Search VoyageForum
FR
Cherche hôtel ou guest house à la Barbade fin août English translation pending
by Nellie · 2008-07-23 · 3 replies
Bonjour, Moi et une amie comptons aller à La Barbade à la fin août. Nous avons 30 ans. Nous avons un petit budget, nous cherchons un hôtel pas très cher dans Christ Church plus précisément dans le St-Lawrence Gap pour être très près des restaurants et des bars. Est-ce que quelqu'un aurait un endroit à nous conseiller pour loger?
Hébergement à Alice Springs (Australie) English translation pending
by Françoislaut · 2008-07-16 · 1 reply
😉 Bonjour, je cherche a Alice Springs Hebergement sympa, pas trop grand entre 50 et 90 AUS $ ?Pour 2 ou 3 nuits;
Partir à Londres pour améliorer mon anglais English translation pending
by Marco20 · 2008-06-09 · 7 replies
bonjour,

Je vais partir en septembre a londres afin d'améliorer mon anglais. je suis aller voir plusieurs organisme sur internet et je suis pas très rassuré de partir avec eux. j'avais l'intention de partir avec global gap mais j'ai vu plein de critique sur les forum du coup j'hésite alors si vous avez des infos ou conseil vous pouvez me répondre. merci d'avance
Briançon-Nice GR5 juin 2007 English translation pending
by Lucbertrand · 2008-06-05 · 7 replies
Briançon Nice

Tout a commencé par un trajet en train, Lyon Briançon. Une épopée, en effet huit heures de transport, un premier changement à Grenoble, puis un TER faisant toutes les petites gares jusqu'à Gap. Une fois dans cette ville sans que cela soit prévu arrêt définitif du train et poursuite du voyage, après une petite heure d'attente, en bus. Huit heures pour effectuer 250 kilomètres. On est loin du Paris Lyon et ses 450 kilomètres en moins de deux heures. Mais il serait dommage d'aller plus vite, car le paysage est tellement diversifié d'une part au départ de Grenoble en direction du Vercors puis dans cet immense contour des massifs du Dévoluy et de l'Oisans, qui dévoilent au fur et à mesure du cheminement une partie de leurs joyaux . Je débarque à 18h à la gare.

Le temps n'est pas très engageant mais en juin, bien que la journée soit bien avancée, il reste quatre heures de jour. Je vais donc aller dormir quelque part au pied du col des Ayes. La montée est magnifique, des fleurs partout. Ce long vallon n'est absolument pas monotone, de plus la forme est bonne et j'avance vite. Le temps est de plus en plus menaçant, puis il se met à pleuvoir des hallebardes. Pas de panique, mon altimètre indique 2350 m, cela suffira pour aujourd'hui. Je m'abrite sous le double toit de ma tente sorti à la hâte. J'attends la fin de l'averse, persuadé que c'est une question de minutes. Mais après une demie-heure passée recroquevillé et enroulé sous cette bâche protectrice, la vigueur de la pluie ne faiblit pas et les frissons me gagnent. Donc l'installation aura lieu sous des trombes, beau baptême pour cette nouvelle tente. Enfin je suis dessous mais mouillé, je m'enfonce dans mon duvet. Je commence par avoir un peu froid, il est 21h. Manifestement mon abri est étanche et bien aéré, ce qui sera une garantie de non condensation, bien que cela implique une petite déperdition de chaleur. Une fois bien allongé, les qualités calorifiques de mon sac de couchage font rapidement effet, et comme bien souvent dans ces conditions j'ai la flemme de me faire à manger et je m'endors. Réveil avec le jour. Pas de bruit d'eau sur la toile, la luminosité est intense, je sors la tête, grand ciel bleu. Joie immense de se trouver comme cela en pleine montagne et se sentir complètement à sa place dans ce décor majestueux. A l'ouest, l'Oisans apparaît dans toute sa majesté. La tente épatante, elle n'a absolument pas pris l'eau et pas produit de condensation non plus. Pourtant elle ne pèse qu'un kilo deux cents avec piquets, de plus l'espace intérieur est très grand. J'aurai même l'occasion de l'expérimenter avec un bon confort durant trois nuits consécutives huit moins plus tard à deux en hiver avec un camarade de bonne corpulence. Vive la toile à parachute.

Au-dessus, le col des Ayes, en une petite demi-heure j'y suis, il est barré par un gros névé. Temps splendide, absence de vent, mon itinéraire vers le sud se découvre jusqu'au delà du Pic de la Font-Sancte. A mes pieds la vallée d'Arvieux. Quel bonheur de marcher sur ce chemin souvent si fréquenté et qui est désert à cette période de l'année. La limpidité de l'air après une bonne nuit de pluie donne un aspect très avenant au paysage. Arvieux est vite dépassé. A la sortie du village le chemin se dirige vers la gauche, son tracé est matérialisé par une petite sente très agréable bordée de sapins. Au niveau du lac après le bourg des Maisons, je rencontre un homme lourdement chargé qui suit le même itinéraire que moi. Manifestement il en a plein les bottes, vu la grosseur de sa charge et de ses chaussures, cela me semble normal. Originaire de Saint-Etienne il a emprunté le matériel à son fils pour se mettre quelques jours en rupture de société. Après avoir échangé quelques considérations d'ordre général je le laisse et m'engage dans la descente sur Château Queyras. La pente est raide. Subitement on sent les prémices des Alpes du sud. Le sol semble moins gras, les arbres plus secs, les senteurs même se modifient légèrement. Enfin Château Queyras se dévoile juste au détour d'un lacet. J'ai presque l'impression de survoler les bâtiments tellement la déclivité est importante.

Je débouche sur la route et rentre dans le village. Oh! Surprise tout est fermé, pas de ravitaillement. Un bistrot est ouvert, la tenancière avenante me propose de me servir une boisson mais rien de solide. Cela m'embête car depuis hier matin lors de mon départ de Lyon, je n'ai pas mangé grand chose. Il est treize heures et j'aimerais bien pousser jusqu'à Ceillac, cela fait encore un bon bout de chemin, surtout le ventre creux. Alors gentiment, elle m'avoue qu'elle a bien quelques boîtes qu'elle destinait aux promenades dans les environs avec son mari. Donc enfin quelque chose de solide à se mettre sous la dent, il s'agit de thon à l'escabèche par dessus lequel je bois un coca cola et deux cafés bien sucrés, pas très équilibré mais ça donne du combustible. Alors que je déguste mon second café, mon Stéphanois arrive et comme moi, il est affamé. Mais là, la charmante dame reste intraitable et ne lui propose que du liquide, de l'intérêt égoïste d'être le premier. Sa boisson prise, nous nous retrouvons ensemble dehors. Rapidement je suis le point de départ du chemin très raide, qui conduit au col du Fromage est atteint.

Peu de temps après je me retrouve seul, la marche est agréable et la satisfaction grande de constater que le dénivelé est vite avalé. Je ressens une fois encore ce plaisir immense que procure la sensation de s'élever d'un pas alerte en contemplant le panorama toujours plus vaste, alors que la machine fonctionne bien. Le temps change, de gros nuages commencent à s'accumuler à grande vitesse, et de fortes bourrasques de vent se lèvent. Un petit grain accompagné d'une pluie serrée me cingle le visage. Mais le rythme rapide me permet d'interpréter cette ondée comme un simple refroidissement supplémentaire du moteur. Là aussi l'impression est très agréable de se faire mouiller sans que cela altère en aucune manière le moral. Le lieu est assez escarpé, de grandes ravines bordent le chemin. Le col de Fromage est atteint dans un début de petite tourmente et rapidement je m'engage dans la descente sur Ceillac.

