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Dix jours à l'ouest de l'Islande en juillet prochain English translation pending
Bonjour à tous
Avant de prendre quelques décisions, je cherche des avis éclairés sur mon projet islandais pour juillet prochain.
Je précise que nous sommes un couple de 61 (c’est moi) et 56 ans (ma femme) et que nous ne sommes pas des randonneurs, ma femme n’ayant pas la capacité physique à marcher plus de 15-20 minutes.
C’est donc essentiellement en voiture que doit se faire notre périple.
Nous avons décidé de nous en tenir pour cette fois à la découverte de l’ouest de l’Ile.
Voici le programme envisagé :
S 21/07 et D 22/07 visite et relax à Reykjavik
L 23/07 retrait voiture location (2 roues motrices) Thingvellir, Laugarvatn, Geysir, Gullfoss et reour à Reykjavik pour la nuit
Ma 24/07 direction presqu’ile de Snaefellsnes nuit à Budir (où autre lieu ?)
Me 25/07 tour de la presqu’ile jusqu’à Stykkisholmur pour prendre le ferry direction Brjanslaekur.
J 26/07 - V27/07 - S 28/07 – D 29/07 Contour des Fjords par Thingeyri, Isafjordur, Ogur, Bjarkalundur et redescente par Budardalur, et Borgarnes pour nuit (Dimanche soir) à Reykjavik.
L 30/07 Blue Lagoon ? et/ou ballade vers le sud avant de prendre l’avion à 01.00
Ma principale interrogation est de savoir si le temps dont nous disposerons pour ce tour des fjords du Nord Ouest est suffisant (avec une voiture « normale ») ou, au contraire compté beaucoup trop large. Et où fixer les étapes pour ces 5 nuits (Ma-Me-J-V-S)
Nous souhaiterions par ailleurs ne pas nous contenter de la traversée en Ferry mais profiter d’une véritable excursion en Bateau dans le coin (espoir d’apercevoir des cétacés ?). Quand, où et comment ?
Qui serait en mesure de nous conseiller sur ce timing ?
Merci d’avance
Amicalement
B.
Avant de prendre quelques décisions, je cherche des avis éclairés sur mon projet islandais pour juillet prochain.
Je précise que nous sommes un couple de 61 (c’est moi) et 56 ans (ma femme) et que nous ne sommes pas des randonneurs, ma femme n’ayant pas la capacité physique à marcher plus de 15-20 minutes.
C’est donc essentiellement en voiture que doit se faire notre périple.
Nous avons décidé de nous en tenir pour cette fois à la découverte de l’ouest de l’Ile.
Voici le programme envisagé :
S 21/07 et D 22/07 visite et relax à Reykjavik
L 23/07 retrait voiture location (2 roues motrices) Thingvellir, Laugarvatn, Geysir, Gullfoss et reour à Reykjavik pour la nuit
Ma 24/07 direction presqu’ile de Snaefellsnes nuit à Budir (où autre lieu ?)
Me 25/07 tour de la presqu’ile jusqu’à Stykkisholmur pour prendre le ferry direction Brjanslaekur.
J 26/07 - V27/07 - S 28/07 – D 29/07 Contour des Fjords par Thingeyri, Isafjordur, Ogur, Bjarkalundur et redescente par Budardalur, et Borgarnes pour nuit (Dimanche soir) à Reykjavik.
L 30/07 Blue Lagoon ? et/ou ballade vers le sud avant de prendre l’avion à 01.00
Ma principale interrogation est de savoir si le temps dont nous disposerons pour ce tour des fjords du Nord Ouest est suffisant (avec une voiture « normale ») ou, au contraire compté beaucoup trop large. Et où fixer les étapes pour ces 5 nuits (Ma-Me-J-V-S)
Nous souhaiterions par ailleurs ne pas nous contenter de la traversée en Ferry mais profiter d’une véritable excursion en Bateau dans le coin (espoir d’apercevoir des cétacés ?). Quand, où et comment ?
Qui serait en mesure de nous conseiller sur ce timing ?
Merci d’avance
Amicalement
B.
Louer un 4x4 en Islande, en "province"? English translation pending
Bonjour,
En mai, nous souhaitons passer une 20aine de jours en Islande le long de la route circulaire 1, avec quelques détours par des sites accessibles via les pistes. Je me demandais si il etait possible de louer des 4x4 dans les petites villes de province (en dehors de la capitale et Akureyri) pour éviter de payer une location de 4x4 pour les 20 jours. Pensez vous que cela est possible ?
Merci
En mai, nous souhaitons passer une 20aine de jours en Islande le long de la route circulaire 1, avec quelques détours par des sites accessibles via les pistes. Je me demandais si il etait possible de louer des 4x4 dans les petites villes de province (en dehors de la capitale et Akureyri) pour éviter de payer une location de 4x4 pour les 20 jours. Pensez vous que cela est possible ?
Merci
Idées d'itinéraire en Islande si le trek du Landmannalaugar est annulé? English translation pending
Bonjour
Nous devions faire le trek Landmannalaugar/Thórsmörk et tous le sud de l'ile au mois d'Aout mais nous allons prévoir un itinéraire bis si le volcan éclate.
Savez-vous si , a cause de la fonte du glacier, les gué son praticable ? Si le trek est accessible ?
Si cela est impossible , ça change tout.
Quelqu’un a-t-il un itinéraire sachant que l'on va faire du stop et un peu de bus et que l'on voudrais aller aux endroits suivant :
- Le golden circle ( facultatif , si on a le temps ) - Goðafoss - Le lac Myvath - Le volcan Askja - Hengifoss ( intérêt de l'endroit ?) - Jökulsarlon - et continuer en stop jusqu’à reykjavik en s’arrêtant a vik ( si la route n'est pas coupée), peut être les iles Vestmann ( toujours si l'on a le temps )
Que me conseillez-vous ?? ( nous partons 12 jours )
Merci
Nous devions faire le trek Landmannalaugar/Thórsmörk et tous le sud de l'ile au mois d'Aout mais nous allons prévoir un itinéraire bis si le volcan éclate.
Savez-vous si , a cause de la fonte du glacier, les gué son praticable ? Si le trek est accessible ?
Si cela est impossible , ça change tout.
Quelqu’un a-t-il un itinéraire sachant que l'on va faire du stop et un peu de bus et que l'on voudrais aller aux endroits suivant :
- Le golden circle ( facultatif , si on a le temps ) - Goðafoss - Le lac Myvath - Le volcan Askja - Hengifoss ( intérêt de l'endroit ?) - Jökulsarlon - et continuer en stop jusqu’à reykjavik en s’arrêtant a vik ( si la route n'est pas coupée), peut être les iles Vestmann ( toujours si l'on a le temps )
Que me conseillez-vous ?? ( nous partons 12 jours )
Merci
Mon voyage en Islande du 5 juillet au 11 août: votre avis? English translation pending
Bonjour...
Je pars avec ma copine en Islande cet été (du 5 juillet au 11 août-37 jours!!!). Je lis beaucoup sur ce pays en ce moment et je veux être sûr de ne rien manquer. Je voulais juste savoir si je n'oublie rien. Nous voyagerons en autobus et nous traînons tente et tous le tralala de camping (pour être autonome).
5 jours Reykjavik 6 jours de trek - Laugavegur (incluant Skogar si l'activité volcanique le permet) 3 jours parc de Skaftafell 1 journée de bus entre Skaftafell et Myvatn 2-3 jours dans les environs de Myvatn 2-3 jours trek de Dettifoss 2 jours Akureyri (pour du repos) 1 journée de bus entre Akureyri - Reykjavik (avec stop à Gulfoss et Geysir) 2 jours retour à Reykjavik (aller voire Thingvellir) 1 jour avion pour Isafjordur et préparation 5 jours trek dans le Hornstrandir 2 jours de repos à Isafjordur et retour en avion 2 jours à reykjavik (Fêter et voire le lagon Bleu)
Bon, est-ce que j'oublie des musts : Le Laki, Vik, les îles Vestmans (qui ont l'air incroyablement belles), l'intérieur (faire un trek intérieur), Snaefellness, gulfoss etc. sont tous des endroits que j'aurai aimé voire mais je ne crois pas avoir le temps.
Bref... Y-a-t-il quelqu'un qui peut commenter l'itinéraire que j'ai planifié. Étant de nature incertaine, j'apprécierais tous commentaires.
Merci
Vincent
Je pars avec ma copine en Islande cet été (du 5 juillet au 11 août-37 jours!!!). Je lis beaucoup sur ce pays en ce moment et je veux être sûr de ne rien manquer. Je voulais juste savoir si je n'oublie rien. Nous voyagerons en autobus et nous traînons tente et tous le tralala de camping (pour être autonome).
5 jours Reykjavik 6 jours de trek - Laugavegur (incluant Skogar si l'activité volcanique le permet) 3 jours parc de Skaftafell 1 journée de bus entre Skaftafell et Myvatn 2-3 jours dans les environs de Myvatn 2-3 jours trek de Dettifoss 2 jours Akureyri (pour du repos) 1 journée de bus entre Akureyri - Reykjavik (avec stop à Gulfoss et Geysir) 2 jours retour à Reykjavik (aller voire Thingvellir) 1 jour avion pour Isafjordur et préparation 5 jours trek dans le Hornstrandir 2 jours de repos à Isafjordur et retour en avion 2 jours à reykjavik (Fêter et voire le lagon Bleu)
Bon, est-ce que j'oublie des musts : Le Laki, Vik, les îles Vestmans (qui ont l'air incroyablement belles), l'intérieur (faire un trek intérieur), Snaefellness, gulfoss etc. sont tous des endroits que j'aurai aimé voire mais je ne crois pas avoir le temps.
Bref... Y-a-t-il quelqu'un qui peut commenter l'itinéraire que j'ai planifié. Étant de nature incertaine, j'apprécierais tous commentaires.
Merci
Vincent
Rapport de voyage de randonnée en Islande 2009 English translation pending
32 jours sur place du 12 juin au 13 juillet 2009
Infos generales
- --
- Temps: bien meilleur que prevu. 20 jours de temps superbe (doux, soleil, en T-shirt, parfois vent) contre 5 de temps execrable
- Pas mal de touristes, deja mi-juin. La plupart voyagent en vehicule de location et se retouvent tous sur le meme circuit.
- Budget: 750 euros sur place, dont plus de la moitie en transport.
- Nourriture: supermarches Bonus. Pas plus cher qu'en Belgique. Les Samkaup, 10/11, ... sont beaucoup plus chers. A Reykjavik, Akureyri, restos bon marche. A Reykjavik, thailandais Nudluhusid dans la rue commercante au-dessus du Bonus (7 ou 8 euros). A Akureyri, thailandais Krum Siam (buffet 8 euros).
- Camping: souvent belles prairies. Mais peu de toilettes et douches. Tres frequentes, surtout vacanciers islandais. 800 a 1000 kr par personne. Reykjavik: tres bien, dans un parc. Beaux campings dans la nature: Skaftafell, Tungudalur a Isafjordur, Hanrar a Akuryyri, aussi au lac Myvatn
- Vols interieurs Air Iceland. Tres bon marche si achat longtemps a l'avance sur le Net (moins de 30 euros le vol, bien moins que le bus). Bus: cher.
RANDOS
=========
1°) Skogar Lannmanalaugar. Tres frequente en haute saison. La partie Skogar Thorsmork en vaut la peine mais, en debut de saison, il y a un passge de 10 metres de neige tres raide delicat. J'ai fait du camping sauvage plusieurs nuits bien qu'interdit. 25 heures de temps reel de marche au total. A Skogar, suivre la riviere en haur des chutes, on passe de nombreuses autres cascades, tres beau. Un refuge en tres mauvais etat a 4 heures de Skogar (il y en a un autre moderne mais je n'y suis pas alle). A Thorsmork le pont pietonnier n'est plus operationnel, il faut demander a un vehicule de vous traverser. 2°) Hvitarnes Hveratellir. Facile, tres tranquille, grands espaces possible en 48 heures (pour les bus). Refuges vides ici. 3°) Asbyrgi Dettifoss. Possible en 24 heures (pour les bus), si on fait du camping sauvage (interdit). Fin superbe, prendre le chemin dit difficile par la corde (pas tres difficile en fait). 4°) Hornstrandir. Vraiment exceptionnel. Peu de monde, meme personne en dehors des points touristiques comme Hornvik et Hesteyri. Il faut reserver le bateau aller et retour au depart d'Isafjordur. www.vesturferdir.is. J'ai fait Hesteyri dimanche soir a Hrafnfjordur samedi midi, y compris un detour sur la calotte glaciaire de Drankajokull. Mon meilleur conseil de ce voyage.
Pierre
RANDOS
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1°) Skogar Lannmanalaugar. Tres frequente en haute saison. La partie Skogar Thorsmork en vaut la peine mais, en debut de saison, il y a un passge de 10 metres de neige tres raide delicat. J'ai fait du camping sauvage plusieurs nuits bien qu'interdit. 25 heures de temps reel de marche au total. A Skogar, suivre la riviere en haur des chutes, on passe de nombreuses autres cascades, tres beau. Un refuge en tres mauvais etat a 4 heures de Skogar (il y en a un autre moderne mais je n'y suis pas alle). A Thorsmork le pont pietonnier n'est plus operationnel, il faut demander a un vehicule de vous traverser. 2°) Hvitarnes Hveratellir. Facile, tres tranquille, grands espaces possible en 48 heures (pour les bus). Refuges vides ici. 3°) Asbyrgi Dettifoss. Possible en 24 heures (pour les bus), si on fait du camping sauvage (interdit). Fin superbe, prendre le chemin dit difficile par la corde (pas tres difficile en fait). 4°) Hornstrandir. Vraiment exceptionnel. Peu de monde, meme personne en dehors des points touristiques comme Hornvik et Hesteyri. Il faut reserver le bateau aller et retour au depart d'Isafjordur. www.vesturferdir.is. J'ai fait Hesteyri dimanche soir a Hrafnfjordur samedi midi, y compris un detour sur la calotte glaciaire de Drankajokull. Mon meilleur conseil de ce voyage.
Pierre
Trekking en Islande English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un a t-il déjà réalisé un trekking en islande ? J'ai ce projet pour l'été 2006 ou 2007 et toutes les informations sur ce pays seront les bienvenues. Merci
Laurent.
Quelqu'un a t-il déjà réalisé un trekking en islande ? J'ai ce projet pour l'été 2006 ou 2007 et toutes les informations sur ce pays seront les bienvenues. Merci
Laurent.
NCL Cruise to Iceland
Hello!
After a lot of hesitation between different cruise lines (Explora, Oceania, YC, HAL, NCL) and several destinations like Norway, Ireland, and Iceland,
I finally chose NCL’s Star for Iceland. I had already looked at this itinerary when I went to Scotland in April with CFC, but it was really expensive. You should know that CFC often offers last-minute deals 45 days before departure (the point when you can no longer cancel or modify). So, I got a great opportunity and grabbed it. Departure is on August 23rd.


I finally chose NCL’s Star for Iceland. I had already looked at this itinerary when I went to Scotland in April with CFC, but it was really expensive. You should know that CFC often offers last-minute deals 45 days before departure (the point when you can no longer cancel or modify). So, I got a great opportunity and grabbed it. Departure is on August 23rd.


Conseils pour campings en Islande (en van) English translation pending
Bonjour à tous,
Je prépare un séjour en Islande pour Avril/Mai 2020, pendant 15 jours avec un van.
Voici une carte prévisionnelle des spots que l'on aimerait voir.

Avez-vous des conseils de campings sympas à recommander, ou au contraire des campings que nous devrions mieux éviter ?
Merci beaucoup !
Je prépare un séjour en Islande pour Avril/Mai 2020, pendant 15 jours avec un van.
Voici une carte prévisionnelle des spots que l'on aimerait voir.

Avez-vous des conseils de campings sympas à recommander, ou au contraire des campings que nous devrions mieux éviter ?
Merci beaucoup !
8 jours de trek dans le Hornstrandir (Islande) English translation pending
Hello!
Voilà une semaine que nous sommes rentrées...
Le récit complet en photos, vidéos, avec cartes et traces wikiloc en cliquant ici.

Bonne lecture!
