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Voyage dans la région d'Imilchil au Maroc English translation pending
Bonjour à tous,
Qui pourrait me renseigner sur la région qui ce trouve nord/est d'Imilchil vers le village
d'Anefgou état de la route car je prévois de faire le djebel Tazigzaout si vous avez de bons plans pas de problème.
Un coin perdu mais loin du tourisme de masse.
Merci D'avance.
Faire la route entre Télouet et Aït-Ben-Haddou en 4x4? (Maroc) English translation pending
Bonjour,
nous partons 10 jours au sud marocain en mai (6°voyage)et pour la première fois nous louons un 4x4.
nous ne sommes pas habitué à conduire ce type de véhicule et voudrions connaitre l'état de la route entre telouet et ait benhadou suite aux intempéries de cet hiver.
De plus quelqu'un peut-il me donner un conseil pourla route la plus agréable entre foum zguid et agadir sachant que nous n'avons pas envie de passer par Tazenakht mais plutot vers tissint ou tata.
Merci d'avance
Sécurité à Alger? English translation pending
Bonjour,
on m'a proposé de peut-être aller former des gestionnaires à Alger durant quelques semaines. J'espère que ça va marcher :)
Par contre, quand j'ai dit à mon mari que j'irais peut-être à Alger, il m'a dit que c'était peut-être dangereux pour une femme seule. Il a mentionné qu'il y a quelques années il y a eu beaucoup de violence.
Comment se situe le niveau de sécurité pour une femme seule ? Quels sont vos conseils pour profiter du séjour une fois sur place ?
Merci !
on m'a proposé de peut-être aller former des gestionnaires à Alger durant quelques semaines. J'espère que ça va marcher :)
Par contre, quand j'ai dit à mon mari que j'irais peut-être à Alger, il m'a dit que c'était peut-être dangereux pour une femme seule. Il a mentionné qu'il y a quelques années il y a eu beaucoup de violence.
Comment se situe le niveau de sécurité pour une femme seule ? Quels sont vos conseils pour profiter du séjour une fois sur place ?
Merci !
Marcher à Marrakech et aux alentours English translation pending
Eh eh, ça y est je me suis decidée pour mon "first trip", destination Marrakech, mais attention pas pour soleil et farniente. Mais pour marcher, découvrir, voir tout, tout, tout.. Je ne connais pas du tout, donc avec un guide je suis déjà renseigné des tarfis, déplacement sur place et tout ça.. Ce que j'attends de vour c'est des idées, des suggestions, du vécu!!
Je voulais visiter Marrakech, me faire un petit moment détente en hammam, voir les souk, evidemment.. En suite direction Safi (en taxi peut-être ??) puis pourquoi pas longer la côté (à pied) jusqu'à Essaouira.. Environ 100km c'est jouable .. Y'a des endroits, eventuellement, pour dormir sur cette route? La departementale "je sais plus combien".. Est-elle beaucoup frequentée?
C'est un petit programme, mais je débute, en voyages à l'etranger, donc je veux pas non plus me dégouter dès le premier et que tout se déroule "bien".. Je pense y rester deux à trois semaines!! (seule ou peut-être accompagnée.. je ne sais pas encore!!)
Vous en pensez quoi ?
Merci de vos "lumières" 😛
Merci de vos "lumières" 😛
Création d'une association en Kabylie (Algérie) English translation pending
Bonjour,
Je m'appelle dalyla j'ai 32 ans je suis dans le paramédical et la en fait je souhaite créee une association pour les enfants de kabylie à béjaia exactement (je suis originaire de la bas). En fait je vais tout d'abord monter mon association ici en france pour apporter du matériel médical la bas en algèrie. Sur du long terme je souhaite ouvrir un centre de soins. Je revient de la bas et je souhaite m'investir a fond car il y a un grand potentiel en algèrie et surtout je souhaite apporter mon savoir faire la bas pour pouvoir par la suite créee des emplois. J aimerai avoir votre avis par rapport à cela et surtout essayer de m'aiguiller si vous avez des connaissances par rapport à cela. Merci d'avance.
Je m'appelle dalyla j'ai 32 ans je suis dans le paramédical et la en fait je souhaite créee une association pour les enfants de kabylie à béjaia exactement (je suis originaire de la bas). En fait je vais tout d'abord monter mon association ici en france pour apporter du matériel médical la bas en algèrie. Sur du long terme je souhaite ouvrir un centre de soins. Je revient de la bas et je souhaite m'investir a fond car il y a un grand potentiel en algèrie et surtout je souhaite apporter mon savoir faire la bas pour pouvoir par la suite créee des emplois. J aimerai avoir votre avis par rapport à cela et surtout essayer de m'aiguiller si vous avez des connaissances par rapport à cela. Merci d'avance.
Déménagement en Tunisie et créer une société English translation pending
Bonjour, bonsoir,
Je compte ouvrir une société de Randonnée de Quad en Tunisie, entre Monastir et Sousse. Ayant déjà passé mes vacances dans la région, ma famille est tombé sous le charme :)
Avec mon amis d'enfance, nous avons un projet d'ouverture de Société de Randonnée de Quad.
J'ai déjà pas mal voyagé sur ce Forum et eu pas mal de réponse à mes questions mais il y en a sans réponse :)
Est-ce que l'on peut garder nos droits sociaux après notre déménagement ? Si non, à part la CFE, y a t-il d'autres organismes ? Est-ce que avec 1000€ / mois on peu subvenir à ses besoins ? "C'est toujours différent quand nous sommes la-bas ou tout est compris que d'y vivre 24h/24h :)" Est-il facile d'obtenir une bourse pour les écoles françaises, vu le prix, c'est préférable :) ? Y a t-il des mutuelles acceptable ? Garde t-on les aides Française, comme la CAF la-bas ? Existe t-il des quartiers d'habitation Française ? Je n'ai pas trouvé sur Internet de site de location de Quad dans cette région, je me demande si il y en a beaucoup ? Pareil pour les magasins de Quad, même sur les pages jaunes de Tunisie, rien du tout !! Notre activité est étroitement liée aux tourismes, y a t-il des saisons creuse où le tourisme est 'mort' oup's :):)
Bon j'arrête là, Wahoo je me prend pour Colombo :):)
Je vous remercie d'avance pour vos réponses.
Merci et @+ en Tunisie 😉
Je compte ouvrir une société de Randonnée de Quad en Tunisie, entre Monastir et Sousse. Ayant déjà passé mes vacances dans la région, ma famille est tombé sous le charme :)
Avec mon amis d'enfance, nous avons un projet d'ouverture de Société de Randonnée de Quad.
J'ai déjà pas mal voyagé sur ce Forum et eu pas mal de réponse à mes questions mais il y en a sans réponse :)
Est-ce que l'on peut garder nos droits sociaux après notre déménagement ? Si non, à part la CFE, y a t-il d'autres organismes ? Est-ce que avec 1000€ / mois on peu subvenir à ses besoins ? "C'est toujours différent quand nous sommes la-bas ou tout est compris que d'y vivre 24h/24h :)" Est-il facile d'obtenir une bourse pour les écoles françaises, vu le prix, c'est préférable :) ? Y a t-il des mutuelles acceptable ? Garde t-on les aides Française, comme la CAF la-bas ? Existe t-il des quartiers d'habitation Française ? Je n'ai pas trouvé sur Internet de site de location de Quad dans cette région, je me demande si il y en a beaucoup ? Pareil pour les magasins de Quad, même sur les pages jaunes de Tunisie, rien du tout !! Notre activité est étroitement liée aux tourismes, y a t-il des saisons creuse où le tourisme est 'mort' oup's :):)
Bon j'arrête là, Wahoo je me prend pour Colombo :):)
Je vous remercie d'avance pour vos réponses.
Merci et @+ en Tunisie 😉
Avis sur notre circuit dans le Sud marocain English translation pending
Bonjour tout le monde,
Nous sommes deux copines et nous avons reserve 1 vol sec toulouse/marrakech/toulouse du 24/04 au 01/05, et location de voiture type FIAT PALIO, le reste nous voulons aviser sur place, car on recherche de l'authenticité et etre loin des groupes de touristes... C'est la 3eme fois que l'on pars au Maroc et on revait de faire le Sud Marocain en individuel. Nous avons tout de meme elaborer un circuit avec l'aide d'un celebre guide trés futé (pas de marque!!) et nous voudriions avoir des avis sur notre programme: 1er jour: arrivee marrakech a 12h
2eme jour: Marrakech-Ouarzazate -Skoura (nuit a Skoura a l'auberge Benmoro)
3eme jour: Skoura-tinghir-Merzouga(nuit an bivouac dans le desert loin des auberges, toutes propositions est la bienvenue 🙂) via vallee du dades, gorge du todra, et du ziz
4eme jour: Merzouga-Zagora-M'hamid (est c'est ici que se trouve notre hesitation, avons nous le temps, car le but ce n'est pas de se manger de la voiture pendant notre séjour, mais d'aller au contact des gens et des paysages magnifique)
5eme jour : M'hamid-Ouarzazate et nuit aux alentours
6eme: ouarzazate-marrakech
7eme jour: visite marrakech
8eme jour decollage 6h
Voila notre petit programme, j'espere avoir des idees nouvelles de votre part, n'hesiter pas sutout, on recherche authenticite, rencontre et emerveillement..
Merci d'avance
Nous sommes deux copines et nous avons reserve 1 vol sec toulouse/marrakech/toulouse du 24/04 au 01/05, et location de voiture type FIAT PALIO, le reste nous voulons aviser sur place, car on recherche de l'authenticité et etre loin des groupes de touristes... C'est la 3eme fois que l'on pars au Maroc et on revait de faire le Sud Marocain en individuel. Nous avons tout de meme elaborer un circuit avec l'aide d'un celebre guide trés futé (pas de marque!!) et nous voudriions avoir des avis sur notre programme: 1er jour: arrivee marrakech a 12h
2eme jour: Marrakech-Ouarzazate -Skoura (nuit a Skoura a l'auberge Benmoro)
3eme jour: Skoura-tinghir-Merzouga(nuit an bivouac dans le desert loin des auberges, toutes propositions est la bienvenue 🙂) via vallee du dades, gorge du todra, et du ziz
4eme jour: Merzouga-Zagora-M'hamid (est c'est ici que se trouve notre hesitation, avons nous le temps, car le but ce n'est pas de se manger de la voiture pendant notre séjour, mais d'aller au contact des gens et des paysages magnifique)
5eme jour : M'hamid-Ouarzazate et nuit aux alentours
6eme: ouarzazate-marrakech
7eme jour: visite marrakech
8eme jour decollage 6h
Voila notre petit programme, j'espere avoir des idees nouvelles de votre part, n'hesiter pas sutout, on recherche authenticite, rencontre et emerveillement..
Merci d'avance
Préparation d'un voyage en Algérie au mois d'août 2008 English translation pending
🙂Bonsoir, Salam à ceux qui me liront et qui pourront m'apporter quelques renseignements.
