Results for "Bâle+et+restaurant+|+9+>+232"
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Hôtel Playa Maroma Puerto Morelos le 17 septembre English translation pending
Bonjour a tous,
je suis un petit nouveau sur le site, et c'est vraiment génial j'ai quasiment trouvé tous ce que je voulais savoir, pour préparer notre petite escapade dans cette belle contrée qu'est le yucatan, nous serons du 17/09 au 2/10 au playa maroma qui sera notre camps de base, et on espère pouvoir faire le programme qu'on c'est fixé... je me ferai un plaisir pour tout ceux qui parte aprés de vous donner les impression a chaud dés notre retour et n'hésitez pas a me solliciter si vous avez des questions,
je serais super content de renvoyer la bale
bon voyage a tous ceux qui partent. et faite de beau rêves pour tous ceux qui reviennent..
je suis un petit nouveau sur le site, et c'est vraiment génial j'ai quasiment trouvé tous ce que je voulais savoir, pour préparer notre petite escapade dans cette belle contrée qu'est le yucatan, nous serons du 17/09 au 2/10 au playa maroma qui sera notre camps de base, et on espère pouvoir faire le programme qu'on c'est fixé... je me ferai un plaisir pour tout ceux qui parte aprés de vous donner les impression a chaud dés notre retour et n'hésitez pas a me solliciter si vous avez des questions,
je serais super content de renvoyer la bale
bon voyage a tous ceux qui partent. et faite de beau rêves pour tous ceux qui reviennent..
Arkefly: compagnie aérienne néerlandaise English translation pending
Qui a déjà entendu parler ou pris la compagnie arkefly et qu'en penser .
Merci d'avance
Club Coralia Monastir à Skanes English translation pending
bonjours tous le monde🙂 je m appelle sandrine et j ai 32 ans
j aurais une ou des questions plutot😛
voila nous partons en tunisie dans 1 semaine nous allons dans le club coralia club monastir (Skanes)
je voulais savoir vos avis sur l animation la proprete et la nourriture et si des personne avais des photo je suis preneuse😊 merci a vous de vos reponse a+😎
Remboursement pour un changement de vol imposé par la compagnie aérienne? English translation pending
Dans quelques jours je part pour la Thaïlande. J'avais un vol avec escale depuis Paris et un autre le jour même depuis Bâle jusqu'à Paris (sur une autre compagnie) qui me laissait largement le temps d'enregistrer à Paris pour mon vol pour Bangkok.
Mais voilà le site internet sur lequel j'ai réservé mon vol pour Bangkok m'a envoyé un message m'indiquant que mon vol n'est plus le même: l'heure de départ est avancée (ce qui fait que je ne peux plus partir avec mon premier vol à destination de Paris) et l'escale n'est plus dans le même pays par contre la compagnie est la même.
Je suis donc obligé de me rendre à Paris la veille et de prendre un hotel (j'ai modifier mon billet Bâle Paris à la dernière minute donc j'ai payé plein pot😠)
Cette compagnie ayant donc modifiée l'heure d'embarquement (embarquement avancé d'une heure 30 minutes) et la destination (pour l'escale) par rapport à ma réservation doit-elle me renbourser les frais occasionnés pour l'hotel et le changement de vol sur l'autre compagnie.
Puis je faire les démarches de demande de remboursement au comptoir de cette compagnie lors de l'enregistrement?
Patagonia November/January 2026 - Hikes & Treks
Hi there,
I’m heading to Patagonia from mid-November to mid-January. I’m looking for travel buddies who are used to backpacking in a simple, go-with-the-flow way: long hikes, treks, and of course some sightseeing.
From Buenos Aires down to Ushuaia, then back up to Santiago de Chile.
On a budget-friendly basis with youth hostels, camping, maybe some bivouacking, and occasionally a bit of comfort too.
The cost of living is high, both in Argentina and Chile: you’ll need to plan for a significant budget for two months.
I’m bringing my small tent, sleeping mat, and sleeping bag—all weighing just 2 kg—and a minimalist backpack for more freedom.
My flights depart from Basel; I live in Belfort.
I’m 57, passionate about mountain sports, and I also love cycling around the world.
Looking forward to sharing this trip!
Christine
Exotisme en Suisse English translation pending
Bonsoir,
Très franchement, je me sens bien Suisse, et le monde ultra stressé des contraintes et restrictions me semble loin. Ici tout se gère avec calme et raison et ça fait du bien. Ni folies, ni excès. J'envisage de prolonger... Mon goût des curiosités exotiques me pousse vers un petit canton, à la capitale improbable, et je suis preneur d'un conseil : Uri ? Schwytz ? Glaris ?... Un autre ? Une autre idée dans cette veine décalée ? Merci d'avance. 🙂
Michel
Très franchement, je me sens bien Suisse, et le monde ultra stressé des contraintes et restrictions me semble loin. Ici tout se gère avec calme et raison et ça fait du bien. Ni folies, ni excès. J'envisage de prolonger... Mon goût des curiosités exotiques me pousse vers un petit canton, à la capitale improbable, et je suis preneur d'un conseil : Uri ? Schwytz ? Glaris ?... Un autre ? Une autre idée dans cette veine décalée ? Merci d'avance. 🙂
Michel
Cherche binôme pour l'Eurovelo 6 depuis la France jusqu'en Roumanie à partir du 6 juin 2020 English translation pending
Bonjours a tous ! Je pars pour l'eurovelo 6 le 18 juin depuis Bâle jusqu'en Roumanie en comptant un rythme sympathique de 60 a 80km par jours en moyenne , avec bien-sûr des arrêts pour profiter des endroit les plus sympa a visiter , je vise environ 3 mois pour arriver a Constanta avant de reprendre le chemin du retour , objectif de ce périple : plaisir , aventure et Liberté en camping , camping sauvage et de temps en temps un bon lit 😋 si quelqu'un veux m'accompagner , n'hésitez pas a me contacter 🙂
Hébergement ou bivouac sur l'EuroVelo 6 Mulhouse-Nevers English translation pending
Cette année, avec l'acquisition d'un nouveau vélo et pas trop l'envie de prendre l'avion, j'ai envie de découvrir la Franche-Comté-Bourgogne à vélo, destination que j'ai souvent traversé en voiture mais que j'aimerais découvrir plus. Ca serait mon 1er voyage en vélo. Je serais seule a priori et j'envisage de partir fin août/début septembre. Je partirais de Strasbourg (en train ou à vélo). Je suis allée sur le site francevelotourisme qui explique vraiment bien chaque étape. J'irais à mon rythme et comme j'ai l'habitude en voyage, me poser quand j'aime un endroit.
Je m'interrogeais sur où dormir. Je n'ai pas forcément envie d'aller dans un hôtel. Je ne veux pas prévoir trop à l'avance un hébergement car je ne sais pas combien de kilomètres je vais faire, si je vais m'arrêter pour profiter d'un endroit...
Pour l'instant, je n'ai aucun matériel de camping. Alors voilà, est-ce qu'il est facile de trouver une chambre d'hôte où tout logement un peu à l'improviste sur ce tronçon ? Est-ce que le camping serait plus facile ? Et est-ce que bivouaquer serait une bonne idée et faisable ?
La solution avec tente me demanderait un investissement de départ (tente et bon matelas !) . Toutefois, l'idée de bivouaquer me séduit bien, car pas besoin de trop réfléchir où dormir ou réserver. Et me réveiller en pleine nature, ça serait top !
Avez-vous de conseils ? Avez-vous déjà fait ce parcours ? Avez-vous de bonnes adresses ?
Notre projet de voyage en famille au Québec English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes une famille de 4 personnes, et nous ferons un voyage au Québec, en aout 2020. J’aurais besoin de vos avis.
Oui je sais, je m’y prend tôt, mais tout planifier soi-même ça prend du temps, et il me faudra acheter le billet d’avion le plus tôt possible pour qu’il ne soit pas trop cher… Nous aurons en gros 15 jours de voyage.
Pour l’instant j’ai lu des guides et consulté pas mal de sites internet. J’aimerais vous soumettre mon itinéraire et activités, nous aimons beaucoup la nature et la randonnée, que nous pratiquons à chaque vacances, surtout dans les Alpes.
J’aimerais que vous puissiez me faire des retours si j’oublie des sites très importants ou si des choses que j’ai noté ne sont pas terribles. Le choix de ne pas « visiter » Montréal est arrêté, car nous n’aimons pas les villes, et puis notre temps nous est compté car il y a pas mal de trajet à effectuer.
Voilà, en gros, ce que ça pourrait donner : Jour 1 : arrivée à l’aéroport de Montréal vers 15h.(horaire actuel air transat, depuis Lyon). J’ai vu que l’oratoire St Joseph offrait des hébergements, ce qui serait hyper bien placé pour aller ensuite à pied au Mont Royal, ce qui nous intéresse le plus, car on déteste la ville, surtout que pour nous qui habitons la campagne, Montréal c’est énorme !! Jour 2 : Prendre la voiture de location, puis se diriger vers le parc de la Mauricie. Randonnée « les falaises », puis faire la route panoramique qui traverse le parc. A voir pour l’hébergement. Jour 3 : excursion combinée canot-randonnée au lac Wapizagonke et chutes Waber. Jour 4 : trajet vers Québec (on laisse la voiture à Lévis) et visite de la ville de Québec. Hébergement à Lévis (plus pratique et aussi pour prendre le traversier). Jour 5 : Trajet vers les Chutes Montmorency, puis vers le Parc de la Jacques Cartier, puis randonnée « l’éperon ». Hébergement à définir. Jour 6 : randonnée « le scotora » (Parc J.Cartier) Jour 7 : randonnée « sentier les loups » (Parc J.Cartier) Jour 8 : trajet vers le lac Kénogami, où nous irons voir un ami. Jour 9 : journée avec notre ami. Jour10 : trajet vers le Parc National du Fjord du Saguenay, rando soit « Notre Dame du Saguenay », soit le « point de vue des Géants » à la Baie Eternité, puis Anse St-Jean le soir. J’aimerais loger vers l’Anse St Jean. Jour11 : Trajet vers Tadoussac , visite de la ville, puis « rando sentier de l’islet », puis trajet vers la Baie Ste Marguerite « rando halte des bélugas », et trajet vers le Cap Bon Désir. Visite d’un ou plusieurs centres d’interprétation du parc marin. Logement au camping Paradis Marin (entre les Bergeronnes et les Escoumins) m’a l’air super. Jour 12 : Sortie Zodiac pour les baleines, (compagnie les Escoumins ou Essipit ?), puis trajet vers la Malbaie. Loger idéalement entre les 2 parcs, zone vers St Aimé des lacs ? Jour13 : Parc National des Grands Jardins, randonnée « le mont du lac des Cygnes et Pioui » Jour14 : Parc National des Hautes Gorges, randonnée « Acropole des Draveurs » Jour15 : trajet retour pour Montréal : Environ 400km (+ envol vers la France, horaire actuel Air transat vers 21h), possible en une journée ?
Qu’en pensez-vous ? 3 jours dans le Parc J.Cartier, est-ce trop ? J’ai du mal à choisir entre les différentes randonnées, toutes les 3 sont dites « incontournables » ! J’aimerais aussi faire une soirée d’observation des ours, mais je ne sais pas trop où la caser, peut-être dans le Saguenay ? J’ai vu le centre Okwari qui le propose, est-ce que quelqu’un le connait ? Merci de vos retours, qui m’aideront à peaufiner mon voyage.
Voilà, en gros, ce que ça pourrait donner : Jour 1 : arrivée à l’aéroport de Montréal vers 15h.(horaire actuel air transat, depuis Lyon). J’ai vu que l’oratoire St Joseph offrait des hébergements, ce qui serait hyper bien placé pour aller ensuite à pied au Mont Royal, ce qui nous intéresse le plus, car on déteste la ville, surtout que pour nous qui habitons la campagne, Montréal c’est énorme !! Jour 2 : Prendre la voiture de location, puis se diriger vers le parc de la Mauricie. Randonnée « les falaises », puis faire la route panoramique qui traverse le parc. A voir pour l’hébergement. Jour 3 : excursion combinée canot-randonnée au lac Wapizagonke et chutes Waber. Jour 4 : trajet vers Québec (on laisse la voiture à Lévis) et visite de la ville de Québec. Hébergement à Lévis (plus pratique et aussi pour prendre le traversier). Jour 5 : Trajet vers les Chutes Montmorency, puis vers le Parc de la Jacques Cartier, puis randonnée « l’éperon ». Hébergement à définir. Jour 6 : randonnée « le scotora » (Parc J.Cartier) Jour 7 : randonnée « sentier les loups » (Parc J.Cartier) Jour 8 : trajet vers le lac Kénogami, où nous irons voir un ami. Jour 9 : journée avec notre ami. Jour10 : trajet vers le Parc National du Fjord du Saguenay, rando soit « Notre Dame du Saguenay », soit le « point de vue des Géants » à la Baie Eternité, puis Anse St-Jean le soir. J’aimerais loger vers l’Anse St Jean. Jour11 : Trajet vers Tadoussac , visite de la ville, puis « rando sentier de l’islet », puis trajet vers la Baie Ste Marguerite « rando halte des bélugas », et trajet vers le Cap Bon Désir. Visite d’un ou plusieurs centres d’interprétation du parc marin. Logement au camping Paradis Marin (entre les Bergeronnes et les Escoumins) m’a l’air super. Jour 12 : Sortie Zodiac pour les baleines, (compagnie les Escoumins ou Essipit ?), puis trajet vers la Malbaie. Loger idéalement entre les 2 parcs, zone vers St Aimé des lacs ? Jour13 : Parc National des Grands Jardins, randonnée « le mont du lac des Cygnes et Pioui » Jour14 : Parc National des Hautes Gorges, randonnée « Acropole des Draveurs » Jour15 : trajet retour pour Montréal : Environ 400km (+ envol vers la France, horaire actuel Air transat vers 21h), possible en une journée ?