Soudainement les nuages se déchirent et le soleil fait de belles apparitions intermittentes. Sur ce versant il n'y a plus un brin de vent. Je distingue très bien les toits gris de Ceillac qui brillent sous les rayons du soleil. Là encore la marche n'est que plaisir, bien qu'il faille faire attention de ne pas glisser sur le sol gorgé d'eau. Le vert de l'herbe mouillée, ponctué de perles brillantes multicolores, que sont les fleurs, ressort de façon intense à la lumière. Une fois dans le village j'essaie de me remémorer le gîte sympathique dans lequel j'avais l'habitude de venir il y a plus de vingt ans. Mais ma mémoire me trahit quelque peu et je me décide au hasard pour l'un de ceux que propose le lieu. Il me semble que c'est bien celui que je fréquentais mais je ne peux l'affirmer. Il n'est pas tard, un lit m'est attribué dans un dortoir . Une douche réconfortante me délasse, puis je m'allonge en attendant l'heure du souper. Il ne fait pas de doute que deux autres lits sont occupés, la masse d'affaires hétéroclites que j'y vois, l'indique sans ambiguïté. En effet, deux jeunes entrent, nous entamons la discussion et ils m'expliquent qu'ils effectuent un stage de fin de formation d'une école de travaux publics. Cette formation consiste à participer au travail de conception d'une équipe construisant une nouvelle via ferrata. Ils ont l'air tout à fait enchantés par leur activité qui va s'étaler sur plusieurs semaines. A dix neuf heures l'heure du souper ayant sonné, je me dirige vers la salle de restauration. Il y a beaucoup de monde, mais de jeunes peu. Notre société est un peu inquiétante, tandis que les trentenaires en bavent au boulot de nombreux quinquas, dont je fais partie, profitent paisiblement d'une retraite sans doute bien méritée. Mais cela me laisse un certain malaise. La nourriture est copieuse et excellente, le vin gouleyant à souhait coule presque à flot. Une fois regagné le dortoir, le sommeil me prend rapidement. Après une nuit paisible et un copieux petit déjeuner l'esprit tendu vers le but de l'étape de ce jour, Fouillouze, je me retrouve dehors. Je constate que la journée à venir s'avère magnifique. Tellement sûr de l'itinéraire, sans regarder la carte, je pars tête baissée pour rejoindre un petit vallon qui doit me conduire au pied de la Font- Sancte. A vrai dire je viens buter sur les premières pentes de la pointe de Saume. Mais j'insiste et cherche à rejoindre mon vallon par la droite . Après un bon kilomètre, je me dis que ma direction plein ouest ne semble pas coïncider avec l'itinéraire. Je m'arrête, sors la carte. En effet, j'ai fait un 180 degrés à la sortie du gîte en me focalisant sur un vallon qui n'était pas le bon. Demi-tour, faire une telle erreur sur un chemin comme le GR5 pas jojo!!! Enfin personne ne le saura. Rapidement j'atteins le départ du chemin qui monte au col Girardin, plus de mille mètres de dénivelé en perspective. Le soleil darde sur la pierre, il fait chaud dès le matin. Mais la vexation due à mon erreur m'a fouetté les sangs et j'attaque à vive allure, sur un rythme de 600 mètres à l'heure, seul moyen de me réhabiliter à mes yeux. Avoir un fonctionnement binaire permet parfois de se réconcilier à bon compte avec soi-même. Je double à fond de train un certain nombre de groupes d'anciens, attention j'en ferai bientôt partie. La cascade de la Pisse dévale toute couverte d'écume resplendissante parmi les mélèzes et autres rhododendrons. Son cours est ponctué de gros blocs qui ne la freinent pas, étant donné la raideur de la pente. Son courant déclenche un souffle d'air frais du meilleur effet sur la peau.

Je débouche sur le replat du lac des Près. Petite étendue d'eau peu profonde, entourée d'herbe constellée de gentianes sauvages au mauve profond. Site au-dessus duquel trône majestueusement le Pic de la Font-Sancte du haut de ses presque 3400 mètres. L'étape suivante, en cheminant le long des pistes de ski, me conduit au lac Sainte Anne avec sa jolie petite chapelle dédiée à la sainte du même nom. Ce coin merveilleux me rappelle de bons souvenirs et le prénom Anne a toujours tenu une place très importante dans le cœur des hommes de ma famille depuis plusieurs générations, et je ne déroge pas à la règle. De la chapelle un peu surélevée on contemple ce lac turquoise à la forme circulaire enserré dans un site presque minéral. Pas une ride n'en perturbe la surface parfaite. Quelques centaines de mètres au-dessus, le col Giradin se protège par une pente raide de caillasses aux couleurs sombres, piquetée de plaques de neige. Le ciel s'assombrit, cela donne un caractère d'austérité au lieu. Il est extraordinaire de constater l'influence de la présence ou de l'absence d'un rayon de soleil quant'au ressenti que l'on éprouve en regardant un paysage de montagne.

Du col, la vue plonge dans la vallée de l'Ubaye. Je ne m'attarde pas, un petit air frais désagréable me fait quitter les lieux et m'engager à la rencontre de cette belle vallée très encaissée entre de sévères parois rocheuses qui à ma connaissance sont peu parcourues, mise à part la Pierre Andrée. Quelques centaines de mètres sous le col, je rencontre une marmotte pour le moins pas farouche. J'ai constaté que d'une vallée à l'autre le comportement de ces charmants animaux était différent. Je me demande si les cols ne sont pas des frontières délimitant les pays de marmottes, zones à partir desquelles des règles spécifiques sont édictées. Je distingue nettement le groupe de maisons bien groupées de la Chalp. Le chemin se fait plus raide et semble se diriger directement sur le village, alors que la carte indique un contournement par l'ouest, ce qui fait deux kilomètres de moins. Il faut dire que pour des contingences de poids j'utilise les cartes au 100 000 de l'IGN, dont la vocation principale n'est pas d'indiquer les GR. A plusieurs reprises, il m'est arrivé d'y relever des imprécisions, sans doute dues à des modifications qui n'ont pas été prises en compte. En effet, parfois pour des problèmes d'érosion, les tracés sont modifiés, d'autres fois ce sont des propriétaires qui ne veulent plus laisser le chemin traverser leur terre, à moins qu'au contraire ce ne soit par commodité de conduire les randonneurs près de lieux de logement et de restauration. La sente est bordée par endroits de grands cairns dépassant le mètre de hauteur, qui donnent un petit air himalayen, d'autant plus que la vallée de l'Ubaye se développe à l'ouest sur une grande distance. Donc n'ayant pas l'intention de faire le détour, je m'engage dans le petit ruisseau à ma droite qui descend directement à la route. Manifestement il n'y aucune trace d'ancien chemin. C'est raide et ça glisse. De brèves interruptions presque verticales sont à négocier avec prudence. Un petit saut à faire pour me rétablir sur un pan d'herbe raide. A la réception, le pied droit dérape et se tord, j'accompagne le mouvement en faisant un roulé-boulé. Je m'immobilise quelques mètres plus bas. Je prends ma cheville et la masse. De toute évidence il y a plus de peur que de mal. Les réflexes acquis en trente années de pratique du parachutisme m'ont probablement permis une anticipation salvatrice. La morale de cette histoire, pour vouloir gagner une demie-heure, on risque de ne jamais arriver. Mais philosophe je me remémore la pensée de Saint-Exupéry de l'importance de la démarche et non du but, donc de l'intérêt d'arriver!!! Une fois à la route je vais suivre ce vallon durant à peu près huit kilomètres jusqu'au fameux pont de Fouillouze, qui enjambe une gorge étroite absolument splendide. Je rencontre un chien de berger qui décide de m'accompagner. Le premier petit village traversé, la Barge, avec ses maisons un peu délabrées surmontées de ces hautes faces rocheuses sombres dégage une impression forte, d'autant plus qu'il n'y a pas âme qui vive. Au centre une magnifique petite église, qui manifestement souffre de la rigueur du climat local, au nom évocateur de Notre Dame des Neiges renforce encore la puissance de l'ambiance. Puis un peu plus loin sur la droite, le Grand Bec de la Blachière se fait de plus en plus imposant au fur et à mesure que je m'en rapproche. Cette belle face élancée est couronnée d'une crête très dentelée caractéristique. Dans un champ deux jeunes randonneurs se restaurent. J'en profite pour leur céder mon chien qui me suit maintenant depuis plusieurs kilomètres, quémandent en permanence le jet de bâtons, exercice finissant par être fatigant. Manifestement il semble les avoir adoptés. Traîtreusement j'accélère le pas avec un sourire sardonique. Un kilomètre plus loin je me sens définitivement délivré de mon compagnon . Le pont en arc de cercle commence à être bien visible. Il est franchement étonnant au-dessus de cette gorge étroite aux hautes falaises sinueuses. Je recherche le meilleur angle pour effectuer quelques photos, ce qui me conduit un peu en dehors de la route. Je réalise que je n'ai rien mangé et très peu bu depuis le matin, j'en profite pour faire une petite halte. Au moment de repartir, que vois-je arriver, mon jeune couple de randonneurs accompagné du chien qui se précipite sur moi. Bon tout est à refaire, c'est peut-être eux maintenant qui arborent un petit sourire sardonique. Ils cheminent un peu devant moi. Je les retrouve au pont, d'où la vue sur le torrent est vraiment impressionnante. Nous restons un moment pris par la beauté du site, échangeant quelques mots. Ils m'apprennent que leur destination est Nice et que ce soir, ils ont l'intention d'aller bivouaquer un peu au-dessus du village. Je me décide à fuir le premier par le sentier raide montant directement à Fouillouze. Une fois de plus je mets la PC (post-combustion) avec l'espoir de leur abandonner notre ami. Ça dénivelle vite, en contre-bas je les vois et ne relâche pas mon effort. Ils se mettent en route, ils marchent quasiment au pas, très proches l'un de l'autre à un rythme pour le moins rapide. Au détour d'un lacet, juste éclairée par un rayon de soleil apparaît une vieille bergerie à moitié détruite. Des poutres, en équilibre instable, semblent indiquer toutes les directions de la terre dans leur posture totalement erratique. Une partie du toit métallique dissipe un éclat étrange. Le tout se découpe sur une vaste paroi rocheuse blanche éclairée d'une lumière vive filtrant entre deux nuages. Je suis saisi par le spectacle et reste un bon moment contemplatif.