Cet été, comme un grand garçon ( à 44 ans et une séparation, fallait bien se réveiller un jour...) je mets le cap sur l'Algérie mon beau pays pour aller un peu plus loin que Sétif(d'où je suis originaire). Après avoir vu tous les membres de mon inestimable famille ( pour vu que je n'oublie personne....)que j'adore, je veux descendre dans le sud avec mes deux enfants. J'adore me ressourcer dans les montagnes du djebel Babor mais je veux en voir plus, en vivre plus et de préférence de façon libre et respectueuse du pays et de ses habitants ( je souhaite privilégier l'arrêt chez l'habitant)
Je souhaite partir de Sétif pour me rendre à Touggourt, continuer sur Ouargla, Ghardaïa, m'arrêter à El Goléa reprendre vers Laghouat, Djelfa, Bou Saada M'sila puis retour à Sétif pour avoir la conscience tranquille (Oui, maman, je verrais tout le monde ! )😇
D'avance, merci pour toutes vos contributions.
Je souhaite partir de Sétif pour me rendre à Touggourt, continuer sur Ouargla, Ghardaïa, m'arrêter à El Goléa reprendre vers Laghouat, Djelfa, Bou Saada M'sila puis retour à Sétif pour avoir la conscience tranquille (Oui, maman, je verrais tout le monde ! )😇
D'avance, merci pour toutes vos contributions.
Délai d'obtention du visa algérien? English translation pending
BONJOUR A TOUS,
ALORS VOILA JE PARS EN ALGERIE AU MOIS D AVRIL PLUS EXACTEMENT LE 03 AVRIL JUSQU AU 20 AVRIL. JE VOULAIS SAVOIR COMBIEN DE TEMPS POUR OBTENIR LE VISA ( JE DEPEND DU CONSULAT DE PONTOISE ) SI VOUS CONNAISSEZ CE CONSULAT CE SERAI GENTI DE ME RENSEIGNER .
MERCI A CEUX QUI ME REPONDRONS
BON WEEK END A TOUS
ALORS VOILA JE PARS EN ALGERIE AU MOIS D AVRIL PLUS EXACTEMENT LE 03 AVRIL JUSQU AU 20 AVRIL. JE VOULAIS SAVOIR COMBIEN DE TEMPS POUR OBTENIR LE VISA ( JE DEPEND DU CONSULAT DE PONTOISE ) SI VOUS CONNAISSEZ CE CONSULAT CE SERAI GENTI DE ME RENSEIGNER .
MERCI A CEUX QUI ME REPONDRONS
BON WEEK END A TOUS
Vacances en Algérie: accueil pour les Français? English translation pending
salut j'aimerai partir en avril en algerie est ce risque !!!! car ont entant telement de chose les français sont t'il bien acceuilli? merci a tous
Temps approximatif pour différents trajets au Maroc? English translation pending
Bonjour,
je prépare actuellement un trajet de 2 semaines au Maroc, arrivée vers le 7 aout à Ceuta et départ de Ceuta vers le 22 aout, avec un discovery 300tdi. on sera 4 : 2 grands et 2 ptits de 6 et 8 ans.
et ce sera une première pour nous d'aller faire du 4x4 sur pistes.
j'ai prévu une ébauche de parcours qui ressemblerait à ça : jour 1 et 2 : Ceuta - Al Hoceima (par la côte)jour 3 : Al Hoceima - PLateau du Rekkam (vers Guercif ou Debdou)jour 4 : Debdou - Matarka (sur pistes dans le Rekkam)jour 5 : Matarka - Anoual (Rekkam toujours)jour 6 : Anoual - Tazouguerte (rekkam encore)jour 7 : Tazouguerte - Taouz (par la route)jour 8 : Taouz - Oumjranejour 9 : Oumjrane - Mellal ou Tazzarinejour 10 : Tazzarine - Aît Youl (Dadès)jour 11 : Aît Youl - Imilchill (Dadès)jour 11 : Imilchill - Kerouchenjour 12 : Kerouchen - Azrou (Forêt de Cèdres)jour 13 : Azrou - Chefchaouen ( route)jour 14 : Chefchaouen - Tetouan (par les pistes du Rif).jour 15 : Embarquement Ceuta
Alors voilà ma question :
quelqu'un aurait-il une idée des temps qu'il faut pour effectuer ces parcours? est ce que mon ébauche de séjour parait viable ?
j'ai l'impression que ça fait beaucoup trop vu sur le papier et je pense éliminer pas mal de parcours....car j'ai vu dans le Gandini qu'il fallait compter une moyenne de 15 km/h sur les pistes...on ne voudrait pas excéder 5h de voiture par jour, le but étant de s'arrêter souvent.
je voudrais pouvoir faire des journées assez tranquille et surtout donner le gout du voyage aux enfants sans les dégouter. donc, à choisir, on préfère en voir moins et prendre le temps...
s'il faut en éliminer, qu'est ce qu'il parait important de garder ?
merci pour vos réponses, 😉
Sylvain et Katell
je prépare actuellement un trajet de 2 semaines au Maroc, arrivée vers le 7 aout à Ceuta et départ de Ceuta vers le 22 aout, avec un discovery 300tdi. on sera 4 : 2 grands et 2 ptits de 6 et 8 ans.
et ce sera une première pour nous d'aller faire du 4x4 sur pistes.
j'ai prévu une ébauche de parcours qui ressemblerait à ça : jour 1 et 2 : Ceuta - Al Hoceima (par la côte)jour 3 : Al Hoceima - PLateau du Rekkam (vers Guercif ou Debdou)jour 4 : Debdou - Matarka (sur pistes dans le Rekkam)jour 5 : Matarka - Anoual (Rekkam toujours)jour 6 : Anoual - Tazouguerte (rekkam encore)jour 7 : Tazouguerte - Taouz (par la route)jour 8 : Taouz - Oumjranejour 9 : Oumjrane - Mellal ou Tazzarinejour 10 : Tazzarine - Aît Youl (Dadès)jour 11 : Aît Youl - Imilchill (Dadès)jour 11 : Imilchill - Kerouchenjour 12 : Kerouchen - Azrou (Forêt de Cèdres)jour 13 : Azrou - Chefchaouen ( route)jour 14 : Chefchaouen - Tetouan (par les pistes du Rif).jour 15 : Embarquement Ceuta
Alors voilà ma question :
quelqu'un aurait-il une idée des temps qu'il faut pour effectuer ces parcours? est ce que mon ébauche de séjour parait viable ?
j'ai l'impression que ça fait beaucoup trop vu sur le papier et je pense éliminer pas mal de parcours....car j'ai vu dans le Gandini qu'il fallait compter une moyenne de 15 km/h sur les pistes...on ne voudrait pas excéder 5h de voiture par jour, le but étant de s'arrêter souvent.
je voudrais pouvoir faire des journées assez tranquille et surtout donner le gout du voyage aux enfants sans les dégouter. donc, à choisir, on préfère en voir moins et prendre le temps...
s'il faut en éliminer, qu'est ce qu'il parait important de garder ?
merci pour vos réponses, 😉
Sylvain et Katell
Algérie: recherchons bénévoles pour l'association d'handicapés moteurs dans le Sahara English translation pending
Bonjour !
Faisant partie de l'Association "Fleur d'Avenir" (reconnue) ayant pour but d'aider et de soutenir les mamans d'enfants handicapés. a El Golea (870 km au sud d'Alger) dans le Sahara, un très grand nombre de cas "spina-bifida" sont répertoriés ! En 1 semaine il y a eu 2 naissances ! On cherche aussi toute information pourquoi autant d'enfants naissent avec cette pathologie congénitale ici !
Nous recherchons des bénévoles (infirmières, kinésithérapeutes, médecins, etc....) pour venir donner un coup de main à notre association (pour durée au choix.... vous serez prises en charge localement dans une famille). Ces soins sont quotidiens - très lourds (pose de sondes 4x/jour + soins + rééducation)....
L'Association veut créer une salle de rééducation spécifique pour la prise en charge de ces enfants et aussi pouvoir organiser des réunions d'informations auprès des mamans pour donner plus de conseils !
Nous recherchons aussi des dons des sondes et des poches pédiatriques (coût très élévé pour des familles très démunies), des patchs anesthésiant (pose de perf ou prise de sang) et toutes informations, documentations, etc....
Merci d'avance à tous !
LILI
Faisant partie de l'Association "Fleur d'Avenir" (reconnue) ayant pour but d'aider et de soutenir les mamans d'enfants handicapés. a El Golea (870 km au sud d'Alger) dans le Sahara, un très grand nombre de cas "spina-bifida" sont répertoriés ! En 1 semaine il y a eu 2 naissances ! On cherche aussi toute information pourquoi autant d'enfants naissent avec cette pathologie congénitale ici !
Nous recherchons des bénévoles (infirmières, kinésithérapeutes, médecins, etc....) pour venir donner un coup de main à notre association (pour durée au choix.... vous serez prises en charge localement dans une famille). Ces soins sont quotidiens - très lourds (pose de sondes 4x/jour + soins + rééducation)....
L'Association veut créer une salle de rééducation spécifique pour la prise en charge de ces enfants et aussi pouvoir organiser des réunions d'informations auprès des mamans pour donner plus de conseils !
Nous recherchons aussi des dons des sondes et des poches pédiatriques (coût très élévé pour des familles très démunies), des patchs anesthésiant (pose de perf ou prise de sang) et toutes informations, documentations, etc....
Merci d'avance à tous !
LILI
Week-end à Oujda à petits prix English translation pending
bonjour,
j'aimerai partir faire un week end a oujda, car c proche de l algerie, et je veux aller en week end pour pouvoir voir un ami cher ki helas ne pe venir en france a cause de ses histoires de visas
donc avez vs ds tuyaux pr un week end a ptt prix a oujda
merci delph
j'aimerai partir faire un week end a oujda, car c proche de l algerie, et je veux aller en week end pour pouvoir voir un ami cher ki helas ne pe venir en france a cause de ses histoires de visas
donc avez vs ds tuyaux pr un week end a ptt prix a oujda
merci delph
Recherche couple pour gérer un hôtel et restaurant au Belize English translation pending
Ns somme a la recherche d un couple dans la trentaine pour gérer notre hôtel et restaurant au Belize, devrons aimer travailler avec les touristes, condition à voir. Plusieurs options s’offre. Soit, gérer les deux commerces ou seulement le restaurant en le prenant entièrement en charge.
Ceci et pour du long terme, et une installation dans le pays va de soi.
Merci
Jen 33
Algérie: plus belle côte, sites historiques, parcs natiionaux... English translation pending
bonjour a tous
je sollicite vos avis divers et varié pour un futur voyage en algerie ( 15/10) quel est selon vous la plus belle partie de la cote algerienne? quel sont toujours selon vos avis subjectifs, les plus beau sites historiques du pays les plus beaux parcs regionaux et/ou national....je ne sais pas s'il existe un "classement" de la sorte en ce qui concerne les villes, je comptais surtout voir alger et constantine et puis rencontrer les algeriens evidement ( particulierement un membre tres actif de se forum😉)
autres questions niveau hebergement....y a t'il une auberge de jeunesse a alger et constantine? y a t'il des camping en algerie ( je suppose mais j'ai pas de liste) on va voyager en van ( wolswagen transporter de 1983)...est ce du domaine du suffisament " securitaire" de dormir dedans durant notre parcours.....je pense que oui, mais j'atend du vecu merci a tous!
je sollicite vos avis divers et varié pour un futur voyage en algerie ( 15/10) quel est selon vous la plus belle partie de la cote algerienne? quel sont toujours selon vos avis subjectifs, les plus beau sites historiques du pays les plus beaux parcs regionaux et/ou national....je ne sais pas s'il existe un "classement" de la sorte en ce qui concerne les villes, je comptais surtout voir alger et constantine et puis rencontrer les algeriens evidement ( particulierement un membre tres actif de se forum😉)
autres questions niveau hebergement....y a t'il une auberge de jeunesse a alger et constantine? y a t'il des camping en algerie ( je suppose mais j'ai pas de liste) on va voyager en van ( wolswagen transporter de 1983)...est ce du domaine du suffisament " securitaire" de dormir dedans durant notre parcours.....je pense que oui, mais j'atend du vecu merci a tous!
