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Le rêve américain.. Après 4 voyages le rêve est toujours présent! English translation pending
Le Rêve Américain… Ca veut dire beaucoup, et pas grand-chose à la fois… Pour mois c'était plutôt un rêve d'enfant, l'envie d'aller aux Etats-Unis… Pourquoi ? Je n'en sais rien ! Peut-etre parceque mon père partait souvent aux USA et rapportait de délicieux cookies achetés à New-York ?
Toujours est-il que quand en classe de première j'ai eu la possibilité de m'inscrire pour un échange entre mon lycée en banlieue parisienne et un lycée dans la banlieue de Chicago, je n'ai pas hésité une seconde ! Par chance, mes parents étaient d'accord. Pendant 2 semaines, une lycéene américaine à donc partagée ma vie de lycéenne française, et 2 semaines plus tard, je l'ai rejoinds à La Grange Park, pres de Chicago. Deux semaines qui m'ont marquées pour la vie puisque d'une part je suis toujours amie avec ma correspondante, et d'autre part c'est grace à ce voyage que je me suis mise à réellement parler anglais (et oui, quand on a pas le choix, on se lance malgré les fautes, et c'est comme ça qu'on progresse !) Je n'ai que des bons souvenirs de ce séjour, les soirées entre lycéens, la boite de nuit pour mineurs (!!), les visites de Chicago, le repas de Pâques en famille, le match de base-ball que j'ai vu avec le grand frère de ma corres et sa copine (les White Sox contre les Cubs, les 2 équipes de Chicago lors d'un match amical, Micheal Jordan faisait d'aiilleurs parti des White Sox à l'époque !), les cours au lycée (différents et surtout pas du même niveau que les cours suivis en France, sauf pour les cours de langue, au moins la-bas ils suivaient vraiment un cours de "langue vivante" en cours de français, quasiment pas d'écrit mais beaucoup de participation orale), les visites de Chicago, les gratte-ciel, la Sears Tower (impressionnant la vue depuis le 86eme étage !!) Bref une super expérience, le retour en France fut un peu dur, je n'avais qu'une envie, rester avec le groupe très soudé de français et d'américains qui s'était formé la bas !
Du coup, lorsque l'année d'après, en terminale, la prof qui était partie avec nous à Chicago me propose de partir en Californie, je n'hésites pas non plus ! Ce sera mon cadeau pour le bac (j'avais interet à l'avoir !) et pour mes 18 ans de la part de mes parents et grands-parents. Cette fois ci les conditions sont différentes : la prof en question était aussi accompagnatrice pour l'organisme EF et a donc fait de la pub pour cet organisme auprès des élèves du lycée. Nous sommes donc partie à une 20aine de jeunes français (entre 14 et 20 ans), dont 3 de mon lycée. Les 3 premières semaines nous étions placés en "immersion totale" en familles d'accueil à Manteca. Ces 3 semaines furent vraiment magiques ! Ma famille d'accueil (les 2 parents assez jeunes, Tyler de 8 ans et Michelle de 5 ans) recevait tous les étés des jeunes d'un peu partout dans le monde (une japonnaise l'été précédent, une allemande l'été d'après...) et était donc très ouverte sur le monde. J'ai passé des moments très forts avec eux, surtout lors de la dernière semaine lorsque nous sommes parti camper "en famille" à Cherry Lake Campground, pres du Yosemite NP. J'ai donc découvert pour la 1ère fois le Yosemite NP, El Capitan, Bridalveil Fall… Des paysages magnifiques ! Le camping en pleine nature était super, un matin en me reveillant j'ai apperçu des traces de gros chat autour de la tente… En effet, un puma était venu roder pendant la nuit !
Quitter ma "famille" fut donc dur… Mais il restait encore une semaine de vacances pendant laquelle le groupe de français s'est recomposé pour visiter la Californie. Au programme : visite de San Francisco (Golden Gate Bridge, balade en bateau dans la baie, Fisherman's Wharf, … On a même fait un tour de nuit en limousine !), Monterey (pour voir l'université, autre chose que Nanterre !, et l'aquarium), puis toute la route pour descendre jusqu'à Los Angeles (Strip Boulevard), San Diego, Disneyland, Universal Studio, et une petite excursion au Méxique à Tijuana. C'est spécial Tijuana, pas le Mexique dont je revais, pas le Méxique que j'ai découvert plus tard… Un lieu ou les américains viennent, le temps dune journée, dépenser leur argent…
Plusieurs années passent… plusieurs années pendant lesquelles je me dit que j'ai envie de retourner aux USA, découvrir New-York, New Orleans… Et puis au printemps 2001, un ami propose de passer 10 jours en Californie en septembre ! Il connait bien la région, et organise tout, nous ne faisons que suivre ! Nous partons donc à 5, avec une voiture de location, au départ de San Francisco ! C'est agréable, plusieurs années plus tard, de revoir les mêmes lieux ! Surtout avec un vrai appareil photo cette fois-ci (le reflex c'est quand même vachement mieux !) C'est agréable de retourner manger un clam chowder dans le même resto ! C'est agréable de se sentir chez soi aussi loin de son pays ! Nous partons ensuite camper plusieurs jours au cœur du Yosemite NP. La encore je redécouvre des paysages connus, mais le fait de camper dans le park est magique ! Se reveiller le matin au lever du soleil, admirer le park encore endormi dans la brume, seul quelques animaux (daims, coyottes…) se laissent apercevoir lorsqu'ils vont boire à la rivière… Quelques jours et plusieurs randonnées plus tard, nous quittons Yosemite NP en direction de la ville fantôme Bodie. En chemin nous nous arrêtons au domaine de Beaulieu déguster quelques vins californie vraiment très très bons ! Bodie est vraiment à voir. C'est une ville fantome comme on peut l'imaginer, la vie à l'air de s'être arrété d'un seul coup, mais la ville est toujours la, témoin du passé… En reprenant l'avion à San Francisco pour rentrer à Paris après 10 jours je me dis "Californie, je reviendrai !"
L'annèe suivante, alors que je comptais passer 2 semaines de vacances reposantes en Crète, l'amie avec qui je comptais partir me montre une photo du Grand Canyon prise par un de ses collègue qui revenait tout juste d'un voyage dans l'ouest américain… Du coup, changement de destination, achat du Routard et du Guide NEOS de Michelin, et nous voici à 4 à Roissy direction Las Vegas via une escale à San Francisco pour 2 semaines de vacances ! Première vision de Las Vegas, de nuit, en arrivant en avion… Cette île de lumière au milieu du desert à quelque chose de vraiment de vraiment magique, c'est un peu irréel ! Mais le lendemain nous ne nous attardons pas à Las Vegas, nous prenons la route de bon matin après une bonne nuit de repos, direction le Grand Canyon ! Nous y resterons plusieurs jours afin d'avoir le temps de le survoler en avion (c'est notre première vision du Grand Canyon ! Malgré un petit déjeuner refusant de rester dans mon estomac pendant le vol, c'est une expérience vraiment géniale !), de faire plusieurs balades en emportant un pique-nique (déjeuner seuls face au Grand Canyon, sans autres touristes, c'est vraiment agréable !) et d'admirer plusieurs couchers de soleils (ce coup ci avec plein de touristes, mais c'est quand même super beau ! Nous continuons direction direction Page et le Lac Powel ou nous passons une journée pour visiter Antelope Canyon. D'abord Upper, avec un groupe, mais qui a un côté très mystique si on laisse partir le groupe pour profiter du site sans personne, puis Lower, tous seuls, expérience vraiment sympa de s'enfoncer comme ça sous terre dans ce décors naturel magnifique ! En fin de journée nous nous prommenons sur les rives du Lac Powell, magnifique couché de soleil ! Le lendemain, route vers Monument Valley, où nous avons l'impression d'évoluer dans un décors de cinéma ! Après la visite, nous déjeunons au Hat Rock Café, ou nous trouvons de sympathiques t-shirts pour un ami fan du Hard Rock Café ;o) Mesa Verde… J'avais insisté pour qu'on y fasse un détour, personne n'a été déçu ! Culturellement, le site est super intéressant, car la visite guidée explique pas mal de choses sur les Anasazis, les indiens qui vivaient la. Visuellement, c'est vraiment impressionnant, ces habitations creusées dans la roche à flanc de canyon ! La balade "Petroglyph trail" que nous avons fait dans l'après-midi, nous emmène tranquillement à travers la foret (et ça fait du bien de voir un peu de verdure quand on est dans cette région!) jusqu'à des pétroglyphes, dessins gravés dans la pierre. Ils ne sont pas très grands, mais la balade est vraiment sympa. Nous reprenons la route direction Moab où nous passerons plusieurs jours pour visiter Arches NP (magnifique le soir pour voir le spectacle du soleil qui se couche dans l'arche de pierre, et magnifique en journée également) et Canyonland NP, grande balade dans la nature (au syndicat d'initiative de Moab, on nous a indiqué plusieurs balades sympa à faire dans les parcs). La vue à Dead Horse Point vaut le coup aussi, mais la vue qu'on avait au bout du chemin que nous avons suivi à Canyonland… Franchement on aurait cru être arrivés au bout du monde, c'était grandiose ! Dernière grande journée de route, mais longue celle-ci, puisque nous rentrons directement à Las Vegas sans avoir le temps de nous arrêter à Zion ni à Bryce… Quand je dis qu'il faut y retourner aux Etats-Unis ! Arrivés le soir à Las Vegas, nous trouvons un Best Western avec petit dej inclus (très important ;o) ) et après une bonne nuit nous passons une journée complète à Las Vegas, à visiter les casinos, admirer les spectacles devants les grands hôtels… et le soir nous initier au blackjack ! Mes 5 dollars se sont bien multipliés pour finalement revenir à leur point de départ… Je n'aurai rien gagné, mais rien perdu non plus, et je me suis bien amusée ! Pour la dernière journée, nous allons chercher la chaleur dans la Vallée de la Mort. Paysage impressionnant, un désert très particulier que j'aimerai beaucoup revoir, et pas seulement en journée (un lever ou coucher de soleil dans Death Valley, ça doit valoir le coup d'être vu !) Retour ensuite à Paris, après 15 jours d'émerveillement, et une envie, y retourner !
Voila, 6 ans après, l'envie de retourner aux Etats-Unis est toujours présente. J'aimerai découvrir New-York, New Orleans, mais aussi aller vers le Mont St Helen du côté de Seattle, rendre visite à un ami et découvrir sa région qu'il me montre souvent en photo, et puis aussi et surtout, retourner en Californie, y emmener mon mari qui ne connait pas, lui faire découvrir ces magnifiques paysages qui me font toujours rêver...
* ********* EDIT Quelques messages plus bas vous trouverez les carnets de voyage au jour le jour de mes 3 séjours dans l'ouest américain. * *********
Toujours est-il que quand en classe de première j'ai eu la possibilité de m'inscrire pour un échange entre mon lycée en banlieue parisienne et un lycée dans la banlieue de Chicago, je n'ai pas hésité une seconde ! Par chance, mes parents étaient d'accord. Pendant 2 semaines, une lycéene américaine à donc partagée ma vie de lycéenne française, et 2 semaines plus tard, je l'ai rejoinds à La Grange Park, pres de Chicago. Deux semaines qui m'ont marquées pour la vie puisque d'une part je suis toujours amie avec ma correspondante, et d'autre part c'est grace à ce voyage que je me suis mise à réellement parler anglais (et oui, quand on a pas le choix, on se lance malgré les fautes, et c'est comme ça qu'on progresse !) Je n'ai que des bons souvenirs de ce séjour, les soirées entre lycéens, la boite de nuit pour mineurs (!!), les visites de Chicago, le repas de Pâques en famille, le match de base-ball que j'ai vu avec le grand frère de ma corres et sa copine (les White Sox contre les Cubs, les 2 équipes de Chicago lors d'un match amical, Micheal Jordan faisait d'aiilleurs parti des White Sox à l'époque !), les cours au lycée (différents et surtout pas du même niveau que les cours suivis en France, sauf pour les cours de langue, au moins la-bas ils suivaient vraiment un cours de "langue vivante" en cours de français, quasiment pas d'écrit mais beaucoup de participation orale), les visites de Chicago, les gratte-ciel, la Sears Tower (impressionnant la vue depuis le 86eme étage !!) Bref une super expérience, le retour en France fut un peu dur, je n'avais qu'une envie, rester avec le groupe très soudé de français et d'américains qui s'était formé la bas !
Du coup, lorsque l'année d'après, en terminale, la prof qui était partie avec nous à Chicago me propose de partir en Californie, je n'hésites pas non plus ! Ce sera mon cadeau pour le bac (j'avais interet à l'avoir !) et pour mes 18 ans de la part de mes parents et grands-parents. Cette fois ci les conditions sont différentes : la prof en question était aussi accompagnatrice pour l'organisme EF et a donc fait de la pub pour cet organisme auprès des élèves du lycée. Nous sommes donc partie à une 20aine de jeunes français (entre 14 et 20 ans), dont 3 de mon lycée. Les 3 premières semaines nous étions placés en "immersion totale" en familles d'accueil à Manteca. Ces 3 semaines furent vraiment magiques ! Ma famille d'accueil (les 2 parents assez jeunes, Tyler de 8 ans et Michelle de 5 ans) recevait tous les étés des jeunes d'un peu partout dans le monde (une japonnaise l'été précédent, une allemande l'été d'après...) et était donc très ouverte sur le monde. J'ai passé des moments très forts avec eux, surtout lors de la dernière semaine lorsque nous sommes parti camper "en famille" à Cherry Lake Campground, pres du Yosemite NP. J'ai donc découvert pour la 1ère fois le Yosemite NP, El Capitan, Bridalveil Fall… Des paysages magnifiques ! Le camping en pleine nature était super, un matin en me reveillant j'ai apperçu des traces de gros chat autour de la tente… En effet, un puma était venu roder pendant la nuit !
Quitter ma "famille" fut donc dur… Mais il restait encore une semaine de vacances pendant laquelle le groupe de français s'est recomposé pour visiter la Californie. Au programme : visite de San Francisco (Golden Gate Bridge, balade en bateau dans la baie, Fisherman's Wharf, … On a même fait un tour de nuit en limousine !), Monterey (pour voir l'université, autre chose que Nanterre !, et l'aquarium), puis toute la route pour descendre jusqu'à Los Angeles (Strip Boulevard), San Diego, Disneyland, Universal Studio, et une petite excursion au Méxique à Tijuana. C'est spécial Tijuana, pas le Mexique dont je revais, pas le Méxique que j'ai découvert plus tard… Un lieu ou les américains viennent, le temps dune journée, dépenser leur argent…
Plusieurs années passent… plusieurs années pendant lesquelles je me dit que j'ai envie de retourner aux USA, découvrir New-York, New Orleans… Et puis au printemps 2001, un ami propose de passer 10 jours en Californie en septembre ! Il connait bien la région, et organise tout, nous ne faisons que suivre ! Nous partons donc à 5, avec une voiture de location, au départ de San Francisco ! C'est agréable, plusieurs années plus tard, de revoir les mêmes lieux ! Surtout avec un vrai appareil photo cette fois-ci (le reflex c'est quand même vachement mieux !) C'est agréable de retourner manger un clam chowder dans le même resto ! C'est agréable de se sentir chez soi aussi loin de son pays ! Nous partons ensuite camper plusieurs jours au cœur du Yosemite NP. La encore je redécouvre des paysages connus, mais le fait de camper dans le park est magique ! Se reveiller le matin au lever du soleil, admirer le park encore endormi dans la brume, seul quelques animaux (daims, coyottes…) se laissent apercevoir lorsqu'ils vont boire à la rivière… Quelques jours et plusieurs randonnées plus tard, nous quittons Yosemite NP en direction de la ville fantôme Bodie. En chemin nous nous arrêtons au domaine de Beaulieu déguster quelques vins californie vraiment très très bons ! Bodie est vraiment à voir. C'est une ville fantome comme on peut l'imaginer, la vie à l'air de s'être arrété d'un seul coup, mais la ville est toujours la, témoin du passé… En reprenant l'avion à San Francisco pour rentrer à Paris après 10 jours je me dis "Californie, je reviendrai !"
L'annèe suivante, alors que je comptais passer 2 semaines de vacances reposantes en Crète, l'amie avec qui je comptais partir me montre une photo du Grand Canyon prise par un de ses collègue qui revenait tout juste d'un voyage dans l'ouest américain… Du coup, changement de destination, achat du Routard et du Guide NEOS de Michelin, et nous voici à 4 à Roissy direction Las Vegas via une escale à San Francisco pour 2 semaines de vacances ! Première vision de Las Vegas, de nuit, en arrivant en avion… Cette île de lumière au milieu du desert à quelque chose de vraiment de vraiment magique, c'est un peu irréel ! Mais le lendemain nous ne nous attardons pas à Las Vegas, nous prenons la route de bon matin après une bonne nuit de repos, direction le Grand Canyon ! Nous y resterons plusieurs jours afin d'avoir le temps de le survoler en avion (c'est notre première vision du Grand Canyon ! Malgré un petit déjeuner refusant de rester dans mon estomac pendant le vol, c'est une expérience vraiment géniale !), de faire plusieurs balades en emportant un pique-nique (déjeuner seuls face au Grand Canyon, sans autres touristes, c'est vraiment agréable !) et d'admirer plusieurs couchers de soleils (ce coup ci avec plein de touristes, mais c'est quand même super beau ! Nous continuons direction direction Page et le Lac Powel ou nous passons une journée pour visiter Antelope Canyon. D'abord Upper, avec un groupe, mais qui a un côté très mystique si on laisse partir le groupe pour profiter du site sans personne, puis Lower, tous seuls, expérience vraiment sympa de s'enfoncer comme ça sous terre dans ce décors naturel magnifique ! En fin de journée nous nous prommenons sur les rives du Lac Powell, magnifique couché de soleil ! Le lendemain, route vers Monument Valley, où nous avons l'impression d'évoluer dans un décors de cinéma ! Après la visite, nous déjeunons au Hat Rock Café, ou nous trouvons de sympathiques t-shirts pour un ami fan du Hard Rock Café ;o) Mesa Verde… J'avais insisté pour qu'on y fasse un détour, personne n'a été déçu ! Culturellement, le site est super intéressant, car la visite guidée explique pas mal de choses sur les Anasazis, les indiens qui vivaient la. Visuellement, c'est vraiment impressionnant, ces habitations creusées dans la roche à flanc de canyon ! La balade "Petroglyph trail" que nous avons fait dans l'après-midi, nous emmène tranquillement à travers la foret (et ça fait du bien de voir un peu de verdure quand on est dans cette région!) jusqu'à des pétroglyphes, dessins gravés dans la pierre. Ils ne sont pas très grands, mais la balade est vraiment sympa. Nous reprenons la route direction Moab où nous passerons plusieurs jours pour visiter Arches NP (magnifique le soir pour voir le spectacle du soleil qui se couche dans l'arche de pierre, et magnifique en journée également) et Canyonland NP, grande balade dans la nature (au syndicat d'initiative de Moab, on nous a indiqué plusieurs balades sympa à faire dans les parcs). La vue à Dead Horse Point vaut le coup aussi, mais la vue qu'on avait au bout du chemin que nous avons suivi à Canyonland… Franchement on aurait cru être arrivés au bout du monde, c'était grandiose ! Dernière grande journée de route, mais longue celle-ci, puisque nous rentrons directement à Las Vegas sans avoir le temps de nous arrêter à Zion ni à Bryce… Quand je dis qu'il faut y retourner aux Etats-Unis ! Arrivés le soir à Las Vegas, nous trouvons un Best Western avec petit dej inclus (très important ;o) ) et après une bonne nuit nous passons une journée complète à Las Vegas, à visiter les casinos, admirer les spectacles devants les grands hôtels… et le soir nous initier au blackjack ! Mes 5 dollars se sont bien multipliés pour finalement revenir à leur point de départ… Je n'aurai rien gagné, mais rien perdu non plus, et je me suis bien amusée ! Pour la dernière journée, nous allons chercher la chaleur dans la Vallée de la Mort. Paysage impressionnant, un désert très particulier que j'aimerai beaucoup revoir, et pas seulement en journée (un lever ou coucher de soleil dans Death Valley, ça doit valoir le coup d'être vu !) Retour ensuite à Paris, après 15 jours d'émerveillement, et une envie, y retourner !
Voila, 6 ans après, l'envie de retourner aux Etats-Unis est toujours présente. J'aimerai découvrir New-York, New Orleans, mais aussi aller vers le Mont St Helen du côté de Seattle, rendre visite à un ami et découvrir sa région qu'il me montre souvent en photo, et puis aussi et surtout, retourner en Californie, y emmener mon mari qui ne connait pas, lui faire découvrir ces magnifiques paysages qui me font toujours rêver...
* ********* EDIT Quelques messages plus bas vous trouverez les carnets de voyage au jour le jour de mes 3 séjours dans l'ouest américain. * *********
Comparer six villes pour un stage d'un an à l'étranger English translation pending
Bonjour à tout le monde,
Voila ma petite amie et moi avons pour projet de partir un an à l'étranger afin d'effectuer ses études pour elle et moi d'effectuer un stage afin de valider ma licence économie-gestion (option Commerce International). Donc je vous cite les 6 villes que nous avons sélectionner après un bref coup d'œil sur Internet. Je vous les cite par ordre de préférence : 1- New-York 2- Sydney 3- Montréal 4- Miami 5- Los Angeles 6- Melbourne. Donc j'aimerais avoir un comparatif de ces 6 villes ou des expériences de gens qui ont déjà vécu dans ces villes. Je vous remercie d'avance pour les futurs réponses.
Voila ma petite amie et moi avons pour projet de partir un an à l'étranger afin d'effectuer ses études pour elle et moi d'effectuer un stage afin de valider ma licence économie-gestion (option Commerce International). Donc je vous cite les 6 villes que nous avons sélectionner après un bref coup d'œil sur Internet. Je vous les cite par ordre de préférence : 1- New-York 2- Sydney 3- Montréal 4- Miami 5- Los Angeles 6- Melbourne. Donc j'aimerais avoir un comparatif de ces 6 villes ou des expériences de gens qui ont déjà vécu dans ces villes. Je vous remercie d'avance pour les futurs réponses.
Méditation Vipassana en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
Ayant mon billet pour la Thaïlande du 7 jan. au 6 fév.2009, je me concentre à présent sur le contenu de mon voyage. J'aimerai faire l'expérience de ne faire que "pratiquer" la respiration (ou méditation ou etc... bref cet état qui me fait du bien). Cela fait maintenant plusieurs années que je pratique "continuellement" mais "seul". J'ai trouvé les cours de méditation Vipassana grâce aux posts de certains sur ce forum (merci !) et cela m'a l'air engageant. Voir leur site : http://www.french.dhamma.org/ Il y a 4 lieux qui proposent cette expérience en Thaïlande (Kanchanaburi, Khon Kaen, Phitsanulok et Prachinburi =>que je n'ai pas trouvé sur la carte...). Quelqu'un a t il déjà suivi cet enseignement ? Quels sont les avantages et inconvénients de ces régions ? je suis preneur de toutes vos idées pour avancer...
Merci d'avance.
Dimitri.
Ayant mon billet pour la Thaïlande du 7 jan. au 6 fév.2009, je me concentre à présent sur le contenu de mon voyage. J'aimerai faire l'expérience de ne faire que "pratiquer" la respiration (ou méditation ou etc... bref cet état qui me fait du bien). Cela fait maintenant plusieurs années que je pratique "continuellement" mais "seul". J'ai trouvé les cours de méditation Vipassana grâce aux posts de certains sur ce forum (merci !) et cela m'a l'air engageant. Voir leur site : http://www.french.dhamma.org/ Il y a 4 lieux qui proposent cette expérience en Thaïlande (Kanchanaburi, Khon Kaen, Phitsanulok et Prachinburi =>que je n'ai pas trouvé sur la carte...). Quelqu'un a t il déjà suivi cet enseignement ? Quels sont les avantages et inconvénients de ces régions ? je suis preneur de toutes vos idées pour avancer...
Merci d'avance.
Dimitri.
Combien de jours pour visiter le parc Yellowstone? English translation pending
bonjour à tous les fans des USA
moi ce sera en 2009 mon 6ème voyage
l'année dernière nous avons vu ts les parcs de l'ouest sauf yellowstone
je commence à préparer mon itinéraire
combien de jours sur yellow en arrivant à salt lake ou plus près, sachant que mon mari et moi aimons prendre notre temps
nous pensons compléter par new york ou alors par vancouver
votre avis
merci
coco
Après l'Ouest américain, autres régions des États-Unis? English translation pending
Bonjour à tous,
Juste une petite suggestion et un lancement à discussion. Après une premiére visite découverte et un tour dans l'ouest (parcs, villes, ...) que pensez vous des autres regions US ?
La partie est présente aussi un certain interet, grandes villes, côtes sauvages, fun florida !!! Et même un remake de Las vegas version est Atlantic city.