Qu’en pensez-vous ? 3 jours dans le Parc J.Cartier, est-ce trop ? J’ai du mal à choisir entre les différentes randonnées, toutes les 3 sont dites « incontournables » ! J’aimerais aussi faire une soirée d’observation des ours, mais je ne sais pas trop où la caser, peut-être dans le Saguenay ? J’ai vu le centre Okwari qui le propose, est-ce que quelqu’un le connait ? Merci de vos retours, qui m’aideront à peaufiner mon voyage.
Correspondance courte à Francfort English translation pending
Bonjour,
Je part avec la compagnie Lufthansa dont le départ est de Bâle avec une corespondance à Francfort de 50 min pour un départ de Francfort à Oslo.
Je trouve un peu limite le temps de corespondance à cet aéroport alors que c est un des plus grand d Europe.
Pensez vous que 50 min suffit pour effectuer le changement ?
Merci
Voyage de 3 semaines en Europe de l'Ouest English translation pending
Bonjour,
Je prépare un voyage de 25 jours en Europe de l'Ouest avec mon conjoint et ma fille de 4 ans. Nous arriverons à Rome et terminerons à Bâle. Je pensais passer 10 jours en Italie, 4 en Autriche, 7 en Allemagne et 4 en Suisse.
Quelqu'un a réalisé un itinéraire similaire? Quels seraient les villes à visiter, les choses à ne pas manquer? Je dois prévoir un budget de combien d'euro par jour excluant le transport? Quel moyen de transport vous me recommandez: location d'auto ou train?
Merci d'avance pour vos réponse!
Je prépare un voyage de 25 jours en Europe de l'Ouest avec mon conjoint et ma fille de 4 ans. Nous arriverons à Rome et terminerons à Bâle. Je pensais passer 10 jours en Italie, 4 en Autriche, 7 en Allemagne et 4 en Suisse.
Quelqu'un a réalisé un itinéraire similaire? Quels seraient les villes à visiter, les choses à ne pas manquer? Je dois prévoir un budget de combien d'euro par jour excluant le transport? Quel moyen de transport vous me recommandez: location d'auto ou train?
Merci d'avance pour vos réponse!
Préparation finale pour un voyage en Suisse English translation pending
Bonjour/Bonsoir !
Le voyage arrive bientôt et nous sommes dans la préparation finale !
Nous avons déjà beaucoup de plans pour nos journées, qui seront vraisemblablement chargées. Toutefois, étant donné qu'il s'agit de notre première visite en Suisse, il est possible que nous ayons omis de prioriser certaines activités incontournables, ce qui serait dommage. J'ai donc pensé vous adresser un dernier petit message pour m'assurer de ne pas passer à côté des plus belles choses de la Suisse.
Voici un 'rappel' de notre itinéraire :
5 jours dans la Région de Fribourg-Berne-Montreux et autres municipalités environnantes. 2 jours dans Zermatt Graëchen et autres 2 jours Interlaken, Lauterbrunnen, Wengen et Grindelwald 3 dans Zurich, Lucerne 2 en Alsace
Ne vous gênez pas d'évoquer certains endroits même s'ils sont un peu plus loin!
Merci beaucoup :)
Le voyage arrive bientôt et nous sommes dans la préparation finale !
Nous avons déjà beaucoup de plans pour nos journées, qui seront vraisemblablement chargées. Toutefois, étant donné qu'il s'agit de notre première visite en Suisse, il est possible que nous ayons omis de prioriser certaines activités incontournables, ce qui serait dommage. J'ai donc pensé vous adresser un dernier petit message pour m'assurer de ne pas passer à côté des plus belles choses de la Suisse.
Voici un 'rappel' de notre itinéraire :
5 jours dans la Région de Fribourg-Berne-Montreux et autres municipalités environnantes. 2 jours dans Zermatt Graëchen et autres 2 jours Interlaken, Lauterbrunnen, Wengen et Grindelwald 3 dans Zurich, Lucerne 2 en Alsace
Ne vous gênez pas d'évoquer certains endroits même s'ils sont un peu plus loin!
Merci beaucoup :)
Matelas autogonflant Prolite Plus (à vélo) English translation pending
Bonjour
J'aimerais avoir des avis sur le matelas autogonflant prolite plus.
Qualité, résistance et son confort.
Pour ceux qui l'ont testé ( pour quelques infos je suis preneur).
Je veux remplacer mon anciens Autogonflant 2,5cm.
Merci à tous.
Vol Mulhouse - Bucarest avec Wizz Air English translation pending
Bonjour,
Je pars à Bucarest pour 5 jours du 12 au 17 avril prochain, et j'ai choisi un vol aller - retour Mulhouse - Bucarest avec Wizz Air, une compagnie que je ne connaissais pas. Est-ce une bonne compagnie ? Les conditions et précautions (enregistrement, dimensions des bagages...) sont-elles les mêmes qu'avec Easy Jet ou Ryannair ?
Je pars à Bucarest pour 5 jours du 12 au 17 avril prochain, et j'ai choisi un vol aller - retour Mulhouse - Bucarest avec Wizz Air, une compagnie que je ne connaissais pas. Est-ce une bonne compagnie ? Les conditions et précautions (enregistrement, dimensions des bagages...) sont-elles les mêmes qu'avec Easy Jet ou Ryannair ?
Itinéraire de 10 nuits à Bali: réserver les hôtels ou pas? English translation pending
Salut
Nous comptons nous rendre à bali à trois, 2 adultes et un enfant de 6 ans.
Itinéraire prévue :
Ubud 3 nuits Amed 2 nuits Gili 3 nuits Sanur 2 nuits
On hésite à ajouter Nusa lembongan...
Ubud est booké dans une guest house familial...pour le reste on hésite à réserver sur booking ou autres...
On aime la nature, les belles plages, les animaux...
Auriez-vous des suggestions ?
Nous comptons nous rendre à bali à trois, 2 adultes et un enfant de 6 ans.
Itinéraire prévue :
Ubud 3 nuits Amed 2 nuits Gili 3 nuits Sanur 2 nuits
On hésite à ajouter Nusa lembongan...
Ubud est booké dans une guest house familial...pour le reste on hésite à réserver sur booking ou autres...
On aime la nature, les belles plages, les animaux...
Auriez-vous des suggestions ?
2 semaines dans les Cyclades: logement English translation pending
Bonjour,
Nous préparons un voyage dans les cyclades de 2 semaines cet été . Nous serons 5 , 2 adultes et 3 ados (16 - 14 - 14 ) Habitant Strasbourg, nous envisageons de prendre un Bâle-Mulhouse- Mykonos
Néanmoins, il se peut que profitant d'une fête de famille au pays basque, nous prenions un Bordeaux-Santorin. C'est l'option qui me plairait le plus, mais la moins certaine.
Selon le lieu d'arrivée le trip devrait être : - soit Mykonos- Paros - Naxos - soit Santorin- Amorgos- Folegandros
Je suis déjà allé dans les cyclades au début des années 90, et voudrais savoir si la location chez l'habitant est toujours aussi développée, et s'il est possible de trouver à se loger au dernier moment.
Je serais aussi preneur de bonnes adresses de logement dans les îles citées ci-dessus, et ou de tout autre conseil.
Je vous remercie d'avance de vos réponse.
Cordialement.
Nous préparons un voyage dans les cyclades de 2 semaines cet été . Nous serons 5 , 2 adultes et 3 ados (16 - 14 - 14 ) Habitant Strasbourg, nous envisageons de prendre un Bâle-Mulhouse- Mykonos
Néanmoins, il se peut que profitant d'une fête de famille au pays basque, nous prenions un Bordeaux-Santorin. C'est l'option qui me plairait le plus, mais la moins certaine.
Selon le lieu d'arrivée le trip devrait être : - soit Mykonos- Paros - Naxos - soit Santorin- Amorgos- Folegandros
Je suis déjà allé dans les cyclades au début des années 90, et voudrais savoir si la location chez l'habitant est toujours aussi développée, et s'il est possible de trouver à se loger au dernier moment.
Je serais aussi preneur de bonnes adresses de logement dans les îles citées ci-dessus, et ou de tout autre conseil.
Je vous remercie d'avance de vos réponse.
Cordialement.
Loire à vélo: places pour vélos dans le TER Interloire English translation pending
Bonjour,
Nous prévoyons de faire cet été Blois / Ancenis à vélo et laisser notre voiture à la gare d'Ancenis.
Le TER interloire possede un wagon permettant de transporter 34 vélos non démontés.
C'est très pratique mais je viens de passer à la gare mais on ne peut pas réserver la place pour le vélo. Le risque est donc d'arriver a la gare et de ne pas pouvoir embarquer les vélos.
Nous prévoyons un départ le Samedi pendant l'été.
Si vous avez eu l'occasion de prendre ce train en été, avez vous été confrontés à un manque de place pour les velos ?
Merci à vous. Olivier
C'est très pratique mais je viens de passer à la gare mais on ne peut pas réserver la place pour le vélo. Le risque est donc d'arriver a la gare et de ne pas pouvoir embarquer les vélos.
Nous prévoyons un départ le Samedi pendant l'été.
Si vous avez eu l'occasion de prendre ce train en été, avez vous été confrontés à un manque de place pour les velos ?
Merci à vous. Olivier
EuroVelo 6: louer une voiture pour rentrer English translation pending
Bonjour,
Nous partons pour l'euro vélo 6 au départ d'Orléans vers Bâle, lac de Constance, Ulm, Passau ... Comme nous ne savons pas ou nous nous arrêterons, nous ne pouvons pas réserver le train du retour. Une petite recherche montre que nous paierons au moins 150 X 2, soit 300 euros (sans compter le prix pour les vélos) pour le train Une location de voiture semble possible pour 100 euros par jour soit 200 plus le carburant. Y a t-il d'autres frais à prévoir (assurance ?) Quelqu'un a t-il pris ce moyen pour rentrer ?
Nous partons pour l'euro vélo 6 au départ d'Orléans vers Bâle, lac de Constance, Ulm, Passau ... Comme nous ne savons pas ou nous nous arrêterons, nous ne pouvons pas réserver le train du retour. Une petite recherche montre que nous paierons au moins 150 X 2, soit 300 euros (sans compter le prix pour les vélos) pour le train Une location de voiture semble possible pour 100 euros par jour soit 200 plus le carburant. Y a t-il d'autres frais à prévoir (assurance ?) Quelqu'un a t-il pris ce moyen pour rentrer ?
La Loire à vélo English translation pending
Bonjour - qui a fait la loire en vélo? Je me tâte entre la loire -la Bourgogne et la bretagne ???? Très indécise!
EuroVelo 15: où dormir English translation pending
Hello je prévois de partir à Cologne à vélo depuis Mulhouse via l'EV 15 et je souhaiterais savoir si quelqu’un sais où je pourrais planter ma tente, je prévois une nuit entre Strasbourg et Karlsruhe une autre entre Mayence et Bingen et une vers Bonn.
Merci
Projet tour d'Islande à moto English translation pending
Bonjour, Depuis quelques années j'ai une destination qui me chatouille et qui me fait frémir aussi... L' islande ! J'ai pour projet de faire le tour de cette ile en moto. Au départ, j'étais partant pour réaliser ce trip en solo... mais en équipe le voyage me paraît plus raisonnable et plus sympa... ce projet vous séduit ? Nous pouvons en discuter et le construire pour cette année.
Quel trajet pour rejoindre Milan? English translation pending
Bonjour,
Je m'appelle Samuel, j'ai 35 ans et nous partons à Milan en voiture pour un week-end. On partirait le vendredi vers 4 ou 5h du matin pour quitter Milan dimanche début d'après midi. J'ai lu plein de choses sur le fait d'éviter les péages français . Mais le trajet en passant par l'Allemagne et l'Autriche est il beaucoup plus long? N'étant pas expert de viamichelin je n'arrive pas à vérifier. Et à l'heure actuelle y a-t-il des contrôles systématiques à la douane si je passe par la Suisse? Merci d'avance pour vos infos et expériences :)
Carnet de galère d'un trek en Forêt noire English translation pending
C'était en été 2012, je n'avais plus de boulot et pas un rond en poche...mais je suis atteinte de l'instinct voyageur, et je ne pouvais pas imaginer un été sans aller voir d'autres contrées.
Je me suis donc décidée à partir à l'aventure toute seule en Forêt noire, j'ai commandé les cartes topo adéquates et me suis renseignée sur différents sites pour voir ce qui était possible de faire. Il me semblait que descendre une partie du Westweg en autonomie complète était une plutôt bonne idée; depuis le Titisee jusque Bâle en Suisse où je devais rejoindre un ami d'un ami. Et comme je n'avais pas un balle, j'ai décidé de partir en taxisop, vous voyez, ce site où on s'inscrit en tant que "passager cherche chauffeur"? Bon ok quand j'y repense, c'était assez osé mais qui ne tente rien n'a rien et puis moi, c'est quand je me brûle que je comprends pourquoi on m'avait prévenu que c'était chaud.😛
Nous sommes donc le 31 juillet 2012 et j'attends mon chauffeur "Dries", il vient de Gullegem et se rend à Freudenstadt, au Nord de la Forêt noire pour son boulot, il m'offre donc un siège passager dans sa voiture. Il est sympa, on écoute Snow Patrol dans la voiture. Le trajet se passe bien. Il me dépose à Freudenstadt comme prévu. Cette ville se trouve donc dans le Nord de la Forêt noire...hors moi je dois me rendre au Titisee bien plus au Sud...
