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Six mois en Amérique du Sud: conseils d'itinéraires, préparation du voyage (assurance, billets d'avion) English translation pending
Bonjour,
Avec mon compagnon, nous souhaitons partir 6 mois en Amérique du Sud en septembre 2012.
Nous aimerions avoir qqs conseils sur notre itinéraire. Voici les grosses étapes que nous avons planifiées:
- BRESIL (septembre): Arrivée Rio de Janeiro - Chute d'Iguazu - Pantanal
- BOLIVIE (octobre/nov) : Sucre - Mine de Potosi - Salar de Uyuni - Sud Lipez - Parc national de Sajama - La Paz - Lac Titicaca
- PEROU (novembre/dec): Cuzcu - Machu Picchu - Parc National de Huascaran - Nasca
- CHILI (décembre / janv) : Parc national Lauca - San Pedro d Atacama et ses alentours
- ARGENTINE (janv/ février) : Quebrada de Humahuaca - Salta - Buenos Aires - Parc national des glaciers - Ushuaia
Pensez vous que notre parcours est bien au niveau du climat?
D'autres questions concernant la préparation: - Billets d'avion : nous pensons prendre seulement un billet aller. Et voir plus tard pour le billet de retour (ce qui nous laisse la possibilité d'aller en Uruguay si nous avons suffisament de temps). J ai lu sur certains sites qu'il fallait donner une preuve de son retour lors de l'arrivée dans certains pays. Avez vous rencontré ce problème? Nous pensons peut etre prendre un vol interne en plus pour allez de Buenos Aires jusqu'à Ushuaia. Pouvons nous prendre le vol à la dernière minute ou faut il mieux le prendre à l avance pour avoir des prix plus intéressants? J ai commencé à regarder, les prix m'ont l'air assez élevé...
- Assurance : nous pensons prendre une carte visa premier à la Société Générale avec l'option Jazz (pour ne payer aucun frais là bas). Par contre, niveau santé/rapatriement, la carte nous couvre seulement 3 mois. Nous cherchons donc une assurance pour couvrir les 3 autres mois. Avez vous des conseils??
Merci pour votre aide!
D'autres questions concernant la préparation: - Billets d'avion : nous pensons prendre seulement un billet aller. Et voir plus tard pour le billet de retour (ce qui nous laisse la possibilité d'aller en Uruguay si nous avons suffisament de temps). J ai lu sur certains sites qu'il fallait donner une preuve de son retour lors de l'arrivée dans certains pays. Avez vous rencontré ce problème? Nous pensons peut etre prendre un vol interne en plus pour allez de Buenos Aires jusqu'à Ushuaia. Pouvons nous prendre le vol à la dernière minute ou faut il mieux le prendre à l avance pour avoir des prix plus intéressants? J ai commencé à regarder, les prix m'ont l'air assez élevé...
- Assurance : nous pensons prendre une carte visa premier à la Société Générale avec l'option Jazz (pour ne payer aucun frais là bas). Par contre, niveau santé/rapatriement, la carte nous couvre seulement 3 mois. Nous cherchons donc une assurance pour couvrir les 3 autres mois. Avez vous des conseils??
Merci pour votre aide!
Conseils sur itinéraire de trois semaines Lima - La Paz - Santiago du Chili en janvier 2012? English translation pending
Bonjour
Je pars très prochainement avec un pote en Amérique Latine pour rallier Santiago de Chile à partir de Lima
Nous avons 3 semaines (c'est un peu court ...🙁... mais déjà pas mal) déjà ciblé quelques points de passage : Cusco, copacabana, la paz, Sajama Park, uyuni, san pedro et santiago
Avez vous des suggestions, idées particulières, des incontournables, ou des problèmes majeurs à éviter etc ... qui devrait jalonner le parcours ???
Merci d'avance !
Je pars très prochainement avec un pote en Amérique Latine pour rallier Santiago de Chile à partir de Lima
Nous avons 3 semaines (c'est un peu court ...🙁... mais déjà pas mal) déjà ciblé quelques points de passage : Cusco, copacabana, la paz, Sajama Park, uyuni, san pedro et santiago
Avez vous des suggestions, idées particulières, des incontournables, ou des problèmes majeurs à éviter etc ... qui devrait jalonner le parcours ???
Merci d'avance !
Accès au parc Lauca (Chili) pour une personne seule? English translation pending
Bonjour !
Je me trouve actuellement près d'Arica et on m'a conseillé d'aller voir le parc Lauca (d'autres m'ont conseillé aussi de voir le parc Sajama en Bolivie, comme je vais faire la route Arica - La Paz, mais finalement il semble que Lauca soit un peu plus facile d’accès).
J'ai lu dans ce forum que beaucoup de personnes disaient que cela ne valait pas la peine de prendre une agence, surtout depuis Arica (à la limite depuis Putre, de ce que j'ai compris). Je ne suis pas non plus fan des excursions organisées, mais mon problème est que je ne souhaite pas me retrouver seule dans un parc naturel (question de sécurité). Que me conseilleriez-vous ? Peut-on facilement se joindre à un groupe là-bas ? (je n'ai pas l'impression que le parc soit très fréquenté, ce qui fait sans doute aussi son attrait)
Est-il facile depuis Putre de monter dans un bus pour la Paz ? Vaut-il mieux acheter son billet avant pour être sûr d'avoir de la place ?
Merci d'avance pour vos réponses !
Je me trouve actuellement près d'Arica et on m'a conseillé d'aller voir le parc Lauca (d'autres m'ont conseillé aussi de voir le parc Sajama en Bolivie, comme je vais faire la route Arica - La Paz, mais finalement il semble que Lauca soit un peu plus facile d’accès).
J'ai lu dans ce forum que beaucoup de personnes disaient que cela ne valait pas la peine de prendre une agence, surtout depuis Arica (à la limite depuis Putre, de ce que j'ai compris). Je ne suis pas non plus fan des excursions organisées, mais mon problème est que je ne souhaite pas me retrouver seule dans un parc naturel (question de sécurité). Que me conseilleriez-vous ? Peut-on facilement se joindre à un groupe là-bas ? (je n'ai pas l'impression que le parc soit très fréquenté, ce qui fait sans doute aussi son attrait)
Est-il facile depuis Putre de monter dans un bus pour la Paz ? Vaut-il mieux acheter son billet avant pour être sûr d'avoir de la place ?
Merci d'avance pour vos réponses !
Salar d'Uyuni: intégrer un groupe avec une agence quand on est seul? English translation pending
Bonjour,
Je serais en Bolivie du16/05 au 10/06.Je pars seul .
Je voudrais savoir si on peux facilement intégrer un groupe en réservant pour un tour Bonjour,
dans une agence.J'aimerais faire le salar au départ de Tupiza, aller à rurre, et aller sur sajama.
Est ce facile d'arriver la veille , de réserver et de partir des le lendemain?
Combien coute ces trips(4j3n dans le salar, )(3j dans la pampa)(2j1n à sajama)
Merci de vos réponses
Merci de vos réponses
Auberge écotouristique de Tomarapi en Bolivie English translation pending
Bonjour, je souhaiterais aller à cette auberge par mes propres moyens au lieu de passer par une agence. Elle située dans le parc national de Sajama dans la province de Oruro, au pied du Mt Sajama, la ville la plus proche est Patacamaya. Quelqu'un parmi vous a-t-il déjà fait cette expérience. Je serais heureuse d'avoir plus d'info pour le transport. Merci d'avance.
Programme chargé de six semaines au Pérou English translation pending
Bonjour a tous, nous avons prevu un voyage de 6 semaines avec ma copine au perou et en bolivie
Dans l'ideal on aimerait faire:
- trek de 2/3 jours dans la regiond d'huaraz
- Machu picchu
- lignes de nasca
- canyon de colca (randonnée 1 a 2 jours)
- l'altiplano
- lac titicaca
- cusco
- salar d'uyuni
- sud lipez
- sajama-vallee de la lune
- desert d'atacama
Plus quelques trek de 2/3 jours (on sait pas encore lesquels) et surement des choses que j'aioublié ou que je connais pas encore
Pensez vous cela realisable ou trop chargé?Que me conseillez vous d'autre a ne pas rater Merci a tous pour vos conseils et bon voyage
Pensez vous cela realisable ou trop chargé?Que me conseillez vous d'autre a ne pas rater Merci a tous pour vos conseils et bon voyage
Itinéraire d'un voyage de quatre semaines au Pérou et en Bolivie English translation pending
j'aurai voulu votre avis sur ce trajet durant 4 semaines
arrivée lima
arequipa en avion
canyon de colca 3j 2nuits
tacna arica en bus 1 ou 2jours je ne sais pas
sajama 2j 1nuit
oruro tupiza en train ou bus de nuit
depart pour le salar et le sud de lipez 4j 3nuits
uyuni potosi 1nuit
potosi sucre1nuit
sucre la paz bus de nuit ou avion
lapaz tiwanaku puno par la frontiere desaguadero
les iles taquile et amantini 1 nuit laquelle?
puno 1 nuit
puno cusco bus touristique de jour
cusco 4jours 3nuits
cusco nazca de nuit
nazca pisco 1 nuit
pisco lima 1 nuit
Chemins oubliés de Bolivie English translation pending
Chemins oubliés de Bolivie
Au cours de notre descente de l’Amérique du Sud, nous voulons passer par les parcs nationaux au nord du Chili et rejoindre de là la Bolivie et ses deux grands déserts de sel. D’après nos renseignements, il faut se rendre à Sajama et de là passer la frontière chilienne. Alors la traversée de ces parcs réputés pourra commencer. Mais voilà, nous sommes au bord du lac Titicaca et la question que nous nous posons est la suivante: comment allons-nous aller à Sajama ? Par la Paz, puis rejoindre Patacamaya, et de là se rendre à la frontière à Tambo Quemado ? D’autant plus que d’après l’un des guides que nous possédons il s’agirait de la plus belle route de la Bolivie.
Après une discussion animée qui s’est déroulée sur plusieurs jours, nous optons pour une traversée directe à vélo de cette partie de la Bolivie entre le lac Titicaca et le nord du Chili. Cette région bolivienne au sud ouest du lac n’est décrite semble-il nulle part. Les questions que j’ai posées sur différents forums sont restées sans réponse. Manifestement, nous partons à l’aventure sur 300 kilomètres de piste, qui nous sont totalement inconnues. Nous découvrirons même en cours de route que l’une de nos cartes est si imprécise, qu’elle situe l’une des villes frontière dans le mauvais pays.
Donc, forts de toute notre ignorance concernant une région sur laquelle nous n’avons aucun témoignage, nous prenons la route un matin à partir de la ville frontière de Desaguadero afin de rejoindre Sajama. Desaguadero est à cheval sur le Pérou et la Bolivie. La frontière est matérialisée par le pont qui enjambe la seule rivière qui sort du lac Titicaca. Il y a une nette différence de niveau de vie entre ces deux pays. En effet côté péruvien, territoire de grandes dimensions que nous venons de traverser, on trouve presque toujours à peu près de quoi se ravitailler, ce qui n’est pas le cas en Bolivie, le choix étant beaucoup plus restreint. Heureusement, une fois entrés en Bolivie et les formalités douanières effectuées, nous découvrirons que le retour au Pérou s’effectue sans problème et sans contrôle. Nous y retournons faire nos courses, à l’image de la foule importante, qui circule sur le pont frontière sans marquer l’arrêt.
Après un petit déjeuner dans une minuscule échoppe, alors que le soleil commence à réchauffer l’atmosphère nous commençons notre périple en direction de Sajama. Les dix huit premiers kilomètres sont un vrai plaisir sur une magnifique route goudronnée, où le trafic est peu intense. Les points de vue sur l’immensité lacustre et sur les grandes montagnes qui la bordent du côté de la Paz sont de toute beauté. Ce matin, comme c’est généralement le cas en Bolivie, l’air est calme et il fait particulièrement doux peu après l’apparition du soleil. Donc ce trajet commence sous les meilleurs augures, le long d’une eau bleu profond bordée d’herbes au jaune prononcé, contraste du meilleur effet. Aucune embarcation n’est visible. Au ciel, dans le lointain de gros nuages de type cumulus, rehaussent la scène de leurs bouillonnements cotonneux et entrelacent les hauts sommets enneigés. Ces immensités boliviennes différent complètement de ce que nous avons connu au Pérou. Je m’attendais à une certaine continuité entre les deux pays, eh bien non, nous basculons dans un monde tout autre, et nous ne sommes pas au bout de nos surprises et de notre dépaysement.
Après dix huit kilomètres de cette route excellente, un panneau indicateur signale la ville de Jesus de Machaca sur la droite. Fini le bel asphalte. Un chemin de terre rouge s’écarte du lac Titicaca en serpentant le long d’une côte qui va se perdre au milieu de collines couvertes d’une herbe jaunie par le manque d’eau. Nous prenons de la hauteur et le lac Titicaca se dévoile toujours plus. Après quelques kilomètres un petit col est atteint. Nous allons quitter définitivement la plus haute étendue lacustre du monde pour nous enfoncer dans un territoire, fraction de l’altiplano, ignoré des guides.
Notre piste disparaît à l’infini de ce plateau dont nous ne discernons pas les limites. A première vue aucune habitation ne se révèle.
