Results for "Turpan+ou+Tourfan+|+112+>+171"
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Longue marche en Chine English translation pending
Bonjour
Je suis en train de monter un projet de traversée de la chine de Kashgar à Pékin ou shanghai, la deuxième moitié du trajet est encore mal définie. Je vais effectuer cette traversée avec un cheval de bat acheté à Kashgar. J'ai déjà fait unn voyage de ce type mais sur deux mois, au Kirghizistan, en autonomie.
Je précise que je connais bien les chevaux et apprend le chinois depuis trois ans (je sais il ne parlent pas le mandarin partout, mais c'est mieux que rien, non?)
Je cherche donc des témoignages de gens qui ont effectué de longues marches en chine, plusieurs mois de préference et pourrait m'apporter des renseignement complémentaire.
Je suis une fille et voyage seule, cela ne m'inquiete pas particulièrement, mais si quelqun ayant le meme profile que moi a déjà fait la chine à pied cela m'interesse encore plus!
Et quelqun connait-il la région du Qinhai, je ne souhaite pas en effet traverser le Tibet mas passer plus au nord.
Voilà
Merçi
Clara
Je suis en train de monter un projet de traversée de la chine de Kashgar à Pékin ou shanghai, la deuxième moitié du trajet est encore mal définie. Je vais effectuer cette traversée avec un cheval de bat acheté à Kashgar. J'ai déjà fait unn voyage de ce type mais sur deux mois, au Kirghizistan, en autonomie.
Je précise que je connais bien les chevaux et apprend le chinois depuis trois ans (je sais il ne parlent pas le mandarin partout, mais c'est mieux que rien, non?)
Je cherche donc des témoignages de gens qui ont effectué de longues marches en chine, plusieurs mois de préference et pourrait m'apporter des renseignement complémentaire.
Je suis une fille et voyage seule, cela ne m'inquiete pas particulièrement, mais si quelqun ayant le meme profile que moi a déjà fait la chine à pied cela m'interesse encore plus!
Et quelqun connait-il la région du Qinhai, je ne souhaite pas en effet traverser le Tibet mas passer plus au nord.
Voilà
Merçi
Clara
Concours Photo du mois de juillet 2019: "Le vin dans le monde" English translation pending
Je n’avais pas eu vent du post de Rawe avec propositions de thèmes, j’avais déjà ma petite idée parmi 2 ou 3 autres.
Ce mois-ci, je vous propose un thème cher à Bacchus : LE VIN DANS LE MONDE Etant native d’une région viticole (le Jurançon), l’idée m’est venue en parcourant nos vertes collines que les vignes parent de lignes ondulées, au graphisme parfois surprenant, aux couleurs changeantes, et à l’impact important sur l’économie locale. En parcourant la planète, on se rend compte que le vin n’est plus l’apanage exclusif des français, qu’il s’est développé dans le monde entier, parfois dans des conditions extrêmement rudes, que sa qualité est de plus en plus irréprochable, ce qui n’est pas forcément une bonne chose pour nos vignerons qui en pâtissent. Mais là est un autre débat.
Même si je n’accepte que les photos qui ont obligatoirement un rapport avec le vin (rouge, blanc, rosé), le thème reste vaste car beaucoup de possibilités s’offrent à vous : verres, bouteilles, vignes, tonneaux, vignerons, vendanges…
Pour participer : Dépôt des photos jusqu’au Jeudi 25 Juillet à 0h Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées et postées dans des messages différents, accompagnées d’un petit descriptif du lieu et de l’histoire qui s’y rattache.
Pour voter : du Vendredi 26 juillet 0h01 au Mercredi 31 juillet 22h (Merci d'avance à Masterpo qui prend les rennes dès le 25 Juillet).
Merci d’indiquer le numéro de la photo, le pseudo et le nombre de points attribués. Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt
Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour la première position, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ères places, puis de secondes places ! L’heureux gagnant pourra organiser le concours photo du mois d’Août ou Septembre selon ce que vous aurez décidé.
Pour les discussions autour du thème, c'est ici : https://voyageforum.com/v.f?post=9688853;
Le diaporama, assuré par Xavier, sera présent dans sa signature.
Merci les gars pour votre aide, et n'oublions pas que c'est Jean le grand vainqueur du mois du juin !!
Ce mois-ci, je vous propose un thème cher à Bacchus : LE VIN DANS LE MONDE Etant native d’une région viticole (le Jurançon), l’idée m’est venue en parcourant nos vertes collines que les vignes parent de lignes ondulées, au graphisme parfois surprenant, aux couleurs changeantes, et à l’impact important sur l’économie locale. En parcourant la planète, on se rend compte que le vin n’est plus l’apanage exclusif des français, qu’il s’est développé dans le monde entier, parfois dans des conditions extrêmement rudes, que sa qualité est de plus en plus irréprochable, ce qui n’est pas forcément une bonne chose pour nos vignerons qui en pâtissent. Mais là est un autre débat.
Même si je n’accepte que les photos qui ont obligatoirement un rapport avec le vin (rouge, blanc, rosé), le thème reste vaste car beaucoup de possibilités s’offrent à vous : verres, bouteilles, vignes, tonneaux, vignerons, vendanges…
Pour participer : Dépôt des photos jusqu’au Jeudi 25 Juillet à 0h Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées et postées dans des messages différents, accompagnées d’un petit descriptif du lieu et de l’histoire qui s’y rattache.
Pour voter : du Vendredi 26 juillet 0h01 au Mercredi 31 juillet 22h (Merci d'avance à Masterpo qui prend les rennes dès le 25 Juillet).
Merci d’indiquer le numéro de la photo, le pseudo et le nombre de points attribués. Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt
Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour la première position, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ères places, puis de secondes places ! L’heureux gagnant pourra organiser le concours photo du mois d’Août ou Septembre selon ce que vous aurez décidé.
Pour les discussions autour du thème, c'est ici : https://voyageforum.com/v.f?post=9688853;
Le diaporama, assuré par Xavier, sera présent dans sa signature.
Merci les gars pour votre aide, et n'oublions pas que c'est Jean le grand vainqueur du mois du juin !!
Rapporter un couteau du Xinjiang? English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai lu que les Ouïghours fabriquent de très jolis couteaux, vendus un peu partout au Xinjiang. J'aimerais beaucoup en rapporter un, mais il semble que ce ne soit pas facile vu la situation tendue au Xinjiang. Il semblerait qu'avoir un couteau dans ses bagages est interdit dans les trains, et que certaines personnes se soient même vues confisquer leurs couteaux dans leurs bagages en soute.
Quelqu'un ici a-t-il déjà essayé de ramener un tel couteau? Comment? Mon trajet au Xinjiang: Dunhuang, Turpan, Urumqi puis vol jusqu'à Xi'an.
Merci, Florence
J'ai lu que les Ouïghours fabriquent de très jolis couteaux, vendus un peu partout au Xinjiang. J'aimerais beaucoup en rapporter un, mais il semble que ce ne soit pas facile vu la situation tendue au Xinjiang. Il semblerait qu'avoir un couteau dans ses bagages est interdit dans les trains, et que certaines personnes se soient même vues confisquer leurs couteaux dans leurs bagages en soute.
Quelqu'un ici a-t-il déjà essayé de ramener un tel couteau? Comment? Mon trajet au Xinjiang: Dunhuang, Turpan, Urumqi puis vol jusqu'à Xi'an.
Merci, Florence
Traversée de l'Europe à vélo English translation pending
Salut à tous,
Voila, j'ai vue sur le site que pas mal de gens aimaient voyager à vélo. Bien motivés par l'idée d'entreprendre un tel projet, j'aimerais quelques conseils, n'ayant jamais entrepris pour l'instant un tel voyage (ou si, une fois, mais c'était seulement pendant 15 jours pour faire la côte nord de la Bretagne). En effet, j'aimerais mettre à profit mes 4 mois et demie de vacances, de début mai à fin septembre, pour effectuer un tour de l'Europe à vélo. J'ai déjà une ébauche de parcours qui ferait environ 8000 km, et qui me ferait passer par Paris, les Pays Bas, Berlin, Varsovie, les pays Baltes, Saint Saint-Pétersbourg, Moscou et ensuite de redescendre vers Istanbul en passant par la Roumanie et en longeant la Mer Noire. Bien que détaillée, ce parcours n'est encore qu'un vaste projet que je ne m'interdis pas de modifier. J'aimerais avoir des informations pour le logement notamment. En effet, j'ai pas un gros budget et je vais faire sûrement du camping sauvage, mais j'aimerais savoir si il y'a des précautions à prendre pour ce type de camping et puis aussi, pour ceux qui ont fait ce genre d'aventure, comment vous faîtes pour la douche ? :p Aussi, niveau sécurité, est ce que c'est pas trop risquée ? J'ai 19 ans et je partirais sûrement tout seul. Enfin, pour faire ces 8000 bornes, ça me reviendrait à environ 90 bornes par jour avec sur les 4 mois et demie de voyage, environ 6 semaines consacrée aux repos, visites... Est ce que ça vus semble faisable ? (je suis assez sportif, fait pas mal de course à pied et de VTT).
Voila, je vous a dit à plus et merci pour ceux qui prendront le temps de répondre. Allez salut à tous et à bientôt j'espère :D
Voila, je vous a dit à plus et merci pour ceux qui prendront le temps de répondre. Allez salut à tous et à bientôt j'espère :D
Route de la Soie - Chine, avis sur itinéraire? English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaite voyager le long de la route de la soie la première semaine de novembre. Je dispose de dix jours pour ce voyage, ce qui est évidemment beaucoup trop court.. Mais bon voilà l'itinéraire auquel je pensais: Arrivée en avion à Lanzhou. Jour 1 Lanzhou Jour 2 Xiae Jour 3 Lanqmusi Jour 4 Jiayobian Jour 5 Dunhang Jour 6 Urumqi (par l'avion) Jour 7 Turpan Jour 8Kashgar par le bus depuis Turpan - lac Karakul Jour 9 Kashgar Jour 10 Retour Urumqi par le train
Est-ce que vous pouvez me donner votre avis sur l'itinéraire, sur ce que je peux me permettre de rater pour être plus flexible, sur ce qui vous parait incohérent, sur la région.. Enfin sur tout ! Enfin, nous serons deux filles à voyager, pensez vous que c'est une mauvaise idée et qu'il vaudrait mieux éviter certaines régions ou une tenue adéquate fera l'affaire?
Merci d'avance pour votre aide !!
Je souhaite voyager le long de la route de la soie la première semaine de novembre. Je dispose de dix jours pour ce voyage, ce qui est évidemment beaucoup trop court.. Mais bon voilà l'itinéraire auquel je pensais: Arrivée en avion à Lanzhou. Jour 1 Lanzhou Jour 2 Xiae Jour 3 Lanqmusi Jour 4 Jiayobian Jour 5 Dunhang Jour 6 Urumqi (par l'avion) Jour 7 Turpan Jour 8Kashgar par le bus depuis Turpan - lac Karakul Jour 9 Kashgar Jour 10 Retour Urumqi par le train
Est-ce que vous pouvez me donner votre avis sur l'itinéraire, sur ce que je peux me permettre de rater pour être plus flexible, sur ce qui vous parait incohérent, sur la région.. Enfin sur tout ! Enfin, nous serons deux filles à voyager, pensez vous que c'est une mauvaise idée et qu'il vaudrait mieux éviter certaines régions ou une tenue adéquate fera l'affaire?
Merci d'avance pour votre aide !!
Chine de l'Ouest (Kashgar-Dunhuang-Xi'an-Sichuan-Yunnan) English translation pending
Bonjour a tous
Nous terminons juste notre periple de 2 mois en Chine de l'Ouest. Comme nous avons bcp utilise les conseils du site, on renvoie l'ascenceur ... Voici nos bons?mauvais plans pour les villes de Kashgar - Dunhuang - Xi'an - Chengdu - Marches tibetaines et le Yunnan.
Pour des infos plus vivantes cf notre site (http://www.faireuntour.com)
Ce qu’on a aime : 🙂 Kashgar. Le vieux quartier ouighour et le bazar. Le marche aux animaux est sympa sans plus, y arriver vers 10h pas avant pour l'animation. La karakorum highway depuis Kashgar jusqu'a Tachkorgan(Hotel traffic, OK, 110 yuan la nuit). (3j, 2nuit, 1200 yuan la voiture avec chauffeur) Le raisin frais et sec sans pepin de Turpan (2yuan par kilo ou 5 yuan par 500g) Les grottes Mogao a Dunhuang (120 yuan ou 60 pour les etudiants, visite guidee comprise). Transport CITS depuis Dunhuang 20 yuans/p aller retour, le minibus vous attend. La ville de Xian qui a conserve des vieux quartiers sympas dont le quartier musulman. La visite guidee de la Folk House (academy de peinture) a XIan sur Baihuanmen dans le quartier musulman. Le musee de Xian, le seul que nous ayions vu bien presente. La grande mosquee, bien sur l'armee enterree (y aller par le bus numero 306 pris a la gare routiere). A Chengdu l'Opera du Sichuan (via le Soma Hotel), la base de reproduction des pandas, le parc Renmin avec ses karaokes. Songpan et la route depuis Chengdu, impressionnante mais dangereuse (traffic hotel, a la gare routiere, OK, double a grand lit et salle de bain a 80yuans) Le parc Huanglong pres de Songpan mais tres cher (200 ou 150 yuans pour les etudiants). Y arriver tot par le bus public. Litang, pas encore trop touristique mais malheureusement ca va venir (le cote positif c'est qu'il y a maintenant des hotels corrects). La route Litang Zhongdian, superbe et pas si mauvaise qu'on le dit. Possibilite de faire la premiere etape au dela de Xiancheng (4h de plus) dans une petite ville pas touristique, habitants sur les collines tres accueillants. Lijiang, vieille ville bien restauree, homogene et ravissante avec ses canaux et petites ruelles. Tres touristique mais on arrive facilement a quitter la foule et l'authentique est au coin de la rue. Les gorges du saut du Tigre meme si on a pas randonne (le village de Qiatou s'appelle desormais le Tiger Leaping gorge village! Le prix de retour de Walnut Grove a Qiatou dans un minibus arrete sur la route est de 10 yuans/p. Dans l'autre sens on a negocie 50 yuans pour la voiture).
Ce qu’on a pas aime : 🙁 Les tarifs d'entree des sites, en inflation tres importante (le double de ceux indiques dans le routard de cette annee minimum!) Le passage du col de Torugart. Vraiment rien d'exceptionnel. Turpan et ses sites touristiques sans interet (en dehors de la Tuyuk Valley et de Jiahe peut etre) La nuit sous la yourte au bord du lac Karakol mais les paysages sont superbes (overdose de yourtes apres le Kirghistan). Les bus couchettes mais quand on a pas le choix, on arrive a dormir quand meme. La ville de Chengdu, trop etendue pour des pietons et sans vieux quartiers, ou on les a pas trouves. Leishan et son grand bouddha. En semaine ou en week end il y a vraiment trop de monde ou alors il faut dormir sur place pour y aller tres tot ou tres tard. Autre alternative faire juste la croisiere (50 yuans pour 30 minutes). Bus pour Chengdu a la sortie du site du bouddha, demander au triporteur ils savent. Zhongdian rebaptise Shangri La. La vieille ville est en reconstruction integrale. Mais si vous y allez, on recommande la Delamu Guesthouse and Cafe (du vrai cafe! mais cher), la patronne parle tres bien anglais et est tres sympa (gravage de CD pour 10 yuans, pas cher), 152 Jinglong Street, Old Town, a gauche de l'entree pour monter au moulin a priere geant. Dali, tres quelconque compare a Lijiang. Kunming, pire que Chengdu car meme pas de parcs sympas. Le marche aux oiseaux et aux fleurs (mais ou sont ils?) dans leurs seules vieilles rues est minable.
Bons plans : 😉 Preferer aller dans les hotels pour chinois, bien plus confort et souvent moins cher que les repaires a routard. Prendre le train si la periode le permet (en hard sleeper pour les grandes distances) bien plus confort que le bus, malgre parfois quelques blattes peu sympathiques (les couchettes du bas sont les seules ou on peut s'asseoir, celles du haut les seules ou les petites betes ne montent pas). A Kashgar, faire jouer la concurrence entre les differentes agences du Seman Hotel pour les excursions. A Kuche, Hotel MinMao sur la rue principale, top confort pour 100 yuans la chambre (non negociee). Petit restau ouighour en sortant a gauche super extra et super pas cher. A Dunhuang, le charley's Jones Cafe, rue de la gare routiere, accueil sympa en anglais et bonne cuisine. A Lanzhou, le grand hotel (tour) en face de la gare a gauche. Lobby classieux, chambre tout confort pour 108 yuans et restau bon et pas cher. A Xian, le Fu Du Hotel, 151 Dongyi Lu (croisement rue de la gare et Dongyi LU). Proche du centre, tres grande chambre tout confort, proprete pas au top quand meme, accueil sympa mais pas en anglais(120 yuans la chambre, non negociee). Bon restau de pates, a gauche en sortant (le deuxieme restau, on achete son ticket a l'entree et ils viennent vous apporter votre bol ensuite, 4 ou 5 yuans) Bon plan cadeau a Xian, acheter des peintures a l'academie de peinture, voir plus haut (beaucoup moins cher, meilleure qualite et plus de choix qu'ailleurs) et les envoyer par la poste, service d'empaquetage tres performant et pas cher (shipping plus lent mais beaucoup moins cher que par avion). A Chengdu, le Soma Hotel, 81 Nan Dajie, bus 16 ou 99 depuis la gare (98 yuans tout confort mais pas trop de lumiere), lecteur de DVD a louer, internet gratuit, restau pas cher, excursion possible. A Chengdu le restau vegetarien du temple Wenshu, delicieux et pas cher. A Litang, la snow Guesthouse, a peine finie, 100m avant la Crane Guesthouse (50 yuans la double, salle de bain commune encore propre avec cumulus) A Litang, le restau de Mr Zheng, dans la meme rue, meme cote, un peu plus loin, panneau en anglais sur la vitrine. Tres sympa il vous fera un plan de la ville et une bonne tambouille pour pas chere et sans mauvaise surprise. A Lijiang, A Liang Guesthouse, 110 Wenzhi Xiang, a l'est de la vieille ville, pres de la Carnation Guesthouse, petite pension charmante dans la vieille ville et famille tres gentille et parlant anglais. Chambre petite mais propre dont quelques unes avec salle de bain (50 yuans avec salle de bain). Peut vous faire aussi a diner pour 15 yuans par personne (tres tres bon rapport qualite prix). A Lijiang, restau Old Town Beef, 69 Xingi Jie, salle a l'etage, apres un petit pont de pierre, delicieux (best restaurant ecrit sur l'enseigne en bois). Le Mogao Shiku, 32 CHongren Xiang, a l'angle de la ruelle Wenhua (les meilleures aubergines de Chine, boeuf aux poivrons delicieux). A Dali, la Friends Guesthouse, bien plus sympa et moins cher que la MCA (50 yuans la double avec SDB), lecteur DVD a louer et plein de films et opera! Par contre evite la location de velo chere (30y la journee) et proceduriere. A Kunming, Hotel Yun Du, 152 Beijin Lu, pres de la gare, juste apres le fast food Dicos (bonne alternative a Mac Do). Anglais parle, service top, chambre tout confort pour 100 yuans. A Kunming, restau Heavenly Manas, quartier de l'universite, Wenhua Xiang, tres gros choix, bon et pas cher. A Kunming, quartier de l'universite, echange de bouquins, guide compris au Prague Cafe sur Wenlin Xie.
Mauvais plans : 😠 A Turpan, le John's Cafe, arnaqueur pour tout (pour nous, nous ont fait prendre le bus pour Dunhuang sur la route alors qu'on aurait pu le prendre et acheter nos billets pour moins chers a la gare routiere pour se partager le benef avec le chauffeur du bus!) Rester dans les hotels, guesthouse ou restau pour routard pour internet. Partout des cybercafes (wangba, reconnaissable au XX dans un carre) a 2 ou 3 yuans de l'heure. Se retrouver coincer fin aout car il est tres tres dur d'acheter des billets de train et meme de bus pour cause de retour de vacances. Choisir au hasard dans les restaux de Chengdu, tres risque! A Songpan, aller manger chez Emma's Kitchen (pas bon). Pour boire un verre c'est bien, elle est tres sympa parle bien anglais et est une mine d'info. Preferer la cuisine de Sarah, un peu plus loin sur la meme rue, celle de la gare routiere, bien meilleure. A Kangdin, la guesthouse Black Tent, service et confort deplorable par rapport au standard chinois. On a du escalader la grille pour repartir le matin car personne n'etait leve ni ne repondait a nos appels. A Lijiang, impossible de rentrer meme en feintant dans le village de Shuhe sans payer. Il y a des gardiens a toutes les entrees. Pour tous les sites de Lijiang et des environs il faut d'abord payer un billet global de 40 yuans avant de payer l'entree du site. A Dali, le premier restau cite par le Routard (Meizijing Jiujia) hyper cher et pas copieux (exemple, 40 yuans pour des champignons sautes, 15 yuans pour une omelette)
A+
Ce qu’on a aime : 🙂 Kashgar. Le vieux quartier ouighour et le bazar. Le marche aux animaux est sympa sans plus, y arriver vers 10h pas avant pour l'animation. La karakorum highway depuis Kashgar jusqu'a Tachkorgan(Hotel traffic, OK, 110 yuan la nuit). (3j, 2nuit, 1200 yuan la voiture avec chauffeur) Le raisin frais et sec sans pepin de Turpan (2yuan par kilo ou 5 yuan par 500g) Les grottes Mogao a Dunhuang (120 yuan ou 60 pour les etudiants, visite guidee comprise). Transport CITS depuis Dunhuang 20 yuans/p aller retour, le minibus vous attend. La ville de Xian qui a conserve des vieux quartiers sympas dont le quartier musulman. La visite guidee de la Folk House (academy de peinture) a XIan sur Baihuanmen dans le quartier musulman. Le musee de Xian, le seul que nous ayions vu bien presente. La grande mosquee, bien sur l'armee enterree (y aller par le bus numero 306 pris a la gare routiere). A Chengdu l'Opera du Sichuan (via le Soma Hotel), la base de reproduction des pandas, le parc Renmin avec ses karaokes. Songpan et la route depuis Chengdu, impressionnante mais dangereuse (traffic hotel, a la gare routiere, OK, double a grand lit et salle de bain a 80yuans) Le parc Huanglong pres de Songpan mais tres cher (200 ou 150 yuans pour les etudiants). Y arriver tot par le bus public. Litang, pas encore trop touristique mais malheureusement ca va venir (le cote positif c'est qu'il y a maintenant des hotels corrects). La route Litang Zhongdian, superbe et pas si mauvaise qu'on le dit. Possibilite de faire la premiere etape au dela de Xiancheng (4h de plus) dans une petite ville pas touristique, habitants sur les collines tres accueillants. Lijiang, vieille ville bien restauree, homogene et ravissante avec ses canaux et petites ruelles. Tres touristique mais on arrive facilement a quitter la foule et l'authentique est au coin de la rue. Les gorges du saut du Tigre meme si on a pas randonne (le village de Qiatou s'appelle desormais le Tiger Leaping gorge village! Le prix de retour de Walnut Grove a Qiatou dans un minibus arrete sur la route est de 10 yuans/p. Dans l'autre sens on a negocie 50 yuans pour la voiture).
Ce qu’on a pas aime : 🙁 Les tarifs d'entree des sites, en inflation tres importante (le double de ceux indiques dans le routard de cette annee minimum!) Le passage du col de Torugart. Vraiment rien d'exceptionnel. Turpan et ses sites touristiques sans interet (en dehors de la Tuyuk Valley et de Jiahe peut etre) La nuit sous la yourte au bord du lac Karakol mais les paysages sont superbes (overdose de yourtes apres le Kirghistan). Les bus couchettes mais quand on a pas le choix, on arrive a dormir quand meme. La ville de Chengdu, trop etendue pour des pietons et sans vieux quartiers, ou on les a pas trouves. Leishan et son grand bouddha. En semaine ou en week end il y a vraiment trop de monde ou alors il faut dormir sur place pour y aller tres tot ou tres tard. Autre alternative faire juste la croisiere (50 yuans pour 30 minutes). Bus pour Chengdu a la sortie du site du bouddha, demander au triporteur ils savent. Zhongdian rebaptise Shangri La. La vieille ville est en reconstruction integrale. Mais si vous y allez, on recommande la Delamu Guesthouse and Cafe (du vrai cafe! mais cher), la patronne parle tres bien anglais et est tres sympa (gravage de CD pour 10 yuans, pas cher), 152 Jinglong Street, Old Town, a gauche de l'entree pour monter au moulin a priere geant. Dali, tres quelconque compare a Lijiang. Kunming, pire que Chengdu car meme pas de parcs sympas. Le marche aux oiseaux et aux fleurs (mais ou sont ils?) dans leurs seules vieilles rues est minable.
