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L'Afrique à vélo English translation pending
by Elodie64 · 2018-07-24 · 214 replies
Bonjour,

Préparant un voyage à vélo depuis la France vers l'est et n'envisageant pas revenir, je me pause de plus en plus la question de l'Afrique, qui se présente finalement comme une évidence.

Depuis la France, en passant par l'Espagne je pourrais rejoindre le Maroc. Je m'imagine un trajet qui me plaît bien, Maroc - Mauritanie - Sénégal - Guinée (je ne trouve pas de documentation récente) - Liberia - Côté d'Ivoire - Ghana - Togo - Bénin - bateau jusqu'au Cameroun puisqu'il est fortement déconseillé d'aller au Nigéria - continuer depuis le Cameroun jusqu'au Gabon, puis République du Congo - là je dois passer par la République Démocratique du Congo, qui semble être une zone à risque... puis Angola - Namibie - Afrique du sud - Botswana - Zimbabwe - Zambie - Malawi - Mozambique - Madagascar - Tanzanie - Kenya et là...soit je fais demi-tour, soit je prends un avion puisque tout ce qui suit semble être en guerre.

Qu'en pensez vous ? les zones qui me semblent être risquées le sont elles vraiment ? les zones qui me semblent correctes le sont elles également ?

Des conseils particuliers pour l'Afrique ?

Merci !!
Croisière dans les fjords de Norvège English translation pending
by OlalaCestDur · 2012-05-01 · 16 replies
Bonjour, voici le compte-rendu:



Nous avions réservé le parking couvert et surveillé pour la voiture. En nous dirigeant vers l'entrée du quai, un homme nous arrête à l'entrée, nous lui montrons notre petit carnet MSC et notre réservation de parking. Là, il nous dit que l'on doit se garer sur ce parking-là (il nous désigne un parking). Mais... seul hic... c'est un parking ni couvert, ni surveillé où il faut prendre un ticket à l'entrée! Qu'est-ce que c'est que ça? On lui remontre la feuille et il insiste, il veut que l'on aille se garer là-bas! Ah ok... Ne faisant pas trop confiance à cet homme, contrairement aux Suisses nous précédant, nous allons directement devant le terminal avec notre voiture. Et là! Une dame sort d'un bureau donnant sur l'extérieur du terminal, nous salue et nous colle une étiquette sur notre voiture. L'étiquette du parking où nous avions réservé une place! Elle nous avait déjà vu à l'entrée du quai et avait déjà préparé les autocollants et les papiers. Quelle efficacité! Mais après ça... on a jamais su ce que voulait l'homme en nous voulant faire aller dans son parking... M'enfin bon... On débarque donc les bagages, là un bagagiste viens nous aider et les emmène sur son chariot, les bagages sont partis en 30 secondes! La dame du parking, toujours près de nous (on était les seuls avec les suisses pour l'embarquement à cette heure-là et puisque les suisses n'ont, ou pas pris le parking surveillé, ou écouté le cher homme de l'entrée la dame ne devait s'occuper que de notre chère voiture! Les formalités vont vite puisque nous sommes les seuls jusqu'au moment où la dame du check-in doit faire nos cartes que nous utiliserons pour ouvrir la chambre, acheter des choses sur le bateau, ... Déjà, elle ne sait pas comment faire et demande à sa collègue. Sa collègue n'ayant personne à son guichet aurait pu rester l'aider mais elle parti... et la galère commença! Elle a mélangé toutes les cartes avec toutes les photos! Ma carte se retrouvait avec la photo de ma mère, elle arrivait pas à 'utiliser' (je sais pas ce qu'elle faisait avec) les cartes d'identité, .. Finalement, après une heure (je n'exagère pas... elle a du refaire les photos 4 fois!) un collègue remarque qu'elle ne s'en sort pas (car elle, elle ne pense pas à appeler de l'aide) et remet tout en place ... Sauf que mon père et ma mère auront juste leur photo inversée... Chouette pour se faire passer pour des gens ne savant pas utiliser les cartes pendant les débarquements et les embarquements car la carte avec le nom de mon père avait la photo de ma mère et vice-versa...

Revenons au voyage... On mange sur le bateau notre repas du midi. Puis, nous décidons de faire un petit tour de Kiel. Ville allemande 'typique', c'est-à-dire les grandes rues piétonnes commerciales, les voitures avec leur 'macaron' de couleur sur le pare-brise, ...

Malheureusement, je n'ai pas de photos de cette ville... A part celle-ci, prise depuis notre cabine.

Ce soir, on découvre nos serveurs et le théâtre. Même si j'ai des photos des serveurs, je ne vous les montrerai pas mais par contre, je vous montrerai la salle de spectacle! Après le spectacle, petit tour du bateau et on va dormir. Demain ce sera Copenhague.

JOUR 2:

Copenhague Aaah... Copenhague. J'y étais déjà passé pour aller en Finlande. Je trouve, personnellement, que c'est une très belle ville. On sort du bateau et on se rend sur une sorte de Highline mais Danoise. Cette 'Highline' nous mène jusqu'à la fameuse Petite Sirène de Copenhague.

Ensuite, nous repartons dans l'autre sens et passons devant une fontaine où de nombreux touristes asiatiques se prennent en photo. On prend la photo aussi!



Nous continuons donc notre chemin jusqu'à la fameuse place où se trouve les 4 palais identiques dont un qui est habité par la Reine Marguerite II de Danemark. Ce sont les célèbres palais d'Amalienborg.



Nous continuons notre chemin dans les rues de Copenhague pour arriver à Nyhavn. On voit encore des affiches concernant les terribles inondations qui ont touchés la ville 1 semaine et demi avant que l'on arrive.



Ensuite nous voilà arriver à Nyhavn.

On fait une mini-promenade le long de la rue puis on part vers le centre, dans les rues piétonnes. Là on trouve un restaurant hispano-italien. On y mange (bien entendu!) et on repart pour faire un petit tour de la ville. Voici quelques-uns des bâtiments et monuments que nous avons rencontré sur notre toute:

Voici le Christiansborg Palace, j'ai une plus belle photo où l'on peut voir les ailes du bâtiment mais elle ne veut pas s'afficher sur le site. Dommage...

La photo est de travers, je sais mais je n'ai pas réussi à la remettre dans le bon sens...On va dire que je suis pas trop doué.... Sinon, ceci est la bourse de Copenhague avec son fameux toit torsadé, ce sont en fait 4 dragons.

Dans la ville, des éléphants 'colorés' sont dispersés un peu partout, voici l'un d'entre eux.

Là, c'est la Rundetaarn (littéralement, tour ronde). Assez connu à Copenhague je pense.

Le fameux clocher de la Vol Frelsers Kirke, en français ça donne Eglise De Notre Sauveur, on voit le similitude des mots entre le danois et le français).

Et voilà un troupeau d'éléphants! Et au Danemark s'il vous plaît!

Et ceci, c'est la St Alban's Church, une, célèbre j'imagine, église anglicane à Copenhague. Célèbre, j'ai écris, parce que le site de cette église montre plusieurs photos du Prince Charles et de Camilla à cette église.

Le château de Rosenborg. Pas grand chose à dire d'autres dessus à part qu'il se trouve dans un très beau parc.

Le soir, on a fait l'entrainement avec les gilets de sauvetage, l'alarmes, les points de RDV, ... On a mangé agréablement au milieu d'allemand (je sais pas si la compagnie a décidé de regrouper des allemands et a cru qu'en Belgique on parlait allemand et qu'on nous ai mis, justement, avec des allemands ou alors si il y avait beaucoup d'allemands à bord). Nos deux serveur étaient vraiment très gentils. Il parlait un peu français en croyant qu'il parlait allemand... En effet, il nous disait 'Bonjour!' et 'Merci!' et croyait que c'était de l'allemand... On avait beau lui dire qu'en fait on parlait français, rien ne changea il nous disait des petits mots d'allemand et pensait vraiment que bonjour et merci étaient des mots d'allemand. M'enfin bon, pas si grave! Après le souper (ou dîner en France), on a droit à notre deuxième spectacle de la croisière. On remarque et on le remarquera durant toute la croisière que, contrairement à la croisière de l'année précédente (croisière en Méditerranée), ce sont chaque fois les même artistes qui se produisent dans des spectacles différents sur scène. A la fin, je vais vous l'avouez, ça devient assez lassant car ils refont toujours le même genre de choses. Je préférais franchement les spectacles sur le MSC Fantasia que sur le Poesia, vraiment déçu de ce côté-là... Mais bon, on va voir les fjords, c'est le plus important!

C'est finit pour Copenhague, le jour suivant c'est... OSLO! On y était à peine une semaine et demi avant l'attentat à la bombe et le massacre sur l'île d'Utoeya. Faisant une croisière, les visites sont assez rapides. C'est pour cela qu'il n'y a pas beaucoup de texte ni beaucoup de photos par jour. J'essaie au mieux de rendre ce carnet vivant afin que vous en appreniez davantage sur le parcours que j'ai fait avec cette croisière.

JOUR 3:Oslo On arrive le matin à la capitale de la Norvège, Oslo. A notre grande surprise on est vraiment DANS la ville avec la bateau. On est à côté de l'hôtel de ville quasiment. Voici une photo de l'hôtel de ville d'Oslo prise depuis notre cabine et sans zoom!(je précise) On a décidé de faire Bygdoey le matin (en fait, le 'oe' c'est la même chose que le fameux 'o barré' des norvégiens, petite information pour les personnes qui ne le savaient pas encore) et puis de faire un tour dans Oslo même l'après-midi et entre temps de revenir manger au bateau, vu la proximité avec la ville. Sur Bygdoey, deux musées nous intéressaient, le vikingskipshuset et le frammuseet. La distance, certes courte, entre les deux musées nous permis de voir un peu les maisons de nos chers norvégiens. Passons donc aux photos et à la (mini-)histoire.

Voici le centre du prix Nobel de la paix.

On débarque et l'on doit se rendre à Bygdoey. On marche un peu dans la ville, on voit un bâtiment qui n'est autre que le centre du prix Nobel de la paix, on voit des taxis qui se baladent et on voit l'office du tourisme dans une rue donnant sur une grand-place/rond-point.On rentre, on demande où on pourrait trouver un taxi pour se rendre à Bygdoey et elle nous dit de ne pas prendre de taxi car, elle a deux arguments, ce sera plus long que de prendre le bateau qui s'y rend et, surtout, la course nous coutera près de 250€ car les taxis sont très chers et, pour se rendre à Bygdoey, il faut prendre l'autoroute! Finalement, on prendre le bateau. Elle nous informe que, sur la place, le magasin de souvenir je-sais-plus-quoi vend des tickets pour le bateau moins cher que si on l'achète sur place. Dans le magasin indiqué, nulle trace de tickets de bateaux. Tant pis, on prendre au 'port'. Arrivé à l'embarcadère, on voit que, pour payer, ce sont uniquement des machines automatiques, jusque là pas de problème. Sauf, que l'on peut payer uniquement en liquide et en couronnes norvégiennes. Et mince alors! Comment va-t-on faire? On a qu'à essayer de rentrer sur la bateau et expliquer notre problème à l'entrée! Oui sauf que... ils ne contrôlent pas les tickets à l'entrée! Ah, on est pas obligé de payer? Et puis, arrive le contrôleur. On espère qu'il va comprendre notre problème. On lui expose, il comprend, il nous dit un prix, certes plus cher que celui affiché à la caisse, nous le payons, on reçoit des tickets et on est en ordre pour arriver à Bygdoey. Je précise aussi qu'on a pris qu'un billet aller, on sait jamais, si on décide d'y rester... On se balade un peu dans les rues et on voit les maisons...

On arrive au musée montrant de VRAIS bateaux vikings. Ce ne sont en aucun cas des reproductions, ils ont été retrouvés tels quels. Le musée montre aussi d'autres choses retrouvées avec les bateaux, dont des chaussures et vêtements vikings, mais les gens vont dans ce musée exclusivement pour voir les fameux bateaux, et oui il y en a deux. Voici l'un des deux:

Ensuite, on se balade encore un peu dans le quartier, afin d'arriver au Frammuseet. On y arrive, dans un bâtiment à côté, une personne est en train de construire un bateau, intéressant à voir. Ensuite on se tourne vers le musée, on dirait vraiment que le musée a été fait autour du bateau qu'il abrite. Personnellement, et ma famille aussi, j'ai pas trop aimé ce musée. A part la visite du bateau, rien ne m'a intéressé malheureusement. Le bateau est vraiment impressionnant même si à l'intérieur, ça ne sent pas très bon, la visite reste agréable. Voilà une petite photo du bateau: Voilà la bête. On y accède par la passerelle que l'on voit en haut à gauche. Voilà le musée construit autour du bateau avec, devant, un autre bateau et on peut voir un bout de l'atelier dont je vous parlais derrière le bateau.

Après avoir vu tout ça, il est déjà midi et il est temps de retourner au bateau pour manger. On reprend la bateau avec la même technique qu'avant mais, là, le contrôleur nous demande beaucoup moins qu'avant. On dirait qu'ils disent les prix aux pifs, ce que je peux comprendre si ils ne sont pas habitués à l'€. Un peu l'impression de nous être fait arnaqués à l'aller mais bon.. Pas trop grave. Tout se passe bien au repas. Nous retournons faire notre tour de Oslo. On trouve assez facilement la rue piétonne commerçante d'où l'on a une belle vue sur le palais royal.

On fait toute la rue commerçante, on va se promener dans le quartier du port et on rentre. Voilà un peu le bateau:

Soirée comme d'habitude; restaurant, spectacle, balade sur le bateau, repos au Zebra Bar. Demain, nous nous rendons dans la ville de Kristiansand. Petite ville mais ce n'est pas la plus petite de notre voyage.

JOUR 4:

Kristiansand Nous voilà arrivés dans la charmante, autant par son port que part son centre-ville, petite ville de Kristiansand. Un petit tour sur le balcon de la cabine pour repérer les lieux et là, stupeur! Des méduses! Et pas qu'un peu! Voici une de ces chères cnidaires: Oui oui, c'est bien une méduse (même si on le voit pas très bien). Voici une photo du port, c'est aussi le port pour les petits bateaux des habitants de Kristiansand. Sur cette photo on ne voit pas trop de bateaux mais c'est normal, ils sont tous de sorties, aujourd'hui il fait très beau.

On se dirige vers la ville, enfin on imagine, mais de toute façon il n'y a qu'un chemin entre les restaurants, boutiques et autres hôtels. Cette route nous mènera bien dans le centre de Kristiansand. Sur la route on trouvera une exposition de sculptures de sable, vraiment très bien fait. Le thème était:" les infrastructures à Kristiansand". Donc il y avait la poste en sable, le bureau de police, ... Vraiment pas mal fait. Ensuite, on se dirige sur une route piétonne au bord de l'eau. On continue sur cette route, on arrive au bout, on prend la route à gauche car on a la vague impression de voir des magasins. Et bingo! On tombe sur une route commerçante piétonne.Très bien équipée cette petite ville tout de même. Toutes les grandes chaînes de magasins y sont présentes.Après cette petite escapade dans la rue commerçante, on tourne dans une rue avec des maisons typiques de ce coin de Norvège. Voici l'une d'elles:

A midi on a mangé au bateau. En sachant que les visites décrites (brièvement, je sais) ci-dessus se sont déroulées durant toute la journée. En ajoutant aussi quelque chose, au moment ou nous retournons sur le bateau pour manger, l'équipage était en plein exercice d'évacuation de secours. ça rassure quand même de savoir que le personnel à bord du bateau a aussi ses propres exercices d'évacuation. Le soir, on a mangé, aujourd'hui c'était soirée de gala. Les photographes passent pour faire les photos et, à notre grand étonnement, sans savoir notre langue ni notre origine, le photographe nous parle en allemand. Mon père joue le jeu en nous disant de s'installer à côté de lui pour faire la photo en allemand. Cet 'épisode' renforce ma pensée que nous ayons été mis dans la partie 'allemande' du restaurant. Mais bon, ça ne change rien, on fait quand même la même croisière! Au spectacle, ce soir, c'est la présentation du commandant, il a l'air assez jeune (pour un commandant) mais on a confiance en lui. On se retrouvera même, un midi, au restaurant, à la table à côté de lui. Sauf que lui il était servi par le chef de salle et ce même chef répondait à tous ses besoin. Il était mieux servi que ses clients! Non mais! Bon, j'avoue, c'est quand même le capitaine, il faut en prendre grand soin! Demain, on se retrouve à Bergen, non pas notre cher Mons en Belgique dont la traduction flamande donne 'Bergen' mais bien une ville en Norvège. Elle sera plus grande que Kristiansand et je la trouverai plus intéressante.

JOUR 5:

Bergen Bergen... Bergen...Bergen...Bryggen! En pensant à Bergen, on pense directement à Bryggen! Voici ce que ça donne:

Juste après le temps de midi, on visitera le musée hanséatique de Bergen. En fait, les allemands exportaient du poisson séché, qui pouvait se conserver durant 25 ans, depuis cette ville. Les allemands vivaient enfermés dans les maisons de Bryggen et ne pouvaient pas avoir de contact avec les suédois, et surtout les suédoises. Malgré cette interdiction, certains petits malins arrivaient quand même à mettre des suédoises enceinte... Pour la matinée, on va faire beaucoup de choses comparé à Kristiansand! Alors, on sort du bateau et on se retrouve devant un petit parc, en fait ce petit parc sépare le port de Bryggen. Dans ce parc, se trouve le Bergen Schlossfestung.

On passe Bryggen, on y reviendra plus tard. On se dirige vers le marché, censé être aux poissons mais l'avant du marché est plutôt destinée à un peu toutes sortes de choses (sauf du poisson) et l'arrière, au poisson. On peut y acheter nombreux souvenirs, peux d'un incroyable choix d'animaux différents, pull en laine de brebis, etc... Dans la partie poisson, on trouve vraiment de tout! Du kiosque vendant des fish and chips au petit poissonnier vendant des "King Crab", on trouve vraiment de tout... Même du caviar! Voici une photo du marché côté 'non-food':

Après notre 'visite' du marché, on se dirige vers l'office du tourisme. Sur la photo ci-dessus, on ne le voit pas, mais il se trouve à gauche. Très très bel édifice. Très bel intérieur avec des arcs, des peintures, ... Allez, une photo de l'intérieur! (peut-être pas la plus belle photo mais les autres étaient 'too big for update') On sort donc avec renseignements pris et carte en main. On décide de passer derrière les bâtiments 'commerciaux' afin d'arriver dans un parc. Un immense parc au milieu de la ville, et au milieu de ce parc, une magnifique fontaine!

Puis on repart en sens inverse, par les mêmes petites rues charmantes d'où l'on venait. Il est temps de manger, il est déjà midi. On fera donc la visite du bureau hanséatique de Bergen et le centre piétonnier-commercial de la ville.Donc, après bien avoir manger, on retourne à Bryggen pour notre visite. Très belle visite très intéressante, on voit les locaux avec le mobilier d'époque et... le poisson séché d'époque... Après cette visite très enrichissante faite par une guide parlant merveilleusement bien français, nous nous dirigeons donc vers la 'grand place' de la ville. Comme dans toutes les grandes villes, on retrouve les mêmes marques mais dans des bâtiments typiquement suédois. Voici la place: Derrière, on peut voir la ville qui s'étend un peu sur les fjords et, encore un peu plus loin, on voit que cette ville est, en fait, entourée de fjords! Magnifique! Fini pour Bergen, on rentre au bateau après avoir visité les nombreux magasins de la place, nombreux car en fait, les bâtiments sont occupés par plein de petits et grands centre commerciaux couverts. On retourne au bateau, on se balade sur le bateau, on mange, on va voir le spectacle et on dort. Demain, arrivée à Olden en plein dans les fjords!

JOUR 6:

Olden Alors, aujourd'hui on va voir Olden. Un village se trouvant en plein dans les fjords donc pour y accéder, il faut que le bateau rentre, en quelque sorte, à l'"intérieur" des terres en passant dans le bras de mer qui rentre dans ces terres. Ce bras de mer est entouré par des fjords. C'est vraiment beau à voir. Voilà un avant-goût de la vue que l'on peut voir: Et oui, le bateau doit passer entre la montagne en premier plan et celle en second.

Olden est donc un village, ce qui signifie qu'il n'y a pas grand chose à voir, a priori. Le village a 4 commerces, un café et un hotel. Il est surnommé le "village de la mode" mais à part un magasin vendant des polaires et un Moods of Norway (chaîne de magasin dans le style d'H&M, Zara, ...). Déjà, un Moods of Norway ici! Au mileu de nulle part! Où on ne voit que des Toyota car dans le village d'à côté il y a le garage automobile du coin qui est un garage Toyota! Allez, je vais vous montrer l'intérieur du Moods of Norway: Dans chaque magasin de la marque, se trouve un vieux tracteur peint en rose. Les murs et lampes sont faits en bois brut.

Continuons avec nos commerces. Donc il y en a 4 et je vous en ai cité deux. Le troisième c'est le Spar. Le gérant du Spar habite dans la maisons accolée (j'imagine) et c'est la seule voiture que j'ai pu voir qui n'était pas une Toyota. Il avait une Chevrolet Corvette. Le quatrième commerce, c'est un magasin de souvenirs se trouvant en face du bateau, les horaires d'ouverture sont assez... changeant. En effet, il ouvre quand le bateau accoste et ferme quand le bateau repart.

Donc, on sort de ce bateau. On voit le magasin de souvenir, on se dirige vers le Spar, que l'on voit déjà. A côté de ce spar se trouve un magasin vendant des polaires et un café. En face on voit le Moods of Norway. On passe ces magasins sans s'arrêter exception faite pour le Moods of Norway. On continue notre chemin et on voit des gens marchant au bord d'une grand route. On les suit. Le chemin semble infini, mais où vont-ils? Et là, où on ne s'y attendait pas, en dehors du village au milieu de nulle part, se trouve une église entièrement construite en bois. On peut voir notre bateau complètement dans les fjords. Voici la fameuse église. Voici l'intérieur. L'entrée, c'est la porte blanche. Voici l'Autel. Il est assez différent de ceux dans nos églises.

On ressort. Le temps que l'on rentre au bateau, il est déjà temps de manger. Comme quoi la marche n'a pas été si courte. On mange. On ressort et on décide d'aller à gauche, à la place d'aller à droite quand l'on sort du bateau. A gauche, il y a 5/6 maisons puis rien. Bon bah... On marche encore et toujours rien. ça a quand même été une belle promenade car on avait une belle vue dégagée sur les fjords. Malheureusement les photos sont 'too big'. Dommage.... On retourne sur nos pas donc, pour retourner au bateau et là! Un bus belge! Un bus BELGE au milieu de nulle part en Norvège! Non mais! (Pour les personnes intéressées, la compagnie s'appelait 'Lauwers' je ne sais pas du tout ce qu'il faisait là-bas...). Les gens son de sorties. Ils sortent leur bateau de leur 'garage à bateau'. Voilà ce que j'appelle 'garage à bateau' mais en fait c'est une sorte de cabane de jardin au bord de l'eau, les gens stockent toutes sortes de choses dedans, même parfois leur machine à laver.

On revient assez tôt au bateau. Aujourd'hui, l'équipage apprend à se servir des chaloupes. et fait des exercices d'embarquement dedans, descente des chaloupes, etc... On voit que la société est soucieuse de la sécurité de ses clients. On se balade sur le bateau. On mange. On regarde le spectacle, ça commence à m'ennuyer d'avoir tous le temps les mêmes numéros ... Il y a juste leur costume qui change... Petites animations au Zebra Bar, on y passe notre soirée. On retourne assez tard en cabine pour dormir, demain journée de repos, et on a vraiment peur de nous ennuyer mais ce ne sera, bien heureusement, pas le cas. Vous aurez compris, journée en mer!

JOUR 7:

Jour en mer Aujourd'hui c'est un jour de repos. On pensait profiter de la piscine mais, malheureusement, ça bouge, on ne sent rien grâce à la taille de notre bateau mais la piscine déborde beaucoup. On fait plusieurs tours du bateau, plusieurs activités, plusieurs animations. Rien de bien intéressant. Ce soir, c'est la deuxièmes soirée de gala et la photo avec le capitaine. Rien de bien exceptionnel. Spectacle devenu lassant. Rien de bien exceptionnel cette journée. Je voulais vous montrer des photos du bateau mais elles sont 'too big', c'est assez dommage...

JOUR 8:

Retour à Kiel Retour à Kiel. On a mis nos bagages devant la porte de notre cabine le soir précédent et ils sont bien partis. On attend bien où il faut, c'est à dire au théâtre. On a la couleur grise. On débarque dans les derniers, reprenons nos bagages sans problèmes, la voiture est, avec d'autres, sur un espace vide devant le terminal. Tout est parfait. On repart

CONCLUSION DU VOYAGE: Très beau voyage, j'ai adoré. Tout était parfait sauf peut-être une chose: les spectacles mais, mis à part cette vraiment très grosse déception, rien d'autres de négatif attire mon attention à part les personnes de la cabine voisine qui mettaient leur assiette, qu'ils allaient chercher au buffet et ramenaient à leur chambre, devant leur porte et avec encore beaucoup de nourriture dedans. Leur chambre se situant juste après un tournant, j'ai marché avec des chaussures en toile blanche dans une assiette de spaghettis sauce tomate se trouvant juste après ce tournant. Résultat: j'ai des chaussures en toile rouge maintenant!

Voilà, merci d'avoir lu mon PREMIER carnet de voyage (même si je présente des voyages ayant une date plus éloignée). Ce voyage s'est déroulé durant l'été 2011 (plus précisément, juillet 2011). Merci beaucoup et à bientôt pour de nouveaux carnets!

Désolé si le texte n'est pas agréable à lire, c'est du copier/coller depuis mon site.
Sultanats du Kelantan, de Terengganu (Malaisie) English translation pending
by Kalkan · 2006-08-01 · 33 replies
Ce voyage au voisinage du royaume thaïlandais et des myriades d'îles indonésiennes fut bercé dés son origine à l'ombre des pas d'henri fauconnier . Sans lui, je n'aurais sans doute pas penser à m'imprégner des bastions de la culture traditionnelle malaise. mais ce voyage n'aurait pas eu la même saveur sans la générosité, le temps offert, les conseils avisés et la gentillesse des vfistes de ce forum . mes remerciements vont des membres anonymes aux baroudeurs éclairés, yann, alan, lepiaf, marie33 et bien d'autres.

6h50, sur un quai de gare encore endormi, affublés de nos vieux compagnons de voyage à savoir nos éternels sacs à dos, nous entamons notre parcours à destination des terres malaises. Emirates EK 74, compagnie des émirats arabes unis, c'est par un vol des plus agréable que nous rejoignons Dubaï, ville sans passé ni gloire surgît aux portes du désert, écrasant par ses richesses et son orgueil démesuré l'ancien petit village de pêcheurs qui semblait s'être endormi aux pieds des flots du golfe persique. Mais il serait injuste de notre part de snober le plaisir de visionner tels deux enfants émerveillés l'attérissage depuis nos sièges. A nos pieds, Dubaï et ses myriades de lueurs, ville aux ruelles sagement alignées telles un damier gigantesque.Nous arpentons l'aéroport et sa galerie marchande ou le luxe se marit à un chapelet de faux palmiers, à une explosion de fontaines enluminées témoignant d'une soif de vouloir s'inscrire dans le 21éme siècle comme une destination touristique phare. Mais déjà lors de ce vol une rencontre riche, le témoignage d'une vie brisée par le poids de l'histoire. Mr. et me. Nguyen, couple de vietnamiens qui retourne en Asie du sud-Est se confronter à leur terrible passé. Ils nous abreuvent de leur vécu, de leur expérience, celle de l'exil, de la souffrance, des camps de redressement vietcong, de l'arrivée en France dans l'indifférence, le mépris à l'encontre de leurs diplômes, savoir faire . choc de deux mondes différents. Lors de l'exil, aprés être passés dans les camps de redressement, ou l'élimination arbitraire semblait être la devise réeducative, ils foulérent le sol thaïlandais en transit pour la france .Aujourd'hui ils veulent connaître Bangkok, cette ville qui dans leur malheur avait daignée les accueillir . oh, pas un accueil fraternel, non, juste celui de pouvoir se reposer quelques jours avec interdiction de sortir de l'hôtel Nous leur décrivons cette ville tentaculaire, empreinte de modernité et de témoignages d'un passé glorieux. Mr. Nguyen, thanh, laisse échapper dans son regard, son discours parfois haineux, une fissure jamais refermée ; il se montre happé par des souvenirs qui le hantent, ceux des camps, d'une famille éparpillée, d'une vie brisée. Il nous parle de sa vie de biologiste d'avant guerre, de son grade d'officier durant le conflit, de la richesse passée de la famille de sa femme, famille qui détenait la nationalité française depuis cinq génération ce dont elle se montre fière, insistant sur ses origines bourgeoise Saigonaise, une demeure familiale saisie par les autorités locales et récupérée par un apparatchik . Nous nous quittons à Dubaï, eux pour la thaïlande, nous pour la fédération malaise.Le hasard voudra que sur l'île de kapas nous nous lierons d'amitiés avec Lee, vietnamienne de Hanoï, réalisant son master universitaire à terengganu dont le pére n'était autre qu'un ancien ministre communiste aujourd'hui retiré du pouvoir . Le regard de lee sur le vietnam d'aujourd'hui sera bien entendu bien loin des souvenirs de thanh .

Klia, aéroport ultramoderne en terre malaise, c'est par une ligne de tramway intérieure que nous rejoignons le hall des arrivées . Sandrine s'occupe à récupérer nos sacs tandis que je m'affaire à changer des euros en devise locale, les ringgits. Descendus au rez de chaussée, au terminal "stesen bas station", nous embarquons à bord d'un bus local, non pas vert cette fois mais jaune (celles et ceux qui ont eu le courage de lire mon précédent carnet comprendront l'allusion) à destination de Malacca . décidemment, il semblerait que nous soyons affiliés aux bus usés . "le maître des lieux", dont le visage noiraud souligne une lointaine origine tamoule, à la chemise entrebaillée, trempée de sueur, aux mains moites, nous délivre avec un sourire jovial une quantité de tickets dont le total affiche fièrement 2, 40 ringgits ! Soit huit tickets pour 4, 80 ringgits ; autant préciser que la petite monnaie dont je ne disposais pas et des poches grandioses s'imposent. A bord du bus, séduisant mélange ethnique, à l'image des deux jeunes femmes assises en face de nous ; dont l'une porte un jean et tee shirt relevé d'un léger voile de soie bleuté, l'autre, un sari colorié laissant apparaître une peau brune et chevelure d'un noir luisant. Au cours de notre voyage, il en sera toujours ainsi, des tranches sociétales différentes, parfois juxtaposées, parfois mélangées au gré du cours de l'histoire créant un peuple original ou la fierté malaise, le tact commercial chinois, la réserve naturelle des indiens se retrouveront dans le métissage des descendants des baba-nyonya, des chittys . c'est ainsi, que dans le quartier portugais de Malacca "medan portugis", nous avons cotoyés Assan "le taximan" qui affichait avec fierté des origines lusitaniennes mais dont les connaissances linguistiques portugaises étaient en fait....espagnoles! aussi, pour la 1ere et surement dernière fois, je me suis mis à parler et à comprendre la langue portugaise. mais trêve d'histoire et revenons à notre petit bus .... ou Sandrine me fait remarquer qu'une poche de jus noirâtre dégoulinant s'approche insidieusement de nos sacs à dos, désirant les parfumer à la sauce nuoc-mâm Arrêt en gare routière de Sepang, serait-ce en raison de notre présence, mais le chauffeur demande à ce qu'on lui place un rétroviseur ; malheureusement et en dépit de la bonne volonté du mécanicien, aucuns des modéles présentés ne semblera s'adapter. Arrêt sur la chaussée au kampong de Losong, cette fois, on nous demande de changer de bus, pas suffisamment de clients à destination de Serembang. c'est donc en courant avec nos sacs que nous sautons à bord du bus arrêté sur la chaussée Arrêt en gare routière de Serembang, nous achetons nos billets à la compagnie transnational pour Malacca départ prévu à 19h30, couloir 38/39, nous montrons nos billets à l'un des chauffeurs sur les quais de départs, en voici un qui nous accepte pour un départ imminent, son bus n'étant pas rempli. Montés à bord, je notes que les quelques femmes voyagent séparées des hommes..... Soucieux de faire bonne figure, je demandes à Sandrine de s'asseoir avec les femmes, moi avec les hommes de l'autre côté ; c'est avec un regard, comment dire, un peu ... lassé de mes initiatives stupides que Sandrine acquiesce. Nous déclenchons quelques sourires, et un jeune malais, ayant surement pitié du pauvre voyageur que je suis m'indique que nous pouvons voyager ensemble . en fait, ces dames voyageaient entre elles car tout bonnement elles ne connaissaient pas les autres voyageurs !

Malacca sentral, 19h00! nous y sommes, enfin presque, car le terminel se trouve maintenant à 6 kms de la ville, merci lonely! c'est donc épuisés, livides, parfumés d'une odeur musquée que certains nomment sueur que nous posons nos sacs devant la reception de l'hôtel "puri" dans chinatown, qui se prononce en bahasia indonesia et ce n'est pas un gag "pourri!" cette demeure splendide ou nichent des hirondelles aux nids si prisés, serait de style baba-nyonya, d'ailleurs devant tant de charme, nous en restons .....babas!! je sais c'était facile à faire mais bon.. c'est sur cette note que je cesse pour l'instant ce carnet, de toute façon c'est pour l'instant la seule partie que j'avais mise au propre et puis il fait soif! à plus tard mes ami(e)s kalkan
Parking de l'hôtel Planète Hollywood de Las Végas English translation pending
by Brazza49 · 2013-01-13 · 6 replies
Bonjour à tous. Petit nouveau sur VoyageForum, j'ai une question à poser aux connaisseurs. Je serai en Mai prochain au Planéte Hollywood, et j'aimerai savoir si l'un d'entre vous peut me dire, ou ce trouve l'accés du parking? Par Audrie Street sur l'arrièrede l'hôtel? Sur googleMap, il y a un grand bâtiment! est-ce là? Si oui, est-ce bien indiqué pour accéder à la réception? Désolé pour toutes ces questions, mais c'est plus rassurant de connaître d'avance le chemin à suivre. Merci d'avance, et bonne année à tous.
Trois semaines dans l'Ouest américain en août 2007 English translation pending
by Oliv2019 · 2008-03-24 · 11 replies
En 2007, nous avons décidé de partir dans le grand ouest américain pour la première fois. Notre trip s’est déroulé du 13 Août au 1e septembre 2007 et a suivi le grand circle avec pour point de départ et d’arrivé San Francisco. Voici notre parcours : Distance parcourus : à peu près 5 000 km Nombre de jours : 18 Parcs et lieux visités : Yosémith, Bodie, Death Valley, Las Vegas, Route 66, Grand Canyon, Petrified Forest, Painted Desert, Canyon de Chelly, Monument Valley, Canyonlands the needles, Canyonlans island in the sky, Arches, Capitol Reef, Escalante Staircase (lower Calf creek), Bryce Canyon, Zion, Mammoth Lakes, San Francisco Randonnées : environ 40 heures 13 Août : Arrivée à San Francisco à 21H et petite frayeur à l’aéroport : pas de bagage ! Après prise de renseignements, on nous informe que nos bagages arriveront avec le vol suivant vers 22H. On décide d’attendre sagement en nous restaurant au SubWay : pas super mais on se met direct dans l’ambiance culinaire locale ! Puis, une fois les bagages enfin récupérés nous allons à notre Motel situé juste à coté de l’aéroport à El Bruno. 14 Août : Nous avons prévu de visiter San Francisco à la fin du séjour, donc après une nuit très courte, le décalage horaire aidant, nous partons à 7h du matin en direction de Yosémith. Nous avions un peu peur au début de ne pas trouver facilement le chemin mais finalement pas de soucis, j’avais quand même imprimer tous les itinéraires avec google map avant de partir, ça aide ! Arrêt à Manteca pour prendre le petit déjeuner pancakes/saucisses/œuf/café… on est bien calé pour le reste de la journée ! La route commence à s’élever après le New Don Pedro reservoir, moment où je passe le volant à Malika…première fois qu’elle conduit une voiture automatique et première grosse frayeur car en plein dans la montée vers Big Oak Flat, la voiture pile subitement !! Grosse traînée de pneu sur la route…elle a confondu la pédale de frein avec une pédale d’embrayage, arghh. Bon, je reste zen et confiant, je préfère que ça soit cela que la pédale d’accélération dans un virage… La route 120 qui mène à Yosémith est très agréable, on a l’impression d’être déjà dans le parc alors que celui-ci est encore loin. New Don Pedro Reservoir, Notre Pontiac G6, Big Meadow à l'entrée de Yosémith On rentre dans le parc en passant par Big Oak puis on traverse la Yosemith Valley par la route. Notre objectif est de commencer par Mariposa Grove afin d’admirer les Séquoias géants. On mange vite fait des hot dogs à Wawona et on commence une petite randonnée dans Mariposa Grove jusqu’à Fallen Tunnel Tree. Il y a pas mal de monde et on est surtout déçu que des trucks tirent des espèces de wagons à bestiaux bondés de touristes le long d’une route qui longe la piste de randonnée. Il faut parfois attendre que ceux-ci partent pour profiter de certains endroits avec plus de calme… enfin bon c’est du tourisme à l’américaine et il en faut pour tous les goûts. Deuxième frayeur de la journée, un bruit d’obus se fait entendre alors que nous sommes tranquillement sur le chemin du retour, qu’est ce ? Une pomme de pin vient se planter 1m devant nous mais vu la taille des arbres, vous pouvez imaginer la taille des pommes de pain ! 1m de plus et je pense qu’un de nous deux auraient eu de très gros problèmes. Il faut dire que c’est comme si une pierre de 2 kg tombait de 40m de haut… à méditer pour les prochaines fois ! Valley Portal (yosemith), le Half dome au fond de la yosemith valley, un sequoia géant Petite marche à Mariposa Grove, une petite pomme de pin locale... 18h00, il est temps de rentrer vers El Portal où nous allons passer la nuit au Cedar Lodge. En chemin, nous faisons un crochet vers Glacier Point où nous arrivons juste pour le coucher de soleil qui embrase les monts Lyell, Ritter et Banner Peak et qui met progressivement le Half Dome et la Yosemith Valley dans l’obsurité. Magnifique ! Mais beaucoup trop de monde à notre goût… La nuit tombe rapidement maintenant, malika tombe de fatigue et me redonne le volant avant de s’endormir. Des travaux sur la route nous retarde encore car les américains profitent comme nous du mois d’août pour les réaliser. Finalement nous arrivons à El Portal avec presque plus d’essence. Nous ralentissons l’allure et profitons de la descente pour ne pas utiliser l’accélérateur. De nuit, nous avons eu pas mal de mal à trouver l’hôtel mais après deux demi tours (finalement nous étions pas descendu assez bas) nous voici arrivés. On verra le lendemain pour faire le plein d’essence et nous nous dépêchons d’aller manger avant qu’il ne soit trop tard. Tenaya Lake, Tioga Pass Resort Puis, nous descendons vers Mono Lake où nous nous arrêtons pas et filons directement vers Bodie, ce qui nous occasionne un petit détour de 30 miles. Mais cela en vaut vraiment le coup ! Nous arrivons à 14h à Bodie après une petite piste de 4 miles. Il fait chaud mais l’ambiance ville fantôme est très sympa. Nous visitons pendant 45 min, faisons quelques photos marrantes avec les vieux objets tout rouillés qui traînent et décidons de repartir plein Sud en direction de Death Valley. Quelques photos de la ville fantôme de Bodie à coté du Mono Lake Bodie (2 photos) La route longe la chaîne des hauts sommets du mont whitney avant de bifurquer vers L’Est à Lone Pine rour rentrer dans Death Valley. Sur la route, nous nous arrêtons au point de vue sur Panamint Valley et Rainbow Gorge. La chaleur est déjà très présente, pourtant nous sommes à 1300m d’altitude. On traverse la Panamint Valley et enfin arrivons vers 19h à White sand dunes dans Death Valley. On ouvre la porte de la voiture et là, nous avons l’impression qu’un sèche cheveux géant nous envoie de l’air dans la figure. La nuit tombe et pourtant il fait 114 ° F (44° C) ! Quelques photos, malheureusement trop dans l’ombre, et nous partons vers notre hôtel, le Furnacee Creek Ranch. Il fait nuit mais chaud ! On dépose les valises dans la chambre et on part au restaurant (choix entre 2 restaurants et 1 bar). Il faut attendre 1h pour chacun. On n’a pas le choix, on prend un ticket pour le Steackhouse resto et on attend notre tour pour être placés. Tout autour de nous, ca parle que français, on n’est pas trop dépaysés. Le restaurant est sympa et dégage une bonne odeur de grillade. Par contre, il est cher et en plus, une erreur du serveur nous contraint à attendre 1h supplémentaire avant d’être servi ! On râle et le manager nous fait une remise de 20%, la moindre des choses ! Et pas de pourboire pour ce soir ! Finalement, on se couche vers 23h30 : il fait encore 113°F dehors. Rainbow Gorge à l'entrée de la Panamint Valley, Sand Dunes à Death Valley 16 Août : Le lendemain, on se lève à 5h pour aller voir le lever de soleil à Zabriskie Point. L’endroit est à coté de l’hôtel et on y accède facilement par une route. Il y a déjà des personnes qui attendent à Zabriskie Point, bien sûr des français…Le soleil devait se lever à 6h02 mais les premiers rayons se font attendre, finalement on se rend compte qu’on aurait pu dormir un peu plus. Ca y’est le soleil embrase la chaîne de montagne en face et commence à éclairer le sommet de Zabriskie Point ainsi que les ravines environnantes. L’appareil photo crépite et mémorise les différentes couleurs qui se dégagent au fur et à mesure de l’avancée du soleil. Lever de soleil sur Death Valley, Zabriskie Point (2 photos) Zabriskie Point Nous décidons de partir à Dante’s view qui s’atteint après un court passage à 14%. Heureusement pour le moteur, la température est ici agréable (1 600m d’altitude et 84°F à 8h du matin). Nous faisons une petite marche le long du point de vue qui domine la vallée. En bas se trouve Badwater et Devils Golfe Course. Malheureusement la brume de chaleur rend la visibilité assez réduite sur l’ensemble de la vallée mais au moins on profite de la fraîcheur ! Maintenant les choses sérieuses commencent, on va visiter la vallée de la mort et affronter la chaleur ! Arrêt à Golden Canyon pour faire une petite randonnée mais la chaleur et le manque d’ombre nous font rebrousser chemin au bout de 15 min, cest pas grave, on a vu le principal. Dante's View, Golden Canyon Arrivés à Badwater, il y a de l’eau ! Un panneau nous explique qu’elle n’est pas buvable à cause du sel qu’elle contient, ce qui doit sûrement expliquer qu’elle ne se soit pas évaporée. On imagine les voyageurs des siècles passés qui mourraient de soif dans cet endroit et qui ne pouvaient en boire… Bref, cet endroit est le point le plus bas du continent américain : -86m et l’on peut voir en levant les yeux sur la colline environnante une marque indiquant le niveau de la mer, en effet. La température monte toujours et nous faisons une petite halte à Devil’s Golfe Course pour regarder le sel labouré par le vent. Sur le chemin remontant vers le nord, nous effectuons la petite boucle en voiture de Artiste’s Drive, nous permettant d’admirer la palette de couleur stupéfiante de cet endroit et en plus la route serpentant au milieu des canyons est sublime. Retour à l’hôtel pour prendre le breakfast et acheter de l’eau, et on repart dans le nord de la vallée. On s’arrête dans un premier temps à une ancienne mine de Borax. Il est 11h30 et il fait 120°F (47°C), c’est assez pénible. Puis nous allons à Scottie’s castle et enfin à Ubehebe crater où un vent terrible nous attend. Niveau de la mer à Badwater, Badwater, Devil's Golfe Course Artiste's Drive, Mine de Borax, Scottie's Castle (2 photos) Ubehebe Crater Nous décidons de partir pour Las Vegas et arrivons à 16h30 après avoir suivi une route où il y a absolument rien à voir. On emprunte le Strip Boulevard jusqu’au bout puisque notre hôtel, Le Luxor, est situé tout au Sud. On trouve la pyramide moins impressionnante qu’en photo mais notre sentiment change une fois à l’intérieur. Ca parait immense et assez irréaliste. Une douche, un peu de repos et nous voilà prêts à affronter la civilisation américano-disneynne. Nous arpentons les hôtels du strip cependant notre levée aux aurores nous rattrape et nous n’avons pas le courage d’aller jusqu’au bout. Nous regardons le spectacle des fontaines du Bellagio, la tour Eiffel du Paris Hotel, le Caesar Palace, le New York, le MGM… ça clignote de partout et on est un peu perdu. Nous finissons la soirée par perdre quelques dollars au casino du Luxor et direction le lit ! Las Vegas by night 17 Août : Grasse matinée le lendemain, on veut acheter des jetons de poker mais on trouve cela un peu cher donc on se contentera de jeux de cartes à 0.99$. On reprend la route en direction du Grand Canyon en empruntant une partie de la mythique route 66 entre Kingman et Seligman. Ce trajet n’est pas indispensable et ne présente pas beaucoup d’intérêt. La seule étape intéressante étant la dernière, Seligman, petite ville dont les auteurs du dessin animé « Cars » se sont inspirés. D’ailleurs, on y retrouvera les voitures du film. On arrive à 19h30 à Grand Canyon après une longue route assez ennuyeuse. Il fait nuit donc on décide de découvrir le Grand Canyon le lendemain pour ne pas gâcher la première vue de cet endroit grandiose. Seligman et les voitures de "Cars" sur la mythique route 66 18 Août : Nous nous levons vers 7h30. Le temps de prendre le petit déjeuner, de regarder les prévisions météo au visitor center et de faire des provisions d’eau, il est déjà presque 10h du matin lorsque nous commençons le trail Hermit Road longeant la south rim vers Hermit Rest (10.3 km). Et oui, on n’est pas des foudres de guerre ce matin mais en tous cas, le chemin qui longe le Grand Canyon est très sympa et propose des passages parfois vertigineux. Le colorado s’aperçoit à de nombreux endroits. La foule très présente au début se fait de plus en plus rare, délaissant la randonnée pour les navettes qui desservent les différents points de vue. Cependant, l’omniprésence de la route, accessible uniquement aux navettes, fait perdre un peu de son charme à la beauté du grand canyon et agace… Au bout de 4h30 nous arrivons au bout de Hermit Rest où nous nous rafraîchissons à la buvette. Et oui, il y a une buvette et un magasin de souvenir au bout ! Business is business ici. Nous reprenons la navette pour le retour juste avant qu’un orage se déclenche : nous avons de la chance. Trail de Hermit Road le long de la south rim du Grand Canyon Un petit écureil lézardant en profitant de la vue du Grand Canyon ! Le Colorado serpentant au loin (Photo de droite) Hermit Rest Retour à la chambre pour se reposer un peu et on repart vers 17h pour aller a Shoshone Point, 45 min aller-retour, qui est un (le ?) des seuls points de vue où il n’y a personne. La marche est très facile et passe dans des sous bois. Le point de vue est remarquable et jouit d’une parfaite tranquillité : ça fait du bien. A peine retournée au véhicule qu’un autre orage éclate ! Le dîner aura lieu à la cafétéria du Yavapai Lodge. Shoshone Point Shoshone Point (Grand Canyon), de retour de Shoshone Point 19 Août : La journée est chargée en perspective. Nous nous levons tôt pour être au départ de la randonnée South Kaibab to Cedar Ridge à 7h40. Nous allons descendre un peu dans le Grand Canyon aujourd’hui ! Le sentier creusé dans la roche par les rangers dans les années 20 est magnifique et descend rapidement dans le canyon. Il y a un peu de monde et beaucoup, comme nous, rebroussent chemin à Cedar Ridge car plus loin signifie descendre au fond, et il faut 2 jours. La remontée s’effectue principalement à l’ombre et nous plaignons les gens qui descendent à ce moment là : pour eux la remontée se fera sous un soleil de plomb ! 9h30, fin de la randonnée et nous reprenons la navette pour l’hôtel. South Kaibab to Cedar Ridge South Kaibab to Cedar Ridge Nous quittons maintenant le Grand Canyon pour prendre la direction de Hoolbrook pour aller voir Painted Desert et Petrified Forest. Nous arrivons vers 15H à Painted Desert et faisons quelques arrêts photo aux différents points de vue. Painted Desert (3 photos) Painted Desert (1 photo) A Petrified Forest, nous faisons la petite randonnée de Blue Mesa Trail qui est le meilleur moyen de visiter le parc en profitant au maximum de ce bois pétrifié et de ces mesa aux couleurs suprenantes. Malika n’a pas beaucoup apprécié cet endroit mais je dois dire qu’après le Grand Canyon, on devient vite très exigeant ! Les teepees de Petrified Forest, Les mesas de Blue Mesa trail (2 photos) Du bois pétrifié, aussi lourd que de la pierre ! Blue Mesa Trail (2 photos) Puis nous reprenons la route en direction du Canyon de Chelly où nous arrivons vers 18h30. Notre hôtel Best Western devait proposer une piscine mais celle-ci est fermée ! Nous dînons mexicain au Holiday Inn, c’est plutôt bon. 20 Août : La journée est consacrée à la visite du canyon de Chelly et principalement à la randonnée de White House Trail qui est la seule autorisée dans le canyon sans la présence d’un guide Navajo. La randonnée est très agréable et l’intérêt de ce canyon est qu’il est à taille humaine. On a l’impression de vraiment le découvrir et pas seulement de l’effleurer (comme peut nous le faire penser la visite de Grand Canyon). Au fond du canyon nous découvrons des cultures, en effet celui-ci est encore habité ! A coté des ruines de White House, point final de la randonnée, des indiens Navajos vendent des colliers artisanaux pour les femmes et des peintures pour les hommes. White House Trail à l'intérieur du Canyon de Chelly Canyon de chelly, les ruines de White House, chevaux au fond du Canyon Remontée du White House trail Après cette courte randonnée de 2h, nous effectuons la route longeant la south rim et qui offre de très beaux points de vue sur le canyon, notamment le fameux Spider Rock où d’après la légende une vielle femme emmenait à son sommet les enfants pas sages ! Spider Rock, Vue de la south rim du Canyon de Chelly Vue de la south rim du Canyon de Chelly Nous voici au tiers du parcours, alors je vous propose de deviner quelle était l'activité favorite de ma chérie pendant le voyage ? Quelques indices....A vous de jouer !