Cette région serait-elle aussi abandonnée des hommes ? Après une halte au collet à la jonction de deux mondes, nous pénétrons plus avant dans ce nouvel univers qui sera le nôtre durant plusieurs centaines de kilomètres. Et là, de loin en loin sur cette prairie asséchée, cependant aux couleurs vives, comme de petits points épars les maisons se laissent découvrir. Elles sont construites de terre très sombre, de dimensions réduites. Les toits sont couverts de chaume ou parfois de tôle ondulée, le progrès touche ces lieux. Pratiquement aucun être humain n’est visible, mais on n’a pas du tout la sensation d’une région définitivement abandonnée. En effet tout est bien entretenu, aucune impression de ruine. Simplement des coins de notre planète, où les rythmes ne sont pas les mêmes que dans nos société occidentales prises dans le tourbillon de l’agitation.
Bien que nous soyons en route depuis plus de deux mois, que nous ayons découvert de nombreuses régions au fil de notre route entre l’Equateur et le Pérou, eh bien ce coin de Bolivie me procure une émotion forte. A part l’Amazonie, toutes les régions traversées étaient vallonnées ou montagneuses. Ici la ligne horizontale domine. Les couleurs du ciel et de la terre sont violentes et douces à la fois, un peu à la manière d’un pastel aux couleurs accentuées. Je n’avais jamais ressenti de telles sensations au contact d’un paysage. On m’avait prévenu que l’Amérique du sud surprend à la première visite, et un camarade avait ajouté la Bolivie particulièrement. C’est mon cas et je suis sous le charme.
Sur ces pistes très peu de circulation, un bus ou deux par jour relient des villages perdus aux grands centres urbains comme la Paz. La consistance du sol permet de rouler sans trop de difficulté à vélo. Parfois en bordure de chemin de petites sentes au sol lisse et dur permettent de se mouvoir à deux roues avec plus de facilité. Je ne me prive pas de les utiliser. Nous traversons un premier village et derrière une enceinte aux vastes dimensions montent les notes d’un orchestre, où prédominent les instruments à vent. Tout au long de notre voyage, ce sera une constante, la musique. L’Amérique latine c’est avant tout un continent de musique, où les gens défilent au son du tambour de la trompette et autres instruments. Un chien court mollement à ma rencontre et aboie sans réelle agressivité. Nous n’aurons plus à subir des attaques incessantes comme en Equateur et au Pérou.
La ville de Jesus de Machaca apparaît dans ce que j’appelle le lointain. En effet nous aurons tout au long de notre séjour sur l’altiplano du mal à apprécier les distances. Y-a-t-il trois cinq ou dix kilomètres ? Ce sera l’éternelle question durant les semaines à venir. Mais avec l’habitude on optera toujours pour les grands nombres. Le summum sera atteint sur les grands déserts de sel, là où l’on distingue très bien le relief qui vous fait face, alors qu’il se situe à plus de soixante kilomètres.
Nous approchons de Jesus de Machaca. Ce nom comme beaucoup d’autres dans la région me plaît et sonne avec un accent de mystère et rappelle le passé colonial espagnol. Cette petite bourgade semble jetée à même ce décor semi-désertique. La continuité dans la douceur des couleurs entre la nature environnante et les constructions donne une touche originale à l’ensemble. La limite de l’agglomération est nette, pas de maison qui se détache, toutes restent bien regroupées marquant bien la délimitation.
Nous pénétrons dans cette petite ville, tout y semble immobile. Au détour d’une rue, nous débouchons sur la « plaza des armas ». Elle est vaste, presque démesurée à l’échelle de l’agglomération. Le marché prend fin. Des groupes de personnes épars sont assis. Les Indiens nous regardent arriver sans sembler nous remarquer. Ils ne sont pas très expansifs et rien ne les surprend. La place est bordée d’une énorme église remontant à l’époque des conquistadors. Elle est de toute beauté. Une enceinte ajourée peinte en blanc en fait le tour. Le clocher à la couleur sombre est rehaussé par un bâtiment peint lui aussi en blanc. Un portique monumental en permet l’accès. Malheureusement nous ne pourrons pas la visiter. Tout au long de notre périple une multitude d’églises nous accompagnera. Certaines sont très grandes, d’autres minuscules, au milieu d’un village ou isolées. Mais toutes portent les traces d’un passé lointain, à une époque où l’Espagne régnait sans partage en ces lieux.
Un petit restaurant nous offre un repas de bonne qualité à un prix dérisoire dans une ambiance très sympathique. La cuisinière indienne concocte ses repas au contact des consommateurs. Elle utilise de grandes gamelles arrondies aux bords montants, qu’elle pose sur des feux de bois. Les rations sont consistantes, c’est exactement ce qu’il faut pour des cyclistes au long cours. Comme toujours à la fin du repas le problème du café se pose. Généralement, après une première réponse négative, comme par mystère il arrive. Mais aujourd’hui il ne viendra pas et sera remplacé par un maté, ma foi, fort bon.
Nous reprenons notre route. Deux chemins sortent du village et nous hésitons. Alors arrive en courant l’une des femmes qui nous avait renseignés au cours du repas, et elle nous met dans la bonne direction. Cet après-midi nous allons arpenter un espace immense avec un vent favorable, ce qui va rendre cette traversée fabuleusement agréable. Cependant il faut rester vigilant et ne pas se laisser entraîner par l’euphorie de la vitesse. De temps à autre des petits bancs de sable n’attendent que l’imprudence pour vous jeter à terre. Notre piste par moments disparaît et il nous faut partir à l’estime parmi des touffes d’herbe rabougries, mais cela ne dure jamais bien longtemps et il n’y a pas de problème d’orientation. Jean nous fait remarquer, très loin au sud, un volcan couronné de neige. Dans plusieurs jours nous aurons confirmation qu’il s’agit du Samaja à la frontière chilienne. Il va nous accompagner de la sorte tout au long des trois cents kilomètres de piste jusqu’au village du même nom.
Vers les dix sept heures, la ville de Nascara se dévoile. Nous la rejoignons, pensant naïvement que la chaussée va s’améliorer et que le goudron va faire son apparition. Effectivement, il y a un peu de béton, mais il s’agit simplement du pont qui franchit la rivière qui traverse l’agglomération. L’étape de la journée aura été de soixante six kilomètres. La piste ne permet pas de faire les kilométrages très importants, possibles sur goudron. Pourtant, aujourd’hui le vent nous a été favorable tout l’après-midi.
Manifestement des logements, il n’y en a pas. Après nous être renseignés, nous sentons la population prête à nous aider. On nous remet entre les mains des autorités locales, qui décident de nous faire dormir dans la salle de réunion. Vaste pièce traversante, qui reçoit le soleil toute la journée et qui à cette heure de fin d’après-midi diffuse une chaleur agréable. Jean a crevé, sur la place du village il répare. Un large attroupement se fait, et tout le monde participe aux opérations. Mais cette réparation due probablement à un défaut du pneu ne résoudra pas le problème, et il faudra attendre un jour de plus pour apporter une solution définitive à cette défectuosité.
On nous propose de nous apporter notre repas du soir sur place. Pour une somme modique, nous dégusterons ce soir une truite bien grillée, ou le confort dans un coin reculé de la planète. La nuit sera excellente, bien à l’abri de notre salle communale. En effet, comme tous les soirs le vent prend possession de l’espace et diffuse son froid au moment de la disparition du soleil. Heureusement comme nous aurons l’occasion de le constater chaque soir, quelques heures après l’arrivée de la nuit, tout souffle s’éteint et le calme règne dans l’atmosphère. Cependant la température reste basse. Au cours de mon séjour de trois mois dans ces contrées, chaque fois que je suis sorti la nuit pour observer les étoiles dans ce ciel fabuleusement clair, très peu parasité par des lumières, eh bien je ne suis pas resté longtemps dehors!
Le lendemain matin, il fait froid mais très beau et l’air est immobile. Nous nous mettons en route vers les huit heures. Au sortir de la ville, le policier de faction nous met en garde contre les bandits qui sévissent plus loin. Ils viendraient par delà la frontière, du Pérou proche. Il nous explique qu’ils peuvent prendre des uniformes de policier, et nous décrit par le menu tous les attributs qui doivent être apparents sur un uniforme réglementaire. Cela va du nom de la personne au drapeau bolivien sur la manche, en passant par un certain nombre d’insignes et de signes distinctifs. A-t-il fait du zèle ou le danger est-il bien réel ? Nous ne le saurons pas.Enfin depuis que je me suis fait dépouiller d’une partie de mes affaires au Pérou alors qu’un policier m’avait mis en garde, j’ai plutôt tendance à prendre ce type d’avertissement au sérieux, sans toutefois sombrer dans une peur incontrôlée.
La piste commence par une côte courte mais raide. La tôle ondulée fait son apparition et donne le ton de la journée. Attendons-nous à une étape difficile sans espérer faire beaucoup de kilomètres. Les espaces sont immenses, et la route les fend de façon rectiligne. De toutes parts de grands troupeaux de lamas et d’alpagas multicolores paissent paisiblement parmi des herbes rares et piquantes. Et là-bas au loin les volcans, que nous rejoindrons dans plusieurs jours, nous montrent la direction. Des vigognes gracieuses et pressées passent d’un pas rapide et nous observent avec vigilance lorsque nous essayons de nous approcher pour les photographier. Elles nous accompagneront durant deux semaines. Parfois peu nombreuses ou souvent en bandes assez conséquentes, jusqu’à une vingtaine d’individus, elles se fondent dans le paysage avec leur pelage brun clair, agrémenté de taches blanches. Le mâle se tient toujours un peu à l’écart du groupe de femelles et c’est à ce comportement qu’on le repère facilement.
Au bout d’une longue ligne droite la ville de Santiago de Matchaca se dévoile. Bien évidemment, notre estimation de la distance n’est pas la bonne. L’un de mes camarades annonce trois ou quatre kilomètres, pour ma part je dis cinq, en réalité il y en a neuf. Ces étendues sont tellement gigantesques, que nous perdons toutes nos références. Nous l’atteignons enfin, après avoir louvoyé entre piste et bas-côtés, où le sol est plus consistant, donc meilleur pour avancer.
Dans cette petite ville, comme nous en avons pris l’habitude depuis que nous sommes en Amérique du Sud, nous nous dirigeons vers la place centrale. Il y a une épicerie permettant de faire quelques courses. Puis la ravitaillement assuré, nous allons manger dans un restaurant. Il est extraordinaire de toujours trouver un endroit pour se restaurer dans ces coins perdus. Là, nous entamons la discussion avec un Bolivien, qui connaît bien sa région, ce qui n’est pas toujours le cas chez ses concitoyens . Ce qu’il nous apprend est déterminant pour la suite. En effet, le chemin que nous voulions suivre est particulièrement difficile et très mal tracé. Par contre, information primordiale, la ville de Charana est bien en Bolivie et non au Chili comme notre carte l’indique. De cette ville un chemin entièrement en Bolivie rejoint Sajama. Il ne nous en fallait pas plus pour envisager cet itinéraire, que nous pensions, à tort du fait de l’erreur de notre carte, à cheval sur les deux pays et sans poste frontière.
Après nous être bien rassasiés nous quittons lentement cette ville au charme fou. Ces cités posées dans ces immenses plaines ont un air d’ailleurs, et leurs églises surgies du fond des âges accentuent cette impression d’autre part, qui nous subjugue tant depuis hier sur ces chemins oubliés des guides.
Cet après-midi nous allons essayer d’aller le plus loin possible et nous envisageons de bivouaquer. Depuis que nous sommes sur ces pistes, même si elles ne sont pas en très bon état et qu’elles demandent beaucoup d’effort, nous n’avons pas eu à subir de côtes. Mais cela va changer. Après quelques kilomètres dans une vallée à peine marquée, sauvage et déserte, où seuls de temps à autre des troupeaux d’alpagas multicolores apportent une touche de vie, une forte colline vient barrer le chemin. Nous allons devoir batailler plusieurs heures. Les difficultés nous forcent par épisodes à mettre pied à terre et à pousser nos vélos. Qu’ils semblent lourds et encombrants dans ces moments. Le temps avance vite. Tous les jours je suis stupéfait de voir à quelle vitesse la journée s’enfuit. Pourtant alors que l’on se bat dans la poussière, le vent, parfois le froid on devrait trouver le temps long. Eh bien non, c’est le contraire qui se passe. Il faut reconnaître que l’effort à vélo est un vrai plaisir, même quand on en bave sur des pistes mal adaptées.
Donc nous arrivons au sommet de notre côte et le soleil commence à baisser. L’altitude est de 4200 mètres, le vent est présent et il nous faut trouver un point pour bivouaquer. L’étape du jour aura été de soixante dix huit kilomètres, ce qui n’est pas mal au vu de l’état des pistes. Après une première prospection, Jean aimerait que nous établissions notre campement derrière un mur de pierre. Mais Alain et moi trouvons l’endroit trop inconfortable, pas réellement abrité du vent qui souffle avec force. Chacun de nous part donc prospecter. Pas très loin, dans une petite barre rocheuse, je découvre une grotte qui me paraît idéale. J’appelle mes camarades. Il suffit de nettoyer le sol, enlever quelques cailloux et nous aurons un lieu de bivouac idéal, à l’abri du froid et du vent. Ces petits travaux sont rapidement effectués et notre matériel de couchage vite installé.
