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Improvisation Nomade (6) la route des Indes English translation pending
by Nicodilo · 2009-07-30 · 5 replies
Chère Meriem

Nous avons quitté Bombay, l’enfer de Bombay, le 5 décembre, à l’aube d’une journée magnifique. Par la fenêtre du train, les véritables paysages de l’Inde s’offraient alors à nous : vert des rizières où s’éclaboussent les bœufs aux longues cornes, rouge feu de la terre, recouverte de troupeaux de vaches sacrées et d’enfants bergers dans les forêts de palmiers oscillants sur les collines. Nous sommes à Goa. Une région privilégiée par sa beauté et dont la population, à majorité chrétienne depuis la longue occupation portugaise, est très tolérante avec les touristes qui viennent en masse depuis les années hippies. Palolem, à l’extrême sud de l’état, est un village côtier fait de cabanes en bambou, surélevées, le long des plages paradisiaques et cachées sous des feuilles de palmes et de cocotiers. Sur les petites îles désertes, clairsemés, autour desquelles grouillent les dauphins, le soleil s’évanouit de pourpre. Nous sommes au paradis. Mais même le paradis a des défauts… Tu te souviens du CD qu’on appréciait ensemble à Istanbul. Je l’ai écouté ce matin. C’est fou comme la musique peut contenir d’images… Parfois, j’ai le sentiment d’avoir fait une connerie en n’acceptant pas que tu me rejoignes. On serait bien tous les deux à critiquer le paradis… Mais tu es à Antalaya, sur un bateau du vieux port. Les marins turcs vous ont invitées à rester près d’eux, après que vous les avez charmés avec Jin… Et je t’imagine, bercée par les vagues ou caressée par les mains rugueuses d’un matelot. Mais je m’en fous après tout. Les bars regorgent de déesses en maillot de bain dont les jolis culs blancs tentent de bronzer, en restant des heures au soleil sur la plage. Je commande un rhum, de mon hamac, à 6 serveurs qui sont à notre service. C’est ennuyeux le paradis. On n’y fait rien et on n’a rien envie d’y faire. Ou alors, ce sont les joints qui me font ça. Et la soirée d’hier. J’ai bien ri. Tous ces faux routards à base de whisky coca et de musique de merde, avec leurs lunettes de soleil sur leur front blanc cachant leurs yeux rougis et leur gros ventre rempli de bière, qui reproduisent exactement ce monde de merde qu’ils ont pourtant quitté pour venir ici. Nous ne sommes pas au bon endroit. Ces vacanciers m’exaspèrent. Fumer des joints me lasse. Daoud, lui, a l’impression de bouffer des paquets de farine. T’as un œuf, il m’dit, que je te fasse une crêpe ! Puis la nuit, le paradis fait un bruit d’enfer : des chiens s’entredéchirent par dizaines, en hurlant à la mort. Les mêmes qui dorment près de nous la journée, rongés par les tiques et les puces, ravagés de cicatrices encore sanglantes. Droits sur leur corps maigre et musclé, ils nous regardent fièrement et sans broncher. J’ai rêvé d’eux, cette nuit, et que j’étais attaqué par des soldats fous, abandonnés et affamés. Ce matin, on a loué un scooter et on est partis en promenade. D’abord, dans les terres qui sont des réserves naturelles et où on a manqué de tomber en panne d’essence parmi les singes, les buffles et les serpents. Pour ne citer que ceux que l’on a vus, car ça grouille de tigres et autres bestioles non comestibles. Ensuite, le long de la côte encore naturelle, dans les petits villages de pêcheurs qui précèdent de longues plages désertiques et des criques de sable blanc, cachées sous les palmiers où on aurait été bien à faire l’amour… Pour fêter ça, le soir, avec Daoud, on s’est fait un dîner aux chandelles sur une terrasse, à la fraîcheur marine et il me disait qu’on ferait bien de quitter ces lieux romantiques… Nous partons demain. Je ne serai donc plus ici le jour de ton arrivée.

Hampi

Rives de la rivière Krishna en Mahârâshtra dans les ruines de l’empire Vijayanagar. Oasis spectaculaire et verdoyante, prise entre des montagnes de granit rouge déposées par petits tas de trois cent mètres de haut, comme jetées à la pelle par d’immenses dieux. Les temples, disséminés dans ce paysage, hypnotisent par leur majesté et leur finesse. D’innombrables mains ont sculpté dans le moindre détail les représentations de leur vie quotidienne, sans tabou, et de façon largement mystique. Comme chez les Grecs et les Romains, les dieux influencent directement l’histoire et les destins. La mythologie est vaste, les murs emplis de légendes en fresques. Ce site est resté abandonné plusieurs centaines d’années. Aujourd’hui seulement, il est protégé et devient petit à petit un attrait touristique. C’est pourquoi, la population alentour est revenue habiter le village et commence à vendre quelques souvenirs. Le plus prisé est un éléphant sacré qui vous bénit d’une caresse de trompe sur la tête après lui avoir donné une pièce de monnaie. À la sortie du village, des escaliers descendent à la rivière et il faut se lever tôt le matin pour prendre un bain avec l’ensemble de la population. Un moment majestueux de couleurs et d’impudeur, puisque apparaissent les jambes et les épaules des femmes. Le soleil surgit alors sur les corps bruns, les cheveux brillants, l’ocre des rochers polis et la mousse en bulles multicolores. Les cloches des vaches accompagnent la psalmodie des prêtres au temple, le marché accueille les premiers paniers débordants de fruits frais : ananas, papayes, goyaves. L’éléphant débute une nouvelle journée de bénédictions. Derrière la montagne sacrée où s’élève le plus haut temple, entre les piliers d’une cour intérieure où broutent quelques chèvres, un jeune berger me propose de l’herbe à fumer. Un peu plus loin, vagabondant dans les ruines grignotées de végétation, un homme assis en tailleur me fait signe de le rejoindre. Il paraît être en méditation. Mais, à peine le questionné-je sur mes difficultés à rentrer moi-même dans cet état qu’il me tend lui aussi de l’herbe. Depuis le gîte de ce charlatan, j’emprunte un chemin le long de la rivière et trouve un petit garçon qui taille des éléphants en pierre. Le travail est minutieux. Le prix de ses sculptures est dérisoire. Malheureusement, jamais au cours de ce voyage je n’achèterai d’objets encombrants pour mon bagage que je trimbale sur le dos. Aucune chance aux meilleurs commerçants de me vendre un souvenir. Mais je reste avec le gamin puisqu’il est seul, et m’instruis de son savoir-faire. Mon premier éléphant ressemble à une pierre. « Very good, il me dit, flatteur ! » 100 roupies, je réponds alors. Le petit garçon me regarde perplexe. Le plus beau des ses éléphants ne coûte pas ce prix-là… Abandonnant ma carrière de sculpteur, je le remercie de quelques roupies qui traînent dans ma poche pour son attention, sa gentillesse et son travail. Heureux mais gêné, il refuse l’argent ou, pour qu’il l’accepte, je dois à mon tour recevoir une petite sculpture que, finalement, j’ai toujours gardée. Toujours vagabondant, j’ai traversé la rivière sur une coque en feuilles de palmier avant de me jeter à l’eau pour rejoindre des gamins qui plongeaient d’un rocher. Ai épongé ma soif avec une noix de coco… Aidé un groupe d’hommes à tirer un tronc d’arbre lourd de plus d’une tonne dans les rizières et partagé avec eux des bidies, ces cigarettes roulées dans des feuilles d’eucalyptus… Suis descendu dans les ruines d’un temple qu’entourait une pièce d’eau, au-dessus de laquelle une bande de singes s’agitait dans les lianes d’une touffe de bambous…. Lavé mes pieds dans une rigole d’irrigation de jeunes bananiers avec un monsieur à la très belle moustache, honoré de ma présence mais sans que nous puissions communiquer autrement qu’avec des sourires… Suivi une jeune femme sur un chemin poussiéreux ramenant sur sa tête un panier de fleurs et dont les fesses derrière le voile léger du sari m’empêchaient de voir tout autre paysage… Suis rentré chez l’habitant le soir, avec ces images et ce sourire dans un état de béatitude.

Hassan

On ne connaît pas la peur ni l’inconfortable quand on n’a jamais passé une nuit dans un bus indien. On est capable de traverser toutes les houles dans une coque de noix quand on a pris un bus indien dans le Karnataka entre Hampi et Hassan pendant sept heures de route pour à peine 300 km. Le pire de tout, l’inimaginable, l’extrême, c’est d’être malade à ce moment-là… Daoud n’a pas eu de chance. Je ne crois pas qu’il puisse un jour trouver les mots pour relater la souffrance de ce moment. Vomir par la fenêtre du bus pendant sept heures, descendre à chaque arrêt pour nettoyer ses fesses dégoulinantes dans des lieux infectés et immondes où déjà des centaines d’Indiens étaient passés et avaient posé leur merde tranquillement dans toute la surface délimitée entre la porte quand elle existe et le trou. C’est là qu’il a appris à se torcher avec de l’eau. C’est là que j’ai bien cru pendant plusieurs jours qu’il allait y rester : zombie désarticulé dont les yeux sortaient des orbites, n’ayant plus que la peau sur les os, et ne pouvant plus avaler une gorgée d’eau sans immédiatement aller aux toilettes. Vert, jaune, desséché, il était. Et dégoûté comme de la lèpre des Indiens et de leur manque d’hygiène intolérable. S’il avait pu quitter son lit, ç’aurait été pour rentrer en France… Pendant qu’il se rétablissait, je suis allé visiter quelques sites jaïnismes présents dans cette région. La religion Jaïne, apparentée dans l’hindouisme met l’accent sur la non-violence envers toutes les créatures. D’abord, ceux de Belur et Halebib, dont les innombrables sculptures sont impressionnantes de dextérité. Mais j’ai préféré la tranquillité des temples de Stravanabelagola plus éloignés mais plus favorables au recueillement. Assis sous la voûte de tombeaux obscurs, je me suis laissé aspirer par le 3ème œil des monarques dont le rouge vif, au milieu du front, contraste sur les corps de marbre noirs et géants, lisses et glacials. Seul sur le site, je sentais, dans la pénombre, l’atmosphère saturée de leur présence et des frissons me parcouraient le dos et les jambes que je mettais sur le compte de la fraîcheur, alors que la sueur me coulait sur les tempes. Si j’étais resté pour la nuit dans le ventre des tombeaux, m’auraient-ils raconté leur histoire ? De retour en ville, j’assistai à une partie de criquet, en grignotant les graines d’une herbe qui ressemble à du pois chiche et que j’ai partagée avec une jeune et jolie vache. On a la compagnie qu’on peut. Puis, déambulant dans les quartiers commerçants, ai demandé à un monsieur qui brodait sur sa machine à coudre, de rafistoler mon pantalon déchiré à plusieurs endroits. Alors que je m’apprêtais à le quitter pour faciliter la manœuvre, il s’écria, puis m’entoura d’un linge rouge qui termina, une fois la couture terminée, noué par ses soins sur ma tête, en guise de turban. Tout beau avec mon turban, je passe prendre Daoud pour la première promenade depuis son rétablissement et le guide à travers les ruelles nauséabondes du marché d’Hassan qui s’étendent autour d’un terrain vague où les chiens, les vaches, les poules et les cochons piétinent un monticule de déchets abjects et de rigoles dégoulinantes, jusqu’aux draps sales, étendus à même la terre, où sont exposés les fruits, les légumes et les épices. Ça pue, c’est immonde. Le plus insalubre marché qu’on n’ait jamais vu. Très vite, Daoud ne se sent pas bien mais, avant de rentrer, je lui demande s’il ne veut pas goûter la confiture de mangues, délicieuse, qui macère là, dans un vieux bidon d’huile où s’entassent mouches, guêpes et poussière épaisse… Mysore.

Au milieu de la ville, l’imposant palace du maharaja scintille de mille lumières à la nuit tombée : escaliers en marbre, terrasses en théâtre, colonnes sculptées et imprégnées de diamants, parcs et jardins de roses, ranch à éléphants sur lesquels le maharadjah, dans des temps révolus, paradait au milieu de ses pauvres. La colonisation puis enfin l’indépendance ont mis un terme à la puissance de ces seigneurs féodaux. Leurs palais sont devenus des musées. Jamais vu un endroit aussi monstrueusement kitch. Sorti déçu et fait la connaissance d’un gamin qui parle bien anglais. Un rabatteur qui connaît tout et tous ceux avec qui les touristes peuvent avoir à faire et qui gagne un peu de monnaie en les conduisant à travers les rues. Malheureusement pour lui, je ne suis pas un bon touriste qui vient acheter des souvenirs et des cadeaux. Enfin, c’est ce que je crois… Commerces de ferraille, de moteurs, de roues, je le suis dans les rues bondées au hasard des avenues en toile d’araignée autour du palais quand je tombe sur un monument marqué du signe des francs-maçons. Ils sont décidément partout ces maîtres du monde... Sous quel nom de code sont-ils réunis ici ? Et quel mystère se cache entre ces murs ? Mélange de croyances religieuses, d’érudition et de légendes, toutes ces histoires de franc-maçonnerie, sans que je ne le comprenne, plaisent beaucoup dans nos pays. Pourtant je ne suis pas certain d’être rassuré en pensant que des hommes peuvent influencer l’évolution de l’humanité à notre insu. Préfère encore l’idée d’un petit monsieur barbu, assis sur les nuages, qui nous épie et qui joue comme un enfant à nous torturer, tout en étant débordé par ses marionnettes quelque peu perspicaces… On s’arrête devant une porte entrouverte où une femme roule une pâte odorante et malléable sur des bâtons : l’encens. Une autre sort et passe devant moi avec un grand sourire et un paquet emballé de journaux. Ce qui m’étonne, étant perdu très loin du centre, c’est de voir que cette femme est occidentale. Mais avant que je réalise, elle a disparu dans la foule. Alors, j’attends. Je ne sais pas pourquoi mais j’attends. Cette maison familiale s’est transformée, j’imagine, en un commerce lucratif et je ne peux pas résister à la curiosité. Bientôt, on m’introduit à l’étage dans une pièce avec deux fauteuils, une petite table et, autour de moi, le kit complet de l’alchimiste. Capitale de l’encens, des huiles et des herbes, Mysore s’enorgueillit de la qualité de ses produits. En effet, quantité d’Occidentaux viennent ici chercher des remèdes à base de plantes médicinales. Thé, rapide massage et petits gâteaux me sont offerts pendant que le monsieur me déballe ses produits. Finalement, je repars avec des échantillons d’huiles et de crèmes : deux gouttes de lotus sur les tempes contre les migraines et le stress, un peu de santal avec une pointe d’amande dans les zones douloureuses, à essayer sur les nerfs de mon cou. Une fiole d’huile à base de nénuphar contre les piqûres de moustiques et, avec ça, je saurai si ce sont des charlatans. Enfin, une crème BALA, remède à tous les maux, à appliquer en massage… Je me vois encore sortir, moi aussi, de ce magasin, avec le sourire et l’impression d’avoir eu une chance inouïe d’arriver ici… Fais confiance aux gens, je me répète, fais confiance aux gens : ça fait partie du voyage. À Mysore, il n’y a pas de distributeur mais des guichets dans la rue. Un homme s’empare de vos papiers qu’il photocopie avant de passer votre carte bancaire dans la machine à roulette qui fait une empreinte. Vous signez. Ensuite, toujours dans la rue, il prend une liasse de billets dans sa valise, recompte deux fois et finit par vous tendre la somme demandée. Vingt euros en roupie, ça fait une bonne liasse que je fourre dans ma poche hyper discrètement. Deux cents personnes seulement m’ont vu. De plus, avec l’empreinte de ma carte et la photocopie de mes papiers, on devrait pouvoir tout me piquer. Mais surtout, ne pas commencer à être parano. Fais confiance aux gens. Le mensonge froid et sincère pour te voler n’atteint pas, dans ces contrées, le paroxysme de celui de nos commerciaux... De retour à l’hôtel, le massage sur mon cuir chevelu de l’après-midi m’engourdit encore. Allongé sur mon lit, les bras derrière la tête et les jambes croisées, je prends conscience de ma situation. Daoud est resté à Hassan pour se reposer de sa maladie. Me voilà seul au milieu de l’Inde. Seul au restaurant, seul pour prendre le train, le bus, négocier le prix des hôtels, faire les visites, choisir les destinations. Seul aussi le soir, pour me raconter mes journées, mes histoires. Mais je suis heureux. La solitude est parfois nécessaire et souvent intéressante pour se retrouver, même si on a la chance d’avoir un compagnon de voyage avec qui on s’entend bien, même si c’est bien plus drôle et enrichissant de partager ses découvertes avec un ami. Mon petit bordel étalé dans la chambre à la lumière de la bougie, je me sens parfaitement bien, seul et loin et je me dis que c’est bien là ma vie et que je ne serais pas fâché, si cette soirée se renouvelait souvent à l’avenir, avec cette même intensité…

Les monts Nilgiri.

La petite ville d’Ooty, à plus de 2.000 mètres d’altitude, entre les états du Kerala et du Tamil Nadu au sud de l’Inde, est une ancienne station climatique anglaise, sans doute plus agréable à la saison chaude. Manteau et bonnet ne sont pas de trop en cette fin décembre. Descendu à plus de deux kilomètres de la ville dans un hôtel vraiment calme où je suis le seul hôte. Enfin quitté la chaleur et la frénésie des grandes villes pour cette petite station de montagne. Commence par une longue promenade dans les prairies et les collines. Retrouve l’herbe fraîche qui me rappelle la beauté des alpages, le silence de la montagne. M’endors sur l’herbe deux heures au moins. Plus tard, en ville, le bouiboui où je m’arrête pour manger n’a pas l’eau courante. On me prépare un morceau de poulet où je ne trouverai que les os, dans une purée épaisse d’épices virulentes. La solution dans ce cas est d’avaler vite et de ne surtout pas s’arrêter de manger jusqu’à la fin. Car ensuite, on ne peut plus y revenir. Le temple indou, la mosquée et l’église sont très proches les uns des autres dans cette petite ville. Les lumières des bougies, le parfum des encens et l’alphabet des écritures qui les couvrent, sont identiques. Un homme porte une croix, une toque ou un point rouge sur le front selon son appartenance. Mais par quelle magie a-t-on séparé ces même gens en communautés diverses ? L’histoire des peuples comporte bien des mystères… Ils grouillent pourtant tous ensemble dans les rues animées. Quel sera le prochain temple élevé ici dans les temps futurs ?
Retour d'une mini croisière sur le Costa Mediterranea du 19 au 24 avril English translation pending
by LO59 · 2009-04-28 · 31 replies
bonsoir à tous,

me revoilà déjà...🙁 ça passe vite !

Mini croisière avec escale barcelone, palma, tunis et ajaccio.

Avant de commencer, je trouve que cette fois ci nous n'avions aucune difficulté à dialoguer avec le personnel (accueil, animation, hotesse de table..). Le personnel a fait un énorme progrès pour parler notre langue.🙂

Notre guide francophone : SOPHIE, super.

Concernant le bateau, je confirme c'est le jumeau de atlantica. ayant été sur atlantica dernièrement, je m'y suite vite retrouvée avec les étages et la conception.

Déco, beaucoup de rouge.😕

Les magasins : je trouve qu'il y avait moins de choses que atlantica. Je pensais me racheter certaines choses que je n'ai plus retrouvée. (style parfum)😐

Le resto (soir) : nous avions le 1er service à 18 h 30. et je trouve beaucoup trop tot cette horaire. surtout que nos escales étaient l'après midi. notre hotesse de table (MICHELE😛), super sympathique avec les enfants et ils y en avaient à notre service. La carte, toujours excellente avec un choix viande, poisson, soupe.... la viande était d'une qualité irréprochable.

Les buffets :(matin), toujours pareil, un choix de pain, de confiture, de jambon grillé, oeuf brouillé, etc... (midi) choix varié selon les gouts de chacun c'était super car le matin et midi, notre MICHELE était au rendez vous pour discuter avec nous.

Les animations (enfants) SQUOK : lieu de rendez vous, pas assez éclairé, exigu pour accueillir plein d'enfants. d'après ce que j'ai compris, les petits moins de 8 ans, restent dans cette salle. mes enfants (8 et 11 ans), on fait des jeux sur le bateau, beaucoup sur l'étage 2 l'accueil super. la sécurité pour eux : rien à dire, il faut signer un document à l'arrivée de l'enfant, et l'enfant ne peut pas sortir seul de cette pièce si vous ne l'aviez pas autorisé. c'est à dire, en début de croisière, vous signez une inscription GRATUITE. l'enfant doit recevoir de votre "cabiniste" un bracelet qu'il doit porter tout au long de la croisière.

sur l'inscription, c'est là où on indique si l'enfant peut sortir seul ou non. si c'est oui, l'enfant va seul au lieu de rendez vous et il en resort lui meme en signant si non, vous devez l'accompagner, et l'enfant ne pourra sortir qu'à votre retour. (on vous rend votre enfant contre signature !)

Les animations adultes (en majorité) retraité italien, anglais. la langue parlée : anglais. jeux sympathiques afin de gagner des objets au logo COSTA (casquettes, polo, stylos, sacs bananes...)

je reviendrais plus tard pour la suite (cabine à 4 pont 8), les escales, mais avant tout notre transfert nice aeroport (3 départs ce jour là), notre retour vers nice sncf. et bien sur (je pense à toi ALCATI) les photos.... je n'ai pas encore eu le temps de les mettre sur l'ordi.

a bientot

lo
Croisière sur le Celebrity Solstice: quelles escales choisir? English translation pending
by ChatRuner · 2009-03-15 · 20 replies
Bonjour mes amis croisièristes.

Je prépare notre prochaine croisière pour fin mai 2010. Notre choix s’arrête sur cette compagnie Celebrity cruises line a bord du Solstice qui est tout neuf.

Voici les escales proposés; Rome (Civitavecchia), Italy, Sicily (Messina), Italy, Athens (Piraeus), Greece, Mykonos, Greece, Ephesus (Kusadasi), Turkey, Rhodes, Greece, Santorini, Greece, Naples/Capri, Italy, Rome (Civitavecchia), Italy

Donc je lance l’appel pour m’informer et tous les lecteurs de cet excellent forum. La référence pour plusieurs.

SVP. Voici mes besoins :

Comment est Celebrity cruise line, vous les avez appréciés ? Les chanceux qui ont navigués sur le Solstice, parlez s’en nous ? Vous coups de cœurs pour les escales proposées ? La température à la fin mai dans les îles grecques ?

Merci à tous et surtout n’hésitez pas si vous désirez faire cette croisière, il me fera plaisir d’échanger avec vous. Éric
Quel trajet prendre pour aller de Paris à Damas en voiture? English translation pending
by Biskra · 2008-12-11 · 46 replies
😇Nous souhaitons partir de la region parisienne (en voiture 4/4avec notre fils agé de 3 ans, ) jusqu'à Damas en syrie et meme pousser jusqu'en jordanie.......y a t il quelqu'un qui pourrait me conseiller un itinéraire (ns ne voulons pas prendr le bateau de italie en turquie), ns voulons faire tout le trajet en voiture, des conseils sur les pays a traverser ?, , , j'attends toutes vos réponses merci
Un projet fou de tour du monde English translation pending
by LordAnonymo · 2008-11-10 · 133 replies
Bonjour à tous,

J'ai quasiment 30 ans, une petite famille avec 2 enfants (actuellement 3 ans et 6 mois) et je projette de faire un tour du monde en quelques années. Quand je dis "tour du monde", je m'intéresse surtout à l'Afrique, le Proche Orient et si possible l'Asie. Ce n'est pas pour l'immédiat, mais plutôt d'ici 5-10 ans car j'ai un projet "de folie" (comme beaucoup ici) à mettre en place, et que je vais détailler plus loin.

Mais d'abord, pourquoi cette envie de voyager?

Mes grands parents avaient déjà la bougeotte dans les années 60. Ils ont parcouru la Scandinavie, le Maroc, la Turquie, l'Iran, la Grèce... en voiture lors de leurs congés, pendant 1 mois ou 1 mois et demi à chaque fois. Mes parents nous ont baladé, mes frères et soeurs, du Portugal jusqu'en Norvège également. Peu de pays d'Europe de l'Ouest ont échappé à notre présence. En plus de cela, il se trouve que je suis un inconditionnel de Jules Verne, qui m'a certainement inspiré plus d'une idée de Voyage Extraordinaire... Et puis surtout: pour casser avec notre vie actuelle (travail, vie en appartement, routine trop bien établie), et pour "respirer un peu la vraie vie".

Quand j'avais 11-12 ans, j'avais déjà des projets de voyages aux longs cours en Afrique, car ce continent m'a toujours attiré. Je me voyais passer de village en village, faire de la piste difficile, aller à la rencontre de peuples et de coutumes différentes des nôtres. Vers 16 ans, le projet s'est davantage précisé: j'envisageais alors de parcourir tout le continent eurasiatique en suivant les côtes, ce qui ferait faire le tour de la Méditerranée, suivre les côtes de l'Afrique, du Moyen Orient, de l'Inde, de l'Asie du Sud est, de la Chine, Corée(s), Russie pour revenir par la Finlande, la Norvège, Suède, les pays Baltiques et revenir en France. Un projet d'envergure, mais trop difficilement réalisable je pense, et trop aléatoire (je pense au passage en Chine, Corée, et tout le nord de la Russie)...

