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Itinéraires San Francisco - Las Vegas - Grand Canyon - Los Angeles en 12 jours English translation pending
by Lilli92 · 2014-05-09 · 1 reply
Bonjour amis voyageurs,

Nous partons du 26 juillet au 26 août vers un périple mi-californien mi-mexicain. Dans l'idée, nous aimerions faire en voiture pendant la 1ère quinzaine de jours : San Francisco > Las Vegas (en passant par la Death Valley) > Grand Canyon > Los Angeles Puis : Cancuun > Mexico dans un 2nd temps.

J'essaie de préparer notre carnet de route pour la Californie et ai besoin de vos suggestions sur des itinéraires et hôtels dans les différentes étapes.

De SF à Las Vegas, j'ai à peu prêt toutes les données dont j'ai besoin mais c'est après que je sèche !!! De LV à LA en passant par le Grand Canyon.

Quelqu'un aurait-il des suggestions, des bons plans, des idées ?

Nous pensions improviser (comme nous le faisons très souvent en vacances) mais ce mois va passer très vite et on a plutôt intérêt à caler certains trucs (location de voiture, circuit, certaines nuits d'hôtels, ...).

Un grand merci d'avance pour vos conseils.

Julie
Week-end à Almaty (30-31 mai) English translation pending
by Jguerr · 2014-05-08 · 8 replies
Bonjour,

Je passe la semaine du 26 au 31 mai à Almaty et je voulais profiter des 30-31 mai pour visiter un peu. Si vous avez des idées sur ce qui peut se faire sur deux jours, je suis preneur!

Merci par avance, Bien cordialement, José
Thaïlande: visa 3 entrées non valide English translation pending
by Etienne2a · 2014-05-02 · 8 replies
Bonjour, je possède un visa tourisme 3 entrée, chacune pour une durée de 2 mois. j'ai déjà utilisé mes 2 première entrées. Décide alors de quitter le territoire par voie terrestre pour aller au Cambodge, après 4 jours, je décide de revenir en Thaïlande par voie terrestre et utiliser ma troisième entrée de 2 mois, seulement la personne de l'immigration me dit votre visa tourisme est fini, et me donne un coup de tampon pour seulement 1 mois.

Maintenant ma question est, est-il possible d'aller à l'immigration à bangkok est de demander qu'il rectifie cet erreur. Merci pour toute réponses de votre part :)
Jackson Hole ou Salt Lake City English translation pending
by Tutie · 2014-05-01 · 7 replies
Nous prévoyons un voyage de 15 jours en août avec arrivée à Los Angeles et départ de San Francisco. Nous voudrions aller à Yellowstone NP depuis Las Vegas. L'idéal serait de prendre un vol à Las Vegas vers Jackson Hole, mais ils sont vraiment plus chers que les vols vers Salt Lake City. Et comme nous serons 5 ou 6, le budget ne tiendra pas... Nous allons donc nous résoudre à faire le trajet SLC vers Yellowstone en voiture à l'aller comme au retour, car en direction de SFO la différence de prix est énorme aussi ! Google Map propose un tracé passant par Idaho Falls et Pocatello. Connaissez-vous un trajet alternatif et sympa pour le retour ? D'après mes recherches, il faut compter 5 heures de route, quels sont les arrêts intéressants ? J'ai lu sur le forum qu'il vaut mieux commencer la visite du parc par l'Est, donc on pourrait aller d'abord à Cody, mais la route me semble interminable et je n'aime pas les longs trajets en voiture.. Merci pour vos idées !
Bantayan-Malapuesca aprés le typhon? English translation pending
by Mistig · 2014-04-22 · 20 replies
Auriez vous des infos sur ces 2 îles? Se relèvent ils peu à peu de ce malheur qui les a durement frappé? Les aides leurs ont ils permit de reconstruire logements et infrastructures? Ne serait il pas indécent de s'y rendre en tant que touristes?
Est-il possible d'arriver en Inde à pied? English translation pending
by Jugan · 2014-04-19 · 12 replies
bonjour, je part bientôt pour un periple a pied de ma bretagne jusque en inde voir plus si ces possible, je cherche des info auprés de personne qui aurait effectuer ce trajet en passan par les pays de l'est la turquie et l'iran et apres avez vous une ideé de par ou je pourrai passé et quesqu 'il es possible de traversé comme pays?? comment cela ce passe t il pour les visas? ou puis je faire le visas indien? j'ai aussi entendu parler qu'il fallai des assurance speciale pour ce type de voyage je ne voi pas de qu'elle type d 'assurance on me parle , j'ai une assurance avec ma carte bancaire qui me rapatrie en cas d accident ou de maladie et ces tout faut il obligatoirement soucrire une autre assurance es t elle obligatoire pour traverser certain pays?? MERCI
GR 70 Stevenson: descriptif de l'étape Pradelles - Cheylard-l'Évêque English translation pending
by Hmoul · 2014-04-08 · 4 replies
Je suis à la recherche du descriptif FFRP de l'étape Pradelles-Le Cheylard l'Evêque. Est-ce qu'un randonneur pourrait m'en procurer une photocopie ? Merci d'avance
Course du Palio de Sienne English translation pending
by Raymonde45 · 2014-04-03 · 2 replies
Bonjour La fameuse course du palio à sienne a lieu 2 fois par an : le 2 juillet et le 15 août. Ma compréhension est que cette course s'accompagne de plusieurs jours de réjouissances / préparatifs dans les jours qui précédent ?

Mais que se passe-t-il entre le 3 juillet et disons le 10 août ? Les tribunes sont-elles encore en place ? La terre recouvre-t-elle le sol de la piazza del Campo ? Les immeubles sont ils encapuchonnés ?

En bref, la ville est elle défigurée ? ( je sais, le terme est un peu fort, mais ce serait vraiment très dommage de ne pas pouvoir admirer cette ville splendide).

Nous serons à Sienne juste après le 1er palio, je ne me souviens plus de la date exacte mais vers le 5-6-7 .....