Jean préférera installer sa tente dehors. Nous allons passer une nuit très confortable. L’espace est réduit, nous ne pouvons nous tenir debout, mais la surface au sol est nettement suffisante.Nous commençons à être bien accoutumés à l’altitude, car plus aucune insomnie due au manque d’oxygène ne vient perturber notre sommeil.
La nuit a été particulière douce dans la grotte où Alain et moi avons pris toutes nos aises. Le bivouac dans ces conditions est très agréable. Notre adaptation au milieu procure un immense plaisir. Je n’éprouve pas la peine de me laver, bien que nous soyons soumis à la poussière toute la journée. La grande sécheresse de l’air évite toute transpiration, d’ailleurs il ne fait jamais très chaud.
Autour de nous de nombreux lamas et alpagas broutent paisiblement et nous regardent d’un air qui semble intrigué, du haut de leur cou perché à la mine dédaigneuse pour les premiers et franchement ahurie pour les seconds. Ces derniers lorsqu’ils ne sont pas tondus ressemblent à de gros animaux en peluche aux formes arrondies.
Avec un peu de tristesse je quitte ce coin avec sa petite falaise sa grotte et ses prairies peuplées de camélidés. L’étape de la journée commence par une côte de quelques centaines de mètres et nous entamons une descente en direction du village de Berengeula.
Il s’agit d’une petite cité minière quasiment abandonnée, située au fond d’un vallon rocailleux sans aucune végétation, à part quelques herbes en touffes. Dans les parois qui dominent le lieu, les gueules béantes des anciennes mines qui remontent à plusieurs siècles. L’arrivée dans le village est très impressionnante. Une lignée de maisons basses en ruine, bien alignées sur plusieurs centaines de mètres, les toits tous disparus, la couleur des murs est exactement celle du chemin, difficile à définir, peut-être lie de vin très clair.
Et tout là-bas du côté opposé, figée depuis des siècles une église dresse son clocher arrondi. Elle est ceinte d’une murette qui s’ouvre sur un porche en arc de cercle, qui invite à entrer. En m’approchant je retiens presque mon souffle tant le lieu m’impressionne. Le silence est légèrement perturbé par une voix d’enfant, qui vient de la gauche. Mais je ne vois personne. Je m’approche de l’église. On se croirait vraiment dans un film de Sergio Leone. Jean et Alain me rejoignent. Avec émotion nous visitons les lieux.

Deux chemins sont possibles pour repartir. Nous ne sommes pas sûrs de la direction à prendre. C’est alors que je me souviens de la voix de l’enfant. Il y a donc quelqu’un dans ce village. Je pars lentement à vélo à travers des rues désertes en écoutant, à l’affût du moindre murmure. Devant une maison, alors qu’aucun bruit ne m’a alerté je vois deux petites figures qui me regardent avec étonnement et curiosité, cependant sans aucune crainte. De beaux sourires illuminent les visages de ces enfants. Je leur dis bonjour, ils me répondent. Ce qui fait apparaître une troisième petite tête en train de manger une galette de pain. Que la scène est touchante, mais pas question de l’immortaliser sur une photo, les Indiens ayant horreur de cela et y sont très généralement farouchement opposés. Je me suis toujours imposé de strictement respecter la volonté des gens et d’éviter les photos volées.
Alors un homme à son tour apparaît et vient à ma rencontre. Les enfants approchent, deux garçons et une fille. Cette dernière a alors une réaction tout à fait étonnante. Me prend-elle pour un martien ou un autre être venant d’un ailleurs lointain? Avec l’une de ses mains elle me prend la main gauche, et de l’autre elle mesure la longueur de mon bras en développant ses doigts le long de ma manche. Cela me fait sourire et tous rient à leur tour. Imaginez la scène au milieu de ce village désert, moi encore sur mon vélo et cette famille me regardant un peu à la manière d’une apparition. Alors au coin de la maison survient la mère, qui après avoir répondu à mon bonjour rentre vite. Instants chargés d’émotion, qui ont duré quelques minutes, le temps de quelques regards et sourires, mais d’une telle intensité que cela m’a paru s’éterniser.
J’engage la conversation avec l’homme, lui demandant notre chemin. Il lève le doute sur la piste à prendre. Jean arrive. Il nous est proposé de prendre un café, mais nous sentons que c’est par politesse. Le fait que nous rentrions dans la maison serait facteur de gêne pour la femme, qui ne se montre plus. Nous déclinons donc l’invitation en invoquant notre troisième camarade resté sur la place à proximité de l’église.
Le bon chemin une fois pris, nous cheminons dans un décor extraordinaire, vastes horizons et montagnes aux couleurs multiples. La piste est horrible, mais heureusement du fait de l’absence de circulation nous ne respirons pas trop de poussière. Un immense chaos de blocs s’étend de part et d’autre de notre chemin. De grands rochers se découpent sur un arrière-plan montagneux.
Nous rejoignons une rivière à proximité de laquelle se trouve un poste de contrôle de la police. Ses occupants sont étonnés de voir des cyclistes dans ces régions reculées. Ils prennent nos identités au cas où nous disparaîtrions, nous assurant que cela est possible dans ces endroits. Au bord de la rivière, nous faisons une halte casse-croûte. Il fait très chaud malgré l’altitude. Une fois notre repas frugal terminé, nous reprenons notre route. Tout se ligue contre nous, chaleur, piste sableuse et vent contraire. Pédaler dans ces conditions de façon paradoxale procure un certain plaisir. Malgré l’adversité rester en mesure d’avancer est déjà une satisfaction. Chacun reste plongé dans ses pensées, arque bouté, jetant de temps un autre un regard dans ce lointain qui semble ne jamais se rapprocher. Les derniers kilomètres pour arriver à Charana sont un véritable calvaire, face à un vent violent et un sol qui se dérobe sous les roues. Là-bas au loin, la ville apparaît, mais à cinq ou six à l’heure, malgré des efforts conséquents, elle semble ne pas se rapprocher.
Enfin nous y sommes. Jean avait pris de l’avance, il nous attend à l’entrée. Que le lieu semble triste et presque hostile sous ces rafales et un froid qui monte. Un couple d’Indiens essaie de s’abriter le long d’un mur en attendant je ne sais quoi. Il est relativement tard et le soleil ne va pas tarder à se coucher. Cette ville est construite de façon géométrique et de larges rues désertes, bordées de maisons basses, se croisent à angle droit. La couleur qui domine est celle de la poussière du chemin qui recouvre tout de sa gangue terne.
Nous trouvons un logement. Les chambres sont spartiates, de petites cellules donnant sur une cour intérieure et assaillies par les coups de boutoir du vent. Les portes laissent de grands interstices, et ne remplissent pas vraiment leur rôle. Une fois de plus je ne me lave pas. En effet pour se faire, il faut avoir le courage d’aller se mouiller à un large bidon reposant au milieu de la cour, exposé à tous les courants d’air glacials. Mais les lits sont assez confortables et les couvertures efficaces et je n’aurai pas froid durant cette nuit, pourtant très froide. Le repas du soir se déroule dans une petite taverne, où pas mal de monde se trouve réuni. La nourriture une fois encore est très acceptable et en quantité suffisante pour des cyclistes ayant fourni de gros efforts tout au long de la journée. Ce soir le vin rouge bolivien va couler à flot !
Au matin, il est difficile de sortir du lit, le froid étant vif. Jean se bat avec sa roue à nouveau crevée. Il faut absolument enlever la petite aspérité métallique à l’intérieur du pneu qui crève la chambre à air. Elle est minuscule, il est donc nécessaire de bien la localiser afin de l’arracher, ce qui n’est pas facile. Enfin nous y arrivons et le problème sera définitivement résolu. Le petit déjeuner est pris dans la rue auprès d’une Indienne qui vend du café et des gros beignets frits.
L’étape de ce jour risque d’être longue. Nous avons en effet des informations, comme d’habitude, contradictoires sur le kilomètre jusqu’au village de Sajama. Il nous faut trouver la piste qui part dans cette direction. La première personne à laquelle je demande, me répond en portant son doigt à sa tempe, sans doute me signifiant qu’à vélo cela n’a pas de sens et que nous sommes des fous. Je ne me décourage pas. La personne suivante est plus disposée à me parler et fournit les renseignements demandés.
La journée une fois de plus va nous amener son lot de surprises et de paysages fantastiques. Les grands volcans qui depuis plusieurs jours nous indiquent la direction commencent à prendre de l’ampleur. Il s’agit du Parinacota, du Pomerape et du Sajama. Ce dernier reste le plus souvent caché car situé une vallée plus loin au second plan. Le Parinacota est agrémenté d’une couronne de neige sur ses pentes terminales. Son altitude est un peu supérieure à 6300 mètres. La piste au débute est roulante, puis le sable et la tôle ondulée font leur apparition par places et le calvaire reprend. Une côte nous conduit sur une butte. Le chemin disparaît car nous sommes à même la roche. Cependant, nous constatons qu’il y a des traces de gomme, donc nous sommes sans doute sur la route. Nous faisons une pose pique-nique en plein vent. La Bolivie c’est vraiment le pays du vent. La journée avance et les kilomètres s’égrènent difficilement. Mais vers les seize heures, notre piste prend une direction qui nous permet d’avoir un fort vent arrière. La moyenne s’envole, nous roulons aux environs des vingt cinq à l’heure, cela nous change de nos moyennes à un chiffre. Cela va nous permettre d’effectuer une bonne vingtaine de kilomètres supplémentaires avant la halte imposée par la venue du froid.
Nous atteignons le village de Rio Blanco. Va-t-on y trouver de quoi nous abriter ? Un homme sur un promontoire, Jean va l’interroger. L’entretien dure me semble-t-il une éternité, Alain et moi en contrebas ne savons ce qu’ils se disent. Jean redescend. Manifestement l’homme n’était pas décidé à nous permettre de dormir dans le coin. Nous longeons le village. Une personne là-bas, nous nous approchons et reprenons notre demande. Et là miracle, il nous indique un local, et nous y accompagne. Il s’agit d’une pièce vaste, construite dans le cadre d’une coopération avec l’Espagne. Nous n’en demandons pas plus, cela nous évite de monter nos tentes dans le vent, toujours fort en fin d’après-midi. L’étape aura tout de même été de soixante dix kilomètres, grâce au vent très favorable en fin d’après-midi.
Nous entamons la dernière étape qui doit nous conduire à Sajama. Mais avant de quitter le village de Rio Blanco, nous allons visiter son église. C’est un véritable bijou, arrivé tout droit de l’époque coloniale. A côté du corps de bâtiment de l’église, le clocher massif posé à même le sol. Un petit escalier en colimaçon permet d’y monter. Une enceinte ajourée protège l’édifice, bien qu’une ouverture surmontée d’une arche permette le libre accès. Nous restons un long moment devant cet édifice, au milieu de ce village désert. Le silence est total, à part nous trois, tout est figé. Nous avons du mal à nous arracher à cet endroit.
Nous partons et retrouvons notre piste plus ou moins facile selon les endroits. Le volcan Sajama commence à émerger et sa grande pyramide qui culmine à plus de 6500 mètres va s’imposer toujours plus au fil de notre progression de la journée. Dans ce matin limpide à l’air immobile, nous marquons de nombreux arrêts pour admirer de petites maisons, certainement pas abandonnées mais désertes. Petites constructions de terre, à la couleur du désert qui les entoure. Leur toit est de chaume, dont la teinte s’harmonise avec les tas de bois érigés en murets. D’ailleurs je me demande d’où vient ce bois en plein désert ? Il a un aspect très torturé, et ressemble à des sortes de grosses racines.
Nous marquons l’arrêt au bord d’une petite rivière et Jean constate que l’eau est chaude, une bonne vingtaine de degrés. Dans ce décor de montagne à plus de quatre mille mètres cela surprend au premier abord. Mais nous sommes dans une région où l’activité volcanique est bien réelle. Il en profite pour faire un brin de toilette. Il nous faudra encore batailler plusieurs heures sur une piste difficile avant de rejoindre le village de Sajama. Mais le spectacle de cet immense volcan couvert de glaciers qui nous domine et que nous contournons nous hypnotise et nous ne voyons pas le temps passer. Enfin le village apparaît, minuscule au milieu d’une immense vallée encadrée par trois grands volcans. Le lieu est extraordinaire et le tourisme à cette époque de l’année quasi inexistant. Demain encore quelques kilomètres de piste et nous allons rejoindre la route asphaltée.
Dans cette merveilleuse petite bourgade se termine donc notre traversée des pistes oubliées de Bolivie. Ce fut cinq jours et trois cents kilomètres, hors du temps dans un coin perdu, ignoré du tourisme. Cette expérience restera pour moi comme un rêve à la découverte de paysages grandioses et de villages, habités ou abandonnés, sortis du fond du temps et jetés dans des espaces immenses, qu’il faut savoir gagner car ils ne se dévoilent pas facilement.

