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Sierras, canyons et déserts du nord de l'Espagne (mais pas seulement!) English translation pending
Après un voyage en Aragon et Navarre (2016) et un séjour express sur la Costa Brava (2017), nous sommes retournés en Espagne en 2019, mais cette fois l'Espagne "d'outre-mer", pour découvrir les picos, roques et barrancos des îles canariennes de La Gomera et Ténérife.
Le récit du voyage aux Canaries (2019) est ici : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescanaries/
Celui de la Costa Brava (2017) est là : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescostabrava/
Aragon et Navarre ci-dessous : sites.google.com/...uleuxvoyagesespagne/ Bonne découverte. 🙂
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Sierras, gorges, déserts, cheminées de fée... A la vue d'un tel programme, notre destination aurait pu être l'Ouest américain. Or c'est dans le nord de l'Espagne que nous avons trouvé ces paysages au cours d'un voyage de quinze jours dont dix au pays de Don Quichotte.
En effet, le nord de l'Espagne, notamment les provinces d'Aragon et de Navarre, recèle des trésors naturels inestimables que nous sommes impatients de découvrir.
Pas de vol ni de location de voiture, nous partons directement depuis la région parisienne en voiture. Afin de profiter au maximum des journées déjà courtes en novembre, nous passons à chaque étape au moins deux ou trois nuits.
Un déplacement à Toulouse ayant été le prétexte à l'organisation de ce voyage, nous commençons par passer deux jours dans la ville rose.
De l'autre côté des Pyrénées, nous poursuivons notre séjour entre les paysages montagneux du parc national d'Ordesa et Monte Perdido, les canyons encaissés de la Sierra de Guara, les gorges étroites du Congost de Mont-Rebei et les plateaux désertiques des Bardenas Reales.
Le voyage se terminera par une courte incursion au Pays basque à Saint-Jean-de-Luz.
En plus des sites naturels, nous profiterons aussi des richesses architecturales des villes et des villages sur notre parcours.
Et la météo à cette saison ? Nous l'espérons encore clémente. Dans tous les cas, des réservations d'hébergement (presque) toutes annulables jusqu'au dernier moment devraient nous permettre de changer de plan si nécessaire.
En préambule, la carte de notre itinéraire et la liste de nos étapes.
Du château de Thegra au… centre-ville de Toulouse
J1 et 2 : Dimanche 13 et lundi 14 novembre 2016
7 heures : il fait encore nuit quand nous quittons notre domicile mais il pleut déjà à cette heure matinale. Cette pluie va nous accompagner tout au long des 660 kilomètres qui nous séparent de la région toulousaine. Mais ne dit-on pas "vacances pluvieuses, vacances heureuses" ? L'espoir est donc permis !
Sur place, ce n'est guère mieux. Des trombes d'eau nous accueillent à notre arrivée au château de Thégra (où nous avons réservé deux nuits), nous clouant tout l'après-midi dans notre chambre.
C'est alors l'occasion d'expérimenter la vie de château en allant à la découverte de cette bâtisse du XVIe siècle, avec ses cheminées monumentales, ses plafonds peints et ses fresques d'époque.
En fin d'après-midi, bravant les éléments, nous nous décidons à quitter notre donjon pour un bref passage par le centre-ville de Toulouse et sa célèbre place du Capitole.
Agréable fin de soirée chez Marie Caroline et Frédéric autour d'un bon dîner, à parler voyages, bien entendu !
Le lendemain…
Le soleil a fait un retour timide. Mais il risque de ne pas briller toute la journée, alors ne traînons pas. Nous avons en effet prévu de retourner dans le centre-ville pour en poursuivre la visite.
Petit déjeuner dès 8 heures dans l'élégante salle à manger du château où les portraits des ascendants de la châtelaine trônent au-dessus de l'imposante cheminée. Nous sommes presque intimidés.
Le château étant situé à cinq minutes en voiture de la station Gramont, nous abandonnons notre carrosse pour nous engouffrer dans le métro toulousain en direction de la place du Capitole.
Au programme ce matin, tant que la météo est favorable, une randonnée urbaine sur les bords de la Garonne.
D'un pont à l'autre, nous cheminons sur les berges du fleuve, à la découverte de parcs et de jardins, de canaux, d'écluses et d'îles.
Bref, en tout une belle boucle de13 kilomètres en 3 heures au terme de laquelle nous ne sommes pas mécontents de reprendre des forces à la terrasse d'un café. Les lunettes de soleil sont de sortie, même si le fond de l'air reste frais.
Après une matinée au grand air, on préférerait néanmoins passer la suite au chaud. Un musée devrait faire l'affaire. A ce sujet, j'avais lu beaucoup de bien du musée des Augustins.
Aussitôt dit, aussitôt fait !
Le musée est installé dans un ancien monastère d'architecture gothique méridionale, datant pour l'essentiel des XIVe et XVe siècles. Il s'organise autour d'un cloître où l'on peut admirer toute une série de gargouilles.
Un bel ensemble de sculptures du XIXe siècle sont présentées autour de l'escalier monumental qui monte à l'étage et où sont réunis les salons de peinture du XVIIe au XXe siècles.
Mais le clou du musée, c'est sa salle de sculptures romanes avec ses chapiteaux issus de différents édifices religieux.
Confiée à Jorge Pardo, la collection a été mise en scène et en lumière dans un décor contemporain par l'artiste cubain jusqu'à devenir une œuvre d'art à part entière. Magnifique !
C'est ce festival de couleurs qui clôt en beauté notre visite. Le métro nous ramène à Gramont et la voiture à Thégra.
Il nous reste à honorer le rendez-vous à l'origine de notre déplacement avant de conclure la journée au restaurant "Côté Garonne", une adresse que nous a conseillée Marie-Caroline et que nous recommandons à notre tour.
Deuxième nuit au château. Demain cap sur l'Espagne !
Distance parcourue pendant ces deux premiers jours : 740 kilomètres.
Dans le musée des Augustins
De Revilla à Tella : miradores et ermitas
J3 : Mardi 15 novembre 2016
Notre voyage commence véritablement aujourd'hui avec la traversée des Pyrénées. Si le ciel est encore couvert lors de notre départ de Toulouse, il ne va pas le rester bien longtemps, la météo prévoit une très belle journée côté espagnol. Chic !
En effet, très vite, la chaîne pyrénéenne scintille sous les rayons du soleil, nous offrant un panorama d'exception pendant toute la durée du trajet.
La seule petite contrariété vient du GPS de la voiture qui refuse catégoriquement de nous faire passer par l'itinéraire prévu, c'est-à-dire par le tunnel de Bielsa. Il n'arrête pas de nous harceler, nous demandant incessamment "Faites demi-tour dès que possible" ou " A 500 mètres prenez à gauche la départementale…" jusqu'à nous faire douter de la pertinence de notre choix. Ce n'est qu'en toute fin de course, à l'approche du tunnel, qu'il finit par nous donner raison. Non, mais !
Après le tunnel, notre parcours bascule sur le versant aragonais des Pyrénées où la température qui avait chuté à 2 degrés côté français remonte en flèche. A Hospital de Tella (ne cherchez pas d'hôpital, c'est le nom du village), notre parcours s'écarte de la route principale et grimpe en lacets jusqu'au village semi-abandonné de Revilla. Il est un peu plus de 13 heures quand nous arrivons sur place.
Nous pique-niquons rapidement à côté de la voiture avant de partir pour notre première balade. Il règne ici une douceur presque printanière. Manches courtes de rigueur !
Intégré au parc national de Monte Perdido et Ordesa, le sentier mène vers le Mirador (point de vue) de Angones puis rejoint le village de Revilla en formant une boucle.
Le secteur est réputé pour l'observation des vautours, en été le parc national y organise des visites guidées.
Pour l'instant, pas de rapaces en vue mais dans le ciel ce drôle de nuage duveteux !
A l'arrivée au mirador, le fond du canyon est déjà à l'ombre mais le soleil inonde encore largement le massif calcaire du parc national et les sommets qui le coiffent.
Le sentier en boucle s'élève ensuite en lacets à travers la forêt avant d'atteindre un plateau couvert d'une sorte de coussin végétal épineux, sur lequel il vaut mieux ne pas s'asseoir.
Il s'agit de Echinospartum horridum ou genêt horrible, espèce endémique aragonaise dont la capacité colonisatrice participe au maintien des sols. Sa floraison, au printemps et en début d'été, est spectaculaire, le genêt teintant de jaune des versants entiers.
Aujourd'hui c'est l'automne qui apporte quelques touches orangées aux adrets alors que l'hiver a déjà saupoudré de blanc les plus hauts sommets.
Tout d'un coup, le paysage s'anime. Au-dessus de nos têtes, des dizaines de chocards s'unissent pour nous offrir un ballet bien réglé, digne d'une patrouille aérienne, le vacarme en moins. ;-)
Bientôt apparaît le clocher du hameau de Revilla, mais le hameau, en dehors de la présence de quelques chèvres et moutons, a l'air abandonné en dehors de l'été.
Fin de la randonnée après 2 heures de marche pour une distance de 5 kilomètres et un dénivelé de 200 mètres.
L'arrivée à la voiture à 16 heures nous laisse le temps d'un détour supplémentaire sur la route entre Revilla et la vallée, jusqu'à Tella. Depuis ce village, un circuit à pied fait le tour de plusieurs ermitas (petites chapelles ou sanctuaires isolés).
A cette heure, nous profitons en outre des plus belles lumières.
Des trois ermitas, celle de San Juan y Pablo jouit indiscutablement de la meilleure situation dans un décor grandiose.
Mais du sentier en balcon la vue porte aussi sur le village de Tella, sur les montagnes qui l'encadrent et jusqu'au fond de la vallée.
Avant de rejoindre notre hébergement, dernier arrêt devant le dolmen de Tella où le soleil couchant a l'air d'avoir mué les pierres en braises rougeoyantes
Il est 18 heures quand nous rejoignons l'hôtel Revestido à Escalona, un hôtel familial où nous nous installons pour deux nuits, dans une petite chambre confortable, récemment rénovée.
Pour le dîner il faut se caler sur le rythme espagnol et attendre 20 heures. C'est devant la carte des menus que nous réalisons à quel point notre maîtrise de la langue espagnole laisse à désirer. Heureusement la serveuse s'occupe de nous la traduire.
Le dîner est par ailleurs excellent pour un prix défiant toute concurrence. Ça nous change des additions norvégiennes.
Décidément cette première journée en Aragon est une réussite à tout point de vue !
Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.
Ermita de San Juan y Pablo à Tella
Randonnée au Sestrales Alto
J4 : Mercredi 16 septembre 2016
Grand beau temps ce matin malgré une gelée blanche au lever du jour. A 9 h 30, quand nous quittons l'hôtel, la température est cependant déjà remontée de 5 degrés et frôlera les 15 au meilleur de la journée.
Nous avons prévu aujourd'hui une nouvelle incursion dans le parc national d'Ordesa et Monte Perdido mais cette fois par une autre entrée, celle de Plana Canal desservie par la piste de Sensa.
Pour y accéder, direction Puertolas puis Bestué à une dizaine de kilomètres de notre pied-à-terre. Juste avant Bestué, l'asphalte cède la place à une piste assez rugueuse dont les deux premiers kilomètres sont les moins roulants.
Certes nous avons un SUV 4x4 mais équipé de pneus de ville. De ce fait, nous roulons tout doux dans cette montée de 10 kilomètres supplémentaires. Une bonne heure est nécessaire pour parcourir toute la distance entre l'hôtel et le point d'arrivée.
Sur le trajet nous dépassons un véhicule de la FCQ (Fundacion para la Conservacion del Quebranhuesos) dont le conducteur est déjà en plein travail d'observation. Nous ne tardons pas à apercevoir ses sujets d'étude.
A Plana Canal (1749 mètres), la piste est fermée par une barrière. C'est là que nous garons la voiture. Nous sommes seuls.
Il est 10 h 30 quand nous nous lançons à l'assaut du sommet du Sestrales. L'itinéraire suit les panneaux indiquant à intervalle régulier les limites du parc national.
Très vite la vue très ouverte est spectaculaire sur les vallées alentour ainsi que sur les plus hauts sommets flirtant avec les 3 000 mètres.
D'ouest en est, on trouve dans le premier groupe, le Mont Perdu, le Pic d'Anisclo et la Punta de las Olas. Dans le second groupe, le Pic d'Anisclo inférieur et les Trois Sœurs (ou les trois Marie). Dans le creux entre les deux groupes, le col d'Anisclo.
Les alpages à l'avant-plan ont un petit air de steppe mongole. Il ne manque que les chevaux ? Non, regardez bien et cherchez l'enclos où ils sont parqués.
Plus loin, on distingue aussi le rond-point matérialisant la fin de la piste et l'entrée du parc national où nous sommes garés.
De colline en crête, nous avançons avec détermination jusqu'au bord d'un profond canyon, celui de la rivière Anisclo.
Des pins à crochets (bien nommés) poussent sur ces pentes improbables.
12 h 30 : après deux heures de marche, nous atteignons le Sestrales Alto, 2100 mètres. Sur notre gauche, son petit frère, le Sestrales Bajo, 2075 mètres. Sur le plateau en face, les villages de Nerin et Buerba.
Nouveau panorama sur la chaîne du Mont Perdu, dont nous ne nous lassons pas.
Après avoir cassé la croûte au sommet, retour par le même chemin tout en continuant à admirer la vue, cette fois, plus à l'est. La montagne tabulaire (au milieu de la photo) comprend la Pena l'Ombre (1969 m) et le Castillo Mayor (2014 m)
Comme hier, la douceur ambiante nous ferait presque oublier que nous sommes en automne. Pourtant des indices sont là pour nous le rappeler.
D'abord, les couleurs de la forêt entre rouille et or ne trompent pas. Ici elles tirent même étonnamment vers des teintes violacées.
La présence de crocus qui fleurissent justement à partir de la fin de l'été est également là pour nous le confirmer.
Trop occupé à observer les fleurs, le photographe n'a pas le temps de dégainer au passage d'un chamois, rapide comme l'éclair.
En revanche, pas de risque de louper ce troupeau de chevaux. Ce sont ceux que nous avions déjà vus auparavant, parqués dans un enclos. Ils ont été libérés par leurs gardiens en vue de la transhumance. Ils migrent en direction de la vallée en prenant la même piste que celle que nous devons emprunter nous aussi.
De ce fait, nous serions bloqués derrière eux si nous prenions la route tout de suite. Nous avons par conséquent tout le temps de nous attarder autour de Plana Canal d'autant qu'il n'est que 14 h 30 quand nous retrouvons la voiture.
En tout, nous avons mis 4 heures pour une distance de 8 kilomètres avec 500 mètres de dénivelé. Très belle randonnée.
Comme nous avons ramené des chaises pliantes dans notre voiture, c'est le moment idéal pour en faire usage. Nous les déplions sur la pelouse devant ce belvédère d'exception et prenons un bain de soleil comme en plein été (ou presque). Gare aux coups de soleil !
Le calme est impressionnant, à peine interrompu par le cri des vautours.
Quand les chevaux sont loin, nous leur emboîtons le pas, ou plutôt les roues. Nous ne tardons pas à les retrouver plus bas dans les alpages où leurs accompagnateurs ont déjà installé le camp pour la nuit.
Quant à nous, une fois arrivés au carrefour avec la route bitumée, nous faisons un écart vers Bestué, encore un joli village traditionnel, mais contrairement à Revilla vu hier, celui-ci est habité et la plupart de ses maisons en cours de rénovation.
Retour à Escalona en fin d'après-midi après une journée une nouvelle fois bien optimisée et un coup de cœur qui se confirme pour cette belle région des Pyrénées aragonaises.
Deuxième nuit à l'hôtel Revestido. Demain, déplacement vers la Sierra de Guara.
Distance parcourue dans la journée : 45 kilomètres.
Vers le sommet du Sestrales Alto
Dans la Sierra de Guara, du Portal de la Cunarda au village d'Alquézar
J5 : Jeudi 17 novembre 2016
Pas de gelée ce matin, 4 degrés et grand bleu alors que nous prenons la route vers notre destination suivante, le village d'Alquézar, à moins de 70 kilomètres. Nous y avons réservé trois nuits afin de profiter des paysages spectaculaires de la Sierra et des Canyons de Guara.
Entre l'Ebre et les Pyrénées, le parc naturel renferme un impressionnant massif de calcaire dont les reliefs sculptés par l'action érosive de l'eau et de l'air en font l'un des hauts lieux de la pratique du canyoning en Europe. Les randonneurs ne sont pas en reste et trouvent dans ces paysages de gorges, de falaises et de ravins un terrain idéal.
Pour ce qui nous concerne, c'est la randonnée que nous visons. Le canyoning, nous avons déjà eu l'occasion de l'expérimenter dans cette région pendant l'été 2000. Alors que nous séjournions dans la vallée française de Luchon, nous sommes venus passer deux jours dans les environs et y retrouver des amis qui nous avaient organisé une descente de canyon. Mais lequel et à partir d'où ? Nous espérons que ce nouveau séjour va aussi nous guérir de notre amnésie. ;-)
Revenons-en maintenant à notre itinéraire vers la Sierra. A partir d'Ainsa, nous quittons la route principale pour emprunter la A-2205, ondulant paisiblement à travers la campagne, au gré de jolis villages pour la plupart perchés.
A l'approche du massif, la route devient franchement sinueuse, suivant au plus près les méandres des rios.
Nous ignorons les premiers points de vue, peu photogéniques, pour nous rendre directement à proximité de Colungo. C'est là que démarre notre randonnée du jour.
Une fois sur place, nous réalisons que le début du circuit se fait sur une bonne piste. Pour gagner du temps et éviter une partie peu intéressante, nous poursuivons en voiture un kilomètre de plus. C'est toujours ça de pris !
Quand l'itinéraire quitte la piste, il n'y a plus d'autre choix que de poursuivre à pied. Il est 11 h 30 quand nous nous mettons en marche.
Le sentier descend dans le canyon des Arruellos puis s'enfonce dans la pinède de Cunarda, parfumée de senteurs de garrigue et de sous-bois. Des bouquets de thym et de romarin parsèment les pentes, j'en cueille quelques brins pour aromatiser les tomates de notre pique-nique. Pour échapper à l'hypoglycémie, nous n'avons qu'à tendre la main pour récolter quelques arbouses.
D'un canyon à l'autre, nous enchaînons les montées et les descentes en nous demandant où peut bien se cacher le point d'intérêt qui a motivé notre déplacement.
Ce n'est qu'au dernier moment, à partir de la confluence des deux dernières gorges qu'il se dévoile enfin. Il s'agit d'une impressionnante cavité creusée par l'érosion dans la roche calcaire. Plus qu'une fenêtre, c'est un véritable portail d'où son nom de Portal de la Cunarda.
Pour s'en approcher, les derniers mètres sont un peu exposés, mais pas véritablement dangereux. C'est sous sa voûte que l'on réalise pleinement sa majesté.
Les vautours aussi apprécient ce décor hors norme.
Après avoir mangé un morceau, nous rebroussons chemin, en partie par le même itinéraire, avant d'opter pour un raccourci qui rejoint directement la piste de Suelves, celle sur laquelle nous sommes garés.
Retour à 14 h 30 après un parcours en boucle de 3 heures pour une distance de 8 kilomètres et 550 mètres de dénivelé.
Nous reprenons la voiture pour la dernière ligne droite jusqu'à Alquézar dont la silhouette haut perchée se voit de loin, dominant la plaine environnante couverte de champs d'oliviers et d'amandiers.
C'est ce magnifique village médiéval regroupé autour de son château et de sa Collégiale que nous avons retenu pour notre séjour. A l'hôtel Villa de Alquézar, nous prenons possession d'une chambre "spéciale" de 40 m 2 avec une vue unique sur le village et le massif de la Sierra de Guara.
Après avoir contemplé le village depuis nos fenêtres, si on allait le visiter un peu plus avant ! Précisons que le centre est piéton, les visiteurs doivent laisser leur véhicule sur les parkings extérieurs.
De ruelle en placette, nous en faisons le tour tout en commençant à nous préoccuper de trouver une table pour le dîner, seules deux ou trois restaurants étant ouverts hors saison.
Finalement le choix est vite fait parmi les deux adresses recommandées par la réceptionniste de notre hôtel. Avec ses petites salles réparties sur plusieurs niveaux comme suspendues au-dessus de la vallée, son intérieur mariant la pierre et le bois dans un design épuré, la Casa Pardina est immédiatement retenue. Pour ce qui est du contenu de l'assiette, il faudra attendre 20 heures passées, bien entendu !
Nous poursuivons par conséquent notre déambulation, de l'église paroissiale St Michel l'Archange à la Collégiale Ste Marie Majeure.
Au cœur du village, la terrasse du café "Meson del Vero" ne nous est pas inconnue. Eureka, nous nous rappelons y avoir partagé des tapas à la fin de notre journée de canyoning en 2000. Petit à petit, la mémoire revient. Nous pouvons par conséquent en conclure que la descente de canyon s'est terminée à Alquézar.
Après cette parenthèse, reprenons la balade vers le sommet du village.
C'est là, sur les bases d'une forteresse musulmane, que se dresse l'église Ste Marie flanquée d'un cloître, baigné à cette heure par une lumière particulièrement seyante.
De l'intérieur de l'édifice religieux, on retient notamment la riche décoration des plafonds et quelques œuvres majeures comme ce retable.
Avant de quitter les hauteurs de la citadelle, nous nous attardons sur le magnifique panorama qui s'étend à nos pieds. Par-delà les tours et les remparts, le regard porte jusqu'au fond du canyon, jusqu'au lit du rio Vero, celui qui sera au cœur de nos explorations demain. Nous avons déjà hâte d'y être.
Une fois le soleil couché, nous profitons du confort de notre chambre avant de savourer la cuisine de la Casa Pardina, aussi soignée que son décor.
Hmmm… ce séjour en Sierra de Guara s'annonce prometteur !
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres.
La Collégiale d'Alquézar
Randonnée de Alquézar à Asque via les passerelles du rio Vero
J6 : Vendredi 18 novembre 2016
Après un petit déjeuner très copieux, avec tous les ingrédients déjà prêts sur la table (pas besoin de se lever pour se servir), nous sommes d'attaque pour la journée.
Aujourd'hui la voiture reste dans le garage de l'hôtel, nous partons directement à pied.
Il est 10 heures quand nous commençons à descendre vers le rio Vero sous un ciel légèrement plus voilé que les autres jours.
Une fois le lit de la rivière atteint, surprise… le parcours se poursuit en surplomb du cours d'eau grâce à des passerelles suspendues dans le vide.
Nous avançons à notre rythme, d'abord avec précaution, en baissant la tête pour certains passages puis avec de plus en plus d'aisance au fil de la progression.
Nous avons de la chance d'être absolument tout seuls. En cas d'affluence, ça doit être plus compliqué de se croiser.
Sans ce système ingénieux, on ne pourrait pas accéder au cœur de la gorge. Les falaises tombant à pic dans le rio ne laissent aucune place à un éventuel cheminement.
Plus on s'enfonce dans le canyon, plus les passerelles sont installées haut sur la falaise. Mais grâce aux câbles garde-fous, pas de crainte à avoir, pas de sensation de vertige non plus. Bien au contraire, le parcours à la limite de la canopée est vraiment amusant.
En dehors des avantages techniques, arrêtons-nous aussi sur les qualités visuelles et picturales du parcours ! Entre les couleurs menthe à l'eau du rio, orangé des parois du canyon, jaune d'or des feuilles d'automne et vert persistant des résineux, c'est l'harmonie parfaite.
Cela fait quasiment une heure que nous sommes en route, mais à force de musarder, nous avons l'impression de ne pas avoir beaucoup avancé. Il suffit d'ailleurs de lever la tête pour nous rendre compte que nous sommes toujours à la verticale du village, ou presque.
Après avoir traversé le Vero au niveau du pont roman de Fuentebanos, nous nous éloignons de la rivière pour grimper en direction du village d'Asque.
Dernière vue d'ensemble du canyon de Vero laissé derrière nous.
C'est alors le moment de nous intéresser à de petits détails botaniques.
En arrivant à proximité d'Asque, nous ignorons le village et coupons à travers un champ d'oliviers. A ce niveau, nous sommes presque étonnés de trouver deux randonneurs devant nous alors que jusqu'à présent nous étions toujours seuls dans nos balades.
Un arrêt pique-nique (pour nous) va permettre aux deux marcheurs de creuser à nouveau un peu leur avance avant qu'on ne les rattrape près du pont de Villacantal. C'est à cet endroit que nous retrouvons aussi le rio Vero.
Dernière pause pour profiter de la beauté sauvage du canyon.
Puis nous attaquons la dernière ligne droite, une longue montée bien raide jusqu'au village. Elle nous en rappelle une autre, celle faite il y a 16 ans, à l'issue de notre journée de canyoning. Hervé s'en souvient d'autant plus douloureusement qu'il l'avait faite, chaussons de plongée aux pieds. Nous pouvons en conclure que c'est bien le rio Vero (supérieur) que nous avons descendu en 2000. Cette balade a donc bien permis de nous rafraîchir la mémoire.
Le temps aussi s'est un peu rafraîchi sous un ciel de plus en plus couvert au fil de la journée. C'est donc par une boisson chaude bien méritée que nous clôturons cette randonnée de 10 kilomètres en 4 heures et avec 550 mètres de dénivelé. Un parcours très ludique dans un environnement de toute beauté !
La Sierra de Guara tient effectivement toutes ses promesses.
Pour l'heure, nous nous retirons dans notre chambre jusqu'au dîner pour lequel nous nous ne prenons pas de risque en retournant comme hier à la Casa Pardina. Nous avons été tellement bien accueillis et bien servis que c'est une évidence. Nous avons été séduits une nouvelle fois.
Deuxième nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.
Distance parcourue dans la journée : 0 kilomètre (en voiture).
Passerelles du rio Vero
Real del Mascun, randonnée circulaire de Rodellar à Otin
J7 : Samedi 19 novembre 2017
Encore une journée consacrée à la Sierra de Guara, mais aujourd'hui nous changeons de point de départ et de canyon.
Nous nous rendons en voiture à Rodellar, situé au bout d'une route en cul-de-sac à 35 kilomètres de Alquézar, afin d'explorer un autre canyon emblématique de la région, celui de Mascun.
En saison, parking obligatoire à l'extérieur du village mais à cette époque de l'année, nous trouvons quelques places disponibles à l'entrée.
Bonne nouvelle, le ciel est à nouveau dégagé et le soleil généreux même si pour l'instant il ne fait que 5 degrés. Pull et veste seront vite remisés au fond du sac.
Un peu avant 11 heures, nous verrouillons la voiture, c'est parti en même temps que 5 jeunes que nous suivons comme des moutons sans faire attention ni aux indications du GPS ni aux panneaux. Or nous le comprendrons un peu plus tard, eux viennent là pour faire de l'escalade donc choisissent la pente la plus rapide et la plus raide pour accéder au canyon.
Cette variante nous oblige ensuite à passer la rivière plusieurs fois à gué, ce qui, grâce à quelques pierres bien placées, se révèle heureusement facile.
Une fois le parcours initial récupéré, il suffit de suivre le cheminement sur les berges du rio.
Une trentaine de minutes après notre départ, nous arrivons en vue du premier point d'intérêt, une belle cavité creusée dans une falaise.
Mais c'est après l'avoir dépassée et nous être retournés que nous réalisons sa véritable particularité. Sa forme ne vous évoque-t-elle pas quelque chose ?
Oui, sans aucun doute, il s'agit bien d'un dauphin.
Plus on avance, plus les falaises en surplomb du canyon prennent des formes évocatrices. Forteresse, tours crénelées, aiguilles rocheuses… il y a ici comme un air de canyon ouest américain !
A partir de maintenant, le sentier se dirige vers les hauteurs, atteignant 1000 mètres d'altitude à l'issue d'une série de zigzags bien sentis. Mais grâce à quelques distractions, la montée passe comme une lettre à la poste.
Nous nous amusons, en effet, à observer les différentes ouvertures percées dans les colonnes rocheuses. Fenêtre classique ou cintrée… Oeil de bœuf… Chas d'aiguille…
Pas étonnant que les rapaces eux aussi aient trouvé ces anfractuosités propices à leur habitat.
Deux heures après notre départ, nous atteignons le point culminant de notre randonnée d'où nous contemplons ces draperies rocheuses qui ornent le versant opposé.
Le sentier se faufile ensuite entre deux rangées de murets jusqu'à ces chênes robustes et sans doute pluricentenaires.
Nous ne tardons pas à atteindre le hameau de Otin, vraiment abandonné et carrément en ruine.
Nous sommes donc d'autant plus surpris de trouver… un cheval dans l'une de ces masures à moitié écroulées ! L'animal porte un mors, mais pas de selle. Il n'est pas attaché mais manifestement enfermé et pourtant calme. Que fait-il là ? Son propriétaire l'a-t-il momentanément parqué ici, le temps d'une petite balade à pied dans les environs ? Nous n'avons pourtant vu personne à des lieues à la ronde.
Nous en sommes maintenant à la moitié de notre circuit en boucle. Le retour dans le rio Mascun, contrairement à nos craintes, se fait en pente douce en passant... - d'abord par un gigantesque champ de genêt horrible,
puis à proximité du dolmen de Losa Mora,
enfin dans un pierrier un peu inconfortable dont nous oublions vite l'inconfort en nous focalisant sur les couleurs dorées que l'automne a posé sur tous les versants.
Nous retrouvons le rio Mascun à proximité de l'arche du dauphin. Contrairement à ce matin et sans doute aussi parce que nous sommes samedi, il y a un peu plus de monde, quelques randonneurs comme nous mais aussi quelques vététistes chevronnés dans le fond du canyon et surtout quelques grimpeurs accrochés telles des araignées aux parois rocheuses.
Voilà nous sommes presque arrivés. Dernière immersion dans ce fabuleux canyon de Mascun et fin d'un très beau parcours de 15 kilomètres fait en 6 heures avec 570 mètres de dénivelé.
A notre retour à Alquézar nous constatons également plus de monde dans le village que lors des soirs précédents, week-end oblige. Nous avons par conséquent bien fait de réserver notre table pour le dîner. Pour notre dernier soir nous avons voulu changer et essayer la Marmita de Guara.
Conclusion : la cuisine y est très bonne aussi (pour un prix assez similaire). En revanche, le décor et l'accueil sont un cran en dessous de ceux de la Casa Pardina.
Dernière nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres. Dans le canyon de Mascun
De l'auberge de Montfalco au Congost de Mont-Rebei par les passerelles
J8 : Dimanche 20 novembre 2016
Après six jours consécutifs de très beau temps, la météo prévoit, à partir d'aujourd'hui et pour plusieurs jours, une dégradation pluvieuse en provenance de l'ouest. Notre itinéraire nous emmenant une centaine de kilomètres plus à l'est, nous espérons prendre un peu d'avance et échapper aux précipitations pour quelques heures encore.
En effet, en cours de route, nous trouvons même du soleil, ce qui nous conforte dans nos déductions.
Notre destination pour les deux nuits prochaines est l'auberge de Montfalco, une sorte de refuge pour randonneurs en plein milieu de nulle part, depuis laquelle nous avons prévu d'explorer deux sites d'intérêt : les murailles de Finestras aujourd'hui et le Congost de Mont-Rebei demain. Du moins, c'était l'enchaînement initialement prévu, mais vu les incertitudes météorologiques, nous préférons faire le contraire, la gorge et ses passerelles étant notre priorité.
Le défilé de Mont-Rebei forme la limite naturelle entre les provinces d'Aragon et de Catalogne. L'auberge de Montfalco se trouve au bout d'une piste carrossable d'une quinzaine de kilomètres qui débute dans le village de Viacamp, situé lui sur la route N-123 à l'est de Barbastro.
Quand nous arrivons à l'auberge autour de 11 heures, le parking est déjà plein et autour de la maison, des groupes de grimpeurs préparent cordes et baudriers. L'endroit est effectivement connu pour l'escalade, pour le kayak en été et est le point de départ de nombreuses randonnées.
La plus réputée d'entre elles relie le refuge au Congost (mot catalan signifiant canyon) de Mont-Rebei via plusieurs séries de passerelles et deux ponts suspendus. Le parcours intégral fait 13 kilomètres avec x mètres de dénivelé. En raison de la météo, nous revoyons nos objectifs à la baisse et espérons pouvoir couvrir au moins la moitié, c'est-à-dire la partie la plus spectaculaire entre l'auberge et le premier pont suspendu, et ce, sans pluie.
Allez, c'est parti tout d'abord à travers la forêt jusqu'à découvrir, au détour d'une falaise, l'étendue des eaux turquoises de l'Embalse de Canelles.
C'est à partir de ce point qu'il faut emprunter une première série de passerelles. Après avoir déjà expérimenté celles du rio Vero, nous sommes déjà un peu familiarisés avec ce type de parcours, mais contrairement aux précédentes en acier ajouré, celles-ci sont composées de lattes en bois plus aérées.
Si les précédentes suivaient un tracé assez horizontal, celles-ci ont un aspect beaucoup plus vertical.
Autre différence : si dans le canyon de Vero nous avions les passerelles pour nous tout seuls, ce n'est pas le cas ici. La grande majorité des touristes commencent cette randonnée par l'extrémité opposée où, près de Puente de Montanana, le parking est plus facilement accessible. Nous ne tardons donc pas à rencontrer sur les lattes des randonneurs ayant fait ce choix. Et comme nous sommes dimanche, ils sont très nombreux. Pour se croiser, c'est chacun son tour !
Après la première série de passerelles, un cheminement bien aménagé prend le relais et continue à grimper jusqu'au pied d'une deuxième série.
C'est après avoir emprunté toutes ces passerelles que la pluie commence à s'inviter dans la danse, rendant immédiatement glissante la pente rocheuse qui mène au pont suspendu. Nous décidons d'y descendre malgré tout en avançant avec précaution.
Depuis le milieu de la structure on jouit du meilleur point de vue sur cet impressionnant défilé en profitant de la couleur étonnante des eaux de la Noguera Ribagorzana. Dans sa partie la plus étroite, le goulet fait une vingtaine de mètres à peine.
Même s'il ne tombe pour l'instant qu'une petite pluie fine, nous préférons faire demi-tour. En ayant parcouru la moitié de l'itinéraire intégral en aller simple, nous avons tenu nos objectifs. Il reste à espérer que le retour ne se fasse pas sous une pluie battante.
Si nous avions continué, nous aurions pris le sentier taillé dans la falaise que l'on aperçoit sur la rive opposée. Spectaculaire lui aussi !
Nous tournons alors le dos à la gorge pour emprunter une deuxième fois ces passerelles s'enroulant tels des échafaudages autour des parois rocheuses.
Vue plongeante sur le canyon depuis le point le plus haut.
Dans la forêt nous séparant de Montfalco, nous avions repéré une table de pique-nique. Celle-ci tombe maintenant à point nommé pour une pause déjeuner bien tardive. Nous sommes au bord de l'hypoglycémie et plus très performants. Mais après nous être sustentés, fini le coup de barre, ça repart jusqu'à notre destination finale.
Un peu après 15 heures, nous sommes de retour à l'auberge. Au final, en dehors de quelques gouttes, il n'a pas vraiment plu et avec le recul, nous aurions pu tenter le parcours intégral dans les gorges. Dommage !
C'est maintenant le moment de prendre possession de notre hébergement, au milieu d'une ribambelle d'enfants courant dans tous les sens et d'autant d'adultes se hélant d'un étage à l'autre. Alors qu'il est presque 15 h 30, tout ce petit monde est seulement en train de passer à table.
Au milieu de ce brouhaha, on nous énonce les règles de la maison. Premièrement, pas de chaussures à l'intérieur, des sabots sont disponibles (mais nous avons amené nos chaussons). Deuxièmement, l'eau, notamment pour la douche, est à utiliser avec parcimonie.
A l'étage, nous nous installons dans une chambre, certes petite, mais aménagée avec soin (parquet et armoire en bois massif), et dotée d'une salle de bain privative. Les draps et les serviettes sont fournis dans notre cas, mais il faut préparer les lits. Des détails qui prouvent que ce n'est pas tout-à-fait un hôtel !
Le refuge comprend par ailleurs des chambres pour groupes avec salle de bains partagée.
Après un moment de repos dans la chambre, comme il ne pleut toujours pas, nous décidons de ressortir vers 17 heures pour explorer les alentours immédiats de l'auberge. Au rez-de-chaussée, les convives ne sont toujours pas sortis de table.
Nous partons en direction de l'Ermita de San Quitiera d'où nous contemplons une nouvelle vue sur le Congost de Mont-Rebei.
A notre retour, l'animation est toujours à son comble dans et autour de l'auberge. Les enfants cavalent dans les escaliers, les adultes rentrent et sortent, chargent les voitures, claquent les portes. Ce séjour risque d'être animé !
Pourtant, une heure plus tard, depuis notre chambre, nous sommes étonnés de ne plus entendre de bruit. Il nous faut même tendre l'oreille pour distinguer des sons paraissant provenir d'une télé. Seraient-ils tous réunis autour du petit écran ? Dans le sous-sol, ce n'est pas autour de la télé (il n'y a ni télé ni Internet) mais autour d'un écran de projection que nous retrouvons une petite poignée de personnes (sans doute des guides) en train de visionner un film sur… l'Islande. Petit à petit, les quelques personnes s'éclipsent une à une, toutes les autres (familles avec enfants) ayant déjà quitté le refuge, fin de week-end oblige.
Conclusion… au moment du dîner à 20 heures, il ne reste plus que nous deux (ainsi que le couple de gardiens et leur chien). Ça alors ! Nous avons le refuge pour nous tout seuls.
Dîner en tête à tête et nuit très calme rythmée par la pluie.
Distance parcourue dans la journée : 85 kilomètres.
Congost de Mont-Rebei
Une journée à Lérida, balade en ville
J9 : Lundi 21 novembre 2016
Si hier nous avons encore pu échapper à la pluie, aujourd'hui ça a l'air impossible. Il a plu toute la nuit sans discontinuer. Ce matin il tombe toujours des cordes et la météo ne prévoit aucune amélioration dans la journée.
Dans ces conditions, nous faisons une croix sur les Murailles de Finestras tout en réfléchissant à une alternative valable. Un coup d'œil sur une carte de la région nous apprend que la grande agglomération la plus proche est la ville catalane de Lérida, à une centaine kilomètres tout même de Montfalco. Mais puisqu'on a rien d'autre à faire…
Sans guide papier de Catalogne, sans Internet, nous ne savons pas exactement à quoi nous attendre mais sommes persuadés d'y trouver musées et/ou monuments où nous abriter, si besoin, de la pluie.
En arrivant à Lérida en fin de matinée, pas de chance côté musées et monuments, ils sont tous fermés le lundi, mais coup de bol, il n'y pleut pas. A défaut de visites culturelles, nous nous contentons alors d'une balade en ville.
Depuis les petites ruelles piétonnes du centre-ville, escalators et ascenseurs nous hissent sans effort sur les hauteurs où se dresse la Seu Vella. Ancienne cathédrale de Lérida, bâtie entre le XIIIe et le XVe siècles, elle témoigne de la transition entre art roman et art gothique. Sa grande tour s'impose au regard et son cloître attenant est, paraît-il, d'une grande beauté.
Nous nous limitons bien entendu à une vue de l'extérieur avant de trouver une porte laissée ouverte par inadvertance par une équipe de télévision en train d'y faire un reportage. Nous en profitons pour pénétrer dans le cloître, juste le temps d'une photo, avant de nous faire refouler par le gardien, de retour à son poste.
Nous sommes immédiatement frappés par sa taille ainsi que la beauté et la variété des remplages des fenêtres, tous différents.
Nous continuons alors à faire le tour de l'édifice toujours à l'extérieur en profitant de la vue depuis ce belvédère haut perché avant de nous perdre à nouveau dans le dédale des petites rues piétonnes.
A peine sortis de l'agglomération de Lérida, nous retrouvons la pluie qui n'a pas cessé non plus à Montfalco. Notre choix de passer la journée à Lérida a donc été pertinent.
Deuxième nuit à l'auberge où, vu la météo, nous sommes toujours tout seuls.
Distance parcourue dans la journée : 200 kilomètres.