Qqun saura-t-il m'éclairer ? Merci beaucoup !
Itinéraire de 30 jours en Chine du Sud English translation pending
by Lerêveànous · 2014-03-31 · 4 replies
Bonjour Voilà, ma femme et moi partons en chine de mi octobre à mi novembre 30 jours sur place en fait. Je suis en train de prévoir le trajet et je bloque sur un point. Les grandes lignes : Arrivée Hong Kong environ 3 à 4 jours avec une incursion à Macau Ensuite Guilin et les environs : Huangyao, Yangshuo, Sangjiang, les rizières. (4 à 5 jours) Départ pour Fenghuang 2 à 3 jours Ensuite Zhangjiajie

Et c'est là que je bloque. Je voudrais rejoindre Chengdu. Un petit coup de pouce SVP, si certain on effectué le Trajet entre ces deux villes, je suis preneur. La distance à l'air assez importante Ensuite, une fois à Chengdu, nous terminerons par Leshan et le Mont Emei. Et là, je crois que nous serons obligé de revenir en chine. Tellement de chose à découvrir dans cette immense pays !!!

Merci
Route US 89 ouvertes et praticables en avril? English translation pending
by Miaousse92 · 2014-03-30 · 4 replies
Bonjour, Je pars en famille aux USA du 14 au 23 avril prochain et j'avais prévu de rejoindre Las Vegas depuis Lees Ferry via US89A ou depuis Page via US89. Est-ce que ces 2 routes sont fermées à cette période ?

Merci pour votre aide..... 1ère discussion !😉
Chemin Francigena de Canterbury à Rome: hébergement English translation pending
by Cheldi · 2014-03-26 · 8 replies
Bonjour à tous.

Je suis à planifier un autre chemin de marche partant de Canterbury vers Rome.

Si quelqu'un peut me donner l'info à savoir s'il y a un hébergement pour pélerins près de la cathédrale de Canterbury.

Si aussi on peut me donner toute l'information possible pour ce chemin ....

Merci beaucoup ............du Québec Michel
Traces GPS en Espagne English translation pending
by Sillage10 · 2014-03-24 · 7 replies
Je recherche des traces GPS Tarifa Cadiz, Cadiz Séville Praticables en VTT proche de l'océan entre Tarifa en Cadiz et à l'écart des grandes voies de circulation. Merci pour votre aide.
Gorges M'Goun (Achabou) & Djebel Zireg 4x4 English translation pending
by LoliD · 2014-03-23 · 7 replies
Bonjour a tous.

Meme si cela semble un peu conventionnel je voulais commencer par sincerement remercier les membres actifs de ce forum qui m'ont beaucoup indirectement aides a preparer mon voyage via leurs precieux posts.

Il me reste neanmoins pas mal de questions a regler, deux d'entre elles plus particulierement:Gorges du M'GounLe canyon etroit et protege comme Parc National: Achabou, semble difficile d'acces pour une excursion d'une journee. Je crois qu'on peut laisser la voiture a Issoumar. De la c'est environ 13km de remontee des gorges. Nous sommes trentenaires et en excellente forme physique. Les 26 km A/R dans la journee ne nous effraient pas, mais j'aimerais savoir si quelqu'un connait une piste 4x4 qui nous amenerait plus proche de Achabou. J'ai cru lire ici ou la que l'on pouvait se rendre jusqu'a Aguerzeka. Cela ferait economiser 6 Km A/R. Est-ce que quelqu'un peut confirmer ou infirmer Aguerzeka comme destination finale en voiture pour Achabou et me communiquer un trace, meme sommaire, d'une piste 4x4 pour acceder au plus d'Achabou?Djebel ZiregApres notre nuit a Merzouga, nous prevoyons de partir rejoindre Zagora par la piste Taouz - dunes d'Ouzina - Djebel Zireg - (rejoindre) N12 - Zagora. J'ai deja le trace GPS. Nous prevoyons de rester la nuit soit a l'auberge Marabout, soit a l'auberge le DinosaureEst-ce que cette piste vaut le coup d'un point de vue scenique / difficulte?Combien de temps faut-il pour faire ce trajet en sa'rretant pour admirer les dunes (Ouzina et Djebel) ? Questoin corrollaire: est-il necessaire de passer la nuit en plein milieu ?Merci par avance. Olivier
Compostelle au départ de Paris English translation pending
by Bouboupi · 2014-03-22 · 4 replies
bonjour J'ai créer un site http://www.lescheminsdecompostelle.fr pour aider les personnes à faire la route au départ de paris j'ai créer un guide gratuit la possibilité de télécharger sous tout format gps android....le chemin n'hésitez pas à aller le voir ultia marc
Piste 4x4 Tendara - Ich par le Chott Tigri (Maroc) English translation pending
by Ericotoy · 2014-03-12 · 11 replies
Bonjour, je compte traverser le chott Tigri entre le 30/04 et 02 mai de Tendara à Iche puis vers Figuig. Quelqu'un saurait-il si la piste (Nord ou Sud du chott) est praticable après l'hiver pluvieux qu'il y a eu.😕 Je suis avec un seul véhicule Iveco 4x4 pas mal équipé donc pas de pb pour me sortir de petit plantage mais de grosse galère. D'autre part, Y aura t'il quelqu'un dans ce coin à cette période? Merci
Trekking, escalade et vélo dans l'Ouest canadien, juillet-août 2014 English translation pending
by Hibiscus88 · 2014-03-03 · 4 replies
Bonjour à tous,

je pars cette été pour l'Ouest Canadien avec mon amoureux! Je ne connais pas du tout ce coin là!

Nous partons du Québec et nous allons nous y rendre en voiture. Nous prévoyons faire du camping, du trekking, de l'escalade et du vélo! :)

J'aimerais savoir:

Si vous avez des circuits intéressants de vélo de route à proposer ? Des circuits de 1 journée à 1 semaine! Si vous avez des beaux sites d'escalade de roche à proposer ? S'il y a des randonnées qu'on ne doit pas passer à côté ? S'il y a des belles places pour faire du vélo de montage ?

Nous allons y être durant 1 mois et demi...On sait, ce n'est pas très long!