Il se trouve que je suis maintenant marié avec une malgache depuis plus de 5 ans. L'occasion pour moi de découvrir l'Afrique en vrai, même si les malgaches admettent difficilement qu'ils sont africains... Les pistes, les conditions de vie, les rencontres, cela m'a passionné et me passionnera toujours je crois. J'y suis allé 3 fois, j'ai goûté aux joies de l'administration africaine, de l'organisation et de tous les désagréments que cela peut provoquer... J'ajouterais que si je n'avais pas été marié, je serais probablement mécanicien dans le maritime, et peut être déjà sur les routes du monde.

Une idée est née suite à ma découverte de Madagascar: refaire la Croisière Noire, que Citroën avait entrepris dans les années 30 avec des autochenilles avant de réaliser la fameuse Croisière Jaune, bien mieux connue. En clair: j'avais pour idée de rallier Tananarive en voiture en partant depuis Paris, avec une auto modifiée au minimum: surélevée, protections inférieures et filtre à air supplémentaire. J'ai toujours ce projet en tête et je pense que je le réaliserai un jour.

Je suis déjà depuis un bon moment le site de Géraldine et Yann: Les chemins du monde et j'ai également découvert depuis peu que de nombreux voyageurs n'hésitent pas à se lancer à la découverte de notre globe en famille, et ce, sans forcément être millionnaire au Loto. Par exemple La Tortue Sélène ou bien encore Ballade à quatre... Et je me suis dit: pourquoi pas nous?

Je voudrais donc voyager, principalement en Afrique, pendant un long moment, dont l'échelle se compterait en années. L'originalité de ce projet se trouvera essentiellement dans son moyen de transport puisqu'il consistera à voyager en... tracteur. Non, vous n'hallucinez pas, j'ai bien écrit: un TRACTEUR, genre ce que vous voyez dans les champs (ou presque). Je lierais ainsi 2 passions qui m'animent depuis très longtemps. D'autres fous l'ont déjà fait, voir le site de TRAKTODAK même si le projet est bien différent. J'en vois déjà qui rigolent au fond, et attendez ce n'est pas fini! Ce tracteur, en plus d'être un moyen de transport "lent", est un ancien tracteur, et là il est temps que je commence à donner des précisions.

Pourquoi un tracteur? Parce que déjà, ça me passionne depuis un temps... que je ne compte même plus. Parce qu'un tracteur ça passe partout, surtout celui que je compte employer. Parce que ce tracteur, il a une mécanique simple, réparable en toutes circonstances. Et puis d'abord, parce que j'ai envie, que je suis un peu excentrique et que si certains font le tour du monde à vélo, pourquoi pas en tracteur? Mais quel est ce tracteur? Le voici en image:



1959, donc c'est un ancien. Y'a pas la clim... C'est un forestier, donc 4 roues motrices, et qui peut être 4 roues directrices aussi en cas de besoin (débrayable, ce qui donne un rayon de braquage de 4m50 entre murs). Mine de rien, cet engin monte à 50 km/h environ et un de ses avantages, c'est qu'il ne pèse pas trop lourd, à peu près 3 tonnes avec le treuil. Il ne sera donc pas trop lourd, comme certains camions aménagés que d'autres voyageurs utilisent, et aura une capacité de franchissement que n'égale aucun 4*4. Autre avantage? Ce tracteur possède des amortisseurs, contrairement à la plupart de ses congénères, il est donc relativement confortable. Il a un régulateur de vitesse (en fait un accélérateur à main qu'on peut bloquer à la position voulue) idéal pour garder toute sa concentration sur la trajectoire à adopter en conditions très difficiles. Quel meilleur 4*4 pour de la piste très difficile en saison des pluies? Il était construit pour sortir des fûts de bois dans de rudes conditions, il sera bien capable de nous tirer d'une mauvaise passe. La mécanique? Simple, fiable et robuste. La consommation? Une journée de travail dans le bois, avec la route pour y accéder, utilisait une dizaine de litres de gasoil, pas plus. Sur route en continu ça doit pomper un peu plus, mais mon grand père me disait qu'il était plus économique qu'une 2CV et même s'il exagère un peu, je pense qu'on n'est pas très loin de la vérité. Le bruit? Pas plus que dans une ancienne camionnette diesel peu insonorisée, même si ça semble difficilement croyable (je pense aux vans Mazda à moteur central). Par contre ça vibre, donc tous les silents block sont à réétudier. Sa taille? Moins de 5m de long, moins de 2m de large, et moins de 2m50 de hauteur, donc maniable comme une auto à peu de choses près.

Bien entendu, il ne prendrait la route qu'une fois entièrement rénové et aménagé pour faire un voyage dans des conditions correctes. Evidemment, tant qu'on sera en Europe, ça ne sera pas le pied pour voyager sur nos grandes routes, mais une fois que le continent africain sera abordé, je pense que les conditions seront bien différentes.

Le véhicule dans lequel je projette de faire une habitation serait une remorque, un peu à l'image d'une caravane mais avec 4 roues, et avec des capacités de franchissement égales à celles du tracteur. Dans mon idée, cette remorque habitable serait construite sur un châssis de ce type de tracteur avec les mêmes roues, la même garde au sol, le même amortissement et une cellule ancré sur 3 points et correctement amortie de façon à contourner les problèmes de torsion. Equipé, je pense qu'il est possible de s'en tirer pour un peu moins de 3 tonnes.

Le trajet? Indéfini pour le moment, mais dans ma première idée, parcourir l'Afrique de l'Ouest et arrivé à la hauteur du Gabon, passer à l'Est si les conditions politiques au Congo sont favorables. Remonter la vallée du Nil, rejoindre le Moyen Orient et passer en Asie. Je chercherai à éviter le transport maritime sauf impossibilité absolue.

Le projet? Recueillir les musiques du monde, et les faire connaitre via un DVD (films, extraits), un livre et site Internet. A définir davantage, je ne sais pas si c'est bien original...

Date de départ? Indéfini, mais d'ici 5 à 10 ans. Je veux attendre que mes enfants soient sortis de la maternelle au moins, et avant qu'ils soient au lycée. Ca me laissera le temps de bien préparer le projet et de faire des économies pour le réaliser.

Le financement? Indéfini. Probablement des économies et peut être un peu de sponsoring? Je n'en sais rien. Je me lierais bien aussi à un projet humanitaire, genre réalisation de forages et implantation de pompes de forage solaires. Peut être aussi aider au travail en certains lieux où la mécanisation n'est pas arrivée, la présence d'un tracteur peut donner quelques idées aux autochtones.

Voici dans les grandes lignes ce que je compte faire... Il se peut que le projet tombe à l'eau à un moment donné pour une raison X ou Y, ce que j'écris ici n'engage que moi, mais peut être aussi que j'y arriverai... Peut être aussi que je donnerai des idées à d'autres...

1) Convaincre mon épouse et ma famille... Vous êtes peut être passé par là et comprenez ce que cela signifie. 2) Remettre le tracteur à neuf et l'équiper pour de la longue distance. Actuellement 2 places assises. Il faudra le modifier en 4 (ou mieux: 6) places assises, donc installer un banc supplémentaire et confortable, bien capoter l'ensemble (fibre composite?) et bien ventiler tout en pouvant maintenir l'étanchéité en cas de vents de sable. A mon avis une des grosses difficultés à ce niveau, car il faudra très probablement passer le tracteur à la DRIRE pour la réception en 4 (ou 6) places assises. Cet engin a toujours sa carte grise normale, et le barré rouge est également disponible même si la marque n'existe plus. Donc même dans le cas où le projet est avorté, au moins le tracteur aura été rénové, et ça ne sera pas perdu, puisque quoi qu'il advienne, cette rénovation fait partie de mes projets. 3) Contruire la remorque sur le châssis d'un tracteur de ce type. Il faudra donc que j'étudie la faisabilité de ce projet avec un ingénieur de la DRIRE... Je compte la concevoir et l'aménager moi-même, j'envisage une surface au sol d'environ 12m² en essayant de ne pas excéder 3 tonnes. Je sais également qu'il y a une norme à respecter pour la construction d'une remorque ainsi que pour son aménagement. Le freinage de cette remorque sera pneumatique, assuré par le circuit pneumatique du tracteur (freins type Westinghouse). 4) Toutes ces étapes étant passées, il sera temps de songer à tout l'aspect administratif que toute personne ayant entamé un tour du monde est amenée à découvrir: 5) Définir précisément le projet, trouver un partenariat si possible, du sponsoring si possible 6) Partant de là, définir une ébauche de parcours et prévoir des "points de passage obligatoires" afin de revenir en famille en avion de temps en temps 7) Préparer correctement le départ (démarches, assurances, couverture assurance maladie, carnet de passage en douane, passeports, vaccination, enseignement pour les enfants, préparation site internet...) 8) Partir!

Voilà donc le projet excentrique d'un fêlé.

Avantages du tracteur: assez rapide malgré tout (quand on voit les moyennes permises en Afrique...) léger très bon rayon de braquage grip au sol inégalé à priori consommation assez faible confort (à relativiser)

Inconvénients du tracteur Lent sur bonne route (45 à 50 km/h) Confort incertain sur longue distance Pas de clim! Cabine à construire et étanchéifier Réception DRIRE pour le nombre de places assises... Direction dure à très petite vitesse, (mais vraiment dure!), mais tout de même une possibilité de l'assister

Mes atouts: Bon mécanicien Ingénieux (je pense) Persévérant (sinon je ne serais pas marié avec ma femme!) Assez prévoyant et réfléchi Mon calme dans toutes les situations

Mes défauts: Opiniâtre, voire têtu Souvent trop optimiste Pas peur du risque Fêlé du bocal et a des idées de voyages impossibles.

Pour finir avant que de vous laisser la parole et que vous me disiez ce que vous pensez du projet, je citerai Marcel Pagnol:

"Tout le monde disait que c'était impossible à faire. Un idiot est venu qui ne le savait pas, et il l'a fait!"

A vous la parole!

PS destiné aux modérateurs, si vous pensez que je ne suis pas dans la bonne section (voyage en Afrique, en Famille, en camping car), le sujet peut être déplacé!
Carnet de voyage en Ouzbékistan (septembre 2008) English translation pending
by Notalida · 2008-09-28 · 1 reply
Voilà, je me lance… après notre retour d'un très beau voyage en Ouzbekistan. J'essayerai surtout de vous donner des informations pratiques par rapport à notre vécu sur place. Pour ce qui est de l'aspect culturel et touristique les guides sont faits pour cela.

D'abord les présentations : nous sommes partis à 2 couples, Emile et Jo, Claude et Nicole, tous retraités. Ce n'est pas la première fois que nous partons ensemble mais d'habitude nous sommes 3 couples; nous avons été ainsi au Pérou en 2004, au Mexique et au Guatemala en 2006, au Laos et au Cambodge en janvier 2008. Nous nous entendons très bien mais la cohésion de notre groupe tient surtout au fait que notre programme de voyage est préparé le plus complètement possible avant de partir ce qui évite sur place des discussions du genre: moi, je veux aller ici et moi, je veux aller là. Etant de jeunes retraités nous avons privilégié jusque là la formule de prise en charge par une agence de voyage avec qui nous préparons l'itinéraire, le type d'hôtel ( bonne catégorie sans être haut de gamme, surtout bien placés par rapport aux centres d'intérêts touristiques ), la compagnie d'aviation en essayant de partir de Lyon puisque nous y habitons. Nous privilégions aussi les repas libres le plus souvent possible. Nous sommes partis en Ouzbekistan avec Asia, comme au Laos et au Cambodge.

Notre voyage s'est déroulé du mercredi 10 septembre au samedi 20 septembre : Tachkent / Khiva / Ayaz Kala / Boukhara / Chakhrisabz / Samarcande / Tachkent.

10/09/08 : Lyon / Istanbul / Tachkent où nous sommes arrivés à 01h10, heure locale ( il y a 3 heures de décalage horaire avec la France en cette période ). Dans l'avion on nous avait fait remplir une fiche en double exemplaire détaillant ce que nous avions avec nous en dollars ou en euros, si nous avions un téléphone portable, un appareil de photo ou une caméra. Après être passé au contrôle des passeports on nous a vérifié ces fameuses fiches sans aucune complication; attention à bien garder un exemplaire qui sera réclamé au retour. Tout cela a bien duré trois quarts d'heure et nous sommes sortis de l'aéroport à 2h de matin. Notre guide nous attendait à l'extérieur et nous a emmené directement à l'hôtel Uzbekistan. Sur la route notre premier contrôle de police; juste un contrôle des papiers du chauffeur et du véhicule. L'hôtel Uzbekistan est un grand hôtel impersonnel du type soviétique mais les chambres sont spacieuses et confortables. On nous avait recommandé de ne pas boire d'eau du robinet et me voilà à 3h du matin en train de chercher une bouteille d'eau minérale. Il y a un bar où je peux me procurer de l'eau mais n'ayant pas de sum ( la monnaie locale ) je dois prendre 2 petites bouteilles contre 1 dollar. J'avais pris soin avant de partir de me munir de petites coupures de 1, 5 et 20 dollars en billets récents car les billets anciens ne sont pas acceptés.

11/09/08 : notre guide nous attend à 9h dans le hall de l'hôtel mais avant de partir visiter nous changeons notre argent au bureau de change de l'hôtel : 1336 sum pour 1 dollar, 1950 sum pour 1 euro. L'euro est aussi bien accepté que le dollar. Nous avons à notre disposition un véhicule confortable avec un chauffeur sympa. Nous ne consacrons qu'une petite journée à la visite de Tachkent sans oublier la visite de quelques stations de métro. Attention dans le métro à ne pas prendre de photos car il y a de nombreux policiers. Au musée d'Histoire du peuple d'Ouzbékistan il faut payer 7000 sum par appareil de photo. On se rendra compte au cours du voyage que le budget pour pouvoir prendre des photos et filmer est énorme. Vers 16h nous prenons la route de l'aéroport car nous avons le vol Tachkent-Urgench ( Uzbekistan Airways ) prévu pour 18h. Nous embarquons à 17h15, l'avion est en plein soleil, pas d'aération, pas de ventilation et il fait très chaud. J'ai à coté de moi une dame ouzbèque assez corpulente qui téléphone et se ventile largement avec le carton sensé donner les consignes d'évacuation en cas de problème. Avec une dizaine de minutes de retard l'avion décolle et arrive presque à l'heure à Urgench. Il est 19h15 et il commence à faire nuit. L'aéroport semble fermé; on nous fait sortir de l'enceinte de l'aéroport et attendre là que les bagages soient débarqués. Puis on nous fait rentrer de nouveau derrière la barrière pour récupérer nos bagages avec contrôle des souches des bagages. Une voiture avec chauffeur nous attend car il est prévu que nous partions tout de suite pour Khiva où nous dormons. Notre guide, qui nous a accompagné depuis Tachkent, vient de recevoir un appel téléphonique et il n'a pas l'air très content; il nous apprend qu'il y a eu un problème avec la réservation de l'hôtel Shahrizade que nous avions choisi car situé à l'intérieur de la vieille ville à Khiva. Pour des raisons un peu obscures il n'y avait plus de place dans cet hôtel et on nous a transféré à l'hôtel Asia situé juste à l'extérieur des remparts. Nous nous rendrons compte plus tard que nous n'avons pas perdu au change car l'hôtel est vraiment juste aux remparts, est confortable et a une piscine dont nous profiterons.

12/09/08 : journée consacrée à la visite de Khiva. Pour prendre des photos c'est 5000 sum; pour filmer 7000 sum. Le guide nous emmène manger dans la chaikhana Zerafshan juste à coté de la madrasa Islom-Hoja: on y mange très bien mais on s'aperçoit que les prix sont plus élevés qu'indiqués dans le guide; un plov, excellent, coute 4000 sum; un chachlik 5000 sum. Autre exemple de l'envolée des prix : le soir nous sommes allés manger à la Chaikhana Parvoz à l'extérieur de l'enceinte de l'Ichon-Qala car les prix baisseraient de moitié par rapport à l'intérieur de la vieille ville; aucun menu n'est affiché et pour savoir ce que l'on peut manger on nous emmène vers les cuisines et on nous montre ce qu'il est possible de nous faire. Confiants nous commandons une soupe ( avec un poivron farci dans le bol ) et un manty ( 4 gros raviolis farcis à la viande ) pour chacun, 2 bières et de l'eau minérale. Lorsque nous avons demandé la note, nous avons eu droit à un petit bout de papier de la taille d'un timbre poste avec dessus le chiffre de 37500 sum. Nous avons demandé le détail et voici les prix : 3000 sum pour la soupe, 3000 sum par manty, 3000 sum la bière, 1000 sum la bouteille d'eau minérale. Encore une fois grosse différence avec les prix marqués dans le guide ( Lonely Planet édition 2007). Finalement cette façon de présenter la note est une pratique courante et on en prend l'habitude; les ouzbèques sont honnêtes, accueillants et si les prix augmentent c'est qu'il y a beaucoup d'inflation et non pas une arnaque du touriste. Puisque nous parlons argent il faut savoir que la plus grosse coupure est de 1000 sum; il y a des billets de 500, 200 et 100 sum. Donc si on change pour 50 dollars on se trouve avec une liasse imposante de billets, difficile à mettre en poche.

13/09/08 : départ pour la visite des Kala ou forteresses de l'ancien Khoresm. Déjeuner, dîner et nuit au camp de yourtes d'Ayaz Kala. L'accueil fut remarquable et les repas excellents, faits sur place. On nous a proposé un spectacle avec un orchestre local et des danses pour le prix de 50 dollars ( on nous a expliqué que les musiciens et la danseuse venaient en taxi …etc… ) Bien sûr c'était un peu cher mais c'est difficile de refuser quand c'est demandé avec tellement de gentillesse et nous n'avons pas regretté car nous avons eu le plaisir d'avoir une soirée partagée avec tout le personnel du camp.

14/09/08 : route vers Boukhara à travers le désert du Kyzyl Koum; le chauffeur était un peu inquiet car il a eu du mal à trouver de l'essence diesel; à force de demander il a fini par trouver une station qui en avait. C'est sûr qu'il vaut mieux s'aventurer dans ce désert avec le réservoir plein. Arrivée à Boukhara en fin d'après-midi; Nuit à l'hôtel Amelia. Cet hôtel est à recommander car très bien situé, pas loin de la place Lyab-i-Haouz, et on y sert un petit déjeuner excellent avec crêpes, pain frais, confiture de figue avec des figues entières confites, des fruits frais et du katyk, sorte de yaourt. Nous sommes restés à Boukhara les 15/09 et 16/09. Cette ville est pleine de charme. Le premier soir nous avons dîné au restaurant Minzifa, excellent. Le deuxième soir nous avons eu un dîner spectacle avec défilé de mode et danses traditionnelles dans la medersa Nadir Divanbegi. Ce dîner-spectacle était prévu dans notre programme. Nous avons juste fait ce qu'il fallait pour avoir une table au premier rang… Le troisième soir nous avons dîné au bord du bassin du Lyab-i-Haouz, chachliks gigantesques.. à un prix raisonnable. Question nourriture nous avons supporté la cuisine locale sauf Nicole qui a présenté des troubles intestinaux dès le 14/09, troubles qui ne vont pas trop la gêner grâce au Tiorfan et à l'Intetrix mais qu'elle va garder jusqu'au retour. Emile de son côté s'est régalé de tomates fraiches et n'a eu aucun problème. Bien sûr nous n'avons jamais bu d'eau du robinet et pris que de l'eau minérale; l'eau gazeuse est plus courante que l'eau minérale sans gaz. En magasin la grande bouteille d'eau gazeuse est à 500 sum, l'eau plate à 800 sum mais sur les sites nous avons payé jusqu'à 800 sum une petite bouteille d'eau. Le guide nous a confirmé que tout était cuisiné à l'huile de coton.

17/09/08 : route pour Samarcande en passant par Shakhrisabz. Nous avons mangé à Shakhrisabz chez l'habitant; c'est un euphémisme car chez l'habitant il y avait plusieurs groupes de 20 personnes. Cependant ce fut très bon et pas cher puisque tout compris nous avons eu pour 25000 sum à 4. Cet endroit se trouve à l'entrée de la ville en arrivant de Boukhara Nous sommes arrivés à Samarcande en fin d'après midi et nous avons dormi à l'hôtel Zarina. Sans conteste c'est l'hôtel le moins bien de notre séjour : les chambres, pourtant dites de luxe puisque possédant l'air conditionné et la télé, sont petites et nous avons même eu la surprise de découvrir que par l'intermédiaire du hublot d'aération de ma salle de bain nous communiquions avec la salle de bain de la chambre d'à coté. Le mur de séparation des 2 salles d'eau n'allait pas jusqu'à la fenêtre. Par ailleurs les draps étaient de simples bouts de tissu, seulement ourlés sur la longueur. Petit déjeuner correct sans plus. Par contre il est idéalement situé par rapport au Registan.

18/09/08 : visite de Samarcande et dîner chez l'habitant. Ce dîner fut aussi un grand moment. Nous avons été reçu par une jeune fille très sympathique qui a tenu à nous faire visiter la maison et nous raconter l'histoire de sa famille. Elle avait perdu sa mère 2 ans auparavant et son père l'an passé. Depuis elle a pris la suite et, avec des amis et de la famille, elle s'occupe de cette maison. Cette maison avait appartenu à un artisan qui avait été déporté lorsque les soviétiques avaient envahi l'Ouzbekistan et c'est la famille de notre hôte qui avait racheté cette maison quelques années plus tard. Excellente adresse avec Vodka au menu. A noter que le midi nous avons mangé au restaurant Karambek, excellent : au menu, salade de concombre et tomate, soupe aux nouilles avec boulettes de viande, plat arménien avec du mouton et des légumes dans une brique; katik et glace au chocolat.

19/08/08 : route vers Tachkent en fin d'après-midi. Nous avons invité à dîner notre guide et notre chauffeur. Nous avons été dans un restaurant qui fait partie de la même chaîne que le Karambek de Samarcande. Là où nous sommes allés les prix étaient très raisonnables ( 55000 sum à 6 ) comparés à ceux en plein centre de Tachkent. Le guide nous dit que si on avait mangé par exemple au Caravan cela nous serait revenu le triple. Ce restaurant BEK se trouve au 9 de la rue Oulougbez.

Courte nuit à l'hôtel Uzbekistan Petit déjeuner à 3h du matin ; surprise les 4 ascenseurs sont en panne… 12 étages à descendre à pied… Notre guide et notre chauffeur sont là et à 3h30 nous partons pour l'aéroport, à peine une petite demi heure de trajet. Il y a déjà plein de monde pour le vol en direction d'Istanbul. Nous avons le temps et de toutes façons l'avion ne partira pas sans nous…

Nous sommes arrivés à Lyon à 12h35 sans retard. Nous avons voyagé à l'aller comme au retour sur Turkish Airlines sans aucun problème.

Je termine pour dire que l'Ouzbekistan est maintenant largement ouvert au touriste, qu'on y voyage très facilement en toute sécurité et que si les véhicules sur les routes se font arrêter souvent pour des raisons futiles il s'agit la plupart du temps de soutirer un bakchich au chauffeur. A noter que les policiers sont équipés de jumelles avec contrôle de vitesse…et là inutile de discuter ! Nous avons vu beaucoup de touristes français aussi bien en individuels qu'en groupes.

Nous avons eu un guide, Kamariddin, qui parlait très bien le français; il termine ses études pour être professeur de français et n'a pas encore décidé s'il continue ses études pour passer son doctorat ou s'il continue comme guide qui offre davantage de possibilités de contacts et semble être mieux rémunéré.

Notre chauffeur d'Urgench à Tachkent a été remarquable, toujours très prévenant, parlant parfaitement l'anglais. Il est indépendant, son véhicule lui appartient et il peut même vous aider à organiser votre voyage.

Voilà j'ai essayé de donner le plus de détails pour répondre à beaucoup de questions que l'on peut se poser avant de partir. Ce fut un très beau voyage, très haut en couleurs sous un ciel bleu permanent et une température voisine de 30° la journée sauf les 2 derniers jours à Samarcande où nous avons une bise très fraîche en début de matinée et dès le coucher de soleil. Les Ouzbèques sont très accueillants du petit enfant qui vous croise avec des " Hello " à l'adolescent avec " what's your name ? " et les filles qui vous étonneront par leur beauté et leur façon de vous regarder droit dans les yeux.

Vous m'avez compris : c'est un pays qu'il faut découvrir.
Ville de Marmaris en Turquie? English translation pending
by Mavie2406 · 2008-07-19 · 28 replies
Bonjour,

Est ce que quelqu'un connait cette ville ne turquie?

Merci de me repondre,

Cordialememt
Coût de la vie en Egypte? English translation pending
by Eroc · 2008-06-21 · 27 replies
Bonjour,

Je part prochainement en Égypte dans un voyage organisé, J'aimerai savoir svp si quelqu'un peut me renseigner sur le niveau de voe dans les villes suivante : LE CAIRE, ASSOUAN, LUXOR, HURGHADA .

Spécialement:

Un Packet de Marlboro ou Winston de 20 cigarettes Bouteille d'eau 1L Taxi Prix d'un café ou jus d'orange dans un hotel Tour en dromadaire Tour en Caléche

et qu'est ce qu'on peut acheter en egypt, est ce qu'ils ont des beau vêtement à des bon prix, Jeans, T-Shirt..

et c'est quoi les choses qu'il faut éviter pour ne pas être arnaquer :)

Merci d'avance
Itinéraire pour douze jours en Inde du Sud English translation pending
by Wip971 · 2007-11-05 · 23 replies
Bonjour,

je prépare un voyage en Inde avec ma copine; c'est notre premier voyage "d'aventurier", et nous avons choisi l'Inde du Sud, à la fois pour voir la mer et parce que d après ce que j ai lu l'Inde du Nord est un peu plus difficile à appréhender pour un permier voyage de ce genre.

