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USA Northwest: Un mois et demi de découverte en famille, durant l'été 2013. English translation pending
Aouh les amis Voyageforumers !
Avant de nous envoler, l'été dernier, à destination des Etats-Unis, nous avons passé de nombreuses heures à lire vos articles, vos remarques, vos conseils concernant ce quartier des Etats-Unis, sans oublier les messages privés envoyés aux uns et aux autres pour obtenir le renseignement qui tue sur tel ou tel motel, le dernier fast-food à la mode, le site naturel à ne pas manquer... La moindre des choses, maintenant que la boucle est bouclée et que les froidures se sont abattues sur la France, c'est évidemment de vous remercier, du fond du cœur !... Alors pourquoi ne pas le faire en quelques mots et photographies américaines, histoire de retrouver le goût fort de ce Northwest qu'on aime tant ?!...
Justement, le choix du Northwest pour ce voyage estival n'était pas le fruit du hasard : mon amoureuse et moi l'avions déjà effleuré en 1994 à vélo, pendant deux mois, et nous avions alors juré d'y emmener un jour nos (éventuels) enfants. En 2OO9, la fille et le fils n'étant plus éventuels, on leur a fait visiter les grands parcs de l'Utah et de l'Arizona, pour le plaisir des yeux, les couleurs du mythe western, le fun de Las Vegas. Sans oublier notre promesse passée : eh bien voilà, l'occasion s'est présentée l'été dernier. Nous sommes donc partis pour Seattle en famille, une maman, un papa, et deux Affreux de 17 et 14 ans qui ne demandaient qu'à replonger pour 44 jours dans le bain amerloc.
L'itinéraire indicatif était d'une simplicité absolue : atterrir à Seattle, longer un peu la Côte Pacifique, piquer vers l'est pour atteindre Yellowstone, avant de revenir à Seattle via les plaines du Washington. Ce qui fut dit fut fait. Hey friends, come on with us right now !...

Mercredi 10 juillet 2013 : Paris-Seattle.
Sur le conseil insistant de notre médecin de famille, qui visite chaque année son frère dans la banlieue de Seattle, nous avons choisi le vol direct assuré par Delta Airlines pour relier l'aéroport Charles de Gaulle à celui de Tacoma. Pour un surcoût finalement peu excessif au regard du prix total à régler (4100 euros pour la famille en vol direct, au lieu de 3800 euros avec escale, les billets ayant été achetés en décembre 2012), le confort est appréciable : on monte dans le zinc à 11h 40, on regarde le Groenland par la fenêtre, on mange trois fois dans la journée, on survole le Canada, et l'on touche à 12h 3O le tarmac de Seatac... presque à l'heure où l'on a décollé !...

On passe chez Alamo chercher le véhicule réservé en février. Sur le parking de la compagnie, le choix est assez restreint, mais on repère vite le Chevrolet Equinox AWD qui va bien, tout juste sorti d'usine avec 37 miles seulement au compteur.

Puis nous prenons la route en direction de l'océan pour rejoindre le motel auprès duquel notre fiston avait réservé une nuit, à Gig Harbor exactement. Wow, bien vu, la chambre est vaste, joliment décorée, presque luxueuse !... La fatigue se fait sentir, mais on décide d'aller prendre le pouls du petit port. Les méduses géantes chaloupent entre les pontons de bois. L'ambiance est calme au bord de l'eau, le soleil brille encore dans un ciel bleu étincelant, aucun touriste à l'horizon : rien à dire, c'est une journée lumineuse qui se termine, augurant du meilleur pour ce road trip tout en douceur !...
Du jeudi 11 juillet au dimanche 14 juillet : la Côte Pacifique - Etat du Washington.
La première semaine est réservée à la (re)découverte de l'ambiance maritime que nous avions tant aimée dix-neuf ans plus tôt. D'abord, revoir Port Angeles. On renoue avec la voierie démesurée, la circulation facile, la fraîcheur de l'air, même si le soleil est encore éclatant durant ces premiers jours de voyage. Les murals des petites villes américaines me fascinent toujours autant...

Port Angeles n'a pas beaucoup changé depuis notre dernier passage, du temps de Bill Clinton. Tout y est bleu, avec une thématique "poissons et crustacés" qui revient en boucle dans le décor urbain.

Jusque sur les escaliers des boutiques alignées face au fameux détroit Juan de Fuca, ce bras de mer qui s'incurve loin vers le sud pour atteindre les môles du port de Seattle. Partout le Pacifique est ici mis à l'honneur.

Le lendemain, nous partons pour Forks, l'épicentre de l'univers Twilight, en suivant la Highway US 101, une très belle route au milieu des conifères. Comme toujours, on se laisse porter par l'ambiance décalée des road cafés hors d'âge. Dans les Etats-Unis du fin fond, ça sent l'authentique, ça roucoule du graillon derrière et devant les fourneaux où rôtissent les blancs de poulets en attente d'une gargantuesque barquette de frites !...

Pour la première fois depuis un an (c'était en Corse en juillet 2012), ce soir nous allons camper. C'est un passage obligé. On adore le contact de la mère nourricière, surtout aux Etats-Unis, où les équipements sont rustiques, certes, mais avec l'attrait incomparable de la nature préservée, beaucoup d'espace pour piquer la toile, et l'occasion unique de rencontrer des Américains, des vrais. Bogachiel Campground, emplacement 27, superbe !

Voilà. Tout est prêt pour deux nuits. On file découvrir la plage de Rialto Beach. C'est un site exceptionnel, d'autant plus attrayant que le ciel ne veut pas quitter sa robe d'azur. Comme le vent frais nous fouette les sangs, on marche jusqu'au bout du bout de la baie pour se réchauffer. Notre fils, qui n'a rien du type conscient, veut se baigner. A 11°C la vague, il convient tout de même qu'un simple petit trempage de mollets fera l'affaire...

Quelques miles plus au sud, il y a le petit port de La Push, au cœur de la "réserve" des Quileutes. On gare le Chevy face aux quais de fortune et on parcourt les rues à pied, entre un amoncellement de baraques en plastique, encerclées de carcasses de voitures, de poubelles éventrées, de filets de pêcheurs et de jouets hors d'usage... On tente de nouer le contact mais les gens ici parlent peu, comme souvent chez les Amérindiens. La Push est une poche de pauvreté, étonnant mélange entre le modernisme des States et les traditions tribales.

Le lendemain est consacré à la découverte de deux sites de la Côte du Washington qui, à notre avis, méritent amplement le déplacement aux antipodes : la Hoh Forest et Ruby Beach. La forêt dense fait partie du Parc National Olympic. C'est une curiosité naturelle, une végétation à l'allure tropicale, quoique dépourvue des touffeurs, dominée par les conifères géants, les fougères arborescentes et de larges tapis d'herbe grasse. Nous avons sillonné les sentiers du parc pendant plusieurs heures, presque seuls, sous l'insolent soleil de juillet : sacré coup de bol, car habituellement il pleut deux jours sur trois dans cette partie du Washington, même en été !

Et des chevelures moussues pendent de toutes les branches...

Pour terminer la journée en splendeur, on va arpenter la plage de Ruby Beach. C'est samedi, et avec cette météo extraordinaire, de nombreux Américains ont eu la même idée que nous. Fracas des vagues. Lumière franche. Toujours la délicate fraîcheur de l'air. Les yeux grands ouverts, nous goûtons à plein poumons la beauté de cet ultime Farwest.

Avec les troncs ballotés sur le haut de la plage sous les gifles des tempêtes, bon sang, quelle puissance !...

Au petit matin, dimanche : c'est la Fête nationale ! Bastille prise ou Bastille défendue, on emprunte à nouveau notre US 101 fétiche pour longer la côte au plus près. Inutile de préciser que le soleil n'en finit pas de nous brûler la couenne !... On roule doucement jusqu'à la Columbia River, ce monstre descendu de la frontière canadienne. Un pont de plus de quatre kilomètres l'enjambe sans sourciller. On s'y engage, reprenant en chœur les refrains de Johnny Cash qui résonnent dans l'habitacle du Chevy. A l'arrière, notre fille me photographie de dos. Ayé, on vient de quitter le Washington pour entrer dans l'Oregon.

... Promis : dès que je trouve un peu de temps, je poursuis la route avec vous vers Cannon Beach, Portland, les montagnes des Cascades, puis le Grand Vide du Désert gris, jusqu'à Yellowstone. Allez, plus que trente-huit jours...
Avant de nous envoler, l'été dernier, à destination des Etats-Unis, nous avons passé de nombreuses heures à lire vos articles, vos remarques, vos conseils concernant ce quartier des Etats-Unis, sans oublier les messages privés envoyés aux uns et aux autres pour obtenir le renseignement qui tue sur tel ou tel motel, le dernier fast-food à la mode, le site naturel à ne pas manquer... La moindre des choses, maintenant que la boucle est bouclée et que les froidures se sont abattues sur la France, c'est évidemment de vous remercier, du fond du cœur !... Alors pourquoi ne pas le faire en quelques mots et photographies américaines, histoire de retrouver le goût fort de ce Northwest qu'on aime tant ?!...
Justement, le choix du Northwest pour ce voyage estival n'était pas le fruit du hasard : mon amoureuse et moi l'avions déjà effleuré en 1994 à vélo, pendant deux mois, et nous avions alors juré d'y emmener un jour nos (éventuels) enfants. En 2OO9, la fille et le fils n'étant plus éventuels, on leur a fait visiter les grands parcs de l'Utah et de l'Arizona, pour le plaisir des yeux, les couleurs du mythe western, le fun de Las Vegas. Sans oublier notre promesse passée : eh bien voilà, l'occasion s'est présentée l'été dernier. Nous sommes donc partis pour Seattle en famille, une maman, un papa, et deux Affreux de 17 et 14 ans qui ne demandaient qu'à replonger pour 44 jours dans le bain amerloc.
L'itinéraire indicatif était d'une simplicité absolue : atterrir à Seattle, longer un peu la Côte Pacifique, piquer vers l'est pour atteindre Yellowstone, avant de revenir à Seattle via les plaines du Washington. Ce qui fut dit fut fait. Hey friends, come on with us right now !...

Mercredi 10 juillet 2013 : Paris-Seattle.
Sur le conseil insistant de notre médecin de famille, qui visite chaque année son frère dans la banlieue de Seattle, nous avons choisi le vol direct assuré par Delta Airlines pour relier l'aéroport Charles de Gaulle à celui de Tacoma. Pour un surcoût finalement peu excessif au regard du prix total à régler (4100 euros pour la famille en vol direct, au lieu de 3800 euros avec escale, les billets ayant été achetés en décembre 2012), le confort est appréciable : on monte dans le zinc à 11h 40, on regarde le Groenland par la fenêtre, on mange trois fois dans la journée, on survole le Canada, et l'on touche à 12h 3O le tarmac de Seatac... presque à l'heure où l'on a décollé !...

On passe chez Alamo chercher le véhicule réservé en février. Sur le parking de la compagnie, le choix est assez restreint, mais on repère vite le Chevrolet Equinox AWD qui va bien, tout juste sorti d'usine avec 37 miles seulement au compteur.

Puis nous prenons la route en direction de l'océan pour rejoindre le motel auprès duquel notre fiston avait réservé une nuit, à Gig Harbor exactement. Wow, bien vu, la chambre est vaste, joliment décorée, presque luxueuse !... La fatigue se fait sentir, mais on décide d'aller prendre le pouls du petit port. Les méduses géantes chaloupent entre les pontons de bois. L'ambiance est calme au bord de l'eau, le soleil brille encore dans un ciel bleu étincelant, aucun touriste à l'horizon : rien à dire, c'est une journée lumineuse qui se termine, augurant du meilleur pour ce road trip tout en douceur !...
Du jeudi 11 juillet au dimanche 14 juillet : la Côte Pacifique - Etat du Washington.
La première semaine est réservée à la (re)découverte de l'ambiance maritime que nous avions tant aimée dix-neuf ans plus tôt. D'abord, revoir Port Angeles. On renoue avec la voierie démesurée, la circulation facile, la fraîcheur de l'air, même si le soleil est encore éclatant durant ces premiers jours de voyage. Les murals des petites villes américaines me fascinent toujours autant...

Port Angeles n'a pas beaucoup changé depuis notre dernier passage, du temps de Bill Clinton. Tout y est bleu, avec une thématique "poissons et crustacés" qui revient en boucle dans le décor urbain.

Jusque sur les escaliers des boutiques alignées face au fameux détroit Juan de Fuca, ce bras de mer qui s'incurve loin vers le sud pour atteindre les môles du port de Seattle. Partout le Pacifique est ici mis à l'honneur.

Le lendemain, nous partons pour Forks, l'épicentre de l'univers Twilight, en suivant la Highway US 101, une très belle route au milieu des conifères. Comme toujours, on se laisse porter par l'ambiance décalée des road cafés hors d'âge. Dans les Etats-Unis du fin fond, ça sent l'authentique, ça roucoule du graillon derrière et devant les fourneaux où rôtissent les blancs de poulets en attente d'une gargantuesque barquette de frites !...

Pour la première fois depuis un an (c'était en Corse en juillet 2012), ce soir nous allons camper. C'est un passage obligé. On adore le contact de la mère nourricière, surtout aux Etats-Unis, où les équipements sont rustiques, certes, mais avec l'attrait incomparable de la nature préservée, beaucoup d'espace pour piquer la toile, et l'occasion unique de rencontrer des Américains, des vrais. Bogachiel Campground, emplacement 27, superbe !

Voilà. Tout est prêt pour deux nuits. On file découvrir la plage de Rialto Beach. C'est un site exceptionnel, d'autant plus attrayant que le ciel ne veut pas quitter sa robe d'azur. Comme le vent frais nous fouette les sangs, on marche jusqu'au bout du bout de la baie pour se réchauffer. Notre fils, qui n'a rien du type conscient, veut se baigner. A 11°C la vague, il convient tout de même qu'un simple petit trempage de mollets fera l'affaire...

Quelques miles plus au sud, il y a le petit port de La Push, au cœur de la "réserve" des Quileutes. On gare le Chevy face aux quais de fortune et on parcourt les rues à pied, entre un amoncellement de baraques en plastique, encerclées de carcasses de voitures, de poubelles éventrées, de filets de pêcheurs et de jouets hors d'usage... On tente de nouer le contact mais les gens ici parlent peu, comme souvent chez les Amérindiens. La Push est une poche de pauvreté, étonnant mélange entre le modernisme des States et les traditions tribales.

Le lendemain est consacré à la découverte de deux sites de la Côte du Washington qui, à notre avis, méritent amplement le déplacement aux antipodes : la Hoh Forest et Ruby Beach. La forêt dense fait partie du Parc National Olympic. C'est une curiosité naturelle, une végétation à l'allure tropicale, quoique dépourvue des touffeurs, dominée par les conifères géants, les fougères arborescentes et de larges tapis d'herbe grasse. Nous avons sillonné les sentiers du parc pendant plusieurs heures, presque seuls, sous l'insolent soleil de juillet : sacré coup de bol, car habituellement il pleut deux jours sur trois dans cette partie du Washington, même en été !

Et des chevelures moussues pendent de toutes les branches...

Pour terminer la journée en splendeur, on va arpenter la plage de Ruby Beach. C'est samedi, et avec cette météo extraordinaire, de nombreux Américains ont eu la même idée que nous. Fracas des vagues. Lumière franche. Toujours la délicate fraîcheur de l'air. Les yeux grands ouverts, nous goûtons à plein poumons la beauté de cet ultime Farwest.

Avec les troncs ballotés sur le haut de la plage sous les gifles des tempêtes, bon sang, quelle puissance !...

Au petit matin, dimanche : c'est la Fête nationale ! Bastille prise ou Bastille défendue, on emprunte à nouveau notre US 101 fétiche pour longer la côte au plus près. Inutile de préciser que le soleil n'en finit pas de nous brûler la couenne !... On roule doucement jusqu'à la Columbia River, ce monstre descendu de la frontière canadienne. Un pont de plus de quatre kilomètres l'enjambe sans sourciller. On s'y engage, reprenant en chœur les refrains de Johnny Cash qui résonnent dans l'habitacle du Chevy. A l'arrière, notre fille me photographie de dos. Ayé, on vient de quitter le Washington pour entrer dans l'Oregon.

... Promis : dès que je trouve un peu de temps, je poursuis la route avec vous vers Cannon Beach, Portland, les montagnes des Cascades, puis le Grand Vide du Désert gris, jusqu'à Yellowstone. Allez, plus que trente-huit jours...
Préparation voyage 17 jours (avril-mai) dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous,
Nous souhaitons avec ma compagne organiser ce voyage du 20 avril (arrivée à 16h) au 7 mai (départ à 19h30). Nous comptons donc 17 jours sur place.
Avant d'utiliser les nombreux sujets sur le forum, je voudrais avoir quelques réponses pour être sûr que je pars bien dans le bon sens pour optimiser ce voyage.
L'idée serait d’atterrir à San Francisco pour repartir de Los Angeles.
Je voudrais intégrer les étapes suivantes : - Yosemite - Death Valley - Las Vegas - Grand Canyon - Plusieurs points à définir pour rejoindre Los Angeles
Voici le lien Google Maps : lien
D'après vous :
1 - Est-ce que 17 jours sont insuffisants (revoir à la baisse le planning), corrects ou de trop (rajouter des étapes)? 2 - Est-ce qu'il est déjà trop tard pour réserver les bons hotels pour la visite des parcs à cette période? 3 - Est-ce que louper la Tioga Road est vraiment dommage, auquel cas les dates ne sont pas bonnes pour ce type de voyage?
Je vous remercie d'avance.
Nous souhaitons avec ma compagne organiser ce voyage du 20 avril (arrivée à 16h) au 7 mai (départ à 19h30). Nous comptons donc 17 jours sur place.
Avant d'utiliser les nombreux sujets sur le forum, je voudrais avoir quelques réponses pour être sûr que je pars bien dans le bon sens pour optimiser ce voyage.
L'idée serait d’atterrir à San Francisco pour repartir de Los Angeles.
Je voudrais intégrer les étapes suivantes : - Yosemite - Death Valley - Las Vegas - Grand Canyon - Plusieurs points à définir pour rejoindre Los Angeles
Voici le lien Google Maps : lien
D'après vous :
1 - Est-ce que 17 jours sont insuffisants (revoir à la baisse le planning), corrects ou de trop (rajouter des étapes)? 2 - Est-ce qu'il est déjà trop tard pour réserver les bons hotels pour la visite des parcs à cette période? 3 - Est-ce que louper la Tioga Road est vraiment dommage, auquel cas les dates ne sont pas bonnes pour ce type de voyage?
Je vous remercie d'avance.
Quoi voir dans le sud de la France et au nord de l'Italie English translation pending
Le titre dit tout! Nous partons en famille (avec enfants de 6 et 9 ans) et nous aimerions savoir quels sont les endroits à ne pas manquer dans le Sud de la France et au Nord de l'Italie?
Avez-vous des suggestions d'endroits où se loger pas trop cher, mais bien quand même (compte tenu des enfants)? Des endroits où aller manger? Des vignobles à visiter? Etc.
Merci!! Nous y serons au mois d'août!
Avez-vous des suggestions d'endroits où se loger pas trop cher, mais bien quand même (compte tenu des enfants)? Des endroits où aller manger? Des vignobles à visiter? Etc.
Merci!! Nous y serons au mois d'août!
La maison saharouie et la maison d'hôtes nomades à Tighmart English translation pending
Qui a séjourné dans l'une ou l'autre de ces maisons d'hôtes dans l'oasis de Tighmart . Pourriez vous m'en dire un peu plus que ce qu'on trouve sur leur site . Me parlez des avantages de l'une ou de l'autre . Je vous en remercie d'avance .
Hannah
Compte-rendu retour croisière tropicale avec CDF Horizon du 4 janvier 2014 English translation pending
bonjour
un bref compte rendu de notre croisière faite avec Croisière de France sur le bateau Horizon départ le 4 janv de la république dominicaine
je développerai ce CR à la fin avec des photos mais voici en quelques paragraphes des choses utiles et les différentes escales pour ceux qui partent bientôt
vêtement prévoir un polo léger pour l'arrivée =28d chaleur humide après on s'habitue très vite 😉
départ d'Orly SUD porte B enregistrement porte 90 à 111 en face brioche dorée
l' enregistrement commence 4H décollage pas avant 2 étiquette par valises une avec le numéro de cabine > à donner ou prévoir le numéro localisateur en haut a droite réservation
la seconde classique avec code barre pour le vol collé par hôtesse accueil pds maxi 20kg + 1 bagage main vérifier tampon pour nbres de bagages main sinon on vous les réclames
à l'enregistrement vous aurez une grande enveloppe avec vos billets retour et carte embarquement retour (à ne pas perdre)
vol Pullmantur PLM6021, vol correct de 9H type charter avec 1 repas cèleri râpé , riz et poulet (très bon ), pain , fromage, cake boisson coca ou sprite ou J orange , eau = 1 verre, après on réclame café ou thé 2 films en boucle si l'écran fonctionne sinon grand écran central mais on ne choisit pas le film dans ce cas écouteur à acheter 3€ 2H avant atterrissage boite collation avec sandwich jambon fromage , cake + café ou Thé
décollage 1H de retard mais rattrapé
A+
un bref compte rendu de notre croisière faite avec Croisière de France sur le bateau Horizon départ le 4 janv de la république dominicaine
je développerai ce CR à la fin avec des photos mais voici en quelques paragraphes des choses utiles et les différentes escales pour ceux qui partent bientôt
vêtement prévoir un polo léger pour l'arrivée =28d chaleur humide après on s'habitue très vite 😉
départ d'Orly SUD porte B enregistrement porte 90 à 111 en face brioche dorée
l' enregistrement commence 4H décollage pas avant 2 étiquette par valises une avec le numéro de cabine > à donner ou prévoir le numéro localisateur en haut a droite réservation
la seconde classique avec code barre pour le vol collé par hôtesse accueil pds maxi 20kg + 1 bagage main vérifier tampon pour nbres de bagages main sinon on vous les réclames
à l'enregistrement vous aurez une grande enveloppe avec vos billets retour et carte embarquement retour (à ne pas perdre)
vol Pullmantur PLM6021, vol correct de 9H type charter avec 1 repas cèleri râpé , riz et poulet (très bon ), pain , fromage, cake boisson coca ou sprite ou J orange , eau = 1 verre, après on réclame café ou thé 2 films en boucle si l'écran fonctionne sinon grand écran central mais on ne choisit pas le film dans ce cas écouteur à acheter 3€ 2H avant atterrissage boite collation avec sandwich jambon fromage , cake + café ou Thé
décollage 1H de retard mais rattrapé
A+
Retour des Émirats le 29 mars 2014 sur le MSC Lirica English translation pending
Bonjour,
Nous partons pour la croisiere de retour des Emirats sur le Lirica le 29 mars 2014 et nous souhaitons connaitre les excursions les plus interressantes sur MSC. Eventuellement compte tenu des prix, savoir si on peut par nous meme trouver des taxi ou des tours operateurs locaux un peu moins chers que les excursions MSC. Nous avons deja pre-reserve Pétra par MSC compte tenu de la durée de l excursion par securité. Par le biais du forum, peut etre pouvons nous nous échanger nos infos et éventuellement se regrouper pour avoir des taxi a 4 ou 6 personnes.
Nous partons pour la croisiere de retour des Emirats sur le Lirica le 29 mars 2014 et nous souhaitons connaitre les excursions les plus interressantes sur MSC. Eventuellement compte tenu des prix, savoir si on peut par nous meme trouver des taxi ou des tours operateurs locaux un peu moins chers que les excursions MSC. Nous avons deja pre-reserve Pétra par MSC compte tenu de la durée de l excursion par securité. Par le biais du forum, peut etre pouvons nous nous échanger nos infos et éventuellement se regrouper pour avoir des taxi a 4 ou 6 personnes.
Résumé de nos 4 semaines passées dans l'Ouest Septembre 2013 English translation pending
Bonjour à tous !
Avant toute chose, je voudrai souhaiter à tous les forumeurs une très bonne année 2014, riche en projets, en voyages…😎 J’ai mis du temps à faire ce petit résumé, je me disais que la « bonne année » serait une bonne occasion.
Premièrement, Je souhaiterai remercier tous les forumeurs qui m’ont aidé et conseillé dans la réalisation de ce voyage, à savoir ITAT, Wildwest, Bastinj, Pong etc, difficile de citer tout le monde. Nous sommes partis tout le mois de septembre 2013 à 2, c’était notre deuxième voyage aux USA. Nous sommes devenus accros à ce pays! Ceci n’est pas un carnet de voyage car je n’ai ni les talents d’écrivain ni de photographe des autres forumeurs. C’est une sorte de gros résumé de ces 4 semaines de voyages passées. J’espère que ce résumé ne sera pas trop redondant pour vous!😕
Déjà, le voyage s’est très bien passé !😎 Nous avons pu visiter tous les lieux que nous souhaitions voir. Nous avons eu beaucoup de chance pour la météo, certaines régions ont eu de terribles inondations. Nous n’avons eu que 2 jours de pluie, la plupart du temps nous avions un grand soleil.
Je ne rentrerai pas dans les détails des visites, car il y a de nombreuses informations sur ce forum ainsi que Ouest.usa.fr ou roadtrippin. Ou les blogs des forumeurs.
1er septembre Paris – Salt Lake City
Vol sans soucis avec Delta, par contre nous n’aurons pas d’écrans individuels donc on sort les livres et on s’occupe pendant 11h. Passage à la douane rapide. Nous passons au comptoir d’Alamo et récupérons une Chevrolet Equinox lt.🙂 Une voiture qui nous conviendra parfaitement durant le voyage. Ils n’essayeront même pas de nous vendre des assurances, parfait ! Nous arrivons à SLC, première impression : nous n’avons pas du tout accroché, vivement qu’on parte de cette ville. >Nuit Hampton Dowtown, > Très bien

2 Septembre : SLC- Grand Teton
Départ vers Grand Teton. On est heureux de prendre la route, le voyage commence enfin !😎 Nous passerons par la ville Jackson Hole (ville très sympa).
Visite l’après-midi du parc Grand Teton : - Chapel of transfiguration - les différents overlook Ce parc mérite vraiment qu’on s’y arrête. >Nuit : Colter Bay Village > super !
3 Septembre : Grand Teton - Yellowstone NP
Grand Teton: - Rando Taggart Lake - Rando Shore Lake trail
Direction Yellowstone Nuit à Lazy G motel (Chambre avec kitchenette)> Très bien pour nous.
4 - 8 Septembre : Yellowstone National Park
C’est un très beau parc, les paysages sont magnifiques!!😮
Nos coups de cœur sont : - Le Grand Prismatic (vue de la colline) - Mammoth Hot - Canyon de Yellowstone Et bien entendu, ces grands espaces!

Le Grand Prismatic
Canyon de Yellowstone
Canyon de Yellowstone
Petit bémol : La partie d’Old Faithful est impressionnante mais on s’est vite lassé de marcher sur les pontaux de bois.😕 Nous sommes restés 5 jours dans ce parc, nous ne sommes pas ennuyés un seul instant >Nuit à Lazy G motel
9 Septembre Yellowstone - Cody
Au départ, nous voulions visiter le musée Buffalo Bill, mais nous avons souhaité privilégier une matinée supplémentaire à Yellowstone Pour profiter de la ville, nous sommes allées voir un spectacle Dave Miller. Un spectacle très sympa ! >Nuit à Cody BB Salsbury Avenue Inn > un Bed and Breakfast top !
10 Septembre Cody – Vernal
Grosse journée de route. >Nuit Vernal BB Landmark Inn and Suites B&B> correct
11 Septembre VernalDinosaur NMNous avions prévu plusieurs visites dans ce parc mais avons eu une grosse journée de pluie. Grosse déception !!!🙁 Avec ce mauvais temps, nous n’avons rien pu faire à part le Harper’s Corner Trail Frustrés, nous retournons à l’hôtel et profiterons de ce temps pour laver le linge. Nous reviendrons pour faire de nouveau ce parc 😛!
12-17 Septembre : Moab
Nous avons adoré la région de Moab !!!😎 6 jours sont insuffisants pour voir toutes ces merveilles..Arches> Très beau parc- Delicate Arch au coucher du soleil - Devil Garden - Sand Dune arch - Window/ Double Arch

Delicate ArchDead Horse PointCanyonsland National Park> Très beau parc également!-Tous les overlook
-False Kiva
Pour False Kiva, la vue vaut vraiment le coup, par contre il faut faire attention durant la rando pour ne pas se tordre la cheville.


-Shafer Trail et Potash Road Quelques sueurs froides pour cette route, la ranger nous avait déconseillé de la prendre car nous n’avions pas les 4 roues motrices. Dix minutes plus tard en pleine réflexion sur le parking du Visitor Centor, nous discutons avec un couple d’Anglais qui venait de traverser la fameuse route (en provenance de Moab ) avec leur SUV deux roues motrices. Ils nous assurent qu'avec notre véhicule, nous n'aurons aucun problème à traverser cette fameuse route. On est décidé ! on se lance ! Tout se passe super bien, jusqu’à ce nous arrivons à un endroit ou se nichait une énorme flaque d’eau (qui paraissait profonde)😐. Bizarre, le couple d'Anglais a oublié de mentionner ce détail !

Ne voulant pas prendre de risques, on était prêt à faire demi-tour. Quand, quelques minutes plus tard, deux motards (arrivant de Moab) traversent avec succès la flaque d’eau. Ils nous ont confirmé que nous pouvions passer et qu’en cas de problème ils nous aideraient. Autant dire que je n’étais pas du tout détendue ! je ne me voyais pas du tout pousser la voiture avec nos amis les motards dans cette énorme flaque d’eau🏴☠️ ! Nous nous sommes lancés à l’assaut de cette flaque d’eau (avec la boule au ventre) et nous avons pu traverser ! Nous avions l’impression d’avoir réalisé un exploit !😎 Conseil : un SUV avec 2 roues motrices peut passer sur la shafer trail, mais je déconseille cette traversée en cas de mauvais de tempsCorona Arch > Top ! et nous avons croisé qu’un seul couple
The NeedlesRandonnée Chesler Park loop via joint trail
Nous avons mis plus de 7h (beaucoup d’arrêts pour les photos).
Nous sommes rentrés complétement épuisés mais heureux !🙂
C’est une super rando qui vaut vraiment le coup ! Vous rencontrez très peu de monde et les paysages sont magnifiques
Impossible de se perdre avec les cairns

> Nuit à Moab au Kokopelli Lodge et Inca Inn> Très bien!
La suite demain! On partira en Arizona pour Monument Valley, CBN, CBS et Capitol Reef
Avant toute chose, je voudrai souhaiter à tous les forumeurs une très bonne année 2014, riche en projets, en voyages…😎 J’ai mis du temps à faire ce petit résumé, je me disais que la « bonne année » serait une bonne occasion.
Premièrement, Je souhaiterai remercier tous les forumeurs qui m’ont aidé et conseillé dans la réalisation de ce voyage, à savoir ITAT, Wildwest, Bastinj, Pong etc, difficile de citer tout le monde. Nous sommes partis tout le mois de septembre 2013 à 2, c’était notre deuxième voyage aux USA. Nous sommes devenus accros à ce pays! Ceci n’est pas un carnet de voyage car je n’ai ni les talents d’écrivain ni de photographe des autres forumeurs. C’est une sorte de gros résumé de ces 4 semaines de voyages passées. J’espère que ce résumé ne sera pas trop redondant pour vous!😕
Déjà, le voyage s’est très bien passé !😎 Nous avons pu visiter tous les lieux que nous souhaitions voir. Nous avons eu beaucoup de chance pour la météo, certaines régions ont eu de terribles inondations. Nous n’avons eu que 2 jours de pluie, la plupart du temps nous avions un grand soleil.
Je ne rentrerai pas dans les détails des visites, car il y a de nombreuses informations sur ce forum ainsi que Ouest.usa.fr ou roadtrippin. Ou les blogs des forumeurs.
1er septembre Paris – Salt Lake City
Vol sans soucis avec Delta, par contre nous n’aurons pas d’écrans individuels donc on sort les livres et on s’occupe pendant 11h. Passage à la douane rapide. Nous passons au comptoir d’Alamo et récupérons une Chevrolet Equinox lt.🙂 Une voiture qui nous conviendra parfaitement durant le voyage. Ils n’essayeront même pas de nous vendre des assurances, parfait ! Nous arrivons à SLC, première impression : nous n’avons pas du tout accroché, vivement qu’on parte de cette ville. >Nuit Hampton Dowtown, > Très bien

2 Septembre : SLC- Grand Teton
Départ vers Grand Teton. On est heureux de prendre la route, le voyage commence enfin !😎 Nous passerons par la ville Jackson Hole (ville très sympa).
Visite l’après-midi du parc Grand Teton : - Chapel of transfiguration - les différents overlook Ce parc mérite vraiment qu’on s’y arrête. >Nuit : Colter Bay Village > super !
3 Septembre : Grand Teton - Yellowstone NP
Grand Teton: - Rando Taggart Lake - Rando Shore Lake trail
Direction Yellowstone Nuit à Lazy G motel (Chambre avec kitchenette)> Très bien pour nous.
4 - 8 Septembre : Yellowstone National Park
C’est un très beau parc, les paysages sont magnifiques!!😮
Nos coups de cœur sont : - Le Grand Prismatic (vue de la colline) - Mammoth Hot - Canyon de Yellowstone Et bien entendu, ces grands espaces!

Le Grand Prismatic
Canyon de Yellowstone
Canyon de YellowstonePetit bémol : La partie d’Old Faithful est impressionnante mais on s’est vite lassé de marcher sur les pontaux de bois.😕 Nous sommes restés 5 jours dans ce parc, nous ne sommes pas ennuyés un seul instant >Nuit à Lazy G motel
9 Septembre Yellowstone - Cody
Au départ, nous voulions visiter le musée Buffalo Bill, mais nous avons souhaité privilégier une matinée supplémentaire à Yellowstone Pour profiter de la ville, nous sommes allées voir un spectacle Dave Miller. Un spectacle très sympa ! >Nuit à Cody BB Salsbury Avenue Inn > un Bed and Breakfast top !
10 Septembre Cody – Vernal
Grosse journée de route. >Nuit Vernal BB Landmark Inn and Suites B&B> correct
11 Septembre VernalDinosaur NMNous avions prévu plusieurs visites dans ce parc mais avons eu une grosse journée de pluie. Grosse déception !!!🙁 Avec ce mauvais temps, nous n’avons rien pu faire à part le Harper’s Corner Trail Frustrés, nous retournons à l’hôtel et profiterons de ce temps pour laver le linge. Nous reviendrons pour faire de nouveau ce parc 😛!
12-17 Septembre : Moab
Nous avons adoré la région de Moab !!!😎 6 jours sont insuffisants pour voir toutes ces merveilles..Arches> Très beau parc- Delicate Arch au coucher du soleil - Devil Garden - Sand Dune arch - Window/ Double Arch

Delicate ArchDead Horse PointCanyonsland National Park> Très beau parc également!-Tous les overlook
-False Kiva
Pour False Kiva, la vue vaut vraiment le coup, par contre il faut faire attention durant la rando pour ne pas se tordre la cheville.

-Shafer Trail et Potash Road Quelques sueurs froides pour cette route, la ranger nous avait déconseillé de la prendre car nous n’avions pas les 4 roues motrices. Dix minutes plus tard en pleine réflexion sur le parking du Visitor Centor, nous discutons avec un couple d’Anglais qui venait de traverser la fameuse route (en provenance de Moab ) avec leur SUV deux roues motrices. Ils nous assurent qu'avec notre véhicule, nous n'aurons aucun problème à traverser cette fameuse route. On est décidé ! on se lance ! Tout se passe super bien, jusqu’à ce nous arrivons à un endroit ou se nichait une énorme flaque d’eau (qui paraissait profonde)😐. Bizarre, le couple d'Anglais a oublié de mentionner ce détail !

Ne voulant pas prendre de risques, on était prêt à faire demi-tour. Quand, quelques minutes plus tard, deux motards (arrivant de Moab) traversent avec succès la flaque d’eau. Ils nous ont confirmé que nous pouvions passer et qu’en cas de problème ils nous aideraient. Autant dire que je n’étais pas du tout détendue ! je ne me voyais pas du tout pousser la voiture avec nos amis les motards dans cette énorme flaque d’eau🏴☠️ ! Nous nous sommes lancés à l’assaut de cette flaque d’eau (avec la boule au ventre) et nous avons pu traverser ! Nous avions l’impression d’avoir réalisé un exploit !😎 Conseil : un SUV avec 2 roues motrices peut passer sur la shafer trail, mais je déconseille cette traversée en cas de mauvais de tempsCorona Arch > Top ! et nous avons croisé qu’un seul couple
The NeedlesRandonnée Chesler Park loop via joint trail
Nous avons mis plus de 7h (beaucoup d’arrêts pour les photos).
Nous sommes rentrés complétement épuisés mais heureux !🙂
C’est une super rando qui vaut vraiment le coup ! Vous rencontrez très peu de monde et les paysages sont magnifiques
Impossible de se perdre avec les cairns
> Nuit à Moab au Kokopelli Lodge et Inca Inn> Très bien!
La suite demain! On partira en Arizona pour Monument Valley, CBN, CBS et Capitol Reef
L'Ouest américain dans tous ses états (ou presque) English translation pending
Bonsoir tout le monde et bonne année!!
En cette période de bonnes résolutions, voici la mienne: enfin poster mon carnet de voyage!
Celui-ci sera sur notre deuxième voyage dans l'ouest américain en avril/ mai 2013 d'une durée d'un mois. Nous étions deux, mon conjoint et moi, et avons voyagé en voiture et dormi dans des hôtels ou motels.
Voici l'ossature de notre périple:23/24/25 avril: Los Angeles26: Joshua tree27: Tuscon/ saguaro NP28: Tombstone29: White sands NP30: Carlbad caverns/ Roswell01: Very large array/ Santa fé02: Durango03: Mesa verde/ moab04/05: Moab/ canyonland/ Arches06: Salt lake city07: Jakson Hole08: Grand teton NP09/10: Yellowstone NP11: étape à Coeur d'Alene12/13: Seattle14: Olympic NP15/16: Portland17/18: descente de la côte19: Sacramento20: Yosemite21: Sequoia 22: Avion retour à LAX.Alors commençons par le commencement, l'avion!
Nous partons de Roissy CDG avec Air france sur le vol de 10H30, arrivée vers 13H30 locales à Los Angeles.
Nous récuperons un SUV ford explorer avec GPS chez Hertz (au passage, nous avons été très déçus du gps hertz never lost, une vraie nullité!!).
Nous avons dormi les 3 nuits au Super 8 à Pasadena, ce que nous ne ferons plus car beaucoup de perte de temps dans les embouteillages! L'année dernière nous avions dormi à Marina del rey, c'était top!
Journée du 24 Avril:
Après un petit dèj à l'hôtel, nous nous dirigeons vers downtown pour voir le walt disney concert hall, la mairie, et nous promener un peu. Nous avons beaucoup aimé ce quartier ou se trouvent en même temps l'ancien et le moderne, les musées et salles de concerts, bref, à voir! Nous nous sommes ensuite dirigés vers Rodeo drive puis santa monica où nous nous sommes promenés sur la third street promenade, puis cap sur malibu. Nous rentrons ensuite à l'hôtel sans manger, rincés par le décallage !



Journée du 25 avril:
Nous passons la matinée à visiter les studios Warner, c'était sympa, nous avons pu voir entre autres les décors de 2 broke girls (jamais entendu parler) et the mentalist et cerise sur le gâteau, s'asseoir dans le canapé de Friends. Il faut quand même bien comprendre l'anglais, sinon, ça peut vite devenir ennuyant! Ensuite nous faisons un petit tour sur hollywood bvd pour manger au mel's drive in puis allons nous promener sur runyon canyon d'où nous avons une jolie vue de la ville et du signe Hollywood, mais moins belle que celle du Griffith Observatory à mon gôut. Nous allons ensuite au getty center que nous avons adoré tous les deux. C'est vraiment un endroit magnifique plus pour son architecture et ses jardins que pour le musée en lui-même. Nous rentrons ensuite à l'hôtel en passant par Mulholand drive


Journée du 24 Avril:
Après un petit dèj à l'hôtel, nous nous dirigeons vers downtown pour voir le walt disney concert hall, la mairie, et nous promener un peu. Nous avons beaucoup aimé ce quartier ou se trouvent en même temps l'ancien et le moderne, les musées et salles de concerts, bref, à voir! Nous nous sommes ensuite dirigés vers Rodeo drive puis santa monica où nous nous sommes promenés sur la third street promenade, puis cap sur malibu. Nous rentrons ensuite à l'hôtel sans manger, rincés par le décallage !