Mais dites-moi ce que je ne dois absolument pas manquer, ou savoir sur ce coin du monde! Merci Beaucoup!
Grande Traversée du Massif Central (GTMC): cartes? English translation pending
by Veve75020 · 2014-03-01 · 12 replies
bonjour,

je me suis procuré le guide chamina pour la faire la GTMC, néanmoins pensez vous que des cartes soient nécessaires en complément et si oui lesquelles ? merci à tous hervé
Chine Magazine N° 1 - Yunnan English translation pending
by Mariecurry · 2014-02-25 · 3 replies
Chine Magazine est une nouvelle revue dédiée à l'Empire du Milieu. Son premier numéro est consacré au Yunnan. Il est disponible en ce moment dans les points presse.

L'un des intérêts du magazine est d'offrir un tour complet de la province, ce qui est plutôt inhabituel. 15 articles vous baladent de Deqen à Dehong en passant par Pu'Er, Zhaotong ou le Xishuangbanna pour ne citer que ces étapes. Il propose aussi des adresses d'agences locales. 10 suggestions d'itinéraire. Un calendrier des festivals et évènements les plus importants. Quelques billets sur des sujets divers et des adresses et sites internet utiles.

Le résultat est vraiment pas mal. Et peut s'avérer très utile pour tout voyageur qui prépare un séjour au Yunnan. Un bémol toutefois : la reproduction des photos est de qualité très médiocre. Couleurs bien trop saturées, ça ferait presque mal aux yeux...

Chine Magazine est la version française de Cina Magazine, une création italienne.

Martinique: planning des visites et logement? English translation pending
by Vlaouill · 2014-02-24 · 14 replies
Bonjour,

Nous sommes 2 couples d’amis qui partent en Martinique du 20 au 30 mars. Nous sommes en train d’établir un petit planning de visites pour les vacances En voici une ébauche.

- Pensez-vous que ce planning par jour est chargé ? - Que nous conseilleriez-vous dans les incontournables à visiter ? - Pour le logement, où vaut-il mieux être placé ?

Etant donné que nous restons 10 jours & que nous voulons arpenter presque tous les coins de l’île, Ne vaut-il mieux pas louer 5 jours dans le sud et 5 jours dans le nord ? Nous n’avons aucune idée Des temps de conduite. Ou est-ce que c’est jouable d’être logé à un point fixe pendant toute la durée Du séjour et de rayonner en voiture dans toute l’��le ?

Merci pour vos conseils

21-mars Trace des Caps Anse Macabou Anse Trabaud Grande Anse des Salines

22-mars Presqu'île de la Caravelle ( réserve naturelle)

23-mars Ilets & Fonds blancs (Départ Le François)

24-mars Anse Couleuvre Anse Céron Marche Montagne Pelée, le sentier de l'aileron (2h Aller Retour) Saint Pierre

25-mars Les Anses D'Arlet Anse Noire Trois Ilets

26-mars

Route de la Trace / Panorama Observatoire Volcanologique Jardins de Balata

27-mars

Gorges de la Falaise Ajoupa-Bouillon (1h marche) Distillerie JM Grand Rivière

28-mars A définir

29-mars A définir

30-mars A définir

Virginie
Randonner à Sainte-Lucie English translation pending
by Kro55555 · 2014-02-15 · 3 replies
Bonjour, J'ai lu qu'il fallait être accompagné d' 1 guide pour randonner à Ste Lucie ? est-ce incontournable ? Les traces sont-elles bien indiquées et bien balisées ? il y a t-il 1 carte, 1 fascicule avec toutes les randonnées possibles disponible à l'office du tourisme de Castries ? Par ailleurs, j'ai lu aussi qu'on ne pouvait pas importer de nourriture ? même pas un paquet de gâteau et qques fruits secs (pour la rando justement !!) Merci pour les réponses
Véloscénie Paris Notre Dame - Mont Saint-Michel English translation pending
by Cyclo51 · 2014-02-14 · 3 replies
Qui a déjà parcouru la véloscénie? C'est le trajet entre Paris Notre Dame et le Mont St Michel. Le site est complet mais j'aimerais connaître l'avis des cyclistes qui ont emprunté cette itinéraire. Merci pour vos messages.
L'extinction de ce qui brûle, carnet d'un stage infirmier au Cambodge English translation pending
by Audentes · 2014-02-12 · 46 replies
Bonjour à tous,

Lecteur assidu du forum qui s'est avéré une aide précieuse lors de la préparation de ce voyage, j'ai finalement décidé de sauter le pas et de livrer à mon tour mon expérience et mes impressions. Au retour d'un stage infirmier dans un hôpital de Phnom Penh, j'ai rassemblé mes notes dans un court récit, afin de garder une trace de ces deux mois incroyables passés au Cambodge. Passionné de littérature de voyage, je me suis pris au jeu de l'écriture et bien vite, ce carnet de bord est devenu un compte-rendu très subjectif de ce que j'ai pu voir lors de mon échappée asiatique. J'y parle de ce que j'y ai vécu en tant qu'étudiant infirmier mais aussi de mon émerveillement lors de mes escapades à la découverte du pays.

Je vous en poste les premières lignes, en espérant que cela vous donnera envie d'en lire davantage. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir et je mettrai la suite avec plaisir ! Je m'excuse par avance des coquilles, surement nombreuses, et des longueurs dans le texte, qui en rebuteront surement certains et qui correspondent à mon état d'esprit au moment où je l'ai rédigé. Avec un peu de chance, ce retour permettra de passer le temps à ceux qui sont sur le départ et rappellera peut-être des souvenirs aux autres, qui ont déjà râpé leurs sandales sur les pistes d'Angkor et les trottoirs de Phnom Penh.

