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Croisière sur le Costa Pacifica: "Islande et Nord Extrême" English translation pending
by Cove70 · 2011-07-03 · 73 replies
bonjour, je tenais à laisser un commentaire sur la croisiere que nous venons de vivre mon mari et moi même durant 18 jours "Islande et Nord Extreme" sur le Costa Pacifica. Nous avons vécu une magnifique croisiere, tout était parfait: un bateau luxueux sur le théme de la musique avec un personnel toujours souriant, à notre écoute et à nos petits soins, qui se pli en quatre pour satisfaire notre bien être; la restauration digne des trés bons restaurants avec une nourriture trés variée et équilibrée; Nous avions une cabine avec fenêtre, là encore rien à redire, spacieuse, confortable, faite 3-4 fois par jours; des spectacles dynamiques, trés variés, haut en couleurs avec parfois des artistes époustoufflants; Les excursions sont trés biens organisées, nous conseillons toute fois de les réservées chez soi par internet bien à l'avance car elles sont trés prisées et vous risqueriez de ne plus rien avoir le jour J. Pour ce qui est du théme de notre croisiere l'islande et nord extreme, il n'y a pas de mots assez grand pour décrire ces paysages grandioses, cette nature à nous couper le souffle, je recommande fortement cette croisiere à tous ceux qui adore comme moi les pays nordique et en plus durant quelques jours nous vivons une expérience hors du commun puisque le soleil ne se couche pas, il fait jour 24h sur 24 on est completement déconnecté, le cerveau ne sait plu où il en est, on est un peu comme les nouveaux nés qui confondent le jour et la nuit. Si vous avez des questions je suis à votre disposition, je me ferais un plaisir de vous répondre le plus rapidement possible.
Retour d’Indonésie en mars 2011: impression et quelques informations English translation pending
by Lofoten · 2011-04-26 · 154 replies
Je précise que je voyage sans guide de voyage mais en prenant des infos sur le net et une fois sur place avec les rares voyageurs qui échangent des informations! De plus ceci est un avis strictement personnel sur ce pays qu’on aime ou déteste.

Tout d’abord la mafia touristique est présente sur presque toute les îles à l’exception du Nord de Sulawesi et ses îles volcaniques non touristiques. Je n’avais jamais vu une telle exagération de prix et malhonnête dans les transports dans la cinquantaine de pays visités auparavant notamment ex ursss. Heureusement que les indonésiens qui ne travaillent pas dans le tourisme sont sympathiques avec surtout la palme à l’île de Sulawesi. Mais la majorité des indonésiens pensent que les occidentaux sont tous millionnaires et dépensent sans compter et c’est vraiment insupportable.

Ensuite, le logement UNE CATASTROPHE!! Personnellement, je n’ai pas besoin de confort en voyageant mais la qualité prix est la pire d’Asie vu à ce jour (à l’exception du Tadjikistan) avec des prix single inexistant et des chambres sans climatisation sans drap et sanitaire pitoyable pour 120 000- 150 000 roupies (10-13 €) avec petit déjeuner minable quand il y’en a un. Autrement c’est des prix européens pour le logement normal.

Pour les taxes d’aéroport, là aussi c’est la grosse arnaque pour ces aéroports pourris avec 40000 roupies à payer à l’aller puis 40000 roupies au retour et 150000 pour quitter l’indonésien avec cet aéroport de Jakarta minable.

Côté nourriture, bonne surprise on mange très bien pas cher en Indonésie à condition d’éviter les restaurants touristiques en allant dans les marchés ou on se régale pour 10000-20000 roupies selon son appétit. Il n'y a pas que le nasi goreng et gado gado à manger. Mais la meilleure nourriture se trouve au Nord Sulawesi mais attention nourriture très épicée.

Côté déforestation, le massacre continu avec des palmiers à gogo qui poussent partout pour faire cette foutu huile de palme. Je n’ai vu que de belles forêts que du côté du kawah Ijen et Ternate aux Moluques Nord.

Quelques informations sur certaines îles : MOLUQUES Nord

J’ai pris Wings air depuis Manado jusqu’à Ternate avec un avion poubelle à hélice DASH 8 => 350 000 400 000 roupies pour 1 heure de vol.

Concernant Ternate et Moluques Nord il y’a quasiment aucun touriste occidental car peu de choses à faire et pas de belle plages. A Ternate grande ville au pied du volcan l’hébergement bon marché est souvent plein, j’ai testé le Nirwana hôtel pour 140 000 -160 000 roupies. Attention à l’emplacement de l’hôtel à Ternate la mosquée a une acoustique assez fort. Pour l’ascension du volcan, ceci est réservé à des marcheurs entraînés car 1600 mètres de dénivelés assez raide et glissant le jour de mon ascension avec pluie continue. De plus, il est difficile de voir le cratère sans nuage mais j’ai eu un coup de chance avec 5 minutes d'éclaircies avec toutes les fumerolles. Pour traverser sur l’île principale en speed boat (1 heure) c’est 50 000 roupies puis pour se balader au nord de Halmahera taxi collectif jusqu’à Ibu ou par exemple pour voir le volcan en activité et ses villages qui ne voient jamais de touristes.

Me restant 2 jours j’ai voulu me rendre sur l’île la plus au Nord des Moluques Morotai pour aller dans un beau lagon mais problème une fois arriver sur l’île malgré de très rares touristes annuel le bateau pour aller sur le petit lagon 600 000 roupies!!! et le pire c'est qu'en 2012 ils vont créer une réserve marine type Bunaken ! Quelle intelligence de proposer de tarifs mafieux pour 30 minutes de bateau donc bye bye nord Moluques.

Retour Ternate pour tenter d’aller sur la seule île de sable blanc avec snorkelling Lelei et là encore la mafia 3 Millions de roupie pour y aller 2 heures de bateau !! Et le gouvernement indonésien veut y développer le tourisme !!!! il y’a un bateau hebdomadaire pas cher 6 heures de bateau mais pour choper l’horaire c’est un défi.

Bref Moluques Nord à conseiller seulement pour les volcans et aller à la rencontre de villageois curieux de découvrir des occidentaux.

JAVA :

Le Kawah Ijen visité par 5000 touristes par an est peut être un must en Indonésie avec la rencontre des porteurs de souffre!! Il est bien sûr possible d'y aller sans ses agences touristiques mafieuses de Java qui vont payer des fortunes à des "faux voyageurs" qui ne savent plus voyager. C'est vrai ce volcan est isolé mais on peut y aller seul. Depuis le port d’arrivée de Bali, il faut négocier un ojek pour y aller car pas de transport par cette route qui est défoncé de chez défoncé et très pentu. On vous demandera 200000 roupies mais à faire baisser comme d’habitude après de longues négociations.

Au Kawah Ijen, à faire le matin de préférence et éviter de descendre dans le cratère si il y’a du vent : çà devient vite irrespirable. Le poids moyen est de 75- 80 kg de souffre avec 2 voyages par jour pour 625 roupies pour 1 kg. Il y'a un porteur ANTONIO 27 ans qui rêve de travailler à Bali qui parle un peu français et qui serait très heureux de parler français avec vous sans demander d’argent je précise. Pour l’anecdote il a aider l’émission Pekin express et l’émission à donner 500 000 roupies à quelques porteurs.

Pour rejoindre Sempol ou y aller de Sempol là c’est plus compliquer (15 km) dans de joli paysages de plantations de café soit on le fait a pied soit en ojek et là à mois de 40000 roupies c’est dur de trouver. Puis il y’à un bus à 6 heures du matin pour 20000 roupies puis changement pour un bus climatisé 23000 roupies jusqu'à Progolingo ou on t'arrête devant les agences touristiques mafieuses qui proposent des transport sur java et jusqu'à bali. Là il faut trouver le bemo jusqu'au Bromo pour 25000 roupies mais le problème avec tous ces tours le chauffeur n'a plus beaucoup de clients.

Concernant le Bromo il était toujours en grosse activité lors de mon passage avec approche du cratère et son nuage de cendres FABULEUX !! Aucun contrôle des autorités et ce paysage de cendres est incroyable. Par ailleurs ces voyageurs qui viennent en tour, restent tellement peu de temps qu'ils ont rien vu du spectacle car brouillard le matin!! Et ces JEEP QUEL ARNAQUE il faut seulement 45 minutes à pied pour rejoindre le point de vue et ils tarifent ça 300 000 roupies sur un chemin qui ne nécessite pas de 4*4!!

BOROBODUR / je l’ai boycotté car le prix de l’entrée est encore une fois un prix délirant qui va dans le poches du gouvernement. J’ai visité Pranbanan 13 $ !! L’entrée avec en plus des travaux et aucune authenticité comme en Inde ou les temples sont bien plus beaux et avec des hindous. D’ailleurs en Indonésie il sont une tendance à tout exagérer Bali la plus belle île du Monde, Pranbanan le plus beau temple hindoue du Monde……

LABUANBAJO et KOMODO Etant donner que je ne suis pas sûr de retourner en Indonésie je voulais voir le parc de Komodo comme beaucoup de touristes dans le coin. Il faut savoir que beaucoup d’indonésiens rêvent d’y aller mais c’est trop cher pour eux.

Pour le vol depuis Bali j’ai choisi Merpati avec son avion tout pourri rempli a ¾ de touristes et assez cher 1 200 000 roupies aller retour. La compagnie Wings Air a 3 vol par semaine avec un ATR à hélice tout neuf.

Une fois arriver à Labuanbajo (et après avoir survoler le parc et ses jolies couleurs) avec son aéroport obsolète ( par rapport à l’afflux grandissant de touristes) je suis surpris par les prix !! En effet, l’hébergement tout pourri une fois de plus pour 150 000 roupies puis 100 000 roupies dans un autre par la suite sur la route principale, les restaurants avec des prix de Bali sauf bien sûr sur le port avec les locaux et enfin le prix du bateau pour aller dans le parc 800 000 1 000 000 de roupies par jour pour des bateaux nuls qui vont à 2 à l'heure avec un bruit fatigant du générateur. De plus l’égoïsme des voyageurs est de plus en plus fréquent avec beaucoup de difficulté pour trouver quelqu’un pour partager car beaucoup de couples ou de groupe d’amis de 3-4 et finalement quasi aucun backpaper car hors de prix cet endroit. Finalement je me suis incrusté avec des américaines pour un voyage de 2 jours pour 500 000 roupies. L’entrée du parc est cher 110 000 roupies !!! Plus 50 000 roupies à donner au ranger de Komodo. Je n’imagine pas l’affluence en Juillet août sur le parc et dans la ville qui n’est pas faîte pour accueillir autant de touristes : la multiplication des déchets est flagrante et plastique dans la mer aux abord de la ville mais heureusement pas a Rinça Komodo.

On voit plus de Komodo à Rinca qu’à Komodo et la différence de taille n’est pas flagrante. Le paysage en mars est très vert. A Komodo, les villageois vont vous harceler pour acheter leur camelote dragon en bois perles de corail tee shirt….. De plus, il paraît qu’il y’a maintenant des bateaux de croisière avec 1000 personnes qui débarquent dans le parc !!! Le parc est vraiment joli et propre mais les riches plongeurs vont monter les prix et ne viennent pas vraiment pour voir les dragons.

Bref content d’avoir eu la chance de visiter ce parc mais je n’y retournerais pas sauf si on me paie le voyage.

BALI / qui peut m’expliquer le succès de cet île ? Dans les années 70 80 ça se comprend mais aujourd’hui NON !!

Attention au bus pour aller à Gilimanuk pour le ferry pour JAVA grosse arnaque sur le prix du bus les locaux payent 25 000 roupies alors qu’on demande de 50 000 à 100 000 roupies pour les étrangers.

Bref, voyager en solo en Indonésie coûte assez cher sauf si on négocie fort à chaque fois mais c'est vraiment fatigant et donne une mauvaise image du pays alors que les indonésiens neutre vis à vis des touristes sont accueillant avec SULAWESI N°1. Je comprends pourquoi seulement 6 millions de touristes par an malgré un gros potentiel ce qui est un mal pour un bien dans certaines îles. De plus, trouver des villages de pêcheurs traditionnels à l’heure de la pêche industrielle est vraiment de plus en plus difficile et aller en Papouasie apparemment coûte une petite fortune pour plus aucune authenticité d’après beaucoup de témoignages.

Pour finir attention à l’overstay de 200 000 roupies par jour et le jour d’arrivée est bien compté sur le visa.
Valider notre itinéraire en Italie du Nord et Centre English translation pending
by Morno · 2008-08-16 · 13 replies
Bonjour!

J'ai posté ce message sur un autre forum, mais je me donne le plus de chances possible d'avoir une réponse avant notre départ dans 5 semaines!

J'aimerais savoir si l'itinéraire suivant fait du sens:

Jour 1: Milan, Jour 2: Les Lacs Italiens, Jour 3: Trajet Lac de Come - Venise avec arrêt à Vérone, Jours 4 et 5: Venise (avec trajet jusqu'à Bologne le 5), Jour 6: Bologne-Ravenne, Jour 7: Modena-Parma-La Spezia, Jour 8: Les Cinq Terres, Jour 9: Pise-Lucca-Voyage jusqu'à Florence, Jour 10: Florence, Jour 11: San Gimignano et la région du Chianti, Jour 12: Sienna, Jour 13: Montelpucino-Assisi-Voyage jusqu'à Rome, Jours 14, 15 et demi-journée 16: Rome.

Je trouve ça chargé, mais on veut tout voir!!! Qu'est-ce qui manque sur notre liste? Qu'est-ce qu'on peut sauter-raccourcir?

Merci bcp!

Steve
Sofitel Palm Beach Djerba + excursions English translation pending
by Nath38 · 2005-09-29 · 18 replies
Bonjour,

Je part Dimanche 😎 prochain le 02/10/05 à Djerba en Tunisie !!! Je fais 1 thalasso de 4 jours/3 soins dans hôtel Sofitel Palm Beach 5*. Je voudrais l'avis de quelqu'un qui y aurait séjourné récemment !!! Votre avis sur la thalasso, le confort, la restauration. Je voudrais également des infos sur les escurtions intéressantes. J'y suis déjà allez en 1993 et ai fait la saharienne donc je connais un peu. Une escursion de 2 jours 1 nuit dans le désert me parait un peu longue 😕 et je trouve dommage de perdre la pension de l'hôtel et en plus j'ai la thalasso alors je ne pense pas que celà soit trop compatible. D'autres choses à faire ??? Merci de votre aide. Nath.38 🙂
Mon voyage chez les Birmans du 21 janvier au 9 février 2020 English translation pending
by Mariespagne · 2020-07-16 · 6 replies
MON VOYAGE CHEZ LES BIRMANS. Du 21 JANVIER au 9 FEVRIER 2020

LA BIRMANIE, le MYANMAR…….

Envie de repartir en Asie, oui mais où ? Après plusieurs voyages dans les pays de l’Est, dix voyages en Inde suivis d’autres en Thaïlande, Laos, Cambodge, Sri-Lanka, Vietnam…. Quel pays d’Asie allait m’attirer ? J’en discute avec Christian, passionné de voyages, et devant sa persuasion que la Birmanie était un pays qui allait me plaire à coup sûr, me voilà lancée ! En avant, documentation sur le pays, itinéraires éventuels, prix des billets d’avion, réflexion….Ho, tout compte fait, je vais à Ténériffe…. Allez, rebelote, itinéraire, avion, etc... Non, finalement, la Birmanie me fait de l’œil mais je me pose plein de questions telles que je ne parle pas anglais, je n’ai plus vingt ans, je ne connais pas le pays! Oui, et alors… et les autres fois ? C’était pareil! Allez, je revois le circuit de Ténériffe. Oui mais, je veux quand même allez en Birmanie ! Je suis d’accord avec vous, je ne sais pas ce que je veux… mais ceux qui me connaissent ne seront pas étonnés de ce comportement face à un choix… Un soir, je me surprends en train de réserver un billet d’avion à la compagnie THAI AIRWAYS. L’Asie aura gagné une fois de plus! L’e-visa pour ce pays est très facile à obtenir par internet au prix de 45 dollars. Comme souvent, je fais appel à Booking.com pour choisir mes hôtels et petit à petit, je commence à les réserver au fur et à mesure que j’établis mon circuit.

La Birmanie est l’ancien nom. En effet, en 1989, la jungle militaire qui est au pouvoir depuis 1962, donne officiellement le nom Myanmar. Ce pays s’appelle désormais depuis le 21 octobre 2010 République de l’Union du Myanmar. Tous les pays n’acceptent pas ce changement donc les deux noms se disent. Plusieurs villes ont également changé de nom (exemple : Rangoon devient Yangon ; Moulmein devient Mawlamyine, etc). Ce pays a également changé de drapeau et d’hymne national. Ceci a été fait notamment dans le but de rompre psychologiquement avec le passé colonial anglais mais aussi pour d’autres points politiques trop compliqués pour moi. La Birmanie a aussi changé plusieurs fois de capitales; actuellement, c’est Naypyidaw. Je n’y suis pas allée et n’ai jamais réussi à prononcer ce nom. La Birmanie partage ses frontières avec la Chine, la Thaïlande, le Laos, le Bangladesh et l’Inde. Il y a plusieurs états dont certains ne sont pas conseillers aux voyageurs car encore considérés comme dangereux. C’est un pays multi religieux ; il n’y a pas de religion officielle mais c’est la philosophie bouddhiste qui y règne largement. Il y a environ 53 millions d’habitants. Le faciès varie d’un à l’autre. Certains Birmans ont des traits bridés, d’autres tirent plus sur les indiens mais encore… Moi, je ne vois pas la différence.

Vu que c’est mon premier séjour en Birmanie, le circuit va être assez facile car je ne choisis que les principales villes : Yangon, Mandalay, Bagan, Lac Inle puis Hpa An et Moulmein dans le sud. J’ai hésité à la fin entre ces deux dernières ou un séjour plage. A refaire, je prends quatre jours supplémentaires pour terminer à Ngapali en bord de mer.

Je fais appel, pour la première fois dans mes voyages, à un coach. Ce sera Anna qui habite à Yangon. Je lui verse la somme de 200 euros pour qu’elle m’aide à trouver des guides, chauffeurs, hôtels francophones. Au final, cela ne m’aura pas servi à grand chose puisque j’ai quand même fait à ma manière la plupart du temps. Tiens donc, y en a-t-il qui serait étonné ?

Le temps passe, il est temps de faire les derniers vaccins et les valises.

Dans ce récit, vous entendrez quelques mots qui reviennent souvent, je vous en donne d’emblée l’explication simplifiée (certains savent, je sais)…

Pagodes : lieu de culte bouddhiste où se trouve souvent une relique du Bouddha, certaines peuvent avoir plusieurs étages, sont soit circulaires, octogonales ou carrées, le toit est évasé ou en épi. Peut aussi être un ensemble de Stupas dont souvent une plus grande au centre. On peut s’y promener, se recueillir, prier rencontrer des moines, etc…

Stupas : (nom masculin), monuments funéraires bouddhistes en forme de dôme, renfermant soit une relique (cheveu, dent, etc.) du Bouddha ou des ossements d’un Saint. On peut les contourner mais jamais y pénétrer car complètement murés. Certains peuvent avoir plusieurs étages et une terminaison en ombrelle.

Temples : semblables aux Pagodes mais voués à des divinités, des Saints, des héros etc… contrairement aux Pagodes vouées uniquement au Bouddha. Comme les Pagodes, certains sont accessibles pour s’y recueillir, prier, visiter.

Monastères : certains sont encore en activité et d’autres pas. Ils sont habités par des moines ou des nonnes. Des élèves peuvent aller étudier, d’autres prier. Plusieurs monastères sont ouverts au public pour y pratiquer la méditation.

Pirogues : à ne pas confondre avec Pagodes… ce sont des petits bateaux naviguant sur les lacs et canaux.

Longyi : costume traditionnel. Pour les dames: morceau de tissu de deux mètres à entourer autour de la taille formant une longue jupe aux couleurs colorées et fleuries. Pour les hommes: tissu à carreaux portant le nom de paso.

Je vous avoue qu’il n’y a pas très longtemps que je fais la différence entre tous ces mots. Mais en voyageant, on apprend un peu.

21 JANVIER 2020 (jour 1) : Départ pour 12 h de vol qui se déroulent très bien, films français à disposition, bonne nourriture, bon siège, bon whisky-coca… une escale de 2H30 à Bangkok avant le départ pour YANGON avec une arrivée à 8H35 au Myanmar.

22 JANVIER 2020 (jour 2) Après avoir récupéré mes bagages, je vais directement changé des euros en Kyats qui est la monnaie locale : un euro c’est 1600 kyats. On peut payer beaucoup en dollars et on sait changer des euros partout. Je vais ensuite acheter une carte sim pour avoir internet puis direction vers un bureau de taxis. On essaye de me doubler le prix de la course mais comme je me suis très bien renseignée avant de partir, je négocie pour enfin obtenir un prix raisonnable de 9000 kyats (env. 6 €). Il est maintenant 9 H 30 et il fait déjà 32 degrés.

J’ai réservé une chambre à l’hôtel Clover City avec Booking.com (33 € la nuit, petit déjeuner inclus). Il est bien situé dans une petite rue de Yangon. Près du grand centre commercial Bogyoke, à 500 mètres de la Pagode Sule et non loin des restaurants, bars, taxis, massages, etc… Il est au-delà de mes attentes vu le faible prix pour cette ville. Il est très propre et la chambre est lumineuse. Je peux prendre possession des lieux directement malgré qu’il ne soit pas 14 H.

Je range mes affaires à moitié puis je me rends en taxi admirer la plus belle Pagode de Birmanie, la Pagode Shwedagon, âgée de 2500 ans. Toutes les personnes qui visitent ce pays viennent impérativement voir cette Pagode. C’est un des sites le plus sacré de Birmanie. Certains disent que c’est la plus belle Pagode au monde. Le routard dit que c’est l’âme de la ville de Yangon. D’autres diront qu’elle est au Bouddhisme ce que la Mecque est aux Musulmans. Pourquoi ne pas dire, elle est ce que le Vatican est aux Catholiques (ça n’engage que moi)!

Je compte m’en donner à cœur joie car étant seule, je peux flâner à ma guise. Le taximan me dépose au pied d’un énorme escalier et l’ascension commence avec des échoppes à gauche et à droite de ceux-ci. Quand on arrive sur les lieux, on comprend mieux ici l’importance du Bouddhisme dans la vie quotidienne des Birmans. Il est dit que cette Pagode date du 5ème siècle mais il n’y a pas de traces écrites avant le 15ème siècle. Par contre, les chercheurs sont d’accord sur le point qu’il y avait bien eu une Pagode à cet emplacement au premier millénaire de notre ère. Au dessus des escaliers, à l’entrée proprement dite, après avoir payé, on me demande de mettre un longyi malgré mon pantalon fuseau. Je devrais payer 300 kyats qu’on me rendra à la sortie. Il y a quatre entrées et sorties, faudra encore retrouver la bonne. Bref, je suis d’attaque pour entamer cette première visite de mon périple.

Je suis tout de suite éblouie et euphorique de voir cet ensemble archéologique majestueux. Je ne sais par où commencer à gauche, à droite… Bon, je me décide car voilà déjà dix minutes que je suis devant le Stupa central qui m’hypnotise. Il faut dire qu’il mesure 99 mètres de haut et 43 mètres de diamètre à la base ; son bulbe est recouvert de plus de 700 kilos d’or. Dans sa partie supérieure, il y a 5448 diamants, 2317 rubis, saphirs et autres joyaux, il y a 1065 petites cloches en or et à l’extrême un diamant de 76 carats. Maintenant, comprenez-vous mieux mon allégresse? Lors du parcours, on peut regarder le dessus du Stupa avec des jumelles mais ça reste assez flou. Je prends des dizaines de photos en le contournant car selon l’heure et l’endroit, la lumière et la situation n’étant pas la même, ça lui donne des reflets différents. Tout à coup, je vois quelques personnes regarder dans une petite flaque d’eau et photographier cette flaque…Bizarre! Curieusement, je m’approche et fait de même… Rien … Je me retire et d’autres recommencent à photographier. Qu’ai-je raté dans l’histoire ? Je recommence à plusieurs reprises puis enfin, sous un certain angle, le stupa est reflété dans cette petite flaque d’eau. Magnifique ! Mais j’ai failli passer à côté sans le voir. Le stupa est entouré de multiples sanctuaires où les pèlerins prient, se recueillent et prennent des photos. Je commence mon tour par la gauche. Que de sanctuaires, de statues de Bouddha, de petits temples (dont un hindou), etc… J’aurais certainement appris plus avec un guide que seule mais ça aurait été forcément au pas de course. Je me réjouis encore d’être seule pour pouvoir trainer, aller, revenir sur mes pas et savourer à 100%. Oups, que vois-je ? Un ascenseur…Merci le taximan. Pas grave.

Actuellement, je suis nez à nez avec une cloche de 16 tonnes. Pour la petite histoire, lors du pillage de 1824, elle sombra dans la rivière. Les anglais tentèrent de la voler pour la conduire à Calcutta. N’y arrivant pas et la laissant pour compte, les Birmans la récupèrent et elle retourna à sa place. Je frappe un coup sur celle-ci avec un gros bâton mais des birmans m’expliquant qu’il faut taper trois coups et avec une manière particulière. Un peu plus loin, je contemple un Bouddha en Jade. Après trois heures d’imprégnation dans cette Pagode, les yeux pétillants, la tête pleine de souvenirs, je redescends les marches et prend la direction des taxis. Je ne vais pas trop négocier car, à part à l’aéroport, ils sont plutôt corrects, juste un petit rabais pour dire. Je décide de me rendre rapidement dans un restaurant car ils ferment tôt, 19 H pour la plupart. Je me fais conduire au Green Galery recommandé par le guide du Routard et le Lonely. C’est un petit endroit charmant. Au départ, je suis seule à une grande table quand subitement surgit un groupe de huit personnes; la patronne me propose de m’installer avec un couple de français, ce que je fis bien volontiers. La nourriture est excellente. Le vin blanc pas très bon et très cher. En fait, le menu me coûte 4 euros et la coupe de vin 2,5 euros… J’ai compris, ce n’est pas leur truc, dorénavant, ce sera de la bière !

Après ce bon repas, je demande au taxi de m’emmener dans le centre car contrairement aux restaurants, les magasins ferment assez tard. Je suis à la recherche d’opticiens. Les lunettes sont moins chères en Asie. Après avoir pris mes renseignements dans plusieurs magasins, je me mets d’accord avec l’opticien Lucky. Je reviendrai demain avec ma prescription. En rentrant à l’hôtel, à pied, je vois une enseigne foot-massage. Ni une ni deux, en avant, parti pour une heure de massage de pieds avant de regagner mon hôtel pour y passer une nuit de rêve.

23 JANVIER 2020 (jour 3) : Après cette bonne nuit réparatrice, un bon petit déjeuner m’attend en bas. Je commence la journée en conduisant ma prescription chez Lucky qui me promet de bien la respecter en faisant des verres progressifs et affinés. Il m’assure qu’elles seront prêtent le surlendemain. Cool, 65 euros pour les verres et une belle monture de couleur bleue comme je le souhaitais.

J’appelle un taxi afin qu’il m’emmène à la Cathédrale Catholique de l’Immaculée Conception. Il m’arrête devant une église et dit OK…mais non pas OK car j’ai vu les photos et ça ne ressemble pas du tout à la Cathédrale. Il a compris que je savais où je voulais aller et m’y emmène illico. La façade est magnifique mais au moment de pousser la barrière, le gardien me refoule disant qu’il est l’heure de manger et que les portes rouvrent à 14 H. Ce n’est pas grave, je reviendrai plus tard.

Maintenant, je fais appel à mon sens de l’orientation, de mon plan et de map Google car c’est à pied que je vais continuer ma visite au milieu de cette grande ville. Finalement, je me retrouve désespérée sur un banc d’abris d’autobus en train de retourner mes plans dans tous les sens. A ce moment, un Birman m’accoste pour faire quelques pas avec moi afin de m’indiquer le chemin pour me rendre au secrétariat.

Le Secrétariat est un très grand bâtiment en briques rouges, ce qui est l’emblème de l’architecture victorienne. Il fut érigé entre 1889 et 1905 donc bien évidemment par les Britanniques. En 1930, un tremblement de terre l’endommagea puis ironie du sort, en mai 2008, ce fut le cyclone Nargis qui l’abîma (138.000 morts). Cette tragédie fut la plus grande catastrophe naturelle du pays. Le Secrétariat est encore en rénovation donc il n’est possible que d’en visiter une partie.

Cet établissement était le siège du gouvernement de la Birmanie Britannique puis devint le siège Birman après l’indépendance. C’est l’endroit où l’homme politique Aung San fut assassiné en juillet 1947 à l’âge de 32 ans ainsi que six ministres. C’était le père de Daw Aung San Suu Kyi, femme d’état, conseillère et porte parole actuelle. C’est une figure de la non violence face à la dictature militaire du Pays (pour les plus initiés voir le génocide des Rohingya). Elle a reçu le prix Nobel de la Paix en 1991. Je ne visiterai que la partie non payante du secrétariat déjà bien représentative. Au premier étage, il y a d’immenses salles et on a une vue sur la cour extérieure. Au rez-de-chaussée, se trouvent aussi des salles aménagées, l’une en atelier de peinture, une en salle de spectacle et une en magasin d’artisanat. Là, je me laisse séduire par un bracelet en perle de Jade. La dernière salle que je visite est transformée en cafétéria où je me pose pour siroter un thé froid succulent dont je ne retrouverai ce goût nulle part ailleurs. C’est un lieu hautement historique et je peux assurer que ça se ressent ! Je terminerai la visite en faisait le tour extérieur sous le soleil et en me relaxant un moment devant la fontaine. Le lieu est propice aux photos ! C’est une visite que je n’aurais voulu manquer pour rien au monde.

La Cathédrale de l’Immaculée Conception n’est pas très loin ; j’essaie de retrouver le chemin toute seule. Yes, j’y suis arrivée. Bon pour certains, ça peut paraître facile mais quand on connait mon sens de l’orientation, on comprend que pour moi, c’est un exploit. A peine avoir franchi la barrière, je laisse mon sac à la consigne pour être libre de mes mouvements. Je suis devant un bâtiment magnifique ; c’est la plus grande Cathédrale Catholique de Birmanie.

Je m’empresse d’aller voir l’intérieur en briques rouges. L’édifice date de 1909. Les vitraux sont majestueux ; j’y cherche St Martin, patron des Arquebusiers de Visé pour le dire à mon petit fils, mais il n’est pas représenté…tant pis! Après un court instant de recueillement, je fais le tour du bâtiment extérieur. C’est reposant et j’y prends beaucoup de plaisir surtout en voyant la grotte représentant celle de Lourdes, entretenue par une indienne. Ca me fait repenser à une très grande Cathédrale pas loin de Pondichéry en Inde. En récupérant mon sac, je demande à quelle heure sera la prochaine messe. Je n’y participerai pas car celle du soir est trop tard et celle du matin est trop tôt ; c’est une excuse, oui… vous croyez ?

Après cet épisode religieux, je pensais faire le tour du quartier colonial à pied mais ça s’avère plus compliqué que prévu. Mes plans ne sont pas au top! Je loupe l’Hôtel de Ville, le Bâtiment de Télécom…Je ne me tracasse pas plus que ça car je repasse ici à la fin du séjour et je pourrais donc fignoler… Enfin, c’est-ce que je crois sur le moment…

Pour le moment, je n’ai qu’une idée, c’est d’aller au Strand Hôtel près du lac. Le taximen me dépose devant un bâtiment emblématique, de l’époque colonial. Il fut abîmé en 1942 par les bombardements puis réquisitionné par les troupes nippones qui font leur écurie hors du bar. Quelle honte! En 1945, au retour des Anglais, le bar rouvre ses portes. Très vite, il devient un repaire de Backpackers. Après un accident mortel d’un chanteur local, le bar est interdit aux birmans sauf ceux endimancher d’une veste et d’une cravate ou inviter par un étranger. Je me retrouve donc en pleine ambiance coloniale. C’est très grand et élégant. Je rentre dans l’immense bar pour y boire je ne sais trop quoi devant cet étalage bien plus achalandé qu’aux Olivettes de Liège dont ma fille est patronne. Vu le prix, le choix est vite fait; c’est une bière à 3 €, le moins cher sur la carte. Tout à coup, un monsieur m’appelle de son fauteuil (oui, moi aussi je suis dans un fauteuil). Je suis surprise de cet appel mais en fait, il se rappelle m’avoir vu à l’aéroport et m’avoir aidé à me dépatouiller lors de l’achat de ma carte sim. C’est un australien parlant français qui accompagne une personne âgée. Au moment de payer l’addition, on me demande 5 €! Je n’ai pas fait attention que le prix sur la carte était sans compter les taxes. J’ai donné un peu moins prétextant que je n’avais rien de plus sur moi. Pas bien, mais pour une 25cl. franchement, c’est beaucoup. Tout se termine bien avec un grand sourire.

La bière digérée, je fais quelques pas pour arriver au bureau de Poste à tendance britannique également. Je voulais acheter des timbres mais je n’ai encore vu aucune carte postale donc je vais attendre.

Je traverse la vertigineuse et dangereuse rue, espérant survivre à ce passage. Je prends ce risque pour photographier la Poste et l’hôtel Strand de face. Du coup, je suis près de l’embarcadère du ferry pour aller à Daha; je vais y jeter un œil et je prévois ça pour la fin du séjour. Faisant demi-tour, je me faufile dans un petit marché local où tout le monde mange je ne sais pas trop quoi… Je scrute la saisissante rue que je dois retraverser mais après quelques pas, je suis agréablement surprise de voir qu’il y a une passerelle donc pas de soucis. Je me demandant comment j’ai pu la traverser à pied sans me faire accrocher! De retour vivante sur l’autre trottoir, je photographie quelques vieux bâtiments notamment le bureau de douane maritime et une ambassade indienne je pense. Puis je déambule dans les YGN walls (petites rues) dans l’espoir d’aller à la 19ème rue où j’ai lu que c’était l’endroit idéal pour aller boire une bonne bière. Il y a de l’ambiance dans cette rue; elle ne doit pas être la seule à mon avis. De retour sur les grands axes, c’est assez folklorique car c’est la préparation du Nouvel An Chinois. Je m’y amuse beaucoup. Ce soir, j’irai manger dans le restaurant indien indiqué dans le guide du routard. Je le trouve en faisant appel à mon fidèle ami Mapp Google. Je suis seule dans cet endroit tenu par des indiens sympathiques. Je m’offre un copieux thali (assortiment de plats de l’entrée au dessert, servis dans de petits récipients en métal disposés sur un plateau rond en métal également). Ce sera mon petit clin d’œil à l’Inde! Pays toujours omniprésent dans mon esprit…Oui, je crois que mon histoire d’amour avec l’Inde n’est pas finie! Au retour, je vous laisse deviner foot-massage ou pas?

24 JANVIER 2020 (jour 4) : Aujourd’hui, c’est la journée que je redoutais de faire sans guide et pourtant, c’est comme une grande aventurière que je me dirige droit vers la gare centrale pour faire la balade du train circulaire. Le prix est dérisoire 1 € l’aller/retour. Ce train lent est censé faire le tour de Yangon en passant par les villages de banlieue, faisant 39 arrêts. Au total, il fait 45 km en 3 heures mais actuellement, une partie est fermée en raison de travaux sur la ligne. C’est une façon intéressante et amusante de voir la vie des gens hors de la ville. Dans ce train, il y a de tout. Quand je dis de tout, le mot est faible. Beaucoup de paysans l’utilisent pour aller en ville ou au marcher. Ils montent dans ce train spécial avec des colis, des mannes, des animaux. A un moment donné, il y avait un colis de plus de 2,5 mètres dans le wagon. J’ose espérer que ce n’était pas un mort qu’on transportait! On y vend des légumes, du riz cuit, du thé chaud, des lunettes, des bics et encore bien plus. On y mange, boit; les gens parlent ou plutôt crient, rient, dorment. Une femme allaite son bébé. Une mamy fait une ratatouille à sa petite fille. C’est toute une vie à bord de ce train. Les portes sont ouvertes et certains se penchent pour s’aérer. J’ai pris place à côté de la porte pour être sûre de ne rien rater et avoir de l’air. Nous sommes 4 touristes au milieu des autochtones.