C'est ici que l'aventure en solo commence...
Il est environ midi 20. J'essaie tout d'abord de faire du stop pour descendre jusqu'au Titisee, histoire de faire tout le trajet gratos mais sans succès car c'est vraiment trop loin. Et en plus avec mon allemand très très approximatif c'était loin d'être gagné. Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est qu'en Forêt noire, les gens ne parlent pas du tout le français et que c'est vraiment au touriste à faire l'effort de la langue. Bah, c'est pas ça qui m'arrete!
Il me semble que mon sac à dos pèse une tonne, en fait il pèse 16kg. Soit une autonomie de bouffe pour 10 jours, quelques vêtements et des babioles toujours utiles.
Je décide finalement de prendre le train. Vous avez déjà essayé de demander votre itinéraire en Deutsch? "euuuh verkaufen Sie farhkartten?" 😊 "et euuuh kan ich ein einfach nach Freiburg haben bitte? Ca se dit ça?"
Bref, à 16h30 je prends le premier train. Celui vers Offenburg.
Puis à 18h05, je prends le deuxième, vers Freiburg.
Puis à 19h, je prends celui vers le Titisee chéri!
A 19h30, je suis donc à mon point de départ. C'est un peu tard pour démarrer un trek non? Je décide donc de m'asseoir à une terrasse pour faire un peu le point et trouver un camping. C'est là, en discutant avec le serveur, à qui j'explique que je suis fatiguée "Ich bin müde" (je lui dis que j'arrive tout juste de Belgique "Ich komme aus Belgien"), qu'un couple de suisses allemands, assis un peu plus loin, entend notre conversation et l'homme décide de venir vers moi.
Bon, déjà l'allemand "simple" n'est pas facile à comprendre mais alors le suisse allemand est encore moins facile! Il m'explique que chaque année, ils fuient la Suisse le jour de la fête nationale car cela fait trop de bruit. Ils habitent près du Lac de Constance. Notre conversation est super basique mais potable, et dans ce temps, , l'homme me demande si je viens de Belgique à pieds...hors moi je comprends qu'il me demande si je vais jusqu'au Mont Belchen à pieds. Faut savoir que Belgique, Belgien en allemand, et Belchen à l'audition ça se ressemble vachement comme mots. Je vous laisse deviner le quiproquo qui s'en suit? 😊 Je lui réponds donc oui! Monsieur, impressionné me dit que je dois être vraiment fatiguée et que je dois avoir faim...c'est à ce moment que je me rends compte que j'avais mal compris sa question héhé...et comment expliquer ça en Deutsch? Hein, je vous le demande! Hahahaha! Je laisse donc couler et le laisse croire, tant pis. Je me dis que de toute façon je ne verrai plus jamais ces gens.
Il retourne à sa table, me coupe un morceau de sa flammeküche et m'invite à venir manger ce morceau à leur table. Bon j'ai quand même l'air d'une débile maintenant qu'ils pensent que je viens de Belgique à pieds, c'est malin ça! Enfin, au moins je suis l'idole de quelqu'un hihihhi. J'explique ensuite que je cherche un camping dans le coin et leur demande si ils en connaissent un. Bien sûr me disent-ils puisqu'eux même y séjournent en ce moment. Ils m'emmènent dans leur minibus (là aussi quand j'y repense, ce n'était pas la plus riche idée de l'année)et me conduisent jusqu'à ce fameux camping. Le Bülhof Camping. Il est situé juste au-dessus du Titisee. Formidable il reste encore de la place!
Je me trouve un petit coin avec un arbre et y installe ma bâche. Oui vous avez bien lu, une bâche. Quand on part seule en autonomie complète, on ne s'embarrasse pas d'une tente encombrante et lourde. Je me fais donc un super abri en demi tipi où je place un stick de marche "planté" dans le sol, les 3/4 de la bâche d'un côté du stick, et le 1/4 restant sera attaché à l'arbre avec une corde ou des élastiques. Il suffit ensuite d'arrimer les coins de la bâche au sol avec des piquets de tente ou des boquets d'bois si on a oublié lesdits piquets à la maison 🤪
Le couple de suisses allemands vient voir mon installation. Ils sont intrigués, je leur explique le pourquoi du comment j'utilise ce système. Nous nous souhaitons une bonne route et tout de bon dans la vie. Je ne les reverrai plus jamais.
Peu de temps après leur départ, c'est Marco mon voisin de camping, que je n'avais pas encore vu, qui vient me proposer son aide .
Marco est italien et il ne parle que italien ou anglais...et moi français et allemand...bon...on arrive quand même à tenir une conversation en italo-franglo-allemand hum.
Il est passé 20 heures et j'ai faim. Je déballe donc ma popote et mon réchaud et mets chauffer de l'eau. Marco me tient compagnie, il est sympathique. Il habite à Bologne et m'explique qu'il est en train de faire un itinéraire en vélo dans la Forêt noire. Son périple se termine demain. Dans la pénombre je ne le vois pas bien mais il me semble qu'il a une drôle de tête, il a la bouche un peu gonflée et rouge, le nez et une joue noirâtres...en fait, il s'est brûlé avec son réchaud au gaz, sa bombonne lui a explosé à la figure 2 jours auparavant. Il ne veut plus jamais utiliser ce système et trouve que mon système à moi est pas mal. J'utilise le fameux réchaud Esbit qui pèse 10 grammes et qui fonctionne grâce à des briquettes auxquelles on boute le feu avant de la déposer dans le réchaud. Il suffit ensuite de poser sa popote dessus et attendre que cuise l'exquis et raffiné mets lyophilisé 4 étoilles. En l'occurrence, ce soir je n'ai pas de lyophilisé mais un sachet de bouffe militaire qu'il suffit de mettre dans l'eau bouillante pour le réchauffer et, même principe que pour la bouffe lyo, il faut le manger directement dans le sac afin de ne pas salir la gamelle. Marco me demande ce que je mange. Ce délicieux repas est composé de langue de boeuf et de sauce. C'est absolument dégueulasse mais j'ai faim. J'essaie de lui expliquer "langue de boeuf" et me voilà en train de mimer la bête en question. Vous avez vu le film "Danse avec les loups"? Hé bien nous y sommes presque! "Meuuuh" 😄
Il est mort de rire mais il a compris, c'est le principal!
On papote comme ça toute la soirée puis vers 22h30 nous décidons de regagner nos abris respectifs car le lendemain une dure journée nous attend. Quelles aventures j'ai déjà vécu en à peine une journée ici!
Mercredi 01 août : 6h du matin. Je me réveille avec le soleil. Je sors de mon abri en même temps que Marco sort de sa tente. aah je peux enfin voir sa tête au grand jour! Il est effectivement bien brûlé le pauvre.
"Gut geschlaffen?" lui dis-je en plus du langage des mains. Il mange une barre de céréales, quant à moi, je commence à cuire mon super petit déj' ultra calorique qui consiste à cuire de la semoule de blé (du couscous quoi) avec du lait en poudre, beh oué les briques ne sont pas pratiques en rando 🙂; du cacao et du sucre. Laissez cuire jusqu'à obtention d'un espèce de gâteau; et j'insiste bien sur le mot "espèce". Ce n'est pas trop dégueu et ça donne de l'énergie pendant des heures. J'offre un café à Marco, de toute façon j'en ai préparé trop juste pour moi. Le pauvre, je m'en fait mal.
En échangeant quelques mots, nous remballons nos affaires, lui sur son vélo; moi sur mon dos, et quittons le Bülhof camping. Nous faisons un tout petit bout de chemin ensemble avant que nos routes se séparent. Nous faisons nos adieux sans échanger de quoi garder contact, aurait-il fallu? Peut-être pas, ce sont ces rencontres éphémères qui rendent les voyages exceptionnels. Cela ne m'empêche pas de penser souvent à lui, et je me demande ce qu'il est devenu. C'est ici que démarre le fameux Westweg que j'attends depuis si longtemps. Aujourd'hui je vais jusqu'au Feldberg, le point le plus haut de Forêt noire à 1493m. Il se trouve à environ15km et quelques vallées d'ici.
Waouww ça commence par une solide côte dans les bois! Le soleil brille déjà bien haut et il n'est que 8h du matin! Le soleil brille et mon sac de 16kg me semble peser une tonne.
Je grimpe cette côte semi ombragée, je croise un homme qui promène ses chiens "Grüß Gott!" me dit-il...hein grusse quoi? AAh oui juste, le Grüß Gott est utilisé ici pour dire bonjour, ça veut dire "Dieu avec toi" en gros. Il entame la conversation "Woher kommen Sie?" "Ich komme aus Titisee und ich geh zum Fedberg". L'homme est impressionné car le Feldberg est loin et haut et je suis seule. Je reprends ma route sans attendre car je sais que la journée risque d'être longue. Avant de démarrer cette aventure, en préparant mon sac, j'avais lavé mon camel back (ma poche à eau) avec une petite pastille effervescente. Il me semblait l'avoir bien rincé et pourtant il reste un drôle de goût quand je bois... ça ne m'inspire rien de bon ça. Bref, je monte, monte, monte dans ce bois. Il est à peine 9h et le soleil tape. Une petite pause photo de temps à autre puis je continue. J'évite cependant de retirer mon sac à dos chaque fois car l'y remettre est assez folklorique. J'arrive à un sommet au bout d'environ deux kilomètres, et je profite du peu de plat qu'il y a pour faire une pause pipi.
Ah un peu de descente...j'arrive en plein village (ou ville?) d'Hinterzarten coincé dans une petite vallée. Je passe juste à côté des pistes de saut à ski de Koßterhöhr et je descends encore.
C'est très joli Hinterzarten. Le soleil tape et je n'ose pas trop boire de peur d'être malade avec ce drôle de goût dans mon eau 🙁 Avec la transpiration, les lanières de mon sac me coupent les épaules. Ce n'est pas confortable. Ce ne sont que des petites choses mais ça devient très vite un enfer car je me dis que je suis vraiment seule ici. Je ne peux compter sur personne. Il me faut toute ma tête pour lire la carte, pour trouver un abri pour la nuit, pour trouver un ravitaillement en eau etc..
J'entame la remontée sur l'autre versant de la vallée et croise quelques personnes qui font aussi le Westweg dans l'autre sens. Parfois en vélo, à pieds et même à cheval. J'ai soif. Ho j'ai bien une gourde supplémentaire mais elle est inaccessible "tout de suite", pour l'attraper je dois retirer mon sac à dos...ce qui demande bien trop d'énergie juste pour une gorgée d'eau. Tant pis je reste comme ça. Inutile de préciser que je regretterai bien vite d'avoir dit ça.
Vers midi, je suis au sommet d'une vallée et m'arrête dans un petit paradis où coule un ruisseau un peu en recul des sentiers. Il y a peu d'arbres ici puisque je suis sur un sommet. Je m'installe les pieds dans l'eau et mange un peu mais je commence à avoir mal de tête et des nausées. Ce que j'ai omis de vous dire c'est que ma casquette est restée sur ma table de salon en Belgique 😎 autant dire que là-bas elle ne me sert pas à grand chose! Je reste comme ça une petite heure sans me rendre compte que, les pieds bien au frais, j'ai la tête qui cuit au soleil.
Je suis en hauteur et donc je bois un peu d'eau de ce ruisseau (elle a le même goût que la Spa), c'est mieux que rien mais c'est trop tard; je sais que je suis foutue, je suis en train de me payer une insolation. Après une bonne heure de répit dans cet éden, je remets (très) péniblement mon sac au dos et redémarre. Bon sang que c'est dur... J'aperçois la tour du Feldberg, elle se rapproche de plus en plus tout en étant encore loin. J'essaie de me concentrer sur autre chose que mes maux. Le parcours est vraiment joli, les sentiers sont parsemés de racines d'arbres et de temps à autre, passent sur un caillebotis. Waouw!!
Plus j'avance et plus le dénivelé est ardu. Cela fait à peu près deux heures que j'ai quitté mon coin de pique nique et je n'ai plus rien bu depuis. Ma tête va très probablement exploser d'ici peu. Il fait à peu près 30 degrés. Les deux ou trois derniers kilomètres se font totalement à découvert, pas la moindre trace d'ombre ici au-dessus. Je croise des gens qui marchent à vive allure sans le moindre problème de chaleur, comme je les envie. Pour moi c'est un enfer, je ne pensais pas qu'il ferait si chaud en Allemagne; c'est d'ailleurs aussi pour ça que j'avais choisi cette destination. Au-delà de 25 degrés je suis malade. Et puis à un moment donné, ça y est. Je suis sur le Feldberg! Je filme mon arrivée tellement je suis heureuse d'y être! Il est 15heures. J'ai l'impression que je vais crever mais ce n'est rien à côté de la fierté d'y être arrivée seule. (J'aurai marché environ 7 heures et parcouru plus de 18km avec un dénivelé de plus de 800m avec mes 16 kg sur le dos.)
C'est un endroit magnifique où seuls le cri des grillons et le souffle du vent viennent s'ajouter à la quiétude du lieu. Il y a pourtant beaucoup de monde ici, (la plupart sont montés en télécabine) mais ça ne gâche rien du plaisir que j'éprouve. Je décide de partager ce moment en envoyant un petit sms à une dame qui s'appelle Nicole et qui se reconnaitra sûrement si elle lit ces quelques lignes 😉 C'est une dame qui connait bien l'Allemagne et qui, comme moi, en est amoureuse.