Voyager seule en Algérie English translation pending
Bonjour à tous !
Je prévois un voyage en Algérie pour début juillet, pour une durée de 15 jours. C'est la premiere fois que je vais voyager seule, et c'est vrai que ca fait un peu peur.
je vais voir mon copain, que j'ai rencontré sur le net, il y a 1 ans. Une belle histoire d'amour a commencer, et on souhaite se retrouver.
Voila, si vous etes dans le même cas que moi, et que vous souhaiter partir avec quelqu'un répondé moi :)
Merci
Je prévois un voyage en Algérie pour début juillet, pour une durée de 15 jours. C'est la premiere fois que je vais voyager seule, et c'est vrai que ca fait un peu peur.
je vais voir mon copain, que j'ai rencontré sur le net, il y a 1 ans. Une belle histoire d'amour a commencer, et on souhaite se retrouver.
Voila, si vous etes dans le même cas que moi, et que vous souhaiter partir avec quelqu'un répondé moi :)
Merci
Hébergement pour quinze jours en Algérie? English translation pending
Bonjour
Je pars en Algerie au mois d'avril pour 15 jrs pour visiter le pays. Je souhaiterai savoir si il y a moyen de dormir chez l'habitant a Alger ou si vous connaissez un hotel de bon rapport qualité prix?
Nous souhiaterions aller en Kabylie et aussi faire un bivouac dans le sahara par ex Djanet, qu'est ce que vous conseillerez a faire en premier lieu et pour combien de temps?
c'est un peu a l'aventure vu que l'on ne connait personne la-bas, donc tous les conseils sont les bienvenus!
merci. mona
Je pars en Algerie au mois d'avril pour 15 jrs pour visiter le pays. Je souhaiterai savoir si il y a moyen de dormir chez l'habitant a Alger ou si vous connaissez un hotel de bon rapport qualité prix?
Nous souhiaterions aller en Kabylie et aussi faire un bivouac dans le sahara par ex Djanet, qu'est ce que vous conseillerez a faire en premier lieu et pour combien de temps?
c'est un peu a l'aventure vu que l'on ne connait personne la-bas, donc tous les conseils sont les bienvenus!
merci. mona
Avis sur des randonnées dans le sud marocain English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de me décider sur la rando dans le désert que je vais (très certainement) faire avec La Malaguère. Mais j'hésite entre plusieurs possibilités. Laquelle vous tenterait le plus ? Qu'est-ce qui est à voir le plus urgemment ? Qu'est-ce qui est incontournable ou ne l'est pas ? Bref, tous les avis éclairés seront les bienvenus !
Dunes dorées de Merzouga J1 : vol Paris/Ouarzazate. J2 : départ de Ouarzazate, le long de la vallée fertile et verdoyante du Dadès. La vallée s’élargit jusqu’à l’oued Todhra que nous arrivons au pied des dunes d’Erfoud. J3 à J6 : nous partons à pied pour 4 journées de totale immersion dans les dunes, au rythme d’une caravane ; de puits en puits par de petits oueds à la végétation arbustive ou de dunes en dunes, nous progressons dans l’erg Moulay Ama, l’erg Chebbi puis Merzouga. Nous sommes face au grand Sahara, on imagine sans peine les caravanes du sud arrivant du Mali ou d’ailleurs... J7 : palmeraie Tafilalt et retour à Ouarzazate. J8 : vol retour pour la France.
La caravane de Tazzarine J1 : vol Paris/Ouarzazate. J2 : route jusqu’à Tamashalte. Départ à pied pour la "vallée du henné", Ilmechan. J3 : nous gagnons, la très jolie vallée de Zalou, entre cultures, palmiers dattiers et acacias. Poursuite jusqu’à Aït Ouazik. Découverte des gravures rupestres (5000 av JC). J4 : nous suivons une gorge, jusqu’au plateau parsemé d’acacias et de tamaris. Traversée des villages d’Amred et d’Aït Ali Ohassan. J5 : entre cultures et palmiers dattiers, traversée de villages avant d’atteindre les dunes. J6 : montée pour le col de Tizi Serdrar (fossiles) et descente jusqu’à la palmeraie de Tazzarine. J7 : découverte du village. Retour pour Ouarzazate. J8 : Vol retour pour la France.
Randonnée chamelière dans la Vallée du Drâa J1 : vol France-Marrakech. J2 : par le col de Tichka et la très belle route de Ouarzazate, transfert jusqu’au point de départ de la randonnée de la vallée du Drâa. J3 : randonnée dans la palmeraie du Drâa jusqu’à Nesrate. J4 : à travers oasis et villages, à la rencontre des gens du sud. J5 : par le plateau de Tedrit, nous atteignons le Djebel Bani et les dunes. J6 : cheminement à travers les dunes de R’Gabi. J7 : départ pour la palmeraie d’Oulad Driss, et retour pour Marrakech. J8 : vol Marrakech-France.
Voilà. Intuitivement, j'avais un léger penchant pour La caravane de Tazzarine, mais maintenant, j'ai un doute. Alors Messieurs Dames, à vot' bon coeur, je prends tous les avis ! 😉
Dunes dorées de Merzouga J1 : vol Paris/Ouarzazate. J2 : départ de Ouarzazate, le long de la vallée fertile et verdoyante du Dadès. La vallée s’élargit jusqu’à l’oued Todhra que nous arrivons au pied des dunes d’Erfoud. J3 à J6 : nous partons à pied pour 4 journées de totale immersion dans les dunes, au rythme d’une caravane ; de puits en puits par de petits oueds à la végétation arbustive ou de dunes en dunes, nous progressons dans l’erg Moulay Ama, l’erg Chebbi puis Merzouga. Nous sommes face au grand Sahara, on imagine sans peine les caravanes du sud arrivant du Mali ou d’ailleurs... J7 : palmeraie Tafilalt et retour à Ouarzazate. J8 : vol retour pour la France.
La caravane de Tazzarine J1 : vol Paris/Ouarzazate. J2 : route jusqu’à Tamashalte. Départ à pied pour la "vallée du henné", Ilmechan. J3 : nous gagnons, la très jolie vallée de Zalou, entre cultures, palmiers dattiers et acacias. Poursuite jusqu’à Aït Ouazik. Découverte des gravures rupestres (5000 av JC). J4 : nous suivons une gorge, jusqu’au plateau parsemé d’acacias et de tamaris. Traversée des villages d’Amred et d’Aït Ali Ohassan. J5 : entre cultures et palmiers dattiers, traversée de villages avant d’atteindre les dunes. J6 : montée pour le col de Tizi Serdrar (fossiles) et descente jusqu’à la palmeraie de Tazzarine. J7 : découverte du village. Retour pour Ouarzazate. J8 : Vol retour pour la France.
Randonnée chamelière dans la Vallée du Drâa J1 : vol France-Marrakech. J2 : par le col de Tichka et la très belle route de Ouarzazate, transfert jusqu’au point de départ de la randonnée de la vallée du Drâa. J3 : randonnée dans la palmeraie du Drâa jusqu’à Nesrate. J4 : à travers oasis et villages, à la rencontre des gens du sud. J5 : par le plateau de Tedrit, nous atteignons le Djebel Bani et les dunes. J6 : cheminement à travers les dunes de R’Gabi. J7 : départ pour la palmeraie d’Oulad Driss, et retour pour Marrakech. J8 : vol Marrakech-France.
Voilà. Intuitivement, j'avais un léger penchant pour La caravane de Tazzarine, mais maintenant, j'ai un doute. Alors Messieurs Dames, à vot' bon coeur, je prends tous les avis ! 😉
Hébergement et transports en commun pour Alger et la Kabylie seule? English translation pending
🙂 Bonjour,
J'ai une cinquantaine d'années et j'envisage visiter alger et la kabylie. Je voyage seule. Je suis attirée surtout par le parc du djudjura et ses villages. Comment trouver un hebergement peu onéreux ou une location et pouvoir une fois sur place m'intégrer un laps de temps pour découvrir les kabyles, les villages, les montagnes, sans oublier tout votre patrimoine (mer, archéologie, etc....). Je n'ai pas forcément envie de m'inscrire dans un circuit à partir de la france.Merci de me renseigner. Ah, voyager seule en transport en commun etc est ce actuellement un problème ? Que pouvez vous me dire aussi par rapport aux auberges de jeunesse et structures analogues ou l'on peut cotoyer des gens du pays et d'ailleurs ? Merci pour tout.
J'ai une cinquantaine d'années et j'envisage visiter alger et la kabylie. Je voyage seule. Je suis attirée surtout par le parc du djudjura et ses villages. Comment trouver un hebergement peu onéreux ou une location et pouvoir une fois sur place m'intégrer un laps de temps pour découvrir les kabyles, les villages, les montagnes, sans oublier tout votre patrimoine (mer, archéologie, etc....). Je n'ai pas forcément envie de m'inscrire dans un circuit à partir de la france.Merci de me renseigner. Ah, voyager seule en transport en commun etc est ce actuellement un problème ? Que pouvez vous me dire aussi par rapport aux auberges de jeunesse et structures analogues ou l'on peut cotoyer des gens du pays et d'ailleurs ? Merci pour tout.
Niveau de vie en Algérie? English translation pending
Bonjour, salamalekum ! 🙂
J'aimerais savoir quel est le niveau de vie en Algérie pour un expat., un max. d'infos serait les bienvenues (niveau de vie, logement, vie sociale,
intégration, relations avec les Algériens, ...). D'avance merci.
Alternative au Torugart pour passer en Chine à vélo? English translation pending
Bonjour a tous,
Je suis en route pour la Chine et voudrais savoir si l un d entre vous a deja passe la frontiere entre la Chine et le Khirghizstan ailleurs qu au Torugart. Sur ma carte il y a deux cols plus au sud, mais je ne sais pas s il y a un poste frontiere et surtout s il laisse passer les cyclistes. Il y en a un sur la A371 entre erkech tam et Simhana et un autre sur la A370 pres de talgiy Shankou.... Merci d avance pour vos reponses et bon voyage a tous.
Philippe
Je suis en route pour la Chine et voudrais savoir si l un d entre vous a deja passe la frontiere entre la Chine et le Khirghizstan ailleurs qu au Torugart. Sur ma carte il y a deux cols plus au sud, mais je ne sais pas s il y a un poste frontiere et surtout s il laisse passer les cyclistes. Il y en a un sur la A371 entre erkech tam et Simhana et un autre sur la A370 pres de talgiy Shankou.... Merci d avance pour vos reponses et bon voyage a tous.