Au niveau des dates, ce serait du 11 au 23 février 2008, pour des raisons de billets moins chers et de compatibilité avec nos congés. L'arrivée se ferait à Bombay, une fois de plus pour des questions de budget mais aussi d'accès (vol direct par Air India)

Nos envies: découvrir le maximum sur cette région, sans pour autant passer notre séjour à faire du bus ou du train. Je vous l'accorde, il en faudra, vu qu'on ne sait pas encore se téléporter ! :)

Le Kerala apparait comme étant un passage obligé, donc ça fera sans doute partie de notre feuille de route; on souhaite aussi faire un tour du côté de GOA

Par contre, on ne sait pas encore trop quoi privilégier comme sites et lieux incontournables, qui sont faisables vu le temps imparti, l'idée étant d'avoir le meilleur ratio temps de déplacement / temps pour profiter.

Je cherche donc des conseils d'itinéraires au départ de Bombay.

Merci de vos réponses!
Compagnie Aeroflot pour Ulan Bator en Mongolie English translation pending
by Slom43 · 2007-09-27 · 89 replies
Salut! je suis à planifier un voyage en mongolie vers mai 2008. Je pars de montréal et la plupart des vols que je trouve passe par moscou, avec aeroflot vers ullan. Je me demandais si qqun a pris aeroflot récemment, qu'est-ce que ça dit comme fiabilité des horaires et des avions surtout! Si vous êtes allés en mongolie et avez des recommandations de guide ou d, agence, je suis preneuse de toute info!!!! On ne sait pas encore ce qu'on va faire au juste, on est encore à se chercher des billets d'avion .... !!

stéphanie
Bateau de croisière Sea Diamond fait naufrage à Santorin (Grèce) English translation pending
by Rodrigue1234 · 2007-04-06 · 46 replies
le sea diamond fait naufrage a santorini
Ça chauffe en Afghanistan! English translation pending
by Naps · 2007-03-18 · 56 replies
vous devez probablement etre au courrant que deja depuis un moment les talibans se sont reveilles et que ca tire pas mal de coups de feu dans le coin. mais la un pote vient de me dire qu il n est plus possible d avoir de visas pour l afghanistan car pour raisons de securite ils n en delivrent plus. il est actuellement dans les stans et ce st ce qu on lui a dit aux ambassades et ca lui a ete confirme par un pote a lui en belgique qui est alle se renseigner a l ambassade afghane. qu en est il vraiment? est ce seulement de la mauvaise volonte de certaines ambassades ou est ce que reellement c est fini? je comptais y retourner et donc j aimerais bien savoir, merci d avance pour vos reponses...
Faut-il réserver un hôtel à Beyrouth? (Liban) English translation pending
by Transhumance · 2006-07-10 · 22 replies
Bonjour tout le monde !

Comme ça semble être la coutume à Beyrouth, mon avion atterri à 1h30 du matin ! Je n'ai pas l'habitude de réserver mes hôtels à l'avance mais vu l'heure tardive, je me dit que ce serait peut-être préférable ce coup-ci. D'un autre côté, si je prends un taxi pour le quartier d'Hamra, je devrais en trouver un sans trop de problème, mais sont-ils ouverts la nuit ?

Donc, petites questions pour ceux qui y ont déjà été: Pensez-vous qu'il soit nécessaire de réserver un hôtel à l'avance ? Si oui, lequel me conseillez-vous ? (On est habitué à dormir dans des hôtels un peu miteux quand il le faut mais pour une première nuit, je préfèrerais un truc genre milieu de gamme et surtout fiable).

D'avance un tout grand merci !

Christophe
Palm Hotel à Kusadasi en Turquie English translation pending
by Bounty1703 · 2006-05-29 · 23 replies
Bonjour à tous, je m'envole direction izmir le 03/06 mon hotel est le palm hotel à 5min de kusadasi y a t-il des personnes qui connaissent?j'aimerai avoir des avis sur la qualité de l'hotel (c'est un 3étoiles!) la vendeuse à l'agence nous a parlé d'un 4étoiles mais une fois à la maison sur internet j'ai vu qu'il n'y en avait que 3 enfin bon maintenant c'est payé toute façon on verra bien!
Les îles Grecques, Cyclades, Santorini English translation pending
by Alainj · 2004-12-05 · 22 replies
Bonjour

Nous allons visiter les Cyclades au mois de juin prochain, Bien sûr nous voulons visiter Santorini et une ou deux autres îles.

J'aimerais avoir des conseils sur le choix des autres îles. Ce que nous recherchons c'est plutôt la tranquilité, les plages, le paysage, pas trop touristique. Nous comptons rester 5 à 7 jours par île donc nous aimerions louer un petit appartement avec cuisinette, sur le bord de la mer de préférence.

Si vous avez des suggestions à nous faire ça serait bien apprécié.

Merci

Alain
Kirghizie l'annee 2005 English translation pending
by Vaciliska · 2004-11-26 · 376 replies
Salut a tous!

je vois que les petits francais se posent bcp de questions concernant le pays .. l'argent, les traditions, et les parcours..les pays voisins, les logements

je m'appelle Vacilissa et j'habite a Bichkek..

je repondrai a vos questions avec plaisir!!

bisous a tous .
Uzbek notes
by UnaMilanese · 2025-03-09 · 36 replies
The Afrosiyob races through a premature twilight, lashed by a blizzard of thick snow. In the endless gray, a monumental industrial complex occasionally emerges, ghostly. Here and there, in the middle of nowhere, a human silhouette appears (a soldier?), standing motionless by the tracks. On the screen mounted in the middle of the ceiling, a dashing Bollywood cat in vibrant colors writhes in all directions, throwing smoldering glances at a dancer on the verge of fainting. A server moves down the central aisle, offering crepes for sale—ones I suspect are stuffed with ground beef. I’m in Central Asia, in Uzbekistan, somewhere between Bukhara and Samarkand.

I chose the title "notes"—scattered thoughts, rough drafts. I’m not sure what I’ll write, but one thing’s certain: this won’t be a linear travel journal.

And a photo... there must be a photo, so here:



Local tourists between a Bactrian camel and an electric car, in front of ancient walls—it’ll do.
Derniers jours, premiers pas English translation pending
by UnaMilanese · 2020-05-28 · 46 replies
https://youtu.be/NekmwOvguHQ

L'hôtel est réservé, 12, 13 juin, ghetto de Venise.

La saveur d'iode et de goémon se propage dans les papilles. L'ambre du très vieux Talisker miroite dans les rayons du soleil. Un pas si fréquent colloque intime avec sa conscience méritait bien la puissance subtile de ce rare nectar des grandes occasions. Il vient de se conclure sur une minuscule décision, limpide et étincelante comme une goutte de rosée qui ploie le brin d'herbe dans la lumière de l'aube : je ne rajouterai pas 21 grammes à la douleur du monde. C'est dérisoire et m'emplit de joie.

Les masques s'alignent sur la commode. L'azur assorti aux sandales à talons bobines, le couvert de dentelle crème harmonisé à l'imprimé du foulard rouge, le beige marié à merveille au pantalon de lin. Les bouteilles de gel sont glissées dans les lieux stratégiques, boite à gants et sacs à main. Affaires réglées, automatismes bientot intégrés, donc bientot oubliés. Jolie occasion en prime de trinquer au Bellavista le jour où ils seront éliminés.

15 jours, 15 jours à meubler avant Venise (ou 3 semaines si on nous enferme en Lombardie mais peu importe). Peut-etre écouter et observer avant de passer à la suite.

On nous annonce une crise sans précédent. Contraction du PIB autour de 10 % pour 2020, l'angoisse collective croit. Crampounette post grippounette. Ont-ils donc la mémoire si courte ? Les 45 % de contraction du PIB de la Grèce, objet des délicates attentions de la troïka penchée à son chevet, n'ont pas naguère ému grand monde. Appartiennent-ils donc à une espèce différente des Grecs pour ne pas survivre à un quart de leurs maux ? Allons...

Peut-être ma semaine milanaise intercalée me permettra-t-elle en outre de rencontrer et converser avec un affecté psychique du confinement. Parait qu'ils sont très nombreux. Ça se manifeste comment ? Les êtres qui sont passés sur une civière entre des cadavres assis sur des chaises parce qu'on n'arrivait pas à les évacuer, ont passé 40 jours à suffoquer en se demandant si chaque respiration ne serait pas la dernière et si on allait eux aussi les asseoir sur une chaise sont dans un état psychique d'hébétude émerveillée, ravis à n'en plus pouvoir d'être vivant, le sourire géant imprimé sur leur visage émacié bouffe le masque qui disparait. Mon homme lui ressemble à une mongolfière. Il a tellement serré les dents que les 67 morts en 5 semaines, ces feu hommes et femmes qui ont fait partie de sa vie quotidienne pendant 59 ans sont restés coincés à l'intérieur. Il lévite, impassible, mettant un soin maniaque à ne pas varier d'un millième de millimètre les rites du quotidien. Il flotte psychiquement dans des automatismes reconnaissables et protecteurs et grogne à la moindre proposition. Même Venise.

Il faut que je réussisse à le trainer à Venise. Il faut percer cette baudruche de souffrance avec la fine aiguille de la beauté.

Pensées mots, pensées images. Dans ces semaines stupéfiantes de cauchemar réel, de glas et de sirènes, les mots retentissaient au loin, très loin, insensés et blèmes. Sa propre voix posant la rituelle question du soir (Qui est mort aujourd'hui ?). Le rassurant blabla mécanique avec l'ailleurs. Le verbiage machinal de l'excroissance professionnelle. Dans la dislocation de la douleur qui fracasse seule restait, inaltérable, l'image Venise. Lente errance dans les ruelles désertes, jeux de reflets dans l'eau des canaux, échos de la musique de Vivaldi qui ouvrait tout doucement les vannes des larmes, empêchant l'eau intérieure d'engloutir les ruines.

Instinctivement, la beauté sauvait.

Elle apaisait. Elle pansait.

Elle appelle aujourd'hui puisqu'elle offre un doux cadre pour les adieux accumulés qui n'ont pu avoir lieu.

Venise ensevelit ce qui est presque déjà du passé et dèbloque la boussole brisée, ouvre l'avenir. L'orient. Marco Polo, Carpaccio, Bellini, Pamuk, saveurs, parfums, vent d'est, trépignations de désirs.

Renaissance du chemin. Demain, dans 6 mois, dans un an, ne change rien : le chemin est là, il commence là.

https://youtu.be/-jIxpXAk-HE

Les ressources instinctives de l'esprit humain sont fantastiques ! 🙂 (je n'ai pas cherché Venise, elle s'est juste imposée quand il ne restait rien. Si on m'avait demandé, en janvier, en pleine activité : D'où repartirais-tu après un cataclysme ? Il est très peu probable que ce soit la Serenissime qui me soit venu à l'esprit)

Catherine
Un voyage... une étape inattendue! English translation pending
by Evajules · 2020-04-16 · 214 replies
Bonjour à tous,

Le voyage - pour ne pas trop sortir de VF - c'est bien sur la vie. L'étape inattendue, elle nous vient de l'orient et sans doute d' un Pangolin.

J'ai 72 ans, un peu d’hypertension, pas grand chose d'autre, alors, au delà du 11 mai je suis bon !

Bon pour continuer à voir mes petits enfants sur Skype, bon pour voir mes enfants masqués qui viennent nous voir de temps à autres à distance respectable, bon pour oublier les embrassades, les câlins, les gestes de tendresse, bon pour....un temps indéterminé à subir ces frustrations que portant je respecterait. Peu en parlent dans les médias, mais c'est une contrainte autre que de simplement porter un masque !!

Merci de m'avoir lu et belle journée confinée
Mais où qu'il est ce truc là? (3) English translation pending
by Eleni13 · 2020-03-26 · 983 replies
Bonjour!

Je reprends donc la main en ouvrant un nouveau sujet.

Où est-ce?



Un indice? Je n'ai pas (encore?) fait de carnet sur ce pays....

À vous de jouer!
Compte rendu 10 jours nord Oman en indépendants arabophones English translation pending
by Dracriri · 2020-02-18 · 7 replies
Nous avons passé une dizaine de jours dans le Nord d'Oman en couple , mi-février. Nous avions globalement prévu notre parcours à l'avance, car oui, il faudra faire des choix si vous voulez parcourir le nord d'Oman: et malgré cela, vous allez en manger , des kilomètres de route ! Notre but était de parcourir le nord par nos propres moyens en choisissant nos spots. Nous avons réservé les hôtels en avance sur booking. Les hôtels étaient de classe moyenne à haute (le moyen tourne autour de 35 euros petit dej inclus et les hautes classes de 60 à 140 euros la nuit petit dej inclus). Il est toujours possible de trouver des hôtels petits budgets à Oman. Mais nous voulions aussi du confort. Un choix personnel que nous avons assumé et auquel nous avons pallié en mangeant dans des restos petits prix. Le pays complet est un grand chantier. Depuis les années 70 le défunt Sultan Qaboos s'est donné les moyens de faire progresser vitesse grand V son pays et ses habitants. Contrairement à ses voisins du Golfe, le sultan a redistribué les bénéfices du pétrole à son peuple, leur mettant à disposition une sécurité sociale à 1 rial par habitant par mois, un terrain pour construire une maison et 100 000 euros. Pour le reste, un omanais contracte un crédit à taux zéro dont la somme est annuellement révisée à la baisse en fonction du bénéfice du pays. Si Oman a beaucoup gagné, le gain est utilisé pour réduire la dette de ses habitants. Magique. Ne vous étonnez donc pas des châteaux qui leur servent de maison. Un véritable régal pour les yeux. Petite précision, nous sommes arabophones , ce qui nous a permis d'obtenir certaines infos très agréables concernant les spots à voir, ceux à éviter, et cela nous a aidé à mieux comprendre et connaître les us et coutumes omanaises. Cela nous a grandement aidés et ravis. Ces gens sont extrêmement tolérants tout en aimant leurs coutumes, ils sont pacifiques et serviables (oui, le sens du service a un aspect religieux, mais nous pouvons vous assurer qu'en Oman, vous rendre service va bien au-delà du fait d'obtenir des hassanat) . Concernant les 4x4 versus voiture classique. Oui, le 4x4 est bien plus onéreux à la location mais croyez-nous, il vous évitera bien des sueurs froides et frais de dépannage. Les routes des jebel, la piste vers les camps du désert, certains accès à des wadi (le tiwi notamment) sont quasi impraticables en voiture berline ou citadine. Au meilleur des cas vous auriez une peur bleue de faire le chemin inverse, au pire des cas vous casseriez la voiture. Sans compter la frustration extrême de ne pas pouvoir aller jusqu'au bout d'un chemin par peur de finir avec un pneu crevé. Donc oui, le 4x4 est un excellent choix pour un road trip à Oman. Et le prix de l'essence (environ 40 centimes le litre) ne vous fera pas mourir en payant votre plein. Pas plus que les routes : tout est gratuit, pas de péage. Ne prenez surtout pas une voiture à kilométrage limité. Les indications de maps sont très aléatoires et souvent données à vol d'oiseau. Vous vous en tireriez pour des sommes folles en dépassement de kilomètres. Le pays est extrêmement montagneux. Les reliefs sont présents jusqu'au bord du désert et entre les quartiers de la capitale, qui sont d'ailleurs souvent divisés par ces reliefs. Ainsi, malgré les accès rapides flambant neufs, les villes s'étalent sur plusieurs kilomètres. Si vous n'avez pas le permis, oubliez Mascate , oubliez Oman tout court en fait. Ou venez en circuit organisé. Il est tout simplement impossible de circuler à pied dans certaines parties de la ville, où serpentent les voies rapides. Hormis certains endroits sauvages, les routes sont magnifiquement bien entretenues et neuves. Vous croiserez peu voire pas de policiers mais d'innombrables radars dernier cri (de la petite boîte blanche à la tourelle grise, il y en a toute une collection). Les limitations de vitesse sont strictes et ne pensez pas vous défiler: à la sortie du pays on vous présentera directement la facture à payer immédiatement. Prudence donc, roulez avec vigilance. Quant aux accidents, les assurances n'ont ici quasiment aucun pouvoir. Les conflits se règlent en général à l'amiable. Mais étant donné que vous n'avez probablement pas les mêmes moyens qu'un omanais , nous vous conseillerons d'éviter le plus possible les accidents. Les arrangements à l'amiable se chiffrent en plusieurs centaines de rials...

Pour s'orienter, Google Maps est vraiment l'application qui nous a le plus servi. Nous avions téléchargé Maps.me mais avions vite constaté que son GPS perdait régulièrement la boule. Facile de trouver le lieu recherché sur l'application, mais pour trouver le chemin comme un gps, autre histoire. La flèche partait dans tous les sens. Privilégiez Google.

Côté vêtements, Oman reçoit encore peu de touristes (prions pour que cela reste ainsi), et malgré le peu de touristes nous avons déjà été outrés par leur façon de s'habiller. En Oman, personne ne vous regardera mal ou ne vous fera de remontrances sur votre façon de vous habiller. Mais sachez que vous n'êtes pas en Europe, que vous avez choisi d'aller chez eux (et ils ne vous attendent pas, ils vivent très bien sans tourisme et le plus petit agriculteur est bien souvent plus riche que vous). Donc par pitié, respectez-les et mettez au moins un pantalon et des manches courtes... le débardeur et le short sont une véritable insulte à leur façon de vivre, et cela vaut aussi pour les hommes. Voir des groupes de français se trimbaler en short jean et débardeur nous a mis dans un embarras considérable ("nan nan nous ne sommes pas français nous, nan nan). Le soir dans le désert et surtout dans la montagne (jebel shams pour nous) il fait vite frais. Une bonne polaire est un minimum. Et si comme moi vous êtes un véritable aimant à moustiques, prenez des antihistaminiques et un bon répulsif : ces sales petites bêtes ne sont pas effrayées par le désert ni par la montagne pendant la nuit. J'ai littéralement été dévorée par les moustiques pendant ma nuit dans le désert (visage bouffi au matin, recherche urgente d'Aerius en pharmacie et tout et tout). Je vous aurez prévenu ! A part ça, il fait vite chaud en février.Des pantalons légers style yoga amples ou en lin sont l'idéal, avec des t-shirt manches longues ou courtes + deux trois cardigans longs manches longues pour pouvoir se balader dans certaines villes sans avoir une étiquette "touriste" placardée sur le visage ( à Sur notamment, dans le quartier du souk majoritairement wahhabite, même si personne ne vous embêtera, vous vous sentirez tout nu au milieu des niqab) . Un foulard toujours dans le sac pour visiter les lieux saints ou à mettre sur la tête "à l'iranienne" lorsque votre bon sens vous indique que cela serait mieux. Messieurs, uniquement des t shirts chemises à manches longues ou courtes et des pantalons légers. Abandonnez les shorts et débardeurs. Pour la baignade , short type boardshort et t-shirt anti UV pour les femmes, et short long pour les hommes c'est ok pour les wadis. Bien sûr vous y trouverez la panoplie complète des Martine en bikini, mais souvenez-vous que ce n'est pas parce que des gens sont mal éduqués que vous devez faire pareil. Sauf si votre but est de mettre mal à l'aise les locaux et qu'ils finissent avec les années par devenir méchants. Mais ça c'est une autre histoire. Si vous vous retrouvez un jour avec une grosse quantité de linge à laver (j'ai constaté que le linge sèche mal en intérieur, et même sur le balcon au bord de la mer à Sifah, les vêtements ont pris 14 bonnes heures à être à peu près secs) donnez tout à un pressing. Il y en a absolument partout en Oman. Leurs dishdashas immaculées et sans un seul pli, ce n'est pas Madame, mais le pressing indien du coin. Ils déposent des sacs de vêtements sur place en coup de vent avec un numéro, toujours avec une confiance aveugle, sans compter les vêtements ni rien, et se font appeler au téléphone quand c'est prêt. Cela coûte une misère. A la fin de notre séjour nous avons fait un gros sac de vêtements sales et hop, pressing. Nous avons récupéré les affaires propres le soir même. Cela fait ça de moins à faire au retour. Pour les chaussures, si vous faites comme nous un tourisme sans gros trekk, une bonne paire de baskets, des pieds nus confortables type birkenstock et des chaussures fermées de baignade seront la panoplie parfaite. Nous avons escaladé les rochers de tous les wadis avec des baskets de nage achetées sur Amazon à quinze euros et elles n'ont pas pris une ride.

Pour la nourriture , vous allez clairement finir par détester le riz. Oman dispose d'une cuisine mélangeant la cuisine syrienne, libanaise, indienne et yéménite. Mais surtout indienne en fait. En revenant en France, vous aurez la nausée rien qu'en voyant un bol de basmati. Donc prenez TripAdvisor et consultez les resto alentours afin de ne pas tomber uniquement sur des resto fast India. Variez les plaisirs. Surtout qu'en Oman mème les brochettes sur le bord de la route sont mangeables les yeux fermés. Ici le lavage des mains est sacré ! Ne soyez pas étonnés de voir dans des restaurants des petites cabines fermées où vont des omanais. Ils n'ont culturellement pas l'habitude de se mélanger pour manger , et par respect préféreront s'isoler, encore plus s'ils ont leur famille avec eux. Beaucoup de restos disposent d'ailleurs de family rooms où mangent uniquement les familles (si vous voyagez avec vos enfants, vous pouvez aussi en profiter !). Certaines de ces cabines sont aussi faites pour les personnes qui souhaitent manger à terre à la omanaise: on met par terre un plastique et on mange à la main sans couverts. Vous pourrez tester! Les resto proposent rarement des desserts. Pour en manger il faut aller dans des restos spécialisés qui ne font que les desserts . Les plus connus sont les kunefe et autres gâteaux au fromage et sirop ater (sirop de sucre et eau de rose). Un véritable délice à partager (à Mascate, le Ravenna Konafa propose ces desserts à tomber par terre). Lors de vos sorties culinaires vous verrez énormément d'Omanais arriver dans les restos et repartir les bras chargés de sacs. Ils sont totalement accros à une appli, Talabat, une sorte de Uber Eats mais sans la livraison à domicile. Ils commandent et viennent chercher sur place leur repas. Certains passent commande a longueur de journée, pour tous les repas. Magie du rial.. et de la femme à tout faire thaïlandaise qui devient très souvent la meilleure amie de la citadine omanaise aisée, femme au foyer, qui partage son temps entre les malls et les commandes talabat devant la télé. On ne peut pas tout faire. Mais contrairement à leurs voisins Emiratis et Saoudiens , les Omanais ont généralement un profond respect pour leur personnel et s'entendent très bien avec les immigrés indo-banglado-pakistanais. Il est même courant de voir les dames omanaises se promener avec leur employée thai sans leurs enfants, partageant de la street food ensemble et bavardant comme deux copines. Les employés indiens, bangladais et pakistanais sont dans 90% des cas adorables et se plieront en dix pour vous satisfaire. Le pourboire n'est pas du tout dans les habitudes omanaises (pas plus que le bakchich, donc pas la peine d'essayer de leur brandir un billet avec insistance s'ils refusent -nous avons vu la scène-) mais laissez un petit quelque chose lors de vos repas, cela leur fera plaisir. La plupart des employés immigrés ne parlent pas un mot d'arabe. Révisez vos bases d'anglais pour vous faire comprendre des employés dans les magasins et restos. Ils ne parlent pas français non plus sauf les Tunisiens, généralement employés dans la restauration et les services de guide. Dans les malls, la propreté est incroyable, jusque dans les toilettes. Vous aurez à peine le temps de faire pipi qu'une employée passera derrière vous pour nettoyer. Au musée national, elle est passée juste derrière moi pour effacer les éventuelles traces de mes doigts sur les parois. Limite gênant mais au moins, c'est nickel partout.

Le prix de la nourriture est bon marché si vous vous adaptez à la nourriture locale. Les mezzes libanais tournent autour de 1 rial la portion et c'est une portion pour deux ou trois personnes ! Les plats sont très bien servis en Oman. N'ayez donc pas les yeux plus gros que le ventre lors de la commande. Il y aura toujours moyen d'ajouter quelque chose à la fin s'il vous reste de la place. A savoir, comme un peu partout dans les pays arabes, le Nescafé est roi. Rares sont les coffee shops basiques qui proposent de l'expresso. Vous en trouverez dans les malls et certains cafés d'hôtels ( le Zaki Hotel à Sur a su rassasier mon manque de latte expresso). Quant au café au lait il est souvent fait avec du lait concentré sucré. Moi qui déteste le café sucré, je ne vous raconte pas la galère pour leur expliquer que le lait concentré sucré ne nécessite pas de rajouter EN PLUS du sucre. Épique. J'ai fini par prendre mes latte directement au mcdo ou dans les stations service où c'était une machine.

Concernant notre trajet, nous avons choisi d'emprunter le chemin inverse de celui des circuits organisés, afin de ne pas nous retrouver englués dans les groupes lors des visites que nous aurions forcément eues en commun. Nous avons donc commencé directement par Nizwa au lieu de rester à Mascate 1 ou 2 jours et de continuer vers Sur. Les circuits organisés commencent généralement le dimanche et effectuent une boucle de Mascate à Sur en passant par les wadis , puis Ras al Jinz, le camp dans le désert, le marché d'Ibra, Jebel Shams, Nizwa et Birkat el Mauz. Nous avons fait le contraire et ajouté des choses car nos jours supplémentaires nous le permettaient. Nous avons aussi enlevé Raz el Jinz pour une question éthique (les 20 groupes de 15 personnes par jour pour regarder les tortues pondre, non merci. Laissons ces précieuses petites bêtes en paix) Finir par 3 jours dans la région de Mascate fut une bonne idée. Nous avons fait nos petites emplettes en fonction de l'argent restant et avons pu comparer les prix avec ce que nous avions trouvé dans les souks plus au sud. En plus, les trois jours dans le bel hôtel Murooj Grand Hotel nous ont aussi permis de nous reposer de notre périple. Cela n'aurait pas été possible dans l'autre sens.

