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Conseils sur circuit de vingt jours Ontario-Québec? English translation pending
by Gémeumeu · 2012-11-10 · 37 replies
Bonjour,

Nous partons cet été 2013 au Canada et avons beaucoup d'hésitations sur notre circuit. Nous aimons mélanger la nature et les visites. Nous sommes 2 adultes et une petite fille qui aura 8 ans qui peut marcher pendant 2-3 heures, mais pas pendant 3 jours et qui aime visiter de beaux musées.

Voilà l'ébauche de notre circuit:

J1 : Bruxelles – Toronto J2 : Visite de Toronto J3 : Visite de Toronto et Visite de Niagara-on-the-lake (1H45 – 132 km) et logement à Sainte-Catharines (15’ – 20 km) J4 : Visite de Niagara et si possible feux d’artifice sur les chûtes (20’ – 20 km) J5 : Journée Outlets – côté américain et départ vers Hamilton (1H – 75 km) J6 : Visite d’Hamilton et départ vers Ganacoque (4h15 – 355 km) J7 : Ganacoque : croisière et/ou Fort Henry et trajet vers Cornwall (2h - 150 km) J8 : Visite d’Upper Canada Village et transfert vers Ottawa (1h40 – 98 km) J9-J10 : Ottawa J11 : Parc Gatineau et départ vers Montebello (2h – 130 km) J12 : Parc Oméga J13 : Parc oméga – Québec (4H – 364 km) et visite de Québec J14 : Visite de Québec J15 : Québec – visite de Baie Saint-Paul et logement au Parc National des Hautes Gorges de la Malbaie (4h18 – 220 km) J16 : Parc National des Hautes Gorges de la Malbaie et départ vers L’ Anse-Saint-Jean (2h30 – 95 km) J17 : Croisière sur le Ford et visite de Sainte-Rose-du-Nord J18 : Tadoussac – Sainte Catherine J19 : Trajet Tadoussac - Montréal J20 J21 : Montréal Nous hésitons encore pour visiter le Parc des Hautes Gorges et de faire la boucle par L'Anse-Saint-Jean car on pourrait visiter un parc plus proche de Québec (Parc National de la Jacques Cartier ou le Parc National des Grands Jardins) et faire la croisière sur le Ford de Saguenay au départ de Tadoussac). On pourrait ainsi récupérer un jour pour couper le trajet du jour 19 et avoir plus de temps sur Québec.

Que pensez-vous de notre circuit?

Merci de votre aide ...

Géraldine
Hôtel parlant français à Phnom Penh? English translation pending
by Jim42 · 2012-08-23 · 5 replies
Mon anglais étant limite je recherche un hôtel parlant français à Phnom Penh dans le centre ville. Merci pour vos infos.
Retour du Cambodge fin 2011: Angkor, Preah Vihear… English translation pending
by Schnacke67 · 2012-01-17 · 6 replies
Le Preah Vihear

Ce temple n'est pas toujours accessible car il y a de temps en temps des échanges de coups de feu entre les militaires thaïlandais et les militaires cambodgiens qui occupent le site.

J'avais vu sur le forum une photo de militaires thaïlandais et cambodgiens à la même table buvant des bières (voir http://voyageforum.com/v.f?post=4088709#4088709 ), j'ai demandé à un lieutenant colonel si cette photo correspondait à la réalité, celui-ci m'a répondu que c'était exact mais uniquement au cours des périodes très calmes et que cela ne s'était pas produit depuis Février 2011.

Visite : Vérifier si le temple est accessible, la situation change très vite.

Accès en voiture (en 3h00) pour 160 $ environ. La route est très bonne. Pour accéder au temple il faut payer 1 $ et prendre un motodop (10 $ aller-retour) ou un 4x4 (25 $ aller-retour).

A la bibliothèque de l'E.F.E.O (Ecole Française d'Extrême Orient) de Siem Reap vous pouvez consulter le livre "Prasat Preah Vihear" de Kun Samen, description détaillée du temple. Vous trouverez ce livre à la librairie "Siem Reap book center"

On trouve divers articles sur le Preah Vihear sur le site de "Cambodge Post"
http://www.cambodge-post.com dans "Balades" puis "Nord Ouest" puis "Temple de Preah Vihear"

Autre visites possibles la même journée

Anlong Veng

Cette région fut le dernier bastion Khmer Rouge.

La ville n'a pas un grand intérêt à part l'emplacement de la crémation de Pol Pot et la maison de Ta Mok.

- L'emplacement de la crémation de Pol Pot : accès libre. Il est surprenant de constater que des offrandes récentes sont déposées devant ce lieu.

- La maison de Ta Mok : le préposé aux billets vous remet un reçu (1 $). Ce préposé a très bien connu Pol Pot et Ta Mok, il a apprécié ces deux personnes qui ont fait du "bien" dans la région (centres de soins…). Il m'a dit que c'est seulement après la chute du régime khmer rouge qu'il a appris qu'il y avait eu des massacres de khmers. Il est persuadé que ce sont des vietnamiens qui ont commis ces massacres car "un khmer ne peut pas en tuer un autre"…

Pour ceux qui s'intéressent à la période khmère rouge je conseille le livre de Solomon Kane "Le dictionnaire des khmers rouges", (introduction de David Chandler) aux éditions "Aux lieux d'être"

Koh Kher

Pour les passionnés de temples

Beng Mealea

Temple du XIIème siècle (style "Angkor Vat"). A proximité on peut voir dans le lit d'une rivière l'emplacement d'où proviennent les pierres qui ont servi à la construction de cet édifice.

C'est dans ce temple que Jean-Jacques Annaud a tourné une partie du film "Deux frères"

L'entrée n'est pas comprise dans le pass des temples d'Angkor, c'est 5 $.

Visite également possible de Siem Reap, dans ce cas je conseille d'y aller en voiture (très bonne route) car en tuk tuk la durée est trop importante.

Guesthouses et restaurants

Guesthouse à Phnom Penh : "l'Alibi", dirigée par Christian, un français très sympathique. Excellent accueil, personnel très compétent. Les chambres sont très propres avec climatisation, tv, frigidaire, douche et wc. Une cour très agréable pour prendre le petit déjeuner. Très bon rapport qualité prix.

Cette guesthouse est située prés du Palais Royal et du quai Sisowath.

Christian peut vous envoyer une voiture à votre arrivée à l'aéroport (9 $) et également vous fournir un tuktuk pour la journée (15-18 $) et un véhicule pour Siem Reap (65 $).

Alibi Guesthouse : 74,76 boulevard Sothearos – Tel. 016 901 590 et 089 648 713

Site internet : www.alibiguesthouse.com Mail : info@alibiguesthouse.com

Restaurant à Phnom Penh : Le Taboo 331 quai Sisowath, tenu par Jean-Marc qui est cambodgien et qui a vécu plus d'une vingtaine d'années en France. Excellente cuisine à très bon prix. Excellent amok et crevettes grillées au poivre de Kampot ainsi que la fondue cambodgienne.

Guesthouse à Siem Reap : La "Lovely Guesthouse". Excellent rapport qualité prix. Très bien située prés de la N6, à une quinzaine de minutes du centre (vieux marché). Tenue par deux françaises très sympathiques qui vous donneront beaucoup de renseignements pratiques pour visiter la région.

Le personnel est très sympathique et très compétent.

Les chambres sont très propres avec ventilateur ou climatisation, tv, wc et douche.

Possibilité d'y manger de bons petits plats à prix très corrects.

La guesthouse peut également vous fournir des tuktuks et voitures

Excellente adresse Je suis allé dans cette guesthouse en 2008 et j'y suis retourné en 2010 et 2011.

Site : http://visitangkor.net/lovelyfr.html Mail : jawina2002@yahoo.fr

Voir le site http://www.talesofasia.com/...mreap-guide-stay.htm Sur le plan "Wat Bo Aera" il y a la "Home Sweet Home GH", la Lovely Guesthouse est à une trentaine de mètres.

Les temples d'Angkor

Le pass de trois jours est utilisable sur une période d'une semaine, celui de 7 jours sur une période d'un mois.

Ceci est très pratique et permet d'alterner la visite des temples avec d'autres lieux.

Voir les post suivants :

1°) Cambodge : renseignements pratiques pour visiter Angkor :

http://voyageforum.com/v.f?post=2240305#2240305

Dans ce premier post il y a divers sites internet dont :

La cité perdue des rois khmers : http://angkor.wat.online.fr/

On y trouve l'histoire du Cambodge (dont la période angkorienne) dans "L'épopée khmère"

Voir également "les découvreurs" puis "les premier découvreurs". Le chinois Tchéou Ta-Kouan est mentionné, il passa près d'une année au Cambodge et visita Angkor en 1296. Son journal, intitulé "Mémoires sur les coutumes du Cambodge" qui attendra 1902 pour être correctement traduit (par Paul Pelliot), reste l'écrit fondamental et le plus riche pour la compréhension des us et coutumes de l'époque (http://angkor.wat.online.fr/dec-pelliot-traduction.htm )

2°) Cambodge : suite de "Renseignements pratiques pour visiter Angkor"

http://voyageforum.com/v.f?post=3864125#3864125

Dans ce second post il y a un exemple de programme de visite des temples pendant trois jours ainsi que quelques suggestions de visites en dehors des temples d'Angkor.

Trajet Phnom Penh – Siem Reap

- Le bateau environ 6h00 (20-25 $).

- L'avion : environ 90 $.

- Le bus : 5 à 6h00 pour 10 $ environ (les prix varient selon les compagnies). Ces bus sont confortables.

- La voiture avec chauffeur : environ 65 $, 5h00 de trajet.. L'avantage c'est de choisir son heure de départ. En cours de route possibilité de s'arrêter à Skuon pour voir le marché aux insectes et au vieux pont de Kompong K'dei (situé entre Kompong Thom et Siem Reap).

Le site de Maddy (maddy01 )

Cambodge Post : http://www.cambodge-post.com

De très nombreux articles sur des sujets divers. Dans "Balades" on y trouve de nombreuses suggestions de visites.

Bon voyage à tous

Jacques
Ouest canadien en septembre 2012: élaboration de notre voyage English translation pending
by Sophie1409 · 2012-01-13 · 165 replies
Bonjour à tous,

Hop, je me jette à l'eau et crée un topic consacré à notre voyage de septembre 2012. Il est destiné à rassembler toutes mes questions et tous vos bons conseils, bons plans, ou bonne blague qui vous passe par la tête (je ne suis pas sectaire ^^). Et s'il peut servir à aider d'autres personnes dans le futur (comme moi je m'aide des carnets de certains d'entre vous), tant mieux 🙂

On en est au tout début de notre réflexion, je n'ai lu que quelques pages du Routard et du Lonely Planet encore...

Etat d'avancement actuel :

- nous décollons le mardi 04 septembre d'Amsterdam à 12h30 - Arrivée à Calgary à 13h30 - nous repartons de Vancouver le jeudi 27 septembre à 16h00 - Arrivée à Amsterdam le vendredi 28 à 10h20 - on a souscrit l'assurance annulation + assistance ("parce que nous sommes des jeunes gens prudents" 😇 )

Ce que nous voulons faire/voir (sans encore avoir vérifié si c'était possible ^^) - en vrac et liste non exhaustive bien sûr, en relisant les carnets des autres VForumeurs et en suivant vos conseils, je vais certainement l'allonger, je me connais 😛 :

- Banff ( randos + Banff Upper Hot Springs) - Yoho et/ou Kootenay - Lake Louise (et son teahouse cf. Lonely Planet) - Jasper - Waterton - Drumheller (musée + sentier des dinos) a l'air sympa mais je crois que géographiquement ça se mettra mal - Whistler : je ne sais pas quoi en penser, il faut que je me renseigne plus - Vancouver - Victoria - Tofino - voir des ours (mais peut-être pas de trop trop près 😮 ), des baleines, des orignaux, des marmottes, ... - faire plein de randos (nous sommes bons marcheurs)

Ce que nous ne voulons pas faire/voir :

- Ne pas faire 400 km en voiture chaque jour (s'il faut faire des choix, ma foi, nous les ferons, je préfère voir moins quantitativement mais plus qualitativement), d'autant plus que je serai la seule à conduire (Mr est d'ores et déjà chargé d'être le copilote de compèt' et est prévenu que si l'on se perd, cela sera de sa faute et il subira mes terribles foudres !) - Conséquence du point précédent : on fera l'impasse sur l'Inside Passage (Prince Rupert me semble vraiment trop loin 😕), la bonne nouvelle c'est que ça fait une belle petite économie - Camper => ça sera donc motel pas cher et chambre privée en auberge de jeunesse 😉

Si vous avez des remarques ou suggestions, n'hésitez surtout pas 🙂

1ère question : la voiture à Vancouver est-elle vraiment nécessaire ? J'avais dans l'idée de la rendre en arrivant à Vancouver pour les derniers jours et de faire Vancouver à pied et transports en commun... Est-ce une bonne idée ?

Merci d'avance 😉
Avis sur itinéraire d'une semaine aux Philippines? English translation pending
by PtitDav44 · 2011-04-25 · 13 replies
Bonjour à tous,

après avoir longtemps hésité avec la Thailande, et pour des raisons de prix, j'ai pris des billets pour Cebu fin mai. Je suis basé à HK donc pas de soucis d'un point de vue décalage horaire, c'est à prendre en compte pour la suite du message. J'ai besoin de vos avis, concernant le circuit que je souhaite nous offrir à ma moitié et moi. L'idéal étant d'en voir un maximum tout en profitant bien évidemment... ce sont des vacances. Mais nous n'y allons pas tous les jours alors autant voir du pays tout de même. Alors c'est parti : - Nuit de dimanche à lundi : vol pour Cebu depuis HK, arrivée à 4h du matin à Cebu, puis vol pour Dumaguete à 6h30 ce qui nous laisse donc deux heures entre les vols. Arrivée à 7h à destination. Ensuite, petit-déjeuner sur place (endroit à trouver) et visite des quartiers environnants du port avant de prendre le ferry pour Siquijor à 11h. Arrivée sur place à 11h45. Bon là, on sera fatigué donc direction hôtel et plage... farniente... snorkelling... soirée calme. Mardi : Journée sur Siquijor, sans doute location d'un vélo pour voir l'intérieur de l'île... Apo Island, ce sera pour une autre fois, car niveau budget, on sera justes sinon... Sinon autre chose à conseiller sur l'île? Mercredi :10h30 départ de Siquijor, direction Bohol via Dumaguete (apparemment la liaison directe n'existe plus?!), arrivée vers 15h30. Programme plage vers Alona Beach. Soirée tranquille du côté d'Alona... Jeudi : Excursion Balicasag et Virgin Island Vendredi : Loboc River, Chocolate Hills et parc des tersiers (tout se fait dans la même journée?) Nuit à Nuts Huts? facile à trouver? Samedi : nous aimerions visiter Hinagdanan Cave et en soirée, dormir dans des bungalows romantiques sur Panglao Island, des conseils? Dimanche matin : Retour vers Cebu, et là, que faire en journée en attendant de prendre notre vol le soir à 22h?

Merci à tous pour votre aide, remarques, conseils, bref, tout ce qui peut permettre ce voyage d'être une réussite.

David
Retour du nord Laos - deux semaines en famille English translation pending
by Klopik · 2011-01-31 · 9 replies
Bonjour à tous,

De retour de 2 semaines au Laos en famille, voici un petit condensé de conseils et avis divers (n’engageant que nous) et adresses appréciées ou non !

Tout d’abord, je voudrais préciser que nous sommes une famille avec pré-ado de 11 ans.

Pour différentes raisons, nous avons abandonné l’idée du voyage ‘100 % aventure-routard ‘ pour un voyage ‘cool-famille-pour faire plaisir au gamin-pas question de se lever tous les jours à 6h du mat pour faire 12h de car’. On a fait comme les Laotiens, on a pris le temps de regarder le riz pousser.

2e remarque : si vous vous attendez à vous retrouver seul touriste au Laos….vous allez être surpris !!! certaines villes valent bien le Mont Saint Michel : 9 guesthouses pour une maison privée ! plus d’Australiens, Italiens et autres touristes que de Laotiens pure souche !

3e remarque : nous nous sommes rendu compte que pour vraiment visiter le Laos à fond, en dehors des circuits balisés, en sortant des sentiers battus, il faudrait des mois et un bon guide !

4e remarque : les transports sont relativement nombreux et bien organisés mais pas forcément rapides (compter généralement 1 à 2h de retard sur le timing prévu)

Au vu de ces 2 dernières réflexions, nous avons considérablement réduit notre planning initial visant à atteindre Luang Nam Tha au départ de Vientiane. Nous nous sommes limités à Vientiane (2 x 1 jour), Luang Prabang (4 jours dont 1 jour et demi à l’Elephant village), Nong Khiaw, Muang Noi, Vang Vieng (2 jours).

Cours du kip : 10000 kips = très très approximativement 1 euro

Ne sachant pas trop par où commencer, faisons simple, voyageons par ordre chronologique :

Arrivée à l’aéroport de Vientiane.

Le taxi envoyé par l’hôtel nous emmène à la guesthouse Villa lao, reprise dans le LP sous ‘Thongbay guesthouse’, à 1.5 km à l’ouest du centre ville, càd à 15 min à pied du centre, près du Novotel. Pas vraiment bon marché , nous avons payé 30 $ pour 3 lors de notre premier séjour et 180.000 kips lors du 2e séjour mais très calme, plein de charme dans un joli jardin. Très sympathique. La patronne parle un excellent français et est d’une amabilité extrême. Très très serviable. ecolodge@laotel.com

Vientiane vaut la peine de s’y arrêter un jour, pour se remettre du voyage..peut être deux….mais pas forcément plus, si on n'a pas trop de temps.

Pour manger laotien à midi, je conseillerais d’aller au 2e étage du marché couvert Talat Sao (avenue Lane Xang), après le Temple Sisaket) . On trouve sur place tout l’éventail des plats laotiens, dans un environnement tout à fait local (bien que fréquenté par quelques touristes, quand même). Sinon, en ville, il y a beaucoup de ‘cantines’, terrasses, bistrots, servant des soupes aux nouilles délicieuses pour moins de 10.000 kips…repérez les endroits où il y a beaucoup de laotiens.

Pour le soir, incontournables, toutes les gargottes au bord du Mekong ! C’est fascinant : à midi, les trottoirs sont vides et, petit à petit, des tuk tuks amènent quelques tables, quelques chaises, 1 grill, 1 foyer, assiettes couverts, aliments…et en 3 minutes un coquet resto est installé devant vous ! Délicieux et pas cher ! Grillades, salades, poissons, viandes….

Une fois n’est pas coutume, nous avons été boire un verre dans un bistrot …belge (ben oui, à la fin du voyage, le gamin voulait des frites…..) ! Le ChokDee Cafe, au bord du Mekong, presque au bout , un peu avant la grande statue et les appareils sportifs ! Le patron Vincent est super sympa, le bistrot est mignon comme tout….et on croirait vraiment se retrouver à un comptoir liégeois, bruxellois ou d’Arlon ! une grande carte de bières belges (et de vins)…pour changer de la Lao Beer (excellente au demeurant).

Massages : pour 40 000 kips vous avez une heure de réflexologie, massage du dos, ou de la tête. Trèèès agréable. Moi, je suis allée dans le salon près de la Villa Lao.

Trajet Vientiane-Luang Prabang : 160 000 kips en bus VIP – en principe 8h de trajet – en pratique 11h Un tuk tuk vient vous chercher à la guesthouse – le repas de midi est compris dans le prix.

La gare des bus Nord est très loin du centre ville. N’espérez pas l’atteindre à pied.

Luang Prabang : prix du tuk tuk par personne ….10 000 à 15 000 kips…..comptez plutôt 15 000

Une super adresse, de nouveau en dehors de la ville, qui n’est bizarrement pas reprise dans les guides : au bord de la rivière Nam Khan, en direction de l’aéroport, la Thongbay Guesthouse est un ensemble de mignons bungalows, presque luxueux, dans un magnifique jardin. Certains ont vue sur la rivière, avec toute la vie campagnarde sous les yeux, les potagers, les paysans, les enfants qui jouenet dans l’eau, les moines…. Le personnel est tout à fait adorable, le patron très serviable et la cuisine ouverte toute la journée et tard le soir n’est pas plus chère qu’ailleurs et plus que correcte. Vraiment très chouette pour 35 $ pour 3. La ville n’est qu’à 15 min à pied mais l’hôtel organise des navettes plusieurs fois par jour

layinthavong@hotmail.com web-site :
http://www.thongbay-guesthouses.com/

On peut y louer des vélos à prix très compétitif : 10 000 kips

Très utile pour visiter la ville qui est plus grande qu’elle n’en a l’air et pour en sortir et visiter les villages environnants.

Pour manger à midi, plein de restos au bord du Mekong. Ceux qui sont plus à l’ouest, en aval, nous ont semblé moins touristiques. Lamache était très chouette…mais il y en a plein d’autres….

Le soir, essayer les gargottes qui s’installent dans une rue perpendiculaire au bout du grand marché artisanal. A manger sur place ou à emporter, un vaste choix de viandes, légumes et autres choses indéterminées à 10 000 kips la portion ! hmmm délicieux !

Beaucoup de locations de vélos en ville : 10 000 à 20 000 kips pour un vélo normal, 40 000 à 70 000 kips pour des VTT. Même en quittant le centre, en roulant vers les villages et dans la campagne, le vélo ‘normal’, avec un petit panier devant, nous a largement suffit !

Banques, changes et ATM : pas de problème, il y en a à tous les coins de rues

Agences de voyages : il n’y a que l’embarras du choix…nous, on a choisi Phone Travel, dans la rue principale…mais je soupçonne qu’ils sont tous un peu liés d’une façon ou d’une autre ; en tous cas ils offrent des programmes assez similaires.. 1 journée de kayak avec arrêt à la grotte de Pak Ou et dans un village ‘ethnique’ fabriquant du ‘Whisky’ : 200 000 kips par personne. avec prise à l’hôtel et repas de midi compris. Bien organisé, guide sympa. Rien à redire. Grotte de Pak Ou : bof bof…on peut faire l’impasse. Quant aux villages ‘ethniques’…no comment !

Dans le cadre des activités ‘pour touristes’, nous avons craqué pour deux jours à dos d’éléphant, organisés par ‘Elephant village’. En fait = 1 jour ½, dans un petit resort assez joli en bord de rivière, pas loin de LP. 3 petites promenades à dos d’éléphant dont une dans la jungle et le bain des éléphants à l’aube. Excursion en bateau jusqu’à la cascade Tad Se. Tout cela est un peu kitsch, très touristique mais finalement assez gai, surtout pour les enfants. Quand même 366 $ pour 3 .

Balade en vélo autour de LP : nous avons choisi de prendre le bac traversant le Mekong (10.000 kip) et de nous balader sur cette berge du fleuve ; beaucoup de possibilités de tours, traversant des villages, champs, rivières…

Massage très énergique mais agréable à la Croix Rouge : 40.000 kips pour une heure. Il faut s’inscrire à l’avance sur le tableau accroché au mur.

Départ en mini bus pour Nong Khiaw (70.000 kips). Le bus vient nous chercher à la guesthouse à 8h30…Chic, se dit-on ..on part tôt et vite ! que nenni…direction la gare des bus, où on change 3 fois de véhicule avant d’enfin démarrer vers 10h15…

Arrivée à Nong Khiaw : 13h30 à la gare des bus, en dehors du village. La distance est faisable à pied ; sinon tuk tuk à 10.000 kips.

Sunrise Guesthouse : ensemble de bungalows, tout de suite à gauche après avoir traversé le pont. Très basique mais propre, eau chaude. Vue imprenable sur la rivière, hamac sur la terrasse. 80 000 kips pour 3.

Nous avons très bien mangé au resto juste en face, avec vue directe sur la rivière. Beaucoup plus sympa, continuer la route : 2e resto à droite, Vonghmany . Patron parlant bien anglais, très sympathique. Il loue aussi des vélos. Peut être penser à vérifier son addition.

En suivant cette route, on arrive à deux grottes intéressantes quand on sait qu’elles ont servi de refuge et de ville de ‘replis’ durant la guerre. On y retrouve la banque, le poste de police….

Muang Noi ! En principe, il n’y a qu’un bateau pour Muang Noi, à 11h du matin. Il met 1h pour arriver à destination. Et (toujours en principe)…il n’y a pas de bateau de retour. On est supposé rester loger sur place et revenir le lendemain matin. Je ne me souviens plus du prix ..15.000 par trajet ??

Autre solution plus flexible mais beaucoup plus chère : louer un bateau privé à 450 000 kips. Il vous y emmène et vous ramène quand vous voulez.

Dans un environnement magnifique, le village de Muang Noi est une suite de guesthouses basiques et de restaurants mais la campagne environnante est splendide et permet de jolies balades. Nous avons suivi les instructions du LP et avons fait une chouette petite rando, avec arrêt dans un adorable resto en bord de rivière.

Bateau de Nong Khiaw à Luang Prabang : de 11h30 à 17h. 100.000 kips . Personnes sensibles à l’inconfort ou dotées de longues jambes…s’abstenir. Comme le nombre de places est limité, il est recommandé d’aller s’inscrire la veille ou l’avant-veille au petit guichet se trouvant en haut de l’embarcadère. Une feuille est affichée et il suffit de noter son nom en-dessous de la date voulue. Ne pas oublier d’emporter son pic nique : 5h, c’est long !

Luang Prabang – Vang Vieng : bus VIP 6h – 145.000 kips (prévoir son sachet si on a le mal des transports ! )

Vang Vieng !!!...au vu des échos désastreux lus et entendus, nous avons très longtemps hésité avant de nous y rendre !....et nous avons bien fait d’y passer 2 jours !...on serait même restés davantage !

Vang Vieng, discothèque à ciel ouvert, beuveries de jeunes occidentaux lobotomisés ??? OUI, tout à fait…et même plus que cela ! tout ce qui est écrit dans les guides est vrai ! c’est hallucinant …et sociologiquement fascinant !

Mais

On peut très très facilement éviter le bruit, les bistrots à cocktails et hamburgers car, heureusement, toute cette faune a un comportement de moutons et reste concentrée sur un périmètre relativement réduit !

…On enfourche son vélo, on monte dans son kayak …et on traverse des paysages de cartes postales, splendides, très facilement accessibles ! Donc, n’hésitez pas, faites un (long) arrêt à Vang Vieng.

Logement : il va sans dire que les logements bon marché sont légion. …et il va sans dire également qu’il vaut mieux éviter le centre ville. Les guesthouses et les resorts les plus agréables sont situés au sud de la ville.

Nous, nous avions réservé une adresse reprise dans le Routard : Heritage Resort, au nord de la ville. Cet ensemble de bungalows, a changé de nom et s’appelle maintenant Moradok Resort. Il est situé à 5 min à pied de la gare routière et à ½ h du centre, dans un endroit calme et idyllique, en bord de rivière….Mais il mérite néanmoins un large détour !!! Nous étions les seuls clients et avons vite compris pourquoi : prix surfaits (45 $), pas d’eau chaude, patronne désagréable, pas de restaurant, petit déjeuner quasi inexistant, vélos et lessive plus chers qu’ailleurs…..et le dernier matin, sachant que nous devions faire le check out, le personnel a même fermé la grille pour être certains que nous ne partirions pas sans payer !!! C’est dommage car l’endroit est vraiment très beau.

Restaurants : Barbecue coréen , le Mittaphap, sur la route principale, en face de Mr Chicken House et avant Adam Climbing (40 000 kips par personne) En bord de rivière, en continuant un peu à gauche après l’ancien marché où on rend les chambres à air, le Vanphasay, vaste carte, nourriture correcte et très jolie vue sur la rivière, les montagnes et le coucher de soleil

En sortant un peu de la ville vers la gare routière, à gauche, restaurant moins touristique, avec BBQ coréens aussi. 15 à 25 000 kips par personne

Excursions : VLT Natural Tours, Nam Song Road (repris dans LP sous LV Natural tours). Très sympas, sérieux, bien organisés. Nous avons fait une journée tubing dans une grotte + descente en kayak jusqu’à Vang Vieng, de 9h à 15h30, dont 3h de kayak. (120 000 kips par personne, avec un guide pour nous tous seuls)

Il faut noter que la descente en chambre à air de ‘base’, comme la font tous les fêtards est relativement courte, moins de 3km….elle n’est rendue longue que par les multiples arrêts faits dans la vingtaine de bars en bord de rivière. Quand il n’y a pas trop de courant, ça peut être long et fatigant car il faut avancer à la force des bras. Les premières locations commencent à 8.30 ou 9h, excellent timing pour faire le trajet dans le calme du petit matin, avant la meute….

Belle balade en vélo vers la grotte du Blue Lagoon, avec de multiples autres grottes en chemin où faire des arrêts

Mini-Bus Vang Vieng – Vientiane : départ 9h, arrivée au centre de Vientiane 12h30. – 50 000 kips

Prix divers :

Grande bière : 10 000 kips

Verre de vin : min 20 000 kips

Bouteille eau : 3 000 kips

Soupe de nouilles : 10 000 kips

Sandwich : 10 000 kips

Tuk Tuk : 15 000 kips/personne

Je me rends compte que toutes ces notes sont fort ‘sèches’ et quelque peu décousues…mais j’espère qu’elles pourront servir à l’un de vous. Bon voyage. N'hésitez pas à me contacter pour d'autres infos
Hôtel Gran Bahia Principe Cayacoa English translation pending
by Franjoh · 2010-09-23 · 15 replies
Bonjour,

Nous venons de réserver (six personnes dans la cinquantaine) pour le 22 janvier 2011 au Cayacoa à Samana. Il n'y a pas beaucoup de conversation sur cet hôtel et j'aimerais avoir des commentaires, mais uniquement en provenance des gens qui y sont allés et ce, au cours de cette année ou de l'an passé. 😉

Merci d'avance !
Norvège 2009: partie 2 des îles Vesteralen à la frontière russe English translation pending
by Jjmmsa · 2010-08-23 · 1 reply
NORVEGE 2009 - DE LA NORMANDIE A LA FRONTIERE RUSSE ET RETOUR

2ème Partie - ÎLES VESTERÅLEN - FRONTIERE RUSSE

Jour 13 - Di 28/06/2009 - Handelsand - Fiskebol - Stø



08 h 00, réveil en pleine nature après une nuit calme et sans histoire. Météo toujours mitigée. Toilette et maquillage "sauvages" avec les moyens du bord.

Au moment du départ, discussion avec l'un des 2 camping-caristes de l'Orne qui font le trajet inverse.

Arrivée à Fiskebol et attente du bac. Ce ferry permet de passer des îles Lofoten vers les Vesterålen. Des Italiens en camping-car pêchent sur l'appontement et… ça mord ! Peu de véhicules dans la file. Ce ferry a perdu quelque peu de son intérêt depuis l'ouverture d'un nouveau tronçon de la E10 qui, avec ponts et tunnels, relie maintenant les îles Vesterålen au continent.

10 h 30, embarquement sur le ferry, démesuré par rapport au nombre de voitures. Vaste salon intérieur avec cafétéria où J-J sacrifie au rituel norvégien en mangeant un hot-dog local. 3 niveaux de ponts extérieurs permettent de profiter au mieux du paysage. En arrière, temps gris sur les Lofoten dont les sommets sont pris dans d'épais nuages bas. A quelques kilomètres vers l'avant, grand soleil sur les Vesterålen. La météo norvégienne n'est pas à une bizarrerie près !

11 h 00, débarquement à Melbu (Hadseløya). Arrêt à l'église rouge octogonale de Hadsel. C'est dimanche, il y a une messe, plein de fidèles à l'intérieur, donc pas de visite possible. Quelques personnes quittent momentanément l'office pour téléphoner ou pour se rendre (aux toilettes, sans doute), dans un bâtiment annexe, curieux !

Peu après nous franchissons le pont de Stokmarknes (Langøya). Nous passerons sous ce pont plus tard avec l'Hurtigruten. Ce port est lié à la fondation de l'Hurtigruten en 1881.

En route, halte à Sortland, agglomération importante des Vesterålen. Complété le plein avec du gas-oil détaxé, apparemment, pas de problèmes. Motivés par notre chasse au soleil de minuit, nous quittons la route principale pour suivre la R820 et nous diriger vers le nord de l'île.

12 h 45, peu avant Myre, pique-nique sur une minuscule aire aménagée d'une table et de bancs en bois, face à la mer. Arrivée à Nyksund, au bout d'une route sinueuse et très étroite, tout au nord de Langøya. Ce village de pêcheurs que ses habitants ont dû abandonner dans les années 1970 était devenu fantomatique au fil des années… Ce qui en faisait un intérêt touristique certain, jusqu'à ce qu'une poignée d'acharnés commence à le réhabiliter et ne remette un à un les hangars et les habitations en état. Le village abandonné, ne l'est plus tant que cela et en en passe de (re)devenir très touristique et un rien branché.... Les mouettes, elles, n'ont jamais déserté l'endroit.

Il reste quand même une impression de bout du monde. Sinon, de beaux hangars sur le port et des quais à 2 étages sur pilotis dans un joli cadre naturel. Nous constatons que l'endroit n'est finalement pas vraiment propice à l'observation du soleil de minuit, nous modifions le programme et nous dirigeons vers Stø, située sur la pointe nord-est de l'île.

16 h 45, arrivée au camping de Stø, situé tout au bout du village. Peu fréquenté et très sommaire, mais bel endroit dans une anse à l'écart du port.

Transfert des films et photos sur l'ordinateur. Dîner, soupe et crêpes.

20 h 30, pêche aux bigorneaux, au pied du Home Espace. Un saladier rempli en 5 minutes. Miraculeux !

Le ciel est clair et le soleil brille partout… sauf à notre nord où un long et épais banc de nuages risque de compromettre la soirée.

A 00 h 00, le soleil est bien au-dessus de ce banc de nuages qui n'a pas bougé d'un pouce et restera masqué, dommage. Néanmoins, entre l'horizon et la base des nuages, nous sommes gratifiés d'une belle lumière avec tous les effets possibles de jaune, de rose ou d'orange. Le contre-jour est magnifique et nous restons presque une heure sur les rochers pour admirer le spectacle. Nous n'avons pas tout perdu.

Au loin, vers le nord-est et à 40 km, nous devinons la silhouette des rochers de Bleik sur l'île d'Andøya. La mer et les falaises au lointain dans une légère brume sont devenues roses sous le soleil de minuit. Etonnant !



Jour 14 - Lu 29/06/2009 - Stø - Andenes - Senja Steinfjord



Le temps a changé durant la seconde partie de la nuit. Au réveil, ciel couvert, sommets dans les nuages, légère bruine et température de 9°C. Nous reprenons la route vers Sortland en faisant un crochet par Alsvåg (après Myre).

10 h 45, arrêt à Sortland dans un grand magasin Coop, intégré dans un centre commercial important. Trouvé la bibliothèque pour envoyer un mail, mais l'Internet ne fonctionne pas.

Passage sur le pont de Sortland (sous lequel nous passerons plus tard avec l'Hurtigruten), et nous suivons la rive ouest de l'île d'Hinnøya, avant de franchir le pont de Risøyhamn, sur Andøya (mêmes éléments, même motif pour le pont). La géographie et la circulation sont plutôt complexes dans ces îles. Peu après Risøyhamn, nous passons sur la rive occidentale d'Andøya, face au large.

12 h 45, entre la route peu fréquentée et le bord de mer, nous trouvons un coin de pique-nique au pied des hautes falaises de Nordmela. Nous faisons un sort aux bigorneaux pêchés hier soir, de jolis spécimens ! Et puis, le soleil revient progressivement et il n'y a plus un souffle de vent.

Nous poursuivons en longeant plus ou moins la mer, en traversant des paysages plats, sablonneux et presque désertiques. Nous traversons le village verdoyant de Bleik, avec sa route centrale bordée de hauts arbres de part et d'autre, inhabituel en Norvège.

Après la traversée de Bleik, changement de décor. Nous faisons un arrêt sur une plage de sable absolument blanc. Sans vent, la surface de l'eau est plate comme un miroir. Avec le soleil et de faibles fonds sableux, la mer prend une couleur improbable et difficilement définissable : mélange ou fusion de bleu turquoise et de blanc laiteux. Surprenant !

Une multitude de roches plates émergent à peine, et au fond un énorme pain de sucre jaillit de la mer. Splendide ! Et l'on en vient à penser qu'avec quelques cocotiers, ce pourrait être le paradis. Tout y est, le franc soleil, la mer turquoise, le sable blanc. Eh non, c'est la Norvège !

Juste après cette magnifique plage, la montagne descend en dents de scie jusqu'à la mer au point qu'un tunnel a été creusé pour rejoindre Andenes, à l'extrémité nord d'Andøya et des Vesterålen.

14 h 15, peu de choses à faire dans cette petite ville, si ce n'est chercher la bibliothèque. Après renseignement, nous l'avons trouvée jouxtant l'école. Nous avons rédigé un mail, mais impossible de l'envoyer ! Après plusieurs essais infructueux, la chef-bibliothécaire vient à notre secours et retape notre mail depuis son PC, mais n'a pas pu joindre le texte stocké sur notre clé USB. Elle n'a donc pu envoyer que le texte du mail seul. Très serviable, elle avait surtout envie de parler (!), ou d'entendre parler, français. Son mauvais français mélangé au mauvais anglais de J-J a donné une conversation plutôt surréaliste !

15 h 50, arrivée à l'embarcadère du ferry pour passer sur l'île de Senja. Le départ est dans plus d'une heure, mais il n'y a que 3 ferries par jour en haute saison. Pas question de le rater, sinon c'est demain 9 heures ! Résultat impossible à prévoir à l'avance : 3 voitures, 4 motos et 2 vélos, ça ne se bouscule donc pas !

En attendant, Nelly prépare le goûter sur le parking et fait un cours magistral sur la préparation du café en poudre… immortalisé à jamais en vidéo.

17 h 00, appareillage sur le ferry M/S Lødingen, pas bien grand, ni de la première jeunesse ! Direction Gryllfjord sur la côte ouest de l'île de Senja. 1 heure 40 d'une traversée de rêve, grand soleil, belle visibilité, pas de vent et une mer bleue absolument plate au point que les nuages se reflètent dans l'eau. Vers le nord, difficile de distinguer l'horizon parce qu'il est impossible de séparer la mer du ciel, tout est intensément bleu. Quant à la côte de Senja, très éclairée, elle étale devant nous, sur une cinquantaine de kilomètres, une succession de pointes enneigées. Jamais il n'aurait été possible d'imaginer un tel spectacle en Norvège. Impossible de quitter le pont extérieur du ferry dans de telles conditions. Une traversée idyllique !

18 h 40, arrivée dans le Gryllfjord, toujours sous un généreux soleil. Le fjord est large et peu profond, presqu'en forme de cirque fermé par de hauts sommets qui se découpent sur fond de ciel bleu. Splendide sous un éclairage idéal. En début de soirée, le village de Gryllfjord apparaît illuminé par des couleurs chaudes mettant en valeur chaque maison. Une belle arrivée !

Le ferry accoste au centre du village, et non pas comme souvent au bout d'une route dans un endroit isolé. Pour la première fois, nous voyons des villageois ou des touristes se rassembler sur le quai, pour assister à l'arrivée du bateau. De simples curieux qui n'attendent personne, puisque nous sommes seulement une petite dizaine de passagers étrangers à débarquer.

Là encore, un village du bout du monde, au bout de tout, à l'extrémité ouest de Senja, à l'extrémité de la rive sud du fjord qu'il faut contourner complètement. A l'ombre la majeure partie de l'année au pied de la montagne, sauf l'été bien sûr quand le soleil est le soir au nord. Idyllique l'été, mais l'hiver ? Pour quoi, pour qui ? Difficile de comprendre sans y être né.

Encore plus isolé, le village de Torsken, sur la côte nord de la même montagne, mieux orienté sur la rive d'un autre fjord, mais au bout d'une méchante route longue, sinueuse et très escarpée. Quelques habitations, un appontement, une petite usine de transformation de poisson, c'est tout !

Après Torsken, nous prenons la route vers la côte nord de l'île de Senja, celle face à l'Atlantique, la plus accidentée d'où nous pouvons admirer de beaux paysages de montagnes abruptes et de roches dans l'eau au soleil descendant (ici, impossible de dire couchant !).

Pas (ou si peu), de terrains de camping sur Senja, aussi nous cherchons un coin pour dormir dans la nature cette nuit, si possible, face au soleil de minuit. Cela s'avère difficile, le relief est escarpé, et il y a peu de débouchés intéressants en dehors de la route. Cela devient vite fastidieux et nous gâche quelque peu le plaisir de la découverte de cette île aux paysages magnifiques. Nous roulons, nous roulons, le temps passe (même s'il n'y a pas urgence à cause du jour permanent), nous voudrions bien nous poser quelque part.

21 h 20, nous gravissons un petit col qui mène ensuite vers un tunnel. De ce tunnel, nous débouchons sur l'extrémité du Steinfjord qui semble l'endroit idéal pour passer la nuit. Enfin ! Nous nous arrêtons sur une aire de pique-nique sommairement aménagée en contrebas de la route et juste en bord de mer, face au soleil.

L'endroit rêvé ! Personne d'autre que nous, pas un bruit, même pas une ride sur l'eau, face au soleil qui descend lentement. Idéal ! Dîner au calme sur les tables et bancs en bois : reste des bigorneaux pêchés la veille à Stø, pavés de saumon.

23 h 00, un énorme camping-car occupé par un couple de norvégiens s'installe près de nous. Ils nous prennent en photo face au soleil… descendant !

Et nous passons tout le reste de la soirée à buller face à la mer, sous un ciel clair et bien bleu. La météo est excellente, et cette fois-ci, c'est sûr, nous verrons le soleil à minuit. Malgré l'heure tardive, le soleil est bien haut au-dessus de la mer et brille encore généreusement. S'il ne descend plus, nous le voyons se déplacer lentement vers le nord. A minuit, il brille toujours et à minuit cinq, il passe derrière la rive orientale du fjord. Autour de nous, les montagnes sont copieusement éclairées d'une lumière chaude. Il fait grand jour !

Ces heures-là resterons pour nous un moment exceptionnel et privilégié, qui a lui seul valait tout le voyage et nous venons de vivre, sans aucun doute, la plus belle soirée de notre périple norvégien.

Plage de Bleik - Gryllfjord (Île de Senja)

Jour 15 - Ma 30/06/2009 - Senja Steinfjord - Tromsø

08 h 00, réveil face à la mer toujours aussi calme, pas de vent, toujours du soleil mais il reste encore caché derrière les montagnes. Notre nuit a été plus que tranquille, sans un bruit, sans une alerte, mais finalement très courte et nous avons les têtes de circonstance… Nous serions bien restés plus longtemps dans ce site, face à un tel décor, mais il faut bien avancer, la route est encore longue jusqu'à Kirkenes.

09 h 30, départ et arrêt quelques kilomètres plus loin pour admirer le site de Tungeneset. De hautes falaises verticales plongent de 500 mètres à l'extrémité d'un fjord et se prolongent par une série de pointes acérées. Impressionnant ! (Les qualificatifs vont vite manquer !).

Personne, et si ce point de vue est plutôt bien aménagé, c'est qu'il doit être fréquenté. Depuis la route, un long cheminement en béton et en pente douce permet aux handicapés d'aller presque à la plage. De part et d'autre, un garde-corps en lamelles de bois et puis un local sanitaire aux formes très "design" de grandes dimensions, construit aussi en bois. Ce serait le site spécialement aménagé le plus cher de Norvège (± 3.000.000 de NOK, soit 390.000 € en 2008… ce qui fait grincer certains norvégiens !).

10 h 30, long arrêt au port de Mefjordvær, village de pêcheurs construit au pied de montagnes verticales. De grandes et belles maisons en bois au bord du fjord, une église blanche donnent un air coquet à ce petit port qui semble se vouer au tourisme, on y a même rencontré un français qui y passait ses vacances…

Route jusqu'à Laukvik à la pointe nord de Senja et attente d'un ferry à Botnhamn pour passer sur l'île de Kvaløya. Pique-nique sur le quai.

Cette île de Senja que nous avons effleurée semble particulièrement belle et bizarrement, à l'écart des routes touristiques. Elle est surtout fréquentée par les Norvégiens, et d'après eux, les paysages de Senja sont un résumé des paysages de Norvège. Donc, à visiter plus en détail.

12 h 30, embarquement sur un petit ferry vers Brensholmen en descendant le Malangenfjord durant 45 minutes. Nous vivons là nos dernières heures d'une météo qui nous a favorisés jusqu'alors. Sans le savoir, nous ne reverrons pas le soleil avant longtemps… Le ciel se voile rapidement, le vent se lève et il fait frisquet sur le pont extérieur, ce qui n'empêche pas J-J de profiter du paysage ou de discuter un long moment en "franglais" avec un Norvégien de Stavanger qui venait dans cette région pour la première fois, (il y a plus de 2 000 km de distance entre Stavanger et Tromsø !), il fut aussi question des incursions des Vikings en Normandie et que ce voyage était peut-être pour nous un retour aux sources.

Dès la sortie du ferry, nous voyons un grand renne avec des grands bois déambuler et brouter à travers les maisons. Curieux, il semble bien loin de son biotope habituel, il nous faudra rouler longtemps pour en voir d'autres plus régulièrement vers le nord.

Nous franchissons sur un pont à voie unique pour passer sur Sommarøya, "l'île de l'été". Pause café en surplombant une plage où quelques jeunes se baignent… Il fait un vent glacial et nous sommes en blouson. Nous n'avons rien vu d'extraordinaire sur cette île, sauf un beau paysage d'îlots et de petites plages au sud-ouest, mais sans l'éclairage idoine, cela semble terne.

Nous poursuivons par la côte nord de Kvaløya pour rejoindre Tromsø, la grande ville du Nord, 3ème ville du pays. Le centre ville est situé sur une île au milieu d'un vaste fjord, nous l'atteignons par un réseau de tunnels avec croisements et ronds-points. Nous rejoignons rapidement la bibliothèque, vaste édifice contemporain. A l'intérieur, sur 3 étages très lumineux, les rayonnages sont bien pourvus pour toutes les tranches d'âge : livres, vidéos, DVD, journaux en consultation en norvégien et en anglais, pour les petits et les grands. Et bien sûr, consultation de documents sur PC et des postes pour l'Internet.

Nanti de notre portable, nous nous connectons au réseau Wi-fi gratuit de la bibliothèque et après quelques tâtonnements, nous pouvons rédiger et expédier un mail. C'est beau le progrès !

16 h 30, balade en ville, dans les coins parcourus l'hiver dernier. Le 2 Janvier à la même heure, il faisait nuit. Aujourd'hui, tout est complètement différent, les perspectives et les dimensions ne sont plus les mêmes. Cela paraît plus animé, plus vaste.

Storgata, la rue principale était couverte de neige, les trottoirs à moitié envahis par des tas de neige ; aujourd'hui, c'est une longue et large rue où la foule déambule. De grandes maisons en bois coloré bordent cette rue, elles abritent des vitrines un peu surannées. Mais la magie n'opère pas comme lors de notre passage en Janvier, sans la nuit mystérieuse, sans les illuminations des rues et les décors de Noël… Curieux de revoir les mêmes endroits ou les mêmes boutiques sous un éclairage différent !

Nelly retourne dans la même galerie marchande près du port. Ensuite, nous visitons la cathédrale (Domkirke). Construite en 1861, de couleur café au lait et gris, c'est la plus grande église en bois de Norvège. Nous écoutons la fin d'un concert d'orgue donné sur un bel instrument de style néoclassique en bois peint en blanc et or. S'y trouve également une belle galerie de tableaux des portraits des pasteurs successifs.

18 h 15, nous empruntons le Tromsøbrua pour rejoindre le quartier de Tromsdalen où se trouve le terrain de camping. Celui-ci est quasiment complet, et on nous attribue une place de parking avec un petit bout d'herbe en contrebas de la route d'accès. Ce n'est plus le cadre royal d'hier soir !

Nous prenons notre dîner dans la salle commune du camp et après le repas, nous profitons des infrastructures pour transférer films et photos sur l'ordinateur.

Jour 16 - Me 01/07/2009 - Tromsø - Alta



Petit-déjeuner dans la salle commune du camping, car il a plu dans la nuit et l'herbe est détrempée derrière l'Espace. Le temps est bouché et les sommets environnants sont dans les nuages. D'ores et déjà, l'excursion au Storsteinen "le gros rocher", à 420 m d'altitude en téléphérique est compromise, pas de panorama sur Tromsø et les environs !

Nous visitons la Cathédrale Arctique toute proche. Très beau monument blanc contemporain de forme triangulaire voulant rappeler les arêtes d'un iceberg que l'on aperçoit de toute la ville. Belle étude de la diffusion de la lumière à l'intérieur. Grand vitrail triangulaire de 140 m² au fond et un buffet d'orgue moderne à l'opposé. Droit d'entrée de 30 NOK (3.40 €), pour l'entretien et pour une fois justifié.

10 h 40, par un temps mitigé, nous quittons Tromsø par la E8, puis la R91 jusqu'à Breidvikseidet où nous attend le ferry qui nous permet de traverser l'Ullsfjord en 20 minutes. Route de liaison de 20 km pour de nouveau emprunter un autre ferry à Lyngseidet et traverser le Lyngenfjord en 45 minutes. Même si le gain de temps n'est pas significatif, ces 2 ferries successifs permettent d'éviter 150 km de trajet.

Nous pique-niquons dans le salon du 2ème ferry entre Lyngseidet et Olderdalen.

13 h 25, le soleil revenu, nous débarquons du ferry et roulons vers le nord, en longeant le Lyngenfjord avec des vues spectaculaires sur le massif de Lyngen, aux cimes encore bien enneigées plongeant dans l'eau verte du fjord.

Nous voyons le premier panneau indiquant la direction de Kirkenes : 790 km (sans compter le crochet prévu par le Cap Nord !!!). Progressivement, nous abordons le Finnmark. Nous longeons plusieurs fjords. La végétation évolue selon les lieux ou l'altitude, les sapins disparaissent peu à peu, les bouleaux rapetissent et se clarifient, et nous traversons de plus en plus de zones désertiques seulement recouvertes de mousses ou d'arbrisseaux rampants. Vastes paysages de toundra sous un ciel de plus en plus couvert.

Au bord de la route, quelques campements samé (lapons), avec 4x4 et paraboles satellites, et aussi les premiers troupeaux de rennes.

18 h 00, arrivée à Alta, la capitale du Finnmark. Ville déconcertante, toute en longueur avec beaucoup de centres commerciaux peu animés. L'ambiance générale est glaciale, tout comme la température extérieure, 8 à 9°C à cause du vent froid.

19 h 00, installation au camping Alta Strand, au sud de la ville au bord de la rivière Altaelv. Repas de crêpes, soupe, café, Pique-nique très froid.

Transfert des films et photos sur l'ordi dans la salle commune. Discuté avec une suissesse de Neuchâtel, qui revient du Cap Nord où elle a eu très froid et du temps agité. Elle nous donne les prévisions météo : peu engageant.

Paysages du Lyngenfjord

Jour 17 - Je 02/07/2009 - Alta - Honningsvåg - Skarsvåg - Cap Nord



Petit déjeuner dans la salle commune du camping, tant il fait froid et qu'il vente. Puis, départ et plein de gas-oil détaxé à Alta.