Je profite quelques minutes de ce noble paysage avant d'entamer la descente car je dois encore trouver un endroit où dormir. C'est très stressant de devoir tout le temps penser à sa survie, d'autant plus que je n'ai vu aucun abri depuis ce matin. Et de toute façon même si je trouve un abri, ce n'est pas suffisant puisque j'ai besoin d'eau...pas simple hein. Je vois sur ma carte (Dieu merci les cartes allemandes sont hyper bien faites) qu'il y a de quoi boire et manger à quelques kilomètres d'ici. Je me mets donc en quête de cet endroit. Il est à peu près à trois kilomètres. J'irai boire un truc et faire le plein d'eau. Seulement voilà, le balisage du Westweg ne correspond plus avec ma carte, je balonne, je me perds, je m'inquiète...
En fait, le balisage est parfait, c'est juste moi qui débloque parce que je suis déshydratée...salement déshydratée même mais sur le coup je ne comprends rien. Je suis toujours en plein soleil, demande ma route aux gens que je croise et je fais des détours pas possible c'est affreux. J'vais crever!
Je marche à petits pas, je n'en peux plus. Je dois m'arrêter à l'ombre de chaque arbre rarissime qui a eu la riche idée de venir se planter là. Je croise un homme âgé à qui je demande si il y a un endroit où dormir pas loin d'ici. Il me semble qu'il m'explique que là où j'ai prévu de ma ravitailler en eau, il ya moyen de dormir, c'est une petite pension. Et il me dit aussi que si je n'ai pas d'argent, il y a une chapelle un peu plus loin que la pension dans laquelle je peux m'installer aussi. Mais je ne suis pas sûre de bien comprendre...déjà quand je vais bien je ne comprends pas bien le Deutsch alors vous imaginez dans mon état actuel....c'est bête mais ça pompe énormément d'énergie de réfléchir dans une langue étrangère qu'on maitrise mal. Au détour d'un chemin, je discerne enfin cette fameuse pension...je ne vais peut-être pas crever ici finalement! Alléluia!
La Todtnauer Hutte est là, juste devant moi. C'est tout mignon comme endroit. J'entre, demande un coca et un morceau de gâteau (ceux qui me connaissent vont sourire en lisant ça hahaha, du gâteau!) en pensant que ça me fera du bien. Grosse erreur de débutant ça! C'est de sel dont j'ai besoin et non pas de sucre! Il me faut plus d'une heure pour réussir à manger. Le sucre me monte directement à la tête, comme si j'étais saoûle, ouffff ça n'va nin bin là! Et puis tout d'un coup, le trou noir, mon assiette a disparu, elle n'est plus sur la table; je n'ai pourtant vu personne venir débarrasser. C'est bizarre ça! et je ne me suis pas endormie non plus; enfin je crois pas.
Je suis toujours assise à la terrasse de la pension lorsque je regarde ma carte et y vois un abri à environ 1500m. Ce serait top pour passer la nuit ça sauf que là, quand j'y pense, 1500m c'est le bout du monde! Je n'arrive même pas à porter mon sac jusqu'aux toilettes pour refaire le plein d'eau, quelle galère! Le choix s'impose de lui-même. Je dois dormir ici! Je demande à la gentille dame si elle a encore une chambre libre pour moi. Et bingo! 😄 y'en a une! Elle me demande si je veux prendre le repas du soir. Je décline, je n'ai pas faim et de toute façon, j'ai de quoi me sustenter dans mon sac. Si il le faut, je resortirai un peu plus tard et je cuisinerai dehors sur mon réchaud. Il est 18heures. La dame me conduit à ma chambre, elle porte mon sac avec bienveillance. Ca se sont les allemands comme on les aime! Accueillants et trèès gentils quoi qu'on en pense! J'ouvre la fenêtre de ma chambre et m'installe...euuh non; je m'affale sur le lit pour une petite sokète. Je me réveille vers 19h et donne de mes nouvelles en Belgique. Lorsque je pars seule, il y'a quelqu'un quelque part à qui je donne mon itinéraire précis et à qui je donne des nouvelles régulièrement. Si la personne n'a pas de mes nouvelles toutes les 24h à peu près, il sait ainsi plus ou moins où me chercher si je tombe dans un trou 😎
Il me semble qu'il faudrait que je mange. J'entreprends des fouilles dans mon sac pour retrouver gamelle, réchaud, bouffe lyophilisée mais même ça, ça demande une énergie que je n'ai plus. Ma tête et mon cou vont éclater. Je retourne me coucher un peu..jusqu'à ce que je sois complètement malade. Mes tripes se sont liquéfiées, ça sort de partout! J'vais quand même crever ici! Mourir sur le Feldberg...ça me plait pas trop mal comme idée.
Je retourne me coucher, je ne pourrai plus me lever jusqu'au milieu de la nuit. Là, j'entends l'orage et la foudre se déchainer. C'est très impressionnant l'orage en semi montagne, ça résonne, ça a un goût d'apocalypse. J'ai soif tiens.
J'arrive péniblement à préparer une boisson dans laquelle je dilue un sachet de minéraux. Impossible de boire tout de suite, ma bouche, ma tête, mon estomac ne veulent pas. Pourtant je crève de soif. Il pleut dans le chambre mais je n'arrive même pas à aller fermer la fenêtre, c'est trop loin (une longueur de bras à peu près, quelle chochote je suis). Il me faudra le reste de la nuit pour arriver à boire 25cl de ladite boisson. 6h30, je me réveille. Et là, surprise...! Je vois mon short de la veille, ainsi que mes sous-vêtements en train de sécher au-dessus du lavabo de ma chambre. Ils sentent à peu près bon; ou en tous cas moins mauvais qu'hier 😊
Que s'est-il donc passé???
Je vérifie ma porte...elle est toujours bien fermée à clé et la clé est dessus. C'est mon inconscient qui m'a joué un tour! Il m'a fait faire des choses dont je ne me souviens pas. Ca ne peut être que moi qui ai lavé ça pendant la nuit mais là encore, c'est le trou noir. Ca fait peur. Une insolation à ce point excessive ne m'était quand même jamais arrivée. C'est à ce moment précis que j'ai décidé que je n'irai plus jamais au soleil! J'en suis dégoûtée. Ce matin, j'ai toujours mal de tête mais c'est moins grave qu'hier. Je pue, j'vais prendre une douche!
Les douches sont communes, c'est tout petit mais il n'y a pas besoin de plus. Dans l'ensemble ça se passe à peu près bien si ce n'est que me baisser pour prendre le gel douche donne l'effet que mon cerveau va me sortir par le nez et que les gouttes d'eau me martèlent le crâne comme si l'orage avait repris. Je remonte dans la chambre. Mon bordel de la veille est toujours étalé par terre; d'un côté le réchaud, de l'autre la bouffe (vous vous souvenez quand j'ai entrepris de me faire à manger mais aussitôt abandonné?) puis les vêtements, les médicaments...oufff...il y a vraiment tout ça dans mon sac?
Le petit déjeuner est à 8h; je n'ai toujours rien avalé depuis le gâteau de malheur d'hier après midi qui n'est pas resté bien longtemps dans mon estomac. Je n'ai pas faim mais il me faut des forces pour repartir tout à l'heure. Ah oui hein parce que je compte bien repartir ce matin. Le Mont Belchen m'attend.
La dame m'installe à une table face à la fenêtre; une ravissante vue s'offre à moi sur les collines encore enveloppées de brume. Quoi? De la brume? YEAAAAHHHHH!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Rha je suis contente! Pas de méchant soleil ce matin! Je mange le plus salé possible pour me déshydrater moins vite pendant la journée de marche qui va arriver; et je bois au moins un litre de tout ce qu'il y'a, café, thé, jus. Je remonte dans ma chambre pour faire le point de ma situation avec "La Belgique". Je pense pouvoir marcher 15km aujourd'hui et nous convenons, d'après les cartes, que je m'arrêterai au camping de Wieden, avant le Mont Belchen, pour la nuit. Je "range" mon sac; mais n'ai toujours pas beaucoup d'énergie; ce sac ressemble donc plus à une charrette de supermarché d'où plein de choses dépassent hahaha. Tant-pis.
Je passe à l'accueil régler ma nuit. En me voyant, l'homme me demande si je vais bien...j'en déduis que j'ai une sale tête. "Mir wird schlecht" mais ça va aller! J'enfile mes chaussures et démarre.
100 mètres plus loin je vois la fameuse chapelle dont le vieil homme m'avait parlé hier...Mon allemand n'est donc pas si mauvais. Cela dit j'ai eu l'illumination du siècle en ne dormant pas là car avec l'orage qu'il y a eu, toutes mes affaires auraient probablement été trempées.
Il fait brumeux et froid mais quel bonheur! Ca fait un bien fou! Le chemin est bordé de myrtilles d'un taille colossale. Il y'a là une famille d'allemands qui s'en donne à coeur joie. Nous échangeons quelques mots, ils me demandent si j'ai dormi dehors avec l'orage qu'il y a eu. Je les dépasse puis... Bah, je fais pareil, elles sont hautes, ça limite les risque pour les fientes de renard et autres bestioles. Elles sont délicieuses. Mon mal de tête s'en va au fil que j'avale les kilomètres. Je suis surprise de ma capacité de régénération. Est-ce le grand air? Les myrtilles vitaminées? La volonté d'aller plus loin? Dieu seul le sait! Quand j'y repense, je les trouve vraiments sympas les allemands, vous en connaissez beaucoup vous en Belgique des gens qui parlent aux randonneurs qu'ils croisent??
J'ai rincé le camel back deux fois ce matin mais l'eau a toujours aussi mauvais goût. Je la bois quand même, l'épisode d'hier m'a suffit. Une insolation c'est bien; deux c'est trop 🤪 Jusqu'à présent ça ne fait que monter depuis quelques kilomètres, parfois un peu de plat. Puis un superbe point de vue sur les vallées avec, à côté de moi, des myrtilles partout et un buisson d'aneth sauvage. Miam. Je suis seule, je me sens super bien.
Et puis BAM, d'un coup je ressens des élancements dans la plante des pieds...waouw, c'est quoi ça?? Bon sang ça fait mal comme si on m'avait frappé au marteau! Je m'arrête un peu pour les soulager puis repars sans trop trainer.
Je monte à présent un sous-bois et, chose étrange, je n'ai plus mal. Je pense que c'est la descente juste après Notschrei qui a engendré la fatigue. Mine de rien, c'est vrai que depuis hier je ne fais que monter. Et c'est aussi probablement le poids du sac qui joue beaucoup, il s'est très peu allégé depuis hier puisque je n'ai quasi rien mangé, hors, c'est la nourriture qui pèse le plus. Midi arrive. Je me trouve un petit coin pour dîner. Et là, l'astre diabolique décide de se lever et m'envoie ses rouleaux de flammes infernales (ses doux rayons quoi), chassant ainsi ma brume tant adorée. Je suis à l'ombre d'un arbre (ouf!). Je cuis ma popote et reste là une petite heure. Il faut repartir; il me reste environ 7km avant de rejoindre le camping de Wieden. Je ne le sais pas encore mais cette fin de journée sera presque aussi insupportable, bien que d'un tout autre genre; que celle de la veille.
Rapidement, j'entame la descente vers Wieden. Le marteau recommence à tambouriner mes plantes de pieds. Je fais de tout petits pas mais rien à faire, c'est le poids du sac qui en est la cause. Je m'étais entrainée à marcher de longue distance avant mon départ mais avec des sacs à dos moins lourds. Quelle erreur!! Je ne peux en vouloir qu'à moi-même! Soudainement j'arrive entre des prairies...en plein soleil! J'ai envie de pleurer là, ce p... de soleil me fait vraiment peur; je ne veux plus être malade alors je recommence la même rengaine qu'hier, je m'arrête dès qu'il y a un peu d'ombre.
J'arrive près de Jetzen Roald. C'est joli mais je n'arrive pas à profiter du paysage, j'ai trop mal. Puis j'arrive à Wieden. D'après la carte, je dois descendre tout en bas de la vallée pour trouver le camping et le point d'information. J'attaque donc la descente toujours en plein soleil. Je fais des pas minuscules et j'ai l'impression de ne pas avancer. Cette route est longue, vraiment longue et les pieds s'échauffent plus vite sur le tarmac que dans les bois. Il me faut une bonne heure pour descendre car je dois m'arrêter souvent pour soulager mes panards. J'arrive en bas du village. Tout à l'air désert ici. Ne perdons pas espoir! Je cherche des yeux mais ne voit rien qui indique le camping en question. C'est bizarre. Je tourne et commence à comprendre qu'il n'y a rien ici. Merde, je n'ai plus la force de faire demi-tour. Il est bientôt 16heures et je n'ai toujours aucune idée de l'endroit où je vais dormir ce soir, ni si je vais pouvoir me ravitailler en eau. C'est plutôt fâcheux ça!