Pour ma part j'ai etait charmé par le nord, maine, new hampsire, boston (que je peu comparer à sf version est). Pour un depaysement glacial ou tropical ne pas oublier les etats expatrier l'alaska et hawaii.
Un piste pour les multi ouest recidivistes ? Qu'en pensez vous ?
Juste une petite suggestion et un lancement à discussion. Après une premiére visite découverte et un tour dans l'ouest (parcs, villes, ...) que pensez vous des autres regions US ?
La partie est présente aussi un certain interet, grandes villes, côtes sauvages, fun florida !!! Et même un remake de Las vegas version est Atlantic city.
Pour ma part j'ai etait charmé par le nord, maine, new hampsire, boston (que je peu comparer à sf version est). Pour un depaysement glacial ou tropical ne pas oublier les etats expatrier l'alaska et hawaii.
Un piste pour les multi ouest recidivistes ? Qu'en pensez vous ?
Itinéraire de vingt jours au Japon English translation pending
Bonjour !!!!
Je vais aller au Japon pour la deuxième fois cet été avec mon frère. J'y ai été l'année dernière, je suis resté 1 mois a Tokyo ( je me suis baladé aux alentours, hakone, kamakura, mont fuji, fuji Q) Cette année, je pars du 11 au 30 juillet jours avec mon frère donc, c'est la première fois qu'il y va et voila l'itinéraire que j'ai trouvé. ( remarque : il se peut qu'il subisse des changements, si on aime ou pas ) Dites moi s'il vous semble bon et si vous connaissez d'autre hôtel pas trop cher ( remarque : A part le juyoh et le new koyo ce sont les seuls hôtel ou je suis resté, mis a part quelque manga kissa ) :
11 => Arrivé à Tokyo, visite de shinjuku et shibuya. nuit => juyoh à Tokyo
12 => Asakusa, Ueno, Akihabara. nuit => juyoh à Tokyo
13 => Kanazawa. nuit => juyoh à Tokyo
14 => kamakura. nuit => juyoh à Tokyo
15 => Visite d'Hakone => nuit Fuji san
16 => Regions des cinqs lac nuit dans un Ryokan : Daikokuya Minshuku pres de la gare de fuji yoshida.
17 => Kyoto. nuit à : Tani House; Green Peace Kyoto ou Palace Side Hotel
18 => Himeji + Kobe. nuit a Osaka ( remarque : pour cette région, j'ai une amie qui habite a OSAKA, je vais voir si on peux rester chez elle et prendre osaka comme point de depart, sinon, L'hotel capsule : capsule inn namba; Ebisu so ryokan ou l'hotel hokke club)
19 => Nara. Nuit à Osaka
20 => Osaka. Nuit a osaka
21 => Shikoku : naruto puis départ Takamatsu. nuit à Hotel no. 1 takamatsu
22 => Kotohira pour voir le sanctuaire Kompira-san nuit à kotobira riversode hotel
23 => Matsuyama puis depart pour Okayama. nuit a okayama ( okayama plaza hotel ? ) ou a Kurashiki ?
24 => Okayama puis Kurashiki nuit au Minshiki Kamoi à kurashiki
25 => Départ Hiroshima, juste le temps de regarder le parc mémorial de la paix puis départ pour l'ile de Miyajima. nuit au Guesthouse Kikugawa
26 => Re hiroshima et depart de l'aéroport direction Okinawa
27 => okinawa
28 => okinawa
29 => okinawa retour tokyo
30 => départ narita
Qu'en pensez vous ? Est trop ? Pas assez ? Connaissez vous d'autre hôtel moins cher ?
Merci
Je vais aller au Japon pour la deuxième fois cet été avec mon frère. J'y ai été l'année dernière, je suis resté 1 mois a Tokyo ( je me suis baladé aux alentours, hakone, kamakura, mont fuji, fuji Q) Cette année, je pars du 11 au 30 juillet jours avec mon frère donc, c'est la première fois qu'il y va et voila l'itinéraire que j'ai trouvé. ( remarque : il se peut qu'il subisse des changements, si on aime ou pas ) Dites moi s'il vous semble bon et si vous connaissez d'autre hôtel pas trop cher ( remarque : A part le juyoh et le new koyo ce sont les seuls hôtel ou je suis resté, mis a part quelque manga kissa ) :
11 => Arrivé à Tokyo, visite de shinjuku et shibuya. nuit => juyoh à Tokyo
12 => Asakusa, Ueno, Akihabara. nuit => juyoh à Tokyo
13 => Kanazawa. nuit => juyoh à Tokyo
14 => kamakura. nuit => juyoh à Tokyo
15 => Visite d'Hakone => nuit Fuji san
16 => Regions des cinqs lac nuit dans un Ryokan : Daikokuya Minshuku pres de la gare de fuji yoshida.
17 => Kyoto. nuit à : Tani House; Green Peace Kyoto ou Palace Side Hotel
18 => Himeji + Kobe. nuit a Osaka ( remarque : pour cette région, j'ai une amie qui habite a OSAKA, je vais voir si on peux rester chez elle et prendre osaka comme point de depart, sinon, L'hotel capsule : capsule inn namba; Ebisu so ryokan ou l'hotel hokke club)
19 => Nara. Nuit à Osaka
20 => Osaka. Nuit a osaka
21 => Shikoku : naruto puis départ Takamatsu. nuit à Hotel no. 1 takamatsu
22 => Kotohira pour voir le sanctuaire Kompira-san nuit à kotobira riversode hotel
23 => Matsuyama puis depart pour Okayama. nuit a okayama ( okayama plaza hotel ? ) ou a Kurashiki ?
24 => Okayama puis Kurashiki nuit au Minshiki Kamoi à kurashiki
25 => Départ Hiroshima, juste le temps de regarder le parc mémorial de la paix puis départ pour l'ile de Miyajima. nuit au Guesthouse Kikugawa
26 => Re hiroshima et depart de l'aéroport direction Okinawa
27 => okinawa
28 => okinawa
29 => okinawa retour tokyo
30 => départ narita
Qu'en pensez vous ? Est trop ? Pas assez ? Connaissez vous d'autre hôtel moins cher ?
Merci
Paris ville dangereuse English translation pending
Je rentre d'un voyage de 3 semaine a l'etranger. J'ai parler avec beaucoup de touriste etranger, Japonais, Américain, australien, New zelandais, Chinois et tous mon fait la même reflexion sur leur sejour touristique en france. PARIS est considérer comme une ville dangereuse il se sont senti en insécuritée.Certain de leur compatriote se sont fait dépouller dans la rue et victime de vol par les pic poket dans le metro. Ils considèrent les français peux aimable en général.
"Road book" malgache, vingt et un jours dans l'île rouge English translation pending
Ier novembre 2006 : Paris-Tana 8450 kms J + 1 : Paris-Tana 8450 kms
L’arrivée sur Tana à 4 heures 40 (heures francaises) est un peu plus désolante à chaque fois : les hauts plateaux de l’Imerina que l’on avait conservés en mémoire verdoyants et humides ne sont plus que parsemés de tâches vertes de rizières et de forêts.
La latérite a pris le pas sur les paysages balinais d’antan, les rizières sont désormais désertées au profit de terrains vagues promis à la construction.
L’impression subsiste néanmoins que Madagascar ne s’est pas effondrée comme les médias persistent à nous le faire croire.
Non, une impression de propreté nouvelle : les routes disposent désormais d’un terre-plein central planté de fleurs, de-ci de là, les jacarandas sont en fleur et le bleu léger de leurs fleurs couvre les abords des lacs, les flancs de coteaux, d’un surprenant printemps.
Cheminant dans la ville haute, ou autour d’une table de terrasse avec vita gazy(l’eau minérale malgache), la population nous apparaît toujours affairée, chacun pressé de retrouver qui son foyer, qui son bureau, qui son échoppe, poursuivant cette obsession de travailler pour manger, avec en plus une dignité que l’on tient à préserver, employé, petite bonne, femme au foyer en course, soin d’être propre, voire élégant, dans des habits certes défraîchis, ravaudés que l’on perçoit parfois comme étant de seconde main.
Ce n’est que dans la ville basse qu’apparaissent vraiment les îlots de pauvreté : une femme est étendue, amaigrie, somnolente contre la devanture d’un commerce.
Des enfants marchandent en vain d’improbables cartes postales dans l’espérance d’un cahier d’écolier : la pauvreté est toujours là…
J + 2: TANA toujours :
J’ai attendu longuement ma partenaire de voyages, d’abord au bar de l’Hotel Colbert, puis ensuite au salon de thé du même hôtel. Sachant pertinemment que « ma routarde » finirait par arriver, je me suis plongé dans la presse locale pour constater que les nouvelles d’ici n’étaient pas différentes des nôtres : augmentation du prix de l’essence, prévarication au Ministère des Finances, criminalité, délinquance routière…
Le cours de la monnaie malgache s’effondre toujours. Le président, en instance de réélection, n’est pas crédité d’un bilan satisfaisant d’éradication de la grande pauvreté, les classes moyennes s’effondrent… Le prix du litre d’essence est 26 fois, en échelle de revenus comparés, celui du prix de l’essence européen.
Les hommes d’affaires du Colbert colportent toujours, avant de rejoindre leur bureau, les mêmes saillies d’insécurité ou de sentiment d’insécurité : mais voient-ils les mêmes choses que moi ?: ce matin, à l’aube, j’ai trouvé un père de famille qui fouillait en compagnie de ses deux jeunes enfants une poubelle afin d’en revendre au poids ou en volume les plastiques ou les bouteilles qu’ils dénicheront : je lui ai glissé furtivement l’équivalent du prix de quelques kilos de plastiques revendus : cela lui permettra-t-il de manger ou de vivre un jour ou deux de plus ?
Désormais je me délaisse de la sollicitation des jeunes mendiantes avec enfant au sein avec des billets de plus en plus lourds (toutes choses relatives par ailleurs…) Cela n’allège plus ma mauvaise conscience… Heureusement, je partage un modeste hôtel à 8 euros avec une missionnaire protestante zambienne : nous échangeons quelques mots d’anglais au « breakfast » et mon Anglais n’a jamais été aussi correct : elle m’a soufflé ce matin le mot de « voyageur de l’underground » me concernant, parce que je lui refusais le qualificatif de « touriste » ou « d’homme d’affaire » dont elle voulait m’affubler.
J +3 : TANA-- LE CANAL DES PANGALANES : 270 KMS
Nous sommes descendus des hauts plateaux de l’Imerina, en nous dégageant peu à peu de l’étouffante pollution de la capitale, des rizières ruinées ou dévastées pour retrouver les paysages traditionnels de la campagne malgache.
Notre chauffeur nous a désigné au loin une grande décharge fumante, celle des Katemi (petits mendiants) de TANA, comme celle où le père PEDRO recueille les enfants.
Dans la montagne toute proche : un village de 17.000 anciens mendiants, retirés de la décharge, qui retrouvent peu à peu leur dignité.
C’était jour de week-end, et les grands convois de poids lourds reliant le port de la côte EST à la capitale, se sont fait rares. La route, toujours aussi tourmentée, de plus en plus dévastée sur ses abords par des feux de déforestation, nous permet de plonger dans quelques rares vallées couvertes encore de forêt primaire, comme pour nous rappeler qu’elles étaient là avant les hommes, et avant que les hommes ne les détruisent…
Au loin, le bruit lancinant d’une cognée nous rappelle le mal qui ronge l’île Rouge…La Grande Ile ne sera plus bientôt, comme HAITI, qu’une terre de latérite stérile…
Aux pieds des grandes falaises des hauts plateaux, l’étendue se fait vallonnée et riante, de petits villages de huttes sur pilotis clairsemés le long de la route, des habitants qui trottent le long des chemins, des petites vendeuses d’écrevisses dans leur écrin de raffia, des bananes séchées.
De loin en loin, les gargotes des chauffeurs routiers.
Nous atteindrons très vite une courte piste sablonneuse récemment refaite, un premier gué que notre taxi franchit allègrement, le village de paillotes au bord de la lagune : l’au à peine saumâtre, chaude comme savent l’être les eaux des mers du Sud, notre premier bain de notre grande randonnée.
J + 4: MANAMBANO – RESERVE DU PALMARIUM : 24 KMS :
Nous avons basculé de la fraîcheur des hauts plateaux à l’émollient de la côte EST. Le village de paillotes, au bord de la lagune, est déserté de ses touristes de haute saison. Nous prenons le départ en chaloupe sur le Canal des Pangalanes, une longue lagune de 270 kms qui sépare la grande île de l’Océan Indien.
Le long bateau au fond plat est gouverné par un pilotin très secret dont nous ne connaîtrons pas le nom. TAINA, l’hôtesse qui nous accompagne, mise à disposition par l’hôtel, n’a que 19 ans et semble faire son apprentissage : elle commente avec beaucoup de sérieux le dépliant d’une agence concurrente que nous lui avons fait découvrir.
Les paysages, banals au début, se doublent très vite de passages de gué où le fond plat se révèle fort utile, puis l’on glisse dans de longues passes étroites, le long de la ligne de chemin de fer construite par GALLIENI en I896, pour rejoindre les eaux du lac IRANGUY.
Débarquement à la réserve du Palmarium : deux heures durant, nous arpenterons une forêt et un arboretum tropical reconstitué : ébènes, acajous, bois de roses, arbres du voyageur, côtoient sisals et aloes, tandis que des orchidées géantes colonisent les grands arbres.
Gousses de vanille, poivres gris, roses et noirs, cannelle, girofliers, mangoustaniers, l’île aux épices et bien réelle, avec ses caféiers robusta et arabica.
Quelques iguanes nains sur notre parcours avant que les cris de ralliement de BRUNO notre guide nous fassent rejoindre une hétérogène tribu de lémuriens : indris, macacaos, lémur corona tus, varis etc. Les feuilles de certaines herbes médicamenteuses nous rappellent parfois le bonbon des Vosges ou les extraits de flagrances de parfums contemporains, aux racines très anciennes…
J + 5: PANGALANES – TAMATAVE : 60 KMS :
On quitte un décor d’Emmanuelle pour une chaloupe à fond plat, sous taud, avec moteur : TAINA nous accompagne avec JUSTIN, le pilotin. Le plein de fuel fait, nos réserves d’eau sont suffisantes. Le bord de mer rend le climat tropical très supportable.
Première passe : premier lac : l’état sauvage : des pêcheurs en pirogue rejoignent leurs villages sur les rives, des embarcadères de fortune font la joie de ribambelle d’enfants nus qui se baignent dans le canal, tandis que leurs mères, affairées, brossent d’improbables lessives. Les lacs vont se succéder sur 60 kilomètres.
Premier arrêt : une gare de chemin de fer de l’époque coloniale ; son chef de gare est en état d’ébriété : il nous décrit d’une bouche pâteuse la modernité qui gagne le pays : dix locomotives électriques suisses attendent à TANA leur motorisation pour être fonctionnelles. Une grand-mère de quarante ans, aux yeux mangés de glaucome, nous présente sa fillette dont la mère est morte en couche. Le violet de son paréo s’harmonise aux bougainvillées qui grimpent aux murs de la petite gare.
Quelques noirs zébus profitent du calme du trafic pour encombrer l’unique voie très étroite (70 cm)
Nous reprenons le chenal, au milieu de jacinthes d’eau, plantes envahissantes que les riverains tentent d’endiguer de façon dérisoire.
Nous atteindrons TAMATAVE dans des odeurs de déforestation d’eucalyptus, au milieu d’un quartier industriel d’hydrocarbures où d’inquiétantes stagnations brunes nous rappellent que la modernité est passée par là...
J + 6 : TAMATAVE ILE DE SAINTE MARIE : 200 KMS :
Parfois rien ne va plus et tout se déglingue : j’écris ce soir mon journal à la lumière d’une bougie et pourtant nous sommes dans un hôtel de catégorie 3 étoiles à l’île de Sainte Marie à l’EST de Madagascar.
Mais voilà depuis ce matin, les pénuries d’essence nous rattrapent : nous avons dû attendre quatre heures que notre chaloupe à destination de l’île soit approvisionnée en essence et l’hôtel n’est alimenté en électricité qu’une partie de la journée : l’eau chaude est là cependant et la douche est bien venue avant la piscine sur le lagon.
En effet, l’hôtel dispose d’une splendide piscine face à la mer et leurs deux surfaces, celle de la piscine et celle de la mer, se confondent au soleil couchant des Tropiques. : Nous dînerons aux chandelles ce soir.
Tout se déglingue encore : deux hôtels aux consonances proches « VONIVOLA » et VOHILAVA » ont été intervertis dans notre circuit : nous sommes descendus dans l’un au lieu de descendre dans l’autre : il nous en coûtera de découvrir l’âpreté au gain de la première hôtelière : nous serons désormais plus vigilants.
Ce n’est que partie remise : nous rejoindrons demain le VOHILAVA, sans réservation, à la nuit quatre fois moins chère, puisque la rumeur nous dit que les hôtels ne sont pas pleins.
Le stress et la fatigue cumulés de ces déboires successifs seront vite dissipés après quatre jours de repos dans l’île des pirates : le cimetière de la flibuste nous attend demain, les plages de sable blanc aussi, les lagons déserts, les pistes de sable en vélo, certainement les gargotes du vieux port tropical.
Mais chaque jour de voyage est un jour nouveau, notre expédition à la Paul BOWLES prend des airs d’aventures. Y attendre tous les jours un improbable cargo au port pour gagner MARONSETRA ?
J + 7 : les bungalows de l’île aux forbans :
Ça y est : après 7 jours de route, nous sommes enfin installés au bord du lagon. Aux bungalows de VOHILAVA, où nous pourrons enfin disposer d’un cybercafé. Le road book à la CHATWIN va passer aux 34 kilo-octets. Bien sûr, les aléas de l’alimentation électrique conditionnent l’envoi ou non du document, mais le propriétaire de l’hôtel s’engage sur l’envoi du fichier. À l’autre bout du monde, dans le froid de l’hémisphère Nord, un groupe d’amis va être submergé du journal d’un diariste qui n’a pu émettre de brousse. En effet, les bandes passantes des relais ne sont uniformes : l’émission des sms ou des cour riels est conditionné aux relais du serveur. INCH’ALLAH le NET et retour au bon vieux papier.
Aujourd’hui, ce fut la traversée de l’Ile à pied d’OUEST en EST (4 kilomètres) à travers un univers vallonné d’exploitations agricoles : un univers à la Jean-Jacques ROUSSEAU où les enfants barbotent dans l’eau à 28 ° du lagon. On comprend pourquoi les pirates, flibustiers et autres forbans avaient choisi cette île au XVII° et XVIIIe siècles pour cacher les trésors de leur flibuste.
STEVENSON s’est inspiré de leurs aventures pour rédiger « l’île au trésor ». Dans le regard de certains enfants et derrière la peau métissée de certains autres, on songe aux gênes de la « buse » célèbre pirate pendu haut et court à Saint Denis de la Réunion ou au Capitaine KIDD, pendu lui aussi à NEW-YORK au XVIII° siècle.
On pense aussi à Paul-Émile Victor à BORA-BORA. Pourquoi pas ?
J + 9 : 48 kms à vélo à la recherche d’un boutre :
Toujours sur l’île aux femmes ou l’île aux forbans(Sainte Marie) 57 kms de long et 4 kms de large, depuis 2 jours, il faut songer à préparer notre départ, par mer, bien entendu. Notre prochaine destinations est MAROENSETRA, port niché au Nord au bout d’un e profonde baie de 300 kms : la baie d’A1NTONGIL ou baie des baleines, lieu favori de reproduction de ces cétacés de juillet à septembre.
Cest décidé, nous ferons le voyage en boutre, rejoignant les grands écrivains voyageurs des mers du sud : MONFREID, CENDRARS, LONDON, CONRAD etc…
La côte EST, de juillet à décembre, produit vanille et litchis, girofles et poivres : pas de routes, de multiples bacs font que le trafic est essentiellement maritime : des boutres cabotent de-ci de là, au gré d’improbables chargements, sans cahier de route préfixe le chargement tenant lieu de nécessité : lorsqu’il s’agit de denrées périssables, les délais se raccourcissent. C’est ce que m’explique Hubert JOSEPH, le capitaine du boutre : son navire est chargé à mort, la limite du niveau de flottaison est atteinte, les colis de marchandises, entourés de raphia, ne laissent qu’un étroit couloir pour gagner la cabine du capitaine : soute et pont ne laissent aucun espace inutile : les conditions d’hébergement seront précaires.
Le voyage se fera de nuit : partis à 19 heures, nous devrions atteindre notre première escale : MANANARA sept heures plus tard, dans la nuit.
Les conditions météorologiques sont excellentes, la mer d’huile et la passe entre l’Ile et la grande Terre est tranquille. Si je m’engage sur le trajet, je devrai confirmer mon accord à JOSEPH sur son téléphone portable avant 18 heures : il nous attendra jusqu’à 19 heures. De retour à l’hôtel, je m’aperçois que tout mon linge a été donné à la lingerie et qu’il ne sera prêt que dans deux jours : alors, un autre boutre pour un autre voyage ?
J + 10 : LES DEUX LAGONS ET LA PASSE :
L’Ile Sainte Marie est composée d’une île-mère et tout au bout de la pointe SUD d’un îlot paradisiaque : l’île aux nattes. L’hôtel est à 5 kilomètres de la passe qui les sépare. Un autre hôtel, sur le promontoire, domine les deux lagons EST et OUEST. Je me baignerai dans les deux aujourd’hui. En partant les rejoindre, je décide de m’offrir un copieux déjeuner au PRINCESSE BORA LODGE, complexe hôtelier international, très éloigné du mode de vie de la population îlienne : il ne faut qu’y passer. Très vite, je reprends un chemin sauvage, bordé de zones humides, ou les riverains se lavent nus, ou lavent leur linge, vivant dans des huttes sommaires sur pilotis au milieu de leurs plantations. L’endroit est complètement primitif et le choc des civilisations entre le BORA LODGE et les autochtones îliens est surprenant.
Mon sentier est parsemé de litchis et de bananes, que je cueille au passage : les litchis ne sont pas encore très mûrs, les bananes sont vertes. Je boirai un jus de corossol au sommet de la pente.
Le lagon surgit côté EST : au loin, derrière la barrière de corail, l’océan Indien rugit : quelques épaves s’y sont fracassées.
Seul dans le lagon, avec mon masque et mon tuba, je joue à dénicher les concombres de mer, à compter les oursins de différentes couleurs, à effrayer d’étonnants poissons transparents.
La mer est chaude : au loin, dans la direction de l’île de La réunion, le ciel se charge de nuages menaçants : je rentrerai à pied à l’hôtel sous un crachin breton. Deux jours encore de farniente avant de reprendre la route à la recherche d’un cargo.
J + 11: A LA RECHERCHE DU CARGO FANTOME :
4 heures 30 ce matin : les informations et la rumeur nous annonçaient deux cargos mouillant au port de l’Ilot Madame arrivant de TAMATAVE et en partance pour le Nord. C’était notre destination : 5 heures au port : point de cargos. Ils avaient mouillé la veille et étaient repartis : y aurait-il d’autres passages ? nous choisissons la chambre d’hôtel avec vue sur le port pour surveiller les navires.
Les séquelles d’une piqûre d’oursin dans le lagon de VAVATE se sont transformées en infection doublée d’une inflammation de la rotule droite. Je marche de plus en plus difficilement : il faut arrêter le processus d’infection avant le trek prévu dans le parc de la péninsule de MASOALA.
Je vais consulter le docteur de l’Ile, prend mon tour après un papa et son enfant enfiévré et un ouvrier agricole qui s’est tranché profondément l’intérieur de la main. Mon tour arrive : le bon docteur fixe un ventilateur soufflant sur mon genou avant de procéder à la désinfection de la plaie qu’il gratte par sécurité : eau oxygénée, sérum anti-bactérien, antibiotiques et anti-inflammatoires : me voila réparé avec des médicaments offerts par le médecin.
Dans la cour de la case du médecin, des canards, des poules, une femme s’affaire à la cuisine tropicale, tandis qu’une somptueuse noire d’à peine dix huit ans, la fille du DOC, hésite entre son téléphone portable et son VTT.
Il pleut une pluie épaisse qui transforme l’atmosphère en jardin de serre.
Ma routarde et moi irons plutard nous recueillir sur la tombe de Sylvain ROUX, premier administrateur de l’Ile pour la Compagnie des Indes Orientales : je lui commenterai les armes sculptées sur le linteau du porche du Fort de la capitale : « Deux indiens, vêtus de pagne, coiffés de plumes, armés d’un arc, portent la couronne royale de France, surmontée d’un cartouche aux trois fleurs de lys, entouré de coquilles baroques.
