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Boucle Yellowstone en septembre 2015 English translation pending
Bonsoir à tous,
Apres avoir fait en octobre 2013 un roadtrip de 15 jours de Phoenix à San Francisco (Grand Canyon, Monument Valley, Antelope Canyon, Lake Powell, Bryce Canyon, Las Vegas, Death Valley, Sequoia Np, Yosemite et SF) avec en plus la chance de voir le Shutdown se lever lors de notre arrivée sur le sol américain (ouf !), ma femme et moi, nous avons décidés de retenter l'expérience en septembre 2015. Cette fois-ci, c'est Yellowstone qui sera à l'honneur pour ce roadtrip.
Le premier a été réussi grâce en grande partie à ce site (une vraie mine d'or !) et aux conseils des amoureux de ce continent.
Voici pour l'instant l'itinéraire de cette boucle Salt Lake City Yellowstone :
J1 – Arrivée le soir à Salt Lake City
Nuit à Salt Lake City
J2 – Matinée à Antelope Island State Park
Fin de matinée direction Jackson Hole
Nuit à Jackson
J3 – Grand Teton
Nuit à West Yellowstone
J4 – Yellowstone :
Secteur Old Faithful
Nuit à West Yellowstone
J5 - Yellowstone :
Secteur Madison
Secteur Norris
Nuit à West Yellowstone
J6 - Yellowstone :
Secteur Mammoth
Secteur Tower
Nuit à Gardiner
J7 - Yellowstone :
Secteur Canyon
Secteur du Grand Lac du Yellowstone
Direction Cody
Fin d’après midi et nuit à Cody
J8 – Matinée à Cody
Puis direction Flaming Gorge
Nuit à Vernal
J9 – Matinée Dinosaur National Monument
Direction Moab l’après midi Nuit à Moab J10 - Dead Horse Point + Canyonlands - Island In The Sky Nuit à Moab J11 - Arches National Park Nuit à Moab J12 – Mesa Verde Nuit à Moab J13 - Direction Capitol Reef National Park points de vue le long de la route UT 26 Scenic Drive jusqu'à Capitol Gorge Nuit à Torrey J14 – Direction Salt Lake City Visite de la ville Nuit à Salt Lake City J15 Salt Lake City + Park City Nuit à Salt Lake City J16 Retour vers la France
J'aurai voulu avoir votre avis sur ce parcours. Est ce faisable dans ce laps de temps ? 4 nuits à Yellowstone c'est suffisant pour voir les différents secteurs ? Bref, est ce que mon circuit tient la route.......
Merci d'avance pour vos réponses !
Christian
Direction Moab l’après midi Nuit à Moab J10 - Dead Horse Point + Canyonlands - Island In The Sky Nuit à Moab J11 - Arches National Park Nuit à Moab J12 – Mesa Verde Nuit à Moab J13 - Direction Capitol Reef National Park points de vue le long de la route UT 26 Scenic Drive jusqu'à Capitol Gorge Nuit à Torrey J14 – Direction Salt Lake City Visite de la ville Nuit à Salt Lake City J15 Salt Lake City + Park City Nuit à Salt Lake City J16 Retour vers la France
J'aurai voulu avoir votre avis sur ce parcours. Est ce faisable dans ce laps de temps ? 4 nuits à Yellowstone c'est suffisant pour voir les différents secteurs ? Bref, est ce que mon circuit tient la route.......
Merci d'avance pour vos réponses !
Christian
Deux voyages possibles dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous
Je suis en train de préparer un voyage de 3 semaines dans l'Ouest américain pour l'Eté prochain.
J'ai conçu 2 itinéraires différents, et je voudrais des conseils de voyageurs pour m'aider à choisir.🙂
Nous sommes marcheurs (mais pas trop en montagne), voyageons avec des ados, n'apprécions pas beaucoup les très très fortes chaleurs (mais je crois qu'en cette saison pas trop le choix.)
J'aimerais savoir dans les différentes étapes qu'est-ce qui vous a plu ou moins plu, ce qu'il faut savoir à l'avance éventuellement pour bien préparer ect
J'aimerais aussi savoir si en plus du kilométrage de Google maps entre les différentes étapes, il faut ajouter beaucoup de km de visite des parcs sur place
L'un des itinéraires va de Denver à Las Vegas: 3750 km environ -Denver -Rocky mountain -Cheyenne -Mont Rushmore et Rapid city -Badlands national park -Deadwood -Cody -Yellowstone -Grand Têton -Jackson -Salt Lake City -Capitol Reef -Moab, arches, canyonlands -Bryce canyion -Zion -Las Vegas
L'autre itinéraire c'est une boucle de Los Angeles à Los Angeles (3100 km environ) -LA -Las Vegas -Zion -Bryce -Capitol Reef -Moab, Arches, Canyonlands -Blanding -Monument Valley -Page et Lac Powell -Grand Canyon -Flagstaff -Phoenix -San Diego -Los Angeles
Merci d'avance pour tous vos conseils
L'un des itinéraires va de Denver à Las Vegas: 3750 km environ -Denver -Rocky mountain -Cheyenne -Mont Rushmore et Rapid city -Badlands national park -Deadwood -Cody -Yellowstone -Grand Têton -Jackson -Salt Lake City -Capitol Reef -Moab, arches, canyonlands -Bryce canyion -Zion -Las Vegas
L'autre itinéraire c'est une boucle de Los Angeles à Los Angeles (3100 km environ) -LA -Las Vegas -Zion -Bryce -Capitol Reef -Moab, Arches, Canyonlands -Blanding -Monument Valley -Page et Lac Powell -Grand Canyon -Flagstaff -Phoenix -San Diego -Los Angeles
Merci d'avance pour tous vos conseils
Itinéraire 30 jours dans l'Ouest américain mai-juin 2015 English translation pending
Bonjour,
A mon tour de soumettre l'itinéraire que j'ai préparé pour mes parents (69 et 71 ans en 2015 : jamais visité les USA) et des cousins (69 et 60 ans qui connaissent déjà l'ouest mais souhaite "y retourner une dernière fois").
Voyage programmé en mai - juin pour ne pas trop souffrir de la chaleur et pouvoir profiter de Yellowstone...
Les billets d'avion sont achetés : départ le 19 mai 2015 : Lyon - Las Vegas via Paris CDG et Los Angeles - compagnie Delta - départ de Lyon à 8h10, arrivée à Las Vegas à 18h40
Vol intérieur le 07 juin : Oakland - Salt Lake City - Départ Oakland 16h35, arrivée à Salt Lake City à 19h15 - Compagnie Delta
Retour le 16 juin : Rapid City - Lyon via Mineapolis et Paris CDG - Compagnie Delta - départ de Rapid City à 15h55 et arrivée le 17 juin à 14h30 à Lyon
Budget avion : 1067 euros par personne
Au niveau voiture, est prévu 2 locations de 4x4 : des pistes sont prévues sur le 1er parcours mais c'est aussi pour que les bagages tiennent : en principe se sera une catégorie Explorer 7 passagers en rabattant les sièges de la dernière rangée pour avoir un grand espace pour les bagages
Au niveau de l'itinéraire en lui même, je me suis servie de notre expérience de nos 2 voyages pour essayer de faire quelque chose d'équilibré mais si vous avez des conseils ou avis, n'hésitez pas ! Sinon, je pose aussi quelques questions auxquelles j'attends également vos précieux conseils (qui m'avaient fortement aidés pour l'établissement de mon itinéraire en 2008). Je précise que tous les 4 ne sont pas de gros marcheurs, donc pas de longues rando de prévues (à part ballade dans Bryce et Delicate Arch, sinon ce sera plutôt de courtes ballades pour visiter l'essentiel)
J1 à 4 : Las Vegas. Arrivée le 19 mai au soir à Vegas : installation certainement à l’hôtel Paris, mais rien n'est figé.... Le principal est d'être bien placé sur le strip. Le 20 et 21 mai seront consacrés à Vegas. Le 22 mai, récupération de la voiture de location le matin : direction Grand Canyon Rive ouest : Visite de Guano Point et skywalk.... c'est une option, pas obligatoire : quels sont vos avis sur le skywalk et ce secteur ??? Retour à Vegas
J5 - Samedi 23 mai : départ tôt de Vegas pour Valley of Fire puis route pour Zion. Installation à Springdale. Hotel non défini car tout l'hébergement semble cher !! Ballade dans Zion
J6 - Dimanche 24 mai : Traversée de Zion. Ballade de Canyon overlook. Puis route vers Grand Canyon North Rim. Visite des différents points de vue du secteur. Nuit à North Rim Lodge en Frontier Cabin.
j7 - Lundi 25 mai : départ de la rive Nord pour Page via Marble Canyon (petit arrêt à Lee's Ferry). J8 - Page - Mardi 26 mai Pendant ces deux jours, les classiques Horseshoe bend, Lower Antelope Canyon, ballade sur le lac Powel et un peu de farniente. Nuit au Comfort inn and suites Merci de m'indiquer comment accéder à Toadstool Hoodoos/Paria Rimrocks : faut-il beaucoup marcher ? Est possible de le prévoir ?
J9 - mercredi 27 mai: Départ de Page pour Bryce Via Cottonwood canyon road si la météo le permet. Installation à Tropic au Bybee's Steppingstone Motel. Visite des différents points de vue de Bryce en fin d'après midi
J10 - jeudi 28 mai: Bryce : s'ils sont courageux, lever de soleil.... Puis ballade combiné Navajo et queen's Garden puis route pour Torrey via la route 12. Je leur conseille de faire un morceau de Burr Trail jusqu'à Long Canyon Nuit à Torrey : cabine de Austin chuck wagon
J11- vendredi 29 mai : Traversée de Capitol Reef : pas de ballade spéciale à part les points de vue.... Détour par Goblin Valley et installation à Moab pour 3 nuits au Desert Hill B&B Dead Horse Point en fin de journée
J12 - Samedi 30 mai: Visite du parc Arches Secteur Windows, ballade jusqu'à Landscape arch... et l'après midi, ballade sur la route 128 avec pourquoi pas un tour vers Onion Creek. Le soir, repas et Spectacle Bar M Chuckwagon
J13 - Dimanche 31 mai : Visite du secteur Island in the sky (points de vue, Mesa Arch) et piste Shafer trail avec retour par Potash road. En fin de journée, Delicate arch pour le coucher de soleil. Un début du sentier vers 17h30 est-il ok ?
J14 -Lundi 01 juin : Départ de Moab direction Monument Valley : en route, visite de Gooseneck, Valley of Gods. Installation à Mexican Hat (Hat Rock In). Visite de Monument Valley en fin de journée. Piste classique. Une ballade avec les navajo vaut-il le coup ?? Et quel budget ??
J15 - Mardi 02 juin : Départ de Mexican Hat pour la route 66. Le soir installation à Seligman au Stagecoach 66 : ici car je voulais trouver un hotel typique route 66... Du coup, je ne sais pas comment organiser la journée au mieux : pensez-vous qu'il soit possible de faire le crochet au Canyon de Chelly ??? Ou trop chargé. Pour ma part, j'avais été déçu du canyon de Chelly après tout le reste en 2008.... Ou bien passer par les différents points de vue de la rive sud du Grand Canyon : ça ne m'emballe pas trop non plus s'ils ont déjà vu la rive ouest et nord.... La rive sud est trop fréquentée... Ou bien profiter de la piscine du Hat Rock Inn et flaner sur la route 66, mais bon, Williams vaut-il un arrêt ???
J16 - Mercredi 03 juin : Grosse étape : départ de Seligman pour Oatman. Puis route vers Death Valley via Baker et shoshone. Visite des différentes curiosités : Badwater, Devil's golf course, artists palett.... Installation à Stovepipe wells. Vaut-il mieux aller à Zabriskie point avant l'installation à l'hotel ou bien y retourner plus tard ???
J17 - Jeudi 04 juin : encore une grosse étape : Départ de Stovepipe wells pour Yosemite via Tioga pass si ouvert, sinon par le sud. Yosemite ne présentait pas un intérêt particulier pour les cousins qui le connaissent déjà, mais sur la route de San Francisco. Seuls les séquoias géants intéressent mes parents.... Donc traversée rapide de la vallée et visite de Mariposa Grove en fin de journée. Et là, je ne sais pas du tout où faire la halte dodo, car tout est cher et n'a pas l'air terrible à proximité de Yosemite et vu que le temps de route de la journée est déjà long, on ne peut pas trop s'éloigner. Je pensais à Oakhurst ou bien Mariposa : si vous avez des adresses à tarif correct....
J18 - Vendredi 05 juin : route pour San Francisco. Installation au Colombus Motor Inn pour 2 nuits(situé en plein centre à proximité de Fisherman's Wharf) : connaissez-vous ??? C'est ce que j'ai trouvé de mieux à priori en rapport qualité prix. J18 et j19 : Visite de San Francisco : chinatown, lombard street, fisherman's wharf, les cable car... Bref du classique Eventuellement un bout de la 49 miles drive
J20 - Dimanche 07 juin : Le matin, Golden Gate Bridge + Sausalito et route pour l'aéroport d'Oakland. Vol à 16h35 Savez-vous combien de temps à l'avance il faut arriver à l'enregistrement pour un vol intérieur ??? A savoir qu'il faut aussi prévoir le temps du retour de la location de voiture... Arrivée �� Salt Lake City à 19h15 - Prise en charge de la nouvelle voiture et hotel Airport inn
J21 - Lundi 08 juin : Route de Salt Lake City à Jackson / Visite de Jackson, nuit au Ranch inn
J22, 23 et 24 - du mardi 9 au jeudi 11 juin : Visite de Yellowstone
Le mardi 9, route pour Yellowstone : visite du secteur West Thumb, secteur Canyon de la Yellowstone et nuit certainement à Gardiner. Là aussi, difficile de trouver un hébergement pas trop cher... Si vous avez des adresses ???
Le mercredi 10, visite du secteur Mammoth hot Spring et Norris Geyser Basin + si possible grand prismatic
Le jeudi 11, visite du secteur Old Faithfull Les 2 nuits à West Yellowstone, normalement Alpine Motel
J25 Vendredi 12 juin- Départ de Yellowstone pour Cody. Visite de Cody et soirée rodéo Nuit au Kings inn
J26 - samedi 13 juin : grosse étape. Route vers l'est.... Jusqu'à Devil's Tower : visite puis nuit à Hulett. Hulett Motel normalement
J27 et 28 - Dimanche 14 et lundi 15 juin : je ne sais pas trop dans quel sens goupiller tout ça (en plus, là je ne connais pas le secteur, mais mes parents voulaient aller au Mount Rushmore). Le but est de visiter le mont rushmore, un peu custer park (notamment vers Sylvan lake) et passer une nuit dans les badlands. A savoir qu'il reprennent l'avion le mardi 16 juin à 15h55 Est-il bien de faire : Dimanche 14 départ de Hulett, passage à Rapid City et direction les Badlands avec visite des différents points de vu et petites ballades. Nuit au cedar pass lodge Puis le lundi 15 : Route vers le Mount Rushmore, visite et reste de la journée à Custer Park : Needles Highway, Sylvan Lake. Et nuit ? J'ai vu un lodge au Sylvan lake mais le tarif à l'air élevé et l’hébergement un peu vieillot. Sinon, dormier à Hill City ou ailleurs ?? Cela vaut-il le coup de retourner voir le mount Rushmore de nuit ??? Et le mardi 16 juin, départ de l'avion. Je me posais la question s'il vaut mieux passer une nuit de plus à Yellowstone et condenser les 2 derniers jours... Par contre nuit dans les Badlands. Comment organiser la fin du voyage depuis Cody pour n'avoir que 2 nuits au lieu de 3... Et voir l'essentiel. Devil's Tower ne me parait pas essentiel mais plus pour couper la route... Et Hulett à l'air sympa. Sinon, faire directement Cody - Custer et gagner un peu de temps. Vaut-il mieux dormir à Custer, Hill City, Sylvan Lake ou Keystone ??? Et dernière nuit à Badlands... Désolé, mais ne connaissant pas cette zone c'est dur dur, ensuite peu de choses sur cette zone sur les guides touristiques...
Merci de vos avis, commentaires, conseils !!! qui seront précieusement étudiés !! a bientôt Laurence
A mon tour de soumettre l'itinéraire que j'ai préparé pour mes parents (69 et 71 ans en 2015 : jamais visité les USA) et des cousins (69 et 60 ans qui connaissent déjà l'ouest mais souhaite "y retourner une dernière fois").
Voyage programmé en mai - juin pour ne pas trop souffrir de la chaleur et pouvoir profiter de Yellowstone...
Les billets d'avion sont achetés : départ le 19 mai 2015 : Lyon - Las Vegas via Paris CDG et Los Angeles - compagnie Delta - départ de Lyon à 8h10, arrivée à Las Vegas à 18h40
Vol intérieur le 07 juin : Oakland - Salt Lake City - Départ Oakland 16h35, arrivée à Salt Lake City à 19h15 - Compagnie Delta
Retour le 16 juin : Rapid City - Lyon via Mineapolis et Paris CDG - Compagnie Delta - départ de Rapid City à 15h55 et arrivée le 17 juin à 14h30 à Lyon
Budget avion : 1067 euros par personne
Au niveau voiture, est prévu 2 locations de 4x4 : des pistes sont prévues sur le 1er parcours mais c'est aussi pour que les bagages tiennent : en principe se sera une catégorie Explorer 7 passagers en rabattant les sièges de la dernière rangée pour avoir un grand espace pour les bagages
Au niveau de l'itinéraire en lui même, je me suis servie de notre expérience de nos 2 voyages pour essayer de faire quelque chose d'équilibré mais si vous avez des conseils ou avis, n'hésitez pas ! Sinon, je pose aussi quelques questions auxquelles j'attends également vos précieux conseils (qui m'avaient fortement aidés pour l'établissement de mon itinéraire en 2008). Je précise que tous les 4 ne sont pas de gros marcheurs, donc pas de longues rando de prévues (à part ballade dans Bryce et Delicate Arch, sinon ce sera plutôt de courtes ballades pour visiter l'essentiel)
J1 à 4 : Las Vegas. Arrivée le 19 mai au soir à Vegas : installation certainement à l’hôtel Paris, mais rien n'est figé.... Le principal est d'être bien placé sur le strip. Le 20 et 21 mai seront consacrés à Vegas. Le 22 mai, récupération de la voiture de location le matin : direction Grand Canyon Rive ouest : Visite de Guano Point et skywalk.... c'est une option, pas obligatoire : quels sont vos avis sur le skywalk et ce secteur ??? Retour à Vegas
J5 - Samedi 23 mai : départ tôt de Vegas pour Valley of Fire puis route pour Zion. Installation à Springdale. Hotel non défini car tout l'hébergement semble cher !! Ballade dans Zion
J6 - Dimanche 24 mai : Traversée de Zion. Ballade de Canyon overlook. Puis route vers Grand Canyon North Rim. Visite des différents points de vue du secteur. Nuit à North Rim Lodge en Frontier Cabin.
j7 - Lundi 25 mai : départ de la rive Nord pour Page via Marble Canyon (petit arrêt à Lee's Ferry). J8 - Page - Mardi 26 mai Pendant ces deux jours, les classiques Horseshoe bend, Lower Antelope Canyon, ballade sur le lac Powel et un peu de farniente. Nuit au Comfort inn and suites Merci de m'indiquer comment accéder à Toadstool Hoodoos/Paria Rimrocks : faut-il beaucoup marcher ? Est possible de le prévoir ?
J9 - mercredi 27 mai: Départ de Page pour Bryce Via Cottonwood canyon road si la météo le permet. Installation à Tropic au Bybee's Steppingstone Motel. Visite des différents points de vue de Bryce en fin d'après midi
J10 - jeudi 28 mai: Bryce : s'ils sont courageux, lever de soleil.... Puis ballade combiné Navajo et queen's Garden puis route pour Torrey via la route 12. Je leur conseille de faire un morceau de Burr Trail jusqu'à Long Canyon Nuit à Torrey : cabine de Austin chuck wagon
J11- vendredi 29 mai : Traversée de Capitol Reef : pas de ballade spéciale à part les points de vue.... Détour par Goblin Valley et installation à Moab pour 3 nuits au Desert Hill B&B Dead Horse Point en fin de journée
J12 - Samedi 30 mai: Visite du parc Arches Secteur Windows, ballade jusqu'à Landscape arch... et l'après midi, ballade sur la route 128 avec pourquoi pas un tour vers Onion Creek. Le soir, repas et Spectacle Bar M Chuckwagon
J13 - Dimanche 31 mai : Visite du secteur Island in the sky (points de vue, Mesa Arch) et piste Shafer trail avec retour par Potash road. En fin de journée, Delicate arch pour le coucher de soleil. Un début du sentier vers 17h30 est-il ok ?