Un petit repas au Burger King, pour ne pas changer les bonnes habitudes, et on part en direction de Monument Valley. On arrive vers 16h30, heure idéale pour entamer la boucle de 17 miles en voiture (en effet il ne sert à rien d'arriver trop tard pour le coucher de soleil car l'endroit est alors plongé en partie dans le noir) à travers les buttes aux formes si particulières qui rappellent les films de western de notre enfance. Nous faisons quelques photos avec John Wayne qui est finalement assez disponible. Il y a quand même beaucoup de monde mais cela nous empêche pas de mitrailler.

Monument valley : Nous à John Ford's Point, Malika avec Marion Michael Morrison alias John Wayne, John Ford's Point, Arist's Point (photo de droite)

Monument Valley : Malika devant les Mitten buttes (photo de gauche et du milieu), teepee (photo de droite)

Gooseneck State Park : Noir et blanc ou couleur ?

Finalement, nous arrivons vers 12h30 à Canyonlands the needles. L'heure nous semble assez tardive mais nous demandons qaund même aux rangers du visitor center pour savoir s'il est encore possible de faire Chesler Park loop via joint trail. Pas de problème selon eux, il faut simplement prendre beaucoup d'eau avec nous car la journée promet d'être très chaude (il fera entre 35°C et 42°C) . Nous entâmons donc avec confiance "la" randonnée de notre séjour à 12h50. Il nous faudra 7h de marche pour faire les 18km à travers les slickrocks et les pistes de sable en suivant les cairns (petit monticule de pierre qui sert de balise) disposés le long du chemin. La ballade fut magique, notamment le passage vers joint trail qui permet de passer à travers une fissure pour redéboucher dans Chesler Park, mais alors quelle chaleur ! De plus, le trajet semble beaucoup plus long que les km annoncés car il ne cesse de monter et descendre à travers les slickrocks. Nous sommes retournés à la voiture à 19h50, soit 30 min avant la tombée de la nuit. Nous sommes totalement exténués mais il nous faudra encore 1h30 pour nous rendre à Moab, en évitant différents animaux sur la route, et où nous prendrons nos quartiers pendant 4 nuits. Petit dîner au Pizza Hut pour nous remettre de nos efforts.

Chesler Park loop via Joint trail

Les needles de Canyonlands le long de Chesler Park loop

Chesler Parl loop : Joint trail (photo de gauche), soleil couchant sur les needles (photo de droite)

22 Août : encore une grasse matinée ce matin, nous sommes fatigués et nos pieds aussi ! Il faut dire que je commence à accumuler les ampoules et chaque pas me font mal... Aujourd'hui nous visiterons de manière cool Arch National Park, nous effectuerons simplement les marches de Double Arch (30min) et Delicate Arch (2h) considéré par beaucoup comme la plus belle arche du monde. De retour à l'hôtel, nous profitons de la piscine et du spa ! Dîner chez Zach : pizza à volonté ! On peut dire que c'était une journée de repos

Arche National Park : Double Arch

Arch National Park : Delicate Arch

23 Aôut : la journée sera consacrée à la visite de Canyonlands Island in the sky grâce aux différents points de vue majestueux qu'offre le parc et à des petites randonnées. On commence la matinée par Mesa Arch Trail qui mène à une arche posée au bord de la falaise et qui offre une vue magnifique sur les montagnes La sal au nord-est et sur Buck Canyon juste devant, superbe !

Mesa Arch avec vue sur Buck Canyon

Nous enchainons avec le trail conduisant à Murphy Point (2h en profitant bien du panoama). Le début de la randonnée n'a pas beaucoup d'intérêt puisqu'elle suit un chemin de sable sans vue, mais au bout de 1km, l'attrait change et nous longeons des abrupts qui surplombe les canyons dans lesquels s'écoule la Green River (Lower Basins zone, soda springs basin)

Murphy Point Trail : Dead Horse Canyon (photo de gauche), Lower Basins Zone (photo du milieu), Soda Springs Basin (photo de droite)

Murphy Point Trail : Ma chérie devant Soda Springs Basin (photo de gauche), Vue sur Candlestick et Green River overlook (photo de droite)

Nous terminerons la journée par Grand View Point Trail qui offre une vue grandiose sur le parc. Monument basin en bas ressemble à une ville avec des gratte ciels de terre. Il fait super chaud et nous avons encore envie de terminer la journée à la piscine de l'hôtel !

Grand View Point trail avec vue sur monument basin (photo de gauche), vue sur Jonction butte (photo du milieu)

Grand View Point trail

24 Août : A vrai dire, j'ai un petit trou de mémoire concernant cette journée...alors je vais faire une description simplifiée de notre programme du jour. En début d'après midi, nous sommes retournés à Arches National Park pour faire quelques points de vue : Three Gossips, Balanced Rock, petrified sand dunes

Arches : Petrified Sand Dunes, the three Gossips, Balanced Rock

Après 1h à l'intérieur du parc nous sommes arrivés au début de la randonnée de Devil's Garden (7-8km, 3h30) qui est une superbe balade permettant de découvrir de merveilleuses arches et qui a l'avantage d'être un peu plus à l'abris de la foule dès lors que l'on dépasse Landscape Arch, surtout pas avant ! Puis retour à Moab pour notre dernière nuit sur place.

Entrée de Devil's Garden, Landscape Arch, Wall Arch

Partition Arch, Landscape Arch, Navajo Arch

Devil's Garden Fins, Double O Arch (2 photos)

25 Août : Direction Capitol Reef, nous arrivons vers 13h à peu pès dans le parc et nous voulons faire la randonne de Cohab Canyon (2h) pour commencer. Nous débutons à 13h30, le chemin monte le long de la falaise pour arriver à une entrée spectaculaire du canyon situé en haut de la montagne. On a l'impression de passer au milieu de deux portes géantes entrouvertes. La ballade est très agréable et on passe au milieu de cheeserock dans une végétation assez luxuriante au regard du peu d'eau présente. La randonnée offre aussi des beaux points de vue surplombant le canyon et la fremont river.

Capitol Reef : Cohab Canyon Trail

Capitol Reef : Cohab Canyon Trail

Après cette petite randonnée, nous décidons de faire la Scenic Drive jusqu'à Capitol Gorge que nous atteignons à 16h30. La gorge est l'ancienne route qui permettait aux pionners de traverser cet endroit. Ceux-ci ont gravé leurs passages sur les parois de la gorge. Nous nous arrêterons ici (20 min aller retour) car le temps est menaçant et l'on craint un gros orage.

Capitol Reef : Capitol Gorge

Vers 18h30 nous nous arrêtons à Sunset Point qui offre un point de vue surplombant de 800 pieds les goosenecks de la fremont river. Puis nous allons à Torrey où nous allons passer la nuit au Capitol Reef Inn & Cafe.

Capitol Reef : Sunset Point & Goosenecks

26 Août : Nous reprenons la route en direction de Escalante mais ayant à l'esprit qu'on reveniendra ici pour faire le Burr Trail et la Cathedral Valley. La Highway 12 que nous empruntons est à mon sens la plus belle route de notre voyage. Elle traverse tout d'abord de magnifiques forêts de bouleaux (Boulder mountains) à près de 3 000 m d'altitude puis plonge à partir de Big Country vers Boulder où les paysages changent radicalement. Jusqu'à Escalante, la route suit un magnifique désert de caynons traversé par la rivière Escalante.

Oak Creek overlook le long de la HW12 dans les Boulder Mountains (photo de gauche), changement de végétation en descendant vers boulder (photo du milieu), forêt des Boulder Mountains (photo de droite)

Vue sur Calf Creek Canyon depuis la Highway 12

Nous nous arrêtons pour effectuer la randonnée très facile de Lower Calf Creek que nous débutons vers 10h00 (11km, 3h). La marche le long de la rivière est très agréable et l'intérieur du canyon est comme un petit oasis. Au bout se trouve une magnifique cascade aux couleurs verdatres données par les algues. Un orage s'approche et éclate dans le canyon, heureusement on était déjà parti depuis 15min, encore de la chance !

Quelques photos de Lower Calf Creek



Bryce Canyon sous un temps plutôt maussade

27 Août : Le temps est très variable aujourd'hui et n'incite pas à la sereinité... Nous décidons donc de continuer à photographier et à faire l'ensemble des points de vue. Le soleil joue à cache à cache et nous arrivons dès fois à le surprendre. Pour l'instant il pleuviotte de temps en temps. Une grosse éclaircie se profile à l'horizon, on n'hésite pas, on va essayer de marcher un peu à travers les hoodoos de Bryce. C'est limite si on court pas ! Mais à peine après 10 min un orage commence à approcher. Parait il qu'il ne faut pas traîner ici en cas d'orage à cause de la teneur du sol. Donc on remonte vite fait à la voiture pour se mettre à l'abris. On patiente et on finit même par s'endormir dans la voiture ! Après 1 heure, l'orage s'éloigne mais le sol est maintenant boueux ! Impossible de marcher dans cette boue, on a pas le choix, il nous reste que les points de vue. Bryce est donc finalement notre plus grand regret car nous n'avons vraiment pas pu le visiter à cause du temps. Nous avons passer notre frustration dans les photos (plus de 200 au final) et avons donné rendez-vous l'année prochaine !

Natural Bridge, Agua Canyon (2 photos), Bryce autres points de vue (2 photos)

Très rapide excursion à pied dans Bryce avant que l'orage n'arrive !

Ca devient très boueux après la pluie...

28 Août : Tant pis pour Bryce, nous partons pour le parc de Zion assez tôt pour arriver aux alentours de 9h30. Les formations rocheuses avant l'entrée du parc sont assez stupéfiantes dont notamment la chekboard Mesa. La circulation ets assez dense dans le parc mais la sortie du tunnel qui débouche sur la vallée de Zion est un grand moment. Finalement nous sommes en avance et nous allons directement au motel pour déposer nos bagages. Heureusement, la chambre est déjà disponible. On se restaure rapidement et allons prendre la navette qui permet de déposer les touristes dans le canyon de Zion sachant que celui-ci est interdit aux voitures, mis à part pour ceux qui loge au Zion Lodge situé à l'intérieur du Canyon.

Nous avons prévu 2 randonnées aujourd'hui : Angel's Landing et Emerald pools ou les Narrows. Nous descendons à l'arrêt the grotto et entâmons Angel's Landing vers 12h00 ce qui est, je l'avoue, pas forcément la meilleure heure car la montée se fera en plein soleil avec une chaleur écrasante. J'ai d'ailleurs beaucoup apprecié les batons de randonnées pour la montée ! La montée se fait par des switchbacks jusqu'à l'entrée du refrigerator canyon, qui porte bien son nom, et permet d'entâmer avec plus de sereinité la fameuse montée avec 21 switchbacks d'affilée ingénieusement incrustés dans la falaise. Nous arrivons a Scout Lookout qui offre déjà de très beaux points de vue sur la vallée. Et à ce moment là nous avons l'hésitation que la plupart des personnes ont je pense : on continue ou on arrête ici ? En effet, juste devant nous le chemin de randonnée se transforme en une montée abrupte le long d'une crête montante avec des parties d'escalade et des passages à coté du vide (heureusement des chaines permettent de s'aider). Malika m'attendra ici. Je pars voir jusqu'où je peux monter mais finalement vu la vitesse à laquelle je progresse, je finis par rebrousser chemin pour ne pas que malika m'attende trop longtemps (pas mal l'excuse !)

Angel's Landing : dure la montée sous le soleil ! Dure la dernière montée ! Mais grandiose la vue !

Angel's Landing

Nous nous arrêtons au Zion Lodge pour nous remettre de la chaleur et boire quelques petits sodas bien frais. Humm ca fait du bien.

Vers 15h30 nous commençons la deuxièmre randonnée de la journée (plutôt une marche), Emerald Pools, tout en gardant un oeil sur le temps qui commence à devenir menaçant... Arrivés à la deuxième pool, il commence à pleuvoir et nous préférons ne pas aller jusqu'à la troisième. Ca sera tout pour la journée. On aurait bien aimé tenter de faire les Narrows mais le temps ne s'y prêtait pas en fin de journée. Rendez vous est pris pour l'année prochaine et en tôt le matin pour éviter les risques d'orage. Pour l'heure retour à Springdale où se situe notre motel.

Chute d'eau sur la première pool de Emerald pools (2 photos) et le mauvais temps approchant dans la vallée.

29 Août : Journée de transition qui doit nous rapprocher de San Francisco. Nous avons choisi comme lieu d'étape Mammoth Lake pour trois raisons : la première est qu'elle était idéalement située par rapport à nos heures de route depuis Zion, la deuxième était qu'elle offrait un lieu d'étape agréable dans un endroit de verdure et de montagnes majestueuses (c'est une station de ski) et enfin la troisième c'était qu'il y a Mammoth Lake des magasins d'usine dont Ralph Lauren. Je rajouterai aussi que les routes 266 puis 168 qui rejoignent Big Pine en traversant la Inyo National Forest Bristlecone pines puis la springs valley sont magnifiques ! Un vrai régal qui permet de faire des kilomètres tout en profitant du spectacle de la nature !

C'est finalement la seule journée du séjour pendant laquelle nous n'allons pas faire de photo. De plus, il est trop tard pour profiter de Mammoth Lake qui a l'air pourtant d'être un endroit très agréable.

30 Août : Le temps est vraiment maussade...il pleut un peu. Nous en profitions pour nous reposer un peu le matin car une longue route nous attend pour rejoindre San Francico.

Nous avions decider de retraverser Yosemtith par la Tioga Pass pour profiter de nouveau de la beauté de cette route. Malheureusement, le pluie commence à grossir et ca devient vite très désagréable...donc aucun arrêt, on file, enfin c'est beaucoup dire car la route est vraiment glissante.

Bref, on arrive finalement en fin de journée pour s'installer à notre hotel, le Parc 55 Hotel, qui est très bien situé dans downtown et à coté du cable car.

On s'installe vite fait (le plus dur a été de trouver une place de parking !) et on part visiter San Francisco. Je précise tout de suite que c'est la seule partie du séjour que nous n'avons pas préparé avant de partir donc on marche sans savoir vraiment vers où...

Le soir, on va manger au House of Nanking dans Chinatown, c'est bon mais il y a la queue et en plus beaucoup de bruit à l'intérieur !



quelques photos des ruelles de San Francisco, du china town, de pier 7



Vue du cable car

31 Aout : La journée va commencer par une belle frayeur...en effet, on se gare dans Union Square afin de prendre rapidement un petit dejeuner dans une boulangerie française (et oui les croissants nous manquent au bout de 3 semaines 🙂). A notre retour, soit pas plus de 15 minutes après, plus de voiture 😮 !! On pense tout de suite à un vol mais en s'approchant de l'endroit où était censé nous attendre notre voiture, on remarque à ce moment-là qu'il est interdit de s'y garer excepté pour les trucks et véhicules de livraison.

On repère vite la moto crotte (petite voiturette) que conduit un patrouilleur des rues et après quelques explications il nous indique l'adresse de la fourrière...1h plus tard et delestés d'environ 250 $$ nous récupérons la voiture.

Bref, nous décidons de nous éloigner un peu du centre ville et partons vers le Presidio, parc très sympa qui conduit à Fort Point et au Golden Gate. Nous visitons Fort Point et allons faire des photos du pont à Fort Point lookout.

En début d'après midi, nous partons en direction du Sud de San Francisco afin de trouver des outlets, ce que nous trouverons pas...finalement on se rend à notre hotel et allons faire une reconnaissance du trajet vers l'aéroport car le départ est à 8h le lendemain matin. Sur le trajet nous admirons la brume dévorer les collines environnantes à une vitesse halucinante.



Alcatraz du Presidio, le Golden Gate, Fort Point

Envol de San Francisco le 1e Septembre tôt le matin...

Rendez vous en 2008 pour un trip "off the beaten tracks" !

Olivier & Malika
Compte rendu croisière EAU et Oman, Vision of the Seas, Royal Caribbean, du 12 au 19 décembre 2016 English translation pending
by Reglisse68 · 2016-12-30 · 23 replies
Voici le compte rendu d'une croisière à bord du Vision of the Seas (compagnie Royal Caribbean), effectuée du 12 au 19 décembre 2016 au départ de Dubaï.

Les escales sont les suivantes : - DUBAI (Emirats Arabes Unis) - KHASAB (Oman) - ABU DHABI (EAU) En mer - MUSCAT (Oman) jour 1 - MUSCAT (Oman) jour 2 - DUBAI (EAU) jour 1 - DUBAI (EAU) jour 2

Pour obtenir des plans ou des cartes des lieux visités j’ai souvent utilisé Google Earth qui permet d’avoir des vues aériennes. Le site sygic travel est aussi très intéressant pour avoir des plans et voir les activités à faire sur place. Le site cruiseshipposition permet de situer l’emplacement du bateau dans chaque port.

Le but de ce compte rendu est d’aider les personnes qui comme nous préparent les visites avant le départ pour faire le maximum de choses par soi-même (sans acheter les visites proposées par le bateau) pour passer de belles vacances tout en restant raisonnable côté budget ! Vous trouverez aussi des informations sur le bateau en lui-même.

Le compte rendu est organisé par partie : précisions sur l'avant croisière, détails de toutes les escales, précisions sur le bateau (restauration, excursions, spectacles...), précisions sur la fin de croisière et le retour et enfin une partie budget.

PRECISIONS SUR L'AVANT CROISIERE

Départ le samedi 10 décembre depuis l’aéroport de Frankfort (Allemagne). Parking réservé en avance sur le site internet de l’aéroport, payé 59€ pour 10 jours. Parking spécial vacances qui se situe à 20 minutes des terminaux avec une navette gratuite, parking non couvert mais surveillé.

Vol avec une escale effectué par la compagnie Royal Jordanian sans aucun problème. Cette compagnie est plutôt bien : oreiller, couette, écouteurs, des bons repas, des encas gratuits, des boissons gratuites… Et même du pain en plus si vous voulez ! Les avions n’étaient pas très récents par contre. L’escale était de 10h en Jordanie. Il faut savoir que la compagnie offre aux clients qui ont de longues escales le repas du soir et une nuit dans un hôtel situé pas loin de l’aéroport. Vous pouvez même prendre le petit déjeuner à partir de 6h (si votre avion décolle après 8h, ce qui n’était pas notre cas). Un homme vous prend en charge depuis le bureau des transferts jusqu’à la navette menant à l’hôtel et pareil le lendemain. Nous n’avons pas payé de visa. L’hôtel n’est pas un 5 étoiles mais c’est propre, c’est déjà ça ! Le buffet du soir était varié et bon. Nous avons retrouvé nos valises à Dubaï.

Arrivée à Dubaï le lendemain (dimanche) vers 13h. Au départ nous devions arriver à 1h du matin le lundi, jour de départ de la croisière mais la compagnie aérienne a annulé ce vol et finalement nous avons choisi de prendre l’avion un jour avant (sans supplément) et de dormir une nuit à Dubaï, excellent choix avec le recul !

Nous avons effectué le trajet entre l’aéroport et l’hôtel en métro après avoir acheté un nol red ticket à la journée pour 22 dirhams chacun soit environ 5€50. Cette carte est valable jusqu’à minuit. Par facilité nous avons changé notre monnaie pour des dirhams et des rials omanais à l’aéroport mais forcément le taux de change est bien moins intéressant (environ 35€ de perte, essentiellement sur les rials omanais pour 400€ de change).

Nous avions choisi l’hôtel Orient guest house et sa situation géographique était parfaite ! Il est situé dans le vieux quartier du Bastakiya, à 10minutes de la station de métro Al fahidi. Hôtel typique, décoration soignée, mobilier ancien, propre. Le petit déjeuner était très copieux et on choisit en avance ce que l’on veut et c’est vraiment varié. Notre chambre ne disposait que de toutes petites fenêtres en hauteur, certains n’aimeront pas mais c’est le type de bâtiment qui veut ça. Seul bémol, une climatisation un peu bruyante mais rien de bien grave ! Nous avons apprécié de pourvoir avoir la chambre dès 14h, notre vol arrivant à 13h… et surtout de libérer la chambre pour midi ce qui nous a permis de visiter les environs le matin avant d’embarquer à bord du bateau.

Le programme de l’après-midi était le suivant : voir la tour Burj Khalifat puis le show des fontaines puis visiter le souk de l’or et celui des épices en soirée, le tout en se déplaçant en métro. Le métro de Dubai est facile à utiliser car il n’y a que 2 lignes et tout est en anglais. A chaque sortie il y a des plans.

Nous avons donc pris le métro entre l’hôtel et la tour (20 minutes de trajet en métro avec un changement de ligne). Nous avions fait le choix de ne pas monter en haut de la tour notamment pour une question de prix mais aussi pour le fait que tout est assez étalé (contrairement à New York où nous sommes montés à l’Empire State Building et au Rockefeller, l’un de jour, l’autre de nuit et où la concentration des buildings est impressionnante). Nous avons fait la connaissance de deux couples durant la croisière qui y sont montés au coucher du soleil, ils ont étaient très bien reçus.

Nous avons assisté au show des fontaines, celui de 18h (le premier). Il faut venir au moins 20 minutes avant le début du spectacle car les places sont prises d’assaut. Si vous en ratez un, le spectacle suivant est 30 minutes après. C’est assez court et joli mais pas aussi impressionnant que celui du Bellagio à Las Vegas pour ceux qui y sont déjà allés. Nous on était un peu déçu, ayant déjà vu le show des fontaines du Bellagio il y a quelques années. Mais pour tous les autres, c’est un beau spectacle à voir !

Après le spectacle nous avons retraversé le mail pour voir l’aquarium (sans payer) et la taille est impressionnante ! Puis nous avons pris la passerelle pour rejoindre le métro, il faut bien compter 15 minutes entre la sortie du mail et le métro, même en marchant bien, il y a du monde sur les tapis roulants !

Direction le souk, sortie du métro Al Ras avec un changement de ligne. Nous avons déambulé dans le souk de l’or où certains marchands souhaitent vous vendre des fausses montres puis nous nous sommes dirigés vers le souk des épices. Nous étions presque seuls et les vendeurs sont vraiment agressifs alors on sourit on répond non merci en anglais mais c’est pénible. On a pu prendre quelques photos en se glissant dans un groupe de Japonais car l’endroit est beau mais on n’ose même pas prendre de photos tellement on se sent oppressés. Pour les plus courageux qui veulent acheter, il faut négocier. Nous avons ensuite marché au bord du Creek puis nous nous sommes enfoncés à nouveau dans la ville mais dans une partie moins touristique. Finalement on a trouvé un petit restaurant nommé Al Naoora où il y avait du monde et uniquement des locaux. On a été bien accueillis, c’était délicieux et on a bien mangé pour 10€ à deux adultes ! C’était tellement bon qu’on a redemandé une part à la fin du repas par gourmandise. L’adresse est connue car plusieurs voitures se sont arrêtées pendant qu’on mangeait pour appeler les serveurs, sans quitter leur voiture, et avoir leur repas, un genre de drive ! Presque tout le monde mangeait une grande crêpe roulée et farcie avec de la viande de mouton ou poulet (au choix) et des légumes et une sauce. Une bonne adresse située juste à côté de la station de métro Baniyas. Nous sommes ensuite rentrés à l’hôtel toujours en métro jusqu’à la station Al Fahidi.

Après une bonne nuit de sommeil et un énorme petit déjeuner, nous avions choisi de visiter le quartier du Bastakiya où est situé l’hôtel, le vieux souk près du Creek puis le fort Al Fahidi. Le vieux quartier du Bastakiya est joli et surtout authentique. On a eu la chance de visiter un genre d’atelier et une personne nous a expliqué la fabrication des maisons à l’ancienne et bien d’autres choses, et nous a donné un plan en français avec tous les anciens bâtiments à voir dans Dubaï. Il y a aussi une petite mosquée et le musée des pièces et aussi celui du café dans ce quartier-là. Nous sommes montés à la terrasse du musée des pièces, j’avoue ne pas avoir regardé les pièces mais cela permet de voir l’intérieur de la cour d’une bâtisse traditionnelle et une jolie vue depuis la terrasse. Finalement nous avons ensuite longé le Creek pour rejoindre le vieux souk. Les marchands étaient un peu moins agressif mais vraiment ce n’est pas agréable et dès qu’on a le malheur de regarder même sans s’approcher ils sont pénibles… Pire que des Egyptiens, et je sais de quoi je parle ! Nous nous sommes dirigés vers le fort, l’entrée est à 3 dirhams, c’est quasiment gratuit. La cour du fort est belle, rien de grandiose mais une belle surprise attend les visiteurs en dessous ! Il vaut la visite. Nous sommes ensuite repartis à l’hôtel pour prendre nos valises puis un taxi jusqu’au port. Nous avons payé 20EAD soit environ 5€. Nous sommes tombés sur un chauffeur qui ne connaissait ni le port, ni les limitations de vitesse (110km pour passer un feu à l’orange en pleine ville !).

Arrivés au terminal, nous avons déposé nos valises puis nous nous sommes enregistrés très rapidement. Une feuille explicative est donnée aux passagers pour expliquer les procédures concernant les passeports car ils sont confisqués puis rendus plusieurs fois. Aucun visa payant n’est à prévoir.

Nous avons été mangés au Windjammer, un buffet tout à l’avant du bateau, puis on a passé l’après-midi au soleil sur les transats. Un peu de repos, c’est les vacances quand même !

18h départ du bateau !

LES ESCALES

🙂KHASAB 8h00 - 17h00 Le bateau est amarré à 2km de la ville. On sort à pied du port (3 minutes de marche).Je ne sais pas s’il existe une navette gratuite qui vous dépose en ville.

météo : beau et chaud, un ciel sans nuage !

Pas loin du port, il n’y a presque rien à voir (sauf un petit fort en ville) alors on a décidé de réserver une sortie par un organisme local. J’ai réservé, depuis chez nous, par le prestataire Khourshem Tours une journée complète en bateau dans les fjords. Nous avons payé 19 OMR par personne soit environ 45€. Nous étions 6 sur un grand bateau, très typique du coin avec des beaux tapis au sol et des coussins tout autour pour se poser à même le sol. A 6 nous avions largement de la place, le bateau étant plutôt prévu pour une trentaine de personnes. Ils sont venus nous chercher directement à la sortie du port avec une pancarte où était écrit notre nom. L’excursion s’est déroulée de 9h à 15h30. En fait normalement elle est plus longue mais vu qu’on lui a expliqué qu’on devait être à bord du bateau au maximum à 16h, ils sont revenus plus tôt que prévu à quai. Le paysage est magnifique. Nous avons vu des dauphins, quelques villages de pécheurs… Nous avons pu faire deux plongées en snorkeling, belles plongées, il y a de beaux poissons et dans le deuxième lieu le cadre est vraiment superbe, moins fréquenté que le premier. Le repas à bord était un vrai délice, c’est un plaisir de manger local surtout avec le soleil et un paysage dépaysant ! Pour ceux qui hésitent entre la demi-journée (un seul spot de plongée, sans repas) et la journée complète (2 spots et le repas), on vous conseille sans hésiter la journée complète !

bilan de notre journée à terre : Une magnifique journée ! On aurait peut être payé moins cher en achetant sur place à la sortie du port car les barques étaient loin d’être pleines… mais il y a toujours le risque de ne rien faire et là pour le coup c’est vraiment une escale où il n’y a pas grand-chose à voir (sans trop s’éloigner) sauf les fjords…

🙂ABU DHABI 8h00 – 18h00

Le bateau est à quai au port Zahed. Il existe une navette gratuite qui circule à partir de 9h15 et qui vous dépose dans un grand centre commercial nommée WTC mail (world trade center mail). Il est en pleine ville donc c’est très pratique. La navette est à votre gauche en sortant du bâtiment, cachée derrière les big bus. La personne qui voyage avec vous dans la navette a été adorable et prévenante, elle nous a bien informé sur les taxis illégaux qui circulent à Abu dhabi, les taxis officiels sont argentés. Il nous a même donné le prix indicatif pour un trajet en taxi pour se rendre jusqu’à la mosquée. Il faut compter environ 40 dirhams.

météo : ensoleillée !

Nous avons pris la navette et nous avons partagé le taxi (36 dirhams, 9€ environ) avec un couple d’Italien qui eux aussi voulait se rendre à la mosquée. On a ensuite repris le taxi (38 dirhams) pour retourner en ville et nous avons déambulé dans les souks du WTC mail puis nous nous sommes posés sur la plage de la corniche. Nous avons repris la navette en fin d‘après-midi pour revenir au bateau.

La mosquée est très belle, unique en son genre, très blanche, très travaillée… A voir absolument ! Elle est ouverte de 9h à 22h (dernière entrée à 21h30) du samedi au jeudi et de 16h30 à 22h le vendredi. Des visites guidées gratuites d'une heure sont organisées (jeudi - samedi) à 10h, 11h et 17h. Pour les tenues vestimentaires, les femmes doivent avoir une tenue ample, un pantalon, un tee-shirt à manches longues (on oublie le superbe tee-shirt en V bien moulant!) et un foulard sur la tête pour couvrir les cheveux. On vous prête une abaya si vous n’êtes pas habillée comme indiqué ci-dessous. Des gardes surveillent que les femmes conservent bien le foulard sur les cheveux pendant la visite. Pour les hommes c’est un peu plus tolérant, pantalon long mais manches courtes et rien sur la tête. Homme ou femme, il faudra se déchausser dans les deux cas !

Concernant la plage située sur la corniche, il y avait des femmes en maillot de bain deux pièces. Elle était quasi-déserte ! Pas de vague, un beau soleil mais nous avons été un peu refroidi par un petit panneau « attention au serpent d’eau et au méduse »… Disons que sans le panneau, j’aurai pris un bon bain mais avec je me suis limitée à mouiller mes mollets ! Seul petit bémol…

bilan de notre journée à terre : Belle journée entre la visite de la mosquée et la pause détente sur le sable à juste profiter du soleil qui en décembre chez nous n’a pas la même saveur… !

🙂MUSCAT (jour 1) 9h00 - … Le bateau jette l’ancre non loin de la ville. On ne peut pas sortir du port en marchant, il y a une navette gratuite. Les sacs sont contrôlés. A la sortie une foule de chauffeurs de taxi vous saute dessus ! Nous étions un vendredi ce qui dans ce pays correspond à notre dimanche : administrations, mosquée pour les visiteurs, commerces sont fermés. Les souks ouvrent à 17h.

météo : superbe journée ensoleillée et chaude !

Au programme de la journée : se promener le long de la corniche jusqu’à l’encensoir géant blanc, faire une randonnée de 2h dans les montagnes situées juste derrière la veille ville de Muscat, aller voir le palais du sultan et les deux forts situés dans la partie administrative de la ville, revenir au bateau pour manger puis se promener dans les souks à la tombée de la nuit.

Nous avons marché tranquillement le long de la corniche jusqu’à une petite tour de guet. Le point de vue depuis là-haut est sympathique. On voit très bien l’encensoir géant blanc, symbole d’un prestige passé lier au commerce de l’encens. De là nous sommes revenus sur nos pas et nous avons cherché le début du sentier C38. C’est un sentier de randonnée balisé par un drapeau jaune, blanc, rouge, bien balisé d’ailleurs. Nous avons mis 1h30 pour le parcourir. Il est donné pour 2h pourtant nous n’étions pas spécialement pressés ! Au début ça monte sec mais le paysage est sublime… Nous étions seuls au monde en pleine ville ! C’est un paysage lunaire et quand l’appel à la prière résonne, c’est vraiment mystique. Il faut avoir des chaussures de randonnée ou une bonne paire de baskets. Eviter les chaussures ouvertes et oublier les tongs… Et bien évidemment penser à l’eau ! Le sentier est bien marqué et très varié, on passe du haut de la montagne au lit d’une ancienne rivière. Le sentier se termine au niveau des souks.

Vu que nous étions en avance sur le programme nous avons décidé de se rendre, à pied le long de la corniche, dans la partie administrative de la ville où se situe le palais du sultan. Il faut compter 40 minutes en marchant bien entre les souks et la porte de la ville. Le guide Lonely planet donne un trajet de 4h en faisant l’aller-retour et une boucle dans le quartier près du palais du sultan, il compte large ! Nous avons traversé la porte de la ville, c’est original comme bâtiment, il y a un musée à l’intérieur (fermé le vendredi !). Le palais du sultan ne se visite pas mais l’édifice est original. Les deux forts sont beaux mais ne se visitent pas non plus. La ville était déserte. Pour les photos c’est mieux ! Il y a des petites tours de guet un peu partout, c’est joli. Pour revenir au bateau nous avons attendu le bus de ville (200 centimes de rial omanais par personne à payer au chauffeur), c’est un bus qui passe toutes les 20 minutes environ. Pour ceux qui ne veulent pas marcher il y a un arrêt de bus juste à la sortie du port, de l’autre côté de la rue, mais il faut d’abord réussir à se frayer un chemin à travers tous les chauffeurs de taxi et ce n’est pas si évident.

Après avoir mangé sur le bateau nous sommes redescendus pour nous rendre aux souks. Ils sont très traditionnels et fréquentés par les locaux contrairement à ceux de Dubaï. C’est une expérience en soi. Nous n’avons rien acheté car nous n’avons pas eu de coup de cœur mais le marchandage est de rigueur… Ils vendent beaucoup de foulards, les cartons sont estampillés « made in Thaïlande » alors ce n’est pas vraiment local. Et ils sont vendus plus chers qu’en Thaïlande… J’ai acheté les mêmes au nord de la Thaïlande, en février dernier à moitié prix. Il y a aussi beaucoup d’encens et de fausses veilles antiquités. Les femmes sont voilées presque intégralement, bien plus qu’à Dubaï ou à Abu Dhabi. Prendre des photos, sans prendre en photos les locaux s’avère presque impossible… Une partie du souk est pour l’or, les parures sont sublimes même si nous ne pouvons pas porter ça chez nous.

bilan de la journée : Une journée magnifique et très variée ! Les souks sont authentiques et le sentier de randonnée simplement sublime tant il est dépaysant, si loin de nos paysages français.

🙂MUSCAT (jour 2) … – 16h00 météo : beau et ensoleillé

Nous avons négocié la veille (merci à nos amis Belges !) un taxi pour 6 personnes pour se rendre au fort Nakhal (fermé le vendredi) situé à environ 110km du port. Il faut compter 1h15 voire 1h30 de trajet. Pour ceux qui souhaitent le faire en louant une voiture le chemin est très bien indiqué, les routes sont en bon état. Notre chauffeur est venu nous chercher à 8h et nous a ramené au port à 13h. Ce fort est très impressionnant. Il est au pied d’une grande palmeraie, le site est vraiment beau. Nous étions seuls pour le visiter, il y a de nombreux objets d’époque à l’intérieur. Le bâtiment est assez grand, nous avons passé 45 minutes à l’intérieur. Il faut prévoir un rial omanais (2€30 environ) pour l’entrée du fort pour 2 adultes.

J’avais lu qu’il existait des sources d’eau chaude à 3km du fort et notre chauffeur s’est proposé de nous y amener. L’endroit est utilisé par les locaux, je ne pense pas que les bus de touristes y aillent car la route est très étroite. Le site est simple mais joli. On y voit l’eau jaillir de la montagne puis tomber dans une sorte de piscine maçonnée puis se déverser dans la rivière. Nous nous sommes posés au bord de la rivière les pieds dans l’eau, il y avait de nombreux petits poissons qui venaient nous faire une « fish pedicure ». Un bon moment de détente.

Nous avons fait un dernier arrêt à la mosquée de Muscat située à 20km du port. La visite ne s’effectue que de 8h à 11h pour les touristes. Nous y sommes passés vers 12h, on l’a observait de l’extérieur. Entre la beauté du bâtiment, les milliers de pétunias et les bougainvilliers, c’est un régal pour les yeux et les narines ! On savait d’avance qu’on ne la visiterait pas, on a préférait jouer la sécurité en commençant par visiter le fort qui est tout de même loin du bateau en sachant qu’à 15h on devait être impérativement à bord. Le but n’est pas de rater le bateau !

Nous avons pu apercevoir pendant le trajet l’opéra de Muscat, le bâtiment est démesurément immense !

bilan de la journée : Une superbe journée ! Le fort vaut la visite, il est authentique et c’est d’abord ce que nous recherchons quand on voyage. La pause les pieds dans l’eau était « la cerise sur le gâteau ».