Philippe
Libye-Niger ou Algérie-Niger par voie terrestre English translation pending
j'ai le projet d'aller au Niger par l'Algérie ou la Lybie et je cherche des informations pour savoir quelle sera la solution la moins compliquée au niveau des formalités !... Je suis intéressé par l'expérience de ceux qui ont fait récemment ce parcours (l'un ou l'autre): difficultés administratives (invitation, changements des plaques, taxes diverses, etc...) et difficultés des pistes. Merci d'avance pour vous conseils !
Partir seule en Algérie? English translation pending
Bonjour y'a t'il des risques de partir seule en Algérie pour une jeune fille d'une vingtaine d'années???? quelqu'un l'a t'il deja fait?
et avez vous des endroits a me recommander en Algérie? Alger? Oran? le littoral?
merci
Algérie: quoi visiter et devises English translation pending
l'Algerie:
je voudrais savoir?les endroits a voirsles risques (ou)
mais surtout, comment dégoter de la monaie algerienne...
mais surtout, comment dégoter de la monaie algerienne...
Hébergement à Alger et Annaba? English translation pending
Je compte me rendre en Algérie en mai 06. Je ne souhaite pas faire ce voyage dans le cadre d'un tour opérator.
Qui pourrait me donner des tuyaux sur des petits hôtesl sympas et pas trop chers sur Alger et Annaba (Bône), voire même logements chez l'habitant ???
Maroc en VTT English translation pending
Je pars du 9 au 20 avril de Marrakech, peut-etre direction Ouarzazate par la route puis peut-etre des pistes ou des routes secondaires ? Bagages limités à un petit sac à dos (nuit à l'hotel) . Pouvez vous me donner des idées d'itinéraires et des conseils d'ordres générals. Aussi nous sommes pour l'instant que 2 potes et on ne serait pas mécontents d'avoir quelques acolites avec nous . Alors si le coeur vous en dit ...
Chipiok
Chipiok
Traversée du Haut Atlas (Maroc) English translation pending
hi,
je cherche des infos sur cette traversée...... j'envisage de la faire sans porteur ni guide....
Niveau camp et bivouac, ca gere ? Niveau Eau.....torrent, ruisseau?
Niveau Orientation, sentier.....c balisé correct ?...on y sera en juillet.
Y a moyen de gerer de la bouffe le long du trek ?
toutes vos infos m'interressent...
merci davance.
++
je cherche des infos sur cette traversée...... j'envisage de la faire sans porteur ni guide....
Niveau camp et bivouac, ca gere ? Niveau Eau.....torrent, ruisseau?
Niveau Orientation, sentier.....c balisé correct ?...on y sera en juillet.
Y a moyen de gerer de la bouffe le long du trek ?
toutes vos infos m'interressent...
merci davance.
++
Algérie avril 2004: morceaux choisis English translation pending
Bonjour,
Suite à un voyage en Algérie j’ai rédigé quelques textes relatant des épisodes de ce voyage qui m’ont particulièrement marqués.
Tout ça histoire de faire partager à d’autres voyageurs ce que j’ai vécu. Mais aussi pour donner une idée de voyage : l’Algérie est un pays magnifique et singulier. Les algériens que j’ai rencontrés sont généreux, intelligents. Différents de l’image que l’on peut en avoir ici. A ceux qui hésitent à s’y rendre, je dirais : allez-y ! C’est un pays où le voyageur est vraiment considéré comme tel.
Je voudrais remercier deux membres du forum qui m’ont aidé pour la préparation de ce voyage. Il s’agit de Sourires75 et de Camelito. Grand merci à eux.
Bonne route à tous,
guillaume
L’université populaire de Damous
Damous est une petite ville située à 130 km à l’Est d’Alger, coincée entre mer et montagnes.
A trois heures de l’après midi, nous mangeons des spaghettis avec une sauce tomate maison. Normal, notre hôte, David, est italien. « Ail et huile d’olive que j’ai ramenés d’Italie » précise t-il. Le tout accompagné de vin italien lui aussi. La porte de la petite maison est ouverte. Dehors, le soleil brille généreusement. On entend le ressac des vagues. La mer est à quelques mètres, en contrebas. Les voisins sont à une centaine de mètres, plus haut. Après le café (italien) de rigueur, nous prenons la route de Ténès afin de trouver un port ou un marché. Car nous voulons manger du poisson. Le soleil se couche, la route est sinueuse, les collines qui se jettent dans la mer sont couvertes de pins. L’eau de la mer Méditerranée est d’une belle couleur bleue. La cote des Dahras est vraiment magnifique. Après une vingtaine de km, nous trouvons un petit port, niché dans une crique. Quelques pécheurs sont assis par terre et raccommodent des filets. Leurs yeux sont braqués sur le gros 4X4 brillant et sur les trois occupants au look européen qui en sortent. Peu de paroles échangées. Les pêcheurs semblent être sur la défensive. « On croyait que c’était l’ONU » lâche l’un d’entre eux. Le commerce va mal, la région s’est dépeuplée avec les années de terrorisme. Au moment de reprendre la route de Damous, nous croisons un garde communal qui, fusil à l’épaule, marche sur un sentier, en direction des montagnes. Derrières celles-ci se trouvent la ville de Chlef, qui souffre encore d’une réputation d’insécurité.
Quelques instants plus tard, les rougets grillent. Après le rituel du café, la discussion se poursuit devant des bouteilles de vin et de bière. Thème de la soirée : pourquoi les humains ont-ils besoin de la religion ? Bouzid, kabyle ne croyant pas en Dieu expose sa thèse : « c’est parce qu’il faut aux hommes une béquille, quelque chose à quoi se raccrocher. » Kamel, le chauffeur du jour, a parcouru plus de 200 Km : il s’endort. Mohamed, le gardien de la maison, musulman mais buveur de vin, reste silencieux. David, fort de son expérience de biologiste, expose son idée : « c’est une réaction normale face à l’immensité et la complexité du monde. » La discussion s’achève avec l’explication d’un verset du coran… Notre cerveau agité par les idées et l’alcool sera bercé par le bruit des vagues qui se brisent contre les rochers. Assis devant la maison, face à la mer, on voit les lumières des gros cargos et des petites embarcations de pêche qui mouillent au large. Derrière nous, c’est la montagne et les forets de pins : leur noirceur nous donne l’impression d’être sur une île.
Le matin, odeurs d’iode et de café cohabitent dans la cuisine.
Vers Béjaia
Voilà presque trois heures que nous roulons. Nous avançons plutôt bien car la circulation est faible. Nous sommes pourtant mardi. Mais aujourd’hui c’est le 20 avril, jour du printemps berbère. Dans toute la Kabylie on commémore le 20 avril 1981. Ca tombe bien, nous sommes en Kabylie ! Il y a 23 ans, Mouloud Mammeri se voyait refuser la tenue d’une conférence à Tizi Ouzou. Des émeutes suivirent.
Aujourd’hui, quelques marches pacifiques sont prévues. Et la grève générale décrétée pour l’occasion remporte un franc succès. Depuis Bordj Ménaïel, nous ne voyons plus de commerces ouverts. Les rues de Tizi Ouzou sont désertes, tous les rideaux de fer ont été baissés. Aux endroits où les embouteillages sont (presque) perpétuels, les véhicules circulant se comptent sur les doigts d’une main. Dans les petits villages, le café ou l’épicerie restent ouverts. Mais une atmosphère de week-end flotte dans les ruelles.
Après la ville d’Azazga, la route monte et s’enfonce dans une belle forêt de chênes. Des singes sont groupés autour des véhicules garés au bord du bitume. En ce jour ‘’férié’’, beaucoup d’habitants des villes ont décidé de quitter leur appartement pour aller faire un tour dans la nature. Autant profiter de cet environnement magnifique et du beau soleil qui brille dans un ciel bleu exempt de tout nuage… La route sinueuse découvre de beaux points de vue sur de petites montagnes recouvertes de verdure. Le paysage ainsi que cette atmosphère particulière rendent le trajet très agréable.
Nous trouvons quand même un restaurant ouvert. Caché au bout d’un petit sentier poussiéreux, c’est une cabane faite de morceaux de bois plus ou moins pourris. D’ailleurs, rien n’indique qu’il s’agit d’un restaurant. Nous entrons dans ce lieu sombre dépourvu de fenêtres. Une petite dizaine d’hommes sont assis sur des chaises en plastique, en train de boire ou de manger. D’autres sont accoudés au comptoir : c’est une grande planche de bois brut sentant encore la résine. Nous saluons tout le monde et commandons de la viande et des frites. Nous sirotons une bière pendant que le patron s’affaire devant ces casseroles. Il est trois heures de l’après-midi et il n’a pas été surpris lorsque nous lui avons annoncé que nous voulions manger. C’est prêt et nous nous asseyons devant deux appétissantes assiettes. Perdu en pleine foret, �� l’écart de la route, on ne soupçonne pas qu’il existe ici, un lieu convivial ou l’on mange plutôt bien. Inutile de vérifier s’il figure dans un guide touristique. Je regarde ces hommes discuter entre eux. Ils boivent de la bière ou du vin. Un vieux, aveugle, est assis juste en face de moi. Il parle fort même si tous se taisent dès qu’il ouvre la bouche. Apparemment, il raconte une histoire. L’attention se fait de plus en plus vive et le silence de plus en plus profond. Jusqu’à ce que l’assistance (sauf moi car je ne comprend pas le kabyle) éclate de rire. Un peu frustré, je demande la traduction à l’ami qui m’accompagne : « on a resservit à ce vieux un verre de vin. Quelqu’un a payé à sa place. Il est aveugle alors les gens sont sympas avec lui. Il a donc dit que cela lui faisait plaisir, mais que celui qui lui offre du vin devrait aussi le ramener chez lui, car bientôt il ne tiendrait plus debout. »
Finissant mes frites et ma bière, je regarde encore une fois ces hommes. Ils ont le regard franc et semblent heureux d’être ici, ensembles. Ce restaurant est un lieu paisible. Il y a quelques heures encore, j’étais à Alger, dans le bruit, les encombrements, la foule. On se rassemblait devant les vitrines pour admirer les nouveaux téléphones portables. On se tassait dans des bus poussifs. On s’avachissait dans les profonds fauteuils du Hilton. Alors, comment ne pas être content de respirer l’air pur et de côtoyer une autre facette de ce pays ?
Nous avons repris la route à travers la foret. Au fil des kilomètres, les villages se font de plus en plus rares. Les collines de plus en plus abruptes. Puis la route commence sa descente en lacets vers Béjaia. Au bout, on tombe sur la Méditerranée.
Quelques minutes encore et nous allons retrouver les monts des Babors, recouverts d’une végétation luxuriante, l’oued asséché. Les habitants y prennent allègrement du gravier sans se soucier des conséquences en cas de crue.
Arrivée à destination. Je prends mes quartiers dans la chambre du fils cadet. Coup d’œil par la fenêtre : toujours là les bananiers, les poules et les chèvres. Des gosses jouent sur le chemin de terre défoncé.