Journée du 25 avril:
Nous passons la matinée à visiter les studios Warner, c'était sympa, nous avons pu voir entre autres les décors de 2 broke girls (jamais entendu parler) et the mentalist et cerise sur le gâteau, s'asseoir dans le canapé de Friends. Il faut quand même bien comprendre l'anglais, sinon, ça peut vite devenir ennuyant! Ensuite nous faisons un petit tour sur hollywood bvd pour manger au mel's drive in puis allons nous promener sur runyon canyon d'où nous avons une jolie vue de la ville et du signe Hollywood, mais moins belle que celle du Griffith Observatory à mon gôut. Nous allons ensuite au getty center que nous avons adoré tous les deux. C'est vraiment un endroit magnifique plus pour son architecture et ses jardins que pour le musée en lui-même. Nous rentrons ensuite à l'hôtel en passant par Mulholand drive



Bouger en voiture dans Las Vegas: enfer ou pas? English translation pending
Bonjour,
Je vais passer 3 jours en pleine semaine à Las vegas en août 2014. Je me renseigne un peu sur les buffets pour essayer de trouver le bon plan pour ne pas dépenser trop en nourriture.
Apparemment, les buffets en dehors du strip sont beaucoup moins chers et certains semblent très bons : notamment au Orleans Casino et Main street station à Downtown.
3 petites questions :
- Je ne connais pas le taux d'embouteillages à Vegas, mais j'ai lu que sur le strip ça pouvait être l'enfer : sachant que je loge à l'excalibur, google maps m'annonce 6 petites minutes en voiture pour rejoindre l'Orleans. Ca vous semble possible ? Parce que, si c'est le cas, alors je n'hésite pas : je prend leur pass pour la journée à 25$
- Est-ce qu'il y a des réductions pour les enfants concernant ces "buffet-pass" ?
- Enfin, pour rejoindre Main street station, à Downtown, combien de temps je peux envisager en voiture depuis Excalibur ?
Merci !!
Apparemment, les buffets en dehors du strip sont beaucoup moins chers et certains semblent très bons : notamment au Orleans Casino et Main street station à Downtown.
3 petites questions :
- Je ne connais pas le taux d'embouteillages à Vegas, mais j'ai lu que sur le strip ça pouvait être l'enfer : sachant que je loge à l'excalibur, google maps m'annonce 6 petites minutes en voiture pour rejoindre l'Orleans. Ca vous semble possible ? Parce que, si c'est le cas, alors je n'hésite pas : je prend leur pass pour la journée à 25$
- Est-ce qu'il y a des réductions pour les enfants concernant ces "buffet-pass" ?
- Enfin, pour rejoindre Main street station, à Downtown, combien de temps je peux envisager en voiture depuis Excalibur ?
Merci !!
Compte rendu de croisière sur le MSC Musica aux Caraïbes en décembre 2013 English translation pending
Bonjour a tous , je vais commencé mon CR sur la croisière sur le MSC musica aux caraïbes et être le plus précis possible, j'ai regroupée les journées pour ouvrir un post et l’avoir en 1 seule fois pour une meilleur lecture pour tout le monde. bonne lecture...
Le 17 décembre :
Jour de départ, levé à 4h30, petit déjeuner express pour être à l’aéroport de saint Exupéry de Lyon a 5h30, notre vol de pré acheminement décolle 7H40 de Lyon pour Orly. Notre avion est un avion canadien...le Bombardier CRJ 700 de air France connu avec son logo HOP ! sur l’avion, petit d’extérieur mais très bien a l’intérieur avec 2 rangés de 2 places , spacieux moi qui pensait être serré a l’intérieur, j’ai été agréablement surpris et pour 1 heure de vol jusqu'à Pari Orly nous avons eu en plus un petit déjeuner super !!!
Arrivée a Orly a 8h 40, on ne s’occupe pas de nos valises en soute , elles vont être transféré automatiquement dans l’avion pour Fort de France. Nous occupons le temps comme nous le pouvons car notre avion est a 13h20 donc shopping et librairie et nous achetons des casse croute pour midi mais comme nous tournons en rond, le repas de midi est avalé a 10h30 mdrrr pour passé le temps.
Nous passons la porte pour attendre notre avion qui est un boeing 777-300 ER de 468 places a 11h45 et a l’intérieur Dutty Free et même des console PS3 pour patienter super je n’avais jamais vu cela dans un aéroport. J’achète une cartouche de mon tabac dans le Dutty Free et a 13h20 l’avion a 30 minutes de retard sur l’horaire prévu mais a 14h00 nous décollons enfin d’Orly. Après 1 h de vol, le personnel commence a servir un déjeuner qui a mon gout a été super : Entrée, plat chaud, fromage, désert, vin, boisson fraiche, petite bouteille de rhum vieux ambrée de 4 cl et café vraiment très bien. Je me met un film sur l’écran ou il y a un grand choix de musique, reportages et films et après 3 heures de vol je dois me levé car je dois dégourdir mes jambes et la une petite anecdote commence ou je fais connaissance de 2 martiniquais très sympa qui travaille sur Orly et connaissent tous le personnel a bord et m’invite a boire avec eux un peu de whisky puis de verre en verre nous avons passé 4 h ensemble dans une super ambiance que je vous laisse imaginé après 4 h a siroté des whisky mdrrr, le temps est passé très vite car super ambiance et une collation aussi est servi avant d’atterrir environ 1h avant. Arrivée a l’heure a l’aéroport de Fort de France a 17h05, nous attendons environ 30 minutes nos valises et enfin dans le car ou nous attendons encore 30 minutes avant de partir pour le port ou nous avons laissez nos valises que nous avons retrouvé plus tard devant notre porte de chambre.
Il fait déjà nuit et au port, serpentin MSC et après passé a la validation de la carte MSC de bord que je n’est pas fait a l’intérieur du bateau mais a l’extérieur formalité habituelle , nous sommes enfin sur le MUSICA ou nous nous retrouvons avec Armelle et Christophe a notre point de RDV que nous nous étions fixé a la réception, nous commençons a discuté de leur croisière qu’ils avait passé car eux finissent la croisière le lendemain a Pointe a Pitre.
Un Antillais s’approche de moi pour me vendre des tickets d’eau qu’il n’avait pas consommé et comme il partait le lendemain il voulait s’en séparé pour 10 euros mais après m’être informé ça ne pouvait pas fonctionnée car pas le même numéro de chambre sois disant. Ok donc il repart et revient 10 minutes plus tard et me dit de toute façon je vous les donne je ne sais pas quoi en faire moi comme je ne paye rien, je les prend on verra bien et 10 tickets de bouteilles d’eau je n’est eu aucun soucis a les passé, surtout au buffet de midi jusqu'à épuisement du carnet.
Super la croisière commence bien pourvue que ça dur puis nous allons boire un Cocktail avec Armelle et Christophe qui était super sympa et je leur passe le bonjour, s’il lisent ces lignes dommage qu’il quittent le bateaux le lendemain(mais nous aurons encore beaucoup a parlé ensemble car nous faisons la même croisière cet été sur le MSC fantasia pour les île grecques mais a 2 semaines d’intervalle lol). Puis nous allons a notre chambre et nous n’irons pas au diner nous sommes trop fatigué donc une douche et au lit pour le lendemain être en forme.
Le 17 décembre :
Jour de départ, levé à 4h30, petit déjeuner express pour être à l’aéroport de saint Exupéry de Lyon a 5h30, notre vol de pré acheminement décolle 7H40 de Lyon pour Orly. Notre avion est un avion canadien...le Bombardier CRJ 700 de air France connu avec son logo HOP ! sur l’avion, petit d’extérieur mais très bien a l’intérieur avec 2 rangés de 2 places , spacieux moi qui pensait être serré a l’intérieur, j’ai été agréablement surpris et pour 1 heure de vol jusqu'à Pari Orly nous avons eu en plus un petit déjeuner super !!!
Arrivée a Orly a 8h 40, on ne s’occupe pas de nos valises en soute , elles vont être transféré automatiquement dans l’avion pour Fort de France. Nous occupons le temps comme nous le pouvons car notre avion est a 13h20 donc shopping et librairie et nous achetons des casse croute pour midi mais comme nous tournons en rond, le repas de midi est avalé a 10h30 mdrrr pour passé le temps.
Nous passons la porte pour attendre notre avion qui est un boeing 777-300 ER de 468 places a 11h45 et a l’intérieur Dutty Free et même des console PS3 pour patienter super je n’avais jamais vu cela dans un aéroport. J’achète une cartouche de mon tabac dans le Dutty Free et a 13h20 l’avion a 30 minutes de retard sur l’horaire prévu mais a 14h00 nous décollons enfin d’Orly. Après 1 h de vol, le personnel commence a servir un déjeuner qui a mon gout a été super : Entrée, plat chaud, fromage, désert, vin, boisson fraiche, petite bouteille de rhum vieux ambrée de 4 cl et café vraiment très bien. Je me met un film sur l’écran ou il y a un grand choix de musique, reportages et films et après 3 heures de vol je dois me levé car je dois dégourdir mes jambes et la une petite anecdote commence ou je fais connaissance de 2 martiniquais très sympa qui travaille sur Orly et connaissent tous le personnel a bord et m’invite a boire avec eux un peu de whisky puis de verre en verre nous avons passé 4 h ensemble dans une super ambiance que je vous laisse imaginé après 4 h a siroté des whisky mdrrr, le temps est passé très vite car super ambiance et une collation aussi est servi avant d’atterrir environ 1h avant. Arrivée a l’heure a l’aéroport de Fort de France a 17h05, nous attendons environ 30 minutes nos valises et enfin dans le car ou nous attendons encore 30 minutes avant de partir pour le port ou nous avons laissez nos valises que nous avons retrouvé plus tard devant notre porte de chambre.
Il fait déjà nuit et au port, serpentin MSC et après passé a la validation de la carte MSC de bord que je n’est pas fait a l’intérieur du bateau mais a l’extérieur formalité habituelle , nous sommes enfin sur le MUSICA ou nous nous retrouvons avec Armelle et Christophe a notre point de RDV que nous nous étions fixé a la réception, nous commençons a discuté de leur croisière qu’ils avait passé car eux finissent la croisière le lendemain a Pointe a Pitre.
Un Antillais s’approche de moi pour me vendre des tickets d’eau qu’il n’avait pas consommé et comme il partait le lendemain il voulait s’en séparé pour 10 euros mais après m’être informé ça ne pouvait pas fonctionnée car pas le même numéro de chambre sois disant. Ok donc il repart et revient 10 minutes plus tard et me dit de toute façon je vous les donne je ne sais pas quoi en faire moi comme je ne paye rien, je les prend on verra bien et 10 tickets de bouteilles d’eau je n’est eu aucun soucis a les passé, surtout au buffet de midi jusqu'à épuisement du carnet.
Super la croisière commence bien pourvue que ça dur puis nous allons boire un Cocktail avec Armelle et Christophe qui était super sympa et je leur passe le bonjour, s’il lisent ces lignes dommage qu’il quittent le bateaux le lendemain(mais nous aurons encore beaucoup a parlé ensemble car nous faisons la même croisière cet été sur le MSC fantasia pour les île grecques mais a 2 semaines d’intervalle lol). Puis nous allons a notre chambre et nous n’irons pas au diner nous sommes trop fatigué donc une douche et au lit pour le lendemain être en forme.
1 an en Antarctique (1) English translation pending
Bonjour,
Je suis météorologiste et je viens d’être envoyé sur le continent antarctique, plus précisément sur la base française Dumont-Durville, pour y travailler un an. Dans ce journal je vous propose de suivre mon quotidien. Pour des raisons de débit internet très limité je ne joins pas ici de photos. Par contre vous en aurez – et plein d’articles supplémentaires aussi – en vous rendant sur mon site « Adélie, à l’envers de la terre ». Vous pourrez vous abonner à la newsletter si suivre plus confortablement cette aventure vous intéresse.
Ci-dessous donc le 1er compte rendu, récit du périple qui m’a permis d’atteindre le continent polaire austral :
Le temps sait être long. En tout cas celui passé sur l'Astrolabe, navire polaire tient le cap vers DDU, s'étire à n'en plus finir. Voici déjà plus de 250 heures (10 jours, oui) que le navire a largué ses amarres, à Hobart. (Là je vous fais grâce des 40' de voiture, 1h50 de train, 22h d'avion, 15' de bus, et 15h d'attente cumulées nécessaires pour atteindre la capitale tasmanienne, ainsi que des 11h de décalage horaire dont il faut se remettre). J'allais vous dire que, depuis, l'Astro file plein sud mais le verbe est mal choisi. Dans un premier temps évidemment le bateau n'a pas eu de mal à tenir une vitesse de croisière tout à fait honorable d'environ 11 nœuds (multiplier par 1,8 pour avoir les km/h). Car ce navire évidemment se moque du vent qui va bien sous ces latitudes australiennes (les 40èmes rugissants, un peu plus loin les 50èmes hurlants), il se moque des vagues qui le chahutent, de la houle qui le berce et se moque plus encore des passagers livides qui errent du salon à leur couchette, et de moins en moins fréquemment vers la cantine. Le temps passe agréablement (en ce qui me concerne en tout cas), les premiers albatros font leur show et les sacs à vomi se remplissent doucement. Mais l'océan antarctique -comme son nom l'indique quasiment – ce n'est pas que de l'eau salée qui bouge. C''est bientôt, aussi, des glaçons qui flottent. Tant qu'ils sont très isolés, comme ce bel iceberg aperçu vers 55° de latitude sud, il n'y a pas de raison de ralentir l'allure du navire. Au delà du 60ème Sud nous évoluons dans un champs de blocs de glace, parfois très modestes, parfois des plaques de 10, 20 ou 30 mètres. Et ça cogne souvent très fort contre la coque du bateau qui maintient un bon 10 nœuds. On observe nos premiers manchots Adélie, un peu effrayés tout de même par cet intrus monstrueux, des phoques également qui semblent se prélasser, et, à condition d'être très attentif et fidèle à la passerelle (le poste de pilotage), quelques baleines. C'est dans le pack que le pilote doit lever le pied (si j'ose dire évidemment, car toutes les commandes, on s'en doute, sont manuelles). Le pack est parfois dense, parfois moins. Il est épais, ou pas. Le pack ce sont des plaques de glace qui s'agglomèrent entre elles, plus ou moins donc, et qui freinent la progression de l'Astrolabe, jusqu'à la stopper quand il est très compact. C'est un cas extrême mais quand cela arrive le navire fait marche arrière (puis avant puis arrière etc..), reprend son élan et vaille que vaille, à fond les manettes, essaie de disloquer cette croûte glacée et y parvient finalement. A bord, les passagers apprécient la mer plus calme désormais et, remis de leurs nausées, ils traînent. Ils traînent devant la télé, Ils traînent à la passerelle à profiter de ce paysage jusque là inconnu, à guetter la première apparition des orques qui ne viendront pas, ils traînent dans leur couchette où la lecture est confortable, ils traînent sur le pont arrière car la température, proche de 0°, est finalement clémente. Les yeux rivés sur leur PC portable, ils envoient quelques nouvelles ou classent les dizaines de photos déjà prises et qui malheureusement souffrent toutes de l'absence du soleil. 60°, 63°, 65° le bateau avance doucement. Et parfois il tourne en rond plusieurs heures pour éviter les tempêtes génératrices des packs les plus piègeux, ceux qui vous emprisonnent le bateau pour 1 semaine, 15 jours ou plus encore à quelques encablures de DDU. Un voyage vers l'antarctique ça peut donc être des heures d'immobilité. Dans le genre je suis devenu familier avec le 65°44,73'S et 140°40,19'E, point de la planète où il n'y a rien à voir si ce n'est 3 pingouins et quelques centaines de km² de glace blanche. Nous y sommes restés 5 jours, pas tout à fait immobiles puisqu'en dérive lente, au rythme du pack. L'environnement est évidemment unique, mais l'attente est si longue qu'on s'habitue, finalement, à l'exceptionnel. Car ce qui ressemble le plus à un jour coincé sur la banquise, c'est un autre jour coincé sur la banquise. On perd la notion du temps, du jour, les horloges sont là heureusement pour nous rappeler que demain c'est dimanche, la promesse de croissants au petit déjeuner, et c'est tout ce qu'on a trouvé pour briser la routine. Il y a, tout au long de ces 24 heures de clarté -car à minuit il fait grand jour -, du blanc au sol, du gris au ciel, parfois un peu de neige à moins de 10 jours de l'été austral, quelques immenses icebergs qui font l'horizon, un damier du Cap qui tourne, 3 manchots qui rampent sur la glace, il y a la cantine le matin, la cantine à midi, la cantine le soir, il y a ça, et rien que ça, qui tourne en boucle. Bon d'accord, là, un léopard dévore tout près de nous un manchot dont l'option bain de mer aurait dû être remise à plus tard. Pour sûr c'est un événement, les flashs crépitent, on échange nos images, mais cela reste une animation sanguinolente bien éphémère dans cette routine blanche. Nous en étions là. Et puis un jour, est arrivé un petit miracle. Ou, pour être plus exact, une succession de petits miracles. C'est d'abord l'hélico du bord qui peut enfin décoller pour un vol de reconnaissance, qui joue enfin son rôle de vigie et peut « router » le navire, lui indiquer les zones les plus navigables. Et bientôt un enchantement, le soleil revient au moment où le bateau, qui s'est enfin libéré du pack, navigue dans un champs d'icebergs énormes, magnifiques. C'est un spectacle de toute beauté, les visages des passagers s'illuminent, et les photos éclatent enfin de couleurs. Quel univers incroyable, unique. Le soir je rejoins ma couchette et m'endors tant bien que mal, quelque peu surexcité, avec le grand espoir de débarquer le lendemain. Et le lendemain est magique. Il faut imaginer en haut le ciel bleu, au nord la mer calme, libre, mais dessus quand même quelques grands bergs pour faire plus joli, au sud la banquise, épaisse, compacte, infranchissable, quelques dizaines de manchots Adélie qui y prennent pied, une baleine qui fait le dos rond en soufflant, l'Astrolabe adossé là, posé dans ce cadre sublime. Et la cerise sur le gâteau c'est que puisque nous ne sommes plus qu'à 22 miles nautiques, nous allons rejoindre DDU en hélico, nous allons survoler pendant un bon quart d'heure ce paysage fabuleux. Après, quoi vous dire ? Je ne veux jamais, jamais, oublier ces quinze minutes de plaisir, l'émotion que j'ai ressenti à découvrir d'en haut la banquise, les géants de glace posés dessus, les jeux de lumière, les ombres, le continent qui s'élève en pente douce à perte de vue, les îlots rocheux qui font de jolies tâches et perdus là, au bout de ce rêve, quelques bâtiments colorés, habités des hommes, DDU.
Voilà. Je suis par 66°40 de latitude Sud et 140°01 de longitude Est, base Dumont d'Urville, Terres Australes et Antarctique Françaises et j'y suis pour 1 an. J'ai posé le pied sur le grand continent blanc.
(Je posterai dès que possible la suite du récit de mon séjour antarctique)
Je suis météorologiste et je viens d’être envoyé sur le continent antarctique, plus précisément sur la base française Dumont-Durville, pour y travailler un an. Dans ce journal je vous propose de suivre mon quotidien. Pour des raisons de débit internet très limité je ne joins pas ici de photos. Par contre vous en aurez – et plein d’articles supplémentaires aussi – en vous rendant sur mon site « Adélie, à l’envers de la terre ». Vous pourrez vous abonner à la newsletter si suivre plus confortablement cette aventure vous intéresse.
Ci-dessous donc le 1er compte rendu, récit du périple qui m’a permis d’atteindre le continent polaire austral :
Le temps sait être long. En tout cas celui passé sur l'Astrolabe, navire polaire tient le cap vers DDU, s'étire à n'en plus finir. Voici déjà plus de 250 heures (10 jours, oui) que le navire a largué ses amarres, à Hobart. (Là je vous fais grâce des 40' de voiture, 1h50 de train, 22h d'avion, 15' de bus, et 15h d'attente cumulées nécessaires pour atteindre la capitale tasmanienne, ainsi que des 11h de décalage horaire dont il faut se remettre). J'allais vous dire que, depuis, l'Astro file plein sud mais le verbe est mal choisi. Dans un premier temps évidemment le bateau n'a pas eu de mal à tenir une vitesse de croisière tout à fait honorable d'environ 11 nœuds (multiplier par 1,8 pour avoir les km/h). Car ce navire évidemment se moque du vent qui va bien sous ces latitudes australiennes (les 40èmes rugissants, un peu plus loin les 50èmes hurlants), il se moque des vagues qui le chahutent, de la houle qui le berce et se moque plus encore des passagers livides qui errent du salon à leur couchette, et de moins en moins fréquemment vers la cantine. Le temps passe agréablement (en ce qui me concerne en tout cas), les premiers albatros font leur show et les sacs à vomi se remplissent doucement. Mais l'océan antarctique -comme son nom l'indique quasiment – ce n'est pas que de l'eau salée qui bouge. C''est bientôt, aussi, des glaçons qui flottent. Tant qu'ils sont très isolés, comme ce bel iceberg aperçu vers 55° de latitude sud, il n'y a pas de raison de ralentir l'allure du navire. Au delà du 60ème Sud nous évoluons dans un champs de blocs de glace, parfois très modestes, parfois des plaques de 10, 20 ou 30 mètres. Et ça cogne souvent très fort contre la coque du bateau qui maintient un bon 10 nœuds. On observe nos premiers manchots Adélie, un peu effrayés tout de même par cet intrus monstrueux, des phoques également qui semblent se prélasser, et, à condition d'être très attentif et fidèle à la passerelle (le poste de pilotage), quelques baleines. C'est dans le pack que le pilote doit lever le pied (si j'ose dire évidemment, car toutes les commandes, on s'en doute, sont manuelles). Le pack est parfois dense, parfois moins. Il est épais, ou pas. Le pack ce sont des plaques de glace qui s'agglomèrent entre elles, plus ou moins donc, et qui freinent la progression de l'Astrolabe, jusqu'à la stopper quand il est très compact. C'est un cas extrême mais quand cela arrive le navire fait marche arrière (puis avant puis arrière etc..), reprend son élan et vaille que vaille, à fond les manettes, essaie de disloquer cette croûte glacée et y parvient finalement. A bord, les passagers apprécient la mer plus calme désormais et, remis de leurs nausées, ils traînent. Ils traînent devant la télé, Ils traînent à la passerelle à profiter de ce paysage jusque là inconnu, à guetter la première apparition des orques qui ne viendront pas, ils traînent dans leur couchette où la lecture est confortable, ils traînent sur le pont arrière car la température, proche de 0°, est finalement clémente. Les yeux rivés sur leur PC portable, ils envoient quelques nouvelles ou classent les dizaines de photos déjà prises et qui malheureusement souffrent toutes de l'absence du soleil. 60°, 63°, 65° le bateau avance doucement. Et parfois il tourne en rond plusieurs heures pour éviter les tempêtes génératrices des packs les plus piègeux, ceux qui vous emprisonnent le bateau pour 1 semaine, 15 jours ou plus encore à quelques encablures de DDU. Un voyage vers l'antarctique ça peut donc être des heures d'immobilité. Dans le genre je suis devenu familier avec le 65°44,73'S et 140°40,19'E, point de la planète où il n'y a rien à voir si ce n'est 3 pingouins et quelques centaines de km² de glace blanche. Nous y sommes restés 5 jours, pas tout à fait immobiles puisqu'en dérive lente, au rythme du pack. L'environnement est évidemment unique, mais l'attente est si longue qu'on s'habitue, finalement, à l'exceptionnel. Car ce qui ressemble le plus à un jour coincé sur la banquise, c'est un autre jour coincé sur la banquise. On perd la notion du temps, du jour, les horloges sont là heureusement pour nous rappeler que demain c'est dimanche, la promesse de croissants au petit déjeuner, et c'est tout ce qu'on a trouvé pour briser la routine. Il y a, tout au long de ces 24 heures de clarté -car à minuit il fait grand jour -, du blanc au sol, du gris au ciel, parfois un peu de neige à moins de 10 jours de l'été austral, quelques immenses icebergs qui font l'horizon, un damier du Cap qui tourne, 3 manchots qui rampent sur la glace, il y a la cantine le matin, la cantine à midi, la cantine le soir, il y a ça, et rien que ça, qui tourne en boucle. Bon d'accord, là, un léopard dévore tout près de nous un manchot dont l'option bain de mer aurait dû être remise à plus tard. Pour sûr c'est un événement, les flashs crépitent, on échange nos images, mais cela reste une animation sanguinolente bien éphémère dans cette routine blanche. Nous en étions là. Et puis un jour, est arrivé un petit miracle. Ou, pour être plus exact, une succession de petits miracles. C'est d'abord l'hélico du bord qui peut enfin décoller pour un vol de reconnaissance, qui joue enfin son rôle de vigie et peut « router » le navire, lui indiquer les zones les plus navigables. Et bientôt un enchantement, le soleil revient au moment où le bateau, qui s'est enfin libéré du pack, navigue dans un champs d'icebergs énormes, magnifiques. C'est un spectacle de toute beauté, les visages des passagers s'illuminent, et les photos éclatent enfin de couleurs. Quel univers incroyable, unique. Le soir je rejoins ma couchette et m'endors tant bien que mal, quelque peu surexcité, avec le grand espoir de débarquer le lendemain. Et le lendemain est magique. Il faut imaginer en haut le ciel bleu, au nord la mer calme, libre, mais dessus quand même quelques grands bergs pour faire plus joli, au sud la banquise, épaisse, compacte, infranchissable, quelques dizaines de manchots Adélie qui y prennent pied, une baleine qui fait le dos rond en soufflant, l'Astrolabe adossé là, posé dans ce cadre sublime. Et la cerise sur le gâteau c'est que puisque nous ne sommes plus qu'à 22 miles nautiques, nous allons rejoindre DDU en hélico, nous allons survoler pendant un bon quart d'heure ce paysage fabuleux. Après, quoi vous dire ? Je ne veux jamais, jamais, oublier ces quinze minutes de plaisir, l'émotion que j'ai ressenti à découvrir d'en haut la banquise, les géants de glace posés dessus, les jeux de lumière, les ombres, le continent qui s'élève en pente douce à perte de vue, les îlots rocheux qui font de jolies tâches et perdus là, au bout de ce rêve, quelques bâtiments colorés, habités des hommes, DDU.
Voilà. Je suis par 66°40 de latitude Sud et 140°01 de longitude Est, base Dumont d'Urville, Terres Australes et Antarctique Françaises et j'y suis pour 1 an. J'ai posé le pied sur le grand continent blanc.
(Je posterai dès que possible la suite du récit de mon séjour antarctique)
Carnet de voyage 14 jours Sud Arizona, Nouveau Mexique, Route 66, Las Vegas English translation pending
Cela fait pas mal de temps que le projet de mettre au propre mes notes de notre 2ème voyage dans l'Ouest en 2008 me trottait dans la tête, mais le temps manque et il y a toujours d'autres priorités dont la rédaction de mon carnet de voyage de 2011 sur la route 66 qui n'est pas encore fini et j'ai en plus maintenant aussi à faire la rédaction de celui dans l'Est du printemps 2013.
Mais je vais inverser l'ordre de mes priorités à la sollicitation de certains amis du forum ou non qui sont à la recherche d'infos sur une partie des destinations objets de ce carnet.
Bonne lecture donc.
Introduction:
Carnet de route voyage de 14 jours Sud Arizona, Nouveau Mexique, Route 66, Las Vegas
Destination : Le Sud Arizona, le sud du Nouveau Mexique, la traversée de ces 2 états par la route 66 et un final à Vegas
Objectif : Découverte ou redécouverte d’une partie de l’ouest américain en famille. Visite ou re-visite des states parks, national parks ou national monuments de ces états, découverte de la route 66 au Nouveau Mexique, approfondissement de son tracé et de ces curiosités en Arizona, approfondissement de la visite de Las Vegas et excursion à valley of fire.
Durée : 14 jours dont 13 nuits sur place et 12 jours pleins (+ 1ere soirée courte et départ tôt pour le retour)
Période : Vacances scolaires d’Avril 2008
Contraintes : voyage réalisé en famille à 5 avec nos 3 enfants dont 2 ados (20, 16 et 13 ans), la planification c’est au printemps pour plusieurs raisons, le temps (en été il fait très chaud en Arizona et d’autant dans le sud ainsi qu’au Nevada), la période estivale n’est guère intéressante coté budget ( + de 30% sur les billets d’avions, hôtel ou motel plus chers), beaucoup plus de touristes dans les parks, et dans les motels d’où la nécessité de réserver à l’avance et du coup de se priver de la liberté de choix sur place au feelling et en fonction de l’avancement de son programme. Un voyage avec une bonne organisation mais avec aussi une certaine liberté, une part d’imprévu ou d’opportunité et d’aventure c’est notre philosophie.
Contexte : Après avoir découvert la grande majorité des parcs nationaux de l’ouest lors de notre 1er voyage de 21 jours en 2006 à travers le nord Arizona, le sud Utah, le sud ouest du Colorado, et la Californie, pour ce deuxième voyage dans l’ouest nous souhaitions découvrir les divers lieux du sud de l’Arizona que nous avions dû supprimer de nos projets de 2006 pour faute de planning trop chargé. De plus, mon oncle et ma tante ayant fait sur nos conseils un voyage dans l’ouest en 2007 comprenant pour eux la visite du sud Arizona avec une extension sur le Nouveau Mexique, ils nous avaient mis l’eau à la bouche. Le plaisir que l’on avait eu sur la route 66 avec la découverte de personnalités sympathiques et attachantes combinée à celle des icones qui parsèment cette axe, nous poussait aussi à étendre cette découverte sur un autre état, d’autant que les paysages bordant cette route mythique au Nouveau Mexique sont réputés pour être parmi les plus beaux de son parcours. Pour en finir nous souhaitions aussi faire découvrir aux enfants les incontournables de l’ouest américains qui longeaient notre parcours dont certains déjà visités et d’autres encore à découvrir car moins connus ou moins médiatisés.
Références, bibliographie : Après la lecture de plusieurs récits de voyage sur le net, de divers livres ou guides, (à l’époque je ne connaissais pas forum voyage) - Guide Michelin USA Ouest - Le routard Parcs nationaux de l’ouest américain - Road book Route 66 de B Vial et R Piau - Geo Ouest américains - Video guide Hachette Nouveau Mexique - Voir et savoir USA le sud ouest - Route 66 Spe JP Reymond - Route 66 M6 - Images of 66 Vol 1, by David Wickline - Nous sommes partis avec les guides Michelin et le routard cités ci-dessus et le Road book Route 66 de B Vial et R Piau
Organisation : Le programme, road book etc .. ont été préparés d’octobre à janvier. Les billets d’avion ont été achetés le 3.12.2007 par Ebooker sur US airways 1 escale à Philadelphie La location de voiture le 9.2.2008 via auto europe (Chrysler grand voyager) Les réservations d’hôtel à l’arrivée à Phoenix le 7.2.2008 et pour le départ à Vegas en 2.2008 (date exacte non notée) Le parking à Roissy le 19.3.2008 Pour ce voyage à 5 nous avons privilégié un pré-acheminement en voiture province Paris plus économique que le train en regard du nombre et permettant aussi de reculer le départ de la maison en évitant une nuit d’hôtel à Paris. Nous sommes partis donc très tôt dans la nuit, avons parcourus les 550 km qui nous séparent de la capital pour arrivé à Roissy pour 9h-9h30.
Dimanche 13/4 Province-Paris en voiture et vol Paris Phoenix via Philadelphie
Lundi 14/4 Phoenix-Tombstone : Casa grande ruin NM, Sagaro NM
Mardi 15/4 Tombstone- Silver city(NM): Tombstone, Bisbee, Chiricahua NM, Fort Bowie
Mercredi 16/4 Silver city(NM) - Alamogordo: Gila cliff dwelling NM, Las Cruces, la messilla, White sand dune NP
Jeudi 17/4 Alamogordo- Tucumcari : Salinas pueblo mission NM, Tucumcari
Vendredi 18/4 Tucumcari- Albuquerque : par route 66 originale, Santa Rosa, Las Vegas (NM), Pecos NP, Santa Fe
Samedi 19/4 Albuquerque- Grant : Turquoise trail, Santa Fe, Albuquerque
Dimanche 20/4 Grant – Gallup : par route 66 originale, Sky city(Acoma city), El Malpais park
Lundi 21/4 Gallup- Flagstaff : par route 66 originale, Painted desert, Petrified Forest
Mardi 22/4 Flagstaff-Flagstaff : Grand canyon, Wutpatki nm, Sunset crater
Mercredi 23/4 Flagstaff- Kingman : par route 66 originale, Williams, Seligman
Jeudi 24/4 Kingman- Las Vegas : par route 66 originale jusqu'à Needle, Oatman, Las Vegas
Vendredi 25/4 Las Vegas-Las Vegas : Valley of Fire SP, Impérial palace auto museum
Samedi 26/4 Las Vegas- Paris via Philadelphie
Dimanche 27/4 Paris Province : Broc and cars de Vierzon
Lundi 28/4 Reprise de boulot pour les uns, du chemin du collège ou lycée pour les autres

Introduction:
Carnet de route voyage de 14 jours Sud Arizona, Nouveau Mexique, Route 66, Las Vegas
Destination : Le Sud Arizona, le sud du Nouveau Mexique, la traversée de ces 2 états par la route 66 et un final à Vegas
Objectif : Découverte ou redécouverte d’une partie de l’ouest américain en famille. Visite ou re-visite des states parks, national parks ou national monuments de ces états, découverte de la route 66 au Nouveau Mexique, approfondissement de son tracé et de ces curiosités en Arizona, approfondissement de la visite de Las Vegas et excursion à valley of fire.
Durée : 14 jours dont 13 nuits sur place et 12 jours pleins (+ 1ere soirée courte et départ tôt pour le retour)
Période : Vacances scolaires d’Avril 2008
Contraintes : voyage réalisé en famille à 5 avec nos 3 enfants dont 2 ados (20, 16 et 13 ans), la planification c’est au printemps pour plusieurs raisons, le temps (en été il fait très chaud en Arizona et d’autant dans le sud ainsi qu’au Nevada), la période estivale n’est guère intéressante coté budget ( + de 30% sur les billets d’avions, hôtel ou motel plus chers), beaucoup plus de touristes dans les parks, et dans les motels d’où la nécessité de réserver à l’avance et du coup de se priver de la liberté de choix sur place au feelling et en fonction de l’avancement de son programme. Un voyage avec une bonne organisation mais avec aussi une certaine liberté, une part d’imprévu ou d’opportunité et d’aventure c’est notre philosophie.
Contexte : Après avoir découvert la grande majorité des parcs nationaux de l’ouest lors de notre 1er voyage de 21 jours en 2006 à travers le nord Arizona, le sud Utah, le sud ouest du Colorado, et la Californie, pour ce deuxième voyage dans l’ouest nous souhaitions découvrir les divers lieux du sud de l’Arizona que nous avions dû supprimer de nos projets de 2006 pour faute de planning trop chargé. De plus, mon oncle et ma tante ayant fait sur nos conseils un voyage dans l’ouest en 2007 comprenant pour eux la visite du sud Arizona avec une extension sur le Nouveau Mexique, ils nous avaient mis l’eau à la bouche. Le plaisir que l’on avait eu sur la route 66 avec la découverte de personnalités sympathiques et attachantes combinée à celle des icones qui parsèment cette axe, nous poussait aussi à étendre cette découverte sur un autre état, d’autant que les paysages bordant cette route mythique au Nouveau Mexique sont réputés pour être parmi les plus beaux de son parcours. Pour en finir nous souhaitions aussi faire découvrir aux enfants les incontournables de l’ouest américains qui longeaient notre parcours dont certains déjà visités et d’autres encore à découvrir car moins connus ou moins médiatisés.
Références, bibliographie : Après la lecture de plusieurs récits de voyage sur le net, de divers livres ou guides, (à l’époque je ne connaissais pas forum voyage) - Guide Michelin USA Ouest - Le routard Parcs nationaux de l’ouest américain - Road book Route 66 de B Vial et R Piau - Geo Ouest américains - Video guide Hachette Nouveau Mexique - Voir et savoir USA le sud ouest - Route 66 Spe JP Reymond - Route 66 M6 - Images of 66 Vol 1, by David Wickline - Nous sommes partis avec les guides Michelin et le routard cités ci-dessus et le Road book Route 66 de B Vial et R Piau
Organisation : Le programme, road book etc .. ont été préparés d’octobre à janvier. Les billets d’avion ont été achetés le 3.12.2007 par Ebooker sur US airways 1 escale à Philadelphie La location de voiture le 9.2.2008 via auto europe (Chrysler grand voyager) Les réservations d’hôtel à l’arrivée à Phoenix le 7.2.2008 et pour le départ à Vegas en 2.2008 (date exacte non notée) Le parking à Roissy le 19.3.2008 Pour ce voyage à 5 nous avons privilégié un pré-acheminement en voiture province Paris plus économique que le train en regard du nombre et permettant aussi de reculer le départ de la maison en évitant une nuit d’hôtel à Paris. Nous sommes partis donc très tôt dans la nuit, avons parcourus les 550 km qui nous séparent de la capital pour arrivé à Roissy pour 9h-9h30.
Dimanche 13/4 Province-Paris en voiture et vol Paris Phoenix via Philadelphie
Lundi 14/4 Phoenix-Tombstone : Casa grande ruin NM, Sagaro NM
Mardi 15/4 Tombstone- Silver city(NM): Tombstone, Bisbee, Chiricahua NM, Fort Bowie
Mercredi 16/4 Silver city(NM) - Alamogordo: Gila cliff dwelling NM, Las Cruces, la messilla, White sand dune NP
Jeudi 17/4 Alamogordo- Tucumcari : Salinas pueblo mission NM, Tucumcari
Vendredi 18/4 Tucumcari- Albuquerque : par route 66 originale, Santa Rosa, Las Vegas (NM), Pecos NP, Santa Fe
Samedi 19/4 Albuquerque- Grant : Turquoise trail, Santa Fe, Albuquerque
Dimanche 20/4 Grant – Gallup : par route 66 originale, Sky city(Acoma city), El Malpais park
Lundi 21/4 Gallup- Flagstaff : par route 66 originale, Painted desert, Petrified Forest
Mardi 22/4 Flagstaff-Flagstaff : Grand canyon, Wutpatki nm, Sunset crater
Mercredi 23/4 Flagstaff- Kingman : par route 66 originale, Williams, Seligman
Jeudi 24/4 Kingman- Las Vegas : par route 66 originale jusqu'à Needle, Oatman, Las Vegas
Vendredi 25/4 Las Vegas-Las Vegas : Valley of Fire SP, Impérial palace auto museum
Samedi 26/4 Las Vegas- Paris via Philadelphie
Dimanche 27/4 Paris Province : Broc and cars de Vierzon
Lundi 28/4 Reprise de boulot pour les uns, du chemin du collège ou lycée pour les autres

Itinéraire dans l'ouest de l'Amérique (États-Unis) English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà je vous décris mon parcours du 24.03.2014 au 10.04.2014 donc 17 nuits:
Lundi 24.03.2014 : - hôtel BIJOU à San Francisco - 3 nuits Jeudi 27.03. : - hôtel CARMEL BY The SEA à Santa Monica - 3 nuits Dimanche 30.03. : - hôtel BEST WESTERN PLUS ARROYO à Sedona - 1 nuit Lundi 31.03 : - hôtel CANYON PLAZA RESORT à Grand Canyon - 2 nuits Mercredi 2.04 : - hôtel COURTYARD BY MARRIOTT à Page - 1 nuit Jeudi 3.04 : - hôtel GOULDING'S LODGE à Monument Valley - 1 nuit Vendredi 4.04 : - hôtel Moab Vallley INN à Moab - 2 nuits Dimanche 6.04 : - hôtel BEST WESTERN RUBY'S INN à Bryce Canyon - 1 nuit Lundi 7.04 au 10 avril 2014 : - hôtel TREASURE ISLAND à Las Vegas - 3 nuits
Sachant que j'ai déjà les billets et les hôtels sont réservés. J'aimerais savoir si mon parcours est faisable et si on a suffisamment le temps pour visiter les parcs nationaux (on est un couple de 40 ans on tient à voir surtout les points de vue, un ou deux levé ou couché de soleil, quelques petites randonnées environ 1h ou 2h aller/retour. Ou si vous avez des propositions pour le plus important à voir dans chaque site. - De plus je recherche pour faire une soirée à thème avec repas Country ou Indienne. - Est ce qu'il vaut mieux que je prenne un Pass pour les parcs 80§ ou pas ? - Où faire de l'hélico par rapport au parcours? conseils ? Merci d'avance pour vos réponses ?
Lundi 24.03.2014 : - hôtel BIJOU à San Francisco - 3 nuits Jeudi 27.03. : - hôtel CARMEL BY The SEA à Santa Monica - 3 nuits Dimanche 30.03. : - hôtel BEST WESTERN PLUS ARROYO à Sedona - 1 nuit Lundi 31.03 : - hôtel CANYON PLAZA RESORT à Grand Canyon - 2 nuits Mercredi 2.04 : - hôtel COURTYARD BY MARRIOTT à Page - 1 nuit Jeudi 3.04 : - hôtel GOULDING'S LODGE à Monument Valley - 1 nuit Vendredi 4.04 : - hôtel Moab Vallley INN à Moab - 2 nuits Dimanche 6.04 : - hôtel BEST WESTERN RUBY'S INN à Bryce Canyon - 1 nuit Lundi 7.04 au 10 avril 2014 : - hôtel TREASURE ISLAND à Las Vegas - 3 nuits
Sachant que j'ai déjà les billets et les hôtels sont réservés. J'aimerais savoir si mon parcours est faisable et si on a suffisamment le temps pour visiter les parcs nationaux (on est un couple de 40 ans on tient à voir surtout les points de vue, un ou deux levé ou couché de soleil, quelques petites randonnées environ 1h ou 2h aller/retour. Ou si vous avez des propositions pour le plus important à voir dans chaque site. - De plus je recherche pour faire une soirée à thème avec repas Country ou Indienne. - Est ce qu'il vaut mieux que je prenne un Pass pour les parcs 80§ ou pas ? - Où faire de l'hélico par rapport au parcours? conseils ? Merci d'avance pour vos réponses ?
La haute route de l'Everest (octobre/novembre 2013) English translation pending
J’ai réalisé ce voyage avec mon père (65 ans) sans porteur ni guide. Niveau équipement, j’avais notamment :
- Un appareil photo numérique Sony RX100 et ses 2 cartes mémoire (64 GB et 32 GB);
- Un GPS GARMIN 550 avec une carte des sentiers du Solukumbu trouvée là : http://www.nepal-trilogy.de/index.php/de/nepal-garmin-karten-everest-annapurna-langtang-gps-etrex.html ;
- Un chargeur solaire Brunton restore : a permis de recharger les 2 accus de mon GPS chaque jour
- 6 accus de rechanges pour l’appareil photo et 4 pour la frontale
- Un sac de couchage Tundra (The North Face)
- Une douille voleuse à baïonnette achetée à Namche Bazaar et qui permet de charger les appareils électroniques au niveau de l’ampoule électrique puisqu’il n’existe pas de prise de courant dans les chambres.
Le problème de l’acclimatation nous a obligé à de courtes étapes les premiers jours car, pour réduire les risque de MAM, il ne faut pas que le dénivelé entre l’endroit où l’on se réveille le matin et celui où l’on se couche le soir soit supérieur à 400 m. Pour ceux qui habitent Paris, il est possible de réaliser un test d’hypoxie à l’hôpital Avicenne où le professeur Richalet dirige le service des explorations fonctionnelles.
Jeudi 24 octobre 2013 : - Départ de Roissy CDG à 22 h (coût : 690 € / pers).
Vendredi 25 octobre 2013 : - Arrivée à Delhi à 9h35 - Décollage à 13h10 pour une arrivée à Katmandou prévue à 14h55 - Change euros en roupies népalaises juste avant la sortie de l’aéroport - Direction en taxi pour le bureau Nepal Tourism Board (11018, Bhrikuti Mandap, Kathmandu) pour obtenir le certificat TIM’S (il faut 2 photos d’identité + copie passeport + 1 975 NPR (20 $)) mais fermé dès 14h le vendredi (fermé le samedi). J’ai donc bien fait de prendre une journée de sécurité à Katmandou pour régler ce problème ! A noter qu’aucune agence de voyage contactée par mail n’a accepté de s’occuper de cette formalité dans la mesure où nous réalisons le trek en individuel. Par contre, il semblerait possible d’obtenir ce certificat sur place à Lukla car j’y ai croisé des individuels qui ne s’étaient pas préoccupés de cette formalité à Katmandou et qui cherchaient à prendre contact avec les services de police locaux pour l’obtenir mais je ne sais pas s’ils l’ont obtenu ; - Direction l’hôtel Khangsar Guest House (coût : 15 $ par pers Thamel tél : +97714260788). Il est possible de confier gratuitement des bagages durant la période de trek. Le propriétaire, très sympathique, est un ancien guide dans la région de l’Everest.
Samedi 26 octobre 2013 : - Visite du Garden of the dream (200 RN) puis direction le bureau TAAN dans le quartier Magalaon pour le certificat TIM’S ; - Direction en taxi (800 RN) Budhanilkantha (statue couchée entrée libre mais il est interdit aux non hindous de descendre au pied de la statue)

- Puis à pied (mais il est possible de prendre un taxi jusqu’à l’entrée du parc) vers le monastère tibétain Nagi gompa (entrée du parc : 250 RS) : la promenade est longue et le monastère ne vaut pas forcément le déplacement. - Vers 15 h, direction la pagode d’Ichangu Narayan en taxi (1 000 RN) : bien mais sans plus. Du coup on ira visiter le site de Swayambhunath (taxi : 200 RN et 200 RN pour le site) qu’on connaît déjà ; - 7h : retour à Thamel et au Khangsar Guest House.
Dimanche 27 octobre 2013 : - Départ de l’hôtel à 6h pour l’aéroport (taxi : 400 RN) - Départ pour Lukla à 7h45 (coût de l’aller retour : 320 $ / pers durée : 30 min) : prendre une place à gauche de l’appareil pour la vue mais les nuages étaient nombreux donc je n’ai pas vu la chaîne himalayenne ; - Etape Lukla (2 850 m)-Namche Bazaar (3 550 m) : 8h (arrêt possible avant à Jorsale ou Monjo (payer le droit d’entrée du parc : 3 000 RN) : la montée finale pour atteindre le village de Namche Bazaar fût difficile !