Alors j'entends une cavalcade, c'est notre camarade Gros Chien qui rapplique à fond. Je l'interpelle d'une voix autoritaire, il s'arrête et se cache à une cinquantaine de mètres derrière un arbre, croyant que je ne le vois pas. Alors je lui crie «retourne à ta maison». A ces mots il sort de sa cachette et repart tristement vers le bas. Je constate que les deux jeunes ne chôment pas et que la compétition a commencé. En gardant notre espacement nous atteignons rapidement le hameau. La première bâtisse sur laquelle je bute est le gîte d'étape. Je décide de m'y arrêter, il est presque désert. Le jeune couple a continué stoïquement alors que le temps se fait de plus en plus menaçant. Le lieu est très agréable. Il est assez tôt, vers les seize heures. Après une bière bien fraîche, alors que l'ondée a pris fin, sur les conseils du propriétaire je rejoins un petit promontoire duquel je pourrai passer mon appel téléphonique journalier. Petit rite que je m'impose, lorsque cela est possible, pour rassurer ma famille qui ne goûte pas vraiment mon plaisir de la balade seul. Oh stupeur! Je tombe sur mon camarade, nos regards se croisent, mais manifestement je ne fais plus partie de ses fréquentations, c'est une bonne nouvelle. Le repas est très bon, la maison a une gamme de cartes postales, ayant trait à la nature vraiment remarquable. Nulle part ailleurs je n'ai vu de telles choses, j'en profite pour en envoyer plusieurs. Lorsque qu'un lit m'a été attribué dans l'après-midi, j'étais seul dans le dortoir. Au cours du dîner je vois passer dans l'encoignure de la porte un être un peu étrange avec un sac qui ne ressemble pas à celui d'un arpenteur de l'Alpe. Une fois bien rassasié, je rejoins mon lit, et de l'autre côté du dortoir je reconnais le sac entrevu rapidement. Je m'installe en laissant la lumière allumée, mais au bout d'un bon moment le propriétaire du dit sac ne venant pas j'éteins. Je sombre à moitié dans le sommeil, lorsque je sens une présence dans la pièce. Alors je dis «n'hésitez pas, il n'y a pas de problème allumez». Une voix monocorde, froide et inquiétante me répond «la lumière me fait peur». Ce type de contact peu engageant, me réveille immédiatement. J'entends quelques bruits assez diffus, puis plus rien . Manifestement mon «drôle de client doit être couché». Je n'en reste pas moins relativement troublé. Nous sommes seuls et son intonation m'a vraiment surpris. Le silence s'installe, rien ne semble se produire. S'est-il endormi? Probablement, mon imagination me joue des tours. Puis d'un coup, dans le noir cette voix si particulière se fait entendre très clairement et s'adresse à moi: -Puisque vous semblez ne pas dormir, on pourrait discuter! -Si vous voulez, posez la première question -Quel est votre but dans la vie? -Etant donné l'heure ce type de question ne me semble pas à propos. Un silence s'ensuit, mon interlocuteur aurait-il été vexé par ma réplique sèche au ton sans doute un peu irrité? Dans le doute, je considère que la discussion a tourné court et je me prépare à m'endormir. Alors à nouveau cette voix monocorde comme désincarnée et angoissante s'élève dans la nuit: -Connaissez-vous le club des entendeurs de voix? Alors là plus de doute, je suis en présence d'un être à la recherche d'un absolu qui n'est pas le mien. Je lui réponds simplement non. Il me demande alors si j'ai déjà entendu des voix. Là, ça devient vraiment inquiétant. Je lui réponds par la négative, n'ayant qu'une envie, qu'il se taise. Il poursuit son monologue par une suite de phrases plus ou moins incohérentes. Il commencerait à me foutre plus ou moins la trouille. Soit je me lève et vais dormir ailleurs ou j'essaie de m'endormir en espérant qu'il ne bouge pas de la nuit. Étant de nature assez fataliste et de plus fatigué j'opte pour ce deuxième choix. Le jour se lève, je me réveille et oh miracle! je suis en vie. Mon lascar que je distingue dans le jour naissant dort à poings fermés. Sans bruit je rassemble mes affaires et quitte le dortoir. Une fois installé devant un plantureux petit déjeuner, je dis au patron «vous avez de drôles de clients».Cela le fait sourire. De toute évidence il avait jaugé le quidam et ne l'avait pas jugé dangereux. On est vite suspicieux dans notre société. Je m'en veux presque. D'ailleurs ces rencontres donnent du piquant au voyage et dans les souvenirs elles laissent une petite note qui fait sourire. Ce gîte je le recommande fortement.

Une fois dehors, les ondes positives de la montagne me lavent radicalement les méninges. En levant la tête, je vois le Brec de Chamberon qui domine de sa pyramide massive et tronquée très reconnaissable. Je remonte la rue du village, à la sortie de ce dernier une jolie petite église se laisse admirer, puis l'espace du grand vallon qui conduit au col du Vallonnet, m'ouvre tous les espoirs d'une belle journée de plaisir.

Le ciel est gris vers le sud et relativement dégagé au nord. De grands bancs de brouillard s'accrochent aux murailles rocheuses. Ayant l'intention de dépasser le col de la Cavale après l'Arche, je prie pour que le temps se maintienne. Étant encore assez tôt en saison, de larges traces de neige profitant de toutes les petites anfractuosités constellent de façon anarchique le cirque.

Le sentier bien dessiné permet d'entrée d'afficher un bon rythme. Très vite au-dessus de moi, se dessine le couple, toujours aussi synchronisé. Je force l'allure mais nous gardons nos distances. L'air frais du matin rend cette course agréable. De nombreux ouvrages militaires datant de la seconde guerre mondiale, du genre souterrains ou abris, jalonnent le terrain. Je débouche au col, il n'y a personne.

Un peu plus loin, au bord d'un petit lac, je les vois arrêtés. De loin je leur fais signe et continue mon chemin. Le site est magnifique, les nuages donnent une impression de haute montagne. L'eau prend des reflets presque noirs. La face ouest de la Tête du Sautron en contre-jour a fière allure. Après une légère descente, à nouveau l'itinéraire monte en direction du col de Mallemort.

Ce vallon assez long est emprunté par un large chemin, qui a servi à construire d'importants ouvrages militaires. Au pied du col un grand casernement en ruine rappelle que des centaines de soldats ont attendu et combattu dans ces lieux à 2500 mètres d'altitude. Au-dessus domine la Tête de Viraysse du haut de ses 2765 mètres. L'ampleur du fort militaire qui y a été construit m'intrigue. Que d'efforts a-t-il fallu développer pour conduire ces travaux à terme.

Plongé dans mes pensées, j'attaque les dernières pentes du col, et là face à moi je vois arriver un individu en short, qui en vient. Nous nous arrêtons et engageons la conversation. Il est parti de Menton, cela fait plus d'une semaine. Il a subi un temps exécrable pratiquement tout le temps, dormi dehors devant des refuges fermés. Il n'a plus que quelques croûtes de fromage à manger. Il se demande ce qu'il fait là alors que nous sommes en période de vacances scolaires dans le Nord et que ses enfants l'attendent. Mais qu'est-ce que ses yeux pétillent!!! Nous rigolons une vingtaine de minutes. Je l'assure d'une belle étape gastronomique à Fouillouze, puis nous reprenons notre route, lui vers Mondane et moi vers la mer. Le col de Mallemort est raide et de petite dimension. J'y fait une courte halte, le fond de l'air est frais, le Chti est en short, à croire que c'est le grand nord là-bas. L'itinéraire se dévoile très nettement jusqu'au col de la Cavale. Que cela semble loin, et dire que j'ai déjà 1200 ou 1400 mètres de dénivelé dans les jambes. Tout en-bas le village de Larche se dessine dans tous ses détails.

Au moment où je m'arrache à ce spectacle, les deux jeunes arrivent au col. La descente jusqu'au village me semble longue et monotone. Parfois des petits coups au moral, heureusement temporaires, rendent la marche plus pénible. Sans doute cela me vient d'avoir entrevu dans le lointain les nuages, qui enveloppent le col de la Cavale. Une fois au village, comme d'habitude rien d'ouvert, même pas de quoi boire un café. Je m'assois près de la fontaine en me couvrant et mange un mars arrosé d'un bon litre d'eau. Mes deux jeunes arrivent et semblent embêtés car ils auraient bien aimé faire quelques provisions. A croire qu'en dehors des deux mois d'été les Alpes sont désertes. Cela m'étonne d'autant plus, que la route du col de l'Arche occasionne du passage.