J + 12 ! ILE SAINTE MARIE-MANOMPAINA : 70 KMS :
En fait, 12 KMS de mer entre l’Ile et la Grande-Terre, puis 48 kms de pistes et le franchissement de six bacs : ma compagne de route n’apprécie manifestement pas ce type d’approche : elle aurait préféré l’attente d’un improbable boutre entre l’Ile et MARONSETRA. Mais voilà, cela faisait 3 jours que je me levais à 5 heures du matin pour rejoindre le port en quête d’un passage. Ce matin, j’ai pris les billets d’une chaloupe à 5 heures 30 et l’ai tirée du lit pour un départ à 6 heures : la belle n’est pas contente… Nous n’avons même pas payé l’hôtel.
60 kmes de pistes en 4 heures : c’est dire l’état de la chaussée et nous sommes pourtant en saison sèche : notre chauffeur nous précise qu’il reste encore 80 kmes avant la prochaine étape : 80 kmes que nous devons franchir en six heures et qui seront encore plus difficiles.
Heureusement, au bout du monde, dans une baie sauvage, la baie de TINTINGUA, au bout d’un village de 5000 âmes, un hôtel de paillotes tenu par un chinois aux 24 petits-enfants : les sanitaires sont extérieurs, la salle de bains est réduite à 3 seaux : le lit à deux places va nous poser problème : je n’ai pas l’intention de dormir sur le plancher.
Quand je constate l’échec de notre route à deux, j’essaie de comprendre le stress de ma compagne de route : peut-être une angoisse ou une crainte à entrer dans un voyage où il n’y a ni goudron, ni feu rouge, où seul subsiste le challenge de réussir par le haut, sans possibilité de retour en arrière : j’avais choisi une tri athlète, à l’épreuve de l’endurance : je découvre une fille sans maîtrise d’elle : je crains qu’elle n’ait tout simplement peur à l’orée d’une forêt primaire dont on ne peut s’échapper que par la mer, quand un boutre se pointe à l’horizon.
J + 13 : SET-IN DANS LA BAIE DE TINTINGUA :
Ca y est : enfin seul : la compagne de route avec laquelle je voyageais depuis douze jours est partie ce matin privilégiant le 4 x 4 au boutre. Il faut dire que j’avais négocié avec l’ingénieur de la COLAS un passage sur un cargo ravitailleur prévu pour ce soir en direction de MANANARA.
Peut-être a-t-elle eu peur des conditions de voyage en mer ? nul ne le saura jamais et seul le hasard de la route devrait nous faire rencontrer. Je sais qu’elle poursuit sa route jusqu’à MARONSETRA comme moi, dans un jour ? dans 2 jours ?
En fait, le land Rover defender de notre taxi avait rendu l’âme : il a fallu improviser très rapidement une solution-relai : l’ingénieur de la Société COLAS n’avait pas de camion sur MANARA dans la journée : son cargo de ravitaillement était prévu dans la soirée : après vérification par radio, il a été convenu d’un rendez_vous pour le soir 17 heures : nous négocierons les conditions de voyage et de prix.
Il me semble plus confortable de rejoindre MANARA par la mer, après l’épisode d’hier en 4 x 4 avec le franchissement de six bacs. Les prochaines 24 heures devraient m’apporter une réponse à l’interrogation basique de ce voyage : l’approche par mer est-elle plus facile dans cette partie de l’île que l’approche terrestre ?
Je profite de cette halte forcée pour échanger avec deux jeunes françaises travaillant dans une association de coopération scolaire, stationnées pour un mois à l’hôtel. Un randonneur flamand me fait découvrir une approche différente de l’île : audacieuse, courageuse, voire téméraire : il n’hésite pas à camper dans les parcs naturels et dans les réserves : le monde est plein de rencontres surprenantes et enrichissantes.
J + 14: LE RAID BOUTRE TRANSFORME EN RAID CAMION D’ESSENCE :
5 heures du matin : le boutre de ravitaillement de l’entreprise COLAS annoncé par radio dans la nuit avec chargement et départ ce jour à 10 heures n’est pas arrivé : aucun bateau dans la baie de TINTINGUA. Je décide de rompre cette interminable attente et de rentrer sur TAMATAVE par la route : 280 kms dont 50 KMS de piste dure en saison sèche : il est 7 heures quand je prend la route à pied : je ne désespère pas de ma chance.
J’aurai ma chance : l’ingénieur de la COLAS, dépité de mon échec, me propose la cabine de son camion ravitailleur de Fuel qui va s’approvisionner de 8 tonnes de carburant à TAMATAVE.
Le chauffeur accepte généreusement de me prendre à bord, oubliant de me préciser qu’il a déjà chargé son aide chauffeur et une petite soubrette de l’hôtel : nous serons quatre dans la cabine du gros camion à partager les cahots, les soubresauts, les ressacs, les heurts, les balancements, les franchissements de bacs et de marigots, de ponts à la limite de la rupture, les barrières de sable humide de la pluie de la nuit.
Et le monstre hurlant de toutes ses trompes, repoussants vélos, petits marchands, enfants des écoles, poules et autres animaux sur 280 kms.
Heureusement le goudron surgit là où l’on ne l’attendait plus et l’énorme engin mettra moins de trois heures à la barbe de tous les gendarmes qu’il effraie, pour couvrir le reste du parcours.
Retour à la case départ, dans le motel face à l’océan qui rugit, dans la ville de tous les dangers : TAMATAVE, à l’atmosphère à la Graham GREEN, aux relents de VIETNAM.
Je me jette dans la première librairie pour acheter les journaux du jour et feuilleter l’offre de romans : la halte sera bienvenue, avec alternance de plages, de farniente, de terrasses, de shopping, après trois jours de brousse intense.
Chic, mon portable capte à nouveau.
J + 15 : TAMATAVE, LA HAVANE OU HANOI ?
J’ai passé la journée à me réhabituer aux délices ou aux noirceurs de la modernité : après trois heures de cybercafé, je me suis jeté dans la moiteur étouffante de cette capitale tropicale, tracée en damiers par les colons franchis.
Des hommes chevaux tractent un pousse-pousse haut sur roue, et trottent entre un flot de mobylettes, de scooters, de motos, lui-même submergé par de gros 4 x 4 rutilants, aux vitres fumées.
La misère est là, aussi, avec les gosses des rues en haillons, les marchands d’objets « tombés du camion », les lépreux dont les membres rabougris sollicitent l’aumône du passant.
Une impression de vie incroyable où les gargotes les plus sommaires poussent aux pieds des banians, entre deux égouts à ciel ouverts.
J’ai refait le parcours de la vieille ville, de la place BIENAIME, spécificité historique de TAMATAVE, plantée d’une allée de banians géants, à l’ombre très fraîche, contemplé le vieil hôtel à arcades, à colonnes et balustres, mesuré l’état de sa décrépitude : qu’il serait beau, blanchi et restauré, peut-être ferait-il des envieux dans un pays où le succès vous rend suspect ?
A l’heure étouffante de midi, sur la jetée qui longe le port, un restaurant de bambous ouvert aux alizés m’a régalé d’un plateau de fruits de mer à la malgache (frits avec beaucoup trop d’huile…)
Seul sous une varangue de bambou, face à l’océan et aux tankers, j’ai longtemps médité sur la séduction des tropiques, sur leur langueur moite, les peaux brunes des serveuses. N’est pas RIMBAUD qui veut. De nombreux écrivains voyageurs y ont perdu leur âme, et en perdant leur âme, leur plume.
Il n’en faudrait pas beaucoup pour que TAMATAVE retrouve sa splendeur coloniale : le consulat britannique en est l’exemple.
Je n'ai pas l'impression que ce type de vacances en bord de mer soit encore ma Tasse de thé. Certes les 14 premiers jours du raid avaient été intenses en découvertes et en rencontres, il fallait bien se poser. Mais j'ai du mal à m'inscrire dans un rythme de vacancier au bord de l'océan indien. Alors, je rythme mes journées: petit dèj' chez Cathy, rendez-vous des coloniaux retraités où j'attrape au passage de savoureux accents du sud de la France contant leurs déboires de retraités locaux. Puis séance de cybercafé où je me débats avec l'envoi de mon journal de route, je rentre dans ma boîte Internet, vérifie l'état de mon compte bancaire... Je rejoins le centre ville, ne dédaigne pas le passage dans un supermarché climatisé où j'observe le devenir des fruits tropicaux que j'ai vus sur les étals des marchands du Bazar BE. L'alliance française occupe une belle case créole datée de I885, aux couleurs blanches et vertes, revêtue de bardeaux, aux planchers de palissandre: l'endroit est remarquablement entretenu. On rêve d'un TAMATAVE qui retrouverait ses lustres d'antan et ses belles demeures coloniales. Je m'amuse à les repérer, au hasard de mes promenades, cachées derrière des appentis, transformées en gargotes, leurs toits de zinc délabrés, elles existent encore de ci de là. Je termine la matinée à la librairie, presse internationale, littérature exotique, locale ou de grands voyageurs: j'hésite entre Mohamed Dib, l'algérien, et Thomas BERNHARD, l'autrichien ou le journal de voyage d'IDA PFEIFER. Jus de mangue, jus de corossol, de bananes ou d'ananas, j'irai déjeuner dans un restaurant de fruits de mer sur la jetée avant de rejoindre ma case. Il me tarde de reprendre mon voyage interrompu. Mais mon ami des hauts plateaux ne m'incite pas à le rejoindre: la saison des pluies a commencé, il y fait froid et humide: le petit train de FIANANRANTSOA attendra encore un peu.
J + 15: L'ANARCHISTE ITALIEN:
Je sortais des locaux de l'Alliance franchise dont j'avais fait l'inventaire du fond, en particulier du rayon "histoire de l'art" qui m' a paru très fourni et où je me suis abonné en "passager": EROS ROMAIN de Jean Noël ROBERT et "quand les gaulois étaient romains" de Florence BECK, quand après avoir lu le Canard Enchainé à la terrasse de l'Hoel JOFFRE, je me suis laissé tenté par les pizzas de l'italien du Perroquet Bleu (Plan C2-30 du Guide du routard 2007) Et là, changement de planète: trônant au milieu de ses petites serveuses, un italo-belge de 56 ans, ravagé par l'alcool et les Tropiques, le cerveau mité, vous reçoit sur des airs de Brassens et de BREL au cri de "Vive l'anarchie" Docteur en économie (ex) fils de diplomate italien à l'origine des institutions européennes, enfant de mère belge, le pauvre homme qui a connu mai 68 à 17 ans et rencontré CHE GUEVERA, ne vit plus que dans un monde brumeux ravagé par l'alcool. Sa femme malgache tient d'une main ferme l'établissement, sans pour autant contrôler l'activité de ses serveuses. Hier soir, l'une d'entre elles a voulu pousser le service jusqu'à ma chambre d'hôtel, service que j'ai poliment décliné. Lorsque je rentre le soir à mon hôtel, les jeunes filles me proposent de m'entourer de leur tendresse tarifée: je ne voudrais pas troubler la sérénité de mon voyage par l'exploitation de cette détresse, même si je constate au quotidien l'effrayant tourisme sexuel de vieux blancs, certainement de ma génération. C'est à croire qu'il y a une forme de tolérance locale à cette forme d'exploitation et de rétribution. Certains malgaches à qui l'on s'ouvre de ces attitudes sont cependant choqués par ces comportements: la vieille EUROPE n'exporte pas le meilleur d'elle-même. J + 16: RENDEZ-VOUS AVEC MATISSE ET PIERRE LOTI:
C'est en lisant "sur des mers inconnues, BOUGAINVILLE, COOK et LAPEROUSE" que je déniche un extrait de carnets et correspondances de MATISSE:
"l'île déserte n'existe pas. Nos soucis d'européens nous y accompagnent. Or, dans cette île, il n'y avait pas de soucis. les européens s'y ennuyaient. Ils y attendaient confortablement la retraite dans une étouffante torpeur et ils ne faisaient rien pour se sortir de cette torpeur, pour remplir, ignorer l'ennui: ils ne réfléchissaient même plus. Au-dessus d'eux, autour d'eux, il y avait cette merveilleuse lumière du premier jour, la magnificence; mais ils ne goûtaient même plus tout celà. Un beau pays en sommeil dans l'éclatement du soleil...."
Paraphrasant Pierre LOTI dans le mariage de LOTI:
"qui peut dire où réside le charme d'un pays...il y a dans le charme malgache beaucoup de cette tristesse étrange qui pèse sur toutes ces îles de l'Océanie: l'isolement dans l'immensité de l'Océan Indien, le vent de la mer, le bruit des brisants, l'ombre épaisse, la voix triste des malgaches qui circulent en chantant au milieu des tiges de cocotiers. On s'épuise à saisir, à exprimer, effort inutile, ce quelque chose s'échappe et reste incompris." "On voyage dans cet heureux pays comme eût voyagé aux temps de l'âge d'or, si les voyages eussent été inventés à cette époque reculée. Il n'est besoin d'emporter avec soi, ni armes, ni provisions, ni argent: l'hospitalité vous est offerte partout, cordiale et gratuite (???) Et dans toute l'île, il n'existe d'autres animaux dangereux que quelques colons européens, encore sont-ils rares et à peu près localisés dans les villes...."
Ces deux textes ont provoqué en moi une résonance sur mon voyage présent: hélas, je ne suis ni LOTI, ni MATISSE, mais année après année, je marche inconsciemment sur leurs traces.
J + 17: Dimanche sous les TROPIQUES:
A la lecture des guides de voyage, j'ai cru comprendre que l'activité de tous est suspendue le dimanche. La petite serveuse de mon self indien m'a prévenu hier au soir: elle se consacrera demain à sa famille, à la blanchisserie et à la sieste: le restaurant sera fermé. Je me suis rabattu au salon de thé SAIDI, aux prix multipliés par deux, je ne saurai me passer de petit déjeuner. La ville est morte, les kiosques à journaux sont fermés, le bazar BE sommeille, les grands hôtels assurent le minimum, même mon cyber-café préféré est fermé, les grands convois routiers sont arrêtés à la gare routière, chauffeurs et aide chauffeurs s'affairent sous le moteur, les essieux sont démontés...
Malgré la provision de livres que j'ai pris la précaution de faire pour le week-end, je crains qu'il ne faille me résoudre à la plage, aux restaurants de bord de mer: drôle de vacancier: je ne suis pourtant pas Gide DU VOYAGE AU CONGO JE pencherai plutôt pour le CELINE DU voyage au bout la nuit. Encore que je sois un Bardamu plutôt velléitaire. Il faudra que je relise LE VOYAGE si je le trouve à l'alliance française.
Je regrette aussi de ne pas avoir les moyens techniques de réaliser un reportage ethnique dans ce port de l'océan indien : vieux colons aux faciès d'alcooliques, indiens à calottes et barbes blanches, chinois en short affairé à sa boutique, chinoise en short comptant avec sérieux l'arrivée des ballots dans son entrepôt, métisse mérina - betsimsmaraka, dont on distingue plus ni les traits mélanésiens, ni les traits bantous, noir musulman portant avec rigueur ses signes religieux distinctifs: caftan, barbe et gandoura, les hommes chevaux, usés par tant de courses de pousse-pousse, dont les silhouettes longilignes soulignent la fatigue et la misère de leur condition....
J + 18 : BLUES TROPICAL:
aux deux tiers de mon séjour, à dix jours de mon retour by plane en métropole, je m'interroge sur mes vacances îliennes. Redoutant les gargotes du dimanche, je m'étais fait une joie de ne manger que des produits locaux: bananes, ananas, thon, à profusion sur les étals, qui devraient apaiser la misère au soleil... L'excès de ce régime local m'a barbouillé ou est-ce la savarine, l'antipaludéen ? Si bien que je vois tout en noir ce matin, que je ressens aussi tout en noir: l'humidité m'insupporte, les odeurs que l'humidité amplifie me semblent plus fortes que d'habitude, particulièrement les gaz d'échappement. On pourrait croire que ce port d'à peine 100.000 habitants est à l'abri de la pollution automobile qui rend TANA si insupportable. Il n'en est rien : l'absence de réglage des moteurs instille une odeur persistante de gaz_oil que l'humidité amplifie.
Il n'y a que l'odeur des clous de girofles séchant au soleil sur leurs nattes qui trouve grâce à mon nez.
Je reviendrai sur les odeurs constantes des tropiques, odeurs de fruits pourris, de cloaques, parfums d'épices, embruns rentrant à l'intérieur des terres: on ne trouve ici nulle odeur de sécherie de poissons à l'africaine, la fébrilité de la météo où dans la même journée on passe d'un soleil implacable aux alizés marins, où bleu du ciel alterne avec crachin, nuit et jour, influe sur le caractère et l'humeur.
Mon humeur noire de tout à l'heure s'en est allée à la terrasse d'un grand hotel où j'ai calmé ma faim du week-end et reposé mes premières sudations.
J'oublie de dire que la fréquentation de SENEQUE, de CATULLE, d'OVIDE, de TERTULLIEN et des meilleurs médecins de l'antiquité dans EROS ROMAIN de Jean-Noel ROBERT m'a convaincu de notre précarité et par conséquent de l'utilité du CARPE DIEM.
Sur ce, je hèle un pousse-pousse, prénommé Jackie, pour me conduire au Cybercafé dire bonjour à mes amis de l'hémisphère nord.
J + 19 :
Dernier jour à TAMATAVE : j'ai résilié mon abonnement à L'alliance franchise locale: demain, je remonté à la capitale en minibus: 7 heures de route à Gravir l'escarpement des hauts plateaux : mais au bout : 1400 m de tropical D'altitude, presque le Kenya... Désormais, je me régale en pousse-pousse : j'ai enfin compris que c'est un moyen Très efficace de lutter contre les grandes chaleurs, surtout sous l'auvent Protecteur, c'est aussi un moyen d'aider les "pauvres hommes chevaux" dans leur Quête d'argent quotidien. Le premier de mes "hommes chevaux" s'appelle Jackie : il patiente à chacune de mes Courses: nous avons sympathisé au point qu'il m'a confié souffrir d'une infection urinaire, je lui fournirai dès que possible l'essentiel de mon stock d'antibiotiques. Je ne regarde plus au prix de mes courses: j'achète à l'avance mes courses de la mi-journée. Et comme il fait très chaud, que mes "hommes chevaux transpirent plus qu'il ne faut( et à ma place) je ne suis pas regardant sur les pourboires. Midi Deux heures : j'irai pratiquer mon sport favori : mes vingt bassins, dans une eau de piscine qui doit approcher les 30°(ceci pour mes lecteurs franchis...)(le maître nageur m'avait annoncé 24 °, mais je crois qu'il a sous-estimé la température de sa piscine... Au bout de sept jours de séjour, j'ai acquis un rythme de croisière et le climat aidant, me suis coulé dans l'émoliance de la vie locale..
Le muezzin égrène comme à Tanger, cinq fois par jour, les sourates du prophète et TAMATAVE se souvient d'avoir été arabe, hollandaise, chinoise, pakistanaise, un peu européenne, mais si peu...
Les belles tamataviennes, allongées au fond de leur hauts pousse-pousses, jupes fendues et longues chevelures, guettent les étrangers à l'ombre de leur auvent...
J + 20
AUBERGE DU CHEVAL BLANC( 900 m de l'aéroport international)
17 : je dîne frugalement d'une soupe de légumes et de riz blanc, tourmenté depuis trois jours de troubles gastriques dus sans doute à mes excès de jus naturels. La journée a été dense : levé à 5 heures, parti à 7 heures en minibus de 15 places de TAMATAVE pour gagner la capitale des hauts plateaux, placé remarquablement, j'ai pu goûter à la magnificence des paysages de l'"île sanctuaire" ( torturé cependant par une diète qui me semblait nécessaire) Aussi, quand le minibus s'est arrêté pour le déjeuner, je n'ai pas voulu aggraver mon cas, je n'ai bu que du yaourt liquide et je me gave d'anti-infectieux intestinaux...je redoute surtout la honte d'être obligé d'arrêter le bus pour me réfugier derrière un cocotier...
14 H 30 : arrivée à la capitale où la misère m'étreint de nouveau: certes l'altitude( de 1200 à 1400 mètres tempère mes ardeurs et les ardeurs tropicales, mais la vue des paysans des hauts plateaux et surtout des femmes, repiquer les rizières nouvellement mises en eau, constater qu'ils doivent aussi lutter contre le froid couverts de vêtements en lambeaux, m'empêche de goûter pleinement la splendeur des paysages. L'accession à la capitale se fait par paliers successifs: les zones de forêts primaires témoignent encore de l'état du passé récent de l'île, mais les zones de brulis grignotent inexorablement pentes et collines ( pour le charbon de bois et la pratique de la culture sur brulis)
En mon for intérieur, je fais le pari de l'Agence de Voyages: si celle-ci dispose d'un départ pour demain, je lui demande de le valider ou bien dans le cas contraire je patienterai une semaine à attendre le prochain vol: l'agence n'a jamais été aussi performante: mon billet est validé pour 7 H 15 demain matin : arrivée à ORLY_SUD I9 H. (il fait 8° en FRANCE...)
je m'offre une bouteille de grand cru d'ANTSIRABE pour fêter mon départ.
J + 21: VACUITE DES AEROPORTS:
Le temps semble comme suspendu dans les aéroports: on n'est déjà plus d'ici, mais on n'est pas encore là-bas: de cette suspension dans l'espace, le temps prend une consistance à la fois élastique et spongieuse: les heures s'écoulent sans fracas, les rencontres sont facilitées et opportunes: les conversations s'engagent facilement. On pense à LOST IN TRANSLATION de Sofia COPPOLA : on a envie de retenir les personnes que l'on croise, baignant d'une empathie qu'on n'aurait pas à d'autres moments. Même les SMS sont suspendus : le correspondant ne connaît plus votre localisation précise: cette perte de consistance du temps se vérifie dans l'absence de mémoire que l'on a de ces multiples instants passés dans les ports ou les aéroports: il n'y a pas de lieu aussi immatériel qu'un aéroport: la mémoire de ces lieux ne resurgit que lorsqu'on revient sur ses traces.
Décrire l'attente, décrire le passage des formalités bureaucratiques, décrire le regard de ceux qui nous voient partir, de ceux qui en rêvent, de ceux qui partent meurtris par le voyage, par des histoires cabossées que racontent les improbables bagages ( surtout dans le Tiers-Monde) la légèreté des bagages de certains ("les semelles de vent d'Arthur RIMBAUD") le bagage égoïste et cadenassé de l'occidental, la malle de raphia et d'osier de l'autochtone, il ne manque que les poulets et les canards vivants du TAXI-BE pour rendre l'ambiance d'un aéroport malgache.
Je laisse derrière moi un monde de vie, de chaleur et de misère, qu'en sera-t-il ce soir dans les brumes d'un aéroport européen ? Fin de l'entracte, mais est ce un entracte, n'est ce pas la farce de la vie que ce kaleidoscope de sons, d'images et d'odeurs, de bruits et de fureurs...où es tu mon bon WILLIAM ?
L’arrivée sur Tana à 4 heures 40 (heures francaises) est un peu plus désolante à chaque fois : les hauts plateaux de l’Imerina que l’on avait conservés en mémoire verdoyants et humides ne sont plus que parsemés de tâches vertes de rizières et de forêts.
La latérite a pris le pas sur les paysages balinais d’antan, les rizières sont désormais désertées au profit de terrains vagues promis à la construction.
L’impression subsiste néanmoins que Madagascar ne s’est pas effondrée comme les médias persistent à nous le faire croire.
Non, une impression de propreté nouvelle : les routes disposent désormais d’un terre-plein central planté de fleurs, de-ci de là, les jacarandas sont en fleur et le bleu léger de leurs fleurs couvre les abords des lacs, les flancs de coteaux, d’un surprenant printemps.
Cheminant dans la ville haute, ou autour d’une table de terrasse avec vita gazy(l’eau minérale malgache), la population nous apparaît toujours affairée, chacun pressé de retrouver qui son foyer, qui son bureau, qui son échoppe, poursuivant cette obsession de travailler pour manger, avec en plus une dignité que l’on tient à préserver, employé, petite bonne, femme au foyer en course, soin d’être propre, voire élégant, dans des habits certes défraîchis, ravaudés que l’on perçoit parfois comme étant de seconde main.
Ce n’est que dans la ville basse qu’apparaissent vraiment les îlots de pauvreté : une femme est étendue, amaigrie, somnolente contre la devanture d’un commerce.
Des enfants marchandent en vain d’improbables cartes postales dans l’espérance d’un cahier d’écolier : la pauvreté est toujours là…
J + 2: TANA toujours :
J’ai attendu longuement ma partenaire de voyages, d’abord au bar de l’Hotel Colbert, puis ensuite au salon de thé du même hôtel. Sachant pertinemment que « ma routarde » finirait par arriver, je me suis plongé dans la presse locale pour constater que les nouvelles d’ici n’étaient pas différentes des nôtres : augmentation du prix de l’essence, prévarication au Ministère des Finances, criminalité, délinquance routière…
Le cours de la monnaie malgache s’effondre toujours. Le président, en instance de réélection, n’est pas crédité d’un bilan satisfaisant d’éradication de la grande pauvreté, les classes moyennes s’effondrent… Le prix du litre d’essence est 26 fois, en échelle de revenus comparés, celui du prix de l’essence européen.