Désormais, je serais membre de la famille et non invité, m’a t-on prévenu. Tant mieux, je me sens un peu chez moi dans cette belle campagne.
Soirée d’adieux
Ce soir, je dois passer chez Hicham pour récupérer mon sac. Je dormirais chez Amine, qui habite tout près de la gare routière. Demain matin, une fois sorti du lit, je serais dans le bus pour Constantine.
Je monte rapidement à l’étage de la grande maison pour prendre mes affaires. Je me rappelle la soirée d’hier, passée dans cette chambre. Après avoir parlé littérature française avec Mouloud (le père), Yassine (un des fils) a joué de la mandole accompagné de Karim (un cousin de Yassine) à la derbouka. Au programme, des chansons kabyles et du chaabi.
Fini les songes, il faut y aller. Mon barda est jeté dans le coffre de la 206. Je salut Mouloud, Yassine et Souad (une des filles), les remercie pour l’hébergement, les repas etc... Mais Hicham, qui doit me « taxier » jusque chez mon nouvel hôte, ne se décide pas à partir. Qu’est-ce qu’il attend ? La mère vient me dire au revoir, puis c’est la petite Nawel (la cadette) qui est là avec un grand sourire. Quelques minutes encore à rester planté devant la maison et je m’aperçois que toute la famille est réunie sur le seuil de porte pour me faire ses adieux. Tous ont l’air triste de me voir partir. Je ne peux pas longtemps résister : j’ai le cœur gros et les larmes qui montent, inexorablement. Pourtant, je ne peux pas rester éternellement à Béjaia ! Je suis là pour voyager, pas pour m’encroûter ! Mais devant tous ces yeux tournés vers moi, je me demande pourquoi je vais à Constantine. Encore des poignées de mains. Prenant un air solennel, Mouloud m’assure que j’ai une deuxième famille ici et que je peux revenir quand je veux. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?
Dix minutes après, je suis dans une autre famille. La maîtresse de maison a préparé un succulent couscous et veut que je mange, que je mange encore et encore.
Son fils Amine m’amènera à la gare routière le lendemain, à six heures du matin. Le souvenir de tous les visages aperçus la veille m’accompagnera pendant tout le long voyage en bus. Ils m’accompagnent encore aujourd’hui …
Où suis-je ?
Dans le hall du théâtre, l’ambiance est celle de ‘’l’avant spectacle’’. Toutes les personnes qui patientent sont bien habillées. Plusieurs d’entre elles s’apostrophent. On parle un français châtié : « comment allez-vous cher ami ? » « Avez vous fait bon voyage ? » A travers les baies vitrées sales, on voit la rue. A cette heure là, l’activité se meurt. Des hommes sont négligemment assis sur les marches du théâtre. La plupart portent des vêtements sales. Les changeurs d’argent et les vendeurs de téléphones portables ont déserté la grande place toute proche.
Vingt heures, le concert va commencer. Une petite foule se dirige vers les places de l’orchestre. Un lourd lustre éclaire péniblement la salle. La décoration est pâle, les couleurs des peintures sont un peu fanées. Les dorures sont légèrement moisies. Il s’agit d’un vrai petit opéra en miniature. Sans doute construit au temps de la colonisation française. Des personnes se placent au 1er balcon, d’autres, dans la baignoire. Dans une ambiance très cordiale et légèrement guindée. Pas d’agitation, politesse presque exagérée.
Sur la scène, de lourd tapis ont été installés. Sur ces derniers s’installent trois femmes parées de voiles fins, bleus et brillants. Le spectacle va débuter et les applaudissements accompagnent l’entrée d’Athmane Baly. Sa profession est médecin, mais il est plus connu en tant que joueur de luth et chanteur. Il habite Djanet (sud est de l’Algérie) depuis toujours. L’artiste propose au public un voyage dans le grand sud algérien.
Lorsque la musique commence à raisonner dans le vieux théâtre, la magie opère et tout le monde est transporté vers la région du Tassilli. Au bout de quelques minutes, de nombreuses personnes frappent dans leurs mains et sont debout. Fini la bienséance de tout à l’heure ! Entre chaque morceau, Athmane Baly raconte une histoire. Le plus souvent vraies, ces anecdotes sont à la base de sa poésie. Il raconte en tamashek puis traduit en français. Silence. Ses doigts caressent les cordes du luth et nous nous retrouvons instantanément à 1500 kilomètres plus au sud. Je me pose la question : ou suis-je ? Dans un théâtre français ? A Constantine ? A Djanet ? Sensation étrange qu me poursuit jusqu’à la fin du récital.
A 22h30, les rues sont désertes et tristes. Je suis à Constantine, c’est sûr. Ce petit voyage musical était très agréable. Mais l’imagination ne me suffit pas : six heures de bus sont au programme de demain, cinq heures le surlendemain et ensuite, ce sera le grand départ pour le désert. Un vrai voyage dans l’espace. Sans musique. Le ‘’chef’’ de cette petite ‘’expédition’’ l’a certifié : il n’y a pas d’autoradio dans le 4X4. « Nous écouterons le bruit des quarts métalliques qui s’entrechoquent à chaque irrégularité du bitume » s’amuse t-il. Avec le sable, un lecteur de CD risque d’être rapidement hors d’usage.
Une journée sur la RN1
A 6h05, un soleil rouge est juste au-dessus de l’horizon. Je regarde par la baie vitrée cette ville dite « blanche » qui devient de plus en plus lumineuse. Ce lever de soleil, vu depuis le 10ème et dernier étage d’un immeuble situé sur les hauteurs d’Alger, à une saveur très particulière. Aujourd’hui, c’est cap au sud, par la transsaharienne. En 12 heures nous passerons de la mer au désert, des plages aux dunes, des champs de blé au reg…. Le soleil est mon compagnon de la matinée, il me caresse doucement le bras. Il disparaît lorsque nous passons dans les gorges de Chiffa, longues de 9 km et couvertes d’une végétation dense. La route suit le tracé de l’oued qui a creusé cette fabuleuse entaille. Le tableau serait idyllique s’il n’y avait pas tous les 200 mètres un blindé de l’armée posté là, seulement pour gâcher le paysage ! Mais la nuit, mieux vaut éviter de circuler à cet endroit.
A Médéa, nous contemplons les montagnes, les cultures parsemées de coquelicots, des forets de résineux. J’emmagasine la splendide couleur verte de ce paysage en prévision des jours à venir. Ici ou là un mirador, des maisons abandonnées : vestiges bien récents, qui ne se visitent pas.
Le soleil, toujours lui, est déjà très haut lorsque nous nous arrêtons sur le bord de la route pour manger. A l’ombre d’un arbre, tout près d’un café abandonné. Autour de nous s’étend la steppe. Des touffes d’herbe émergent du sable. Plus que quelques kilomètres et nous arriverons à Laghouat.
Cette lande morne et uniforme s’achève au village de Berriane, situé un peu avant Ghardaia. Les murs en pisé rouge, les enfants avec la peau presque noire qui jouent sur le bord de la route, les palmiers par centaines, l’eau qui ruisselle dans de petites rigoles, le sable, de plus en plus présent. Le Sud arrive, doucement mais sûrement.
Je n’aurais jamais imaginé boire du vin, assis sur une dune, derrière une église. Et pourtant, c’est ce que je suis en train de faire ! L’église est celle d’El Golea, ville situé à 900 Km au sud d’Alger. Nous fêtons notre entrée dans le désert. Les dunes sont juste derrière l’édifice religieux. Un avant goût du grand erg occidental, qui commence quelques kilomètres plus loin. Le lendemain matin, une lumière douce enveloppe l’étendue de sable, les palmiers et le clocher rougeâtre… Réveil dans un autre monde, très différent de la région d’Alger ou de la kabylie. Sommes-nous encore en Algérie ?
M’Guiden plage
Quelques minutes à s’amuser dans les premières dunes du grand erg occidental, à une trentaine de km au sud d’El Golea : voilà la seule distraction de la matinée. Maintenant, un sol jaune uniformément plat s’étend sur des kilomètres. Rien qui puisse accrocher le regard. Pas une touffe d’herbe, ni une grosse pierre. Ca n’en finit pas, les 200 kilomètres sont interminables. En outre, la route est peu fréquentée. Le silence s’est imposé dans l’habitacle de la ‘’Toy’’. Plongé dans un demi-sommeil, nous nous arrêtons en face d’un café aux portes clauses. Aujourd’hui c’est la fête de Mouloud et ce jour est férié. La présence du café nous indique que nous sommes arrivé au village de M’Guiden, situé à 215 kilomètres d’El Golea et à 130 kilomètres de Timimoun. Les habitations sont un peu éloignées de la route. Autour de deux cafés et de l’habituelle caserne, rien. Seulement le ruban de bitume qui s’étire à perte de vue. Le 2ème café est ouvert. Nous buvons un thé en regardant la décoration originale : photos de New York et de Long Island, de Dauphins, de bord de mer. Ici, la première vague est à 1000 kilomètres et il est vain de chercher l’ombre d’un arbre. Le silence règne aussi dans le café. On mange quelques gâteaux on se rafraîchit le visage avec l’eau brûlante qui coule d’un robinet placé dehors. Une fois sur la route, le policier posté au barrage, nous fait signe d’y aller après avoir vérifié de visu que nous sommes tous algériens… Timimoun n’est pas très loin. 130 kilomètres seulement, mais 130 km de vide, de plat. On peut toujours s’assoupir en rêvant à une île de Polynésie ou à une sirène...
Adrar la kabyle
Adrar est située à 1500 km au sud ouest d’Alger au milieu d’une région du Sahara dénommée le Touat.
Après avoir fait 50 km de route, nous apercevons cette ville. Un barrage de police est dressé à l’entrée de la ville. Nous passons puis longeons l’université Patrice Lumumba. Des bus garés devant la fac déversent les étudiants sur des trottoirs poussiéreux. Adrar a été construite par les français. Avant l’installation d’une caserne au début du siècle, seuls existaient des villages. Celui de Timmi, qui se trouve dorénavant dans la banlieue du chef lieu de wilaya est un village caractéristique de la région du Touat. Dans les rues tortueuses et étroites passent des rigoles destinées à l’alimentation en eau des maisons et des palmeraies. La couleur rouge des murs contraste avec le vert des palmiers ou le jaune des haïks couvrant les femmes. Dans Adrar, les rues sont larges et se coupent à angle droit. La place centrale, immense et déserte, est bétonnée. L’entrée d’un des deux marchés est l’imitation d’un mur de bordj. Quelques maisons ne sont plus que des gravats. Les pluies torrentielles tombées peu avant notre arrivée ont fait beaucoup de dégâts. Aux sorties de la ville se dressent des camps de toiles de tente ou logent des sinistrés qui ont perdu leur habitation.