L'extinction de ce qui brûle Carnets d'un étudiant infirmier au Cambodge

« La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir les hommes : il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines. » Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes

I De l’art de plier bagages

Combien d’heures passées, la tête entre les mains, à m’esquinter les yeux avec ferveur en dévorant les récits de Monod, Lévi-Strauss et autres explorateurs au long cours ? Combien de temps passé à les suivre dans leurs pérégrinations, promenant mon regard fiévreux sur un atlas fatigué en rêvant d’ailleurs lointains, d’archéologie exotique et de médecine tropicale ? J’ai appris ma géographie en accompagnant par la pensée ces scientifiques, aventuriers et voyageurs de tous poils dans leurs périples lointains, ivre de la musique de ces noms synonymes d’ailleurs : Adrar mauritanien, route des Incas, Terre de Feu, jungle indonésienne... « La toponymie est un moyen de transport », écrit Sylvain Tesson. Mes nuits deviennent blanches, à force de me surprendre en pleine lecture de ces récits de voyages. Je me laisse hypnotiser par les aventures indochinoises de Pierre Loti, redécouvrant les temples d’Angkor dans une terreur sacrée, et de Malraux pillant les mêmes avec une religieuse application. Fasciné, je suis les tours de roues des écrivains-voyageurs qui traversent à vélo cette Asie mystérieuse et envoûtante, en me faisant la promesse d’aller moi aussi, un jour, user mes semelles sur les chemins de ces contrées de légende.

Voyant se profiler à l’horizon la fin de mes études en soins infirmiers, je me livre à une introspection. Difficile de dire avec précision ce qui m’a décidé à devenir soignant sans échapper aux poncifs du genre. Peut-être est-ce la proximité avec les soignés, cette possibilité de mettre du sens dans mes actions et de me frotter aux buissons épineux de la vie et de ses accidents de parcours pour pouvoir avancer à mon tour ? En apprenant que certains se saisissent de leur dernière année pour partir voir comment l’on soigne aux antipodes, une idée me taraude, s’infiltre peu à peu pour hanter mes nuits et ne plus me laisser de repos. Partir ? Oui, mais où ? Avant même que la question ne se fasse jour, un nom brûle déjà mes lèvres. Cambodge, ce pays de mystères que j’ai tant de fois visité en pensée. Une ronde infinie de questions me paralyse : comment faire ? Que vais-je bien pouvoir apprendre là-bas ? Ne vaut-il pas mieux laisser le rêve de côté et se contenter de trouver un stage en France ? Pourtant, la monotonie de mon quotidien me pèse, je ne me satisfais plus des cours interminables sur les arcanes de la santé publique, ni de ces longues journées d’ennui dans un service de rééducation. A nouveau, une phrase de Tesson me revient : « A trop réfléchir aux raisons qui poussent à partir, on néglige de boucler son sac. » Ma décision est prise.

Fasciné depuis longtemps par cette destination, je ne tarde pas à rassembler les informations qui me manquent pour saisir les problématiques auxquelles le Cambodge est confronté. Ravagé par un génocide il y a seulement quarante ans, le royaume tente de relever la tête en oubliant l’horreur, le regard tourné vers un avenir encore incertain. Déterminé à devenir, lui aussi, un dragon au sein du marché asiatique, il a entamé une course folle vers sa modernisation, prêt à tout pour rattraper en marche le train de la mondialisation. Les malchanceux laissés sur les rails sont aussi nombreux qu’inaudibles, victimes de l’écart toujours croissant entre richesse et pauvreté, dont les retentissements se font ressentir jusque dans l’accès aux soins. Dans un pays où les accidents de la voie publique tuent cinq personnes par jour et où le traumatisme crânien est la première cause de mortalité aux urgences, la traumatologie revêt une importance significative. La chirurgie sera donc mon carton d’invitation pour partir à la rencontre des cambodgiens. Trois jours suffisent pour ficeler un dossier vantant les mérites de cette expérience internationale en usant du jargon de circonstance. Camille, amie précieuse et partenaire infatigable de treks en tous genres se joint à l’aventure. Sa spontanéité et sa bonne humeur ne seront pas de trop pour surmonter les moments de doute à venir.

En attendant les réponses à nos demandes d’autorisation et de financement, nous sommes pris de vertige devant ce saut dans l’inconnu qui nous attend. Qu’attendre d’un tel voyage, au-delà de la découverte d’une culture aux antipodes de la sienne ? Tout. Et rien. C’est parfois la meilleure manière d’éviter la déception née de l’incompatibilité du fantasme avec la réalité. En partant là-bas, j’ai bon espoir que le milieu des soins nous permettra d’en apprendre davantage sur le rapport des cambodgiens à la vie mais aussi à la mort, à la souffrance et au handicap. Je suis curieux de connaître leur façon d’appréhender le sacré et de savoir quel rôle la spiritualité et la philosophie jouent dans leur vie, pour les aider à surmonter les aléas d’une vie parfois très rude. Ce voyage est aussi l’occasion de prendre du recul, d’éclairer sous un nouveau jour notre manière de penser le soin en Occident.

Quelques semaines plus tard, l’accord de la direction de l’école claque comme le coup de feu annonçant le départ de la course : j’ai des fourmis dans les jambes depuis longtemps mais le départ est pris. Avides de découvertes, de rencontres et de nouvelles pierres pour nous construire, nous faisons nos sacs, le cœur déjà loin à l’Est.

II La colline de Madame Penh

Premiers pas sur le tarmac de l’aéroport. Un millier d’odeurs se disputent l’accès à nos narines en même temps que nos corps ont la sensation de plonger dans un bain d’eau chaude, tandis que nous forçons notre passage à travers cet air moite qui nous colle à la peau. Dans la lumière rasante de la fin de journée, nous pressentons Phnom Penh : tel un animal mythologique, sa présence s’impose avant même qu’on ne puisse la voir. Nous la devinons à sa rumeur, concerto pour klaxons et moteurs à bout de souffle, ainsi qu’à son parfum: effluves évanescentes de viande grillée et d’encens, additionnée de l’âcre odeur de l’huile de vidange. Ce premier contact nous laisse déboussolés, interdits, immobiles avec nos sacs à la main, comme attendant d’être tirés d’un rêve étrange. Reprenant nos esprits, nous nous jetons sur un chauffeur de tuk-tuk comme des naufragés sur un morceau de bois flottant et filons vers le centre, à travers le chaos de la circulation. Cramponnés à tout ce qui dépasse dans l’habitacle, nous nous en remettons à la dextérité du conducteur, qui fend le flot de véhicules sur sa monture pétaradante, sorte de Moïse des temps modernes traversant la mer du trafic phnom penhois.