🙂DUBAI 11H00 – … Le bateau est amarré dans le port Rashid. Il existe deux navettes gratuites qui vous emmènent dans deux mails différents : l’un situé à côté de la mosquée (qui ne se visite que le matin) et l’autre situé pas très loin de l’aéroport, le Wafi mail. Le Wafi a l’avantage d’être desservi par le métro ce qui permet une fois arrivé dans le centre commercial de pouvoir prendre le métro sans même traverser toutes les boutiques… Bien sur il y a aussi le big bus et des taxis.

météo : belle journée ensoleillée, avec un peu de vent

Nous avions fait le choix de manger à bord du bateau avant de descendre pour visiter la marina et faire une pause plage sur la plage de la marina justement. Nous avons quitté le navire à 12h. Nous avons pris la navette jusqu’au Wafi mail puis le métro (arrêt Damac) jusqu’à la marina. 16 dirhams pour 2 pour le trajet en métro, soit 4€ environ. Nous sommes arrivés à 14h à la marina, il faut bien avouer que le trajet était plutôt long mais nous n’étions pas pressé (le bateau étant à quai c’est moins risqué de s’éloigner !). La marina est quand même à 30km environ du port. Il faut attendre que la navette soit pleine, que le chauffeur sache où s’arrêter une fois arrivé au Wafi mail (il a fait 2 fois le tour complet !) puis trouver la station de métro (on a cherché pendant 15 minutes !) puis attendre le métro, sans compter que le trajet en métro dure 45 minutes…

Arrivés à la marina, nous avons marché jusqu’au bout, ce qui permet d’avoir une belle vue. Nous avons rebroussé chemin puis nous avons longé la marina jusqu’au troisième pont pour enfin le traverser et accéder à la plage. La plage est plutôt limitée en largeur car elle sert de base pour les chantiers de BTP du coin. On est loin de la plage de sable blanc des Caraïbes. La mer était très agitée, avec des bonnes vagues. Pas spécialement chaude non plus d’ailleurs ! L’accès est gratuit. Les femmes peuvent se baigner en maillot de bain deux pièces sans problème.

Après avoir bullé une petite heure et observé le soleil qui descendait sur l’eau, nous avons repris notre promenade le long du fronton de mer, c’est entièrement aménagé. Il y avait un petit marché d’artisans (locaux ou pas d’ailleurs…). C’est aussi l’endroit pour observer les belles voitures, il y a du choix et de la variété !

Finalement nous sommes revenus au bord de la marina pour pouvoir la voir de nuit. C’est finalement moins impressionnant que de jour car peu de buildings sont éclairés. Nous avons marché jusqu’à l’arrêt de métro Damac pour pouvoir reprendre le métro (12 dirhams en rechargeant sur la même carte de métro pour les deux). C’est une promenade agréable. Il y a aussi un grand mail pour ceux qui aiment ou pour tous les autres qui recherchent simplement des toilettes !

Nous sommes sortis à la sortie de métro Burjuman, et avons pris un taxi pour revenir au bateau. On a payé 25 dirhams la course, il y avait énormément de circulation.Au service de 20h30 pour le repas au restaurant principal (deuxième service), nous étions presque seuls, toutes les tables près de nous étaient vides !

bilan de la journée : Une journée sympa pour la découverte de la marina mais un bémol sur la plage, on aurait aimé trouvé une belle plage où pouvoir vraiment se baigner.

Les 4 escales sont vraiment intéressantes et font découvrir des sites très variés. Sites récents comme la mosquée d’Abu dhabi ou comme la tour Burj Khalifat, des sites culturels comme le quartier Bastakiya à Dubai ou le fort Nackal à Muscat, des sites naturels comme les fjords de Khasab ou les montagnes de Muscat.

DETAILS SUR LE BATEAU

Côté restauration... Nous avons mangé au : - windjammer (buffet) : testé au petit déjeuner, déjeuner La nourriture est variée mais pas toujours adaptée à des palais français (notamment au niveau des desserts). Très beau point de vue, rien à dire côté hygiène ni côté service. Par contre il n’y a toujours pas de pâte à tartiner au chocolat (on l’emporte avec nous dans les valises. On a nos petites habitudes… En 10 croisières personne ne nous a jamais rien dit…). Certains soirs il y a un thème (indien, mexicain, italien…) Et toujours de la glace gratuitement (et une machine à disposition près de la piscine extérieure) pour ceux qui voyagent avec des enfants ! - salle de restaurant : Testée et approuvée tous les soirs ! Les repas sont toujours très bons, la viande excellente, les accompagnements aussi… Ne pas hésiter à demander 2 entrées, elles ne sont pas très copieuses. - Lors de notre journée en mer, on a pu manger un genre de kebab grec, très bon avec des frites, au bord de la piscine. Lors d’autres croisières c’était un barbecue ou une paella géante, c’était sympa de changer un peu. On a trouvé plusieurs fois des plats typés « méditerranée » et souvent grec, peut être que le chef cuisinier est grec !

Côté excursions... Nous avons l’habitude de programmer nos excursions par nous-même et cette croisière s’y prête vraiment ! Nous n’avons pas acheté d’excursions proposées par la compagnie Royal Caribbean. Je ne peux donc pas juger de la qualité.

Côté spectacles... Nous avons assisté à plusieurs spectacles, soit avant le repas, soit après. On a notamment vu un trompettiste anglais doué et un spectacle de clown-magicien avec des tours très bien réalisés, extrêmement variés et très comiques (sans paroles). Il y a des spectacles tous les soirs mais certains sont de moins bonne qualité. Avec le temps qui passe, ils font moins intervenir d’artistes extérieurs et emploient plutôt une troupe de 8 danseurs et 4 chanteurs qui restent à bord. Du coup c’est bien mais moins bien qu’avant.

Côté activités sportives sur le bateau... - mur d'escalade : pas tenté ! Mais tenté sur un autre bateau de la même compagnie et c’est vraiment sympa surtout un jour en mer ! - piste de marche et course : très empruntée même quand il fait chaud… mais pas par nous vu qu’on marche toute la journée ou presque ! - piscine du solarium : pas testée mais il y a toujours une personne qui surveille ce qui est agréable pour éviter les enfants turbulents… La chaleur n’étant pas de 35°C le soir, nous n’étions pas tentés. - jacuzzi : beau et grand mais pas testés non plus

Le bateau en lui-même... en vrac !

Le principal atout de ce bateau est le fait d’avoir souvent une vue sur l’extérieur et une promenade en haut du bateau qui fait tout le tour. Partout où l’on se trouve on peut apercevoir l’extérieur, et c’est toujours beau de voir la mer… On n’est jamais oppressé. Depuis la salle à l’arrière du schooner bar on peut voir la mer en étant agréablement installés sur des canapés, il faudrait juste qu’ils pensent à nettoyer les vitres de temps en temps ! Prendre son petit déjeuner avec vue sur mer est sympa aussi.

On voit que le bateau n’est pas tout jeune, les fonds de tiroirs sont usés, il y a de la rouille au fond de la piscine du solarium… D’une manière générale il n’y a rien à redire mais ce sont plus des petits détails. Il a été rénové il y a peu mais ce n’est pas un bateau neuf.

Ce n’est pas un bateau à prendre avec des enfants, disons qu’ils vont vite s’ennuyer même s’il y a des clubs pour eux bien sûr. Sur l’oasis ils s’ennuieront moins… !

Pour les serviettes éponges, on a droit à 2 par personne, il suffit de présenter sa sea pass. C’est pratique quand on prévoit une excursion plage…

Même le jour en mer, on trouve un transat assez facilement.

DEBARQUEMENT Nous avions fait le choix de garder nos valises pour pouvoir sortir du bateau avec. Nous avons quitté le navire à 5h du matin et pris le taxi pour aller à l’aéroport. Le taxi nous a fait le coup du compteur qui ne marche pas mais vu qu’on était déjà au milieu du port on ne pouvait plus vraiment dire on descend là donc j’ai négocié et on a payé 80 dirhams. Sans doute plus cher que ce qu’aurait indiqué le compteur, après il était en tarif de nuit et partant du port et arrivant à l’aéroport on est surtaxé par rapport à un trajet en ville.

VOL RETOUR Effectué sur Royal Jordanian comme à l’aller, rien à redire, juste parfait. Le vol Amman-Francfort était quasiment vide, j’ai pu dormir sur la rangée de trois juste devant nous en étant allongée.

BUDGET

La croisière nous a couté 678€ pour deux adultes, pourboires compris. C’est exceptionnellement pas cher !

Le vol nous a couté 410€ pour deux personnes, aller - retour. Prix très bas également !

L’ensemble des excursions, les quelques souvenirs achetés sur place, nous a couté un peu moins de 300€.

Tout compris (dépenses à bord comme le vin, parking de l’aéroport, une nuit à l’hotel à Dubai…) on est à environ 1600€.

Bon voilà je crois que j'ai fait le tour, n'hésitez pas si vous avez des questions !

😉Un petit coucou spécial à nos amis de Belgique ! Nous avons passé des bons moments ensemble, nous garderons un très bon souvenir de notre journée au fort lors de l’escale à Muscat.😉
Rencontre à Paris le dimanche 22 janvier 2006 English translation pending
by Ailleursland · 2005-12-08 · 1338 replies
Bonjour à tous,

Le gang de Paris revient après une longue pause cet automne pour une nouvelle rencontre ouverte à tous les voyageurs d’ici et d’ailleurs.

Date : Dimanche 22 Janvier 2006 à midi pour pouvoir profiter de la journée

Lieu : je laisse le soin aux pros des restos atypiques de vous l’annoncer plus tard dans le post ( lieu à déterminer en fonction du nombre de participants )

Thème : chaque participant emmène un objet ( en rapport avec le voyage ) lui appartenant et qui lui tient particulièrement à cœur ( ça peut être un objet acheté ici ou là qui a une valeur inestimable, matérielle ou sentimentale, ça peut être un objet qu’on vous a offert lors d’un voyage et qui ne vous quitte plus, une trouvaille, du sable magique, etc… ) Cet objet a certainement une histoire puisqu’il vous tient tellement à cœur et ce serait sympa de la raconter….et de partager ensemble nos coups de cœur.

Si l’idée vous tente, rendez-vous le 22 Janvier…..

Sur ce, je m’éclipse pour quelque temps et laisse le soin aux participants de faire vivre ce post en mon absence… Je passerai de temps en temps dire bonjour…😉

A bientôt de vous voir ou de vous revoir, avec le sourire…..🙂

Ailleurs
Intérêt d'apprendre plusieurs langues étrangères? English translation pending
by Tikolodie · 2005-08-26 · 28 replies
- A quel age avez-vous commencé à étudier les langues?Comment et où?Combien de temps vous a-t-il fallu pour la parler couramment?

Je pose ces questions parce que j'ai 16 ans et cela fait 2 ans que j'apprend l'anglais et 4 ans que j'apprend le néerlandais à l'école, (je commence l'espagnol cette année). Et en fait j'ai l'impression de ne pas avancer, j'ai de bonnes notes et j'apprend vite (on voit la matière qui doit être vue) mais j'aimerais en apprendre plus ou aller plus vite!

J'adore les langues et j'aimerais en faire mon métier (être prof anglais-néerlandais et espagnol si cela me plait!) et mon rêve serais d'apprendre le portugais! Par contre, mes parents ne sont pas très encourageants, ils me disent toujours d'apprendre juste le néerlandais et anglais, que c'est suffisant pour travailler en belgique!

Dois-je les écouter, est-ce juste un rêve ou une réalité? Peut-être qu'ils ont raison, que cela doit être trop dur d'apprendre 4 langues!

Désolé d'écrire tout un roman mais je me pose beaucoup de questions (même si j'ai encore le temps d'y réfléchir)
En flânant de Casa à Assa English translation pending
by Darzel · 2019-03-11 · 86 replies
Bonjour,

Je débute un nouveau carnet de voyage de mon dernier séjour qui m'a amené des 2 capitales du Maroc ( l'économique Casablanca et l'administrative Rabat ) jusqu'aux portes du Sahara , à Assa . Ce vagabondage dura une quinzaine de jours , de mi-février à début mars , et m'amena à Marrakech, Ouarzazate, Tinghrir, Tazarine, puis les oasis qui parsèment la route nationale 12, jusqu'à Assa . J'y mêle des lieux connus , mais aussi de magnifiques découvertes, comme les pyramides de Tadakoust : le Maroc réussira une nouvelle fois à m'émerveiller .

J'ai voyagé seul, comme j'aime le faire une fois par an, en voiture de tourisme . Et me voici donc quittant la France pour Fes , avec ces belles vues sur ...... ... la presqu'île de Logonna-Daoulas ( Finistère )



Puis, quelques instants plus tard , l'archipel des Glénans , au large de Concarneau .



J'arrive à Fes en début d'après- midi : grand taxi jusqu'à la gare , puis dans la foulée, train grande ligne jusqu'à Rabat ville ( 2 h 30 de trajet environ ) , puis enfin train "de Banlieue" jusqu'à ma destination à Bouznika, une ville balnéaire au sud de Rabat . J'ai décollé à 11 heures et suis à destination vers 18 heures .

Dès le lendemain, je rends visite à la belle plage de cette ville que je fréquente depuis près de 20 ans . La mer est forte et n'est pas loin d'aller lécher les villas du bord de mer .



Il n'y a aucun vent ni tempête et pourtant la mer monte, à chaque vague, jusqu'au sommet de la plage . Tranquillement . Tout ce qui est construit est condamné à être englouti bientôt, et pourtant , on construit partout sur dunes ou zones inondables . Personne n'a entendu parler de "Cynthia ", ici .



Ci dessus, l'île de Bouznika, urbanisée récemment également . Le fin cordon littoral qui la relie à la côte a été construit de villas il y a moins de 10 ans . La mer atteignait celles-ci 2 ou 3 ans seulement après leur construction . Donc, le jour où viendra la vraie tempête ... Sur la plage voisine de Dahomey, la première ligne de cabanons et villas a été emportée il y a 4 ou 5 ans . Il n'en reste rien .



Hormis cette folie de certains, j'adore cette plage qu'il faut fréquenter avant le 10 juillet et après le 20 août si on peut . L'eau y est excellente et les vagues sont belles . C'est un spot de surf aussi . Elle est " pavillon bleu " et les jets- ski y sont interdits . Au cœur de l'été, il y a trop de monde par contre : j'y vais le matin , à partir de 9 heures jusqu'à 11 heures, avant la foule . C'est aussi un micro-climat reconnu : la température moyenne d'août est de 28 ° . A une extrémité se trouve un port de pêche traditionnel, où les pêcheurs remontent leur barques à la main en haut de la plage . Il y a un marché au poisson été comme hiver .

Voila . Mon trip peut commencer , j'ai vu " ma plage " et elle est toujours là . Le lendemain, je décide d'aller faire une balade à Casa, ville que je connais bien . Casablanca étant une grande absente du forum, les quelques photos qui vont suivre contribueront à combler un vide . Mais Casa justifierait un sujet à elle seule . La ville possède de nombreux trésors, mais elle fait peur, sans doute à juste titre car quand je repense à mes premières expériences de conduite dans cette ville, c'est le mot " terrorisé " qui me vient à l'esprit . Mais maintenant : " même pas peur "....

Je rends visite " à la famille " et je déguste mon premier tajine , préparé par ma belle-mère : le succulent tajine d'artichauts, à base de fonds d'artichauts, de petits-pois, de pommes de terre avec du bœuf ( ou une autre viande ) .

L'après-midi, je vais en ville , où plutôt dans l'ancien centre construit par le protectorat et accolé à l'ancienne médina .

Depuis peu, les ardeurs destructrices des promoteurs semblent freinées et les rues style " art déco" et " néo-mauresques" font enfin l'objet d'attentions . Casa est un musée de l'architecture de l'entre deux guerres à ciel ouvert . Ce centre a un vrai charme, unique, désuet parfois, qu'on ne retrouve dans aucune autre ville marocaine .

Ma destination sera " le marché central", lieu plein de charme qui baigne dans son jus depuis les années 50 . Pour s'y rendre, il suffit de remonter le boulevard Mohamed V, piétonnier depuis la construction de la première ligne du tramway . Pas ( trop) de bruit , de bousculades et on apprécie à loisir les magnifiques façades du Casablanca colonial .













De part et d'autres du boulevard partent des passages, imités des passages parisiens . Ils n'ont pas bougés depuis des décennies, comme le passage Soumika, ou le passage du Grand Socco . Les cinémas sont d'un rétro absolu et je me souvient être allé dans le café de Marcel Cerdan en 1999 : plongée immédiate en 1950 garantie ( mais l'endroit est un peu glauque hélas ) .

Les rues adjacentes ont également peu bougé et ont un vrai charme . Ici, le cinéma Rialto .



A suivre ....
Pérou mai-juin 2017 English translation pending
by Christi2012 · 2017-07-22 · 15 replies
· Samedi 20 mai : LIMA

Arrivés à 18h 30 pris un taxi à l’aéroport (dans une entreprise avant de sortir 60 soles). Trajet jusqu’à l’hôtel long car bouchons ++. Hotel casa del Mochilero, j’ai détesté cet auberge, quand nous sommes arrivés, la « chambre » n’était pas prête et elle était sale. L’ambiance dans les parties communes est comme une chouille perpétuelle avec échange et consommation de divers produits stupéfiants… ambiance routards enfumés dont les souvenirs de voyage seront limités

· Dimanche 21 mai : BUS LIMA-TRUJILLO

Départ à 8 heures, 10 heures de trajet avec la compagnie Cruz del Sur ++ très bon service à bord. Hôtel enkanta 64 soles en dortoir miteux. Salle de bain sale.

· Lundi 22 mai : TRUJILLO-CHICLAYO

Visite Chan-Chan musée fermé le lundi Visite temple de la lune et musée Trajet en bus 3-4 heures Hôtel Solek un peu loin de la ville mais propre.

· Mardi 23 mai : CHICLAYO-BAGUA GRANDE

Hôtel Cesar 30 soles +

· Mercredi 24 mai : BAGUA GRANDE-CHACHAPOYAS

Visite KUELAP super site archéologique et le téléphérique récemment installé (1 mois quand nous y étions) est juste impressionnant, on passe dans les vallées brumeuses à une altitude assez vertigineuse ( phobique du vide vous aurez peut être du mal à le vivre…) mais ça vaut le coup d’œil c’est vraiment magnifique.

Hôtel Auberge chachapoyas backpackers 43 soles la nuit chambre double sans sales de bain ++ super accueil, propre.

· Jeudi 25 mai : CHACHAPOYAS-POMACHOCHAS

Sur le conseil du gérant de l’auberge de chacha, nous sommes allés à choctamal lodge (fermé quand nous y étions) le cadre est super et il y a des mangeoires à colibris. Nous en avons vu beaucoup, mais pas la loddigésie. Ensuite dans le même village on a voulu visiter la réserve privée. Malheureusement le gérant n’était pas là, et l’employé (fermier/guide) qui habite à coté n’avait pas le droit de faire visiter sans son accord. Prévoir des bottes, hautes herbes et souvent humide. Sur la route entre chacha et poma nous nous sommes arrêtés à la réserve d’HEUMBO +++ centre d’interprétation/lodge. Le lodge était inoccupé mais la grille de l’entrée était ouverte alors nous sommes entrés et y avons vu la loddigésie et pleins d’autres colibris tous aussi différents et sublimes les uns des autres. Départ pour Pomachochas hôtel Lago Azul ++ 40 soles.



· Vendredi 26 mai : POMACHOCHAS-MOYOBAMBA

On a voulu visiter Albra Patricia et Alto Nieva mais les zones protégées étaient fermées à double tour (barrière et cadenas) quand nous sommes passés devant avec le taxi. Bien dommage. Du coup on a tracé la route en allant directement à Moyobamba. En cherchant l’hôtel indiqué sur le guide la Casa de Seizo (qu’on ne trouvera jamais). On arrive au lodge Wakanki +++ également indiqué sur le guide mais comme ferme d’orchidée. La chambre est à 60 dollars la nuit. L’endroit est extraordinaire, à lisière de jungle c’est un paradis à orchidées et colibris. Le seul bémol est que les chambres ne sont pas équipées de portes moustiquaires, ni même de moustiquaire pour le lit. Ça, ce fut le gros problème du séjour, car il y eu (sans exagérer) au moins 20 espèces d’insectes différents dans la chambre. Et l’eau du robinet est trouble quand il pleut. Malgré ces inconvénients, j’ai adoré le séjour dans ce Lodge.

La ville de Moyobamba est très agréable et quand nous y étions il y avait des fêtes, tout le monde dansait sur la place d’arme c’était amusant et bon-enfant. Nous avons aussi profité un Café le Aromacafe Jr.San Martin n°183. Déguster des cafés, capuccinos, glaces artisanales gâteaux fait maison…. Tant de bonnes choses. On a également acheté le Café bio local mis en vente dans le magasin. Nous organisons aussi pour le lendemain un tour avec la guide Jacqueline Sarmiento qui travaille en collaboration avec le Lodge. Nous lui demandons également de contacter par téléphone l’agence qui organise les tours dans le parc de Tingana, pour nous inscrire.

· Samedi 27 mai : TOUR ORGANISE

Nous passerons la journée avec la guide 100 soles et un chauffeur 150 soles 1. 08h00 Randonnée zone protégé de Morro de calzada. Ça nous a un peu énervé de faire cette activité. Elle n’a pas su nous montrer des animaux/oiseaux alors qu’on avait insisté sur le fait qu’on voulait voir la faune. 2. 12h00 repas local (riz/haricot rouge/poulet) 3. 14h00 Tour en bateau (on a du payer la place de notre guide qui est venue avec nous alors qu’elle ne nous a rien expliqué c’est le guide du parc qui nous délivrait les informations sur les animaux…) parc naturel Santa Elena ++ on aurait aimé faire cette activité avant la randonnée car on aurait vu beaucoup plus d’animaux à 8 heures qu’à 14 heures… 4. Visite d’une ferme à papillons ++ Elle a voulu nous faire visiter un autre endroit dans la ville de Moyobamba (encore un coup à nous faire raquer pour acheter des trucs) je ne sais plus ce que c’était mais on a préféré rentrer pour profiter des colibris au Lodge avant que la nuit ne tombe.

· Dimanche 28 mai : TOUR TINGANA/YURIMAGUAS



Levés à 5 heures (45 minutes de route) le tour débute à 6 heures. Guide au top je pense que c’est Juan Izuisa il voyait absolument tout et connaissait tous les animaux. Le tour comprend petit déjeuné et déjeuné. On a vu toucans, singe 4 espèces, chouettes, serpents nocturne, oiseaux, coatis, paresseux… Départ pour Yurimaguas 4-5 heures de trajet avec changement à Tarapoto. Hôtel à Rio Huallaga 150 soles. On se rend dans le local de Huayruro tour (juste à coté de l’hôtel) pour organiser notre tour et payer (on avait, au préalable 2 jours avant, communiquer avec Miguel le gérant). C’est 600 soles environ par personne pour 4 jours 3 nuits. Prévoyez que des soles ils n’ont pas voulu prendre un de nos billet en dollar car c’était « écrit » dessus. Bref …

· Lundi 29 mai : YURIMAGUAS –LAGUNAS

Départ en bateau à 7 heures (5heures de trajet pour nous ce jour là). On a dormi à l’hôtel Hospedaje Eco 50 soles la nuit. Très pratique on peut laver du linge, convivial propre avec moustiquaire aux portes de chambre. On rencontre Miguel (le dirigeant du tour opérateur) qui nous explique comment va se dérouler la journée du lendemain ce que l’on désire manger pendant les 4 jours… On se fait une amie française qui va également faire un tour mais de 3 jours avec un autre tour opérateur.

· Mardi 30 mai : PACAYA SAMIRIA

Petit déjeuner dans l’agence. Ce qui nous a saoulé dès le matin car on croyait que c’était dans l’hôtel et Miguel ne nous avez pas expliqué les choses de cette façon. On prend « la route » pour rejoindre la rivière. On arrive avec la pluie. Notre guide Jeffrey et notre cuisinière Sonia préparent notre pirogue et bâchent nos affaires pendant que l’on va s’inscrire sur le registre du parc. Début du tour sous la pluie torrentielle. On s’arrête à la première case en bambou au dessus de l’eau pour manger pates à la sauce tomate. On verra paresseux, singes, toucans, grenouilles, capucins, serpents, on a péché des poissons. Le soir on dort dans une grande cabane au dessus de l’eau il y a plusieurs chambres sans porte, les murs en bambou, le sol en bois, la toiture en feuille de palmier. Douche et toilette. Grande cuisine et salle à manger. Les personnes cherchant le confort, passez votre chemin. Il y a des cafards et pleins d’araignées, la nourriture est basique, on mange de la banane plantin à tous les repas. Une fois des frites, souvent des omelettes, deux fois du poisson des pates 2 fois. Jamais de fruits et je trouve ça complètement con sachant qu’il y avait des cagettes entières de fruit (banane, oranges…) et qu’on en a pas eu une seule fois. Les lits sont inconfortable, sale et humide mais heureusement il y a des moustiquaires ( et ça vaut tout l’or du monde à ce moment précis)



· Mercredi 31 juin : PACAYA SAMIRIA En plus nous avons vu des dauphins, des loutres, des tortues et plein d’oiseaux. La deuxième cabane ne dispose pas de douche il faut se laver dans la rivière. On fait une sortie nocturne le soir et on verra des bébés crocodiles 2 mètres le bébé quand même lol.



· Jeudi 1 juin : PACAYA SAMIRIA

Randonnée dans la forêt (4heures)bottes obligatoires. Si vous n’en avait pas de toute façon l’agence vous en prête sauf si vous faites plus de 43 de pointure car mon conjoint à voulu s’acheter des basquettes sa pointure du 45, il n’a jamais trouvé. Bref quoi qu’il en soit nous avions nos propres bottes. Les miennes très pratiques, étaient larges au niveau des mollets si bien que je faisais rentrer de la boue sans arrêt. Mais sinon c’était une super randonnée, mais avec quelques passage technique où il fallait beaucoup d’équilibre pour passer d’une rive à l’autre en traversant sur des planches immergées une rivière avec des crocodiles et poissons électriques. Sans ça tomber à l’eau avec nos appareils photos… nous enchantait pas non plus… il y eu quelques moment de stress oui. En dehors de ça notre guide est vraiment doué. Il attrape les tortues et les bébés croco à mains nues. Il connait beaucoup de plantes.



· Vendredi 2 juin : RETOUR SUR LAGUNAS Retour sur Lagunas entre deux averses, il doit pleuvoir 2 fois par jour à cette période. On profite encore des animaux que l’on peut observer perroquets, toucans, tortues… On part à 8h30 de la cabane on arrive à 14h30. On donnera un pourboire à notre guide et la cuisinière. Sans aucun remerciement, et des au revoir brefs. J’ai trouvé leur attitude méprisante et malvenue. On retourne à l’hôtel (hospedaje eco) retour à la civilisation.



· Samedi 3 juin : RETOUR à YURIMAGUAS PUIS TARAPOTO

Départ le Lagunas à 6h20, arrivés à 13h30 à Yuri. On se pause dans un restaurent pour regarder la coupe de la champions ligues. Yuri-Tarapoto 10 soles par tête. A Tarapoto hôtel la PATARASHCA 140 soles super hôtel avec piscine le pied. Le restaurent dans l’hôtel super bon. Super retour à la civilisation pour le coup. On profite pour se promener dans la ville qui est plutôt charmante à l’orée de la jungle.

· Dimanche 4 juin : TRARAPOTO-TINGO MARIA

Trajet Tarapoto à Tingo Maria 10 heures. A Tingo le Green Hôtel 90 soles est un bon compromis entre confort et prix abordable chambre petite mais très propre. Toit terrasse pour le petit déjeuner avec vue sur la rivière et la jungle un régal pour les yeux. La ville est très animée et agréable.

· Lundi 5 juin : TINGO-CERRO DE PASCO-TARMA

On a voulu visiter la mine en activité à Cerro de Pasco mais c’était inerdit. Une fois parti de la ville on s’est rendu compte qu’il y avait (en cherchant sur internet) un cimetière coloré et différent de ce que l’on peut voir ailleurs… reste à confirmer. La ville est froide et en altitude 4300mètres et le mal des montagnes se faisait un peu ressentir, mais ca allait. Il y a quelque chose de spécial dans cette ville qui la rend attirante mais malheureusement il y a peu d’activité et d’infrastructure pour les touristes. Donc ce n’est pas évident de savoir ce que l’on peut faire et visiter. On redescend sur Tarma qui est à 3000 mètres on se sent déjà mieux. C’est une ville accueillante assez jolie.

· Mardi 6 juin : TARMA-HUANCAYO Visite du village la Conception, visite du couvent Santa Rosa Ocopa qui a l’air authentique en haut du village à coté de la forêt. Mais c’est fermé le Mardi donc on n’a pas pu rentrer. Visite de la Ville achat de produits bio et locaux.

· Mercredi 7 juin : HUANCAYO-LIMA

Départ à 8h45 arrivée à 17h15. Hotel Intencity Miraflores ce n’est pas simple de trouver car il n’est pas indiqué enfaite il est juste à coté de la boulangerie. A 15/20 min à pied du centre, grande cuisine disponible. Les chambres sont grandes, il y a plusieurs terrasses.

· Jeudi 8 juin : LIMA

Ville moderne, dynamique, riche du point de vue de l’histoire et de la culture du pays (pré hispanique, pré incas, hispanique…). Très belle ville avec beaucoup de magnifiques façades coloniales

Visite du centre historique églises et cathédrale, catacombe+++.

Visite de Miraflores, il y a un café qui fait des churros trop bon le café MANOLO parc Kennedy +++ et marche jusqu’à la mer.

· Vendredi 9 juin : LIMA

Visite du musée Larco +++ Visite du quartier Barranco qui est bohème il y a un super bon glacier BLU la gelateria Jr 28 de Julio 202 +++



· Samedi 10 juin : LIMA-DEPART PARIS

Visite du quartier de Victoria. Les fontaines, le stade et le Musée MALI

Fin d’après midi départ pour Paris
New York + De Salt Lake City à San Francisco en 28 jours! English translation pending
by Frédjeff · 2013-01-05 · 74 replies
Bonne année à tous !

Avant de me lancer dans le compte-rendu de notre roadtrip de l’été dernier (déjà 4 mois !), je renouvelle à tous les membres de Voyage Forum mes remerciements : les lectures de vos nombreux posts et blogs m’ont été d’une grande aide La rédaction de ce carnet de voyage est une façon de vous remercier tous, et peut-être d’en aider d’autres !

USA 2012

Après 10 mois de préparation, nous sommes prêts !

Nous partons à 2 familles, 4 adultes et 4 ados (3 garçons – 16, 14, 12 ans – et une fille de 16 ans). La préparation a tenu compte des envies de chacun, mais a uniquement reposé sur mes épaules ! Je passe un mois de Juin à stresser comme une dingue, avec 1000 questions à la minute, quant aux assurances, choix de la voiture de loc, est-ce que tout va bien se passer, et si... mais pourquoi... Et tout d'un coup, le stress passe, il n'y a plus que la hâte de partir !

Samedi 14/7 : Ça y est, on y est, c'est le jour J !

Réveil à 7h, sans problème, même les enfants ne râlent pas.

Petit déj puis derniers rajouts dans les sacs.

Passeports ? Ok. Billets d'avion ? Ok. Vouchers pour les hôtels ? Ok. Permis de conduire ? Ok. Dollars ? Ok. Cartes bleues ? Ok ! Je crois qu'on n’oublie rien ! On est fin prêt !

On attend fébrilement la navette devant notre grille. On a choisi le système de navette, car entre cette solution et le parking discount pour 30 jours près de Roissy + frais d'essence +/- péages, les prix se valaient. Comme ça, pas de stress sur la route, pas de stress à l'arrivée à l'aéroport ! La navette va nous déposer direct au bon endroit, et nous reprendra aussi à la sortie de l’avion.

Arrivée de la navette à 8h30 comme prévu, à la maison, avec nos amis. On est samedi 14 juillet, on évite donc l'autoroute et les périph' parisiens, et on passe par l'ancienne route de Paris.

À Roissy, à 11h comme prévu, la police est partout quand on arrive, nous obligeant à débarquer de la navette bien au-delà de notre porte d'embarquement. On ne saura jamais pourquoi ?

Et on fait un aller-retour inutile dans l'aéroport pour une erreur d'aiguillage, on est allé jusqu'au N° de la porte prévue... à Salt Lake City ! Et bien ça commence bien ce voyage, va falloir s'améliorer pour la navigation ! En tout cas, on ne regrette déjà pas d'avoir investi dans des sacs de voyage à roulette !

Le check in se passe... comme sur des roulettes justement. Puis attente comme tout le monde, avec vue sur notre bel A380.



Décollage sur l'A380 avec 30' de retard, soit 14h25 au lieu de 13h55. Très bien cet avion. On commence avec le plus bel avion, ça va nous rendre un peu difficile pour la suite. Écran individuel, choix de films importants, nourriture et boissons servis à bord très correctes. Nombreux encas et boissons proposés. Champagne pour ce premier vol transatlantique !

Arrivée à NYC à l'heure, à 16h10, le pilote a dû accélérer en vol. Passage de douane et immigration sans soucis, mais en sortant d'un A380, on n'est pas tout seul, l'attente est un peu longue.

On refuse tous les taxis "sauvages" proposés, et on trouve sans attendre un Yellowcab pour arriver à l'hôtel à 18h30, tarif de 45$ HT comme prévu (merci VF). Premiers échanges dans la langue de Shakespeare (ou presque) avec le chauffeur du taxi, d'origine indonésienne, c'est peut-être pour ça qu'on s'est plutôt pas trop mal compris : entre migrants, c'est plus facile !

On est déjà le nez en l'air, à regarder tous ces gratte-ciels !

Notre hôtel est le Comfort Inn Chelsea, à 500m du Flat Iron Building, au calme.



Entre 2 buildings, on aperçoit l'Empire State Building !



Après s’être installés dans les chambres, on va juste dîner du côté de la 6e Avenue. J'en profite pour donner à nos amis une première check-list des us et coutumes américaines (tips entre autres). Et, comme chaque soir tout au long de notre voyage, nous décidons tous ensemble du programme définitif du lendemain.

Puis dodo : il est déjà 21h soit 3h en France.

Le Wifi fonctionne bien dans l'hôtel, comme dans la majorité des cas. Nous profiterons des soirées pour nous occuper des photos, et des réveils matinaux pour envoyer des mails. Je n'arrive pas à envoyer des photos avec mes mails, mais sur Facebook oui !

Dimanche15/7 : Premier réveil tôt, décalage horaire oblige. Après un bon Continental Breakfast à l'hôtel, direction Central Park, en empruntant la 5e Avenue. On est dimanche, il est tôt, les rues de NY sont presque vides, étrange impression...





Et là, il se passe quelque chose d'extraordinaire : Mon mari tombe sous le charme de cette ville, et m'emprunte l'appareil-photo (d'habitude, c'est moi la photographe dans la famille, et d'ailleurs c'est "mon" appareil-photo, non mais alors !). Et bien, ce n'est qu'un début, je vais passer mes vacances à le lui réclamer. C'est décidé, je sais ce que je lui offre à Noël !





J'ai le Cartoville de NY en main, le top ce guide, petit mais complet. Finalement une fois sur place, plutôt facile de s'y retrouver entre les rues et les avenues, et leurs sens. De France, ça me paraissait tellement plus compliqué. On découvre magasins, buildings et monuments notables (ESB, Public Library, Grand Central Station, Chrysler Building, Rockefeller Center, St Patrick's Cathedral, Trump Tower... Apple). On admire de l'extérieur, ou on visite aussi l'intérieur, ça dépend de nos envies.

Mélange de magasins types Gap, Benetton, les incontournables Abercrombie et Hollister, et d'enseignes beaucoup plus luxueuses. On est dimanche, tous les magasins sont ouverts.

On croise des hommes sandwich, des femmes sandwich aussi.



Des groupes de manifestants, une vingtaine de personnes qui déambulent en permanence en scandant leurs revendications…



Des marchands ambulants, qui déversent leurs biens à vendre en déballant un drap sur le trottoir.



Au vu des contrefaçons, on comprend pourquoi ils ont l’œil vif à tout ce qui les entoure : en cas de problème, ils récupèrent les 4 coins de leur drap, et hop, ils disparaissent ! On assiste aussi à un shooting, avec mannequins et photographes, au milieu des passants de la 5e avenue…

Il fait chaud, on achète à boire sans arrêt, les bouteilles qu'on avait emportées dans les sacs à dos ont vite été vidées !

Traversée de Central Park avec premiers hot-dogs et bretzels géants chauds, qui ne suffisant pas à nous rassasier, on remangera avant le musée.

1ère leçon : un enfant qui a pris un continental breakfast ne tient pas jusqu'au soir sans manger (malgré mes nombreuses lectures qui m'assuraient du contraire, j'étais septique avant de partir : des ados, ça mange bien, aucun risque de leur faire sauter un repas !)

On est dimanche, Central Park est bien vivant, il y a des matchs de base ball...



frisbee, cricket...



La vue sur les buildings depuis Central Park est assez impressionnante ! Cette ligne de "constructions Lego" juste au-dessus de tout ce vert !



L'après-midi, musée d'histoire naturelle, où on échange nos vouchers de NY City Pass achetés en France via Internet.

De belles mises en scène d'animaux empaillés très réalistes. Un peu déçus sinon par les squelettes de dino (on a visité le muséum d'histoire naturelle de Londres, qui est un cran au-dessus on a trouvé).

Retour vers l'hôtel, il fait toujours aussi chaud. On prend la 6e Avenue cette fois. La première journée a été longue, trop ? Retour à pied un peu dur pour les enfants... 2ème leçon : un enfant qui a faim, il faut le nourrir... sans attendre, ce qu'on finit par faire évidemment, on n'est pas des parents indignes quand même.

Lundi 16/7 : Direction plein sud en métro cette fois : Statue de la Liberté, Ellis Island ce matin (queue de 30mn environ, à l'américaine, sans arrêt en mouvement, sous le soleil ça aide). Belle vue de Manhattan depuis le ferry, il fait beau, le vent rend la chaleur supportable, casquette obligatoire quand même.







Pour éviter de refaire la queue au niveau du ferry de la Statue de la Liberté, on choisit de ne pas y descendre, direction donc le musée de l'Immigration directement. Sacrée émotion que d'imaginer l'arrivée des émigrés ici. On se promène dans le bâtiment, on s'imagine à leur place... On s'amuse à chercher des passeports français, ou des pièces de monnaie françaises dans les vitrines. Retour sur le ferry, mais on choisit cette fois le pont inférieur, le soleil tape vraiment trop dur !

On se retrouve à Battery Park et on déambule jusqu'à Ground Zero.



Au passage, on voit le célèbre taureau. Déjeuner dans notre seul Burger King du voyage vers Ground Zero. Pas inoubliable. Pas de visite du site de Ground Zero lui-même, mais l'émotion est présente sur la place. Puis on prend Wall Street jusqu'aux quais, rue presque oppressante tellement elle est petite, serrée entre 2 colonnes de gratte-ciels !



Arrêt dans le RDC d'un immeuble où l'on trouve un bar au frais très agréable, dans un magnifique décor.



Dans Wall Street, beaucoup de policiers et de business men qui viennent fumer une cigarette pendant leur pause. Tous en costume cravate, j’ai chaud pour eux ! L’un d’eux n’a qu’un bermuda en guise de pantalon, mais très smart le bermuda !

Puis remontée vers le Pier 17, très agréable en milieu de journée.

Ma fille croise une famille avec des sacs Abercrombie, et ose leur demander en anglais, of course, s’il y a un magasin dans le coin (vu qu'hier, elle a été très frustrée de ne pas entrer dans celui de la 5e avenue mais la file d'attente était vraiment trop longue).



Quel hasard, on passe justement devant en allant vers le Pier 17, et pas de queue devant le magasin ! Petite visite "obligatoire" du magasin en question. Et déjà "quelques" $ qui s'envolent...
Le SouthWest avant l’Hiver English translation pending
by Itat · 2012-11-17 · 234 replies
Après un voyage dans le Grand Nord Américain cet été, l’appel des déserts du Southwest était fort ! Il faut dire que c’est une région qui en a envoûté et qui en envoûtera encore beaucoup !

Après avoir lu différents carnets (ils se reconnaîtront ;)), il s’est avéré que la période octobre/novembre pouvait être excellente pour ces contrées. Bingo, c’était décidé, mi-août je réservais tout. : vols moins chers qu’en été, hôtels moins chers, déjà ça commençait bien.

Sur place, moins de monde dans les parcs, sur les routes en général (sauf à Los Angeles où l’on a eu beaucoup plus de bouchons que d’habitude), et du beau temps du début à la fin, un temps très doux, largement ensoleillé, juste quelques nuages de temps en temps pour ne pas faire trop envier ceux restés dans l’Hexagone. Et surtout pas un brin de vent, ce vent que je redoutais tant, plus que le froid en fait, ce vent désagréable qui a bien gêné Ninou lors de son roadtrip de 2011, mais c’était eu printemps.

Autre point positif, les lumières que j’ai trouvé plus belles plus longtemps qu’en été. Petit point négatif, les jours forcément plus courts, il faut donc prévoir un planning en conséquence, pas trop chargé. Mais nous aurons été gênés par cela qu’une seule journée, en fait où j’ai été trop gourmand, ou c’est que nous avons été trop flemmards ?

Je me lance donc dans ce récit de 2 semaines dont 11 jours pleins sur place.

J1 - Samedi 27 Octobre : Objectif rallier Paris en TGV

Pourquoi je relate cela ici ? Parce qu’une grève était annoncée depuis quelques jours. Bon, elle devait se terminer la veille normalement mais j’avais quand même quelques appréhensions.

Finalement tout s’est bien passé, train avec un léger retard mais nous avions une nuit prévue du côté de l’aéroport comme je fais d’habitude. Ainsi moins de stress à savoir si notre train sera à l’heure ou pas.

Arrivée à Paris, ouchhh un temps à ne pas mettre un frileux dehors ! Gris et surtout froid, un froid glacial comme j’ai rarement connu en octobre ! Et par-dessus le marché du vent… Autant dire que les quelques visites effectuées à Paris ne seront pas une partie de plaisir pour moi… A ce moment-là je regarde la météo annoncée les jours suivant dans les lieux que nous traverserons et je croise les doigts pour qu’ils ne se trompent pas : que du soleil et des températures très agréables de l’ordre de 25° en journée. Fingers crossed !

J2 – Dimanche 28 Octobre : Objectif rallier Los Angeles sans encombres

Pourquoi cet objectif ? Parce qu’une grève était annoncée à Air France là aussi depuis quelques jours. J’avais cependant lu des propos rassurants, il ne s’agissait que des personnels au sol, et ils ne prévoyaient pas beaucoup de perturbations, juste quelques retards.

Finalement, nous décollerons bien à l’heure sous la grisaille et dans l’A380. Places choisies toujours côté hublot, pour moi le voyage commence vraiment à travers la petite fenêtre de l’avion.

L’inconvénient, dans la plupart des vols Air France je pense, c’est cette configuration 3 places du côté du hublot. Quand on a une envie pressante et que la personne côté couloir dort la plupart du temps, ce n’est pas génial…

Bref, décollage réussi, la grisaille va nous suivre jusqu’à ce que l’on survole le Groenland. Je me dis qu’en France ils n’en ont pas fini avec le mauvais temps ces prochains jours… Survol du Groenland qui me fascine toujours autant :



Puis de nouveau la grisaille au-dessus du Canada. Les films de l’écran individuel permettent de passer le temps.

Cela commence à sentir bon, nous survolons les Black Hills, toujours de la grisaille. Puis la banlieue de Salt Lake City, ça y-est le soleil est là !



Les terres rouges commencent à se dévoiler. Puis voilà Las Vegas qui parait minuscule ! Nous survolons le Strip et ses hôtels bien connus, qui saura les reconnaître sur la photo ?

L’avion entame déjà sa descente au-dessus de zones totalement désertiques. On devine déjà l’immensité de l’Ouest américain, ces paysages à l’infini sans âme qui vive que j’aime tant.



Vient enfin Los Angeles et son interminable banlieue.



Puis après près de 11h30 de vol, nous touchons la piste ! USA nous revoilà ! Mais d’abord trois étapes pas toujours très agréables à passer : l’immigration puis la douane et enfin la location de voiture.

Une heure d’attente environ à l’immigration, mais le passage devant l’officier va très vite à ma grande surprise ! « Vacations ? », « Yes », tampon ok passez ! Même pas d’empreintes ni de photos !