De Tudela aux Bardenas Reales, premier aperçu
J10 et 11 : Mardi 22 et mercredi 23 novembre 2016
On dirait qu'il fait un peu meilleur. Au réveil, il ne pleut pas et les nuages bas sont en train de se disperser, levant le voile sur le réservoir et les reliefs hier totalement invisibles.
Mais cette timide amélioration n'est qu'éphémère. A notre départ de l'auberge, une heure plus tard, la pluie en remet une couche.
Bah, ayant prévu aujourd'hui une étape de transition, cette météo perturbée ne nous dérange pas outre mesure. Nous devons rejoindre la province de Navarre où nous avons réservé trois nuits dans un appartement dans le centre historique de Tudela. 250 kilomètres nous en séparent. Nous avons prévenu la propriétaire de notre arrivée entre 14 heures et 15 heures.
Nous y serons en self-catering. Alors quand un supermarché Simply se présente sur notre trajet et à défaut de pouvoir randonner, nous en profitons pour arpenter les rayons de la grande surface et faire un ravitaillement. Tout au long du parcours jusqu'en Navarre, la météo reste très humide.
Nous arrivons comme prévu, un peu après 14 heures, aux portes de Tudela.
Nous nous attendions à avoir quelques difficultés à pénétrer dans le cœur historique piétonnier, mais pas à ce point. Après avoir tourné en rond plusieurs fois, impossible d'arriver à l'adresse indiquée. Le centre est un dédale de petites rues médiévales, étroites et tortueuses, la plupart en sens unique. Même le GPS de la voiture n'est pas fichu de nous guider. Nous finissons par abandonner notre véhicule sur un stationnement pour nous rendre à pied à la Casa Soto del Ebro.
Sur place, la propriétaire, jambe dans le plâtre, réussit entre espagnol et un peu d'anglais rudimentaire, avec dessin à l'appui, à nous expliquer le circuit à emprunter. Elle nous remet surtout la télécommande, véritable sésame permettant l'accès à ce quartier historique barré par un plot rétractable. Elle nous indique aussi dans quel secteur nous garer gratuitement ensuite, une fois nos bagages déchargés.
Grâce à ses conseils avisés nous arrivons effectivement à bon port. Mais les complications reprennent quand il s'agit de trouver une place de stationnement gratuite. La mission s'avère impossible en pleine après-midi. Même les agents de police ne savent pas nous conseiller. Au final, c'est dans un parking payant que nous atterrissons. Nouveau casse-tête pour retrouver la maison depuis notre stationnement. Le GPS du téléphone lui aussi a du mal à trouver ses repères dans ce labyrinthe urbain.
Quand enfin nous réintégrons l'appartement, c'est pour ne plus le quitter de toute la soirée, profiter de son confort douillet et de son équipement moderne pour nous préparer un petit dîner devant la télé alors que dehors la pluie redouble d'intensité.
Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.
Le lendemain…
Ploc, ploc, ploc… toute la nuit, notre sommeil a été rythmé par la pluie tombant par la gouttière percée de l'immeuble voisin sur l'auvent en plexiglas de l'entrée. Encore 100 % de précipitations prévues pour la journée.
Si nous avons choisi Tudela comme pied-à-terre pour trois nuits, c'est pour explorer les plateaux désertiques des Bardenas Reales qui s'étendent à une vingtaine de kilomètres de la ville. Vaste zone de 42 000 hectares, ce désert offre des paysages uniques en Europe caractérisés par une végétation spécifique et des formations rocheuses spectaculaires sculptées par l'érosion qui donnent vraiment au visiteur qui les traverse l'impression d'évoluer dans les paysages mythiques de l'Ouest américain.
Or dans cette région habituellement désertique il tombe aujourd'hui des seaux d'eau. Et l'on sait que le terrain des Bardenas, habituellement sec, peut rapidement devenir impraticable en cas de fortes pluies. Les routes et surtout les chemins qui sillonnent le plateau se transforment alors en torrents de boue dont on ne peut plus s'extraire.
A ce propos, j'avais vu des photos impressionnantes de motos engluées dans la boue, de camping-cars obligés de s'équiper de chaînes à neige pour se sortir du bourbier et même de 4x4 enlisés.
Dans ces conditions, nous ne sommes pas pressés de mettre le nez dehors et encore moins nos roues dans la glaise des Bardenas.
C'est pourquoi nous passons la matinée à paresser. Ce n'est qu'après le déjeuner que nous décidons de sortir afin de recueillir quelques informations auprès du centre des visiteurs du parc, accessible par une route bitumée.
Autour de Tudela, les étendues agricoles dédiées à la culture maraîchère donnent un avant-goût de ce qui nous attend plus loin. Les champs cultivés se sont transformés en rizières. Le bétail, les pieds dans l'eau, a dû se réfugier sur quelques promontoires moins détrempés.
Sans surprise, l'employée nous déconseille toute visite du désert pendant les deux prochains jours. La seule possibilité, dit-elle, consiste à poursuivre la route bitumée en cul-de-sac jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à la base militaire qui occupe une partie du parc naturel. Toutes les pistes qui sillonnent les lieux sont, de son point de vue, impraticables.
Une fois la caserne atteinte, la tentation de nous engager sur la piste qui fait le tour du polygone de tir est trop forte. Finalement, son état n'est pas aussi catastrophique qu'annoncé. Certes, elle est trempée mais grâce à sa structure caillouteuse elle reste carrossable. Certes, il nous faut traverser à plusieurs reprises de larges flaques boueuses dont le fond est heureusement solide et d'où notre SUV ressort repeint couleur gadoue. Mais c'est le prix à payer pour découvrir a minima quelques reliefs emblématiques.
Ici la star du parc, Castildetierra, pour laquelle Hervé se risque à faire quelques pas dans la marne argileuse. Il a failli rester scotché dans la boue ;-) Là, les pentes bicolores de las Cortinas.
Pour l'instant, nous préférons ne pas tenter le diable et en rester là. Demain la météo prévoit une belle amélioration. Si randonner paraît d'ores et déjà compromis, nous espérons pouvoir poursuivre la visite tout en restant sur les pistes.
Dans l'immédiat, retour à Tudela pour une deuxième nuit à la Casa Soto del Ebro.
Distance parcourue dans la journée : 55 kilomètres.
Dans le désert des Bardenas Reales
Bardenas Reales, le désert après la pluie
J12 : Jeudi 24 novembre 2016
La pluie a cessé durant la nuit, mais les immeubles dans ce quartier de Tudela sont si proches et si serrés qu'il est impossible de voir le ciel depuis nos fenêtres. La météo a prévu une amélioration progressive qui devrait se généraliser à partir de la mi-journée.
Alors en attendant qu'il fasse vraiment très beau, nous passons la matinée à nous promener en ville. L'objectif est de grimper au pied du Corazon de Jesus, la statue du Christ qui surplombe la ville un peu à la manière du Corcovado de Rio. C'est de là qu'on a la meilleure vue sur la cité et sur l'Ebre qui la traverse.
En chemin, petit aperçu des ruelles pavées et des immeubles en briques, très caractéristiques des vieilles villes espagnoles.
Bon, mais on n'est pas là pour rester en ville. Après avoir déjeuné tôt, hop, dès 13 heures, on part comme hier en direction du centre d'information des Bardenas Reales. Non pas pour y prendre des renseignements, on sait ce qu'on nous répondrait, mais juste pour profiter du goudron du parking pour changer de chaussures, car on s'attend à quelques dégâts de ce côté-là. ;-)
Immédiatement après le centre d'information, nous tournons à gauche sur la piste déjà empruntée hier, toujours garnie de larges flaques mais déjà un peu moins profondes que la veille. La décrue commence bien à s'amorcer.
Elle nous mène droit vers Castildetierra qui, sous le ciel bleu, a une bien meilleure tête qu'hier. Ça fait plaisir !
Avec sa robe à plis tombant telle une traîne, on dirait une reine dominant fièrement le royaume qui s'étend à ses pieds.
On peut en fait le tour, mais aujourd'hui c'est exclu. Même si les conditions sont meilleures, les sols sont encore trop spongieux pour pouvoir envisager de randonner.
L'objectif est donc de poursuivre en voiture en faisant le tour complet du polygone de tir et d'organiser nos arrêts selon nos envies au gré des sites se présentant sur notre parcours.
En longeant le côté nord, premier arrêt pour réaliser que la base militaire est réellement en activité. Waouh, il vaut mieux ne pas se trouver dans le champ d'action ! 8043 Concentrons-nous maintenant sur les mesas et les buttes striées qui font la renommée des Bardenas et que nous sommes hélas contraints de contempler de loin au téléobjectif.
Sur le côté Est du parcours, voyant à deux reprises un véhicule (français de surcroît) arrêté sans ses occupants à bord, nous sondons un peu les alentours mais à part faire quelques pas, impossible de s'éloigner.
Par conséquent c'est toujours à distance que nous admirons ces tertres plissés.
Après avoir fait le tour complet du champ de tir, presque de retour à la Castildetierra, voici enfin une possibilité de se dégourdir un peu les jambes en grimpant vers le Cabezo de Cortinillas.
Un escalier de 219 marches par endroits emportées par l'érosion mène au sommet d'un ancien observatoire militaire pour une vue imprenable sur les paysages alentour.
C'est également l'endroit idéal pour se rendre compte de l'engorgement des sols.
Hervé en profite pour poser entre deux demoiselles coiffées, ce qui n'est pas pour lui déplaire. ;-)
Et devant ce champignon géant, nous réalisons combien la ressemblance avec certains hoodoos de l'Utah ou de l'Arizona est flagrante. On se croirait du côté de Page (AZ).
Les Bardenas Reales ont indiscutablement beaucoup de points communs avec les déserts ouest-américains.
Il est presque 16 heures quand nous sommes de retour à la Castildetierra. Un peu trop tôt pour y attendre le coucher de soleil, mais par ce beau temps, pas question non plus de rentrer. Alors nous décidons de faire un saut jusqu'à la partie sud des Bardenas, accessible uniquement depuis Fustiñana, un détour d'une quarantaine de kilomètres tout de même.
Une dizaine de kilomètres après Fustiñana, une piste quitte la route NA-126 pour pénétrer dans le désert jusqu'au pied de Peña del Fraile, cette butte rocheuse qui culmine à 650 mètres.
Vu l'heure et la qualité du terrain, il n'est pas question d'y monter. Nous arrivons néanmoins à parcourir quelques centaines de mètres sur un sentier moyennement boueux jusqu'à ce qu'il le devienne vraiment trop.
Nous choisissons alors d'attendre le coucher de soleil à cet endroit. Il est 17 heures passées. Bientôt, les collines alentour, les pentes et le sommet de la Peña del Fraile se parent de jolies teintes dorées, une belle récompense après deux jours de conditions difficiles.
Il nous reste à constater les dégâts sur la voiture (ah, oui quand même), des stigmates dont plusieurs lavages successifs auront bien du mal à arriver à bout et dont on gardera les traces plusieurs semaines après notre séjour comme autant de souvenirs d'un désert qui se sera fait désirer.
Retour à Tudela à la nuit tombée pour une troisième et dernière nuit. Comme hier, nous arrivons à nous garer gratuitement non loin du centre. Pour la première fois depuis trois jours, nous arrivons à nous diriger à pied jusqu'à la Casa sans recourir au GPS.
Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.
Castildetierra, la star des Bardenas
Deux jours à Saint-Jean-de-Luz
J13 et 14 : vendredi 24 et samedi 25 novembre 2016
Ça y est, notre séjour à Tudela et plus généralement en Espagne s'achève. Des amis nous vantent depuis longtemps le charme de Saint-Jean-de-Luz, c'est l'occasion de finir ce séjour entre montagnes, canyons et déserts… par la mer !
Grâce à l'Autopista de Navarre, les quelque 200 kilomètres qui nous séparent de la côte basque sont rapidement couverts. Une fois le brouillard levé, il fait très beau tout au long de l'itinéraire. Au passage d'un col à plus de 800 mètres, quelques restes de neige sur les bas-côtés témoignent des intempéries récentes.
A destination dès midi, nous prenons immédiatement possession de notre studio à trois kilomètres du centre-ville, au rez-de-chaussée de la maison des propriétaires dans un grand jardin arboré avec piscine (bon, la piscine, c'est pour l'été).
Après un rapide déjeuner, nous sommes prêts à découvrir les environs. Nous prenons immédiatement la route de la corniche vers Hendaye où nous pensons suivre à pied le sentier côtier, mais comme ce dernier longe en grande partie la route, nous jugeons préférable de poursuivre en voiture pour tenter de se rapprocher de la mer.
J'avais repéré une boucle faisant le tour du Domaine d'Abbadia via la pointe Sainte-Anne. Nous garons la voiture en face de la ferme d'Asporotsttipi.
En réalité, là encore, une bonne partie du parcours se fait à distance de la mer, entre bois et landes. Seul le tour de la pointe Sainte-Anne permet véritablement de jouir d'un beau panorama, notamment sur Hendaye et les deux célèbres rochers des Jumeaux.
Un endroit également prisé des cormorans et des goélands.
La mer est d'un calme impressionnant. Nous imaginions trouver un océan plus agité sur cette côte réputée pour la pratique du surf. Profiterions-nous de conditions exceptionnelles ? C'est sur ces réflexions que nous poursuivons notre promenade qui, après avoir longé les falaises, se dirige à nouveau vers les terres, nous dévoilant au passage le célèbre château d'Abbadia.
Dressé face à l'océan, le château observatoire a été construit par Viollet le Duc entre 1864 et 1884 pour Antoine Abbadie, ethnologue, géographe et homme de science. Il le légua à la fin de sa vie à l'Académie des Sciences qui en est toujours propriétaire.
Petit détour du chemin pour jeter un œil à la charmante baie de Loya où il n'est plus permis de descendre en raison de l'éboulement d'une falaise.
Après cette petite balade bien sympa de 5 kilomètres en 2 heures avec très peu de dénivelé, retour dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz pour arpenter la baie avec son front de mer, ses maisons à colombages typiques, son casino et ses bains de mer.
Douceur et calme sont au rendez-vous en cette saison. C'est très agréable !
Nous en profitons aussi pour repérer une bonne adresse en vue du déjeuner de demain midi. Parmi les trois recommandations de nos hôtes, la première avec vue sur mer, Le Brouillarta, est fermée pour travaux (dommage, ça nous plaisait bien), la troisième (Le Petit Grill Basque) ne nous dit rien. C'est par conséquent le deuxième choix, situé à distance de la mer, Le Tourasse, que nous retenons.
En attendant, une petite dînette maison dans notre studio très confortable, situé entre golf et mer, fait parfaitement l'affaire.
Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres.
Le lendemain…
La météo annonce une matinée encore relativement belle avant l'arrivée de la pluie en début d'après-midi, une donnée d'importance pour l'organisation de la journée. Il faut tâcher d'en profiter un maximum ce matin.
Le sentier littoral dont nous avons parcouru une partie hier vers le sud et Hendaye se poursuit également vers le nord, reliant Saint-Jean-de-Luz à Bidart. Nous n'avons pas la prétention de faire l'intégralité du parcours, long de 13 kilomètres aller, d'autant qu'à 12 h 30 nous avons réservé une table dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz.
L'idée est d'avancer autant qu'il nous chante en espérant bénéficier cette fois de la vue sur mer durant tout le trajet.
Après avoir laissé la voiture à proximité du jardin botanique, nous partons en direction du nord.
Très vite nous nous rendons compte qu'en raison de l'effondrement de falaises, le sentier qui initialement suivait strictement le bord de mer, a été détourné pour s'en écarter à plusieurs reprises. Nous qui fréquentons assidûment les chemins côtiers du nord de la Bretagne sommes un peu déçus de ce côté-là.
C'est pour cette raison que nous jugeons inutile de dépasser la plage d'Erromardie. De retour sur nos pas, nous décidons néanmoins de poursuivre vers le sud jusqu'à la plage de Saint-Jean-de-Luz via la pointe Sainte-Barbe, une bonne façon d'étoffer notre balade et éviter ainsi d'avoir à déplacer la voiture pour la garer dans le centre-ville le temps de déjeuner. Jolies vues sur Saint-Jean-de-Luz et sa baie.
Cette option nous amène par conséquent dans le centre-ville pas loin de midi, pile pour l'heure du déjeuner au Tourasse. Un déjeuner délicieux mais bien trop copieux. Nous ne sommes donc pas mécontents de pouvoir brûler quelques calories en refaisant à pied le trajet jusqu'au jardin botanique.
Un timing parfait puisqu'à l'instant même où nous arrivons à la voiture, nous recevons les premières gouttes.
Nous n'avons alors plus qu'à nous replier dans notre studio pour une fin d'après-midi et une fin de vacances tranquille. Demain plus de 700 kilomètres nous attendent pour le retour chez nous.
Distance parcourue dans la journée : 10 kilomètres. Distance totale parcourue pendant tout le voyage : 2 900 kilomètres de porte à porte.
Les Deux Jumeaux, entre St Jean-de-Luz et Hendaye
Le mot de la fin
Nous avons été ravis de notre voyage, à la fois dépaysant et pas très lointain, qui nous a fait découvrir ou redécouvrir des paysages très variés, des montagnes aux déserts en passant par les canyons. Une image un peu différente des classiques espagnols !
La météo de cette arrière-saison a été particulièrement belle la première semaine, un peu plus mitigée la deuxième, mais nous a permis de voir presque tout ce que nous souhaitions.
Pour avoir moins de risque côté météo, octobre est sans doute plus adapté.
Néanmoins, avec un séjour à nos dates, nous étions assurés de profiter des belles couleurs d'automne qui ont contribué à sublimer les paysages.
Ce que nous avons aimé : - les belles randonnées dans des sites peu fréquentés, où nous étions presque toujours seuls, - les beaux villages traditionnels, souvent admirablement situés, pour beaucoup en cours de rénovation, - la douceur du climat, - le réseau routier, en excellent état, - l'accueil, souriant et chaleureux partout, - la cuisine locale, très bonne et beaucoup beaucoup moins chère qu'en France, - le vin, notamment le vignoble du Somontano, une belle découverte !
Bref, vous l'aurez compris, l'Espagne, on a adoré !
Un regret : N'avoir pas pu explorer le désert des Bardenas Reales à pied peut-être, mais nous reviendrons, la péninsule ibérique a encore tellement de ressources à offrir.
Bibliographie/webographie
Côté ouvrages papier, j'ai eu entre les mains deux guides du Routard : * Madrid, Castille avec Aragon, Rioja et Estrémadure * Pays basque (France, Espagne, Navarre y compris)
Mais en réalité je me suis surtout servie d'Internet et notamment des sites suivants :
Si belle la terre (Aragon, Bardenas Reales, Sierra de Guara) qui a été ma principale source d'inspiration,
Topo Pyrénées qui recense de nombreuses randonnées dans le sud-ouest de la France et en Espagne, bien documentées et illustrées, avec traces GPS,
Turismo Somontano, le site de l'office de tourisme du Somontano qui a guidé mon choix pour les randonnées dans la Sierra de Guara,
Wikiloc et ses traces GPS très utiles, un incontournable,
Vazyvite pour appréhender la région des Bardenas Reales tout en passant un moment de franche rigolade,
Trip in Wild pour le plaisir des yeux et les belles images, toujours des Bardenas.
Voilà, c'est la fin de ce récit et de notre fabuleux voyage. En attendant le suivant, nous vous souhaitons une belle année 2017. 🙂
Romarin
FIN
Le récit du voyage aux Canaries (2019) est ici : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescanaries/
Celui de la Costa Brava (2017) est là : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescostabrava/
Aragon et Navarre ci-dessous : sites.google.com/...uleuxvoyagesespagne/ Bonne découverte. 🙂
===============================================================================Sierras, gorges, déserts, cheminées de fée... A la vue d'un tel programme, notre destination aurait pu être l'Ouest américain. Or c'est dans le nord de l'Espagne que nous avons trouvé ces paysages au cours d'un voyage de quinze jours dont dix au pays de Don Quichotte.
En effet, le nord de l'Espagne, notamment les provinces d'Aragon et de Navarre, recèle des trésors naturels inestimables que nous sommes impatients de découvrir.
Pas de vol ni de location de voiture, nous partons directement depuis la région parisienne en voiture. Afin de profiter au maximum des journées déjà courtes en novembre, nous passons à chaque étape au moins deux ou trois nuits.
Un déplacement à Toulouse ayant été le prétexte à l'organisation de ce voyage, nous commençons par passer deux jours dans la ville rose.
De l'autre côté des Pyrénées, nous poursuivons notre séjour entre les paysages montagneux du parc national d'Ordesa et Monte Perdido, les canyons encaissés de la Sierra de Guara, les gorges étroites du Congost de Mont-Rebei et les plateaux désertiques des Bardenas Reales.
Le voyage se terminera par une courte incursion au Pays basque à Saint-Jean-de-Luz.
En plus des sites naturels, nous profiterons aussi des richesses architecturales des villes et des villages sur notre parcours.
Et la météo à cette saison ? Nous l'espérons encore clémente. Dans tous les cas, des réservations d'hébergement (presque) toutes annulables jusqu'au dernier moment devraient nous permettre de changer de plan si nécessaire.
En préambule, la carte de notre itinéraire et la liste de nos étapes.
Du château de Thegra au… centre-ville de Toulouse
J1 et 2 : Dimanche 13 et lundi 14 novembre 2016
7 heures : il fait encore nuit quand nous quittons notre domicile mais il pleut déjà à cette heure matinale. Cette pluie va nous accompagner tout au long des 660 kilomètres qui nous séparent de la région toulousaine. Mais ne dit-on pas "vacances pluvieuses, vacances heureuses" ? L'espoir est donc permis !
Sur place, ce n'est guère mieux. Des trombes d'eau nous accueillent à notre arrivée au château de Thégra (où nous avons réservé deux nuits), nous clouant tout l'après-midi dans notre chambre.
C'est alors l'occasion d'expérimenter la vie de château en allant à la découverte de cette bâtisse du XVIe siècle, avec ses cheminées monumentales, ses plafonds peints et ses fresques d'époque.
En fin d'après-midi, bravant les éléments, nous nous décidons à quitter notre donjon pour un bref passage par le centre-ville de Toulouse et sa célèbre place du Capitole.
Agréable fin de soirée chez Marie Caroline et Frédéric autour d'un bon dîner, à parler voyages, bien entendu !
Le lendemain…
Le soleil a fait un retour timide. Mais il risque de ne pas briller toute la journée, alors ne traînons pas. Nous avons en effet prévu de retourner dans le centre-ville pour en poursuivre la visite.
Petit déjeuner dès 8 heures dans l'élégante salle à manger du château où les portraits des ascendants de la châtelaine trônent au-dessus de l'imposante cheminée. Nous sommes presque intimidés.
Le château étant situé à cinq minutes en voiture de la station Gramont, nous abandonnons notre carrosse pour nous engouffrer dans le métro toulousain en direction de la place du Capitole.
Au programme ce matin, tant que la météo est favorable, une randonnée urbaine sur les bords de la Garonne.
D'un pont à l'autre, nous cheminons sur les berges du fleuve, à la découverte de parcs et de jardins, de canaux, d'écluses et d'îles.
Bref, en tout une belle boucle de13 kilomètres en 3 heures au terme de laquelle nous ne sommes pas mécontents de reprendre des forces à la terrasse d'un café. Les lunettes de soleil sont de sortie, même si le fond de l'air reste frais.
Après une matinée au grand air, on préférerait néanmoins passer la suite au chaud. Un musée devrait faire l'affaire. A ce sujet, j'avais lu beaucoup de bien du musée des Augustins.
Aussitôt dit, aussitôt fait !
Le musée est installé dans un ancien monastère d'architecture gothique méridionale, datant pour l'essentiel des XIVe et XVe siècles. Il s'organise autour d'un cloître où l'on peut admirer toute une série de gargouilles.
Un bel ensemble de sculptures du XIXe siècle sont présentées autour de l'escalier monumental qui monte à l'étage et où sont réunis les salons de peinture du XVIIe au XXe siècles.
Mais le clou du musée, c'est sa salle de sculptures romanes avec ses chapiteaux issus de différents édifices religieux.
Confiée à Jorge Pardo, la collection a été mise en scène et en lumière dans un décor contemporain par l'artiste cubain jusqu'à devenir une œuvre d'art à part entière. Magnifique !
C'est ce festival de couleurs qui clôt en beauté notre visite. Le métro nous ramène à Gramont et la voiture à Thégra.
Il nous reste à honorer le rendez-vous à l'origine de notre déplacement avant de conclure la journée au restaurant "Côté Garonne", une adresse que nous a conseillée Marie-Caroline et que nous recommandons à notre tour.
Deuxième nuit au château. Demain cap sur l'Espagne !
Distance parcourue pendant ces deux premiers jours : 740 kilomètres.
Dans le musée des Augustins

De Revilla à Tella : miradores et ermitas
J3 : Mardi 15 novembre 2016
Notre voyage commence véritablement aujourd'hui avec la traversée des Pyrénées. Si le ciel est encore couvert lors de notre départ de Toulouse, il ne va pas le rester bien longtemps, la météo prévoit une très belle journée côté espagnol. Chic !
En effet, très vite, la chaîne pyrénéenne scintille sous les rayons du soleil, nous offrant un panorama d'exception pendant toute la durée du trajet.
La seule petite contrariété vient du GPS de la voiture qui refuse catégoriquement de nous faire passer par l'itinéraire prévu, c'est-à-dire par le tunnel de Bielsa. Il n'arrête pas de nous harceler, nous demandant incessamment "Faites demi-tour dès que possible" ou " A 500 mètres prenez à gauche la départementale…" jusqu'à nous faire douter de la pertinence de notre choix. Ce n'est qu'en toute fin de course, à l'approche du tunnel, qu'il finit par nous donner raison. Non, mais !
Après le tunnel, notre parcours bascule sur le versant aragonais des Pyrénées où la température qui avait chuté à 2 degrés côté français remonte en flèche. A Hospital de Tella (ne cherchez pas d'hôpital, c'est le nom du village), notre parcours s'écarte de la route principale et grimpe en lacets jusqu'au village semi-abandonné de Revilla. Il est un peu plus de 13 heures quand nous arrivons sur place.
Nous pique-niquons rapidement à côté de la voiture avant de partir pour notre première balade. Il règne ici une douceur presque printanière. Manches courtes de rigueur !
Intégré au parc national de Monte Perdido et Ordesa, le sentier mène vers le Mirador (point de vue) de Angones puis rejoint le village de Revilla en formant une boucle.
Le secteur est réputé pour l'observation des vautours, en été le parc national y organise des visites guidées.
Pour l'instant, pas de rapaces en vue mais dans le ciel ce drôle de nuage duveteux !
A l'arrivée au mirador, le fond du canyon est déjà à l'ombre mais le soleil inonde encore largement le massif calcaire du parc national et les sommets qui le coiffent.
Le sentier en boucle s'élève ensuite en lacets à travers la forêt avant d'atteindre un plateau couvert d'une sorte de coussin végétal épineux, sur lequel il vaut mieux ne pas s'asseoir.
Il s'agit de Echinospartum horridum ou genêt horrible, espèce endémique aragonaise dont la capacité colonisatrice participe au maintien des sols. Sa floraison, au printemps et en début d'été, est spectaculaire, le genêt teintant de jaune des versants entiers.
Aujourd'hui c'est l'automne qui apporte quelques touches orangées aux adrets alors que l'hiver a déjà saupoudré de blanc les plus hauts sommets.
Tout d'un coup, le paysage s'anime. Au-dessus de nos têtes, des dizaines de chocards s'unissent pour nous offrir un ballet bien réglé, digne d'une patrouille aérienne, le vacarme en moins. ;-)
Bientôt apparaît le clocher du hameau de Revilla, mais le hameau, en dehors de la présence de quelques chèvres et moutons, a l'air abandonné en dehors de l'été.
Fin de la randonnée après 2 heures de marche pour une distance de 5 kilomètres et un dénivelé de 200 mètres.
L'arrivée à la voiture à 16 heures nous laisse le temps d'un détour supplémentaire sur la route entre Revilla et la vallée, jusqu'à Tella. Depuis ce village, un circuit à pied fait le tour de plusieurs ermitas (petites chapelles ou sanctuaires isolés).
A cette heure, nous profitons en outre des plus belles lumières.
Des trois ermitas, celle de San Juan y Pablo jouit indiscutablement de la meilleure situation dans un décor grandiose.
Mais du sentier en balcon la vue porte aussi sur le village de Tella, sur les montagnes qui l'encadrent et jusqu'au fond de la vallée.
Avant de rejoindre notre hébergement, dernier arrêt devant le dolmen de Tella où le soleil couchant a l'air d'avoir mué les pierres en braises rougeoyantes
Il est 18 heures quand nous rejoignons l'hôtel Revestido à Escalona, un hôtel familial où nous nous installons pour deux nuits, dans une petite chambre confortable, récemment rénovée.
Pour le dîner il faut se caler sur le rythme espagnol et attendre 20 heures. C'est devant la carte des menus que nous réalisons à quel point notre maîtrise de la langue espagnole laisse à désirer. Heureusement la serveuse s'occupe de nous la traduire.
Le dîner est par ailleurs excellent pour un prix défiant toute concurrence. Ça nous change des additions norvégiennes.
Décidément cette première journée en Aragon est une réussite à tout point de vue !
Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.
Ermita de San Juan y Pablo à Tella

