne ), construite de 1752 à 1775. A l' époque, la mer venait lécher les murailles, ce qui n' est plus le cas aujourd'hui. Comme d'autres constructions militaires espagnoles de la Grande Région , la forteresse dut subir les assauts des anglais dont les plans étaient de contrôler toute la côte du Nicaragua au Mexique. Ils parvinrent à vaincre les Espagnols et à s'emparer de la forteresse mais furent vaincus lors d'une seconde attaque, cette fois par les espagnols bien décidés à reprendre cette place-forte. On dit que des trésors sont enfouis dans la mer aux abords du village, ce qui ne manque pas de susciter de l' interêt chez les chercheurs de trésors, d'autant qu'un butin de pièces d'or fut découvert en 1972. Omoa n' a pas d'étoiles dans les guides, elle en mérite deux ou trois pour son imposante forteresse. et puis nous y avons très bien déjeuné en bord de plage. Ce gros village est donc à découvrir et non à éviter, surtout quand on vient du Guatemala côté caraïbe, comme c'était notre cas. C 'est à Omoa que nous retrouvons Alexi, originaire de San Pedro Sula et policier dans la vie. Il a quelques jours de congé et vient découvrir son pays avec nous. D' ailleurs c'est lui qui va conduire la voiture à partir de maintenant. Sa présence sera rassurante, il veille sur nous. Et puis, réflexe professionnel oblige, il est déjà aller repérer l' endroit où se trouve notre prochain hôtel à San Pedro Sula. Et puis nous roulons portes verrouillées... comme tout le monde, semble-t-il.



Après déjeuner, nous prenons la route de San Pedro Sula où nous faisons étape. Pas de chance, nous sommes samedi et le musée est fermé. SPS est une ville moderne et vivante aux larges avenues fleuries, aux rues propres et bien tenues, du moins les axes principaux. C 'est la capitale industrielle et commerciale du pays. Fondée en 1536 par Pedro de Alvarado sous le nom de ' Villa de San Pedro de Puerto Caballos ', San Pedro Sula ( ' sula ' en dialecte local indigène signifie ' vallée des oiseaux ' ), ville coloniale par excellence, se développa rapidement pour devenir l' étape incontournable du transport passagers et marchandises vers l' Europe ainsi qu'un carrefour entre Guatemala et Nicaragua. Elle fut attaquée et détruite par les pirates, puis finit par renaître à la prospérité grâce à l' industrie bananière. Il ne reste rien de son passé colonial et pas grand chose de son passé archéologique excepté au Musée. Des fouilles ont montré qu'une civilisation ancienne, antérieure d 'un millénaire à celle découverte à Copan - existait sur le site de la ville actuelle, après découvertes de statues anthropomorphiques en basalte évoquant l' ère olmèque, la mère de toutes les civilisations en Amérique centrale. SPS est aujourd'hui un centre majeur de ' maquilas ' - ou industries de sous-traitance - sous contrôle principalement nord-américain. SPS vaut, à l' occasion, une visite d'une demi-journée pour son musée ( fermé le samedi et le dimanche, hélas ), ainsi que pour sa minuscule place centrale flanquée d'une cathédrale dans laquelle on admirera les fresques religieuses moderne de style populaire réaliste qu' est en train de réaliser un peintre local avec beaucoup de talent. Des immeubles en mauvais état, de piètre construction années 70 et sans grâce encadrent malheureusement la cathédrale et gâchent l' ensemble. SPS - comme la capitale Tegucigalpa - est marquée par sa mauvaise réputation en matière de sécurité. Qu' en penser ? Retour à l' hôtel pour la nuit.
Guanacaste Hotel : 55 dollars la nuit. Bien situé, dans un quartier tranquille. Construit comme comme un bunker ou une prison de haute sécurité, au choix. Du jamais vu dans le genre ! Chambre au calme. Bonne climatisation. Mais ensemble vieillot, style années 70. Les peintures sont d'origine, la salle de bain aussi et tout cela date terriblement. Et puis personnel indolent peu professionnel . Rien n' était prêt pour le petit déjeuner quand nous sommes arrivés en salle. Celle-ci, sur le toit, n' avait même pas été balayée le soir précédent. En fait, il n' y avait que nous quatre dans l' hôtel, plus le veilleur de nuit effondré et endormi. Nous avons donc petit-déjeuné en extérieur. Pas terrible donc... Etablissement à éviter. Je dirais même : SPS à éviter ! C 'est une perte de temps dans un itinéraire serré, il vaut mieux voir autre chose.