Bons plans : 😉 Preferer aller dans les hotels pour chinois, bien plus confort et souvent moins cher que les repaires a routard. Prendre le train si la periode le permet (en hard sleeper pour les grandes distances) bien plus confort que le bus, malgre parfois quelques blattes peu sympathiques (les couchettes du bas sont les seules ou on peut s'asseoir, celles du haut les seules ou les petites betes ne montent pas). A Kashgar, faire jouer la concurrence entre les differentes agences du Seman Hotel pour les excursions. A Kuche, Hotel MinMao sur la rue principale, top confort pour 100 yuans la chambre (non negociee). Petit restau ouighour en sortant a gauche super extra et super pas cher. A Dunhuang, le charley's Jones Cafe, rue de la gare routiere, accueil sympa en anglais et bonne cuisine. A Lanzhou, le grand hotel (tour) en face de la gare a gauche. Lobby classieux, chambre tout confort pour 108 yuans et restau bon et pas cher. A Xian, le Fu Du Hotel, 151 Dongyi Lu (croisement rue de la gare et Dongyi LU). Proche du centre, tres grande chambre tout confort, proprete pas au top quand meme, accueil sympa mais pas en anglais(120 yuans la chambre, non negociee). Bon restau de pates, a gauche en sortant (le deuxieme restau, on achete son ticket a l'entree et ils viennent vous apporter votre bol ensuite, 4 ou 5 yuans) Bon plan cadeau a Xian, acheter des peintures a l'academie de peinture, voir plus haut (beaucoup moins cher, meilleure qualite et plus de choix qu'ailleurs) et les envoyer par la poste, service d'empaquetage tres performant et pas cher (shipping plus lent mais beaucoup moins cher que par avion). A Chengdu, le Soma Hotel, 81 Nan Dajie, bus 16 ou 99 depuis la gare (98 yuans tout confort mais pas trop de lumiere), lecteur de DVD a louer, internet gratuit, restau pas cher, excursion possible. A Chengdu le restau vegetarien du temple Wenshu, delicieux et pas cher. A Litang, la snow Guesthouse, a peine finie, 100m avant la Crane Guesthouse (50 yuans la double, salle de bain commune encore propre avec cumulus) A Litang, le restau de Mr Zheng, dans la meme rue, meme cote, un peu plus loin, panneau en anglais sur la vitrine. Tres sympa il vous fera un plan de la ville et une bonne tambouille pour pas chere et sans mauvaise surprise. A Lijiang, A Liang Guesthouse, 110 Wenzhi Xiang, a l'est de la vieille ville, pres de la Carnation Guesthouse, petite pension charmante dans la vieille ville et famille tres gentille et parlant anglais. Chambre petite mais propre dont quelques unes avec salle de bain (50 yuans avec salle de bain). Peut vous faire aussi a diner pour 15 yuans par personne (tres tres bon rapport qualite prix). A Lijiang, restau Old Town Beef, 69 Xingi Jie, salle a l'etage, apres un petit pont de pierre, delicieux (best restaurant ecrit sur l'enseigne en bois). Le Mogao Shiku, 32 CHongren Xiang, a l'angle de la ruelle Wenhua (les meilleures aubergines de Chine, boeuf aux poivrons delicieux). A Dali, la Friends Guesthouse, bien plus sympa et moins cher que la MCA (50 yuans la double avec SDB), lecteur DVD a louer et plein de films et opera! Par contre evite la location de velo chere (30y la journee) et proceduriere. A Kunming, Hotel Yun Du, 152 Beijin Lu, pres de la gare, juste apres le fast food Dicos (bonne alternative a Mac Do). Anglais parle, service top, chambre tout confort pour 100 yuans. A Kunming, restau Heavenly Manas, quartier de l'universite, Wenhua Xiang, tres gros choix, bon et pas cher. A Kunming, quartier de l'universite, echange de bouquins, guide compris au Prague Cafe sur Wenlin Xie.
Mauvais plans : 😠 A Turpan, le John's Cafe, arnaqueur pour tout (pour nous, nous ont fait prendre le bus pour Dunhuang sur la route alors qu'on aurait pu le prendre et acheter nos billets pour moins chers a la gare routiere pour se partager le benef avec le chauffeur du bus!) Rester dans les hotels, guesthouse ou restau pour routard pour internet. Partout des cybercafes (wangba, reconnaissable au XX dans un carre) a 2 ou 3 yuans de l'heure. Se retrouver coincer fin aout car il est tres tres dur d'acheter des billets de train et meme de bus pour cause de retour de vacances. Choisir au hasard dans les restaux de Chengdu, tres risque! A Songpan, aller manger chez Emma's Kitchen (pas bon). Pour boire un verre c'est bien, elle est tres sympa parle bien anglais et est une mine d'info. Preferer la cuisine de Sarah, un peu plus loin sur la meme rue, celle de la gare routiere, bien meilleure. A Kangdin, la guesthouse Black Tent, service et confort deplorable par rapport au standard chinois. On a du escalader la grille pour repartir le matin car personne n'etait leve ni ne repondait a nos appels. A Lijiang, impossible de rentrer meme en feintant dans le village de Shuhe sans payer. Il y a des gardiens a toutes les entrees. Pour tous les sites de Lijiang et des environs il faut d'abord payer un billet global de 40 yuans avant de payer l'entree du site. A Dali, le premier restau cite par le Routard (Meizijing Jiujia) hyper cher et pas copieux (exemple, 40 yuans pour des champignons sautes, 15 yuans pour une omelette)
A+
Itinéraires et préparation pour le Xinjiang et le Karakoram Highway (KKH) en Chine English translation pending
Bonjour,
on prépare un voyage dans le xinjiang et début du KKH - départ mi-août, notre temps est assez compté - 15 jours sur place... et on a pensé à plusieurs itinéraires possibles... est-ce que ça vous semble raisonnable / lequel privilegierez vous? dans un des itinéraires on pensait passer le khugerab pour quelques jours côté pakistanais... Par ailleurs, on n'a pas acheté de cartes...etc de la région. est ce que ça vous semble inconscient? est ce que l'on peut tout de même partir en rando du côté de Karakul sans ces fameuses cartes? Merci beaucoup!
Bon pour le circuit ça donnerait à peu près : Kashghar - 2 jours route KKH vers le mustagh ata et karakul - puis karakul - 3jours de ballades karakul / kunjerab 1 jour côté pakistanais: Passu - 3 jours - pour aller voir les ponts suspendus - j'ai vus quelques photos de ce coin, ça me donne vraiment envie mais: est-ce que ça vait le coup pour si peu de temps de passer au pakistan? retour à kasghar sur une journée?? est ce possible ?? /kasghar vers le taklamakan - 2 jours pour aller voir le désert kashar/turpan en train 24h / Turpan 2 jours et on reprend l'avion à urumqi Initialement on pensait faire un bout de descente vers le taklamakan (yarkand/karghilik/hotan/ et transdesert vers turpan) mais ça semble trop long, d'ou le 2ème circuit:revenir à Kashghar après Karakul, (et donc skipper Passu et le début de la KKH au Pakistan), mais faire une boucle dans le xinjiang via la transdésert à la place...merci pour vos idées!
on prépare un voyage dans le xinjiang et début du KKH - départ mi-août, notre temps est assez compté - 15 jours sur place... et on a pensé à plusieurs itinéraires possibles... est-ce que ça vous semble raisonnable / lequel privilegierez vous? dans un des itinéraires on pensait passer le khugerab pour quelques jours côté pakistanais... Par ailleurs, on n'a pas acheté de cartes...etc de la région. est ce que ça vous semble inconscient? est ce que l'on peut tout de même partir en rando du côté de Karakul sans ces fameuses cartes? Merci beaucoup!
Bon pour le circuit ça donnerait à peu près : Kashghar - 2 jours route KKH vers le mustagh ata et karakul - puis karakul - 3jours de ballades karakul / kunjerab 1 jour côté pakistanais: Passu - 3 jours - pour aller voir les ponts suspendus - j'ai vus quelques photos de ce coin, ça me donne vraiment envie mais: est-ce que ça vait le coup pour si peu de temps de passer au pakistan? retour à kasghar sur une journée?? est ce possible ?? /kasghar vers le taklamakan - 2 jours pour aller voir le désert kashar/turpan en train 24h / Turpan 2 jours et on reprend l'avion à urumqi Initialement on pensait faire un bout de descente vers le taklamakan (yarkand/karghilik/hotan/ et transdesert vers turpan) mais ça semble trop long, d'ou le 2ème circuit:revenir à Kashghar après Karakul, (et donc skipper Passu et le début de la KKH au Pakistan), mais faire une boucle dans le xinjiang via la transdésert à la place...merci pour vos idées!
Urumqi Kashgar (Chine) à pied English translation pending
Bonjour, Quelqu'un a t il déja fait la route à pied Urumqi Kashgar par les Tian shan ? Je cherche tout renseignement dispo pour envisager trek individuel Sept Oct 2005 ou printemps 2006 Merci de vos réponses Aldaus
Chine: muraille, trajet, désert English translation pending
Bonjour à tous,
Nous prévoyons de traverser la Chine en 1 mois/1 mois et demi, en provenance de Mongolie et en direction de la Birmanie et nous soumettons à vos esprits éclairés quelques interrogations diverses:
Existe t-il une route ou un passage pour venir de Mongolie en Chine via le désert de Gobie, et la frontière est elle ouverte aux touristes?
Si nous venions via le transmongolien, est ce qu'on peut s'arrêter avant Pékin pour visiter la grande muraille (quelle station?), et quels sont les endroits les moins "courrus" et les plus charmants pour profiter pleinement de ce chef d'oeuvre architectural et du paysage environnant?
Existe t il des déserts de sables et de dunes en Chine? Si uoi, est ce que vous connaissez des guides ou guesthouses qui oraganisent des treks d'une semaine à pieds et chameaux (pour les affaires)?
Nous prévoyons grossomerdo le trajet suivant: Pékin(train/bus/stop)Datong(train/bus/stop)Taiyuan(train/stop)Xi'an(avion/train)Chengdu(avion/train)Kunming(train/bus/stop)Dali(bus/stop)Lijiang, Birmanie (si frontière terrestre ouverte?). La question est donc la suivante, est ce que vous avez déjà relié ces villes, si oui par quel moyen, à quel prix et en combien de temps? Est ce que le stop fonctionne en Chine?
9a fait bcp d'interrogations et je remercie par avance ceux et celles qui prendront le temps de me répondre.
Merci, C et S.
" Un voyage se passe de motifs, il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait..."
Nicolas Bouvier, l'usage du monde
Nous prévoyons de traverser la Chine en 1 mois/1 mois et demi, en provenance de Mongolie et en direction de la Birmanie et nous soumettons à vos esprits éclairés quelques interrogations diverses:
Existe t-il une route ou un passage pour venir de Mongolie en Chine via le désert de Gobie, et la frontière est elle ouverte aux touristes?
Si nous venions via le transmongolien, est ce qu'on peut s'arrêter avant Pékin pour visiter la grande muraille (quelle station?), et quels sont les endroits les moins "courrus" et les plus charmants pour profiter pleinement de ce chef d'oeuvre architectural et du paysage environnant?
Existe t il des déserts de sables et de dunes en Chine? Si uoi, est ce que vous connaissez des guides ou guesthouses qui oraganisent des treks d'une semaine à pieds et chameaux (pour les affaires)?
Nous prévoyons grossomerdo le trajet suivant: Pékin(train/bus/stop)Datong(train/bus/stop)Taiyuan(train/stop)Xi'an(avion/train)Chengdu(avion/train)Kunming(train/bus/stop)Dali(bus/stop)Lijiang, Birmanie (si frontière terrestre ouverte?). La question est donc la suivante, est ce que vous avez déjà relié ces villes, si oui par quel moyen, à quel prix et en combien de temps? Est ce que le stop fonctionne en Chine?
9a fait bcp d'interrogations et je remercie par avance ceux et celles qui prendront le temps de me répondre.
Merci, C et S.
" Un voyage se passe de motifs, il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait..."
Nicolas Bouvier, l'usage du monde
De retour du Xinjiang English translation pending
Bonjour à tous
Voici le récit d'un voyage de 15 jours au Xinjiang, une région très particulière en raison de la très forte pression mise depuis quelques années par le pouvoir chinois sur la population locale ouïghoure, et la très forte présence policière qui l'accompagne. J'avais trouvé assez peu d'informations sur cette région au moment de préparer mon voyage. Il me semble donc intéressant de raconter ce que moi j'en ai vu, et ce que j'y ai ressenti.
J'avais fait le choix d'arriver à Urumqi en avion depuis le Kazakhstan, où je me trouvais. L'idée consistait à éviter les contrôles poussées aux frontières terrestres avec le Xinjiang. Pendant un certain temps, les policiers chinois installaient des logiciels espions sur les téléphones des voyageurs qui s'y présentaient... Je ne sais donc pas ce qu'aurait donné un passage à la frontière terrestre Kazakhstan-Chine. En revanche, à l'aéroport, tout s'est super bien passé, et très vite : j'ai passé à peine 5mn à la douane, où je n'ai eu besoin que de montrer ma réservation d'hôtel et de répondre à une ou deux questions basiques. Outre que les douaniers n'ont probablement pas le temps de passer une demi-heure par étranger à l'aéroport, le fait qu'il ne s'agissait pas de mon premier voyage en Chine a peut-être joué. Le douanier m'a bien posé la question "how long do you plan to stay this time ?". Je suppose que si, pour un premier voyage en Chine, vous choisissez le Xinjiang, ils seront un peu plus suspicieux. Quoiqu'il en soit, c'est donc allé vite, et j'ai ensuite rejoint mon hôtel en taxi (pour 38 yuans) : le Bestay Hotel Express (149 yuans). Très peu d'hôtels acceptent les étrangers à Urumqi, et je n'avais pas trop le choix si je ne voulais pas dépenser beaucoup d'argent. J'étais un peu méfiant en arrivant, craignant le truc vraiment pourri, mais en fait pas du tout : ce n'était évidemment pas du grand luxe, mais c'était tout à fait acceptable, suffisamment propre et très bien situé. Si vous voulez éviter les hôtels à 400 yuans la nuit, je recommande.
J'étais déjà venu à Urumqi il y a 6 ans, à une époque où on pouvait se balader partout tranquillement. On peut encore se balader partout, mais les contrôles sont très nombreux (à l'entrée des parcs, des centres commerciaux, des gares, du bazar...) et les policiers très présents. Parfaite introduction pour le reste du Xinjiang. Je suis allé me balader dans les quartiers ouïghours du sud-ouest : si le bazar est toujours là, il est évidemment très surveillé, et les quartiers alentours sont en voie de disparition. Des tours d'habitation "à la chinoise" (c'est-à-dire immenses) prennent peu à peu la place des quartiers plus traditionnels. Urumqi était déjà une ville han depuis très longtemps, et cela se renforce.
D'Urumqi, je me suis rendu à Turpan en train. Attention, il y a deux gares à Urumqi et deux à Turpan. A Urumqi, il y a la gare sud (urumqinan) et la gare plus moderne, simplement appelée Urumqi. A Turpan, il y a la gare moderne (turpanbei pour Turpan north) et une autre très lointain, à des dizaines de kilomètres. Il ne faut donc surtout pas se tromper et prendre un billet pour Turpan north. A mon arrivée, j'ai eu droit à ma première interception par la police locale.C'est une chose commune à toutes les gares du Xinjiang : des policiers scrutent les passagers qui arrivent et en arrêtent quelques-uns pour des vérifications. Si vous êtes étranger, il n'y a aucune chance que vous y échappiez. En l'occurrence, le policier était tout jeune et bredouillait à peine quelques mots d'anglais. C'est passé en 5mn. De la gare à mon hostel, j'ai pris le taxi (pour environ 30 yuans je crois). La gare est au milieu de nulle part, il n'y a donc pas d'autre option (peut-être un bus, mais je n'ai pas cherché). J'ai logé au Dap Youth Hostel, qui est très bien, dans une jolie chambre bien décorée avec matelas posé au sol (façon Asie centrale). Turpan est certainement l'une des rares possibilités de rencontrer d'autres voyageurs au Xinjiang dans un cadre agréable. Il n'y avait pas pléthore d'étrangers, mais suffisamment pour organiser des visites groupées en taxi.
Le premier jour je suis allé seul aux ruines de Jiahoé, un site très intéressant. J'ai d'abord tenté le coup en bus avec le 101, mais après plus de 40mn à l'attendre, j'ai arrêté un taxi (pour une trentaine de yuans). Le site est très exposé au soleil et il n'y a pas quasiment pas un coin à l'ombre. Prenez donc de l'eau, beaucoup d'eau, surtout si vous aimez vous balader et prendre votre temps. N'oubliez jamais qu'avec les Chinois, même s'ils sont nombreux à l'entrée, vous en verrez de moins en moins à mesure que vous vous éloignerez dans les ruines. Pour rentrer, comme j'en avais marre de toujours payer (le taxi, l'entrée, la petite voiture pour arriver aux ruines, etc.), j'ai d'abord commencé à pied pour profiter des alentours, puis j'ai commencé le stop. Un premier tuk-tuk (ou l'équivalent) s'arrêta, m'amena sur quelques kilomètres, pareil avec un second... qui m'arrêta juste devant le fameux bus 101, qui existe donc bel et bien !
Le second jour, avec d'autres étrangers de l'hostel, on a organisé un taxi (100 euros par tête pour la journée) pour un tour des environs, avec notamment les grottes de Bezeklik et les ruines de Gaochang. L'intérêt est inégal, à chacun de se faire son idée.
Entre Urumqi et Turpan, même si les contrôles sont assez fréquents et la police bien visible, ça reste supportable. La suite s'annonçait plus corsée puisque mon plan consistait à traverser le Xinjiang vers le sud jusqu'à la frontière avec le Tadjikistan.
Mon arrêt suivant était Korla. Je n'avais aucune idée de ce que je pouvais y trouver, mon intention consistait simplement à y dormir une nuit pour casser le trajet vers Kuqa. Comme attendu, les contrôles ont été plus longs. J'avais sympathisé avec un Chinois dans le train. Je me demande ce qu'il a pensé lorsqu'il a vu un policier me demander de le suivre à l'arrivée en gare... J'avais essayé de lui expliquer que les contrôles étaient longs pour les étrangers au Xinjiang, mais je ne suis pas sûr qu'il s'attendait à ça ! Bref, je me suis retrouvé avec 7 ou 8 policiers dans une petite salle, dont aucun qui parlait vraiment anglais. Heureusement que le chef est arrivé avec son appli de traduction. Après 15mn j'ai pu sortir de la gare et rejoindre mon hôtel : le Korla Xin Lv Super 8, pour 148 yuans (chambre sans fenêtre). L'une des membres du staff parlait un peu anglais, ce qui a facilité les échanges. Il n'y a pas grand chose à faire en une soirée à Korla. Je suis allé déambuler dans la partie animée de la ville, autour de Renmin dong lu (accessible par le bus 9 depuis mon hôtel) et sur les rives du fleuve Kongque. La présence policière n'était pas particulièrement pesante. Le lendemain, après avoir récupéré mon billet de train en 5mn chrono, je partais pour Kuqa, qui s'annonçait un peu plus délicat... et je n'ai pas été déçu.
Pourtant, le premier contact avec la police à la descente du train s'est très bien passé, mais je me doutais que ce n'était pas terminé. Un autre contrôle m'attendait, un peu plus long car le responsable n'était pas là (preuve que les informations ne circulent pas entre les polices des différentes villes). J'ai donc patienté dans le cagibi qui sert à la fois de point de contrôle et de chambre aux policiers : un petit réduit pour deux de peut-être 5 mètres carrés, avec des lits hors d'âge superposés, des cendriers pleins à ras bord... et la clim' ! Les policiers étaient très sympas, le chef (car il parlait quelques mots d'anglais) encore plus, et en quelques minutes c'était plié, je pouvais me lancer.
N'ayant rien pu réserver par avance (ni sur Booking, ni sur Trip), je suis allé au Kuche Binguan, sur Jiefang North Roard. J'ai eu une superbe chambre pour 230 yuans, avec salle de bains et petit déjeuner (100% chinois évidemment). Je n'ai pas cherché à négocier, mais il y a certainement moyen d'obtenir moins cher. L'hôtel est très bien entretenu (malgré la façade qui n'inspire pas confiance) et très bien situé, car il faut savoir que Kuqa est une ville assez étendue, en tout cas plus que je ne l'imaginais. Du Kuche Binguan, il est possible d'aller à pied vers la ville ancienne (= ouïghoure) comme vers la ville nouvelle (= han), qui mort de plus en plus sur les quartiers ouïghours.
Comme attendu, la police était omniprésente, bien plus que dans mes étapes précédentes : à chaque carrefour, devant chaque hôtel, chaque centre commercial, chaque station service, chaque bâtiment officiel, en voiture ou à deux sur une moto. J'ai même vu des femmes avec casques, boucliers... et d'immenses battes de baseball (!).
Le premier soir, je me suis rendu au marché ouïghour, à l'angle de tianshan zhong lu et de youyi lu : c'est une cage. On y entre par des portiques de sécurité et on y déambule entouré de barrières et de caméras. Il faut le voir pour le croire. Malgré cela, il y a du monde, et les étals donnent envie. Il suffit juste de se lancer. J'ai opté pour des brochettes avec du pain cuit sur les braises : excellent ! Pour la première fois depuis mon arrivée au Xinjiang, j'ai été accosté par un type, ouïghour parlant un peu anglais. On n'est évidemment resté très superficiels dans nos échanges, d'une part en raison de la barrière de la langue, d'autre part en raison de la barrière mentale : je ne serais jamais le premier à aborder des sujets politiques là-bas.
Après ce bon repas, je me suis décidé à marcher un peu en direction de la vieille ville ouïghoure (ou ce qu'il en reste), qui s'étend au nord de renmin lu, puis au-delà de la rivière qui traverse la ville. La vieille ville est évidemment quadrillée par la police. Je suis entré en passant un petit barrage où le policier de faction ne m'a rien demandé et avait l'air de s'ennuyer profondément. J'ai ensuite déambulé tranquillement, pris quelques photos et été suivi par des enfants, puis en arrivant vers la sortie j'ai aperçu une mosquée assez ancienne. Je m'en suis approché, ai sorti mon téléphone... ERREUR FATALE !! Un type circulant à moto m'a fait signe que c'était interdit. J'ai donc rangé mon téléphone et me suis tourné vers la sortie toute proche... où un groupe de policiers marchait déjà dans ma direction. C'était parti pour le premier contrôle. Passeport, hôtel, téléphone. Ils ont effacé toutes les photos que j'avais faites de la vieille ville. J'ai tout de même demandé au chef "mosque photo no ?" Il m'a montré fermement la sortie et je n'ai pas insisté. Chose amusante (ou pas) : sur toute la route jusqu'à mon hôtel, que j'ai faite à pied, j'ai été suivi par une voiture de police.
Le lendemain matin, retour dans la vieille ville ouïghoure, cette fois pour visiter la mosquée, censée être la plus importante du Xinjiang après l'Id Kah de Kasghar. Il n'est pas interdit de s'y rendre. Par contre, quel choc : cette mosquée est totalement vide, elle ressemble maintenant à un hangar désaffecté. Il n'y a plus de musée, plus de tapis de prière, plus rien. Une famille gère les entrées, qui se résument à des touristes hans venus faire des selfies. Cette négation de l'histoire par les autorités chinoises est absolument scandaleuse. Cette mosquée, et le quartier qui l'entoure, finira probablement comme le quartier qui entourait jadis le marché ouïghour : rasée pour laisser place à des tours de 50 étages. A noter que je ne suis pas non plus reparti de la mosquée seul puisqu'un faux touriste han me suivait à mesure que je me baladais dans la vieille ville. Je me demande ce qu'il faisait là : il y a tellement de policiers dans les parages que je n'allais pas me risquer à une photo interdite. Conseil d'ami : si vous voulez un café et ce qui ressemble le plus à une pâtisserie à Kuqa, fuyez le Xintian Coffee, mentionné par le LP, car le service y est déplorable. Allez plutôt chez Aili, juste en face. Sur le chemin du retour vers mon hôtel, voyant un carrefour assez marrant avec un monument très étrange au milieu, je me décide à le prendre en photo... SECONDE ERREUR FATALE !! 2 mn plus tard, alors que je ne me doutais de rien, une voiture de police m'a fait signe de m'arrêter et m'a conduit au poste le plus proche pour de nouvelles vérifications. Passeport, hôtel, téléphone. Ouf, ils n'ont rien effacé, même pas la photo du fameux carrefour (que j'ai effacée moi-même tellement elle n'avait aucun intérêt).