Je m'engage en direction de l'Italie en suivant le goudron sur quelque distance, puis une petite route sur la droite me permet de franchir l'Ubayette et de rejoindre en quatre kilomètres le vallon de la Cavale. Là un parking marque le terminus pour les véhicules à moteur. Un chemin succède à cette route monotone et la pente devient plus importante. Monter est toujours bon pour le mental. En effet, en montagne l'étalon c'est plus souvent le dénivelé que la distance parcourue, ce type de raisonnement rend les longues distances à plat pénibles, car presque considérées comme une perte de temps. Je rencontre un groupe d'enfants accompagnés de leurs institutrices. Je dis «bonjour Mesdames». Elles me répondent gentiment, mais les bambins regardent leurs chaussures, je réalise que j'ai oublié de les saluer et ils l'ont bien noté. Trop tard pour rattraper le coup. Je ferai plus attention la prochaine fois. Je me souviens de ce jour, où une petite fille m'avait répondu «bonjour monsieur le randonneur».

Ce long vallon est agréable, les jeux de lumière provoqués par les conditions météorologiques sont du meilleur effet. Je rejoins un groupe de promeneurs qui donne des carottes aux marmottes. Il paraît que le chocolat leur fait du mal, sans doute pas les légumes. Je fais un arrêt au lac du Lauzanier. Ce petit lac entouré de pelouse, marque la dernière limite de la végétation avant la caillasse aride. Le ciel est noir, le vent souffle, l'itinéraire se dirige très nettement vers la neige. Si les conditions se dégradent cela risque de devenir sportif.

D'un pas alerte je repars en espérant faire le maximum de trajet hors du brouillard. De toute façon une fois au col, il est peu probable que je trouve de la neige en versant sud. Le chemin serpente entre de gros blocs, parmi lesquels des marmottes presque indifférentes à ma présence se roulent dans les rares plaques d'herbe.

J'arrive à un cirque austère où trois petits lacs s'étalent au pied du col, le site est grandiose. Le vent chasse les brumes et la visibilité devient excellente. Deux chamois détalent. Les deux cents derniers mètres dans la caillasse et la neige sont pénibles, le col se rapproche lentement. En contre-bas un magnifique lac minuscule, caché jusqu'à présent, encore partiellement gelé se détache sur la neige et quelques grosses pierres.

Enfin le col, son altitude avoisine les 2700 mètres. La fatigue commence à se faire sentir. La vue vers le sud porte jusqu'au Mont Mounier. Cela paraît être au bout du monde. On verra bien. L'expérience me dit que ce n'est pas si loin. Sur la carte au 100 000, mon étalonnage à grands coups de main déployée me donne pratiquement toujours une bonne approximation des temps de parcours. Dans le cas présent cela fait une «grosse patte», à la louche 25 kilomètres à vol d'oiseau, avec certes un certain nombre de cols. Après un petit repos à l'abri du vent, il est temps de partir si je ne veux pas m'endormir. Que ce versant est raide. Le chemin se faufile au-dessus de barres, la neige rendrait la marche dangereuse, heureusement il n'y en a pas la moindre trace. Quelque cinq cents mètres plus bas, deux petits lacs circulaires en bordure de sentier donnent une touche particulière à ce vallon à l'aspect désolé. Je distingue très nettement un vaste replat à partir duquel le chemin remonte en lacets serrés jusqu'au col de la Fourche. Il reste encore plusieurs heures de jour, je devrais sans problème le dépasser.

Un peu avant d'arriver à cette prairie, alors que je dévale à bonne allure, mon pied gauche roule sur de petits cailloux. Par réflexe, tout naturellement je prends un appui arrière sur mon bâton gauche, mais ce dernier ne rencontre que le vide. Me voilà parti en salto demi-arrière dans un petit à-pic. Après une chute de deux bons mètres j'atterris épaule en premier sur une pierre. Je reste sonné, n'osant bouger, pensant m'être blessé. Reprenant mes esprits, je tente les premiers mouvements, ça marche et ça ne fait pas mal. Le sac a dû amortir une partie du choc. Mais je ne peux pas continuer à prendre une grosse gamelle par jour, cela va forcément mal se terminer! Sans autre atteinte qu'un petit coup au moral, je rejoins la prairie au pied du col des Fourches. Brusquement un accès de fatigue m'écrase, l'émotion et la faim. Je décide de m'arrêter, et monte ma tente.

Je réalise que mon podomètre a disparu. Une fois remonté jusqu'au lieu de la chute je ne trouve rien. A ce moment le jeune couple arrive. Je pense qu'ils vont faire comme moi et bivouaquer au pied du col. Mais non, ils continuent, et je suis triste à l'idée de me retrouver seul. Je les regarde enchaîner les lacets, ils sont vraiment impressionnants, depuis deux jours je les vois progresser, rigoureusement dans la même attitude, à cinquante centimètres l'un de l'autre, avançant au pas à vive allure. Ils ont rapidement avalé la distance les séparant du col et alors ils disparaissent de mon champ de vision. Je me dis avec un petit pincement au cœur que je serai seul ce soir, mais c'est bien ce que je viens chercher. Je me lave au torrent, c'est frisquet, puis une gamelle de purée avec une soupe rapidement avalée, je m'enfonce dans mon sac de couchage. Regarder tomber la nuit seul en montagne est un plaisir à chaque fois renouvelé. Le spectacle est d'autant plus intéressant ce soir, que je peux observer tout à loisir une harde de chamois qui semble se préparer à passer la nuit à proximité. Quelques gouttes de pluie font bruire la toile de tente. Le sommeil me gagne.

Six heures du matin, j'ouvre les yeux. Les conditions météorologiques semblent bonnes. Mes affaires rapidement pliées je démarre en mangeant une barre de chocolat. Une certaine fatigue subsiste. Je passe un petit ravin au pied du col. Une petite bergerie en équilibre n'attend que la prochaine forte crue du ruisseau pour être emportée. Les lacets sont vite négociés dans cette petite sente très raide. Je débouche au col, qui se situe à 2261 mètres avec les premiers rayons du soleil. Là je suis accueilli par une succession de forts, dont les meurtrières à mitrailleuses me jettent de sombres regards.

La route du fameux col de Restefond la Bonnette, le plus haut de France, déroule ses virages serrés. Je la suis quelques dizaines de mètres, jusqu'aux ruines d'un grand camp militaire. Je la quitte et me dirige vers le refuge de Bousiéyas et Saint-Dalmas-le-Sélevage. Et là, au sortir du groupe de bâtiments, sur un petit promontoire herbeux tout inondé de soleil, je vois la tente du jeune couple. Manifestement, ils ne sont pas levés, profitent-ils de ce moment sublime, lorsque le soleil apparaissant vient vous caresser? Je me fais discret et m'éloigne rapidement. Le chemin est mal défini et passe au-milieu de grandes touffes d'herbe mouillée. Attention de ne pas commencer la journée par une roulade.

J'arrive sur le coup des sept heures du matin au refuge de Bousiéyas. Il a un aspect très sympathique de chalet partiellement en bois. Un escalier extérieur conduit à la salle de restauration. J'ouvre la porte, la pièce est petite et semble bondée. En réalité deux groupes prennent leur petit déjeuner, deux couples de Français et cinq Allemands.

La jeune tenancière me propose gentiment un copieux et succulent chocolat au lait accompagné d'un pain moelleux et de confitures faites sur place, un vrai régal. Les Allemands quittent la salle et nous restons à discuter. Les personnes présentes sont intriguées de me voir arriver de si bon matin. Elles me font presque regretter de ne pas avoir poussé jusqu'au gîte hier. En effet, elles me décrivent par le menu l'excellent repas qui leur a été servi, dont le clou fut la magnifique omelette aux mousserons ramassés à proximité. La gardienne nous dévoile une partie des trésors de la région, qu'il s'agisse de promenades, de visites de villages ou de cueillettes de champignons. Une heure très agréable s'écoule, et je me sens bien requinqué. Par la fenêtre je vois le groupe d'Allemands qui attaque la montée du col de la Colombière. De toute évidence ils empruntent le GR5.

Un fois dehors, je me sens en pleine forme et ne tarde pa à les rattraper. Je discute un moment en allemand avec la femme qui marche en tête. Puis je reprends mon rythme et lâche rapidement le groupe. Comme souvent je regarde mes chaussures et fonce. Au détour d'un virage que vois-je mes Allemands qui arrivent à mon niveau par un chemin à quatre vingt dix degrés. Je me suis précipité, comme j'en ai trop l'habitude, sans voir que le chemin de randonnée prenait un raccourci. Je m'exclame «Incredible, nein unmöglich was habe ich gemacht» et tous d'éclater de rire. Cela me permet de rattraper l'Allemande de tête et de reprendre la conversation. Elle avance d'un pas alerte mais ne peut abandonner ses compagnons. J'apprends qu'ils viennent d'Allemagne à pied en faisant un tronçon chaque année. Là ce sera la dernière étape, car ils ont aussi comme destination Nice. Je reprends ma marche solitaire et rejoins rapidement le col de la Colombière qui est à plus de deux mille deux cents mètres. L'air est calme, il fait un temps merveilleux. Je ne résiste pas à l'envie de monter sur le petit sommet qui me domine et qui a pour nom la Tête de Vinaigre. De ce point j'embrasse un vaste panorama, aussi bien sur le chemin que j'ai parcouru que sur celui à venir. Tout au fond, je vois le petit emplacement où j'ai passé la nuit, que surplombe le col de la Cavale. Au sud le Mont Mounier barre l'horizon. Le groupe d'Allemands arrive au col, mais ne réalise pas que je suis sur le petit sommet.