La route traverse quelques forêts de bouleaux (de plus en plus rares et de plus en plus chétifs), entrecoupées de plateaux arides, désolés, sans arbres, de vastes zones désertiques à perte de vue, juste agrémentées de larges plaques de neige dans les dépressions du terrain. Il n'y a de végétation qu'au ras du sol, arbrisseaux rampants, bruyère, mousses ou lichens. Vu aussi quelques troupeaux de rennes qui broutent ces maigres plantes tout en marchant. Que ce soit par le paysage ou la météo, nous entrons dans l'antichambre du Cap Nord, et il s'en dégage déjà une profonde impression de désolation. La température extérieure oscille entre 5 et 8°C, et nous subissons de nombreux grains.

Après une longue descente sur le hameau d'Oldenfjord, nous quittons la E6 pour emprunter la E69 qui va nous emmener jusqu'au Cap Nord en suivant le Porsangerfjord, très long (120 km), et très large (20 km), fjord, orienté nord/sud entre Honningsvåg et Lakselv.

Des falaises, où la roche est disposée en strates longues et régulières, tombent à pic dans le fjord et ne laissent juste le passage de la route. Le ciel est bas et le vent est froid et fort. Parfois la mer fume sous les rafales. Les grains violents succèdent aux brèves éclaircies. T° = 5°C. Les approches du Grand Nord ne se font pas sous les meilleurs auspices !

13 h 00, passage du tunnel de Kafjord pour accéder à l'île de Magerøya, l'île du Cap Nord. 6 870 m de longueur, creusé sous la mer jusqu'à 212 m de profondeur, des pentes et rampes de 12% à l'entrée et à la sortie. De la belle ouvrage, chèrement payée (192 NOK, ± 22 € l'aller et autant au retour) ! Le Grand Nord, ça se mérite !

13 h 30, arrivée à Honningsvåg. Pluie, froid, vent, donc pique-nique rapide dans la voiture sur le quai Hurtigruten. (Le MS Vesterålen est en escale). Passage à l'office du tourisme (peu avenant), et à la boutique qui y est accolée. Beaucoup de Français, passagers du paquebot en escale Adriana III, y font leurs achats de souvenirs. Pour notre part, nous achetons des gants en laine (2 Juillet !), qui nous seront bien utiles dans quelques heures.

15 h 30, route vers Skarsvåg, sinueuse, accidentée à travers des hauts plateaux complètement nus, sans un arbre, juste une végétation tapie au ras du sol : Herbe ? Mousse ? Bruyère ? Face à nous, sous un ciel plombé, un paysage noir, de désolation, de bout du monde dans le froid, le crachin et le vent qui cingle.

Installation au Kirkeporten Camping de Skarvåg, le camping le plus septentrional du monde dans le port le plus septentrional du monde. Nous sommes dans une région de superlatifs, toujours le plus au nord… C'est vrai, nous sommes à plus de 71° de latitude Nord.

Il fait froid, il crachine, il y a du vent, nous louons à bon prix une hytte pour 2 nuits pour s'octroyer un peu de confort et nous affranchir des conditions météo. Cela fait 17 jours que nous avons quitté la Normandie, et si nous avons voyagé sans précipitation, nous n'avons jamais perdu de temps non plus. Un petit break nous fera le plus grand bien. Et pendant que la pluie tombe, nous nous accordons une petite sieste réconfortante dans un vrai lit.

Et pour marquer notre arrivée dans le Grand Nord, ce soir, c'est pavé de saumon, vin rosé dans notre hutte bien chauffée.

Nous avions prévu dans notre programme d'effectuer une randonnée pédestre au Knivskjelodden, "la lame de couteau", pour observer tranquillement le soleil à minuit, (18 km de marche aller et retour). En réalité, "la lame de couteau", c'est le véritable Cap Nord géographique situé 1 600 m plus au nord que le Cap Nord touristique hyper fréquenté. En plus de l'intérêt de l'exercice physique, il y a aussi une satisfaction intellectuelle (un peu perverse), à rejoindre cet endroit quasiment ignoré et d'être arrivé encore plus au nord que le touriste lambda.

La climat a vite raison de ces belles intentions, le vent, le crachin, la température (1°C), nous font renoncer à ce projet. La météo est trop incertaine pour s'aventurer seuls sans risques dans la traversée d'une région aussi isolée, d'autant que cela nous aurait pris la majeure partie de… la nuit. L'exploit, certes ; mais le plaisir avant tout ! Et ce soir, les conditions ne sont pas réunies pour que cette randonnée soit agréable. Dommage !

22 h 00, départ pour le Cap Nord (touristique), en roulant dans un paysage de hauts plateaux légèrement vallonnés. Pas un arbre, rien, le vide absolu, le désert du Nord. Sous le ciel bas, c'en est grandiose et sublime de désolation. C'est lunaire, nous roulons dans un environnement de plus en plus hostile avec le sentiment étrange de progresser inexorablement vers une fin. La météo et le paysage nous mettent vraiment en condition : nous nous approchons du bout du monde, du bout de tout.

Mais au bout de la route… nous sommes ramenés à la réalité : l'entrée du site du Cap Nord est payante, et bien payante (ce que nous savions), 215 NOK par personne valable pour 2 visites, soit ± 24 € ! Ce site est pour la Norvège une vraie mine d'or. Où va toute cette manne ? A part le Nordkapphallen, le centre touristique, aucun aménagement spécifique n'a été aménagé pour faciliter la vie des usagers. Parkings en cailloux à peine nivelés ou en terre battue, pas d'installation pour faciliter l'ordinaire des camping-caristes pourtant fort nombreux, rien !

Mais nous y sommes ! Et nous ne sommes pas les seuls : un mur de camping-cars sur 2 ou 3 rangs, déjà des bus déversent leur lot de visiteurs venus des paquebots en escale à Honningsvåg. Et cela ne cesse d'arriver.

Nous supportons facilement notre harnachement vestimentaire : veste polaire, blouson fourré, bonnets et gants en laine. T° = 1°C !

Alors que la majorité des touristes s'engouffre dans le Nordkapphallen, nous allons d'abord à l'écart voir le panorama sur "la lame de couteau" que l'on voulait rejoindre à pied. Le nom est assez bien choisi, il s'agit en effet d'un long cap effilé qui s'avance loin en mer. Devant nous, c'est vraiment le nord du Monde. Plus au nord, il n'y a plus que le Spitzberg et le Pôle ! Nous sommes seuls à contempler ce site, la majorité des touristes qui viennent au cap Nord ignorent sans doute son existence !

Nous sommes arrivés au but ! Nous avons fait 4 800 km pour en arriver là ! Avec le sentiment étrange d'être des privilégiés dans un endroit exceptionnel, au cœur d'un site hors norme. Et pourtant, nous sommes loin d'être les premiers, il y en aura encore bien d'autres après nous, nous n'avons rien fait de surhumain pour en arriver là, mais nous l'avons fait. Cela ne changera rien à la marche du Monde, cela ne changera pas le cours de nos vies, c'est vrai. Mais qu'importe, nous y sommes ! Fiers et heureux de tutoyer les limites de la Terre !

Nous nous dirigeons vers la plate-forme où se trouve le signal du Cap Nord : une armature métallique symbolisant le globe terrestre avec l'équateur, les cercles polaires, les tropiques et les méridiens. Symbolique, mais efficace car tous les visiteurs se précipitent au pied du monument pour se faire photographier et apporter la preuve de leur présence au bout du Monde. Et nous-mêmes, sacrifierons au rituel. Quelques mètres après, c'est le bord de la falaise, un à-pic de 300 m, la mer et plus rien d'autre que le Pôle Nord à 2 100 km au-delà de l'horizon. En fait, c'est vraiment le bout du Monde. C'est attirant et cela attire la foule.

Nous restons un long moment à parcourir ce plateau noir battu par tous les vents du diable, face au large. Nous subissons un petit grain de neige fondue. A l'évidence, il n'y aura pas de soleil à contempler ce soir. Ce qui n'empêche pas les badauds de s'agglutiner le long de la balustrade et d'attendre au plus près l'éclaircie miraculeuse qui ne se produira pas.

Nous visitons le hall touristique, bondé. Ambiance internationale et multilingue, mais beaucoup de Français à cause de l'escale du paquebot Adriana III. On y trouve tout ce qu'il faut pour mettre le touriste à l'aise : une grande boutique de souvenirs, bar, cafétéria, restaurant, bureau de poste ainsi que des gradins permettant, si les conditions sont trop rudes, de contempler le site derrière une grande verrière ; et ce soir, il y a des amateurs !

Un long souterrain en pente douce mène vers une salle de projection et des vitrines où sont exposés des dioramas retraçant l'histoire du Cap, une chapelle, un temple thaï (!?), une salle où est exposée un buste du roi Louis-Philippe (ancien visiteur des lieux). Ce souterrain débouche dans une grotte artificielle avec un bar étagé en gradins où il est de bon ton de boire le champagne face au nord, bien à l'abri derrière une large baie vitrée. L'exploitation commerciale des lieux n'est pas du meilleur goût et s'avère bien décevante par rapport à la symbolique du site. Mais, vu la fréquentation, quel jackpot !

Nous retournons à l'extérieur, près du globe maintenant éclairé. Beaucoup de monde partout. La visibilité est bonne mais le ciel est sombre, donc pas de soleil à espérer.

24 h 00, quelques rayons de soleil réussissent à passer furtivement à travers la masse de nuages et éclairent parcimonieusement la mer. C'est tout pour ce soir. Grosse, très grosse déception !

00 h 30, quelque peu dépités, et quand même frustrés d'un si maigre résultat après tant d'efforts, nous retournons au camping de Skarsvåg. En chemin, la température extérieure tombe à 0°C, et nous savons déjà que demain la météo ne sera pas meilleure !

L'île de Magerøya - Le Cap Nord

Jour 18 - Ve 03/07/2009 - Skarsvåg - Cap Nord

09 h 15, réveil et petit-déjeuner dans la hytte, après une bonne nuit bien au chaud. A l'extérieur, vent, pluie, froid à 3°C.

Dans la matinée, à proximité du port de Skarsvåg, visite et achats à la boutique de Noël, "Nordkapp Jul & Vinterhus", installée dans la maison particulière d'une habitante du village, capharnaüm d'objets divers et variés ayant plus ou moins de rapport avec Noël. Bien sûr, le rouge domine, c'est la couleur préférée des norvégiens et aussi la couleur de Noël. Dans tout le fouillis, Nelly à réussi à trouver avec six mois d'avance quelques décors de Noël à sa convenance ! Ouvert toute l'année, mais ce matin, il n'y a vraiment pas foule.

Retour à la hytte, puis rédaction d'un mail, sélection des photos à joindre, et opération cartes postales… En réalité, bulle et relax. Nous comprenons que nous avions besoin de souffler. Repas : cuisses de canard que Nelly a eu le temps de préparer tranquillement et confortablement. On s'est bien régalé !

15 h 45, balade à pied à la Kirkeporten "la porte de l'église", à l'ouest de Skarsvåg. Un petit chemin grimpe et serpente allègrement avant de redescendre tout autant vers une arche en pierre d'où l'on peut voir l'arrière du plateau du Cap Nord et la pointe du Hornet. La mer bat violemment contre les rochers et explose en larges panaches d'écume. Il pleut, le vent d'ouest est assourdissant et dans les bourrasques, on tient à peine debout au point que nous sommes obligés d'écourter la visite. C'était l'activité du jour, un bon bol d'air !

18 h 00, repas de crêpes… Puis à 18 h 45, départ sous la pluie vers le Cap Nord pour expédier toutes les cartes postales que nous avons rédigées afin qu'elles soient revêtues du tampon spécial du bureau de poste… le plus septentrional du monde.

Nous rencontrons le brouillard en cours de trajet, ce qui nous donne une vision surréaliste du paysage de part et d'autre de la route. Cela devient quelque peu hostile et angoissant. Nous croisons un cycliste solitaire qui revient du Cap et qui émerge de la brume. Une violente bourrasque lui fait faire un écart et manque de le renverser. Ambiance !

19 h 00, tout le plateau du Cap est dans la brume. Beaucoup moins de camping-cars que la veille sur le parking, beaucoup moins de monde dans le Nordkapphallen, qui devient plus respirable. Ce soir la fréquentation est majoritairement coréenne. Nelly en profite pour explorer la boutique sans bousculade, il est vrai que ce n'est pas encore l'heure de pointe.

Personne au pied du globe, que l'on devine plus qu'on ne le voit derrière la grande baie vitrée. En comparaison, le temps hier était radieux.

20 h 00, nous assistons à la projection sur écran panoramique d'un film de 15 minutes résumant le déroulement des saisons dans la région du Cap. Survol plutôt bien fait, avec de belles images et une musique adaptée.

20 h 30, nous nous rendons au pied du globe, nous y sommes quasiment seuls. Vent fort et quelques photos dans la brume.

Sur la route du retour, attendant stoïquement au milieu de nulle part, un type fait du stop. Vu la fréquentation de la route à cette heure et la pluie glaciale, nous le prenons à l'arrière de l'Espace après lui avoir fait un peu de place. On n'a pas tout compris, il nous dit être hongrois et venir de Berlin en vélo. Il est venu ce soir en stop sur le site pour acheter des souvenirs à sa famille et loge dans le même camping que nous. Nous le déposons transi au pied de sa tente. Quel courage !

Conclusion : nous n'avons pas vu le soleil briller à minuit au nord du Monde et nous en sommes bien déçus, car c'était l'un des buts de ce long voyage. La nature qui commande en à décidé autrement. Finalement, le Cap Nord se sera montré à la hauteur de sa réputation. Nous y avons trouvé en plein été des conditions climatiques que nous avons parfois l'hiver en Normandie. Ce qui n'a rien d'étonnant : c'est le nord de la Norvège, à 71° 10' 21'' de latitude nord, à 2 100 km du Pôle. Ce n'est tout de même pas rien !

Jour 19 - Sa 04/07/2009 - Skarsvåg - Honningsvåg - Karasjok

Réveil et petit-déjeuner bien au chaud dans la hutte, puis rangement de celle-ci. Au moment du départ, nous discutons quelques minutes avec un couple d'angevins, montés ici avec chacun leur moto.

09 h 45, départ du camping. Temps bouché, plafond bas, brouillard, vent. Nous roulons sans rien voir. Bifurcation vers Gjesvær, port de pêche (relativement), important à l'ouest de Magerøya. Nous faisons un tour rapide du port et du village où il y a peu d'activité visible. Dans la brume qui se déchire à peine, rien ne semble bien attrayant.

Nous avions prévu de consacrer quelques heures à un "safari oiseaux" à la réserve naturelle de Gjesværstappan située sur un îlot à 15 km à l’ouest du plateau du Cap Nord. Mais vu l'état de la mer aujourd'hui et la brume ambiante, nous renonçons à cette expédition qui aurait pu être spectaculaire.

La visibilité s'améliore ensuite légèrement, mais le ciel reste bien bas. Les derniers kilomètres sur l'île de Magerøya se font dans une ambiance lunaire. Quelle contrée ! Nous nous arrêtons de nouveau à Honningsvåg, c'est la ville la plus importante et le point de rassemblement de toute l'île. C'est un port de pêche actif, une importante escale de l'Hurtigruten, d'ailleurs nous assistons à l'accostage du MS Finnmarken venant du sud. Il y a aussi quelques commerces que Nelly ne manque pas de visiter.

J-J repère la bibliothèque pour expédier un mail, mais celle-ci est fermée le samedi. Tout à côté se trouvent l'église et le cimetière. Par rapport au mois de Janvier dernier où nous étions à la même heure, il fait jour et il ne neige pas, mais il y a autant de vent. Là encore, la nuit hivernale enveloppait la ville d'un côté magique qu'elle n'a plus aujourd'hui.

12 h 30, nous quittons Honningsvåg et nous acquittons du péage avant de reprendre le long tunnel de Kafjord pour rejoindre le continent norvégien. De l'autre côte du tunnel, la météo n'a pas changé. Impossible de pique-niquer à l'extérieur ce midi. Nous prenons juste un casse-croute dans la voiture à Repvåg, port sur une petite presqu'île à l'écart de la E69.

16 h 00, arrêt pour quelques courses dans un magasin REMA 1000 (chaîne de supérettes), à Lakselv, petite agglomération dispersée et sans âme, située à l'extrémité du Porsangerfjord et à l'embouchure de la rivière Lakselv. Arrêt café, au bout d'un petit chemin débouchant sur la rivière.

18 h 00, arrivée à Karasjok après avoir traversé plusieurs plateaux désertiques, puis une grande zone de lacs et de forêts de conifères en parcourant une route de plus en plus rectiligne qui nous donne un avant-goût de la Finlande.

Nous sommes à 18 km de la frontière finlandaise. Cette petite ville est la capitale des Samés (les Lapons), dont elle abrite le Parlement. Hormis une petite église de 1807, bien peu de choses à voir, si ce n'est le Parlement lui-même dont l'architecture moderne s'inspire de la forme conique des tentes laponnes. Visite gratuite (suffisamment rare pour être signalé), mais fermé le samedi. Raté !

Installation au camping, confortable et bien tenu. Dîner dans la salle commune à cause de la température. Ce camping est équipé de Wi-fi, aussi nous envoyons à tous le mail que nous avions rédigé à Skarsvåg, et qui relatait nos exploits au Cap Nord.

Reipvåg

Jour 20 - Di 05/07/2009 - Karasjok (N) - Inari (FIN)

La météo est d'une stabilité exemplaire, donc petit déjeuner dans la salle commune du camping.

Peu après avoir quitté le camping de Karasjok, nous passons sans encombre et sans formalités la frontière finlandaise sans voir aucun garde, ni douanier. Il faut juste avancer la montre d'une heure et se familiariser avec une nouvelle langue, tous les panneaux ou affiches sont bilingues : finlandais et lapon, pas évident au premier abord. Et nous retrouvons la zone euro.

Nous aurions pu rester en Norvège pour rejoindre Kirkenes, mais pour enrichir notre connaissance du monde, nous avons choisi de transiter par le nord de la Finlande. Pour voir… En distance, l'écart entre les deux itinéraires n'est pas significatif. Va donc pour la Finlande…

Contre toute logique, nous nous dirigeons d'abord vers le sud-est en suivant la route 92, une longue ligne droite à perte de vue entre Karasjok et Kaamanen, et bordée à l'infini de forêts de bouleaux et de conifères. Et puis, des lacs, des rivières. Aucun relief pour attirer l'œil.

Nous nous arrêtons en chemin en lisière d'une réserve naturelle pour une courte promenade à pied. Sur des cheminements précaires, nous nous enfonçons dans les bois, parcourus de petits ruisseaux, de zones marécageuses, d'espaces où poussent mousses et lichens. Les moustiques qui s'en donnent à cœur joie depuis notre arrivée nous font vite battre en retraite.

Vers 12 h 30, pique-nique sur un parking à l'écart de la route. Nous dégustons les crevettes achetées hier à Lakselv. Sur les 90 km de trajet jusqu'à Kaamanen, nous n'avons pas vu un seul village, pas une seule maison, que de la forêt.

14 h 00, arrivée à Inari, petite agglomération à l'habitat très dispersé. Nelly fait quelques achats dans un magasin de souvenirs, (en prévision de Noël, il est vrai que la Finlande est le pays du Père Noël, qui réside avec ses rennes à Rovaniemi, 300 km plus au sud).

Le temps froid et maussade n'incite pas à l'exploration des environs.

16 h 00, arrivée au camping d'Inari, dans un joli cadre reposant à l'extrémité du lac d'Inarijärvi (l'un des plus grands lacs de Finlande). Petite plage, appontement, barques ne sont guère fréquentés.

18 h 30, repas de crêpes dans la salle commune.

20 h 00, à cause du vent froid, au lit. Emmitouflée sous la couette dans la voiture, Nelly regarde un film sur le PC. Cette nuit qui s'annonce sera la plus glaciale de tout le voyage.

Au cœur de la forêt finlandaise

Jour 21 - Lu 06/07/2009 - Inari (FIN) - Kirkenes (N) La nuit, en effet, a été particulièrement glaciale et nous réveillons complètement frigorifiés.

10 h 00, nous quittons le camping et roulons, cette fois-ci vers le nord-est pendant 100 km pour retrouver la Norvège en suivant une petite route qui longe le lac d'Inari à peu de distance. Mais nous ne verrons que rarement ce lac pourtant immense, souvent caché par la forêt.

Ce n'est pas le relief qui permet d'avoir des points de vue spectaculaires… Les forêts de bouleaux et de conifères semblent tout absorber. En roulant on ne voit rien d'autre que… des bois. Pas de villages, la grande majorité des rares maisons est souvent cachée derrière les arbres. Seuls, au bord de la route, de curieux petits abris pour protéger les boites à lettres signalent l'existence d'une habitation en retrait.

Ce qui semble être un village sur la carte routière ne correspond à rien de visible sur place. Cette partie de la Finlande nous laisse une impression étrange, celle d'un désert verdoyant, sans activité humaine visible. Seuls quelques troupeaux de rennes animent la matinée, nous en voyons quelques beaux spécimens qui débouchent à l'improviste de la forêt et surgissent sur la route inopinément, dangereux ! Nous essayons de photographier ou filmer les plus beaux, ceux qui portent de grands bois, encore faut-il qu'ils soient en train de paître pour y arriver, car ces animaux se déplacent perpétuellement !

Nous voulions voir la Finlande, nous avons vu… une région sablonneuse peu accidentée, la forêt continue de bouleaux et de conifères, quelques lacs, des étangs et des marécages, de grandes routes rectilignes jusqu'à l'ennui. Et nous n'avons rencontré… personne !

12 h 45, enfin, un petit village ! Arrêt au "Market" (supérette), de Näätämö pour quelques achats alimentaires. Même en euros, les tarifs ne sont pas vraiment attractifs. L'intérêt est surtout pour les Norvégiens qui viennent y faire le plein d'alcool à meilleur compte.

Aussitôt après, nous passons la frontière. Personne pour nous demander quoi que ce soit. Nous sommes de nouveau en Norvège. Une longue descente nous permet de rejoindre Neiden.

Pique-nique dans la voiture près de la Skoltefossen, chute d'eau de peu de hauteur mais d'un gros débit de la rivière Neidenelva.

En roulant, nous sommes presque rassurés et soulagés de retrouver les paysages norvégiens, avec leurs montagnes noires et pelées, même si elles sont dans cette région moins abruptes et moins élevées qu'ailleurs.

15 h 30, arrivée à Kirkenes qui est le but ultime de notre voyage avant de reprendre l'Hurtigruten. Pour cela, nous avons parcouru 5 540 km depuis la Normandie. 5 540 km, on n'imagine pas que le bout de la Terre puisse être si loin ! Quel périple !

Bien peu d'animation dans les rues de Kirkenes ! Comparativement à d'autres, c'est une agglomération importante, qui vivait autrefois de l'extraction du fer et qui s'est reconvertie maintenant dans la pêche au crabe royal et à la réparation navale.

Du fait de l'existence des mines de fer et de la proximité de l'U.R.S.S. Kirkenes à payé un lourd tribut à la Seconde Guerre mondiale lors de l'occupation allemande : destructions, pillages, exactions et incendies y ont été particulièrement sévères. S'il n'en reste plus trace, quelques statues ou monuments érigés par les voisins russes sont là pour rappeler ce passé douloureux.

Kirkenes est maintenant devenue une ville d'échanges avec la Russie toute proche. Il y a des objets russes à vendre dans les boutiques, des femmes russes viennent vendre leurs produits au marché hebdomadaire, les plaques de rues et les panneaux de signalisation sont en double affichage dont le cyrillique et dans les boutiques on parle russe couramment. Etrange, nous avons l'impression de déjà ne plus être en Europe !

Nous parcourrons rapidement la ville et visitons un centre commercial, mais les magasins ferment systématiquement à 16 h 30. On a fait des économies !

17 h 00, arrivée au camping de Kirkenes, à 10 km vers l'aéroport. Comme le temps ne varie pas, nous nous installons dans une hutte pour la soirée et la nuit. L'aménagement du terrain est sommaire.

Jour 22 - Ma 07/07/2009 - Kirkenes - Jakobselv - Kirkenes



Ce jour était prévu comme jour tampon, la marge de sécurité pour compenser un éventuel retard qui aurait pu se produire au cours du voyage : une étape qui s'éternise, un ennui mécanique ou autre. Cette journée permettait rejoindre le bateau sans stress et surtout ne pas le rater.

Le planning prévisionnel concocté avant le départ a pratiquement été respecté tous les jours à quelques kilomètres près… Preuve qu'il avait été bien pensé. Nous venons de parcourir 5 540 km sans hâte, sans précipitation, sans traîner non plus. Jamais nous n'avons eu l'impression de perdre notre temps, jamais nous n'avons eu le sentiment de courir contre la montre. Hormis les activités contrariées par la météo dans le Finnmark, nous avons pu admirer tous les principaux sites que nous avions envie de voir sur notre trajet. Bien sûr, nous ne sommes pas rentrés dans tous les détails, visité tous les musées (en fait, aucun), suivi toutes les manifestations folkloriques, mais nous avons quand même maintenant une vision étendue de la Norvège.

Le Cap Nord était un but que l'on a atteint ; Kirkenes en est un autre où nous sommes aujourd'hui.

Grâce à une si belle organisation, nous nous retrouvons une journée trop tôt à l'embarcadère de l'Hurtigruten, et les occupations paraissant limitées à Kirkenes, nous avons largement le temps de faire une excursion non prévue dans le planning initial.

Quant aux conditions météo, elles n'évoluent guère. Nous n'avons plus vu le soleil depuis l'après-midi du 1er Juillet, la température n'est jamais montée au-dessus de 9°C et le vent du nord souffle continuellement depuis le même soir, il a plu tous les jours. Ce temps désespérément stable dure depuis 6 jours, et ce matin, cela continue… Donc, la journée démarre doucement…

08 h 15, petit-déjeuner bien au chaud dans la hutte, séance de lessive, et un peu de cuisine pour la préparation du pique-nique de midi, rangement et nettoyage de la hytte.

10 h 30, retour à Kirkenes pour se rendre à l'office du tourisme, que l'on avait repéré hier, pour expédier notre mail. Cela se fait rapidement, nous sommes rôdés maintenant à cette pratique. Le clavier Qwerty et les caractères norvégiens n'ont plus de secrets pour nous.

11 h 15, route vers Grense Jakobelv, aux confins de la Norvège. A la sortie d'un rond-point, un immense panneau routier jaune nous indique d'abord en caractères latins et cyrilliques la direction de… Mourmansk. Mourmansk ! 245 km. La destination n'a rien d'exotique, loin s'en faut.

Et ce n'est pas tous les jours que l'on a l'occasion de se diriger vers Mourmansk… Cela laisse songeur. C'est une fois au pied de ce panneau que nous comprenons que nous sommes vraiment arrivés loin. Encore un pas à faire et nous sommes… en Russie, en Russie ! Que de chemin parcouru depuis Rouen !

A défaut de pénétrer en Russie, (ce que nous est impossible, puisque nous n'avons aucun visa pour le faire), nous allons donc tutoyer la frontière entre les deux pays. 15 km après Kirkenes, nous faisons un léger détour jusqu'au poste frontière de Storskog où nous nous arrêtons. En réalité, à part de grands panneaux bleus multilingues (où il est indiqué "Entrée interdite sauf pour affaires" !), et une échoppe de souvenirs tenue par un Russe, il n'a rien à voir.

Le poste norvégien est lui-même loin en retrait derrière un portail gardé par 2 militaires norvégiens. Pas facile d'accès la Russie ! Quant au poste russe, il est impossible de le voir d'où nous sommes, tant le no man's land doit être important.

Le lieu est hautement symbolique et stratégique. C'est le seul point de passage entre les deux pays. Cet endroit est même vendu comme lieu d'excursion aux passagers d'Hurtigruten en escale. Quelques touristes nous accompagnent, et comme nous, écarquillent les yeux en espérant apercevoir quelque chose d'insolite. Mais rien… L'activité n'y est pas débordante. Visiblement, il n'y a pas beaucoup de volontaires pour passer à l'Est sauf un camion russe qui rentre au pays. Dans l'autre sens, juste une voiture immatriculée en Suisse.

Nous poursuivons sur une petite route tellement fréquentée que des groupes de moutons s'y prélassent au milieu. Puis, nous traversons un vaste plateau, royaume du minéral, camaïeu de larges blocs brun rouge, gris vert, noir, entrecoupés d'une végétation tapissante d’où émergent quelques rares bouleaux qui n'ont guère plus de 1.50 mètre de haut. Quelques lacs gris acier essaient d'animer le décor. Sous le ciel plombé, le paysage est dense, sombre, triste. Un large canyon serpente au milieu de ce plateau, au fond coule la rivière Jakobselv. Pas gai !

Comme au Cap Nord, nous avons ici le sentiment d'arriver au bout du monde, au bout d'un monde. C'est différent, pas tout à fait le bout du monde, mais l'impression d'arriver aux confins non seulement de la Norvège, mais aussi de l'Europe, d'arriver aux confins du monde occidental. La géographie est là, mais il y a aussi le poids de l'Histoire qui influe sur ce que nous ressentons. A quelques kilomètres, c'est l'Est, la Russie, un énorme pays inquiétant, une autre civilisation, d'autres méthodes…

La route se transforme en piste et redescend vers le lit de la rivière Jakobselv qui est à partir d'ici la frontière naturelle avec la Russie. Et maintenant, ça ne rigole plus ! Plusieurs grands panneaux bleus rédigés en norvégien, russe, finlandais et anglais fixent des interdictions strictes. Ce qui déjà, met dans l'ambiance.

Il est interdit :

· De traverser la frontière

· D'avoir des contacts à travers la frontière

· De photographier le personnel militaire russe et les équipements situés en territoire russe

· D'utiliser des téléobjectifs supérieurs à 200 mm et/ou des trépieds

· La pêche dans la rivière ne peut être pratiquée que par des Norvégiens résidant en Norvège

Toute information peut être demandée à la commission de frontière, à la police ou aux gardes frontière

La piste longe maintenant la rivière, et au bout de quelques mètres, les choses se présentent ainsi, un potelet jaune matérialisant le côté norvégien, la rivière Jakobselv, un potelet rayé rouge et vert concrétisant le côté russe. La frontière est l'équidistance ente les deux potelets.

Ceux-ci n'ont pas été plantés au hasard. Conséquence de la seconde guerre mondiale, les frontières entre la Norvège, la Finlande et l'U.R.S.S. ont été rectifiées en 1945. Leur tracé exact à nécessité en son temps la création d'une commission ad-hoc, qui a confirmé contradictoirement chaque point litigieux sur le terrain à l'aide des poteaux, bien mis en évidence et bien entretenus. Apparemment, cette commission est toujours d'actualité.

Nous ne résisterons pas au plaisir de photographier ces poteaux, tant norvégiens que russes (avec un téléobjectif inférieur à 200 mm !), ni de nous faire tirer le portrait près d'un de ces poteaux (norvégien, bien sûr !).

Bien que nous n'ayons rien vu durant notre bref passage, la paranoïa héritée du régime soviétique et la protection de l'espace Schengen font que cette zone est hautement militarisée et doit sans aucun doute être bien surveillée de part et d'autre.

Au fur et à mesure de notre avancée, nous verrons donc quantité de ces potelets sur chaque berge de la rivière. Et de l'autre côté de la Jakobselv, la forêt de bouleaux, les collines noirâtres, c'est la Russie, que nous pourrions presque toucher en tendant le bras tant la rivière est étroite, à peine une trentaine de mètres de largeur. Mais nous sommes bien prévenus, nous n'allons pas nous y risquer.

La conjonction des mises en garde, de la configuration des lieux, de l'austérité du paysage confèrent à cette zone une atmosphère pesante et quelque peu angoissante. Même si ce n'est pas flagrant, il s'en dégage une ambiance particulière, sinistre et inquiétante. Cela est sans doute très subjectif, mais la région n'est pas neutre.

13 h 15, nous arrivons au hameau de Grense Jakobselv, au pied de la chapelle que le roi Oscar II (de Suède-Norvège), fit édifier en 1869 pour (déjà) servir de bastion spirituel contre l'influence orientale et servir d'amer aux pêcheurs des 2 pays qui (déjà) se querellaient sur les zones de pêche.

Ambiance : côté norvégien, une haute colline couronnée d'installations militaires, un estuaire sablonneux et bosselé recouvert d'une végétation rasante, des potelets jaunes bien alignés le long d'une longue plage complètement close, la masse noire des collines russes avec blockhaus, radars et miradors, puis vers le large, l'étendue de la mer de Barents… Nous voilà face à la mer de Barents, face à l'océan Glacial Arctique… Ce ne sont pas des noms qui invitent à l'exotisme !

Quelques mètres encore, nous parvenons à une petite plage battue par le vent, encadrée de gros rochers gris frappés par le violent ressac de la mer de Barents.

Cette fois-ci, nous avons atteint l'extrême limite de ce qu'il était possible d'atteindre, nous ne pouvons plus aller plus loin. Kirkenes, la Russie, la mer de Barents, l'océan Arctique… Des noms qui ne nous sont pas ordinairement familiers… Nous sommes bien parvenus au bout du Monde !

17 h 45, retour au camping de Kirkenes, mais cette nuit nous dormirons dans l'Espace. 19 h 00, dîner dans la salle commune, quelque peu squattée par 3 couples d'allemands, les places sont chères ! Comme à l'accoutumée, la cuisine est fort bien équipée : dans un tiroir, il y a même les couverts à disposition… C'est la Norvège !

Dans les rues de Kirkenes - Le bout du bout... La mer de Barents

A suivre...

1ère Partie -- 3ème Partie -- 4ème Partie

3 semaines à La Réunion - mai 2010 English translation pending
by Oliv2019 · 2010-07-10 · 17 replies
Après quelques carnets de voyage sur l'Ouest Américain, je vous propose cette fois-ci un voyage aux antipodes : l'île de la Réunion.

Notre voyage s'est effectué du 23 mai 2010 au 9 juin 2010, soit à peu près 18 jours sur place et 22h de transport aller retour ! Nous avions peu de temps pour organiser le voyage (1 mois) et probablement que certaines choses auraient pu être faites différemment (par exemple ne louer la voiture qu'après avoir fait le tour des 3 cirques à pied) mais nous n'avons rien regretter, vraiment rien ! Nous avons fait le voyage à deux.

Quelques informations pratiques pour commencer :

Budget : 2 000 euros par personne pour 18 jours.

Réservations : faites à l'avance sur internet ou par téléphone. Nous avons principalement loué des chambres d'hôte, des gîtes et quelques hôtels.

Saison et temps : Nous étions là-bas en pleine saison morte (mai - juin), ce qui veut dire qu'il y avait très peu de touristes :-). Le temps fut dans l'ensemble beau hormis 2 jours où il a plu ce qui nous a empêché de faire le trou de fer et Takamaka.

Quelques appréciations sur les endroits où nous avons logé :

Grand îlet : Chez Liane Bonald (chambre d'hôte) : propre, chambre un peu petite.

Roche Plate : Chez Judex Thomas (gîte) : propre mais sommaire.

Marla : Chez Fanélie César (gîte) : très bien. Propre et spacieux.

Hell Bourg : Le relais des Cimes (Hotel) : très bien (réduction avec le guide du routard en plus !)

Bois Court, Plaine des Cafres : L'Estagnon (gîte) : Super. Notre grand coup de coeur du voyage !

La Plaine des Palmistes : Le Conflore du Piton (chambre d'hôte) : moyen sans plus.

Saint Philippe : le domaine du Vacoa (gîte) : très bien. Super propre, confortable et spacieux. Superbe vue pour le petit dej !

Cilaos : Les Aloes (Hotel) : Propriétaire très sympa. A besoin d’être un peu rafraîchi…

Saint Gilles : Novotel (hotel) : piscine en travaux (merci le marteau piqueur !), décoration un peu vieillotte, mais bien placé, bof bof pour le prix dans l’ensemble…

Et aussi une petite carte du parcours (en bleu les routes empruntées, en rouge les endroits où nous avons marché ou roulé (VTT))



Et enfin une petite recap de ce que nous avons fait avec quelques appréciations :

Cascade Niagara (point de vue) : *** (la cascade la plus large que nous avons vu, bon rapport temps passé/plaisir) Bassin Nicole (petite marche, point de vue) : ** (sympa pour commencer et se remettre de l'avion) D51 à travers la plaine des fougères (route) : * (vue panoramique sur la côte Sainte Suzanne) Cascade du voile de la mariée - Cascade Blanche (point de vue) : *** (à coté de la route vers le cirque de Salazie) Col des Boeufs -> La Nouvelle -> Roche Plate (randonnée) : ***** (cirque de Mafate, très longue randonnée) Roche Plate -> Trois roches -> Marla (randonnée) : ***** (cirque de Mafate) Marla -> Plaine des Tamarins -> Col des Boeufs (randonnée) : ***** (cirque de Mafate) Ilet à Vidot -> Grand Sable - Ilet Trou Blanc -> Ilet à Vidot (randonnée) : **** (cirque de Salazie) Hell Bourg (visite) : ** (visite de la ville et ses maisons créoles) Maison Folio (visite) : **** (jardin et maison créole à Hell Bourg, visite intéressante) Bassin la paix - Bassin la mer (randonnée) : *** (vers Abondance) Cratère Rivals et belvédère du cratère Chateaufort (randonnée) : ***** (magnifiques couleurs des coulées de lave, des cratères et des cheminées) Sentier botanique de Notre dame de la paix (petite randonnée) : ** (point de vue remarquable sur la plaine des remparts, marche sans grand intérêt sinon) Plage d'Etang Salé (plage) : ** (plage de sable noir) Croc Parc (visite) : *** (y aller pendant que les crocodiles mangent !) Temple Tamoul de Saint Pierre (visite) : ** (se déchauser dans l'enclos) Plage de Saint Pierre (plage) : * (on y était pour un coucher de soleil) Piton de la Fournaise- Cratère Dolomieu (randonnée) : ***** (montée sur le principal cratère du piton de la fournaise) Eglise de Saint Anne (visite) : ** (eglise démeusurée mais en travaux de rénovation..) Pont suspendu de la rivière de L'est (visite) : * Eglise Sainte Marie des laves de Piton Sainte Rose (visite) : * Anse des cascades (visite, petite marche) : *** Le grand Brulé (visite, route) : *** (coulées de lave descendant jusqu'à la mer) Puit Arabe et pointe de la table, jardin volcanique (petite randonnée) : *** (vacoas, coulée de lave et falaises de lave) Cap méchant (visite) : ** (falaise de lave) Jardin des parfums et des épices (visite) : ***** (visite d'un jardin botanique) Anse de Vincendo (visite, petite ballade) : *** (souffleurs impressionants) Rivière Langevin : cascade noire et cascade des galets (petite ballade, route) : **** Plage de Grande Anse (plage) : *** (plage sympa mais pas vraiment possible de se baigner) Grand Bassin (randonnée) : **** (assez dure, un petit coté Mafate) Cilaos -> Cascade de Bras Rouge -> Bassin Bleu -> Cilaos (randonnée) : ***** Cilaos -> La Chapelle (randonnée) : ***** Col du Taïbit (randonnée) : ***** La ravine Saint Gilles (petite randonnée) : **** (petite rando dans les canaux, raffraichissant) Plage de Boucan Canot (plage) : **** (snorkeling, détente) Plage de l'hermitage (plage) : ***** (snorkeling, magnifique) Descente du Maïdo en VTT (ballade en VTT) : *** (sympa)

Dimanche 23 Mai 2010 - Arrivée - Cascade Niagara - Bassin Nicole - Grand Ilet

Cela fait maintenant 1 mois que l'idée de découvrir la Réunion nous a traversé l'esprit et ca y est nous y sommes ! Aéroport Roland Garros, il est 9h30 en ce dimanche 23 Mai lorsque nous foulons pour la première fois le sol réunionnais. Nous avons choisi de faire l'aller de nuit afin de profiter d'une journée pleine à notre arrivée. Avouons tout de suite que la nuit fut quand même très courte mais l'excitation de cette première journée nous a vite fait oublier la fatigue du voyage.

Nous partons directement chez le loueur de voiture (europcar) pour récupérer la clio que nous avons réservé. Les bagages dans le coffre et nous empruntons la N2 direction Sainte Suzanne. Nous avons en effet décidé de faire le tour de l'île dans le sens des aiguilles d'une montre en intercalant côte et intérieur de l'île.

Premier arrêt au centre commercial du quartier français à l'entrée de Saint Benoit afin de faire des courses. Nous avons en effet prévu de partir 3 jours dans le cirque de Mafate dès le lendemain et nous achetons de quoi nous ravitailler. Tout se passe bien jusqu'à ce que nous repartions du parking de l'hyper. Enfin repartir n'est pas vraiment le mot exact. En effet, nous nous sommes retrouvés bloqués 45 min dans le parking sans pouvoir bouger. Et subitement tout s'est libéré. Incompréhensible ! Mais les 45 min d'attente nous ont permis de comprendre que la voiture que nous avions n'était pas une clio mais une twingo ! Oui j'avoue nous nous sommes pas très perspicaces... Bref retour à l'aéroport. Je demande des explications, sûr de moi, en disant qu'ils avaient fait une erreur. Je leur montre mon Voucher avec une belle Clio en photo et avec le texte en dessous "Clio ou similaire" et là, la fille de l'agence me dit que mon code de réservation correspond à une Twingo ! Elle a raison, on a loué une Twingo pour le prix d'une clio (j'avais vu des locations de twingo bien moins cher mais je voulais un peu plus de reprise pour les montagnes) ! Grrrr merci ebookers !

Bon, nous sommes en vacances, il fait beau...positivons ! On repart direction Sainte Suzanne afin de rejoindre la cascade Niagara pour picniquer. Après plusieurs tentatives (merci les cannes à sucre qui cachent les panneaux de direction !) nous sommes enfin sur place. La cascade, majestueuse, s'offre à nous. Il nous semble difficile d'imaginer ce que cela donnerait en pleine saison des pluies tellement cette cascade est déjà impressionnante. On exagère peut être mais c'est la première du voyage ;-)



Cascade Niagara

Nous empruntons ensuite la D51 afin d'aller aux bassin Nicole et Boeuf. Le parking est facile à trouver et nous commençons la petite ballade qui mène à Bassin Boeuf. Arrivés près de la cascade, nous voyons que nous ne sommes pas seuls. En effet, une dizaine de jeunes femmes est en train de se faire photographier par 4 photographes. Surement des photos pour vanter les charmes de l'île ! :-) Nous sentons que nous dérangeons un peu alors nous repartons en direction de bassin boeuf que finalement nous ne trouverons pas. C'est le début de l'aventure alors nous ne sommes pas encore au top de notre forme coté orientation...



Bassin Nicole



Bassin Nicole

Nous reprenons la route D51 qui mène rapidement vers les hauts de la plaine des fougères. Nous apercevons sur le bord de la route beaucoup de locaux en train de cueillir de petits fruits rouges. Notre curiosité nous fait demander ce que c'est : des goyaviers ! Nous ne connaissions pas et forcément nous goûtons : un léger goût de fraise :-)

La route finalement est fermée tout en haut et nous ne pouvons faire le tour comme prévu. Nous rebroussons chemin afin de revenir sur la N2.



La plaine des fougères au dessus de Sainte Suzanne

Nous empruntons ensuite la route qui mène au cirque de Salazie. Petit arrêt photo à la cascade blanche et la cascade du voile de la mariée.



Cascade Blanche dans le cirque de Salazie



Cascade du voile de la mariée

Le temps est un peu couvert en cette fin de journée et la nuit commence à tomber (il fait nuit à 18h à cette époque de l'année). Nous finissons par arriver à la chambre d'hôte chez Liliane Bonald que nous avions réservé à Grand Ilet. L'accueil est sympa et la chambre correcte. Nous avions réservé le repas mais la propriétaire nous explique qu'elle a des problèmes physiques et que son docteur lui a interdit de faire des efforts en ce moment. Pas grave, nous allons dîner au snack "Grand Ilet" d'à coté. Le propriétaire est super sympa. Il nous donne des conseils pour notre séjour et en plus le repas est très bon. Nous mangeons en accompagnement un "fruit qui peut aussi être un légume". Il me semble que c'était du chouchou mais je ne suis pas sûr.

Lundi 24 Mais 2010 Cirque de Mafate : Col des Boeufs - La Nouvelle - Roche Pate

Nous partons de la maison d'hôte vers 8h et prenons la route qui mène au parking du col des Bœufs. Nous profitons d’un temps plutôt dégagé pour faire chauffer un peu les appareils photos. Quelques nuages remontent du cirque pour couvrir légèrement les sommets du gros morne, du cimendef et de la roche écrite.



Cirque de Salazie avec le Cimendef (sommet à gauche) et la roche écrite (au fond)



Vue sur le cirque de Mafate depuis la route menant au Col des Boeufs

Nous laissons au parking la voiture puisque nous partons pour 3 jours à l’intérieur du cirque de mafate. Il est en effet vivement conseillé de ne pas laisser la voiture sur le parking d’un début de randonnée pour plusieurs jours à cause des risques de vols. Nous faisons les sacs de rando et c'est parti ! La petite montée de 20 min nous conduit au col. La partie Sud du cirque de mafate s’offre à nous avec devant nous la plaine des tamarins et au fond le rempart de mafate avec à sa gauche le grand Bénare et à sa droite le Maïdo. Nous entamons la descente et remarquons qu’il y a pas mal de monde qui remonte de la plaine des tamarins. Mais oui c’est le lundi de pentecôte ! Les réunionnais ont sûrement du profiter de ce week end allongé pour descendre dans le cirque de mafate. Nous descendons tranquillement sur le sentier qui bientôt fait place à un chemin aménagé avec des madriers en bois.



La plaine des Tamarins avec le Gros Morne au fond



La plaine des Tamarins avec le Grand Bénare au fond

Au cours de la descente, kyra pousse un cri : une énorme araignée posée sur sa toile ! Nous pensons avoir découvert L’araignée de l’île et nous la prenons en photo telle une star sur le tapis rouge des marches du festival de Cannes. Que nenni ! Elle ne fut que la première des milliers de ses congénères que nous avons rencontré durant notre séjour. Il y en a partout et la plupart sont aussi grosses que la paume d’une main ! Bref mieux vaut ne pas avoir la phobie des araignées mais si celles-ci sont inoffensives.



Une Nephila Clavipes, impressionnante mais inoffensive



Ilet La Nouvelle avec le rempart de Mafate au fond



Si quelqu'un peut me donner le nom de cet arbre ? :-)

Nous arrivons à l’îlet de La Nouvelle vers 11h30 pour se restaurer à la boulangerie. Vers 12h30 nous reprenons notre route en direction de Roche Plate. Nous descendons les 700m de dénivelé par un sentier qui décrit d’étroits lacets et franchit de petits cours d’eau jusqu’à la rivière des galets que nous atteignons vers 15H. Heureusement il y a des mains courantes dans les passages escarpés.



Le sentier très escarpé décrit des lacets entre deux cascades



Rivière des galets avant la montée du Bronchard

S’en suivent 3 traversées de la rivière et malheureusement sur la première traversée kyra se coince le pied entre deux rochers et bascule en arrière. Résultat : les fesses dans l’eau et un appareil photo qui se prend pour jacques mayol ! Il est bon pour sécher pendant 3 jours.

Nous entamons la montée du Bronchard vers 15h30. Le sommet du bronchard servait autrefois aux esclaves en fuite pour observer les déplacements des troupes de Bronchard, fameux et triste chasseur d’esclaves qui sévissait dans le cirque de Mafate. La montée est assez raide mais moins que la descente que nous venons d’effectuer. Nous atteignons Roche Plate l’église vers 17h10 et nous commençons à sentir une certaine fatigue (mon genou, mes talons et mes cuisses me font mal…). Nous nous mettons en recherche du gîte de randonnée qui au final est le gîte le plus loin, tout au bout de roche Plate ! Il est 17h45, nous sommes partis il y a donc près de 9h et une bonne douche et un bon repas (choux, rougail saucisse, fruit et rhum) vont nous faire du bien. Nous sommes seuls au gîte qui est très propre et fonctionnel (gîte chez Judex Thomas à ne pas confondre avec le gîte Juliette thomas qui était vraiment sale).

Allez au lit maintenant !



L'îlet de Roche Plate est enfin en vue !

Mardi 25 mai 2010 Cirque de Mafate : Roche Plate - 3 Roches - Marla

Nous prenons notre temps ce matin, en profitant de la terrasse ensoleillée qui offre une très belle vue sur le cirque avec en premier plan le bronchard et plus loin la crête des calumets et le morne fourche. Nous assistons au ballet des hélicoptères qui ravitaillent les îlets du cirque car bien sûr il n'y a pas de routes ici.



Vue depuis le gîte sur piton des calumets



Roche¨Plate et le Bronchard en premier plan, le Morne de fourche et le gros morne en arrière plan



Hélicoptère ravitaillant Roche Plate

Nous partons finalement vers 10h en prenant le GR R2 qui conduit à Marla en passant par 3 roches. Le temps prévu est de 5h mais nous savons qu'à notre rythme il nous en faudra beaucoup plus. La randonnée est une suite de montées et descentes.



Voila notre terrain de jeu pour la journée :-)

Nous longeons en première partie le rempart de Mafate puis nous continuons en surplombant la ravière des galets avant d'arriver à 3 Roches vers 13h30. L'endroit est magnifique. La rivière des galets disparait dans une crevasse dont nous ne voyous pas le fond. Le nom de l'endroit vient des 3 gros blocs qui bordent la rive. Nous en profitons pour nous restaurer tout en contemplant ce magnifique lieu. 14h45, il faut penser à repartir si nous ne voulons pas arriver après la tombée de la nuit.



Trois Roches

La seconde partie du parcours offre un décors assez différent avec un paysage totalement érodé avec des champs d'éboulis traversés par la rivière des galets. Il n'y a plus vraiment de végétation. La dernière montée à travers la brêche qui mène sur le plateau de Marla est dure et fatiguante (comme toute dernière montée d'une randonnée ;-) )

De plus, nous continuons dans notre mauvaise habitude : notre gîte est aussi le dernier de l'îlet (donc c'est aussi le premier quand on vient du col du Taïbit) ! Nous avons réservé au gîte César pour cette nuit. C'est vraiment une bonne adresse. Nous dormons dans un petit bungalow privatif. C'est propre et confortable. Il y a 4 autres personnes qui logent dans le gîte ce soir. L'ambiance est plutôt sympa pendant le repas.

Carry poulet, rougail saucisse, gateau aux bananes et punch (rhum ananas) pour ce soir !



La ravine de la rivière des galets



Gîte César à Marla

Mercredi 26 Mai 2010 Cirque de Mafate - Marla - Col des Boeufs - Cirque de Salazie - Hell Bourg

C'est notre dernier jour dans le cirque de Mafate. Le temps est beau ce matin et nous décollons vers 8h45 en direction de la rivière des galets que nous retraversons. Nous empruntons ensuite la variante du GR R1 qui ramène sur la bifurcation conduisant au col des Boeufs. La montée jusqu'à la plaine des Tamarins est raide mais heureusement s'effectue principalement à l'ombre.