Marie
Texte seul:
RECIT ISLANDE HORNSTRANDIR 2018 Après plusieurs voyages en Islande, un peu effrayée par le boom touristique depuis quelques années, je décidai cette fois de visiter le Hornstrandir, cette péninsule un peu oubliée au nord des fjords du Nord-Ouest. Située à 300 km du Groenland, elle flirte avec le cercle arctique. Classée réserve naturelle depuis 1975, sans habitants permanents depuis 80 ans, cette région est très différente du reste de l’Islande. On n’y accède qu’en (petit) bateau ou à pied (mais au prix de plusieurs jours de marche) La presqu’île fut autrefois habitée par des fermiers et des pêcheurs. Aujourd’hui leurs descendants y viennent passer quelques semaines en été et le reste de l’année, les montagnes, baies, plages et ruisseaux sont rendus aux renards polaires, qui sont ici protégés (alors qu’ils sont chassés partout ailleurs en Islande) A l’époque, on se déplaçait entre fermes à pied ou à cheval, ou plus facilement si la météo le permettait en bateau. Aujourd’hui, 2 compagnies (Borea, et Sjoferdir/Westtours) desservent différentes baies du Hornstrandir, avec des rotations régulières mais des bateaux de faible capacité, si bien qu’il faut jongler avec les dates et les destinations pour établir son itinéraire, sachant qu’un aléa météo est toujours possible. Une fois rendu au Hornstrandir, c’est à pied, sur un terrain difficile, avec des sentiers pas toujours tracés ni même toujours cairnés. Il faut avoir le pied sûr (sentiers parfois vertigineux, éboulis instables, mousses profondes, gués innombrables et marécages à gogo) et un GPS est fortement recommandé, surtout par temps de brouillard (qui ne manquera pas d’arriver sur une rando de plusieurs jours, sauf chance exceptionnelle !) Pour la préparation et avoir une vue d’ensemble, j’ai utilisé la carte papier Ferdakort au 1/100000. Prévue au départ avec mes filles Caroline et Marion, la randonnée se fera finalement à 5 avec Muriel et Sophie (Hohl et Ablette 74 sur VF) Pour des raisons de souplesse (et de prix) j’ai loué (à prix d’or !) une voiture à l’aéroport de Keflavik, qui restera « à quai » au port de Isafjordur pendant les 8 jours de notre randonnée dans le Hornstrandir. Pas le plus petit modèle mais presque si bien que nous mettrons 2 sacs sur la galerie de toit gonflable emportée pour l’occasion. Après avoir hésité à organiser un ravitaillement à mi-parcours (possible via les compagnies de bateau mais un peu aléatoire selon la météo), nous décidons finalement d’emporter toute la bouffe nécessaire aux 8 jours de trek, afin de rester libres de notre parcours. Nous avons donc chacune un sac d’environ 12 kg, un peu moins pour Sophie et un peu plus pour Muriel. Nous porterons peu d’eau (1/2l/pers) car il y en a partout (même plus qu’il n’en faut !) et il est inutile de la filtrer ou de la traiter. J0 15/08/2018 Après un vol sans histoire, nous atterrissons vers 16h00 et filons chez Blue Car rental récupérer la voiture. En route vers Hafnafjordur, où j’ai réservé une chambre pour 4 (sans sanitaires privés, 140 €) au Lava Hostel. A quelques km de l’aéroport, je réalise que le réservoir noté comme plein lors de la remise de la voiture, ne contient qu’un 1/3 de sa capacité. Retour au guichet de Blue Car, où je dois insister pour faire rectifier le voucher. Pas d’excuses, l’employée est aussi agréable que lors du pick-up… A 1,70 €/l, il n’y a pas de petits profits…. Au Lava Hostel, au moment de payer par CB en couronnes islandaises, nouvelle tentative d’arnaque de 30 € ! Les temps ont bien changé en Islande…la faute à booking.com parait-il…. Je suis bien contente de savoir que dès demain soir, nous serons perdus dans la nature loin de tout ! Nous trouvons une bouteille de gaz quasi pleine laissée par un client précédent alors que Sophie nous rejoint. Elle est arrivée hier, a dormi à Reykjavik dans une autre auberge de jeunesse où elle a aussi trouvé du gaz pour elle et Muriel. Voilà une bonne chose de faite ! On profite des dernières heures de soleil pour aller faire un tour en bord de mer dans les environs de Hafnafjordur. J1 16/08/2018 Chaleur étouffante et isolation nulle, la nuit aurait pu être meilleure au Lava Hostel de Hafnafjordur… Nous sommes les premières levées car Muriel arrive ce matin à 8h à Keflavik. En route affublées de nos sacs poubelles ! Après d’interminables tours et détours le long des fjords du nord-ouest, un bref arrêt pour admirer des phoques et un bel arc en ciel sur la petite île de Vigur, nous arrivons vers 16h00 à Isafjordur. Passage chez Borea pour confirmer la traversée aller, puis chez West tours pour récupérer les vouchers pour la traversée retour, nous déposons les sacs au port et Marion va garer la voiture au grand parking proche du Musée Maritime (sur les conseils de Boréa, il semble qu’on ne peut pas la laisser au port ?) Eh non Sophie, notre bateau est le p’tit blanc ! En plus de nous 5, un ranger (qui travaille plus au sud et vient découvrir le coin pendant 2 ou 3 jours) avec sa copine, et un couple qui a une maison d’été à Saebol. La dame nous explique que son père est né à Fjlotavik (où nous irons demain) et que les grandes bottes qu’elle porte y sont recommandées ! Il nous faut 1h30 à 20 nœuds de moyenne (séance tape-cul alors que la mer est relativement calme) pour arriver sous un ciel bien bas dans la baie d’Adalvik, à l’extrême ouest du Hornstrandir. Nous embarquons dans le zodiac pour les dernières dizaines de mètres et débarquons sous le regard curieux de quelques enfants qui passent ici leurs grandes vacances avec leur famille. La journée a été longue, surtout pour Muriel qui a quitté l’Alsace ce matin aux aurores, il est presque 19h00, alors nous posons les tentes sur la zone de bivouac située à quelques centaines de mètres du hameau de Latrar. Le jeune couple Islandais fait de même. Un peu plus tard arrivent 2 néerlandophones très timides ou carrément misanthropes (mais hyper bavards, ils parlent TOUT le temps) et un Français, tous bien crevés et les pieds trempés après leur 1ère étape (ils viennent de Heysteri via Saebol) J2 17/08/2018 Il a plu cette nuit mais pas de vent, nous avons bien dormi ! Les prévisions pour la semaine à venir ne sont pas folichonnes, en particulier pour cette journée qui finalement débute avec quelques trouées de ciel bleu. Nous suivons d’abord une piste sur 1 ou 2 km puis ma trace GPS nous la fait quitter pour grimper sur la montagne : après avoir ronchonné après cette piste (à quoi bon marcher là où on pourrait rouler !), nous voilà désormais hors sentier et sans cairn : l’aventure commence ! Mais c’est plus fatigant ! Soulagement après un premier ressaut quand nous repérons un cairn, ma trace trouvée sur wikiloc est juste, nous sommes sur la bonne piste ! Nous traversons ensuite un haut plateau austère, très minéral, parfois égayé de quelques boutons d’or ou mousses fluorescentes, guidées par une succession de cairns bien visibles. Nous voilà en surplomb de la baie de Fjlotavik. Nous faisons une petite pause pic nic à l’abri de gros rochers, dérangeant à peine un lagopède en parure estivale. Arrivées au niveau de la mer, comme annoncé par la dame sur le bateau, Fjlotavik porte bien son nom, c’est hyper sploutch. Nous enfilons nos crocs afin de garder sèches nos chaussures de marche. Gare à la gadoue, qui a vite fait de capturer nos précieux escarpins ! Nous abandonnons finalement le sentier en dévers (pas facile en crocs !) pour patauger directement au fond de la vallée. Assez fun finalement pour qui ne craint pas l’eau glacée ! Des chaussettes néoprène auraient été parfaites, en plus des crocs… Nous longeons le lac sur plusieurs km, qui nous semblent d’autant plus longuets que la pluie menace (jusqu’ici nous avons été épargnées !) Après 5 bons km à patauger, nous posons les tentes dans la zone de bivouac : le sol est détrempé et le simple appui d’une chaussure fait apparaitre de l’eau… Mais il n’y a aucun endroit moins humide à moins de plusieurs heures de marche ! L’été a été exceptionnellement pourri cette année et ça se voit ! Par goût et par habitude, j’avais envisagé de plutôt éviter les zones de bivouac (qui sont en fait des zones avec quelques emplacements assez plats pour poser une tente et avec des toilettes sèches, sans autre équipement) mais je réalise qu’il est très difficile de trouver des coins propices en dehors du bord de mer. Dès qu’on grimpe dans la montagne, le sol est soit humide, soit caillouteux, soit pentu, et souvent les 3 à la fois ! Le temps de monter les tentes, la pluie arrive et va durer toute la nuit, soutenue… Les « Hollandais » arrivent un peu plus tard et s’installent aussi. Pas de nouvelles du Français parti ce matin avant nous (nous apprendrons plus tard qu’il a dormi à Atlastadir, mais je n’ai pas pensé à lui demander s’il avait franchi l’énorme gué qui permet de traverser le lac de Fjlotsvatn plutôt que d’en faire le tour. Les rangers contactés par Muriel avant le voyage nous avaient recommandé de l’éviter en cette fin d’été très humide) Bref, mauvaise nuit à « faire la planche » sur nos matelas gonflables en veillant à ne pas trop laisser tremper les couettes en duvet dans l’eau qui sourd à travers le tapis de sol… D’ordinaire je prends tjs une feuille de polycree pour mettre sous la tente mais cette fois j’avais pris une tente bien costaude avec un tapis de sol qui résiste normalement à l’herbe mouillée par la pluie – mais pas à un marécage !) Sophie plus prévoyante a bien dormi au sec… Muriel a surnagé comme nous… J3 18/08/2018 Petit rayon de soleil miraculeux au réveil qui permet de faire sécher la tente intérieure sur les toilettes ( ! ) Nous rechaussons nos crocs pour encore 1 ou 2 km afin de rejoindre, moyennant quelques traversées de rivières, le pied de la falaise qui doit nous mener au fjord suivant. Il nous semble impossible de passer par là et nous sommes rassurées quand nous rejoignons un balisage de piquets, qui pas de doute, mène au pied de ce mur ! Finalement en posant un peu les mains, ça passe ! On apprécie d’avoir du beau temps car ce passage ne doit vraiment pas être rassurant dans le brouillard ! Nous découvrons émerveillées, sous un soleil de fin d’été qui peine à réchauffer l’atmosphère, la baie de Hloduvik. Loin vers le nord, nous distinguons quelques icebergs, énormes, qui dérivent sur la mer du Groenland ! J’en suis toute émue (j’adoore les icebergs, ces masses de glace formées par la neige tombée il y a des centaines d’années, qui voyagent au gré des vents et des courants, et vouées à disparaitre lentement…nostalgie…) Il arrive que des ours polaires ayant dérivé sur la glace atteignent le nord de l’Islande. Ils sont systématiquement abattus, ce qui est rare heureusement (la dernière fois en 2016) Une houle paisible vient mourir sur la plage de galets, où nous descendons pour contourner la montagne de Alsfell, figure emblématique de la baie. C’est alors que nous apercevons 2 puis 3 petits renardeaux qui fouillent les algues à la recherche de poissons. Trop mignons (les renards, pas les poissons crevés) ! Muriel et Sophie, levées plus tôt que nous avant-hier avaient déjà aperçu fugitivement un renard à Adalvik. Ceux-ci sont absolument indifférents à notre présence et nous passons un long moment à les observer. Nous continuons à longer la baie, envahie d’énormes grumes venues de Sibérie (inépuisable source de bois si précieux dans cette contrée où les plus grands arbres – des saules arctiques-ne dépassent pas quelques dizaines de cm. Les feux sont interdits dans le Hornstrandir mais à vrai dire, ça manque de petit bois ! Ici comme partout, en l’absence de bétail, la végétation égaye le paysage. L’angélique si graphique est partout ! Il y a aussi profusion de myrtilles et de camarines, du moins là où il n’y a pas trop de renards car ils sont omnivores ! Oiseaux, œufs, baies, mollusques, poissons, petits rongeurs, toute calorie est bonne à engloutir avant le long hiver…Nous avons vu une vingtaine de renards, toujours près de la mer et/ou des falaises à oiseaux. Nous passons en contrebas de l’abri d’urgence (qui surplombe la zone de bivouac) qui a vraiment des allures de capsule extra-terrestre sous ces jolis nuages lenticulaires, et marchons encore une centaine de mètres après le gué qui nous sera ainsi épargné demain. Les « Hollandais » arrivent peu après nous et se posent au « camping ». Croisé un couple tout à l’heure, sinon personne d’autre aujourd’hui. Nous profitons du grand beau temps pour une toilette approfondie dans la belle rivière que nous venons de traverser. A l’est au-delà des qq maisons du petit hameau de Budir (désert en cette fin d’été), nous devinons le sentier escarpé où nous irons demain. Festival de cirrus en soirée, signe de changement de temps ! J4 19/08/2018 Très bonne nuit sans vent ! Après quelques minutes de marche, nous apercevons toute une colonie de phoques qui se prélassent sur des rochers où ils se sont hissés à marée haute. Trop drôle de les voir arquer leur corps musculeux quand une vague taquine cherche à les rafraichir : avachis mais l’œil aux aguets, hop, un petit coup de rein quand la vaguelette arrive, parfait timing ! Pas âme qui vive à Budir, l’été se termine… Nous grimpons à gauche de la cascade et après un long cheminement (balisé) à flanc dans une superbe vallée d’altitude surplombant l’océan, et le franchissement d’un 2ème petit col, nous découvrons la baie de Hornvik. Le beau temps se maintient, quelle chance ! Je suis ravie de pouvoir admirer le cap Horn, il est si souvent pris dans les brumes… Après une pause pic nic et même une petite sieste (oui il fait bon et pour une fois on peut s’allonger) sur une plate-forme en bois sans doute dédiée à l’observation des renards arctiques, nous terminons la descente jusqu’à la mer, et nous faisons à proximité de rochers à oiseaux la rencontre de plusieurs renards à peine effarouchés par notre présence ! Il y a en a de partout, on ne sait sur lequel focaliser notre attention, tous plus mignons les uns que les autres ! Plus loin, un passage un peu acrobatique, sécurisé par des cordes, nous permet après avoir dépassé un nouvel abri d’urgence, de rejoindre la zone de bivouac et la cabane des rangers. Il y a également une tente mess et quelques autres grosses tentes qui doivent rester là tout l’été (pour des scientifiques, des tours operators ?) 1 tente et 3 personnes au camping, sinon personne… Je prévois de faire demain le tour du Hornbjarg (les falaises du cap Horn) si bien que nous continuons pour aller camper de l’autre côté de la baie. Il nous faut pour cela traverser une large rivière, et nous choisissons de remonter un peu en amont pour éviter le goulet étroit et profond qu’elle forme juste avant la mer. Nous traversons un étrange désert de sable noir, où se mêlent eau douce et eau salée, et arrivons finalement à la rivière Hafnaros proprement dite. Traversée facile, eau à mi-cuisse, peu de courant, quelques sables +/- mouvants à la fin donc ne pas mettre les crocs mais rester pieds-nus. Au loin, nous apercevons les néerlandophones, qui coupent au plus court vers le goulet. Nous regagnons ensuite la mer en longeant d’étranges formations rocheuses faites d’orgues de basaltes horizontalisés. Puis nous longeons la mer sur un sentier souvent effondré, qui nous font lui préférer les galets de la « plage ». Nous rencontrons la rangerette qui rentre de balade et nous installons sur la zone de bivouac, bientôt rejointes par les Flamands (oui poussée par la curiosité, j’ai fait le 1er pas pour leur demander comment était le gué : jusqu’aux hanches avec du courant donc on a bien fait de faire un détour en amont) Sophie a la visite en soirée d’un petit renard curieux…Et un phoque roupille en contrebas. J5 20/08/2018 Temps clair mais nuageux ce matin, après encore une nuit paisible (c’est la 1ère fois que je campe plusieurs jours d’affilée avec aussi peu de vent, sans mettre mes boules Quiès ! Incroyable pour cette région !) En route pour le symbole du Hornstrandir, les hautes falaises du Hornbjarg. Après avoir dépassé une jolie maison (habitée cette fois), nous percevons le bruit d’un éboulement qui nous vient de l’autre côté de la baie. Au téléobjectif, je distingue les roches se fracassant dans la mer : gloups ! Nous n’irons pas trop près du bord ! A mi-pente, nous rencontrons encore 2 ou 3 renards, encore endormis… Nous voilà parvenues au Cap Horn, ravies d’avoir finalement bénéficié jusqu’à présent d’une météo tout-à-fait correcte, en dépit des prévisions. Il a plu certes, mais toujours quand nous étions sous la tente… Mais la rando continue, il nous faut longer une falaise escarpée, dont la découpe à contre-jour la rend encore plus impressionnante. La grimpette sur des hautes marches de terre glissante au milieu des angéliques n’est pas de tout repos, mais la vue depuis la crête de Midfell est grandiose. On aperçoit la rivière traversée hier et à droite de la baie la