Et l' on passe à la page 2 du carnet.....
Extrait de naissance S12 (Algérie) English translation pending
Bonjour chère internautes,
L'Algérie comme la plupart des pays a lancer la procédure afin d'obtenir un passeport biométrique comme exige la lois de 2015 de l'aviation civile. Une pièce maîtresse est obligatoire afin de constituer le dossier, l'extrait de naissance S12 Jusqu’à la toute est clair. La complication dans cette histoire est la durée d'obtenir ce papier, on bat des records jusqu'à 3Mois d'attente 3Mois et je vous laisse imaginer, a vrai dire le S12 est une nouvelle forme de la bureaucratie qui suit la communauté môme a l'étranger.
On souhaite que cette cauchemar cesse et chaqu'un régularise ça situation.
Bon courage.
L'Algérie comme la plupart des pays a lancer la procédure afin d'obtenir un passeport biométrique comme exige la lois de 2015 de l'aviation civile. Une pièce maîtresse est obligatoire afin de constituer le dossier, l'extrait de naissance S12 Jusqu’à la toute est clair. La complication dans cette histoire est la durée d'obtenir ce papier, on bat des records jusqu'à 3Mois d'attente 3Mois et je vous laisse imaginer, a vrai dire le S12 est une nouvelle forme de la bureaucratie qui suit la communauté môme a l'étranger.
On souhaite que cette cauchemar cesse et chaqu'un régularise ça situation.
Bon courage.
Dernières nouvelles de Madagascar? (début avril 2009) English translation pending
qq pourrais-t'il me donner des nouvelles récentes de la situation sur place?? je pars le 08 mai, et j'hésite à laisser tomber mon billet d'avion.J'arrive à Tana et j'aimerais visiter le sud/ouest.Sécurité, transports, logements, ....ok ou.....??
merci à tous. 😉
Premier voyage en Inde en août English translation pending
Bonjour,
Je vais enfin aller découvrir l'Inde qui me fascine depuis des années cet été, au mois d'aout avec des amis. Nous serons 6, les 2premieres semaines puis 4 jusqu'à la fin du mois. J'ai quelques apréhensions au niveau du climat et des précautions a prendre en terme de santé. Nous partons en inde du nord et j'aurais quelques questions à vous poser et je vous remercie à l'avance de m'apporter votre aide.
Tout d'abords au niveau des vaccins, lesquels sont vraiment nécessaires? Je compte prendre un traitement anti palu mais qu'en est il des autres risques?
Nous pensons commencer par le rajasthan et il y a tellement de choses a voir que j'aimerai que vous disiez les immanquables, ce qu'il faut absolument voir ou faire.
De plus pensez vous que en un mois nous auront le temps d'allez faire un tour dans le ladakh?
Question transport on se pose encore la question de savoir si on prend un guide ou d'utiliser les transports locaux. Pour le rajasthan, c'est à dire au moins les 15premiers jours on pense prendre un guide, vaut il mieux en reserver un à l'avance (si vous en connaissez un bon disponible merci ^^) ou attendre d'etre sur place?
J'ai déja le lonely mais auriez vous des ouvrages à me conseiller pour m'imprenier un peu plus de la culture indienne?
Voilà je crois que c'est tout, j'aurai surement d'autres questions à vous soumettre, merci de vos réponses.
Je vais enfin aller découvrir l'Inde qui me fascine depuis des années cet été, au mois d'aout avec des amis. Nous serons 6, les 2premieres semaines puis 4 jusqu'à la fin du mois. J'ai quelques apréhensions au niveau du climat et des précautions a prendre en terme de santé. Nous partons en inde du nord et j'aurais quelques questions à vous poser et je vous remercie à l'avance de m'apporter votre aide.
Tout d'abords au niveau des vaccins, lesquels sont vraiment nécessaires? Je compte prendre un traitement anti palu mais qu'en est il des autres risques?
Nous pensons commencer par le rajasthan et il y a tellement de choses a voir que j'aimerai que vous disiez les immanquables, ce qu'il faut absolument voir ou faire.
De plus pensez vous que en un mois nous auront le temps d'allez faire un tour dans le ladakh?
Question transport on se pose encore la question de savoir si on prend un guide ou d'utiliser les transports locaux. Pour le rajasthan, c'est à dire au moins les 15premiers jours on pense prendre un guide, vaut il mieux en reserver un à l'avance (si vous en connaissez un bon disponible merci ^^) ou attendre d'etre sur place?