Nous entrons dans un café afin d’y prendre un petit déjeuné. Ce matin, nous n’avons pu prendre qu’un maigre café, notre maison, isolée en plein désert, est privée d’eau et d’électricité suite au grand vent de sable qui a soufflé la veille. A cette heure matinale, la terrasse du café est déserte. A l’intérieur, surprise ! Dans un coin de la pièce est accrochée une photo de Lounès Matoub. Plusieurs posters à l’effigie du chanteur kabyle trônent près du comptoir ou de la télé. Le patron nous salue en kabyle. Il est venu ici il y a deux ans pour monter un café. « Avant mon arrivée, il n’y avait rien ici explique t-il. J’ai construit la terrasse, mis des fleurs et des plantes. Maintenant, c’est agréable. » Baptisé JSK2, du nom de l’équipe de foot kabyle Jeunesse Sportive de Kabylie (2 parce que la ville compte déjà un café JSK) les tables se remplissent au fur et à mesure que l’heure avance.
Après avoir bu un ‘’crème’’ (un café au lait), passage au Taxiphone d’a coté. Tiens, j’ai déjà vu cette photo quelque part… C’est encore Lounès Matoub ! Au moment de payer la communication, je regarde les cartes postales à vendre. Des cartes de Tizi Ouzou, du Djurdjura, de Bejaia. Le patron du Taxiphone vient de Kabylie lui aussi. Il m’explique les raisons de sa venue : « au Nord, tu ne trouves pas de travail et au Sud, les habitants ne savent pas tenir un commerce. Tu peux y monter ton affaire et en vivre pas trop mal. Ici, la vie est un peu moins chère qu’au Nord. »
Quelques heures plus tard, retour à la terrasse du JSK2 en compagnie de plusieurs autres ‘’expatriés’’ ayant un commerce ou une plantation dans la région. On discute de la chaleur qui, en ce début mai, commence à arriver. « Dans deux mois nous serons chez nous, sûr et certain. C’est impossible de rester ici l’été. Trop chaud, et puis, notre pays nous manque tellement… » dit l’un d’entre eux, songeur. 1500 kilomètres nous séparent des montagnes kabyles.
Comme si un autre temps surgissait
Un petit village. Quelques faibles ampoules orange éclairent ici où là les rues entièrement recouvertes de sable. On avance dans une demi obscurité, croisant des silhouettes de femmes silencieuses, ressentant le souffle d’enfants qui courent. Nous suivons Abderhamane à travers un labyrinthe fait de murs de pisé rouge. La chaleur de la journée s’est estompée. Nous passons une petite porte en fer et entrons dans un jardin. Sur le sol, entre quelques palmiers et tout prêt d’un bassin, des tapis sont installés. Nous nous déchaussons et nous asseyons. Le silence se fait. On entend l’eau couler doucement dans le bassin. Entre les feuilles des palmiers, on aperçoit les étoiles qui commencent à apparaître. La maison se trouve juste à coté, a demi enterrée dans le sol. Plus loin c’est encore le jardin. Plongé dans l’obscurité, il garde ses mystères… Le couscous se prépare, l’eau du thé va bientôt bouillir, nous sommes allongés, goûtant à ce moment de calme. On se laisse aller doucement à la rêverie. Bien être et bonheur de se retrouver dans un endroit qui semble tout droit sorti d’une légende. Un peu les mille et une nuits.
Des dattes en guise d’entrée. Abderhamane nous donne davantage de précisons sur cette maison : « elle appartient à ma belle-famille. C’est une belle maison dotée d’un grand jardin. Malheureusement pas entretenu comme il le faudrait. En revanche, nous prenons soin de cette demeure, qui appartient à la famille depuis plusieurs générations. C’est une maison de notable, elle est grande et il y a quelques dizaines d’année, c’était le grand luxe de posséder une demeure comme celle-ci. Mais tout est fragile. Certaines règles de base sont à respecter : ne pas faire de réparation ou d’agrandissement n’importe comment. Faire attention à l’usage de l’eau à l’intérieur et à l’extérieur de la maison. Ne pas laisser s’abîmer les murs. Il s’agit de simples précautions. Mais elles ne sont plus respectées. Car c’est un peu contraignant. Aujourd’hui, les gens veulent avoir du temps libre. La conservation des habitations traditionnelles demande un peu de temps. Si cet entretient est bâclé, la bâtisse risque de s’effondrer au premières pluies fortes. C’est ce qui s’est passé récemment. »
Les enfants apportent le couscous dans un grand plat en bois appelé ksab. Tout le monde piochera dedans. Puis c’est au tour du thé. La nuit est devenue bien noire, les histoires liées au désert s’enchaînent. Souvenirs d’égarement, de rencontres, de trouvailles… Quelques blagues aussi, sur la religion ou le sexe. Abderhamane évoque une journée passée dans la demeure d’un homme raffiné. Celui-ci prenait le thé plusieurs fois par jour. A chaque fois dans un lieu différent défini à l’avance. C’était il y a 15 ans, et notre ôte ignore si cet homme riche et oisif est encore en vie.
Les montres sont rangées au fond de nos sacs. Ce soir, nous n’avons plus de montres, mais nous avons le temps. Les étoiles ont bougé depuis tout à l’heure : c’est un rythme qui convient bien à cet endroit.
Lorsque nous sortons du jardin, nous retrouvons la rue comme nous l’avions laissée. Une petite fête vient de se terminer et toutes les familles rentrent chez elles sans se presser.
Sur la route du retour à notre lieu de villégiature, le compteur est bloqué sur 100 km/h. Dans la lumière des phares apparaît une bicoque carrée et sans fenêtres. C’est là que nous passons nos nuits. Ceux qui choisissent de dormir à l’intérieur doivent supporter la chaleur. Ceux qui préfèrent la terrasse se préparent à supporter les hurlements des renards. Je regrette de n’être pas rester dans le jardin, quels doux rêves aurais-je pu faire !
Suite à un voyage en Algérie j’ai rédigé quelques textes relatant des épisodes de ce voyage qui m’ont particulièrement marqués.
Tout ça histoire de faire partager à d’autres voyageurs ce que j’ai vécu. Mais aussi pour donner une idée de voyage : l’Algérie est un pays magnifique et singulier. Les algériens que j’ai rencontrés sont généreux, intelligents. Différents de l’image que l’on peut en avoir ici. A ceux qui hésitent à s’y rendre, je dirais : allez-y ! C’est un pays où le voyageur est vraiment considéré comme tel.
Je voudrais remercier deux membres du forum qui m’ont aidé pour la préparation de ce voyage. Il s’agit de Sourires75 et de Camelito. Grand merci à eux.
Bonne route à tous,
guillaume
L’université populaire de Damous
Damous est une petite ville située à 130 km à l’Est d’Alger, coincée entre mer et montagnes.
A trois heures de l’après midi, nous mangeons des spaghettis avec une sauce tomate maison. Normal, notre hôte, David, est italien. « Ail et huile d’olive que j’ai ramenés d’Italie » précise t-il. Le tout accompagné de vin italien lui aussi. La porte de la petite maison est ouverte. Dehors, le soleil brille généreusement. On entend le ressac des vagues. La mer est à quelques mètres, en contrebas. Les voisins sont à une centaine de mètres, plus haut. Après le café (italien) de rigueur, nous prenons la route de Ténès afin de trouver un port ou un marché. Car nous voulons manger du poisson. Le soleil se couche, la route est sinueuse, les collines qui se jettent dans la mer sont couvertes de pins. L’eau de la mer Méditerranée est d’une belle couleur bleue. La cote des Dahras est vraiment magnifique. Après une vingtaine de km, nous trouvons un petit port, niché dans une crique. Quelques pécheurs sont assis par terre et raccommodent des filets. Leurs yeux sont braqués sur le gros 4X4 brillant et sur les trois occupants au look européen qui en sortent. Peu de paroles échangées. Les pêcheurs semblent être sur la défensive. « On croyait que c’était l’ONU » lâche l’un d’entre eux. Le commerce va mal, la région s’est dépeuplée avec les années de terrorisme. Au moment de reprendre la route de Damous, nous croisons un garde communal qui, fusil à l’épaule, marche sur un sentier, en direction des montagnes. Derrières celles-ci se trouvent la ville de Chlef, qui souffre encore d’une réputation d’insécurité.
Quelques instants plus tard, les rougets grillent. Après le rituel du café, la discussion se poursuit devant des bouteilles de vin et de bière. Thème de la soirée : pourquoi les humains ont-ils besoin de la religion ? Bouzid, kabyle ne croyant pas en Dieu expose sa thèse : « c’est parce qu’il faut aux hommes une béquille, quelque chose à quoi se raccrocher. » Kamel, le chauffeur du jour, a parcouru plus de 200 Km : il s’endort. Mohamed, le gardien de la maison, musulman mais buveur de vin, reste silencieux. David, fort de son expérience de biologiste, expose son idée : « c’est une réaction normale face à l’immensité et la complexité du monde. » La discussion s’achève avec l’explication d’un verset du coran… Notre cerveau agité par les idées et l’alcool sera bercé par le bruit des vagues qui se brisent contre les rochers. Assis devant la maison, face à la mer, on voit les lumières des gros cargos et des petites embarcations de pêche qui mouillent au large. Derrière nous, c’est la montagne et les forets de pins : leur noirceur nous donne l’impression d’être sur une île.
Le matin, odeurs d’iode et de café cohabitent dans la cuisine.
Vers Béjaia
Voilà presque trois heures que nous roulons. Nous avançons plutôt bien car la circulation est faible. Nous sommes pourtant mardi. Mais aujourd’hui c’est le 20 avril, jour du printemps berbère. Dans toute la Kabylie on commémore le 20 avril 1981. Ca tombe bien, nous sommes en Kabylie ! Il y a 23 ans, Mouloud Mammeri se voyait refuser la tenue d’une conférence à Tizi Ouzou. Des émeutes suivirent.
Aujourd’hui, quelques marches pacifiques sont prévues. Et la grève générale décrétée pour l’occasion remporte un franc succès. Depuis Bordj Ménaïel, nous ne voyons plus de commerces ouverts. Les rues de Tizi Ouzou sont désertes, tous les rideaux de fer ont été baissés. Aux endroits où les embouteillages sont (presque) perpétuels, les véhicules circulant se comptent sur les doigts d’une main. Dans les petits villages, le café ou l’épicerie restent ouverts. Mais une atmosphère de week-end flotte dans les ruelles.
Après la ville d’Azazga, la route monte et s’enfonce dans une belle forêt de chênes. Des singes sont groupés autour des véhicules garés au bord du bitume. En ce jour ‘’férié’’, beaucoup d’habitants des villes ont décidé de quitter leur appartement pour aller faire un tour dans la nature. Autant profiter de cet environnement magnifique et du beau soleil qui brille dans un ciel bleu exempt de tout nuage… La route sinueuse découvre de beaux points de vue sur de petites montagnes recouvertes de verdure. Le paysage ainsi que cette atmosphère particulière rendent le trajet très agréable.