Le chemin descendant sur Saint-Dalmas-le-Selvage est une petite sente à flanc qui du point où je me trouve est impressionnante. Mon interlocutrice, manifestement laisse ses compagnons et se lance dans une course effrénée vers le village. Je quitte mon belvédère et rejoins rapidement la petite troupe qui s'est mise en mouvement. Il faut faire attention, car par endroits la chute ne pardonnerait pas.

L'influence du climat méditerranéen se fait nettement sentir. Le sol devient de plus en plus aride, surtout sur ce raide versant sud. Cela n'empêche pas de jolies petites fleurs comme la clématite alpine de s'accrocher parmi les cailloux, ou bien une jolie petite touffe de marguerites naines de s'épanouir.

Un peu avant le village de grands genêts donnent une belle touche jaune sur le fond rouge d'un vaste champ de coquelicots, le tout sous un soleil radieux aux rayons encore obliques. Cette arrivée dans ce joli hameau est une splendeur.

Je descends une petite rue qui me conduit à la place centrale. Là assise, mon Allemande toute étonnée de me voir arriver par derrière, elle me croyait déjà loin. Je lui demande quelle sera leur point de chute pour ce soir, Saint-Etienne-de-Tinée. Elle m'indique même le nom de leur hôtel. Pour ma part j'ai l'intention de pousser jusqu'à la Roya.

Je reprends mon chemin dans une nature en pleine explosion. Ces derniers temps, les épisodes de pluie ont alterné avec les moments de soleil . Le résultat ne s'est pas fait attendre, des fleurs multicolores envahissent les moindres recoins, et même de gros mais vraiment très gros champignons se laissent admirer.

Le chemin est encore long jusqu'à Saint-Etienne-de-Tinée. En effet, il faut franchir un autre mouvement de terrain et amorcer une descente importante, la ville se situant vers les mille mètres d'altitude. Le temps s'est amélioré, mais une chaleur orageuse rend la marche pénible, et cela d'autant plus en perdant de l'altitude.

Vers treize heures je me trouve sur la place centrale. L'idée de repartir après déjeuner ne m'enthousiasme plus. La Roya me semble subitement très loin. Je me mets à la recherche d'un hôtel. Les premiers essais sont infructueux et alors on me conseille d'aller à l'hôtel que m'a indiqué l'Allemande. En effet, une chambre m'est proposée. Je m'installe sur la terrasse pour déjeuner.

Tout à loisir je peux observer les différents types de touristes qui s'arrêtent. Les marcheurs comme moi, peu nombreux, les cyclistes, les motards, les automobilistes, les campingcaristes. J'imagine ces fonds de vallée à vélo avec cette circulation dense, ce ne doit pas toujours être une partie de plaisir, mais chacun ses motivations.

L'étape de la journée aura été relativement courte, mais mon organisme a sans doute besoin d'un peu de répit après deux grosses étapes en début de randonnée. Dans l'après-midi le groupe d'Allemands arrive. Le soir nous dînerons ensemble dans une ambiance très sympathique, même si le vin n'était pas très bon.

Lever matinal, en ce qui me concerne, car j'espère dépasser le mont Mounier, au moins aller jusqu'au refuge de la Vacherie et pourquoi pas atteindre Saint-Sauveur- sur-Tinée. Le temps est particulièrement mauvais, les prévisions l'avaient prédit. Seul rayon de soleil, l'Allemande s'est levée et vient déjeuner avec moi. Moment très agréable, elle connaît bien les Pyrénées, ce qui est aussi mon cas ayant habité dix ans à Toulouse. Elle me parle en français et je m'efforce de lui répondre en allemand. Le moment de se séparer arrive, je sors, toque un petit coup au carreau en guise d'au-revoir et nous échangeons un dernier regard.

Ce fond de vallée encaissé complètement envahi de gros nuages menaçants ne m'est pas très sympathique. Je sens que la journée va être sportive. La forme est de retour. La montée à la station d'Auron se fait sous une pluie régulière mais modérée, pourvu que cela continue comme cela, c'est encore acceptable.

Une fois dans le village, les conditions empirent. La montée au col du Blainon, qui est raide, est accomplie sous de véritables trombes. Je commence à douter de la possibilité d'arriver jusqu'au refuge de la Vacherie aujourd'hui. Des multitudes de fleurs rutilent sous la pluie malgré la pénombre due à la couche nuageuse épaisse. Je longe un immense champ de myosotis. La nature par conditions humides est toujours resplendissante. Pour pouvoir l'admirer ainsi, j'accepte volontiers de me faire mouiller. Je me souviens d'un article lu dans une revue de montagne, il y a maintenant bien longtemps qui s'intitulait «réhabilitons la pluie». J'en comprends bien la philosophie aujourd'hui. Le gîte de la Roya n'est plus très loin et il sera toujours temps d'évaluer la situation.

Je bascule dans le vallon du même nom. La visibilité est réduite, les chutes d'eau redoublent et par dessus le marché le tonnerre fait son apparition. Des nuées tournent dans la vallée, le grondement s'approche puis s'éloigne. Je n'aime pas beaucoup ce genre d'ambiance, même si cela donne une forte impression. Alors à trois quatre reprises des éclairs frappent à proximité, à une distance de l'ordre de la centaine de mètres, avec un bruit de déchirement suivi d'un claquement sec.

Une grande croix lugubre se dresse dans la tourmente, je n'ose interpréter cette apparition comme un présage. La trouille aidant, je détale dans le but de rejoindre le plus rapidement possible un abri dans le village. Quand on court on a moins peur, mais peut-être augmente-on les risques? Mais je ne suis pas en état de réfléchir.

Enfin le village, la route est une véritable rivière, l'eau passe au-dessus des chaussures. Personne pour m'indiquer le gîte, les quelques minutes afin de le situer me semblent une éternité. Je m'y engouffre. Il est désert. Je m'installe et me change. Le gérant qui était en train de travailler dans les étages arrive. Je commande un repas et il me raconte la vie dans le village et me décrit la population qui fréquente son établissement. Depuis le début de l'année il a vu passer une trentaine de groupes, généralement de deux personnes ou de solitaires qui se lançaient sur la traversée des Alpes. Pour l'un des couples il s'agissait de leur voyage de noces. Vers les trois heures de l'après-midi le temps change brusquement. La pluie s'arrête, les nuages se déchirent laissant en partie la place à un magnifique ciel bleu. Je m'installe sur la terrasse. La motivation pour repartir n'est pas grande. Un groupe d'une vingtaine de randonneurs pas tous jeunes, le plus âgé a plus de soixante dix ans arrive à grand renfort d'éclats de rire. Ils étaient partis avec l'intention de traverser le col de Crousette et de se faire récupérer de l'autre côté. Juste sous le col, ils se sont retrouvés au milieu de l'orage. Trois d'entre eux se sont sentis mal. L'accompagnateur a demandé aux valides de redescendre jusqu'à une bergerie et s'est occupé de gérer les trois personnes en difficulté. Tout s'est bien terminé, mais tous s'en souviendront. Le bus étant revenu les chercher, seul reste l'accompagnateur. Il me racontera sa matinée. C'est la première fois de sa vie qu'il rencontre de telles conditions. Son récit est très impressionnant, pourtant il s'agit d'un professionnel calme et expérimenté. Métier difficile, si le matin il prend la décision de ne pas partir et que le temps s'améliore il sera cloué au pilori, mais s'il engage son groupe et qu'il arrive un accident le juge ne le loupera pas. Je n'aimerais pas être à sa place.

Vers les dix sept heures les Allemands arrivent. La soirée sera encore très agréable, cependant j'écouterai surtout l'accompagnateur qui parle si bien de sa région. Le lendemain matin alors que le groupe d'Allemands est déjà parti je m'attarde encore à écouter les histoires de la vallée. Enfin, il est temps de quitter ce gîte à l'accueil particulièrement chaleureux. Après deux jours de faible activité, je me sens en grosse forme. La montée au col de Crousette se fait à un rythme rapide, plus de 600 mètres à l'heure. Je double les Allemands, fais une dernière photo en me disant que cette fois il est fort possible que nous ne nous revoyions plus. Le chemin du col est très joli, le tracé bien dessiné, l'eau ruisselle partout en petites cascades lumineuses. Une fois au col, le chemin continue à monter en direction de l'arête sud du Mounier et la dépasse au-dessus des deux mille sept cents mètres. De magnifiques petites fleurs s'accrochent à la caillaisse à cette altitude. Le contraste entre leurs couleurs et le gris de ce monde minéral est extraordinaire.

La vue vers le sud ne me permet pas encore de distinguer la mer, bien qu'il n'y ait plus de point plus haut. La descente est longue, de plus il y a un joli raidillon à remonter avant d'arriver au refuge de la Vacherie.