J14 -Lundi 01 juin : Départ de Moab direction Monument Valley : en route, visite de Gooseneck, Valley of Gods. Installation à Mexican Hat (Hat Rock In). Visite de Monument Valley en fin de journée. Piste classique. Une ballade avec les navajo vaut-il le coup ?? Et quel budget ??
J15 - Mardi 02 juin : Départ de Mexican Hat pour la route 66. Le soir installation à Seligman au Stagecoach 66 : ici car je voulais trouver un hotel typique route 66... Du coup, je ne sais pas comment organiser la journée au mieux : pensez-vous qu'il soit possible de faire le crochet au Canyon de Chelly ??? Ou trop chargé. Pour ma part, j'avais été déçu du canyon de Chelly après tout le reste en 2008.... Ou bien passer par les différents points de vue de la rive sud du Grand Canyon : ça ne m'emballe pas trop non plus s'ils ont déjà vu la rive ouest et nord.... La rive sud est trop fréquentée... Ou bien profiter de la piscine du Hat Rock Inn et flaner sur la route 66, mais bon, Williams vaut-il un arrêt ???
J16 - Mercredi 03 juin : Grosse étape : départ de Seligman pour Oatman. Puis route vers Death Valley via Baker et shoshone. Visite des différentes curiosités : Badwater, Devil's golf course, artists palett.... Installation à Stovepipe wells. Vaut-il mieux aller à Zabriskie point avant l'installation à l'hotel ou bien y retourner plus tard ???
J17 - Jeudi 04 juin : encore une grosse étape : Départ de Stovepipe wells pour Yosemite via Tioga pass si ouvert, sinon par le sud. Yosemite ne présentait pas un intérêt particulier pour les cousins qui le connaissent déjà, mais sur la route de San Francisco. Seuls les séquoias géants intéressent mes parents.... Donc traversée rapide de la vallée et visite de Mariposa Grove en fin de journée. Et là, je ne sais pas du tout où faire la halte dodo, car tout est cher et n'a pas l'air terrible à proximité de Yosemite et vu que le temps de route de la journée est déjà long, on ne peut pas trop s'éloigner. Je pensais à Oakhurst ou bien Mariposa : si vous avez des adresses à tarif correct....
J18 - Vendredi 05 juin : route pour San Francisco. Installation au Colombus Motor Inn pour 2 nuits(situé en plein centre à proximité de Fisherman's Wharf) : connaissez-vous ??? C'est ce que j'ai trouvé de mieux à priori en rapport qualité prix. J18 et j19 : Visite de San Francisco : chinatown, lombard street, fisherman's wharf, les cable car... Bref du classique Eventuellement un bout de la 49 miles drive
J20 - Dimanche 07 juin : Le matin, Golden Gate Bridge + Sausalito et route pour l'aéroport d'Oakland. Vol à 16h35 Savez-vous combien de temps à l'avance il faut arriver à l'enregistrement pour un vol intérieur ??? A savoir qu'il faut aussi prévoir le temps du retour de la location de voiture... Arrivée �� Salt Lake City à 19h15 - Prise en charge de la nouvelle voiture et hotel Airport inn
J21 - Lundi 08 juin : Route de Salt Lake City à Jackson / Visite de Jackson, nuit au Ranch inn
J22, 23 et 24 - du mardi 9 au jeudi 11 juin : Visite de Yellowstone
Le mardi 9, route pour Yellowstone : visite du secteur West Thumb, secteur Canyon de la Yellowstone et nuit certainement à Gardiner. Là aussi, difficile de trouver un hébergement pas trop cher... Si vous avez des adresses ???
Le mercredi 10, visite du secteur Mammoth hot Spring et Norris Geyser Basin + si possible grand prismatic
Le jeudi 11, visite du secteur Old Faithfull Les 2 nuits à West Yellowstone, normalement Alpine Motel
J25 Vendredi 12 juin- Départ de Yellowstone pour Cody. Visite de Cody et soirée rodéo Nuit au Kings inn
J26 - samedi 13 juin : grosse étape. Route vers l'est.... Jusqu'à Devil's Tower : visite puis nuit à Hulett. Hulett Motel normalement
J27 et 28 - Dimanche 14 et lundi 15 juin : je ne sais pas trop dans quel sens goupiller tout ça (en plus, là je ne connais pas le secteur, mais mes parents voulaient aller au Mount Rushmore). Le but est de visiter le mont rushmore, un peu custer park (notamment vers Sylvan lake) et passer une nuit dans les badlands. A savoir qu'il reprennent l'avion le mardi 16 juin à 15h55 Est-il bien de faire : Dimanche 14 départ de Hulett, passage à Rapid City et direction les Badlands avec visite des différents points de vu et petites ballades. Nuit au cedar pass lodge Puis le lundi 15 : Route vers le Mount Rushmore, visite et reste de la journée à Custer Park : Needles Highway, Sylvan Lake. Et nuit ? J'ai vu un lodge au Sylvan lake mais le tarif à l'air élevé et l’hébergement un peu vieillot. Sinon, dormier à Hill City ou ailleurs ?? Cela vaut-il le coup de retourner voir le mount Rushmore de nuit ??? Et le mardi 16 juin, départ de l'avion. Je me posais la question s'il vaut mieux passer une nuit de plus à Yellowstone et condenser les 2 derniers jours... Par contre nuit dans les Badlands. Comment organiser la fin du voyage depuis Cody pour n'avoir que 2 nuits au lieu de 3... Et voir l'essentiel. Devil's Tower ne me parait pas essentiel mais plus pour couper la route... Et Hulett à l'air sympa. Sinon, faire directement Cody - Custer et gagner un peu de temps. Vaut-il mieux dormir à Custer, Hill City, Sylvan Lake ou Keystone ??? Et dernière nuit à Badlands... Désolé, mais ne connaissant pas cette zone c'est dur dur, ensuite peu de choses sur cette zone sur les guides touristiques...
Merci de vos avis, commentaires, conseils !!! qui seront précieusement étudiés !! a bientôt Laurence
"Pré" projet dans l'Ouest américain au printemps 2015 English translation pending
Bonjour
J'ai parcouru les divers posts, à ce sujet, tous très intéressants au point de tout mélanger
J'ai fini par bâtir un pré projet, très grossier, je vous le présente ci dessous
Il y a certainement des erreurs, je sais que c'est très rapide et que nous raterons des tas de choses C'est juste une première approche de l'Ouest des USA merci de me donner votre avis
Jour1 : France Los Angeles
Jour 2 : Los Angeles : Visite de Los Angeles (voir pour une visite guidée) Universal Studio ? Éventuellement les plages en soirée
Jour 3 : Jour supplémentaire LA ?
Jour3 : Route pour Kingman ou Laughlin (ville casino) 585km 7h14 Route 66, musée route 66, Bagdad café, désert de Mojave
Jour4 : Kingman ou Laughlin, Grand Canyon : 307 km 4heures 42 Arrêt à William Visite du Grand Canyon, se renseigner sur les horaires pour le survol en hélico
Jour5 : Grand Canyon, Page : 175km 1h54 Lake Powell
Jour6 : Page, Monument Valley 236km 2h55 Visite en véhicule tout terrain
Jour7 : Monument Valley, Cortez 154km 2h18 Visite du parc de Mesa Verde
jour8 : Cortez Moab 186km 2 heure Visite du parc de Dead Horse Point Visite du parc d'Arches
Jour9 : Moab , Bryce canyon 416km 6heures (en évitant les autoroutes) Traversée du parc de Capitol Reef, visite de Bryce Canyon
Jour 10 : Bryce Canyon, Zion : 115km 1heure22
Jour11 : Zion, valley of fire Las Vegas 325km 5h45 (en évitant les autoroutes) Arret à St Georges, ville mormon
Jour 12 : Las Végas
Jour13 : Las Végas, Vallée de la mort 197km 2heures28
Jour14 : Vallée de la mort Lee Vining ou Bodie (ville fantome) 366km 3heures 48
Jour15 : Lee Vining, Yosémite 122km 2heures
Jour 16 Yosemite San Francisco : 308km 4heures avec autoroutes jour17 San Francisco
Jour18 : Vol retour
J'ai parcouru les divers posts, à ce sujet, tous très intéressants au point de tout mélanger
J'ai fini par bâtir un pré projet, très grossier, je vous le présente ci dessous
Il y a certainement des erreurs, je sais que c'est très rapide et que nous raterons des tas de choses C'est juste une première approche de l'Ouest des USA merci de me donner votre avis
Jour1 : France Los Angeles
Jour 2 : Los Angeles : Visite de Los Angeles (voir pour une visite guidée) Universal Studio ? Éventuellement les plages en soirée
Jour 3 : Jour supplémentaire LA ?
Jour3 : Route pour Kingman ou Laughlin (ville casino) 585km 7h14 Route 66, musée route 66, Bagdad café, désert de Mojave
Jour4 : Kingman ou Laughlin, Grand Canyon : 307 km 4heures 42 Arrêt à William Visite du Grand Canyon, se renseigner sur les horaires pour le survol en hélico
Jour5 : Grand Canyon, Page : 175km 1h54 Lake Powell
Jour6 : Page, Monument Valley 236km 2h55 Visite en véhicule tout terrain
Jour7 : Monument Valley, Cortez 154km 2h18 Visite du parc de Mesa Verde
jour8 : Cortez Moab 186km 2 heure Visite du parc de Dead Horse Point Visite du parc d'Arches
Jour9 : Moab , Bryce canyon 416km 6heures (en évitant les autoroutes) Traversée du parc de Capitol Reef, visite de Bryce Canyon
Jour 10 : Bryce Canyon, Zion : 115km 1heure22
Jour11 : Zion, valley of fire Las Vegas 325km 5h45 (en évitant les autoroutes) Arret à St Georges, ville mormon
Jour 12 : Las Végas
Jour13 : Las Végas, Vallée de la mort 197km 2heures28
Jour14 : Vallée de la mort Lee Vining ou Bodie (ville fantome) 366km 3heures 48
Jour15 : Lee Vining, Yosémite 122km 2heures
Jour 16 Yosemite San Francisco : 308km 4heures avec autoroutes jour17 San Francisco
Jour18 : Vol retour
Été 2014 de Salt Lake City à Las Vegas via Yellowstone et d’autres parcs English translation pending
Bonjour,
Les expériences d'autres forumeurs/forumeuses n'ayant beaucoup aidé dans la préparation, je me lance à mon tour...
Données générales Période du voyage : Juillet 2014 (dont le week-end du 4th of July !). Je m’attendais à une foule infernale dans les parcs. Nous ne l’avons pas ressenti. Tout était complet partout mais nous n’avons jamais eu l’impression d’être les uns sur les autres lors des visites. Par contre, ça se constate sur les tarifs de l’hôtellerie : jusque 3 fois plus cher que fin avril lors d’un précédent voyage !
Nous : un couple 55 ans, touristes « lambda » (nous visitons principalement les incontournables) ne randonnant pas trop mais aimant prendre son temps, capable d’attendre ¼ d’h pour faire une photo sans personne dans le cadre et aimant aussi se « perdre au détour d’un chemin ». Ces deux remarques ne sont pas neutres car ça signifie que, même sans randonner, les temps de visites qui seront indiqués sont sans doutes comparables à ceux de visiteurs qui crapahutent, mais s’arrêtent peu.
Les lieux visités/parcourus (ça, c’est pour les mots clés !) : Salt Lake City – Grand Teton – Yellowstone – Beartooth Highway – Cody – Flaming Gorge (passage rapide) – Arches– Canyonlands – Mesa Verde – Valley of the Gods - Monument Valley – Zion (passage rapide) – Valley of Fire – Las Vegas – Death Valley Les autres parcs « incontournables » ont déjà été visités lors de voyages précédents.
Véhicule loué : Ford Edge.Très confortable pour une conso raisonnable aux US (10,7l aux 100km, soit 22 Miles Per Galon). Royal à deux. Parfait à 3 et acceptable à 4 (au regard de nos expériences précédentes avec les enfants devenus grands et qui ne nous accompagnent plus !)
Tous les lieux de visite ont été saisis en amont dans notre GPS. C’est un travail assez lourd (on ne le fait pas la veille du départ!), mais il présente deux avantages : - C’est indéniablement un gain de temps et une grande sérénité sur place - Et je me suis rendu compte que c’est surtout une excellente manière de se re-questionner lorsqu’on en est à cette phase sur la pertinence et telle ou telle visite. En quelque sorte une boucle de contrôle sur ce qui avait été décidé quelques temps plus tôt. Utile pour se mettre à distance par rapport à son propre jugement !
Le budget : Il dépend bien évidemment de chacun ! Globalement nous sommes restés sur les mêmes bases que pour d’autres séjours aux US. Nous avons, certes, trouvé l’hôtellerie très chère et l’essence et la restauration un peu plus onéreuse. Mais d’un autre côté, lorsqu’on a payé $80 le pass d’entrée aux Parcs Nationaux, c’est la seule grosse dépense que l’on peut faire sur 15 jours, 3 semaines !!! Ca compense largement par rapport à d’autres voyages plus « urbains » avec les coûts des musées, visites, spectacles, etc … Pour les incontournables : - Location de voiture : 710 euros - Essence 435 euros pour 5500km avec une moyenne à $3,75 le galon de « Regular ». - Entrée des Parcs : 100 euros (60 euros Pass America The Beautifull + Monument Valley + State Parks non compris dans le pass) - Parking et péage : ben …$0 !!! Ca a du bon, les Parcs Nationaux !!! - Dans un voyage comme celui-ci, le seul lieu de shopping aura été Las Vegas. A intégrer si on a des ados (belle excuse pour les plus grands !) qui veulent faire le plein de fringues de marques US !
J’ai souhaité axer ce compte rendu sur les détails pratiques (durée de visites, …) pas trop sur les anecdotes, les photos (Je n’avais pas prévu d’en mettre, car vous avez ou ferez les mêmes ou plus belles. Mais ça risquait de faire un peu triste). Il risque d’être rébarbatif pour celles ou ceux qui connaissent déjà. Désolé !
Première partie : De Salt Lake City à Grand Teton
J1 : CDG – Salt Lake City (Hôtel à SLC) Vol sans histoire avec Delta Airlines. Décidément, une compagnie très agréable (très bon souvenir d'un vol CDG-Philly). La configuration 2-4-2 de l’A330 permet à un couple de voyager sans voisin direct : Appréciable et sans supplément de coût comme c'est maintenant le cas pour les B777 sur AF 😠. Ecouteurs et boissons gratuites (contrairement à ce qu’il m’est arrivé de lire). Nourriture correcte, choix de films satisfaisant pour passer le temps. Pour SLC, nous n’avions pas le choix, mais pour les prochains voyages, je mettrai cette compagnie dans mes favoris pour comparer.
Arriver à SLC ou à JacksonHole (voire Bozeman) pour les parcs ? La question s’est effectivement posée. L'arrivée à Salt Lake City présente l'avantage d'un vol direct depuis CDG. En plus ça permet le jour de l'arrivée une petite découverte de la culture Mormone, puis les premières courses au Walmart du coin. Et le lendemain la superbe route jusque Jackson via Antelope Island sur le Lac Salé. L’arrivée à JH permet cependant de gagner du temps et d’être directement à l’entrée des parcs. Le surcoût du billet est globalement compensé (à regarder au cas par cas) par les économies de nuitée d’hôtel, loc de voiture, essence. A noter que l’arrivée à Bozeman permet de faire une boucle dans Yellowstone puis de prendre un avion pour« ailleurs » sans frais de drop off pour la voiture de loc. Par contre, pas idéal pour visiter également GT.
Visite du quartier Mormon en 3h.Je n’ai pas lu que SLC présentait d’autres attraits exceptionnels. Puis courses au Walmart. Nous voilà prêts !!!
Si c’était à refaire ? Pareil !
Hôtel : Howard Johnson Express Inn :Bien situé, petit déj compris. Parfait pour nos besoins du jour.
Photo : Le Couple et la Famille qu’il créera, pilier de la culture Mormone. Au fond : leur siège (c’est juste la face arrière !).

J2 : Route SLC – Grand Teton avec Antelope Island sur le Lac Salé (Hôtel à Driggs) Départ 9h de l’hôtel. Sortie 14h30 d’Antelope Island. Puis route pour Grand Teton (arrivée 21h à hôtel à Drigg) en prenant les chemins buissonniers : la Route 89 et non l’I15.
Péage $10 pour accéder à Antelope Island, mais la visite vaut le coup ! C’est d’abord la rencontre des premiers bisons ! Et deux points de visites principaux : - White rock pour la vue(GPS : 41.032812, -112.255636) - Fielding Garr Ranch, son écomusée sympa et les troupeaux de bisons qu’on entend meugler au bord du lac.(GPS : 40.92696, -112.16893)
La route ensuite pour Grand Teton est superbe avec le Bear Lake.
Si c’était à refaire ? Pareil ! Même si nous avons eu un peu de frustration à ne pas pouvoir, faute de temps, nous arrêter autant que nous l’aurions souhaité le long de la route pour Grand Teton. Certains m’avaient conseillé, pour la veille, de prendre un hôtel plus proche d’Antelope Island pour gagner du temps. Ca se défend effectivement, mais je ne regrette cependant pas notre choix.
Hôtel : Super8 Driggs aux tarifs plus doux et petit déj compris que sur Jackson. Hôtel très bien avec un petit parfum d’Amérique profonde, moins superficiel que ce que nous avons vu à JH (me semble t'il). La route pour JH est magnifique dans la montagne. 35 miles - 45mn. Soit pour 2j : 2h15 et $16 d'essence de "perdus". A vous de faire votre choix. Nous, on a aimé !
Photo : Remembrance !

J3 : Visite de GrandTeton (Hôtel à Driggs) Sur les conseils du Blog de Papj59, nous sommes au parking du Jenny Lake (GPS 43.751109, -110.723458) pour 10h, après nous être acquittés (avec grand plaisir et c’est sincère vu le travail fait par les NP et la gentillesse des Rangers) de $80 pour le pass « America The Beautifull ». A noter que l’entrée de GT (valable 7j) est de $25 et permet également l’entrée à Yellowstone. Petit arrêt avant au Mose Visitor Center. Le parking se remplit, mais n’est pas complet (il sera archi-complet à notre retour). D’où l’intérêt d’y être tôt. Shuttle boat pour Hidden Falls. Surprise : le prix n’est pas de $5 comme j’ai pu le lire, mais de $9 l’aller simple et $15 l’A/R. Le tarif à $5 est seulement pour les « earlybirds » qui prennent la première navette ! Nous montons jusque Aspiration point (+ visite Hidden Falls). Retour en shuttle puis circuit classique : la boucle en « one way » qui rejoint Jenny Lake Overlook, puis tous les points de vue le long de Teton park Road et retour par la route 191 avec les points de vue sur la Snake River. Nous n’aurons pas pu faire Signal Mountain, la route étant fermée pour élagages.
En fin d’apm nous serons à MormonRow : quelques vielles maisons désaffectées qui ont dû être un village. Calme, tranquillité et une belle vue sur Grand Teton. Grand arrêt photos. Nous avons aimé et avons été assez surpris que ce soit si peu indiqué ! Pour y aller : En venant de JH, laisser la route sur la Gauche pour l’entrée au parc et continuer tout droit sur la 191. Prendre à Droite au panneau indiquant « Antelope Flats Road » et c’est 2 km plus loin. Ou GPS : 43.665193, -110.664386
Nous quittons GT à 17h30 pour retourner à l’hôtel à Driggs, avec une pause pour visite et shopping souvenirs à JH. Ville 100% orientée tourisme, finalement nous étions contents d’avoir choisi Driggs pour l’hôtel.
Si c’était à refaire ? Horaires, visites : idem. Par contre, vu l’heure de fin des visites, nous aurions pris la route pour Yellowstone avec un hébergement à YS Sud plutôt que de retourner sur Driggs. Ca peut surprendre certain(e)s, mais compte tenu de notre manière de visiter (c’est pour ça que j’ai pris le temps de décrire qui nous sommes et comment nous visitons), cela nous aurait parfaitement convenu.
Photo : Mariage à Mormon Row. L’officier était en moto BMW, le marié en Stetson, la mariée en … Santiags !