Randonnée au Sestrales Alto
J4 : Mercredi 16 septembre 2016
Grand beau temps ce matin malgré une gelée blanche au lever du jour. A 9 h 30, quand nous quittons l'hôtel, la température est cependant déjà remontée de 5 degrés et frôlera les 15 au meilleur de la journée.
Nous avons prévu aujourd'hui une nouvelle incursion dans le parc national d'Ordesa et Monte Perdido mais cette fois par une autre entrée, celle de Plana Canal desservie par la piste de Sensa.
Pour y accéder, direction Puertolas puis Bestué à une dizaine de kilomètres de notre pied-à-terre. Juste avant Bestué, l'asphalte cède la place à une piste assez rugueuse dont les deux premiers kilomètres sont les moins roulants.
Certes nous avons un SUV 4x4 mais équipé de pneus de ville. De ce fait, nous roulons tout doux dans cette montée de 10 kilomètres supplémentaires. Une bonne heure est nécessaire pour parcourir toute la distance entre l'hôtel et le point d'arrivée.
Sur le trajet nous dépassons un véhicule de la FCQ (Fundacion para la Conservacion del Quebranhuesos) dont le conducteur est déjà en plein travail d'observation. Nous ne tardons pas à apercevoir ses sujets d'étude.
A Plana Canal (1749 mètres), la piste est fermée par une barrière. C'est là que nous garons la voiture. Nous sommes seuls.
Il est 10 h 30 quand nous nous lançons à l'assaut du sommet du Sestrales. L'itinéraire suit les panneaux indiquant à intervalle régulier les limites du parc national.
Très vite la vue très ouverte est spectaculaire sur les vallées alentour ainsi que sur les plus hauts sommets flirtant avec les 3 000 mètres.
D'ouest en est, on trouve dans le premier groupe, le Mont Perdu, le Pic d'Anisclo et la Punta de las Olas. Dans le second groupe, le Pic d'Anisclo inférieur et les Trois Sœurs (ou les trois Marie). Dans le creux entre les deux groupes, le col d'Anisclo.
Les alpages à l'avant-plan ont un petit air de steppe mongole. Il ne manque que les chevaux ? Non, regardez bien et cherchez l'enclos où ils sont parqués.
Plus loin, on distingue aussi le rond-point matérialisant la fin de la piste et l'entrée du parc national où nous sommes garés.
De colline en crête, nous avançons avec détermination jusqu'au bord d'un profond canyon, celui de la rivière Anisclo.
Des pins à crochets (bien nommés) poussent sur ces pentes improbables.
12 h 30 : après deux heures de marche, nous atteignons le Sestrales Alto, 2100 mètres. Sur notre gauche, son petit frère, le Sestrales Bajo, 2075 mètres. Sur le plateau en face, les villages de Nerin et Buerba.
Nouveau panorama sur la chaîne du Mont Perdu, dont nous ne nous lassons pas.
Après avoir cassé la croûte au sommet, retour par le même chemin tout en continuant à admirer la vue, cette fois, plus à l'est. La montagne tabulaire (au milieu de la photo) comprend la Pena l'Ombre (1969 m) et le Castillo Mayor (2014 m)
Comme hier, la douceur ambiante nous ferait presque oublier que nous sommes en automne. Pourtant des indices sont là pour nous le rappeler.
D'abord, les couleurs de la forêt entre rouille et or ne trompent pas. Ici elles tirent même étonnamment vers des teintes violacées.
La présence de crocus qui fleurissent justement à partir de la fin de l'été est également là pour nous le confirmer.
Trop occupé à observer les fleurs, le photographe n'a pas le temps de dégainer au passage d'un chamois, rapide comme l'éclair.
En revanche, pas de risque de louper ce troupeau de chevaux. Ce sont ceux que nous avions déjà vus auparavant, parqués dans un enclos. Ils ont été libérés par leurs gardiens en vue de la transhumance. Ils migrent en direction de la vallée en prenant la même piste que celle que nous devons emprunter nous aussi.
De ce fait, nous serions bloqués derrière eux si nous prenions la route tout de suite. Nous avons par conséquent tout le temps de nous attarder autour de Plana Canal d'autant qu'il n'est que 14 h 30 quand nous retrouvons la voiture.
En tout, nous avons mis 4 heures pour une distance de 8 kilomètres avec 500 mètres de dénivelé. Très belle randonnée.
Comme nous avons ramené des chaises pliantes dans notre voiture, c'est le moment idéal pour en faire usage. Nous les déplions sur la pelouse devant ce belvédère d'exception et prenons un bain de soleil comme en plein été (ou presque). Gare aux coups de soleil !
Le calme est impressionnant, à peine interrompu par le cri des vautours.
Quand les chevaux sont loin, nous leur emboîtons le pas, ou plutôt les roues. Nous ne tardons pas à les retrouver plus bas dans les alpages où leurs accompagnateurs ont déjà installé le camp pour la nuit.
Quant à nous, une fois arrivés au carrefour avec la route bitumée, nous faisons un écart vers Bestué, encore un joli village traditionnel, mais contrairement à Revilla vu hier, celui-ci est habité et la plupart de ses maisons en cours de rénovation.
Retour à Escalona en fin d'après-midi après une journée une nouvelle fois bien optimisée et un coup de cœur qui se confirme pour cette belle région des Pyrénées aragonaises.
Deuxième nuit à l'hôtel Revestido. Demain, déplacement vers la Sierra de Guara.
Distance parcourue dans la journée : 45 kilomètres.
Vers le sommet du Sestrales Alto

Dans la Sierra de Guara, du Portal de la Cunarda au village d'Alquézar
J5 : Jeudi 17 novembre 2016
Pas de gelée ce matin, 4 degrés et grand bleu alors que nous prenons la route vers notre destination suivante, le village d'Alquézar, à moins de 70 kilomètres. Nous y avons réservé trois nuits afin de profiter des paysages spectaculaires de la Sierra et des Canyons de Guara.
Entre l'Ebre et les Pyrénées, le parc naturel renferme un impressionnant massif de calcaire dont les reliefs sculptés par l'action érosive de l'eau et de l'air en font l'un des hauts lieux de la pratique du canyoning en Europe. Les randonneurs ne sont pas en reste et trouvent dans ces paysages de gorges, de falaises et de ravins un terrain idéal.
Pour ce qui nous concerne, c'est la randonnée que nous visons. Le canyoning, nous avons déjà eu l'occasion de l'expérimenter dans cette région pendant l'été 2000. Alors que nous séjournions dans la vallée française de Luchon, nous sommes venus passer deux jours dans les environs et y retrouver des amis qui nous avaient organisé une descente de canyon. Mais lequel et à partir d'où ? Nous espérons que ce nouveau séjour va aussi nous guérir de notre amnésie. ;-)
Revenons-en maintenant à notre itinéraire vers la Sierra. A partir d'Ainsa, nous quittons la route principale pour emprunter la A-2205, ondulant paisiblement à travers la campagne, au gré de jolis villages pour la plupart perchés.
A l'approche du massif, la route devient franchement sinueuse, suivant au plus près les méandres des rios.
Nous ignorons les premiers points de vue, peu photogéniques, pour nous rendre directement à proximité de Colungo. C'est là que démarre notre randonnée du jour.
Une fois sur place, nous réalisons que le début du circuit se fait sur une bonne piste. Pour gagner du temps et éviter une partie peu intéressante, nous poursuivons en voiture un kilomètre de plus. C'est toujours ça de pris !
Quand l'itinéraire quitte la piste, il n'y a plus d'autre choix que de poursuivre à pied. Il est 11 h 30 quand nous nous mettons en marche.
Le sentier descend dans le canyon des Arruellos puis s'enfonce dans la pinède de Cunarda, parfumée de senteurs de garrigue et de sous-bois. Des bouquets de thym et de romarin parsèment les pentes, j'en cueille quelques brins pour aromatiser les tomates de notre pique-nique. Pour échapper à l'hypoglycémie, nous n'avons qu'à tendre la main pour récolter quelques arbouses.
D'un canyon à l'autre, nous enchaînons les montées et les descentes en nous demandant où peut bien se cacher le point d'intérêt qui a motivé notre déplacement.
Ce n'est qu'au dernier moment, à partir de la confluence des deux dernières gorges qu'il se dévoile enfin. Il s'agit d'une impressionnante cavité creusée par l'érosion dans la roche calcaire. Plus qu'une fenêtre, c'est un véritable portail d'où son nom de Portal de la Cunarda.
Pour s'en approcher, les derniers mètres sont un peu exposés, mais pas véritablement dangereux. C'est sous sa voûte que l'on réalise pleinement sa majesté.
Les vautours aussi apprécient ce décor hors norme.
Après avoir mangé un morceau, nous rebroussons chemin, en partie par le même itinéraire, avant d'opter pour un raccourci qui rejoint directement la piste de Suelves, celle sur laquelle nous sommes garés.
Retour à 14 h 30 après un parcours en boucle de 3 heures pour une distance de 8 kilomètres et 550 mètres de dénivelé.
Nous reprenons la voiture pour la dernière ligne droite jusqu'à Alquézar dont la silhouette haut perchée se voit de loin, dominant la plaine environnante couverte de champs d'oliviers et d'amandiers.
C'est ce magnifique village médiéval regroupé autour de son château et de sa Collégiale que nous avons retenu pour notre séjour. A l'hôtel Villa de Alquézar, nous prenons possession d'une chambre "spéciale" de 40 m 2 avec une vue unique sur le village et le massif de la Sierra de Guara.
Après avoir contemplé le village depuis nos fenêtres, si on allait le visiter un peu plus avant ! Précisons que le centre est piéton, les visiteurs doivent laisser leur véhicule sur les parkings extérieurs.
De ruelle en placette, nous en faisons le tour tout en commençant à nous préoccuper de trouver une table pour le dîner, seules deux ou trois restaurants étant ouverts hors saison.
Finalement le choix est vite fait parmi les deux adresses recommandées par la réceptionniste de notre hôtel. Avec ses petites salles réparties sur plusieurs niveaux comme suspendues au-dessus de la vallée, son intérieur mariant la pierre et le bois dans un design épuré, la Casa Pardina est immédiatement retenue. Pour ce qui est du contenu de l'assiette, il faudra attendre 20 heures passées, bien entendu !
Nous poursuivons par conséquent notre déambulation, de l'église paroissiale St Michel l'Archange à la Collégiale Ste Marie Majeure.
Au cœur du village, la terrasse du café "Meson del Vero" ne nous est pas inconnue. Eureka, nous nous rappelons y avoir partagé des tapas à la fin de notre journée de canyoning en 2000. Petit à petit, la mémoire revient. Nous pouvons par conséquent en conclure que la descente de canyon s'est terminée à Alquézar.
Après cette parenthèse, reprenons la balade vers le sommet du village.
C'est là, sur les bases d'une forteresse musulmane, que se dresse l'église Ste Marie flanquée d'un cloître, baigné à cette heure par une lumière particulièrement seyante.
De l'intérieur de l'édifice religieux, on retient notamment la riche décoration des plafonds et quelques œuvres majeures comme ce retable.
Avant de quitter les hauteurs de la citadelle, nous nous attardons sur le magnifique panorama qui s'étend à nos pieds. Par-delà les tours et les remparts, le regard porte jusqu'au fond du canyon, jusqu'au lit du rio Vero, celui qui sera au cœur de nos explorations demain. Nous avons déjà hâte d'y être.
Une fois le soleil couché, nous profitons du confort de notre chambre avant de savourer la cuisine de la Casa Pardina, aussi soignée que son décor.
Hmmm… ce séjour en Sierra de Guara s'annonce prometteur !
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres.
La Collégiale d'Alquézar

Randonnée de Alquézar à Asque via les passerelles du rio Vero
J6 : Vendredi 18 novembre 2016
Après un petit déjeuner très copieux, avec tous les ingrédients déjà prêts sur la table (pas besoin de se lever pour se servir), nous sommes d'attaque pour la journée.
Aujourd'hui la voiture reste dans le garage de l'hôtel, nous partons directement à pied.
Il est 10 heures quand nous commençons à descendre vers le rio Vero sous un ciel légèrement plus voilé que les autres jours.
Une fois le lit de la rivière atteint, surprise… le parcours se poursuit en surplomb du cours d'eau grâce à des passerelles suspendues dans le vide.
Nous avançons à notre rythme, d'abord avec précaution, en baissant la tête pour certains passages puis avec de plus en plus d'aisance au fil de la progression.
Nous avons de la chance d'être absolument tout seuls. En cas d'affluence, ça doit être plus compliqué de se croiser.
Sans ce système ingénieux, on ne pourrait pas accéder au cœur de la gorge. Les falaises tombant à pic dans le rio ne laissent aucune place à un éventuel cheminement.
Plus on s'enfonce dans le canyon, plus les passerelles sont installées haut sur la falaise. Mais grâce aux câbles garde-fous, pas de crainte à avoir, pas de sensation de vertige non plus. Bien au contraire, le parcours à la limite de la canopée est vraiment amusant.
En dehors des avantages techniques, arrêtons-nous aussi sur les qualités visuelles et picturales du parcours ! Entre les couleurs menthe à l'eau du rio, orangé des parois du canyon, jaune d'or des feuilles d'automne et vert persistant des résineux, c'est l'harmonie parfaite.
Cela fait quasiment une heure que nous sommes en route, mais à force de musarder, nous avons l'impression de ne pas avoir beaucoup avancé. Il suffit d'ailleurs de lever la tête pour nous rendre compte que nous sommes toujours à la verticale du village, ou presque.
Après avoir traversé le Vero au niveau du pont roman de Fuentebanos, nous nous éloignons de la rivière pour grimper en direction du village d'Asque.
Dernière vue d'ensemble du canyon de Vero laissé derrière nous.
C'est alors le moment de nous intéresser à de petits détails botaniques.
En arrivant à proximité d'Asque, nous ignorons le village et coupons à travers un champ d'oliviers. A ce niveau, nous sommes presque étonnés de trouver deux randonneurs devant nous alors que jusqu'à présent nous étions toujours seuls dans nos balades.
Un arrêt pique-nique (pour nous) va permettre aux deux marcheurs de creuser à nouveau un peu leur avance avant qu'on ne les rattrape près du pont de Villacantal. C'est à cet endroit que nous retrouvons aussi le rio Vero.
Dernière pause pour profiter de la beauté sauvage du canyon.
Puis nous attaquons la dernière ligne droite, une longue montée bien raide jusqu'au village. Elle nous en rappelle une autre, celle faite il y a 16 ans, à l'issue de notre journée de canyoning. Hervé s'en souvient d'autant plus douloureusement qu'il l'avait faite, chaussons de plongée aux pieds. Nous pouvons en conclure que c'est bien le rio Vero (supérieur) que nous avons descendu en 2000. Cette balade a donc bien permis de nous rafraîchir la mémoire.
Le temps aussi s'est un peu rafraîchi sous un ciel de plus en plus couvert au fil de la journée. C'est donc par une boisson chaude bien méritée que nous clôturons cette randonnée de 10 kilomètres en 4 heures et avec 550 mètres de dénivelé. Un parcours très ludique dans un environnement de toute beauté !
La Sierra de Guara tient effectivement toutes ses promesses.
Pour l'heure, nous nous retirons dans notre chambre jusqu'au dîner pour lequel nous nous ne prenons pas de risque en retournant comme hier à la Casa Pardina. Nous avons été tellement bien accueillis et bien servis que c'est une évidence. Nous avons été séduits une nouvelle fois.
Deuxième nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.
Distance parcourue dans la journée : 0 kilomètre (en voiture).
Passerelles du rio Vero

Real del Mascun, randonnée circulaire de Rodellar à Otin
J7 : Samedi 19 novembre 2017
Encore une journée consacrée à la Sierra de Guara, mais aujourd'hui nous changeons de point de départ et de canyon.
Nous nous rendons en voiture à Rodellar, situé au bout d'une route en cul-de-sac à 35 kilomètres de Alquézar, afin d'explorer un autre canyon emblématique de la région, celui de Mascun.
En saison, parking obligatoire à l'extérieur du village mais à cette époque de l'année, nous trouvons quelques places disponibles à l'entrée.
Bonne nouvelle, le ciel est à nouveau dégagé et le soleil généreux même si pour l'instant il ne fait que 5 degrés. Pull et veste seront vite remisés au fond du sac.
Un peu avant 11 heures, nous verrouillons la voiture, c'est parti en même temps que 5 jeunes que nous suivons comme des moutons sans faire attention ni aux indications du GPS ni aux panneaux. Or nous le comprendrons un peu plus tard, eux viennent là pour faire de l'escalade donc choisissent la pente la plus rapide et la plus raide pour accéder au canyon.
Cette variante nous oblige ensuite à passer la rivière plusieurs fois à gué, ce qui, grâce à quelques pierres bien placées, se révèle heureusement facile.
Une fois le parcours initial récupéré, il suffit de suivre le cheminement sur les berges du rio.
Une trentaine de minutes après notre départ, nous arrivons en vue du premier point d'intérêt, une belle cavité creusée dans une falaise.
Mais c'est après l'avoir dépassée et nous être retournés que nous réalisons sa véritable particularité. Sa forme ne vous évoque-t-elle pas quelque chose ?
Oui, sans aucun doute, il s'agit bien d'un dauphin.
Plus on avance, plus les falaises en surplomb du canyon prennent des formes évocatrices. Forteresse, tours crénelées, aiguilles rocheuses… il y a ici comme un air de canyon ouest américain !
A partir de maintenant, le sentier se dirige vers les hauteurs, atteignant 1000 mètres d'altitude à l'issue d'une série de zigzags bien sentis. Mais grâce à quelques distractions, la montée passe comme une lettre à la poste.
Nous nous amusons, en effet, à observer les différentes ouvertures percées dans les colonnes rocheuses. Fenêtre classique ou cintrée… Oeil de bœuf… Chas d'aiguille…
Pas étonnant que les rapaces eux aussi aient trouvé ces anfractuosités propices à leur habitat.
Deux heures après notre départ, nous atteignons le point culminant de notre randonnée d'où nous contemplons ces draperies rocheuses qui ornent le versant opposé.
Le sentier se faufile ensuite entre deux rangées de murets jusqu'à ces chênes robustes et sans doute pluricentenaires.
Nous ne tardons pas à atteindre le hameau de Otin, vraiment abandonné et carrément en ruine.
Nous sommes donc d'autant plus surpris de trouver… un cheval dans l'une de ces masures à moitié écroulées ! L'animal porte un mors, mais pas de selle. Il n'est pas attaché mais manifestement enfermé et pourtant calme. Que fait-il là ? Son propriétaire l'a-t-il momentanément parqué ici, le temps d'une petite balade à pied dans les environs ? Nous n'avons pourtant vu personne à des lieues à la ronde.
Nous en sommes maintenant à la moitié de notre circuit en boucle. Le retour dans le rio Mascun, contrairement à nos craintes, se fait en pente douce en passant... - d'abord par un gigantesque champ de genêt horrible,
puis à proximité du dolmen de Losa Mora,
enfin dans un pierrier un peu inconfortable dont nous oublions vite l'inconfort en nous focalisant sur les couleurs dorées que l'automne a posé sur tous les versants.
Nous retrouvons le rio Mascun à proximité de l'arche du dauphin. Contrairement à ce matin et sans doute aussi parce que nous sommes samedi, il y a un peu plus de monde, quelques randonneurs comme nous mais aussi quelques vététistes chevronnés dans le fond du canyon et surtout quelques grimpeurs accrochés telles des araignées aux parois rocheuses.
Voilà nous sommes presque arrivés. Dernière immersion dans ce fabuleux canyon de Mascun et fin d'un très beau parcours de 15 kilomètres fait en 6 heures avec 570 mètres de dénivelé.
A notre retour à Alquézar nous constatons également plus de monde dans le village que lors des soirs précédents, week-end oblige. Nous avons par conséquent bien fait de réserver notre table pour le dîner. Pour notre dernier soir nous avons voulu changer et essayer la Marmita de Guara.
Conclusion : la cuisine y est très bonne aussi (pour un prix assez similaire). En revanche, le décor et l'accueil sont un cran en dessous de ceux de la Casa Pardina.
Dernière nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres. Dans le canyon de Mascun

De l'auberge de Montfalco au Congost de Mont-Rebei par les passerelles
J8 : Dimanche 20 novembre 2016
Après six jours consécutifs de très beau temps, la météo prévoit, à partir d'aujourd'hui et pour plusieurs jours, une dégradation pluvieuse en provenance de l'ouest. Notre itinéraire nous emmenant une centaine de kilomètres plus à l'est, nous espérons prendre un peu d'avance et échapper aux précipitations pour quelques heures encore.
En effet, en cours de route, nous trouvons même du soleil, ce qui nous conforte dans nos déductions.
Notre destination pour les deux nuits prochaines est l'auberge de Montfalco, une sorte de refuge pour randonneurs en plein milieu de nulle part, depuis laquelle nous avons prévu d'explorer deux sites d'intérêt : les murailles de Finestras aujourd'hui et le Congost de Mont-Rebei demain. Du moins, c'était l'enchaînement initialement prévu, mais vu les incertitudes météorologiques, nous préférons faire le contraire, la gorge et ses passerelles étant notre priorité.
Le défilé de Mont-Rebei forme la limite naturelle entre les provinces d'Aragon et de Catalogne. L'auberge de Montfalco se trouve au bout d'une piste carrossable d'une quinzaine de kilomètres qui débute dans le village de Viacamp, situé lui sur la route N-123 à l'est de Barbastro.
Quand nous arrivons à l'auberge autour de 11 heures, le parking est déjà plein et autour de la maison, des groupes de grimpeurs préparent cordes et baudriers. L'endroit est effectivement connu pour l'escalade, pour le kayak en été et est le point de départ de nombreuses randonnées.
La plus réputée d'entre elles relie le refuge au Congost (mot catalan signifiant canyon) de Mont-Rebei via plusieurs séries de passerelles et deux ponts suspendus. Le parcours intégral fait 13 kilomètres avec x mètres de dénivelé. En raison de la météo, nous revoyons nos objectifs à la baisse et espérons pouvoir couvrir au moins la moitié, c'est-à-dire la partie la plus spectaculaire entre l'auberge et le premier pont suspendu, et ce, sans pluie.
Allez, c'est parti tout d'abord à travers la forêt jusqu'à découvrir, au détour d'une falaise, l'étendue des eaux turquoises de l'Embalse de Canelles.
C'est à partir de ce point qu'il faut emprunter une première série de passerelles. Après avoir déjà expérimenté celles du rio Vero, nous sommes déjà un peu familiarisés avec ce type de parcours, mais contrairement aux précédentes en acier ajouré, celles-ci sont composées de lattes en bois plus aérées.
Si les précédentes suivaient un tracé assez horizontal, celles-ci ont un aspect beaucoup plus vertical.
Autre différence : si dans le canyon de Vero nous avions les passerelles pour nous tout seuls, ce n'est pas le cas ici. La grande majorité des touristes commencent cette randonnée par l'extrémité opposée où, près de Puente de Montanana, le parking est plus facilement accessible. Nous ne tardons donc pas à rencontrer sur les lattes des randonneurs ayant fait ce choix. Et comme nous sommes dimanche, ils sont très nombreux. Pour se croiser, c'est chacun son tour !
Après la première série de passerelles, un cheminement bien aménagé prend le relais et continue à grimper jusqu'au pied d'une deuxième série.
C'est après avoir emprunté toutes ces passerelles que la pluie commence à s'inviter dans la danse, rendant immédiatement glissante la pente rocheuse qui mène au pont suspendu. Nous décidons d'y descendre malgré tout en avançant avec précaution.
Depuis le milieu de la structure on jouit du meilleur point de vue sur cet impressionnant défilé en profitant de la couleur étonnante des eaux de la Noguera Ribagorzana. Dans sa partie la plus étroite, le goulet fait une vingtaine de mètres à peine.
Même s'il ne tombe pour l'instant qu'une petite pluie fine, nous préférons faire demi-tour. En ayant parcouru la moitié de l'itinéraire intégral en aller simple, nous avons tenu nos objectifs. Il reste à espérer que le retour ne se fasse pas sous une pluie battante.
Si nous avions continué, nous aurions pris le sentier taillé dans la falaise que l'on aperçoit sur la rive opposée. Spectaculaire lui aussi !
Nous tournons alors le dos à la gorge pour emprunter une deuxième fois ces passerelles s'enroulant tels des échafaudages autour des parois rocheuses.
Vue plongeante sur le canyon depuis le point le plus haut.
Dans la forêt nous séparant de Montfalco, nous avions repéré une table de pique-nique. Celle-ci tombe maintenant à point nommé pour une pause déjeuner bien tardive. Nous sommes au bord de l'hypoglycémie et plus très performants. Mais après nous être sustentés, fini le coup de barre, ça repart jusqu'à notre destination finale.
Un peu après 15 heures, nous sommes de retour à l'auberge. Au final, en dehors de quelques gouttes, il n'a pas vraiment plu et avec le recul, nous aurions pu tenter le parcours intégral dans les gorges. Dommage !
C'est maintenant le moment de prendre possession de notre hébergement, au milieu d'une ribambelle d'enfants courant dans tous les sens et d'autant d'adultes se hélant d'un étage à l'autre. Alors qu'il est presque 15 h 30, tout ce petit monde est seulement en train de passer à table.
Au milieu de ce brouhaha, on nous énonce les règles de la maison. Premièrement, pas de chaussures à l'intérieur, des sabots sont disponibles (mais nous avons amené nos chaussons). Deuxièmement, l'eau, notamment pour la douche, est à utiliser avec parcimonie.
A l'étage, nous nous installons dans une chambre, certes petite, mais aménagée avec soin (parquet et armoire en bois massif), et dotée d'une salle de bain privative. Les draps et les serviettes sont fournis dans notre cas, mais il faut préparer les lits. Des détails qui prouvent que ce n'est pas tout-à-fait un hôtel !
Le refuge comprend par ailleurs des chambres pour groupes avec salle de bains partagée.
Après un moment de repos dans la chambre, comme il ne pleut toujours pas, nous décidons de ressortir vers 17 heures pour explorer les alentours immédiats de l'auberge. Au rez-de-chaussée, les convives ne sont toujours pas sortis de table.
Nous partons en direction de l'Ermita de San Quitiera d'où nous contemplons une nouvelle vue sur le Congost de Mont-Rebei.
A notre retour, l'animation est toujours à son comble dans et autour de l'auberge. Les enfants cavalent dans les escaliers, les adultes rentrent et sortent, chargent les voitures, claquent les portes. Ce séjour risque d'être animé !
Pourtant, une heure plus tard, depuis notre chambre, nous sommes étonnés de ne plus entendre de bruit. Il nous faut même tendre l'oreille pour distinguer des sons paraissant provenir d'une télé. Seraient-ils tous réunis autour du petit écran ? Dans le sous-sol, ce n'est pas autour de la télé (il n'y a ni télé ni Internet) mais autour d'un écran de projection que nous retrouvons une petite poignée de personnes (sans doute des guides) en train de visionner un film sur… l'Islande. Petit à petit, les quelques personnes s'éclipsent une à une, toutes les autres (familles avec enfants) ayant déjà quitté le refuge, fin de week-end oblige.
Conclusion… au moment du dîner à 20 heures, il ne reste plus que nous deux (ainsi que le couple de gardiens et leur chien). Ça alors ! Nous avons le refuge pour nous tout seuls.
Dîner en tête à tête et nuit très calme rythmée par la pluie.
Distance parcourue dans la journée : 85 kilomètres.
Congost de Mont-Rebei

Une journée à Lérida, balade en ville
J9 : Lundi 21 novembre 2016
Si hier nous avons encore pu échapper à la pluie, aujourd'hui ça a l'air impossible. Il a plu toute la nuit sans discontinuer. Ce matin il tombe toujours des cordes et la météo ne prévoit aucune amélioration dans la journée.
Dans ces conditions, nous faisons une croix sur les Murailles de Finestras tout en réfléchissant à une alternative valable. Un coup d'œil sur une carte de la région nous apprend que la grande agglomération la plus proche est la ville catalane de Lérida, à une centaine kilomètres tout même de Montfalco. Mais puisqu'on a rien d'autre à faire…
Sans guide papier de Catalogne, sans Internet, nous ne savons pas exactement à quoi nous attendre mais sommes persuadés d'y trouver musées et/ou monuments où nous abriter, si besoin, de la pluie.
En arrivant à Lérida en fin de matinée, pas de chance côté musées et monuments, ils sont tous fermés le lundi, mais coup de bol, il n'y pleut pas. A défaut de visites culturelles, nous nous contentons alors d'une balade en ville.
Depuis les petites ruelles piétonnes du centre-ville, escalators et ascenseurs nous hissent sans effort sur les hauteurs où se dresse la Seu Vella. Ancienne cathédrale de Lérida, bâtie entre le XIIIe et le XVe siècles, elle témoigne de la transition entre art roman et art gothique. Sa grande tour s'impose au regard et son cloître attenant est, paraît-il, d'une grande beauté.
Nous nous limitons bien entendu à une vue de l'extérieur avant de trouver une porte laissée ouverte par inadvertance par une équipe de télévision en train d'y faire un reportage. Nous en profitons pour pénétrer dans le cloître, juste le temps d'une photo, avant de nous faire refouler par le gardien, de retour à son poste.
Nous sommes immédiatement frappés par sa taille ainsi que la beauté et la variété des remplages des fenêtres, tous différents.
Nous continuons alors à faire le tour de l'édifice toujours à l'extérieur en profitant de la vue depuis ce belvédère haut perché avant de nous perdre à nouveau dans le dédale des petites rues piétonnes.
A peine sortis de l'agglomération de Lérida, nous retrouvons la pluie qui n'a pas cessé non plus à Montfalco. Notre choix de passer la journée à Lérida a donc été pertinent.
Deuxième nuit à l'auberge où, vu la météo, nous sommes toujours tout seuls.
Distance parcourue dans la journée : 200 kilomètres.

De Tudela aux Bardenas Reales, premier aperçu
J10 et 11 : Mardi 22 et mercredi 23 novembre 2016
On dirait qu'il fait un peu meilleur. Au réveil, il ne pleut pas et les nuages bas sont en train de se disperser, levant le voile sur le réservoir et les reliefs hier totalement invisibles.
Mais cette timide amélioration n'est qu'éphémère. A notre départ de l'auberge, une heure plus tard, la pluie en remet une couche.
Bah, ayant prévu aujourd'hui une étape de transition, cette météo perturbée ne nous dérange pas outre mesure. Nous devons rejoindre la province de Navarre où nous avons réservé trois nuits dans un appartement dans le centre historique de Tudela. 250 kilomètres nous en séparent. Nous avons prévenu la propriétaire de notre arrivée entre 14 heures et 15 heures.
Nous y serons en self-catering. Alors quand un supermarché Simply se présente sur notre trajet et à défaut de pouvoir randonner, nous en profitons pour arpenter les rayons de la grande surface et faire un ravitaillement. Tout au long du parcours jusqu'en Navarre, la météo reste très humide.
Nous arrivons comme prévu, un peu après 14 heures, aux portes de Tudela.
Nous nous attendions à avoir quelques difficultés à pénétrer dans le cœur historique piétonnier, mais pas à ce point. Après avoir tourné en rond plusieurs fois, impossible d'arriver à l'adresse indiquée. Le centre est un dédale de petites rues médiévales, étroites et tortueuses, la plupart en sens unique. Même le GPS de la voiture n'est pas fichu de nous guider. Nous finissons par abandonner notre véhicule sur un stationnement pour nous rendre à pied à la Casa Soto del Ebro.
Sur place, la propriétaire, jambe dans le plâtre, réussit entre espagnol et un peu d'anglais rudimentaire, avec dessin à l'appui, à nous expliquer le circuit à emprunter. Elle nous remet surtout la télécommande, véritable sésame permettant l'accès à ce quartier historique barré par un plot rétractable. Elle nous indique aussi dans quel secteur nous garer gratuitement ensuite, une fois nos bagages déchargés.
Grâce à ses conseils avisés nous arrivons effectivement à bon port. Mais les complications reprennent quand il s'agit de trouver une place de stationnement gratuite. La mission s'avère impossible en pleine après-midi. Même les agents de police ne savent pas nous conseiller. Au final, c'est dans un parking payant que nous atterrissons. Nouveau casse-tête pour retrouver la maison depuis notre stationnement. Le GPS du téléphone lui aussi a du mal à trouver ses repères dans ce labyrinthe urbain.
Quand enfin nous réintégrons l'appartement, c'est pour ne plus le quitter de toute la soirée, profiter de son confort douillet et de son équipement moderne pour nous préparer un petit dîner devant la télé alors que dehors la pluie redouble d'intensité.
Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.
Le lendemain…
Ploc, ploc, ploc… toute la nuit, notre sommeil a été rythmé par la pluie tombant par la gouttière percée de l'immeuble voisin sur l'auvent en plexiglas de l'entrée. Encore 100 % de précipitations prévues pour la journée.
Si nous avons choisi Tudela comme pied-à-terre pour trois nuits, c'est pour explorer les plateaux désertiques des Bardenas Reales qui s'étendent à une vingtaine de kilomètres de la ville. Vaste zone de 42 000 hectares, ce désert offre des paysages uniques en Europe caractérisés par une végétation spécifique et des formations rocheuses spectaculaires sculptées par l'érosion qui donnent vraiment au visiteur qui les traverse l'impression d'évoluer dans les paysages mythiques de l'Ouest américain.
Or dans cette région habituellement désertique il tombe aujourd'hui des seaux d'eau. Et l'on sait que le terrain des Bardenas, habituellement sec, peut rapidement devenir impraticable en cas de fortes pluies. Les routes et surtout les chemins qui sillonnent le plateau se transforment alors en torrents de boue dont on ne peut plus s'extraire.
A ce propos, j'avais vu des photos impressionnantes de motos engluées dans la boue, de camping-cars obligés de s'équiper de chaînes à neige pour se sortir du bourbier et même de 4x4 enlisés.
Dans ces conditions, nous ne sommes pas pressés de mettre le nez dehors et encore moins nos roues dans la glaise des Bardenas.
C'est pourquoi nous passons la matinée à paresser. Ce n'est qu'après le déjeuner que nous décidons de sortir afin de recueillir quelques informations auprès du centre des visiteurs du parc, accessible par une route bitumée.
Autour de Tudela, les étendues agricoles dédiées à la culture maraîchère donnent un avant-goût de ce qui nous attend plus loin. Les champs cultivés se sont transformés en rizières. Le bétail, les pieds dans l'eau, a dû se réfugier sur quelques promontoires moins détrempés.
Sans surprise, l'employée nous déconseille toute visite du désert pendant les deux prochains jours. La seule possibilité, dit-elle, consiste à poursuivre la route bitumée en cul-de-sac jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à la base militaire qui occupe une partie du parc naturel. Toutes les pistes qui sillonnent les lieux sont, de son point de vue, impraticables.
Une fois la caserne atteinte, la tentation de nous engager sur la piste qui fait le tour du polygone de tir est trop forte. Finalement, son état n'est pas aussi catastrophique qu'annoncé. Certes, elle est trempée mais grâce à sa structure caillouteuse elle reste carrossable. Certes, il nous faut traverser à plusieurs reprises de larges flaques boueuses dont le fond est heureusement solide et d'où notre SUV ressort repeint couleur gadoue. Mais c'est le prix à payer pour découvrir a minima quelques reliefs emblématiques.
Ici la star du parc, Castildetierra, pour laquelle Hervé se risque à faire quelques pas dans la marne argileuse. Il a failli rester scotché dans la boue ;-) Là, les pentes bicolores de las Cortinas.
Pour l'instant, nous préférons ne pas tenter le diable et en rester là. Demain la météo prévoit une belle amélioration. Si randonner paraît d'ores et déjà compromis, nous espérons pouvoir poursuivre la visite tout en restant sur les pistes.
Dans l'immédiat, retour à Tudela pour une deuxième nuit à la Casa Soto del Ebro.
Distance parcourue dans la journée : 55 kilomètres.
Dans le désert des Bardenas Reales