J'ai déja le lonely mais auriez vous des ouvrages à me conseiller pour m'imprenier un peu plus de la culture indienne?
Voilà je crois que c'est tout, j'aurai surement d'autres questions à vous soumettre, merci de vos réponses.
Formalités en Libye (informations) English translation pending
Bonjour a tous,
Je rentre d'une rando en Libye, l'attérrissage est toujours un peu difficile....après ces paysages merveilleux, retrouver le gris d'ici.... Sinon les 700€ demandés à la douane ne sont plus d'actualité, aussi bien à Tripoli qu'à Sebbah et surtout pour les ressortissants européens . Ils auraient d'ailleurs du mal à contrôler 170 personnes qui débarquent ! Par contre pour la traduction du passeport en arabe, c'est toujours valable ! Ma traduction était faite sur une feuille A4 avec tampon et tout, mais elle était pliée au format du passeport ...ils ont juste soulevé un coin !!! Pour voir si c'était bien ça ! Pour cette traduction, je me suis renseignée au Palais de Justice de ma région, qui m'a indiqué des adresses de traducteurs assermentés . Cela était fait en 4 jours pour la somme de 30 € ! (et 25 s'il y a plusieurs passeports) Donc pas de quoi se stresser !, c'est pas insurmontable !
Le visa reste obligatoire, mais si vous passez par une agence libyenne, elle s'en occupe . Il faut juste lui envoyer une photocopie des 2 premières pages par e-mail ! (coût 35 €)
Bon voyage aux futurs candidats de la saison prochaine !
PS: je suis a votre disposition pour autres renseignements
Je rentre d'une rando en Libye, l'attérrissage est toujours un peu difficile....après ces paysages merveilleux, retrouver le gris d'ici.... Sinon les 700€ demandés à la douane ne sont plus d'actualité, aussi bien à Tripoli qu'à Sebbah et surtout pour les ressortissants européens . Ils auraient d'ailleurs du mal à contrôler 170 personnes qui débarquent ! Par contre pour la traduction du passeport en arabe, c'est toujours valable ! Ma traduction était faite sur une feuille A4 avec tampon et tout, mais elle était pliée au format du passeport ...ils ont juste soulevé un coin !!! Pour voir si c'était bien ça ! Pour cette traduction, je me suis renseignée au Palais de Justice de ma région, qui m'a indiqué des adresses de traducteurs assermentés . Cela était fait en 4 jours pour la somme de 30 € ! (et 25 s'il y a plusieurs passeports) Donc pas de quoi se stresser !, c'est pas insurmontable !
Le visa reste obligatoire, mais si vous passez par une agence libyenne, elle s'en occupe . Il faut juste lui envoyer une photocopie des 2 premières pages par e-mail ! (coût 35 €)
Bon voyage aux futurs candidats de la saison prochaine !
PS: je suis a votre disposition pour autres renseignements
Endroits à ne pas manquer en Chine? English translation pending
Bonjour,
comme je l'ai dit précedement mon circuit sera le suivant; pekin, xian, chengdu, lhassa, chengdu, kunming, canton, hong kong et pour finir shanghai.
Donc parmis ces destinations bien entendu il y a des endroits fars comme la grande muraille ou l'armée des soldat à xian mais je voudrais savoir si vous connaissez des bons plans dans ces différentes villes. Je ne cherche pas forcement des endroits surbooké de toursites mais plutôt des endroits calmes pour se depayser de la metropole française.... je visiterai neanmoins des grandes villes comme pekin, hong kong ou shanghai car se serai quand meme le comble d'aller en chine sans passer par ces destinations.
MERCI d'avance pour vos renseignements.
Thailande: Bangkok traduction English translation pending
un peut de culture, , et ce n'est jamais mauvais pour la mémoire, ,
Krung Thep
Maha Nakorn Amon
Rattanakosin Mahinthara
Ayutthaya Mahadilokpop
Noppharat Ratchatani
Burirom Udom
Ratchaniwet Maha
Sathan Amon Piman
Awatan Sathit
Sakkathadtthiya
Witsanukam Prasit
Cité des Anges, écrin des gemmes divins,
terre imprenable, grand royaume proéminent, délicieuse capitale du royaume aux neuf pierres nobles, siège suprême et palais magnifique, refuge des dieux et séjour des esprits réincarnés.