Après 1H30 de trajet, je me demande où je vais descendre parmi ces petits patelins sans importance. Ma destination finale sera là où j’aperçois un marché. Me voilà donc en pleine pampa au marché où je ne pourrais pas prendre de photos. Après avoir parcouru les lieux, je prends place sur une toute petite chaise, au milieu du jeu de quilles, pour manger des nouilles et boire un thé. J’ai voulu prendre un taxi pour rentrer mais les prix étant exorbitants, je reprends le train en sens inverse. Rebelote, tout le monde rit, dit bonjour, me dévisage gentiment, accepte que je les prennent en photo; quel monde différent. Malgré la chaleur et le vacarme, je réussi à m’endormir un moment. A la gare centrale, point de départ, je m’attarde un peu pour revivre un peu cette magie. C’est une expérience que je n’aurais voulu rater pour rien au monde. Je rentre à pied et fait un détour vers la Pagode SULE que je n’irai pas visiter. Je suis claquée et il fait toujours aussi chaud. Je passe chez Lucky récupérer mes lunettes. Elles ne vont pas. Je l’aurais bien juré ça... Les verres sont trop forts, lourds pas du tout amincis et trop forte dégression est intolérable. Je ne suis pas satisfaite et le fais bien comprendre à l’aimable opticien qui me dit que je ne me tracasse pas, il va les refaire avec une correction moins forte et il va « encore » amincir les verres. Je n’ose imaginer s’ils n’avaient pas déjà été amincis. Bon, ça va. Je les récupérerai à la fin du séjour. C’est l’heure d’aller savourer un plat gastronomique: crevettes géantes à la sauce au poivre vert. Un régal, j’en ai l’eau à la bouche rien qu’à y penser. Ce repas m’aura couté 6 euros avec les boissons. Je termine la journée par un foot-massage, hé oui encore j’adore ça… et encore une fois, pour le prix je ne vais pas m’en priver (3 € pour une heure). Une fois rentrée à l’hôtel, je m’attaque la valise qui s’est cassée à l’arrivée. Heureusement, j’avais pris une petite corde à linge qui va permettre qu’elle ne s’éventre demain à l’enregistrement.

25 JANVIER 2020 (jour 5) : Départ pour l’aéroport domestique, direction MANDALAY. Il y a un problème à l’aéroport car c’est mon nom d’épouse qui est inscrit sur le billet; je dois payer 25 dollars pour le changement mais j’étais au courant depuis que j’ai effectué la réservation. C’est à cause de la saisie automatique de mon ordinateur et je n’ai vérifié le nom qu‘après le paiement. Encore heureux que je le vois à la première réservation car dans mon élan, je faisais les quatre autres ainsi! Me voilà installée dans un avion à hélices, c’est bizarre… et j’avoue avoir eu très peur à l’atterrissage tellement l’engin bougeait. C’est la 2ème ville de Birmanie et capitale culturelle. Elle fut la dernière capitale du royaume Birman dans un périmètre de quelques dizaines de km²; les trois autres étant Ava, Amarapura, Sagaing. Je visiterai toutes ces villes avoisinantes.

A mon arrivée à l’aéroport, j’avais demandé à l’hôtel de m’envoyer un taxi. J’ai réservé l’hôtel Aurora, excellente adresse, propre, 18€ petit déj inclus. Sur facebook, je suis abonnée à un groupe nommé «les français en Birmanie» et j’ai la chance d’avoir un membre, Eric, qui m’a donné énormément de conseils durant tout mon séjour. C’est d’aillleurs lui qui m’a suggéré d’appeler un étudiant de Mandalay qui apprenait pour être guide francophone. J’ai pris contact avec celui-ci depuis la Belgique et avons convenu d’un rendez-vous. A mon arrivée à l’hôtel, le jeune Myat Min Ko Ko m’attendait déjà à la réception. Il patientera encore un peu, le temps des formalités et de déposer mes bagages à la chambre. Myat Min Ko Ko, qui sera donc mon guide francophone à Mandalay, commence par me donner quelques informations. Par exemple, on compterait environ 1000 Monastères et Pagodes alors qu’à l’époque du dernier Roi, il y en avait 1257. Il ajoute qu’on comptabiliserait encore 52652 Moines, 46854 Novices et 8559 Nonnes.

Vers 16H, nous enfourchons sa moto et go pour la première visite de Mandalai. Il y a du trafic mais il roule prudemment. J’en profite pour aller directement acheter de la toile scotch pour consolider ma valise ainsi c’est fait.

Nous contournons l’immense rempart pour arriver au monastère Shwenandaw, dit le monastère d’or. Jadis, il en était tout recouvert, ce qui n’est plus le cas. Sa structure est en teck, sculpté et ciselé à la perfection. Il a quatre niveaux de toiture séparés et est entouré d’une plateforme. On y retrouve des sculptures de danseurs, de fleurs ainsi que Nats (esprits qui vénèrent l’image du Bouddha). Il est soutenu par des piliers en teck mais on y trouve aussi des piliers en marbre. Il est issu du Palais Royal en bois d’Amarapura et fut déplacé en 1857 à Mandalay. Le roi Midon y mourut en 1878 et son fils allait souvent y méditer; persuadé que son père hantait les lieux, il le fit redémonter et retiré de la cité royale. Pendant les 5 années suivantes, il le fit reconstruire par les moines qui y résidèrent jusqu’aux environs de 1940. Pendant la guerre, il fut occupé par les japonais. Il brûla quasi totalement en mars 1945, sous les bombes britanniques. J’ai beaucoup aimé la visite de ce monastère qui n’est donc plus habité à l’heure actuelle. Comme je prends bien mon temps, l’heure tourne et le second monastère prévu, situé quasi en face, ferme à l’instant. Dommage, car je n’aurais pas l’occasion d’y revenir.

On remonte sur la moto et Myat Min Ko Ko me dit qu’on va voir le plus grand livre du monde. Je m’attendais à tout sauf à ce que j’allais découvrir… En effet, ce livre s’appelle la Pagode Kuthodaw. Le jeune homme me donne quelques explications. Accrochez-vous pour suivre, moi j’ai bien dû le faire! C’est un ensemble de Stupas, construit de 1860 à 1868 et restauré en 1892. L’enseignement du Bouddha est gravé sur 729 stèles en marbre d’1m50 de haut sur 13 cm d’épaisseur. Chaque stèle est protégée par une grotte (Kyauksa) sous un petit Stupa blanc. Au final de ces 729 stèles, ce sera tout le Tipitaka (ensemble de textes composés d’après les paroles du Bouddha, datant d’un siècle av JC) qui sera rassemblé. Au centre, se trouve un stupa doré de 57 mètres de haut. C’est un réel plaisir de se perdre dans cet univers blanc, magnifique et apaisant.

Nous terminons l’après-midi dans un restaurant typique que Myat Min Ko Ko me conseille, le Mingalabar. Le resto est plein à craquer et on est arrivé juste avant de devoir faire la file pour entrer. J’invite l’étudiant à rester avec moi pour cet agréable moment. On commande un plat mais on en reçoit dix petits, tous différents. C’était gustatif! A la fin du repas, nous voulions aller au-dessus de la colline voir le coucher du soleil mais il est tard, commence à faire noir. En moto, ça peut être dangereux. La première journée à Mandalay aura déjà été très riche culturellement.

26 JANVIER 2020 (jour 6) : J’ai rendez-vous avec Myat Min Ko Ko ce matin à 8H30; il est accompagné d’un chauffeur de taxi car aujourd’hui, c’est trop loin pour s’y rendre à moto. Oui, nous allons gambader dans les trois anciennes capitales dont je parlais hier. A chaque fois qu’ils changeaient de Rois, ils changeaient de capitales…

Après quelques kilomètres, nous faisons un arrêt au Temple Mahamuni, le plus prestigieux de toute la ville et très vénéré. Il date de 1784. Il fut incendié puis reconstruit au 20ème siècle par un architecte français. Il y a 252 colonnes dorées, sculptées et ornées de fresques. Dans une petite chambre, très beau et grand Bouddha de 4 mètres de haut, constitué de 6,5 tonnes d’or. A 4 H du matin, les fidèles lavent son visage avec une brosse en or et toute la journée, les hommes viennent y coller des feuilles d’or sur le corps; les femmes n’ont pas ce droit… Dans l’allée, en sortant, j’achète des tongs en bambou dont j’aurais, plus tard, la surprise de voir qu’elles ont déteint mes pieds en noir (goudron, sais pas). Ensuite, on se balade dans le quartier des sculpteurs de marbre. C’est très passionnant de voir le bloc à l’état brut puis sa transformation à chaque étape jusqu’à devenir un Bouddha ou une autre pièce décorative. On ne s’attarde pas car c’est très poussiéreux (du coup, là, c’est tout blanc).

Nous reprenons le chemin et traversons AMARAPURA, située à 10 km au sud de Mandalay, construite en 1783 (les astrologues disent entre 1824 et 1858). Nous profitons de la superbe vue au-delà du pont et au sommet de la colline. On y reviendra le soir car un rendez-vous important nous attend 3 km plus loin, en pleine campagne.

En effet, il faut être à 10 H précise au Monastère Mahagandhon, construit en 1785. C’est un des trois sanctuaires le plus sacré en Birmanie avec la Pagode Shwedagon de Yangon et le temple du rocher d’Or dans le sud. A 10H15, pas moins de 1000 moines défilent chaque jour pour faire l’aumône. Il fait noir de monde, beaucoup de touristes chinois. Mon guide me donne un masque pour la première fois. Des gardes font régner l’ordre car les chinois ne sont pas très disciplinés; des barrières de sécurité sont même installées sinon ils ne laisseraient pas passer les moines tranquillement. Après cet impressionnant défilé, on voit les moines dans leur réfectoire et les personnes ayant participé à la donation des repas peuvent entrer. Il y a des Moines de tout âge, du plus jeune qui peut avoir 8 ans au plus âgé. Leur vie est très rudimentaire: lever à 5H, petit déjeuner léger puis travail jusqu’à 10H15, moment de l’aumône, suivi de leur dernier repas à midi. C’était vraiment un moment à ne pas rater!

En quittant le monastère, je visite un atelier traditionnel de tissage sur soie.

Nous reprenons la route vers l’ancienne capitale de SAGAIN, construite en 1315 après la chute de Bagan en 1287. Des quatre capitales, c'est celle-ci qui dégage le plus de charme; on y ressent une grande importance religieuse. J’y croise d’ailleurs des Nonnes pour la première fois. La route longeant les bords de la rivière Irrawaddy est magnifique. Au sommet de la colline, la vue est époustouflante sur la rivière et les 1000 Pagodes.

On voit la Pagode Son Oo Punyashin. Je visite le Temple U Min Thone Caves où il fait très calme. Il y 30 grottes avec 45 Bouddhas qui y sont nichés. On entre par un côté et on sort par l’autre. C’est magnifique et reposant.

Nous irons manger au restaurant Sagaing Hill en bas de la colline car à AVA (INWA), prochaine étape, il n’y a ni resto ni bar et on va y rester un moment.

Après un bon repas, en route pour une toute belle expérience dans la toute première capitale qui est AVA et qui se situe à 26 km de Mandalay. C’est la cité des pierres précieuses, fondée par un chef local Shan en 1364 après la chute de l’empire de Bagan.

On abandonne le taxi pour traverser la rivière en bateau où des charrettes tirées par des chevaux attendent les visiteurs pour visiter le site qui est assez grand. C’est très agréable de se balader au milieu des rizières, des palmiers à sucre, des anciens Temples et croiser d’autres charrettes.

Il y a 200 à 250 Pagodes, Temples ou Monastères ainsi que l’ancien Palais Royal qui est à l’abandon et dont il ne reste que la tour de guet. En premier, on descend voir le Monastère Bagaya où il règne une ambiance mystique. Il est tout en bois de teck, sculpté et traité au pétrole. Il est toujours habité. Un Moine donne cours aux novices dans une belle salle de prière. En second, ce sera la Pagode Yadana puis le Monastère Mu Nu Ok Kyaug tout en briques rouges. Il va s’en dire que j’en ai vu beaucoup d’autres mais il est impossible de me rappeler les noms vu que je n’ai pas fait mon récit au jour le jour comme pour mes autres voyages (à cause de ma tablette).

A force de grimper et de descendre de mon attelage, j’ai fini par craquer mon pantalon; heureusement, j’ai un grand foulard pour mettre à ma taille. En terminant la boucle, blocage dans un bouchon de charrettes à chevaux…

Pour terminer la journée culturelle, il est temps de se rendre au Pont U Bein pour y admirer le coucher de soleil. On arrive à l’avance et déjà il fait noir de monde; beaucoup de chinois encore; hop, je remets le masque. Ha oui, aussi beaucoup de moustiques, et je n’ai pas mon répulsif. Je ne suis pas trop à l’aise entre les chinois et les moustiques! Ce pont construit en 1849 (certains diront 1782 quand Amarapura était capitale) est soutenu par 824 piliers en teck récupérés à Ava. Il mesure 1200 mètres ce qui en fait le plus long pont/passerelle en teck du monde. Il enjambe le lac Taungthaman à Amarapura.

Il est temps de dire au revoir à mon petit guide qui aura été parfait. Ce soir, j’ai décidé de manger à la terrasse de l’hôtel Aurora où je dors. J’y rencontre Fatima, une algérienne qui visite le pays en solo également. On organise la journée du lendemain ensemble. Je lui renseigne aussi l’étudiant pour les jours suivants. Il viendra rencontrer Fatima le soir même et me dire au-revoir encore une fois en m’offrant un petit cadeau: un beau dessin de pêcheurs fait à l’encre de chine acheté à AVA.

27 JANVIER 2020 (jour 7) : J’ai dormi 12 heures, c’est dire si la journée précédente avait été bien remplie. Je n’ai pas l’habitude de faire mes visites accompagnée d’autres voyageurs; je fais une exception qui me confirmera dans ma décision de voyager seule… Avec Fatima, nous avions rendez-vous à 10H30 à l’accueil. Elle n’est pas là et la réceptionniste me dit d’attendre; elle va arriver. Déjà, ça je n’aime pas… Après dix minutes, je n’ai pas envie de perdre plus de temps, je me prépare à sortir quand tout à coup, la Fatima fit son apparition. Elle était à la Banque. Allez go, tuc tuc vers l’embarcadère pour prendre le bateau qui va à MINGUN. Le gars ne comprend rien et nous changeons de tuc tuc. A l’embarcadère, on nous signale que le bateau public partait à 8H30; ben, oui, mais là, il est 11 H… Nous demandons pour avoir un bateau privé mais après une attente de vingt minutes, prenons la décision (que nous regretterons amèrement) d’y aller en tuc tuc. En fait, au lieu de faire moins d’une heure en bateau, nous mettons des heures pour faire un détour de 80 km en tuc tuc. Le chemin est en grande partie le même que j’ai pris le jour avant. On est très secouées dans ce véhicule, non pas de luxe; on a froid et on ne voit pas la fin du trajet. Arrivées tant bien que mal à Mingun, on constater que ce village est très joli. Il y a beaucoup de magasins et en premier, je vais acheter un Longyi pour mettre sur mes épaules le soir. Pfff, Je n’ose même pas imaginer ce retour…

Nous commençons par découvrir la Pagode Pahtodawgy, en forme cubique et inachevée. Les travaux commencèrent en 1790. Elle fut détruite par deux tremblements de terre, ce qui nous empêche d’ailleurs de continuer notre visite plus loin que la première volée d‘escaliers. On voit une immense lézarde à cause du séisme de 1838. Ceci dit en passant, la Birmanie a connu plusieurs séismes violents notamment en 1956 de magnitude 7 entraînant de nombreux dégâts. Rebelote en 2012. Pour en revenir à la Pagode, le roi voulait qu’elle soit la plus grande du monde. La fameuse cloche de Mingun lui était d’ailleurs destinée. Elle abrite 40.000 objets dans sa chambre à reliques dont une dent du Bouddha offerte par l’Empereur de Chine en 1789. Les esclaves y travaillèrent jusqu’à la mort du Roi en 1819. Maintenant, ça ressemble à un gros tas de briques. Pourquoi n’est pas finie? Ça reste une énigme… soit le roi était mégalomane et à bout de ressource, soit pour une autre raison comme semble le démontrer de récentes recherches.

On fait une pause en bas de la Pagode pour savourer deux jus de bambou; c’est trop bon! Ça fera office de notre repas de midi car on ne voyons rien à manger.

Nous apercevons la Pagode Hsinbyume dite la Pagode blanche. Elle est magnifique, d’un blanc immaculé, ressemblant à une grosse meringue, comportant sept terrasses et un beau point de vue au sommet. Elle fut construite en la mémoire de l’épouse du Roi en 1816.

L’attraction principale à Mingun, est sa cloche suspendue, en bronze, qui pèse 90 tonnes. Elle fut commandée par le roi en 1808 pour la Pagode inachevée. C’est la plus grosse cloche au monde avec celle de Moscou à la différence que celle-ci sonne tandis que l’autre non. Je n’ai pas raté l’occasion d’y taper quelques coups de bâton…

28 JANVIER 2020 (jour 8) : Aujourd’hui, départ pour BAGAN tellement tôt que je n’ai pas réussi à dormir la nuit. A l’aéroport, le chauffeur d’Anna (qui m’a un peu aidé à construire mon circuit) devrait être là. Je ne le vois pas. Je téléphone à Anna. En réalité, je me suis trompée d’une heure quand je lui ai fourni les détails du vol. Je prends un autre taxi pour me rendre à la Villa Bagan où je vais résider trois nuits. J’ai réservé avec booking.com. Je dois attendre ma chambre qui sera libre à 14H. Sur ce, le chauffeur contacté par Anna s’amène à la Villa. Je laisse mes bagages à la consigne et nous partons faire une première visite. Anna m’a dit que je pouvais lui faire confiance et comme je ne saurais quand même pas tout visiter dans cette ville, il me fera découvrir ce qu’il y a de mieux. Donc je me laisse guider! Il m’emmène dans un des 75 petits villages traditionnels où les routes sont en terre. Ces villages vivent principalement du tourisme, de l’artisanat tel la peinture sur toile ou sur faïence. Je me demande de quoi il vivait quand le pays était fermé aux touristes? C’est vrai qu’ils sont producteurs d’arachides, de sésames, de petits pois, d’haricots, d’oignons, de maïs, riz et sucre de palme. J’entame une balade paisible (en tout cas, au début) dans ce petit village où les maisons sont sur pilotis. D’ailleurs, je me faufile parmi celles-ci pour mieux découvrir la vie des habitants. J’adore ça… Je rigole un peu moins quand deux chiens viennent vers moi en aboyant! Ça va, j’ai pu passer entre les deux monstres qui ont été rappelés par les habitants. Voilà où la curiosité mène! A la sortie du bled, il y a un petit temple blanc tout mignon. Quelques vendeurs de toile accostent les rares touristes, je pense d’ailleurs être la seule. Je tombe en amour devant une toile représentant les montgolfières de Bagan au milieu des champs de Stupas. Je négocie mais je n’arrive pas à un prix raisonnable donc je ne l’achète pas. J’en trouverais sûrement plus loin.

Après cette première visite, le chauffeur me ramène à la Villa Bagan où je dois normalement y trouver la chambre prête. On me conduit dans le fond du bâtiment dans une chambre à l’étage, grande et froide. Je rouspète car il est bien indiqué sur mon voucher, chambre avec vue sur la piscine au rez-de-chaussée. Ils disent que ce n’est pas possible, que tout est complet. Je téléphone à Anna pour lui expliquer la situation (la pauvre, elle n’y est pour rien mais elle parle Birman)… On lui dit la même chose. Je ne suis pas contente, demande pour parler au manager et essaie de trouver le service clientèle sur Booking.

Ils m’ont vu faire et comme par hasard, cinq minutes plus tard, la manager arrive me demandant de la suivre vers une chambre face à la piscine au rez-de-chaussée de chaussée, pas du tout occupée… Cette chambre est magnifique! Je retrouve le sourire et déguste une bonne bière fraîche sur la petite terrasse avant de prendre mon repas du soir à l’hôtel.

29 JANVIER 2020 (jour 9) : Ce matin au petit déjeuner, je fais la connaissance d’un couple de français. On se donne rendez-vous pour passer la soirée ensemble. Le chauffeur m’attend pour une longue journée. En chemin, j’aperçois beaucoup de personnes qui font la visite du site à vélo ou moto. Moi, je ne pourrais pas car vu mon médiocre sens de l’orientation, je tournerais en rond des heures. Il y a 2217 pagodes, temples et stupas étalés sur ce site historique de 42 km². A savoir, qu’il y en avait 4000 avant les nombreux tremblements de terre. Le dernier séisme remonte à 2016 ravageant 200 pagodes et causa la mort de trois personnes. J’ai eu l’occasion de parler avec un habitant qui m’a décrit ce qu’il a vécu avec sa famille à ce moment.

Voici une dizaine de monuments visités aujourd’hui: la pagode Shwezigon, Kyan Sit Thar Umin, le temple de Htilominlo, Uppali Thein, le temple de l’Ananda, Shwegûgyi, Thatbyinnyu, Mingalazedi, la pagode Shwesandaw.

J’ai visité aussi le temple Nat Hlaug Kyaung qui est le seul temple hindou encore debout sur le site; il est dédié à Vishnu; les statues originales ont été dérobées par un industriel allemand au 19ème siècle

Le soir, le chauffeur me conduira à un endroit magique pour voir le coucher de soleil mais trop de nuages, juste une petite percée à un moment donné.

En rentrant, je retrouve le couple français pour aller au diner-spectacle de marionnettes à côté de l’hôtel. Le spectacle n’pas terrible mais il y a une très bonne ambiance. Nous avons commandé notre repas sans trop savoir ce qu’on allait recevoir, comme la plupart du temps. Lorsqu’on amène les plats, le monsieur français reçoit un plat avec un énorme couvercle. On se dit, waah… Au final, quand il soulève celui-ci, il y avait juste un petit bol de riz. On a bien rigolé!

30 JANVIER 2020 (jour 10) : Aujourd’hui, je vais découvrir une autre partie du site. J’avais une liste de monuments, dressée par Anna, ce qui n’était déjà pas mal mais le chauffeur a trouvé de bon augure d’en rajouter quelque uns… Au préalable, il s’arrête à la poste pour acheter des timbres et poster mes cartes. En avant pour la première tournée de monuments très vieux dont voici quelques noms: Dhammayangyi, Sulamani, Pyathegyi Pagoda, Gaudawpalin temple, Khay min gha, Alo daw pyi, Sei et Mahabodi pagoda. A propos de cette dernière pagode à l’architecture Hindoue inspirée du temple de Bodh-Gayâ en Inde, je m’y suis sentie très à l’aise. Elle est tout à fait différente des autres pagodes bouddhistes… Je prendrais plaisir en me baladant dans un temple hindou et à rester assise un long moment… A cet instant précis, je réalise que je n’ai pas fini mon histoire avec l’Inde! Je suis très étonnée de voir les peintures murales toujours belles, bien conservées, dans certains temples; je pense notamment au temple souterrain. C’est l’heure du repas et ce sera des scampis au menu. Je vois à côté du resto qu’il y a un salon de foot-massage. J’y vais et en sors bien relaxée. La détente est de courte durée car je suis attendue de pied ferme pour la suite de la visite.

En sortant d’un Temple, je revois des toiles peintes avec des montgolfières et des moines. J’en achète deux, cette fois à un prix attractif. Je continue à voir plusieurs bâtiment, à marcher pieds nus partout, à m’asseoir n’importe où… J’apprends plus tard qu’il y a beaucoup de serpents à Bagan…. Brrr, et dire que je n’y avais même pas pensé! Je dis stop. Assez des visites de Temples, Stupas, Pagodes. Je n’en peux plus. Il insiste pour en voir encore un ou deux mais je veux rentrer.

En soirée, je décide de partie seule à pied à la recherche d’un restaurant. Je marche dans le noir avec ma lampe de poche. Il y a beaucoup de chiens errants. Je commence à paniquer et après avoir marché une vingtaine de minutes, je rentre dans le premier restaurant où il n’y a pas une âme. Pas terrible le repas. Au retour, je m’arrête dans un salon pour faire un massage traditionnel complet du corps. J’avais oublié que ça faisait si mal… bon, je supporte mais je ne saurais peut-être plus bouger demain! Ce sera ma dernière nuit dans cette belle grande chambre à la villa Bagan. Je n’aurais pas profité de la piscine car vu la réaction des gens qui veulent s’y hasarder, je pense que l’eau est trop froide.

31 JANVIER 2020 (jour 11) : Nous avions convenus avec le driver de partir plus tôt à l’aéroport afin de s’arrêter en chemin voir le départ des montgolfières avec le lever du soleil. Il y en a des dizaines qui décollent et s’élèvent gracieusement dans le ciel. Je n’ai pas fait un tour de montgolfière car j’ai le vertige et le prix est extravagant à savoir 250 à 300 euros pour une heure maximum! Je conclurai mon étape à Bagan gardant en mémoire ses 2000 pagodes, temples, stupas aux couleurs changeantes, ses levers et couchers de soleil magiques tel dans un rêve et dignent de générer des souvenirs inoubliables! Sur la route de l’aéroport, il est temps de dire au revoir au chauffeur qui aura été très professionnel et sympathique.

A nouveau dans un avion à hélices, celui-ci m’emmène à HEHO à 30 km du LAC INLE, au cœur du plateau Shan, à 800 mètres d’altitude. Un taxi me conduit à l’hôtel Inle Strand à NYAUNG SHWE à 3 km du lac. La chambre est jolie avec des vitres partout, vue sur la rivière et une terrasse, bien insonorisée donc le bruit des pirogues ne dérangent pas. Il est bien situé, propre, personnel sympa. Le prix est de 25 euros la nuit petit déjeuner inclus.

S’il y a bien un endroit qui m’a donné du mal à choisir un hôtel, c’est ici. Au départ, selon l’avis d’Anna, j’avais réservé au Thanaka hôtel car le patron parle français. Vu le prix excessif et, comme de toute façon ailleurs on ne me parle quand même pas en français, j’ai opté pour un hôtel moins cher; Une soirée, je suis quand même allée au Thanaka, histoire de faire un brin de causette en mangeant. A ma grande stupéfaction, personne ne parlait français dans cet hôtel; le patron n’était pas là. Donc, j’ai bien fait de ne pas dormir là!

Je consacre cet après-midi à contacter le piroguier afin d’organiser la journée du lendemain, à ranger mes habits, à écrire un peu et à faire un massage. Le soir, je vais manger au restaurant Ancestor, conseillé par Eric. La patronne birmane parle français. Elle est très sympathique, prend place à mes côtés, me conseille les endroits à visiter le lendemain et mieux encore, elle les note en birman ainsi le piroguier n’aura qu’à suivre ce programme. Je dois avouer que j’ai eu beaucoup de chance de correspondre avec Eric, d’abord sur le site des français en Birmanie et ensuite en message privé. C’est un passionné de ce pays et il m’aura donné beaucoup de bonnes adresses et mis en contact avec de bonnes personnes. Je l’en remercie vivement.

1er FEVIER 2020 (jour 12) : Déjeuner à 7 h du matin. A 8H, le piroguier que j’appellerai Pan (sans certitude) vient me chercher à l’embarcadère devant l’hôtel. Je suis bien installée au milieu de la pirogue sur une chaise en bois. Je suis couverte jusqu’aux dents car il fait froid le matin sur le lac. Après une bonne demi-heure à traverser le canal, nous arrivons au lac Inlé. C’est un lac d’eau douce entouré de collines, qui fait 22 km de long et 10 km de large. Ses rives et son arrière-pays abritent de nombreux groupes ethniques. Nous nous dirigeons droit vers le marché des cinq jours. C’est un marché qui va dans cinq endroits différents durant la semaine. Les ethnies Pa-O, Danu et Intha y viennent pour vendre leurs produits respectifs. Ce jour, il se déroule dans une grande Pagode. Je m’y promène. Je m’y sens bien. J’achète des bracelets en pierre de jade et en œil du tigre. Des dames font de la pâte dans de la friterie; j’ai envie de goûter mais je m’abstiens! Le soleil est là et je commence à enlever les couches les unes après les autres. Je vais dans un coin de la Pagode enlever le 2ème pantalon que j’avais enfilé.

Je reprends place dans la pirogue et voyage au gré du vent, découvrant le mode de vie des habitants. A partir d’ici, le lac se rétrécit et laisse place aux maisons sur pilotis. Chaque ménage a sa propre pirogue. Les enfants l’utilisent pour aller à l’école. Les parents vont faire les courses et travailler en pirogue. Toute la vie ici se passe sur l’eau. Ce qui fait la particularité du lac relève aussi de l’art des pêcheurs, les Inthas. Ils ont une technique particulière. Ils se déplacent souvent avec de petites pirogues avec ou sans moteur. Ils sont debout à l’avant, utilisent une seule rame qu’ils utilisent à l’aide de leurs jambes gardant ainsi leurs mains libres pour pêcher. C’est un spectacle unique!

Nous partons en direction du pittoresque village de INDEIN (ou Inthein) qui se situe sur la rive sud ouest du lac, à plus de 500 m d’altitude. On y accède par de petits barrages faits main pour monter en bateau. C’est assez spécial! A Indein, il règne une ambiance pacifique. Ce village est célèbre pour 1054 Stupa construites au 17 et 18ème siècles; ce qui explique que la plupart sont en ruine. Par contre, certaines sont toujours fièrement debout ou en cours de restauration. Le site domine le village et c’est en moto que je vais découvrir ce lieu faisant penser à un autre monde. En redescendant, des enfants attendent le peu de touristes dont je fais partie pour vendre des foulards. Bizarre comme ils savent dire « maman malade »… C’est, je pense, le seul endroit en Birmanie où je me suis sentie « touriste ». J’ai quand même craqué pour un énorme foulard magnifique. Il n’est pas rare de voir des enfants travailler, même à de lourdes tâches.

Je reprends place dans la pirogue pour retourne un peu en arrière afin d’aller diner puis petit tour du patelin avant de rejoindre Pan qui m’attend pour me conduire à Nampan visiter une usine de cigares (les cherrots, rouleaux de tabac). Ce sont des femmes qui travaillent là; elles font 500 cherrots par jour voir même 800 pour une femme d’expérience. Je n’en prendrai pas tout de suite car je les trouve cher et je ne sais pas si mon fils va aimer. Retour à la pirogue. Et en avant, je monte, je descends. Arrêt dans une petite industrie où l’on travaille la soie et le lotus. C’est magnifique les habits en lotus; le prix est exorbitant mais que je peux comprendre! Inutile de dire que je ne suis pas acheteuse… Sur le chemin de retour, il y a des marchés flottants; j’en avais déjà vu dans d’autres pays d’Asie du sud-est (Vietnam, Thaïlande, Laos, Cambodge). On terminera la journée par le monastère Kyaung Nga Hpe, dit le monastère des chats sauteurs. Avant, les moines faisaient faire des acrobaties aux chats. Maintenant, il n’y a plus guère de chats, j’en ai vu un roux… Je remercie Pan pour cette belle journée. Le rendez-vous est pris pour le lendemain en guise d’autres aventures. A 300 mètres de l’hôtel, je repère un «happy hour». Je ne résiste pas à un double cocktail à base de rhum. Il reste un peu de temps avant la fin du happy hour. Go pour deux nouvelles boissons. Le patron a beaucoup de peine à comprendre mon désir de manger une cuisse de poulet. J’ai reçu un plat qui n’y ressemblait pas. Toujours est-il que c’était bon. Mieux vaut ne pas chercher à comprendre…

2 FEVIER 2020 (jour 13) : J’ai donné rendez-vous à Pan pour aller naviguer sur le lac SAKKAR à trois heures de Nyaug Shwe où je réside. J’ai beaucoup hésité en préparant mon voyage pour voir si oui ou non, je ferai cette excursion car d’après certains commentaires sur le forum, ça paraissait pénible. Aussi, la restauratrice birmane m’avait dit qu’une semaine auparavant, elle avait dû faire demi-tour à cause qu’il n’y avait pas assez d’eau pour passer d’un lac à l’autre (sécheresse). Toujours aussi téméraire, je ne recule pas devant si peu et au final, je ne regrette pas du tout cette escapade un peu singulière!

Nous sommes obligés de refaire une bonne partie du Lac Inle avant de dévier vers le lac Sakkar. Au fur et à mesure, le lac se rétrécit pour finalement se transformer en petits canaux. Ici, c’est nettement moins touristique. C’est avec de la joie dans les yeux que je découvre la vie au bord de l’eau. Au bord des rives, les dames font leur vaisselle, lavent leurs cheveux, les enfants se baignent, les pères vont faire les courses ou travailler en pirogue. Toute leur vie tourne autour de l’eau. Tout cela est magnifique. Le canal rétrécit de plus en plus, il n’y a plus de maisons sur pilotis, il n’y a même plus d’eau pour passer. Nous voilà, embourbés dans les marécages entre les deux lacs; les hélices s‘emmêlent; il doit avoir 40 cm d’eau; nous sommes à l’arrêt complet. A nos côtés, une pirogue est également embourbée; les deux passagers français ne le prennent pas bien du tout. C’est tout en râlant qu’ils doivent enjamber dans ma piètre demeure pendant que les piroguiers tentent de débroussailler le terrain, que dis-je, le passage d’un lac à l’autre… J’ai quand même cru qu’on n’arriverait plus à avancer ni à reculer mais je suis restée cool sur mon siège en plastique au beau milieu de mon mini navire, espérant ne pas devoir aller pousser avec eux! Les deux piroguiers retroussent leur longyi, poussent, secouent et finalement arrivent à débloquer les engins. Péniblement, nous sortons de ce couloir en pensant qu’il faudra y repasser au retour… Enfin, le lac Sakkar est en vue. Il y a de l’eau, plus de soucis… On est arrivé dans l’état Shan. La profondeur de ce lac est variable. Il peut y avoir 2,10 m de profondeur en saison normale. Pendant la saison sèche, il peut n’y avoir que 50 cm. A la saison des pluies, il peut dépasser 4 mètres d’où les maisons sur pilotis. On s’arrête au Monastère de Tharkong. C’est un ensemble de stupas un peu comme à Indein. En face, se dessine un petit village où je vais manger et y faire tour; j’y achète le savon local. En rentrant, je demande à Pan de repasser dans une usine de cigares car j’ai pu contacter mon fils qui est d’accord de tester ces cheroots. Il y a tous les goûts. Ils veulent que je teste mais je ne fume plus depuis peu donc pas d’imprudence. Plus tard, j’apprendrai que ces cigares ne sont pas terribles et que mon chérubin les a refilés à un copain ! Après Pan veut m’emmener voir un atelier de poterie; je refuse car j’en ai vu des dizaines dans plusieurs pays. Je suis de retour à Ngaug Shwe vers 17 heures et je remercie encore Pan d’avoir été un excellent guide piroguier. Le soir, je retourne dans ce petit resto qui sert de délicieux cocktails. Par contre, j’ai oublié ce que j’ai mangé… Le breuvage était peut-être un peu trop corsé! En rentrant, je passe au salon de massage où je m’endors pendant la séance.