Les valises sont déjà arrivées. La douane, encore 30 minutes d’attente. Là aussi le passage devant le douanier est rapide. « Food ? », « No », ok passez.

Navette pour la location de voiture, nous avions réservé auprès de DriveFTI, la navette est pleine mais tous les gens vont à National. Nous sommes les seuls chez Alamo, on passe donc instantanément. Encore à ma grande surprise, aucune pression pour prendre d’autres assurances ou pour accepter un « upgrade » de notre véhicule. En 5 minutes c’est réglé !

Nous avons le choix entre plusieurs véhicules de la catégorie Midsize SUV, beaucoup de Jeep que je sais assez gourmandes, une Nissan et une Hyundai Tucson. Notre choix se portera sur cette dernière, les pneus ont l’air ok, elle a 17 000 miles au compteur mais elle a l’air nickel. Elle s’avèrera nickel tout le long du circuit.

Voilà les vraies vacances peuvent commencer !

Voulant faire le parc Disney Anaheim ainsi que Universal lors de la soirée d’Halloween (Halloween Horror Night), j’avais réservé un hôtel à peu près à mi-chemin entre ces deux parcs, plus précisément à Downey.

Ce choix s’avèrera pas mal pour Disney, mais pour se rendre dans le secteur d’Hollywood ou de Santa Monica, nous aurons pratiquement à chaque fois à faire à de sérieux bouchons… Repas rapide dans le quartier de l’hôtel puis dodo dès 19h30, on ne fait jamais long feu lors de notre arrivée sur le sol américain.

Lundi 29 Octobre – Journée à Disney

Réveil très matinal, 4h, comme d’habitude le premier jour. Nous devons patienter un petit peu avant de prendre le petit déjeuner de l’hôtel à 6h.

Ensuite direction Disney, à 20 minutes de là, sans bouchons. Mais en cette heure matinale il y a déjà de forts ralentissements.

Finalement, arrivée à Disney, on se parque puis c’est parti pour une journée que je prévois harassante.

Eh bien, finalement, pas tant que redouté ! Moins de monde que la dernière fois que nous étions allés au mois de juin 2011. Cela se voit que dans de nombreux états américains, ce n’est pas la période des vacances scolaires. Les pires queues : 30 minutes. C’est déjà beaucoup mais je m’attendais à des 45 minutes voire 1 heure comme il y a un an et demi.

Ce que j’ai beaucoup aimé :

· La nouvelle attraction de Cars dans Radiator Canyon. Toute une partie du parc a été reconstruite sur le thème de Cars, route 66 et roches rouges. C’est nouveau, nous y sommes allés dès l’ouverture, déjà 3O minutes d’attente.



· Le simulateur 3D qui nous fait survoler les paysages de la Californie : San Francisco, Yosemite, Le Lake Tahoe, les Sequoias, la côte autour de Big Sur, Los Angeles bien sûr… C’est très bien fait, les odeurs en prime.

· Les rapides sur des bouées de Grizzly River, ça mouille, heureusement qu’il fait chaud ! · L’attraction du Pirate des Caraïbes que je trouve bien mieux qu’à Paris.

Petite déception pour l’attraction d’Indiana Jones qui est fermée pour travaux jusqu’en décembre.

Voici quelques photos prises dans le parc à l'aide d'un téléphone portable:

Buena Vista Street le matin personne!



Quelques affiches sur Paradise Pier:





La maison hantée aux couleurs d'Halloween



Le soir nous assistons au spectacle « World Of Color », plus impressionnant que les Fontaines du Bellagio. Un son et lumières saisissant.



C’est bien sûr exténués que nous rejoignons notre hôtel à Downey et nous ne faisons pas long feu.

Mardi 30 Octobre : Hollywood et plages et… bouchons !

Ce matin nous voulions faire un tour aux Studios Fox situés sur Pico Boulevard à Los Angeles.

http://www.foxstudios.com/

Nous mettrons un temps infini pour y parvenir… Freeways bloquées, artères principales bloquées et des feux non synchronisés.

Par-dessus le marché, arrivés aux Studios, pas de visites, pas d’endroits aisés pour se garer à proximité, on sait qu’il y a un « shop » mais le gars à l’entrée ne semble pas connaître ou n’a pas compris notre demande… Bref après plusieurs tours du pâté de maisons (un pâté de maison = 1 ville en France LOL) nous décidons de renoncer. Une matinée presque perdue…

Nous nous dirigeons alors vers une valeur sûre, Hollywood en passant par Beverly Hills où nous ne nous arrêterons pas cette fois-ci. Circulation encore très dense.

Nous mangeons un bout sur Sunset puis nous décidons d’arpenter la Mullholland Drive.

Nous nous arrêtons à Runyon Canyon pour parcourir les sentiers qui redescendent jusque dans le quartier d’Hollywood.

Nous voyons les fameuses lettres d’Hollywood qui sont en pleine réfection.



Et la vue sur Los Angeles est sublime, malgré la pollution dont on mesure ici toute l’ampleur.





De nombreux joggeurs arpentent ces sentiers. Je trouve toujours bizarre et agréable d’être dans la Nature aussi rapidement dans une aussi grande ville. Celle-ci s’étale, immense, à nos pieds et l’on entend seulement de temps en temps la sirène d’une ambulance ou de la police locale. A part ça, le silence.

La végétation est hyper sèche. J’imagine aisément la violence des incendies par ici lorsqu’un feu se déclare malheureusement dans ces collines.

Après quelques kilomètres à travers ces sentiers à forts dénivelés, nous décidons d’aller terminer l’après-midi à Venice Beach. A priori en 25 à 30 minutes on devrait être rendus, nous mettrons plus de 45 minutes pour parvenir à cette plage mythique.

Toujours une ambiance particulière ici, entre vendeurs « docteurs » en cannabis, artistes déjantés, bodybuilders et autres skateurs baba cool.



Moi le calme de la plage, et le soleil qui se couche sur le Pacifique suffit à mon bonheur.



A noter que par rapport à Hollywood où il faisait assez chaud, assez en tout cas pour nous faire suer sur les sentiers de Runyon Canyon, autant ici en bord de mer on supporte une petite veste. D’autant plus que le soir tombe très rapidement !

Mercredi 31 Octobre : Halloween !

Une fois n’est pas coutume, en cette journée d’Halloween nous avons décidé de faire les Studio Universal qui ouvrent spécialement pour l’occasion pour la soirée et la nuit jusqu’à 2h du matin pour les « Halloween Horror Night ».

Le ticket n’est pas le même que celui que l’on achète si on veut passer la journée dans le parc. Pour un Front Of Line Pass, nous avons payé 89$ TTC par personne.

Toutes les attractions ne sont pas ouvertes pour l’occasion. Pas de King Kong 3D, pas de Waterworld, pas de Schrek. Mais à la place plusieurs « maisons de l’horreur », des décors et des comédiens jouant à nous faire peur dans tout le parc. Bref, une bien belle soirée d’Halloween mais j’y reviendrai plus bas.

Pour passer la journée j’avais prévu le « trail » qui mène au Mount Lee afin de voir le Hollywood Sign de derrière.

Nous accédons en voiture au Hollywood Ranch puis nous commençons l’ascension. Problème, au niveau d’une bifurcation il est noté que le trail est fermé et que tout contrevenant sera poursuivi… Gloups… Déception.

Mais nous décidons d’attendre pour voir si des locaux outrepassent cette interdiction. Quelques minutes après un gars bien du coin avec son chien nous dit qu’il n’y a pas de problèmes, que l’on peut y aller… Comme d’habitude très sympa, il nous demande d’où on vient, ce qu’on a prévu de faire et nous montre 2 ou 3 coins qui ont servi aux tournages de films, notamment à un vieux Batman. Il nous chante même le générique pour nous aider à nous souvenir du titre !

http://www.youtube.com/watch?v=Sg5yRDeGw2A

Bon, le truc c’est que lui redescend et qu’on a quand même les chocottes de nous retrouver au poste pour la nuit. Drôle de soirée d’Halloween !

On y va quand même, sur nos gardes. Des personnes redescendent. On leur demande. Elles nous confirment que c’est ok, mais comme ils sont en train de repeindre le Hollywood Sign, nous ne pourrons pas monter jusqu’en haut, mais par contre nous aurons une très belle vue de face en prenant la route vers le bas.

Oui mais la vue de face on connait déjà… Tant pis, on se résigne, la vue de derrière ça sera pour une autre fois, je n’ai pas vraiment envie de jouer au français naïf qui n’avait rien compris des panneaux d’interdiction…

Nous allons donc admirer ses lettres de face, on se retrouve en fait à l’endroit même où nous étions allés en voiture pour les admirer pour la première fois en 2009 !



On se dit un peu « tout ça pour ça » mais tant pis, cela nous aura permis au moins de marcher dans ces belles collines et d’éliminer les quelques burgers que nous avions mangé jusqu’ici LOL.

Nous redescendons pour manger au Denny’s sur Sunset. Toujours pas de déception pour cette chaîne. Ce n’est pas gastronomique mais le rapport qualité prix est bon, j’avais en plus un bon de 20% imprimé avant le départ sur internet. De toute façon nous ne sommes pas venus pour faire un circuit basé sur la grande gastronomie.

Pour l’après-midi nous décidons de retourner en bord de mer, assez agréable à cette époque (loin du brouillard toujours assez présent en été), santa Monica cette fois-ci. Nous mettrons encore plus de temps que prévu par le GPS pour y parvenir.

Au moment de nous garer au parking situé à proximité du « Pier » un américain vient taper à notre fenêtre : il nous donne son ticket qui est encore valable pour près de 2h ! Super sympa !





Nous ne ferons pas un tour sur la grande roue car ce soir nous aurons notre dose d’attractions. Ambiance toujours sympa au bord de mer et où la petite laine est de rigueur.



17h, je me dis qu’il est grand temps de rejoindre Universal qui ouvre ses portes à 19h pour le Hollywood Horror Night. D’autant plus que l’on veut manger avant afin d’éviter les prix pas très doux des restaurants situés à l’intérieur du Parc ou sur City Walk.

Bien nous en a pris de partir tôt ! Car nous mettrons 1h15 pour faire 10km ! Les habitants de Los Angeles sont de sortie en cette soirée d’Halloween ! Mais restons zen, comme tous les autres dans leur voiture. En France, on aurait déjà eu droit à des quolibets et autres noms d’oiseaux… Ce qui ne fait pas avancer plus vite, soit dit en passant ! D’ailleurs, j’adore rouler aux Etats-Unis en fait, alors que je déteste ça en France… Bref…

Nous nous arrêtons chez Arby’s pour manger puis nous arrivons, après encore quelques bouchons au parking d’Universal à 19h15, le parc est déjà ouvert… Tant pis, nous avons de toute façon le Front Of Line Pass. Et heureusement, quel monde !

La palme : 1h15 d’attente à Transformers et 2h d’attente à une maison de l’horreur dont je ne sais plus le nom… Nous passerons à chaque attraction en moins de 5 minutes. Ce qui fait que nous sommes très relax !

En tout cas une ambiance de fou ! Plein de figurants jouant à vous faire peur dans tout le parc, avec des tronçonneuses, des maquillages horribles. Pour ceux qui ont déjà fait « Horror House » à Universal, il y en a des tas comme ça pour l’occasion mais puissance 10 ! Une vraie réussite, nous ne regrettons absolument pas.

A la place du tour des Studios, ils ont mis en place le « Terror Tram » qui nous amène dans la forêt. De là, une marche de quelques centaines de mètres dans la pénombre la plus totale. On marche également devant Bates Motel et Psycho House, à travers les décors de la Guerre des Mondes. Evidemment dans tous les recoins il y a des monstres pour vous faire peur.

Pas de photos, celles prises avec le téléphone ne sont pas terribles (de nuit c'est compliqué) et je n'avais pas pris mon appareil photos.

A 23h et sans nous presser, nous avons fini. Finalement nous rentrons plus tôt que prévus à l’hôtel, d’autant plus que la circulation est maintenant fluide. Cela tombe bien, demain c’est le vrai début du Roadtrip avec le départ pour Lone Pine et ses Alabama Hills au pied du Mount Whitney.

Jeudi 1er Novembre : Alabama Hills

Départ sous le soleil et bizarrement pas de ralentissements pour sortir de Los Angeles malgré une circulation toujours très dense. Puis les maisons se font de plus en plus rares, les 2 fois 6 voies laissent placent à une « modeste » deux fois deux voies. Je retrouve les grands espaces que j’affectionne tant !

Nous traversons les beaux paysages de Red Canyon State Park, mais nous ne nous arrêterons pas. Je veux avoir assez de temps dans les Black Hills et je sais qu’à 17h il commence déjà à faire nuit. Et accessoirement je n’ai pas envie de payer l’accès à un State Park pour y rester finalement que 10 minutes… Une prochaine fois là aussi car vu de la route ça a l’air sympa.

A l’arrivée à Lone Pine le ciel est voilé voire fortement nuageux plus au Nord et vers les sommets. Nous sommes agréablement surpris par l’ambiance qui se dégage de cette petite bourgade coincée entre la Vallée de la Mort et les sommets culminant à plus de 4000m de la Sierra Nevada.

Après le check-in tôt à l’hôtel, mais possible, nous prenons sans tarder la direction des proches Alabama Hills via la Whitney Portal Road. Je suis tout de suite charmé malgré le manque de soleil qui aurait dû illuminer un peu plus les paysages, notamment le Mount Whitney majestueux en arrière-plan mais qui bizarrement ne nous donne pas l’impression d’être si haut.



Nous bifurquons sur Movie Road qui est non goudronnée, mais qui est une piste en très bon état. Par contre à partir de là et jusqu’à la fin de notre voyage, notre voiture blanche ne sera plus très propre…





Et voilà le fameux Mount Whitney, plus haut sommet des USA, hors Alaska.



Nous nous arrêtons fréquemment en bord de piste et marchons au hasard entre les cailloux voire même escaladons les cailloux. En effet, pas d’indication ici. Il y a bien un plan facilement trouvable sur internet avec notamment les diverses arches que l’on peut trouver ici, mais une fois sur place c’est entièrement de la débrouille ou alors il faut avoir un GPS…

Mais nous aimons bien la découverte au petit bonheur la chance.



Le fait de ne pas forcément voir les coins les plus photographiés notamment Moebius Arch (que l’on n’aura pas trouvé mais que l’on n’aura pas forcément cherché LOL) ne me pose pas vraiment problème. Nous sommes contents des sites que l’on découvre.

Les couleurs de l’automne sont bien présentes sur les rares arbres que l’on croise. Et dire que je m'attendais (préparais) à une ambiance hivernale pour ce circuit! Finalement les grosses estes ne servirons jamais.



Finalement pas de coucher du soleil puisque le ciel s’obscurcit de plus en plus mais il ne pleuvra finalement pas.

Superbe journée, seuls ou presque, à arpenter ces Alabama Hills qui sont très spéciales. Bien sûr en plein été et en pleine journée, l’intérêt de doit pas être le même. Nous finirons la journée au Pizza Factory du coin.

Vendredi 2 Novembre : Death Valley puis Sin City

Notre chambre du Comfort Inn de Lone Pine donne sur le Mount Whitney, nous assistons donc au lever du soleil depuis notre fenêtre.



Puis c’est parti pour Death Valley, un court passage est prévu avec la visite de quelques points stratégiques. Dès que nous quittons Lone Pine, nous circulons à travers des paysages incroyables, c’est le désert mais un « beau désert ».

Ensuite, avant de pénétrer dans le Parc de Death Valley il faut franchir plusieurs cols, la température a nettement fraîchi mais nous sortons quand même admirer les points de vue.



S’ensuit la route en montagnes russes, très amusante pour le conducteur voulant faire quelques sensations à son passager. Enfin, nous arrivons au fond de la vallée proprement dit au niveau de Stovepipe Wells où l’on avait dormi 2 nuits en juin 2011.

Je vais acheter mon pass des parcs nationaux puis on part pour Mosaic Canyon non loin de là. Avant notre arrivée, des crues avaient défoncé plusieurs pistes de la Death Valley. Eh bien visiblement une piste réputée facile en porte encore les stigmates ! J’aurai quelques sueurs froides à la parcourir : de beaux trous mais surtout une myriade de cailloux bien pointus la parsème. Je n’irai pas plus vite que 10 miles à l’heure… Heureusement elle est assez courte, nous sommes vite rendus à la sortie du canyon.

Vue côté vallée :

Pour photographier le canyon, ce n’est pas vraiment la meilleure heure mais il fait très bon et nous nous régalerons à parcourir ce canyon pratiquement seuls une fois de plus.

D’abord large, il se rétrécit très franchement ensuite puis redevient large par la suite.





Nous continuons encore un peu puis rebroussons chemin. Au retour sur la piste nous croiserons un camping-car ! Je devrai me garer pour le laisser passer. Il y a vraiment des aventureux… (Pour ne pas dire fous LOL).

Non loin de là nous nous arrêtons pour gambader un peu dans les dunes de Mesquite. Ici beaucoup plus de monde, mais ça reste largement acceptable.





Nous marcherons quelque peu dans les dunes mais le soleil commence à taper fond, il n’est pas loin de midi. Nous reprenons notre chemin en direction de Furnace Creek.

Arrêt rapide à Zabriski Point que j’aime toujours autant. Il est possible de ne pas se contenter seulement du point de vue mais de marcher dans les Badlands. Au lever ou coucher du soleil cela doit être une bien belle expérience.



Pour finir notre petite excursion dans la vallée, nous prenons la longue route vers Dante’s View. Celle-ci ne monte franchement que vers la fin. Longue route mais qui vaut vraiment le coup car le point de vue est sublime, il fait assez frais, eh oui nous sommes bien montés en altitude.

Ne pas se contenter du point de vue directement sur le parking mais se diriger vers la gauche et le point de vue accessible après quelques centaines de mètres.





Après ce saisissant point de vue, nous prenons la direction de Las Vegas via Pahrump. Où nous ferons notre plein d’essence. Après le gallon à plus de 4$ en Californie voire 4$50 suivant les quartiers de L.A., nous trouvons ici une station dont le gallon est à 3.49. Nous ne trouverons pas moins cher du séjour jusqu’à Phœnix où nous croiserons une station où le prix était de 3.45$. D’une manière générale le prix du gallon variera entre 3.60 et 3.75 dans les coins où nous mettrons nos pieds ces jours prochains.

Après avoir pris un rafraîchissement dans cette charmante ville de Pahrump avec ses non moins charmants habitants où je ne passerai pas mes vacances nous partons pour Las Vegas. Bon, après réflexion, ceci mérite une explication… J’avais une envie pressante, à l’endroit où nous nous étions arrêtés pour nous désaltérer je pousse la porte des toilettes, et qu’elle ne fut pas ma surprise de voir quelqu’un sur le trône me laissant un regard de tueur et me rugissant à la figure « vous auriez pu frapper ». Oui mais je n’étais pas sensé savoir que les toilettes ne fermaient pas ou que cette personne n’avait pas verrouillé la porte… Et il s’avérait que cette personne était un serveur du restaurant… Bref ça m’a fait passer l’envie, je me soulagerai à Vegas…

Arrivée à Vegas, nous retrouvons la circulation dense. Notre hôtel, le Stratosphere, excentré mais dans le prix de la chambre était compris l’ascension de la Tour (chère sinon, 15 ou 20$ par personne sinon) que je voulais refaire et un buffet offert pour un buffet acheté (ce qui fait que le buffet nous reviendra à 10$ par personne ce soir-là). En plus nous sommes vendredi soir et les prix des hôtels n’étaient pas doux.

Je ne regrette pas. Nous avions une chambre « remodeled » donnant sur le derrière et Red Rock Canyon. Le buffet était sympa, sauf les desserts. La montée à la Tour est toujours aussi impressionnante.



Nous irons ensuite nous garer au Bellagio, assisterons au spectacle des Fontaines





Puis nous remonterons tout le Strip à pieds jusqu’au New York. A noter que l’Imperial Palace est en travaux, qu’ils ne vont pas tarder à démolir le Sahara et que j’ai l’impression qu’il y a de nouvelles passerelles et que l’on ne traverse plus les rues autant de fois qu’avant. Cela doit être bien pour la circulation, mais en tant que piéton c’est crevant, d’autant plus que cela nous oblige à rentrer dans les hôtels où l’on n’avait pas prévu d’aller.

Nous allons à la boutique Coca Cola afin de goûter aux Coca Cola du monde, chose que nous n'avions jamais faite après plusieurs passages à Vegas.



Eh bien, c'est bien déguelasse, à deux nous n'arriverons pas à boire la moitié de ce qu'on nous avait servi. Mention spécial à la mixture italienne... Mais le reste n'est pas top non plus. En tout cas mon palais n'est pas fan.

Coucher exténué. Vegas ça crève toujours, heureusement demain on repart pour les parcs !
Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour English translation pending
by Chamadou · 2012-04-08 · 621 replies
Bonjour,

Voilà c'est fait, nous sommes rentrés de ce premier tour du monde organisé par Costa depuis 17 ans.

Je me fais le porte parole des membres du forum, avec qui nous avons partagé ces 99 jours, et qui m'ont demandé d'ouvrir cette nouvelle discussion.

Certes nous n'avons pas été très bavards durant cette longue croisière, mais l'éloignement, la durée, le rythme soutenu, et les décalages horaires, ne laissent pas beaucoup de loisir aux discussions sur le forum.

Tout d'abord nous nous félicitons d'avoir fait connaissance avec nos amis du forum avant le départ, et nous avons tous une pensée très amicale pour Canigo66, qui a organisé notre première réunion à Barcelone, au pied de la statue de Christophe Colomb, avec Rivesaltes et petits gâteaux catalans. Rien ne manquait, pas même les verres, et surtout l'amitié!

Il est utile de préciser aussi, que pendant toute la durée de la croisière, nous avons eu plaisir à nous rencontrer au hasard des salons, d'excursions, de repas, de réunions etc... Dès le premier instant où nous avons mis le pied à bord nous n'étions pas isolés, nous nous sommes sentis bien ensemble, et les éclats de rire ponctuaient régulièrement nos rencontres.

Je salue amicalement toute notre équipe: Canigo66, CIBC, Costafortuna, Esculape, Kipris, Kreol51, Puntala, Tinourose, Totoe1000, Tresphoto, et Winfirst. Autant le dire tout de suite, l'appréciation globale est positive, tant aux niveau de la vie à bord, que des escales, et des excursions. Nous avons effectué une croisière de rêve, qui correspondait tout à fait à l'idée que nous nous en faisions. Beaucoup de souvenirs se bousculent à la porte de notre mémoire, il nous faudra un peu de temps, je pense pour bien assimiler tant et tant de belles images et de souvenirs.

Beaucoup de choses ont été dites sur cette longue croisière, et souvent inexactes. Ce fil aura aussi pour mission de rendre compte des événements tels qu'ils se sont réellement passés.

Bien évidemment je pense à ceux qui vont partir début 2013, mon but sera pour ma part, de partager le maximum d'informations pratiques, pour leur faciliter la tâche.

Je reste à votre disposition, et j'essaierai prochainement de faire une synthèse aussi objective que possible de mon ressenti que je partage avec madame Chamadou, et qui nous est personnelle.

Bien à vous tous,

Christian
À partir du 6 novembre 2006: mesures de restrictions sur les liquides en cabine English translation pending
by DisizLaPeste · 2006-10-26 · 177 replies
Vous devez désormais lors des contrôles de sûreté présenter séparément dans un sac en plastique transparent fermé d’un format d’environ 20 cm sur 20 cm, vos flacons et tubes de 100 ml maximum chacun.

Ce qu'il faut savoir · Quels sont les vols concernés ? Tous les vols partant des aéroports de l’Union européenne (ainsi que de la Norvège, l’Islande et la Suisse) quelle que soit leur destination, y compris les vols intérieurs, et quelle que soit la nationalité de la compagnie aérienne. · Les passagers en correspondance Si votre premier vol vient d’un pays de l’Union Européenne et que votre second vol s’effectue au départ d’un aéroport européen (ainsi que de Norvège, d’Islande et de Suisse) : Vous pouvez effectuer des achats en vol ou dans les boutiques des aéroports. Ceux-ci seront alors sécurisés dans un sac plastique scellé. Si vous avez une correspondance ultérieure dans un pays en dehors de l’Union Européenne : Vous devez vous informer au préalable, auprès de la compagnie aérienne, des restrictions éventuelles qui vous seront imposées. Si votre premier vol arrive d’un pays non européen et que votre second vol s’effectue au départ d’un aéroport européen (ainsi que de Norvège, d’Islande ou de Suisse) : Nous vous conseillons, avant le départ, de placer tous vos liquides dans vos bagages de soute, y compris ceux achetés dans les boutiques des aéroports hors de l’Union Européenne ; sinon ils seront confisqués au contrôle de sûreté lors de votre correspondance, à l’exception de ceux tenant dans le sac plastique fermé d'envrion 20 x 20 cm. · Quels sont les produits interdits ? Les liquides, les aérosols, gels et substances pâteuses : eau minérale, parfums, boissons, lotions, crèmes, gels douche, shampoings, mascara, soupes, sirops, dentifrice, savons liquides, déodorants… · Quelle est la taille maximale de chaque flacon ou tube que l’on peut emporter en cabine ? Aucun flacon ne peut dépasser 100 ml. · Quelle taille maximum doit faire le sac plastique ? Ce sac en plastique transparent (type sachet à congélation) doit mesurer 20 cm sur 20 cm environ. Un sachet peut contenir plusieurs objets, tubes, flacons, aérosols. · Comment se procurer ce sac plastique ? Vous pouvez vous procurer ce sac plastique (type sac de congélation) dans les commerces et les grandes surfaces. La plupart des aéroports européens proposeront aussi sur place des sacs. Toutefois, il s’agit d’un service rendu aux passagers et non d’une obligation, il n’est donc pas garanti que ces sacs soient disponibles partout et tout le temps. Nous vous conseillons de prendre vos dispositions avant le départ. · Quelles sont les exceptions autorisées ? Les médicaments liquides Vous pouvez emporter en cabine des médicaments liquides (insuline, sirops…) à condition de présenter aux agents de sûreté une attestation, ou une ordonnance à votre nom. Il n’y a aucune restriction pour les médicaments solides (comprimés et gelules). Les aliments liquides pour bébés Il n’y a pas de restriction sur ces produits. Pensez à prendre des contenants qui se referment : il pourra en effet vous être demandé de goûter ces aliments ! Vous pouvez emporter en cabine des médicaments liquides (insuline, sirops…) à condition de présenter aux agents de sûreté une attestation, ou une ordonnance à votre nom, stipulant que vous avez besoin d’avoir ces médicaments en permanence auprès de vous. Le passage du contrôle de sûreté : Retirez votre veste ou votre manteau. Présentez à part : Tous vos grands appareils électriques : ordinateur portable, gros appareil photo numérique, lecteur DVD… Votre sac plastique transparent contenant vos flacons et tubes. Vos médicaments accompagnés d’une ordonnance ou d’une attestation. Vos aliments liquides pour bébé. Vos achats réalisés dans les boutiques des aéroports qui auront dû être mis sous sac plastique scellé par votre vendeur. Attention : toutes les boutiques ne proposeront pas ce sac. Renseignez vous avant de faire vos achats. Les achats de liquides réalisés après le contrôle de sûreté s’effectuent librement sous réserve des limitations douanières. Attention cependant à vos correspondances : renseignez-vous avant tout achat. Rappel : Important De façon générale, mettez tous vos liquides dans vos bagages de soute, sauf les produits absolument indispensables pendant le vol. Si vous voyagez sans bagages de soute et uniquement avec des bagages de cabine, il faudra placer vos liquides dans un sac plastique type sac de congélation d'environ 20 cm x 20 cm.
Les animaux du Maroc (et aussi au Maroc) English translation pending
by Darzel · 2018-11-05 · 413 replies
Bonjour,

L'idée d'un sujet sur les animaux du et au Maroc ayant été lancée, je me décide en espérant que ce carnet vivent longtemps, avec les contributions de toutes et tous . Les animaux du Maroc réservent au voyageur curieux un nombre infini d'émotions, qu'ils soient sauvages ou domestiques . Qui n'a pas photographié lors d'un séjour un chat particulièrement beau, ou un caméléon, une cigogne, un chameau….. Les animaux sont partout au Maroc, et me semble-t-il bien plus présent qu'en France, par exemple . Alors commençons….

Commençons dans le merveilleux jardin exotique de Marcel François , à Bouknadel, à une dizaine de kms au Nord de Salé . On y accède soit par l'autoroute, soit par la nationale 1 . J'y étais donc il y a 3 jours et j'ai rencontré ce couple . Comme on dit : plus beau que çà, tu meurs ! . On m'a dit qu'il s'agissait de canards flamboyants ( ? ) , mais peut-être que quelqu'un pourra confirmer ?



USA: entre 5 et 45°C dans le Southwest en septembre English translation pending
by Arnaudbu · 2018-10-11 · 218 replies
Après un premier voyage classique en famille en juillet 2017 qui se déroula merveilleusement bien, nous avons été déclaré coupable d'avoir aimé le Southwest 😛

Et comme tout le monde le sait, les coupables retournent toujours sur le lieu du crime 😏

Avion: C'est en octobre 2017, après définition du nombre de jour de congés disponibles, que nous achetons 2 billets directement à la compagnie Swiss. Nous avions déjà pris cette compagnie l'année dernière et tout c'était bien passé. Cependant nous avions acheté les billets par Lufthansa et le vol retour était opéré par United. Cette année ce sera Swiss (enfin Edelweiss) sur tout la ligne sauf pour les correspondances qui sont opérées respectivement par Lufthansa et Swiss au retour.

Le vol se fera à destination de Las Vegas au départ de Francfort via Zurich (2h40 d'escale à l'aller et 1h20 au retour) pour un tarif de 550€ par personne. En prenant le départ directement à Zurich, c'est 300€ de plus par personne. Le choix est très vite fait !

En janvier 2018, nous sommes contactés par Swiss pour un changement d'horaire du vol retour. Départ à 21h45 au lieu de 14h45. Ils nous proposeront de modifier gratuitement notre vol retour pour un direct LAS > FRA le lendemain mais niveau congé, madame est dans l'impossibilité de poser un jour supplémentaire. On se contentera de 21h45 qui au final nous permet de profiter de la dernière journée sur place.

Voiture de location: A peine les billets d'avion achetés, j'ai commencé à scruter régulièrement les offres de prix des différents "grands loueurs", c'est à dire Hertz, Avis et Alamo. Nous avions loué chez Hertz l'année passée et avions été particulièrement satisfait du véhicule mais aussi des employés de l'agence de McCarran.

En octobre ou novembre 2017 je trouve un SUV AWD 7 places catégorie FRAR pour 674$ chez Hertz (avec "feu" le code qui allait bien). Tarif très intéressant car pour la même durée en départ LAS et abandon SFO on avait payé 742$ l'année dernière. Je prends donc réservation du véhicule en paiement sur place. Un 7 places pour 2 oui, c'est grand, mais on voulait un AWD et chez Hertz ils le sont tous dans cette catégorie.

En décembre 2017 j'avais constaté que sur le site irlandais de Hertz, le Cadillac Escalade (catégorie Prestige) était 3 fois moins cher que sur le site français de la firme ... 890$ au lieu de 2700$ ... OK, c'est presque 300$ plus cher mais obtenir cette catégorie à ce prix pour 20 jours, ça demande réflexion. La réservation est prise en paiement sur place, on se décidera plus tard.

Peu de temps avant le départ, une alerte sur le forum prévient d'une soudaine augmentation de prix sur les locations de voiture. Le code qui allait bien n'était plus .... Branle-bas de combat pour retrouver un tarif correct avec un code générique ou que l'on a le droit d'utiliser. Au final, une augmentation de presque 60$ ...

Logements: Marre de voir tous ces carnets montrant de parfaits et somptueux emplacements de camping ! Mais encore; c'est la (re)lecture du blog de JP (Orionide) jeveuxcamperauxusa.blogspot.com/...amping-prati... qui nous convainc. Mais attention, le camping sera une première pour nous ... Bah ouais y un début à tout !

On se décidera donc sur un 50/50 motel/camping afin d'avoir un plus de confort de temps à autre.

Tous les campings ont été réservés dès leur disponibilité sur www.recreation.gov/ , www.reserveamerica.com/ et un camping privé en direct. Le site www.campsitephotos.com/ nous a permit de parfois choisir le bon emplacement. On testera donc un peu toute sorte de camping (NP, SP, NF, privé) mais pas le sauvage.

Les motels ont été réservés via le groupe www.choicehotels.com/ la plus part du temps mais il y aussi du www.bestwestern.fr/ et du www.wyndhamhotels.com/en-uk. Sur 2018, nous avons annulé et repris environ 6 fois des motels déjà réservés pour cause de baisse de prix. 1 hôtel a été réservé sur fr.hotels.com/ car le tarif était plus bas qu'en direct. D'autres hôtels ont été réservés en direct et hors grandes chaines.

Ces 2 chaines (ChoiceHotels et Wyndham) ont l'air de pratiquer le Lean Management comme les hôtels de Las Vegas et les locations de voiture (chez Hertz particulièrement). Pour faire simple, les prix varient souvent selon un algorithme ou une science que seuls eux connaissent et ils faut donc être aux aguets pour annuler et re-réserver si on souhaite bénéficier d'un prix plus avantageux. Certains proposent de bons prix en non-annulable, je déconseille sauf si on est certain à 100% qu'il n'y aura pas de changement.

Le circuit: Bon là, pas de mystère, je ne pense pas que vous verrez des lieux inconnus du forum. Mais concrètement, si vous voulez connaitre le circuit .... ben y a qu'à suivre 😎

Sommaire:

Jour 0: on se rapproche un peu plus du départ Jour 1: il était temps après presque un an d'attente Jour 2: réveil matinal et prêts à avaler du bitume pour rejoindre Death Valley NP Jour 3: couleurs matinales sur la Vallée de la Mort et retour à la case Las Vegas Jour 4: à Las Vegas y a aussi des Red Rock ! Jour 5: Utah nous voilà ! (Zion NP) Jour 6: les mollets chauffent sur Observation Point Trail (Zion NP) Jour 7: direction St George en passant par les Red Cliffs Jour 8: Yant Flat, passage express à Zion NP puis repos à Sand Hollow SP Jour 9: Left Fork of North Creek to the Subway Jour 10: prenons un peu d'altitude direction Cedar City Jour 11: de Cedar City à Kodachrome Basin SP Jour 12: rejoignons Page pour découvrir la région Jour 13: un secret pas très bien gardé: Edmaier's Secret Jour 14: finissons en avec Page et sa région mais restons en Arizona Jour 15: de Chinle à Holbrook Jour 16: de Holbrook à Flagstaff avec un petit bout de Route 66 Jour 17: un peu plus bas en Arizona, Sedona nous voilà ! Jour 18: encore à Sedona Jour 19: de Sedona vers Kingman: un petit bout de route sur la Mother Road Jour 20: faut rejoindre le point de départ, Kingman to Las Vegas Jour 21: the last day before take-off Bilans financiers
Thaïmement vôtre: 20 jours en Issan English translation pending
by SuisseChris · 2018-04-21 · 104 replies
Hello,

Un petit retour sur bien sympathique séjour au PDS

Prologue :

Je souhaiterai tout d'abord remercier les membre, oh combien éminents, de ce forum. Leurs avis, conseils, trucs et astuces m'ont aidé à préparer ce périple.

Une pensée pour toi, courageux lecteur, qui t'aventure dans ce carnet. Puis-je, je l'espère, t'apporter quelques infos utiles et te donner un peu de plaisir.

Période de voyage :

Du 30 mars au 20 avril 2018

Note :

Plutôt qu'un récit complet de tout mon voyage, je choisis de raconter quelques anecdotes, rencontres ou autres curiosités vécues lors de ce trip. C'est un choix qui, je l'espère, rendre ce récit vivant et léger. J'essaierai d'indiquer les prix en bahts (ceux dont je me souviens !)

Merci d'excuser les fautes, je viens de rentrer, jet lag en cours.

Premier et deuxième jour Arrivée à Bangkok, City line pour Payathai (45.-). A mon avis et selon mes critères, c'est le meilleur moyen de rejoindre le centre ville. Puis un petit trajet en BTS pour Nana. Je retrouve ma chambre du Eight Ville Appartment, soi 8. Bon rapport qualité prix (1200.- la chambre de luxe. Attention les chambres premiers prix n'ont pas de fenêtre.

Je suis arrivé tard dans l'après-midi, pour terminer cette journée, direction soi 22 pour une pédicure à 200.-, un repas dans un restau local et quelques bières dans plusieurs bars de cette soi. Encore une fois, je me rendrai compte que tout change très vite en Thaïlande. Ce qui était à mon avis la meilleur table de billard que je connaisse à Bangkok, est maintenant un espèce de gogo bar, qui ne donne pas envie d'y entrer. Je ne traînerai pas tard, j'ai un programme bien fournis pour demain.

Le lendemain...Petit déjeuner au bout de la soi. Omaltine yen, toast, beurre et confiture. Entre le beurre salé et la confiture industrielle, disons que mon choix aurait pu être plus judicieux. Mais bon, c'est pas bien grave, je regarde la vie de la rue...la femme qui cuisine je sais pas quoi sur son petit stand à roulette. le livreur de glace qui fait ses livraisons (le saviez-vous ? : La glace est gérée par l'état en Thäilande, c'est donc très bon marché d'acheter des glaçons. 50.- le gros sac). En fait, c'est tellement peu cher, que nombreux sont les Thaïs qui garde au froid ce qui doit l'être dans des glacières pleine de glace, plutôt que d'acheter un frigo électrique).

Ensuite, c'est BTS pour aller faire quelques emplettes au MBK (très bon centre commercial, produits très diversifiés). T-shirts, pantalons, soquettes, protections pour mon smartphone. Je fois faire vite mon avion décolle dans l'après-midi. Retour à la chambre, petite douche, paquetage, check out. Me voilà propre et sec, prêt à découvrir l'Issan. Depuis Sukumivit, c'est à dire le centre ville, il est préférable de prendre le BTS jusqu'à Mo Chit, puis, au choix, un taxi ou le bus jusqu'à l'aéroport. Grosso modo 300.- en taxi, moins de 100.- en bus. Souhaitant garder une certaine fraîcheur et comme je ne suis pas en avance, j'opte pour le taxi. Le chauffeur est sympathique, il connait quelques mots d'anglais, moi quelques mots de Thaï, on discute un peu, c'est sympa. On arrive à l'aéroport, comme il a été sympa, qu'il n'a pas essayé de m'arnaquer, je lui laisse un pourboire et je lui dit d'attendre le temps que je prenne ma valise dans le coffre, il me dit ok, ok. Je sors, je ferme la porte et .....il démarre sans attendre que je prenne ma valise. J'ai la voix qui porte loin, je essaie d'attirer son attention en criant "wait wait !", mais il ne m'entend pas. Me voilà parti à la course pour poursuivre mon taxi tout en criant "wait", "wait" Heureusement pour moi, mon comportement à attirer l'attention des Thaïs qui sont par là et avec la circulation, il ne peut pas partir vite. 200 mètres plus loin, il s'arrête et sors du taxi tout désolé et d'excusant à plusieurs reprises. Mai Pai lai (ça fait rien). J'ai retrouvé ma valise, par contre, question fraîcheur, c'est plus tout à fait ça. J'entre dans le terminal, c'est la foule des départs, il y a vraiment beaucoup de monde. Petit détail amusant, on enregistre son bagage, on prend le ticket et on doit attendre quelques mètres plus loin devant un écran de TV, jusqu'à qu'on ai vu notre valise passer après le scan. Il y a un préposé, qui vous laisse passer une fois que vous avez vu votre valise. On est 5 ou 6 personnes à attendre....10 minutes plus tard, toujours pas de valise...Alors bon, c'est avec la plus grande conviction que j'ai désigné l'écran en disant ok, it's my luggage en voyant une jolie valise rose passer. Bon, la mienne est noir, mais elle a un peu la même forme que la rose, on ne va pas chipoter sur la couleur....

Vol Air Asia Bangkok - Udon Thani. Court vol sans histoire....f'in sans histoire... Je ne suis pas un grand fan de l'avion, je pense qu'on peut dire que j'ai le même niveau d’appréhension que la majorité des gens. Donc on décolle, on monte, les jolies hôtesses passent dans l'allée. Entre l'allée et la fenêtre, il y a de quoi se mettre quelques jolis souvenirs dans les mirettes. Arrive la descente sur Udon. Quelques petites turbulences, pas bien méchantes, mais quand même. On descend encore....en fait en descend tellement que je peux voir ce que font les gens dans leur jardin. Ce qui commence à m'inquiéter un peu, c'est que je trouve qu'on est très très bas et que je ne vois toujours pas de piste, c'est de l'herbe....put...on va se poser dans l'herbe ! On est tellement bas que je suis surpris que les roues n'aient pas encore touchés l'herbe. Et là, comme par miracle, apparaît la piste, au moment même où on touche le sol. Ami de la frayeur gratuite, bienvenue ! Bref, me voilà arrivé, entier, à Udon Thani.

La suite arrive après une sieste qui s'impose...
Namibie: le dernier voyage English translation pending
by Caperam · 2016-03-12 · 196 replies
Dernier voyage peut-être, dernier en date en tout cas. 😛 Pour ce troisième épisode, nous avions décidé de louer un seul 4x4 avec une remorque (je rappelle que nous voyageons à six avec nos quatre enfants et que notre premier voyage s'était déroulé en camping-car, le second avec deux 4x4 et tentes de toit). C'était un choix un peu par dépit, pour six il n'y a pas beaucoup de possibilités...

Le 24 septembre 2015 Notre troisième voyage en Namibie a débuté par une journée à Johannesburg car notre vol de la Réunion arrivait à 10h du matin et nous repartions pour Windhoek le lendemain matin très tôt. Nous nous sommes installés à notre désormais habituel Emerald Guest House puis nous avons pris la navette pour un mall, un grand centre commercial où nous avons déjeuner dans un Spur, une sorte de resto à l'Américaine mais qui offre aussi sur sa carte des salades et des plats de légumes. Le programme pour l'après-midi avait été décidé depuis longtemps, ce serait patinoire. Par contre, j'étais persuadée que c'était une patinoire synthétique, nous étions donc partis sans pull. Et en fait c'est une vraie patinoire en glace, nous avons fait un saut dans le magasin Woolworth d'à côté et les garçons ont acheté des pulls d'uniforme d'écolier...





Les garçons faisaient leurs premiers pas sur la glace, l'ambiance était mixte et très conviviale, nous avons passé un très bon moment.Nous avons ensuite acheté de quoi manger puis sommes rentrés par la navette et avons déjeuné dans notre appartement.

Le 25 septembre 2015 Nous nous sommes levés très tôt car nous prenions l'avion à 8h. Nous avons petit-déjeuner dans le hall de l'aéroport, notre hôtel nous fournissait un petit dèj à emporter.

Après un vol rapide et sans encombre, nous avons récupéré notre véhicule à l'aéroport de Windhoek. Il manquait des duvets et le 7ème siège qui aurait dû être enlevé pour nous faire de la place était toujours dans la voiture. Nous avons attendu longtemps sur le parking d'un centre commercial que des gars apportent les duvets. Pour le siège à enlever, nous avons abandonné... Nous avons aussi laissé tomber pour les bouteilles de gaz qui nous semblaient plutôt vides. (nous le regretterons). En attendant, j'ai fait un gros plein de courses et acheté de quoi manger pour le midi.

Puis nous avons pris la route pour notre première étape, Spreetshoogte Pass. C'est à 17km de l'arrivée que nous avons découvert un panneau qui annonçait que la route abîmée était interdite aux remorques, camions et caravanes. Nous avons donc abandonné l'étape et décidé de retourner (comme trois ans auparavant) dormir au camping de Solitaire. C'est en chemin que nous avons croisé le premier varan de nos quatre voyages en Afrique Australe.