Au cours de notre descente de l’Amérique du Sud, nous voulons passer par les parcs nationaux au nord du Chili et rejoindre de là la Bolivie et ses deux grands déserts de sel. D’après nos renseignements, il faut se rendre à Sajama et de là passer la frontière chilienne. Alors la traversée de ces parcs réputés pourra commencer. Mais voilà, nous sommes au bord du lac Titicaca et la question que nous nous posons est la suivante: comment allons-nous aller à Sajama ? Par la Paz, puis rejoindre Patacamaya, et de là se rendre à la frontière à Tambo Quemado ? D’autant plus que d’après l’un des guides que nous possédons il s’agirait de la plus belle route de la Bolivie.
Après une discussion animée qui s’est déroulée sur plusieurs jours, nous optons pour une traversée directe à vélo de cette partie de la Bolivie entre le lac Titicaca et le nord du Chili. Cette région bolivienne au sud ouest du lac n’est décrite semble-il nulle part. Les questions que j’ai posées sur différents forums sont restées sans réponse. Manifestement, nous partons à l’aventure sur 300 kilomètres de piste, qui nous sont totalement inconnues. Nous découvrirons même en cours de route que l’une de nos cartes est si imprécise, qu’elle situe l’une des villes frontière dans le mauvais pays.
Donc, forts de toute notre ignorance concernant une région sur laquelle nous n’avons aucun témoignage, nous prenons la route un matin à partir de la ville frontière de Desaguadero afin de rejoindre Sajama. Desaguadero est à cheval sur le Pérou et la Bolivie. La frontière est matérialisée par le pont qui enjambe la seule rivière qui sort du lac Titicaca. Il y a une nette différence de niveau de vie entre ces deux pays. En effet côté péruvien, territoire de grandes dimensions que nous venons de traverser, on trouve presque toujours à peu près de quoi se ravitailler, ce qui n’est pas le cas en Bolivie, le choix étant beaucoup plus restreint. Heureusement, une fois entrés en Bolivie et les formalités douanières effectuées, nous découvrirons que le retour au Pérou s’effectue sans problème et sans contrôle. Nous y retournons faire nos courses, à l’image de la foule importante, qui circule sur le pont frontière sans marquer l’arrêt.
Après un petit déjeuner dans une minuscule échoppe, alors que le soleil commence à réchauffer l’atmosphère nous commençons notre périple en direction de Sajama. Les dix huit premiers kilomètres sont un vrai plaisir sur une magnifique route goudronnée, où le trafic est peu intense. Les points de vue sur l’immensité lacustre et sur les grandes montagnes qui la bordent du côté de la Paz sont de toute beauté. Ce matin, comme c’est généralement le cas en Bolivie, l’air est calme et il fait particulièrement doux peu après l’apparition du soleil. Donc ce trajet commence sous les meilleurs augures, le long d’une eau bleu profond bordée d’herbes au jaune prononcé, contraste du meilleur effet. Aucune embarcation n’est visible. Au ciel, dans le lointain de gros nuages de type cumulus, rehaussent la scène de leurs bouillonnements cotonneux et entrelacent les hauts sommets enneigés. Ces immensités boliviennes différent complètement de ce que nous avons connu au Pérou. Je m’attendais à une certaine continuité entre les deux pays, eh bien non, nous basculons dans un monde tout autre, et nous ne sommes pas au bout de nos surprises et de notre dépaysement.Après dix huit kilomètres de cette route excellente, un panneau indicateur signale la ville de Jesus de Machaca sur la droite. Fini le bel asphalte. Un chemin de terre rouge s’écarte du lac Titicaca en serpentant le long d’une côte qui va se perdre au milieu de collines couvertes d’une herbe jaunie par le manque d’eau. Nous prenons de la hauteur et le lac Titicaca se dévoile toujours plus. Après quelques kilomètres un petit col est atteint. Nous allons quitter définitivement la plus haute étendue lacustre du monde pour nous enfoncer dans un territoire, fraction de l’altiplano, ignoré des guides.
Notre piste disparaît à l’infini de ce plateau dont nous ne discernons pas les limites. A première vue aucune habitation ne se révèle.
Cette région serait-elle aussi abandonnée des hommes ? Après une halte au collet à la jonction de deux mondes, nous pénétrons plus avant dans ce nouvel univers qui sera le nôtre durant plusieurs centaines de kilomètres. Et là, de loin en loin sur cette prairie asséchée, cependant aux couleurs vives, comme de petits points épars les maisons se laissent découvrir. Elles sont construites de terre très sombre, de dimensions réduites. Les toits sont couverts de chaume ou parfois de tôle ondulée, le progrès touche ces lieux. Pratiquement aucun être humain n’est visible, mais on n’a pas du tout la sensation d’une région définitivement abandonnée. En effet tout est bien entretenu, aucune impression de ruine. Simplement des coins de notre planète, où les rythmes ne sont pas les mêmes que dans nos société occidentales prises dans le tourbillon de l’agitation.Bien que nous soyons en route depuis plus de deux mois, que nous ayons découvert de nombreuses régions au fil de notre route entre l’Equateur et le Pérou, eh bien ce coin de Bolivie me procure une émotion forte. A part l’Amazonie, toutes les régions traversées étaient vallonnées ou montagneuses. Ici la ligne horizontale domine. Les couleurs du ciel et de la terre sont violentes et douces à la fois, un peu à la manière d’un pastel aux couleurs accentuées. Je n’avais jamais ressenti de telles sensations au contact d’un paysage. On m’avait prévenu que l’Amérique du sud surprend à la première visite, et un camarade avait ajouté la Bolivie particulièrement. C’est mon cas et je suis sous le charme.
Sur ces pistes très peu de circulation, un bus ou deux par jour relient des villages perdus aux grands centres urbains comme la Paz. La consistance du sol permet de rouler sans trop de difficulté à vélo. Parfois en bordure de chemin de petites sentes au sol lisse et dur permettent de se mouvoir à deux roues avec plus de facilité. Je ne me prive pas de les utiliser. Nous traversons un premier village et derrière une enceinte aux vastes dimensions montent les notes d’un orchestre, où prédominent les instruments à vent. Tout au long de notre voyage, ce sera une constante, la musique. L’Amérique latine c’est avant tout un continent de musique, où les gens défilent au son du tambour de la trompette et autres instruments. Un chien court mollement à ma rencontre et aboie sans réelle agressivité. Nous n’aurons plus à subir des attaques incessantes comme en Equateur et au Pérou.
La ville de Jesus de Machaca apparaît dans ce que j’appelle le lointain. En effet nous aurons tout au long de notre séjour sur l’altiplano du mal à apprécier les distances. Y-a-t-il trois cinq ou dix kilomètres ? Ce sera l’éternelle question durant les semaines à venir. Mais avec l’habitude on optera toujours pour les grands nombres. Le summum sera atteint sur les grands déserts de sel, là où l’on distingue très bien le relief qui vous fait face, alors qu’il se situe à plus de soixante kilomètres.Nous approchons de Jesus de Machaca. Ce nom comme beaucoup d’autres dans la région me plaît et sonne avec un accent de mystère et rappelle le passé colonial espagnol. Cette petite bourgade semble jetée à même ce décor semi-désertique. La continuité dans la douceur des couleurs entre la nature environnante et les constructions donne une touche originale à l’ensemble. La limite de l’agglomération est nette, pas de maison qui se détache, toutes restent bien regroupées marquant bien la délimitation.
Nous pénétrons dans cette petite ville, tout y semble immobile. Au détour d’une rue, nous débouchons sur la « plaza des armas ». Elle est vaste, presque démesurée à l’échelle de l’agglomération. Le marché prend fin. Des groupes de personnes épars sont assis. Les Indiens nous regardent arriver sans sembler nous remarquer. Ils ne sont pas très expansifs et rien ne les surprend. La place est bordée d’une énorme église remontant à l’époque des conquistadors. Elle est de toute beauté. Une enceinte ajourée peinte en blanc en fait le tour. Le clocher à la couleur sombre est rehaussé par un bâtiment peint lui aussi en blanc. Un portique monumental en permet l’accès. Malheureusement nous ne pourrons pas la visiter. Tout au long de notre périple une multitude d’églises nous accompagnera. Certaines sont très grandes, d’autres minuscules, au milieu d’un village ou isolées. Mais toutes portent les traces d’un passé lointain, à une époque où l’Espagne régnait sans partage en ces lieux.
Un petit restaurant nous offre un repas de bonne qualité à un prix dérisoire dans une ambiance très sympathique. La cuisinière indienne concocte ses repas au contact des consommateurs. Elle utilise de grandes gamelles arrondies aux bords montants, qu’elle pose sur des feux de bois. Les rations sont consistantes, c’est exactement ce qu’il faut pour des cyclistes au long cours. Comme toujours à la fin du repas le problème du café se pose. Généralement, après une première réponse négative, comme par mystère il arrive. Mais aujourd’hui il ne viendra pas et sera remplacé par un maté, ma foi, fort bon.Nous reprenons notre route. Deux chemins sortent du village et nous hésitons. Alors arrive en courant l’une des femmes qui nous avait renseignés au cours du repas, et elle nous met dans la bonne direction. Cet après-midi nous allons arpenter un espace immense avec un vent favorable, ce qui va rendre cette traversée fabuleusement agréable. Cependant il faut rester vigilant et ne pas se laisser entraîner par l’euphorie de la vitesse. De temps à autre des petits bancs de sable n’attendent que l’imprudence pour vous jeter à terre. Notre piste par moments disparaît et il nous faut partir à l’estime parmi des touffes d’herbe rabougries, mais cela ne dure jamais bien longtemps et il n’y a pas de problème d’orientation. Jean nous fait remarquer, très loin au sud, un volcan couronné de neige. Dans plusieurs jours nous aurons confirmation qu’il s’agit du Samaja à la frontière chilienne. Il va nous accompagner de la sorte tout au long des trois cents kilomètres de piste jusqu’au village du même nom.
Vers les dix sept heures, la ville de Nascara se dévoile. Nous la rejoignons, pensant naïvement que la chaussée va s’améliorer et que le goudron va faire son apparition. Effectivement, il y a un peu de béton, mais il s’agit simplement du pont qui franchit la rivière qui traverse l’agglomération. L’étape de la journée aura été de soixante six kilomètres. La piste ne permet pas de faire les kilométrages très importants, possibles sur goudron. Pourtant, aujourd’hui le vent nous a été favorable tout l’après-midi.Manifestement des logements, il n’y en a pas. Après nous être renseignés, nous sentons la population prête à nous aider. On nous remet entre les mains des autorités locales, qui décident de nous faire dormir dans la salle de réunion. Vaste pièce traversante, qui reçoit le soleil toute la journée et qui à cette heure de fin d’après-midi diffuse une chaleur agréable. Jean a crevé, sur la place du village il répare. Un large attroupement se fait, et tout le monde participe aux opérations. Mais cette réparation due probablement à un défaut du pneu ne résoudra pas le problème, et il faudra attendre un jour de plus pour apporter une solution définitive à cette défectuosité.
On nous propose de nous apporter notre repas du soir sur place. Pour une somme modique, nous dégusterons ce soir une truite bien grillée, ou le confort dans un coin reculé de la planète. La nuit sera excellente, bien à l’abri de notre salle communale. En effet, comme tous les soirs le vent prend possession de l’espace et diffuse son froid au moment de la disparition du soleil. Heureusement comme nous aurons l’occasion de le constater chaque soir, quelques heures après l’arrivée de la nuit, tout souffle s’éteint et le calme règne dans l’atmosphère. Cependant la température reste basse. Au cours de mon séjour de trois mois dans ces contrées, chaque fois que je suis sorti la nuit pour observer les étoiles dans ce ciel fabuleusement clair, très peu parasité par des lumières, eh bien je ne suis pas resté longtemps dehors!
Le lendemain matin, il fait froid mais très beau et l’air est immobile. Nous nous mettons en route vers les huit heures. Au sortir de la ville, le policier de faction nous met en garde contre les bandits qui sévissent plus loin. Ils viendraient par delà la frontière, du Pérou proche. Il nous explique qu’ils peuvent prendre des uniformes de policier, et nous décrit par le menu tous les attributs qui doivent être apparents sur un uniforme réglementaire. Cela va du nom de la personne au drapeau bolivien sur la manche, en passant par un certain nombre d’insignes et de signes distinctifs. A-t-il fait du zèle ou le danger est-il bien réel ? Nous ne le saurons pas.Enfin depuis que je me suis fait dépouiller d’une partie de mes affaires au Pérou alors qu’un policier m’avait mis en garde, j’ai plutôt tendance à prendre ce type d’avertissement au sérieux, sans toutefois sombrer dans une peur incontrôlée.La piste commence par une côte courte mais raide. La tôle ondulée fait son apparition et donne le ton de la journée. Attendons-nous à une étape difficile sans espérer faire beaucoup de kilomètres. Les espaces sont immenses, et la route les fend de façon rectiligne. De toutes parts de grands troupeaux de lamas et d’alpagas multicolores paissent paisiblement parmi des herbes rares et piquantes. Et là-bas au loin les volcans, que nous rejoindrons dans plusieurs jours, nous montrent la direction. Des vigognes gracieuses et pressées passent d’un pas rapide et nous observent avec vigilance lorsque nous essayons de nous approcher pour les photographier. Elles nous accompagneront durant deux semaines. Parfois peu nombreuses ou souvent en bandes assez conséquentes, jusqu’à une vingtaine d’individus, elles se fondent dans le paysage avec leur pelage brun clair, agrémenté de taches blanches. Le mâle se tient toujours un peu à l’écart du groupe de femelles et c’est à ce comportement qu’on le repère facilement.