Nous trouvons quand même un restaurant ouvert. Caché au bout d’un petit sentier poussiéreux, c’est une cabane faite de morceaux de bois plus ou moins pourris. D’ailleurs, rien n’indique qu’il s’agit d’un restaurant. Nous entrons dans ce lieu sombre dépourvu de fenêtres. Une petite dizaine d’hommes sont assis sur des chaises en plastique, en train de boire ou de manger. D’autres sont accoudés au comptoir : c’est une grande planche de bois brut sentant encore la résine. Nous saluons tout le monde et commandons de la viande et des frites. Nous sirotons une bière pendant que le patron s’affaire devant ces casseroles. Il est trois heures de l’après-midi et il n’a pas été surpris lorsque nous lui avons annoncé que nous voulions manger. C’est prêt et nous nous asseyons devant deux appétissantes assiettes. Perdu en pleine foret, �� l’écart de la route, on ne soupçonne pas qu’il existe ici, un lieu convivial ou l’on mange plutôt bien. Inutile de vérifier s’il figure dans un guide touristique. Je regarde ces hommes discuter entre eux. Ils boivent de la bière ou du vin. Un vieux, aveugle, est assis juste en face de moi. Il parle fort même si tous se taisent dès qu’il ouvre la bouche. Apparemment, il raconte une histoire. L’attention se fait de plus en plus vive et le silence de plus en plus profond. Jusqu’à ce que l’assistance (sauf moi car je ne comprend pas le kabyle) éclate de rire. Un peu frustré, je demande la traduction à l’ami qui m’accompagne : « on a resservit à ce vieux un verre de vin. Quelqu’un a payé à sa place. Il est aveugle alors les gens sont sympas avec lui. Il a donc dit que cela lui faisait plaisir, mais que celui qui lui offre du vin devrait aussi le ramener chez lui, car bientôt il ne tiendrait plus debout. »
Finissant mes frites et ma bière, je regarde encore une fois ces hommes. Ils ont le regard franc et semblent heureux d’être ici, ensembles. Ce restaurant est un lieu paisible. Il y a quelques heures encore, j’étais à Alger, dans le bruit, les encombrements, la foule. On se rassemblait devant les vitrines pour admirer les nouveaux téléphones portables. On se tassait dans des bus poussifs. On s’avachissait dans les profonds fauteuils du Hilton. Alors, comment ne pas être content de respirer l’air pur et de côtoyer une autre facette de ce pays ?
Nous avons repris la route à travers la foret. Au fil des kilomètres, les villages se font de plus en plus rares. Les collines de plus en plus abruptes. Puis la route commence sa descente en lacets vers Béjaia. Au bout, on tombe sur la Méditerranée.
Quelques minutes encore et nous allons retrouver les monts des Babors, recouverts d’une végétation luxuriante, l’oued asséché. Les habitants y prennent allègrement du gravier sans se soucier des conséquences en cas de crue.
Arrivée à destination. Je prends mes quartiers dans la chambre du fils cadet. Coup d’œil par la fenêtre : toujours là les bananiers, les poules et les chèvres. Des gosses jouent sur le chemin de terre défoncé.
Désormais, je serais membre de la famille et non invité, m’a t-on prévenu. Tant mieux, je me sens un peu chez moi dans cette belle campagne.
Soirée d’adieux
Ce soir, je dois passer chez Hicham pour récupérer mon sac. Je dormirais chez Amine, qui habite tout près de la gare routière. Demain matin, une fois sorti du lit, je serais dans le bus pour Constantine.
Je monte rapidement à l’étage de la grande maison pour prendre mes affaires. Je me rappelle la soirée d’hier, passée dans cette chambre. Après avoir parlé littérature française avec Mouloud (le père), Yassine (un des fils) a joué de la mandole accompagné de Karim (un cousin de Yassine) à la derbouka. Au programme, des chansons kabyles et du chaabi.
Fini les songes, il faut y aller. Mon barda est jeté dans le coffre de la 206. Je salut Mouloud, Yassine et Souad (une des filles), les remercie pour l’hébergement, les repas etc... Mais Hicham, qui doit me « taxier » jusque chez mon nouvel hôte, ne se décide pas à partir. Qu’est-ce qu’il attend ? La mère vient me dire au revoir, puis c’est la petite Nawel (la cadette) qui est là avec un grand sourire. Quelques minutes encore à rester planté devant la maison et je m’aperçois que toute la famille est réunie sur le seuil de porte pour me faire ses adieux. Tous ont l’air triste de me voir partir. Je ne peux pas longtemps résister : j’ai le cœur gros et les larmes qui montent, inexorablement. Pourtant, je ne peux pas rester éternellement à Béjaia ! Je suis là pour voyager, pas pour m’encroûter ! Mais devant tous ces yeux tournés vers moi, je me demande pourquoi je vais à Constantine. Encore des poignées de mains. Prenant un air solennel, Mouloud m’assure que j’ai une deuxième famille ici et que je peux revenir quand je veux. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?
Dix minutes après, je suis dans une autre famille. La maîtresse de maison a préparé un succulent couscous et veut que je mange, que je mange encore et encore.
Son fils Amine m’amènera à la gare routière le lendemain, à six heures du matin. Le souvenir de tous les visages aperçus la veille m’accompagnera pendant tout le long voyage en bus. Ils m’accompagnent encore aujourd’hui …
Où suis-je ?
Dans le hall du théâtre, l’ambiance est celle de ‘’l’avant spectacle’’. Toutes les personnes qui patientent sont bien habillées. Plusieurs d’entre elles s’apostrophent. On parle un français châtié : « comment allez-vous cher ami ? » « Avez vous fait bon voyage ? » A travers les baies vitrées sales, on voit la rue. A cette heure là, l’activité se meurt. Des hommes sont négligemment assis sur les marches du théâtre. La plupart portent des vêtements sales. Les changeurs d’argent et les vendeurs de téléphones portables ont déserté la grande place toute proche.
Vingt heures, le concert va commencer. Une petite foule se dirige vers les places de l’orchestre. Un lourd lustre éclaire péniblement la salle. La décoration est pâle, les couleurs des peintures sont un peu fanées. Les dorures sont légèrement moisies. Il s’agit d’un vrai petit opéra en miniature. Sans doute construit au temps de la colonisation française. Des personnes se placent au 1er balcon, d’autres, dans la baignoire. Dans une ambiance très cordiale et légèrement guindée. Pas d’agitation, politesse presque exagérée.
Sur la scène, de lourd tapis ont été installés. Sur ces derniers s’installent trois femmes parées de voiles fins, bleus et brillants. Le spectacle va débuter et les applaudissements accompagnent l’entrée d’Athmane Baly. Sa profession est médecin, mais il est plus connu en tant que joueur de luth et chanteur. Il habite Djanet (sud est de l’Algérie) depuis toujours. L’artiste propose au public un voyage dans le grand sud algérien.
Lorsque la musique commence à raisonner dans le vieux théâtre, la magie opère et tout le monde est transporté vers la région du Tassilli. Au bout de quelques minutes, de nombreuses personnes frappent dans leurs mains et sont debout. Fini la bienséance de tout à l’heure ! Entre chaque morceau, Athmane Baly raconte une histoire. Le plus souvent vraies, ces anecdotes sont à la base de sa poésie. Il raconte en tamashek puis traduit en français. Silence. Ses doigts caressent les cordes du luth et nous nous retrouvons instantanément à 1500 kilomètres plus au sud. Je me pose la question : ou suis-je ? Dans un théâtre français ? A Constantine ? A Djanet ? Sensation étrange qu me poursuit jusqu’à la fin du récital.
A 22h30, les rues sont désertes et tristes. Je suis à Constantine, c’est sûr. Ce petit voyage musical était très agréable. Mais l’imagination ne me suffit pas : six heures de bus sont au programme de demain, cinq heures le surlendemain et ensuite, ce sera le grand départ pour le désert. Un vrai voyage dans l’espace. Sans musique. Le ‘’chef’’ de cette petite ‘’expédition’’ l’a certifié : il n’y a pas d’autoradio dans le 4X4. « Nous écouterons le bruit des quarts métalliques qui s’entrechoquent à chaque irrégularité du bitume » s’amuse t-il. Avec le sable, un lecteur de CD risque d’être rapidement hors d’usage.
Une journée sur la RN1
A 6h05, un soleil rouge est juste au-dessus de l’horizon. Je regarde par la baie vitrée cette ville dite « blanche » qui devient de plus en plus lumineuse. Ce lever de soleil, vu depuis le 10ème et dernier étage d’un immeuble situé sur les hauteurs d’Alger, à une saveur très particulière. Aujourd’hui, c’est cap au sud, par la transsaharienne. En 12 heures nous passerons de la mer au désert, des plages aux dunes, des champs de blé au reg…. Le soleil est mon compagnon de la matinée, il me caresse doucement le bras. Il disparaît lorsque nous passons dans les gorges de Chiffa, longues de 9 km et couvertes d’une végétation dense. La route suit le tracé de l’oued qui a creusé cette fabuleuse entaille. Le tableau serait idyllique s’il n’y avait pas tous les 200 mètres un blindé de l’armée posté là, seulement pour gâcher le paysage ! Mais la nuit, mieux vaut éviter de circuler à cet endroit.
A Médéa, nous contemplons les montagnes, les cultures parsemées de coquelicots, des forets de résineux. J’emmagasine la splendide couleur verte de ce paysage en prévision des jours à venir. Ici ou là un mirador, des maisons abandonnées : vestiges bien récents, qui ne se visitent pas.
Le soleil, toujours lui, est déjà très haut lorsque nous nous arrêtons sur le bord de la route pour manger. A l’ombre d’un arbre, tout près d’un café abandonné. Autour de nous s’étend la steppe. Des touffes d’herbe émergent du sable. Plus que quelques kilomètres et nous arriverons à Laghouat.
Cette lande morne et uniforme s’achève au village de Berriane, situé un peu avant Ghardaia. Les murs en pisé rouge, les enfants avec la peau presque noire qui jouent sur le bord de la route, les palmiers par centaines, l’eau qui ruisselle dans de petites rigoles, le sable, de plus en plus présent. Le Sud arrive, doucement mais sûrement.
Je n’aurais jamais imaginé boire du vin, assis sur une dune, derrière une église. Et pourtant, c’est ce que je suis en train de faire ! L’église est celle d’El Golea, ville situé à 900 Km au sud d’Alger. Nous fêtons notre entrée dans le désert. Les dunes sont juste derrière l’édifice religieux. Un avant goût du grand erg occidental, qui commence quelques kilomètres plus loin. Le lendemain matin, une lumière douce enveloppe l’étendue de sable, les palmiers et le clocher rougeâtre… Réveil dans un autre monde, très différent de la région d’Alger ou de la kabylie. Sommes-nous encore en Algérie ?
M’Guiden plage
Quelques minutes à s’amuser dans les premières dunes du grand erg occidental, à une trentaine de km au sud d’El Golea : voilà la seule distraction de la matinée. Maintenant, un sol jaune uniformément plat s’étend sur des kilomètres. Rien qui puisse accrocher le regard. Pas une touffe d’herbe, ni une grosse pierre. Ca n’en finit pas, les 200 kilomètres sont interminables. En outre, la route est peu fréquentée. Le silence s’est imposé dans l’habitacle de la ‘’Toy’’. Plongé dans un demi-sommeil, nous nous arrêtons en face d’un café aux portes clauses. Aujourd’hui c’est la fête de Mouloud et ce jour est férié. La présence du café nous indique que nous sommes arrivé au village de M’Guiden, situé à 215 kilomètres d’El Golea et à 130 kilomètres de Timimoun. Les habitations sont un peu éloignées de la route. Autour de deux cafés et de l’habituelle caserne, rien. Seulement le ruban de bitume qui s’étire à perte de vue. Le 2ème café est ouvert. Nous buvons un thé en regardant la décoration originale : photos de New York et de Long Island, de Dauphins, de bord de mer. Ici, la première vague est à 1000 kilomètres et il est vain de chercher l’ombre d’un arbre. Le silence règne aussi dans le café. On mange quelques gâteaux on se rafraîchit le visage avec l’eau brûlante qui coule d’un robinet placé dehors. Une fois sur la route, le policier posté au barrage, nous fait signe d’y aller après avoir vérifié de visu que nous sommes tous algériens… Timimoun n’est pas très loin. 130 kilomètres seulement, mais 130 km de vide, de plat. On peut toujours s’assoupir en rêvant à une île de Polynésie ou à une sirène...