- Guesthouse : 300 RN / nuit et autant pour la douche chaude : nous avons pris une lodge située sur les hauteurs du village pour éviter d’avoir à affronter la montée des escaliers en pierre le lendemain, au petit matin...
Lundi 28 octobre 2013 : - Etape acclimatation Khunde-Khumjung : levée à 6h30 pour Syangboche avec une belle vue sur le Thamserku.

Nous atteignons le village à 8h pour prendre un mint tea. Surprise : il y a une piste d’atterrissage avec un hélicoptère qui s’apprête à décoller avec des touristes à bord qui vont sauter en parachute.

- Arrivée à Kunde avec la brume dès 9h30 puis descente jusqu’à Khumjung pour voir le fameux scalpe du Yéti à la gompa (en fait, après analyse, il s’agirait d’une peau de chèvre).


- Retour à Namche vers 13h en passant par l’hôtel japonais. J’en profite pour acheter une douille voleuse (280 RN) qui me permettra de recharger les piles de mon GPS.

Le problème de l’acclimatation nous a obligé à de courtes étapes les premiers jours car, pour réduire les risque de MAM, il ne faut pas que le dénivelé entre l’endroit où l’on se réveille le matin et celui où l’on se couche le soir soit supérieur à 400 m. Pour ceux qui habitent Paris, il est possible de réaliser un test d’hypoxie à l’hôpital Avicenne où le professeur Richalet dirige le service des explorations fonctionnelles.
Jeudi 24 octobre 2013 : - Départ de Roissy CDG à 22 h (coût : 690 € / pers).
Vendredi 25 octobre 2013 : - Arrivée à Delhi à 9h35 - Décollage à 13h10 pour une arrivée à Katmandou prévue à 14h55 - Change euros en roupies népalaises juste avant la sortie de l’aéroport - Direction en taxi pour le bureau Nepal Tourism Board (11018, Bhrikuti Mandap, Kathmandu) pour obtenir le certificat TIM’S (il faut 2 photos d’identité + copie passeport + 1 975 NPR (20 $)) mais fermé dès 14h le vendredi (fermé le samedi). J’ai donc bien fait de prendre une journée de sécurité à Katmandou pour régler ce problème ! A noter qu’aucune agence de voyage contactée par mail n’a accepté de s’occuper de cette formalité dans la mesure où nous réalisons le trek en individuel. Par contre, il semblerait possible d’obtenir ce certificat sur place à Lukla car j’y ai croisé des individuels qui ne s’étaient pas préoccupés de cette formalité à Katmandou et qui cherchaient à prendre contact avec les services de police locaux pour l’obtenir mais je ne sais pas s’ils l’ont obtenu ; - Direction l’hôtel Khangsar Guest House (coût : 15 $ par pers Thamel tél : +97714260788). Il est possible de confier gratuitement des bagages durant la période de trek. Le propriétaire, très sympathique, est un ancien guide dans la région de l’Everest.
Samedi 26 octobre 2013 : - Visite du Garden of the dream (200 RN) puis direction le bureau TAAN dans le quartier Magalaon pour le certificat TIM’S ; - Direction en taxi (800 RN) Budhanilkantha (statue couchée entrée libre mais il est interdit aux non hindous de descendre au pied de la statue)

- Puis à pied (mais il est possible de prendre un taxi jusqu’à l’entrée du parc) vers le monastère tibétain Nagi gompa (entrée du parc : 250 RS) : la promenade est longue et le monastère ne vaut pas forcément le déplacement. - Vers 15 h, direction la pagode d’Ichangu Narayan en taxi (1 000 RN) : bien mais sans plus. Du coup on ira visiter le site de Swayambhunath (taxi : 200 RN et 200 RN pour le site) qu’on connaît déjà ; - 7h : retour à Thamel et au Khangsar Guest House.
Dimanche 27 octobre 2013 : - Départ de l’hôtel à 6h pour l’aéroport (taxi : 400 RN) - Départ pour Lukla à 7h45 (coût de l’aller retour : 320 $ / pers durée : 30 min) : prendre une place à gauche de l’appareil pour la vue mais les nuages étaient nombreux donc je n’ai pas vu la chaîne himalayenne ; - Etape Lukla (2 850 m)-Namche Bazaar (3 550 m) : 8h (arrêt possible avant à Jorsale ou Monjo (payer le droit d’entrée du parc : 3 000 RN) : la montée finale pour atteindre le village de Namche Bazaar fût difficile !

- Guesthouse : 300 RN / nuit et autant pour la douche chaude : nous avons pris une lodge située sur les hauteurs du village pour éviter d’avoir à affronter la montée des escaliers en pierre le lendemain, au petit matin...
Lundi 28 octobre 2013 : - Etape acclimatation Khunde-Khumjung : levée à 6h30 pour Syangboche avec une belle vue sur le Thamserku.

Nous atteignons le village à 8h pour prendre un mint tea. Surprise : il y a une piste d’atterrissage avec un hélicoptère qui s’apprête à décoller avec des touristes à bord qui vont sauter en parachute.

- Arrivée à Kunde avec la brume dès 9h30 puis descente jusqu’à Khumjung pour voir le fameux scalpe du Yéti à la gompa (en fait, après analyse, il s’agirait d’une peau de chèvre).


- Retour à Namche vers 13h en passant par l’hôtel japonais. J’en profite pour acheter une douille voleuse (280 RN) qui me permettra de recharger les piles de mon GPS.

50 jours à pied dans L'Intérieur de la Papouasie, 1ère Partie English translation pending
SECOND TOME, CHAPITRE XII - COUSIN ET TANTINE
La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.
- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -
Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste à côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c’est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’après nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allumé, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déjà entendu parler du cargo cult ? Non ? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis à faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.
- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -
Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste à côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c’est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’après nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allumé, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déjà entendu parler du cargo cult ? Non ? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis à faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande English translation pending
Après la Finlande, il y a deux ans, plus notre road trip entre la Norvège, la Suède et la Finlande, me voici de retour pour un nouveau carnet de voyage dans le sud ouest de l'Irlande, sur 5 jours le long de l'Anneau du Kerry.
Ce carnet a été publié sur notre site et dans la catégorie blog on a aussi rajouté quelques petites infos complémentaire : www.retourdumonde.fr

L’Irlande. Il ne nous a pas fallu grand chose pour nous décider, aucun de nous deux n’y avait jamais mis les pieds, les paysages, du peu que j’avais vu, me rappelait un peu la beauté de l’Ecosse, et surtout la lecture de quelques articles sur l’anneau du Kerry sur le blog de Julie de Carnets de Traverse avait achevé de nous convaincre. Bref, on a donc décidé de se faire ça en 5 jours, histoire d’avoir le temps de prendre notre temps et de profiter des coins reculés de la péninsule d’Iveragh.
Une chose avant de commencer le récit de ce voyage : il faut toujours vérifier et re-vérifier ses réservations. Pourtant, comme tout voyageur, on est assez bornés là-dessus. Et pourtant….un oubli arrive vite. En l’occurrence un simple oubli de lettre dans un nom de famille a bien failli remettre en cause le départ. Après une petite sueur froide au check in du vol Aer Lingus pour Cork de 14h30, rien à signaler. Au final pas de souci, le personnel a été prévenant et nous a bien aidé, de toute façon la réservation ne pouvait pas être changée.
Nous sommes de retour dans le terminal 1 de Roissy, plus de 6 mois après notre voyage en Laponie, forcément ça rappelle quelques bons souvenirs. Sauf que cette fois-ci, nous sommes habillés plus…normalement on va dire. Tour rapide dans le terminal, le passage habituel aux douanes, salle d’embarquement et nous nous installons dans l’avion, à peine rempli. Il faut dire que nous sommes sur un vol en semaine, et qui n’est pas à destination de la capitale irlandaise.
Atterrissage sans encombre et première goulée d’air frais et humide. Ça fait du bien, c’est tout ce qu’on désirait, retrouver un peu l’air pur, l’air qui vient du large, celui qui vous requinque en moins de deux, et vous fait sentir plus…propre. Histoire de faire les choses en grand, Cork nous accueille avec un double arc-en-ciel. Rien que ça. C’est d’ailleurs une des premières photos de ce voyage, histoire de marquer le coup.
Voilà notre seconde maison pour ces 5 jours, on reprend nos marques depuis février, on installe la carte, on prépare la Go Pro, la bouteille d’eau pas loin, un extrait de Google Map par ci, les réservations par là, le sac photo à portée de main. Bref on retrouve nos bonnes vieilles habitudes, sauf que pour cette fois, une chose a changé… Le volant n’est pas du bon côté. Je le prends bien, j’essaye de ne pas stresser, de créer des nouveaux réflexes et surtout de les garder.


On prend la route, un peu tendus. Conduite manuelle, embrayage un peu moisi, stress des priorités, mais petit à petit les choses roulent, la route défile avec RTE, la radio nationale, en bande-son. Pas le temps de regarder les paysages, alors je me les faits décrire par ma co-pilote.
Petit à petit, les paysages se vallonnent, la route se resserre, mais le flot de camions lui ne semble pas diminuer. A droite, nos premiers moutons, à gauche un champ d’où émane un léger brouillard comme en suspension au dessus de l’herbe verte, trop verte. D’un vert presque ostentatoire.
La route s’allonge, et soudain je vois un panneau : Lough Guitane. On a un peu révisé avant de partir et on sait que Lough = Loch = Lake = Lac. Bref, un coup d’œil derrière et je m’engage sur la route minuscule en me demandant au fur et à mesure si je n’ai pas fait une connerie. La route monte en pente sèche, elle n’est pas large. A la première voiture croisée, c’est le petit coup de flip.
On ne voit pas de lac, on se demande si on est sur la bonne route, ou plutôt si elle mène quelque part. A chaque portail de maison, on hésite à faire demi-tour, puis en haut d’une montée, on aperçoit le lac coincé entre les Mangerton Mountains. La nuit tombe vite et rapidement et sur ce petit chemin, notre premier arrêt sera pour contempler ce paysage qui introduit bien le voyage que nous amorçons : un pré avec des vaches et des moutons, un lac en second plan, et les montagnes derrière.



Dans notre dos le soleil se couche, on profite de la vue sous le regard d’un bélier, on prend notre première dose de paysages. Un lac, coincé entre des montagnes Toblerone, au dessus la lune, à gauche deux vaches qui nous regardent dubitativement.
On prend quelques photos, on prend le temps de s’approprier la vue, et on remonte dans la voiture. A peine nos deux paires de fesses posées sur les sièges que la pluie se met à tomber avec force et fracas.


On ne voit pas grand chose, mais on avance, et soudain la pluie s’arrête, plus confiants on continue la route pour rejoindre Killarney. On se paume un peu dans le dédale des ronds-points, et derrière nous la file des voitures s’allonge grandement. On rate notre chemin, on fait demi tour en rase campagne et enfin on arrive à l’Inveraray Farm Guesthouse, ou plutôt chez Eileen et Noel. Eileen, nous accueille avec le sourire, on se sent déjà comme chez une grande tante.
Elle nous prépare un thé bien chaud, avec des petits cookies, et le traditionnel nuage de lait. Ca y est on est bien en Irlande. Pendant qu’on déguste notre thé, Eileen nous parle avec amour de la région, est contente de voir que, contrairement à la majorité des gens de passage, on ne va pas se contenter d’avaler l’Anneau du Kerry en une seule journée, et qu’on va prendre le temps de se perdre, de farfouiller, de se balader. Bref, elle nous donne ses bons coins, nous dit quoi voir, quoi faire, où aller. Eileen nous dit tout, jusqu’à nous conseiller un chouette restau.



Ca tombe bien, on a faim. Sans doute le décalage horaire (et oui une heure ça change tout). On saute dans la voiture, on fait la route vers un phare dans la nuit, soit le seul pub-restaurant, sur la route du Gap of Dunloe. Pas de chance, alors qu’on était contents d’être là, le serveur, avec son plus bel accent irlandais de la campagne, nous explique, ponctuant chaque mot par 'Maybe" que ce soir, exceptionnellement ils ne servent pas à manger.
Un peu dégoûtés, on décide de partir sur Killarney en se disant que là-bas, on trouvera bien quelque chose. Il recommence à pleuvoir, on marche dans Main Street, où toutes les 3 boutiques se trouve un pub. Beaucoup de restaurants fermés, malgré l’heure de dîner.
On jette notre dévolu sur un fish & chips, en "Eat-In". Le poisson est bon, la friture aussi, pas trop grasse, mais finalement on n’avait pas si faim, et pour moi la fatigue se fait sentir. Toujours ce fichu décalage horaire…
Route en sens inverse, retour au B&B, Eileen, se confond en excuse pour le restaurant fermé. Décidément la politesse des irlandais n’est pas une légende. Je prend l’air une dernière fois dehors, il se remet à pleuvoir, le vent souffle.
Et puis soudain plus rien, car ici, la pluie semble partir aussi soudainement qu’elle arrive.


Ce carnet a été publié sur notre site et dans la catégorie blog on a aussi rajouté quelques petites infos complémentaire : www.retourdumonde.fr

L’Irlande. Il ne nous a pas fallu grand chose pour nous décider, aucun de nous deux n’y avait jamais mis les pieds, les paysages, du peu que j’avais vu, me rappelait un peu la beauté de l’Ecosse, et surtout la lecture de quelques articles sur l’anneau du Kerry sur le blog de Julie de Carnets de Traverse avait achevé de nous convaincre. Bref, on a donc décidé de se faire ça en 5 jours, histoire d’avoir le temps de prendre notre temps et de profiter des coins reculés de la péninsule d’Iveragh.
Une chose avant de commencer le récit de ce voyage : il faut toujours vérifier et re-vérifier ses réservations. Pourtant, comme tout voyageur, on est assez bornés là-dessus. Et pourtant….un oubli arrive vite. En l’occurrence un simple oubli de lettre dans un nom de famille a bien failli remettre en cause le départ. Après une petite sueur froide au check in du vol Aer Lingus pour Cork de 14h30, rien à signaler. Au final pas de souci, le personnel a été prévenant et nous a bien aidé, de toute façon la réservation ne pouvait pas être changée.
Nous sommes de retour dans le terminal 1 de Roissy, plus de 6 mois après notre voyage en Laponie, forcément ça rappelle quelques bons souvenirs. Sauf que cette fois-ci, nous sommes habillés plus…normalement on va dire. Tour rapide dans le terminal, le passage habituel aux douanes, salle d’embarquement et nous nous installons dans l’avion, à peine rempli. Il faut dire que nous sommes sur un vol en semaine, et qui n’est pas à destination de la capitale irlandaise.
Atterrissage sans encombre et première goulée d’air frais et humide. Ça fait du bien, c’est tout ce qu’on désirait, retrouver un peu l’air pur, l’air qui vient du large, celui qui vous requinque en moins de deux, et vous fait sentir plus…propre. Histoire de faire les choses en grand, Cork nous accueille avec un double arc-en-ciel. Rien que ça. C’est d’ailleurs une des premières photos de ce voyage, histoire de marquer le coup.
Voilà notre seconde maison pour ces 5 jours, on reprend nos marques depuis février, on installe la carte, on prépare la Go Pro, la bouteille d’eau pas loin, un extrait de Google Map par ci, les réservations par là, le sac photo à portée de main. Bref on retrouve nos bonnes vieilles habitudes, sauf que pour cette fois, une chose a changé… Le volant n’est pas du bon côté. Je le prends bien, j’essaye de ne pas stresser, de créer des nouveaux réflexes et surtout de les garder.


On prend la route, un peu tendus. Conduite manuelle, embrayage un peu moisi, stress des priorités, mais petit à petit les choses roulent, la route défile avec RTE, la radio nationale, en bande-son. Pas le temps de regarder les paysages, alors je me les faits décrire par ma co-pilote.
Petit à petit, les paysages se vallonnent, la route se resserre, mais le flot de camions lui ne semble pas diminuer. A droite, nos premiers moutons, à gauche un champ d’où émane un léger brouillard comme en suspension au dessus de l’herbe verte, trop verte. D’un vert presque ostentatoire.
La route s’allonge, et soudain je vois un panneau : Lough Guitane. On a un peu révisé avant de partir et on sait que Lough = Loch = Lake = Lac. Bref, un coup d’œil derrière et je m’engage sur la route minuscule en me demandant au fur et à mesure si je n’ai pas fait une connerie. La route monte en pente sèche, elle n’est pas large. A la première voiture croisée, c’est le petit coup de flip.
On ne voit pas de lac, on se demande si on est sur la bonne route, ou plutôt si elle mène quelque part. A chaque portail de maison, on hésite à faire demi-tour, puis en haut d’une montée, on aperçoit le lac coincé entre les Mangerton Mountains. La nuit tombe vite et rapidement et sur ce petit chemin, notre premier arrêt sera pour contempler ce paysage qui introduit bien le voyage que nous amorçons : un pré avec des vaches et des moutons, un lac en second plan, et les montagnes derrière.



Dans notre dos le soleil se couche, on profite de la vue sous le regard d’un bélier, on prend notre première dose de paysages. Un lac, coincé entre des montagnes Toblerone, au dessus la lune, à gauche deux vaches qui nous regardent dubitativement.
On prend quelques photos, on prend le temps de s’approprier la vue, et on remonte dans la voiture. A peine nos deux paires de fesses posées sur les sièges que la pluie se met à tomber avec force et fracas.


On ne voit pas grand chose, mais on avance, et soudain la pluie s’arrête, plus confiants on continue la route pour rejoindre Killarney. On se paume un peu dans le dédale des ronds-points, et derrière nous la file des voitures s’allonge grandement. On rate notre chemin, on fait demi tour en rase campagne et enfin on arrive à l’Inveraray Farm Guesthouse, ou plutôt chez Eileen et Noel. Eileen, nous accueille avec le sourire, on se sent déjà comme chez une grande tante.
Elle nous prépare un thé bien chaud, avec des petits cookies, et le traditionnel nuage de lait. Ca y est on est bien en Irlande. Pendant qu’on déguste notre thé, Eileen nous parle avec amour de la région, est contente de voir que, contrairement à la majorité des gens de passage, on ne va pas se contenter d’avaler l’Anneau du Kerry en une seule journée, et qu’on va prendre le temps de se perdre, de farfouiller, de se balader. Bref, elle nous donne ses bons coins, nous dit quoi voir, quoi faire, où aller. Eileen nous dit tout, jusqu’à nous conseiller un chouette restau.



Ca tombe bien, on a faim. Sans doute le décalage horaire (et oui une heure ça change tout). On saute dans la voiture, on fait la route vers un phare dans la nuit, soit le seul pub-restaurant, sur la route du Gap of Dunloe. Pas de chance, alors qu’on était contents d’être là, le serveur, avec son plus bel accent irlandais de la campagne, nous explique, ponctuant chaque mot par 'Maybe" que ce soir, exceptionnellement ils ne servent pas à manger.
Un peu dégoûtés, on décide de partir sur Killarney en se disant que là-bas, on trouvera bien quelque chose. Il recommence à pleuvoir, on marche dans Main Street, où toutes les 3 boutiques se trouve un pub. Beaucoup de restaurants fermés, malgré l’heure de dîner.
On jette notre dévolu sur un fish & chips, en "Eat-In". Le poisson est bon, la friture aussi, pas trop grasse, mais finalement on n’avait pas si faim, et pour moi la fatigue se fait sentir. Toujours ce fichu décalage horaire…
Route en sens inverse, retour au B&B, Eileen, se confond en excuse pour le restaurant fermé. Décidément la politesse des irlandais n’est pas une légende. Je prend l’air une dernière fois dehors, il se remet à pleuvoir, le vent souffle.
Et puis soudain plus rien, car ici, la pluie semble partir aussi soudainement qu’elle arrive.


Livres sur les temples d'Angkor et l'histoire angkorienne English translation pending
Bonjour à tous
J'ai déjà parlé de divers livres dans des posts précédents.
Voici quelques livres sur les temples d'Angkor et l'histoire angkorienne. J'ai donné mon avis sur ces ouvrages, avis qui bien sûr n'engagent que moi.
"Les monuments du groupe d'Angkor" de Maurice Glaize. Maurice Glaize n'était pas archéologue (un archéologue est une personne met ses fouilles dans des caisses) mais architecte de formation. Il était membre de l'EFEO (Ecole Française d'Extrême Orient) de 1936 à 1945. Grand spécialiste de la restauration des temples par anastylose : méthode qui consiste à démonter puis remonter un monument, en restaurant ou remplaçant les éléments endommagés ou manquants.
Avantages : très complet, et très détaillé. Inconvénients : disons qu'il s'agit d'un "pavé insipide", parfois difficile à comprendre car l'auteur emploie des termes architecturaux qui nécessitent la consultation d'un dictionnaire spécialisé dans ce domaine. Je ne le conseille pas pour la visite des temples.
"Angkor cité khmère" (*) de Claude Jacques et Michael Freeman(photographe). Claude Jacques était membre de l'EFEO de 1963 à 1973– épigraphiste spécialisé en sanscrit et khmer ancien. Il a continué l'œuvre gigantesque de George Cœdes, membre de l'EFEO de 1911 à 1929, puis directeur de 1929 à 1947. G. Cœdes est probablement le plus grand épigraphiste ayant travaillé sur les temples d'Angkor pour la traduction des stèles et piédroits. Voir les BEFEO. On peut consulter ses traductions à la bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap (8 volumes).
On peut consulter les BEFEO (Bulletins de Ecole Française d'Extrême Orient) sur le site "Persée" http://www.persee.fr/...rescript/revue/befeo Il n'est pas évident de retrouver un article sans connaitre au minimum l'année de sa parution.
On trouve ce livre en France également sur place sur place pour 5 $ environ.
Claude Jacques s'est inspiré du livre de Maurice Glaize et y a apporté quelques modifications. La première partie (Histoire, religions, architecture des temples…) est moins détaillée que dans le livre de M. Glaize.
Avantages : les textes sont abordables, agréables lire, la description des bas-reliefs d'Angkor Vat est très détaillée, pour les trois angles de cette galerie sur lesquels il y a des bas-reliefs, il y a un plan qui aide beaucoup à retrouver les descriptions.
Inconvénients : je n'en vois pas.
Je recommande vivement ce livre pour visiter les temples sans guide. Je pense que beaucoup de guides ne vous en diront pas plus que le contenu de cet ouvrage.
"Visiter Angkor" de Hy Sanh qui est un ancien guide. Livre beaucoup plus simple à lire que les précédents mais beaucoup moins détaillé. Ce livre a été publié en 2002, il semblerait que son tirage soit épuisé et que pour l'instant il n'a pas dû être réédité. Je ne sais pas si on trouve ce livre à Siem Reap.
"Angkor" de Marilia Albanese édité en 2006 (éditions "National geographic"). L'auteure est une spécialiste de l'inde, de la langue sanscrite, de l'hindi…
Avantages : de belles photographies, une planche avec la représentation des vêtements masculins et féminins dans l'art khmer ainsi que la représentation des différentes colonnettes selon les styles architecturaux…
Inconvénients : description des temples n'est pas très détaillée, en particulier sur les bas-reliefs d'Angkor Vat.
"Angkor résidences des dieux" de Claude Jacques et Michael Freeman : Edité en 2002 (éditions Olizane).
Cet ouvrage présente les principaux monuments d'Angkor, érigés au cours de la période angkorienne (802 – 1431). Ce livre est différent du livre cité précédemment "Angkor cité khmère". Format beaucoup plus grand…
On trouve ce livre en France (environ 55 €). Je l'ai également vu dans une librairie de Siem Reap pour le même prix qu'en France.
Avantages : très bel ouvrage, plus précis que le précédent pour l'histoire des différentes dynasties royale de la période angkorienne. Encore de très belles photographies de Michael Freeman.
Inconvénients : je n'en vois pas mis à part que la description des temples est moins détaillée que le livre précédent des mêmes auteurs
"L'empire khmer : cites et sanctuaires Vème – XIIIème siècles" de Claude Jacques et Philippe Lafond (publié en 2004).
Avantages : comme le titre l'indique l'auteur parle des temples des périodes préangkorienne et angkorienne. Il s'agit d'un livre au grand format, ne pouvant pas l'emporter avec moi à Siem Reap, j'ai donc scanné les passages qui m'intéressaient comme par exemple les temples de Sambor Prei Kuk, Koh Ker...
Inconvénient : j'e m'attendais à une description détaillée du Preah Vihear mais il n'y avait que des généralités qui étaient quand même intéressantes.
"Prasat Preah Vihear" de Khun Samen (édité en 2008). Contrairement au livre de C. Jacques que je viens de citer, cet ouvrage est détaillé pour la description de ce temple. On peut le consulter à la Bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap. Je ne pense pas qu'on le trouve en France. A Siem Reap il y a deux grandes libraires, je l'ai acheté (15 $) dans l'une de ces libraires.
Un guide ne vous apprendra rien de plus que le contenu de ce livre. En achetant ce livre vous éviterez éventuellement de vous faire arnaquer par certains guides malhonnêtes qui demandent pour la visite de ce temple 80 $ (ajouter le transport) au lieu du tarif de base qui est de 40 $. Si vous demandez à un guide de vous donner une explication sur cette différence de prix (alors que son travail est le même que pour un autre temple) il vous dira "parce que ce temple est éloigné"… Curieux comme explication !
"Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau. Edité en 1974 aux éditions PUF puis réimprimé en 1996 aux éditions Kailash. M. Giteau était membre de l'EFEO de 1956 à 1981. Elle a également été conservatrice du musée national de Phnom Penh. On trouve ce livre en France et également sur place (copie). Ce livre concerne uniquement l'histoire de la période angkorienne.
Avantages : très facile à lire, l'auteure mentionne les références des BEFEO que l'on peut donc retrouver sur le site Persée.
Inconvénients : je n'en vois pas.
En résumé je conseille les livres suivants :
Pour les temples d'Angkor : "Angkor cité khmère" de Claude Jacques et Michael Freeman.
Pour le Preah Vihear : "Prasat Preah Vihear" de Khun Samen
Pour l'histoire angkorienne : "Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau
(*) Différences entre les deux éditions françaises du livre "Angkor cité khmère"
Le livre de Claude Jacques "Angkor cité khmère" a été édité initialement en 1999 en anglais sous le titre "Ancient Angkor", Bangkok/Londres, River Books (River Books Guides). Ce livre a été ensuite publié en Français en 2000.
En 2006 je me trouvais devant l'entrée du Banteay Srei, un jeune garçon m'a proposé ce livre, j'ai regardé très rapidement son contenu, j'ai vu que l'auteur (que je ne connaissais pas à ce moment là) était membre de l'EFEO. J'ai donc acheté ce livre il me semble que j'ai payé 3 $. Il s'agissait de l'édition de 2000.
Par la suite en consultant un site internet j'ai vu qu'il y avait une nouvelle édition datant de 2006, il était mentionné ceci : "Angkor cité khmère" de Claude Jacques, Michael Freeman, Henri Mouchot et Louis de Carné.
Henri Mouhot (1826 – 1861) est souvent considéré souvent le "premier découvreur" d'Angkor en 1860 alors qu'en réalité c'est en 1850 qu'un missionnaire Le Père Charles-Emile Bouillevaux (1823 – 1913) a découvert les ruines d'Angkor…
Louis de Carné était membre de "l'Expédition scientifique sur le Mékong" (de 1866 – 1868) dirigée par Ernest Marie Louis de Gonzague Doudart De Lagree.
J'ai pensé que dans la nouvelle édition il y avait des articles de Mouhot et Carné, et j'ai donc commandé ce livre. Lorsque je l'ai reçu j'ai constaté que son contenu était exactement le même que dans l'ancienne édition de 2000. Il n'y a pas de textes de Henri Mouhot et de Louis de Carné…
Il y a cependant quelques petites différences entre l'ancienne édition (que l'on trouve sur place) et la nouvelle édition. La photo de couverture n'est plus la même, le format de la nouvelle édition est un peu plus grand, les photos sont identiques mais également plus grandes, le texte est écrit en caractères plus gros donc intéressant pour les personnes qui sont presbytes (ce n'est pas un "gros mot…) comme moi.
Il y a quelques mois encore on pouvait trouver (en même temps) l'ancienne et la nouvelle édition sur les sites internet spécialisés. Je ne me souviens plus du prix proposé pour l'ancienne édition mais pour l'édition de 2006 c'était aux environs de 25 €.
Maintenant on ne trouve que la nouvelle édition de 2006 avec une photo différente sur la couverture.
Je recommande souvent (et je ne suis pas le seul) ce livre. Il y a environ une semaine une personne m'a contacté sur un forum en me disant qu'elle était surprise car elle avait vu ce livre sur un site internet à 63 €. J'ai donc regardé sur deux sites internet spécialisés dans la vente de livres. Effectivement ce livre était proposé sur ces deux sites à 63 € ???
Avant d'envoyer ce message j'ai vérifié le prix sur ces deux sites que j'avais consulté auparavant. Le premier site qui vendait le livre à 63 € le vend maintenant à 132,92 €
Le second site propose maintenant ce livre (d'occasion) à 14 €, il n'y a pas de date d'édition ni de photo de couverture, mais je pense qu'il s'agit de l'édition de 2000 car il est écrit : "Angkor, Cité Khmère. Books Guides"
Il est mentionné pour la nouvelle édition (2006) que ce livre n'est plus disponible car le tirage est épuisé.
C'est quand même curieux tout cela.
Je vais conclure en disant aux futurs voyageurs qui vont se rendre à Siem Reap d'acheter rapidement l'ancienne édition, car s'agissant d'une édition de 2000 il arrivera bien un jour que ce livre ne soit plus disponible…
Jacques
J'ai déjà parlé de divers livres dans des posts précédents.
Voici quelques livres sur les temples d'Angkor et l'histoire angkorienne. J'ai donné mon avis sur ces ouvrages, avis qui bien sûr n'engagent que moi.
"Les monuments du groupe d'Angkor" de Maurice Glaize. Maurice Glaize n'était pas archéologue (un archéologue est une personne met ses fouilles dans des caisses) mais architecte de formation. Il était membre de l'EFEO (Ecole Française d'Extrême Orient) de 1936 à 1945. Grand spécialiste de la restauration des temples par anastylose : méthode qui consiste à démonter puis remonter un monument, en restaurant ou remplaçant les éléments endommagés ou manquants.
Avantages : très complet, et très détaillé. Inconvénients : disons qu'il s'agit d'un "pavé insipide", parfois difficile à comprendre car l'auteur emploie des termes architecturaux qui nécessitent la consultation d'un dictionnaire spécialisé dans ce domaine. Je ne le conseille pas pour la visite des temples.
"Angkor cité khmère" (*) de Claude Jacques et Michael Freeman(photographe). Claude Jacques était membre de l'EFEO de 1963 à 1973– épigraphiste spécialisé en sanscrit et khmer ancien. Il a continué l'œuvre gigantesque de George Cœdes, membre de l'EFEO de 1911 à 1929, puis directeur de 1929 à 1947. G. Cœdes est probablement le plus grand épigraphiste ayant travaillé sur les temples d'Angkor pour la traduction des stèles et piédroits. Voir les BEFEO. On peut consulter ses traductions à la bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap (8 volumes).
On peut consulter les BEFEO (Bulletins de Ecole Française d'Extrême Orient) sur le site "Persée" http://www.persee.fr/...rescript/revue/befeo Il n'est pas évident de retrouver un article sans connaitre au minimum l'année de sa parution.
On trouve ce livre en France également sur place sur place pour 5 $ environ.
Claude Jacques s'est inspiré du livre de Maurice Glaize et y a apporté quelques modifications. La première partie (Histoire, religions, architecture des temples…) est moins détaillée que dans le livre de M. Glaize.
Avantages : les textes sont abordables, agréables lire, la description des bas-reliefs d'Angkor Vat est très détaillée, pour les trois angles de cette galerie sur lesquels il y a des bas-reliefs, il y a un plan qui aide beaucoup à retrouver les descriptions.
Inconvénients : je n'en vois pas.
Je recommande vivement ce livre pour visiter les temples sans guide. Je pense que beaucoup de guides ne vous en diront pas plus que le contenu de cet ouvrage.
"Visiter Angkor" de Hy Sanh qui est un ancien guide. Livre beaucoup plus simple à lire que les précédents mais beaucoup moins détaillé. Ce livre a été publié en 2002, il semblerait que son tirage soit épuisé et que pour l'instant il n'a pas dû être réédité. Je ne sais pas si on trouve ce livre à Siem Reap.
"Angkor" de Marilia Albanese édité en 2006 (éditions "National geographic"). L'auteure est une spécialiste de l'inde, de la langue sanscrite, de l'hindi…
Avantages : de belles photographies, une planche avec la représentation des vêtements masculins et féminins dans l'art khmer ainsi que la représentation des différentes colonnettes selon les styles architecturaux…
Inconvénients : description des temples n'est pas très détaillée, en particulier sur les bas-reliefs d'Angkor Vat.
"Angkor résidences des dieux" de Claude Jacques et Michael Freeman : Edité en 2002 (éditions Olizane).
Cet ouvrage présente les principaux monuments d'Angkor, érigés au cours de la période angkorienne (802 – 1431). Ce livre est différent du livre cité précédemment "Angkor cité khmère". Format beaucoup plus grand…
On trouve ce livre en France (environ 55 €). Je l'ai également vu dans une librairie de Siem Reap pour le même prix qu'en France.
Avantages : très bel ouvrage, plus précis que le précédent pour l'histoire des différentes dynasties royale de la période angkorienne. Encore de très belles photographies de Michael Freeman.
Inconvénients : je n'en vois pas mis à part que la description des temples est moins détaillée que le livre précédent des mêmes auteurs
"L'empire khmer : cites et sanctuaires Vème – XIIIème siècles" de Claude Jacques et Philippe Lafond (publié en 2004).
Avantages : comme le titre l'indique l'auteur parle des temples des périodes préangkorienne et angkorienne. Il s'agit d'un livre au grand format, ne pouvant pas l'emporter avec moi à Siem Reap, j'ai donc scanné les passages qui m'intéressaient comme par exemple les temples de Sambor Prei Kuk, Koh Ker...
Inconvénient : j'e m'attendais à une description détaillée du Preah Vihear mais il n'y avait que des généralités qui étaient quand même intéressantes.
"Prasat Preah Vihear" de Khun Samen (édité en 2008). Contrairement au livre de C. Jacques que je viens de citer, cet ouvrage est détaillé pour la description de ce temple. On peut le consulter à la Bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap. Je ne pense pas qu'on le trouve en France. A Siem Reap il y a deux grandes libraires, je l'ai acheté (15 $) dans l'une de ces libraires.
Un guide ne vous apprendra rien de plus que le contenu de ce livre. En achetant ce livre vous éviterez éventuellement de vous faire arnaquer par certains guides malhonnêtes qui demandent pour la visite de ce temple 80 $ (ajouter le transport) au lieu du tarif de base qui est de 40 $. Si vous demandez à un guide de vous donner une explication sur cette différence de prix (alors que son travail est le même que pour un autre temple) il vous dira "parce que ce temple est éloigné"… Curieux comme explication !
"Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau. Edité en 1974 aux éditions PUF puis réimprimé en 1996 aux éditions Kailash. M. Giteau était membre de l'EFEO de 1956 à 1981. Elle a également été conservatrice du musée national de Phnom Penh. On trouve ce livre en France et également sur place (copie). Ce livre concerne uniquement l'histoire de la période angkorienne.
Avantages : très facile à lire, l'auteure mentionne les références des BEFEO que l'on peut donc retrouver sur le site Persée.
Inconvénients : je n'en vois pas.
En résumé je conseille les livres suivants :
Pour les temples d'Angkor : "Angkor cité khmère" de Claude Jacques et Michael Freeman.
Pour le Preah Vihear : "Prasat Preah Vihear" de Khun Samen
Pour l'histoire angkorienne : "Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau
(*) Différences entre les deux éditions françaises du livre "Angkor cité khmère"
Le livre de Claude Jacques "Angkor cité khmère" a été édité initialement en 1999 en anglais sous le titre "Ancient Angkor", Bangkok/Londres, River Books (River Books Guides). Ce livre a été ensuite publié en Français en 2000.
En 2006 je me trouvais devant l'entrée du Banteay Srei, un jeune garçon m'a proposé ce livre, j'ai regardé très rapidement son contenu, j'ai vu que l'auteur (que je ne connaissais pas à ce moment là) était membre de l'EFEO. J'ai donc acheté ce livre il me semble que j'ai payé 3 $. Il s'agissait de l'édition de 2000.
Par la suite en consultant un site internet j'ai vu qu'il y avait une nouvelle édition datant de 2006, il était mentionné ceci : "Angkor cité khmère" de Claude Jacques, Michael Freeman, Henri Mouchot et Louis de Carné.
Henri Mouhot (1826 – 1861) est souvent considéré souvent le "premier découvreur" d'Angkor en 1860 alors qu'en réalité c'est en 1850 qu'un missionnaire Le Père Charles-Emile Bouillevaux (1823 – 1913) a découvert les ruines d'Angkor…
Louis de Carné était membre de "l'Expédition scientifique sur le Mékong" (de 1866 – 1868) dirigée par Ernest Marie Louis de Gonzague Doudart De Lagree.
J'ai pensé que dans la nouvelle édition il y avait des articles de Mouhot et Carné, et j'ai donc commandé ce livre. Lorsque je l'ai reçu j'ai constaté que son contenu était exactement le même que dans l'ancienne édition de 2000. Il n'y a pas de textes de Henri Mouhot et de Louis de Carné…
Il y a cependant quelques petites différences entre l'ancienne édition (que l'on trouve sur place) et la nouvelle édition. La photo de couverture n'est plus la même, le format de la nouvelle édition est un peu plus grand, les photos sont identiques mais également plus grandes, le texte est écrit en caractères plus gros donc intéressant pour les personnes qui sont presbytes (ce n'est pas un "gros mot…) comme moi.
Il y a quelques mois encore on pouvait trouver (en même temps) l'ancienne et la nouvelle édition sur les sites internet spécialisés. Je ne me souviens plus du prix proposé pour l'ancienne édition mais pour l'édition de 2006 c'était aux environs de 25 €.
Maintenant on ne trouve que la nouvelle édition de 2006 avec une photo différente sur la couverture.
Je recommande souvent (et je ne suis pas le seul) ce livre. Il y a environ une semaine une personne m'a contacté sur un forum en me disant qu'elle était surprise car elle avait vu ce livre sur un site internet à 63 €. J'ai donc regardé sur deux sites internet spécialisés dans la vente de livres. Effectivement ce livre était proposé sur ces deux sites à 63 € ???
Avant d'envoyer ce message j'ai vérifié le prix sur ces deux sites que j'avais consulté auparavant. Le premier site qui vendait le livre à 63 € le vend maintenant à 132,92 €
Le second site propose maintenant ce livre (d'occasion) à 14 €, il n'y a pas de date d'édition ni de photo de couverture, mais je pense qu'il s'agit de l'édition de 2000 car il est écrit : "Angkor, Cité Khmère. Books Guides"
Il est mentionné pour la nouvelle édition (2006) que ce livre n'est plus disponible car le tirage est épuisé.
C'est quand même curieux tout cela.
Je vais conclure en disant aux futurs voyageurs qui vont se rendre à Siem Reap d'acheter rapidement l'ancienne édition, car s'agissant d'une édition de 2000 il arrivera bien un jour que ce livre ne soit plus disponible…
Jacques
Time-Lapse Video of My Road Trip in the Western USA – November 2013 & Travel Journal
I’ve never done a travel journal on VF before... so I’m giving it a go this year 😉. Just to share a bit of my 3-week trip around the West.
Since I couldn’t find anyone to share the trip with this year, I decided to go solo for 3 weeks at the last minute. So, it wasn’t a super organized or original trip—flight tickets booked last-minute, a loosely planned itinerary—but it was a choice I made.
I wanted to book zero hotels and just drive wherever I felt like. No set hikes or specific goals. Just a classic route through places I already knew for the most part, taking the time to soak in the landscapes. So, don’t expect a story about epic hikes leading to caves or hidden arches in unusual spots. It was more like a return to the roots of my first trip, with one twist: I wanted to explore some areas by mountain bike. Just to see things a little differently.
First up, instead of photos, I’ll share a little time-lapse I made during the trip.
Thursday, October 31: Left Nice early in the morning for Phoenix via London.
The trip was a bit long because I had to wait 5.5 hours in London. My flight ticket was booked kinda late, so I didn’t have much choice.
And then it hit me—when you’re prepping for a trip, you always think you’ll forget something. It was in London that I realized I’d left my driver’s license on my living room shelf. I searched everywhere, but nope, I didn’t bring it.🤪
Luckily, I had an international permit, but the rental contract clearly stated that both licenses had to be presented.
I called a friend to ask her to overnight it to my first hotel, crossing my fingers that the mail wouldn’t take two weeks to arrive.
The flight with British Airways went pretty well. Comfortable enough to watch two movies, eat, take a little nap, and boom—I was in Phoenix.
Around 8 PM local time, I got to the Alamo car rental agency, and surprise—they didn’t care about my license at all. They glanced at the international permit, told me to bring the other one when I got it (basically, they didn’t give a damn), and handed me my car! Woohoo! 😛

I headed to my hotel (the only one I’d booked for my first night), explained to the front desk that my license should arrive by mail so they’d be in the loop, and crashed for a well-deserved first night in the U.S.
Friday, November 1 (And yes! It was a holiday in France, which would complicate my mail situation later.)
I woke up super early with my first goal: find a decent mountain bike at a good price but sturdy enough to handle some national park trails.
As I mentioned earlier, I decided to switch things up this year and explore some mountain bike trails—or just ride whenever I got the chance 😉.
I checked two Walmarts before finally finding a solid bike for under $150. Some might wonder why I bought one—well, the reason’s simple. Renting a bike costs between $40 and $70 a day. My trip lasted 22 days. QED (that’s "quod erat demonstrandum" for those who didn’t get it).
I bought the bike, which fit in my Jeep Compass by folding down the back seats (not super convenient, but it worked).