Maha Nakorn Amon
Rattanakosin Mahinthara
Ayutthaya Mahadilokpop
Noppharat Ratchatani
Burirom Udom
Ratchaniwet Maha
Sathan Amon Piman
Awatan Sathit
Sakkathadtthiya
Witsanukam Prasit
Hôtel à Venise English translation pending
je recherche un hotel pas trop cher et pas trop loin du centre. auriez-vous des bons plans à me proposer? merci d'avance. lauriane
Dix jours en Italie du Nord: balades urbaines et culture... English translation pending
Bonjour tout le monde ,
un bonjour plus particulier et un grand merci à ceux et celles qui m'ont aidée à construire un petit itinéraire dans cette région peu atteinte par le tourisme !
Le but de l'excursion était, officiellement, de découvrir Palladio, l'architecte de renom, qui a conçu beaucoup de palais, villas et églises de sa région, au XVIème siècle . Faites un test autour de vous et dites "Palladio ?" : la plupart des amis vous diront : "ah oui, l'architecte" ... ou bien : " les Villas Palladiennes" ! De là à les situer, il y a un monde que nous avons essayé de découvrir .
En chemin, nous en avons profité pour visiter les villes du Nord qui nous étaient inconnues : Trévise, Padoue et Vicenza ... puis avons étendu le voyage à 150 kms au Sud, en passant par Ferrare et Ravenne : en voici le récit .
1er jour, le 12 septembre : Bruxelles - Venise pour nous et Nantes - Venise pour nos amis.
C'est là qu'on découvre l'intérêt d'habiter dans une capitale européenne : le trajet prendra une heure pour nous et coûtera 115 € par personne, aller - retour . Nos amis français devront prendre un vol avec escale à Lyon, ce qui leur prendra 5 heures en tout et leur coûtera plus du double ! Arrivée en fin de matinée, prise d'une voiture de location et trajet vers Preganziol, en dessous de Trévise, où nous nous installons pour 4 nuits .
Nous suivrons le planning que j'ai préparé à grande peine : il doit nous permettre de découvrir les villas les plus belles, pas trop éloignées d'un parcours logique et OUVERTES lors de notre passage ! ! !
J'avais hésité, demandé sur ce forum et lu beaucoup sur ce sujet : est-il opportun de passer du temps ( et de dépenser pas mal d'argent ) pour faire la croisière sur le canal de la Brenta, qui permet, dit-on, de découvrir en 1 fois LES fameuses villas et est très agréable ? La lecture consciencieuse de 2 très beaux livres d'art et la consultation de cartes m'a permis de faire un choix qui s'est avéré bon ... : encore faut-il disposer d'une voiture .
1/2 jour à Trévise .
De Preganziol, nous roulons 15 kms pour nous garer le long des remparts de la ville et marchons vers le centre . D'emblée, nous voyons que la ville est entourée et traversée de canaux ! Les rues sont bordées de palais alternant avec des commerces. Nous allons en direction du Duomo, bâtiment en briques, très massif, que nous visitons et descendons dans la crypte : forêt de colonnes et murs ornés de fresques .




Nous trouvons notre halte pour l'apéritif et le havre pour le repas du soir en nous dirigeant vers le vieux quartier de la Pescheria : le Prosecco et le Spritz seront un rituel de tous les jours, en fin de journée !

Ce sera le repas le plus 'gastronomique' du voyage : il fallait fêter nos retrouvailles agréablement .
Adresse : le Becchiere cf guide du Routard, que je ne peux que vous recommander pour la gentillesse et l'accueil, et surtout pour la qualité des plats .

Après cette première demi-journée passée à prendre des repères, nous suivrons le thème prévu dès demain ...
Le but de l'excursion était, officiellement, de découvrir Palladio, l'architecte de renom, qui a conçu beaucoup de palais, villas et églises de sa région, au XVIème siècle . Faites un test autour de vous et dites "Palladio ?" : la plupart des amis vous diront : "ah oui, l'architecte" ... ou bien : " les Villas Palladiennes" ! De là à les situer, il y a un monde que nous avons essayé de découvrir .
En chemin, nous en avons profité pour visiter les villes du Nord qui nous étaient inconnues : Trévise, Padoue et Vicenza ... puis avons étendu le voyage à 150 kms au Sud, en passant par Ferrare et Ravenne : en voici le récit .
1er jour, le 12 septembre : Bruxelles - Venise pour nous et Nantes - Venise pour nos amis.