Adrar la kabyle
Adrar est située à 1500 km au sud ouest d’Alger au milieu d’une région du Sahara dénommée le Touat.
Après avoir fait 50 km de route, nous apercevons cette ville. Un barrage de police est dressé à l’entrée de la ville. Nous passons puis longeons l’université Patrice Lumumba. Des bus garés devant la fac déversent les étudiants sur des trottoirs poussiéreux. Adrar a été construite par les français. Avant l’installation d’une caserne au début du siècle, seuls existaient des villages. Celui de Timmi, qui se trouve dorénavant dans la banlieue du chef lieu de wilaya est un village caractéristique de la région du Touat. Dans les rues tortueuses et étroites passent des rigoles destinées à l’alimentation en eau des maisons et des palmeraies. La couleur rouge des murs contraste avec le vert des palmiers ou le jaune des haïks couvrant les femmes. Dans Adrar, les rues sont larges et se coupent à angle droit. La place centrale, immense et déserte, est bétonnée. L’entrée d’un des deux marchés est l’imitation d’un mur de bordj. Quelques maisons ne sont plus que des gravats. Les pluies torrentielles tombées peu avant notre arrivée ont fait beaucoup de dégâts. Aux sorties de la ville se dressent des camps de toiles de tente ou logent des sinistrés qui ont perdu leur habitation.
Nous entrons dans un café afin d’y prendre un petit déjeuné. Ce matin, nous n’avons pu prendre qu’un maigre café, notre maison, isolée en plein désert, est privée d’eau et d’électricité suite au grand vent de sable qui a soufflé la veille. A cette heure matinale, la terrasse du café est déserte. A l’intérieur, surprise ! Dans un coin de la pièce est accrochée une photo de Lounès Matoub. Plusieurs posters à l’effigie du chanteur kabyle trônent près du comptoir ou de la télé. Le patron nous salue en kabyle. Il est venu ici il y a deux ans pour monter un café. « Avant mon arrivée, il n’y avait rien ici explique t-il. J’ai construit la terrasse, mis des fleurs et des plantes. Maintenant, c’est agréable. » Baptisé JSK2, du nom de l’équipe de foot kabyle Jeunesse Sportive de Kabylie (2 parce que la ville compte déjà un café JSK) les tables se remplissent au fur et à mesure que l’heure avance.
Après avoir bu un ‘’crème’’ (un café au lait), passage au Taxiphone d’a coté. Tiens, j’ai déjà vu cette photo quelque part… C’est encore Lounès Matoub ! Au moment de payer la communication, je regarde les cartes postales à vendre. Des cartes de Tizi Ouzou, du Djurdjura, de Bejaia. Le patron du Taxiphone vient de Kabylie lui aussi. Il m’explique les raisons de sa venue : « au Nord, tu ne trouves pas de travail et au Sud, les habitants ne savent pas tenir un commerce. Tu peux y monter ton affaire et en vivre pas trop mal. Ici, la vie est un peu moins chère qu’au Nord. »
Quelques heures plus tard, retour à la terrasse du JSK2 en compagnie de plusieurs autres ‘’expatriés’’ ayant un commerce ou une plantation dans la région. On discute de la chaleur qui, en ce début mai, commence à arriver. « Dans deux mois nous serons chez nous, sûr et certain. C’est impossible de rester ici l’été. Trop chaud, et puis, notre pays nous manque tellement… » dit l’un d’entre eux, songeur. 1500 kilomètres nous séparent des montagnes kabyles.
Comme si un autre temps surgissait
Un petit village. Quelques faibles ampoules orange éclairent ici où là les rues entièrement recouvertes de sable. On avance dans une demi obscurité, croisant des silhouettes de femmes silencieuses, ressentant le souffle d’enfants qui courent. Nous suivons Abderhamane à travers un labyrinthe fait de murs de pisé rouge. La chaleur de la journée s’est estompée. Nous passons une petite porte en fer et entrons dans un jardin. Sur le sol, entre quelques palmiers et tout prêt d’un bassin, des tapis sont installés. Nous nous déchaussons et nous asseyons. Le silence se fait. On entend l’eau couler doucement dans le bassin. Entre les feuilles des palmiers, on aperçoit les étoiles qui commencent à apparaître. La maison se trouve juste à coté, a demi enterrée dans le sol. Plus loin c’est encore le jardin. Plongé dans l’obscurité, il garde ses mystères… Le couscous se prépare, l’eau du thé va bientôt bouillir, nous sommes allongés, goûtant à ce moment de calme. On se laisse aller doucement à la rêverie. Bien être et bonheur de se retrouver dans un endroit qui semble tout droit sorti d’une légende. Un peu les mille et une nuits.
Des dattes en guise d’entrée. Abderhamane nous donne davantage de précisons sur cette maison : « elle appartient à ma belle-famille. C’est une belle maison dotée d’un grand jardin. Malheureusement pas entretenu comme il le faudrait. En revanche, nous prenons soin de cette demeure, qui appartient à la famille depuis plusieurs générations. C’est une maison de notable, elle est grande et il y a quelques dizaines d’année, c’était le grand luxe de posséder une demeure comme celle-ci. Mais tout est fragile. Certaines règles de base sont à respecter : ne pas faire de réparation ou d’agrandissement n’importe comment. Faire attention à l’usage de l’eau à l’intérieur et à l’extérieur de la maison. Ne pas laisser s’abîmer les murs. Il s’agit de simples précautions. Mais elles ne sont plus respectées. Car c’est un peu contraignant. Aujourd’hui, les gens veulent avoir du temps libre. La conservation des habitations traditionnelles demande un peu de temps. Si cet entretient est bâclé, la bâtisse risque de s’effondrer au premières pluies fortes. C’est ce qui s’est passé récemment. »
Les enfants apportent le couscous dans un grand plat en bois appelé ksab. Tout le monde piochera dedans. Puis c’est au tour du thé. La nuit est devenue bien noire, les histoires liées au désert s’enchaînent. Souvenirs d’égarement, de rencontres, de trouvailles… Quelques blagues aussi, sur la religion ou le sexe. Abderhamane évoque une journée passée dans la demeure d’un homme raffiné. Celui-ci prenait le thé plusieurs fois par jour. A chaque fois dans un lieu différent défini à l’avance. C’était il y a 15 ans, et notre ôte ignore si cet homme riche et oisif est encore en vie.
Les montres sont rangées au fond de nos sacs. Ce soir, nous n’avons plus de montres, mais nous avons le temps. Les étoiles ont bougé depuis tout à l’heure : c’est un rythme qui convient bien à cet endroit.
Lorsque nous sortons du jardin, nous retrouvons la rue comme nous l’avions laissée. Une petite fête vient de se terminer et toutes les familles rentrent chez elles sans se presser.
Sur la route du retour à notre lieu de villégiature, le compteur est bloqué sur 100 km/h. Dans la lumière des phares apparaît une bicoque carrée et sans fenêtres. C’est là que nous passons nos nuits. Ceux qui choisissent de dormir à l’intérieur doivent supporter la chaleur. Ceux qui préfèrent la terrasse se préparent à supporter les hurlements des renards. Je regrette de n’être pas rester dans le jardin, quels doux rêves aurais-je pu faire !
Tips for a 9-day itinerary in southern Morocco
Hi there!
As mentioned in a previous post, we're heading to Morocco in April for 9 days instead of the originally planned 7.
Here's the itinerary I've mapped out to ideally have a complete trip, but I think it might be too ambitious. What do you think? Here's the itinerary (click)
For those who can't open the link: Marrakech (the afternoon of our arrival + 1 day, we’ve already been there without the kids, the goal is not to stay too long) – night Aït Ben Haddou Ouarzazate Skoura – night Oasis de Fint Dadès Gorges Tinghir – night Merzouga – night Zagora – night M’hamid – ideally a night in the desert Agdz Marrakech – night (itinerary via Telouet)
What do you think of this plan? Will it feel too rushed, or is it manageable? Since we don’t know the places, it’s hard to tell if we’ll want to stop everywhere along the way or if there’s enough time to spend at each spot. I’ve included some night-stop assumptions (1 or 2 nights).
We’d love to hear your thoughts! We’re traveling with my wife, a 13-year-old teen, and a 10-year-old. We’ll have our own rental car.
Thanks! !
As mentioned in a previous post, we're heading to Morocco in April for 9 days instead of the originally planned 7.
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What do you think of this plan? Will it feel too rushed, or is it manageable? Since we don’t know the places, it’s hard to tell if we’ll want to stop everywhere along the way or if there’s enough time to spend at each spot. I’ve included some night-stop assumptions (1 or 2 nights).
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Certificat de changement de résidence CCR en Algérie (voiture neuve) English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
J'espère avoir une réponse précise parce que jusque là tout ce que j'ai pu lire m'a fait peur. Je voudrais prendre un véhicule neuf en Algérie pour en avoir une pour les vacances mais je suis obligée de passer par le déménagement. J'ai la double nationalité, je me demandais :
1 - Vais-je garder ma carte d'identité française ? 2- Le consulat transmet-il à la préfecture du département les déménagements vers l'étranger ? 3 - J'ai lu que je devais faire mes papiers algériens pendant 5 ans en Algérie à cause du déménagement est-ce vrai ? 4 - Qu'advient-il de ma carte consulaire ? est-elle conservé ? ou rendu ?
Je précise que je compte juste déposer la voiture là bas et revenir vivre en France, je suis au chômage pour l'instant.
Merci pour vos réponse, si vous pouvez compléter par vos expériences ce serait sympa.
Bonne journée à toutes et à tous.
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J'espère avoir une réponse précise parce que jusque là tout ce que j'ai pu lire m'a fait peur. Je voudrais prendre un véhicule neuf en Algérie pour en avoir une pour les vacances mais je suis obligée de passer par le déménagement. J'ai la double nationalité, je me demandais :
1 - Vais-je garder ma carte d'identité française ? 2- Le consulat transmet-il à la préfecture du département les déménagements vers l'étranger ? 3 - J'ai lu que je devais faire mes papiers algériens pendant 5 ans en Algérie à cause du déménagement est-ce vrai ? 4 - Qu'advient-il de ma carte consulaire ? est-elle conservé ? ou rendu ?
Je précise que je compte juste déposer la voiture là bas et revenir vivre en France, je suis au chômage pour l'instant.
Merci pour vos réponse, si vous pouvez compléter par vos expériences ce serait sympa.
Bonne journée à toutes et à tous.
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