J'ai passé l'après-midi aux grottes de Kizil (250 yuans en taxi depuis mon hôtel). Très peu de grottes sont ouvertes, mais la visite reste intéressante. Dommage que les informations données en anglais soient si sommaires, mais je n'avais qu'à me documenter moi-même avant d'y aller. En tout cas, la route qui mène au site est magnifique (et bien évidemment parsemée de checkpoints).
Un long trajet en train plus tard (avec une bonne heure de retard, comme quasiment chacun de mes trajets en train au Xinjiang), j'arrivais à Kashgar, une ville que je connaissais pour m'y être déjà arrêté en 2013. La ville est évidemment quadrillée par la police, mais moins que ce que j'attendais. La vieille ville a gagné en propreté (ce qu'elle a perdu en authenticité ? à chacun de juger). La mosquée Id Kah ressemble davantage à un jardin qu'on visite qu'à un lieu de prières, même si elle est théoriquement encore en activité. Un pakistanais rencontré un peu plus tard m'a affirmé qu'on lui avait interdit l'accès à l'Id Kah au motif qu'il est... musulman.
A Kashgar, j'ai séjourné au Lihao, qui est très bien situé, pour environ 210 yuans par nuit. C'était tout juste passable, mais une réceptionniste parlait un excellent anglais et m'a été d'une grande aide pour organiser la suite de mon voyage, notamment en appelant des hôtels à Hotan. Si je conseille cet hôtel, c'est vraiment juste pour ça, et certainement pas pour le rat que j'ai vu gentiment gambader à mon étage le soir de mon arrivée. De plus, comme partout ailleurs au Xinjiang, peu d'hôtels acceptent les étrangers à Kashgar. Pour rejoindre le Lihao depuis la gare, c'est 20 yuans en taxi, et les taxis remplissent leurs voitures avant de partir. J'ai vérifié : tout le monde a bien payé 20 yuans dans mon taxi. J'ai fait le trajet ville-gare un autre jour en pleine journée, ça m'a coûté 19 yuans au compteur, donc les 20 yuans sont corrects. Détail amusant : l'arrivée en gare de Kasghar a été très rapide : un simple contrôle de mon passeport, pas de questions en plus et pas de détour par le poste le plus proche pour des vérifications supplémentaires.
Je me suis pas mal baladé dans la ville. En fin de journée il faut aller au parc renmin (derrière la statue de Mao) pour admirer les danses ouïghoures. Evidemment le parc est grillagé et l'accès contrôlé, ce qui n'était pas le cas il y a 6 ans. Le marché de nuit dans la vieille ville est une bonne occasion de tester plein de choses (après avoir là aussi passé les barrages). A propos de nourriture, j'ai essayé le Altun Orda, mis en avant dans mon vieux LP. C'est à fuir !! Je n'ai pas trouvé la nourriture excellente, mais on ne peut pas juger un restaurant sur un repas. En revanche, l'attitude du personnel justifie à elle seule de ne pas y aller : service minable, dédain prononcé... Si j'étais dans la restauration, j'aurais vraiment honte pour eux.
Après Kashgar, qui malgré les patrouilles bruyantes du soir ne s'est pas révélé si horrible d'un point de vue sécuritaire, Hotan promettait d'être différente. J'ai longuement hésité avant d'y aller, ne sachant pas si les étrangers étaient autorisés, et j'ai même demandé à une réceptionniste de mon hôtel de Kashgar d'appeler quelques hôtels à Hotan pour savoir s'ils m'accepteraient. Avec deux noms en poche, je pouvais y aller. A ma descente du train, j'ai évidemment été intercepté par la police, qui m'a amené vers son poste de garde. Après une demi-heure d'attente à l'extérieur et sans qu'aucune question ne me soit posée, j'étais autorisé à me rendre en ville. J'ai logé au Xi Ju pour 230 yuans la nuit avec petit déjeuner (chinois). Il existe au moins une autre solution pour les étrangers : le Muztag Hôtel.
Certes, j'ai été assez surpris qu'on me demande mon passeport le premier soir quand je suis allé au... restaurant, mais à part ça la pression sécuritaire n'a pas été très intense à Hotan, et tant mieux. J'ai pu me balader tranquillement dans le très moderne (donc très chinois) centre-ville, ainsi que dans les quartiers ouïghours périphériques, probablement promis à une démolition imminente. Une partie de la vieille ville a déjà été reconstruite, avec devant chaque bâtiment une photo de ce qu'il était avant et de ce qu'il est maintenant, histoire de convaincre tout le monde du bienfait de ces démolitions. Je ne peux pas dire que le résultat soit déplaisant, mais quel est l'avis de la population locale ? Sont-ils ravis que l'on puisse à présent manger un burger et des frites dans leur quartier historique ? En parlant de manger, le marché de nuit est une expérience sympa, même s'il a pour lieu un hangar surcontrôlé et qu'il n'a franchement plus grand chose de ouïghour. Pour finir avec Hotan, je n'ai pas essayé de me rendre au mausolée d'Imam Asim. Je n'étais pas très motivé pour me retrouver une nouvelle fois fois confronté à la police, et de toute manière ce mausolée a été grandement détruit.
Après un bref passage par Kashgar et un long trajet en bus, j'arrivais à Tashkurgan, dernière étape de mon voyage au Xinjiang. Je suis allé au K2 Youth International Hostel (198 yuans la double), principalement dans l'espoir de trouver d'autres voyageurs pour franchir la frontière Chine/Tadjikistan avec moi. L'endroit est pas mal, notamment le super lobby avec une table de billard, mais alors le staff... Le gars qui tenait l'accueil quand je suis arrivé m'a d'abord affirmé que tout était plein, jusqu'à ce que je lui mette sous le nez l'état des réservations sur Trip.com. Il a alors consenti à nous filer une double (j'étais avec un pakistanais rencontré dans le bus). Peut-être qu'il n'avait pas envie de se taper la paperasse qui accompagne l'hébergement d'étrangers... Je suis resté 2 nuits sur place, le temps de faire une lessive, de me poser un peu et de faire le tour de la très sympathique ville de Tashkurgan, seul endroit où quelqu'un d'une ethnie « minoritaire » s'est ouvert à moi des restrictions qu'il subit...
Il était ensuite temps de quitter la Chine pour rejoindre le Tadjikistan. De Tashkurgan, j'ai pris le bus de 10h pour Kashgar... qui est parti à 11h15. Même si je descendais 1h30 plus loin au poste frontière, j'ai dû payer plein pot (65 yuans je crois). Le poste frontière est extrêmement moderne côté chinois, et grand. Sauf que personne n'y passe. Quand je m'y suis présenté, j'avais donc tous les policiers pour moi ! Concrètement, j'ai d'abord passé un premier contrôle assez sommaire de mes bagages, puis un second plus poussé, agrémenté d'un contrôle de chacun de mes appareils électroniques : toutes les photos ont été vérifiées (aucune n'a été effacée, j'avais pris mes précautions) et tous mes films aussi (heureusement que je n'avais rien de trop embarrassant !!). J'ai également eu droit à un petit entretien privé avec une policière : où êtes-vous allé, pourquoi, blabla... Tout ça m'a bien pris 45mn. Les policiers m'ont ensuite invité à patienter dans un petit local... dans l'attente qu'un poids lourd passe la frontière pour m'installer dedans ! En effet, la frontière proprement dit est située 10km plus loin, en haut d'un col d'où la vue sur le Muztag Ata est absolument sublime, et il est interdit de les parcourir à pied ou en vélo. C'est poids lourd obligatoire pour tout le monde ! Une fois arrivés en haut du col, il a fallu attendre que les douaniers chinois finissent leur pause déjeuner. Après une ultime vérification de leur part, je m'avançais vers le poste tadjik, beaucoup plus modeste et beaucoup plus détendu également !
En synthèse, je ne regrette absolument pas ces 2 semaines au Xinjiang, où j'ai vu que ce que je voulais voir. La police chinoise a toujours été très aimable, même si je les ai vus beaucoup plus que ce que j'aurais aimé. En revanche, s'il y a des gens que je n'ai pas vus, ce sont bien les Ouïghours : alors qu'il y a 6 ans, il n'était pas rare que des gens viennent me parler, y compris de politique, cette fois-ci ce fût le néant total. Les gens ne me retournaient même pas mes regards ou mes tentatives de sourire. On a vraiment l'impression qu'une chape de plomb règne sur cette région. Est-ce durable ? Peut-être. Qu'en pense la majorité de la population ? Je n'en ai strictement aucune idée, et c'est bien dommage.
Voici le récit d'un voyage de 15 jours au Xinjiang, une région très particulière en raison de la très forte pression mise depuis quelques années par le pouvoir chinois sur la population locale ouïghoure, et la très forte présence policière qui l'accompagne. J'avais trouvé assez peu d'informations sur cette région au moment de préparer mon voyage. Il me semble donc intéressant de raconter ce que moi j'en ai vu, et ce que j'y ai ressenti.
J'avais fait le choix d'arriver à Urumqi en avion depuis le Kazakhstan, où je me trouvais. L'idée consistait à éviter les contrôles poussées aux frontières terrestres avec le Xinjiang. Pendant un certain temps, les policiers chinois installaient des logiciels espions sur les téléphones des voyageurs qui s'y présentaient... Je ne sais donc pas ce qu'aurait donné un passage à la frontière terrestre Kazakhstan-Chine. En revanche, à l'aéroport, tout s'est super bien passé, et très vite : j'ai passé à peine 5mn à la douane, où je n'ai eu besoin que de montrer ma réservation d'hôtel et de répondre à une ou deux questions basiques. Outre que les douaniers n'ont probablement pas le temps de passer une demi-heure par étranger à l'aéroport, le fait qu'il ne s'agissait pas de mon premier voyage en Chine a peut-être joué. Le douanier m'a bien posé la question "how long do you plan to stay this time ?". Je suppose que si, pour un premier voyage en Chine, vous choisissez le Xinjiang, ils seront un peu plus suspicieux. Quoiqu'il en soit, c'est donc allé vite, et j'ai ensuite rejoint mon hôtel en taxi (pour 38 yuans) : le Bestay Hotel Express (149 yuans). Très peu d'hôtels acceptent les étrangers à Urumqi, et je n'avais pas trop le choix si je ne voulais pas dépenser beaucoup d'argent. J'étais un peu méfiant en arrivant, craignant le truc vraiment pourri, mais en fait pas du tout : ce n'était évidemment pas du grand luxe, mais c'était tout à fait acceptable, suffisamment propre et très bien situé. Si vous voulez éviter les hôtels à 400 yuans la nuit, je recommande.
J'étais déjà venu à Urumqi il y a 6 ans, à une époque où on pouvait se balader partout tranquillement. On peut encore se balader partout, mais les contrôles sont très nombreux (à l'entrée des parcs, des centres commerciaux, des gares, du bazar...) et les policiers très présents. Parfaite introduction pour le reste du Xinjiang. Je suis allé me balader dans les quartiers ouïghours du sud-ouest : si le bazar est toujours là, il est évidemment très surveillé, et les quartiers alentours sont en voie de disparition. Des tours d'habitation "à la chinoise" (c'est-à-dire immenses) prennent peu à peu la place des quartiers plus traditionnels. Urumqi était déjà une ville han depuis très longtemps, et cela se renforce.
D'Urumqi, je me suis rendu à Turpan en train. Attention, il y a deux gares à Urumqi et deux à Turpan. A Urumqi, il y a la gare sud (urumqinan) et la gare plus moderne, simplement appelée Urumqi. A Turpan, il y a la gare moderne (turpanbei pour Turpan north) et une autre très lointain, à des dizaines de kilomètres. Il ne faut donc surtout pas se tromper et prendre un billet pour Turpan north. A mon arrivée, j'ai eu droit à ma première interception par la police locale.C'est une chose commune à toutes les gares du Xinjiang : des policiers scrutent les passagers qui arrivent et en arrêtent quelques-uns pour des vérifications. Si vous êtes étranger, il n'y a aucune chance que vous y échappiez. En l'occurrence, le policier était tout jeune et bredouillait à peine quelques mots d'anglais. C'est passé en 5mn. De la gare à mon hostel, j'ai pris le taxi (pour environ 30 yuans je crois). La gare est au milieu de nulle part, il n'y a donc pas d'autre option (peut-être un bus, mais je n'ai pas cherché). J'ai logé au Dap Youth Hostel, qui est très bien, dans une jolie chambre bien décorée avec matelas posé au sol (façon Asie centrale). Turpan est certainement l'une des rares possibilités de rencontrer d'autres voyageurs au Xinjiang dans un cadre agréable. Il n'y avait pas pléthore d'étrangers, mais suffisamment pour organiser des visites groupées en taxi.
Le premier jour je suis allé seul aux ruines de Jiahoé, un site très intéressant. J'ai d'abord tenté le coup en bus avec le 101, mais après plus de 40mn à l'attendre, j'ai arrêté un taxi (pour une trentaine de yuans). Le site est très exposé au soleil et il n'y a pas quasiment pas un coin à l'ombre. Prenez donc de l'eau, beaucoup d'eau, surtout si vous aimez vous balader et prendre votre temps. N'oubliez jamais qu'avec les Chinois, même s'ils sont nombreux à l'entrée, vous en verrez de moins en moins à mesure que vous vous éloignerez dans les ruines. Pour rentrer, comme j'en avais marre de toujours payer (le taxi, l'entrée, la petite voiture pour arriver aux ruines, etc.), j'ai d'abord commencé à pied pour profiter des alentours, puis j'ai commencé le stop. Un premier tuk-tuk (ou l'équivalent) s'arrêta, m'amena sur quelques kilomètres, pareil avec un second... qui m'arrêta juste devant le fameux bus 101, qui existe donc bel et bien !
Le second jour, avec d'autres étrangers de l'hostel, on a organisé un taxi (100 euros par tête pour la journée) pour un tour des environs, avec notamment les grottes de Bezeklik et les ruines de Gaochang. L'intérêt est inégal, à chacun de se faire son idée.
Entre Urumqi et Turpan, même si les contrôles sont assez fréquents et la police bien visible, ça reste supportable. La suite s'annonçait plus corsée puisque mon plan consistait à traverser le Xinjiang vers le sud jusqu'à la frontière avec le Tadjikistan.
Mon arrêt suivant était Korla. Je n'avais aucune idée de ce que je pouvais y trouver, mon intention consistait simplement à y dormir une nuit pour casser le trajet vers Kuqa. Comme attendu, les contrôles ont été plus longs. J'avais sympathisé avec un Chinois dans le train. Je me demande ce qu'il a pensé lorsqu'il a vu un policier me demander de le suivre à l'arrivée en gare... J'avais essayé de lui expliquer que les contrôles étaient longs pour les étrangers au Xinjiang, mais je ne suis pas sûr qu'il s'attendait à ça ! Bref, je me suis retrouvé avec 7 ou 8 policiers dans une petite salle, dont aucun qui parlait vraiment anglais. Heureusement que le chef est arrivé avec son appli de traduction. Après 15mn j'ai pu sortir de la gare et rejoindre mon hôtel : le Korla Xin Lv Super 8, pour 148 yuans (chambre sans fenêtre). L'une des membres du staff parlait un peu anglais, ce qui a facilité les échanges. Il n'y a pas grand chose à faire en une soirée à Korla. Je suis allé déambuler dans la partie animée de la ville, autour de Renmin dong lu (accessible par le bus 9 depuis mon hôtel) et sur les rives du fleuve Kongque. La présence policière n'était pas particulièrement pesante. Le lendemain, après avoir récupéré mon billet de train en 5mn chrono, je partais pour Kuqa, qui s'annonçait un peu plus délicat... et je n'ai pas été déçu.
Pourtant, le premier contact avec la police à la descente du train s'est très bien passé, mais je me doutais que ce n'était pas terminé. Un autre contrôle m'attendait, un peu plus long car le responsable n'était pas là (preuve que les informations ne circulent pas entre les polices des différentes villes). J'ai donc patienté dans le cagibi qui sert à la fois de point de contrôle et de chambre aux policiers : un petit réduit pour deux de peut-être 5 mètres carrés, avec des lits hors d'âge superposés, des cendriers pleins à ras bord... et la clim' ! Les policiers étaient très sympas, le chef (car il parlait quelques mots d'anglais) encore plus, et en quelques minutes c'était plié, je pouvais me lancer.
N'ayant rien pu réserver par avance (ni sur Booking, ni sur Trip), je suis allé au Kuche Binguan, sur Jiefang North Roard. J'ai eu une superbe chambre pour 230 yuans, avec salle de bains et petit déjeuner (100% chinois évidemment). Je n'ai pas cherché à négocier, mais il y a certainement moyen d'obtenir moins cher. L'hôtel est très bien entretenu (malgré la façade qui n'inspire pas confiance) et très bien situé, car il faut savoir que Kuqa est une ville assez étendue, en tout cas plus que je ne l'imaginais. Du Kuche Binguan, il est possible d'aller à pied vers la ville ancienne (= ouïghoure) comme vers la ville nouvelle (= han), qui mort de plus en plus sur les quartiers ouïghours.
Comme attendu, la police était omniprésente, bien plus que dans mes étapes précédentes : à chaque carrefour, devant chaque hôtel, chaque centre commercial, chaque station service, chaque bâtiment officiel, en voiture ou à deux sur une moto. J'ai même vu des femmes avec casques, boucliers... et d'immenses battes de baseball (!).
Le premier soir, je me suis rendu au marché ouïghour, à l'angle de tianshan zhong lu et de youyi lu : c'est une cage. On y entre par des portiques de sécurité et on y déambule entouré de barrières et de caméras. Il faut le voir pour le croire. Malgré cela, il y a du monde, et les étals donnent envie. Il suffit juste de se lancer. J'ai opté pour des brochettes avec du pain cuit sur les braises : excellent ! Pour la première fois depuis mon arrivée au Xinjiang, j'ai été accosté par un type, ouïghour parlant un peu anglais. On n'est évidemment resté très superficiels dans nos échanges, d'une part en raison de la barrière de la langue, d'autre part en raison de la barrière mentale : je ne serais jamais le premier à aborder des sujets politiques là-bas.
Après ce bon repas, je me suis décidé à marcher un peu en direction de la vieille ville ouïghoure (ou ce qu'il en reste), qui s'étend au nord de renmin lu, puis au-delà de la rivière qui traverse la ville. La vieille ville est évidemment quadrillée par la police. Je suis entré en passant un petit barrage où le policier de faction ne m'a rien demandé et avait l'air de s'ennuyer profondément. J'ai ensuite déambulé tranquillement, pris quelques photos et été suivi par des enfants, puis en arrivant vers la sortie j'ai aperçu une mosquée assez ancienne. Je m'en suis approché, ai sorti mon téléphone... ERREUR FATALE !! Un type circulant à moto m'a fait signe que c'était interdit. J'ai donc rangé mon téléphone et me suis tourné vers la sortie toute proche... où un groupe de policiers marchait déjà dans ma direction. C'était parti pour le premier contrôle. Passeport, hôtel, téléphone. Ils ont effacé toutes les photos que j'avais faites de la vieille ville. J'ai tout de même demandé au chef "mosque photo no ?" Il m'a montré fermement la sortie et je n'ai pas insisté. Chose amusante (ou pas) : sur toute la route jusqu'à mon hôtel, que j'ai faite à pied, j'ai été suivi par une voiture de police.
Le lendemain matin, retour dans la vieille ville ouïghoure, cette fois pour visiter la mosquée, censée être la plus importante du Xinjiang après l'Id Kah de Kasghar. Il n'est pas interdit de s'y rendre. Par contre, quel choc : cette mosquée est totalement vide, elle ressemble maintenant à un hangar désaffecté. Il n'y a plus de musée, plus de tapis de prière, plus rien. Une famille gère les entrées, qui se résument à des touristes hans venus faire des selfies. Cette négation de l'histoire par les autorités chinoises est absolument scandaleuse. Cette mosquée, et le quartier qui l'entoure, finira probablement comme le quartier qui entourait jadis le marché ouïghour : rasée pour laisser place à des tours de 50 étages. A noter que je ne suis pas non plus reparti de la mosquée seul puisqu'un faux touriste han me suivait à mesure que je me baladais dans la vieille ville. Je me demande ce qu'il faisait là : il y a tellement de policiers dans les parages que je n'allais pas me risquer à une photo interdite. Conseil d'ami : si vous voulez un café et ce qui ressemble le plus à une pâtisserie à Kuqa, fuyez le Xintian Coffee, mentionné par le LP, car le service y est déplorable. Allez plutôt chez Aili, juste en face. Sur le chemin du retour vers mon hôtel, voyant un carrefour assez marrant avec un monument très étrange au milieu, je me décide à le prendre en photo... SECONDE ERREUR FATALE !! 2 mn plus tard, alors que je ne me doutais de rien, une voiture de police m'a fait signe de m'arrêter et m'a conduit au poste le plus proche pour de nouvelles vérifications. Passeport, hôtel, téléphone. Ouf, ils n'ont rien effacé, même pas la photo du fameux carrefour (que j'ai effacée moi-même tellement elle n'avait aucun intérêt).
J'ai passé l'après-midi aux grottes de Kizil (250 yuans en taxi depuis mon hôtel). Très peu de grottes sont ouvertes, mais la visite reste intéressante. Dommage que les informations données en anglais soient si sommaires, mais je n'avais qu'à me documenter moi-même avant d'y aller. En tout cas, la route qui mène au site est magnifique (et bien évidemment parsemée de checkpoints).
Un long trajet en train plus tard (avec une bonne heure de retard, comme quasiment chacun de mes trajets en train au Xinjiang), j'arrivais à Kashgar, une ville que je connaissais pour m'y être déjà arrêté en 2013. La ville est évidemment quadrillée par la police, mais moins que ce que j'attendais. La vieille ville a gagné en propreté (ce qu'elle a perdu en authenticité ? à chacun de juger). La mosquée Id Kah ressemble davantage à un jardin qu'on visite qu'à un lieu de prières, même si elle est théoriquement encore en activité. Un pakistanais rencontré un peu plus tard m'a affirmé qu'on lui avait interdit l'accès à l'Id Kah au motif qu'il est... musulman.
A Kashgar, j'ai séjourné au Lihao, qui est très bien situé, pour environ 210 yuans par nuit. C'était tout juste passable, mais une réceptionniste parlait un excellent anglais et m'a été d'une grande aide pour organiser la suite de mon voyage, notamment en appelant des hôtels à Hotan. Si je conseille cet hôtel, c'est vraiment juste pour ça, et certainement pas pour le rat que j'ai vu gentiment gambader à mon étage le soir de mon arrivée. De plus, comme partout ailleurs au Xinjiang, peu d'hôtels acceptent les étrangers à Kashgar. Pour rejoindre le Lihao depuis la gare, c'est 20 yuans en taxi, et les taxis remplissent leurs voitures avant de partir. J'ai vérifié : tout le monde a bien payé 20 yuans dans mon taxi. J'ai fait le trajet ville-gare un autre jour en pleine journée, ça m'a coûté 19 yuans au compteur, donc les 20 yuans sont corrects. Détail amusant : l'arrivée en gare de Kasghar a été très rapide : un simple contrôle de mon passeport, pas de questions en plus et pas de détour par le poste le plus proche pour des vérifications supplémentaires.
Je me suis pas mal baladé dans la ville. En fin de journée il faut aller au parc renmin (derrière la statue de Mao) pour admirer les danses ouïghoures. Evidemment le parc est grillagé et l'accès contrôlé, ce qui n'était pas le cas il y a 6 ans. Le marché de nuit dans la vieille ville est une bonne occasion de tester plein de choses (après avoir là aussi passé les barrages). A propos de nourriture, j'ai essayé le Altun Orda, mis en avant dans mon vieux LP. C'est à fuir !! Je n'ai pas trouvé la nourriture excellente, mais on ne peut pas juger un restaurant sur un repas. En revanche, l'attitude du personnel justifie à elle seule de ne pas y aller : service minable, dédain prononcé... Si j'étais dans la restauration, j'aurais vraiment honte pour eux.