Au bout d’une longue ligne droite la ville de Santiago de Matchaca se dévoile. Bien évidemment, notre estimation de la distance n’est pas la bonne. L’un de mes camarades annonce trois ou quatre kilomètres, pour ma part je dis cinq, en réalité il y en a neuf. Ces étendues sont tellement gigantesques, que nous perdons toutes nos références. Nous l’atteignons enfin, après avoir louvoyé entre piste et bas-côtés, où le sol est plus consistant, donc meilleur pour avancer.Dans cette petite ville, comme nous en avons pris l’habitude depuis que nous sommes en Amérique du Sud, nous nous dirigeons vers la place centrale. Il y a une épicerie permettant de faire quelques courses. Puis la ravitaillement assuré, nous allons manger dans un restaurant. Il est extraordinaire de toujours trouver un endroit pour se restaurer dans ces coins perdus. Là, nous entamons la discussion avec un Bolivien, qui connaît bien sa région, ce qui n’est pas toujours le cas chez ses concitoyens . Ce qu’il nous apprend est déterminant pour la suite. En effet, le chemin que nous voulions suivre est particulièrement difficile et très mal tracé. Par contre, information primordiale, la ville de Charana est bien en Bolivie et non au Chili comme notre carte l’indique. De cette ville un chemin entièrement en Bolivie rejoint Sajama. Il ne nous en fallait pas plus pour envisager cet itinéraire, que nous pensions, à tort du fait de l’erreur de notre carte, à cheval sur les deux pays et sans poste frontière.
Après nous être bien rassasiés nous quittons lentement cette ville au charme fou. Ces cités posées dans ces immenses plaines ont un air d’ailleurs, et leurs églises surgies du fond des âges accentuent cette impression d’autre part, qui nous subjugue tant depuis hier sur ces chemins oubliés des guides.
Cet après-midi nous allons essayer d’aller le plus loin possible et nous envisageons de bivouaquer. Depuis que nous sommes sur ces pistes, même si elles ne sont pas en très bon état et qu’elles demandent beaucoup d’effort, nous n’avons pas eu à subir de côtes. Mais cela va changer. Après quelques kilomètres dans une vallée à peine marquée, sauvage et déserte, où seuls de temps à autre des troupeaux d’alpagas multicolores apportent une touche de vie, une forte colline vient barrer le chemin. Nous allons devoir batailler plusieurs heures. Les difficultés nous forcent par épisodes à mettre pied à terre et à pousser nos vélos. Qu’ils semblent lourds et encombrants dans ces moments. Le temps avance vite. Tous les jours je suis stupéfait de voir à quelle vitesse la journée s’enfuit. Pourtant alors que l’on se bat dans la poussière, le vent, parfois le froid on devrait trouver le temps long. Eh bien non, c’est le contraire qui se passe. Il faut reconnaître que l’effort à vélo est un vrai plaisir, même quand on en bave sur des pistes mal adaptées.Donc nous arrivons au sommet de notre côte et le soleil commence à baisser. L’altitude est de 4200 mètres, le vent est présent et il nous faut trouver un point pour bivouaquer. L’étape du jour aura été de soixante dix huit kilomètres, ce qui n’est pas mal au vu de l’état des pistes. Après une première prospection, Jean aimerait que nous établissions notre campement derrière un mur de pierre. Mais Alain et moi trouvons l’endroit trop inconfortable, pas réellement abrité du vent qui souffle avec force. Chacun de nous part donc prospecter. Pas très loin, dans une petite barre rocheuse, je découvre une grotte qui me paraît idéale. J’appelle mes camarades. Il suffit de nettoyer le sol, enlever quelques cailloux et nous aurons un lieu de bivouac idéal, à l’abri du froid et du vent. Ces petits travaux sont rapidement effectués et notre matériel de couchage vite installé.
Jean préférera installer sa tente dehors. Nous allons passer une nuit très confortable. L’espace est réduit, nous ne pouvons nous tenir debout, mais la surface au sol est nettement suffisante.Nous commençons à être bien accoutumés à l’altitude, car plus aucune insomnie due au manque d’oxygène ne vient perturber notre sommeil.La nuit a été particulière douce dans la grotte où Alain et moi avons pris toutes nos aises. Le bivouac dans ces conditions est très agréable. Notre adaptation au milieu procure un immense plaisir. Je n’éprouve pas la peine de me laver, bien que nous soyons soumis à la poussière toute la journée. La grande sécheresse de l’air évite toute transpiration, d’ailleurs il ne fait jamais très chaud.
Autour de nous de nombreux lamas et alpagas broutent paisiblement et nous regardent d’un air qui semble intrigué, du haut de leur cou perché à la mine dédaigneuse pour les premiers et franchement ahurie pour les seconds. Ces derniers lorsqu’ils ne sont pas tondus ressemblent à de gros animaux en peluche aux formes arrondies.
Avec un peu de tristesse je quitte ce coin avec sa petite falaise sa grotte et ses prairies peuplées de camélidés. L’étape de la journée commence par une côte de quelques centaines de mètres et nous entamons une descente en direction du village de Berengeula.
Il s’agit d’une petite cité minière quasiment abandonnée, située au fond d’un vallon rocailleux sans aucune végétation, à part quelques herbes en touffes. Dans les parois qui dominent le lieu, les gueules béantes des anciennes mines qui remontent à plusieurs siècles. L’arrivée dans le village est très impressionnante. Une lignée de maisons basses en ruine, bien alignées sur plusieurs centaines de mètres, les toits tous disparus, la couleur des murs est exactement celle du chemin, difficile à définir, peut-être lie de vin très clair.
Et tout là-bas du côté opposé, figée depuis des siècles une église dresse son clocher arrondi. Elle est ceinte d’une murette qui s’ouvre sur un porche en arc de cercle, qui invite à entrer. En m’approchant je retiens presque mon souffle tant le lieu m’impressionne. Le silence est légèrement perturbé par une voix d’enfant, qui vient de la gauche. Mais je ne vois personne. Je m’approche de l’église. On se croirait vraiment dans un film de Sergio Leone. Jean et Alain me rejoignent. Avec émotion nous visitons les lieux.

Deux chemins sont possibles pour repartir. Nous ne sommes pas sûrs de la direction à prendre. C’est alors que je me souviens de la voix de l’enfant. Il y a donc quelqu’un dans ce village. Je pars lentement à vélo à travers des rues désertes en écoutant, à l’affût du moindre murmure. Devant une maison, alors qu’aucun bruit ne m’a alerté je vois deux petites figures qui me regardent avec étonnement et curiosité, cependant sans aucune crainte. De beaux sourires illuminent les visages de ces enfants. Je leur dis bonjour, ils me répondent. Ce qui fait apparaître une troisième petite tête en train de manger une galette de pain. Que la scène est touchante, mais pas question de l’immortaliser sur une photo, les Indiens ayant horreur de cela et y sont très généralement farouchement opposés. Je me suis toujours imposé de strictement respecter la volonté des gens et d’éviter les photos volées.
Alors un homme à son tour apparaît et vient à ma rencontre. Les enfants approchent, deux garçons et une fille. Cette dernière a alors une réaction tout à fait étonnante. Me prend-elle pour un martien ou un autre être venant d’un ailleurs lointain? Avec l’une de ses mains elle me prend la main gauche, et de l’autre elle mesure la longueur de mon bras en développant ses doigts le long de ma manche. Cela me fait sourire et tous rient à leur tour. Imaginez la scène au milieu de ce village désert, moi encore sur mon vélo et cette famille me regardant un peu à la manière d’une apparition. Alors au coin de la maison survient la mère, qui après avoir répondu à mon bonjour rentre vite. Instants chargés d’émotion, qui ont duré quelques minutes, le temps de quelques regards et sourires, mais d’une telle intensité que cela m’a paru s’éterniser.
J’engage la conversation avec l’homme, lui demandant notre chemin. Il lève le doute sur la piste à prendre. Jean arrive. Il nous est proposé de prendre un café, mais nous sentons que c’est par politesse. Le fait que nous rentrions dans la maison serait facteur de gêne pour la femme, qui ne se montre plus. Nous déclinons donc l’invitation en invoquant notre troisième camarade resté sur la place à proximité de l’église.
Le bon chemin une fois pris, nous cheminons dans un décor extraordinaire, vastes horizons et montagnes aux couleurs multiples. La piste est horrible, mais heureusement du fait de l’absence de circulation nous ne respirons pas trop de poussière. Un immense chaos de blocs s’étend de part et d’autre de notre chemin. De grands rochers se découpent sur un arrière-plan montagneux.
Nous rejoignons une rivière à proximité de laquelle se trouve un poste de contrôle de la police. Ses occupants sont étonnés de voir des cyclistes dans ces régions reculées. Ils prennent nos identités au cas où nous disparaîtrions, nous assurant que cela est possible dans ces endroits. Au bord de la rivière, nous faisons une halte casse-croûte. Il fait très chaud malgré l’altitude. Une fois notre repas frugal terminé, nous reprenons notre route. Tout se ligue contre nous, chaleur, piste sableuse et vent contraire. Pédaler dans ces conditions de façon paradoxale procure un certain plaisir. Malgré l’adversité rester en mesure d’avancer est déjà une satisfaction. Chacun reste plongé dans ses pensées, arque bouté, jetant de temps un autre un regard dans ce lointain qui semble ne jamais se rapprocher. Les derniers kilomètres pour arriver à Charana sont un véritable calvaire, face à un vent violent et un sol qui se dérobe sous les roues. Là-bas au loin, la ville apparaît, mais à cinq ou six à l’heure, malgré des efforts conséquents, elle semble ne pas se rapprocher.Enfin nous y sommes. Jean avait pris de l’avance, il nous attend à l’entrée. Que le lieu semble triste et presque hostile sous ces rafales et un froid qui monte. Un couple d’Indiens essaie de s’abriter le long d’un mur en attendant je ne sais quoi. Il est relativement tard et le soleil ne va pas tarder à se coucher. Cette ville est construite de façon géométrique et de larges rues désertes, bordées de maisons basses, se croisent à angle droit. La couleur qui domine est celle de la poussière du chemin qui recouvre tout de sa gangue terne.
Nous trouvons un logement. Les chambres sont spartiates, de petites cellules donnant sur une cour intérieure et assaillies par les coups de boutoir du vent. Les portes laissent de grands interstices, et ne remplissent pas vraiment leur rôle. Une fois de plus je ne me lave pas. En effet pour se faire, il faut avoir le courage d’aller se mouiller à un large bidon reposant au milieu de la cour, exposé à tous les courants d’air glacials. Mais les lits sont assez confortables et les couvertures efficaces et je n’aurai pas froid durant cette nuit, pourtant très froide. Le repas du soir se déroule dans une petite taverne, où pas mal de monde se trouve réuni. La nourriture une fois encore est très acceptable et en quantité suffisante pour des cyclistes ayant fourni de gros efforts tout au long de la journée. Ce soir le vin rouge bolivien va couler à flot !Au matin, il est difficile de sortir du lit, le froid étant vif. Jean se bat avec sa roue à nouveau crevée. Il faut absolument enlever la petite aspérité métallique à l’intérieur du pneu qui crève la chambre à air. Elle est minuscule, il est donc nécessaire de bien la localiser afin de l’arracher, ce qui n’est pas facile. Enfin nous y arrivons et le problème sera définitivement résolu. Le petit déjeuner est pris dans la rue auprès d’une Indienne qui vend du café et des gros beignets frits.
L’étape de ce jour risque d’être longue. Nous avons en effet des informations, comme d’habitude, contradictoires sur le kilomètre jusqu’au village de Sajama. Il nous faut trouver la piste qui part dans cette direction. La première personne à laquelle je demande, me répond en portant son doigt à sa tempe, sans doute me signifiant qu’à vélo cela n’a pas de sens et que nous sommes des fous. Je ne me décourage pas. La personne suivante est plus disposée à me parler et fournit les renseignements demandés.
La journée une fois de plus va nous amener son lot de surprises et de paysages fantastiques. Les grands volcans qui depuis plusieurs jours nous indiquent la direction commencent à prendre de l’ampleur. Il s’agit du Parinacota, du Pomerape et du Sajama. Ce dernier reste le plus souvent caché car situé une vallée plus loin au second plan. Le Parinacota est agrémenté d’une couronne de neige sur ses pentes terminales. Son altitude est un peu supérieure à 6300 mètres. La piste au débute est roulante, puis le sable et la tôle ondulée font leur apparition par places et le calvaire reprend. Une côte nous conduit sur une butte. Le chemin disparaît car nous sommes à même la roche. Cependant, nous constatons qu’il y a des traces de gomme, donc nous sommes sans doute sur la route. Nous faisons une pose pique-nique en plein vent. La Bolivie c’est vraiment le pays du vent. La journée avance et les kilomètres s’égrènent difficilement. Mais vers les seize heures, notre piste prend une direction qui nous permet d’avoir un fort vent arrière. La moyenne s’envole, nous roulons aux environs des vingt cinq à l’heure, cela nous change de nos moyennes à un chiffre. Cela va nous permettre d’effectuer une bonne vingtaine de kilomètres supplémentaires avant la halte imposée par la venue du froid.