Les hommes d’affaires du Colbert colportent toujours, avant de rejoindre leur bureau, les mêmes saillies d’insécurité ou de sentiment d’insécurité : mais voient-ils les mêmes choses que moi ?: ce matin, à l’aube, j’ai trouvé un père de famille qui fouillait en compagnie de ses deux jeunes enfants une poubelle afin d’en revendre au poids ou en volume les plastiques ou les bouteilles qu’ils dénicheront : je lui ai glissé furtivement l’équivalent du prix de quelques kilos de plastiques revendus : cela lui permettra-t-il de manger ou de vivre un jour ou deux de plus ?
Désormais je me délaisse de la sollicitation des jeunes mendiantes avec enfant au sein avec des billets de plus en plus lourds (toutes choses relatives par ailleurs…) Cela n’allège plus ma mauvaise conscience… Heureusement, je partage un modeste hôtel à 8 euros avec une missionnaire protestante zambienne : nous échangeons quelques mots d’anglais au « breakfast » et mon Anglais n’a jamais été aussi correct : elle m’a soufflé ce matin le mot de « voyageur de l’underground » me concernant, parce que je lui refusais le qualificatif de « touriste » ou « d’homme d’affaire » dont elle voulait m’affubler.
J +3 : TANA-- LE CANAL DES PANGALANES : 270 KMS
Nous sommes descendus des hauts plateaux de l’Imerina, en nous dégageant peu à peu de l’étouffante pollution de la capitale, des rizières ruinées ou dévastées pour retrouver les paysages traditionnels de la campagne malgache.
Notre chauffeur nous a désigné au loin une grande décharge fumante, celle des Katemi (petits mendiants) de TANA, comme celle où le père PEDRO recueille les enfants.
Dans la montagne toute proche : un village de 17.000 anciens mendiants, retirés de la décharge, qui retrouvent peu à peu leur dignité.
C’était jour de week-end, et les grands convois de poids lourds reliant le port de la côte EST à la capitale, se sont fait rares. La route, toujours aussi tourmentée, de plus en plus dévastée sur ses abords par des feux de déforestation, nous permet de plonger dans quelques rares vallées couvertes encore de forêt primaire, comme pour nous rappeler qu’elles étaient là avant les hommes, et avant que les hommes ne les détruisent…
Au loin, le bruit lancinant d’une cognée nous rappelle le mal qui ronge l’île Rouge…La Grande Ile ne sera plus bientôt, comme HAITI, qu’une terre de latérite stérile…
Aux pieds des grandes falaises des hauts plateaux, l’étendue se fait vallonnée et riante, de petits villages de huttes sur pilotis clairsemés le long de la route, des habitants qui trottent le long des chemins, des petites vendeuses d’écrevisses dans leur écrin de raffia, des bananes séchées.
De loin en loin, les gargotes des chauffeurs routiers.
Nous atteindrons très vite une courte piste sablonneuse récemment refaite, un premier gué que notre taxi franchit allègrement, le village de paillotes au bord de la lagune : l’au à peine saumâtre, chaude comme savent l’être les eaux des mers du Sud, notre premier bain de notre grande randonnée.
J + 4: MANAMBANO – RESERVE DU PALMARIUM : 24 KMS :
Nous avons basculé de la fraîcheur des hauts plateaux à l’émollient de la côte EST. Le village de paillotes, au bord de la lagune, est déserté de ses touristes de haute saison. Nous prenons le départ en chaloupe sur le Canal des Pangalanes, une longue lagune de 270 kms qui sépare la grande île de l’Océan Indien.
Le long bateau au fond plat est gouverné par un pilotin très secret dont nous ne connaîtrons pas le nom. TAINA, l’hôtesse qui nous accompagne, mise à disposition par l’hôtel, n’a que 19 ans et semble faire son apprentissage : elle commente avec beaucoup de sérieux le dépliant d’une agence concurrente que nous lui avons fait découvrir.
Les paysages, banals au début, se doublent très vite de passages de gué où le fond plat se révèle fort utile, puis l’on glisse dans de longues passes étroites, le long de la ligne de chemin de fer construite par GALLIENI en I896, pour rejoindre les eaux du lac IRANGUY.
Débarquement à la réserve du Palmarium : deux heures durant, nous arpenterons une forêt et un arboretum tropical reconstitué : ébènes, acajous, bois de roses, arbres du voyageur, côtoient sisals et aloes, tandis que des orchidées géantes colonisent les grands arbres.
Gousses de vanille, poivres gris, roses et noirs, cannelle, girofliers, mangoustaniers, l’île aux épices et bien réelle, avec ses caféiers robusta et arabica.
Quelques iguanes nains sur notre parcours avant que les cris de ralliement de BRUNO notre guide nous fassent rejoindre une hétérogène tribu de lémuriens : indris, macacaos, lémur corona tus, varis etc. Les feuilles de certaines herbes médicamenteuses nous rappellent parfois le bonbon des Vosges ou les extraits de flagrances de parfums contemporains, aux racines très anciennes…
J + 5: PANGALANES – TAMATAVE : 60 KMS :
On quitte un décor d’Emmanuelle pour une chaloupe à fond plat, sous taud, avec moteur : TAINA nous accompagne avec JUSTIN, le pilotin. Le plein de fuel fait, nos réserves d’eau sont suffisantes. Le bord de mer rend le climat tropical très supportable.
Première passe : premier lac : l’état sauvage : des pêcheurs en pirogue rejoignent leurs villages sur les rives, des embarcadères de fortune font la joie de ribambelle d’enfants nus qui se baignent dans le canal, tandis que leurs mères, affairées, brossent d’improbables lessives. Les lacs vont se succéder sur 60 kilomètres.
Premier arrêt : une gare de chemin de fer de l’époque coloniale ; son chef de gare est en état d’ébriété : il nous décrit d’une bouche pâteuse la modernité qui gagne le pays : dix locomotives électriques suisses attendent à TANA leur motorisation pour être fonctionnelles. Une grand-mère de quarante ans, aux yeux mangés de glaucome, nous présente sa fillette dont la mère est morte en couche. Le violet de son paréo s’harmonise aux bougainvillées qui grimpent aux murs de la petite gare.
Quelques noirs zébus profitent du calme du trafic pour encombrer l’unique voie très étroite (70 cm)
Nous reprenons le chenal, au milieu de jacinthes d’eau, plantes envahissantes que les riverains tentent d’endiguer de façon dérisoire.
Nous atteindrons TAMATAVE dans des odeurs de déforestation d’eucalyptus, au milieu d’un quartier industriel d’hydrocarbures où d’inquiétantes stagnations brunes nous rappellent que la modernité est passée par là...
J + 6 : TAMATAVE ILE DE SAINTE MARIE : 200 KMS :
Parfois rien ne va plus et tout se déglingue : j’écris ce soir mon journal à la lumière d’une bougie et pourtant nous sommes dans un hôtel de catégorie 3 étoiles à l’île de Sainte Marie à l’EST de Madagascar.
Mais voilà depuis ce matin, les pénuries d’essence nous rattrapent : nous avons dû attendre quatre heures que notre chaloupe à destination de l’île soit approvisionnée en essence et l’hôtel n’est alimenté en électricité qu’une partie de la journée : l’eau chaude est là cependant et la douche est bien venue avant la piscine sur le lagon.
En effet, l’hôtel dispose d’une splendide piscine face à la mer et leurs deux surfaces, celle de la piscine et celle de la mer, se confondent au soleil couchant des Tropiques. : Nous dînerons aux chandelles ce soir.
Tout se déglingue encore : deux hôtels aux consonances proches « VONIVOLA » et VOHILAVA » ont été intervertis dans notre circuit : nous sommes descendus dans l’un au lieu de descendre dans l’autre : il nous en coûtera de découvrir l’âpreté au gain de la première hôtelière : nous serons désormais plus vigilants.
Ce n’est que partie remise : nous rejoindrons demain le VOHILAVA, sans réservation, à la nuit quatre fois moins chère, puisque la rumeur nous dit que les hôtels ne sont pas pleins.
Le stress et la fatigue cumulés de ces déboires successifs seront vite dissipés après quatre jours de repos dans l’île des pirates : le cimetière de la flibuste nous attend demain, les plages de sable blanc aussi, les lagons déserts, les pistes de sable en vélo, certainement les gargotes du vieux port tropical.
Mais chaque jour de voyage est un jour nouveau, notre expédition à la Paul BOWLES prend des airs d’aventures. Y attendre tous les jours un improbable cargo au port pour gagner MARONSETRA ?
J + 7 : les bungalows de l’île aux forbans :
Ça y est : après 7 jours de route, nous sommes enfin installés au bord du lagon. Aux bungalows de VOHILAVA, où nous pourrons enfin disposer d’un cybercafé. Le road book à la CHATWIN va passer aux 34 kilo-octets. Bien sûr, les aléas de l’alimentation électrique conditionnent l’envoi ou non du document, mais le propriétaire de l’hôtel s’engage sur l’envoi du fichier. À l’autre bout du monde, dans le froid de l’hémisphère Nord, un groupe d’amis va être submergé du journal d’un diariste qui n’a pu émettre de brousse. En effet, les bandes passantes des relais ne sont uniformes : l’émission des sms ou des cour riels est conditionné aux relais du serveur. INCH’ALLAH le NET et retour au bon vieux papier.
Aujourd’hui, ce fut la traversée de l’Ile à pied d’OUEST en EST (4 kilomètres) à travers un univers vallonné d’exploitations agricoles : un univers à la Jean-Jacques ROUSSEAU où les enfants barbotent dans l’eau à 28 ° du lagon. On comprend pourquoi les pirates, flibustiers et autres forbans avaient choisi cette île au XVII° et XVIIIe siècles pour cacher les trésors de leur flibuste.
STEVENSON s’est inspiré de leurs aventures pour rédiger « l’île au trésor ». Dans le regard de certains enfants et derrière la peau métissée de certains autres, on songe aux gênes de la « buse » célèbre pirate pendu haut et court à Saint Denis de la Réunion ou au Capitaine KIDD, pendu lui aussi à NEW-YORK au XVIII° siècle.
On pense aussi à Paul-Émile Victor à BORA-BORA. Pourquoi pas ?
J + 9 : 48 kms à vélo à la recherche d’un boutre :
Toujours sur l’île aux femmes ou l’île aux forbans(Sainte Marie) 57 kms de long et 4 kms de large, depuis 2 jours, il faut songer à préparer notre départ, par mer, bien entendu. Notre prochaine destinations est MAROENSETRA, port niché au Nord au bout d’un e profonde baie de 300 kms : la baie d’A1NTONGIL ou baie des baleines, lieu favori de reproduction de ces cétacés de juillet à septembre.
Cest décidé, nous ferons le voyage en boutre, rejoignant les grands écrivains voyageurs des mers du sud : MONFREID, CENDRARS, LONDON, CONRAD etc…
La côte EST, de juillet à décembre, produit vanille et litchis, girofles et poivres : pas de routes, de multiples bacs font que le trafic est essentiellement maritime : des boutres cabotent de-ci de là, au gré d’improbables chargements, sans cahier de route préfixe le chargement tenant lieu de nécessité : lorsqu’il s’agit de denrées périssables, les délais se raccourcissent. C’est ce que m’explique Hubert JOSEPH, le capitaine du boutre : son navire est chargé à mort, la limite du niveau de flottaison est atteinte, les colis de marchandises, entourés de raphia, ne laissent qu’un étroit couloir pour gagner la cabine du capitaine : soute et pont ne laissent aucun espace inutile : les conditions d’hébergement seront précaires.
Le voyage se fera de nuit : partis à 19 heures, nous devrions atteindre notre première escale : MANANARA sept heures plus tard, dans la nuit.
Les conditions météorologiques sont excellentes, la mer d’huile et la passe entre l’Ile et la grande Terre est tranquille. Si je m’engage sur le trajet, je devrai confirmer mon accord à JOSEPH sur son téléphone portable avant 18 heures : il nous attendra jusqu’à 19 heures. De retour à l’hôtel, je m’aperçois que tout mon linge a été donné à la lingerie et qu’il ne sera prêt que dans deux jours : alors, un autre boutre pour un autre voyage ?
J + 10 : LES DEUX LAGONS ET LA PASSE :
L’Ile Sainte Marie est composée d’une île-mère et tout au bout de la pointe SUD d’un îlot paradisiaque : l’île aux nattes. L’hôtel est à 5 kilomètres de la passe qui les sépare. Un autre hôtel, sur le promontoire, domine les deux lagons EST et OUEST. Je me baignerai dans les deux aujourd’hui. En partant les rejoindre, je décide de m’offrir un copieux déjeuner au PRINCESSE BORA LODGE, complexe hôtelier international, très éloigné du mode de vie de la population îlienne : il ne faut qu’y passer. Très vite, je reprends un chemin sauvage, bordé de zones humides, ou les riverains se lavent nus, ou lavent leur linge, vivant dans des huttes sommaires sur pilotis au milieu de leurs plantations. L’endroit est complètement primitif et le choc des civilisations entre le BORA LODGE et les autochtones îliens est surprenant.
Mon sentier est parsemé de litchis et de bananes, que je cueille au passage : les litchis ne sont pas encore très mûrs, les bananes sont vertes. Je boirai un jus de corossol au sommet de la pente.
Le lagon surgit côté EST : au loin, derrière la barrière de corail, l’océan Indien rugit : quelques épaves s’y sont fracassées.
Seul dans le lagon, avec mon masque et mon tuba, je joue à dénicher les concombres de mer, à compter les oursins de différentes couleurs, à effrayer d’étonnants poissons transparents.
La mer est chaude : au loin, dans la direction de l’île de La réunion, le ciel se charge de nuages menaçants : je rentrerai à pied à l’hôtel sous un crachin breton. Deux jours encore de farniente avant de reprendre la route à la recherche d’un cargo.
J + 11: A LA RECHERCHE DU CARGO FANTOME :
4 heures 30 ce matin : les informations et la rumeur nous annonçaient deux cargos mouillant au port de l’Ilot Madame arrivant de TAMATAVE et en partance pour le Nord. C’était notre destination : 5 heures au port : point de cargos. Ils avaient mouillé la veille et étaient repartis : y aurait-il d’autres passages ? nous choisissons la chambre d’hôtel avec vue sur le port pour surveiller les navires.
Les séquelles d’une piqûre d’oursin dans le lagon de VAVATE se sont transformées en infection doublée d’une inflammation de la rotule droite. Je marche de plus en plus difficilement : il faut arrêter le processus d’infection avant le trek prévu dans le parc de la péninsule de MASOALA.
Je vais consulter le docteur de l’Ile, prend mon tour après un papa et son enfant enfiévré et un ouvrier agricole qui s’est tranché profondément l’intérieur de la main. Mon tour arrive : le bon docteur fixe un ventilateur soufflant sur mon genou avant de procéder à la désinfection de la plaie qu’il gratte par sécurité : eau oxygénée, sérum anti-bactérien, antibiotiques et anti-inflammatoires : me voila réparé avec des médicaments offerts par le médecin.
Dans la cour de la case du médecin, des canards, des poules, une femme s’affaire à la cuisine tropicale, tandis qu’une somptueuse noire d’à peine dix huit ans, la fille du DOC, hésite entre son téléphone portable et son VTT.
Il pleut une pluie épaisse qui transforme l’atmosphère en jardin de serre.
Ma routarde et moi irons plutard nous recueillir sur la tombe de Sylvain ROUX, premier administrateur de l’Ile pour la Compagnie des Indes Orientales : je lui commenterai les armes sculptées sur le linteau du porche du Fort de la capitale : « Deux indiens, vêtus de pagne, coiffés de plumes, armés d’un arc, portent la couronne royale de France, surmontée d’un cartouche aux trois fleurs de lys, entouré de coquilles baroques.
J + 12 ! ILE SAINTE MARIE-MANOMPAINA : 70 KMS :
En fait, 12 KMS de mer entre l’Ile et la Grande-Terre, puis 48 kms de pistes et le franchissement de six bacs : ma compagne de route n’apprécie manifestement pas ce type d’approche : elle aurait préféré l’attente d’un improbable boutre entre l’Ile et MARONSETRA. Mais voilà, cela faisait 3 jours que je me levais à 5 heures du matin pour rejoindre le port en quête d’un passage. Ce matin, j’ai pris les billets d’une chaloupe à 5 heures 30 et l’ai tirée du lit pour un départ à 6 heures : la belle n’est pas contente… Nous n’avons même pas payé l’hôtel.
60 kmes de pistes en 4 heures : c’est dire l’état de la chaussée et nous sommes pourtant en saison sèche : notre chauffeur nous précise qu’il reste encore 80 kmes avant la prochaine étape : 80 kmes que nous devons franchir en six heures et qui seront encore plus difficiles.
Heureusement, au bout du monde, dans une baie sauvage, la baie de TINTINGUA, au bout d’un village de 5000 âmes, un hôtel de paillotes tenu par un chinois aux 24 petits-enfants : les sanitaires sont extérieurs, la salle de bains est réduite à 3 seaux : le lit à deux places va nous poser problème : je n’ai pas l’intention de dormir sur le plancher.
Quand je constate l’échec de notre route à deux, j’essaie de comprendre le stress de ma compagne de route : peut-être une angoisse ou une crainte à entrer dans un voyage où il n’y a ni goudron, ni feu rouge, où seul subsiste le challenge de réussir par le haut, sans possibilité de retour en arrière : j’avais choisi une tri athlète, à l’épreuve de l’endurance : je découvre une fille sans maîtrise d’elle : je crains qu’elle n’ait tout simplement peur à l’orée d’une forêt primaire dont on ne peut s’échapper que par la mer, quand un boutre se pointe à l’horizon.
J + 13 : SET-IN DANS LA BAIE DE TINTINGUA :
Ca y est : enfin seul : la compagne de route avec laquelle je voyageais depuis douze jours est partie ce matin privilégiant le 4 x 4 au boutre. Il faut dire que j’avais négocié avec l’ingénieur de la COLAS un passage sur un cargo ravitailleur prévu pour ce soir en direction de MANANARA.
Peut-être a-t-elle eu peur des conditions de voyage en mer ? nul ne le saura jamais et seul le hasard de la route devrait nous faire rencontrer. Je sais qu’elle poursuit sa route jusqu’à MARONSETRA comme moi, dans un jour ? dans 2 jours ?
En fait, le land Rover defender de notre taxi avait rendu l’âme : il a fallu improviser très rapidement une solution-relai : l’ingénieur de la Société COLAS n’avait pas de camion sur MANARA dans la journée : son cargo de ravitaillement était prévu dans la soirée : après vérification par radio, il a été convenu d’un rendez_vous pour le soir 17 heures : nous négocierons les conditions de voyage et de prix.
Il me semble plus confortable de rejoindre MANARA par la mer, après l’épisode d’hier en 4 x 4 avec le franchissement de six bacs. Les prochaines 24 heures devraient m’apporter une réponse à l’interrogation basique de ce voyage : l’approche par mer est-elle plus facile dans cette partie de l’île que l’approche terrestre ?
Je profite de cette halte forcée pour échanger avec deux jeunes françaises travaillant dans une association de coopération scolaire, stationnées pour un mois à l’hôtel. Un randonneur flamand me fait découvrir une approche différente de l’île : audacieuse, courageuse, voire téméraire : il n’hésite pas à camper dans les parcs naturels et dans les réserves : le monde est plein de rencontres surprenantes et enrichissantes.
J + 14: LE RAID BOUTRE TRANSFORME EN RAID CAMION D’ESSENCE :
5 heures du matin : le boutre de ravitaillement de l’entreprise COLAS annoncé par radio dans la nuit avec chargement et départ ce jour à 10 heures n’est pas arrivé : aucun bateau dans la baie de TINTINGUA. Je décide de rompre cette interminable attente et de rentrer sur TAMATAVE par la route : 280 kms dont 50 KMS de piste dure en saison sèche : il est 7 heures quand je prend la route à pied : je ne désespère pas de ma chance.
J’aurai ma chance : l’ingénieur de la COLAS, dépité de mon échec, me propose la cabine de son camion ravitailleur de Fuel qui va s’approvisionner de 8 tonnes de carburant à TAMATAVE.
Le chauffeur accepte généreusement de me prendre à bord, oubliant de me préciser qu’il a déjà chargé son aide chauffeur et une petite soubrette de l’hôtel : nous serons quatre dans la cabine du gros camion à partager les cahots, les soubresauts, les ressacs, les heurts, les balancements, les franchissements de bacs et de marigots, de ponts à la limite de la rupture, les barrières de sable humide de la pluie de la nuit.
Et le monstre hurlant de toutes ses trompes, repoussants vélos, petits marchands, enfants des écoles, poules et autres animaux sur 280 kms.
Heureusement le goudron surgit là où l’on ne l’attendait plus et l’énorme engin mettra moins de trois heures à la barbe de tous les gendarmes qu’il effraie, pour couvrir le reste du parcours.
Retour à la case départ, dans le motel face à l’océan qui rugit, dans la ville de tous les dangers : TAMATAVE, à l’atmosphère à la Graham GREEN, aux relents de VIETNAM.
Je me jette dans la première librairie pour acheter les journaux du jour et feuilleter l’offre de romans : la halte sera bienvenue, avec alternance de plages, de farniente, de terrasses, de shopping, après trois jours de brousse intense.
Chic, mon portable capte à nouveau.
J + 15 : TAMATAVE, LA HAVANE OU HANOI ?
J’ai passé la journée à me réhabituer aux délices ou aux noirceurs de la modernité : après trois heures de cybercafé, je me suis jeté dans la moiteur étouffante de cette capitale tropicale, tracée en damiers par les colons franchis.
Des hommes chevaux tractent un pousse-pousse haut sur roue, et trottent entre un flot de mobylettes, de scooters, de motos, lui-même submergé par de gros 4 x 4 rutilants, aux vitres fumées.
La misère est là, aussi, avec les gosses des rues en haillons, les marchands d’objets « tombés du camion », les lépreux dont les membres rabougris sollicitent l’aumône du passant.
Une impression de vie incroyable où les gargotes les plus sommaires poussent aux pieds des banians, entre deux égouts à ciel ouverts.
J’ai refait le parcours de la vieille ville, de la place BIENAIME, spécificité historique de TAMATAVE, plantée d’une allée de banians géants, à l’ombre très fraîche, contemplé le vieil hôtel à arcades, à colonnes et balustres, mesuré l’état de sa décrépitude : qu’il serait beau, blanchi et restauré, peut-être ferait-il des envieux dans un pays où le succès vous rend suspect ?
A l’heure étouffante de midi, sur la jetée qui longe le port, un restaurant de bambous ouvert aux alizés m’a régalé d’un plateau de fruits de mer à la malgache (frits avec beaucoup trop d’huile…)
Seul sous une varangue de bambou, face à l’océan et aux tankers, j’ai longtemps médité sur la séduction des tropiques, sur leur langueur moite, les peaux brunes des serveuses. N’est pas RIMBAUD qui veut. De nombreux écrivains voyageurs y ont perdu leur âme, et en perdant leur âme, leur plume.
Il n’en faudrait pas beaucoup pour que TAMATAVE retrouve sa splendeur coloniale : le consulat britannique en est l’exemple.
Je n'ai pas l'impression que ce type de vacances en bord de mer soit encore ma Tasse de thé. Certes les 14 premiers jours du raid avaient été intenses en découvertes et en rencontres, il fallait bien se poser. Mais j'ai du mal à m'inscrire dans un rythme de vacancier au bord de l'océan indien. Alors, je rythme mes journées: petit dèj' chez Cathy, rendez-vous des coloniaux retraités où j'attrape au passage de savoureux accents du sud de la France contant leurs déboires de retraités locaux. Puis séance de cybercafé où je me débats avec l'envoi de mon journal de route, je rentre dans ma boîte Internet, vérifie l'état de mon compte bancaire... Je rejoins le centre ville, ne dédaigne pas le passage dans un supermarché climatisé où j'observe le devenir des fruits tropicaux que j'ai vus sur les étals des marchands du Bazar BE. L'alliance française occupe une belle case créole datée de I885, aux couleurs blanches et vertes, revêtue de bardeaux, aux planchers de palissandre: l'endroit est remarquablement entretenu. On rêve d'un TAMATAVE qui retrouverait ses lustres d'antan et ses belles demeures coloniales. Je m'amuse à les repérer, au hasard de mes promenades, cachées derrière des appentis, transformées en gargotes, leurs toits de zinc délabrés, elles existent encore de ci de là. Je termine la matinée à la librairie, presse internationale, littérature exotique, locale ou de grands voyageurs: j'hésite entre Mohamed Dib, l'algérien, et Thomas BERNHARD, l'autrichien ou le journal de voyage d'IDA PFEIFER. Jus de mangue, jus de corossol, de bananes ou d'ananas, j'irai déjeuner dans un restaurant de fruits de mer sur la jetée avant de rejoindre ma case. Il me tarde de reprendre mon voyage interrompu. Mais mon ami des hauts plateaux ne m'incite pas à le rejoindre: la saison des pluies a commencé, il y fait froid et humide: le petit train de FIANANRANTSOA attendra encore un peu.