3 FEVIER 2020 (jour 14) : Aujourd’hui, j’ai réservé un taxi via l’hôtel pour me rendre à PINDAYA, un village à 1180 mètres d’altitude. Le chauffeur n’est pas très sympathique et ne comprends pas qu’il doit m’arrêter pour faire des photos quand les paysages ou les situations s’y prêtent. Il a comme idée d’aller du point A au point B, ce qui m’irrite. Il téléphone à son grand-père qui parle un peu français. Je lui explique mes desideratas mais il est aussi borné que son petit-fils et rien ne change. C’est dommage car on voit des scènes de vie, des femmes réparant les rues ou portant des seaux de pierres, des chars dans les petits chemins agricoles, etc… Dans son parcours bien déterminé, il me conduit directement vers un marché local que j’apprécie d’ailleurs. Heureusement qu’on ne parlait pas encore de distanciation car on y était serré comme des sardines. La deuxième visite sera une usine d’ombrelles faites avec du papier de murier. Je me suis amusée dans cet atelier tellement c’était joli. J’ai d’ailleurs acheté une mini-ombrelle pour mettre dans ma chambre ainsi que des livres et un foulard. Le marchandage fut laborieux; dans ce pays, ce n’est pas trop leur truc!

Enfin, nous voilà arrivé à la fameuse Pagode Shwe Oo Min de Pindaya. La grotte aux 8000 Bouddhas est une des plus belles de l’Asie du sud-est. Cette caverne en calcaire est spectaculaire. C’est tout un réseau de grottes naturelles où les vietnamiens venaient se cacher pendant la guerre. Le visiteur est accueilli par une énorme araignée qui trône devant l’entrée. Selon une légende, une araignée géante aurait capturé une princesse dans cette grotte et un prince passant par là l’aurait tuée et ainsi sauvé la princesse. On accède à la première grotte en ascenseur. Il y a des Bouddhas de toutes les sortes. Je me sens très bien dans ce lieu. Le seul bémol, c’est que je suis arrivée en même temps qu’un groupe de français un peu bruyants. Mais comme je traîne pendant ma visite et eux pas du tout, j’ai pu retrouver le calme. Je savais qu’il y avait une petite grotte de méditation, j’ai cherché encore et encore pour enfin apercevoir un trou menant à celle-ci. C’est en rampant que je suis allée méditer un court instant. En y repensant, il y aurait pu avoir des serpents ou des araignées dans ce trou… brrr! Je termine cette visite et rejoins le taximan pour entamer le chemin du retour. Je lui rappelle qu’on doit passer voir l’impressionnant pont de chemin de fer. Ouf, il a compris. Je profite pour aller me balader au milieu de celui-ci avec un vide à gauche et à droite; franchement, moi qui ai le vertige, ce n’est pas très malin… un gars m’a prise en photo et ce sera un bon souvenir!

La journée se termine tranquillement en bouclant ma valise car demain matin, départ en avion vers Yangon pour vivre d’autres aventures.

4 FEVIER 2020 (jour 15) : A 11 H du matin, arrivée à Yangon où SOE, un chauffeur de chez Elégant Smile, m’attend pour faire un circuit de cinq jours dans la partie sud de la Birmanie. Bon début, il ne me dit pas bonjour. Il a les traits forts bridés, ce qui ne rend pas son visage sympathique. Je m’apercevrais vite que mes sentiments sont réciproques. Je sens qu’on va s’éclater tous les deux pendant ce périple. J’avoue que le jour précédent, je l’ai un peu agressé par message car il ne répondait à rien de ce que je lui demandais, pourtant traduit en anglais. J’ai dû faire intervenir son patron qui a certainement déjà dû le réprimander.

Avant de partir, je lui demande pour aller changer un peu d’argent tant que je suis toujours à l’aéroport. Il me contredit et m’envoie ailleurs; je le suis mais je ne suis pas satisfaite du taux de change donc je reviens à l’endroit initial. Il ne sait pas encore que je suis très têtue. Mais là, je me fais ridiculiser car ce n’est pas un bureau de change mais un endroit où on vend uniquement des cartes sim et des excursions. Tant pis, je suis vexée, il sera payé en dollars.

Départ pour cinq heures de route; je m’endors une partie du voyage, je ne perds pas grand-chose car, au début, le paysage n’est pas terrible. Il me réveille en hurlant à son portable. Je lui dis, avec la froideur que je peux avoir dans ces cas là, qu’il pourra téléphoner quand il aura fini son service! C’est étrange comme à certains moments, l’anglais me sort bien de la bouche. Habituellement, je suis plus calme mais il m’énerve déjà après quelques heures. Bref, il s’excuse et l’on continue cette longue route. Mais ne voilà t’il pas qu’il commence à éternuer, sans même mettre sa main devant la bouche. J’ai vaguement entendu qu’il se passait quelque chose avec un virus en Chine, donc lui demande de porter un masque afin de ne pas propager ses microbes dans la voiture. Il accepte. Pour le repas de midi, il m’arrête dans un self-service. Je dois demander à la serveuse ce qu’il me faut. Je pense qu’elle me mettre un peu de tout ce que je demande donc opte pour tel et tel plat… En fait, je n’ai rien compris à leur système et je me retrouve avec trois plats consistants… et un jus d’ananas. Je repars l’estomac bien trop plein, ce qui fait que je me rendors.

Tout à coup, il s’arrête devant une énorme colline et m’envoie visiter le site. Au réveil, sous un soleil de plomb, sans casquette ni crème solaire, je refuse et lui propose de revenir le lendemain. Il me fait comprendre que nous sommes à 35 km de Hpa An et que demain, ce ne sera pas notre chemin. Je tire la tête, vais dans le coffre sortir mon attirail pour le soleil et de l’eau. Je suis de mauvaise humeur pour faire cette visite surtout en voyant tous ces escaliers à grimper. Bizarre, car c’est une cave au départ donc on devrait descendre…Mais non, on monte à croire que c’est fait rien que pour m’embêter.

C’est la grotte Bayin-Ngi que je découvre après l’escalade impressionnante de la volée d’escaliers. Je me ravive en arrivant car cette cave est sublime et remplie de Bouddhas. Je commence à me sentir beaucoup mieux du coup et très contente d’être là. Après avoir fait le tour des Bouddhas, j’aperçois une cavité qui s’enfonce dans le noir. Les trois autres personnes présentes dans la grotte n’y vont pas mais moi, j’y pousse le bout du nez. Je suis seule au monde pour affronter mon pèlerinage. Il y fait de plus en plus noir, j’allume la torche de mon portable pour explorer les lieux. Le sol est de plus en plus glissant. J’avance doucement quand tout à coup, à la suite d’une fausse manœuvre, la torche de mon GSM s’éteint. Sur la tête de tous les Dieux et de tous les Bouddhas, je n’ai jamais rien vu d’aussi noir. Le silence est solennel. Je panique un moment car j’ai peur que la batterie ne soit plate. Je ne parcours pas un sentier bien déterminé mais un espace vaste et sans lumière, je ne peux pas retrouver mon chemin sans lumière. Par chance, je réussi à rallumer le portable et sa torche et c’est avec un grand soulagement que j’aperçois une petite lueur au loin. Je suis vraiment inconsciente quand je suis en voyage; j’aurais pu glisser, tomber, personne ne m’aurait retrouvé car là, pas de réseau pour appeler. Dans mon propre pays, je ne prendrai pas le dixième de risques! Enfin sortie des ténèbres, je suis accueillie par quelques singes qui n’ont pas l’air méchants mais qui volent quand même le sachet de fruits d’une petite fille. Je redescends par un autre chemin qui donne sur la piscine des moines. Départ pour les derniers kilomètres avant d’arriver à l’hôtel Galaxy à HPA AN. Je redoutais un peu cet hôtel car ici, ce n’est pas très touristique. La clim souffle de l’air chaud plutôt que froid. Je fais un triage dans ma valise pour laisser dans le coffre ce que je n’aurais pas besoin pendant cinq jours. Je n’ai pas faim donc je ne ressors pas. Je me douche puis vais dormir à 22H30.

5 FEVIER 2020 (jour 16) : Après une bonne nuit de repos et un excellent petit-déjeuner, je retrouve avec joie (hum…) Soe. Je demande à faire en premier la visite de la grotte Saddan; d’après les avis elle est intéressante et je préfère laisser pour la fin les moins bien au cas où je serais trop fatiguée. On est sensé traverser en longueur cette grotte et revenir avec une petite barque qui en fera le tour. C’est donc avec entrain et à la lueur de ma lampe de poche que je déambule dans celle-ci parmi les nombreux Bouddhas. Certaines salles sont aussi hautes qu’une cathédrale. Il y a beaucoup de chauves-souris accrochées au plafond. Après une demi-heure, j’aperçois la sortie et effectivement les petits bateaux sont là. Contre une modique somme, j’embarque prête à explorer par voie navigable le contour de cette énorme grotte. Quelle ne fut pas ma surprise quand 100 mètres plus loin, la dame me fait comprendre que c’est fini, je dois descendre et continuer à pied. Hé oui, ça me poursuit, plus d’eau… Ca valait bien la peine! Toujours est-il que le parcours à pied est superbe. Je suis seule au milieu des rizières. Il fait calme, le soleil brille. Je marche sereinement sur la terre sèche et craquelée, en imaginant qu’en temps normal, les barques y passent. Je fais connaissance avec un petit animal qui ressemble à un varan mais avec une peau de serpent; je le photographie en m’approchant de plus en plus près. Le chauffeur me dira, par la suite, qu’il mord…vrai ou pas?

Après cette jolie balade, nous nous rendons à la Kaw-Ka-Thaung Cave. La particularité de ce lieu est qu’à l’entrée, il y a toute une très longue file de statues de moines tenant un bol pour faire l’aumône. C’est très joli et atypique.

Un peu plus loin, en passant devant la grotte Badamya, on longue un plan d’eau pour arriver à une piscine naturelle entourées de gargotes sur pilotis, surplombant les rizières. Soe me dit que ce n’est pas bien et de ne pas y aller. Je ne l’écoute pas et vais m’installer en savourant une bonne bière fraîche tout en regardant les jeunes du coin se baigner.

En continuant le chemin, nous arrivons à Kyaik-Ka-Lat qui est un somptueux piton rocheux au milieu d’un lac artificiel, entouré de rizières et de marais. Ce piton est plus étroit à sa base qu’au sommet, avec un petit monastère au pied et des stupas dont un au sommet. Je fais une petite balade, longeant le monastère et admirant la beauté du site. Il y a de nombreuses voitures de police; à mon avis, un personnage important doit être dans le coin.

Départ vers la Kaw-Gone Cave qui se trouve au pied d’une colline. C’est tout simplement une pure merveille, indescriptible. Ce sont des cadres naturels taillés dans la roche, représentant des milliers de petits bouddhas. On est entouré par un enchevêtrement de scènes, de tablettes et de statues. En sortant de la grotte, on grimpe environ 200 marches pour arriver à un magnifique point de vue.

Départ vers la Ya-Thay-Pyan Cave dont je n’ai plus de souvenirs.

A 18 H, nous devons nous trouver devant la Bat Cave. C’est à cette heure précise que des milliers de chauve-souris vont sortir de la grotte. Des hommes et des femmes font beaucoup de bruit, en tapant sur des objets, afin qu’elles prennent toutes leur envol. On assiste alors à un spectacle étrange en voyant ce nuage noir interminable. En fait, elles vont parcourir 50 km pour aller chasser les insectes avant de revenir dans la nuit. J’ai déjà vu une telle chose au Laos.

Il est temps maintenant de rentrer car la journée fut bien chargée. Je demande au chauffeur de me conduire au restaurant chez Lucky (qu’on m’avait renseigné) mais arrivé devant, il n’y a pas une âme et je préfère aller voir ailleurs. SOE toujours aussi sympathique me reconduit à l’hôtel plutôt que de chercher avec moi un petit restaurant sympa. C’est donc seule que je découvrirai, dans une petite rue, le Wadee Resto que je recommande vivement. Je terminerai la soirée au marché de nuit.

6 FEVIER 2020 (jour 17) : Je quitte Hpa An, où certes je n’ai pas tout visité manque de temps. A 11 km de Hpa An, j’insiste pour aller voir le jardin Lumpini que SOE n’a pas voulu me faire visiter auparavant, invoquant qu’il n’y a rien à voir. Mais ce n’est pas l’impression que j’ai eue en lisant ma documentation; donc, on y va! Ce jardin dévoré par la végétation se situe au pied du mont Zwekabin qui est la plus haute montagne de calcaire entourant Hpa An. Le paysage est fabuleux et vertigineux.

En entrant au Lumpini Garden, on se trouve devant plus de 1100 Bouddhas assis, aux robes dorées, situés en rangées à perdre de vue. Je me promène un peu à pied puis fait un aller/retour en voiture en filmant et en chantant par la fenêtre. C’est certain maintenant, SOE me prend bien pour une originale. Au fond du jardin, il y a un téléphérique; je me prends au jeu d’aller y faire un petit tour. SOE me dit encore que ça ne vaut pas la peine. C’est vrai que c’est riquiqui mais je m’y amuse accompagnée d’une charmante dame birmane. Nous contemplons le paysage qui nous en met plein la vue au point que nous oublions de descendre à l’arrêt; nous avons dû sauter un peu plus haut. Folklorique mais rigolo… je suis contente d’avoir fait cette étape!

Maintenant, c’est le vrai départ pour MOULMEIN. Enfin, non pas tout à fait, car en chemin, il y a un monastère qui est surtout visité par les personnes qui font le chemin en bateau. L’U.N.A AUK Monastery est un complexe datant du 19 ème siècle, se composant d’un monastère, de deux pagodes et d’un temple. Je me balade paisiblement car il règne ici une atmosphère très sereine. C’est un des joyaux du sud du pays. Après un moment, je vois une autre sortie donnant sur un petit village très animé, par contre. C’est à l’école que ça se passe. Je m’y précipite et me faufile parmi les parents qui admirent le spectacle de leurs rejetons. Après cet agréable moment, je repars dans le calme terminer la visite du monastère. J’y rencontre une famille avec trois petits enfants; nous prenons plein de photos dans une ambiance sympa. Ce n’est pas tout, je dois rejoindre SOE qui m’attend de pied ferme.

Nous ferons un arrêt à la pagode Kyaikthalan Paya qui est située bien haut; on voit d’ailleurs le Stupa de loin. Heureusement, c’est en ascenseur qu’on y arrive puis on traverse une longue passerelle qui nous donne une vue vertigineuse sur la ville. On aperçoit même la prison. L’endroit est vraiment spectaculaire. Je n’ai pas de mots pour le décrire tellement c’est beau et il faut vraiment voir les photos pour s’en rendre compte. Encore un délicieux moment. C’est étrange d’ailleurs car après tous ces complexes de monastères, pagodes, stupas, je pourrais en avoir marre mais c’est tellement beau que je suis surprise à chaque lieu que je découvre.

Nous arrivons à MOULMEIN. Cette ville se situe à 60 km de Hpa An; elle est frontalière avec la Thaïlande. Ancienne capitale, c’est la 3ème grande ville du pays et c’est l’état Môn. SOE me débarque à l’hôtel et se barre vite fait. Je découvre ma chambre, range mes affaires. Je vois qu’il n’y a pas de restaurants dans les alentours donc je commande un repas sans importance à l’hôtel qui me sera servi dans la chambre.

7 FEVIER 2020 (jour 18) : La journée s’annonce bien car aujourd’hui, je vais visiter le plus grand centre de méditation de Birmanie. C’est à 10 km que se trouve le Pa Auk Monastery. Il s’étend dans la forêt sur 400 hectares. On y reçoit des moines, des novices ou tout simplement des visiteurs désireux de vivre l’aventure soit pour quelques jours, quelques semaines, quelques mois voire plusieurs années. Le règlement est sévère. Ici, on ne rigole pas. Celui qui fait la démarche de rentrer dans ce centre, ne serait-ce que pour 4-5 jours, doit laisser son passeport à l’accueil, étant ainsi obligé de respecter le contrat! Les moines ou les adeptes méditent quatre fois par jour dans deux grandes salles du monastère se trouvant assez loin dans la forêt. Ils sont installés, sous une moustiquaire pour ne pas être dérangés, avec un coussin et une bouteille d’eau. A mon arrivée, ce n’est pas l’heure de la méditation ce qui me permet de rester un moment seule dans la salle pour méditer à ma guise parmi ces moustiquaires. Le lieu est serein, j’y ressens des ondes positives. Je m’y sens bien. J’entame le chemin de retour en descendant la forêt, croisant de nombreuses petites maisonnettes en bois. Ce sont les habitations des moines. Il y a aussi des dortoirs communs pour les novices et visiteurs. En arrivant aux cuisines, je suis surprise de voir les moines en file indienne, attendant leur déjeuner, tenant leur grand plat à la main. Ils sont derrière des barreaux, ça fait un peu prison… J’arrive péniblement à entrer dans la cuisine pour voir le ballet des cuisiniers manipulant leurs louches. Il y a aussi des volontaires pour aider à servir les repas. Après avoir fait ma curieuse, je m’en vais sur la pointe des pieds car je n’ai pas l’intention de manger ici! Je me répète, mais ce fut un moment privilégié…

Je rejoins le chauffeur pour aller visiter l’Ile de Bilu Gyun (Ile des Ogres). Je suis impatiente de voir où il m’emmène car le jour avant, avec son traducteur, il m’a fait lire qu’on allait visiter une longue cheminée noire et voir un mur… J’avoue que sur le coup, je n’étais pas ravie… Il roule trop vite, je n’apprécie pas et j’envoie un sms à son patron.

Tout à coup, je vois un groupe de quelques personnes faisant la fête, habillées de manière tribale, suivant un char fleuri. SOE qui a l’air d’ignorer ce spectacle prie tous les Bouddhas du monde pour que je ne lui demande pas de m’arrêter. Prière non exaucée car je saute presque hors de la voiture pour suivre le mouvement folklorique qui se dirige vers un petit bled. Je ne saurais jamais à quoi était due cette fête; j’espère juste que ce n’était pas un enterrement. On ne sait jamais, je ne connais pas leurs coutumes à ce niveau! En revenant à la voiture, je m’arrête devant l’école; les enfants en blousse blanche et pantalon ou jupe bleu me font des signes et des sourires qui me font craquer. Allez go, vite à la voiture; je ne voudrais pas que SOE fasse une crise de nerf.

L’Ile de Bilu est un lieu authentique; elle est très verdoyante et compte 78 villages. Le visiteur n‘a pas le droit de dormir sur cette île. On arrive dans un village, à Midon je pense, où une grande statue représentant une pipe trône au milieu du rond point. Un peu plus loin, une petite industrie familiale m’invite à voir leur travail. Ils fabriquent des pipes et autres objets en bois de Padouk (à ne pas confondre avec le bois de rose). Je comprends à cet instant que la grande cheminée noire, c’était une pipe… Je n’en achète pas mais me laisse tenter par d’autres petits objets en bois tels bics, boitiers à bic, etc… Un peu plus loin, une autre petite industrie fabrique des ardoises pour les écoles ou autres usages. Là, je comprends que c’est ça le mur… ha, ces traducteurs, on ne peut pas toujours s’y fier. On termine par la visite d’un magasin d’artisanat où l’on fabrique des chapeaux en paille et de jolis sacs en bambou ou en fibre de coco. Je succombe au charme d’un petit sac tout mignon avant de quitter cette île magique.

Avant de continuer la visite, je m’arrête pour me restaurer au bord de la rivière. C’est magique; je déguste des calamars avec une bonne pinte, je ne dis que ça!

C’est vers Gaungse Kyun (Ile du Shampooing) que nous nous dirigeons. Je dois y aller en barque mais il faut attendre quatre autres personnes avant de quitter l’embarcadère; ils ne tardent pas à arriver. Au 14ème siècle, on procédait à une cérémonie annuelle qui consistait à laver la chevelure royale avec de l’eau de source d’où son nom « Ile du Shampooing ». L’ile est minuscule, elle doit faire 200 mètres de long. Il y a 70 Stupas et des Temples dont un népalais et un hindou. Je me suis mise à la recherche du temple hindou pour y trouver Ganèche. Il règne ici une telle sérénité (hé oui encore) qui donne envie d’y rester. Quoique tout à coup, plusieurs chiens accourent vers moi en aboyant et là, c’était nettement moins serein. Les maîtres heureusement présents les ont rappelés sans quoi, j’aurais servi de diner à ces clébards. On est obligé de se balader pieds nus, en espérant ne pas marcher sur un serpent ou autre indésirable. Toujours est-il que beaucoup de clous trainaient au sol et j’ai remis mes sandales. L’heure du retour a sonné et comme prévu, j’attends à l’embarcadère mais là, plus personne. Je suis seule. J’attends patiemment sur un banc que quelqu’un arrive pour me rapatrier sur le continent. C’était très agréable et insolite.

De retour sur la terre ferme, j’attends le coucher du soleil devant une bonne bière fraîche avant d’aller manger dans un charmant petit restaurant. En rentrant à l’hôtel, je m’arrête faire un massage de crâne. Ce sera ma dernière soirée du petit circuit.

8 FEVIER 2020 (jour 19) : Aujourd’hui, ce sera une journée voiture puisque nous rentrons à Yangon. Je retourne dans l’hôtel du premier jour. Je vais chez Lucky chercher mes lunettes mais elles ne vont toujours pas et je refuse de les acheter; je perds mon acompte de 20 dollars. Je suis fatiguée du trajet; après le souper, je m’offre un dernier foot massage puis dodo.

9 FEVIER 2020 (jour 20) : J’avais prévu de faire encore quelques visites à Yangon tel que prendre le ferry pour aller à Daha mais là, je commence à fatiguer et je préfère flâner. J’achète une nouvelle valise abandonnant lâchement celle qui m’a accompagné durant tout ce circuit. Je suis contente car c’est le petit réceptionniste très sympathique qui l’a récupérée pour lui. Je retourne au secrétariat car cet endroit m’avait beaucoup plu; j’achète encore un bracelet en œil du tigre.

Ce soir, mon voyage chez les Birmans se termine. Je prends l’avion en soirée vers Bangkok puis après une escale de deux heures, départ pour Bruxelles.

Je clôture ici mon récit. Vous aurez compris que ce voyage fut magnifique, riche culturellement et émotionnellement. Ce pays fut une très belle découverte!

Marie Claire Fin du récit le 16 juillet 2020.

Dépenses :

Vol international 600 euros + 4 vols intérieurs 310 euros Nourriture 210 euros Hôtels 600 euros Massages 90 euros Visites, taxis, chauffeur, circuit 820 euros Divers 200 euros Visa 50 euros Trains A/R 20 euros Livres routard 20 euros Coatch Anna 200 euros

Soit 3120 euros
Société et politique en Catalogne et dans le reste de l'état espagnol (discussion / débat) English translation pending
by Normandaluz · 2019-04-21 · 910 replies
Bonjour.

Ceci est en quelque sorte "la suite" de ce topic ->

voyageforum.com/...-catalogne-d8240869/

Comme le dernier message du topic antérieur, signé "l'équipe VoyageForum", nous propose de poster un nouveau topic sur le même sujet, je me permets donc d'inaugurer cette nouvelle discussion, une semaine avant des élections tout à fait inédites en Espagne, qui sûrement suciteront commentaires et questions.

Ce nouveau sujet n'est plus exclusivement celui de la Catalogne, mais traitera plus généralement d'aspects politiques et sociaux de l'Espagne actuelle. On pourra parler de crise économique, de mémoire historique et de la polémique autour de la sépulture de Franco, de l'essor de l'extrême-droite, des déboires de Podemos, des mouvements féministes, des nationalismes périphériques, etc...

Il s'agit à la fois d'une discussion et d'un débat, c'est à dire que l'on peut -évidemment- donner son opinion personnelle, mais en veillant à ce que le sujet ne tourne pas à la foire d'empoigne (restons courtois, svp🙂) et en songeant que le but de la manoeuvre est avant tout de mieux faire connaître aux lecteurs de ce sujet la société et la politique espagnole actuelle, ses particularités.

Voilà. Pour inaugurer cette nouvelle discussion, voici une petite video, qui date de cette semaine. Il s'agit d'une fête traditionnelle dans un village de la province de Séville, Coripe. Chaque année ce village organise une procession appelée "la trahison de judas": on promène un mannequin à l'effigie d'un personnage jugé odieux par la majorité, et les habitants du village au cours de la procession lynchent le mannequin, lui tirent dessus à la carabine et finissent par le brûler.

Cette année, les habitants de Coripe ont choisi de lyncher Puigdemont, le président catalan exilé en Belgique.

www.youtube.com/watch?v=sFT_IvB0OAA
Birmanie: 3 semaines de circuit et trek au lac Inle English translation pending
by Corserandos · 2018-12-26 · 61 replies
Bonjour, Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un séjour de 3 semaines effectué du 1er au 23 août 2015.

Participants: famille de 5 personnes entre 27 et 62 ans.

Organisation : agence birmane

Déplacements : avion, van avec chauffeur

Climat : juillet-août est la période des moussons et, éventuellement des cyclones, ce qui fut le cas lors de notre séjour. Il fait donc chaud et humide mais l’intérieur reste plus sec. Quelques jours de pluie, mais jamais de manière continue.

Nos coups de cœur :

- Yangon : la Shwedagon Pagoda au coucher du soleil - Bagan : le site des temples et particulièrement les temples Damayazika et Ananda, la vue de la Shwesandaw Pagoda, - Mandalay : - le Shwe Nandaw Kyaung (monastère du Palais d’Or construit en teck) - la Maha Muni Pagoda et sa statue de bouddha tellement vénérée - Mingun : la Hsinbyume ou Myatheindan Pagoda, toute blanche - Monywa : - la Thanboddhay Pagoda aux 582.357 bouddhas - les grottes de Pho Win Tang - Pindaya : la grotte de Shwe Uwin et ses 9.000 bouddhas - Kalaw - lac Inle : le trek - Lac Inle : - Ywama, village lacustre Inthas - Inn Dain et ses milliers de stupas - Phaung Daw U et son marché des ethnies Shan - les pêcheurs au coucher du soleil - Pha An : - les grottes - les paysages de pics karstiques - l’intérieur du monastère U Nar Aut d’époque coloniale.

Observations :

- Les indications sur les logements datant de 2015 ne sont probablement plus d’actualité, comme certains renseignements pratiques.

- Juillet-août n’est pas la meilleure saison d’un point de vue climatique. Ce n’est donc pas non plus une saison très touristique. Même si on risque quelques averses, le fait de visiter les temples sans une foule envahissante est un grand privilège. Les prix des logements sont évidemment aussi plus intéressants. Il faut savoir que certaines activités ne sont pas accessibles à cette époque, comme le survol des temples de Bagan en montgolfière. Mais il n’y a aucune raison de ne pas partir à cette saison.

- Si notre programme semble dense à première vue, il s’est fait de manière très relax, nous avons eu le temps de profiter des piscines des hôtels quand il y en avait et n’avons jamais eu l’impression d’être à la bourre ou d’en faire trop.

- Pour la visite des temples, il faut avoir les épaules couvertes et un vêtement qui descend en-dessous du genou. On peut aussi s’entourer la taille d’un sarong pour autant qu’il soit assez long et qu’il ferme. Dans la mesure où il faut toujours se déchausser pour visiter les temples, il est pratique d’avoir des chaussures faciles à enlever (cf tongs).

Jour 1 : Bruxelles - Bangkok

11h30 : vol vers Bangkok par Thaï Airways. Les hôtesses sont en tenue traditionnelle colorée. Bel avion (B 777) tout en rose et mauve. Repas correct. Durée du vol : 10h50. On apprend que notre programme a été totalement chamboulé à cause des inondations très importantes qui ont lieu en ce moment. A la suite d’un cyclone, combiné à la mousson de saison, la Birmanie a été décrétée en état d’urgence et demande l’aide internationale.

Jour 2 : Bangkok - Yangon a.m. : - vol Bangkok – Yangon p.m. : - parc Maha Bandoola - bouddha couché Kyaukhtatgyi - place Mahabandula - quartier chinois

Arrivée à Bangkok à 6h du matin. Enorme aéroport assez futuriste. La présence d’un « Burger King » réjouit certains, même à cette heure bien matinale ! 8h : vol pour Yangon (+/- 1h). On survole des zones bien inondées avant d’arriver à Yangon.



On aperçoit déjà des petits temples dorés un peu partout. La file est longue à la douane mais le personnel est souriant. Après avoir retrouvé tous nos bagages, nous découvrons Nini, notre guide, qui parle bien français. C’est dimanche, il y a peu de trafic. Il fait très chaud et très humide mais il ne pleut pas fort. Après s’être un peu reposés et rafraîchis à notre hôtel, nous partons déjeuner dans un établissement très local où on peut aller choisir ses plats dans la cuisine. Nini nous emmène faire une balade dans un parc, le Maha Bandoola, qui aboutit à la fameuse pagode Shwe Dagon qu’on ne visite pas aujourd’hui.



Un chouette petit bain de foule bien locale car c’est dimanche et les jeunes se promènent. Les filles sont encore souvent habillées de leur tenue traditionnelle (un top avec un sarong). C’est parfois très harmonieux et magnifique. Les garçons varient entre tenue traditionnelle (aussi avec sarong) et … coupes punks asiatiques et « kakebroek » (broek = pantalon, vous pouvez deviner le reste).





Nous allons ensuite voir le grand bouddha couché, Kyaukhtatgyi, de 66 m, monumental, malheureusement à l’abri dans une sorte de hangar amélioré. 108 dessins sur la plante des pieds, 108 comme les grains d’un chapelet, représentent les lignes de sa vie (comme les lignes de la main), et donc son destin.







Ensuite, balade en ville en partant de la place Maha Bandoola où se trouve une sorte d’obélisque, monument à l’indépendance de 1948. Une place complétement hétéroclite avec la pagode Sule, des bâtiments très modernes, de vieux immeubles coloniaux très délabrés, d’autres restaurés … et toujours beaucoup de jeunes qui y passent leur dimanche, notamment des amoureux assis sous des buissons taillés aux formes étranges.









Une balade dans une grande rue nous fait découvrir plein de petites échoppes sur les trottoirs et des stands de nourriture.



Des femmes préparent des chiques de feuilles de bétel avec de la chaux et des noix de bétel.



Beaucoup de femmes ont les joues couvertes d’une pâte beige faite à partir d’écorce d’un arbre dans le but de se faire belles. C’est très animé et haut en couleurs. Dans le quartier chinois, les stands de fruits et légumes sont encore plus colorés. On y voit notamment les énormes fruits du jacquier, des sauterelles grillées et des crevettes qui doivent bien faire 25 cm.









Visite d’un temple chinois.



Beaucoup d’immeubles ont dû avoir leur heure de gloire mais sont maintenant totalement décrépis et couverts de mousse et de végétation.





Petite pause dans une sorte de café on ne peut plus local pour goûter le thé birman au lait sucré, assez bon. L’endroit est pittoresque. C’est là que Nini nous apprend que le salaire minimum est de 3 € ! Une augmentation à 3,5 € a été mise au vote mais refusée. Journée très agréable et cool. Comme dit Nini, en Birmanie, le stress n’existe pas. Retour à l’hôtel pour prendre une douche. Dîner dans un restaurant de cuisine de l’est de la Birmanie, un beau bâtiment assez chic avec une bonne cuisine. Nuit à Yangon, à l’hôtel « Grand United », grande tour en face du Central Woman Hospital (où on ne voudrait pas être hospitalisée pour un empire), grande chambre avec coin salon et vue sur le Shwe Dagon au loin, sans charme mais propre, confortable et bien équipée, bonne salle de bain.
Nord et Sud: de Chicago à la Nouvelle-Orléans English translation pending
by Oltean · 2018-08-11 · 180 replies
Bonjour à tous,

Dans mes archives dorment quelques carnets de voyage. J'en propose ici un, écrit pendant l'été 2017 au jour le jour, ou presque. Juste retour des choses, le long trajet en voiture de Chicago à la Louisiane doit beaucoup aux bonnes idées trouvées çà et là au fil des discussions - que les contributeurs en soient remerciés.

Voici donc quelques souvenirs pris sur le vif. Je suis redevable à ma femme et à ma fille, 11 ans à l'époque, pour les fréquents arrêts dans les Walmart et autres lieux de shopping. J'ai pu ainsi me poser sur un banc pour m'efforcer de rédiger au jour le jour ce journal de bord - hormis l'introduction ci-dessous écrite avant le départ. J'espère que l'intérêt pour ce carnet ne sera pas trop amoindri par ces circonstances indépendantes de ma volonté, en plus d'être éprouvantes pour le budget familial.

Place aux souvenirs.

Chicago

Prélude

Encore l’Amérique ? Ben oui. Tu n’en as pas assez ? Ben non.

Les billets pour l’été 2017 sont achetés, le trajet fixé, les nuits réservées et un beau véhicule de location nous attend bien au chaud. Cette fois-ci nous ferons un trajet entièrement nouveau, du nord au sud : départ Chicago, arrivée la Nouvelle Orléans, grosso modo en descendant le Mississippi, avec quelques écarts conséquents toutefois.

Pendant ces presque quatre semaines entre juin et juillet, nous ne ferons que des découvertes. Je me rends compte que c’est assez difficile à faire entendre de ce côté-ci de l’Atlantique : les Etats-unis sont grands comme toute l’Europe et réservent assez bien de variété pour satisfaire le voyageur à l’affût de nouvelles expériences. Ne dirions-nous pas d’un touriste qui au fil de ses étés visite la péninsule ibérique, la Scandinavie, les Balkans, l’Europe centrale qu’il est un grand voyageur ? Cette diversité, nous la trouvons aussi sur le territoire américain et sa multitude de « frontières intérieures » qui définissent autant de facettes diverses et dignes d’intérêt. Et encore, en Europe l’on souffre trop souvent d’une foule envahissante qui rend pénible le moindre séjour dans un lieu touristique. Selon notre expérience, l’affluence aux USA est le fait des grandes villes, tant la vastitude des grands espaces permet à chacun de suivre tranquillement son chemin.

Hormis trois petits jours à New York, nos précédents séjours nous avaient menés dans les grands parcs autour de Las Vegas, sur la côte Pacifique de Los Angeles à San Francisco, au Texas entre Houston et Dallas et dans l’extraordinaire et trop décriée Floride. Le programme cette fois-ci est le suivant :

Chicago, la ville ouverte aux quatre vents Spillville, dans l’Iowa, sur les traces du compositeur Antonín Dvořák Hannibal, la cité de Mark Twain Springfield, pour rendre visite au mémorial d’Abraham Lincoln Site historique de Cahokia Mounds, près de Saint Louis, l’une des plus vastes cités amérindiennes Grottes de Mammoth Cave, dans le Kentucky Visite (si on en a le temps) de l’Aviation Heritage Park à proximité La musicale Nashville, où nous fêterons le 4 juillet avec ce qui promet d’être le plus beau feu d’artifice des USA Un détour dans l’Alabama pour rendre visite à l’US Space and Rocket Center, à Huntsville Memphis et son héritage elvisien La vallée du Mississippi : Greenville, Vicksburg, Natchez, Lafayette Et pour terminer, la Nouvelle Orléans et son lot d’excursions dans les plantations.

Sacré programme ! Quand je pense que certains s’étonnent : quoi, tu vas encore en Amérique ? Ben oui.
Dernières mises au point pour notre séjour namibien English translation pending
by Diamina · 2015-07-01 · 55 replies
salut,

J'espère que vous allez bien. Pour ceux qui ne le savent pas encore, mes hébergements sont bouclés et on sera dans 3 semaines en France, puis dans 4 semaines en AFS puis Namibie . Je me suis concentrée sur les routes en AFS, et maintenant je peaufine le choix des routes en Namibie, et l'organisation des visites.

1) Entre mesosaurus farm et desert camp lodge à Sesriem. T4A m'indique globalement le même temps de trajet que je prenne la B1 puis la C19, ou bien la B4 puis la C14? La C14 est-elle plus sympa. Quelle route il vaut mieux prendre? Pendant qu'on y est, à Mesosaurus c'est du self catering. Y a-t-il un restaurant à Keetmanshoop?

2) À Sesriem, quelles dunes faut il privilégier sachant que nous y dormirons 2 nuits, la première à desert camp lodge, et nous dinerons au buffet du sossuvlei lodge et la 2ème à sossus dune lodge à l'intérieur du park.

3) Au retour de Sesriem, je redescendrai vers Aus, klein aus vista, par la C27 et la C13 puis la D707 à partir de spes bona pour rejoindre de nouveau la C13. Ok Michel?