Nous atteignons le village de Rio Blanco. Va-t-on y trouver de quoi nous abriter ? Un homme sur un promontoire, Jean va l’interroger. L’entretien dure me semble-t-il une éternité, Alain et moi en contrebas ne savons ce qu’ils se disent. Jean redescend. Manifestement l’homme n’était pas décidé à nous permettre de dormir dans le coin. Nous longeons le village. Une personne là-bas, nous nous approchons et reprenons notre demande. Et là miracle, il nous indique un local, et nous y accompagne. Il s’agit d’une pièce vaste, construite dans le cadre d’une coopération avec l’Espagne. Nous n’en demandons pas plus, cela nous évite de monter nos tentes dans le vent, toujours fort en fin d’après-midi. L’étape aura tout de même été de soixante dix kilomètres, grâce au vent très favorable en fin d’après-midi.
Nous entamons la dernière étape qui doit nous conduire à Sajama. Mais avant de quitter le village de Rio Blanco, nous allons visiter son église. C’est un véritable bijou, arrivé tout droit de l’époque coloniale. A côté du corps de bâtiment de l’église, le clocher massif posé à même le sol. Un petit escalier en colimaçon permet d’y monter. Une enceinte ajourée protège l’édifice, bien qu’une ouverture surmontée d’une arche permette le libre accès. Nous restons un long moment devant cet édifice, au milieu de ce village désert. Le silence est total, à part nous trois, tout est figé. Nous avons du mal à nous arracher à cet endroit.Nous partons et retrouvons notre piste plus ou moins facile selon les endroits. Le volcan Sajama commence à émerger et sa grande pyramide qui culmine à plus de 6500 mètres va s’imposer toujours plus au fil de notre progression de la journée. Dans ce matin limpide à l’air immobile, nous marquons de nombreux arrêts pour admirer de petites maisons, certainement pas abandonnées mais désertes. Petites constructions de terre, à la couleur du désert qui les entoure. Leur toit est de chaume, dont la teinte s’harmonise avec les tas de bois érigés en murets. D’ailleurs je me demande d’où vient ce bois en plein désert ? Il a un aspect très torturé, et ressemble à des sortes de grosses racines.
Nous marquons l’arrêt au bord d’une petite rivière et Jean constate que l’eau est chaude, une bonne vingtaine de degrés. Dans ce décor de montagne à plus de quatre mille mètres cela surprend au premier abord. Mais nous sommes dans une région où l’activité volcanique est bien réelle. Il en profite pour faire un brin de toilette. Il nous faudra encore batailler plusieurs heures sur une piste difficile avant de rejoindre le village de Sajama. Mais le spectacle de cet immense volcan couvert de glaciers qui nous domine et que nous contournons nous hypnotise et nous ne voyons pas le temps passer. Enfin le village apparaît, minuscule au milieu d’une immense vallée encadrée par trois grands volcans. Le lieu est extraordinaire et le tourisme à cette époque de l’année quasi inexistant. Demain encore quelques kilomètres de piste et nous allons rejoindre la route asphaltée.
Dans cette merveilleuse petite bourgade se termine donc notre traversée des pistes oubliées de Bolivie. Ce fut cinq jours et trois cents kilomètres, hors du temps dans un coin perdu, ignoré du tourisme. Cette expérience restera pour moi comme un rêve à la découverte de paysages grandioses et de villages, habités ou abandonnés, sortis du fond du temps et jetés dans des espaces immenses, qu’il faut savoir gagner car ils ne se dévoilent pas facilement.

Urgent: avis pour voir Uyuni malgré "problème" de santé? English translation pending
Bonjour à tous,
Je voyage au Pérou et en Bolivie depuis 2 mois avec mon compagnon.
Nous finissons dans 3 semaine avec le programme suivant: Sajama (une semaine à 10 jours), Salar d´Uyuni Sucre Cochabamba.
Nous savons depuis quelques jours que je suis enceinte (et on est ravi!) et le gynécologue vu aujourd´hui a éte formel: pas de Salar d´uyuni en 4 * 4. Nous ne voulons pas prendre de risques mais le Salar et le Sud Lipez était un rève de longue date...
Nous sommes donc preneur de vos avis:
- existe-t-il des " alternatives": survol en avion? mais est-ce que ca vaut vraiment le coup (cout)?
- y a t´il des parties du Salar qui seraient plus "praticables" et que nous pourrions faire avec une agence avec qui nous organiserions un tour (mème d´une journée) uniquement pour nous?
- nous avions aussi penser a desecndre en train malgré tout pour longer le Salar mais voit- on quelquechose? (même si je n´ai aucun doute sur le fait que cela n´aura rien a voir avec le tour de 4 jours).
Voila merci de vos conseils. Bien sùr si il n´y a pas d´autres solutions nous reviendrons dans quelques années, à 3!!
Coûts des billets d'autobus de certaines liaisons en Bolivie, au Chili et en Argentine? English translation pending
Bonjour !
J'essais en ce moment de calculer mon budget pour le transport intérieur lors de mon voyage de l'été prochain. J'aimerairs savoir si certains d'entre vous connaitrais certains des tarifs des billets d'autobus pour les trajets suivants:
la paz-sucre sucre-salta salta-mendoza mendoza-santiago
il y aurait aussi la paz-sajama sajama arica arica copiapo
Merci
J'essais en ce moment de calculer mon budget pour le transport intérieur lors de mon voyage de l'été prochain. J'aimerairs savoir si certains d'entre vous connaitrais certains des tarifs des billets d'autobus pour les trajets suivants:
la paz-sucre sucre-salta salta-mendoza mendoza-santiago
il y aurait aussi la paz-sajama sajama arica arica copiapo
Merci
Sud Lipez: quel itinéraire pour s'y rendre? English translation pending
Bonjour !
Je vais au Pérou et en Bolivie cet été et bien sûr, je voudrais visiter le sud Lipez ....
J'hésite entre deux itinéraires pour m'y rendre depuis Arica : Descendre vers St Pedro et choisir une agence qui nous conduirait en 5 jours à Uyuni, puis direction Potosi ...., ou, passer par le parc de Lauca, Sajama, puis Potosi et Tupiza et choisir une agence qui nous conduirait à Uyuni. Je ne dispose pas d'un temps illimité et si je choisis la 2ème option, je ne ferai que "traverser" le parc de Lauca ...
D'après vous quelle est la meilleure option concernant la beauté des paysages et aussi leur diversité ?
Merci à vous !
Location de 4x4 pour le Sud bolivien English translation pending
Bonjour
Je pars fin juillet pour la Bolivie et j’envisage de louer un 4x4 pour visiter le Sud. Itinéraire (à affiner) sur environ 2 semaines : La-Paz, descente du côté Est (Sajama), Salar, Lipez (Lagunas, Licancabur), remontée par l’Ouest (Potosi, Sucre), La-Paz.
Je préfère la location au circuit avec agence pour l’autonomie que cela procure dans la gestion des étapes, des arrêts et du rythme global du voyage.
Je n’ai pas d’expérience particulière du 4x4, mais la navigation ne devrait pas me poser de problème (GPS) et il m’a semblé comprendre, d’après des récits de voyages, qu’en saison sèche les pistes n’étaient pas infernales.
J’ai repéré sur le web 2 agences de location qui proposent des véhicules pour ce type de parcours : Petita Rent a Car Oscar Crespo Maurice Plus quelques autres qui louent des 4x4 mais dont l’offre ne semble pas particulièrement orientée « Sud profond » rentacarbolivia imbex.com
D’où mes questions : Connaissez-vous d’autres loueurs ? Type de véhicule pour 3 personnes avec peu de bagages (un sac à dos / personne) ? Quelles sont vos expériences, en particulier avec les 2 premiers loueurs : qualité des véhicules, sérieux des interlocuteurs (Petita semble avoir les faveurs des francophones), tarifs (négociables ?) Que demander/vérifier, en particulier auprès des 2 autres loueurs non spécialisés « raid » au niveau des véhicules : autonomie essence ? équipement du véhicule ? Faut-il réserver d’avance et surtout payer un acompte ? je serai sur place environ 2 semaines avant le départ prévu et j’aimerais éviter d’engager de l’argent depuis la France à un moment un peu « perturbé » pour le pays où des troubles peuvent m’obliger à modifier (voire annuler) mes projets.
Je me pose aussi quelques questions relatives à la sécurité, en particulier celle du véhicule et de ce qu’il peut contenir. Je suppose qu’en ville il vaut mieux un logement avec parking fermé. C’est facile à trouver ? Dans le Sud, est-il possible d’abandonner le véhicule sans trop de risques pour une journée et/ou une nuit (ascension du Licancabur par exemple) ?
Cartographie : j’ai déjà quelques trucs (cartes russes en particulier) et j’ai lu que des cartes boliviennes plus détaillées étaient disponible à l’Institut Géographique à La Paz. Il y en a qui ont essayé (disponibilité effective) ?
S’il y en a qui ont cartes numérisées, tracés ou waypoints GPS, je suis preneur.
D’autres conseils pertinents ?
Merci pour votre aide Christophe
Je pars fin juillet pour la Bolivie et j’envisage de louer un 4x4 pour visiter le Sud. Itinéraire (à affiner) sur environ 2 semaines : La-Paz, descente du côté Est (Sajama), Salar, Lipez (Lagunas, Licancabur), remontée par l’Ouest (Potosi, Sucre), La-Paz.
Je préfère la location au circuit avec agence pour l’autonomie que cela procure dans la gestion des étapes, des arrêts et du rythme global du voyage.
Je n’ai pas d’expérience particulière du 4x4, mais la navigation ne devrait pas me poser de problème (GPS) et il m’a semblé comprendre, d’après des récits de voyages, qu’en saison sèche les pistes n’étaient pas infernales.
J’ai repéré sur le web 2 agences de location qui proposent des véhicules pour ce type de parcours : Petita Rent a Car Oscar Crespo Maurice Plus quelques autres qui louent des 4x4 mais dont l’offre ne semble pas particulièrement orientée « Sud profond » rentacarbolivia imbex.com
D’où mes questions : Connaissez-vous d’autres loueurs ? Type de véhicule pour 3 personnes avec peu de bagages (un sac à dos / personne) ? Quelles sont vos expériences, en particulier avec les 2 premiers loueurs : qualité des véhicules, sérieux des interlocuteurs (Petita semble avoir les faveurs des francophones), tarifs (négociables ?) Que demander/vérifier, en particulier auprès des 2 autres loueurs non spécialisés « raid » au niveau des véhicules : autonomie essence ? équipement du véhicule ? Faut-il réserver d’avance et surtout payer un acompte ? je serai sur place environ 2 semaines avant le départ prévu et j’aimerais éviter d’engager de l’argent depuis la France à un moment un peu « perturbé » pour le pays où des troubles peuvent m’obliger à modifier (voire annuler) mes projets.
Je me pose aussi quelques questions relatives à la sécurité, en particulier celle du véhicule et de ce qu’il peut contenir. Je suppose qu’en ville il vaut mieux un logement avec parking fermé. C’est facile à trouver ? Dans le Sud, est-il possible d’abandonner le véhicule sans trop de risques pour une journée et/ou une nuit (ascension du Licancabur par exemple) ?
Cartographie : j’ai déjà quelques trucs (cartes russes en particulier) et j’ai lu que des cartes boliviennes plus détaillées étaient disponible à l’Institut Géographique à La Paz. Il y en a qui ont essayé (disponibilité effective) ?
S’il y en a qui ont cartes numérisées, tracés ou waypoints GPS, je suis preneur.
D’autres conseils pertinents ?
Merci pour votre aide Christophe
Se rendre au Parc national Lauca au Chili depuis La Paz? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis actuellement a Cochabamba, je vais me rendre a La Paz d'ici quelques jours. Je souhaiterais également me rendre au Parc national Lauca au Chili, apparemment au niveau de la faune, ca vaut le coup d'y aller. Je pensais peut être faire le Parc Sajama coté bolivien mais celui là a l'air plus beau. pour ceux qui connaissent pouvez vous me le confirmer?
Depuis La Paz c'est pas trop compliqué de s'y rendre? Pour visiter ce parc connaissez vous une bonne agence de voyage sur la Paz?
Sinon question accessoire: avez vous une bonne adresse d'hotel ou auberge a me conseiller a la Paz, plutot bien placée, surtout niveau securité, (je suis une fille seule) et bon rapport qualite prix.
Merci des infos
Je suis actuellement a Cochabamba, je vais me rendre a La Paz d'ici quelques jours. Je souhaiterais également me rendre au Parc national Lauca au Chili, apparemment au niveau de la faune, ca vaut le coup d'y aller. Je pensais peut être faire le Parc Sajama coté bolivien mais celui là a l'air plus beau. pour ceux qui connaissent pouvez vous me le confirmer?
Depuis La Paz c'est pas trop compliqué de s'y rendre? Pour visiter ce parc connaissez vous une bonne agence de voyage sur la Paz?
Sinon question accessoire: avez vous une bonne adresse d'hotel ou auberge a me conseiller a la Paz, plutot bien placée, surtout niveau securité, (je suis une fille seule) et bon rapport qualite prix.