Bardenas Reales, le désert après la pluie
J12 : Jeudi 24 novembre 2016
La pluie a cessé durant la nuit, mais les immeubles dans ce quartier de Tudela sont si proches et si serrés qu'il est impossible de voir le ciel depuis nos fenêtres. La météo a prévu une amélioration progressive qui devrait se généraliser à partir de la mi-journée.
Alors en attendant qu'il fasse vraiment très beau, nous passons la matinée à nous promener en ville. L'objectif est de grimper au pied du Corazon de Jesus, la statue du Christ qui surplombe la ville un peu à la manière du Corcovado de Rio. C'est de là qu'on a la meilleure vue sur la cité et sur l'Ebre qui la traverse.
En chemin, petit aperçu des ruelles pavées et des immeubles en briques, très caractéristiques des vieilles villes espagnoles.
Bon, mais on n'est pas là pour rester en ville. Après avoir déjeuné tôt, hop, dès 13 heures, on part comme hier en direction du centre d'information des Bardenas Reales. Non pas pour y prendre des renseignements, on sait ce qu'on nous répondrait, mais juste pour profiter du goudron du parking pour changer de chaussures, car on s'attend à quelques dégâts de ce côté-là. ;-)
Immédiatement après le centre d'information, nous tournons à gauche sur la piste déjà empruntée hier, toujours garnie de larges flaques mais déjà un peu moins profondes que la veille. La décrue commence bien à s'amorcer.
Elle nous mène droit vers Castildetierra qui, sous le ciel bleu, a une bien meilleure tête qu'hier. Ça fait plaisir !
Avec sa robe à plis tombant telle une traîne, on dirait une reine dominant fièrement le royaume qui s'étend à ses pieds.
On peut en fait le tour, mais aujourd'hui c'est exclu. Même si les conditions sont meilleures, les sols sont encore trop spongieux pour pouvoir envisager de randonner.
L'objectif est donc de poursuivre en voiture en faisant le tour complet du polygone de tir et d'organiser nos arrêts selon nos envies au gré des sites se présentant sur notre parcours.
En longeant le côté nord, premier arrêt pour réaliser que la base militaire est réellement en activité. Waouh, il vaut mieux ne pas se trouver dans le champ d'action ! 8043 Concentrons-nous maintenant sur les mesas et les buttes striées qui font la renommée des Bardenas et que nous sommes hélas contraints de contempler de loin au téléobjectif.
Sur le côté Est du parcours, voyant à deux reprises un véhicule (français de surcroît) arrêté sans ses occupants à bord, nous sondons un peu les alentours mais à part faire quelques pas, impossible de s'éloigner.
Par conséquent c'est toujours à distance que nous admirons ces tertres plissés.
Après avoir fait le tour complet du champ de tir, presque de retour à la Castildetierra, voici enfin une possibilité de se dégourdir un peu les jambes en grimpant vers le Cabezo de Cortinillas.
Un escalier de 219 marches par endroits emportées par l'érosion mène au sommet d'un ancien observatoire militaire pour une vue imprenable sur les paysages alentour.
C'est également l'endroit idéal pour se rendre compte de l'engorgement des sols.
Hervé en profite pour poser entre deux demoiselles coiffées, ce qui n'est pas pour lui déplaire. ;-)
Et devant ce champignon géant, nous réalisons combien la ressemblance avec certains hoodoos de l'Utah ou de l'Arizona est flagrante. On se croirait du côté de Page (AZ).
Les Bardenas Reales ont indiscutablement beaucoup de points communs avec les déserts ouest-américains.
Il est presque 16 heures quand nous sommes de retour à la Castildetierra. Un peu trop tôt pour y attendre le coucher de soleil, mais par ce beau temps, pas question non plus de rentrer. Alors nous décidons de faire un saut jusqu'à la partie sud des Bardenas, accessible uniquement depuis Fustiñana, un détour d'une quarantaine de kilomètres tout de même.
Une dizaine de kilomètres après Fustiñana, une piste quitte la route NA-126 pour pénétrer dans le désert jusqu'au pied de Peña del Fraile, cette butte rocheuse qui culmine à 650 mètres.
Vu l'heure et la qualité du terrain, il n'est pas question d'y monter. Nous arrivons néanmoins à parcourir quelques centaines de mètres sur un sentier moyennement boueux jusqu'à ce qu'il le devienne vraiment trop.
Nous choisissons alors d'attendre le coucher de soleil à cet endroit. Il est 17 heures passées. Bientôt, les collines alentour, les pentes et le sommet de la Peña del Fraile se parent de jolies teintes dorées, une belle récompense après deux jours de conditions difficiles.
Il nous reste à constater les dégâts sur la voiture (ah, oui quand même), des stigmates dont plusieurs lavages successifs auront bien du mal à arriver à bout et dont on gardera les traces plusieurs semaines après notre séjour comme autant de souvenirs d'un désert qui se sera fait désirer.
Retour à Tudela à la nuit tombée pour une troisième et dernière nuit. Comme hier, nous arrivons à nous garer gratuitement non loin du centre. Pour la première fois depuis trois jours, nous arrivons à nous diriger à pied jusqu'à la Casa sans recourir au GPS.
Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.
Castildetierra, la star des Bardenas

Deux jours à Saint-Jean-de-Luz
J13 et 14 : vendredi 24 et samedi 25 novembre 2016
Ça y est, notre séjour à Tudela et plus généralement en Espagne s'achève. Des amis nous vantent depuis longtemps le charme de Saint-Jean-de-Luz, c'est l'occasion de finir ce séjour entre montagnes, canyons et déserts… par la mer !
Grâce à l'Autopista de Navarre, les quelque 200 kilomètres qui nous séparent de la côte basque sont rapidement couverts. Une fois le brouillard levé, il fait très beau tout au long de l'itinéraire. Au passage d'un col à plus de 800 mètres, quelques restes de neige sur les bas-côtés témoignent des intempéries récentes.
A destination dès midi, nous prenons immédiatement possession de notre studio à trois kilomètres du centre-ville, au rez-de-chaussée de la maison des propriétaires dans un grand jardin arboré avec piscine (bon, la piscine, c'est pour l'été).
Après un rapide déjeuner, nous sommes prêts à découvrir les environs. Nous prenons immédiatement la route de la corniche vers Hendaye où nous pensons suivre à pied le sentier côtier, mais comme ce dernier longe en grande partie la route, nous jugeons préférable de poursuivre en voiture pour tenter de se rapprocher de la mer.
J'avais repéré une boucle faisant le tour du Domaine d'Abbadia via la pointe Sainte-Anne. Nous garons la voiture en face de la ferme d'Asporotsttipi.
En réalité, là encore, une bonne partie du parcours se fait à distance de la mer, entre bois et landes. Seul le tour de la pointe Sainte-Anne permet véritablement de jouir d'un beau panorama, notamment sur Hendaye et les deux célèbres rochers des Jumeaux.
Un endroit également prisé des cormorans et des goélands.
La mer est d'un calme impressionnant. Nous imaginions trouver un océan plus agité sur cette côte réputée pour la pratique du surf. Profiterions-nous de conditions exceptionnelles ? C'est sur ces réflexions que nous poursuivons notre promenade qui, après avoir longé les falaises, se dirige à nouveau vers les terres, nous dévoilant au passage le célèbre château d'Abbadia.
Dressé face à l'océan, le château observatoire a été construit par Viollet le Duc entre 1864 et 1884 pour Antoine Abbadie, ethnologue, géographe et homme de science. Il le légua à la fin de sa vie à l'Académie des Sciences qui en est toujours propriétaire.
Petit détour du chemin pour jeter un œil à la charmante baie de Loya où il n'est plus permis de descendre en raison de l'éboulement d'une falaise.
Après cette petite balade bien sympa de 5 kilomètres en 2 heures avec très peu de dénivelé, retour dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz pour arpenter la baie avec son front de mer, ses maisons à colombages typiques, son casino et ses bains de mer.
Douceur et calme sont au rendez-vous en cette saison. C'est très agréable !
Nous en profitons aussi pour repérer une bonne adresse en vue du déjeuner de demain midi. Parmi les trois recommandations de nos hôtes, la première avec vue sur mer, Le Brouillarta, est fermée pour travaux (dommage, ça nous plaisait bien), la troisième (Le Petit Grill Basque) ne nous dit rien. C'est par conséquent le deuxième choix, situé à distance de la mer, Le Tourasse, que nous retenons.
En attendant, une petite dînette maison dans notre studio très confortable, situé entre golf et mer, fait parfaitement l'affaire.
Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres.
Le lendemain…
La météo annonce une matinée encore relativement belle avant l'arrivée de la pluie en début d'après-midi, une donnée d'importance pour l'organisation de la journée. Il faut tâcher d'en profiter un maximum ce matin.
Le sentier littoral dont nous avons parcouru une partie hier vers le sud et Hendaye se poursuit également vers le nord, reliant Saint-Jean-de-Luz à Bidart. Nous n'avons pas la prétention de faire l'intégralité du parcours, long de 13 kilomètres aller, d'autant qu'à 12 h 30 nous avons réservé une table dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz.
L'idée est d'avancer autant qu'il nous chante en espérant bénéficier cette fois de la vue sur mer durant tout le trajet.
Après avoir laissé la voiture à proximité du jardin botanique, nous partons en direction du nord.
Très vite nous nous rendons compte qu'en raison de l'effondrement de falaises, le sentier qui initialement suivait strictement le bord de mer, a été détourné pour s'en écarter à plusieurs reprises. Nous qui fréquentons assidûment les chemins côtiers du nord de la Bretagne sommes un peu déçus de ce côté-là.
C'est pour cette raison que nous jugeons inutile de dépasser la plage d'Erromardie. De retour sur nos pas, nous décidons néanmoins de poursuivre vers le sud jusqu'à la plage de Saint-Jean-de-Luz via la pointe Sainte-Barbe, une bonne façon d'étoffer notre balade et éviter ainsi d'avoir à déplacer la voiture pour la garer dans le centre-ville le temps de déjeuner. Jolies vues sur Saint-Jean-de-Luz et sa baie.
Cette option nous amène par conséquent dans le centre-ville pas loin de midi, pile pour l'heure du déjeuner au Tourasse. Un déjeuner délicieux mais bien trop copieux. Nous ne sommes donc pas mécontents de pouvoir brûler quelques calories en refaisant à pied le trajet jusqu'au jardin botanique.
Un timing parfait puisqu'à l'instant même où nous arrivons à la voiture, nous recevons les premières gouttes.
Nous n'avons alors plus qu'à nous replier dans notre studio pour une fin d'après-midi et une fin de vacances tranquille. Demain plus de 700 kilomètres nous attendent pour le retour chez nous.
Distance parcourue dans la journée : 10 kilomètres. Distance totale parcourue pendant tout le voyage : 2 900 kilomètres de porte à porte.
Les Deux Jumeaux, entre St Jean-de-Luz et Hendaye

Le mot de la fin
Nous avons été ravis de notre voyage, à la fois dépaysant et pas très lointain, qui nous a fait découvrir ou redécouvrir des paysages très variés, des montagnes aux déserts en passant par les canyons. Une image un peu différente des classiques espagnols !
La météo de cette arrière-saison a été particulièrement belle la première semaine, un peu plus mitigée la deuxième, mais nous a permis de voir presque tout ce que nous souhaitions.
Pour avoir moins de risque côté météo, octobre est sans doute plus adapté.
Néanmoins, avec un séjour à nos dates, nous étions assurés de profiter des belles couleurs d'automne qui ont contribué à sublimer les paysages.
Ce que nous avons aimé : - les belles randonnées dans des sites peu fréquentés, où nous étions presque toujours seuls, - les beaux villages traditionnels, souvent admirablement situés, pour beaucoup en cours de rénovation, - la douceur du climat, - le réseau routier, en excellent état, - l'accueil, souriant et chaleureux partout, - la cuisine locale, très bonne et beaucoup beaucoup moins chère qu'en France, - le vin, notamment le vignoble du Somontano, une belle découverte !
Bref, vous l'aurez compris, l'Espagne, on a adoré !
Un regret : N'avoir pas pu explorer le désert des Bardenas Reales à pied peut-être, mais nous reviendrons, la péninsule ibérique a encore tellement de ressources à offrir.
Bibliographie/webographie
Côté ouvrages papier, j'ai eu entre les mains deux guides du Routard : * Madrid, Castille avec Aragon, Rioja et Estrémadure * Pays basque (France, Espagne, Navarre y compris)
Mais en réalité je me suis surtout servie d'Internet et notamment des sites suivants :
Si belle la terre (Aragon, Bardenas Reales, Sierra de Guara) qui a été ma principale source d'inspiration,
Topo Pyrénées qui recense de nombreuses randonnées dans le sud-ouest de la France et en Espagne, bien documentées et illustrées, avec traces GPS,
Turismo Somontano, le site de l'office de tourisme du Somontano qui a guidé mon choix pour les randonnées dans la Sierra de Guara,
Wikiloc et ses traces GPS très utiles, un incontournable,
Vazyvite pour appréhender la région des Bardenas Reales tout en passant un moment de franche rigolade,
Trip in Wild pour le plaisir des yeux et les belles images, toujours des Bardenas.
Voilà, c'est la fin de ce récit et de notre fabuleux voyage. En attendant le suivant, nous vous souhaitons une belle année 2017. 🙂
Romarin

FIN
Avis sur itinéraire au Cap Vert? English translation pending
De nouveau une question 🙁
Pensez-vous que visiter les îles Sao Vicente, Fogo Brava, Santiago et Santo Antao en 18 jours relève de l'utopie ou du marathon ???
Merci d'avance !
Pensez-vous que visiter les îles Sao Vicente, Fogo Brava, Santiago et Santo Antao en 18 jours relève de l'utopie ou du marathon ???
Merci d'avance !
Séjour linguistique en octobre: New York ou Los Angeles? English translation pending
Bonjour,
Je prévois de partir faire un séjour linguistique de 3 mois, avec un mois d'école (soit avec ESL, Boalingua ou Study Global.. ou autre chose à proposer? )
Mon "problème" est que je n'arrive pas à me décider.. J'ai déjà vu New York durant 3 jours l'été passé. C'est une ville extraordinaire, je suis sûre que je m'y plairais... mais pour 3 mois, est ce pas trop long ? Surtout à cette période.. En fait j'ai envisager deux possibilités.
La première : Séjour d'un mois à Los Angeles (Santa Monica plus précisement) avec cours et hébérgement chez l'habitant ou en résidence étuidiant, ensuite 2 mois à New York dans une maison d'étudiant (soit à Manatthan vers la Little Italy, soit à Brooklyn vers un joli petit parc/ quel endroit choisiriez-vous ? ) pour découvrir la vie New yorkaise pendant deux mois et pratiquer mon anglais...
La deuxième : Faire les 3 mois complets à NY où à Los Angeles
J'hésite car si durant le premier mois en Californie je fais des connaissances et qu'après je dois partir et re rencontrer d'autres personnes à NY..
Et aussi est ce que New York n'est pas un peu mort en Octobre, novembre ? Ou Los Angeles... Je ne suis jamais allée à LA alors je n'arrive pas savoir si cela me plaira, le style de vie, le cout de la vie...
Enfin voilà ce n'est pas vraiment une question, mais si vous étiez à ma place vous feriez quoi ?
Merci de m'aider dans ma réfléxion en me faisant part de vos avis, vos voyages et expériences dans ces villes..
:-)
Je prévois de partir faire un séjour linguistique de 3 mois, avec un mois d'école (soit avec ESL, Boalingua ou Study Global.. ou autre chose à proposer? )
Mon "problème" est que je n'arrive pas à me décider.. J'ai déjà vu New York durant 3 jours l'été passé. C'est une ville extraordinaire, je suis sûre que je m'y plairais... mais pour 3 mois, est ce pas trop long ? Surtout à cette période.. En fait j'ai envisager deux possibilités.
La première : Séjour d'un mois à Los Angeles (Santa Monica plus précisement) avec cours et hébérgement chez l'habitant ou en résidence étuidiant, ensuite 2 mois à New York dans une maison d'étudiant (soit à Manatthan vers la Little Italy, soit à Brooklyn vers un joli petit parc/ quel endroit choisiriez-vous ? ) pour découvrir la vie New yorkaise pendant deux mois et pratiquer mon anglais...
La deuxième : Faire les 3 mois complets à NY où à Los Angeles
J'hésite car si durant le premier mois en Californie je fais des connaissances et qu'après je dois partir et re rencontrer d'autres personnes à NY..
Et aussi est ce que New York n'est pas un peu mort en Octobre, novembre ? Ou Los Angeles... Je ne suis jamais allée à LA alors je n'arrive pas savoir si cela me plaira, le style de vie, le cout de la vie...
Enfin voilà ce n'est pas vraiment une question, mais si vous étiez à ma place vous feriez quoi ?
Merci de m'aider dans ma réfléxion en me faisant part de vos avis, vos voyages et expériences dans ces villes..
:-)
Hôtels ou guest houses à Manado et Bunaken? (Indonésie) English translation pending
Bonjour ,
nous allons arriver a Manado a plus de 22h00, donc dur de faire comme d habitude et visiter plusieurs hotels ou Guests house pour se loger .
qui peut nous conseiller en nous indiquant un petit hotel ou gh correct ?
Idem pour Bunaken
Merci par avance
Alod
Séjour linguistique aux États-Unis English translation pending
Bonjour!
Toute nouvelle ici, j'ai 16 ans. Je demarre tout juste dans mes recherches, je recherche des infos sur les différents organismes, pour un séjour linguistique aux US l'année prochaine. Pour l'instant, je n'ai aucune idée précise du lieu ni de la durée, je cherche déja à savoir si il ne semble pas suréaliste!
En supposant que ce projet se concrétise, j'aurait certainement 17 ans lors du départ, même si beaucoup de choses sont prises en charge par l'organisme, le fait d'être mineur ne posera-t-il pas trop de problèmes dans de grandes villes tel que San Francisco, NY, ou LA? (je sais déja que cigarette et boites sont refusées, aucune décéption ni manque de coté la 😉, je pensais plutot au coté transports, pratique etc... )
Y'a t'il des jeunes de mon age dans ce genre d'organisme? Jusqu'à maintenant je n'ai vu que des participants qui avaient la vingtaine ou plus. J'ai lu beaucoup d'avis négatifs sur l'organisation d'EF, et sur l'emplacement éloignée de leur Campus, donc je me suis tournée vers Aspect.
Le temps je l'ai, la motivation aussi, c'est surtout l'age qui me posait problème... Voila, j'esperais juste quelques avis ou conseils, et avec un peu de chance des gens qui ont déja vécu cette expérience? Merci 🙂
Toute nouvelle ici, j'ai 16 ans. Je demarre tout juste dans mes recherches, je recherche des infos sur les différents organismes, pour un séjour linguistique aux US l'année prochaine. Pour l'instant, je n'ai aucune idée précise du lieu ni de la durée, je cherche déja à savoir si il ne semble pas suréaliste!
En supposant que ce projet se concrétise, j'aurait certainement 17 ans lors du départ, même si beaucoup de choses sont prises en charge par l'organisme, le fait d'être mineur ne posera-t-il pas trop de problèmes dans de grandes villes tel que San Francisco, NY, ou LA? (je sais déja que cigarette et boites sont refusées, aucune décéption ni manque de coté la 😉, je pensais plutot au coté transports, pratique etc... )
Y'a t'il des jeunes de mon age dans ce genre d'organisme? Jusqu'à maintenant je n'ai vu que des participants qui avaient la vingtaine ou plus. J'ai lu beaucoup d'avis négatifs sur l'organisation d'EF, et sur l'emplacement éloignée de leur Campus, donc je me suis tournée vers Aspect.
Le temps je l'ai, la motivation aussi, c'est surtout l'age qui me posait problème... Voila, j'esperais juste quelques avis ou conseils, et avec un peu de chance des gens qui ont déja vécu cette expérience? Merci 🙂
Entre Argentine et Bolivie English translation pending
Iguazu, Uyuni, Altiplano, Cordillère, autant de noms mythiques qui résonnent à l'oreille des voyageurs comme des promesses de découvertes inoubliables. Nous partons pour 8 semaines à la découverte de ces espaces grandioses. En voici un aperçu:
13/06: Nous embarquons vers CDG puis, peu avant minuit, décollons vers Buenos Aires. Le vol se déroule sans histoire quand vers 5h du matin, encore endormis, nous entendons la commandante de bord nous annoncer qu'elle a du faire demi-tour en plein océan à cause d'une fuite hydraulique et que nous allons retourner à Paris. C'est une grosse déception car nous craignons de passer de longues heures d'attente et notre journée de redécouverte de Buenos Aires est fichue...
14/06 : vers 7h30 nous atterrissons sous la bienveillante protection des pompiers qui refroidissent les freins. Une fois dans l'aérogare il nous faut encore faire la queue au comptoir pour obtenir une carte d'embarquement sur le nouveau vol programmé avec un nouvel avion à 13H30. Avec un peu de retard nous nous installons dans nos sièges d'autant plus de plaisir que l'heure annoncée pour l'arrivée est 22h, donc pas trop tard pour profiter de l'hôtel réservé et récupérer un peu de ces longues heures de vol et d'attente. Cette fois, le vol se déroule sans contretemps et à 22h précises nous atterrissons à Buenos Aires. Les formalités de police se déroulent très rapidement, les bagages sont vite récupérés et, à la sortie, le guichet Tienda Leon nous tend les bras pour réserver une voiture qui nous emmène de suite vers l'hôtel en 45 minutes.
15/06 : un copieux petit déjeuner buffet nous cale avant d'affronter la fraîcheur matinale de l'hiver qui nous surprend un peu quand nous partons à la recherche d'un distributeur de billets qui nous délivre chichement ses pesos (4500 maximum par retrait). Un taxi nous conduit vers l'aeroparque. Nous redécouvrons la grande avenue du 9 juillet et ses encombrements et en 40 minutes nous sommes arrivés. En 1h50 Latam nous mène à Puerto Iguazu en survolant d'abord les buildings tentaculaires de Buenos Aires, le gigantesque estuaire du rio de la Plata puis les immenses étendues agricoles des plaines argentines qui, peu à peu, cèdent la place à des zones forestières denses. Juste avant l'atterrissage, nous apercevons le rio Iguazu qui déroule ses courbes et un nuage de brume marquant l'emplacement des chutes. Le bus assure la desserte en porte à porte des hôtels du centre et à 15h nous pouvons déposer nos bagages à l’hôtel Lilian. Un peu affamés, notre première envie est de trouver un restaurant qui pourra calmer notre fringale. Le premier trouvé sera le bon et un biftec de chorizo accompagné de fritas papas aura vite raison de notre appétit. Une rapide découverte de la ville paisible aux maisons basses noyées sous la végétation nous mène sur les bords du rio. Le ciel gris, la poussière rouge des rues, la végétation créent une ambiance bien particulière et dépaysante.
IGUAZU 16/06 : nous empruntons le bus à la gare routière pour rejoindre le parc des chutes d'Iguazu, distantes d'environ 20 kms. L'ambiance est plutôt calme en ce début de matinée et la foule que nous craignions n'est, par chance, pas au rendez-vous. Suivant les conseils « avisés » de notre guide papier nous commençons par le circuit inférieur qui, par un système d'escaliers et de passerelles métalliques humides et glissantes, permet de découvrir la base de plusieurs cascades environnées de roche rouge et ocre baignant dans une végétation luxuriante. Le soleil est de la partie et des arcs-en-ciel soulignent la vapeur blanche qui s'échappe du pied des chutes. Le spectacle vaut particulièrement par le nombre et la répartition des cascades alignées sur un arc rejoignant les deux rives du rio. A la fin du parcours nous rejoignons le sentier supérieur qui domine les cataractes d'où s'échappent des volutes de brume emportées par la brise. Le bouillonnement et la puissance des chutes accompagnées du bruit permanent de l'eau constituent un remarquable spectacle mais nous laissent un peu sur notre faim car nous avons l'impression d'un spectacle déjà vu ailleurs et pas complètement exceptionnel. Heureusement la gorge du diable, dernier belvédère sur la rive argentine nous fera changer d'avis tellement la puissance du fleuve est impressionnante. Dans un fracas incroyable l'eau dévale une large gorge d'où remontent des nuées ballottées par les mouvements d'air.

Avant d'emprunter le petit train qui transporte les visiteurs vers la garganta nous avions achetés quelques empanadas pour calmer notre fringale mais les coatis voraces qui rodent autour des tables de pique nique se sont précipités pour déchirer le sac les contenant et nous en voler une grande partie !!!

Avant de quitter le parc, nous décidons de parcourir à nouveau le sentier inférieur dans le sens opposé et nous apprécions beaucoup ce nouveau parcours avec une luminosité différente du matin.
17/06 : aujourd'hui, nous partons sur la rive brésilienne. Le soleil est bien présent à nouveau et l'air matinal vif (6°). Le chauffeur du bus oublie un peu trop souvent de tenir le volant et de regarder la route mais le bus doit connaître le chemin... Le contrôle des passeports à la frontière est rapide et il n'est que 9h quand nous arrivons à l'entrée du parc. Après avoir acheté les billets d'entrée nous montons dans un bus à impériale. Croyant bénéficier d'une vue élargie nous nous précipitons à l'étage, ce qui nous permet de nous geler durant tout le trajet sans bénéficier du moindre paysage car la route serpente en forêt. Accompagnés par la foule des visiteurs nous empruntons le sentier en balcon qui domine le rio et rapidement offre des vues spectaculaires sur l'ensemble des chutes. Nous apprécions cette vue panoramique sur la rive visitée la veille. Le sentier rejoint rapidement les abords de la gorge du diable et une passerelle spectaculaire permet de plonger au cœur des embruns où les flots bouillonnants sont à portée de main. Il faut un peu se frayer un chemin dans la foule qui use et abuse des selfies devant les chutes mais le spectacle est vraiment impressionnant.

Difficile de se résoudre à quitter les lieux tellement la fascination est grande devant la force des éléments. De retour à l'entrée du parc il suffit de parcourir 200 mètres pour trouver le parc des oiseaux qui sera notre promenade de l'après-midi. Dans un cadre forestier plaisant et calme d'immenses volières permettent d'observer de près toucans, ibis rouges, flamands, perroquets colorés, etc...



Le parcours est très intéressant et la multitude de couleurs chatoyantes fascinante. Le même chauffeur de bus que le matin nous ramène à Puerto Iguazu avec toujours autant de fougue !!!
13/06: Nous embarquons vers CDG puis, peu avant minuit, décollons vers Buenos Aires. Le vol se déroule sans histoire quand vers 5h du matin, encore endormis, nous entendons la commandante de bord nous annoncer qu'elle a du faire demi-tour en plein océan à cause d'une fuite hydraulique et que nous allons retourner à Paris. C'est une grosse déception car nous craignons de passer de longues heures d'attente et notre journée de redécouverte de Buenos Aires est fichue...
14/06 : vers 7h30 nous atterrissons sous la bienveillante protection des pompiers qui refroidissent les freins. Une fois dans l'aérogare il nous faut encore faire la queue au comptoir pour obtenir une carte d'embarquement sur le nouveau vol programmé avec un nouvel avion à 13H30. Avec un peu de retard nous nous installons dans nos sièges d'autant plus de plaisir que l'heure annoncée pour l'arrivée est 22h, donc pas trop tard pour profiter de l'hôtel réservé et récupérer un peu de ces longues heures de vol et d'attente. Cette fois, le vol se déroule sans contretemps et à 22h précises nous atterrissons à Buenos Aires. Les formalités de police se déroulent très rapidement, les bagages sont vite récupérés et, à la sortie, le guichet Tienda Leon nous tend les bras pour réserver une voiture qui nous emmène de suite vers l'hôtel en 45 minutes.
15/06 : un copieux petit déjeuner buffet nous cale avant d'affronter la fraîcheur matinale de l'hiver qui nous surprend un peu quand nous partons à la recherche d'un distributeur de billets qui nous délivre chichement ses pesos (4500 maximum par retrait). Un taxi nous conduit vers l'aeroparque. Nous redécouvrons la grande avenue du 9 juillet et ses encombrements et en 40 minutes nous sommes arrivés. En 1h50 Latam nous mène à Puerto Iguazu en survolant d'abord les buildings tentaculaires de Buenos Aires, le gigantesque estuaire du rio de la Plata puis les immenses étendues agricoles des plaines argentines qui, peu à peu, cèdent la place à des zones forestières denses. Juste avant l'atterrissage, nous apercevons le rio Iguazu qui déroule ses courbes et un nuage de brume marquant l'emplacement des chutes. Le bus assure la desserte en porte à porte des hôtels du centre et à 15h nous pouvons déposer nos bagages à l’hôtel Lilian. Un peu affamés, notre première envie est de trouver un restaurant qui pourra calmer notre fringale. Le premier trouvé sera le bon et un biftec de chorizo accompagné de fritas papas aura vite raison de notre appétit. Une rapide découverte de la ville paisible aux maisons basses noyées sous la végétation nous mène sur les bords du rio. Le ciel gris, la poussière rouge des rues, la végétation créent une ambiance bien particulière et dépaysante.
IGUAZU 16/06 : nous empruntons le bus à la gare routière pour rejoindre le parc des chutes d'Iguazu, distantes d'environ 20 kms. L'ambiance est plutôt calme en ce début de matinée et la foule que nous craignions n'est, par chance, pas au rendez-vous. Suivant les conseils « avisés » de notre guide papier nous commençons par le circuit inférieur qui, par un système d'escaliers et de passerelles métalliques humides et glissantes, permet de découvrir la base de plusieurs cascades environnées de roche rouge et ocre baignant dans une végétation luxuriante. Le soleil est de la partie et des arcs-en-ciel soulignent la vapeur blanche qui s'échappe du pied des chutes. Le spectacle vaut particulièrement par le nombre et la répartition des cascades alignées sur un arc rejoignant les deux rives du rio. A la fin du parcours nous rejoignons le sentier supérieur qui domine les cataractes d'où s'échappent des volutes de brume emportées par la brise. Le bouillonnement et la puissance des chutes accompagnées du bruit permanent de l'eau constituent un remarquable spectacle mais nous laissent un peu sur notre faim car nous avons l'impression d'un spectacle déjà vu ailleurs et pas complètement exceptionnel. Heureusement la gorge du diable, dernier belvédère sur la rive argentine nous fera changer d'avis tellement la puissance du fleuve est impressionnante. Dans un fracas incroyable l'eau dévale une large gorge d'où remontent des nuées ballottées par les mouvements d'air.

Avant d'emprunter le petit train qui transporte les visiteurs vers la garganta nous avions achetés quelques empanadas pour calmer notre fringale mais les coatis voraces qui rodent autour des tables de pique nique se sont précipités pour déchirer le sac les contenant et nous en voler une grande partie !!!

Avant de quitter le parc, nous décidons de parcourir à nouveau le sentier inférieur dans le sens opposé et nous apprécions beaucoup ce nouveau parcours avec une luminosité différente du matin.
17/06 : aujourd'hui, nous partons sur la rive brésilienne. Le soleil est bien présent à nouveau et l'air matinal vif (6°). Le chauffeur du bus oublie un peu trop souvent de tenir le volant et de regarder la route mais le bus doit connaître le chemin... Le contrôle des passeports à la frontière est rapide et il n'est que 9h quand nous arrivons à l'entrée du parc. Après avoir acheté les billets d'entrée nous montons dans un bus à impériale. Croyant bénéficier d'une vue élargie nous nous précipitons à l'étage, ce qui nous permet de nous geler durant tout le trajet sans bénéficier du moindre paysage car la route serpente en forêt. Accompagnés par la foule des visiteurs nous empruntons le sentier en balcon qui domine le rio et rapidement offre des vues spectaculaires sur l'ensemble des chutes. Nous apprécions cette vue panoramique sur la rive visitée la veille. Le sentier rejoint rapidement les abords de la gorge du diable et une passerelle spectaculaire permet de plonger au cœur des embruns où les flots bouillonnants sont à portée de main. Il faut un peu se frayer un chemin dans la foule qui use et abuse des selfies devant les chutes mais le spectacle est vraiment impressionnant.

Difficile de se résoudre à quitter les lieux tellement la fascination est grande devant la force des éléments. De retour à l'entrée du parc il suffit de parcourir 200 mètres pour trouver le parc des oiseaux qui sera notre promenade de l'après-midi. Dans un cadre forestier plaisant et calme d'immenses volières permettent d'observer de près toucans, ibis rouges, flamands, perroquets colorés, etc...



Le parcours est très intéressant et la multitude de couleurs chatoyantes fascinante. Le même chauffeur de bus que le matin nous ramène à Puerto Iguazu avec toujours autant de fougue !!!
Afrique du Sud : de Cape Town à Johannesburg, des safaris et bien d'autres découvertes English translation pending
Depuis que nous avons fondé notre famille composée à présent de 3 enfants, Maxime, Rachel et Timéo, âgés respectivement de 11, 9 et 5 ans, nous entretenions le doux rêve de les emmener un jour en Afrique australe pour leur faire découvrir (et au passage à nous aussi) les animaux de la savane. Timéo allant bientôt souffler sa 6e bougie, on a décidé qu'on avait assez patienté et qu'il était en âge de conserver des souvenirs de ce voyage qui promettait d'être mémorable.
On sera particulièrement chanceux avec les lions



mais pas que...