cabane des rangers. Au sud-est reflets mystérieux sur l’océan d’un calme inhabituel… Quelle peut donc être cette île ??? Peut-être la péninsule de Skagi vue dans sa largeur ? Bizarre… Encore un énorme iceberg ! Selon la lumière, ils apparaissent et disparaissent en quelques minutes…. Encore un passage un peu acrobatique avant de rejoindre le petit lac au pied du Kalfatindar. Gros plan sur le gué franchi hier. Il y a très peu d’oiseaux, la meilleure époque est le printemps, lors qu’ils nichent par milliers dans les falaises. Le temps se gâte et nous renonçons à l’ascension du Kalfatindar. Voilà le phare de Latravik ! Qui fait aussi refuge (avec douches !) Pour la 1ère fois, la pluie nous rattrape ! Légère et sans vent…et passagère ! Gros numéro de charme de la part de cette adorable bestiole rencontrée en chemin ! Semi-déception en arrivant au phare (je n’aime pas rompre le charme en retournant même brièvement à la « civilisation ») : il est fermé. Le coin est sale, des déchets trainent par ci par là et il n’y a pas d’eau à proximité immédiate. Pas envie de camper là… Pendant que nous hésitons, Marion trouve le code pour ouvrir le boitier contenant la clé ! Ah ces jeunes ! On ne résiste pas à l’envie d’une petite visite du refuge (et du phare) : tout est hiverné, les matelas sur la tranche, l’eau fermée et il y fait plus froid que dehors. Bref, on referme soigneusement et on marche un peu plus loin pour trouver une zone propice au bivouac. A peine avons- nous tourné le dos au refuge qu’un hélicoptère rouge surgit de derrière la falaise ! Aussitôt, on se sent coupable, aurions-nous déclenché un système d’alarme quelconque ? La coïncidence est tout de même incroyable ? Il se pose à une centaine de mètres du phare ! Nous sommes dans nos petits souliers… 4 ou 5 personnes toutes vêtues de combinaisons orange et bleues en descendent et se dirigent vers le phare… on n’ose plus bouger ! Bref, après avoir un peu trainé dans le coin, fait quelques photos, tout le monde rembarque et l’hélicoptère redécolle vers le Hornbjarg. Ouf ! Ils n’étaient pas là pour nous ! S’agissait-il d’une virée touristique, d’un entrainement des sauveteurs ? Mystère ?! Alors que nous installons les tentes, les Flamands passent et continuent vers la baie de Hornvik via le col de Kyskard. Grosse journée car ils ont aussi gravi le Kalfatindar. En soirée, nous avons encore la visite de renards curieux ! Ils viennent nous voir jusque dans la tente ! J6 21/08/2018 Encore une nuit paisible, posées sur 20 cm de moelleuse mousse… Pas de renard ce matin, un timide rayon de soleil… La grimpette jusqu’au col de Kyrskard est bien raide et la descente vers le gué de la baie de Hornvik ne l’est pas moins ! Brève rencontre avec un couple de Strasbourgeois (les pieds dans l’eau glacée du gué, la conversation ne s’est pas éternisée…) dont je me rends compte après-coup que nous nous connaissons, au moins virtuellement par email (Hello Guy !) Nous repassons par la zone de bivouac où arrive en même temps que nous le Français solitaire rencontré au début de la randonnée. Il vient du fjord de Veidileysufjordur -où nous serons ce soir, et a dû se résoudre à faire demi-tour car le passage obligé dans la mer lui a semblé trop profond. Il va donc aujourd’hui jusqu’à Hloduvik puis vers Hesteyri où il reprendra son bateau. En effet, pour faire une boucle et ne pas repasser par les mêmes chemins, j’ai choisi de passer par ce fjord. Ensuite il faut passer dans la mer sur une centaine de mètres en contrebas d’une falaise trop escarpée avant de continuer soit directement vers Hesteyri (mais sur ma carte aucun sentier n’est indiqué) soit vers le nord et Hloduvik. Je reste confiante car je pense qu’à marée basse, le passage doit être possible puisque figurant sur ma carte. Nous poursuivons vers le col de Hafnaskard par un sentier bien tracé offrant de superbes vues sur la péninsule de Hornbjarg. On aperçoit même encore quelques icebergs ! Vue époustouflante sur le fjord de Veidileysufjordur depuis le col ! Si grand que la descente va s’avérer interminable ! Nous arrivons enfin à la zone de bivouac, où nous retrouvons nos 2 flamands. Il y a une autre tente avec 2 gars à peine entrevus. Tous reprennent le bateau ici demain matin. Je n’ai pas pu trouver les horaires de marée pour le fjord (si tant est qu’ils existent !) aussi je pose quelques marques pour repérer le marnage. A priori, la mer devrait être basse demain vers 10h00… On aperçoit à droite la falaise noire en contrebas de laquelle il nous faut passer dans la mer. J7 22/08/2018 Comme annoncé par le couple de Strasbourgeois, la journée s’annonce maussade mais pour le moment il ne pleut pas et il n’y a pas de vent. Pas de ressac. Le fond de l’air est frais si bien que l’eau parait moins fraiche : conditions idéales pour faire trempette donc ! Après quelques tâtonnements, il s’avère qu’il n’y a d’autre solution que d’y aller carrément. Marion ouvre la marche avec de l’eau au-dessus du nombril. C’est au début du gué que c’est le plus profond, après c’est plus facile. Avec l’aide efficace de Caroline et Marion qui transportent nos sacs « à la népalaise », nous venons finalement assez facilement à bout de ce gué, plus impressionnant que dangereux. Le plus dur est de descendre dans l’eau sans glisser et seul avec un sac à dos c’est difficile. Quelques centaines de mètres plus loin, nous nous rhabillons quand arrive un couple d’Islandais qui s’apprête à franchir le gué dans l’autre sens. Selon eux la marée basse serait plutôt à midi. Mais le marnage ne m’a pas semblé très important donc je pense que la hauteur d’eau n’aurait pas été très différente, peut-être jusqu’aux hanches mais pas moins, sauf grand coefficient de marée. Une fois rhabillées, la pluie s’invite et ne nous quittera plus de la journée. Mon appareil photo restera donc dans son sac étanche ! 3 photos ce jour-là. De toute façon nous n’avons vu que de la caillasse et des nuages et avons navigué au GPS : pas de sentier, un unique cairn au niveau du col. Des éboulis très instables à la descente du col puis de la mousse gorgée d’eau. Dire que nous aurions pu avoir ce temps-là plusieurs jours de suite ! Nous mesurons la chance que nous avons eue jusqu’à présent : nos chaussures restées sèches jusqu’à ce matin -une gageure dans le Hornstrandir, sont trempées ! Nous arrivons sous la pluie dans la baie de Hornvik où nous avions profité quelques jours plus tôt d’un soleil insolent. Rencontre sympathique avec 2 Français dont l’un est guide dans une agence de trekking franco-islandaise. Demain ils continuent sur Hornvik d’où ils vont rayonner sur quelques jours avant de reprendre le bateau. Visite « à domicile » d’un ou deux renards. J8 23/08/2018 Dernière étape aujourd’hui jusqu’à Hesteyri d’où nous repartons en bateau demain après-midi. Le temps est bouché mais il ne pleut pas. Le sentier est parfaitement balisé et monte tranquillement jusqu’au col de Kjaransvikurskard. Il nous faut descendre un peu avant d’apercevoir le fjord de Hesteyri. Petite pause pic nic écourtée par l’arrivée des nuages qui descendent vers nous… La descente nous semble interminable ! Elle est très bien cairnée (certains cairns ont une pierre horizontale qui indique la direction) mais il n’y a pas de véritable sentier et on n’avance pas… Voilà enfin le village de Hesteyri, une dizaine de maisons éparpillées. Sophie s’arrête à « la maison du docteur » négocier une chambre, tandis que nous continuons jusqu’au « camping » situé au sud du hameau. Nous installons les tentes, sous l’œil curieux de quelques phoques et nous retrouvons pour un chocolat chaud, des crêpes et des gâteaux ! Nous sommes les seules clientes. En fait le café est virtuellement fermé, c’est déjà la fin de la saison. L’homme qui s’en occupe a succédé à sa mère et vient pour les mois d’été. Le reste de l’année il est ingénieur du son à Hambourg. Ses grands-parents sont nés et ont vécu ici. Il nous propose d’assister ce soir à la projection d’un film islandais tourné ici, un thriller dont l’histoire a l’air assez compliquée. Un bateau doit arriver ce soir avec les spectateurs, venu tout exprès de Bolungarvik (une bonne heure de navigation) De fait peu avant 20h, une poignée d’humains débarquent du petit bateau. La projection a lieu dans l’ancienne école. Nous sommes trop crevées pour nous concentrer sur un film en islandais sous-titré en anglais et restons au chaud sous nos couettes. Après la projection, la petite équipe s’est retrouvée au café se réchauffer avec une soupe de poisson, pousser la chansonnette et rigoler un bon coup avant de repartir en bateau dans la nuit vers Bolungarvik. Brrr… Marion a trouvé ce film « I remember you » en version française : http://www.televostfr.co/i-remember-you-vf-streaming On se félicite de ne pas l’avoir regardé sur place ! On aurait trop mal dormi ! J9 24/08/2018 Notre bateau est ce soir à 17h00, donc nous trainons un peu « au lit » ce matin. Puis nous rejoignons Sophie au café qui s’est régalée d’un petit déjeuner pantagruélique. Nous partons ensuite pour une petite balade vers Stekkeyri : une cheminée de pierre située à 1 ou 2 km au nord de Hesteyri nous intrigue. Une colonie de phoques se prélasse sur les rochers…. Stekkeyri est une ancienne usine baleinière, créée par les Norvégiens à la fin du 18ème siècle, rachetée par des islandais, transformée en ferme d’élevage de harengs en 1922 quand la chasse à la baleine fut interdite puis démantelée (les habitations en bois ont été démontées) après la 2ème guerre mondiale. On identifie encore les 3 aires de découpage des cétacés et quelques cuves. L’endroit est assez glauque (et encore plus si on a vu le film !) mais pas dénué d’un certain charme. Nouvelle pause avec les phoques sur le chemin du retour. On ne s’en lasse pas ! Pas de renards par contre à Hesteyri, il se dit que quelqu’un les aurait tué l’hiver dernier ! Le reste de la journée se passe au café où on nous annonce que le bateau partira plus tôt, à 16h00. Cette fois c’est Sjoferdir qui nous ramène à Isafjordur : le personnel est amical et le bateau confortable, accueille aussi 2 couples d’allemands venus juste pour l’après-midi à Hesteyri. Le patron du café profite du départ de ses derniers clients pour aller faire un tour en bateau avec son amie allemande. Un p’tit coup de Zodiac pour rejoindre le bateau et c’est parti pour une heure de navigation tranquille (à 20 nœuds mais sans taper !) A mesure que nous nous éloignons du Hornstrandir, le ciel s’éclaircit. Une bande de nuages reste accrochée sur les montagnes que nous quittons. Nous accostons, récupérons la voiture et je dépose Sophie et les filles à la petite maison louée à Isafjordur avant de déposer Muriel à l’aéroport prendre son avion vers Reykjavik puisqu’elle reste encore une semaine en Islande. Bonne douche, bon resto et mauvaise nuit : trop mangé et trop chaud ! J10-J11 le retour 25/08/18 Nous nous mettons en route dès 7h00 car Sophie a son avion cet après-midi vers 17h00. Finalement nous sommes très en avance et en profitons pour faire un tour à Reykjavik, en particulier pour visiter le Harpa que nous ne connaissions pas encore. Quel contraste avec la semaine écoulée ! Et ça construit encore de partout ! Nous déposons Sophie à l’aéroport puis allons nous poser dans notre guesthouse réservée à Keflavik. Notre avion décolle demain à 7h40, retour sans histoire…. Merci Muriel, Sophie, Caroline et Marion pour votre courage et votre bonne humeur ! J’ai adoré découvrir ce coin perdu en votre compagnie !
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Bonne lecture!
Marie
Texte seul:
RECIT ISLANDE HORNSTRANDIR 2018 Après plusieurs voyages en Islande, un peu effrayée par le boom touristique depuis quelques années, je décidai cette fois de visiter le Hornstrandir, cette péninsule un peu oubliée au nord des fjords du Nord-Ouest. Située à 300 km du Groenland, elle flirte avec le cercle arctique. Classée réserve naturelle depuis 1975, sans habitants permanents depuis 80 ans, cette région est très différente du reste de l’Islande. On n’y accède qu’en (petit) bateau ou à pied (mais au prix de plusieurs jours de marche) La presqu’île fut autrefois habitée par des fermiers et des pêcheurs. Aujourd’hui leurs descendants y viennent passer quelques semaines en été et le reste de l’année, les montagnes, baies, plages et ruisseaux sont rendus aux renards polaires, qui sont ici protégés (alors qu’ils sont chassés partout ailleurs en Islande) A l’époque, on se déplaçait entre fermes à pied ou à cheval, ou plus facilement si la météo le permettait en bateau. Aujourd’hui, 2 compagnies (Borea, et Sjoferdir/Westtours) desservent différentes baies du Hornstrandir, avec des rotations régulières mais des bateaux de faible capacité, si bien qu’il faut jongler avec les dates et les destinations pour établir son itinéraire, sachant qu’un aléa météo est toujours possible. Une fois rendu au Hornstrandir, c’est à pied, sur un terrain difficile, avec des sentiers pas toujours tracés ni même toujours cairnés. Il faut avoir le pied sûr (sentiers parfois vertigineux, éboulis instables, mousses profondes, gués innombrables et marécages à gogo) et un GPS est fortement recommandé, surtout par temps de brouillard (qui ne manquera pas d’arriver sur une rando de plusieurs jours, sauf chance exceptionnelle !) Pour la préparation et avoir une vue d’ensemble, j’ai utilisé la carte papier Ferdakort au 1/100000. Prévue au départ avec mes filles Caroline et Marion, la randonnée se fera finalement à 5 avec Muriel et Sophie (Hohl et Ablette 74 sur VF) Pour des raisons de souplesse (et de prix) j’ai loué (à prix d’or !) une voiture à l’aéroport de Keflavik, qui restera « à quai » au port de Isafjordur pendant les 8 jours de notre randonnée dans le Hornstrandir. Pas le plus petit modèle mais presque si bien que nous mettrons 2 sacs sur la galerie de toit gonflable emportée pour l’occasion. Après avoir hésité à organiser un ravitaillement à mi-parcours (possible via les compagnies de bateau mais un peu aléatoire selon la météo), nous décidons finalement d’emporter toute la bouffe nécessaire aux 8 jours de trek, afin de rester libres de notre parcours. Nous avons donc chacune un sac d’environ 12 kg, un peu moins pour Sophie et un peu plus pour Muriel. Nous porterons peu d’eau (1/2l/pers) car il y en a partout (même plus qu’il n’en faut !) et il est inutile de la filtrer ou de la traiter. J0 15/08/2018 Après un vol sans histoire, nous atterrissons vers 16h00 et filons chez Blue Car rental récupérer la voiture. En route vers Hafnafjordur, où j’ai réservé une chambre pour 4 (sans sanitaires privés, 140 €) au Lava Hostel. A quelques km de l’aéroport, je réalise que le réservoir noté comme plein lors de la remise de la voiture, ne contient qu’un 1/3 de sa capacité. Retour au guichet de Blue Car, où je dois insister pour faire rectifier le voucher. Pas d’excuses, l’employée est aussi agréable que lors du pick-up… A 1,70 €/l, il n’y a pas de petits profits…. Au Lava Hostel, au moment de payer par CB en couronnes islandaises, nouvelle tentative d’arnaque de 30 € ! Les temps ont bien changé en Islande…la faute à booking.com parait-il…. Je suis bien contente de savoir que dès demain soir, nous serons perdus dans la nature loin de tout ! Nous trouvons une bouteille de gaz quasi pleine laissée par un client précédent alors que Sophie nous rejoint. Elle est arrivée hier, a dormi à Reykjavik dans une autre auberge de jeunesse où elle a aussi trouvé du gaz pour elle et Muriel. Voilà une bonne chose de faite ! On profite des dernières heures de soleil pour aller faire un tour en bord de mer dans les environs de Hafnafjordur. J1 16/08/2018 Chaleur étouffante et isolation nulle, la nuit aurait pu être meilleure au Lava Hostel de Hafnafjordur… Nous sommes les premières levées car Muriel arrive ce matin à 8h à Keflavik. En route affublées de nos sacs poubelles ! Après d’interminables tours et détours le long des fjords du nord-ouest, un bref arrêt pour admirer des phoques et un bel arc en ciel sur la petite île de Vigur, nous arrivons vers 16h00 à Isafjordur. Passage chez Borea pour confirmer la traversée aller, puis chez West tours pour récupérer les vouchers pour la traversée retour, nous déposons les sacs au port et Marion va garer la voiture au grand parking proche du Musée Maritime (sur les conseils de Boréa, il semble qu’on ne peut pas la laisser au port ?) Eh non Sophie, notre bateau est le p’tit blanc ! En plus de nous 5, un ranger (qui travaille plus au sud et vient découvrir le coin pendant 2 ou 3 jours) avec sa copine, et un couple qui a une maison d’été à Saebol. La dame nous explique que son père est né à Fjlotavik (où nous irons demain) et que les grandes bottes qu’elle porte y sont recommandées ! Il nous faut 1h30 à 20 nœuds de moyenne (séance tape-cul alors que la mer est relativement calme) pour arriver sous un ciel bien bas dans la