Après Kashgar, qui malgré les patrouilles bruyantes du soir ne s'est pas révélé si horrible d'un point de vue sécuritaire, Hotan promettait d'être différente. J'ai longuement hésité avant d'y aller, ne sachant pas si les étrangers étaient autorisés, et j'ai même demandé à une réceptionniste de mon hôtel de Kashgar d'appeler quelques hôtels à Hotan pour savoir s'ils m'accepteraient. Avec deux noms en poche, je pouvais y aller. A ma descente du train, j'ai évidemment été intercepté par la police, qui m'a amené vers son poste de garde. Après une demi-heure d'attente à l'extérieur et sans qu'aucune question ne me soit posée, j'étais autorisé à me rendre en ville. J'ai logé au Xi Ju pour 230 yuans la nuit avec petit déjeuner (chinois). Il existe au moins une autre solution pour les étrangers : le Muztag Hôtel.
Certes, j'ai été assez surpris qu'on me demande mon passeport le premier soir quand je suis allé au... restaurant, mais à part ça la pression sécuritaire n'a pas été très intense à Hotan, et tant mieux. J'ai pu me balader tranquillement dans le très moderne (donc très chinois) centre-ville, ainsi que dans les quartiers ouïghours périphériques, probablement promis à une démolition imminente. Une partie de la vieille ville a déjà été reconstruite, avec devant chaque bâtiment une photo de ce qu'il était avant et de ce qu'il est maintenant, histoire de convaincre tout le monde du bienfait de ces démolitions. Je ne peux pas dire que le résultat soit déplaisant, mais quel est l'avis de la population locale ? Sont-ils ravis que l'on puisse à présent manger un burger et des frites dans leur quartier historique ? En parlant de manger, le marché de nuit est une expérience sympa, même s'il a pour lieu un hangar surcontrôlé et qu'il n'a franchement plus grand chose de ouïghour. Pour finir avec Hotan, je n'ai pas essayé de me rendre au mausolée d'Imam Asim. Je n'étais pas très motivé pour me retrouver une nouvelle fois fois confronté à la police, et de toute manière ce mausolée a été grandement détruit.
Après un bref passage par Kashgar et un long trajet en bus, j'arrivais à Tashkurgan, dernière étape de mon voyage au Xinjiang. Je suis allé au K2 Youth International Hostel (198 yuans la double), principalement dans l'espoir de trouver d'autres voyageurs pour franchir la frontière Chine/Tadjikistan avec moi. L'endroit est pas mal, notamment le super lobby avec une table de billard, mais alors le staff... Le gars qui tenait l'accueil quand je suis arrivé m'a d'abord affirmé que tout était plein, jusqu'à ce que je lui mette sous le nez l'état des réservations sur Trip.com. Il a alors consenti à nous filer une double (j'étais avec un pakistanais rencontré dans le bus). Peut-être qu'il n'avait pas envie de se taper la paperasse qui accompagne l'hébergement d'étrangers... Je suis resté 2 nuits sur place, le temps de faire une lessive, de me poser un peu et de faire le tour de la très sympathique ville de Tashkurgan, seul endroit où quelqu'un d'une ethnie « minoritaire » s'est ouvert à moi des restrictions qu'il subit...
Il était ensuite temps de quitter la Chine pour rejoindre le Tadjikistan. De Tashkurgan, j'ai pris le bus de 10h pour Kashgar... qui est parti à 11h15. Même si je descendais 1h30 plus loin au poste frontière, j'ai dû payer plein pot (65 yuans je crois). Le poste frontière est extrêmement moderne côté chinois, et grand. Sauf que personne n'y passe. Quand je m'y suis présenté, j'avais donc tous les policiers pour moi ! Concrètement, j'ai d'abord passé un premier contrôle assez sommaire de mes bagages, puis un second plus poussé, agrémenté d'un contrôle de chacun de mes appareils électroniques : toutes les photos ont été vérifiées (aucune n'a été effacée, j'avais pris mes précautions) et tous mes films aussi (heureusement que je n'avais rien de trop embarrassant !!). J'ai également eu droit à un petit entretien privé avec une policière : où êtes-vous allé, pourquoi, blabla... Tout ça m'a bien pris 45mn. Les policiers m'ont ensuite invité à patienter dans un petit local... dans l'attente qu'un poids lourd passe la frontière pour m'installer dedans ! En effet, la frontière proprement dit est située 10km plus loin, en haut d'un col d'où la vue sur le Muztag Ata est absolument sublime, et il est interdit de les parcourir à pied ou en vélo. C'est poids lourd obligatoire pour tout le monde ! Une fois arrivés en haut du col, il a fallu attendre que les douaniers chinois finissent leur pause déjeuner. Après une ultime vérification de leur part, je m'avançais vers le poste tadjik, beaucoup plus modeste et beaucoup plus détendu également !
En synthèse, je ne regrette absolument pas ces 2 semaines au Xinjiang, où j'ai vu que ce que je voulais voir. La police chinoise a toujours été très aimable, même si je les ai vus beaucoup plus que ce que j'aurais aimé. En revanche, s'il y a des gens que je n'ai pas vus, ce sont bien les Ouïghours : alors qu'il y a 6 ans, il n'était pas rare que des gens viennent me parler, y compris de politique, cette fois-ci ce fût le néant total. Les gens ne me retournaient même pas mes regards ou mes tentatives de sourire. On a vraiment l'impression qu'une chape de plomb règne sur cette région. Est-ce durable ? Peut-être. Qu'en pense la majorité de la population ? Je n'en ai strictement aucune idée, et c'est bien dommage.
Un mois sur la route de la soie en Chine (2018) English translation pending
Du 28 août au 27 septembre 2018, j'ai pu approcher bien des hauts-lieux de la Route de la Soie dans sa partie chinoise, depuis le Pamir chinois jusqu'à Xi'an, traversant les provinces suivantes :
- Xinjiang,
- Gansu,
- Qinghai,
- Ningxia,
- Shaanxi.
Comme Marco Polo, je suis entré en Chine par le Pamir (col de Koulma, Marco Polo serait entré par le Wakhan), et j'ai voyagé de l'Ouest vers l'Est. Un choix volontaire pour découvrir progressivement la culture chinoise à l'occasion de ce tout premier voyage dans l'Empire du Milieu.
Ci-après : - l'itinéraire suivi, - les transports longue-distance utilisés (dont de nombreux trains de nuit), - les principales visites et mes appréciations, - les hébergements utilisés.
Fabrice
Comme Marco Polo, je suis entré en Chine par le Pamir (col de Koulma, Marco Polo serait entré par le Wakhan), et j'ai voyagé de l'Ouest vers l'Est. Un choix volontaire pour découvrir progressivement la culture chinoise à l'occasion de ce tout premier voyage dans l'Empire du Milieu.
Ci-après : - l'itinéraire suivi, - les transports longue-distance utilisés (dont de nombreux trains de nuit), - les principales visites et mes appréciations, - les hébergements utilisés.
Fabrice
Météo en octobre de Kachgar à Xian English translation pending
Tout d'abord je voudrais remercier tous ceux qui m'on aidée à préparer un voyage vers le nord de la Chine en 2017.
Je n'ai pas pu faire de retour de ce voyage car il faisait partie d'un périple dans plusieurs pays et je me suis fait une double fracture du bras gauche en redescendant d'un volcan à Java juste avant de me rendre en Chine. J'ai donc été rapatriée en France et ce voyage a été annulé.
Cette année nous prévoyons de suivre une partie de la route de la soie avec l'Ouzbekistan en septembre et la Chine en octobre.
Mais je n'arrive pas à trouver d'infos sur la météo d'octobre pour la partie entre Kachgar et Xian en empruntant la route septentrionale, Korla, Turpan, Dunuhang, Langzhou, Xi'an.
Ceci est important car en voyageant sac-à-dos, on ne peut pas transporter trop d'équipements pour le froid.
Quelqu'un aurait-il des informations sur les conditions de voyage à cette époque de l'année ?
Merci d'avance
Cette année nous prévoyons de suivre une partie de la route de la soie avec l'Ouzbekistan en septembre et la Chine en octobre.
Mais je n'arrive pas à trouver d'infos sur la météo d'octobre pour la partie entre Kachgar et Xian en empruntant la route septentrionale, Korla, Turpan, Dunuhang, Langzhou, Xi'an.
Ceci est important car en voyageant sac-à-dos, on ne peut pas transporter trop d'équipements pour le froid.
Quelqu'un aurait-il des informations sur les conditions de voyage à cette époque de l'année ?
Merci d'avance
Pékin-Kashgar en un mois English translation pending
Bonjour,
Actuellement en Corée, j'aimerai traverser la Chine cet été, pour atteindre Kashgar puis le Kirghizstan avant de rentrer en France. Le problème est que l'ambassade de Chine refuse de me donner autre chose qu'un visa d'un mois, et que je dois absolument passer au Kirghizstan à la fin, ce en question du prix des billets d'avion. Pensez vous qu'il soit possible de faire ce voyage en un mois et d'en profiter, et en passant par ou? (je voulais passer par Hothot, redescendre vers Lanzhou, puis Dunuang, Urumqui et Kashgar... en m'arrêtant plus souvent que ça évidemment!), ou que devrais-je abandonner ? (J'ai déjà visité Pékin et le Sud du Gansu).
Merci beaucoup
Ps : je peux aussi m'arrêter à Urumqui et prendre un avion, mais ça me semble dommage de ne pas poursuivre jusqu'à Kashgar tant j'ai l'impression que le chemin qui mène jusqu'à Kashgar est magnifique.
Actuellement en Corée, j'aimerai traverser la Chine cet été, pour atteindre Kashgar puis le Kirghizstan avant de rentrer en France. Le problème est que l'ambassade de Chine refuse de me donner autre chose qu'un visa d'un mois, et que je dois absolument passer au Kirghizstan à la fin, ce en question du prix des billets d'avion. Pensez vous qu'il soit possible de faire ce voyage en un mois et d'en profiter, et en passant par ou? (je voulais passer par Hothot, redescendre vers Lanzhou, puis Dunuang, Urumqui et Kashgar... en m'arrêtant plus souvent que ça évidemment!), ou que devrais-je abandonner ? (J'ai déjà visité Pékin et le Sud du Gansu).
Merci beaucoup
Ps : je peux aussi m'arrêter à Urumqui et prendre un avion, mais ça me semble dommage de ne pas poursuivre jusqu'à Kashgar tant j'ai l'impression que le chemin qui mène jusqu'à Kashgar est magnifique.
Long voyage en Asie Centrale, trois possibilités English translation pending
Bonjour à tous,
J'ambitionne de faire un voyage de 2-4 mois en Asie centrale (la longueur du voyage dépendra de paramètres complètement aléatoire) et j'aurais besoin de vos conseils, suite à un passage sur le site du Ministère des Affaires Etrangères pour y consulter les fiches pays.
Je précise que ces trois itinéraires se feront en partant de Chine et que mon but est de retourner en France en un seul morceau
Je précise également que je voyagerai en indépendant (pas d'agence de voyage, ni d'amis sur place, logement en guest houses ou dans de petits hôtels pas chers)
Possibilité 1 : Kirghizstan Ouzbékistan, Turkménistan, Iran, sprint rapide en Turquie pour faire la traversée en bateau. J'ai peur de deux choses. La première est qu'il n'y a presque pas de DAB (ATM) dans les trois premiers pays et que je n'aime pas transporter beaucoup d'argent au risque de me le faire rançonner (on ne sait jamais, ça peut arriver). La deuxième chose est que le site du MAF indique que l'on peut se retrouver dans une prison iranienne si l'on photographie autre chose que des endroits culturels. Comme j'aime prendre les gens en photo, pas les bâtiments gouvernementaux ou la police, je suis un peu inquiet.
Possibilité 2 : Kazakhstan, Iran, Turquie Pas besoin de sprinter en Turquie mais même inquiétude pour les DAB et les photos.
Possibilité 3 : Mongolie Intérieure, Mongolie, Russie et avion pour rentrer Je ne pense pas prendre le Trans-mongolien ou le Transsibérien en raison de leur coûts prohibitifs. Le site du MAF précise pour la Russie que ce n'est pas une bonne idée de voyager seul, qu'en est-il ? Je ne comprends pas le Russe et je ne pourrais donc pas communiquer avec les locaux.
J'aimerais que vous puissiez m'aider à choisir un itinéraire par vos conseils. Une fois l'itinéraire choisie, je pourrais me concentrer sur les visas à obtenir à Beijing.
Merci infiniment pour votre attention et pour votre aide
J'ambitionne de faire un voyage de 2-4 mois en Asie centrale (la longueur du voyage dépendra de paramètres complètement aléatoire) et j'aurais besoin de vos conseils, suite à un passage sur le site du Ministère des Affaires Etrangères pour y consulter les fiches pays.
Je précise que ces trois itinéraires se feront en partant de Chine et que mon but est de retourner en France en un seul morceau
Je précise également que je voyagerai en indépendant (pas d'agence de voyage, ni d'amis sur place, logement en guest houses ou dans de petits hôtels pas chers)
Possibilité 1 : Kirghizstan Ouzbékistan, Turkménistan, Iran, sprint rapide en Turquie pour faire la traversée en bateau. J'ai peur de deux choses. La première est qu'il n'y a presque pas de DAB (ATM) dans les trois premiers pays et que je n'aime pas transporter beaucoup d'argent au risque de me le faire rançonner (on ne sait jamais, ça peut arriver). La deuxième chose est que le site du MAF indique que l'on peut se retrouver dans une prison iranienne si l'on photographie autre chose que des endroits culturels. Comme j'aime prendre les gens en photo, pas les bâtiments gouvernementaux ou la police, je suis un peu inquiet.
Possibilité 2 : Kazakhstan, Iran, Turquie Pas besoin de sprinter en Turquie mais même inquiétude pour les DAB et les photos.
Possibilité 3 : Mongolie Intérieure, Mongolie, Russie et avion pour rentrer Je ne pense pas prendre le Trans-mongolien ou le Transsibérien en raison de leur coûts prohibitifs. Le site du MAF précise pour la Russie que ce n'est pas une bonne idée de voyager seul, qu'en est-il ? Je ne comprends pas le Russe et je ne pourrais donc pas communiquer avec les locaux.
J'aimerais que vous puissiez m'aider à choisir un itinéraire par vos conseils. Une fois l'itinéraire choisie, je pourrais me concentrer sur les visas à obtenir à Beijing.
Merci infiniment pour votre attention et pour votre aide
Avis sur itinéraire en Chine en septembre et octobre 2012? English translation pending
Bonjour,
J'en suis aux premiers préparatifs d'un itinéraire pour la Chine. C'est une première pour nous, mon conjoint et moi. Nous arriverons sur Pékin d'abord. Nous voudrions visiter le Xinjiang, mais devons nous rendre à la fin du périple au Laos car notre voyage se poursuivra par là.
Je sais que le Xinjiang c'est grand et c'est loin. Nous sommes prêts à payer pour un vol, mais budget restreint car nous serons en TDM.
Nous pensions faire : Pékin, Xinjiang, Sichuan et Yunnan. Est-ce envisageable en deux mois ou les distances sont trop importantes? Nous voulons faire le Xinjiang essentiellement pour les nomades, les grands espaces, le dépaysements, à défaut de faire le kirghizistan qui déroute trop de notre itinéraire...Nous voulons se rapprocher de ce genre de paysage tout en profitant de notre visa et temps passé en chine.
Merci pour vos suggestions et commentaires.
Merci pour vos suggestions et commentaires.
Problème de train pour sortir de Hong Kong, direction Laos English translation pending
Bonjour, je passe le mois de décembre en Chine.
J'arrive le 5/12 à Urumqi, je vais sur Lanzhou, après je souhaite passez à Shanghai descendre sur Hong Kong aller direction Chengdu pour redescendre direction le Laos.
Je sais qu'il me faudra un visa double entrée pour ressortir de Hong Kong. J'utilise le site TravelChinaTours pour mes réservations de billets
Le souci c'est que je trouve aucun train pour sortir de Hong Kong quelle que soit la direction. Avez vous des conseils ou un autre site a me proposer pour trouver une solutions Merci d'avance pour vos réponse.
Je sais qu'il me faudra un visa double entrée pour ressortir de Hong Kong. J'utilise le site TravelChinaTours pour mes réservations de billets
Le souci c'est que je trouve aucun train pour sortir de Hong Kong quelle que soit la direction. Avez vous des conseils ou un autre site a me proposer pour trouver une solutions Merci d'avance pour vos réponse.
Itinéraire Xinjiang-Gansu-Qinghai-Sichuan: trop? (Chine du Nord-Ouest) English translation pending
Bonjour à tous !
Je fais appel à vos lanternes chinoises de spécialistes😛. Ayant le projet de faire un voyage Ouzbékistan-Kirghizistan-Chine NO l'année prochaine, départ soit vers février/mars, soit juillet, direction Tashkent (3semaines en Ouz) + 1mois au KZ + 3mois (?) en Chine (et pousser inshallah jusqu'au Laos...si le budget me le permet), je me demandais si je ne poussais pas un peu trop fort sur ma constitution. Ce sera en effet mon "premier" long voyage, y entendre le premier de plus de 2 mois. La Chine étant ce qu'elle est, avec tous ces recoins qui me font baver😊 j'ai déjà supprimé le Népal et le Tibet, ce sera pour une autre fois, autant rester dans les régions et les explorer que d'avaler des kilomètres. C'est d'ailleurs là-dessus que je veux en venir. Mon parcours: - Xinjiang: arrivée à Kashgar - route de la Soie Sud - rejoindre Urumqi pour Tian Chi - Turpan (+/- 20 jours) - Gansu : continuer sur Dunhuang - Fort de Jiayuguan - Zhangyé - Lanzhou pour rejoindre Xiahé et Langmusi (j'hésite entre Langmusi et Songpan, j'ai entendu dire que les chevaux à Songpan sont si maigres, si soumis, ça me fait mal au coeur de monter sur leur dos... ben oui🤪) (+/- 15-20 jours) - Qinghai : Xining - Tongren - Sichuan (c'est là que je crois que j'exagère...) : arrivée du Qinghai par la Tibetan Highway (Shechu-Manigango-Ganzi) - Danba - Tagong - Kangding - Chengdu + Emei Shan, Leshan et Zigong... (+/- 40 jours) J'aimerais bcp me concentrer sur la partie Tibétaine du Sichuan... en espérant que ça ne sera pas interdit aux touristes comme cette année en juillet (cfr. autre discu) Si je m'écoutais je continuerai sur le Yunnan pour rejoindre le Laos ou bien en avion...
Est-ce "too much" je m'accorderai évidemment des périodes "cool", genre siroter du thé et rien visiter de tps en tps... suis là aussi pour vivre le pays... pas visiter à me faire exploser la tête... mais étant passionnée d'art, d'histoire, je me laisse vite emportée...
Merci d'avoir eu le courage de tout lire 😊
A vous mtnt😛 Jillou
Je fais appel à vos lanternes chinoises de spécialistes😛. Ayant le projet de faire un voyage Ouzbékistan-Kirghizistan-Chine NO l'année prochaine, départ soit vers février/mars, soit juillet, direction Tashkent (3semaines en Ouz) + 1mois au KZ + 3mois (?) en Chine (et pousser inshallah jusqu'au Laos...si le budget me le permet), je me demandais si je ne poussais pas un peu trop fort sur ma constitution. Ce sera en effet mon "premier" long voyage, y entendre le premier de plus de 2 mois. La Chine étant ce qu'elle est, avec tous ces recoins qui me font baver😊 j'ai déjà supprimé le Népal et le Tibet, ce sera pour une autre fois, autant rester dans les régions et les explorer que d'avaler des kilomètres. C'est d'ailleurs là-dessus que je veux en venir. Mon parcours: - Xinjiang: arrivée à Kashgar - route de la Soie Sud - rejoindre Urumqi pour Tian Chi - Turpan (+/- 20 jours) - Gansu : continuer sur Dunhuang - Fort de Jiayuguan - Zhangyé - Lanzhou pour rejoindre Xiahé et Langmusi (j'hésite entre Langmusi et Songpan, j'ai entendu dire que les chevaux à Songpan sont si maigres, si soumis, ça me fait mal au coeur de monter sur leur dos... ben oui🤪) (+/- 15-20 jours) - Qinghai : Xining - Tongren - Sichuan (c'est là que je crois que j'exagère...) : arrivée du Qinghai par la Tibetan Highway (Shechu-Manigango-Ganzi) - Danba - Tagong - Kangding - Chengdu + Emei Shan, Leshan et Zigong... (+/- 40 jours) J'aimerais bcp me concentrer sur la partie Tibétaine du Sichuan... en espérant que ça ne sera pas interdit aux touristes comme cette année en juillet (cfr. autre discu) Si je m'écoutais je continuerai sur le Yunnan pour rejoindre le Laos ou bien en avion...
Est-ce "too much" je m'accorderai évidemment des périodes "cool", genre siroter du thé et rien visiter de tps en tps... suis là aussi pour vivre le pays... pas visiter à me faire exploser la tête... mais étant passionnée d'art, d'histoire, je me laisse vite emportée...
Merci d'avoir eu le courage de tout lire 😊
A vous mtnt😛 Jillou
Pékin- Xian et Route de la soie English translation pending
j'aimerai avoir quelques avis.
Nous partons le 20 décembre pour Pékin, en couple sans voyage organisé, avec plusieurs possibilités de circuits. Nous avons l'habitude de procéder de cette façon, nous construisons notre voyage au fur à mesure. Cependant, cela n'exclut pas d'avoir glané les renseignements sur les diverses possibilités.
Ainsi, pour ce voyage, l'un des choix nous emmènerait sur la route de la Soie depuis Xian vers Dunhuang, Turpan et Hurumqi. Nous envisageons de voyager par le train.
Y a t-il des haltes particulières en dehors des circuits touristiques qui mériteraient un arrêt ?
Nous partons le 20 décembre pour Pékin, en couple sans voyage organisé, avec plusieurs possibilités de circuits. Nous avons l'habitude de procéder de cette façon, nous construisons notre voyage au fur à mesure. Cependant, cela n'exclut pas d'avoir glané les renseignements sur les diverses possibilités.
Ainsi, pour ce voyage, l'un des choix nous emmènerait sur la route de la Soie depuis Xian vers Dunhuang, Turpan et Hurumqi. Nous envisageons de voyager par le train.
Y a t-il des haltes particulières en dehors des circuits touristiques qui mériteraient un arrêt ?
Chine - Europe par l'Asie Centrale? English translation pending
Bonjour!
Je me trouve pour le moment au Laos et j essaie d arranger la future partie de mon voyage jusqu'en Europe sans prendre d avion.
Mon itineraire reve serait de passer par la chine, puis de rejoindre l'Europe en passant par l asie centrale.
Je passerais donc par les pays suivants: Chine > Kirghizistan > Ouzbekistan > Turkmenistan > bateau jusqu au Tadjikistan > Georgie > Turquie.
J ai un passeport belge mais n ai encore arrange aucun visa ( a part le visa chinois).
Pensez vous que cette route soit faisable?
Combien de temps devrais-je compter en asie centrale ( sans compter la chine)?
Avez-vous une idee d itineraire alternatif ( par exemple par le kazachstan) que vous conseilleriez? J ai un petit peur que cet itineraire-ci ne devienne un casse tete niveau visas...
Un grand merci!! Francois
Je me trouve pour le moment au Laos et j essaie d arranger la future partie de mon voyage jusqu'en Europe sans prendre d avion.
Mon itineraire reve serait de passer par la chine, puis de rejoindre l'Europe en passant par l asie centrale.
Je passerais donc par les pays suivants: Chine > Kirghizistan > Ouzbekistan > Turkmenistan > bateau jusqu au Tadjikistan > Georgie > Turquie.
J ai un passeport belge mais n ai encore arrange aucun visa ( a part le visa chinois).
Pensez vous que cette route soit faisable?
Combien de temps devrais-je compter en asie centrale ( sans compter la chine)?
Avez-vous une idee d itineraire alternatif ( par exemple par le kazachstan) que vous conseilleriez? J ai un petit peur que cet itineraire-ci ne devienne un casse tete niveau visas...
Un grand merci!! Francois
Route de la soie en Chine English translation pending
Bonjour,
J'aimerais savoir si une personne a déjà fait le voyage la route de la soie avec un grossiste et s'il a aimé son voyage.
Est-ce qu'il y en a qui ont voyagé avec Sinorama.
On m'a dit qu'on mangeait mal en Chine, qu'en pensez-vous?
J'ai été en Thaïlande et Vietnam et je considère que j'ai très bien mangé mais il semble qu'en Chine c'est différent.
Nine
Est-ce qu'il y en a qui ont voyagé avec Sinorama.
On m'a dit qu'on mangeait mal en Chine, qu'en pensez-vous?
J'ai été en Thaïlande et Vietnam et je considère que j'ai très bien mangé mais il semble qu'en Chine c'est différent.