Nous avons même traversé une flaque d'eau, incroyable en cette saison !



Arrivés à Solitaire, nous avons fait notre premier déballage de tente pendant le coucher de soleil.



C'est en voulant préparer le repas que nous avons découvert qu'une de nos deux bouteilles de gaz était bien vide et que les deux brûleurs étaient foutus... Nous avons été aidés par le tenancier du camping qui malheureusement ne pouvait pas grand chose pour nous, bien qu'il ait tenté de nettoyer les brûleurs, sans résultat. Le 26 septembre La matinée a été en partie consacrée à cette histoire de gaz, à tenter de régler le problème au téléphone avec le loueur de voiture, aidés de nouveau par le type du camping. Nous avons rendez-vous pour un changement de bouteilles de gaz dans deux jours à Sesriem. En attendant nous cuisinerons au bois...

Pendant la matinée, nous avons le spectacle du petit hélico qui atterrit et vient faire le plein à la station, c'est assez incroyable...



Dernier regard sur Solitaire, sa boutique et son tableau indiquant la faible pluviométrie.



Notre équipage :



Promis, on essaiera de ne pas mourir trop vite... 😏



Nous prenons la route du sud et nous nous arrêtons sur la route au niveau de Sesriem où nous ne trouvons pas de gaz mais un nouveau brûleur. Et nous croisons un hôtel spa de luxe, installé au milieu de nulle part.



Nous augmentons notre collection de panneaux animaliers.







Nous arrivons au Namibrand family Hideout où nous allons passer deux nuits. Nous nous sommes reçus par Titus, l'homme à tout faire des lieux, qui nous aide à détacher la remorque après nous avoir indiqué notre emplacement et nous expliquer le tracé de la piste dans le domaine.



Nous avons un emplacement pour nous seuls avec sanitaires et coin évier et de l'ombre pour le déjeuner. Il y a deux emplacements en tout, très loin l'un de l'autre... On est bien !



Une fois le campement installé, nous partons profiter du coucher de soleil dans les dunes, juste derrière "chez nous".



Premier road-trip en famille dans l'Ouest américain et escapade à New-York English translation pending
by Babeth70 · 2015-08-30 · 186 replies
FABULEUX ! Nous sommes revenus depuis presque 3 semaines et si nous devions qualifier en un mot ce voyage, c'est ce terme qui viendrait en premier... Suivi de FANTASTIQUE, INOUBLIABLE, EXCEPTIONNEL...et ce, pour nous 4, Daniel mon mari, nos deux adolescentes Marie 17 ans, Clémence 15 ans et moi Babeth !

Ce voyage c'était avant tout le mien puisqu'il s'agissait d'un rêve d'enfant : je l'ai voulu, je l'ai rêvé et assidûment préparé seule de A à Z pendant un an, d'autant plus que c'était vraiment notre premier GRAND VOYAGE. Au départ, je dois avouer que j'avais des appréhensions... Dans mon esprit, il y avait un monde entre l'organisation de nos city trips européens où nous nous déplaçons en transports en commun et les distances à parcourir aux USA en voiture et cela me faisait un peu peur...et puis en lisant les carnets des uns et des autres, je me suis dit après tout pourquoi pas nous ? Daniel mon mari était partant pour la conduite, pour lui no stress et il m'a poussée à ce que nous organisions nous-mêmes NOTRE voyage. J'ai donc lu quantités de carnets et sites dédiés à l'ouest américain. VF a été mon "livre de chevet" pendant un an. Je ne suis finalement intervenue que très peu sur le forum car en cherchant j'ai toujours trouvé les réponses à mes questions. J'ai bien-sûr soumis notre itinéraire aux avis avertis et toujours très judicieux de la part de voyageurs accomplis de cette destination mais j'ai aussi profité du partage des bons plans de futurs voyageurs qui comme nous accompliraient leur premier road trip en 2015.

La préparation de road trip a été à elle seule une fabuleuse expérience, je me suis vraiment régalée ! Je voyageais déjà... Ma tribu, elle, m'a laissé carte blanche, préférant avoir l'effet de surprise... Cela a du bon et du moins bon car souvent je me demandais si telle ou telle visite ou randonnée, allait avoir son effet...Bref, j'ai activement préparé ce voyage et ce fut un réel plaisir en amont tout comme l'est aujourd'hui le tri des photos, la préparation des livres photos et le récit de ce voyage sur VF pour prolonger et revivre encore ces instants fabuleux !!!

Pour parler chiffres, ce road trip nous l'avons budgétisé pendant 3 ans car au départ, le voyage envisagé à court terme était New-York, le rêve ultime... Puis je suis passée à un périple dans l'Est avec la visite des villes de Washington, Boston et Philadelphie, le berceau de l'histoire américaine...puis je me suis rapidement rendue compte que ce voyage n'intéresserait que moi... Mon mari adore les grands espaces et la nature et l'ouest s'est alors imposé et du coup, il fallait remplir la tirelire...

Nous avons passé 16 jours dans l'ouest et 4 jours pleins à New-York. C'était peu dans l'Ouest mais on voulait maintenir New-York. Alors on s'est contenté des grands classiques et incontournables d'un premier voyage. C'était soutenu, ça on le savait mais pas insoutenable. Certes, le matin c'était réveil à 6h30 ; c'était pas des vacances grasse mat' mais en même temps on n'était pas là pour ça. De même, les trajets en voiture ne nous ont jamais pesé, on était tellement happé par le paysage que ça ne nous a jamais semblé long. Les filles, quelquefois dormaient, installées comme des princesses dans notre carrosse...

LE COUT Quelques chiffres : Le coût de notre voyage de 20 jours pour 4 personnes nous est revenu à 14 000€, (3 500€ par personne) détaillé comme suit :

LES VOLS Réservés début octobre 2014, directement sur le site de British Airways Le vol aller : MARSEILLE / LOS ANGELES via LONDRES (4h d'escale) avec British Airways Le vol retour : NEW-YORK / MARSEILLE via LONDRES(4h d'escale) avec British Airways Coût des vol aller/retour : 4 406€ pour 4 adultes soit 1 100€ par personne

Vol interne : SAN FRANCISCO / NEW-YORK avec DELTA (réservation effectuée sur le site de DELTA) Coût du vol interne : 570€ + 90€ de valises (4 valises à 25$ l'unité payables au moment de l'enregistrement en ligne)

Coût total des vols : 5 066€ Pas donné... mais après cela n'a fait qu'augmenter...

ESTA : 50€

LES HOTELS : 3 443 € (réservés courant octobre 2014) On a opté pour des hôtels dans ou très près des parcs. De même, dans les villes, des hôtels toujours très bien placés.

NOURRITURE : 2 080€ Petit- déjeuner à l'hôtel quand c'était prévu ou dans la chambre quand ce n'était pas le cas, pique-nique à midi, restaurant tous les soirs.

EXCURSIONS + TRANSPORT (cartes de transports bus/métro à San Francisco et New-York) : 2 306€ Gros budget incluant pour 4 personnes : billets Universal Studios en Front of Line, hélico Grand Canyon, visite privée de Monument Valley avec un guide Navajo, survol du lac Powell, visite de Secret Canyon, New-York City Pass

VOITURE : 780€ Réservation faite directement sur ALAMO.FR pour un minivan 7 places. On a eu un Chrysler Town & Country et franchement c'était top car on avait 4 grosses valises + la glacière + les chaussures de marche +... C'était vraiment ce qu'il nous fallait, on était installé comme des rois, on l'a abandonnée à regret à San Francisco...

ESSENCE : 280€ pour 3 500km parcourus

Voilà pour la partie chiffres, maintenant rentrons dans le détail pour le récit et photos de nos journées. C'est, je le rappelle, un voyage très classique qui n'apportera sans doute rien aux grands voyageurs de cette destination mais plutôt aux futurs voyageurs qui comme nous envisagent ce voyage. Chaque expérience est vécue différemment mais apporte à mon sens toujours quelque chose...et j'ai beaucoup appris en lisant les carnets des uns et autres. C'est donc un juste retour pour moi de partager ce que nous avons vécu et aussi je dois l'admettre l'occasion de revivre ce formidable périple, qui nous a donné je crois le virus de l'Ouest...

JOUR 1 - jeudi 23 juillet - Le grand départ

Ca y est le grand jour est enfin arrivé avec un sentiment d'excitation mêlé d'appréhension...🙂🙂 La journée de la veille a été consacrée aux bagages et pourtant je vérifie encore une fois tous les points de ma ckeck-list pour être certaine de ne rien oublier d'essentiel...pour le reste après tout on peut voir sur place, on part quand même dans un pays hautement civilisé...

Bref, on dit au revoir à nos deux bons gros chiens Buck et Harley (le coeur gros quand même...😕) qui seront sous la surveillance de Tatie Jo qui vient garder la maison pour 3 semaines...🙂🙂 Et nous voilà partis vers l'aéroport de Marseille-Provence avec nos 4 grosses valises rouges toutes neuves dans notre Citroën Berlingo...😉

Voiture garée au chèque parking (tarif raisonnable de 65€ pour 20 jours), on a de l'avance donc petit café en attendant l'heure d'enregistrement des bagages. Puis 2 files d'attente, dont une pour les voyageurs qui ont déjà leurs cartes d'embarquement, c'est notre cas. Dans la file je discute avec un groupe de marathoniens qui font le même parcours que nous mais dans l'autre sens... Puis c'est notre tour, je me fais confirmer par l'agent chargé de l'enregistrement des bagages que nos 4 valises suivront bien jusqu'à Los Angeles et après le traditionnel contrôle de sécurité enfin on embarque pour Londres. L'avion est à l'heure, 2 heures de vol, on a l'habitude, tout va bien. Puis nous arrivons à Heathrow, nous changeons de terminal, tout est parfaitement bien indiqué, nous prenons la navette et nous y sommes en 30 minutes. Et là commence notre attente de 3h30 d'escale avant d'embarquer dans l'A380 pour Los Angeles. J'ai en effet préféré voir large car en 2012 lors de notre voyage à Londres, nous avions eu 2h de retard...on a donc joué la sécurité. Le simple fait de voir notre vol affiché me remplit de joie : LOS ANGELES ! Et oui c'est enfin notre tour ! 🙂🙂🙂 Allez c'est parti, on embarque, je ne suis pas placée près de ma tribu qui eux sont tout devant mais deux rangées derrière au milieu.... Je sympathise avec mon voisin anglais qui vit depuis plusieurs années à Los Angeles et qui connaît bien la France. Comme disent mes filles, "Ca y est, maman s'est fait un nouveau copain !"🙂 Sauf que l'avion décolle avec 1h15 de retard 🙁... et c'est parti pour 11h de vol. Petite coupe de champagne en arrivant, on est très bien installé avec de la place pour les jambes, de larges écrans avec pleins de films en français et les repas pas si mal que ça finalement "chicken or pasta ?" 😉...Mon mari ne dort pas mais bon il dort très peu habituellement alors dans un avion encore moins... Enfin nous arrivons à 20h45 au lieu de 19h30, heure d'arrivée initialement prévue. Je stresse un peu, arrivée tardive à L.A. on n'est pas couché 🤪...On passe l'immigration rapidement, très peu d'attente et l'agent très sympa tente quelques phrases en français. Puis récupération des bagages, ouf ! On les a tous ! Passage à la douane, RAS, puis navette direction loueur ALAMO. Circulation dense à Los Angeles, j'espère qu'on va gérer. Enfin ALAMO, je vais directement aux bornes d'enregistrement car j'avais pris la précaution de nous préenregistrer en ligne. Contrat imprimé en français, tout est OK avec les assurances que j'avais choisies et je refuse les autres. Cela nous a pris 3 minutes, on traverse pour aller en face dans le parking, section Minivan et là on choisit son véhicule. Ce sera un Chrysler Town & Country noir, très récent, moins de 7000 miles. Je fais rapidement le tour du véhicule, pas évident dans le noir de voir quelque chose...On rabat 3 des sièges arrière, on charge nos 4 valises, on s'installe et c'est parti pour la mise en place du GPS...qui rapidement nous capte à L.A. J'avais quand même par précaution imprimé un itinéraire papier jusqu'à notre hôtel au cas où...Ah, le levier de vitesse est sur la tableau de bord et pas les lettres D, R, P...dessus. Puis, en mettant la clé on s'aperçoit que c'est électronique, un voyant avec la lettre de notre position apparaît sur l'écran. Moi pas stressée à mon mari " : tu ne voudrais pas un peu rouler sur le parking pour une rapide petite adaptation à l'automatique..." Ce à quoi il me répond " : "pas besoin, je gère..."😉. Et c'est parti, direction le Magic Castle Hôtel à Hollywood, à 30/40 minutes à peu près de LAX. Mon mari gère la conduite et les filles et moi surveillons les speed limit et lui indiquons quand tourner. On prend le coup pour les arrêts aux feux, un peu compliquée la montée de Sunset Boulevard la première fois avec une automatique et beaucoup de monde même à 23h00... Je vois les rues et avenues défiler, Melrose, Wilshire, Sunset, Hollywood... Ca y est les filles, on est à L.A 🙂🙂 !!! On arrive à notre hôtel, je rentre faire le check-in, mon mari et les filles attendent devant. On me dit que le parking sous l'hôtel est plein, on devra donc laisser le véhicule sur les places de parking 15 minutes et on la rentrera demain matin. L'hôtel est sympa tout comme le personnel d'ailleurs, on dirait la série "Melrose Place" avec la piscine au centre et les appartements autour. Nous sommes au rez-de chaussée, la chambre est spacieuse, c'est une junior suite, avec une petite cuisine et une vraie table pour 4, wifi gratuit. Nous prévenons par mail nos proches de notre arrivée et nous nous écroulons sur nos lits, il est 23h45 🤪... Ca y est les vacances peuvent commencer ! On est aux States !!!
NW Canada, Alaska et Nord Arizona English translation pending
by Trois14 · 2011-07-18 · 409 replies
préambule

L'ensemble de ce voyage a été réalisé par mon épouse et moi-même entre le 27 Juin 2011 et le 11 août 2011.

Les photos proviennent bien, en règle générale, de ce voyage de l'été 2011. Cependant, je ne m'interdis pas d'introduire occasionnellement quelques photos prises lors du voyage précédent assez semblable (2007), lorsqu'elles sont nettement meilleures que celles prises cette année.

La rédaction d'un carnet de voyage est une première pour moi, et probablement une dernière aussi, car je n'envisage pas de me lancer régulièrement dans ce type de récit, pour raison de temps. Mais, si bien des régions du monde font l'objet de nombreuses descriptions sur VoyageForum, bien peu de carnets détaillés existent pour l'Alaska, aussi j'ai souhaité y remédier. J'espère, malgré la qualité médiocre des photos incorporées (limitées chacunes à 100 Ko), donner envie à quelques uns de s'intéresser au grand Nord du continent Américain. Il le mérite bien. Nota (juillet 2013) : les photos dans le corps du texte ont, depuis quelque temps, parfois disparu (merci VF ?) surtout dans la deuxième partie de chaque page ; elles ont alors été remplacées par ... une vignette. Mais il suffit de cliquer sur cette vignette dans le corps du texte pour les retrouver à leur taille normale.

Il s'agit de notre quatrième voyage en Alaska. Nous avons insisté cette fois : - sur les lieux que j'avais le plus appréciés auparavant (négligeant certains endroits pourtant célèbres, comme Denali NP, qui ne nous tentent plus) ; un "Best Of" en quelque sorte. - sur la partie maritime Sud (l' "Inside Passage") que nous ne connaissions pas.

Enfin le voyage se termine par une extension en Arizona, car nous souhaitions retourner une fois de plus à CBN (The Wave) ; nous avons eu en Avril dernier la bonne surprise d'apprendre que nous avions gagné, via la loterie internet, deux permis d'accès au site (très difficile à obtenir), vers la fin de notre séjour Américain. Il nous fallait en profiter. ===================================================

Notre trajet a été le suivant :

(comme le texte est très long et entrecoupé par des commentaires, afin de retrouver un passage plus facilement, j'ai introduit un certain nombre de renvois avec lien vers le texte correspondant : cliquer alors sur les passages en gras dans la table suivante) :

- Vol Lyon-Paris-Los Angeles (voir juste ci-après) - vol pour Seattle - frontière Canadienne - Yoho N.P. - Lac Moraine, Lac Louise, Icefields Parkway (ours) - Jasper, Lac Maligne - Alaska Highway : 1/ traversée de la Colombie Britannique : Dawson Creek, Fort Nelson, généralités sur l'Alaska Highway, Muncho Lake (ours), Liard River Hot Springs, ours sur la route - Alaska Highway (suite) : 2/ entrée dans le Yukon, Watson Lake, Teslin Lake, Whitehorse - généralités sur la ruée vers l'or du Klondike - passage en Alaska, Skagway - retour au Yukon, Whitehorse à nouveau, route vers Dawson City, Dawson City, - Top of the world Highway, passage en Alaska, Tok, Glennallen, passage rapide à Anchorage - route vers Homer, Homer - Journée à Brooks Falls, Katmai NP (ours très nombreux) - péninsule de Kenai, Anchorage - route vers Glennallen et Kenny Lake (pipeline de l'Alaska) - Edgerton Hwy, Kennicott et McCarthy (ours), - route vers le parc de Kluane, passage à nouveau au Yukon, lac de Kluane - Haines Junction, survol des glaciers (Kaskawulsh et South Arm Glacier) - route vers Haines (retour en Alaska) Haines, Chilcoot River (ours) - A PARTIR DE MAINTENANT TRAJETS EN FERRY. Ferry vers Juneau, Juneau, Mendenhall Glacier - Tracy Arm Fjord, Sawyer Glaciers, retour à Juneau (ours) - ferry vers Sitka, Sitka - en route vers Wrangell, passage à Petersburg, Wrangell, vers Anan Creek (ours) - Anan Creek (ours très nombreux) - Ketchikan - retour à Bellingham en ferry, retour à Seattle. - vol vers Las Vegas, route vers Page - The Wave (route défoncée), autour de Page - Secret Canyon - Cottonwood Canyon Road Bryce NP, Red Canyon, Cedar Breaks NM, retour à Las Vegas - Havasupai - Palm Springs, retour à Los Angeles, retour en France.

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Le vol depuis Lyon vers Paris puis Los Angeles a été parfait (Air France en Affaire, grâce aux miles FlyingBlue). Vol AF CDG-LAX

A l'arrivée nous prenons possession d'une petite voiture Hertz pour quelques heures, car nous devons changer rapidement d'aéroport ; direction John Wayne Airport (SNA) à 40 miles de là, à Santa Ana. Mais nous avons le temps sur le trajet de faire un détour pour nous dégourdir les jambes près de l’océan ; ce sera Huntington Beach, et son sympathique pier. Huntington Beach

Vol ensuite vers Seattle avec Southwest Airlines, une compagnie low cost, mais qui fonctionne parfaitement, et au confort très correct. Enregistrement rapide (il n'y a pas de boarding pass avec siège pré-attribué, mais on reçoit un numéro qui signifie l'ordre de pénétration dans l'avion, où chacun choisit à sa guise un des sièges encore disponibles). Bagages gratuits ! Encore un vol sans problème, à l'heure, avec une escale de quelques minutes à Oakland. Tout cela pour environ 50$ ttc par personne !

Peu avant d'atterrir, nous survolons le Mt Rainier, repère mythique de la région de Seattle. Mount Rainier

La réception de la voiture à Seattle sera un moment important, car nous devrons cohabiter un gros mois ensemble, sur plus de 10000 km. Et, outre une consommation raisonnable (le prix de l'essence n'est plus ce qu'il était ; nous l'avons trouvée dans certains coins reculés sensiblement plus chère qu'en France !), il nous fallait une longueur inférieure à 15', pour minimiser le coût de transport sur le ferry. Il fallait aussi qu'elle soit confortable, afin de ménager nos vieilles articulations. Le préposé au comptoir Hertz est compréhensif, efficace et compétent, il assimile nos exigences.

Il nous attribue une Hyundai Elantra. Bonne pioche, elle a été parfaite, à l'aise sur les pistes (faciles) telles que Top Of The World Hwy ou McCarthy Road, et confortable pour les très longs trajets routiers (je dirais que c'est comme une Mégane, en plus confortable. Le toit ouvrant sera un plus très apprécié (surtout par Madame qui a ainsi pu profiter du soleil Arctique, sans faire chuter notre moyenne), car nous avons eu sur la plus grande partie du trajet un temps anormalement beau et ensoleillé. La radio par satellite nous permettra de recevoir des centaines de chaînes, même très loin de toute zone habitée. Prix total payé pour cette voiture en km illimité, pour 1 mois complet : 1 175 US$ ttc, avec toutes les assurances raisonnablement nécessaires.

Petite remarque amusante : nous avons reçu une voiture immatriculée en Floride, et cela nous a attiré beaucoup de sympathie tout au long du parcours, car la Floride, c'est très looooooin de l'Alaska. On nous a souvent fait confirmer que nous venions bien de Floride, et lorsque nous répondions "non, de France", on nous demandait alors généralement "où est situé cet état ?". Notre réponse habituelle, "encore plus à l'Est que la Floride" les a à peine surpris (l'Américain moyen ne connaît que très mal la géographie).

Notre première tâche a été de faire un très gros plein de nourriture et d'outillages de cuisine dans un Safeway et dans un Walmart à proximité de l'aéroport de Seattle, car, pour des raisons d'économie ou de diététique, nous ne mangerons pas très souvent au restaurant.

En fait, tous les midi nous prévoyons un picnic léger et rapide. Et le soir, nous ne fréquenterons les restaurants que de temps à autres, lorsqu'ils amèneront un plus significatif. Car au Canada et en Alaska, les restaurants sont rares dans les zones reculées, et ailleurs ils sont toujours très chers (environ le double de ceux qu'on rencontre dans le SW des USA à qualité comparable) ; ils sont en outre généralement très quelconques ou bourratifs.

De plus, les logements que nous fréquenterons (hôtels-motels-lodges, bungalows, BnB, roadhouses, cabanes, …) nous donneront souvent gratuitement accès à un barbecue (nous comptons bien faire une cure intensive de saumon sauvage grillé) ; et sinon nous aurons parfois une kitchenette, ou au moins un micro-onde disponible ; nous utiliserons une boite spéciale en plastique, très pratique, spécialement conçue pour préparer rapidement et facilement une plâtrée de riz ou de pâtes dans un micro-onde. Il nous a néanmoins fallu trouver des cartouches bleues Camping-Gaz. Et là, mauvaise surprise, elles ne sont plus distribuées aujourd'hui dans les magasins REI de Seattle "pour raison de sûreté" (?) nous explique-t-on (j'aurais plutôt pensé pour raison commerciale). Mais heureusement nous en trouverons rapidement dans un "Big 5" voisin.

Nous passons quelques minutes, pour le fun, au Pike Market de Seattle afin de retrouver l'ambiance inimitable des vendeurs de poissons.

Pike Market, Seattle

Nous faisons là notre première rencontre du voyage avec les fameux saumons sauvages d'Alaska, à la chair couleur rouge vif, incomparables avec les saumons d'élevage que nous connaissons en Europe.

Lancés par un assistant, ils rejoignent la caisse enregistreuse par dessus les têtes et les étalages pour y être pesés et emballés. Il est vrai (nous pourrons le confirmer plus tard) que les saumons d'Alaska sont bien des champions reconnus pour le saut, par exemple pour remonter une chute. Les poissons volent bas !

Un petit tour express, sur le front de mer près du marché nous permettra de saluer une dernière fois le Mt Rainier, omniprésent dans la ville.

Seattle waterfront

Notre premier picnic se déroulera sur la rive Est du Lac Union, dans une zone un peu rétro et hippie, assez sympa, avec des maisons flottantes (on se croirait au nord se Sausalito). Lake Union

Mais nous ne nous attardons pas, et quittons bien vite la ville, direction Nord, par l'I5. Là, les difficultés commencent. Comme la dernière fois où j'ai emprunté cette autoroute en direction du Canada, elle est complètement engorgée sur 60 miles (la carpool est elle-même saturée). Contrairement à l'idée reçue, la vie ne doit pas être toujours rose dans la région de Seattle !

Nous arrivons enfin au Canada, et dormons à Abbotsford, une cinquantaine de km à l'Est de Vancouver (ville que nous éviterons complètement cette fois).

Le lendemain de bonne heure, nous nous engageons sur la "transcanadienne" direction Est, avant d'obliquer vers Kelowna et la vallée de l'Okanagan (région que nous ne connaissions pas), puis de rejoindre les Rocheuses Canadiennes.

la transcanadienne

pont flottant de Kelowna

des cultures à perte de vue

vallée de l'Okanagan

Nous n'avons pas vraiment apprécié cette région, pourtant réputée. Certains points de vue sont effectivement très beaux (le fond de la vallée est une succession de jolis lacs très longs), mais la circulation y est pénible, et les villages assez quelconques. La région est fameuse pour ses vergers, et ses fruits ; mais si ces derniers sont bien vendus en grand nombre dans des stands un peu partout au bord de la route, le tarif est dissuasif (bien plus cher qu'en supermarché, bien plus cher qu'en Europe). De plus il est très difficile de trouver à midi un coin sympathique avec tables de picnic.

Heureusement, la belle surprise de la journée sera notre ville étape, Revelstoke, au pied du Parc des Glaciers (le Canadien, pas l'Américain). Nous logeons dans un motel sympathique (Swiss Chalet), genre BnB. Et l'ambiance de ce gros bourg forestier est vraiment plaisante et relaxante : un orchestre de jazz dans un kiosque à musique anime agréablement une soirée bon enfant. Seul bémol, la ville est traversée en permanence par des trains interminables (on a compté 168 wagons), mais cela donne un coté folklorique indéniable.
Croisière sur le Splendour of the Seas avec un bébé English translation pending
by Mala84 · 2011-03-28 · 87 replies
bonjour on aimerait bien partir pour une croisiere sur le splendour of the seas en avril 2011 pour les iles grecques.nous sommes un couple d une trentaine d année avec un bébé de 10 mois et aimerions savoir si les bébés sont acceptés et si les installations sont prévues à cet effet . merci d avance a tous les croisièristes😉
Croisière sur le MSC Splendida du 17 au 28 février 2011 English translation pending
by SML · 2010-09-19 · 329 replies
Bonjour nous partons sur le msc splendida (2 adulte 2 enfant) nous recherchons des personnes francaise pour organisé des escales merci de vous faire connaitre escales: Katakolon, Heraklion, Marmaris, Alexandrie, Le pirée-Athènes, Palerme, Civitavecchia 😄
Croisière "Retour en terre Sainte" sur le Costa Pacifica en février 2010: escales en Israël? English translation pending
by ELI67 · 2010-01-24 · 159 replies
Je vais faire une croisière avec le Costa Pacifica 'Retour en terre Sainte' en février 2010 . Pouvez vous me renseigner sur les escales et en particulier sur celles en Israël. Merci
Croisière Costa sur le Deliziosa le 22 octobre 2010 English translation pending
by Marinemargau · 2009-09-26 · 286 replies
nous venons de reserver notre prochaine croisiere sur le costa delicioza, depart le 22/10/2010. Je suis preneuse d'infos sur les escales (Naples, sicile, alexandrie, Limassol, Turquie, Santorin et Olympie) et aimerais savoir si d'autres personnes ont egalement reservé cette croisiere. C'est notre 2eme croisiere avec Costa...
États-Unis Dream 2009 English translation pending
by Veileen · 2009-08-22 · 129 replies
Introduction :

Et oui, encore un carnet ! J’ai pris beaucoup de plaisir à lire celui des autres voyageurs. C’est d’ailleurs ce qui m’a donné l’idée de faire le mien. Avant tout, le but est d’en faire profiter ma famille et mes amis au loin, mais aussi, tout ceux qui auront envie de lire ma longue prose. Je vais d’ailleurs l’éditer par groupe de quelques journées à la fois, ce qui me laissera un peu de temps pour l’insertion des photos... 4 semaines tout de même, du 20/06 au 18/07/09.

Je rappelle qu’évidemment, mes remarques sont toutes personnelles, n’engageant que moi, chacun ayant ses propres avis et ses propres goûts !

J’ai essayé de faire attention à l’orthographe. S’il reste quelques coquilles, veuillez m’en excuser…

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20/06/09

4:50 : Si j’ai oublié quelque chose, c’est trop tard. Le taxi est en avance. Francesco est déjà en bas et je ferme la maison. Je coupe l’électricité et je plonge enfin dans mon rêve ! Des années qu’on y pense mais ce n’était jamais le moment. Il y a 2 ans : la grande décision est prise. Et depuis un an, je prépare nos 4 semaines. Depuis le temps que je rêvasse devant le fabuleux site de Philippe et Thierry : je peux enfin concocter mon mélange special : un zest de ville (ce n’est pas notre truc), une rasade de grands classiques : les fameux “incontournables”, une pincée de wilderness, quelques mythes que la chance nous autorise et un rafraîchissement pour la fin : Yellowstone. En plus, j’ai carte blanche, ce qui m’arrange bien mais me donne une responsabilité supplémentaire (si un rouage grince, je ne pourrai m’en prendre qu’à moi !)

Pour nous situer un peu, nous n’avons pas l’habitude des grands voyages : quelques petits sauts en Europe, un voyage de noce qui date (Et généralement, on ne se perd pas sur une petite île au soleil). Donc quasi aucune expérience. Alors, pous les septiques et les angoissés qui hésitent entre voyage organisés et se débrouiller par soi-même : franchement, si je l’ai fait : c’est que vous aussi vous pouvez le faire !!!!!! Un peu d’anglais, un zest de patience, internet, une lecture assidue de Voyage Forum et voilà, c’est fait ! Les avions sont réservés, les chambres longuement étudiées sur Trip advisor aussi, passeports et Esta ok.

Et nous voilà tous les 4 (avec Adrien et Nathan mes 2 garçons de 12 et 15 ans quasi révolus) après une nuit très courte, à faire la queue pour s’enregistrer à l’aéroport. Une hôtesse nous évite l’attente et nous fait l’enregistrement sur une machine qui bien évidemment exige plusieurs fois la lecture du passeport avant de daigner cracher les boardings cards. Arrivés à Frankfort, nous profitons des 5:00 d’attente pour prendre le train et faire un saut de puce en ville. Bref, nos premières photos américaines sont… allemandes. J’adore la flammeküche et nous trouvons un resto qui en propose. Super ! Sauf que maintenant, il fait gris.









Retour et cette fois, c’est l’envol pour Los Angeles.







13h00 plus tard et gavés de films récents sur nos écrans individuels, vaguement abrutis de fatique nous récupérons toutes nos valises (ouf…). Un tour aux toilettes de l’aéroport ; mon mari et mon fils me font une drôle de réflexion : d'après eux, elles seraient toutes bouchées : l'aéroport a un sérieux problème !

Nous prenons ensuite la navette pour notre loueur Alamo. 10mn d’attente pour un samedi de juin à 18:00. Je n’en n’espérais pas tant. Accueil très sympa. C’est top : je comprends à peu près tout ce qu’on me dit. Le préposé, sans doute un peu moins, mais il a la courtoisie de ne pas le montrer. Il nous annonce tout de suite vu la quantité de bagages qu’il nous donne un véhicule full size. Génial on nous propose un magnifique 4x4 GMC. Je luis demande si c’est un vrai 4WD et s’il me confirme que je n’aurai qu’à payer le drop off, le plein et la PAI que je souhaite en plus. Sûr que c’est un upgrade gratuit ? Vi Madame ! Banco, je signe tout ce qu’il veut ! Nous nous nous apprêtons à partir. A la dernière seconde, il m’arrête : Non, renseignements pris, ce n’est pas un vrai 4WD : à la place il y a celui-là ou celui-ci. Ce sera celui-ci : un Toyota Sequoia géant.



Il faut s’agripper à la poignée pour grimper. Bon, les pneus sont impecables et y’a bien le bouton à 3 position pour le 4x4. Mon fils n’a pas de mal à ranger ses longues guibolles. Il est certes moins beau (le 4x4, pas le fils…), mais plus spacieux et n’a que 3611 miles au compteur. Sûr que ce monstre change de ma Panda. De toute façon je prends d’autorité le volant (je n’aime pas me faire conduire) et ne le lâcherai que 8100 km plus tard après quelques coups de freins dont se souviendront longtemps le reste de ma famille (ben oui quoi : quand y’a pas d’embrayage, le pied gauche conserve ses réflexes et vient s’écraser volontiers sur le pied droit qui n’en demandait pas tant !

Gps en route et après avoir évidemment manqué l’entrée de l’hôtel La quinta Inn (très correct avec Pti déj) situé à 5mn d’Alamo, et refait le tour du paté de maison (alors c’est vrai qu’on peut tourner à droite au feu rouge ?), et après avoir garé le monstre dans une exceptionnellement petite place (dis, t’es sûr que je peux reculer encore ??) nous nous installons dans notre chambre. Tour aux toilettes : possible que les toilettes soient encore bouchées ?!!! Non, en fait, le niveau d’eau de la cuvette est beaucoup plus haut qu’en Europe. Va bien faloir s’y faire ! Rigolade et éclaboussures garanties !

Force est de constater qu’il nous manque un sac à dos ! Bon, sûrement resté dans le GMC. Les enfants se couchent. Nous retournons à Alamo et après 4 fois la même explication et un brave homme qui fait tout son possible pendant 20mn : rien à faire : le GMC a été loué entre temps . Adieu le sac et les affaires à l’intérieur ! Au moins j’ai expérimenté mon anglais. Retour à l’hôtel. On est crevé et on s’endort vite mais à 4:00 : réveil et plus question de fermer l’oeil. Et cela se reproduira encore longtemps…

21/06

A une heure plus décente et après un copeux petit déjeuner, nous partons. Au moment de ranger les bagages, nous relevons un siège et découvrons tout honteux, le sac à dos manquant ! Tout ça pour ça !

Allez, c’est parti ! En route pour Death Valley. Merveilleux petit GPS qui nous guide sur ces routes pleines de voies. La vitesse est limitée. 2h00 plus tard nous nous arrêtons à Lancaster à notre premier Walmart faire les courses : priorité la fameuse glacière. Ouaouh : qui disait qu’on avait du mal à trouver de la salade et des fruits ! Tout est dispo, très frais et bien conçu pour les touristes que nous sommes : rien à couper, rien à laver… Nous repartons. Quelques petites frayeurs plus tard (nous ne trouverons jamais le manuel d’utilisation du Toyota) : bon, je vous la fait version polie « Mince ! : pourquoi je ne puis-je enlever la clef du contact : ha ! Faut être sur Parking » « Zut ! : pourquoi je peux pas passer en position Drive ? Ha ! y’a la sécurité qui a blogué le frein » : il suffit de freiner fort pour débloquer : dixit un vrai cow-boy : le seul être humain que j’ai trouvé en plein désert devant un passage à niveau avec le chapeau, les bottes et l’accent machonné au chewing gum . Faut dire qu’on est là depuis 20mn à attendre que ce train long comme un jour sans pain finisse de passer. Après 200 km sans un feu rouge, ça fait un peu étrange tout ça !

Nous arrivons enfin à Death Valley. Rassurée, je trouve enfin une station d’essence (au moins 150 km sans en voir une…) et fais mon premier plein, aidée par une charmante caissière aux immenses ongles roses fluo. Bref, j’apprends ma leçon : pour payer, c’est Fastpay avec la carte ou Payinside. Et je mets du Regular (le moins cher fait tout aussi bien l’affaire).



Nous nous installons au premier hôtel réservé : le Stovepipe Wells (la chambre est bof, moins belle que sur le site, mais propre : pour la nuit ça ira). Histoire de se dégourdir les jambes, et vu la chaleur (on doit être autour de 42 ce qui n’est pas si pire finalement pour le coin) nous prenons grand plaisir à nous jeter dans la piscine. Ahhhh que c’est bon ! Surtout dans un décor pareil. Ces, comment dire, “vastitudes” nous éblouissent autant que le soleil. Même avec les lunettes, la clarté est telle que j’ai les yeux qui me brûlent (cela m’arrive régulièrement mais là, c’est presque tous les jours…)

Après la baignade, Nous voulons acheter le National Pass mais la cabane des rangers est fermée. Direction Sand Dunes juste à côté. Nous nous balladons une petite heure dans les dunes. Gaffe aux serpents d’après le magazine, mais là tout va bien Lumière de fin d’après-midi, c’est magnifique !







Nous repartons pour Artiste Drive. Je ferai bien un saut jusqu’à Bad Water



Mais les ombres montent et j’ai peur d’arriver ensuite trop tard pour Artiste Palette la bien nommée ! Que c’est beau !





Retour pour un dodo bien mérité.

22/06

Départ matinal pour Zabriskie Point. Trop tôt pour l’ouverture de la cabane des Rangers. Une lumière rasante sur Sand Dunes et je ne peux m’empêcher de faire quelques photos de plus.





Le soleil est levé quand nous arrivons mais le seul couple déjà présent sur place nous explique que la présence importante d’ombres les a obligé à attendre de toute façon pour les photos. Nous emplissons nos yeux de ce spectacle.









Dante’s view est notre prochain arrêt. Bigre, il fait froid : polaire bienvenue ! Nous croisons un autre jeune couple italien en voyage de noce, et aussi notre première espèce locale : un lézard à corne de désert.







En route pour Las Vegas ! Et quelle route !





Il est trop tôt pour le check’in. Direction l’outlet au Sud du Strip. Notre fils retrouve ses marques favorites : la CB chauffe pour lui bien que les prix ne soient pas si extrordinaires. Nathan ne veut rien, Mon mari Remarque d’un air circonspect la largeur des vêtements (même ceux en S) et moi j’ai le choix entre style mémère ou nymphette. J’abandonne même les idées de chaussures ! Allez direction le Golden Nugget.



Vive le Valet Parking et les bagages apportés dans la chambre ! Ma famille me regarde avec surprise distribuer les billets de 1$. Je leur explique la notion de pourboire aux USA ! Nous sommes fatigués et nous contentions de faire un tour à côté de l’hôtel pour attendre l’heure du diner. Une jolie petite wedding chapel et la Stratosphère qui semble proche devant nous, mais s’éloigne coquinement à chaque pas que nous faisons. Non décidément, il fait trop chaud ! Je propose le buffet du Golden Nugget. Je m’attends à faire la queue, mais non, nous rentrons de suite et Adrien et Nathan se jettent sur tout ce qui semble fris ou pané ; Francesco et moi, sur les crudités, et les fruits ! Différence de génération !

23/06

Déjeuner pantagruélique au buffet ! Mais ce n’est rien à côté des assiettes de certains. Les garcons jettent l’éponge : ils ne peuvent rivaliser ! Du monde, du bruit. J’en ai déjà assez. Je propose de s’éloigner pour la matinée car nous réservons le Strip pour l’après-midi et la soirée. Miracle, les jeunes sont d’accord. Nous partons pour Red Rock Canyon : un excellent apéritif pour l’ouest américain. Des lièvres gambadent.Pour être rouge, c’est rouge ! Nous apprécions la ballade.









Tout est nouveau pour nous, y compris les 8 ou 9 feux (rouges aussi) qui s’alignent devant nous tous les 50mètres au retour. Redéjeuner au buffet pour bénéficier de 2 buffets gratuits pour 2 payés. Vu la circulation en ville, je decide que nous nous déplacerons en taxi. Franchement, ce n’est vraiment pas cher et cela m’a donné l’occasion de discuter avec les chauffeurs. Nous sommes largués devant le Venetian. Nous connaissons Venise et, en clignant les yeux, on pourrait s’y croire.



L'eau est quand même un peu moins bleue dans la vraie Venise ! 😉









Le Paris et son ambiance plus sombre me plaisent moins. Le Caesar est assez beau aussi.



Nous profitons du spectacle des fontaines du Bellagio. Km à pied, chaleur : l’après-midi passé vite. Hamburgers et salade vite fait. Maintenant, photos de nuit !







Re spectable au Bellagio. Nous reprenons un taxi pour la Stratosphère et je m’essaye aux photos sans trépied puisque c’est interdit de grimper avec. Des liftiers s’empressent de nous faire la conversation. Faut dire que ce ne doit pas être réjouissant de passer ses journées dans un ascenseur !



Il y a des fous qui font des manèges suspendus dans le vide. Adrien qui faisait le bravache n’insiste pas. Re taxi pour rentrer et dodo avec pause grands yeux ouverts pendant 1:00 comme d’habitude!

24/06

Ce matin, je veux prendre des sous à l’ATM (nos DAB). Mais celui de l’hôtel ne permet de prendre qu’une somme limitée avec 3$ d’intérêts. Nous sortons à pied à la première banque à côté de l’hôtel. Au moins je récupère un plus gros montant et avec moins de frais. Nous revenons chercher la voiture pour faire nos courses. Le premier “grocery “ donné par le Gps est minable. Finalement je trouve le moyen d’insérer la recherche d’un walmart : il m’en donne un à quelques miles de là. Super : on fait le plein car cet après-midi : départ pour Valley Of Fire ! Je prévois le picnique du soir dans le parc : un de nos plus beaux !

Quelques gouttes lorsque nous quittons Las Vegas. Quelques dollars au Valet parking et 1:30 plus tard, nous arrivons. Je repère un parking avec de superbes trucks. Pour un peu je descendrais bien pour faire quelques photos. Mais j’ai égalementhâte de poursuivre et ne suis pas ma première inspiration. Dommage, je n’aurai aucune photo de camion US avec leurs pots d’échappement en l’air.

Après avoir enfin acheté le fameux pass, nous passons pas mal de temps sur la partie basse du parc







"Scream"



et finissons par la ballade vers White Dome. Dès que nous passons le Visitor Center, le spectacle deviant enchanteur. Mince, si j’avais su, nous serions montés plus vite. Nous déclinons les premiers trails proposés le long de la route pour celui de White Domes.







J’aurais bien voulu tous les faire tellement je suis conquise. Ce dernier se fera hélas dans l’ombre car les nuages se disputent avec le soleil. Au moment où le soleil se couche, nous nous installons sur une aire de picnique et dinons devant un ciel moiré de rose. J’ai vraiment adoré ce parc, surtout la partie haute !





Retour en pleine nuit à Las Vegas. Nous n’avons que survolé cette ville, amusés par l’ambiance, étonnés par ces décors plutôt bien realisés, mais pas franchement conquis, du moins nous, les parents. Las Vegas reste le meilleur souvenir de Nathan. Dernière nuit sur place.

25/06 : Après quelques courants d’air glacés à la sortie de l’ascenseur (ah la clim !!!), un coup d’oeil à la piscine avec son toboggan qui passe dans l’aquarium aux requins (même pas testée : trop de monde…) et un check out rapide, en route pour Grand Canyon ! Sur la route, le Lake Mead et son barrage. Un pont en cours de construction : c’est l’occasion d’essayer mon zoom que je n’ai que depuis peu. Avec le téléconvertisseur, encore plus près !







Route sans encombre pour le Grand Canyon. Nous sommes aux Yavapai Lodge. Le temps une fois de plus est gris et morose. Evidemment, en sortant de la chambre, nous oublions la clé magnétique à l’intérieur. Francesco et Adrien attendent donc avec les bagages, pendant qu’avec Nathan, je vais refaire une autre clé. En sortant du parking, un bus est à l’arrêt depuis un moment devant moi et un autre véhicule qui perd soudain patience. Je vois les feux de recul s’allumer. Il ne m’a pas vu et donne un grand coup d’accélérateur pour démarrer. Sa voiture réagit trop bien. Même pas le temps de klaxonner que me voilà emboutie. Quel fracas ! J’imagine les morceaux de mon Toyota pendant pitoyablement sur le bitume, et le temps que je vais perdre alors que le reste de ma famille m’attend devant la porte fermée de la chambre à 2km de là… Voilà donc le grain de sable dont j’avais peur ! Mais en sortant, surprise : seule la plaque d’immatriculation est par terre et un jeune français blanc de confusion me présente toutes ses excuses. Tout ce bruit et même pas une égratignure ! Costauds les Toyota Sequoia !