La plaine des Tamarins est un endroit très agéable avec sa forêt d'arbres couchés par les vents et son herbe de savane dense. Le gros morne à droite, le morne fourche devant nous et le grand bénare derrière nous, nous continuons jusqu'au col des boeufs où se situe notre voiture. Dans la dernière montée, nous nous sentons pousser des ailes et c'est la première fois depuis le début du voyage que nous montons allègrement sans sentir la fatigue (merci les 2 journées précédentes d'entraînement intensif !). Le temps la haut (1960m quand même) se gâte un peu, les nuages nous traversent de leur humidité. Nous reprenons la voiture, il est 13h45. Merci Mafate pour ces 3 jours magnifiques !



L'école de Marla



Traversée de la rivière des galets en amont



Dans la montée vers la plaine des Tamarins



Sentier dans la Plaine des Tamarins



Dans la montée finale vers le col des boeufs

Nous arrivons dans l'après midi à Hell Bourg, lieu de villégiature de nos deux prochaines nuits. Nous avons réservé une chambre à l'hotel des cîmes. Bon confort et en plus on a une rédution grâce au guide du routard.

Nous décidons de ne rien faire cette après midi, simplement nous reposer ;-)

Un petit poulet coco et une truite au restaurant de l'hotel et au lit !

Jeudi 27 Mai 2010 Cirque de Salazie : Ilet à vidot - Grand Sable - Ilet Trou blanc - Ilet à Vidot

Nous avons aujourd'hui au programme un parcours varié à travers les forêts de filaos et les arbres à goyaviers.

A 9h nous sommes au parking se trouvant au bout de la piste derrière Ilet à Vidot. Un groupe de canyoning se prépare pour descendre la rivière du mat. Nous franchissons la passerelle traversant la rivière puis nous laissons le piton d'Anchaing sur notre droite.



Passerelle au-dessus de la rivière du Mât

Le temps est magnifique ce matin (comme tous les matins depuis notre arrivée) et il commence à faire un peu chaud. Heureusement, après avoir laissé les dernières habitations, le sentier s'engouffre maintenant dans la forêt de filaos.



Avant de rentrer dans la forêt de filaos, nous profitons d'un magnifique ciel bleu



des champs de ?

La montée est régulière (quand même 650 m de dénivelé positif pour cette ballade) et il y a quelques points de vue sur le cirque avec toujours en premier plan le piton d'Anchaing. Nous atteignons un abri où nous décidons de faire une petite pause à l'ombre des filaos. Quelques tec-tec (petits moineaux locaux) nous tiennent compagnie pendant cette pause.



Un tec-tec nous tenant compagnie pendant notre pause

Nous repartons vers 12h en laissant le chemin menant vers le col de la fourche (entrée du cirque de Mafate lorsque l'on vient de Salazie) tout droit, nous bifurquons à gauche direction ilet trou blanc. Le sentier est indiqué comme fermé, nous continuons...nous verrons bien où cela nous mène.



Le chemin se fait de plus en plus humide, nous entendons les cascades descendre du Gros Morne situé à notre droite. Le chemin continue de monter mais les passages se font de plus en plus glissants. Arrivés en haut, nous avons une vue dégagée sur le cirque de Salazie.



Vue depuis la partie haute du sentier

Nous traversons plusieurs cours d'eau et descendons pendant un moment un cours d'eau où il faut légèrement escalader. C'est assez glissant. Des bambous géants poussent le long du sentier. Nous traversons aussi des champs d'arbres à goyaviers. Il y en a partout dans les arbres et par terre. Des tonnes et des tonnes de goyaviers. Le sentier en devient rouge mais surtout très glissant. Il faut faire attention. Nos amies les araignées sont aussi très présentes ici (j'avoue que d'un certain coté c'est pas mal car kyra avance beaucoup plus vite dans ces moments la car elle ne veut pas se faire dévorer par une nephila ;-) ).



Bambous géants, forêt de grand sable

Nous atteingons la rivière du mat que nous traversons par une echelle de bois posée horizontalement entre deux rochers. Une petite pause s'impose afin de faire refroidir nos pieds. Humm c'est super agréable de se rafraîchir les pieds dans l'eau fraîche de la rivière !

Nous repartons après 20 min. Après une dernière montée, nous voici à trou blanc. Quelques maisonnées et des plantations de bananiers et chouchous. Nous sentons que c'est la fin de la ballade. Nous regardons derrière nous et nous avons du mal à savoir par où nous sommes passés. Il nous semble qu'il n'y a que des pitons entourés de forêts infranchissables ! Un chemin large nous permet de rejoindre le parking de la voiture. Il est 15h.



Depuis le chemin après trou blanc

Nous mangeons un peu et observons les équipes de canyoning terminer leur journée. C'est au final une très bonne ballade.

Un petit verre à l'hotel où nous longeons et nous finissons la journée par la visite à pied de la ville de Hell Bourg.



Cimetière très fleuri de Hell bourg



Hell Bourg

Nous dînons "chez Alice". On a trouvé cela très bon. Bonne adresse.

Vendredi 28 Mai 2010 Maison Folio - Bassin la paix - Bassin la mer

Nous quittons l'hotel pour nous rendre à la visite guidée de la Maison Folio à Hell Bourg. Hormis l'aspect traditionnel parfaitement gardé de la maison, c'est principalement pour le jardin que nous sommes là. Nous commençons la visite vers 9h du matin. Nous sommes un peu plus d'une dizaine de personnes. Les informations données par notre guide sont intéressantes même si personnellement je m'y perds assez vite dans les noms de fleurs (je suis d'ailleurs plus vraiment capable d'en sortir un seul...). Nous passons aussi pas mal de temps dans le hangar qui sert à exposer des objets traditionnels de la vie réunionnaise de l'époque. Seul petit bémol à mon goût : un peu trop de temps passé sur l'explication des différents bois utilisés (question de goût bien sûr ;-) ).

Nous quittons la maison Folio vers 11h et rejoignons la côte Est de l'île.

















Repas rapide à Saint Benoît et nous enchaînons avec la route qui monte à Takamaka. Le temps est très couvert aujourd'hui et il nous semble qu'il pleut vers takamaka. Cependant, Takamaka constituant une randonnée phare que nous souhaitons faire nous continuons la route jusqu'au bout...pour voir. Il pleuviotte la haut et nous hésitons longtemps avant de repartir. Mais la raison l'emporte car le chemin est parait il très glissant par temps de pluie et malheureusement takamaka avec un temps pareil ne donnera forcément pas grand chose. C'est dommage !

Notre plan B de la journée s'appelle Bassin la paix et Bassin la mer situés au dessus de Beauvallon et vers Abondance. Nous redescendons donc au niveau de la mer pour prendre le chemin de bassin la paix qui conduit à travers les champs de cannes à sucres à un petit parking au bord de la rivière des roches. Nous nous garons ici. Le bassin la paix se situe un peu en contrebas du parking. Il nous faut traverser le pont enjambant la rivière et continer une dizaine de minutes jusqu'à un escalier menant au bord du bassin la paix. Une magnifique et puissante cascade se déverse dans le bassin. Les falaises entourant le bassin sont formées d'orgues basaltiques. Nous prenons quelques photos du bassin lorsque quelques gouttes se mettent à tomber. Nous avons à peine le temps de nous mettre à l'abris que des trombes d'eau nous tombent dessus. Abrités sous un surplomb rocheux nous attendons patiemment que cela se calme (quand même 20 à 30 min). Cela promet pour le reste de la randonnée car le sol est maintenant vraiment détrempé ! Que faire ? Je regarde sur notre guide qui m'indique qu'il existe une possibilté d'accèder à l'autre bassin en passant par Abondance, ce qui éviterait de remonter la rivière des roches par un chemin devenu vraiment impraticable. Concertation...Ok nous passerons par Abondance et nous reprenons la voiture.



La rivière des roches se frayant un passage à travers les roches volcaniques



Bassin la paix



Orgues basaltiques de bassin la paix



Chute d'eau de bassin la paix

Nous laissons la voiture un peu au milieu de nulle part (en espérant qu'elle ne soit pas visitée pendant notre escapade...) en n'étant pas sûr que cela soit vraiment le départ de la ballade.

2 petits chiens viennent alors à notre rencontre et semblent vouloir nous montrer le chemin, peut être un signe que nous sommes finalement au bon endroit ;-) Ils nous suivront sur pratiquement tout le chemin.

Nous traversons une petite rivière et commençons à patauger un peu sur le chemin boueux et ombragé. Cela semble un peu correspondre à la description du livre (la carte est vraiment trop petite pour avoir une bonne idée du chemin à prendre). Bon j'avoue que là commence un épisode peu glorieux d'orientation. Sûr de mon fait (et de mes capacités d'orientation) je fais fi du temps indiqué pour se rendre sur le lieu qui commence à être largement dépassé. Le fait de marcher sous une voute de jamrosat et de traverser 3 cours d'eau pas vraiement indiqués commence à me faire douter...mais par chance nous arrivons quand même sur le point de vue au dessus de bassin la mer ! Bon je me dis qu'il devait y avoir une erreur dans la description du chemin. Nous repartons en continuant par un autre chemin qui me semble être un raccourci, traversons un cours d'eau puis au moment d'entrer sous une voute de jamrosat, je me dis que cet endroit me dit quelque chose. Il me faut bien 5 min pour comprendre qu'on est en train de tourner en rond ! Ce que je prenais pour le chemin de sortie n'était que le chemin emprunté peu de temps avant et qui en réalité était une partie du chemin reliant bassin la paix à bassin la mer (bref on a bien perdu 30 min dans cette affaire et avons eu l'impression d'être dans la 4e dimension : genre le chemin dont on ne trouve jamais la fin et qui ramene toujours au debut ! :-) )



Bassin la mer depuis le point de vue.

Nous avons un peu de mal à repartir d'Abondance à cause des sens interdits (nous faisons 4 fois le même circuit en voiture ! Vraiment pas notre journée en terme d'orientation !). La nuit commence à tomber et il nous reste pas mal de route à faire puisque nous avons réservé une chambre d'hôte à la plaine des caffres. Nous arrivons à 19h15 après avoir traversé l'île d'Est en Ouest par la RN3. Nous logeons à l'Estagnon pour 3 nuits. C'est notre gros coup de coeur du voyage. La chambre est super bien décorée et très confortable et les propriétaires sont super sympas. Une adresse à recommander !

Samedi 29 Mai 2010 - Piton de la fournaise - Cratère Rivals et belvédère du cratère chateaufort

Nous avons programmé 3 jours pour la visite du volcan afin de profiter de ses décors lunaires et surréalistes. En plus, le temps est souvent très variable la haut. Les 3 jours nous permettront d'arbitrer avec d'autres visites en cas de temps vraiment déplorable. Nous essayon de partir assez tôt ce matin (levé à 6h). La route menant à l'enclos Fouqué est magnifique. La route s'élève au dessus de la plaine de cafres, passe par la plaine des remparts puis plonge dans la 1e caldeira, la Plaine des Sables, et enfin remonte vers le rempart de Bellecombe jusqu'au pas de bellecombe qui est la seule entrée de la 2e caldeira (l'enclos Fouqué).

Vue sur la plaine des Cafres depuis la route montant au volcan (Grand Bénare et Piton des neiges au fond)

Petit arrêt entre temps au cartère Commerson mais le temps n'est vraiment pas terrible ce matin. Il pleut et il y a du vent ! Nous sommes un peu interrogatifs sur le reste de la journée mais parait il que le temps change très vite la-haut. Nous continuons... Nous sommes au départ de la randonnée menant au crater rivals à 9h. Le temps ne s'est pas vraiment amélioré et nous partons avec le K-way et quelques interrogations (mais aussi quelques espoirs !) Nous descendons le pas de bellecombe jusqu'à l'enclos Fouqué. Le petit cratère du Formica Leo nous attend plus bas. D'une vingtaine de mètres, coloré et facilement accessible, le Formica Léo s'érode rapidement sous les pas des touristes (dont nous faisons partis bien sûr).

Le Formica Leo au pied du Pas de Bellecombe se découvre légèrement du brouillard

Le chemin indiqué par des tâches de peinture blanche réflechissante se sépare alors en 3 directions (à gauche le cratère Kapor, tout droit le cratère Dolomieu et à droite le cratère Rivals). Nous prenons donc à droite en suivant bien les marques au sol (impératif en cas de brouillard si on ne veut pas se perdre !). Nous marchons à travers les diférentes coulées (graton ou pahoehoe). Progressivement le temps se découvre et le soleil finit par percer. 45 min plus tard, c'est un grand ciel bleu que nous avons au dessus de nos têtes. Super !

Le ciel en se découvrant fait apparaître des arcs-en-ciel sur les coulées de lave

Coulées de lave le long de la paroi du piton de la fournaise

Nous passons à coté de cheminées dont la couleur rouge nous donne l'impression qu'elles déversent encore de la lave ! Le spectacle est à la hauteur de ce que nous attendions.

Eruption de lave ? non des cheminées aux couleurs rougeâtres

Le rempart de Bellecombe au loin

Cheminée

On dirait vraiment que la lave sort de la cheminée

Après 2h30 de marche nous arrivons enfin au cratère Rivals que nous escaladons pour en faire le tour. Je remonte un peu la pente du piton de la fournaise pour faire une photo d'en haut du cratère rivals et me faire un petit plaisir en descendant la pente formée de scories à toute vitesse ;-)

Cratère Rivals

Nous apercevons alors un petit volcan aux couleurs rougeâtres au loin. Nous decidons donc de continuer afin d'aller voir (c'est un peu le "piège" la bas car on aperçoit toujours quelquechose qui nous donne envie d'y aller !). Arrivé au bout le chemin est fermé. Nous sommes au belvédère du cratère chateau fort mais il n'est pas possible d'aller voir le cratère. Il y a des risques d'effondrement sur la partie Sud du cratère dolomieu. Nous faisons donc demi tour.

Petit cratère aux couleurs chatoyantes

Cratère Chateaufort

Sur le chemin revenant au Parking du Pas de Bellecombe nous faisons un petit détour menant à la chapelle de Rosemont (tumulus de lave) qui sert aujourd'hui de toilettes publiques :-( Nous sommes de retour à 15h15 à la voiture et à 15h30 le brouillard revient ! Bon timing :-)

La chapelle de Rosemont devant le piton de la fournaise

Le Formica Leo enfin découvert

Arc-en-ciel sur la plaine des Sables

Sur la route pour retourner au gîte, mes jambes commencent à me brûler...je viens de choper des gros coups de soleil qui m'empêcheront de mettre autre chose qu'un pantalon pendant 5 jours (ça m'apprendra) !

Terrasse de la chambre d'hôte (située à Bois court)

Dimanche 30 Mai 2010 Maison du volcan - Notre Dame de la paix - Etang Salé - Croc Park - Saint Pierre

La pluie n'a pas arrêté de tomber de toute la nuit...nous sommes optimistes quand même (surtout qu'on a plutôt eu de la chance hier) alors levés à 6h ! Malheureusement le temps la haut est vraiment horrible (des trombes d'eau avec un vent pas possible...). Tout le monde est bloti dans le petit refuge. Personne n'ose partir en randonnée. Nous attendons 20 minutres, le temps de voir que rien ne s'améliore...à regret nous redescendons du volcan. Heureusement que la Réunion ne manque pas d'atouts ! Nous en profitons donc pour nous rendre à la Maison du Volcan. Visite d'1h30 vraiment très intéressante (mais pas trop le petit film 3D). Nous prenons ensuite la direction de Notre Dame de la paix pour faire une petite ballade sur le sentier botanique. Le point de vue sur la rivière des remparts est impressionnant mais le sentier nous semble moyennement intéressant (sauf pour ceux qui s'intéresse aux arbres :-) ).

la plaine des remparts

Sentier botanique de Notre Dame de la Paix

Nous redescendons ensuite sur la côte jusqu'à Etang Salé les bains où nous nous restaurons dans un chinois. Puis nous allons marché sur la plage de sable noir d'Etang Salé. Et puisque nous sommes dans le coin, nous décidons d'aller à Croc parc sachant que les crocodiles sont nourris deux fois pas semaine et que justement c'est à 16h le dimanche. Ca tombe bien ! Nous restons dans le parc jusqu'à 16h30. Il y a beaucoup d'enfants qui regardent les yeux grands ouverts les crocodiles dévorer les carcasses de poulet !

plage de sable noir d'Etang Salé les bains

Il attend 16h...

16h...il se rapproche

Sacrée machoire !

Un caméléon femelle (les mâles sont verts), oui c'est pour quoi ?

Le coq se pare de ses plus belles couleurs !

Nous nous dirigeons ensuite vers Saint Pierre pour aller voir un temple Tamoul qu iattire notre attention. Nous nous dechaussons pour pouvoir rentrer dans l'enceinte sacrée du temple. La décoration et les couleurs sont stupéfiantes.

Temple Tamoul à Saint Pierre

Nous finissons enfin par un coucher de soleil sur la plage de Saint Pierre avant de remonter à la chambre d'hôte. Les propriétaires nous offrent l'apéritif en arrivant. Nous devons malheureusement nous absenter car on a réservé dans une crêperie pour finir la soirée.

Plage de Saint Pierre en fin de journée

lundi 31 Mai 2010 - Piton de la fournaise - Cratère Dolmieu - Plaine des Palmistes

C'est aujourd'hui que nous montons sur le volcan ! Alors ce matin petit dej à 6h (je crois qu'on se lève de plus en plus tôt pendant ces vacances !), heureusement kyra ne se plaint pas ;-) . Le temps est plutôt agréable aujourd'hui et nous sommes la haut, prets à partir à 8h50.

Plaine des Sables au matin

Nous redescendons le pas de bellecombe comme avant hier mais en prenant cette fois tout droit une fois dans l'enclos Fouqué. Nous repassons devant la chapelle de Rosemont et entamons la montée du volcan à travers les champs de lave. Bien sûr il y a pas mal de monde à faire l'ascension puisque c'est une des randonnées les plus populaires de l'île. Nous croisons beaucoup de randonneurs qui redescendent, ils ont du se lever super tôt !

Formica Leo en premier plan et le piton de la fournaise au fond

Quelques nuages passent régulièrement et nous avons toujours peur que cela se couvre d'un coup comme avant hier. La montée est plutôt tranquille avec très peu de passages pentus. Une grande partie de la randonnée consiste à longer le cratère en contrebas avec le rempart de bois blanc sur la gauche et le piton de crac en contrebas. Nous arrivons finalement au bord du cratère où il faut faire attention à ne pas s'approcher trop près de la falaise. Le fond du cratère Dolomieu s'est en effet effondré de 300m lors de la dernière éruption et le bord du cratère est devenu très instable. Il est donc interdit de faire le tour du cratère comme auparavant. Nous profitons d'une magnifique vue sur le grand brulé (côte Sud Est de l'île où se déversent les coulées de lave). Le cratère est impressionant avec des falaises qui tombent à pic et des fumerolles qui fument en contrebas du cratère. On sent le monstre qui dort et capable de se réveiller à n'importe quel moment.

Cratères sur la partie nord du volcan

Vue sur le rempart du Bois Blanc et la plaine des Osmondes

Piton de crac

Cratère Dolomieu

Fumerolles au fond du cratère Dolomieu

Nous restons une vingtaine de minutes la haut et nous reprenons le chemin du retour (le panneau indique "2h30" pour rentrer). Finalement nous mettrons un peu moins de 2h. Petite anecdote pour le retour : Nous rentrons tranquillement avec un beau ciel bleu au dessus de nos têtes. Devant nous un couple dont le mari décide de s'éloigner des marques blanches pour couper à travers l'enclos Fouqué et rejoindre le pas de bellecombe en ligne droite. Mais en l'espace de 5 min, le brouillard revient sur la caldeira, nous ne voyons plus à 10m mais comme nous suivons les marques blanches nous n'avons pas de problème pour retrouver la sortie de la caldeira. Nous apercevons alors à ce moment là la femme qui attend son mari. Nous attendons avec elle une vingtaine de minutes et lui prêtons notre portable pour qu'elle puisse le joindre. Apparemment il a réussi à trouver d'autres marques blanches (le sentier menant au cratère Kapor) et finalement arrivera quelques minutes plus tard. Conclusion : ne jamais s'éloigner des marques blanches !

Partie Nord du volcan

Nous sommes de retour à 14h20. Le brouillard recouvre totalement le volcan maintenant. Nous reprenons la voiture et faisons route vers la Plaine des Palmistes où nous dégustons des pains au chocolat :-) Nous logeons au Conflore du Piton, bien mais sans plus. Mais surtout il pleut des cordes, un vrai déluge ! Nous terminons la journée dans un snack bar de la plaine des palmistes, blottis sous une bâche pour éviter la pluie.

Mardi 1e juin 2010 - Trou de fer (raté) - Grand étang (raté) - Saint Benoît - Piton Sainte Rose - Anse des Cascades - Grand Brûlé - Pointe de la table - Saint Philippe

La pluie n'a cessé de tomber pendant toute la nuit et c'est toujours sous une pluie parfois soutenue que nous partons de la chambre d'hôte en direction du Trou de Fer. Pour tout dire, nous ne sommes pas vraiment confiants pour la journée. Mais mon demi coté breton m'incite à insister et à aller voir si la randonnée au trou de fer est quand même possible. Nous prenons donc la route qui traverse la forêt de Bébour. La route menant au départ de la randonnée du Trou de Fer est assez longue et nous laisse le temps de faire mûrir notre réflexion. Il faut dire aussi que les randonneurs habillés d'une cape de pluie que nous croisons au bord de la route nous font pas vraiment envie. Enfin, pour définitivement enterrer notre motivation initiale, le sentier menant au trou de fer est très boueux en cas de pluie. Pire, il y a un fort risque de ne rien voire du tout du trou de fer avec un temps pareil. Ok c'est décidé, nous mettons une croix sur le trou de fer. C'est la première fois du voyage que nous annulons une partie du programme que l'on s'était fixé (cela ne sera pas la dernière fois !). Nous repartons donc en direction de la N3. Sur le chemin, nous prenons en stop 2 randonneurs de toulouse qui ont annulé leur montée sur le piton des neiges vu le temps excécrable d'aujourd'hui. Le plan B de la journée s'appele Grand Etang. Petit problème, Grand Etang se situe pratiquement dans la même zone que le trou de fer...et donc le temps sur la plaine des palmistes est aussi mauvais que dans la forêt de Bébour :-(. Nous empruntons la route menant à travers les champs de canne à sucre jusqu'à l'étang. Le sentier est très boueux (il fallait s'en douter un peu ;-) ). Nous décidons donc de repartir sans tenter l'aventure. Maintenant direction la côte Est de l'île afin de continuer notre petit tour de l'île. Nous redescendons donc vers Saint Benoît puis Saint Anne pour aller voir l'église démesurée qui a un petit coté facteur cheval. Malheureusement, l'église est en travaux avec des échaffaudages sur sa facade. Dommage ! Nous continuons sur la N2 jusqu'au pont suspendu de la rivière de l'Est. Nous y faisons un petit arrêt et sommes accueillis par le gardien du pont (un petit chien qui semble garder le pont :-) ).



Nous traversons ensuite Sainte Rose puis nous arrêtons à la fameuse église Sainte Marie des Laves de Piton Sainte Rose qui a été épargnée par les laves.



Le temps est assez variable mais il ne pleut pas sur la côte, du moins pour l'instant. Nous prenons un shop suey à emporter que nous allons manger à l'anse des cascades sous de magnifiques palmiers. Quelques pluies intermittentes font leur apparition mais rien de méchant. Nous profitons un peu de l'endroit à voir les vagues s'écraser sur les galets de la plage, les pêcheurs rivaliser d'adresse dans les lancers et les jolies cascades descendre des falaises environnantes. Vraiment un endroit super sympa !

Anse des Cascades

La route passe ensuite au milieu des coulées de lave qui ont dévallé les flancs du piton de la fournaise. La végétation essaie de renaître la où elle peut et il se forme des petits ilôts de forêt épargnés par les coulées. La route ondule sur les coulées récemment formées. Nous faisons un petit arrêt à la coulée de 2007 qui est de loin la plus impressionante avec en haut le cratère par lequel la lave s'est échappée jusqu'à la mer.

Coulées de lave se déversant dans la mer

La route se frayant un chemin au milieu des coulées de lave

Même si le temps n'est pas forcément au beau fixe, nous avons quand même envie de nous dégourdir un peu les jambes. Nous allons donc au puit Arabe afin d'aller à la pointe de la table. Cette région s'est formée suite à la coulée de lave de 1986 (25 hectares quand même !) et a été baptisée jardin volcanique. Nous emportons avec nous les Kways qui vont au final nous servir à nous protéger des embruns venus des vagues s'écrasant sur les falaises de lave. Beau spectacle ! La Ballade apporte vraiment quelque chose : forêt de vacoa aux racines particulières (on dirait une mangrove), falaises de lave, coulée de lave formant une autoroute, cascade de lave, végétation poussant là où elle peut. Nous y passons au total 1h30.

Vacoas, pont de lave

Autoroute de lave !

Tunnel de lave

Falaises de lave soumises aux vagues de l'océan

Finalement, nous arrivons assez tôt au gîte (15h30) qui est situé dans la commune de Saint Philippe. Il n'y a personne. Nous appelons le propriétaire qui nous dit que nous pouvons nous installer dans le petit bungalow situé dans le jardin. Le gîte s'appelle "le domaine du vacoa". L'endroit est super sympa avec une magnifique vue sur la mer. De plus, la chambre est très bien décorée, spacieuse et la salle de bain très agréable. Une excellente adresse !

Nous terminons la journée au restaurant "au pays des délices" à Le Baril, commune située pas très loin de Saint Philippe. Très bon.

Mercredi 2 juin 2010 - Cap méchant - jardin des parfums et des épices - les souffleurs de Vincendo - Cascade noire et cascade des Galets - Grande Anse

Aujourd'hui nous poursuivons notre tour de l'île par le Sud. Nous quittons Saint Pilippe pour nous rendre au Cap Méchant. A notre arrivée, vers 9h30, une trentaine de personnes de l'ONF sont en train de jouer à la pétanque et préparent le barbecue. Plutôt cool la vie ! ;-) Nous restons un peu sur les falaises de lave dominant l'ocean en voyant les vagues s'écraser.

Cap méchant



Puis nous repartons pour nous rendre à la visite guidée du jardin des parfums et des épices. Il est 10h30 et la visite va commencer mais nous ne sommes pas seuls...un groupe de retraités s'est joint et nous sommes plus d'une quarantaine ! Arf c'est pas trop notre truc la foule mais on va devoir faire avec .... On a beaucoup aimé la visite et le guide est super sympa et intéressant. L'appareil photo a bien sûr pas mal chauffé pendant la visite ! Quelques photos...

De la vanille





Des bananes ornemantives

Un ti'jacques



De la vanille, des lanternes



Sur le chemin vers la rivière Langevin nous faisons une halte pour acheter des pizzas que nous allons déguster en bord de mer vers Vincendo. Nous croisons alors un caméleon qui traverse la route juste devant nous ! Nous marchons un peu sur les rochers bordant la côte en admirant les souffleurs projeter des gerbes d'eau dans un bruit impressionnant !

Un caméleon mâle

Nous prenons ensuite la route longeant la rivière Langevin afin d'aller voir la cascade noire et la cascade des galets. La route y menant est agréable mais dangereuse (des pierres tombent de temps en temps comme un peu partout sur l'île mais malheureusement une personne est décédée le lendemain à cause d'une pierre de 20kg tombée sur la voiture...)

Vers la cascade Noire

Cascade des Galets

Nous retournons maintenant sur la côte pour aller à la plage de Grande Anse. Il y a de forts rouleaux et la baignade n'est pas vraiment conseillée. Nous restons un peu allongés pour nous reposer. Il n'y a pas grand monde, c'est plutôt sympa. Des gendarmes se prennent en photo entre eux en prenant des positions de playboy, ils viennent sûrement d'être mutés ici ! ;-) En longeant la plage nous arrivons à un bassin naturel où les gens font un peu de snorkeling. Malheureusement nous n'avons pas avec nous le matériel adéquat et il y a des oursins !! Nous repartons donc et retournons au gîte de l'Estagnon. J'ai en effet malheureusement gardé avec moi les clefs de la chambre... Nous les rapportons donc et en profitons pour demander s'il est possible de passer la nuit ici. C'est ok, cool !

Jeudi 3 juin 2010 - Grand Bassin - Route vers Cilaos

En regardant bien la carte de l'île, nous nous apercevons que nous sommes juste à coté de Grand Bassin ! La Ballade semble sympa alors nous décidons de changer nos plans (Nous avions prévu de faire le piton des neiges mais la descente de 1 700 m de dénivellé fait peur à nos genous !!). Nous sommes au départ de la randonnée à 8h30 (qui était en effet à 10 min de notre gîte). Le temps est couvert aujourd'hui. La descente s'effectue tranquillement en profitant de la vue sur l'îlet de Grand Bassin. La ballade a un petit coté Mafate car Grand Bassin n'est en effet accessible qu'à pied ou par hélicoptère. Arrivés en bas, tout est fermé. Au détour d'un champ nous assistons à un spectacle assez surprenant : un hélicoptère essayant de soulever un autre hélicoptère accidenté ! Après plusieurs essais, ils finiront par réussir. Le but de la randonnée est d'arriver à la cascade du voile de la mariée que l'on aperçoit depuis la haut. Nous profitons du spectacle de l'eau tombant du haut de la cascade dans le bassin en contrebas. C'est assez impressionant. Nous finissons par repartir par le même chemin. Il nous faudra un peu moins de 2 heures pour remonter les 670 m de dénivellé. Ouf !

îlet de Grand Bassin en contre-bas

Cascade du voile de la mariée

Dans Grand Bassin

hélicoptère accidenté

hélitroyage d'hélicoptère !

Au dessus du bassin du voile de la mariée

Une longue route nous attend maintenant pour rejoindre Cilaos avec les fameux 400 virages ! Nous finissons par arriver avant la nuit à l'hotel Les Aloes où nous allons passer 3 nuits.

Vendredi 4 juin 2010 - Cilaos - Cascade de Bras Rouge - Bras Rouge - Basin Bleu - Cilaos

Nous partons aujourd'hui pour une ballade à travers les magnifiques paysages du Cirque de Cilaos avec pour point d'orgue la cascade de Bras Rouge. Il est 8h30 quand nous commençons la randonnée qui part près de la maison de tourisme de Cilaos. La randonnée commence par descendre par le Bras des étangs jusqu'à la cascade de Bras Rouge que nous pouvons admirer d'en haut. Gare à la chute ! Puis la ballade surplombe le Bras Rouge qui creuse un canyon à travers le cirque de Cilaos. Il y a des passages vraiment escarpées sur cette partie. A la traversée de Bras Rouge, nous en profitons pour faire la pause casse-croûte, bien méritée car le parcours est plutôt accidenté ! Il est étonnant de voir la couleur marron des eaux de source qui s'oxydent en apparaissant à la surface. Nous reprenons ensuite la marche par une remontée assez longue (1h30) jusqu'à Bassin Bleu. Nouvelle petite pause. Nous sommes de retour vers 15h à Cilaos. Magnifique ballade que nous avons finalement effectué à un rythme assez élevé :-) Nous terminons la journée par une bonne glace et une boisson fraîche :-)



Cascade de Bras Rouge

Vue sur les remparts derrière Cilaos



Filaos ?

Traversée de Bras Rouge

Eau sulfatée

Samedi 5 juin 2010 - Col du Taïbit

Il fait encore très beau ce matin et après avoir bien réflechi la veille sur la ballade du jour, notre choix s'est porté sur la montée du col du Taïbit. Nous prenons la voiture pour effectuer la courte distance jusqu'au départ du sentier menant au col. Il est 9h05 quand nous commençons la montée qui est assez régulière et n'offre pas de difficulté particulière. Après un tiers du trajet nous sommes arrivés à îlet à Salazes. Nous passons devant le "petit salon de thé" de Salazes qui est tenu par les jeunes de l'îlet et dont le thé permet paraît il de décupler ses forces pour la montée ! ;-) Nous faisons un petit détour vers le point de vue de l'îlet (environ 20 min) sur le cirque et les sommet avoisinants. Nous reprenons la montée jusqu'au col après avoir traversé la plaine des fraises. Sur la droite du col, un petit sentier escarpé d'une quarantaine de mètres permet de profiter d'une magnifique vue sur le cirque de mafate (avec Marla en contrebas) et le cirque de Cilaos. Nous nous remémorons notre périble dans le cirque de Mafate en voyant d'en haut tout le chemin parcouru il y a quelques jours. Quelques randonneurs se joignent à nous et nous faisons notre pause casse croûte en profitant de la vue ! Nous effectuons la descente par le même chemin jusqu'à la voiture pendant que le temps se couvre vraiment. Il est 14h20. Nous decidons alors de continuer cette route du bout du monde qui conduit au dernier îlet du cirque de Cilaos : îlet à cordes. Il y a des champs de lentilles partout et souvent au bord du précipice : l'îlet est comme une île perchée au dessus du vide ! Nous finissons par retourner à Cilaos. Resto pas terrible pour finir la journée...

Cialos dans la montée vers le col du Taïbit

Cilaos depuis le sommet du col

Marla depuis la haut !

Cirque de Mafate depuis le col du Taïbit

ïlet la Nouvelle dans le cirque de Mafate

Cirque de Cilaos depuis le col du Taïbit

Le piton des neiges se découvre

Champs de lentilles au bord du précipice

Champs de lentilles avec Cilaos au fond

Champs de lentilles

Dimanche 6 juin 2010 - La Chapelle - Départ vers Saint Gilles les bains.

C'est aujourd'hui notre dernier jour dans le cirque de Cilaos et nous allons nous offrir un dernier petit plaisir : la chapelle. Cette randonnée qui consiste à emprunter le sentier qui mène de Cilaos à îlet à cordes sur sa moitié avant de bifurquer dans la ravine de bras rouge jusqu'à deux falaises rapprochées qui forment un canyon étroit à l'intérieur duquel coule la rivière. La randonnée n'est pas dure en soi mise à part l'arrivée vers la chapelle qui nécessite de négocier des passages d'escalade pour entrer dans le canyon.

Au fond de la chapelle, on entend le mugissement d'une puissante cascade qui se devine un peu dans la pénombre du lieu. Les rayons du soleil pénètrent en effet dans la cavité mais il subsiste une certaine obscurité. Nous restons un peu pour faire quelques photos mais l'eau glacée commence à nous engourdir un peu, nous ressortons donc. Nous reprenons le sentier dans le sens inverse jusqu'à la voiture. Nous sommes de retour a 15h. Notre sejour a Cilaos se termine et nous redescendons sur la côte à Saint Gilles les Bains pour terminer notre sejour.

Depuis la ravine Henri Dijoux

Dans la ravine de Bras Rouge

L'entrée de la chapelle, cascade de la chapelle

Sortie de la Chapelle



Lundi 7 juin 2010 - La ravine Saint Gilles - Plage de l'Hermitage

Nous commençons notre séjour détente pour nous reposer un peu de toutes les marches effectuées à travres l'île. Nous avons décidé pour ces 4 derniers jours de combiner activités ludiques le matin et plage l'après midi (surtout pour le snorkeling). Pour ce matin, c'est la ravine saint gilles qui nous attend. Il n'y a pas grand monde sur le "parking" le long de la route qui permet de rejoindre les canaux de distribution d'eau. La randonnée légèrement aquatique (il faut de temps en temps marcher dans les canaux) permet de rejoindre une cascade dans sa partie basse et un bassin aux couleurs bleues magnifiques dans sa partie haute. Il faut aussi passer à travers 3 tunnels (lampe obligatoire) car le canal longe ou traverse la paroi. C'est au final une ballade très raffraichissante, tres facile et assez ludique. Au retour, nous croisons pas mal de monde alors l'idéal est d'y aller pas trop tard (mais attention quand même à la luminosité). L'apres midi sera consacrée à la plage de l'hermitage avec une grosse partie snorkeling à travers les coraux.

L'arrivée sur la cascade depuis la partie inférieure du canal

Casacade de la ravine Saint Gilles

Marche le long des canaux à travers la végétation luxuriante

Petit passage escarpé

Tunnel à traverser

Bassin aux couleurs bleues surprenantes !

Du haut de la cascade !

Mardi 8 juin 2010 - Le Maïdo - Plage de Boucan Canot

Départ plus tard que d'habitude ce matin pour rejoindre le sommet du Maïdo en voiture. Il y a quelques travaux sur la route et nous devons attendre un peu dans la montée. Le temps la haut est au beau fixe et la vue est degagée sur le cirque de Mafate. Il est agréable de contempler les chemins pris durant 3 jours dans le cirque. Nous remarquons un petit groupe de vttistes qui s'élancent dans ma descente du Maïdo, ça donne envie... Nous redescendons vers Boucan Canot où nous allons passer l'après midi : snorkeling et détente ! :-) Beau temps très agréable, humm ça a du bon aussi le farniente !

Vue sur le cirque de Mafate depuis le Maïdo

Le sommet du bronchard et Roche Plate depuis le Maïdo

Aire de piquenique dans la montée vers le Maïdo

Mercredi 9 juin 2010 - Descente en VTT du Maïdo - Plage de l'Hermitage

D'une idée naît une envie : ca sera VTT pour ce matin ! Nous montons donc en groupe au sommet du Maïdo. Nous sommes un groupe de 10 mais kyra est la seule fille ! Humm pas très cool pour l'homogénéité du groupe. Nous laissons partir les plus aventureux et faisons tranquillement notre descente. Pour nous c'est plus de la ballade que de la descente sportive mais c'est pas grave. Le plaisir viendra des yeux plutôt que de la vitesse. Il est à noter d'ailleurs qu'un des participants finira dans l'ambulance après une mauvaise chute (luxation de l'épaule a priori). Nous pasons sur des chemins pierreux, parfois glissants dans les virages, à travers les champs et au milieu des champs de canne à sucre. L'accompagnateur fait la descente avec nous deux et c'est l'occasion d'en savoir un peu plus sur la vie à la réunion. Il nous aura fallu quand même près de 2h30 pour effectuer les 2 000 mètres de dénivellé jusqu'à la mer. Nous retournons à la plage de l'hermitage pour l'après midi. Snorkeling et farniente. Tiens ca me rappelle le programme d'hier ! ;-)

Tiens l'occasion de présenter kyra en sportive :-)

Aie !

C'est encore loin la mer ?

Bon la ça descend pas mal !

Jeudi 10 juin 2010 - Dernier jour...

Snif c'est la fin de ce merveilleux voyage :-( Notre avion décolle en fin de journée alors nous sommes un peu limités pour aujourd'hui. Nous passerons donc notre journée sur la plage de Boucan Canot (il y a des douches sur la plage) avec un petit détour à éperon pour acheter des souvenirs artisanaux. L'avion nous attend malheureusement (pourquoi le volcan islandais s'est il arrêté ??!! on serait bien resté encore un peu). That's the end !

Pour conclure, je voudrais juste dire que la Réunion est une île magnifique qui se découvre principalement à pied (et donc qui se mérite). Nous avons été enchantés par les paysages, l'ambiance et la gentillesse des gens que nous avons rencontrés !
Conseils pour un itinéraire de dix jours au nord du Vietnam? English translation pending
by Ledino · 2010-02-11 · 22 replies
Bonjour nous arrivons le 7 mars à Hanoi et nous repartons le 28 mars d' ho chi minh. Je voudrais des conseils pour un itinéraire de 10 jours dans le nord avec deux jours à Hanoi deux sur la baie d' along et le reste dans la montagne: lac ba be , ha giang et/ou autres sur vos conseils. Nous voulons découvrir des endroits typiques et le peu de culture qui nous est possible en si peu de temps. Je vous remercie par avance
Confort des trains au Vietnam? English translation pending
by Tremiere17 · 2009-10-24 · 24 replies
Bonjour Nous sommes interessés par un circuit au vietnam, 3 nuits dans le train sont proposés, ces trains sont ils confortables, comment faire sa toilette? les repas.... c est un circuit voyages carrefour organisé par ASIA je suis preneuse de tous les renseignements. par avance Merçi
Carnet de voyage: Namibie en famille en août 2008 English translation pending
by Timarolou · 2008-11-03 · 7 replies
Voici enfin ce carnet de voyage en remerciement à tout ceux qui m’ont aidé sur ce forum et afin de rendre le service pour les prochains voyageurs.

Nous sommes partis à 4, en 4X4 avec tentes sur le toit, pendant 15 jours. Les protagonistes : - Vincent, le père - Sophie, la mère - Titouan, le fils (9 ans à Etosha) - Maëlle, la fille (7ans)

Ce qui nous a heureusement surpris : - Air Namibia : à l’heure, service OK, place potable pour les jambes dans l’appareil. - Alter Action à Swakopmund pour le sandboarding (cf 15/08/08), équipe très pro et très sympa qui se sont notamment super bien occupé de nos enfants. Une matinée + déjeuner + vidéo de nos exploits pour 1000ND à 4. Ce qui nous a déçu : - ASCO car hire : explications sommaires, véhicule de 60000KM ne dépassant pas le 90km/h sur route droite goudronnée, tentes en fin de courses, matériel de camping très usagé aussi. - Lonely Planet : alors que nous lui faisions confiance les yeux fermés eut égard aux expériences passées, ce guide est obsolète, peu précis voire erroné.

Budjet 8320 euros : - train + avion Roissy–Lille-Londres -Windhoek AR 4000 euros - 4x4 location 2210 euros - Lodges + restos 470 euros - Argent liquide (Campings+entrées parc+nourritures+souvenirs + essences) 1640 euros

6/08/2008 Londres

Nous quittons la maison pour Roissy à 10h45. Un chauffeur nous conduit et nous dépose (par erreur ?) à l'autre bout du terminal 2. Nous devons marcher 20 minutes avec nos bagages pour arriver à la gare. Nous découvrons alors que notre train a 1h30 de retard donc arriverait trop tard pour notre correspondance à Lille. Nous prenons le premier train pour Lille et arrivons juste à temps. Le changement et le passage de la douane se font sans encombre. Après 1h30 de voyage avec l'Eurostar, nous arrivons à l'heure à Londres (14h30 heure locale avec 1h de décalage). Saint Pancras est une belle gare toute rénovée avec une magnifique verrière. Nous achetons nos billets de train aller-retour pour Gatwick (Thameslink 38livres/4). Puis nous prenons le métro jusqu'au bord de la Tamise à 1km de Big Ben. Nous attendons quelques minutes au pied de la tour pour entendre sonner 16h. Il y a énormément de monde, les enfants ont du mal à tirer leur valise, il fait chaud. Nous remontons Whitehall de Big Ben à Trafalgar. Nous nous arrêtons à la maison des horses-guards mais il n'y en a pas ! Nous voyons 2 gardes à pied, un immobile et l'autre qui va et vient. A Trafalgar square est installée une grande scène pour les J.O. mais du coup il n'y a pas d'accès possible aux statues de lions. Nous faisons une pause sur le bord de la place, nous achetons sodas et glaces ce qui requinque bien les enfants. Nous retournons par le métro à Saint Pancras où nous montons dans le train pour Gatwick airport. Nous arrivons au terminal sud alors que notre avion décolle au terminal nord : nous devons prendre une navette. L'avion est programmé 1h10 en retard par rapport à l'horaire que nous avions (soit à 22h40). Nous attendons tranquillement en faisant des jeux de société. Nous sommes fourbus. Nous dormons par intermittence dans l’avion et arrivons à l’heure prévue à la réservation soit 8h47.

7/08/2008 Windhoek-Waterberg

Le ciel est d’un bleu limpide, il fait bon. Le chauffeur d’ASCO car Hire nous attend. Nous faisons route vers le centre ville dans un paysage très vallonné. ASCO nous donne quelques explications un peu rapides. Nous réclamons des plaques de désensablement et une carte de Namibie. Nous faisons quelques course au petit centre commercial à côté d’ASCO et déjeunons dans un petit restau. Nous partons en empruntant la B1. Nous nous arrêtons à Okahandja pour acheter du biltong de koudou, eland et oryx, très bon. Nous prenons une piste pour aller voir une ferme d’autruches repérée dans le Lonely planet mais faisons rapidement demi-tour car la piste est mauvaise avec du sable mou et à bien relire la carte, il y a environ 50km donc 2h AR, nous n’avons pas le temps. Nous voyons nos premières termitières (il y en a partout), des melons à même le sol et des nids qui pendent aux arbres, dans le sable de la piste : plein de traces d’animaux. De nouveau en route vers le Waterberg nous voyons plein de phacochères : de loin, de près, de dos, de côté, de face, broutant, courant, seul, à plusieurs ou avec des petits ; et quelques gazelles. Sur la piste D2512 qui nous mène au camping de la réserve, la nuit tombe. Nous voyons des phacochères traverser et surtout 5 ou 6 magnifiques koudous mâles et femelles qui traversent la route en galopant : superbe instant ! Arrivés au camping nous demandons l’heure du game drive le lendemain matin, le gardien nous répond 6h. Nous exécutons notre premier montage de tentes dans la nuit sans problème. Nos lampes frontales sont indispensables malgré la petite lampe près du braai. Nous ne trouvons ni le brûleur ni la lampe à gaz que nous sommes censés avoir. Vincent fait notre 1er braai avec des espèces de gallets de charbon que nous avions acheté à Windhoek pensant acheter du charbon de bois. Au menu : saucisses de porc et de bœuf dans du pain, chips au vinaigre, yaourts. Au lit !

8/08/2008 waterberg, météorite de grootfontein

Réveil 5h-5h15 Petit déjeuner et rangement sommaire. Nous nous présentons devant l’accueil pour le game drive à 6h pile. Tout le monde est déjà là (nous apprendrons plus tard que le rendez-vous était à 5h45). Le guide doit vérifier que toute les personnes ayant réservé sont bien là pour pouvoir nous accepter. Il fait un petit tour puis revient nous chercher. Nous nous installons dans un camion 4x4 sans porte ni vitre. Le guide nous prête des capes en laine polaire…heureusement, car nous commençons par 16 km de piste à 70hm/h avec le vent en pleine tête : c’est frigorifiant ! Maëlle voit un koudou sur le bord de la piste, mais le chauffeur (Linus) n’a pas entendu. Des gardes-barrière ouvrent et ferment des grands portails à notre passage, un peu comme dans « les dieux sont tombés sur la tête ». Cela intéresse beaucoup Titouan. Nous arrivons enfin au pied du plateau que nous gravissons par une pente très raide. Nous voilà surplombant la plaine. Notre plateau est constitué de sable amené par les vents depuis le Kalahari depuis des millions d’années. De vastes inondations ont emporté tout ce sable, sauf ici. Nous reprenons la route et apercevons très bien un dik-dik : la plus petite des antilopes (grande comme une petite chèvre). Sur le bord de la piste nous voyons aussi dans les buissons de grands koudous gris rayé de blanc, des oryx farouches qui bondissent en traversant la piste, un steenbok (antilope aux grandes oreilles) et surtout la Roan antilope qui est une bête magnifique aux longues cornes courbées et au museau noir et blanc. Nous nous arrêtons à des points d’eau, où des affûts discrets ont été aménagés. Nous déjeunons en observant l’approche lointaine d’une troupe de babouins, d’une outarde Kori et le galop gracieux d’une biche koudou. Après être revenus, le guide nous propose de payer 1000ND à la réception ou 500ND à lui. Bon…OK. Nous démontons tranquillement les tentes, faisons de l’ordre dans le coffre et repartons. Nous photographions les panneaux « attention phacochères » et « attention antilopes ». Nous nous arrêtons pour acheter quelques vivres, faire le plein et arrivons par une piste très peu fréquentée à la météorite près de Grootfontein : un bloc de 54 tonnes de métal pur (86% fer, 12%Ni) tombée là personne ne sait depuis quand. Nous campons non loin de Grootfontein dans le jardin d’une maison d’hôtes tenue par des allemands, qui nous préparent des steaks géniaux. (camping+repas+boissons : 430ND pour nous 4) RQ :Nous découvrons des plantes rigolotes en forme d’ananas sur pied avec un candelabre au dessus ! Ce sont des aloes zébrés.

9/08/2008 Etosha

Réveil 5h30, lever 5h45, départ 7h15. Route vers Etosha (goudronnée). Nous croisons un groupe d’une vingtaine de babouins des 2 côtés de la route.

Titouan : « Nous sommes rentrés dans le parc, peu de temps plus tard, papa a trouvé des steenboks assez près mais cachés par le feuillage. Ensuite nous sommes allés vers le campement. Sur notre route nous avons vu une girafe derrière un arbre. Nous sommes arrivés au campement. Là, papa et maman ont fait plein de choses : ils ont pris une carte (carte d’Etosha avec tous les animaux présents dans la réserve achetée à la librairie du camp), ils ont mis des chaises et une table pour réserver une place au campement, ils ont fait des sandwiches et je ne sais quoi encore. » Nous sommes alors partie pour un game drive en famille jusqu’à 17h30. Nous voyons gnous, springboks, koudous, impalas, girafes, zèbres, oryx, autruches de très loin, différents oiseaux. Nous voyons à la tombée de la nuit des dik-diks plusieurs fois et de très près, ils sont très mignons avec leurs longs cils. Repas au barbecue : T-bones de bœuf et d’éland, pâtes et gâteau d’anniversaire pour les 9 ans de Titouan. Dans le camp, les chacals rodent. Titouan : « Le soir, quand il faisait nuit, nous sommes allés à un point d’eau. Nous sommes restés presqu’une heure dans le silence. A part trois chacals et deux canards, aucun animal n’est venu. Nous sommes rentrés en grelottant. »

10/08/2008 Etosha

Réveil 5h15, départ 7h. Game drive jusqu’à midi puis de 14h30à 17h30. Nous revoyons très bien des girafes, un troupeau d’une trentaine de zèbres avec des petits vraiment de tout près, également pleins d’impalas de tout près. Après avoir vu plein de déjections énormes, nous voyons 3 éléphants en 3 fois au loin et un de tout près : nous passons en voiture devant la route qu’il voulait traverser, du coup il secoue sa tête et sa trompe montrant son mécontentement, nous nous poussons pour qu’il puisse passer derrière…sans prendre le temps d’une photos ! A midi, après les formalités pour entrer dans le camping d’Halali, nous prenons le temps d’un pique-nique et d’un plongeon dans la piscine pour les enfants. L’après midi, nous nous sommes arrêtés le long du pan : un désert de sel de 4731 km2. Nous avons ensuite fait beaucoup de route pour ne voir qu’ 1 girafe, 2 koudous et un steenbok. Les enfants trouvent le temps long. Heureusement sur le retour nous voyons un aigle martial à la tombée de la nuit. Le soir repas œuf sur le plat, riz et yaourts. Au point d’eau éclairé la nuit, nous voyons un puis trois puis quatre rhinocéros blanc a priori une femelle, un mâle et deux jeunes qui jouent, courent, tentent de mettre le plus gros dans l’eau. Dodo tard, vers 23h !

11/08/2008 Etosha

Réveil 5h15, départ 6h30. Le spectacle continu. Après avoir vu quelques grands oiseaux, nous trouvons dans les feuillage un groupe d’une douzaine d’éléphants femelles et petits, c’est fantastiques !