Merci des infos
Bonnes adresses pour Tacna (Pérou) et Arica (Chili)? English translation pending
Hola!
Je serais de passage à Tacna et à Arica début avril avant de rejoindre le sud lipez via les parcs Lauca et Sajama. Je suis donc à la recherche de tout bon plan concernant ces villes (hébergement, sites interssants aux alentours...).
Autre chose svp, sachant que je viendrais d'Arequipa, savez vous s'il est possible de rejoindre Arica sans faire escale à Tacna? Et où puis-je acheter un vélo à Arica?
Merci d'avance Buenos viajes a todos!
Je serais de passage à Tacna et à Arica début avril avant de rejoindre le sud lipez via les parcs Lauca et Sajama. Je suis donc à la recherche de tout bon plan concernant ces villes (hébergement, sites interssants aux alentours...).
Autre chose svp, sachant que je viendrais d'Arequipa, savez vous s'il est possible de rejoindre Arica sans faire escale à Tacna? Et où puis-je acheter un vélo à Arica?
Merci d'avance Buenos viajes a todos!
Visiter les parcs naturels de la Bolivie en avril 2008? English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons d'aller entre 2 et 3 semaines en Bolivie en avril 2008 avec comme objectifs de visiter des Parcs Naturels et rencontrer des acteurs locaux, des gestionnaires... de ces zones protégées...
On pense arriver à Santa Cruz (parc Amboro) puis aller vers Cochabamba (Parcs Torotoro et Tunari), La Paz (parc Sajama), -puis passer par Oruro, Potosi, Sucre-> si on a le temps ! car on se rend pas compte du temps qu'il faut ! et retour Santa Cruz
Nous recherchons des contacts, des gens qui pourraient nous conseiller (notamment par rapport à l'itinéraire), faire partager leurs expériences !
Merci d'avance ! Claire
Nous envisageons d'aller entre 2 et 3 semaines en Bolivie en avril 2008 avec comme objectifs de visiter des Parcs Naturels et rencontrer des acteurs locaux, des gestionnaires... de ces zones protégées...
On pense arriver à Santa Cruz (parc Amboro) puis aller vers Cochabamba (Parcs Torotoro et Tunari), La Paz (parc Sajama), -puis passer par Oruro, Potosi, Sucre-> si on a le temps ! car on se rend pas compte du temps qu'il faut ! et retour Santa Cruz
Nous recherchons des contacts, des gens qui pourraient nous conseiller (notamment par rapport à l'itinéraire), faire partager leurs expériences !
Merci d'avance ! Claire
Déplacement peu commun en Bolivie? English translation pending
Pour les aguerris de la Bolivie.....quelques questions ???
Voici l'itinéraire en rafale: Pérou (Lima-Nazca-Arequipa-Puno-Cusco-Puerto Maldonato) - Bolivie ( Rio Beni-La Paz-Sajama-Chipaya-Uyuni-Tupiza) - Brésil (Pantanal-Iguazu-Brasilia-Rio de Janeiro) le mois prochain.
INFO: Arrivée le 12 décembre 2007 à Lima.
Voici les contraintes qui m'empêche de fermer mon itinéraire et qui peuvent le faire changer.
1) Entrer en Bolivie depuis Puerto Maldonato (Pérou) sur le Rio Madre de Dios et remonter sur La Paz, fesable ? 2) Le Salar de Uyuni à la mi-janvier est-ce viable ou c'est l'inondation ? (Les agences fonctionnent-elle) 3) La boucle La Paz - parqueo Nevado Sajama - pueblo Chipaya - Ururo ou Uyuni est-elle possible ? 4) Existe-il un vol Tarija - Santa Cruz ou mieux Puerto Suarez (frontière) ? 4) Santa Cruz à Puerto Suarez (frontière Bolivie-Brésil), combien de temps prévoir ?
Aide et correction de parcours demandé SVP.
Merci d'avance au connaisseur de ce fabuleux forum.
Voici les contraintes qui m'empêche de fermer mon itinéraire et qui peuvent le faire changer.
1) Entrer en Bolivie depuis Puerto Maldonato (Pérou) sur le Rio Madre de Dios et remonter sur La Paz, fesable ? 2) Le Salar de Uyuni à la mi-janvier est-ce viable ou c'est l'inondation ? (Les agences fonctionnent-elle) 3) La boucle La Paz - parqueo Nevado Sajama - pueblo Chipaya - Ururo ou Uyuni est-elle possible ? 4) Existe-il un vol Tarija - Santa Cruz ou mieux Puerto Suarez (frontière) ? 4) Santa Cruz à Puerto Suarez (frontière Bolivie-Brésil), combien de temps prévoir ?
Aide et correction de parcours demandé SVP.
Merci d'avance au connaisseur de ce fabuleux forum.
Etat des pistes en Bolivie et Nord Chili début avril? English translation pending
Bonjour à tous.
Je voudrais savoir comment sont les pistes à cette période de l'année. J'envisage de faire (l'an prochain!) le parcours suivant :
La Paz-Sajama-Parinacota-salar de Surire-Colchane-salar de Coiposa-salar d 'Uyuni puis le sud Lipez et ses lagunes-remontée sur la ville d'Uyuni puis sur la Paz directement sans passer par les villes de l'est.
Un loueur de voiture me dit que je pourrais avoir des difficultés pour franchir des rivières entre Parinacota et Colchane d'une part et entre Uyuni et Sebaruyo en remontant vers la Paz.
Selon lui les salars (Uyuni et Copaisa) seraient totalement impraticables jusque fin avril.
Est-ce que quelqu'un peut me donner des informations VECUES sur l'état réel des pistes en ce moment.
Merci pour votre aide.
Marie
Conseils de treks en Bolivie English translation pending
hola, je suis actuellement au bord du lac titikaka au perou et je pars bientot pour la bolivie ou je vais passer 1 mois je pense, je suis un fou de rando et je me demande ouje vais marcher en bolivie . c est la saison des pluies alors je sais pas si la cordilliere royale est faisable a cette epoque ?
et le parc Sajama?
si vous avez des renseignements et des plans de treks a me donner ca serait cool
hasta pronto
gui
Trajet San Pedro de Atacama - Putre/Paranicota au Chili English translation pending
bonjour,
je projette un voyage en Bolivie et à l'issue du tour du sud lipez+salar d'Uyini au départ de Tupiza une incursion au Chili avant de retourner en Bolivie par le parc national du Sajama.
Question: existe-t'il une possilité de rejoindre Paranicota depuis San Pedro de Atacama sans descendre sur la côte mais en longeant la zone frontière ? Peut-être avez vous des noms d'agences à me proposer, des prix...Si certains d'entre vous ont réalisé ce trajet merci de me communiquer vos expériences (nombre de jours, mal des montagnes, sites naturels...)
Merci d'avance.
je projette un voyage en Bolivie et à l'issue du tour du sud lipez+salar d'Uyini au départ de Tupiza une incursion au Chili avant de retourner en Bolivie par le parc national du Sajama.
Question: existe-t'il une possilité de rejoindre Paranicota depuis San Pedro de Atacama sans descendre sur la côte mais en longeant la zone frontière ? Peut-être avez vous des noms d'agences à me proposer, des prix...Si certains d'entre vous ont réalisé ce trajet merci de me communiquer vos expériences (nombre de jours, mal des montagnes, sites naturels...)
Merci d'avance.
Conseil sur itinéraire en Bolivie English translation pending
Bonjour
Nous allons partir en Octobre en Bolivie. Nous disposerons de 17 jours sur place et nous avons du mal à choisir notre itinéraire, étant entendu qu'il sera impossible de tout voir 😕...
Pour le moment nous prévoyons de passer 2 jours à la Paz, puis 3 jours au Lac Titicaca, suivi d'un trek de 4 jours dans le parc de Sajama avec ascension du volcan Parinacota. Après un jour de repos à la Paz nous projetons de tenter le Huayna Potosi. Et finalement on souhaite passer 3-4 jours dans les Yungas jusqu'à Coroico. Le problème avec cet itinéraire, c'est que l'on sacrifie le Salar de Uyuni et les laguna colorada 🙁. Est-il vraiment dommage d'aller en Bolivie et de ne pas voir le Salar de Uyuni?? Combien faut-il compter de jours minimum pour aller dans le Lipez, les lagunes et le salar depuis La Paz et en revenant à la Paz? Y-a-t-il un aéroport dans le Sud du pays depuis lequel prévoir le retour vers la France (via l'argentine?)??
Merci d'avance pour vos conseils d'itinéraires et de visites incontournables... Lulu
Merci d'avance pour vos conseils d'itinéraires et de visites incontournables... Lulu
Météo en Bolivie en décembre/janvier? English translation pending
Bonjour,
Je m’adresse à ceux qui sont déjà allés en Bolivie en décembre et janvier, c'est-à-dire pendant la période des pluies. J’aimerais savoir si le pays se visite bien malgré les conditions météo. J’ai notamment des interrogations pour les Yungas, le Salar d’Uyuni, Sajama ou le lac Titicaca. Pour le bassin amazonien, je ne me fais pas trop d’illusions. Pensez vous que le salar ou un treck (jusqu’à Coroico) soient faisable en cette saison ? Et si vous avez d’autres remarques sur la météo à cette période, n’hésitez pas. Merciiiiiiiiiii !
Je m’adresse à ceux qui sont déjà allés en Bolivie en décembre et janvier, c'est-à-dire pendant la période des pluies. J’aimerais savoir si le pays se visite bien malgré les conditions météo. J’ai notamment des interrogations pour les Yungas, le Salar d’Uyuni, Sajama ou le lac Titicaca. Pour le bassin amazonien, je ne me fais pas trop d’illusions. Pensez vous que le salar ou un treck (jusqu’à Coroico) soient faisable en cette saison ? Et si vous avez d’autres remarques sur la météo à cette période, n’hésitez pas. Merciiiiiiiiiii !
Excursions sud Lipez et salar d'Uyuni (Bolivie) English translation pending
chèr ami(e) voyageur, combien de temps pensez vous qu'il nous faut pour faire en 4x4 Uyuni- col du lipez- Horsu (laguna verde) - laguna colorado -parque national du salar de uyuni - parc natiinal de sajama- oruro ?
j'ai estimé ça à 1000 km et à 5 / 6 jours
quelle est la vitesse moyenne pratiquable ? dans cette region et dans la bolivie ?
qui de vous se souvient combien il a payé par jour la location d'un 4x4 avec chauffeur et sans chauffeur?
Savez vous s'il est possible de louer par exemple un 4x4 avec ou sans chauffeur à uyuni et d'aller jusqu'a Oruro en passant par le sud du lipez ? ou faut-il toujours faire des trajets aller retour? pensez vous pour ceux qui y sont allé que c'est faisable à deux sans chauffeur?
Votre avis sur notre parcours au nord du Chili et Bolivie English translation pending
Bonjour à tous !
Plus que 10 jours avant notre trip au Chili et en Bolivie !!! Youpiiiiiiiiiiiiiiiii !!! 🙂
Voici le parcours que nous avons prévu de faire : - Santiago du Chili - Bus jusqu'à Arica - Arica - Parinacota, Putre jusqu'à Sajama (en Bolivie) - Petit tour dans le Parc de Lauca - Bus jusqu'à La Paz - Lac Titicaca - Tuhanaco - Oruro, Sucre, Potosi, Uyuni - Trek dans le salar d'Uyuni - Passage au Chli jusqu'à San Pedro d'Atacama - Différentes visites autour de San Pedro puis retour à Santiago
Que pensez-vous de ce parcours pour environ 3 semaines ? est-ce faisable sans être pressé ? Est-il préférable de passer par San Pedro au début pour s'acclimater à l'altitude ? Le bus est-il un bon moyen de transport pour ces régions ?
Tant de questions...je suis preneuse de toutes les infos dont vous me ferez part !
Merci 1000 fois pour votre aide 😉
Julia.
Plus que 10 jours avant notre trip au Chili et en Bolivie !!! Youpiiiiiiiiiiiiiiiii !!! 🙂
Voici le parcours que nous avons prévu de faire : - Santiago du Chili - Bus jusqu'à Arica - Arica - Parinacota, Putre jusqu'à Sajama (en Bolivie) - Petit tour dans le Parc de Lauca - Bus jusqu'à La Paz - Lac Titicaca - Tuhanaco - Oruro, Sucre, Potosi, Uyuni - Trek dans le salar d'Uyuni - Passage au Chli jusqu'à San Pedro d'Atacama - Différentes visites autour de San Pedro puis retour à Santiago
Que pensez-vous de ce parcours pour environ 3 semaines ? est-ce faisable sans être pressé ? Est-il préférable de passer par San Pedro au début pour s'acclimater à l'altitude ? Le bus est-il un bon moyen de transport pour ces régions ?
Tant de questions...je suis preneuse de toutes les infos dont vous me ferez part !
Merci 1000 fois pour votre aide 😉
Julia.
Quel circuit au Chili? English translation pending
avant de réserver mes billets d'avion pour l'amérique du sud en juillet/aout, 5 semaines, j'hésite entre deux itinéraires :
1) santiago / la cote nord (la serena valparaiso) / l'atacama / les lagunes et le salr de Uyuni / un tour en bolivie (sans doute Potosi, Sucre, ?) / La Paz / eventuellement tour dans Lauca ou sajama et retour en france depuis la paz (ou arica / vol pour santiago et retour).