Vers les treize heures, j'y fais halte. Il vient juste d'ouvrir pour la saison. La gardienne me prépare une succulente omelette aux mousserons, qu'elle a ramassés. L'itinéraire jusqu'au village de Roure n'est pas très attractif. De plus, le fait de quitter les zones d'altitude est toujours un peu frustrant, on a l'impression d'être moins en montagne. Le village est magnifique. En finale la vue sur la vallée est très impressionnante. La traversée de ce hameau perché est magnifique. Les Allemands ont prévu d'y faire halte cette nuit. Je ne suis pas certain qu'ils y arriveront, l'un d'entre eux ayant mal aux pieds. Il est encore tôt et j'espère bien atteindre Saint-Sauveur, voire Rimplas de l'autre côté de la vallée de la Tinée. La sortie du Roure est pittoresque, le long d'un petit sentier aérien en encorbellement entre le vide et les façades de belles vieilles maisons.

L'altitude de Saint-Sauveur est de l'ordre de quatre cents mètres, et la remontée sur Rimplas semble bien longue, vue de ce côté de la vallée.

Une fois au bord de la Tinée, la température est vraiment estivale, c'est le cagnard du midi. Je croise un couple de Hollandais à la recherche d'un camping. Je leur indique mais il avait l'air fermé. Avant les vacances ce n'est manifestement pas les vacances. J'attaque les quatre ou cinq cents mètres de dénivelé qui conduisent au village de Rimplas. Malgré la chaleur et la distance dans les jambes l'allure reste soutenue. Les champignons devaient être supervitaminés. Cinquante minutes plus tard, j'arrive dans ce magnifique village médiéval. A l'entrée dominant le chemin, un hôtel m'attire inexorablement. De la fenêtre de ma chambre j'ai une vue imprenable sur le Mont Mounier, et de ce fait sur une bonne partie de l'itinéraire de la journée. On est toujours étonné de voir ce qu'on arrive à faire à pied.

Le propriétaire ne lésine pas sur la qualité ni sur la quantité. De plus sa conversation est un enchantement, ancien baroudeur devant l'éternel il me tient en haleine toute la soirée.

Après une nuit réparatrice et un bon petit déjeuner, l'étape du jour devrait me conduire à Utelle. Le patron doute que j'y arrive. Ce n'est pas grave car j'ai ma tente et je devrais trouver de l'eau. Le sentier commence par descendre, toujours désagréable lorsqu'on ne l'avait pas prévu. Il me faut trois heures pour arriver à Saint Dalmas et la montagne n'a pas encore commencé. Par moments, on a l'impression de se traîner puis ensuite l'itinéraire se déroule comme par enchantement. Donc, ne pas se laisser abattre le moral. La montée au col des deux Caïres est rondement menée. Au milieu rencontre avec deux couples, ils m'offrent gentiment des abricots secs. Une fois au col, une vision tant désirée m'apparaît: la mer.

Le chemin jusqu'à Utelle, bien qu'encore long procure un vif plaisir. En effet, il se déroule en permanence le long d'une crête aérienne, bordée à l'est par la Vésubie et à l'ouest par la Tinée puis par le Var. La pluie se met de la partie et les immenses volutes de nuages m'enveloppant par intermittence procurent une belle impression. Je monte au Brec d'Utelle. Malheureusement la visibilité ne dépasse pas cinquante mètres. Vers les dix sept heures j'arrive à Utelle, magnifique village perché.

Le gîte municipal est très original. La visite du hameau et en particulier de son église est très intéressante. Un bon moment passé dans le bistrot de la place à déguster les spécialités locales, solides et liquides, et à écouter les histoires du cru, me ravit. L'ambiance sympathique me fait presque oublier que demain ma balade prend fin.

Départ matinal, sans faire de bruit car deux personnes dorment. Cette dernière étape se déroule vraiment dans le midi, ce qui est évident. A la sortie du village, un regard à l'est ne laisse aucun doute sur le mauvais temps qui reste accroché au Mercantour. Le chemin zigzague parmi des formations de calcaire blanc, comme on en trouve sur les chemins de la Sainte-Victoire ou de la Sainte-Baume. Il est par moments très aérien, surplombant la vallée de la Vésubie de plusieurs centaines de mètres.

Les dénivelés sont importants. La descente dans la vallée est interminable. Je rencontre un premier olivier à proximité d'une jolie petite chapelle. Elle est dédiée à Saint Antoine. Son clocher est joli et semble d'inspiration bourguignonne.

Le pont par lequel je franchis la rivière est à moins de deux cents mètres d'altitude. J'arrive dans le village de Levens. Je croise un solitaire de langue anglaise, j'ai l'impression qu'il va loin. Mais alors que je termine mon voyage, je n'ose l'interroger sur son but car il attaque seulement son projet. Je me perds dans les rues et sors par le mauvais côté. Mon orientation plein ouest ne me dit rien qui vaille. Je remonte la route sur un bon kilomètre et retrouve le chemin. La densité des maisons commence à ne plus laisser la vue errer parmi les fleurs, les arbres et les rochers. Une rencontre avec un couple en train d'achever un périple de dix jours autour de la Vésubie m'offre une discussion intéressante. Ils me proposent aussi très gentiment des abricots . Après quelques raccourcis et libertés prises par rapport au tracé du GR5, je négocie mon passage sur une propriété privée. Le village d'Aspremont me fait prendre conscience que la fin est imminente. Dernière défense du chemin, des taons qui piquent même lorsqu'on marche, je n'avais jamais vu, plutôt jamais senti.

La dernière bosse jusqu'à Nice je la fais en courant. Sur le plateau au pied du Mont Chauve, je distingue deux silhouettes rapprochées, qui me font penser au jeune couple. J'accélère franchement avec l'espoir de les rattraper. Mais ils disparaissent, ai-je rêvé? La grande ville s'étale à mes pieds. Une fois dans les premiers faubourgs, je sors mon portable et appelle ma cousine. Du côté de mon père nous sommes pieds-noirs. Donc, dans la bonne tradition de là-bas, les femmes sont des vraies mamans bien présentes et très affectueuses. Je vais passer deux jours d'enfer dans cette belle ville animée, aïe aïe aïe mon fils!!!
Faire un tour de l'Antarctique? English translation pending
by Reby06 · 2007-12-14 · 3 replies
Est ce que quelqu'un à deja fais un Tour en Antarctique ou en Artique?

j'aimerai avoir des infos la dessu.. qui l'offre?? a part GAP Adventure .. et tout sa.. et savez vous si on se rend direct en argentine on peut demender a une compagnie dy aller par bateau? Merci
Partir juste après le bac English translation pending
by Ludovikovitc · 2006-12-19 · 25 replies
Bonsoir à tous,

je suis a un moment clef de ma vie niveau orientation : la terminale... et comme beaucoup apparement je me pose la question de la "gap year", une année sabbatique entre le bac et les études supérieures pour partir à l'étranger.

J'ai déjà fait quelques recherches sur internet, sur ce forum, dans des livres etc, mais je n'ai encore pas trouvé de témoignages réels..

J'arrive a une période de ma vie où on me demande de faire des choix pour toute ma vie et pourtant je peux dire sans mentir que c'est aujourd'hui que je me connais le moins. La motivation pour faire des études s'éfface de plus en plus (non pas parceque je ne veux pas travailler, mais parceque je n'ai pas vraiment de branche qui me passionne) et j'ai surtout l'impression que rien n'a de sens et que rien ne pourra jamais avoir de sens. C'est pour ça que cette année me parait une sorte d'aubaine, pour me retrouver et me permettre de faire des choix. ( j'ai toujours voulu voyager, le plus loin possible, ce n'est donc pas que pour cette raison) .

C'est là que je cherche des personnes qui ont vécues la meme chose, qui sont parties après le bac pour des raisons similaires (et pas par exemple dans le but de parfaire son anglais). Je ne sais pas encore sous quelle forme je pourrais envisager ce voyage: job dans un pays étranger ou plutot tour d'une région (Asie?) en vélo. Je ne sais pas si les deux solutions sont envisageables vu mes finances (j'imagine que l'option glob trotter n'est pas donné a un jeune sans grands moyens ?).

Voilà, j'espère trouver des personnes qui ont été dans le même cas que moi, et meme si possible des personnes qui le sont en ce moment, qui pourraient peut etre devenir de futurs compagnons de route..

Bonne soirée.
Choisir un pays d'Afrique pour le printemps English translation pending
by Jackcaro1 · 2006-08-22 · 8 replies
bonjour je compte partir en afrique au printemps(avril mai) premierement je ne sais que trop quel pays choisir..javais penser a la tunesie mais vu laction au liban jsuis pas certaine, jai ensuite penser au kenya apres avoir vu un reportage de gap adventures mais apart des safari on fait quoi....jai 1 mois a passer...pas trop de restriction.jadore la faaune et les beau paysage et la culture etrangere ..je part style routard... avez vous des suggestion?? aussi, quel temps fait til en afrique(kenya ou tunesie en mai?? merci a tous
Les Alpes (France) à vélo! English translation pending
by Sanfrontiere · 2006-07-10 · 5 replies
Salut!