C'est là qu'on découvre l'intérêt d'habiter dans une capitale européenne : le trajet prendra une heure pour nous et coûtera 115 € par personne, aller - retour . Nos amis français devront prendre un vol avec escale à Lyon, ce qui leur prendra 5 heures en tout et leur coûtera plus du double ! Arrivée en fin de matinée, prise d'une voiture de location et trajet vers Preganziol, en dessous de Trévise, où nous nous installons pour 4 nuits .
Nous suivrons le planning que j'ai préparé à grande peine : il doit nous permettre de découvrir les villas les plus belles, pas trop éloignées d'un parcours logique et OUVERTES lors de notre passage ! ! !
J'avais hésité, demandé sur ce forum et lu beaucoup sur ce sujet : est-il opportun de passer du temps ( et de dépenser pas mal d'argent ) pour faire la croisière sur le canal de la Brenta, qui permet, dit-on, de découvrir en 1 fois LES fameuses villas et est très agréable ? La lecture consciencieuse de 2 très beaux livres d'art et la consultation de cartes m'a permis de faire un choix qui s'est avéré bon ... : encore faut-il disposer d'une voiture .
1/2 jour à Trévise .
De Preganziol, nous roulons 15 kms pour nous garer le long des remparts de la ville et marchons vers le centre . D'emblée, nous voyons que la ville est entourée et traversée de canaux ! Les rues sont bordées de palais alternant avec des commerces. Nous allons en direction du Duomo, bâtiment en briques, très massif, que nous visitons et descendons dans la crypte : forêt de colonnes et murs ornés de fresques .




Nous trouvons notre halte pour l'apéritif et le havre pour le repas du soir en nous dirigeant vers le vieux quartier de la Pescheria : le Prosecco et le Spritz seront un rituel de tous les jours, en fin de journée !

Ce sera le repas le plus 'gastronomique' du voyage : il fallait fêter nos retrouvailles agréablement .
Adresse : le Becchiere cf guide du Routard, que je ne peux que vous recommander pour la gentillesse et l'accueil, et surtout pour la qualité des plats .
Après cette première demi-journée passée à prendre des repères, nous suivrons le thème prévu dès demain ...
Mer Baltique Costa Pacifica 02 au 12 juin 2014 English translation pending
Merci à Dom22 message précédent, mais je voudrais vous apporter mon expérience au sujet de cette très belle croisière avec de nombreuses escales en général accompagnées du soleil !
Tout d'abord pour rejoindre KIEL, très rapidement, et comme nous habitons l'Est de la France , nous avons pris l'option du train ICE allemand. Il y a plusieurs fois par jour des lignes directes entre Bâle et KIEL ; Nous l'avons pris à Freiburg , pratiquement sans supplément en 1ere classe, et, après contact auprès de l'agence, nous avons obtenu le transfert en bus COSTA de Kiel au port ...pas très loin en définitive , mais les bagages ont été pris en charge à la gare de Kiel...jusque dans nos cabines....relax !
Escale BORNHOLM au Danemark, sortie en chaloupes, très belle petite ville avec ses maisons typiques, en bois, temps légèrement pluvieux mais qui s'accordait à l'ambiance générale. Nous avons fait le tour à pied de la ville de Ronne
Escale Gdynia : pas d’excursion Costa.. mais je vous conseille de sortir de vous-même en abordant les taxis forts nombreux. Ne pas prendre les premiers, assez chers, mais sortir de l'enceinte du port où vous en trouverez d'autres. Nous étions à 4 et avons obtenu le prix de 20€ P.P. pour toute la journée de 9h30 à 17h. Ils nous a conduits dans tous les sites majeurs, le premier à l'église Oliwa ou nous avons assisté à un concert magistral d'orgue baroque d'une demi-heure. ( gratuit) Visite et nombreux arrêts dans toute la très belle ville de GDANSK... Mérite un 3 étoiles,
Mais...pas de problème pour nous qui parlons allemand , anglais....il faut se faire comprendre en allemand. Je ne sais pas quelles seraient les modalités pour nos amis uniquement francophones...
Escale KAIPEDIA en Littuanie : sortie uniquement à pied, après avoir reçu et consulté le plan de la ville. Tour vite fait , un souvenir un peu quelconque, d'ailleurs les croisiéristes sont vite remontés à bord sur le coup de 13h..
Escale à RIGA en Lettonie : Nous avons opté pour le bus Hop Off Hop On pour faire un tour d'ensemble de la ville, pour 10 € par PP , nous avons découvert cette très belle ville de Riga. Beaux immeubles , superbes parcs, beaucoup d'animations, très propre, un marché immense de toutes les couleurs, et avec des prix très bas ( pour nous ) : petits pains viennoiseries à 17 cts.. fraises 1,30 € le kilo...etc
Après le première découverte en bus nous avons flané à pied dans cette belle ville...sous un soleil généreux !