baie d’Adalvik, à l’extrême ouest du Hornstrandir. Nous embarquons dans le zodiac pour les dernières dizaines de mètres et débarquons sous le regard curieux de quelques enfants qui passent ici leurs grandes vacances avec leur famille. La journée a été longue, surtout pour Muriel qui a quitté l’Alsace ce matin aux aurores, il est presque 19h00, alors nous posons les tentes sur la zone de bivouac située à quelques centaines de mètres du hameau de Latrar. Le jeune couple Islandais fait de même. Un peu plus tard arrivent 2 néerlandophones très timides ou carrément misanthropes (mais hyper bavards, ils parlent TOUT le temps) et un Français, tous bien crevés et les pieds trempés après leur 1ère étape (ils viennent de Heysteri via Saebol) J2 17/08/2018 Il a plu cette nuit mais pas de vent, nous avons bien dormi ! Les prévisions pour la semaine à venir ne sont pas folichonnes, en particulier pour cette journée qui finalement débute avec quelques trouées de ciel bleu. Nous suivons d’abord une piste sur 1 ou 2 km puis ma trace GPS nous la fait quitter pour grimper sur la montagne : après avoir ronchonné après cette piste (à quoi bon marcher là où on pourrait rouler !), nous voilà désormais hors sentier et sans cairn : l’aventure commence ! Mais c’est plus fatigant ! Soulagement après un premier ressaut quand nous repérons un cairn, ma trace trouvée sur wikiloc est juste, nous sommes sur la bonne piste ! Nous traversons ensuite un haut plateau austère, très minéral, parfois égayé de quelques boutons d’or ou mousses fluorescentes, guidées par une succession de cairns bien visibles. Nous voilà en surplomb de la baie de Fjlotavik. Nous faisons une petite pause pic nic à l’abri de gros rochers, dérangeant à peine un lagopède en parure estivale. Arrivées au niveau de la mer, comme annoncé par la dame sur le bateau, Fjlotavik porte bien son nom, c’est hyper sploutch. Nous enfilons nos crocs afin de garder sèches nos chaussures de marche. Gare à la gadoue, qui a vite fait de capturer nos précieux escarpins ! Nous abandonnons finalement le sentier en dévers (pas facile en crocs !) pour patauger directement au fond de la vallée. Assez fun finalement pour qui ne craint pas l’eau glacée ! Des chaussettes néoprène auraient été parfaites, en plus des crocs… Nous longeons le lac sur plusieurs km, qui nous semblent d’autant plus longuets que la pluie menace (jusqu’ici nous avons été épargnées !) Après 5 bons km à patauger, nous posons les tentes dans la zone de bivouac : le sol est détrempé et le simple appui d’une chaussure fait apparaitre de l’eau… Mais il n’y a aucun endroit moins humide à moins de plusieurs heures de marche ! L’été a été exceptionnellement pourri cette année et ça se voit ! Par goût et par habitude, j’avais envisagé de plutôt éviter les zones de bivouac (qui sont en fait des zones avec quelques emplacements assez plats pour poser une tente et avec des toilettes sèches, sans autre équipement) mais je réalise qu’il est très difficile de trouver des coins propices en dehors du bord de mer. Dès qu’on grimpe dans la montagne, le sol est soit humide, soit caillouteux, soit pentu, et souvent les 3 à la fois ! Le temps de monter les tentes, la pluie arrive et va durer toute la nuit, soutenue… Les « Hollandais » arrivent un peu plus tard et s’installent aussi. Pas de nouvelles du Français parti ce matin avant nous (nous apprendrons plus tard qu’il a dormi à Atlastadir, mais je n’ai pas pensé à lui demander s’il avait franchi l’énorme gué qui permet de traverser le lac de Fjlotsvatn plutôt que d’en faire le tour. Les rangers contactés par Muriel avant le voyage nous avaient recommandé de l’éviter en cette fin d’été très humide) Bref, mauvaise nuit à « faire la planche » sur nos matelas gonflables en veillant à ne pas trop laisser tremper les couettes en duvet dans l’eau qui sourd à travers le tapis de sol… D’ordinaire je prends tjs une feuille de polycree pour mettre sous la tente mais cette fois j’avais pris une tente bien costaude avec un tapis de sol qui résiste normalement à l’herbe mouillée par la pluie – mais pas à un marécage !) Sophie plus prévoyante a bien dormi au sec… Muriel a surnagé comme nous… J3 18/08/2018 Petit rayon de soleil miraculeux au réveil qui permet de faire sécher la tente intérieure sur les toilettes ( ! ) Nous rechaussons nos crocs pour encore 1 ou 2 km afin de rejoindre, moyennant quelques traversées de rivières, le pied de la falaise qui doit nous mener au fjord suivant. Il nous semble impossible de passer par là et nous sommes rassurées quand nous rejoignons un balisage de piquets, qui pas de doute, mène au pied de ce mur ! Finalement en posant un peu les mains, ça passe ! On apprécie d’avoir du beau temps car ce passage ne doit vraiment pas être rassurant dans le brouillard ! Nous découvrons émerveillées, sous un soleil de fin d’été qui peine à réchauffer l’atmosphère, la baie de Hloduvik. Loin vers le nord, nous distinguons quelques icebergs, énormes, qui dérivent sur la mer du Groenland ! J’en suis toute émue (j’adoore les icebergs, ces masses de glace formées par la neige tombée il y a des centaines d’années, qui voyagent au gré des vents et des courants, et vouées à disparaitre lentement…nostalgie…) Il arrive que des ours polaires ayant dérivé sur la glace atteignent le nord de l’Islande. Ils sont systématiquement abattus, ce qui est rare heureusement (la dernière fois en 2016) Une houle paisible vient mourir sur la plage de galets, où nous descendons pour contourner la montagne de Alsfell, figure emblématique de la baie. C’est alors que nous apercevons 2 puis 3 petits renardeaux qui fouillent les algues à la recherche de poissons. Trop mignons (les renards, pas les poissons crevés) ! Muriel et Sophie, levées plus tôt que nous avant-hier avaient déjà aperçu fugitivement un renard à Adalvik. Ceux-ci sont absolument indifférents à notre présence et nous passons un long moment à les observer. Nous continuons à longer la baie, envahie d’énormes grumes venues de Sibérie (inépuisable source de bois si précieux dans cette contrée où les plus grands arbres – des saules arctiques-ne dépassent pas quelques dizaines de cm. Les feux sont interdits dans le Hornstrandir mais à vrai dire, ça manque de petit bois ! Ici comme partout, en l’absence de bétail, la végétation égaye le paysage. L’angélique si graphique est partout ! Il y a aussi profusion de myrtilles et de camarines, du moins là où il n’y a pas trop de renards car ils sont omnivores ! Oiseaux, œufs, baies, mollusques, poissons, petits rongeurs, toute calorie est bonne à engloutir avant le long hiver…Nous avons vu une vingtaine de renards, toujours près de la mer et/ou des falaises à oiseaux. Nous passons en contrebas de l’abri d’urgence (qui surplombe la zone de bivouac) qui a vraiment des allures de capsule extra-terrestre sous ces jolis nuages lenticulaires, et marchons encore une centaine de mètres après le gué qui nous sera ainsi épargné demain. Les « Hollandais » arrivent peu après nous et se posent au « camping ». Croisé un couple tout à l’heure, sinon personne d’autre aujourd’hui. Nous profitons du grand beau temps pour une toilette approfondie dans la belle rivière que nous venons de traverser. A l’est au-delà des qq maisons du petit hameau de Budir (désert en cette fin d’été), nous devinons le sentier escarpé où nous irons demain. Festival de cirrus en soirée, signe de changement de temps ! J4 19/08/2018 Très bonne nuit sans vent ! Après quelques minutes de marche, nous apercevons toute une colonie de phoques qui se prélassent sur des rochers où ils se sont hissés à marée haute. Trop drôle de les voir arquer leur corps musculeux quand une vague taquine cherche à les rafraichir : avachis mais l’œil aux aguets, hop, un petit coup de rein quand la vaguelette arrive, parfait timing ! Pas âme qui vive à Budir, l’été se termine… Nous grimpons à gauche de la cascade et après un long cheminement (balisé) à flanc dans une superbe vallée d’altitude surplombant l’océan, et le franchissement d’un 2ème petit col, nous découvrons la baie de Hornvik. Le beau temps se maintient, quelle chance ! Je suis ravie de pouvoir admirer le cap Horn, il est si souvent pris dans les brumes… Après une pause pic nic et même une petite sieste (oui il fait bon et pour une fois on peut s’allonger) sur une plate-forme en bois sans doute dédiée à l’observation des renards arctiques, nous terminons la descente jusqu’à la mer, et nous faisons à proximité de rochers à oiseaux la rencontre de plusieurs renards à peine effarouchés par notre présence ! Il y a en a de partout, on ne sait sur lequel focaliser notre attention, tous plus mignons les uns que les autres ! Plus loin, un passage un peu acrobatique, sécurisé par des cordes, nous permet après avoir dépassé un nouvel abri d’urgence, de rejoindre la zone de bivouac et la cabane des rangers. Il y a également une tente mess et quelques autres grosses tentes qui doivent rester là tout l’été (pour des scientifiques, des tours operators ?) 1 tente et 3 personnes au camping, sinon personne… Je prévois de faire demain le tour du Hornbjarg (les falaises du cap Horn) si bien que nous continuons pour aller camper de l’autre côté de la baie. Il nous faut pour cela traverser une large rivière, et nous choisissons de remonter un peu en amont pour éviter le goulet étroit et profond qu’elle forme juste avant la mer. Nous traversons un étrange désert de sable noir, où se mêlent eau douce et eau salée, et arrivons finalement à la rivière Hafnaros proprement dite. Traversée facile, eau à mi-cuisse, peu de courant, quelques sables +/- mouvants à la fin donc ne pas mettre les crocs mais rester pieds-nus. Au loin, nous apercevons les néerlandophones, qui coupent au plus court vers le goulet. Nous regagnons ensuite la mer en longeant d’étranges formations rocheuses faites d’orgues de basaltes horizontalisés. Puis nous longeons la mer sur un sentier souvent effondré, qui nous font lui préférer les galets de la « plage ». Nous rencontrons la rangerette qui rentre de balade et nous installons sur la zone de bivouac, bientôt rejointes par les Flamands (oui poussée par la curiosité, j’ai fait le 1er pas pour leur demander comment était le gué : jusqu’aux hanches avec du courant donc on a bien fait de faire un détour en amont) Sophie a la visite en soirée d’un petit renard curieux…Et un phoque roupille en contrebas. J5 20/08/2018 Temps clair mais nuageux ce matin, après encore une nuit paisible (c’est la 1ère fois que je campe plusieurs jours d’affilée avec aussi peu de vent, sans mettre mes boules Quiès ! Incroyable pour cette région !) En route pour le symbole du Hornstrandir, les hautes falaises du Hornbjarg. Après avoir dépassé une jolie maison (habitée cette fois), nous percevons le bruit d’un éboulement qui nous vient de l’autre côté de la baie. Au téléobjectif, je distingue les roches se fracassant dans la mer : gloups ! Nous n’irons pas trop près du bord ! A mi-pente, nous rencontrons encore 2 ou 3 renards, encore endormis… Nous voilà parvenues au Cap Horn, ravies d’avoir finalement bénéficié jusqu’à présent d’une météo tout-à-fait correcte, en dépit des prévisions. Il a plu certes, mais toujours quand nous étions sous la tente… Mais la rando continue, il nous faut longer une falaise escarpée, dont la découpe à contre-jour la rend encore plus impressionnante. La grimpette sur des hautes marches de terre glissante au milieu des angéliques n’est pas de tout repos, mais la vue depuis la crête de Midfell est grandiose. On aperçoit la rivière traversée hier et à droite de la baie la cabane des rangers. Au sud-est reflets mystérieux sur l’océan d’un calme inhabituel… Quelle peut donc être cette île ??? Peut-être la péninsule de Skagi vue dans sa largeur ? Bizarre… Encore un énorme iceberg ! Selon la lumière, ils apparaissent et disparaissent en quelques minutes…. Encore un passage un peu acrobatique avant de rejoindre le petit lac au pied du Kalfatindar. Gros plan sur le gué franchi hier. Il y a très peu d’oiseaux, la meilleure époque est le printemps, lors qu’ils nichent par milliers dans les falaises. Le temps se gâte et nous renonçons à l’ascension du Kalfatindar. Voilà le phare de Latravik ! Qui fait aussi refuge (avec douches !) Pour la 1ère fois, la pluie nous rattrape ! Légère et sans vent…et passagère ! Gros numéro de charme de la part de cette adorable bestiole rencontrée en chemin ! Semi-déception en arrivant au phare (je n’aime pas rompre le charme en retournant même brièvement à la « civilisation ») : il est fermé. Le coin est sale, des déchets trainent par ci par là et il n’y a pas d’eau à proximité immédiate. Pas envie de camper là… Pendant que nous hésitons, Marion trouve le code pour ouvrir le boitier contenant la clé ! Ah ces jeunes ! On ne résiste pas à l’envie d’une petite visite du refuge (et du phare) : tout est hiverné, les matelas sur la tranche, l’eau fermée et il y fait plus froid que dehors. Bref, on referme soigneusement et on marche un peu plus loin pour trouver une zone propice au bivouac. A peine avons- nous tourné le dos au refuge qu’un hélicoptère rouge surgit de derrière la falaise ! Aussitôt, on se sent coupable, aurions-nous déclenché un système d’alarme quelconque ? La coïncidence est tout de même incroyable ? Il se pose à une centaine de mètres du phare ! Nous sommes dans nos petits souliers… 4 ou 5 personnes toutes vêtues de combinaisons orange et bleues en descendent et se dirigent vers le phare… on n’ose plus bouger ! Bref, après avoir un peu trainé dans le coin, fait quelques photos, tout le monde rembarque et l’hélicoptère redécolle vers le Hornbjarg. Ouf ! Ils n’étaient pas là pour nous ! S’agissait-il d’une virée touristique, d’un entrainement des sauveteurs ? Mystère ?! Alors que nous installons les tentes, les Flamands passent et continuent vers la baie de Hornvik via le col de Kyskard. Grosse journée car ils ont aussi gravi le Kalfatindar. En soirée, nous avons encore la visite de renards curieux ! Ils viennent nous voir jusque dans la tente ! J6 21/08/2018 Encore une nuit paisible, posées sur 20 cm de moelleuse mousse… Pas de renard ce matin, un timide rayon de soleil… La grimpette jusqu’au col de Kyrskard est bien raide et la descente vers le gué de la baie de Hornvik ne l’est pas moins ! Brève rencontre avec un couple de Strasbourgeois (les pieds dans l’eau glacée du gué, la conversation ne s’est pas éternisée…) dont je me rends compte après-coup que nous nous connaissons, au moins virtuellement par email (Hello Guy !) Nous repassons par la zone de bivouac où arrive en même temps que nous le Français solitaire rencontré au début de la randonnée. Il vient du fjord de Veidileysufjordur -où nous serons ce soir, et a dû se résoudre à faire demi-tour car le passage obligé dans la mer lui a semblé trop profond. Il va donc aujourd’hui jusqu’à Hloduvik puis vers Hesteyri où il reprendra son bateau. En effet, pour faire une boucle et ne pas repasser par les mêmes chemins, j’ai choisi de passer par ce fjord. Ensuite il faut passer dans la mer sur une centaine de mètres en contrebas d’une falaise trop escarpée avant de continuer soit directement vers Hesteyri (mais sur ma carte aucun sentier n’est indiqué) soit vers le nord et Hloduvik. Je reste confiante car je pense qu’à marée basse, le passage doit être possible puisque figurant sur ma carte. Nous poursuivons vers le col de Hafnaskard par un sentier bien tracé offrant de superbes vues sur la péninsule de Hornbjarg. On aperçoit même encore quelques icebergs ! Vue époustouflante sur le fjord de Veidileysufjordur depuis le col ! Si grand que la descente va s’avérer interminable ! Nous arrivons enfin à la zone de bivouac, où nous retrouvons nos 2 flamands. Il y a une autre tente avec 2 gars à peine entrevus. Tous reprennent le bateau ici demain matin. Je n’ai pas pu trouver les horaires de marée pour le fjord (si tant est qu’ils existent !) aussi je pose quelques marques pour repérer le marnage. A priori, la mer devrait être basse demain vers 10h00… On aperçoit à droite la falaise noire en contrebas de laquelle il nous faut passer dans la mer. J7 22/08/2018 Comme annoncé par le couple de Strasbourgeois, la journée s’annonce maussade mais pour le moment il ne pleut pas et il n’y a pas de vent. Pas de ressac. Le fond de l’air est frais si bien que l’eau parait moins fraiche : conditions idéales pour faire trempette donc ! Après quelques tâtonnements, il s’avère qu’il n’y a d’autre solution que d’y aller carrément. Marion ouvre la marche avec de l’eau au-dessus du nombril. C’est au début du gué que c’est le plus profond, après c’est plus facile. Avec l’aide efficace de Caroline et Marion qui transportent nos sacs « à la népalaise », nous venons finalement assez facilement à bout de ce gué, plus impressionnant que dangereux. Le plus dur est de descendre dans l’eau sans glisser et seul avec un sac à dos c’est difficile. Quelques centaines de mètres plus loin, nous nous rhabillons quand arrive un couple d’Islandais qui s’apprête à franchir le gué dans l’autre sens. Selon eux la marée basse serait plutôt à midi. Mais le marnage ne m’a pas semblé très important donc je pense que la hauteur d’eau n’aurait pas été très différente, peut-être jusqu’aux hanches mais pas moins, sauf grand coefficient de marée. Une fois rhabillées, la pluie s’invite et ne nous quittera plus de la journée. Mon appareil photo restera donc dans son sac étanche ! 