On a longtemps hésité à partir 3 semaines en faisant un parcours classique, à savoir 4-5 jours dans la région du Cap, puis une boucle autour de Johannesburg nous faisant passer par le Drakensberg, Santa Lucia, le Swaziland, le parc Kruger et le secteur de Sabie-Graskop. Mais comme on avait possibilité, exceptionnellement, de disposer de 4 semaines, on a finalement décidé de rajouter à la boucle classique la traversée du pays de Cape Town vers le Drakensberg en longeant la cote.
Pour minimiser les problèmes d'insécurité et satisfaire des grands-parents quelque peu inquiets, je décide d'éviter toutes les grandes villes, en particulier Johannesburg et Durban, exception faite de Cape Town où on passera tout de même 3 jours.
Voici le programme sommaire du 23 juillet au 21 août 2016
- Le Cap (3 jours) - Hermanus - De Hoop Nature Reserve - Wilderness NP - Tsitsikamma NP - Addo Elephant NP (1,5 j) - Golden Gate NP - Royal Natal NP - Eshowe - Santa Lucia - Hluhluwe Umfolozi Park (1,5 j) - Swaziland (3 jours) - Parc Kruger (4 jours) - Blyde River Canyon et Three Rondavels - Bourke's Luck Potholes - Chutes d'eau autour de Sabie
Avion : Vol Qatar Airways Francfort – Cape Town puis retour Johannesburg – Francfort : 3660 € A l'origine on avait réservé en septembre 2015 un vol FRA-JNB aller-retour et un vol intérieur JNB – CPT dès l'arrivée car c'était financièrement plus intéressant. Mais une modification des horaires de vol imposée par Qatar ne nous a plus permis de prendre le vol intérieur. C'est Qatar Airways qui nous a contactés pour s'assurer que le décalage du vol international de nous posait pas problème. J'ai eu à peine le temps d'expliquer qu'on était embêtés pour avoir la correspondance vers Cape Town, que déjà l'hôtesse a contacté son supérieur, et 20 secondes plus tard, elle validait un vol aller direct vers Cape Town. Y a pas à dire, c'est la classe comme service clientèle !
J'annule sans trop de conviction les 5 billets South african Airways censés être non annulables et non remboursables, et on aura la surprise d'avoir le remboursement de 80% de la somme versée au départ !
Budget : Vol : 3700 € Location voiture + Drop-off : 1400 € via BIDVEST, qu'on recommande chaleureusement car leur service clientèle a été tout simplement exceptionnel ! (je donnerai les détails dans le récit) Essence : 450 € 25 restos :1300 €, soit 50 € par resto Nuitées :1500 € (20 nuits en hôtels-auberges et 7 nuits en camping dans les coins les plus touristiques du Kruger, Blyde River Canyon et Sabie) Courses + souvenirs (bague au Swaziland, sculptures en bois, toiles swazi, bougies swazi...) 900 € Entrées parcs + Wild card : 485 € Sortie Hélicoptère au Cap : 365 € pour 12-15 mn Soit un total de 10100 € à 5 pour 4 semaines, soit un coût moyen de 500 €/personne/semaine.
Et maintenant, place au récit et aux images...
On sera particulièrement chanceux avec les lions



mais pas que...





On a longtemps hésité à partir 3 semaines en faisant un parcours classique, à savoir 4-5 jours dans la région du Cap, puis une boucle autour de Johannesburg nous faisant passer par le Drakensberg, Santa Lucia, le Swaziland, le parc Kruger et le secteur de Sabie-Graskop. Mais comme on avait possibilité, exceptionnellement, de disposer de 4 semaines, on a finalement décidé de rajouter à la boucle classique la traversée du pays de Cape Town vers le Drakensberg en longeant la cote.
Pour minimiser les problèmes d'insécurité et satisfaire des grands-parents quelque peu inquiets, je décide d'éviter toutes les grandes villes, en particulier Johannesburg et Durban, exception faite de Cape Town où on passera tout de même 3 jours.
Voici le programme sommaire du 23 juillet au 21 août 2016
- Le Cap (3 jours) - Hermanus - De Hoop Nature Reserve - Wilderness NP - Tsitsikamma NP - Addo Elephant NP (1,5 j) - Golden Gate NP - Royal Natal NP - Eshowe - Santa Lucia - Hluhluwe Umfolozi Park (1,5 j) - Swaziland (3 jours) - Parc Kruger (4 jours) - Blyde River Canyon et Three Rondavels - Bourke's Luck Potholes - Chutes d'eau autour de Sabie
Avion : Vol Qatar Airways Francfort – Cape Town puis retour Johannesburg – Francfort : 3660 € A l'origine on avait réservé en septembre 2015 un vol FRA-JNB aller-retour et un vol intérieur JNB – CPT dès l'arrivée car c'était financièrement plus intéressant. Mais une modification des horaires de vol imposée par Qatar ne nous a plus permis de prendre le vol intérieur. C'est Qatar Airways qui nous a contactés pour s'assurer que le décalage du vol international de nous posait pas problème. J'ai eu à peine le temps d'expliquer qu'on était embêtés pour avoir la correspondance vers Cape Town, que déjà l'hôtesse a contacté son supérieur, et 20 secondes plus tard, elle validait un vol aller direct vers Cape Town. Y a pas à dire, c'est la classe comme service clientèle !
J'annule sans trop de conviction les 5 billets South african Airways censés être non annulables et non remboursables, et on aura la surprise d'avoir le remboursement de 80% de la somme versée au départ !
Budget : Vol : 3700 € Location voiture + Drop-off : 1400 € via BIDVEST, qu'on recommande chaleureusement car leur service clientèle a été tout simplement exceptionnel ! (je donnerai les détails dans le récit) Essence : 450 € 25 restos :1300 €, soit 50 € par resto Nuitées :1500 € (20 nuits en hôtels-auberges et 7 nuits en camping dans les coins les plus touristiques du Kruger, Blyde River Canyon et Sabie) Courses + souvenirs (bague au Swaziland, sculptures en bois, toiles swazi, bougies swazi...) 900 € Entrées parcs + Wild card : 485 € Sortie Hélicoptère au Cap : 365 € pour 12-15 mn Soit un total de 10100 € à 5 pour 4 semaines, soit un coût moyen de 500 €/personne/semaine.
Et maintenant, place au récit et aux images...
Pérou 3 semaines en mai 2015 English translation pending
Bonjour à toutes et à tous.
Je pars au Pérou pendant 3 semaines avec un ami en mai 2015 (vol sec et sac à dos)
Nous souhaiterions profiter de vos conseils.😉
Notre séjour + ou - établi est le suivant: Lima-Arequipa-Puno-Cuzco-Puerto Maldonado-Lima.
En effet même si nous avons déjà réservé 2 vols intérieurs entre Cuzco et Puerto Maldonado puis entre Puerto vers Lima.
Nous ne souhaitons pas rester sur Lima à notre arrivée mais repartir dès le lendemain vers Arequipa en bus de nuit: avez-vous des conseils sur la manière de gérer au mieux?: est il possible de réserver un bus le dimanche midi pour le soir même? le tarif, la durée?
De même nous souhaiterions des retours d'expérience sur les liaisons Arequipa- Puno puis Puno-Cuzco:: bus, train, .. tarifs, durée....
A ceci s'ajoute des recherches de conseils sur la façon de gérer au mieux une visite du lac Titicaca, del Machu Pichu (faut il séjourner à Aguas calientes??)et la vallée des Incas, , d'une possible excursion dans l'Amazonie depuis Puerto Maldonado, ....et bien sur tout ce que vous avez trouvé magnifique et qui ne demande qu'à être admiré...
au niveau "argent", quelle est la meilleure façon de procéder: change sur place, change avant le départ, retrait sur place...??
PS: je parle quelque peu espagnol et attends depuis l'enfance de pouvoir aller en Amérique du Sud 😄 et autre précision: nous ne cherchons pas les voyages 3 ou 4 ni même 5 étoiles...
Merci d'avance à toutes celles et ceux qui partagerons avec nous leurs conseils, retours d'expérience....
Mialeliam "Qui voyage ajoute à sa Vie"
Je pars au Pérou pendant 3 semaines avec un ami en mai 2015 (vol sec et sac à dos)
Nous souhaiterions profiter de vos conseils.😉
Notre séjour + ou - établi est le suivant: Lima-Arequipa-Puno-Cuzco-Puerto Maldonado-Lima.
En effet même si nous avons déjà réservé 2 vols intérieurs entre Cuzco et Puerto Maldonado puis entre Puerto vers Lima.
Nous ne souhaitons pas rester sur Lima à notre arrivée mais repartir dès le lendemain vers Arequipa en bus de nuit: avez-vous des conseils sur la manière de gérer au mieux?: est il possible de réserver un bus le dimanche midi pour le soir même? le tarif, la durée?
De même nous souhaiterions des retours d'expérience sur les liaisons Arequipa- Puno puis Puno-Cuzco:: bus, train, .. tarifs, durée....
A ceci s'ajoute des recherches de conseils sur la façon de gérer au mieux une visite du lac Titicaca, del Machu Pichu (faut il séjourner à Aguas calientes??)et la vallée des Incas, , d'une possible excursion dans l'Amazonie depuis Puerto Maldonado, ....et bien sur tout ce que vous avez trouvé magnifique et qui ne demande qu'à être admiré...
au niveau "argent", quelle est la meilleure façon de procéder: change sur place, change avant le départ, retrait sur place...??
PS: je parle quelque peu espagnol et attends depuis l'enfance de pouvoir aller en Amérique du Sud 😄 et autre précision: nous ne cherchons pas les voyages 3 ou 4 ni même 5 étoiles...
Merci d'avance à toutes celles et ceux qui partagerons avec nous leurs conseils, retours d'expérience....
Mialeliam "Qui voyage ajoute à sa Vie"
Circuit dans l'Ouest américain: par où commencer? English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai enfin convaincu mon mari de faire cette aventure qu'est l'ouest américain à deux et en voiture. Il a accepté mais ne pourra s'occuper de rien car a beaucoup de travail et je dois dire que moi, je ne sais pas par où commencer. en feuilletant des brochures de voyage, nous avons déterminé notre circuit et la période (j'ai également trouvé pour l'avion et la location de voiture( sauf ces histoires d'assurance). Mais pour tout le reste!!!!!! Cela me semble une énormité! Pourtant pas question de faire un circuit accompagné. Alors, svp, dites moi si mon projet est réalisable dans les délais.
1/ Période: Mi-avril (est-ce la meilleure?)
2/ circuit souhaité: -Phoenix- grand Canyon- Monument Valley- Bryce Canyon- Las Vegas- Vallée de la mort- Yosemite- San franscisco- Monterey ou Santa Barbara et Los angeles. Combien de temps faut-il pour le réaliser sachant que nous ne voulons pas faire plus de 4H de route pa jour et que nous souhaitons rester minimum 2 jours dans les grandes villes ( Vegas, SF et LA) ? est-il possible de se perdre?
3/ Hébergement: Des motels de confort moyen avec sanitaires dans la chambre feront l'affaire sauf pour Las Végas où nous rêvons de passer une nuit au Bellagio. Pouvez-vous me conseiller des points de chute à chaque étape de notre circuit? Je préférerais tout réserver d'ici mais cela n'est-il pas plus cher?
Voilà pour l'instant... Merci de votre aide🙂
J'ai enfin convaincu mon mari de faire cette aventure qu'est l'ouest américain à deux et en voiture. Il a accepté mais ne pourra s'occuper de rien car a beaucoup de travail et je dois dire que moi, je ne sais pas par où commencer. en feuilletant des brochures de voyage, nous avons déterminé notre circuit et la période (j'ai également trouvé pour l'avion et la location de voiture( sauf ces histoires d'assurance). Mais pour tout le reste!!!!!! Cela me semble une énormité! Pourtant pas question de faire un circuit accompagné. Alors, svp, dites moi si mon projet est réalisable dans les délais.
1/ Période: Mi-avril (est-ce la meilleure?)
2/ circuit souhaité: -Phoenix- grand Canyon- Monument Valley- Bryce Canyon- Las Vegas- Vallée de la mort- Yosemite- San franscisco- Monterey ou Santa Barbara et Los angeles. Combien de temps faut-il pour le réaliser sachant que nous ne voulons pas faire plus de 4H de route pa jour et que nous souhaitons rester minimum 2 jours dans les grandes villes ( Vegas, SF et LA) ? est-il possible de se perdre?
3/ Hébergement: Des motels de confort moyen avec sanitaires dans la chambre feront l'affaire sauf pour Las Végas où nous rêvons de passer une nuit au Bellagio. Pouvez-vous me conseiller des points de chute à chaque étape de notre circuit? Je préférerais tout réserver d'ici mais cela n'est-il pas plus cher?
Voilà pour l'instant... Merci de votre aide🙂
Conseils itinéraire Colombie English translation pending
Bonjour,
Je pars bientôt en Colombie avec un budget serré de 1000 euros, seule avec mon sac à dos et ma tente, pour environ 4 semaines. Je dois donc me débrouiller avec cela pour le logement, les visites/activités et la nourriture ainsi que les éventuels vols internes.
Je pars pour découvrir la culture, rencontrer des personnes, découvrir la faune et la flore de la Colombie, mais aussi pour apprendre l'espagnol! Le voyage risque donc d'être un peu difficile au début ne parlant que très peu la langue et vos conseils seront évidemment les bienvenus.
J'ai beaucoup de questions et si vous pouviez m'apporter quelques réponses je vous en remercierai du fond du coeur!!
J'aimerai faire la côte caraïbe, la région du choco puis descendre jusqu'au Pérou. On m'a conseillé plusieurs lieux: - Palomino - Le parc de Tayrona - Taganga - Barranquilla - La casa del marquez de valse Hoyos à Cartagena - Mompos - Le parc national Los katios - Le parc national d'Utria - La région du choco - San Cipriano - Cali - Perreira - Salento - Leticia
Si vous connaissez certains de ces lieux, avez-vous des conseils (lieux précis à visiter, bons plans hébergement/nourriture sûrs)?
Concernant les moyens de transports entre chaque ville/village, pensez-vous que cela est risqué en bus? Et si oui, en quels termes? Que me conseillez-vous (pour la sécurité, le choix des bus et le meilleur qualité/prix)? Connaissez-vous d'autres solutions pas trop cher?
Est-il risqué (jeune femme seule) de demander à camper chez l'habitant s'il a un jardin? Dan les parcs nationaux? Les auberges de jeunesse sont-elles sûres (y a-t-il régulièrement des casier où je pourrais entreposer un sac de 60L? Si vous connaissez des lieux sûrs où dormir je suis preneuse!
Merci ! =)
J'aimerai faire la côte caraïbe, la région du choco puis descendre jusqu'au Pérou. On m'a conseillé plusieurs lieux: - Palomino - Le parc de Tayrona - Taganga - Barranquilla - La casa del marquez de valse Hoyos à Cartagena - Mompos - Le parc national Los katios - Le parc national d'Utria - La région du choco - San Cipriano - Cali - Perreira - Salento - Leticia
Si vous connaissez certains de ces lieux, avez-vous des conseils (lieux précis à visiter, bons plans hébergement/nourriture sûrs)?
Concernant les moyens de transports entre chaque ville/village, pensez-vous que cela est risqué en bus? Et si oui, en quels termes? Que me conseillez-vous (pour la sécurité, le choix des bus et le meilleur qualité/prix)? Connaissez-vous d'autres solutions pas trop cher?
Est-il risqué (jeune femme seule) de demander à camper chez l'habitant s'il a un jardin? Dan les parcs nationaux? Les auberges de jeunesse sont-elles sûres (y a-t-il régulièrement des casier où je pourrais entreposer un sac de 60L? Si vous connaissez des lieux sûrs où dormir je suis preneuse!
Merci ! =)
Conseils sur itinéraire en Amérique du Sud English translation pending
bonjour!
J'ai acheté mes billets d'avion et j'arrive à Lima le 16/01/06 et je vais débuter une traversée de différents pays. Je compte descendre par le Chili jusqu'a ushaia puis remonter en Argentine jusqu'à la Bolivie pour revenie au Pérou(mon vol retour est le 29/06/06 mais il peut etre modulable!).Pensez vous que c'est envisageable? Je veux éviter un voyage "chronométré" mais j'ai tout de meme envie d'en voir le plus possible! J'aimerais aussi des conseils sur les "inévitables", les lieux qu'il ne faut pas rater!
Je suis aussi à la recherche de contacts sur place.
Voilà ça fait beaucoup et je vous remercie d'avance pour vos précieux conseils.
Un projet californien un peu compliqué (?) English translation pending
Bonjour,
En octobre prochain, j'envisage un voyage d'environ 15 à 18 jours en Californie.
Pas de circuit organisé, pas d'autotours avec circuit défini et des centaines de kms à faire chaque jour, je veux prendre mon temps.
Je n'ai pas encore tout arrêté mais voici ce que j'envisage :
Aller avion : Marseille- San Francisco
1) Une bonne semaine à San Francisco même pour bien visiter la ville, ça j'y tiens absolument. Et hébergement dans un hôtel à la semaine (du style Vantagio Suites at Turk (400 à 500 $ la semaine petit déj inclus).Pour cette première semaine là, je serais prêt à tout organiser moi-même.
2) Pour la deuxième semaine, c'est là que j'ai du mal à baliser : j'aimerais bien visiter quelques lieux dans la proche périphérie de SF (comme Berkeley, Napa, Sonoma, Bodega Bay, Pao Alto...) longer un peu le littoral sud.... Mais là souci : il faudrait que je loue une voiture et il y aurait le problème des hébergements sur place (très coûteux d'après ce que j'ai pu voir sur le Routard) Assez compliqué et ce ne serait pas vraiment intéressant de retourner coucher chaque soir à SF...) Je pense devoir abandonner cette perspective.
Ou bien, plus réaliste : faire l'impasse sur ces petites communes dans la proche périphérie de SF et consacrer une deuxième semaine classique à la Californie intérieure avec le Yosémite National Park et le Sequoia National Park, peut-être pousser jusqu'à la Death Valley. Précision importante : je ne cherche pas du tout à TOUT visiter dans cette Californie intérieure mais deux ou trois lieux naturels précis et j'aimerais passer deux ou trois jours dans chacun de ces lieux et envisager un retour avion LA- Marseille.
Je précise que Las Vegas et Los Angeles en eux-mêmes ne m'intéressent pas du tout. Juste Los Angeles comme point de retour avion vers la France.
Mais là : comment envisager cette deuxième semaine ? Location de voiture et hébergements : vers quelle meilleure formule me tourner ?
Par ailleurs compte tenu de ce projet (résumons-le de préférence à une semaine à SF et une semaine en Californie intérieure), quel voyagiste pourrait répondre le mieux à mon attente sur la base de ces 15 jours à la carte ?
Ou bien : si je me débrouille moi-même tout seul pour la première semaine à SF, comment organiser la seconde semaine avec une formule qui m'offrirait location de voiture et hébergements de 2 à 3 nuits à Yosemite, Sequoia et Death Valley ? Au départ de France ? Ou bien sur place à SF dans une agence ? (euh...je ne parle pas remarquablement l'anglais...)
Merci d'avance pour vos conseils et suggestions
Bonne journée et au plaisir de vous lire ! 🙂
En octobre prochain, j'envisage un voyage d'environ 15 à 18 jours en Californie.
Pas de circuit organisé, pas d'autotours avec circuit défini et des centaines de kms à faire chaque jour, je veux prendre mon temps.
Je n'ai pas encore tout arrêté mais voici ce que j'envisage :
Aller avion : Marseille- San Francisco
1) Une bonne semaine à San Francisco même pour bien visiter la ville, ça j'y tiens absolument. Et hébergement dans un hôtel à la semaine (du style Vantagio Suites at Turk (400 à 500 $ la semaine petit déj inclus).Pour cette première semaine là, je serais prêt à tout organiser moi-même.
2) Pour la deuxième semaine, c'est là que j'ai du mal à baliser : j'aimerais bien visiter quelques lieux dans la proche périphérie de SF (comme Berkeley, Napa, Sonoma, Bodega Bay, Pao Alto...) longer un peu le littoral sud.... Mais là souci : il faudrait que je loue une voiture et il y aurait le problème des hébergements sur place (très coûteux d'après ce que j'ai pu voir sur le Routard) Assez compliqué et ce ne serait pas vraiment intéressant de retourner coucher chaque soir à SF...) Je pense devoir abandonner cette perspective.
Ou bien, plus réaliste : faire l'impasse sur ces petites communes dans la proche périphérie de SF et consacrer une deuxième semaine classique à la Californie intérieure avec le Yosémite National Park et le Sequoia National Park, peut-être pousser jusqu'à la Death Valley. Précision importante : je ne cherche pas du tout à TOUT visiter dans cette Californie intérieure mais deux ou trois lieux naturels précis et j'aimerais passer deux ou trois jours dans chacun de ces lieux et envisager un retour avion LA- Marseille.
Je précise que Las Vegas et Los Angeles en eux-mêmes ne m'intéressent pas du tout. Juste Los Angeles comme point de retour avion vers la France.
Mais là : comment envisager cette deuxième semaine ? Location de voiture et hébergements : vers quelle meilleure formule me tourner ?
Par ailleurs compte tenu de ce projet (résumons-le de préférence à une semaine à SF et une semaine en Californie intérieure), quel voyagiste pourrait répondre le mieux à mon attente sur la base de ces 15 jours à la carte ?
Ou bien : si je me débrouille moi-même tout seul pour la première semaine à SF, comment organiser la seconde semaine avec une formule qui m'offrirait location de voiture et hébergements de 2 à 3 nuits à Yosemite, Sequoia et Death Valley ? Au départ de France ? Ou bien sur place à SF dans une agence ? (euh...je ne parle pas remarquablement l'anglais...)
Merci d'avance pour vos conseils et suggestions
Bonne journée et au plaisir de vous lire ! 🙂
Découverte de l'Andalousie en huit ou dix jours pendant la Semaine sainte English translation pending
Bonsoir,
Je prépare un séjour découverte en famille de l’andalousie en 8 ou 10 jours (un peu sur les pas de Stadium … ?).
.
Nous avons choisi la période de la semaine sainte … et j’ai peur que cela complique un peu l’organisation.
Pendant cette période : Savez-vous si les hôtels augmentent leurs tarifs, si l’activité économique n’est pas trop perturbée, si les commerces sont ouverts et les transports en commun assurés … à quoi faut-il s'attendre en cette période et que faut-il assurer pour que le séjour se passe au mieux ?
Paris, Seville ou Madrid seront probablement nos aéroports d’arrivée ou de départ. Ensuite nous devons organiser notre circuit uniquement par les transports en commun … le programme sera certainement limité aux villes principales … Grenade, Cordoue, Seville, et/ou peut-être en rayonnant à partir de Seville vers Cadix et/ou Ronda (ou autres villages blancs) s’il est possible de faire l’A/R dans la journée sans trop de souffrance … ? (car sans voiture, je ne voit pas comment rejoindre la campagne ou les jolis petits villages … et c'est bien dommage !) J’hésite encore pour établir le sens du circuit, je ne sais pas par où commencer …
Comment puis-je faire mes réservations pour les places de bus depuis la France ?
En quête de bonnes adresses d’hébergement (propre, simple), de restau, de bons plans ou conseils pour éviter les pièges à touristes, vos témoignages me seront très précieux. Fabriz, Patxi ... je compte beaucoup sur votre expérience de cette région.
Cordialement,
Camille
Je prépare un séjour découverte en famille de l’andalousie en 8 ou 10 jours (un peu sur les pas de Stadium … ?).
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Nous avons choisi la période de la semaine sainte … et j’ai peur que cela complique un peu l’organisation.
Pendant cette période : Savez-vous si les hôtels augmentent leurs tarifs, si l’activité économique n’est pas trop perturbée, si les commerces sont ouverts et les transports en commun assurés … à quoi faut-il s'attendre en cette période et que faut-il assurer pour que le séjour se passe au mieux ?
Paris, Seville ou Madrid seront probablement nos aéroports d’arrivée ou de départ. Ensuite nous devons organiser notre circuit uniquement par les transports en commun … le programme sera certainement limité aux villes principales … Grenade, Cordoue, Seville, et/ou peut-être en rayonnant à partir de Seville vers Cadix et/ou Ronda (ou autres villages blancs) s’il est possible de faire l’A/R dans la journée sans trop de souffrance … ? (car sans voiture, je ne voit pas comment rejoindre la campagne ou les jolis petits villages … et c'est bien dommage !) J’hésite encore pour établir le sens du circuit, je ne sais pas par où commencer …
Comment puis-je faire mes réservations pour les places de bus depuis la France ?
En quête de bonnes adresses d’hébergement (propre, simple), de restau, de bons plans ou conseils pour éviter les pièges à touristes, vos témoignages me seront très précieux. Fabriz, Patxi ... je compte beaucoup sur votre expérience de cette région.
Cordialement,
Camille
Deux semaines pour découvrir Cuba English translation pending
Bonjour,
je pars prochainement à Cuba pour 2 semaines de vacances. Ce sera mon premier voyage là-bas. Je vais très certainement louer une voiture pour circuler hors La Havane et passer mes nuits en Casas. Je souhaite découvrir au mieux Cuba, avec un mélange culture/villes/plages/paysages. En 2 semaines, je visiterai seulement l'Ouest...
Voici une ébauche de circuit, inspiré des guides que j'ai pu lire et du forum (c'est un circuit assez classique je crois).
Jour 1
Arrivée La Havane à 16h30 - Nuit à La Havane
Jour 2
Visite La Havane - Nuit La Havane
Jour 3
Visite La Havane - Nuit la Havane
Jour 4
Location voiture - Route vers Soroa - Visite La Terrazas -Nuit à Soroa
Jour 5
Route vers Vinales - Visite Vinales et environs : Vallée de Vinales, Mogotes, Pinar del Rio, triangle du tabac -Nuit à Vinales
Jour 6
Route vers Puerto Esperanza - Cayo Levisa - Journée à à Cayo Levisa ou Cayo Jutias - Nuit à Vinales
Jour 7
Route vers Guama (5h de route?), playa Larga, Playa Giron (baie des cochons) - Nuit Playa Giron
Jour 8
Cienfuegos, playa rancho luna - Trinidad - Nuit Trinidad
Jour 9
Visite Trinidad - Nuit Trinidad
Jour 10
Sancti Spiritus? - Topes de collantes et valle de los ingerios -Santa Clara - Nuit Santa Clara
Jour 11
Playa Coco, Playa Pila à Cayo Guillermo - Nuit Playa Coco
Jour 12
Cayo Santa Maria - Nuit Santa Maria
Jour 13
Varadero - Nuit à Varadero
Jour 14
Plages Est Cuba - Retour voiture - Nuit la Havane
Jour 15
Visite La Havane - Départ La Havane 19h30
Pourriez vous me confirmer que les étapes sont réalisables en terme de temps? J'ai par exemple un doute pour Vinales, faut-il prévoir un jour de plus? J'ai essayé de repérer les plages les plus sympas dans la région Ouest, y en a-t-il d'autres à viser? Je ne suis pas fan des complexes touristiques ;-) J'ai cependant retenu Varadero car il semble que les plages soient très belles. D'autres arrêts sont-ils à préférer? J'aurais aimer pousser jusque Camaguey, mais je crois que cela rallonge pas mal la route...
Merci d'avance aux connaisseurs de Cuba!
Pourriez vous me confirmer que les étapes sont réalisables en terme de temps? J'ai par exemple un doute pour Vinales, faut-il prévoir un jour de plus? J'ai essayé de repérer les plages les plus sympas dans la région Ouest, y en a-t-il d'autres à viser? Je ne suis pas fan des complexes touristiques ;-) J'ai cependant retenu Varadero car il semble que les plages soient très belles. D'autres arrêts sont-ils à préférer? J'aurais aimer pousser jusque Camaguey, mais je crois que cela rallonge pas mal la route...
Merci d'avance aux connaisseurs de Cuba!
Retour d'un magnifique séjour aux Phillipines en mars 2010 English translation pending
De retour d'un magnifique séjour d'un mois en mars: j'ai séjourné 10 jrs sur l'ile de Carabao, ile assez peu fréquentée; encore appelée Hambil, elle mesure 6km sur 10 et est située à envir 10 km au nord de Boracay, soit 50mn de bangka pour 50 modiques ps/p. Capitale San Jose sur la cote est de l'ile, mais LANAS sur la cote ouest actuellement sous le vent retient le voyageur grace à sa plage de sable blanc de 4km et ses eaux claires; les 2 villages sont reliés par une chaussée principale bétonnée, en dehors de ça pistes et sentiers, tout le transport se fait en moto avec beaucoup d'ingéniosité
Electricité de 4-8h et de 13-23h, eau de source potable au robinet sur Lanas: on peut se désalterer tranquille et à volonté, ce n'est pas négligeable qd il fait chaud;Lanas bario manque de coquetterie, mais des hébergements tendent à se développer sur sa gauche et donnent directement sur la plage:
Ivys' vine resort: 6 bungalows traditionnels philippins à 1200p/2 la nuitée avec joli bar, restauration possible, billard; petit centre de plongée, location de vtt et matos de snorkeling
Vilabo, magnifique batiment appartenant à un norvégien, possibilité de location d'appartements avec cuisine, gérante Merelyn Gonzaga prix?
Nipa hauz beach resort: 7 chambres avec clim ou ventilo 1200-1500p la nuitée pour deux, bar(20p la boisson) et restauration possible , propriétaire gérante: M Gonzaga
Carabao lodge, hébergement le plus éloigné, mais marcher sur cette plage est un délice: 4 bungalows en sawali, bois et toit en kogon, salle de bains tte simple (en marbre de romblon ce qui ne gache rien), lodge managé par la délicieuse Helena Estrera , nuitée à 1000p/2, restauration à la demande: diner pour 150p; Helena fera tt pour rendre votre séjour agréable
prochainement, un petit hotel haut de gamme à prix doux doit ouvrir:6 superbes chambres au tarif promo de 2500p
une boulangerie patisserie, le Sunset, tenue par un jeune couple franco-philippin propose des spécialités locales: petits gateaux pays, pan de sal le matin, mounai tout chaud en apres-midi , delicieux pain de mie aux raisins, boissons fraiches à petit prix; possibilité renseignement pour des plans
Comment arriver là?: par le ferry Eurich depuis Caticlan départ 9h pour 100p/p
par bangka depuis Boracay boat station 1 vers 14-15h en face du real coffee & tea café pour 50p/p (demander sur la plage aux gens qui attendent)
retour: par le ferry Eurich pour Caticlan, départ 5h30 du matin, depuis Lanas bario
par les bangkas se 6h direction Boracay, c'est de bonne heure mais c'est la meilleure heure pour voyager
Que faire sur carabao? rien ou encore se baigner, à marée haute de préference pour avoir un peu de fond, joli massif coralien; randonnées possibles: traversée de l'ile en largeur sur
6km; longer les plages vers le nord ou le sud et découvrir des criques ou des anses aux noms délicieux de Sinongtan, Maglahob, Iniahaw, Tinap-an, Pacul ou Buyahon (de préference à la fraiche et en se munissant d'eau et protection ctre le soleil) visite de grottes, ou encore massage et manucure; essayer d'assister à un combat se coq pour l'ambiance; sinon aller à la rencontre de la population qui a le contact facile, prete à engager la conversation, à vous inviter à manger ou à vous rafraichir
Possibilité de faire un saut à San José:village mignon, jolie plage au vent bien aménagée et entretenue, office de tourisme balbutiant tjrs content d'accueillir le touriste et il faut les encourager, petit marché, restauration et hébergement informels, prendre un pot au bamboo grill face à la mairie(assez imposante)
Si on s' ennuit, on peut se rendre à Boracay pour renouer avec le monde moderne; Carabao peut aussi etre le point de départ d'une virée via Tablas en direction de Romblon et les paradisiaques 3 Marias et plus loin l'ile de Sibuyan(l'ile perdue comme l'a nommée un voyageur, mais surement mystérieuse)
Attention: pas de dab sur l'ile et pour les provisions qques échoppes et marché à San Jose; pas de boite de nuit non plus....
Alors pourquoi ne pas changer d' ile? et sortir des sentiers battus...
Attention: pas de dab sur l'ile et pour les provisions qques échoppes et marché à San Jose; pas de boite de nuit non plus....
Alors pourquoi ne pas changer d' ile? et sortir des sentiers battus...
De Denver à Denver: rencontres au cœur de l'Ouest English translation pending
Cinq ans déjà ont passé depuis notre dernière boucle à partir de Salt Lake City, pendant lesquels nous avons effectué trois voyages en Argentine et au Chili. Mais le besoin de revoir l’Ouest américain s’est fait de plus en plus pressant... Retour donc pour une nouvelle boucle à partir de Denver – après une première en 2005 – en passant par White Sands, Havasupai, Page, Snow Canyon, Escalante, Torrey, Moab, Bisti Badlands, Santa Fe, Great Sand Dunes, Crested Butte et les Rocky Mountains. Nous comptions surtout découvrir de nouveaux endroits – mais le temps nous en a parfois empêchés – et nous avons été gâtés sur deux sites encore très peu connus: King of Wings et Delta Pool.
Bonne lecture...