Nine
Matériel photo et vidéo pour tour du monde en moto English translation pending
Une ptite question aux specialiste ptetre meme aux pros....😉.... suis en train de planifier un tdm a moto, depart 2006-2007...... un long tour a moto et je voudrais en savoir un peu plus cote quel appareil numerique, comment expedier les cartes memoires, est ce que la mojorite vont se perdre dans les meandres des postes mondiales, est il preferable d voir un lap top embarque pour les envoyer les plus directement possible...... l'autre partie es : quel equipment faut il considerer pour faire un carnet de route video, existe il des systeme pour fixer un objectif autour d'une moto sans necessairement fixer la camera au meme endroit?? ..... est ce realiste sur un tour de 2 ans?..... well a vos claviers, merci d'avance !!!!!!!!!!!!
Yves
Yves
Distance kilométrique entre Paris Pékin par la route English translation pending
bonjour à tous,
j'ai en projet de fre paris-pékin par la route avec des amis mais je n'arrive pas trouver les distances kilométriques entre les villes de chine. quelqu'un peut m'aider??
j'ai en projet de fre paris-pékin par la route avec des amis mais je n'arrive pas trouver les distances kilométriques entre les villes de chine. quelqu'un peut m'aider??
Gestion des trajets avec correspondances en Chine (train) English translation pending
Bonjour,
Lors de notre voyage en Chine, nous souhaitons privilégier le train lors de nos déplacements et avons plusieurs questions…
1) 1) comment procéder s'il n'y a pas de train direct (avec un trajet d’une seule traite) et qu'il faille prendre une correspondance ; apparemment il n’est pas possible de réserver 1 billet de train avec la correspondance et il semble qu’il faille prendre 2 billets différents (combien de temps faut-il prendre entre deux correspondances (retard, contrôle / sécurité ?? ) à la gare de transit.
2) 2) Les trains de nuit peuvent-ils également être réserver sur des sites de réservations ?
3) 3) Quel site utiliser pour réserver, Trip.com ou autre ?
Merci d'avance pour votre aide !
Merci d'avance pour votre aide !
Paysage minéral du Ningxia dans le nord-ouest de la Chine English translation pending
Jour 1 : Yinchuan et tombes de Xixia
De retour d'un petit voyage dans une région de Chine, je voudrai partager avec vous ce carnet de voyage, j'espère qu'il vous plaira. Il vous permettra aussi d'avoir
Quelques jours dans le Nord-Ouest de la Chine, dans la minuscule région du Ningxia traversée par le Fleuve Jaune, sur les traces des civilisations de la Route de la Soie, et surtout à la découverte d’un condensé de majestueux paysages arides : désert de sable, grasslands verdoyantes, montagnes ocres. Une région pas très connue en dehors de Chine, voici une carte pour vous permettre de situer cette petite région (en rouge):
Après avoir réceptionné notre véhicule, outil indispensable pour ce road trip de 600 kilomètres seulement (l'avantage de visiter la plus petite province de cet immense pays), un SUV de Buick plutôt maigre en terme d'équipement, nous commençons notre exploration par la ville de Yinchuan, capitale de la province autonome du Ningxia. Yinchuan n’a pas l’allure des grandes capitales provinciales du pays, elle semble vide et si petite. On y roule plutôt facilement sur les grandes avenues et on se gare sans difficulté.
Cette région qui a la particularité d’être administrée par la minorité musulmane Hui, a une histoire assez originale, la région autonome du Ningxia a été fondée en 1959 seulement. C'est une des régions qui est tout en bas des classements du pays, en terme de richesse, de PIB ou de population... Mais qui est devenu un grand centre de production de vin ! Sur les contreforts des Montagnes de Helan Shan, on voit défiler les panneaux indiquant les domaines viticoles qui se visitent. Pour ce premier jour, on part donc logiquement d’abord à la visite des bâtiments caractéristiques de la ville, tout d’abord la mosquée de Nanguan.
Tout autour de la mosquée, des vendeurs de moutons hallal.
Pour continuer notre découverte de Yinchuan et de la culture Hui, nous nous rendons en sortie de la ville, au Hui Minority cultural center, qui est un ensemble de bâtiments (pas encore finis) dont une très belle mosquée encore.
L'intérieur est très joli.
On y voit fortement l’influence de la route de la soie.
Après ce premier aperçu culturel de la région du Ningxia, nous mangeons un repas local composé de mouton bien sûr et accompagné d’une salade de pousses de Goji. La baie de Goji est la première spécialité de la région du Ningxia, un super fruit réputé pour contenir pleins de micronutriments.
L’après midi est consacré aux mausolées royaux de la dynastie Xixia. Cette dynastie a régné sur cette région de Chine il y a 5000 ans et leur sépulture est considérée comme un trésor archéologique. Les tombes en forme de grande butte de terre séchée entourés de murailles ont été stratégiquement placées selon les principes du Fengshui, entre les montagnes de Helan Shan et le Fleuve Jaune.
La dynastie Xixia est une dynastie qui a régné sur une partie de la route de la soie avant d'être finalement vaincue par les Mongols au XIIIe siècle. Le site est grandiose avec cette plaine aride au pied de la chaine de montagne de Helan.
Le site étant immense, il faut prendre d’abord une navette pour en faire le tour puis ensuite on peut louer des vélos pour rejoindre les dernières tombes. Le problème est qu’il est déjà tard et il n’est plus possible de louer de vélos, on part donc en exploration à pieds pour aller s’approcher le plus près, mais on sait que l’on n’aura pas le temps de les atteindre, 5 kilomètres de distance.
Néanmoins, le site prend une autre dimension à pieds, sous cette chaleur écrasante et le soleil parfois caché par les nuages ajoute une touche grandiose à ce site qui semble si vide et immense. On aperçoit la ville de Yinchuan au fond, avec ses grands bâtiments modernes et les cheminées des usines chimiques, deux mondes qui se contemplent avec 1000 ans de différence.
En rentrant en ville, on fait un détour par South Square où se trouve une version miniature de Tian An Men Square.
La nuit tombe tard à Yinchuan par rapport à Hangzhou qui se trouve à 2000 kilomètres à l’Est de Hangzhou. Ce qui nous donne l’occasion de rentrer tranquillement en ville et de visiter le quartier d’affaire de Yinchuan.
Puis on grimple regarder le soleil se coucher depuis une esplanade qui est parfaitement orientée plein Ouest pour terminer cette première journée dans le Ningxia.

A suivre...
De retour d'un petit voyage dans une région de Chine, je voudrai partager avec vous ce carnet de voyage, j'espère qu'il vous plaira. Il vous permettra aussi d'avoir
Quelques jours dans le Nord-Ouest de la Chine, dans la minuscule région du Ningxia traversée par le Fleuve Jaune, sur les traces des civilisations de la Route de la Soie, et surtout à la découverte d’un condensé de majestueux paysages arides : désert de sable, grasslands verdoyantes, montagnes ocres. Une région pas très connue en dehors de Chine, voici une carte pour vous permettre de situer cette petite région (en rouge):
Après avoir réceptionné notre véhicule, outil indispensable pour ce road trip de 600 kilomètres seulement (l'avantage de visiter la plus petite province de cet immense pays), un SUV de Buick plutôt maigre en terme d'équipement, nous commençons notre exploration par la ville de Yinchuan, capitale de la province autonome du Ningxia. Yinchuan n’a pas l’allure des grandes capitales provinciales du pays, elle semble vide et si petite. On y roule plutôt facilement sur les grandes avenues et on se gare sans difficulté.
Cette région qui a la particularité d’être administrée par la minorité musulmane Hui, a une histoire assez originale, la région autonome du Ningxia a été fondée en 1959 seulement. C'est une des régions qui est tout en bas des classements du pays, en terme de richesse, de PIB ou de population... Mais qui est devenu un grand centre de production de vin ! Sur les contreforts des Montagnes de Helan Shan, on voit défiler les panneaux indiquant les domaines viticoles qui se visitent. Pour ce premier jour, on part donc logiquement d’abord à la visite des bâtiments caractéristiques de la ville, tout d’abord la mosquée de Nanguan.
Tout autour de la mosquée, des vendeurs de moutons hallal.
Pour continuer notre découverte de Yinchuan et de la culture Hui, nous nous rendons en sortie de la ville, au Hui Minority cultural center, qui est un ensemble de bâtiments (pas encore finis) dont une très belle mosquée encore.
L'intérieur est très joli.
On y voit fortement l’influence de la route de la soie.
Après ce premier aperçu culturel de la région du Ningxia, nous mangeons un repas local composé de mouton bien sûr et accompagné d’une salade de pousses de Goji. La baie de Goji est la première spécialité de la région du Ningxia, un super fruit réputé pour contenir pleins de micronutriments.L’après midi est consacré aux mausolées royaux de la dynastie Xixia. Cette dynastie a régné sur cette région de Chine il y a 5000 ans et leur sépulture est considérée comme un trésor archéologique. Les tombes en forme de grande butte de terre séchée entourés de murailles ont été stratégiquement placées selon les principes du Fengshui, entre les montagnes de Helan Shan et le Fleuve Jaune.
La dynastie Xixia est une dynastie qui a régné sur une partie de la route de la soie avant d'être finalement vaincue par les Mongols au XIIIe siècle. Le site est grandiose avec cette plaine aride au pied de la chaine de montagne de Helan.
Le site étant immense, il faut prendre d’abord une navette pour en faire le tour puis ensuite on peut louer des vélos pour rejoindre les dernières tombes. Le problème est qu’il est déjà tard et il n’est plus possible de louer de vélos, on part donc en exploration à pieds pour aller s’approcher le plus près, mais on sait que l’on n’aura pas le temps de les atteindre, 5 kilomètres de distance.
Néanmoins, le site prend une autre dimension à pieds, sous cette chaleur écrasante et le soleil parfois caché par les nuages ajoute une touche grandiose à ce site qui semble si vide et immense. On aperçoit la ville de Yinchuan au fond, avec ses grands bâtiments modernes et les cheminées des usines chimiques, deux mondes qui se contemplent avec 1000 ans de différence.
En rentrant en ville, on fait un détour par South Square où se trouve une version miniature de Tian An Men Square.
La nuit tombe tard à Yinchuan par rapport à Hangzhou qui se trouve à 2000 kilomètres à l’Est de Hangzhou. Ce qui nous donne l’occasion de rentrer tranquillement en ville et de visiter le quartier d’affaire de Yinchuan.
Puis on grimple regarder le soleil se coucher depuis une esplanade qui est parfaitement orientée plein Ouest pour terminer cette première journée dans le Ningxia.

A suivre...
No, I Won’t Be Going Back to China
Hello forum,
Did any of you feel the same things we did in China?
We spent a good twenty days there in August. First, we traveled solo around Chengdu, then joined an organized tour for 12 days (Beijing, Pingyao, Xi'an, Guilin, Xingping, Yangshuo, Shanghai, Wuzhen) and extended our stay by 4 extra days to visit Zhangjiajie.
The landscapes were stunning, and we have unforgettable memories... but we were really disappointed by the following points:
- The food: way too spicy. Lacking in flavor, not much taste. I’m speaking "in general" because we did enjoy some good steamed dumplings, smoked pork, and other dumplings... But compared to Thailand, Cambodia, or India, Chinese cuisine didn’t impress us at all.
- The behavior of the Chinese: disrespectful, rushed, agitated. You constantly have to fight—people push, crowd, and overwhelm you... At the entrance to the Terracotta Army (and other sites), it’s a human tidal wave... and I mean that literally. We were carried by the crowd without even touching the ground. It was like a situation where you have one bowl of rice and 20,000 starving people diving for it...
You’re at a ticket counter, and they cut in front of you. You’re in line for boarding, suitcase ready to go on the conveyor belt, and someone shows up out of nowhere to put THEIR suitcase down... even though they have a flight ticket with THEIR seat number and won’t be leaving before you!!!! You’re getting on the bus, and someone shoves past you just so they don’t end up behind you.
It’s like these people only think about themselves. I didn’t see a single person let someone else go first or even ask—it’s as if politeness and respect are completely foreign to them.
It’s honestly exhausting and draining...
- Communication: In every other country we’ve visited, whether in Asia or Europe, we always manage—with English, a few words of Italian, French, or Spanish. In China, I’ll be blunt: if you don’t speak Chinese, you’re screwed. And yet, a pair of kids around ten or twelve years old asked us in English where we were from :)
- Understanding: Here’s the rule. Even if the person you’re talking to speaks a little English and says they understand you... make sure they *really* do, because 9 times out of 10, they don’t. Out of pride or just cluelessness, they’ll give you a big smile and nod, but in reality, they didn’t get what you were saying.
Several times with our group, in the evening at a restaurant, if we hadn’t been helped by someone at another table who spoke a little English, we’d still be there. The classic example: the waiter brings one menu (for 10 people at the table), and we’re all trying to explain that we need 4 or more menus. Five minutes later, he’s still staring at us with that same blank smile...
In 3* or 4* hotels, you go to the front desk for a hot water or AC issue. Three or four staff members just stand there beaming at you. You try to explain with photos or a translator, but in the end, you leave with the problem unresolved.
They don’t speak—they shout... on buses, in hotels...
We were also surprised to find that self-service laundromats were almost nonexistent. We got scammed once at a hotel with an astronomical bill!
As for flights, we flew Air China on the way there and Austrian Airlines on the way back—no comparison. Air China had zero service and food that was "baby food" quality. Austrian Airlines had multiple services, a decent meal, and smiling flight attendants.
I don’t know if any of you had the same experience in this country, but I’m definitely not eager to go back. Whereas if someone offered me India, Thailand, or Vietnam tomorrow, I’d be there in a heartbeat!!!
Did any of you feel the same things we did in China?
We spent a good twenty days there in August. First, we traveled solo around Chengdu, then joined an organized tour for 12 days (Beijing, Pingyao, Xi'an, Guilin, Xingping, Yangshuo, Shanghai, Wuzhen) and extended our stay by 4 extra days to visit Zhangjiajie.
The landscapes were stunning, and we have unforgettable memories... but we were really disappointed by the following points:
- The food: way too spicy. Lacking in flavor, not much taste. I’m speaking "in general" because we did enjoy some good steamed dumplings, smoked pork, and other dumplings... But compared to Thailand, Cambodia, or India, Chinese cuisine didn’t impress us at all.
- The behavior of the Chinese: disrespectful, rushed, agitated. You constantly have to fight—people push, crowd, and overwhelm you... At the entrance to the Terracotta Army (and other sites), it’s a human tidal wave... and I mean that literally. We were carried by the crowd without even touching the ground. It was like a situation where you have one bowl of rice and 20,000 starving people diving for it...
You’re at a ticket counter, and they cut in front of you. You’re in line for boarding, suitcase ready to go on the conveyor belt, and someone shows up out of nowhere to put THEIR suitcase down... even though they have a flight ticket with THEIR seat number and won’t be leaving before you!!!! You’re getting on the bus, and someone shoves past you just so they don’t end up behind you.
It’s like these people only think about themselves. I didn’t see a single person let someone else go first or even ask—it’s as if politeness and respect are completely foreign to them.
It’s honestly exhausting and draining...
- Communication: In every other country we’ve visited, whether in Asia or Europe, we always manage—with English, a few words of Italian, French, or Spanish. In China, I’ll be blunt: if you don’t speak Chinese, you’re screwed. And yet, a pair of kids around ten or twelve years old asked us in English where we were from :)
- Understanding: Here’s the rule. Even if the person you’re talking to speaks a little English and says they understand you... make sure they *really* do, because 9 times out of 10, they don’t. Out of pride or just cluelessness, they’ll give you a big smile and nod, but in reality, they didn’t get what you were saying.
Several times with our group, in the evening at a restaurant, if we hadn’t been helped by someone at another table who spoke a little English, we’d still be there. The classic example: the waiter brings one menu (for 10 people at the table), and we’re all trying to explain that we need 4 or more menus. Five minutes later, he’s still staring at us with that same blank smile...
In 3* or 4* hotels, you go to the front desk for a hot water or AC issue. Three or four staff members just stand there beaming at you. You try to explain with photos or a translator, but in the end, you leave with the problem unresolved.
They don’t speak—they shout... on buses, in hotels...
We were also surprised to find that self-service laundromats were almost nonexistent. We got scammed once at a hotel with an astronomical bill!
As for flights, we flew Air China on the way there and Austrian Airlines on the way back—no comparison. Air China had zero service and food that was "baby food" quality. Austrian Airlines had multiple services, a decent meal, and smiling flight attendants.
I don’t know if any of you had the same experience in this country, but I’m definitely not eager to go back. Whereas if someone offered me India, Thailand, or Vietnam tomorrow, I’d be there in a heartbeat!!!
Trains en Chine English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons faire un voyage en Chine en Avril-Mai prochain et souhaitons faire le trajet suivant: Shanghai- Xian, Xian-Chengdu, Chengdu-Leshan, Leshan-Mont Emei, Mont Emei-Région de Guilin (Longsheng, longji, yangshuo) , Guilin - Hong Kong durant 19 jours.
Nous souhaitons connaître la durée des trains et le coût entre chaque ville et comment on réserve les billets de trains ( si c'est possible de réserver sur place directement à la gare).
Merci à vous.
Nous souhaitons faire un voyage en Chine en Avril-Mai prochain et souhaitons faire le trajet suivant: Shanghai- Xian, Xian-Chengdu, Chengdu-Leshan, Leshan-Mont Emei, Mont Emei-Région de Guilin (Longsheng, longji, yangshuo) , Guilin - Hong Kong durant 19 jours.
Nous souhaitons connaître la durée des trains et le coût entre chaque ville et comment on réserve les billets de trains ( si c'est possible de réserver sur place directement à la gare).
Merci à vous.
Concours Photo du mois d'avril 2017: "Déserts, espaces vides" English translation pending
Je lance le 81ème concours photos de Voyage forum. Ce ne sont pas les idées qui manquaient cette fois mais il a fallu se décider... Je n'ai pas forcément beaucoup de photo sur ce thème car mes voyages sont anciens et mes photos argentiques. Mais j'attends avec plaisir de rêver avec vous.
Déserts, espaces vides
"J'ai toujours aimé le désert. On s'assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n'entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence." Saint-Exupéry
Si il y a des lieux qui ouvrent l'imagination, ce sont bien les déserts. Déserts froids, déserts chauds, déserts blancs. J'ai longtemps été fascinée par ces lieux hostiles et parfois inquiétants. Mes premiers voyages les recherchaient, je fuyais les arbres, je cherchais rocs et sables, neiges et glaces. Faites moi rêver à nouveau par vos photos. L'homme pourra être présent tant que la notion de désert reste forte.
Chaque photo aura son titre et au minimum le lieu de prise de vue. Un texte racontant une anecdote, une situation sera apprécié. Jeux de lumières et d'ombres, jeux de couleurs ou de noir et blanc, cadrage original, etc: à vous de jouer!
Pour participer, merci de poster jusqu'à trois photos prises par vous, chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3).
Vous avez jusqu'au samedi 22 avril minuit (heure de Paris et d’Ardèche) pour présenter vos œuvres. Le vote aura lieu à partir du lendemain, dimanche 23 avril 2017, zéro heure au samedi 29 avril, 23h59. Vous voterez pour trois photos maximum (et minimum), en indiquant le plus clairement possible le numéro de la photo (1, 2 ou 3) et le nom du participant.
Il serait sympa de reposter les photos que vous aurez choisies afin de les remettre en valeur. Citer les photos non choisies mais appréciées, fait plaisir aux gens qui les ont postées, ne vous en privez pas.
Il n'est nul besoin de participer au concours pour voter et bien entendu, on ne vote pas pour soi même. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul. Les votes comportant plus de trois photos ne seront pas pris en compte. Le gagnant est celui qui aura proposé la photo obtenant le plus de points. En cas d'ex æquo, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Aucun demi-point ne sera attribué en cas d’hésitation, il faudra trancher. Les ex-æquo à une autre place que la première ne seront pas départagés. Le vainqueur aura alors la lourde tâche et l’honneur de choisir un thème à son tour pour le concours de mai qu'il organisera. Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, et à compter du dimanche 23 avril, seulement les votes.
Un fil discussions a été ouvert ici: voyageforum.com/v.f?post=7925952;live=1;
Le diaporama est ici: goo.gl/...os/dNAaLt7THrjHLWCu5
Si tu es d'accord Herikles, je te laisserais récupérer ce diaporama et le mettre à ta sauce comme la dernière fois.
Bon concours !
Déserts, espaces vides
"J'ai toujours aimé le désert. On s'assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n'entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence." Saint-Exupéry
Si il y a des lieux qui ouvrent l'imagination, ce sont bien les déserts. Déserts froids, déserts chauds, déserts blancs. J'ai longtemps été fascinée par ces lieux hostiles et parfois inquiétants. Mes premiers voyages les recherchaient, je fuyais les arbres, je cherchais rocs et sables, neiges et glaces. Faites moi rêver à nouveau par vos photos. L'homme pourra être présent tant que la notion de désert reste forte.
Chaque photo aura son titre et au minimum le lieu de prise de vue. Un texte racontant une anecdote, une situation sera apprécié. Jeux de lumières et d'ombres, jeux de couleurs ou de noir et blanc, cadrage original, etc: à vous de jouer!
Pour participer, merci de poster jusqu'à trois photos prises par vous, chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3).
Vous avez jusqu'au samedi 22 avril minuit (heure de Paris et d’Ardèche) pour présenter vos œuvres. Le vote aura lieu à partir du lendemain, dimanche 23 avril 2017, zéro heure au samedi 29 avril, 23h59. Vous voterez pour trois photos maximum (et minimum), en indiquant le plus clairement possible le numéro de la photo (1, 2 ou 3) et le nom du participant.
Il serait sympa de reposter les photos que vous aurez choisies afin de les remettre en valeur. Citer les photos non choisies mais appréciées, fait plaisir aux gens qui les ont postées, ne vous en privez pas.
Il n'est nul besoin de participer au concours pour voter et bien entendu, on ne vote pas pour soi même. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul. Les votes comportant plus de trois photos ne seront pas pris en compte. Le gagnant est celui qui aura proposé la photo obtenant le plus de points. En cas d'ex æquo, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Aucun demi-point ne sera attribué en cas d’hésitation, il faudra trancher. Les ex-æquo à une autre place que la première ne seront pas départagés. Le vainqueur aura alors la lourde tâche et l’honneur de choisir un thème à son tour pour le concours de mai qu'il organisera. Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, et à compter du dimanche 23 avril, seulement les votes.
Un fil discussions a été ouvert ici: voyageforum.com/v.f?post=7925952;live=1;
Le diaporama est ici: goo.gl/...os/dNAaLt7THrjHLWCu5
Si tu es d'accord Herikles, je te laisserais récupérer ce diaporama et le mettre à ta sauce comme la dernière fois.
Bon concours !
Itinéraire de 2 mois en Chine English translation pending
Bonjour à tous,
Dans le cadre d'un tour du monde je serai en chine dans quelques mois et je commence à organiser les grandes lignes.. J'aurai je l'espère 2 mois sur place (hors hong kong) et je viendrai du Vietnam.
J'ai sélectionné quelques régions qui m'intéressent, sachant que je connais déjà Pékin, une partie du Yunnan ainsi que Shanghai: - la route de la soie, ma priorité!!! combien de temps pensez-vous? 3, 4, 5 semaines? - le Sichuan: 10j - le Hunan: 10j - hong kong: 1 petite semaine - de nouveau Pékin mais pas pour les visites, juste profiter de cette ville que j'ai vraiment trouvé géniale et peut être tenter de passer une nuit à la belle étoile sur la muraille (qqn a déjà expérimenté?). 1 semaine je pense.
J'ai donc un tas d'interrogations et de questions...
La première, pensez vous que tout cela soit faisable en 2 mois, sachant que je ne veux pas me pressé, bien au contraire.
Si tout est faisable comment attaquer le trajet? 2 idées: prendre un vol Hanoi Hong kong puis remonter par le hunan et le Sichuan pour commencer la route de la soir qui se terminera évidemment à Pekin; ou sinon l'inverse, vol pour pékin et finir à Hong kong. peut être existent-ils de meilleures solutions?
Si c'est trop speed, je devrais enlever le Sichuan ou le Hunan, que me conseillez vous? Le hunan a l'air vraiment cool mais peut être un peu isolé pour mon trajet.. Dans ce cas là peut être prendre un vol hanoi Chengdu puis finir par un vol pékin hong kong? Bref j'ai un peu de mal à organiser tout ça..