Entre 11h et 16h30, la plupart des villes omanaises sont en mode off. Les boutiques des souks sont fermées ainsi que les magasins des rues. Profitez du matin et de la fin de journée pour les emplettes, sauf dans les malls où se réfugient beaucoup d'omanais dans ces heures chaudes. Cette mi journée est l'idéal pour une pause sur une plage ou un wadi.

J'allais oublier : certains endroits touristiques ne se payent qu'en carte (Jabrin, Bahla, ...). Vérifiez donc bien votre solde et votre plafond de carte bleue avant de partir. Autant notre carte visa premier débit nous a empêché de prendre la voiture de location à l'aéroport, autant elle a très très bien fonctionné pour payer les hôtels et les visites. Les Omanais ont plusieurs habitudes qu'il faut comprendre. La première, ils vous inviteront spontanément chez eux, même après un échange de 3 ou 4 mots. MAIS ne prenez pas cette invitation pour une réelle invitation! C'est ce qu'on appelle une invitation de politesse. Elle n'a pas vocation à se réaliser. Évitez donc de faire les boulets et de suivre tous les Omanais qui vous proposent de les suivre chez eux. Par-contre, s'ils sont en train de boire un café, posés sur un bout de trottoir, et qu'ils vous en offrent un, acceptez avec plaisir. Une fois, un Omanais nous a offert nos sodas à un coffee shop sans raison, juste comme ça, après un simple échange de bonjour. Dans ce cas, acceptez juste et remerciez. Pas la peine d'en faire des tonnes. Les Omanais partagent rarement leur table avec des non Omanais, encore plus quand une femme est présente. Cela tend à changer avec les nouvelles générations mais est encore bien ancré chez les anciens. Vous trouverez aussi des Omanais faisant du stop au bord de la route. Si vous n'êtes qu'entre hommes, vous pouvez les prendre. Si une femme est dans la voiture, la plupart refusera poliment de monter donc passez votre chemin. D'ailleurs les Omanais sont très timides avec les femmes. Ne prenez pas cela pour du dédain ou de la misogynie. Dans les malls, beaucoup fréquentent des non omanaises en tant que collègues, et rougissent au moindre petit contact physique. Doucement donc avec les éclats d'affection.

Nous avons pris un vol Turkish airlines avec escale à Istanbul, les vols directs de Paris par Oman Air dépassant largement notre budget. Nous sommes partis pendant les vacances scolaires , ce qui n'a pas aidé à obtenir les meilleurs tarifs.

Notre arrivée a 2h30 du matin ne fut pas des plus plaisantes. Nous avions réservé une voiture via Rentalcars, déjà payée. Mais l'agence Thrifty à l'aéroport n'a pas voulu nous donner la voiture car notre carte était une carte de débit et non de crédit (alors que c'était une Premium, donc pas la moins chère). A l'heure où j'écris ces lignes nous n'avons pas encore été remboursés (hors 3 jours de pénalités sur lesquelles nous pouvons gentiment nous asseoir). Sur place, le monsieur de l'agence de location nous a trouvé un loueur local pour un 4x4 qui acceptait le cash. Eh oui, toutes les agences de l'aéroport refusent les cartes de débit... Nous avons changé quelques euros à l'aéroport pour mettre de l'essence et acheter deux cartes sim à 5 rials Ooredoo à l'aéroport et nous voilà donc partis avec notre énorme Nissan Pathfinder 8 places au lieu de notre Kia Sportage initialement prévu. Direction un hôtel proche de l'aéroport, le Muscat Hills Hotel.... dans lequel nous n'avons dormi que 3 h , réveillés par les bruits du chantier voisin , avant de prendre un petit dej plus que frugal sur place et de partir pour Nizwa. Mauvais choix d'hôtel mais au vu de notre arrivée retardée, heureusement qu'il n'était pas loin de l'aéroport.

Sur le chemin de Nizwa , nous nous sommes arrêtés au village de Birkat al Mauz où nous avons fui les groupes de touristes pour nous enfoncer dans la palmeraie au gré du falaj en parlant à des locaux. Nous avons fini par siroter un jus citron menthe glacé au petit café à l'entrée de la ville. Très dépaysant.

Nous sommes arrivés à Nizwa où nous avons posé nos valises vers midi au Nizwa Heritage Inn proche du fort. Nous avons mangé dans un buffet indien franchement pas top de l'autre coté de l'avenue (un conseil : regardez tripadvisor) puis nous avons visité le fort. Cher (5 rials) et tellement moins intéressant que ses voisins de Bahla et Jabrin qui ne coûtent eux que 500 baisals... une photo externe est largement suffisante ! Le fort de Nizwa est le seul que nous avons pu payer en cash. Jabrin et Bahla se payent obligatoirement en carte. Nous avons fait une sieste à l'hôtel puis avons déambulé en fin de journée dans Nizwa, où le souk ouvre tard et ferme très tôt. Les vendeurs semblent avoir une boutique pour le loisir et pas vraiment par nécessité. Nous avons fait du change dans une agence dans la rue des bijoutiers, puis dodo.

Le lendemain nous avons fait le fort de Bahla et de Jabrin au plus tôt. Les deux étaient vraiment très beaux, d'autant plus que le fort de Bahla, restauré, venait juste de rouvrir. On pouvait y déambuler à souhait mais il n'y avait encore aucune indication pour les touristes. Nul doute que dans peu de temps le parcours touristique sera aussi bien réalisé que celui de Jabrin, dans lequel nous avons passé quasi deux heures. Nous avons mangé sur le pouce et sommes remontés vers Misfat el Abriyeen où des vieux messieurs nous ont indiqué les chemins les plus sympas pour visiter puis nous sommes remontés doucement vers le Jebel Shams, jusqu'au camp de Sama Heights Resort. Ce camp niché au creux des montagnes était superbe , avec un beau point de vue sur le coucher de soleil et des repas délicieux.

Le matin, des petites biquettes sont venues nous faire coucou à côté de notre terrasse. Nous avons pris un petit-déjeuner copieux et sommes redescendus dans le vieil Al Hamra où nous avons visité le musée vivant de Bait as safah. L'occasion de voir et de photographier des femmes qui réalisent devant vos yeux les gestes d'antan pour la fabrication de l'huile de moringa, du pain etc... le tout dans une vieille maison visitable. Un vieux monsieur du premier étage qui faisait des objets en tressage, ravis de voir deux arabophones lui rendre visite, nous a chanté de jolis poèmes en l'honneur du defunt sultan Qaboos autour d'une tasse café. Possibilité de leur acheter sur place le fruit de leur labeur pour quelques rials. Une façon de promouvoir un tourisme différent. Nous avons repris la voiture pour partir vers Bidiyyah. Très long trajet mais quand on découvre cela passe vite. A Bidiyyah, nous avons emprunté la piste de sable qui rejoignait le campement Sama Al Wasil dans le désert. Ne réservez surtout pas de camp dans le désert si vous comptez y aller en berline. Le 4x4 est indispensable ! Nous n'avions pas dégonflé les pneus, pour la piste ce n'est pas nécessaire. Mais si vous comptez faire du dune bashing avec votre propre véhicule, dégonflez tout ça à Bidiyyah ou Al Wasil pour quelques baisal . Monsieur a fini ensablé dans les dunes à cause de ça ("non pas besoin de dégonfler je te dis!" Bin voyons...) à se faire dépanner à côté des chameaux par quatre omanais qui se moquaient allègrement de lui : "t'as pas dégonflé tes pneus et tu as voulu faire du dune bashing? Mouahahaha". Après avoir contemplé le coucher de soleil du haut de la dune (il faut beaucoup de courage pour l'escalader, prévoir des bouteilles d'eau pour boire au sommet) nous sommes redescendus manger et dormir. Joli campement confortable mais qui manque cruellement d'ambiance. Le soir on tourne un peu en rond.

Le mercredi nous sommes repartis pour le marché féminin d'Ibra. On nous avait un peu vendu du rêve. Peut-être est-ce parce que nos racines maghrébines nous ont habitués aux souqs immenses et agités? C'était un petit marché, dont la seule originalité résidait dans le fait que de nombreuses femmes bédouines portant la burqa étaient présentes. Nous avons essayé les photos, mais avons vite rangé l'appareil étant donné les regards noirs qu'on nous renvoyait. A moins que vous vouliez acheter des foulards indiens, des bas de manches et pantalons qui brillent ou des pastèques, le marché d'Ibra n'a rien de transcendant. Je me souviens avoir croisé quelques bédouines portant la burqa à Sib en plein milieu de la marina à deux pas des yachts de luxe et m'être dit "mais pourquoi sommes-nous allés jusqu'à Ibra pour en voir?"

Reprise du volant pour Wadi bani Khaled. Le wadi est très touristique et aménagé dans ce but. Restaurant touristique (cher et pas bon), parking et ponts , tout est fait pour attirer les touristes en masse. Le wadi reste cependant charmant si on s'enfonce dedans. Ne pas se contenter de la première piscine. Tôt le matin et à partir de 15h les groupes ne seront pas là et vous serez plus tranquilles. Nous sommes ensuite remontés vers Sur, où nous avons posé nos valises au Zaki Hotel Apartment et dégusté le meilleur latte de toute ma vie. Le soir même, nous avons visité le chantier des dhows (la petite boutique de l'atelier était ouverte par chance, nous avons pu acheter notre petite boutre à 10 rials) puis nous avons escaladé le promontoire avec les tourelles à côté du pont suspendu pour une magnifique vue sur le coucher de soleil. Là nous avons discuté avec un omanais qui nous a raconté à peu près toute sa vie. Dîner au restaurant Alhawash sur la corniche. Très bien servi et très jolie vue, le tout bon marché ( à peine 8 rials pour de multiples mezzes et une dizaine de crevettes royales grillées). Ensuite nous avons visité le souk(ici vit une diaspora wahhabite, ne vous étonnez pas des nombreux niqab. Mais personne ne vous dira rien si vous ne portez pas le voile.) où j'ai pu trouver un joli bracelet en argent 925 omanais fait main à un prix raisonnable.

Le lendemain, nous avons filé vers le wadi tiwi. Tres sceptiques , nous nous sommes engagés sur une route très très tortueuse, dangereuse, flippante, bref tout ce qui vous dresse les poils sur les bras. Maintes fois, ne croisant aucun touriste, nous avons voulu rebrousser chemin mais au final nous sommes arrivés au paradis. Nous avons rencontré un habitant qui nous a guidé vers une fantastique cascade au centre d'une palmeraie et de piscines naturelles extraordinaires en contrebas. Il nous a menés vers le fond pour nager avec lui et nous faire découvrir tout le wadi. C'était vraiment magique, nous n'avons pas regretté d'avoir persévéré jusqu'au bout de cet atroce chemin sans fin. Si cela vous intéresse, contactez-moi en MP pour les coordonnées de ce monsieur Said Salim qui mène également des treks dans les wadis alentours sur plusieurs jours. Nous l'avons rencontré par pur hasard, il a un cœur immense et des pieds en titane. Ensuite, nous sommes remontés vers le wadi Shab. Plus touristique que son voisin, il fallait payer 1 rial par personne pour traverser l'embouchure du cours d'eau. Compter ensuite 40 bonnes minutes pour atteindre les piscines qui étaient pleines de touristes en maillot de bain rikiki et omanais(es) qui essayaient tant bien que mal de détourner leurs yeux du spectacle affligeant. Cela nous a révoltés et a un peu gâché le tout. Jusqu'à ce que nous tombions sur le même omanais qui nous avait raconté sa vie à Sur! Coïncidence formidable. Il nous a emmené dans tous les petits endroits sympas du wadi. Ne pas hésiter à le remonter jusqu'à la fameuse caverne où coule la superbe cascade. Prévoir un appareil photo waterproof. Le nôtre ne l'était pas et impossible d'ouvrir le sac étanche dans la caverne, il n'y avait aucun support. Nous sommes ensuite repartis vers mascate pour pouvoir longer la côte en direction de Sifah. Oui... le pays est en travaux constants. Et les GPS sont rarement à jour. Nous nous sommes rendus comptes le jour J qu'il était impossible de longer la côte des wadis jusqu'à Sifah sans devoir repasser par Mascate. Une belle perte de temps de 50 minutes ! Sifah, c'est le Saint-Tropez d'Oman. Les expatriés et locaux fortunés s'y retrouvent pour pouvoir vivre à l'européene. Alcool, pas mal de prostituées ramenées par leur riche client pour une escapade à l'abris des regards, touristes français privilégiés, ... on trouve de tout. C'est totalement coupé du reste du pays. Vigiles à l'entrée, pas de ville alentours directement accessible, taux de change hallucinant, ... on est sur une autre planète. Ce fut agréable en grande partie grâce au confort inégalable de la chambre du Sifawy Boutique et au dîner et petit dej incroyables , mais ce fut cher et j'ai trouvé le personnel très froid contrairement aux autres hôtels. Au choix, j'aurais pris une autre nuit à Sur qui est vraiment une ville charmante avec une belle corniche où il fait bon marcher en fin de journée pour regarder les gens jouer au foot sur la plage.

Nous avons profité un peu de la piscine le matin avant de remonter tranquillement vers Sib. Nous sommes passés par le bord de mer, en faisant un arrêt sur la plage de Yitti, très belle et assez fréquentée par les locaux ce vendredi, jour de congé. Nous sommes arrivés au Peninsula à Sib, avons posé nos valises. Nous avons mangé syrien au restaurant Damascino de l'autre côté de l'avenue (petit prix, très bon goût, nous recommandons) et sommes allés visiter ce petit port, qui s'est avéré être une marina de luxe, bordée d'une rue piétonne commerçante et de coffee shops à l'européenne, où nous avons pu prendre notre première chicha depuis le début du séjour (pas donnée à 5 RO, mais ça fait du bien) et marché dans notre premier petit mall. C'est propre, c'est net, et ça permet de voir un énorme melting pot. Ici se côtoient riches expatriés, saoudiens, qataris et omanais aisés. Soit on adore, soit on est mal à l'aise avec cette ambiance où l'argent est le dernier des problèmes. Ce fut une petite parenthèse qui nous a permis de voir une autre face d'Oman. Nous avions pris cet hôtel dans la perspective de nous rendre le lendemain sur les îles Damaniyyat. Mais au vu de notre argent qui avait fondu beaucoup plus vite que ce que nous avions prévu (sans pour autant faire de folies, mais l'argent part vite à Oman), nous avons préféré réserver nos 60 RO pour autre chose.

Le samedi, nous sommes donc partis au wadi al Hawqain, à une heure de route environ de Sib. Ce wadi n'est pas sur les circuits touristiques. Il est essentiellement composé d'une cascade avec un long cours d'eau, facilement accessible avec un parking directement à côté. Il est essentiellement fréquenté par les employés étrangers, des indiens, bangladis etc... qui viennent ici en famille pour pic niquer. Nous avons beaucoup aimé ce wadi, malgré le fait que ce fut le seul où nous avons trouvé des déchets. Il semble être nettement moins nettoyé que les autres, peut-être à cause de sa non notoriété. Nous n'avons donc pas voulu nous baigner, mais néanmoins, le wadi est fort joli avec sa cascade. Juste avant, nous avions pris le chemin inverse et étions tombés sur des cascades tombant de la montagne, par pur hasard, avec des petits vieux qui bavardaient au bord en faisant des ricochets avec des cailloux. Nous sommes ensuite rentrés doucement, direction le Murooj Grand Hôtel à Mascate dans le quartier de Ghubrah, où nous allions passer nos trois derniers jours pour explorer Mascate et nous reposer.

A Mascate, nous avons visité un seul musée. Nous sommes des adeptes de la marche, et nous trouvions déjà que les thèmes abordés par les musées et endroits historiques se répétaient de l'un à l'autre (stockage de dattes, majlis, bijoux, khanjars etc etc). Le musée national était suffisant pour voir de jolies pièces, mais nous ne nous voyions pas en faire davantage. Nous avons préféré flâner à plusieurs reprises au Muttrah Souq, marcher le long de la corniche jusqu'au Riyam Park, parlé avec des locaux, ... Un soir, nous nous sommes rendus au bord de mer de Shati el Qurm pour fumer une chicha au café The Address Café. Ici, le Camel Cookie accueille le soir la jeunesse Omanaise qui se retrouve entre copine et entre copains (séparés, je vous ai dit que les omanais étaient timides) pour boire un café le soir et bavarder. Pour les repas, nous avons dîné au Damascino d'Al Khuwair, dans un resto yéménite de la même rue à côté d'un magasin de robes de mariée, et un soir au Turkish House, énorme ensemble de trois restos turcs de grillades, recommandé par Tripadvisor. Dans aucun, nous n'avons mal mangé. Tous avaient leur charme et leur cuisine, nous les recommandons tous. Aucun des restos dans lesquels nous avons mangé n'étaient chers. C'était notre priorité pour notre budget. Nous sommes aussi allés un matin à Barka, où nous avons visité la Bait Naaman, résidence des imam originale riche en beaux khanjars, et pour voir le tout mignon souk aux poissons en face du fort, qui lui était fermé (ils attendaient la confirmation du ministère du tourisme pour l'ouverture post rénovation, pas de chance). Ici thons, balistes et autres poulpes sont en vente sur un marché ouvert voué à disparaître, au vu de l'énorme complexe en construction juste à côté.

Côté souvenirs, nous n'avons pas fait de folies. Déjà, pour les habits de femme, ça ne vole pas haut. A moins que vous soyez accro aux abaya noir corbeau en polyester, vous ne trouverez pas grand chose. Je me suis trouvé une belle jalabiya colorée de la marque Kashkha au Oman Mall pour 10 rials. Les foulards colorés sont ici réservés à la tête des hommes pour les turbans. J'en ai acheté, pour les porter en écharpe en France. Le prix oscille de 2 à 25 RO. Les plus chers sont ceux au motif traditionnel omanais, qui ressemble à un motif indien. Nous en avons prix deux, qu'on a réussi à marchander à 10 RO chacun au lieu de 15. C'est à peu près le seul motif traditionnel qu'on puisse trouver pour Oman. Monsieur, qui collectionne les habits musulmans du monde entier, s'est pris une dishdasha de qualité intermédiaire, à 10 RO. Pous notre fils de 3 ans, nous avons pris deux petites dishdasha colorées à 4RO pièce et le couvre chef assorti à 2,5RO (ceux fabriqués en Oman sont plus chers, autour de 10RO la chechia). Si vous voulez une dishdasha sur mesure, comptez une semaine de travail, donc prévoyez. Il existe plusieurs qualités car plusieurs épaisseurs de tissus. Évitez d'acheter dans le souk couvert de Muttrah. Nous avons trouvé notre bonheur autour, dans les boutiques fréquentées par les omanais à l'extérieur du souk. Les prix sont divisés par cinq facilement, voire davantage. Concernant les cannes de chamelier, elles commencent pour les plus simples à 1 RO et peuvent aller jusqu'à bien plus pour celles avec des motifs en argent. Les khanjars véritables en argent commencent à environ 70 RO pour le petit modèle (environ 25cm) , 140 pour le modèle classique d'une trentaine de cm, et bien plus pour quelque chose en argent épais etc. Vous pourrez sinon trouver quelque chose de touristique encadré pour quelques rials. Le mieux est, selon nous, de les acheter à Bahla ou à Ibra, autour du souk. Je me suis acheté un bracelet traditionnel omanais (avec les petites pointes) en argent 925 à 25 RO. Monsieur s'est pris une bouteille de parfum omanais moyenne gamme à 20 RO. Pour le parfum, vous pourrez trouver la marque Amouage dans le Grand Mall. Mais il faudra prévoir un grand, grand budget. Quand la dame nous a annoncé les prix (175 RO en promotion pour le moins cher , gloups) nous avons gentiment prétexté "devoir réfléchir". Pour les vêtements, rien de bien intéressant par rapport à nos malls français. Vous pourrez juste trouver quelques marques indiennes aux prix intéressants. A ce titre nous avons pris une kurta pour homme à 11 RO, très jolie et ouvragée, dans le Grand mall. D'autres idées de prix pour la vie quotidienne: les cigarettes (pas évidentes à trouver à part dans les stations service) sont à 1.200 rial pour les hommes, 800 baisals pour les "cigarettes de femme" (oui, les toutes fines et longues, sont pour eux des "cigarettes de femme"). Une bouteille d'eau coûte autour de 200 baisals en fonction de la taille. Pareil pour les canettes de soda. Ici, ce sont surtout des Pepsi, plus que des Coca. Les prix de l'alimentation en supermarché (Carrefour, Lulu Market, ...) sont les mêmes qu'en France pour à peu près tout.

Voilà un petit résumé de notre parcours. Evidemment, nous avons certainement oublié quelques petites choses, et ce témoignage reflète uniquement notre propre expérience au gré de nos discussions avec les locaux et de notre périple en indépendants. Nous espérons pouvoir parcourir Oman plus longtemps et dans d'autres régions quand notre budget nous le permettra. Ce fut un super voyage, probablement notre meilleur après l'Egypte! Si vous avez des questions n'hésitez pas. Nous y répondrons avec plaisir.
Kirghizistan juillet 2019 English translation pending
by Grisemote · 2020-01-26 · 29 replies


C'est à mon tour, enfin, mais il n'est jamais trop tard, de vous narrer notre voyage au Kirghizstan, à l'été 2019. Trois semaines à deux, en autonomie. Le texte n'est à l'origine pas fait pour lire seul, mais pour étoffer les photos. Vous trouverez la version originale ici:
https://sites.google.com/site/kirghizstan2019/



Préambule par Gilles “Le kirzistan vous connaissez ? » ai-je demandé à mes compagnons de plongée lors d’un W.E ensoleillé de septembre suite au coup de fil de Grisemote. «J’ai l’impression que ce sera ma future destination de vacances dont je ne connais même pas le nom ni où ça se trouve ». « Le Kurdistan ? Ce doit être près de la Turquie ». Une petite visite de Maps m’en apprend plus, à commencer par son orthographe alambiquée. Coincé entre la Chine, le Tadjikistan et le Kazakhstan, c’est la destination idéale pour être loin de tout, en pleine montagne, à des hauteurs impressionnantes … Mes craintes se sont révélées exactes dès le lendemain, sur un autre appel téléphonique codé « Les billets sont pris, je répète, les billets sont pris ». Au moins, comme cela, il n’y aura pas débat sur la destination. Mais que diable vais-je donc faire dans cette galère …? Qu'est-ce qui a bien pu nous donner l'envie? Et bien tout d'abord le carnet de voyage de Marie (mlefevre sur Voyage Forum) et ses superbes photos: https://sites.google.com/site/kirghistan201801/home puis aidée par les intervenants de Voyage Forum, je cite entre autre (mlefevre, Perju, Max68, laurence49b , Changgulu, Squeed38 ) merci à eux, le blog "voyager au Kirghizstan sur facebook, le superbe livre de Cécile et Laurent, véritable bible du Off Road, une carte, indispensable pour la préparation des étapes

et puis après avoir téléchargé multiples applications diverses et variées, nous avons utilisé Off Line Maps + qui nous a permis de télécharger les cartes au préalable et de pouvoir les utiliser sans connexion. Nous avions aussi les cartes vendues par Cécile et Laurent, très pratique et tout prémâché. Maps-me pour les stations services, banques etc.... Mais pas toujours à jour et "ioverlander" pour d'éventuels points de bivouac. Bref, une sacré préparation quand même. Comme toujours, pour que ça se passe au mieux sur place, le travail en amont est colossal. Nous partons à l'aventure certes, mais l'aventure ça se prépare!!!!

Le Kirghizstan est donc un pays d'Asie Centrale, qui faisait partie autrefois de l'URSS, et qui en garde quelques attaches, et dont la religion majoritaire est l'Islam, mais souple et entachée de chamanisme, chez les nomades et dans les villages de campagne. Pas de voile pour les femmes, et la vodka est la boisson dominante dans les supermarchés. On y parle russe (et vraiment peu ou pas anglais). Les Kirghizes sont un peuple nomade qui transportent leur campement, les yourtes, pendant les mois d'été, de juin à août, car ensuite les routes sont impraticables, et le climat extrêmement froid. Les nomades sont particulièrement accueillants. Il n'est pas rare, voire très fréquent, qu'ils établissent leur campement à plus de 3000 mètres.

Au Kirghizstan, il y a tellement, mais tellement de fleurs , que j'ai choisi de commencer chaque chapitre par une présentation florale.

Début juillet, c’est le départ. Nous partons de la capitale des Gaules, Lyon et son terminal d’aéroport flambant neuf, en plein rodage (un espace gigantesque et un goulet d’étranglement incompréhensible au niveau de la douane qui bloque tous les passagers au pied d’un ascenseur – le bordel quoi !). Vu le poids des bagages avec la tente et de quoi s’habiller chaud et froid, nous avons à nouveau opté pour Turkish airlines et ses 30 kgs par passager. L’avion à Lyon a pris du retard au décollage, du coup, c’est au pas de course que nous traversons de part en part le tout nouvel aéroport de Istanbul.