4) A partir de klein aus vista, j'irai visiter kolmanskop la ville fantôme le matin, puis déjeuner à Luderitz en bord de mer: restaurant? De luderitz j'irai voir les chevaux sauvages vers garup donc emprunt de la B4 puis après direction canyon lodge par la B4 puis C12, C37, : 4h30 selon T4A, visite des abords du canyon du fish river au soleil couchant.Et je ne descendrai pas au fond du canyon: promis Michel!!!!

5) Depuis canyon lodge, tour près du fish river canyon, puis route vers Rosh Pinah, par la C37, le gamchab pass puis la C13/D212; déjeuner la-bas, puis route vers norotshama resort pour la fin de l'après midi.
Trucs et astuces Birmanie avril 2015 English translation pending
by McGee · 2015-05-03 · 20 replies
Bonjour,

Je me permet de poster cette petite liste de truc et astuce sur la Birmanie, suite à mon voyage dans ce beau pays, en avril 2014. Avril est le mois le plus chaud, le mois des vacances des birmans et la fête de l'eau y est au milleu. Donc certains points de vue peuvent être un peu biaisé de ce fait. Je précise que ma référence reste la Thailande, et donc certains points peuvent être perçus comme négatif, mais ca part de haut. Je commence par les points plus coté "pratique", pour éviter de trop dévoiler sur le pays (pour que ceux, qui comme moi préfère découvrir par eux même, arrête de lire la suite).

- Argent: partir avec des dollars US ne présente plus aucun intérêt si vous restez sur les 4 sites principaux. Même à Hpa An et Moulmein, aucun problème pour trouver des ATMs. Partez avec des euros si vous préférez le cash à votre carte bancaire. Je n'ai pas vu d'ATM hors service. En même temps, comme 5000 Kyats sont perçus à chaque retrait, on a tendance à limiter le nombre de retrait. La coupure maximum est 5 000 Kyat (environ 4.5 euros), donc ca fait énormément de billet sur soit. Pour certains choses, on vous parlera en dollars US. Gardez en mémoire que 1 $ US ne vaut pas 1000 Kyat mais 1070 ou 1100 Kyats (suivant la conversion et le taux du jour).

- La Birmanie ne coûte pas si cher : En 18 jours, j'ai dépensé 1 000 dollars US. En même temps, en basse saison et en voyageant dans un groupe de 4, c'est plus facile, mais je me suis pas privé : Chambre double avec air con, le plus souvent. Cela dit on profite moins qu'en Thailande. Comptez 1 500 K pour une bière de 640 ml et même prix pour 700 mL de wisky/rhum local en super marché ! Oui, oui : Biere et alcool fort, même tarif !

- Boire de l'alcool dans la rue n'est pas bien vu. Que de soit sur la terrasse de l'hotel ou même durant la fête de l'eau, cela se fait de manière cachée. En achetant de l'acool dans des supermarchés, on vous le met dans des sacs noir pour éviter sur ce soit visible... 🤪 . De même, je n'ai vu aucun bar à proprement parlé (les rares devait être fermés du fait des vacances).De manière générale, si vous voulez en trouver, renseignez vous bien avant ou êut être que votre hotel pour vous aider à en trouver...

- Les prix semblent être les même pour les locaux ou les étrangers, sauf quand c'est clairement affiché, comme c'est le cas pour les transports ou les entrées sur les sites.

- Si vous êtes seul dans une chambre double, il est facile d'avoir une réduction de 5 000 Kyats (sans doute une taxe par occupant). Seul l'hotel réservé sur booking n'a pas voulu me la faire. Il est donc préférable de régler cela directement en arrivant, si vous êtes dans ce cas.

- Les coupures de courants sont quotidienne à Mandalay et de durée variable, mais aucune en 3 jours à Bagan (Nyaung Oo) et 1 à Inlé (Nyangschwe). La plupart des bâtiments ont des groupes électrogènes (sur le trottoir en général) pour compenser.

- La location de véhicule à moteur thermique est interdite aux étrangers. Les autres véhicules (vélo électrique ou non) doivent être rendu à la fermeture de la boutique le soir ... Pas pratique ... 😕

- Les guest houses/hotel peuvent vous aider à organiser vos transports ou votre journée. Même durant la fête de l'eau, ils étaient très correcte (dédicace au Galaxy Motel à Hpa an pour notre trajet le 14 avril vers yangoon)

- Durant la fête de l'eau, il n'est pas facile de circuler sur la route mais pas impossible. En revanche, pour faire réserver, c'est très compliqué. Les trajets s'organisent au jour le jour. La gare routière de Yangon avait des air de ville fantôme ... Le 17 avril, le trafic reprend mais ce n'est pas la grosse effervescence (c'est nouvel an).

- Il est possible d'aller visiter le Rocher d'or directement depuis Yangon, sur une journée. Les tours coûtent entre 60 et 75 $ US (pas testé mais ça a l'air intensif).

- Le forfait taxe a Mandalay est de 10 000 K (pas payable en dollars) mais a Bagan, de 20 $ US, payable en Kyat (1 $ = 1 100 Kyats).

- Le passage de la frontière a Mae Sot (coté Thailande) est possible pour les étrangers. Nous avons croiser quelques français l'ayant passé et arrivant à Hpa An. J'ai lu qu'une autre avait ouverte du coté de Hua Hin, je ne sait pas si elle est ouverte aux étrangers.

- Bon plan à Hpa-An : Le galaxy Motel est dans la même rue que la Soe Guest house, un peu plus loin vers le fleuve. 15 $ pour une chambre double en y étant seul (20$ si occupé à 2). L'hotel est récent et la vue de sa terrasse est très belle.

Là, on quitte le coté pratique et je parle plus de la découverte du pays ("spoiler alert" 😄):

- Les fruits et autre shakes ne sont pas facilement accessible comme en Thailande. On en trouve tout de même à Yangon (prêt de street 19), mais c'est tout. Les petits déjeuners inclus dans le prix de la chambre sont en général décevant (comme en Thailande, mais ici, c'est inclu de base)

- Les massages ne sont pas visible comme en Thailande (sauf au lac Inlé/Nyangschwe ). Même à Yangon, aucun panneau "massage" visible. Tout se passe dans les salons de coiffure/healt center. Il faut demander à votre hotel qui vous indiquera un salon. Précisez le massage que vous voulez sinon vous aurez un massage birman, bien plus "éprouvant" qu'un massage thai traditionnel.

- On y roule a droite mais comme tous les pays frontaliers roule a gauche, la plupart des véhicules ont le volant a droite, même les récents. Du coup, sur certains bus, on sort coté circulation. par contre, les minivans ont le volant à gauche, (pour ceux que j'ai vu)

- Les birmans montre beaucoup plus de signes d'énervement que les thaïs.

- Beaucoup de vendeurs birmans connaissent les nombres en anglais mais leur connaissance de l'anglais s'arrête là.

- Les temples et pagodes se visitent pied nus (même pas en chaussette). La pierre qui reste au soleil peux devenir très chaude. Il est fréquent de ne pas pouvoir rester au soleil après 10h, si vous êtes sensible des pieds.

- Les temples se visitent pieds nus. Ce n'est pas pour autant que le sol est propre. Fientes d'oiseaux et autres déjection animales sont fréquentes....

- La pratique religieuse est assez déroutantes : séparation hommes/femmes dans certains temples. Acces interdit pour les femmes pour certaines parties. Pieds nus obligatoire, retransmission sur écrans, haut parleur sur les pagodes diffusant des prêches toute la journée, certaines personnes en portent aussi sur leur vélos ...

- La fête de l'eau s’arrête une fois la nuit tombée (en tout cas à Yangoon/chinatown) , ce qui est pas plus mal, car il est plus dur de sécher sans le soleil.

- Les birmans sont en vacances, durant la semaine de la fête de l'eau et une semaine avant ou après cette semaine. Ils aiment visiter leur pays notamment Bagan.

-A Nyaung Oo, prêt du marché, il y a un prêche dès 5h15 le matin, façon muésin. Impossible de fermer l'oeil si vous loger en haut de l'Eden Motel (qui n'est pas un si bon plan que le routard ou le petit futé veullent le faire croire). Des guests plus récentes à l'extérieur de la ville sont plus abordable et de meilleur qualité. De manière général, comme beaucoup de logement ouvrent dans le pays, il est certainement préférable de se fié à des voyageurs rencontrés sur place qu'aux guide papiers qui recopie leur critiques édition après édition. Trip advisor a aussi d'une bonne aide pour choisir les restaurants. Il doit aussi être utile pour les hotels.

- La nourriture 😠 (Ah là là, c'est la plus grande déception de ce voyage): La cuisine birmane ne s'est pas exportée et ca se comprends. On aurai pu espéré que la cuisine thai rayonne vers l'ouest mais il n'y a que les noms qui sont passé (curry, ...) . Pas/peu de saveur de coco ou même de piment dans les curry birmans. Pas/peu de saveur du tout en fait, si ce n'est l'huile, qui se retrouve partout. Le plus souvent de l'huile de palme, plus ou moins grillé. Certains plats peuvent s'avérer difficile à finir, trempant dans 1 cm d'huile. Bon, on restait sur des restau bon marché, en général, donc c'est peut être un peu biaisé. Seule la salade de feuille de thé est à tombé part terre !

- Le meilleur restau du voyage : Le wheather spoon restaurant à Nyaung Oo : Cuisine birmane, Thai et occidentale. Les 3 sont bonnes. On y a mangé les 3 jours et il nous a manqué tout le reste du voyage. Le tanaka garden à Nyangschwe est pas mal aussi. Trouvé par Trip Advisor, pas par le petit futé ou le routard !

- Il n'y a pas de 7-eleven ou autre combini, comme en Thailande, à tout les coins de rue. Cependant de petites échopes sont tout de même facile à trouver, mais en général, les produits sont limitées.

Voilà,

C'est certainement pas exhaustif et ca ne présente que mon point de vue (pour ce qui est subjectif). N'hésitez pas à compléter ou à questionner si vous avez/voulez des précisions.

Bon voyage 😉
Et si on allait aux Phil's? English translation pending
by Genevois · 2015-02-12 · 46 replies
Exact. Et si on allait aux Philippines ? L'archipel était depuis longtemps sur notre liste des endroits à ne pas manquer sur cette planète, encore faillait-il trouver le bon moment, l'opportunité de se décider. Cette opportunité s'est présentée sans réellement prévenir, par la traditionnelle publicité sur le net pour les prix de billets d'avion. Un vol Genève-Londres-Hong Kong et finalement Cebu avec Cathay Pacific, à un tarif qui ne laissait plus planer le doute.

Et si on allait aux Phil's. Ben d'accord, on y va.

Billets réservés, itinéraire étudié. Pour les Visayas et environ 3 semaines. Difficile à se décider, l'archipel offre tant de possibilités, entre les différentes îles, la cordillère. Mais pas question de vouloir tout voir en 20 jours, pas question de se stresser pour les transports, les déplacements. Les Visayas, ce sera très bien, avec une portion de Cebu, une louche de negros, une ration de Siquijor et Bohol en dessert. Un bon menu finalement.

Le jour du départ. Les sacs sont faits, dernières recommandations à la maison, quand le téléphone portable annonce la réception d'un SMS. Drôle de surprise. Cathay Pacific nous annonce que le tronçon Londres-Hong Kong est tout simplement annulé et qu'il faut se présenter tôt à l'aéroport pour trouver des solutions de rechange. Ca commence bien. Au guichet du check-in de Genève-Cointrin, l'employée arrive à la fin de son service, je suis son dernier client. "J'ai un petit problème" lui dis-je. La fin de sa journée semble s'éloigner et la charmante hôtesse a un sourire résigné. Mais après quelques recherches, elle m'apprend que nous sommes déjà replacés sur un vol de British Airways, à peu près aux mêmes horaires. Notre dernier vol pour Cebu est assuré. A peine 10 minutes et tout est réglé. Le service Cathay ou la chance ?

Une fois à Londres, les bonnes surprises continuent. Le vol de British se fait sur un A380 et nous avons été replacé au rang 35, soit celui juste derrière la cuisine de l'avion, avec une énorme place pour les jambes. Là encore, hasard ou service de Cathay Pacific ? A l'aide d'une petite pilule miracle, nous partons dans les lymbes pour quelques heures et le vol qui dure normalement 11h15 nous a paru bien plus court. Pour notre dernier tronçon vers les Philippines, Cathay Pacific est cette fois bien là, avec un triple 7. Un jet à moitié vide, de sorte que nous pouvons nous asseoir où bon nous semble. Un vol tranquille entre le continent asiatique et l'archipel philippin.

L'immigration à Cebu se passe rapidement, même s'il n'y avait que 2 guichets d'ouverts pour les étrangers. Pour rejoindre l'hôtel que nous avions réservé sur le net avant de partir, le Kiwilodge dans le quartier de Mabolo, nous faisons selon les conseils pêchés sur les différents forums. Les taxis blancs au lieu des taxis jaunes. Il suffit de traverser la route et de rejoindre le terminal des départs et là, il y en a suffisamment pour tout le monde. Notre chauffeur enclenche son compteur sans même que nous ne lui fassions la remarque. Une vingtaine de minutes plus tard, et moins de 200 Pesos, nous voilà au Kiwi. Un petit hôtel sympa, tout près d'un mall où il y a quantités d'échoppes et de magasins. Pour 1300 Pesos, nous avons une chambre propre, la clim, une salle de bains privée. Parfait. Nous n'avons pas vraiment faim, plutôt soif, alors ce sera une bière au bar/resto du rez-de-chaussée. La nuit est perturbée, pas seulement par les coqs qui comme dans tous les pays du monde chantent surtout la nuit, mais aussi par le décalage du long voyage.

Au matin, nous rejoignons assez tôt en taxi la gare routière Nord de Cebu. C'est de là que partent les bus pour Hagnaya et l'île de Bantayan. Evidemment, à notre arrivée, les rabatteurs nous dirigent vers les minivans privés, et bien plus chers. Mais nous repérons rapidement les bus jaunes de la compagnie Ceres, qui ont leur destination affichée devant sur le pare-brise. C'est parti pour 4 heures de route. Sortir de Cebu est fastidieux, vu la circulation importante et surtout l'anarchie de la conduite. Seuls les feux sont respectés, sinon cela force, cela bloque, cela dépasse de tous les côtés. Nous remontons la côte est de Cebu et rapidement nous nous retrouvons au bord de la mer. Pas vraiment de plage, plutôt des cailloux, mais les petits resorts sont assez nombreux. Les bords de route sont très fréquentés, par des vélos, des scooters, des gens et surtout des enfants, qui reviennent ou qui vont à l'école. Des chiens aussi, qui se gardent bien de mettre une patte sur la chaussée, sous peine de finir sous un camion ou une voiture. Comme dans beaucoup trop d'endroits, nous constatons les dégâts écologiques du plastique. Les sacs et autres déchets de ce type sont partout, en bordure de route, dans les bas-côtés, les champs. Un vrai souci.

Le bus fait un stop de 15 minutes à mi-chemin, c'est l'occasion de se dégourdir les jambes, d'aller aux toilettes et de se déshaltérer. Dans le bus, il y a de nombreux jeunes enfants, dont les parents sont aussi très jeunes. Ici, les enfants sont partout, nous n'avons pas consulté de statistiques, mais les Philippines doivent avoir une population bien jeune. Ce matin, la bonne surprise, c'est la prudence du chauffeur. Pas de dépassement téméraire, pas de vitesse démesurée, pas de prise de risque, le voyage se déroule tranquillement. Tout l'opposé de ce que nous avions vécu en Indonésie ou au Sri Lanka. Le seul désagrément, c'est le mauvais film de série B américain, et la bande-son qui ne fonctionne pas, heureusement finalement. Nous n'avons que certains bruits comme les explosions, les coups de feu, les cris ... Par chance, l'aide-chauffeur baissera le volume, voyant de toute façon que personne ne suit le navet qui passe sur l'écran au-dessus du chauffeur.

Au bout de 4 heures, nous voilà à Hagnaya, port d'embarquement pour Bantayan Island. Le ferry, visiblement fatigué, est là et attend ses passagers. Le bus embarque, de même que quelques dizaines de personnes. La traversée est très tranquille, la mer est calme. Dès notre descente du bateau, nous sommes accueillis par Denis, propriétaire du CouCou hôtel et bar à Santa Fé, qui vient nous chercher avec sa voiture. Un Belge francophone qui a quitté son plat pays pour venir s'installer sur cette île du nord de Cebu avec son épouse philippine. Un changement de vie radical, mais qui lui convient parfaitement me dit-il devant une bière. Ayant découvert les Philippines il y a près de 30 ans à travers la plongée, il y mène une nouvelle existence d'hôtelier. La chambre est impeccable derrière le restaurant, dans un petit bâtiment en dur. Grand lit confortable, climatisation, une grande douche, une petite terrasse, le tout au milieu du village de Santa Fé et à quelques pas des belles plages du coin. Si Denis nous remet une carte de l'île pour notre futur tour des lieux en moto et nous explique encore que toute la côte est de l'île regorge de beaux bancs de sable et d'une eau limpide, nous ne résistons pas à aller goûter à l'eau chaude et salée à quelques 5 minutes à pied. Une baignade parfaite au moment du coucher du soleil, sous les couleurs magnifiques du ciel qui se pare de tons pastels.

Retour à la chambre, douche et nous partons à pied nous balader dans le village. Il y a une petite dizaines de restaurants ici, quelques resorts en bord de plage, bref de quoi pouvoir rester ici plusieurs jours et se loger facilement. Nous nous couchons assez tôt ce soir, rapidement assomés par le décalage horaire. Décalage qui fera son effet vers les 02h00 du matin, avec un réveil qui plombe la nuit. Plutôt que de me retourner dans les draps, je sors prendre l'air sur la terrasse et j'assiste à une belle averse tropicale, courte mais violente. La température ne baisse quasiment pas, juste un peu plus de vent. On entend de la musique au loin, certainement celle d'un resort vers la plage. Mais le CouCou est à l'abri du bruit et de l'intérieur de la chambre, on n'entend rien. La pluie n'aura pas vraiment cessé lorsque je retourne me coucher. Au matin, le ciel est gris et la température toujours de 28 degrés. Les flaques dans les trous de la route devant le CouCou témoignent de l'averse nocturne. Mais le temps change rapidement selon les gens du coin. Et contrairement à chez nous, ici la vie suit son cours, on ne se préoccupe pas trop de la météo, sauf en cas de typhon bien sûr. Denis nous en avait parlé hier soir de ces fameux typhons. Bantayan semble un peu plus protégée que d'autres endroits, mais les coups de vent féroces y parviennent aussi. Le tristement célèbre Yolanda avait soufflé à près de 380 km/h, la vitesse d'un avion qui décolle ! Mais heureusement, le typhon avait frappé l'île en pleine journée et la surprise a été moindre.

Nous prenons possession de notre scooter et nous voilà partis pour la découverte de l'île de Bantayan. D'après Denis, la côte est est celle où nous pouvons trouver des plages de sable sans même trop de touristes. La côte ouest est moins attractive, faite surtout de village de pêcheurs et sans vraiment de sable. Nous partons donc à l'envers des aiguilles d'une montre, direction le port ensuite la remontée de la côte est. Evidemment, le but est de rester le plus près possible de la mer et de s'arrêter dès que possible. Les routes ne sont ni larges, ni bonnes, parsemées de trous et revêtues d'un asphalte grossier, voire simplement de gravier. Mais ce n'est clairement pas un souci, vu le rythme balade que nous prenons. Louer la moto a été si simple, la piloter n'est pas forcément plus compliqué. Ici le casque n'est visiblement pas obligatoire et de plus, nous n'aurons vu aucun policier de la journée. La problématique réside plutôt en l'absence de signaux ou de panneaux. En fait, nous ne savons jamais dans quel village nous nous trouvons. Par contre, aucun souci pour aller partout, rentrer dans les villages, passer entre les maisons. Les enfants nous saluent de Hello retentissant et les adultes répondent également à nos sourires. Et si nous nous perdons, pas de souci, on s'arrête et on demande.

Les villages se succèdent le long de la côte et il ne faut jamais hésiter à prendre les chemins, même en terre, qui partent en direction de la mer. C'est là que l'on trouve les plages isolées. Le problème, c'est que ce matin, c'est marée basse et il est difficilement possible d'aller se baigner. Par contre, traverser les villages est très dépaysant. De petites baraques, parfois en bambou tressé, des coq et poules, des vaches, parfois des cochons, des gosses qui courent dans tous les sens, de vraies scènes de vie locale. Notre présence n'a jamais l'air dérangeante, au contraire, les jeunes filles viennent facilement chercher le contact en nous saluant et en nous offrant de généreux sourires. Les garçons sont souvent plus occupés vers le panneau de basket que l'on retrouve partout. Un vrai sport national, presque une institution. Parfois planté sur le tronc d'un cocotier, parfois construit artisanalement, mais toujours présent. L'héritage d'une présence américaine prolongée sans doute, car les Philippins ne se distinguent pas vraiment par leur grande taille dans la raquette. La route continue et nous arrivons vers San Augustin. Un chemin en terre part vers la mer à la hauteur d'un porche religieux et nous avons l'excellente idée de l'emprunter. Au bout, la plage de rêve, une banka dans l'eau et quelques autres sur la berge, sable blanc, flôts turquoise, cocotiers et personne. Une plage qui est surtout l'endroit où les p��cheurs du coin partent en mer, et non pas l'étendue de sable d'un quelconque resort.

Nous nous y posons et partons immédiatement dans l'eau. Pour se rafraîchir aurais-je été tenté de dire, mais non, l'eau est trop chaude pour cela. Une petite fille qui jouait sur la berge se rapproche discrètement de nos affaires, nous regardant du coin de l'oeil. Rapidement rejointe par une cohorte de gosses, les enfants cherchent à créer le contact mais n'osent pas nous approcher. Nous profitons alors d'un dessin fait par l'un d'eux sur le sable pour commencer toute une série de d'inscriptions dans le sable. Tous, y compris moi, marqueront leur prénom, puis ce sera le tour des animaux d'être à l'honneur sur la plage. Le dessin d'un éléphant remporte la palme. Evidemment, à proximité, il y a le fameux terrain de basket. Le ballon est laissé là, au pied d'un panneau, il n'y a qu'à se servir pour jouer. Alors, nous nous déplaçons les gamins et moi sur le terrain et c'est parti pour un petit match et des concours de lancer. Un gosse d'une dizaine d'années, Chris John, a une adresse incroyable pour son âge. Tous ses ballons finissent dans le cerceau ! Les filles ont plus de peine, mais si l'une d'entre elles réussit à mettre un panier, alors elles crient et se congratulent entre filles. Après ces parties endiablées, nous réunissons toute l'équipe pour une photo souvenir, le ballon au milieu de nous. Une tape dans la main, genre "give me 5", et nous voilà repartis sur la route, direction nord.

Vers la pointe nord, nous nous arrêtons dans la petite ville de Mancilang, enfin si vraiment c'était ça vu que nous n'avons vu aucun panneau. Une manifestation a lieu mais nous ne savons pas vraiment ce que c'est. La foule se presse autour d'un endroit couvert et nous ne comprenons pas ce qui s'y passe. Par contre, il y a un petit marché à côté et là, nous nous arrêtons pour le repas de midi. Deux cuisses de poulet grillées, une portion de riz, une bouteille d'eau et quelques mangues pour 160 pesos. Les gens nous font des signes, nous saluent.

Pour redescendre direction Bantayan, nous longeons la mer sur notre droite. C'est notre point de repaire pour ne pas nous perdre sur les petits chemins. Car là encore, aucune indication, nous ne savons jamais où nous sommes. Nous demandons parfois notre itinéraire, mais nous finissons par perdre les chemins du bord de mer pour rejoindre la grande route qui descend vers Bantayan. Dans cette ville, nous tombons sur le marché où plusieurs échoppes commencent à fermer en cette fin d'après-midi. Par hasard, nous apercevons un ATM, gardé par des hommes armés de fusils à pompe. Nous apprendrons plus tard que de nombreuses personnes possèdent des armes à feu aux Philippines. Même si apparemment cela ne pose pas de problème dans ce coin tranquille du pays, les banques se protègent. Comme les hôtels et les resorts d'ailleurs. Nous rejoignons la route, plutôt le chemin, lequel passe à travers les palmiers direction Santa Fé. Un endroit splendide que cette petite voie dans la végétation locale. Nous tombons sur une mangrove à visiter par des ponts de bambou. Un arrêt sympa et pas cher. Santa Fé est en vue, nous arrivons à proximité de l'hôtel. Quelle journée !

Le soleil ne nous a pas épargnés. Il faut dire qu'avec l'air en roulant, on se méfie moins. Du coup, les avant-bras et les mollets sont bien rosés ce soir, pas loin d'être à point. Mais le pire, c'est la marque du bandana que j'avais mis sur le crâne et qui me traverse le front. Blanc dessus et plutôt rouge dessous ... Un super look. Nous apprenons que le petit resto familial en face du CouCou propose parfois des coquilles St-Jacques. Nous nous renseignons et il y en a. Au beurre et à l'ail. Des St-Jacques servies dans leur coquille, plus petites que chez nous, mais tendres et iodées juste ce qu'il faut. De quoi terminer en beauté cette bonne journée sur l'île de Bantayan.
One country, 5 snapshots
by Atila · 2014-06-30 · 182 replies
Hi there,

I suggest we take a little visual trip around the world while we wait to experience some of these destinations on your future travels. 😉

The concept is simple: one country, 5 photos that, for you, capture the essence of that country. The same country can be shared by multiple participants.

Everything goes, and the thread is open to anyone who wants to join—budding photographers, pros, or complete newbies...

Just one rule: no bad vibes! 🙂
Paraguay: entre Guarani et Ayoreo English translation pending
by Memphre · 2013-11-04 · 36 replies
Copier-coller d, un texte de JCAmericasur:

Ce n'est pas bien de parler ainsi d'un pays HÔTE ... Autre définition de HÔTE: ... qui héberge un PARASITE.

Ben oui, peut-être, mais : Sans prétention, pour le Paraguay mon hôtel est un lieu pour les gens d'un certain niveau. Enfin, c’est comme ça que je voyais les choses… Ce matin j'ai porté le linge du week-end à laver. Il y avait dedans 2 serviettes de table et une serviette de bain qui avaient toutes trois servi à lustrer les chaussures. Ils m'ont embarqué les rouleaux de papier toilette et le distributeur de gel mains. Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, ils m’ont écrasé les mégots par terre dans les chambres. Quand ils sont dehors sur la terrasse, ils me balancent les mégots dans les "canteros" les grands bacs à plantes, et les cendriers sont très peu utilisés. J'ai demandé pourquoi, on m'a souvent répondu que c'est une habitude, que c'est un geste machinal... Comme je le dis sur ma page web de l'hôtel : - Que faire quand un client réserve pour 3 personnes et entasse toute sa famille dans la même chambre, sans rien dire, et refuse de payer un supplément ? - Que faire quand ce même client exige le petit déjeuner pour tout le monde ? - Que faire quand un autre veut imposer d’amener sa glacière avec toute sa nourriture et sa boisson du week-end ? - Que faire quand il me demande de « pousser » mon parillero pour faire cuire la viande qu’il a lui-même apportée pour la manger autour de la piscine de l’hôtel ? - Que faire quand nous devons vider les poubelles des chambres pleines de bouteilles vides, et nettoyer les traces de graisses en provenance de nourritures et boissons cachées dans les voitures ? - Que faire quand un client apporte sa chaine HIFI et dérange tous les autres clients avec sa musique à fond ? - Que faire quand un client qui mange dans la nature veut approcher sa voiture près de sa table (en écrasant mes plantes) pour ��couter sa musique, et montrer aux autres qu’il a une belle voiture ? Ca, c'est pour l’éducation...

Amis de la culture bonjour ! Au Paraguay tu n'existes pas et tu n'inspires aucun respect parce que tu es bien éduqué, intelligent ou brillant. D'abord personne ne s'en apercevra, donc personne n'en tiendra compte. Tu peux bien venir avec ton prix Nobel de physique ou avoir inventé l'eau chaude, tout le monde s'en fout, tu es invisible, complètement transparent ! Le type respecté c'est celui qui est plein aux as, qui le montre et qui écrase tout le monde. Le Paraguayen l'envie, le déteste aussi, mais il l'admire et le respecte, parce qu’il a de l'argent ! Alors quels sont les seuls sujets à aborder avec eux ? L’argent, les pétasses-bimbos à gros seins, le football, le meilleur alcool de canne ou la meilleure bière, l’asado bien gras du dimanche, et surtout les ragots de voisinage. Un jour j’étais dans un restaurant de niveau et je parlais de la Birmanie et de Aung San Suu Ky, avec deux ambassadeurs paraguayens. Quand j’ai demandé à l’un d’eux s’il avait entendu parler de Aung San Suu Ky, il m’a répondu qu’il n’aimait pas le poisson cru. Monsieur l’ambassadeur croyait que c’était le nom d’une nouvelle recette de sushis ! Ca, c’est pour la culture…

Le parasite est celui qui vit aux dépens de quelqu’un d’autre. Ce sont eux vivent à mes dépens.

Enfin, je m’efforce de leur trouver des qualités, en vain. Comme je le dis dans un texte sur « Expat Bog » Je sais maintenant que je pourrai bien passer ma vie ici, je n'aurai jamais un ami Paraguayen avec lequel je pourrai échanger. A défaut de trouver une solution dans la méthode de pompage Shadoks, j’applique la méthode de Coluche, j'apprends aux murs à parler, avec un peu de méthode Coué des Shadock : « Plus ça rate et plus on a de chances que ça marche » Ainsi, depuis que je parle aux murs et qu’ils me répondent en silence, je me sens moins enlisé dans ma solitude culturelle. Comme quoi, à défaut de pouvoir encore parler, les murs ont des oreilles !Un Paraguayen ne ment qu'une seule fois dans sa vie. Il commence à mentir à sa naissance et termine à sa mort !
Iles Canaries (La Gomera et Ténérife) - Août 2012 English translation pending
by Nancy · 2012-09-19 · 8 replies
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …

Depuis des années, Philippe me parle des Canaries. Bof … j'imagine des plages bondées, défigurées par des barres d'hôtels trop hautes, surpeuplées de jeunes branchés venus faire une fête qui n'est pas la mienne. Cette année, il insiste de plus belle. Quand même, ce n'est surement pas sans raison ?… Allez, j'étudie le sujet de plus près. Et je découvre des paysages, variés, extraordinaires, sillonnés de km de sentiers balisés. Un paradis, un rêve, un immense terrain de jeu pour randonneurs ! Bien loin de mes préjugés (qui néanmoins existent quand même). C'est décidé on y va. Mais où ? Car les Canaries, c'est un archipel de 7 îles. Pour 2 semaines de séjour, il faut faire un choix. Ce sera La Gomera et Ténérife. Au final, nous aurions dû nous en tenir à Ténérife qui mérite largement 2 semaines pleines.

NOTRE SEJOUR DE 2 SEMAINES :

Sam 11 Août – Vol sur Vueling Paris Orly / Barcelone / Ténérife Nord – Arrivée à 20h25 - Nuit à l'hôtel Laguna Nivaria à San Cristobal de la Laguna Dim – Ferry vers La Gomera – Nuit à Los Telares à Hermigua Lun – Nord : de Agulo à Juego de Bolas Mar – Nord : de Hermigua à El Cedro Mer – Playa de la Caleta Jeu – Ferry vers Ténérife – Nuit à Apartamentos Casablanca à Puerto de la Cruz Ven – Vallée de l'Orotava : Los Organos Sam – PN du Teide : Paysaje Lunar + Roques de Garcia Dim – Massif d'Anaga : d'Afur à Taganana Lun – Loro Parque Mar – PN du Teide : Montaña de la Botija Mer – Massif du Teno : Barranco de Masca Jeu – Massif d'Anaga : de Cruz del Carmen à Chinamada Ven – PN du Teide : Huevos del Teide et Montaña Blanca Sam 25 Août – Vol Vueling vers Paris via Barcelone – Départ à 11h45

BUDGET :

Dépenses préalables : Vols réguliers sur la compagnie low cost Vueling Paris/Barcelone/Tenerife Nord, réservés via Go Voyages. 405 €/p l'A/R. Je recommande - Peu de transit et des horaires convenables - 1 bagage de 23kg autorisé par personne. A bord, par contre, prestations low cost : le moindre verre d'eau est payant, aucun écran évidemment et rentabilisation maximum de l'espace donc bien peu de places pour les grandes jambes (moi, ça allait !) … Traversée Ténérife/La Gomera par ferry Fred Olsen : 140 € au total (A/R pour nous 2 et la voiture)

Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats de souvenirs perso) : Location de voiture : 361 € Essence : 116 € (oups, j'ai oublié de noter le prix au litre mais beaucoup moins chère qu’en France) Parking à l'hôtel Casablanca : 31,5 € (3,50 € / nuit) Hébergements : 90 € (1 nuit à La Laguna) + 240 € (4 nuits à Hermigua) + 612 € (9 nuits à Puerto) Loro Parque : 66 € Autres : 780 € (sans se priver, apéro, restau fréquents, vin local afrutado (comment résister ?😊) …) Globalement, le coût de la vie est moins cher qu'en France. Les autoroutes sont gratuites et les produits d'alimentation au supermarché pas plus chers qu'ici. Restaurants à tous les prix.

Budget total tout compris (hors achats perso) : 3250 € On peut largement réduire ce budget en mangeant plus souvent "chez soi" et moins souvent au restaurant. Mais quand même, il faut goûter au vin blanc local 😛.

GUIDES : Lonely Planet – Canaries Très décevant. On s'en est peu servi. Juste pour quelques adresses de restau à Puerto La Gomera – ROTHER Walking Guide de Klaus et Annette Wolfsperger - En anglais (rien trouvé en français) La Gomera – Carte routière et de randonnée Carte KOMPASS au 1/30 000 Ténérife – Guide de randonnées ROTHER de Klaus et Annette Wolfsperger - En français Présente le gros avantage d'indiquer les "top-randos" de chaque région. Ca aide beaucoup à la décision. Walk ! Tenerife – Discovery Walking Guide de David et Ros Brawn - En anglais Intéressant pour élargir le choix de randos mais, au final, nous a très peu servi. Tenerife Hiker's Map Carte associée au guide précédent (zoom sur les randos, au 1/25 et 1/30 000) Utile (et encore …) seulement si vous n'achetez pas le guide Walk ! Tenerife Ténérife – Carte routière Freytag & Berndt au 1/50 000

J'ai tout acheté sur Amazon.

LOCATION DE VOITURE : www.cicar.com Compagnie locale très répandue et très réputée. Rare compagnie permettant le passage par ferry dans une autre île pourvu que la restitution se fasse dans l'île de départ. Réservation via internet d'une Opel Astra pour 14 jours – 361 € tout inclus, km illimité. Paiement au moment de la prise en charge - Pas d'empreinte de CB pour la franchise - Bureau ouvert tard à l'aéroport - Formalités réduites au minimum : pas d'état des lieux ni avant ni après. La restitution dure le temps de poser les clés sur le bureau ! Excellente voiture – Aucun souci – Je recommande vivement cette compagnie locale aux tarifs bien plus avantageux que les compagnies internationales. Nous avions apporté notre propre GPS qui couvre l'Europe. Sans être indispensable, il nous a néanmoins bien rendu service, principalement pour rejoindre les hôtels sur Ténérife. C'est un confort, pas une nécessité. Le réseau routier est excellent et les autoroutes gratuites.

FERRY :
http://www.fredolsen.es/en-us/ La réservation on-line nécessite de fournir la marque de la voiture et le n° d'immatriculation. Euhhh 🤪… difficile quand il s'agit d'une voiture louée. Je leur ai envoyé un mail en expliquant mon cas. Tout s'est réglé par mail en quelques minutes. 140 € l'A/R Ténérife/La Gomera pour nous 2 et la voiture. Payé par CB via internet au moment de la résa. Envoi d'un voucher électronique que nous échangerons à leur bureau sur le port d'embarquement à Los Cristianos. Simple. ½ h de retard au départ à chaque fois.