Titouan : « Au point d’eau nous avons vu des oryx qui se battaient, des autruches qui mangeaient de la boue, des zèbres par vingtaines, des koudous inquiets, des phacochères qui nous fuyaient. Puis nous sommes allés à un autre point d’eau. Là nous avons vu des éléphants qui buvaient, puis se lavaient avec de la boue. »

En consultant le livre d’or du camp d’Okukueyo, nous repérons un coin où des lionnes sont fréquemment retrouvée. Avant de s’y rendre nous allons voir le « forêt fantôme » et pique-niquons protégés par une grille. Nous découvrons de près les nids géants des oiseaux tisserands ou « les HLM à oiseaux » déjà vus de loin. En allant vers les points d’eau repérés plus tôt, nous avons trouvé sur la route, 2 lionnes endormies puis se réveiller et se laver les pattes. De retour rapide car nous étions juste dans les temps pour arriver avant la fermeture du camp, une girafe surgit brusquement sur la route : nous devons freiner à fond pour l’éviter de peu, belle frayeur ! Apothéose de cette magnifique journée, nous voyons dans les fourrés, un lion et une lionne, allongés puis s’accoupler (quelques secondes !) enfin la lionne se lever et traverser la route devant nous. Nous arrivons à l’heure pile à la porte du camp qui est refermée derrière nous. Plan d’eau le soir : rien.

12/08/2008 Etosha - Cheetah park

Réveil 5h15, lever 5h30 et départ vers 6h45. Nous retournons au point d’eau où nous avions seulement aperçu aux jumelles, une panthère hier. Aujourd’hui nous y voyons une lionne de loin. Puis nous nous rendons là où nous avions trouvé les lionnes allongés et nous voyons sur la route quatre lionnes. Nous les suivons sur quelques centaines de mètres. Elles passent à quelques mètres de la voiture. Sophie prend des photos à travers la vitre (les lionnes sont vraiment trop près !) Vincent plus téméraire se penche à la fenêtre tandis que Sophie allongées sur ses genoux a le doigt prêt pour fermer la vitre d’urgence !

Nous sortons d’Etosha : sur la route nous voyons encore girafes, zèbres, springboks, éléphants… Titouan « Les guépards- Nous sommes partis du parc Etosha vers 10h30. Nous avons fait un peu de route, puis des courses. Nous arrivons au parc (Cheetah Farm) vers 2h. Une personne nous a accueillis. Elle nous a expliqué ce qu’il ne fallait pas faire avec les guépards : courir, crier…Nous avons pu nous approcher et les caresser. C’était super !!! » Nous découvrons notre emplacement de camping, avec beaucoup d’espace, dans la nature, super ! A 16h15 nous montons dans un pick-up. Nous sommes debout à l’arrière chacun sur un bord avec des voisins très sympas : un couple français photographe et cameraman qui sont déjà venus 10 mois en Namibie il y a 3 ans, ainsi qu’un couple d’Italien avec leurs 3 enfants (6, 8 et 9 ans). Les autres touristes sont entassés dans des bétaillères … nous sommes bien lotis. Nous entrons dans la réserve privée et assistons au repas des guépards « semi-sauvages » (une dizaine). Nous les voyons arriver en courant du fond de la savane : magnifique, attendre la viande debout assis ou couché, s’énerver devant l’attente en nous menaçant, puis sauter ou s’arracher la viande : vraiment un grand moment (bien que ce soit un peu artificiel). De retour, nous voyons à pied dans un plus petit enclos, une mère et ses trois petits à travers un grillage. Le soir, après avoir fait le feu et manger les grillades de gibier préparées par Vincent, nous admirons les étoiles à la "chaleur" du foyer (il fait très froid).

13/08/2008 Petrified forest, Twyfelfontein, Brandberg

Réveil 5h15, départ 7h. Nous faisons une balade pour voir des arbres tortueux. Nous en trouvons deux types : - un avec des branches enchevêtrées - un comme un serpent s’enroulant autour des autres arbres. Il y a une herbe « lanceuses de flèches » qui se détachent dès qu’on la touche : ça pique ! Maëlle en a plein partout. De retour à la « réception» nous voyons un girafon de 9 mois recueilli par les fermiers après qu’ils l’ai retrouvé prisonnier d’un grillage sans sa mère. Nous le caressons. Maëlle se fait donner un coup de sabot lorsqu ‘elle passe près de ses jambes sans qu’il ne la voit…plus de peur que de mal. Nous faisons ensuite route vers Petrified forest. Nous voyons ces arbres vieux de 280 millions d’année, pétrifiés. Nous voyons également des welvichias dont une de 200 ans. Il fait une chaleur écrasante. Les chaussures de marche de Vincent ont définitivement rendu l’âme : semelles complètement décollées après 13 ans de bons et loyaux services. Route splendide vers Twyfelfontein : d’abord collines jaunes puis amas de rochers rouges. Nous arrivons à Twyfelfontein dans un paysage magnifique de pierres rouges entassées aux formes sculptées par le temps. Nous voyons parfaitement bien les gravures d’animaux réalisées il y a 4000 ans par les san enseignant la vie sauvage aux enfants. La ballade de ¾ d’heure est vraiment grandiose dans ce paysage.

A nouveau la route est extraordinaire entre Twyfelfontein et le Brandberg avec des paysages magiques. Nous prenons une petite route (D2319) moins longue que la route principale (C35) puisque jusque là les petites routes ont toujours été bonnes. Là, la route est de plus en plus étroite et ensablée. Nous arrivons au village de Soris Soris où nous nous retrouvons devant une fourche. Nous prenons la voie qui nous semble la meilleure et arrivons au cœur du village. Nous tournons pour rejoindre l’autre route. Le chemin est de plus en plus mauvais. Nous arrivons au bord de la rivière Ugab asséchées. Le chemin se poursuit de l’autre côté de la rivière : il faut descendre la berge abrupte sur environ 90 cm. Sur le bord quelques branchages témoignent d’un probable ancien désensablement. Vincent y va prudemment avec les indications de Sophie à l’extérieur et passe sans encombre et sans s’arrêter pour ne pas s’enliser. Un peu plus loin nous rejoignons la petite route du départ ?! Nous avons du nous tromper…sans doute à Soris Soris puisque nous n’avons eu aucune bifurcation ailleurs. Nous sommes enfin sur la bonne route. Nous avons prévu de dormir à Ugab Wilderness Camp. Nous trouvons un beau panneau d’un mètre sur deux nous l’indiquant, heureux d’ arrivé juste avant la nuit. Après 10 km de chemin ensablé et caillouteux entre les hautes herbes jaunes, nous tombons sur des bifurcations avec des « fermes » isolées ??? Ugab camp est il encore plus loin ou n’existe-t-il plus ? Nous faisons demi-tour. Nous croisons un troupeau de springboks qui traversent. La nuit est tombée. Nous avions repéré un camping un peu plus loin : White Lady camping. Bel emplacement sous un arbre immense sans vision sur des voisins avec vue sur le Brandberg. Sanitaires rudimentaires. Repas. Dodo.

14/08/2008 Cape cross, swakopmund, Walvis Bay

Réveil 5h15, lever 5h30, départ 6h30. Le ciel est couvert de nuages ! nous ne voyons pas le Brandberg devant nous et le jour est plus long à se lever. Les enfants jouent à grimper et à se faire prendre en photo sur « notre arbre ». Route vers Swakopmund sans soleil, 150km de désert désolant plat et jaune pâle avec quelques buissons de temps en temps. Nous avons l’impression de rouler sur le sable pendant des km, la route ne se distingue du reste que par les traces de pneus. Petit détour pour prendre de l’essence à Henties Bay : maisons posées sur le sable, infrastructures modernes mais sur des routes de sable (stop et divers panneaux dans le sable), assez irréel ! Nous achetons à la station service des sandwichs pour le midi pour la 3ème fois (pas cher et pratique). Route vers cape cross, la route de sel est très bonne, peu différente du goudron. L’océan est magnifique avec d’immenses rouleaux. Au bord de la route nous voyons des petites échoppes pour vendre des cristaux de sels rosés. Nous croisons une usine de sel. A Cape Cross l’odeur est pestilentielle. Nous commençons par sentir puis entendre puis enfin voir les milliers d’otaries dans les vagues et sur la plage, petits et gros, mâles et femelles, nageant, plongeant, dormant, allaitant. Les chacals rodent. Nous restons 1 h à les observer et à les photographier. Route vers Swakopmund puis nous poursuivons jusqu’à Walvis Bay. Le paysage est superbe entre les dunes rouges et l’océan. Nous croisons une épave de bateau. Au loin, de nombreux navires. Nous nous rendons sur la lagune et voyons une usine de sel puis rapidement, devant, une centaines de flamands blancs ou roses, petits et grands. Les enfants jouent avec les puces des sables. Nous mettons 1h30 à trouver notre hôtel à Swakopmund avec les indications erronées du Lonely Planet. Après de nombreux tours Vincent demande à une guesthouse où se trouve le beach lodge. L’hôte, très sympa, nous indique que l’hôtel ne se trouve pas à 1km comme noté mais à environ 4km ! Dernière demande à une femme devant sa maison qui nous précède en voiture pour nous indiquer le chemin. L’hôtel est en forme de bateau et donne directement sur l’océan. La suite est très belle avec 2 chambres, de belles couettes blanches, balcons donnant sur l’océan, salle de douche, salon avec cuisine américaine : quel luxe après nos sept jours de camping ! Tout le monde apprécie ! De l’hôtel nous réservons pour le lendemain une matinée avec Alter Action repéré sur Internet pour faire du surf debout ou allongé. Nous achetons à Swakopmund des chaussures de marche pour Vincent. Retrait d’argent et petites courses alimentaires, nous en profitons également pour réserver un resto pour ce soir (Cape to Cairo). Nous retournons à l’hôtel pour une bonne douche et shampoing, quel bonheur ! Le Repas s’avère très bon et très copieux. Vincent et moi prenons un T-bone de 500g présenté sur une grosse planche à découper. Retour. Dodo.

15/08/2008 Sandboarding

Grasse matinée : lever 6h45 ! Petit déjeuner somptueux et succulent avec vue sur l’océan et ses vagues géantes. 9h15, l’équipe de « Alter Action » vient nous chercher et nous conduit dune 7. Sandboarding Nous prenons notre matériel et après quelques explications, nous montons la dune à pied. Titouan et Maëlle font du surf allongés sur une planche que l’on courbe à l’avant en la relevant avec les mains. Ils descendent la tête la première à toute vitesse. Ils se débrouillent comme des champions. Titouan a sa vitesse mesurée à 66km/h et Maëlle 65km/h. Vincent s’y risquera aussi une fois et ira à 71km/h : décharge d’adrénaline assurée ! Vincent et Sophie font du sandboard debout (=snowboard mais dans le sable). Cela fait un peu comme du snow dans la poudreuse. Nous montons 4 fois de suite (la montée est épuisante). Nous achetons 4 T-Shirts comme souvenirs et trophées de nos exploits ! Crystal Gallery. Nous voyons différentes pierres semi-précieuses dans leur roche d’origine, ainsi que la fabrication des bijoux. Nous aimons la Pietersite qui nous évoque des peintures fauves par ses différentes courbes du bleu au vert en passant par l’orange, le marron et le jaune. Nous achetons un beau collier d’howlite blanche et bleue pour Mamie. Nous passons chercher le film du sandboard tourné ce matin par Alter-Action. Après avoir repris de l’essence et de l’argent à Walvis-Bay, il est déjà 16h30, nous partons alors pour avancer la route vers le Naukluft. Nous nous arrêtons au premier camping indiqué dans le lonely planet alors que la nuit tombe : le Kriess se rus. Il reste bien des traces d’emplacements avec des tables et des chaises +/- cassées + braai et poubelle mais le « camping » est désert, il est visiblement fermé. Vu l’heure nous nous installons là, pas très rassurés d’être ainsi isolés…

16/08/2008 Naukluft Réveil 5h, départ 6h. Nous déjeunons dans la voiture. Le paysage de montagne est magnifique. Nous nous arrêtons pour nous prendre en photo devant le panneau du tropique du capricorne. Nouvel arrêt essence au pittoresque « village » de solitaire. Nous atteignons le parking de l’Olive Trail dans le Naukluft vers 9h30. le temps de préparer nos sacs, nous partons à 10h. Il fait très froid et nous prenons tous pull, polaire et gants. Nous suivons les traces de pas blanc peints sur les rochers. Nous grimpons dans un paysage de montagne puis avons une belle vue sur le plateau. Nous pique-niquons en face de rochers où vivent toutes une famille de damans. Suit le descente du lit d’un torrent dans les rochers avec parfois des murets à desescalader : les enfants aiment beaucoup, mais la marche dans les gros rochers parfois à l’arête pointue et/ou non stable n’est pas simple. Nous marchons au fond d’un magnifique canyon. Sur les parois abruptes s’accrochent Kokerboom et cactus. Passage étroit entre les gorges et délicat car en hauteur. Une chaîne aide au passage qui reste difficile. Après les essais de Vincent et Sophie, nous choisissons de passer du côté droit de la falaise où le passage avec chaîne est plus difficile mais plus court. Nous accrochons les enfants à l’aide de la corde d’escalade achetée avant de partir et les assurons sur la chaine avec une dégaine. Chaque adulte d’un côté du passage, nous les guidons l’un puis l’autre. Ils se sont bien amusés. Nous, nous avons eu un peu peur. Reste quelques difficultés dans la descente passées sans problème. Nous voyons de superbes roches aux courbes roses et vertes que Titouan apprécie tout particulièrement. Enfin, sur la fin de la ballade, nous voyons un troupeau de koudous sortir du lit de la rivière et grimper dans la montagne. De toute la randonnée, nous n’avons pas quitté nos polaires ! Nous quittons Naukluft et trouvons le camping prévu : Tsauchab river camp. Il n’y a plus de d’emplacement sur place mais on nous en indique un à 8 km de là, au camping Naukluft view bush camp, très bien. Nous ne voyons aucun voisin une fois installés et nous avons des toilettes et une douche privés, bac vaisselle sur l’emplacement mais sans eau chaude et pas d’électricité. Repas barbecue et dodo. Il fait super froid et il y a un vent glacial.

17/08/2008 Sossusvlei

Réveil dans le froid puis route d’une centaine de km vers Sesriem : l’entrée dans le pays des dunes géantes de sable rouge. Nous réservons le resto au Sossusvlei lodge, prenons notre emplacement de camping, faisons le plein et dégonflons les pneus à 1.8 bars. A cette occasion nous réalisons que l’une des roues de secours est complètement dégonflée ! Nous partons vers les dunes : 60km de belle route goudronnée, puis 5 km de sable. Nous passons le sable mou plutôt bien en position 4x4, jusqu’à ce que nous croisions quelqu’un à contresens. Nous nous écartons des « rails » imprimés dans le sable…et nous nous enlisons. Nous ressortons facilement (en 5mn) après avoir creusé à la main dans le sable mou pour disposer des sortes d’échelles de désensablement (réclamées au loueur à Windhoek). Une fois arrivés, nous partons à pied pour Dead Vlei : un ancien lac asséché parsemé d’arbres morts, au milieu des dunes. Photos, déjeuner. Puis nous jouons aux billes sur le sol bien dur. Retour à la voiture et recharge en eau. Nous décidons de gravir une dune au bord de Dead Vlei. Nous apercevons des springboks. Nous suivons la ligne de crête de la dune sur environ 2km. La fin est harassante. Titouan et Vincent font seuls les 500 derniers mètres. Retour au camping à la nuit tombée, nous regonflons les pneus. Douches. L’entrée du restaurant est difficile à trouver à pied la nuit : nous enjambons une barrière. Sur place, on peur choisir à volonté des viandes d’animaux sauvages : koudou, eland, oryx, impala, zèbre, autruche, phacochère, crocodile…miam miam ! Aucune de nos deux cartes bleu visa premier ne passe à la caisse : nous payons en liquide. Dodo.

18/08/2008 Route D707, Aus

Réveil 5h15, lever 5h45, départ 7h15. Très jolie route C27 puis D707 : montagnes et collines jaunes ou rouges, grandes étendues d’herbes jaunes, nombreux animaux : autruches avec leurs bébés, koudous, springboks, oryx. Sur la D707 nous passons de nombreux « brr » et barrières dans un paysages de dunes rouges d’un côté et de montagnes de l’autre. Nous rencontrons quelques passages avec du sable sur la route. Arrêt à Aus, essence et achat de sandwiches. Titouan : « Nous avions vu des chevaux sauvages ptès de Aus. Ils appartenaient aux allemands qui les ont abandonné il y a cent ans. Nous les avons vu de près, de loin, faire caca, courir, ruer, qui se frottaient l’encolure, nous en avons même vu un collé à la vitre. Nous sommes allés aux toilettes. Papa ne voulait pas que je m’approche trop des chevaux qui mordent. Ensuite nous sommes allés à un point d’eau. Là, nous avons mangé et nous avons vu des poulains. » Puis route vers Fish River. Nous arrivons à Seeheim vers 16h., le paysage est vraiment différent avec des falaises marron et vert et des déserts de cailloux sur une terre très foncée. Seeheim est un hôtel avec quelques places de camping très serrée. Nous sommes dans un coin exiguë entre les toilettes qui puent l’eau sale et le lit d’une rivière asséchée dans lequel se trouve différents os de cadavre d’animaux et des tuyaux de travaux. Il n’y a ni électricité, ni coin pour la vaisselle et cela pour 240ND la nuit ! Malgré tout, barbecue sympa préparé par les enfants avec du gnou au menu + riz + ananas au dessert. Dodo à 20h. Remarque : sur place, un perroquet gris du Gabon, sympa, et un chiot qui vient mordiller les lacets des enfants qui nous ne cessons de repousser.

19/08/2008 Fish river canyon, désert de Gondwana à cheval

Départ 7h15 Nous faisons un peu plus d’une heure de route vers le Fish River canyon, le 2ème plus grand canyon du monde. Nous payons l’entrée dans le parc et nous nous rendons aux différents points de vue. Il y a des nuages, nous le voyons d’abord dans l’ombre puis le soleil apparaît et le canyon s’éclaire. C’est gigantesque. Nous nous rendons au 2ème lodge de notre séjour : le canyon lodge dans la réserve privée de Gondwana. Nous découvrons nos 2 bungalows, très beaux mais malheureusement sans rochers à l’intérieur comme nous l’avions vu sur la pub Internet, seuls les enfants ont un rocher à côté de leurs toilettes. Tout proches, on peut voir des amas de gros rochers qui forment des petites collines. Nous pique-niquons devant notre bungalow tandis que les enfants escaladent. Petit tour détente à la piscine glacée puis thé (compris dans la prestation) en attendant notre balade à cheval dans le désert de Gondwana. Pendant 1 heure nous nous régalons d’un paysage de farwest, tels de véritables cow-boys. (Nous sommes seulement tous les quatre avec le guide, les chevaux et le matériel sont au top). A nouveau thés puis douches, nous savourons le luxe. Le dîner est à la hauteur du reste avec de la viande de springbok que nous n’avions pas encore goûté. Dodo à 20h30.

20/08/2008 forêt de kokerbooms, giant playground

Titouan : “Ce matin nous nous sommes levés tard : à 6h. Après un très bon déjeuner nous avons caressé les chevaux en liberté. Plus tard, nous nous sommes promenés dans une forêt de Kokerboom. Nous y avons vu des lézards. Ensuite, nous avons randonné dans un paysage de blocs de pierres empilées. Cela ressemblait à une cité en ruines. » Route de 221 km vers Hardap resort, nous arrivons à la fermeture (17h15). Autour de nous, de belles collines en forme de tétons : collines jaunes surplombées d’une petite falaise marron. Camping rudimentaire sans vue. Le soir, nous mangeons au restaurant. Il y a une belle vue sur le lac mais nous ne voyons rien car il fait nuit. Dodo.

21/08/2008 Hardap resort, départ

Grand rangement avant le départ. Nous vidons la voiture et refaisons les sacs…remplis de poussières. Dernière visite avant de partir, nous cherchons les oiseaux sensés se trouver autour du lac. Les îlots avec leur colline jaune donne un aspect étrange et très joli au lac, malheureusement il ne fait pas très beau. Il n’y a personne. Cela donne l’impression d’un parc autrefois touristique et désormais abandonné. Nous roulons sur le barrage et voyons en contre-bas une bonne dizaine de pélicans. Nous descendons pour nous en approcher mais malheureusement de jeunes pécheurs viennent de les faire fuir lorsque nous arrivons ! Nous quittons le parc et croisons une colonie de babouins sur le bord de la route : nous nous arrêtons mais ils sont très farouches. La route vers Windhoek nous semble longue. Le 4x4 ne roule pas à plus de 90km/h sur la route droite goudronnée ! Nous dépensons nos derniers dollars dans un magasin d’artisanat pour touriste où nous achetons de petits cadeaux et déjeunons sur place. Nous nous rendons ensuite au bureau d’ASCO car hire. Puis partons pour l’aéroport après quelques formalités. La famille de français qui se trouve avec nous dans le minibus, nous informe que l’avion est prévu pour partir une heure en avance…heureusement que nous étions largement dans les temps !

Au revoir la Namibie, quel beau voyage, que de souvenirs !

Remarque : Pour intéresser les enfants tout au long du voyage nous leur avons fait passer les grades d'explorateur avec des points marqués à chaque nouvel animal observé puis les grades de rangers avec des étapes marquées par nos grandes expériences (sandboarding, marche dans le Naukluft, marche dans le désert, lecture de carte routière, lecture du ciel austral, préparation du feu...). Ils terminent fièrement Rangers avec un bel insigne donné dans l'avion.
Peuple étrange: les voyageuses! English translation pending
by Pondy · 2007-12-09 · 879 replies
Pour agrémenter un dimanche de pluie, voici quelques portraits de voyageuses que vous pourrez modifier, améliorer, un peu comme la désencyclopédie Wilkipedia

1 - Voyageuse organisée.

En voyage du même nom. N’oublie jamais son sèche-cheveux, son maquillage, son bikini et son matos à épiler. Choisit ses produits de beauté waterprouffe chez Sephora ou Nocibé. Encombrée de la valise rigide à roulettes en promo chez Carrouf, assorti du vanity case pour le même prix (promo intéressante) elle s’informe utilement. Pas des horaires, ni des lignes intérieures, elle a la tête libérée de toute la logistique. Elle recherche surtout du renseignement pratique sur la qualité du restaurant, de la chambre, du pourboire à laisser, de la météo puisqu’elle doit adapter l’ indice de produit solaire. Elle est aimable, souriante, précise qu’elle ne recherche pas l’aventure mais tombe facilement amoureuse. Elle aura fait la Tunisie, le Maroc, la République Dominicaine et Cuba, elle commencera à regarder du côté du Sénégal, du Kenya parce que décidément y’a trop de concurrence sur ces destinations habituelles. Non, en fait, elle n’aura pas fait, parce qu’elle ne dit pas "j’ai voyagé" mais je suis partie en vacances. La durée de ses séjours n’excédera pas quinze jours (quand il y a une réduc sur la deuxième semaine). Elle adore les duty-free. L’hiver elle reste fidèle à la France quand elle est française et choisira une destination ski avec une prédilection pour Chamrousse, les sept Laux où les boîtes de nuits sont moins chères qu’Avoriaz ou Tignes. Quand elle fume et c’est rare, ça abime le teint, ce sont des Marlboro Elle travaille, supporte ses horaires parce qu’elle a plein de copines pour papoter. Les hommes, la mode sont deux sujets éminemment abordés. Elle a une peluche sur son lit et Daniel Steel dans sa bibliothèque. Quelques photos du dernier été au bord de la piscine bleue avec le super animateur sont placées artistement sur un socle à ressort, sur la table du salon. Certains disent d’elle qu’elle est une dinde, elle ‘n’en a cure. Elle est réellement serviable et quand on a oublié son porte-monnaie, elle n’hésite pas, ouvre son petit sac de contre façon –Esprit- et prête cinq euros sans les réclamer dès le lendemain.

Elle ne se reconnaîtra pas, parce que ne lit pas cette rubrique

2- Voyageuse aventureuse.

Elle se reconnait à son sac à dos aux couleurs délavées. Elle n’oublie jamais son guide papier, crache sur le guide du routard et tourne les pages cornées du footprint. Sa trousse de toilette est succincte, un savon multi usage (peau, petite culotte) et quelques produits de prévention phytothérapique, homéopathique. Sac à dos d’un maximum 50 litres, quasi vide au départ. Appareil photo numérique, carte bleue, passeport. Ca suffit, car elle aura acheté des billets électroniques au meilleur prix. S’intéresse à vf, renseigne dès qu’elle le peut et cherche elle-même peu de renseignements car elle voit sur place.. Vêtue d’un jean à l’embarquement, elle portera dès l’atterrissage le vêtement local mieux adapté à la baroude. Pleine de fantaisie, elle aime les vêtements colorés. Elle est aimable, souriante, vaguement condescendante avec ses pairs. Elle ne rencontre jamais celle cité au dessus, ne recherche pas spécialement l’aventure et reste très méfiante avec l’homme local. N’hésite pas cependant à tenter un tour de piste avec le japonais, l’anglais, l’allemand, l’australien, eux aussi en vacances et en plein dépaysement. Ses pays de prédilection : Inde-Afrique-Australie Elle travaille, préfère les cdd au cdi, supporte mal l’autorité d’un chef, forcément désagréable. Elle a peu d’amies, mais des vraies, sort peu, écoute beaucoup de musique et lit beaucoup. Ses livres, Monod – Bouvier et les polars. Tente ou aimerait tenter un tour du monde en solo. En général, c’est une fumeuse (camel) ou mieux des roulées (économiques) De ses voyages elle rapporte l’artisanat local qui crée un beau foutoir bien douillet chez elle.

Elle se reconnaitra parce qu’elle lit toutes les rubriques et a un solide sens de l’humour.

(la suite dans quelques instants!!!)
Fragments de voyage I/II: d'Istanbul à Jakarta par la route English translation pending
by Mékong · 2007-10-29 · 245 replies
J'entreprends un périple de 3 mois et plus jusqu'aux portes de l'Asie. Je vous livrerai en vrac mes impressions sous forme de carnet de bord, d'anecdotes, d'émotions brutes et aussi des informations pratiques. J'essaierai autant que possible d'écrire sur le vif et de vous envoyer quelques photos.

Pour passer directement au chapitre II des fragments de voyage le 21 février 2012 c'est ici : Fragments de voyage II : Istanbul-Téhéran-Lahore-Chengdu-Bangkok-Jakarta par la route

fraternellement Eric mosquée de Soleyman le Magnifique



PARFUMS D'ORIENT ISTANBOULIOTES

19-20-21-22-23-24 octobre Lyon-Strasbourg-Bâle-Istanbul

Des rues bruyantes et bigarrées. Des gens partout qui s'affairent, un ballet continu ponctué de coups de klaxons et des sirenes des bateaux, rythmé par l'appel du Muezzin, répercuté tel un écho dans toutes les mosquées majestueuses de la cité. Quel meilleur endroit pour commencer ce voyage si ce n'est Istanbul, carrefour et porte de l'Orient. C'est ma 4eme fois ici et je m'y sens bien, une ville attachante. Le soleil est de la partie. Je me balade dans le vieil Istanbul. A Eminonu, des gens qui pêchent, le pont de Galata est hérissé de cannes à pêche. Sur des bateaux amarrés le long des quais, des hommes font frire le poisson que l'on peut déguster dans des pains avec des oignons au bord de la Corne d'Or. Je me perds dans les ruelles qui remontent vers le grand bazar. Bain de foule. Des tas de drapeaux turcs pendent aux fenêtres, d'autres recouvrent des pans entiers de murs. Tout cela se passe dans tout le pays. Des manifs se déroulent un peu partout. Hommage aux soldats martyrs tombés au combat dans l'est. A la TV, des images passent en boucle, des généraux revanchards sont propulsés sur le devant de la scene. A qui profite cette inflation de violence ? une chose est sûre, pas à la population kurde de Turquie. Pêcheurs sur les quais d'Eminonu au fond la mosquée de Suleiman le Magnifique Infos pratiques Arrivée à l'aéroport Ataturk prendre le métro (jeton 1, 30 YTL) jusqu'à Aksaray, puis le Tramway (jeton 1, 30 YTL) direction Sultanahmet ou Taksim Arrivée à l'aéroport de Sabiha Gocken prendre la navette ( à droite en sortant 3 YTL) E10 jusqu'à l'embarcadère de Kadikoy, puis le ferry (jeton 1, 10 YTL) jusqu'à Eminonu. Ensuite prendre le Tramway, soit direction Taksim (de l'autre coté du pont de Galata) soit direction Aksaray/Sultanahmet Pour se loger, pléthore d'hôtels bon marché du coté de Sultanahmet derriere la Mosquée Bleue. Pour manger : Eviter le quartier de Sultanahmet Pour le change : changer le strict minimum a l'aéroport, taux plus avantageux autour du Grand Bazar Pour aller au bord de la Mer Noire Prendre un bus (du coté d'Eminonu) direction Sariyer sur le Bosphore, ensuite prendre un Dolmus direction Kilyos

SUR LA ROUTE DE LA SOIE...QUELQUE PART ENTRE SIVAS ET TERCAN

Istanbul-Erzurum 24-25 octobre

Aujourd'hui, je trace sur Erzurum. Il pleut légerement. Je me rend à l'immense otogar au nord d'Istanbul et je prend le bus de 16h. Cela m'arrange car j'ai ma demande de visa iranien à déposer au plus vite et ensuite, sachant qu'il faut 10 jours pour l'obtenir, je compte visiter l'est. Bus de nuit. 1375 kms à parcourir. Mon voisin ne parle pas Anglais, nous communiquons par gestes et par bribes de mots turcs pris dans mon lexique🙂. La TV diffuse le match de foot Besiktas-Liverpool, les Turcs sont fondus de football, ca tombe bien moi aussi.😏 A l'aube, en consultant ma carte, je réalise que nous empruntons la route de la Soie, route mythique pour bien des voyageurs, Nicolas Bouvier et Thierry Vernet étaient passés par ici en 1953. Nous roulons au milieu d'une vallée entourée de puissantes montagnes, la végétation est rare, quelques troupeaux de moutons paissent. Le climat doit être rude en hiver. Et premiere émotion : nous croisons l'Euphrate (en Turc : Firat). Depuis mon enfance, je suis fasciné par les grands fleuves, mon voyage qui s'annonce en sera parsemé. Et hop🙂 une photo pour immortaliser l'instant. Arrivée à Erzurum fin de matinée. Il fait beau, une chance car la température peut descendre très bas en cette période de l'année. Il y a une station de ski pas loin d'ici. Je me rend au consulat en marchant😎. Accueil austere mais correct, j'avais préparé les formulaires mais il n'en veut pas et je dois m'y coller une nouvelle fois. Puis il faut aller courir jusque dans le centre à la banque Oyak pour payer les frais de visa, heureusement un chauffeur de taxi qui m'avait vu poirauter devant le bureau, m'attend et m'amène sans hésiter à la banque puis fait le retour. Apparemment, il a l'habitude de la procédure😉 Passage éclair dans cette ville, je prendrai plus de temps dans 10 jours pour la visiter. Maintenant, je file sur Malatya. Bus de nuit. Jamais bu autant de thé et autant les mains parfumées d'eau de cologne🙂🙂. Otogar de Malatya à 2h du matin, je décide de finir la nuit ici, il y a des sièges confortables😉. J'irai chercher un hôtel le matin. Mes 4 premieres nuits 1 à l'aéroport/1 à l'hôtel /1 dans le bus/1 dans l'otogar de Malatya, vive les voyages😎

Infos pratiques Trajet Istanbul-Erzurum 55 YTL par la compagnie Esadas Trajet Erzurum-Malatya 40YTL par la compagnie Bingol 1 Bouteille d'eau 1l : 0, 50YTL 1 pide ou galette : 0, 30 YTL Demande de visa iranien : 2 photos/2 formulaires remplis a la main/copies des pages importantes du passeport/60 euros ou 103 YTL payables a la banque Oyak
Indien vaut mieux que deux tu l'auras... English translation pending
by Slaeinte · 2006-04-17 · 1 reply
1 an autour de la planete, et nous basculons des montagnes nepalaises dans l'envoutante spiritualite indienne... (pour les photos http://www.lespiedssurterre.org)

Mardi 22 Novembre: "Hare Krishna" Devant le comptoir de l'immigration, nous faisons la rencontre d'un groupe de touristes retraites réussissant l'exploit de visiter le Rajasthan, Varanasi et la vallée de Kathmandou en 14 jours dont 4 réservés aux transports, bravo Jet tour! Intrigués par le nombre de visas figurant sur nos passeports, ils sont très curieux d'un tel voyage. Etrangement ce qui les impressionne le plus c'est de ne pas savoir où l'on va dormir le soir sans réservation. Dans le lot, il y a bien évidemment le vieux bougon désagréable qui nous lance indirectement des " Pauvre France … … A notre époque on pensait d'abord a la carrière, aujourd'hui ils pensent aux loisirs!" Réponse du berger à la bergère, Sophie lança : "En attendant nous on n'aura peut-être pas de retraites pour s'offrir des voyages quand on sera vieux! c'est ça et bientôt c'est les retraites qui paieront votre retraite! de toute façon y'en a toujours un comme ça dans les voyages organisés" clôtura Sophie en faisant rire l'assemblée. A la sortie de l'aéroport de Varanasi, nous sommes harcelés par les taxis. Les prix sont bien sur revus à la hausse et certains n'hésitent pas à rajouter des suppléments pour les bagages, pour la personne supplémentaire, pour la clim et encore plus fort parce que la voiture est neuve et confortable! (Et pourquoi pas parce que le chauffeur s'est rasé ce matin tant qu'on y est ?!) Finalement, nous sortons de l'aéroport pour en prendre un directement dans la rue. Des types s'immiscent comme intermédiaires et il faut batailler pour imposer notre prix. Il faut reconnaître que ces taxis blancs à l'allure de vieilles voitures coloniales ont de la gueule, ce sont des Ambassador. Pour atteindre le bord du Gange ou se trouvent les guest, nous devons ensuite prendre un rickshaw et la, ça commence a ressembler a l'image qu'on avait de l'Inde, le bruit et la poussière sont la. Entasses comme deux sacs a patates a l'arrière avec nos énormes sacs a dos sur les genoux, nous devons nous tenir mutuellement pour ne pas tomber a chaque nid de poule. En haut des maisons, des singes bondissent et nous croisons quelques vaches au milieu de cette circulation anarchique que l'agent gesticulant sur son rond-point serait bien incapable de déloger. Leur fâcheuse tendance a se mettre au milieu de la route s'expliquerait par leur goût prononce pour les courants d'air provoques par les véhicules…ça chasse les mouches ! Cela pose tellement de problèmes de circulation que l'Assemblée a vote une loi en 2004 autorisant les policiers à les chasser avec de légers coups de bâtons. Nous arrivons au coucher du soleil à la Vishnou resthouse. Il y avait peu de chance de trouver une chambre mais la dernière vient de se libérer, cool. La terrasse, pourvu d'un petit temple (sans doute dédié à Vishnou) est très agréable et donne sur le Gange. Des cerfs volants se partagent l'horizon et des chants sacrés commencent à s'élever dans les airs. Ajouté a cela un "Hare Krishna" psalmodié en boucle pendant 40 mn et vous obtiendrez une Mais que fait la police ?ambiance complètement irréaliste. Bon ben la, on est en plein dedans. Cela inspire Sophie qui "croque" le profil de Christophe (assez ressemblant d'ailleurs). A peine arrivés que nous sommes déjà sous le charme de cette ville. C'est aussi l'heure ou les routards de la guest rentrent au bercail. Nous faisons ainsi la connaissance d'Aurélien, Fred, Aurélie et Jihane. Si la "Vishnou" est plutôt bonne enfant, le confort des chambres y est très sommaire. Deux énormes lézards, des geckos, la partagent avec nous tout comme les chiens qui hurleront sous nos fenêtres une bonne partie de la nuit.

Mercredi 23 Novembre: Le Nirvana Nous sommes réveillés vers les 04h30 par l'imam du coin, puis a 5h30 par des tintements de cloches et enfin, pour que l'orchestre soit complet, a 06h00 par ce qui pourrait ressembler a une partie de tennis engagée. Pourtant y'a pas de terrain dans le coin...nous découvrons en ouvrant les fenêtres qu'il s'agit des lavandières en train de battre leur linge dans le Gange. Nous les regarderons le temps de prendre notre petit dej' sur la terrasse. Nous commençons par visiter le Chowk, le vieux quartier qui longe le Gange. Il est facile de se perdre dans ce labyrinthe de ruelles tortueuses. Elles sont si étroites que voitures et charrettes ne peuvent circuler, ce qui n'enlève rien a l'animation qui y règne. Petits commerces, mangoustes et singes, souris et vaches sacrées mangeant les détritus jetés a même le sol, gargotes, buffles gênant notre passage, odeurs nauséabondes succédant a de divines effluves de masala et d'encens puis surtout chiens galeux a tous les coins de rues, sans oublier les bouses et autres déchets (étant donne qu'il n'y a pas de ramassage d'ordures, ce sont les animaux qui s'en chargent). Tout y est ! Le plus saisissant reste de tomber nez à nez avec le corps d'un défunt que sa famille conduit en cortège au lieu de crémation... On a comme le sentiment de déambuler Lessive collectivedans une ville moyenâgeuse, Villon se serait régalé de ce spectacle. Les hommes ont souvent une écharpe autour de la tête à la manière d'une rage de dent ou les cheveux (et même barbe et moustaches) teint au henné��orange ! Au détour d'une ruelle, nous arrivons au Golden temple, le temple le plus sacré de la ville suppose contenir le lingam de Shiva (le symbole de Shiva étant un lingam, le principe mâle enfonce dans un yoni représentant le principe féminin). Aucun profane n'est autorisé à y pénétrer. A l'entrée de la ruelle d'accès au temple, chacun, indien comme touriste, est fouillé obligatoirement par des militaires armés. Comment dans de telles conditions, Sophie a-t-elle réussi à y entrer et ressortir avec la tika sur le front et une cordelette de longue vie autour du poignet? Un vieillard gardant les chaussures à l'entrée lui a juste demande de les ôter, et c'est seulement au moment de ressortir qu'on lui a fait remarquer le panneau d'interdiction "temple exclusivement réservé aux hindous". Personne n'a eu l'air surpris de sa présence a l'intérieur, la suite du voyage nous confirmera que les indiens sont d'une extrême tolérance a ce niveau-là. Nous terminons la ballade par les bords du Gange ou se trouvent les ghats, les marches d'accès au fleuve sacré. Le plus important est le Manikarnika Ghat. C'est en suivant un cortège funéraire que nous y sommes arrivés. Sur une plate-forme bordée sur trois cotés par le Gange, brûlent une dizaine de bûchers. Le voeu le plus cher de tout hindou est que son âme monte au ciel par la grâce du feu. Il espère ainsi échapper au cercle sans fin des renaissances pour accéder directement au stade suprême: le nirvana. Des barques chargées de tonnes de bois sont amarrées et des hommes déchargent les bûches toute la journée. Un corps met trois heures à brûler et nécessite 350 kg de bois. Non loin de là, des stèles de sati évoquent le sacrifice des veuves qui s'immolaient vives (de façon plus ou moins consentie) en même temps que leur défunt mari. Bien que cette tradition fût interdite par les britanniques, elle a perduré jusqu'à très récemment. Les cadavres drapés de blanc pour les hommes, de rouge pour les femmes et de jaune doré pour les vieillards sont d'abord immergés dans le Gange avant d'être brûlés, les cendres seront ensuite jetées dans les eaux sacrées du Gange. Lorsque la famille, trop pauvre, ne peut acheter suffisamment de bois, il arrive que le corps a demi consumé soit jeté dans le fleuve ou les charognards achèveront le travail. Nous montons dans une tour qui domine la scène. Le tableau qui s'offre à nous est constitué de deux jambes calcinées qui dépassent du bûcher. Nous arrivons juste a temps pour voir le maître d'oeuvre les casser pour les poser sur le dessus à l'aide d'un bambou. Dans le bûcher voisin, nous apercevons la tête d'un autre encore attachée à sa cage thoracique, le "spectacle" est hallucinant pour nous occidentaux. Nous sommes fascinés par cette ferveur et ce mysticisme dans ce décor semi réel. La mort en Europe est cloisonnée derrière des portes, des hospices, ou le silence est de rigueur. Ici au contraire la vie côtoie la mort: des chèvres viennent manger les fleurs mortuaires, les cris des enfants jouant autour se font entendre, une dame se lave dans le fleuve a quelques mètres des bûchers. La mort n'a pas cet aspect tabou qui existe chez nous, elle n'est pas niée et Varanasi nous apparaît ainsi comme un carrefour entre les mondes spirituel et physique. Les bâtiments a proximité sont des mouroirs ou les gens attendent leur tour. Il est bien évidemment interdit de filmer ou de photographier mais certains n'hésitent pas à nous réclamer une participation aux frais de crémation (qui coûte très cher) en contrepartie. A la guest, c'est l'heure du "Hare Krishna" et du "banana lassi time". Un deuxième Fred et Paul, un anglais se joignent a nous. Demain nous partagerons à sept une barque pour le lever du soleil sur le Gange. Rendez-vous fixe a 6h00. Les guest de Vishnou

Jeudi 24 Novembre: Ganja euh non Ganga ! Nous décollons plus tard que prévu mais juste a temps pour voir le soleil se lever…et nous ne sommes pas les seuls: des dizaines de barques longent elles aussi les ghats avec de nombreux touristes a leur bord. 1, 5 millions de bacteries pour 100 ml ! Ghats reserves aux femmes C'est un "spectacle" hallucinant que cette vie grouillante au bord du fleuve. On se rend vraiment compte de la puissance de la religion sur les mentalités et…de la pollution du Gange. "Aucun microbe qui se respecte ne sauraient vivre dans une eau pareille.", écrivait Mark Twain, et pourtant 1, 5 millions de bactéries cohabitent dans 100 ml d'eau (le maximum toléré au-delà duquel un bain peut être nocif est de 500!) Cela n'empêchent pas les indiens de laver leur linge avant de le mettre a sécher sur le sable et dans la poussière, de se laver (même les dents) et le pire, les enfants de plonger et les pèlerins de boire de son eau. Les buffles de leur coté n'éprouvent pas le moindre problème non plus à faire trempette. A ce propos, il est important de préciser qu'à Varanasi se trouve un des plus beaux goshalas de l'Inde, une maison de retraite pour vaches. Si l'on respecte autant les vaches en Inde c'est parce qu'elles incarnent l'ashima, l'absence de volonté de tuer et symbolisent la maternité, la charité et la pitié. Durant la crise de la vache folle, l'Inde a proposé à la France et au Royaume Uni de leur racheter les vaches destinées à l'abattage pour 12 millions d'euros!!! Cette anecdote illustre bien le culte voué a la vache. Les ablutions se font au soleil levant, les pèlerins doivent se baigner en cinq endroits différents. L'hindou religieux doit suivre ce rite chaque matin: prononcer le mantra sacré (prière), s'immerger complètement trois fois de suite, et boire une gorgée d'eau du Gange dans sa main; quand on voit ce qui flotte a la surface… Beurk! Raison de plus pour être surpris d'apercevoir les fameux dauphins du Gange, même les spécialistes s'interrogent sur le fait qu'ils n'aient pas encore totalement disparus. A plusieurs reprises nous en verrons sortir de l'eau, leur aileron et leur nez allongé bien visible. La soie est l'étoffe sacrée par excellence et Varanasi en est la capitale. Cet après-midi, Sophie visite donc les fabriques de soie du quartier musulman en compagnie de Fred le Suisse. Ce sera l'occasion de distinguer la soie "sauvage" de la "naturelle", et la "mousseline" du "brocard". Les marchands de soie sont près a tout pour faire acheter; dans la même journée, Sophie a rencontré les fournisseurs de Sonia Rikel, Pierre Cardin et Hermès, rien que ça! Varanasi est à la fois musulmane et hindoue; il n'est donc pas rare de croiser des femmes complètement voilées de noir. L'Inde est en effet le deuxième pays musulman après l'Indonésie en termes de population. La petite troupe est au complet à 15h30, la barque nous attend cette fois-ci pour assister à la Puja, la cérémonie du culte au Gange. Elle a lieu à la tombée de la nuit sur le Dasashwamedh Ghat. Plusieurs prêtres accompagnés de musiciens officient tournés vers le Gange tandis que les chants sacrés s'élèvent et que des dizaines de bougies sont déposées sur l'eau. C'est assez mystique mais ça devient barbant au bout d'une demi-heure. C'est aussi à la nuit tombée que les crémations sont les plus impressionnantes. On assiste a un triste spectacle à la descente du bateau: deux chiens collés dévalent une pente. En regardant d'un peu plus près, on s'aperçoit qu'ils sont restés "enfiles" durant le coït. On ne peut malheureusement rien faire pour eux a part leur mettre le doigt dans le dernier orifice disponible mais personne ne s'est dévoué. Pas d'inquiétude à avoir, ils s'en sont sortis tous seuls. Aucun resto proche de notre guest n'est mentionné dans les guides, on y va donc au pif, et la mauvaise pioche, même Christophe n'a pas fini ses assiettes! La soirée se termine à l'Internet café ou les pannes de courant s'enchaînent à nous arracher les cheveux; il semble que ce soit assez "courant" dans le pays!

Vendredi 25 Novembre: Yoga Ce matin, nous testons l'activité phare de Varanasi après les crémations: le yoga. Les cours ont lieu dans le petit temple sur la terrasse de notre guest de 8 à 10 heures et il faut être à jeun. Aurélien, Jihane, Aurélie ainsi qu'un autre couple participent aussi. La séance commence par un travail de respiration puis des exercices "exutoires" qui permettent sans doute de libérer les tensions. Dans notre cas ça a surtout libère un énorme fou rire collectif notamment quand on a du faire "le lion" à tour de rôle! La séance se termine par de la méditation où il est possible de ressentir une sorte d'énergie entre les mains et ça marche! Christophe était complètement absorbé dans sa bulle "magnétique". On est resté un bon moment sur la terrasse: Sophie a pris les choses en mains en testant la coupe de cheveux aux ciseaux, Christophe commençait vraiment a ressembler à un lion "grisonnant", le processus de "blanchiment" s'étant emballé depuis notre départ de France. Le résultat est plutôt satisfaisant compte tenu de l'outillage. La fin de journée fut un peu plus stressante. Pour se rendre au Ramnagar palace, la demeure du maharadjah de Varanasi, nous prenons un autorickshaw, sans doute un des plus intrépides de la ville. On se serait cru dans un jeu vidéo où il faut conduire une voiture lancée à toute berzingue qui doit éviter tout un tas d'embûches sur la route. Sauf que la c'est "pour de vrai", il faut éviter vaches, chiens, voitures, vélos, écoliers et autres piétons et c'est même pas nous qui étions aux commandes. Sophie a cru mourir à plusieurs reprises alors que Christophe s'en amusait, le chauffeur maniait son engin comme s'il faisait corps avec, virant à droite, esquivant une moto qui déboulait à gauche, frôlant les camions puis se faufilant comme Speedy Gonzales dans une circulation totalement anarchique. Le trajet a semblé durer des heures pour Sophie qui hurlait a chaque fois qu'on s'approchait un peu trop vite ou un peu trop près des "embûches", un enfer! Sans oublier qu'au passage on se prend de la poussière plein les yeux et le nez. Il lui a fallu un peu de temps pour s'en remettre. Christophe, quant à lui, a apprécié la ballade et l'agilité de notre chauffeur.

Samedi 26 Novembre: "bouge de la" (Mc Solar) Nous partons ce soir en train de nuit pour Satna. Nous nous balladons une dernière fois sur les ghât pour observer son animation de plus près. De grands parasols abritent toutes sortes de petits métiers: masseurs, vendeurs de fleurs, barbiers et astrologues qui veulent a tous prix nous lire les lignes de la main. On voit aussi des "gourous" autour desquels sont rassemblés de nombreux fidèles qui les écoutent interpréter les textes sacrés pendant des heures ou répéter leurs chants. Un peu plus loin, un homme fait du yoga; il se cambre en arrière puis se contorsionne pour finir debout sur un pied comme Shiva le fit une longue période de sa vie. Nous avons également croisé un sâdhu, le plus célèbre de la ville, celui qu'on aperçoit lorsque l'on est dans la barque, celui qui est assis sous son arbre, celui qui arbore un crâne humain plante sur un pieu et qui s'extasie sur les Nike de Sophie "super tes chaussures…". Un phénomène le gars, peut-être un peu trop mégalomane pour un ascète! Départ pour la gare vers 22h00, la mauvaise heure. Nous revivons la même expérience en rickshaw que la veille version night background: il fait nuit noire, les vaches n'ont pas de feux stop, des piétons traversent a l'improviste et le chauffeur hésite entre conduite a droite ou conduite a gauche. Notre train prévu pour 23h30 n'arrivera en gare qu'a 1h15! Sophie a réussi l'exploit de s'endormir assise sur son sac a dos, la tête posée sur ses genoux alors qu'il n'y a pas si longtemps elle avait du mal a trouver le sommeil ailleurs que dans sa chambre. A l'arrivée du train, la première image qui nous est venue a l'esprit, aussi déplacée soit-elle, est celle de ces wagons de déportes pendant la Deuxième guerre mondiale. Les fenêtres sont flanquées de barreaux ou plusieurs têtes se collent et les wagons bondées, de véritables bétaillères. Monter dans le train relève du défi, mais avec l'aide de deux autres touristes, un français et un brésilien, nous nous entassons dans le wagon 4. L'étape suivante consiste a atteindre nos couchettes en enjambant des familles entières assises ou allongées par terre au milieu de valises et sacs en tous genres, en bousculant a droite a gauche voir en forçant le passage, nos sac a dos ne nous permettant pas de jouer en finesse. Bien évidemment nos couchettes comme toutes les autres sont occupées. Nous présentons nos billets "pour faire valoir ce que de droit". Ces messieurs nous expliquent alors qu'il y a eu erreur sur la numérotation du train et que nous nous trouvons dans le wagon 5. Info ou intox, nous n'avons pas d'autres options que de les croire puisque, hormis le chauffeur, aucun contrôleur ou employé des chemins de fer ne s'aventurent dans cette jungle. Nous voici tous les quatre a nouveau sur le quai quand tout a coup le train se met à bouger sans préavis. Ni une ni deux nous sautons dans le wagon le plus proche, le numéro 6. Grrrrr… Serres de tous cotes et A multiplier par 10 !!dépasses par la situation, nous nous résignons a passer les prochaines 8 heures debout agglutines a nos sacs. Pour 10 places assises 30 personnes sont entassées la. Le brésilien est plus combatif et nous motive à retraverser les deux wagons. L'expédition prendra une demi heure, au prix de quelques attouchements à l' encontre de Sophie. Mais voici qu'au milieu de ce bordel, nous devinons nos numéros de couchettes. Yiipaaaa! Nous sommes quatre et au final nous arrivons à nous imposer. Nos deux compagnons, habitues des trains indiens, nous expliquent que c'est bien la première fois qu'ils voyagent dans de telles conditions. Pour notre première expérience ferroviaire ici, nous voila baptises! On ne fermera pas beaucoup l'oeil cette nuit la, dévisages par tous et adosses sur nos gros sacs a dos cadenasses. La nuit s'annonce looonnnnnngue.