3 photos ce jour-là. De toute façon nous n’avons vu que de la caillasse et des nuages et avons navigué au GPS : pas de sentier, un unique cairn au niveau du col. Des éboulis très instables à la descente du col puis de la mousse gorgée d’eau. Dire que nous aurions pu avoir ce temps-là plusieurs jours de suite ! Nous mesurons la chance que nous avons eue jusqu’à présent : nos chaussures restées sèches jusqu’à ce matin -une gageure dans le Hornstrandir, sont trempées ! Nous arrivons sous la pluie dans la baie de Hornvik où nous avions profité quelques jours plus tôt d’un soleil insolent. Rencontre sympathique avec 2 Français dont l’un est guide dans une agence de trekking franco-islandaise. Demain ils continuent sur Hornvik d’où ils vont rayonner sur quelques jours avant de reprendre le bateau. Visite « à domicile » d’un ou deux renards. J8 23/08/2018 Dernière étape aujourd’hui jusqu’à Hesteyri d’où nous repartons en bateau demain après-midi. Le temps est bouché mais il ne pleut pas. Le sentier est parfaitement balisé et monte tranquillement jusqu’au col de Kjaransvikurskard. Il nous faut descendre un peu avant d’apercevoir le fjord de Hesteyri. Petite pause pic nic écourtée par l’arrivée des nuages qui descendent vers nous… La descente nous semble interminable ! Elle est très bien cairnée (certains cairns ont une pierre horizontale qui indique la direction) mais il n’y a pas de véritable sentier et on n’avance pas… Voilà enfin le village de Hesteyri, une dizaine de maisons éparpillées. Sophie s’arrête à « la maison du docteur » négocier une chambre, tandis que nous continuons jusqu’au « camping » situé au sud du hameau. Nous installons les tentes, sous l’œil curieux de quelques phoques et nous retrouvons pour un chocolat chaud, des crêpes et des gâteaux ! Nous sommes les seules clientes. En fait le café est virtuellement fermé, c’est déjà la fin de la saison. L’homme qui s’en occupe a succédé à sa mère et vient pour les mois d’été. Le reste de l’année il est ingénieur du son à Hambourg. Ses grands-parents sont nés et ont vécu ici. Il nous propose d’assister ce soir à la projection d’un film islandais tourné ici, un thriller dont l’histoire a l’air assez compliquée. Un bateau doit arriver ce soir avec les spectateurs, venu tout exprès de Bolungarvik (une bonne heure de navigation) De fait peu avant 20h, une poignée d’humains débarquent du petit bateau. La projection a lieu dans l’ancienne école. Nous sommes trop crevées pour nous concentrer sur un film en islandais sous-titré en anglais et restons au chaud sous nos couettes. Après la projection, la petite équipe s’est retrouvée au café se réchauffer avec une soupe de poisson, pousser la chansonnette et rigoler un bon coup avant de repartir en bateau dans la nuit vers Bolungarvik. Brrr… Marion a trouvé ce film « I remember you » en version française : http://www.televostfr.co/i-remember-you-vf-streaming On se félicite de ne pas l’avoir regardé sur place ! On aurait trop mal dormi ! J9 24/08/2018 Notre bateau est ce soir à 17h00, donc nous trainons un peu « au lit » ce matin. Puis nous rejoignons Sophie au café qui s’est régalée d’un petit déjeuner pantagruélique. Nous partons ensuite pour une petite balade vers Stekkeyri : une cheminée de pierre située à 1 ou 2 km au nord de Hesteyri nous intrigue. Une colonie de phoques se prélasse sur les rochers…. Stekkeyri est une ancienne usine baleinière, créée par les Norvégiens à la fin du 18ème siècle, rachetée par des islandais, transformée en ferme d’élevage de harengs en 1922 quand la chasse à la baleine fut interdite puis démantelée (les habitations en bois ont été démontées) après la 2ème guerre mondiale. On identifie encore les 3 aires de découpage des cétacés et quelques cuves. L’endroit est assez glauque (et encore plus si on a vu le film !) mais pas dénué d’un certain charme. Nouvelle pause avec les phoques sur le chemin du retour. On ne s’en lasse pas ! Pas de renards par contre à Hesteyri, il se dit que quelqu’un les aurait tué l’hiver dernier ! Le reste de la journée se passe au café où on nous annonce que le bateau partira plus tôt, à 16h00. Cette fois c’est Sjoferdir qui nous ramène à Isafjordur : le personnel est amical et le bateau confortable, accueille aussi 2 couples d’allemands venus juste pour l’après-midi à Hesteyri. Le patron du café profite du départ de ses derniers clients pour aller faire un tour en bateau avec son amie allemande. Un p’tit coup de Zodiac pour rejoindre le bateau et c’est parti pour une heure de navigation tranquille (à 20 nœuds mais sans taper !) A mesure que nous nous éloignons du Hornstrandir, le ciel s’éclaircit. Une bande de nuages reste accrochée sur les montagnes que nous quittons. Nous accostons, récupérons la voiture et je dépose Sophie et les filles à la petite maison louée à Isafjordur avant de déposer Muriel à l’aéroport prendre son avion vers Reykjavik puisqu’elle reste encore une semaine en Islande. Bonne douche, bon resto et mauvaise nuit : trop mangé et trop chaud ! J10-J11 le retour 25/08/18 Nous nous mettons en route dès 7h00 car Sophie a son avion cet après-midi vers 17h00. Finalement nous sommes très en avance et en profitons pour faire un tour à Reykjavik, en particulier pour visiter le Harpa que nous ne connaissions pas encore. Quel contraste avec la semaine écoulée ! Et ça construit encore de partout ! Nous déposons Sophie à l’aéroport puis allons nous poser dans notre guesthouse réservée à Keflavik. Notre avion décolle demain à 7h40, retour sans histoire…. Merci Muriel, Sophie, Caroline et Marion pour votre courage et votre bonne humeur ! J’ai adoré découvrir ce coin perdu en votre compagnie !
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Itinéraire une semaine dans les fjords de l'Ouest islandais English translation pending
Bonjour à tous,
Je repars en Islande pour un voyage d'une semaine début Juin. (du 30 mai au 6 juin) Je suis entrain de préparer l’itinéraire mais je rencontre qq soucis faire un tour qui me paraisse bien équilibré.
Nous arrivons le mercredi 30 Juin, nous serons prêt à partir après réception du véhicule vers 17h30. et pour le retour remise véhicule midi le mercredi juin
Nous voulons faire exclusivement les westfjord avec peut être un tour de la péninsule de snaefellsnes au retour si le programme nous le permet.
Je sais déjà pas trop ou passer la 1ere nuit pas de stop avant les fjord si possible, si on ferait mieux de faire le tour des fjords dans le sens horaire ou contraire ?
voila si quelques a déjà fais un tour par la en une semaine si vous avez une idée d’itinéraire. merci d'avance.
Je repars en Islande pour un voyage d'une semaine début Juin. (du 30 mai au 6 juin) Je suis entrain de préparer l’itinéraire mais je rencontre qq soucis faire un tour qui me paraisse bien équilibré.
Nous arrivons le mercredi 30 Juin, nous serons prêt à partir après réception du véhicule vers 17h30. et pour le retour remise véhicule midi le mercredi juin
Nous voulons faire exclusivement les westfjord avec peut être un tour de la péninsule de snaefellsnes au retour si le programme nous le permet.
Je sais déjà pas trop ou passer la 1ere nuit pas de stop avant les fjord si possible, si on ferait mieux de faire le tour des fjords dans le sens horaire ou contraire ?
voila si quelques a déjà fais un tour par la en une semaine si vous avez une idée d’itinéraire. merci d'avance.
Distances entre ports de croisière et centres-villes (Irlande, Écosse et Islande) English translation pending
Bonjour
Nous ferons prochainement une croisiere en Irlande, Ecosse et Islande Je recherche les distances entre le port de croisiere et le centre ville de certaines villes comme: Oban et Shetland en Écosse
Je vous remercie de vos réponses
Diane
Nous ferons prochainement une croisiere en Irlande, Ecosse et Islande Je recherche les distances entre le port de croisiere et le centre ville de certaines villes comme: Oban et Shetland en Écosse
Je vous remercie de vos réponses
Diane
Tour-opérateurs privés en Islande (escales croisière) English translation pending
Bonjour,
Je prépare nos escales de croisiere.(MSC Preziosa 29/5 Ecosse Islande)
J'ai trouvé differents TO locaux, en particulier pour le cercle d'or, le lagon bleu, ainsi que pour Isafordur, mais avant de me décider...
Certains VF ont-ils eu l'occasion de passer par des TO locaux sur ce circuit et en ont ils été satisfaits.
Merci de me faire profiter de vos expériences.
Jean Marie
Croisière en Écosse et Islande Costa Magica English translation pending
Bonjour,
Je vais partir dans une bonne quinzaine de jours sur le Costa NeoRiviera à Dubaï mais il ne semble pas que d'autres voyageurs sont présents sur le Forum.
Je pense avoir réuni pas mal d'informations sur internet et mon CR sur le voyage suivra car Costa a beaucoup modifié la croisière initialement prévue et j'espère ne plus avoir de surprises...
Mais maintenant je tente ma chance pour avoir des informations sur mon voyage suivant qui sera du 20 juillet au 3 août sur le Costa Magica à destination de l'Ecosse et de l'Islande principalement.
Ce n'est pas une destination fréquente chez Costa ( un voyage par an ?)
Voyageant en solo et devant la complexité de l'organisation d'excursions sur 3 étapes écossaises (Lerwick / Kirkwall/ Invergordon ) et 5 en Islande ( Seydisfordjur /Akureyri / Isafdjord / Grundafjord / Reykjavik ) j'envisage de prendre les excursions Costa , un choix relativement coûteux mais rassurant car il serait dommage de gâcher le voyage avec des visites mal organisées... ( votre avis ou expérience sur ces exursions ?).
En principe je devrais avoir une réduction en ayant choisi la formule confort mais je ne visualise pas cette réduction ?
Si vous avez des avis sur le Costa Magica ou ses cabines ( la mienne serait la 1025 intérieure pont 10) je suis aussi preneur
Un grand merci d'avance avec la promesse d'un CR à la fin de la croisière pour les futurs voyageurs...
4x4 en Islande fin mai ou pas? English translation pending
Salut à tous,
Nous prévoyons avec mon amie un voyage en Islande du lundi 23 Mai au samedi 4 Juin, je commence à préparer un itinéraire et souvent je vois des choses qui m'intéresse au bout de "F" Road, le Landmannalaugar pour citer un exemple. Au début on pensait prendre un camion aménagé "classique" puisque la période est un peu juste pour aller partout, mais je commence à me dire que certaines routes pourraient être ouvertes et j'ai peur de regretter. Par exemple si on tourne dans le sens des aiguilles d'une montre on arriverai au Landmannalaugar environ le 1er Juin, et je pense aussi à la cascade Fagrifoss sur la route F206, je suis loin d'avoir encore tout étudier mais ce sont deux possibilités.
Je ne sais pas si l'hiver est aussi léger que chez nous cette année, je lis des récits où l'année dernière il n'était pas possible d'accéder à ces routes même courant Juin, alors 4x4 ou pas?
La différence de prix rentre en compte aussi, presque 400€ pour la durée de notre séjour, est ce que ça vaut le coup de tenter quand même selon vous?
Nous prévoyons avec mon amie un voyage en Islande du lundi 23 Mai au samedi 4 Juin, je commence à préparer un itinéraire et souvent je vois des choses qui m'intéresse au bout de "F" Road, le Landmannalaugar pour citer un exemple. Au début on pensait prendre un camion aménagé "classique" puisque la période est un peu juste pour aller partout, mais je commence à me dire que certaines routes pourraient être ouvertes et j'ai peur de regretter. Par exemple si on tourne dans le sens des aiguilles d'une montre on arriverai au Landmannalaugar environ le 1er Juin, et je pense aussi à la cascade Fagrifoss sur la route F206, je suis loin d'avoir encore tout étudier mais ce sont deux possibilités.
Je ne sais pas si l'hiver est aussi léger que chez nous cette année, je lis des récits où l'année dernière il n'était pas possible d'accéder à ces routes même courant Juin, alors 4x4 ou pas?
La différence de prix rentre en compte aussi, presque 400€ pour la durée de notre séjour, est ce que ça vaut le coup de tenter quand même selon vous?
Islande MSC Splendida juillet 2016 excursions English translation pending
Bonjour
j'avais déjà ouvert une discussion pour cette croisière, mais aucune réponse.
si certains d'entre vous ont vécu cette expérience, je suis en train de préparer nos excursions.
je suis preneuse pour les escales suivantes
Akureyri jusqu'au lac mytvan pour l'instant par MSC
Isajfordur sortie bateau pour voir cetacées et oiseaux ( agence wild westfjords ou west tours)?
Reyjakvik inevitable golden circle
pour le blue lagon reyjkjavik excursions fait des A/R toute la journee à tarif raisonnable.
j'ai trouve plusieurs societes:
Fabtravels qui peut proposer un guide francophone sur reservation
Reykjavik excursions egalement mais pas aux jours ou nous serons presentes
Islande.is celui là fait le cercle d'or en francais le mardi ça correspond
IGtours.is( iceland guided tours ) qui a utilisé leurs services?
nous ne parlons pas anglais et encore moins l'islandais, alors je serais ravie de connaitre vos experiences, avez vous trouvé des tours en francais?
merci d'avance
Arrivée à Keflavík (Islande) English translation pending
Bonjour,
nous devons partir pour 2 semaines en Islande le 26 mai prochain. Notre avion doit atterrir à 0h10 heure locale. Compte tenu du fait des formalités de police, du délai de récupération des bagages et de la voiture de location, je ne pense pas quitter l'aéroport avant 1h00/1h30 du matin. Notre hôtel est à Reykjavik.
Mes questions sont les suivantes:
- le trajet de l'aéroport à Reykjavik est-il rapide? - n'est-ce pas trop difficile de se repérer dans la ville, car vu l'heure il ne devrait pas y avoir beaucoup de monde dehors? - à cette époque de l'année, combien dure la nuit? - les islandais parlent-ils généralement l'anglais? - quels sont les pièges à éviter de façon générale?
Merci de vos précieux conseils Cordialement
Mes questions sont les suivantes:
- le trajet de l'aéroport à Reykjavik est-il rapide? - n'est-ce pas trop difficile de se repérer dans la ville, car vu l'heure il ne devrait pas y avoir beaucoup de monde dehors? - à cette époque de l'année, combien dure la nuit? - les islandais parlent-ils généralement l'anglais? - quels sont les pièges à éviter de façon générale?
Merci de vos précieux conseils Cordialement
Vingt et un jours en Islande à pied et en stop English translation pending
Bonjour bonjour amoureux de l'Islande!
Voilà je vous présente mon cas. Je pars avec une amie mi-juillet mi-août pour 21 jours (Icelandair, Reykjavik). On a déjà fait un voyage de deux semaines avec un groupe l'été dernier, qui nous a laissé sur notre faim! Alors nous on compte beaucoup, beaucoup marcher, parfois faire du stop ou prendre le bus, et ramener plein de photos! Et ce qu'on veut avant tout, c'est le grand air sauvage, la liberté et tout le tralala! 😛 On aimerait faire une traversée sud-nord, puis se rendre vers les Fjords de l'Ouest (on m'a dit que ce n'était pas facile d'accès, est-ce vrai?). Et puis peut être un petit plaisir si on trouve assez d'argent, se faire une rando à dos de chevaux islandais :) J'ai fait un Grand tour du forum et d'autres sites, mais si il y a des connaisseurs ou des pros qui voudraient bien me donner des infos quant à notre trajet, l'équipement (tente Husky Flame), les immanquables (à part les endroits avec trop de touristes), les bus, la durée....
Merci d'avance!
Voilà je vous présente mon cas. Je pars avec une amie mi-juillet mi-août pour 21 jours (Icelandair, Reykjavik). On a déjà fait un voyage de deux semaines avec un groupe l'été dernier, qui nous a laissé sur notre faim! Alors nous on compte beaucoup, beaucoup marcher, parfois faire du stop ou prendre le bus, et ramener plein de photos! Et ce qu'on veut avant tout, c'est le grand air sauvage, la liberté et tout le tralala! 😛 On aimerait faire une traversée sud-nord, puis se rendre vers les Fjords de l'Ouest (on m'a dit que ce n'était pas facile d'accès, est-ce vrai?). Et puis peut être un petit plaisir si on trouve assez d'argent, se faire une rando à dos de chevaux islandais :) J'ai fait un Grand tour du forum et d'autres sites, mais si il y a des connaisseurs ou des pros qui voudraient bien me donner des infos quant à notre trajet, l'équipement (tente Husky Flame), les immanquables (à part les endroits avec trop de touristes), les bus, la durée....