HOTELS : J'ai fait ces 3 réservations via Booking.com Aucun prépaiement. Aucune mauvaise surprise. Nous étions attendus.

Hôtel Laguna Nivaria – San Cristobal de la Laguna – Tenerife http://www.hotelnivaria.com/es 1 nuit : 90 € (petit-déj buffet inclus) Bel hôtel de charme qui a l'immense avantage d'être situé à quelques km de l'aéroport dans une jolie petite ville qui mérite bien une visite. Terrain vague sur l'arrière de l'hôtel utilisé comme parking gratuit.

Apartamentos Los Telares – Hermigua – La Gomera http://www.apartamentosgomera.com/ 4 nuits avec petit-déj : 240 € (50 € la nuit + 40€ de petit-déj) Petit appartement remis à neuf, décoré avec soin et avec goût. Une chambre séparée par une belle cloison coulissante de bois massif, un séjour-kitchenette, une petite salle d'eau. Jolie vue sur la vallée par 2 immenses baies vitrée. Pas de balcon, dommage, on se sent un peu enfermé du coup. Wifi gratuit. Equipement juste suffisant (nous n'avions qu'un seul couteau et rien pour étendre les affaires lavées). Le petit-déj est optionnel (5€/p). Nous l'avions pris, c'est une erreur. Il est déposé le matin devant l'appart. Il est tout à fait quelconque, voire médiocre. Autant le préparer soi-même puisqu'on a tout ce qu'il faut pour. La réception est ouverte de 9h à 16h. C'est un peu court comme créneau. En prenant le ferry de 14h, nous sommes arrivés à 16h15. Dommage. Un petit mot sur la porte nous indiquait où trouver notre appart. La clé était dessus. Après tout, c'est le principal mais ce n'est pas hyper chaleureux comme accueil malgré la ½ bouteille de vin qu'on a trouvée gentiment offerte dans l'appart. De plus, obligation de passer le lendemain à la réception pour régulariser notre enregistrement et payer. A 16h on ne sera pas rentrés et à 9h, on pensait déjà être partis … Zut … mais on s'adapte … Hermigua est un bourg qui s'étale au fond d'une étroite vallée sur des km. Je dis bien des km … Impossible de venir ici sans voiture (ou alors, franchement galère). La superette SPAR était à 2 ou 3 km. Les restaurants sont très rares et distants de plusieurs km. Village morne, très peu animé. Venez ici si vous cherchez du calme. Beaucoup de calme. Ca peut être un poil déprimant. Des places de parking dans la rue devant l'hôtel. Parfois un peu compliqué. Cela étant dit, c'est un excellent point de départ pour de belles randonnées. C'est ce que nous cherchions et, sur ce point, pas d'erreur. Je le recommande car c'est un très bon rapport qualité/prix et un bon point de départ. Avec toutes les mises en garde citées plus haut.

Apartamentos Casablanca – Puerto de la Cruz – Ténérife http://www.apartamentosclubcasablanca.com/...incipal-fr/bienvenue 9 nuits sans petit-déj : 612 € (68 € la nuit pour 1 appt à 1 chambre) On change de style ! D'abord l'appartement : immense ! 47 m². Une chambre entièrement séparée, une grande salle de bains, un salon-séjour avec cuisine américaine qui s'ouvre sur un immense balcon. C'est ultra propre, sol de marbre partout, murs blancs (pas gris, pas coquille d'œuf, pas tachés, pas taggués … blancs), rideaux blancs, de nombreux cadres pour agrémenter ce blanc (rien que dans la chambre, 5 cadres !) … J'ai d'abord cru que cette résidence était toute récente. Erreur : certains de leurs awards datent de 1989 ! Rarement vu un tel soin dans l'entretien et la maintenance. Ménage fait 5 jours sur 7. Réception ouverte 24h/24. Accueil en français. Parking dispo sous la résidence (3,5 €/nuit). Wifi gratuit dans l'appart. Le site internet parlera mieux que moi ; les photos y sont nombreuses et ne sont pas mensongères. Les mises en garde : c'est une immense résidence qui occupe tout un quartier de la ville. Les appartements sont répartis dans des bâtiments de 3 à 5 étages, tous différents, de taille, de disposition, d'orientation, centrés autour d'une piscine pour la plupart. Aucun balcon ne ressemble à aucun autre. Ainsi la résidence ne donne-t-elle pas cette impression de cages à lapin empilées les unes sur les autres, mais ça reste néanmoins un très gros complexe, impersonnel, avec une large clientèle cosmopolite, plutôt familiale. Pas de restaurant sur place, juste un bar qui propose des petits-déj (on a testé : beurk) et des snacks. Assez peu fréquenté. Pour manger, on sort au restau (embarras du choix ici !) ou on fait "chez soi". Animation plusieurs soirs par semaine de 20h à 23h30. Musique locale, classique, ou ambiance DJ. En dehors de ces soirées, la résidence est calme. Le matin, silence religieux jusque 8h bien tapé. A 7h, on devait être les seuls à être levés. Ambiance familiale, ni guindée, ni beauf', ni 3ème âge, ni ado, ni kékés Supermarché (ouvert tous les jours), bord de mer, et vielle ville accessibles en quelques minutes à pied, par une belle volée de marches qui peut paraitre parfois un peu longue, surtout après une journée de rando !... Pour aller plus loin, accès facile à l'autoroute du Nord. Bref, vous l'avez compris, nous n'avons trouvé aucun défaut à cette résidence dès lors qu'on en accepte le concept très impersonnel et la taille : vous n'êtes pas ici dans une petite pension de famille authentique ou dans une maison canarienne bourrée de charme où vous pourrez passer vos soirées à écouter les hôtes parler de leur île … Puerto de la Cruz est une jolie ville côtière, accrochée à la montagne. D'abord, pas de plage de sable fin avec transat, parasol et musique à fond. Ce sont de gros rochers noirs sur lesquels viennent se fracasser les vagues d'une mer vivante. Quelques endroits ont été aménagés pour la baignade. Malgré quelques rares (mais toujours trop !) hôtels très laids, le bord de mer reste agréable : une longue promenade dessert de nombreux restaurants, des boutiques, des bars … Ambiance estivale, colorée, animée mais sans excès. A quelques pas, une vieille ville superbe de maisons colorées aux balcons de bois ouvragés, de rues piétonnes, de restaurants un peu plus typiques, de places ombragées où les gens du coin viennent encore faire la causette le soir et où les enfants jouent au ballon ... On a adoré cette petite ville qu'on n'a sûrement pas assez pris le temps de visiter, partis en randos comme nous l'étions tous les jours.

REPAS : Pas de grand moment. La cuisine canarienne n'est pas ce qui me laissera le plus grand souvenir. Vous ne pourrez pas échapper aux papas arrugadas con mojo, petites pommes de terre bouillies dans leur peau, couvertes de sel, servies avec du mojo rouge et/ou vert, sauce à base de piment ou de coriandre. Ca nourrit. Le fromage de chèvre frais est un vrai régal.

2 belles adresses tout de même :

Mil Sabores à Puerto de la Cruz – 5 Calle Cruz Verde Recommandé à juste titre par le LP. De beaux plats de poissons. Service et cadre chics, sans arrogance ni prétention.

Chez Arlette à Masca – à quelques mètres en amont du départ de la randonnée vers le Barranco de Masca. Superbe maison accrochée à la montagne, belles terrasses face au barranco. Divine citronnade maison (vendue au verre ou au pichet d'1 litre), galette de maïs (torta de Masca) à déguster avec un plat de fromage de chèvre. C'est nourrissant, frais et bon !

Essayez le vin blanc local "afrutado", servi bien frais, c'est divin ! Entre 11 et 14 € la bouteille dans les restaurants.

LES RANDONNEES : Pour préparer et choisir nos randonnées, je me suis basée sur celle préconisées par les guides Rother. On a privilégié les parcours en boucle et on a cherché à couvrir les différentes régions, tout au moins sur Ténérife. Nous avions bien sûr prévu de randonner dans le PN du Garajonay sur La Gomera. La nature en a décidé autrement, un incendie très important a dévasté le parc pendant notre séjour. Tous les accès au PN étaient fermés. Heureusement, aucune victime ne fut à déplorer. Et notre déception n'est rien comparée à l'angoisse qu'ont dû vivre tous ces habitants évacués de leurs villages pendant plusieurs jours.

Quelques infos générales sur les randos : Les sentiers sont bien entretenus et bien balisés. Pour autant, un guide (bouquin) reste indispensable. Il arrive qu'il y ait de petites incertitudes que le guide lèvera. Les cartes des guides Rother sont un peu grossières, une carte plus détaillée et une boussole ajoutent donc encore une petite sécurité. Partant de là, avec guide, carte, boussole et eau, nous étions parés. Vous lirez sans doute qu'il y a parfois des passages vertigineux. J'ai même lu quelque part que dans la gorge de Masca, "les sujets au vertige ne passeront pas" (sic !). Il ne s'agissait même plus d'un avertissement mais d'une affirmation péremptoire. Diable ! Du coup, j'en ai mal dormi … forcément 🏴‍☠️ ! Au final … je cherche toujours ces passages ! Soit je ne suis plus sujette au vertige, soit ils exagèrent beaucoup. Je pense qu'il y a un peu des 2. Avec l'âge, non, on va le dire autrement, avec les expériences déjà vécues (c'est mieux non ?!), mon vertige s'est sans doute assagi mais quand même … aucune rando effectuée pendant ce séjour ne m'a posé le moindre problème. Alors, à moins d'avoir le vertige quand vous êtes au bord d'un trottoir, vous pouvez vous lancer sans hésitation.

Les efforts : Les randos les plus difficiles (en termes de dénivelé) furent les 2 sur La Gomera (chouette, c'était les 2 premières ! Ca nous a mis en jambe tout de suite !). Pour ne parler que de celles qu'on a faites, elles sont toutes à la portée d'un marcheur en forme et un tant soit peu agile. Pour preuve, Philippe n'avait aucun entraînement depuis 1 an, depuis sa fracture de pied lors de l'été dernier. Et il a survécu ! Et il s'est régalé ! Les plus courtes (Roques de Garcia, Montaña de la Botija) se bouclent en 2 heures environ. Les plus longues (Huevos et Afur-Taganana) demandent plutôt 5 heures. Nous n'avons jamais souffert ni de trop chaud ni de trop froid. Nous étions toujours en tee-shirt et short. Y compris pour l'ascension de la montaña Blanca. Le vent soufflait mais n'était pas froid. Méfiez-vous des indications du guide concernant les points d'eau. Certes, ils existent, ils coulent et l'eau y est potable … ben alors ? mais l'eau est parfois bien chaude ! Emportez des sachets de thé ! 😉 Nous emportions 3 litres d'eau pour nous 2, ça nous a toujours suffit. Un tee-shirt sec et des tongs dans la voiture étaient les bienvenus.

La Gomera : de Agulo à Juego de Bolas (rando 45 du Rother Guide) de Hermigua à El Cedro (rando 49 du RG) Ces 2 randos nous ont fait traverser des paysages splendides, très escarpés, parfois très raides, colorés et couverts de plantes grasses, de fleurs de rocaille, de cactées, de palmiers, de bananiers, d'agaves … Ici, beaucoup plus qu'à Ténérife, le balisage laisse parfois à désirer. Mais rien qui ne soit insurmontable, une boussole et quelques secondes de réflexion suffisent. Pour chacune d'elles, nous avons fait une halte repas à mi-chemin dans un petit restaurant idéalement situé au milieu de la rando, après la montée : El Tambor en face du Centre de Visiteurs de Juego de Bolas et La Vista à El Cedro. On repart reposés, secs et plein d'entrain. Pourtant, le retour (en descente) a été assez difficile car - pour la 1ère rando, retour raide et long, sur des pavés qui finissent par meurtrir les doigts de pieds et les articulations - pour la 2ème rando, retour traversant le petit village de Los Aceviños, mignon et fleuri mais vraiment très assoupi (limite déprimant) par une bien trop longue route bitumée sans aucun intérêt … Ma préférée : la seconde mais en suivant le raccourci proposée par le guide pour éviter la longue route de macadam et Los Aceviños.

Ténérife : Au départ de chaque rando, un grand panneau informatif décrit le réseau des sentiers du coin, le dénivelé, la difficulté, etc. ... Des balises blanc/jaune sur des rochers, des arbres, des piquets … et des panneaux indicateurs aux croisements facilitent notre progression. Les sentiers sont extrêmement bien entretenus. La palme revient au PN du Teide.

Vallée de l'Orotava Los Organos (rando 7 du RG) Vraiment sympa et facile. Et s'il fait beau, les vues sur le Teide sont magnifiques.

PN du Teide http://reddeparquesnacionales.mma.es/...e/guia_mapa_zoom.htm Le balisage est partout excellent : petites plaques métalliques vertes vissées dans les rochers pour indiquer le n° du sendero, sentier matérialisé soit par de la pierre ponce plus claire, soit par les marques très nettes des randonneurs qui ont damé le sol, soit par des pierres qui en bordent les côtés et forment ainsi une voie, soit par les 3 à la fois. Le guide ne sert plus qu'à indiquer quels segments enchaîner. Roques de Garcia (rando 62 du RG – sendero 3 du PN) Surtout, ne vous contentez pas du point de vue, faites la boucle ! C'est magnifique. Une de mes préférées (2 petites heures). Beaucoup de monde sur le parking et sur le mirador, ça se comprend, c'est un des plus jolis coins du parc. Montaña de la Botija (rando 19 du RG – sendero 13 du PN) Un paysage lunaire, désertique. A défaut de mieux, pour occuper une journée grise et nuageuse. Ca rajoutait d'ailleurs un côté dramatique ! Huevos del Teide et Montaña Blanca (rando 67 du RG – senderos 1-6-7-22-1 du PN) Ma préférée ! Longue mais facile. On arrive au pied du Teide et en montant vers la Montaña Blanca, on découvre les œufs de lave noire éparpillés sur le tapis de pierre ponce rouge. Magnifique. Et vues à 360° en haut de la Montaña Blanca. Cela nous a presque donné des regrets de ne pas faire l’ascension du Teide. Retour en direction de la Fortaleza. Magnifique rando ! En partant tôt, on pourrait même ajouter la boucle autour de la Fortaleza (mais là, ça commence à faire une rando plus lourde … mais facile). Paysaje Lunar (rando 34 de Walk! Tenerife et rando 64 du RG – en bordure du PN) Puisque la Pista Madre del Agua était ouverte, nous avons garé la voiture au plus loin : au camping Madre del Agua. On attaque la pente à la boussole pour retrouver assez vite des indications (flèches blanches, petites plaques métalliques, cairns) nous rassurant sur notre chemin. Au bout d'une bonne heure de montée, nous atteignons le paysage lunaire. En amont, sur notre gauche, sur le versant ouest du barranco (gorge, canyon), nous apercevons le mirador qui est le point final du sentier homologué. Devant la fragilité et la friabilité de cet endroit, nous comprenons maintenant pourquoi le sentier que nous avons suivi depuis le camping semblait comme abandonné, balisé certes, mais peu fréquenté. En fait, rien n'est fait pour encourager cette voie. Par souci de préservation, les randonneurs sont plutôt invités à profiter du lieu de plus loin Avec respect et délicatesse, nous profitons donc de ces formations surprenantes. Puis, nous regagnons sagement le mirador. Retour par le sentier "officiel", ennuyeux tant, lui, est balisé. Une vraie voie romaine. Au bout d'un moment, un panneau de bois indique le camping. On s'y lance, avec raison : raccourci très avantageux pour nous. La boucle nous a pris 2 grosses heures. Avertissement : c'est un paysage sublime, certes, mais assez petit. Ne vous attendez pas à retrouver l'immensité de la Cappadoce. Et si vous vous contentez de la vue depuis le mirador, ça peut avoir un côté un peu frustrant.

Massif d'Anaga D'Afur à Taganana (rando 48 du RG - Sur place : sendero PR TF 8) 3 randos en 1 : d'abord une descente vers la jolie plage de Tamadite, par un barranco superbe (cultures en terrasse, petites fermes isolées improbables, énormes massifs de roseaux, parois colorées et raides, formations volcaniques … tout y est !) puis, une remontée sur un sentier côtier qui va offrir des panoramas grandioses sur la pointe du massif et l'océan loin en contrebas, enfin après la traversée de Taganana (sur ses hauteurs), une remontée à travers une jolie laurisilva (forêt de lauriers). On termine par une dizaine de minutes sur le macadam pour rejoindre Afur mais ça ne gâche pas la balade. On a noté ici, par 2 fois, un curieux phénomène : sur le littoral, le sentier, accroché à flanc de montagne, fait parfois des méandres pour suivre une petite crique. Dans ces petits décrochements, le son n'arrive plus et du coup, on a l'impression que la mer s'est arrêtée. 2 pas avant ou 2 pas après on retrouve le fracas du déferlement de l'océan. C'est très surprenant de remarquer à quel point le silence arrive de façon très soudaine ! Nous avons baptisé ces endroits des zones de silence. Afur est un cul de sac. Nous avions garé la voiture sur le parking au bout de village. De là, le sentier descend dans le barranco. Un vieux panneau indique la plage de Tamadite et Taganana. C'est bien là ! Les durées indiquées sont alarmistes … Nous mettrons 5h environ pour boucler cette très belle rando. De Cruz del Carmen à Chinamada (rando 42 du Guide Walk ! Tenerife - Sur place : sendero PR TF 10) Elle démarre à Cruz del Carmen, en face de l'office du tourisme, à droite du restaurant. Ultra bien balisée, facile. Jolie forêt puis Chinamada, tout petit village de maisons troglodytes. Poussez jusqu'au bout pour trouver le petit restaurant La Cueva. Ne vous fiez pas à l'air revêche de la patronne, elle est fort sympathique (finalement …). Macadam ensuite jusqu'à Las Carboneras. Pas gênant : les vues sur les vallées couvertes (à notre époque) d'ipomées bleu-pétant sont magnifiques et les mûres le long de la route agrémentent notre marche. Las Carboneras est un gros village, tout aussi endormi que tous ceux qu'on a traversés. Retour par la forêt.

Massif du Teno Barranco de Masca (rando 27 du RG) Je l'ai dit plus haut, pas de quoi s'affoler sur de soi-disant passages vertigineux. Ni même sur la crainte de ne pas trouver son chemin. On est au fond d'un canyon, étroit qui plus est, comment se perdre ?… C'est la seule rando où on a fini par ranger le guide dans le sac à dos tant, ici, il ne sert à rien ! La rando est spectaculaire, magnifique, sublime. Une des plus belles qu'on n'ait jamais faites. Il FAUT la faire. Elle est courte : on a mis 2h40, pauses comprises, pour descendre. Elle est facile, sans danger, même si quelques passages nécessitent un peu d'agilité en s'aidant de ses mains. Elle est très bien balisée (de toute façon, on descend …). En cas d'hésitation, par exemple si le sentier se sépare en 2 ou 3 branches, il suffit d'aller voir. Bien souvent, ça passe, ou alors, c'est le coin pipi … La plage de Masca, en bas, est elle aussi magnifique. N'oubliez en aucune façon votre maillot ! Le retour : 2 possibilités. Soit la remontée vers Masca par le même chemin. Il faudra sans doute 3 bonnes heures. Soit un bateau vers Los Gigantes puis un taxi de Los Gigantes vers Masca. On avait choisi cette option (finalement à regret). Comment s'organiser : il y a 3 bateaux par jour qui récupèrent les randonneurs sur la plage (13h30 – 15h30 – 16h30). Il faut avoir son billet en arrivant sur la plage (encore que, je me demande si je n'aurais pas pu l'acheter sur place …). On l'achète à Masca le matin même. Billet totalement open (attention, peut-être était-ce lié à notre époque : il y avait vraiment très peu de randonneurs). 10€/p. On prend ensuite le bateau qu'on veut. Nous étions 5 à prendre celui de 13h30. Il s'agit de bateaux qui font les croisières dauphins/baleines depuis Los Gigantes et qui en profitent sur leur retour pour charger les randonneurs. 30 min de cabotage pour arriver à Los Gigantes. On sort du port, les taxis attendent, repèrent les rares passagers en chaussures de marche. 25€ le taxi pour remonter en 45 min vers Masca, qu'on peut partager à 4, voire plus. C'est finalement très simple mais aucun guide n'explique jusqu'au bout cette organisation et nous sommes allés en repérage à Masca la veille pour comprendre … à quel point c'était simple. Préférez la remontée à pied. C'est trop beau ! On a regretté notre choix. Et finissez par une torta de Masca et un litre de citronnade chez Arlette ! J'ai lu dans le carnet d'un randonneur qui avait fait cette descente en février 2007 qu'il l'avait peu appréciée en raison de l'affluence : en effet, il dépassait des groupes de plus de 50 personnes ! En ce qui nous concerne, nous n'avons vu qu'une seule autre personne dans le canyon !! Comme quoi, tout dépend de la période …

Nos préférés : Roques de Garcia Huevos del Teide De Afur à Taganana Barranco de Masca

ET LORO PARQUE ALORS ? Impossible de ne pas entendre parler de ce grand parc thématique dont les pubs sont omniprésentes dans Puerto de la Cruz … http://www.loroparque.com/en/horario.asp Nous avions acheté nos billets la veille à l'hôtel : 31,50 € /p au lieu de 33 sur place. Nous y sommes allés en voiture (une petite dizaine de minutes depuis l'hôtel) pour arriver avant l'ouverture. On s'est garé très facilement et gratuitement devant les grilles du parc. Nous sommes rentrés quasiment les premiers, à 8h30, pour en ressortir quasiment les derniers à 18h45. C'est dire ! Ils justifient leur existence en nous assurant qu'une partie de leurs bénéfices sert à la protection de la planète et des animaux. On est ici matraqués par les messages, les vidéos, les invitations aux dons sur le sujet. On sort de là convaincus qu'on a fait une bonne action pour la survie de l'espèce animale. Manipulation ? Mensonges éhontés ? Simple exagération ? Ou véritable combat ? Je ne sais pas … Toujours est-il que, puisque nous y étions, nous avions décidé d'en profiter et sommes allés voir tous les shows. Orques, lions de mer, dauphins, perroquets. C'est bien fait, bien mené, bien orchestré et on en arrive à oublier que des orques n'ont vraiment rien à faire dans un bassin, si grand soit-il … Avec plus de temps, nous y serions retournés volontiers, d'autant que la 2ème visite est à 10 €/p.

DIVERS : L’accueil : très amical partout La carte bancaire : acceptée partout. Le climat à cette époque : très agréable : 25-30° en moyenne. Le soleil n'est pas brûlant même quand il fait très beau. Souvent, un petit vent apporte un peu d'air, donc, jamais cette impression désagréable de chape de plomb … Vêtements : pour randonner, un short et un tee-shirt nous ont toujours suffit. Qu'on blanchit très vite de sel … L’affluence touristique à cette époque : bien peu de monde sur les sentiers ... Serait-ils tous entassés sur les plages du sud ? Tant pis pour eux, tant mieux pour nous ! Les problèmes de santé : aucun Les lézards : attention, phobiques de lézards, changez de cap ! Ils sont nombreux, de toute taille, de toute couleur et s'invitent volontiers pour partager vos gâteaux pendant votre pause. Les moustiques : aucun Photos : ràs à part qu'il faut prévoir des cartes mémoire car on mitraille ! L'artisanat : rien

On a beaucoup aimé : 🙂 La beauté et la diversité des paysages traversés sur ces 2 îles La facilité de randonner, l'entretien et la propreté des sentiers La qualité des routes et la facilité de circuler en montage, en campagne, en ville Les autoroutes gratuites, l'essence tellement moins chère qu'ici Le PN du Teide, gratuit … La torta de Masca chez Arlette ! Puerto de la Cruz colorée, vivante, joviale, à l'animation sage et point de départ idéal pour toutes les randonnées sur l'île. La résidence Casablanca.

On a moins aimé : 🙁 Le côté très assoupi (presque mort) des villages, que ce soit Hermigua, Agulo, Los Aceviños, même San Sébastian à La Gomera, ou les villages dans le massif d'Anaga sur Ténérife. L'affreuse plage de Los Cristianios où nous avons mangé en attendant notre ferry. La côte Est et Sud de Ténérife. Le gofio au restaurant La Cueva à Chinamada

En conclusion : "Alors, ils sont où tes grands hôtels ?" … "c'est vrai que c'est surpeuplé ici" … "pénible tout ce bruit !" …. J'en passe et des meilleures. J'y ai eu droit tous les jours. Philippe n'a pas eu le triomphe modeste 😏 ! Qu'il avait raison d'insister autant. Je sais ne pas être la seule à avoir cette image très réductrice des Canaries qui orientent leur promotion sur leur offre balnéaire uniquement. C'est bien dommage. Ou pas, finalement … Ténérife mérite largement qu'on y passe 2 semaines. Les transferts inter-îles sont coûteux en argent mais surtout en temps. J'ai vraiment quitté Ténérife avec un goût de trop peu. On veut toujours en voir plus, je pensais pourtant être guérie de cette fichue maladie … C'est une merveilleuse destination pour un voyage de vacances sportives. A vos chaussures !
Pat et Ninou au jour le jour dans l'Ouest américain English translation pending
by Ninou98 · 2011-04-15 · 750 replies
Hello, Hello,

Je viens d'indiquer l'adresse de cette file à nos ami(e)s qui nous suivent sur le site et qui ne peuvent pas nous répondre puisque je suis incapable de créer un livre d'or. Je compte sur tous les gentils V-Forumeurs pour accueillir ceux qui voudront bien s'inscrire pour nous répondre ici.

Le site est à jour (sans les photos mais ca va venir jusqu'au départ pour CARRIZOZO !

Amicalement à tous, Bises tendres de l'Ouest Ninou
Retour de Birmanie - Informations hébergements et divers English translation pending
by EricMoorea · 2011-04-08 · 41 replies
Bonjour à tous,

Voici en premier jet quelques éléments sur mon voyage au Myanmar du 07 au 31/03/2011.

Je pense m’atteler prochainement à la réalisation d’un blog où j’aurai plus de place pour détailler mon parcours et joindre quelques photos…

Organisation du voyage :

comme beaucoup, j’ai largement profité des conseils et infos donnés par les uns et les autres sur ce forum. Une mine d’informations qui viennent compléter ce qu’on trouve dans les guides.

J’ai établi moi-même mon itinéraire et j’ai fait quelques réservations de mon côté, notamment pour le logement à Mandalay (Peacock Lodge) et Nyaungshwe (Princess Garden Hotel).

J’ai confié tout les réservations d’hôtels et de vols intérieurs à l’agence White Lotus de Yangon que je recommande particulièrement. J’ai été en contact régulier avec Mme WIN pour la préparation de mon voyage que ce soit par email ou par téléphone lorsqu’internet ne fonctionnait pas. J’ai toujours eu une réponse rapide (et favorable) à mes demandes.

Avant mon départ, Mme WIN m’avait indiqué qu’une de ses employées serait à l’arrivée de mon vol pour me conduire à leur agence et ensuite à mon hôtel. C’était bien le cas et je peux dire que c’est vraiment très appréciable quand on débute un voyage…

Après avoir réglé en USD le montant de la facture, nous avons rejoint notre hôtel, toujours accompagné de l’employée de Mme WIN. Celle-ci nous a remis peu après les billets d’avion qu’elle avait été chercher à Air Mandalay.

Mme WIN est d’une gentillesse incomparable et mérite vraiment qu’on lui fasse un peu de pub…

Vols intérieurs :

Les vols intérieurs ont tous été effectués avec Air Mandalay (Yangon-Mandalay / Bagan-Heho / Heho-Yangon / Yangon-Sittwe / Sittwe-Yangon). Pour deux personnes, la facture s’est élevée à 1010 USD.

Petite parenthèse concernant Air Mandalay : les retards sont fréquents comparativement aux autres compagnies. De plus, l’information des passagers dans ce domaine est nulle alors qu’Air Bagan et Asian Wings informent leurs passagers des délais de retard. J’ai mentionné ce fait à Mme WIN.

Hébergements :

Mon épouse et moi n’étant pas « routards » de nature (ni de naissance…), nous avons opté pour une gamme d’hébergement moyenne, sans rechercher systématiquement le grand luxe partout où nous allions.

Yangon: nous sommes descendus au Summit Park View, à 10 mn à pied de la Shwedagon. Apparemment l’hôtel le mieux placé pour ça. Nous avions une chambre « Pagoda View » (50 USD la nuit). On ne regrette pas ce choix car la vue sur la pagode, de jour comme de nuit, est époustouflante !

L’hôtel accuse un peu le poids des ans mais reste tout à fait convenable. Le service est irréprochable, le personnel attentif et serviable (réception, étages, restaurant, …). La grande piscine est appréciable pour se détendre après les visites sous le soleil.

Très bon point également pour la restauration et surtout le buffet « breakfast » qui propose plats birmans traditionnels et petit-déj occidental habituel.

Nous mangions à l’hôtel le soir car il n’y a pas beaucoup de possibilité à proximité et il faudrait prendre un taxi pour diner ailleurs.

L’hôtel est à environ 12 km de l’aéroport (20 à 25 mn en taxi). Le coût du taxi est de 7000 Kt. A ce sujet, a l’aéroport de Yangon, payer le taxi dès la récupération des bagages à un petit comptoir où on vous donnera un bon à remettre au chauffeur à l’extérieur. Pratique et évite les discussions inutiles…

- Info pour la visite de la Shwedagon : depuis l’hôtel, l’entrée la plus proche est l’entrée Ouest, très peu utilisée. Nous l’avons empruntée à chaque fois et nous n’avons pas payé lors de notre première visite, tout à fait involontairement puisqu’il n’y avait personne dans la guérite et nous avons fait nos 3 heures de promenade sans être contrôlé par quiconque…

Mandalay : J’avais directement réservé plusieurs semaines à l’avance au Peacock Lodge. Excellents contacts par email, réponses rapides. Le lodge est situé un peu en retrait du centre-ville, ce qui n’est à mon avis pas un une mauvaise chose, vu la circulation et le bruit en pleine ville. Le quartier est très calme et agréable. Nous nous y promenions dès le matin 6H30 au lever du soleil.

Le Peacock Lodge a les faveurs du LP. C’est pour ça que je nous l’avions choisi. Je pense qu’il devra rectifier ses appréciations à la prochaine édition, non pas en ce qui concerne la gentillesse et la disponibilité du personnel, irréprochable dans ce domaine, ni en ce qui concerne la restauration (breakfast et diner vraiment bien) mais surtout en ce qui concerne la qualité de l’hébergement.

C’est en effet très limite. Nous avions une chambre juste derrière la réception au rez-de-chaussée et j’ai trouvé l’état général vraiment très très moyen. La salle de bain mérite un gros carton rouge : moisissures importantes dans la douche, évacuation d’eau approximative, …

Grosse déception pour nous car nous nous attendions à quelque chose de simple mais propre et en bon état, ce qui est loin d’être le cas. De tout notre voyage, c’est l’endroit que nous avons le moins bien apprécié.

Monywa : Logement réservé au Monywa Hotel par White Lotus. Coût : 23 USD avec petit-déj.

Bof-bof… Mais pas trop le choix dans cette ville sans charme ni intérêt particulier. Le personnel de la réception est froid et peu loquace, style soviétique. Tout comme la décoration de la salle à manger voisine froide et sans âme.

Les chambres sont situées dans de petits bungalows sympas dans le parc bien arboré. Ils sont confortables et propres mais sans fioritures là non plus. La peinture verte des murs vient peut-être aussi d’union soviétique…

Le petit-déjeuner est frugal, raison de plus pour ne pas s’attarder à Monywa…

Bagan : Séjour de 4 nuits au Bagan Thande Hotel à Old Bagan, réservé par White Lotus (40 USD la nuit pour une chambre avec vue sur l’Irrawady.

Superbe hôtel. Absolument rien à redire : situation au bord du fleuve, cadre, piscine, service, restauration, qualité, … tout est au top.

Un des meilleurs endroits où nous ayons séjourné au Myanmar.

Certains reprocheront aux établissements d’Old Bagan d’être éloignés de Nyaung U… Soit, mais ça ne nous a pas manqué particulièrement. De plus, l’avantage est d’être en position centrale pour la visite de la plaine de Bagan.

Pindaya : Une nuit au Inle Inn Pindaya Hôtel, réservé par White Lotus (35 USD la nuit – Bamboo Hut). Très bel établissement. Là aussi, accueil irréprochable, chambre hyper clean, restaurant top, personnel impeccable et attentif, … Je conseille sans réserve cet hôtel.

Petit bémol pour nous : le froid ! (on est pas habitué, en vit en Polynésie…). Ca caillait vraiment dans la région de Heho le jour de notre arrivée. Pas de chauffage bien sur mais on a eu droit aux bouillottes le soir dans le lit. Un pur régal !

Taunggyi : Une nuit au KBZ Hotel (ex Paradise) – 37 USD la nuit, réservé par White Lotus.

Pas trop le choix en matière de logement à Taunggyi, ville de passage et non de séjour. On y séjournait avant d’aller à Kakku.

Hôtel de type chinois, austère, froid. Par contre, le personnel est serviable et très gentil. Les chambres sont spacieuses mais très mal conçues. Problème récurrent au Myanmar : la douche dans les salles de bain. Un concept complètement ahurissant dont je n’arrive toujours pas à trouver la justification : la salle de bain est à elle seule un vaste bac de douche ! Vous ouvrez le robinet de douche, et tout est trempé, du WC au lavabo, serviettes, … L’écoulement est au sol mais à l’opposé de la douche, bien entendu, de préférence près des toilettes… A chaque fois que vous revenez dans la salle de bain, vous pataugez…

Nyaungshwe (Inle) :

Autre coup de cœur pour nous : Le Princess Garden Hotel – Réservé par nous avant le départ. (35 USD la nuit)

Un bijou ! Les quelques appréciations lues ça et là sont conformes à la réalité : hôtel neuf, restauration au top, gentillesse et disponibilité du patron, de son épouse et du personnel impossible à prendre en défaut, situation... Bref, un séjour de rêve.

Nous avons pu profiter de la superbe (et immense) piscine car il faisait très chaud lors de notre séjour. L’hôtel met gratuitement des vélos à disposition. Il dispose aussi d’un taxi attitré.

Les 7 bungalows sont très jolis, répartis dans un très beau jardin bien arboré, très bien entretenu comme tout le reste d’ailleurs. Frigo dans la chambre mais pas de télé. Belle salle de bain, propre et fonctionnelle !

L’hôtel est situé en limite sud de la ville, à 15 mn à pied du centre, soit à 5 mn en vélo. Vraiment pas un handicap… Il est bordé par un petit canal non navigable (donc pas de bruits de moteurs…)

Curieusement, cet établissement semble être le repaire de nos amis allemands qui se donnent tous le mot pour y séjourner. A nous d’en faire autant maintenant !

Sittwe : Une nuit au Noble Hotel (réservé par White Lotus – 40 USD la nuit). Pas trop le choix dans cette ville de passage pour les touristes. Hôtel de style chinois là encore. Pas de charme, mal conçu, chambres propres mais minuscules avec frigo et TV sat. Salle de bain birmane détenant la palme dans sa catégorie (sans jeu de mots) !

Petit-déjeuner plus que moyen mais on leur pardonne…

Mrauk U : 3 nuits au Vesali Resort (réservé par White Lotus – 40 USD la nuit)

Très bon hôtel pour cette petite ville isolée. Situé à la sortie est de la ville, l’endroit est calme et bien aménagé (jardin arboré, fleuri). Les bungalows jumelés sont simples mais corrects et propres. Belle salle de bain avec une douche NORMALE !

Pas d’électricité 24/24H, seulement le soir de 18H à 23H. Un réseau sur batterie pour un éclairage d’appoint dans la chambre et la salle de bain pendant la nuit.

Bon petit-déj et repas du soir excellent (à réserver dès le matin).