Nous échouons finalement dans une auberge au décor de pub irlandais. En Asie, ces établissements à mi-chemin entre l’hôtel bon marché et l’auberge de jeunesse pullulent, proposant au voyageur fatigué le confort d’un lit à la propreté variable et la cuisine correspondante. Le propriétaire de notre point de chute, un américain jovial, semble y avoir trouvé le décor d’une existence confortable et tranquille. Nos valises déposées, nous décidons d’aller prendre le pouls de la ville, transformée par la nuit en un dédale de rues éclairées anarchiquement par quelques enseignes clignotantes et des lampadaires fatigués. Il fait 27° et sur les trottoirs, la vie déborde des logements exigus où la famille ne tient pas sans se marcher dessus. Ici, un homme ventripotent regarde la télé en short, là des passants sont rassemblés autour d’un restaurant ambulant duquel émane des effluves appétissantes, alors que des gamins jouent dehors en pyjama, sans que l’on sache au juste de quelle échoppe crasseuse ils sont sortis tels des diables d’une boîte. En revenant du quai Sisowath, nous faisons la connaissance des rats de Phnom Penh : gros comme de jeunes chats, ils traversent à toute vitesse le parc arboré qui nous ramène vers le centre. Soudain, un enfant s’approche, tout sourire, et me lâche un « hello » sonore en me tendant la main. J’esquisse d’abord un mouvement de recul, pensant que le môme va me réclamer un dollar, mais il n’en est rien. Il repart satisfait après m’avoir serré la main à l’occidentale, comme dans les séries américaines. Note à moi-même : goûter au voyage c’est libérer son esprit du poids de ses préjugés pour laisser de la place aux rencontres à venir... Plus tard dans la soirée, je m’assois dans un fauteuil en rotin sur le toit de la guesthouse. En face, le palais royal perce l’épaisseur de la nuit de ses centaines de guirlandes lumineuses. Autour de moi, Phnom Penh, perle de l’Asie, étale son bric à brac d’architecture coloniale, de façades décrépies et de pierres centenaires qui servent de refuge à un million cinq cent mille habitants. Dans cette atmosphère onirique de bout du monde, je me sens tout à coup arrivé.

Nos premiers jours dans cette mégalopole miniature sont occupés à nous trouver un logement dans l’ancien quartier français, à proximité de l’hôpital qui doit nous accueillir. Notre quête aboutit finalement dans un établissement aux prix modestes, où nous dégottons une chambre correcte (un seul préservatif usagé sous le lit !). Le gérant, un cambodgien anglophone à l’abdomen proéminent paraît ravi d’accueillir deux nouveaux occidentaux à qui il pourra vendre ses nouilles et ses boissons fraîches. Notre quartier général trouvé, nous partons rapidement à la découverte de la ville, profitant de ces quelques jours de flottement avant le début de notre stage pour l’arpenter en long, en large et en travers. Nous nous laissons porter par nos pas, ivres de l’atmosphère créée par le parfum des fleurs cuisant doucement au soleil et de la poussière en suspension, filtrant la lumière du soleil sur les grandes avenues du centre. Nous errons dans les ruelles jonchées de détritus où, le soir venu, s’organisent des matchs de volley endiablés entre adversaires torse-nus, jeunes adultes grandis trop vite et retrouvant, l’espace de quelques heures, une innocence perdue. Je repense à Nietzsche, qui disait que la maturité de l’homme consiste à retrouver le sérieux qu’il avait au jeu étant enfant…

Un dimanche, notre vagabondage quotidien nous mène au Wat Phnom, le plus vieux temple de la ville. Situé dans un écrin de verdure au beau milieu de la ville et à deux pas du Mékong, il semble parfaitement intégré dans l’espace urbain qui l’entoure. Lieu sacré dédié au Bouddha, son grand stupa immaculé renferme les restes du dernier empereur d’Angkor, qui a fui son palais lors de l’invasion Siam du XVème siècle. Selon la légende, une certaine Daun Penh, ou « Grand-mère Penh », aurait aperçu, flottant dans le Mékong, un tronc d’arbre dans lequel reposaient des statues sacrées. Les dieux avaient littéralement abandonné Angkor. Avec l’aide de quelques villageois, madame Penh recueilli les objets sacrés et les installa dans un petit temple au sommet d’une butte en terre érigée pour l’occasion. La ville alentour s’étoffa et devint Phnom Penh, « la colline de madame Penh ». Au sommet de ce monticule d’une trentaine de mètres, les murs blancs du temple veillent sur la ville, indifférents aux aléas de l’Histoire. Il s’agit d’un lieu de rassemblement, où l’on vient autant pour s’attirer les faveurs du Bouddha en lui déposant quelques offrandes que pour venir s’asseoir à l’ombre des grands arbres qui entourent le lieu saint. Dans les feuillages des longaniers, quelques singes s’échangent les nouvelles du jour alors que des mélodies traditionnelles émanent du sommet de la colline, s’élevant vers le ciel comme une fumée d’encens.

Poursuivant notre exploration, nous atteignons le musée national des beaux-arts. Conçu par l’Ecole Française d’Extrême-Orient au début du siècle dernier, il s’inspire à la fois de l’architecture traditionnelle khmère et du style colonial. Il constitue la preuve que certains ont fait le choix de respecter le pays dont ils étaient les hôtes, plutôt que de le marquer au fer rouge d’une domination occidentale nauséabonde. Le palais royal, lui, n’aura pas bénéficié de la même attention : dès leur entrée dans le pays, les sujets du Roi de France ont gravé leurs fleurs de lys sur ses magnifiques dalles en argent. Nous parcourons les salles de ce musée, à peine aussi grand qu’une aile du Louvre. En plus d’être un oasis de fraîcheur dans l’atmosphère brûlante de la ville, il renferme de véritables trésors extraits des temples à travers le pays pour les protéger des pillards. Des statues pré-angkoriennes nous toisent de leurs regards énigmatiques, alors qu’un peu plus loin, des linteaux de pierre racontent le fracas des batailles antiques, danses frénétiques où les chars affrontent sans merci les éléphants de guerre. De temps à autre, une femme âgée nous propose de lui acheter une fleur de lotus ou quelques bâtonnets d’encens pour les déposer au pied d’une statue de Bouddha ou d’une représentation d’Harihara, déité syncrétique unifiant les figures de Vishnu et de Shiva. Quelques moines en toges safran venus visiter le musée s’arrêtent au passage et saluent avec respect les images sacrées. Pour les voyageurs que nous sommes, la scène est étrange : imagine-t-on des nonnes déposer des bougies aux pieds de la Vierge à L’enfant de Da Vinci ? Ici, les avatars du divin, pour être des œuvres d’art, n’en continuent pas moins d’être vénérées, inscrivant ce musée dans la vie spirituelle et culturelle du pays, au même titre que ses temples. Au détour d’une allée ouverte sur le luxuriant jardin central, la figure de Prajnaparamita, déesse de la parfaite sagesse du Bouddhisme, m’arrête en plein élan. La finesse de ses traits, l’aura de mystère et de beauté qui s’en dégagent m’hypnotisent et me figent. Je me perds dans la contemplation de son visage, transpirant la sérénité. Peut-on tomber amoureux d’un bloc de pierre ? Dehors, de jeunes moines se reposent autour d’un bassin à l’ombre de leurs parapluies orange. Ils discutent tranquillement, indifférents aux cliquetis des photographes en herbe trop contents de pouvoir immortaliser la scène, qui figurera en bonne place dans leur diaporama de vacances.