Off I went on my first adventures.
I decided to head to Apache Junction.
First stop: the Apache Trail at Goldfield Ghost Town. Pretty cute, though super touristy. Some classic Western decor, a little chapel overlooking everything, a museum, a mine, a small Disneyland-style train, souvenir shops, and places to grab a snack. Nothing mind-blowing, but still a fun little visit—especially if you’ve got kids.


I got lucky and explored the ghost town with two school buses—about a hundred excited kids. Total chaos for a ghost town, but hilarious to watch from a distance 😎.
A little further down the Apache Trail, there’s Lost Dutchman State Park. I didn’t linger too long because my goal was to reach the lakes, and after my Walmart adventure and some driving, it was already almost 1 PM. I munched on a bag of chips and hit the road (lots of 20–25 mph speed limits).
I spotted N 1st Water Road along the way, planning to come back in a few days.
My plan to get to the lakes ASAP got derailed when I found a parking lot with a horse trail right in the middle of the saguaros.
I asked a ranger in the lot if I could ride the trail on my mountain bike. He said it’d probably be tough but gave me the green light.
Off I went in my padded shorts and helmet. First bike ride through the cacti with my trusty travel companion (my bike, obviously).

I started off super excited on what seemed like an easy trail, but I quickly realized horse trails don’t account for some key biking challenges 😎—like climbing rocks isn’t exactly a breeze on a mountain bike 😛. No biggie, I carried the bike a few times but got to see my first saguaros up close! A pretty cool way to explore—I don’t regret buying the bike at all!
I got back on the road after drinking 1.5 liters of water (even in November, the sun’s no joke) and headed toward Canyon Lake. With vibes like Lake Powell, I was blown away by the scenery and decided to hang out a bit—just to "soak it in" and enjoy the quiet to end my day. I didn’t see more of the Apache Trail because night falls fast, and for my first day, I figured that was plenty.


I’d decided not to stress about seeing everything at all costs since I’ve traveled a lot in the U.S. and plan to keep coming back. Whatever I missed, I’d catch next time—but I wanted to fully enjoy a few landscapes.
I drove back to Phoenix, grabbed a good burger, and spent the evening in my hotel room planning the next day. Originally, I was only supposed to stay one night in Phoenix, but with my license still MIA, I changed my plans. In the end, I was solo, no reservations anywhere, so I’d just take it day by day!
Saturday, November 2:
I decided to wake up early and head to Tucson for the day. The drive from Phoenix was pretty easy. About 2 hours later, I was at the entrance of Saguaro National Park.
And guess what? There was a little trail perfect for mountain biking. I parked my Jeep at the park entrance and hopped on my bike. I ended up biking the whole park from start to finish—about 20 kilometers, with a paved main road and a gorgeous central trail right through the saguaros! Stunning!

Even being careful, I still got a few cactus spines in my left arm from brushing too close (it stings!). Not easy to remove, so I’d advise anyone with the same idea to be more careful than I was. You’ll figure it out fast! 😉
I spent most of the day in this amazing park—it’s totally worth the detour. It feels like hundreds of chimneys all lined up at equal distances. A unique landscape you’ve gotta see.
Next, I headed to Tucson to check out the airplane boneyard. I’d seen it in a movie years ago and always wanted to see it for myself. Mission accomplished! It was pretty intense, but unfortunately, it didn’t seem possible to get to the most interesting plane alignments. There’s a museum with different types of planes and a guided tour. I settled for peeking through the fences at the planes guarded by military patrols.

I left around 6 PM and got back to Phoenix around 7:30–8 PM, super happy with my day of biking through the cacti!
Sunday, November 3:
Morning by the pool, lounging around—pure bliss. Around 11 AM, I headed to the Premium Outlets. Feeling pretty pleased with myself, I bought 5 pairs of Levi’s for the price of one in France. Just for that, I knew coming to the U.S. was worth it! After that, nothing super exciting—except a cotton field south of Phoenix that I couldn’t stop admiring for a good hour.

I drove around the city—pretty dead on a Sunday—and headed back to the Apache Trail to tackle N 1st Water Road, which I’d spotted two days earlier. A really fun trail to bike if you’ve got a mountain bike 😉. It gives access to several hikes and offers some great scenery. Highly recommend it.


Since I couldn’t find anyone to share the trip with this year, I decided to go solo for 3 weeks at the last minute. So, it wasn’t a super organized or original trip—flight tickets booked last-minute, a loosely planned itinerary—but it was a choice I made.
I wanted to book zero hotels and just drive wherever I felt like. No set hikes or specific goals. Just a classic route through places I already knew for the most part, taking the time to soak in the landscapes. So, don’t expect a story about epic hikes leading to caves or hidden arches in unusual spots. It was more like a return to the roots of my first trip, with one twist: I wanted to explore some areas by mountain bike. Just to see things a little differently.
First up, instead of photos, I’ll share a little time-lapse I made during the trip.
Thursday, October 31: Left Nice early in the morning for Phoenix via London.
The trip was a bit long because I had to wait 5.5 hours in London. My flight ticket was booked kinda late, so I didn’t have much choice.
And then it hit me—when you’re prepping for a trip, you always think you’ll forget something. It was in London that I realized I’d left my driver’s license on my living room shelf. I searched everywhere, but nope, I didn’t bring it.🤪
Luckily, I had an international permit, but the rental contract clearly stated that both licenses had to be presented.
I called a friend to ask her to overnight it to my first hotel, crossing my fingers that the mail wouldn’t take two weeks to arrive.
The flight with British Airways went pretty well. Comfortable enough to watch two movies, eat, take a little nap, and boom—I was in Phoenix.
Around 8 PM local time, I got to the Alamo car rental agency, and surprise—they didn’t care about my license at all. They glanced at the international permit, told me to bring the other one when I got it (basically, they didn’t give a damn), and handed me my car! Woohoo! 😛

I headed to my hotel (the only one I’d booked for my first night), explained to the front desk that my license should arrive by mail so they’d be in the loop, and crashed for a well-deserved first night in the U.S.
Friday, November 1 (And yes! It was a holiday in France, which would complicate my mail situation later.)
I woke up super early with my first goal: find a decent mountain bike at a good price but sturdy enough to handle some national park trails.
As I mentioned earlier, I decided to switch things up this year and explore some mountain bike trails—or just ride whenever I got the chance 😉.
I checked two Walmarts before finally finding a solid bike for under $150. Some might wonder why I bought one—well, the reason’s simple. Renting a bike costs between $40 and $70 a day. My trip lasted 22 days. QED (that’s "quod erat demonstrandum" for those who didn’t get it).
I bought the bike, which fit in my Jeep Compass by folding down the back seats (not super convenient, but it worked).

Off I went on my first adventures.
I decided to head to Apache Junction.
First stop: the Apache Trail at Goldfield Ghost Town. Pretty cute, though super touristy. Some classic Western decor, a little chapel overlooking everything, a museum, a mine, a small Disneyland-style train, souvenir shops, and places to grab a snack. Nothing mind-blowing, but still a fun little visit—especially if you’ve got kids.


I got lucky and explored the ghost town with two school buses—about a hundred excited kids. Total chaos for a ghost town, but hilarious to watch from a distance 😎.
A little further down the Apache Trail, there’s Lost Dutchman State Park. I didn’t linger too long because my goal was to reach the lakes, and after my Walmart adventure and some driving, it was already almost 1 PM. I munched on a bag of chips and hit the road (lots of 20–25 mph speed limits).
I spotted N 1st Water Road along the way, planning to come back in a few days.
My plan to get to the lakes ASAP got derailed when I found a parking lot with a horse trail right in the middle of the saguaros.
I asked a ranger in the lot if I could ride the trail on my mountain bike. He said it’d probably be tough but gave me the green light.
Off I went in my padded shorts and helmet. First bike ride through the cacti with my trusty travel companion (my bike, obviously).

I started off super excited on what seemed like an easy trail, but I quickly realized horse trails don’t account for some key biking challenges 😎—like climbing rocks isn’t exactly a breeze on a mountain bike 😛. No biggie, I carried the bike a few times but got to see my first saguaros up close! A pretty cool way to explore—I don’t regret buying the bike at all!
I got back on the road after drinking 1.5 liters of water (even in November, the sun’s no joke) and headed toward Canyon Lake. With vibes like Lake Powell, I was blown away by the scenery and decided to hang out a bit—just to "soak it in" and enjoy the quiet to end my day. I didn’t see more of the Apache Trail because night falls fast, and for my first day, I figured that was plenty.


I’d decided not to stress about seeing everything at all costs since I’ve traveled a lot in the U.S. and plan to keep coming back. Whatever I missed, I’d catch next time—but I wanted to fully enjoy a few landscapes.
I drove back to Phoenix, grabbed a good burger, and spent the evening in my hotel room planning the next day. Originally, I was only supposed to stay one night in Phoenix, but with my license still MIA, I changed my plans. In the end, I was solo, no reservations anywhere, so I’d just take it day by day!
Saturday, November 2:
I decided to wake up early and head to Tucson for the day. The drive from Phoenix was pretty easy. About 2 hours later, I was at the entrance of Saguaro National Park.
And guess what? There was a little trail perfect for mountain biking. I parked my Jeep at the park entrance and hopped on my bike. I ended up biking the whole park from start to finish—about 20 kilometers, with a paved main road and a gorgeous central trail right through the saguaros! Stunning!

Even being careful, I still got a few cactus spines in my left arm from brushing too close (it stings!). Not easy to remove, so I’d advise anyone with the same idea to be more careful than I was. You’ll figure it out fast! 😉
I spent most of the day in this amazing park—it’s totally worth the detour. It feels like hundreds of chimneys all lined up at equal distances. A unique landscape you’ve gotta see.
Next, I headed to Tucson to check out the airplane boneyard. I’d seen it in a movie years ago and always wanted to see it for myself. Mission accomplished! It was pretty intense, but unfortunately, it didn’t seem possible to get to the most interesting plane alignments. There’s a museum with different types of planes and a guided tour. I settled for peeking through the fences at the planes guarded by military patrols.

I left around 6 PM and got back to Phoenix around 7:30–8 PM, super happy with my day of biking through the cacti!
Sunday, November 3:
Morning by the pool, lounging around—pure bliss. Around 11 AM, I headed to the Premium Outlets. Feeling pretty pleased with myself, I bought 5 pairs of Levi’s for the price of one in France. Just for that, I knew coming to the U.S. was worth it! After that, nothing super exciting—except a cotton field south of Phoenix that I couldn’t stop admiring for a good hour.

I drove around the city—pretty dead on a Sunday—and headed back to the Apache Trail to tackle N 1st Water Road, which I’d spotted two days earlier. A really fun trail to bike if you’ve got a mountain bike 😉. It gives access to several hikes and offers some great scenery. Highly recommend it.


Red Rocks 2013 English translation pending
Notre 5ème voyage aux USA mais le 4ème dans l’ouest cher à notre cœur réunit cette année les parents (c'est nous !), le fils cadet qui nous avait déjà accompagné en 2009 et un copain à lui pour qui, même prendre l’avion est une première. Nous avons donc concocté cette année un circuit repassant dans les grands parcs de l’ouest en l’honneur du « novice » et quelques nouveautés dans le wilderness pour notre goût personnel, le tout se terminant par 2 jours à Las Vegas, indispensable récompense aux 2 ados de 17 ans : 2 semaines calées sur les vacances scolaires.
Dimanche 19 octobre
Nous voilà fin prêts, les valises rondement bouclées (on commence à avoir l’habitude et je constate que ma pile de vêtement s’est largement allégée par rapport aux premières années : j’ai enfin compris que je ne mets que mes vêtements préférés pour la rando et que le reste est totalement inutile. Nous prévoyons simplement ce qu’il faut pour le froid comme pour le chaud. Romain, le copain de mon fils a dormi chez nous la veille pour faciliter notre départ à l’aéroport. Notre taxi est à l’heure. Je compte bien profiter du temps d’attente à l’aéroport pour faire imprimer nos boarding pass. 2 stops à l’aller (Paris New York) et un seul au retour : NYC. (c’était la version la plus économique quand j’ai choisi les billets).
Je n’ai pu imprimer pour le moment que le Nice Paris. Mais sur place le personnel d’Air France ne semble pas pouvoir faire mieux que moi malgré un appel à l’aide à divers collègues. Il semble que le système informatique différent entre Nice et Paris ne permette pas la chose ! Heu, nous sommes bien en 2013 non ?!!! Z’êtes sûr ? Bref je n’ai plus qu’à faire de même à Paris. Sauf que l’avion a du retard, que nous avons moins d’1h00 pour le changement, que le premier accueil Air France est fermé, et que le seul ouvert est plein à craquer. Je me mets dans une file où il y a 7 personnes devant moi. 40mn plus tard : il reste 6 personnes devant moi… Bon, ça commence à bien faire. Je demande à un couple devant moi dont le vol est dans l’après-midi de me faire passer : réponse négative ! Charmant. Le gars derrière moi est désespéré : on l’a déjà appelé pour son départ sur Séoul. Les hôtesses sont stressées et passent des heures au téléphone. Heu… je tue qui en premier ??? Quand nous arrivons devant une des hôtesses qui doit ressaisir 4 x tous les documents (adresse sur place, n° passeport… bref tout le tralala qu’on peut faire chez soi tranquillement, l’avion est sensé s’envoler mais par faveur spéciale du hasard, il a un peu de retard. L’embarquement est presque terminé et nous tentons le coup en courant un bon kilomètre avec nos affaires de cabine et c’est donc totalement liquéfiés, la langue pendante et bon derniers que nous arrivons dans l’avion qui n’attendait que nous. Enfin qui sait… Pfff……….. Merci Air France.
Mais ce n’est pas tout ! Les sièges soigneusement choisis à l’achat des billets ont été distribués autrement et nous sommes tous les 4 éparpillés. Les garçons font une tête d’enterrement et je mets 1 petite heure pour tenter de les mettre l’un à côté de l’autre au prix d’un jeu de chaises musicales assez calé. De la façon dont ils me remercient, je croie que j’ai gagné mes galons de mère exemplaire pour au moins une semaine ! Sauf que moi je me retrouve à une place avec plus d’espace pour les jambes mais juste à côté des toilettes, et particulièrement néfaste pour 3 de mes sens : bruyante, lumineuse et odorante (merci… ou pas, le fameux « canard WC bleu » !). Remarquez, au moins mon écran marche car la section devant les toilettes où sont mes 3 gars il y a une panne d’écran qui durera 5h00 sur les 7 ½ du vol ! Lamentable ! Merci Air France…
A NYC, nous avons 3h00 et c’est relax que nous abordons l’énorme serpentin qui nous prendra ¾ h pour nous amener devant un officier d’immigration jovial et de bonne humeur. Toutes les formalités et contrôles divers s’enchaînent sans soucis et notre vol suivant se passe très bien. Le vol Delta est sans écran et tout est payant comme d’hab mais nous arrivons à l’heure à 21h50. He bé ! M’en souviendrai…
Cette fois, c’est chez Alamo que nous avons loué notre véhicule par l’intermédiaire de Voituredelocation. Au comptoir, nous sommes conduits à la borne automatique et tout se passe très rapidement. Nous choisissons ensuite un 4x4, seulement AWD mais ayant la plus haute garde au sol de la rangée et le coffre le plus spacieux pour nos 4 bagages et 4 sac à dos plus la future glacière et sacs de courses. C’est un Hyundai Santa Fé qui nous donnera satisfaction même si son comportement sur piste n’est pas aussi agréable que d’autres SUV que j’ai eu précédemment. Et c’est parti ! Gps daigne s’allumer de suite et nous rejoignons notre première chambre d’hôtel réservée : le Best Western Mac Carran : près de l’aéroport et sur la route du Walmart pour le lendemain. Dodo !
Dimanche 20 octobre
Tout le monde est réveillé de bonne heure et nous partons donc faire nos courses dans le magasin immense et bien achalandé. Nous savons ce que nous voulons et c’est donc assez rapide. Il fait un temps magnifique et je sens bien la journée parfaite. Nous partons pour notre petit parc mascotte, celui que nous parcourons tous les ans, sauf Romain qui en prend plein la vue, j’ai nommé Valley of Fire. Nous nous sommes donnés RDV avec Pong, membre actif des forums dédiés à l’ouest. J’ai hâte de le rencontrer mais comme il est de bonne heure, nous décidons de découvrir quelques coins dans la zone sud ouest du parc. Nous posons la voiture après avoir évité (peut-être pas toutes hélas) pas mal de mygales qui déambulent sur la route (Brrr…….) et partons en rando. J’ai rentré quelques waypoint dans mon gps et après nous être garés au-delà d’Atlas Rock, je regarde ce qui est le plus proche. Windstone arch s’affiche à 900m. J’ai juste oublié de documenter et ne me souviens plus de l’allure de l’arche en question. Je découvre une arche plus ou moins à mon point gps et je suis sûre d’être arrivée au bon endroit. C’est en lisant le carnet de Jacqueline que je me rends compte de mon erreur. Nous enchaînons sur Piano rock et Natural Arch puis repartons de l’autre côté du parc montrer Elephant rock à Romain. Un petit stop pour Arroweah Arch et nous repartons enfin sur le parking de Fire Wave pour notre RDV avec Pierre « Pong » à 13h00. Nous faisons enfin sa connaissance et il correspond parfaitement à l’idée que je m’en étais faite à la lecture de ses posts : sociable, affable et très sympathique. Je suis ravie que nos road book aient pu coïncider ! Lui a déjeuné mais nous accompagne et nous nous installons à l’ombre de Fire Cave pour le repas et surtout papoter. Ensuite nous débutons son fameux « tour des 7 merveilles » : bon on n’a pas vraiment compté non plus… Voyons un peu :
Fire Cave : et de 1 Thunderstorm Arch, et de 2 Crazy Hill : et de 3 Visage Monster : et de 4. C’est là que j’ai un coup de chaud et me voilà obligée de prendre une pause pour rafraîchir un peu mon nouveau teint rouge tomate. Pfff, qu’il fait chaud ! Kaolin Wash : et de 5 Nike Rock : et de 6 PInk Canyon : et de 7 Fire Wave : et de 8
Le compte y est et même plus ! Mais cette dernière à l’heure « pré-coucher de soleil » est plus encombrée que Macy’s un jour de solde. Merci la fonction « tampon » de Photoshop ! Les couleurs chaudes changent au fur et à mesure que l’heure s’avance. C’est splendide. Retour au véhicule et nous nous quittons tous enchantés de l’après-midi et de cette rencontre amicale. Pierre repart sur Las Vegas tester un Airbnb dont il se montrera enchanté d’ailleurs.




Nous partons sur St Georges et dinons au Black Bear Dinner que nous avions testé l’an dernier. 1er hamburger pour Romain et 1er Sprite initiateur d’une longue série pour les garçons, chacun ayant un goût différent au cours des 15 jours. Nous avons réservé à l’Holliday Inn Express de Washington pour nous rapprocher de notre destination de demain : Yannt Flat. Prix correct comme la chambre malgré la présence de la highway qui ne sera pas trop bruyante.
Lundi 21 octobre
Fin prêts après un bon petit déjeuner, nous reprenons la Highway sous le soleil : sortie à Leeds. (n°22 dans un sens et 23 dans l’autre). Un camion renversé et éventré a fait fermer l’autre voie sur une portion. Nous suivons ensuite la Forest Road et nous arrêtons à un emplacement près du Old Jeep trail que poursuivons à pied sur le plateau forestier avant de descendre sur le site coloré de Yant Flat. Une fois arrivés : plus de trail donc je conseille vraiment de prendre un gps car la zone est étendue et l’accès au plateau pour le retour n’est pas évident au premier coup d’œil. La fonction track back est donc très utile. Toutes les indications sont là : http://blog.synnatschke.de/usa/utah/yant-flat-candy-cliffs-near-st-george/ Que c’est beau ! On adore ce site minéral vallonné et haut en couleurs, On ne sait plus où donner de l’appareil photo et de plus nous sommes totalement seuls. Mine de rien, descentes et montées s’enchaînent et la journée passe tranquillement avec une agréable pause pique-nique dans ce superbe décor. Fatigués mais de bonne humeur, nous aurons la chance au retour de voir traverser devant nous un Road runner. C’est une première pour nous 4 qui nous met en joie !







Direction Zion. Ce soir nous cherchons un motel ou hôtel directement sur Springdale au lieu de s’arrêter à Hurricane. Evidemment les prix flambent et j’en visite plusieurs dont le rapport qualité prix laisse vraiment à désirer. Autant dépenser un peu plus et avoir quelque chose de vraiment bien. Nous retournons donc au Desert Pearl Inn : trop chouette ! La plus belle chambre de notre séjour hors Las Vegas. Nous dînons au Bit and Spur et nous sommes tous les 4 très déçus par ce qui arrive dans nos assiettes : nous avons tous commandé différemment et nous recevons plus ou moins la même chose à savoir un espèce de brouet écœurant dégoulinant de fromage fondu : un vrai étouffe chrétien, cher par-dessus le marché. Même le Sprite n’est pas bon et nos bières sont amères. Décidément, pas de chance pour dîner à Zion !
Dimanche 19 octobre
Nous voilà fin prêts, les valises rondement bouclées (on commence à avoir l’habitude et je constate que ma pile de vêtement s’est largement allégée par rapport aux premières années : j’ai enfin compris que je ne mets que mes vêtements préférés pour la rando et que le reste est totalement inutile. Nous prévoyons simplement ce qu’il faut pour le froid comme pour le chaud. Romain, le copain de mon fils a dormi chez nous la veille pour faciliter notre départ à l’aéroport. Notre taxi est à l’heure. Je compte bien profiter du temps d’attente à l’aéroport pour faire imprimer nos boarding pass. 2 stops à l’aller (Paris New York) et un seul au retour : NYC. (c’était la version la plus économique quand j’ai choisi les billets).
Je n’ai pu imprimer pour le moment que le Nice Paris. Mais sur place le personnel d’Air France ne semble pas pouvoir faire mieux que moi malgré un appel à l’aide à divers collègues. Il semble que le système informatique différent entre Nice et Paris ne permette pas la chose ! Heu, nous sommes bien en 2013 non ?!!! Z’êtes sûr ? Bref je n’ai plus qu’à faire de même à Paris. Sauf que l’avion a du retard, que nous avons moins d’1h00 pour le changement, que le premier accueil Air France est fermé, et que le seul ouvert est plein à craquer. Je me mets dans une file où il y a 7 personnes devant moi. 40mn plus tard : il reste 6 personnes devant moi… Bon, ça commence à bien faire. Je demande à un couple devant moi dont le vol est dans l’après-midi de me faire passer : réponse négative ! Charmant. Le gars derrière moi est désespéré : on l’a déjà appelé pour son départ sur Séoul. Les hôtesses sont stressées et passent des heures au téléphone. Heu… je tue qui en premier ??? Quand nous arrivons devant une des hôtesses qui doit ressaisir 4 x tous les documents (adresse sur place, n° passeport… bref tout le tralala qu’on peut faire chez soi tranquillement, l’avion est sensé s’envoler mais par faveur spéciale du hasard, il a un peu de retard. L’embarquement est presque terminé et nous tentons le coup en courant un bon kilomètre avec nos affaires de cabine et c’est donc totalement liquéfiés, la langue pendante et bon derniers que nous arrivons dans l’avion qui n’attendait que nous. Enfin qui sait… Pfff……….. Merci Air France.
Mais ce n’est pas tout ! Les sièges soigneusement choisis à l’achat des billets ont été distribués autrement et nous sommes tous les 4 éparpillés. Les garçons font une tête d’enterrement et je mets 1 petite heure pour tenter de les mettre l’un à côté de l’autre au prix d’un jeu de chaises musicales assez calé. De la façon dont ils me remercient, je croie que j’ai gagné mes galons de mère exemplaire pour au moins une semaine ! Sauf que moi je me retrouve à une place avec plus d’espace pour les jambes mais juste à côté des toilettes, et particulièrement néfaste pour 3 de mes sens : bruyante, lumineuse et odorante (merci… ou pas, le fameux « canard WC bleu » !). Remarquez, au moins mon écran marche car la section devant les toilettes où sont mes 3 gars il y a une panne d’écran qui durera 5h00 sur les 7 ½ du vol ! Lamentable ! Merci Air France…
A NYC, nous avons 3h00 et c’est relax que nous abordons l’énorme serpentin qui nous prendra ¾ h pour nous amener devant un officier d’immigration jovial et de bonne humeur. Toutes les formalités et contrôles divers s’enchaînent sans soucis et notre vol suivant se passe très bien. Le vol Delta est sans écran et tout est payant comme d’hab mais nous arrivons à l’heure à 21h50. He bé ! M’en souviendrai…
Cette fois, c’est chez Alamo que nous avons loué notre véhicule par l’intermédiaire de Voituredelocation. Au comptoir, nous sommes conduits à la borne automatique et tout se passe très rapidement. Nous choisissons ensuite un 4x4, seulement AWD mais ayant la plus haute garde au sol de la rangée et le coffre le plus spacieux pour nos 4 bagages et 4 sac à dos plus la future glacière et sacs de courses. C’est un Hyundai Santa Fé qui nous donnera satisfaction même si son comportement sur piste n’est pas aussi agréable que d’autres SUV que j’ai eu précédemment. Et c’est parti ! Gps daigne s’allumer de suite et nous rejoignons notre première chambre d’hôtel réservée : le Best Western Mac Carran : près de l’aéroport et sur la route du Walmart pour le lendemain. Dodo !
Dimanche 20 octobre
Tout le monde est réveillé de bonne heure et nous partons donc faire nos courses dans le magasin immense et bien achalandé. Nous savons ce que nous voulons et c’est donc assez rapide. Il fait un temps magnifique et je sens bien la journée parfaite. Nous partons pour notre petit parc mascotte, celui que nous parcourons tous les ans, sauf Romain qui en prend plein la vue, j’ai nommé Valley of Fire. Nous nous sommes donnés RDV avec Pong, membre actif des forums dédiés à l’ouest. J’ai hâte de le rencontrer mais comme il est de bonne heure, nous décidons de découvrir quelques coins dans la zone sud ouest du parc. Nous posons la voiture après avoir évité (peut-être pas toutes hélas) pas mal de mygales qui déambulent sur la route (Brrr…….) et partons en rando. J’ai rentré quelques waypoint dans mon gps et après nous être garés au-delà d’Atlas Rock, je regarde ce qui est le plus proche. Windstone arch s’affiche à 900m. J’ai juste oublié de documenter et ne me souviens plus de l’allure de l’arche en question. Je découvre une arche plus ou moins à mon point gps et je suis sûre d’être arrivée au bon endroit. C’est en lisant le carnet de Jacqueline que je me rends compte de mon erreur. Nous enchaînons sur Piano rock et Natural Arch puis repartons de l’autre côté du parc montrer Elephant rock à Romain. Un petit stop pour Arroweah Arch et nous repartons enfin sur le parking de Fire Wave pour notre RDV avec Pierre « Pong » à 13h00. Nous faisons enfin sa connaissance et il correspond parfaitement à l’idée que je m’en étais faite à la lecture de ses posts : sociable, affable et très sympathique. Je suis ravie que nos road book aient pu coïncider ! Lui a déjeuné mais nous accompagne et nous nous installons à l’ombre de Fire Cave pour le repas et surtout papoter. Ensuite nous débutons son fameux « tour des 7 merveilles » : bon on n’a pas vraiment compté non plus… Voyons un peu :
Fire Cave : et de 1 Thunderstorm Arch, et de 2 Crazy Hill : et de 3 Visage Monster : et de 4. C’est là que j’ai un coup de chaud et me voilà obligée de prendre une pause pour rafraîchir un peu mon nouveau teint rouge tomate. Pfff, qu’il fait chaud ! Kaolin Wash : et de 5 Nike Rock : et de 6 PInk Canyon : et de 7 Fire Wave : et de 8
Le compte y est et même plus ! Mais cette dernière à l’heure « pré-coucher de soleil » est plus encombrée que Macy’s un jour de solde. Merci la fonction « tampon » de Photoshop ! Les couleurs chaudes changent au fur et à mesure que l’heure s’avance. C’est splendide. Retour au véhicule et nous nous quittons tous enchantés de l’après-midi et de cette rencontre amicale. Pierre repart sur Las Vegas tester un Airbnb dont il se montrera enchanté d’ailleurs.




Nous partons sur St Georges et dinons au Black Bear Dinner que nous avions testé l’an dernier. 1er hamburger pour Romain et 1er Sprite initiateur d’une longue série pour les garçons, chacun ayant un goût différent au cours des 15 jours. Nous avons réservé à l’Holliday Inn Express de Washington pour nous rapprocher de notre destination de demain : Yannt Flat. Prix correct comme la chambre malgré la présence de la highway qui ne sera pas trop bruyante.
Lundi 21 octobre
Fin prêts après un bon petit déjeuner, nous reprenons la Highway sous le soleil : sortie à Leeds. (n°22 dans un sens et 23 dans l’autre). Un camion renversé et éventré a fait fermer l’autre voie sur une portion. Nous suivons ensuite la Forest Road et nous arrêtons à un emplacement près du Old Jeep trail que poursuivons à pied sur le plateau forestier avant de descendre sur le site coloré de Yant Flat. Une fois arrivés : plus de trail donc je conseille vraiment de prendre un gps car la zone est étendue et l’accès au plateau pour le retour n’est pas évident au premier coup d’œil. La fonction track back est donc très utile. Toutes les indications sont là : http://blog.synnatschke.de/usa/utah/yant-flat-candy-cliffs-near-st-george/ Que c’est beau ! On adore ce site minéral vallonné et haut en couleurs, On ne sait plus où donner de l’appareil photo et de plus nous sommes totalement seuls. Mine de rien, descentes et montées s’enchaînent et la journée passe tranquillement avec une agréable pause pique-nique dans ce superbe décor. Fatigués mais de bonne humeur, nous aurons la chance au retour de voir traverser devant nous un Road runner. C’est une première pour nous 4 qui nous met en joie !