Pour tenter de faire moins "lourd", j'ai découpé ce compte rendu. A suivre : - Deuxième partie : Yellowstone - Troisième partie : Cody - Moab (Arches, Canyonsland) - Cortez - Quatrième partie : Mesa Verde - Page - Las Vegas
Les expériences d'autres forumeurs/forumeuses n'ayant beaucoup aidé dans la préparation, je me lance à mon tour...
Données générales Période du voyage : Juillet 2014 (dont le week-end du 4th of July !). Je m’attendais à une foule infernale dans les parcs. Nous ne l’avons pas ressenti. Tout était complet partout mais nous n’avons jamais eu l’impression d’être les uns sur les autres lors des visites. Par contre, ça se constate sur les tarifs de l’hôtellerie : jusque 3 fois plus cher que fin avril lors d’un précédent voyage !
Nous : un couple 55 ans, touristes « lambda » (nous visitons principalement les incontournables) ne randonnant pas trop mais aimant prendre son temps, capable d’attendre ¼ d’h pour faire une photo sans personne dans le cadre et aimant aussi se « perdre au détour d’un chemin ». Ces deux remarques ne sont pas neutres car ça signifie que, même sans randonner, les temps de visites qui seront indiqués sont sans doutes comparables à ceux de visiteurs qui crapahutent, mais s’arrêtent peu.
Les lieux visités/parcourus (ça, c’est pour les mots clés !) : Salt Lake City – Grand Teton – Yellowstone – Beartooth Highway – Cody – Flaming Gorge (passage rapide) – Arches– Canyonlands – Mesa Verde – Valley of the Gods - Monument Valley – Zion (passage rapide) – Valley of Fire – Las Vegas – Death Valley Les autres parcs « incontournables » ont déjà été visités lors de voyages précédents.
Véhicule loué : Ford Edge.Très confortable pour une conso raisonnable aux US (10,7l aux 100km, soit 22 Miles Per Galon). Royal à deux. Parfait à 3 et acceptable à 4 (au regard de nos expériences précédentes avec les enfants devenus grands et qui ne nous accompagnent plus !)
Tous les lieux de visite ont été saisis en amont dans notre GPS. C’est un travail assez lourd (on ne le fait pas la veille du départ!), mais il présente deux avantages : - C’est indéniablement un gain de temps et une grande sérénité sur place - Et je me suis rendu compte que c’est surtout une excellente manière de se re-questionner lorsqu’on en est à cette phase sur la pertinence et telle ou telle visite. En quelque sorte une boucle de contrôle sur ce qui avait été décidé quelques temps plus tôt. Utile pour se mettre à distance par rapport à son propre jugement !
Le budget : Il dépend bien évidemment de chacun ! Globalement nous sommes restés sur les mêmes bases que pour d’autres séjours aux US. Nous avons, certes, trouvé l’hôtellerie très chère et l’essence et la restauration un peu plus onéreuse. Mais d’un autre côté, lorsqu’on a payé $80 le pass d’entrée aux Parcs Nationaux, c’est la seule grosse dépense que l’on peut faire sur 15 jours, 3 semaines !!! Ca compense largement par rapport à d’autres voyages plus « urbains » avec les coûts des musées, visites, spectacles, etc … Pour les incontournables : - Location de voiture : 710 euros - Essence 435 euros pour 5500km avec une moyenne à $3,75 le galon de « Regular ». - Entrée des Parcs : 100 euros (60 euros Pass America The Beautifull + Monument Valley + State Parks non compris dans le pass) - Parking et péage : ben …$0 !!! Ca a du bon, les Parcs Nationaux !!! - Dans un voyage comme celui-ci, le seul lieu de shopping aura été Las Vegas. A intégrer si on a des ados (belle excuse pour les plus grands !) qui veulent faire le plein de fringues de marques US !
J’ai souhaité axer ce compte rendu sur les détails pratiques (durée de visites, …) pas trop sur les anecdotes, les photos (Je n’avais pas prévu d’en mettre, car vous avez ou ferez les mêmes ou plus belles. Mais ça risquait de faire un peu triste). Il risque d’être rébarbatif pour celles ou ceux qui connaissent déjà. Désolé !
Première partie : De Salt Lake City à Grand Teton
J1 : CDG – Salt Lake City (Hôtel à SLC) Vol sans histoire avec Delta Airlines. Décidément, une compagnie très agréable (très bon souvenir d'un vol CDG-Philly). La configuration 2-4-2 de l’A330 permet à un couple de voyager sans voisin direct : Appréciable et sans supplément de coût comme c'est maintenant le cas pour les B777 sur AF 😠. Ecouteurs et boissons gratuites (contrairement à ce qu’il m’est arrivé de lire). Nourriture correcte, choix de films satisfaisant pour passer le temps. Pour SLC, nous n’avions pas le choix, mais pour les prochains voyages, je mettrai cette compagnie dans mes favoris pour comparer.
Arriver à SLC ou à JacksonHole (voire Bozeman) pour les parcs ? La question s’est effectivement posée. L'arrivée à Salt Lake City présente l'avantage d'un vol direct depuis CDG. En plus ça permet le jour de l'arrivée une petite découverte de la culture Mormone, puis les premières courses au Walmart du coin. Et le lendemain la superbe route jusque Jackson via Antelope Island sur le Lac Salé. L’arrivée à JH permet cependant de gagner du temps et d’être directement à l’entrée des parcs. Le surcoût du billet est globalement compensé (à regarder au cas par cas) par les économies de nuitée d’hôtel, loc de voiture, essence. A noter que l’arrivée à Bozeman permet de faire une boucle dans Yellowstone puis de prendre un avion pour« ailleurs » sans frais de drop off pour la voiture de loc. Par contre, pas idéal pour visiter également GT.
Visite du quartier Mormon en 3h.Je n’ai pas lu que SLC présentait d’autres attraits exceptionnels. Puis courses au Walmart. Nous voilà prêts !!!
Si c’était à refaire ? Pareil !
Hôtel : Howard Johnson Express Inn :Bien situé, petit déj compris. Parfait pour nos besoins du jour.
Photo : Le Couple et la Famille qu’il créera, pilier de la culture Mormone. Au fond : leur siège (c’est juste la face arrière !).

J2 : Route SLC – Grand Teton avec Antelope Island sur le Lac Salé (Hôtel à Driggs) Départ 9h de l’hôtel. Sortie 14h30 d’Antelope Island. Puis route pour Grand Teton (arrivée 21h à hôtel à Drigg) en prenant les chemins buissonniers : la Route 89 et non l’I15.
Péage $10 pour accéder à Antelope Island, mais la visite vaut le coup ! C’est d’abord la rencontre des premiers bisons ! Et deux points de visites principaux : - White rock pour la vue(GPS : 41.032812, -112.255636) - Fielding Garr Ranch, son écomusée sympa et les troupeaux de bisons qu’on entend meugler au bord du lac.(GPS : 40.92696, -112.16893)
La route ensuite pour Grand Teton est superbe avec le Bear Lake.
Si c’était à refaire ? Pareil ! Même si nous avons eu un peu de frustration à ne pas pouvoir, faute de temps, nous arrêter autant que nous l’aurions souhaité le long de la route pour Grand Teton. Certains m’avaient conseillé, pour la veille, de prendre un hôtel plus proche d’Antelope Island pour gagner du temps. Ca se défend effectivement, mais je ne regrette cependant pas notre choix.
Hôtel : Super8 Driggs aux tarifs plus doux et petit déj compris que sur Jackson. Hôtel très bien avec un petit parfum d’Amérique profonde, moins superficiel que ce que nous avons vu à JH (me semble t'il). La route pour JH est magnifique dans la montagne. 35 miles - 45mn. Soit pour 2j : 2h15 et $16 d'essence de "perdus". A vous de faire votre choix. Nous, on a aimé !
Photo : Remembrance !

J3 : Visite de GrandTeton (Hôtel à Driggs) Sur les conseils du Blog de Papj59, nous sommes au parking du Jenny Lake (GPS 43.751109, -110.723458) pour 10h, après nous être acquittés (avec grand plaisir et c’est sincère vu le travail fait par les NP et la gentillesse des Rangers) de $80 pour le pass « America The Beautifull ». A noter que l’entrée de GT (valable 7j) est de $25 et permet également l’entrée à Yellowstone. Petit arrêt avant au Mose Visitor Center. Le parking se remplit, mais n’est pas complet (il sera archi-complet à notre retour). D’où l’intérêt d’y être tôt. Shuttle boat pour Hidden Falls. Surprise : le prix n’est pas de $5 comme j’ai pu le lire, mais de $9 l’aller simple et $15 l’A/R. Le tarif à $5 est seulement pour les « earlybirds » qui prennent la première navette ! Nous montons jusque Aspiration point (+ visite Hidden Falls). Retour en shuttle puis circuit classique : la boucle en « one way » qui rejoint Jenny Lake Overlook, puis tous les points de vue le long de Teton park Road et retour par la route 191 avec les points de vue sur la Snake River. Nous n’aurons pas pu faire Signal Mountain, la route étant fermée pour élagages.
En fin d’apm nous serons à MormonRow : quelques vielles maisons désaffectées qui ont dû être un village. Calme, tranquillité et une belle vue sur Grand Teton. Grand arrêt photos. Nous avons aimé et avons été assez surpris que ce soit si peu indiqué ! Pour y aller : En venant de JH, laisser la route sur la Gauche pour l’entrée au parc et continuer tout droit sur la 191. Prendre à Droite au panneau indiquant « Antelope Flats Road » et c’est 2 km plus loin. Ou GPS : 43.665193, -110.664386
Nous quittons GT à 17h30 pour retourner à l’hôtel à Driggs, avec une pause pour visite et shopping souvenirs à JH. Ville 100% orientée tourisme, finalement nous étions contents d’avoir choisi Driggs pour l’hôtel.
Si c’était à refaire ? Horaires, visites : idem. Par contre, vu l’heure de fin des visites, nous aurions pris la route pour Yellowstone avec un hébergement à YS Sud plutôt que de retourner sur Driggs. Ca peut surprendre certain(e)s, mais compte tenu de notre manière de visiter (c’est pour ça que j’ai pris le temps de décrire qui nous sommes et comment nous visitons), cela nous aurait parfaitement convenu.
Photo : Mariage à Mormon Row. L’officier était en moto BMW, le marié en Stetson, la mariée en … Santiags !

Pour tenter de faire moins "lourd", j'ai découpé ce compte rendu. A suivre : - Deuxième partie : Yellowstone - Troisième partie : Cody - Moab (Arches, Canyonsland) - Cortez - Quatrième partie : Mesa Verde - Page - Las Vegas
24 jours dans le Far West English translation pending
Bonjour à tous,
après avoir suivi de nombreux carnets, profité de nombreuses infos glanées sur ce forum, je me suis dit que faire partager notre dernier trip aux US était un minimum... Il s'agissait de mon 7ème voyage dans l'ouest. Le premier avait eu lieu en 1995, le second en 1997, puis j'ai du attendre loooooongtemps avant d'y revenir. Se sont ensuite enchaînés 8 jours de VTT en 2010 (Utah, Colorado), 8 jours de VTT en 2011 ( Nevada, Utah), 22 jours en famille en juin-juillet 2012 (Nevada, Utah, Arizona, Californie), 8 jours seul pour un trip photo en octobre 2013 (Nevada, Utah, Arizona). En août 2013, nous décidons de remettre ça en 2014. Désireux de découvrir Yellowstone, je savais qu'il fallait s'y prendre longtemps à l'avance. Début septembre 2013, 3 hôtels (ou cabins) sur les 4 que je voulais étaient déjà full aux dates décidées... D'où la nécessité de passer par une agence (Connections à Namur), juste pour réserver via une centrale de réservation. Les centrales ont des quantités importantes de chambres réservées à l'année. Les prix sont parfois même un peu plus intéressants. Les prix sont aussi plus intéressants pour les vols qu'en passant par le net, si longtemps à l'avance. Nous proposons à V., la meilleur amie de Valérie, ma compagne, de nous accompagner avec son fils, H. Il a le même âge que Basile notre plus grand de 14 ans. Tom, notre fils de 10 ans, est le 6ème membre de l'expédition. Nous serons donc 6, et voyager à 6 sur plus de 5000 kms prévus, ce n'est pas rien. Je voulais arriver à Salt Lake, et redécoller de Las Vegas. Hors, à 6, nous devons louer un premium SUV. Et il n'est pas possible, que cela soit via agence ou par le net, de faire un "One Way" avec un premium SUV. Ce n'est pas logique, mais c'est comme ça. La première journée du périple sera donc perdue à faire Las Vegas - Salt Lake City. On pouvait aussi arriver à Salt Lake City et faire cette journée "obligatoire" à la fin, mais je pense que cela aurait été plus fatiguant.
Edit : Quelques mois plus tard, un dropoff était possible, mais tout cela change tout le temps...
Donc je commence début septembre à concevoir l'itinéraire, choisir les hôtels, etc... Je vais même à Anvers chez un importateur juste pour mesurer le coffre d'un Suburban, histoire d'envisager le nombre de bagages adéquat et leur taille. Tout en décidé en 2 semaines, tout est booké en plusieurs semaines, car pour les vols et la voiture il y a un délai minimum avant la réservation.
Je suis plus matheux que littéraire, donc vous excuserez la qualité de l'écriture... Par contre j'illustrerai au fur et à mesure mes "racontages"... J'ai fait 5700 photos, le tri a été dur... Les albums Pixum sont faits et arrivés, les posters sur Forex arrivent ce lundi (120x80 et 150x50 pano)... Le plus dur va être de trouver de la place sur les murs, déjà pas mal de posters Forex de juillet 2012...
Place au carnet proprement dit...
Mardi 09 juillet. Bxl/JFK - JFK/LAS. Las Vegas - Mesquite
Le vol démarre à 10:45 de Zaventem, ce n'est pas trop tôt, on ne doit pas se lever aux aurores... J'ai pris, comme à chaque fois, une navette qui vient nous chercher @ home. POur 6 personnes (2 voitures normalement) et 23 jours, c'est bôôôôôcoup moins cher que de laisser les voitures à l'aéroport. On vole avec Delta Airlines. le vol est à l'heure, le premier sera très confortable (écrans bien lisibles, port USB, pas mal de choses en français). Le traditionnel "chicken or pasta" fait partie du voyage. Les enfants sont sages. Quand je dis enfants, Basile, à 14 ans, fait son 1m75... 2h à JFK, juste bien pour prendre son temps, grignoter, et repartir pour Las vegas. Chaleur supportable à l'arrivée, et direction Alamo. 7 Premium SUV's sont dispo. Des GMC Yukon XL, des Suburban... Je regarde dessous, pas de 4x4, mais même en 4x2, pour lepeu de pistes que nous ferons, ça tient bien même sur le sable... J'ouvre la porte du dernier Suburban qui me paraît diffférent... Bingo !! 😎 un modèle 2015 ! Un peu plus de 1000 kms au compteur, bourré d'électronique, des ports USB pour charger un peu partout (9 je crois), et de la place....
Et c'est parti ... On ne fait que traverser Las Vegas, en passant par le Strip quand-même... histoire de montrer à V. et H. ce qu'ils verront plus en détail en fin de séjour. 5ème fois pour moi à LV, et 2ème pour le reste de la famille, on connait un peu... On s'arrête à un Burger King avant de sortir de LV. Pas que j'aime ça, loin de là, mais j'adooooooore les Sweet Fries Potatoes, et il y en avait dans les BK lors de mes derniers passages... Pas de chance, ils n'en font plus, sauf en Californie (en discutant un peu avec l'employée)... On avale un truc en vitesse et on repart sur Mesquite. J'ai choisi Mesquite, car c'est faile, le Holliday Inn n'est pas loin de la Highway, et il y a un Wallmart géant juste à côté. Ce qui facilite l'achat des "trucs de base" du premier jour. On y passe prendre un frigobox (sur roulettes, manche-et-tout-et-tout, pour 6 c'est un minimum...) qui prendra place sur la dernière banquette à l'arrière, des boissons en quantité, de quoi grignoter, et on commence à regarder les T-shirts.. Oui, nous sommes fans de The Big Bang Theory, une série US amusante, et notre mission est de trouver un maximum de T-shirts portés par Sheldon dans la série. Ce sont des T-shirts de geek qu'on trouve en Wallmart, etc... (Flash Gordon, Captain America, Green Lantern, etc...) Nous ne trouverons ce soir que des Captain America, à 7$... (hors taxes 😎).
Temps de se coucher, le trajet a été long, ça fait un paquet d'heures que nous sommes debout, et comme d'habitude je n'ai pas dormi dans l'avion...
Le Holliday Inn est confortable, et le petit-déj. est copieux... Il y a même une machine-à-gaufres-que-j'adore !!
Quelques photos, et seconde journée dans un prochain Post...
J'ajoute une image de l'itinéraire, qui vous donnera une idée de ce que vous allez lire...




après avoir suivi de nombreux carnets, profité de nombreuses infos glanées sur ce forum, je me suis dit que faire partager notre dernier trip aux US était un minimum... Il s'agissait de mon 7ème voyage dans l'ouest. Le premier avait eu lieu en 1995, le second en 1997, puis j'ai du attendre loooooongtemps avant d'y revenir. Se sont ensuite enchaînés 8 jours de VTT en 2010 (Utah, Colorado), 8 jours de VTT en 2011 ( Nevada, Utah), 22 jours en famille en juin-juillet 2012 (Nevada, Utah, Arizona, Californie), 8 jours seul pour un trip photo en octobre 2013 (Nevada, Utah, Arizona). En août 2013, nous décidons de remettre ça en 2014. Désireux de découvrir Yellowstone, je savais qu'il fallait s'y prendre longtemps à l'avance. Début septembre 2013, 3 hôtels (ou cabins) sur les 4 que je voulais étaient déjà full aux dates décidées... D'où la nécessité de passer par une agence (Connections à Namur), juste pour réserver via une centrale de réservation. Les centrales ont des quantités importantes de chambres réservées à l'année. Les prix sont parfois même un peu plus intéressants. Les prix sont aussi plus intéressants pour les vols qu'en passant par le net, si longtemps à l'avance. Nous proposons à V., la meilleur amie de Valérie, ma compagne, de nous accompagner avec son fils, H. Il a le même âge que Basile notre plus grand de 14 ans. Tom, notre fils de 10 ans, est le 6ème membre de l'expédition. Nous serons donc 6, et voyager à 6 sur plus de 5000 kms prévus, ce n'est pas rien. Je voulais arriver à Salt Lake, et redécoller de Las Vegas. Hors, à 6, nous devons louer un premium SUV. Et il n'est pas possible, que cela soit via agence ou par le net, de faire un "One Way" avec un premium SUV. Ce n'est pas logique, mais c'est comme ça. La première journée du périple sera donc perdue à faire Las Vegas - Salt Lake City. On pouvait aussi arriver à Salt Lake City et faire cette journée "obligatoire" à la fin, mais je pense que cela aurait été plus fatiguant.
Edit : Quelques mois plus tard, un dropoff était possible, mais tout cela change tout le temps...
Donc je commence début septembre à concevoir l'itinéraire, choisir les hôtels, etc... Je vais même à Anvers chez un importateur juste pour mesurer le coffre d'un Suburban, histoire d'envisager le nombre de bagages adéquat et leur taille. Tout en décidé en 2 semaines, tout est booké en plusieurs semaines, car pour les vols et la voiture il y a un délai minimum avant la réservation.
Je suis plus matheux que littéraire, donc vous excuserez la qualité de l'écriture... Par contre j'illustrerai au fur et à mesure mes "racontages"... J'ai fait 5700 photos, le tri a été dur... Les albums Pixum sont faits et arrivés, les posters sur Forex arrivent ce lundi (120x80 et 150x50 pano)... Le plus dur va être de trouver de la place sur les murs, déjà pas mal de posters Forex de juillet 2012...
Place au carnet proprement dit...