Réservation de vélos sur demande, excursions possibles, …

Le jeune birman de la réception parle un anglais parfait et il est d’une disponibilité et d’une gentillesse rarement rencontrée. Il s’est mis en quatre pour nous trouver un bateau pour le retour sur Sittwe.

Un sentier privé mène au sommet de la colline où se trouve la pagode Shwetaung, d’où la vue le matin et le soir est sublime.

Voilà pour ce qui est de la partie logistique. J’espère que ça pourra en aider quelques uns pour leur futur voyage. Je reviendrai un peu plus tard pour le reste…

A+

Eric
Séjour à Miami et aux Bahamas: par où commencer? English translation pending
by Sandra0911 · 2010-04-21 · 16 replies
Bonjour, Je suis nouvelle sur le forum et je voudrais avoir quelques renseignement!!! voila j'aimerais faire un séjour miami/bahamas mais je ne sais pas vraiment comment mis prendre, pour les vol ya pas de souci mais pour les hotels visites...je ne sais par ou commencé??quel sont les meilleurs endroit???pouvez vous m'aider s'ils vous plait?Je souhaiterais établir un peu mon budjet pour voir à combien cela me reviendrais je voudrais partir soit e nseptembre 2011 soit en mai 2011!! merci d'avance sandra
Voyage à Sabah et Sarawak (Bornéo, Malaisie) English translation pending
by Savoyard · 2009-08-09 · 9 replies
Bonjour,

mon amie et moi nous préparons un voyage à Bornéo (Sarawak et Sabah) pour octobre et nous nous interrogeons sur certains lieux à voir ou non et dont on parle peu: - sur Sabah qui peut nous parler de Sabah tea plantation, du "tip of Borneo" (autour de Kudat) et de pulau banggi au large de Kudat? (avis, bons plans, à voir ou non???) - au Sarawak qui peut donner son avis sur le nanga damai luxury homestay dans la péninsule de santubong?

Petites précisions: nous aimons marcher, être entouré par la nature, le snorkeling, les endroits calmes. Merci d'avance pour votre aide.

Fanny et Cédric
Quel hôtel à Kribi au Cameroun? English translation pending
by Mamarte · 2008-08-31 · 37 replies
Bonjour je suis a la recherche d un bel hotel a kribi Cmeroun lequel me conseillez vous? je vais a yaoundé et je serai logé au mont fébé est ce un bon choix?

y a t il moyens de trouver facilement un vehicule yaoundé kribi sans probleme

merci d avance
Isabelle et Haïtham font un tour English translation pending
by Izanora · 2005-09-13 · 209 replies
Aulnay sous bois, 93, France

Novembre 2003: Haïtham : "partons en Chine cet été, mais il nous faut au moins deux mois" Isabelle : "Allons chercher le savoir jusqu'en Chine, mon Amour, je te suis, il faut s'arranger avec Josette"

Josette, Directrice du Centre Social ou Isabelle et Haitham sont animateurs : " mljmlkfdkgmldfkg dmgkdfgkekmlkml dmkdmfgkdmfgkmkg dmfgkdfmgkrkmk dmgkdfmgkdfmlgk dmglkdgkdgkfdkgmlfdg dmfgkdmgkmdf, bref, Si vous vous absentez deux mois, avec ou sans solde on vous remplacera et vous serez virez"

Décembre 2003: Isabelle : "démissionons et voyageons, c'est une prison la banlieue" Haitham : "comme ca on sera libre, hors du temps et des frontieres, à la mer ou a la montagne, En Chine ou en Afrique, En Inde ou en Argentine..." Isabelle : "d'accord, mais faisons un projet ou du bénévolat dans une association, sinon j'ai peur d'avoir peur"

Janvier 2004 : Isabelle s'occupe du projet et des choses abstraites. Comment donner un sens a un voyage qui se veut sans structure, comment etre utile en étant libre comme un oiseau, nous qui ne savons même pas ou nous allons ? Haitham s'occupe de l'itiniriaire et des choses concrétes. Son sac et déjà pret, notre dépard est prévu pour janvier 2005.

Février 2004 : Isabelle accouche du projet.

A suivre...
10 jours entre Abou Dhabi et Dubaï, les dunes du désert du Rub al-Khali et l'île de Sir Bani Yas English translation pending
by Balouder · 2019-11-24 · 0 replies
L’ambiance dans ces 2 Émirats est très différente. Dubaï est plus la ville de la démesure, avec des malls, des fast-foods, des parcs à thème... Et ce n’est pas fini. Le quartier de Khor Dubaï se développe avec le projet de la Creek Tower une tour qui dépassera les 1000m et qui devrai être achevée en 2020 pour l’exposition universelle de Dubaï qui elle aussi a l’ambition d’être grandiose. Ils ont également le projet d'une ville dans la ville; une bulle entièrement climatisée... Abu Dhabi semble plus miser sur la culture et l'histoire. images sur mon blog

Notre désir était aussi d’aller sur l’Ile de Sir Banis Yas et les dunes du désert du Rub’ Al Khali. plus sur le séjour sur l'ile de Sir Bani Yas

Soit 4j à Abu dhabi avec :

-déambulation sur la corniche de l’Emirates Palace à Al Mina harbour et ses marchés (poisson, fruits au légume). Baignade -visites culturelles tel la visite du Louvre d’Abu Dhabi, de la Mosquée Cheikh Zayed, du Qasr Al Hosn, du Founder’s Memorial, Culture & Heritage Foundation… -vélo sur la piste du circuit de F1 Yas Marina -Ferrari World

Petite escapade de 3 j dans le désert et sur l’ile de Sir Bani Yas où nous avons fait une marche (découverte géologique) dans un Wadi en fin de journée, une Wildlife drive au levé de soleil, fait du quad dans les dunes au couché de soleil, profité de buffets déjeuner à tomber…

Une fois aux Émirats Arabes Unis, nous ne pouvions pas ne pas aller à Dubaï.

Nous y avons donc fait une halte de 2j. Où nous nous sommes offert un survol de la ville en hélicoptère (22 min) en plus d’avoir fait les classiques : spectacle des fontaines à la Burj, visite de qqs malls, déambulation à la marina et au souk (or et épice), pris un abra… On ne peut qu’être impressionné par les prouesses architecturales et effrayé de cette démesure. Vue du sol, et sur les lieux touristiques, on ne voit presque plus que ces villes sont construites sur un désert. Mais vu du ciel, on s’en rend mieux compte. on voit à quel point la Burj Khalifa dépasse les autres, que sur the Palm Jumeirah, chaque maison à sa plage privée… j'ai eu l'impression d'être sur un vaste terrain de jeu pour entrepreneurs, architectes, créateurs, investisseurs, financiers...

Si vous avez une escale de plus de 5h à Dubaï, il est possible d'aller en métro jusqu'à Dubaï mall et la Burj Khalifa. Le spectacle des fontaines est à partir de 18h, mais vous pouvez faire le tour du bassin, du Mall, son aquarium géant et sa patinoire.. Cette escapade va vous prendre 4h minimum. N'oubliez pas de bien charger votre Nol Card d'au moins 10AED, de la badger à la monté et à la descente si vous prenez le bus ou le tram. Le mall ouvre à 10h. la Burj Khalifa est ouverte 24/24

Voyager à Abu Dhabi et Dubaï est facile. Tout est traduit en Anglais, les chauffeurs de bus nous aident et nous conseillent. La signalisation est plutôt claire et standardisée.

Infos pratiques :

Aucun visa n’est nécessaire pour aller à Dubaï ou Abu Dhabi pour un séjour de moins de 90j. Par contre il est nécessaire d’en faire la demande pour aller à Oman.

un dirham (AED) vaut à peut près 0.25€

ATTENTION : Il n’est plus possible d’acheter directement les titres de transport dans le bus. La carte à recharger est indispensable. Elle se recharge dans de nombreux points et arrêts de bus.

A Dubaï, prendre la NOL card rechargeable grise. L'abonnement sur la semaine, est une bonne option dès que vous restez plus de 3j. Il faut badger à la monter et à la descente de chaque transport emprunté, et le coût des déplacements montent vite lorsqu’il y a des correspondances tram ou bus. Nous n’avons eu que les transports en bus qui ont réellement couté que 3AED, le reste était plus près des 5AED.

on peut aussi utiliser le transport par bateau (tarif plus élevé)

De même, dans le quartier du vieux Dubaï, il est possible de traverser la creeks en abra pour 3AED (avec la NOL card)

Pour les plus courageux, il y a possibilité de louer des vélos ou trottinettes à Abu Dhabi. et il y a des pistes cyclables (mais il fait très chaud).

A Abu Dhabi, il n’y a que des bus, et chaque trajet en ville est à 2AED. Il faut là aussi prendre une carte à recharger (différente de la NOL card).

Elles sont toutes 2 à vendre au point info des transports à l’aéroport d’Abu dhabi.

Si vous arrivez à Dubaï airport, le métro (ligne rouge), vous emmène directement en centre ville. Pour info, il faut bien compter 45 minutes pour arriver à la Burj Khalifa et le Dubaï mall.

Si vous arrivez à Abu Dhabi airport, des bus vous emmènent à Abu Dhabi 24/24 (A1 ou A2) pour moins de 10 AED en 1h. il y en a toutes les 30 min. ou à Dubaï (E102) pour 27AED en 1h30. Il y en a toutes les heures.

Le bus 94 relie la Mosquée Cheikh Zayed et le musée du Louvre. Vérifiez sur les sites des transports locaux avant votre départ, ça bouge régulièrement. À Dubaï, téléchargez l'appli RTA public transport, à Abu Dhabi, c'est l'appli DARB. Ces villes sont très connectées.

Il ne faut pas minimiser les temps de déplacements. Arriver à un arrêt de métro à Dubaï, n’est pas forcément être à destination. Avec une voie rapide qui traverse la ville et son lot d’échangeurs, il faut emprunter des couloirs qui parfois paraissent interminables. Quant aux bus et taxis, ils sont soumis à la fluidité du trafic. Dubaï c’est plus de 3 millions d’habitants (+ les touristes) et une superficie de plus de 4000 km², ce qui correspond à environ 40 fois la superficie de Paris (si mes calculs sont justes).

Conduire dans ces 2 villes est compliqué et peu rentable (parkings payants). Par contre, les autoroutes sont en très bon état. Certaines même éclairées la nuit , et 1L d’essence coute 0.5€. Nous avions loué une voiture pour 3 j et pris un GPS (bien utile selon moi). Il ne coute que 2.5€/j en plus de la location. La vitesse est limitée sur certaines autoroutes à 160 km/h. mais il y a des zones à 70 ou 80 Km/h notamment vers l’aéroport, avec des radars automatiques fréquents.

Si vous devez vous arrêter, restez bien au bord pour ne pas gêner la circulation et risquer un accident, mais ne mordez pas l’accotement, au risque de vous enliser. Sur l'Autoroute, comme en France, il est interdit de s'arrêter sur l'accotement.

Pour conduire votre voiture de location aux Émirats Arabes Unis, il est indispensable d'avoir un permis international valide (cad validité postérieure à la fin de votre location de voiture). Et il nous a fallu 3 mois pour obtenir le notre.

il y a parfois des péages pour rejoindre Dubaï (au niveau des ponts). Lorsque vous roulez avec une voiture de location, il suffit de passer dessous la salik gate (ou toll gate). Les véhicules sont équipés d'une puce permettant d'identifier les différents passages. Vous payez en rendant la voiture. Les péages sont très peu chers.

À l'aéroport, il y a un guichet Virgin mobile, on peut aussi acheter une carte téléphone prépayée avec très peu de crédits. Ça permet d’accéder à tous les spots Wifi gratuits. Ce qui n'est pas possible avec un n° de mobile étranger.

La ville d'Abou Dhabi est organisée "à l'américaine". La route N°1 borde la plage de la corniche, c’est la corniche street. Les n° des rues parallèles à la corniche sont impaires. Elles ont des noms, et un n°. Perpendiculairement à la Corniche, viennent les rues paires.

Le paramètre météo : en Octobre/novembre, il fait encore plus de 34°C (à l’ombre) en ville. Dans le désert, paradoxalement il fait moins chaud, et le soleil se couche à partir de 17h30-18h... Marcher au soleil entre 12h et 15h est relativement intenable. Imaginez ce que ça peut être en été. Il faut aussi tenir compte de ce paramètre. Beaucoup d’arrêts de bus sont climatisés.

Vendredi est férié, cela ne nous a pas impacté, mais il peut y avoir moins de transports en commun.

Enfin, d’un point de vue démographique, moins de 20% de la population serait Émiratie. Le pays fait appel à de la main-d’œuvre étrangère pour remplir les nombreux emplois (à mon sens pas toujours bien rémunérés et reconnus, avec des amplitudes de travail très importantes…). Dubaï est un champ de grues et d'immeubles en construction.

Cette main d’œuvre est surtout issue, pour la grande majorité et pour les petits boulots, du Pakistan, de l’Inde, de l’Iran. Les hommes viennent souvent seuls et donc le déséquilibre démographique homme/femme (70%/30%) est profond et très et perceptible. Les occidentaux auront des emplois hiérarchiquement plus élevé, ou plus en vogues. c'est une destination tendance pour être vu. Les opportunités semblent tellement vastes pour certains.

Coût du voyage(pour 2 adultes sur 11j): environ 3200€

Vol : 726€ de Lyon à Abu Dhabi Hébergement : 770 € pour 9 nuits (taxes et pourboires compris) Repas : 460 € Activités : 1040 € Voiture GPS et essence (pour 3j) : 110 € Transports en commun : 80 €

En détail : plus de photos sur mon blog

Nous avons trouvé des hébergements bien placés et avec piscine (proche de la corniche pour Abu Dhabi et proche de la Marina pour Dubaï) à 50€/nuit en appart’hotel. Il y a des magasins pour faire les courses de partout.

Par contre, nous avons craqué pour une nuit en Lodge 5* sur l'ile de Sir Bani Yas au Al Sahel Villa Resort dans le parc animalier, avec randonnée en levé et couché de soleil). plus d'info sur ces 24h

Et un Hôtel 4* (Tilal Liwa hotel). il y a un Camel ranch que l'on peut visiter juste à côté, et un camelodrome où l'on peut assister à des courses de dromadaire ou des entrainements certains jours et si l'on est matinal. Il n'y avait pas de visite possible le jour où nous y étions. L’hôtel communique assez mal sur les possibilités. Nous avons opté pour un tour en Quad dans le désert au couché de soleil, et profité de la piscine. En Réservant longtemps à l'avance, nous avons eu des tarifs intéressants.

Le lendemain, sur la route, nous avons croisés les dromadaires qui revenaient de l'entrainement.

La location de voiture se fait 24/24 à l’aéroport, par contre, beaucoup de contraintes horaires en ville (bien se renseigner avant)

Nous avons explosé notre budget activités du fait du survol en hélicoptère (500€ pour 2) et des activités sur l’ile de sir Bani Yas où hébergement, repas et activité nous ont couté 700€ pour 2. Ferrari World avec repas nous a couté environ 200€.

Le must a été de faire du vélo sur la piste de F1. C'est gratuit, le mardi et le dimanche soir à partir de 18h. Il faut d'abord s'inscrire en ligne (ou sur place à partir de 17h). C'est très bien organisé. Ils prêtent gratuitement vélos et casques. Il y a des points de ravitaillement. C’est grandiose de fouler ce circuit. Par contre, arrivez en avance, car il y a du monde, et lorsqu'il n'y a plus de vélo, il faut attendre que quelqu'un arrête.

Nous avons testé des repas dans de petits restaus très locaux très bons à 18AED pour 2 (soit 4.5 €), des restaurants plus classiques (marina, Ferrari world) des buffets à volontés, à moins de 20€/personnes.

Les jus de fruits maison sont vraiment excellents les prix commencent à 10 AED. Mais il y a tous les prix et toutes les cuisines du monde.J'ai pas bien aimé l'Arabian pikle.

Abu Dhabi

Beaucoup de visites culturelles sont gratuites à Abu Dhabi. Nos guides à Founder’s Memorial, Culture & Heritage Foundation et au centre d'artisanat des femmes étaient vraiment très sympa, disponibles, pleines d'humour. Les explications étaient claires et intéressantes. Culture & Heritage Foundation est dédié en partie à l'artiste Najat Makki, il y a une bibliothèque, des cours d'art (mosaïque, peinture, dessin...) y sont dispensés, et on peut assister à des concerts.

La visite du Qasr Al Hosn coute 30AED (mais entrée couplé avec House Of Artisans et la cérémonie du café). Cette visite permet de bien comprendre l'histoire du pays. L'entrée au Louvre coûte 62€/personne. La visite de la Mosquée est gratuite et magique au moment du couché de soleil. On y accède par un souterrain. L'entrée (south gate) est à la coupole en verre à gauche à l'entrée des parkings. Le Bus nous pose juste à côté.

Il est possible de rentrer dans Emirates palace ; tenue correcte exigée (pas de short), ça vaut le coup.

La corniche, ses bateaux, son palais, ses plages, Emirates Palace...

Petit tour en Yellow boat

Vers Qasr Al Hosn, Culture & Heritage Foundation, House of artisans. reposant, instructif. Découverte de l'Artisanat fait par des femmes.

L’autre bout de la corniche jusqu'à Al Mina Harbour, son marché au poisson et aux fruits & légumes.

Dubaï

Le Khor Dubaï est un bras de mer dans la ville. C’est vers son embouchure que l’on trouve les quartiers historiques de que sont Deira et Bur Dubaï et leurs souks. Je vous conseil d’utiliser les abras (bateau traditionnel) pour traverser d’une rive à l’autre au prix de 3 AED, entre le souk de l’or, le souk aux épices (côté Deira) et le quartier historique (côté Bur Dubaï.) L’abra se prend juste en face des souks de Deira. Le marché au poisson est un peu plus loin sur le port.

Le métro est aérien et donc permet de bien d'avoir déjà un bon aperçu des prouesses architecturales, et des constructions en cours.

Certaines scènes de Star Wars "le réveil de la force" ont été tournées dans le désert d'Abu Dhabi, sans oublier l'escalade de la Burj Khalifa par Tom Cruise dans "mission impossible protocole fantôme" et les Etihads Towers traversées en leu sommet, en voiture conduite par Vin Diesel dans "Fast and furious 7"... En plus d'être une destination tendance pour les acteurs de la télé réalité (pour Dubaï), Abu Dhabi Cherchent également à être une destination pour des tournages cinématographiques.
Masai Mara and Melting Pot Safari... So disappointed!
by Chiarafont · 2019-09-11 · 134 replies
Hello everyone,

I imagine many of you have been captivated by the Masai Mara park and/or your safari experience with Tony Crocetta/Melting Pot Safari. Still, I’d like to share my perspective. First, I’m an avid traveler, especially in love with Africa, which my partner and I have explored a bit (Zambia, South Africa, Botswana, Kenya, Zimbabwe, Namibia...). That said, I want to express my deep disappointment with both the Masai Mara and Tony Crocetta’s camp, Melting Pot Safari, where we stayed last year.

First, about the park: it’s stunning, no doubt. But what a highly touristy place! I can’t find the words to describe the horror of being among 30 4x4 vehicles lined up in front of a lioness hunt, let alone encircling her right after her kill while her prey is still alive in her jaws... no respect for wildlife. The same goes for surrounding a young leopard playing with its small prey, a moment when I counted over 50 vehicles, most with their engines running... sickening. I turned away, both my gaze and my camera. What a disaster to see this natural wonder of Africa turned into a tourist hotspot.

Yes, I loved this place on Earth, but no, I won’t "promote" it anywhere or to anyone.

Next, I also wanted to share my dissatisfaction with Tony Crocetta’s famous camp, Melting Pot Safari: where to begin? We booked a private vehicle for four with two friends, and I have no complaints about the vehicle itself (though it obviously came at a cost). The windows and the vehicle weren’t very photo-friendly, but let’s move on. The trip between the sisters’ guesthouse (which was fine) and the camp went smoothly, except we arrived a bit too late. Result: "We’ll leave for the safari an hour later today because the driver has to respect his rest hours." Perfect—with park formalities, we only spent about an hour in the park that evening. The safari got off to a great start... During our 12-day stay, we saw some amazing things. Tony wasn’t at the camp—I don’t know what the atmosphere is like when he’s there, but it was rather cold during our trip. Sylvie, his wife, barely looked at us, never asking how our day, night, or game drive went (I think she spoke to us once during the stay, plus the day we arrived, of course). We felt invisible... (if I were mean, I’d say the money had already been deposited into Melting Pot’s bank account.) The evening meals, if I may say so, were a joke: not enough dessert (aside from fruit, but the few elaborate desserts—like 10 for 18 guests) for everyone, barely enough meat or sides. If you were unlucky like us and ended up with a group of 15 people who decided to skip the starter, you’d better hurry to get your main course, or there might not be any left—and no refills... We always ate our fill, but sometimes we had to serve ourselves in advance. Finally, I want to correct something about the quality of the meals: seriously, this buffet was really mediocre and far from the culinary standards I’d read about in my pre-trip research (see their Facebook page). Anyway, let’s move past the food—after all, the avocados were sublime, and we’re not there primarily to eat.

About the tent: the river views were beautiful, and the beds were very comfortable. No running water, individual showers outside the tent, and dry toilets—but it’s Africa, so we weren’t shocked. However, I’m disappointed that for this "modest" price, I wasn’t warned there’d be no soap (and no, I don’t travel with my own soap—and for the price, a little bar in the tent wouldn’t be a luxury). But let’s move on—the hippo views were fantastic. Oh, and to preserve the Masai Mara’s water (which makes sense) and for hygiene reasons, underwear isn’t washed by the camp staff—fair enough. But then what’s that little sign next to the bed? Oh right, for a hefty sum, underwear suddenly becomes "washable"...

Finally, my biggest gripe is about the essential part: the game drives. In France, they sell you a dream with a "photo safari" (what’s the difference, really? A room with a few more electrical outlets?). They promise guides especially suited for photography (not a given, sorry) and vehicles that can get close to animals and go off-road... but here’s the catch: the guides are bound by park laws and hounded by rangers looking to fine rule-breakers. Result: as soon as a white ranger vehicle is spotted, we have to abandon our spot for a wild chase through the grass. Fun once... The next day, we learned that another group’s guide got caught and had to pay $100 for breaking the rules—a sum he casually asked the travelers in his vehicle to cover... because of course, Melting Pot lures tourists with dreams, the poor rangers try to get close, all while breaking park laws... and they break those laws for Crocetta’s company, which, of course, won’t dip into its profits to pay the fines. Basically, it’s "keep the clients happy, but don’t get fined—or the fines are on you or you’ll have to ask the clients directly." Nice boss! Anyway, there were long discussions about this last year, especially among the guests in the fined vehicle. My partner and I found these practices unacceptable, and we were deeply disappointed by this attitude.

I know many people adore this park and/or this company—maybe you were luckier... or maybe you’re less demanding than we are when it comes to respecting rules, nature, and clients. But after traveling through much of southern Africa, I can tell you we personally came back frustrated from this experience and aren’t eager to return... You’ve been warned.
Les voyages et l'argent English translation pending
by Roho · 2018-06-16 · 294 replies
Ma question est curieuse. J'ai déjà fait de beaux voyages, j'ai eu des enfants et depuis le budget voyage a diminué... Je lis régulièrement les commentaires sur l'Ouest américain car j'y vais cette année mais quand je vois le prix d'un tel voyage, je me demande comment certains peuvent y aller tous les ans, aux States ou ailleurs.. Que font ces gens comme métiers, comment arrivent ils a se payer ces destinations paradisiaques. Je ne veux pas être indiscrète, culottée . Je veux seulement comprendre, trouver des idées pourquoi pas.. Je ne fume pas, ne boit pas, ne dépense pas mon argent dans des marques, pas de goût de luxe .. Mais comment faites vous???😉 Je vous envie tellement.. Merci beaucoup a tous ceux qui sauront être honnêtes avec moi.
Un mois en Floride et en Louisiane au printemps 2015 et escapade à Saint-Martin English translation pending
by Mimimicha · 2016-04-28 · 88 replies
Bonsoir à tous, Je poste avec beaucoup de retard ce carnet, mais je n'aurais voulu en aucun cas faire l'affront à ceux qui m'ont aidée de ne pas leur offrir un retour. Car, comme chaque fois, aucun voyage ne serait réussi sans votre aide et vos conseils. Non non, ce n'est pas bateau, c'est sincère. Je vais par contre me faire maudire: il n'y aura pas de photos (ou si peu que cela ne vaut pas la peine d'en parler), car le chargement est beaucoup trop long, et je n'aurai jamais le temps avant notre départ le 21 mai pour le Grand Ouest (3e fois). Il y a une version illustrée sur RoadTrippin😊. Pardon mille fois, ne m'en voulez pas SVP😕.

En plus, comme je l'ai expliqué sur mon carnet précédent sur le Canada (posté il y a quelques semaines à peine), m'étant fait voler mon ordi en fin d'été lors d'un cambriolage à la maison, j'avais perdu toutes mes photos triées. Heureusement, elles étaient en brut sur un autre disque dur. Mais zut, tout le tri à refaire.🤪 Du coup, il n'y aura pas de données chiffrées (souvent bien utiles pour les autres), car elles n'étaient que sur l'ordi volé.

Bref, comment nous sommes-nous retrouvés dans cette partie des USA, alors que j’avais prévu un voyage dans le Nord-Ouest ? Aux antipodes, carrément ! Tout simplement parce que JP a préféré que je nous emmène au soleil. D’autant qu’il s’était gelé au Canada à l’automne précédent. Pour la petite histoire, quand je pense que ce super projet vers le Nord-Ouest était tout bouclé, avec toutes les cartes, les étapes chiffrées, les visites etc etc. et que c’était sur l’ordi volé.

Et pourquoi cette parenthèse antillaise en tout début de carnet, et que je ne vous narrerai pas en détail, et bien, parce que tout simplement un de nos amis mordu des Antilles et du bateau s’installe peu à peu à St-Martin où il compte bien passer sa retraite pour fuir les frimas de sa Suisse natale. Et oui, Suisse depuis des générations, et mordu de bateau. Non, ce n’est pas une blague, il y a donc bien des Suisses marins😉, qui en plus détestent le froid et la neige. « Vous n’allez quand même pas aller à Miami sans passer nous voir ? » - Tu parles, bien sûr qu’on va venir ! Et voilà comment nous avons passé une semaine de bulle complète avant notre périple en Floride et en Louisiane.

Nous, encore moins jeunes qu’avant (personne n’y échappe), pas très randonneurs, et surtout bien fatigués car JP a été rattrapé par une bien vilaine maladie, mais il a l’autorisation de voyager. On fait des étapes raisonnables, on prévoit des plages de repos. Et puis, les US, jusqu’à preuve du contraire, c’est un pays évolué. Isn’t ? Nous avons embarqué un couple d’amis qui n’auraient pas voyagé seuls. Mon amie rêvait depuis toujours de découvrir la Louisiane (ils étaient aussi avec nous au Canada en automne, et on a renouvelé l’expérience, même si nous adorons voyager tous les deux). Bon, j’arrête mon bavardage et dans un premier temps, je vous donne l’itinéraire.

Ah si, encore un truc pas top : à St-Martin, je trouvais mes photos bizarres, pas comme d’habitude. J’en ai eu l’explication en arrivant à Miami où cette saleté de Reflex m’a laissé tomber comme une vieille savate, après tant d’années de cohabitation. Je me suis rabattue sur le petit numérique de JP (lui il se charge plutôt de la caméra). Je suis nulle avec ce genre d’appareil, j’ai du mal à faire les cadrages, je bouge, donc c’est flou. Et puis, c’est lent ! Bon, je n’irai pas jusqu’à dire que c’est la cata, mais je suis déçue.

Du 20 au 27 mars : bulle complète à Saint-Martin Du 28 mars au 30 avril : FLORIDE (16 jours sur place) – LOUISIANE (11 jours sur place)

J01 à J03 – 28-30 mars – Miami J04 – 31 mars – Suite Miami, Everglades J05 – Route vers Key West J06 et J07 – 2-3 avril – Key West J08 – 4 avril – Everglades – Route vers Naples J09 – 5 avril – Naples, Fort Myers, Punta Gorda J10 – 6 avril – Repos à Punta Gorda J11 – 7 avril – Siesta Key Beach, Saratosa, St Petersburg, Tampa, Orlando (Kissimee) J12 – 8 avril – Repos à Kissimee J13 – 9 avril – Kennedy Space Center J14 – 10 avril – Merritt Island, Daytona, Jacksonville J15 – 11 avril – St-Augustine J16 – 12 avril (étape de transition) Tallahassee (Canopy Roads en chemin) J17 – 13 avril – Route vers Mobile (Alabama) J18 – 14 avril – Mobile J19 – 15 avril – Mobile : Les Jardins de Bellingrath J20 – 16 avril – Route vers Baton Rouge (lac Pontchartrain, Plantations San Francisco et Destrehan) J21 – 17 avril – Baton Rouge, St Francisville (Rosedown & Myrtles Plantations) J22 – 18 avril – Route des Plantations (Houmas et Laura) – Houma J23 – 19 avril – Swamp tour – Repos à Houma J24 – 20 avril – Sud de la Louisiane à partir de Houma J25 – 21 avril – De Houma à Lafayette : Morgan City, Franklin, Avery Island, New Iberia J26 – 22 avril – Lafayette (Vermilionville), Opelousas J27 – 23 avril – Lafayette : Breaux Bridge, Lake Martin, St Martinville J28 à J30 – 24-26 avril – New Orleans (NOLA) – Festival de Jazz le 29 J31 – 27 avril – Retour
Guadeloupe, entre forêt tropicale et littoral English translation pending
by Krikri6792 · 2015-04-05 · 40 replies
Tel un papillon déployant ses ailes sur la mer des Caraïbes, la Guadeloupe nous dévoile ses couleurs, de la forêt tropicale jusqu'au littoral. Voici le récit de notre séjour de quinze jours en famille, en mars 2015.

La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :

sites.google.com/...euxvoyageguadeloupe/

Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.

Bonne découverte 😉

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Présentation

Un besoin de chaleur et de lumière au cœur de l'hiver, une campagne de promotion de la part de Corsair et la destination pour ce printemps 2015 coule de source : ce sera la Guadeloupe.

C'est notre cinquième séjour sur l'île papillon, sans compter les deux jours de transit lors de notre séjour à la Dominique l'an dernier.

Nos précédents voyages datent de : - 1987 : un mois aux Abymes, avec notre fils alors âgé de 2 ans, visite principalement de la Grande-Terre et des Saintes, - 1999 : un mois à Deshaies, avec nos deux enfants alors âgés de 14 et 11 ans, un peu de Grande-Terre et davantage de Basse-Terre ainsi que l'île de Petite-Terre, - 2005 et 2013 : en couple à Ste Anne et Marie Galante (10 jours et 7 jours)

Cette fois, nous partons à quatre en compagnie de notre fille Charlotte et de son copain Rémy. Notre objectif n'est pas de visiter toute la Guadeloupe. Nous ciblons avant tout quelques lieux nouveaux, principalement situés sur la Basse-Terre. Nous avons aussi en tête quelques points d'intérêt que nous connaissons déjà mais que nous nous faisons une joie de revoir.

Pas de visites de distilleries ni de marchés… uniquement des activités nature. Vous nous suivez quand même ?

"L'île aux belles eaux" est dotée d'un patrimoine naturel exceptionnel : plages, volcans, sources chaudes, chutes et cascades, forêts luxuriantes… de quoi faire notre bonheur !

Pour ce nouveau séjour, du 9 au 24 mars 2015, nous avons choisi de nous baser sur la côte ouest de la Basse-Terre, entre Mahaut et Bouillante, juste en surplomb de la plage de Malendure et en face des ilets Pigeon.

Nous serons ainsi à proximité des principaux sites de randonnée et à deux pas des sites de plongée les plus réputés de l'île, ceux de la réserve Cousteau.

Le programme d'activités est donc tout tracé ;-)… du moins si la météo le permet. En principe, nous devrions être en pleine saison du carême qui s'étale de janvier à juin et qui peut réserver de sévères périodes de sécheresse. A contrario, l'hivernage de juillet à décembre est marqué par des températures élevées et des précipitations abondantes.

Cela dit, avec les changements climatiques, on ne peut plus jurer de rien.

Côté logistique, n'ayant pas pris nos billets d'avion en même temps, nous voyagerons avec Corsair et Air Caraïbes sur deux vols différents partant et arrivant à une heure d'intervalle. Pour avoir plus d'autonomie sur place et /ou pour bénéficier d'un véhicule aux points de départ et d'arrivée de certains circuits de randonnée linéaires, nous avons réservé deux petites voitures.

Voilà, tout est dit, alors y a plus qu'à…

Les cartes d'embarquement sont entre nos mains. C'est l'heure du départ ou presque…

Le récit se fera sous forme thématique (et non pas chronologique), du plus proche au plus éloigné des sites par rapport à la situation de notre camp de base.

Tel un papillon...

Arrivée et installation dans notre villa

Partis de Paris après un premier week-end de mars printanier, la Guadeloupe nous accueille avec un cortège de nuages et d'averses sous une trentaine de degrés. Hum, ça commence fort !

Charlotte et Rémy, arrivés plus d'une heure avant nous, nous attendent chez Sixty qui est, nous n'allons pas tarder à le comprendre, la compagnie low-cost de Sixt, chargée d'écouler ses véhicules les plus anciens.

Nous héritons d'une Kia Picanto rouge ayant manifestement déjà beaucoup baroudé vu l'état de sa carrosserie, sans parler du plafond intérieur tout taché comme si une bouteille de cola y avait explosé ! Au moins n'aurons-nous pas besoin d'y faire très attention Les jeunes, eux, ont eu une Peugeot 107, un peu plus récente mais guère plus vaillante.

Cela dit, elles feront l'affaire tout de même.

Il est 16 h 30 quand nous nous mettons enfin en route, direction Malendure sur la Basse-Terre à une quarantaine de kilomètres. En cours de route, nous prenons la sortie vers le centre commercial de Destrellan et son supermarché Carrefour. Manque de chance, Charlotte et Rémy poursuivent sur leur lancée jusqu'à la destination finale. Ils se chargeront par conséquent de réceptionner la villa pendant que nous faisons le plein de vivres.

Une fois ravitaillés, le trajet se poursuit par la route de la Traversée et le col des Mamelles dans une végétation exubérante, noyée dans les nuages, tantôt vernie par la pluie, tantôt luisante au soleil… ambiance tropicale par excellence !

Nous rejoignons les enfants, juste avant la tombée de la nuit (coucher de soleil 18 h 15)

Le temps de nous installer, nous finissons la soirée dans la piscine à trinquer à ce début de vacances prometteur avec un verre de jus de fruits. Le rhum, ce sera à partir de demain soir ;-)

Dîner express puis dodo de bonne heure, décalage horaire oblige.En réalité, ce sera plutôt une nuit en pointillé, rythmée par un vent à décoiffer les palmiers et à secouer les cocotiers ainsi que par la pluie tambourinant avec force sur le toit. Fort heureusement ce n'est pas la saison des cyclones !

Oups, avec tout ça, on a oublié de vous faire visiter. Venez, suivez-nous.

Villa de plain pied de 135 m2 nichée à flanc de montagne avec vue panoramique sur la baie de Malendure. Trois chambres avec climatisation, deux salles de bain, une cuisine équipée, un salon donnant sur une grande terrasse avec vue imprenable sur la mer. Piscine à débordement en forme de cœur (privée!)

Waouh, trop bien et encore mieux que sur Internet… diront Charlotte et Rémy.

Les familiers de la propriété

Un rouge-gorge

Le sporophille rouge-gorge, très commun dans les Petites Antilles, niché dans les arbustes de la propriété, toujours prompt à profiter de la moindre miette. Il fait partie des espèces protégées de la Guadeloupe.

Une chenille gloutonne

La chenille du Pseudosphinx tetrio ou sphinx du frangipanier (un papillon de nuit très courant dans les Antilles ainsi que du Brésil à la Floride) est une espèce très vorace qui raffole des tiges et feuilles de l'arbuste en question. Surnommée "chenille gloutonne" elle peut ingurgiter jusqu'à deux fois son poids en 24 heures. D'ailleurs à la fin de notre séjour, le frangipanier de la propriété s'est retrouvé en partie défolié.