Nous empruntons un tournevis au Gift shop (pour rien, car je perdrai cette plaque la semaine suivante au retour d’une piste !) et réparons le dommage.

Quel soulagement ! Reste un autre souci : le ciel gris, gris, gris. A peine installés, Francesco et moi faisons rapidement les 400 mètres pour atteindre la rim : C’est grandiose mais désespérément gris ! J’essaie le zoom sur des geais bleux mais le résultat n’a pas l’air fameux.

Mon mari essaie de me remonter le moral mais l’espoir d’un merveilleux coucher de soleil sur le Grand Canyon s’évanouit aussi vite que tombent les premières gouttes. Nous dinons à la cafétéria : ce sera le pire souvenir culinaire de ces vacances.

26/06 : Toujours après une nuit entrecoupée, nous nous réveillons pour zieuter d’un air anxieux le ciel. Bingo ! Tout bleu. Je presse mon mari qui prépare en vitesse 2 yaourts et quelques cookies à grignoter. Les garçons dorment. Au bord de la Rim, j’ai enfin une lumière correcte pour mon appareil. Je shoote à tout va et nous parcourons la rim après notre petit déjeuner devant ce spectacle de la nature. ] Je repère quelques nuages et je sens que cela va changer rapidement. Nous revenons à la chambre, et une fois prêts à partir, le ciel s’est remis au gris. Pire : l’orage éclate et nous voila coincés dans la voiture près de l’arrêt de bus pour la Hermist Road. Nous nous contenterons des poins de vue de la Hermist Road, la rando prévue étant abandonée. 10mn plus tard, armés de Kway, nous grimpons dans le bus. Certains arrêts sont en travaux mais nous passerons la matinée à arpenter les autres. Parfois un coin de ciel bleu. Mais il ne faut pas rêver. Nous quittons donc Grand Canyon, poursuivis par un orage qui me laisse à peine le temps de préparer les sandwiches avant d’éclater sur nous avec une violence terrible. Certains sont encore en train de faire des photos, s’aggripant à tout et n’importe quoi pour ne pas perdre l’équilibre ! Même en voiture, c’est impressionnant. Nous partons donc pour Page en Arizona. Sur la route encore des points de vue. Ciel bleu et nuages alternent. Nous passons par des vallées aux couleurs improbables et à la poussière tournoyante qui nous empêche de sortir. Enfin, un apercu du lac Powell au loin.C’est le moment d’une petite pause et d’une photo bien sûr. Toujours pressée d’aller voir, je claque la portiere un peu trop vite, hélas, pour le majeur de ma main droite. Me voilà glapissante devant le reste de la famille qui se décompose et n’ose regarder si un morceau git au sol. Non, le doigt n’est que pincé, mais gonfle et prend rapidement une teinte violette. Ayant déjà cassé un doigt, je sais que celui-là ne l’est pas. Un peu de glace (merci la glacière !) me fait passer du stade glapissante au stade gémissante… Après 2 ou 3 jours, je garderai une insensibilité désagréable qui mettra un mois pour disparaître. Tant pis, il faut continuer. Mon mari propose de prendre le volant. Mais maintenant que je maîtrise le pied gauche, on va pas recommencer les coups de frein intempestifs ; je garde donc le volant (avec 9 doigts ; c’est suffisant !)

Le décor est à mon goût : nous passons devant le golf de Page sur fond de pierres roses. Surpris, nous ne comptons pas moins de 7 ou 8 églises d’affilée avant d’arriver à notre motel : le Bashfull Bob. Bob est d’une gentillesse rare. Il nous donne les clés d’un vrai petit appartement où nous allons passer les 5 prochaines nuits. C’est spatieux avec un séjour, 2 chambres, SDB et cuisinette, terrasse des 2 côtés avec barbecue. Les murs sont repeints, la moquette par contre vieillotte, la SDB encore plus, et le mobilier de cuisine moyennement propre. Ce n’est pas le grand luxe, mais tout cela pour 46$ la nuit. Franchement, après un léger désappointement, nous finirons par apprécier les avantages de cette chambre et en garderons un bon souvenir. Allez, c’est parti pour Dîner. Le Ken old west fera l’affaire. Délicieuse viande et bar à salade apprécié avant une bonne nuit (par petits bouts) de repos. C’est que demain, il s’agit d’une journée qui me tient particulièrement à coeur. J’ai téléphone à Paria Outpost pour me faire confirmer l’heure de notre rendez-vous. Nous avons choisi de visiter Coyotte Buttes Sud avec un guide. Ce ne sera ni Susan ni Steve mais leur employé Kurt .Steve m’explique que nous avons bien de la chance car il a plu le matin même et les températures s’étant raffraichies, nous pourrons débuter à 8:00 au lieu des 5:00 prévues par mail quelques mois auparavant. En voilà une bonne nouvelle ! Attention 8:00 chez Paria, c’est 7:00 à Page… (question de fuseau…).

La suite d'ici peu...
Octobre 2008 au Népal en groupe English translation pending
by Lucbertrand · 2009-01-06 · 9 replies
Un voyage en groupe, un voyage de presque un mois, c'est une longue période. Lorsque le groupe est constitué de 11 personnes cela fait 22 paires d'yeux et 22 paires d'oreilles sans compter tout le reste, un nombre considérable de capteurs surtout dans un pays comme le Népal, alors comment rendre compte de tout ce qui a été vu, entendu, senti, ressenti, alors que les activités y ont été denses et variées? Visite de la capitale sous toutes ses coutures ou plutôt sous tous ses monastères et autres dieux en particulier Ganesh pour n'en citer qu'un, mais pas le moindre, puisque c'est le dieu des voyageurs et de la sagesse, les trajets aller et retour de Katmandou au lieu du trek, la manière de conduire pour le moins surprenante pour ne pas dire inquiétante. Cette conduite automobile me rappelle un vieil Albanais de langue grecque que je conduisais sur des routes tortueuses et vertigineuses, et qui à chaque virage murmurait ''siga siga'' (doucement doucement en grec) en se signant. Mais entre la manière de conduire dans ces deux pays il y a une différence non négligeable, même si les Albanais comme les Népalais roulent n'importe où, et même si la visibilité n'est pas un élément vraiment pris en compte lors d'une décision de dépassement. La différence de taille provient tout simplement du fait que, contrairement aux Népalais les Albanais roulent souvent à fond la caisse!!! Je reviens à l'énumération des activités : un trek de 18 jours autour des Annnapurna véritable dépaysement avec cette végétation qui s'étage de la jungle au désert de cailloux et de neige en passant par de belles pinèdes qui font penser à la Haute Provence au Vercors ou à la vallée de la Durance, et puis cette plongée dans l'architecture locale différente d'un vallée à l'autre au gré des ethnies qui peuplent ces hauts lieux, et ce foisonnement de sites religieux, et encore cette foule constante que l'on côtoie en commençant par notre guide, ses adjoints, nos porteurs et ceux des autres, les autochtones de tous genres, et l'immense sarabande de trekkeurs comme nous, coulant tel un immense fleuve à jet continu au milieu d'une multitude hétéroclite de charges en mouvement à deux jambes ou quatre pattes, les premières étant souvent plus volumineuses et plus lourdes que les secondes.

Après cette première impression jetée à la volée comment faire un compte-rendu dans lequel les 11 protagonistes puissent s'y retrouver? En effet chacun de nous est venu avec son acquis, a vécu son voyage, en apparence même si nous avons à peu près tous fait la même chose, chacun en fonction de sa sensibilité, de sa forme du moment, de son rapport aux autres, de ce qu'il recherche dans la marche, de ce qui l'attire en montagne, en fonction de ces quelques facteurs et de bien d'autres a fait son propre voyage qui lui colle à la peau plutôt à l'âme de façon très intime. Alors comment dans ces condition relater une histoire forcément complexe et multiforme et se faire le porte-parole d'une bande, surtout lorsqu'elle recèle 10 Basques, sans risquer les foudres rédemptrices?

Bien entendu, il serait théoriquement possible de relater l'ensemble des anecdotes et petites misères vécues par chacun, ce qui mettrait des petits cailloux tels ceux du Petit Poucet pour baliser la piste népalaise, où chacun pourrait voir remonter à fleur de mémoire les émotions qu'il a éprouvées à tel endroit ou à tel moment. Cela semble cependant difficile à moins d'écrire à 22 mains, alors là on n'est pas sorti de l'auberge, surtout qu'elle serait vraiment espagnole, on n'y trouve que ce qu'on y amène, mais après tout pourquoi pas ? Peut-être commencer à écrire à deux mains une première trame, que chacun enrichira de ce qu'il a vécu et de ce qu'il veut bien écrire sur ses camarades, petites vacheries ou petites rigolades, par exemple en vrac, le pied dans la bouse, pour ne pas dire plus, bien collante au mauvais moment, la belle gamelle au réveil sur la glace, le litre d'eau dans le duvet, la grosse raclée du gnome à la belote, la traversée de la passerelle abhorrée pendant que quelques gros méchants la font balancer en rigolant bêtement, le gros piment qui emporte la bouche à faire pleurer, la vilaine insomnie qui pousse à faire son sac à une heure du matin, le lamentable incident de Spaghetto qui comme son nom ne l'indique pas était allemand, Ganesh en folie, la reine du marchandage à qui l'on propose un petit coup de marijuana et qui refuse, la chaussure qui gratte un peu trop le pied au point de l'ouvrir à grands coups de couteau, le manque d'appétit ou de sommeil en altitude, le gros coup de bambou passager, la découverte des cochons et la passion presque charnelle qui s'en suit, la fixation sur le net et la chute du CAC 40, une petite biture et Bali Balo devant des Népalaises hilares. Manifestement on se rend compte que tout le monde peut en prendre plein la poire et même avec du rab en se creusant un tant soit peu les méninges.

La question est de savoir si un compte-rendu de voyage doit être un règlement de compte envers ses petits camarades, sources de frustration et de désagrément ? Je ne le pense pas, surtout que je n'ai pas ressenti de tensions particulières dans l'équipe que nous formions. Alors peut-être devrions-nous demander à la belle Alsacienne accorte et prolixe, rencontrée sur le chemin du lac Tilicho de nous initier au conflit de groupe, car elle en a vécu plusieurs. Expérience manifestement désagréable puisque cela la motive pour partir seule dorénavant.

Tout simplement, je vais relater ce que j'ai ressenti au cours de ce voyage, au fur et à mesure de notre cheminement. Je vais au maximum mettre des noms de lieux et des dates, ce qui servira de bornes métriques et temporelles. Cependant les impressions décrites et les pensées qui me traversent l'esprit au gré des émotions et des situations me sont sans doute très personnelles et tous ne s'y retrouveront pas. Je dirais même pire, certains endroits que j'ai trouvés superbes comme cette grande plaine caillouteuse, venteuse et poussiéreuse m'ont procuré beaucoup de plaisir, ce qui n'a pas été le cas de tout le monde, vu les remarques entendues. J'expliquerai peut-être pourquoi. Sans doute un peu et c'est un début de réponse, car j'ai fait mienne la formule de Kasansakis « Un jour où je n'ai pas souffert est un jour où je n'ai pas vécu». Après ce préambule quelque peu verbeux je me lance dans une tentative de narration de notre périple.

29/09/08 Tout a commencé non par une nuit sans lune où David Vincent avait perdu un chemin que jamais il ne trouva, mais par un regroupement à l'aéroport Charles de Gaulle. Un trajet par Quatar Air lines avec une escale à Doha. Trajet qui nous a semblé long.

30/09/08 Un atterrissage à Katmandou en fin d'après-midi. Tous les yeux aux hublots à essayer de percevoir les géants de la terre et aussi un petit coup d'œil vers la ville pour s'en faire une première impression. Elle est immense, une multitude d'habitations, aux formes géométriques et de petite dimension de couleur terre, se pressent et s'entassent les unes sur les autres. On se croirait dans un film d'anticipation où l'on crée par images de synthèse des villes du futur replongées dans la préhistoire où tout s'enchevêtre dans une espèce d'abandon accentué par l'accumulation des siècles d'anarchie. Cette première impression est fugace, le temps d'un virage, puis l'avion ayant redressé pour s'aligner sur la piste le blanc de l'aile est le seul spectacle. Un fois débarqués, les formalités sont assez rapidement effectuées. Tout de suite le calme de la population nous frappe. Les policiers et autres douaniers sont souriants et n'ont pas un mot plus haut que l'autre. Cependant nous ne pouvons nous empêcher de sourire en voyant la destination des photos qui nous sont demandées. En effet nombre d'entre elles jonchent le sol d'un bureau. Les méandres paperassiers de toute bureaucratie sont sans doute les mêmes partout sur notre planète. Mais bon, ne critiquons pas, tout s'est passé dans le calme et en un temps court. Une fois hors de l'aéroport, la foule dense des pays asiatiques est bien là. Au-dessus de la couche de pollution apparaissent dans le soleil couchant de grandes dents enneigées. Notre guide nous attend et le traditionnel collier de petits œillets oranges nous est mis à chacun autour du cou. Le premier contact est agréable et tout de suite nous sentons la confiance que nous pouvons apporter à Nepal Trek Ecology. Cette impression ne fera que se renforcer au cours du voyage.

Les bagages chargés, nous partons pour notre hôtel. Premier étonnement on conduit à gauche. La circulation est très dense, foule de voitures, motos, vélos et piétons. Plus nous rentrons dans la ville, plus le trafic est dense, les distances de sécurité et de croisement sont ajustées au centimètre. Cela fait une drôle d'impression. Le paroxysme se produit à quelques cent mètres de notre destination, un bouchon incroyable où vélos piétons et motos constituant le gros de la masse nous immobilise une demie-heure pour faire le simple tour d'une minuscule place qui tient lieu de rond-point. Fourmillement inconcevable, impression accentuée par une panne d'électricité qui plonge l'endroit dans une pénombre prononcée, de laquelle, seuls, sortent les phares des véhicules. Ce grouillement anarchique se passe dans le calme, pas un cri pas une contestation, des ombres calmes, résignées, habituées se faufilent avec leurs deux roues dans cet invraisemblable enchevêtrement. Sur les motos souvent trois personnes, un homme une femme et un enfant. Ce dernier endormi en se cramponnant à sa mère ou au guidon. Les policiers, englués dans ce flot, gardent leur calme et font un certain nombre de gestes qui se veulent des signes de réglementation de la circulation, auxquels personne ne semble faire attention. Une moto avec trois passagers se retrouve bloquée devant le policier qui ne remarque même pas le gamin agrippé au guidon en train de somnoler à quelques centimètres de lui. L'ambiance est donnée . Ouf ! Arrivée à l'hôtel. Il est caché dans une petite impasse. Nous passons une grille et le calme nous tombe dessus. Contraste étonnant en quelques mètres. Nous passons d'un monde surprenant à quelque chose de beaucoup plus occidental donc moins rigolo. Les chambres sont correctes, nous nous retrouvons entre Occidentaux. Le vrai voyage n'aurait-il pas été d'aller loger dans la masse grouillante? Enfin le lieu est sympathique, ne critiquons pas. Les premières formalités sont conduites sous la direction du représentant de l'agence de trek. Le premier dîner nous surprend un peu par la quantité de piment utilisée, même si certaine en redemande. Tout de suite il est possible de remarquer les deux pupitres internet. Et je réaliserai à quel point nous sommes dépendants de ce mode ce communication et d'information par le taux d'utilisation que je constaterai tout au long du voyage. En effet au cours du trek, ce sera une de mes sources d'étonnement de voir des cafés internet partout dans la montagne. Nous avons du mal à nous extirper de nos habitudes. Pourtant Nicolas Bouvier un des grands maîtres du voyage avait pour formule : la vertu d'un voyage c'est de purger la vie avant de la garnir. Peut-être devrions-nous nous en inspirer un peu plus ou combattre nos réflexes de vie qui nous poursuivent jusqu'au bout du monde. Un proverbe afghan, qui dit à peu près « les Occidentaux ont toutes les montres mais nous avons tout le temps » devrait nous porter à réfléchir un peu plus sur nos pulsions de l'immédiat.

01/10/08 Le lendemain, après une bonne nuit, petit tour au lever du jour dans la ville encore calme dans les environs de l'hôtel. Un café pris dans un minuscule endroit niché sous une cage d'escalier. Retour à l'hôtel pour la visite organisée. Ce sera une journée dense, pleine d'étonnement, appréciée diversement. Mais le dépaysement sera total, notre accompagnateur parlant correctement le français, sera très surprenant par moments, lorsqu'il nous demande d'exposer notre vie affective et ce qui va avec. Il ne récolte que des sourires surpris et amusés. Nous visitons plusieurs sites majeurs de la ville et nous pouvons juger de son étendue. J'imagine ce que doivent représenter des villes comme Calcutta ou toute autre grande cité asiatique, c'est un peu effrayant. En matière de pollution pour la planète le pire est à venir. Toutes nos mesures de pays riches pour réduire le taux de CO2 sont vraiment dérisoires lorsqu'on constate le développement du tiers monde vers l'industrialisation et la modernisation.

Le premier lieu visité pour l'immense majorité d'entre nous provoque un véritable choc culturel, il s'agit de la colline du temple de Swayambunath ou temple des singes. Au sortir du minibus tout commence par la montée des 365 marches qui conduisent au sommet sur lequel se presse une multitude de temples. Tout au long de cet immense escalier, le spectacle est extraordinaire et très diversifié. Les couleurs vives des différentes statues de Bouddha qui jalonnent la pente attirent le regard, le doré et le bleu dominent. Ensuite les singes constituent le premier spectacle, ils se déplacent en petites bandes, les mères portant leur petit accroché sur le dos ou sous le ventre. Leur lieu de prédilection étant le sommet des petits shorten. Ils ne marquent pas beaucoup de crainte envers les hommes, cependant il est déconseillé d'essayer de les toucher. Leur mâchoire conséquente est assez dissuasive. A aucun moment nous n'avons ressenti d'agressivité à notre encontre. D'ailleurs cette attitude très pacifique et peu farouche est de règle chez tous les êtres vivants que nous avons rencontrés, hommes et animaux. Les quelques dizaines de marches en finale se redressent et nous débouchons sur un grand stûpa. Nous découvrons nos premiers moulins à prière et nous en donnons à cœur joie. Un incroyable enchevêtrement d'édifices religieux colonise ce tertre. Bouddhisme et hindouisme cohabitent en parfaite harmonie, les temples servant généralement aux deux religions. Puis nous nous dirigeons vers le monastère occupé par des moines sur la bosse d'à côté. Pour y accéder nous traversons le jardin au nom évocateur et sans équivoque de jardin des rencontres. Une inscription en népalais pour le moins voyante délivre un message qui nous reste incompréhensible dans cet alphabet curieux. Demandant la signification au guide, ce dernier après avoir lu se marre comme une baleine. Puis ayant fini de rire il nous dit que le panneau prévient que tout acte sexuel en cet endroit donnera lieu à une amende. Une myriade de drapeaux de prière ou mentras flotte au vent, accrochés le long de ficelles qui vont d'arbre en arbre. Une vieille dame fait une offrande sous forme de pain et de riz à une divinité locale. Un singe très intéressé par le rite mange au fur et à mesure les aliments déposés. S'il s'était agi d'un éléphant au lieu d'un singe, j'aurais tout de suite reconnu Ganesh. Lorsque nous sommes à l'entrée du monastère des bruits nous parviennent, des chants religieux rythmés au gré d'instruments à percussion et à vent. Le niveau sonore est conséquent. Notre guide nous invite à entrer en enlevant nos chaussures. Les participants sont exclusivement des moines de tous âges, comme avec Tintin de 7 à 77 ans. Les jeunes sont préposés aux instruments et ils y vont de bon cœur sur leur tambour et autre trompette. Je discerne un petit moinillon, dix ans maximum qui prend un malin plaisir à souffler comme une brute dans son instrument à vent en le mettant juste dans l'oreille du moine qui est devant lui. Ce dernier finit par se retourner et éloigne l'orifice de sortie de ce clairon de son tympan. Mais le moinillon ne le voit pas du même œil et revient à la charge. Tout cela se passe dans une décontraction générale et les sourires fleurissent souvent sur les visages de ces moines.

Nous descendons la colline et visitons trois énormes statues de Vishnu, Ganesh et de la déesse Parvati. Elles sont resplendissantes, repeintes plusieurs fois par an afin de garder leur couleurs dans cette pollution généralisée. Sur les soubassements des statues la gamme des couleurs est large, le rose et le vert très présents ainsi que le rouge. Une multitude de scènes mettant en jeu les dieux locaux orne la base de ces édifices géants.

Nous nous rendons ensuite au temple de Pashupati, le plus grand temple hindouiste du Népal. L'entrée en est interdite aux non hindouistes. Nous pouvons le contempler de l'extérieur. Un énorme taureau pour le moins placide se tient non loin de l'entrée. C'est l'animal sacré par excellence car c'est la monture de Vishnu. Même s'il a l'air tranquille, nous faisons un écart pour le contourner. Puis à proximité nous visitons l'hospice où les vieilles gens sans famille viennent finir leur existence. Il se dégage de ce lieu une impression étrange cependant il y règne la sérénité. Puis nous passons sans transition de l'hospice au bord de la rivière, où une crémation a lieu. Le corps en train de brûler est couvert d'herbe et nous ne le distinguons pas. Mais rapidement les herbes s'étant consumées apparaît un spectacle qui s'est gravé précisément en ma mémoire mais que je ne décrirai pas. Cependant cela n'appelle aucune réaction de dégoût ou d'effroi, non, on s'inscrit tout naturellement dans le cycle de la vie et de la mort. Bien que cette dernière soit un événement triste dans les religions bouddhiste et hindouiste, le rite mortuaire est moins empreint de tabou que dans notre société occidentale et le spectacle est public. Cela aide sans doute à mieux l'accepter et gérer la période de deuil de façon moins douloureuse. D'ailleurs sans doute pour faire un pied de nez à la mort le petit temple qui domine la rivière est orné de scènes du Kama Sûtra représentées avec précision et pour le moins torrides.

Puis après cette matinée bien chargée, nous n'avons pas l'appétit coupé, bien au contraire, nous nous rendons dans un restaurant à la vue étonnante sur Barddhanath Stûpa. Il s'agit tout simplement du plus grand Stûpa du Népal. Il est de dimensions conséquentes et toujours peint de neuf, ce qui contraste vraiment dans ce pays de poussière et de façades grises. Au cours du repas nous abordons avec notre guide de nombreux sujets et lorsque nous lui demandons des indications sur les montagnes qui entourent la ville de Katmandou et qui affichent des altitudes de l'ordre des 2800 mètres, donc 1500 mètres au-dessus de nous, il nous reprend et parle de collines. Mais son sujet favori, c'est la sexualité des Occidentaux, questions auxquelles nous ne voulons pas répondre laissant sa curiosité non satisfaite. Après le repas nous visitons le Boudh Stupa Thanka Center. Le thanka est le nom de ces bannières à motifs religieux que l'on voit sur tous les monastères. Les motifs en sont, soit des figures géométriques, soit des scènes représentant les diverses divinités dans leurs activités. Le travail est effectué avec un pinceau de très petite taille, la précision est extrême. Nous nous laissons prendre sous le charme et plusieurs d'entre nous repartent avec un joli thanka. Puis retour à l'hôtel en milieu d'après-midi, nous en avons tous plein les basques (sans jeu de mots) après cette première journée dans Katmandou. Demain sera le grand jour, départ matinal pour le trek tant attendu du tour des Annapurna.

02/10/08 Après une bonne nuit, lever matinal, copieux petit déjeuner et nous voilà tous réunis pour le grand départ. Nos porteurs s'activent et amoncellent nos bagages sur le toit. Notre guide Bir Singh nous explique la situation et nous donne les dernières recommandations. Le minibus s'ébranle et nous voilà plongés dans ce terrible trafic. Il nous faut presque une heure pour nous extirper de la ville. Mais la circulation ne se calme pas pour autant. La période de fête nationale bat son plein et nombreux sont ceux qui partent festoyer dans leur village natal. Il en d��coule un immense embouteillage et dès qu'un espace se libère tous les véhicules essaient de s'y introduire. Il en résulte une anarchie totale, plusieurs files dans le même sens, j'en ai comptées jusqu'à quatre, voire cinq et plus, sans laisser de possibilité de croisement. Mais tout cela se passe sans le moindre cri, et à un rythme d'escargot, ce double flux finit par s'écouler .Nous atteignons ce fameux col qui fait bouchon d'étranglement. La route descend au fond d'une vallée luxuriante. Nous marquons une halte pour le repas de midi et arrivons à Besisahar point de départ de notre tour des Annapurna. Il s'agit d'une petite ville perchée une centaine de mètres au-dessus de la rivière. L'électricité y arrive, le portable passe encore et il y a plusieurs cafés internet, ce que nous retrouverons pratiquement à toutes les étapes. On ne quitte pas si facilement notre mode de vie, il s'est en effet glissé dans toutes les parties du monde.

03/10/08 Après un sommeil réparateur, le moment tant attendu du départ a sonné. Nos porteurs au nombre de six s'emparent de leur charge et partent devant. Restent avec nous notre guide et ses deux aides. En effet il y a toute une technique d'accompagnement d'un groupe important comme le notre, constitué de onze personnes. Un guide devant, un en arrière, ainsi on contrôle tout, pas d'erreur d'itinéraire et pas de traînard ou blessé que l'on pourrait oublier. Et le secret du troisième homme, il est chargé de courir au-devant réserver les restaurants ou les hôtels. Tout au long des dix huit jours ce ballet s'accomplira sans heurt et sans surprise. Alors que nous nous rassemblons pour partir, nous engageons la conversation avec un grand Australien parlant le français que nous rencontrerons encore de nombreuses fois au cours des jours à venir. Enfin on démarre. Le temps est beau, une couche nuageuse peu épaisse mais suffisante nous cache les grandes montagnes qui dominent la vallée. Très rapidement les rizières sont partout, vert tendre, en terrasses. Les cigales à la stridulation étonnante et parfois très forte ne laissent pas de nous étonner. Le rythme de leur cri est si régulier que l'on pourrait croire à quelque bruit provenant d'un courant alternatif. Le plus étonnant dans le bruit de ces cigales, c'est qu'au fur et à mesure de la montée en altitude il se modifiera pour en finale vers les 3200 mètres ressembler à celui des cigales françaises. Première passerelle, elle est de belle taille solidement construite et même si cela bouge un peu la traversée est aisée. Nous marquons une première pause dans un village au pied d'un arbre extraordinaire, un Pipol, arbre sacré. Il va souvent de pair avec le Simol, autre arbre sacré. Assis à son pied monumental au tronc torturé comme composé d'immenses lianes qui se seraient fondues les unes aux autres, nous ne restons pas longtemps seuls. Une foule de gamins joyeux nous envahit. Les appareils photo crépitent. A nos pieds de jeunes garçons jouent aux billes. L'un d'eux est d'une adresse redoutable. Il met une agate sur son index gauche et, de sa main droite, il tire la bille en arrière tout en visant. A chaque fois, la cible à plusieurs mètres est atteinte. Des Français arrivent, il s'agit d'un père et de son fils, ils entreprennent le trek en autonome, l'ayant déjà fait, accompagnés, l'année dernière. Manifestement il ne faut pas vouloir venir chercher la solitude dans ce genre de promenades. Nous reprenons notre chemin et pouvons admirer l'architecture locale, petite maison au toit de chaume, noyée tout simplement dans un champ de riz dont les tiges hautes grimpent pratiquement aux murs. Au détour du chemin se présente une petite étable de bois aux formes esthétiques, habitée au rez de chaussée par un gros buffle qui nous regarde passer comme les vaches les trains. Il y a une sous-pente encombrée d'une multitude d'objets parmi lesquels de grosses hottes de portage en osier. Le chemin prend de la hauteur et, de surplomber ces champs de riz au vert presque fluorescent, au milieu desquels se perdent quelques petits hameaux aux maisons serrées, permet un spectacle du plus bel effet. Nous rencontrons notre premier shorten (petit édifice religieux) bien posé au milieu du chemin. Il faut bien passer à gauche, un Népalais se lave avec énergie à la source qui coule juste devant.

Une caractéristique du chemin et cela tout le long de la première semaine, voire un peu plus, tient à la configuration de la vallée très encaissée. En effet nous évoluons sur des pentes raides, même très raides et surplombons souvent des à-pics. Donc bien évidemment la chute se révélerait particulièrement dangereuse voire fatale, d'où une vigilance à conserver malgré le dépaysement qui nous pousse à regarder partout, sauf devant nos pieds. De plus, sur ce chemin qui remonte la vallée sur de très grandes distances, on croise beaucoup de monde et d'animaux. Notre guide nous met particulièrement en garde en ce qui concerne le croisement des mules. Toujours se trouver du côté montagne. En effet elles portent des charges volumineuses et dès qu'elles ont passé la tête à votre niveau elles ont tendance à forcer le passage et si l'on se trouve du côté vide on peut facilement bénéficier d'un billet de dernier envol de la part d'un inoffensif sac de riz ou de farine. Mais malgré la mise en garde, il est des situations où l'on se retrouve du mauvais côté et mieux vaut avoir le réflexe rapide. J'en ferai la stressante expérience.

Arrêt à midi à Bhulbhule, village typique ressemblant à tous ceux que nous verrons sur ce versant. Une rue principale dans laquelle se pressent les restaurants et hôtels à un ou deux étages maximum, le tout annoncé par une multitude de panneaux en anglais. Le sol est recouvert d'un dallage propre et en bon état, ce qui donne un air sympathique à l'ensemble du petit bourg. Déjeuner sur une superbe terrasse dominant le torrent. Juste en-dessous une passerelle sur laquelle le trafic est intense, porteurs, habitants du villages, nombreux animaux de bât, et aussi des groupes importants de touristes. On n'a pas l'impression d'être à l'autre bout du monde. Mais tout le contraste de la situation provient du point de vue sur lequel on pointe le regard, et là il est possible de changer de monde. Nous pouvons admirer cette végétation luxuriante qui dévoile juste en contre-bas de notre perchoir ses papayers, caféiers, bananiers, bambous géants et beaucoup d'autres arbres que nous n'identifions pas. Au-dessus, les contreforts du Manaslu se découvrent en immenses champs de neige et de glace raides qui semblent monter jusqu'au ciel. Nous ne nous situons qu'à 840 mètres d'altitude et ces montagnes nous surplombent du haut de leur 7000 mètres et plus. Au cours des jours à venir je vais rester souvent le regard perdu quelque part là-haut à imaginer plein de choses où souffrance et bonheur se mêlent. Le fond de cette vallée luxuriante est enserré par des flancs abrupts sur des milliers de mètres, mais pas un endroit qui ne soit colonisé par cette végétation dense.

Après cette pause bien agréable, nous reprenons notre chemin sur quelques kilomètres qui nous conduisent à Nadje, sympathique endroit où nous logeons dans de petits bungalows posés à même la rizière. Bir Singh nous fait visiter le village situé au peu au-dessus. Il nous conduit chez un vieux paysan de 87 ans qui a passé 6 ans dans l'armée britannique, il s'agit de l'un de ces fameux Gourhkas, guerriers réputés. Nous avons aussi droit à un petit exposé sur les rites funéraires. Lorsqu'il y a du bois, pas de problème, nous avons vu. Mais dans les régions désertiques comme le Dolpo ou le Mustang, le rite est différent. Après avoir coupé le corps en morceaux, on fait appel aux oiseaux, et ces derniers viennent les enlever. Cependant on garde un petit bout que l'on brûle avec un peu de bois afin d'être en mesure de respecter la tradition des cendres à la rivière.

La soirée sera très agréable, il fait bon, pas d'insecte indésirable, un très bon plat de gros raviolis fourrés. Ensuite nous assistons, et participons à un spectacle de chants et de danses organisé par les femmes du village. Il s'en suivra des danses endiablées ponctuées d'immenses ��clats de rire, nos porteurs se révéleront excellents pour cet exercice dans lequel le mouvement des bras et des mains, levés au-dessus de la tête, imitant des serpents et autres bestioles se tortillant en des mouvements souples et aléatoires, joue un rôle déterminant.

04/10/08 Le matin départ à 7h30. La marche se poursuit le long de cette vallée aux pentes raides où chemin et escaliers alternent. Arrêt au village de Bahundanda. Après avoir franchi quelques marches raides on se retrouve sur la petite place bien pavée du ''centre-ville''. On se croirait à l'attente de la benne de l'Aiguille du Midi tant la densité de trekkeurs faisant halte est importante. Le français est la langue qui domine, il y a au bas-mot un bon tiers de nos compatriotes. Pour ajouter à l'impression les petites échoppes vendent même du Bordeaux château du Parc, c'est le bouquet!!! En ce début de trek, les différents groupes d'Occidentaux ont un peu tendance à se regarder en chien de faïence, sans doute pensant que ce flot de Blancs atténue la sensation d'exotisme. Mais au fil des jours les visages se détendront et les sourires apparaîtront et les conversations se noueront. L'intérêt de ce genre de balade ne réside pas dans la solitude, qu'on ne rencontre pas, mais dans la découverte d'une nature gigantesque et d'une civilisation aux traditions différentes. Les Népalais, malgré l'envahissement touristique auquel ils sont soumis, restent très accueillants et lorsqu'ils ne sont pas les premiers à vous gratifier d'un ''Namasté'', ils s'empressent de répondre à votre salut.

11h30, arrêt à Khanigaon pour le déjeuner. Le temps se couvre et dans cette vallée très encaissée il fait sombre. Une halte de courte durée, le temps de prendre une boisson dans une baraque perchée sur un éperon qui risque au cours des prochaines moussons de rejoindre la rivière quelques centaines de mètres plus bas. En effet le chemin traverse des zones d'éboulement énormes et la stabilisation du terrain pour construire une route carrossable ne semble pas pour demain. Deux gros engins de terrassement sont bloqués après que la route qu'ils ont construite dans ce secteur soit partie avec un glissement de terrain qui a ravagé tout un flanc de montagne. De notre éperon instable le chemin très aérien mais large conduit en légère descente à Jagat, notre point de chute pour la nuit. Le village au milieu d'une masse d'arbres est resserré sur un petit replat dans un coude de la vallée. Arrivée dans Jagat en milieu d'après-midi. Surprenante petite ville presque exclusivement constituée d'hôtels aux couleurs vives et qui s'élèvent sur plusieurs étages. En fin d'après-midi des foules de trekkeurs déambulent en attendant le repas du soir. Il fait toujours bon, l'altitude n'est que de 1300 mètres. Le spectacle est impressionnant, on ressent sans les voir toute la puissance des géants de la terre qui écrasent ce lieu du haut de leur éclatante blancheur.

05/10/08 Nuit très correcte pour tous, les affres du manque d'air sont pour plus tard. Petit déjeuner particulièrement consistant, à base de céréales, mais il n'a pas fait l'unanimité. Cependant, pour ceux qui sont arrivés au bout de leur grosse platée, la faim n'est pas près de les tarauder. Dès le départ nous sommes plongés dans une forêt luxuriante sur un chemin raide, d'où de toutes parts dégoulinent des torrents plus ou moins importants. Le bananier semble être l'arbre dominant dans ce fouillis végétal. Sur le sentier, que de monde, une véritable procession où s'imbriquent trekkeurs au petit sac et porteurs très lourdement chargés. En fonction de leur charge, la couleur ou le poids on détermine avec quelle agence ils travaillent. Je ne sais pas si cela nous déculpabilise, mais nous ne devons pas dépasser les dix kilos par individu à donner au porteur et celui-là ne doit pas porter plus de deux sacs en plus de ses affaires personnelles, ce qui normalement conduit à une charge de 25 kilogrammes maximum. Je ne suis pas certain que ce soit le cas, mais le poids reste raisonnable, même si nos porteurs par moments semblent tirer sérieusement sur la bête. Certains qui transportent du matériel technique ou du ravitaillement pour les hôtels sont littéralement écrasés sous des montagnes. Souvent les chargements sont constitués de tuyaux, soit en morceaux de 3 ou 4 mètres ou en gros rouleaux, le tout dépasse très probablement les 70 kilogrammes par individu. Ils avancent d'un pas lent, faisant bien attention à l'encombrement de leur fardeau. Parfois ils se déplacent en travers car la paroi est trop proche et les tuyaux frottent. Dire qu'ils cheminent souvent une semaine arnachés de la sorte. De temps à autre, ils s'arrêtent et tombent assis sur une pierre, leur lourde cargaison au sol, le regard perdu dans le vide de la fatigue.

Nous quittons le district de Jangjung et rentrons dans celui de Manang. Le changement de région est matérialisé par la présence d'un camp militaire. La vallée qui était très étroite s'élargit en une vaste zone plate sur laquelle la rivière s'étale en de multiples bras. Nous faisons halte dans ce lieu aéré au village de Tal. Nous trouvons le repas excellent, constitué de pain, riz, patates et genre de poireaux, cependant le tout très épicé. Ce village qui s'étale un peu plus que les précédents est menacé par la rivière. En effet cette dernière fait une large courbe au niveau des maisons. A la période de la mousson ces berges de galets et de terre n'offrent pas une résistance suffisante à l'impétuosité des flots, d'où une érosion rapide. Pour limiter le phénomène des digues en pierres, perpendiculaires au courant, ont été érigées pour déplacer le lieu principal d'écoulement des eaux.

Après le déjeuner, deux heures de marche nous conduiront à Dharapani. La luxuriance de la végétation nous accompagne toujours. Le chemin est particulièrement encombré par hommes et bêtes. Des convois de vingt mules et plus forment des bouchons où chacun essaie de se faufiler. Attention cependant à ne pas être éjecté du chemin, car la hauteur de chute est importante et le torrent énorme est d'un puissance que je n'ai jamais vue dans nos montagnes. Juste avant l'arrivée à l'étape nous croisons deux jeunes Népalaises sur un cheval. Elles ont fière allure sur leur monture sur ce sentier particulièrement aérien, tout faux pas les précipiterait dans le vide. Mais elles affichent une belle sérénité et une maîtrise certaine. A notre entrée dans le village la pluie jusqu'à présent faible s'intensifie et nous sommes tout heureux de nous abriter.

De notre chambre la vue sur le torrent est de tout premier ordre. Il se dégage de cette eau en furie une force impressionnante. Pas une parcelle de torrent qui ne soit un jaillissement d'écume. La pluie s'étant calmée nous partons à la découverte du village. Il se situe à 1800 mètres d'altitude. Doucement, mais de façon perceptible, la végétation change. Des espèces plus familières, comme le pin, apparaissent. La vallée après s'être élargie est de nouveau très resserrée. En perdant de leur luxuriance, ces grands pans austères ont un petit air d'Ariège, sans doute en plus grand, mais ne sous-estimons pas ce département où les montagnes affichent des dénivelés très importants entre le fond des vallées et leur sommet.

Le village, outre les buffles et les trekkeurs ne présente pas d'activité particulière. Nous goûtons une tarte à la courge. La première impression est un petit goût de foin, mais à la seconde bouchée tout rentre dans l'ordre et nous la trouvons bonne. Quelques cavaliers passent à vive allure sur le dallage en pente et mouillé. Nous croisons à nouveau des porteurs de tuyaux, assis en attente d'un lieu de repos pour la nuit. Leur regard est ce qui attire le plus l'attention. Il trahit leur fatigue. Retour à l'hôtel, dîner de bonne qualité, grosse platée de spaghettis et il y aura même du gruyère ou quelque chose d'équivalent. Il s'en suivra une partie de belote acharnée comme bien souvent le soir au cours de ce mois d'octobre. Mais alors s'affrontent les adeptes de la succession de parties bordéliques où l'on ne comptabilise rien et les gardiens de la doctrine ''belotesque'' qui impose qu'une partie se joue en mille points. L'histoire n'a pas retenu lesquels ont réussi à imposer leur point de vue. Mais les éclats de rire ont été les grands vainqueurs.

Le confort de ces lodges est très acceptable, souvent la douche est chaude, la nourriture copieuse et bonne. L'absence de viande passe très bien et semble même bénéfique à l'organisme. Les chambres prévues pour deux voire trois personnes permettent généralement un sommeil acceptable. Détail peut-être trivial dans les toilettes souvent à la turque, le petit robinet à hauteur de genou est un facteur d'hygiène supérieur au papier toilette.

06/10/08 La nuit très pluvieuse n'a pas perturbé notre sommeil. Ce matin il fait très beau. Au petit déjeuner une bonne grosse crêpe à la farine de sarrasin, arrosée d'une nappe de miel met tout le monde de bonne humeur. Il faut dire que le petit déjeuner de la veille avait laissé quelques appréhensions chez certains d'entre nous.

Sur le bleu du ciel se détachent quelques sommets aux environs des 5000 mètres, ils sont légèrement teintés de blanc suite aux précipitations de cette nuit. A la sortie du village un petit sentier sur la droite indique la direction du Manaslu. On distingue une vallée très étroite dans laquelle une petite trace matérialise le chemin. Ce trek est paraît-il très joli et peu parcouru. Le monde est petit, mi-novembre en déplacement pour raisons professionnelles, alors que j'attrapais mon TGV d'extrême justesse à l'aéroport Charles de Gaulle, je tombe sur un homme qui manifestement rentre de quelque montagne éloignée. Ma curiosité me pousse à lui demander d'où il vient et il me répond du tour du Manaslu. Et là comme un flash cette petite vallée m'apparaît. Au-dessus de ce vallon, flottant par dessus les nuées, les premières sentinelles des géants de la terre apparaissent. Cette présence si proche, voilée dans les nuages en mouvement est presque irréelle. Les distances sont difficiles à apprécier. Tout rapprochement avec les Pyrénées ou les Alpes serait trompeur. On pénètre lentement dans le monde des montagnes géantes. La luxuriance fait place à l'étage alpin. Nous traversons une belle forêt de feuillus comme on en trouve en France. D'ailleurs plusieurs d'entre nous trouveront cette étape très belle sans doute du fait de l'ambiance créée par la présence de ces arbres qui rappelle nos belles forêts. Et toujours ces porteurs qui croulent sous leur fardeau énorme, de tuyaux de canalisation, de montagnes de cartons empilés où, pèle-mêle, on distingue canettes de bière, coca-cola, bouteilles d'eau ou sacs de farine et autres aliments. Bien souvent ces hommes sont en tongs, gardant leurs chaussures pour plus tard lorsque le froid sera plus vif.

Midi, arrêt à l'Himalayan restaurant, pâtes riz et pommes de terre, on se régale et cela va tenir au ventre. Et dire que parfois je me moque gentiment de ma belle-sœur qui systématiquement allie riz et pommes de terre, eh bien nous faisons encore plus fort car nous y rajoutons aussi des pâtes. Cet après-midi le temps est menaçant, la visibilité verticale s'amenuise, le sentiment d'enfermement entre ces parois, disparaissant dans les nuages quelques centaines de mètres plus haut, est réel. Après une marche courte, à peu près une heure trente, apparaît le village de Shame, terminus de l'étape du jour. Il est temps d'arriver, car la pluie devient violente. L'altitude est proche de 2700 et la température descend. Une petite laine sera la bienvenue. Le village est vaste . Comme partout les édifices religieux sont nombreux. Cependant une originalité, un gros moulin à prières de couleurs très vives, mu par l'eau d'un petit canal, tourne en plein air. Au-dessus une immense dent rocheuse, sombre et dégoulinante luit faiblement dans la nuit qui tombe. Ce spectacle grandiose nous fait prendre conscience de notre petitesse. Toujours ce paradoxe, une nature sauvage et gigantesque, vierge de traces humaines, sur laquelle le regard se promène à la recherche d'un quelconque mystère, et au sein de ce village une foule de touristes déambule.