J + 15: L'ANARCHISTE ITALIEN:
Je sortais des locaux de l'Alliance franchise dont j'avais fait l'inventaire du fond, en particulier du rayon "histoire de l'art" qui m' a paru très fourni et où je me suis abonné en "passager": EROS ROMAIN de Jean Noël ROBERT et "quand les gaulois étaient romains" de Florence BECK, quand après avoir lu le Canard Enchainé à la terrasse de l'Hoel JOFFRE, je me suis laissé tenté par les pizzas de l'italien du Perroquet Bleu (Plan C2-30 du Guide du routard 2007) Et là, changement de planète: trônant au milieu de ses petites serveuses, un italo-belge de 56 ans, ravagé par l'alcool et les Tropiques, le cerveau mité, vous reçoit sur des airs de Brassens et de BREL au cri de "Vive l'anarchie" Docteur en économie (ex) fils de diplomate italien à l'origine des institutions européennes, enfant de mère belge, le pauvre homme qui a connu mai 68 à 17 ans et rencontré CHE GUEVERA, ne vit plus que dans un monde brumeux ravagé par l'alcool. Sa femme malgache tient d'une main ferme l'établissement, sans pour autant contrôler l'activité de ses serveuses. Hier soir, l'une d'entre elles a voulu pousser le service jusqu'à ma chambre d'hôtel, service que j'ai poliment décliné. Lorsque je rentre le soir à mon hôtel, les jeunes filles me proposent de m'entourer de leur tendresse tarifée: je ne voudrais pas troubler la sérénité de mon voyage par l'exploitation de cette détresse, même si je constate au quotidien l'effrayant tourisme sexuel de vieux blancs, certainement de ma génération. C'est à croire qu'il y a une forme de tolérance locale à cette forme d'exploitation et de rétribution. Certains malgaches à qui l'on s'ouvre de ces attitudes sont cependant choqués par ces comportements: la vieille EUROPE n'exporte pas le meilleur d'elle-même. J + 16: RENDEZ-VOUS AVEC MATISSE ET PIERRE LOTI:
C'est en lisant "sur des mers inconnues, BOUGAINVILLE, COOK et LAPEROUSE" que je déniche un extrait de carnets et correspondances de MATISSE:
"l'île déserte n'existe pas. Nos soucis d'européens nous y accompagnent. Or, dans cette île, il n'y avait pas de soucis. les européens s'y ennuyaient. Ils y attendaient confortablement la retraite dans une étouffante torpeur et ils ne faisaient rien pour se sortir de cette torpeur, pour remplir, ignorer l'ennui: ils ne réfléchissaient même plus. Au-dessus d'eux, autour d'eux, il y avait cette merveilleuse lumière du premier jour, la magnificence; mais ils ne goûtaient même plus tout celà. Un beau pays en sommeil dans l'éclatement du soleil...."
Paraphrasant Pierre LOTI dans le mariage de LOTI:
"qui peut dire où réside le charme d'un pays...il y a dans le charme malgache beaucoup de cette tristesse étrange qui pèse sur toutes ces îles de l'Océanie: l'isolement dans l'immensité de l'Océan Indien, le vent de la mer, le bruit des brisants, l'ombre épaisse, la voix triste des malgaches qui circulent en chantant au milieu des tiges de cocotiers. On s'épuise à saisir, à exprimer, effort inutile, ce quelque chose s'échappe et reste incompris." "On voyage dans cet heureux pays comme eût voyagé aux temps de l'âge d'or, si les voyages eussent été inventés à cette époque reculée. Il n'est besoin d'emporter avec soi, ni armes, ni provisions, ni argent: l'hospitalité vous est offerte partout, cordiale et gratuite (???) Et dans toute l'île, il n'existe d'autres animaux dangereux que quelques colons européens, encore sont-ils rares et à peu près localisés dans les villes...."
Ces deux textes ont provoqué en moi une résonance sur mon voyage présent: hélas, je ne suis ni LOTI, ni MATISSE, mais année après année, je marche inconsciemment sur leurs traces.
J + 17: Dimanche sous les TROPIQUES:
A la lecture des guides de voyage, j'ai cru comprendre que l'activité de tous est suspendue le dimanche. La petite serveuse de mon self indien m'a prévenu hier au soir: elle se consacrera demain à sa famille, à la blanchisserie et à la sieste: le restaurant sera fermé. Je me suis rabattu au salon de thé SAIDI, aux prix multipliés par deux, je ne saurai me passer de petit déjeuner. La ville est morte, les kiosques à journaux sont fermés, le bazar BE sommeille, les grands hôtels assurent le minimum, même mon cyber-café préféré est fermé, les grands convois routiers sont arrêtés à la gare routière, chauffeurs et aide chauffeurs s'affairent sous le moteur, les essieux sont démontés...
Malgré la provision de livres que j'ai pris la précaution de faire pour le week-end, je crains qu'il ne faille me résoudre à la plage, aux restaurants de bord de mer: drôle de vacancier: je ne suis pourtant pas Gide DU VOYAGE AU CONGO JE pencherai plutôt pour le CELINE DU voyage au bout la nuit. Encore que je sois un Bardamu plutôt velléitaire. Il faudra que je relise LE VOYAGE si je le trouve à l'alliance française.
Je regrette aussi de ne pas avoir les moyens techniques de réaliser un reportage ethnique dans ce port de l'océan indien : vieux colons aux faciès d'alcooliques, indiens à calottes et barbes blanches, chinois en short affairé à sa boutique, chinoise en short comptant avec sérieux l'arrivée des ballots dans son entrepôt, métisse mérina - betsimsmaraka, dont on distingue plus ni les traits mélanésiens, ni les traits bantous, noir musulman portant avec rigueur ses signes religieux distinctifs: caftan, barbe et gandoura, les hommes chevaux, usés par tant de courses de pousse-pousse, dont les silhouettes longilignes soulignent la fatigue et la misère de leur condition....
J + 18 : BLUES TROPICAL:
aux deux tiers de mon séjour, à dix jours de mon retour by plane en métropole, je m'interroge sur mes vacances îliennes. Redoutant les gargotes du dimanche, je m'étais fait une joie de ne manger que des produits locaux: bananes, ananas, thon, à profusion sur les étals, qui devraient apaiser la misère au soleil... L'excès de ce régime local m'a barbouillé ou est-ce la savarine, l'antipaludéen ? Si bien que je vois tout en noir ce matin, que je ressens aussi tout en noir: l'humidité m'insupporte, les odeurs que l'humidité amplifie me semblent plus fortes que d'habitude, particulièrement les gaz d'échappement. On pourrait croire que ce port d'à peine 100.000 habitants est à l'abri de la pollution automobile qui rend TANA si insupportable. Il n'en est rien : l'absence de réglage des moteurs instille une odeur persistante de gaz_oil que l'humidité amplifie.
Il n'y a que l'odeur des clous de girofles séchant au soleil sur leurs nattes qui trouve grâce à mon nez.
Je reviendrai sur les odeurs constantes des tropiques, odeurs de fruits pourris, de cloaques, parfums d'épices, embruns rentrant à l'intérieur des terres: on ne trouve ici nulle odeur de sécherie de poissons à l'africaine, la fébrilité de la météo où dans la même journée on passe d'un soleil implacable aux alizés marins, où bleu du ciel alterne avec crachin, nuit et jour, influe sur le caractère et l'humeur.
Mon humeur noire de tout à l'heure s'en est allée à la terrasse d'un grand hotel où j'ai calmé ma faim du week-end et reposé mes premières sudations.
J'oublie de dire que la fréquentation de SENEQUE, de CATULLE, d'OVIDE, de TERTULLIEN et des meilleurs médecins de l'antiquité dans EROS ROMAIN de Jean-Noel ROBERT m'a convaincu de notre précarité et par conséquent de l'utilité du CARPE DIEM.
Sur ce, je hèle un pousse-pousse, prénommé Jackie, pour me conduire au Cybercafé dire bonjour à mes amis de l'hémisphère nord.
J + 19 :
Dernier jour à TAMATAVE : j'ai résilié mon abonnement à L'alliance franchise locale: demain, je remonté à la capitale en minibus: 7 heures de route à Gravir l'escarpement des hauts plateaux : mais au bout : 1400 m de tropical D'altitude, presque le Kenya... Désormais, je me régale en pousse-pousse : j'ai enfin compris que c'est un moyen Très efficace de lutter contre les grandes chaleurs, surtout sous l'auvent Protecteur, c'est aussi un moyen d'aider les "pauvres hommes chevaux" dans leur Quête d'argent quotidien. Le premier de mes "hommes chevaux" s'appelle Jackie : il patiente à chacune de mes Courses: nous avons sympathisé au point qu'il m'a confié souffrir d'une infection urinaire, je lui fournirai dès que possible l'essentiel de mon stock d'antibiotiques. Je ne regarde plus au prix de mes courses: j'achète à l'avance mes courses de la mi-journée. Et comme il fait très chaud, que mes "hommes chevaux transpirent plus qu'il ne faut( et à ma place) je ne suis pas regardant sur les pourboires. Midi Deux heures : j'irai pratiquer mon sport favori : mes vingt bassins, dans une eau de piscine qui doit approcher les 30°(ceci pour mes lecteurs franchis...)(le maître nageur m'avait annoncé 24 °, mais je crois qu'il a sous-estimé la température de sa piscine... Au bout de sept jours de séjour, j'ai acquis un rythme de croisière et le climat aidant, me suis coulé dans l'émoliance de la vie locale..
Le muezzin égrène comme à Tanger, cinq fois par jour, les sourates du prophète et TAMATAVE se souvient d'avoir été arabe, hollandaise, chinoise, pakistanaise, un peu européenne, mais si peu...
Les belles tamataviennes, allongées au fond de leur hauts pousse-pousses, jupes fendues et longues chevelures, guettent les étrangers à l'ombre de leur auvent...
J + 20
AUBERGE DU CHEVAL BLANC( 900 m de l'aéroport international)
17 : je dîne frugalement d'une soupe de légumes et de riz blanc, tourmenté depuis trois jours de troubles gastriques dus sans doute à mes excès de jus naturels. La journée a été dense : levé à 5 heures, parti à 7 heures en minibus de 15 places de TAMATAVE pour gagner la capitale des hauts plateaux, placé remarquablement, j'ai pu goûter à la magnificence des paysages de l'"île sanctuaire" ( torturé cependant par une diète qui me semblait nécessaire) Aussi, quand le minibus s'est arrêté pour le déjeuner, je n'ai pas voulu aggraver mon cas, je n'ai bu que du yaourt liquide et je me gave d'anti-infectieux intestinaux...je redoute surtout la honte d'être obligé d'arrêter le bus pour me réfugier derrière un cocotier...
14 H 30 : arrivée à la capitale où la misère m'étreint de nouveau: certes l'altitude( de 1200 à 1400 mètres tempère mes ardeurs et les ardeurs tropicales, mais la vue des paysans des hauts plateaux et surtout des femmes, repiquer les rizières nouvellement mises en eau, constater qu'ils doivent aussi lutter contre le froid couverts de vêtements en lambeaux, m'empêche de goûter pleinement la splendeur des paysages. L'accession à la capitale se fait par paliers successifs: les zones de forêts primaires témoignent encore de l'état du passé récent de l'île, mais les zones de brulis grignotent inexorablement pentes et collines ( pour le charbon de bois et la pratique de la culture sur brulis)
En mon for intérieur, je fais le pari de l'Agence de Voyages: si celle-ci dispose d'un départ pour demain, je lui demande de le valider ou bien dans le cas contraire je patienterai une semaine à attendre le prochain vol: l'agence n'a jamais été aussi performante: mon billet est validé pour 7 H 15 demain matin : arrivée à ORLY_SUD I9 H. (il fait 8° en FRANCE...)
je m'offre une bouteille de grand cru d'ANTSIRABE pour fêter mon départ.
J + 21: VACUITE DES AEROPORTS:
Le temps semble comme suspendu dans les aéroports: on n'est déjà plus d'ici, mais on n'est pas encore là-bas: de cette suspension dans l'espace, le temps prend une consistance à la fois élastique et spongieuse: les heures s'écoulent sans fracas, les rencontres sont facilitées et opportunes: les conversations s'engagent facilement. On pense à LOST IN TRANSLATION de Sofia COPPOLA : on a envie de retenir les personnes que l'on croise, baignant d'une empathie qu'on n'aurait pas à d'autres moments. Même les SMS sont suspendus : le correspondant ne connaît plus votre localisation précise: cette perte de consistance du temps se vérifie dans l'absence de mémoire que l'on a de ces multiples instants passés dans les ports ou les aéroports: il n'y a pas de lieu aussi immatériel qu'un aéroport: la mémoire de ces lieux ne resurgit que lorsqu'on revient sur ses traces.
Décrire l'attente, décrire le passage des formalités bureaucratiques, décrire le regard de ceux qui nous voient partir, de ceux qui en rêvent, de ceux qui partent meurtris par le voyage, par des histoires cabossées que racontent les improbables bagages ( surtout dans le Tiers-Monde) la légèreté des bagages de certains ("les semelles de vent d'Arthur RIMBAUD") le bagage égoïste et cadenassé de l'occidental, la malle de raphia et d'osier de l'autochtone, il ne manque que les poulets et les canards vivants du TAXI-BE pour rendre l'ambiance d'un aéroport malgache.
Je laisse derrière moi un monde de vie, de chaleur et de misère, qu'en sera-t-il ce soir dans les brumes d'un aéroport européen ? Fin de l'entracte, mais est ce un entracte, n'est ce pas la farce de la vie que ce kaleidoscope de sons, d'images et d'odeurs, de bruits et de fureurs...où es tu mon bon WILLIAM ?
Itinéraire de quinze jours au Costa Rica English translation pending
Voici l'itinéraire que l'on a préparé, plus lisible ... 😊 Si vous avez des suggestions, on est preneur. Merci d'avance :
- 25-août Arrivée à 20 H – Nuit Alajuela - 26-août Prise de la voiture. Départ Route par Grecia (café, cathédrale), Sarchi (artisans), Zarcero (parc Alvarado, arbustes taillés), Parc Juan Castro Blanco (désert, calme) Ciudad Quesada Si tps, marina zoologic (refuge d'animx orphelins) La Fortuna Catarata de la Fortuna : chute d'eau 70 m, payant Sources chaudes Tabacon après 19 h Nuit El Castillo - 27-août Arenal Tramway aerien Reserve de forêt tropicale : tyroliennes, téléphériq, ponts suspendus Nuit El Castillo - 28-août Arenal Laguna de Arenal : grand lac, tempéré, Cavernas de Venado : grotte, speleo, cascade, chauves souris, explorat° de 2 h, 1h de route, 26$ Du barrage à Nuevo Arenal Puentes colgantes : ponts suspendus bien, canyon Par Tilaran Nuit Canas
- 29-août Las Pumas : refuge animx, félins (8H 16H), 5 km au nord Safaris Coribici à côté pr rafting Nuit Canas
- 30-août Bagages (22 km de Canas), en passant, cascade pr baignade Volcan Miravalles pour les sources chaudes, 27 km de Bagages (tapirs sur sentiers, las hornillas, zone de fumerolles et boue bouillante) Centre d'aventure Piscine thermale (23h) Nuit Volcan Miravalles
- 31-août Rincon de la Vieja : fumerolles, sources tièdes, boues, Yellowstone, oiseaux, faune (30 km de Bagaces) avant 15 H Bains, ponts, canopé Sentiers au départ de l'hacienda Santa Maria Nuit Rincon de la Vieja
- 01-sept Parc national Guanacaste : à faire ? Retour sur Liberia (35 km), puis playa del coco ou ocotal pour sortie en mer pour voir les dauphins
- 02-sept Péninsule de Nicoya Ocotal, coco : dauphin Playa Pan de azucar : belle et isolée, playa Conchal Playa grande : tortues (reserver), surf - Parc Las baulas : marécages, mangroves, crocodiles, ratons laveur Playa Tamarindo
- 03-sept Santa Cruz (folklore), Nicoya
Ou Nosara (mais accès pluie ?), plage avec toucans, perroquet … et reserve de fauna Ostanial (tortues) extra Playa San Miguel, et Coyote Pont de l'amitié ?
- 04-sept Refugio de vida silvestre Curu : prévenir, peu fréquenté, chats sauvages, paresseux, … (7h - 16h) Association Profelis félins (8h - 15h) Isla de Bahia Gigante : site funeraire Isla san Lucas : ancienne prison Isla Tortuga : snorkeling, dauphin durant la traversée en quatamaran depuis Puntarenas
- 05-sept Ferry vers Puntarenas Route vers Manuel Antonio De playa Hermosa à Quepos (60km) : plantation de palmiers, ponts branlants. Pont suspendu de Rainmaker, surplomb de la forêt, 65$
- 06-sept Manuel Antonio, planetdolphin.com Playa Espadilla, lagon au nord infesté de croco Route vers Savegre (25 km de Quepos)
- 07-sept Refuge Silvestre Baru : faune, excursion ds arbres Dominical, surf route vers côte caraibes (Bcq de km) Cerro de la Muerte : route principale ms très difficile Cahuita, village rasta Snorkeling Punta Uva (plages), Manzanillo
- 08-sept De Moin (Puerto Limon), possible bateau pr canaux Totuguero : 1h30 à 5h de trajet avec faune Cahuita Plage Negra Parque Cahuita à 5 min : marécages, faune, croco Parc à papillons (8h - 16h) Réserve indigène de Kekoldi, élevage d'iguanes - 30 minutes de marche de Puerto Viejo
- 09-sept Cahuita Heredia (colonial, café …) Volcan Irazu Vallée d'Orosi
- 10-sept Décollage - New York
- 25-août Arrivée à 20 H – Nuit Alajuela - 26-août Prise de la voiture. Départ Route par Grecia (café, cathédrale), Sarchi (artisans), Zarcero (parc Alvarado, arbustes taillés), Parc Juan Castro Blanco (désert, calme) Ciudad Quesada Si tps, marina zoologic (refuge d'animx orphelins) La Fortuna Catarata de la Fortuna : chute d'eau 70 m, payant Sources chaudes Tabacon après 19 h Nuit El Castillo - 27-août Arenal Tramway aerien Reserve de forêt tropicale : tyroliennes, téléphériq, ponts suspendus Nuit El Castillo - 28-août Arenal Laguna de Arenal : grand lac, tempéré, Cavernas de Venado : grotte, speleo, cascade, chauves souris, explorat° de 2 h, 1h de route, 26$ Du barrage à Nuevo Arenal Puentes colgantes : ponts suspendus bien, canyon Par Tilaran Nuit Canas
- 29-août Las Pumas : refuge animx, félins (8H 16H), 5 km au nord Safaris Coribici à côté pr rafting Nuit Canas
- 30-août Bagages (22 km de Canas), en passant, cascade pr baignade Volcan Miravalles pour les sources chaudes, 27 km de Bagages (tapirs sur sentiers, las hornillas, zone de fumerolles et boue bouillante) Centre d'aventure Piscine thermale (23h) Nuit Volcan Miravalles
- 31-août Rincon de la Vieja : fumerolles, sources tièdes, boues, Yellowstone, oiseaux, faune (30 km de Bagaces) avant 15 H Bains, ponts, canopé Sentiers au départ de l'hacienda Santa Maria Nuit Rincon de la Vieja
- 01-sept Parc national Guanacaste : à faire ? Retour sur Liberia (35 km), puis playa del coco ou ocotal pour sortie en mer pour voir les dauphins
- 02-sept Péninsule de Nicoya Ocotal, coco : dauphin Playa Pan de azucar : belle et isolée, playa Conchal Playa grande : tortues (reserver), surf - Parc Las baulas : marécages, mangroves, crocodiles, ratons laveur Playa Tamarindo
- 03-sept Santa Cruz (folklore), Nicoya
Ou Nosara (mais accès pluie ?), plage avec toucans, perroquet … et reserve de fauna Ostanial (tortues) extra Playa San Miguel, et Coyote Pont de l'amitié ?
- 04-sept Refugio de vida silvestre Curu : prévenir, peu fréquenté, chats sauvages, paresseux, … (7h - 16h) Association Profelis félins (8h - 15h) Isla de Bahia Gigante : site funeraire Isla san Lucas : ancienne prison Isla Tortuga : snorkeling, dauphin durant la traversée en quatamaran depuis Puntarenas
- 05-sept Ferry vers Puntarenas Route vers Manuel Antonio De playa Hermosa à Quepos (60km) : plantation de palmiers, ponts branlants. Pont suspendu de Rainmaker, surplomb de la forêt, 65$
- 06-sept Manuel Antonio, planetdolphin.com Playa Espadilla, lagon au nord infesté de croco Route vers Savegre (25 km de Quepos)
- 07-sept Refuge Silvestre Baru : faune, excursion ds arbres Dominical, surf route vers côte caraibes (Bcq de km) Cerro de la Muerte : route principale ms très difficile Cahuita, village rasta Snorkeling Punta Uva (plages), Manzanillo
- 08-sept De Moin (Puerto Limon), possible bateau pr canaux Totuguero : 1h30 à 5h de trajet avec faune Cahuita Plage Negra Parque Cahuita à 5 min : marécages, faune, croco Parc à papillons (8h - 16h) Réserve indigène de Kekoldi, élevage d'iguanes - 30 minutes de marche de Puerto Viejo
- 09-sept Cahuita Heredia (colonial, café …) Volcan Irazu Vallée d'Orosi
- 10-sept Décollage - New York
Point fort autre que les paysages dans l'Ouest américain? English translation pending
Salut,
je ne doute pas que dans le " round circle classic " les paysages soit splendides, ceci dit plus j'y pense plus je me dit que des beaux paysages pendant 15 jours ça va devenir lassant ( oui je suis un e**erdeur je finit par me lasser de tout ! ) et que tout ça manque un peu de " hot spot" différent du reste ... Avez vous qqchose de vraiment différent à me conseiller ?
Partir à vélo en direction du Danemark et de la Norvège English translation pending
Bonjour vous tous,
Mon pere a pour projet de partir en velo, au Danemark et en Norvege. Alors pour cela je vous demande conseil. avez vous quelques idees d'itenaire interesant, de bones cartes, lien internet, experience.
Tous ce que vous voulez sur le sujet et bon a savoir pour lui :)
Vous inquietez pas ce n'est pas sont premier voyage en velo, ayant deja fait la Corse, en partant des Vosges, la Grece, en partant toujours des Vosges, comme La Rochelle, et d'autres. Il pratique depuis 10ans, a donc aqui de l'experience, du materiel, mais a besoin de conseils sur ces deux pays...
Je vous laisse a vous claviers,
merci d'avance pour toute reponses,
au passage je suis New Yorkaise, si vous avez des questions sur le sujet la, ou comment mon pere a fait pour aller en Grece en velo en partant des Vosges, nous nous ferons un plaisir de vous repondre ;)
Have a nice day guys comme on dit chez moi
Ps : excuser moi pour les accents, j'ai un clavier Americain ;p
Mon pere a pour projet de partir en velo, au Danemark et en Norvege. Alors pour cela je vous demande conseil. avez vous quelques idees d'itenaire interesant, de bones cartes, lien internet, experience.
Tous ce que vous voulez sur le sujet et bon a savoir pour lui :)
Vous inquietez pas ce n'est pas sont premier voyage en velo, ayant deja fait la Corse, en partant des Vosges, la Grece, en partant toujours des Vosges, comme La Rochelle, et d'autres. Il pratique depuis 10ans, a donc aqui de l'experience, du materiel, mais a besoin de conseils sur ces deux pays...
Je vous laisse a vous claviers,
merci d'avance pour toute reponses,
au passage je suis New Yorkaise, si vous avez des questions sur le sujet la, ou comment mon pere a fait pour aller en Grece en velo en partant des Vosges, nous nous ferons un plaisir de vous repondre ;)
Have a nice day guys comme on dit chez moi
Ps : excuser moi pour les accents, j'ai un clavier Americain ;p
Bons plans pour deux semaines à Montréal? English translation pending
Bonjours,
Je suis à la recherche d'une destination, je ne connais pas du tout le Canada, mais j'ai entendu beaucoup de bien à propos de montréal notamment sur tous ces festivals !!
Je compte partir avec un copain et je voulais resté dans Montréal même !
Nous disposons de 1500-2000 €/ personne pour ces 2 semaines !
Que me conseillez vous ?
Merci, 😉
Je suis à la recherche d'une destination, je ne connais pas du tout le Canada, mais j'ai entendu beaucoup de bien à propos de montréal notamment sur tous ces festivals !!