Un iguane sauvé des eaux

Celui-ci est un Iguane vert ou Iguana iguana, invasif, non protégé, reconnaissable à sa queue rayée et à la présence d'une plaque subtympanique.

A ne pas confondre avec l'Iguane des Petites Antilles ou Iguana delicatissima, endémique faisant l'objet de toutes les attentions et très protégé.

Un petit chat errant

Sous ses airs farouches se cache un petit fripon qui n'a pas hésité à nous chiper des crêpes qui refroidissaient sans surveillance sur la table de la terrasse.

Mais passons aux choses sérieuses... et aux premières randonnées !

Vue depuis la terrasse

La trace du Petit-Malendure, à pied depuis "chez nous"

Premier matin en terres caraïbes et premières déconvenues en découvrant la couleur du ciel et la force du vent. Avec un temps pareil, qu'allons-nous bien pouvoir faire ? Les Mamelles ? Certainement pas ! Là haut, ça doit être la gadoue avec tout ce qu'il est tombé cette nuit.

Mais avec un peu de patience, au fil des heures, les nuages régressent pour laisser la place à un ciel de plus en plus dégagé, notamment sur le littoral.

Dans ce cas, la meilleure solution est de partir à pied depuis la villa afin de découvrir les alentours. Il se trouve qu'à notre porte (ou presque) passe la trace du Petit-Malendure, un sentier de randonnée de deux kilomètres et demi, avec 150 mètres de dénivelé, à parcourir en 2 heures et demie en one way.

Cette durée a l'air de convenir également à Charlotte (qui n'est pas une grande marcheuse) et à Rémy, d'autant qu'on leur présente le programme, sans vérifier nos documents, comme une petite balade en bord de mer, classée facile par notre topo-guide.

Nous voilà donc partis comme des amateurs pour cette petite marche que nous pensions facile, Hervé en sandales avec, pour tout liquide, une demi-bouteille d'eau seulement pour nous quatre et pas même un biscuit pour faire face à une baisse de régime mais avec, dans nos sacs, les maillots de bain pour le cas où.

Ça sent l'improvisation !

Pour récupérer le sentier, on espérait trouver un raccourci pour nous éviter les 50 mètres de dénivelé nous séparant du bord de mer. Mais à force de chercher, nous finissons par arriver au niveau de l'eau. Commençons alors par le commencement c'est-à-dire, comme prévu par le topo, à l'extrémité Est de la plage de Malendure.

Pas de chance, le dénivelé que nous venons de descendre, il faut immédiatement le remonter et c'est loin d'être la seule montée.

A l'ombre de la forêt sèche du littoral, le parcours, jalonné de jolis points de vue sur la Côte-sous-le vent, enchaîne montées et descentes incessantes.

Petit à petit, le chemin nous conduit en face des Ilets Pigeon (dont on reparlera plus tard) qui se détachent sur une mer moutonnée !

Un peu plus loin, une petite chaise d'écolier invite à une pause. Notez bien cet endroit, nous y reviendrons photographier le coucher de soleil, il se trouve en fait à cinq minutes à peine de la villa alors que nous crapahutons depuis plus d'une demi-heure.

La clarté de l'eau au pied des falaises invite à la baignade alors même qu'une première pancarte indique un accès à l'Anse à Négresse.

On s'arrête là ou on continue ? Notre topo-guide indiquant aussi un accès à la plage de galets de l'Anse Colas plus loin, on décide, à l'unanimité de poursuivre jusqu'à cette nouvelle destination.

La partie se corse car les montées se font plus longues, plus raides alors que le niveau de notre demi-bouteille d'eau diminue dangereusement. Mais avec une perspective de baignade à l'Anse Colas, tout le monde résiste, bien qu'un groupe de randonneuses croisées en chemin nous aient prévenus qu'elles n'avaient pas trouvé d'accès vers cette fameuse anse.

Pensant être plus malins qu'elles, nous poursuivons malgré tout, mais ferons à notre tour chou blanc. La perspective de baignade s'éloigne ! Avant que le sentier ne rejoigne la route nationale (où nous aurions pu déposer un de nos véhicules !!) nous faisons demi-tour afin de retourner vers l'anse à Négresse. Cela fait deux heures que nous crapahutons.

Le moral est dans les chaussettes, il va falloir se farcir une seconde fois les montagnes russes. Charlotte, plutôt petite marcheuse, s'accroche. Son leitmotiv est le suivant : "si ma mère y arrive, j'y arriverai aussi". Seulement voilà… sa mère faiblit dans une nième côte. Heureusement il reste quelques gouttes d'eau dans la bouteille, de quoi me ressusciter pour la dernière ligne droite… pas si droite.

Enfin l'Anse à Négresse se profile. La baignade est imminente… enfin pas tout à fait car il reste à descendre le long d'une falaise à l'aide d'une corde. Mes lunettes de soleil atterrissent immédiatement un étage plus bas. Quant à moi, j'atterris sur les fesses, amortie par mon sac à dos. Plus de peur que de mal !

Dans ce contexte, ce premier bain de mer est un vrai bonheur, seuls ou presque dans cette crique, dans une eau transparente à souhait.

Laissant les jeunes continuer à faire trempette, Hervé et moi prenons les devants et à hauteur de la petite chaise, trouvons le raccourci qui en cinq minutes nous ramènera à la villa.

Quant aux jeunes, bien que leur ayant balisé le raccourci à l'aide d'une branche, ils vont l'ignorer et se payer l'intégralité du parcours tout en recevant sur la tête une bonne averse. Les pauvres !

Moralité : pour une première randonnée, on a fait fort. Prévue facile en one way, on a sous-estimé la difficulté d'un aller/retour. Nous avions peur que Charlotte ne suive pas, or elle a assumé comme une randonneuse confirmée.

Les chiffres : on a tout doublé. La distance = 5 km, la durée = 4 à 5 heures en tout, le dénivelé = 300 mètres.

Après une telle matinée d'efforts, l'après-midi est consacré au repos d'autant que les averses s'enchaînent. C'est vrai que nous sommes en mars : serait-ce la version caribéenne des nos giboulées métropolitaines ? En tout cas, c'est l'occasion d'un bel arc-en-ciel !

Pour le coucher de soleil, en revanche, ce n'est pas gagné ce soir mais il y en aura d'autres. Maintenant que nous avons repéré le raccourci pour nous mener en cinq minutes à l'Anse à Négresse, nous en profiterons souvent !

Sur la trace du Petit-Malendure



De la plage de Malendure aux îlets Pigeon : en kayak et snorkeling

Nous continuons la découverte des lieux situés à proximité de notre villa, aujourd'hui ceux à portée de vue.

En effet, depuis notre terrasse le regard embrasse à la fois la plage de Malendure, les îlets Pigeon et plus généralement l'ensemble de ce qu'on appelle la réserve Cousteau. Allons donc voir de plus près de quoi il retourne.

C'est en 1959, lors d'essais en Guadeloupe de sa toute nouvelle soucoupe plongeante que le commandant Cousteau s'est rendu compte avec son équipe la beauté des fonds sous-marins de Malendure.

En 1974, il émet le souhait de faire protéger le site par la création d'une réserve marine.

A partir de ce moment-là, c'est à titre amical puis publicitaire que les lieux ont été parés du titre de "réserve Cousteau" avec un succès immédiat.

Pourtant, jusqu'en 2009, la protection du site consistait en un simple arrêté préfectoral interdisant la pêche et le mouillage d'ancres sur le site.

Depuis 2009, la réserve fait partie du parc national de la Guadeloupe et un large triangle de zones marines et côtières (981 ha) entre la pointe Mahault au nord et la pointe à la Lézarde au sud est classé "cœur de Parc National".

Par conséquent, toute une faune sous-marine bariolée y a trouvé refuge et se laisse admirer à quelques coups de palme de la plage : groupe de seiches, gros barracudas, poissons perroquets, coffres, chirurgiens, capitaines, lippes… bref toute la variété des espèces exotiques.

La baie abrite aussi des dizaines de tortues caouane. Il n'est pas rare d'en croiser trois ou quatre à chacune de nos explorations en surface.

Au large de la plage, les deux îlots appelés Ilets Pigeon, autrefois couverts de goyaviers, sont le lieu de prédilection des amateurs de plongée. Bateau à fond de verre et bateaux de plongée s'y donnent rendez-vous plusieurs fois par jour.

Pour explorer la zone située à 1,5 km des côtes en tant que snorkeleurs, le mieux est de louer un kayak.

Pour ce faire, nous nous adressons au club de plongée préféré d'Hervé (mais il existe plusieurs autres loueurs sur place) et c'est parti pour une quinzaine de minutes de navigation.

Une fois sur place, nous hissons le kayak sur les galets avant de nous jeter immédiatement à l'eau.

Tout en faisant le tour du petit îlet à la palme, au fil des paysages sous-marins, rencontre avec un barracuda solitaire de belle taille.

A la balade sous-marine succède une balade terrestre avec une grimpette au sommet du grand îlet pour une vue panoramique sur la Basse-Terre.

Au sommet, un calvaire et un magnifique frangipanier. Son port altier n'est pas sans me rappeler l'arbre à carquois namibien.

Sur la côte en face, on essaie de distinguer notre villa. En fait en raison de son orientation, on n'en distingue que la toiture.

Un dernier coup d'œil au petit îlet et aux bateaux de plongée, avant le retour à Malendure, la boucle est bouclée !

Une très belle excursion que l'on recommande chaudement !

En soirée, retour à notre point de vue préféré pour un coucher de soleil plus contrasté que le précédent.

Sous l'eau aux Ilets Pigeon

L'extrême Sud : le sentier de l'Acomat à Trois-Rivières

Au lever du jour, le temps n'est a priori pas très inspirant. Une épaisse grisaille couvre toute la montagne jusqu'au littoral.

Hum, dans ces conditions, comment choisir de façon sereine une activité pour la journée ?

Peut-être la météo locale pourrait-elle nous aider ? Des nuages associés à un peu de pluie et à un peu de soleil, bref un temps variable est prévu sur les principaux sites de l'île. Avec une telle prédiction, Météo-France ne se mouille pas beaucoup ;-)

Néanmoins, cet après-midi, sur la ville de Basse-Terre et ses environs, elle prévoit un grand soleil. Voilà qui est encourageant et c'est immédiatement dans cette direction que nous lançons notre recherche de randonnées.

Le sentier de Grande Pointe, à l'extrême sud de l'île, retient notre attention dans un premier temps.

Ce n'est pas la porte à côté bien qu'étant située à une quarantaine de kilomètres seulement. La route du littoral n'en finit pas de tournicoter puis c'est l'entrée de la ville de Basse-Terre qui nous ralentit encore.

En outre, nous ne possédons pas de carte précise de cette partie de l'île. C'est donc un peu à l'arrache que nous nous orientons, régulièrement appuyés par de gentils locaux qui nous affirment que nous sommes sur la bonne voie.

Quand nous nous retrouvons sans le vouloir à l'entrée de la petite ville de Trois-Rivières, nous espérons que les gendarmes postés là pourront mieux nous renseigner.

Après avoir tourné et retourné la carte dans tous les sens, ils nous avertissent que le parking que nous visions a été déplacé et nous recommandent de faire la randonnée dans le sens inverse par rapport à ce que nous avions prévu : de l'Anse Duquerry à la Grande Pointe.

Ok, mais l'Anse Duquerry, comment la trouver ? Les gendarmes étant incapables de nous donner plus de détails, nous tâchons de nous débrouiller seuls.

Dans le village, nous suivons le panneau "Bord de mer" et atteignons l'embarcadère vers l'archipel des Saintes.

Cela fait près de deux heures que nous sommes en route alors tant pis, nous décidons de modifier un peu le programme afin d'emprunter le sentier de l'Acomat (départ près de l'embarcadère) qui rejoint cette fameuse Anse Duquerry.

Le sentier commence par traverser une forêt xérophile caractéristique du bord de mer où s'entremêlent mapous, poiriers et gommiers géants. Quelques spécimens remarquables sortent du lot.

Dans cette atmosphère humide, les mille-pattes sont tout à leur aise.

Quand la forêt s'éclaircit, elle permet de belles échappées vers l'archipel des Saintes.

Gros paquebots au premier plan.

Toute cette côte sud est recouverte de coulées de lave jadis crachées par la Soufrière. Ici, quelques-unes de ces bombes volcaniques éparpillées par la fureur du volcan.

Peu après, changement de végétation alors que nous pénétrons dans un sous-bois de raisiniers.

La balade se termine à l'Anse Duquerry (1 h à 1 h 30) où nous décidons de poursuivre un peu vers Grande Pointe, plus précisément jusqu'à la rivière Coulisse.

En raison de la pluie de ces derniers jours, nous craignions qu'elle ne soit pas traversable. Or à notre grande surprise, il n'y a que très peu d'eau de sorte que quelques rochers bien placés nous permettent de la passer sans nous mouiller les pieds.

A proximité de la rivière, des rochers sculptés sont les témoignages laissés par les premiers occupants de l'île, les Arawaks, venus d'Amérique du Sud.

Nous n'irons pas plus loin.

Pour le retour vers Trois-Rivières, nous pensons bien faire en prenant une variante par le chemin La Coulisse, en réalité une petite route. Mais c'est finalement un parcours fastidieux car sans ombre (ou presque) et en montée. Le seul avantage, c'est qu'il permet de jolies vues sur le village.

Cette petite randonnée (en tout 4 km, 2 h 30, peu de dénivelé) nous a ouvert l'appétit. C'est donc avec impatience que nous mettons les pieds sous la table au restaurant "aux Quatre Epices", situé sur le parking à l'arrivée. Une pause bienvenue mais un service très lent et un repas qui nous laisse sur notre faim !

L'après-midi se poursuit par une baignade à la plage de Rivière-Sens qu'on espérait prolonger par un bain de soleil. Mais une grosse averse nous précipite plus vite que prévu dans notre voiture. Alors un peu dépités, nous préférons rentrer à la villa pour profiter plus longuement de notre piscine.

Vue sur l'archipel des Saintes, au large de Trois-Rivières



Sur la route de la Traversée : les deux Mamelles et le Morne à Louis

Ces deux pitons aux formes suggestives se dressent à l'arrière-plan de notre villa. Il s'agit des deux Mamelles, Mamelle de Pigeon (768 mètres d'altitude) et Mamelle de Petit-Bourg (716 mètres d'altitude).

Dans le creux entre les deux montagnes se situe le col des Mamelles (686 mètres) où passe la seule route carrossable ou route de la Traversée, la RD23, qui comme l'indique son nom, traverse le massif montagneux de la Basse-Terre depuis Petit-Bourg jusqu'à Pointe-Noire.

La forêt de la Traversée, classée Parc national, comprend un certain nombre de sites et de points d'intérêt se trouvant à une petite demi-heure de la villa. Il sera donc facile et rapide d'y accéder à plusieurs reprises pour y randonner.

Les deux Mamelles

Le point de départ vers la Mamelle de Pigeon se fait au col même, celui vers la Mamelle de Petit-Bourg, un peu plus à l'est.

Les durées et les dénivelés sont très similaires : un peu plus de 2 km, autour de 150 mètres de dénivelé, 1 h 30 à 2 heures de marche aller-retour.

On démarre par un escalier pavé qui s'enfonce dans la forêt mais qui très vite laisse place à un sentier certes aménagé mais très boueux à cette saison.

Au passage, vue sur la voiture garée en bordure de route.

Dans cette ambiance humide, toute une variété d'espèces exotiques caractéristiques de la forêt hygrophile s'épanouit.

Au sommet, vue panoramique sur les crêtes et par delà jusqu'à la mer.

Mais bien davantage que les panoramas, ce sont de petits détails de botanique qui retiennent notre attention.

Fougère calumet Ananas bois, Glomeropitcairnia penduliflora, de la famille des Broméliacées. C'est une herbe tropicale épiphyte ou terrestre Inflorescence de palmier Fleur bleue, Psychotria urbaniana, de la famille des Rubiacées Criquet ? Forme juvénile ?

Bref, deux petites randonnées bien agréables qui raviront les amateurs de botanique.

Le Morne à Louis

A proximité des deux Mamelles, le Morne-à-Louis (743 mètres d'altitude) est plus facile d'accès puisqu'on y monte en voiture. Au sommet, le parc national est en train d'aménager un belvédère.

Les antennes de télécommunication qui le coiffent sont également visibles depuis notre villa. Il n'est donc pas étonnant d'avoir de là-haut une vue plongeante sur le lotissement ainsi que sur les Ilets Pigeon.

A ce propos, en feuilletant l'album photo de notre séjour de 1999, j'ai retrouvé une photo, faite du même endroit, où l'on distingue le lotissement au moment de sa viabilisation.

Ananas bois

Sur la route de la Traversée : la trace des Ruisseaux et la cascade aux Ecrevisses

Nous continuons à explorer les sites émaillant la route de la Traversée, cette fois-ci, sur la trace des Ruisseaux, un sentier qui chemine au bord de l'eau dans la forêt humide. Point de départ au parking supérieur de la Maison de la Forêt.

Fougères et "oreilles d'éléphants" (Philodendron) partent à l'assaut des arbres géants pour espérer toucher le ciel.

Devant cet Acomat boucan gigantesque, on se sent tout petit.

Dans cette végétation exubérante, un balisier (Heliconia caribea) jaune pointe le bout de ses épis.

D'un arbre à l'autre, des lianes aussi grosses qu'un bras s'entrelacent et s'emmêlent pour former… une balançoire, prête à accueillir le promeneur de passage.

Dommage qu'il faille sans cesse regarder où l'on met les pieds. En effet, la trace très empruntée est très dégradée. On dérape sur les racines mises à nu par les nombreux passages et par les intempéries récentes. Mais sans doute ces sentiers en forêt humide ne sont-ils jamais secs même à la saison dite sèche.

Après s'être un peu cassé les pattes en forêt, rien ne vaut un rafraîchissement dans une cascade.

La cascade aux Ecrevisses

C'est l'endroit idéal. Elle se trouve à deux minutes à pied de la route de la Traversée par un sentier bétonné, faisant le bonheur des non-marcheurs, en l'occurrence ce jour-là de nombreux groupes de croisiéristes. Ces derniers se contentent de faire clic devant la cascade. Quant à nous, nous avons une toute autre intention… en plus ;-)

La cascade est jolie, l'eau y est claire et fraîche. Nous ne pouvons pas résister !

La cascade aux Ecrevisses

Dans l'arrière-pays de Deshaies : du Morne Mazeau à Solitude

Nous connaissons bien les alentours de Deshaies pour avoir séjourné quatre semaines en 1999 à Ferry, tout proche.

Pourtant, nous n'avions jamais fait au préalable de randonnées aux alentours. Il est donc temps d'y remédier.

Le parcours du Morne Mazeau à Solitude est un circuit linéaire. Nous avons par conséquent besoin des deux voitures. Le ciel est plutôt clément ce matin-là, nous partons confiants en direction de Solitude afin d'y laisser un des deux véhicules.

Il nous faudra presque une heure, car il s'agit en l'occurrence de dépasser Deshaies puis de prendre la petite route départementale D18 jusqu'à Duzer.

Notre Picanto reste sur place, au bout du chemin de Solitude. Nous poursuivons tous les quatre dans la 107 des enfants. En réalité, il faut refaire une partie du trajet et retraverser Deshaies.

Là une petite route très raide conduit au Morne Mazeau, qui est le seul sommet de la crête centrale de la Basse-Terre accessible en voiture. Hum, accessible avec quelques difficultés tout de même ! Au milieu de la pente, la voiture ne répond plus, même pas en première, d'autant que la route vient d'être arrosée par une brève ondée. Il a alors fallu la délester de près de 200 kg (tout le monde descend, sauf la conductrice), la faire reculer sur quelques centaines de mètres puis lui faire prendre de l'élan pour vaincre la pente. On a eu chaud !

Venons-en à la randonnée proprement dite. Elle démarre du sommet à 600 mètres d'altitude. Après une courte montée pour atteindre le point culminant (642 mètres), elle se fait constamment en descente. Un détail qu'Hervé avait momentanément oublié de sorte qu'il nous fait revenir sur nos pas au bout de quelques centaines de mètres au prétexte que ça monte alors que nous devrions descendre. Alzeimer le guette-t-il ?

Après ce faux vrai départ (un échauffement, prétend-il) nous pouvons enfin réellement démarrer.

Nous progressons d'abord dans la forêt humide sur une trace boueuse et glissante mais dès que le sentier perd de l'altitude, la trace s'assèche, nos godillots aussi !

Comme nous n'avons pas à nous préoccuper de nos pieds, nous portons toute notre attention sur la végétation et ne tardons pas à dénicher, cachés au milieu des fougères…

Ici une orchidée sauvage, Spathoglottis plicata

Là un épi de balisier, sur le point de s'ouvrir.

Pendant ce temps, nos deux jeunes nous ont distancés. Nous les retrouvons au sortir de la forêt, à l'endroit où le parcours fait une petite chicane.

Pas complètement persuadés de la pertinence de cet écart, Hervé et moi poursuivons tout droit pendant que Charlotte et Rémy tentent la variante.

Ils découvrent tout comme nous une piste en terre ocre bordée d'un mur de fougère calumet mais eux, aperçoivent la mer avant nous. Le détour ne s'appelle pas Bellevue pour rien !

Retrouvailles un peu plus bas. Ça y est, nous voyons tous bien la mer maintenant !

Devant nous, le Grand Cul-de-sac Marin (dont on aura l'occasion de reparler ultérieurement) Vue sur l'ilet Tête à l'Anglais…

Encore un étage plus bas, nous traversons à présent champs de canne et pâturages dans une ambiance bucolique. Le vert intense des cannes tranche avec l'ocre de la terre et le bleu azur de la mer à l'horizon

Tiens, des cerisiers en fleurs ? Non… ce sont des bois savonnette qui égayent la campagne de leurs teintes rosées.

C'est un festival de couleurs !

La balade s'achève à Solitude au bout de deux heures et demie et 6,5 kilomètres, continuellement en descente (ou presque) ! Trop cool !

Après avoir récupéré l'une puis l'autre voiture, il est temps de se mettre à table. En passant, nous avions reconnu un restaurant perché sur les hauteurs de Ferry que nous avions déjà fréquenté en 1999, le Rayon Vert. Le déjeuner, au bord de la piscine à débordement, est à la hauteur des souvenirs que nous en avions gardés. D'ailleurs nous y reviendrons une deuxième fois au cours de notre séjour.

Souvenirs, souvenirs… encore dans l'après-midi en nous installant sur la plage Leroux qui était notre plage de prédilection il y a quinze ans.

Entre deux bains de mer, il nous reste une dernière quête : retrouver la maison que nous avions louée à l'époque. Bien que le quartier ait énormément changé (nouvelles constructions sorties de terre, plus de végétation autour des propriétés), nous avons fini par l'identifier. Elle n'était pas mal non plus ;-)

Reste à prendre la route du retour après une très belle journée partagée entre nouvelles découvertes et réminiscences.

Sur le chemin de Solitude

Autour de Deshaies : son littoral, son jardin botanique

Retour à Deshaies pour une nouvelle randonnée, sur le littoral cette fois, du Gros Morne à l'anse Riflet.

C'est un circuit qui s'envisage plus facilement avec une voiture à chaque extrémité mais pour cette fois nous avons décidé de faire bande à part, les jeunes ayant d'autres projets.

En aller simple, le topo-guide prévoit 5 kilomètres en 2 heures et demie avec 200 mètres de dénivelé. Quant à la solution du retour, on verrait bien !

Le point de départ se situe dans le bourg de Deshaies, près du cimetière et de l'école primaire.

On attaque d'emblée avec la partie la plus rude, l'ascension du Gros Morne, 200 mètres de montée raide dans une forêt sèche où cohabitent gommiers, campêches et tendres à cailloux.

Au sommet une trouée dans la végétation permet d'apercevoir l'entrée de l'anse de Deshaies et le Morne à Fous sur lequel est situé le jardin botanique (que j'évoquerai plus loin)

Par un sentier en lacets, nous amorçons la descente en direction de la magnifique plage de Grande Anse

Près d'une ancienne batterie (canons du XVIème siècle), nous faisons une petite pause à l'ombre, avant de poursuivre vers la plage.

L'arrivée sur la plage se fait à l'extrémité sud de Grande Anse, longue de près de deux kilomètres.

A ce stade une baignade s'impose. Avec quelques rouleaux, la mer n'est pas aussi calme qu'il n'y paraît. Un pas en avant, trois pas en arrière, Hervé rit de mes hésitations. Finalement, je m'y lance mais pas sans quelques appréhensions, je déteste les vagues.

Nous ne sommes pas venus pour rester sur la plage, alors zou, on poursuit à l'extrémité nord de la plage en direction de la pointe le Breton, sur le tracé d'une ancienne route coloniale où subsistent ça et là des restes de murets et dallages en pierres volcaniques.

Après la route coloniale, c'est maintenant le tracé de l'ancienne route nationale que nous suivons. Dans les jardins, les arbres croulent sous les fruits. La récolte promet d'être bonne. Ici un manguier bien chargé. Là un arbre à pain généreux.

L'ancienne et la nouvelle route nationale se rejoignent à l'Anse Riflet… superbe elle aussi.

Il est temps de prendre une décision concernant le retour. Nous nous voyons mal faire le retour à pied via le Gros Morne. Par la route à pied ? Pas vraiment non plus. En bus ? Pourquoi pas, d'autant qu'il y a un arrêt à Riflet. Mais alors que nous étudions les horaires à l'arrêt en question (les bus sont très rares le week-end) je me retourne en levant le pouce. Immédiatement une gentille dame s'arrête et nous ramène à l'entrée de Deshaies. Super !

Il nous reste alors à grimper jusqu'au cimetière où nous retrouvons notre voiture en même temps que la pluie. Ouf, on l'a échappé belle !

A quelques jours d'intervalle, Charlotte et Rémy ont fait, eux aussi, cette balade mais dans une version un peu différente, à partir de Grande Anse jusqu'à Anse Riflet en aller-retour. Ils ont ainsi évité tout souci d'acheminement. Malins, les jeunes !

Ils en ont également profité pour visiter le jardin botanique de Deshaies (sur l'ancienne propriété de Coluche), une immersion dans un univers de couleurs et de senteurs.

Roses de porcelaine (Etlingera elatior) et lavandes rouge (Alpinia purpurata) Oiseau-de-paradis (Strelitzia reginae) Banane ornementale (Musa ornata)

Dans ces conditions, les colibris sont aux anges !

Décidément Deshaies et sa région ne manquent pas d'attraits.

Dans le prochain épisode, nous resterons encore un peu dans le coin en partant à la découverte du lagon du Grand Cul-de-sac marin que nous avions déjà aperçu depuis les hauteurs de Solitude.

Anse Rifflet

Le Grand Cul-de-Sac Marin en kayak

Au large de Sainte-Rose, au nord de la Basse-Terre s'étend une zone ultra protégée : le lagon du Grand Cul-de-Sac Marin. Classé réserve mondiale de la biosphère par l'UNESCO, ce lagon ceinturé par la plus grande barrière de corail des Petites Antilles (29 km de long) présente la particularité d'offrir deux types de milieux : l'un…terrestre avec ses îles et îlots où se développent mangroves et forêts marécageuses, l'autre… marin avec ses formations coralliennes, ses herbiers et sa faune sous-marine.

Le meilleur moyen de partir à la découverte de ces milieux est incontestablement le kayak. Plusieurs opérateurs organisent ce type d'excursions. C'est une sortie que nous avions déjà faite en 1999. Charlotte, du haut de ses onze ans à l'époque, en avait gardé un souvenir impérissable, elle tenait absolument à réitérer l'expérience.

En 1999, nous avions été approchés par Rando Passion qui faisait la promotion de cette sortie en kayak au détour d'un sentier du côté des Mamelles. C'était le tout début du développement de l'activité à une époque où Internet n'était pas et de loin le seul canal de promotion et de communication.

Mais revenons-en à 2015. Cette fois, nous nous sommes adressés à Tam Tam Pagaie dont les avis sur les forums sont très positifs

Franck, qui est d'ailleurs un ancien de Rando Passion, gère aujourd'hui sa propre affaire.

Parmi les différentes propositions d'excursions, nous avons opté pour un tour à la journée.

Le rendez-vous a lieu au port de pêche de Morne Rouge, entre Sainte-Rose et le Lamentin, à 8 h 45. Nous sommes 10 kayakistes en tout, répartis en 4 kayaks biplaces et deux monoplaces.

Un peu après 9 heures, après un court briefing, les embarcations s'élancent. Direction l'Ilet la Biche.

Au bout d'une demi-heure, déjà un premier arrêt sur un haut-fond.

C'est l'occasion pour Franck de sensibiliser ses visiteurs à la fragilité du milieu et de présenter quelques spécimens de la faune locale : étoiles et concombres de mer, oursins, méduses cassiopée et … lambis.

Voilà à quoi ressemblent ces gros mollusques très présents dans la cuisine antillaise. Depuis quelques jours, ils s'affichent, sous leur forme cuisinée, sur les panneaux publicitaires d'une enseigne de supermarché, un peu partout sur l'île.

Franck en profite aussi pour nous annoncer la réintroduction prochaine (à partir d'avril 2015 normalement) de lamantins en provenance du Brésil, des mammifères marins herbivores qui peuplaient ces eaux jadis avant d'être tous exterminés pour leur chair.

Une heure plus tard, l'îlet est en vue. Ayant appris que nous étions venus en 1999, Franck nous prévient que nous y verrions de grands changements.

Une photo prise à l'époque nous montre posant sur un îlot sablonneux.

Or, aujourd'hui, il ne reste plus un grain de sable sec. Seul le cabanon (servant d'abri pour le pique-nique) résiste encore. La formule "manger les pieds dans l'eau" est ici une réalité.

Plus de trace non plus du ponton et des toilettes à ciel ouvert que nous avions photographiés à l'époque.

Si en 1999 nous avions un peu l'impression d'être des Robinsons échoués sur une île déserte, aujourd'hui c'est loin d'être le cas.

Deux vedettes rapides en provenance de Sainte-Anne et Saint-François vont venir y jeter l'ancre à l'heure du déjeuner. Animation garantie, surtout après quelques verres de planteur ou de ti-punch.

Les lieux restent néanmoins paradisiaques.

De l'excursion passée, Charlotte gardait le souvenir d'avoir goûté le meilleur poulet boucané et la meilleure salade de riz de sa vie. Autre temps, autre menu. Aujourd'hui Franck a préparé un court-bouillon de daurade, excellent par ailleurs. Au dessert, des bananes et de l'ananas et pour Rémy, une révélation : il découvre qu'il aime l'ananas ;-)

Une dernière baignade, puis il est temps de se remettre en selle en direction de la mangrove du bord de mer.

Une fois au cœur de la mangrove, la progression se fait à la main. En se frayant un passage entre les racines, les frêles esquifs glissent doucement le long des allées de palétuviers dans un silence impressionnant, juste interrompu par le cri d'un oiseau ou le gratouillis d'un crabe.

Instants magiques de communion avec la nature !

A la sortie de ce labyrinthe, c'est déjà la fin ou presque ! Il reste une dernière baie à traverser avant le retour au port du Morne-Rouge.

En tout, nous avons parcouru une douzaine de kilomètres dont nous gardons une nouvelle fois un excellent souvenir et quelques coups de soleil en prime, surtout sur les crêtes tibiales !

Au coeur de la mangrove du Grand Cul-de-Sac Marin

Centre/Sud : la Soufrière en boucle via le col de l'Echelle

La Soufrière, point culminant des Petites Antilles à 1467 mètres, est le site le plus prestigieux du parc national de Guadeloupe et un incontournable d'un séjour dans l'île.

Son dôme ne présente pas de véritable cratère, mais des bouches éruptives, des gouffres et des entailles profondes. Bien que familièrement surnommé "la Vieille Dame", c'est un volcan actif relativement récent (10 000 ans environ) qui se manifeste par de nombreux dégagements de vapeurs, fumerolles, sources chaudes en différents points de ses flancs et de son dôme.

Nous en avions déjà fait l'ascension en 1999 mais nous tenions absolument à pouvoir la refaire. Charlotte s'étant bien entrainée depuis plus d'une semaine, elle s'estimait maintenant capable de se mesurer au volcan d'autant qu'à l'âge de 11 ans elle avait bouclé le tour haut la main.

Ce matin-là, le temps est loin d'être optimal mais très motivés, nous partons quand même en direction de Saint-Claude à une quarantaine de kilomètres de notre pied-à-terre. Bah, vu la météo toujours très variable de ces derniers jours, il n'est pas impossible que le ciel se dégage plus tard ou plus loin.

Sur le trajet, une aigrette imprudente nous coupe la route.

Un peu plus loin, nous restons coincés derrière un convoi exceptionnel. Dans ces conditions, nous mettons plus d'une heure à couvrir les 40 kilomètres qui nous séparent du pied du volcan.

Suite à un effondrement de la route consécutif au tremblement de terre de 2004, le point de départ ne se situe plus à la Savane à Mulets (1142 m) comme en 1999 mais aux Bains Jaunes (950 mètres). Il faudra donc compter avec un dénivelé et une durée légèrement supérieurs.

Le temps n'a guère évolué dans le bon sens. A destination, il fait frais 15 °, venteux et nuageux.

Il est près de 8 h 30 quand nous entamons la montée sous un couvert végétal luxuriant en empruntant le sentier du Pas du Roy, un chemin pavé construit par les régiments de la coloniale à la fin du XIX siècle.

Au bout d'une trentaine de minutes, nous sortons de la forêt humide pour nous retrouver devant les savanes d'altitude au niveau de l'ancien parking de la Savane à Mulets. C'est là que la véritable ascension commence. Le sommet de la Soufrière est en général visible d'ici mais aujourd'hui il est complètement dans les nuages.

Un panneau indique une durée d'une heure et quinze minutes jusqu'au plateau sommital. Le sentier est rocailleux mais sans difficulté particulière. Est-ce pour cela qu'il s'appelle le chemin des Dames ?

La montée est en principe agrémentée par de magnifiques vues panoramiques sur les Saintes, les monts Caraïbes, la ville de Basse-Terre, Baillif et la mer. Mais aujourd'hui, rien… c'est la purée de pois totale.

Alors à défaut de panoramas, focalisons-nous sur les pentes et les plantes qui les couvrent.

Ici la Grande Faille, d'une centaine de mètres de profondeur, traversant la Soufrière du nord au sud.

Au cours de la montée, un coup d'oeil sur les différentes plantes :

Lycopodes, faisant partie des végétaux pionniers qui se réinstallent en priorité sur le sol après une éruption volcanique par ex.

Ananas jaune (Guzmania plumieri) de la famille des Broméliacées, plante tropicale épiphyte

Hampe florale d'ananas jaune

Ananas rouge (Pitcairnia bifrons) de la famille des Broméliacées, plante herbacée endémique des Petites Antilles

Quand les nuages se disloquent légèrement, ils dévoilent furtivement quelques reliefs qui disparaissent aussi vite.

Les derniers mètres de dénivelé sont franchis sous une petite bruine pénétrante et quelques rafales de vent.

Nous apprenons par un panneau que nous avons atteint le point culminant de la Découverte 1467 mètres. Il est 10 h 15 environ. Nous sommes toujours dans les nuages. Heureusement que des plots peints en blanc nous balisent le chemin.

C'est par la Porte d'Enfer que nous approchons des gouffres et des entrailles du volcan, d'où s'échappent vapeurs et fumerolles.

Pour le retour, nous choisissons de passer par le col de l'Echelle, un parcours plus long que le précédent et qui s'avèrera plus boueux.