Pour nous imprégner davantage de la vie de Phnom Penh, nous visitons ses marchés, foisonnant de vie. Le Phsar Thom Thmey, d’abord, grand marché central de l’époque française dont la coupole art déco fait partie des vingt plus grandes au monde. Le marché russe, ensuite, dédales d’allées sombres et surchauffées où un bric à brac invraisemblable remplit l’espace du sol au plafond. On y trouve tout ce qu’il est humainement possible de vendre : depuis les étoffes aux couleurs éclatantes jusqu’aux pièces de viande se balançant à hauteur du visage, en passant par l’électronique chinoise, les pièces de mécanique, les vêtements contrefaits et les répliques d’œuvres d’art. Attaque en règle des cinq sens, qui frise l’overdose sous les assauts répétés de ces stimuli incessants.

Le soir nous rentrons à la guesthouse, fourbus par les kilomètres faits à pied plutôt qu’en tuk-tuk afin de favoriser notre immersion dans la ville et aussi d’économiser quelques dollars précieux. Notre auberge est une sorte d’oasis urbain où les backpackers fatigués et les expatriés gouailleurs se retrouvent à la tombée du jour comme des animaux à un point d’eau. Enfoncé dans un fauteuil, je me livre à une ethnologie sauvage de cette faune hétéroclite entre deux verres de tequila bon marché – n’ayant pas le cœur d’essayer le Mékong Whisky, la production locale. Des individus que tout sépare se côtoient dans cette version cambodgienne de l’auberge espagnole. Ici une voyageuse aux habits colorés lit en silence, indifférente aux borborygmes d’un finlandais éméché venu chercher une énième bière tandis qu’un américain schizophrène s’occupe à faire taire les voix qui résonnent dans sa tête en monologuant dans un coin. Tous, du rabatteur au visage creusé par la métamphétamine jusqu’au jeune touriste hébété semblent trouver leur compte dans cette ambiance de liberté façon beatnik, arrosée d’alcool, de substances indéterminées et d’une quête d’absolu un peu vaine. Dans la moiteur de la nuit tropicale, les mouvements semblent se diluer dans l’air, les corps ne plus faire qu’un avec le bain dans lequel ils sont immergés. Dans cette atmosphère féconde qui infiltre chacun de mes pores, je griffonne inlassablement sur mon carnet, couchant sur papier les impressions laissées par ce voyage dans l’Ailleurs, les mégots de mes Alain Delon – les acteurs se fument au Cambodge – s’entassant dans un cendrier sur la table basse. Demain est une page vierge qu’il me tarde de remplir.
Visa russe de 3 mois English translation pending
by FranckN · 2014-02-11 · 3 replies
Bonjour à tous,

Je reviens d'un premier voyage en Russie de 13 jours, et la demande de visa fut un peu chaotique (il est vrai que je m'y suis pris au dernier moment et que c'était "ma première fois")...

Je vais retourner à Petrozavosk pour un mois afin de suivre des cours et améliorer mon Russe (qui est balbutiant)... côté visa, pas de problème (enfin j'espère, c'est en cours)... j'ai une invitation de l'université pour un visa d'étude.

MAIS je songe déjà à mon prochain voyage, pour l'été. J'aimerai vraiment pouvoir obtenir un visa de 3 mois, donc "affaire".... mais j'aimerai être LIBRE de mes déplacements pour "voir du pays".

Il y a quelques temps j'avais regardé si c'était possible d'acheter des invitations d'affaires, il me semble que j'avais trouvé... seulement maintenant je suis beaucoup plus méfiant, car je me rends compte qu'on entre pas en Russie comme dans un moulin ! ... et j'aimerai pas avoir une mauvaise "trace" sur mon passeport à cause d'un visa refusé, ou d'autres choses de ce genre... car j'aime vraiment ce pays, et je souhaite y retourner, encore et encore !!

Je sollicite donc votre aide, et j'aimerai avoir si possible des retours d'expériences, plus que des réponses "théoriques"...

Est-ce que quelqu'un a déjà acheté un visa d'affaire sur internet (et si oui à qui ?)... sans être engagé ou lié à une destination précise, afin d'utiliser le temps de ce visa pour voyager à son gré en Russie ?