Dimanche 27 Novembre: Le parc de Bandhavgarh L'absence de toute indication, visuelle dans les gares ou orales dans le train, ne nous ayant pas permis d'anticiper notre descente, c'est à 06h00 du matin dans la précipitation que nous saisissons notre barda pour quitter la bétaillère. Belle erreur de débutant de Christophe qui, pour éviter les mains baladeuses de la veille, garde un oeil sur Sophie et se fait ainsi distancer (quelques mètres) par le précédent pour sortir. Aussitôt une dizaine d'indiens s'engouffrent dans l'espace libre, nous voila bloqués et le train qui va repartir d'une minute à l'autre. Une seule solution, chercher l'intervalle et percer. Râfuts a droite a gauche, coups d'épaules et nous atteignons la sortie plus surpris nous même par notre bourrinage que les locaux accoutumés au fait. Faute de bus pour se rendre au parc de Bandhavgarh, nous louons un taxi. La route est asphaltée en partie, l'autre est en cours d'asphaltage ce qui signifie cahoteuse. Les ouvriers qui transportent des paniers de gravier sur leur tête sont des femmes et on se demande finalement quels types de travaux sont réserves aux hommes… Le trajet de quatre heures est pénible et il est impossible de dormir pour récupérer le manque de sommeil de la nuit dernière, ni même de lire au risque de faire une grosse gerboulade. Arrivés au parc, il nous reste a choisir un hôtel et c'est le moins cher qui a gagne. Le confort est proportionnel et on se contentera de l'eau ferreuse froide et des draps poussiéreux. Le personnel, par contre, est charmant et fera tout pour nous satisfaire: nous apporter des thés au lait au lieu du café commande ou une bougie de gâteau d'anniversaire pour nous éclairer lors des fréquentes coupures d'électricité! Nos voisins de chambrée est un surprenant couple anglo-écossais avec qui nous décidons d'oublier nos rancoeurs olympiques pour partager une jeep le lendemain.

Lundi 28 Novembre: Mon cher Khan, … Nous partons à l'aube afin de mettre toutes les chances de notre coté pour dénicher le fameux Shere Khan, le tigre du Livre de la jungle, ça vous dit quelque chose? Kipling, qui passa sa jeunesse en Inde, se serait inspiré de cette région pour créer le décor de son célèbre roman. Nous avons le décor, il ne nous reste plus qu'à retrouver les personnages. Christophe s'est mis bille en tête de voir un tigre, ça le titille depuis le parc de Chitwan au Népal. Une soixantaine de spécimens vivent dans ce parc, la plus grande concentration d'Inde. Dans la famille Walt Disney, nous piochons d'abord Bambi et nous réussissons à former toute la famille, ensuite des langurs ces sympathiques singes blancs à la longue queue et des macaques puis un chacal, un groupe de perroquets, des paons, des poules sauvages, des vautours, des sangliers et des sambars mais… pas de tigre. On garde bon espoir puisqu'on y retourne en fin d'après-midi après la sieste. On est venus, on l'a pas vu on est repartis la queue entre les jambes! Même si le parc est vraiment beau et la faune très dense, Christophe est tellement déçu qu'il somatise et nous refait une tourista, la quatrième. Pourtant on y a cru. A plusieurs reprises on s'est arrêté, l'oreille alerte au moindre bruit (cris d'alarme des animaux indiquant la présence d'un tigre en chasse) et l'oeil attentif scrutant les fourrés. Des empreintes nous ont aussi mis sur la voie (mais pas la bonne). Que se passe-t-il? Notre bonne étoile nous aurait-elle abandonnés? Nous décidons de forcer la chance le lendemain en faisant un tour d'éléphant, il y a 90% de chance d'en voir un.

Mardi 29 Novembre: Miaou On se lève a nouveau à 5h30 pour être les premiers sur la liste puis parcourons a nouveau le parc pleins d'espoir. Nous croisons des jeeps qui ont aperçu un tigre et nous toujours rien, la poisse! Ca fait partie du jeu (sinon autant aller au zoo) mais on persiste. Notre dernier espoir: l'éléphant. Les guides du parc sont très organisés: à dos de pachyderme ils repèrent un tigre puis avertissent les autres par talkie-walkie afin qu'ils apprêtent un éléphant pour les touristes. C'est un service qui se paie cher mais maintenant qu'on est là tant pis pour le supplément, on fonce. Bon d'accord c'est pas très glorieux mais on se retrouve à cinq mètres d'un fauve au repos, peu dérangé apparemment par les allers-retours incessants des éléphants. C'est à peine s'il lève la tête à notre arrivée mais nous verrons tout de même Grosminetson magnifique regard couleur ocre. Difficile d'imaginer que ce gros matou tranquille est surnommé le Mangeur d'hommes. Nous repartons émerveillés d'avoir approché de près ce magnifique animal en voie de disparition (ne l'oublions pas). En tous cas, ces quelques minutes justifiaient à elles seules le déplacement. Après-midi lecture à la cool dans un hôtel classe. Il nous a suffi de commander un jus d'orange et un coca sans bulle (tourista oblige) pour profiter seuls de l'agréable jardin (les touristes ne se bousculent pas). Nous étions absorbés par notre livre lorsqu'un singe d'un mètre (queue d'un mètre non comprise) nous a surpris en bondissant sur notre terrasse à deux mètres de nous. Apres avoir constaté notre présence, autant surpris que nous, il est reparti en sautant sur le toit. Décidemment l'Inde est un pays magique.

Mercredi 30 Novembre: De que color es tu pelo? Nous avons fait la rencontre de deux espagnols de Gérone, Fiona et Michael qui comme nous voulaient se rendre a Khajuraho. Nous partageons donc le taxi, ce qui nous donne l'occasion de pratiquer un peu notre espagnol pendant les sept heures de route. Ils sont très sympa et les sujets abordés seront divers et variés. Michael, catalan jusqu'au bout des ongles reste pourtant partisan d'une construction européenne (à condition que ceux qui décident de s'installer dans la patrie de Dali se mettent au catalan, y tiene razon). Quant a Fiona, elle collectionne les crânes d'animaux qu'elle trouve dans la nature (ou qu'on lui offre), ce qui ne l'empêche pas d'être contre la tauromachie). Christophe sera très fier de leur chantonner l'Estaca en catalan (" l'avi sise tem parlaba, de bon mati al portal …") Nous les quittons à leur hôtel, notre budget ne nous permettant pas de les suivre. Nous trouvons un hôtel simple mais propre avec eau chaude, après 3 jours de douche au baquet c'est du luxe pour 2 euros la nuit! Equipe franco-catalane

Jeudi 1er Decembre: Kama-sutra a Khajuraho Le site archéologique, constitué de temples datant du IX au XIIe siècle, est célèbre pour ses sculptures érotiques. Nous passons donc une bonne partie de la journée à rechercher avec la curiosité de l'adolescent pour le film porno du samedi soir les scènes coquines qui se dissimulent au milieu d'autres représentations de la vie de l'époque (guerre, rois, reines, divinités, etc…). Les scientifiques n'ont toujours pas élucidé les significations de telles représentations, mais la culture tantrique donnent quelques informations : les scènes d'amour incarnent l'oubli de soi-même et l'abolition du temps, ce qui représente le meilleur moyen de méditer! Mouais, à cette explication cosmique d'autres préféreront une autre plutôt orgasmique! Etant donné que c'est le spot le plus " excitant " euh…important de la ville, il n'est pas étonnant d'y rencontrer nos catalans Michael et Fiona. L'après-midi se passera au lit pour Christophe et Tourista, sa nouvelle copine tandis que Sophie flânera dans les boutiques de patchwork. Nous avons droit à la coupure d'électricité habituelle au moment du dîner et nous choisissons le seul resto éclairé, celui qui a un générateur (l'intensité de l'ampoule étant inversement proportionnelle au bruit du moteur!!!). Le problème c'est que dans la rue, il fait noir noir, raison pour laquelle Christophe n'a pu éviter la bouse bien fraîche qui se trouvait sur son chemin (si vous venez Cosmique ou orgasmique ?un jour en Inde, ne sortez jamais sans votre lampe de poche, ). En tout cas, c'est tout de même moins dangereux que les bouches d'égoût ouvertes à Ulan Bator. Aparté de Christophe : " Marre de jouer les Donald ! A quand le tour de Sophie ? "

Vendredi 2 Décembre: Un chien dans un jeu de quille Christophe s'est réveillé brutalement en pleine nuit à cause d'un cauchemar où une bestiole se promenait sur son bras sauf que ce n'était pas un rêve et qu'il y avait bel et bien une grosse souris sur son bras! La pauvre a fait un vol plané a travers la chambre. Nous terminons la visite du site par celui du vieux village ou se trouvent quelques temples jains. Cette fois pas question d'espérer y voir des sculptures érotiques, les Jains les ont fait "sauter" pour y mettre les leurs beaucoup plus puribondes! Le bus pour Jhansi part a 16h et arrive a 21h, on a oublié que c'est la période la plus dangereuse pour circuler, surtout lorsque la "highway" n'a qu'une voie, que les vélos n'ont pas de phare, et les buffles non plus! Pas glop de voir un véhicule de plusieurs tonnes nous fonçant droit dessus sur la même voie, bus et camion klaxonnant dans une sorte de ballet d'intimidation. C'est à celui qui craquera le premier et qui s'écartera sur le bas-côté pour laisser la route a l'autre...La hiérarchie est souvent respectée: le piéton s'écarte systématiquement puis le vélo, la voiture, la jeep, le bus et le camion au sommet de la pyramide. Seule exception, la vache, qui têtue comme une mule, campe parfois sur le bitume et oblige les chauffards à ralentir ou s'arrêter. Les chiens, par contre ne sont pas sacrés, bien au contraire, ils souffrent d'une mauvaise image (pour les hindous ils sont la réincarnation des voleurs) et s'ils ne s'écartent pas rapidement, se retrouvent a l'état de chapati. Nous arrivons à Jhansi, une ville sans touristes puisqu'il n'y a rien à y voir ou à y faire. Pas facile donc de trouver un hôtel. D'abord trop cher puis ensuite interdit aux étrangers, nous avons finalement choisi l'hôtel le plus bruyant du quartier, avec vue plongeante sur une salle des fêtes en plein air où a lieu un mariage (tant pis, on est crevés et de toute façon on a des boules Quies!). Devant l'insistance du père de la mariée, nous n'avons pu refuser son invitation et puis les murs de notre hôtel étant épais comme du papier à cigarette autant avoir l'image et le son. On se retrouve dans une soirée ou plusieurs centaines de personnes ont été conviées. Il est malgré tout impossible de passer inaperçus et nous sommes accueillis telles des stars. Comme Johnny au Parc des Princes nous sommes dépassés par les évènements et entourés d'une foule de curieux nous assommant de questions, nous serrant la main et nous prenant en photos. Christophe aura même le privilège de se faire invité à danser par des hommes qui n'hésitent pas à le tenir longuement par la main. On a beau savoir que c'est une démonstration d'amitié courante ici, ça fait bizarre! Même endimanchés, les indiens ont un look très rétro : jean moulant en haut, pat'd'eph en bas, veste en sky sur laquelle sont rabattus des cols dits " pelle à tarte " ou encore smoking au veston croisé et boutons dorés. Question coiffure, la mode est à la frange longue gominée sur le côté et la raie au milieu. Les mariés sont installés sur une sorte de trône ou les invités défilent pour leur donner la bénédiction et être photographiés en leur compagnie. A notre tour donc d'être sous les projecteurs Le plus beau jour de ma vie !pendant qu'on pose notre main sur la tête des "heureux" mariés (qui n'ont d'ailleurs pas du tout l'air de l'être, n'oublions pas qu'ici les mariages sont pour la plupart du temps arrangés). Nous sommes très gênés avec cette sensation de leur voler la vedette. Discrètement le père nous demande si l'on veut boire un whisky. Bourde de Sophie qui a oublié qu'en Inde on ne boit pas d'alcool en place publique, même dans un mariage. Trop tard pour faire marche arrière, il n'attendait que ça pour " s'en jeter un ". Le voici avec sa bouteille dans un sac près à monter dans notre chambre pour faire "ça" à l'abri des regards. Le tonnelier de l'hôtel n'est pas dupe et refuse catégoriquement que nous allions dans notre chambre en sa compagnie; il devient limite agressif et nous interdit tout bonnement de retourner à la fête comme des enfants qu'on punit. On s'en fout, nous on fait qu'est-ce qu'on veut et si on veut aller au mariage on y va, non mais!? Ce serait contre toutes les lois de l'hospitalité que de refuser une telle invitation. Donc, fi de ses menaces nous nous y rendons et profitons du buffet gargantuesque. La soirée touchant à sa fin, nous ne tarderons pas à aller nous coucher dans notre hôtel minable (ou nous serons réveillés à 4h par le générateur).

Samedi 3 Décembre: Orchha On décide d'aller directement à Orchha sans passer par les cases Datia et Sonagiri, c'est trop galère pour s'y rendre. C'est en recherchant une guest que nous sommes tombés une fois de plus sur les catalans installés dans celle d'en face. Orchha, surnommée "le joyau du Madhya Pradesh" est une petite bourgade médiévale au milieu de la campagne sur les bords de la rivière Betwa. De nombreux palais, temples et mausolées en pierre témoignent de la puissance de cette minuscule cité jadis capitale au XVIIe siècle. Nous grimpons au quatrième étage du Chaturbhuj temple d'ou l'on peut observer les nombreux vautours et perroquets verts qui ont élu domicile sur les hauteurs de tous les édifices. Cela nous offre aussi un très beau panorama sur le village, la rivière et tous les autres palais qui nous attendent demain. Orchha

Dimanche 4 Décembre: Leçon de français C'est en visitant les mausolées le long de la rivière que nous croisons une fois encore Fiona et Michael. Nous les suivons pour une ballade à travers champs qui nous mène au Laksmi Narayan temple. Après quoi un bon déjeuner où le temps de préparation fut fidèle à ses 60 minutes habituelles; désormais nous passons commande puis profitons de l'attente pour aller dans un Internet café ou faire de "l'administratif" style réservation (même en vacances on ne perd pas de temps). Cette fois nous leur disons adieu puisqu'ils retournent a Delhi. Adios amigos... L'après-midi nous visitons le Raja Mahal et le Jahangir Mahal, les deux palais les plus célèbres. Massifs et imposants nous imaginons quelle splendeur cela devait être lorsqu'ils étaient encore recouverts de faïence turquoise et émeraude. Sur la place du marché où de nombreux stands à touristes sont installés, un jeune nous demande quelques tuyaux en " franchis " pour être plus "compétitif". Nous lui faisons cadeau de La phrase, celle qui fera la différence, celle qui a déjà fait le tour de Birmanie: "c'est joli, c'est pas cher, c'est local", et là, le cours de franchis se transforme rapidement en cours collectif... A vendre

Lundi 5 Décembre: Une journée a l'Orchha Resort Comme hier matin, nous prenons le petit dej' sur la terrasse de notre guest. La ville s'éveille en même temps que les singes en face de nous sur le toit voisin. Les petits s'accrochent sous leur mère, tètent et jouent entre eux, les mâles essaient de faire la loi et les plus malins descendent sur notre terrasse pour boire dans la réserve d'eau de l'hôtel. Les tenanciers les chassent tout en s'en amusant mais des qu'ils ont le dos tourné, les singes en profitent pour refaire un petit tour dans la barrique, c'est un vrai spectacle comique ; Sophie pourrait rester des heures à les regarder. On réussit enfin à contacter l'indien que nous avions croisé a Katmandou. Il nous attend a l'Orchha resort, l'hôtel le plus luxueux du coin. Il est ici chez lui puisqu'il appartient à son meilleur ami et nous sommes ses invités. Bien que le complexe soit descendu en flèche par "Le Routard" compte tenu de son non-respect de l'environnement (il se trouve au pied des cénotaphes royaux), la piscine, le buffet et la chambre aux frais de la princesse ont eu raison de notre bonne conscience. Le soir nous dînons en compagnie de ses amis: un cinéaste de Bollywood appartenant a la caste des " guerriers ", et un brahmane journaliste a l'Indian Today. Nous apprendrons ce soir que le système des castes est en voie de disparition. Ils nous expliquent qu'aujourd'hui en Inde, on peut être au plus bas de l'échelle comme ces hors-classes appelés " intouchables " qui exercent des métiers " impurs " (abattage des animaux, travail en rapport avec la mort d'une manière générale) et faire fortune, ou appartenir à la plus haute des castes, celle des " brahmanes ", prêtres a l'origine vivant selon des règles strictes (interdiction de V.I.P.manger de la nourriture préparée par quelqu'un issu d'une autre classe et de boire de l'alcool) et crever de faim. De la même façon, il existe maintenant des mariages " mixtes " c'est-à-dire entre classes différentes. La réussite sociale semble en effet avoir pris le dessus sur les traditions (mais est-ce vraiment un mal ?) et l'argent a tout pouvoir même celui de se permettre de boire de l'alcool quand on est brahmane. D'ailleurs ça y va le whisky et la vodka. Cela nous arrange, on se tape à deux la bouteille de Saint-Estèphe que Marc nous a laissée. Ils ont "l'occidentale way of life", en Inde ils appartiennent à la " haute ". Il faut cependant relativiser car leur regard sur la société indienne semble en décalage par rapport aux réalités de l'Inde profonde. Les échanges que nous avons eus antérieurement nous ont montré le contraire. Même si l'accord des jeunes gens concernés est pris en compte, dans la majorité des cas les mariages sont toujours arrangés a l'intérieur d'une même caste. Nous terminons la soirée avec Rajdan à qui nous faisons une petite démonstration de salsa. Il nous parlera un peu de sa vie personnelle, de son divorce et de sa maîtresse rencontrée à Katmandou. Puis, contre toute attente, il sera fier de nous montrer un film porno sur son ordinateur portable! A ce propos, la sexualité est un sujet tabou en Inde (pourtant c'est bien eux le Kama-Sutra !). Les jeunes qui peuvent avoir accès a Internet découvrent le sexe par ce moyen et certains plus indiscrets que d'autres n'hésitent pas a nous questionner sur le sujet (dans ce domaine, les occidentaux représentent la liberté).

Mardi 6 Décembre: D'Orchha à Agra en passant par Gwalior Le petit dej' du palace est décevant, même pas un jus de fruit frais et le café est imbuvable. Moralité: quand on va dans une guest pour routards, on paie pas cher mais on sait pourquoi! Nous remercions Rajdan qui veut nous rejoindre à Goa pour le nouvel an. Un des chauffeurs de l'hôtel nous dépose à la gare de Jhansi. Nous passons tout le trajet à discuter avec des indiens très curieux de nous et de notre avis sur leur pays : " Que pensez-vous de l'Inde ? " vient souvent après " Where do you come from? ". Une heure et demi plus tard nous descendons a Gwalior pour quelques heures, le temps de visiter la citadelle, "une de ces citadelles de Titans comme on en construisait dans ces pays aux ages héroïques", écrivait Pierre Loti.

Sur la route qui nous mène sur les hauteurs de la ville, nous croisons les engins les plus étranges qu'il nous ait été donné de voir depuis le début de notre voyage, des véhicules noirs pétaradants à trois roues, croisement d'une voitures des années 30 avec un tuk-tuk! Ses façades ont conservé des vestiges de faïences, en email bleu, verte et or de ce qui dut être une éblouissante frise représentant canards, paons, éléphants, crocodiles, etc... Quelques mots sur les normes de sécurité en Inde: il n'y en a pas! Ce n'est pas la première fois que l'on constate cet état de fait en Inde, mais la sécurité n'est pas la priorité numéro un du pays: en longeant la muraille, nous remarquons que certains créneaux sont effondrés ce qui nous laisse au bord d'un précipice a 90 degrés sans aucune barrière de protection; un pied qui butte sur une dalle qui dépasse et hop le saut de l'ange...Pareille sur les routes ; les fils barbelés qui la bordent achèveront à coup sûr tous les motards ou cyclistes qui auront la malchance de se faire projeter sur le bas-côté ! Bon, c'est pas tout mais ce soir on a rencard. Nicolas qui vient de passer deux semaines en Inde avec sa guitare sur le dos rentre en France demain et nous nous sommes donnés rendez-vous ce soir à Agra. Nous l'apercevons venant en sens inverse en rickshaw. On a du mal à se croiser en France mais on arrive à se donner rendez-vous a Agra, c'est fort !

Mercredi 7 Décembre: "Cette larme sur la joue du temps" (Rabindranath Tagore, poète) Nico ne disposant que de deux semaines pour visiter le Rajasthan s'est offert le luxe de louer une voiture avec chauffeur, luxe dont nous profiterons ce matin. Direction le Fort Rouge. Cette très belle forteresse qui donne un avant-goût du Taj Mahal avec ses bâtiments en marbre, abritait un harem de 5000 femmes (un paradis sur Terre pour la gente masculine), mais servit aussi de prison a l'empereur Shah Jahan qui fut emprisonné par Aurangzeb, son propre fils. De sa cage dorée il put contempler à loisir le tombeau de sa femme tant aimée, le Taj Mahal ou il l'a rejointe. Nous quittons Nico à la sortie comme on se quitte après une soirée en regrettant que ce ne fut pas plus long. Rendez-vous a Mexico, on s'fait une bouffe? Cliché Pose Ca y est, nous y voilà, c'est le symbole de cet immense pays et il est là à portée de main: le Taj Mahal. Caché jusqu'au dernier moment derrière une immense porte qu'il nous faut franchir avant de le découvrir brusquement. Et c'est le but, créer un choc, l'apercevoir d'un bloc dans sa majesté au bout d'une allée bordée d'arbres et son double se reflétant dans les bassins à ses pieds. On peut dire que l'architecte a réussi son coup. Commande pour recevoir le corps de sa femme, ce magnifique tombeau de marbre blanc est aussi le symbole de l'amour. Pour qu'il soit à la hauteur de son amour perdu, il dut faire assassiner l'épouse de l'architecte afin que l'oeuvre de ce dernier soit aussi belle que sa douleur intense. La deuxième attraction de cet endroit fabuleux est la pose photo. Ca n'en finit pas de se bousculer la queue pour figurer au bon endroit devant le Taj et c'est assez drôle à observer (même si nous en avons fait partie).

Jeudi 8 Décembre: Fathepur Sikri Nous prenons le bus pour Fathepur Sikri, une bourgade située a 40 Km d'Agra. Christophe n'a toujours pas integré la façon qu'ont les indiens (comme les népalais) de dire "oui" par un hochement de tête sur le côté (qui pour nous s'apparente à un "oui-non"), et c'est très drôle de l'entendre poser trois fois la même question au chauffeur qui répond toujours de cette manière (ça pourrait durer longtemps...). L'empereur Akbar, connu pour sa politique de tolérance qui permit de faire cohabiter hindous et musulmans, est à l'origine de l'art Moghol en Inde. Nous visitons la citadelle où il installa sa cour. Ses magnifiques palais de grès rouge ont résisté à l'usure du temps; l'Unesco envisage de lui conférer le statut de Patrimoine Mondial. Un peu plus en contrebas se trouve le caravansérail puis nous poussons jusqu'au vieux village à quelques minutes de marche. Nous sommes accueillis par une colonie de gamins qui nous indiquent le chemin tout en nous réclamant roupies, chocolat et school pen. Au passage de Christophe, les femmes se voilent le visage, ce qui n'était encore jamais arrivé. Nous traversons une ville où des enfants crasseux jouent au milieu des ordures, et où les rues sont remplacées par des caniveaux ou pourrissent toutes sortes de détritus. Les enfants s'amusent de peu de choses : faire rouler un pneu avec une baguette, tirer sur les singes avec des lance-pierres ou ramasser de la bouse avec les mains pour en faire des galettes (qui serviront une fois séchées a alimenter le feu). Ici comme partout en Inde, les animaux vivent au plus près des hommes. Chiens, vaches, cochons, singes et humains cohabitent le plus naturellement du monde. Le hasard nous amène à une superbe devanture en dentelle de pierre ignorée des guides touristiques et pourtant la plus belle que nous ayons vue jusqu'à présent. Les gamins ne nous lâchent pas d'une semelle et ils nous accompagneront jusqu'à la sortie du village. Nous terminons la visite du site par la mosquée et sa Porte Sublime, " sublime " dans le coucher du soleil. A ses pieds, un camion citerne a attiré les habitants du voisinage venus se ravitailler en eau, ça gesticule à tout va. Pour certains, l'eau du robinet est un luxe inabordable et l'absence de puits rend le camion-citerne indispensable.

Vendredi 9 Décembre: La réserve d'oiseaux de Bharatpur Sur la route qui nous mène au parc de Keoladeo, de nombreux montreurs d'ours qui font lever leurs balibars attendent que les touristes s'arrêtent pour prendre quelques clichés et donner la pièce. Bien que cette tradition existe depuis longtemps dans le coin, les animaux subissent de mauvais traitements. Nous nous passerons de la photo à sensation espérant être de plus en plus nombreux à ne pas cautionner cette activité. La réserve d'oiseaux fut jadis le terrain de chasse du maharadjah. De grosses colonies d'oiseaux représentant des centaines d'espèces et en font aujourd'hui une des toutes premières réserves au monde, un paradis sauvage. Nous le parcourons à vélo avec les services d'un guide. Arbres et étangs sont couverts de milliers d'oiseaux peu craintifs et d'une variété immense: hérons, aigrettes, marabouts, ibis, martin-pêcheur, hibou, rapaces et échassiers en tous genres se partagent le ciel et les branches. Bien que les marabouts soient particulièrement bruyants, nous apprécions le calme et la nature reposante de ce parc. Ni jeep ni barrière ; nous sommes au coeur d'un lieu enchanteur. Contre toute attente, il est aussi réputé pour ses pythons. Nous nous aventurons donc à pieds à la recherche de ces reptiles en suivant de près notre guide. Il a repéré des traces et, connaissant bien le parc, nous mène directement à leur nid. La bestiole se repose au soleil, elle est énorme et ne semble pas dérangée par notre présence, on pourrait la toucher sans difficulté (faut juste oser le faire!). C'est ce qu'a fait notre guide lorsqu'elle s'est mise à onduler sur le sable pour rentrer dans son trou. Il lui a choppé la queue avant qu'elle ne s'engouffre a l'intérieur. Impressionnant. Sur ce, il nous à amèné à un autre repère ou cette fois, quatre spécimens tout aussi gros paressaient tranquillement. Même pas peur! Christophe était comme un fou, il en voulait encore et s'est mis en tête de les dénicher tout seul. Il est revenu bredouille. Kssss...

Samedi 10 Décembre: Delhi Levés aux aurores pour se rendre a Delhi, d'abord le bus jusqu'a Agra puis le train. Nous n'avons pas réservé de place et prenons le premier train qui se présente dans le wagon réservé aux placements libres. Ils ont du vendre plus de billets qu'il n'y a de place, c'est encore pire que la première fois, impossible de circuler au milieu des bagages et des voyageurs. On ne va pas pouvoir passer cinq heures dans ces conditions, on monte dans le premier wagon voisin et tant pis pour l'amende! On était confortablement installés dans une couchette première classe à l'abri des regards cachés derrière un rideau lorsque le contrôleur est arrivé. On se met d'accord sur le prix d'un bakchich inférieur au montant du billet. " Honnête ", il est revenu nous rendre de l'argent jugeant qu'il nous avait trop ponctionnés. Des dizaines de tuk-tuk et de rabatteurs d'hôtels n'attendent que nous à la sortie de la gare. Ils annoncent des prix exorbitants pour nous déposer à l'Anoop guesthouse. Nous sommes déjà avertis de leurs pratiques et précisons bien que s'ils cherchent à nous déposer ailleurs (ou ils touchent un bakchich), nous ne paierons pas. Ok, ok, no problem répondit-il sauf qu'en route le prix de la course se met à grimper. Grosse colère de Christophe qui le stoppe net au milieu de la route. Résultat, on ira a pied a l'hôtel! (C'est bon pour les fessiers.) Nous sommes dans Main bazaar, le quartier touristique de Delhi, tout ce qu'il nous faut pour préparer la suite de notre voyage: trouver les vols pour Goa et les Maldives, réserver les billets de train pour aller aux sources du Gange et s'occuper de la visite du Rajasthan. Difficile de dénicher un billet pour se rendre a Goa pour le nouvel an, on abandonne l'idée, on le passera a Bombay. Quand au Rajasthan, étant donné qu'Olivier n'est là que pour 15 jours, on gagnera du temps à louer une voiture avec chauffeur, nous prendrons Praveem, celui qui a trimbalé Nico.

Dimanche 11 Décembre: Olivier est arrivé hé hé, sans s'presser hé hé. La petite ballade au Central market où nous achetons quelques petites bricoles bon marché sera notre seule sortie de Main bazar de la journée. Il nous reste encore des démarches à faire et, à vrai dire, on est un peu fatigués des visites; on se réserve pour le Rajasthan ou le rythme sera soutenu. C'est ce soir qu'Olivier doit arriver; voyageant en Gp, rien n'est moins sûr surtout qu'il semble y avoir quelques problèmes à l'embarquement. C'est plutôt embêtant car on a reservé les billets pour demain. Il arrivera finalement avec trois heures de retard, ouf! Noël avant l'heure

Lundi 12 Décembre: Le ton est donné Pendant que Christophe finalise les réservations de billets, Sophie fait découvrir le quartier de Pahar Ganj à Olivier, c'est-à-dire les magasins. Contrairement à la veille où son arrivée tardive lui avait montré des rues sombres et désertes mis a part quelques vaches endormies, l'animation de la rue et les couleurs du jour lui éclatent à la figure. 15h25, nous sautons dans le train pour Haridwar. On trouve de tout sur les quais de gare : gargotes vendant des plats dans des feuilles (ça c'est écolo), vendeurs ambulants de thé et même vendeurs de jouets. Cinq heures plus tard nous arrivons de nuit et compte tenu de la galère à trouver un bus se rendant a Rishikesh, nous négocions un auto rickshaw pour couvrir les 25 km. Nous sommes plus au nord et il caille, le trajet nous paraît très long emmitouflés dans nos polaires (Olivier regrette déjà d´être venu en vêtements légers sur les recommandations de Christophe). La musique " zen " diffusée a l'entrée de la guest, les affiches proposant cours de yoga ou de méditation et les massages ayurvédiques à tous les coins de rue donnent le ton de la ville, capitale mondiale des sciences méditatives rendue célèbre par les Beatles venus y pratiquer la méditation transcendantale. Strawberry fields forever…

Mardi 13 Décembre: " Öm " Pas le temps de se lancer dans un stage de méditation transcendantale, nous préférons découvrir la campagne environnante en grimpant la colline voisine surplombée du Kandavpuhri temple. Nous sommes invites à prendre le thé dans une ferme où le patriarche de la famille passe une bonne partie de son temps assis sur la terrasse aux côtés de sa carabine. Intrigués de le voir ainsi, nous apprenons que son arme est purement défensive, les animaux sauvages rôderaient dans les parages. Papi, que nous avons surnommé " le chasseur de lion " en aurait déjà aperçus plusieurs rôdant près des cultures, mais les derniers spécimens vivant dans le Gujarat, cela remonte sans doute à Mathusalem. Avant d'arriver au sommet, nous traversons un village. Les enfants qui jouent dans la cour de l'école ont des jeux plutôt déconcertants : ils se tiennent la main par deux en faisant la courte échelle à un troisième qui a sa jambe au-dessus, ce dernier se retrouve a cloche pieds et s'agrippe aux autres puis ils tournent autour d'un pieu. Le but du jeu : aucune idée mais nous profitons de leur curiosité a notre égard pour les imiter et provoquer un fou rire général. Qu´est-ce que c´est bon une pleine volée de rires d´enfants … La classe se passe a l'extérieur sur des nattes sauf l'enseignante qui est assise sur une chaise face à une douzaine d´élèves. Öm Kandhavpuhri dont le suffixe est a l´image du temple n´a qu´un un intérêt limité si ce n'est la vue qu'il offre sur les sommets himalayens qu'Olivier attendait avec impatience. De toute façon l´intérêt d'une ballade ne réside pas dans la destination en soi mais dans le chemin pour y parvenir. " Tout dépend du degré de la pente " rajoute Sophie en sueur… Nous rentrons en bus. Les lacets sont serrés, le précipice abrupt et la route étroite. Ajoutez à cela une conduite sportive et vous aurez une Sophie terrorisée prête a laisser sa signature sur les flancs du car déjà flanqué de moult dégoulinures séchées. Elle n'avait pas besoin de ça, une tourista la travaille depuis ce matin. Nous terminons sur les ghats de Triveni pour le coucher du soleil. Comme à Varanasi, les fidèles déposent leurs offrandes de fleurs et de lumières sur l'eau emportées par le courant. Nous ne sommes pas loin des sources du Gange et il est difficile d'imaginer que cette eau presque claire va devenir quelques 800 Km plus loin cette culture de microbes. Nous assistons ensuite à la Puja, la cérémonie qui se tient tous les jours au crépuscule sur les bords du fleuve. De retour a la guest, on découvre les autres clients de l'endroit : marchant pour la plupart sur les traces des Beatles, ils ne sont pas habillés de blousons chauds comme nous mais à la mode indienne, c'est-à-dire enroulés dans une couverture. Certains poussent l'originalité jusqu'a se raser la tête ou juste la moitié de la tête ! Bref un mélange du " Nom de la rose " pour les vêtements et de " Tigre et dragon " pour la coupe. Peut-être faut-il passer par là pour ouvrir ses chakras et se concentrer sur ses capacités spirituelles intrinsèques. Sauf qu´à part certains touristes, nous n´avons vu aucun indien accoutré de cette façon. Pour rester dans le domaine de la mode, nous faisons nos excuses à tous les allemands venus passer leurs vacances sur la côte et victimes de nos moqueries sur leur look dit de " l'allemand en short-chaussettes-sandalettes ". Ils étaient pourtant précurseurs dans leur domaine mais nous français ne réaliseront ça que plus tard. Il faut voyager pour que ça vous saute a l'oeil ! Une vilaine ampoule causée la veille oblige Oliv à porter ses tongues, avec une bonne paire de chaussette pour le froid. Quant à Christophe, tel un vieux couple se laissant aller, le voyage l'éloigne de plus en plus des efforts vestimentaires, à moins que ce ne soit le côté pratique, toujours est-il qu'il a rejoint la tendance en Mongolie et au Népal notamment. Rendons donc ses lettres de noblesse à cette mode germanique injustement décriée.

Mercredi 14 Décembre: La cour des miracles Au lever, les mêmes qu'hier, cette fois vêtus d'une sorte de kimono, sont agenouillés et font des exercices pratiques face au soleil levant, à moins que ce ne soit des prières. Sophie qui nous a fait une poussée de fièvre pendant la nuit reste au lit pendant que les deux frangins visitent un ashram, la spécialité du coin. Ces établissements sont des lieux permettant de goûter à la vie ascétique. Il faut s'y déchausser avant d'entrer. A l'intérieur, une succession de temples et les effigies des innombrables avatars de Brahma, Vishnou et Shiva, la Trinité (ou triade cosmique) sans oublier Ganesh, le très populaire fils de Shiva et Parvati a tête d'éléphant. Pour la petite histoire, croyant surprendre sa femme avec un amant à son retour d'une longue absence, Shiva lui trancha la tête puis, s'apercevant de son erreur, la lui remplaça par celle du premier animal croisé. Sur les murs sont inscrites des prières mystiques dont la fameuse formule ésotérique " Om mani padme hum " que l'on entendait en boucle au Népal chez tous les disquaires. Nous filons ensuite à Haridwar ou nous devons reprendre le train le lendemain à 6h25. Direction le temple qui marque le début du pèlerinage des hindous. Dans un sens c'est aussi celui d'Olivier qui découvre ses premiers vautours, écureuils et langurs, ces grands singes blancs à tête noire qui n'hésitent pas à lui tirer le pantalon pour réclamer quelque nourriture. A force, on n'y prête même plus attention; comme les vaches, ils font partis du décor quotidien ici en Inde (on adore). Au-delà du succès de la méditation transcendantale, Rishikesh et Haridwar sont des villes connues pour être le départ des pèlerinages vers les sources du Gange. Des milliers de pèlerins affluent chaque année. Le Gange tient une place extrêmement importante dans la religion hindoue et ceci indépendamment du dieu que l'on prie, c'est en effet plus qu'un fleuve, c'est la déesse Ganga descendue du ciel pour sauver l'humanité... Pour saisir l´importance Reporter sans frontières qu´occupe ce fleuve dans la vie des hindous, il faut rester des heures au bord du fleuve dans des villes comnme Varanasi, Haridwar ou Rishikech. C'est d'ailleurs ici que se tient la Kumb Mela, plus important festival religieux rassemblant plusieurs centaines de milliers de personnes une fois tous les 12 ans. Nous mettons donc le cap sur les ghâts qui ressemblent davantage à Varanasi que ceux de la veille. On se retrouve en pleine cour des miracles: aveugles, éclopés, manchot, unijambistes, homme-tronc, miséreux souffrant de difformité et lépreux qui nous tendent leur moignons sont rassemblés a l'entrée des ghâts et font l'aumône auprès des fidèles notamment dans les lieux saints. C'est parfois difficile de soutenir le regard devant cette misère et, même si on n'y peut rien, on ne peut pas s'empêcher de culpabiliser. En donnant quelques roupies, les hindous améliorent leur karma qui déterminera ainsi leur enveloppe future dans leur prochain cycle de réincarnation. Pour nous occidentaux, le don est une démarche personnelle plus que spirituelle. Chacun agit selon sa conscience, ses principes et son état d'esprit de l'instant. La mendicité comme l'infirmité en Inde n'ont pas du tout cette image négative qu'on trouve en Europe. La misère tient place publique et n'est pas cachée sous les ponts. Elle est même parfois un choix comme ces sâdhus qui décident de vivre de l'aumône pour consacrer leur temps à la méditation. Pour ces derniers, elle n'est pas subie mais voulue, en ce sens que couplée à une vie de renoncement, elle leur permet d'être délivré du cycle infernal des renaissances. Ce n'est pas le cas de ces enfants qui ne vont pas à l'école et ramènent plus d'argent que leurs parents en prenant une mine abattue auprès des touristes. Nous en avons même vu un qui s'est arrêté de boîter après nous avoir croises. L'hôtel ou nous passons la nuit ce soir est le moins cher que nous ayons dégoté en Inde (1, 5 euros) et on sait pourquoi: y'a pas d'eau chaude dans la salle de bain crasseuse, les draps sont tellement degueux qu'on dormira dans nos duvets et cerise sur le gâteau, les murs sont peints en vert du moins là ou le plâtre n'est pas tombé (et ça c'est pas feng shui !). C'est super glauque. Dis, qu'en est-ce qu'on rentre à la maison? Des singes et des hommes

Jeudi 15 Décembre: Héros malgré nous Nous arrivons a la gare alors qu'il fait encore nuit. En attendant leur train, les indiens dorment à même le sol enroulés dans des couvertures telles des momies, même une vache fuyant le froid s'est trouvé un abri dans le hall! Il y a un centimètre de jeu entre les vitres et l'air s'engouffre dans le wagon. Olivier n'est pas au mieux et les courants d'air achèvent le travail commencé la veille en tuk-tuk: la fièvre monte. On commence à avoir une image de héros aux yeux d'Olivier qui en trois jours en Inde s'est choppé une ampoule de fort beau gabarit, une tourista de bienvenue et cerise sur le gâteau: un rhume couplé à de la fièvre! Lui qui pensait trouvé chaleur et cocotier pour Noël, c'est raté. Sophie n'étant pas en forme non plus, on laisse tomber la visite du temple sikh de Delhi. Cela nous aurait pourtant permis d'en savoir plus sur ces hommes à la barbe bien taillée et portant ce turban très particulier qui cache leur longs cheveux. Jadis réputes pour être de vaillants guerriers, ils sont devenus des business mans hors pair. Le sikhisme, un mélange d'islam et d'hindouisme, fut fondé en réaction a l'inégalité des classes et du pouvoir abusif des brahmanes. Ils croient en un dieu unique mais aussi en la réincarnation, et s'imposent des règles de conduite strictes (pas d'alcool ni de tabac). Les deux malades trouveront néanmoins la force de se rendre au tibetan market...(no comment). Nous prenons la route pour Jaipur avec Praveem, notre chauffeur de 27 ans. Célibataire, il vit toujours chez ses parents et à la vue de la maison, les affaires ont l'air de bien marcher. Son père est commissaire, ça peut toujours servir : Nicolas qui s'était fait volé sa carte bleue a pu ainsi expédier la déclaration en une demi-heure. Nous arrivons à une heure du matin sans réservation d'hôtel. Comme c'est la pleine saison nous tournons 1h de plus avant de trouver une chambre de fortune dans la quelle nous rajouterons un matelas.

Vendredi 16 Décembre: "Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin..." L'orange est à Jaipur ce que le rose est à Toulouse. Pourtant, comme sa consœur française, elle est elle aussi surnommée "la ville rose". Ses bâtiments sont faits de grès rose ou peints dans les mêmes tons. Apres le train et le tuk-tuk, Olivier teste le rickshaw pour se rendre au City Palace, nos drivers respectifs se tapant la bourre au milieu des voitures, des vaches et des ânes. Avant d'entamer la visite, nous passons devant le palais des vents dont la haute et belle façade pyramidale fut édifiée pour les femmes du harem qui pouvaient ainsi observer la rue sans être vue. Le City Palace, toujours habité par le maharadjah de Jaipur est un peu décevant. Ce qu'on retiendra sera une magnifique collection d'armes et de vêtements d'apparat brodés et parfois sertis de pierres précieuses ayant appartenu aux prédécesseurs, et les plus grosses pièces du monde en argent: deux immenses jarres de 345 kg qui servaient a transporter l'eau du Gange pour les ablutions du maharadjah. Enfin les voila, depuis le temps qu'on les attendait ces images d'Epinal indiennes...Le turban sur la tête et la flûte au bec, ils sont assis en tailleur devant deux paniers d'ou sortent trois cobras. Ksssssss.... Après un plantureux repas dans une gargote cent pour cent indienne (malai kofta, matar paneer et eggs biryani Mmmm…), nous nous lançons a l'assaut de l'Amber Palace. Ici encore des langurs espèrent recevoir de la nourriture des passants. Il suffit d'avoir un sachet à la main pour qu'ils arrivent par derrière et vous l'arrachent des mains causant au passage un cri de la victime suivi d'un éclat de rire des spectateurs. Ce n'est pas la première fois qu'on constate que ce sont de véritables voleurs; hier, ils s'y sont mis à plusieurs pour chaparder des chapatis et de la préparation directement dans les gamelles d'une gargote avant de les déguster sur les fils électriques. Les commerçants les chassent mais semblent finalement s'en amuser. En tous cas, nous ça nous fait bien marrer. Ce palace ressemblera aux autres avec les chambres des concubines jamais très loin de celle du maharadjah, des fontaines et un astucieux système de circulation d'air, ancêtre de l'air conditionné en moins polluant. De retour en ville nous passons devant le Lake palace, splendide construction plantée au milieu du lac, décor des plus romantique au coucher de soleil. Il nous reste le temps d'aller flâner dans les magasins de Johar bazar, épuisant. C'est un incroyable raccolage: "How are you? Which country? Have a look? please, madam', excuse me? etc..." INSUPPORTABLE! Aux voleurs Le repas de ce soir est à marquer d'une pierre blanche: devant les estomacs fragiles d'Olivier et Sophie, Christophe consent à faire une entorse à ses principes et à manger au Mac Do. Le décor est le même mais les sandwichs diffèrent quelque peu: pas de burger de vache sacrée bien évidemment mais des Mac Maharadjah épices a souhait (obligés de prendre une glace pour éteindre le feu). Ce soir c'est cinéma, et pas n'importe lequel, le célèbre Raj Mandir autrefois la plus belle salle d'Inde. Devant l'entrée, il y a deux files: une pour les femmes et unes pour les hommes. Et oui ici comme dans les gares, pour éviter de se coller entre garçons et filles, on fait file a part! Une fois le splendide rideau levé, au lieu de voir débarquer Jean Mineur sur son ticket (mediavision 01.47.20 zero-zero-zero-un), nous assistons à une séance de pubs qui nous paraissent bien éloignées de la réalité des indiens, en tous cas de ce que nous avons pu voir jusqu'alors. Puis le film commence, il s'agit de "Neat and Nikkie"(ça sonne pas très hindi ça non plus). Résumé: Neat beau gosse et bien né souhaite voir du pays avant de se marier avec la promise de ses parents. Le voila parti pour Vancouver où une jeune indienne fraîchement plaquée par un frenchy (quelle réputation !) lui fera tomber a l'eau tous ses plans drague. Gags et coïncidences s'enchaînent entre deux scènes chantées et dansées style comédie musicale jusqu'au dénouement final où l'amour surgit entre nos deux protagonistes. Pas besoin de sous-titrage pour suivre l'intrigue, hormis sa simplicité, le langage est un mélange d'hindi et d'anglais. Le sujet est surtout prétexte à un beau défilé de nymphettes en tenue sexy La premiere séance (chose paradoxale au regard du comportement pudibond à l'entrée du ciné!), les cinéphiles auraient pu y reconnaître la patte de Russ Meyer, ce réalisateur génialissime des années 70. Une fois de plus on est bien loin de la réalité et il suffit de sortir du ciné pour s'en apercevoir. Question décor: ni villas, ni belles voitures, ni top model; cote scénario: Praveem notre chauffeur refuse les filles qu'on lui destine et a bien du mal à épouser la femme qu'il aime compte tenu de son métier qualifié de trop dangereux.

Samedi 17 Décembre: Pushkar Visite de la forteresse de Jaigarth qui n'a rien de particulier par rapport aux autres (créneaux et murailles comme d'hab) si ce n'est qu'elle renferme le plus gros canon du monde (50 tonnes) qui nécessitait quatre éléphants pour le déplacer. Tout comme la forteresse, il n'a jamais servi (sauf pour son tir d'essai), le maharadjah étant pote avec le big boss Akbar. On prend la voiture pour Pushkar. Nous aurons le temps de grimper la colline qui mène au temple Savitri pour voir le soleil se coucher et finir l'Ossau Iraty rapporté par Olivier. De là-haut nous avons une vue plongeante sur la ville et les plaines arides environnantes. Le désert du Taar vient ici lécher le bourg qui s'organise autour du lac sacré dans lequel descendent les ghats. Pushkar est une petite ville paisible malgré son caractère saint (la foire aux chameaux qui s'y tenait il y a quelques semaines ne nous aurait pas permis un tel calme). C'est la seule place dédiée à Brahma, le dieu des dieux; il y aurait écrit les Védas, des textes sacrés. Comme Katmandou, ce fut autrefois un repère de hippies, les looks de certains d'jeun's et le hachisch proposé dans la rue en témoignent encore. Nous logeons à la Rajgun guesthouse très basique mais bien tenue par le maître de maison un peu maniaque sur les bords. Sophie a gagné au Yahtzee (elle a absolument voulu l'écrire, désolé !).

Dimanche 18 Décembre: La journée de la vache Sophie et Olivier sont toujours malades avec de grosses douleurs au ventre. " Les mouches ont changé d'âne " glisse Christophe. Raison de plus pour que ce soit une journée "à la cool"; le billet retour d'Olivier nous oblige en effet à planifier et malheureusement à être un peu speed. Donc, aujourd'hui c'est ballade dans la ville qui de toute façon n'offre rien de particulier a visiter et c'est tant mieux! Les maisons bordant les ruelles sont colorées comme les saris des indiennes vêtues de rouges flamboyants, de jaunes francs et de verts éclatants qui sont les couleurs du Rajasthan. Nous terminons la journée sur les ghâts ou il faut se déchausser et de ce fait ... marcher sur les merdes de pigeons qui investissent les lieux! Sophie à la cote avec deux sikhs plutôt entreprenants. Un habitant voyant ça du coin de l'œil nous mettra en garde, outre par leur comportement irrespectueux à notre égard dans ce lieu saint. Les vaches auront bien animé notre journée. Une première a pété les plombs et a chargé en beuglant dans la rue obligeant les passants a s'écarter sur son passage, c'était comique. Ensuite nous avons croisé deux spécimens dignes de figurer au musée des horreurs qui avaient une cinquième patte...sur le dos! Enfin, pendant que nous lisions assis sur les ghâts, une noiraude s'est pointée par derrière et a bouffé quelques pages du carnet où Christophe écrit ses notes avant qu'Olivier ne lui arrache de la bouche. La garce, comment on va faire maintenant pour écrire le journal?....T'as de la chance de jouir de ton impunité de vache sacrée, sinon tu finissais en steak! Une fois de plus Praveem nous propose de l'accompagner à boire du whisky. Il se met ça tous les soirs, heureusement ça ne se ressent pas sur sa conduite. A ce propos, ici comme au Népal, on achète son permis de conduire. Nous dînons sur une très belle terrasse au coin du feu où Olivier nous mettra la pâtée au "baccalauréat" (on fait c'qu'on peut pour s'occuper, y'a pas d'télé).

Lundi 19 Decembre: Ahhh...Jmer Avant d'entamer les 11 heures de voiture qui nous séparent de Jaisalmer, nous faisons une petite halte à Ajmer, voisine de Pushkar. Et quelle halte, on s'en serait voulu de rater ça. Cette ville, abrite le mausolée de Khwaja Moinuddin Chisti qui lui confère le statut de lieu de pèlerinage islamique, ainsi que la mosquée Adhai-din-ka-Jhonpra. Les musulmans achèvent de nous convaincrent de leur talent d'architecte (le Taj Mahal, l'Alhambra etc…); divinement sculptés dans la pierre, caractères et motifs arabes ciselés dans une pierre ocre, les restes de cette mosquée valaient a eux seuls le détour. Pour entrer dans Dargah, sorte de ville dans la ville où se trouve le mausolée, il faut se déchausser et se couvrir la tête. Nous déambulons sur le marbre glacé avec nos coiffes achetées pour 15 roupies au milieu des odeurs de pieds. Tout un microcosme vit ici: marchands de fleurs et d'articles religieux, pèlerins, mendiants et...un français de 49 ans converti a l'islam. Il eut la révélation lors de son premier voyage en Inde il y a 30 ans et connaît bien l'endroit puisqu'il y vit maintenant depuis un an. Il nous fait la visite du lieu et nous présente a "Haji Syed Noor Alam Chishty", haut représentant religieux qui nous invite à boire le thé. C'est en tout cas un chaud-lapin le type. Souphie par-ci, Souphie par-là; un peu plus et il lui proposait de rejoindre son harem! On reprend la route. Plus nous avançons vers Jaisalmer, plus les vaches semblent laisser la place aux chameaux occupés à tirer une charrette ou a paître sur le bord de la route. Apres Jodhpur, le désert s'impose de plus en plus, le sable vient lécher le bord de la route. La nuit tombe et comme d´habitude sur ces longues routes désertes, nous croisons des cadavres d'animaux sauvages attirés par les phares des véhicules. Viens plus près Souphie… Le trajet fut nourri aux classiques des BO de Bollywood. Les musiques de film représentent ici l'essentiel de la variété musicale. Et ce n'est pas mal du tout, varié, savant mélange de sonorités modernes et traditionnelles. Et puis, pour éviter que Praveem ne s'endorme au volant, nous avons ponctué le trajet d'une belle engueulade. Il a été très surpris et gêné de cet intermède, en Inde le rôle de la femme n'est pas des plus enviable et surtout, il est inimaginable qu'elle puisse tenir tête à son mari. Avec Sophie, il a été servi et a pu se rendre compte que les rapports hommes/femmes sont très différents ailleurs.