Pour la route de la soie, quels sont les spots immanquables selon vous? J'en ai déjà coché qq uns: l Sinon concernant les visas, pensez vous qu'ils sont plus faciles à faire en Birmanie, au Vietnam ou à hong Kong (si j'attaque a chine par là évidemment)? Il est vraiment impossible maintenant d'avoir un visa de 2 mois? Sinon est- il vraiment facile de le prolonger et ce quasi partout?
Je prévois un budget de 35 à 40e par personne, hors billets avion.. pensez vous cela tenable? Je voyage en auberge ou guesthouse et airbnb ou couchsurfing pour les grosses villes.. Je sais aussi que plus on multiplie les destinations, plus cela revient cher...
Je précise juste que ma destination d'après sera le Japon pour terminer notre tour du monde...
Je sais que ça fait beaucoup d questions.. dsl ;)
Merci d'avance pour votre aide précieuse...
Dans le cadre d'un tour du monde je serai en chine dans quelques mois et je commence à organiser les grandes lignes.. J'aurai je l'espère 2 mois sur place (hors hong kong) et je viendrai du Vietnam.
J'ai sélectionné quelques régions qui m'intéressent, sachant que je connais déjà Pékin, une partie du Yunnan ainsi que Shanghai: - la route de la soie, ma priorité!!! combien de temps pensez-vous? 3, 4, 5 semaines? - le Sichuan: 10j - le Hunan: 10j - hong kong: 1 petite semaine - de nouveau Pékin mais pas pour les visites, juste profiter de cette ville que j'ai vraiment trouvé géniale et peut être tenter de passer une nuit à la belle étoile sur la muraille (qqn a déjà expérimenté?). 1 semaine je pense.
J'ai donc un tas d'interrogations et de questions...
La première, pensez vous que tout cela soit faisable en 2 mois, sachant que je ne veux pas me pressé, bien au contraire.
Si tout est faisable comment attaquer le trajet? 2 idées: prendre un vol Hanoi Hong kong puis remonter par le hunan et le Sichuan pour commencer la route de la soir qui se terminera évidemment à Pekin; ou sinon l'inverse, vol pour pékin et finir à Hong kong. peut être existent-ils de meilleures solutions?
Si c'est trop speed, je devrais enlever le Sichuan ou le Hunan, que me conseillez vous? Le hunan a l'air vraiment cool mais peut être un peu isolé pour mon trajet.. Dans ce cas là peut être prendre un vol hanoi Chengdu puis finir par un vol pékin hong kong? Bref j'ai un peu de mal à organiser tout ça..
Pour la route de la soie, quels sont les spots immanquables selon vous? J'en ai déjà coché qq uns: l Sinon concernant les visas, pensez vous qu'ils sont plus faciles à faire en Birmanie, au Vietnam ou à hong Kong (si j'attaque a chine par là évidemment)? Il est vraiment impossible maintenant d'avoir un visa de 2 mois? Sinon est- il vraiment facile de le prolonger et ce quasi partout?
Je prévois un budget de 35 à 40e par personne, hors billets avion.. pensez vous cela tenable? Je voyage en auberge ou guesthouse et airbnb ou couchsurfing pour les grosses villes.. Je sais aussi que plus on multiplie les destinations, plus cela revient cher...
Je précise juste que ma destination d'après sera le Japon pour terminer notre tour du monde...
Je sais que ça fait beaucoup d questions.. dsl ;)
Merci d'avance pour votre aide précieuse...
Parcours de cinq semaines en Chine English translation pending
Bonjour à tous. Voilà maintenant quelques mois que je me penche sur un séjour en Chine. Je devais partir avec un ami, mais il semblerait que finalement, je parte seul.
J'ai lu en intégralité le Petit Futé et le Guide du Routard, j'ai passé des dizaines d'heures (voire des centaines...) sur le net à lire les périples d'autres personnes et à parcourir ce forum...et je pense avoir à peu près terminé mon parcours de 5 semaines.
Après beaucoup d'hésitation, j'aimerai vous le soumettre, afin d'avoir vos avis...
__
J1 Lundi 18 novembre Départ en avion
J2 Mardi 19 novembre Arrivée à Pékin. Repos ou balade dans les alentours (éventuellement Tour de la cloche et des tambours, temple de confucius et des lamas)
J3 Mercredi 20 novembre Pékin : Temple du ciel, visite des hutongs en vélo (puis complexe olympique ou autre)
J4 Jeudi 21 novembre Pékin : Cité interdite +colline du charbon + Tiananmen
J5 Vendredi 22 novembre Grande muraille (Mutianyu).
J6 Samedi 23 novembre Pékin Palais d'été (Départ à 18h55 pour Pingyao en train couchette)
J7 Dimanche 24 novembre Arrivée à 7h33 à Pingyao
J8 Lundi 25 novembre Pingyao. (Départ à 20h47 ou 21h38 pour X'ian en train couchette).
J9 Mardi 26 novembre Xi'an (ville et éventuellement alentours)
J10 Mercredi 27 novembre Xi'an - armée en terre cuite
J11 Jeudi 28 novembre Xi'an – Mont Huashan
J12 Vendredi 29 novembre Xi'an – Départ pour Guilin en avion
J13 Samedi 30 novembre Balade à Guilin (grotte de la flûte aux roseaux)
J14 Dimanche 1 décembre Yangshuo (balade à vélo aux alentours)
J15 Lundi 2 décembre Croisière sur la rivière Li
J16 Mardi 3 décembre Alentours de Yanghsuo et retour à Guilin
J17 Mercredi 4 décembre Trajet Guilin-Kunming (train à 15-17h)
J18 Jeudi 5 décembre Arrivée à Kunming vers 11h. Trajet Kunming-Dali. Repos.
J19 Vendredi 6 décembre Journée en bateau sur le lac Erhai (pêche au cormorans ?)
J20 Samedi 7 décembre Balade aux alentours de Dali.
J21 Dimanche 8 décembre Xizhou et Shaxi. Trajet pour Lijiang en soirée.
J22 Lundi 9 décembre Lijiang. Balade dans la vieille ville et étang du dragon noir.
J23 Mardi 10 décembre Trajet Lijiang-Qiaotou. Trek dans les gorges du saut du tigre.
J24 Mercredi 11 décembre Suite du trek. Nuit à Qiaotou (sauf si je trouve un bus pour Shangri-la après le trek)
J25 Jeudi 12 décembre Trajet Qiaotou-Shangri-la (2h). Shangri-la.
J26 Vendredi 13 décembre Shangri-la et alentours
J27 Samedi 14 décembre Shangri-la et alentours
J28 Dimanche 15 décembre Shangri-la et alentours
J29 Lundi 16 décembre Deqin et alentours
J30 Mardi 17 décembre Deqin et alentours
J31 Mercredi 18 décembre Deqin et alentours
J32 Jeudi 19 décembre Deqin et alentours
J33 Vendredi 20 décembre Deqin. Bus de nuit Deqin -> Kunming
J34 Samedi 21 décembre Arrivée à Kunming le matin. Eventuellement Xi Shan (montagne de l'ouest).
J35 Dimanche 22 décembre Forêt de pierre de Shilin (sauf si problème de transport, auquel cas ça saute).
J36 Lundi 23 décembre Kunming. Vol vers Paris
J37 Mardi 24 décembre Arrivée à Paris
__
Autres itinéraires envisagés :
A la base, je voulais passer à Chengde, mais j'ai l'impression que c'est redondant avec le Palais d'Eté de Pékin.
J'ai aussi voulu aller à Zhangjiajie et Fenghuan, mais j'ai le sentiment que ça fait faire beaucoup de trajet...
J'ai aussi envisagé de faire le vol Xi'an -> Hong-Kong et d'y passer 2-3 jours, dont un à Ocean Park tant pour les attractions que pour l'aquarium et le zoo, mais tout seul, je ne suis pas sûr d'en profiter autant, et la vie à Hong-Kong étant plus chère, cela me fera des économies.
J'ai tiré un trait sur Yuanyang, car je suis déjà allé à Sapa au Vietnam, et cela m'a l'air assez similaire.
Autres points :
J'ai tablé sur un budget moyen de 40€ par jour tout compris.
Un point qui me tient à coeur aussi, serait de faire du cheval du côté de Shangri-la ou Deqin. Savez-vous si c'est possible de participer à une excursion de 2-3 jours à cheval ? Un idée du budget ?
C'est mon premier voyage seul, j'ai déjà eu l'occasion de partir à deux au Vietnam et en Malaisie (dont une semaine seul), et j'ai fais quelques autres pays avec ma famille. J'ai 24 ans, et suis un homme, pour info. Du genre assez timide, cela me forcera à aller vers les gens...mais si vous avez des conseils à me donner, je suis preneur car j'avoue que j'ai un peu la trouille :)
Je me suis acheté un guide de conversation pour m'aider, je suis actuellement en train de le parcourir...
Je pars avec mon sac à dos, le plus léger possible (je me suis fait opérer de la colonne vertébrale l'an dernier, et je ne dois pas porter plus de 10kg :s). Je suis ouvert à dormir en auberge de jeunesse et hôtels pas chers. Je suis prêt à dormir dans des conditions pas terrible la plupart du temps, mais une nuit sur 3-4 dans un hôtel un chouya plus cher pour vraiment me reposer.
Merci d'avance pour tous vos avis et conseils ! Ce forum est une mine d'or !
J'ai lu en intégralité le Petit Futé et le Guide du Routard, j'ai passé des dizaines d'heures (voire des centaines...) sur le net à lire les périples d'autres personnes et à parcourir ce forum...et je pense avoir à peu près terminé mon parcours de 5 semaines.
Après beaucoup d'hésitation, j'aimerai vous le soumettre, afin d'avoir vos avis...
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J1 Lundi 18 novembre Départ en avion
J2 Mardi 19 novembre Arrivée à Pékin. Repos ou balade dans les alentours (éventuellement Tour de la cloche et des tambours, temple de confucius et des lamas)
J3 Mercredi 20 novembre Pékin : Temple du ciel, visite des hutongs en vélo (puis complexe olympique ou autre)
J4 Jeudi 21 novembre Pékin : Cité interdite +colline du charbon + Tiananmen
J5 Vendredi 22 novembre Grande muraille (Mutianyu).
J6 Samedi 23 novembre Pékin Palais d'été (Départ à 18h55 pour Pingyao en train couchette)
J7 Dimanche 24 novembre Arrivée à 7h33 à Pingyao
J8 Lundi 25 novembre Pingyao. (Départ à 20h47 ou 21h38 pour X'ian en train couchette).
J9 Mardi 26 novembre Xi'an (ville et éventuellement alentours)
J10 Mercredi 27 novembre Xi'an - armée en terre cuite
J11 Jeudi 28 novembre Xi'an – Mont Huashan
J12 Vendredi 29 novembre Xi'an – Départ pour Guilin en avion
J13 Samedi 30 novembre Balade à Guilin (grotte de la flûte aux roseaux)
J14 Dimanche 1 décembre Yangshuo (balade à vélo aux alentours)
J15 Lundi 2 décembre Croisière sur la rivière Li
J16 Mardi 3 décembre Alentours de Yanghsuo et retour à Guilin
J17 Mercredi 4 décembre Trajet Guilin-Kunming (train à 15-17h)
J18 Jeudi 5 décembre Arrivée à Kunming vers 11h. Trajet Kunming-Dali. Repos.
J19 Vendredi 6 décembre Journée en bateau sur le lac Erhai (pêche au cormorans ?)
J20 Samedi 7 décembre Balade aux alentours de Dali.
J21 Dimanche 8 décembre Xizhou et Shaxi. Trajet pour Lijiang en soirée.
J22 Lundi 9 décembre Lijiang. Balade dans la vieille ville et étang du dragon noir.
J23 Mardi 10 décembre Trajet Lijiang-Qiaotou. Trek dans les gorges du saut du tigre.
J24 Mercredi 11 décembre Suite du trek. Nuit à Qiaotou (sauf si je trouve un bus pour Shangri-la après le trek)
J25 Jeudi 12 décembre Trajet Qiaotou-Shangri-la (2h). Shangri-la.
J26 Vendredi 13 décembre Shangri-la et alentours
J27 Samedi 14 décembre Shangri-la et alentours
J28 Dimanche 15 décembre Shangri-la et alentours
J29 Lundi 16 décembre Deqin et alentours
J30 Mardi 17 décembre Deqin et alentours
J31 Mercredi 18 décembre Deqin et alentours
J32 Jeudi 19 décembre Deqin et alentours
J33 Vendredi 20 décembre Deqin. Bus de nuit Deqin -> Kunming
J34 Samedi 21 décembre Arrivée à Kunming le matin. Eventuellement Xi Shan (montagne de l'ouest).
J35 Dimanche 22 décembre Forêt de pierre de Shilin (sauf si problème de transport, auquel cas ça saute).
J36 Lundi 23 décembre Kunming. Vol vers Paris
J37 Mardi 24 décembre Arrivée à Paris
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Autres itinéraires envisagés :
A la base, je voulais passer à Chengde, mais j'ai l'impression que c'est redondant avec le Palais d'Eté de Pékin.
J'ai aussi voulu aller à Zhangjiajie et Fenghuan, mais j'ai le sentiment que ça fait faire beaucoup de trajet...
J'ai aussi envisagé de faire le vol Xi'an -> Hong-Kong et d'y passer 2-3 jours, dont un à Ocean Park tant pour les attractions que pour l'aquarium et le zoo, mais tout seul, je ne suis pas sûr d'en profiter autant, et la vie à Hong-Kong étant plus chère, cela me fera des économies.
J'ai tiré un trait sur Yuanyang, car je suis déjà allé à Sapa au Vietnam, et cela m'a l'air assez similaire.
Autres points :
J'ai tablé sur un budget moyen de 40€ par jour tout compris.
Un point qui me tient à coeur aussi, serait de faire du cheval du côté de Shangri-la ou Deqin. Savez-vous si c'est possible de participer à une excursion de 2-3 jours à cheval ? Un idée du budget ?
C'est mon premier voyage seul, j'ai déjà eu l'occasion de partir à deux au Vietnam et en Malaisie (dont une semaine seul), et j'ai fais quelques autres pays avec ma famille. J'ai 24 ans, et suis un homme, pour info. Du genre assez timide, cela me forcera à aller vers les gens...mais si vous avez des conseils à me donner, je suis preneur car j'avoue que j'ai un peu la trouille :)
Je me suis acheté un guide de conversation pour m'aider, je suis actuellement en train de le parcourir...
Je pars avec mon sac à dos, le plus léger possible (je me suis fait opérer de la colonne vertébrale l'an dernier, et je ne dois pas porter plus de 10kg :s). Je suis ouvert à dormir en auberge de jeunesse et hôtels pas chers. Je suis prêt à dormir dans des conditions pas terrible la plupart du temps, mais une nuit sur 3-4 dans un hôtel un chouya plus cher pour vraiment me reposer.
Merci d'avance pour tous vos avis et conseils ! Ce forum est une mine d'or !
Pékin, puis le Xinjiang, aux frontières du Pakistan, du Tadjikistan et du Kirghizistan… English translation pending
Pékin, puis le Xinjiang, aux frontières du Pakistan, du Tadjikistan et du Kirghizistan…
Toutes les photos sur www.naruwan.fr
Mais tout d’abord une courte escale à Pékin Pékin, c’est trop grand. Les distances sont considérables. Je ne suis pas allé revoir ce que j‘avais vu il y a une dizaine d’années. Un peu perdu un jour, des mamies pékinoises m’ont gentiment indiquées le bon bus, elles prenaient le même, et m’ont accompagné jusqu’à la station de métro que je cherchais désespérément. Xièxiè. Et heureusement que chaque soir, un vieux copain pékinois m’a fait découvrir de délicieux restaurants. De nuit, dans sa Peugeot ? (t’as vu j’ai acheté une voiture française) on a remonté une avenue sur des kilomètres jusqu’à la place Tiananmen…mais ingarable… Le centre d’art contemporain dénommé 798 est relativement intéressant. Ancienne usine désaffectée, 600 hectares..C’est ici que certains peintres Chinois ''modernes''ont commencé a recevoir une reconnaissance internationale.
Urumqi, province du Xinjiang. Taxi vers l’hôtel Maitian, une petite heure à cause des embouteillages. Ce n’est qu’ensuite que j’ai su qu’il y avait une navette beaucoup moins chère qui s’arrêtait à deux pas de cet hôtel. Rien de particulier, hôtel de voyageurs, mais central. Personnel courtois. WIFI. Rencontré trop rapidement une adorable famille française et leurs cinq enfants qui profitent d’une année sabbatique en Asie.www, une année de gagnée. Blog interdit de lecture en Chine… car soutenu par Blogger. On se demande bien pourquoi. Je les retrouverai tout aussi rapidement 3 semaines plus tard, toujours aussi enthousiastes.
A Urumqi, ça peut servir A 2 minutes à pied, il y a, si besoin était, un grand hôpital où je me suis rendu pour terrasser un gros rhume. Chacun sa méthode, mais, en Chine, je préfère consulter un médecin plutôt que d’acheter n’importe quoi dans une pharmacie. Note. En Chine on trouve deux types de pharmacie. Les vraies de médecine chinoise traditionnelle et les pharmacies dites "occidentales"’. Ensuite on trouve ce que j’appelle des "débits de médicaments" ou un personnel non formé vous refilera n’importe quoi… Et plus c’est cher… Bref, j’arrive à 08.15 et une queue bonhomme d’une bonne soixantaine de personnes m’attend déjà, sans tricheurs, ce qui est rarissime en Chine. Hôpital flambant neuf, sol en marbre, mais seulement cinq malheureuses chaises, pauvres personnes âgées qui doivent rester debout plus d’une heure, quelques habitués ont apporté leur pliant. Peut-être que les tricheurs respectent les hôpitaux… à moins que les patients ne supportent pas les tricheurs. 09.00 heures, ouverture de deux guichets sur six, je règle 7 rmb, puis, muni de mon récépissé, je vais attendre le médecin qui ne commence à consulter qu’à partir de 09.50 heures. Comme dans tous les hôpitaux publics en Chine, le médecin reçoit dans son cabinet plusieurs patients à la fois et donc tout le monde est au courant de votre maladie. Le médecin m’a bien ausculté, prescrit des médicaments que je suis tout d’abord allé payer, 150 rmb, puis retour chez le médecin pour qu’il m’indique la posologie. A 11.00 heures, c’était terminé. Il faut avoir du temps en Chine. Le traitement a été efficace. La même manip me prend une heure à Taipei, cherchez l’erreur.
Avril à Urumqi. Grand soleil, ciel limpide bleu, mais à l’ombre, il fait frais. (L’hiver, c’est moins 20 degrés minimum…) Pas grand-chose à voir, pour ne pas dire rien à voir. Des dizaines et des dizaines de hauts immeubles en construction, des embouteillages ‘’pékinois’’… Le Grand bazar est minable et les vendeurs pas amènes du tout. Une visite au musée vaut quand même la peine. Le grand parc à coté de l’hôtel Maitian tient plus de la maison de retraite que d’un parc. Il est triste, suranné, poussiéreux et il y a même quelques arbres en plastique fluo, sans doute pour égayer l’hiver. De vieux messieurs, munis de leur pinceau géant à l’eau et d’un cahier d’exercices à la main tracent d’élégants caractères traditionnels éphémères sur le sol. Traditionnels. Ceux utilisés à Hong-Kong et à Taïwan, par opposition aux moches caractères simplifiés utilisés en Chine. Bon dîner avec un contact de Couchsurfing et bonne soirée.