Je vous remercie beaucoup par avance !
Liaison Zagora-Taouz English translation pending
by Razul · 2014-02-11 · 8 replies
Bonjour, Je suis en recherche d'infos récentes sur la liaison Zagora-Taouz via le "lac" Maider, Rhemlia et Ouzina. Merci pour vos infos et retours d'expériences. A + ? Razul
Activités pendant mes 10 jours dans la région de Québec English translation pending
by Misfreze · 2014-02-09 · 10 replies
Bonjour

Mi juin je pars pour un auto tour de 10 jours ds la région de Québec. J'aurais besoin de votre aide sur les activités à incorporer à mon circuit. - 1ier jour Montréal - 2ieme jour Montréal Bécancour hébergement chez l habitant - 3 ieme jour Bécancour Québec avec en route visite d une ferme aux bisons - 4 ieme jour Québec - 5 ieme jour Québec région du Saguenay avec arrêt au cap tourmente - 6 ieme jour région du Saguenay avec croisière d observation des baleines - 7 ieme jour région du lac St jean avec visite du zoo de saint Félicien - 8 ieme jour saint alexis des monts - 9 et 10 ieme jour Montréal Pourriez vous me dire en plus des activités si ça paraît réalisable et quel sera le budget essence. Merci à tous de votre aide
2 semaines à Hawaï: 6ème voyage de noce avec la même femme English translation pending
by Beenmo · 2014-02-07 · 1 reply
Bonjour tout le monde,

nous souhaitons partir à Hawaï pour une durée de 2 semaines. J'ai lui beaucoup d'itinéraires et ils sont tous intéressants. Mais voilà nous souhaitons faire de la randonnée, plage, bronzette, visites des sites naturels. Pas de musées, boutiques etc.

Donc voici mes questions:

- combien d'îles peut on faire en 2 semaines? sachant qu'on ne veut pas aller ne vacance pour avoir un rythme à la va-vite et se lever tous les jours à 5h du matin

- quels sont les lieux / îles incontournables et que visiter dessus?

- pour ce qui est des hôtels, on recherche des b&b et/ou hôtels mais proche plage

- comment se rendre d'une île à une autre? avez vous des sites de réservation des vols internes?

J'ai vu que plusieurs personnes font 4 îles mais avec bien sûr avec un itinéraire bien tracé et bien ficelé. Nous souhaitons profiter des belles vues, des plages, du soleil, des gens, faire des randonnées, snorkling...

Je vous remercie d'avance pour vos conseils/remarques et si possible pour des noms des hôtels ou bien des bonnes adresses à ne pas manquer...

Merci
Rantanplan me fait un caprice (Maroc) English translation pending
by Leflâneur · 2014-02-03 · 15 replies
« …ce n’est qu’à l’heure du BN que j’ai pu sortir du piège de ce fond de lit d’oued à sec dans lequel nous étions engagés depuis le milieu de matinée. Tout allait pourtant pour le mieux -du moins le croyais-je- jusqu’à l’arrivée au-dessus de cette cascade sèche, oh pas bien haute … même pas deux mètres, mais quand même infranchissable par mon compagnon d’infortune. Je veux citer Rantanplan, mon, parfois têtu et stupide (si, si j’vous jure) mulet, mais néanmoins solide, courageux et fidèle compagnon-porteur tout-terrain. Tout-terrain ? Pas tout à fait !

Bon, rien à dire face à la cascade sèche… Je me doutais bien qu’il n’allait pas sauter, pattes jointes, deux mètres plus bas rien que pour me faire plaisir. J'ai donc fait demi tour sans me prendre la tête. J'avais du rater la trace en amont permettant d'éviter le piège. Mais après… quand-même ! Me laisser plus de trois heures, sans aucun remord apparent, au fond d’une gorge, en pleine « cagna » de mi-journée parce que Monsieur refusait de retraverser le petit éboulis dont il s’était rit à l’aller, je trouve la plaisanterie un peu saumâtre.

Bon, la tension est retombée. Je suis maintenant tiré d’affaire, bien à l’ombre bienfaisante d’un genévrier thurifère centenaire préservé - par quel miracle ?- du massacre à la hache subi par ses difformes et squelettiques congénères. J’en ai assez pour la journée ! Le petit bivouac est installé, le thé au thym frémit gentiment sur les braises, Rantanplan broute ce qu’il peut entre les cailloux en attendant son repas du soir, je me remémore et laisse quelques traces écrites des événements de ces dernières heures.

Quand j’ai vu le mulet planter ses fers et s’immobiliser devant l’étranglement du passage et quelques cailloux polis, j’ai pensé qu’au vu des expériences précédentes, passer au-delà ne serait qu’une formalité ; d’autant plus qu’à l'aller il n’avait pas marqué la moindre hésitation.

J’ai donc commencé par le plus simple : l'accompagner en le tenant par la bride. Il n’a pas bougé les pattes d’un millimètre. Je suis passé derrière en lui donnant la traditionnelle tape sur la croupe accompagnée dans mon meilleur berbère du mot « ouchte » connu par tous les mulets de l’Atlas pour déclencher le mouvement.

Rien.

Une, deux, dix, vingt fois et plus sans succès, j’ai renouvelé ces gestes basiques. Sans y croire réellement j’ai vérifié qu’aucun animal rampant n’était caché dans les pierres à proximité. Si un serpent était dans coin il aurait de toutes façons fuit depuis longtemps. Je lui ai fait faire demi tour sur quelques mètres, pris par la bride et revenu en espérant passer ainsi comme si de rien n’était. Quand il s’est de nouveau planté devant la plus grosse pierre sans même l’effleurer du sabot, j’ai cru lire dans son regard « non mais tu me prends pour un con ? ». J’ai essayé de lui faire comprendre que non. Je lui ai susurré à l’oreille que c’était le plus gentil et courageux des mulets, qu’après avoir arpenté sans chuter des pierriers pentus et instables à la recherche d’une trace perdue, qu’après avoir franchi dans les rochers des passages en escaliers devant lesquels j’aurais fait demi tour sans hésiter si je n’avais pas vu les traces de fer sur les cailloux ou eu la garantie des bergers rencontrés que le passage était accessible aux mulets, qu’après avoir reculé sur plusieurs mètres, à trente mètres de la rivière en contre-bas, dans une vire de falaise étroite au point de ne pas pouvoir faire demi-tour, il ne devait pas se laisser ridiculiser par ces quelques cailloux certes un peu polis mais qu’il avait royalement toisé deux heures auparavant.

Toujours rien.

Fâché, j’ai fini par lui dire qu’il n’avait aucun orgueil, que je le revendrais à un méchant éleveur de chèvres dès que nous serions sortis de là, qu’il me regretterait en voyant la différence de traitement avec moi qui ne l’avais jamais battu. Je l'ai menacé de partir seul avec mon sac à dos en l’abandonnant là à son triste sort… Cela n’a pas semblé l’émouvoir.