Ma carte indique un abri au-dessus de la vallée, bon, je n'aurai pas d'eau mais j'aurai au moins un semblant de toit en cas d'orage.Pas trop d'autre choix que d'essayer d'aller là. Bon sang mais quand va se terminer cette journée en enfer? J'en ai maaaaaaaaaaaaaarrrrre! J'ai chaud, j'ai soif, j'ai faim et j'ai mal! J'essaie de faire du stop pour remonter la vallée mais les gens ici sont méfiants. Ca peut se comprendre en même temps vu mon état top biche 😇
Personne ne s'arrête. Là, je perds espoir! Je m'écroule sur le bas-côté en me demandant comment sortir de là. Je pleure comme un gosse, ben ouais ça arrive. Une dame qui habite un peu plus loin vient me voir. Je lui demande si il y'a un camping ici et elle me certifie que non. On échange quelques mots puis elle me dit qu'elle va aller demander à sa fille (ou je ne sais qui j'ai rien compris) si il y'a un autre endroit ou dormir dans le coin. J'attends un quart d'heure mais la dame ne reviendra pas....vieille rombière va! Elle se rend pas compte que je suis en train de crever. Personne n'est disposé à vous aider dans ce foutu village! Même pas un peu d'eau p..;de b.... de m....!! Bande de méchants!
Je ne devrai compter que sur moi-même pour me sortir de ce mauvais pas (mouahahah quel jeu de mots je suis drôle!). Une camionnette arrive au loin. Houuuu ça c'est quelqu'un qui va me charger et qui n'aura pas le choix!
Je m'installe au milieu de la route pour la lui barrer. Je vous ai déjà dit que j'étais tenace? L'homme me demande où je vais, je lui indique mon abri. Il refuse de me prendre avec car ce n'est pas sa direction. Mais quel ingrat lui aussi! M'en fous je lui dit qu'il n'a pas le choix, il va me charger au moins jusqu'au bout de cette route! "Ich bin müde, Meinen Fûß ist kaput" Hé ho merde hein! Je sais c'est osé mais quand vous serez dans la même situation, on verra si vos idées seront meilleures na! Il me dit qu'il y a une auberge de jeunesse un peu plus haut; à mi-chemin entre l'endroit où il me dépose et le fameux abri repéré sur la carte. Je vais voir, et je tourne à nouveau pour ne rien trouver. Je commence à en avoir ras la casquette! Sauf que j'ai pas d'casquette!! Bon, j'en reste donc à mon idée de départ, et amorce la dernière côte de la journée pour rejoindre ma planque. Si je la trouve ce sera une super victoire dans cette journée pourrie!
Au bout de 20 minutes qui en ont paru le double, j'aperçois enfin l'abri! C'est un joli petit châlet en bois dont la porte est fermée. Super quoi! Bon, je comence à m'installer clandestinement à côté, à l'abri du vent, c'est déjà ça de pris. Finalement on arrive à se contenter de peu et on est content pour un rien dans ces conditions là. Et au moment où je déplie ma bâche, le garde arrive 😊 Zut alors!
Je lui explique tout de suite ma mésaventure avec le camping et l'auberge inexistants, ma fatigue et que mes pieds sont foutus. Il m'autorise à m'installer avec ma bâche ici pour cette nuit, il ne peut pas me laisser dormir à l'intérieur. Tant que j'y suis, je lui demande si il y a de l'eau dans l'abri pour que je puisse faire le plein. Il me laisse prendre tout ce que je veux comme eau et il m'offre même un Fanta! Waouw! Cet homme s'appelle Dieu! Il ferme l'abri et part.
Je prends une photo de la vallée. Il va être 18heures; il est grand temps que je donne des nouvelles de mes mésaventures à "La Belgique".
Ce dernier téléphonera, contre mon gré bien sûr puisque je pensais me poser un jour et redémarrer ensuite, à son ami suisse pour qu'il vienne me chercher. L'ami Suisse me téléphonera, je lui dirai que je continuerai encore le lendemain (je veux voir le Belchen moi!) et qu'ensuite je prendrai un train pour descendre à Bâle. Mais rien à faire, il ne daigne pas me laisser là.
Je remballe donc toutes mes affaires et fait demi tour pour atteindre le grand route la plus proche. Notre ami suisse arrivera tard le soir à Wieden au coeur de la forêt noire (2heures de route l'aller quand même!) pour me récupérer alors qu'il était convenu que je n'arriverais chez lui en Suisse que dans une semaine!
Ainsi se termine mon court périple en Allemagne et ainsi commence celui en Suisse.
Que dire à propos de cette aventure? ... Je veux le refaire en entier et dans de meilleures conditions, le Westweg n'aura pas ma peau, j'ai pas dit mon dernier mot! Je suis sur ma faim car je n'aurai pas vu le Belchen mais je suis tout de même fière de m'être extirpée seule de ces mauvais pas, et j'aurai quand même atteint le point le plus haut de cette vaste forêt. J'en suis resortie plus grande en atteignant mes limites que j'ai même dépassées grâce à ma ténacité. Notre corps possède des resources que nous ne soupçonnons pas, et c'est pareil pour l'esprit. Dans les pires moments, il existe comme un pilotage automatique qui se met en place. Je râle de devoir arrêter si vite, ma tête va mieux, mes jambes vont bien malgré le dénivelé, il n'y a que les pieds qui ont lâché; c''est dommage. C'est une expérience que je vous conseille si vous devez faire le point sur vous-même; il n'ya rien de mieux que de se confronter à la nature, c'est un merveilleux test!
Ainsi débute mon aventure en Suisse. Chez notre ami G. Il m'offrira l'hospitalité de bon coeur dès notre arrivée. Il m'installera un matelas dans une pièce qui deviendra provisoirement ma chambre. Quel accueil alors qu'on se connait à peine! Le lendemain, l'ami G. partira travailler et me donnera sa confiance en me laissant chez lui. Je devrai rester couchée jusque dans l'après-midi car même assise, le simple fait que mes pieds touchent le sol est devenu un enfer.
A 17heures, j'ai rendez-vous avec Nath une amie de G. que je ne connais que via un réseau social dont la pub n'est plus à faire. Elle vient me chercher pour aller à une fête de village avec sa mailleure amie. Nath, c'est la première fois que vais la rencontrer forcément, ça fait des mois qu'on attend ça! Le rencontre n'est pas décevante, c'est une personne chaleureuse, remplie de joie et fière (comme tous les suisses que j'ai vu) de me faire découvrir les us et coutumes présents lors de cette fête villageoise...quel bonheur d'être ici! Le lendemain, je m'en suis allée en randonnée. J'ai pris le train à Glovelier, là où je loge, jusque St Ursanne pour ensuite revenir à pieds.Le paysage est tellement fascinant que j'en oublie de regarder la carte; je ne sais plus où je suis. Décidément mon cerveau a fondu sous le coup de l'insolation! Après vérification, je me rends compte que je suis quasiment 10 km trop loin. Et si on ajoute à cela, le soleil et les panards en compote, il m'est impossible de faire le retour à pieds. Bon, bah comme au bon vieux temps, on se met sur le bas-côté et on lève le pouce! 😎 Là, je me fais charger par un drôle de type...beurg. Il me semble qu'il fait un détour immense pour me déposer là où je dois aller, j'ai le palpitant qui s'affole mais j'ai mon couteau pas très loin, ça me rassure un peu. Il finit tout de même par m'emmener au bon endroit.
Le reste de mon séjour en Suisse sera agrémenté de belles rencontres humaines. La famille V. qui m'a accueillie à bras ouverts. C'est une famille super sympathique dont Mr V. est le frère de G. chez qui je loge. Lui et sa femme L. ont trois adorables enfants emplis de vie. Je ne vais pas vous décrire mon séjour en leur compagnie, je préfère garder un petit bout de jardin secret rien que pour moi à propos de ces merveilleux moments. Je ne vous conterai pas la montée au Chasseral par la Combe grède (1600m d'altitude), ni la visite captivante de Bern que m'a faite G. avec tout son coeur, je ne vous narrerai pas non plus les randonnées au Chêtelat et au Béridier toujours avec G; ni le sentier "pieds-nus" que j'aurai fait avec toute la famille V., ni la fondue savoyarde au bord d'un point de vue magnifique avec G., ni la visite de la ravissante et minuscule ville de Gruyères, de son château et de son Giger bar, ainsi que le musée...non je ne dirai rien de tout cela car je ne veux mêler aucune personne étrangère à ce récit personnel
Tout ce que j'en dirai c'est : Les suisses sont fascinants, par leur simplicité, leur respect de la nature, leur respect d'autrui. Ils sont chaleureux, accueillants, altruistes, bourrus, courageux. Ils n'hésitent pas à faire toute une excursion en voiture juste pour aller chercher LE fromage d'untel qui est si bon. Leurs enfants jouent encore dans le jardin, ils vont en vélo, ils partagent le travail campagnard de leurs parents. Ils connaissent leur pays sur le bout des doigts et ils en sont si fiers que s'en est captivant; ils sont fiers de leurs coutumes et respectent les règles. Nous ferions bien d'en prendre exemple! C'est grâce à de telles personnes qu'un voyage devient une aventure humaine inoubliable et que vos tripes se tordent au moment de s'en aller...
Je me suis donc décidée à partir à l'aventure toute seule en Forêt noire, j'ai commandé les cartes topo adéquates et me suis renseignée sur différents sites pour voir ce qui était possible de faire. Il me semblait que descendre une partie du Westweg en autonomie complète était une plutôt bonne idée; depuis le Titisee jusque Bâle en Suisse où je devais rejoindre un ami d'un ami. Et comme je n'avais pas un balle, j'ai décidé de partir en taxisop, vous voyez, ce site où on s'inscrit en tant que "passager cherche chauffeur"? Bon ok quand j'y repense, c'était assez osé mais qui ne tente rien n'a rien et puis moi, c'est quand je me brûle que je comprends pourquoi on m'avait prévenu que c'était chaud.😛
Nous sommes donc le 31 juillet 2012 et j'attends mon chauffeur "Dries", il vient de Gullegem et se rend à Freudenstadt, au Nord de la Forêt noire pour son boulot, il m'offre donc un siège passager dans sa voiture. Il est sympa, on écoute Snow Patrol dans la voiture. Le trajet se passe bien. Il me dépose à Freudenstadt comme prévu. Cette ville se trouve donc dans le Nord de la Forêt noire...hors moi je dois me rendre au Titisee bien plus au Sud...
C'est ici que l'aventure en solo commence...
Il est environ midi 20. J'essaie tout d'abord de faire du stop pour descendre jusqu'au Titisee, histoire de faire tout le trajet gratos mais sans succès car c'est vraiment trop loin. Et en plus avec mon allemand très très approximatif c'était loin d'être gagné. Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est qu'en Forêt noire, les gens ne parlent pas du tout le français et que c'est vraiment au touriste à faire l'effort de la langue. Bah, c'est pas ça qui m'arrete!
Il me semble que mon sac à dos pèse une tonne, en fait il pèse 16kg. Soit une autonomie de bouffe pour 10 jours, quelques vêtements et des babioles toujours utiles.
Je décide finalement de prendre le train. Vous avez déjà essayé de demander votre itinéraire en Deutsch? "euuuh verkaufen Sie farhkartten?" 😊 "et euuuh kan ich ein einfach nach Freiburg haben bitte? Ca se dit ça?"
Bref, à 16h30 je prends le premier train. Celui vers Offenburg.
Puis à 18h05, je prends le deuxième, vers Freiburg.
Puis à 19h, je prends celui vers le Titisee chéri!
A 19h30, je suis donc à mon point de départ. C'est un peu tard pour démarrer un trek non? Je décide donc de m'asseoir à une terrasse pour faire un peu le point et trouver un camping. C'est là, en discutant avec le serveur, à qui j'explique que je suis fatiguée "Ich bin müde" (je lui dis que j'arrive tout juste de Belgique "Ich komme aus Belgien"), qu'un couple de suisses allemands, assis un peu plus loin, entend notre conversation et l'homme décide de venir vers moi.
Bon, déjà l'allemand "simple" n'est pas facile à comprendre mais alors le suisse allemand est encore moins facile! Il m'explique que chaque année, ils fuient la Suisse le jour de la fête nationale car cela fait trop de bruit. Ils habitent près du Lac de Constance. Notre conversation est super basique mais potable, et dans ce temps, , l'homme me demande si je viens de Belgique à pieds...hors moi je comprends qu'il me demande si je vais jusqu'au Mont Belchen à pieds. Faut savoir que Belgique, Belgien en allemand, et Belchen à l'audition ça se ressemble vachement comme mots. Je vous laisse deviner le quiproquo qui s'en suit? 😊 Je lui réponds donc oui! Monsieur, impressionné me dit que je dois être vraiment fatiguée et que je dois avoir faim...c'est à ce moment que je me rends compte que j'avais mal compris sa question héhé...et comment expliquer ça en Deutsch? Hein, je vous le demande! Hahahaha! Je laisse donc couler et le laisse croire, tant pis. Je me dis que de toute façon je ne verrai plus jamais ces gens.
Il retourne à sa table, me coupe un morceau de sa flammeküche et m'invite à venir manger ce morceau à leur table. Bon j'ai quand même l'air d'une débile maintenant qu'ils pensent que je viens de Belgique à pieds, c'est malin ça! Enfin, au moins je suis l'idole de quelqu'un hihihhi. J'explique ensuite que je cherche un camping dans le coin et leur demande si ils en connaissent un. Bien sûr me disent-ils puisqu'eux même y séjournent en ce moment. Ils m'emmènent dans leur minibus (là aussi quand j'y repense, ce n'était pas la plus riche idée de l'année)et me conduisent jusqu'à ce fameux camping. Le Bülhof Camping. Il est situé juste au-dessus du Titisee. Formidable il reste encore de la place!