Direction Zion. Ce soir nous cherchons un motel ou hôtel directement sur Springdale au lieu de s’arrêter à Hurricane. Evidemment les prix flambent et j’en visite plusieurs dont le rapport qualité prix laisse vraiment à désirer. Autant dépenser un peu plus et avoir quelque chose de vraiment bien. Nous retournons donc au Desert Pearl Inn : trop chouette ! La plus belle chambre de notre séjour hors Las Vegas. Nous dînons au Bit and Spur et nous sommes tous les 4 très déçus par ce qui arrive dans nos assiettes : nous avons tous commandé différemment et nous recevons plus ou moins la même chose à savoir un espèce de brouet écœurant dégoulinant de fromage fondu : un vrai étouffe chrétien, cher par-dessus le marché. Même le Sprite n’est pas bon et nos bières sont amères. Décidément, pas de chance pour dîner à Zion !
Compte rendu croisière Yacht Club MSC Preziosa 26 octobre au 2 novembre 2013 Italie-Tunisie-Espagne English translation pending
Bonjour à tous,
J'entame le CR de notre croisière du mois d'octobre. Petit clin d'œil s'ils me lisent à Monique, Cormo et 2Vaux😉. Promis, je finirai ensuite (pour ceux qui ont suivi) le CR de la croisière en Islande😊.
Samedi 26 octobre 2013 :Embarquement à Marseille (8h/19h) Le réveil sonne à 3h du matin🤪 et nous quittons en catimini la maison pendant que les enfants dorment encore… A 3h30 pile, la voiture démarre pour 7h30 de route, direction Marseille. Il fait nuit, n’y a vraiment personne sur la route et M. Croisifan profite de ma vigilance amoindrie par le manque de sommeil pour dépasser les limites😊😊…de vitesse😎 Petit-déjeuner vers Mâcon, puis nous reprenons la route où la circulation se fait plus dense un peu avant Lyon. Je me retourne de temps en temps machinalement vers la banquette arrière mais…il n’y a personne. Ce sont nos premières vacances à deux depuis longtemps et il faut un temps d’adaptation😉. Après Valence, le soleil se précise et les paysages se mettent à sentir bon les vacances🙂. Nous arrivons à Marseille un peu avant midi, sortons de l’autoroute direction « Les ports-La Calade» et nous retrouvons sans coup férir au terminal de croisière. Nous garons la voiture au parking croisière, qui a changé de place depuis notre embarquement en 2010 sur le Bleu de France, et sortons les bagages du coffre : il fait 25°C😎, une aubaine pour des parisiens stressés…et le Preziosa est bien là, qui nous attend.
Cette première étape franchie, reste à vérifier si la procédure d’embarquement Yacht Club est à la hauteur des promesses de MSC. Déjà, ça commence mal, personne ne se précipite dans le parking pour porter nos bagages😮😮.
C’est donc en traînant nos valises à roulette comme de simples quidams que nous approchons du terminal où un stand extérieur est identifié Yacht Club. Il n’y a personne…🙁Puis arrive un majordome facilement reconnaissable à son queue de pie gris😉. Il nous demande notre billet de croisière : comment ça, ça ne se voit pas qu’on est passagers Yacht Club!!!, il faut le prouver avec des papiers…😇😇
Bon, une fois que nous avons montré patte blanche, un 2ème majordome, notre majordome à nous, René, nous prend en charge, malgré le fait que M. Croisifan refuse obstinément de lui confier la sacoche qui contient mon ordinateur portable😛.
Il nous fait entrer dans le terminal, nous conduit à un guichet réservé, nous offre une boisson, et ni une ni deux, nous voilà sur le bateau🙂, précédés de cet étrange personnage en gris qui fait se retourner les autres passagers😊…
Il ouvre notre cabine qui est prête :
et nous conduit à la conciergerie
pour un rapide briefing avec Maria, qui ne parle pas français mais avec qui nous trouvons un compromis en anglais. On écoute patiemment😇 le descriptif de tous les avantages du MSC Yacht Club (qu’on a appris par cœur avant de partir parce qu’en général, on aime savoir où on met les pieds😎) puis on patiente dans le Top Sail lounge en attendant que René ait fini de raccompagner les passagers de la précédente croisière à leur taxi.
M. Croisifan, qui n’est pas très patient🤪, trouve que tous ces tralala sont fatigants😠 et propose de retourner à la cabine sans plus attendre, ce que nous faisons.
Comment, les bagages ne sont pas encore arrivés 😮? Me voilà presque discréditée 😊alors que j’avais fait miroiter à M. Croisifan un service exceptionnel pour qu’il envisage de dépenser autant pour cette croisière😇. Heureusement, presque au même moment, on toque à la porte et c’est pour la livraison des bagages…ouf !
Je sors en urgence de la valise idoine les tenues de gala : s’agit pas que le costume de M. Croisifan ait des plis…puis nous décidons d’aller manger au buffet du « One pool », le pont piscine réservé aux passagers duYacht club, pont 18.
Il y a quelques salades composées, des crudités, des feuilletés, des pâtes et un plat de poisson ainsi que des fruits et quelques pâtisseries. Ce n’est pas la profusion, mais c’est suffisant, varié et frais. Et en plus, on peut boire à volonté😉, c’est inclus dans le prix : pour la peine, nous prendrons qui une bière qui un Coca light…On est ravis d’être là.
Pendant que M. Croisifan décide qu’une petite sieste dans la cabine s’impose, je vais bronzer au bord de la piscine où je me serais volontiers assoupie, n’était le niveau sonore redoutable 😠😠de la conversation entre deux couples d’italiens qui marinent dans le jacuzzi.
Vers 16h, je rejoins M.Croisifan, qui a fini sa sieste, dans la cabine pour le traîner, à moitié contre son gré😇, au « High tea ». Cette petite cérémonie a lieu tous les jours de 16h à 17h au Top Sail lounge où quelques tables sont nappées et préparées pour le thé. Nous nous asseyons et le majordome de service, en gants blancs, s’avance avec un chariot sur lequel se trouve tout un attirail de porcelaine et d’argent pour préparer le précieux breuvage😮. Après nous avoir présenté plusieurs sortes de thé en feuilles, il concocte la boisson avec le plus grand sérieux
tandis qu’un autre majordome nous apporte un plateau de petits sandwiches salés, scones et autres réjouissances. Waou, on a bienfait de venir, on se croirait à Buckingham😇😇…
On déguste, on papote et il est bientôt l’heure de l‘exercice de sécurité qui a lieu dans le théâtre, avant de regarder le départ de Marseille
et de se préparer pour le spectacle de 19h30 intitulé « The Witches of Paris »😐, tout un programme, qui tient ses promesses 🙂: c’est enlevé, ça scintille et ça se termine par un french cancan endiablé qui mérite largement nos applaudissements.
Nous irons ensuite dîner au restaurant du Yacht Club « La Palmeraie », à l’arrière du bateau, où l’on vient quand on veut, sauf qu’il faut tout de même prévenir la conciergerie du Yacht Club une dizaine de minutes avant🤪 pour être certains d’avoir une table.
Nous sommes accueillis dans un style tout ce qu’il y a de plus italien😉 par Giacomo, le responsable du restaurant et par une petite coupe de Prosecco bien sympathique😎, qui fait un peu progresser notre consommation de boissons alcoolisées, histoire de se dire qu’on amortit le all inclusive de la formule Yacht Club😇. Le repas est bon, le service attentif et relativement rapide et les vins compris dans le forfait sont plus qu’acceptables : j’ai un faible pour le petit vin blanc italien fruité😊, qui en plus ne donne pas mal à la tête😎😇…
Après cette première journée bien remplie, il est l’heure d’aller dormir (avec un petit chocolat Venchi sur l’oreiller😏, merci MSC), demain l’arrivée à Gênes est prévue à 8h. Heureusement, on retarde nos montres d’une heure dans la nuit.
J'entame le CR de notre croisière du mois d'octobre. Petit clin d'œil s'ils me lisent à Monique, Cormo et 2Vaux😉. Promis, je finirai ensuite (pour ceux qui ont suivi) le CR de la croisière en Islande😊.
Samedi 26 octobre 2013 :Embarquement à Marseille (8h/19h) Le réveil sonne à 3h du matin🤪 et nous quittons en catimini la maison pendant que les enfants dorment encore… A 3h30 pile, la voiture démarre pour 7h30 de route, direction Marseille. Il fait nuit, n’y a vraiment personne sur la route et M. Croisifan profite de ma vigilance amoindrie par le manque de sommeil pour dépasser les limites😊😊…de vitesse😎 Petit-déjeuner vers Mâcon, puis nous reprenons la route où la circulation se fait plus dense un peu avant Lyon. Je me retourne de temps en temps machinalement vers la banquette arrière mais…il n’y a personne. Ce sont nos premières vacances à deux depuis longtemps et il faut un temps d’adaptation😉. Après Valence, le soleil se précise et les paysages se mettent à sentir bon les vacances🙂. Nous arrivons à Marseille un peu avant midi, sortons de l’autoroute direction « Les ports-La Calade» et nous retrouvons sans coup férir au terminal de croisière. Nous garons la voiture au parking croisière, qui a changé de place depuis notre embarquement en 2010 sur le Bleu de France, et sortons les bagages du coffre : il fait 25°C😎, une aubaine pour des parisiens stressés…et le Preziosa est bien là, qui nous attend.
Cette première étape franchie, reste à vérifier si la procédure d’embarquement Yacht Club est à la hauteur des promesses de MSC. Déjà, ça commence mal, personne ne se précipite dans le parking pour porter nos bagages😮😮.
C’est donc en traînant nos valises à roulette comme de simples quidams que nous approchons du terminal où un stand extérieur est identifié Yacht Club. Il n’y a personne…🙁Puis arrive un majordome facilement reconnaissable à son queue de pie gris😉. Il nous demande notre billet de croisière : comment ça, ça ne se voit pas qu’on est passagers Yacht Club!!!, il faut le prouver avec des papiers…😇😇
Bon, une fois que nous avons montré patte blanche, un 2ème majordome, notre majordome à nous, René, nous prend en charge, malgré le fait que M. Croisifan refuse obstinément de lui confier la sacoche qui contient mon ordinateur portable😛.
Il nous fait entrer dans le terminal, nous conduit à un guichet réservé, nous offre une boisson, et ni une ni deux, nous voilà sur le bateau🙂, précédés de cet étrange personnage en gris qui fait se retourner les autres passagers😊…
Il ouvre notre cabine qui est prête :
et nous conduit à la conciergerie
pour un rapide briefing avec Maria, qui ne parle pas français mais avec qui nous trouvons un compromis en anglais. On écoute patiemment😇 le descriptif de tous les avantages du MSC Yacht Club (qu’on a appris par cœur avant de partir parce qu’en général, on aime savoir où on met les pieds😎) puis on patiente dans le Top Sail lounge en attendant que René ait fini de raccompagner les passagers de la précédente croisière à leur taxi.
M. Croisifan, qui n’est pas très patient🤪, trouve que tous ces tralala sont fatigants😠 et propose de retourner à la cabine sans plus attendre, ce que nous faisons.
Comment, les bagages ne sont pas encore arrivés 😮? Me voilà presque discréditée 😊alors que j’avais fait miroiter à M. Croisifan un service exceptionnel pour qu’il envisage de dépenser autant pour cette croisière😇. Heureusement, presque au même moment, on toque à la porte et c’est pour la livraison des bagages…ouf !
Je sors en urgence de la valise idoine les tenues de gala : s’agit pas que le costume de M. Croisifan ait des plis…puis nous décidons d’aller manger au buffet du « One pool », le pont piscine réservé aux passagers duYacht club, pont 18.
Il y a quelques salades composées, des crudités, des feuilletés, des pâtes et un plat de poisson ainsi que des fruits et quelques pâtisseries. Ce n’est pas la profusion, mais c’est suffisant, varié et frais. Et en plus, on peut boire à volonté😉, c’est inclus dans le prix : pour la peine, nous prendrons qui une bière qui un Coca light…On est ravis d’être là.
Pendant que M. Croisifan décide qu’une petite sieste dans la cabine s’impose, je vais bronzer au bord de la piscine où je me serais volontiers assoupie, n’était le niveau sonore redoutable 😠😠de la conversation entre deux couples d’italiens qui marinent dans le jacuzzi.
Vers 16h, je rejoins M.Croisifan, qui a fini sa sieste, dans la cabine pour le traîner, à moitié contre son gré😇, au « High tea ». Cette petite cérémonie a lieu tous les jours de 16h à 17h au Top Sail lounge où quelques tables sont nappées et préparées pour le thé. Nous nous asseyons et le majordome de service, en gants blancs, s’avance avec un chariot sur lequel se trouve tout un attirail de porcelaine et d’argent pour préparer le précieux breuvage😮. Après nous avoir présenté plusieurs sortes de thé en feuilles, il concocte la boisson avec le plus grand sérieux
tandis qu’un autre majordome nous apporte un plateau de petits sandwiches salés, scones et autres réjouissances. Waou, on a bienfait de venir, on se croirait à Buckingham😇😇…
On déguste, on papote et il est bientôt l’heure de l‘exercice de sécurité qui a lieu dans le théâtre, avant de regarder le départ de Marseille
et de se préparer pour le spectacle de 19h30 intitulé « The Witches of Paris »😐, tout un programme, qui tient ses promesses 🙂: c’est enlevé, ça scintille et ça se termine par un french cancan endiablé qui mérite largement nos applaudissements.
Nous irons ensuite dîner au restaurant du Yacht Club « La Palmeraie », à l’arrière du bateau, où l’on vient quand on veut, sauf qu’il faut tout de même prévenir la conciergerie du Yacht Club une dizaine de minutes avant🤪 pour être certains d’avoir une table.
Nous sommes accueillis dans un style tout ce qu’il y a de plus italien😉 par Giacomo, le responsable du restaurant et par une petite coupe de Prosecco bien sympathique😎, qui fait un peu progresser notre consommation de boissons alcoolisées, histoire de se dire qu’on amortit le all inclusive de la formule Yacht Club😇. Le repas est bon, le service attentif et relativement rapide et les vins compris dans le forfait sont plus qu’acceptables : j’ai un faible pour le petit vin blanc italien fruité😊, qui en plus ne donne pas mal à la tête😎😇…
Après cette première journée bien remplie, il est l’heure d’aller dormir (avec un petit chocolat Venchi sur l’oreiller😏, merci MSC), demain l’arrivée à Gênes est prévue à 8h. Heureusement, on retarde nos montres d’une heure dans la nuit.Récit de notre voyage en famille de 5: Arizona, Utah, Nevada et Californie English translation pending
Bonjour à tous,
Nous voilà rentrés depuis plus de 3 mois déjà et après bien des hésitations sur l'intérêt de mon récit, le tri des photos, je me lance. Après tout, si personne ne le lit, peu importe. Mais à cette époque l'an dernier, j'étais en pleine préparation de ce périple, et je recherchais sur ce forum toutes les informations, et les récits de voyageurs, des conseils pratiques. Ce forum m'a été particulièrement utile, une mine d'informations pour tous et un grand merci à tous les passionnés de ce forum, qui répondent inlassablement à tous les forumeurs avec patience, compétence... Merci donc à Pong, Itat, Bastinj, veileen, Paj59, Cendryon, Sedonax et ceux que j'oublie, merci à toutes les personnes qui ont publié leur récit quand j'étais en plein élaboration (lucie 23, Taq...) et désolé à ceux que j'oublie... je me répète...
Nous sommes une famille de 5, papa et maman (moi) et nos 3 enfants : 18, presque 13 (dans l'avion du retour) et 7 1/2. Nous avions décidé depuis longtemps que les vacances de 2013 seraient l'ouest des Etats Unis, nous étions allés quelques jours à New York en 2009. Et on s'y est tenu.
Dès l'automne 2012, soit près d'un an avant, nous avons commencé à préparer... Tous d'abord le circuit : j'ai commencé à acheter un guide papier assez petit pour voir l'essentiel, je me suis procurée le GEO voyage de juin 2012, consacré à l'Ouest et bien illustré, commandé photographing the southwest, et en avant la lecture de forums... on me prête des cartes, google maps est désormais mon ami... J'ai demandé à mon mari les incontournables pour lui, il a fait sa liste, on a regardé les dates de vacances (moins de 3 semaines, en plein dans les vacances scolaires), et on essaie de faire rentrer les souhaits de chacun dans le délai. Mon mari aime beaucoup la photo, la conquête spatiale...
Impossible de tout mettre, on doit faire des choix... on prévoit : beaucoup de parcs nationaux (je ne m'en lasse pas), dont la forêt pétrifiée, incontournable après les photos de GEO, mais aussi Las vegas, San Francisco, Los Angeles, mais pas Yosemite, ni sequoia, ni le canyon de Chelly, ni Mesa Verde. Allez, on se lance ! Je prends connaissance des idées de circuits dans ce forum, et nous décidons aussi de prendre un vol intérieur sur les conseils de ce forum... Je m'inquiète pas mal pour la plus jeune ; elle a l'habitude de marcher, elle n'est pas "si" petite, elle est assez curieuse de tout, mais elle souffre en général de la chaleur, du soleil ; mais bon, pas le choix des dates, et je me voie pas partir sans elle. Alors, on y va ! je vois que beaucoup y sont allés avec des enfants nettement plus jeunes...
Voilà le résultat de nos cogitations : 27/07 : arrivée Phoenix 28/07 : départ pour petrified forest et visite, nuit à Holbrook 29/07 : meteor crater, flagstaff et route pour Le grand canyon 30/07 : Grand canyon suite, et l'après-midi, route pour Page 31/07 : Page, Antelope Canyon, horse shoe bend et route pour monument Valley 01/08 : Monument valley et route pour Moab 02/08 : Dead horse point et canyonland 03/08 : Arches 04/08 : Route pour Bryce, par Capitol Reef 05/08 : visite de Bryce, puis route vers Zion 06/08 : trop court passage à Zion puis route vers las Vegas, personne n'a voulu s'arrêter à Valley of Fire (snif) 07/08 : Las Vegas, puis route pour Death Valley, coucher de soleil 08/08 : visite de Death Valley tôt le matin, puis route vers l'aéroport de las Vegas pour un vol vers San Francisco 09, 10 et 11/08 : San Francisco 11/08 : descente de la route 1, nuit à San Simeon 12/08 : hearst castle puis route vers Los Angeles 13, 14 et 15/08 : Los Angeles puis départ dans l'après-midi
Bref du classique... the wave, havasupai, pas possible ces merveilles, Yellowstone, trop loin, on y retournera dans 3 ou 4 ans...
Nous avons choisi de dormir dans ou au plus près des parcs, nous avons souvent réussi dormir à 5 dans une chambre, avec un rollaway bed ou un sofa. ça dépendait du prix des chambres en fait, soit une, soit 2... Nous avons loué, par Airbnb, un appart pour les 3 jours à san francisco et à Los Angeles
Voilà pour "l'avant". Reste quand même à voir d'où nous partons, nous en sommes dans l'Est, pas d'aéroport très proche, alors je regarde Paris, Lyon, Geneve, Zurich, Francfort et même Milan ; Milan est intéressant pour le prix mais quand même loin, l'aller et le retour dans des aéroports différents, et je tombe un beau jour sur un tarif correct depuis Genève, sachant que j'ai peur de l'avion, que l'A380 nous tentait bien, bingo, avion réservé le 21 novembre 2012, il y a un an ! Air France... Le vol est un sacré budget à 5, c'est d'une banalité affligeante ce que je dis, mais quand même...
Anne
Nous voilà rentrés depuis plus de 3 mois déjà et après bien des hésitations sur l'intérêt de mon récit, le tri des photos, je me lance. Après tout, si personne ne le lit, peu importe. Mais à cette époque l'an dernier, j'étais en pleine préparation de ce périple, et je recherchais sur ce forum toutes les informations, et les récits de voyageurs, des conseils pratiques. Ce forum m'a été particulièrement utile, une mine d'informations pour tous et un grand merci à tous les passionnés de ce forum, qui répondent inlassablement à tous les forumeurs avec patience, compétence... Merci donc à Pong, Itat, Bastinj, veileen, Paj59, Cendryon, Sedonax et ceux que j'oublie, merci à toutes les personnes qui ont publié leur récit quand j'étais en plein élaboration (lucie 23, Taq...) et désolé à ceux que j'oublie... je me répète...
Nous sommes une famille de 5, papa et maman (moi) et nos 3 enfants : 18, presque 13 (dans l'avion du retour) et 7 1/2. Nous avions décidé depuis longtemps que les vacances de 2013 seraient l'ouest des Etats Unis, nous étions allés quelques jours à New York en 2009. Et on s'y est tenu.
Dès l'automne 2012, soit près d'un an avant, nous avons commencé à préparer... Tous d'abord le circuit : j'ai commencé à acheter un guide papier assez petit pour voir l'essentiel, je me suis procurée le GEO voyage de juin 2012, consacré à l'Ouest et bien illustré, commandé photographing the southwest, et en avant la lecture de forums... on me prête des cartes, google maps est désormais mon ami... J'ai demandé à mon mari les incontournables pour lui, il a fait sa liste, on a regardé les dates de vacances (moins de 3 semaines, en plein dans les vacances scolaires), et on essaie de faire rentrer les souhaits de chacun dans le délai. Mon mari aime beaucoup la photo, la conquête spatiale...
Impossible de tout mettre, on doit faire des choix... on prévoit : beaucoup de parcs nationaux (je ne m'en lasse pas), dont la forêt pétrifiée, incontournable après les photos de GEO, mais aussi Las vegas, San Francisco, Los Angeles, mais pas Yosemite, ni sequoia, ni le canyon de Chelly, ni Mesa Verde. Allez, on se lance ! Je prends connaissance des idées de circuits dans ce forum, et nous décidons aussi de prendre un vol intérieur sur les conseils de ce forum... Je m'inquiète pas mal pour la plus jeune ; elle a l'habitude de marcher, elle n'est pas "si" petite, elle est assez curieuse de tout, mais elle souffre en général de la chaleur, du soleil ; mais bon, pas le choix des dates, et je me voie pas partir sans elle. Alors, on y va ! je vois que beaucoup y sont allés avec des enfants nettement plus jeunes...
Voilà le résultat de nos cogitations : 27/07 : arrivée Phoenix 28/07 : départ pour petrified forest et visite, nuit à Holbrook 29/07 : meteor crater, flagstaff et route pour Le grand canyon 30/07 : Grand canyon suite, et l'après-midi, route pour Page 31/07 : Page, Antelope Canyon, horse shoe bend et route pour monument Valley 01/08 : Monument valley et route pour Moab 02/08 : Dead horse point et canyonland 03/08 : Arches 04/08 : Route pour Bryce, par Capitol Reef 05/08 : visite de Bryce, puis route vers Zion 06/08 : trop court passage à Zion puis route vers las Vegas, personne n'a voulu s'arrêter à Valley of Fire (snif) 07/08 : Las Vegas, puis route pour Death Valley, coucher de soleil 08/08 : visite de Death Valley tôt le matin, puis route vers l'aéroport de las Vegas pour un vol vers San Francisco 09, 10 et 11/08 : San Francisco 11/08 : descente de la route 1, nuit à San Simeon 12/08 : hearst castle puis route vers Los Angeles 13, 14 et 15/08 : Los Angeles puis départ dans l'après-midi
Bref du classique... the wave, havasupai, pas possible ces merveilles, Yellowstone, trop loin, on y retournera dans 3 ou 4 ans...
Nous avons choisi de dormir dans ou au plus près des parcs, nous avons souvent réussi dormir à 5 dans une chambre, avec un rollaway bed ou un sofa. ça dépendait du prix des chambres en fait, soit une, soit 2... Nous avons loué, par Airbnb, un appart pour les 3 jours à san francisco et à Los Angeles
Voilà pour "l'avant". Reste quand même à voir d'où nous partons, nous en sommes dans l'Est, pas d'aéroport très proche, alors je regarde Paris, Lyon, Geneve, Zurich, Francfort et même Milan ; Milan est intéressant pour le prix mais quand même loin, l'aller et le retour dans des aéroports différents, et je tombe un beau jour sur un tarif correct depuis Genève, sachant que j'ai peur de l'avion, que l'A380 nous tentait bien, bingo, avion réservé le 21 novembre 2012, il y a un an ! Air France... Le vol est un sacré budget à 5, c'est d'une banalité affligeante ce que je dis, mais quand même...
Anne
Maroc: probabilité de tourista échelle de 1 à 10? English translation pending
Bonjour a tous,
Petite question concernant la santé en générale au Maroc.
Nous partons dans 3 semaines, pour 1 mois, avec 3 enfants.
J'aimerais savoir si les problèmes du genre "tourista" sont très courants au Maroc sur une échelle de 1 à 10. Je m'y attends mais j'aimerais bien avoir une idée jusqu'à quel point on doit faire attention...
Merci
J'aimerais savoir si les problèmes du genre "tourista" sont très courants au Maroc sur une échelle de 1 à 10. Je m'y attends mais j'aimerais bien avoir une idée jusqu'à quel point on doit faire attention...
Merci
Croisière des Antilles/Caraïbes sur le MSC Musica (suite) English translation pending
Après le 1 post ouvert en mars 2013, celui la est la suite car le premier a dépassé les 1000 post😏
j'espère que tout le monde a suivi car dans celui la il y aura mon CR 😄
j'espère que tout le monde a suivi car dans celui la il y aura mon CR 😄
Retour et impressions après 20 jours à l'ouest … des USA English translation pending
En cet fin d’automne hivernal, alors que les jours raccourcissent et que les nuits s’allongent, que parfois le blues s’installe avec la grisaille persistante, je vous invite à un voyage au soleil, notre voyage, le premier aux USA. Il est certes classique, sans doute banal, rien avoir avec les merveilles publiées par nos chers « piliers » du forum. J’ai longtemps hésité à le poster, doutant de son intérêt et voilà, aujourd’hui je me lance. Que chacun y prenne ce qu’il souhaite ! C’est cela, après tout, l’esprit du forum. 🙂
Notre voyage a été une réussite et c’est en grande partie grâce à vous, à vos carnets de voyage, vos réflexions, vos blogs, vos réponses à mes questions, vos avis, vos conseils, vos discussions que j’ai souvent suivies dans l’ombre. Je ne citerai personne, j’en oublierais c’est certain, mais je pense que beaucoup se reconnaitront. A vous tous pour votre temps donné, partagé, MERCI ! 😏
Ce compte rendu comporte quelques remarques pratiques et surtout, des impressions personnelles qui pourront surprendre et qui ne sont donc pas forcément celles de tout le monde.
Road trip prévu du 12 juillet au 1er aout 2013 :
Arrivée PHOENIX, 1 nuit
PHOENIX > SEDONA, 1 nuit
SEDONA > GRAND CANYON, 1 nuit
GRAND CANYON > MONUMENT VALLEY, 1 nuit
MV > PAGE via Navajo National Monument, 2 nuits
PAGE > BRYCE CANYON via Kanab, 2 nuits
BRYCE > LAS VEGAS via Zion NP et Red Cliffs, 2 nuits
LAS VEGAS > DEATH VALLEY via scenic road, 1 nuit
DEATH VALLEY > MAMMOTH LAKES via Lone Pine & Alabama Hills, 2 nuits
MAMMOTH LAKES > EL PORTAL via Tioga road, 1 nuit
EL PORTAL > FISH CAMP, 1 nuit
FISH CAMP > SAN FRANCISCO, 4 nuits
Participants : famille de 4 personnes avec 2 ados de 19 et 16 ans, fille et garçon.
Hôtels :
Réservation de tous les hôtels soit par booking.com, soit directement, presque 10 mois avant, tous annulables sans frais. Aucun problème sur place et aucune surprise niveau prix.
Nous avons choisi en priorité des hôtels dans ou proche des parcs (objectif : gagner du temps et profiter au max), souvent avec piscine (on n’y reste jamais longtemps mais qu’est ce que ça fait du bien, en soirée, de s’y détendre un moment !), gamme de prix moyen/sup (pas mal de Best Western) et, lorsque c’était possible (en l’occurrence 11 nuits sur 19) avec 3 couchages (3 lits ou 2 lits + canapé lit). Mes ados sont en effet de taille conséquente et pas toujours enclins à une promiscuité quotidienne. Ceci a été le gage d’une certaine « sérénité » pour un surcoût consenti.
A 2 reprises (Las Vegas et Mammoth Lakes soit 4 nuits) nous avons loué un véritable appartement, 2 chambres et une vraie cuisine ce qui nous a permis de rompre avec la routine pique-nique, restaurant et de faire une pause en prenant un peu plus nos aises, appréciable sur un trip de presque 3 semaines.
Vols :
Réservés bien après les hôtels.
Départ du Luxembourg vers 11h30 via British Airways, 2h30 d’escale à Londres et arrivée 17h à Phoenix. Pour le retour, départ de SF vers 19h, 2h30 d’escale à Londres et arrivée Lux à 18h.
Aucun problème à l’aller comme au retour. À l’aller, Il a bien fallu 1h30 pour changer de terminal, beaucoup de monde aux différents contrôles. Par contre, au retour, 30 minutes auraient suffi. L’aéroport de Londres Heathrow est très bien indiqué, avec du personnel partout pour renseigner et orienter les voyageurs. Impossible de s’y perdre.
Sur British Airways : écrans individuels, 6 films en français, beaucoup plus en anglais (normal non ?) Bonne surprise au niveau des repas qu’on a trouvé vraiment bon (pourtant, je vous assure que je suis difficile) et personnel naviguant très sympathique et souriant ce qui ne gâche rien. Bref, une bonne surprise là aussi.
Voiture :
Réservée avec locationdevoiture.fr pour leur prix et la clarté de leurs contrats. Prestataire Alamo.
Après avoir longtemps hésité, SUV, pas SUV, nous avons opté pour un Dodge Grand Caravan. Oui je sais, c’est grand pour 4 mais on n’avait pas envie de s’embêter et là, c’était juste génial niveau coffre et confort. On avait 4 gros sacs de voyage, 4 petits sacs à dos (pas toujours si petits que ça) auxquels se sont rapidement rajouté une énorme glacière, un sac d’épicerie diverse et bien sûr l’inévitable sac de linge sale sans compter les bidons d’eau de réserve, les chaussures, bref tout le foutoir qui s’accumule inévitablement au fil des jours.
Assurance : formule complète avec garantie pneus, dessous de caisse et bris de glace parce que je suis d’un naturel plutôt stressé. Évidemment, c’est toujours quand on l’a qu’on n’en a pas besoin ! Tant mieux, ça m’arrange !
Pas d’attente au comptoir à l’arrivée (si, c’est possible), l’employée nous informe des assurances optionnelles et devant mon visage fermé et mon « no thank you » peut-être un peu trop catégorique me rassure : « c’est juste pour que vous soyez au courant » sans insister d’avantage. OUF !
Voiture sans problème, 2 jeux de clé (séparés !), roue de secours, notice dans la boite à gant, vidange faite récemment. Consommation : un peu plus de 9l/100km (après conversions diverses) sur 4200 km. On l’a abandonnée à l’aéroport de San Francisco avec regrets.
Repas :
10 petits-déjeuners sur les 19 nuits étaient inclus dans le prix des chambres, les autres ont été pris à l’extérieur ou dans la chambre.
A midi : pique-nique à chaque fois, sandwichs, salades, fruits, gâteaux … sauf à San Francisco.
Le soir : 3 restaurants et sinon, repas dans la chambre (salades, soupes, plats cuisinés congelés ou non et 1 seule fois un mac do). Je sais, on n’a pas privilégié la gastronomie locale mais franchement, le soir on était crevé.
Résultat : un bilan nourriture bien inférieur à 15 $/pers/j boissons comprises.
Remarques : on trouve tout, ABSOLUMENT TOUT, PARTOUT, des fruits nettoyés ou non, des légumes pour les salades en rayons entiers, des pâtes, du thon, des condiments (huile d’olive, vinaigre balsamique !!!), du jambon, du fromage (même si je n’ai pas trouvé le meilleur) etc … et tout cela en supermarché. D’accord, il n’y a pas la baguette de chez nous mais des pains de mie, aux céréales, au lait … Franchement, il faut arrêter de dire que la nourriture est mauvaise et le choix restreint ! J’avais lu tellement d’âneries à ce sujet que j’avais fini par y croire 😮 alors, si je peux un peu inverser le mouvement …
J’en ai fini avec les considérations générales. Promis, la prochaine fois, on rentre dans le vif du sujet.
A bientôt ! 😉
Notre voyage a été une réussite et c’est en grande partie grâce à vous, à vos carnets de voyage, vos réflexions, vos blogs, vos réponses à mes questions, vos avis, vos conseils, vos discussions que j’ai souvent suivies dans l’ombre. Je ne citerai personne, j’en oublierais c’est certain, mais je pense que beaucoup se reconnaitront. A vous tous pour votre temps donné, partagé, MERCI ! 😏
Ce compte rendu comporte quelques remarques pratiques et surtout, des impressions personnelles qui pourront surprendre et qui ne sont donc pas forcément celles de tout le monde.
Road trip prévu du 12 juillet au 1er aout 2013 :
Arrivée PHOENIX, 1 nuit
PHOENIX > SEDONA, 1 nuit
SEDONA > GRAND CANYON, 1 nuit
GRAND CANYON > MONUMENT VALLEY, 1 nuit
MV > PAGE via Navajo National Monument, 2 nuits
PAGE > BRYCE CANYON via Kanab, 2 nuits
BRYCE > LAS VEGAS via Zion NP et Red Cliffs, 2 nuits
LAS VEGAS > DEATH VALLEY via scenic road, 1 nuit
DEATH VALLEY > MAMMOTH LAKES via Lone Pine & Alabama Hills, 2 nuits
MAMMOTH LAKES > EL PORTAL via Tioga road, 1 nuit
EL PORTAL > FISH CAMP, 1 nuit
FISH CAMP > SAN FRANCISCO, 4 nuits
Participants : famille de 4 personnes avec 2 ados de 19 et 16 ans, fille et garçon.
Hôtels :
Réservation de tous les hôtels soit par booking.com, soit directement, presque 10 mois avant, tous annulables sans frais. Aucun problème sur place et aucune surprise niveau prix.
Nous avons choisi en priorité des hôtels dans ou proche des parcs (objectif : gagner du temps et profiter au max), souvent avec piscine (on n’y reste jamais longtemps mais qu’est ce que ça fait du bien, en soirée, de s’y détendre un moment !), gamme de prix moyen/sup (pas mal de Best Western) et, lorsque c’était possible (en l’occurrence 11 nuits sur 19) avec 3 couchages (3 lits ou 2 lits + canapé lit). Mes ados sont en effet de taille conséquente et pas toujours enclins à une promiscuité quotidienne. Ceci a été le gage d’une certaine « sérénité » pour un surcoût consenti.
A 2 reprises (Las Vegas et Mammoth Lakes soit 4 nuits) nous avons loué un véritable appartement, 2 chambres et une vraie cuisine ce qui nous a permis de rompre avec la routine pique-nique, restaurant et de faire une pause en prenant un peu plus nos aises, appréciable sur un trip de presque 3 semaines.
Vols :
Réservés bien après les hôtels.
Départ du Luxembourg vers 11h30 via British Airways, 2h30 d’escale à Londres et arrivée 17h à Phoenix. Pour le retour, départ de SF vers 19h, 2h30 d’escale à Londres et arrivée Lux à 18h.
Aucun problème à l’aller comme au retour. À l’aller, Il a bien fallu 1h30 pour changer de terminal, beaucoup de monde aux différents contrôles. Par contre, au retour, 30 minutes auraient suffi. L’aéroport de Londres Heathrow est très bien indiqué, avec du personnel partout pour renseigner et orienter les voyageurs. Impossible de s’y perdre.
Sur British Airways : écrans individuels, 6 films en français, beaucoup plus en anglais (normal non ?) Bonne surprise au niveau des repas qu’on a trouvé vraiment bon (pourtant, je vous assure que je suis difficile) et personnel naviguant très sympathique et souriant ce qui ne gâche rien. Bref, une bonne surprise là aussi.
Voiture :
Réservée avec locationdevoiture.fr pour leur prix et la clarté de leurs contrats. Prestataire Alamo.
Après avoir longtemps hésité, SUV, pas SUV, nous avons opté pour un Dodge Grand Caravan. Oui je sais, c’est grand pour 4 mais on n’avait pas envie de s’embêter et là, c’était juste génial niveau coffre et confort. On avait 4 gros sacs de voyage, 4 petits sacs à dos (pas toujours si petits que ça) auxquels se sont rapidement rajouté une énorme glacière, un sac d’épicerie diverse et bien sûr l’inévitable sac de linge sale sans compter les bidons d’eau de réserve, les chaussures, bref tout le foutoir qui s’accumule inévitablement au fil des jours.
Assurance : formule complète avec garantie pneus, dessous de caisse et bris de glace parce que je suis d’un naturel plutôt stressé. Évidemment, c’est toujours quand on l’a qu’on n’en a pas besoin ! Tant mieux, ça m’arrange !
Pas d’attente au comptoir à l’arrivée (si, c’est possible), l’employée nous informe des assurances optionnelles et devant mon visage fermé et mon « no thank you » peut-être un peu trop catégorique me rassure : « c’est juste pour que vous soyez au courant » sans insister d’avantage. OUF !
Voiture sans problème, 2 jeux de clé (séparés !), roue de secours, notice dans la boite à gant, vidange faite récemment. Consommation : un peu plus de 9l/100km (après conversions diverses) sur 4200 km. On l’a abandonnée à l’aéroport de San Francisco avec regrets.
Repas :
10 petits-déjeuners sur les 19 nuits étaient inclus dans le prix des chambres, les autres ont été pris à l’extérieur ou dans la chambre.
A midi : pique-nique à chaque fois, sandwichs, salades, fruits, gâteaux … sauf à San Francisco.
Le soir : 3 restaurants et sinon, repas dans la chambre (salades, soupes, plats cuisinés congelés ou non et 1 seule fois un mac do). Je sais, on n’a pas privilégié la gastronomie locale mais franchement, le soir on était crevé.
Résultat : un bilan nourriture bien inférieur à 15 $/pers/j boissons comprises.
Remarques : on trouve tout, ABSOLUMENT TOUT, PARTOUT, des fruits nettoyés ou non, des légumes pour les salades en rayons entiers, des pâtes, du thon, des condiments (huile d’olive, vinaigre balsamique !!!), du jambon, du fromage (même si je n’ai pas trouvé le meilleur) etc … et tout cela en supermarché. D’accord, il n’y a pas la baguette de chez nous mais des pains de mie, aux céréales, au lait … Franchement, il faut arrêter de dire que la nourriture est mauvaise et le choix restreint ! J’avais lu tellement d’âneries à ce sujet que j’avais fini par y croire 😮 alors, si je peux un peu inverser le mouvement …
J’en ai fini avec les considérations générales. Promis, la prochaine fois, on rentre dans le vif du sujet.
A bientôt ! 😉
Souvenirs d'une croisière "Au Fil du Danube" English translation pending
😉 Bonjour
La croisière de 12 jours que je vais vous compter a été effectuée en mai 2013, juste avant les grandes inondations qui ont ravagé les Pays de l'Est de l'Europe. Des villes et des villages, une dizaine de jours après notre passage, étaient inondés par le Danube.
Certains d'entre vous seront sûrement intéressés par cette croisière qui permet de découvrir la navigation fluviale avec de magnifiques paysages, des villes inconnues (pour nous !) et une compagnie de croisières allemande MS/AROSA possédant des bateaux impeccables. Nous avons acheté notre voyage à Rivages du Monde par l'intermédiaire des Voyages Philibert à Caluire.
Donc c'est parti pour 12 jours de croisière sur le "Beau Danube Bleu" !!!!!!
Lyon/Munich/Passau (Allemagne)
5 h du matin le réveil sonne … mais je suis réveillée bien avant !
Tout le monde est fin prêt : valises, pochette de voyage à portée de main, et nous voilà partis pour l’Aéroport de Lyon /St Exupéry à environ 45 mn de chez nos enfants. Le trafic est peu important mais un accident vient de se produire sur l’autre sens de circulation les secours viennent juste d’arriver et la voiture n’est pas … »belle » à voir …
Bernard nous dépose au terminal 2 et nous voilà partis Christelle, Bernard (le mien) et moi-même pour un rodéo dans l’aéroport car bien sûr nous n’avons fait que de regarder le billet d’avion pas la convocation …pour des personnes connaissant le métier ce n’est pas fort ! Mais nous arrivons au terminal 1 où nous attends un assistant (pas très aimable…) qui vas nous conduire à l’enregistrement et c’est reparti dans l’autre sens !!!! Nous sommes 16 clients Philibert. Le premier contact n’est pas des plus agréable mais nous allons bien voir la suite !
Christelle et Bernard nous quittent et nous voilà entrain d’enregistrer nos valises aux comptoirs Lufthansa avec les autres clients Philibert et toujours pas un mot ni même un sourire pourtant j’essaie d’engager la conversation mais rien n’y fait ! Enfin on verra bien par la suite !
Les valises sont enregistrées, maintenant passage au contrôle douanier, bien entendu tout le monde plus où moins « sonne » et nous ne passons pas au travers ! Voilà Bernard entrain de quitter ses chaussures, enlever la ceinture, les lunettes enfin c’est presque amusant mais les douaniers ne rigolent pas … et me voilà dans la même situation mais moi j’ai droit à la fouille au corps et pas discret ! en bout de ligne de bagages mais bon ce « petit cinéma » détend l’atmosphère avec nos autres compagnons de voyage.
Et l’attente commence !
Vol LH2247 à destination de Munich …nous annonce « la voix » de l’aéroport , il est 8 h 55 nous décollons à l’heure dans 1 h 20 nous serons dans la capitale de la Bavière .
L’avion est confortable, un petit ..;tout petit "en cas" nous est proposé avec boisson à volonté …. Enfin ne soyons pas difficile on vas se « goinfrer » durant 12 jours une petite diète ne feras pas de mal !!!!!
A peine au-dessus des nuages que nous commençons notre descente .
La campagne bavaroise s’étend à nos pieds, le paysage est sympa, le vert et le jaune des champs fait un charmant tableau.
L’atterrissage se fait sans encombre. Direction la récupération des bagages , nous sommes dans les premiers, nous laissons nos compagnons se débrouiller et partons à la recherche de la sortie … et de l’accompagnateur de « Rivages du Monde » le TO de cette croisière. La pancarte est là tenue par une jeune femme qui nous accueille avec un charmant sourire . Boyana c’est son prénom ! Ils sont trois accompagnateurs 2 filles et un garçon et ils sont Serbes
Nous sommes conduits au car avec lequel nous allons visiter la ville de Munich puis ensuite direction Passau.
Tranquillement nous nous installons à nos places préférées …au fond ! Tout le monde est tassé devant et nous deux à l‘aise …derrière ! Il est pas loin de midi et il commence a y avoir un léger soucis … allons nous déjeuner quelque part ? depuis 5 h c’est un peu long !!!
Voilà notre car qui démarre après un comptage en règle de notre accompagnatrice. Les autres accompagnateurs attendent d’autres groupes dont des Québécois, je pense à mon amie Monique !
La pluie commence à faire son apparition sur la route entre l’aéroport et l’entrée de Munich (30 Kms environ). Nous passons tout à côté de l’Aréna fief du Bayern, les voyageurs se demande de quoi il s’agit Capucine un peu tordue ne bronche pas « ils n’ont qu’à chercher ».
Nous avons récupéré une guide à l’entrée de la ville capitale de la Bavière que j’ai visité plusieurs fois au volant de mon car. Il tombe des trombes d’eau, impossible de faire les arrêts prévus. La guide nous explique tant bien que mal la ville de Munich et son passé. Elle nous propose de nous conduire aux installation olympiques des JO de 1972, terrible souvenirs dans la mémoire olympique :Septembre Noir a pris en otages des sportifs israéliens et le tout c’est terminé par une tuerie qui a laissé un souvenir épouvantable sur ces JO.
Il pleut toujours autant lorsque nous arrivons tout près du centre ville et de la place Marienplatz et ses superbes bâtiments. Aujourd’hui nous ne verrons pas les personnages du clocheton de horloge sonner midi car voilà déjà longtemps que l’heure du repas est passée . La guide nous propose d’aller jusque sur la place pour acheter des sandwiches car aucun arrêt n’est prévu de Munich à Passau vu les conditions de circulation dues aux trombes d’eaux tombants dans la région . Donc si on veut manger et bien casse-croûte dans le car ! Pour nous pas de souci car nous sommes habitués mais certains rouspètent un peu. Le conducteur possède des bouteilles d’eau donc pas de problème … le seul c’est d’aller sur la place !!! Mais comme la faim fait sortir le loup du bois, nous voilà tous partis chercher des victuailles. Une fois les emplettes faites nous revenons au car dégoulinants d’eau .
Et là départ pour Passau . Munich ? et bien je n’avais déjà pas tellement aimé cette ville mais là c’est la catastrophe …pourvu que la suite soit ensoleillée !!!!!!!
Le trajet de Munich à Passau est d’ environ 3 h et se déroule sans souci … tout le monde fait la sieste !! même Capucine
En arrivant à Passau nous découvrons ce fleuve mythique, le Danube .
De nombreux bateaux sont amarrés aux quais en centre ville mais le notre est accosté à l’extérieur de la ville.
Passau est située sur le Danube à la confluence de la rivière l’Inn qui arrive d’Autriche et qui passe par Innsbruck .
Passau possède une très belle et imposante cathédrale St Etienne. La ville est la dernière ville allemande avant la frontière autrichienne et se situe dans la province de Bavière. On la surnomme la « Venise bavaroise » ……..
Voilà notre bateau, le MS/AROSA RIVA, avec sa rose rouge peinte sur la proue.
Nous identifions nos valises et le personnel de bord vas se charger de nous les livrer dans nos cabines .
L’accueil est fort agréable. Un charmant membre de l’équipage nous accueille en offrant une magnifique rose rouge à chaque passagère et les autres membres de l’équipage nous font une haie d’honneur en nous dirigeant vers nos cabines.
Notre cabine est la 120 au pont Principal, tout en bas au ras des flots, au milieu du bateau. Nous angoissons un peu car ayant l’habitude des grosses unités et des cabines balcon comment allons nous supporter le confinement ?
Nous entrons dans notre résidence de 12 jours et sommes agréablement surpris.
La déco est sympa, un grand lit, un bureau avec miroir, des placards dans l’entrée, un fauteuil et un grand sofa juste sous la fenêtre et là effectivement nous sommes …à portée de main du Danube !
La salle de bain est fonctionnelle, un peu étroite pour Bernard mais ce n’est pas un drame. Les rangements sont fait de petits casiers sur la droite du lavabo qui s’avéreront très pratiques.
Sur le lit sont déposés notre carte/clef, un mot de notre femme de chambre qui est Philippine, le programme de la fin de journée et il est un peu chargé.
Nous sommes conviés a une collation au Lounge Bar et comme nous avons quand même un petit creux et pour …certain ..un grand creux nous décidons d’aller de suite nous restaurer.
Les bagages arrivent entre temps. Les rangements se feront plus tard ! Nous découvrons un sympathique buffet de douceurs salées et sucrées avec boissons chaudes ou froides à volonté servies par du personnel en gants blancs !
L’accueil est des plus attentionné. Nous nous installons dans le salon très lumineux et quatre personnes du groupe viennent se joindre à nous. Nous retournons, après cette prise de contact, à notre cabine et nos voisins de …salon sont nos voisins de cabines. Rendez vous est pris pour 19 h 15 pour la réunion d’information, pour les règles de sécurité et pour la vente des excursions. Les rangements mis à notre disposition sont impeccables, tout est en ordre nous pouvons un peu souffler car la fatigue commence à se faire sentir .
A plus
Capucine
La croisière de 12 jours que je vais vous compter a été effectuée en mai 2013, juste avant les grandes inondations qui ont ravagé les Pays de l'Est de l'Europe. Des villes et des villages, une dizaine de jours après notre passage, étaient inondés par le Danube.
Certains d'entre vous seront sûrement intéressés par cette croisière qui permet de découvrir la navigation fluviale avec de magnifiques paysages, des villes inconnues (pour nous !) et une compagnie de croisières allemande MS/AROSA possédant des bateaux impeccables. Nous avons acheté notre voyage à Rivages du Monde par l'intermédiaire des Voyages Philibert à Caluire.
Donc c'est parti pour 12 jours de croisière sur le "Beau Danube Bleu" !!!!!!
Lyon/Munich/Passau (Allemagne)
5 h du matin le réveil sonne … mais je suis réveillée bien avant !
Tout le monde est fin prêt : valises, pochette de voyage à portée de main, et nous voilà partis pour l’Aéroport de Lyon /St Exupéry à environ 45 mn de chez nos enfants. Le trafic est peu important mais un accident vient de se produire sur l’autre sens de circulation les secours viennent juste d’arriver et la voiture n’est pas … »belle » à voir …
Bernard nous dépose au terminal 2 et nous voilà partis Christelle, Bernard (le mien) et moi-même pour un rodéo dans l’aéroport car bien sûr nous n’avons fait que de regarder le billet d’avion pas la convocation …pour des personnes connaissant le métier ce n’est pas fort ! Mais nous arrivons au terminal 1 où nous attends un assistant (pas très aimable…) qui vas nous conduire à l’enregistrement et c’est reparti dans l’autre sens !!!! Nous sommes 16 clients Philibert. Le premier contact n’est pas des plus agréable mais nous allons bien voir la suite !
Christelle et Bernard nous quittent et nous voilà entrain d’enregistrer nos valises aux comptoirs Lufthansa avec les autres clients Philibert et toujours pas un mot ni même un sourire pourtant j’essaie d’engager la conversation mais rien n’y fait ! Enfin on verra bien par la suite !
Les valises sont enregistrées, maintenant passage au contrôle douanier, bien entendu tout le monde plus où moins « sonne » et nous ne passons pas au travers ! Voilà Bernard entrain de quitter ses chaussures, enlever la ceinture, les lunettes enfin c’est presque amusant mais les douaniers ne rigolent pas … et me voilà dans la même situation mais moi j’ai droit à la fouille au corps et pas discret ! en bout de ligne de bagages mais bon ce « petit cinéma » détend l’atmosphère avec nos autres compagnons de voyage.
Et l’attente commence !
Vol LH2247 à destination de Munich …nous annonce « la voix » de l’aéroport , il est 8 h 55 nous décollons à l’heure dans 1 h 20 nous serons dans la capitale de la Bavière .
L’avion est confortable, un petit ..;tout petit "en cas" nous est proposé avec boisson à volonté …. Enfin ne soyons pas difficile on vas se « goinfrer » durant 12 jours une petite diète ne feras pas de mal !!!!!
A peine au-dessus des nuages que nous commençons notre descente .
La campagne bavaroise s’étend à nos pieds, le paysage est sympa, le vert et le jaune des champs fait un charmant tableau.
L’atterrissage se fait sans encombre. Direction la récupération des bagages , nous sommes dans les premiers, nous laissons nos compagnons se débrouiller et partons à la recherche de la sortie … et de l’accompagnateur de « Rivages du Monde » le TO de cette croisière. La pancarte est là tenue par une jeune femme qui nous accueille avec un charmant sourire . Boyana c’est son prénom ! Ils sont trois accompagnateurs 2 filles et un garçon et ils sont Serbes
Nous sommes conduits au car avec lequel nous allons visiter la ville de Munich puis ensuite direction Passau.
Tranquillement nous nous installons à nos places préférées …au fond ! Tout le monde est tassé devant et nous deux à l‘aise …derrière ! Il est pas loin de midi et il commence a y avoir un léger soucis … allons nous déjeuner quelque part ? depuis 5 h c’est un peu long !!!
Voilà notre car qui démarre après un comptage en règle de notre accompagnatrice. Les autres accompagnateurs attendent d’autres groupes dont des Québécois, je pense à mon amie Monique !
La pluie commence à faire son apparition sur la route entre l’aéroport et l’entrée de Munich (30 Kms environ). Nous passons tout à côté de l’Aréna fief du Bayern, les voyageurs se demande de quoi il s’agit Capucine un peu tordue ne bronche pas « ils n’ont qu’à chercher ».
Nous avons récupéré une guide à l’entrée de la ville capitale de la Bavière que j’ai visité plusieurs fois au volant de mon car. Il tombe des trombes d’eau, impossible de faire les arrêts prévus. La guide nous explique tant bien que mal la ville de Munich et son passé. Elle nous propose de nous conduire aux installation olympiques des JO de 1972, terrible souvenirs dans la mémoire olympique :Septembre Noir a pris en otages des sportifs israéliens et le tout c’est terminé par une tuerie qui a laissé un souvenir épouvantable sur ces JO.
Il pleut toujours autant lorsque nous arrivons tout près du centre ville et de la place Marienplatz et ses superbes bâtiments. Aujourd’hui nous ne verrons pas les personnages du clocheton de horloge sonner midi car voilà déjà longtemps que l’heure du repas est passée . La guide nous propose d’aller jusque sur la place pour acheter des sandwiches car aucun arrêt n’est prévu de Munich à Passau vu les conditions de circulation dues aux trombes d’eaux tombants dans la région . Donc si on veut manger et bien casse-croûte dans le car ! Pour nous pas de souci car nous sommes habitués mais certains rouspètent un peu. Le conducteur possède des bouteilles d’eau donc pas de problème … le seul c’est d’aller sur la place !!! Mais comme la faim fait sortir le loup du bois, nous voilà tous partis chercher des victuailles. Une fois les emplettes faites nous revenons au car dégoulinants d’eau .
Et là départ pour Passau . Munich ? et bien je n’avais déjà pas tellement aimé cette ville mais là c’est la catastrophe …pourvu que la suite soit ensoleillée !!!!!!!
Le trajet de Munich à Passau est d’ environ 3 h et se déroule sans souci … tout le monde fait la sieste !! même Capucine
En arrivant à Passau nous découvrons ce fleuve mythique, le Danube .
De nombreux bateaux sont amarrés aux quais en centre ville mais le notre est accosté à l’extérieur de la ville.
Passau est située sur le Danube à la confluence de la rivière l’Inn qui arrive d’Autriche et qui passe par Innsbruck .
Passau possède une très belle et imposante cathédrale St Etienne. La ville est la dernière ville allemande avant la frontière autrichienne et se situe dans la province de Bavière. On la surnomme la « Venise bavaroise » ……..
Voilà notre bateau, le MS/AROSA RIVA, avec sa rose rouge peinte sur la proue.
Nous identifions nos valises et le personnel de bord vas se charger de nous les livrer dans nos cabines .
L’accueil est fort agréable. Un charmant membre de l’équipage nous accueille en offrant une magnifique rose rouge à chaque passagère et les autres membres de l’équipage nous font une haie d’honneur en nous dirigeant vers nos cabines.
Notre cabine est la 120 au pont Principal, tout en bas au ras des flots, au milieu du bateau. Nous angoissons un peu car ayant l’habitude des grosses unités et des cabines balcon comment allons nous supporter le confinement ?
Nous entrons dans notre résidence de 12 jours et sommes agréablement surpris.
La déco est sympa, un grand lit, un bureau avec miroir, des placards dans l’entrée, un fauteuil et un grand sofa juste sous la fenêtre et là effectivement nous sommes …à portée de main du Danube !
La salle de bain est fonctionnelle, un peu étroite pour Bernard mais ce n’est pas un drame. Les rangements sont fait de petits casiers sur la droite du lavabo qui s’avéreront très pratiques.
Sur le lit sont déposés notre carte/clef, un mot de notre femme de chambre qui est Philippine, le programme de la fin de journée et il est un peu chargé.
Nous sommes conviés a une collation au Lounge Bar et comme nous avons quand même un petit creux et pour …certain ..un grand creux nous décidons d’aller de suite nous restaurer.
Les bagages arrivent entre temps. Les rangements se feront plus tard ! Nous découvrons un sympathique buffet de douceurs salées et sucrées avec boissons chaudes ou froides à volonté servies par du personnel en gants blancs !
L’accueil est des plus attentionné. Nous nous installons dans le salon très lumineux et quatre personnes du groupe viennent se joindre à nous. Nous retournons, après cette prise de contact, à notre cabine et nos voisins de …salon sont nos voisins de cabines. Rendez vous est pris pour 19 h 15 pour la réunion d’information, pour les règles de sécurité et pour la vente des excursions. Les rangements mis à notre disposition sont impeccables, tout est en ordre nous pouvons un peu souffler car la fatigue commence à se faire sentir .
A plus
Capucine
Entre Arizona & Utah - octobre 2013 English translation pending
Hello amis voyageurs,
Avant tout je m'excuse par avance de mon non-expérience dans la rédaction d'un carnet de voyages, comme vous l'aurez certainement compris c'est mon premier. Mais comme je prends toujours beaucoup de plaisir à lire vos récits je me lance, on verra bien...
Nous partons alors que le shutdown américain est en cours, 😕 Les derniers préparatifs du voyage ont donc été à l'élaboration de plan B pour certains jours, si nécessaire.🤪
A part le premier et dernier jour, nous sommes exclusivement en Arizona et Utah. J’ai choisi Los Angeles car les vols sont moins couteux. La différence de prix avec Las Vegas représente tout de même la moitié du prix de location de la voiture !
Itinéraire : J1 Voyages Genève-Los Angeles+ Venice Beach / nuit à Los Angeles J2 LA – Kingman (Route 66 -Bagdad Café - Oatman) / nuit à Kingman J3 Kingman – Supai (Havasupai) / nuit à Supai J4 Havasupai / nuit à Supai J5 Supai – Flagstaff (Route 66 - Seligman - Williams) / nuit à Flagstaff J6 Flagstaff– Monument Valley nuit à The View, MV J7 MV– Torrey (Moki Dugway - Muley Point – Little Egypt – Goblin Valley) / nuit à Torrey J8 CapitolReef NP (Cathedral Valley) / nuit à Torrey J9 CapitolReef NP (Burr Trail Road ; LakePowell/Bullfrog Marina; Notom Road; Scenic road) /nuit à Torrey J10 Torrey-Cannonville (Road 12– Zebra Slot – Devil’s garden) / nuit à Cannonville J11 Cannonville– Page (CottonwoodRoad – Toadstool Hoodoos – Alstrom Point) / nuit à Page J12 CBS avec Paria outpost / nuit à Page J13 Page – Kanab (Edmaier’s Secret) / nuit à Kanab J14 Kanab – Las Vegas / nuit à Las Vegas J15 LasVegas (shopping outlet) + Voyages Las Vegas-Genève