Je pars cette semaine faire les Alpes en vélo! Je pense faire la Route des Grandes Alpes ou du moins une partie de celle ci!! je dois me rendre a Gap tout d, abord! Il y a t il des gens qui ont la meme intention?? Sinon si je ne fais pas la Route des Grandes Alpes au complet j'ai 2 options! Pour me rendre a Gap j'ai l'option d'arriver par Marseille(avion) et me rende le dormir le premier soir a Aix en Provence ..ou encore j, arrive par Nice(avion), passe par Menton et me dirige vers Gap.(auquel cas je ne sais pas ou arreter dormir...).. la ou j'assisterai au Tour de France... Apres je me dirige vers Annecy et la Suisse!! Il y a t il des gens qui ont des routes a me conseiller!! Merci A bientot
Malarone à bas prix? English translation pending
by Miky · 2006-07-08 · 3 replies
Bonjour, Qui pourrait me dire où je peux trouver de la malarone moins chère. En effet nous sommes 5 personnes et cela nous fait chère. Ou peut être ya-t-il un générique? Merci d'avance.
Voyage dans les Alpes: itinéraire et logement English translation pending
by Bentec · 2006-04-22 · 5 replies
Je pars prochainement dans les Alpes françaises pour environ deux semaines; voici en gros le programme de mon voyage: Je commençerai par Chamonix et sa région, après quoi je "descendrai" vers Grenoble. De Grenoble, je compte louer une voiture pour effectuer une boucle qui passera par Briançon et Gap, en passant bien évidemment par des endroits stratégiques comme le Galier, l'Izoard, le Lautaret, l'Alpe d'Huez, ... Il est aussi possible (pas sûr à 100%) que je clôture mon voyage par un ou deux jours à Lyon; mais ce sera plutôt une étape du genre "gastronomique"!

Alors voilà, tous les tuyaux concernant les régions que je traverserai, sur l'hébergement, les restos, les bons plans, ... sont les bienvenus à dater de ce jour! Merçi.
Haridwar et Rishikesh en Inde English translation pending
by Aime · 2005-10-10 · 24 replies
salut a tous, je dois visiter ces deux villes en février, pour ceux qui connaissent pourriez vous m'en parler. merci Martine de gap
Discussion: Waterways Around the World - January 2026 Photo Contest
by Rouquine38 · 2026-01-01 · 51 replies
To chat about waterways, this is the place.
Return bus to Chapelle en Valgaudemar in the Écrins Park
by Emilie14128 · 2025-03-13 · 2 replies
Hi there,

This summer, my sister and I would like to do part of the tour of old Chaillol. We’re thinking of leaving our car at Chapelle en Valgaudemar and going hiking for three days with two nights in a mountain refuge. At the end of the third day, do you know if it’s possible to take a bus or coach to get back to Chapelle en Valgaudemar? From Pont du Fossé or Chabottes. If not, would you have another more suitable route to suggest?

Thanks in advance.
Cost of living in New York
by Elgordo · 2025-03-09 · 8 replies
Hi everyone, I’ve traveled to New York quite a bit, but not in about 10 years. All my colleagues who’ve been recently tell me that the cost of living has become outrageous. What’s the situation really like? For hotels, I checked the usual sites, and it does seem a bit expensive but not unaffordable—if you avoid the various "peak" periods (and there are a lot of them...). Anyway, the prices seem roughly on par with Paris, at least for accommodation in Manhattan. But what I’ve heard is that restaurants are almost unaffordable for "regular" budgets. By unaffordable, I mean around $50 per person (as soon as you want a drink with your meal). Thanks to any forum members who’ve been recently for shedding some light on this. Long live VoyageForum.
Voyage deux mois en 4x4 avec tente de toit en fin d'année English translation pending
by Whiskette · 2020-02-08 · 9 replies
Bonjour à toutes et tous.

CA Y EST ! Mon prochain trip est booké ! Ce sera mon troisième voyage solitaire après le Chili 2018 et l'Argentine 2019. L'amour de ma vie ne souhaite plus réaliser des voyages avec autant de vol, donc ce sera solo comme Napoléon 😉.

Comme d'habitude mon agence locale préférée Sélectour a bossé pour moi, avec toujours autant de professionnalisme. Mon visa evisitor est dans la poche ! Le programme principal se déroulera comme suit : Décollage le 28 septembre vers Londres. Puis Londres Sydney avec escale technique à Singapour. Au diable les varices (l'avarice), réservation d'un siège en sortie de secours donc place pour les gambettes. Enfin Sydney Alice Springs atterrissage le 30 septembre. Ouffffff. Je récupère le Toyota Landcruiser Apollo avec tente de toit Overland (forfait 18000 km, rachat de franchise), et je me poserai à Alice pour récupérer. Je pense acheter une sim et du crédit, pour les contacts urgents et/ou importants, mon smartphone a deux emplacements sim. De là je pense écumer le East McDonnel pendant deux/trois jours avant d'attaquer le West McDonnel par Namatjira Dr puis Larapinta Dr, passer par Wakkartha Kings Canyon, descendre sur Uluru et Kata Tjuta pour revenir à Alice Springs. Je prends toute info sur ce parcours (des idées, des balades, toussa 😊) je pense faire ça en deux semaines tranquillou, j'ai le temps !

Ensuite remontée vers le nord direction Darwin par Stuart Hwy, je ferai un stop à Gemtree. Nature Gap, Devils Marble, puis Kakadu. Une semaine ça devrait le faire.

Je pense ensuite balader dans Kakadu une voire deux semaines, j'ai besoin d'idées SVP 😊.

Ensuite ce sera Victoria Hwy tout doucement, les stops remarquables seront les bienvenus ! Broome, Port Headland, et surtout Coral Bay et Cape Range.

Vers Perth à part Wave Rock que je souhaite visiter j'ai pas encore creusé j'attends les premiers coups de pelle de votre part à tous.

Le retour en France est prévu le 29 novembre. Vol direct Perth Londres (17h00 et des burettes... 🤪).

Les contraintes de ce voyage seront de trouver des points électriques de recharge du matériel photo/vidéo, et aussi un peu de wifi pour communiquer avec la France. Pour le reste je pense faire des stops judicieux tous les trois jours pour des douches confortables, j'me comprends 😄. Je souhaite éviter les réservations des campings, pensez vous qu'à ces dates il devrait y avoir de la place ?

Voilà cela fait pas mal de choses à préparer. Pour info participative, je suis sur un budget de 9000 € actuellement, vols et location avec rachat de franchise pour le véhicule. Pour le reste, je pars avec mon Akubra Coolabah acheté en 2011 au Queesland 😏.

Merci d'avoir lu, merci pour vos réponses. Whis.
Voyage en Grèce en camping-car et pièges à éviter English translation pending
by Explorateur4 · 2020-01-19 · 9 replies
Bonjour, Ce printemps , je souhaite découvrir la Grèce en camping car . Par la route quel est le meilleur itinéraire ? Selon votre expérience , quels sont les pièges a éviter : traversée des frontières , stationnement , péage , sécurité ... Avec mes remerciements .
Périple à vélo en famille: New York / Chicago / Québec English translation pending
by Sanoliv · 2019-12-22 · 1 reply
Bonjour, Comme déjà évoqué sur des posts précédents, nous recherchons un parcours sur 3 mois pour l'été 2021. Nous avons pensé à un mix USA / Canada Nos enfants auront alors 12 et 14 ans.

La route reste encore à confirmer mais cela pourrait ressembler à ça :

New York Philadelphie Washington Pittsburgh Columbus Indianapolis Chicago Detroit Toronto Niagara Falls Montreal Quebec

Cela représente environ 3400 kms (calculé sur maps (itinéraire voiture) mais nous devrons réduire en faisant peut-être certains tronçons en train/bus). L'idéal serait de faire environ 2500-2700 kms. Cela devrait nous laisser du temps pour visiter. Idéalement, nous pourrions faire 2/3 vélo, 1/3 visites.

Beaucoup de choses sont à prévoir bien sûr, les distances déjà, la difficulté, la sécurité, l'intérêt des lieux traversés...

Si vous avez des suggestions à faire, surtout n'hésitez pas, chaque information glanée nous permettra d'avancer sur notre projet.

Merci à vous. Olivier
Logements à Chiang Mai et Ko Kut avec enfants de 4 et 8 ans English translation pending
by Liluc · 2019-11-11 · 3 replies
Bonjour,

Nour partons pour 3 semaines en Thaïlande en famille 2 adultes et 2 enfants (4&8 ans) et cherchons des hébergements dans la région de Chiang Mai et sur Ko Kut. avez vous des conseils? Merci
Itinéraire 10 jours en Irlande en avril English translation pending
by Dodoche · 2019-10-27 · 8 replies
Nous partons avec 3 enfants pour 10 jours en Irlande en avril 2020. Apres plusieurs heures sur le forum et dans les guides pour faire les choix de ce que nous n'irons pas voir, j'ai réussi à avoir un 1er itinéraire.