Merci d'avance!
Islande à vélo avec deux enfants English translation pending
bonjour à toutes et tous
Votre avis svp sur un projet de vélo itinérant en ISLANDE, en gros depuis REYKJAVIK longer la cote ouest jusque STYKKISHOLMUR. De là, prendre un ferry pour se rendre à VATNSFÖRòUR , et d'ici déterminer un itinéraire on ne s'est pas encore lequel dans la région des Fjords de l'ouest(si vous avez des idées et pour le vélo et des enfants, elles seronts les bien venue)???
La suite, après les FJORDS, rejoindre la ville ou le village de Blônduos, et de là s'enguager sur la piste ou rte F35 (la piste de Kjölur) afin de rejoindre GEYSIR et GULFOSS PUIS REYKJAVIK!!!!
Le tout sur 5 semaines, pensez vous que ce projet soit réalisable ou farfelu et irresponsable de faire cela avec nos enfants qui auront pour l'été 2014 (7 ans et 4 ans in challah)???
Sportvement
Didouche
PS: notre fils aîné sera sur un WEEHOO igo http://www.lecyclo.com/velo/transport/remorque-velo/enfants/remorque-a-pedales-weehoo-igo.html et son petit fréro dans une Charriot Captaine XL, pourquoi une aussi grosse remorque juste en cas de pluie un peut trop forte, le grand peut s'y mêttre(Et puis s'est moi qui tire!!)!
Votre avis svp sur un projet de vélo itinérant en ISLANDE, en gros depuis REYKJAVIK longer la cote ouest jusque STYKKISHOLMUR. De là, prendre un ferry pour se rendre à VATNSFÖRòUR , et d'ici déterminer un itinéraire on ne s'est pas encore lequel dans la région des Fjords de l'ouest(si vous avez des idées et pour le vélo et des enfants, elles seronts les bien venue)???
La suite, après les FJORDS, rejoindre la ville ou le village de Blônduos, et de là s'enguager sur la piste ou rte F35 (la piste de Kjölur) afin de rejoindre GEYSIR et GULFOSS PUIS REYKJAVIK!!!!
Le tout sur 5 semaines, pensez vous que ce projet soit réalisable ou farfelu et irresponsable de faire cela avec nos enfants qui auront pour l'été 2014 (7 ans et 4 ans in challah)???
Sportvement
Didouche
PS: notre fils aîné sera sur un WEEHOO igo http://www.lecyclo.com/velo/transport/remorque-velo/enfants/remorque-a-pedales-weehoo-igo.html et son petit fréro dans une Charriot Captaine XL, pourquoi une aussi grosse remorque juste en cas de pluie un peut trop forte, le grand peut s'y mêttre(Et puis s'est moi qui tire!!)!
Islande: itinéraire randonnée et observation d'oiseaux d'environ un mois? English translation pending
Bonjour tout le monde!
Nous préparons un voyage à deux en islande pour la fin du mois de juin, le but est de faire plus ou moins le tour de l'islande, avec un maximum de rando et pour le reste on va essayer le stop, qui est surtout possible sur la route n°1 apparement, et le bus au cas échéant. Auriez vous des idées ou des exemples d'itinéraires vécus qui vous parraissent cohérents sachant que nous ne sommes pas non plus des alpinistes et que nous souhaiterions passer un peu de temps dans des zones pour l'observation des oiseaux.
Merci à vous!!
Nous préparons un voyage à deux en islande pour la fin du mois de juin, le but est de faire plus ou moins le tour de l'islande, avec un maximum de rando et pour le reste on va essayer le stop, qui est surtout possible sur la route n°1 apparement, et le bus au cas échéant. Auriez vous des idées ou des exemples d'itinéraires vécus qui vous parraissent cohérents sachant que nous ne sommes pas non plus des alpinistes et que nous souhaiterions passer un peu de temps dans des zones pour l'observation des oiseaux.
Merci à vous!!
Croisière en Islande au Spitzberg et en Norvège sur le Costa Pacifica, départ de Hambourg le 30 juin 2012 English translation pending
nous allons partir de Hambourg le 30 juin pour une croisière Islande Spitzberg, Norvège
nous sommes de Poitiers
Sommes nous les seuls dans notre région à participer à cette croisière ?
Faire le tour de l'Islande par la Route 1 en deux semaines? English translation pending
Bonjour à tous !
Nous comptons partir l'année prochaine en Islande pour notre voyage de noces. Nous souhaitons faire le tour de l'île par la Route 1 en suivant le trajet que l'on trouve ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Hringvegur
Pensez-vous qu'en deux semaines sur place, c'est réalisable sans être précipité par le temps ?
Merci bien !
Nicolas
Nous comptons partir l'année prochaine en Islande pour notre voyage de noces. Nous souhaitons faire le tour de l'île par la Route 1 en suivant le trajet que l'on trouve ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Hringvegur
Pensez-vous qu'en deux semaines sur place, c'est réalisable sans être précipité par le temps ?
Merci bien !
Nicolas
Voyage entièrement à pied en Islande: est-ce envisageable? English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais commencer ce message par le fait que ce forum est vraiment génial et que j'y ai appris une foule d'informations vraiment pratique, merci à tous ceux qui prennent le temps de répondre!
Pour ce qui est de mon interrogation, mon compagnon et moi même (20 ans chacun), envisageons de visiter l'islande l'année prochaine pendant 3 semaines au mois d'aout. Etant chacun étudiant le budget est sérré, c'est pourquoi nous avons pris la décision de parcourir ce magnifique pays exclusivement à pied, pas de location de voiture (qui nous reviendrais beaucoup trop cher), seulement nos jambes, notre tente de montagne, nos sacs de couchage -15° et tout l'équipement qui s'en suit avec un arret tous les 4 5 jours dans un camping et le reste en camping sauvage.
Mais en parcourant ce forum je n'ai pas trouver de discussions parlant exclusivement de marche à pied, chacun loue une voiture ou un vélo, d'ou mon interrogation à savoir si parcourir l'Islande uniquement à pied est faisable, avec un entrainement préalable.
Merci bien.
Je vais commencer ce message par le fait que ce forum est vraiment génial et que j'y ai appris une foule d'informations vraiment pratique, merci à tous ceux qui prennent le temps de répondre!
Pour ce qui est de mon interrogation, mon compagnon et moi même (20 ans chacun), envisageons de visiter l'islande l'année prochaine pendant 3 semaines au mois d'aout. Etant chacun étudiant le budget est sérré, c'est pourquoi nous avons pris la décision de parcourir ce magnifique pays exclusivement à pied, pas de location de voiture (qui nous reviendrais beaucoup trop cher), seulement nos jambes, notre tente de montagne, nos sacs de couchage -15° et tout l'équipement qui s'en suit avec un arret tous les 4 5 jours dans un camping et le reste en camping sauvage.
Mais en parcourant ce forum je n'ai pas trouver de discussions parlant exclusivement de marche à pied, chacun loue une voiture ou un vélo, d'ou mon interrogation à savoir si parcourir l'Islande uniquement à pied est faisable, avec un entrainement préalable.
Merci bien.
Voyage à pied en Islande: meilleur itinéraire? English translation pending
Bonjour nous sommes 5 amis et nous souhaitons partir environ une dizaine de jours en Islande et nous désirons voyager a pied.
Je voudrai savoir quel est le meilleure itinéraire pour un voyage de cet durée (sachant que sommes des jeunes âgés de 17 a 18 ans) ? De plus toute vos expériences de voyage dans ce pays m'intéresse même quelques remarques anodines.
Merci d'avance
Je voudrai savoir quel est le meilleure itinéraire pour un voyage de cet durée (sachant que sommes des jeunes âgés de 17 a 18 ans) ? De plus toute vos expériences de voyage dans ce pays m'intéresse même quelques remarques anodines.
Merci d'avance
Islande: visiter les fjords de l'ouest à pieds? English translation pending
Bonjour,
Mon copain et moi partons en Islande en juillet prochain, armés de nos sacs à dos et de nos gambettes. Nous comptons, entre autres, visiter les fjords de l'ouest en arrivant en ferry de la péninsule de Snaefellsnes.
Le hic, c'est qu'apparemment, il n'y a quasiment pas de bus dans les fjords de l'ouest! Du coup, j'ai un peu peur que l'on se retrouve bloqués là haut et que l'on rate notre avion de retour!
Je réfléchissais à louer une voiture dans les fjords et la rendre à Reykjavik. Mais d'après ce que j'ai pu lire, les locations sont hors de prix en Islande...
Si quelqu'un s'est déjà baladé dans les fjords de l'ouest en version "no car", peut-il nous faire partager son expérience?
Merci!! Corinne
Mon copain et moi partons en Islande en juillet prochain, armés de nos sacs à dos et de nos gambettes. Nous comptons, entre autres, visiter les fjords de l'ouest en arrivant en ferry de la péninsule de Snaefellsnes.
Le hic, c'est qu'apparemment, il n'y a quasiment pas de bus dans les fjords de l'ouest! Du coup, j'ai un peu peur que l'on se retrouve bloqués là haut et que l'on rate notre avion de retour!
Je réfléchissais à louer une voiture dans les fjords et la rendre à Reykjavik. Mais d'après ce que j'ai pu lire, les locations sont hors de prix en Islande...
Si quelqu'un s'est déjà baladé dans les fjords de l'ouest en version "no car", peut-il nous faire partager son expérience?
Merci!! Corinne
Randonnées pédestres de treize jours en Islande English translation pending
Bonjour,
Nous avons prévu de partir 12 jours en Islande à partir du 19 aout et souhaiterions avoir vos avis sur le meilleur itinéraire à faire afin de ne rien rater de ce pays qui a l'air magnifique !!! Bien sur, nous savons que nous n'allons pas pouvoir tout decouvrir en si peu de temps, surtout à pied, mais nous aimerions profiter des meilleurs paysages et des sites les plus remarquables. Nous avons déjà acheté un guide mais les avis des "experts" que vous êtes nous paraissent être une ressource précieuse :) Nous sommes tout à fait disposés à prendre le bus pour certains trajets, mais aimerions faire la majeure partie de notre séjour à pied. Devons-nous d'ores et déjà privilégier une région particulière ? Laquelle serait la plus indiquée à cette période et pour un premier séjour en Islande ?
Merci à tous pour votre aide et vos précieux conseils !!!
A très vite,
Camille & Hugo
Nous avons prévu de partir 12 jours en Islande à partir du 19 aout et souhaiterions avoir vos avis sur le meilleur itinéraire à faire afin de ne rien rater de ce pays qui a l'air magnifique !!! Bien sur, nous savons que nous n'allons pas pouvoir tout decouvrir en si peu de temps, surtout à pied, mais nous aimerions profiter des meilleurs paysages et des sites les plus remarquables. Nous avons déjà acheté un guide mais les avis des "experts" que vous êtes nous paraissent être une ressource précieuse :) Nous sommes tout à fait disposés à prendre le bus pour certains trajets, mais aimerions faire la majeure partie de notre séjour à pied. Devons-nous d'ores et déjà privilégier une région particulière ? Laquelle serait la plus indiquée à cette période et pour un premier séjour en Islande ?
Merci à tous pour votre aide et vos précieux conseils !!!
A très vite,
Camille & Hugo
Trajet Ardal-Kaupanger-Gudvangen-Flam par bateau: réservation, horaires? (Norvège) English translation pending
Bonjour,
je recherche un moyen de réserver (ou au moins de trouver les horaires) des bateaux pour aller de Ardal à Kaupanger, puis de Kaupanger à Gudvangen, puis de Gudvangen à Flam. Ça se trouve dans les fjords vers Bergen.
On doit faire ce trajet les 24-25-26 Avril 2009, est-ce d'ailleurs faisable à cette époque ?
Merci pour votre aide.
Manu
Merci pour votre aide.
Manu
Treks en Islande: condensé des informations English translation pending
Bonjour à tous.
Comme beaucoup de gens posent des questions sur les treks en Islande et que je viens d'en faire quelqu'uns, je vais essayer de faire un résumé de toutes les infos importantes.
Généralitées: Nouritures: Considérer qu'il est impossible d'acheter de la nourriture pendant la randonnée. Emmenez des portions sèches depuis le continent, on en trouve difficilement en Islande. Il est possible de trouve des pâtes dans les stations service, ainsi que des bombones de gaz. L'eau ne pose par contre aucun problème, pas besoin de transporter plus d'une journée d'eau. Transport: Les bus sont cher et peu fréquents, mais fiables. Avoir son propre véhicule peut être un problème car la plupart des randonnées ne vous ramène pas à votre point de départ, et il faut alors retourner à son véhicule. Seul, le stop fonctionne extrêment bien et permet d'aller vraiment presque partout. Il faut parfois attendre plusieurs heures (jusqu'à 3 pour les endroits les plus difficiles), mais les paysages sont tellement beau que ça ne pose pas de problème. Sur les routes principales, on peut faire 400 km par jour. Les gens voyageant à 2 divisent cette distance par 4. à plus, mieux vaut se séparer. Matériel : Des vêtements étanches pour tous le corps sont extrêmement agréables, sinon indispensables. Questions températures, en été, il ne fait pas très froid. Si vous pouvez l'utilisez (sac de couchage, tente et vêtements) en moyenne montagne sous nos latitudes, (entre 1000 et 2000 mètres), vous aurez suffisement chaud.
Hornstrandir:
Accès En bâteau: Il y a un trajet régulier entre Isafjordur (achats des billets à l'office du tourisme) et deux endroits sur la péninsule. Heysteri, presque tous les jours 4000 ISK. Hornvik 2 fois par semaine 8000 ISK. A pied: Il est possible de marcher depuis kaldalon ou djupavik. Aucun bus n'y va mais seul il est tout à fait possible d'y aller en stop.
Matériel: Carte et boussole indispensables. Beaucoup de sentiers ne sont ni balisés, ni bien tracés. Le brouillard peut rendre la navigation à vue impossible, spécialement lors des passages de col. Soyez sures de vos capacités si vous prévoyez une marche de plusieurs jours. La carte peut être achetée à l'office du tourisme d'isafjordur. Le personnel connaît bien la péninsule, et n'hésitez pas à demander des conseils sur votre itinéraire. Par contre, ils comptent des journées de marche très légères. Il est possible de faire le double de ce qu'ils vous disent.
Itinéraire: En général peu visible. Beaucoup de possibilités. par exemple, de heysteri à hornvik (1 jour et demi), en passant par Fjotvatn (2 jours et demi) ou par nordur adalvik (3 jours et demi).
Laugavegur jusqu'à Skogar
Accès: Des bus vont jusqu'à Thorsmork et Landmanalaugar, ainsi que Skogar. En stop, Skogar est le plus facile d'accès, étant sur la route 1. Le landmanalaugar est aussi accessible en stop ( route F26 puis F228). Je n'ai par contre pas essayé d'aller jusqu'à Thorsmork en stop.
Matériel : Le Sentier est bien visible tout du long, et bien qu'il arrive que des gens se perdent et meurent, il n'est pas nescéssaire d'avoir une carte et une boussole. En cas de neige et de gros brouillard par contre, même avec du matériel de navigation, je n'y irais pas. Prévoir des piolets et des chaussures pour passer les gués (je l'ai fait sans piolets, et le dernier gué, 45 minutes avant Thorsmork à failli me faire tomber). Si vous n'êtes pas surs, une petite corde d'une 15aine de mètres peut être une bonne idée
Itinéraire: De Landmanalaugar à Thorsmork, comptez entre 2 et 4 jours suivant votre motivation. De thorsmork à skogar, 1 jour sauf si vous savez que 1000 mètres de montée vont vous fatiguer beaucoup. Il est même surement possible d'aller de Landmanalaugar à Skogar en 2 jours, mais il n'y a plus de plaisir, car par endroit le sentier est très fatiguant pour les chevilles et les pieds (gros caillou, descente raide).
Jokulsagjolfur :
Accès : ATTENTION, pour arriver à detifoss, prendre la F862, à l'ouest de la rivière, pas moyen de traverser. Il y a des bus. Le stop était assez difficile depuis la route principal, sinon, rajouter une journée de marche. Pour Asbyrgi, il y a aussi des bus.
Matériel : Randonnée assez facile, pas de matériel particulier. L'itinéraire qui longe la rivière depuis Detifoss exige de pouvoir porter son poids(et son sac) avec ses bras.