J1 Voyages Genève-Los Angeles (British Airways) + Venice Beach
Après 10h15 de vol sans encombre, on arrive à LAX avec 15 minutes d'avance, vers 12h30. Il fait beau et chaud (28°C). On se dépêche de passer la douane et de se rendre chez Alamo pour aller chercher notre véhicule.
Comme à chaque voyage c'est un moment que je redoute, car c'est rare que cela joue sans un petit problème. Cette année j'ai réservé dans la catégorie Standard-SUV un Jeep Grand Cherokee. Bien entendu, le gentil monsieur d'Alamo me dit qu'il n'y a pas de Jeep Grand Cherokee à disposition pour le moment, mais il me propose un autre mais bien plus bas de garde au sol. Etant donné que j'ai plusieurs pistes au programme, je refuse sa proposition, mais sans lui donner la vraie explication. J'opte finalement pour la catégorie supérieure (Fullsize) avec un supplément à payer de 350$ pour 15 jours de location. Nous recevons alors un Chevrolet Tahoe 4x4 avec une vraie roue de secours. C'est parfait, en route pour notre premier hôtel (Holiday Inn Airport) qui se trouve à 3 minutes de chez Alamo. Nous avons une grande chambre, et à peine 5 minutes plus tard on est tous à la piscine pour se détendre du voyage. 😎 Cela fait un grand bien !
Vers 16h00, on part pour Venice Beach, durée du trajet 20 minutes, parfait pour faire connaissance avec notre Chevy Tahoe. On commence par une ballade à travers les canaux de Venice, cela fait du bien de marcher après tout ce temps assis dans l'avion. Il y a de bien belles maisons avec des jardins magnifiques, certaines sont décorées pour Halloween. Les palmiers se découpent dans le ciel bleu.



On continue en suite à Venice Beach avec ses boutiques loufoques et ses amuseurs de rue. On voit de tout et ma fois l'ambiance est sympathique.


Après le coucher du soleil, on décide d'aller manger un steak au Seezler repéré à côté de notre hôtel. Nous sommes vite servi et tant mieux car la journée a été longue, il est tout de même 6h du matin heure suisse.
Avant tout je m'excuse par avance de mon non-expérience dans la rédaction d'un carnet de voyages, comme vous l'aurez certainement compris c'est mon premier. Mais comme je prends toujours beaucoup de plaisir à lire vos récits je me lance, on verra bien...
Nous partons alors que le shutdown américain est en cours, 😕 Les derniers préparatifs du voyage ont donc été à l'élaboration de plan B pour certains jours, si nécessaire.🤪
A part le premier et dernier jour, nous sommes exclusivement en Arizona et Utah. J’ai choisi Los Angeles car les vols sont moins couteux. La différence de prix avec Las Vegas représente tout de même la moitié du prix de location de la voiture !
Itinéraire : J1 Voyages Genève-Los Angeles+ Venice Beach / nuit à Los Angeles J2 LA – Kingman (Route 66 -Bagdad Café - Oatman) / nuit à Kingman J3 Kingman – Supai (Havasupai) / nuit à Supai J4 Havasupai / nuit à Supai J5 Supai – Flagstaff (Route 66 - Seligman - Williams) / nuit à Flagstaff J6 Flagstaff– Monument Valley nuit à The View, MV J7 MV– Torrey (Moki Dugway - Muley Point – Little Egypt – Goblin Valley) / nuit à Torrey J8 CapitolReef NP (Cathedral Valley) / nuit à Torrey J9 CapitolReef NP (Burr Trail Road ; LakePowell/Bullfrog Marina; Notom Road; Scenic road) /nuit à Torrey J10 Torrey-Cannonville (Road 12– Zebra Slot – Devil’s garden) / nuit à Cannonville J11 Cannonville– Page (CottonwoodRoad – Toadstool Hoodoos – Alstrom Point) / nuit à Page J12 CBS avec Paria outpost / nuit à Page J13 Page – Kanab (Edmaier’s Secret) / nuit à Kanab J14 Kanab – Las Vegas / nuit à Las Vegas J15 LasVegas (shopping outlet) + Voyages Las Vegas-Genève

J1 Voyages Genève-Los Angeles (British Airways) + Venice Beach
Après 10h15 de vol sans encombre, on arrive à LAX avec 15 minutes d'avance, vers 12h30. Il fait beau et chaud (28°C). On se dépêche de passer la douane et de se rendre chez Alamo pour aller chercher notre véhicule.
Comme à chaque voyage c'est un moment que je redoute, car c'est rare que cela joue sans un petit problème. Cette année j'ai réservé dans la catégorie Standard-SUV un Jeep Grand Cherokee. Bien entendu, le gentil monsieur d'Alamo me dit qu'il n'y a pas de Jeep Grand Cherokee à disposition pour le moment, mais il me propose un autre mais bien plus bas de garde au sol. Etant donné que j'ai plusieurs pistes au programme, je refuse sa proposition, mais sans lui donner la vraie explication. J'opte finalement pour la catégorie supérieure (Fullsize) avec un supplément à payer de 350$ pour 15 jours de location. Nous recevons alors un Chevrolet Tahoe 4x4 avec une vraie roue de secours. C'est parfait, en route pour notre premier hôtel (Holiday Inn Airport) qui se trouve à 3 minutes de chez Alamo. Nous avons une grande chambre, et à peine 5 minutes plus tard on est tous à la piscine pour se détendre du voyage. 😎 Cela fait un grand bien !
Vers 16h00, on part pour Venice Beach, durée du trajet 20 minutes, parfait pour faire connaissance avec notre Chevy Tahoe. On commence par une ballade à travers les canaux de Venice, cela fait du bien de marcher après tout ce temps assis dans l'avion. Il y a de bien belles maisons avec des jardins magnifiques, certaines sont décorées pour Halloween. Les palmiers se découpent dans le ciel bleu.



On continue en suite à Venice Beach avec ses boutiques loufoques et ses amuseurs de rue. On voit de tout et ma fois l'ambiance est sympathique.


Après le coucher du soleil, on décide d'aller manger un steak au Seezler repéré à côté de notre hôtel. Nous sommes vite servi et tant mieux car la journée a été longue, il est tout de même 6h du matin heure suisse.
Retour d'expérience: Arizona... + San Diego! octobre 2013 English translation pending
Bonsoir,
Alors avant d'oublier tous les détails (intéressants) de mon dernier séjour,
voici quelques retours d'expériences, qui je l'espère, seront utiles aux futurs forumeurs...
Arrivé le 17 octobre 2013, juste pour la réouverture du "shutdown", bonjour le stress ces derniers jours...🤪 🏴☠️
Vol direct sans histoire avec Air Tahiti Nui :
nouveaux fauteuils (un peu plus profilés j'ai l'impression)
et surtout nouveaux écrans ! En fait des tablettes 10 pouces, HD, prise casque et USB,
large choix de films, feuilletons, jeux, ...
ça fait plaisir de ne pas avoir les yeux éclatés à fixer un petit écran qui grésille ! 😉
Coup de chance à l'arrivée à LAX :
nous inaugurons la nouvelle aire d'accueil, très spacieuse, et personne à attendre à l'immigration, ni aux douanes ! Yes ! 😛
Du coup me voici à peine 1/4 d'h après la sortie de l'avion à prendre la navette pour Alamo ! 😮
Je me prépare à me battre comme un beau diable pour résister à toutes les tentatives d'arnaques, mais voilà que 10 mn plus tard je suis devant le parking des "compactes" après avoir échangé un "bonjour-au revoir" au guichet ! 🙂
Le parking est vide... mais voilà qu'arrive une belle voiture bleue toute rutilante, pas si "compacte" que ça finalement, les pneus sont en bon état, ...
alors Hop ! C'est parti ! 😎

Je pense qu'une heure après la sortie de l'avion, j'étais dans la piscine du motel... Ahhh...(-soupir-) 😇 Le lendemain matin, profitant du Jet Lag, direction Death Valley, avant les embouteillages et avant même le lever de soleil, ce sera plus beau dans le désert ! 😏





Jusqu'ici tout va bien, je presque arrivé à Stovepipe Wells , plus que quelques miles, mais voilà que la route est barrée ! 😮 🏴☠️ Les fortes pluies de septembre ont fortement raviné les bas cotés et parfois emporté la route... Bon, me voilà bien... 😕 La route "alternative" proposé par le GPS demande 6h de plus. Je vais quand même tenter d'approcher pour voir, si c'est franchissable... Effectivement c'est bien défoncé sur une centaine de mètres mais en roulant doucement, ça passe... Je n'en mène pas large... 😊


Finalement, une demie-heure plus tard, me voici arrivé à bon port ! Je m'attendais à un village un peu mort (genre ghost-town) 🤪 mais pas du tout : plutôt coquet, très bien entretenu, une belle piscine... Allez, Plouf !!! 😎


J'ai le temps de faire une petite rando qui est juste à coté : Mosaïc Canyon...




Après un second plongeon pour me rafraîchir, direction les dunes pour le coucher de soleil, avec en bonus une belle pleine lune toute ronde !


L'étendu des dunes n'est pas si grande, et grâce au Forum 😉, je sais qu'il faut marcher un peu pour mieux apprécier, alors c'est parti ! 😎


C'est très reposant comme paysage, très zen ! 😇 Et c'est très dépaysant également, surtout après LA, il fait très doux, Mmmmh... 😎

Ce qui est bien, c'est qu'on voit toujours la route ou le parking donc pas de risque de se perdre, même de nuit, au retour... Demain matin, direction Badwater et Gold Canyon ! (to be continued...)

Je pense qu'une heure après la sortie de l'avion, j'étais dans la piscine du motel... Ahhh...(-soupir-) 😇 Le lendemain matin, profitant du Jet Lag, direction Death Valley, avant les embouteillages et avant même le lever de soleil, ce sera plus beau dans le désert ! 😏





Jusqu'ici tout va bien, je presque arrivé à Stovepipe Wells , plus que quelques miles, mais voilà que la route est barrée ! 😮 🏴☠️ Les fortes pluies de septembre ont fortement raviné les bas cotés et parfois emporté la route... Bon, me voilà bien... 😕 La route "alternative" proposé par le GPS demande 6h de plus. Je vais quand même tenter d'approcher pour voir, si c'est franchissable... Effectivement c'est bien défoncé sur une centaine de mètres mais en roulant doucement, ça passe... Je n'en mène pas large... 😊


Finalement, une demie-heure plus tard, me voici arrivé à bon port ! Je m'attendais à un village un peu mort (genre ghost-town) 🤪 mais pas du tout : plutôt coquet, très bien entretenu, une belle piscine... Allez, Plouf !!! 😎


J'ai le temps de faire une petite rando qui est juste à coté : Mosaïc Canyon...




Après un second plongeon pour me rafraîchir, direction les dunes pour le coucher de soleil, avec en bonus une belle pleine lune toute ronde !


L'étendu des dunes n'est pas si grande, et grâce au Forum 😉, je sais qu'il faut marcher un peu pour mieux apprécier, alors c'est parti ! 😎


C'est très reposant comme paysage, très zen ! 😇 Et c'est très dépaysant également, surtout après LA, il fait très doux, Mmmmh... 😎