Je compte partir avec un copain et je voulais resté dans Montréal même !
Nous disposons de 1500-2000 €/ personne pour ces 2 semaines !
Que me conseillez vous ?
Merci, 😉
Visites, sorties, restaurants à Los Angeles, Las Vegas et San Francisco English translation pending
Bonjour à tous, nous partons (ma copine et moi) 15 jours dans l'ouest americain (SF - L.A - GC - LV )
Nous recherchons un maximum de bons plans à Los Angeles, Las Vegas et San Francisco
Aussi bien des tips pour bien manger, bien boire, des chouettes magasins à voir et surtout des choses à ne pas manquer (autre que les endroits super touristique).
Nous attendons vos bons plans.
Merci d'avance
Aussi bien des tips pour bien manger, bien boire, des chouettes magasins à voir et surtout des choses à ne pas manquer (autre que les endroits super touristique).
Nous attendons vos bons plans.
Merci d'avance
Retour d'un autotour de cinq mois en Amérique du Nord English translation pending
salut,
on a bien bouclé l'Amerikatour comme prévu!!!
Voir les préparatifs : http://voyageforum.com/v.f?post=1012481
La Toyota a vaillamment parcouru les 44000 km,
on a dormi dans des campings, des hôtels, chez les couchsurfeurs, à l'arrache dans la voiture,
bien que rentré depuis 6 mois, le blog n'a pas été finalisé, ça va pas tarder.
En résumé :
10-17 avril : achat de la voiture au québec, formalités, etc..
17-31 avril : descente de la cote est des états unis, New Orleans Jazz Festival
1-30 mai : tour du Mexique en suivant les côtes, golf du Mexique, Yucatan, Chiapas, Oaxaca, côte pacifique.
1 juin - 15 juillet : l'ouest américain, Arizona, Nevada, Utah, Californie, Oregon, Wioming, etc...
15 - 31 juillet : la transcanadienne avec un pablo en plus dans la voiture.
1 - 31 août : séjour au Québec, Montréal, Quebec ville, Gaspésie + provinces maritimes.
1 - 10 septembre :vente de la voiture, formalités, etc.
Retour le 11 septembre en France.
On en a pris plein les mirettes, on a bien halluciné, pas trop galeré.
et voili, voilou.
à + sur la route
Avis sur itinéraire dans les îles du sud de la Thaïlande English translation pending
Hello,
voici le périple que j'ai constitué avec les avis de chacun sur ce site :
28/2 - Bkk --> Phuket / Air asia / dans l'après-midi. 29 Phuket 2 nuits / 1 journée * logt : à Baan Chaba sur Kamala-plage comment aller de l'aéroport à Kamala, taxi? kel prix?
1er/3 - Phuket --> ko P.P. / ferry à 8h30 2 comment aller de Kamala à l'embarcadère? combien de temps? 3 j'ai lu que Tonsai est mieux pr ne pas être trop isolé, * logt : Aloha GH, Paradise Resort, Viewpoint resort
4/3 - Ko P.P. --> ko lanta / ferry à 11h30 5 *logt : nik's garden, new beach resort, lanta paradise, lanta miami bungalow 6
7/3 - Ko lanta --> Krabi / ferry à 13h00 8 *logt - Krabi city 1 nuit? où? 9 - Ao nang 2 nuits, le passe-temps 10 - Railey? j'ai rien lu...!
11/3 - Krabi --> Bkk / Air asia logt - où dormir à Bkk proche de l'aéroport? propre mais pas cher.
12/3 Bkk -- > E.T. femelle rentrer maison ....
Sachant que je suis en solo, j'aimerai connaitre vos avis quant 1 - au parcours établi et le nb de jours passés, 2 - avis sur les logt et d'autres à me conseiller, budget 30e. maxi 3 - confirmer les H ferry 4 - sur les 2 îles, vaut-il mieux louer un scooter ou aller à pied?
Encore merci à tous de votre aide pour ma 1ère découverte de la Thaïlande. Midounette 😏
voici le périple que j'ai constitué avec les avis de chacun sur ce site :
28/2 - Bkk --> Phuket / Air asia / dans l'après-midi. 29 Phuket 2 nuits / 1 journée * logt : à Baan Chaba sur Kamala-plage comment aller de l'aéroport à Kamala, taxi? kel prix?
1er/3 - Phuket --> ko P.P. / ferry à 8h30 2 comment aller de Kamala à l'embarcadère? combien de temps? 3 j'ai lu que Tonsai est mieux pr ne pas être trop isolé, * logt : Aloha GH, Paradise Resort, Viewpoint resort
4/3 - Ko P.P. --> ko lanta / ferry à 11h30 5 *logt : nik's garden, new beach resort, lanta paradise, lanta miami bungalow 6
7/3 - Ko lanta --> Krabi / ferry à 13h00 8 *logt - Krabi city 1 nuit? où? 9 - Ao nang 2 nuits, le passe-temps 10 - Railey? j'ai rien lu...!
11/3 - Krabi --> Bkk / Air asia logt - où dormir à Bkk proche de l'aéroport? propre mais pas cher.
12/3 Bkk -- > E.T. femelle rentrer maison ....
Sachant que je suis en solo, j'aimerai connaitre vos avis quant 1 - au parcours établi et le nb de jours passés, 2 - avis sur les logt et d'autres à me conseiller, budget 30e. maxi 3 - confirmer les H ferry 4 - sur les 2 îles, vaut-il mieux louer un scooter ou aller à pied?
Encore merci à tous de votre aide pour ma 1ère découverte de la Thaïlande. Midounette 😏
Avis sur itinéraire de vingt jours dans l'ouest des Etats-Unis avec deux enfants et en camping-car English translation pending
bonjour tout le monde (ou bonsoir...),
voilà, après des heures et des heures à lire des guides et à surveiller les discussion du forum, j'ai fait à mon tour notre itinéraire. Nous (couple plus 2 enfants de 14 et 12 ans) arrivons le 23/07 à S.F. et nous repartons le 15/08 de S.F. Nous avons réservé un camping-car pour 20 jours et j'aimerais énormément avoir vos commentaires et vos critiques ou conseils.: j.1 nous arrivons (de New-York) vers 12h et nous récupérons notre camping-car, nous quittons S.F et roulons une petite heure. j.2 Yosemite (arrivée vers midi). j.3Yosemite. ballades. j.4 route direction Zion. Dodo quelque part...Nous ne pouvons pas traverser Dead Valley avec le camping-car.🤪 J.6: zion J.6 zion. Ballades J.7: Bryce J.8: Capitol Reef. j.9: passage à Moab pour réserver pour j.10./ Arches. j.10: jounée 4/4 et rafting.(Canyonland/ Colorado). j.11: Monument Valley. j.12: Grand Canyon j.13: Las Vegas j.14 Las Vegas j.15 Los Angeles j.16: Studio Hollywood. j.17: on remonte vers le Nord + plage j.18: Monterey j.19 San Francisco. passage sur le Golden Gate. j.20 on rend le camping-car avant 10h30 12/08, 13/08, 14/08 visite S.F. 15/08 au petit matin, bye bye🙁
Nous avons délíbéremment zapper Page pour avoir une jounée de plus sur la cote californienne. Je veux finir tranquillement pour ne pas rentrer sur les rotules. En plus, se baigner dans l'océan Pacifique ça fait quand même rêver... On l'a déjà fait sur l'île de Vancouver et ça reste un de mes plus beaux souvenirs.🙂 J'hésite entre 2 jours à Zion ou 1 jour de plus à Moab. En fait Zion me tente par sa ballade les pieds dans l'eau et j'ai peur qu'il fasse vraiment trop chaud à Moab. Qu'en pensez-vous? Quelqu'un sait où on peut dormir près de Studio Hollywood avec le camping-car? Je ne sais pas où on dormira le 1er jour et le 4ème jour. J'ai cru lire quelque part que les campings ne manque pas aux USA. C'est vrai? J'espère recevoir tous vos conseils avertis, 😇😇😇 bonjour des Pays-Bas Françoise & Co
voilà, après des heures et des heures à lire des guides et à surveiller les discussion du forum, j'ai fait à mon tour notre itinéraire. Nous (couple plus 2 enfants de 14 et 12 ans) arrivons le 23/07 à S.F. et nous repartons le 15/08 de S.F. Nous avons réservé un camping-car pour 20 jours et j'aimerais énormément avoir vos commentaires et vos critiques ou conseils.: j.1 nous arrivons (de New-York) vers 12h et nous récupérons notre camping-car, nous quittons S.F et roulons une petite heure. j.2 Yosemite (arrivée vers midi). j.3Yosemite. ballades. j.4 route direction Zion. Dodo quelque part...Nous ne pouvons pas traverser Dead Valley avec le camping-car.🤪 J.6: zion J.6 zion. Ballades J.7: Bryce J.8: Capitol Reef. j.9: passage à Moab pour réserver pour j.10./ Arches. j.10: jounée 4/4 et rafting.(Canyonland/ Colorado). j.11: Monument Valley. j.12: Grand Canyon j.13: Las Vegas j.14 Las Vegas j.15 Los Angeles j.16: Studio Hollywood. j.17: on remonte vers le Nord + plage j.18: Monterey j.19 San Francisco. passage sur le Golden Gate. j.20 on rend le camping-car avant 10h30 12/08, 13/08, 14/08 visite S.F. 15/08 au petit matin, bye bye🙁
Nous avons délíbéremment zapper Page pour avoir une jounée de plus sur la cote californienne. Je veux finir tranquillement pour ne pas rentrer sur les rotules. En plus, se baigner dans l'océan Pacifique ça fait quand même rêver... On l'a déjà fait sur l'île de Vancouver et ça reste un de mes plus beaux souvenirs.🙂 J'hésite entre 2 jours à Zion ou 1 jour de plus à Moab. En fait Zion me tente par sa ballade les pieds dans l'eau et j'ai peur qu'il fasse vraiment trop chaud à Moab. Qu'en pensez-vous? Quelqu'un sait où on peut dormir près de Studio Hollywood avec le camping-car? Je ne sais pas où on dormira le 1er jour et le 4ème jour. J'ai cru lire quelque part que les campings ne manque pas aux USA. C'est vrai? J'espère recevoir tous vos conseils avertis, 😇😇😇 bonjour des Pays-Bas Françoise & Co
Escapade aux îles de la Reine-Charlotte (Canada) English translation pending
Bonjour a tous,
Est ce que certains parmis vous sont deja partis faire du backpack (en ete) aux iles de la Reine Charlotte ? Faire la traversee en voiture semble assez cher avec BcFerries, je pensais donc la laisser a Prince Rupert (sur un parking ??) et prendre le ferry juste avec le sac pour passer qqles jours sur les iles... (AJ et camping sur l'ile??)
Est ce que cela en vaut la peine ou y a t'il assez a faire aux alentours de Prince Rupert ?
Merci d'avance.🙂
Est ce que certains parmis vous sont deja partis faire du backpack (en ete) aux iles de la Reine Charlotte ? Faire la traversee en voiture semble assez cher avec BcFerries, je pensais donc la laisser a Prince Rupert (sur un parking ??) et prendre le ferry juste avec le sac pour passer qqles jours sur les iles... (AJ et camping sur l'ile??)
Est ce que cela en vaut la peine ou y a t'il assez a faire aux alentours de Prince Rupert ?
Merci d'avance.🙂
Insécurité à Madagascar: braquage à main armée en plein jour... English translation pending
Revenant de Madagascar on souhaite porter à la connaissance des futurs voyageurs la mésaventure pas si exceptionnelle qui nous est arrivée.
En effet on a failli se faire buter. Dans un endroit super touristique, dans la forêt des baobabs de Ifaty, dans la région de Tuléar, qui est dans tous les guides touristiques le samedi 17 novembre 2007 à 16h, en plein soleil, accompagnés d'un guide local (le serveur de notre hôtel) et d'un chauffeur de charette à zébus.
4 mecs armés chacun d'un pistolet, avec également une carabine, un coupe-coupe et un bidon d'essence sont arrivés sur nous d'un pas décidé, à visage découvert. On a juste eu le temps de se dire qu'ils avaient une sale gueule et que ça ne sentait pas bons que nos guides étaient à genoux et qu'ils demandaient l'argent. Nos 2 guides se sont retrouvés avec un pistolet contre la tempe et le doigt sur la gâchette !!!! Bien sûr on a donné le peu d'argent qu'on avait sur nous (environ 15 euros), et ils n'avaient pas l'air contents d'un si maigre butin. Ils nous ont fait également mettre à genoux et nous ont fouillé. Ils ont pris l'étui à lunettes et l'ont jeté. Ils ont pris l'appareil photo croyant que c'était un téléphone portable. On a demandé à notre guide qu'il leur demande de nous donner la carte mémoire (car nos agresseurs ne parlaient pas français). Comme ils étaient crétins, ils ne savaient pas de quoi il s'agissait et n'avaient pas l'air de savoir comment fonctionnait un appareil photo! Ils nous ont demandé si nous avions nos passeports, nos billets d'avion... heureusement tout était resté dans la valise fermée à clef à l'hôtel (ce qui est indspensable là-bas....). On redemande au guide pour la carte mémoire, et l'un de nos agresseurs lui shoote dans la tête comme dans un ballon de football lui faisant exploser ses lunettes. Ils nous ont pris nos lunettes de soleil et nos montres. Et puis ils débattaient entre eux. Là, on n'en menait pas large car on s'est dit qu'on allait se faire tabasser: on n'avait rien d'autre à donner..... Ils ont ensuite voulu voler la chevalière en argent de notre guide malgache et comme elle ne passait pas, on a vu un regard vers le coupe-coupe qui nous a fait frémir...
Bien que nous ayons tout donné ils restaient là en nous tenant sous la menace de leurs armes, discutaient de nous séparer des Malgaches, mettaient le pistolet sur la tempe du guide et disaient "boum boum". Le guide suait à grosse gouttes car il comprenait ce qu'ils disaient.On n'a compris qu'un mot: Vazaha ("étranger"), dans la discussion (le guide nous a raconté ensuite qu'il leur avait dit "vous ne pouvez pas faire ça à des vazaha").Manifestement ils discutaient de notre sort. On a demandé au guide ce qui se passait, il nous a dit de nous taire. Nous sommes bien restés 10 mn les genoux à terre attendant d'être fixés sur notre sort... Là on s'est vraiment sentis en danger de mort.On se disait chacun de notre côté que ce n'était pas possible, qu'ils ne pouvaient pas nous butter, que c'était absurde, que notre vie ne pouvait pas s'arrêter là, comme ça bêtement... On sentait vraiment une très forte tension chez eux. Le danger d'une arme à feu est que le coup peut partir et ça peut vite dégénérer et devenir un vrai carnage. Tout à coup 3 des agresseurs sont partis laissant le 4e nous tenir en joue pendant qu'ils séloignaient. Avaient-ils entendu quelque chose? Nous étions trop stressés pour avoir eu l'oreille à l'écoute des bruits environnants. Toujours est-il que 15 secondes après ils ont appelé le 4e qui a décroché. A ce moment, on a entendu à moins de 50 mètres un cri de femme (une touriste)et un coup de feu. On a déguerpi vers le village en courant à travers les broussailles. Ayant rejoint le chemin vers le village, on a croisé quelques touristes avec leurs guides et leurs appareils photos qui se dirigeaient vers la forêt. Ils ont bien entendu rebroussé chemin.
On est arrivés à notre hôtel vers 17 heures alors qu'on avait de la route à faire avant la tombée de la nuit! On avait prévu de partir pour Tuléar à 30 km de piste, on ne voulait pas rester dans nos bungalows isolés en bord de mer sans aucune sécurité (3 gendarmes sans voiture et sans aucun moyen pour surveiller cette station balnéaire très touristique....) Arrivés vers 19h et quelques, on est allé poser nos affaires à l'hôtel puis faire notre déposition à la gendarmerie. L'aventure continue: au fond d'une basse cour sans électricité au milieu des poules et des canards, un mec (un gendarme?) nous a accueillis en maillot de corps dans le noir, à la bougie! Quand on a vu les moyens, on s'est dit que tout le pays devait être aussi dangereux car l'impunité devait être reine! On raconte notre histoire et il nous donne un papier et un stylo pour faire nous mêmes la déclaration par écrit. Ce qu'on fait. Un gradé arrive, en bel uniforme, nous demande ce qu'il y a. Après notre récit il nous incite à ne pas porter plainte. On lui explique que pour l'assurance, on a besoin d'un papier tamponné de leurs services. "Alors si c'est pour l'assurance, faites une déclaration de perte!" On était stupéfaits et on a répondu que c'était hors de question. Il nous a dit alors de mettre en en-tête de la déclaration "à l'attention de Monsieur le commandant de la Brigade de Gendarmerie Nationale de Madagascar de la région de Tuléar"... C'était totalement grotesque et surréaliste! Evidemment pas d'électricité = pas de photocopie. Nous sommes donc retournés le lendemain matin, dimanche 18 novembre, pour apporter un double de notre déclaration que nous avions recopiée à la main, afin d'apposer les fameux tampons. Le gendarme n'était plus le même et il n'était au courant de rien !!!! On recommence notre laïus. Il sort le tampon et l'encrier: encre sèche!!!! Notre chauffeur va chercher de l'eau dans la voiture pour humidifier le tampon encreur et on a notre sésame. Le gendarme nous rend les 2 exemplaires. On lui dit qu'un exemplaire est pour la gendarmerie comme convenu la veille. Il nous répond "pourquoi faire"!!!! Texto. On insiste, il prend la feuille en disant "si ça peut vous faire plaisir". On imagine que le papier est passé à la poubelle dès que nous sommes sortis!
Comme ce braquage est arrivé le 2e jour de notre séjour à Mada, avec une telle réaction des autorités locales, vous imaginez bien comme on a pu se sentir en sécurité pendant les 11 jours suivants de notre séjour... Nous avons tout simplement parié sur le fait qu'on ne pouvait pas avoir la guigne une 2e fois!!!!!
A notre retour à Tana, nous sommes allés voir le conseiller sécurité de l'ambassade. Heureusement que c'était le dernier jour! Il nous a dit que ça arrivait à peu près une fois par semaine partout dans le pays mais que les autorités Malgaches étant très susceptibles il leur était très difficile de communiquer sur la réalité de l'insécurité à Mada. D'ailleurs il a quand même réussi à faire inscrire sur le site su Quai d'Orsay qu'il y avait à Madagascar des attaques par des bandes armées parfois d'une rare violence.... Il y a un an et demi par exemple, le premier secrétaire de l'ambassade (le n°2) organisait dans sa résidence privée dans un quartier central de Tana et plein de diplomates, gardé par la police Malgache, un diner avec le président de la banque mondiale, des huiles internationales et d'autres ambassades. Et bien 10 mecs armés de Kalachnikov ont débarqué et ont dépouillé tout le monde!!! Par ailleurs, il nous a également raconté que lorsque les gens avaient des accidents de la route, la première chose que faisaient le gens y compris les flics c'était de dépouiller les victimes!!! Pas d'appeler les secours... Charmant.
Vous comprendrez bien que dans ces conditions on déconseille vivement de se rendre à Madagascar malgré la beauté des paysages et des rencontres chaleureuses avec des malgaches très sympathiques. En discutant avec les gens sur place on a appris également qu'un bus de touriste s'est fait attaquer également à main armée il y a 5 mois à la fenêtre d'Issalo (également recommandée dans tous les guides) et que peu après notre attaque un grand hôtel de Nosy Be a aussi fait les frais d'un braquage à main armée... On ne peut donc se sentir en sécurité dans aucun endroit de l'ile, les autorités locales faute de moyen sont complétement inefficaces et étouffent les informations pour ne pas nuire au développement du tourisme....
On a encore bien d'autres histoires de vol, arnaques de flics sur la route... mais on préfère s'arrêter là...
En effet on a failli se faire buter. Dans un endroit super touristique, dans la forêt des baobabs de Ifaty, dans la région de Tuléar, qui est dans tous les guides touristiques le samedi 17 novembre 2007 à 16h, en plein soleil, accompagnés d'un guide local (le serveur de notre hôtel) et d'un chauffeur de charette à zébus.
4 mecs armés chacun d'un pistolet, avec également une carabine, un coupe-coupe et un bidon d'essence sont arrivés sur nous d'un pas décidé, à visage découvert. On a juste eu le temps de se dire qu'ils avaient une sale gueule et que ça ne sentait pas bons que nos guides étaient à genoux et qu'ils demandaient l'argent. Nos 2 guides se sont retrouvés avec un pistolet contre la tempe et le doigt sur la gâchette !!!! Bien sûr on a donné le peu d'argent qu'on avait sur nous (environ 15 euros), et ils n'avaient pas l'air contents d'un si maigre butin. Ils nous ont fait également mettre à genoux et nous ont fouillé. Ils ont pris l'étui à lunettes et l'ont jeté. Ils ont pris l'appareil photo croyant que c'était un téléphone portable. On a demandé à notre guide qu'il leur demande de nous donner la carte mémoire (car nos agresseurs ne parlaient pas français). Comme ils étaient crétins, ils ne savaient pas de quoi il s'agissait et n'avaient pas l'air de savoir comment fonctionnait un appareil photo! Ils nous ont demandé si nous avions nos passeports, nos billets d'avion... heureusement tout était resté dans la valise fermée à clef à l'hôtel (ce qui est indspensable là-bas....). On redemande au guide pour la carte mémoire, et l'un de nos agresseurs lui shoote dans la tête comme dans un ballon de football lui faisant exploser ses lunettes. Ils nous ont pris nos lunettes de soleil et nos montres. Et puis ils débattaient entre eux. Là, on n'en menait pas large car on s'est dit qu'on allait se faire tabasser: on n'avait rien d'autre à donner..... Ils ont ensuite voulu voler la chevalière en argent de notre guide malgache et comme elle ne passait pas, on a vu un regard vers le coupe-coupe qui nous a fait frémir...
Bien que nous ayons tout donné ils restaient là en nous tenant sous la menace de leurs armes, discutaient de nous séparer des Malgaches, mettaient le pistolet sur la tempe du guide et disaient "boum boum". Le guide suait à grosse gouttes car il comprenait ce qu'ils disaient.On n'a compris qu'un mot: Vazaha ("étranger"), dans la discussion (le guide nous a raconté ensuite qu'il leur avait dit "vous ne pouvez pas faire ça à des vazaha").Manifestement ils discutaient de notre sort. On a demandé au guide ce qui se passait, il nous a dit de nous taire. Nous sommes bien restés 10 mn les genoux à terre attendant d'être fixés sur notre sort... Là on s'est vraiment sentis en danger de mort.On se disait chacun de notre côté que ce n'était pas possible, qu'ils ne pouvaient pas nous butter, que c'était absurde, que notre vie ne pouvait pas s'arrêter là, comme ça bêtement... On sentait vraiment une très forte tension chez eux. Le danger d'une arme à feu est que le coup peut partir et ça peut vite dégénérer et devenir un vrai carnage. Tout à coup 3 des agresseurs sont partis laissant le 4e nous tenir en joue pendant qu'ils séloignaient. Avaient-ils entendu quelque chose? Nous étions trop stressés pour avoir eu l'oreille à l'écoute des bruits environnants. Toujours est-il que 15 secondes après ils ont appelé le 4e qui a décroché. A ce moment, on a entendu à moins de 50 mètres un cri de femme (une touriste)et un coup de feu. On a déguerpi vers le village en courant à travers les broussailles. Ayant rejoint le chemin vers le village, on a croisé quelques touristes avec leurs guides et leurs appareils photos qui se dirigeaient vers la forêt. Ils ont bien entendu rebroussé chemin.
On est arrivés à notre hôtel vers 17 heures alors qu'on avait de la route à faire avant la tombée de la nuit! On avait prévu de partir pour Tuléar à 30 km de piste, on ne voulait pas rester dans nos bungalows isolés en bord de mer sans aucune sécurité (3 gendarmes sans voiture et sans aucun moyen pour surveiller cette station balnéaire très touristique....) Arrivés vers 19h et quelques, on est allé poser nos affaires à l'hôtel puis faire notre déposition à la gendarmerie. L'aventure continue: au fond d'une basse cour sans électricité au milieu des poules et des canards, un mec (un gendarme?) nous a accueillis en maillot de corps dans le noir, à la bougie! Quand on a vu les moyens, on s'est dit que tout le pays devait être aussi dangereux car l'impunité devait être reine! On raconte notre histoire et il nous donne un papier et un stylo pour faire nous mêmes la déclaration par écrit. Ce qu'on fait. Un gradé arrive, en bel uniforme, nous demande ce qu'il y a. Après notre récit il nous incite à ne pas porter plainte. On lui explique que pour l'assurance, on a besoin d'un papier tamponné de leurs services. "Alors si c'est pour l'assurance, faites une déclaration de perte!" On était stupéfaits et on a répondu que c'était hors de question. Il nous a dit alors de mettre en en-tête de la déclaration "à l'attention de Monsieur le commandant de la Brigade de Gendarmerie Nationale de Madagascar de la région de Tuléar"... C'était totalement grotesque et surréaliste! Evidemment pas d'électricité = pas de photocopie. Nous sommes donc retournés le lendemain matin, dimanche 18 novembre, pour apporter un double de notre déclaration que nous avions recopiée à la main, afin d'apposer les fameux tampons. Le gendarme n'était plus le même et il n'était au courant de rien !!!! On recommence notre laïus. Il sort le tampon et l'encrier: encre sèche!!!! Notre chauffeur va chercher de l'eau dans la voiture pour humidifier le tampon encreur et on a notre sésame. Le gendarme nous rend les 2 exemplaires. On lui dit qu'un exemplaire est pour la gendarmerie comme convenu la veille. Il nous répond "pourquoi faire"!!!! Texto. On insiste, il prend la feuille en disant "si ça peut vous faire plaisir". On imagine que le papier est passé à la poubelle dès que nous sommes sortis!