Je me trouve un petit coin avec un arbre et y installe ma bâche. Oui vous avez bien lu, une bâche. Quand on part seule en autonomie complète, on ne s'embarrasse pas d'une tente encombrante et lourde. Je me fais donc un super abri en demi tipi où je place un stick de marche "planté" dans le sol, les 3/4 de la bâche d'un côté du stick, et le 1/4 restant sera attaché à l'arbre avec une corde ou des élastiques. Il suffit ensuite d'arrimer les coins de la bâche au sol avec des piquets de tente ou des boquets d'bois si on a oublié lesdits piquets à la maison 🤪
Le couple de suisses allemands vient voir mon installation. Ils sont intrigués, je leur explique le pourquoi du comment j'utilise ce système. Nous nous souhaitons une bonne route et tout de bon dans la vie. Je ne les reverrai plus jamais.
Peu de temps après leur départ, c'est Marco mon voisin de camping, que je n'avais pas encore vu, qui vient me proposer son aide .
Marco est italien et il ne parle que italien ou anglais...et moi français et allemand...bon...on arrive quand même à tenir une conversation en italo-franglo-allemand hum.
Il est passé 20 heures et j'ai faim. Je déballe donc ma popote et mon réchaud et mets chauffer de l'eau. Marco me tient compagnie, il est sympathique. Il habite à Bologne et m'explique qu'il est en train de faire un itinéraire en vélo dans la Forêt noire. Son périple se termine demain. Dans la pénombre je ne le vois pas bien mais il me semble qu'il a une drôle de tête, il a la bouche un peu gonflée et rouge, le nez et une joue noirâtres...en fait, il s'est brûlé avec son réchaud au gaz, sa bombonne lui a explosé à la figure 2 jours auparavant. Il ne veut plus jamais utiliser ce système et trouve que mon système à moi est pas mal. J'utilise le fameux réchaud Esbit qui pèse 10 grammes et qui fonctionne grâce à des briquettes auxquelles on boute le feu avant de la déposer dans le réchaud. Il suffit ensuite de poser sa popote dessus et attendre que cuise l'exquis et raffiné mets lyophilisé 4 étoilles. En l'occurrence, ce soir je n'ai pas de lyophilisé mais un sachet de bouffe militaire qu'il suffit de mettre dans l'eau bouillante pour le réchauffer et, même principe que pour la bouffe lyo, il faut le manger directement dans le sac afin de ne pas salir la gamelle. Marco me demande ce que je mange. Ce délicieux repas est composé de langue de boeuf et de sauce. C'est absolument dégueulasse mais j'ai faim. J'essaie de lui expliquer "langue de boeuf" et me voilà en train de mimer la bête en question. Vous avez vu le film "Danse avec les loups"? Hé bien nous y sommes presque! "Meuuuh" 😄
Il est mort de rire mais il a compris, c'est le principal!
On papote comme ça toute la soirée puis vers 22h30 nous décidons de regagner nos abris respectifs car le lendemain une dure journée nous attend. Quelles aventures j'ai déjà vécu en à peine une journée ici!
Mercredi 01 août : 6h du matin. Je me réveille avec le soleil. Je sors de mon abri en même temps que Marco sort de sa tente. aah je peux enfin voir sa tête au grand jour! Il est effectivement bien brûlé le pauvre.
"Gut geschlaffen?" lui dis-je en plus du langage des mains. Il mange une barre de céréales, quant à moi, je commence à cuire mon super petit déj' ultra calorique qui consiste à cuire de la semoule de blé (du couscous quoi) avec du lait en poudre, beh oué les briques ne sont pas pratiques en rando 🙂; du cacao et du sucre. Laissez cuire jusqu'à obtention d'un espèce de gâteau; et j'insiste bien sur le mot "espèce". Ce n'est pas trop dégueu et ça donne de l'énergie pendant des heures. J'offre un café à Marco, de toute façon j'en ai préparé trop juste pour moi. Le pauvre, je m'en fait mal.
En échangeant quelques mots, nous remballons nos affaires, lui sur son vélo; moi sur mon dos, et quittons le Bülhof camping. Nous faisons un tout petit bout de chemin ensemble avant que nos routes se séparent. Nous faisons nos adieux sans échanger de quoi garder contact, aurait-il fallu? Peut-être pas, ce sont ces rencontres éphémères qui rendent les voyages exceptionnels. Cela ne m'empêche pas de penser souvent à lui, et je me demande ce qu'il est devenu. C'est ici que démarre le fameux Westweg que j'attends depuis si longtemps. Aujourd'hui je vais jusqu'au Feldberg, le point le plus haut de Forêt noire à 1493m. Il se trouve à environ15km et quelques vallées d'ici.
Waouww ça commence par une solide côte dans les bois! Le soleil brille déjà bien haut et il n'est que 8h du matin! Le soleil brille et mon sac de 16kg me semble peser une tonne.
Je grimpe cette côte semi ombragée, je croise un homme qui promène ses chiens "Grüß Gott!" me dit-il...hein grusse quoi? AAh oui juste, le Grüß Gott est utilisé ici pour dire bonjour, ça veut dire "Dieu avec toi" en gros. Il entame la conversation "Woher kommen Sie?" "Ich komme aus Titisee und ich geh zum Fedberg". L'homme est impressionné car le Feldberg est loin et haut et je suis seule. Je reprends ma route sans attendre car je sais que la journée risque d'être longue. Avant de démarrer cette aventure, en préparant mon sac, j'avais lavé mon camel back (ma poche à eau) avec une petite pastille effervescente. Il me semblait l'avoir bien rincé et pourtant il reste un drôle de goût quand je bois... ça ne m'inspire rien de bon ça. Bref, je monte, monte, monte dans ce bois. Il est à peine 9h et le soleil tape. Une petite pause photo de temps à autre puis je continue. J'évite cependant de retirer mon sac à dos chaque fois car l'y remettre est assez folklorique. J'arrive à un sommet au bout d'environ deux kilomètres, et je profite du peu de plat qu'il y a pour faire une pause pipi.
Ah un peu de descente...j'arrive en plein village (ou ville?) d'Hinterzarten coincé dans une petite vallée. Je passe juste à côté des pistes de saut à ski de Koßterhöhr et je descends encore.
C'est très joli Hinterzarten. Le soleil tape et je n'ose pas trop boire de peur d'être malade avec ce drôle de goût dans mon eau 🙁 Avec la transpiration, les lanières de mon sac me coupent les épaules. Ce n'est pas confortable. Ce ne sont que des petites choses mais ça devient très vite un enfer car je me dis que je suis vraiment seule ici. Je ne peux compter sur personne. Il me faut toute ma tête pour lire la carte, pour trouver un abri pour la nuit, pour trouver un ravitaillement en eau etc..
J'entame la remontée sur l'autre versant de la vallée et croise quelques personnes qui font aussi le Westweg dans l'autre sens. Parfois en vélo, à pieds et même à cheval. J'ai soif. Ho j'ai bien une gourde supplémentaire mais elle est inaccessible "tout de suite", pour l'attraper je dois retirer mon sac à dos...ce qui demande bien trop d'énergie juste pour une gorgée d'eau. Tant pis je reste comme ça. Inutile de préciser que je regretterai bien vite d'avoir dit ça.
Vers midi, je suis au sommet d'une vallée et m'arrête dans un petit paradis où coule un ruisseau un peu en recul des sentiers. Il y a peu d'arbres ici puisque je suis sur un sommet. Je m'installe les pieds dans l'eau et mange un peu mais je commence à avoir mal de tête et des nausées. Ce que j'ai omis de vous dire c'est que ma casquette est restée sur ma table de salon en Belgique 😎 autant dire que là-bas elle ne me sert pas à grand chose! Je reste comme ça une petite heure sans me rendre compte que, les pieds bien au frais, j'ai la tête qui cuit au soleil.
Je suis en hauteur et donc je bois un peu d'eau de ce ruisseau (elle a le même goût que la Spa), c'est mieux que rien mais c'est trop tard; je sais que je suis foutue, je suis en train de me payer une insolation. Après une bonne heure de répit dans cet éden, je remets (très) péniblement mon sac au dos et redémarre. Bon sang que c'est dur... J'aperçois la tour du Feldberg, elle se rapproche de plus en plus tout en étant encore loin. J'essaie de me concentrer sur autre chose que mes maux. Le parcours est vraiment joli, les sentiers sont parsemés de racines d'arbres et de temps à autre, passent sur un caillebotis. Waouw!!
Plus j'avance et plus le dénivelé est ardu. Cela fait à peu près deux heures que j'ai quitté mon coin de pique nique et je n'ai plus rien bu depuis. Ma tête va très probablement exploser d'ici peu. Il fait à peu près 30 degrés. Les deux ou trois derniers kilomètres se font totalement à découvert, pas la moindre trace d'ombre ici au-dessus. Je croise des gens qui marchent à vive allure sans le moindre problème de chaleur, comme je les envie. Pour moi c'est un enfer, je ne pensais pas qu'il ferait si chaud en Allemagne; c'est d'ailleurs aussi pour ça que j'avais choisi cette destination. Au-delà de 25 degrés je suis malade. Et puis à un moment donné, ça y est. Je suis sur le Feldberg! Je filme mon arrivée tellement je suis heureuse d'y être! Il est 15heures. J'ai l'impression que je vais crever mais ce n'est rien à côté de la fierté d'y être arrivée seule. (J'aurai marché environ 7 heures et parcouru plus de 18km avec un dénivelé de plus de 800m avec mes 16 kg sur le dos.)
C'est un endroit magnifique où seuls le cri des grillons et le souffle du vent viennent s'ajouter à la quiétude du lieu. Il y a pourtant beaucoup de monde ici, (la plupart sont montés en télécabine) mais ça ne gâche rien du plaisir que j'éprouve. Je décide de partager ce moment en envoyant un petit sms à une dame qui s'appelle Nicole et qui se reconnaitra sûrement si elle lit ces quelques lignes 😉 C'est une dame qui connait bien l'Allemagne et qui, comme moi, en est amoureuse.
Je profite quelques minutes de ce noble paysage avant d'entamer la descente car je dois encore trouver un endroit où dormir. C'est très stressant de devoir tout le temps penser à sa survie, d'autant plus que je n'ai vu aucun abri depuis ce matin. Et de toute façon même si je trouve un abri, ce n'est pas suffisant puisque j'ai besoin d'eau...pas simple hein. Je vois sur ma carte (Dieu merci les cartes allemandes sont hyper bien faites) qu'il y a de quoi boire et manger à quelques kilomètres d'ici. Je me mets donc en quête de cet endroit. Il est à peu près à trois kilomètres. J'irai boire un truc et faire le plein d'eau. Seulement voilà, le balisage du Westweg ne correspond plus avec ma carte, je balonne, je me perds, je m'inquiète...
En fait, le balisage est parfait, c'est juste moi qui débloque parce que je suis déshydratée...salement déshydratée même mais sur le coup je ne comprends rien. Je suis toujours en plein soleil, demande ma route aux gens que je croise et je fais des détours pas possible c'est affreux. J'vais crever!
Je marche à petits pas, je n'en peux plus. Je dois m'arrêter à l'ombre de chaque arbre rarissime qui a eu la riche idée de venir se planter là. Je croise un homme âgé à qui je demande si il y a un endroit où dormir pas loin d'ici. Il me semble qu'il m'explique que là où j'ai prévu de ma ravitailler en eau, il ya moyen de dormir, c'est une petite pension. Et il me dit aussi que si je n'ai pas d'argent, il y a une chapelle un peu plus loin que la pension dans laquelle je peux m'installer aussi. Mais je ne suis pas sûre de bien comprendre...déjà quand je vais bien je ne comprends pas bien le Deutsch alors vous imaginez dans mon état actuel....c'est bête mais ça pompe énormément d'énergie de réfléchir dans une langue étrangère qu'on maitrise mal. Au détour d'un chemin, je discerne enfin cette fameuse pension...je ne vais peut-être pas crever ici finalement! Alléluia!
La Todtnauer Hutte est là, juste devant moi. C'est tout mignon comme endroit. J'entre, demande un coca et un morceau de gâteau (ceux qui me connaissent vont sourire en lisant ça hahaha, du gâteau!) en pensant que ça me fera du bien. Grosse erreur de débutant ça! C'est de sel dont j'ai besoin et non pas de sucre! Il me faut plus d'une heure pour réussir à manger. Le sucre me monte directement à la tête, comme si j'étais saoûle, ouffff ça n'va nin bin là! Et puis tout d'un coup, le trou noir, mon assiette a disparu, elle n'est plus sur la table; je n'ai pourtant vu personne venir débarrasser. C'est bizarre ça! et je ne me suis pas endormie non plus; enfin je crois pas.
Je suis toujours assise à la terrasse de la pension lorsque je regarde ma carte et y vois un abri à environ 1500m. Ce serait top pour passer la nuit ça sauf que là, quand j'y pense, 1500m c'est le bout du monde! Je n'arrive même pas à porter mon sac jusqu'aux toilettes pour refaire le plein d'eau, quelle galère! Le choix s'impose de lui-même. Je dois dormir ici! Je demande à la gentille dame si elle a encore une chambre libre pour moi. Et bingo! 😄 y'en a une! Elle me demande si je veux prendre le repas du soir. Je décline, je n'ai pas faim et de toute façon, j'ai de quoi me sustenter dans mon sac. Si il le faut, je resortirai un peu plus tard et je cuisinerai dehors sur mon réchaud. Il est 18heures. La dame me conduit à ma chambre, elle porte mon sac avec bienveillance. Ca se sont les allemands comme on les aime! Accueillants et trèès gentils quoi qu'on en pense! J'ouvre la fenêtre de ma chambre et m'installe...euuh non; je m'affale sur le lit pour une petite sokète. Je me réveille vers 19h et donne de mes nouvelles en Belgique. Lorsque je pars seule, il y'a quelqu'un quelque part à qui je donne mon itinéraire précis et à qui je donne des nouvelles régulièrement. Si la personne n'a pas de mes nouvelles toutes les 24h à peu près, il sait ainsi plus ou moins où me chercher si je tombe dans un trou 😎
Il me semble qu'il faudrait que je mange. J'entreprends des fouilles dans mon sac pour retrouver gamelle, réchaud, bouffe lyophilisée mais même ça, ça demande une énergie que je n'ai plus. Ma tête et mon cou vont éclater. Je retourne me coucher un peu..jusqu'à ce que je sois complètement malade. Mes tripes se sont liquéfiées, ça sort de partout! J'vais quand même crever ici! Mourir sur le Feldberg...ça me plait pas trop mal comme idée.