Je l’ai déchargé, fait plusieurs fois demi tour et revenu en montant dessus en croyant naïvement que si je lui montrais que je n’avais pas peur sur lui, il n’avait rien à craindre non plus. Ce ne fût pas un franc succès.

J’ai ensuite pensé qu’une diversion viendrait à bout du caprice et l’ai entraîné jusqu’au petit filet d’eau qui ressurgissait en aval à une demi-heure de là. Il n’a pas voulu reboire. Moi si. Nous sommes restés là le temps de fumer une cigarette ( pas lui, moi ) et je l’ai fait trotter au retour en espérant qu’il passe dans la foulée… mais la foulée s’est figée une fois de plus à la vue du passage considéré comme délicat. Je lui ai bandé les yeux, et à nouveau tiré, poussé, monté à nouveau. Il y a eu un semblant de progrès. N’y voyant rien, il posait le premier sabot, mais dès celui-ci au contact de ce p….. de caillou c’était un « non » aussi franc que massif.

Que faire ?

Arrêter de se prendre la tête, passer là le reste de l’après-midi et la nuit et … demain serait un autre jour ? Imprudent. Même si je ne suis pas plus inquiet que cela sur la météo de ce mois de juillet, je n’aime pas dormir dans un endroit « sans issue ». Le laisser là et partir chercher de l’aide d’un conducteur de mulet plus expérimenté que moi ? C’était une option. De toute façon … il n’allait pas se sauver ! Construire une espèce de passerelle selon la technique locale éprouvée Tiens c’est une idée ça. Les cailloux c’est pas ce qui manque … de toutes tailles… Il n’y a plus qu’à les déplacer ! Le bois est plus rare, mais j’en ai vu ce matin qui avait du être charrié par l’eau cet hiver avant de coincer dans les rochers riverains… Il n’y a plus qu’a aller les chercher ! Au taf !

J’ai donc joué les terrassiers pendant plus d’une heure avant de, non pas m’émerveiller du labeur accompli sous la canicule de cette mi-journée, mais du moins estimer suffisant le résultat et envisager la fin de la plaisanterie. Je n’y ai pas cru longtemps ! L’animal était dans une phase d’humeur contrarié et la mienne d’humeur n’étant pas dans un cycle de jovialité, j’ai opté sagement pour une petite détente-collation destinée à faire chuter ma tension.

Collation …? vous avez dit "Collation" ?

Et si asserdoun ( le mulet ) avait faim ? Lui aussi a généralement droit à sa ration d’orge de midi pendant que je déguste mes sardines à la tomate ou mon corned beef. Et si sa ration était alignée en petits tas tous les trente centimètres jusqu’à dépasser … ce que je ne peux toujours pas qualifier d’obstacle ?

Je la tenais ma solution !

Collé à la paroi de la falaise pour profiter de la petite bande d’ombre qu’elle voulait bien dispenser, j’ai fini ma portion de "Vache qui rit" et mes figues ( et oui, aujourd’hui c’était fromage et dessert !) sans savoir si je devais rire ou pleurer.

J’aurais du mal à décrire ici l’attitude ridicule adoptée par l’animal pour attraper le tas suivant après avoir avalé goulûment les trois premières poignées de grain, mais je me promets de la mimer à celles ou ceux qui m’en feront un jour la demande. Sachez seulement que ce cher Rantanaplan ne semblait pas décidé à esquisser le moindre petit pas en avant pour accéder aux autres petits tas de grain et finir son repas de midi.

C’est cependant cette position grotesque qui m’a donné une nouvelle idée : l’encolure et la tête allongée au maximum, le naseau frémissant, les lèvres tendues trois centimètres devant sa dentition de jeune homme, et les deux pattes avant jointes formant un angle avec le sol à la limite de rupture d’équilibre … Suffirait-il de rompre la stabilité de cet inesthétique position pour qu’il fasse enfin ces deux pas en avant tant attendus depuis la fin de matinée ?

Y avait qu’à … et pour cela une seule solution : le prendre par surprise car il reprendrait sa position bien campée dès que je m’approcherais.

La surprise, oui mais … Qui a déjà essayé de s’approcher d’un mulet sans se faire remarquer ?

La solution serait dans les dix mètres de corde qui sert à la fixation du chouari et du taghrart ( paniers de portage et sac de bât). J’ai attaché une extrémité de la corde à une des pattes avant et l’autre bout à une des pattes arrière, resservi à portée de gueule quelques grains pour l’aguicher, mis la corde en limite de tension et attendu patiemment trois mètres devant lui qu’ il essaye à nouveau d’attraper le tas suivant.

L’instant propice n’a pas tardé plus d’une minute. Dès qu’il a atteint la position attendue j’ai tiré d’un coup sec simultanément sur les deux brins de la corde.

Bingo ! Déséquilibré réellement ou surpris par la tension brutale de la corde dans les chevilles, toujours est-il que plus de trois heures après s’être planté une première fois, Rantanplan franchissait le misérable tas de cailloux, m’évitant ainsi d’avoir à exposer dans une langue où je ne connais que quelques « expressions de survie » le grotesque de la situation à la première bergerie trouvée.

Certes, la vie des montagnards locaux manque tellement de récréations que l’anecdote du roumi et asserdoun n’aurait pas manqué d’alimenter les discussions des veillées et certainement diverti le souk régional pendant des semaines… Mais j’avoue être un brin susceptible, alors … »
Trek Annapurnas et Everest: conditions des cols (25 février - 25 mars) English translation pending
by Bcbcok · 2014-02-03 · 3 replies
Bonjour, je suis à planifier un itinéraire de trek pour la période du 25 février au 25 mars 2014.

Je sais que les aléas de la météo peuvent faire en sorte de bloquer les cols à cette période. Cependant, j'aimerais avoir de l'information, à savoir si les cols suivants sont normalement passable ou impassable, et quel genre de conditions on y rencontre (couverture neigeuse, glace, etc.).

Cela m'aidera à faire l'itinéraire, et prévoir l'Équipement en conséquence (ex. je me demande si j'amène des crampons).TilichoThorung laCho laKangma laRenjo laMerci !

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