Encore un peu plus de cinq heures de vol et nous atterrissons à Bishkek, capitale du Kirghizstan. Avant de rejoindre notre loueur de voiture, nous récupérons nos bagages, et là surprise, un de nos sacs a disparu, remplacé par un autre qui lui ressemble fort, mais qui n’est pas le nôtre. Inédit comme contrariété ! C’est le sac avec notre tente et nous avons prévu de bivouaquer la presque totalité du voyage. Nous cherchons désespérément celui qui a subtilisé notre sac par erreur, mais rien n’y fait! Gilles part faire une déclaration de perte, pendant que l’employé de la location de voiture patiente avec les bagages et que je vais au comptoir de Megacom, nous acheter deux cartes SIM, téléphone et accès internet pour 2,50€ par semaine. Inutile de s’en priver, et très utile pour google maps (quand il y a du service, car la majeure partie des lieux où nous avons évolué sont en pleine nature, et sans réseau). Alors que je patiente au comptoir, je vois un papa et ses trois enfants avec un sac qui ressemble beaucoup au nôtre. Après vérification, c’est bien lui, et l’homme ne s’était pas rendu compte de sa méprise. Quelle chance de retrouver notre bagage, c’est inespéré ! Il faut ensuite monter au second annuler la déclaration, et récupérer enfin la voiture. Beaucoup de temps perdu! Notre loueur c’est TRAVELAND, trouvé sur internet avec des voitures qui semblent tenir la route, pour un prix dans la norme de ce que l’on peut trouver. Nous lui avons loué aussi table, chaises et réchaud. La fatigue, peut-être un excès de confiance, nous notons quelques points, et ne prenons pas de photos du véhicule. Grosse erreur ! Presque un mois après notre retour, nous recevons une facture de toutes les rayures ou craquelures ou je ne sais quoi qui nous sont imputées, et seront prélevées sur la caution laissée. Autant dire qu’ils vont refaire la carrosserie à nos frais et sans possibilité de recours. TRAVELAND SURTOUT PAS, à éviter absolument! Bref, nous ne savons pas encore que ce sont des voleurs, mais j’avais quelques méfiances quand même, dues au fait que Marie Lefèvre était passée par eux également, et sans avoir autant d’ennuis , ils n’avaient pas été très fair play. Nous avions réservé un NISSAN Patrol, et c’est en fait un MITSUBISHI Pajero. Les pneus, comme pour Marie, sont des pneus de SUV et non de 4X4. Ils feront l’affaire ainsi que la voiture maniable et suffisamment puissante à la fois car nous n’avons pas rencontré de terrain mou ou boueux. Par contre, pas très grande, nous devons replier les sièges arrières pour y caser la table pliante de grande taille, ainsi que notre malle que nous emportons dans tous nos voyages en camping, pratique mais encombrante. Nous rejoignons l’Aurum hotel où j’ai réservé la nuit de l’arrivée et celle du départ. Rien d'extraordinaire, mais a fait le job. Organisation du coffre, courses, repos et nous voilà partis pour une petite visite dans le centre ville. Pas trop de charme, architecture type années soviétiques, pas de temps à perdre dans l’esthétisme y compris pour les statues, comme nous le verrons maintes fois au cours du voyage.

Petit tour au bazar de Osh qui est gigantesque. Nous sommes d'ailleurs pris dans des embouteillages inextricables. Petite mise en bouche de conduite pour Gilles!

Nous dînons dans un restaurant pour l’équivalent de 7 euros à deux, et dodo.

Nous devons rejoindre aujourd'hui Kochkor où nous avons réservé deux jours de randonnée à cheval, pour monter au lac de Kol Ukok, par l’intermédiaire de JAILOO TOURISM. C’est un gros challenge, Gilles ne connait pas trop le cheval, quant à moi, je ne suis pas remontée depuis ma jeunesse, mais c’est un rêve. Alors, quoi de mieux qu’au Kirghizstan, pays du cheval par excellence, pour le réaliser.

Nous nous arrêtons à la Tour Burana, vestiges d'un minaret du 9ème siècle. L'environnement est beau, sous un ciel plombé, nous prenons nos premiers clichés avec délectation.

A côté de la tour, nous déambulons dans un champ de balbals, statues monolithiques de guerriers, datés semble-t-il, du 6ème au 10ème siècle. Ils ornaient les tombes des nomades turcs.

Nous reprenons donc la route pour atteindre Kochkor, but de la journée. L'arrivée sur le réservoir de Orto-Tokoy par une route qui le domine est sublime.

Kochkor est une petite ville assez sympathique au regard de celles, rares cela dit, que nous avons croisées. Nous arpentons notre premier cimetière niché au coeur des montagnes qui entourent la bourgade. Nous le trouvons plutôt attrayant, mais c'est notre premier jour, et nous découvrirons au fil du temps, l'importance des cimetières omniprésents, parfois presque des cités.

Par l’intermédiaire de Jailoo Tourism, nous passons la nuit dans une chambre «royale», dans la Guesthouse de Saïkal. Elle nous concocte un fort bon dîner et petit déjeuner . Nous goûtons nos premiers boortsoghs, des beignets que l’on nous offrira souvent lorsque nous serons reçus. Ce qui est amusant aussi, c’est le sucre candy qui est proposé sous forme de gros blocs, comme d’énormes minéraux de gypse ou de cristal de roche.

Nous partons dès le matin rejoindre nos chevaux, avec Kalys, notre guide anglophone pendant deux jours. Le reste du temps, il est étudiant en chirurgie dentaire à Bishkek. Nous avons prévu pour l’occasion des pantalons de cheval à prix modique, trouvés chez Décath, et des guêtres pour les mollets. Ça ne prend pas beaucoup de place dans les bagages et nous ne l’avons pas regretté. (ça soulage quand même pas les courbatures, faut pas rêver)! Les selles sont sommaires et mes rênes sont en sisal, mais le chemin est superbe. Pour conduire un cheval Kirghize il faut juste connaître les trois mots magiques : « tchou » (en avant), « drrrrrrr », (doucement) et « tak » (stop). Les chevaux sont quand même très à l’écoute et nous avons l’impression de conduire une Rolls Royce (même si le mien semble être un papy et me fait quand même mal au cœur). Nous nous arrêtons dans un premier jailoo pour déjeuner. (Les jailoos, ce sont les campements des nomades pendant l’été, qui installent leurs yourtes et leurs troupeaux dans les pâturages parfois même à 3000 mètres ou plus.) Une hôtesse nous attend et nous propose un repas très copieux. Toutes les tables des hôtes que nous avons rencontrés sont toujours garnies de gâteaux secs, bonbons, souvent de crème et de confiture. D’ailleurs dans les épiceries une partie très conséquente est dédiée à la vodka et à la bière, une autre ENORME aux gâteaux et aux bonbons, le reste étant de moindre importance semble-t-il. Nous goûtons, une boisson kirghize, sorte de bière au goût de levure et remplie de céréales fermentées. C’est très nourrissant et nous avons bien aimé, c’est le jarma. Nous reprenons nos montures pour rejoindre notre jailoo du soir au lac de Kol Ukok. Le temps se gâte, les Kways sont de sortie et les doigts commencent à être glacés. Le jailoo se trouve à 3100 mètres d’altitude. Toute la partie qui longe le lac est très abrupte, et le chemin étroit et caillouteux, il faut être vigilant pour essayer de guider son cheval au mieux. Le coin est superbe, mais le temps peu propice et nous sommes gelés. Un bon tchaï (thé) de notre hôtesse, dans la yourte « restauration » et une bonne dose d’arnica en ce qui me concerne et nous entamons une sieste car il fait très mauvais, et la rando équestre de la journée complète nous a quand même éprouvés. Ce sera notre première expérience sous la yourte (que nous partageons avec notre guide Kalys). Il y a des matelas chauds et moelleux et de grosses couvertures, mais malgré tout cela, j’ai du mal à me réchauffer tant j’ai eu froid. Notre hôtesse vient alimenter le poêle qui se trouve dans la yourte, et dont le tuyau traverse le haut pour évacuer la fumée dehors. Dans les alpages, pas de bois, on utilise donc le carburant que l’on trouve à profusion, la bouse de vache séchée. Au bout d’un certain temps, Gilles se lève pour alerter nos hôtes, de la fumée a envahi la yourte. C’est vrai que j’avais mal à la tête, mais n’y avait pas prêté attention. Le poêle est mal conçu. Kalys et moi rejoignons Gilles dehors, pendant qu’on répare la tuyauterie du foyer. Notre hôtesse s’excuse auprès de nous, nous avons quand même été à la limite de l’intoxication. Le temps est vraiment pourri, froid et dans un brouillard total nous rejoignons tous les membres du jailoo dans leurs imperméables qui s’amusent beaucoup à faire des photos avec nous. Repas du soir, poisson du lac pour Gilles qui a adoré et « plov » pour moi qui ne mange pas de poisson, espèce de riz (qui pourrait ressembler à des lentilles corail trop cuites), avec des morceaux de mouton. Ce n’est pas mon plat Kirghize préféré, un peu trop sec. Pain, crème, gâteaux, bonbons, thé à profusion. On se couche avec les poules même s’il n’y en a pas, mais après la chevauchée de la journée nous sombrons rapidement dans les bras de morphée. Kalys est très en retard au petit déjeuner. Il n’a pas attaché nos trois chevaux et ceux-ci ont ressenti un besoin de liberté, qui les a emmenés bien loin de nos yourtes. Et chouette, le soleil est là! Ce matin nous devons aller jusqu’à un lac plus haut (le lac Testor ) avant d’entamer le chemin du retour. Une fois nos montures récupérées, Kalys nous propose d’aller jusqu’au lac à pied si nous le voulons bien, car il a plu toute la nuit et le chemin est dangereux pour les chevaux, nous dit-il. Nous voilà donc partis. Kalys avait juste omis de nous dire que la balade était loin d’être de tout repos, et le lac pas tout près. Nous débutons à 3100 mètres, mais sommes beaucoup moins alertes que lui, enfant du pays qui sautille de rocher en rocher. Très rapidement, je suis « au bout de ma vie ». De surcroît, nous sommes partis sans eau, Kalys n’y ayant pas pensé, et on ne nous en a pas fourni. Suante, haletante, je progresse difficilement dans le terrain accidenté et Gilles est à peine plus à l’aise. Au bout d’une heure et demi peut-être de crapahutage pas aisé, notre cabri de Kalys, fait une chute dans les blocs de rochers et se tord de douleur. Nous craignons qu’il ne se soit cassé le bras. Nous le soignons avec notre trousse de secours, et lui mettons le bras en écharpe. Nous ne pouvons pas le laisser là, seul et souffrant visiblement le martyre, donc demi-tour, nous ne verrons pas le fameux lac malgré tous nos efforts pour y parvenir ! GRRRRRRR !!!!!! Je pense que Kalys, dans la jeunesse de l’âge (19 ans) a surestimé et le temps et la difficulté de la rando .

Nous sommes un peu inquiets tout de même car la route est longue pour retourner vers Kochkor, et nous ne voyons pas comment il va pouvoir repartir à cheval. (Parvenir jusque-là n’est possible qu’à pied ou à cheval). Mais arrivés près des yourtes, Kalys retire son bras en écharpe, par fierté, et nous rentrons donc, comme si de rien n’était ! La descente à cheval est plus fatigante que la montée, et nous sommes contents d’arriver enfin au bercail que nous regagnons du coup assez tard après toutes ces péripéties. Nous récupérons notre voiture laissée à la guesthouse, faisons le plein d’essence et les courses à Kochkor et nous avançons sur le chemin qui mène au lac Issyk Kul, vers le Fairytale canyon que nous devons aller voir le lendemain. Le coucher du soleil nous force à nous arrêter avant, et nous choisissons un point de bivouac sur le lac, repéré grâce à l’application « IOVERLANDER ». Nous campons tout près de l’eau, c’est notre première nuit sous les étoiles et le coin est calme et splendide. Seule une nuée de moustiques nous accompagne, gâchant le plaisir des lieux. Beaucoup d’aventures à la clé, pour ce trip à cheval, mais qu’est-ce que c’était bien!!!!!!

C’est près du lac Issyk-Kul, d'un bleu profond et entouré de hauts sommets de part et d’autre, que avons posé notre premier campement. Il est gigantesque et sa profondeur est de 280 mètres! C’est le lac alpin (1600 mètres d’altitude) le plus grand au monde après Titicaca. Il a la particularité d’être salé, et de ne jamais geler malgré les températures extrêmes en hiver. Sur l'autre rive, à l'opposé, après une bande de Kirghizstan, nous pouvons apercevoir le Kazakhstan.

Nous mettons un peu de temps à décoller pour nous organiser, et nous n’arrivons au canyon de Skazka (appelé aussi fairytale canyon) que vers midi. Il est tout près de la route, et nulle marche pour y accéder, donc très fréquenté (enfin, relativisons, comme cela peut l'être au Kirghizstan!). Cela étant dit, nous arrivons quand même à nous éloigner des quelques personnes présentes qui elles ne s’éloignent guère du chemin. C’est une palette de couleurs vraiment chouette.

Nous parcourons environ 80 kilomètres jusqu’à l’intersection de la route qui va nous mener à Jeti-Öguz (les sept taureaux), très populaire ici. Nous passons devant le lieu-dit « le cœur brisé ». La lumière est bien orientée, ce qui n’est pas le cas pour les splendides roches rouges. Nous repasserons aux sept taureaux le jour suivant puisque nous devons camper plus loin et que le chemin est un cul-de-sac.

Nous nous dirigeons vers le canyon en face des structures, les gorges du dragon. Elles sont aussi dans l’ombre. Nous nous enfonçons peu dans le goulet sans soleil et entamons la suite du périple jusqu’à la vallée des fleurs.

L’endroit est très fréquenté et de nombreux camps de yourtes jalonnent le chemin. Sûrement un haut lieu de villégiature pour les Kirghizes. Nous poussons jusqu’au bout du bout de la piste. Là, il n’y a plus personne hormis quelques yourtes et bien entendu des troupeaux, des chevaux. Il y a vingt kilomètres de piste, mais comme son nom l'indique, c'est de la piste, et le chemin est long.....Nous trouvons un très joli coin de bivouac, proche du torrent, un vrai petit jardin japonais. Oui, mais le soir tombe, nous sommes à 2200 mètres d'altitude, et le soleil est caché par les montagnes environnantes, ça caille sévère. Nous profitons du cours d’eau glaciale pour nous mettre deux bières au frais. Doudoune, bonnet et vite dans le duvet 0° après le dîner. La nuit est claire, et le ciel constellé d'étoiles.

Nous profitons de l’endroit sous le soleil. C’est très beau, et de nombreuses fleurs telles que nous aimerions en avoir dans notre jardin (lupins, pieds d’alouettes etc...) nous entourent. Nous avons d’abord la visite de chevaux curieux, puis plus tard d’un jeune garçon qui vient nous saluer (en russe naturellement). Peu de personnes parlent anglais, y compris les jeunes. Par contre, à chaque bivouac nous aurons des visites qu’elles soient de natures animales diverses, ou humaines. Il se passe toujours quelque chose. Le garçon est sympathique et s’installe à côté de nous. Je lui offre alors un « truc pour faire des bulles » (pas très élégant, mais je ne sais pas comment le dire autrement...), que j’ai amené de France, et nous regardons les bulles s’élever dans le soleil avec des reflets iridescents. Il est super heureux et repart ravi avec son cheval. J’avais prévu d’en amener plusieurs pour les offrir aux enfants, mais j’ai eu peur que cela ne finisse en déchet dans la nature, du coup seuls deux exemplaires ont voyagé avec nous. Par contre, nous avons amené des gâteaux français de toutes sortes, et nous les avons offerts à droite à gauche, au fil des rencontres, et cela a toujours été très apprécié. Les Kirghizes sont gourmands…. Nous reprenons tranquillement la route de retour, sur les traces de la veille. On ne va pas se mentir, le jeu n’en valait pas la chandelle. Beaucoup de temps de route de piste, et la vallée même si elle est belle n’a rien de plus que tant d’autres parcourues, y compris les fleurs que nous trouvons à foison partout, partout. Par contre, très fortuitement nous tombons sur un groupe de personnes en costume. C’est une mise en scène de photographies pour un guide touristique. Nous passons un petit moment à profiter de l’aubaine, et retournons ensuite aux formations rocheuses de Jeti-Öguz . Nous grimpons sur les falaises qui leurs font face de l’autre côté de la route et entamons une rando en longeant les gorges du dragon, mais cette-fois-ci en les surplombant. Ça aurait été un superbe coin de bivouac. De nombreuses ruches jalonnent les bords des routes, nous achetons plusieurs pots de miel à une vendeuse. Miel qui fut très apprécié de nos enfants, connaisseurs en la matière. Nous avions ensuite décidé d’aller dans la vallée de Altyn Arashan, point de départ pour le trek « Alakul ». Pas de trek pour nous, cependant on disait la vallée très belle, mais difficilement accessible. En fait, le loueur nous interdit trois endroits: celui-ci, le lac Kel Suu après le jailoo où nous devons aller, et la vallée près de Enilchek où nous devions aller également avant un changement de programme.(mais aussi les passages de rivière, donc quand on fait de la piste, difficile de les éviter la plupart du temps). Comme dit précédemment, nous nous méfions du loueur (et pour cause), donc nous décidons d’abandonner cette vallée et de nous diriger pour vagabonder vers Karakol et sa région, puisque notre prochaine étape sera Jyrgalan, plus au nord. Nous faisons un nouveau plein d’essence et de victuailles à Karakol, ville plus attractive que celles traversées précédemment sans toutefois nous laisser un souvenir impérissable. En fait, il y a un effort de couleur sur les maisons. Nous visitons la mosquée chinoise, rigolote, mais en travaux et c’est vendredi, donc on ne peut pas visiter l’intérieur et l’église orthodoxe, dont tout le charme à mon sens est dans l’architecture extérieure, l’intérieur étant très bling bling (jugement personnel).

Puis nous décidons d’arpenter les pistes jusqu’à la vallée de Karkara, où nous devrons rebrousser chemin au check point, faute d’avoir un permis. La balade n’est pas désagréable et nous permet de croiser chevaux, vaches, moutons, en pleine liberté et assister à certains instants de vie que nous prenons plaisir à observer. Ici, il n'y a pas de touristes, et nous sommes vraiment en tête à tête avec la nature. C'est vendredi, et dans un des villages que nous traversons, ils pratiquent un des hobbys nationaux, des joutes équestres. Ce sont ces jeux là entre autre auxquels nous assisterons en fin de voyage, lors des jeux nationaux au lac Son Kul. Deux équipes se disputent une carcasse de chèvre et doivent aller la mettre dans le but adverse. Des ruches, partout des ruches, des fleurs, partout des fleurs...Très alpin, très champêtre, très cultivé, pas désagréable à arpenter. Le soleil baisse et nous devons trouver un coin de bivouac. Pas toujours facile. Celui-ci nous prend du temps, nous faisons gare aux moustiques potentiels et une fois tous les critères validés nous trouvons enfin, un endroit sous un arbre, assez loin de la route. Nous ne sommes pas à une altitude trop élevée, 2000 mètres et la chaleur est douce. Au matin, ce sont les vaches qui traversent notre campement, entre la table, la voiture et la tente, de multiples cornes et sabots passent tranquillement pour rejoindre leurs pâturages. Puis, peu de temps après un homme à moto (assez rare pour le souligner) vient nous saluer. Il nous fait comprendre qu’il possède tous les pâturages alentours y compris celui sur lequel nous campons, mais pas de souci. Puis ce sont les abeilles ! Pourtant pas de ruches dans les environs proches ! Nous avons craint les moustiques et bien ce sont les abeilles qui nous importunent jusqu’à nous faire fuir très rapidement à l’issue du petit déj pris sur le pouce. On colle tout dans la voiture vite fait bien fait, pour le restructurer ailleurs. Entre-temps nous avons aussi eu la visite de cette petite famille, à trois sur le cheval. La femme parle parfaitement anglais, et nous explique qu’ici c’est la maison des abeilles. C’était donc ça !!!!! Une restructuration plus tard, nous rejoignons Jyrgalan, où nous avons réservé notre deuxième trip à cheval. Journée tranquille dans la guesthouse Alakol, siège de « destination Jyrgalan » . C’est avec eux que nous avons réservé notre trek de deux jours à cheval avec nuit en yourte à Eki Chat. La description qu’ils en donnent sur leur site est fameuse, nuit sous la yourte avec accueil d’hôtes extrêmement sympathiques, Danik et Yryskul qui vont nous concocter un repas traditionnel digne de ce nom. C’est la première prestation que nous réservons, et l’offre est alléchante. Nous payons une somme considérable 300$ pour la totalité, pour deux, énorme pour ce pays, mais on se dit que le jeu en vaut la chandelle! La journée de détente à la guesthouse est très plaisante. Repos pour certain, crapahutage pour d'autre, notamment dans le cimetière tout blanc, qui de loin semble entouré de neige! Des marguerites, ce sont des marguerites.... Nous profitons de l’endroit pour faire une lessive et Gilles, pour une somme modique, décide de tester une prestation proposée : des massages . Le masseur ne parle que russe, mais grâce à leurs téléphones qui traduisent tout avec reconnaissance vocale, ils arrivent à échanger. C’est ainsi que Gilles apprend, que la spécialité de son masseur, pourtant très doué, ce ne sont pas les massages mais l’api thérapie. Happy thérapie ? comprend Gilles. Non, non, «api thérapie», je peux vous faire essayer… C'est ainsi, que Gilles se voit appliquer une abeille à l'aide d'une pince à épiler sur la peau, qui la malheureuse finira écrasée, mais aura le temps de se défendre dans un virulent coup de dard. C'est bon pour les articulations, lui dit-il! Mais comme nous devons faire beaucoup de route, il ne conseille pas d'utiliser tout l'essaim, ouf!!!! Bon, pour une prochaine "apithérapie", on se contentera d'utiliser les produits de la ruche, efficaces sans porter préjudice à quiconque. A mon tour, je teste les bienfaits des massages, mais uniquement avec les mains ! Si vous passez par là, à essayer, je les recommande.... Force est de constater, ça aura été la journée des abeilles! Le repas du soir à la guesthouse est très bien. L'ambiance y est familiale. Puis nous plongeons dans un sommeil réparateur, dans notre chambre sommaire mais confortable, dans l'attente de notre périple équestre.

Après un bon petit déjeuner à la guesthouse, nous rencontrons notre guide et son comparse qui lui, nous rejoindra plus tard pour apporter nos bagages directement aux alentours de la yourte où nous devons dormir le soir. Les selles sont confortables, les chevaux semblent être en bonne santé, mais celui de Gilles a quand même une vilaine blessure à la patte, et au fil de la rando, il traîne de plus en plus, et ne veut pas poser le sabot par terre. Notre guide, Ourmat, parle un peu anglais, légèrement, mais semble plus à l’écoute de son téléphone sur lequel il passe le plus clair de son temps. Heureusement, nous sommes deux et pouvons échanger ensemble. La rando nous mène à un petit lac, pas terrible, où nous pique-niquons, puis à Tulpar Tash, rocher célèbre du coin. La balade est belle, dans des alpages remplis de fleurs sauvages que les chevaux prennent plaisir à grignoter dès qu’ils en ont l’occasion.Le second guide nous rejoint à cet endroit, avec un cheval qui porte tous les sacs, et nous continuons notre chemin à quatre, jusqu’à Eki Chat, où nous devons rencontrer nos hôtes sous la yourte. J’avais préparé Gilles, cette rencontre devait être un des moments forts du voyage. Quelle ne fut pas notre surprise, ou plutôt notre désappointement : la yourte n’est pas habitée, c’est une tente fermée par un cadenas, et il se trouve que nos guides en ont oublié la clé ! Il faut donc retourner la chercher à Jyrgalan, et cela prendra deux heures et demi. Pendant ce temps, notre guide monte rapidement une petite tente d’appoint où nous nous réfugions illico, car il pleut à seaux. A trois là-dedans c’est vraiment pas confortable, et la discussion est plus que limitée.