Je retourne me coucher, je ne pourrai plus me lever jusqu'au milieu de la nuit. Là, j'entends l'orage et la foudre se déchainer. C'est très impressionnant l'orage en semi montagne, ça résonne, ça a un goût d'apocalypse. J'ai soif tiens.
J'arrive péniblement à préparer une boisson dans laquelle je dilue un sachet de minéraux. Impossible de boire tout de suite, ma bouche, ma tête, mon estomac ne veulent pas. Pourtant je crève de soif. Il pleut dans le chambre mais je n'arrive même pas à aller fermer la fenêtre, c'est trop loin (une longueur de bras à peu près, quelle chochote je suis). Il me faudra le reste de la nuit pour arriver à boire 25cl de ladite boisson. 6h30, je me réveille. Et là, surprise...! Je vois mon short de la veille, ainsi que mes sous-vêtements en train de sécher au-dessus du lavabo de ma chambre. Ils sentent à peu près bon; ou en tous cas moins mauvais qu'hier 😊
Que s'est-il donc passé???
Je vérifie ma porte...elle est toujours bien fermée à clé et la clé est dessus. C'est mon inconscient qui m'a joué un tour! Il m'a fait faire des choses dont je ne me souviens pas. Ca ne peut être que moi qui ai lavé ça pendant la nuit mais là encore, c'est le trou noir. Ca fait peur. Une insolation à ce point excessive ne m'était quand même jamais arrivée. C'est à ce moment précis que j'ai décidé que je n'irai plus jamais au soleil! J'en suis dégoûtée. Ce matin, j'ai toujours mal de tête mais c'est moins grave qu'hier. Je pue, j'vais prendre une douche!
Les douches sont communes, c'est tout petit mais il n'y a pas besoin de plus. Dans l'ensemble ça se passe à peu près bien si ce n'est que me baisser pour prendre le gel douche donne l'effet que mon cerveau va me sortir par le nez et que les gouttes d'eau me martèlent le crâne comme si l'orage avait repris. Je remonte dans la chambre. Mon bordel de la veille est toujours étalé par terre; d'un côté le réchaud, de l'autre la bouffe (vous vous souvenez quand j'ai entrepris de me faire à manger mais aussitôt abandonné?) puis les vêtements, les médicaments...oufff...il y a vraiment tout ça dans mon sac?
Le petit déjeuner est à 8h; je n'ai toujours rien avalé depuis le gâteau de malheur d'hier après midi qui n'est pas resté bien longtemps dans mon estomac. Je n'ai pas faim mais il me faut des forces pour repartir tout à l'heure. Ah oui hein parce que je compte bien repartir ce matin. Le Mont Belchen m'attend.
La dame m'installe à une table face à la fenêtre; une ravissante vue s'offre à moi sur les collines encore enveloppées de brume. Quoi? De la brume? YEAAAAHHHHH!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Rha je suis contente! Pas de méchant soleil ce matin! Je mange le plus salé possible pour me déshydrater moins vite pendant la journée de marche qui va arriver; et je bois au moins un litre de tout ce qu'il y'a, café, thé, jus. Je remonte dans ma chambre pour faire le point de ma situation avec "La Belgique". Je pense pouvoir marcher 15km aujourd'hui et nous convenons, d'après les cartes, que je m'arrêterai au camping de Wieden, avant le Mont Belchen, pour la nuit. Je "range" mon sac; mais n'ai toujours pas beaucoup d'énergie; ce sac ressemble donc plus à une charrette de supermarché d'où plein de choses dépassent hahaha. Tant-pis.
Je passe à l'accueil régler ma nuit. En me voyant, l'homme me demande si je vais bien...j'en déduis que j'ai une sale tête. "Mir wird schlecht" mais ça va aller! J'enfile mes chaussures et démarre.
100 mètres plus loin je vois la fameuse chapelle dont le vieil homme m'avait parlé hier...Mon allemand n'est donc pas si mauvais. Cela dit j'ai eu l'illumination du siècle en ne dormant pas là car avec l'orage qu'il y a eu, toutes mes affaires auraient probablement été trempées.
Il fait brumeux et froid mais quel bonheur! Ca fait un bien fou! Le chemin est bordé de myrtilles d'un taille colossale. Il y'a là une famille d'allemands qui s'en donne à coeur joie. Nous échangeons quelques mots, ils me demandent si j'ai dormi dehors avec l'orage qu'il y a eu. Je les dépasse puis... Bah, je fais pareil, elles sont hautes, ça limite les risque pour les fientes de renard et autres bestioles. Elles sont délicieuses. Mon mal de tête s'en va au fil que j'avale les kilomètres. Je suis surprise de ma capacité de régénération. Est-ce le grand air? Les myrtilles vitaminées? La volonté d'aller plus loin? Dieu seul le sait! Quand j'y repense, je les trouve vraiments sympas les allemands, vous en connaissez beaucoup vous en Belgique des gens qui parlent aux randonneurs qu'ils croisent??
J'ai rincé le camel back deux fois ce matin mais l'eau a toujours aussi mauvais goût. Je la bois quand même, l'épisode d'hier m'a suffit. Une insolation c'est bien; deux c'est trop 🤪 Jusqu'à présent ça ne fait que monter depuis quelques kilomètres, parfois un peu de plat. Puis un superbe point de vue sur les vallées avec, à côté de moi, des myrtilles partout et un buisson d'aneth sauvage. Miam. Je suis seule, je me sens super bien.
Et puis BAM, d'un coup je ressens des élancements dans la plante des pieds...waouw, c'est quoi ça?? Bon sang ça fait mal comme si on m'avait frappé au marteau! Je m'arrête un peu pour les soulager puis repars sans trop trainer.
Je monte à présent un sous-bois et, chose étrange, je n'ai plus mal. Je pense que c'est la descente juste après Notschrei qui a engendré la fatigue. Mine de rien, c'est vrai que depuis hier je ne fais que monter. Et c'est aussi probablement le poids du sac qui joue beaucoup, il s'est très peu allégé depuis hier puisque je n'ai quasi rien mangé, hors, c'est la nourriture qui pèse le plus. Midi arrive. Je me trouve un petit coin pour dîner. Et là, l'astre diabolique décide de se lever et m'envoie ses rouleaux de flammes infernales (ses doux rayons quoi), chassant ainsi ma brume tant adorée. Je suis à l'ombre d'un arbre (ouf!). Je cuis ma popote et reste là une petite heure. Il faut repartir; il me reste environ 7km avant de rejoindre le camping de Wieden. Je ne le sais pas encore mais cette fin de journée sera presque aussi insupportable, bien que d'un tout autre genre; que celle de la veille.
Rapidement, j'entame la descente vers Wieden. Le marteau recommence à tambouriner mes plantes de pieds. Je fais de tout petits pas mais rien à faire, c'est le poids du sac qui en est la cause. Je m'étais entrainée à marcher de longue distance avant mon départ mais avec des sacs à dos moins lourds. Quelle erreur!! Je ne peux en vouloir qu'à moi-même! Soudainement j'arrive entre des prairies...en plein soleil! J'ai envie de pleurer là, ce p... de soleil me fait vraiment peur; je ne veux plus être malade alors je recommence la même rengaine qu'hier, je m'arrête dès qu'il y a un peu d'ombre.
J'arrive près de Jetzen Roald. C'est joli mais je n'arrive pas à profiter du paysage, j'ai trop mal. Puis j'arrive à Wieden. D'après la carte, je dois descendre tout en bas de la vallée pour trouver le camping et le point d'information. J'attaque donc la descente toujours en plein soleil. Je fais des pas minuscules et j'ai l'impression de ne pas avancer. Cette route est longue, vraiment longue et les pieds s'échauffent plus vite sur le tarmac que dans les bois. Il me faut une bonne heure pour descendre car je dois m'arrêter souvent pour soulager mes panards. J'arrive en bas du village. Tout à l'air désert ici. Ne perdons pas espoir! Je cherche des yeux mais ne voit rien qui indique le camping en question. C'est bizarre. Je tourne et commence à comprendre qu'il n'y a rien ici. Merde, je n'ai plus la force de faire demi-tour. Il est bientôt 16heures et je n'ai toujours aucune idée de l'endroit où je vais dormir ce soir, ni si je vais pouvoir me ravitailler en eau. C'est plutôt fâcheux ça!
Ma carte indique un abri au-dessus de la vallée, bon, je n'aurai pas d'eau mais j'aurai au moins un semblant de toit en cas d'orage.Pas trop d'autre choix que d'essayer d'aller là. Bon sang mais quand va se terminer cette journée en enfer? J'en ai maaaaaaaaaaaaaarrrrre! J'ai chaud, j'ai soif, j'ai faim et j'ai mal! J'essaie de faire du stop pour remonter la vallée mais les gens ici sont méfiants. Ca peut se comprendre en même temps vu mon état top biche 😇
Personne ne s'arrête. Là, je perds espoir! Je m'écroule sur le bas-côté en me demandant comment sortir de là. Je pleure comme un gosse, ben ouais ça arrive. Une dame qui habite un peu plus loin vient me voir. Je lui demande si il y'a un camping ici et elle me certifie que non. On échange quelques mots puis elle me dit qu'elle va aller demander à sa fille (ou je ne sais qui j'ai rien compris) si il y'a un autre endroit ou dormir dans le coin. J'attends un quart d'heure mais la dame ne reviendra pas....vieille rombière va! Elle se rend pas compte que je suis en train de crever. Personne n'est disposé à vous aider dans ce foutu village! Même pas un peu d'eau p..;de b.... de m....!! Bande de méchants!
Je ne devrai compter que sur moi-même pour me sortir de ce mauvais pas (mouahahah quel jeu de mots je suis drôle!). Une camionnette arrive au loin. Houuuu ça c'est quelqu'un qui va me charger et qui n'aura pas le choix!
Je m'installe au milieu de la route pour la lui barrer. Je vous ai déjà dit que j'étais tenace? L'homme me demande où je vais, je lui indique mon abri. Il refuse de me prendre avec car ce n'est pas sa direction. Mais quel ingrat lui aussi! M'en fous je lui dit qu'il n'a pas le choix, il va me charger au moins jusqu'au bout de cette route! "Ich bin müde, Meinen Fûß ist kaput" Hé ho merde hein! Je sais c'est osé mais quand vous serez dans la même situation, on verra si vos idées seront meilleures na! Il me dit qu'il y a une auberge de jeunesse un peu plus haut; à mi-chemin entre l'endroit où il me dépose et le fameux abri repéré sur la carte. Je vais voir, et je tourne à nouveau pour ne rien trouver. Je commence à en avoir ras la casquette! Sauf que j'ai pas d'casquette!! Bon, j'en reste donc à mon idée de départ, et amorce la dernière côte de la journée pour rejoindre ma planque. Si je la trouve ce sera une super victoire dans cette journée pourrie!
Au bout de 20 minutes qui en ont paru le double, j'aperçois enfin l'abri! C'est un joli petit châlet en bois dont la porte est fermée. Super quoi! Bon, je comence à m'installer clandestinement à côté, à l'abri du vent, c'est déjà ça de pris. Finalement on arrive à se contenter de peu et on est content pour un rien dans ces conditions là. Et au moment où je déplie ma bâche, le garde arrive 😊 Zut alors!
Je lui explique tout de suite ma mésaventure avec le camping et l'auberge inexistants, ma fatigue et que mes pieds sont foutus. Il m'autorise à m'installer avec ma bâche ici pour cette nuit, il ne peut pas me laisser dormir à l'intérieur. Tant que j'y suis, je lui demande si il y a de l'eau dans l'abri pour que je puisse faire le plein. Il me laisse prendre tout ce que je veux comme eau et il m'offre même un Fanta! Waouw! Cet homme s'appelle Dieu! Il ferme l'abri et part.
Je prends une photo de la vallée. Il va être 18heures; il est grand temps que je donne des nouvelles de mes mésaventures à "La Belgique".
Ce dernier téléphonera, contre mon gré bien sûr puisque je pensais me poser un jour et redémarrer ensuite, à son ami suisse pour qu'il vienne me chercher. L'ami Suisse me téléphonera, je lui dirai que je continuerai encore le lendemain (je veux voir le Belchen moi!) et qu'ensuite je prendrai un train pour descendre à Bâle. Mais rien à faire, il ne daigne pas me laisser là.
Je remballe donc toutes mes affaires et fait demi tour pour atteindre le grand route la plus proche. Notre ami suisse arrivera tard le soir à Wieden au coeur de la forêt noire (2heures de route l'aller quand même!) pour me récupérer alors qu'il était convenu que je n'arriverais chez lui en Suisse que dans une semaine!
Ainsi se termine mon court périple en Allemagne et ainsi commence celui en Suisse.