Jour 1 - Arrivee - nuit à Dublin Jour 2 - Dublin - nuit à Dublin Jour 3 - Trajet vers Connemara - nuit du coté de Clifden Jour 4 - Connemara - nuit du coté de Clifden Jour 5 - Connemara - nuit du coté de Clifden Jour 6 - Galway - nuit à Doolin Jour 7 - Burren - nuit à Doolin Jour 8 - Burren - nuit à Doolin Jour 9 - Route vers Killarney Jour 10 - Killarney Jour 11 - Retour Dublin et départ

Qu'en pensez vous? Merci!
Itinéraire le plus économique Nantes - Gênes English translation pending
by Lespin · 2019-05-01 · 8 replies
Bonjour, Pourriez-vous m'indiquer l'itinéraire le plus économique pour aller de Nantes à Gênes en Italie. Suis-je obligée de passer par le Tunnel de Fréjus pour rejoindre Turin ? Y a-t-il une autre solution ? Merci de votre réponse MARIE
Irlande en 10 jours: itinéraire English translation pending
by Kuliosy · 2019-04-29 · 5 replies
Bonjour, Pour la première fois, j'envisage de visiter l'Irlande début Août avec ma copine pour une durée de 10 jours. Nous prenons notre voiture sur le ferry en partant de Cherbourg et arriverons donc à Dublin. Nous avons commencé à réfléchir sur un itinéraire, mais nous ne savons pas si ces destinations auxquelles nous avons pensé sont "jouables" pour un road-trip de cette durée :

Jour 1 : Dublin Jour 2 : départ au matin pour Cork -> Blackrock Castle, rocher de Cashel, prison Jour 3 : départ au matin pour Kerry -> Anneau du Kerry, Gap of Dunloe Jour 4 : Killarney -> Parc national, Ross Castle Jour 5 : Dingle (départ le jour 4 en fin d'après-midi) -> falaises, village de pêcheurs, port Jour 6 : Galway (départ le jour 5 en fin d'après-midi) (pied à terre pour les jours 6, 7, 8, 9) -> visite de la ville Jour 7 : Burren, falaises de Moher Jour 8 : Iles d'Aran -> Inishmore, Dun Aengus Jour 9 : Connemara Jour 10 : Chaussée des Géants, Belfast (départ le jour 9 en fin d'après-midi) Jour 11 : retour à Dublin

Dans l'attente de vos retours, conseils, remarques... 😉

Merci !
Voyage Ouest américain en septembre English translation pending
by Roberto · 2019-04-23 · 4 replies
Bonjour

Je prépare un voyage aux USA pour septembre 2019.

J'arrive à Denver et je repars de Los Angeles. En arrivant à Denver, je vais monter dans le Nord pour aller à Yellowstone.

Qu'elle route me conseillez vous et qu'elle hébergement. À titre d'information et eu égard aux distances, je le ferai en 2 jours

Merci pour vos réponses

Cordialement

Roberto
Grand prix moto au Chang International Circuit English translation pending
by Labijonnière · 2019-03-27 · 13 replies
Bonjour, Est-ce qu'une personne a déjà été au GP moto de Thaïlande et pourrais me donner des conseils et partager son expérience. Merci par avance. Cordialement
Itinéraire pour une quinzaine irlandaise English translation pending
by Stef2Mars · 2019-02-03 · 4 replies
Bonjour à toutes et à tous ! 🙂

Après plusieurs années d'hésitation, je vais enfin partir à la découverte de l'Irlande, destination qui me fait envie depuis bien longtemps déjà. J'ai tracé un itinéraire et j'aimerais avoir votre avis sur celui-ci.

J1 : Vol Marseille-Cork (via Londres) et nuit à Cork

J2 : Visite de Cork et nuit sur place

J3 : Location de voiture et départ pour Kenmare, visite du coin et nuit sur place

J4 : Visite de Killarney National Park et nuit à Kenmare

J5 : Visite du Ring of Kerry (boucle à l'est via Molls Gap et Glencar) et dernière nuit à Kenmare

J6 : Visite du Ring of Kerry (sud) de Kenmare à Waterville, nuit sur place

J7 : Boucle Waterville-Baile na Sceilge-Portmagee-Waterville, 2ème nuit sur place

J8 : Balade autour de Waterville (Lough Currane par exemple), dernière nuit à Waterville

J9 : Visite du Ring of Kerry (nord) de Waterville à Dingle, nuit sur place

J10 et 11 : Visite de la Péninsule de Dingle, nuits à Dingle

J12 : Transfert Dingle-Dublin et restitution de la voiture

J13, 14 et 15 : Visite de Dublin

J16 : Vol Dublin-Marseille

J'ai imaginé ce parcours en tenant compte de plusieurs critères. D'abord, madame ne voulait pas changer d'hébergement tous les soirs, bien que j'avais conscience que c'était la meilleure option pour ce road-trip. Nous avons donc opté pour 5 points de chute différents. Ensuite, les enfants (8 et 6 ans), donc pas de journées trop denses, nous allons prendre le temps... Enfin, j'ai volontairement choisi d'arriver par Cork et de repartir de la capitale, car un vol AR Marseille-Dublin nous aurait fait perdre du temps et occasionné des kilomètres supplémentaires, le Ring of Kerry et la péninsule de Dingle étant les priorités de ce voyage.

Voilà, je suis tout ouïe !!! 🙂

Stef
Premier voyage de 14 jours en Irlande English translation pending
by Fafou2 · 2019-01-24 · 4 replies
Bonjour Pour juillet 2019, nous envisageons un circuit itinérant de 14 jours dans le sud ouest et l'ouest de l'Irlande du Sud. C'est notre 1er voyage en Irlande. Avant de lancer les réservations des hébergements, saison haute oblige, je souhaiterais avoir votre avis sur quelques points de ce projet d'itinéraire. Notre parcours est-il équilibré ? Vos idées sont les bienvenues.

J1: Arrivée soirée Dublin

J2: Dublin( réservé)

J3: Location d'une voiture puis direction Kinsale où nous passerons la nuit (réservé).

J4: Péninsules de Mizen Head et Scheeps Head. Nuit à Glengarriff

J5: Péninsule de Béara. Nuit à Kenmare ou Sneem.

J6: Route côtière jusqu’à Valentia Island. Nuit à Pormagee J7 et J8: Parc national de Killarney, Gap of Dunloe, 2 nuits à Killarney.

J9: Péninsule de Dingle, nuit à Dingle.

J10: Doolin via Tarbert et traversée en bac pour se retrouver directement de l'autre côté, éviter Limerick et raccourcir ainsi le trajet. Cliffs of Moher, nuit à Doolin.

J11: Le Burren, puis direction Clifden, nuit à Clifden

J12: Connemara, nuit à Galway

J13: Retour Dublin, nuit à Dublin.

J14: Retour France, départ à midi.

Je vous remercie et attends vos retours.
Voyage solo en Irlande en mai et juin English translation pending
by Gsiste · 2018-12-08 · 3 replies
Salut à tous et à toutes J'envisage durant le mois de mai et de juin 2019, d'user de la gomme sur cette île, en maxi trail, et en solo. Je pratique principalement le bivouac et l'autonomie. Départ prévu de Roscoff.
États-Unis à vélo English translation pending
by Justineduq · 2018-08-15 · 6 replies
Bonjour ! J'aimerais avoir votre avis pour m'éclairer ;) J'hésite entre differents itinéraires autour des grands lacs (toronto Montréal new York et dans quel ordre?) ou New York miami ou autre ? (Voir photos) Je voyage seule donc mon but est de faire un maximum de rencontres mais également de profiter de la nature ... Je vous remercie par avance pour votre aide précieuse !! Justine
Route de Castellane à Chamonix English translation pending
by Smercier59 · 2018-06-30 · 4 replies
Bonjour, je souhaite me déplacer des gorges du Verdon au Mont Blanc en empruntant le tunnel du Mont Blanc et surtout la plus belle route panoramique. Au besoin, nous pouvons faire la route en deux jours afin de bien profiter de celle-ci. Toutes les suggestions seraient les bienvenues! Merci
Australie pour 6 semaines fin octobre - début décembre English translation pending
by Joy50ab · 2018-05-31 · 5 replies
Bonjour,

Nous sommes à préparer notre itinéraire pour l'Australie. Nous sommes un couple dans la soixantaine actif. Visiterons : Sydney - Cairns - Alice Springs (Uluru) et Melbourne. Pour la visite d'Uluru, combien de jours devons-nous prévoir et avec quelle compagnie réservée ? Il y en a tellement, que je n'arrive pas à faire mon choix.

Merci à l'avance !
Idée folle de traverser en 4x4 la Colombie depuis Panama English translation pending
by Guillame · 2018-05-08 · 4 replies
y aurait il un 2éme ou 3éme fous pour traverser la colombie de Panama à Medelin en 4X4 avec un guide local en Octobre 2018 mon land arrive au Canada et le temps de descendre cool j'aimerai ne pas prendre de ferry pour 80km soit disant impraticable de l'ancienne panaméricaine. doit on avoir peur des FARC???

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display