Comme ce braquage est arrivé le 2e jour de notre séjour à Mada, avec une telle réaction des autorités locales, vous imaginez bien comme on a pu se sentir en sécurité pendant les 11 jours suivants de notre séjour... Nous avons tout simplement parié sur le fait qu'on ne pouvait pas avoir la guigne une 2e fois!!!!!
A notre retour à Tana, nous sommes allés voir le conseiller sécurité de l'ambassade. Heureusement que c'était le dernier jour! Il nous a dit que ça arrivait à peu près une fois par semaine partout dans le pays mais que les autorités Malgaches étant très susceptibles il leur était très difficile de communiquer sur la réalité de l'insécurité à Mada. D'ailleurs il a quand même réussi à faire inscrire sur le site su Quai d'Orsay qu'il y avait à Madagascar des attaques par des bandes armées parfois d'une rare violence.... Il y a un an et demi par exemple, le premier secrétaire de l'ambassade (le n°2) organisait dans sa résidence privée dans un quartier central de Tana et plein de diplomates, gardé par la police Malgache, un diner avec le président de la banque mondiale, des huiles internationales et d'autres ambassades. Et bien 10 mecs armés de Kalachnikov ont débarqué et ont dépouillé tout le monde!!! Par ailleurs, il nous a également raconté que lorsque les gens avaient des accidents de la route, la première chose que faisaient le gens y compris les flics c'était de dépouiller les victimes!!! Pas d'appeler les secours... Charmant.
Vous comprendrez bien que dans ces conditions on déconseille vivement de se rendre à Madagascar malgré la beauté des paysages et des rencontres chaleureuses avec des malgaches très sympathiques. En discutant avec les gens sur place on a appris également qu'un bus de touriste s'est fait attaquer également à main armée il y a 5 mois à la fenêtre d'Issalo (également recommandée dans tous les guides) et que peu après notre attaque un grand hôtel de Nosy Be a aussi fait les frais d'un braquage à main armée... On ne peut donc se sentir en sécurité dans aucun endroit de l'ile, les autorités locales faute de moyen sont complétement inefficaces et étouffent les informations pour ne pas nuire au développement du tourisme....
On a encore bien d'autres histoires de vol, arnaques de flics sur la route... mais on préfère s'arrêter là...
Inde: malheureusement certaines traditions perdurent English translation pending
Voici deux faits divers lu dans "The Times of India" qui démontrent que certaines traditions ont la peau dure en Inde.
Un Dalit a été battu à mort et son corps brûlé dans l'Etat du Madhya Pradesh parce qu'il avait donné des coups de bâton à un buffle qui était entré dans la cour de son domicile et avait causé des dégâts, peut-on lire dans "The Times of India", du mercredi 14 novembre. En frappant l'animal, l'homme a déclenché la fureur des habitants qui l'ont tabassé à mort parce que ce buffle avait été béni par des villageois lors d'une fête hindoue. Les habitants ont ensuite brûlé le corps pour détruire les preuves et menacé la famille de M. Bagri de représailles si elle portait plainte pour meurtre. Mais la police, prévenue par un membre de la famille de la victime, a appréhendé six personnes. Ces dernières seront poursuivies pour meurtre. Les Dalits - bien que d'après la Constitution toute discrimination fondée sur l'appartenance à un caste est interdite - subissent journellement violences et discriminations. Les "Dalits", qui représentent actuellement environ 176.000 personnes (soit environ 16 pc de la population), éprouvent d'énormes difficultés pour accéder au marché du travail.
Depuis quelques semaines, la capitale indienne subit des attaques des hordes de singes, qui ont provoqué la mort du maire adjoint de New Delhi, qui a fait une chute mortelle à la suite d'une de ces attaques, et qui ont fait des dizaines de blessés, alors qu'un animal a réussi à s'introduire dans la résidence de la fille de Sonia Gandhi, Priyanka. Depuis des décennies, des milliers de vaches et buffles sacrés se promènent en toute liberté dans les rues de Delhi, aux côtés de milliers de chiens errants et de près 15.000 singes sauvages. Mais tuer des singes est interdit pour les hindous qui vénèrent Hanuman un dieu-singe qui symbolise la force. D'un autre côté, les états limitrophes du territoire de Delhi refusent d'accueillir les macaques dans leurs forêts, redoutant que ces "singes des villes" ne terrorisent leurs congénères des campagnes et déciment les cultures. Aussi, M. Aarti, le maire de New Delhi, a reconnu que la bataille contre les singes sauvages est perdue d'avance car la ville n'a ni l'expertise, ni les infrastructures pour capturer et domestiquer les primates. Alain
Un Dalit a été battu à mort et son corps brûlé dans l'Etat du Madhya Pradesh parce qu'il avait donné des coups de bâton à un buffle qui était entré dans la cour de son domicile et avait causé des dégâts, peut-on lire dans "The Times of India", du mercredi 14 novembre. En frappant l'animal, l'homme a déclenché la fureur des habitants qui l'ont tabassé à mort parce que ce buffle avait été béni par des villageois lors d'une fête hindoue. Les habitants ont ensuite brûlé le corps pour détruire les preuves et menacé la famille de M. Bagri de représailles si elle portait plainte pour meurtre. Mais la police, prévenue par un membre de la famille de la victime, a appréhendé six personnes. Ces dernières seront poursuivies pour meurtre. Les Dalits - bien que d'après la Constitution toute discrimination fondée sur l'appartenance à un caste est interdite - subissent journellement violences et discriminations. Les "Dalits", qui représentent actuellement environ 176.000 personnes (soit environ 16 pc de la population), éprouvent d'énormes difficultés pour accéder au marché du travail.
Depuis quelques semaines, la capitale indienne subit des attaques des hordes de singes, qui ont provoqué la mort du maire adjoint de New Delhi, qui a fait une chute mortelle à la suite d'une de ces attaques, et qui ont fait des dizaines de blessés, alors qu'un animal a réussi à s'introduire dans la résidence de la fille de Sonia Gandhi, Priyanka. Depuis des décennies, des milliers de vaches et buffles sacrés se promènent en toute liberté dans les rues de Delhi, aux côtés de milliers de chiens errants et de près 15.000 singes sauvages. Mais tuer des singes est interdit pour les hindous qui vénèrent Hanuman un dieu-singe qui symbolise la force. D'un autre côté, les états limitrophes du territoire de Delhi refusent d'accueillir les macaques dans leurs forêts, redoutant que ces "singes des villes" ne terrorisent leurs congénères des campagnes et déciment les cultures. Aussi, M. Aarti, le maire de New Delhi, a reconnu que la bataille contre les singes sauvages est perdue d'avance car la ville n'a ni l'expertise, ni les infrastructures pour capturer et domestiquer les primates. Alain
Où aller en novembre en Amérique du Nord? English translation pending
Bonjour a tous,
Je suis un Francais passant mes dernieres semaines a Toronto (1 an au total). Je serai libre du 1er au 21 Novembre pour voyager.
J'ai deja fait Montréal, Québec, les chutes du Niagara, le Parc Algonquin, San Francisco et Chicago par des longs week ends.
Auriez vous quelques suggestions possibles ?
Je pensais a Miami pour le beau temps a cette periode, sinon Vancouver et Ottawa comme villes me manquent au Canada, mais pas trop sur a cause du temps, en particulier pour Vancouver.
Sinon Las Vegas et le grand canyon peut etre ? Ou Joshua Tree depuis Los Angeles, mais bon je suis seul donc ca perd peut etre un peu d'attrait.
Bien sur si jamais une demoiselle serait désireuse de voyager a cette periode en ma compagnie pour un long week end ou plus, contactez moi et demandez moi mon email et msn
Merci de vos conseils de voyages en cette période.
Je suis un Francais passant mes dernieres semaines a Toronto (1 an au total). Je serai libre du 1er au 21 Novembre pour voyager.
J'ai deja fait Montréal, Québec, les chutes du Niagara, le Parc Algonquin, San Francisco et Chicago par des longs week ends.
Auriez vous quelques suggestions possibles ?
Je pensais a Miami pour le beau temps a cette periode, sinon Vancouver et Ottawa comme villes me manquent au Canada, mais pas trop sur a cause du temps, en particulier pour Vancouver.
Sinon Las Vegas et le grand canyon peut etre ? Ou Joshua Tree depuis Los Angeles, mais bon je suis seul donc ca perd peut etre un peu d'attrait.
Bien sur si jamais une demoiselle serait désireuse de voyager a cette periode en ma compagnie pour un long week end ou plus, contactez moi et demandez moi mon email et msn
Merci de vos conseils de voyages en cette période.
L'Inde du Nord... English translation pending
Mandawa...
Une promenade au coucher du soleil dans la pampa apporte une profonde serenite. "Monaste", les mains jointes a hauteur de la poitrine, pour saluer trois femmes vetus de sahri aux couleurs flamboyantes. Elles fagotent du petit bois qu elles porteront ensuite sur la tete. C est une scene typique de l Inde rural. De cette jolie bourgade ou de nombreux Havelis sont en ruines se degage une belle quietude. Le temps s ecoule lentement, paisiblement...
Jodhpur...
Une tres jolie fillette de 6 ou 7 ans, un sac en toile sur l epaule, ramasse divers papiers et plastique parmi les dechets de la rue...Triste realite. L Inde, c est ca aussi...
Pushkar...
La maison d hote respire la quietude. De nombreuses plantes verte sejournent dans le salon qui est un veritable havre de paix. Les murs tout en couleur et leurs somptueuses fresques sont un ravissement pour le coeur. Bleu, vert, cumin, des oiseaux de toute couleur occupent la terrasse et donnent vie a la maison. Les coussins moelleux sur les matelas au sol invitent le visiteur au repos. C est le moment de s accorder une pause et de deguster un Massala Tea, un the couleur caramel agremente de cardamone et autres epices. Profitons de ce moment de paix qui irrigue la totalite de l etre. L atmosphere qui se degage de ce village le soir est tout simplement delicieuse. Des couleurs, des odeurs, des sourires sur tous les visages, de la musique New Age a tous les coins de rue..Des vaches, des pietons, des dromadaires, des motos, des velos et meme des sangliers se partagent la chaussee dans une douce agitation. Au loin sur une colline, un petit Temple. Apres une ascension tres rude sur une voie empierree (digne d un travail de Romain) nous pouvons jouir d une vue epoustouflante au pied de celui ci. Dans la vallee, le village de Pushkar se dresse fierement sur la rive gauche du lac.A sa droite, des champs de culture faconnent le paysage. Tout autour, des montagnes semi-desertique degagent une force tranquille. Derriere le Temple, une delicieuse surprise me tend les bras. Je m aventure, tel un ninja, a travers la pampa puis me pose sur un rocher. Un grand moment d emotion! Des dizaines de singes en liberte sont la, a quelque metre.C est un pur plaisir de les observer de si pres. Sur le chemin du retour je croise un Birman avec qui je vais converser de longues minutes. Nous ne nous comprenons pas vraiment mais quel importance?! C est une belle rencontre
Nous prenons la direction de l ecole publique...Patrick me devance dans la cour...Aussitot une nuee bleu l entoure. les eleves vetus de leur traditionnelle tenue bleu clame leur joie et le guide vers la maitresse. D un large sourire, celle ci nous reserve un accueil fort sympathique. Nous lui remettons cahiers et stylo que nous avions apporte. Les enfants nous sollicitent pour une photo de classe et quelques un s aventurent a nous demander du chocolat!!! Nous venons de vivre un grand moment d emotion au contact de ces enfants ivrent de bonheur!Envie d espace et de rencontres authentiques... A la sortie du village, une piste de sable a travers la pampa m inspire... Je croise en route un villageois avec son dromadaire qui sort de nulle part. Il m invite a le rejoindre sur sa charette. Ainsi, je partage un bout de chemin avec lui. Le paysage respire la quietude. J aime me remplir du bruit du Silence. Jah m inspire, il est temps de continuer mon trip a pied. Nouvelle rencontre apres quelques kilometres...Deux minots de huit et dix ans sont en route vers le village avec leur troupeau de vaches. Ils m indiquent la direction d un Temple. La nuit tombe, je prefere contourner la montagne pour rentrer au village. Je croise alors au bord d un petit chemin un homme qui vend du the! Ca c est l Inde!!! Il m invite alors a diner chez lui, a deux pas de sa bicoque. Il me presente sa femme et ses cinq enfants. Ils vivent dans un cabanon de 15 M2 sur un drap. Sa femme prepare des chapatis a l exterieur. Petit feu de bois au dessus duquel une poele va accuellir les fines galettes. Leur fille de 3 ans est pleine de vie. Tout sourire, elle passe presque toute la soiree sur mes genoux. Un des enfants me montre ses cahiers d ecole et me baraguine de l hindhi pendant 2 heures!! Je partage la vie d une famille assez pauvre et tellement riche a la fois...Les sourires des enfants en disent long!!
Agra...
Visite du Taj Mahal... Nous buvons un the dans une petite ruelle de la vieille ville. Nous faisons la connaissance de Nekjuik, un enfant de 12 ans qui va nous apprendre le b.a ba de l hindhi. Un excellent moment en sa compagnie.
Benares...
C est une ville impregnee de prieres. C est le coeur battant de l Hindouisme. Ambiance mysthique au bord du Gange.
Darjeeling...
Apres 20 H de train et 4 H de jeep, nous voila a Darjeeling. La petite route de montagne qui nous y mene est absolument sublime. Plantations de theiers, riziere, foret genereuse...
Apres une petite nuit nous prenons la direction de Gangtok dans le Sikkim. Des cabanons en bois sur piloti semblent accroches a la route. En contre bas, sur des pentes vertigineuses, les plantations de theiers courent sur des hectares. Nous traversons une foret de bambous puis une foret de pins geant, de tecks et de magnolias. De la fraicheur et de la verdure...quel delice!, apres la chaleur et les couleurs chaudes du Rajasthan... Le Sikkim est une province enclave entre le Nepal, le Tibet et le Bhoutan. 75 % de la population est Nepalaise.
Rumtek...
Un monastere, dans le plus pur style Tibetain, juge sur une petite colline sera notre lieu de vilegiature. Ce matin, nous assistons aux prieres accompagnees de chants aux sons graves et ponctuees par les trompettes et les tambours. Une foret de drapeaux de priere multicolor habille la salle. Dans de petites niches de bois reposent mille petits Bouda en terre recouvert d or. Au centre derriere une immense tapisserie se tient un Bouda de 4 metre de haut en position du lotus. L atmosphere est magique...
Calcutta...
Fin du trip en Inde du Nord...le 25, direction la Thailande.
Jah LOVE
Herve
Une promenade au coucher du soleil dans la pampa apporte une profonde serenite. "Monaste", les mains jointes a hauteur de la poitrine, pour saluer trois femmes vetus de sahri aux couleurs flamboyantes. Elles fagotent du petit bois qu elles porteront ensuite sur la tete. C est une scene typique de l Inde rural. De cette jolie bourgade ou de nombreux Havelis sont en ruines se degage une belle quietude. Le temps s ecoule lentement, paisiblement...
Jodhpur...
Une tres jolie fillette de 6 ou 7 ans, un sac en toile sur l epaule, ramasse divers papiers et plastique parmi les dechets de la rue...Triste realite. L Inde, c est ca aussi...
Pushkar...
La maison d hote respire la quietude. De nombreuses plantes verte sejournent dans le salon qui est un veritable havre de paix. Les murs tout en couleur et leurs somptueuses fresques sont un ravissement pour le coeur. Bleu, vert, cumin, des oiseaux de toute couleur occupent la terrasse et donnent vie a la maison. Les coussins moelleux sur les matelas au sol invitent le visiteur au repos. C est le moment de s accorder une pause et de deguster un Massala Tea, un the couleur caramel agremente de cardamone et autres epices. Profitons de ce moment de paix qui irrigue la totalite de l etre. L atmosphere qui se degage de ce village le soir est tout simplement delicieuse. Des couleurs, des odeurs, des sourires sur tous les visages, de la musique New Age a tous les coins de rue..Des vaches, des pietons, des dromadaires, des motos, des velos et meme des sangliers se partagent la chaussee dans une douce agitation. Au loin sur une colline, un petit Temple. Apres une ascension tres rude sur une voie empierree (digne d un travail de Romain) nous pouvons jouir d une vue epoustouflante au pied de celui ci. Dans la vallee, le village de Pushkar se dresse fierement sur la rive gauche du lac.A sa droite, des champs de culture faconnent le paysage. Tout autour, des montagnes semi-desertique degagent une force tranquille. Derriere le Temple, une delicieuse surprise me tend les bras. Je m aventure, tel un ninja, a travers la pampa puis me pose sur un rocher. Un grand moment d emotion! Des dizaines de singes en liberte sont la, a quelque metre.C est un pur plaisir de les observer de si pres. Sur le chemin du retour je croise un Birman avec qui je vais converser de longues minutes. Nous ne nous comprenons pas vraiment mais quel importance?! C est une belle rencontre
Nous prenons la direction de l ecole publique...Patrick me devance dans la cour...Aussitot une nuee bleu l entoure. les eleves vetus de leur traditionnelle tenue bleu clame leur joie et le guide vers la maitresse. D un large sourire, celle ci nous reserve un accueil fort sympathique. Nous lui remettons cahiers et stylo que nous avions apporte. Les enfants nous sollicitent pour une photo de classe et quelques un s aventurent a nous demander du chocolat!!! Nous venons de vivre un grand moment d emotion au contact de ces enfants ivrent de bonheur!Envie d espace et de rencontres authentiques... A la sortie du village, une piste de sable a travers la pampa m inspire... Je croise en route un villageois avec son dromadaire qui sort de nulle part. Il m invite a le rejoindre sur sa charette. Ainsi, je partage un bout de chemin avec lui. Le paysage respire la quietude. J aime me remplir du bruit du Silence. Jah m inspire, il est temps de continuer mon trip a pied. Nouvelle rencontre apres quelques kilometres...Deux minots de huit et dix ans sont en route vers le village avec leur troupeau de vaches. Ils m indiquent la direction d un Temple. La nuit tombe, je prefere contourner la montagne pour rentrer au village. Je croise alors au bord d un petit chemin un homme qui vend du the! Ca c est l Inde!!! Il m invite alors a diner chez lui, a deux pas de sa bicoque. Il me presente sa femme et ses cinq enfants. Ils vivent dans un cabanon de 15 M2 sur un drap. Sa femme prepare des chapatis a l exterieur. Petit feu de bois au dessus duquel une poele va accuellir les fines galettes. Leur fille de 3 ans est pleine de vie. Tout sourire, elle passe presque toute la soiree sur mes genoux. Un des enfants me montre ses cahiers d ecole et me baraguine de l hindhi pendant 2 heures!! Je partage la vie d une famille assez pauvre et tellement riche a la fois...Les sourires des enfants en disent long!!
Agra...
Visite du Taj Mahal... Nous buvons un the dans une petite ruelle de la vieille ville. Nous faisons la connaissance de Nekjuik, un enfant de 12 ans qui va nous apprendre le b.a ba de l hindhi. Un excellent moment en sa compagnie.
Benares...
C est une ville impregnee de prieres. C est le coeur battant de l Hindouisme. Ambiance mysthique au bord du Gange.
Darjeeling...
Apres 20 H de train et 4 H de jeep, nous voila a Darjeeling. La petite route de montagne qui nous y mene est absolument sublime. Plantations de theiers, riziere, foret genereuse...
Apres une petite nuit nous prenons la direction de Gangtok dans le Sikkim. Des cabanons en bois sur piloti semblent accroches a la route. En contre bas, sur des pentes vertigineuses, les plantations de theiers courent sur des hectares. Nous traversons une foret de bambous puis une foret de pins geant, de tecks et de magnolias. De la fraicheur et de la verdure...quel delice!, apres la chaleur et les couleurs chaudes du Rajasthan... Le Sikkim est une province enclave entre le Nepal, le Tibet et le Bhoutan. 75 % de la population est Nepalaise.
Rumtek...
Un monastere, dans le plus pur style Tibetain, juge sur une petite colline sera notre lieu de vilegiature. Ce matin, nous assistons aux prieres accompagnees de chants aux sons graves et ponctuees par les trompettes et les tambours. Une foret de drapeaux de priere multicolor habille la salle. Dans de petites niches de bois reposent mille petits Bouda en terre recouvert d or. Au centre derriere une immense tapisserie se tient un Bouda de 4 metre de haut en position du lotus. L atmosphere est magique...
Calcutta...
Fin du trip en Inde du Nord...le 25, direction la Thailande.
Jah LOVE
Herve
Voyage en Nouvelle-Angleterre (États-Unis) English translation pending
Bonjour,
Je compte voyage avec ma petite famille à Boston entre fin octobre et début novembre. J'arriverai à Boston et y resterai pour 5 jours. Je connais ce coin un peu et ai des amis sur place. mais je voudrai plutôt des infos sur la Nouvelle Angleterre, afin de fire une boucle en voiture d'une dizaine de jours. J'ai renoncé à aller au Québec car trop froid et pas mal de choses y seront fermés au niveau touristique;
Je pense à aller dans le Vermont, le Maine ou encore Rhode Island. Si quelqu'un a des tuyaux sur des sites incontournables, je suis preneur !!!
Quel temps est-il censé faire à cette période ? Dois-je plutôt aller plus au sud (connecticut...)
Merci d'avance pour votre aide.
Je compte voyage avec ma petite famille à Boston entre fin octobre et début novembre. J'arriverai à Boston et y resterai pour 5 jours. Je connais ce coin un peu et ai des amis sur place. mais je voudrai plutôt des infos sur la Nouvelle Angleterre, afin de fire une boucle en voiture d'une dizaine de jours. J'ai renoncé à aller au Québec car trop froid et pas mal de choses y seront fermés au niveau touristique;
Je pense à aller dans le Vermont, le Maine ou encore Rhode Island. Si quelqu'un a des tuyaux sur des sites incontournables, je suis preneur !!!
Quel temps est-il censé faire à cette période ? Dois-je plutôt aller plus au sud (connecticut...)
Merci d'avance pour votre aide.
Panama: le pays "paradis" English translation pending
Apres avoir passé de nombreux mois à me poser des questions sur le Panama, j'ai préféré tout regroupé pour vous aider à avoir un aperçu "global" :
Avantages : Pas de catastrophes naturelles comme ses pays voisins Eau potable au robinet dans quasi dans tout le pays ! Tous paysages (foret tropicale, lacs, 3000km de cotes, montagnes jusque 3500m, + de 360 îles autour du pays dont l'ile de Coiba : http://www.youtube.com/watch?v=EmzL5pr7_BY&eurl=http%3A%2F%2Fwww%2Esantacatalinabeach%2Ecom%2Fcoiba%2Ehtml pour un aperçu splennnnnnndide...) Pays le + sécuritaire de l'amérique latine, comme diraient les gens du panama, "c'est safe..." Pays du dollars (donc économie maitrisée), plus de 130 banques dans le pays (si elles viennent c'est pas pour rien) Cout de la vie environ 3 fois moins cher qu'en Europe 2e + gros taux de croissance du monde en 2006 En moyenne, climat 30° toute l'année, et 22° toutes les nuits (clim non obligatoire) Animaux en tous genre aux porte de la ville : singes, perroquets, dauphins, toucans, oiseaux de toutes les couleurs... Biodiversité quasi égale qu'au Costa Rica Pays qui produit plein de choses : Matelas, super bonnes glaces, meubles massif top qualité, vetements... Billinguisme Anglais/Espagnol Reseau routier en bon etat Infrastructure téléphonique excellente, Internet bien développé Position centrale dans le monde entre l'amérique du nord et du sud entre l'europe, l'afrique et l'asie... De plus, très bien desservi niveau aviation Pas encore connu donc forcément mieux :o) Sur place on contate que le pays est en train de faire des efforts impresionnants pour son developpement qui me fais penser à un futur Hong Kong Canal de Panama qui ramene des sous au pays et de + la zone de libre échange de Colon est la 2e + grande du monde, en passe de devenir la 1ere du monde doncc devant hong kong... Et grace à ça on trouve un nombre impressionnant de choix pour faire ses courses (bcp de zones commerciales modernes...) Ecoles privées correctes, hopitaux privés top modernesINCONVENIENTS : Ils roulent très mal Manque de culture ou monuments historiques... dans le pays Manque un peu "d'organisation" Constructions immobilieres à tout va sans vrai code de l'urbanismeConnaissez-vous 1 seul autre pays avec autants d'atouts ??? Et surtout qui n'est pas encore connu ? Vous ne pensez pas que ce pays risque de cartonner pour les années à venir?