Que dire à propos de cette aventure? ... Je veux le refaire en entier et dans de meilleures conditions, le Westweg n'aura pas ma peau, j'ai pas dit mon dernier mot! Je suis sur ma faim car je n'aurai pas vu le Belchen mais je suis tout de même fière de m'être extirpée seule de ces mauvais pas, et j'aurai quand même atteint le point le plus haut de cette vaste forêt. J'en suis resortie plus grande en atteignant mes limites que j'ai même dépassées grâce à ma ténacité. Notre corps possède des resources que nous ne soupçonnons pas, et c'est pareil pour l'esprit. Dans les pires moments, il existe comme un pilotage automatique qui se met en place. Je râle de devoir arrêter si vite, ma tête va mieux, mes jambes vont bien malgré le dénivelé, il n'y a que les pieds qui ont lâché; c''est dommage. C'est une expérience que je vous conseille si vous devez faire le point sur vous-même; il n'ya rien de mieux que de se confronter à la nature, c'est un merveilleux test!
Ainsi débute mon aventure en Suisse. Chez notre ami G. Il m'offrira l'hospitalité de bon coeur dès notre arrivée. Il m'installera un matelas dans une pièce qui deviendra provisoirement ma chambre. Quel accueil alors qu'on se connait à peine! Le lendemain, l'ami G. partira travailler et me donnera sa confiance en me laissant chez lui. Je devrai rester couchée jusque dans l'après-midi car même assise, le simple fait que mes pieds touchent le sol est devenu un enfer.
A 17heures, j'ai rendez-vous avec Nath une amie de G. que je ne connais que via un réseau social dont la pub n'est plus à faire. Elle vient me chercher pour aller à une fête de village avec sa mailleure amie. Nath, c'est la première fois que vais la rencontrer forcément, ça fait des mois qu'on attend ça! Le rencontre n'est pas décevante, c'est une personne chaleureuse, remplie de joie et fière (comme tous les suisses que j'ai vu) de me faire découvrir les us et coutumes présents lors de cette fête villageoise...quel bonheur d'être ici! Le lendemain, je m'en suis allée en randonnée. J'ai pris le train à Glovelier, là où je loge, jusque St Ursanne pour ensuite revenir à pieds.Le paysage est tellement fascinant que j'en oublie de regarder la carte; je ne sais plus où je suis. Décidément mon cerveau a fondu sous le coup de l'insolation! Après vérification, je me rends compte que je suis quasiment 10 km trop loin. Et si on ajoute à cela, le soleil et les panards en compote, il m'est impossible de faire le retour à pieds. Bon, bah comme au bon vieux temps, on se met sur le bas-côté et on lève le pouce! 😎 Là, je me fais charger par un drôle de type...beurg. Il me semble qu'il fait un détour immense pour me déposer là où je dois aller, j'ai le palpitant qui s'affole mais j'ai mon couteau pas très loin, ça me rassure un peu. Il finit tout de même par m'emmener au bon endroit.
Le reste de mon séjour en Suisse sera agrémenté de belles rencontres humaines. La famille V. qui m'a accueillie à bras ouverts. C'est une famille super sympathique dont Mr V. est le frère de G. chez qui je loge. Lui et sa femme L. ont trois adorables enfants emplis de vie. Je ne vais pas vous décrire mon séjour en leur compagnie, je préfère garder un petit bout de jardin secret rien que pour moi à propos de ces merveilleux moments. Je ne vous conterai pas la montée au Chasseral par la Combe grède (1600m d'altitude), ni la visite captivante de Bern que m'a faite G. avec tout son coeur, je ne vous narrerai pas non plus les randonnées au Chêtelat et au Béridier toujours avec G; ni le sentier "pieds-nus" que j'aurai fait avec toute la famille V., ni la fondue savoyarde au bord d'un point de vue magnifique avec G., ni la visite de la ravissante et minuscule ville de Gruyères, de son château et de son Giger bar, ainsi que le musée...non je ne dirai rien de tout cela car je ne veux mêler aucune personne étrangère à ce récit personnel
Tout ce que j'en dirai c'est : Les suisses sont fascinants, par leur simplicité, leur respect de la nature, leur respect d'autrui. Ils sont chaleureux, accueillants, altruistes, bourrus, courageux. Ils n'hésitent pas à faire toute une excursion en voiture juste pour aller chercher LE fromage d'untel qui est si bon. Leurs enfants jouent encore dans le jardin, ils vont en vélo, ils partagent le travail campagnard de leurs parents. Ils connaissent leur pays sur le bout des doigts et ils en sont si fiers que s'en est captivant; ils sont fiers de leurs coutumes et respectent les règles. Nous ferions bien d'en prendre exemple! C'est grâce à de telles personnes qu'un voyage devient une aventure humaine inoubliable et que vos tripes se tordent au moment de s'en aller...
Découvrir l'Islande avec enfants English translation pending
Bonjour,
j'aimerais beaucoup partir en Islande avec mon mari et nos 3 enfants (de 10 à 5 ans), 3 semaines en aout (plutôt 2016 que 2015...) Pour le vol, Easyjet assure une liaison directe, donc pas de soucis.
Par contre sur place, j'avais pensé louer un camping car, mais je ne m'attendais pas à un budget de 6000€ juste pour ça ! 😐
Existe-t-il un moyen plus économique ? Est-il possible de louer une voiture et de loger dans des bungalows de camping par exemple ? L'hôtel, je n'ose même pas regarder !
L'idéal serait de trouver un échange de maisons avec échange de voiture (moi ça ne me gène pas), mais il faut être sûrs que ceux d'en face n'annuleront pas au dernier moment...
Merci pour vos astuces et conseils.
j'aimerais beaucoup partir en Islande avec mon mari et nos 3 enfants (de 10 à 5 ans), 3 semaines en aout (plutôt 2016 que 2015...) Pour le vol, Easyjet assure une liaison directe, donc pas de soucis.
Par contre sur place, j'avais pensé louer un camping car, mais je ne m'attendais pas à un budget de 6000€ juste pour ça ! 😐
Existe-t-il un moyen plus économique ? Est-il possible de louer une voiture et de loger dans des bungalows de camping par exemple ? L'hôtel, je n'ose même pas regarder !
L'idéal serait de trouver un échange de maisons avec échange de voiture (moi ça ne me gène pas), mais il faut être sûrs que ceux d'en face n'annuleront pas au dernier moment...
Merci pour vos astuces et conseils.
Recherche cartes Eurovélo 6 English translation pending
Bonsoir à tous
Nous préparons notre périple à vélo de Vienne(Aut) à Bâle(Sui).
Nous recherchons le guide de "La suisse à vélo n°2" qui nous manque pour finir la préparation de notre voyage.
Nous avons vu qu'il est indisponible à la vente sur tous les sites, y aurait il une âme charitable qui accepterai de se séparer de la sienne?
Merci d'avance
Nous préparons notre périple à vélo de Vienne(Aut) à Bâle(Sui).
Nous recherchons le guide de "La suisse à vélo n°2" qui nous manque pour finir la préparation de notre voyage.
Nous avons vu qu'il est indisponible à la vente sur tous les sites, y aurait il une âme charitable qui accepterai de se séparer de la sienne?
Merci d'avance
Eurovélo 15 Suisse-Hollande English translation pending
Hello....
Si l'Eurovélo 6 est très populaire et fait l'objet de nombreux posts dans VF, on parle beaucoup moins de l' EUROVELO 15 qui longe le Rhin de sa source en Suisse jusqu'à son embouchure en Hollande en longeant la France Allemangne.
Quelqu'un a t' il réalisé ce parcours ?? Manque t' il d'intérêt pour être semble t' il peu fréquenté ?? A t' on besoin de cartes spécifiques ou est ce suffisamment bien indiqué???
Merci pour vos retours d'expérience; avant de me lancer ou de choisir une autre destination....
ydso
Si l'Eurovélo 6 est très populaire et fait l'objet de nombreux posts dans VF, on parle beaucoup moins de l' EUROVELO 15 qui longe le Rhin de sa source en Suisse jusqu'à son embouchure en Hollande en longeant la France Allemangne.
Quelqu'un a t' il réalisé ce parcours ?? Manque t' il d'intérêt pour être semble t' il peu fréquenté ?? A t' on besoin de cartes spécifiques ou est ce suffisamment bien indiqué???
Merci pour vos retours d'expérience; avant de me lancer ou de choisir une autre destination....
ydso
Boucle Denver - Denver septembre 2014 English translation pending
Bonjour,
Voici un nouveau post qui annule et remplace mon précédent "de Yellowstone à Moab". J'ai bien pris note des divers avis et suggestions (je remercie ceux qui sont intervenus) et nous avons finalement décidé de faire une boucle Denver / Denver plutôt qu'un itinéraire Jackson - Denver. (pour info, entre le billet d'avion pour Jackson, la location de voiture et les frais d'abandon il y a une différence de 600€ 🙂)
Bref, voici donc notre nouvel itinéraire :
J1 : France / Denver - nuit vers Fort Collins pour s'avancer un peu. J2 : Fort Collins - Custer J3 : Custer SP J4 : Custer - Rapid City : Mt Rushmore J5 : RC - Interior : Badlands J6 : Interior - Buffalo : (Deadwood ?) Devil's Tower J7 : Buffalo - Cody : Medecine Wheel si la route est ouverte + Bighorn Canyon J8 : Cody - Yellowstone : Beartooth Hw ? J9 à 12 : Yellowstone J13 : Yellowstone - Jackson : Grand Teton J14 : Jackson - Vernal : Flaming Gorges en fin d'aprem J15 : Vernal - Moab par UT 128 : Dinosaur NM (rapidement) J16 : Arches - nuit à Moab J17 : Canyon Lands - nuit à Moab J18 : Canyon Lands - nuit à Moab J19 : Canyon Lands - nuit à Moab J20 : Moab - Alamosa J21 : Great Sand DunesJ22 : Alamosa - Denver J23 : Denver J24 : Denver J25 : Denver / France
reste toujours un ? 😐 pour la fin de l'itinéraire entre J20 et J22 : nous zappons Mesa Verde et restons un jour à Great Sand Dunes. Quelqu'un a t il d'autres idées à proposer pour ces jours là, entre Moab et Denver, sans trop de Km (500 max) ???
Voici un nouveau post qui annule et remplace mon précédent "de Yellowstone à Moab". J'ai bien pris note des divers avis et suggestions (je remercie ceux qui sont intervenus) et nous avons finalement décidé de faire une boucle Denver / Denver plutôt qu'un itinéraire Jackson - Denver. (pour info, entre le billet d'avion pour Jackson, la location de voiture et les frais d'abandon il y a une différence de 600€ 🙂)
Bref, voici donc notre nouvel itinéraire :
J1 : France / Denver - nuit vers Fort Collins pour s'avancer un peu. J2 : Fort Collins - Custer J3 : Custer SP J4 : Custer - Rapid City : Mt Rushmore J5 : RC - Interior : Badlands J6 : Interior - Buffalo : (Deadwood ?) Devil's Tower J7 : Buffalo - Cody : Medecine Wheel si la route est ouverte + Bighorn Canyon J8 : Cody - Yellowstone : Beartooth Hw ? J9 à 12 : Yellowstone J13 : Yellowstone - Jackson : Grand Teton J14 : Jackson - Vernal : Flaming Gorges en fin d'aprem J15 : Vernal - Moab par UT 128 : Dinosaur NM (rapidement) J16 : Arches - nuit à Moab J17 : Canyon Lands - nuit à Moab J18 : Canyon Lands - nuit à Moab J19 : Canyon Lands - nuit à Moab J20 : Moab - Alamosa J21 : Great Sand DunesJ22 : Alamosa - Denver J23 : Denver J24 : Denver J25 : Denver / France
reste toujours un ? 😐 pour la fin de l'itinéraire entre J20 et J22 : nous zappons Mesa Verde et restons un jour à Great Sand Dunes. Quelqu'un a t il d'autres idées à proposer pour ces jours là, entre Moab et Denver, sans trop de Km (500 max) ???
Cartes de l'eurovelo de la Suisse à Budapest English translation pending
Bonjour,
Ou acheter les cartes de l'eurovelo6 entre la suisse et Budapest ? Je n'ai trouvé que des guides, alors que je cherche juste des cartes ! Poids conséquent !
Si certains d'entre vous vendez les anciennes je suis preneur !!!
Si certains d'entre vous vendez les anciennes je suis preneur !!!
CGT AirFrance: nouvelles grèves au sol samedi 21 décembre 2013 partout en France English translation pending
L’appel à la grève pour le 21 décembre 2013 concerne les aéroports d’Ajaccio (de 5h15 à 8h15), Bâle – Mulhouse (de 4h45 à 8h00 et de 19h00 à la fin du service), Bastia (de 10h à 13h00 et de 16h30 à 19h30), Bordeaux (de 5h30 à 7h30 et de 16h00 à 18h00), Marseille (de 4h00 à 9h00), Montpellier (de 5h00 à 8h00 et de 18h00 à la fin du service), Nantes (de 4h45 à 8h00 et de 19h30 à 22h45), Nice (de 10h00 à 16h00), Paris – Orly (de 9h00 à 11h00 et de 16h00 à 18h00), Strasbourg (de 10h00 à 15h00) et Toulouse (de 4h30 à 7h00). L’aéroport Blagnac devrait en outre faire l’objet de débrayages dès le vendredi 20 décembre, de 18h30 à 21h00.
http://www.air-journal.fr/2013-12-17-cgt-air-france-nouvelles-greves-au-sol-samedi-593048.html
http://www.air-journal.fr/2013-12-17-cgt-air-france-nouvelles-greves-au-sol-samedi-593048.html
Easyjet pour le Maroc English translation pending
Qui a déjà voyagé avec easyjet et la satisfaction? bagages, heures respectées merci