7/10/2008 Lever 6 heures, peu de clarté, il fait sombre, la couche nuageuse semble très importante. Cette journée commence sous de mauvais augures. Un groupe d'Asiatiques, Japonais ou Coréens fait une séance de gymnastique de réveil du corps. Le moniteur invite gentiment ceux d'entre nous présents à se joindre à leurs exercices, à la plus grande joie de tous. Petit déjeuner pris, comme tous les matins le départ s'effectue vers les 7 heures. Et là, miracle, de grandes taches bleues déchirent le gris sombre du ciel. Une lumière vive s'installe petit à petit. A la sortie du village un magnifique stûpa semble matérialiser l'entrée dans le sanctuaire de la haute montagne. Une sensation nouvelle m'étreint, comme si les jours précédents représentaient la marche initiatique qui permet l'accès à ces zones d'altitude. Pleins d'espoir, l'envie de voir apparaître les sommets satellites de l'Annapurna se fait pressante. D'un coup en pleine lumière du haut de ses 7937 mètres l'Annapurna 2 nous écrase. Vision époustouflante, elle sera la première d'une longue série, où vont se mêler des noms célèbres lus dans de nombreuses revues et livres. Nous effectuons un premier arrêt à Bhratang. Certains d'entre nous s'empiffrent d'énormes croissants au demeurant bons, mais je dirais que pour ma part le régime patates à tous les repas même le matin me retire toute velléité de dévorer ces grosses pâtisseries. Nous retrouvons le père et le fils du sud-ouest, ce dernier croulant sous son gros sac et le père toujours la même gouaille. Il faut qu'ils l'adorent ce tour pour le faire pour la seconde fois en un an. Les grands sommets se font de plus en plus présents. Au niveau d'une passerelle, un point de vue étonnant sur la pyramide de l'Annapurna 2 se dévoile. On en perd toute notion de distance. J'essaie d'imaginer la grosseur d'un alpiniste pendu dans ce dédale de glace et de rocher. Il est difficile de détacher le regard d'un tel spectacle. L'itinéraire traverse une belle forêt de pins, dont les aiguilles font un tapis au sol. La fraîcheur de l'air rend la marche très agréable. On pourrait se croire, bien entendu si on ne lève pas la tête, quelque part en Ubaye ou Tinée pas très loin de la Méditerranée. Étonnant direz-vous ces références fréquentes aux montagnes françaises. Je répondrais simplement, on compare avec ce que l'on connaît, et ces magnifiques montagnes de France je les adore.

Revenons à l'Himalaya, sur la droite de la vallée une immense dalle schisteuse, inclinée à cinquante degrés, luit de ruissellements dus aux précipitations nocturnes. Elle s'élance sur plusieurs centaines de mètres et sa partie sommitale qui avoisine les 5000 mètres, voire un peu plus, est saupoudrée de neige. Le contraste entre le gris du rocher et la blancheur éclatante de la neige est du meilleur effet. Pour ajouter au pittoresque du paysage, des bancs de nuages semblent par moments flotter sur le rocher, donnant une touche de mystère à cette paroi. Le yéti pourrait s'y tenir tapi et regarder cette bande d'intrus qui, à flots serrés, profane son sanctuaire, mais peut-être avec le capitaine Haddock à ses trousses.

Le repas de midi est pris sous forme de sandwiches à Dhikur Pokhari. L'altimètre indique plus de trois mille mètres, cependant la chaleur est intense. Au-dessus, l'Annapurna 2 déploie sa gigantesque face nord qui domine de 5000 mètres. La progression reprend le long d'une vallée large, à l'aspect sec presque aride. La similitude avec le haut val de la Durance est frappante. Même formation géologique et même type de végétation un peu dispersée qui essaie de s'accrocher à ce terrain hostile. Le chemin franchit un pont traditionnel fait de bois. Contrairement à la plupart de ses congénères, il n'est pas doublé d'une passerelle métallique. En effet il est, à chaque fois que ce spectacle se présente, surprenant de constater cette cohabitation de l'ancienne construction de bois et de la passerelle métallique qui incarne l'arrivée de la civilisation moderne dans cette vallée reculée. D'ailleurs la modernité nous poursuit aussi sous forme de fils électriques qui ne s'arrêteront qu'au-dessus des 4000 mètres d'altitude.

Notre guide nous conduit à Upper Pisang avant de rejoindre le but de notre étape qui est Lower Pisang. Village étonnant, constitué de maisons alignées par niveau, à la manière d'une succession de marches d'escalier. Au-dessus trône un magnifique temple qui vient d'être reconstruit. La vue en face sur la chaîne des Annapurna est vraiment époustouflante. Face à nous se développent dans toute leur splendeur les gigantesques séracs des Annapurna 2, 3 et 4. Vers le bas, de l'esplanade du monastère, les champs de céréales montrent toute la gamme de leurs couleurs au gré de la culture pratiquée. Ils sont de petites dimensions et s'imbriquent les uns les autres en un joli patchwork. Les couleurs dominantes sont le vert et une teinte intermédiaire entre le rouge et la rouille, qui trahit la présence du sarrasin. A cette altitude, 3200 mètres, en France il n'y a plus que des cailloux de la neige et de la glace. Après une visite intéressante et un point de vue de toute beauté auquel il est difficile de s'arracher, le chemin conduit à Lower Pisang, quelques cent mètres plus bas. Nous le parcourons les yeux encore tout éblouis de ces immensités glaciaires. Au cours de cette courte descente, un immense moulin à prière nous donne tout loisir d'exprimer notre piété. Une fois dans le village, un escalier raide impose un dernier effort, une soixantaine de marches pour accéder à notre hôtel. Que cela paraît long et que le souffle semble court, et l'altitude n'est que de 3200 mètres. Certains se posent même des questions pour la suite. Mais heureusement ce ne sera qu'une sensation passagère et cet état de fatigue ne se manifestera plus.

Notre arrivée effectuée de bonne heure, quatorze heures, nous avons tout loisir de nous imprégner de l'esprit du lieu. Je découvre la randonnée en prenant le temps. Généralement je marche jusqu'à épuisement soit de mes forces soit de la lumière du jour. Eh bien ce que nous pratiquons là, loin des chronomètres et des kilomètres parcourus un œil sur l'altimètre et l'autre sur le podomètre, est un vrai plaisir. On est plus à l'écoute de la nature qui nous entoure que de son corps qui souffre. J'en profite pour faire une petite balade seul. Je monte vers un gros shorten au blanc éclatant par une petite sente que je finis par perdre. Les derniers mètres je les parcours à travers les buissons. Il s'agit d'un monument à la mémoire de 12 alpinistes, 11 Allemands et 1 Népalais, leur guide, emportés pendant leur sommeil au Pisang Pic en 1994. Les noms, onze hommes et une femme, cette dernière s'appelait Christine, sont alignés au-dessus d'une épitaphe en allemand. Cette langue forte prend dans ce contexte toute sa puissance. Rien ne rappelle la chrétienté, seul l'esprit de la montagne à travers la culture bouddhiste accompagne ces alpinistes vers leur dernière demeure. Face au petit tertre sur lequel se tient ce lieu de recueil, le Pisang Pic ou Jong Ri, du haut de ses 6091 mètres dans la lumière rasante de cette fin d'après midi, rayonne sur la vallée de toute sa puissance. « Il est des lieux où souffle l'esprit.» Je ressens toute la profondeur de cette phrase. Me vient à l'esprit le petit cimetière de Saint Christophe-en-Oisans, au-dessus duquel la Tête de Lauranour tient lieu de fanal et veille sur ces montagnards jeunes et moins jeunes, professionnels ou amateurs, qui ont succombé à leur passion sur les pics de cette magnifique vallée du Vénéon. La mort d'un alpiniste est cruelle car ses proches perdent un être cher. Mais cet être, en quête d'absolu, a quitté cette terre dans un moment d'intense activité. Ce départ s'inscrit presque logiquement dans son mode de vie. Saint-Exupéry a dit « on ne peut mourir que pour cela seul qui nous permet de vivre».Tout absorbé par mes réflexions et la contemplation de la montagne, j'ai du mal à quitter ce site. De plus, depuis notre départ, c'est la première fois que je me retrouve seul. Doucement j'amorce la descente vers le village qui n'est pas très éloigné, presque en retenant mes pas, conscient que l'envoûtement va se rompre .

Retour à l'hôtel, plongée dans un monde bruyant, nombreux trekkeurs attablés, absorbés dans leurs cartes, leurs livres, leurs discussions ou dans leurs jeux de cartes ou d'échecs. Sans transition je me joins à eux et nous entamons une partie de belote endiablée. La discrétion ne nous étouffe pas toujours!!! Mais nous ne sommes pas seuls à être bruyants, une télévision braille dans la pièce. Bollywood est très présent. Une multitude de Népalais, hypnotisés par le petit écran, captent par tous leurs sens images et sons. Comme on le constatera souvent, les grands thèmes de films sont au nombre de deux, les histoires d'amour et les combats de Kung-Fu ou autres arts martiaux. C'est étonnant de constater que ce peuple si pacifique soit à ce point intéressé par les films de castagne. Ce soir pour le dîner comme d'habitude pâtes et patates mais nous allons remplacer le riz par de la purée, contre toute attente patates et purée font bon ménage.

8/10/2008 L'habitude étant maintenant prise, branle-bas à 6 heures, petit déjeuner copieux, encore quelques patates avec beaucoup d'ail, très efficace paraît-il contre le mal des montagnes. La vallée reste large et la pente du chemin faible. Les cigales au bruit si entêtant ont disparu depuis hier, et le silence parfois nous étonne comme s'il y manquait une présence. Les deux flancs de montagne sont pour le moins très différents. A droite, la végétation et la physionomie du terrain rappellent les Alpes du sud, on y voit même des demoiselles coiffées comme au bord du lac de Serre-Ponçon. Mais un coup d'œil à gauche enlève toute illusion sur le lieu.Une barrière impressionnante frôlant les 8000 mètres barre la vue et oblige à regarder très haut pour voir le ciel. Le GanggaPurna qui jusqu'à présent était caché par une arête nous apparaît dans toute sa majesté. Sa forme et ses lignes sont à la hauteur de l'esthétique de son nom, qui se martèle en deux syllabes.

Cette gigantesque vague de glace hérissée de nombreux sommets entre 7000 et 8000 mètres, tient une place importante dans la première ascension de l'Annapurna. En effet elle ne figurait pas sur la carte indienne utilisée par Maurice Herzog et son équipe lors de leur expédition en 1950. Cette lacune leur a causé beaucoup de tracas, des détours immenses, qui les ont égarés dans des impasses. En effet ils butaient sur ces reliefs alors qu'ils ignoraient leur existence.

L'étape de ce jour est courte et le dénivelé peu important, le long d'une large vallée à la faible déclivité, ponctuée d'une multitude de shorten, stûpa, moulins à prières et inscriptions religieuses en cinq couleurs sur des plaques d'ardoise. Ces cinq couleurs sont: le bleu, blanc, rouge, vert et jaune qui représentent les cinq éléments que sont le ciel, l'eau, le feu, la vie et la terre, si je ne me trompe pas. Le village de Braga est atteint. De grandes prairies colonisent toute la vallée et de nombreux animaux y paissent tranquillement. En particulier des yaks et leurs femelles, les naks, les premiers au pelage sombre, et ces dernières à la toison claire toute ébouriffée. Déjeuner au pied du village très caractéristique. Il se blottit contre une falaise à la pierre très lumineuse qui s'élance en dents acérées vers le ciel. Du restaurant agréable où nous profitons de notre rituel plat de féculents, nous avons tout le temps de regarder ces maisons alignées et comme ouvertes sur le vide. Ce village n'est habité qu'en été, dès la venue de la neige les habitants vont hiverner dans des régions plus tempérées. Seuls quelques-uns restent pour assurer le gardiennage du lieu. Toutes ces petites cités d'altitude en zone tibétaine foisonnent de drapeaux de prière. Lorsqu'on monte sur les toits ces étoffes innombrables, flottant au vent, font prendre conscience de la très forte piété dont ce peuple est épris.

La montée dans Braga se fait par une petite prairie sur laquelle deux époques se côtoient. L'ancestrale avec ses troupeaux, ses stûpa et ses femmes qui battent le linge et l'étendent à même le sol au soleil à laquelle se superpose la moderne avec ses fils électriques, ses paraboles et ses panneaux solaires. Bir Singh, notre guide, nous a demandé de nous munir de lampes frontales pour visiter un très vieux monastère. La richesse de la statuaire est immense. A première vue, les effigies des divinités locales semblent identiques, mais la gestuelle est différente. Du fait des 64 positions des mains que nécessite la prière, chaque statue a une signification propre. De même les livres de prières sont rangés dans leur bibliothèque et leur nombre est important. La symbolique religieuse aux couleurs vives rehausse les murs sombres. De nombreux mandalas ornent le lieu. Je prends conscience de l'importante richesse accumulée au fil du temps dans les monastères. Je réalise aussi le grand dommage causé par la destruction presque systématique de toute une tradition séculaire au Tibet. Hier, j'ai terminé le livre d'une Française grande connaisseuse de ces régions. Elle décrit le travail de sape conduit au Tibet, qu'elle observe depuis trente ans. Des bâtiments emblématiques comme le Potala sont mis en exergue, pour en faire des lieux musées ancrant dans les esprits l'idée d'un monde révolu, alors qu'en même temps l'anéantissement d'une société est mené méthodiquement, en particulier par la destruction de son patrimoine religieux. Par ces actions, il est recherché une perte de l'identité et des traditions qui soudent un peuple, cela permettrait d'atténuer voire faire disparaître toute résistance à la suprématie chinoise.

En quittant ce lieu très attachant, par une courte marche nous atteignons la mythique Manang, ville ceinturée de champs en terrasses, où la culture du sarrasin domine. L'activité est intense, aussi bien du fait des autochtones que par la présence des nombreux touristes qui déambulent. Plusieurs d'entre nous profitent du cordonnier qui pour une somme modique rapièce nos chaussures. J'atteste que le travail est de qualité car la pièce de cuir cousue sur ma chaussure droite va tenir les dix jours suivants et sans aucun doute beaucoup plus longtemps. Le nombre d'échoppes est étonnant et on trouve de tout. Des effets de montagne au prix défiant toute concurrence, des super vestes North Face à douze euros. Cependant le pantalon fluo acheté par l'un d'entre nous deux jours auparavant, va voir sa vie prolongée d'une journée, car notre ange gardien, Krishna l'adjoint de notre guide s'assure tous les matins que nous n'avons rien oublié. Mais dans ce cas précis il ne s'agissait pas d'un oubli, donc demain il faudra essayer de tromper sa vigilance pour se défaire de ce superbe pantalon à six euros!!! Krishna est professeur de mathématiques et durant les vacances il se transforme en guide. Le décor est grandiose, nous embrassons d'un seul regard la chaîne de l'Annapurna 2 jusqu'au Tilicho Peak. La tombée de la nuit est un enchantement, le ciel s'est entièrement découvert, et les immenses glaciers se parent de belles couleurs roses alors que dans la vallée la pénombre règne déjà.

De la vertu de la lenteur, titre d'un livre qui se prête bien aux circonstances. Nous allons passer une journée complète dans ce village. Cela peut paraître long et inutile, mais le temps, cet élément qui nous manque et nous conditionne tant, nous les Occidentaux, nous avons du mal à l'apprivoiser. Apprendre à s'en affranchir ou lui redonner du sens à travers l'inaction est une chose qui nous fait violence. Mais lorsqu'on se laisse faire, passés nos premiers réflexes acquis, eh bien on éprouve sinon du bonheur, grand mot, au moins du bien-être.

D'autre part l'utilité de partir seul et sans guide sur ce type de trek très fréquenté, à mon avis, perd son sens. En effet l'intérêt du voyage seul consiste justement dans le fait d'être seul, ce qui n'est pratiquement jamais le cas sur le tour des Annapurna. Le cheminement ne présentant aucune difficulté le guide peut sembler inutile. Je ne le crois pas, par sa bonne connaissance de la région il permet de bien s'imprégner de la vie de ces contrées, bien mieux que si l'on se passait de ses services. D'autre part, en étant seul, les vieux démons occidentaux me rattraperaient vite et les étapes s'allongeraient, flattant l'égo mais nuisant à l'harmonie du voyage. Vu le ravitaillement et le grand nombre de lodges disponibles en permanence, il est tout à fait possible de faire cette balade en individuel avec un sac de six ou sept kilos maximum en ayant le nécessaire, mais je préfère en cet instant la lenteur en me laissant guider par un Népalais qui aime son pays et qui est fier de ses montagnes. Aller vite en montagne relève du plaisir de sentir son corps fonctionner lorsqu'on le pousse à ses limites, l'effet de phénomènes chimiques qui déclenchent l'excitation par l'effort soutenu que l'on impose à son corps. Aller lentement laisse l'esprit vagabonder au gré de ce que le regard croise. Cela permet aussi de ne pas hésiter à faire des détours, le chronomètre n'étant plus en jeu, pas de temps à battre ou de rythme à maintenir, perdre du temps n'a plus de signification. Tout naturellement, la curiosité reste plus disponible pour l'environnement dans lequel on pénètre par la marche. Ce moyen de déplacement, de nombreux écrivains voyageurs l'affirment, est le seul vrai moyen de voyager. Lui seul donne accès par sa lenteur à la communion avec les lieux et les gens qui les habitent. Alors se mettre à courir et se croire sur une piste de 400 mètres les yeux sur l'altimètre et le chronomètre c'est, peut-être un peu, dévoyer le sens initial de la marche. Je crois qu'il n'y a pas de préférence ou de priorité à fixer. Tout simplement en fonction de ses dispositions et de ses aspirations du moment, courir dans la nature sur de grandes distances ou se laisser guider à petit rythme les sens en éveil sont deux manières de rester au contact de la planète Terre, habitude que l'on a tendance à perdre dans nos sociétés modernes.

09/10/2008 Malgré les 3500 mètres le sommeil a été excellent, l'effet de l'altitude ne se manifeste pas encore. Le premier coup d'œil au réveil vers les Annapurna et le GanggaPurna, sur lesquels le soleil descend, est saisissant. Ce matin, lever à huit heures, donc immense plaisir de rester allongé sur mon lit à contempler le lever du jour puis l'arrivée du soleil qui fait passer ces gigantesques pentes de glace par toutes les couleurs du rose au blanc éclatant. Je surveille avec attention le moment où le premier rayon de l'astre du jour illuminera la pointe de chacune des montagnes, instant magique.

L'hôtel du Yak, dans lequel nous séjournons, est très grand et s'élève sur plusieurs étages. La salle de restauration est au second. Contrairement à l'étape précédente, il n'y a pas de télévision qui diffuse ses décibels. Partout sur la ville, nous avons vue sur les fils électriques, panneaux solaires, paraboles et autres modernités, et tout cela juxtaposé aux shorten, stûpa, moulins à prières et monastères. Mais cette intrusion de la modernité n'enlève rien à la grandeur du site et à la gentillesse de ses habitants. Jamais nous n'avons entendu le moindre éclat de voix. Les gens semblent ne pas connaître la dispute. La violence est absente de leurs mœurs. Ce trait de caractère a déteint sur le monde animal, en particulier les chiens, qui ne montrent aucune crainte ni agressivité envers l'homme. Ce sont des animaux sacrés au même titre que le taureau, en effet si ce dernier symbolise la monture de Shiva, les chiens sont les gardiens des temples. Vous les trouvez alanguis à l'entrée de tout édifice religieux. Vous les frôlez au centimètre près, ils ne bougent pas une oreille et n'entrouvrent pas un œil, cela dénote une très profonde confiance dans tout être qui les approche.

Journée d'acclimatation à Manang, cependant une excursion sur les pentes du GanggaPurna est prévue. Départ neuf heures, descente à la rivière puis montée au flanc de la montagne. Nous allons dépasser les 4000 mètres pour la première fois de notre trek. Tout se passe très bien, personne n'éprouve de difficulté et cela donne bon espoir à chacun pour la suite et en particulier pour le passage du Thorong La à 5420 mètres qui doit avoir lieu dans quatre jours. Le temps reste partiellement couvert, mais cela n'empêche pas de voir l'immense cascade de séracs de la face nord du GanggaPurna qui nous domine de quelques 3500 mètres. A nos pieds de gigantesques moraines quasiment verticales, dans lesquelles de très gros cailloux tiennent par l'opération du Saint Esprit, ou plutôt dans ces régions bouddhistes par l'opération de Ganesh qui est le dieu des voyageurs, donc chargé de nous protéger. Nous devons avouer qu'au cours de ces dix huit jours il accomplira un bon travail car aucun d'entre nous ne connaîtra d'incident notoire, pourtant à onze les risques sont forcément multipliés. Le point le plus haut atteint ce jour est matérialisé par un shorten au pied d'un petit bois d'arbres à feuilles caduques, dont le jaune de la frondaison confirme que l'automne est arrivé. Quelques flocons tombent et la température fraîchit. Nous redescendons de deux cents mètres et déjeunons à une petite cabane. Le point de vue sur Manang est de tout premier ordre, ensemble de maisons étiré en longueur, bordé à sa base par une falaise de faible hauteur, le tout enserré d'une multitude de champs cultivés en terrasses. Heureusement au cours du repas le temps s'améliore car nous sommes en plein air.

Vers les treize heures, il est prévu d'assister à une cérémonie religieuse dans le village. Cet office est conséquence directe de la fête nationale. En effet, à cette occasion exceptionnellement des animaux sont tués pour être mangés. Donc après ces festins il est nécessaire de demander pardon pour la mort des bêtes ainsi disparues. Le monastère est de belles dimensions, richement décoré. Les piliers de ce que l'on peut appeler la nef principale sont constitués de troncs d'arbres peints aux cinq couleurs de la religion. Il y a déjà beaucoup de monde. Les moines sont alignés de part et d'autre de l'allée centrale, le plus ancien au fond à droite sur un fauteuil imposant. Sur la partie gauche en arrière de nombreux fidèles sont assis, en majorité des femmes d'un certain âge. Les jeunes comme dans d'autres religions se désintéresseraient-ils de la spiritualité? Nous sommes installés du côté droit en arrière de la double rangée de moines. D'autres fidèles viennent se positionner derrière nous, dont quelques hommes. Alors que la cérémonie va commencer, un groupe de jeunes hommes arrive, du fait qu'ils n'enlèvent pas leurs chaussures des remarques leur sont adressées. Le ton est plus amical que vindicatif et ils obtempèrent dans des petits gloussement de rire de la part de l'ensemble des participants. Enfin la célébration débute. La ferveur est évidente. Les moulins à prières manuels entrent en action. Les moines psalmodient leurs chants et la foule reprend en chœur. Les instruments de musique à vent et à percussion rythment la prière. Derrière nous, un fidèle qui de toute évidence n'est pas à jeun accompagne ses murmures de prières de bâillements nombreux appuyés et très bruyants. Personne ne semble le remarquer ou plutôt chacun feint de ne pas l'entendre. Du lait de yak est distribué à l'assistance népalaise, et pour nos gosiers occidentaux délicats du thé noir sucré. Les chants continuent et consistent en une psalmodie sur un ton doux et triste, ponctuée de coups de cloche. Puis chacun s'absorbe dans ses prières et certains des fidèles prononcent quelques paroles sur un rythme qui nous paraît anarchique, mais qui probablement répond à une tradition bien établie de longue date. Ce qui ressort d'une telle cérémonie, c'est la sérénité et la douceur de l'ensemble des participants. Tout se passe dans le calme et la ferveur, ce qui n' a pas empêché les petits rires joyeux d'éclater de temps à autre avant le début.

A la sortie du monastère nous retrouvons l'éclat des montagnes avec le plein retour du soleil. Regarder les drapeaux de prières multicolores flotter devant les Annapurna est un spectacle envoûtant dont on ne se lasse pas. L'après-midi n'étant qu'à peine entamé, nous avons tout loisir de farfouiller dans les recoins de ce village, ou bien d'aller s'absorber devant un écran à la recherche des dernières nouvelles fournies par le net. Eh oui internet nous poursuit jusqu'ici. Certains vont monter à un monastère bien visible sur son promontoire. Il est malheureusement fermé mais le point de vue est de toute beauté.

Retour à l'hôtel où les cartes et les livres sortent. Il est intéressant de voyager ainsi en groupe au moins pour une raison. Chacun apporte un ou deux livres, ce qui permet les échanges. De ce fait on est amené à découvrir des auteurs que l'on n'aurait jamais abordés. Cela peut occasionner des révélations ou des déceptions . En particulier un auteur révélé récemment et très en vogue dont les livres envahissent toutes les librairies ne m'inspirait pas. Tout d'abord cet excès de publicité qui s'apparente à un véritable matraquage est très désagréable, d'autre part la grosseur de l'écriture et le faible nombre de pages est un facteur défavorable. Donc au moins pour ces raisons je n'avais jamais envisagé l'achat d'ouvrage de cet écrivain. L'occasion m'étant donnée d'en avoir un, la curiosité me pousse à voir de quoi il retourne. Heureusement qu'il est court, car je ne sais pas, si c'est à cause de mon QI défaillant, incapable de permettre une lecture du second voire troisième degré ou alors de la véritable nullité de l'écrit, mais je suis resté vraiment dubitatif devant ce récit qui se termine en apothéose avec Dieu et le diable qui deviennent grands pères et qui en sont très contents. Faut-il y déceler un message qui va nous apporter la révélation? Mais heureusement d'autres livres apporteront à l'ensemble du groupe un véritable plaisir, j'en citerai deux: l'oracle de la luna magnifique épopée se déroulant au 17 ème siècle en Méditerranée où les religions catholique, protestante, orthodoxe et musulmane sont abordées de façon très intéressante et le second ouvrage Annapurna premier 8000 à lire ou relire impérativement au cours de ce tour de cette fameuse montagne. On en comprend d'autant plus les difficultés énormes rencontrées par Herzog et son équipe que l'on se situe au cœur du massif montagneux dont il est question. Pour ce dernier ouvrage émotion assurée si vous l'avez dans votre sac.

10/10/2008 Cette nuit la difficulté à respirer ne s'est toujours pas manifestée. Il faut dire que nous montons à un rythme lent bien adapté à l'acclimatation en douceur. Une fois de plus le petit déjeuner sera diversement apprécié. Il est constitué d'un gros bol de tsempa qui est du millet grillé puis broyé et mélangé à du lait. Ça ressemble un peu à de la blédine, en tout cas cette mixture va tenir au ventre. Départ rituel à 7 heures dans un décor toujours aussi grandiose. La rivière a creusé profondément une couche morainique et a établi son lit en une multitude de ramifications sur une petite vallée en U. Le contraste entre les veines d'eau bleu foncé, le lit de galets gris clair et les parois de moraines ocres piquetées de buissons verts, le tout dominé par la blancheur de la face nord est du Tilicho Peak est saisissant. Le chemin court à flanc vers le fond de cette vallée qui doit nous conduire au plus haut lac du monde. Parfois nous sommes dominés par des pentes de terre verticales, desquelles de grosses pierres semblent prêtes à nous fondre dessus. En période de fortes pluies le coin doit être malsain. Le long du chemin côtoyant les à-pics divers animaux paissent paisiblement.

Arrêt à Khangsar à plus de 3700 mètres. En montant, la vue s'élargit et le Tilicho Peak grandit face à nous. Les toits des maisons du village sont constellés de drapeaux de prières qui claquent au vent. Les cultures montent encore quelques centaines de mètres jusque vers les 4000 mètres . Il règne une activité importante dans les champs de sarrasin pour le ramassage et sur les toits pour le séchage. Se fait entendre, un peu partout, le bruit des scies en action, pourtant des arbres je n'en vois pas beaucoup. Sans doute travaillent-ils des matériaux montés à dos d'homme? Il monte de ce peuple besogneux un murmure de voix qui témoigne de l'activité humaine.

Nous reprenons le chemin, la vallée se resserre, les montagnes se font plus proches. Nous ne pouvons visiter un monastère car il est fermé. Arrêt pour le déjeuner au Tilicho hôtel, la terrasse est un magnifique balcon duquel nous contemplons tout à loisir la très sauvage vallée qui conduit au plus haut lac du monde. En ce lieu nous reviendrons dormir demain soir au retour du Tilcho lac. Une bonne partie de nos affaires est laissée et nous ne prenons que le strict minimum pour 24 heures. Une fois notre habituelle platée de féculents absorbée dans la bonne humeur générale, la marche reprend. Bir Singh nous met en garde sur la difficulté des passages qui viennent. En effet après une heure de marche en montées et descentes sur un chemin étroit et pénible, nous abordons une zone redressée. Le chemin à flanc se transforme en minuscule sente sur pentes instables. Il nous est demandé de marcher espacés, certains pierriers étant particulièrement croulants. Effectivement, durant un ou deux kilomètres nous jouons les funambules sur une espèce de poussière glissante au-dessus d'éboulis qu'il ne faudrait pas dévaler sur les fesses. Certains endroits sont très impressionnants, tout particulièrement dans les très raides et heureusement peu nombreuses descentes qui ponctuent l'itinéraire. Dans ces lieux, on ressent la désagréable impression d'être en limite d'adhérence de nos semelles et nous imaginons ce qui pourrait résulter d'un dérapage intempestif. Le site est grandiose dans son austérité, plus aucune végétation, du fait sans doute d'une combinaison entre l'altitude et l'érosion sévissant sur ces terres raides.

La rivière que nous surplombons de quelques centaines de mètres fut le témoin d'une expérience vécue par Maurice Herzog il y a maintenant 58 ans. Alors qu'avec une équipe à la recherche d'un itinéraire vers l'Annapurna il bivouaquait au lac Tilicho, il était descendu seul à Manang à la recherche de nourriture. Arrivé au village, il constata que la misère était telle que personne n'était en mesure de lui vendre quoi que ce soit, chaque kilo de céréales étant indispensable à la population menacée de famine. Donc il repart sans rien, pressé de rejoindre ses compagnons afin d'accélérer le retour sur la vallée au pied du Dhaulagiri, car à leur tour ils pouvaient être menacés de famine. Il se lance donc dans la remontée de la rivière en fin d'après-midi, à un moment il est obligé de la traverser. L'opération ne se passe pas très bien, il en ressort tout mouillé. Sur ces entrefaites la nuit arrive, et trempé il attendra en grelottant que le jour se lève pour retrouver son équipe. Comme je le répète il est indispensable de se munir du livre premier 8000 lors de ce trek. Toute l'histoire de cette poignée d'alpinistes, parmi les meilleurs de leur époque, ponctuera de ses anecdotes, exploits et drames votre voyage. En particulier, on réalise à quel point la vallée a changé depuis un demi-siècle. Manang, actuellement avec ses nombreux hôtels et sa multitude de magasins, n'a plus rien à voir avec ce village vivant en autarcie, sous la menace permanente de la carence d'aliments.

Enfin, après avoir tourné une crête, nous voyons arriver la fin de notre petit calvaire sur ces roulements à bille en pente et sans filet. Encore une petite difficulté, sous la forme d'un court passage très raide au-dessus d'un couloir particulièrement vertigineux, où le fait de pencher le corps en avant afin de mettre un pied au sol donne l'impression d'être en position pour le grand plongeon. La pente faiblit, la végétation colonise à nouveau le terrain, certes rabougrie, mais cela stabilise les pierres. Le fameux Camp Base se dévoile, bâtiment en béton de belles dimensions qui fait tout à fait penser à certains refuges des Alpes. De toute évidence nous ne serons pas seuls.

Comme à chaque fois que nous arrivons à l'étape, Bir Singh nous impose de monter de cent cinquante mètres de dénivelé, paraît-t-il que cela nous facilitera la nuit. Ce soir, le rassemblement pour le départ de cette montée préparatoire à l'endormissement se fait difficilement. Ça renâcle, ceux qui attendent commencent à avoir froid, l'altitude est de 4100 mètres. Enfin le groupe est constitué, oui nous sommes bien onze, pas de tire-au-flanc. Le sentier est pentu le long d'une ancienne moraine, des contestations montent . Mais le spectacle étant magnifique et l'effet bénéfique attendu, la colonne monte tant bien que mal. Mais à la fin de la file on commence à traîner et d'un coup la révolte contamine tout le monde et la marche arrière est enclenchée. Les conditions dans les dortoirs sont difficiles, en effet il ne s'agit plus de chambres. Nous sommes 4 dans l'un et 7 dans l'autre. L'espace entre chaque lit se mesure en centimètres. La température baisse ce qui sera apprécié en pleine nuit vu l'exiguïté des pièces. Le sommeil, pour certains pour ne pas dire pour tous, malgré les exercices préparatoires de montée, sera pour le moins léger. Pour ma part je vais passer de longues heures, caché dans mon sac de couchage, à lire, heureusement le livre est passionnant, ce qui fait que cette situation inconfortable ne me dérange pas vraiment.

11/10/2008 Lever matinal, 4h15, départ 5 heures. Cet horaire matinal est imposé par le fait que vers les huit heures du matin des vents violents se lèvent aux cols situés vers les 5000 mètres, ce qui est désagréable et pour bien profiter il est préférable d'y être avant. Les premiers mètres se font de nuit à la frontale. Les immenses glaciers dans cette pénombre n'en sont que plus impressionnants et majestueux. Rapidement la frontale n'est plus nécessaire, le jour se levant. Le chemin est bien tracé, mais l'altitude se fait sentir au souffle. Toute tentative de courir se solde par un emballement du rythme cardiaque et le retour au calme se fait longuement attendre. Donc garder un pas lent sans chercher l'exploit. Avec le jour, le soleil pointe et éclaire le haut de la face nord-est du Tilicho Peak. Le spectacle est grandiose, ces immenses cascades de glace toutes proches qui nous dominent de trois mille mètres, prennent des couleurs roses et jaunes. De petits nuages n'enlevant rien au décor ajoutent au mystère de ces hauteurs de la terre gelées. Vers 4900 mètres nous rencontrons la neige, la pente diminue et l'itinéraire suit un large vallon presque plat. Quelques petites mares sont dépassées puis dans toute son imposante étendue apparaît le lac le plus haut du monde. Sa couleur est d'un bleu profond, de grands glaciers tout juste issus de pentes vertigineuses forment de hautes barres de séracs à même le bord du lac au contact de l'eau. Nous nous trouvons vraiment au cœur de très hautes montagnes. Chacun de nous se souviendra toute sa vie de ce lieu magique. Nous nous situons sur un petit promontoire cinquante mètres au-dessus du niveau du lac, ce qui nous permet d'en apprécier toutes les caractéristiques. De plus, comme toujours au Népal, les endroits particuliers sont constellés de drapeaux de prières, qui ajoutent à la grandeur du lieu par la spiritualité qu'ils inspirent. Un panneau nous indique les chiffres suivants: longueur 4 kilomètres, largeur 1, 2 kilomètre, altitude 4919, soit 1107 mètres au-dessus du lac Titicaca. Il fait bon, pas encore de vent. Notre joie éclate, nous prenons conscience que notre projet prend forme et s'inscrit dans la réalité. Trois Français montés seuls nous expliquent que leur guide et leurs porteurs se sont sentis mal et qu'ils ont renoncé à monter. Comme quoi, il faut sans doute faire attention au choix des accompagnateurs. En ce qui nous concerne rien de tout cela, même les porteurs sont montés, bien que nous redescendions par le même chemin, notre guide se préoccupant de leur formation.

Le moment arrive où il nous faut quitter ce lieu. Le soleil commence à cogner malgré l'altitude, nous courons dans les grands champs de neige. A l'est la vue porte très loin, la vallée remontée depuis plusieurs jours se déroule à nos pieds. En toile de fond se dresse le Manaslu premier des trois 8000 que nous aurons le bonheur de voir. Une fois au Base Camp vers les dix heures, une petite collation nous est servie. Aujourd'hui il y a déjà pas mal de monde qui est monté, et cet après-midi va apporter son nouveau lot. Certains risquent de dormir dehors. Une fois rassasiés avec une légère appréhension nous reprenons la sente vertigineuse, mais comme toujours l'effet sera moindre au retour, cependant nous ne relâchons pas notre attention. Une fois retrouvé le chemin plus carrossable, nous marquons une petite pause. Pour la première fois, le plaisir nous sera offert de voir les fameux «blue sheeps» ou chamois de l'Himalaya, au pelage remarquable gris très clair aux reflets bleutés. Retour à l'hôtel Tilicho. Sa construction n'est pas achevée, première conséquence pas d'eau aux douches, cela ne fera que deux jours sans se laver, pas vraiment un drame. Même si cela donne un petit coup au moral, la mi-parcours compense cet état d'âme ondulant. En effet déjà neuf jours de marche, on ne dirait pas, le temps semble voler, donc profiter de chaque instant et ne surtout pas perdre de temps à se lamenter.

Garder le moral et sa bonne humeur est fondamental, d'abord pour soi et puis pour la cohésion du groupe. Nous avons croisé hier une Alsacienne qui se déplaçait seule avec son guide et un porteur. Nous nous sommes entretenus quelques minutes. Outre le fait de nous vanter la splendeur du spectacle qui nous attendait au lac, elle nous a fait part de ses expériences de voyages. Nous étions, en effet, intrigués de la voir seule, elle nous a donné l'explication suivante : pour la septième fois elle vient au Népal, au début en voyages de groupe, mais les deux dernières fois des dissensions graves entre les participants ont rendu l'atmosphère très désagréable. Donc il faut toujours faire attention lors d'activités collectives de préserver la cohésion, de bien respecter les petites habitudes et faiblesses que nécessairement nous avons tous. Lorsque les participants se connaissent avant de partir c'est déjà un petit gage d'entente. Par contre, quand les agences en fonction des besoins et des demandes, forment des groupes d'étrangers cela peut devenir délicat, et il peut en résulter que ce qui devait être une partie de plaisir se transforme en calvaire. Toujours garder à l'esprit que sans cohésion dans un groupe il est illusoire de vouloir trouver une satisfaction dans une randonnée collective, donc la tolérance, la bienveillance et la bonne humeur s'imposent. Je crois que nous étions tous bien conscients de ces facteurs.

12/10/2008 Comme pratiquement tous les matins, la montagne nous accueille au réveil par sa majesté et ses immenses pics étincelants. Depuis plusieurs jours le panorama a pour toile de fond ces géants que sont les Annapurna, le Ganggapurna et d'autres sommets, mais le regard ne se lasse pas de parcourir ces immensités de rocs et de glace, toujours intrigué par le fait d'imaginer la grosseur d'un homme accroché quelque part dans ces faces démesurées.

L'étape de ce jour doit nous ramener dans la vallée qui conduit au Thorong La. Pour ce faire, le chemin choisi emprunte un raccourci, qui en quelque sorte coupe dans la partie charnue du Y que font les deux vallées. Cet itinéraire est peu parcouru et nous n'y rencontrons pratiquement personne. Au sommet du mouvement de terrain entre les deux combes un vaste replat, sur lequel se blottit un vieux village. Les toits de ses maisons se découpent sur les blancheurs du GanggaPurna en arrière-plan. Un important troupeau de moutons se déverse sur une petite prairie. L'air est calme, le soleil éclatant, on sent le lieu habité par les forces de la nature. Un peu plus loin, le panorama s'ouvre largement sur la vallée principale et celle-ci est ponctuée de tous les villages que nous avons traversés au cours de la montée. Le Pisang Peak tient lieu de sentinelle avancée. Malgré son altitude relativement faible, ses formes élancées le font émerger, presque surgir, au-dessus de la vallée. Le point culminant de notre trek nous apparaît clairement, de jour en jour toujours plus proche. Après-demain devrait être le grand jour. Par une marche de flanc nous rejoignons l'itinéraire principal, quelques kilomètres en amont de Manang. La grosse affluence que nous avons quittée depuis deux jours est retrouvée.

Arrêt vers les onze heures à Yak Kharka, nous ne sommes pas pressés, l'étape de l'après-midi étant courte. Arrivée de bonne heure à Ledar où nous passerons la nuit à l'hôtel Cherri Lattar. Notre petite montée rituelle de bien-être n'est pas oubliée. Nous avons tout loisir de prendre notre temps. J'attaque mon troisième livre, et le fait de s'adonner à cette activité dans ce décor est un réel plaisir. Il est même décuplé par le fait d'être absorbé dans un récit qui n'a rien à voir ni avec le lieu ni avec l'époque. Je comprends mieux pourquoi de grands voyageurs, comme Paul Morand, toujours sur les routes, se déplaçaient avec des malles pleines de livres.

Et c'est là qu'en fin d'après-midi, alors que tout se passait pour le mieux, que le lamentable incident de Spaghetto se déroula. Sans rentrer dans les détails, alors qu'en absence de douche nous étions partis nous laver dans un ruisseau, très pudiquement, sans mélanger les sexes en respectant des espacements décents, le très impudique Spaghetto apparut et exhiba son vermicelle (grosseur avant cuisson) au joli sexe et bien évidemment à une distance que la morale et le savoir-vivre réprouvent totalement. Il s'ensuivit de la gêne de la part de la personne soumise à ce spectacle rapproché et de la colère de la part de ses compagnons. Mais heureusement, Ganesh, une fois de plus, veillait à assurer et maintenir contre vents et marées la bonne humeur en vengeant les pauvres trekkeurs que nous sommes de cet affront perpétré par un étranger. En effet, paraît-il, la vengeance est un plat qui se mange froid, mais en l'occurrence elle se but assaisonnée. Notre malotru, content de ses agissements ou voyant qu'il ne déclenchait pas l'effet escompté, remonta le ruisseau et but avidement à même le courant. Un peu estomaqués nous le regardions, et là Ganesh se manifesta. Quelques dizaines de mètres au-dessus de notre goujat, de derrière un rocher se dessina une belle paire de fesses blanches mais masculines et l'eau fut consciencieusement assaisonnée alors que le buveur était tout absorbé à son occupation. Nous étions aux anges et le petit talweg retentit d'un immense éclat de rire dont Spaghetto cherche toujours la raison.

Le soir, repas habituel à base de féculents. Il commence à faire froid, l'altitude est de 4200 mètres. La gentille infirmière de notre groupe vole au secours d'une jolie nordique en perdition. Le traitement administré sera efficace car nous reverrons la patiente toute souriante à l'assaut des pentes terminales du Thorong La. La nuit, tout du moins en ce qui me concerne, est pénible. La difficulté à respirer se fait sentir, et tout particulièrement au moment de sombrer dans le sommeil. Il s'ensuit une espèce de suffocation et une impossibilité de s'endormir, cela crée même une forme d'angoisse. Le meilleur antidote consiste à se lever et partir se promener dans la nuit. Là, le spectacle est extraordinaire, la voie lactée comme si on la touchait, tellement nette qu'elle apparaît en trois dimensions. Clou du spectacle, une étoile filante de belle taille parcourt la voûte céleste dans toute sa largeur. Comme quoi le désagrément peut être générateur de plaisir.

13/10/2008 L'étape du jour est de courte durée, deux heures de marche. Le temps toujours aussi beau, le décor grandiose et au-dessus du sentier le Throng La qui se rapproche. Nous sentons que le point principal de notre randonnée va bientôt être atteint. Sur le chemin une foule nombreuse crée de véritables encombrements.

Arrivée à Thorung Phedi à dix heures trente du matin, le site est constitué de nombreuses constructions capables d'héberger plusieurs centaines de marcheurs. Le froid est un peu plus vif, nous nous situons à 4450 mètres. Un grand panneau à l'entrée de ce village d'altitude met en garde contre le mal des montagnes, en décrit les symptômes et donne les conseils adéquats en cas d'atteinte. Dans la salle de restauration des courants d'air froids nous rappellent que nous sommes en montagne, il faut dire que la température agréable qui nous accompagne depuis notre départ nous l'avait fait un peu oublier.