Mardi 20 Décembre: The "Golden city" Nous sommes arrivés de nuit et c'est seulement à la lumière du jour que nous découvrons Jaisalmer surnommée à juste titre " la ville jaune ". Alors que nous déambulons dans la rue du marché flanquée de boutiques d'artisanat, nous sommes éblouis par la beauté de la vieille ville. Les façades ocres éclatantes au soleil nous dévoilent des balcons, des portes et des fenêtres ciselées d'une extraordinaire finesse; ce sont les havelies, les demeures de riches bourgeois cherchant à rivaliser en taille et en exubérance. Les ruelles sont toujours odorantes, jonchées de poubelles, de bouses et de vaches placides, sauf que l'une d'elles mal lunée a voulu charger Christophe.

La banlieue de Jaisalmer Haveli (détail) En levant les yeux, la citadelle nous apparaît majestueuse perchée sur son promontoire. C'est un des derniers forts encore habité, on y retrouve la vie foisonnante enserrée a l'intérieur des remparts qui caractérisait celle du Moyen-âge. Nous filons aux temples Jaïns, et là encore, on reste bouche bée. Cette fois les sculptures s'étendent du sol au plafond : frises, coupoles, bas-relief représentants des danseuses, des dieux et déesses aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur n'en finissent de nous émerveiller. Le Jaïnisme, cette religion que nous avons découverte en Inde est très intéressante et ses représentants inspirent le plus grand respect aux habitants de ce pays. Suivant le principe de non-violence et du respect de tous les êtres vivants, les jains refusent les armes, sont strictement végétariens et balaient avec frénésie leur lieu de cultes pour éviter qu'on ne marche malencontreusement sur une fourmi. Les plus " extrémistes " portentun masque sur la bouche pour ne pas avaler d'insectes et ne mangent pas de tubercules (oignons, patates …) pour les mêmes raisons. Ils préfèrent aussi marcher plutôt que prendre un véhicule dont le pare-brise est couvert de cadavres d'insectes. Après la visite du palace dont la richesse réside finalement sur ses façades extérieures, nous nous rendons dans le Nord de la ville afin de voir le coucher de soleil sans Olivier qui, fiévreux, préfère aller se coucher. Comme dans la plupart des villes, c'est à sa lisière que sont regroupées les demeures des tranches les plus pauvres vivant pour certains de la fabrication de marionnettes en bois. Nous passons au milieu de petites maisons de terre parfois décorées de peinture au toit de tôle pour atteindre le haut de la colline panoramique. Les enfants nous " donnent " de nouveaux surnoms : " Roupie " et " school pen ". Deux mamans entourées de leurs bambins nous invitent à boire le chai, le fameux thé sucré infuse dans du lait. Elles sont mortes de rires de se voir en vidéo, ça fait plaisir. Pour le coucher de soleil nous nous rendons aux cénotaphes royaux, qui nous offrent une superbe vue sur la citadelle imposante sur son rocher. Nous étions tombés sous le charme de Varanasi, notre deuxième coup de foudre sera pour Jaisalmer, ce bijou planté au milieu du désert que les femmes colorent de leurs saris chatoyants, leurs bijoux faisant rayonner leur peau ambrée au soleil. Aprés une sieste de deux heures et une bonne suée, Olivier a récupéré et profitera du dîner dans un bon restaurant, le " Saffron " installé sur la terrasse d'un haveli dont le poulet tandoori est un vrai régal. Ce sera pour lui l'occasion de nous faire quelques remarques tout à fait à propos. Depuis son arrivée on a été un peu speed et le rythme plutôt soutenu. A notre corps défendant, nous voulions lui montrer un max de choses en un minimum de temps et les longues distances ne nous ont pas laissé trop de temps pour se poser. Nous avons pris également quelques mauvais travers. A côtoyer des furieux du cliches et Ulrik, cette jeune réalisatrice allemande, nous sommes devenus accro à la photo et à la vidéo. Dorénavant on essaiera de mettre nos objectifs de côté. Il est aussi étonné du peu de contacts que nous avons avec les indiens en dehors de la sphère touristique. Il a raison, mais à trois c'est beaucoup plus difficile, surtout en sautant d'un site à l'autre dans une voiture de location. Au fur et à mesure que les mois défilent, nous avons été amenés à nous poser pas mal de questions sur notre manière de voyager : la décision est prise d'aborder l'Amérique du sud différemment...en prenant notre temps.

Mercredi 21 Décembre: Le chien aboie… Rendez-vous 7h30 pour la virée dans le désert du Thar. Olivier a encore 38, 4 de température mais vaillant comme un Rajput, il nous suivra dans cette trépidante aventure chamelière… Nous montons dans la jeep avec un couple d'anglais et un belge flamand pour qui le français est une langue totalement étrangère même en vivant à 30 kms de Bruxelles. On fait des pâtés ? Nuit a la " pèle " étoile Nos dromadaires sont chargés de jerricanes d'eau, de nourriture et de couvertures car ce soir nous dormons à la belle étoile et le désert n'est pas réputé pour ses nuits chaudes. Nous sommes gênés de voir les chameliers et cuistots marcher à côté de nos montures, cela fait un peu touristes-rois que l'on promène. On fait une halte à l'ombre d'un arbre pour le déjeuner. Les cuistots nous ont préparé un thali un peu épicé mais très bon. La deuxième partie du voyage met à mal nos adducteurs; il faut changer de position régulièrement en croisant les jambes devant la selle et c'est pas évident à tenir. En tout cas, on est tous d'accord pour dire qu´il y a un peu de laisser aller au niveau de l´hygiène bucco-dentaire de nos montures. Les fosses sceptiques de Calcutta par une journée de grosse chaleur dégagent une odeur de brise marine en comparaison de ce qui peut sortir de la bouche d'un chameau. Sophie en fera une expérience toute personnelle en recevant un délicieux filet de bave au visage… Le désert du Thar n'est pas si monotone, des terres arides alternent avec des bandes de sables et des arbustes éparses jusqu'aux dunes ou nous bivouaquerons cette nuit. Un malin est là à nous attendre avec bières et boissons fraîches ! Apres le coucher de soleil, le froid ne tarde pas à se faire sentir. Olivier qui s'était senti mieux dans la journée repasse dans la zone rouge. Il faut d'ailleurs souligner un bel effort vestimentaire de sa part : chaussures bateaux, chaussettes remontant sur les bas de pantalon, Tshirt moulant de plongée Beuchat et veste tenue sur la tête par un bob surmonte d'une lampe frontale. On n'avait pas vu autant d'originalité chez un jeune couturier depuis bien longtemps… Nous assistons à la préparation du thali et des chapatis avant de prendre notre repas autour d'un feu. Nous dormons sur de fins matelas tout habillés dans nos duvets avec trois couvertures en plus. Le thème de la veillée sera " observation des étoiles ", même s'il n'est pas aussi étoilé que dans les steppes mongoles, le ciel nous offrira quelques étoiles filantes.

Jeudi 22 Décembre: … et la caravane passe Après quelques toasts grillés au feu de bois, un œuf dur et un chai, nous entamons le chemin du retour, cette fois juste tous les trois puisque les autres passent une deuxième nuit dans le désert. Nous croisons gazelles et rapaces sur la route qu'Olivier terminera à pieds, pour cause de " trop mal au cul ". Sur la route nous nous arrêtons a Khuldara, ville fantôme en plein désert. Les 700 maisons en ruines et la taille de cette ville-étape sur la route de la soie témoignent de sa prospérité d'antan. Du haut du temple en son centre, on imagine l'agitation qui devait y régner à l'arrivée des caravanes mais, refusant d'être rackettés par le maharadja, les habitants quittèrent la ville en une nuit. Pour rester dans l'ambiance " caravane ", de retour à Jaisalmer, nous visitons un ancien caravansérail transformé en hôtel de luxe (c'est devenu une véritable obsession chez Christophe qui entame le troisième volet de la trilogie " La longue marche ", Sophie a jugé que le premier lui suffisait!). La vue de la terrasse valait le déplacement, on aurait pu y rester des heures à contempler d'en haut la vie grouillante de la ville sur fond de citadelle. Ce soir, après une nuit pas très confort et deux thalis de suite, on se fait plaisir en dînant dans le resto le plus réputé de Jaisalmer " le trio ". Mouais... A dada

Vendredi 23 décembre: Bon anniversaire Praveem Départ pour Jodhpur au petit matin, il fait encore nuit. Sur la route, des chiens peu chanceux et même un dromadaire sont raides sur la chaussée. Nous entrons en pays vishnois, habitants connus pour être sans doute les plus fervents écolo et plus grands adeptes de la non-violence qui soient. Sur ordre du maharadja, 363 de ces personnes furent tuées enlacées à des arbres pour empêcher qu'ils ne finissent en meuble. Cela explique probablement ces carrières que nous apercevons sur la route dont seuls les arbres au sommet d'un monticule ont été épargnés par les bulldozers. Jodhpur est appelée " la ville bleue " ; appartenant à l'origine à des brahmanes, nombre de ses maisons sont teintées de bleu, la couleur de Krishna (il paraît qu'en plus ça éloigne les moustiques!). Nous franchissons l'enceinte de la vieille ville blottie autour de la forteresse Rajput, l'emblème de la ville. C'est à la célèbre " omlet shop " que nous prenons un casse-croûte avant de monter à l'assaut de la forteresse de Mehrangarh. Pour une fois, nous avons chacun un audio guide et déambulons avec nos écouteurs sur les oreilles et notre baladeur autour du cou. Toute de grès rouge, renfermant plusieurs palais, temples et cours, elle est sans doute l'une des plus belles et des plus imposantes d'Inde. L'après-midi, Olivier et Sophie partent à la recherche de tables basses, la ville étant réputée pour le travail du bois. Ils découvriront du coup les fournisseurs de Pier Import et autres " meubles du monde " basés sur Palace road. Pour rester dans le domaine du shopping, nous sommes le 23 décembre et nous ne réalisons pas que Noël est dans 24 heures. Seuls les mails nous rappellent cette frénésie consommatrice qui tous les ans rythment la fin d'année en Europe. Ici, pas de prospectus vantant les mérites des dernières merveilles technologiques, pas de boutiques noyées sous les guirlandes et les spots, et encore moins de Père Noël. Même si cela nous évite le casse-tête pour le cadeau de dernière minute, Noël reste une période ou l'absence des proches se fait le plus sentir. Heureusement, Olive est la! C'est une maison bleue… Happy birthday Praveem ! C'est aujourd'hui l'anniversaire de Praveem, on voulait l'inviter mais ce soir c'est lui qui régale. S'il avait su ce qui l'attendait... La soirée avait pourtant bien commencé, apéro, confidences (ne le répétez pas mais il est encore vierge, l'Inde n'est pas le pays du libertinage), cadeaux (2 cassettes de musiques bollywoodiennes)... jusqu'au moment ou le ton est monté entre lui et Christophe. Depuis le début, il essaie de nous driver aussi bien au niveau du choix de notre itinéraire que des hôtels et restos dans lesquels il perçoit une commission si nous restons. Christophe lui sortira donc ses quatre vérités sur un ton un peu ferme d'autant plus que Praveem lui a fait comprendre qu'il attendait de nous un gros pourboire. Sympa l'ambiance de fin de voyage...

Samedi 24 Décembre : Joyeux Noël ! L'ambiance est un peu tendue dans la voiture qui nous mène à Ranakpur. Le paysage étonnamment plat depuis notre départ de Delhi commencent à prendre un peu de relief, nous arrivons dans les monts Arawelli en pays Mewar. Nous nous posons dans un hôtel assez correct où le jardin est agrémenté d'un bassin que se partagent deux canards caractériels. De toute façon on n'a pas trop le choix, Ranakpur n'est même pas un village, c'est un site célèbre pour ses temples jains. Mais quel site ! Le temple de Jaisalmer nous avait déjà ébloui, celui-la nous laisse bouche bée. C'est le plus grand et le plus beau d'Inde dans sa catégorie. Il rivalise avec encore plus de sculptures du sol à la coupole et sur ses 1444 colonnes. La blancheur de la pierre reflète les rayons du soleil à l'intérieur, c'est éblouissant. Nous finissons la journée au sunset point en haut des collines qui dominent un joli lac où il y aurait des crocodiles paraît-il. Pas vu ! Ce soir c'est Noël. Praveem, un pote chauffeur et de son client autrichien déjà allumés au whisky insistent pour qu'on se joigne à eux autour du feu. Praveem qui n'a pas l'alcool mauvais s'excuse pour hier et fait la paix avec Christophe. Son collègue par contre à tendance à devenir agressif et nous coupe un peu trop la parole. Il ne supporte pas le fait que nous n'avalions pas nos rasades de whisky en moins de deux minutes et devient un peu trop machiste avec Sophie. Du coup nous finissons la soirée dans notre chambrée où un lit d'appoint a été installé par terre pour Olivier. Au menu : foie gras sur butter nan, saucisse sèche Justin Bridou, magrets de canards fourres au foie gras, Jurancon Lacabe 1996 et si on a encore de la place Nutella ! Bonne ripaille, tongues en cuir de chameau, chemise et chapeau à la Indiana Jones trop grands, faux tétons en silicone qui se sont avèrés être des tétines, produits miracles du coin, bref le Papa Noël nous a gâtés ! Temple jaïn

Dimanche 25 Décembre : Au revoir Olivier Olivier est bien content de nous avoir rendu visite mais ne cache pas sa joie de rentrer et de laisser derrière lui tourista, fièvre, transports et douches froides. Dernière épreuve : 12 heures de voiture pour aller a Delhi, 4h d'attente, 10 heures de vol puis une fois en France enchaîner avec une heure de transport et une journée de 8 heures de boulot ! Et le soir venu, faut assurer avec Alexandra. Oups ! On n'a rien dit… De notre côté, fini le luxe de la voiture privée; pour se rendre à Kumbhalgarh, c'est stop, bus et jeep. Une fois de plus, Sophie a cru mourir à l'avant du bus. Le chauffeur roulait un peu vite à son goût sur ces routes de montagnes dont les murets ont disparu dans les virages suite à de malencontreux dérapages fatals. Mais, une fois de plus, nous arriverons à bon port. Les paysages toujours arides prennent plus de relief au fur et à mesure que nous nous enfonçons dans les monts Arawelli. Les travaux des champs, les saluts des paysans et la beauté des paysages traversés nous ont donné envie de nous arrêter sur la route. Le discours d´Olivier raisonnant encore dans nos têtes, nous décidons demain de prendre la tente et de nous perdre dans cette région au gré du vent… D'ailleurs, à bien réfléchir, nos souvenirs les plus marquants sont cette excursion au lac Inle et surtout la semaine passée auprès d'une famille mongole. Kelwara, où nous logeons, est la ville la plus proche de la forteresse de Kumbhalgarh dont la belle muraille de 37 km serait la deuxième après celle de Chine (50000km) !! Le Rajasthan est décidément un paradis pour les amateurs de châteaux et forteresses. Contrairement au sud de l'Inde, le nord fut constamment soumis aux invasions, musulmanes notamment. La géographie du pays et la vallée du Gange forment en effet un axe ouest/est propice aux mouvements des armées. CQFD. Sophie s'est aujourd'hui senti une âme de denfenseuse des animaux en volant au secours de quatre chiots victimes des caprices de gamins, puis en mettant en fuite des ados qui s'amusaient à effrayer les singes en leur balançant des pierres. Ils ont pris la poudre d'escampette lorsqu'ils l'ont vu s'élancer des pierres à la main pour leur infliger le même sort ! Ahhh chiche

Lundi 26 Décembre : promenade dans la campagne indienne Comme prévu, nous laissons une partie des affaires et préparons le nécessaire pour découvrir a pied la campagne indienne notre tente sur le dos. Cela fait longtemps qu'elle n'a pas servi et nous espérons faire du camping sauvage ou chez l'habitant. Le patron de l'hôtel, surpris par notre démarche nous donne le nom de villages pittoresques : Varthada, Kaltana et Baldra. Pendant que nous attendons le bus qui nous ramènera sur nos pas, nous observons les villageois. Les femmes enveloppées dans des saris aux couleurs vives arborent un anneau perlé à la narine qui leur cache presque la lèvre supérieure ; quant aux hommes, les babouches pointues et recourbées aux pieds, le pantalon court et bouffant entre les jambes, parfois des boucles d'oreilles en forme de fleur et les énormes turbans rouges qu'ils ont sur la tête donnent à cette petite ville des allures de Milles et une nuits, il ne manque plus que les tapis volants ! Nous marchons le long de la route. Les femmes toujours coquettes avec leurs breloques éclatantes aux oreilles, autour des bras et des chevilles, transportent sur leur tête de gros fagots de branches pour faire du feu ou de l'eau tirée a la pompe dans des pots dorés. Aux champs comme à la ville, il semble que le travail de force soit réservé aux femmes alors que les hommes ont des activités habituellement destinées aux femmes dans nos pays, comme la cuisine ou la couture, question de culture. Malgré l'aridité de la région, la terre est cultivée notamment avec la canne à sucre grâce a un système d'irrigation rudimentaire, des norias. Des bœufs aux énormes cornes peintes de toutes les couleurs tournent en rond pour actionner un moulin bricolé avec de vieux pots en fer qui remontent l'eau du puits distribuée ensuite par des canaux. Nous nous arrêtons près d'un chantier ou hommes, femmes, enfants et vieillards travaillent à la construction d'un réservoir d'eau. Ils s'arrêtent de travailler pour nous observer d'un peu plus près. On est un peu gêné devant ces spectateurs qui nous dévisagent sans mot dire. Mais la vidéo et les photos font à nouveau leur effet et provoquent rires et curiosité. Tout d'un coup, ils déguerpissent et dévalent la pente à toute berzingue. Loin d'être de notre faute, ils ont en fait aperçu le contremaître qui est arrivé au mauvais moment. Noria Alors que nous contemplions un couple de pic-vert, deux femmes de la soixantaine viennent nous faire l'aumône. L'une d'elles se met a enchaîner roulades et poirier sur la tête pour quelques roupies. Choqués par ce spectacle pitoyable (dans le sens propre du terme), nous leur donnons brosses a dents, dentifrices et savonnettes que nous destinions aux paysans. L'autre s'est baissée pour nous baiser les pieds (signe de profond respect chez les hindous mais attitude humiliante pour nous), ce qui nous mit très mal a l'aise. Bizarrement, voir ces personnes plus âgées que nos mères se donner en spectacle nous bouleverse plus encore que les infirmes que nous avons déjà eu l'occasion de voir à plusieurs reprises. Un peu plus loin, nous croisons trois jeunes filles dont l'une est très jolie. Nous nous apercevons que la main de l'une d'elles présente tous les symptômes de la lèpre. La bonne humeur de la ballade en prend un coup. C'est ce moment-là que nous " choisissons " pour nous égarer, incapables de retrouver le chemin qui menait au village prévu pour passer la nuit. Des paysans nous déconseillent de nous y rendre à cause des bêtes sauvages (ours, léopards, loups et… gazelles) et nous offrent l'hospitalité dans l'école du village désertée pour les vacances. La salle de classe est vide car les élèves étudient sur des nattes à même le sol. Nous installons notre lit de fortune devant une foule de curieux, surtout des jeunes pendant qu'on nous apporte du bois et des couvertures. Des jeunes nous font visiter le coin et goûter à la canne a sucre. Sur le chemin du retour, nous sommes invites à boire le thé dans la maison de l'instituteur, fils d'institutrice et marie à une instit aussi. Comme des VIP, nous sommes ensuite présentés au médecin (le gratin du village quoi) chez qui nous dégustons un délicieux lait chaud. Tout le monde est aux petits soins ; lorsque nous revenons a l'école, le feu est déjà allumé dans la cour et cela fait un bon moment qu'ils essaient de mettre au point un montage électrique pour nous éclairer. Nous mangeons le riz pulao commandé ce matin à l'hôtel, réchauffé sur le feu en compagnie de l'instit qui a du mal à nous abandonner et nous donne rendez-vous pour le lendemain matin. Chez l'instit

Mardi 27 Décembre: Koltra et tais-toi! Namaste ! Cherchez l'intrus A notre réveil, un comité d'accueil nous attend autour du feu pour le petit déjeuner. Contrairement aux autres pays traversés, les indiens, mêmes pas bien épais, refusent presque systématiquement la nourriture qu'on leur propose. Sans doute une question de culture ou d'éducation (les enfants attendent l'approbation de l'adulte avant d'accepter). L'instit ainsi que les deux jeunes de la veille décident de nous accompagner au village voisin de Koltra. Adorable hameau dont l'unique ruelle se faufile entre les maisons de terre. Les habitants, surpris de recevoir des visiteurs nous sourient tandis que les enfants crasseux au cheveu hirsute nous suivent partout pieds nus en nous lançant des "tatas" à tout bout de champs. Brebis et chevreaux, chats et buffles complètent le tableau pittoresque de ce village perdu. Ici aussi, telles des musulmanes avec leur tchador, les femmes se cachent le visage devant les hommes, leur père ou mari leur interdisant de le montrer. Nous prenons le thé dans la maison du guérisseur, spécialiste des plantes médicinales avant de reprendre la route toujours escortés. La route est caillouteuse mais offre un superbe panorama sur le vallée et la forteresse de Kumbhalgarh. Du haut des crêtes, nous apercevons en surplomb d'autres minuscules villages autour desquels des champs verdoyants contrastent avec ce paysage sec aux tons chauds. Cela fait un moment maintenant que nous marchons et nos ôtes décident de faire demi-tour après être grimpés au temple de Shiva isolé dans une grotte. Sophie préfère attendre au pied de la montée. Christophe reviendra baptisé avec une cordelette rouge et jaune autour du poignet, une tikka sur le front et une boisson miracle dans le gosier. De retour à Kelwara, nous récupérons nos affaires et montons dans le bus direction Udaipur. Nous voyageons à l'avant dans la vaste cabine du conducteur où cinq places assises sont disponibles quand le car est plein. Les paysages sont superbes et nous voyons plusieurs dromadaires; alors que nous sommes habitués à les voir affublés de manière ridicule pour promener les touristes, ils servent ici de bête de somme pour les travaux des champs. Nous arrivons de nuit a Udaipur et montons dans le rickshaw le plus lent de la ville, même les vélos réussissent a nous doubler. Nous allons nous poser quelques jours à la Lake View paying guesthhouse.

Mercredi 28 Décembre: "My name is Bond…James Bond." Pour une fois nous avons une belle chambre avec eau chaude et la terrasse de l'hôtel est la plus haute de la ville. De là-haut, nous avons une vue plongeante sur les temples vishnouistes, sur le lac et les palaces plantés au milieu de l'eau. Seul le city palace nous domine du sommet de sa colline. Depuis quelques années, la mousson est insuffisante et le lac régulièrement assèché. Par chance la dernière a été bonne et nous offre ce qui fait la beauté de cette ville. Visite du Jagdish temple dédié à Vishnou sans grand intérêt puis visite de la ville. Ici aussi il y a des animaux partout, des écureuils sur les terrasses qui viennent grignoter sur votre table, des ânes minuscules pas plus haut qu'un Labrador, des vaches tranquilles (sauf celle qui a mis un coup de cornes au cul de Sophie), des chiens parfois dans un sale état à qui il manque une oreille ou une patte, des chiennes aux mamelles touchants le sol, des chiots déjà galleux et des chats, plus rares, la queue ou une patte coupée et à juste titre impossibles a approcher. Nous arpentons les rues de la vieille ville bordées de nombreuses boutiques d'artisanat en tous genres et de miniatures en particuliers. Une boutique attire notre attention… on ressort une heure plus tard des peintures plein les bras. Ils font un travail exceptionnel, en deux temps trois mouvements, ils nous ont peint un portrait et un éléphant sur les ongles! Leurs peintures sont d'une finesse incroyable. Nous terminons dans un institut de massages dits "ayurvédiques". Sophie sera autant satisfaite que Christophe déçu, il n'est pas tombé sur le bon. Ce soir c'est "plateau-télé". Une des originalités d'Udaipur est de diffuser tous les soirs dans les guest "Octopussy", un James Bond qui fut tourné en partie dans cette ville. C'est plein de clichés mais on apprécie vraiment même sans les sous-titrages!

Jeudi 29 décembre: Circus Le city Palace est le plus grand palais du Rajasthan. C'est un entrelacs de couloirs et d'escaliers, de patios et de jardins. En tous cas, il y a de la recherche au niveau de la deco intérieure et pas toujours du meilleur goût d'ailleurs. Chaque Maharana (dénomination du maharadjah d'Udaipur) y a rajouté sa "personal touch", multicolor, multi facette et souvent kitsch a souhait. Régine a dû s'inspirer du lieu pour sa discothèque (à moins que ce ne soit le contraire)! Ce soir, nous assistons a un spectacle traditionnel au Bagore Ki Haveli Museum dont les murs n'arrivent pas à la cheville du plus dépouillé de Jaisalmer, mais avec l'éclairage du soir ça fait son effet. S'enchaînent des danseuses avec toutes sortes d'objets (l'une empilera des pots mesurant au total l'équivalent de sa taille) et marionnettes sur fond de musique jouée par un orchestre. Cela ressemblait finalement davantage à des numéros de cirque mais c'était chouette.

Vendredi 30 décembre: fashion victimes? Nous avons commandé des cadres pour les peintures, acheté deux tables basses en bois, il ne nous reste plus qu'à faire empaqueter tout ça pour l'envoyer en France par cargo (en espérant qu'il arrive). Ce soir nous faisons le passage obligé en bateau sur le lac de Pichola. Le city palace et le Lake palace (hôtel ultra chic d'où est tiré un feu d'artifice tous les soirs) se reflètent dans les eaux du lac. Le spectacle des lavandières et des femmes se lavant sur les ghâts est aussi très beau dans le coucher de soleil. Nous nous arrêtons un moment à Jag mandir, autre palais flottant. Ici, le spectacle n'est plus le magnifique panorama que nous avons sur le lac mais quelques spécimens qui nous entourent: italien aux cheveux longs vêtu d'un short tweed marron, chemisette rayée bleue et blanche et chaussures bateau vertes! Mais la première place revient a ce quinquagénaire au pantalon à pinces et a rayures tombant sur des mocassins léopards. Nous sommes un peu mauvaise langue mais on n'a pas pu s'empêcher! Désolé. Nous reprenons la route ce soir. Le trajet s'annonce long et fatigant: Bus de nuit en couchette a 22h30, arrivée 4h à Ahmenabad puis transfert de 10 km en autorickshaw a l'aéroport, enfin décollage a 7h30 pour arriver a 8h30 a Bombay.

Ces drôles de machines !

Samedi 31 Décembre: Nouvel an à Colaba A la sortie de l'avion, on enchaîne direct avec la recherche d'une agence de voyage succeptible de nous trouver un hôtel aux Maldives pour dans 10 jours! Bombay désormais Mumbai, premières impressions: où sont passées les vaches? Et les saris multicolores? Et les rickshaws décorés de guirlandes de Noël? Les derniers sont interdits en centre-ville, les seconds sont remplacés par des vêtements occidentaux et les premières restent un mystère. Tout simplement, Bombay est une ville beaucoup plus moderne et riche que celles traversées dans le Nord, Delhi comprise. La circulation est plus ou moins régulée; il y a des feux tricolores (mais toujours pas de passages piétons) et des centaines de taxis noirs et jaunes. Il y a moins de bruit et des trottoirs nous mettent a l'abri des chauffards sans stresser à chaque véhicule qui approche de peur qu'il nous klaxonne dans les oreilles ou nous frôle de près. Mieux, des airs de " lambada " ou de " happy birthday " se font entendre lorsqu'une voiture munie de ce gadget musical recule. Original, non ? C'est ici aussi que la richesse côtoie la pauvreté, les mendiants dorment à même le sol sous les arches des boutiques de luxe ou dans des bidonvilles au pied des demeures bourgeoises. Des femmes musulmanes voilées croisent des couples indiens qui (oh surprise) se tiennent la main. Les indiens de la classe moyenne ou bourgeoise se parlent en anglais entre eux tandis que de nombreux enfants mendient dans les rues. Autre caractéristique de Bombay, les logements sont très mauvais. Non seulement les hôtels sont beaucoup plus chers qu'ailleurs (environ fois 3), mais ils sont médiocres et souvent complets. On ne fait donc pas la fine bouche lorsqu'on arrive au Carlton (rien a voir avec son homonyme 5*) dans une "cellule" avec barreaux aux fenêtres sans WC ni lavabo; pour la toilette, ce sera des baquets d'eau chaude! Comme on a perdu les coordonnées du producteur rencontré a Orccha qui devait nous prendre sous son aile pour la soirée de ce soir et la visite des studios (fuck!), on improvise une soirée dans un resto-bar-disco branchouille, le Leopold. Les routards se retrouvent au milieu de la jeunesse dorée du coin et c'est entre un écossais moine bouddhiste et des jeunes arabes de Dubai venus s'encanailler que nous passons notre réveillon. Il n'y a pas autant de ferveur autour de cette fête qu'en Occident, ni compte à rebours avant les douze coups de minuit; on s'embrasse au milieu d'un bon vieux tube années 80, " Holyday-eh… " . Les rues sont remplies de badauds et une foule s'est rassemblée devant le Taj Mahal, le plus prestigieux hôtel d'Inde. C'est en voulant se mêler à la population qu'on s'est aperçu que la majorité était masculine. Sophie fut en proie à de multiples mains baladeuses qui venaient de tous côtés parfois simultanément profitant de la bousculade jusqu'au moment où, excédée, elle a giflé le premier venu (malheureusement pour lui, il était innocent). Le suivant, par contre, a eu son compte réglé par Christophe qui tel un chevalier servant s'est lancé à sa poursuite au milieu de la foule.

Dimanche 1er Janvier: RAS Internet, voeux, recherches d'hôtel aux Maldives et d'une nouvelle chambre à Bombay.

Lundi 2 janvier: Bon, beh, … Bombay ? C'est d´la bombe he Nous changeons d'hôtel encore plus pourri que le précédent mais cette fois le prix divisé par deux est justifié (aucune fenêtre, odeur d'humidité, draps degueu, patron mal aimable, une vraie caricature). Une chose est sûre, on n'y restera pas plus d'une nuit (va-t-on réussir a se poser a Bombay?) On découvre le quartier de Colaba ou nous résidons, quartier très animé avec resto, hôtels et commerces puis le Bombay néo-gothique hérité des anglais qui côtoie des façades style art-deco. Nous dînons au Bagdadi, p´tit bouboui conseillé par le Routard ou nous mangeons des nan enoooormes dans les deux sens du terme : aussi grands que la pizza giant du pizzaiolo de quartier avec des saveurs de gaufres bretonnes.

Mardi 3 Janvier: Contrastes Rechangement d'hôtel pour l'Apollo Guesthouse dont le patron mielleux nous a fait courir pendant deux jours mais qui dispose de chambres plus agréables bien que minuscules et d'une douche chaude commune. C'est le meilleur rapport qualité-prix que nous ayons trouvé ici. Aujourd'hui c'est plage, C'est la première fois qu'on foule le sable depuis notre départ, on a laissé le froid au nord, il y a comme un parfum de vacances dans l'air… mais vu la couleur de l'eau on oublie les maillots de bain. La large baie qui valut d'ailleurs son nom a la ville (bom bay= bonne baie en portugais), est bordée de tours modernes qui de loin lui donnent un petit air de Rio (sans les strings et la baignade). Les toilettes publiques de la plage y sont investies par des indiennes a moitie nues venues y faire leur toilette et leur lessive ; Sophie devra les enjamber pour y accéder. On poursuit en se rendant au bout de la pointe de Malabar Hill a Banganga tank, vaste réservoir d'eau entouré de ghâts situé dans un quartier très pauvre. A quelques mètres de là, des bidonvilles bordent la côte près de ce qui devait être autrefois une belle petite crique. Désormais c'est une décharge infecte balayée par une mer tout aussi sale où les enfants jouent pieds nus au milieu des immondices et des chats cherchant des restes à se mettre sous la dent. En soirée, nous allons au cinéma Inox voir King Kong. Les effets spéciaux à la :Jurassic park sont hallucinants mais le remake de Peter Jackson manque d'émotion par rapport a la fabuleuse version de Merian C Cooper. Au final : décevant au niveau du scénario mais très divertissant. Le plus étonnant fut de voir toute la salle se lever lorsque le drapeau indien apparut à l'écran sur fond d'hymne national avant la séance. Autre caractéristique déjà remarquée à Jaipur: les indiens partent avant la fin du film au moment de l'épilogue alors que le générique de fin n'a même pas commencé. Bidon-plage

Mercredi 4 janvier : Bonnie and Clyde Ca nous démange depuis notre arrivée a Bombay mais aujourd'hui c'est décidé, on passe à l'acte. Avec nos têtes d'européens, ça doit pouvoir se faire sans trop de difficultés, il suffit de jouer les habitués. Première étape : passer la porte d'entrée et déambuler dans la galerie commerciale, ce qui n'est pas un problème puisque tout le monde y a accès ; le plus dur va être de descendre au Spa pour se changer. Sophie laisse le soin à Christophe de se jeter dans la gueule du loup. Que neni, il ressort en short de bain. Deuxième étape : accéder a la piscine. Le groom de surveillance avec qui Christophe a sympathisé au spa nous demande d'inscrire le numéro de notre chambre, de signer puis nous installe deux chaises longues au soleil. Maintenant c'est quitte ou double ; s'il vérifie sur l'ordinateur, il va découvrir qu'il n'y a aucun Lapefet en 318 et on est grillés ; dans le cas contraire on passe la matinée au bord de la piscine du plus prestigieux hôtel d'Inde, le Taj Mahal. Edifie par la famille Tata, brillante dynastie qui détient aujourd'hui plusieurs entreprises en Inde (de l'insecticide au secteur automobile en passant par le robot ménager), ce luxueux hôtel style victorien en bordure de mer a reçu plusieurs célébrités de ce monde dont notre " cher " président Chichi au frais du contribuable évidemment. Finalement c'est passé comme une lettre a la poste et Christophe finira la matinée dans le jacuzzi du spa. Luxure quand tu nous tiens... Pour rester dans " la haute ", on change d'épicerie pour dîner au Bollywood. Ouais, bof, aucune star mais une addition qui rejoint les étoiles ! Le Taj Mahal hôtel

Jeudi 5 Janvier: Bollywood movie En venant à Bombay, première ville productrice de films au monde devant Hollywood, on espérait bien visiter les studios ou faire de la figuration dans un film pour le fun. Même pas la peine de chercher, on est réveillés à 7h du mat par un chasseur de tête de Bollywood. Nous voila partis sur les chapeaux de roue sans avoir eu le temps de déjeuner, d'abord taxi puis train de banlieue puis tuk-tuk pour se rendre dans le nord de la ville. Il ne s'agit pas d'un tournage mais d'une séance photo pour la promo d'un sitcom genre "Helène et les garçons". Le décor: terrasse de café a l'américaine en bord de mer; nos rôles: Christophe habille en d'jeuns bermuda/tee shirt moulant déguste un beignet attablé pendant que Sophie en serveuse lui sert un verre d'eau; les protagonistes: un jeune couple en premier Taxiplan. Puis, une australienne embauchée comme nous à la dernière minute arrive et remplace Sophie qui à son tour se retrouve devant un beignet. Cela n'a duré que deux heures pour 10 euros chacun, (ça représente une somme ici) mais l'expérience est très sympa, et ils ont promis de nous envoyer les photos par mail (on espère). En tant qu'Européens, nous avons eu un certain succès puisque Christophe s'est vu proposer de faire des photos de mode et Sophie de donner la réplique le surlendemain. Le français Pascal of Bollywood, célèbre ici pour ses chansons hindi teintées d'accent gaulois a dû débuter comme ça ! Cela fait un moment qu'on n'a pas fait de sport, on commence a prendre du gras et surtout on n'a pas la patate. Un petite séance à la salle de sport locale ne nous fera pas de mal. Sophie est la seule fille et bizarrement cela ne pose aucun problème qu'elle soit en short, alors que Christophe devra revenir en pantalon la fois prochaine!

Vendredi 6 Janvier: tablars et ghanta Encore une journée dans Colaba et plus spécialement dans un Internet café. Le soir on se prévoit une petite sortie spectacle au théâtre. Au programme: concert de percussions indiennes. En regardant de près le magazine, on s'aperçoit qu'il commence une demi-heure plus tôt qu'on ne pensait, c'était vraiment pas le moment de perdre notre temps avec notre cadenas dont le code a changé à cause d'une erreur de manipulation. Nous avons pris l'habitude d'utiliser un verrou à code c'est plus pratique que d'avoir une clé pour deux. Le problème là, c'est qu'il n'ouvre plus et un code a quatre chiffres ça fait 10000 combinaisons possibles... autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Tant pis pour le verrou, faut couper et à défaut de pince coupante, Christophe aidé de notre tenancier jouera les évadés avec une …lime! Nous arrivons a temps au concert pour voir les grilles du guichet fermées, "sold out". Plus une place. Comme d'autres touristes arrivés bien avant nous et le bec dans l'eau, nous tentons notre chance auprès des spectateurs susceptibles d'avoir des places à revendre. Bingo, en cinq minutes nous voila nos billets en main, plutôt chanceux sur ce coup-ci. A l'affiche Zakir Hussain, virtuose des tablas accompagné d'un maestro du violon et de son frère. Nous ne sommes pas assez connaisseurs ou amateurs pour pouvoir apprécier cette démonstration de performances techniques à sa juste valeur, nous préférons sans conteste les rythmes africains. Heureusement la deuxième partie avec l'entrée en scène de T.H "Vikku" Vinayakran 75 ans et son "ghanta", un gros pot en argile, va donner une autre dimension au concert. Ca bouge, ça vibre et ça tape des mains dans la salle.

Samedi 7 Janvier: la vie à la bombayienne Le Crawford market est le plus célèbre marche de Bombay, marché couvert entouré d'un dédale de ruelles commerçantes. Ici, on trouve de tout de la visse minuscule pour réparer notre disque dur portable au matériel d'aquarelle pour Sophie en passant par les primeurs, l'épicerie et les animaux vivants. Les rues sont bondées et l'animation débordante avec ses boutiques, ses gargotes et ses commerçants. La chaussée est parsemée de cageots et de charrettes. Ca circule dans tous les sens, les porteurs déchargent des caisses ou transportent des paniers sur la tête qui semblent glisser dans les airs. Comme au temps jadis ou les Halles de Paris n'avaient pas fait place au Forum, ce marché couvert aux airs de pavillons Baltard est divisé en sections : fruits et légumes (des fraises au mois de Janvier, si ça c'est pas du luxe !?), épiceries et confiseries, produits d'hygiène, viande et même des animaux vivants (oiseaux, chiens, lapins, souris, etc…). C'est une explosion d'odeurs des plus délicates aux plus insupportables : le parfum des fruits fait place a d'écœurantes effluves provenant du quartier des bouchers. Nous arrivons après la bataille pour découvrir des restes de carcasses entassées que se partagent rats, chiens errants et corbeaux, sans déranger le moins du monde les indiens qui dorment au milieu des déchets sanguinolents. Nous passons la soirée à Chowpatti beach, cette plage peu animée le jour devient fête foraine le soir. Les terrasses des buvettes et resto sont pleines. Familles, enfants, jeunes, vendeurs de ballons, tout le monde s'y retrouve pour manger un morceau, se faire dire l'avenir par une drôle de machine clignotante, se faire masser ou faire un tour de manège. Pas de risque que les manèges se bloquent, ils sont totalement manuels. C'est impressionnant de voir ces jeunes grimper en haut de la roue et l'actionner avec la force des jambes, redescendre en s'accrochant à une nacelle puis remonter a nouveau. Sophie tombera sous le charme d'un jeune sikh de 21 ans qui projette de finir DJ. Christophe: "33 ans bientôt et elle continue de craquer pour ces stars des dance floor!!! " Nous décidons de nous faire masser sous les étoiles allongés sur le sable. Tout aurait été parfait si nous n'étions pas tombes sur des amateurs dont l'un a surtout joué des mains baladeuses a l'égard de Sophie. Du coup, on écourte le "massage/pelotage" a trente minutes c'est bien assez comme ça! En repartant, nous sommes sollicités par des mendiants notamment des femmes leurs bébés sous le bras. C'est une constante ici plus qu'ailleurs et c'est insupportable. Les enfants surtout n'hésitent pas à nous attraper par le bras et à être insistants. Il est très difficile de savoir comment gérer ça. On évite de donner de l'argent mais plutôt des produits de consommation courante ou de la nourriture. Nous resterons très marqués par l'image de cette gamine de huit ans faisant l'aumône près d'une gargote, dont le regard s'est illuminé lorsque nous lui avons donne un kebab. Elle l'a englouti par terre aux pieds d'enfants issus d'un milieu privilégie bien habillés, cheveux gominés et assis. Les parents de ces derniers lui ont aussi donne une assiette mais le contraste reste frappant.

Dimanche 8 Janvier: sur les traces d'Harry Potter Nos ballades en ville nous ont confirmé ce que nous avions déjà remarqué en traversant le pays. D'immenses esplanades pelousées y sont dédiées au sport national: le criquet. C'est dimanche et il y a foule. Nous assistons à des parties endiablées ou des pro tout de blanc vêtus se partagent le stade avec la "populasse" et les supporters. Les parties pouvant durer plusieurs jours, nous n'attendrons pas de connaître le gagnant. Bombay est probablement une des villes d'Inde ou l'empreinte anglaise est la plus marquée. Outre ce sport et ces joueurs à l'allure très british, nous longeons d'impressionnants édifices gothiques, cour de justice et université dans le plus pur style anglais, gris et lugubre dont seuls les palmiers ensoleillés nous rappellent que nous sommes en Inde et non pas au pays magique d'Harry Potter. Et tant que nous abordons le sujet de l'influence anglaise, nous avons été très surpris au cours de nos rencontres avec les indiens d'avoir souvent la réflexion suivante : " Vous aussi en France, vous parlez anglais entre vous ? " et même une fois : " Quand est ce que vous avez obtenu votre indépendance ? (Vis-à-vis de l'Angleterre) ". Il était une fois Jeanne d'Arc… Criquet

Lundi 9 Janvier : Ce n'est qu'un au revoir Bon ben ça y est, on fait les sacs a dos et on quitte sans regrets le patron de l'hôtel. Il nous reste la journée avant d'embarquer. Christophe décide de visiter le Musée Gandhi qui retrace sa vie, sa politique de non-violence, ses luttes et…sa fameuse roue à tisser (que l'on voit sur le drapeau indien)! Un tour a la salle de sport et on a encore assez de temps pour aller a Internet (a 30 dollars l'heure aux Maldives, on s'en passera). Faut qu'on prenne notre dose. Depuis le temps qu'on en rêvait de l'Inde, on l'a fait… et on le refera : indien vaut mieux que deux tu l'auras ! Sophie est triste de quitter l'Inde malgré la plage et les cocotiers qui nous tendent les bras. Ca n'a pas été facile tous les jours mais une évidence s'impose, ce pays nous a complètement envoûtes…

Visages d'Inde
Inde août 2005: 3 semaines Rajasthan, Varanasi.... English translation pending
by Valou2406 · 2005-09-22 · 53 replies
bon allez, suite à tous vos encouragements, je me lance et vous envoie les quelques premiers jours...... (c'est du brut non retravaillé) :

DIMANCHE 7 AOUT : Dans les « startings-blocks »

Cela fait plus de quinze ans que j’ai envie d’aller en Inde. Bien sûr, je m’y suis largement préparée, j’en ai rêvé mais là le départ est proche et je suis impatiente de voir les gens, la culture, les coutumes, le Taj Mahal et autres merveilles qui nous attendent….

J’ai aussi l’appréhension de voir des scènes choquantes mais je prends l’option de me positionner en spectateur avant tout.

Le départ est prévu pour 20h. Nous passons une journée calme, à « attendre » sagement le départ en profitant de la terrasse et en rêvant de ce qu’on va voir, de ce qu’on va faire…..derniers contrôles, bouclage du sac et hop, à nous les vacances !

20h nous partons, RER sans encombre, ça me fait bizarre de partir si longtemps, comme toujours quand je pars 3 semaines, j’ai dit « au revoir » à tout le monde, c’est un peu comme un adieu, …. Et un départ vers l’aventure, c’est excitant

Arrivée à l’Etape Hôtel de Roissy vers 22h30. J’ai faim, on ressort prendre un verre et manger un morceau dans une sorte de cafétéria / sandwicherie pas loin, je mange un bon taboulé, Yvan plusieurs desserts, une nourriture dite normale, non spicy, au vu de ce qui nous attend.

LUNDI 8 AOUT : Le voyage

RV aéroport à 5h30, arrivée à presque 6h, avec la première navette.

A l’enregistrement, on nous dit que les places sur le Milan- Dehli ne peuvent être choisies alors que sur le net, on avait choisi nos places, ça commence bien. Sur le vol Paris-Milan, rien de spécial. A Milan, on prend un petit déjeuner et hop, avion pour Dehli.

Première mauvaise surprise, on est tout au fond de l’avion, les places les moins agréables : près des toilettes, sans fenêtre ; on ne peut même pas reculer les sièges. Yvan met ses pieds dans l’allée, ce qui fait râler l’équipage navigant. Comme si ça ne suffisait pas, au déjeuner, nous sommes les derniers servis ; il n’y a donc plus de choix et il faut se contenter d’un déjeuner végétarien, je râle mais l’hôtesse s’en fout, cool !!

Bref, le vol se passe, ….Dehli 22h : nous passons la douane, récupérons les bagages et changeons nos 700 euros, on nous remet un peu plus de 36000 roupies, ça en fait des billets, je dirais même des liasses…. Je ne sais pas où les mettre, on se les partage et on les range comme on peut….

Nous retrouvons le chauffeur sans encombre et le suivons au parking. Là, premiers pourboires pour les bagages. La chaleur est étouffante. Nous roulons vers Dehli, je tente un dialogue avec le chauffeur : succès mitigé ; il ne comprend pas tout. Je ne comprends rien à l’explication de son nom, son anglais n’est pas au top …cela lui vaudra le surnom de « excuse me » pendant tout le voyage, à défaut de son prénom pour lui parler…..bon, c’est un détail, l’important est d’arriver à se comprendre.

Arrivés au centre de Dehli, c’est un peu le choc, il est près de minuit, on est fatigués, il fait chaud et le spectacle est affligeant : les gens dorment partout dans la rue, par terre, sur leur rickshaw à pédales, au milieu des détritus grouillants et des animaux, vaches, chiens et autres….C’est un décor un peu irréel, bien sûr on se dit qu’on s’y est préparés mais qui est vraiment préparé ? On prend quand même un « paquet de pauvreté » en pleine figure d’un coup. Bon c’est vrai qu’en France, on a aussi des gens qui dorment dehors mais là, c’est tant de gens …..

Après une longue recherche de l’hôtel et demandé plusieurs fois, je commence à déprimer, mais on est où la ?? bref on finit par arriver. L’hôtel Star Paradise est dans une impasse étroite et sordide, avec des fils électriques qui pendent partout, bonjour le danger !…. Je serre les fesses et j’avance. A la réception, le type nous donne une chambre au dernier étage ; ça ira de toute façon je n’en peux plus, puis vu ce qu’on a vu dehors, ça incite à se contenter de ce qu’on a, ça remet les idées en place. On donne RV au chauffeur à 6h et on se pose. J’ai faim, on commande à manger, le room service c’est 24h sur 24, c’est au top ça. En plus, ce n’est pas mauvais. Bon, c’est bien gentil mais il faut se coucher …. Yvan s’endort vite, comme d’habitude et moi je tourne en rond dans le lit, je vérifie les verrous, je stresse comme une tarée, …. Bref je dors mal voire pas du tout, il y a plein de bruits, je réveille Yvan plusieurs fois, il râle, bref je prends mon mal en patience…..

Et la nuit se passe…. Et elle me semble bien courte.

MARDI 9 AOUT : Visite de Dehli

Départ à 9h pour la visite de Dehli.Nous démarrons par un passage devant l’India Gate, qui ressemble un peu à un arc de triomphe made in India. Première pose photo.

Nous passons ensuite devant le Palais du Premier Ministre pour nous rendre au Tombeau d’Humayun où nous faisons notre première rencontre avec des petits écureuils les « glairis » (mot indien). Qu’ils sont mignons, et il y en a partout…. Nous en verrons d’ailleurs dans tout notre séjour. Ce tombeau de 1565 est en grès rouge et en marbre. Cet endroit est magnifique, paisible avec tous ces jardins et fontaines. A droite de l’entrée, un second mausolée abrite une autre dépouille.

Nous prenons la direction de Qutb Minar, situé à 15 kms au sud de Dehli. Ce monument est impressionnant car haut de 72m pour une largeur de 14m. Il a été édifié en 1199 par les musulmans comme une tour de la victoire. C’est très agréable à visiter. Partout, nous croisons des indiens qui veulent nous prendre en photo avec eux, moi je trouve ça chouette, ça m’amuse et j’en profite pour faire des photos avec les femmes qui ont pour certaines des saris superbes.

Pour finir la matinée, nous visitons le Temple Baha’i aussi appelé « Lotus Temple », c’est un temple avec 9 côtés et un dôme central figurant ensemble les 27 pétales d’une fleur de lotus. Comme je suppose qu’il n’a rien de passionnant, nous le voyons rapidement. Après s’être déchaussés, nous faisons la queue, entrons et ressortons vite. Joli mais pas transcendant !

Nous demandons au chauffeur de nous déposer pour le déjeuner dans un quartier avec des restaurants. Après avoir longuement hésité, nous finissons au Pizza Hut, une valeur sûre, où nous nous délectons d’une super pizza tandoori. Pas très original pour commencer le voyage.

Nous réfléchissons à l’après-midi, il faut dire que nous avons fait dans la matinée ce que nous avions planifié pour la journée. Nous optons pour la visite de Old Dehli.

Je souhaite commencer par le Fort Rouge. Le chauffeur nous indique qu’il est fermé pour cause de préparation de la fête de l’Indépendance du 15 août ; je suis surprise et déçue mais bon, il doit savoir mieux que moi ….(le routard dit fermeture 2 ou 3 jours avant, nous sommes le 9 août….).

Le chauffeur ne trouve pas de place pour se garer, nous commençons à baliser, finalement il nous propose de le faire en rickshaws à pédale et le négocie pour nous. Moi, j’aurais préféré un rickshaw à moteur, ces rickshaws pédales me font mal au cœur tellement leur travail doit être dur. Nous voilà partis tous les 3 dessus dans le quartier de Chandni Chowk, cet immense bazar ressemblant à un marché géant où on semble vendre de tout.

Ce quartier grouille de monde, de voitures, de rickshaws, de vaches…., c’est rigolo. Les vélos sont surchargés : ils transportent de tout, inimaginable, même des frigos !!