La clé enfin arrivée avec mon cheval qui du coup le pauvre a fait trois fois le chemin, nous prenons nos quartiers. La yourte possède des matelas, mais pas de couvertures confortables, nous avons dû prendre nos duvets, et pas de poêle, donc pas de chauffage. Nous sommes encore à plus de 3000 mètres. Nous profitons d’une éclaircie pour nous promener dans le coin, peuplé de troupeaux. Nous assistons au retour des moutons, remise en place des vaches qui s’éloignent par les chiens de berger, véritables terreurs, la traite des vaches etc… Le soir, c’est intéressant d’assister à toute cette vie. Une yourte côtoie la nôtre, mais nous n’arrivons pas à lier connaissance avec les habitants qui répondent tout juste à notre bonjour. Dans ce coin, ils sont plus préoccupés par leurs troupeaux de moutons, très conséquents d’ailleurs, et n’ont pas de temps à perdre avec des touristes, c'est ce qui m'a été expliqué à Jyrgalan. Ourmat, peu loquace, nous a concocté un petit repas sur son réchaud, bien loin des plats traditionnels kirghizes, ça ne nous change pas du camping… Les deux guides se couchent avec les poules (même s’il n’y en a pas), et après le coucher du soleil, nous les rejoignons, car il n’y a pas grand-chose à faire d’autre. C’est alors, que nous croyant endormis certainement, ils se relèvent pour partir dans la yourte voisine, partager une soirée vodka très certainement. Sympa !!!! Vous l’aurez compris la déception est immense et la moutarde nous monte au nez petit à petit. D’autant plus que nous avons un point de comparaison avec notre précédente virée à cheval. Ce matin, ce sont les moutons qui traversent le camp, à grands coups de bêlements. Nuit correcte, petit dej succinct comme tout le reste, et nous reprenons nos montures pour monter plus haut dans la montagne. Ah oui, mais visiblement notre guide n’est pas au courant du programme prévu par Gulmira, responsable de la prestation, et compte nous redescendre directement à Jyrgalan. Ah non, nous avons une deuxième journée de cheval de prévue ! Alors, il fait un effort et on monte doucement. Au bout de vingt minutes il nous demande si cela suffit ! Et bien non ! Dix minutes plus tard, même question! Nous montons encore, et là heureusement, nous allons rencontrer l’événement qui va nous faire retrouver le sourire et sauver la prestation, bien que ce ne fut en rien prévu. Ourmat, soupirant visiblement intérieurement, continue à monter, la mort dans l’âme. Bien entendu, il n’avait pas prévu non plus le pique nique de midi, puisqu’il n’avait pas prévu de faire une seconde journée de cheval. Cela-dit, il nous conduit à un jailoo. Il se trouve que c’est sa famille qui y habite, à peut-être 3500 mètres. Et là, nous allons faire une des plus belles rencontres de notre voyage, non grâce à Ourmat que visiblement on fait suer, non grâce à Gulmira de «Destination Jyrgalan» qui ne sait pas gérer son personnel et tout cela pour une somme exorbitante, mais grâce à cette famille qui nous a accueillis les bras ouverts. Farida, la grand-mère nous offre des boortsoghs, ces fameux beignets cités précédemment, et notre premier koumis. C’est du lait de jument fermenté, donc un peu alcoolisé que les nomades kirghizes affectionnent. Très aigre et très riche en lactose il est peu supporté par nos estomacs. C’est un honneur que l’on nous fait, et nous y répondons en buvant tout le bol. Le lait est recueilli pendant la période d’été, saison des poulains et stocké dans une outre ou une baratte, il est battu au fil de la journée. Nazdanat, est une petite fille très conviviale, voire délurée. Elle s’empare du téléphone de Gilles et très à l’aise multiplie les selfies et portraits. C’est très amusant, et nous repartons donc avec une collection inestimable de souvenirs de la famille. La maman, qui est la tante de notre guide, nous conduit auprès des poulains, c’est l’heure de la traite des juments. Comme pour les veaux, il faut tenir le petit à côté de sa mère qui du coup se laisse faire. Le petit peut ensuite téter à son tour. S’ensuit une partie endiablée de foot transgénérationnelle. Nous sommes bien tristes de repartir pour regagner Jyrgalan. Nous n’aurons bien sûr pas fait le trajet prévu, mais cette rencontre nous a comblés, et nous revenons malgré tout assez fourbus. A l’arrivée, Ourmat, nous fournit un sac pique-nique. Nous ne sommes pas dupes, il est improvisé et ne contient même pas un sandwich, mais des barres chocolatées. Nous en parlons quand même à Gulmira, mais elle n’arrive pas à mesurer ce qui s’est réellement passé derrière son dos. Je lui enverrai de nouveau un mail à notre retour, trouvant la prestation très chère, et la publicité somme toute mensongère. A savoir qu’elle figure toujours sur leur site https://jyrgalan.com/where-to-stay/eki-chat-yurt-camp/ Mais bien entendu, aucun gain de cause, dommage ! Nous reprenons notre route pour rejoindre de nouveau le lac Issyk Kul, pour le bivouac du soir. Arrêt eau, essence et courses à Karakol, nous achetons un seau d'abricots aux petits vendeurs le long de la route, et nous trouvons encore un endroit sympathique pour dormir, bien qu’assez proche de la route.

Nous avons dormi tout près de l’embranchement qui mène aux chutes de Barksoon. La route qui nous attend va être longue, sans croiser de stations services, donc par sécurité nous refaisons le plein d’essence et d’eau à la ville de Barksoon. Nous devons rejoindre en deux jours les environs de Naryn. Plusieurs routes s’offrent à nous et notre choix s’est porté sur le col d’Arabel. Piste qui peut s’avérer difficile par temps de pluie, avec deux gués qui pourraient poser problème. Heureusement, le temps est sec, et nous constaterons qu’effectivement ça peut devenir impraticable quand c’est boueux. Il y a parfois des ornières énormes, une pente raide et peu d’espace sur certains tronçons. Bref, en ce qui nous concerne, ce n’est pas là que nous allons trouver le problème, mais nous découvrirons cela un peu plus tard..... Nous passons rapidement aux chutes, sans grand intérêt, mais qui sont accessibles rapidement de la route, alors pourquoi s’en priver. Par contre, c’est bête, mais nous sommes heureux de voir le buste de Youri Gagarine, héros de notre enfance. Pendant l’ère soviétique, les cosmonautes venaient souvent dans la région pour se détendre, notamment dans les bains chauds (dont nous n’avons pas profité), fierté Kirghize. Nous décidons, avant d’entamer le col d’Arabel, de faire le gros détour par la mine de Kumtor, car nous avons pris de la marge pour ces deux jours.C’est une mine d’or, dont l’accès est très bien entretenu pour faciliter le passage des camions. D’ailleurs, lorsque nous arrivons à l’entrée de la zone, un convoi, assez impressionnant est en train de gravir la montagne. Les camions sont obligés de faire des pauses régulières, par contre ils grimpent très vite, et lorsque nous faisons des photos, c’est au pas de course, car les doubler est quand même fastidieux. Nous passons notre premier col de la journée, Barksoon Ashuu à 3819 mètres! La région est un haut plateau désertique, à plus de 3000 mètres une fois de plus, et où à part les camions, nous sommes les seuls. Malgré tout, nous croisons là encore des troupeaux et leurs bergers, ainsi qu’un ou deux jailoos au milieu de rien. C’est ainsi qu’en passant devant une famille près d’une yourte, un homme s’est mis à courir derrière notre voiture, en nous faisant de grands signes. Nous stoppons, et il nous fait comprendre qu’il a besoin de médicaments pour les yeux. Ça m’embête d’ouvrir tout le coffre, là, au milieu de rien, mais je le fais quand même et lui dégote des doses de sérum physiologique. C’est peu, mais l’homme repart en courant et en criant vers sa famille, et visiblement tout particulièrement ses enfants. Ça fait de la peine, et je crains que nous n’ayons pas été fort utiles. Nous atteignons ensuite les abords de la mine (située à 4000 mètres), et bifurquons pour terminer la boucle avant de passer le col d’Arabel. La belle route goudronnée laisse place à la piste.Une erreur de suivi de traces GPS, et nous voilà au milieu d’un gué plus que conséquent, sur la rivière Taragay que nous longeons un bon moment. Nous devons du coup le traverser deux fois, pas fiers du tout, ni l’un, ni l’autre. Nous serons plus vigilants quant au GPS!

Nous atteignons notre deuxième col, Söök Ashuu, à 4025 mètres cette fois-ci! Ça caille, mais l'endroit est superbe.Et puis nous bifurquons tout de suite après vers le col d’Arabel, qui lui est à 3840 mètres!!!! On n’avait jamais franchi des hauteurs pareilles auparavant et voilà que nous passons trois cols fabuleux dans la même journée! Whaouh!!! D’ailleurs à ce propos, je me rends compte assez rapidement que quand je descends faire une photo, il faut que j’évite de le faire en courant.

Revenons à nos moutons, que nous croisons d’ailleurs. Nous sommes arrêtés sur un pont étroit par une voiture qui fait le plein d’eau potable. Ils sont trois et remplissent des citernes entières. Du coup ça prend un peu de temps. C’est alors qu’arrive un berger et son troupeau gigantesque, sur fond de montagnes somptueuses, c’est magnifique. Je lui offre quelques gâteaux, et il semble me demander un couteau. Je lui abandonne un petit opinel, qui j’espère lui sera utile. Quelques clichés et nous continuons notre piste, au milieu des nombreux lacs, spécialité du coin. Nous croiserons dans la journée une unique voiture, une sorte d’estafette, qui mettra beaucoup de temps à monter, mais tout comme la tortue, finira par nous doubler quand nous poserons notre tente. La piste est superbe, minérale, mais fastidieuse et cassante. Cela prend beaucoup de temps, nous avançons difficilement ( peut-être 10 kilomètres en 1 heure de temps) et nous savons que deux gués qui peuvent se révéler périlleux nous attendent, il faut absolument que nous les traversions avant la nuit. Lorsqu’enfin ils se présentent, notre inquiétude tombe, après une étude du terrain, la traversée ne s’avère pas si compliquée, ouf! Ici, vous allez avoir deux narrations, la mienne et celle de Gilles, vous allez découvrir pourquoi!

Version Gilles Après un repas bercé par le gazouillis proche du torrent et une petit vodka réparatrice histoire de réchauffer nos os en vrac suite à l’état de la piste, nous admirons le ciel étoilé qui peine à s’exprimer avec la lueur blanchâtre de la pleine lune. Du coup, nous distinguons les grandes lignes cassées des monts alentours. C’est beau, mais il caille sévèrement et ce dès que le soleil quitte l’horizon. Nous devons tangenter le 0 °C. Ici, difficile de discuter avec nos voisins de tente vu que nous sommes seuls au monde. Donc rapidement, nous filons dans nos duvets sans demander notre reste. Endormis profondément, nous sommes tirés de notre sommeil par des bruits de pas et des voix d’homme autour de la tente, qui nous appellent. Minuit ! Une coutume locale ? Vu qu’ils parlent russe, nous ne pipons pas un traitre mot de ce qui se passe. Bandits de grand chemin, locaux à la recherche de vodka, voyageurs ??? Ça tourne vite dans nos cerveaux encore embrumés. « Bon, je vais sortir, mais je vais peut-être me faire attaquer … » Gloups ! Au premier regard, ils n’ont pas l’air patibulaire, mais bien costauds quand même. Ils m’expliquent en russe qu’ils sont plantés dans la rivière au niveau du gué et que ce serait un geste apprécié de les aider à en sortir, avec notre 4X4. Je parle russe maintenant ? Certaines scènes ont été mimées avec réalisme, ça aide. Je démarre le 4x4 avec mes deux nouveaux potes kirghizes et j’essaie de rejoindre la piste, ce qui n’est pas si simple en terrain « miné ». Constat au torrent. Oui, ils sont bien plantés, avec une sorte de J9 . On sent ces gens bien préparés à cette piste. Bref, on sort la sangle du loueur et j’essaie de les tracter. Rien à faire. Après quatre ou cinq essais, ils coupent la sangle (bien joué !) et m’expliquent que ce serait vraiment sympa de les amener chez eux à dix km de là en aval. Le 4x4 de nuit, jamais fait encore mais ça se tente. Par contre, nous sommes super justes en essence. Dix kilomètres fois deux pour le retour sur piste, c’est risqué. Ils m’annoncent que ce n’est pas un problème, ils pourront me donner dix litres d’essence là-bas. Un petit détour pour prévenir Grisemote et me voilà parti sur une piste défoncée, à la lueur des phares avec mes deux acolytes. Cinq puis dix kilomètres et déjà plus d’une heure de route. « Alors, elle est où cette maison (en langage des signes) ? Tout droit, pas de problème ». Mouai, je commence à trouver ça louche, d’autant que je pressens qu’il n’y a quasiment aucune activité humaine ici, mais pas facile à jauger dans le noir. Quinze kilomètres. Je m’arrête. « M’enfin, elle est où cette maison » (le « m’enfin » est compliqué à mimer) ? Tout droit , pas de problème ». Gros dilemme. Le réservoir descend et je pense qu’ils me mènent en bateau. Il n’y a rien ici, je ne vais pas avoir l’essence qu’ils m’ont promis. Il devient impossible de continuer sans me mettre aussi en difficulté, ce que je parviens à leur faire comprendre. Ils me font un grand sourire, me remercient chaleureusement, me proposent de me payer la sangle et l’essence, un coup de pogne et les voilà partis en pleine nuit sur la piste à pied. Prochain croisement avec une autre piste trente à quarante kilomètres (ce qui nous prendra le lendemain une demi-journée bien tassée). Je me fiche d’avoir des billets à la place de l’essence, d’autant qu’ici ce n’est pas cher. Ils ont tout simplement profité de la situation ou au mieux on ne s’est pas bien compris mais … une heure et demi plus tard, j’arrive à nouveau à la tente après avoir galéré pour la retrouver hors-piste (et pourtant j’avais un point GPS). Il est 3h30 Grrrrr ! (petit regret quand même : à posteriori, je me suis dit que j’aurais dû essayer de les tracter avec mon 4x4 non pas pour les faire avancer, car ils étaient plantés, mais pour les faire reculer …) Version Sylvie Nous décidons de bivouaquer juste après, dans les hauteurs qui dominent la superbe rivière Burkhan que nous allons suivre pendant une bonne partie de notre chemin. Le coin est encore couvert de fleurs multicolores. La pleine lune nous accompagne pendant le repas du soir. Bonnet, doudoune etc... sont de sortie. J’ai attrapé une sorte de bronchite et à cette altitude, c’est beaucoup plus compliqué. Cette nuit, à plus de 3000 mètres, il fait vraiment très froid et pas question de sortir ne serait-ce que le bout du nez du duvet! Et pourtant...... Aux alentours de minuit deux voix d’hommes appellent de façon virulente, en russe bien sûr à côté de la tente. Nous sommes loin d’être rassurés, car seuls au monde, et on ne sait pas ce qu’ils veulent. Gilles doit s’habiller et sortir dans le froid de canard. Ils lui demandent de les accompagner, il ne les sent pas vindicatifs. Je reste seule, hyper anxieuse. Une heure après, ils sont de retour, et Gilles me rassure. Ce sont des Kirghizes, de la capitale peut-être, car si nous nous avons pris bien des précautions pour les gués, ce ne fut pas leur cas, et ces couillons là (oui, on peut le dire), ont planté, non pas leur 4X4, mais leur camionnette, dans le gué, et cela en pleine nuit. Comme hélas, c’est la pleine lune, c’est à notre tente, toute proche, et surtout la seule qu’ils sont venus demander de l’aide. Nous avons une sangle, mais elle a cassé, bref, Gilles débarque notre barda du véhicule, pour, à leur demande les emmener vers une habitation, à dix kilomètres selon leurs dires, où ils pourront trouver de l’aide. Il fait tellement froid, et il n’y a personne d’autre, on ne peut pas les laisser. Je me rendors rassurée. C’est alors que j’ouvre de nouveau l’oeil, et je m’aperçois qu’il est 3H 1/2 du matin et toujours pas de Gilles! Alors là, inquiétude maximum, que lui est-il arrivé, et puis je suis seule, sans véhicule et sans réseau. Vers quatre heures, j’apprends le fin mot de l’histoire. Gilles revient. En fait leur maison n’était pas à dix kilomètres, mais toujours un peu plus loin, toujours un peu plus loin. Piste de nuit en plus, et nous savions que nous serions juste en essence pour finir le trajet jusqu’à Naryn. Nous étions en train de nous mettre nous même dans une sale situation, et à force de s’inquiéter pour le carburant, Gilles, pour éviter le suraccident a décidé de les laisser quand même sur le bord de la route. La lune est pleine, et il y a une bonne lumière. La mort dans l’âme il a refait la piste en sens inverse. Il a certainement fait plus de trente kilomètres pour les emmener, et voilà comment il est désormais quatre heures du matin! On reprend le fil Nous décidons que le lendemain (ou plutôt tout à l'heure!), lorsque nous croiserons la bifurcation du col de Tosor que nous avions laissé de côté pour celui d’Arabel, et qui plus est, qui nous ramènerait du mauvais côté de la montagne, nous prendrons la décision, suivant la jauge de carburant, de continuer notre route comme nous l’avions prévu ou alors de shunter vers Tosor, route encore très difficile, mais plus courte, et qui permettrait de trouver de l’essence plus rapidement. Dodo sous la couette, un peu inquiets pour ce qui va suivre, mais paradoxalement rassurés.

Gilles essaye d’expliquer (pour rappel ils ne parlent que russe et nous pas!) qu’il a déposé les deux autres au plus loin possible, que nous devons poursuivre notre chemin et que nous avons un vrai souci d’essence. C’est déchirant et nous savons, comme eux, que vraiment peu de monde passe ici, mais on ne peut plus faire grand chose si ce n’est prévenir quelqu’un. Là où nous sommes, il n'y a ni village, ni poste à essence, ni quoique ce soit avant notre point final.De nuit, il ne s’était pas rendu compte que c’était une famille entière, et certains, dont des femmes, dorment comme ils peuvent couchés par terre. Les deux gars ne sont pas revenus. Ils nous donnent une compensation pour pouvoir garder la sangle du loueur qu’il faudra que nous retrouvions. Gilles essaye d’expliquer (pour rappel ils ne parlent que russe et nous pas!) qu’il a déposé les deux autres au plus loin possible et que nous devons poursuivre notre chemin, et que nous avons un souci d’essence. C’est déchirant, ils nous supplient, ils savent que vraiment peu de monde passe ici, mais là, on ne peut plus si ce n’est prévenir quelqu’un. Il faut savoir que là où nous sommes, il n'y ni village, ni poste à essence, ni quoique ce soit avant notre point final. Nous reprenons donc la piste, que Gilles emprunte lui pour la troisième fois, mais de jour, c’est différent. Nous suivons la rivière pendant une soixantaine de kilomètres. Elle est superbe. De multiples marmottes ont transformé la montagne en gruyère. Par contre, elles sont beaucoup plus farouches que celles de chez nous. Elles commencent à courir dès qu’elles nous voient à cent mètres, elles attendent courageuses au bord du trou, et plongent avant que nous puissions les apercevoir autrement qu’au téléobjectif. Bref, un exploit d’en prendre une correcte en photo. Par contre, c’est assez amusant de les voir courir de partout. Nous ne recroisons pas les deux gars, et personne d’autre d’ailleurs. Un orage se profile dans le rétroviseur. Il nous poursuit pendant un long moment, sans nous rattraper avant la bifurcation de Tosor. La décision collégiale est prise, il faut changer les plans initialement prévus, la jauge d'essence ne nous encourage pas à continuer, il faut prendre la route du col de Tosor. C'est ici, à l'embranchement, que nous croisons le plus de monde, cette route est nettement plus fréquentée que celle d'où nous venons (où les deux hommes sont-ils allés?) Petite «discussion» avec un berger très très amateur de sablés français, et son chien en apprentissage, et en route pour le col de Tosor. C’est noir derrière, sur les côtés, nous allons vers l’unique petit coin de ciel bleu. Au moins, c’est le côté positif de l’affaire Nous avons quitté la rivière Burkhan pour celle de Jiluu Suu, plutôt tumultueuse. Cette piste est très différente de celle du col d’Arabel, mais tout aussi compliquée, voire plus. Nous enchaînons les gués dont les ponts ont été détruits, et parfois nous devons franchir des marches de près d’un mètre. Notre arrivée tardive sur la piste ne joue pas en notre faveur. Au fil de la journée, les glaciers fondent, et le débit de l’eau, donc des gués augmente. Le mauvais temps a fini par nous rattraper, la température est descendue à 6°C, et la grêle s’annonce de la partie. C’est alors que nous nous retrouvons face à un gué «de la mort qui tue». Déjà, il faut être courageux pour descendre l’étudier ce gué, Gilles l’est, moi pas. J’ai juste les choquottes, mais au chaud. Ensuite malgré l’étude du terrain, c’est un torrent qu’il faut traverser, et bien que Gilles semble savoir où passer, se lancer est une autre paire de manches. C’est là, que la chance nous sourit. Deux 4X4 de tours operators se présentent sur l’autre rive. Les conducteurs descendent eux aussi. Discussion inter-rives entre les pilotes, et les gars du coin se lancent. Nous pouvons donc étudier le passage de manière plus efficace. On leur demande d’attendre notre tour pour partir, c’est ainsi que nous l’avons passé! Au fur et à mesure que nous continuons à monter vers le col de Tosor à 3893 mètres, le temps devient de plus en plus compliqué, tout comme la route et notre moral au vu de la jauge qui descend, qui descend. Gilles prend beaucoup de plaisir sur cette piste, moi beaucoup moins, car nous ne pouvons pas traîner. A ce propos, c’est en haut du col que l'indicateur de fuel s’allume. Ouf, nous n’avons plus qu’à descendre. Mais arriverons-nous à atteindre la station service? Tout en haut, les glaciers lèchent la route, mais la lumière descend à vive allure, et le froid est très présent. Si nous ne voulons pas finir de nuit, nous ne pouvons guère nous attarder. Du coup, on n’a pas trop le temps de profiter de cette route exceptionnelle. Les paysages sur l’autre versant sont superbes, bien que la lumière ne soit plus présente. Nous arrivons à atteindre Issyk-Kul et faire encore dix kilomètres pour atteindre la station (je ne vous raconte pas l'ambiance dans la voiture!). Nous avons fait grosso modo 180 kilomètres depuis le gué. Nous rejoignons Tosor pour la nuit, mais un vent terrible souffle et où que porte le regard, le ciel est terriblement noir. La journée nous a quand même bien fatigués, et le temps peu engageant nous oriente vers un camping de yourtes, Tonia yurt camp. Nous dormons confortablement pour l’équivalent de 20 euros avec petit déjeuner, peut-être un peu cher pour le pays, mais peu importe, on l’a bien mérité. Nous arrivons hélas trop tard pour le repas du soir, mais nous pouvons utiliser la salle de restauration pour notre repas. C’est là que nous rencontrons cette famille suisse de cinq personnes qui eux ont grimpé notre col, mais en vélo! Et bien chapeau la petite famille!!!!! En tous cas, c’était bien sympa ce petit camping coquet, je le recommande.

Du coup, nous devons rejoindre les environs de Naryn comme prévu, mais refranchir les montagnes, et pour cela, repasser par Kochkor, et son réservoir que nous avons déjà découvert à deux reprises. C’est une grosse route, sans beaucoup de charme mais un ciel plombé l’agrémente de façon superbe, et chose imprévue, nous prenons plaisir au trajet. Les événements précédents nous obligent à changer notre programme, et nous décidons d’emprunter le col de Ulan Ashuu pour rejoindre Baetov en passant par Uchkun. Imprévu, mais un vrai bonheur! La piste est correcte, mais n'avance pas plus que les autres pistes: ornières, dévers, mais ça n'est pas boueux heureusement. C’est magnifique, il nous manque malheureusement une demi-heure de plus pour profiter pleinement de la vue au sommet, car l'ombre progresse et la lumière n'est plus là! Il nous faut trouver un coin de bivouac, mais le col est encore a plus de 3000 mètres et on n'est pas très chauds, c'est le cas de le dire pour dormir à cette altitude, on aimerait bien prendre quelques degrés en descendant un poil. Nous trouvons notre bonheur quelques centaines de mètres plus bas, avec une très belle vue dont nous profiterons au réveil....

Nous profitons de l'endroit, et décidons de remonter un peu pour la vue que nous n'avons pas eue hier. Nous croisons sur le chemin notre petit gars de la veille, avec qui nous avions partagé quelques gâteaux, celui qui emmenait ses frères et soeurs faire de la luge. Il conduit des "yacks" au pâturage. Ce sont en fait des dzos qui sont un croisement entre le yack et la vache. Ils sont un peu loin, mais nous aurons l'occasion d'en rencontrer de plus près. Il nous reconnaît et nous fait signe de le suivre. Il descend de son cheval, et accompagné de son chien, nous conduit à un espèce de trou, de grotte, bien caché, que nous atteignons après une petite marche d'approche. Pas exceptionnel, mais alors quelle vue! Notre petit gars est très fier de nous montrer la cachette secrète. Il ne parle pas du tout, est-il muet???? Alors que nous rejoignons notre véhicule, lui, court après son cheval qu'il n'avait pas attaché, et celui-ci a pris la poudre d'escampette. Le pauvre a vraiment du mal à le récupérer, car l'animal n'a pas décidé de se faire attraper. Nous attendons pour ne pas le laisser dans l'embarras, mais il finit par avoir raison de la bête. En poursuivant notre chemin, nous passons près d'une yourte, et on nous interpelle. Nous sommes conviés à l'intérieur. Pourquoi pas! Nous sommes donc accueillis par cette famille qui pour l'été se retrouve à 3000 mètres, avec leurs chevaux. C'est une grande famille. Autour du grand-père et de la grand-mère, les enfants, petits-enfants tous réunis. Ceux qui nous ont invité parlent très bien anglais, et pour cause, elle est juriste, et lui avocat. Ils ont également leurs frères et soeurs et toute une ribambelle d'enfants. Nous sommes dans une yourte, qui ne reçoit pas de touristes, telle qu'ils peuvent l'habiter en famille. On nous offre tout d'abord le traditionnel koumis, le lait de jument fermenté, un gros bol chacun! Accompagné des boorsoghs (beignets) et pour finir, on nous apporte un sac de friandise énorme, pour emporter avec nous. C'est comme du chocolat nous dit-on! En fait, ce sont des kourous, des petits fromages fermentés, très durs. C'est une recette ancestrale du temps de la route de Chine, où il fallait pouvoir conserver les aliments longtemps. Les kirghizes en sont friands, et dans les lieux touristiques, on en voit vendus le long des routes par paquets entiers. Il y a une certaine acidité à ces fromages. En ce qui me concerne, j'aime bien avec une tomate, un ou deux par ci par là, c'est pas désagréable. Du coup, le sac nous a accompagné pendant tout le voyage. Quelle belle rencontre cette famille.... Nous leur offrons pour les remercier des biscuits de Reims, que les enfants n'ont pas mis longtemps à apprécier. Echange de nos adresses mail, et nous poursuivons notre route. La route est superbe où que l'on regarde. Nous croisons pas mal de tombeaux.