La version avec photos et cartes se trouve ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_184...
Index du carnet:
Roswell, White Sands, Sedona, Havasupai Page, Zion, Snow Canyon, Yant FLat Escalante, Zebra Slot, les « jours moins » s'enchaînent... Burr Trail Rd, Notom-Bullfrog Rd, The Tanks Hickman Bridge, Cathedral Valley Strike Valley Overlook, Waterpocket Fold via la Notom-Bullfrog Rd En route pour Moab... Little Wild Horse Canyon, Fisher Towers Moab... Arches NP, Fiery Furnace Moab, toujours... Marching Men, Tower Arch, Parallel Arch Delta Pool Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Rd Bisti. Valley of Dreams, King of Wings Sur la route de Santa Fe Kasha-Katuwe Tent Rocks National Monument De Santa Fe à Great Sand Dunes via Taos De Great Sand Dunes à Crested Butte De Crested Butte à Glenwood Springs via le Kebler Pass Rocky Mountain National Park (1) Rocky Mountain NP, Trail Ridge Rd (2) Rocky Mountain NP (3) 18 juin, le départ Renseignements divers
J 1 – 14 mai
Vol sans problème Paris-Francfort sur Lufthansa, où nous retrouvons avec plaisir Angelo & Monika avec qui nous ferons les vols aller et retour. Après une escale de trois heures, l'avion décolle pour Denver avec une heure de retard, sans aucune explication...
Chez Dollar, où nous avons réservé un SUV via rentalcars.com, il n'y en a aucun digne de ce nom, malgré une heure passée sur le parking à chercher et à les inspecter les uns derrière les autres. Nous choisissons finalement un Kia Sorento, de faible garde au sol et qui nous semble juste en longueur pour dormir à l'aise, mais on fera avec. De toute façon il n'y a rien d'autre.
Retour au comptoir de Dollar. Là, la jeune femme qui s'occupe de notre dossier, lymphatique à l'extrême et qui visiblement rêve d'autres horizons, nous propose en insistant lourdement de payer pour prendre l'autoroute qui contourne Denver, car « sinon vous aurez une amende de 100 $ tous les 20 km ». Ça sent très fortement l'arnaque habituelle des loueurs qui tentent lorsqu'ils sont face à des Européens sur les rotules de leur fourguer tout et n'importe quoi en supplément, et nous refusons donc catégoriquement. Elle nous donne notre reçu et nous quittons l'aéroport en laissant 10 $ à une femme dans une guérite pour qu'elle soulève la barrière. Enfin dehors, ouf! Mais on verra au retour que malgré notre vigilance, notre lecture attentive du contrat, etc., certains sont passés maître dans l'art de l'escroquerie. (C'est sans compter avec ma pugnacité...)
Nous rejoignons Castle Rock et La Quinta Inn – très bien – aux alentours de 20 heures, sans avoir eu le temps de nous arrêter au Walmart d'Aurora. D'habitude nous passons la première nuit dans la ville d'arrivée, mais nous décidons de suivre Angelo & Monika qui préfèrent s'éloigner de Denver et descendre plus au sud, vers Colorado Springs. Nous nous couchons aux environs de 22 h 30, après vingt-cinq heures sans dormir.
J 2 – 15 mai
Nous quittons Angelo & Monika qui partent sur Santa Fe et que nous devons retrouver à Moab, début juin. Commence alors la longue descente vers Roswell et l'extrême sud du Nouveau-Mexique, 760 km de route monotone et sans grand intérêt, si l'on excepte quelques belles vues à l'est, sur les Spanish Peaks encore blancs de neige.
Au sud de Trinidad, le désert s'installe, et nous ne le quitterons qu'à l'ouest de Carrizozo. A perte de vue, une herbe rase et terne sous le ciel immense, un horizon que rien ne vient ponctuer. Parfois, un éparpillement de petites vaches noires, puis à nouveau la solitude... Paradoxalement, dans cet environnement desséché, c'est l'eau qui vient à l'esprit, c'est à la mer que l'on pense. La mer qui, autrefois – un autrefois très lointain, il y a 275 millions d'années –, recouvrait le sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, et l'ouest du Texas. La mer qui, en s'évaporant, a laissé derrière elle cette longue étendue d'un blanc étincelant que l'on apercevra demain, au loin, White Sands, les dunes de gypse, minéral si rare car soluble dans l'eau. Mais cette terre ne connaît plus l'eau...
Nous nous installons au Best Western El Rancho Palacio de Roswell, excellent.
J 3 – 16 mai
J'ai toujours eu envie, si l'on descendait sur White Sands en passant par Roswell, de visiter son musée des Petits Hommes verts. Mais il n'a pas grand intérêt, entre une multitude d'articles plus ou moins fantaisistes et une animation digne de mes années de patronage. De plus, la fatigue aidant, même ce matin, j'ai oublié le Canon. Bon, ça nous aura au moins permis de faire une étape sur la route d'Alamogordo.
Alamogordo, à environ deux heures de là. Le Mexique n'est pas loin. Et la terrible Ciudad Juárez non plus, ville qualifiée par certains de « plus dangereuse au monde » – où entre 1990 et 2000 la vie des jeunes femmes ne tenait qu'à un fil. 4000 d'entre elles y ont été violées et assassinées. Désormais les meurtres sont toujours bien présents, mais c'est le cartel de la drogue qui a pris la relève. Bref, un lieu charmant, plein d'imprévus, que bizarrement on ne brûle pas de découvrir. Il y a beaucoup de Mexicains dans les rues et au motel – Super 8, très bien.
White Sands National Monument (5 $ l'entrée par personne), dans le bassin de Tularosa, à 15 miles à l'ouest d'Alamogordo et au nord du désert de Chihuahua. Phénomène géologique « unique au monde » si l'on en croit le National Park Service : www.nps.gov/whsa/index.htmd'une cinquantaine de kilomètres de long sur quinze de large. On part assez tard, toujours très fatigués. Le ciel est voilé, la lumière grise, et le gypse aussi.
La route est d'abord bitumée, puis laisse la place à une blancheur aveuglante. Le trail d'Alkali Flat se trouve tout au bout et fait une boucle de 8 miles. Le halo du soleil dispense une lumière blafarde, mais la chaleur, elle, est bien présente. (Pourquoi les dunes sont-elles blanches alors que les cristaux de gypse sont translucides? Tout simplement parce que le vent précipite les cristaux les uns contre les autres, ils se rayent, se brisent et s'amalgament, provoquant une diffraction de la lumière. )
Nous nous enregistrons à 16 h 30 et on s'apercevra assez vite que c'est déjà un peu tard étant donné notre état physique et la fatigue accumulée non seulement depuis de longs mois mais aussi depuis le départ.
Nous sommes seuls à aller de piquet rouge en piquet rouge, plantés au sommet des dunes, uniques points de repère pour délimiter le tracé. On imagine ce que ça donnerait si le vent se levait...

Cet environnement particulièrement hostile abrite une vie bien présente: 60 espèces de plantes dont cette verveine que l'on croise en chemin.... et 44 espèces de mammifères, 26 de reptiles, 6 d'amphibiens, une centaine d'espèces d'insectes et 210 d'oiseaux... Ça laisse rêveur. A croire que les dunes sont trouées comme du gruyère et que tout le monde se cache là-dessous pendant les heures du jour.
Les traces se croisent et se recroisent, notamment celles de scarabées longs et noirs, des Darkling Beetles – appelés aussi stinkbugs parce que lorsqu'ils sont dérangés ils distribuent généreusement quelques sprays d'un liquide à forte odeur de kérosène –, qui s'épuisent à essayer de grimper. Un pas en avant, trois en arrière... un en avant, quatre en arrière... un en avant, deux en arrière... La tache semble démesurée.

Nous sommes toujours seuls à crapahuter dans les dunes. Quand le soleil pointe le nez, la chaleur est immédiatement accablante, surtout dans les creux.
Au bout de deux heures à monter et descendre, on aperçoit quelques cabanes qui doivent se trouver à l'endroit où la boucle se referme et retourne au point de départ. On décide de faire demi-tour, il commence à être tard, même si les dunes sont superbes la lumière n'est pas belle, et l'énergie n'est pas au rendez-vous.

Une fois arrivés à la voiture, le soleil montre brièvement le bout de son nez...
Nous apercevons une file de voitures garées le long de la piste et tout un tas de gens dans les dunes, tournés vers l'ouest... En fait nous n'avions pas vu le panneau concernant la Golden Hour, mais ce soir une brume dorée voile l'horizon.
(Si on prévoit un passage par White Sands, il faut absolument consulter le site du parc (voir ci-dessus) si on ne veut pas se casser le nez, car il est bordé par une zone militaire où sont effectués quasi quotidiennement des tirs de missiles, ce qui en exige la fermeture momentanée. C'est la première chose que l'on voit en visitant le site Internet, dans un encadré rouge.)
J 4 - 17 mai
Aujourd'hui, 800 kilomètres nous attendent, entre Alamogordo, Nouveau-Mexique, et Sedona, Arizona. Jusqu'à Carrizozo, à une centaine de miles au nord, la circulation est assez dense et la route rectiligne. Le village, devenu célèbre depuis que J-P Trois14 a visité les lieux ;-), n'est pas aussi triste qu'on l'imaginait. Le vent et la poussière ne l'épargnent pas, mais il est presque pimpant avec ses arbres verts, comparé à certains autres de la région.
Au nord-ouest, à environ cinq miles, surprise : dans les étendues désolées de la vallée de Tularosa, un immense champ de lave aligne ses blocs de basalte au milieu desquels la végétation a trouvé refuge : yuccas, cholas, opuntias, echinocereus, verts et noirs mêlés. L'endroit se nomme Valley of Fires Recreation Area. Nous le traversons comme une flèche, la route est longue et ce n'est pas le moment de s'arrêter.
J'essaie de respecter les limites de vitesse, 50, 55, 65 miles à l'heure, bien que nous soyons seuls au monde, mais bien vite les bonnes résolutions tombent, excepté dans les agglomérations, où 15 miles c'est 15 miles.
La frontière de l'Arizona est enfin là, la terre devient plus rouge, nous pensons à Patrick ;-)
Une fois à Holbrook, la circulation est incessante jusqu'à Flagstaff, les énormes trucks foncent à tombeau ouvert, mais que dire de la bifurcation sur Sedona ! C'est à quoi doivent ressembler les retours de plage au mois d'août. Nous mettrons un temps fou à rejoindre le motel, le Sugarloaf Lodge, à West Sedona, où nous étions en 2007. La ville a explosé, nous ne reconnaissons plus rien.
Très grande et belle chambre n° 6, qui donne en partie sur l'arrière et la jolie piscine. Le propriétaire est un taiseux 100 %, mais ses sourires parcimonieux indiquent qu'il est malgré tout aimable. Nous nous souvenions très bien de lui... Un tour à côté au New Frontiers, supermarché bio extra, pour se composer de délicieuses salades et s'acheter quelques gâteries, et nous rejoignons nos pénates.
J 5 - 18 mai
Repos complet aujourd'hui et demain. Piscine pour moi le matin, ça n'a jamais dû m'arriver dans un motel aux Etats-Unis, tandis qu'Alain lit à l'ombre d'un parasol, puis petite balade à Chimney Rock Loop Hike. La route qui y mène, Coffee Pot Drive, part tout près du motel. Nous croisons en chemin une famille nombreuse de Gambel's Quails. La mère est suivie d'une bonne quinzaine de petits, qui courent dans tous les sens.
Une fois sur place, nous quittons le petit parking, empruntons le chemin et… trouvons évidemment le moyen de nous égarer ! Nous loupons le sentier qui fait le tour de la butte. En fait, c'est de ma faute, car en voyant un gros et grand tas de pierres cylindrique enserré dans un filet métallique au milieu du sentier, j'ai cru que c’était pour indiquer qu’il ne fallait pas passer par là. Or c'était un cairn moderne ;-).
Nous grimpons donc jusqu’au sommet, au pied de la « cheminée » ou plutôt des cheminées, d’où la vue est magnifique, puis nous errons ensuite un certain temps, passant des éboulis aux à-pics vertigineux puis aux buissons de manzanitas…, mais on finit par y arriver! Je veux dire arriver sur le chemin par lequel on était montés et qu'on a repris en sens inverse.

A Sedona, nous cherchons le supermarché Basha. Alain va se renseigner au Visitor Info, mais un couple d'Américains qui entend la question lui indique immédiatement le chemin et lui donne même une carte de réduction!...
J 6 - 19 mai
Le matin, Jordan Trail. Nous payons 5 $ pour nous garer sur le parking de terre. Le sentier démarre bien, mais ensuite il est très mal indiqué lorsqu'il rejoint la route – ce qui nous étonne de la part des Américains – et on a le choix entre traverser et se retrouver dans les broussailles, ou poursuivre sur une dizaine de mètres et être de nouveau devant un choix cornélien : car il y a deux départs entre de gros rondins.
Au bout d'un certain temps, on retourne sur nos pas, n'ayant pas envie de nous fourrer dans une nouvelle galère...(On a bien un GPS, mais il reste bien au chaud au fond du sac à dos ;-) Il nous sert surtout à retrouver éventuellement la voiture.)
Le soir, Shuerman Mountain. Superbe sentier qui monte au sommet de la colline puis continue sur un quart de mile pour dominer Cathedral Rock et toute la vallée à ses pieds.

J 7 – 20 mai
Nous quittons le Sugarloaf où nous étions si bien, ainsi que son propriétaire silencieux.
En remontant Oak Creek Canyon nous pique-niquons au bord de l'eau. Les pentes boisées sont abruptes et nous nous faisons la remarque que s'il y avait le feu, avec le vent incessant qui nous poursuit depuis le Nouveau-Mexique, ça pourrait être catastrophique. On ne croyait pas si bien dire, et la suite confirmera nos craintes...
Loooongue route, ou plutôt autoroute, pour Havasupai... Ça n'en finit pas... Sortie pour Seligman, sur la Route 66, puis bifurcation à droite sur la Route 18. Jusqu'au Hualapai Hilltop, il y a encore 100 km de route déserte, de longues lignes droites sur le plateau, entrecoupées de courbes qui sinuent à travers les collines de genévriers. Et, toujours, le ciel immense.
Avant d'arriver, on sent le gouffre du canyon, tout comme on sent la mer avant de la voir. Le vide est quasi palpable, il manque quelque chose au-dessous mais c'est pourtant au-dessus que cela se passe. Les voitures – vides – s'alignent les unes derrière les autres au pied de la paroi sur un bon kilomètre jusqu'au parking bondé, et là, miracle, à quelques mètres du départ du sentier, il y a juste une place pour nous entre deux 4 x 4. Nous sommes quasi seuls...
Le cheval du gardien qui habite une petite maison de bois plantée au bord du vide broute avec délicatesse le gravier poussiéreux.
Derrière lui s’ouvre, magnifique, le canyon du Colorado…

J 8 - 21 mai
Réveil à 5 h 30, après une nuit dans le silence du monde... Le Kio Sorento est finalement plus long que ce que nous pensions et nous avons relativement bien dormi, même si nos pieds touchaient la porte du coffre.
La vue est magnifique, mais il faut faire attention où on met les pieds durant toute la descente, très raide, car ce sont en partie des marches couvertes de gravier extrêmement glissant.
On arrive ensuite dans une vallée relativement plate avant d'entrer dans le canyon, splendide, qui vaut à lui tout seul de se rendre au village de Supai.
On commence à apercevoir les premiers peupliers, c'est bon signe...

Nous croisons maintenant régulièrement des trains de mules. Il ne fait pas bon être mule – ou cheval, il y en a également – par ici. Elles passent leurs journées à monter et descendre dans le canyon, croulant sous la charge, liées à la mule précédente par une corde et parfois harcelées et incendiées pour augmenter l’allure. Curieusement, ce sont les Supais les plus gros, pour ne pas dire obèses, les plus désagréables avec elles.
Un panneau, « Vous êtes presque arrivés », oui, sauf que ça n'en finit pas, le sentier se coule sous les peupliers, le long d'un petit canal de dérivation. C'est très agréable, d'accord, mais on commence à en avoir plein les baskets et on a hâte d'arriver.
Enfin, nous arrivons au village, dominé par deux monolithes, the Watchers, et entouré de plusieurs rangées de barbelé, sans doute pour que les bêtes ne prennent pas la poudre d'escampette.

Ah, mais il ne faut pas croire que c'est gagné, non, un chemin le contourne entièrement. Je demande à une Supai où se trouve le lodge et je n'ai pas le temps de finir de poser ma question qu'elle se met à me rouler des yeux de Nosferatu et à hurler je ne sais quoi... Bon, celle-ci est apparemment complètement à l'ouest...
Heureusement, le lodge est tout près. Nous entrons... Il n'y a personne... Au bout de quelques minutes, nous nous rendons compte qu’une femme est assise derrière le comptoir, juste au-dessous de nous, qui nous ignore totalement. Quand elle voit que nous l'avons repérée, sans nous dire bonjour ni même nous jeter un regard, elle nous dit, en pointant du doigt la pendule accrochée au mur derrière elle: « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Interloqués, nous lui demandons s'il n'y a pas une chambre de faite mais elle se contente de répondre : « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Nous nous asseyons dans les fauteuils de l'office, plutôt furieux d'un tel accueil, mais cinq minutes plus tard elle se lève et nous ordonne : « Outside ! Je vais chercher de l'argent! » Nous lui faisons répéter, croyant avoir mal entendu, et elle nous dit une nouvelle fois: « Outside! » Nous sommes hors de nous et partons en claquant la porte tellement fort que j'ai bien cru qu'elle sortait de ses gonds!
Une fois dehors, nous nous asseyons, bien décidés à attendre son retour, qui s'éternise, car en fait elle voulait juste qu'on s'en aille et a inventé un prétexte pour nous mettre dehors. Il faut savoir que le lodge ferme à 5 heures, que lorsqu'on vient de faire 16 km à pied on n'a pas envie de faire un aller-retour aux chutes avec les sacs sur le dos – ce qui représente quand même, pour les plus éloignées, 10 miles supplémentaires (16 km) et 4 pour Havasu –, puis revenir faire le check-in à 1 heure et repartir de nouveau pour les chutes! Donc nous attendons, et pendant ce temps un Supai d'une trentaine d'années, grand et mince – ce qui est rarissime et mérite d'être signalé –, passe et repasse, étonné que ce soit fermé. Puis la femme revient vers 11 heures en nous jetant un regard noir et, des fois qu'on n'aurait toujours pas compris, nous lance au passage : « Check-in: 1 heure !! » Heureusement, le même Supai entre peu après elle et ressort avec la formule magique: nous pouvons prendre la chambre ! Ouuuuuf ! Tandis qu'on attendait, deux jeunes Belges sont arrivés et ont trouvé porte close. Au bout d'un moment, ils ont choisi de repartir aux chutes et nous les retrouverons plus tard à Havasu Falls.
Nous faisons le check-in, tout de même 242 $ pour une seule nuit, en payant pour la première fois en vingt ans sur une réserve indienne des taxes, et des taxes sur les taxes :-(
Et sur ce, nous partons déposer les affaires dans notre chambre... Hmmmm... Le nid douillet s'annonce à la hauteur du prix de la chambre, soit 145 $ hors taxes...

Bon, c’est pas tout ça, mais on est venus pour voir les chutes, alors en route pour Havasu en passant d’abord par Navajo Falls. Evidemment, on commence par se perdre, en traversant la rivière et en partant sur la gauche, donc du mauvais côté. On a l'habitude... ;-)
Au bout d'un certain temps, quelque chose cloche, on ne rencontre absolument personne, et on se dit qu'on ferait bien de revenir sur nos pas. Mais de retour au petit pont, au lieu de le retraverser, on file tout droit sur la rive gauche de la rivière. Deux cents mètres plus loin, un jeune Supai, sur le pas de sa porte, nous regarde arriver. Avec un sourire jusqu'aux oreilles il nous lance : « Vous êtes perdus, non ? Ha ha! Comme tout le monde! » (Ouf, l'honneur est sauf!) Et il nous propose très aimablement de nous remettre sur le bon chemin.
Maintenant que nous avons quelques kilomètres supplémentaires dans les jambes, nous voilà repartis. Le chemin ressemble désormais à une piste forestière, large et argileuse. Les dégâts causés par la rupture du barrage en terre de Redlands, en 2008, sont encore bien visibles, l'eau a tout emporté sur son passage, les berges mais aussi des pans de falaise entiers et les arbres qui poussaient le long du Colorado. Le tout a un air de désolation, arbres morts enchevêtrés, certains encore en équilibre, suspendus entre terre rouge et ciel indigo, pourtant la relève semble assurée...
Le soleil tape maintenant très fort. Nous dépassons les premières chutes sans nous arrêter, elles ne nous tentent pas plus que ça. Ce mince ruban d'eau turquoise qui passe lentement devant nous, est-ce vraiment le Colorado, si tumultueux en amont, si déchaîné, si pressé d'aller se jeter dans la mer de Cortés en déposant généreusement au passage ses alluvions sur l'Isla Montague? Mais non! C'est le Havasu Creek! (Merci Alain-Pierre! 😉)

Enfin, voici Havasu Fall (il n'y en a plus qu'une), tant attendue... La chute, magnifique, se précipite du haut de la falaise dans une vasque d'eau turquoise. La première chose que l'on aperçoit ensuite c'est le monde, beaucoup de monde, dans l'eau, sur les rochers, sur le sable, au-dessus, au-dessous, dedans, derrière la chute... Les jeunes Belges sont là, eux aussi. Difficile de prendre des photos, il faut être attentif et saisir le moment où, miracle, il n'y a quasi plus personne dans l'objectif.

Sur les serviettes il n'y a pas que les hommes... ;-)
Pendant longtemps, un groupe d'une dizaine de personnes crient au pied du tourbillon d'écume blanche, un homme plonge, la chute l'avale, il disparaît, réapparaît un instant sur la roche, derrière. Une fille veut faire la même chose mais visiblement elle est coincée de l'autre côté, ne peut plus revenir, appelle... Moment d'angoisse chez ses copains, qui dure... Et puis la voilà, comme recrachée par la chute.
L'endroit a complètement changé si on le compare aux photos publiées il y a plusieurs années, les larges vasques en terrasses, par exemple, ont en partie disparu.
Bien plus tard, lorsque l'ombre prend possession des lieux, nous rentrons à Supai, je suis un peu déçue de ne pas avoir pu faire de photos comme je l'aurais voulu. L'endroit serait vraiment paradisiaque s'il était ignoré des hommes. C'est un mélange d'Agua Azul et de Misol-Ha, au Chiapas (Mexique), pour ceux qui connaissent, même si les berges mexicaines n'ont pas eu à subir de rupture de barrage...
Nous arrivons au lodge en même temps que les jeunes Belges, à 18 h 30, alors qu’eux n’ont pas encore pris possession de leur chambre. Or tout est fermé jusqu’à demain 8 heures! Pas de panique, nous leur proposons si besoin de partager notre charmant petit nid. ;-) Apercevant un écriteau, « manager », ils frappent à la porte. Elle s’entrouvre de 5 cm, laissant voir un énorme bras et échapper un grognement, puis se referme... Quelques minutes plus tard, comme ils sont toujours là, et nous avec, elle s’entrouvre à nouveau, et cette fois ce n’est plus le bras mais le visage d’une femme détestable, particulièrement antipathique, qui apparaît. Ils montrent leur réservation, insistent pour avoir la clef, qu'elle leur remet de mauvaise grâce en leur claquant immédiatement la porte au nez!
La porte de notre chambre est en ruine, la fenêtre à l'intérieur également. Je n'ai jamais vu un tel hébergement dans une réserve indienne, en général ils sont toujours haut de gamme et superbement décorés. Et tout cela, je me répète, pour 145 $ la nuit hors taxes! Auxquels s'ajoutent les droits d'entrée pour deux personnes sur la réserve: 70 $. Mais le plus beau c'est que les taxes (qui ne sont pourtant jamais appliquées par les autochtones sur les réserves car eux-mêmes n’y sont pas soumis) ont été ajoutées aux taxes locales et aux droits d'entrée. On ne s'en est aperçus que le lendemain soir. Heureusement, les habitants du village, excepté la première femme à qui nous avons demandé le chemin du lodge, étaient nettement plus aimables !
Le soir, extinction des feux à 8 heures, et à 8 heures 5 on était en plein rêve... Ça ne nous était encore jamais arrivé !

J 9 - 22 mai
5 heures, premières lueurs du jour. 5 h 30, départ au petit matin. Déjà les Supais s'activent... En passant près d'un abricotier qui, lui, est à l'intérieur de l'enceinte du village, nous trouvons quatre beaux abricots fraîchement tombés dans le sable du chemin. Ils se révéleront délicieux...
Nous avons mis trois heures et demie pour descendre, nous mettons quatre heures et quart pour remonter. Le canyon est toujours aussi beau. Nous croisons assez vite les premiers randonneurs, on se demande à quelle heure ils sont partis, probablement comme les trois jeunes qui ont quitté le hilltop, l'avant-veille, à 19 h 30 !
Au bout de trois heures environ, les premières mules nous dépassent, menées par des Supais, pas toujours sympa avec elles... Plusieurs montent des chevaux alors qu'eux-mêmes, comme je l'ai dit, sont obèses. Il ne fait pas bon être mule ou cheval dans ce coin-là, monter, descendre, monter, descendre, jour après jour, chargés comme... des mules!

En bas les chiens paressent sur leurs serviette de bain, dans la montée ils sont de corvée d’eau ;-)
On amorce maintenant les lacets serrés dans la falaise à pic pour rejoindre le hilltop..... doublés par les petites mules, qui grimpent avec persévérance.
Après dix miles de remontée, soit seize kilomètres, on commence à être sur les rotules, comme tous les jeunes qui arrivent après nous. Ça nous remonte le moral ;-)).
Les deux jeunes Belges avaient choisi de faire le chemin à dos de mule et ils ne nous ont pas dépassés. On les voit arriver environ trois quarts d'heure plus tard, frais comme des gardons et enchantés du voyage.
Nous reprenons la route...

A suivre...

La version avec photos et cartes se trouve ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_184...
Index du carnet:
Roswell, White Sands, Sedona, Havasupai Page, Zion, Snow Canyon, Yant FLat Escalante, Zebra Slot, les « jours moins » s'enchaînent... Burr Trail Rd, Notom-Bullfrog Rd, The Tanks Hickman Bridge, Cathedral Valley Strike Valley Overlook, Waterpocket Fold via la Notom-Bullfrog Rd En route pour Moab... Little Wild Horse Canyon, Fisher Towers Moab... Arches NP, Fiery Furnace Moab, toujours... Marching Men, Tower Arch, Parallel Arch Delta Pool Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Rd Bisti. Valley of Dreams, King of Wings Sur la route de Santa Fe Kasha-Katuwe Tent Rocks National Monument De Santa Fe à Great Sand Dunes via Taos De Great Sand Dunes à Crested Butte De Crested Butte à Glenwood Springs via le Kebler Pass Rocky Mountain National Park (1) Rocky Mountain NP, Trail Ridge Rd (2) Rocky Mountain NP (3) 18 juin, le départ Renseignements divers
J 1 – 14 mai
Vol sans problème Paris-Francfort sur Lufthansa, où nous retrouvons avec plaisir Angelo & Monika avec qui nous ferons les vols aller et retour. Après une escale de trois heures, l'avion décolle pour Denver avec une heure de retard, sans aucune explication...
Chez Dollar, où nous avons réservé un SUV via rentalcars.com, il n'y en a aucun digne de ce nom, malgré une heure passée sur le parking à chercher et à les inspecter les uns derrière les autres. Nous choisissons finalement un Kia Sorento, de faible garde au sol et qui nous semble juste en longueur pour dormir à l'aise, mais on fera avec. De toute façon il n'y a rien d'autre.
Retour au comptoir de Dollar. Là, la jeune femme qui s'occupe de notre dossier, lymphatique à l'extrême et qui visiblement rêve d'autres horizons, nous propose en insistant lourdement de payer pour prendre l'autoroute qui contourne Denver, car « sinon vous aurez une amende de 100 $ tous les 20 km ». Ça sent très fortement l'arnaque habituelle des loueurs qui tentent lorsqu'ils sont face à des Européens sur les rotules de leur fourguer tout et n'importe quoi en supplément, et nous refusons donc catégoriquement. Elle nous donne notre reçu et nous quittons l'aéroport en laissant 10 $ à une femme dans une guérite pour qu'elle soulève la barrière. Enfin dehors, ouf! Mais on verra au retour que malgré notre vigilance, notre lecture attentive du contrat, etc., certains sont passés maître dans l'art de l'escroquerie. (C'est sans compter avec ma pugnacité...)
Nous rejoignons Castle Rock et La Quinta Inn – très bien – aux alentours de 20 heures, sans avoir eu le temps de nous arrêter au Walmart d'Aurora. D'habitude nous passons la première nuit dans la ville d'arrivée, mais nous décidons de suivre Angelo & Monika qui préfèrent s'éloigner de Denver et descendre plus au sud, vers Colorado Springs. Nous nous couchons aux environs de 22 h 30, après vingt-cinq heures sans dormir.
J 2 – 15 mai
Nous quittons Angelo & Monika qui partent sur Santa Fe et que nous devons retrouver à Moab, début juin. Commence alors la longue descente vers Roswell et l'extrême sud du Nouveau-Mexique, 760 km de route monotone et sans grand intérêt, si l'on excepte quelques belles vues à l'est, sur les Spanish Peaks encore blancs de neige.
Au sud de Trinidad, le désert s'installe, et nous ne le quitterons qu'à l'ouest de Carrizozo. A perte de vue, une herbe rase et terne sous le ciel immense, un horizon que rien ne vient ponctuer. Parfois, un éparpillement de petites vaches noires, puis à nouveau la solitude... Paradoxalement, dans cet environnement desséché, c'est l'eau qui vient à l'esprit, c'est à la mer que l'on pense. La mer qui, autrefois – un autrefois très lointain, il y a 275 millions d'années –, recouvrait le sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, et l'ouest du Texas. La mer qui, en s'évaporant, a laissé derrière elle cette longue étendue d'un blanc étincelant que l'on apercevra demain, au loin, White Sands, les dunes de gypse, minéral si rare car soluble dans l'eau. Mais cette terre ne connaît plus l'eau...
Nous nous installons au Best Western El Rancho Palacio de Roswell, excellent.
J 3 – 16 mai
J'ai toujours eu envie, si l'on descendait sur White Sands en passant par Roswell, de visiter son musée des Petits Hommes verts. Mais il n'a pas grand intérêt, entre une multitude d'articles plus ou moins fantaisistes et une animation digne de mes années de patronage. De plus, la fatigue aidant, même ce matin, j'ai oublié le Canon. Bon, ça nous aura au moins permis de faire une étape sur la route d'Alamogordo.
Alamogordo, à environ deux heures de là. Le Mexique n'est pas loin. Et la terrible Ciudad Juárez non plus, ville qualifiée par certains de « plus dangereuse au monde » – où entre 1990 et 2000 la vie des jeunes femmes ne tenait qu'à un fil. 4000 d'entre elles y ont été violées et assassinées. Désormais les meurtres sont toujours bien présents, mais c'est le cartel de la drogue qui a pris la relève. Bref, un lieu charmant, plein d'imprévus, que bizarrement on ne brûle pas de découvrir. Il y a beaucoup de Mexicains dans les rues et au motel – Super 8, très bien.
White Sands National Monument (5 $ l'entrée par personne), dans le bassin de Tularosa, à 15 miles à l'ouest d'Alamogordo et au nord du désert de Chihuahua. Phénomène géologique « unique au monde » si l'on en croit le National Park Service : www.nps.gov/whsa/index.htmd'une cinquantaine de kilomètres de long sur quinze de large. On part assez tard, toujours très fatigués. Le ciel est voilé, la lumière grise, et le gypse aussi.
La route est d'abord bitumée, puis laisse la place à une blancheur aveuglante. Le trail d'Alkali Flat se trouve tout au bout et fait une boucle de 8 miles. Le halo du soleil dispense une lumière blafarde, mais la chaleur, elle, est bien présente. (Pourquoi les dunes sont-elles blanches alors que les cristaux de gypse sont translucides? Tout simplement parce que le vent précipite les cristaux les uns contre les autres, ils se rayent, se brisent et s'amalgament, provoquant une diffraction de la lumière. )
Nous nous enregistrons à 16 h 30 et on s'apercevra assez vite que c'est déjà un peu tard étant donné notre état physique et la fatigue accumulée non seulement depuis de longs mois mais aussi depuis le départ.
Nous sommes seuls à aller de piquet rouge en piquet rouge, plantés au sommet des dunes, uniques points de repère pour délimiter le tracé. On imagine ce que ça donnerait si le vent se levait...

Cet environnement particulièrement hostile abrite une vie bien présente: 60 espèces de plantes dont cette verveine que l'on croise en chemin.... et 44 espèces de mammifères, 26 de reptiles, 6 d'amphibiens, une centaine d'espèces d'insectes et 210 d'oiseaux... Ça laisse rêveur. A croire que les dunes sont trouées comme du gruyère et que tout le monde se cache là-dessous pendant les heures du jour.
Les traces se croisent et se recroisent, notamment celles de scarabées longs et noirs, des Darkling Beetles – appelés aussi stinkbugs parce que lorsqu'ils sont dérangés ils distribuent généreusement quelques sprays d'un liquide à forte odeur de kérosène –, qui s'épuisent à essayer de grimper. Un pas en avant, trois en arrière... un en avant, quatre en arrière... un en avant, deux en arrière... La tache semble démesurée.

Nous sommes toujours seuls à crapahuter dans les dunes. Quand le soleil pointe le nez, la chaleur est immédiatement accablante, surtout dans les creux.
Au bout de deux heures à monter et descendre, on aperçoit quelques cabanes qui doivent se trouver à l'endroit où la boucle se referme et retourne au point de départ. On décide de faire demi-tour, il commence à être tard, même si les dunes sont superbes la lumière n'est pas belle, et l'énergie n'est pas au rendez-vous.

Une fois arrivés à la voiture, le soleil montre brièvement le bout de son nez...
Nous apercevons une file de voitures garées le long de la piste et tout un tas de gens dans les dunes, tournés vers l'ouest... En fait nous n'avions pas vu le panneau concernant la Golden Hour, mais ce soir une brume dorée voile l'horizon.
(Si on prévoit un passage par White Sands, il faut absolument consulter le site du parc (voir ci-dessus) si on ne veut pas se casser le nez, car il est bordé par une zone militaire où sont effectués quasi quotidiennement des tirs de missiles, ce qui en exige la fermeture momentanée. C'est la première chose que l'on voit en visitant le site Internet, dans un encadré rouge.)
J 4 - 17 mai
Aujourd'hui, 800 kilomètres nous attendent, entre Alamogordo, Nouveau-Mexique, et Sedona, Arizona. Jusqu'à Carrizozo, à une centaine de miles au nord, la circulation est assez dense et la route rectiligne. Le village, devenu célèbre depuis que J-P Trois14 a visité les lieux ;-), n'est pas aussi triste qu'on l'imaginait. Le vent et la poussière ne l'épargnent pas, mais il est presque pimpant avec ses arbres verts, comparé à certains autres de la région.
Au nord-ouest, à environ cinq miles, surprise : dans les étendues désolées de la vallée de Tularosa, un immense champ de lave aligne ses blocs de basalte au milieu desquels la végétation a trouvé refuge : yuccas, cholas, opuntias, echinocereus, verts et noirs mêlés. L'endroit se nomme Valley of Fires Recreation Area. Nous le traversons comme une flèche, la route est longue et ce n'est pas le moment de s'arrêter.
J'essaie de respecter les limites de vitesse, 50, 55, 65 miles à l'heure, bien que nous soyons seuls au monde, mais bien vite les bonnes résolutions tombent, excepté dans les agglomérations, où 15 miles c'est 15 miles.
La frontière de l'Arizona est enfin là, la terre devient plus rouge, nous pensons à Patrick ;-)
Une fois à Holbrook, la circulation est incessante jusqu'à Flagstaff, les énormes trucks foncent à tombeau ouvert, mais que dire de la bifurcation sur Sedona ! C'est à quoi doivent ressembler les retours de plage au mois d'août. Nous mettrons un temps fou à rejoindre le motel, le Sugarloaf Lodge, à West Sedona, où nous étions en 2007. La ville a explosé, nous ne reconnaissons plus rien.
Très grande et belle chambre n° 6, qui donne en partie sur l'arrière et la jolie piscine. Le propriétaire est un taiseux 100 %, mais ses sourires parcimonieux indiquent qu'il est malgré tout aimable. Nous nous souvenions très bien de lui... Un tour à côté au New Frontiers, supermarché bio extra, pour se composer de délicieuses salades et s'acheter quelques gâteries, et nous rejoignons nos pénates.
J 5 - 18 mai
Repos complet aujourd'hui et demain. Piscine pour moi le matin, ça n'a jamais dû m'arriver dans un motel aux Etats-Unis, tandis qu'Alain lit à l'ombre d'un parasol, puis petite balade à Chimney Rock Loop Hike. La route qui y mène, Coffee Pot Drive, part tout près du motel. Nous croisons en chemin une famille nombreuse de Gambel's Quails. La mère est suivie d'une bonne quinzaine de petits, qui courent dans tous les sens.
Une fois sur place, nous quittons le petit parking, empruntons le chemin et… trouvons évidemment le moyen de nous égarer ! Nous loupons le sentier qui fait le tour de la butte. En fait, c'est de ma faute, car en voyant un gros et grand tas de pierres cylindrique enserré dans un filet métallique au milieu du sentier, j'ai cru que c’était pour indiquer qu’il ne fallait pas passer par là. Or c'était un cairn moderne ;-).
Nous grimpons donc jusqu’au sommet, au pied de la « cheminée » ou plutôt des cheminées, d’où la vue est magnifique, puis nous errons ensuite un certain temps, passant des éboulis aux à-pics vertigineux puis aux buissons de manzanitas…, mais on finit par y arriver! Je veux dire arriver sur le chemin par lequel on était montés et qu'on a repris en sens inverse.