Escale à TALLINN en Estonie, - Les bus Hop Off Hop ON , ne peuvent entrer dans la vieille ville, ne pas les prendre à moins de vouloir découvrir la ville nouvelle l..un peu cher, pas obligé ...
Ensuite découverte du centre de ville médiéval à pied ( bonnes chaussures = pavés) Quelle vie dans cette ville, beaucoup de terrasses, de musiques, de concerts, de folklore.. des vestiges médiévaux, de personnes habillées façon moyen-age pour l'ambiance ? On se s'ennuie pas à Tallinn ! le temps y passe vite...
Escale à St Petersburg : Je connais cette ville mais je suis toujours émerveillé pars ses bâtiments somptueux. Pour avoir plus d'explications et voir un maximum , nous avons pris l'excursion COSTA ( 119€ PP) avec une excellente jeune guide., russe mais parfaitement francophone.. Nous étions équipés d'écouteurs individuels ce qui facilite la compréhension. Découverte du Peterhof et ses jeux d eaux ( un peu comme Versailles...ils ont copié dans la folie monarchique de leur grandeur ) puis saint Isaac etc...Repas correct dans un restaurant, etc.. Nous étions un groupe de 30 personnes très sympathiques..
Escale à HELSINKI , Finlande .. un peu courte dans le temps alloué, nous avons pris le shuttle bus Costa pour arriver au plus vite au centre ville/ Grand tour pédestre à l'église luthérienne, église sous les rochers, le marché d'artisanat, le marché aux poissons ( coût de la vie très cher, vu du saumon à 44€ le kilo au port...)
Escale à STOCKHOLM Suède. Nous voulions voir le maximum aussi nous avons opté pour le must de Stockholm avec Costa: Excellent guide, visite complète du palas royal, musée Wasa, vieux Stockholm.
Nous avons profité d'un arrêt prévu pour le repas ( temps libre de 2h ) pour prendre un bateau ( genre bateau-mouche Hopp off Hopp ON, pour faire un tour dans la rade et le port au prix négocié de 15€ par PP. Un tour de 50 minutes , nous avons remarqué que ces bateaux faisaient un arrêt près du COSTA PACIFICA ( à son avant ) et que nous aurions pu le prendre directement ... un bateau passe tous les 1/4 d'heure, vous pouvez le prendre et sortir et à votre convenance.. on apprend toujours ! Mais COSTA ne dit jamais rien !
Et voilà, nous garderons un excellent souvenir de cette merveilleuse croisière.. je ferais un autre texte forum au sujet de Costa... à suivre
Mon expérience de 19 croisières dont 12 avec Costa.. on commence à connaitre .. mais toujours fan
Aller du terminal de croisière Quinquela Martin au centre-ville de Buenos-Aires English translation pending
Bonjour
J'envisage d'aller avec mes filles en croisière argentine nous arriverons par bateau au terminal QUINQUELA MARTIN. Ce terminal est-il éloigné du centre ville et y a t-il une bouche de métro pas loin.
Puis question sécurité en lisant certains commentaires j'ai l'impression que je vais à HARLEM des années 70. Buenos aires est-elle une ville dangereuse????????
MERCI
J'envisage d'aller avec mes filles en croisière argentine nous arriverons par bateau au terminal QUINQUELA MARTIN. Ce terminal est-il éloigné du centre ville et y a t-il une bouche de métro pas loin.
Puis question sécurité en lisant certains commentaires j'ai l'impression que je vais à HARLEM des années 70. Buenos aires est-elle une ville dangereuse????????
MERCI
Trois semaines en Roumanie en juillet 2010: itinéraire, visites, hébergement...? English translation pending
Bonjour,
Après plusieurs séjours aux USA, nous envisageons cet été de rester en Europe, et d'aller en Roumanie où mon frère se trouve pour un an.
Avez-vous des idées d'itinéraires ? Les sites à ne pas manquer ? Des conseils d'hébergement ?
Nous y serons avec nos 3 enfants de 2, 8 et 9 ans, habitués à voyager. La seule chose qui nous inquiète est le côté sanitaire en cas de "pépin" avec un enfant notamment.
Merci d'avance pour vos conseils !
Merci d'avance pour vos conseils !