Et nous rejoignons la route principale qui va nous emmener vers Baetov. Nous cheminons au milieu des badlands.Une fois de plus, nous ne savons plus où donner de la tête. Nous grimpons vers le col de Börülü Ashuu, plus communément appelé dans le coin MELS Ashuu (c'est à dire col de "Marx - Engels - Lénine - Staline ). Alors là, c'est un feu d'artifice de paysages de toute beauté. Il est difficile de ne pas s'arrêter à chaque virage. Là encore, il y a des fleurs à foison. Nous croisons à maintes reprises une voiture, une lada, avec quatre occupants à bord. Ils n'ont pas la chance d'avoir un 4X4, et ça grimpe sec! Ils doivent rejoindre un jailoo juste après le col. Nous leur proposons de l'aide, mais ils ont adopté une technique bien propre à eux: ils montent et quand le voiture chauffe, on ouvre le capot, on la laisse reposer, de l'eau et en route pour deux virages plus loin où on recommence la même opération. D'ailleurs, c'est très kirghize, la voiture sur le bas-côté avec le capot ouvert! Entre la voiture qui refroidit, et nous qui prenons des photos à presque chaque virage, nous cheminons ensemble jusqu'au sommet....

Ils sont tellement contents de venir nous faire un coucou. Leur peau est brûlée par le soleil, nous sommes à plus de 3000 mètres, et la protection solaire n'a pas l'air une priorité, semble-t-il. Quelques gâteaux partagés nous ont valu un beau sourire. La descente sur l'autre versant du Börülü est tout aussi attrayante que la montée, bien que très différente. Nous atteignons la vallée de la Terek, et progressons d'un côté, puis de l'autre de la rivière. L'heure qui commence à être tardive donne une couleur mordorée à ce paysage bucolique. Ici, une unique mais énorme ferme, vaches et moutons en quantité. C'est d'ailleurs l'heure pour eux de rentrer. Nous avions dans l'idée d'aller crapahuter dans une petite gorge découverte par Marie. Mais ce n'est pas du tout la bonne lumière et elle est plus que sombre, nous n'en verrons que l'entrée. De toutes façons, il est temps de se mettre en quête d'un campement pour être en place avant la nuit. Nous faisons le plein d'eau à la source captée juste aux abords de la grotte et décidons, malgré le froid qui commence à tomber, d'établir notre bivouac dans les hauteurs. Nous craignons toujours un peu les moustiques en campant près de l'eau. Nous n'avons pas regretté notre choix, la vue est belle, et nous assistons à un spectacle de galopades de chevaux sauvages. Comme nous sommes encore à plus de 3000 mètres, il ne fait pas bien chaud. D'ailleurs, le temps est à l'orage, et pour cette nuit, nous allons en subir un sévère.

La tente est trempée ce matin, et nous prenons notre petit-déjeûner sur fond d'arc-en-ciel. Le séchage est malgré tout relativement rapide et nous pouvons donc prendre la route vers notre destination, les kulak teepees, pour y faire une rando. Hier, en fait, nous aurions du rejoindre Laurence49b et sa covoyageuse, Stéphanie. Et oui, cela fait un bon moment avec Laurence que nous nous connaissons virtuellement, par l'intermédiaire de VF, où nous avons fréquenté un peu les mêmes discussions. Et l'occasion faisant le larron, nous nous retrouvons sous les mêmes latitudes, et nous réussissons à nous goupiller trois jours en commun pour aller jusqu'au lac Kel Suu. Mais notre nuit très aventureuse du col d'Arabel, et l'obligation de changer notre itinéraire nous a fait perdre une journée, et nous avons donc été dans l'impossibilité de retrouver les filles. Nous avons toutes les coordonnées pour pouvoir se joindre, mais faute de réseau la majorité du temps, pas moyen de les prévenir. Nous espérons donc les retrouver à Tash Rabat, après la rando, d'où nous devions partir ensemble pour le lac. Nous approchons les teepees. Là encore, pour la rando, nous avons suivi les traces de Marie, trouvées sur Wikiloc. C'est amusant de voir les troupeaux de chevaux sauvages, en tous cas qui ne sont pas entravés, et qui se promènent, vadrouillent, parfois se baignent. Il y a toujours un chef, qui observe, en avant-coureur, et là, s'il estime que la tribu peut y aller, là et seulement là, le reste de la troupe ose avancer. C'est toujours le même rituel! Je ne vais pas accompagner Gilles jusqu'au bout, car mon ventre se tord dans tous les sens de façon douloureuse, et le coeur n'y est pas. Début de troubles qui s'annoncent. Je me pose un peu pour patienter, en regardant les fleurs, et là, oh joie, voilà que s'avance une de ces fameuses tribus évoquées juste avant, avec son chef. On doit se croiser, alors de multiples précautions sont prises des deux côtés. Eux aussi ont pour objectif de faire la même rando, le but étant peut-être différent. Est-ce que cela a un rapport avec le névé tout au bout, au fond du canyon? Ce sont-ils dit "Tiens si on allait se faire une petite glace aujourd'hui?" Beau moment pour moi en tous cas, qui les trouve si majestueux.

Encore un petit col, le Kulak Ashuu à 3390 mètres et nous rejoignons ensuite l'embranchement pour aller à Tash Rabat. C'est un caravansérail, c'est à dire une espèce d'hôtel, de lieu d'accueil pour les marchands, à l'époque de la route de la Soie. Très bien conservé, il est un des hauts lieux touristiques du Kirghizstan. Donc, il y a peut-être une vingtaine de personnes. Nous en faisons la visite, dedans, dessus, autour, tout en guettant deux voyageuses françaises. Echec, elles ne sont pas là. Nous décidons alors d'aller chercher de l'essence en direction de Naryn, donc de refaire la piste en sens inverse. Il doit y avoir une nouvelle station service à la frontière avec la Chine, mais si jamais elle était fermée, nous ne pourrions pas faire la route jusqu'à Kel Suu. Alors par mesure de précaution, nous faisons une presque cinquantaine de kilomètres dans le sens inverse de notre itinéraire, jusqu'à une station que j'avais rentrée sur Maps-Me. Hélas, trois fois hélas, elle est désaffectée. Nous interrogeons quelques habitants, mais si nous ne voulons pas faire cent kilomètres (aller), il va falloir s'adresser à un gars du crû et son essence avec moins d'octanes que celle que nous prenons habituellement. Un homme, plus que gentil, va jusqu'à prendre sa voiture pour nous guider chez quelqu'un qui va faire office de pompiste avec un bidon. Nous osons même lui demander où nous pouvons nous débarrasser de nos poubelles que nous trimbalons depuis trois jours et qui commencent vraiment à être un problème. Et oui, hormis dans les grandes villes, il n'y a rien pour les détritus, c'est quelque chose à prendre en compte, au même titre que refaire le plein, ou remplir les bidons d'eau! Notre gentil pompiste, va les prendre chez lui, décidément, ils sont bien sympathiques.

Nous reprenons la piste pour Tash Rabat, pour être vers 15 heures là-bas, heure prévue pour notre départ vers Kel Suu avec Laurence. J'espère qu'elles auront eu la même idée! C'est la troisième fois que nous reprenons cette piste! En chemin, ous croisons un haut lieu d'école de vol pour les vautours, que nous prenons plaisir à regarder prendre leurs ascendances. Les filles ne sont pas là! Nous montons un peu pour avoir une vue d'ensemble mais rien! On va prendre la route, car il est déjà tard et nous espérons pouvoir planter le bivouac juste avant un gué qui peut s'avérer périlleux, et qu'il vaut mieux franchir le matin, avant la fonte des glaces. Le but du jeu serait de dormir juste à côté pour l'attaquer au plus tôt le lendemain. Piste quatrième! Finalement nous n'avons pas regretté ce second pélerinage au caravansérail, beaucoup de kilomètres inutiles, certes, mais la rencontre avec les vautours et le retour sous un ciel plombé en valaient la chandelle. Nous rejoignons la route principale, que nous suivons plein sud. Elle est goudronnée et parfaitement entretenue, car elle mène au col de Torugart (3752 mètres) , passage frontière avec la Chine. Comme nous la longeons pour aller à Kel Suu, il faut demander un permis spécial à l'avance qui nous permettra de passer les checkpoints. Il y a quelques endroits au Kirghizistan qui nécessitent ce permis, pour la même raison. J'avais un peu poussé Laurence à suivre cette route à l'aller, pour ne pas faire la même route aller- retour pour le lac. Cet itinéraire longe la vallée de l'Ak Say, jusqu'à l'embranchement pour Kel Suu. Nous passons pas loin du lac Chatyr Kul, sans nous en approcher car c'est très marécageux, la route que nous devons parcourir est longue et il faut s'avancer au plus loin avant la nuit. Le passage du checkpoint est un peu tendu, ils épluchent tout, mais nous le franchissons sans heurts. Une file de camions gigantesque est à l'arrêt, certainement en lice pour franchir la frontière dès l'aube. La station service, clinquante, est bien opérationnelle et ravitaillée. Nous refaisons donc le plein, et c'est parti pour environ 60 kilomètres de piste jusqu'au gué. Nous suivons le no man's land qui longe la frontière chinoise. Pour être tout à fait honnête, si ce n'est le ciel d'orage superbe et les quelques miradors qui nous distraient, les kilomètres se suivent de manière ennuyeuse. C'est plat, c'est droit, et le paysage n'a rien d'exceptionnel. Nous n'atteindrons pas le gué avant la nuit. Il nous faut trouver un emplacement plat, non caillouteux, et ce n'est pas si simple. Ici ce sont les mottes d'herbe qui dominent. Nous finissons par trouver l'ENDROIT! Pas terrible, mais on désespérait de dormir sous la tente ce soir. D'ailleurs nous inaugurons le dîner sous l'avancée, car l'orage qui nous tombe dessus est sans pitié.

Il fait beau au réveil. Par contre on s'est sacrément caillés cette nuit, malgré nos duvets 0°C! La montée sur la petite colline voisine à notre bivouac nous offre une jolie vue sur la vallée. Nous n'étions pas très loin du gué. Pas de filles en vue, et le gué que Marie et Fred ont eu beaucoup de mal à franchir au mois de mai est quasi à sec! Il est vrai que les ramifications de l'Ak Say sont gigantesques. Il faut trouver le bon passage à chaque fois, et trouver ensuite la bonne sortie, car les rives ont une allure de falaises. Comme avons peu d'eau, ça ne sera pas difficile, mais effectivement avec de l'eau ça doit être une autre paire de manches.

Nous croisons un papa et son fils qui vont chercher de l'eau, mais il n'y a quand même pas beaucoup de jailoos dans ce coin là. La partie de la route après le gué est plus attractive, nous longeons toujours l'Ak Say, ça doit être très beau quand la rivière est tumultueuse. 80 kilomètres plus loin, nous trouvons la bifurcation pour Kel Suu. C'est verdoyant, et le paysage pour y parvenir très beau, mais le temps est gris et sous un ciel blanc, les couleurs ne sont pas au rendez-vous.

Nous arrivons au jailoo de Kel Suu. Nous cherchons à droite, à gauche, toujours pas de trace des filles. Et puis finalement c'est grand ici, avec plein de campements aménagés, moi qui pensait être au bout du monde dans un endroit confidentiel! Ça ne l'est visiblement pas tant que ça pour les tours operators. Il se met à pleuvoir des cordes. Nous pique niquons dans la voiture et faute de beau temps y faisons un petit somme. Une chienne adorable, que je surnommerai Fidèle, nous adopte et se couche près de notre roue. Un 4X4 s' avance sur la route pas loin. Il est midi, et il n'y a pas grand monde. Il y a deux filles dedans, et ce sont les bonnes! Ouhais!!!! Je monte dans le véhicule (Gilles roupille toujours) et nous échangeons avec bonheur le récit de nos aventures.

Quand le soleil daigne enfin pointer son nez, c'est magnifique! Alors Kel Suu, quel est ce joyau qui nous prend quasi 2 jours aller, idem pour le retour. Ce Kel Suu qui a généré tant de conversations sur certains posts de Voyage Forum? Tout d'abord, c'est un lac d'un exceptionnel bleu, cerné de montagnes, il a juste l'inconvénient de se vider d'un coup de manière impromptue, sans que l'on sache vraiment trop pourquoi! Alors imaginez, le trajet pour y accéder, le permis etc... et il se trouve que le lac s'est vidé avant notre venue, au mois de mai me semble-t-il, BINGO! Il n'y a plus qu'à croiser les doigts pour qu'il se remplisse entre temps, car il est un peu "magique", on ne sait jamais.... SUSPENSE! Autre chose, les débats sont vifs sur la façon d'y parvenir, depuis le jailoo où nous sommes actuellement, qui est à au moins 1H30 du lac proprement dit, à pied. Déjà, dans nos conditions imposées par le loueur de voiture, on n'a pas le droit d'aller au-delà du jailoo. Il y a une piste, mais alors plus que périlleuse. D'ailleurs ont y a vu un 4X4 de russes, embourbé dans un dévers monumental, en fin d'après-midi, et nous ne les avons revus que le lendemain matin! Et puis il y a ceux, tous les tours operators qui traversent direct, par l'herbe marécageuse. Si cela ne me semblait pas une hérésie, de faire une trace, force a été de constater que c'était l'horreur! Ils ne passent pas dans UNE trace, mais ils ont complètement ravagé l'écosystème de partout. VRAIMENT A NE PAS FAIRE, c'est un massacre. Nous avions l'idée de dormir au bord du lac car nous avions vu avec Laurence de très jolies photos. Mais la difficulté de transporter le matériel, fait qu'au final nous choisissons le bivouac aux alentours du jailoo.

Les filles finissent leur pique nique et nous entamons la rando, guidés par notre chienne d'adoption. Incroyable, quand elle n'allait pas chasser la marmotte (je crois qu'elle croit encore au Père Noël!), elle nous indiquait les passages quand nous ne savions pas lesquels choisir. Le début de la balade est très plaisant. Pendant que nous nous évertuons à passer plusieurs gués, les nuages s'amoncellent. Le lac Kel Suu est à 3500 mètres d'altitude, et chaque fois que nous traversons l'eau nous avons de plus en plus froid. C'est alors que nous subissons une déferlante de pluie et de grêle. Ma gore tex était tout à fait obsolète, trempée jusqu'aux os et avec le mal de ventre qui continue à me tordre les boyaux, personnellement j'ai vécu un enfer. Nous arrivons enfin (il y a le retour tout de même), mais je n'apprécie pas le paysage, hélas, transie de froid. Par contre, vous l'aurez constaté l'eau est au rendez-vous même si le mauvais temps lui enlève sa jolie couleur bleue. Il y a des scientifiques sur place qui campent. Et bien moi, je suis contente au final de ne pas dormir ici, il fait un froid de canard, bien plus que de canard d'ailleurs!

Il nous faut ensuite repartir. Et là, deux écoles s'affrontent. Les trois filles ne souhaitent pas prendre le même chemin qu'à l'aller, car il y avait des passages difficiles, et avec le mauvais temps, la fatigue, nous ne nous sentons pas. Nous préférons prendre la rive droite, marécageuse, et franchir devant le village le gué important de cette rivière à ramifications impressionnantes, en espérant pouvoir trouver de l'aide si besoin. Quant à lui, Gilles, estime que nous aurons de l'eau jusqu'à la taille, et préfère franchir la rivière avant, pour rejoindre l'autre rive. Il ne pleut plus, mais le retour est long et fastidieux, dans un milieu bourbeux, spongieux, où nous progressons à force de plocs, plocs. Notre chienne gambade à nos côtés. Nous arrivons à hauteur de jailoo où deux garçons nous guettaient. Ils savaient qu'il y avait deux 4X4 dont les occupants n'étaient pas rentrés. Nous sommes rapatriés à cheval, derrière eux. Les montures ont de l'eau jusqu'au flanc. Notre petite chienne, hésite longuement avant de traverser, et a du mal à lutter dans le courant. Mais tout le monde regagne la rive sain et sauf. Il n'a pas fallut longtemps, pour nous mettre d'accord: ce soir nous dormirons dans une yourte, chauffée, avec un bon repas pour nous remettre. C'est dans la famille d'un des deux garçons que nous partageons tous les quatre notre nuit autour du poêle, à 3300 mètres, après un dîner plus que royal.

Nous nous réveillons avec le soleil, chouette! Nous avions décidé avec Laurence de consacrer deux jours à Kel Suu pour en profiter à fond. Décision est prise, nous y retournons à cheval. Notre jeune sauveur de la veille, Ursun, doit regrouper les chevaux nécessaires à notre expédition et nous prenons la route en milieu de matinée, accompagnés par notre chienne Fidèle et un de ses deux compagnons canins du jailoo. C'est fabuleux, nous chevauchons dans les plaines marécageuses. Nous avons un sentiment de liberté, d'immensité extraordinaire. Stéphanie qui voyage avec Laurence est courageuse, elle a très peur de monter à cheval, son guide lui tient le sien. Nous atteignons, après une petite chute de Gilles, sans bobos, notre destination. Nous nous attendons les uns, les autres, pour découvrir ensemble le lac sous le soleil. Et là, c'est grandiose! Nous nous contenterons de la vue de cette rive, les abords étant inaccessibles, sauf en bateau, mais que nous n'avons pas fait l'effort de prendre sur notre dos! Celui des scientifiques lui est toujours là.

Après avoir bien profité de notre rayon de soleil sur notre fameux lac, nous reprenons la route. La pluie se mêle de la partie, mais nous avons tous pris des dispositions à cet effet, et c'est beaucoup plus acceptable. J'ose demander à Ursun, si je peux galoper un peu. J'avais décidé de ne pas monter à cheval j'avais fait une croix dessus, en rapport avec les séquelles de mon cancer, et mon bras qui ne doit subir aucun traumatisme. C'est râté! Du coup, je m'étais interdit le galop. Encore râté! J'en rêvais!!!! Me voilà à galoper d'abord légèrement, puis à sabots déployés au milieu des grandes étendues sauvages, rapidement suivie par Gilles et Laurence. Notre guide, prend plaisir à voir notre joie. Nous n'avons pas eu les mêmes rapports avec lui que lors de nos randonnées équestres précédentes. Lui, c'est simple, bon enfant, génial. Quel bonheur, mais quel bonheur! Et c'est la fin! Nous rejoignons notre petite famille d'accueil.

Avec Gilles nous décidons de prendre la route plus tôt que prévu, pour nous avancer sur le trajet énorme qui nous attend le lendemain. Nous abandonnons donc les filles à leur "triste sort" pour parcourir autant de kilomètres que nous pourrons avant la nuit, sur la route devant nous conduire à la perle du Kirghizstan, le lac Son Kul, en passant par Naryn. Nous passons sans encombre le col de Kindi et son checkpoint, à 3400 mètres. Si le début du trajet était plutôt morne et ennuyeux, la fin est de toute beauté. Nous longeons la rivière At-Bashi. Ne réussissant pas à atteindre Naryn, nous trouvons un bivouac au milieu de champs de fleurs, dominant la vallée peuplée de nombreux jailoos.
Avis sur les enchères pour surclassement English translation pending
by Envallis · 2019-08-29 · 50 replies
Bonjour,

Avez-vous déjà pratiqué ? Ca marche plutôt bien / c'est intéressant ou est-ce du flan (par rapport à une demande de surclassement au comptoir) ? Si il y a des enchères, soit-on comprendre qu'il y a vraiment de la dispo ?

Icelandair me le propose, et je me tâte…

Merci de vos retours d'expérience.
Concours Photo du mois de juillet 2018: "Les transports en commun dans le monde" English translation pending
by Lacalo · 2018-07-01 · 206 replies
Bonjour,

Voilà tout juste 8 ans que ces concours VF ont été lancés par Lahaut. Beaucoup de sujets ont été proposés ( merci au passage à Herikles pour son récapitulatif bien pratique ) et j’ai envie de rendre hommage à celui qui les a initiés en rechoisissant son premier thème « Transports en commun dans le monde »

Parce que c’est un thème que j’aime beaucoup, qui est ouvert et qui rend lui aussi parfaitement hommage au voyage qui nous est cher.

Ce thème sera en fait tout nouveau pour quasiment tout le monde, car en regardant la liste des participants de l’époque il n’y a que Catherine ( Ming ) et Dolma qui avaient posté ! Et je pense que toutes les deux, auront glané en 8 ans bien d’autres images à présenter.

Pour ce thème, tous les transports sont acceptés : Avion, train, bateau, voiture, bus, taxis collectifs, charrettes, et même deux roues s’ils ont cette fonction. Il faut simplement qu’il y ait bien transport de passagers sur le cliché ( par exemple je ne veux pas du tuktuk garé en attente du client, ou de la pirogue vide sur la berge du fleuve)

Chaque participant aura le droit de poster 3 photos, de préférence dans des messages séparés, et si possible avec une légende ou un petit commentaire pour l'accompagner. La ou le gagnant(e) aura le privilège d'organiser le concours suivant du mois d'août. En cas d'ex æquo, sera désigné vainqueur celle ou celui qui n'aura jamais organisé de concours ou en aura organisé le moins Et si l'égalité persiste, sera désigné vainqueur celle ou celui qui aura obtenu dans ce concours le plus grand nombre de premières places, et à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité tenace, l'emportera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre.

On peut bien sûr poster sans voter, de même que l'inverse, mais associer les deux est tout de même plus logique. Pour les votes : 3 points à la photo préférée, puis 2 et puis 1 point pour les autres.

Vous avez jusqu'au dimanche 22 juillet 23 h, heure de ... Marrakech 😏(pour vous aider c'est le référentiel universel UTC, et pour ceux qui ne veulent pas chercher c'est 1 heure de moins que Paris )pour poster vos photos Quant aux votes, ils débuteront juste après, et seront enregistrés jusqu'au dimanche 29 juillet, 23 h UTC

Pour la discussion c'est ici :
https://voyageforum.com/discussion/discussion-autour-theme-mois-juillet-2018-transports-en-commun-dans-monde-d9080098/ Quant au diaporama, il sera communiqué un peu plus tard

A vos photothèques !
Voyager, ce n'est pas (forcément) backpacker English translation pending
by Nicano · 2018-01-31 · 251 replies
Salut salut,

Fort d'un nouveau voyage dans les Canaries (Fuerteventura pour être exact), je prolonge ici une discussion que j'avais entamé sur ce même forum et cette même rubrique il y a maintenant quelque chose comme 3 ans.

A ce moment-la, je venais d'essayer de voyager pour la première fois, a 22 ans, avec un Pass Interrail, sac sur le dos, sans avoir rien prévu ou presque, avec pour premiere destination Milan. J'étais revenu plus ou moins la queue entre les jambes. J'avais alors posté un message sur ce forum disant que je m'étais trompé sur l'idée de voyage, que peut-être je n'étais pas fait pour ca. Et a ce moment, nombreuses ont été les réponses productives et intelligentes sur le fait que l'idée de voyage, ca ne veut rien dire. Que je n'étais pas nécessairement forcé de faire comme les backpackers les plus célèbres que l'on trouve sur le net, sac sur le dos, a passer d'hostel en hostel toutes les semaines et qui s'en accommodent trés bien.

Trois ans plus tard, grâce à mon travail et ma volonté personnelle de voyager, j'ai pu bouger plusieurs fois et pris l'habitude de voyager. Et fort de ma superficielle mais néanmoins importante expérience acquise sur ces derniéres année, je pense qu'il est nécessaire pour moi de faire le point sur cette discussion pour que peut-être, d'autres personnes dans le meme cas que moi il y a trois ans puissent se reconnaitre et, je l'espère, etre rassuré par ce que j'ai vécu.

Et donc, je le confirme aujourd'hui, voyager, c'est un concept multiple. Il n'existe pas de bonne ou de mauvaise façon de voyager. Lors de mes premiers voyages, j'ai tenu a m'enfermer dans le carcan baroudeur et globe-trotteur quitte a ce que cela me frustre. Mais je pense qu'il nécessaire de dire le plus possible qu'il n'y a aucune honte a ne pas opter pour ce profil. Oui, un vrai voyageur peut detester les auberges de jeunesse. Oui, un vrai voyageur n'est pas forcement un mec qui n'aura aucun mal a parcourir le monde seul s'il en a envie. Non, un vrai voyageur n'est pas forcement quelqu'un qui va etre le meilleur pour trouver les bons plans a petits prix et optimiser ses dépenses.

Un vrai voyageur, c'est juste quelqu'un qui aime vivre et voir de nouvelles choses. Et ca s'arrête la. Il m'a fallu du temps et des voyages aux profils bien différents our me rendre compte, et chaque nouvelle destination apporte son lot d'apprentissage.

Et comme vous pouvez vous en douter, je correspond a la petite liste au dessus. Je préfère voyager avec quelqu'un, meme si voyager seul n'est pas non plus un vrai probleme. En revanche, voyager seul en auberge de jeunesse, c'est quelque chose que je supporte pas. Je ne supporte pas non plus economiser et prendre trois bus pour faire en 6 heures quelque chose que j'aurais pu faire en 2 en louant ma voiture, ou simplement en voyageant avec la mienne. La frustration qui découle de mon envie de beaucoup voir mais d'être limité par les transports et leurs horaires et itinéraires est absolument énorme pour moi, alors que cela ne posera pas beaucoup de problèmes a d'autres.