Des animaux se baladent partout dans les rues, des singes se courent après sur les fils électriques, c’est la jungle ce pays….. ! Je me sens comme si je regardais un film, une spectatrice, autour de moi c’est la cohue et je ne comprends pas encore bien ce qui m’arrive, je sais que je suis en Inde mais je me sens un peu dans le brouillard…..Je suis émerveillée. D’un autre côté, ça me fait mal pour cet homme qui nous balade en peinant pour ce que je trouve être 3 queues de cerises (70 rps), enfin moi ça me paraît dérisoire, ça fait 1 euro pour plus d’une heure de balade, j’ai limite honte.

Je demande un arrêt à la Mosquée Jama Masjid que nous visitons. C’est la plus grande mosquée de l’Inde (plus de 25000 fidèles), édifiée en 1650. Nous essayons de monter sur le minaret sud pour voir la vue, mais pas de chance, il est trop tard et c’est fermé. Un guide nous suit partout, nous montrant des endroits à photographier, bien sûr ce ne sera pas pour rien…de même qu’il faut s’acquitter d’un pourboire au type qui a gardé nos chaussures. Welcome in India….

Nous passons sans nous arrêter devant le Jain Digambara Temple et le Gurudwara Sis Ganj sur Chandni Chawk. Le chauffeur ne veut pas nous arrêter, il semble avoir peur pour notre sécurité, je ne vois pas du tout pourquoi. Je n’insiste pas, nous aurons largement le temps de revenir le dernier jour du voyage.

Le soir, nous dînons sur la terrasse du toit de l’hôtel Anoop. C’est un endroit bien agréable et pour notre premier vrai repas en Inde le diner est excellent.

Retour à notre hôtel. Je me demande si je vais mieux dormir. La nuit est courte, le réveil sonne tôt pour un départ à 6h. Le room service est pratique, un p’tit café et hop, sur le pont, départ pour Mandawa.-- suite au prochain épisode bonne lecture et au plaisir d'avoir vos avis

😉
Back from 3 weeks in Quebec
by Mitch341 · 2024-11-04 · 69 replies
Hi there, just back from a three-week round trip to Quebec and a side trip to New Brunswick. Departed from Montpellier, via CDG, then arrived in Montreal from July 31 to August 20, 2024. AF flights went smoothly.

The RT itinerary (without the visit details):

Arrival in Montreal; Trois-Rivières; Tadoussac; Matane; Gaspé; Campbellton; Trois-Pistoles; Quebec City; Montreal and return to France, AF to CDG then Hop! to Montpellier.

Observations:

Getting out of Montreal airport is a nightmare! Two hours at Avis Auto to pick up the car (nice ride, though—a WW SUV Atlas V6 for two). From what I’ve heard, Montreal Airport is a pain because it was initially under-dimensioned for its infrastructure, and it seems impossible to reorganize everything.

Quebecers: Wonderful people in terms of hospitality and behavior toward tourists—especially French ones. You can ask them for advice at the supermarket, for directions here and there, and those distant cousins are great! That said, I’d exclude Montreal, which, due to its size and perhaps its cosmopolitanism, can’t be considered as welcoming as the countryside and small towns we passed through. A bit like Paris, you could say.

Quebecers prefer Quebec City over Montreal, and I get it. On a positive note for the city, I left some money in the hotel at the end of my stay. Once back in France, I contacted the hotel (day before yesterday), and they confirmed the oversight and are taking steps to send the money back. A nice gesture. It’s the Nouvel Hôtel, 1740 Avenue René Lévesque. Well-located, too.

Tourists: Same as always!

Americans: Still lacking in culture and education, but we already knew that. Loud, intrusive, annoying, you could say. And I’ll skip the “Oh my God! Oh my God!” all day long. And always with a coffee cup in hand on the streets. Not just American tourists, actually. Coffee is either enjoyed at the counter of a café or at home in front of the day’s news. It must also be said that our cousins’ coffee is more like dishwater.

Tourists from the Middle Kingdom: No change there! Flagrant lack of European culture and respect. They can be quite annoying at times. Thankfully, they don’t like the countryside or small towns.

Tourists from the Land of the Rising Sun: As usual, impeccable behavior. Both in terms of dress and discretion.

The British: They feel at home. Well, they kind of are, actually. Distant, inaccessible—typical English folks.

South Americans: A lot of them in Montreal during my stay. Quite noisy, especially at breakfast. But deep down, they’re great and very polite. I really like them. Must be my 36.1% Iberian DNA from my ancestry test that makes me say that.

And the French? Always the same! Complainers, grumblers, never happy with the meal, always finding prices too high, cutting in line, sometimes with a Quechua backpack but not always. In short, we don’t change. That said, there were some really nice people and great encounters that will leave wonderful memories. Some folks from Marseille in Quebec City, Toulouse in Montreal, Perpignan... But not many Parisians. Or maybe they just don’t talk to outsiders. When I think that my wife is from the 14th arrondissement...

And lots of lovely young French people there on a Working Holiday Visa for two years.

Others? Italians? Didn’t run into many. Eastern Europeans? Didn’t see any, or they were super discreet.

The trip started on July 31. 2,000 photos to sort through. More to come later.

Préparation d'un voyage de deux semaines en Bulgarie English translation pending
by Millipatti · 2020-06-28 · 44 replies
Bonjour,

A la recherche d'une destination pendant cette période très particulière de crise du Covid-19, mon choix s'est arrêté sur la Bulgarie. Départ le 25 juillet et retour en toute fin de journée le 9 août, soit 15 jours au total. Seule et en transport en commun.

J'envisage pour l'instant un parcours assez classique. Exploration de la région au sud de Sofia (Rila, Melnik, ...) puis remontée vers Plovdiv, Veliko Tarnovo et retour à Sofia. Mon objectif est de trouver quelques lieux où me poser et explorer les environs. Je ne suis intéressée par les églises, monastères, etc.. que s'ils se trouvent dans des environnements qui ont eux aussi un intérêt. Et je voudrais faire de belles balades, mais rien de trop difficile...

Mes questions : 1) la principale concerne la région au sud de Sofia (Pirin, Rhodopes, ...). Je n'arrive pas à me projeter dans un itinéraire qui fasse du sens. Je voudrais visiter Rila, bien sûr, mais aussi peut-être Melnik ainsi que les 7 lacs à partir du télé-siège à proximité de Panichishte. Où me poser ? Où loger pour visiter Rila ? Des villages sympas où se poser ?

2) quid également d'autres villages particulièrement sympas sur cette "diagonale" ?

3) je suis surtout habituée de voyager dans des pays (Asie, Afrique, Amérique Latine) où je ne me pose jamais trop de questions sur les transports. Une majorité de la population n'étant pas motorisée, il est toujours possible de trouver un moyen de transport (minibus, camion, moto, stop, taxi partagé ou individuel pas trop cher...) pour aller un peu partout. Est-ce que ce sera également le cas en Bulgarie, au-delà des bus ou trains dont il est fait mention dans les guides ???

4) Je n'ai pas prévu de réserver mes hébergements à l'avance. Particulièrement en cette période de Covid, je ne crois pas que cela posera un problème. Ok à cette période de l'année ?

5) Et une dernière question plus ouverte : si vous avez des hébergements, en particulier à la campagne, que vous auriez particulièrement apprécié, je suis à votre écoute. Je serais particulièrement heureuse de me dénicher une jolie petite pension avec deux arbres où accrocher mon hamac... 🙂

Bon voyage à toutes et tous...
La Corée nous a enchantés English translation pending
by Mouriann · 2020-02-03 · 106 replies
Depuis le temps que je dis que je dois faire ce carnet de voyage !! Le temps passe. Allez, un peu de courage que diable! Nous sommes partis à 6 entre le 31 juillet et le 24 août 2019. Pourquoi diantre la Corée du sud ? J'ai un mari nageur qui fait les championnats du monde de natation master et .. comme vous l'aurez deviné, ils avaient lieu en Corée et plus précisément à Gwangju. Nous sommes donc partis à deux couples (deux maris nageurs) et avec un de nos enfants chacun. Nous avons fait un grand circuit circulaire de Séoul à Séoul. Nous avions loué une voiture depuis la France. Pour cela, et sur les conseils de la fille d'une amie qui vit là-bas, nous sommes passés par le site lotte rentacar. Je n'étais pas très emballée car il faut laisser les coordonnées de son passeport mais franchement, la location s'est merveilleusement bien passée et nous avons même eu une belle surprise au moment de prendre la voiture ainsi qu'à la fin. J'y reviendrai. Nous avons également réservé un pocket wifi que nous avons pu retirer à notre arrivée à l'aéroport de Séoul. Côté logement, nous avons un peu tout testé : l'auberge de jeunesse (possibilité d'avoir des chambres privées avec salles de bain très propres et dans lesquelles nous avons eu les lits les plus confortables du séjour), les hanoks très classes ou plus modestes (et on sent bien la différence d'épaisseur de futon ! Dos sensibles s'abstenir) et un hôtel plus international. Pour ce qui en est des repas, nous y sommes souvent allés au pif et nous n'avons jamais eu de mauvaise surprise. Ah, une chose à retenir : s'il y a du rouge dans le plat c'est que ça pique ! Je reviendrai sur les repas au fur et à mesure de mon récit. On trouve de l'eau partout dans les temples. L'eau est parfaitement potable. Et c'est très agréable en été quand il fait très chaud. Les paiements : les CB internationales fonctionnent la plupart du temps. Sinon, possibilité de retirer de l'argent dans les distributeurs ou au guichet de certaines grandes banques. Nous n'avons pas eu de souci. Le temps : chaud chaud chaud. La pluie ? Pas tant que ça au final mais nous avons peut-être eu de la chance. Par contre, quand il pleut, il pleut bien ! L'avantage, c'est que comme il fait chaud on sèche vite.

Allez c'est parti. Samedi 31 juillet

Après un voyage d'un peu plus de 10h au départ de Roissy, nous sommes arrivés à l'aéroport international de Séoul. Rien de particulier pour le passage de la douane. Ensuite, il faut avouer que nous avons un peu galéré pour trouver dans l'aéroport le lieu pour retirer notre pocket wifi puis la voiture de location. Mais nous y sommes arrivés dnas un temps assez raisonnable. Nous avions réservé une Kia Carnival. Elle est vendue pour 9 personnes mais franchement, les 3 dernières doivent être des enfants ! Nous avons eu peur un instant que les bagages ne rentrent pas alors nous avons un peu joué au tangram😛 ... Première bonne surprise du voyage, le prix que nous avons payé était bien inférieur à celui qui m'avait été indiqué sur le devis en ligne ! En partant de l'aéroport nous avons eu droit à une magnifique pluie battante

Et à une suite interminable de bouchons ...

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, nous ne sommes pas arrivés en fin de journée mais bien au petit matin. Et là sur la route il devait être autour de 10h du matin.... Notre premier logement se trouvait à Sokcho. Entre le GPS de la voiture programmé en anglais par l'agence de location avant de nous confier la voiture et l'application NAVER sur le téléphone (pas de google maps en Corée du Sud), nous avons trouvé le bon chemin pour nous rendre à Chuncheon. Le but était d'y arriver pour manger à midi. Heureusement pour nous, la pluie a cessé en cours de route, les bouchons ont disparu et le paysage est devenu plus vert.



Pourquoi nous arrêter à Chunchéon ? Nous avions repéré une rue où on sert une spécialité de poulet pimenté : le dagkgalbi. Impossible de rater la rue



Le poulet est servi au barbecue avec des légumes. Nous avons pu choisir 3 assaisonnements différents de poulet. Un seul était trèèèèès épicé. Les restaurateurs se sont montrés adorables pour nous expliquer comment manger tout ça.

Nous avons voulu faire un petit tour dans la ville, mais nous n'avons trouvé qu'un petit temple.

Nous avons repris la route pour Sokcho, mais très vite nous avons du nous arrêter car nous avons été rattrapés par le décalage horaire. Gros coup de barre général. Nous nous sommes arrêtés en pleine campagne pour dormir une bonne heure. Nous sommes arrivés en fin d'après-midi à Sokcho. Le temps de vider la voiture, nous installer dans nos chambres, nous ne sommes partis dîner que vers 19h. Ouille errreur car à cette heure là beaucoup de restaurants ferment. Nous en avons dégoté un petit qui servait des plats de nouilles. Parfait nous sommes nous dit ! Sauf que les nouilles sont servies froides, et même très froides car on trouve dans le bol des morceaux de glace.



Il a fallu rajouter du sucre, du viandox froid (ça en avait le goût en tous cas😛), du lait de riz (pas facile de déterminer exactement ce que c'était) et un peu de vinaigre. Alors le rouge ça pique, le truc blanc c'est un demi oeuf dur, le gris ce sont des pates et le reste de la pomme effilée et ??? On va dire que ce n'était pas mauvais mais très spicy ouille ouille ouille. On m'appelait lèvres de feu à la fin du repas !!!! 20h passées, il fait nuit noire. Nous avons quand même voulu marcher un peu dans les rues vers le port. Beaucoup de néons Et de jolis petits temples

Ce soir là nous n'avons pas eu de mal à nous endormir ...
California! Nevada! Utah! Oh!
by Valmichel86 · 2019-12-11 · 134 replies
After my trip to Oregon in 2018 (see Travel Journal "Oregon and Only Oregon"), I vaguely intended to return to the West (the western USA, of course—the west of France is where I almost live) someday, later... with no specific date or plan.

November 2018, I stumbled upon a promotion for round-trip flights from Paris to San Francisco. Well, I *stumbled*—they must’ve collected some "data" on me to make sure this deal crossed my path. And it worked! My ESTA was still valid, and two days later, it was decided: May 13, 2019 (departure from Paris) to June 15, 2019 (return to Paris).

The travel style? Just like last year: low-budget trip, rental car, and accommodation only in campgrounds, with no reservations to stay as free as possible.

Exceptions? 3 nights in a youth hostel upon arrival in downtown San Francisco, and 1 night on the way back (right before flying) in Montara, near Pacifica—a spot that seemed well-located for driving back to the airport in the middle of the night.

Now, to sketch out the rough itinerary. Here’s what it looked like after the trip:

Westernmost point: Montara Lighthouse on the coast, 30 km south of San Francisco (California); Easternmost point: Zion National Park (Utah). Northernmost point: Reno (Nevada). Southernmost point: Spring Mountain Ranch State Park in Blue Diamond, near Las Vegas (Nevada).

Another view:



I’ll be spending 33 days in this little area! I’m a slow traveler.

Meanwhile, I realized that in some places I wanted to visit (Las Vegas and National Parks), it was better to book ahead. So, I added to my reservations: - 2 nights in a hostel in Las Vegas - 6 nights of camping in the national parks (2 at Zion NP, 2 at Yosemite NP, 2 at Sequoia-Kings Canyon NP). Between all these dated stops, it’s a choose-your-own-adventure from the ideas I found.

I’m also a slow writer—slow writer, slow traveler—so it’ll take me a while to wrap this up. I’ll start tomorrow.
Road trip dans l'Ouest canadien avec bébé English translation pending
by Yadin · 2019-07-15 · 10 replies
Bonjour, je suis très heureux de vous présenter ici mon nouveau carnet de voyage.

Après deux ans d’absence sur le site, car deux ans sans voyage, me voici de retour avec un petit bout de choux de 8 mois nommée Elisa. Elle est la raison qui nous a poussés à mettre en pause notre passion.



Notre première destination en tant que parents sera donc l’ouest canadien. Voici le programme de ce road trip de 16 jours :

Jour 1 : Marseille-Paris CDG Jour 2 : Paris-Vancouver Jour 3 : Vancouver : Stanley Park et Capilano Park Jour 4 : Vancouver : Musée d’anthropologie, Granville Island et quartier de Gastown Jour 5 : Ferry Tsawassen-Victoria, visite de Victoria Jour 6 : Croisière baleines et route vers Tofino Jour 7 : Parc national de Pacific Rim, Rain Forrest et Wild Pacific Trail Jour 8 : Croisière ours noirs, Tofino et plages Jour 9 : Cathedral Grove et Ferry Namaino-Tsawassen Jour 10 : Vol Vancouver-Edmonton et route vers Hinton Jour 11 : Parc de Jasper : Lac Maligne, Lac Medecine, Maligne Canyon, Jasper village Jour 12 : Parc de Jasper : Mont Edith Carvell, Athabasca Falls, Athabasca Glacier, Mont Whistler Jour 13 : Parc de Jasper : Lac Beauvert, Sunwapta falls, Icefield Parkway, Lac Peyto, arrivée à Canmore Jour 14 : Parc de Banff : Lac Peyto, Lac Bow, Lac Moraine et Lac Louise Jour 15 : Parc de Banff : Johnston Canyon, Lac Minnewanka, Banff Village Jour 16 : Parc de Yoho : Lac Emeraude, Wapta falls Jour 17 : Calgary Heritage Park Jour 18 : Vol Calgary-Paris via Montréal Jour 19 : Paris CDG-Marseille



Pour le budget : Vol Air France Marseille-Paris CDG du 15/06 : 75€/pers avec bagages Vol Air France Paris-Vancouver et Calgary-Paris : 530€/pers avec bagages Vol Air Canada Vancouver-Edmonton : 149€/pers avec bagages TGV Ouigo Paris CDG-Aix en Provence : 15€/pers avec bagages Location de voiture Mini van à Vancouver 8 jours : 344€ + suppl siège bébé 45€ Location de voiture mini van à Edmonton retournée à Calgary 8 jours : 500€ + suppl siège bébé 45€ Hôtel CDG : 24€/pers Air bnb pour 5 adultes + un bébé pour 16 nuits : 2900€ Ferry Vancouver Tsawassen-Victoria et retour Namaino-Vancouver Tsawassen avec voiture : 210€ Capilano Park : 38€ Croisière baleines : 80€ Croisière ours : 80€ Pass parc national famille pour un an : 93€ Téléphérique Mont Whistler : 35€ Budget de fonctionnement essence, courses, resto, etc… 500€/pers



Pour une raison de coût nous avons opté pour 2 billets : Un Marseille-Paris et un Paris-Vancouver séparés. En montant la veille nous avons pallié à un éventuel problème de retard, annulation ou autre qui nous aurait fait manquer notre correspondance à Paris. Le Marseille-Vancouver le moins cher coûtait 1000€ sans bagage pour nos dates. Le choix était donc vite fait. Voici maintenant le récit de cette belle aventure familiale. Les valises sont prêtes une semaine avant. Avec bébé, plus question d’improviser. Nous avons donc 2 valises de 23kg et un sac de 10kg à enregistrer, 2 sacs à dos et un sac à langer pour la cabine. La poussette est enregistrée gratuitement. Le lit parapluie tient dans une des 2 valises. Nous n’avons pas emmené de chaise bébé. Nous aurions pu emmener le siège auto mais nous avons préféré le louer.
Différents tours des Annapurnas English translation pending
by Jerome72 · 2018-11-15 · 32 replies
Bonjour a tous

Je voudrais connaitre les différences entre plusieurs tours des annapurnas sur des durées différentes? On me propose: Trek de 14j:

J01: Kathmandu - Bulbule (transport en bus 6-7h), En bus local ensuite marche jusque Ngadi. 2h J02: Ngadi – Jagat (930-1300m) 7h en longeant la rivière Marsyangdi

J03: Jagat - Dharapani (1300-1860m) 6h. Entre falaises et rivière, les premières maisons tibétaines.

J04: Dharapani - Chame (1860-2670m) 5h30. La forêt remplace les champs en terrasses.

J05: Chame – Upper Pisang (2650-3300m) 5h30. Très beaux paysages alpins. La vallée s’élargit 6h.

Possibilité de rajouter une journée pour un detour de 6h au camp de base de Pisang peak (4380m). Nuit a Ghyaru.(3670m). J06: Upper Pisang – Ngawal (3300-3660m) 4h30. Beau panorama.

J07: Ngawal - Manang (3660-3540m) 3hrs

J08: Manang - Journée de repos ou d'exploration de Ice Lake (4600m ) 8h. Prevoyez 2 jours en plus pour monter jusqu’au lac de Tilicho (4920m)

J09: Manang - Letdar (3540-4200m) 5h. Longue montée très régulière. Vues panoramiques sur la chaine des Annapurnas.

J10: Letdar - Thorong Phedi (4200-4450m) 3h30 ou High camp (4700m) 4h

J11: Thorong Phedi - Thorung La – Muktinath (4550-5416-3800m) 8h30. Départ matinal en direction du col (environ 3h d'ascension). Redescente vers

Muktinath royaume du Mustang.

J12: Muktinath - Jomsom (3760m – 2720m). Etape de 4h. Possibilité d'aller au villages de Marpha et Thini Gaon.

J13: Jomsom – Pokhara

J14 : Pokhara - KTM

Trek de 16j:

Le 16 jours de trek au tour des Annapurnas. Une partie de voyage ce faites en voiture du Jomsom Tatopani et continue le trek passant par Ghorepani, ulleri Birethanti puis en voiture jusqu'à Pokhara

Trek de 19j:

Le 19 Jours de trek au tour des Annapurnas pareille mais on passe par Ghorepani, Ghandruk, Pothana , Dhampus phedi et en voiture a Pokhara.

Trek de 22j:

Le 22 Jours trajet en voiture du Jomsoms a Tatopani puis trek continue jusqu'au camp de base de l'Annapurna Sanctuaires. Passant par tatopani, ghorepani, Chhomrung, Bambou , MBS, ABS Dobang, Jhinu Danda, Pokhara, KTM

Quelles sont les différences sur tous ses treks a par la durée, ça ne se passe pas au même endroi? Je fais de la photo et selon vous, quel est celui avec les plus beaux paysages?

Merci beaucoup pour votre aide
Découvrir l'Australie en 15 jours? English translation pending
by Jboss · 2018-09-08 · 11 replies
Ce texte est un carnet de voyage sans prétention, résultat de seulement 2 semaines de voyage en Australie. Il vise à mémoriser des faits et des impressions forcément partielles et partiales. ce qui compte c'est l'impression provoquée par la confrontation, ensuite plusieurs impressions finissent par faire un avis. Contexte Comment aborder l'Australie en août et en 2 semaines sur place ? Une connaissance professionnelle éclairée qui avait passé 8 mois en Australie me conseilla un road trip partant de Darwin, 12° de latitude sud, et de traverser tout le continent du nord au sud par Alice Springs jusqu'à Adélaïde, 4000 km sur la Stuart Highway. Nous souhaitions compléter cela par l'exploration de la côte entre Adélaïde et Melbourne, notre fils terminant 9 mois comme backpacker dans cette région, au total 5000km. Au départ, vue la dimension du pays, j'avais imaginé un voyage beaucoup plus court entre Brisbane et Melbourne via Sydney. Enfin cela faisait tout de même 3000 km. Les distances sont donc un vrai problème, les distances mais aussi la faible concentration du pays en attractions touristiques, les guides disponibles présentant l'Australie comme si c'était l'Italie ou l'Espagne, avec des curiosités nombreuses mais éloignées les unes des autres de centaines ou milliers de kilomètres ce qui n'est pas le cas en Europe. La lecture des guides et des blogs de voyage laissait percer aussi la nécessité d'une approche des sites à l'australienne, comment appréhender par exemple la barrière de corail sans prendre un avion ou sans monter plusieurs fois sur un bateau ? Distances élevées plus approche à l'australienne me faisaient craindre un budget astronomique, l'aller-retour en avion coûtant déjà 1500 € par personne et encore en saison basse. Mais bon, sur une vie il faut bien aller une fois loin de France dans l'hémisphère sud et puis notre fils était là-bas. Cela-dit, 5 ou 6000 km en 14 jours ça fait tout de même 400 km par jour... L'option nord-sud étendue à Melbourne s'imposa car la personne évoquée plus haut me décrivit la côte est comme peu dépaysante, un arrière-pays centré sur l'élevage, un côté “California like" et encore on sera en hiver. Et puis au nord il y fait chaud, il y a ces fameux parcs nationaux (Kakadu, Nitmiluk et Mataranka), une autre Australie en perspective avec grands espaces vierges, wildlife et crocodiles. Nous voilà donc partis à 3 en ce début août pour Darwin après escale à Singapour, notre fils nous rejoignant à Darwin. Nous avons loué un Van pour la route et les nuits pour 2500 $ australiens, soit 1500 €.

Darwin et les parcs du nord Le climat, la végétation et la faune sont là, surtout des oiseaux, mais, disons-le, le tourisme est limité à Darwin compte-tenu du temps et du véhicule dont nous disposons. La ville elle-même a peu d'intérêt si ce n'est visualiser la consommation à l'australienne et très vite nous comprenons le standard des vacances à l'australienne. Ici les gens qui viennent essentiellement du sud-est (Sydney et Melbourne où c'est l'hiver, c'est 13 millions de personnes comparés à 22 millions pour le pays entier) voyagent avec un gros 4x4 (trailer) et en remorque une grosse caravane de 3 ou 4 tonnes avec tout le confort (même la climatisation) elle aussi adaptée aux routes non goudronnées. Car très vite on se rend compte que la plupart des sites sont accessibles uniquement par des pistes en terre. Le site le plus intéressant de Kakadu c'est 9 heures de route et piste depuis Darwin et seulement à l'aller. Les gens qui font partent passer une semaine dans le coin avec tout le confort. Le jour de visite que j'avais prévu pour Kakadu s'est donc limité à une balade sur la rivière Adélaïde pour observer des crocodiles. Ce n’est pas vraiment notre format de vacances favori, des gars en treillis tendent de la viande au bout de perches pour faire sauter les crocodiles mais on s'est dit "si on ne va pas dans une telle excursion (100 € pour une heure à 4 et après négociation) on ne verra pas de crocodile". La visite est tout de même très intéressante, les animaux sont dans leur milieu, on apprend que chaque mâle a son territoire et que les crocs se nourrissent principalement de grosses chauve-souris en grand nombre aux abords de la rivière et il y a aussi d'autre animaux visibles dont surtout des oiseaux. Voir des crocodiles par soi-même et en-dehors des attractions semble impossible même si on nous explique qu'il y en a partout ou alors il faut un bateau à moteur, savoir où aller et prendre des risques. Pour le reste, notre découverte du nord s'est résumée à la visite de chutes d'eau dans le parc de Lietchfiled, très charmantes et toutes baignables. Compte-tenu des distances à parcourir, très vite nous prenons le rythme de la recherche d'un "caravan park" le soir avec "power" et wifi si possible, pas trop tard, les campings étant peu nombreux et pris d'assaut par des australiens en vacances, pour la plupart assez âgés, et voyageant avec le fameux attelage 4x4 + caravane tout terrain. Notre van consommant entre 12 et 14 litres au 100, ces 4x4 doivent plutôt en consommer 20 ou 25. Un australien de Melbourne avec femme et 2 enfants jeunes rencontré au nord nous expliqua être parti pour 12 semaines, prévoir de faire 12 000 km par l'ouest (Broome puis Karratha), aller dans des zones sans ville ni village, pourvoir passer plusieurs jours avec ses réserves d'essence et d'eau et son électricité photovoltaïque, terminer son road trip à Perth, y mettre son 4X4 et sa remorque sur un camion et rentrer en avion chez lui depuis Perth. 12 semaines de vacances c'est hors de portée d'un français qui travaille sans parler du budget y afférent. Bref on allait devoir faire petit bras. Descendre vers le sud Un couple de français rencontré plus tard nous expliqua pour un road trip de 4 mois avoir acheté un 4x4 avec roof top (tente sur le toit) à Darwin pour 5500 $, être parti vers l'ouest par des pistes puis être revenu sur Uluru par 3 jours de pistes de tôle ondulée, ils allaient couper ensuite vers la barrière de corail à l'est toujours par des pistes. Des milliers de kilomètres, les grands espaces mais aussi de belles bavantes d'après leurs dires, du désert sans végétation ni relief pendant des jours, voilà l'Australie des grands espaces. Nous descendons donc. Avant d'attaquer le grand sud nous nous baignons à Edith Falls, joli bassin. Puis à Katherine dans des grands bassins d'eau chaude sous les palmiers. Beaucoup de monde est dans l'eau, des retraités australiens flottant sur des boudins. Le lendemain nous visitons Katherine Falls, vue panoramique sur la Katherine River, intérêt relatif. Nous roulons donc sur cette Stuart Highway, des lignes droites succèdent aux lignes droites, des kangourous et du bétail morts se voient sur le bord de la route où nous croisons sans cesse ces fameux traillers avec caravanes. Nous ne verrons pas de kangourou vivant sur cette route, contrairement à ce qu'on nous avait raconté. Nous avons vu seulement 2 wallabys dans un camping. Jusqu'à Katherine c'est camping la nuit, courses une fois par jour (Woodworth ou Coles) et route interminable dans un paysage plat à l'infini couvert d'eucalyptus. J'avais pensé que nous aurions 2 grosses journées de route de 800 km pour laisser du temps pour les visites mais c'est insuffisant, il faut bien rouler tous les jours. Ce que les australiens appellent le désert n'en est pas un, rien à voir avec le Sahara que j'ai connu qui voit parfois plusieurs années sans pluie, là il y a ici de l'eau quasiment partout, même à Uluru il pleut tous les mois. Cela explique que ce désert est tout de même assez peuplé, des oiseaux innombrables, même des aigles, des kangourous de partout, des trous d'eau très fréquents, même des rivières parcourent ce désert et très au sud des crocodiles sont signalés dans ces rivières. A J+4 nous découvrons Devil's Marble, très beau parc de blocs arrondis taillés par le ruissellement des pluies, vraiment très beau. A J+5 nous voilà à Alice Springs, au centre de l'Australie. Ici les nuits sont froides et les jours sont chauds. Nous retrouvons du wifi et des magasins. Le sud ! Dès le début du voyage j'ai ressenti un truc bizarre, je perdais le nord et n'arrivais plus à me diriger moi qui n'ai jamais ce genre de problème. J'ai compris assez vite la raison. La fameuse phrase de nos institutrices "quand vous regardez le sud à midi, l'est est à votre gauche et l'ouest à votre droite" ne fonctionne pas dans l'hémisphère sud. La phrase est ici "quand vous regardez le nord à midi, l'est est à votre droite et l'ouest à votre gauche". Ici sur les toits des maisons, les plaques photovoltaïques sont orientées vers le nord et globalement toute la journée le soleil penche vers le nord. Comme à l'équateur le soleil est à la verticale, dans l'hémisphère nord il pique vers le sud et dans l'hémisphère sud il pique vers le nord. Se nourrir Globalement peu de produits très typiques si loin de France et dans un pays qui a une grosse façade tropicale. On notera des mangues dont on voit d’immenses plantations. Les courses sont vites faites, du pain quand même plutôt travaillé, des fruits comme chez nous, du fromage type cheddar, du jambon, dans des supermarchés globalement très bien achalandés et pour des prix voisins de ceux pratiqués chez nous. Pour les amateurs au rayon des bonbons je prends des Liquorices. Question bouffe on n'est tout de même pas dans la finesse, de gros étals de cuisses ou de blancs de poulet, un rayon poisson avec beaucoup de surgelés, des chips à profusion. La majorité des produits sont conditionnés et emballés, ici on mange à toute heure et pas très sain il me semble. Difficile de croiser un australien sans embonpoint, on mange ici beaucoup de féculents, de sucres et de graisses. Les réglementations semblent pourtant une spécialité du pays, on le ressent partout, on sent la "civilisation". Peuple descendant de bagnards, les australiens ont à cœur de montrer leur organisation mais cette passion pour les règles ne semble pas avoir envahi le domaine de la diététique. Quant aux restaurants, des chinois très présents, des pizzas et des fast foods et on a fait le tour. On y mange globalement assez mal.





No, I Won’t Be Going Back to China
by Ericdu38 · 2018-09-01 · 240 replies
Hello forum,

Did any of you feel the same things we did in China?

We spent a good twenty days there in August. First, we traveled solo around Chengdu, then joined an organized tour for 12 days (Beijing, Pingyao, Xi'an, Guilin, Xingping, Yangshuo, Shanghai, Wuzhen) and extended our stay by 4 extra days to visit Zhangjiajie.

The landscapes were stunning, and we have unforgettable memories... but we were really disappointed by the following points:

- The food: way too spicy. Lacking in flavor, not much taste. I’m speaking "in general" because we did enjoy some good steamed dumplings, smoked pork, and other dumplings... But compared to Thailand, Cambodia, or India, Chinese cuisine didn’t impress us at all.

- The behavior of the Chinese: disrespectful, rushed, agitated. You constantly have to fight—people push, crowd, and overwhelm you... At the entrance to the Terracotta Army (and other sites), it’s a human tidal wave... and I mean that literally. We were carried by the crowd without even touching the ground. It was like a situation where you have one bowl of rice and 20,000 starving people diving for it...

You’re at a ticket counter, and they cut in front of you. You’re in line for boarding, suitcase ready to go on the conveyor belt, and someone shows up out of nowhere to put THEIR suitcase down... even though they have a flight ticket with THEIR seat number and won’t be leaving before you!!!! You’re getting on the bus, and someone shoves past you just so they don’t end up behind you.

It’s like these people only think about themselves. I didn’t see a single person let someone else go first or even ask—it’s as if politeness and respect are completely foreign to them.

It’s honestly exhausting and draining...

- Communication: In every other country we’ve visited, whether in Asia or Europe, we always manage—with English, a few words of Italian, French, or Spanish. In China, I’ll be blunt: if you don’t speak Chinese, you’re screwed. And yet, a pair of kids around ten or twelve years old asked us in English where we were from :)

- Understanding: Here’s the rule. Even if the person you’re talking to speaks a little English and says they understand you... make sure they *really* do, because 9 times out of 10, they don’t. Out of pride or just cluelessness, they’ll give you a big smile and nod, but in reality, they didn’t get what you were saying.

Several times with our group, in the evening at a restaurant, if we hadn’t been helped by someone at another table who spoke a little English, we’d still be there. The classic example: the waiter brings one menu (for 10 people at the table), and we’re all trying to explain that we need 4 or more menus. Five minutes later, he’s still staring at us with that same blank smile...

In 3* or 4* hotels, you go to the front desk for a hot water or AC issue. Three or four staff members just stand there beaming at you. You try to explain with photos or a translator, but in the end, you leave with the problem unresolved.

They don’t speak—they shout... on buses, in hotels...

We were also surprised to find that self-service laundromats were almost nonexistent. We got scammed once at a hotel with an astronomical bill!

As for flights, we flew Air China on the way there and Austrian Airlines on the way back—no comparison. Air China had zero service and food that was "baby food" quality. Austrian Airlines had multiple services, a decent meal, and smiling flight attendants.

I don’t know if any of you had the same experience in this country, but I’m definitely not eager to go back. Whereas if someone offered me India, Thailand, or Vietnam tomorrow, I’d be there in a heartbeat!!!
Escapade à Taïwan, destination très confidentielle English translation pending
by Vaikeaiti · 2018-04-08 · 85 replies
Bonjour,

Pourquoi Taïwan ? D'abord pour sortir des sentiers battus, et cette île un peu oubliée des voyagistes reste une niche d'un point de vue touristique. C'est ce qui en fait le charme. On ne connait pas bien Taïwan et son histoire riche et parfois chaotique, on pense que c'est un appendice chinois de la Chine Continentale. Il est vrai que l'on y parle le mandarin mais aussi le taïwanais, dérivé du chinois mais langue à part tout de même, également l'anglais plus ou moins bien selon l'âge des personnes rencontrées ou interrogées. Ceci dit, les Taïwanais n'ont rien à voir avec le grand voisin dont les visées hégémoniques leur font peur, mais aussi les excédent et les mettent en colère. On parle chinois et / ou taïwanais à Taïwan et l'on est fier d'avoir forgé une identité insulaire unique. La taïwanité n' est pas un vain mot, elle est vécue de l'intérieur avec l'affirmation d'un patriotisme national et culturel, bâti sur des apports venus non seulement de Chine ( le Fujian au tout début, une province du sud-est de la Chine continentale) mais également de Hollande, puis de nouveau de Chine ( dynastie Qing / Han et Hakka ) puis de Mandchourie (les deux entités étant en guerre pour le contrôle stratégique et commercial de l'île ) puis du Japon dont les colons ont façonné et formaté les esprits pendant 50 ans - ne serait-ce que par l'utilisation de la langue japonaise- et modernisé les villes comme par exemple l'ancienne capitale Tainan dotée aujourd'hui de larges avenues et de parcs. C'est étonnant, mais les occupants japonais ont toléré et même protégé les traditions des peuples aborigènes malgré des spoliations voire des violences qui ont contraint les tribus côtières à battre en retraite vers les montagnes. Ils ont au final laissé plutôt un bon souvenir ! Enfin il y a l' arrivée de l' armée en déroute de Tchang Kai Tchek ( et dans son sillage d'une bourgeoisie riche et lettrée ) fuyant l'avancée communiste de Mao Tse Toung et son lot de persécutions et d'exécutions sommaires dont la mort programmée pour le rebelle. TKT établit d'abord un régime autoritaire soutenu par les Etats-Unis puis le régime se démocratise au fil des années et l' économie se développe et devient florissante. TKT a participé à l' émergence d'une identité nationale forte et ombrageuse. On lui voue un culte certain malgré des errements, des excès voire des crimes perpétrés avec cynisme. La visite de l' imposant mémorial un week-end permet - paradoxalement - de ressentir une vraie ferveur populaire dans une atmosphère bon enfant. Notre voyage a été orienté vers culture et nature, modernité et tradition, avec un interêt tout particulier pour les peuples aborigènes, et parmi tous ceux-là ( il y en a 14 en tout avec des sous-groupes ) celui des Rukai. Pourquoi ? Parce que les Rukai sont les ancêtres du peuple polynésien, ils ont un ADN identique, ont donc navigué sur les grandes pirogues royales vers les Marquises actuelles pour s'installer d'abord à Hiva Oa ( et aussi Tahuata et Fatu Iva au sud de l' archipel ). A suivi la colonisation de l' actuelle île de Pâques, puis des îles Hawaii, puis de Tahiti ( 500 ans plus tard environ ), enfin de l' actuelle Nouvelle Zélande ( ou Pays du Long Nuage Blanc ) à partir de l' île de Tubuai dans l' archipel des Australes où vivait l' élite du peuple polynésien, et du ' marae ' de Taputapuatua dans l'île de Raiatea ( Iles sous le Vent ). A noter que ce dernier a été classé au Patrimoine de l'UNESCO l'an passé, même s'il est plus récent que les ' marae ' majeurs de Tubuai. Les Rukai sont actuellement plutôt des montagnards, mais ils ont, de toute évidence, été aussi des navigateurs à une certaine époque. Il faut imaginer les mutations en termes de siècles et non d'années ou de décennies, et garder à l' esprit que les vagues successives de colonisateurs chinois, hollandais et japonais ont repoussé les populations autochtones vers les montagnes et quasiment jusqu'à la côte est. Notre motivation première est que nous avons un fils adoptif polynésien qui nous a orientés vers ce groupe tribal. Cette partie du voyage fut passionnante et émouvante aussi. La technologie moderne appliquée à la génétique fait des miracles et permet des découvertes de ce genre.

Les Taïwanais sont ouverts, sympathiques, aiment vivre, rire et chanter. Les rares touristes sont chaleureusement reçus, avec sourires et petits cadeaux. Un vrai plaisir ! C'est un pays libre et plutôt démocratique, la police est invisible même sur la route. On peut comprendre que ce peuple singulier veuille préserver les acquis de l'indépendance tout en maintenant un difficile statu quo avec le grand et puissant voisin qui considère Taïwan comme une province chinoise destinée, tôt ou tard, à réintégrer le giron originel. Les discours des officiels chinois sont toujours assez menaçants, mais ils sont reçus avec ( une fausse ) indifférence. Pékin a mis en place une politique de suffocation militaire, géographique et diplomatique. Autant dire que les choses ne sont pas simples et qu'elles peuvent se compliquer brutalement. Les rapports avec le Japon proche sont excellents, Okinawa (ou archipel RyuKyu ) gardant un rôle stratégique du fait de la présence d'une importante base militaire américaine.

Détails Pratiques Nous avons voyagé sur KLM de bout en bout au départ de Montpellier, en fin d'après-midi, et en début de soirée à Amsterdam pour un vol direct, d'une durée de 11 h 40 à l' aller et de 12 h 40 au retour. Compagnie sure, ponctuelle, organisée et méthodique et qui permet en ce moment d'éviter Air France, engluée dans des problèmes sociaux sans fin et dans des grèves insupportables. On arrive en milieu d'après-midi à Taipei. Bien sur il y a d'autres compagnies qui desservent Taipei au départ d'Europe. On peut conseiller Eva Air dont les tarifs sont compétitifs, surtout si l'on réserve son billet assez longtemps à l' avance ( autour de 800 euros AR ). Il y a aussi China Airlines, compagnie nationale qui fait partie de SkyTeam. Il y a encore Air France ou Cathay Pacific qui volent jusqu'à Hong Kong. Ensuite il faut prendre une autre compagnie pour rejoindre Taipei, China Southern par exemple. A noter que, si l' on a du temps pour une extension très originale, Taïwan est proche d'Okinawa ( ou Ryukyu ), archipel tropical au sud du Japon, à l'écart des circuits touristiques. C 'est un Japon très surprenant, couleur lagon polynésien. China Airlines dessert cette destination à prix très raisonnables.

Un premier conseil quand on débarque à l' aéroport international de Taipei : Acheter une carte SIM pour la durée du séjour. Environ 25 euros pour 15 jours et un accès large à Internet. Les Taïwanais sont hyper-branchés, avec deux ou trois téléphones dans la poche. C'est assez impressionnant !

Second conseil : retirer un peu d'argent à un distributeur, également dans l' aéroport. par exemple, 10000 NTD ( New Taiwanese Dollar ) pour payer un certain nombre de services cash. Les cartes de crédit sont bien sur acceptées partout mais votre banque risque de prélever à chaque utilisation de la carte, des frais qui peuvent sembler excessifs. Je le savais donc j' ai essayé de parer au problème.

Troisième conseil : Voyager avec des euros en billets pour les changer dans les banques. Pas de problème à la Banque de Taïwan où le taux de change était tout à fait correct. Attention : On ne peut pas échanger les billets de 500, 200 et 20 euros, uniquement les billets de 100, 50, 10 et 5 euros. Pourquoi ? Mystère.... Mais bon à savoir !

Nous étions donc en couple et avions pris contact avec deux agences de voyages locales entre lesquelles j' ai choisi la moins chère et la plus performante. Je donnerai des infos plus complètes en message privé à ceux qui sont intéressés. L' agence, en contact étroit avec moi, a mis au point un circuit de 6 jours avec voiture ( Toyota Prius ) et chauffeur, supposé parler anglais , mais avec qui nous avons surtout communiqué via le traducteur de Google... D'où l'interêt d'acheter une carte SIM pour se connecter fréquemment ! J' avais moi-même réservé les hôtels sur le parcours. Ce n' était pas forcément nécessaire partout. En parallèle, j' ai bénéficié des conseils et des contacts d'une étudiante taïwanaise, actuellement à Paris pour un an, qui nous a organisé la visite de Taipei avec méthode avec un taxi privé loué 8 heures par jour. Cela a un prix, mais on se consacre, sans penser à autre chose, aux visites et découvertes, et puis cette énorme ville est vraiment compliquée à parcourir, et les endroits à visiter sont très dispersés. Prix à la journée : 4000 NTD. Ceci étant, on peut aussi parfaitement visiter Taipei en MRT, le métro local, superbe, propre et climatisé. C'est moins cher, bien sur, mais il faut plus de temps... et puis il faut s'habituer à ne lire que du chinois ( un peu d'anglais quand même ) sur les panneaux. Oublier les déplacements en bus pour les raisons indiquées ci-dessus, sauf si l'on parle chinois.

En ce qui concerne le circuit, je ne le referais pas de la même façon aujourd'hui. Je vais donc vous faire profiter de mes suggestions. Côte ouest, il y a un train rapide, style Shinkansen japonais, qui passe par Taichung, Tainan et va jusqu'à Koshiung. Avec un peu d'organisation sur place ( j' expliquerai plus loin ) on peut partir en solo et faire appel ponctuellement à des guides. il vaut mieux acheter les billets de train à l' avance et réserver ses sièges. Cela peut se faire par Internet, ou alors à l' arrivée si on passe le début du séjour dans la capitale. Côte ouest, la belle côte panoramique se situe entre Taitung et Hualien. Et puis la partie grand sud-est de île vaut aussi le détour pour ses paysages marins appréciés le long d'une route vraiment côtière au plus près de la mer. Je conseillerais donc de prendre soit l' avion ( avec Uni Air ) soit le train ( plus lent ) de Taipei à Taroko, et , sur place, de louer une voiture pour redescendre par l'intérieur jusqu'à la pointe sud de l'île, puis remonter par la côte ( deux routes ) pour les points de vue et les photos. La route est tranquille et vraiment superbe. A Taroko, pour visiter les gorges on peut prendre le bus ( bien organisé dès la gare ) ou louer un scooter, ou un vélo, ou un taxi... Tout est possible. Enfin, on peut aussi prendre l' avion, vraiment pas cher à partir de Taipei. On loue alors la voiture à l' aéroport d'arrivée ( Hualien côte est, Tainan et Koshiung côte ouest ). Encore un conseil : Réserver un hôtel confortable à Taipei pour absorber au mieux la fatigue du voyage et le décalage horaire. Beaucoup d'auberges et de B & B du côté des Gorges de Taroko. Dans l'ordre, on commence par Taipei ( 3-4 jours ) ou on termine par Taipei. Si on circule en avion, on peut - et cela fait gagner du temps- transiter rapidement vers l' aéroport domestique à Taipei ( même endroit ) et prendre un avion en fin d'après-midi ou début de soirée pour Hualien ou Koshiung par exemple. Plusieurs compagnies desservent les villes principales, dont UNI Airways que je conseille pour ses prix et sa ponctualité. Billets à réserver en ligne sur le site de la compagnie. Exemple : vol idéal pour Hualien à 18 h 50. On a donc le temps de transiter. Prévoir taxi ou voiture d'hôtel à l' arrivée de nuit. Enfin, penser à acheter du thé à Taïwan, le meilleur du monde. J' ai des adresses. Vous aurez droit à la cérémonie du thé, très stylée. Nous avons eu la chance d'être dirigés vers une maison de thé fréquentée uniquement par des Taïwanais. Acheter aussi une petite théière en terre, le thé infusé ( 1 mn seulement trois fois de suite pour le Oolong Tea ) Prix assez élevés, comme pour le café ou le whisky haut de gamme.

Déroulement du voyage Départ le 22 mars de Montpellier pour Amsterdam puis vol en continuation pour Taipei. Arrivée le 23 mars à 15 h 30. Retour le 1er avril de Taipei vers Amsterdam. Départ à 23 h 55. Arrivée à 7 h 00 . Vol en continuation à 14 heures pour Montpellier. Taipei : du 23 au 27 mars Puis circuit de 6 jours 1er jour / 27 mars : Taipei-Lukang 2ème jour / 28 mars : Lukang - Tainan 3ème jour / 29 mars : Tainan - Koshiung ( via territoire tribal Rukai / Wulai ) 4ème jour / 30 mars : Koshiung - Kenting - Taitung 5ème jour / 31 mars : Taitung - Côte Est - Gorges de Taroko 6ème jour / 1er avril : Gorges de Taroko - Taipei ( en train - 2 heures 50 de trajet - puis taxi pour aéroport en début de soirée )

Je vous retrouve très vite pour le détail de ce voyage dans une suite à ce carnet

Moana
Patagonie en cyclotourisme: du Chili à l'Argentine (12 janvier 2018) English translation pending
by Pjulien · 2018-04-01 · 0 replies
Pour la version complète avec Photos et Vidéos, Visitez mon Blog au www.ffotr.com

12 Janvier 2018, Vendredi

Tout a commencé par une tempête de verglas à Toronto le jour de mon départ. Arrivé à l'aéroport de Québec 3 heures à l'avance avec mon vélo et mes sacoches, je voulais m'assurer d'embarquer avec tout mon kit!

Premier en ligne au comptoir d'Air Canada, on m'annonce que mon vol de 20h est annulé. J'avais une correspondance à Toronto à minuit. La préposé me déniche un siège sur le vol de 18:30h, Youpie!!! Je me retrouve dans la zone internationale...mais ce vol est reporté à 5 reprises jusqu'à ce qu'on confirme son départ pour 23h. Inutile de patienter plus longtemps à l'aéroport pour espérer rejoindre ma connexion à Toronto sur mon vol vers Santiago à minuit! Je fais débarquer mon vélo de la soute de l'avion et je retourne à la maison après m'être assuré une place sur le vol du lendemain. Par la même occasion, je venais de perdre mon vol au Chili entre Santiago et Puerto Montt. $$$

Je décolle finalement le lendemain à 16h et arrive à temps avec TOUT mes bagages à Santiago. Je rejoins Puerto Montt vers 21h et mon taxi m'attendait comme prévu!

Puerto Montt est une coquette ville touristique avec sa promenade longeant la côte. Comme la Carretera est partiellement fermée à Santa Lucia en raison d'un glissement de terrain, je dois prendre 2 traversiers, le premier de Puerto Montt à Chaiten. Ce glissement a définitivement rayé de la carte Villa Santa Lucia...du moins pour un bon moment. Le gouvernement a fait évacuer le village car les risques d'un second glissement sont encore bien présents. La pluie incessante a obligé les secouristes à interrompre la recherche des disparus. C'est un glacier qui s'est décroché en haute montagne emportant avec lui roches et végétation. Tout ça a provoqué la création d'un gigantesque torrent qui dévalait la vallée engloutissant sur son passage la moitié du village et tuant plus d'une quinzaine de personnes.

16 Janvier, Mardi; 15C Ballade à Chaiten:

Je fais escale à Chaiten pendant 15 heures avant d'embarquer sur le second traversier de 23h. Je passe la journée à me balader en ville après avoir loué une chambre pour la journée avant que la pluie ne se pointe. J'aurais pu m'en passer... je n'ai pas réussi à dormir de toute façon! 17 Janvier, Mercredi; 11C Raul Marin Balmaceda/La Junta: Distance: 75.35 km; Temps roulé: 5:55:39; Vitesse moyenne: 12,7km/h; Vitesse Max: 38,5km/h; Gain alt: 773 m; Cadence moyenne: 78RPM

Départ à 23h pour 7 heures de mer jusqu'à Chaiten. Tout le monde dort sur les banquettes.

Arrivé sous la pluie à 6h du matin à Raul Marin pour entreprendre mon périple sur le Ripio (route de terre et de gravier, genre planche à laver). Je fais un arrêt 2 km plus loin chez le premier Hospedage afin d'y déposer 2 pneus que j'ai apportés pour mes amis Normand et Hélène qui voyagent sur leur tandem depuis plus d'un an. Ils viendront les chercher dans quelques semaines. Je leur ai offert 2 petites bouteilles de sirop d'érable en cadeau! 75km et 773D+ sous la pluie pour me rendre à La Junta. Un peu raide pour la première journée d'un cycliste qui n'a pas vraiment la forme. On prétend que ça revient après la première semaine! Consolation: Lorsqu'il pleut, les véhicules ne soulèvent pas de poussière!