Départ pour Turpan Quitté l'hôtel d’Urumqi et, à 3 minutes à pied de l’hôtel, emprunté un bus bondé comme un jour de grève dans le métro parisien. Au pied de la porte du bus, à ma gauche et à ma droite deux jeunes pétasses essayaient de me passer sur le corps, bien que la largeur de la porte soit plus ou moins équivalente à la largeur de mon sac-à-dos et malgré les hurlements de la conductrice à leur égard. Avec mon gros sac-à-dos j’avais du mal. La conductrice, charmante, m’a dit de le poser sur le moteur, ce qui était super sympa et ainsi je restai près d’elle ayant trop peur de me retrouver au milieu sans pouvoir ni savoir où descendre. Ce serait trop simple si le bus s’arrêtait juste devant la gare des cars. Non, il s’arrête plus loin , mais en passant devant, elle m'a dit : "voilà la gare" et mimé que je devrais y aller à pied. 5 minutes. Il y a des cars toutes les trente minutes pour Turpan. Désolation. Je n’avais encore jamais vu de contrée si triste. Paysage de caillasse et ciel gris pendant trois heures. Le ciel d’azur d’Urumqi avait disparu. Quelques masures, quelques usines crachant de la fumée, et, sur 80 kilomètres de long (dixit le guide), des centaines d’éoliennes qui ne tournaient pas faute de vent. Puis quelques arbres qui commençaient à verdir, et des fruitiers éclatant de fleurs. On descend très doucement puisque Turpan est à 164 mètres sous le niveau de la mer, et je me suis surpris à décompresser mes oreilles. Le car était climatisé. Il fait 28 ici et, habillé chaudement, j’ai commencé à ranger ma doudoune - bien agréable lorsqu’on est à l’ombre à Urumqi -, avant de chercher l’hôtel. 3 minutes à pied. L’hôtel Dong Fang est à 20 mètres de la gare. Heureusement qu’une relation locale de couchsurfing avait réservé pour moi et qu’un gentil couple de Ouïghours a aidé l’employée, qui ne parlait pas Chinois, à remplir ma fiche d'hôtel rédigée en chinois sans "sous-titres" en anglais. C’est glauque à souhait, comme généralement tous les hôtels proches des gares, mais très pratique pour reprendre un car, et central. 110 rmb. Un lit moins dur qu’à Urumqi et de l’eau chaude à volonté dans une salle de bains en marbre. Très calme bien que donnant sur la rue..Mais bon, heureusement que pour dormir j’ai mon "sac-à-viande", propre. Puis, par hasard "Pinot simple flic" est venu à l’hôtel contrôler mon passeport. On a bavardé (‘’il ne m’a pas "questionné’’) et il m’a spontanément invité chez lui. On a d’abord marché et fait 4 pharmacies d’où il est ressorti bredouille, jusqu’à ce que, par hasard, ce soit moi qui en voie une où il a trouvé son bonheur, puis on est allé chez lui. Appartement spacieux très joliment décoré de style ouïghour. On a bu un bon thé parfumé, pas un insipide thé chinois, et grignoté la spécialité locale, des raisins secs. Son uniforme, c’est un blouson bleu avec, sur le poignet d’une des manches, un petit POLICE brodé en blanc. Pas de signe chinois. Ce n’est pas le commissaire, le commissaire ne doit pas contrôler les passeports dans les hôtels minables. Il m’a déposé dans un salon de massage de pieds "sérieux" où j’ai été remis sur pied. Quinnan Lu est une très longue et large avenue, en partie piétonne, intégralement couverte d’immenses tonnelles de vignes naissantes, dont l’ombre rafraîchissante doit être oh combien appréciée l’été, mais je les raterai puisque ce n’est pas encore la saison. Il faisait 28 degrés et le soleil se couche à 21h 30 L’été, il peut faire jusqu’à 43 degrés, voire plus. Le climat est particulièrement sec. L’on dit qu’il ne pleut jamais ici. Un petit tour au marché, en face de la gare des cars. Rien de chinois. Ici, c'est le pays des Ouighours et probablement d’autres minorités "appellation chinoise" que je ne sais pas encore distinguer. Pains, pastèques et ananas à la poussière, soieries et soieries en polyester, vêtements, chaussures, tapis, parfums, patchoulis, couteaux, onguents, barbiers, fruits, glaces "italiennes", fruits secs, des dizaines de raisins secs de toute taille, vert, noir et rouge sombre, thé, fleurs séchées, cardamone, épices, vendeurs de bois de cerf aux vertus soi-disant aphrodisiaques, et tant d’autres produits dont je connais ni l’origine ni l’usage. A 20 centimètres au-dessus du sol, de grandes barres "casse gueule" en acier incassable découpent le marché en zones pour les interdire aux véhicules. Les gens sont beaucoup plus souriants qu'à Urumqi. De nombreux gamins me lancent des "Hello", de rares commerçants ne tirent pas une gueule longue comme ça. Mais bon, je n’ai pour l’instant passé que quelques heures. Deux adorables gamines qui faisaient leurs devoirs sur le trottoir sur une borne en pierre, scène courante en Chine, se sont enfuies à ma vue en laissant cartables et devoirs. Elles ont joué à se faire peur. Patatras. Alors que je revenais sur mes pas un peu plus tard, elles se sont à nouveau enfuies en courant et en hurlant… Au marché, en face de la gare, j’ai pris en photo une jolie porte en bois peinte, et un jeune con de barbier, un gamin imberbe, m’a fait un scandale parce que je prenais la porte en photo. A regret, j’ai gardé mes insultes chinoises. J’eusse été accompagne de "Pinot simple flic", qu’il ne l’aurait pas ramenée… Je suis rentré chez son voisin et lui ai demandé si je pouvais me faire raser le lendemain, grand sourire, mais bien sûr. De vieux Ouighours à la peau burinée se faisaient raser et masser délicatement le visage. Ca doit être super, cela me rappellera mon rasage en Turquie au 20ème siècle. De retour à l’hôtel, j’ai branché la bouilloire, et immédiatement tout l’étage (y compris ma chambre) a disjoncté. Les voisins sont sortis dans le couloir, y compris un commerçant pakistanais qui m’a salué d’un "Salam Alikum" puis s’est exprimé en anglais avec cet accent typique. En la branchant dans la salle de bains, ça fonctionne. J’ai fait chauffer deux fois la bouilloire et ébouillanté le siège des toilettes, on n’est jamais assez prudent. A…, un correspondant de Couchsurfing, un Ouighour, celui-là même qui m’avait réservé ma chambre, est venu me chercher. Rendez-vous était pris à 11 heures, "Beijing's Time". Ici, il faut faire attention, particulièrement pour certains horaires. Il y a en effet l’heure officielle de Pékin et l’heure locale… plus adaptée à la course du soleil. Les trains et cars "marchent" à l’heure de Pékin. En deux temps trois mouvements, on a traversé la rue, et, grâce à lui, j'ai pu recharger mon portable chez China Mobile, chose qui m’a été impossible à Urumqi (ils voulaient me vendre une autre SIM, prétextant qu' on ne pouvait pas recharger une carte achetée à Pékin.…) su combien d’unités il me restait (impossible à savoir à Urumqi) acheté en face un billet de train et couchette du milieu, la plus confortable, pour Kasghar, à 23 heures de train… Départ dimanche midi. On s’est vu une heure. Il est professeur d’anglais avec un bon accent, première fois que je rencontre un Chinois professeur d’anglais compréhensible. L’été, pendant les vacances scolaires, il devient guide touristique. Il m’a fait goûter des choses que je n’aurais sans doute pas découvertes seul et c’était délicieux. Puis le musée de Turpan, assez grandiose, mais bon… Un tour de taxi à la périphérie de la ville, pour voir. RAS Ce garçon m’a "organisé" un circuit pour samedi avec un chauffeur qui parle anglais. C’est bien, mais il ne parle pas bien chinois, comme j’ai pu le constater lorsqu’il m’a appelé tout à l’heure pour confirmation. Parler chinois n’est pas non plus leur tasse de thé… "Pinot simple flic"’m’a également appelé, et on s’est compris. Il me prend demain et on va se balader car il n’est pas de service. Pas surpris, je me suis vu interdire d’accès d’internet café. Ce soir, je viens de changer d’hôtel. Turpan Hotel Qiannan Lu No2. Chambre trois lits, des serviettes pour trois, au sous-sol frais, pour 50 rmb alors que je payais 100 rmb. Mais là n’est pas l’intérêt. Il y a la WIFI qui fonctionne bien. Le précédent hôtel était pourri, celui-ci est un hôtel des Milles et une nuit super, et le personnel à la réception est adorable. Petit déjeuner possible. J’en ai pris un. Le personnel m’a offert des suppléments. C’est notre cadeau, m’ont-elles dit. Il n’y a que très peu de clients, vu la saison. "Pinot simple flic"’ m’avait donné rendez-vous à midi. Enfin, c’est ce que j’avais interprété. 12.20, personne. Coup de fil et il y avait un décalage horaire que je n’avais pas bien saisi. J’ai donc découvert l’heure de Pékin et l’heure locale qui diffère de deux heures… En l’attendant, re-visite du marché. De jeunes Ouighours m’ont invité à jouer une partie de billard qui est une passion en Chine. Il y a en a même dans les villages les plus reculés. Mais comme depuis gamins ils y jouent du matin au soir, je ne faisais pas le poids. J’ai quand même réussi à mettre quelques boules et sauvé ‘’la face’’ sous leurs applaudissements. Tu es Americain ? Non je suis Français. Ah Dazine. Repète ! Dazine footbool. Ah ! tu veux dire Zidane… Le policier est arrivé. On est tout d’abord allé à pied rejoindre ses copains qui buvaient un coup. Fort heureusement, le premier jour j’ai dit à ce monsieur que je ne buvais pas…Mon œil… mais j’ai bien fait. Lui non plus mais ses copains descendent les bières à une vitesse stupéfiante, l’un d’entre eux les décapsulant comme un légionnaire, c’est-à-dire avec les dents… Après je ne sais combien de parlottes en Ouïghour, on est parti dans la campagne avec Pinot simple flic au volant, ce qui était plus raisonnable… On a traversé des hectares et des hectares de vignes, qui poussent le long de sortes de pergolas, à hauteur d’homme pour la collecte. Arrivés là, très concentrés, ils ont joué à un jeu local avec des pions noirs et blancs. Puis on est parti vers une seconde ferme, pour une nouvelle partie. Les hôtes ont été adorables avec moi, sortant une superbe pièce de tissu brodée afin que je m’assoie confortablement, dégustant des tomates cœur-de-bœuf. L’un d’entre eux, non joueur, m’a montré des maisons en ruine, des fours à pain, des puits. Sympa. Au moment du départ, le fils de mon hôte est rentré de l’école en vélo électrique. Contraste saisissant entre la demeure miséreuse et le vélo électrique. (Il y a des vélos électriques à partir de 195 euros, somme conséquente en Chine a ne surtout pas comparer avec l’Europe). Enfin vers 19.00 heures on est rentré à Turpan pour dîner dans la rue. Puis re-café et re-bières. Nous nous sommes éclipsés, notre bouteille d’eau minérale à la main.
> Visite de Jioaohe. Je suis le premier et nous sommes en tout et pour tout 5 ou 6 visiteurs. Il fait certes chaud, mais curieusement il y a un mince filet d’air frais. En sortant, après disons une bonne heure, les groupes arrivent, cornaqués par leur guide avec leur satanée sono de m… Ouf, j'ai pu apprécier tranquillement ce site. En saison touristique, ne pas oublier des boules Quies ou le MP3 à fond… avec de la musique ouïghour si l’on veut jouir de la majesté du site. Nous partons ensuite vers les "Karez" ce système de canalisation d’eaux souterraines unique au monde de par sa taille notamment. Plus de 5000 kilomètres de long, 172367 "puits d’air". Le musée est très pédagogique. L’on roule ensuite le long des célèbres Flaming Mountains et arrivons à (j’ai oublié le nom) ou juste à côté restent les décors d’un film chinois issus d’un célèbre roman ‘’Journey to the West’’ écrit au 16 eme siècle et attribué aWu Cheng'en. Puis les grottes de Bezelik où l’on ne peut pas prendre de photos, mais de toute façon il y a très peu de peintures murales encore visibles. J’ai plus tard trouvé un livre avec de nombreuses photos éblouissantes. Enfin, vue des murs d’enceinte en ruine de Gaochang. Bof. Tout ce périple se fait tranquillement dans la journée, avec, au milieu, une sieste réparatrice de 13.00 heures à 16.00 heures (fortement recommandée par le chauffeur) puisque l’on doit repasser par Turpan. (Mais il n’avait pas tort)
Kasghar Départ pour Kasghar à 11.47 heures. De Turpan il y a un bus toutes les demi-heures pour une bourgade voisine. Une heure de route, 5 minutes à pied et on arrive à la gare : chaos… Dans la sale (avec un seul L) d’attente, je bavarde avec un Chinois qui s’apprête à passer 40 heures dans le train pour rejoindre Pékin…sans couchette. Train couchettes, deux étages. Pas de chance, aucun passager de mon compartiment ne daigne me saluer, à l’exception d’un sympathique électronicien chinois qui m’initiera aux arcanes des trains chinois longue distance. Samovar distributeur d’eau chaude pour le thé et les nouilles, deux lavabos pour la toilette, avec de l’eau chaude s’il vous plaît ! En permanence, des vendeuses de fruits, nourriture, "nouilles en plastique" avec la plus forte concentration de MSG (glutamate monosodique) au monde, magazines, loueurs d’écrans portables épais de six bons centimètres, sur lesquels on peut visionner des films, employée qui passe et repasse la serpillière, balance un sceau d’eau dans les toilettes, et ramasse les boîtes de nouilles à coté de la grande poubelle vide. C’est sans doute trop fatigant de les jeter directement dans la poubelle… Tout au long de la voie, des milliers de sacs plastiques déchiquetés, des bouteilles, des boîtes de nouilles "instantanées" attendant de se faire désintégrer au siècle prochain. Les fenêtres sont fermées (et il doit faire bien chaud l’été…) mais c’est sans compter sur la cuvette des toilettes par ou passent des milliers d’articles… Train. Si possible, choisir un compartiment au milieu du wagon, loin des toilettes et de la jonction des wagons et du coin fumeur. Il y a aussi quelques compartiments avec deux couchettes (sans porte) qui peuvent être plus cosy à deux. Wagon pompeusement appelé "wagon restaurant". Mon voisin de table, face à moi, un jeune homme à la coiffure abondante et soignée, les ongles noirs de crasse, a découvert un cheveu (que j'ai vu) dans son assiette. Sans beuglement, il a appelé la serveuse qui s’est exécutée en retransvasant probablement son assiette dans une autre…
Mes voisins ayant sommeillé toute l’après-midi ont commencé le soir à jacasser. Ils ne parlaient pas chinois entre eux mais ont fini par bien vouloir comprendre mon chinois et sont allés discuter ailleurs. J’avais une couchette "dure", mais, ma foi, assez confortable grâce à la couverture en guise de second matelas. 07.00 heures. Alors que le soleil n’est pas encore levé et qu’on est bien dans sa couette, réveil en musique de tout le train, bah voyons… Arrivée 11.00 heures tapantes. Le taxi ne lisait pas le chinois et ne comprenait pas mon chinois…Heureusement que j’avais mon portable et qu'après une longue conversation avec mon hôtel on est enfin arrivé à bon port pour un prix juste, dixit la jeune femme chinoise qui gère le KKH Breeze hotel et son petit jardin que je recommande. Building 6-3-6313, Kangmei Xiaoqu, No. 268 Seman, Kashgar.
Selon elle, il y aurait 700 hôtels à Kasghar, et seulement 45 pour les étrangers. De l’hôtel, à pied, l’on peut tranquillement se rendre à la mosquée Aid Kah avec ses 140 piliers en bois ouvragés… La seule chose que l’on puisse voir après s’être fait racketter de 30 rmb, c’est le jardin minable, la façade et les fameux piliers en bois. A proximité, une partie non détruite du vieux Kasghar en cours de "relifting touristique"…Couleurs acidulées. Nombreux artisans y compris des fabricants d’instruments de musique, des chapeliers, des zingueurs, et des dizaines d’estaminets. Zéro touriste tant Européens que Chinois, nonchalance et j’menfoutisme. Un bus, le 20, m’emmène pour 1 rmb pour le Mausolée d’Abakh Khoja, l’un des plus beaux exemples d'architecture islamique en Chine. Afin de rejoindre ce mausolée, un scooter électrique me fait parcourir un petit kilomètre de zones d’habitations délabrées pour 3 rmb. Ces scooters électriques sont géniaux, mais en Chine on les appelle les "Silent killers". Entrée 30 rmb… Nous sommes en Chine. Mais magnifique bâtiment. J’ai raté le marché aux bestiaux de Kasghar qui n’a lieu que le dimanche. Au retour déambulation dans le Grand bazar, immense. Manque de chance, vent de sable assez fort qui se propulse dans toutes les allées. Les vendeurs passent leur temps à épousseter la marchandise et repousser la poussière un peu plus loin. Les pastèques perdent tout leur attrait, les verres de jus de grenade sont couverts de poussière couleur sable… comme un vieux cappuccino, ce qui ne décourage nullement les consommateurs. A Kasghar il y a deux superbes restaurants, se présentant comme "turcs". Très belle décoration, belle carte, bonne chère, savoureux thé servi dans des théières en argent, prix raisonnable. 80 rmb. Mais malgré trois fois plus de serveurs qu’un même restaurant en France, le service est d’une nullité affligeante. On dérange…
Départ pour la Karakoram highway Pour cause d’agenda bouleversé, j’ai pour la première fois traité avec www.olroadtours.com pour faire une partie de la fameuse Karakoram Highway, l’une des plus hautes routes du monde, qui joint Kasghar à Islamabad (Pakistan). Sur la partie chinoise, on roule à droite. Sur la partie pakistanaise, on roule à gauche… Ce sont les mêmes chauffeurs. Ca ne doit pas être triste…
De Kasghar à Tashkurghan De Kasghar à Tashkurghan, il y a environ 300 kilomètres. Il faisait un temps magnifique et les cimes encore enneigées montraient des sommets à plus de 7000 mètres dont le fameux Muztagh Ata à 7546 mètres. Très peu de circulation, route large en très bon état à 90 pour cent. On monte à 4400 mètres pour redescendre a 3300. J’ai eu une pensée pour une connaissance qui a fait cette route en vélo... seule jusqu’en Europe… Les photos sont plus parlantes. Le lac Karakul, tant vanté par les guides, ne m’a pas emballé du tout, le lac Lugu (certes plus grand), qui est à cheval sur le Yunnan et le Sichuan, est bien plus majestueux. Nous sommes en pays tadjik. Le Tadjikistan est très proche. Au bord du lac, quelques habitations tadjik en mauvais béton, tombant en ruine, des yaks y cherchent pâture. Le chauffeur s’est arêté chez un de ses "amis", dans une minuscule masure, ou le poêle ronronnait. On a bu le thé puis immédiatement, mais c’est bien compréhensible, l’hôte a sorti un sac de verroteries du Pakistan, disait-il. Pourquoi du Pakistan et pas du Xinjiang ? Pas de réponse. Ca doit être plus exotique… Le chauffeur/guide m’a proposé de passer la nuit là, mais j’ai décliné l’offre ne trouvant rien de bien intéressant à faire là. Tashkurghan. Le Stone castle, qui protégeait les caravanes est à visiter. La bourgade de Tashkurghan (dernière ville avant la frontière avec le Pakistan) en béton-armé où les seuls outils des architectes (ou plutôt des dessinateurs de parallélépipèdes), soit l’équerre et la règle, est remplie d’hôtels et assoupie. Seules les élégantes coiffes des femmes tadjiks ont retenu mon attention. Deux gamins qui sortaient de l’école m’ont demandé de les prendre en photo. Fais voir, et m’ont donné leur QQ. Ca y est, c’est posté. Naturellement, pour eux, je suis un Américain, et ils m’ont fait voir leurs cahiers d’exercices anglais. Pas mal du tout. Tu sais où il y a un barbier ? Et c’est parti. Le barbier, sympa, commence par une longue et forte friction manuelle du visage. A un moment, j’ai dit stop pour voir ce qu’il avait dans la main. Et non ce n’était pas un tampon-jex, mais sa main calleuse. Pas de savon à barbe. Rien à voir avec la douceur et les senteurs des barbiers turcs. Nuit avec une couverture chauffante, mais l’électricité étant coupée une bonne partie de la nuit, ce fut une mauvaise nuit, aussi probablement à cause de l’altitude. Retour hélas sous un temps plus ou moins bouché. Un couple qui a raté le car fait du stop. Le chauffeur les prend, mais c’est payant. Il est américain et sa copine est anglo-pakistanaise, tous deux profs d’anglais dans un bled en Chine. Ils sont habillés très légèrement et ont dormi (en fait crevé de froid) chez l’habitant. Ils dévoreront nos biscuits. Retour à Kasghar A Kasghar où les activités sont plus que limitées, j‘ai été très agréablement surpris par la visite d’une immense fabrique d’instruments de musique. (On n’en visite qu’une infime partie, mais j’ai estimé la fabrique à 800 mètres de long…) Pas de billet d’entrée. Un comble en Chine, et un guide adorable. En plus, ce qui n’a rien à voir avec la musique, il y a un artisan chapelier sympathique, qui vend des chapeaux en fourrures, des toques en mouton. A ne pas manquer. Avion pour Pékin, Survol du désert pendant sans doute plus d’une heure, disons plus de 1000 kilomètres, impressionnant. Le néant et des points microscopiques de vie. De vie ou de survie ?
Eh bien, en 2010 j'ai adoré mes trois mois dans le Yunnan, en 2011 j'ai aimé quelques parties du Sichuan (2.5 mois) mais je n'ai pas été emballé par ce que j’ai vu et ressenti au Xinjiang. On me rétorquera que je n’ai pas tout vu…
Les Ouïghours ne sont pas drôles du tout (à part un ou deux, y compris le policier de Turpan). Les chauffeurs de taxi ouïghours de Kasghar que j’ai hélé conduisent comme des brutes, pied au plancher, klaxon à fond pour n’importe quel prétexte… sans aucun respect pour les autres. Et je connais un tout petit peu la Chine pour pouvoir dire que je n’avais jamais encore vu autant de mépris pour les autres… Les autres, ce sont les autres véhicules et les pauvres piétons, carrioles à cheval, enfants… Un klaxon en France est utilisé environ 10.000 fois. En Chine, c’est 400.000 fois, ce qui fait que notamment les klaxons des voitures européennes produites en Chine sont sinisés.
> A cette période de l’année, il n’y a presque pas de touristes dans le Xinjiang... www.olroadtours.com > Le jour précédent j’ai rencontré le frère d’Abdul, "patron de Oldroadtour"’ qui m'a dit nous ferons/visiterons ceci et cela... y compris 2 heures de cheval en allant au lac Karakul. Nous avions convenu d’un prix hors tickets "racket" d’entrée sur les sites. Abdul, le patron chauffeur, est arrivé avec 15 minutes de retard, son bureau n’étant pourtant qu’à 5 minutes à pied de l’hôtel, et nous avons pris la route avec son mini van japonais confortable. Ce n’est pas un type désagréable, mais il ne s’exprimait qu’en mauvais anglais, et quand je lui demandais, comment on dit ca en chinois… Silence, je ne sais pas… Nous nous sommes arrêtés 30 min plus tard dans un village et avons acheté de l'eau (il faut beaucoup boire en altitude) et de quoi grignoter. Au lac Karakul, bien que n’ayant nulle envie de monter à cheval, l’endroit ne me branchait pas, je lui ai demandé où étaient les chevaux. Oh là bas… Je n’ai vu que de yaks... Arrivée à Tashkurgan : il y a de nombreux hôtels et il m'a demandé d’en choisir un, comment pourrais- je ? Puis il s’est garé devant celui qu’il connaissait. Il m’a demandé de payer 200 rmb + 100 caution de clé… J'ai dit désolé, mais l'accord incluait l'hôtel et la nourriture… Ah bon? Vous êtes sûr? Il n’a pas insisté, mais a essayé de me b..
> J’ai gelé dans l'hôtel et passé une mauvaise nuit. Couverture chauffante, mais pas d’électricité dans la chambre de ? (lorsque je me suis réveillé à cause du froid), à 06.00 heures. Moralité. Eviter cette agence qui aurait pignon sur rue. Ecrire noir sur blanc les prestations et les faire signer. Le chauffeur recommandé par le KKH Breeze n’était pas disponible.
Retour en avion à Urumqi, ou de nouveau j’ai eu le plaisir de dîner avec un contact de courchsurfing.
Toutes les photos sur www.naruwan.fr
Un remarquable guide en anglais Xinjiang China’s Central Asia de Jeremy Tredinnick, ISBN 978-962-217-790-1 Rien à voir avec le Lonely Planet Un site dédié, www.farwestchina.com, en anglais, d’un amoureux du Xinjiang. Site "illisible'' car censuré en Chine. A consulter avant de partir et pas pendant votre voyage.
Toutes les photos sur www.naruwan.fr
Mais tout d’abord une courte escale à Pékin Pékin, c’est trop grand. Les distances sont considérables. Je ne suis pas allé revoir ce que j‘avais vu il y a une dizaine d’années. Un peu perdu un jour, des mamies pékinoises m’ont gentiment indiquées le bon bus, elles prenaient le même, et m’ont accompagné jusqu’à la station de métro que je cherchais désespérément. Xièxiè. Et heureusement que chaque soir, un vieux copain pékinois m’a fait découvrir de délicieux restaurants. De nuit, dans sa Peugeot ? (t’as vu j’ai acheté une voiture française) on a remonté une avenue sur des kilomètres jusqu’à la place Tiananmen…mais ingarable… Le centre d’art contemporain dénommé 798 est relativement intéressant. Ancienne usine désaffectée, 600 hectares..C’est ici que certains peintres Chinois ''modernes''ont commencé a recevoir une reconnaissance internationale.
Urumqi, province du Xinjiang. Taxi vers l’hôtel Maitian, une petite heure à cause des embouteillages. Ce n’est qu’ensuite que j’ai su qu’il y avait une navette beaucoup moins chère qui s’arrêtait à deux pas de cet hôtel. Rien de particulier, hôtel de voyageurs, mais central. Personnel courtois. WIFI. Rencontré trop rapidement une adorable famille française et leurs cinq enfants qui profitent d’une année sabbatique en Asie.www, une année de gagnée. Blog interdit de lecture en Chine… car soutenu par Blogger. On se demande bien pourquoi. Je les retrouverai tout aussi rapidement 3 semaines plus tard, toujours aussi enthousiastes.
A Urumqi, ça peut servir A 2 minutes à pied, il y a, si besoin était, un grand hôpital où je me suis rendu pour terrasser un gros rhume. Chacun sa méthode, mais, en Chine, je préfère consulter un médecin plutôt que d’acheter n’importe quoi dans une pharmacie. Note. En Chine on trouve deux types de pharmacie. Les vraies de médecine chinoise traditionnelle et les pharmacies dites "occidentales"’. Ensuite on trouve ce que j’appelle des "débits de médicaments" ou un personnel non formé vous refilera n’importe quoi… Et plus c’est cher… Bref, j’arrive à 08.15 et une queue bonhomme d’une bonne soixantaine de personnes m’attend déjà, sans tricheurs, ce qui est rarissime en Chine. Hôpital flambant neuf, sol en marbre, mais seulement cinq malheureuses chaises, pauvres personnes âgées qui doivent rester debout plus d’une heure, quelques habitués ont apporté leur pliant. Peut-être que les tricheurs respectent les hôpitaux… à moins que les patients ne supportent pas les tricheurs. 09.00 heures, ouverture de deux guichets sur six, je règle 7 rmb, puis, muni de mon récépissé, je vais attendre le médecin qui ne commence à consulter qu’à partir de 09.50 heures. Comme dans tous les hôpitaux publics en Chine, le médecin reçoit dans son cabinet plusieurs patients à la fois et donc tout le monde est au courant de votre maladie. Le médecin m’a bien ausculté, prescrit des médicaments que je suis tout d’abord allé payer, 150 rmb, puis retour chez le médecin pour qu’il m’indique la posologie. A 11.00 heures, c’était terminé. Il faut avoir du temps en Chine. Le traitement a été efficace. La même manip me prend une heure à Taipei, cherchez l’erreur.
Avril à Urumqi. Grand soleil, ciel limpide bleu, mais à l’ombre, il fait frais. (L’hiver, c’est moins 20 degrés minimum…) Pas grand-chose à voir, pour ne pas dire rien à voir. Des dizaines et des dizaines de hauts immeubles en construction, des embouteillages ‘’pékinois’’… Le Grand bazar est minable et les vendeurs pas amènes du tout. Une visite au musée vaut quand même la peine. Le grand parc à coté de l’hôtel Maitian tient plus de la maison de retraite que d’un parc. Il est triste, suranné, poussiéreux et il y a même quelques arbres en plastique fluo, sans doute pour égayer l’hiver. De vieux messieurs, munis de leur pinceau géant à l’eau et d’un cahier d’exercices à la main tracent d’élégants caractères traditionnels éphémères sur le sol. Traditionnels. Ceux utilisés à Hong-Kong et à Taïwan, par opposition aux moches caractères simplifiés utilisés en Chine. Bon dîner avec un contact de Couchsurfing et bonne soirée.