Itinéraire: Dans le sens detifoss Asbyrgi, la première moitié de l'itinéraire n'est pas très longue en distance (19 km), mais assez fatiguante (il m'a fallu presque 6 heures), je n'avais pas envie d'aller plus loin en arrivant. La deuxième journée est par contre extremement facile (3 heures de marche, 16 km)
Kjölur, hverarvellir, hvitarnes :
Accès : Il y a des bus qui vont près des deux. pour hvitarnes, traverser la rivière, et suivre le chemin vers le lac et le glacier. Pour hverarvellir, suivre le chemin depuis la route principale sur 2 km. C'est possible d'y aller en stop seul, mais j'ai attendu 3 heures à l'aller.
Matériel : On est assez haut, donc prévoir un bon sac de couchage, j'ai eu du beau temps, donc le mien à suffit, mais il peut faire très froid paraît il, si quelqu'un peut complèter.
Itinéraire : Facile à suivre, pas besoin de carte. Depuis hveravellir jusqu'à thjosfadalur, tourner derrière l'aérodrome puis marcher 3 heures, en restant sur la piste carrosable le plus longtemps possible. Entre ce refuge et le suivant, vous devrez traverser une rivière par un tout petit pont en métal puis monter sur une colline. Là il est peut-être possible de se perdre par brouillard. Si vous perdez les piquets, dans la descente, suivez le fond de la combe puis allez tout droit. vous trouverez soit le refuge soit une rivière. S'il y a une colline derrière la rivière, longez la vers la droite. Sinon, vers la gauche. Le dernier tronçon ne devrait pas poser de problème
Voilà, peut-être que je complèterai à l'occasion. Si vous avez des questions, ou des choses à ajouter, répondez et j'éditerez mon message
Généralitées: Nouritures: Considérer qu'il est impossible d'acheter de la nourriture pendant la randonnée. Emmenez des portions sèches depuis le continent, on en trouve difficilement en Islande. Il est possible de trouve des pâtes dans les stations service, ainsi que des bombones de gaz. L'eau ne pose par contre aucun problème, pas besoin de transporter plus d'une journée d'eau. Transport: Les bus sont cher et peu fréquents, mais fiables. Avoir son propre véhicule peut être un problème car la plupart des randonnées ne vous ramène pas à votre point de départ, et il faut alors retourner à son véhicule. Seul, le stop fonctionne extrêment bien et permet d'aller vraiment presque partout. Il faut parfois attendre plusieurs heures (jusqu'à 3 pour les endroits les plus difficiles), mais les paysages sont tellement beau que ça ne pose pas de problème. Sur les routes principales, on peut faire 400 km par jour. Les gens voyageant à 2 divisent cette distance par 4. à plus, mieux vaut se séparer. Matériel : Des vêtements étanches pour tous le corps sont extrêmement agréables, sinon indispensables. Questions températures, en été, il ne fait pas très froid. Si vous pouvez l'utilisez (sac de couchage, tente et vêtements) en moyenne montagne sous nos latitudes, (entre 1000 et 2000 mètres), vous aurez suffisement chaud.
Hornstrandir:
Accès En bâteau: Il y a un trajet régulier entre Isafjordur (achats des billets à l'office du tourisme) et deux endroits sur la péninsule. Heysteri, presque tous les jours 4000 ISK. Hornvik 2 fois par semaine 8000 ISK. A pied: Il est possible de marcher depuis kaldalon ou djupavik. Aucun bus n'y va mais seul il est tout à fait possible d'y aller en stop.
Matériel: Carte et boussole indispensables. Beaucoup de sentiers ne sont ni balisés, ni bien tracés. Le brouillard peut rendre la navigation à vue impossible, spécialement lors des passages de col. Soyez sures de vos capacités si vous prévoyez une marche de plusieurs jours. La carte peut être achetée à l'office du tourisme d'isafjordur. Le personnel connaît bien la péninsule, et n'hésitez pas à demander des conseils sur votre itinéraire. Par contre, ils comptent des journées de marche très légères. Il est possible de faire le double de ce qu'ils vous disent.
Itinéraire: En général peu visible. Beaucoup de possibilités. par exemple, de heysteri à hornvik (1 jour et demi), en passant par Fjotvatn (2 jours et demi) ou par nordur adalvik (3 jours et demi).
Laugavegur jusqu'à Skogar
Accès: Des bus vont jusqu'à Thorsmork et Landmanalaugar, ainsi que Skogar. En stop, Skogar est le plus facile d'accès, étant sur la route 1. Le landmanalaugar est aussi accessible en stop ( route F26 puis F228). Je n'ai par contre pas essayé d'aller jusqu'à Thorsmork en stop.
Matériel : Le Sentier est bien visible tout du long, et bien qu'il arrive que des gens se perdent et meurent, il n'est pas nescéssaire d'avoir une carte et une boussole. En cas de neige et de gros brouillard par contre, même avec du matériel de navigation, je n'y irais pas. Prévoir des piolets et des chaussures pour passer les gués (je l'ai fait sans piolets, et le dernier gué, 45 minutes avant Thorsmork à failli me faire tomber). Si vous n'êtes pas surs, une petite corde d'une 15aine de mètres peut être une bonne idée
Itinéraire: De Landmanalaugar à Thorsmork, comptez entre 2 et 4 jours suivant votre motivation. De thorsmork à skogar, 1 jour sauf si vous savez que 1000 mètres de montée vont vous fatiguer beaucoup. Il est même surement possible d'aller de Landmanalaugar à Skogar en 2 jours, mais il n'y a plus de plaisir, car par endroit le sentier est très fatiguant pour les chevilles et les pieds (gros caillou, descente raide).
Jokulsagjolfur :
Accès : ATTENTION, pour arriver à detifoss, prendre la F862, à l'ouest de la rivière, pas moyen de traverser. Il y a des bus. Le stop était assez difficile depuis la route principal, sinon, rajouter une journée de marche. Pour Asbyrgi, il y a aussi des bus.
Matériel : Randonnée assez facile, pas de matériel particulier. L'itinéraire qui longe la rivière depuis Detifoss exige de pouvoir porter son poids(et son sac) avec ses bras.
Itinéraire: Dans le sens detifoss Asbyrgi, la première moitié de l'itinéraire n'est pas très longue en distance (19 km), mais assez fatiguante (il m'a fallu presque 6 heures), je n'avais pas envie d'aller plus loin en arrivant. La deuxième journée est par contre extremement facile (3 heures de marche, 16 km)
Kjölur, hverarvellir, hvitarnes :
Accès : Il y a des bus qui vont près des deux. pour hvitarnes, traverser la rivière, et suivre le chemin vers le lac et le glacier. Pour hverarvellir, suivre le chemin depuis la route principale sur 2 km. C'est possible d'y aller en stop seul, mais j'ai attendu 3 heures à l'aller.
Matériel : On est assez haut, donc prévoir un bon sac de couchage, j'ai eu du beau temps, donc le mien à suffit, mais il peut faire très froid paraît il, si quelqu'un peut complèter.
Itinéraire : Facile à suivre, pas besoin de carte. Depuis hveravellir jusqu'à thjosfadalur, tourner derrière l'aérodrome puis marcher 3 heures, en restant sur la piste carrosable le plus longtemps possible. Entre ce refuge et le suivant, vous devrez traverser une rivière par un tout petit pont en métal puis monter sur une colline. Là il est peut-être possible de se perdre par brouillard. Si vous perdez les piquets, dans la descente, suivez le fond de la combe puis allez tout droit. vous trouverez soit le refuge soit une rivière. S'il y a une colline derrière la rivière, longez la vers la droite. Sinon, vers la gauche. Le dernier tronçon ne devrait pas poser de problème
Voilà, peut-être que je complèterai à l'occasion. Si vous avez des questions, ou des choses à ajouter, répondez et j'éditerez mon message
Hornstrandir et centre de l'Islande l'été prochain! English translation pending
Bonjour!
Nous sommes partis en islande il y a un an et demi... et voilà, le virus revient! avec pour projet de voyage :
les fjords du nord-ouestle hornstrandir en trek (entre 4 et 8 jours)le centre (kjolur : kerlingarfjoll, hrevavellir, ...)
Nous sommes preneurs de tout type d'info, notamment sur le hornstrandir (treks classiques, où acheter des cartes, matos à emporter - en clair, y-a-t-il de la neige en été en été, le trek adalvik-hornvik par exemple est-il difficile?) voili voilou!
Nous sommes preneurs de tout type d'info, notamment sur le hornstrandir (treks classiques, où acheter des cartes, matos à emporter - en clair, y-a-t-il de la neige en été en été, le trek adalvik-hornvik par exemple est-il difficile?) voili voilou!
Vestfirðir: la péninsule oubliée (Islande) English translation pending
Retour d’Islande. Nous étions en juin dans la région des fjords du Nord-Ouest, les « Vestfirðir », comme disent les islandais.
Nice : 30° à l'ombre, palmiers et touristes, odeurs de pizza et d'ambre solaire + reprise du boulot … On aime notre région, mais là, on a un peu l’impression d’être tombés d’une autre planète !
Notre grande balade s’est très bien passée. Deux mille kilomètres en 4x4 et à pied dans cette péninsule oubliée, un des derniers coins d’Islande que nous ne connaissions pas encore.
Nous avons eu de la chance pour le temps : deux jours seulement de pluie (et encore partiellement) au départ de Reykjavik et dans l’île de Flatey, et puis rien que du ciel clair pendant le reste du temps, quelques brefs passages de crachin glacé, et pas mal de journées de soleil. Du froid (entre 4 et 7 degrés), parfois du vent qui intensifie sérieusement l’impression de froid. Mais nous sommes bien équipés, ce n’est pas un problème, et on aime bien ça. Bref : au total, c’est ce qu’on peut appeler du super beau temps islandais !
Nous avions choisi de partir en juin (c’est le mois le plus sec) et de consacrer deux semaines complètes à cette région où peu de voyageurs vont, surtout à cette période.
Si vous regardez une carte d’Islande, vous voyez au Nord-Ouest une sorte de main avec les doigts écartés. Une main qui se tend vers le Groenland comme pour l’attraper. Et bien les Vestfirðir, c'est ça … (pour cette drôle de lettre d : « ð », on prononce « Vestfirthir », comme avec le « th » anglais de weather, et en roulant les « r »).
Hormis bien sûr les grands déserts inhabités du centre, c'est la région la plus isolée d’Islande. C'est aussi la plus rude. Pour ces raisons, elle a été en grande partie abandonnée par les habitants dans les années 70-80. Aujourd'hui, les lieux de vie sont très dispersés, huit fermes sur dix sont abandonnées. Une seule «ville» : Isafjördur, minuscule métropole régionale de 4500 habitants, quelques villages et hameaux de pêcheurs, et encore quelques fermes isolées qui pratiquent pour l’essentiel l’élevage des moutons. Trop loin de tout, trop rude, lentement la région continue de se vider.
Nous pouvons dire maintenant que nous connaissons trois Islandes : celle des régions habitées et plus ou moins mises en valeur de la périphérie, celle des déserts et des hauts plateaux de l'intérieur, et puis l'Islande des Vestfirðir : un véritable monde à part. Lóna, une islandaise rencontrée là-bas nous a dit qu’on ne connaissait pas l'Islande tant qu'on ne connaissait pas les Vestfirðir. Elle a raison !
Arrivés début juin, notre loueur nous a dotés cette année d'un 4x4 équipé hiver (gros pneus à crampons). Heureusement, car nos fantaisies nous ont amenés à emprunter parfois des pistes vraiment défoncées, en voie d’abandon … A certains endroits, ce n'est pas « au pas » que nous sommes passés, mais centimètre par centimètre ! Grâce à cette voiture, nous avons pu parcourir la région dans ses moindres recoins, jusqu'au bout des dernières pistes du bout du monde, au delà des dernières fermes abandonnées, en allant d'émerveillement en émerveillement. Et puis on a aussi pas mal marché, quand il n’y avait plus rien, plus de piste, même plus de sentier … seulement la nature telle que les éléments l'ont créée et façonnée. Marché jusqu’aux falaises, marché jusqu’aux glaciers, jusqu’aux baies immenses ourlées de cordons littoraux de sable ocre, où personne n’a jamais vécu.
A ceux qui voudraient y aller et sortir un peu des sentiers battus, nous disons que cette région justifie réellement un voyage spécial car, si les distances n’y sont pas très grandes, les temps de trajet sont souvent énormes à cause de la longueur des fjords, et aussi parce qu’on y circule très lentement (beaucoup de pistes en terre souvent assez mauvaises, certaines très mauvaises). Parfois, pour aller à un point situé à 2 km à vol d'oiseau de l'autre côté d'un fjord, il faut faire 30 km de piste jusqu'au fond et autant pour remonter sur la rive d'en face. Démesure et solitude (pas une habitation, pas un véhicule ...).
En deux semaines, nous n’avons pas tout vu, bien sûr, mais nous nous sommes baladés à notre rythme. Ceux qui nous connaissent savent que ça veut dire sans nous presser.
Nous avons trouvé ces terres oubliées extrêmement sauvages et grandioses. Les fjords sont immenses, avec des parois vertigineuses ravagées par les avalanches et les glissements de terrain. A Suðavik, un hameau de pêcheurs dans l’Alftafjördur (= « le fjord des cygnes »), un modeste monument, fleuri chaque dimanche, rappelle qu'en 1995 une avalanche a emporté toute une partie du village, tuant 24 personnes dont de nombreux enfants.
Dans ces fjords encaissés, la mer se glisse comme une coulée de laque de chine, lisse et brillante, un miroir parfait que vient parfois rayer le sillage d'un phoque ou le dos d'une baleine, comme celle que nous avons vue se pavaner longuement dans le Sud de l’Isafjarðardjup.
Les cols et autres « heiði » (hautes landes) qui permettent de passer d'un fjord à un autre nous ont offert aussi des vues incroyables et de grands moments d'émotion, avec parfois des congères de neige et de glace de cinq mètres de hauteur sur le bord de la piste, dans les Hrafnseyrarheiði.
Il se dégage de ces montagnes une formidable impression de force.
Aucune nuit en juin, c’est le jour permanent. Ciel bleu pur sursaturé ou pinceaux de lumière orangée sur fond de ciel d’ardoise … Le décor céleste est souvent en mouvement, plusieurs fois par jour, un peintre de génie refait la toile de fond. Longues et minces écharpes de brume à mi-hauteur des montagnes qui font que les sommets, parfaitement dégagés mais déconnectés de leur base, semblent flotter dans l'espace...
Dimensions surhumaines des paysages, décors géants pour mettre en scène un opéra de la terre. Colossales parois de roches noires plaquées de grands névés étincelants, éboulis gigantesques, versants monumentaux striés de mousses jaunes et vertes, cascades par dizaines tombant des plateaux dans les fjords … Que de beauté !
Première moitié de juin, il n'y avait pratiquement personne. En principe en Islande, nous logeons toujours dans les fermes, mais ici, avec tant de fermes abandonnées, cela n’avait pas été facile de programmer nos étapes et notre itinéraire. Un soir, au bout du monde, dans le Nord de la côte des Strandir, nous avons dormi dans une ancienne usine de traitement des harengs (Djupavik), désaffectée depuis 1954. Sans entretien et soumises aux terribles conditions hivernales, les installations semblent avoir subi une explosion atomique. Mais en vingt ans de travail, un couple de passionnés a réhabilité le bâtiment qui abritait les chambres des ouvrières qui salaient les harengs. Ils en ont fait une grande maison pimpante et chaleureuse, habillée de tôle rouge, où ils vivent toute l'année, terriblement isolés l'hiver, mais accueillant en été les visiteurs de passage. Nous pensions bien sûr être les seuls, mais nous y avons rencontré ce soir là Barbara et Frank, un couple d'américains de Philadelphie. C'était leur premier voyage en Islande et ils n'y passaient que douze jours. Ils avaient choisi de négliger tous les standards touristiques que conseillent les guides pour passer deux jours dans ce bout du monde improbable ... dont ils avaient découvert l'histoire sur internet. Des gens peu ordinaires, assurément, pour faire ça ... Nous avons en quelques heures échangé tant de convergences dans tant de domaines que des liens d'amitié nous relient maintenant, de part et d'autre de l'Atlantique. Nous nous reverrons, en Islande peut-être, ou alors à Nice, ou à Philadelphie ...
Dans les fermes, nous étions la plupart du temps les seuls hôtes de passage, et les premiers de la saison estivale. Le « guestabók » (livre d'or) mentionnait souvent un dernier passage fin août ou en septembre 2004. Chez des gens aussi isolés, l’accueil n'en était que meilleur. Nous avons eu des rencontres chaleureuses et des discussions passionnantes avec plusieurs de nos hôtes qui faisaient tout pour bien nous recevoir. Que de gentillesse et d'hospitalité !
Une fois, à la ferme d'Heydalur au fond du Mjóifjördur, une petite dame aux cheveux blancs et courts nous a mis jusqu’à vingt choses différentes sur la table au breakfast (dont deux gros pains au sésame et au je-ne-sais-quoi, tout chauds sortis de son four à 8 h du matin !). Les petits-déjeuners sont pantagruéliques en Islande, c'est le repas principal, et on ne mange presque rien à midi.