Pour en savoir + : http://primapanama.blogs.com Vos avis sont les bienvenus !
Avantages : Pas de catastrophes naturelles comme ses pays voisins Eau potable au robinet dans quasi dans tout le pays ! Tous paysages (foret tropicale, lacs, 3000km de cotes, montagnes jusque 3500m, + de 360 îles autour du pays dont l'ile de Coiba : http://www.youtube.com/watch?v=EmzL5pr7_BY&eurl=http%3A%2F%2Fwww%2Esantacatalinabeach%2Ecom%2Fcoiba%2Ehtml pour un aperçu splennnnnnndide...) Pays le + sécuritaire de l'amérique latine, comme diraient les gens du panama, "c'est safe..." Pays du dollars (donc économie maitrisée), plus de 130 banques dans le pays (si elles viennent c'est pas pour rien) Cout de la vie environ 3 fois moins cher qu'en Europe 2e + gros taux de croissance du monde en 2006 En moyenne, climat 30° toute l'année, et 22° toutes les nuits (clim non obligatoire) Animaux en tous genre aux porte de la ville : singes, perroquets, dauphins, toucans, oiseaux de toutes les couleurs... Biodiversité quasi égale qu'au Costa Rica Pays qui produit plein de choses : Matelas, super bonnes glaces, meubles massif top qualité, vetements... Billinguisme Anglais/Espagnol Reseau routier en bon etat Infrastructure téléphonique excellente, Internet bien développé Position centrale dans le monde entre l'amérique du nord et du sud entre l'europe, l'afrique et l'asie... De plus, très bien desservi niveau aviation Pas encore connu donc forcément mieux :o) Sur place on contate que le pays est en train de faire des efforts impresionnants pour son developpement qui me fais penser à un futur Hong Kong Canal de Panama qui ramene des sous au pays et de + la zone de libre échange de Colon est la 2e + grande du monde, en passe de devenir la 1ere du monde doncc devant hong kong... Et grace à ça on trouve un nombre impressionnant de choix pour faire ses courses (bcp de zones commerciales modernes...) Ecoles privées correctes, hopitaux privés top modernesINCONVENIENTS : Ils roulent très mal Manque de culture ou monuments historiques... dans le pays Manque un peu "d'organisation" Constructions immobilieres à tout va sans vrai code de l'urbanismeConnaissez-vous 1 seul autre pays avec autants d'atouts ??? Et surtout qui n'est pas encore connu ? Vous ne pensez pas que ce pays risque de cartonner pour les années à venir?
Pour en savoir + : http://primapanama.blogs.com Vos avis sont les bienvenus !
Avis sur mon tour du monde? English translation pending
Bon voila, moi aussi comme la plupart d'entre vous j'aime voyager, découvrir de nouveaux horizons, de nouvelles cultures... et comme j'ai l'occasion de partir 6 mois à Sydney dès janvier, je voudrai ensuite faire mon ptit tours à moi.
Voilà mon itinéraire:
Paris//Hong-kong (y rester 1 semaine)
Hong-Kong//Sydney (y rester 6 mois... avec bien sur un ptit tours de l'île à mes frais)
Sydney//Auckland ou Tasmanie ou Nouvelle Calédonie (y rester 1 semaine)
Auckland ou Tasmanie ou Nouvelle Calédonie//Los Angeles (y rester 1 semaine)
Los-Angeles//New-York (y rester 1 semaine aussi ^_^!)
New-York//Paris (y rester avant mon prochain départ...😉)
J'attends donc vos avis, vos suggestions...
Merci d'avance
Voilà mon itinéraire:
Paris//Hong-kong (y rester 1 semaine)
Hong-Kong//Sydney (y rester 6 mois... avec bien sur un ptit tours de l'île à mes frais)
Sydney//Auckland ou Tasmanie ou Nouvelle Calédonie (y rester 1 semaine)
Auckland ou Tasmanie ou Nouvelle Calédonie//Los Angeles (y rester 1 semaine)
Los-Angeles//New-York (y rester 1 semaine aussi ^_^!)
New-York//Paris (y rester avant mon prochain départ...😉)
J'attends donc vos avis, vos suggestions...
Merci d'avance
Varanasi (Benarès) ou pas Varanasi? English translation pending
Bonjour,
Je pars en Inde du Nord avec deux de mes amies du 11 août au 1er septembre. Nous avons prévu le programme suivant :
Arrivée samedi 11 aôut à New Delhi (quel hotel réserver, comment s'y rendre depuis l'aéroport ?) Dimanche à New Delhi : acclimatation lundi : 6h de train jusqu'à Chandigarh (la ville dessinée par Le Corbusier). mardi-mercredi : Mussoorie – Corbett Tiger Reserve jeudi: Rishikesh – Haridwar vendredi: trajet jusqu'à Varanasi (22h de train) samedi-vendredi (1 semaine) : Varanasi samedi-dimanche: Agra (Red Fort – Taj Mahal) lundi: Bharatpur (national parc) mardi-mercredi: Jaipur (6h de train jusqu'à New Delhi) jeudi-samedi: New-Delhi
Est-ce réalisable ? Que nous conseillez-vous : prévoir la visite de Varanasi qui nécessite plus de 40 h de train aller-retour, ou consacrer plus de temps à la visite des autres villes ?
Merci à tous et bonne journée !
Je pars en Inde du Nord avec deux de mes amies du 11 août au 1er septembre. Nous avons prévu le programme suivant :
Arrivée samedi 11 aôut à New Delhi (quel hotel réserver, comment s'y rendre depuis l'aéroport ?) Dimanche à New Delhi : acclimatation lundi : 6h de train jusqu'à Chandigarh (la ville dessinée par Le Corbusier). mardi-mercredi : Mussoorie – Corbett Tiger Reserve jeudi: Rishikesh – Haridwar vendredi: trajet jusqu'à Varanasi (22h de train) samedi-vendredi (1 semaine) : Varanasi samedi-dimanche: Agra (Red Fort – Taj Mahal) lundi: Bharatpur (national parc) mardi-mercredi: Jaipur (6h de train jusqu'à New Delhi) jeudi-samedi: New-Delhi
Est-ce réalisable ? Que nous conseillez-vous : prévoir la visite de Varanasi qui nécessite plus de 40 h de train aller-retour, ou consacrer plus de temps à la visite des autres villes ?
Merci à tous et bonne journée !
Visas pour les États-Unis et le Canada English translation pending
Bonjours tout le monde,
Je viens ici vous demandez ce qui est nécessaire par rapport aux visas pour faire mon voyage.
Je commence donc par décrire celui que j'envisage: je souhaite partir avec 2 personnes françaises (nous serons donc 3), nous atterrirons à New York puis y passeront 4 jours environ, ensuite nous ferons la location d'une voiture pour aller à Montréal au Canada (par un trajet à peu prêt direct de NYC à Montreal) ensuite nous découvrirons le Canada jusqu'à atteindre Toronto où nous passerons une ou plusieurs nuits, ensuite nous retournerons aux USA en passant la frontiere au niveau de Toronto/Buffalo puis nous nous rendrons directement à NYC (en faisant peut être une escale à Syracuse?) pour reprendre l'avion direction Paris .
Voila donc j'aimerais savoir s'il suffit simplement de bénéficier du programme d'exemption de VISA comme tout voyage aux USA de moins de 90 jours (le notre durera 2 semaines et demie a peu prêt) ou s'il faut demander quelque chose de spécial à l'ambassade ou je ne sais où. L'important pour nous étant de ne pas se retrouver coincer au Canada bien entendu.
Enfin, si vous pouviez m'indiquer à qui m'adressais pour demander de tel renseignements ce serait génial.
Merci d'avance.
PS: si vous avez des conseils d'étapes pour ce road trip ne vous gênez pas ^^.
PS: si vous avez des conseils d'étapes pour ce road trip ne vous gênez pas ^^.
Aider les Hmong en Thaïlande English translation pending
Anciennement appelee " Nan Performance Association" notre association change ses statuts et devient:
Nan Youth Development...voir notre site www.nanyouth.org
Nos objectifs: Enseignement de l'anglais et du francais dans les ecoles defavorisees
http://www.dailymotion.com/video/x29fhn_our-school-in-ban-songkuay
Assistance aux plus demunis Day caring pendant les temps libres des enfants ( apres scolaire, vacances)
http://www.dailymotion.com/video/x23m2l_our-new-kids
Recherche de placement d'orphelins dans des familles d'acceuil Aide a l'adoption Recherche des familles biologiques creation d'une maison d'acceuil ( a partir de Juillet 2007)
Financement: - sur nos deniers personels Dons en nature de materiel Volontaires
Dans l'attente de vos questions, de votre soutien moral ou materiel, les enfants et toute l'equipe vous souhaite le bon jour Wattana
Financement: - sur nos deniers personels Dons en nature de materiel Volontaires
Dans l'attente de vos questions, de votre soutien moral ou materiel, les enfants et toute l'equipe vous souhaite le bon jour Wattana
Trek in the Rwenzori Mountains (Uganda)
I’d love to know if anyone has done treks in the Rwenzori Mountains and how much it costs on average, what the infrastructure is like, the landscapes, and safety in the area. Thanks so much! I’m really looking forward to your replies.
Notre séjour à Koh Samet! English translation pending
Nous sommes justes rentrés aujourdhui,
Je n'ai pas pu suivre le forum depuis l'ile la connexion trop lente et trop cher 2 baths la minute.
Je vais essayer de vous donner quelques tuyaux, et chose a eviter.
Jour 1 : départ a 8hoo a partir de enkahmai (sukhumvit) prix du bus avec air con : 134 bahts/personne arrivé à 11h30 sur Ban Phe, on achete donc les deux tickets pour aller sur Ao Wong Duan, prix : 70 baht par personne
On nous dépose sur la plage, 400 baths et 40 de taxe pour moi et ma copine pour l'ile, vive l'égalité. On arrive au Vonduern Villa, on avait reserver la veille la chambre standar a 1.500 bahts, qu'elle arnaque !!! chambre pourri au milieu de la foret, la plage vraiment pas jolie, le resort pourri, vieux on passe par les cuisines pour aller a la chambre .... Ma copine se sentant mal dans la chambre on loue la chambre supérior pour 2.500.- bahts, la ca allait mais pas terrible kan meme. Location d'une motor bike a vitesse pour 400 baths avec le policier, vraiment pourri la moto, la selle qui c barré, bref au bout de deux heures on lui rend et il nous a rendu 200 baths, vive la police ! Le point positif, on a profiter de la plage, de l'eau chaude, d'un super couché de soleil, et d'une mini visite. On a aussi mangé au Coconut restaurant, vraiment trés bon, au bord de la plage, romantik ...
Jour 2 :
on change donc d'hotel, et on trouve une chambre du coté de Had Sai Kaew pour 1.200 baths, la chambre correcte, propre, comparé au bungalow de la veille... la l'endroit est mieux, plus de civilisation 😉, un 7-eleven, un distributeur d'argent ( et oui c parfois rare), des petits resto thai pour manger, une place ou on mange des soupes, poulet et riz sur la place pour 35 baths. Bien sur on sort pour manger le soir, on va sur Play Taloy, petit resto sympa, seafood quan tu nous tient. Et le super truc que l'on a fait c'est location de Quad, pour 800 baths la journée, avec l'essence. Les routes sont vraiment défoncé, le quad est utile, mais il faut pas quand meme faire le fandjo, sinon on se retrouve vite sur deux roues ahahah (experience vécu) et pas laisser une thai conduire sinon on avance pas ahaha.
Jour 3 :
On reste encore dans la chambre a 1200 baths, mais pas de pression dans les douches, les toilettes pu la mort, pour le ménage ca les a étonné que je leur pose la question ... Cette fois on part en balade au New happy tour, 400 baths pour une personne, vraiment génial, en plus la katoey super gentil (ou gentille je sais pas). On a péché, on a fait du snorkeling (endroit jolie mais il y a mieux lire apres), on est parti a 11heure, et rentré a 16h00. Ah oui aussi, il y a la ferme au poisson, vraiment surprenant, achetez les petites poissons a 10 baths ca vaut le coup, et les poissons et requins seront heureux de les mangers. Aussi découverte de Ao Phai, vraiment magnifique, pas une seule chaise, pas de resto, petit bout de plage vraiment magnifique (voir photos), quelque connaisseurs, et surtout le Thai qui vend les bijoux est trop sympa, et il est marié avec une farang, vraiment gentille elle aussi, et il on un bébé "Louk mi", adorable cet enfant, on a bien joué ensemble. Il m'a compris quand je parlais thai ( 😎 ) Le soir, on va au Ploy Taloy, resto sur la plage sympa, pas trop cher, il y a un fireshow tout les jour a 20h30 puis 22h00, on peut taper les fléchette pour 30 bahts, et on gagne a chaque coup, aussi il y a le bar mais bon la ... vous connaissez mon avis a propos des filles dedans (mais il y en a pas trop c'est ca qui est cool)
Jour 4 :
On change de chambre, on a trouver une superbe chambre toute neuve, meme place, décoré super sympa pour 1.000 bahts, eau chaud, clim, pression dans la douche, lit niquel, tv... frigo ...Bref.Cette fois on reste calme, on retourne sur Ao Phai, vraiment magnifique... mais j'ai quand meme succomber au parasail, c'est le parachute tirer par un bateau, 8 minute de bonheur a 2, 1500 bahts pour 2, des sensations, et on se prend pour un oiseau sauf kan on redescend... On retourne encore a Ploy Taloy, vraiment bien. Ah oui, aussi on a acheté des feux d'artifice, des vrais, des géants pour moi de 10 euros, c'était grandiose.
Jour 5 :
Toujours la meme chambre, et on retourne a la plongée, mais cette fois ci on y va en bateau rapide, speed boat, la ca coute 600 baths pour le meme temps, avec quelque personne, vraiment convivial, les thai du bateau trop sympa. On s'arrete sur une ile, plonge, je prépare le Barbecue avec eux, je les aide et voila on devient copains. Toujours en train de rigoler, le thai essayant d'attraper des poissons, tombe dans l'eau, des barres de rire... ensuite on replonge. On s'arrete sur une petite ile perdu, Koh Khudi, c'est sympa mais vite ennuyant lol. On rentre, on retourne sur Ao Phai avec la mob, endroit toujours aussi sublime, mais on a pas revu le petit Louk mi 😕 . Couché de soleil... On retourne encore et encore au Ploy Taloy, on mange des pop corn, joue au puissance 4 et je savoure mon Bailey... feu d'artifice encore on a aussi allumé les luciole chaque jour, ca signifie que tout le mal en nous s'envole.
Jour 6 :
Levé difficile a 10heures, ma copine me supliant de rester encore un jour, hélas le boulot attend ... Donc on prend le taxi a 100 bahts pour rejoindre le port, on repart en bateau a 50 bahts cette fois ci (changement de port) On reprend le bus a 134 bahts, bien sur 30 minute de retard, on arrive du traffic sur sukumvite comme d'hab et voilà la fin de nos 6 jours 😕😕😕 mais on retrouve notre chien ahahah et
Petites astuces
prendre le bus a 134 bahts sur enkamai, c'est rapide et pas cher prendre le bateau a 50 bahts et non le speed boat a 1200bahts allez sur Had Saiw Kaew, super place, bien mieux que Ao Prao et moins cher pour les chambres et 7- eleven, petit resto thai. Ne pas allez sur Ao Wong Duan, bungalow cher, et la plage pas terrible Surtout allez a Ao Phai, la ou il y a le petit vendeur de bracelet, c'est une superbe place, pas de chaise, de parasol, pas de resto, super sympa plage propre... Aussi attention au routes, elle sont défoncé de toute part, dangereux
Pour la derniere chambre je peux vous donner le numéro de téléphone, et si vous voulez d'autres renseignement n'hésitez pas en privés.
Voici quelque photos
"les thai sur ao phai" : petit jeu des thai, vraiment drole ahahah ! "Louk me Ao Phai" : la petite star de Ao Phai, petit garcon trés gentille, il a pleuré quand on est parti ... "IMG_1316" Ao Prao "parrainons un chien " les chient aussi s'amuse ahahah "parasail" a essayer vraiment des sensation forte
Jour 1 : départ a 8hoo a partir de enkahmai (sukhumvit) prix du bus avec air con : 134 bahts/personne arrivé à 11h30 sur Ban Phe, on achete donc les deux tickets pour aller sur Ao Wong Duan, prix : 70 baht par personne
On nous dépose sur la plage, 400 baths et 40 de taxe pour moi et ma copine pour l'ile, vive l'égalité. On arrive au Vonduern Villa, on avait reserver la veille la chambre standar a 1.500 bahts, qu'elle arnaque !!! chambre pourri au milieu de la foret, la plage vraiment pas jolie, le resort pourri, vieux on passe par les cuisines pour aller a la chambre .... Ma copine se sentant mal dans la chambre on loue la chambre supérior pour 2.500.- bahts, la ca allait mais pas terrible kan meme. Location d'une motor bike a vitesse pour 400 baths avec le policier, vraiment pourri la moto, la selle qui c barré, bref au bout de deux heures on lui rend et il nous a rendu 200 baths, vive la police ! Le point positif, on a profiter de la plage, de l'eau chaude, d'un super couché de soleil, et d'une mini visite. On a aussi mangé au Coconut restaurant, vraiment trés bon, au bord de la plage, romantik ...
Jour 2 :
on change donc d'hotel, et on trouve une chambre du coté de Had Sai Kaew pour 1.200 baths, la chambre correcte, propre, comparé au bungalow de la veille... la l'endroit est mieux, plus de civilisation 😉, un 7-eleven, un distributeur d'argent ( et oui c parfois rare), des petits resto thai pour manger, une place ou on mange des soupes, poulet et riz sur la place pour 35 baths. Bien sur on sort pour manger le soir, on va sur Play Taloy, petit resto sympa, seafood quan tu nous tient. Et le super truc que l'on a fait c'est location de Quad, pour 800 baths la journée, avec l'essence. Les routes sont vraiment défoncé, le quad est utile, mais il faut pas quand meme faire le fandjo, sinon on se retrouve vite sur deux roues ahahah (experience vécu) et pas laisser une thai conduire sinon on avance pas ahaha.
Jour 3 :
On reste encore dans la chambre a 1200 baths, mais pas de pression dans les douches, les toilettes pu la mort, pour le ménage ca les a étonné que je leur pose la question ... Cette fois on part en balade au New happy tour, 400 baths pour une personne, vraiment génial, en plus la katoey super gentil (ou gentille je sais pas). On a péché, on a fait du snorkeling (endroit jolie mais il y a mieux lire apres), on est parti a 11heure, et rentré a 16h00. Ah oui aussi, il y a la ferme au poisson, vraiment surprenant, achetez les petites poissons a 10 baths ca vaut le coup, et les poissons et requins seront heureux de les mangers. Aussi découverte de Ao Phai, vraiment magnifique, pas une seule chaise, pas de resto, petit bout de plage vraiment magnifique (voir photos), quelque connaisseurs, et surtout le Thai qui vend les bijoux est trop sympa, et il est marié avec une farang, vraiment gentille elle aussi, et il on un bébé "Louk mi", adorable cet enfant, on a bien joué ensemble. Il m'a compris quand je parlais thai ( 😎 ) Le soir, on va au Ploy Taloy, resto sur la plage sympa, pas trop cher, il y a un fireshow tout les jour a 20h30 puis 22h00, on peut taper les fléchette pour 30 bahts, et on gagne a chaque coup, aussi il y a le bar mais bon la ... vous connaissez mon avis a propos des filles dedans (mais il y en a pas trop c'est ca qui est cool)
Jour 4 :
On change de chambre, on a trouver une superbe chambre toute neuve, meme place, décoré super sympa pour 1.000 bahts, eau chaud, clim, pression dans la douche, lit niquel, tv... frigo ...Bref.Cette fois on reste calme, on retourne sur Ao Phai, vraiment magnifique... mais j'ai quand meme succomber au parasail, c'est le parachute tirer par un bateau, 8 minute de bonheur a 2, 1500 bahts pour 2, des sensations, et on se prend pour un oiseau sauf kan on redescend... On retourne encore a Ploy Taloy, vraiment bien. Ah oui, aussi on a acheté des feux d'artifice, des vrais, des géants pour moi de 10 euros, c'était grandiose.
Jour 5 :
Toujours la meme chambre, et on retourne a la plongée, mais cette fois ci on y va en bateau rapide, speed boat, la ca coute 600 baths pour le meme temps, avec quelque personne, vraiment convivial, les thai du bateau trop sympa. On s'arrete sur une ile, plonge, je prépare le Barbecue avec eux, je les aide et voila on devient copains. Toujours en train de rigoler, le thai essayant d'attraper des poissons, tombe dans l'eau, des barres de rire... ensuite on replonge. On s'arrete sur une petite ile perdu, Koh Khudi, c'est sympa mais vite ennuyant lol. On rentre, on retourne sur Ao Phai avec la mob, endroit toujours aussi sublime, mais on a pas revu le petit Louk mi 😕 . Couché de soleil... On retourne encore et encore au Ploy Taloy, on mange des pop corn, joue au puissance 4 et je savoure mon Bailey... feu d'artifice encore on a aussi allumé les luciole chaque jour, ca signifie que tout le mal en nous s'envole.
Jour 6 :
Levé difficile a 10heures, ma copine me supliant de rester encore un jour, hélas le boulot attend ... Donc on prend le taxi a 100 bahts pour rejoindre le port, on repart en bateau a 50 bahts cette fois ci (changement de port) On reprend le bus a 134 bahts, bien sur 30 minute de retard, on arrive du traffic sur sukumvite comme d'hab et voilà la fin de nos 6 jours 😕😕😕 mais on retrouve notre chien ahahah et
Petites astuces
prendre le bus a 134 bahts sur enkamai, c'est rapide et pas cher prendre le bateau a 50 bahts et non le speed boat a 1200bahts allez sur Had Saiw Kaew, super place, bien mieux que Ao Prao et moins cher pour les chambres et 7- eleven, petit resto thai. Ne pas allez sur Ao Wong Duan, bungalow cher, et la plage pas terrible Surtout allez a Ao Phai, la ou il y a le petit vendeur de bracelet, c'est une superbe place, pas de chaise, de parasol, pas de resto, super sympa plage propre... Aussi attention au routes, elle sont défoncé de toute part, dangereux
Pour la derniere chambre je peux vous donner le numéro de téléphone, et si vous voulez d'autres renseignement n'hésitez pas en privés.
Voici quelque photos
"les thai sur ao phai" : petit jeu des thai, vraiment drole ahahah ! "Louk me Ao Phai" : la petite star de Ao Phai, petit garcon trés gentille, il a pleuré quand on est parti ... "IMG_1316" Ao Prao "parrainons un chien " les chient aussi s'amuse ahahah "parasail" a essayer vraiment des sensation forte
Bons plans en Polynésie pour un mois (2 familles avec 5 enfants) English translation pending
bonjour,
nous sommes 2 familles d'aix à préparer un voyage de 1 an autour du monde départ sept 2007. Nous sommes 4 adultes et 5 enfants 2 de 12 ans, 10, et 2 de 5 ans.
Nous serons en polynésie pour 1 mois en dec 2007. Nous prévoyons de ne pas rester à tahiti, mais de visiter 4 iles : moréa, huahiné ; bora et ranguiroa.
Mais nous ne connaissons pas du tout.
Alors nous aimerions partager vos expériences, vos bons plans et tout ce qui peut nous aider : le choix des iles est il judicieux ou en conseilleriez vous d'autres, sachant que nous aimons le sauvage et l'authentique avez vous des bons plans de bungalows, ou chez l'habitant, ou chambres d'hote ? donnez nous des adresses car trouver à dormir pour 9 c'est -facile qu'à 3 ou 4 !!!! de plus nous voudrions entrer dans un budget de maxi 1000 à 1500 € par semaine pour le logement pour tous. ESt ce ridicule ? est ce qu'il faut réserver avant le départ ou une fois sur place suffit ? sachant que ce sera aussi période de fêtes....et qu'on est 9 .... quoi faire sur place en dehors bien sur de plongées et snorkeling qui nous occuperont pas mal, nous sommes fanas de mer, plages, forets, mais aussi civilisations, peuples..... brefs tout nous plait et interesse!!! Bon et puis tout ce qui vous semble interressant pour nous! merci par avance
A+ marie