Mardi 09 juillet. Bxl/JFK - JFK/LAS. Las Vegas - Mesquite
Le vol démarre à 10:45 de Zaventem, ce n'est pas trop tôt, on ne doit pas se lever aux aurores... J'ai pris, comme à chaque fois, une navette qui vient nous chercher @ home. POur 6 personnes (2 voitures normalement) et 23 jours, c'est bôôôôôcoup moins cher que de laisser les voitures à l'aéroport. On vole avec Delta Airlines. le vol est à l'heure, le premier sera très confortable (écrans bien lisibles, port USB, pas mal de choses en français). Le traditionnel "chicken or pasta" fait partie du voyage. Les enfants sont sages. Quand je dis enfants, Basile, à 14 ans, fait son 1m75... 2h à JFK, juste bien pour prendre son temps, grignoter, et repartir pour Las vegas. Chaleur supportable à l'arrivée, et direction Alamo. 7 Premium SUV's sont dispo. Des GMC Yukon XL, des Suburban... Je regarde dessous, pas de 4x4, mais même en 4x2, pour lepeu de pistes que nous ferons, ça tient bien même sur le sable... J'ouvre la porte du dernier Suburban qui me paraît diffférent... Bingo !! 😎 un modèle 2015 ! Un peu plus de 1000 kms au compteur, bourré d'électronique, des ports USB pour charger un peu partout (9 je crois), et de la place....
Et c'est parti ... On ne fait que traverser Las Vegas, en passant par le Strip quand-même... histoire de montrer à V. et H. ce qu'ils verront plus en détail en fin de séjour. 5ème fois pour moi à LV, et 2ème pour le reste de la famille, on connait un peu... On s'arrête à un Burger King avant de sortir de LV. Pas que j'aime ça, loin de là, mais j'adooooooore les Sweet Fries Potatoes, et il y en avait dans les BK lors de mes derniers passages... Pas de chance, ils n'en font plus, sauf en Californie (en discutant un peu avec l'employée)... On avale un truc en vitesse et on repart sur Mesquite. J'ai choisi Mesquite, car c'est faile, le Holliday Inn n'est pas loin de la Highway, et il y a un Wallmart géant juste à côté. Ce qui facilite l'achat des "trucs de base" du premier jour. On y passe prendre un frigobox (sur roulettes, manche-et-tout-et-tout, pour 6 c'est un minimum...) qui prendra place sur la dernière banquette à l'arrière, des boissons en quantité, de quoi grignoter, et on commence à regarder les T-shirts.. Oui, nous sommes fans de The Big Bang Theory, une série US amusante, et notre mission est de trouver un maximum de T-shirts portés par Sheldon dans la série. Ce sont des T-shirts de geek qu'on trouve en Wallmart, etc... (Flash Gordon, Captain America, Green Lantern, etc...) Nous ne trouverons ce soir que des Captain America, à 7$... (hors taxes 😎).
Temps de se coucher, le trajet a été long, ça fait un paquet d'heures que nous sommes debout, et comme d'habitude je n'ai pas dormi dans l'avion...
Le Holliday Inn est confortable, et le petit-déj. est copieux... Il y a même une machine-à-gaufres-que-j'adore !!
Quelques photos, et seconde journée dans un prochain Post...
J'ajoute une image de l'itinéraire, qui vous donnera une idée de ce que vous allez lire...




La Norvège, du sud au nord ou... presque! English translation pending
Voici le récit de notre voyage de cinq semaines en camping-car, depuis la région parisienne jusqu'aux îles Lofoten, en traversant une partie de l'Allemagne, du Danemark, de la Suède et... de la Norvège !
Le récit accompagné de photos et de cartes se trouve ici :
https://sites.google.com/...uleuxvoyagesnorvege/
Ci-dessous, le texte accompagné d'une sélection de photos.

.................................................................................................................................................................. Présentation
Après un séjour en Islande l'été dernier sous un ciel souvent maussade, nous ne pensions pas retourner de sitôt dans un pays du Nord.
Pourtant, quelques mois plus tard, des images de fjords et de glaciers norvégiens vont attirer notre attention et aiguiser une nouvelle fois notre curiosité pour une région nordique.
Nous découvrons alors des paysages éblouissants : fjords saisissants, côtes sublimes, glaciers majestueux et archipels mythiques parmi lesquels les superbes îles Lofoten.
La destination est immédiatement retenue. Reste à préciser l'itinéraire et le mode de déplacement.
Un point est vite fixé : nous souhaitons aller en Norvège sans prendre l'avion, directement depuis chez nous, et de préférence sans avoir à réserver d'hébergements afin d'être libres de nous adapter sur place à la météo.
Dans cette optique, voyager en camping-car nous semble la formule la plus adaptée. Pour le faire au meilleur tarif, la location en Allemagne est nettement plus économique. Nous confions la réservation du véhicule au courtier international CoolDrive.
Une fois l'option camping-car validée, l'itinéraire prend rapidement forme. C'est en voiture que nous rejoindrons d'abord l'Alsace pour une étape en famille puis Hanovre en Allemagne où nous prendrons possession de notre camping-car.
De Hanovre, dans notre maison roulante, nous ferons route vers Hirtshals au Danemark où nous embarquerons sur un ferry à destination de Kristiansand au sud de la Norvège.
Depuis le Sud norvégien, nous prévoyons de réaliser un parcours en forme de grand huit étiré dont le nœud central se situera à hauteur de Trondheim.
La première boucle de ce huit passera, dans les grandes lignes, par Lysefjord, Stavanger, Hardangerfjord, Bergen, Nærøyfjord, Geirangerfjord, la route des Trolls, Ålesund, la route de l'Atlantique et Kristiansund.
Au-delà de Trondheim, tout en suivant le tracé de l'E6, nous passerons le cercle Arctique avant de nous diriger vers Bodø où nous prendrons un ferry à destination des îles Lofoten.
Nous consacrerons sept jours à ces îles, elles constitueront le point le plus au nord de notre itinéraire.
Par la suite, retour vers le sud en longeant la côte via la route 17 avec de nombreuses liaisons en ferry avant de croiser à nouveau la boucle du huit à hauteur de Trondheim.
Nous fermerons le "grand huit" norvégien par les parcs nationaux de Dovrefjell et Jotunheimen avant un passage à Oslo.
Le retour vers la France se fera via la côte suédoise du Bohüslan, le pont de l'Öresund, la capitale danoise Copenhague avant de prendre un dernier ferry vers Puttgarden en Allemagne.
Une carte est sans doute plus parlante ! Oups… ça fait un paquet de kilomètres, probablement 8 000 à 10 000 kilomètres au total !
Pour les parcourir sans avoir à (trop !) rouler, nous avons prévu cinq semaines dont 33 jours de location de camping-car.
Départ le 9 juin, retour le 15 juillet 2014.
Prêts à nous suivre ?
Aller en jaune, retour en rouge
En camping-car… de Lübeck à Kristiansand via la dune de Råbjerg Mile (DK)
J1 à J3 : Du lundi 9 au Mercredi 11 juin 2014
Après deux journées passées en Alsace, c'est enfin le grand départ.
Le camping-car que nous avons réservé en Allemagne sera à notre disposition à Hanovre entre 15 et 17 heures. Depuis la région strasbourgeoise, 570 kilomètres, essentiellement sur autoroutes, nous séparent de la capitale de Basse-Saxe. Mais en Allemagne, le trafic peut être chargé et les ralentissements y sont fréquents. Nous prévoyons donc de la marge en prenant le départ dès 6 heures du matin.
La voiture est pleine à craquer : chaises pliantes, couette, oreillers et linge de lit mais aussi trois caisses d'alimentaire et bien sûr vêtements et chaussures pour faire face à toutes les conditions météo, du maillot de bain à la veste coupe-vent, des tongs aux chaussures de marche… sans oublier ma poêle favorite et quelques bonnes bouteilles de vin d'Alsace !
Après plusieurs jours de chaleur caniculaire (37 à 39 degrés en Alsace), les orages ne tardent pas à croiser notre route. Dès les environs de Francfort, nous essuyons les premières gouttes qui se transforment rapidement en trombes d'eau.
Nous espérons pouvoir échapper au plus fort du mauvais temps en marquant une pause prolongée mais rien n'y fait, on finit par rattraper l'orage et à s'y enfoncer de plus belle.
Malgré ces mauvaises conditions météo, une circulation dense et des ralentissements dûs à des travaux sur l'autoroute, nous arrivons à destination dès 13 heures.
C'est donc avec plus de deux heures d'avance qu'on se présente chez notre loueur, Eubo Caravan Tirge, situé dans la banlieue de Hanovre.
Coup de chance, notre véhicule est déjà prêt.
Nous découvrons alors notre maison roulante, un Pössl 2WIN, 5600 kilomètres au compteur, une sorte de grand fourgon aménagé de moins de 6 mètres de long monté sur un châssis Citroën !
Rien à voir avec le monstre que nous avions loué au Canada !
On vous fait visiter ?
Transférer tout notre barda de la voiture au camping-car, organiser les différents rangements, écouter les explications sur le fonctionnement du véhicule, signer les derniers papiers, prendre le premier déjeuner à bord, faire procéder à quelques réglages de dernière minute… il est presque 16 heures quand enfin… Pössl s'élance.
L'engin se conduit facilement et la position haute est vraiment un plus ! La météo s'est améliorée depuis ce matin, il fait sec avec des températures redevenues plus clémentes après les orages, de l'ordre de 22/24 degrés.
Notre première étape est prévue à Lübeck, à 200 km. Avec déjà plus de 500 km parcourus ce matin, il était difficile d'envisager plus.
D'ailleurs, c'est un peu au radar que nous pénétrons dans Lübeck et après quelques rapides courses, installons Pössl au parking P4 en face de la vieille ville. Il est déjà 18 h 30.
Après le dîner, petite balade sous les derniers rayons de soleil.
L'Innenstadt (centre-ville) est le centre touristique et le quartier le plus ancien de Lübeck. Il se situe sur un îlot au confluent des fleuves Trave et Wakenitz. L'UNESCO a classé ce quartier sur la liste du patrimoine mondial, notamment pour son architecture de briques rouges.
Nuit sur place au bord du fleuve Trave avec vue sur la vieille ville !
Distance parcourue dans la journée : 770 kilomètres
J4 : Jeudi 12 juin 2014
Un passant sans doute éméché a hurlé en pleine nuit, un camping-car a démarré à 3 heures du matin. Bref, la nuit a été loin d'être paisible. Mais puisque nous sommes réveillés, autant en profiter pour nous mettre en route dès 6 heures.
Le but de la journée est de rallier Hirtshals au Danemark où nous avons réservé à 18 heures une traversée en ferry à destination de la Norvège.
En partant de bonne heure, nous devrions même avoir le temps de faire un peu de tourisme au Danemark.
En attendant, nous nous relayons au volant de Pössl.
A 8 h 45, nous passons la frontière entre l'Allemagne et le Danemark.
Sur le coup de midi, nous nous octroyons une pause prolongée ainsi qu'une sieste à l'arrière du camping-car, histoire de récupérer un peu de notre mauvaise nuit. Nous apprécions !
Puis les kilomètres s'enchaînent à nouveau. Pössl se comporte bien sur l'autoroute et se révèle plutôt économe en carburant, ce qui est une bonne surprise.
Il fait très beau mais plus on avance vers le Nord, plus le vent forcit. Le rideau d'arbres le long de l'autoroute ploie sous les rafales. Les pales des éoliennes tournent à plein régime.
Ce vent annonce également une mer démontée et par conséquent une traversée en ferry qui risque d'être houleuse.
Il est 14 h 30 quand nous arrivons à proximité de Hirtshals, ce qui nous laisse effectivement un peu de temps pour jeter un œil à la dune de Rabjerg Mile, à une quarantaine de kilomètres à l'est de cette ville.
Il s'agit d'une dune littorale mobile, la plus grande d'Europe du Nord, que le vent déplace de 18 mètres par an.
A peine sortis du camping-car, le sable soulevé par le vent nous cingle les mollets, pique les yeux et s'infiltre dans nos vêtements.
Seuls quelques téméraires kitesurfeurs semblent être dans leur élément !
Rien ne résiste à la force des éléments, pas même ces cailloux rangés en ligne par le dieu Eole.
La mer est blanche d'écume et pour ne pas être trop exposé, il vaut mieux s'abriter derrière les herbes dunaires.
A ce compte-là, nous ne nous attardons pas davantage dans les courants d'air mais poussons jusqu'à la petite ville de Skagen où tout en arpentant les rues piétonnes du centre, un cornet de glace à la main, nous en oublierions presque l'heure.
Zut, déjà 16 heures ! Or le check-in pour le ferry se fait à partir de 17 heures, nous avons juste le temps d'arriver.
Embarquement immédiat pour un départ comme prévu à 18 heures.
Il y a un peu plus de deux heures de traversée, mais le capitaine (?) annonce un peu de retard à l'arrivée. En raison des mauvaises conditions de mer, la vitesse du navire sera réduite du moins pendant la première heure. Pendant la deuxième heure, la mer est plus calme et le beau temps au rendez-vous à l'arrivée à Kristiansand avec 20 degrés.
Nous n'avons pas de mal à trouver où passer la nuit. J'avais repéré une possibilité de stationnement en bord de mer le long de la promenade côtière.
Petite promenade vespérale… sous le regard de la lune (il est 22 h 30). Sacrée journée encore !
Distance parcourue dans la journée : 610 kilomètres
Notre fidèle "Pössl"

De la vallée de Setesdal à Øygardstølen : de la neige sur les hauteurs !
J5 : Vendredi 13 juin 2014 La nuit a été excellente et réparatrice. Le réveil agrémenté par le piaillement des goélands se fait sous un soleil radieux. Quelle chance !
Malgré tout, la mise en route est un peu laborieuse. D'abord il faut attendre l'ouverture des banques dans le centre-ville afin de faire un peu de change. A 9 heures, c'est chose faite, nous prenons alors la route 9 traversant la belle vallée de Setesdal avec ses forêts de bouleaux et de sapins et ses lacs à chaque virage.
Un nouvel arrêt pour quelques courses (entre autres, un poulet rôti pour ce midi) puis un autre pour les indispensables corvées liées au camping-car (vidanges/remplissage d'eau).
Ça y est, on va véritablement pouvoir rouler ! Pas très vite, d'ailleurs ! Car on se rend immédiatement compte qu'en Norvège, les routes sont étroites, surtout pour un camping-car (pourtant Pössl n'est pas bien gros) et les vitesses limitées (70 km/h sur routes R et F, 40, 50 ou 60 dans et à proximité des agglomérations).
Tout le long de la vallée, de charmants villages aux maisons traditionnelles : Evje, Byggland, Rysstad.
A Rysstad justement, nous quittons la Rv9 pour la Fv337 puis Fv987, des routes de montagne à une seule voie de circulation, ponctuées ça et là d'espaces pour se croiser… heureusement ! Pas très facile de conduire dans ces conditions, surtout qu'il y a du monde et que la route grimpe jusqu'à plus de 1000 mètres d'altitude.
Mais les paysages sont éblouissants !
La région est truffée de lacs d'altitude, encore partiellement gelés, aux couleurs allant du bleu turquoise au vert émeraude.
La neige est encore abondante à cette altitude, une situation que nous n'avions pas anticipée en programmant une randonnée vers le refuge de Øyuvsbu. Dans ce secteur, les congères sont plus hautes que le camping-car. Le parking n'est même pas visible. Bien sûr, la balade tombe à l'eau.
En revanche, nous avions bien noté que quelques kilomètres plus loin se trouvait une belle aire de pique-nique au bord du Roskreppfjord dotée d'un accès WIFI gratuit.
C'est alors le moment de faire la pause déjeuner (zut, le poulet rôti est resté sur le tapis roulant de la caisse du magasin !) puis de donner les premières nouvelles de Norvège à nos proches.
Voici la vue à travers la vitre arrière du camping-car !
La dernière portion de route (Fv986 qui devient Fv500 en changeant de comté !) va tout doucement nous conduire vers Lysebotn en fond de fjord en passant de près de 900 mètres d'altitude au niveau de la mer. Autant dire qu'on va enchaîner des virages en lacets serrés !
Mais nous, on s'arrêtera avant la fin, à 600 mètres d'altitude. La suite de la descente sera pour demain.
Sur le trajet, des torrents, des cascades… et encore des lacs aux couleurs incroyables parsemés d'icebergs !
Soudain, dans un des lacets de la route, apparaît notre destination de ce soir : Øygardstølen ou "nid d'aigle" en norvégien. On comprend vite pourquoi en découvrant l'exceptionnel point de vue qui domine de plus de 600 mètres le Lysefjord ainsi que petit hameau de Lysebotn en contrebas. Vertigineux !
C'est aussi le point de départ de la randonnée de Kjeragbolten.
En repérant un peu les lieux, on rencontre un couple de jeunes Ecossais qui comme nous a l'intention de faire demain cette mythique randonnée. Ils ont planté leur tente en contrebas du nid d'aigle.
Quant à nous, nous prévoyons de passer la nuit sur le parking même si celui-ci n'est censé être qu'un lieu de stationnement de jour. Précisons aussi qu'il est payant dans la journée (100 NOK) comme beaucoup de parkings au départ de lieux de randonnées.
Pour le moment, nous en profitons pour déployer nos chaises pliantes et nous relaxer devant ce panorama d'exception.
Distance parcourue dans la journée : 200 kilomètres
Neige à 1 000 mètres !

Randonnée de Kjeragbolten et croisière sur le Lysefjord
J6 : Samedi 14 juin 2014
Nous voici à l'aube de notre première randonnée en Norvège, l'une des plus mythiques du pays. Il s'agit de Kjeragbolten, un gros rocher ovale coincé dans une crevasse entre deux parois écartées d'environ deux mètres, 1 000 mètres au-dessus du Lysefjord.
Il fait un temps splendide. Nous sommes samedi, parions qu'il y aura du monde !
Mais nous avons l'avantage d'être sur place, alors à 7 heures, c'est parti ! Bien qu'il y ait déjà quelques voitures sur le parking, nous sommes manifestement les seuls à démarrer à cette heure-ci.
Sur le seuil de leur tente, les Ecossais rencontrés hier soir nous font signe. Sur le panneau d'information au début du sentier, le profil du trail donne une bonne idée de ce qui nous attend : un enchaînement de trois "buttes" séparées par une descente et par conséquent une nouvelle montée à chaque fois.
Temps estimé : 6 heures avec 700 mètres de dénivelé !
Ça commence immédiatement très fort à l'aide de chaînes !
Au bout d'une vingtaine de minutes, une fois sur la première crête, nous distinguons les trois premiers poursuivants puis dix minutes plus tard, le couple écossais.
L'effort est intense et les genoux souffrent !
Quelques passages sont un peu délicats mais jamais dangereux grâce à l'installation de cordes et de chaînes.
Nous avançons doucement mais sûrement, toujours seuls. Nos poursuivants n'ont pas l'air de nous rattraper.
Aux crêtes encore partiellement enneigées succèdent des plateaux rocheux couverts de cairns et des mares où se mirent de gros rochers ronds.
Au bout d'une heure, nous croisons quelques randonneurs dont le matériel transporté laisse à penser qu'ils ont campé là-haut. Au bout de deux heures, un couple peu chargé ayant probablement commencé la rando aux aurores.
Tout à coup, se confondant avec la pierre, un cairn un peu particulier retient notre attention ;-) En s'approchant, on dérange ce lagopède alpin.
Il reste de la neige un peu partout mais à partir de la troisième heure, nous devrons traverser plusieurs névés importants.
Vers 10 heures, à hauteur de ce grand panneau indicateur, nos poursuivants se rapprochent. Nous ne sommes plus très loin de notre but.
Les deux Ecossais nous suivent sur une fausse piste mais sans quoi nous aurions sans doute raté cette vue fantastique sur le Lysefjord.
Pendant ce temps, les trois autres, des Asiatiques (une jeune femme et ses parents), plus malins, nous coiffent sur le poteau et atteignent Kjeragbolten les premiers.
Le must, c'est de poser sur le fameux rocher. Mais aucune des personnes présentes n'a le cran pour le faire. Le mieux que j'aie pu tenter, c'est de m'en approcher par le haut.
La vue est tout simplement vertigineuse !
Au moment même où nous quittons les lieux arrive le gros de la troupe. Tout au long du trajet de retour, nous assistons, amusés et effrayés, à une procession ininterrompue de randonneurs, entraînant des embouteillages dans certains passages de chaînes.
Nous ne pouvons que nous féliciter d'avoir démarré tôt.
Les chiffres de cette randonnée : 11,6 km parcourus en 5 heures et demie avec 711 mètres de dénivelé et un point culminant situé à 1031 mètres.
La journée n'est pas finie, loin de là. Nous avons prévu de nous rapprocher dans l'après-midi de notre randonnée de demain, une autre randonnée mythique, celle de Preikestolen.
Le moyen le plus rapide pour le faire, c'est d'emprunter le ferry au départ de Lysebotn (le petit hameau au fond du Lysefjord) à destination de Forsand.