Repas du soir, grosse platée de pâtes au fromage, certains doivent se forcer à manger, de toute évidence l'altitude n'y est pas pour rien. Chacun est un peu tendu dans la perspective des 900 mètres de dénivelé du lendemain qui doivent nous conduire à plus de 5400 mètres. La nuit est un vrai calvaire. A l'endormissement un phénomène d'apnée me réveille brutalement à chaque fois. Les parades, lire ce qui empêche de s'endormir ou aller se promener. Là encore le décor nocturne est féerique, alors que notre versant de montagne est plongé dans une pénombre épaisse, car la lune est cachée par une paroi rocheuse, en face les glaciers de l'immense barrière, qui s'étend de l'Annapurna 2 au Tilicho Peak, brillent de tous leurs feux sous l'éclairage lunaire. Dans ce monde minéral où tout bruit est absent à cette heure tardive, le contraste entre recoins très sombres et zones largement illuminées est un spectacle étonnant. On ne peut rester toute la nuit dehors car la fatigue se fait sentir, donc la seule alternative consiste à prendre patience en restant allongé entre éveil et étouffement. Heureusement l'attente ne sera pas trop longue car le départ est prévu très tôt.

14/102008 Lever 3 heures, Bir Singh passe dans toutes les chambres pour s'assurer que nous nous levons tous. La salle de restauration est vraiment encombrée, on se croirait au départ d'une course classique dans un refuge du massif du Mont Blanc au mois d'août. Ce matin encore, il n'est pas facile de manger. Le départ est prévu à quatre heures, et, respectant l'horaire, la marche débute. Un cheval et son conducteur nous accompagnent pour cette étape en cas de défaillance. Dans la pente raide une multitude de lampes frontales regroupées par dizaines matérialisent le sentier. Là plus de doute on se croit sur la voie normale du Mont Blanc ou des Écrins un jour d'affluence. High Camp est atteint au lever du jour, la neige fait son apparition au sol. Nous en foulons les premières plaques en faisant attention car elle est gelée et la pente, par endroits, assez raide. La température tombe. Le chemin remonte en biais une gigantesque moraine, bien plus immense que celles que l'on peut voir dans les Alpes. Le jour se lève franchement, le soleil commence à allumer les pentes du Thorung Peak, moment merveilleux où l'on sent la montagne passer de l'hostilité à la clémence alors que le but n'est pas atteint, mais les derniers doutes s'estompent et la réussite semble acquise. Vers les 5000 mètres halte à la première cabane à thé, petit bâtiment rectangulaire fait de pierres, à l'intérieur duquel une foule compacte s'agglutine à la recherche d'un peu de chaleur et de liquide. Malgré l'altitude et le froid il s'en dégage une odeur peu agréable. Je préfère attendre dehors. Nous reprenons notre marche pour la dernière étape. La chaleur augmente avec la montée de l'astre du jour. Le chemin, empruntant des moraines caillouteuses à l'inclinaison capricieuse, est entièrement déneigé, alors que la partie opposée du vallon est couverte d'une couche blanche, uniforme. Le souffle se fait court, les derniers cent mètres parcourus avec lenteur dans l'effort procurent une joie immense à l'idée d'une réussite imminente. La luminosité est intense, avivée par la couleur claire des pierriers que nous remontons ainsi que par l'éclat des plaques de neige.

Le plus étonnant c'est le nombre de porteurs lourdement chargés, et d'après notre guide certains transportent des denrées d'une vallée à l'autre, le chemin doit être plus court en passant par là. Alors qu'avec nos petits sacs sur le dos nous peinons, les Népalais avancent à la même vitesse voire plus vite avec 50 ou 60 kilos sur le dos. Près de l'arrivée je marche avec un groupe de porteurs, l'un a trois sacs sur le dos le tout couronné de tout un matériel de cuisine, un autre porte une énorme charge jaune sur laquelle est posé un gros sac de farine qui pèse au moins dix kilos. Ils avancent complètement penchés en avant pour ne pas se faire déséquilibrer. Dans cette dernière étape, tous ont remplacé leurs tongs par des chaussures plus confortables. Le col apparaît, vaste zone dégagée légèrement enneigée au confluent de deux immenses vallées. De part et d'autre nous dominent le Yakwakang, presque 6500 mètres et le Thorung Peak, 6144 mètres. Sur les pentes de ce dernier se distingue très nettement une trace de montée récente. L'itinéraire semble peu difficile et sans danger objectif, des pentes qui ne dépassent pas les quarante degrés.

A notre arrivée à la passe une foule joyeuse s'y presse. Là encore, la multitude de drapeaux de prières est la première chose qui attire le regard. La stèle de belles dimensions donnant l'altitude et vous félicitant d'avoir réussi cette ascension est littéralement noyée sous des épaisseurs de tissus multicolores. Chaque groupe sacrifie avec frénésie au rite de la photo au pied du monument matérialisant le col. Bien entendu, nous concernant, un drapeau basque est sorti, ce qui intrigue certains. Une Française me demande de quel pays nous venons.

L'air est calme, à huit heures le vent ne s'est pas encore levé. Nous stationnons un bon moment savourant notre plaisir, pour dix d'entre nous c'est un record d'altitude. La carte indique en toute modestie « World's biggest pass». Puis arrive l'instant de quitter cet endroit vers lequel notre esprit était tendu depuis de nombreux jours. Une descente au dénivelé important nous attend. Ce soir nous dormirons à Muktinath à 3760 mètres. Ce qui frappe immédiatement sur ce versant, c'est l'aridité. En effet cette zone est moins touchée par la mousson, et plus au nord se situe le Mustang, qui n'est pas atteint par les pluies annuelles. Nous commençons par descendre d'immenses pierriers dans un vallon large et austère durant trois heures. Halte agréable à Chanbarbu à 4200 mètres où nous déjeunons.

Nous avons la joie de voir à nouveau les fameux blue sheeps. Quelques individus paissent tranquillement dans la pente caillouteuse en face de notre terrasse de restaurant. Une fois le chemin repris, nous croisons deux Basques, c'est l'exultation. Un peu avant d'arriver à Muktinath au détour d'une crête se dévoile le Dhaulagiri dans toute sa splendeur du haut de ses 8172 mètres. Cette apparition donne un coup de poing à l'estomac. Une gigantesque pyramide, un Cervin à la puissance 5, s'élève sur le versant opposé. L'impression est d'autant plus forte qu'il est seul, détaché de toute autre chaîne de montagnes. Au cours des quatre jours à venir, il nous accompagnera et nous aurons tout le loisir de le découvrir sur trois de ses faces.

Arrivée à Muktinath, notre guide nous conduit à trois temples, le premier aux 109 fontaines, le second avec flammes dans l'eau et en dernier la source de la Kali Gandaki. Le village est très différent de ceux traversés jusqu'à présent. Il s'étale sur une immense terrasse comme une grosse marche posée dans la pente. Avec l'altitude décroissante, les températures deviennent plus confortables.

La tombée de la nuit sur le Dhaulagiri est fascinante. Sa face nord-ouest semble surgir au-dessus des toits. A cette heure elle n'est plus éclairée, le soleil se situant à l'ouest. L'effet obtenu est étonnant. Une grande pyramide noire isolée se découpe sur le ciel bleu profond. Toute notion d'échelle s'estompe. On ne sait plus s'il s'agit d'un huit mille émergeant dans toute sa grandeur ou d'un terril juste posé derrière la dernière maison du village. Sommes-nous à Saint-Étienne ou dans l'Himalaya? Très forte impression, le regard reste accroché à ce spectacle jusqu'à ce que tout se dissolve dans l'obscurité. L'hôtel Caravan est agréable, le repas du soir animé, chacun se libère définitivement de ses petites appréhensions concernant cette journée qui représentait le moment clef de notre voyage. Deux Suisses de Lausanne mangent avec nous et l'ambiance est joyeuse.

15/10/2008

Il est impératif de ne pas manquer le lever du soleil sur le Dhaulagiri. Le ciel est clair, un petit nuage se promène, l'air est frais et la grande pyramide surplombe le paysage. Elle est déjà éblouissante sans soleil. Au sommet, une pointe de lumière se pose et le grand spectacle commence. L'embrasement de la paroi progresse à vue d'œil, en quelques dix minutes toute la face sur ses milliers de mètres réfléchit les rayons de l'astre du jour. Instant magique je reste pétrifié comme hypnotisé. De tous les points du village cette montagne aux formes si parfaites est visible, comme si son esprit veillait sur le lieu.

Comme d'habitude départ matinal, à la différence des jours précédents nous descendons. A Jakot visite d'un dispensaire tenu par un Américain, mais cela ne soulève pas l'enthousiasme, cependant l'herboristerie est intéressante. La descente reprend dans un monde semi-désertique. Un petit cours d'eau traverse la piste, en effet les voitures, certes peu nombreuses, ont fait leur apparition. Un joli petit bosquet d'essences caduques aux feuilles multicolores nous rappelle que même dans ce désert l'automne est arrivé. De nombreux Népalais se dirigent vers la vallée. Un moine tient par la main un jeune garçon, une recrue qui rejoint son monastère et un nouveau mode de vie.

Au détour du chemin un promontoire, en contre-bas bien caché par la rupture de pente, le très joli village de Kagbeni. Il se trouve niché au confluent de trois vallées formant un Y. Le contraste est fort entre les cailloux gris de cette zone désertique et les multiples couleurs des champs qui colonisent les environs du village. Toujours de petits champs de céréales, de couleurs uniformes allant du vert au brun, se serrent les uns à côté des autres. Des vergers très reconnaissables à leurs arbres en boules sont regroupés et ne se mélangent pas avec le blé et le sarrasin.

Ce bourg appartenait il y a une centaine d'années au Tibet. Le Népal, après un conflit armé, l'a rattaché à son territoire ainsi que la région du Mustang. A Kagbeni se trouve le check-point d'entrée dans cette vallée. La taxe payée est versée au roi du Népal, depuis que les maoïstes ont pris le pouvoir et décidé de ne plus subventionner directement ce dernier. Comme quoi même les maoïstes népalais sont pacifiques. Dans tout autre pays, après un coup d'état de ce genre, au mieux le roi aurait eu la possibilité de s'enfuir et plus probablement il aurait été interné voire exécuté. Eh bien pas au Népal, un royaume lui a été attribué avec droit de perception de taxes pour assurer son train de vie.

Dans un petit hôtel restaurant nous prenons un thé, l'intérieur est joliment construit en bois, sur les étagères une multitude d'ustensiles de cuisine en différents métaux principalement cuivre et étain, le tout très propre. Visite dans les ruelles étroites, l'architecture est ancienne, aucun bâtiment de type lodge aux couleurs clinquantes. La sobriété ressort par l'absence de couleurs vives. Seule, lançant un éclat de lumière sur cet ensemble de ruelles ternes et sombres, la splendide face nord du Nilgiri, qui domine du haut de ses 7061 mètres.

Nous poursuivons notre marche le long de la Kali Gandaki, rivière mythique, aux eaux sombres, qui arrive du Mustang. La vallée est caillouteuse et poussiéreuse. Le vent se lève et souffle de face. L'itinéraire suit une immense plaine plate et monotone, le lit de galets que nous foulons se perd dans le lointain. Le serpent humain ondule sur des kilomètres au milieu des tourbillons soulevés par l'air. La piste longe des vergers à l'abandon, les murets se sont écroulés et les pierres les constituant se sont répandues sur le chemin. Il en ressort une impression de désolation. Sur la gauche, un large vallon minéral et asséché permet de jeter un dernier regard sur le Thorong La Peak, un petit pincement au cœur. Cette marche caillouteuse et ventée certains ne vont pas l'apprécier, pour ma part elle me plaît bien. En effet ces vastes espaces permettent de laisser vagabonder l'esprit et donnent peut-être un tout petit avant-goût des grands déserts d'Asie.

La ville de Jomsom n'étant plus très loin nous croisons des groupes de touristes fraîchement arrivés par avion par son aéroport. Un couple d'Américains, accompagné d'un guide et d'un porteur, la femme se semble pas convaincue par la beauté de ce tas de cailloux parcouru par des nuées de poussière. Un peu plus loin, un beau Népalais à la silhouette svelte porte le sac d'une rousse au visage pâle. Va-t-il l'emmener visiter les solitudes du Mustang? A tous ces groupes un petit salut est donné. Aux Népalais je ne déroge pas à la règle du Namasté, aux autres un bonjour en français. Les réactions sont diverses. Ceux qui répondent Hi ou morning, ceux qui disent bonjour avec un fort accent étranger et qui ajoutent «comment ça va» en souriant, et puis il y a ceux, heureusement peu nombreux, qui vous regardent avec un air réprobateur, leur yeux trahissant des pensée du genre: espèce de prétentieux de Français vous pourriez vous conformer à la règle traditionnelle du salut du pays ou au moins parler dans la seule langue internationale.

Deux cavaliers nous dépassent d'une chevauchée alerte. Les véhicules, voitures et motos sont de plus en plus fréquents. Les 4x4 sont lourdement chargés, de nombreuses personnes sur le toit. Il s'agit généralement de porteurs, leurs têtes dodelinent en synchronisation parfaite au gré des secousses occasionnées par les pierres de la piste. Des motos de temps à autre nous dépassent. Dans le vent nous ne les entendons pas toujours arriver et ne nous poussons pas à temps. Le chauffeur, sans impatience, se met au pas du marcheur, puis ce dernier se rend compte d'une présence et s'écarte, alors le motocycliste accélère.

Une immense passerelle enjambe la Kali Gandaki. A l'une de ses extrémités une vieille femme à l'abri relatif d'un muret expose quelques pommes à la vente. Arrivée à Jomsom, c'est vraiment le pays du vent, il y souffle avec force. Sur le pont nous conduisant au centre, les drapeaux de prières sont à l'horizontale. Des chevaux sont à l'attache en pleine rue centrale, étroite et bien pavée. Un troupeau de yaks chargés passe. Tout ce beau monde se croise en se faufilant les uns entre les autres sans précipitation et sans se bousculer. Une fois le troupeau passé, je vois avec étonnement un chien profondément endormi au beau milieu des pavés. Manifestement il n'a pas bougé lors du passage des yaks, pourtant ils étaient nombreux et le passage réduit.

La ville de Josom, outre sa piste d'aviation, héberge l'école népalaise d'alpinisme militaire. Sur une grande falaise aux couleurs fauves il est écrit en lettres immenses à la peinture blanche de façon très inesthétique : welcome for climbing. Nous déjeunons près du centre dans un restaurant envahi d'Occidentaux. Nous reprenons notre chemin venteux et poussiéreux. Le temps se fait plus menaçant et la vallée se resserre. Paysage austère, vent violent, ciel menaçant, on se sent au bout du monde. Enfin au pied d'une falaise apparaît Marpha, étape du jour. Entrée dans le village s'effectue par un magnifique shorten à porche. Ces constructions sont toujours flambant neuves, car repeintes plusieurs fois par an.

L'hôtel Dhaulagiri nous accueille, il est coquet et possède une jolie cour intérieure. Cependant, les chambres sont carcérales, surtout lorsqu'on y loge à trois. Les lits couvrent plus de la moitié de la surface de la pièce. Une unique minuscule fenêtre, qui donne sur un hall intérieur, rompt la monotonie des murs. Mais cela n'a pas beaucoup d'importance, ce n'est pas le confort que nous sommes venus chercher. Altitude 2670 mètres, les sensations d'étouffement ont complètement disparu. Le village est pittoresque, outre les très nombreuses boutiques, un monastère, que l'on atteint après un long escalier, domine. Le point de vue y est magnifique, d'une part sur la vallée, les toits des maisons et sur la falaise au pied de laquelle le village est construit.

16/10/2008 A six heures la population s'éveille. Les femmes s'activent et époussettent la devanture de leur échoppe. Geste que l'on retrouve dans tous les pays. On soulève la poussière afin qu'elle se dépose un peu plus loin. Le soleil se lève sur la pointe acérée du Nilgiri qui règne, à plus de 7000 mètres, sur ses pentes de rocs et de glace, hautes de plusieurs kilomètres.

Les trekkeurs sur cette portion sont moins nombreux, car pour nombre d'entre eux la randonnée s'est arrêtée à l'aéroport de Jomsom. Le désert cède la place à la forêt, et la vallée devient plus riante, abandonnant son austérité. La rivière semble perdue au milieu de son immense lit. A la période de la mousson elle recouvre toute la plaine. Le spectacle doit être de toute beauté.

La halte à midi a lieu à Kokhethani, sans surprise nous mangeons quelques légumes accompagnés de pâtes. De notre terrasse nous avons tout loisir de contempler l'immense versant est du Dhaulagiri, dont un impressionnant glacier occupe une large partie. C'est justement sur cet itinéraire que l'équipe de Maurice Herzog fit une tentative en 1950 avant de se tourner vers l'Annapurna. Dans son livre, il y consacre un long chapitre. Avec Lionel Terray et plusieurs sherpas ils ont remonté cette cascade de glace sur une distance importante. Les risques étaient énormes, du fait de l'instabilité des séracs. Les sherpas, qui découvraient l'escalade sur glace, ont montré des capacités d'adaptation étonnantes. Cependant il y eut quelques chutes, heureusement enrayées à temps. Sur cette cime se sont écrites de grandes pages de l'histoire de l'alpinisme en Himalaya. La première ascension de cette montagne fut accomplie 10 ans après que les Français menèrent cette première exploration. Depuis, plusieurs tentatives ont été couronnées de succès, mais le prix payé est élevé. Deux grandes catastrophes ont frappé des équipes américaine et japonaise. Pour la première, l'accident s'est produit sur l'immense arête est qui se développe sous nos yeux, sept alpinistes moururent, c'était en 1969. Il fallut attendre l'année 1970 pour que ce sommet soit foulé une seconde fois par l'homme. En 1975 un second drame se déroula sur l'arête sud-ouest, où cinq Japonais périrent. D'autres accidents ont eu pour décor ces lieux. Chantal Mauduit, très grande alpiniste française, y perdit la vie avec un sherpa dans une avalanche en mai 1998. Elle avait mis sa notoriété au service de l'association «Chantal Mauduit Namasté», qui venait en aide aux enfants Népalais. Mais pour terminer sur une note optimiste, l'homme cherchant toujours à aller plus loin dans l'exploit, la première ascension solitaire a été accomplie par un Slovène en 1999. Non, cette immense pyramide ne peut pas laisser insensible, tant d'hommes et de femmes, pris sous son charme, y ont laissé leur vie. Mais d'autres qui en sont revenus ont connu un bonheur immense dans cette réalisation.

Le regard se perd dans cette face gigantesque qui se développe sur près de 6000 mètres, en effet l'altitude à laquelle nous nous situons est de l'ordre de 2500 mètres et le sommet culmine à 8172 mètres. Cette région recèle les plus hauts dénivelés de la planète.

Il est temps de briser l'enchantement, de fuir le sortilège qui pèse sur l'endroit et de reprendre le chemin. Piste large sur laquelle les convois de mules sont nombreux. Les animaux sont chargés d'une multitude de ballots en tout genre et même des bouteilles de gaz. Des trains entiers de mules sont dédiés au transport des céréales ou des pommes à destination du Mustang. La charge normale est constituée de deux sacs de 22 kilogrammes. Ce mode de transport n'a pas fait disparaître les porteurs toujours nombreux. Nous en croisons quatre, marchant les uns derrière les autres avec très peu d'espacement, qui ont sur le dos un nombre invraisemblable de gros cartons empilés. Nous traversons une immense cascade qui descend du Dhaulagiri, ses eaux puissantes explosent tout au long de la pente en gerbes d'écume éblouissante. Sur une passerelle, encombrement de mules, deux convois se croisent.

Au village de Lete apparaît pour la première fois au regard l'Annapurna du haut de ses 8056 mètres. Jusqu'à présent ses satellites, qui l'encadrent de près, nous le cachaient. Un peu après les dernières maisons, un glissement de terrain a emporté la route. Des travaux de réparation sont en cours, mais vu l'étendue des dégâts sur ces pentes raides et instables, l'accès restera interdit aux véhicules au moins plusieurs semaines. Nous arrivons à Ghasa et logeons à l'hôtel Florida. Un groupe d'Ukrainiens y arrive en même temps que nous. Nous aurons l'occasion de les voir à l'action sur la bière et le rhum, les femmes tiennent autant que les hommes. Petit tour dans le village avant le repas. La température est douce, l'altitude avoisine les 2000 mètres. Cette journée de marche nous a fait basculer définitivement des zones désertiques à la forêt luxuriante. De grands sapins ainsi que d'autres essences colonisent les immenses pans de montagne. Une cime très impressionnante, le Bharth Chuli ou Fang, voisin immédiat de l'Annapurna nous surplombe de ses 7647 mètres, cela fait plus de 5600 mètres au-dessus. Les pentes n'en finissent pas de se développer. Pas de doute, nous sommes dans la vallée la plus profonde du monde. Le sommet, dans la lumière déclinante, se perd dans les hauteurs, la pénombre a déjà envahi la vallée qu'il illumine encore tel un phare attirant le regard des alpinistes vers des altitudes lointaines.

17/10/2008 Après une nuit agréable (maintenant on les trouve facilement bonnes) la journée est marquée par la rencontre d'une multitude de convois de mules, aux chargements hétéroclites, presque une énumération à la Prévert : pommes, riz, sarrasin, ciment, bouteilles de gaz...La bête de tête a toujours un très joli licol aux couleurs vives, formé d'un bandeau qui enserre la tête sous les oreilles et d'un petit napperon qui descend entre les yeux.

Les cigales réapparaissent et leurs stridulations emplissent à nouveau l'espace. Les bananiers donnent une touche exotique. Les premiers bus font leur apparition bien qu'il ne s'agisse encore que d'une piste défoncée et boueuse par endroits. La Kali Gandaki aux eaux presque noires chargées de terre rejoint l'un de ses affluents, la Nilgit Khola aux eaux turquoises. Elle descend de la face nord de l'Annapurna. Le flot tumultueux et sombre a vite fait d'engloutir la belle Nilgit Khola. A regarder le lit profond de cette rivière on ne peut que se souvenir des souffrances endurées lors du retour de l'Annapurna par Herzog et Lachenal, ayant subi tous deux des gelures graves aux membres. Ils étaient incapables de marcher et les sherpas ont accompli de véritables prodiges pour les descendre dans ces escarpements, parfois à dos d'homme sur des terrains très raides, où la chute n'aurait pas pardonnée. Le calvaire dura de longues journées car à cette époque il n'y avait pas d'évacuation en hélicoptère.

Des écoliers croisés en chemin épluchent des mandarines en marchant, dont l'écorce diffuse une odeur très agréable. Nous arrivons vers les quinze heures à Tatopani et là nous attend une surprise, des eaux naturellement chaudes. Tous, nous nous précipitons vers ces bassins miraculeux. Le premier présente une eau plutôt glauque dans laquelle des corps indéterminés sont en suspension. Cela ne fait rien, il est trop bon de s'y immerger. Les Ukrainiens ont la même idée, et cela nous permettra de voir la belle Irina et ses compagnons s'adonner aux plaisirs de l'eau chaude.

Au-dessus du village l'immense pyramide effilée et sombre, car rocheuse, du Nilgiri South attire irrésistiblement le regard. Là encore le dénivelé est effarant : 6839-1190 donne 5649 !!! Chaque village semble posséder sa grande montagne.

18/10/2008 Frais et dispos, cette longue journée se présente sous les meilleurs augures. Ce sera tout simplement le plus fort dénivelé de ces 18 jours de marche, 1700 mètres et cela principalement le long de grandes marches. Les marches permettent de déniveler rapidement, mais la contrepartie n'est pas négligeable, on est en permanence en rupture d'élan car l'immense escalier est irrégulier dans toutes les dimensions, hauteur et largeur. Mais un bon rythme est rapidement pris par tous. Nous avons quitté la vallée de la Kali Gandaki, que l'on voit tout en bas enchâssée entre les flancs de ces deux géants de plus de 8000 que sont l'Annapurna et le Dhaulagiri.

Notre objectif de ce jour est le village de Ghorepani, point de départ de Poon Hill endroit réputé pour ses levers de soleil sur les grands sommets de la région. Le chemin en escalier fait par moments des S, qui permettent de surplomber l'itinéraire accompli. De toute évidence le serpent humain s'est reconstitué, nous sommes à la jonction de différents treks. Les cultures colonisent de nouveau les pentes. Riz, sarrasin et millet s'étalent sur des terrasses plus ou moins vastes. Les arbres sont magnifiques. Certains présentent un tronc étonnant, immense et rectiligne, au niveau du sol quatre mètres de circonférence et subitement vers les six sept mètres il enfle en massue et double pratiquement de diamètre. Le chemin traverse une forêt de rhododendrons géants, véritables arbres dont la hauteur atteint les quinze mètres. Nous nous élevons dans ce décor riant où le vert domine, en arrière plan le Dhaulagiri émerge toujours plus majestueux au fur et à mesure de notre progression. En effet, du fait de la perspective, toutes les crêtes, autres que ce 8000, ont tendance à s'écraser, lui seul résistant à l'effet de la relativité dû à notre montée.

L'après-midi, le temps se couvre et la partie supérieure des montagnes disparaît. La fatigue commence à se faire sentir. Ghorepani est enfin atteint, étonnant ensemble de maisons toutes d'un bleu criard, blotti un pied d'un petit col. L'hôtel Kamala nous héberge. Il est d'aspect rustique et très mal insonorisé. Toute la nuit il y régnera un véritable vacarme, entre ceux qui se couchent très tard, ceux qui se lèvent très tôt et les allées et venues permanentes aux toilettes.

19/10/2008 Lever 5 heures, nous ne prenons pas le temps de petit-déjeuner, juste une légère collation. Pourquoi sommes-nous si pressés? Il s'agit de monter de 300 mètres de dénivelé pour aller assister au lever du jour à partir du fameux point de panorama, qui se dénomme Poon Hill. Début de marche de nuit, rapidement les ténèbres se déchirent. Mais ne va-t-on pas louper le début du spectacle? A cette idée le pas s'accélère automatiquement. A un moment, seul sur le chemin, je recherche même un raccourci, et ainsi je me retrouve dans une forêt de bambous très dense. Rage, erreur au mauvais moment. A l'estime je prends une direction d'interception du chemin et je fonce tête baissée. J'arrive à une petite arête de laquelle en contre-bas le chemin m'attend. Sagement je ne cherche plus à couper au plus court.

Notre guide avait tout bien prévu, nous sommes en position pour le lever du soleil et rien n'a commencé. Le nombre de spectateurs est de l'ordre de deux cents. La vue panoramique est époustouflante, trois 8000 mètres et plusieurs 7000 mètres. Le Dhaulagiri est touché le premier par les rayons solaires ensuite vient le tour de l'Annapurna et de ses satellites. Les appareils photos crépitent, des milliers de vues sont prises au cours d'une telle séance qui dure une petite heure. Ensuite le serpent humain déserte le lieu, tout content d'avoir eu une vue dégagée sur un site exceptionnel. Nous croisons quelques rhododendrons géants, qui paraît-il au printemps sont magnifiques, tels de grosses boules de fleurs.

Retour au village, petit déjeuner dans la bonne humeur puis nous quittons notre hôtel et le village de Ghorepani. Rapidement le petit col, qui se situe juste au-dessus des habitations, est atteint et nous basculons définitivement vers les basses plaines après un dernier coup d'œil au Dhaulagiri. Durant trois heures, par une interminable marche le long d'un escalier géant, nous plongeons dans la forêt luxuriante et les champs de céréales qui s'étagent sur les deux versants de la vallée. Les villages, épars, semblent comme isolés au milieu de cette marée verte qui essaie de les dévorer jusqu'en leur centre. La chaleur redevient forte. Arrivée à Tikhedhungga, altitude 1500, nous avons le sentiment d'être plongés dans un aquarium de verdure. Les flancs de montagne pentus montent très haut dans le ciel et restent couverts de végétation malgré la raideur du terrain et l'altitude, d'où cette impression, que nous éprouvons, d'être enserrés au milieu de gigantesques vagues vertes.

L'hôtelier nous accueille en français, langue qu'il maîtrise bien, il est volubile et gai. Il m'étonne franchement en me parlant des petites villes de l'agglomération lyonnaise comme Saint-Didier-au- Mont-D'or ou Caluire. Lorsqu'il me révèle qu'il a habité plusieurs mois dans la région je comprends la raison de sa connaissance des lieux. L'hôtel est agréable, il possède de vastes terrasses à même la rue principale, desquelles le trafic se voit et s'entend, en particulier le raclement sur le pavé des sabots du flot incessant de mules, qui ne s'arrête qu'avec la nuit.

Une petite escapade va nous procurer une émotion très forte, alors que le ciel s'est totalement obscurci et que seule, ou presque, la voûte céleste donne un peu de clarté à cette vallée étroite. En effet en levant les yeux, les étoiles scintillent non seulement dans ce que nous croyons être le ciel, mais aussi dans les pentes, comme si certaines d'entre elles descendaient la nuit furtivement pour se reposer dans les champs. En y regardant de plus près, nous réalisons que des maisons isolées, mais ayant l'électricité sont disséminées un peu partout dans les hauteurs. Ces habitations aux lumières ténues se confondent, à un léger jaune près, avec les astres. Il est nécessaire de faire un effort afin de percevoir la délimitation entre les étoiles et la lumière artificielle. Cela est d'autant plus difficile que la distribution des maisons est aléatoire et suit des lignes brisées en fonction des accidents du terrain et des effets de perspective. Dans une telle situation on reste un long moment à s'émerveiller des illusions de perception qui semblaient impensables tant qu'on ne les a pas expérimentées.

20/10/2008 Nous nous réveillons en sachant que c'est le dernier jour de marche, plutôt les derniers moments, car dans trois heures nous serons à la route et la suite se fera par car. Nous profitons donc de cette courte étape pour nous imprégner un peu plus de l'ambiance de cette expérience de 18 jours autour des Annapurna. Cela restera une belle aventure, même si le flot des touristes fut continu. La part de rêve n'a pas été altérée. Il suffisait de lever les yeux vers ces terres inaccessibles, et alors l'imagination et le souvenir des livres lus faisaient le reste. Bien que nous soyons tous épris de solitude, mes amis basques dans leurs montagnes aux recoins mystérieux peu parcourus et moi dans mes balades solitaires, la présence importante de nos congénères occidentaux ne nous a pas gênés. Outre la capacité à s'échapper par la pensée, la forte présence de notre guide, de ses adjoints et de nos porteurs, nous a conduit à une bonne imprégnation des lieux et des hommes de ce pays.

Une dernière passerelle, la montagne sacrée Fish Tail apparaît et au même moment la route, le village de Nayapul, c'est la fin. Nous attendons le bus. Au cours du trajet vers la ville de Pokhara, certains d'entre nous feront une expérience intéressante sur le toit du véhicule avec les porteurs. Dans la joie et l'inconscience collective à de nombreuses reprises, il faut se plaquer à la tôle, en se glissant entre les bagages, pour éviter branches d'arbres et fils électriques. A deux reprises je me fais gratter le dos par des branches basses. Ces plongeons et rampings nous arrachent ainsi qu'aux porteurs des rires prononcés. Manifestement les hommes sont bien partout les mêmes, ce sont toujours les petites et grosses bêtises qui les font rire, meilleur antidote à l'ennui. Arrivée à Pokhara, nous descendons dans un bel hôtel, de bon standing et ironie du sort, ce sera le seul endroit où nous verrons des cafards et pas des petits, on pourrait croire des hannetons. Cette ville est un immense bazar pour Occidentaux et nous faisons chauffer la carte bleue en achetant bijoux de toutes sortes, tissus que l'on nous vend pour du cachemire, sans oublier les tapis de laine qui reprennent des scènes de chasse à la manière d'un bel iranien.

Le soir, repas agréable et à nouveau, la magie de la danse avec nos porteurs nous prend sous son charme. Ils se trémoussent comme des serpents et nous passons un moment fabuleux à essayer de les imiter.

21/10/2008 Trajet de retour vers Katmandou, la circulation est toujours aussi anarchique. Notre chauffeur semble avoir un radar, un peu à la manière d'un sondeur à poissons mais pour les voitures, car il dépasse sans visibilité et ça passe toujours, heureusement la vitesse n'est jamais excessive. Mais enfin, deux bus face à face, même à trente à l'heure, mieux vaut ne pas tester. La soirée se termine dans les locaux de Nepal Trek Ecology, où nous attend une surprise. En effet c'est l'anniversaire de deux d'entre nous et le directeur d'agence nous offre un gros gâteau. Le soir nous quittons nos amis népalais qui nous ont si gentiment et efficacement accompagnés, nous sommes tous un peu tristes.

Les quatre jours suivants nous retrouvons notre guide de la ville et visitons de nombreux sites dans et aux environs de la capitale. Nous nous étions dit que quatre jours en finale à Katmandou, ça allait être difficile à meubler, surtout après ce spectacle grandiose des Annapurna. Lors de notre arrivée, la première journée au cours des nombreuses visites effectuées nous pensions avoir vu l'essentiel. Eh bien non, cette agglomération et ses environs recèlent une multitude de trésors architecturaux qu'il est très intéressant de voir, l'ancienne capitale de Patan, le village newari de Bungamati, celui de Khokana d'allure moyenâgeuse. Les temples dédiés à toutes les divinités bouddhistes ou hindouistes sont légion, à Dakshinkali ou Pharping où se trouve la grotte de Rempoché. Dans cette vaste zone, de nombreux artisans travaillant toutes sortes de matériaux, laine, terre, bois ou métal présentent de beaux ouvrages. Et puis, il y a aussi cette atmosphère particulière au moment de la récolte du riz. Partout, les rues et places des villages sont envahies de bâches sur lesquelles des tas de grains de riz sèchent. Des femmes s'activent avec des tamis pour séparer le grain de l'ivraie. Il y a aussi ce magnifique musée sur le bouddhisme, aux statues remarquablement mises en valeur, tout particulièrement un Bouddha, dont on dirait que le métal a été poli durant des siècles. Mais je ne me lancerai pas dans une description précise de ces quatre jours de visite, car cela augmenterait ce texte, déjà fort long, de quelques pages supplémentaires. Juste pour terminer, le dernier dîner dans un restaurant typique, où en fin de repas les serveurs ont laissé tomber leurs assiettes et couverts, et avec une spontanéité incroyable, se sont mis à danser comme des serpents et, déjà expérimentés, nous avons tous suivi dans la sarabande.

Le 26 au soir, nous nous retrouvons à l'aéroport dans la longue queue des trekkeurs qui rentrent. Nous avons peine à imaginer que nous venons de passer presque un mois au Népal. L'avion décolle de nuit, donc pas de dernière image. Après un transfert à Doha, l'atterrissage a lieu à l'horaire prévu, 6h30 à Charles de Gaulle. Anecdote cocasse, nous sortons de l'avion avec des personnes vues au départ à l'aéroport un mois plus tôt, et que nous reverrons sur le trek. Elles habitent Millau, j'ai une grosse pensée pour le Causse Méjean, endroit sublime. Notre groupe éclate, chacun pressé de prendre son train pour rentrer à la maison dans l'attente de nouvelles aventures.
Itinéraire de quinze jours entre Denver et Las Vegas au mois de juin 2008 English translation pending
by Vnoa · 2008-01-28 · 50 replies
Hello,

Voilà j'ai "potassé" mon itinéraire de Denver à Las Vegas en juin 2008 avec l'aide précieuse des guides "Photographing the Southwest" de Laurent Martrès, des sites de Sedonax et Vazyvite (entre autres, mille pardons à ceux que j'oublie !), des conseils sur mon 1er post sur mon trajet dans le Colorado (merci à Merberto, Sedox et Kimy91), sur les itinéraires et conseils présentés sur ce forum... mais cette fois je vous soumets mon itinéraire au complet (qui est passé de 10 à 15 jours ! 🤪), n'hésitez pas à commenter/critiquer/faire des changements/donner des bonnes adresses (hôtels, restos, choses à faire et à voir)... 😉

Pour rappel : je serais à Denver pour un congrès du 1er au 5 juin au soir. Donc pas le choix du lieu ni de la date de départ !

Nous avons déjà effectué un voyage dans l'ouest + le nord/ouest (Glacier NP, Yellowstone, Grand Téton, Bryce, Capitol Reef, Canyonlands, Arches, Mesa Verde, Monument Valley, Canyon de Chelly, Grand Canyon south rim, Las Vegas, Yosemite et San Francisco), donc cette fois, on approfondit des coins et on zappe ce qu'on estime avoir déjà vu suffisamment 😛.

Les temps de route proviennent de Google maps (je ne garantis pas les valeurs !). Allez en route c'est parti !

* J0 (je 05 juin) : route de Denver à Estes Park (114 km ~1h30) Dodo à Estes Park ou environs ?

* J1 (ve 06 juin) : Rocky MountainNM --> Glenwood Springs ou Leadville ? - Visite de Rocky Mountain NM : Trail Ridge Road, la Bear Lake Road (avec petite balade à Bear, Nymph, Dream, Emerald Lakes, Alberta Falls ?), Horseshoe Park (ce qui est faisable !)

- Route entre Grand Lake et Glenwood Springs (272 km ~ 3h) Dodo à Glenwood Springs ?

OU - Route entre Grand Lake et Leadville ( 182 km ~ 2h20) Dodo à Leadville ?

Note : faire un arrêt à Georgetown, petite ville western qui possède de beaux bâtiments historiques (parait il ?)

* J2 (sa 07 juin) : Maroon Bells, Crested Butte via Kebler Pass --> Gunnison - Route entre Glenwood Springs et Maroon Bells (71 km ~ 1h) OU - Route entre Leadville et Maroon Bells (100 km ~ 2h)

- Route entre Maroon Bells et Crested Butte (142 km ~ 3h) - Route entre Crested Butte et Gunnison (44 km ~ 0h40)

Dodo à Gunnison ?

* J3 (di 08 juin) : BlackCanyon of the Gunnison NP south rim et Colorado NM --> Moab - Route entre Gunnison et Gunnison NP south rim (108 km ~ 1h35)

- Route entre Gunnison et Colorado NM (137 km ~ 2h00)

- Visite de Colorado NM : Red Canyon overlook, Coke Ovens Overlook, Grand View, Monument Canyon View, Independance Monument View, Otto's Trail to Pipe Organ, Book Cliffs View, Window Rock Trail

- Route vers Moab via Cisco (route 128 et 191 au nord de Moab) (166 km ~ 2h30)

Dodo à Moab

* J4 (lu 09 juin) - * J5 (ma 10 juin) – * J6 (me 11 juin) : Moab - Visite de Arches (Landscape Arch, Delicate Arch, Sand Dune Arch et Broken Arch, Devil's Garden)

- 1/2 Journée en 4x4 (Potash Road + Shaffer Trail + Long Canyon Road) avec Tagalong

- Canyon Rims Viewpoint : Needle Overlook + Anticline Overlook The Maze Overlook The La Sal Mountain Loop --> castle Valley Overlook Fisher Towers Mesa Arch Grand View Point + White Rim overlook Green River overlook Big Spring Canyon Trail from Sqaw Flat Parking Chesler Park Viewpoint

Dodo à Moab

* J7 (je 12 juin) : Moab --> Torrey - Route Moab - Goblin Valley SP (158 km ~ 1h50) + visite de Goblin Valley SP

- Route Goblin Valley SP - Capitol Reef (95 km ~ 1h20) - -> avant leVisitor Center de Capitol Reef, 2 points de vue : Panorama View et Gooseneck of Sulphur Creek - -> Fruita Oasis (avec la cabane près du Visitor Center) - -> Scenic Drive

Dodo à Torrey

* J8 (ve 13 juin) : Torrey

- The Cathedral Valley 4x4 entre Caineville et Torrey avec un de ces 2 Oufitters (votre avis ??)
http://www.ridethereef.com/4x4.php http://www.hondoo.com/vehicle.htm

Dodo à Torrey

* J9 (sa 14 juin) : Torrey –> Escalante = Highway 12 - Boulder (Burr Trail avec juste la partie Long Canyon),

- The Hogback - Head Of The Rocks

- Devil's Garden, Escalante

Dodo à Escalante

* J10 (di 15 juin) : Escalante - Page - Kodachrome Basin SP

- Bryce Canyon (vite fait car on a déjà fait les poitns de vue + trails)

- Red Canyon Park, Page

Dodo à Page

* J11 (lu 16 juin) : Page - Antelope Canyon le matin (avec le tour pour photographes de 11h): cela vaut il le coup de prendre un guide tq http://www.antelopecanyon.com/ ?

- Horseshoe Bend

- Survol en avion (Grand Scenic Triangle Aerial Tour) http://www.westwindairservice.com/pagetours.html

- Glen Canyon Dam

Dodo à Page

* J12 (ma 17 juin) : Page

- Coyote Buttes North (The Wave) si on peut !!! 1/ il faut gagner à la loterie 2/ peut-on y aller sans 4x4 high clearance ? 3/ y arrive t'on facilement (temps pour y aller ? facile à trouver ?) ?

ou qqchose dans le coin (que peut-on faire si on n'a pas de permis) ??

Sedonax : help si tu peux ! 😉

Dodo à Page ou ailleurs ?

* J13 (me 18 juin) : Page --> Zion

- Marble Canyon

- Grand Canyon North Rim

- Zion

Dodo à Zion

* J14 (je 19 juin) : Zion --> Las Vegas - Zion

- Las Vegas par I15

- Las Vegas by night (qq shows gratuits mais on en a déjà vu en 2006)

Dodo à Las Vegas

* J15 (ve 20 juin) : Las Vegas et avion -* J16 (sa 21 juin) : retour en Europe 😕

Voilà ! Merci de m'avoir suivie jusque là et à vous maintenant !

Merci @+ VNoa
Des photos, des photos, encore des photos! English translation pending
by Edb · 2006-05-11 · 450 replies
Et hop c'est reparti pour un tour ! 😉

Mais où cela peut-il bien être ?? 😮😮
Isabelle et Haïtham font un tour English translation pending
by Izanora · 2005-09-13 · 209 replies
Aulnay sous bois, 93, France

Novembre 2003: Haïtham : "partons en Chine cet été, mais il nous faut au moins deux mois" Isabelle : "Allons chercher le savoir jusqu'en Chine, mon Amour, je te suis, il faut s'arranger avec Josette"

Josette, Directrice du Centre Social ou Isabelle et Haitham sont animateurs : " mljmlkfdkgmldfkg dmgkdfgkekmlkml dmkdmfgkdmfgkmkg dmfgkdfmgkrkmk dmgkdfmgkdfmlgk dmglkdgkdgkfdkgmlfdg dmfgkdmgkmdf, bref, Si vous vous absentez deux mois, avec ou sans solde on vous remplacera et vous serez virez"

Décembre 2003: Isabelle : "démissionons et voyageons, c'est une prison la banlieue" Haitham : "comme ca on sera libre, hors du temps et des frontieres, à la mer ou a la montagne, En Chine ou en Afrique, En Inde ou en Argentine..." Isabelle : "d'accord, mais faisons un projet ou du bénévolat dans une association, sinon j'ai peur d'avoir peur"

Janvier 2004 : Isabelle s'occupe du projet et des choses abstraites. Comment donner un sens a un voyage qui se veut sans structure, comment etre utile en étant libre comme un oiseau, nous qui ne savons même pas ou nous allons ? Haitham s'occupe de l'itiniriaire et des choses concrétes. Son sac et déjà pret, notre dépard est prévu pour janvier 2005.

Février 2004 : Isabelle accouche du projet.

A suivre...
Les oiseaux en liberté English translation pending
by Vilcanota · 2005-05-24 · 375 replies
Et si nous parlions des oiseaux de chez vous et des autres . Je parle des vrais pas des "drôles d'oiseaux" 😉

Voici quelques spécimens du parc du Marquenterre en Baie de Somme.Photos prises le samedi 21 Mai.

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