Je croise 3 Chiliens en vélo de montagne quelques km plus loin. L'un d'eux a fait une chute dans le ripio mou en prenant trop vite une courbe au bas d'une descente. Il a fracturé son porte-bagage arrière dans sa chute. Je lui offre 2 Tie-wrap en plastique mais je doute que ça fasse l'affaire. La ville la plus proche est à 75km et la route est en ripio jusqu'à destination. Il devra sans doute trouver un véhicule pour se rendre à La Junta. J'ai fait la rencontre d'un australien (Henry) et d'un argentin (Andreas) sur le ferry. Henry, qui est âgé de 70 ans, a traversé les USA de San Francisco à New York en 89 jours l'an dernier. Après s'être croisé 2 fois sur la route, il me tient compagnie jusqu'à La Junta et nous ne nous quitterons plus jusqu'à El Calafate en Argentine. Andreas cassera la patte de son dérailleur après 30 km. J'apprendrai quelques jours plus tard qu'il a réussi à en trouver une par hasard dans un petit magasin de vélo. Incroyable!

Le plus déconcertant avec le ripio, ce sont les rouleaux de terre, des bosses à répétition, comme un planche à laver. Difficile à expliquer si vous n'avez jamais expérimenté par vous même! Admettons qu'il est préférable de tenir le guidon à deux mains. Il est impossible de maintenir un rythme, même en descente. Casse-gueule assuré! Le voyage s'annonce un peu plus compliqué que j'anticipais!

Il a plu toute la journée mais je suis très confortable sous mes vêtements de pluie. Le mercure se tient autour de 09-12C. Arrivé à La Junta, nous ne trouvons qu'un gîte avec un lit double à se partager....hahaha...plutôt intime pour une première nuit avec mon nouveau copain! Espérons que nous ne ronflerons pas trop!

18 Janvier, Jeudi, 14C La Junta/Puyuhuapi: Distance: 44.62 km; Temps roulé: 2:56:39; Vitesse moyenne: 15.2km/h; Vitesse Max: 50,5km/h; Gain alt: 728 m; Cadence moyenne: 85RPM

Lever à 7h et on embarque sur la route vers 8:00h. Henry préfère rouler tôt, ce qui est préférable pour éviter la circulation et la poussière soulevée par les véhicules. Henry a beaucoup d'expérience en cyclotourisme et des mollets d'acier. Il est très méthodique et j'apprendrai beaucoup de lui. Comme il est beaucoup plus en forme que moi, il m'amènera à dépasser mes limites à de nombreuses occasions. Il est un partenaire patient, courtois, et nous nous accordons à merveille.

Partiellement nuageux, 27km de route pavée, nous arrivons à Puyuhuapi vers 11:30h. Jolie petite ville située sur le bord d’un lac où j'avais réservé un guest house tenu par une allemande. Nous louerons un taxi (Pickup) pour nous rendre au Parc Queulat en après-midi. La route est fermée sur une section de 5km et nous devrons prendre un ferry. On en profite pour embarquer des pouceux dans la boîte. Au souper, nous aurons droit à la parade du Carnaval avec danse et musique. Malgré la bruine, tout le village est présent!

19 Janvier, Vendredi, 17C Puyuhuapi/Villa Amengual: Distance: 81.71 km; Temps roulé: 6:22:45; Vitesse moyenne: 12.8 km/h; Vitesse Max: 53,3km/h; Gain alt: 1969 m; Cadence moyenne: 81RPM

Ouf, un grosse journée aujourd'hui. Départ de Puyuhuapi à 8h et arrivée à Villa Amengual à 20h! Le rythme d'Henry est beaucoup plus soutenu que le mien mais il est patient. Il prend ça cool mais moi j'ai toujours le pied dans le plancher! Les derniers kilomètres ont été pénibles. Je fais attention de bien m'hydrater et on bouffe fréquemment. J'ai apporté des électrolytes pour diluer dans mes gourdes et des jujubes GU. On bouffe des Snickers, du pain, du fromage, des biscuits, des barres tendres, du chocolat, beurre d'arachides, des cannes de saumon ou de thon, etc... On remplit nos bouteilles dans les milliers de ruisseaux et chutes qui longent la route.

En approchant du village, on rencontre un cycliste au bord de la route pour lui demander de nous indiquer un gîte. Je suis heureux de constater que mon espagnol 101 n'est pas complètement effacé de ma mémoire car Henry ne parle qu'anglais et Allemand. Il s'avère que ce cycliste est un Argentin dans la 60n qui voyage avec 6 copains venus avec leurs vélos de montagne pour rider sur la Carretera. Il me recommande un guest house et nous convenons de souper ensemble vers 21h. Ce sera un repas très agréable et une bonne pratique pour mon espagnol qui est de niveau semblable à leur anglais. LOL!

20 Janvier, Samedi, 28C Villa Amengual/Villa Maniguales Distance: 59.07 km; Temps roulé: 3:26:45; Vitesse moyenne: 17.2 km/h; Vitesse Max: 66,6km/h; Gain alt: 692 m; Cadence moyenne: 86RPM

Nous avons fait une pause ravito sur un viaduc surplombant une rivière...encore! À l'approche d'une voiture, à la blague, j'allonge le bras pour leur présenter un biscuit au bout de mes doigts afin de les inviter à partager avec nous. 10 mètres plus loin, la voiture s'immobilise...je m'approche, un peu méfiant! Le chauffeur et sa conjointe me font un large sourire et m'offrent une grosse barre de chocolat à peine entamée. Muchos Gracias! et ils reprennent leur chemin. Génial, nous l'avons bouffé au complet sur le champ!

Ce fût une magnifique journée ensoleillée et chaude...un peu trop même! Une étape reposante. Les paysages sont à couper le souffle. Le village borde une grande lagune dans laquelle nous n'hésiterons pas de s'y baigner! L'eau est froide mais devient confortable après quelques minutes d'immersion. Quel plaisir après une journée de vélo! Ce sera la seule occasion qui se présentera pour se baigner au cours du voyage.

21 Janvier, Dimanche, 22C Villa Maniguales/Coyhaique Distance: 88.55 km; Temps roulé: 5:42:36; Vitesse moyenne: 15,5 km/h; Vitesse Max: 55,6km/h; Gain alt: 1336 m; Cadence moyenne: 86RPM.

Journée costaude avec de bonnes côtes! À mi-chemin, on fait un arrêt dans un ranch équestre pour se ravitailler. Nous sommes les seuls clients et nous aurons droit à un hamburger de mouton gargantuesque. Nous traverserons un tunnel dans la montagne au cours d'une longue montée de 12km atteignant D+11% par endroit. Elle sera suivi d'une deuxième montée abrupte avant d'atteindre la ville de Coyhaique. Ouf, j'étais content d'arriver!

Coyhaique est une magnifique petite ville touristique. Un centre de ski en saison hivernale. Le cœur du village offre une multitude de boutiques et restaurants le long d'une rue piétonnière. Nous y dégusterons notre premier Parrilla, un plateau de viandes variées grillées sur un mini BBQ au charbon de bois. (Poulet, Boeuf, Mouton, Porc, Saucisses accompagnés d'un gigantesque plats de frites!) Hé non, on en viendra pas à bout!

En sortant du restaurant, on fait une rencontre ahurissante, un chien au comportement pour le moins bizarre!

22 Janvier, Lundi, 15C Coyhaique/Cerro Castillo Distance: 97,61 km; Temps roulé: 7:02:07; Vitesse moyenne: 13,9 km/h; Vitesse Max: 75,6km/h; Gain alt: 2831 m; Cadence moyenne: 87RPM.

Ouf, celle-là a été tough! J'ai vraiment été au bout de mes ressources et j'ai failli renoncer à plusieurs reprises, d'autant plus que la journée précédente avait été costaude aussi. Des montées qui n'en finissent pas, à chaque virage, on espère que c'est la dernière. Je dois pousser mon vélo sur plusieurs kilomètres et des cyclistes plus jeunes que nous rencontrons en font autant. J'en ai même vu un abdiquer! Henry est un ancien coureur de vélo de montagne. Il s'adapte plus facilement que moi et jamais on ne l'entend se plaindre. Un exemple de résilience inspirant!

Vers le 80ième km, j'envisage sérieusement de faire du pouce. J'avance péniblement par poussée de 500mètres. Pause...Chocolat...breuvage...jujubes! Rien y fait et le vent de face s'est levé depuis plusieurs kilomètres. Je suis découragé mais je me rend bien compte qu'Henry a encore de l'énergie à revendre. Merde, je me sens comme un poids lourd. Je lui propose de continuer seul, il refuse et m'affirme que lui aussi souffre beaucoup. On envisage même de planter notre tente sur le bord de la route.

Sur le point d'abandonner, je consulte mon GPS Garmin et je constate qu'à quelques km plus loin se profile une longue côte descendante. Exactement ce qu'il fallait pour me ragaillardir. Nous sommes à environ 25km de Cerro Castillo et nous sommes en ascension depuis 50 kilomètres. Il faudra bien que ça descende à un moment donné!

Arrivé au km 81, nous entreprenons une descente continue sur plus de 12 kilomètres. La jouissance totale et le panorama est à couper le souffle!!! Je m'en serais voulu pour le reste de mes jours si j'avais embarqué dans un camion 25 km plus tôt! La route descend comme un serpent jusqu'au village de Cerro Castillo. Nous faisons un pause dans une halte pour prendre des photos et jouir du moment!

On finit par trouver un guest house plutôt ordinaire ( il y avait des champignons de 6 centimètres qui poussaient dans la salle de bain) et un petit resto sympa pour le souper. On y retournera même le lendemain pour déjeuner.

Aujourd'hui, Henry a eu 71 ans!

23 Janvier, Mardi, 19C Cerro Castillo/Bivouac camping sauvage Distance: 52,35 km; Temps roulé: 5:30:39; Vitesse moyenne: 9,5km/h; Vitesse Max: 32,8 km/h; Gain alt: 983 m; Cadence moyenne: 84RPM.

Les derniers 12km étaient robustes! Notre destination est Puerto Tranquillo mais c'est trop loin pour y arriver en une journée. À mi-chemin, on commence à chercher un endroit pour bivouaquer. Un couple de cycliste français nous guide vers un endroit près d'un ruisseau qu'ils ont repéré sur une application IPhone. Malheureusement, une clôture barrée en interdit l'accès. Ils poursuivent leur chemin alors que nous décidons d’enjamber la barrière. Ce sera ma première nuit sous la belle étoile. Au moins, il ne pleut pas! Henry a une crevaison lente sur sa roue arrière et en profite pour tenter de la localiser...sans succès! Changement de tube! Depuis ce matin qu'il doit gonfler son pneu périodiquement.

J'ai gelé toute la nuit, le mercure a du descendre sous les 0C. Il y avait même de la glace sur le double-toit de la tente. Lever à 7h et on reprend la route vers 8h.

24 Janvier, Mercredi, 19C Bivouac/Puerto Tranquilo Distance: 63,76 km; Temps roulé: 4:54:39; Vitesse moyenne: 13,0km/h; Vitesse Max: 47,5 km/h; Gain alt: 892 m; Cadence moyenne: 78RPM.

Étape importante avec une journée de repos pour visiter les célèbres Cavernes de Marbre. Une petite pause me fera le plus grand bien! On arrive en début d'après-midi et on se trouve une auberge à proximité. J'en avais réservé une sur Booking.com mais on a réalisé qu'il fallait monter 5km de pente pour y accéder!

On magasine nos billets pour la croisière prévue le lendemain et on relaxe en faisant sécher nos tentes. J'en profite pour aller faire laver nos vêtements chez une voisine.

Lever à 7h pour se rendre au bateau. Chanceux, il n'y a qu'une famille de 4 chiliens qui se joint à nous. Les autres embarcations transportent parfois jusqu'à 12 touristes. Nous voguons pendant 30 minutes pour atteindre les cavernes. La visite durera 2 heures et nous sommes époustouflés par la beauté et les couleurs des cavernes. Un must à ne pas manquer!

Nous passons le reste de la journée à bouffer et relaxer sur une terrasse tout en profitant du WIFI pour communiquer avec nos familles via Facebook. Le WIFI est tellement lent que nous le surnommons WIFOU! Je trimballe mon ordinateur pour maintenir le contact avec mes clients et faire rouler la business depuis le début. C'est parfois un peu agaçant mais j'ai pas à me plaindre! Quelle chance que j'ai de pouvoir m'absenter du bureau pendant 30 jours tout en continuant de travailler et de voyager. Joindre l'utile à l'agréable!

26 Janvier, Vendredi, 24.4C Puerto Tranquillo/Puerto Bertrand Distance: 63,43 km; Temps roulé: 5:47:39; Vitesse moyenne: 11,5km/h; Vitesse Max: 46,09 km/h; Gain alt: 1346 m;

Une belle journée sans encombres. De bonnes montées en début et fin de journée sous des paysages magnifiques. Rendu à Puerto Bertrand, on s'est arrêté dans un petit resto et j'ai demandé à la serveuse des indications pour s'héberger. Elle nous propose une merveilleuse chambre dans un bâtiment en construction à l'arrière du resto. Génial!

27 Janvier, Samedi, 19C Puerto Bertrand/Cochrane Distance: 49,61 km; Temps roulé: 3:55:46; Vitesse moyenne: 12,6km/h; Vitesse Max: 51,1 km/h; Gain alt: 1145 m; Cadence moyenne: ???RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Cochrane

Cette étape est très vallonnée. Ça ne cesse démonter et descendre. Cochrane est la dernière ville dotée d'un guichet automatique (ATM) où nous pouvons acheter des devises pour nous rendre jusqu'en Argentine. Nous y trouvons un guest house potable et passons la journée à se promener en vélo et à déguster des bières dans un petit bistro. Je vous confirme que les bières artisanales chiliennes sont nombreuses et délicieuses. Bien que je ne boive plus d'alcool depuis plus de 3 ans, je n'ai pu résister à me désaltérer avec la bière chilienne. Je n'ai trouvé qu'une seule fois de la bière sans alcool.

Nous repartons vers 9h le lendemain après être repassé au guichet ATM et je constate que j'ai perdu mon détecteur de cadence hier.

Nous longeons la Rio Baker. Son eau est turquoise!

28 Janvier, Dimanche, 22C Cochrane/Bivouac Camping Framboises Distance: 49,02 km; Temps roulé: 4:40506; Vitesse moyenne: 10,5km/h; Vitesse Max: 44,3 km/h; Gain alt: 936 m; Cadence moyenne: ??RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Cochrane

Les prochains 40km seront les plus difficiles ou du moins, les plus dangereux du voyage en raison de la qualité du rupio. En effet, une vingtaine de centimètres de gravier a été récemment ajouté sur la route. Il est mou, poussiéreux, instable et mal compacté. La roue avant du vélo s'enfonce dedans et dérape en tout sens. Je réduit la pression dans mes pneus. Il faut ralentir l'allure et être constamment aux aguets lorsque des véhicules nous dépassent. Encore pire dans les descentes, on risque la chute à tout moment. À chaque véhicule qui passe, nous sommes saupoudrés de poussière. J'ai le moral au plus bas! On prend un ravito à l'écart du chemin pour respirer un peu.

À plusieurs reprises nous échangerons nos positions avec un groupe de jeunes cyclistes chiliens. On se dépassera mutuellement à plusieurs reprises. Après une longue descente, nous les rencontrerons encore à l'approche d'un pont. Ils nous indiquent qu'il y a un camping magnifique à 3.5Km dans la forêt. Après réflexions, nous décidons de les suivre. Ce sera une très sage décision!

On se retrouve sur une ferme perdue longeant une magnifique rivière. La propriétaire y a aménagé un terrain de camping avec douche (froide), toilette et foyer extérieur. Un cheval se promène librement au milieu du terrain. Nous sommes les seuls clients. Le site est enchanteur, que du bonheur!

Je me dirige vers la maison de la fermière pour payer mais il n'y a âme qui vive! J'entends la voix d'une femme au loin. C'est la fille de la fermière qui m'indique qu'elle est en train de cueillir des framboises pour préparer de la confiture. Henry est un grand amateur de fruits sauvages. Je vais donc le chercher pour aller aider la fille. On se retrouve dans une grande clairière couverte de framboisiers. Il y en a des milliers. En moins d'une heure, nous remplissons un 4 litres de framboises et lui remettons en cadeau! Je lui demande si nous pouvons déjeuner chez elle le lendemain. Yes!!!

Nous passons une soirée magnifique et je prépare un spaghetti sauce tomates et fromage pour nous eux. C'est le paradis! Vers 21h, nous allons nous coucher bien que la brunante n'arrive que vers 22h. Le lendemain, déjeuner chez la fermière. Délicieuses brioches et confitures de cerises et de framboises servis avec Nescafé, bien entendu! (Le chilien ne boivent que du Nescafé, à notre grand damne!)

29 Janvier, Lundi, 16C Bivouac Camping super/Caleta Tortel Distance: 84,59 km; Temps roulé: 6:33:54; Vitesse moyenne: 12,9km/h; Vitesse Max: 48,6 km/h; Gain alt: 972 m; Cadence moyenne: ??RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Caleta Tortel

Journée costaude. On savait que la route serait longue et qu'il y avait peu de possibilité que nous atteignons Caleta Tortel en une journée. Pour s'y rendre, nous devons quitter la Careterra Australe pour franchir 20km en direction de l'océan. Ce village est reconnu mondialement pour ses trottoirs en bois. C'est la seule façon de circuler dans le village. Pittoresque! Arrivé à l'intersection en fin de journée, nous y rencontrons une jeune cycliste Suisse que nous avions croisé à deux reprises plus tôt cette semaine. Elle revient de Tortel et nous indique qu'il y pleut tout le temps! La route descend sur plusieurs km avec une remontée abrupte vers la fin. Nous profitons d'un vent arrière et décidons d'essayer de l'atteindre. Ouf...j'ai poussé fort! Nous avons atteint le village vers 17h. Sur la place principale, un kiosque touristique vous indique les pensions disponibles pour nous héberger. Le préposé nous propose un gite au bas des escaliers (quelques centaines). Ça fait pas mon affaire pantoutte! Il nous propose de camper sur une plate-forme en bois! Pas vraiment, merci!

Je demande à Henry de surveiller les vélos pendant que j'entreprends de cogner aux portes des maisons à proximité du stationnement pour trouver un gîte plus facile d'accès. Bingo! Nous sommes allés diner dans un petit bistro qui n'offrait que du pain et des confitures. Vers 20h, une pluie diluvienne ne cessera de tomber jusqu'au lendemain!

En soirée, nous irons souper dans un charmant petit resto à la cuisine prétendument française. Le proprio était vraiment sympa!

Lever vers 7h am. Nous profitons d'une accalmie pour aller visiter le village. Les trottoirs se prolongent sur plusieurs kilomètres. C'est magique de parcourir la baie sur ces planches de bois franc pendant que plusieurs chiens nous accompagnent! Nous nous sommes promenés jusqu'à 9h sans réussir à trouver un seul endroit pour déjeuner. En dernier recours, nous nous sommes rendus chez la boulangère du village qui a accepté de nous préparer exceptionnellement 2 cafés et de nous vendre des gâteaux pour déjeuner. Elle est allée chercher les cafés dans sa maison à l'arrière!

30 Janvier, Mardi, 12C A) Caleta Tortel/Puerto Yungay ; B) Rio Bravo/Refugio Distance: 25,92 km; Temps roulé: 1:49:36; Vitesse moyenne: 13,5km/h; Vitesse Max: 13,5 km/h; Gain alt: 450 m;

Nous quittons Caleta Tortel en voiture. Je déniché un chauffeur pour nous reconduire à l'intersection quelques 20km plus loin. Ça ne me tentait pas de me retaper la même route qu'hier. Nous avons ensuite roulé jusqu'au traversier de Puerto Yungay\Rio Bravo. Nous avons bouffé au resto du quai en attendant le bateau.

La traversée a duré environ 90 minutes. Arrivé de l'autre côté à Rio Bravo, nous avons roulé pendant 12km avant de trouver un refuge abandonné sur le bord de la route. Je suis allé demandé l'autorisation de camper au propriétaire et nous nous sommes installés pour la nuit. Une heure plus tard, un des jeunes que nous avions rencontrés sur le ferry est venu nous rejoindre. Un cyclotouriste argentin en vacances pour 6 semaines. Après le souper, nous avons placoté jusqu'à 20 heures et puis dodo pour tous dans nos tentes respectives que nous avions montées à l'intérieur du refuge.

31 Janvier, Mercredi, 8C Rio Bravo Refugio/ Refugio de Jorge Distance: 57,75 km; Temps roulé: 4:30:36; Vitesse moyenne: 12,8km/h; Vitesse Max: 50,4 km/h; Gain alt: 1211 m;

Lever à 7h après une nuit glaciale. On plie bagages après avoir ingurgité un bol de céréales et un Nescafé. Notre ami Argentin décide de faire la grasse matinée. Quelques bonnes bosses sur le parcours et la pluie s'installe en début d'après-midi. On nous avait recommandé le refuge de Jorge à 55 km de Rio Bravo. On s'arrête à la première maison que nous rencontrons et demandons si on peut camper au propriétaire. Il ne parle pas un mot d'anglais mais on finit par comprendre qu'on peut s'installer un peu n'importe où. Le sol est en forte pente et la forêt est intense. Après plusieurs minutes à rechercher un talus horizontal, j'en conclu qu'on est pas au bon endroit. Je sors mon espagnol 201 et j'essaie de faire comprendre au proprio qu'on recherche un Refugio. Il finit par nous indiquer qu'il y en a un 5 km plus loin.

On reprend la route sous la pluie et on tombe sur le fameux refuge de Jorge. Je vais demander la permission qui nous est accordée avec un mot de bienvenu! Le refuge est une cabane en bois dont les planches pivotent pour laisser entrer l'air. Surprise en ouvrant la porte...un gros feu de foyer réchauffe l'endroit. C'est très rustique mais au moins, nous sommes à l'abri de la pluie et bien au chaud. Il y a même une bécosse sèche à l'arrière. Un ruisseau roule de l'autre côté de la rue où nous pouvons nous approvisionner en eau potable.

Une demi-heure plus tard, on entend quelqu'un arriver avec une brouette de buches. C'était le célèbre Jorge! Il ne parle pas un mot d'anglais et est collant comme une mouche. Il s'est paisiblement assis à côté du foyer et nous a observé pendant de longues minutes...pendant des heures! En réalité, il est resté avec nous pendant au moins 2 heures, jusqu'à ce que nous lui fassions comprendre qu'on devait préparer notre repas et dormir. On a bien essayé d'échanger un peu avec lui. J'ai cru comprendre qu'il est né à O'Higgins, qu'il est célibataire, que ses seuls amis sont les cyclotouristes qui font escale au refuge. Il est bien gentil Jorge, mais c'est une méchante tache à marde comme on dit chez nous.

Il est revenu en soirée nous porter 2 bûches mais nous avions déjà fait une razzia dans la forêt de l'autre coté de la rue. Nous avons réussi à le mettre dehors pour dormir mais on s'est fait emboucaner solide pendant la nuit, à tel point qu'Henry a dû ouvrir la porte pour ne pas étouffer (il fait de l'asthme) . Nos vêtements et sacs de couchage auront une odeur de fumée pour le reste du voyage!

Nous avons levé le camp vers 7 heures avant que Jorge ne se pointe encore. En faisant mes bagages, j'ai remarqué qu'il manquait un mousqueton sur l'une de mes sacoches. Henry me dit qu'il l'avait aperçu sur le plancher la veille... Jorge?

En discutant avec notre amie Cycliste Suisse le lendemain, nous apprendrons que Jorge l'a harcelé sexuellement la veille. Il réclamait des baisers et voulait qu'elle aille avec lui dans sa maison. Elle a eu la peur de sa vie! Heureusement, d'autres cyclistes sont arrivés dans la soirée!

1 Février, Jeudi, 12C Refugio de Jorge/Villa O'Higgins Distance: 31,15 km; Temps roulé: 2:23:49; Vitesse moyenne: 13,0km/h; Vitesse Max: 49,0 km/h; Gain alt: 467 m;

Villa O'Higgins, avant dernière étape au Chili avant de prendre le traversier pour l'Argentine. La route qui longe le Lago Cines est splendide mais il en va tout autrement des 10 derniers kilomètres de rupio. Ils devaient surement servir à graver dans votre mémoire combien il est parfois pénible et enrageant de rouler dessus! L'Enfer avec ses planches à laver, ses côtes pentues et sa poussière. Un bon vent de face pour agrémenter le tout! Mais quelle satisfaction d'arriver à destination!

O'Higgins est un charmant petit village touristique et constitue la fin de la Carretera Australe. Impossible de se rendre plus loin avec un véhicule moteur!

Le défi consiste ici à se trouver un place sur l'un des trois traversiers qui assurent la liaison avec l'Argentine. La procédure de réservation est chaotique, voir anarchique sinon délirante! Il faut mentionner que le plus gros des 3 traversiers est hors d'usage depuis plusieurs mois. Les 2 autres peuvent transporter 18 passagers et entre 5 et 7 vélos sur le pont arrière. Il peut y avoir 2 voyages par jour selon l'humeur des capitaines et des conditions météo. Les 2 premiers quittent le port vers 7h du matin. Si le vent le permet, les capitaines acceptent parfois de faire une deuxième traversée vers 13h. Prenez note que les vagues passent parfois par dessus le bateau!

La première étape consiste à enregistrer son nom sur les listes d'attente. Comme il y a 2 compagnie maritime différentes, il y a 2 listes. Pour ajouter un peu de piment, les touristes s'inscrivent sur les 2 listes en espérant embarquer sur le premier qui se libère. Ça fout le bordel total. Pas moyen de savoir quand nous embarquerons, mais on nous prévient que ce ne sera pas avant 3 ou 4 jours. Nous rencontrons des cyclistes qui attendent depuis une semaine. Au moins, du côté de O'Higgins, il y a des hôtels, des restaurants et des épiceries. Si vous venez dans l'autre sens, il n'y a aucune nourriture disponible de l'autre côté du lac. Imaginez 5 jours sans bouffe!!! Heureusement, la majorité des voyageurs connaissent la situation et l'entre-aide est de mise.

Pour mettre les chances de notre bord, je suggère à Henry de louer notre chambre chez la femme de l'un des capitaines. Elle tient une auberge et des cabanas. On ira même jusqu'à y prendre nos soupers pour qu'elle nous aime encore plus! On s'installe donc pour quelques jours, tout en rayant mon projet de visiter Torres Del Paine en raison du manque de temps avant de m'envoler de El Calafate. Nous sommes mercredi!

3 Février, Samedi, 22C O'Higgins/Candelario Mancilla Distance: +/-12 km; De O'Higgins au bateau; du Quai au Douanes; Des douanes au camping sauvage.

Vendredi, elle (Ana) nous laisse un petit espoir pour le voyage de l'après-midi....mais il sera annulé. Samedi matin au déjeuner, je lui montre mon billet d'avion pour Buenos Aires le 11 février tout en lui expliquant que j'ai besoin de 5 jours de vélo au minimum pour me rendre à El Calafate. Mon calme, mon sourire et ma gentillesse finiront par porter fruits!

Vers midi, elle me suggère de préparer nos bagages au cas où...et vers 13h, elle nous confirme de nous rendre en toute urgence au port qui est à 7 kilomètres d'O'higgins. Ni une ni deux, on roule comme des débiles jusqu'au port!

Arrivé au quai, l'ambiance est tendue. Il y a 7 cyclistes et un groupe de 15 marcheurs australiens sur un tour organisé. Moi et Henry sommes arrivés les derniers, on fait pattes blanches. Soudainement, le Capitaine nous crie d'avancer avec nos vélos. On passe devant tout les autres cyclistes et les 4 jeunes commencent à se plaindre argumentant que ça fait une semaine qu'ils attendent et que leurs billets sont déjà payés! Des Carabineros surveillent l'embarquement. On monte avec les vélos, le cœur plus léger! Quelle chance nous avons! Notre stratégie a été payante!

La traversée a été mouvementée. 2 heures à se faire brasser par le vent et les vagues. Les derniers 30 minutes ont été holé holé!

Rendus à Candelario Mancilla, il y avait un camping à côté du port. Nous avons préféré passer immédiatement aux douanes pour faire un bivouac sauvage quelques kilomètres plus loin afin de tenter d'embarquer sur le traversier de 11h à Lago Del Desierto demain.

Les 8 premiers kilomètres en sortant du traversier sont costauds. Un montée continuelle avec des dénivelés variant de 7 à 14% sur un ripio impossible à rouler sur le vélo. On pousse continuellement! Nous avons parcouru 4 kilomètres avant de trouver un terrain plat à l'abri du vent pour planter nos tentes.

4 Février, Dimanche, 14C Candelario Mancilla/El Chalten Distance: 48,39 km; Temps roulé: 3:37:49; Vitesse moyenne: 13,4km/h; Vitesse Max: 38,9 km/h; Gain alt: 861 m.

Réveil à 5h du matin, il fait encore noir. La nuit a été fraiche et courte. C'est pas l'envie de me blottir au fond de mon sac de couchage qui me manque! On plie bagages, Henry nous prépare un café et des céréales avec du lait en poudre et de l'eau chaude. Beurk!...mais il faut se mettre quelque chose dans l'estomac avant d'entreprendre le mythique sentier vers Lago Del Desierto!

Le soleil se lève et nous offre des éclairages magiques sur la montagne. On pousse, pousse et pousse.

Arrivé au sommet, la piste fait 2 mètres de large et devient partiellement carrossable sur 3 à 5 kilomètres. Il faut rouler avec prudence sur cette corniche car la falaise est profonde et escarpée. Soudainement, on aperçoit un pancarte de bienvenue en Argentine. Surprise, le sentier passe de 2 mètres à 50 centimètres de large. Ayoye, c'est un sentier pédestre!

Nous traverserons des marécages, des cours d'eau à pieds nus, des forêts enchanteresses, des montées dingues, des talus à 20%D+, des passages étroits entre les conifères, et j'en passe. Ce sentier nous laisse des souvenirs inoubliables et merveilleux. Tout un défi mais tellement fascinant. Nous nous comptons chanceux car depuis quelques jours, il n'y a pas eu de pluie. Le sentier est presque sec!

À 3 ou 4 km de la fin, du sommet de la montagne, on aperçoit le Lago Del Desierto . Il est 10;50h et le traversier est encore à quai. Encore un peu d'espoir mais nous ne nous faisons pas d'illusions, ça va être serré. Je prends les devant et pousse du mieux que je peux dans la longue descente mais le sentier est tellement accidenté qu'il est impossible d'accélérer sans tomber. J'arriverai au quai à 11;15h pour voir le bateau s'éloigner à 500 mètres de moi. Déception, mais heureusement, il y sera de retour vers 17h.

Nous passons par le contrôle frontalier pour estampiller nos passeports et officialiser notre entrée sur le territoire Argentin. Nous profiterons de la journée pour laver nos vélos, admirer le paysage et les bourrasques de vents qui soulèvent l'eau sur le lac comme des tempêtes de sable: Lago Del Desierto tient-il son nom de là?

Le bateau revient vers 18h et le vent nous fait craindre le pire...mais on largue les amarres vers 6:30h. La traversée se passe sans encombres mais c'est très impressionnant de voir les gouttelettes d'eau balayées par le vent. Nous accostons à destination vers 20h. Il reste environ 38km de rupio avant d'atteindre El Chalten et la pluie s'est mise de la partie. Le parcours est relativement plat et nous bénéficions d'un vent de dos. Par endroit, la route est inondée par la rivière.

Nous rejoignons El Chalten à la brunante vers 21;30h. J'avais réservé une chambre double dans une magnifique auberge avant de partir de Québec. J'offre à Henry de la partager avec moi.

5 Février, Lundi, 19C

El Chalten est une petite bourgade très touristique situé au pied du Fitz Roy. C'est une plaque tournante internationalement reconnue pour ses multiples sentiers pédestres en montagne. On se croirait en Suisse! Des dizaines de restaurants et de boutiques offrent des produits aux nombreux touristes. Un confort occidental parfait mais le cachet argentin en prend pour son rhume!

Henry reprend la route vers El Calafate après-demain. J'irai le rejoindre en bus 2 jours plus tard. Au programme: lecture avec ma liseuse, promenades dans le village, copieux repas dans les restaurants argentins. Déjà trois semaines qu'on voyage ensemble! Ça fait du bien de me retrouver seul à relaxer à mon rythme. J'aurais aimé escalader le sentier qui se rend au Fitz Roy mais d'épais nuages enveloppent la montagne et mon corps n'a pas envie de se faire violence.

8 Février, Jeudi, 18C

Je prends le bus à 13h en direction d'El Calafate. 235km de pampa. Le chauffeur me demande de retirer les pédales, la Roue Avant et le guidon pour pouvoir loger le vélo dans le compartiment a bagages. On m'avait prévenu que le vélo pourrait suivre dans un autre bus en cas de manque d'espace. Ouf!

Le paysage change dramatiquement dès la sortie de El Chalten. De plaines à pertes de vues et aucun arbre à l'horizon..et le vent qui ne cesse d'augmenter. Ça me fait penser à Henry qui s'est tapé ces 235km en 48 heures.

J'arrive à El Calafate vers 16;30h. Je reçois un texto d'Henry. Il a choisi un autre hotel que le mien. Celui que j'avais réservé est en haut de la montagne, à 3km du centre-ville. J'annule ma réservation et je rejoins Henry quelques minutes plus tard. Son hotel est super. El Calafate est un gros village touristique et constitue le point de départ pour se rendre au glacier Perito Moreno. Henry a déjà acheté les billets pour demain matin. On s'offre une bonne bouffe avant d'aller se coucher tôt pour l'expédition au glacier.

Le bus se pointe à 8:30h et nous nous dirigeons vers le terminus où un luxueux autobus nous attend. Le trajet pour se rendre au Perito Moreno durera presque 2 heures. Nous arrivons dans un gros stationnement vide situé à proximité d'un gros restaurant. L'endroit doit être très achalandé en milieu de journée! Des indications nous dirigent vers de modernes passerelles en acier qui se rendent au glacier. Un panneau nous indique qu'il y aura plusieurs kilomètres de passerelles à parcourir. Après quelques minutes de marche nous apparait le glacier au loin. La scène me coupe le souffle. Il est gigantesque! J'ai pris des centaines de photos...mais aucune ne semble rendre hommage aux images que j'ai sous les yeux!

Tout simplement Grandiose! On se sent minuscule devant autant de beauté!

Nous retournerons à El Calafate vers 16 heures. Quelle journée mémorable...et un souper typique nous attend en ville!

Encore une fois, on se paye la traite. Nous irons dévorer un parrilla (barbecue argentin avec d’énormes morceaux de viande qui cuisent sur une braise blanche) dans le plus chic restaurant de la ville. Pour couronner le tout, on s'offre notre première bouteille de vin du voyage, un savoureux Syrah Argentin.

C'est notre repas d'adieu! Henry poursuit sa route jusqu'à Ushuaïa demain. Pour ma part, je dois démonter mon vélo pour prendre l'avion en direction de Buenos Aires dans 2 jours. Henry a été un compagnon de voyage idéal. Je n'avais pas prévu voyager en duo et sincèrement, l'idée ne m'avait même pas effleuré l'esprit! Nous nous sommes entendus comme des copains d'enfance. Aucune tension, un respect mutuel total, un rythme similaire, même si Henry a dû m'attendre à quelques reprises. J'ai beaucoup appris de lui et il a su m’amener à dépasser mes limites. Je n'aurais jamais pu franchir de si longues distances en solo, du moins j'en doute fort! Merci Henry, j'espère que nous aurons l'occasion de faire un autre voyage ensemble un jour...Le Pamir?

10 Février, Samedi, 18C

J'ai pris possession de la boîte que j'avais réservée avant mon départ dans une boutique de vélo locale. USD$25 pour une boite de carton qui avait déjà au moins un voyage trans-atlantique dans le corps. (Étiquette de France sur la boîte)...mais elle est parfaite! Me voici donc prêt à rentrer à la maison.

Après une escale de 36 heures à Buenos Aires, j'ai pris le Vol AC93 en direction de Santiago/Toronto/Québec.

Fin de l'aventure! Un petit montage Vidéo de mon périple!
Une partie de l'Italie du nord en camping-car en juin 2017 English translation pending
by Micrisan · 2018-01-14 · 8 replies
Bonjour,

Je n'ai pas été très rapide pour faire un compte rendu sur cette destination mais maintenant il est enfin prêt et je peux ainsi en faire profiter ceux que cela pourrait intéresser...

... Nous avions prévu de partir le 8 juin pour découvrir une partie de l'ITALIE du nord-ouest en une quinzaine de jours avec une première étape à COURMAYEUR ou AOSTE selon la durée du trajet. Nous espérions ensuite pouvoir aller jusqu'au lac d'Iseo, voire même continuer jusqu'à VERONE après un « coup d'oeil » sur le lac de Garde si tout se passait bien.

Tout était prêt depuis quelques jours et il n'y avait plus qu'à…

… Il fait beau en ce matin du 8 juin : nous prenons la route pour CHAMONIX, puis direction le tunnel du Mt Blanc.



Le massif du Mont-Blanc au niveau de Sallanches

Pas de problème ni vraiment d'attente à l'entrée du tunnel : nous avions un peu peur de rencontrer un bouchon important au vu du grand nombre de poids lourds arrêtés sur la file de droite dans la montée vers le tunnel mais non, tout va bien.

Du côté Italien, nous passons les stations de Pré St Didier, de Morgex. Les environs sont sympas. Dans le val d'Aoste, nous découvrons plusieurs châteaux plus ou moins récents, plus ou moins entretenus, plus ou moins gros, plus ou moins beaux.



Château Sarriod de la Tour et château de St Pierre

Cette vallée est très belle et le soleil nous encourage à rouler jusqu'à AOSTE où nous avons noté une aire de C.C au bord de la route qui va sur TURIN (Via Caduti del lavoro). C'est sur notre gauche après le rond-point (il y a un panneau signalant l'aire). Le cadre n'est pas terrible, avec vue sur des immeubles d'un côté et la route ainsi que la voie ferrée de l'autre mais cela semble calme pour le moment malgré la circulation et c'est suffisamment près du centre pour que nous nous y arrêtions. Il y a déjà 2 autres C.C et on peut vidanger et s'approvisionner en eau.

Comme il n'est pas trop tard, nous décidons d'aller faire un tour dans la ville qui se trouve tout près de l'aire de stationnement. On part sur la droite en sortant de l'aire et encore à droite au rond-point puis tout droit jusqu'à l'Arc d'Auguste. Nous poursuivons jusqu'au Pont Romain tout près de là (il faut traverser la rivière et il se trouve juste après).



L'arc d'Auguste à Aoste

Ensuite direction la rue piétonne Via Sant Anselmo face à l'Arc. On passe sous la magnifique Porte Prétoria (c'est là que se trouve l'office du tourisme où l'on peut se procurer un plan de la ville). A droite après cette porte, on peut accéder à l'entrée du Théatre romain mais nous arrivons un peu trop tard, c'est fermé (7 euros l'entrée valable également pour le forum romain et la crypte). On marche alors jusqu'à la Place E. Chanoux où se trouve le beau bâtiment de l'hôtel de ville.



La porte Pretoria



l'Hôtel de ville d'Aoste

En arrivant sur cette place, sur la droite au niveau des arcades, on prend la rue de Maistre puis, juste après la belle façade de la maison Frassy de 1871, nous prenons une impasse qui nous permet d'avoir quand même un petit aperçu du Théâtre romain.



Les arcades de la rue de Maistre



La Maison Frassy



Les ruines du théâtre romain et au fond clocher de l'église St Ours

Ce sera tout pour cette fin de journée et nous rentrons par le même chemin en prenant le temps de nous arrêter pour déguster quelques produits locaux (24 euros la planche de charcuterie/fromages + les 2 verres de rosé « larmes du paradis »).

Vendredi 9 juin :

Ce matin le ciel est « laiteux » et annonce déjà une journée bien chaude. La nuit a été relativement calme : les bruits de la route toute proche cessent assez tôt pour reprendre au petit matin mais, rien de bien gênant.

Nous quittons l'aire de C.C pour rejoindre d'autres parkings à l'entrée de la ville (attention aux sens uniques !). Nous trouvons une place sans trop de problème un peu éloignée du centre mais cela nous permet de marcher un peu. Il est 9h et les rues sont déjà bien animées. Notre trajet pour visiter une autre partie d'AOSTE : Aller jusqu'à la Place de la République puis Via E. Aubert jusqu'au croisement avec Via Croce di Citta que nous empruntons sur la gauche pour une centaine de mètres avant de prendre la rue à droite pour arriver sur la place de la cathédrale. L'intérieur de la cathédrale mérite tout de même la visite ainsi que sa crypte et le portail de l'entrée est superbe.

A voir à l'arrière du bâtiment : les deux clochers de la période romane.





La cathédrale d'Aoste et sa crypte Sur la gauche de la cathédrale, le forum romain et, surtout, la cryptoportico que nous ne visiterons pas car le site est déjà fortement encombré par des cars de touristes qui viennent juste d'arriver. Retour au parking où nous avons laissé le C.C. par la Place Roncas où se trouve le musée archéologique, puis Via tourneuve jusqu'à l'angle où se trouve ladite tour. On longe les murs d'enceinte de l'ancienne ville jusqu'à la Place de la République et le parking.



La Tour neuve

Nous avons bien aimé AOSTE même si ce n'était qu'une première approche un peu superficielle. Nous y reviendrons avec grand plaisir mais peut-être pas en camping-car la prochaine fois pour pouvoir mieux circuler et se garer.(Le plan fourni par l'office de tourisme est assez bien fait).

Vers 11h, après quelques dernières photos, nous quittons AOSTE pour l'autoroute A5 en direction de BAVENO où nous avons l'intention de passer tout le week-end dans un camping au bord du lac Majeur (nous en avons noté 2 susceptibles de nous intéresser).

La route entre AOSTE et IVREA est belle. On longe la rivière Baltea et on peut y voir encore d'autres châteaux.



Le château de Ussel à Châtillon



Le fort de Bard

Après la bifurcation vers MILAN, changement de paysage à partir du lac de Viverone qu'on ne voit pas mais que l'on peut deviner sur la gauche de la route. Il y a quelques rizières et c'est une grande vallée qui nous accompagne ensuite jusqu'au péage de l'autoroute. Depuis ARONA, beaucoup de tunnels ne nous permettent pas de découvrir vraiment le lac Majeur et nous arrivons à BAVENO vers 13h45.

On s'installe au petit camping Parisi et après avoir déjeuné, dès que nous sommes prêts, nous partons à la découverte des lieux. Le camping n'est pas très grand, vraiment au bord du lac et parcelles à l'ombre pour certains et pratiquement plates. Nous obtenons un plan de la ville à l'accueil pour trouver l'embarcadère (on prend à droite en sortant du camping puis un petit chemin sur la gauche à moins de 100m et on longe les jardins d'un très bel hôtel, on passe devant cet hôtel et on le longe à nouveau pour arriver directement sur le parking de l'embarcadère : environ 10mn de marche). Arrivés sur place, nous prenons tous les renseignements utiles pour se rendre sur les îles BORROMEE.



Le lac Majeur depuis Baveno

Ensuite « incursion » sur les hauteurs de BAVENO jusqu'à la belle petite place de l'église romane (c'est là que se trouve l'office du tourisme). Ce n'est peut-être pas un endroit essentiel à visiter mais nous avons apprécié le charme de cette petite place. Originalité de celle-ci : sur la gauche de l'église un baptistère Renaissance octogonal et un chemin de croix extérieur présentant des peintures murales assez bien restaurées sous galerie avec arcades.



La galerie du chemin de croix

Nous ferons également un tour dans la partie haute de la ville par des petites rues tranquilles.

Retour par les bords du lac. Les nuages ont laissé la place à un beau ciel bleu ce qui nous permet d'avoir une vue bien dégagée sur les alentours. Par ailleurs, la promenade le long du lac est bien aménagée et invite à la détente. C'est sympa.

Le lac Majeur et vue sur Verbania et Isola Madre

La promenade le long du lac Majeur à Baveno et vue sur Isola Superiore et Isola Bella

Puis direction le camping par le même petit chemin le long du bel hôtel. La haie fleurie qui longe le sentier parfume agréablement la balade.
Carnet de voyage Pérou 2017 English translation pending
by Titi77310 · 2017-09-03 · 35 replies
🙂🙂🙂 COMPTE RENDU DU 24/06/2017 AU 09/07/2017

JOUR 1 : PARIS>>>LIMA (24/06/2017) Vol direct Air France Altitude 152 mètres 17° à 22° Couvert Voilà, c’est le premier départ de ce voyage (le deuxième sera celui d’Agnès et Camille mercredi 28 juin). Me voici à Roissy, pour ce vol qui aurait dû avoir lieu hier, mais bon on fera avec ! Donc, maintenant, vous savez qu’il faut tout imprimer soi-même. Et évidemment pour moi ça ne marche pas, je suis reconnu par la borne mais le message me dit que mon vol a changé, oh, encore ! Bon, j’abandonne la borne tactile et vois une hôtesse qui est au filtrage. Elle me dit qu’il faut imprimer les étiquettes de bagages, et comme ça ne marche pas, elle m’envoie au comptoir n°7, juste à côté. Il y a 5 pupitres ouverts et zéro passager, du coup en 1 minute, c’est fait, poids de la valise 13,4 kgs. On décolle à 11h07, tout va bien à bord de ce B777-300 de 468 passagers ! Le vol sera somme toute normal, un repas simple avec un apéritif offert, un planteur en mignonette ! On aura un goûter avant le posé aussi. Ce vol va durer 11h55, on passera verticale Georgestown, capitale du Surinam. Survoleront une partie de la forêt amazonienne, où j’apercevrai plusieurs grands fleuves qui serpentent. A 30 minutes de l’atterrissage, la vue extérieure est vraiment belle, des chaines de montagnes enneigées et un relief chaotique à souhait ! Dernier virage au-dessus de l’océan, et on voit très bien la présence du « garùa », cette brume humide et persistante, très fréquente sur cette côte du Pacifique. On est en finale, et atterrissage. Il est 16h00 et il fait 22°. Je passe l’immigration, nous sommes 4 vols en même temps, il y a vraiment beaucoup de touristes, j’aperçois des passeports allemands, espagnols, chinois, français etc, je récupère mon bagage soute. A la sortie, un taxi avec mon nom doit être là, ah oui il y a pas mal de pancartes çà et là. Je ne trouve pas de suite, puis je vois mon nom, cool. Mon taxi va m’emmener jusqu’à la maison d’hôtes « chez Elisabeth », un hébergement qui m’a été recommandé par une voyageuse belge, il y a quelques mois. 20 kilomètres en tout, les premiers quartiers sont un peu délabrés, la circulation est dense, très dense, ça vient de droite puis de gauche, bref dépaysement total assuré ! Je vois de suite que 9 voitures sur 10 sont coréennes ou japonaises, rien de français ici en 4 roues, on est encore largué de ce côté-là ! Après 40 minutes environ, on arrive bien au 265 parque norte, quartier San Isidro. Elisabeth est là, et m’accueille chez elle dans un très bon français. Ce qui est bien ici, c’est que les terminaux de bus sont à 10 minutes à pied ! Je me pose un peu dans la chambre, il est 18h00 et donc 01h00 à Paris, la fatigue se fait sentir. J’ai quand même un peu faim et curieux d’aller à pied à l’extérieur ! Elisabeth me dit qu’à 10 minutes, il y a quelques restaurants, je sors puis à droite, puis à gauche pendant 5 minutes, puis à droite sur une grande artère. Je m’exécute, il est 18h30 et il fait quasiment nuit, il fait très bon dehors, environ 20° et pas de vent. Je tombe sur un restaurant chinois qu’Elisabeth me déconseilla, puis sur un autre. Le quartier est très résidentiel et sécurisé, je croise des policiers et policières, à vélo, qui me saluent. Il y a pas mal de banque ici, et des concessions de voitures flambant neuves. Elisabeth m’a parlé pour manger un peu péruvien de chercher le poulet à la braise, et toc, je passe devant un restaurant, où j’aperçois des poulets embrochés qui tournent allégrement ! Il s’appelle « caravana », très bien ici, on m’apporte la carte, super la boisson nationale qu’il faut tester, le « pisco sour », une boisson également revendiquée par le Chili. Excellent ! Allez c’est parti, un ¼ de poulet braisé, frites, salade césar incluse, avec 2 sauces : 5,75€, et 4,50€ pour la boisson. Je rentre tranquillement à pied, il est 20h00 (03h00 à Paris), je suis naze ! Vais allez au dodo, je demande à Elisabeth de me servir le petit-déjeuner à 07h00, avec le jetlag, ça va le faire ! Bonne nuit !
Itinéraire 18 jours dans les Visayas English translation pending
by Nabb · 2017-02-25 · 154 replies
Salut à tous, Après pas mal de recherches pour me fixer un itinéraire dans les Visayas, j'aimerais vos avis et conseils sur ma réflexion.

Ce serait donc pour un voyage avec ma femme du 18 septembre arrivée à Manille vers 16h et départ le 7 octobre 18h. Pour ne pas perdre de temps, on prendrait un vol le 18 pour Cebu vers 20/21h. Ensuite, jai pensé à ça

19/9 Cebu - Bantayan 20,21,22,23,24 : rester à Bantayan 25/09 Bantayan - Bohol ( Bantayan - Cebu - Bohol ) 26 ,27,28,29,30,1er : Bohol 2/10 : Bohol - Siquijor 3,4,5 : Siquijor 6/10: retour à Manille 7/10 retour Paris

Voilà donc pour mon itinéraire, plutôt que de faire la course, j'ai opté pour rester plusieurs jours à chaque étape. Malheureusement, il y a des endroits comme Camiguin notamment que je ne pourrai pas faire. J'ai pensé zapper Batayan pour me concentrer plus vers le sud et ainsi éviter de passer 2 journées dans les transport mais j'ai pas réussi à faire un choix. Je pense que ce serait peut être à modifier..

Pour ce qui est des activités que l'on aimerait faire, c'est de la plongée, snorkelling, profiter au max de la plage, des ballades en scooter pour découvrir les environs. J'ai noté aussi le mont Bandilaan à faire sur Siquijor, les chocolate hills sur Bohol. Autre chose que je voudrais, c'est monter sur un volcan (Camiguin ? je crois) mais ce serait peut être un peu short.

Dernière chose, l'an dernier aux Perhentians, on croisait pas mal de petits varans et ma femme pleurait de peur à chaque fois... est ce la même chose dans les Visayas? Palawan , Coron et Boracay j'avais rien vu, qu'en est il des Visayas ?

Merci de vos avis

Nabb
Peru-Bolivia 2017: A Month in the Andes
by Montagnard74 · 2017-02-08 · 141 replies
Here we go...

It’s been almost a month since we got back, and my head is still over there... Just like every time... For my own sake, I know travel journals are useful for travelers planning a trip to a country. But selfishly, they’re also helpful for me—to put the final stone on each journey and revisit it from time to time, just for the memories...

So, this trip won’t be any different, and I invite you to follow along on our Andean adventure, from Lima to the Southern Lipez, from December 16, 2016, to January 14, 2017. It’s a chronological journal because I don’t know how to approach it any other way. It doesn’t hold any absolute truths—just my experiences and feelings, which are obviously personal and not objective!

But if it inspires you to visit these magical countries (and I assume you’re already interested if you’re here) or gives you a couple of tips, then I’ll consider it a win!

So, let’s hit the road for the land of wide-open spaces!

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