Pour rejoindre Lysebotn, il faut descendre là… c'est-à-dire par Lyseveien, 27 virages en épingles à cheveux, une pente de 10% suivie d'un tunnel, autant dire qu'il faut mettre la bride à Pössl. Descente en seconde ! Impressionnante !
J'avais noté un départ de ferry à 15 h 30 et le suivant à 18 heures. Dès 14 heures, nous faisons la queue sur le quai en compagnie de plusieurs autres véhicules. Au fur et à mesure que l'heure avance, nous voyons plusieurs de ces véhicules sortir de la file, faire demi-tour et repartir par la route. Curieux !
Renseignements pris, il s'avère qu'il y a un seul ferry à 18 heures le samedi, mince ! Tant pis, nous attendrons, car par la route cela représente près de 150 km soit 3 à 4 heures de trajet. Par le ferry, ce sont deux heures de traversée reposantes et divertissantes suivies de moins de 20 km de route.
Alors en attendant, un peu de lecture, une sieste à l'arrière du camping-car et une balade jusqu'à la cascade proche de l'embarcadère pour passer le temps.
A 18 heures, comme prévu, nous embarquons pour deux heures au fil de l'eau, agrémentées de quelques points d'intérêt remarquables commentés par le capitaine du ferry.
Des falaises impressionnantes !
Des cascades dégringolant de près de 1 000 mètres de hauteur !
Le rocher de Kjerag vu d'en bas ! Dire que nous étions là-haut il y a quelques heures !
Une colonie de phoques !
Un avant-goût de ce que nous verrons demain ! Là-haut, le Preikestolen ou rocher de la Chaire, une imposante falaise qui culmine à 604 mètres au-dessus du fjord.
Zoom sur le rocher surmonté d'une plate-forme de 25 x 25 mètres d'où nous contemplerons la vue demain.
Enfin, le clou de la croisière : un défilé rocheux dans lequel le ferry va s'engager à la plus grande surprise des passagers interloqués avant de faire machine arrière au pied de la muraille. Bluffant !
Au pied de cette montagne toute en rondeur, Forsand marque la fin de la traversée pour nous. Nous avons adoré cette croisière !
Il nous reste maintenant une quinzaine de kilomètres à parcourir sur la Rv 13 pour rejoindre Jørpeland. Sur le quai de la marina, un certain nombre de camping-cars sont déjà serrés les uns contre les autres. On n'a pas très envie de se joindre à eux. En passant, j'avais repéré une aire de pique-nique sur la route, un peu avant l'entrée du village. L'endroit nous convient parfaitement.
Encore une journée bien remplie et une première randonnée d'exception en terre viking !
Distance parcourue dans la journée : 40 kilomètres.
Vue sur le Lysefjord
Du Preikestolen (ou Rocher de la Chaire) à… Stavanger
J7 : Dimanche 15 juin 2014
Pressés de nous mesurer au Preikestolen, nous tombons du lit dès 5 h 30… un horaire idéal pour commencer tôt une journée de randonnée sauf que… ce matin le beau temps se laisse désirer. Le ciel est bouché et des nuages bas masquent les sommets.
Mais le temps pourrait changer au cours de la journée… let's wait and see !
En revanche, ce temps libre va nous être très utile pour régler une urgence : faire le plein d'eau et la vidange des eaux sales, sinon ce soir pas de douche !
C'est ainsi que nous nous retrouvons à 6 h 30 à Jørpeland en train de procéder à ces opérations, en tentant de ne pas réveiller les occupants des camping-cars garés sur le port, bien moins matinaux que nous.
Une fois la mission accomplie et malgré une météo incertaine, nous filons vers Preikestolenhytta, distante d'une dizaine de kilomètres et point de départ vers Preikestolen, cette falaise de 604 mètres de hauteur plongeant à pic dans le Lysefjord. Nous l'avions admirée hier depuis le ferry.
La taille du parking (payant off course) laisse augurer de la fréquentation des lieux. Avec plus de 200 000 visiteurs par an, c'est un des sites touristiques majeurs du pays.
Le ciel étant toujours nuageux, nous finissons notre nuit à l'arrière du camping-car.
Vers 9 heures, quelques timides éclaircies annoncent une possible amélioration. Hop, on abrège notre dodo et on décide d'y aller. Entre-temps, le parking a commencé à se remplir sérieusement.
Néanmoins, la file des randonneurs est plus étalée qu'hier, les nuages ayant sans doute fait hésiter beaucoup de monde.
Un chemin empierré aménagé en marches inégales (aïe, les genoux !) nous fait rapidement prendre de la hauteur à travers la forêt avant de dominer une vaste zone boisée ponctuée de petits lacs.
La couleur du ciel s'est bien arrangée depuis ce matin.
Ce paysage verdoyant ne tarde pas à laisser place à un univers plus minéral alors que le sentier longe le bord de la falaise surplombant le Lysefjord.
Le rocher de la Chaire commence à se détacher au loin.
Nous ne sommes évidemment pas tout seuls. D'ailleurs en cours de route, nous reconnaissons un certain nombre de randonneurs croisés la veille, notamment les trois Asiatiques qui nous font un petit coucou.
La montée via Hill Trail nous permet de mieux prendre la mesure de cette étonnante plate-forme rocheuse dont les dimensions font penser à une piste de danse. Vous remarquerez qu'il n'y a aucune barrière de protection nulle part. Certains n'hésitent pas à s'asseoir au bord, les jambes pendant dans le vide. Brrr ! La sécurité du lieu fait débat depuis de nombreuses années mais les autorités locales estiment qu'elles ne sont pas responsables des risques que prennent les touristes.
Le beau temps est vraiment bien installé alors que nous prenons le chemin du retour. Moralité : en Norvège, il vaut mieux ne pas se précipiter et laisser le temps au ciel de se découvrir.
Les chiffres de la randonnée : 7,5 kilomètres en moins de 4 heures avec 400 mètres de dénivelé et un point culminant à 604 mètres.
Une randonnée à ne pas manquer vers un site exceptionnel !
En dehors de la nature, la Norvège compte également quelques jolies villes. Selon nos recherches, Stavanger ne manquerait pas d'atouts. C'est ce que nous avons l'intention de vérifier cet après-midi.
Cap sur la petite localité de Tau où nous laissons le camping-car sur le parking du port. Un tarif de 40 NOK (5 €) permet d'y rester 24 heures, c'est parfait. Le lieu pour passer la nuit est ainsi tout trouvé.
Un ferry à destination de Stavanger est déjà à quai. Nous avons juste le temps de sauter à bord pour une petite demi-heure de navigation.
Le centre-ville de Stavanger s'organise autour d'un joli port.
Du bord de l'eau, des ruelles tranquilles montent vers la vieille cité en bois.
Ce passage en ville est aussi l'occasion de dîner au restaurant. NB Sørensens, l'une des meilleures tables sur le front de mer, nous disait bien mais manque de chance, c'est complet. On nous oriente alors vers Bevaremegvel Restaurant.
Préparés par un chef français, les plats de poissons (saumon et cabillaud) sont délicieux mais l'addition est indiscutablement… norvégienne !
Le ferry nous ramène à Tau vers 22 heures. Encore une journée de "ouf "(comme disent les jeunes) !
Distance parcourue dans la journée : 50 kilomètres.
Le rocher du Preikestolen

De Tau à Odda : des chutes de Låtefossen au glacier Buer
J8 : Lundi 16 juin 2014
Une nouvelle randonnée aujourd'hui? Oui, mais pas tout de suite, ce matin il faut d'abord rouler afin de rejoindre Odda, notre prochaine étape.
Le soleil est toujours de la partie en ce quatrième jour passé en Norvège. On croise très fort les doigts.
Le trajet se fait sur la Rv 13, une route classée "route nationale touristique" traversant la région du Ryfylke entre fjords verdoyants et montagnes abruptes.
Bien qu'il n'y ait que 200 kilomètres jusqu'à Odda, cette distance va nous prendre beaucoup plus de temps que prévu pour plusieurs raisons : - l'étroitesse de la route et la vitesse limitée - l'enchaînement incessant de tunnels - un passage en ferry entre Hjelmeland et Nesvik
Enfin, quelques points d'intérêt sur la route méritent eux aussi un arrêt. A vrai dire, si on s'écoutait, on s'arrêterait à tout bout de champ mais parfois les accotements ne le permettent pas.
Ici, cet îlot au beau milieu d'un fjord pour lequel nous n'avons pas hésité à faire demi-tour afin de le mettre dans la boîte.
Là, les chutes de Låtefossen, dévalant la montagne dans un bruit assourdissant !
En partant à 7 h 30 de Tau, nous avons fini par arriver au parking du glacier Buer vers 13 h 30. Pour une fois, le parking n'est pas payant (du moins pas pour l'instant), un fait rare en Norvège.
Une heure plus tard, après le déjeuner, nous sommes prêts à randonner vers le glacier.
La langue glaciaire de Buer fait partie du Folgefonna qui, avec sa calotte couvrant 168 km2 et une épaisseur de glace de 400 mètres par endroits, est le troisième plus grand champ de glace du pays.
Le sentier commence à longer un torrent où une double haie d'inukshuk, ces empilements de pierre adoptant une forme humaine, nous indiquent la direction à suivre.
Ce torrent glaciaire sera un peu le fil conducteur de la randonnée.
Nous aurons à le traverser à plusieurs reprises par des moyens plus ou moins précaires.
Une passerelle suspendue… même pas peur ;-)
Un petit pont métallique facile !
Une poutre en bois… ah, ha…moins fière, la randonneuse !
Il y aura encore des cordes, des chaînes, des échelles, bref un parcours amusant mais pas de tout repos… avant de commencer enfin à entrevoir le glacier !
Premier aperçu de la langue glaciaire…
… et coup d'œil sur la vallée laissée derrière nous.
Fin de la randonnée autour de 700 mètres d'altitude. Le torrent devient infranchissable et s'aventurer seul sur le glacier serait risqué.
En revanche, sa contemplation ne présente pas de risque alors on contemple sans modération ses séracs aux reflets bleutés !
Tiens mais qui voilà ? Les trois Asiatiques (papa, maman et leur grande fille) que nous croisons pour la troisième journée consécutive. Ils ont copié notre roadbook ? En tout cas, ils comptent bien tout comme nous faire demain la célèbre randonnée de Trolltunga… de bonne heure, précise la jeune femme, départ prévu à 7 h 30. Comme nous… Au fait, je n'ai pas précisé, mais ils sont Sud-Coréens et viennent de Séoul.
Rendez-vous est pris pour demain !
Les chiffres de notre balade d'aujourd'hui : 5,5 kilomètres en 3 heures aller/retour avec 300 mètres de dénivelé. Une randonnée un peu moins prestigieuse que les précédentes mais ludique et sportive à la fois… bref, très sympa aussi !
Ce soir, nous choisissons un camping pour passer la nuit, en l'occurrence Odda Camping, joliment situé au bord du Sandvinsvatnet et juste au début de la vallée de Buer, avant tout pour pouvoir laver notre linge, car impossible de trouver une laverie en ville.
Le programme de la soirée est donc tout tracé : lavage et séchage du linge, accessoirement un peu d'Internet et surtout dodo de bonne heure car demain nous attaquons un gros morceau, une randonnée de légende à destination de la langue du Troll (Trolltunga) soit 22 kilomètres aller/retour. A suivre…
Distance parcourue dans la journée : 205 kilomètres
Buer Glacier
De la langue du Troll (Trolltunga) aux… rues de Bergen !
J9 : Mardi 17 juin 2014
La nuit fut si paisible dans le camping au bord du lac à Odda que nous émergeons avec difficulté à 7 heures passées. Nous espérions être au point de départ de notre randonnée à 7 h 30, c'est raté.
Le temps de déjeuner, de tout préparer et d'arriver à Skeggedal (à côté de Tyssedal), il est déjà 9 heures quand nous sommes enfin prêts à randonner. Nos nouveaux amis coréens doivent être bien loin déjà !
Nous avons une chance inouïe avec la météo. Il fait toujours un temps magnifique.
Trolltunga, c'est ce rocher en forme de langue tirée, une sorte de plongeoir de pierre dominant de près de 1 000 mètres les eaux du Ringedalsvatnet.
Plus de 22 kilomètres aller/retour nous attendent pour une durée estimée entre 8 et 10 heures. Serons-nous à la hauteur ?
A ce propos, pour commencer à prendre de la hauteur et passer en 1,5 kilomètre du parking (440 mètres) au sommet de Magelibanen (860 mètres), le randonneur a le choix entre un sentier raide à travers la forêt ou la voie directe en suivant la ligne d'un funiculaire désaffectée.
Plus de 2 000 marches à claire-voie sur une pente à plus de 40 % par endroits… non merci ! Nous préférons le plancher des vaches même s'il est escarpé et rugueux.
500 mètres de dénivelé plus tard, nous arrivons au sommet du funiculaire, bien moins essoufflés que ceux qui ont opté pour la montée des marches.
Il est 10 h 30. Les panneaux au sommet de Magelibanen indiquent qu'il reste trois heures trente jusqu'à Trolltunga, ce qui devrait nous faire arriver vers 14 heures.
Un chemin large et agréable nous conduit maintenant dans une vallée occupée par des lacs au bord desquels les Norvégiens ont construit de petites maisons de vacances. Comment font-ils pour y amener tout leur ravitaillement ? Aucune route ne dessert l'endroit et le funiculaire n'est plus en fonction.
Mais ce passage facile est de courte durée. Quand le sentier tourne vers l'est, il faut à nouveau donner un coup de collier pour franchir les 300 mètres de dénivelé qui nous séparent du point culminant.
A mi-pente, un arrêt est bienvenu pour souffler un peu et admirer la vue sur les lacs et le glacier Folgefonna derrière nous.
La récompense est au bout de l'ascension avec ce point de vue saisissant sur le lac Ringedalsvatnet, à plus de 1 000 mètres d'altitude. Il est midi.
Les plus grosses difficultés étant maintenant derrière nous, ce n'est plus qu'une question de distance. Mais il faut pouvoir la tenir tout en… crapahutant sur des rochers, en sautant par-dessus des ruisseaux, en esquivant des flaques de boue, en traversant des névés.
Pour notre information, tout au long du trajet, des pancartes indiquent la distance parcourue et la distance restante Quand le nombre de kilomètres restant devant nous est inférieur à celui laissé derrière nous, ça fait du bien au moral.
Le dernier kilomètre est le plus dur d'autant que le ciel commence à s'assombrir et que l'hypoglycémie nous guette. Vivement qu'on arrive !
Et on y est arrivés… à 13 h 30 soit au bout de 4 heures et demie. Ouf, on est dans les temps ! Quant aux Coréens, ils sont déjà sur le point de quitter les lieux. Contrairement à nous, ils ont tenu leur horaire en débutant à 7 h 30. Chapeau ! Après nous être sustentés, nous faisons comme tout le monde, la queue pour l'incontournable photo sur la langue du Troll. 669 à 678
Il ne fait pas très chaud et on ne s'attarde pas davantage. Pourvu qu'il ne pleuve pas ! A 14 heures, on se remet en route pour le trajet retour, étonnés de rencontrer autant de monde jusque tard dans l'après-midi alors que le ciel devient de plus en plus menaçant.
Le retour est long avec quelques baisses de régime mais avec une friandise par ci, une orange par là, nous tenons le coup.
Pour gagner du temps sur la fin, on tente la variante par les marches du funiculaire mais, on abandonne presque aussitôt, préférant la voie classique par le sentier, plus longue mais plus sûre.
Le dernier kilomètre est à nouveau le plus difficile, on n'en voit plus le bout. Quand le sentier et le funiculaire se rejoignent, Hervé décide de finir la descente par les marches, il en restait 670 (il les a comptées). Il espérait ainsi me coiffer sur le poteau mais c'est moi qui l'ai attendu en bas ;-)
Il est 18 heures… fin de la randonnée ! Bilan : nous avons mis 9 heures, toutes pauses comprises.
Encore une randonnée remarquable à classer dans le top 3 des randonnées en Norvège ! Sans doute l'une des plus marquantes et des plus exigeantes que nous ayons jamais effectuées, toutes destinations confondues.
Nous sommes donc satisfaits et rassurés sur nos capacités mais… lessivés.
Plus le courage de bouger le camping-car ce soir. Nous passons par conséquent la nuit sur place. Alors que nous dînons, il se met à pleuvoir. Serait-ce la fin du beau temps ?
Distance parcourue dans la journée : - en véhicule seulement …15 kilomètres - à pied… 22,4 kilomètres avec un dénivelé de 966 mètres.
J10 : Mercredi 18 juin 2014
Malgré un peu de pluie hier soir, miracle, il fait à nouveau beau avec déjà 13 degrés de bon matin. Aujourd'hui, pas de randonnée prévue, seulement un peu de marche en ville. En effet le projet de cette journée est de rejoindre la ville de Bergen à 200 kilomètres.
Réveil matinal et départ dans la foulée à 6 h 30.
Première étape sur la Rv 13 jusqu'à Kinsarvik où nous arrivons juste à temps pour le ferry de 7 h 40 à destination de Utne puis Kvanndal (durée : 50 minutes).
Nous sommes seulement quatre véhicules à embarquer. Comme les trois autres débarquent à Utne où personne n'embarque, nous restons seuls à bord jusqu'à Kvanndal.
Incroyable, on se croirait en croisière privée !
Nous longeons ensuite le Hardangerfjord dédié à la culture d'arbres fruitiers (le verger de la Norvège) jusqu'à Norheimshund.
Puis notre itinéraire s'écarte du fjord pour se rapprocher de Bergen avec toute une série de ponts, de tunnels et de portions de route… payantes. Mais ne cherchez ni guérite, ni barrière, ici tout est automatisé. Seule une petite caméra photographie votre plaque d'immatriculation.
Pour payer quand vous êtes étranger, le plus simple est de souscrire au Visitor's Payment sur le site Internet Autopass. Attention, il faut une carte de crédit valable plus de trois mois après le jour de sortie prévu, ce qui n'était pas notre cas. Nous n'avons donc pu nous enregistrer que pour la moiti�� de notre séjour. Par la suite, nous avons voulu payer dans les stations-service indiquées par "KR" (normalement habilitées) mais dans la réalité personne n'a su, voulu ou pu encaisser notre dû. Notre loueur de camping-car devrait donc recevoir une facture du montant des péages restants. Bref, c'est assez pénible comme système.
Revenons à Bergen… où nous sommes arrivés vers 10 h 30, ce qui est plutôt une bonne moyenne pour 200 km dont un passage en ferry. Mais alors que nous pensions la destination presque atteinte, les difficultés de navigation vont mettre nos nerfs à rude épreuve.
Le parking dédié aux camping-cars que j'avais repéré n'existe plus (c'est un chantier maintenant). Au centre-ville la hauteur des parkings est limitée à 1,90 mètre… impossible pour notre Pössl. Nous tournons en rond pendant une heure et étions sur le point de laisser tomber la visite de Bergen quand un Norvégien fort aimable a pu nous indiquer un stationnement à la hauteur de Pössl. Stationnement payant, cela va de soi ;-)
Ouf, nous pouvons enfin consacrer quelques heures à la découverte de la ville, notamment le quartier ancien de Bryggen avec ses entrepôts restaurés ainsi que le marché aux poissons où les poissonniers attirent le chaland dans toutes les langues.
Bryggen, le vieux quai de Bergen, rappelle l'importance commerciale de la ville du XIVème au début du XVIème siècle. De nombreux incendies, dont le dernier en 1955, ont ravagé ces maisons typiques en bois. Leur reconstruction a été fidèle aux modèles et méthodes traditionnels. Ce sont ainsi environ 62 bâtiments qui subsistent dans ce quartier ancien.
Brochettes de poissons et crevettes seront au menu de notre déjeuner.
Mais Bergen n'est qu'une étape, ce soir j'ai prévu de rallier le Nærøyfjord, à 150 kilomètres. Aïe, encore beaucoup de route en perspective !
Pour accélérer le mouvement, nous optons pour l'E16, une route rapide (mais pas une autoroute !) faite d'une succession presque ininterrompue de tunnels. Car les Norvégiens sont les champions pour ce type d'ouvrages. Il n'y a quasiment aucun trajet dans ce pays montagneux sans un ou plusieurs tunnels. Qu'ils soient longs d'une centaine de mètres ou jusqu'à 5, 10, 15 voire 25 kilomètres pour le plus long, ils sont souvent construits à flanc de fjord et permettent de désenclaver des régions entières.