A Sedona, nous cherchons le supermarché Basha. Alain va se renseigner au Visitor Info, mais un couple d'Américains qui entend la question lui indique immédiatement le chemin et lui donne même une carte de réduction!...
J 6 - 19 mai
Le matin, Jordan Trail. Nous payons 5 $ pour nous garer sur le parking de terre. Le sentier démarre bien, mais ensuite il est très mal indiqué lorsqu'il rejoint la route – ce qui nous étonne de la part des Américains – et on a le choix entre traverser et se retrouver dans les broussailles, ou poursuivre sur une dizaine de mètres et être de nouveau devant un choix cornélien : car il y a deux départs entre de gros rondins.
Au bout d'un certain temps, on retourne sur nos pas, n'ayant pas envie de nous fourrer dans une nouvelle galère...(On a bien un GPS, mais il reste bien au chaud au fond du sac à dos ;-) Il nous sert surtout à retrouver éventuellement la voiture.)
Le soir, Shuerman Mountain. Superbe sentier qui monte au sommet de la colline puis continue sur un quart de mile pour dominer Cathedral Rock et toute la vallée à ses pieds.

J 7 – 20 mai
Nous quittons le Sugarloaf où nous étions si bien, ainsi que son propriétaire silencieux.
En remontant Oak Creek Canyon nous pique-niquons au bord de l'eau. Les pentes boisées sont abruptes et nous nous faisons la remarque que s'il y avait le feu, avec le vent incessant qui nous poursuit depuis le Nouveau-Mexique, ça pourrait être catastrophique. On ne croyait pas si bien dire, et la suite confirmera nos craintes...
Loooongue route, ou plutôt autoroute, pour Havasupai... Ça n'en finit pas... Sortie pour Seligman, sur la Route 66, puis bifurcation à droite sur la Route 18. Jusqu'au Hualapai Hilltop, il y a encore 100 km de route déserte, de longues lignes droites sur le plateau, entrecoupées de courbes qui sinuent à travers les collines de genévriers. Et, toujours, le ciel immense.
Avant d'arriver, on sent le gouffre du canyon, tout comme on sent la mer avant de la voir. Le vide est quasi palpable, il manque quelque chose au-dessous mais c'est pourtant au-dessus que cela se passe. Les voitures – vides – s'alignent les unes derrière les autres au pied de la paroi sur un bon kilomètre jusqu'au parking bondé, et là, miracle, à quelques mètres du départ du sentier, il y a juste une place pour nous entre deux 4 x 4. Nous sommes quasi seuls...
Le cheval du gardien qui habite une petite maison de bois plantée au bord du vide broute avec délicatesse le gravier poussiéreux.
Derrière lui s’ouvre, magnifique, le canyon du Colorado…

J 8 - 21 mai
Réveil à 5 h 30, après une nuit dans le silence du monde... Le Kio Sorento est finalement plus long que ce que nous pensions et nous avons relativement bien dormi, même si nos pieds touchaient la porte du coffre.
La vue est magnifique, mais il faut faire attention où on met les pieds durant toute la descente, très raide, car ce sont en partie des marches couvertes de gravier extrêmement glissant.
On arrive ensuite dans une vallée relativement plate avant d'entrer dans le canyon, splendide, qui vaut à lui tout seul de se rendre au village de Supai.
On commence à apercevoir les premiers peupliers, c'est bon signe...

Nous croisons maintenant régulièrement des trains de mules. Il ne fait pas bon être mule – ou cheval, il y en a également – par ici. Elles passent leurs journées à monter et descendre dans le canyon, croulant sous la charge, liées à la mule précédente par une corde et parfois harcelées et incendiées pour augmenter l’allure. Curieusement, ce sont les Supais les plus gros, pour ne pas dire obèses, les plus désagréables avec elles.
Un panneau, « Vous êtes presque arrivés », oui, sauf que ça n'en finit pas, le sentier se coule sous les peupliers, le long d'un petit canal de dérivation. C'est très agréable, d'accord, mais on commence à en avoir plein les baskets et on a hâte d'arriver.
Enfin, nous arrivons au village, dominé par deux monolithes, the Watchers, et entouré de plusieurs rangées de barbelé, sans doute pour que les bêtes ne prennent pas la poudre d'escampette.

Ah, mais il ne faut pas croire que c'est gagné, non, un chemin le contourne entièrement. Je demande à une Supai où se trouve le lodge et je n'ai pas le temps de finir de poser ma question qu'elle se met à me rouler des yeux de Nosferatu et à hurler je ne sais quoi... Bon, celle-ci est apparemment complètement à l'ouest...
Heureusement, le lodge est tout près. Nous entrons... Il n'y a personne... Au bout de quelques minutes, nous nous rendons compte qu’une femme est assise derrière le comptoir, juste au-dessous de nous, qui nous ignore totalement. Quand elle voit que nous l'avons repérée, sans nous dire bonjour ni même nous jeter un regard, elle nous dit, en pointant du doigt la pendule accrochée au mur derrière elle: « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Interloqués, nous lui demandons s'il n'y a pas une chambre de faite mais elle se contente de répondre : « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Nous nous asseyons dans les fauteuils de l'office, plutôt furieux d'un tel accueil, mais cinq minutes plus tard elle se lève et nous ordonne : « Outside ! Je vais chercher de l'argent! » Nous lui faisons répéter, croyant avoir mal entendu, et elle nous dit une nouvelle fois: « Outside! » Nous sommes hors de nous et partons en claquant la porte tellement fort que j'ai bien cru qu'elle sortait de ses gonds!
Une fois dehors, nous nous asseyons, bien décidés à attendre son retour, qui s'éternise, car en fait elle voulait juste qu'on s'en aille et a inventé un prétexte pour nous mettre dehors. Il faut savoir que le lodge ferme à 5 heures, que lorsqu'on vient de faire 16 km à pied on n'a pas envie de faire un aller-retour aux chutes avec les sacs sur le dos – ce qui représente quand même, pour les plus éloignées, 10 miles supplémentaires (16 km) et 4 pour Havasu –, puis revenir faire le check-in à 1 heure et repartir de nouveau pour les chutes! Donc nous attendons, et pendant ce temps un Supai d'une trentaine d'années, grand et mince – ce qui est rarissime et mérite d'être signalé –, passe et repasse, étonné que ce soit fermé. Puis la femme revient vers 11 heures en nous jetant un regard noir et, des fois qu'on n'aurait toujours pas compris, nous lance au passage : « Check-in: 1 heure !! » Heureusement, le même Supai entre peu après elle et ressort avec la formule magique: nous pouvons prendre la chambre ! Ouuuuuf ! Tandis qu'on attendait, deux jeunes Belges sont arrivés et ont trouvé porte close. Au bout d'un moment, ils ont choisi de repartir aux chutes et nous les retrouverons plus tard à Havasu Falls.
Nous faisons le check-in, tout de même 242 $ pour une seule nuit, en payant pour la première fois en vingt ans sur une réserve indienne des taxes, et des taxes sur les taxes :-(
Et sur ce, nous partons déposer les affaires dans notre chambre... Hmmmm... Le nid douillet s'annonce à la hauteur du prix de la chambre, soit 145 $ hors taxes...

Bon, c’est pas tout ça, mais on est venus pour voir les chutes, alors en route pour Havasu en passant d’abord par Navajo Falls. Evidemment, on commence par se perdre, en traversant la rivière et en partant sur la gauche, donc du mauvais côté. On a l'habitude... ;-)
Au bout d'un certain temps, quelque chose cloche, on ne rencontre absolument personne, et on se dit qu'on ferait bien de revenir sur nos pas. Mais de retour au petit pont, au lieu de le retraverser, on file tout droit sur la rive gauche de la rivière. Deux cents mètres plus loin, un jeune Supai, sur le pas de sa porte, nous regarde arriver. Avec un sourire jusqu'aux oreilles il nous lance : « Vous êtes perdus, non ? Ha ha! Comme tout le monde! » (Ouf, l'honneur est sauf!) Et il nous propose très aimablement de nous remettre sur le bon chemin.
Maintenant que nous avons quelques kilomètres supplémentaires dans les jambes, nous voilà repartis. Le chemin ressemble désormais à une piste forestière, large et argileuse. Les dégâts causés par la rupture du barrage en terre de Redlands, en 2008, sont encore bien visibles, l'eau a tout emporté sur son passage, les berges mais aussi des pans de falaise entiers et les arbres qui poussaient le long du Colorado. Le tout a un air de désolation, arbres morts enchevêtrés, certains encore en équilibre, suspendus entre terre rouge et ciel indigo, pourtant la relève semble assurée...
Le soleil tape maintenant très fort. Nous dépassons les premières chutes sans nous arrêter, elles ne nous tentent pas plus que ça. Ce mince ruban d'eau turquoise qui passe lentement devant nous, est-ce vraiment le Colorado, si tumultueux en amont, si déchaîné, si pressé d'aller se jeter dans la mer de Cortés en déposant généreusement au passage ses alluvions sur l'Isla Montague? Mais non! C'est le Havasu Creek! (Merci Alain-Pierre! 😉)

Enfin, voici Havasu Fall (il n'y en a plus qu'une), tant attendue... La chute, magnifique, se précipite du haut de la falaise dans une vasque d'eau turquoise. La première chose que l'on aperçoit ensuite c'est le monde, beaucoup de monde, dans l'eau, sur les rochers, sur le sable, au-dessus, au-dessous, dedans, derrière la chute... Les jeunes Belges sont là, eux aussi. Difficile de prendre des photos, il faut être attentif et saisir le moment où, miracle, il n'y a quasi plus personne dans l'objectif.

Sur les serviettes il n'y a pas que les hommes... ;-)
Pendant longtemps, un groupe d'une dizaine de personnes crient au pied du tourbillon d'écume blanche, un homme plonge, la chute l'avale, il disparaît, réapparaît un instant sur la roche, derrière. Une fille veut faire la même chose mais visiblement elle est coincée de l'autre côté, ne peut plus revenir, appelle... Moment d'angoisse chez ses copains, qui dure... Et puis la voilà, comme recrachée par la chute.
L'endroit a complètement changé si on le compare aux photos publiées il y a plusieurs années, les larges vasques en terrasses, par exemple, ont en partie disparu.
Bien plus tard, lorsque l'ombre prend possession des lieux, nous rentrons à Supai, je suis un peu déçue de ne pas avoir pu faire de photos comme je l'aurais voulu. L'endroit serait vraiment paradisiaque s'il était ignoré des hommes. C'est un mélange d'Agua Azul et de Misol-Ha, au Chiapas (Mexique), pour ceux qui connaissent, même si les berges mexicaines n'ont pas eu à subir de rupture de barrage...
Nous arrivons au lodge en même temps que les jeunes Belges, à 18 h 30, alors qu’eux n’ont pas encore pris possession de leur chambre. Or tout est fermé jusqu’à demain 8 heures! Pas de panique, nous leur proposons si besoin de partager notre charmant petit nid. ;-) Apercevant un écriteau, « manager », ils frappent à la porte. Elle s’entrouvre de 5 cm, laissant voir un énorme bras et échapper un grognement, puis se referme... Quelques minutes plus tard, comme ils sont toujours là, et nous avec, elle s’entrouvre à nouveau, et cette fois ce n’est plus le bras mais le visage d’une femme détestable, particulièrement antipathique, qui apparaît. Ils montrent leur réservation, insistent pour avoir la clef, qu'elle leur remet de mauvaise grâce en leur claquant immédiatement la porte au nez!
La porte de notre chambre est en ruine, la fenêtre à l'intérieur également. Je n'ai jamais vu un tel hébergement dans une réserve indienne, en général ils sont toujours haut de gamme et superbement décorés. Et tout cela, je me répète, pour 145 $ la nuit hors taxes! Auxquels s'ajoutent les droits d'entrée pour deux personnes sur la réserve: 70 $. Mais le plus beau c'est que les taxes (qui ne sont pourtant jamais appliquées par les autochtones sur les réserves car eux-mêmes n’y sont pas soumis) ont été ajoutées aux taxes locales et aux droits d'entrée. On ne s'en est aperçus que le lendemain soir. Heureusement, les habitants du village, excepté la première femme à qui nous avons demandé le chemin du lodge, étaient nettement plus aimables !
Le soir, extinction des feux à 8 heures, et à 8 heures 5 on était en plein rêve... Ça ne nous était encore jamais arrivé !

J 9 - 22 mai
5 heures, premières lueurs du jour. 5 h 30, départ au petit matin. Déjà les Supais s'activent... En passant près d'un abricotier qui, lui, est à l'intérieur de l'enceinte du village, nous trouvons quatre beaux abricots fraîchement tombés dans le sable du chemin. Ils se révéleront délicieux...
Nous avons mis trois heures et demie pour descendre, nous mettons quatre heures et quart pour remonter. Le canyon est toujours aussi beau. Nous croisons assez vite les premiers randonneurs, on se demande à quelle heure ils sont partis, probablement comme les trois jeunes qui ont quitté le hilltop, l'avant-veille, à 19 h 30 !
Au bout de trois heures environ, les premières mules nous dépassent, menées par des Supais, pas toujours sympa avec elles... Plusieurs montent des chevaux alors qu'eux-mêmes, comme je l'ai dit, sont obèses. Il ne fait pas bon être mule ou cheval dans ce coin-là, monter, descendre, monter, descendre, jour après jour, chargés comme... des mules!

En bas les chiens paressent sur leurs serviette de bain, dans la montée ils sont de corvée d’eau ;-)
On amorce maintenant les lacets serrés dans la falaise à pic pour rejoindre le hilltop..... doublés par les petites mules, qui grimpent avec persévérance.
Après dix miles de remontée, soit seize kilomètres, on commence à être sur les rotules, comme tous les jeunes qui arrivent après nous. Ça nous remonte le moral ;-)).
Les deux jeunes Belges avaient choisi de faire le chemin à dos de mule et ils ne nous ont pas dépassés. On les voit arriver environ trois quarts d'heure plus tard, frais comme des gardons et enchantés du voyage.
Nous reprenons la route...