Départ pour Turpan Quitté l'hôtel d’Urumqi et, à 3 minutes à pied de l’hôtel, emprunté un bus bondé comme un jour de grève dans le métro parisien. Au pied de la porte du bus, à ma gauche et à ma droite deux jeunes pétasses essayaient de me passer sur le corps, bien que la largeur de la porte soit plus ou moins équivalente à la largeur de mon sac-à-dos et malgré les hurlements de la conductrice à leur égard. Avec mon gros sac-à-dos j’avais du mal. La conductrice, charmante, m’a dit de le poser sur le moteur, ce qui était super sympa et ainsi je restai près d’elle ayant trop peur de me retrouver au milieu sans pouvoir ni savoir où descendre. Ce serait trop simple si le bus s’arrêtait juste devant la gare des cars. Non, il s’arrête plus loin , mais en passant devant, elle m'a dit : "voilà la gare" et mimé que je devrais y aller à pied. 5 minutes. Il y a des cars toutes les trente minutes pour Turpan. Désolation. Je n’avais encore jamais vu de contrée si triste. Paysage de caillasse et ciel gris pendant trois heures. Le ciel d’azur d’Urumqi avait disparu. Quelques masures, quelques usines crachant de la fumée, et, sur 80 kilomètres de long (dixit le guide), des centaines d’éoliennes qui ne tournaient pas faute de vent. Puis quelques arbres qui commençaient à verdir, et des fruitiers éclatant de fleurs. On descend très doucement puisque Turpan est à 164 mètres sous le niveau de la mer, et je me suis surpris à décompresser mes oreilles. Le car était climatisé. Il fait 28 ici et, habillé chaudement, j’ai commencé à ranger ma doudoune - bien agréable lorsqu’on est à l’ombre à Urumqi -, avant de chercher l’hôtel. 3 minutes à pied. L’hôtel Dong Fang est à 20 mètres de la gare. Heureusement qu’une relation locale de couchsurfing avait réservé pour moi et qu’un gentil couple de Ouïghours a aidé l’employée, qui ne parlait pas Chinois, à remplir ma fiche d'hôtel rédigée en chinois sans "sous-titres" en anglais. C’est glauque à souhait, comme généralement tous les hôtels proches des gares, mais très pratique pour reprendre un car, et central. 110 rmb. Un lit moins dur qu’à Urumqi et de l’eau chaude à volonté dans une salle de bains en marbre. Très calme bien que donnant sur la rue..Mais bon, heureusement que pour dormir j’ai mon "sac-à-viande", propre. Puis, par hasard "Pinot simple flic" est venu à l’hôtel contrôler mon passeport. On a bavardé (‘’il ne m’a pas "questionné’’) et il m’a spontanément invité chez lui. On a d’abord marché et fait 4 pharmacies d’où il est ressorti bredouille, jusqu’à ce que, par hasard, ce soit moi qui en voie une où il a trouvé son bonheur, puis on est allé chez lui. Appartement spacieux très joliment décoré de style ouïghour. On a bu un bon thé parfumé, pas un insipide thé chinois, et grignoté la spécialité locale, des raisins secs. Son uniforme, c’est un blouson bleu avec, sur le poignet d’une des manches, un petit POLICE brodé en blanc. Pas de signe chinois. Ce n’est pas le commissaire, le commissaire ne doit pas contrôler les passeports dans les hôtels minables. Il m’a déposé dans un salon de massage de pieds "sérieux" où j’ai été remis sur pied. Quinnan Lu est une très longue et large avenue, en partie piétonne, intégralement couverte d’immenses tonnelles de vignes naissantes, dont l’ombre rafraîchissante doit être oh combien appréciée l’été, mais je les raterai puisque ce n’est pas encore la saison. Il faisait 28 degrés et le soleil se couche à 21h 30 L’été, il peut faire jusqu’à 43 degrés, voire plus. Le climat est particulièrement sec. L’on dit qu’il ne pleut jamais ici. Un petit tour au marché, en face de la gare des cars. Rien de chinois. Ici, c'est le pays des Ouighours et probablement d’autres minorités "appellation chinoise" que je ne sais pas encore distinguer. Pains, pastèques et ananas à la poussière, soieries et soieries en polyester, vêtements, chaussures, tapis, parfums, patchoulis, couteaux, onguents, barbiers, fruits, glaces "italiennes", fruits secs, des dizaines de raisins secs de toute taille, vert, noir et rouge sombre, thé, fleurs séchées, cardamone, épices, vendeurs de bois de cerf aux vertus soi-disant aphrodisiaques, et tant d’autres produits dont je connais ni l’origine ni l’usage. A 20 centimètres au-dessus du sol, de grandes barres "casse gueule" en acier incassable découpent le marché en zones pour les interdire aux véhicules. Les gens sont beaucoup plus souriants qu'à Urumqi. De nombreux gamins me lancent des "Hello", de rares commerçants ne tirent pas une gueule longue comme ça. Mais bon, je n’ai pour l’instant passé que quelques heures. Deux adorables gamines qui faisaient leurs devoirs sur le trottoir sur une borne en pierre, scène courante en Chine, se sont enfuies à ma vue en laissant cartables et devoirs. Elles ont joué à se faire peur. Patatras. Alors que je revenais sur mes pas un peu plus tard, elles se sont à nouveau enfuies en courant et en hurlant… Au marché, en face de la gare, j’ai pris en photo une jolie porte en bois peinte, et un jeune con de barbier, un gamin imberbe, m’a fait un scandale parce que je prenais la porte en photo. A regret, j’ai gardé mes insultes chinoises. J’eusse été accompagne de "Pinot simple flic", qu’il ne l’aurait pas ramenée… Je suis rentré chez son voisin et lui ai demandé si je pouvais me faire raser le lendemain, grand sourire, mais bien sûr. De vieux Ouighours à la peau burinée se faisaient raser et masser délicatement le visage. Ca doit être super, cela me rappellera mon rasage en Turquie au 20ème siècle. De retour à l’hôtel, j’ai branché la bouilloire, et immédiatement tout l’étage (y compris ma chambre) a disjoncté. Les voisins sont sortis dans le couloir, y compris un commerçant pakistanais qui m’a salué d’un "Salam Alikum" puis s’est exprimé en anglais avec cet accent typique. En la branchant dans la salle de bains, ça fonctionne. J’ai fait chauffer deux fois la bouilloire et ébouillanté le siège des toilettes, on n’est jamais assez prudent. A…, un correspondant de Couchsurfing, un Ouighour, celui-là même qui m’avait réservé ma chambre, est venu me chercher. Rendez-vous était pris à 11 heures, "Beijing's Time". Ici, il faut faire attention, particulièrement pour certains horaires. Il y a en effet l’heure officielle de Pékin et l’heure locale… plus adaptée à la course du soleil. Les trains et cars "marchent" à l’heure de Pékin. En deux temps trois mouvements, on a traversé la rue, et, grâce à lui, j'ai pu recharger mon portable chez China Mobile, chose qui m’a été impossible à Urumqi (ils voulaient me vendre une autre SIM, prétextant qu' on ne pouvait pas recharger une carte achetée à Pékin.…) su combien d’unités il me restait (impossible à savoir à Urumqi) acheté en face un billet de train et couchette du milieu, la plus confortable, pour Kasghar, à 23 heures de train… Départ dimanche midi. On s’est vu une heure. Il est professeur d’anglais avec un bon accent, première fois que je rencontre un Chinois professeur d’anglais compréhensible. L’été, pendant les vacances scolaires, il devient guide touristique. Il m’a fait goûter des choses que je n’aurais sans doute pas découvertes seul et c’était délicieux. Puis le musée de Turpan, assez grandiose, mais bon… Un tour de taxi à la périphérie de la ville, pour voir. RAS Ce garçon m’a "organisé" un circuit pour samedi avec un chauffeur qui parle anglais. C’est bien, mais il ne parle pas bien chinois, comme j’ai pu le constater lorsqu’il m’a appelé tout à l’heure pour confirmation. Parler chinois n’est pas non plus leur tasse de thé… "Pinot simple flic"’m’a également appelé, et on s’est compris. Il me prend demain et on va se balader car il n’est pas de service. Pas surpris, je me suis vu interdire d’accès d’internet café. Ce soir, je viens de changer d’hôtel. Turpan Hotel Qiannan Lu No2. Chambre trois lits, des serviettes pour trois, au sous-sol frais, pour 50 rmb alors que je payais 100 rmb. Mais là n’est pas l’intérêt. Il y a la WIFI qui fonctionne bien. Le précédent hôtel était pourri, celui-ci est un hôtel des Milles et une nuit super, et le personnel à la réception est adorable. Petit déjeuner possible. J’en ai pris un. Le personnel m’a offert des suppléments. C’est notre cadeau, m’ont-elles dit. Il n’y a que très peu de clients, vu la saison. "Pinot simple flic"’ m’avait donné rendez-vous à midi. Enfin, c’est ce que j’avais interprété. 12.20, personne. Coup de fil et il y avait un décalage horaire que je n’avais pas bien saisi. J’ai donc découvert l’heure de Pékin et l’heure locale qui diffère de deux heures… En l’attendant, re-visite du marché. De jeunes Ouighours m’ont invité à jouer une partie de billard qui est une passion en Chine. Il y a en a même dans les villages les plus reculés. Mais comme depuis gamins ils y jouent du matin au soir, je ne faisais pas le poids. J’ai quand même réussi à mettre quelques boules et sauvé ‘’la face’’ sous leurs applaudissements. Tu es Americain ? Non je suis Français. Ah Dazine. Repète ! Dazine footbool. Ah ! tu veux dire Zidane… Le policier est arrivé. On est tout d’abord allé à pied rejoindre ses copains qui buvaient un coup. Fort heureusement, le premier jour j’ai dit à ce monsieur que je ne buvais pas…Mon œil… mais j’ai bien fait. Lui non plus mais ses copains descendent les bières à une vitesse stupéfiante, l’un d’entre eux les décapsulant comme un légionnaire, c’est-à-dire avec les dents… Après je ne sais combien de parlottes en Ouïghour, on est parti dans la campagne avec Pinot simple flic au volant, ce qui était plus raisonnable… On a traversé des hectares et des hectares de vignes, qui poussent le long de sortes de pergolas, à hauteur d’homme pour la collecte. Arrivés là, très concentrés, ils ont joué à un jeu local avec des pions noirs et blancs. Puis on est parti vers une seconde ferme, pour une nouvelle partie. Les hôtes ont été adorables avec moi, sortant une superbe pièce de tissu brodée afin que je m’assoie confortablement, dégustant des tomates cœur-de-bœuf. L’un d’entre eux, non joueur, m’a montré des maisons en ruine, des fours à pain, des puits. Sympa. Au moment du départ, le fils de mon hôte est rentré de l’école en vélo électrique. Contraste saisissant entre la demeure miséreuse et le vélo électrique. (Il y a des vélos électriques à partir de 195 euros, somme conséquente en Chine a ne surtout pas comparer avec l’Europe). Enfin vers 19.00 heures on est rentré à Turpan pour dîner dans la rue. Puis re-café et re-bières. Nous nous sommes éclipsés, notre bouteille d’eau minérale à la main.
> Visite de Jioaohe. Je suis le premier et nous sommes en tout et pour tout 5 ou 6 visiteurs. Il fait certes chaud, mais curieusement il y a un mince filet d’air frais. En sortant, après disons une bonne heure, les groupes arrivent, cornaqués par leur guide avec leur satanée sono de m… Ouf, j'ai pu apprécier tranquillement ce site. En saison touristique, ne pas oublier des boules Quies ou le MP3 à fond… avec de la musique ouïghour si l’on veut jouir de la majesté du site. Nous partons ensuite vers les "Karez" ce système de canalisation d’eaux souterraines unique au monde de par sa taille notamment. Plus de 5000 kilomètres de long, 172367 "puits d’air". Le musée est très pédagogique. L’on roule ensuite le long des célèbres Flaming Mountains et arrivons à (j’ai oublié le nom) ou juste à côté restent les décors d’un film chinois issus d’un célèbre roman ‘’Journey to the West’’ écrit au 16 eme siècle et attribué aWu Cheng'en. Puis les grottes de Bezelik où l’on ne peut pas prendre de photos, mais de toute façon il y a très peu de peintures murales encore visibles. J’ai plus tard trouvé un livre avec de nombreuses photos éblouissantes. Enfin, vue des murs d’enceinte en ruine de Gaochang. Bof. Tout ce périple se fait tranquillement dans la journée, avec, au milieu, une sieste réparatrice de 13.00 heures à 16.00 heures (fortement recommandée par le chauffeur) puisque l’on doit repasser par Turpan. (Mais il n’avait pas tort)
Kasghar Départ pour Kasghar à 11.47 heures. De Turpan il y a un bus toutes les demi-heures pour une bourgade voisine. Une heure de route, 5 minutes à pied et on arrive à la gare : chaos… Dans la sale (avec un seul L) d’attente, je bavarde avec un Chinois qui s’apprête à passer 40 heures dans le train pour rejoindre Pékin…sans couchette. Train couchettes, deux étages. Pas de chance, aucun passager de mon compartiment ne daigne me saluer, à l’exception d’un sympathique électronicien chinois qui m’initiera aux arcanes des trains chinois longue distance. Samovar distributeur d’eau chaude pour le thé et les nouilles, deux lavabos pour la toilette, avec de l’eau chaude s’il vous plaît ! En permanence, des vendeuses de fruits, nourriture, "nouilles en plastique" avec la plus forte concentration de MSG (glutamate monosodique) au monde, magazines, loueurs d’écrans portables épais de six bons centimètres, sur lesquels on peut visionner des films, employée qui passe et repasse la serpillière, balance un sceau d’eau dans les toilettes, et ramasse les boîtes de nouilles à coté de la grande poubelle vide. C’est sans doute trop fatigant de les jeter directement dans la poubelle… Tout au long de la voie, des milliers de sacs plastiques déchiquetés, des bouteilles, des boîtes de nouilles "instantanées" attendant de se faire désintégrer au siècle prochain. Les fenêtres sont fermées (et il doit faire bien chaud l’été…) mais c’est sans compter sur la cuvette des toilettes par ou passent des milliers d’articles… Train. Si possible, choisir un compartiment au milieu du wagon, loin des toilettes et de la jonction des wagons et du coin fumeur. Il y a aussi quelques compartiments avec deux couchettes (sans porte) qui peuvent être plus cosy à deux. Wagon pompeusement appelé "wagon restaurant". Mon voisin de table, face à moi, un jeune homme à la coiffure abondante et soignée, les ongles noirs de crasse, a découvert un cheveu (que j'ai vu) dans son assiette. Sans beuglement, il a appelé la serveuse qui s’est exécutée en retransvasant probablement son assiette dans une autre…
Mes voisins ayant sommeillé toute l’après-midi ont commencé le soir à jacasser. Ils ne parlaient pas chinois entre eux mais ont fini par bien vouloir comprendre mon chinois et sont allés discuter ailleurs. J’avais une couchette "dure", mais, ma foi, assez confortable grâce à la couverture en guise de second matelas. 07.00 heures. Alors que le soleil n’est pas encore levé et qu’on est bien dans sa couette, réveil en musique de tout le train, bah voyons… Arrivée 11.00 heures tapantes. Le taxi ne lisait pas le chinois et ne comprenait pas mon chinois…Heureusement que j’avais mon portable et qu'après une longue conversation avec mon hôtel on est enfin arrivé à bon port pour un prix juste, dixit la jeune femme chinoise qui gère le KKH Breeze hotel et son petit jardin que je recommande. Building 6-3-6313, Kangmei Xiaoqu, No. 268 Seman, Kashgar.
Selon elle, il y aurait 700 hôtels à Kasghar, et seulement 45 pour les étrangers. De l’hôtel, à pied, l’on peut tranquillement se rendre à la mosquée Aid Kah avec ses 140 piliers en bois ouvragés… La seule chose que l’on puisse voir après s’être fait racketter de 30 rmb, c’est le jardin minable, la façade et les fameux piliers en bois. A proximité, une partie non détruite du vieux Kasghar en cours de "relifting touristique"…Couleurs acidulées. Nombreux artisans y compris des fabricants d’instruments de musique, des chapeliers, des zingueurs, et des dizaines d’estaminets. Zéro touriste tant Européens que Chinois, nonchalance et j’menfoutisme. Un bus, le 20, m’emmène pour 1 rmb pour le Mausolée d’Abakh Khoja, l’un des plus beaux exemples d'architecture islamique en Chine. Afin de rejoindre ce mausolée, un scooter électrique me fait parcourir un petit kilomètre de zones d’habitations délabrées pour 3 rmb. Ces scooters électriques sont géniaux, mais en Chine on les appelle les "Silent killers". Entrée 30 rmb… Nous sommes en Chine. Mais magnifique bâtiment. J’ai raté le marché aux bestiaux de Kasghar qui n’a lieu que le dimanche. Au retour déambulation dans le Grand bazar, immense. Manque de chance, vent de sable assez fort qui se propulse dans toutes les allées. Les vendeurs passent leur temps à épousseter la marchandise et repousser la poussière un peu plus loin. Les pastèques perdent tout leur attrait, les verres de jus de grenade sont couverts de poussière couleur sable… comme un vieux cappuccino, ce qui ne décourage nullement les consommateurs. A Kasghar il y a deux superbes restaurants, se présentant comme "turcs". Très belle décoration, belle carte, bonne chère, savoureux thé servi dans des théières en argent, prix raisonnable. 80 rmb. Mais malgré trois fois plus de serveurs qu’un même restaurant en France, le service est d’une nullité affligeante. On dérange…
Départ pour la Karakoram highway Pour cause d’agenda bouleversé, j’ai pour la première fois traité avec www.olroadtours.com pour faire une partie de la fameuse Karakoram Highway, l’une des plus hautes routes du monde, qui joint Kasghar à Islamabad (Pakistan). Sur la partie chinoise, on roule à droite. Sur la partie pakistanaise, on roule à gauche… Ce sont les mêmes chauffeurs. Ca ne doit pas être triste…
De Kasghar à Tashkurghan De Kasghar à Tashkurghan, il y a environ 300 kilomètres. Il faisait un temps magnifique et les cimes encore enneigées montraient des sommets à plus de 7000 mètres dont le fameux Muztagh Ata à 7546 mètres. Très peu de circulation, route large en très bon état à 90 pour cent. On monte à 4400 mètres pour redescendre a 3300. J’ai eu une pensée pour une connaissance qui a fait cette route en vélo... seule jusqu’en Europe… Les photos sont plus parlantes. Le lac Karakul, tant vanté par les guides, ne m’a pas emballé du tout, le lac Lugu (certes plus grand), qui est à cheval sur le Yunnan et le Sichuan, est bien plus majestueux. Nous sommes en pays tadjik. Le Tadjikistan est très proche. Au bord du lac, quelques habitations tadjik en mauvais béton, tombant en ruine, des yaks y cherchent pâture. Le chauffeur s’est arêté chez un de ses "amis", dans une minuscule masure, ou le poêle ronronnait. On a bu le thé puis immédiatement, mais c’est bien compréhensible, l’hôte a sorti un sac de verroteries du Pakistan, disait-il. Pourquoi du Pakistan et pas du Xinjiang ? Pas de réponse. Ca doit être plus exotique… Le chauffeur/guide m’a proposé de passer la nuit là, mais j’ai décliné l’offre ne trouvant rien de bien intéressant à faire là. Tashkurghan. Le Stone castle, qui protégeait les caravanes est à visiter. La bourgade de Tashkurghan (dernière ville avant la frontière avec le Pakistan) en béton-armé où les seuls outils des architectes (ou plutôt des dessinateurs de parallélépipèdes), soit l’équerre et la règle, est remplie d’hôtels et assoupie. Seules les élégantes coiffes des femmes tadjiks ont retenu mon attention. Deux gamins qui sortaient de l’école m’ont demandé de les prendre en photo. Fais voir, et m’ont donné leur QQ. Ca y est, c’est posté. Naturellement, pour eux, je suis un Américain, et ils m’ont fait voir leurs cahiers d’exercices anglais. Pas mal du tout. Tu sais où il y a un barbier ? Et c’est parti. Le barbier, sympa, commence par une longue et forte friction manuelle du visage. A un moment, j’ai dit stop pour voir ce qu’il avait dans la main. Et non ce n’était pas un tampon-jex, mais sa main calleuse. Pas de savon à barbe. Rien à voir avec la douceur et les senteurs des barbiers turcs. Nuit avec une couverture chauffante, mais l’électricité étant coupée une bonne partie de la nuit, ce fut une mauvaise nuit, aussi probablement à cause de l’altitude. Retour hélas sous un temps plus ou moins bouché. Un couple qui a raté le car fait du stop. Le chauffeur les prend, mais c’est payant. Il est américain et sa copine est anglo-pakistanaise, tous deux profs d’anglais dans un bled en Chine. Ils sont habillés très légèrement et ont dormi (en fait crevé de froid) chez l’habitant. Ils dévoreront nos biscuits. Retour à Kasghar A Kasghar où les activités sont plus que limitées, j‘ai été très agréablement surpris par la visite d’une immense fabrique d’instruments de musique. (On n’en visite qu’une infime partie, mais j’ai estimé la fabrique à 800 mètres de long…) Pas de billet d’entrée. Un comble en Chine, et un guide adorable. En plus, ce qui n’a rien à voir avec la musique, il y a un artisan chapelier sympathique, qui vend des chapeaux en fourrures, des toques en mouton. A ne pas manquer. Avion pour Pékin, Survol du désert pendant sans doute plus d’une heure, disons plus de 1000 kilomètres, impressionnant. Le néant et des points microscopiques de vie. De vie ou de survie ?
Eh bien, en 2010 j'ai adoré mes trois mois dans le Yunnan, en 2011 j'ai aimé quelques parties du Sichuan (2.5 mois) mais je n'ai pas été emballé par ce que j’ai vu et ressenti au Xinjiang. On me rétorquera que je n’ai pas tout vu…
Les Ouïghours ne sont pas drôles du tout (à part un ou deux, y compris le policier de Turpan). Les chauffeurs de taxi ouïghours de Kasghar que j’ai hélé conduisent comme des brutes, pied au plancher, klaxon à fond pour n’importe quel prétexte… sans aucun respect pour les autres. Et je connais un tout petit peu la Chine pour pouvoir dire que je n’avais jamais encore vu autant de mépris pour les autres… Les autres, ce sont les autres véhicules et les pauvres piétons, carrioles à cheval, enfants… Un klaxon en France est utilisé environ 10.000 fois. En Chine, c’est 400.000 fois, ce qui fait que notamment les klaxons des voitures européennes produites en Chine sont sinisés.
> A cette période de l’année, il n’y a presque pas de touristes dans le Xinjiang... www.olroadtours.com > Le jour précédent j’ai rencontré le frère d’Abdul, "patron de Oldroadtour"’ qui m'a dit nous ferons/visiterons ceci et cela... y compris 2 heures de cheval en allant au lac Karakul. Nous avions convenu d’un prix hors tickets "racket" d’entrée sur les sites. Abdul, le patron chauffeur, est arrivé avec 15 minutes de retard, son bureau n’étant pourtant qu’à 5 minutes à pied de l’hôtel, et nous avons pris la route avec son mini van japonais confortable. Ce n’est pas un type désagréable, mais il ne s’exprimait qu’en mauvais anglais, et quand je lui demandais, comment on dit ca en chinois… Silence, je ne sais pas… Nous nous sommes arrêtés 30 min plus tard dans un village et avons acheté de l'eau (il faut beaucoup boire en altitude) et de quoi grignoter. Au lac Karakul, bien que n’ayant nulle envie de monter à cheval, l’endroit ne me branchait pas, je lui ai demandé où étaient les chevaux. Oh là bas… Je n’ai vu que de yaks... Arrivée à Tashkurgan : il y a de nombreux hôtels et il m'a demandé d’en choisir un, comment pourrais- je ? Puis il s’est garé devant celui qu’il connaissait. Il m’a demandé de payer 200 rmb + 100 caution de clé… J'ai dit désolé, mais l'accord incluait l'hôtel et la nourriture… Ah bon? Vous êtes sûr? Il n’a pas insisté, mais a essayé de me b..
> J’ai gelé dans l'hôtel et passé une mauvaise nuit. Couverture chauffante, mais pas d’électricité dans la chambre de ? (lorsque je me suis réveillé à cause du froid), à 06.00 heures. Moralité. Eviter cette agence qui aurait pignon sur rue. Ecrire noir sur blanc les prestations et les faire signer. Le chauffeur recommandé par le KKH Breeze n’était pas disponible.
Retour en avion à Urumqi, ou de nouveau j’ai eu le plaisir de dîner avec un contact de courchsurfing.
Toutes les photos sur www.naruwan.fr
Un remarquable guide en anglais Xinjiang China’s Central Asia de Jeremy Tredinnick, ISBN 978-962-217-790-1 Rien à voir avec le Lonely Planet Un site dédié, www.farwestchina.com, en anglais, d’un amoureux du Xinjiang. Site "illisible'' car censuré en Chine. A consulter avant de partir et pas pendant votre voyage.