En bref, j'espère par ce message aider des voyagers relativement debutants qui auraient des doutes sur leur capacité a voyager parce qu'ils n'ont pas autant apprécié certains de leurs voyages comme ils en rêvaient, le soir, en furetant sur les blogs de voyage sur le net. L'important, c'est de trouver SA façon personnelle de voyager, celle qui maximisera notre plaisir face a l'inconnu.
Premier voyage au Japon avec une agence... ou pas? English translation pending
by 69Eric · 2017-01-17 · 143 replies
Bonjour. Nous envisageons un voyage au Japon pour cet été, 18 ou 19 jours, au mois d'août. Nous sommes 3 (un couple de 53 ans et notre fils de 18 ans). De l'Asie, nous ne connaissons que Bali et le Vietnam. Habituellement, j'organise nos voyages moi-même. Mais pour le japon, je ne m'en sentais pas capable (barrière de la langue et de l'écriture, transports compliqués, noms des temples et des quartiers impossibles à mémoriser...) Je me suis donc adressé à une agence qui me propose ceci: J1 Lyon-Francfort-Tokyo J2 Tokyo Arrivée début d'après-midi Quartier Asakusa, Temple Sensoji, croisière sur la rivière Sumida J3 Tokyo Quartier Shinjuku, Quartier Shibuya, Parc Ueno, Musée National de Tokyo, Quartier Akihabara, Quartier Ginza J4 Tokyo-Hakone- Kawaguchiko Tombeau Meji, Omotesando Nuit dans un onsen à Kawaguchiko J5 Kawaguchiko-Kyoto Promenade en bateau sur le lac Ashi, funiculaire jusqu'au Mont Komagatake J6 Kyoto Temples Ryoanji et Kinkakuji, Château Nijo, Temple Kiyomizu, Quartier Gion J7 Kyoto-Nara-Kurashiki Temple Todaji, parc aux daims, Sanctuaire Kasuga J8 Kurashiki-Miyajima-Hiroshima Quartier Bikan, Résidence Ohashi, Miyajima J9 Hiroshima-Himeji Mémorial et musée, Himeji, Jardin Kokoen J10 Himeji-Mont Koya Château du héron blanc, Mont Koya, Temple Kongobuji, Danjo Garan, Musée Reihokan Nuit en monastère J11 Mont Koya-Osaka Sanctuaire Okunoin, Osaka, Château fortifié, Quartier Namba J12 Osaka-Francfort-Lyon

Soit 12 jours, tout inclus, pour 3, au départ de Lyon pour 12 650 €

Le circuit correspond à peu près à ce que j'espérais, mais plusieurs choses ne me conviennent pas: - Le budget: Initialement, le budget était d'environ 11 000 €. - Le timing: Trop rapide, j'aurai voulu passé plus de temps à Tokyo et à Kyoto. - La durée: Nous disposons de 18 ou 19 jours. Dommage de ne rester que 12 jours. Quand j'avance cet argument à l'agence, ils me répondent qu'on peut faire une extension de 3 jours dans les Alpes Japonaises mais c'est 3 000 € de plus. Et là, c'est sûr que le budget ne passe plus.

Du coup, à force de vous lire en silence (Merci à Fuchan69, Laxsfo, Viatori, Benefukuoka, JG07, Masterpo...etc), peu à peu, je me résous à organiser ce voyage moi-même.

Et déjà une foule de questions se bousculent: - Le budget: 11 000 €, pour 3 au mois d'Août, c'est raisonnable? - Les hôtels: Quel est le prix d'un hôtel (moyenne gamme) pour 3 ? L'agence prétend que les chambres sont trop petites pour 3 personnes et qu'il nous faudra prendre 2 chambres. Ce qui amputerait sérieusement le budget. Vous confirmez ? Y'a t-il urgence à réserver pour le mois d'Août ? - Les resto: Quel est le prix moyen d'un resto ? - L'itinéraire: Celui de l'agence est-il une bonne base de réflexion pour organiser son propre itinéraire ?

Merci à tous ceux qui voudront bien m'aider. Beaucoup d'autres questions suivront. A+ Eric
Couple mixte blanc-noire avec enfants en Inde du Sud / Sri Lanka: racisme? English translation pending
by Herve9267 · 2016-01-05 · 43 replies
Bonjour

J’envisage un voyage en Inde du sud ( ou Sri lanka) (itinéraire non encore défini) au mois d’aout avec ma famille. Mon interrogation vient du fait que ma femme est noire ( disons marron J , Guadeloupéenne ), mes enfants sont métisses et nous emmènerions un cousin antillais marron aussi. J’ai bien compris que cela sera au mieux « une curiosité » pour les indiens , mais je voudrais être sur de ne pas ressentir de racisme ou d’hostilité extrême. Des membres du forum ont-ils une expérience ou des conseils à ce sujet ? Est-ce qu’il peut y avoir une différence de perception selon que mon choix se porte sur l’Inde ou le Sri Lanka ?

Merci d’avance Hervé
Concours photo décembre 2015: " L'attente" English translation pending
by Eversmile · 2015-12-01 · 192 replies
Bonjour

Le thème du concours du mois de Décembre 2015 sera : "L'attente"...

Parce qu'on attend beaucoup en voyage ; on attend souvent, on attend partout... Cette composante essentielle du voyage est aussi un des aspects du quotidien des citoyens du monde entier.

Attente solitaire, attente partagées...

Attente fugace, attente prolongée...

A tout âge et dans toutes les positions...

Qu'importe le but, le motif, le décor... pourvu qu'au cœur de la photo, un ou des humains attendent...

… Sans oublier que pour chaque photo, doit toujours apparaître, en toile de fond, l'idée du voyage.

En espérant que ce nouveau thème dépassera toutes les attentes...

Règlement du concours

Publications des photos sur ce fil jusqu'au dimanche 20 décembre 22 H (fuseau horaire de Paris) .

Une heure moins tardive que d'habitude pour laisser le temps à Herikles d'intégrer les dernières photos au diaporama sans ruiner sa santé.

Chaque participant peut proposer jusqu'à trois photos numérotées : Photo 1, Photo 2, Photo 3 en veillant à bien publier chacune d'entre elles dans un message distinct.

Toute photo présentée pour le concours doit être accompagnée a minima par des indications sur le lieu et les circonstances de la prise de vue. Quelques lignes supplémentaires sont éventuellement bienvenues.

Votes ouverts à tous (participants ou non) du lundi 21 décembre 00h01 au dimanche 27 décembre à minuit.

. Photo n° 1 = 3 points

. Photo n°2 = 2 points

. Photo n°3 = 1 point

Il est évident que l'on ne vote pas pour ses propres photos.

La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points.

Son auteur aura l'immense honneur d'organiser le concours du mois de janvier 2016.

En cas d’ex-æquo, la photo ayant obtenu le plus grand nombre de premières places (soit de votes à 3 pts) l'emporte sur la suivante.

La discussion , c'est par ici

Le diaporama du thème, c'est par ici

Le diaporama des précédents concours VF, réalisé par Herikles, c'est ici :

herikles.free.fr/.VF/VFconcours.html

Bon concours à tous … !
Belle croisière en mer Noire avec Holland America English translation pending
by Hyerois83 · 2015-11-05 · 18 replies
Pour aller en mer Noire, une seule compagnie , Holland America, avec le Prinsendam. Cette compagnie est plus chère que MSC ou Costa, tout en restant beaucoup plus abordable que Ponant, mais la différence de qualité avec MSC-Costa est énorme. Il n'y a pratiquement pas de queue où qu'on aille, il y a beaucoup d' espace dans les parties communes, les piscines sont chauffées , on dîne quand on veut, le buffet excellent reste ouvert le soir, le personnel est très aimable, même la réception, la décoration est discrète et comporte même quelques pièces de valeur. L'explication tient en quelques chiffres : 38000 tonneaux pour 777 passagers, soit 49 tx par passager (contre 24 tx par passager pour le MSC Armonia ou le Costa Diadema et 32 tx par passager pour le MSC Divina ou le Costa Serena), d'où beaucoup plus de place disponible, 470 hommes d'équipage pour 777 passagers soit 2 hommes d'équipage pour trois passagers (contre 1 pour 4 sur l'Armonia et le Diadema et 1 pour 3 sur le Divina et le Serena), d'où un meilleur service moins stressé. Ce sont des ratios comparables à ceux de Ponant, pour des tarifs très inférieurs. Réserve importante : c'est un bateau exclusivement anglophone, seuls quelques personnes parlent Français. D'ailleurs, nous serons les seuls passagers Français, au milieu de 650 Américains et d'une centaine de Canadiens, dont quelques Québécois. Les croisiéristes ayant choisi cet itinéraire et accepté de traverser l'Atlantique pour le faire sont forcément différents de ceux qu'on trouve aux Caraïbes leur comportement est très policé, la plupart d'entre eux ont voyagé sur tous les continents et se révèlent d'un contact agréable qui confortera le charme de notre croisière.

Les escales : Départ du Pirée à Athènes, comptez une heure de taxi entre l'aéroport et le Pirée pour un tarif entre 60 et 75 euros. Dès la descente du taxi, l'équipage prend vos bagages en charge. Embarquement en douceur par petits groupes. Thessalonique (Grèce): Ville très intéressante à visiter à pied, le bateau étant amarré près du centre ville. On visite le marché, de belles ruines Romaines, l'église Agios Demetrios, la Rotonde et l'Arche de Galerius, en passant par de belles places, notamment la place monumentale de Mitropoleos, la belle tour Blanche construite par les Vénitiens, on finit par le musée de la culture Byzantine qui met en valeur de magnifiques icônes et des éléments architecturaux dans un beau cadre. Épuisés, on revient au bateau en taxi pour 3,5 €. Cannakale (Turquie): C'est l'entrée du détroit des Dardanelles, où eurent lieu de sanglantes batailles entre Turcs Ottomans d'un coté et Franco Britanniques de l'autre. Le musée principal consacré à cette bataille est situé à Gallipoli, de l'autre coté du détroit. Des vedettes y mènent. Certains sont allés visiter Troie mais aller voir le cheval qui a servi dans le film de W.Petersen avec Brad Pitt ne nous a pas convaincu. Nous nous sommes contentés de visiter le musée naval de Canakale, installé dans un grand beau jardin, d'où on peut admirer le trafic incessant sur le détroit. Ci dessus épave de sous marin. Traversée du Bosphore : Une journée en mer pour traverser la mer de Marmara et le Bosphore. Le nombre de bateaux circulant là est impressionnant, et très sympa quand on le voit en buvant un cocktail au bar du 12 ème étage à l'avant. On traverse Istanbul sans s’arrêter pour rejoindre Sinop. Sinop (Turquie): L'arrivée sur Sinop n'est pas enthousiasmante. En approchant, le petit port devant une grande enceinte fortifiée et avec les barques de pécheurs se révèle plus sympa. On va boire un café Turc dans un des nombreux cafés qui bordent le port et où on trouve une Wifi gratuite (celle du bord est hors de prix, comme souvent). Ensuite on fait le tour des fortifications dont l'origine remonte à 2 millénaires avant Jésus Christ et qui ont été modifiées et renforcées successivement par les Grecs, les Romains et les Ottomans. On visite la belle mosquée d'Aladdin au centre ville et le centre artisanal logé en face dans une ancienne medersa. On termine en montant des escaliers fort raides pour atteindre le sommet de la plus belle tour, juste en face du bateau, d'où on jouit d'une belle vue sur les fortifications et le port. Trabzon (Turquie): C'est l'ancienne Trébizonde, qui fut la capitale de l'Empire Byzantin après la chute de Constantinople. On va au marché, où on découvre une multitude de magasins regorgeant de produits de toutes sortes. Pas de sollicitations, pas de bousculades, les ruelles sont extrêmement propres. On tourne un peu en rond car les noms de rues ne sont pas bien indiqués. On en ressort pour aller au musée qui se trouve en plein centre. On y trouve une exposition d'objets locaux anciens, pas très bien mis en valeur, mais intéressante et une exposition archéologique. Celle ci rassemble des sculptures ayant réchappé aux excavations effectuées en ville lors de la construction d'immeubles neufs. On suit ensuite l'avenue principale pour passer sur deux ponts spectaculaires qui dominent de profondes vallées, la première, Thabakhane, est en cours de réaménagement et on y détruit de vieux immeubles décrépits, la seconde, Zagnos, a été complètement aménagée en parc, avec un grand amphithéâtre de plein air et de nombreux équipements collectifs. Le vieux pont qui l'enjambe est superbe. Ces ponts mènent à la mosquée Ortahisar Fatih, qui date du XIX ème siècle et est la plus importante mosquée de la ville. L’après midi, on prend un taxi pour aller visiter Hagia Sophia, église Byzantine du XIII ème siècle, qui se trouve à 10 minutes du centre. Elle est partiellement reconvertie en mosquée, mais reste accessible dans sa partie non religieuse. D'une des absides, on aperçoit d'assez loin les magnifiques peintures de la coupole. Celles ci ne sont pas visibles de la partie religieuse d'où elles sont cachées par des voiles. Les jardins de Hagia Sophia offrent de belles vues sur l'église. Hagia Sophia est à visiter absolument, l'ensemble est d'une harmonie rare. Batumi (Georgie) : C'est une station balnéaire Géorgienne très fréquentée par les Russes. La ville se visite facilement à pied à partir du bateau. On a une vision d'ensemble en prenant le téléphérique qui se trouve à la sortie du bateau et mène au sommet du Mont Batumi (une grosse colline en réalité). La ville n'impressionne pas par sa propreté, . De nombreux immeubles sont proches de la ruine et les maisons sont rongées par l'humidité. Par contre se construisent d'énormes immeubles modernes, d'une architecture souvent ridiculement prétentieuse. La place de l'Europe, centre de la ville, est ainsi bordée de bâtiments qui sont un mélange entre Disneyland et l'architecture Soviétique des années 50. les statues en bronze qui l'ornent sont franchement ordinaires. Les trottoirs sont défoncés et le petit nombre de voitures(surtout de grosses Mercédes) qui circulent roulent à toute vitesse, sans aucun respect pour les piétons. Il y a plusieurs grands hôtels de luxe et de casinos, suggérant que, si la majorité des habitants est très pauvre (un professeur de lycée gagne 200 $ par mois), une minorité a beaucoup d'argent. On a un début d'explication quand au hasard des rues, on tombe dans une grande avenue sur un portail entrouvert gardé ostensiblement par un homme en battle dress armé d'un pistolet mitrailleur. Derrière le portail deux grosses Mercédes valant 20 à 30 ans d'un salaire de professeur. Bonne ambiance. Sochi (Russie) : La pire des escales qu'on puisse imaginer. D'abord il faut payer pour avoir un visa. Ce visa vous oblige à passer par une excursion du bateau ou par une agence agréée. Dans les deux cas, vous n’êtes pas libre de vos mouvements et vous êtes sous surveillance. Ensuite, la ville de Sochi paraît assez agréable dans sa partie longeant la mer, mais on ne peut pas s’arrêter, ni descendre du bus. On est obligé d'admirer la nouvelle gare (!), le nouvel hôtel de la nouvelle gare (!!). Le chauffeur nous emmène ensuite sur le parc olympique, vaste espace totalement désert avec les stades qui ont servi pour les derniers JO d'hiver. Certains voudraient bien se faire photographier dans les tribunes, mais il est interdit de s’arrêter. On nous a promis de visiter un parc naturel du Caucase. Le bus s’arrête donc 10 minutes sur une aire d'où on a une belle vue sur une vallée encaissée, comme il y en a des dizaines entre Grenoble et Briançon. On peut aussi se faire photographier en compagnie d'un malheureux aigle à moitié déplumé. On continue vers le parc, qui s'avère finalement n'être que la station de ski des JO, totalement inintéressante. Tout au long, à l'aller comme au retour, nous avons droit à un discours patriotique sur les bienfaiteurs du peuple que sont Vladimir Vasseilevitch Putin et son ancien Joseph Staline et tout ce qu'ils ont apporté au peuple Russe. Chaque bâtiment neuf est une merveille etc.. Ca se gâte franchement quand la guide nous invite à demander à nos gouvernements d'abandonner les sanctions contre la Russie, demande réitérée sous diverse formes à trois reprises. Les Américains présents avec nous dans le bus ne réagissent pratiquement pas, à deux ou trois exceptions près. Visiblement, ils ont une idée très floue du problème. Nous revenons au bateau et on nous refuse l’arrêt au centre commercial qui se trouve à la sortie du port (il ne doit pas y avoir grand chose dans les rayons). Une journée et un pays à oublier. Constanta (Roumanie) : Il faut prendre la navette du bateau pour sortir du port. Elle nous dépose au centre ville et le chauffeur nous remet des plans détaillés de la ville. En revenant à pied vers le port, on passe devant les principaux centres d’intérêt, à commencer par un musée archéologique en plein air peu intéressant. Par contre, plus loin, on visite le musée des arts folkloriques. Petit mais avec des collections de vêtements superbes et des objets de la vie courante très intéressants. Une visite à ne pas manquer. Les immeubles le long des rues s'avèrent intéressants mais sont dans un état déplorable. Ca et là on peut admirer de belles corniches, de beaux encadrements de portes et de fenêtres sculptés. On passe devant l'église Byzantine de Saint Anton. A l'extérieur, elle est belle. A l'intérieur, on a un véritable choc esthétique. Les murs et les plafonds sont décorés de superbes peintures qui garnissent complètement toutes les surfaces. Le résultat est saisissant. Près de cette église se trouvent les ruines d'une ancienne église Byzantine du V ème ou VI ème siècle. On rejoint ensuite la belle promenade piétonne du bord de mer au bout de laquelle se trouve l'incroyable casino de Constanta. C'est un énorme bâtiment Art déco, isolé en bord de mer, qui tombe en ruine et dont l'allure fantomatique est extraordinaire. Visites passionnantes dans une ville malheureusement très pauvre. Varna (Bulgarie) : La ville de Varna ne présente pas beaucoup de centres d’intérêt.Nous prenons donc une matinée pour aller visiter le Parc de Balchik, domaine créé par la Reine Marie de Roumanie. Elle a implanté plusieurs bâtiments dans un grand parc en bord de mer qui continue à être entretenu aujourd'hui. Le mois d'Octobre n'était pas le meilleur pour visiter ce parc qui commençait tout doucement son hiver. Il reste une belle collection de roses, parmi lesquelles des Madame Meillant, et un ensemble de maisons , de thermes d'un style volontairement hétéroclite (la Reine Marie voulait réconcilier l'art Romain, l'art Gothiqe et l' art Musulman, d'où de curieuses associations). De retour à Varna, nous faisons un tour de la ville avec une belle cathédrale en centre ville, la cathédrale de la Vierge de l'Assomption, copie de la cathédrale de Saint Petersbourg et nous terminons par le promenade en bord de mer et le musée naval, qui présente sur ses pelouses de nombreuses pièces intéressantes, dont un sous marin complet ! Istanbul (Turquie) : C'est l'escale où on ne risque pas de s'ennuyer. Comme c'est notre troisième passage à Istanbul, on a déjà visité la Mosquée Bleue, Sainte Sophie, la Citerne, Dolmabahce, les rives du Bosphore. On continue donc par le Grand Bazar en empruntant la navette du bateau qui nous dépose devant une des entrées principales. Munis d'un plan détaillé et d'une liste des lieux à ne pas manquer, on visite en zig zags sans trop se perdre, car les ruelles sont pour la plupart bien indiquées. En dehors de l'énorme quantité de magasins et de marchandises, il y a quelques endroits superbes, comme ZINCIRLI Han et IC CEBECI Han , où nous buvons un café Turc tranquillement au milieu des chats et à l'écart de la foule. Nous sommes frappés par la grande propreté des ruelles, qui feraient honte à bien des rues touristiques Françaises. Déjeuner au pied du pont de Galata à Eminonu, avec une vue étonnante sur le grouillement des ferries, des bus et des automobiles. Ensuite, taxi jusqu'à Topkapi. Le taxi se moque de nous et fait tout le tour de Sultanahmet et nous dépose au sud de la Mosquée Bleue, à près de deux kilomètres de Topkapi, kilomètres que nous devons franchir sous une pluie battante. On prend un audioguide en Français qui n'est pas exceptionnel, mais permet quand même de mieux comprendre. Comme on est en week end, il y a beaucoup de visiteurs locaux et la visite du trésor de Topkapi et de la salle des reliques s'avère longue et un peu pénible. Comme on a déjà beaucoup marché, on ne visite pas le harem, ce sera pour une autre fois. Très belle escale, ternie pour plusieurs passagers par le comportement de chauffeurs de taxis qui ont abusé de la situation et se sont livré à quelques arnaques. Kusadasi/Ephèse (Turquie) : Au débarquement, on est saisi par un centre commercial très chic, où voisinent joailliers, marchands de tapis et de vêtements, vendeurs de montres (« contrefaçons authentiques » proclame fièrement une enseigne), etc.... Nous avons choisi d'aller en excursion à Ephèse. Notre guide (anglophone, comme toutes les excursions du bateau) s'avère très cultivée et intéressante. Nous nous arrêtons à la maison de la Vierge Marie. Petite maison dans les collines où la Vierge Marie a passé la fin de sa vie. On fait une grande queue pour un passage très court dans la maison, mais ce lieu est tellement chargé de spiritualité que cela en vaut largement la peine. A la sortie un mur des lamentations recueille les vœux des nombreux touristes de passage, devenus pèlerins. En suite, la visite d'Ephèse est exceptionnelle. Le site est immense, avec de nombreux bâtiments partiellement reconstruits. Pour les isolés, il y a des audioguides en plusieurs langues à l'entrée. Comme la visite se fait en sens unique, il n'y a pas de bousculades comme à Pompéi et on peut s'attarder sur les endroits les plus intéressants sans problème. Il y a de nombreux points forts comme la bibliothèque, reconstruite partiellement sur trois étages et l’amphithéâtre immense pouvant recevoir 20 000 personnes. Cette visite de plusieurs heures est absolument inoubliable. On finit l'après midi chez un marchand de tapis très courtois qui nous montre l'effilage des cocons de soie, le tissage à la Turque et nous présente quelques dizaines de très beaux tapis, tous exemplaires uniques (!) Athènes : Retour au Pirée après 15 jours d'émotions variées. Débarquement très progressif, dans le calme et retour à l'aéroport dans la cohue du lundi matin. Pour conclure : Très intéressante croisière, multipays (Grèce, Turquie, Georgie, Russie, Roumanie, Bulgarie), avec des escales exceptionnelles : Istanbul, Kusadasi/Ephèse des escales très intéressantes : Sinop, Trabzon, Thessalonique, Constanta et une escale lamentable : Sochi. Bateau très agréable, servi par un personnel très nombreux, agréable et détendu (homogène, pratiquement 100 % de Philippins), de grands espaces communs notamment une belle bibliothèque salle de jeux, des piscines chauffées, des jacuzzis chauffés et en nombre suffisant. Des salles de restaurant plaisantes, avec une excellente cuisine. Des passagers Américains et Canadiens sociables et très courtois.
Concours photo du mois de juin 2015 - Contrastes English translation pending
by LuluMae · 2015-06-01 · 177 replies
Bonsoir à tous !

Ah ! Si Bourvil était aussi teigneux que de Funes dans la grande vadrouille. Si les Beach Boys (de la belle époque) et les Beatles n’avaient pas nourri leurs différences. Si les rues de la Havane ressemblaient à Paris, Tokyo ou Bombay. Si le comté et l’emmental avaient le même goût. Si Asterix et Obelix étaient en tous points identiques. Dans ce triste monde, nous pourrions remiser notre curiosité aux oubliettes, laisser tomber les billets d’avion (à quoi bon puisque tout se ressemble, même la galette bretonne et le chapati), vendre nos appareils photos pour ne garder que les smartphones pour le selfie du samedi soir et la photo du petit dernier à Noël. Nous aurions aussi évité un duo entre Clavier et Depardieu en braies (je laisse chacun juger de la pertinence de l’exemple).

Parce que le monde vaut bien mieux que ça, ce mois-ci, je vous propose un concours sur le thème du contraste. Une définition et quelques exemples pour préciser la chose. Contraste : opposition de deux choses, dont l’une fait ressortir l’autre. - Grand / petit. - Jeune / vieux. - Moderne / traditionnel. - Grossier / délicat. - Immobile / en mouvement. - Minéral / végétal. - Seul / en groupe. - …

J'ajoute trois exemples à la fin de ce message pour illustrer mon propos : 1. au jardin botanique de Kandy (Sri Lanka), un groupe d'hommes et un groupe de femmes, les unes en noir, les autres en blanc. 2. tradition et technologie, entre la pagode Sule à Yangoon, et sa voisine la tour de télécommunications. 3. groupe de femmes vêtues de la tête au pied, et baigneur solitaire à Galle (Sri Lanka)

J’attends donc des photos sur lesquelles apparaissent, deux ou plusieurs éléments / individus / groupes, similaires dans l’ensemble, mais divergents sur une caractéristique évidente.

Publication des photos jusqu’au lundi 22 juin à 22h (heure de Paris) Chaque membre de VF peut proposer jusqu’à trois photos, numérotées de 1 à 3. Quelques mots seront les bienvenus, notamment pour préciser le lieu de la prise de vue. Je vous remercie également de ne poster qu’une photo par message.

Vote du lundi 22 juin à 23h jusqu’au samedi 27 juin à 23h Chaque membre de VF est invité à voter pour ses trois photos préférées, en tenant compte du thème. Les photos choisies seront citées dans l'ordre de préférence, en indiquant clairement l’auteur et le numéro de la photo, et le nombre de points attribués : - Photo n°1 : 3 points - Photo n°2 : 2 points - Photo n°3 : 1 point Il n’est pas nécessaire d’avoir participé au concours pour voter. Chaque membre ne peut voter qu’une fois. En cas d’absence, un membre pourra voter par procuration accordée à l’organisatrice.

Résultats le 28 juin Le vainqueur est l’auteur de la photo ayant reçu le plus de points, il aura l’immense privilège d’organiser le concours du mois de juillet. En cas d’égalité sur le podium, le nombre de votes à trois points départagera les ex-aequos. Si les planètes sont réellement mal alignées, la même méthode sera appliquée avec les votes à deux points, puis les votes à un point.

Liens : Vers le diaporama. Vers la discussion.

Et maintenant, go go go !

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