2) le sud du chili : région des lacs / Chiloe / torres del paine / et si possible Perito Moreno etc... / Punta Arenas / vol de retour
Les 2 circuits sont tres différents mais je voudrais savoir ce que vous conseilleriez compte tenu de l'époque notamment. J'ia un doute sur le 2) : est-ce qu'on peut bien profiter de la partie entre purto montt et punta arenas sans que ça coute la peau des fesses (croisiere) ?
A priori le pars plutot sutr le nord du chili et la bolivie notamment parce que la bolivie a l'air plus différente au niveau culturel que l'europe.
Au niveau prix c'est équivalent (5 semaines c'est assez long et sans chercher le luxe on veut pas trop se priver sur les excursions, etc...)
Merci !
1) santiago / la cote nord (la serena valparaiso) / l'atacama / les lagunes et le salr de Uyuni / un tour en bolivie (sans doute Potosi, Sucre, ?) / La Paz / eventuellement tour dans Lauca ou sajama et retour en france depuis la paz (ou arica / vol pour santiago et retour).
2) le sud du chili : région des lacs / Chiloe / torres del paine / et si possible Perito Moreno etc... / Punta Arenas / vol de retour
Les 2 circuits sont tres différents mais je voudrais savoir ce que vous conseilleriez compte tenu de l'époque notamment. J'ia un doute sur le 2) : est-ce qu'on peut bien profiter de la partie entre purto montt et punta arenas sans que ça coute la peau des fesses (croisiere) ?
A priori le pars plutot sutr le nord du chili et la bolivie notamment parce que la bolivie a l'air plus différente au niveau culturel que l'europe.
Au niveau prix c'est équivalent (5 semaines c'est assez long et sans chercher le luxe on veut pas trop se priver sur les excursions, etc...)
Merci !
Les sources chaudes en Bolivie English translation pending
Je suis à la recherche des sources chaudes se trouvant sur cette route (enfin pour la Bolivie, car je n'ai pas entendu parler qu'il y en avait au Pérou) :
Lima, Nasca, Cusco, Puno, Copacabana, La Paz, Sajama, Uyuni, Potosi, Sucre
Pour ceux qui en connaissent à proximité de cette route, j'aimerais bien les connaître, quelques bains chauds pendant mon voyage seront les biens venus 😛
Merci, Vic.
Lima, Nasca, Cusco, Puno, Copacabana, La Paz, Sajama, Uyuni, Potosi, Sucre
Pour ceux qui en connaissent à proximité de cette route, j'aimerais bien les connaître, quelques bains chauds pendant mon voyage seront les biens venus 😛
Merci, Vic.
Back from my Bolivia itinerary
Hey everyone,
I just got back from a trip to Bolivia and wow—what a wake-up call. It’s not the easiest country, but it’s absolutely stunning.
I started with Isla del Sol, perfect for easing into the altitude at a relaxed pace. Try to stay in the northern part of the island—it’s quieter and the views are insane. And the trout there? Unreal. Quick tip: bring cash in small bills; they almost never have change, and cards are rarely accepted.
Next up, La Paz. The city’s pretty wild, built in every direction. I did a few hikes in the area, including the famous Charquini Lagoon (the blue lake) at over 5,000 m—let’s just say I struggled 😅 but it was so beautiful it was totally worth it.
After that, I headed to Sajama. It’s cool, especially for the hot springs, and I stayed in Tomarapi. But honestly, if you’re short on time, you can skip it without too many regrets.
The highlight of the trip: the Salar. I did it starting from Tupiza, and I *highly* recommend going Tupiza → Uyuni. Way less crowded at the start and the landscapes are super varied. For the tour, I used SplitYourGuide to find a group, and it worked out great. Super handy for splitting costs and meeting people.
I wrapped up in Sucre—this city is gorgeous, all white, with such a chill vibe. And the salteñas + ice cream? Next level 😋
Bottom line: Bolivia’s a bit rough around the edges, sometimes exhausting (shoutout to the altitude), but it’s 1000% worth it.
If you’ve got questions or need tips, I’m happy to help! Martin
I just got back from a trip to Bolivia and wow—what a wake-up call. It’s not the easiest country, but it’s absolutely stunning.
I started with Isla del Sol, perfect for easing into the altitude at a relaxed pace. Try to stay in the northern part of the island—it’s quieter and the views are insane. And the trout there? Unreal. Quick tip: bring cash in small bills; they almost never have change, and cards are rarely accepted.
Next up, La Paz. The city’s pretty wild, built in every direction. I did a few hikes in the area, including the famous Charquini Lagoon (the blue lake) at over 5,000 m—let’s just say I struggled 😅 but it was so beautiful it was totally worth it.
After that, I headed to Sajama. It’s cool, especially for the hot springs, and I stayed in Tomarapi. But honestly, if you’re short on time, you can skip it without too many regrets.
The highlight of the trip: the Salar. I did it starting from Tupiza, and I *highly* recommend going Tupiza → Uyuni. Way less crowded at the start and the landscapes are super varied. For the tour, I used SplitYourGuide to find a group, and it worked out great. Super handy for splitting costs and meeting people.
I wrapped up in Sucre—this city is gorgeous, all white, with such a chill vibe. And the salteñas + ice cream? Next level 😋
Bottom line: Bolivia’s a bit rough around the edges, sometimes exhausting (shoutout to the altitude), but it’s 1000% worth it.
If you’ve got questions or need tips, I’m happy to help! Martin
Trois semaines au nord du Chili, est-ce trop? English translation pending
Bonjour,
Nous avons prévu pour 2021 un tour du monde et nous avons environ 3 semaines au chili (hors ile de Paques). Il y a l'air d'avoir énormement de choses à faire et à voir dans l'extreme nord, et en avril ce n'est pas forcément la bonne saison en patagonie.
Notre premier itinéraire ressemble à ça : - Santiago 2 jours - Valparaiso 3 jours - Arica 1 jours - Putre / Parc Lauca / Salar de Surir etc 2 jours - Route jusque Iquique avec Matilla et Pica 1 jour - Iquique 1 jour - San Pedro De Atacama 5 jours - Route jusque Antofogasta 1 jours - Caldera 1 jour - Laguna Santa rosa / Salar Maricunga ... 1-2 jours - 1 journée off quelque part - Puis retour sur Calama pour partir à Uyuni
Est ce trop pour cette région du Chili ? Il est difficile de faire des choix, Ile de Chiloé, Puertto Montt, La patagonie... sur un autre voyage ?
Merci !!
Nous avons prévu pour 2021 un tour du monde et nous avons environ 3 semaines au chili (hors ile de Paques). Il y a l'air d'avoir énormement de choses à faire et à voir dans l'extreme nord, et en avril ce n'est pas forcément la bonne saison en patagonie.
Notre premier itinéraire ressemble à ça : - Santiago 2 jours - Valparaiso 3 jours - Arica 1 jours - Putre / Parc Lauca / Salar de Surir etc 2 jours - Route jusque Iquique avec Matilla et Pica 1 jour - Iquique 1 jour - San Pedro De Atacama 5 jours - Route jusque Antofogasta 1 jours - Caldera 1 jour - Laguna Santa rosa / Salar Maricunga ... 1-2 jours - 1 journée off quelque part - Puis retour sur Calama pour partir à Uyuni
Est ce trop pour cette région du Chili ? Il est difficile de faire des choix, Ile de Chiloé, Puertto Montt, La patagonie... sur un autre voyage ?
Merci !!
Randonnées volcans au nord du Chili et en Bolivie English translation pending
Vos plus belles (ou mauvaises) expériences de randonnée sur des Volcans au Nord du Chili (Putre / San Pedro / etc) ou en Bolivie pour m’aider dans ma décision...
Merci
Itinéraire de deux semaines en Bolivie avant le Pérou English translation pending
Bonjour à tous,
Le 23 mai 2020, je pars avec un ami pour 2 semaines (environ) en Bolivie avant de rejoindre le Pérou. Ayant peur, comme l'an dernier, qu'il ne reste plus de place, nous avons déjà réservé le trek de l'inca vers le Machu Picchu pour le 10 juin. Idéalement, nous aimerions arriver à Cusco le 8 juin.
Ma question est la suivante : Quel itinéraire nous conseillerez-vous pour la Bolivie ?
Nous nous imaginions atterrir à Santa Cruz avant de bouger dans la sens des aiguilles d'une montre. Santa Cruz puis Sucre et Potosi avant de rejoindre le Salar d'Uyuni (4j/3n). Nous remonterions vers le volcan Sajama avant d'aller à La Paz pour finir vers le Lac Titicaca (Copacabana, la Isla del sol) avant de quitte le sol bolivien. (ou vaut-il finir par La Paz ?)
Est ce que tout cela vous semble possible en 2 semaines et cohérent ? Quels autres lieux nous conseillerez-vous de visiter ? J'ai lu que certaines personnes ne s'arrêtaient pas à Sucre...
Merci
Le 23 mai 2020, je pars avec un ami pour 2 semaines (environ) en Bolivie avant de rejoindre le Pérou. Ayant peur, comme l'an dernier, qu'il ne reste plus de place, nous avons déjà réservé le trek de l'inca vers le Machu Picchu pour le 10 juin. Idéalement, nous aimerions arriver à Cusco le 8 juin.
Ma question est la suivante : Quel itinéraire nous conseillerez-vous pour la Bolivie ?
Nous nous imaginions atterrir à Santa Cruz avant de bouger dans la sens des aiguilles d'une montre. Santa Cruz puis Sucre et Potosi avant de rejoindre le Salar d'Uyuni (4j/3n). Nous remonterions vers le volcan Sajama avant d'aller à La Paz pour finir vers le Lac Titicaca (Copacabana, la Isla del sol) avant de quitte le sol bolivien. (ou vaut-il finir par La Paz ?)
Est ce que tout cela vous semble possible en 2 semaines et cohérent ? Quels autres lieux nous conseillerez-vous de visiter ? J'ai lu que certaines personnes ne s'arrêtaient pas à Sucre...
Merci
Itinéraire avec acclimatation en Bolivie English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais partir en Bolivie en Aout/Septembre pour 1 mois (28 jours plein sur place).
J'ai les étapes ou les spots incontournables de mon voyage mais j'ai un mal fou à savoir comment les placer pour optimiser mon temps, réussir à voir tout ce que j'ai programmé, tout en tenant compte de l’acclimatation nécessaire à la bonne réalisation de l'ensemble.
Voila en gros mon idée: Arrivé Santa Cruz, 3 jours AMBORO, 2 Sucre, TUPIZA, Tour de 3/4 jours salar ou 4/5 salar avec Uturuncu, 1 j La Paz, Une semaine MADIDI, et finir par 10jours LA PAZ (trek Condoriri+ ascension H.POTOSI, route de la mort, )...si j'ai encore du temps je rajoute SAJAMA ou TITICACA en fin de séjour pour le repos, départ La PAZ
Mes questions: - Cet itinéraire est il cohérent pour bonne acclimatation? - Vais je perdre mon acclimatation après le tour au Salar (10 jours en altitude), si je passe une semaine dans la pampa/Selva de MADIDI pour revenir ensuite trekker à la PAZ? - Est il préférable d'arrivé à LA PAZ, faire la semaine à MADIDI, et commencer l'acclimatation au retour à la PAZ puisque tout le reste du séjour va se passer en altitude (sauf AMBORO)? mais je risque de rester au repos 2 jours
Qu'avez vous fait lors de votre voyage en Bolivie, comment l'avez vous vécu et quels sont vos conseils.
Merci d'avance pour vos retours d'expériences...
Stéphane
Je vais partir en Bolivie en Aout/Septembre pour 1 mois (28 jours plein sur place).
J'ai les étapes ou les spots incontournables de mon voyage mais j'ai un mal fou à savoir comment les placer pour optimiser mon temps, réussir à voir tout ce que j'ai programmé, tout en tenant compte de l’acclimatation nécessaire à la bonne réalisation de l'ensemble.
Voila en gros mon idée: Arrivé Santa Cruz, 3 jours AMBORO, 2 Sucre, TUPIZA, Tour de 3/4 jours salar ou 4/5 salar avec Uturuncu, 1 j La Paz, Une semaine MADIDI, et finir par 10jours LA PAZ (trek Condoriri+ ascension H.POTOSI, route de la mort, )...si j'ai encore du temps je rajoute SAJAMA ou TITICACA en fin de séjour pour le repos, départ La PAZ
Mes questions: - Cet itinéraire est il cohérent pour bonne acclimatation? - Vais je perdre mon acclimatation après le tour au Salar (10 jours en altitude), si je passe une semaine dans la pampa/Selva de MADIDI pour revenir ensuite trekker à la PAZ? - Est il préférable d'arrivé à LA PAZ, faire la semaine à MADIDI, et commencer l'acclimatation au retour à la PAZ puisque tout le reste du séjour va se passer en altitude (sauf AMBORO)? mais je risque de rester au repos 2 jours
Qu'avez vous fait lors de votre voyage en Bolivie, comment l'avez vous vécu et quels sont vos conseils.
Merci d'avance pour vos retours d'expériences...
Stéphane