A suivre...
Ouest américain avec un voyagiste English translation pending
Bonjour,
Vente Privée propose un voyage dans l'OUEST AMERICAIN.
Avez-vous déjà réservé sur Vente Privée et connaissez-vous le
voyagiste qui est AmériGo ?
Merci à tous.
Une semaine aux Galapagos du 30 juillet au 6 août 2012 (début) English translation pending
Bonjour
ayant beaucoup utilisé les post de ce forum pour préparer mon séjour, voici en retour les principales informations sur mon séjour d'une semaine aux Galapagos
Pour info, nous avons voyagé à 3 adultes (2 parents et notre fille ainée de 28 ans, parlant bien espagnol). avion: nous avons réservé les billets Guayaquil Galapagos (Baltra) sur le site de Go voyages, avec la LAN. Le bac pour traverser de Baltra à Santa Cruz nous a couté 0,5 $ par personne, puis un bus 2 $ par personne (il nous a déposé dans la rue de l’hôtel)
iles visitées: nous avons logé une nuit à Santa Cruz puis 3 nuits à Isabella puis 3 nuits à Santa Cruz. Et nous avons fait une excursion à Plazas.logement Santa Cruz:hotel Espana (adresse trouvée dans un guide) 68 $ par nuit (pas de taxes) pour une chambre triple avec SdB privée avec eau chaude et 3$ par personne le petit déjeuner (copieux); réservation par échange de mails et versement d’acompte par western union. Hôtel bien situé dans une petite rue proche du centre mais au calme (mais travaux de construction sur l'arrière de l’hôtel pendant notre séjour, qui ne nous ont pas trop gênés car nous n'étions pas dans la chambre dans la journée). Qualité de l'accueil dépendant de la personne à la réception; réservation d'excursions via l’hôtel à prix intéressant. logement Isabella: hôtel La Gran Tortuga (trouvé sur le site "expédia") 75 $ par nuit (plus 9$ de taxes) pour une chambre triple toute neuve à l'étage, avec PdJ (copieux) inclus. Hôtel situé sur une rue en retrait de la rue principale mais à 5 min de la "plage".J1: Santa Cruz: arrivée à l’aéroport de Baltra; très longue attente pour payer la taxe et récupérer les bagages, prendre le bus, puis le bac, puis le bus (trajet de 40 min) et enfin installation à l’hôtel. Réservation des billets AR pour Isabella (25$ par personne l'aller simple) dans une boutique face au quai qui nous proposera de garder nos bagages le lendemain matin (le départ pour Isabella est à 14h). (L’hôtel ne vend pas les billets inter iles mais seulement les excursions). Visite du centre d'élevage des tortues en fin d'a-m et arrêt à la petite plage qui est à l'entrée. Ne pas rater en y allant le petit port de pêche (à côté de la petite cité artisanale toute neuve avec seulement quelques stands occupés pour l'instant) ou les pêcheurs débarquent en fin d'a-m les poissons sous l’œil (et le bec) attentif des pélicans; il y a également quelques "lobos marinos" (otaries?) et iguanes marins. Repas le soir (10$ par personne) dans une des cabanes de la rue qui est fermée à la circulation en soirée pour installer les tables au milieu. Ambiance sympa et "locale"
J2:Santa Cruz puis Isabella: le matin, excursion à las Griétas: prendre un bateau taxi au port (0,6$ par pers) puis suivre le chemin, et les panneaux. Prévoir de bonnes chaussures car le terrain est accidenté vers la fin. Jolie plage devant un hôtel, avec pélican et quelquefois "otarie" . Beaux cactus géants. Pique nique acheté à la supérette du port (mais peu de choix et 9$ pour 3 pour pain, jambon et fromage alors qu'on trouve des menus du jour pour 3$ au village!!!). Départ pour Isabella: contrôle des bagages avant de passer sur le quai; ensuite c'est très "brouillon":en fait il y a plusieurs "petits" bateaux qui partent à peu près à la même heure pour Isabella (et les départs pour l'autre ile se font également à 14h; il y a foule et il n'est pas facile de se repérer) il faut attendre notre vendeuse de tickets qui "hèle" un bateau taxi qui nous emmènera au "fibras" qui lui nous emmènera à Isabella ; surprise: il faut payer le bateau taxi (0,5$ par personne) ce qui ne nous avait pas été annoncé. Le bateau est "complet" :nous sommes une bonne vingtaine, installés sur 2 banquettes face à face ; les bagages sont "à l'abri" à l'avant du bateau et les derniers passagers sont installés à l'arrière, au vent et aux vagues. Ça bouge pas mal, c'est très bruyant et pas confortable. Pour aller aux toilettes qui sont à l'avant, il faut se signaler au "mousse" qui fait ralentir le pilote pour que cela bouge moins pendant un petit moment. 2 heures plus tard, on est contents d'arriver ... et il faut payer (par personne)1$ pour le bateau taxi pour aller du "fibras" au ponton du port, puis 5$ de taxe de port à l'arrivée sur le ponton, puis 1 $ de taxi pour aller au village (il y a un petit bout de route peu pratique quand on est chargé pour aller jusqu'au centre du village). Installation à l’hôtel, réservation de la sortie aux Tintoreras (via l’hôtel, pour 25$ par pers) , promenade sur le malecon et la plage et repas pour 8$ par pers dans une gargotte sur la rue principale. à suivre ...
J2:Santa Cruz puis Isabella: le matin, excursion à las Griétas: prendre un bateau taxi au port (0,6$ par pers) puis suivre le chemin, et les panneaux. Prévoir de bonnes chaussures car le terrain est accidenté vers la fin. Jolie plage devant un hôtel, avec pélican et quelquefois "otarie" . Beaux cactus géants. Pique nique acheté à la supérette du port (mais peu de choix et 9$ pour 3 pour pain, jambon et fromage alors qu'on trouve des menus du jour pour 3$ au village!!!). Départ pour Isabella: contrôle des bagages avant de passer sur le quai; ensuite c'est très "brouillon":en fait il y a plusieurs "petits" bateaux qui partent à peu près à la même heure pour Isabella (et les départs pour l'autre ile se font également à 14h; il y a foule et il n'est pas facile de se repérer) il faut attendre notre vendeuse de tickets qui "hèle" un bateau taxi qui nous emmènera au "fibras" qui lui nous emmènera à Isabella ; surprise: il faut payer le bateau taxi (0,5$ par personne) ce qui ne nous avait pas été annoncé. Le bateau est "complet" :nous sommes une bonne vingtaine, installés sur 2 banquettes face à face ; les bagages sont "à l'abri" à l'avant du bateau et les derniers passagers sont installés à l'arrière, au vent et aux vagues. Ça bouge pas mal, c'est très bruyant et pas confortable. Pour aller aux toilettes qui sont à l'avant, il faut se signaler au "mousse" qui fait ralentir le pilote pour que cela bouge moins pendant un petit moment. 2 heures plus tard, on est contents d'arriver ... et il faut payer (par personne)1$ pour le bateau taxi pour aller du "fibras" au ponton du port, puis 5$ de taxe de port à l'arrivée sur le ponton, puis 1 $ de taxi pour aller au village (il y a un petit bout de route peu pratique quand on est chargé pour aller jusqu'au centre du village). Installation à l’hôtel, réservation de la sortie aux Tintoreras (via l’hôtel, pour 25$ par pers) , promenade sur le malecon et la plage et repas pour 8$ par pers dans une gargotte sur la rue principale. à suivre ...
Vacances 2012 en Algérie (mi-juillet à mi-août) English translation pending
bonjour
nous souhaitons partir en algérie mi juillet mi aout de cette année
vous connaissez ??? racontez moi
quel est le meilleur moyen de s'y rendre bateau ??? avion ????pour un coût de ?? sommes 2
merci pour votre aide
je suis de bretagne
Itinéraire de trente-neuf jours Chili - Mendoza - Patagonie: votre avis? English translation pending
Bonjour,
Dans le cadre de mon prochain voyage en Amérique du Sud, je serai au Chili + Patagonie à partir du 18 janvier. Voici l'itinéraire que j'ai préparé, qu'en pensez-vous? Est-ce réaliste, ai-je oublié un immanquable? Devrais-je zapper Mendoza? J'étais en Argentine il y a quelques mois et n'ai pas pu visiter cette région alors ça serait l'occasion... Vos avis sont les bienvenus, un grand merci d'avance!
18.01: Arica
19.01: Parque Nacional Lauca 20.01 : San Pedro de Atacama 21.01 : Lagunas 22.01 : Geysers El Tatio + Valle de la Luna 23.01 : Atacama 24.01 : Valparaiso 25.01 : Valparaiso-Mendoza 26.01 : Mendoza 27.01 : Mendoza-Santiago 28.01 : Santiago 29.01 : Santiago-Ile de Pâques 30.01: Ile de Pâques 31.01: Ile de Pâques 01.02 : Ile de Pâques 02.02 : Ile de Pâques – Santiago 03.02 : Santiago-Pucon 04.02 : Pucon 05.02: Pucon - Puerto Varas 07.02: Puerto Varas 08.02: Puerto Varas - Chiloe 09.02: Chiloe 10.02: Chiloe - Puerto Montt 11,02: Puerto Montt - Bariloche 12.02: Bariloche 13.02: Bariloche 14.02: Bariloche - El Chaltén 15.02: El Chaltén 16.02: El Chaltén - El Calafate 17.02: El Calafate 18.02: El Calafate 19.02: El Calafate - Torres del Paine 20.02: Torres del Paine 22.02: Torres del Paine - Tierra del Fuego 23.02: TIerra del Fuego - Ushuaïa 24.02: Uhuaïa 25.02: Ushuaïa 26.02: Vol Ushuaïa - BA 27.02: Retour
Dans le cadre de mon prochain voyage en Amérique du Sud, je serai au Chili + Patagonie à partir du 18 janvier. Voici l'itinéraire que j'ai préparé, qu'en pensez-vous? Est-ce réaliste, ai-je oublié un immanquable? Devrais-je zapper Mendoza? J'étais en Argentine il y a quelques mois et n'ai pas pu visiter cette région alors ça serait l'occasion... Vos avis sont les bienvenus, un grand merci d'avance!
18.01: Arica
19.01: Parque Nacional Lauca 20.01 : San Pedro de Atacama 21.01 : Lagunas 22.01 : Geysers El Tatio + Valle de la Luna 23.01 : Atacama 24.01 : Valparaiso 25.01 : Valparaiso-Mendoza 26.01 : Mendoza 27.01 : Mendoza-Santiago 28.01 : Santiago 29.01 : Santiago-Ile de Pâques 30.01: Ile de Pâques 31.01: Ile de Pâques 01.02 : Ile de Pâques 02.02 : Ile de Pâques – Santiago 03.02 : Santiago-Pucon 04.02 : Pucon 05.02: Pucon - Puerto Varas 07.02: Puerto Varas 08.02: Puerto Varas - Chiloe 09.02: Chiloe 10.02: Chiloe - Puerto Montt 11,02: Puerto Montt - Bariloche 12.02: Bariloche 13.02: Bariloche 14.02: Bariloche - El Chaltén 15.02: El Chaltén 16.02: El Chaltén - El Calafate 17.02: El Calafate 18.02: El Calafate 19.02: El Calafate - Torres del Paine 20.02: Torres del Paine 22.02: Torres del Paine - Tierra del Fuego 23.02: TIerra del Fuego - Ushuaïa 24.02: Uhuaïa 25.02: Ushuaïa 26.02: Vol Ushuaïa - BA 27.02: Retour
Comparaison de la plage du Panama? English translation pending
Bonjour ! je voudrais partir pour le Panama en mai/juin probablement.
Je m'inquiète quelques peu de la plage . Je sais qu'elle n'est pas d'un turquoise comme a cuba et pas de problème de ce côté. L'endroit semble très bien.
La couleur du sable de la plage semble être plus sur le brun et pas de problème je m'y attend.
Je voudrais savoir au fond si la plage est supérieur a Puerto Vallarta au mexique car j'avais vraiment détesté la plage de Puerto Vallarta et la plage est très importante pour moi lors de mes voyages.
Il y a semble-t-il beaucoup de vagues a la plage est-ce que la plage peut ressembler a puerto plata ou Juan Dolio en république dominicaine ou bien a Puerto Vallarta ou si c'est pas mal meilleur que ces 3 endroits???
Merci d'avance pour vos réponses et éclaircissements.
Je m'inquiète quelques peu de la plage . Je sais qu'elle n'est pas d'un turquoise comme a cuba et pas de problème de ce côté. L'endroit semble très bien.
La couleur du sable de la plage semble être plus sur le brun et pas de problème je m'y attend.
Je voudrais savoir au fond si la plage est supérieur a Puerto Vallarta au mexique car j'avais vraiment détesté la plage de Puerto Vallarta et la plage est très importante pour moi lors de mes voyages.
Il y a semble-t-il beaucoup de vagues a la plage est-ce que la plage peut ressembler a puerto plata ou Juan Dolio en république dominicaine ou bien a Puerto Vallarta ou si c'est pas mal meilleur que ces 3 endroits???
Merci d'avance pour vos réponses et éclaircissements.
Chauffeur à Cuba English translation pending
En janvier/février 2014, nous avons fait un très joli périple de 5 semaines à Cuba avec un chauffeur qui nous est devenu un ami. Comme nous avons pu pas mal discuter avec d'autres, nous avons constaté que beaucoup de personnes auraient préféré voyager de cette façon car cela nous est revenu moins cher que la plupart a payé pour une voiture de location. Nous avions des idées de ce que nous voulions faire et lui, il nous a conseillés et montré pleins de choses et cela a été parfait pour nous. Jamais il nous a imposé quoi que ce soit, mais il était toujours là pour nous aider dans notre choix aussi des casas. Il est professeur de formation et a donc beaucoup de connaissance. Sa voiture est une vieille américaine sans clim. et il ne parle pas beaucoup d'anglais. Des amis à nous l'ont entre-temps également engagé et ils ne parlent pas anglais. Ils ont dit que cela n'avait jamais été un problème et leur voyage avait été une réussite grâce à lui.
Si jamais ça peut aider quelqu'un ou intéresser, je vous donne volontiers ses coordonnés.
Maevita
Choisir une région des Philippines? English translation pending
Bonjour à tous,
J'envisage de partir 15 jours aux Philippines en février 2010. Après avoir parcouru pas mal le forum, j'ai l'impression qu'en 15 jours (c'est court mais impossible de prendre plus, pour des raisons professionnelles) il sera impossible de tout voir, notamment car le pays étant composé d'une multitude d'îles, les transports peuvent prendre du temps.
Bref, j'ai décomposé le pays en trois régions principales (un peu arbitrairement, je dois l'admettre) : Luzon (région de Manilles) ; Les Visayas (région de Cebu) ; Palawan (tout à l'Ouest). Et j'ai l'intention de me concentrer sur une de ces régions (dites-moi si c'est une erreur), mais je ne sais pas trop laquelle choisir... Sachant que l'objectif de mes vacances sera de concilier détente sur des plages paradisiaques (et pas bondées), snorkeling, contact avec la population et imprégnation de la culture, laquelle de ces 3 régions vous semble la plus judicieuse ?
Merci beaucoup pour votre aide !
J'envisage de partir 15 jours aux Philippines en février 2010. Après avoir parcouru pas mal le forum, j'ai l'impression qu'en 15 jours (c'est court mais impossible de prendre plus, pour des raisons professionnelles) il sera impossible de tout voir, notamment car le pays étant composé d'une multitude d'îles, les transports peuvent prendre du temps.
Bref, j'ai décomposé le pays en trois régions principales (un peu arbitrairement, je dois l'admettre) : Luzon (région de Manilles) ; Les Visayas (région de Cebu) ; Palawan (tout à l'Ouest). Et j'ai l'intention de me concentrer sur une de ces régions (dites-moi si c'est une erreur), mais je ne sais pas trop laquelle choisir... Sachant que l'objectif de mes vacances sera de concilier détente sur des plages paradisiaques (et pas bondées), snorkeling, contact avec la population et imprégnation de la culture, laquelle de ces 3 régions vous semble la plus judicieuse ?
Merci beaucoup pour votre aide !
Retour d'Iruya et San Isidro en Argentine: transport, hébergement et randonnées English translation pending
Bonjour a tous,
Apres quelques jours passes dans la region d'iruya, dans le nord ouest de l'argentine, je viens donner quelques infos que j'avais eu du mal a trouver avant de venir!
Iruya, 2700m (et pas 4000m!), 1300 habitants en ville, 5000 sur la commune. Un petit paradis (quand il fait beau, sinon interet assez limite!), qui commence a developper son tourisme. Il y a donc quelques infrastructures bien pratiques et pas encore de foules innombrables! C'est donc le moment d'y venir, mais chut.. c'est un secret!
1- Transport au 14 juin 2009 Deux compagnies de bus vont a Iruya : iruya tranport et panamericano Pour aller a Iruya : - panamericano : de Jujuy (?), puis tilcara (8h00), puis huamaca (8h30 environ), pour arriver a iruya a 11h15 (quand le bus ne creve pas a 4000m!) - transport iruya : 3 bus par jours depuis huamaca. Je ne connais pas les horaires
Pour repartir d'Iruya - panamericano : 14h pour huamaca (2.5h environ), puis tilcara (+30min), puis jujuy - transport iruya : 6h, 13h45, 15h15 pour huamaca
Entre huamaca et Iruya, la route passe le col a 4000m, magnifique... a faire de jour si possible! Petit arret photo au col.
Pour aller/revenir a San Isidro... a pied depuis Iruya, bande de faignants! Sinon, il y a une tres mauvaise piste donc a eviter, meme en 4x4!
2- Hebergement Il y a du choix, bien oui, ca devient un peu touristique... mais comme tout village un peu recule et assez pauvre, les normes de confort ne sont pas celles de la capitale! Mais, tout est aussi beaucoup moins cher.
Du plus cher au moins cher : Hosteria Iruya : l'hotel le plus chic en haut de la ville, un petit monde a part pour les riches occidentaux. En plus, il n'est meme pas beau, ni particulierement attrayant! Hotel Frederico 3 : pres de la place en bas du village. Un bon spot! Ca reste un peu classe, mais il y a une terrasse, un joli batiment et surtout le resto est le seul de la ville a etre presque tout le temps ouvert et tres bon (mais n'esperez pas y rencontrer des 'indigenes'! Hostal El Mirador. Dans l'autre partie de la ville (de l'autre cote de la riviere) un peu en hauteur. C'est loin du centre et dans un quartier inanime (mais authentique!), mais la vue est sympa et il y a une de plus de soleil le soir!
Plein de chambres chez l'habitant a un peu tous les prix... mais tous les conforts aussi. Personnellement, j'ai passe 3 nuits 'chez jasmin' pour 10 pesos (je me disais chouette, seulement 2 euros!), mais a part un lit, je n'avais vraiment rien (beaucoup moins chouette!)! Pas une chaise ou une table, pas de pieces communes (donc evidement pas de tele, internet...) et surtout pas de chauffage! Et ca c'est un gros probleme a 2700m au mois de juin... nuits frigorifiques! Donc faites un peu le tour avant de dire oui! Beaucoup ne font que chambre et pas resto. Or il n'est pas toujours tres pratique de trouver a manger quand on veut a iruya (petit dej, gouter...), donc je conseillerais de prendre une alojamiento qui fasse en meme temps comedor (petit resto pas cher, avec des locaux)! Et amenez des vetements chauds!
3-Restos A part Frederico III qui est un vrai resto, sympa, bien decore, avec une petite cheminee et une cuisine locale un peu recherchee (meme si les argentins ne connaissent pas trop la finesse et le dosage dans l'alimentation!) et finalement pas excessivement cher (environ 25 persos, 5 euros pour un bon plat et un verre de vin). A eviter pour le petit dej, cher (20 pesos) et pas exceptionnel.
Les autres comedor (5-6 dans la ville)se valent je trouve.
Par contre, THE PLACE to go pour le petit-dej ou repas rapide, c'est au TINKU (a une lettre pres c'est ca!), rue san martin (la principale) a mi-hauteur. Une mama tres sympa sert des bons produits maisons dans un cadre plus sympa que les autres comedor et c'est pas cher. Possibilites aussi d'acheter quelques produits locaux, notament des vetements en laine tres utiles!
4- Randos De belles randos, mais sans carte! Enfin un endroit ou l'on peut partir randonner depuis le village... c'est pas toujours le cas en argentine! Beaucoup de petits sentiers dangereux (glissants et en devers dans des pentes fortes et tres longues!) que l'on aurait envie de tester! Non, il faut rester sur les 'vrais' sentiers, il y a de quoi s'amuser! Si besoin, il y a des guides (60 pesos par personne pour 2 allemands, pour la journee) que l'on trouve au centre. Sinon beaucoup de comedor ont des affiches avec des propositions de randos. A essayer! Possibilite aussi de faire du cheval.
* le mirador : 15 min au dessus de la ville, incontournable. continuer en montant la rue principale. Il est possible, juste apres l'hosteria iruya (et avant le mirador) de partir a droite sur un sentier qui monte 10 min jusqu'a un petit col donnant de l'autre cote sur un petit canyon avec de jolies couleurs. Par contre, ne pas essayer de continuer le sentier... dangereux (eboulements) et qui je crois ne mene nullepart.
* San Isidro. Le grand classique d'une journee. C'est plus court que ce que j'avais pu lire : 2h aller. C'est plus une promenade qu'une reelle rando. 2 heures presque a plat. Contrairement a ce que j'avais pu lire sur ce forum, il ne faut pas partir trop tot, car 1- vous risquez de marcher a l'ombre longtemps, 2- vous arriverez a san isidro trop tot pour pouvoir manger dans un des comedors. Partir vers 10h30 si vous ne voulez que faire l'aller retour est largement suffisant. Guide non necessaire. Le trajet : d'iruya descendre sur la place en bas du village pour trouver la route qui continue la vallee en descendant. Suivre cette route jusqu'a la premiere vallee a gauche (bien grosse, vous ne pouvez pas la louper!), que vous remontez en suivant le lis de la riviere et la piste pendant une heure environ (c'est pas toujours passionnant, avec de nombreux franchissement de la riviere... bien suivre les traces des pietons et pas des voitures qui n'ont pas de probleme pour rouler dans 30cm d'eau!). Vous pouvez suivre la piste jusqu'a san isidro, ou, lorsque la ligne electrique que vous avez suivie monte sur la gauche droit dans pente, vous pouvez la suivre par un bon sentier qui monte au debut. Ce sentier tres sympa arrive a San Isidro... a prendre au moins a l'aller! Retour par le meme itineraire.
Variante (generalement faite par les guides locaux, mais qui d'apres un allemand rencontre peut se faire seul). De Iruya a San Isidro (2h, cf ci-dessus), puis sur le versant qui fait face a l'eglise (donc de l'autre cote de la riviere), pendre un chemin qui monte bien et rejoins san juan (3.5h environ), puis retour de san juan a iruya (je ne connais pas la duree mais environ 3h je pense)... ca fait une belle journee! Ne pas partir trop tard!
* Une VRAIE RANDO, courbatures assurees! De Iruya-Eglise, traversez la riviere pour rejoindre l'autre partie du village. Remontez la rue principale jusqu'a son extremite ou vous trouvez facilement le sentier qui grimpe... et grimpe... et grimpe tout le temps 'dre dans l'pentu comme y disent dans la yaute' (tout droit dans la pente comme ils disent en haute-savoie!)! Le chemin lui n'est pas si raide (car il serpente beaucoup), se voit bien et est bien sur. Une vraie bavante comme on dit chez nous! Apres une heure environ, il y a une intersection bien visible. A gauche, vous pouvez aller vers casagrande, petit village (1+2h = 3h aller, pas fait). A droite, vous continuez a monter jusqu'a un sommet d'environ 4000m (1+2 = 3h aller), c'est le plus classique, soit apres ce sommet continuer sur des vraies gros sommets a plus de 5000m (10h d'apres un gars du coin). Pour le sommet a 4000m, continuez a monter jusqu'a un col... toujours une vraie bavante, mais quel pied, les paysages evoluent, s'ouvremt et toujours en plein soleil! Au col, prendre a droite sans sentier pour atteindre facilement le sommet ou vous decouvrirez... un cemetiere! Et en regardant bien, vous pourrez voir le sommet d'un volcan rose depasse derriere une montagne verte, le tout sous un parfait ciel bleu, le pied! Retour par la meme route... 5-6h aller-retour, mais 5-6h de sport, c'est pas le plat de san isidro!
5- A faire! San Isidro est un village tres sympa a 2800m, 600 habitants, avec 6 auberges et 6 comedors (tous au meme prix... les habitants ont etabli une charte de prix communs!). Donc il est possible d'y passer la nuit (si vous cherchez des boites de nuit, c'est pas le meilleur coin) et de profiter d'autres excursions le lendemain, comme la laguna verde (5h aller-4h retour), san juan et d'autres encore... le tout a pied, avec une mule ou a cheval dans un petit paradis! Je n'ai pas vu les prix pour les chevaux et guides, mais je pense que ce n'est pas tres cher et que ca peut vraiment etre chouette, tres preserve, loin des flux touristiques!
Amusez vous bien, n'hesitez pas a poser des questions et surtout n'oubliez pas d'en parler a personne!
Benoit
Apres quelques jours passes dans la region d'iruya, dans le nord ouest de l'argentine, je viens donner quelques infos que j'avais eu du mal a trouver avant de venir!
Iruya, 2700m (et pas 4000m!), 1300 habitants en ville, 5000 sur la commune. Un petit paradis (quand il fait beau, sinon interet assez limite!), qui commence a developper son tourisme. Il y a donc quelques infrastructures bien pratiques et pas encore de foules innombrables! C'est donc le moment d'y venir, mais chut.. c'est un secret!
1- Transport au 14 juin 2009 Deux compagnies de bus vont a Iruya : iruya tranport et panamericano Pour aller a Iruya : - panamericano : de Jujuy (?), puis tilcara (8h00), puis huamaca (8h30 environ), pour arriver a iruya a 11h15 (quand le bus ne creve pas a 4000m!) - transport iruya : 3 bus par jours depuis huamaca. Je ne connais pas les horaires
Pour repartir d'Iruya - panamericano : 14h pour huamaca (2.5h environ), puis tilcara (+30min), puis jujuy - transport iruya : 6h, 13h45, 15h15 pour huamaca
Entre huamaca et Iruya, la route passe le col a 4000m, magnifique... a faire de jour si possible! Petit arret photo au col.
Pour aller/revenir a San Isidro... a pied depuis Iruya, bande de faignants! Sinon, il y a une tres mauvaise piste donc a eviter, meme en 4x4!
2- Hebergement Il y a du choix, bien oui, ca devient un peu touristique... mais comme tout village un peu recule et assez pauvre, les normes de confort ne sont pas celles de la capitale! Mais, tout est aussi beaucoup moins cher.
Du plus cher au moins cher : Hosteria Iruya : l'hotel le plus chic en haut de la ville, un petit monde a part pour les riches occidentaux. En plus, il n'est meme pas beau, ni particulierement attrayant! Hotel Frederico 3 : pres de la place en bas du village. Un bon spot! Ca reste un peu classe, mais il y a une terrasse, un joli batiment et surtout le resto est le seul de la ville a etre presque tout le temps ouvert et tres bon (mais n'esperez pas y rencontrer des 'indigenes'! Hostal El Mirador. Dans l'autre partie de la ville (de l'autre cote de la riviere) un peu en hauteur. C'est loin du centre et dans un quartier inanime (mais authentique!), mais la vue est sympa et il y a une de plus de soleil le soir!
Plein de chambres chez l'habitant a un peu tous les prix... mais tous les conforts aussi. Personnellement, j'ai passe 3 nuits 'chez jasmin' pour 10 pesos (je me disais chouette, seulement 2 euros!), mais a part un lit, je n'avais vraiment rien (beaucoup moins chouette!)! Pas une chaise ou une table, pas de pieces communes (donc evidement pas de tele, internet...) et surtout pas de chauffage! Et ca c'est un gros probleme a 2700m au mois de juin... nuits frigorifiques! Donc faites un peu le tour avant de dire oui! Beaucoup ne font que chambre et pas resto. Or il n'est pas toujours tres pratique de trouver a manger quand on veut a iruya (petit dej, gouter...), donc je conseillerais de prendre une alojamiento qui fasse en meme temps comedor (petit resto pas cher, avec des locaux)! Et amenez des vetements chauds!
3-Restos A part Frederico III qui est un vrai resto, sympa, bien decore, avec une petite cheminee et une cuisine locale un peu recherchee (meme si les argentins ne connaissent pas trop la finesse et le dosage dans l'alimentation!) et finalement pas excessivement cher (environ 25 persos, 5 euros pour un bon plat et un verre de vin). A eviter pour le petit dej, cher (20 pesos) et pas exceptionnel.
Les autres comedor (5-6 dans la ville)se valent je trouve.
Par contre, THE PLACE to go pour le petit-dej ou repas rapide, c'est au TINKU (a une lettre pres c'est ca!), rue san martin (la principale) a mi-hauteur. Une mama tres sympa sert des bons produits maisons dans un cadre plus sympa que les autres comedor et c'est pas cher. Possibilites aussi d'acheter quelques produits locaux, notament des vetements en laine tres utiles!
4- Randos De belles randos, mais sans carte! Enfin un endroit ou l'on peut partir randonner depuis le village... c'est pas toujours le cas en argentine! Beaucoup de petits sentiers dangereux (glissants et en devers dans des pentes fortes et tres longues!) que l'on aurait envie de tester! Non, il faut rester sur les 'vrais' sentiers, il y a de quoi s'amuser! Si besoin, il y a des guides (60 pesos par personne pour 2 allemands, pour la journee) que l'on trouve au centre. Sinon beaucoup de comedor ont des affiches avec des propositions de randos. A essayer! Possibilite aussi de faire du cheval.
* le mirador : 15 min au dessus de la ville, incontournable. continuer en montant la rue principale. Il est possible, juste apres l'hosteria iruya (et avant le mirador) de partir a droite sur un sentier qui monte 10 min jusqu'a un petit col donnant de l'autre cote sur un petit canyon avec de jolies couleurs. Par contre, ne pas essayer de continuer le sentier... dangereux (eboulements) et qui je crois ne mene nullepart.
* San Isidro. Le grand classique d'une journee. C'est plus court que ce que j'avais pu lire : 2h aller. C'est plus une promenade qu'une reelle rando. 2 heures presque a plat. Contrairement a ce que j'avais pu lire sur ce forum, il ne faut pas partir trop tot, car 1- vous risquez de marcher a l'ombre longtemps, 2- vous arriverez a san isidro trop tot pour pouvoir manger dans un des comedors. Partir vers 10h30 si vous ne voulez que faire l'aller retour est largement suffisant. Guide non necessaire. Le trajet : d'iruya descendre sur la place en bas du village pour trouver la route qui continue la vallee en descendant. Suivre cette route jusqu'a la premiere vallee a gauche (bien grosse, vous ne pouvez pas la louper!), que vous remontez en suivant le lis de la riviere et la piste pendant une heure environ (c'est pas toujours passionnant, avec de nombreux franchissement de la riviere... bien suivre les traces des pietons et pas des voitures qui n'ont pas de probleme pour rouler dans 30cm d'eau!). Vous pouvez suivre la piste jusqu'a san isidro, ou, lorsque la ligne electrique que vous avez suivie monte sur la gauche droit dans pente, vous pouvez la suivre par un bon sentier qui monte au debut. Ce sentier tres sympa arrive a San Isidro... a prendre au moins a l'aller! Retour par le meme itineraire.
Variante (generalement faite par les guides locaux, mais qui d'apres un allemand rencontre peut se faire seul). De Iruya a San Isidro (2h, cf ci-dessus), puis sur le versant qui fait face a l'eglise (donc de l'autre cote de la riviere), pendre un chemin qui monte bien et rejoins san juan (3.5h environ), puis retour de san juan a iruya (je ne connais pas la duree mais environ 3h je pense)... ca fait une belle journee! Ne pas partir trop tard!
* Une VRAIE RANDO, courbatures assurees! De Iruya-Eglise, traversez la riviere pour rejoindre l'autre partie du village. Remontez la rue principale jusqu'a son extremite ou vous trouvez facilement le sentier qui grimpe... et grimpe... et grimpe tout le temps 'dre dans l'pentu comme y disent dans la yaute' (tout droit dans la pente comme ils disent en haute-savoie!)! Le chemin lui n'est pas si raide (car il serpente beaucoup), se voit bien et est bien sur. Une vraie bavante comme on dit chez nous! Apres une heure environ, il y a une intersection bien visible. A gauche, vous pouvez aller vers casagrande, petit village (1+2h = 3h aller, pas fait). A droite, vous continuez a monter jusqu'a un sommet d'environ 4000m (1+2 = 3h aller), c'est le plus classique, soit apres ce sommet continuer sur des vraies gros sommets a plus de 5000m (10h d'apres un gars du coin). Pour le sommet a 4000m, continuez a monter jusqu'a un col... toujours une vraie bavante, mais quel pied, les paysages evoluent, s'ouvremt et toujours en plein soleil! Au col, prendre a droite sans sentier pour atteindre facilement le sommet ou vous decouvrirez... un cemetiere! Et en regardant bien, vous pourrez voir le sommet d'un volcan rose depasse derriere une montagne verte, le tout sous un parfait ciel bleu, le pied! Retour par la meme route... 5-6h aller-retour, mais 5-6h de sport, c'est pas le plat de san isidro!
5- A faire! San Isidro est un village tres sympa a 2800m, 600 habitants, avec 6 auberges et 6 comedors (tous au meme prix... les habitants ont etabli une charte de prix communs!). Donc il est possible d'y passer la nuit (si vous cherchez des boites de nuit, c'est pas le meilleur coin) et de profiter d'autres excursions le lendemain, comme la laguna verde (5h aller-4h retour), san juan et d'autres encore... le tout a pied, avec une mule ou a cheval dans un petit paradis! Je n'ai pas vu les prix pour les chevaux et guides, mais je pense que ce n'est pas tres cher et que ca peut vraiment etre chouette, tres preserve, loin des flux touristiques!
Amusez vous bien, n'hesitez pas a poser des questions et surtout n'oubliez pas d'en parler a personne!
Benoit
Hébergement Airbnb USA: retour d'expérience? English translation pending
Bonjour à tous,
Ne trouvant pas toutes les réponses à mes questions concernant le titre de la discussion, n'ayant pour le moment moi même aucun retour d’expérience sur le sujet et souhaitant découvrir ce moyen d’hébergement pour mes prochains voyages aux Usa, je lance ce nouveau post.
En premier lieu, merci à ceux qui ont déjà répondu à certaines de mes interrogations dans d'autres discussion, et entre autre à Genevois (Laurent) que je remercie de m'avoir donner l'idée d'essayer ce type d’hébergement.
Quel est le délai optimal de réservation sur Airbnb?
Gardant toujours de la souplesse et une marge de manœuvre par rapport à mon programme, je n'ai l'habitude de réserver mes hébergements dans le meilleurs des cas que sur place la veille ou l'avant veille, et le plus souvent au feeling en arrivant à destination. Cela pourrait-il être compatible avec Airbnb et comment ?
Existe-t-il d'autres sites qui pourraient répondre à ma demande "sans nécessite d'anticipation" sous forme de proposition de liste d'adresse d'hébergeurs type B and B ?
Habituellement quelles sont les contraintes liées à ce mode d'hébergement, et de reservation?
Le "rendez vous" avec l'hébergeur pour la prise en charge de l’hébergement et sa restitution est-il contraignant en terme d'horaire, au autre. Autrement dit il, y a t-il la souplesse d'un accueil d’hôtel ou des horaires rigides qui doivent être convenu à l'avance?
En cas d'annulation de dernière minute quelle est la procédure à suivre? Y a-t-il possibilité de remboursement? SI oui comment? Les assurances annulation comprises dans les cartes de paiement internationales prennent-elles en charge ce remboursement?
Quels sont les retours d’expérience sur cette dernière situation?
D'autres questions viendront surement plus tard.
Cordialement
Ne trouvant pas toutes les réponses à mes questions concernant le titre de la discussion, n'ayant pour le moment moi même aucun retour d’expérience sur le sujet et souhaitant découvrir ce moyen d’hébergement pour mes prochains voyages aux Usa, je lance ce nouveau post.
En premier lieu, merci à ceux qui ont déjà répondu à certaines de mes interrogations dans d'autres discussion, et entre autre à Genevois (Laurent) que je remercie de m'avoir donner l'idée d'essayer ce type d’hébergement.
Quel est le délai optimal de réservation sur Airbnb?
Gardant toujours de la souplesse et une marge de manœuvre par rapport à mon programme, je n'ai l'habitude de réserver mes hébergements dans le meilleurs des cas que sur place la veille ou l'avant veille, et le plus souvent au feeling en arrivant à destination. Cela pourrait-il être compatible avec Airbnb et comment ?
Existe-t-il d'autres sites qui pourraient répondre à ma demande "sans nécessite d'anticipation" sous forme de proposition de liste d'adresse d'hébergeurs type B and B ?
Habituellement quelles sont les contraintes liées à ce mode d'hébergement, et de reservation?
Le "rendez vous" avec l'hébergeur pour la prise en charge de l’hébergement et sa restitution est-il contraignant en terme d'horaire, au autre. Autrement dit il, y a t-il la souplesse d'un accueil d’hôtel ou des horaires rigides qui doivent être convenu à l'avance?
En cas d'annulation de dernière minute quelle est la procédure à suivre? Y a-t-il possibilité de remboursement? SI oui comment? Les assurances annulation comprises dans les cartes de paiement internationales prennent-elles en charge ce remboursement?
Quels sont les retours d’expérience sur cette dernière situation?
D'autres questions viendront surement plus tard.
Cordialement
Costa Rica: tourisme en mars-avril et Semana Santa! English translation pending
Hola todos!
Jprévois de partir au CR depuis le 20 mars pour grosso modo 2 semaines et demi, et en particulier y'a la semana santa qui tombe du 28 au 4.
Donc plusieurs questions, j'ai lu un peu partout que y'avait pas mal de touristes US, c'est aussi vrai en hors saison comme fin mars par exemple ? Et au niveau de la semana santa, y'a t'il une grosse grosse augmentation au niveau du tourisme ?
Et si vous connaissez des endroits un peu paradisiaques qui sont pas encore trop envahis par le tourisme et pas marqués dans les différents guides, n'hésitez pas !
Merci
Jprévois de partir au CR depuis le 20 mars pour grosso modo 2 semaines et demi, et en particulier y'a la semana santa qui tombe du 28 au 4.
Donc plusieurs questions, j'ai lu un peu partout que y'avait pas mal de touristes US, c'est aussi vrai en hors saison comme fin mars par exemple ? Et au niveau de la semana santa, y'a t'il une grosse grosse augmentation au niveau du tourisme ?
Et si vous connaissez des endroits un peu paradisiaques qui sont pas encore trop envahis par le tourisme et pas marqués dans les différents guides, n'hésitez pas !
Merci
Trois jours entre Monterey et Santa Barbara: est-ce trop? English translation pending
Bonjour,
Je suis actuellement à planifier mon voyage en Californie d'une durée de 14 jours. Je suis plutôt confortable avec ma planification du début et celle de la fin, mais j'ai besoin d'aide pour la partie comprise entre Monterey et Santa Barbara.
Voici mon trajet préliminaire: (aller: Québec-SFO) (retour: LAX-Québec) Jour 0: Arrivée à SFO en soirée. Jours 1-2-3: Visite de San Francisco Jour 4: Prise de possession de la voiture puis direction Marine County (Muir Woods) et ensuite Napa et Sonoma (vignobles). Coucher quelque part sur la route en direction de Yosemite. Jour 5: En route vers Yosemite. Arrivée vers midi. Coucher à Yosemite. Jour 6: Journée à Yosemite. Sortie du parc fin p.m. ou début soirée. Coucher quelque part ( Merced (??) sur la 140) en direction de Monterey. Jour 7: En route vers Monterey. Arrivée fin a.m. Journée à Monterey. Coucher à Monterey. Jour 8: Carmel puis longer la côte. Arrêts fréquents. Visite de Hearst Castle fin p.m. Jours 9 et 10: C'est là que je bloque. Je ne sais pas s'il vaut mieux me "parker" quelque part pour visiter les alentours? Continuer mon road trip jusqu'à Santa Barbara? Ou encore, le faire en plusieurs étapes? Est-ce que la distance à parcourir est très longue en terme de temps? Je suis bien sûr capable d'estimer les distances en kilométrage, mais ce que je ne sais pas c'est s'il y a beaucoup d'attraits qui méritent d'y consacrer beaucoup de temps. J'ai estimé 3 jours, car je ne veux pas trop me presser... mais je ne sais pas si mon estimation est ok. Ce que je projette pour cette étape du voyage, c'est de faire un peu de plage, mais surtout faire de belles rendonnées pédestres, visiter Santa Ynez et ses vinobles, Solvang et Santa Barbara. Jour 11: Départ tôt le matin de Santa Barbara direction Universal Studios. Journée à Universal Studios, puis petite visite à Rodeo Drive et alentours fin p.m. En route vers San Diego début de soirée. Coucher à San Diego. Jours 12 et 13: Visite de San Diego. Jour 14: Départ tôt le matin pour Santa Monica, Venice Beach. Coucher hôtel près de LAX. Jour 15: Vol de retour midi.
Voilà. Si vous avez des conseils à me donner, j'apprécierais énormément.
Je suis actuellement à planifier mon voyage en Californie d'une durée de 14 jours. Je suis plutôt confortable avec ma planification du début et celle de la fin, mais j'ai besoin d'aide pour la partie comprise entre Monterey et Santa Barbara.
Voici mon trajet préliminaire: (aller: Québec-SFO) (retour: LAX-Québec) Jour 0: Arrivée à SFO en soirée. Jours 1-2-3: Visite de San Francisco Jour 4: Prise de possession de la voiture puis direction Marine County (Muir Woods) et ensuite Napa et Sonoma (vignobles). Coucher quelque part sur la route en direction de Yosemite. Jour 5: En route vers Yosemite. Arrivée vers midi. Coucher à Yosemite. Jour 6: Journée à Yosemite. Sortie du parc fin p.m. ou début soirée. Coucher quelque part ( Merced (??) sur la 140) en direction de Monterey. Jour 7: En route vers Monterey. Arrivée fin a.m. Journée à Monterey. Coucher à Monterey. Jour 8: Carmel puis longer la côte. Arrêts fréquents. Visite de Hearst Castle fin p.m. Jours 9 et 10: C'est là que je bloque. Je ne sais pas s'il vaut mieux me "parker" quelque part pour visiter les alentours? Continuer mon road trip jusqu'à Santa Barbara? Ou encore, le faire en plusieurs étapes? Est-ce que la distance à parcourir est très longue en terme de temps? Je suis bien sûr capable d'estimer les distances en kilométrage, mais ce que je ne sais pas c'est s'il y a beaucoup d'attraits qui méritent d'y consacrer beaucoup de temps. J'ai estimé 3 jours, car je ne veux pas trop me presser... mais je ne sais pas si mon estimation est ok. Ce que je projette pour cette étape du voyage, c'est de faire un peu de plage, mais surtout faire de belles rendonnées pédestres, visiter Santa Ynez et ses vinobles, Solvang et Santa Barbara. Jour 11: Départ tôt le matin de Santa Barbara direction Universal Studios. Journée à Universal Studios, puis petite visite à Rodeo Drive et alentours fin p.m. En route vers San Diego début de soirée. Coucher à San Diego. Jours 12 et 13: Visite de San Diego. Jour 14: Départ tôt le matin pour Santa Monica, Venice Beach. Coucher hôtel près de LAX. Jour 15: Vol de retour midi.
Voilà. Si vous avez des conseils à me donner, j'apprécierais énormément.
Itinéraire et budget pour trois semaines au Pérou en mai 2011: vos avis? English translation pending
Bonjour,
Nous prévoyons de partir à 2 au Pérou au mois de Mai 2001 pendant 3 semaines. On partira sac au dos, seulement avec le billet d'avion et on se restreindra au Sud Pérou. Nous voulons faire une boucle sans trop dépenser, donc privilégier le bus et le train, l'hébergement chez l'habitant.
Voici en gros ce que je prévois, je ne veux pas non plus nous fixer un planning trop précis pour pouvoir nous laisser la possibilité de profiter un peu plus longtemps d'un site si on s'y sent bien ; néanmoins j'aimerais vos conseils : quels sites sont à privilégier par rapport à d'autres?
J1-J2 : visite de Lima
J3-J4-J5-J6-J7-J8-J9: Lima-Punto en bus en faisant des escales régulières d'une journée ou 2 (Pisco pour la réserve de Paracas, Nasca pour les lignes, Arequipa pour la ville et le canyon del colca)
J10-J11-J12 : Lac Titicaca
J13-J14-J15-J16-J17-J18 : Cuzco et Vallée sacrée (1 journée pour le MacchuPicchu, autres sites moins touristiques qui valent le détour dans la vallée sacrée ???)
J19-J20-J21 : Descente vers Lima par Ayacucho et Huancayo en bus et/ou train (?) avec des escales en fonction de nos envies.
J22 : retour en France
Nous n'avons pas encore acheter de guide type GDR, ça pourra peut-être répondre à certaines de nos questions.
Pour une question de budget nous ne prévoyons pas de faire de treck organisé, cependant les balades et visites seuls valent-elles le coup dans tous les sites ? Ou faut il prévoir un treck particulier qui vaut vraiment le détour dans la vallée sacrée par exemple ? Quels sont les prix des guides au Pérou ? Avez-vous une idée du budget pour logement/repas pour une journée au Pérou ?
Faut-il réserver les différents hébergements et la visite du Macchu Picchu à l'avance à cette période de l'année ?
Merci de votre aide :)
Bolivie en famille avec enfants de 6 et 10 ans English translation pending
Hello
Nous avons voyagé avec nos 2 filles de 10 et 6 ans en Bolivie du 18 juin au 5 juillet 2017.
Voici un petit retour "pratique" des choses qui nous paraissent sympatiques à transmettre.
- Itinéraire : Frontière Argentine Villazon/ Tupiza / Sud Lipez Salar D'Uyuni / Potosi / Sucre / Samaipata / Santa Cruz
- La période : Un peu avant la "grosse" saison avec les grandes vacances juillet Août; c'était bien car vraiment pas grand monde. Bien que je ne sais pas si la saison est vraiment signe d'extrème affluence comme ce peut être le cas d'autre destination? La Bolivie n'est pas une destination "facile" dans le sens où cela est plus "déroutant", les offres d'hébergement, de transports, de nourriture sont moins confort que d'autres destinations. Et l'altitude est une difficulté à prendre en compte.... Du coup ça limite un peu le tourisme... Pour le confort (notamment du point de vu du froid), nous tentions de rechercher des hôtels ayant du chauffage! Ce qui est très loin d'être le cas de tous les hébergements... Et parfois certains annonce "chauffage" dans la chambre, mais il est tellement peu puissant que ça équivaut à rien... Pour un voyage en famille (et donc parfois des devoirs ^^), c'est quand même bien de pouvoir se poser un peu au chaud. A noter que la journée, même en altitude et quand il n'y a pas de vent, il fait bon, voir chaud !! Nous avions acheté des bouillote (pr la NZ, la Patagonie et elles nous ont servie ici aussi, surtout dans le sud lipez ! Un legin pour la nuit est bien agréable aussi (et parfois même le matin sous le pantalon ! Bonnet, gant, foulard type "buff" sont sans dire indispensable, mais beaucoup appréciable !!! Dommage de se gâcher le lever de soleil sur le salar parce qu'on se caille ++ 😁
- Hébergement et Nourriture : La Bolivie n'est pas chère, mais si vous voulez un peu de confort, il faudra dépenser un peu + Pour une quadruple, nous étions autour des 35/40 euros, mais on peu trouver moins cher. Nous n'avons pas vraiment de coup de coeur à transmettre...
Pour la nourriture, difficile de ne pas manger des pattates à tout les repas ou presque (on a même eu de la soupe avec des frites dedans ^^ Mais on trouve quand même de bonnes choses et on peu varier en allant au marché notamment et en cuisinant parfois.
- Sud Lipez et Salar d'Uyuni ! A ne pas manquer bien sur ! Il vaut vraiment le coup de partir de Tupiza au Sud ! Même si vous arrivez par le Nord, le "détour" vaut le coup. (Nous pouvons un peu comparer car nous avions fait l'excusion il y a 16 ans au départ de Uyuni ! Il y a sur le web pas mal d'article qui vante les mérites de partir de Tupiza, nous sommes complètement d'accord avec ! (Tupiza est plus joli qu'Uyuni, le tour fait 4j au lieu de 3, on est à "contresens" du flot de Uyuni, on termine par le Salar... Bref, que des avantages ! Nous sommes personnelement passé par Alexandro Adventure tour Nous les recommandons chaudement ! Super repas (ça compte beaucoup !! des Lasagnes, des pancakes... top !), bonne musique, des petis cocktails, des lieux moins fréquentés, une belle organisation, rien à redire ! En gros les prix sont de l'ordre de 1150 bol/pers pr 6 dans un 4/4 et 1250 bol à 5 (quelques soit l'agence sur Tupiza en fait...
Si vous n'êtes pas équipé, ne faite pas l'économie de la location d'un duvet (50 bol pour les 4j) !
- Argent : tout ou presque se paye en liquide ... Alors forcément a 4, il peut y arriver que le plafond de retrait soit atteint , une 2ème carte sera utile donc !
- Sécurité : recommandations d'usages, faites attention a vos sacs ds les bus et ds les gare routière notamment...
Nous n'avons pas été ds la mine a Potosi, après qq lectures et mise en garde sur la sécurité sur place, on ne l'a pas senti av les enfants...
Voilà en gros... Nous sommes passé par la Bolivie principalement pour le sud Lipez, mais il y a bcp a voir et faire !
Bonne route et bon voyage !
Teva
Nous avons voyagé avec nos 2 filles de 10 et 6 ans en Bolivie du 18 juin au 5 juillet 2017.
Voici un petit retour "pratique" des choses qui nous paraissent sympatiques à transmettre.
- Itinéraire : Frontière Argentine Villazon/ Tupiza / Sud Lipez Salar D'Uyuni / Potosi / Sucre / Samaipata / Santa Cruz
- La période : Un peu avant la "grosse" saison avec les grandes vacances juillet Août; c'était bien car vraiment pas grand monde. Bien que je ne sais pas si la saison est vraiment signe d'extrème affluence comme ce peut être le cas d'autre destination? La Bolivie n'est pas une destination "facile" dans le sens où cela est plus "déroutant", les offres d'hébergement, de transports, de nourriture sont moins confort que d'autres destinations. Et l'altitude est une difficulté à prendre en compte.... Du coup ça limite un peu le tourisme... Pour le confort (notamment du point de vu du froid), nous tentions de rechercher des hôtels ayant du chauffage! Ce qui est très loin d'être le cas de tous les hébergements... Et parfois certains annonce "chauffage" dans la chambre, mais il est tellement peu puissant que ça équivaut à rien... Pour un voyage en famille (et donc parfois des devoirs ^^), c'est quand même bien de pouvoir se poser un peu au chaud. A noter que la journée, même en altitude et quand il n'y a pas de vent, il fait bon, voir chaud !! Nous avions acheté des bouillote (pr la NZ, la Patagonie et elles nous ont servie ici aussi, surtout dans le sud lipez ! Un legin pour la nuit est bien agréable aussi (et parfois même le matin sous le pantalon ! Bonnet, gant, foulard type "buff" sont sans dire indispensable, mais beaucoup appréciable !!! Dommage de se gâcher le lever de soleil sur le salar parce qu'on se caille ++ 😁
- Hébergement et Nourriture : La Bolivie n'est pas chère, mais si vous voulez un peu de confort, il faudra dépenser un peu + Pour une quadruple, nous étions autour des 35/40 euros, mais on peu trouver moins cher. Nous n'avons pas vraiment de coup de coeur à transmettre...
Pour la nourriture, difficile de ne pas manger des pattates à tout les repas ou presque (on a même eu de la soupe avec des frites dedans ^^ Mais on trouve quand même de bonnes choses et on peu varier en allant au marché notamment et en cuisinant parfois.
- Sud Lipez et Salar d'Uyuni ! A ne pas manquer bien sur ! Il vaut vraiment le coup de partir de Tupiza au Sud ! Même si vous arrivez par le Nord, le "détour" vaut le coup. (Nous pouvons un peu comparer car nous avions fait l'excusion il y a 16 ans au départ de Uyuni ! Il y a sur le web pas mal d'article qui vante les mérites de partir de Tupiza, nous sommes complètement d'accord avec ! (Tupiza est plus joli qu'Uyuni, le tour fait 4j au lieu de 3, on est à "contresens" du flot de Uyuni, on termine par le Salar... Bref, que des avantages ! Nous sommes personnelement passé par Alexandro Adventure tour Nous les recommandons chaudement ! Super repas (ça compte beaucoup !! des Lasagnes, des pancakes... top !), bonne musique, des petis cocktails, des lieux moins fréquentés, une belle organisation, rien à redire ! En gros les prix sont de l'ordre de 1150 bol/pers pr 6 dans un 4/4 et 1250 bol à 5 (quelques soit l'agence sur Tupiza en fait...
Si vous n'êtes pas équipé, ne faite pas l'économie de la location d'un duvet (50 bol pour les 4j) !
- Argent : tout ou presque se paye en liquide ... Alors forcément a 4, il peut y arriver que le plafond de retrait soit atteint , une 2ème carte sera utile donc !
- Sécurité : recommandations d'usages, faites attention a vos sacs ds les bus et ds les gare routière notamment...
Nous n'avons pas été ds la mine a Potosi, après qq lectures et mise en garde sur la sécurité sur place, on ne l'a pas senti av les enfants...
Voilà en gros... Nous sommes passé par la Bolivie principalement pour le sud Lipez, mais il y a bcp a voir et faire !
Bonne route et bon voyage !
Teva
La Palma: randonner sans voiture - bus et taxis? English translation pending
Bonjour aux amis de la Macaronėsie,
J'arrive à La Isla Bonita fin avril et j'ai neuf jours plein à partir de Santa Cruz de la Palma où je me pointerai de nuit en J-1.
En solo et sans permis de conduire (location bagnole on oublie) avec un budget +/- routard pour les transports, est-il possible d'effectuer les randonnées majeures comme Cumbre Vieja Nord/Sud ou Roque de los Muchachos ?
L'idée est de laisser mon gros sac dans mon hébergement et de prendre un bus puis covoiturage ou taxi pour aller au point de départ et de rentrer en bus, stop etc. à l'arrivée, quitte à partir tôt le matin. Ou bien l'inverse...tout est sur la table (d'orientation).
Donc, vu le profil des marches, pas possible avec le gros sac de près de 20 kg mais faisable avec l'essentiel dans le 45 litres avec petit sac de couchage si départ de refuge sauf si la liaison est faisable comme décrit ci-avant.
Taxi partagé ou solo à l'occasion non exclus si le jeu en vaut la chandelle
Merci de vos conseils et retour d'expérience à suivre (à l'aide de vos recommandations de préférence)!
François.
J'arrive à La Isla Bonita fin avril et j'ai neuf jours plein à partir de Santa Cruz de la Palma où je me pointerai de nuit en J-1.
En solo et sans permis de conduire (location bagnole on oublie) avec un budget +/- routard pour les transports, est-il possible d'effectuer les randonnées majeures comme Cumbre Vieja Nord/Sud ou Roque de los Muchachos ?
L'idée est de laisser mon gros sac dans mon hébergement et de prendre un bus puis covoiturage ou taxi pour aller au point de départ et de rentrer en bus, stop etc. à l'arrivée, quitte à partir tôt le matin. Ou bien l'inverse...tout est sur la table (d'orientation).
Donc, vu le profil des marches, pas possible avec le gros sac de près de 20 kg mais faisable avec l'essentiel dans le 45 litres avec petit sac de couchage si départ de refuge sauf si la liaison est faisable comme décrit ci-avant.
Taxi partagé ou solo à l'occasion non exclus si le jeu en vaut la chandelle
Merci de vos conseils et retour d'expérience à suivre (à l'aide de vos recommandations de préférence)!
François.