Un peu partout, nous avons été émerveillés par la faune. Des oiseaux par milliers (macareux, guillemots, fulmars, lagopèdes ...), que nous avons pu approcher plus près encore qu'on pouvait en rêver aux falaises de Latrabjarg ou dans les hautes landes. En plusieurs endroits, les colonies de phoques nous ont ravis ! Débonnaires, curieux et espiègles au point de venir nous examiner de près et faire des pirouettes aquatiques devant nous !
La flore n'était pas en reste ... Nous avions peur que le début de juin ne soit un peu tôt, mais ce n'était pas le cas : un enchantement de fleurs un peu partout, silènes, lupins, renoncules, dryas, saxifrages, linaigrettes, pavots arctiques ... des couleurs merveilleuses, des paysages harmonieux et idylliques dans les vallées abritées, contrastant avec des landes dures, sauvages et austères, hérissées de rocs isolés couverts d'un patchwork de lichens multicolores. Sur ces hauteurs où les chemins sont balisés de cairns séculaires, nous aurions été à peine surpris de voir surgir un troll grimaçant dans la brume glacée.
Nous nous sommes souvent baignés dans des bassins d'eau chaude géothermique à l'odeur de soufre (on adore ça …). Il y en beaucoup dans les Vestfirðir, de simples petits "hot pots" creusés dans le sol et entourés de vieilles pierres, à côté des fermes, ou parfois de petits bassins en béton, aménagés au milieu de nulle part à la faveur d'une source chaude. Certains de ces « laugar » ont mille ans et datent de l’époque de la colonisation de l’Islande par les vikings. Des bains perdus au bout du monde, où nous étions absolument seuls en pleine après-midi ! Certes, une fois déshabillé, on ne traîne pas pour entrer dans l’eau … Mais quand on est dedans, quel bonheur ! Par contre, pour sortir, aucun problème, même s’il fait très froid. La chaleur intense stockée par le corps vous donne deux ou trois minutes d’état de grâce : c’est plus qu’il n’en faut pour se sécher et se rhabiller !
Un jour, au cap de Krossneslaug, tout au bout de la dernière piste de la magnifique côte de Strandir, une incroyable petite piscine bleue d’une dizaine de mètres nous attendait, fumante, à quelques mètres à peine des vagues dans une crique de galets. Cinq degrés dans l'air et 38 dans l'eau ... Sensation de brûlure en y entrant, et puis détente complète au bout de quelques secondes ! Deux gros icebergs immaculés venus du Groenland tout proche dérivaient au large, à quelques centaines de mètres de la plage. Il n'y avait personne, ni baigneur ni gardien, mais le petit local des vestiaires et des douches était ouvert, bien chauffé et d'une propreté parfaite. Papier-toilette en place et distributeur de gel-douche approvisionné. On croit rêver, nous français, mais c’est ça l'Islande !!! Nous avons mis nos 200 IKr (2, 4 euros) comme indiqué, dans la boîte murale prévue à cet effet, et ce bain chaud du bout du monde est venu s'ajouter à tant et tant de souvenirs merveilleux que nous avons d'Islande, notre pays-passion.
Depuis trente ans, nous sommes allés dans bien des « ailleurs », sous d’autres latitudes. Nous avons plusieurs projets de voyage sous d’autres cieux qui vont – je l’espère – se concrétiser ces prochaines années. Mais l’Islande c’est vraiment spécial. Nous la classons « hors catégories », en quelque sorte.
En y revenant, ce début juin, je me disais dans l’avion : « C'est sans doute la dernière fois ... »
Non, allez … on reviendra ...
Chris et MF.
Petit ajout à la demande de certains qui m'ont dit en privé : "On aimerait voir quelques photos" Alors voilà, en fait, les photos, elles sont sur VF, mais dans la rubrique "Photo et video en voyage". C'est ici : http://voyageforum.com/v.f?post=331203#331203
Et pour ceux qui voudraient des détails, le carnet de voyage jour par jour, illustré de plus de 150 photos et panoramiques, est ici : http://perso.orange.fr/saga.gilabert/vestfirdir.html
Couvrez-vous bien, et bonne balade !
Notre grande balade s’est très bien passée. Deux mille kilomètres en 4x4 et à pied dans cette péninsule oubliée, un des derniers coins d’Islande que nous ne connaissions pas encore.
Nous avons eu de la chance pour le temps : deux jours seulement de pluie (et encore partiellement) au départ de Reykjavik et dans l’île de Flatey, et puis rien que du ciel clair pendant le reste du temps, quelques brefs passages de crachin glacé, et pas mal de journées de soleil. Du froid (entre 4 et 7 degrés), parfois du vent qui intensifie sérieusement l’impression de froid. Mais nous sommes bien équipés, ce n’est pas un problème, et on aime bien ça. Bref : au total, c’est ce qu’on peut appeler du super beau temps islandais !
Nous avions choisi de partir en juin (c’est le mois le plus sec) et de consacrer deux semaines complètes à cette région où peu de voyageurs vont, surtout à cette période.
Si vous regardez une carte d’Islande, vous voyez au Nord-Ouest une sorte de main avec les doigts écartés. Une main qui se tend vers le Groenland comme pour l’attraper. Et bien les Vestfirðir, c'est ça … (pour cette drôle de lettre d : « ð », on prononce « Vestfirthir », comme avec le « th » anglais de weather, et en roulant les « r »).
Hormis bien sûr les grands déserts inhabités du centre, c'est la région la plus isolée d’Islande. C'est aussi la plus rude. Pour ces raisons, elle a été en grande partie abandonnée par les habitants dans les années 70-80. Aujourd'hui, les lieux de vie sont très dispersés, huit fermes sur dix sont abandonnées. Une seule «ville» : Isafjördur, minuscule métropole régionale de 4500 habitants, quelques villages et hameaux de pêcheurs, et encore quelques fermes isolées qui pratiquent pour l’essentiel l’élevage des moutons. Trop loin de tout, trop rude, lentement la région continue de se vider.
Nous pouvons dire maintenant que nous connaissons trois Islandes : celle des régions habitées et plus ou moins mises en valeur de la périphérie, celle des déserts et des hauts plateaux de l'intérieur, et puis l'Islande des Vestfirðir : un véritable monde à part. Lóna, une islandaise rencontrée là-bas nous a dit qu’on ne connaissait pas l'Islande tant qu'on ne connaissait pas les Vestfirðir. Elle a raison !
Arrivés début juin, notre loueur nous a dotés cette année d'un 4x4 équipé hiver (gros pneus à crampons). Heureusement, car nos fantaisies nous ont amenés à emprunter parfois des pistes vraiment défoncées, en voie d’abandon … A certains endroits, ce n'est pas « au pas » que nous sommes passés, mais centimètre par centimètre ! Grâce à cette voiture, nous avons pu parcourir la région dans ses moindres recoins, jusqu'au bout des dernières pistes du bout du monde, au delà des dernières fermes abandonnées, en allant d'émerveillement en émerveillement. Et puis on a aussi pas mal marché, quand il n’y avait plus rien, plus de piste, même plus de sentier … seulement la nature telle que les éléments l'ont créée et façonnée. Marché jusqu’aux falaises, marché jusqu’aux glaciers, jusqu’aux baies immenses ourlées de cordons littoraux de sable ocre, où personne n’a jamais vécu.
A ceux qui voudraient y aller et sortir un peu des sentiers battus, nous disons que cette région justifie réellement un voyage spécial car, si les distances n’y sont pas très grandes, les temps de trajet sont souvent énormes à cause de la longueur des fjords, et aussi parce qu’on y circule très lentement (beaucoup de pistes en terre souvent assez mauvaises, certaines très mauvaises). Parfois, pour aller à un point situé à 2 km à vol d'oiseau de l'autre côté d'un fjord, il faut faire 30 km de piste jusqu'au fond et autant pour remonter sur la rive d'en face. Démesure et solitude (pas une habitation, pas un véhicule ...).
En deux semaines, nous n’avons pas tout vu, bien sûr, mais nous nous sommes baladés à notre rythme. Ceux qui nous connaissent savent que ça veut dire sans nous presser.
Nous avons trouvé ces terres oubliées extrêmement sauvages et grandioses. Les fjords sont immenses, avec des parois vertigineuses ravagées par les avalanches et les glissements de terrain. A Suðavik, un hameau de pêcheurs dans l’Alftafjördur (= « le fjord des cygnes »), un modeste monument, fleuri chaque dimanche, rappelle qu'en 1995 une avalanche a emporté toute une partie du village, tuant 24 personnes dont de nombreux enfants.
Dans ces fjords encaissés, la mer se glisse comme une coulée de laque de chine, lisse et brillante, un miroir parfait que vient parfois rayer le sillage d'un phoque ou le dos d'une baleine, comme celle que nous avons vue se pavaner longuement dans le Sud de l’Isafjarðardjup.
Les cols et autres « heiði » (hautes landes) qui permettent de passer d'un fjord à un autre nous ont offert aussi des vues incroyables et de grands moments d'émotion, avec parfois des congères de neige et de glace de cinq mètres de hauteur sur le bord de la piste, dans les Hrafnseyrarheiði.
Il se dégage de ces montagnes une formidable impression de force.
Aucune nuit en juin, c’est le jour permanent. Ciel bleu pur sursaturé ou pinceaux de lumière orangée sur fond de ciel d’ardoise … Le décor céleste est souvent en mouvement, plusieurs fois par jour, un peintre de génie refait la toile de fond. Longues et minces écharpes de brume à mi-hauteur des montagnes qui font que les sommets, parfaitement dégagés mais déconnectés de leur base, semblent flotter dans l'espace...
Dimensions surhumaines des paysages, décors géants pour mettre en scène un opéra de la terre. Colossales parois de roches noires plaquées de grands névés étincelants, éboulis gigantesques, versants monumentaux striés de mousses jaunes et vertes, cascades par dizaines tombant des plateaux dans les fjords … Que de beauté !
Première moitié de juin, il n'y avait pratiquement personne. En principe en Islande, nous logeons toujours dans les fermes, mais ici, avec tant de fermes abandonnées, cela n’avait pas été facile de programmer nos étapes et notre itinéraire. Un soir, au bout du monde, dans le Nord de la côte des Strandir, nous avons dormi dans une ancienne usine de traitement des harengs (Djupavik), désaffectée depuis 1954. Sans entretien et soumises aux terribles conditions hivernales, les installations semblent avoir subi une explosion atomique. Mais en vingt ans de travail, un couple de passionnés a réhabilité le bâtiment qui abritait les chambres des ouvrières qui salaient les harengs. Ils en ont fait une grande maison pimpante et chaleureuse, habillée de tôle rouge, où ils vivent toute l'année, terriblement isolés l'hiver, mais accueillant en été les visiteurs de passage. Nous pensions bien sûr être les seuls, mais nous y avons rencontré ce soir là Barbara et Frank, un couple d'américains de Philadelphie. C'était leur premier voyage en Islande et ils n'y passaient que douze jours. Ils avaient choisi de négliger tous les standards touristiques que conseillent les guides pour passer deux jours dans ce bout du monde improbable ... dont ils avaient découvert l'histoire sur internet. Des gens peu ordinaires, assurément, pour faire ça ... Nous avons en quelques heures échangé tant de convergences dans tant de domaines que des liens d'amitié nous relient maintenant, de part et d'autre de l'Atlantique. Nous nous reverrons, en Islande peut-être, ou alors à Nice, ou à Philadelphie ...
Dans les fermes, nous étions la plupart du temps les seuls hôtes de passage, et les premiers de la saison estivale. Le « guestabók » (livre d'or) mentionnait souvent un dernier passage fin août ou en septembre 2004. Chez des gens aussi isolés, l’accueil n'en était que meilleur. Nous avons eu des rencontres chaleureuses et des discussions passionnantes avec plusieurs de nos hôtes qui faisaient tout pour bien nous recevoir. Que de gentillesse et d'hospitalité !
Une fois, à la ferme d'Heydalur au fond du Mjóifjördur, une petite dame aux cheveux blancs et courts nous a mis jusqu’à vingt choses différentes sur la table au breakfast (dont deux gros pains au sésame et au je-ne-sais-quoi, tout chauds sortis de son four à 8 h du matin !). Les petits-déjeuners sont pantagruéliques en Islande, c'est le repas principal, et on ne mange presque rien à midi.
Un peu partout, nous avons été émerveillés par la faune. Des oiseaux par milliers (macareux, guillemots, fulmars, lagopèdes ...), que nous avons pu approcher plus près encore qu'on pouvait en rêver aux falaises de Latrabjarg ou dans les hautes landes. En plusieurs endroits, les colonies de phoques nous ont ravis ! Débonnaires, curieux et espiègles au point de venir nous examiner de près et faire des pirouettes aquatiques devant nous !
La flore n'était pas en reste ... Nous avions peur que le début de juin ne soit un peu tôt, mais ce n'était pas le cas : un enchantement de fleurs un peu partout, silènes, lupins, renoncules, dryas, saxifrages, linaigrettes, pavots arctiques ... des couleurs merveilleuses, des paysages harmonieux et idylliques dans les vallées abritées, contrastant avec des landes dures, sauvages et austères, hérissées de rocs isolés couverts d'un patchwork de lichens multicolores. Sur ces hauteurs où les chemins sont balisés de cairns séculaires, nous aurions été à peine surpris de voir surgir un troll grimaçant dans la brume glacée.
Nous nous sommes souvent baignés dans des bassins d'eau chaude géothermique à l'odeur de soufre (on adore ça …). Il y en beaucoup dans les Vestfirðir, de simples petits "hot pots" creusés dans le sol et entourés de vieilles pierres, à côté des fermes, ou parfois de petits bassins en béton, aménagés au milieu de nulle part à la faveur d'une source chaude. Certains de ces « laugar » ont mille ans et datent de l’époque de la colonisation de l’Islande par les vikings. Des bains perdus au bout du monde, où nous étions absolument seuls en pleine après-midi ! Certes, une fois déshabillé, on ne traîne pas pour entrer dans l’eau … Mais quand on est dedans, quel bonheur ! Par contre, pour sortir, aucun problème, même s’il fait très froid. La chaleur intense stockée par le corps vous donne deux ou trois minutes d’état de grâce : c’est plus qu’il n’en faut pour se sécher et se rhabiller !
Un jour, au cap de Krossneslaug, tout au bout de la dernière piste de la magnifique côte de Strandir, une incroyable petite piscine bleue d’une dizaine de mètres nous attendait, fumante, à quelques mètres à peine des vagues dans une crique de galets. Cinq degrés dans l'air et 38 dans l'eau ... Sensation de brûlure en y entrant, et puis détente complète au bout de quelques secondes ! Deux gros icebergs immaculés venus du Groenland tout proche dérivaient au large, à quelques centaines de mètres de la plage. Il n'y avait personne, ni baigneur ni gardien, mais le petit local des vestiaires et des douches était ouvert, bien chauffé et d'une propreté parfaite. Papier-toilette en place et distributeur de gel-douche approvisionné. On croit rêver, nous français, mais c’est ça l'Islande !!! Nous avons mis nos 200 IKr (2, 4 euros) comme indiqué, dans la boîte murale prévue à cet effet, et ce bain chaud du bout du monde est venu s'ajouter à tant et tant de souvenirs merveilleux que nous avons d'Islande, notre pays-passion.
Depuis trente ans, nous sommes allés dans bien des « ailleurs », sous d’autres latitudes. Nous avons plusieurs projets de voyage sous d’autres cieux qui vont – je l’espère – se concrétiser ces prochaines années. Mais l’Islande c’est vraiment spécial. Nous la classons « hors catégories », en quelque sorte.
En y revenant, ce début juin, je me disais dans l’avion : « C'est sans doute la dernière fois ... »
Non, allez … on reviendra ...
Chris et MF.
Petit ajout à la demande de certains qui m'ont dit en privé : "On aimerait voir quelques photos" Alors voilà, en fait, les photos, elles sont sur VF, mais dans la rubrique "Photo et video en voyage". C'est ici : http://voyageforum.com/v.f?post=331203#331203
Et pour ceux qui voudraient des détails, le carnet de voyage jour par jour, illustré de plus de 150 photos et panoramiques, est ici : http://perso.orange.fr/saga.gilabert/vestfirdir.html
Couvrez-vous bien, et bonne balade !
Location de véhicule à l'aéroport et parcours en Islande en juillet English translation pending
Hello,
Je projette pour l'été prochain un road trip en Islande.
~15 jours, départ début ou mi juillet
L'idée est de faire plusieurs secteurs afin de rayonner.
Location de véhicule à l'aéroport et parcours selon la carte ci-après.
J'envisage 3 nuits par point (pas à Kef qui est uniquement le point de départ). Après le 5e, j'hésite à repartir direct vers KEF ou faire un nouveau stop au sud et rejoindre l'aéroport.
1ere fois en Islande, donc je suis preneur de conseils & suggestions. L'idée est de visiter, découvrir les paysages. Petites randos tranquilles... Merci
1ere fois en Islande, donc je suis preneur de conseils & suggestions. L'idée est de visiter, découvrir les paysages. Petites randos tranquilles... Merci