Ce qui est bien, c'est qu'on voit toujours la route ou le parking donc pas de risque de se perdre, même de nuit, au retour... Demain matin, direction Badwater et Gold Canyon ! (to be continued...)
Le Laos et le Cambodge au jour le jour English translation pending
Ceux qui veulent vivre un peu l'aventure en suivant mes pas, pourront lire ce qui suit au jour le jour:
Le Laos ou le pays du million d’éléphants.
C’est un des pays le plus pauvre du monde; seulement la moitié de la population est alphabétisée. Dans le nord, des paysans vivent de la culture du pavot (Opium). Ici, les éléphants travaillent (sauf les sauvages) comme en Inde, Birmanie et Thaïlande. Il y a 60% de Bouddhistes et 49 ethnies différentes. Le pays est traversé par le Mékong sur près de 1000 km.
Le réseau routier est sommaire. Les véhicules ne partent que lorsqu’ils sont pleins (avion, bateau, bus, van). La plupart de la population est très souriante.
Après l’incertitude de prendre le vol du Vietnam suite au typhon qui rôde actuellement, je pars quand même à 5H du matin voir si mon périple aura bien lieu. De Bruxelles, on ne sait rien me dire. Il faut attendre Paris. Je suis tôt donc je m’installe dans un des 5 fauteuils relaxants de l’aéroport. Quelle chance!!!! Mon instinct fait que mes yeux s’ouvrent à 10 minutes de l’embarquement… Je galope car ce n’est pas tout près. Pas de panique, l’avion a 40 minutes de retard, ce qui ne fera pas mon affaire à Paris où je vais être juste. Effectivement, j’arrive au terminal I et dois aller au 2. Ce qui me fait une belle trotte, prendre la rame, aller au scan des bagages où je perds mon billet d’avion. Je reprends une autre rame pour le terminal 2E et vais à Air France refaire un billet; j’arrive au moment où on appelle les deux derniers passagers dont je fais partie. J’écris ces lignes dans l’avion Vietnam Airlines qui a quand même décollé; on verra ce qui nous attend à l’arrivée… On a diné. Il fait noir. Je bois du whisky (Martine en pensant à toi qui dit que j’aime la bière!!!)… J’en suis à mon 3ème (pas de ma faute, l’hôtesse n’a pas compris que je voulais du coca avec et m’en a servi 2 à la suite). Bon on verra si j’ai la gueule de bois à l’arrivée…. Le vol n’a pas paru long (ben oui après ça)… Je m’endors dans le hall de l’aéroport en attendant l’avion pour Luang Prabang. Tout le monde est déjà parti et l’hôtesse vient me réveiller pour embarquer… La honte quoi!
Mardi 12: A la Sabaidee GH, le patron parle français. Les chambres sont propres mais rudimentaires. Il y a beaucoup de moustiques. Je termine ma journée par un massage.
Mercredi 13: J’arrête un tuc-tuc, lui demande son prix pour la journée; on ne se comprend pas; il y a maldonne; je téléphone au proprio pour qu’il s’explique et c’est mécontent que le chauffeur s’en va après m’avoir conduit au plus somptueux temple de la ville: le Vat Xieng Thong qui est appelé le temple de la cité d’or; il date de 1560. Sa particularité est la toiture incurvée descendant au sol. Dans cette chapelle rouge, il y a un immense bouddha couché de toute splendeur. Sur le mur ouest, l’arbre de vie est représenté selon une mosaïque en miroir. Un autre bâtiment renferme le char funéraire très grand et très beau. Je continue ma promenade visitant tous les temples le long de la grand rue dont le Vat Sene Sensoukaram, appelé le temple rouge, toujours en activité. On y béni les véhicules. Il y a une énorme statue du bouddha debout à l’intérieur. Je me fais plaisir avec un massage de pied d’une heure: c’est le pied… J’irai ensuite manger une spécialité du Laos: une salade de papaye très épicée. J’ai dit « no spice », il m’a dit « no » mais c’était « très spice »…
Jeudi 14: Ce matin, je me lève tôt pour voir les moines faisant l’aumône; très beau spectacle mais trop touristiques, en tout cas où j’étais. Peut-être y a-t-il un autre endroit plus authentique. J’achète des petites bananes et m’en vais monter le Mont Phousi avec ses 328 marches. Il fait très chaud et la chaleur est humide. Je dégouline de partout. La vue du haut près de la flèche dorée est spectaculaire sur la rivière, le Mékong et la ville. C’est aussi lentement qu’à la montée que je redescends par un autre chemin qui me fera sortir juste devant le Palais Royale mais il est trop tard pour aller le visiter maintenant. Je compte revenir à la guesthouse mais de fil en aiguilles, je me laisse aller à une balade le long du Mékong, aller y prendre un jus de Mangue, aller refaire un massage de pied que l’on propose à toutes les échoppes. En chemin, j’irai voir le temple Vat That puis assiste à une cérémonie au Vat Ho Xieng. Je rentre faire un massage pour terminer la journée. Ce soir, je mange avec Claudine et Deny, rencontré via une correspondante au Laos. En rentrant à la GH, je rencontre un autre couple de français avec qui j’ai correspondu sur le VF également.
Vendredi 15 Aujourd’hui, avec Claudine et Deny, nous sommes partis en bateau sur le Mékong aux grottes sacrées de Pak Ou. Nous traversons un paysage féérique avant d’arriver après 2 heures de navigation aux grottes creusées dans les falaises calcaires abruptes. On nous dépose au pied de la falaise pour voir la première grotte remplie de 3000 bouddhas de toutes sortes, couchés, assis, debouts; en fait il y a 35 positions différentes du bouddha, la position couchée était la dernière. La seconde est un peu plus haut, 2ème étage sans ascenseur avec une volée d’escaliers très difficiles à gravir. Je préviens mes compagnons de fortune qu’ils ne m’attendent pas sauf pour le bateau…. Je ne regrette pas mon effort car c’était spectaculaire de voir ces bouddhas dans le noir (lampe de poche pour voir). Je me suis régalée et parmi tous, j’ai trouvé un petit Ganesh (faut le faire ça quand même…) je me demande ce qu’il faisait là. Ceux qui me connaisse savent qu’il y a toujours un hic avec moi, hé ben oui….En sortant de la grotte, j’ai pris à gauche un petit sentier suivant un groupe de touristes; après un quart d’heure, le petit guide qui s’était déjà retourné plusieurs fois signale au groupe qu’une personne est derrière lui, or il doit fermer la marche. Le groupe anglais confirme que je ne fais pas partie de la colonie. Je pensais tout simplement qu’il y avait encore une grotte à visiter plus haut; or il partait en trekking…. Je suis retournée sur mes pas et en sortant du sentier, Deny était remonté craignant que j’eusse un problème… Et voilà pourquoi, j’aime voyager seule. On ne fait pas des frayeurs aux gens!!! En fait, en regagnant le bateau, on a bien rigolé … surtout eux… Nous continuons notre croisière jusqu’au croisement du Mékong et de la rivière Nam OU. Nous sommes entourés de falaises et de montagnes. En rebroussant chemin, on s’arrête dans un petit village où l’on fabrique l’alcool de riz et où l’on tisse. Je me suis laissée tentée par un chapeau!!! Enfin, nous rentrons à vive allure car le soir tombe et n’avons pas de phares au bateau. C’était une belle excursion qui s’est terminée par un massage où je me suis royalement endormie. J’ai mangé des feuilles de bananes grillées parsemées de graines. Très bon.
Samedi 16: Je pars en tuc-tuc pour les cascades de Kuang Si. Le chemin est apaisant. En entrant, il y a un parc d’ours noirs, bien aménagés. En les observant, on s’aperçoit qu’ils sont joueurs et même qu’au retour, j’assiste à un accouplement qui n’en finissait pas… moi comme d’autres touristes n’avons pas attendu la fin… Il y a plusieurs paliers à la cascade dont une où l’on peut plonger en se lançant avec une corde (je ne l’ai pas fait). La 3ème où la plupart des gens s’arrêtent est magnifique, environ 25 mètres. J’avais prévu ne pas grimper au-dessus mais la tentation fut trop forte et me suis lancée dans un périple parfois regrettable. J’ai pris le chemin de gauche et à la sueur de mon front suis arrivée au-dessus où il a fallu enlever les chaussures pour traverser une partie. Puis suis redescendue par l’autre côté faisant ainsi la bouche. Encore heureux qu’un gentil monsieur Australien m’a aidé toute la descente sinon, je pense bien que je me serais cassée la figure, plus court mais plus aride. Mais le paysage vraiment valait la peine. Cette étape en plus à mon périple m’a fait perdre 2H et je m’attendais bien à être engueulée par le conducteur du tuc-tuc mais il n’en fût rien. Ils sont gentils quand même. Sur le chemin du retour, il m’a arrêté dans un village typique mais bord de route ce qui veut dire touristique. Enfin quand même, c’était bien de voir ces petits enfants en habits traditionnels qui se tournaient pour ne pas qu’on les prennent en photo si on n’achetait pas un produit aux mamans…. Cette journée m’a valu un bon massage et une bonne bière. J’ai mangé un buffet de légumes pour 1 euro.
Dimanche 17 Je me réveille à midi! Je sais ce n’est pas bien mais je n’y peux rien, je ne me suis pas réveillée avant. Le temps de glander un peu, il est 13H30 quand enfin, le patron vient frapper à ma porte s’inquiétant de mon sort. Décidément, j’ai l’art de faire tracasser les gens. Je voulais visiter le musée royal mais c’est dimanche et il est fermé. Je loue un vélo pour l’après-midi et part en randonnée sur l’autre rive de la Nam Kham. Après avoir passé un pont en bambou, je me restaure de viande (j’avais pourtant dit que je n’en mangerais pas); je ne mange pas tout et un chien en profite. Tout au long du chemin, je vais de temple en temple et c’est vraiment un grand plaisir de faire du vélo au Laos. Sur mon plan, il y avait possibilité de retraverser le 2ème pont mais apparemment, il n’existe plus (only boat). Demi-tour et me voilà relancée. Je pousse la bicyclette jusqu’où se rejoignent la Nam Ou et le Mékong. Le retour se fera en longeant celui-ci. Je m’arrête pour faire un massage de pied mais après 5 minutes, je stoppe tout car le gars n’est pas concentré du tout sur mes pieds et il y a un bruit infernal dans la pièce. Le soir, je soupe avec Claudine et Deny qui partent demain pour le nord. Je les retrouverai à Paksé car nous ferons le plateau des Bolovens ensemble (en 2 jours). Ce soir, je me suis contentée d’une salade laotienne: mmm, il y avait des cacahuètes dedans. Mardi 19: Je suis partie à 9H30 sous une pluie battante pour prendre le bus de VANG VIENG. Il y avait du brouillard évidemment mais j’ai quand même pu admirer le paysage. Qu’est-ce qu’on était haut un moment!!! Plus on avance sur VV, plus beau c’est. J’attends demain avec impatience pour découvrir de plus près. Vu l’heure, je n’ai rien pu entamer aujourd’hui; le temps d’arriver à l’hôtel encore 15 minutes de tuc-tuc et ici, il fait nuit à 18H. J’ai quand même été faire un massage, y avait plus que ça à faire puis une Beerlao….
Mercredi 20 Ce matin, je remonte sur une bicyclette pour faire mes balades. Je commence par chercher les grottes de THAM PHY KHAM qui ont servi de refuges aux laotiens lors de l’invasion des chinois au 19ème siècle. Il faut gravir 147 marches pour y arriver mais qu’est-ce-que je me suis régalée. Elles sont immenses et encore on ne visite qu’une partie. Il y fait frais (ouf). Je rencontre deux bonzes avec qui je discute. Puis je me retrouve seule dans la grotte, j’ai écouté le silence. A ce point, je ne l’avais jamais entendu. Rien. C’est flippant de se savoir à l’intérieur de la terre, seule; je n’ai pas pu m’empêcher un moment donné à penser à un film d’horreur… A la sortie, je retrouve les deux moines à qui j’offre un jeu de cartes; en échange, il m’offre un petit bouddha. Je peux assurer qu’il ne me quittera JAMAIS. En bas de la grotte, il y a une petite cascade avec une eau limpide; étant presque seule aussi en bas, j’ai pu profiter du bruit de l’eau. Autre effet!!! Et c’est là qu’on se dit: vive le voyage en solitaire… avec soi-même. Au bord de la cascade, je mange un fruit qui ressemble à un pamplemousse rose mais ce n’est pas ça, quelqu’un me dira bien ce que c’est, dans les habitués du forum. En tout cas, c’est bon. Je remonte sur mon véhicule à deux roues dans l’espoir d’aller voir les gens passer sur la rivière dans leur pneu (tubing); en fait, au départ, je venais ici pour en faire mais ma petite voix intérieure me dit que non… je vais me casser la figure contre un rocher et finir noyée. Mais auparavant, je fais une bonne série de kilomètres pour admirer le paysage. Je termine ma journée en mangeant un humus fallafel (délicieux) mais je ne sais pas ce qu’il y a dans ces boulettes. Puis par un massage bien évidemment. Demain, je pars en moto avec chauffeur pour des horizons plus lointains. Jeudi 21: Il faut dire que je suis dans la ville la plus fêtarde du Laos, enfin plus exactement ça l’était car il y a eu des restrictions suite à de nombreux décès et je comprends quand je vois le courant de la Nam Xong. Les fêtards la descendant en bouée prenaient de gros risques. Il parait quand même qu’encore maintenant, la plupart repart le matin pour une autre destination avec la gueule de bois. Donc, je n’ai pas de scrupules avec ce que j’ai bu, je ne l’aurais pas. Enfin, je crois…. 2 bières d’ici, ça fait 4 de chez nous…. Je n’ai donc pas fait de tubing sauf dans une grotte où je me suis retrouvée assise dans un pneu pour visiter la grotte, les fesses dans l’eau; j’avais prévu le coup et avait des habits de rechange. Donc ce matin, je pars en moto, à 14 Km au nord de la ville, vers la grotte éléphant où est érigé un grand bouddha et éléphant car on devine dans les roches cette forme. Un peu plus loin Tham Hoy, tham Loup et la water cave. Ce fut un délice. Mais heureusement que mon petit guide m’a épaulé et encore, un moment donné dans la cave du loup, je me suis demandée s’il connaissait vraiment le chemin; nous tournions et retournions à l’intérieur de cette grotte que je n’aurais jamais su retrouver la sortie. Nous étions munis d’une lampe de poche frontale. C’est incroyablement beau. Aucun regret. Contente d’avoir vécu ça… Nos grottes de la montagne St. Pierre pourrait prendre l’exemple pour les aménager. Il a fait très chaud et même dans les grottes, je transpirais toute la sueur de mon corps mais était-ce de chaud ou de peur???? Je me suis quand même prise une stalactite sur la tronche mais légèrement. Au retour, j’ai réservé mon billet de mini-van pour partir demain matin vers la capitale Vientiane. Je me suis régalée ce soir avec une salade de papaye et une salade laotienne (promis j’en fais une à mon retour. Dois-je encore signaler que j’ai fait un massage!!!!
Samedi 23 Je démarre avec un triporteur à 9H20 pour le Bouddha Parc (Vat Xieng Khouane). Il faut une heure pour faire le trajet (24 km). Je pense que j’aurais été vite à vélo. Les 6 derniers kilomètres se font sur une route avec des trous d’autruches… Au point que j’ai failli voler hors du véhicule et dire si c’était harde, une baleine de mon soutien-gorge a sauté hors de son étui… J’aurais sûrement les fesses bleues demain comme en Tunisie sur un dromadaire… Mais le résultat était au rendez-vous; un parc à la DALI construit en 1958 par un moine qui a voulu réunir les philosophies Bouddhiste et Hindouisme. Et ce avec le don des fidèles. Il y a aussi une sorte de grosse citrouille en béton dont on rentre par une grande bouche; elle représente l’univers qui part de l’enfer au paradis. Ben moi, en arrivant au Paradis, j’ai bien crû m’être cassée Le petit doigt en sortant par le trou juste fait pour les tailles laotiennes. Bon, j’ai eu mal une heure, une pilule miracle et un peu d’huile essentielle (et oui, je me promène avec ma pharmacie). Pour redescendre rebelote, j’en ai transpiré des gouttes de labeur. En bas, je me suis dis, ho c’était chouette! Sur le chemin du retour, après 4-5 km, j’aperçois le pont de l’amitié qui relie le Laos à la Thaïlande. Je demande à voir le temple Vat Si Muang, le plus vénéré qui abrite le Bouddha d’Emeraude magnifique. Il s’y passait justement une cérémonie (les vœux d’un moine je crois car il était habillé tout blanc). Je vais ensuite au plus important temple du Laos, le Vat Pha That Luang, à 4 km de la ville. Il a une longue histoire qui remonte au 3ème siècle avant JC…. On doit y avoir trouvé des reliques car il date de 1566 et restauré par l’école française en 1900 mais la restauration est controversée et se refera en 1931 sur base d’esquisses de 1867. C’est dire qu’il a une histoire… je reçois un diner gratuit; j’ai chaud et je commence à avoir mal aux pieds et être fatiguée. J’irai quand même visiter le musée national qui relate surtout la lutte du pays pour revendiquer son identité. A savoir que le Laos était un royaume et devient une république en 1975. On y trouve aussi des vestiges historiques dont notamment une jarre de la plaine dont je ne comprends pas bien l’histoire; je pense qu’elle servait d’urnes mais je dois me renseigner. J’ai zappé cette étape du voyage bien que ça m’aurait plu mais on ne peut pas tout faire en si peu de temps. Je terminerais ma journée le long du Mékong pour y voir le coucher du soleil. Alors qui dit qu’il n’y a rien à faire à Vientiane? Demain, je m’envole pour Paksé dans le sud.
Dimanche 24
Je prends le vol de Vientiane - Paxhe et arrive vers 13 H. La journée étant bien entamée, je décide d’aller directement aux 4000 Iles tant qu’à faire…Je m’octrois le luxe de prendre un taxi pour 50 euros qui me conduira de l’aéroport à Nasakang (presque 3H de route) où là j’aurais une pirogue pour les Iles. J’avais décidé de me rendre à l’île Don Khone mais bêtement, en suivant les premiers passagers, je descends au premier arrêt qui était Don Det. Pour trouver ma guesthouse évidemment, personne ne connaissait; je me suis ainsi rendue compte que j’étais sur la mauvaise île. Décidément, ça m’apprendra à toujours suivre tout le monde. J’attends une autre pirogue qui m’y conduira. J’ai opté pour la GH Pa ka car j’ai su que le patron parle français; en fait, c’est la patronne. C’est clean pour 5 euros avec salle de bain et terrasse personnel au bord du Mékong; il y avait pour 8 euros la clim mais pas de vue Mékong mais franchement, la nuit ça n‘a pas été trop chaud; le jour, je ne suis pas là et j‘ai très chaud…
Lundi 25 J‘avais décidé de faire pédale douce ce matin et me suis donc bien relaxée. A 11H, je réserve à ma mamy le ticket pour les chutes de Phapheng pour 9 euros car je suis seule… Mais il s’occupe de tout! Aussitôt payé, aussitôt parti. Pirogue de la guesthouse jusque Nakasang et de là, side-car jusqu’aux chutes (ça je n’avais pas encore fait…) qu’Est-ce que je regrette le petit ventilateur à pile de mon petit Pierre…Il fait très très chaud, je dégouline. Bref, pour en revenir aux chutes, elles sont superbes. Le Mékong se transforme sur 13 km en puissants rapides entrecoupés de plusieurs chutes. Au retour, en sortant de la pirogue, je fais le grand écart, une jambe dans une pirogue et une dans l’autre, le problème c’est qu’elles s’éloignaient… A peine rentrée, à peine repartie louer un vélo pour aller aux chutes de LI PHI qui se trouvent au sud de l’ile; en passant, je vois la locomotive datant du temps des français. Les chutes sont impressionnantes pour leurs rapides et leur intensité. Selon les laotiens, elles renfermeraient des esprits, c’est pourquoi, les villageois n’y vont pas. Elles sont moins hautes que celles de Phapheng mais plus longues et plus intenses. J’ai adoré et y suis restée un bon bout de temps, poussant même jusqu’à la petite plage. Je viens de rentrer et inutile de vous dire que je rédige ces lignes devant une Beerlao….Demain départ pour Champassak, sais pas encore pas quel moyen de locomotion! Mardi 26 Je quitte ma douce guesthouse Pa Kha sur l‘Ile de Don Khone en pirogue jusque Nakasan. De là, parcours du combattant en allant chercher un peu tout le monde à des endroits différents. Remontée sur la berge avec les bagages lourds; je n’en peux plus; il faut marcher 15 minutes pour le bus de Champasak. J’arrive dans le bus en nage. On attend encore 20 minutes puis départ mais en s’arrêtant plusieurs fois. Galère. Enfin, arrivée à Champassak vers 15H. Ce n’est pas fini, il faut prendre une autre pirogue car nous sommes du mauvais côté du fleuve… Enfin, nous démarrons après plusieurs négociations car il y a des gens qui ne voulaient pas payer pour la traversée. Ils sont donc descendus attendre le ferry (2H30 d’attente). Ouf, nous partons. Mais de l’autre côté de la berge, escalier de meunier à grimper avec les bagages. Mon Dieu, dans quelle histoire je me suis encore fourrée. Je vais m’épuiser. Première guesthouse, ce serait trop beau pour qu’elle me convienne (Anouxa qui pourtant plait à tout le monde). Donc je vais à l’hôtel Amphone. Pas de tuc-tuc et il y a 2 km…. Une moto me charge avec mon gros sac et mon troller devant lui; il n’y avait que ses yeux qui dépassaient juste pour voir la route… et moi cramponnée derrière avec mon sac à dos. Les gens qui nous ont vu partir riaient aux éclats, moi moins…. Après mon installation, je loue une bicyclette; elle ne va pas, les pneus sont plats. Je la ramène et prends la 2ème de l’hôtel qui ne va pas, elle fait un drôle de bruit et n’avance pas. Je la ramène et en loue une ailleurs. Direction Champassak Spa pour un massage aux herbes bien mérité.
Mercredi 27 Comme prévu, je pars de bonne heure pour aller visiter le lieu magique qu‘il y a à visiter à Champasak: le Vat Phou. C‘est un temple montagne donc comme le mot le dit, il est construit dans la montagne… Ce qui signifie grimpette… Déjà à 8H, il faisait très chaud pour y grimper. J‘ai beaucoup apprécié la grotte dans la falaise où il y a l‘eau sacrée qui coule des fissures de la montagne. J‘y suis restée un bon moment, tranquille. Ce temple date de l‘époque préangkorienne soit 5-6ème siècle après JC; On y trouve un mélange de statues hindouistes et bouddhistes. Je finis ma visite à midi pile. Après-midi, spa bien-être chez Nathalie (Champasak Spa) qui s’est installée au Laos depuis 5 ans. Je rentre à vélo et vais manger le long du Mékong avec un monsieur un peu farfelu mais qui me parle d’Angkor qu’il connait bien. En fait, j’ai mangé mon premier plat d’une variété d’insectes vivants, sans le vouloir car il tombait dans la sauce de mon plat de nouilles au poulet…..
JEUDI 28 Je me laisse la matinée pour traîner et à midi, je pars en minibus à Paksé où je rencontre le couple avec qui j’ai fait les grottes de Pak Ou. Nous devons partir demain pour 2 jours faire le plateau des Bolovens. Alors aujourd’hui, pas de courage, fatiguée et tant mieux que ça tombe aujourd’hui (17ème jour comme d’habitude, jour à ne rien faire). Je n'ai pas pu m'empêcher d'aller manger dans un resto indien juste devant l'hôtel et de demander au patron d'où il venait; en plus, vu la couleur de sa peau, j'aurais misé juste.... Chennay (Madras). Je vous laisse deviner où se déroulera mon prochain long voyage???????Ne me dites pas que vous avez trouvé.....😏
Le Cambodge Le pays est une monarchie de 14,5 millions d’habitants pour 181.000 km².
Dimanche 1er décembre: je m’envole pour SIEM REAP au Cambodge début d’après-midi. J’ai réservé chez une française pour ma facilité. Elle a un programme tout établi et a ses propres tuc-tucs. Quand je pense que je me suis cassée la tête des nuits entières à essayer de les mettre dans l’ordre chronologique, etc… A 16H30, je vais chercher mon pass de trois jours (40 dollars) ainsi demain, je n’aurais plus qu’à passer sans faire la file. Le driver me conduit déjà voir un temple: le BAYON qui est magnifique mais dont je tourne en rond sans trouver la sortie. Pas compliqué mais aucun sens de l’orientation et quand ça tourne. Demain , je prends la boussole.
Lundi 2 décembre: 6H du matin, départ pour la visite. 1er temple: Angkor Vat, je pense le plus grand site. 2H30 pour le visiter. Il est beau, bien conservé par rapport aux autres. J’apprécie l’entrée principale du roi, les deux entrées à côté pour les notables, les deux autres entrées encore plus à côté pour les éléphants et les serviteurs étant moins bien considérés rentreront par l’arrière. Il est tôt donc pas encore de cars de japonais, chinois ou thailandais…seulement des petits groupes de 2 à 5 personnes ou des solitaires comme moi. C’est un temple hindouïste du 12ème dédié à Shiva. On me dépose à l’entrée Est et on me reprend 2H30 plus tard entrée Ouest. 2ème temple: Prasat Kravan, le plus vieux temple découvert sur le site, du 10ème siècle. Il est hindouiste et dédié à Vishnou. Il a cinq tours et est fait en partie avec de belles briques fabriquées sur place ce qui est original. 3ème temple: Prasat Bantheay Kdei; magnifique monastère bouddhique du 12ème siècle. Il était équipé d’une salle de danse. 4ème temple: Sras Srang: juste en face. C’est un lac artificiel où les rois se baignaient. Il fut construit au 10ème siècle. 5ème temple: Pré Rup du 10ème siècle, temple hindouiste dédié à Shiva. Très abimé suite à l’érosion. 6ème temple: le Mébon oriental dont je ne me souviens plus du tout. 7me temple: Ta Som; tour à l’entrée ouest et fin du temple bloquer par un énorme banian. 8ème temple: Neak Pean ou les serpents enroulés: temple hindouiste du 10ème siècle. Il était construit sur une ile et on ne savait y aller qu’en bateau Au bout de la passerelle, tout et fermé. On ne peut aller plus loin depuis 3 ans. On soignait les malades avec l’eau sacrée. 9ème temple: j’ai dû faire le Prasad Tad Ney et le Tad Kéo mais j’ai oublié. 10 et 11èmes : je termine par la terrasse des Lépreux et des éléphants. De là, on aperçoit en face les tours où les familles jugeaient leurs voisins (en fait, on mettait au dessus des tours les deux personnes en litiges et le premier qui avait un malaise était le fautif; les familles opposées les surveillant). 12ème : je pénètre dans le palais royal mais sans grimper au-dessus cettre fois. J’ai juste le temps de rentrer, prendre une bière, me doucher avant d’aller au spectacle de danses populaires à Aspara. On mange bien mais spectacle court.
Mardi 3 décembre: Je pars en voiture cette fois vers le temple de Banteay Srey où je suis tranquille car il n’est que 7H du matin. On l’appelle aussi la citadelle de la femme car les motifs sont très fins et on dit qu’il n’y a que des dames pour faire un tel travail. Les tons sont ocres. Ensuite, le Banteay Samre du 12ème siècle; je n’arrive plus à me souvenir des détails tellement j’en ai vu; c’est malin je sais mais bon c’est ainsi. Là les choses vont commencés à se gâter: les deux prochains temples que le chauffeur me présente, je les ai fais hier avec un autre chauffeur de la guesthouse. Je demande à faire le 3ème, le Prasat Ta Prum mais celui là était au programme de demain. Je le fais quand même et le chauffeur m’attend à la sortie est alors que je suis rentrée par l’ouest; je demande à un autre driver de lui téléphoner (heureusement que j’avais pris son téléphone) mais là, il n’y avait pas de réseau. Enfin, quand le réseau réapparu, il vint ainsi me chercher. Je n’étais pas contente. Je n’avais plus envie de voir des temples. J’en ai encore vu deux toutefois mais des petits sans grande importance. A midi, je demande qu’il m’emmène faire un massage de pieds; j’en avais marre. Mais là où les choses se gâtent vraiment, c’est à la rentrée à la guesthouse. Je signale à Nancy et Marion, soit disant les patronnes…à ce que je croyais… qu’il y a eu un petit problème. Du coup, Marion et Nancy m’engueulent me disant que je n’arrête pas de changer le programme. Je réponds que ce n’est pas une raison pour ne pas me signaler qu’on m’attend à une autre porte que la porte où je suis rentrée. Elles se défendent disant que je n’ai qu’à suivre le programme qu’elles ont fait. Je dis qu’elles n’ont qu’à faire une photocopie du programme car on ne peut pas retenir tous les noms et ne pouvait donc pas ainsi savoir ce qui était au programme du lendemain. Bon, je vais en ville (affreuse cette ville)… et au retour, Nancy me lance des vannes devant les clients. Je dis que je m’en vais demain matin. Elle s’en fout et part. Les autres me disent qu’en fait, je ne dois pas faire attention, elle a des problèmes et n’est plus propriétaire de la Lovely GH. En fait, je décide donc de rester par sympathie pour le nouveau propriétaire laotien qui est sympa, qui parle aussi français et se débrouille du mieux qui peut pour tout organiser. Journée terminée. Demain départ avec le même chauffeur mais je crois qu’il fera attention de me dire à quelle porte il m’attendra.
jeudi 5: je m'offre une grasse matinée et part à 10H30 pour la visite d'une ferme de vers à soie. Sympa. Ensuite, je fais le village culturel où je me suis régalée avec les spectacles des différentes ethnies.
Ensuite, je suis allée dans le tunnel des bombardements du Vietnam. Je pensais que c’était des photos mais non c’était comme un train fantôme sauf qu’il n’y avait pas de train… Je n’étais pas du tout à l’aise mais alors pas du tout… il devait sûrement y avoir une vidéo car à la fin, le gardien est venu m’accompagner… L’horreur mais c’Est-ce qu’ils ont vécu malheureusement. Le soir, souper avec mes copains français rencontrés au Laos qui arrivaient.
Vendredi 6: départ ce matin pour 4 heures de bus; direction Battambang. Les routes sont en très mauvais état. A l’arrivée, j’ai été surprise de voir mon nom sur une pancarte avec l’hôtel où j’allais. Je n’avais prévenu que j’arrivais avec ce bus; j’aurais pu venir en taxi ou en bateau…. Enfin bien contente, pas de bagages à porter. Mais il va s’incruster pour me faire les excursions. Il n’a pas perdu et il n’a pas gagné car j’ai été au cabaret vert dirigé par des français voir s’il avait un tuc-tuc pour deux jours. Ils en ont un un jour. Donc je fais un jour avec celui qui est venu me chercher et ai choisi ce qui n’a pas besoin d’explications. Le reste se fera avec le français. Il m’a déjà demandé dix fois pour aller manger. Je lui ai dit que c’est mon problème si je mange ou pas. Il s’est calmé et m’a proposé de m’emmener au cirque. J’ai accepté car c’est pour une bonne cause ici au Cambodge (enfants orphelins ou pas les moyens de scolariser, etc.…). j’ai passé une excellente soirée, c’était de l’acrobatie avec le fil conducteur sur l’adventure… encore beaucoup d’humour!!! J’ai été mangé au white rose et ne sachant que prendre, j’ai pris deux plats… Je me suis régalée mais j’ai trop mangé…
Samedi 7: je prends un tuc-tuc pour la journée. Après le tunnel des bombardements, je me lance sur le train bambou. Alors ça, c’est une plateforme posée sur deux essieux, pas de freins, un conducteur active une manette à l’arrière et on défile à 30 à l’heure sur des rails ni parallèles ni entretenues depuis que les français sont partis. Je suis assise en première position. J’ai hurlé mais en ressentant un sentiment d’immense liberté. Si je devais mourir, ce serait comme ça que je le voudrais… Je pense que c’est le seul au monde. J’ai visité une briqueterie moins marrante. Je poursuis mon parcours par une visite viticole et j’ai 4 verres à déguster. Je pense que cette journée est cool mais nous allons ensuite au temple Banon et il y a 368 marches à gravir….On aurait pu faire la dégustation après!!!! Je veux aller aux caves à proximité mais après avoir marché un kilomètre dans la jungle, accompagné d’un gamin, au vu de l’entrée de la grotte, je rebrousse chemin. Alors maintenant, le Phnom Samphéou, un lieu que je voulais absolument aller. C’est du tout de cette montagne que les Khmers rouges jetaient les Cambodgiens, femmes et enfants compris. Je suis rentrée dans la grotte où ils atterrissaient et ai ressenti un malaise tellement le lieu est fort en tension négative. Ils restent un sanctuaire avec les ossements; Ces gens ont vécu l’horreur du temps des Khmers rouges; ce fut un génocide dont je parlerais plus longuement sur ma visite de Phnom Phen où le musée se trouve. Je termine ma journée par l’admiration d’un temple à Battambang. En rentrant, je fais ma maline en commandant une bière pour boire dans ma chambre; en l’ouvrant, je m’aperçois qu’un c’est un stout. Je revis mon enfance, il ne manque plus que le sucre et le jaune d’œuf dedans…….
Dimanche 8: je fais le tour des artisans, voir comment on fait les bâtons d’encens, comment on fait la pate pour les nems, comment ils font les nouilles avec du riz, comment ils font des tranches de bananes séchées, comment ils font le prahoc (poissons conservés des mois avec du sel), comment ils font des statuettes en bois, etc.… Je visite un temple qui n’en valait pas trop la peine, le wat Ek. Après-midi, je tue le temps en faisant un massage chez les aveugles puis en allant au marché central. Fin d’après-midi, je vais admirer l’envol de 5.000.000 de chauves-souris sortant d’une grotte chaque jour à la même heure pour revenir le lendemain matin. Extraordinaire. Une fois qu’elles sortent, il y en a pour 45 minutes….. Spectaculaire. Demain, départ pour une ville à mi-chemin entre ici et la capitale.
lundi 9: au dernier moment, je décide de ne pas aller à Pursat et de continuer pour la capitale afin de faire étape (du coup, une journée perdue en transport). Je vais à Sihanoukville: la plage.
Mardi 10: me voici après 6H de bus à Sihanoukville bord de mer. Je choisis OTRES, la plage la plus propre, la plus calme et la plus éloignée évidemment; Je suis dans paillotte (sans salle de bain) à 5 mètres des vagues, les pieds dans l’eau. Je n’ai pas profité aujourd’hui car arrivée trop tard. Première altercation avec un tuc-tuc. On m’avait dit que pour venir ici, il fallait payer 6 dollars. Il me demande 5, j’y vais mais à mi-chemin, il m’arrête dans un hôtel qui n’est pas celui que j’ai demandé… Quand je lui dis où je veux aller, il me redemande 5 dollars. Je refuse, je sors du tuc tuc avec mes bagages. Il attrape mes bagages et mon bras… Puis je gueule dessus et pars vers un bar, il attrape une grosse pierre. Les gens du bar appellent un cambogdien qui parle français. Il arrange les choses mais bon j’ai été arnaquée pour une fois… Enfin, je suis dans ma cahute. Demain, je compte bien profiter de la mer.
Mercredi 11: journée plage bien agréable.
Jeudi 12: malade toute la nuit.... Départ pour Kampot. Pas en forme. Fatiguée. Toutefois fin d'après-midi, je loue un vélo pour faire le tour de la petite ville; j'ai conduit comme une clinche tellement j'était fatiguée. Je me suis arrêtée faire un massage de pied et au final quand j'ai repris le vélo, je ne savais pas dévérouiller le cadenas.On a l'air malin dans ces cas là.... un attroupement riait autour de moi....s'agrandissant au fil des minutes... Tout le monde essayait, rien à faire: bloquer. Finalement un petit cambodgien l'a fait en une seconde; il y a un truc!!!
Vendredi 13: ce matin, je pars avec un petit groupe à la montagne de Bokor (1075 mètres). On visite la petite église, les maisons abandonnées, le casino en rénovation, la villa du roi à l’état de ruine. Puis le nouveau Complexe qui comprendra un grand casino et un hôtel de 600 chambres. Nous dinons au bord d’un petit rapide (ils appellent ça waterfall mais…). Après-midi, j’enfourche un vélo pour faire au moins 20 km à la recherche des marais salants mais j’étais dans le mauvais sens; moi et mon sens de l’orientation!!!! Enfin, j’ai trouvé au final ainsi qu’un superbe temple non connu des touristes qui ne s’aventurent pas si loin.
Samedi 14: j’arrive à Kep, petite ville côtière. J’y vais en tuc-tuc car ce n’est pas loin. En chemin, je visite un petit temple dans une grotte qui date du 7ème siècle. Après-midi: petit tour de ville à pied. Rien de spécial au programme.
Dimanche 15: journée moto à travers le parc national d’où l’on a une vue magnifique sur la vallée, la mer; on y trouve les arbres magiques où l’on peut grimper à l’intérieur jusqu’au-dessus (je ne l’ai pas fait!). J’ai traversé des rizières, retrouvant les gens travaillant comme à l’ancien temps chez nous avec les bœufs, etc… J’ai visité une plantation de poivre, explication en français très intéressantes; j’ai fait mes réserves pour le restant de ma vie!!!! Je pense que j’en ai vraiment acheté trop. On a traversé les marrais salants d’où j’ai compris le mécanisme…. En traversant ces villages, nous sommes dans le Cambodge profond!!! Nous irons aussi sur la seule plage naturelle de Kep mais il y a trop de bruit de la part des cambodgiens et je n’y reste pas (dommage). J’aurais voulu faire l’île du lapin, mais il me manque une journée Celle que je me suis trompée à cause de mon détour à Sihanoukville.
Lundi 16: me voici de retour dans la capitale. Le minivan que je devais prendre est tombé en panne donc j’ai repris le bus. J’arrive plus tard que prévu. Le reste de l’après-midi, je ne fais rien de spécial. Le soir, je mange avec le couple rencontré au Laos.
Mardi 17: je visite le musée du crime du génocide. C’était, au départ, un lycée qui est devenu la plus horrible prison du Cambodge dirigée par les Khmers rouges (Khmer: c’est la plus grande ethnie cambodgienne et rouge: parti communiste) dirigé par Pol Pot à son retour d’Europe. Ce fut donc une prison de 1975 à 1979. On y trouve des centaines de photos de victimes avant leur mort car ils aimaient garder des archives. Il y a les appareils de torture, les lits en fer où ils étaient enchaînés, les petites cellules faites dans les classes; au centre, dans la cour, la potence où on les pendait par les pieds et quand ils avaient perdu connaissance, on les plongeait dans une jarre d’eau toujours en place actuellement. On y a retrouvé 7 survivants dont un vit encore. Sur le coup, je visitais mais une fois dans le tuc-tuc, j’avais envie de sangloter. C’est une visite très dure qui doit toutefois se prolonger 15 km plus loin au camp d’extermination de Choeung Ek (ou Tuol Sieng). A l’aide d’un guide audio, je parcours les étapes. D’abord, où les camions amenaient les prisonniers par centaines. Puis, où on les questionnait et faisaient signer leur arrêt de mort. On y a retrouvé près de 40 fosses communes. Le mémorial érigé en leur mémoire ne peut pas contenir tous les ossements donc certaines fosses ont été laissées telle quelle notamment sous le lac. Mais tous les mois, la nature fait qu’il ressort toujours des os ou des habits hors de la terre. J’ai vu une poule manger un lambeau qui sortait de terre… Une très grande fosse où l’on a découvert que des femmes et des enfants; on a découvert qu’ils fracassaient le crâne des bébés contre l’arbre toujours présent. Un autre arbre qu’on appelle l’arbre magique mais qui ici n’a rien de magique servait à attacher les hauts parleurs pour diffuser de la musique fort pour assourdir la machine qui exterminait les prisonniers et leurs derniers cris… De l’herbicide était répandu sur eux pour que les paysans du coin ne sentent pas les odeurs. Je n’oublierai jamais cette journée…. Il a plu toute la journée…. La fin d’après-midi est plus agréable puisque je vais au marché russe.
Mercredi 18: pas dormi la nuit mais sur le matin donc réveil à 11H avec mauvaise humeur. Deux heures pour me mettre d’aplomb. Après, ça reprend: visite du musée national où je trouve un linga en cristal de roche du 12ème venant d’Angkor Thom, un beau Nandi du 13ème venant Angkor Vat, des figures en grès et en stuc plus anciennes du 6ème , etc.…Je ne peux pas tout citer. Le bouddhisme est né au 6ème siècle avec Gauthama. Avant les Khmers étaient hindouistes et encore avant ANIMISTE…. Cette « religion » croit aux phénomènes naturels et aux esprits dans les forêts, par exemple….Je n’avais jamais entendu parler de cette croyance animiste… Bref, le musée vaut la peine d’être visité. Le palais royal m’a été déconseillé car tout est quasiment fermé, de toute façon, je n’avais pas envie. J’ai été au marché central bien animé puis à un spectacle au musée national en soirée. Très bien mais cher. Je termine ainsi ma dernière journée par un resto français « la brasserie du port » où je n’ai pas été déçue même si un peu cher pour le coin…. Puis un dernier massage aux huiles et aux herbes. Demain départ à 14H.
MARIE
Mardi 12: A la Sabaidee GH, le patron parle français. Les chambres sont propres mais rudimentaires. Il y a beaucoup de moustiques. Je termine ma journée par un massage.
Mercredi 13: J’arrête un tuc-tuc, lui demande son prix pour la journée; on ne se comprend pas; il y a maldonne; je téléphone au proprio pour qu’il s’explique et c’est mécontent que le chauffeur s’en va après m’avoir conduit au plus somptueux temple de la ville: le Vat Xieng Thong qui est appelé le temple de la cité d’or; il date de 1560. Sa particularité est la toiture incurvée descendant au sol. Dans cette chapelle rouge, il y a un immense bouddha couché de toute splendeur. Sur le mur ouest, l’arbre de vie est représenté selon une mosaïque en miroir. Un autre bâtiment renferme le char funéraire très grand et très beau. Je continue ma promenade visitant tous les temples le long de la grand rue dont le Vat Sene Sensoukaram, appelé le temple rouge, toujours en activité. On y béni les véhicules. Il y a une énorme statue du bouddha debout à l’intérieur. Je me fais plaisir avec un massage de pied d’une heure: c’est le pied… J’irai ensuite manger une spécialité du Laos: une salade de papaye très épicée. J’ai dit « no spice », il m’a dit « no » mais c’était « très spice »…
Jeudi 14: Ce matin, je me lève tôt pour voir les moines faisant l’aumône; très beau spectacle mais trop touristiques, en tout cas où j’étais. Peut-être y a-t-il un autre endroit plus authentique. J’achète des petites bananes et m’en vais monter le Mont Phousi avec ses 328 marches. Il fait très chaud et la chaleur est humide. Je dégouline de partout. La vue du haut près de la flèche dorée est spectaculaire sur la rivière, le Mékong et la ville. C’est aussi lentement qu’à la montée que je redescends par un autre chemin qui me fera sortir juste devant le Palais Royale mais il est trop tard pour aller le visiter maintenant. Je compte revenir à la guesthouse mais de fil en aiguilles, je me laisse aller à une balade le long du Mékong, aller y prendre un jus de Mangue, aller refaire un massage de pied que l’on propose à toutes les échoppes. En chemin, j’irai voir le temple Vat That puis assiste à une cérémonie au Vat Ho Xieng. Je rentre faire un massage pour terminer la journée. Ce soir, je mange avec Claudine et Deny, rencontré via une correspondante au Laos. En rentrant à la GH, je rencontre un autre couple de français avec qui j’ai correspondu sur le VF également.
Vendredi 15 Aujourd’hui, avec Claudine et Deny, nous sommes partis en bateau sur le Mékong aux grottes sacrées de Pak Ou. Nous traversons un paysage féérique avant d’arriver après 2 heures de navigation aux grottes creusées dans les falaises calcaires abruptes. On nous dépose au pied de la falaise pour voir la première grotte remplie de 3000 bouddhas de toutes sortes, couchés, assis, debouts; en fait il y a 35 positions différentes du bouddha, la position couchée était la dernière. La seconde est un peu plus haut, 2ème étage sans ascenseur avec une volée d’escaliers très difficiles à gravir. Je préviens mes compagnons de fortune qu’ils ne m’attendent pas sauf pour le bateau…. Je ne regrette pas mon effort car c’était spectaculaire de voir ces bouddhas dans le noir (lampe de poche pour voir). Je me suis régalée et parmi tous, j’ai trouvé un petit Ganesh (faut le faire ça quand même…) je me demande ce qu’il faisait là. Ceux qui me connaisse savent qu’il y a toujours un hic avec moi, hé ben oui….En sortant de la grotte, j’ai pris à gauche un petit sentier suivant un groupe de touristes; après un quart d’heure, le petit guide qui s’était déjà retourné plusieurs fois signale au groupe qu’une personne est derrière lui, or il doit fermer la marche. Le groupe anglais confirme que je ne fais pas partie de la colonie. Je pensais tout simplement qu’il y avait encore une grotte à visiter plus haut; or il partait en trekking…. Je suis retournée sur mes pas et en sortant du sentier, Deny était remonté craignant que j’eusse un problème… Et voilà pourquoi, j’aime voyager seule. On ne fait pas des frayeurs aux gens!!! En fait, en regagnant le bateau, on a bien rigolé … surtout eux… Nous continuons notre croisière jusqu’au croisement du Mékong et de la rivière Nam OU. Nous sommes entourés de falaises et de montagnes. En rebroussant chemin, on s’arrête dans un petit village où l’on fabrique l’alcool de riz et où l’on tisse. Je me suis laissée tentée par un chapeau!!! Enfin, nous rentrons à vive allure car le soir tombe et n’avons pas de phares au bateau. C’était une belle excursion qui s’est terminée par un massage où je me suis royalement endormie. J’ai mangé des feuilles de bananes grillées parsemées de graines. Très bon.
Samedi 16: Je pars en tuc-tuc pour les cascades de Kuang Si. Le chemin est apaisant. En entrant, il y a un parc d’ours noirs, bien aménagés. En les observant, on s’aperçoit qu’ils sont joueurs et même qu’au retour, j’assiste à un accouplement qui n’en finissait pas… moi comme d’autres touristes n’avons pas attendu la fin… Il y a plusieurs paliers à la cascade dont une où l’on peut plonger en se lançant avec une corde (je ne l’ai pas fait). La 3ème où la plupart des gens s’arrêtent est magnifique, environ 25 mètres. J’avais prévu ne pas grimper au-dessus mais la tentation fut trop forte et me suis lancée dans un périple parfois regrettable. J’ai pris le chemin de gauche et à la sueur de mon front suis arrivée au-dessus où il a fallu enlever les chaussures pour traverser une partie. Puis suis redescendue par l’autre côté faisant ainsi la bouche. Encore heureux qu’un gentil monsieur Australien m’a aidé toute la descente sinon, je pense bien que je me serais cassée la figure, plus court mais plus aride. Mais le paysage vraiment valait la peine. Cette étape en plus à mon périple m’a fait perdre 2H et je m’attendais bien à être engueulée par le conducteur du tuc-tuc mais il n’en fût rien. Ils sont gentils quand même. Sur le chemin du retour, il m’a arrêté dans un village typique mais bord de route ce qui veut dire touristique. Enfin quand même, c’était bien de voir ces petits enfants en habits traditionnels qui se tournaient pour ne pas qu’on les prennent en photo si on n’achetait pas un produit aux mamans…. Cette journée m’a valu un bon massage et une bonne bière. J’ai mangé un buffet de légumes pour 1 euro.
Dimanche 17 Je me réveille à midi! Je sais ce n’est pas bien mais je n’y peux rien, je ne me suis pas réveillée avant. Le temps de glander un peu, il est 13H30 quand enfin, le patron vient frapper à ma porte s’inquiétant de mon sort. Décidément, j’ai l’art de faire tracasser les gens. Je voulais visiter le musée royal mais c’est dimanche et il est fermé. Je loue un vélo pour l’après-midi et part en randonnée sur l’autre rive de la Nam Kham. Après avoir passé un pont en bambou, je me restaure de viande (j’avais pourtant dit que je n’en mangerais pas); je ne mange pas tout et un chien en profite. Tout au long du chemin, je vais de temple en temple et c’est vraiment un grand plaisir de faire du vélo au Laos. Sur mon plan, il y avait possibilité de retraverser le 2ème pont mais apparemment, il n’existe plus (only boat). Demi-tour et me voilà relancée. Je pousse la bicyclette jusqu’où se rejoignent la Nam Ou et le Mékong. Le retour se fera en longeant celui-ci. Je m’arrête pour faire un massage de pied mais après 5 minutes, je stoppe tout car le gars n’est pas concentré du tout sur mes pieds et il y a un bruit infernal dans la pièce. Le soir, je soupe avec Claudine et Deny qui partent demain pour le nord. Je les retrouverai à Paksé car nous ferons le plateau des Bolovens ensemble (en 2 jours). Ce soir, je me suis contentée d’une salade laotienne: mmm, il y avait des cacahuètes dedans. Mardi 19: Je suis partie à 9H30 sous une pluie battante pour prendre le bus de VANG VIENG. Il y avait du brouillard évidemment mais j’ai quand même pu admirer le paysage. Qu’est-ce qu’on était haut un moment!!! Plus on avance sur VV, plus beau c’est. J’attends demain avec impatience pour découvrir de plus près. Vu l’heure, je n’ai rien pu entamer aujourd’hui; le temps d’arriver à l’hôtel encore 15 minutes de tuc-tuc et ici, il fait nuit à 18H. J’ai quand même été faire un massage, y avait plus que ça à faire puis une Beerlao….
Mercredi 20 Ce matin, je remonte sur une bicyclette pour faire mes balades. Je commence par chercher les grottes de THAM PHY KHAM qui ont servi de refuges aux laotiens lors de l’invasion des chinois au 19ème siècle. Il faut gravir 147 marches pour y arriver mais qu’est-ce-que je me suis régalée. Elles sont immenses et encore on ne visite qu’une partie. Il y fait frais (ouf). Je rencontre deux bonzes avec qui je discute. Puis je me retrouve seule dans la grotte, j’ai écouté le silence. A ce point, je ne l’avais jamais entendu. Rien. C’est flippant de se savoir à l’intérieur de la terre, seule; je n’ai pas pu m’empêcher un moment donné à penser à un film d’horreur… A la sortie, je retrouve les deux moines à qui j’offre un jeu de cartes; en échange, il m’offre un petit bouddha. Je peux assurer qu’il ne me quittera JAMAIS. En bas de la grotte, il y a une petite cascade avec une eau limpide; étant presque seule aussi en bas, j’ai pu profiter du bruit de l’eau. Autre effet!!! Et c’est là qu’on se dit: vive le voyage en solitaire… avec soi-même. Au bord de la cascade, je mange un fruit qui ressemble à un pamplemousse rose mais ce n’est pas ça, quelqu’un me dira bien ce que c’est, dans les habitués du forum. En tout cas, c’est bon. Je remonte sur mon véhicule à deux roues dans l’espoir d’aller voir les gens passer sur la rivière dans leur pneu (tubing); en fait, au départ, je venais ici pour en faire mais ma petite voix intérieure me dit que non… je vais me casser la figure contre un rocher et finir noyée. Mais auparavant, je fais une bonne série de kilomètres pour admirer le paysage. Je termine ma journée en mangeant un humus fallafel (délicieux) mais je ne sais pas ce qu’il y a dans ces boulettes. Puis par un massage bien évidemment. Demain, je pars en moto avec chauffeur pour des horizons plus lointains. Jeudi 21: Il faut dire que je suis dans la ville la plus fêtarde du Laos, enfin plus exactement ça l’était car il y a eu des restrictions suite à de nombreux décès et je comprends quand je vois le courant de la Nam Xong. Les fêtards la descendant en bouée prenaient de gros risques. Il parait quand même qu’encore maintenant, la plupart repart le matin pour une autre destination avec la gueule de bois. Donc, je n’ai pas de scrupules avec ce que j’ai bu, je ne l’aurais pas. Enfin, je crois…. 2 bières d’ici, ça fait 4 de chez nous…. Je n’ai donc pas fait de tubing sauf dans une grotte où je me suis retrouvée assise dans un pneu pour visiter la grotte, les fesses dans l’eau; j’avais prévu le coup et avait des habits de rechange. Donc ce matin, je pars en moto, à 14 Km au nord de la ville, vers la grotte éléphant où est érigé un grand bouddha et éléphant car on devine dans les roches cette forme. Un peu plus loin Tham Hoy, tham Loup et la water cave. Ce fut un délice. Mais heureusement que mon petit guide m’a épaulé et encore, un moment donné dans la cave du loup, je me suis demandée s’il connaissait vraiment le chemin; nous tournions et retournions à l’intérieur de cette grotte que je n’aurais jamais su retrouver la sortie. Nous étions munis d’une lampe de poche frontale. C’est incroyablement beau. Aucun regret. Contente d’avoir vécu ça… Nos grottes de la montagne St. Pierre pourrait prendre l’exemple pour les aménager. Il a fait très chaud et même dans les grottes, je transpirais toute la sueur de mon corps mais était-ce de chaud ou de peur???? Je me suis quand même prise une stalactite sur la tronche mais légèrement. Au retour, j’ai réservé mon billet de mini-van pour partir demain matin vers la capitale Vientiane. Je me suis régalée ce soir avec une salade de papaye et une salade laotienne (promis j’en fais une à mon retour. Dois-je encore signaler que j’ai fait un massage!!!!
Samedi 23 Je démarre avec un triporteur à 9H20 pour le Bouddha Parc (Vat Xieng Khouane). Il faut une heure pour faire le trajet (24 km). Je pense que j’aurais été vite à vélo. Les 6 derniers kilomètres se font sur une route avec des trous d’autruches… Au point que j’ai failli voler hors du véhicule et dire si c’était harde, une baleine de mon soutien-gorge a sauté hors de son étui… J’aurais sûrement les fesses bleues demain comme en Tunisie sur un dromadaire… Mais le résultat était au rendez-vous; un parc à la DALI construit en 1958 par un moine qui a voulu réunir les philosophies Bouddhiste et Hindouisme. Et ce avec le don des fidèles. Il y a aussi une sorte de grosse citrouille en béton dont on rentre par une grande bouche; elle représente l’univers qui part de l’enfer au paradis. Ben moi, en arrivant au Paradis, j’ai bien crû m’être cassée Le petit doigt en sortant par le trou juste fait pour les tailles laotiennes. Bon, j’ai eu mal une heure, une pilule miracle et un peu d’huile essentielle (et oui, je me promène avec ma pharmacie). Pour redescendre rebelote, j’en ai transpiré des gouttes de labeur. En bas, je me suis dis, ho c’était chouette! Sur le chemin du retour, après 4-5 km, j’aperçois le pont de l’amitié qui relie le Laos à la Thaïlande. Je demande à voir le temple Vat Si Muang, le plus vénéré qui abrite le Bouddha d’Emeraude magnifique. Il s’y passait justement une cérémonie (les vœux d’un moine je crois car il était habillé tout blanc). Je vais ensuite au plus important temple du Laos, le Vat Pha That Luang, à 4 km de la ville. Il a une longue histoire qui remonte au 3ème siècle avant JC…. On doit y avoir trouvé des reliques car il date de 1566 et restauré par l’école française en 1900 mais la restauration est controversée et se refera en 1931 sur base d’esquisses de 1867. C’est dire qu’il a une histoire… je reçois un diner gratuit; j’ai chaud et je commence à avoir mal aux pieds et être fatiguée. J’irai quand même visiter le musée national qui relate surtout la lutte du pays pour revendiquer son identité. A savoir que le Laos était un royaume et devient une république en 1975. On y trouve aussi des vestiges historiques dont notamment une jarre de la plaine dont je ne comprends pas bien l’histoire; je pense qu’elle servait d’urnes mais je dois me renseigner. J’ai zappé cette étape du voyage bien que ça m’aurait plu mais on ne peut pas tout faire en si peu de temps. Je terminerais ma journée le long du Mékong pour y voir le coucher du soleil. Alors qui dit qu’il n’y a rien à faire à Vientiane? Demain, je m’envole pour Paksé dans le sud.
Dimanche 24
Je prends le vol de Vientiane - Paxhe et arrive vers 13 H. La journée étant bien entamée, je décide d’aller directement aux 4000 Iles tant qu’à faire…Je m’octrois le luxe de prendre un taxi pour 50 euros qui me conduira de l’aéroport à Nasakang (presque 3H de route) où là j’aurais une pirogue pour les Iles. J’avais décidé de me rendre à l’île Don Khone mais bêtement, en suivant les premiers passagers, je descends au premier arrêt qui était Don Det. Pour trouver ma guesthouse évidemment, personne ne connaissait; je me suis ainsi rendue compte que j’étais sur la mauvaise île. Décidément, ça m’apprendra à toujours suivre tout le monde. J’attends une autre pirogue qui m’y conduira. J’ai opté pour la GH Pa ka car j’ai su que le patron parle français; en fait, c’est la patronne. C’est clean pour 5 euros avec salle de bain et terrasse personnel au bord du Mékong; il y avait pour 8 euros la clim mais pas de vue Mékong mais franchement, la nuit ça n‘a pas été trop chaud; le jour, je ne suis pas là et j‘ai très chaud…
Lundi 25 J‘avais décidé de faire pédale douce ce matin et me suis donc bien relaxée. A 11H, je réserve à ma mamy le ticket pour les chutes de Phapheng pour 9 euros car je suis seule… Mais il s’occupe de tout! Aussitôt payé, aussitôt parti. Pirogue de la guesthouse jusque Nakasang et de là, side-car jusqu’aux chutes (ça je n’avais pas encore fait…) qu’Est-ce que je regrette le petit ventilateur à pile de mon petit Pierre…Il fait très très chaud, je dégouline. Bref, pour en revenir aux chutes, elles sont superbes. Le Mékong se transforme sur 13 km en puissants rapides entrecoupés de plusieurs chutes. Au retour, en sortant de la pirogue, je fais le grand écart, une jambe dans une pirogue et une dans l’autre, le problème c’est qu’elles s’éloignaient… A peine rentrée, à peine repartie louer un vélo pour aller aux chutes de LI PHI qui se trouvent au sud de l’ile; en passant, je vois la locomotive datant du temps des français. Les chutes sont impressionnantes pour leurs rapides et leur intensité. Selon les laotiens, elles renfermeraient des esprits, c’est pourquoi, les villageois n’y vont pas. Elles sont moins hautes que celles de Phapheng mais plus longues et plus intenses. J’ai adoré et y suis restée un bon bout de temps, poussant même jusqu’à la petite plage. Je viens de rentrer et inutile de vous dire que je rédige ces lignes devant une Beerlao….Demain départ pour Champassak, sais pas encore pas quel moyen de locomotion! Mardi 26 Je quitte ma douce guesthouse Pa Kha sur l‘Ile de Don Khone en pirogue jusque Nakasan. De là, parcours du combattant en allant chercher un peu tout le monde à des endroits différents. Remontée sur la berge avec les bagages lourds; je n’en peux plus; il faut marcher 15 minutes pour le bus de Champasak. J’arrive dans le bus en nage. On attend encore 20 minutes puis départ mais en s’arrêtant plusieurs fois. Galère. Enfin, arrivée à Champassak vers 15H. Ce n’est pas fini, il faut prendre une autre pirogue car nous sommes du mauvais côté du fleuve… Enfin, nous démarrons après plusieurs négociations car il y a des gens qui ne voulaient pas payer pour la traversée. Ils sont donc descendus attendre le ferry (2H30 d’attente). Ouf, nous partons. Mais de l’autre côté de la berge, escalier de meunier à grimper avec les bagages. Mon Dieu, dans quelle histoire je me suis encore fourrée. Je vais m’épuiser. Première guesthouse, ce serait trop beau pour qu’elle me convienne (Anouxa qui pourtant plait à tout le monde). Donc je vais à l’hôtel Amphone. Pas de tuc-tuc et il y a 2 km…. Une moto me charge avec mon gros sac et mon troller devant lui; il n’y avait que ses yeux qui dépassaient juste pour voir la route… et moi cramponnée derrière avec mon sac à dos. Les gens qui nous ont vu partir riaient aux éclats, moi moins…. Après mon installation, je loue une bicyclette; elle ne va pas, les pneus sont plats. Je la ramène et prends la 2ème de l’hôtel qui ne va pas, elle fait un drôle de bruit et n’avance pas. Je la ramène et en loue une ailleurs. Direction Champassak Spa pour un massage aux herbes bien mérité.
Mercredi 27 Comme prévu, je pars de bonne heure pour aller visiter le lieu magique qu‘il y a à visiter à Champasak: le Vat Phou. C‘est un temple montagne donc comme le mot le dit, il est construit dans la montagne… Ce qui signifie grimpette… Déjà à 8H, il faisait très chaud pour y grimper. J‘ai beaucoup apprécié la grotte dans la falaise où il y a l‘eau sacrée qui coule des fissures de la montagne. J‘y suis restée un bon moment, tranquille. Ce temple date de l‘époque préangkorienne soit 5-6ème siècle après JC; On y trouve un mélange de statues hindouistes et bouddhistes. Je finis ma visite à midi pile. Après-midi, spa bien-être chez Nathalie (Champasak Spa) qui s’est installée au Laos depuis 5 ans. Je rentre à vélo et vais manger le long du Mékong avec un monsieur un peu farfelu mais qui me parle d’Angkor qu’il connait bien. En fait, j’ai mangé mon premier plat d’une variété d’insectes vivants, sans le vouloir car il tombait dans la sauce de mon plat de nouilles au poulet…..
JEUDI 28 Je me laisse la matinée pour traîner et à midi, je pars en minibus à Paksé où je rencontre le couple avec qui j’ai fait les grottes de Pak Ou. Nous devons partir demain pour 2 jours faire le plateau des Bolovens. Alors aujourd’hui, pas de courage, fatiguée et tant mieux que ça tombe aujourd’hui (17ème jour comme d’habitude, jour à ne rien faire). Je n'ai pas pu m'empêcher d'aller manger dans un resto indien juste devant l'hôtel et de demander au patron d'où il venait; en plus, vu la couleur de sa peau, j'aurais misé juste.... Chennay (Madras). Je vous laisse deviner où se déroulera mon prochain long voyage???????Ne me dites pas que vous avez trouvé.....😏
Le Cambodge Le pays est une monarchie de 14,5 millions d’habitants pour 181.000 km².
Dimanche 1er décembre: je m’envole pour SIEM REAP au Cambodge début d’après-midi. J’ai réservé chez une française pour ma facilité. Elle a un programme tout établi et a ses propres tuc-tucs. Quand je pense que je me suis cassée la tête des nuits entières à essayer de les mettre dans l’ordre chronologique, etc… A 16H30, je vais chercher mon pass de trois jours (40 dollars) ainsi demain, je n’aurais plus qu’à passer sans faire la file. Le driver me conduit déjà voir un temple: le BAYON qui est magnifique mais dont je tourne en rond sans trouver la sortie. Pas compliqué mais aucun sens de l’orientation et quand ça tourne. Demain , je prends la boussole.
Lundi 2 décembre: 6H du matin, départ pour la visite. 1er temple: Angkor Vat, je pense le plus grand site. 2H30 pour le visiter. Il est beau, bien conservé par rapport aux autres. J’apprécie l’entrée principale du roi, les deux entrées à côté pour les notables, les deux autres entrées encore plus à côté pour les éléphants et les serviteurs étant moins bien considérés rentreront par l’arrière. Il est tôt donc pas encore de cars de japonais, chinois ou thailandais…seulement des petits groupes de 2 à 5 personnes ou des solitaires comme moi. C’est un temple hindouïste du 12ème dédié à Shiva. On me dépose à l’entrée Est et on me reprend 2H30 plus tard entrée Ouest. 2ème temple: Prasat Kravan, le plus vieux temple découvert sur le site, du 10ème siècle. Il est hindouiste et dédié à Vishnou. Il a cinq tours et est fait en partie avec de belles briques fabriquées sur place ce qui est original. 3ème temple: Prasat Bantheay Kdei; magnifique monastère bouddhique du 12ème siècle. Il était équipé d’une salle de danse. 4ème temple: Sras Srang: juste en face. C’est un lac artificiel où les rois se baignaient. Il fut construit au 10ème siècle. 5ème temple: Pré Rup du 10ème siècle, temple hindouiste dédié à Shiva. Très abimé suite à l’érosion. 6ème temple: le Mébon oriental dont je ne me souviens plus du tout. 7me temple: Ta Som; tour à l’entrée ouest et fin du temple bloquer par un énorme banian. 8ème temple: Neak Pean ou les serpents enroulés: temple hindouiste du 10ème siècle. Il était construit sur une ile et on ne savait y aller qu’en bateau Au bout de la passerelle, tout et fermé. On ne peut aller plus loin depuis 3 ans. On soignait les malades avec l’eau sacrée. 9ème temple: j’ai dû faire le Prasad Tad Ney et le Tad Kéo mais j’ai oublié. 10 et 11èmes : je termine par la terrasse des Lépreux et des éléphants. De là, on aperçoit en face les tours où les familles jugeaient leurs voisins (en fait, on mettait au dessus des tours les deux personnes en litiges et le premier qui avait un malaise était le fautif; les familles opposées les surveillant). 12ème : je pénètre dans le palais royal mais sans grimper au-dessus cettre fois. J’ai juste le temps de rentrer, prendre une bière, me doucher avant d’aller au spectacle de danses populaires à Aspara. On mange bien mais spectacle court.
Mardi 3 décembre: Je pars en voiture cette fois vers le temple de Banteay Srey où je suis tranquille car il n’est que 7H du matin. On l’appelle aussi la citadelle de la femme car les motifs sont très fins et on dit qu’il n’y a que des dames pour faire un tel travail. Les tons sont ocres. Ensuite, le Banteay Samre du 12ème siècle; je n’arrive plus à me souvenir des détails tellement j’en ai vu; c’est malin je sais mais bon c’est ainsi. Là les choses vont commencés à se gâter: les deux prochains temples que le chauffeur me présente, je les ai fais hier avec un autre chauffeur de la guesthouse. Je demande à faire le 3ème, le Prasat Ta Prum mais celui là était au programme de demain. Je le fais quand même et le chauffeur m’attend à la sortie est alors que je suis rentrée par l’ouest; je demande à un autre driver de lui téléphoner (heureusement que j’avais pris son téléphone) mais là, il n’y avait pas de réseau. Enfin, quand le réseau réapparu, il vint ainsi me chercher. Je n’étais pas contente. Je n’avais plus envie de voir des temples. J’en ai encore vu deux toutefois mais des petits sans grande importance. A midi, je demande qu’il m’emmène faire un massage de pieds; j’en avais marre. Mais là où les choses se gâtent vraiment, c’est à la rentrée à la guesthouse. Je signale à Nancy et Marion, soit disant les patronnes…à ce que je croyais… qu’il y a eu un petit problème. Du coup, Marion et Nancy m’engueulent me disant que je n’arrête pas de changer le programme. Je réponds que ce n’est pas une raison pour ne pas me signaler qu’on m’attend à une autre porte que la porte où je suis rentrée. Elles se défendent disant que je n’ai qu’à suivre le programme qu’elles ont fait. Je dis qu’elles n’ont qu’à faire une photocopie du programme car on ne peut pas retenir tous les noms et ne pouvait donc pas ainsi savoir ce qui était au programme du lendemain. Bon, je vais en ville (affreuse cette ville)… et au retour, Nancy me lance des vannes devant les clients. Je dis que je m’en vais demain matin. Elle s’en fout et part. Les autres me disent qu’en fait, je ne dois pas faire attention, elle a des problèmes et n’est plus propriétaire de la Lovely GH. En fait, je décide donc de rester par sympathie pour le nouveau propriétaire laotien qui est sympa, qui parle aussi français et se débrouille du mieux qui peut pour tout organiser. Journée terminée. Demain départ avec le même chauffeur mais je crois qu’il fera attention de me dire à quelle porte il m’attendra.
jeudi 5: je m'offre une grasse matinée et part à 10H30 pour la visite d'une ferme de vers à soie. Sympa. Ensuite, je fais le village culturel où je me suis régalée avec les spectacles des différentes ethnies.
Ensuite, je suis allée dans le tunnel des bombardements du Vietnam. Je pensais que c’était des photos mais non c’était comme un train fantôme sauf qu’il n’y avait pas de train… Je n’étais pas du tout à l’aise mais alors pas du tout… il devait sûrement y avoir une vidéo car à la fin, le gardien est venu m’accompagner… L’horreur mais c’Est-ce qu’ils ont vécu malheureusement. Le soir, souper avec mes copains français rencontrés au Laos qui arrivaient.
Vendredi 6: départ ce matin pour 4 heures de bus; direction Battambang. Les routes sont en très mauvais état. A l’arrivée, j’ai été surprise de voir mon nom sur une pancarte avec l’hôtel où j’allais. Je n’avais prévenu que j’arrivais avec ce bus; j’aurais pu venir en taxi ou en bateau…. Enfin bien contente, pas de bagages à porter. Mais il va s’incruster pour me faire les excursions. Il n’a pas perdu et il n’a pas gagné car j’ai été au cabaret vert dirigé par des français voir s’il avait un tuc-tuc pour deux jours. Ils en ont un un jour. Donc je fais un jour avec celui qui est venu me chercher et ai choisi ce qui n’a pas besoin d’explications. Le reste se fera avec le français. Il m’a déjà demandé dix fois pour aller manger. Je lui ai dit que c’est mon problème si je mange ou pas. Il s’est calmé et m’a proposé de m’emmener au cirque. J’ai accepté car c’est pour une bonne cause ici au Cambodge (enfants orphelins ou pas les moyens de scolariser, etc.…). j’ai passé une excellente soirée, c’était de l’acrobatie avec le fil conducteur sur l’adventure… encore beaucoup d’humour!!! J’ai été mangé au white rose et ne sachant que prendre, j’ai pris deux plats… Je me suis régalée mais j’ai trop mangé…
Samedi 7: je prends un tuc-tuc pour la journée. Après le tunnel des bombardements, je me lance sur le train bambou. Alors ça, c’est une plateforme posée sur deux essieux, pas de freins, un conducteur active une manette à l’arrière et on défile à 30 à l’heure sur des rails ni parallèles ni entretenues depuis que les français sont partis. Je suis assise en première position. J’ai hurlé mais en ressentant un sentiment d’immense liberté. Si je devais mourir, ce serait comme ça que je le voudrais… Je pense que c’est le seul au monde. J’ai visité une briqueterie moins marrante. Je poursuis mon parcours par une visite viticole et j’ai 4 verres à déguster. Je pense que cette journée est cool mais nous allons ensuite au temple Banon et il y a 368 marches à gravir….On aurait pu faire la dégustation après!!!! Je veux aller aux caves à proximité mais après avoir marché un kilomètre dans la jungle, accompagné d’un gamin, au vu de l’entrée de la grotte, je rebrousse chemin. Alors maintenant, le Phnom Samphéou, un lieu que je voulais absolument aller. C’est du tout de cette montagne que les Khmers rouges jetaient les Cambodgiens, femmes et enfants compris. Je suis rentrée dans la grotte où ils atterrissaient et ai ressenti un malaise tellement le lieu est fort en tension négative. Ils restent un sanctuaire avec les ossements; Ces gens ont vécu l’horreur du temps des Khmers rouges; ce fut un génocide dont je parlerais plus longuement sur ma visite de Phnom Phen où le musée se trouve. Je termine ma journée par l’admiration d’un temple à Battambang. En rentrant, je fais ma maline en commandant une bière pour boire dans ma chambre; en l’ouvrant, je m’aperçois qu’un c’est un stout. Je revis mon enfance, il ne manque plus que le sucre et le jaune d’œuf dedans…….
Dimanche 8: je fais le tour des artisans, voir comment on fait les bâtons d’encens, comment on fait la pate pour les nems, comment ils font les nouilles avec du riz, comment ils font des tranches de bananes séchées, comment ils font le prahoc (poissons conservés des mois avec du sel), comment ils font des statuettes en bois, etc.… Je visite un temple qui n’en valait pas trop la peine, le wat Ek. Après-midi, je tue le temps en faisant un massage chez les aveugles puis en allant au marché central. Fin d’après-midi, je vais admirer l’envol de 5.000.000 de chauves-souris sortant d’une grotte chaque jour à la même heure pour revenir le lendemain matin. Extraordinaire. Une fois qu’elles sortent, il y en a pour 45 minutes….. Spectaculaire. Demain, départ pour une ville à mi-chemin entre ici et la capitale.
lundi 9: au dernier moment, je décide de ne pas aller à Pursat et de continuer pour la capitale afin de faire étape (du coup, une journée perdue en transport). Je vais à Sihanoukville: la plage.
Mardi 10: me voici après 6H de bus à Sihanoukville bord de mer. Je choisis OTRES, la plage la plus propre, la plus calme et la plus éloignée évidemment; Je suis dans paillotte (sans salle de bain) à 5 mètres des vagues, les pieds dans l’eau. Je n’ai pas profité aujourd’hui car arrivée trop tard. Première altercation avec un tuc-tuc. On m’avait dit que pour venir ici, il fallait payer 6 dollars. Il me demande 5, j’y vais mais à mi-chemin, il m’arrête dans un hôtel qui n’est pas celui que j’ai demandé… Quand je lui dis où je veux aller, il me redemande 5 dollars. Je refuse, je sors du tuc tuc avec mes bagages. Il attrape mes bagages et mon bras… Puis je gueule dessus et pars vers un bar, il attrape une grosse pierre. Les gens du bar appellent un cambogdien qui parle français. Il arrange les choses mais bon j’ai été arnaquée pour une fois… Enfin, je suis dans ma cahute. Demain, je compte bien profiter de la mer.
Mercredi 11: journée plage bien agréable.
Jeudi 12: malade toute la nuit.... Départ pour Kampot. Pas en forme. Fatiguée. Toutefois fin d'après-midi, je loue un vélo pour faire le tour de la petite ville; j'ai conduit comme une clinche tellement j'était fatiguée. Je me suis arrêtée faire un massage de pied et au final quand j'ai repris le vélo, je ne savais pas dévérouiller le cadenas.On a l'air malin dans ces cas là.... un attroupement riait autour de moi....s'agrandissant au fil des minutes... Tout le monde essayait, rien à faire: bloquer. Finalement un petit cambodgien l'a fait en une seconde; il y a un truc!!!
Vendredi 13: ce matin, je pars avec un petit groupe à la montagne de Bokor (1075 mètres). On visite la petite église, les maisons abandonnées, le casino en rénovation, la villa du roi à l’état de ruine. Puis le nouveau Complexe qui comprendra un grand casino et un hôtel de 600 chambres. Nous dinons au bord d’un petit rapide (ils appellent ça waterfall mais…). Après-midi, j’enfourche un vélo pour faire au moins 20 km à la recherche des marais salants mais j’étais dans le mauvais sens; moi et mon sens de l’orientation!!!! Enfin, j’ai trouvé au final ainsi qu’un superbe temple non connu des touristes qui ne s’aventurent pas si loin.
Samedi 14: j’arrive à Kep, petite ville côtière. J’y vais en tuc-tuc car ce n’est pas loin. En chemin, je visite un petit temple dans une grotte qui date du 7ème siècle. Après-midi: petit tour de ville à pied. Rien de spécial au programme.
Dimanche 15: journée moto à travers le parc national d’où l’on a une vue magnifique sur la vallée, la mer; on y trouve les arbres magiques où l’on peut grimper à l’intérieur jusqu’au-dessus (je ne l’ai pas fait!). J’ai traversé des rizières, retrouvant les gens travaillant comme à l’ancien temps chez nous avec les bœufs, etc… J’ai visité une plantation de poivre, explication en français très intéressantes; j’ai fait mes réserves pour le restant de ma vie!!!! Je pense que j’en ai vraiment acheté trop. On a traversé les marrais salants d’où j’ai compris le mécanisme…. En traversant ces villages, nous sommes dans le Cambodge profond!!! Nous irons aussi sur la seule plage naturelle de Kep mais il y a trop de bruit de la part des cambodgiens et je n’y reste pas (dommage). J’aurais voulu faire l’île du lapin, mais il me manque une journée Celle que je me suis trompée à cause de mon détour à Sihanoukville.
Lundi 16: me voici de retour dans la capitale. Le minivan que je devais prendre est tombé en panne donc j’ai repris le bus. J’arrive plus tard que prévu. Le reste de l’après-midi, je ne fais rien de spécial. Le soir, je mange avec le couple rencontré au Laos.
Mardi 17: je visite le musée du crime du génocide. C’était, au départ, un lycée qui est devenu la plus horrible prison du Cambodge dirigée par les Khmers rouges (Khmer: c’est la plus grande ethnie cambodgienne et rouge: parti communiste) dirigé par Pol Pot à son retour d’Europe. Ce fut donc une prison de 1975 à 1979. On y trouve des centaines de photos de victimes avant leur mort car ils aimaient garder des archives. Il y a les appareils de torture, les lits en fer où ils étaient enchaînés, les petites cellules faites dans les classes; au centre, dans la cour, la potence où on les pendait par les pieds et quand ils avaient perdu connaissance, on les plongeait dans une jarre d’eau toujours en place actuellement. On y a retrouvé 7 survivants dont un vit encore. Sur le coup, je visitais mais une fois dans le tuc-tuc, j’avais envie de sangloter. C’est une visite très dure qui doit toutefois se prolonger 15 km plus loin au camp d’extermination de Choeung Ek (ou Tuol Sieng). A l’aide d’un guide audio, je parcours les étapes. D’abord, où les camions amenaient les prisonniers par centaines. Puis, où on les questionnait et faisaient signer leur arrêt de mort. On y a retrouvé près de 40 fosses communes. Le mémorial érigé en leur mémoire ne peut pas contenir tous les ossements donc certaines fosses ont été laissées telle quelle notamment sous le lac. Mais tous les mois, la nature fait qu’il ressort toujours des os ou des habits hors de la terre. J’ai vu une poule manger un lambeau qui sortait de terre… Une très grande fosse où l’on a découvert que des femmes et des enfants; on a découvert qu’ils fracassaient le crâne des bébés contre l’arbre toujours présent. Un autre arbre qu’on appelle l’arbre magique mais qui ici n’a rien de magique servait à attacher les hauts parleurs pour diffuser de la musique fort pour assourdir la machine qui exterminait les prisonniers et leurs derniers cris… De l’herbicide était répandu sur eux pour que les paysans du coin ne sentent pas les odeurs. Je n’oublierai jamais cette journée…. Il a plu toute la journée…. La fin d’après-midi est plus agréable puisque je vais au marché russe.
Mercredi 18: pas dormi la nuit mais sur le matin donc réveil à 11H avec mauvaise humeur. Deux heures pour me mettre d’aplomb. Après, ça reprend: visite du musée national où je trouve un linga en cristal de roche du 12ème venant d’Angkor Thom, un beau Nandi du 13ème venant Angkor Vat, des figures en grès et en stuc plus anciennes du 6ème , etc.…Je ne peux pas tout citer. Le bouddhisme est né au 6ème siècle avec Gauthama. Avant les Khmers étaient hindouistes et encore avant ANIMISTE…. Cette « religion » croit aux phénomènes naturels et aux esprits dans les forêts, par exemple….Je n’avais jamais entendu parler de cette croyance animiste… Bref, le musée vaut la peine d’être visité. Le palais royal m’a été déconseillé car tout est quasiment fermé, de toute façon, je n’avais pas envie. J’ai été au marché central bien animé puis à un spectacle au musée national en soirée. Très bien mais cher. Je termine ainsi ma dernière journée par un resto français « la brasserie du port » où je n’ai pas été déçue même si un peu cher pour le coin…. Puis un dernier massage aux huiles et aux herbes. Demain départ à 14H.
MARIE
2 jours dans l’Indiana (ch 10) R66-Boucle Chicago-Chicago English translation pending
2 jours dans l’INDIANA
Chapitre 10 du carnet de voyage Usa 2011 Boucle Chicago-Chicago Route 66 et retour plus à l’Est Jour 21 Mercredi 28/09/2011 Etape : Seymour Indiana – Kokomo Indiana
Lever matinal 6h pour moi et 6h25 pour Marie (central time) nous n’avons pas changé nos montres malgré le changement de faisceau (east +1h). Le jour se lève vers 6h30 le temps est gris, couvert et frais. Petit déjeuner à l’hôtel à 7h, rien d’exceptionnel, café et surement quelque chose à grignoter mais je n’ai pas pris de note dans mon CR de la journée sinon qu’un retour en chambre 7h23 pour un départ 7h45. Enfin le prix était plutôt des plus bas 40.32$. Maintenant il pleut et nous prenons la route d’Indi (Indianapolis).