J'essaie d'éviter la boue en prenant exemple sur le basketteur que nous venons de croiser en positionnant mes pieds de part et d'autre de la trace mais n'ayant pas sa taille, je me retrouve illico les quatre fers en l'air et le derrière dans la boue. Ça fait beaucoup rire Hervé jusqu'à ce qu'il dérape lui aussi, juste avant le franchissement d'une zone de glissement à propos de laquelle un panneau indique "par précaution, veuillez traverser cette zone sans vous arrêter". C'est loupé !

Quand l'état du sentier nous laisse un peu de répit, le photographe capture quelques menus détails botaniques : fougères et lycopodes.

De fil en aiguille, nous finissons par franchir le col de l'Echelle, toujours dans la brume.

En approchant de la Roche Fendue, le ciel commence à s'éclaircir.

Ce rocher est dans cet état depuis l'éruption de 1976.

Nous pouvons enfin profiter d'une belle vue sur la mer et sur la ville de Basse-Terre.

De retour à hauteur de la Savane à Mulets, le dôme de la Soufrière est maintenant presque dégagé.

Il reste à reprendre le sentier du Pas du Roy (c'est le choix de Charlotte et Rémy). Quant à nous, nous prenons directement par la route fermée à la circulation, c'est plus long en distance mais plus rapide en temps.

Il est un peu plus de midi quand nous arrivons aux Bains Jaunes, au bout de 4 heures pour 7 km et 500 mètres de dénivelé.

En dépit du manque de vue, nous sommes ravis d'avoir pu effectuer une nouvelle fois cette ascension mythique. En 1999, les conditions n'avaient pas été meilleures. Conclusion : il faudra revenir un jour par beau temps !

En attendant, une baignade dans le bassin des Bains jaunes est bienvenue. Ce bassin aux eaux tièdes (30° C) alimenté par des sources thermales provenant du volcan a été édifié en 1887 lui aussi par des régiments coloniaux. Il est régulièrement entretenu par les agents du parc. Il est néanmoins déconseillé de mettre la tête sous l'eau en raison de la présence possible d'amibes.

A la baignade succède un pique-nique à l'aire de Beausoleil. Il fait maintenant un temps magnifique.

Pour le dessert, nous retournons comme il y a quelques jours au port de Rivière-Sens. Nous espérions faire quelques emplettes dans la ville de Basse-Terre. Mais à cette heure (début d'après-midi) en dehors des bazars tenus par des Chinois, tous les commerces sont fermés, sieste oblige.

Alors nous reprenons tout doucement la route du retour vers le nord non sans un nouvel arrêt pour un bain supplémentaire à la Ravine Thomas, une source thermale chaude jaillissant en bord de mer et tempérée par les vagues. Doudous antillaises et touristes se partagent le bassin. Ambiance locale assurée !

C'est ainsi que se termine cette très belle journée entre effort et réconfort.

Sur les pentes de la Soufrière

Grande-Terre : randonnée de Port-Louis à Anse-Bertrand, plage de Sainte-Anne

Les plus belles plages de sable blanc de l'île se trouvent indiscutablement sur la Grande-Terre. Parmi les plus réputées, celle de l'Anse du Souffleur à Port-Louis, au nord-ouest de la Grande Terre.

Nous la connaissons bien mais quand on aime on ne compte pas. Alors aujourd'hui, on y retourne mais pas uniquement pour les plaisirs de la plage. Entre Port-Louis et Anse-Bertrand, notre topo-guide indique une randonnée entre mer et mangrove de 7 kilomètres à faire en 3 heures. Une bonne façon d'allier dans la même journée marche et farniente.

Le circuit étant linéaire, nous partons par conséquent avec nos deux véhicules. Premier objectif, déposer une voiture à Anse-Bertrand. C'est à 70 kilomètres… soit à une heure et demie de "chez nous", tout un périple à l'échelle de la Guadeloupe avec l'obligation de traverser la banlieue de Pointe-à-Pitre. Nous sommes pourtant agréablement surpris, la circulation est plus fluide qu'attendue.

Vers 9 heures, nous garons notre Picanto devant la bibliothèque de Anse-Bertrand, non loin du cimetière du village. C'est alors un autre cimetière que nous rallions, celui de Port-Louis, jouxtant la plage du Souffleur. C'est le point de départ de notre randonnée.

Immédiatement, une première image de cette belle anse aux eaux turquoises !

La marche commence sur une piste en terre tout à fait praticable en voiture qui dessert des carbets (aires de pique-nique protégées) déjà très fréquentés par les locaux à cette heure encore matinale. Certains ont même installé un groupe électrogène alimentant une sono. Ça zouke déjà ;-)Pourtant, on n'est pas le week-end ? Nous réaliserons plus tard que nous sommes le jour de la mi-carême, férié aux Antilles.

Laissant derrière nous l'animation des carbets, nous arrivons à hauteur du marais de Port Louis où une passerelle suivie d'un sentier permet une incursion dans la mangrove.

Mais d'abord un peu d'exercice en grimpant au sommet de la tour d'observation, récompensé par une très belle vue panoramique.

Depuis l'observatoire, vue plongeante sur Hervé pressé de voir la suite.

Nous empruntons la fameuse passerelle puis nous nous enfonçons de plus belle dans le marais, un milieu favorable au développement des plantes épiphytes.

Un peu partout, des pièges à crabes !

Une mauvaise interprétation de la carte nous a fait croire que cette trace allait rejoindre le chemin du littoral un peu plus loin. Or il n'en est rien, il faut faire demi-tour. Un détour qui nous coûtera trois kilomètres de plus mais la satisfaction d'avoir découvert ce milieu très particulier.

Une fois de retour sur le littoral, il suffit de poursuivre tout droit, tantôt au plus près de l'eau, tantôt un peu en retrait.

Ici sur un sentier bordé de catalpas.

Dernière fenêtre vers cette anse paradisiaque… avant un changement de décor en arrivant sur un littoral rocheux, battu par les vagues de l'océan. Nous sommes à présent exposés au nord.

Le bord de mer rocheux est prisé des huîtriers pie…

… alors que d'autres, comme ce sucrier à ventre jaune, préfèrent les sous-bois plus abrités.

De sous-bois en zones marécageuses, de falaises en pâturages, la randonnée se poursuit ainsi tout le long du littoral jusqu'à Anse-Bertrand, ponctuée de deux ou trois observations botaniques.

Ces drôles de clochettes sont des fleurs de Kalanchoe penné (Kalanchoe pinnata), une plante succulente de la famille des Crassulacées, originaire de Madagascar, introduite et invasive, est appelée localement herbe mal de tête. On utilise ses feuilles en application sur le front pour soigner les maux de tête.

Papillon Nacré (Agrautis vanillae insularis)

Les majestueux cocotiers bordant la plage de la Chapelle annoncent le terme de notre randonnée. Le cimetière est à deux pas. Devant la bibliothèque la Picanto nous attend. Il est près de 13 heures.

En tout, nous avons finalement parcouru 10 kilomètres, la faute à l'incursion dans le marais, en 3 heures et demie avec un dénivelé de… 10 mètres. Une balade facile et très chouette.

Retour en voiture à la plage du Souffleur à Port-Louis. La roulotte sur la plage sert de petits plats sans prétention mais très honnêtes pour le prix. Pour le dessert, les doudous sont nombreuses à proposer le sacro-saint sorbet coco, une institution guadeloupéenne à laquelle nous ne manquons pas de sacrifier. C'est toujours un délice.

Il ne reste plus qu'à goûter aux bains de mer et de soleil pendant le reste de l'après-midi.

Une journée placée sous le signe de l'exercice et du farniente, à nos yeux la vision idéale des vacances.

Pour finir en beauté, une dernière image de plage, celle de la Caravelle à Sainte-Anne… toute aussi fabuleuse !

Plage du Souffleur

Plongées : réserve Cousteau, Sec-Pâté, épave A. Fresnel

Compte -rendu fait par Hervé

Le retour en Guadeloupe a été pour moi l’occasion de retrouver des fonds sous-marins que j'avais déjà explorés en 1987 puis en 1999.

J’ai clairement le souvenir des couleurs, de l’ambiance ainsi que de la taille des poissons rencontrés alors et il m'a semblé que le milieu s’est appauvri.

Il n'y a plus guère de coquillages de type Moneta qui étaient très communs. La faune est également moins diversifiée.

Concernant les éponges, parmi les trois espèces principales, l'éponge tuyau d’orgue (Aplysina fisturaris) est encore la plus largement représentée, pas de changement de densité ni de taille. Pour l’éponge de Neptune ou éponge tonneau (Geodia neptuni) la taille des plus gros spécimens était considérable, dépassant 1 mètre de haut sur 80 cm de diamètre. Actuellement, l’espèce est un peu plus rare mais surtout beaucoup moins grosse. Quant à l’éponge vase bleue fluo (Callyspongia plicifera), elle est nettement moins présente.

Il y a en revanche de très belles gorgones et surtout des massifs de corail corne d'élan de toute beauté.

Mises à part ces considérations sur le peuplement, les plongées restent agréables et l’eau à 28°C est très claire.

J’ai fait une première plongée, dite de réadaptation, sur l’ilet Pigeon (réserve Cousteau) où se côtoient pagres, vivaneaux, carangues, poissons lime et barracudas sans oublier les tortues imbriquées, très communes ici.

Une deuxième plongée a eu lieu sur l’épave de l’Augustin Fresnel, située à mi-chemin entre Malendure et la ville de Basse Terre. Ancien navire baliseur de 53 mètres de long, il a été coulé sur un fond à 35 mètres pour servir de récif artificiel, au grand bonheur des clubs de plongée. Aisément visitable, c’est une belle plongée pour les amateurs du genre.

Enfin, ce séjour a permis de concrétiser une plongée que je souhaitais faire depuis longtemps : le Sec-Pâté, situé au milieu du détroit des Saintes. Cette sortie ne peut se faire que par beau temps et par mer calme.

Les creux n’excédant pas deux mètres ce jour-là, j’ai enfin pu faire cette plongée considérée comme la plus remarquable, non seulement de Guadeloupe mais aussi de toutes les Antilles. Certains prétendent que c’est la plus belle plongée du monde !

Attention au courant qui peut être fort. On est en pleine mer.

La diversité et la concentration de la faune sont ici effectivement remarquables. La visibilité est bonne, de l’ordre de 30 mètres et le paysage exceptionnel. Il s’agit de pics remontant des profondeurs et culminant pour le plus haut à 14 mètres sous la surface. L’exploration obéit à des règles de prudence pour éviter de se perdre entre les méandres grouillant de vie ou de se voir emporter vers des fonds de 200 mètres. Le spectacle est partout. Ici une tortue toute occupée à déguster son repas favori sans se soucier de notre présence. Là des langoustes dardant vers nous leurs antennes curieuses. Des bancs de toutes sortes virevoltent et semblent jouer à cache-cache. De majestueux poissons Anges Français se baladent nonchalamment. Nous tournons et retournons d’un pic à l’autre mais après 45 minutes d’exploration nous remontons progressivement. L’ordinateur nous ordonne déjà un palier de 10 minutes, il ne serait pas raisonnable de rester plus longtemps à ces profondeurs.

Une fois à bord, nous clôturons cette belle plongée par un planteur bien mérité.

Bref, la Guadeloupe garde quelques spots remarquables sur lesquels on peut se faire plaisir.

Un dernier mot sur le club de plongée que j'avais retenu, choisi tout à fait au hasard parmi les nombreux opérateurs de Malendure, reconnaissable à sa couleur rose… le Centre des Ilets, fréquenté par beaucoup d'habitués, très bonne connaissance des sites, bonne convivialité. A recommander !

Fonds sous-marins

Le mot de la fin

Impressions générales

En résumé, c'était un séjour familial dont on a tous bien profité !

Certes, on avait imaginé la saison du carême plus sèche. Nous avons été étonnés qu'il pleuve quasiment tous les jours, même si le plus souvent c'étaient des averses brèves. En début de séjour, la Guadeloupe a également subi un épisode de brume de sable (en provenance du Sahara), expliquant la persistance par moments d'une chape de grisaille sur l'île.

Des phénomènes normaux pour la saison ?

Néanmoins, au bout de quelques jours, nous nous sommes aperçus qu'il faisait toujours beau quelque part sur l'île et qu'il ne fallait donc pas hésiter à prendre la voiture pour aller voir ailleurs. En général il fait meilleur sur le littoral que sur les crêtes.

Côté températures, on ne pouvait espérer mieux : 25 à 30 degrés, l'idéal !

Quant aux désagréments qui peuvent parfois pourrir un séjour aux Antilles, nous sommes passés à travers ou… presque : pas de grève des pompistes ni de pénurie d'essence, aucune coupure d'eau. Des algues sargasses ? Oui, dans la deuxième semaine de notre séjour, on a vu arriver du large ces "radeaux" assez impressionnants qui se sont échoués sur les plages alentour. Les algues étaient néanmoins régulièrement ramassées, nous n'avons pas subi de nuisances olfactives.

Ces inconvénients liés au climat n'ont pas pour autant gâché notre séjour. Nous entretenons avec la Guadeloupe une histoire d'amour qui dure depuis près de 30 ans et qui n'est sans doute pas prête de s'arrêter.

A huit heures d'avion, en vol direct de Paris-Orly, ce qui est très pratique pour nous, à des tarifs avantageux, c'est une solution facile pour bénéficier d'une agréable chaleur en plein hiver européen sur une destination alliant les plaisirs de la mer et de la montagne. Il est très probable qu'on y retourne.

Mais avant, on essaiera peut-être la Martinique ! A suivre…

Nos coups de cœur

Même si on connaissait déjà, on a adoré refaire la sortie en kayak dans le Grand Cul-de-Sac Marin ainsi que l'ascension de la Soufrière. Et pour Hervé la plongée sur le Sec Pâté. En raison de l'humidité en forêt rendant les sentiers boueux et glissants, nous avons davantage apprécié les randonnées sur le littoral : trace Malendure, Solitude, littoral de Deshaies, Port-Louis à Anse-Bertrand.

Plage de la Caravelle

Un mot sur l'hébergement

Rien à redire. Il a été tout simplement parfait : pour le confort, la situation, la vue, la plage et le snorkeling à cinq minutes à pied.

Un seul lieu pour rayonner offre des avantages : on peut s'organiser au jour le jour, on arrive à se créer de bons repères, on finit par bien connaître le coin. Mais il a aussi ses limites dans une île où les temps de déplacements sont longs : par exemple, pour accéder plus rapidement aux sites de randonnée plus nombreux dans la partie Centre/Sud de la Basse-Terre, une base à Saint-Claude pourrait être intéressante.

Les ouvrages et sites Internet utiles

Ouvrages papier

Le guide du Routard Guadeloupe : a surtout été utile aux jeunes.

Comme nous connaissions déjà l'île dans ses grandes lignes, j'ai surtout été intéressée par des documents me permettant de préparer quelques randonnées.

La Guadeloupe et ses îles… à pied, la bible de tout randonneur en Guadeloupe, un topo-guide édité par la Fédération Française de Randonnée Pédestre.

Sites Internet :

Amberando, le site Internet d'un club de randonneurs, reprenant une partie des topos du guide signalé au-dessus :

Ti-racoon, le site d'un passionné de la Guadeloupe consacré à la faune, à la flore, aux paysages de l'île.

Zoom-guadeloupe, de l'auteur précédent également, un répertoire de randonnées illustrées de cartes, photos, tracé GPS. Une mine de précisions et d'informations.

Gwadarando, tout un panel de randonnées succinctement décrites et accompagnées de photos.

Guadeloupe-parcnational, le site du parc national expliquant les actions et les missions du parc national. Très riche et très dense.

Rando-guadeloupe, le site de randonnées du parc national, avec des descriptions très complètes et des informations liées à la flore, la faune, la botanique. Très pro !

Voilà, vous savez tout ou presque de notre séjour en Guadeloupe.

Il nous reste à vous dire merci de nous avoir suivis et à bientôt pour un autre fabuleux voyage. En août, cap au nord… de l'Amérique 😉

Rose de porcelaine
3 semaines en Floride (et côte Est) avec un bébé en février 2014 English translation pending
by Auroravoyage · 2013-12-02 · 74 replies
Bonjour à tous, Après un magnifique road trip en van dans l'ouest américain en octobre 2010 (concocté avec tous vos conseils) j'ai besoin de quelques conseils pour un nouveau road trip en Floride (3 semaines en février 2014). Que pensez-vous de ces différentes options sachant que nous n'allons pas faire les parcs et que nous souhaitons pas visiter au pas de course (bébé de 15 mois) :

Option 1 : arrivée NYC, location de van, circuit en Floride, retour de Miami On avait pensé arriver sur NYC (vol à tarif avantageux) se remettre 2 jours du décalage (et visiter un peu) puis louer un van et descendre jusqu'en Floride en s’arrêtant dans le Delaware (shopping sans taxe), à Washington et Savannah. La route est-elle si longue ? Le climat à NYC et Washington? Circuit : NYC, Washinghton, Savannah, St Augustine, Cap Canaveral KSC, Homassassa Spring, Sarasota, Fort Myers, Sanibel et Captiva islands, Naples, Big Cyprs, Everglades, Key Largo, Big Pine, Key West, Miami Logement : motels, parcs nationaux, overnight parking Wall mart, airbnb pour Miami Option 2 : arrivée MIA, locaton voiture, circuit en Floride (eventuellemnt mini-croisière Bahamas), retour de MIAEn février est-il possible de se baigner (frileux)? Une mini-croisière est-elle intéressante? (relax de fin de séjour). Circuit : Miami, Fort Lauderdale, Cap Canaveral KSC, Daytona, St Augustine, Savannah, Gainseville, Juniper Spring, Homasassa Spring, Sarasota, Fort Myers, Sanibel et Captiva islands, Naples, Big Cyprs, Everglades, Key Largo, Big Pine, Key West, Miami (éventuellement mini croisière Bahamas). Logement : motels, airbnb Les tarifs de la location du siège auto est vraiment exagérée 🙁(dans les 9 euros par jour), je pense emporter le mien (vu qu'on a droit à une poussette/siège auto en soute) qu'en pensez-vous? A la limite je pourrais toujours acheter un poussette canne à Wallamart 😉

Merci d'avance pour votre aide.🙂
Les cow-boys et les indiens: 3 semaines dans le Sud-Ouest English translation pending
by Globetrekkie · 2013-09-08 · 128 replies
Et voilà, une semaine que nous sommes revenus de notre voyage de 3 semaines au pays de l'Oncle Sam... La nostalgie est déjà là, snif, j'aimerai déjà repartir là bas tant c'est beau et qu'on s'y sent bien.

Enfin, avant un prochain voyage qui sait, il est temps de faire le compte-rendu de celui-là, maintenant que les photos sont bien triées ! Je ne connais pas la nouvelle procédure pour attacher des photos, ça sera ma 1ere tentative, désolée s'il y a quelques couacs...

Petit rappel pour ceux qui n'auraient pas suivi mes précédents carnets : ce voyage est notre 4e aux US : le 1er il y a 5 ans au Sud-Ouest, boucle classique avec les principaux parcs et la Californie, le 2e il y a 3 ans de NY à Miami, et le 3e il y a 2 ans, à L'ouest avec Colorado, Yellowstone, Glacier et jusqu'à Seattle.

Cette année, retour au Sud-Ouest pour notamment visiter les parcs qu'on a zappés jusque là. Ce sera une boucle au départ de Las Vegas, le Nevada, l'Utah, l'Arizona et le Nouveau-Mexique sont au programme.

Bien sûr, comme d'hab merci à tous les habitués du forum, tous ceux qui m'ont aidés pour la construction de l'itinéraire, et aussi, et ils sont nombreux, ceux qui donnent envie avec leurs superbes carnets.

Voilà, il va être temps de s'y mettre ! Allez, 1er essai pour intégrer une photo histoire de mettre l'eau à la bouche

A tout de suite pour la suite
Carnet de route + photos de dix jours au Sri Lanka (deux adultes et un enfant) English translation pending
by OnMyGlobe · 2011-11-09 · 5 replies
Notre parcours de 10 jours sur place :

Kandy + visites de Sigiriya une journée Route du thé de Kandy à Nuwara Eliya De Nuwara Eliya à Ella en train Ella Tissa Mirissa + Galle

Jour 1 :

On arrive à Colombo vers 5 heures du matin. Nous sommes fatigués. Mais heureux d’être enfin arrivé. Passeports, bagages, change (oui, il vaut mieux changer à l’aéroport, c’est plus intéressant)… Nous voilà libres ! Un homme tient un écriteau avec nos noms. On s’approche. Premiers mots d’anglais depuis le dernier voyage aux Etats-Unis il y a dix mois. Bon ça va revenir. Faut juste s’y remettre. Donc je bafouille un peu…

On sort de l’aéroport. On le suit. Quentin ouvre des yeux immenses. Ce n’est pas son premier voyage, mais c’est différent de ce qu’il a pu voir auparavant. Comme à chaque fois, il tourne la tête à droite, à gauche. Vaut mieux que je lui tienne la main. On monte dans le van. Direction Kandy.

Trois heures de voiture. Derrière ils dorment. Moi j’essaye de faire la conversation avec le chauffeur puis je m’endors. Me réveille puis m’endors à nouveau et ainsi de suite. Parfois une voie ferrée, parfois des tas de tuk-tuk, parfois des vélos, des écoliers, plein de gens partout, un train, des collines verdoyantes, la brume et à un moment, un rayon de soleil.

Réveil devant la chambre d’hôte (guest house en Anglais) Palm Garden.

On a réservé 4 nuits. Dans le doute, avec un enfant, on a préféré. Bon, au final, on ne passera que 3 nuits. Pour nous, la réservation paraissait pratique. Réception à l’aéroport et nuits de départ assurées. Si nous avions su nous n’aurions pris qu’une nuit pour avoir plus de liberté.

Nous arrivons dans notre chambre, jetons nos valises et dormons jusqu’à midi. On a mis notre réveil de peur de nous réveiller à huit heures du soir… et donc de se perdre avec les décalages horaire. Le réveil est dur. On prend un tuk-tuk et direction la ville. La guest house est à dix minutes du centre en tuk-tuk. Ne pas hésiter à faire signe aux tuk-tuk pour qu’ils s’arrêtent. On déjeune dans un restaurant ordinaire. Première approche avec la cuisine Sri Lankaise. Ça pique et ça fait pleurer les yeux. Mais c’est bon. Ne pas oublier de demander pour l’enfant un riz pas épicé. Sinon il ne mangera rien à moins qu’il ne soit tombé dedans quand il était petit auquel cas…

Ensuite, on aurait bien fait une sieste. Mais non. Tour du lac pour la digestion. Il faut compter une heure de marche. C’est sympa. Ça donne un aperçu de la ville et l’on voit des varans. Donc petite balade sympa qui occupe bien les enfants. Pour se rafraîchir, oui il fait chaud, on s’installe sur la terrasse de l’hôtel Suisse pour boire une bière et un chocolat chaud (!). Quentin est très chocolat chaud. Peu importe la saison. Le jardin de l’hôtel est magnifique. La vue splendide. Le jardinier est très gentil. Les serveurs aussi. On reste une bonne heure à boire notre bière. Puis on se décide à finir notre périple journalier par la visite du jardin botanique. Tuk-tuk et en route. De grands arbres. Des singes qui se jettent de branche en branche. Des lianes. Plein de couleurs. Les arbres sont majestueux. De beaux jardins. Des couples d’amoureux. C’est reposant par rapport au centre de Kandy ou les coups de klaxons ne font pas bon ménage avec nos têtes embrumées par le décalage horaire. Les jambes sont lourdes. Les deux bouteilles d’eau sont vides. On rentre. Tuk-tuk. Guest house. Dîner. Dodo. Quelle journée ! C’est souvent comme ça les premiers jours, on ne sait plus trop ou l’on en est. Au final, le jardin botanique est une bonne idée de ballade le jour d’une arrivée.

Jour 2 :

En ce qui me concerne, réveil aux aurores. Il fait nuit. Les yeux ouverts, j’écoute les oiseaux. Vers 7 heures, tout le monde est réveillé. Il faut que je me batte avec une colonie de fourmis qui a investi les toilettes, notamment la cuvette… Dans la douche, quelques bêtes, mais ça va.

Petit-déjeuner sympa sur la terrasse. Bien agréable. Côté jardin, c’est très vert. Côté route, c’est très animé. Les gens sont gentils. Tartines, jus d’orange, café et chocolat chaud !

Après une première prise de contact hier, on se décide à mettre un petit programme au point. Oui, en fait on est quand même là pour “travailler“. On se décide à passer une journée dans la ville de Kandy et le soir de nous rendre au temple de la dent de Bouddha. Mais avant tout, on va prendre un tuk-tuk pour aller au grand Bouddha blanc qui domine la ville.

Le tuk-tuk a vraiment du mal à nous trimballer jusqu’en haut. À un moment, je descends. Ça grimpe vraiment. La pente est raide. On paie le gars et l’on se dirige vers l’entrée du temple. Sur la gauche, juste avant le portail, il y a un stand. Il faut laisser les chaussures et payer le droit d’entrée. Aussi on peut acheter des offrandes. On achète des pétales de fleurs. 2 sachets. Quelques marches d’escalier et nous voilà sur le parvis devant Bouddha. Il est grand ! Quentin veut déposer ses pétales de fleurs. On trouve l’autel. Un moine nous montre comment faire. Il ne faut pas mettre la queue en haut. Juste la fleur. Ensuite un homme nous fait visiter une galerie où il est expliqué par différents tableaux la naissance de Bouddha. C’est très instructif, notamment pour Quentin. On reste un moment sur les terrasses à contempler la vue dans une atmosphère calme et paisible. En bas, on entend la cacophonie. Quentin se balade. Des clichés, des prises de notes et l’on quitte le grand Bouddha blanc.

Tuk-tuk et direction le centre ville. Il nous dépose près du lac. On s’installe en terrasse et l’on boit une bière.

Ensuite on part à “l’aventure“. Pas de plans, pas de planning. On se balade dans les rues au gré de nos envies. J’ai mon carnet dans la poche. Parfois je me pose sur un banc et j’écris.

Pas très loin de la gare routière, on a vu des gens sur un toit. On veut monter. C’est un marché en plein air sur un toit de magasin. Il n’y a que des vêtements. Mais la vue sur les bus depuis la passerelle est étonnante. On reste un moment à les voir partir. À observer les gens monter, s’entasser. À observer la vie. Puis on repart.

Direction la gare. On veut prendre le train dans deux jours pour continuer notre périple à Ella, dans les montagnes. C’est environ à 8 heures de train. Mais le train Sri Lankais faut le prendre. Ça vaut le coup. Ce que nous n’avions pas prévu, c’est que le train est complet. Un type nous explique que c’est les vacances et que ce train vient de Colombo, passe par Kandy et part dans la montagne. Et que les gens de Colombo veulent aller à la montagne pendant les vacances et donc c’est plein… Peut-être que l’on aurait dû réserver à l’avance. Tant pis. Cependant, on apprend que l’on peut prendre un train à Nuwara Eliya pour Ella. Nuwara Eliya est dans la montagne, juste après la route du thé. Nous décidons donc de joindre Nuwara Eliya dans deux jours et l’on prendra le train là-bas.

En retournant sur nos pas, on se fait arrêter par un chauffeur. Il nous propose des excursions. Il a un combi Toyota. On discute, on négocie. On tombe d’accord. On se donne rendez-vous le lendemain matin pour un trajet vers Sigiriya. Vers 18 heures, on se dirige vers le temple de la dent de Bouddha. On paie. On dépose nos chaussures. On rentre. Plusieurs bâtiments sont reliés entre eux. Des douves et de l’eau. À l’intérieur du bâtiment central, il y a une atmosphère incroyable. Il y a peu de touristes. Beaucoup de gens prient assis par terre en fermant les yeux et les mains jointent. Certains sont totalement allongés. D’autres paraissent transportés par la méditation. Des femmes drapées assises sur des marches d’escalier discutent. J’ai l’impression que le temps inconstant me transporte dans une autre époque. Plus loin, d’autres apportent leurs offrandes et déposent les fleurs devant le temple. À l’extérieur, de nombreuses personnes font brûler de l’encens et des bougies. On s’approche. Nos pieds nus sont couverts de cendres. À notre tour, on fait brûler notre encens. Ce n’est pas encore la nuit mais ce n’est déjà plus le jour. À mi-chemin. Nous aussi on a l’impression incroyable d’être à mi-chemin, ici. Lorsque l’on sort du bâtiment central, il fait nuit. On remet nos chaussures. Plus loin, dans un parc contigu, il y a d’autres temples. Des arbres recouverts de drapeaux. Des terrasses aménagées dans les arbres permettent d’en faire le tour. Ce sont des arbres sacrés. On dépose nos chaussures et l’on monte. Des gens sont là et prient assis sur le sol. D’autres font le tour de l’arbre en récitant des prières. Quentin a envie aussi de faire le tour. On le fait juste une fois et l’on redescend. Dans le parc, il y a des temples dédiés à des divinités. Il faut défaire ses chaussures et bien les laisser devant l’entrée et non pas les garder à la main comme nous l’avons fait avant qu’on ne vienne nous le dire. Puis nous sommes sortis de l’enceinte pour aller dîner. On a vu un match de Cricket sur écran géant. Changement radical d’ambiance et de décor. Mais c’est très sympa. C’était la coupe du monde de Cricket au Sri Lanka.

On dîne, tuk-tuk, et l’on plonge sans tarder dans les bras réconfortants de Morphée…
Projet "pierres rouges et geysers" aux États-Unis en août 2012: votre critique? English translation pending
by Xfg59 · 2011-10-11 · 85 replies
Bonsoir,

Après plusieurs semaines d'hésitation, de réflexion, et d'échanges avec certains d'entre vous, après avoir parcouru un nombre incalculable de carnets (krikri, sedonax, max68, LeSpartiate & Laurence49b, Itat, mlefevre, grisemote, ninou et tant d'autres...), après des heures et des nuits 🤪 à parcourir ouestusa.fr, et à dévorer ""Photographing the Southwest" vol.1 & 3, mon itinéraire est enfin arrêté. Ou presque. Je démarre donc ce post pour le soumettre à votre critique.

Avant de vous le soumettre, je plante un peu le décor : 1) Yellowstone : Après une première visite de 5 jours merveilleux en juillet 2009, nous souhaitons retourner à Yellowstone, pour une visite plus en profondeur et, on l'espère, de belles surprises animales. 2) De nombreux sites nous attire, mais plutôt que de tout survoler, j'ai choisi de faire l'impasse sur certains « classiques » (on reviendra 😛) pour nous concentrer sur Moab, Capitol Reef et Yellowstone. 3) Nous voyageons avec nos enfants, baroudeurs nés, bons marcheurs et rarement à court d'énergie. Cependant, le plus jeune aura seulement 4 ans 1/2 au moment du voyage, et le rythme sera donc adapté...

Voici maintenant le programme : (les dates ne sont pas encore complètement fixées, mais ne devraient pas bouger à un ou deux jours près)

samedi 28 juillet 2012 : vol -> DENVER - Route pour Colorado Springs / Nuit Colorado Springs (hôtel)

dimanche 29 juillet 2012 : Route Colorado Springs - Great Sand Dunes NP / Nuit Great Sand Dunes NP (hôtel ou camping ?)

lundi 30 juillet 2012 : Great Sand Dunes NP : High Dune au lever du soleil Route via Treasure Falls - Mesa Verde / Nuit Mesa Verde (camping)

mardi 31 juillet 2012: Mesa Verde / Nuit Mesa Verde (camping)

mercredi 1 août 2012 : Départ Mesa Verde Valley of the Gods Goosenecks SP Moky Dugway - Muley Pt Monument Valley / Nuit MV (The View) PS : passer par Hovenweep ?

jeudi 2 août 2012: Monument Valley Road Canyon Route vers Moab Delicate Arch / Nuit Moab (hôtel)

vendredi 3 août 2012 : Arches NP : The Windows - Marching Men & Tower Arch Sand Flats pour le coucher de soleil / Nuit Moab (hôtel)

samedi 4 août 2012 : Moab - Raft 1 J Sortie soir ?? / Nuit Moab (hôtel) Cette journée reste à confirmer, j’hésite à gagner un jour pour faire étape entre Yellowstone et Denver au retour.

dimanche 5 août 2012 : Dead Horse SP Island in the Sky (Mesa Arch - Murphy Point - White Rim Overlook - Gd View Pt…) Shafer Trail Rd - Potash Rd / Nuit Moab (hôtel)

lundi 6 août 2012 : La Sal Mtn Loop Onion Creek Fisher Towers / Nuit Moab (hôtel)

mardi 7 août 2012 : Survol de Canyonlands Arches : Devils Garden The Windows @ night / Nuit Moab (hôtel)

mercredi 8 août 2012 : Mill Creek Corona Arch Poison Spider Mesa / Nuit Moab (hôtel)

jeudi 9 août 2012 : Départ Moab Little Wild Horse canyon Goblin Valley Torrey / Nuit Torrey (hôtel ou camping?)

vendredi 10 août 2012 : Sulphur Creek Fruita & Scenic Drive Sunset Point / Nuit Torrey (hôtel ou camping ?)

samedi 11 août 2012 : Notom Rd Strike Valley Overlook Burr Trail Rd / Nuit Torrey (hôtel ou camping ?)

dimanche 12 août 2012 : Matinée ?? Cathedral Valley / Nuit Cathedral Valley (camping)

lundi 13 août 2012 : Cathedral Valley Nebo Loop Salt Lake City / Nuit SLC (hôtel)

mardi 14 août 2012 : Route Salt Lake City - Craters of the Moon / Nuit Craters (camping)

mercredi 15 août 2012 : Craters of the Moon Grassy Lake Rd Gd teton / Nuit Flagg RanchYellowstone

jeudi 16 août 2012 : Biscuit Basin - Upper Geyser basin - Observation Point / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)

vendredi 17 août 2012 : Yellowstone River Picnic Area Trail - Lamar Valley / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)

samedi 18 août 2012 : Mammoth Terraces Beaver Ponds Trail / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)

dimanche 19 août 2012 : Yellowstone - Lamar River trail to Cahe Creek / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)

lundi 20 août 2012 : Yellowstone - balade magique jusqu'aux bassins rouges Norris GB / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)

mardi 21 août 2012 : Route Yellowstone - Denver / Nuit Denver (hôtel)

mercredi 22 août 2012 : Denver -> Bruxelles

A Moab, le rythme, et la chaleur, seront sans doute plus éprouvants qu’ailleurs. Nous profiterons de ne pas encore être adaptés au décalage horaire pour nous lever tôt. Certains jours, rando le matin, piscine ensuite et nouvelle balade en fin d'après-midi. A Yellowstone, j’ai volontairement allégé le programme : on se lèvera moins tôt, on dînera de bonne heure pour ressortir au crépuscule observer la vie sauvage. Et je garde aussi une part d’improvisation car l’endroit s’y prête bien. Petite question subsidiaire : j’ai vu sur vos carnets les mauvaises rencontres faites par certains (notamment krikri et hervé qui ont fait demi-tour dans un slot canyon). J’avoue ne pas avoir trop envie qu’un de mes gamins mette le pied sur un serpent, ou avoir la visite de scorpions ou autres arachnidés mal intentionnés sous la tente… Des commentaires particuliers à ce sujet ? Des risques réels d’être importunés ? Pour la visite des Windows au clair de Lune, y a-t-il un risque de rencontrer des serpents la nuit (et donc de pas les voir) ?

@ vous lire,

Xavier
Qui va dans l'ouest des États-Unis et quels circuits fin mai-juin 2011? English translation pending
by Vnoa · 2011-04-10 · 642 replies
Hello,

Sur le modèle du "famous" post du Tigre (pour le mois de juin 2009 ou septembre 2011, ou encore ma 1ère copie en mai 2009), je vous propose de poster ici vos dates dans l'Ouest des USA et un petit resumé de votre trip avec les étapes importantes pour des dates entre fin Mai et Juin 2011.

Ce topic est là pour discuter entre voyageurs partant en mai/juin 2011 pour l'Ouest (présentation du circuit, étapes...) et "éventuellement" s'y croiser en cas d'étapes communes, mais pas pour chercher un Compagnon de Voyage 😛

@+ Vnoa

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