L'arrivée dans le Nærøyfjord se fait sous la pluie.
Il est 19 heures. Après un dernier tunnel de six kilomètres à une seule voie de circulation, nous voici à Bakka, petit hameau isolé au bout d'une route en cul-de-sac. Nous garons Pössl au bord du fjord, sur un coin de pelouse, juste après l'église. Un endroit très calme au bout du monde ou… presque !
Entre deux averses, en guise de balade vespérale, nous poussons à pied jusqu'au bout de la route. C'est là que débute le sentier montant à Rimstigen prévu pour demain matin, en espérant que la pluie ne vienne pas compromettre le projet.
Distance parcourue dans la journée : 330 kilomètres
En chemin vers Trolltunga
Le Nærøyfjord, vu d'en haut et vu d'en bas !
J11 : Jeudi 19 juin 2014
Il a plu toute la nuit et il pleut toujours au réveil. Ce n'est donc pas la peine de se presser, grimper sur les hauteurs de Rimstigen semble compromis.
Néanmoins pas le temps de s'ennuyer car il y a du spectacle sur le ponton de bon matin. Alors qu'il doit faire moins de dix degrés dehors, voilà une jeune femme en maillot de bains en train de faire ses exercices de yoga avant de plonger en compagnie de son mari dans l'eau (sans doute glaciale !) du fjord. Ce sont des Allemands, voyageant dans un van probablement exempt de douche. C'est le fjord qui leur fait office de salle de bains ;-)
Tout à l'observation de leur exhibition, nous n'avons même pas vu que la pluie avait cessé. La randonnée vers Rimstigen est aussitôt remise sur le tapis. Nous n'avons pas beaucoup d'informations sur ce sentier, sauf qu'il est escarpé, qu'il permet de belles vues sur le fjord et que sa durée est de 4 heures.
Mais il est déjà 9 heures. Or à 12 h 15, nous avons prévu de prendre le ferry à destination de Kaupanger, une alternative aux interminables tunnels de l'E16 et une autre façon d'apprécier ce fjord, le plus étroit du pays.
Nous avons par conséquent un peu plus de deux heures devant nous, pas tout à fait suffisantes pour mener la randonnée à son terme. Le but est donc de grimper pendant environ une heure à une heure et demie, histoire de bénéficier de la vue puis de redescendre afin d'attraper le ferry à l'heure.
Le sentier grimpe effectivement très raide dans la forêt. A chaque lacet nous espérons en sortir pour profiter d'une vue dégagée. Mais un écran de verdure se met sans cesse entre nous et le fjord. Finalement, au bout d'une heure et quart d'ascension, arrivés à 460 mètres d'altitude sans meilleur point de vue, nous en restons là. Le sommet se trouverait à plus de 700 mètres d'altitude.
La vue n'est déjà pas mal, non ?
Après avoir admiré le Nærøyfjord depuis le haut, il est maintenant l'heure de le voir d'en bas au cours d'une traversée en ferry de deux heures et demie entre Gudvangen et Kaupanger.
C'est à Bakka, le petit hameau où nous avons passé la nuit, que le fjord est le plus étroit avec seulement 250 mètres de large. Nous revoyons au passage notre lieu de bivouac, juste à côté du ponton. Sans doute l'un des meilleurs de tout le voyage. 1284
Là Tufto, encore plus isolé à l'extrémité de la route.
Un peu partout des cascades jaillissent de la montagne et se jettent du haut des falaises.
Deux cars de touristes français sont à bord et occupent toutes les meilleures places assises à l'avant du pont.
Mais quand le vent se lève au confluent duNærøyfjord et de l'Aurlandsfjord, ils se retranchent tous dans la cabine, laissant le pont désert.
Alors nous nous empressons de prendre leur siège afin de profiter du calme et de la sérénité de cette fin de croisière.
Il est 14 h 45 quand nous débarquons à Kaupanger.
Tantôt sous le soleil, tantôt sous les nuages, tantôt sous la pluie, chaque vallée se livre sous une lumière différente tout au long des 150 kilomètres qui nous séparent de Loen, notre étape du soir.
A l'approche du parc national de Jostedalsbreen, le glacier brille au soleil et dégringole presque jusque sur la route.
En revanche, à Loen, c'est le crachin et les nuages bas qui nous accueillent.
Après avoir tourné sur la Fv 723, une route longeant le lac Lovatnet et aboutissant dans des vallées glaciaires, nous décidons de ne pas poursuivre plus loin. Les glaciers seront pour demain, du moins si la météo le permet.
Un peu après le camping de Sande, nous trouvons un lieu de bivouac qui nous convient, avec vue sur le lac et les cascades hélas, à travers un voile de brouillard !
Distance parcourue dans la journée : 165 kilomètres
Le Nærøyfjord vu d'en haut
Du glacier de Kjenndal (Loen) aux fermes de Homlongsetra (Geirangerfjord)
J12 : Vendredi 20 juin 2014
Surprise, il fait plutôt beau ce matin, ce qui va nous permettre d'ajouter un nouveau glacier à notre palmarès. En effet, à l'extrémité de la vallée de Lodalen (Fv 723) deux embranchements mènent vers des langues glaciaires, l'une du Bødalsbreen, l'autre du Kjenndalsbreen.
En première intention, c'est le glacier Bødal que nous avions retenu car il offrait en outre une belle opportunité de randonnée. Malheureusement la petite piste d'accès, sans doute trop étroite, est interdite aux camping-cars. Nous nous rabattons par conséquent sur le Kjenndalsbreen. Le dernier tronçon de la route gravillonnée qui y mène est payant (système d'enveloppe) car privé.
Nuages et éclaircies se partagent le ciel mais le thermomètre n'affiche pas plus de 9 degrés ce matin.
C'est donc bien couverts que nous parcourons le court sentier menant au pied de la coulée de glace. Approcher les glaciers en Norvège est vraiment à la portée de tout le monde, ici la langue glaciaire descend jusqu'à 200/300 mètres d'altitude.
Après cette petite excursion matinale, il est temps quitter Loen non sans repasser une nouvelle fois le long de ce très beau Lovatnet. Sous le soleil, le lac présente maintenant un aspect bien plus avenant.
En cours d'après-midi, nous avons prévu d'être dans le Geirangerfjord, l'un des fjords les réputés du pays, classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Nous suivons la route 15.
Pour le moment c'est le lac de Stryn qui fait office de décor à notre déjeuner alors que de petites averses viennent rincer de temps à autre notre pare-brise, vite oubliées avec le retour du soleil
En laissant la vallée de Stryn derrière nous, l'impression de beau temps prédomine encore.
Pourtant, chaque virage de cette route 15 nous rapproche un peu plus des nuages.
Et dire que nous voulions faire un détour par la Gamle Strynefjellsvegen ("route de montagne du vieux Stryn ou Rv 258), une route touristique nationale à une seule voie de circulation, traversant un plateau ponctué de cascades et de lacs aux eaux turquoises (dixit notre documentation).
A l'embranchement de cette fameuse route, il faut se rendre à l'évidence. Le détour sous les nuages bas ne vaut pas le coup, prenons plutôt la "nouvelle" route et ses trois tunnels.
A leur sortie, nous débouchons sur un haut plateau à plus de 1000 mètres dans une ambiance hivernale. Cinq degrés seulement au thermomètre, des giboulées de neige, et le lac de Djupvatnet encore partiellement gelé émergeant du brouillard à la faveur d'un coin de ciel bleu. Magnifique et un peu irréel !
A ce stade, on aurait pu faire un nouveau détour sur une route à péage vers le belvédère de Dalsnibba (1500 mètres d'altitude), le point de vue le plus élevé et le plus spectaculaire (paraît-il) donnant sur le Geirangerfjord. Mais avec tous ces nuages, pas la peine !
Alors nous amorçons la descente vers Geiranger en passant de 1 050 mètres au col au niveau zéro dans le fjord, je vous laisse imaginer ! Il vaut mieux avoir de bons freins.
Un petit coup d'œil sur le paysage champêtre à souhait avec ces adorables petits chalets d'alpage à flanc de montagne.
Bonne surprise, à Geiranger, "the weather isn't so bad"… comme diraient les Américains. Voilà qui va nous permettre de compléter notre programme du jour par une randonnée, il est seulement 14 h 30.
Haut lieu du tourisme de croisière, deux paquebots à l'ancre ont déversé un flot de touristes dans les rues du petit village. Mais en prenant la direction de Homlong, personne ou… presque !
A part une famille américaine de l'Ohio et un couple de Français, pas un chat sur le parcours de randonnée entre Homlong et Homlongsetra.
A travers bois et fougères, le sentier suit le bord du fjord en aménageant de jolis points de vue.
Ici on aperçoit en face les lacets de la route des Aigles (Ornevegen) que nous suivrons demain.
Là, l'une des nombreuses cascades de Geiranger
Petite cabane au fond des bois
Enfin le but de la balade : ces fermes abandonnées de Homlongsetra dans un environnement très verdoyant. Nous sommes à 550 mètres d'altitude.
Le sentier continue ensuite en direction de Skagefla mais une petite pluie fine et pénétrante nous fait rebrousser chemin.
Même si au final il n'y aura que quelques gouttes de temps en temps, on a préféré en rester là. En tout : 6 kilomètres, 3 heures aller/retour, avec un gain d'altitude de 510 mètres. Ouf !
Au point de départ de cette randonnée se trouvent plusieurs campings. Nous optons pour le Solhaug Camping, pas pour l'accueil un peu bourru, mais parce qu'il offre lave-linge et sèche-linge.
Distance parcourue dans la journée : 120 kilomètres
Ferme de Homlongsetra
De Geiranger à Ålesund par la route des Aigles et la route des Trolls
J13 : Samedi 21 juin 2014
Une fois de plus, le ciel est plutôt bien ensoleillé ce matin malgré 7 petits degrés seulement. Dans ces conditions, autant profiter encore un peu du fjord de Geiranger, c'est toujours ça de pris. Ça pourrait ne pas durer.
Alors dès 8 heures, nous bougeons le camping-car et prenons la direction de la ferme de Vesterås, point de départ de plusieurs sentiers de randonnée. Parmi les différentes possibilités, nous retenons celui menant à Storseterfossen (sentier F dans la documentation de l'office de tourisme local).
Comme son nom l'indique, c'est une cascade. Tout comme en islandais, les terminaisons des mots norvégiens renseignent sur la nature des éléments avec beaucoup de similitude d'ailleurs.
Petit lexique : vatnet = lac, fossen = cascade, fjell ou fjellet = sommet ou montagne, fjorden = fjord, dal = vallée…
Mais revenons à… notre cascade qui possède un atout supplémentaire. Il paraît qu'on peut passer derrière son rideau d'eau. On a hâte !
C'est parti sur un début de sentier humide sur lequel il faut sans cesse veiller à ne pas marcher sur les crottes de moutons. A ce propos, en voilà quatre qui s'approchent dans l'espoir que nous soyons leurs bergers. Espoir vite déçu ;-)
Ne sont-ils pas mignons avec leurs oreilles en pointe et leurs piercings ?
En poursuivant, la qualité du chemin s'améliore nettement. On se croirait sur l'allée empierrée d'un jardin ou d'un parc.
C'est l'œuvre d'une équipe de maçons népalais. Ils sont chargés de la reconstruction et la sécurisation d'un certain nombre de sentiers norvégiens. Nous ne tardons pas à les voir à la tâche en approchant de la cascade. Ils font un travail de forçats.
Grâce à eux, l'accès à la chute sera facilité. Pour l'instant, il faut se faufiler avec prudence sous la voûte rocheuse à l'aide de chaînes en passant derrière le voile d'eau. Superbe !
Voici la chute d'eau dans son écrin de verdure d'où dépassent des pics aussi pointus que des pains de sucre !
Retour au camping-car vers 10 h 30 après avoir parcouru en tout… 4 kilomètres aller/retour avec 250 mètres de dénivelé en deux heures et demie environ.
Maintenant, mettons-nous au volant pour faire un peu de route et quelle route ! En effet, le trajet sur la route 63 entre Geiranger à Åndalsnes enchaîne des portions panoramiques aux noms évocateurs.
Immédiatement à la sortie de Geiranger, la route grimpe par 11 virages en épingles à cheveux depuis le Geirangerfjord jusqu'au point culminant de la route à 620 mètres d'altitude.
Ce tronçon a été baptisé Ørnevegen ou route des Aigles car l'endroit abritait traditionnellement un grand nombre de ces rapaces.
Voici le panorama qu'on découvre dans le dernier virage (Ørnesvingen), au point le plus élevé de la route.
Le soleil encore bien présent tôt ce matin a progressivement laissé la place aux nuages. Ce temps changeant me rappelle l'Islande. Son fameux proverbe "si le temps ne te plaît pas attends 5 minutes" pourrait devenir ici : "si le temps ne te plaît pas, change de vallée".
En effet, en progressant vers Eidsdal, il fait à nouveau soleil.
Mais les sommets rocheux fraîchement saupoudrés de neige surmontant le lac Eidsvatnet ne laissent augurer rien de bon.
En embarquant sur le ferry à Eidsdal, le beau temps reste sur le quai.
Sur l'autre rive, le tableau est des plus sombres :-(
Les gros cumulus couvrant la vallée ne tardent pas à se rompre pour donner des pluies diluviennes.
On a beau se ménager une pause prolongée pour le déjeuner dans l'espoir de voir la perturbation s'évacuer afin d'aborder la plus belle partie de cette route 63 dans les meilleures conditions, rien n'y fait, elle résiste.
Pourtant, à 700 mètres, au pied du lac Alnesvatnet, on a un court espoir en voyant ce pain de sucre surgir des nuages à la faveur d'un soupçon d'éclaircie.
Mais à 900 mètres, c'est définitivement l'hiver en ce premier jour de l'été. Zéro degré, des averses de neige et un brouillard à couper au couteau. Bref un temps à ne pas mettre un troll dehors !
A ce propos, nous voici arrivés au clou du trajet, là où la route plonge en direction d'Åndalsnes via Trollstigen ou échelle des Trolls, une série de 11 virages en épingles à cheveux avec une pente à 9 % et une seule voie de circulation.
Trollstigen, depuis le premier point de vue. Le deuxième point de vue, plus éloigné, est normalement plus spectaculaire mais pas aujourd'hui.
Le Visitor Center voisin nous sert de refuge un court moment avant d'amorcer la fameuse descente.
Il est 16 heures quand nous atteignons Åndalsnes qui devait être notre point d'arrivée. Sous la pluie, il n'y a pas aucun intérêt à rester ici. Dans l'espoir de trouver un meilleur temps plus à l'ouest, nous décidons de pousser immédiatement jusqu'à Ålesund à 120 kilomètres. En même temps, on aura une nouvelle occasion de dîner au restaurant.
Dans les fjords autour d'Ålesund, un rayon de soleil nous met du baume au cœur. A destination, il ne pleut pas (encore !) mais la couleur du ciel ne laisse pas de doute, il va pleuvoir.
Une fois le camping-car garé à proximité du centre-ville, notre première préoccupation sera de trouver un bon restaurant. XL Diner que j'avais repéré dans le guide LP est déjà complet à 19 heures (samedi oblige), on nous dit de revenir vers 22 heures.
Il reste donc trois heures à tuer avant le dîner mais dépêchons-nous de visiter avant qu'il ne pleuve.
La ville a été presque totalement détruite dans un incendie en 1904. Reconstruits par des architectes norvégiens formés en Allemagne, ses édifices sont alors dotés d'éléments caractéristiques de l'époque (tourelles, flèches, gargouilles) de style Art nouveau.
Avec ses maisons coquettes, ses rues piétonnes et ses quais joliment fleuris, cette cité côtière ne manque pas de charme. Bien que de dimension plus modeste que Bergen, elle est au moins aussi belle.
Le point de vue le plus spectaculaire sur la ville, les montagnes et les îles environnantes s'apprécie depuis la colline d'Aksla. Mais trop tard, il pleut ! Alors il n'y a plus qu'à nous réfugier dans un bar pour une séance d'Internet prolongée.
Le site de la météo norvégien yr.no n'est pas vraiment optimiste pour les deux prochains jours.
En attendant, nous allons aux nouvelles au restaurant vers 21 heures. Chouette, des places se sont libérées. On va enfin pouvoir dîner ! Au menu, un assortiment de morue (bacalhau) – à l'italienne, à la moutarde et au curry – suivi d'un dessert laissé à l'initiative du chef ("Let the chief"). Nous nous régalons.
Une juste récompense après une longue journée de route sous une météo pourrie alors qu'un rayon de soleil nous nargue au travers de la fenêtre.
Distance parcourue dans la journée : 215 kilomètres
Quai à Ålesund
De la route de l'Atlantique à Bølarein : des ponts et des pétroglyphes remarquables !
Dimanche 22 juin 2014
Dès le réveil, la couleur du ciel donne le ton de la journée… grisaille et pluie, pluie et grisaille. Seulement 8 degrés. Dans ce contexte, poursuivre la visite d'Alesund ne vaut pas le coup, profitons-en pour avancer immédiatement.
En réalité pour avancer, il nous faut d'abord "reculer", ç à d rebrousser chemin jusqu'à Vestnes sur la route que nous avons déjà empruntée hier, avant de traverser le Moldefjord en ferry.
Aujourd'hui pas question de rester sur le pont du navire, nous regardons la pluie ruisseler le long des vitres du salon. Quelle tristesse !
De Molde, notre but est de passer par la route de l'Atlantique (Atlanterhavsveien), classée route touristique nationale avec huit ponts remarquables reliant 17 îlots.
Le guide Lonely Planet préconise de rejoindre la côte à Bud. Mais avant, il est temps de chercher un coin sympa où poser notre Pössl pour déjeuner. Trop en ville, trop en pente… à force de tergiverser et avant de succomber à l'hypoglycémie, nous finissons à côté d'un cimetière. Vraiment pas gaie, cette journée !
Le comble, c'est que pendant notre pause, la pluie cesse provisoirement avant de redoubler d'intensité dès qu'on se remet au volant ! Rageant !
De Bud à Vevang, la route traverse des paysages côtiers battus par les vents et aujourd'hui plus encore par la pluie.
C'est après Vevang que débutent les huit kilomètres les plus spectaculaires du parcours. Prouesse d'ingénierie élue "construction du siècle" en Norvège en 2005, cette route a été nommée "le plus beau parcours routier du monde" par le quotidien britannique the Guardian. Elle est la deuxième route la plus visitée de Norvège après Trollstigen. Nous n'allions pas rater ça, même sous la pluie !
Tels des serpents de mer se tortillant d'île en île…
Sur l'île d'Averoy, toujours selon les recommandations du guide LP, nous longeons la côte sud afin de faire un arrêt à la petite église en bois debout de Kvernes. Elle nous apportera les seules touches colorées de la journée.
Une journée qui se termine à Kristiansund où nous improvisons un arrêt en nous dirigeant vers Gamle Byen, la vieille ville, occupant l'île d'Innlandet. Nous nous garons au hasard au pied d'une résidence au bord de l'eau. La pluie nous immobilise dans le camping-car. Nous ne verrons rien d'autre de Kristiansund.
Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres
J15 : Lundi 23 juin 2014
Comme le prévoyait la météo, la perturbation est bien installée au-dessus de nos têtes et risque de nous pourrir encore une partie de la journée.
Le point d'arrivée pour l'étape d'aujourd'hui est prévu un peu avant Steinkjer mais comme nous avons une bonne demi-journée d'avance sur notre planning prévisionnel, il est possible que nous puissions poursuivre au-delà de cette destination. C'est l'un des avantages de se déplacer en camping-car. S'il fait mauvais on roule, s'il fait beau on s'arrête !
Alors pour le moment roulons… en direction de Trondheim mais avec l'intention d'éviter cette ville. En effet, nous y ferons un arrêt pendant la deuxième partie de notre voyage car c'est précisément là que se situe le nœud central de notre parcours en forme de huit étiré.
Premier ferry de la journée entre Kanestraum et Halsa… sous une pluie battante ! Sur la route 39, idem, du moins jusqu'aux environs de Orkanger.
Là, les nuages se font moins denses et la pluie moins soutenue. Ce n'est pas encore la fin du mauvais temps mais on commence à y croire.
Lors du deuxième passage en ferry entre Flakk et Rorvik, nous tentons une sortie sur le pont entre les gouttes. Sur la F v 755 longeant maintenant le bras de mer en face de Trondheim, les averses sont de plus en plus espacées.