Nous arrivons aux abords du speedway vers 9h la pluie a cessé, après un arrêt photo sur le porche que nous avons pris pour l’entrée, nous allons garer la voiture dans le parking intérieur au grand ovale de la piste en face du hall of fame. Nous visitons l’intéressant musée, qui comprend plusieurs parties, vitrines de quelques unes des gagnantes les plus anciennes, reconstitution d’un garage d’écurie, une Indy 500 pour le souvenir photo, une autre partie ou les motos (anciennes) côtoient un drag, une Ford gt et une Ferrari avec différentes vitrines et une collection de portraits de Pilotes ou de Figures emblématiques de l’histoire du speedway. La dernière salle que nous visitons et consacrée à l’exposition de toutes les voitures gagnantes de 1912 à nos jours.

Aujourd’hui pas de « Tours », effectivement des essais sur la piste de différents pick-up rendent la visite des padoock, et le tour de piste non réalisable d’où l’indication à l’entrée « Tours no available today», nous faisons malgré tout un petit tour à pied à l’extérieur afin de mesurer toute l’ampleur de la taille du circuit et des tribunes c’est impressionnant. En bon français nous nous égarons un peu dans la zone interdite aux visiteurs, et un membre du personnel du circuit nous en fait la remarque et nous redirige vers la zone publique.
Nous nous retrouvons sur la placette avec la statue du buste de Louis Chevrolet et différentes plaques de bronze retraçant l’histoire automobile.

Après environ 2 heures de visites nous reprenons la route pour l’ouest de l’Indiana et le comté de Parke réputé pour sa grande concentration de ponts couverts que nous avons tous découvert dans le très beau film de Clint Eastwood « sur la route de Madison » qui pourtant n’a pas été tourné dans cette région.
Nous nous arrêtons au visitor center de Green Castle vers 12h30 et en profitons pour grignoter un peu en attend son ouverture. Là une charmante hôtesse nous donne tous les cartes et plans nécessaires à la visite de la région et les conseil qui vont avec étonnée de voir des français dans cette contrée, elle nous parle avec amour de ces ponts couverts qui sont même l’objet d’un festival début octobre, elle nous donne un lot de très beaux sacs publicitaires en rapport avec cet évenement.
De là nous faisons 2 pauses photos à proximité des premiers ponts couverts, puis prenons la route pour Rockville village de ce comté épicentre de ces curiosités.

Arrivé à Rockville alors que nous cherchions le visitor center pour récupérer une brochure pour repérage et circuit de visite, nous avons la chance de trouver un rally touristique d’antique cars, photos et discutions avec les heureux propriétaires.

Nous demandons à 3 femmes en train de discuter sur le trottoir ou trouver l’office du tourisme, l’une d’entre elle nous demande ce que nous recherchons et après lui avoir expliqué, elle s’empresse de rentrer chez elle et de nous ramener les dépliants et nous donne ces recommandation sur les must et incontournables. Une d’entre elle à l’intonation de notre accent nous demande d’où nous venons et après lui avoir stipulé France nous répond en français. De là, part une discussion en français, nous donnant des explications sur ces origines et son arrivée aux USA 11 ans plus tôt. Nous passons une bonne 1/2 heure ainsi à apprendre sa nationalité portugaise, son séjour en France , ses parents restés en France…. Avant de reprendre la voiture garée autour de la place centrale au centre de laquelle se trouve la court house, en face d’un drugstore, nous ne pouvons nous empêcher de rentrer pour découvrir ce que nous pourrions y dénicher. Après un croisillonement des rayons, nous achetons quelques torchons, manilles façon star and stripe country et quelques plaques métalliques publicitaires. Nous y retrouvons notre nouvelle connaissance avec qui nous échangeons encore quelques tuyaux dont celui de comment peser nos bagages, Marie s’inquiétant déjà de savoir si ceux-ci ne dépasserons pas la charge autorisée. Elle nous dégote un pèse personne et demande à la vendeuse si nous pouvons la déballer pour faire cette pesée, après accord me voici parti chercher la valise dans le coffre de l’auto. Après contrôle elle est en dessous de la limite. Nous remercions donc tous ce petit monde rassurer sur ce point. Comme quoi les américains sont très souvent fort sympathique et prêt à vous rendre service, je ne sais pas si en France ceci serait possible.

Après ces contretemps nous voila donc partis pour le circuit de visite des ponts couverts précédemment conseillé. Nous régalons et ne nous lassons pas de découvrir ces diverses constructions dont certaines datant de plus d’un siècle. La campagne de l’Indiana offre une paysage varié où bois alternent avec champs de mais, fermes dont les entrées et jardins commencent à être décorées de citrouille Halloween n’étant plus qu’à un mois environ. Les feuilles des arbres commencent juste à changer de couleur pour prendre les teintes qui devraient être magnifiques dans les 15 prochains jours, dommage nous serons repartis. Pourtant le festival des ponts couverts à la mi-octobre doit vraiment valoir la peine de séjourner dans la région à cette période.

Après la visite d’une bonne dizaine de ceux-ci et après fait la boucle, nous reprenons la route vers Indianapolis avec l’objectif de s’avancer le plus possible de Kokomo ville plus au nord étape de visite du lendemain. La nuit commence à tomber alors que nous sommes sur les périf de la capitale de cet état, et un orage nous encourage à poursuivre la route, le timing semblant être compatible avec une arrivée à notre objectif à temps pour manger avant fermeture des restos. Nous y arrivons donc vers 19h30, trouvons un motel 8 assez facilement (aucuns motel trouvés de toutes façon avant cette ville de Kokomo) et avec la chance d’avoir à proximité immédiate un Texas Road housse chaine de restauration que nous avions découvert lors de ce périple et que nous affectionnons pours sa décoration façon saloon, ses cacahouètes à décortiquer en apéro et sa cuisine Grill ou BBQ copieuse et succulente.

Après ce bon repas nous prenons donc l’hôtel, la piscine couverte étant ouverte jusqu’à 22h j’aurais le temps d’aller y faire quelques brasses et m’y relaxer un moment après s’être mis à l’aise et déposer les bagages dans la chambre. Sauvegarde des photos et consultation mails avant un couché vers 22h30.
Nous finirons donc cette première journée dans l’Indiana sur une touche très positive tant sur les visites réalisées, les rencontres que sur ce diner typiquement US.
Bilan de la journée : kilométrage route 474 km Dépenses : Musée Speedway 10$, achats divers souvenirs 46$, repas du soir 24$ pour 2
Jour 22 Jeudi 29/09/2011 Etape : Kokomo Indiana- Chicago Illinois
Lever toujours aussi matinal 5h pour moi et 6h30 pour Marie (central time) nous n’avons toujours pas changé nos montres pour 1 journée sachant que dans l’après midi nous repasserons sur le fuseau central (east +1h). Du coup je profite de la piscine qui ouvre à 7h (east) de 7h20 à 7h40, laissant le temps à Marie de faire sa « grasse matinée ». A l’habitude maintenant des petits dej des « super 8 motel » le buffet est assez copieux, gaufres, toast, donuts, fruits, jus d’orange, nous en profitons pour prendre en plus un « encas » pour midi 2 pommes. Ce matin le temps est frais, le ciel bleu avec quelques nuages moutonneux. Nous prenons la voiture vers 8h30 pour traverser la ville et se rendre au musée auto à 20 mn de là, nous attendons l’ouverture du musée 15 min env. La visite est très intéressante malgré le réaménagement en poussant un peu l’espace occupé habituellement par les véhicules pour recevoir une réception, nous en ferrons notre affaire.

Nous retrouvons dans ce très beau musée les véhicules classés par decenies avec quelques fois des mise en scènes, ainsi qu’un nombre important de matériel divers en relation ou non avec l’automobile, « First place of » oblige, une très belle collection de plaques émaillées, la reconstitution d’atelier mécanique et de la maison du fondateur.
Nous en repartons vers 11h et trouvons sur le parking 2 antiques une nova et une .
De là direction plein nord pour se rapprocher de Chicago, rien de bien intéressant au abord de la route, sinon une « round barn » un peu comme celle d’Acadia OK, mais pas d’aire de stationnement et nous sommes sur la voie opposée, tant pis pour la photo.

En croisant le highway est-ouest vers 12h, nous jaugeons le temps restant et les miles à parcourir pour la suite des visites, et en regard du timing serré, nous préférons abandonner l’idée de pousser à l’est pour visiter un village amish et privilégier le retour à l’ouest vers Chicago en faisant une boucle par Michigan city et les bords du lac et son state park.
Alors que nous faisons au arrêt « gas » ravitaillement vers 13h le ciel se noirci rapidement et la pluie commence à tomber , dommage pour les plages, c’est mal barré. Du coup en arrivant à Michigan city, nous décidons en attend que le temps évolue ou la pluie stop de faire quelques boutiques, une solderie, où nous achetons quelques friandises comme encas pour le voyage de retour, un body shop d’accessoires auto qui me permet de voir de visu et d’avoir les renseignements sur les différents couvre-bennes disponibles ainsi que leur avantages ou inconvénients, plutôt bien car en France ces accessoires sont importés au compte goute et il difficile de pouvoir faire un choix éclairé en connaissance de cause. Sortis de là je sais à peu prés ce qu’il me faut pour le Dodge Ram resté en France.

Vers 15h, en reprenant la voiture et programmant le GPS pour trouver la marina et se rapprocher du lac, la pluie faiblie et le temps s’éclaircie, cela va nous permettre de visiter rapidement le petit state park sous le soleil qui est finalement revenu le temps de faire la route. Lors de nos diverses promenades pour regagner les points de vue sur le lac, nous trouvons dans le bois des biches qui ne sont pas effrayées de notre passage.

17h20, après un dernier coup d’œil sur le lac Michigan direction Chicago, des modifications du réseau routier, non à jour dans le GPS nous obligent a prendre le toll way pour regagner l’hôtel réservé à proximité de l’aéroport, la pluie refait son apparition durant le trajet, arrivée à l’hôtel à 18h40, déchargement de la voiture perception de la chambre, et recherche d’un resto, nous ferrons les valises après s’être restaurés.
Le réceptionniste nous indique un BBQ à quelques miles, le repas ne sera pas mal mais un peu cher même si nous n’avons pas pris de boissons et sans cadre typique comme on le trouve dans les Texas Road house. 20h15 retour à l’hôtel, préparation des valises et coucher vers 22h.
Nous aurons passé une bonne journée malgré le temps pluvieux de l’après midi, peut être aurions nous du choisir de faire le détour pour le pays Amish, cela serait-il passé dans le planning on ne le saura pas. Encore quelques regrets je n’ai pas trouvé de garage ou de casse pour ramener quelques licences plates des état traversés durant cette journée.
Bilan de la journée : kilométrage route 343 km Dépenses : musée Kokomo 5$ pour 2 demi tarif suite à réaménagement pour réception repas 30$, encas (dont beef en pork jerky) 12$, péage 2.4$
Chapitre 10 du carnet de voyage Usa 2011 Boucle Chicago-Chicago Route 66 et retour plus à l’Est Jour 21 Mercredi 28/09/2011 Etape : Seymour Indiana – Kokomo Indiana
Lever matinal 6h pour moi et 6h25 pour Marie (central time) nous n’avons pas changé nos montres malgré le changement de faisceau (east +1h). Le jour se lève vers 6h30 le temps est gris, couvert et frais. Petit déjeuner à l’hôtel à 7h, rien d’exceptionnel, café et surement quelque chose à grignoter mais je n’ai pas pris de note dans mon CR de la journée sinon qu’un retour en chambre 7h23 pour un départ 7h45. Enfin le prix était plutôt des plus bas 40.32$. Maintenant il pleut et nous prenons la route d’Indi (Indianapolis).

Nous arrivons aux abords du speedway vers 9h la pluie a cessé, après un arrêt photo sur le porche que nous avons pris pour l’entrée, nous allons garer la voiture dans le parking intérieur au grand ovale de la piste en face du hall of fame. Nous visitons l’intéressant musée, qui comprend plusieurs parties, vitrines de quelques unes des gagnantes les plus anciennes, reconstitution d’un garage d’écurie, une Indy 500 pour le souvenir photo, une autre partie ou les motos (anciennes) côtoient un drag, une Ford gt et une Ferrari avec différentes vitrines et une collection de portraits de Pilotes ou de Figures emblématiques de l’histoire du speedway. La dernière salle que nous visitons et consacrée à l’exposition de toutes les voitures gagnantes de 1912 à nos jours.

Aujourd’hui pas de « Tours », effectivement des essais sur la piste de différents pick-up rendent la visite des padoock, et le tour de piste non réalisable d’où l’indication à l’entrée « Tours no available today», nous faisons malgré tout un petit tour à pied à l’extérieur afin de mesurer toute l’ampleur de la taille du circuit et des tribunes c’est impressionnant. En bon français nous nous égarons un peu dans la zone interdite aux visiteurs, et un membre du personnel du circuit nous en fait la remarque et nous redirige vers la zone publique.

Nous nous retrouvons sur la placette avec la statue du buste de Louis Chevrolet et différentes plaques de bronze retraçant l’histoire automobile.

Après environ 2 heures de visites nous reprenons la route pour l’ouest de l’Indiana et le comté de Parke réputé pour sa grande concentration de ponts couverts que nous avons tous découvert dans le très beau film de Clint Eastwood « sur la route de Madison » qui pourtant n’a pas été tourné dans cette région.
Nous nous arrêtons au visitor center de Green Castle vers 12h30 et en profitons pour grignoter un peu en attend son ouverture. Là une charmante hôtesse nous donne tous les cartes et plans nécessaires à la visite de la région et les conseil qui vont avec étonnée de voir des français dans cette contrée, elle nous parle avec amour de ces ponts couverts qui sont même l’objet d’un festival début octobre, elle nous donne un lot de très beaux sacs publicitaires en rapport avec cet évenement.
De là nous faisons 2 pauses photos à proximité des premiers ponts couverts, puis prenons la route pour Rockville village de ce comté épicentre de ces curiosités.

Arrivé à Rockville alors que nous cherchions le visitor center pour récupérer une brochure pour repérage et circuit de visite, nous avons la chance de trouver un rally touristique d’antique cars, photos et discutions avec les heureux propriétaires.

Nous demandons à 3 femmes en train de discuter sur le trottoir ou trouver l’office du tourisme, l’une d’entre elle nous demande ce que nous recherchons et après lui avoir expliqué, elle s’empresse de rentrer chez elle et de nous ramener les dépliants et nous donne ces recommandation sur les must et incontournables. Une d’entre elle à l’intonation de notre accent nous demande d’où nous venons et après lui avoir stipulé France nous répond en français. De là, part une discussion en français, nous donnant des explications sur ces origines et son arrivée aux USA 11 ans plus tôt. Nous passons une bonne 1/2 heure ainsi à apprendre sa nationalité portugaise, son séjour en France , ses parents restés en France…. Avant de reprendre la voiture garée autour de la place centrale au centre de laquelle se trouve la court house, en face d’un drugstore, nous ne pouvons nous empêcher de rentrer pour découvrir ce que nous pourrions y dénicher. Après un croisillonement des rayons, nous achetons quelques torchons, manilles façon star and stripe country et quelques plaques métalliques publicitaires. Nous y retrouvons notre nouvelle connaissance avec qui nous échangeons encore quelques tuyaux dont celui de comment peser nos bagages, Marie s’inquiétant déjà de savoir si ceux-ci ne dépasserons pas la charge autorisée. Elle nous dégote un pèse personne et demande à la vendeuse si nous pouvons la déballer pour faire cette pesée, après accord me voici parti chercher la valise dans le coffre de l’auto. Après contrôle elle est en dessous de la limite. Nous remercions donc tous ce petit monde rassurer sur ce point. Comme quoi les américains sont très souvent fort sympathique et prêt à vous rendre service, je ne sais pas si en France ceci serait possible.

Après ces contretemps nous voila donc partis pour le circuit de visite des ponts couverts précédemment conseillé. Nous régalons et ne nous lassons pas de découvrir ces diverses constructions dont certaines datant de plus d’un siècle. La campagne de l’Indiana offre une paysage varié où bois alternent avec champs de mais, fermes dont les entrées et jardins commencent à être décorées de citrouille Halloween n’étant plus qu’à un mois environ. Les feuilles des arbres commencent juste à changer de couleur pour prendre les teintes qui devraient être magnifiques dans les 15 prochains jours, dommage nous serons repartis. Pourtant le festival des ponts couverts à la mi-octobre doit vraiment valoir la peine de séjourner dans la région à cette période.

Après la visite d’une bonne dizaine de ceux-ci et après fait la boucle, nous reprenons la route vers Indianapolis avec l’objectif de s’avancer le plus possible de Kokomo ville plus au nord étape de visite du lendemain. La nuit commence à tomber alors que nous sommes sur les périf de la capitale de cet état, et un orage nous encourage à poursuivre la route, le timing semblant être compatible avec une arrivée à notre objectif à temps pour manger avant fermeture des restos. Nous y arrivons donc vers 19h30, trouvons un motel 8 assez facilement (aucuns motel trouvés de toutes façon avant cette ville de Kokomo) et avec la chance d’avoir à proximité immédiate un Texas Road housse chaine de restauration que nous avions découvert lors de ce périple et que nous affectionnons pours sa décoration façon saloon, ses cacahouètes à décortiquer en apéro et sa cuisine Grill ou BBQ copieuse et succulente.

Après ce bon repas nous prenons donc l’hôtel, la piscine couverte étant ouverte jusqu’à 22h j’aurais le temps d’aller y faire quelques brasses et m’y relaxer un moment après s’être mis à l’aise et déposer les bagages dans la chambre. Sauvegarde des photos et consultation mails avant un couché vers 22h30.
Nous finirons donc cette première journée dans l’Indiana sur une touche très positive tant sur les visites réalisées, les rencontres que sur ce diner typiquement US.
Bilan de la journée : kilométrage route 474 km Dépenses : Musée Speedway 10$, achats divers souvenirs 46$, repas du soir 24$ pour 2
Jour 22 Jeudi 29/09/2011 Etape : Kokomo Indiana- Chicago Illinois
Lever toujours aussi matinal 5h pour moi et 6h30 pour Marie (central time) nous n’avons toujours pas changé nos montres pour 1 journée sachant que dans l’après midi nous repasserons sur le fuseau central (east +1h). Du coup je profite de la piscine qui ouvre à 7h (east) de 7h20 à 7h40, laissant le temps à Marie de faire sa « grasse matinée ». A l’habitude maintenant des petits dej des « super 8 motel » le buffet est assez copieux, gaufres, toast, donuts, fruits, jus d’orange, nous en profitons pour prendre en plus un « encas » pour midi 2 pommes. Ce matin le temps est frais, le ciel bleu avec quelques nuages moutonneux. Nous prenons la voiture vers 8h30 pour traverser la ville et se rendre au musée auto à 20 mn de là, nous attendons l’ouverture du musée 15 min env. La visite est très intéressante malgré le réaménagement en poussant un peu l’espace occupé habituellement par les véhicules pour recevoir une réception, nous en ferrons notre affaire.

Nous retrouvons dans ce très beau musée les véhicules classés par decenies avec quelques fois des mise en scènes, ainsi qu’un nombre important de matériel divers en relation ou non avec l’automobile, « First place of » oblige, une très belle collection de plaques émaillées, la reconstitution d’atelier mécanique et de la maison du fondateur.

Nous en repartons vers 11h et trouvons sur le parking 2 antiques une nova et une .
De là direction plein nord pour se rapprocher de Chicago, rien de bien intéressant au abord de la route, sinon une « round barn » un peu comme celle d’Acadia OK, mais pas d’aire de stationnement et nous sommes sur la voie opposée, tant pis pour la photo.

En croisant le highway est-ouest vers 12h, nous jaugeons le temps restant et les miles à parcourir pour la suite des visites, et en regard du timing serré, nous préférons abandonner l’idée de pousser à l’est pour visiter un village amish et privilégier le retour à l’ouest vers Chicago en faisant une boucle par Michigan city et les bords du lac et son state park.
Alors que nous faisons au arrêt « gas » ravitaillement vers 13h le ciel se noirci rapidement et la pluie commence à tomber , dommage pour les plages, c’est mal barré. Du coup en arrivant à Michigan city, nous décidons en attend que le temps évolue ou la pluie stop de faire quelques boutiques, une solderie, où nous achetons quelques friandises comme encas pour le voyage de retour, un body shop d’accessoires auto qui me permet de voir de visu et d’avoir les renseignements sur les différents couvre-bennes disponibles ainsi que leur avantages ou inconvénients, plutôt bien car en France ces accessoires sont importés au compte goute et il difficile de pouvoir faire un choix éclairé en connaissance de cause. Sortis de là je sais à peu prés ce qu’il me faut pour le Dodge Ram resté en France.

Vers 15h, en reprenant la voiture et programmant le GPS pour trouver la marina et se rapprocher du lac, la pluie faiblie et le temps s’éclaircie, cela va nous permettre de visiter rapidement le petit state park sous le soleil qui est finalement revenu le temps de faire la route. Lors de nos diverses promenades pour regagner les points de vue sur le lac, nous trouvons dans le bois des biches qui ne sont pas effrayées de notre passage.

17h20, après un dernier coup d’œil sur le lac Michigan direction Chicago, des modifications du réseau routier, non à jour dans le GPS nous obligent a prendre le toll way pour regagner l’hôtel réservé à proximité de l’aéroport, la pluie refait son apparition durant le trajet, arrivée à l’hôtel à 18h40, déchargement de la voiture perception de la chambre, et recherche d’un resto, nous ferrons les valises après s’être restaurés.
Le réceptionniste nous indique un BBQ à quelques miles, le repas ne sera pas mal mais un peu cher même si nous n’avons pas pris de boissons et sans cadre typique comme on le trouve dans les Texas Road house. 20h15 retour à l’hôtel, préparation des valises et coucher vers 22h.
Nous aurons passé une bonne journée malgré le temps pluvieux de l’après midi, peut être aurions nous du choisir de faire le détour pour le pays Amish, cela serait-il passé dans le planning on ne le saura pas. Encore quelques regrets je n’ai pas trouvé de garage ou de casse pour ramener quelques licences plates des état traversés durant cette journée.
Bilan de la journée : kilométrage route 343 km Dépenses : musée Kokomo 5$ pour 2 demi tarif suite à réaménagement pour réception repas 30$, encas (dont beef en pork jerky) 12$, péage 2.4$
Route 66 à l'envers ou boucle au départ de Chicago English translation pending
Bonjour,
Nouveau sur le forum, et après avoir passé quelques soirées à découvrir un tas d'informations, je me permets de soumettre ma demande concernant notre futur voyage aux USA en moto.
Nous partons avec ma femme en du 01 au 22 Mai 2014 rendre visite à notre fille (étudiante) qui se trouve à Gravette dans l'Arkansas. Cette petite ville se situe à la pointe Nord/Ouest de cet état, soit à une cinquantaine de km de la Route 66 entre Tulsa (Oklahoma) et Springfield (Missouri). Nous avons promis à notre fille, d’êtres présents dans la famille d'accueil le 17/05 pour la remise des prix au lycée.
J ’ai prévu de louer une Electra Glide chez Eagle Rider une fois arrivé aux USA.
En fonction de ces dates j’ai élaboré deux scénarios que je vous soumets (les grandes lignes) : Arrivée le 01/05 à San Francisco puis visites de Parcs (à définir), Las Vegas puis route 66 vers Gravette (arrivée 16/05 au soir). Nous restons sur place 3 nuits, donc départ le 19/05 au matin pour récupérer la Route 66 et arrivée à Chicago le 21/05 pour un départ le 22/05 Arrivée le 01/05 à Chicago. Nous avons 15 jours avant de nous rendre à Gravette, donc je pensais faire une partie de la route du Blues vers Nashville, Memphis, Natchez et descendre jusqu’à la Nouvelle Orleans puis remontée à travers la Louisianne vers l’Arkansas pour rejoindre le 16/05 Gravette et enfin la Route 66 jusqu’à Chicago. La date du retour peut etre les 23 ou 24/05, j’ai arbitrairement positionné 3 semaines au départ mais cela peut évoluer. Surtout que 3 jours pour remonter de Gravette à Chicago (1100 km), c’est un peu court…et puis il faut rendre les motos donc arriver la veille, etc…
Donc dans le premier cas, j’ai 15 jours pour faire 3300 Km et essayer de visiter quelques parcs. Nous aimerions rester deux jours à SF puis rester une nuit et un jour à LV. En calculant 300 Km par jour cela représente 11 jours de route….donc jouable je pense…reste à définir les étapes au jour le jour.
Dans le deuxième cas, je suis un peu moins sûr de mon coup, mais avec 1500 Km entre Chicago et la Nouvelle Orleans puis 1000 Km ensuite vers Gravette, j’arrive à 2500 Km en 15 jours…donc jouable je pense. Sur ce circuit qui est donc une boucle, j’économise aussi les 600 dollars de Drop Off pour la moto…Ce qui n’ est pas négligeable et j’emprunte la mythique Route 66 sur 1100 Km quand même.
Pour l’instant, nous sommes plus orientés vers le scénario N°1, mais rien n’est définitif !!
Voila, si vous avez d’autres idées ou commentaires, je suis preneur car je n’ai pas encore réservé billets et moto.
Au plaisir de vous lire.
Ps : Je suis conscient que pour certains ces informations seront peut êtres trop vagues, mais j’affinerais rapidement le trip jour/jour une fois le scénario choisi.
Nouveau sur le forum, et après avoir passé quelques soirées à découvrir un tas d'informations, je me permets de soumettre ma demande concernant notre futur voyage aux USA en moto.
Nous partons avec ma femme en du 01 au 22 Mai 2014 rendre visite à notre fille (étudiante) qui se trouve à Gravette dans l'Arkansas. Cette petite ville se situe à la pointe Nord/Ouest de cet état, soit à une cinquantaine de km de la Route 66 entre Tulsa (Oklahoma) et Springfield (Missouri). Nous avons promis à notre fille, d’êtres présents dans la famille d'accueil le 17/05 pour la remise des prix au lycée.
J ’ai prévu de louer une Electra Glide chez Eagle Rider une fois arrivé aux USA.
En fonction de ces dates j’ai élaboré deux scénarios que je vous soumets (les grandes lignes) : Arrivée le 01/05 à San Francisco puis visites de Parcs (à définir), Las Vegas puis route 66 vers Gravette (arrivée 16/05 au soir). Nous restons sur place 3 nuits, donc départ le 19/05 au matin pour récupérer la Route 66 et arrivée à Chicago le 21/05 pour un départ le 22/05 Arrivée le 01/05 à Chicago. Nous avons 15 jours avant de nous rendre à Gravette, donc je pensais faire une partie de la route du Blues vers Nashville, Memphis, Natchez et descendre jusqu’à la Nouvelle Orleans puis remontée à travers la Louisianne vers l’Arkansas pour rejoindre le 16/05 Gravette et enfin la Route 66 jusqu’à Chicago. La date du retour peut etre les 23 ou 24/05, j’ai arbitrairement positionné 3 semaines au départ mais cela peut évoluer. Surtout que 3 jours pour remonter de Gravette à Chicago (1100 km), c’est un peu court…et puis il faut rendre les motos donc arriver la veille, etc…
Donc dans le premier cas, j’ai 15 jours pour faire 3300 Km et essayer de visiter quelques parcs. Nous aimerions rester deux jours à SF puis rester une nuit et un jour à LV. En calculant 300 Km par jour cela représente 11 jours de route….donc jouable je pense…reste à définir les étapes au jour le jour.
Dans le deuxième cas, je suis un peu moins sûr de mon coup, mais avec 1500 Km entre Chicago et la Nouvelle Orleans puis 1000 Km ensuite vers Gravette, j’arrive à 2500 Km en 15 jours…donc jouable je pense. Sur ce circuit qui est donc une boucle, j’économise aussi les 600 dollars de Drop Off pour la moto…Ce qui n’ est pas négligeable et j’emprunte la mythique Route 66 sur 1100 Km quand même.
Pour l’instant, nous sommes plus orientés vers le scénario N°1, mais rien n’est définitif !!
Voila, si vous avez d’autres idées ou commentaires, je suis preneur car je n’ai pas encore réservé billets et moto.
Au plaisir de vous lire.
Ps : Je suis conscient que pour certains ces informations seront peut êtres trop vagues, mais j’affinerais rapidement le trip jour/jour une fois le scénario choisi.