Nous progressons doucement entre collines parsemées de fermes rouge sombre et champs verdoyants piquetés de ballots de paille emmaillotés de blanc. Nous n'avions pas imaginé la Norvège aussi agricole !
Quand cette route 755 quitte les rives du fjord et s'enfonce dans les terres, il ne pleut presque plus. Chouette, on va peut-être pouvoir envisager une petite balade.
Autour du lac Elvatnet, plusieurs panneaux signalent le passage possible d'élans, nous saisissons le prétexte et en profitons pour nous arrêter et marcher un peu.
Ah, si on pouvait approcher des élans !
En guise d'élans, nous ne verrons que des moutons mais le sentier que nous suivons au hasard nous mène près d'une maison de vacances superbement située au bord d'un lac.
Le retour du soleil vient nous redonner le sourire pour le restant du trajet.
Il est seulement 15 h 30. Notre point d'arrivée initialement prévu n'est qu'à une cinquantaine de kilomètres. Il est trop tôt pour nous arrêter. Nous décidons donc de pousser au-delà de Steinkjer, jusqu'à Bølarein où j'avais repéré à la fois un site de pétroglyphes et une possibilité de stationnement pour la nuit.
Du coup, ce ne sont plus 50 mais 100 kilomètres qu'il nous reste à parcourir. Avec le soleil maintenant revenu, c'est un plaisir ! Après avoir rejoint la route de l'Arctique (E 6) un peu avant Steinkjer, nous la quittons presque immédiatement pour privilégier la route 763, parallèle à l'E 6, plus tranquille, longeant la rive Sud du lac Snåsavatnet dans une magnifique forêt de conifères.
Le soleil est toujours au rendez-vous quand nous arrivons à destination à 19 heures.
Un premier sentier en boucle nous conduit immédiatement vers la gravure rupestre d'un renne vieille de 5 000 à 6 000 ans.
Plus loin, c'est une étonnante silhouette de skieur qui est gravée dans la roche. Dommage qu'elle soit presque effacée par les ans. Mais cette reproduction, sur la façade du chalet d'accueil, nous laisse aisément imaginer la rencontre du renne et de cet homme, il y a quelques milliers d'années dans cette même forêt aux pins majestueux.
Ce beau temps inespéré nous donne des ailes. A 20 heures, nous enchaînons avec une deuxième boucle (Bølastien 3,8 km, 1 heure) qui nous conduit à travers une tourbière puis une forêt moussue jusqu'aux rives du lac Snåsavatnet
C'est sur cette image de grande sérénité que se termine cette journée qui finit donc mieux qu'elle n'a commencé. Après avoir glissé 50 couronnes dans une enveloppe, nous avons le parking sous les sapins pour nous tout seuls.
Demain, la route prend nettement la direction du grand Nord !
Distance parcourue dans la journée : 355 kilomètres
Pont de la route de l'Atlantique
Sur la route de l'Arctique jusqu'au glacier oriental du Svartisen
J16 : Mardi 24 juin 2014 Pressés de voir le temps qu'il fait, nous sommes debout avant 5 heures. Le ciel est couvert mais à l'horizon, de belles éclaircies pointent déjà leur nez. En revanche, comme les jours précédents il fait frisquet (8 °). Vestes et pantalons chauds ont remplacé shorts et débardeurs. On n'a pas encore sorti les gants et les bonnets mais ça pourrait venir !
Ce réveil matinal est bienvenu car c'est une longue étape qui nous attend (plus de 350 kilomètres, soit 5 à 6 heures de trajet) assortie d'une randonnée de 3 heures vers le glacier Svartisen. Or son approche nécessite d'abord la traversée d'un lac en bateau dont nous ignorons les horaires. Si nous voulons nous donner une chance, il serait préférable d'arriver sur place en tout début d'après-midi.
Alors, pas de temps à perdre. A 5 h 30, Pössl s'élance... d'abord sur la fin de cette très belle route 763 avant de retrouver l'E 6 un peu plus loin.
Cette E 6 ou route de l'Arctique est un axe majeur en Norvège, elle relie le sud du pays à l'extrême Nord. Ce n'est cependant pas une autoroute, elle a plutôt la taille d'une nationale voire par moments d'une départementale, ce qui signifie vitesse limitée à 80 km/h (sauf rares exceptions) et encore moins dans la traversée des agglomérations.
C'est un axe très emprunté mais, à cette heure, personne devant, personne derrière, c'est comme si nous étions seuls en Norvège ou… presque, ce qui nous laisse un champ de vision bien dégagé.
Justement… Stoooop ! Là dans une clairière, n'est-ce pas un élan avec son petit ? Le temps de faire demi-tour, le petit avait disparu mais maman élan était encore là à nous observer
Un peu plus loin, re… stoooop, cette fois pour des rennes sur le bord de la route ! Mais où est donc le Père Noël ?
Plus on monte vers le nord, plus la vue s'élargit. Les champs laissent la place aux forêts et aux lacs, les sommets s'aiguisent et la ligne des arbres descend plus bas sur les versants des montagnes.
A l'entrée dans le Nordland, le Majavatn nous offre un tableau saisissant où le ciel, l'eau et les montagnes se confondent pour mieux nous impressionner.
Devant ce lac aussi lisse qu'un miroir, une grande sensation de quiétude nous envahit.
Changement de ressenti à Laksforsen, où la bouillonnante chute d'eau fait l'effet d'un brumisateur géant dans un mugissement infernal. Ça réveille !
Bref, avec toutes ces distractions, le voyage passe comme une lettre à la poste. Nous arrivons à Mo I Rana avant midi, presque étonnés d'être déjà arrivés, mais tenaillés par une faim de loup !
Hé, hé, levés depuis 5 heures du matin avec 300 kilomètres sous le capot !
Le premier REMA à l'entrée de la ville tombe à point pour les courses. Son parking fait très bien l'affaire pour déjeuner dans la foulée.
Pas de temps à consacrer à une sieste ou à une pause prolongée aujourd'hui. En effet, si l'on veut se donner une chance d'approcher le glacier Svartisen, il faut poursuivre… une quinzaine de kilomètres sur l'E 6 puis encore autant dans la vallée de Svartisdal.
Ouf, nous arrivons juste à temps pour le départ du bateau à 14 heures. C'est le dernier départ de la journée (plus tard dans la saison, il y en a d'autres dans l'après-midi). Nous avons donc bien fait de partir tôt.
Dans un premier temps, le Svartisen 3 nous fait traverser le lac en une vingtaine de minutes. Nous sommes une quinzaine à bord. Le ciel se voile par intermittence mais il fait beau dans l'ensemble, quoique frais, surtout sur l'eau où gants et bonnets complètent la tenue.
Le bateau nous laisse environ deux heures et demie sur place, il reviendra nous chercher vers 16 h 45.
Les quinze randonneurs déplient aussitôt leurs bâtons de marche et partent à la queue leu leu à l'assaut du versant. Le sentier grimpe de façon régulière et soutenue sur des strates rocheuses. Certains s'attardent près d'une cascade, d'autres cavalent en tête pendant que les derniers papotent en queue de peloton. Bref, plus on gagne en altitude, plus la file s'étire !
Il reste à contourner le lac glaciaire… avant que ne se dévoile au soleil, scintillante et immaculée, la langue glaciaire du Svartisen.
Mais sa beauté ne saurait faire oublier le mal qui ronge tous les glaciers du monde. De nombreuses marques au sol et d'anciens panneaux sont les témoins d'une perte importante de superficie au cours les dernières décennies.
Formées de deux calottes glaciaires séparées par la vallée de Vesterdalen, le Svartisen reste néanmoins le deuxième plus grand glacier du pays. Malgré une altitude moyenne de 1 500 mètres et une épaisseur de glace de 600 mètres par endroits, ses nombreux bras descendent jusque dans les vallées et forment ainsi les glaciers les plus bas d'Europe continentale.
Le bras oriental descend ici à 500 mètres d'altitude. Dans quelques semaines, notre parcours nous amènera au niveau du bras occidental de ce même glacier qui lui se jette dans l'océan ou… presque. Mais ça, c'est une autre histoire !
Pour le moment et près avoir contemplé la coulée de glace sous toutes les coutures, il est déjà temps de lui tourner le dos pour amorcer la descente.
Le bateau est à l'heure à 16 h 45. Un quart d'heure, plus tard, nous retrouvons notre cher Pössl.
Notre journée aurait dû s'arrêter là sauf qu'Hervé a une envie irrépressible de pizza. La ville de Mo I Rana n'est pas si loin (euh ! à 30 kilomètres tout de même) et on n'est pas à quelques kilomètres près, alors zou, on y retourne !
Si par la même occasion on pouvait faire laver le linge… Mais à l'office de tourisme, on nous confirme qu'on ne peut pas trouver ce service en ville (ni nulle part en Norvège en général) et que la seule solution est de s'adresser à un camping.
La jeune femme se propose de contacter pour nous les campings des alentours. Le plus proche en direction du nord ne possède pas de lave-linge, le suivant a bien un lave-linge mais pas de sèche-linge. Le troisième offre les deux mais se trouve à 60 kilomètres au nord de Mo I Rana. Bah, on n'est plus à ça près !
Après avoir partagé une pizza "Al Pacino" - bonne, sans plus - c'est reparti pour un tour sur l'E6 sur une portion que nous commençons à connaître sur le bout des doigts, en la parcourant pour la troisième fois depuis ce midi.
C'est donc bien tard que nous posons notre camion sur la pelouse du Krokstrand Camping au terme d'une étape un peu folle qui, en raison de nos multiples va-et-vient, sera aussi la plus longue de tout notre séjour en Norvège. Mais c'est sans regrets car on a passé une journée extra et comme il ne fait jamais nuit…
Distance parcourue dans la journée : 485 kilomètres
Glacier Svartisen
Passage du cercle Arctique et embarquement pour Værøy (îles Lofoten)
J17 : Mercredi 25 juin 2014
Aujourd'hui, notre étape doit nous mener à Bodø, port d'embarquement à destination des îles Lofoten. Comme nous avons déjà bien avancé hier, il nous reste seulement 170 kilomètres à parcourir ce matin. Cool !
Nous attendons beaucoup de notre séjour aux Lofoten auquel nous avons prévu de consacrer sept jours. Alors s'il pouvait faire beau…
Pour le moment, c'est loin d'être gagné. La couleur du ciel se décline dans les nuances de gris et le thermomètre ne dépasse pas 8 degrés à 7 h 30.
Cap toujours plus au nord sur cette même route Arctique !
Les épaisses forêts de pins laissent progressivement la place à des bois plus clairsemés, à des arbres de plus en plus rabougris avant leur disparition complète au profit d'une toundra désolée balayée par les vents et encore partiellement recouverte de neige.
Normal, nous venons de franchir à 700 mètres d'altitude la ligne imaginaire du cercle Arctique, 66° 33'45''N
A partir de maintenant, on verra le soleil rester au-dessus de l'horizon et ne jamais se coucher. C'est ce qu'on appelle le soleil de minuit.
Mais, pour l'instant, il manque à l'appel. Pire encore, voilà que la pluie s'invite, elle aussi. On espérait s'en débarrasser en se dirigeant vers l'ouest à Fauske, mais rien à faire, elle nous suit jusqu'au bout ou… presque.
En effet, à Bodø, le ciel est voilé mais il ne pleut pas. Voilà qui est prometteur !
Il est 11 heures, notre ferry ne part qu'à 16 h 30 mais nous préférons placer immédiatement le camping-car dans la queue. Nous avons choisi l'île de Værøy (un seul départ par jour) comme première destination dans l'archipel des Lofoten au contraire de la plupart des touristes qui vont directement à Moskenes (plusieurs départs par jour).
De ce fait, notre véhicule est le deuxième dans la queue alors que plusieurs files à destination de Moskenes sont déjà complètes.
Jusqu'à 16 h 30, comment s'occupe-t-on, me diriez-vous.
Vu l'heure, on commence par préparer le repas, déjeuner et faire la vaisselle. On en profite aussi pour faire un peu de rangement et de nettoyage. Petite promenade sur le quai pour assister à l'arrivée d'un Express Côtier, ce "paquebot" desservant les principaux ports côtiers de Bergen à Kirkenes. Un spectacle à lui tout seul !
En début d'après-midi, on abandonne Pössl pour aller faire un tour en ville. A notre retour, les files d'attente se sont encore étoffées et l'animation ne manque pas.
A côté de nous, un motard suédois démonte sa machine. Derrière nous des Asiatiques arrivent du centre-ville les bras chargés de course. Plus loin des Français racontent leurs péripéties de voyage à des Belges. Puis les caissiers ne tardent pas à encaisser leur dû, le départ se précise, le ferry se remplit.
Ça y est, le navire lève l'ancre. C'est parti pour plus de six heures de navigation.
La mer très calme au départ finit par se former en cours de traversée. En revanche, bonne nouvelle, le voile nuageux se disloque pour laisser la place à un ciel uniformément bleu et à un soleil radieux.
A 20 heures, quand le ferry fait une escale à Røst, il fait un temps magnifique !
Cet archipel formé de 365 îles et skerries offre un contraste surprenant avec ses voisines plus au nord, très escarpées. A part un léger renflement au centre, l'île principale de Røstlandet, est plate comme une crêpe.
Elle attire 2,5 millions d'oiseaux de mer qui viennent nicher partout, y compris aux abords des habitations. Vers 22 h 30, après 6 heures de roulis et de tangage, nous approchons des côtes deVærøy, éblouis par le soleil encore très haut dans le ciel.
Une fois débarqués, nous regagnons aussitôt la côte nord de l'île où une piste en terre finit en cul-de-sac au niveau d'un petit parking. Deux autres voitures sorties du ferry nous ont déjà devancés. Leurs occupants, deux couples norvégiens, sont en train d'installer leur tente dans la lande.
Quant à nous, nous profitons du soleil de minuit avant de tirer les rideaux pour une bonne nuit pendant laquelle il fait aussi clair qu'en plein jour.
Distance parcourue dans la journée : 180 kilomètres
J18 : Jeudi 26 juin 2014
Yessss, le ciel est toujours bleu, le soleil radieux et malgré un petit vent froid, la journée s'annonce exceptionnellement belle sur Værøy.
Avant 9 heures, alors que nos voisins campeurs dorment encore, nous sommes déjà prêts à randonner.
Île montagneuse d'à peine 8 kilomètres de long, hébergeant 2 000 fois plus d'oiseaux de mer que d'êtres humains, Værøy est réputée pour ses plages de sable blanc, ses crêtes élevées, ses hameaux isolés et sa mer cristalline, à l'écart du reste des Lofoten plus touristiques.
Le ferry vers notre destination suivante, Moskenesøya, ne part qu'à 22 h 45. Nous avons donc toute la journée pour vérifier si Værøy est à la hauteur de sa réputation.
L'itinéraire à pied que nous avons choisi d'emprunter part directement du parking où nous sommes garés en direction du village abandonné de Måstad, situé sur la presqu'île Sud.
Le sentier, longeant le versant nord d'une montagne escarpée culminant à plus de 400 mètres, est malheureusement encore à l'ombre à cette heure-ci. Passant tantôt à flanc de falaise (attention au vertige), tantôt sur des rochers, tantôt sur des galets, il n'est pas aisé à fouler.
Il faut en permanence vérifier où l'on met les pieds si l'on ne veut pas se tordre une cheville ou marcher sur des oeufs ! Une fois l'isthme d'Eidet franchi, nous poursuivons au soleil et profitons de la vue merveilleuse sur la côte Est et les sommets de l'île.
Le chemin est maintenant plus large et grossièrement pavé par endroits. C'est le reliquat d'une tentative de liaison entre Måstad et le reste de l'île, avortée en raison de l'assaut répétitif de la mer.
C'est également cet isthme qui permettait aux pêcheurs d'antan de passer leurs barques de la côte Est à la côte Ouest.
Peu après, on commence à apercevoir le village au loin.
A 11 heures, nous atteignons les premières maisons.
Un panneau indique que ce village de pêcheurs comptait jusqu'à 150 habitants. Pour compléter leurs revenus, ils pratiquaient la chasse aux macareux à l'aide de chiens dressés à cet effet, appelés chiens à macareux (puffin dogs). Il subsiste environ 700 spécimens de cette race, tous issus de l'île.
L'endroit étant inaccessible par la route (seul le chemin de pêcheurs était praticable à pied) et également difficilement accessible par la mer en raison de forts courants et souvent du mauvais temps, le village fut abandonné.
Il ne reste aujourd'hui que quelques résidences secondaires.
De Måstad, on peut tenter l'ascension du Mahornet (431 mètres), une montée réservée aux randonneurs sportifs, précise le guide LP.
Aujourd'hui, on ne se sent pas à la hauteur. La sente, à peine visible et en dévers sur le flanc de la montagne, ne nous inspire pas confiance. On se contente des trois premiers lacets afin de bénéficier d'une vue intéressante sur le village avant d'en rester là.
Le retour par le même itinéraire nous fait découvrir des aspects insolites de cette côte auxquels on n'avait pas prêté attention précédemment.
Ici un profil aquilin tourné vers l'océan…
Là, un flotteur géant, ramené par la mer…
Ici et là, des plages aux eaux cristallines dignes des Seychelles, la chaleur en moins ;-)
Au loin, l'île de Moskenesøya où nous serons dès ce soir.
D'ici là, poursuivons la découverte de Værøy, il est à peine 15 heures. Une carte affichée au niveau du parking permet rapidement de faire un point. Après les 15 kilomètres que nous venons de parcourir, nous cherchons quelque chose de light.
Une balade facile de 2 kilomètres vers le phare de Kvalnes nous convient parfaitement.
Aussitôt vu, aussitôt décidé ! Le camping-car est déplacé jusqu'à l'extrémité opposée de l'île. En cours de route, d'autres belles plages !
A travers une prairie fleurie, c'est l'occasion d'observer cette délicate orchidée, Orchis rouge sang !
Le nez en l'air pour suivre le vol des goélands, le nez par terre pour suivre le sautillement des huitriers pie… Les yeux posés sur la ligne de crête ou rivés sur l'horizon… .. chemin faisant jusqu'au phare, nous goûtons à la solitude de Værøy.
Pour finir, il nous reste à jeter un œil sur Sørland, le village principal de l'île, bien emmitouflés et encapuchonnés en raison d'un vent glacial pendant que les enfants de Værøy en petite tenue, s'amusent à des jeux d'eau dans leur jardin. C'est l'été, finalement !
Frigorifiés, nous finissons pas nous réfugier dans le camping-car et à nous placer dès 19 heures dans la queue pour le ferry de 22 h 45. A cette heure, nous sommes les troisièmes de la file (au final sur une dizaine de véhicules seulement).
Popote, dîner et tâches diverses nous occupent jusqu'au départ du ferry qui, avec près d'une heure de retard, se fait ardemment désirer et par la même nous fera arriver bien tard à Moskenes.
Il est plus d'une heure du matin quand nous stationnons Pössl à l'extrémité Sud de l'île de Moskenesøya, après le village et le tunnel de Å, curieusement en même temps que nos voisins campeurs de la nuit dernière.
Sur le parking de Å, tout le monde dort déjà. Nous nous dépêchons d'en faire autant, après une journée à rallonge… inoubliable.
Værøy a été à la hauteur de nos attentes. Espérons qu'il en sera de même des autres îles des Lofoten !
Distance parcourue dans la journée : 20 km en véhicule et autant à pied !
Village de Måstad à Værøy

Moskenesøy : Des rorbuer de Å à… la plage de Kvalvika
J19 : Vendredi 27 juin 2014
Réveillés en fanfare par le raffut des goélands, notre premier coup d'œil va au ciel. Nous sommes immédiatement rassurés, il fait un temps magnifique.
Les six prochains jours seront consacrés à la traversée des îles Lofoten, du sud au nord. Nous n'aurons plus à utiliser de ferry, les îles sont maintenant toutes reliées entre elles par des ponts ou des tunnels sous-marins. L'E 10 qui les traverse d'un bout à l'autre a été classée route touristique nationale.
Semblables à un dragon marin hérissé, les îles Lofoten se présentent comme une chaîne de montagnes boisées surgie de la mer, entrecoupée de lacs et de fjords abritant des baies aux eaux claires et des villages pittoresques.
Nous sommes pour le moment à Moskenesøy, la plus méridionale des Lofoten, plus précisément à la pointe sud, à proximité du village de Å.
Avant de poursuivre plus loin, un petit tour à pied s'impose pour explorer le bout de la péninsule.
Côté mer s'étend le Vestfjord séparant l'archipel du continent d'où surgissent les contreforts de l'île de Varøy.
L'océan est d'un calme impressionnant et le sentiment de solitude à peine rompu par le joyeux piaillement des goélands et le clapotis de la mer juste ridée.
A l'opposé, côté terre, les pêcheurs commencent à s'activer dans le village de Å (qu'on prononce O) mais à cette heure, la localité reste encore préservée des touristes qui la visitent en nombre tous les jours.
Avec sa rangée de rorbuer rouges (ces cabanes traditionnelles de pêcheurs) le long du rivage, avec ses séchoirs à poisson et sa colonie d'oiseaux de mer, c'est l'un des villages les plus typiques de l'archipel.
Mais Moskenesøy, ce sont également des reliefs escarpés aux sommets desquels la vue est époustouflante. C'est le cas des environs de Reine que l'on admire depuis les hauteurs de Reinebringen. Bien que réputée difficile avec 450 mètres de dénivelé pour 1,3 kilomètre seulement, cette randonnée est notre objectif prioritaire.
Pourtant, au pied de la montée, un panneau va immédiatement semer le doute. Est-ce vraiment prudents de nous lancer sur un terrain aussi difficile ?
Stimulés par les magnifiques panoramas vus en photos, nous attaquons la grimpette avec courage mais très vite le doute refait surface. Le terrain est instable, des pierres se dérobent sous nos pieds, la terre s'effrite à notre passage. La montée est verticale à tel point qu'on a l'impression de faire du sur-place. Même en multipliant les pauses, nous n'arrivons pas à récupérer alors que des jeunes nous dépassent en avalant les dénivelés quatre à quatre. Le moral est dans les chaussettes !
Les difficultés se corsent encore avec un ultime passage scabreux sur les racines d'un arbre laissées à nu par un éboulement de terre. Craignant que la suite ne soit pire, nous abdiquons, préférant ne pas prendre davantage de risques. Tant pis pour Reinebringen et ses vues fabuleuses, on se contentera d'admirer le village d'en bas. On a gravi 200 mètres sur les 450 prévus.
Mais pas question de rester sur un échec. Nous planifions immédiatement une nouvelle randonnée pour l'après-midi tout en veillant à rester plus raisonnables dans nos choix. La plage de Bunes, accessible en 1 heure à pied après une traversée du Reinefjord en bateau, aurait pu convenir mais les horaires du navire ne nous arrangent pas.
C'est alors une autre plage que nous retenons, Kvalvika ou plage de la Baleine, située sur la côte nord de Moskenesøy. Si le point de départ de cette nouvelle balade n'est qu'à quelques kilomètres à vol d'oiseau, la configuration de l'île impose un détour afin de contourner son centre montagneux. En outre, des travaux titanesques sur l'E10 ralentissent considérablement le trafic, réduisant la chaussée à une voie imposant une circulation alternée. Mais nous ne sommes pas pressés, ce sont les vacances ! Ce ralentissement nous permet de profiter encore mieux des paysages.
Les belles vues se succèdent tout au long de cette route touristique nationale.
Les ponts aussi participent à l'harmonie des lieux.
Sur le trajet, Hervé s'arrête pour acheter l'objet indispensable aux Lofoten, une canne à pêche, qu'il espère étrenner dès ce soir.
Mais avant cela, allons voir à quoi ressemble cette fameuse plage. Quatre jeunes Français, rencontrés au départ de la randonnée, nous rassurent en qualifiant le parcours de "très chouette".
Après avoir traversé un terrain tourbeux sur des planches, le sentier prend la direction d'un col, tout en laissant derrière lui un fjord échancré d'où surgit une chaine montagneuse et un chapelet d'îlots.
Au bout d'une demi-heure, si l'on commence à apercevoir la plage, il faut compter une bonne demi-heure de plus pour atteindre l'étendue de sable.
Une fois arrivés, quel plaisir de marcher pieds nus sur le sable. Quant à se baigner, c'est une autre histoire. Avec un vent glacial, le froid ressenti nous paraît inférieur à la douzaine de degrés affichés par le thermomètre. Tremper les orteils dans l'eau est déjà un exploit.
Retour au camping-car à 18 heures après une randonnée de 6 kilomètres en 2 heures et demie, pause sur la plage comprise, avec 200 mètres de dénivelé. Très chouette, effectivement et plage magnifique.
Il nous reste alors à rallier le port de Ramberg, sur l'île de Flakstadøy toute proche, où j'avais repéré une possibilité de stationnement pour la nuit ainsi qu'un point d'approvisionnement en eau.
Quelques pêcheurs, Français de surcroît, sont déjà en train de taquiner le poisson. Il n'en faut pas davantage à Hervé pour déployer sa canne et se joindre à eux. Ni une ni deux, mais huit petites morues mordent à l'hameçon. Les plus petites feront le régal des mouettes, les autres gagneront le réfrigérateur en attendant de passer à la poêle demain midi.
Avec un excellent spot de pêche, un point d'eau disponible à volonté et un lieu de stationnement spacieux, le port de Ramberg sera notre abri pour la nuit.
Distance parcourue dans la journée : 50 km
Plage de Kvalvika
Flakstadøy : Des orques entre Nesland et Nusfjord
J20 : Samedi 28 juin 2014
Avec le maintien du beau temps, nous poursuivons notre découverte des Lofoten, aujourd'hui l'île de Flakstadøy qui comme sa voisine Moskenesøy ne manque pas de sommets panoramiques.
Parmi les randonnées possibles, j'avais sélectionné celles vers Volandstinden, Nesheia ou Hestræva, toutes rangées dans la catégorie "difficulté moyenne" malgré leur dénivelé conséquent. Mais après l'expérience d'hier, nous sommes méfiants. Si elles sont toutes du même acabit que celle d'hier vers Reinebringen…
C'est pour cette raison que nous choisissons finalement de relier Nesland à Nusfjord, un parcours classé facile, sur un sentier de bord de mer. Un itinéraire que nous avions écarté au moment de la préparation, Hervé trouvant qu'il manquait de hauteur.
C'est l'occasion de vérifier si son jugement était fondé.
A 8 h 30, nous sommes déjà à pied d'œuvre dans le village de Nesland et dix minutes plus tard, le village laissé derrière nous, a l'air d'une miniature.
Le sentier suit effectivement le bord de mer. Jusque là, pas de difficulté. En outre, le parcours est au soleil et à l'abri du vent, ce qui est un avantage incontestable.
Ajoutez à cela de belles vues sur l'océan ! Ce début est bien plus prometteur qu'il n'y paraissait.
Mais il n'a cependant rien d'une promenade tranquille. De petites montées suivies d'autant de descentes demandent des efforts sans relâche.
Sur une butte, nous nous accordons volontiers une pause devant une mer aussi lisse qu'une nappe d'huile, survolée par quantité d'oiseaux.
Quand, tout à coup, là… au ras de l'eau… Pschiiii ! N'est-ce pas un souffle ?
Pas de doute, c'est un groupe d'orques. D'ailleurs, en prêtant l'oreille et bien qu'elles soient à 200 mètres du rivage, on les entend nettement souffler.
Médusés et tout excités par cette rencontre inattendue, nous suivons leurs gracieuses évolutions. Même les chalutiers en train de pêcher sur le site s'écartent pour les laisser passer.
Quand elles s'éloignent définitivement, nous reprenons le cours de notre randonnée, décidément loin d'être une balade du dimanche.
Bientôt c'est un labyrinthe rocheux qui nous obligera à chercher notre passage, à revenir sur nos pas, à sauter d'un bloc à l'autre avant de nous en extraire par une échelle.
Au bout de deux heures, à l'approche de Nusfjord, la côte rocheuse commence à s'égayer du rouge vif des maisons traditionnelles, d'abord isolées, puis plus serrées autour du port.
Avec ses maisons sur pilotis, ses pontons de bois, ses bateaux de pêche aux couleurs pimpantes, le village est vraiment ravissant. Un véritable tableau de carte postale !
Bref, contrairement à nos a priori, c'est une randonnée qui vaut le coup pour les paysages, les deux beaux villages et surtout pour une possible rencontre avec des mammifères marins. On aurait eu tort de l'écarter !
En tout : 12 kilomètres, 5 heures visite et pauses comprises, 500 mètres de dénivelés cumulés (mine de rien !). Une randonnée, certes facile, mais en raison de deux ou trois difficultés, pas tout à fait une promenade de santé.
En tout cas, à l'issue d'une bonne demi-journée de marche au soleil, nous ressortons avec plaisir short et sandales, l'été norvégien semble de retour.
D'ailleurs même les moutons ressentent le besoin de se rafraîchir les pattes.
Mais, en cours d'après-midi, de retour du côté de Ramberg, l'atmosphère est toute autre : mer agitée, vent et froid +++. Sandales et shorts sont à nouveau rangés.
Alors même que la plage de Ramberg offre tous les attributs d'une grève tropicale, le bonnet de laine est plus approprié que le bonnet de bain.
En revanche, ce temps est idéal pour la pêche et depuis le quai de Ramberg, la prise est aussi bonne que la veille. Deux gros lieus jaunes vont améliorer l'ordinaire et finir à la casserole pour le dîner.
Bien que Ramberg nous plaise beaucoup, nous avons un autre projet pour la fin de soirée : assister au soleil de minuit. Dans cet objectif, il faut trouver un lieu orienté au nord. On n'aura pas à aller bien loin. Peu après la sortie de Ramberg, un spot en bord de mer répond parfaitement à nos attentes. Un motocycliste allemand y a déjà planté sa tente, une voiture y est également garée. Dans notre Pössl, nous leur tiendrons compagnie.
Dans un premier temps, nous restons à l'abri dans le camion, à contempler le ciel que les nuages décorent de traînées d'or. Il est un peu plus de 23 heures.
Vers 23 h 30, nous tentons une courte sortie sous la lumière arctique.
Mais, brrr, le vent est si glacial que nous rajoutons un Kway par-dessus deux vestes polaires et un épais coupe-vent. Malgré toutes ces épaisseurs, le froid nous transperce si bien que notre seul souhait est de vite, vite nous mettre sous la couette sans attendre les douze coups de minuit.
A minuit pile, notre carrosse ne s'est pas transformé en citrouille (ouf !) mais nous avons entendu la voiture garée à côté de nous quitter discrètement les lieux, nous laissant seuls en compagnie du campeur allemand.
Distance parcourue dans la journée : 35 km
Nusfjord
Plongées dans le Vestfjord et pêche à Henningsvær
J21 : Dimanche 29 juin 2014
Si la Norvège est principalement connue pour ses fjords et ses glaciers, elle possède également des fonds sous-marins intéressants, ce qui ne pouvait échapper à mon plongeur de mari.
La plongée avec bouteilles se pratique dans plusieurs régions du pays, notamment dans le Sud autour de Kristiansand, dans l'Ouest autour de Bodø et bien entendu ici, dans l'archipel des Lofoten, plus particulièrement autour de Ballstad sur l'île de Vestvågøy. C'est là que nous avons repéré le centre de plongée "Lofoten Diving" mais n'avons fait aucune réservation.
C'est donc cette direction que nous prenons ce matin afin d'aller aux renseignements et voir s'il est possible de programmer une ou deux plongées dans les prochains jours.
Je ne vous fais pas de long laïus à propos de météo, il fait toujours aussi beau quoique toujours frais (10 degrés seulement en milieu de matinée).
Ballstad se trouvant sur l'île voisine de Vestvågøy, nous passons, comme si de rien n'était, d'une île à l'autre par un tunnel sous-marin.
Au passage, toujours de belles plages mais aussi des pâturages et des exploitations agricoles. Derrière leur enclos, ces belles vaches Highland nous regardent avec curiosité, à moins que ce soit le contraire ;-)
Le centre de plongée est dirigé par Daniel, secondé pour la saison par Robert, un journaliste, photographe et moniteur de plongée suisse. Ils nous réservent un accueil chaleureux.
Daniel propose à Hervé soit de faire une plongée illico et une autre dans l'après-midi soit d'en faire une première cet après-midi et une deuxième demain matin.
Il s'agit bien sûr de plongée en combinaison étanche, une pratique qu'Hervé a déjà pu expérimenter en Islande l'été dernier.
Après réflexion, nous optons pour la deuxième proposition afin de laisser au plongeur le temps de se préparer mentalement à l'exercice. Rendez-vous est pris pour 15 heures.
Entre-temps, nous poussons jusqu'au port de Ballstad. Tourné vers l'industrie du poisson, la localité n'a cependant pas le charme des autres villages précédemment visités.
Dès 14 heures, le plongeur fébrile nous ramène devant le local de plongée. C'est que la préparation demande plus de temps que la plongée elle-même.
Je laisse la parole au plongeur : " Cette première plongée est une plongée de réadaptation sur un site à cinq minutes en bateau. La mer est calme, l'eau à 9 degrés avec une visibilité de 8 à 10 mètres sans courant. En binôme avec Robert, nous flânons tranquillement à 6/8 mètres de profondeur tout en observant poissons et petits organismes marins : nudibranches, étoiles de mer, éponges, lompe en train de couver ses œufs et... un curieux organisme : le cténophore (macroplancton)
Bref, une plongée toute en minutie et en douceur pour une réadaptation réussie".
Au retour, chargé comme un baudet… mais ravi et impatient de renouveler l'expérience demain matin.
La journée a filé à toute vitesse, il est déjà l'heure de trouver un lieu de bivouac pour la nuit. J'avais noté que le stationnement des camping-cars était toléré en surplomb de la magnifique plage d'Uttakleiv. Ce n'est qu'à 20 kilomètres, on s'y rend sur le champ.
La plage est sublime effectivement.
En plus, à l'extrémité du parking, l'ancienne route contournant la montagne est devenue un chemin de randonnée et un excellent prétexte à une belle promenade.
Distance parcourue dans la journée : 90 km
J22 : Lundi 30 juin 2014
Pas de changement côté météo, il fait invariablement beau et toujours frais (11 degrés). Comme d'habitude et bien qu'il soit déjà 8 h 30, nous sommes les premiers à bouger notre camping-car. C'est à croire que les camping-caristes sont adeptes de grasses matinées.
Retour à Ballstad pour une deuxième plongée, aujourd'hui, sur une épave.
Il s'agit d'un bateau de pêche islandais ultra-moderne, le "Gudrun Gisladottir" qui a heurté un rocher dans le détroit de Napp, entre les îles de Flakstadøy et Vestvågøy le 18 juin 2002. Après plusieurs tentatives de remorquage, les pompes de renflouages sont tombées en panne. Les secours ont été obligés de le laisser sombrer. Le bateau coula le lendemain de l'accident, près de Ballstad, à vingt minutes en bateau du centre de plongée. Il repose sur un lit de sable à 40 mètres de fond.
C'est Hervé qui vous conte la suite :
"Après un briefing très détaillé, c'est avec Daniel et un jeune stagiaire norvégien que je fais équipe aujourd'hui pour une plongée plus engagée le long de la coque du navire entre 35 et 40 mètres de profondeur. Tout le matériel est encore sur place. La cabine de pilotage toujours intacte a été investie par des morues et des éponges.
Visibilité 10 à 12 mètres. Pas de courant.
D'une façon générale, ces deux expériences m'ont permis d'approfondir la pratique de la plongée en combinaison étanche que je pense maintenant maîtriser parfaitement ou… presque ! "
A l'issue de la plongée, Hervé s'offre un bain supplémentaire dans un bac d'eau douce, une façon originale de rincer le matériel. Il a l'air d'apprécier !
Après cet intermède "Lofoten under the sea", nous reprenons la découverte terrestre de l'archipel mais à partir de maintenant, en faisant un peu les choses dans le désordre.
En effet, pour ne pas trop solliciter la résistance du plongeur, nous irons d'abord sur l'île de Austvågøy visiter tranquillement Henningsvær cet après-midi avant de revenir demain pour approfondir l'exploration de Vestvågøy.
Nous traversons Austvågøy par la très belle route 815 en passant au pied du Justadtinden que nous gravirons demain. Ensuite, c'est la 816 qui finit de nous conduire à Henningsvær.
Situées sur un étroit promontoire au pied de pics escarpés, les jolies maisons sur pilotis valent au village le surnom de "Venise des Lofoten", une appellation sans doute un peu exagérée mais un lieu agréable et branché où il fait bon flâner entre cafés et galeries d'art.
On y repère, pour le dîner, le restaurant Fiskekrogen qui nous semble bien alléchant jusqu'à ce que… depuis un ponton voisin, Hervé ne fasse une pêche miraculeuse : cinq gros maquereaux (d'un kilo chacun) et beaucoup d'autres s'il avait insisté. Il en donne deux à un touriste luxembourgeois qui l'observait depuis la fenêtre de sa résidence.
Dans ces circonstances, ce sera dîner maison avec au menu… devinez quoi ? Ce dîner et la nuit à venir ont pour décor la plage de Rorvika, à l'intersection de l'E10 et de la 816, alors qu'une brume épaisse commence à couvrir les sommets. Annoncent-ils un changement météo ?
Distance parcourue dans la journée : 110 km
Cténophore
Vestvågøy : du sommet du Justadtinden à la plage d'Eggum
J23 : Mardi 1er juillet 2014
Les nuages d'hier soir ont-ils pris le dessus ? Non, pas du tout, il fait toujours un temps magnifique en ce premier jour du mois de juillet.
Comme je l'avais précisé antérieurement, nous retournons sur nos pas aujourd'hui jusqu'à Justad afin de randonner.
Comme hier, nous reprenons la 815 presque jusqu'à Leknes, ce qui nous permet de revoir ces mêmes paysages à la fois côtiers et montagneux sous un autre angle.
En passant d'une île à l'autre, ce pont très esthétique mérite un court arrêt.
Pour une fois, nous ne sommes pas très matinaux. Le temps de faire le trajet jusqu'à Justad, il est déjà 10 h 45.
Nous avons retenu la randonnée vers les crêtes du Justadtinden pour deux raisons. Bien que ce soit un parcours long (14 km AR pour 900 mètres de dénivelé), il semblait à notre portée car nous sommes meilleurs en endurance qu'en vitesse. L'abandon à Reinebringen a sérieusement ébranlé notre confiance en nous.
L'auteur du site Internet rando-lofoten parle d'un "festival de panoramas", on ne veut pas rater ça, alors zou, en avant !
Pour commencer, le sentier suit tout en douceur la ligne de crêtes. Au bout d'un quart d'heure de marche, déjà un premier aperçu sur une vaste lande avec la petite ville de Leknes en arrière-plan !
Plus on monte, plus la vue s'élargit, dominant maintenant une zone de lacs et de tourbières. Au fond, le Vestfjord et les contreforts des îles voisines.
Ensuite, le parcours se fait plus raide, en traversant une grande prairie d'altitude avant d'atteindre le sommet, malheureusement un peu couvert. Il est 13 heures.
Mais quelques trouées plus claires vont malgré tout nous permettre d'assister au festival de panoramas.
Sur le chemin du retour, un dernier coup d'œil au Justadtinden.
Arrivée au camping-car à 15 h 15.
Bilan : une très belle randonnée, certes longue (14 km aller/retour), avec un dénivelé cumulé de 900 mètres, mais sans difficulté technique, faite en 4 heures et demie pauses comprises (au lieu des 5 à 6 heures annoncées).
Bref, voilà de quoi regonfler notre ego ;-)
La journée étant déjà bien entamée, on peut dès à présent réfléchir à une destination pour la nuit. Parmi les différents repérages que j'avais faits, j'étais particulièrement attirée par la plage d'Eggum, réputée très belle et par ailleurs idéale pour assister au soleil de minuit. C'est à une trentaine de kilomètres, on y fonce illico.
Pour changer un peu, nous traversons cette fois l'île de Vestvågøya par la E10 avant de tourner vers le nord, en direction d'Eggum.
La piste continue après le village et s'arrête en cul-de-sac à l'entrée de la réserve naturelle. C'est là que le stationnement des camping-cars est permis, moyennant 100 couronnes à payer au café du site. Un contrôle est effectué en fin de soirée, resquilleurs s'abstenir !
C'est un très beau spot très prisé, complété par un bel itinéraire de randonnée entre Eggum et Unstad, l'occasion d'une petite marche postprandiale.
Le chemin suit le bord de mer. Pourtant, ce décor, juste en retrait de la côte, pourrait faire croire à un paysage de montagne.
Le clou du parcours reste cependant cette sculpture, faisant partie du projet "Skulpturlanskap", 33 œuvres d'art modernes et originales, se mariant parfaitement avec le paysage, réparties dans toute la région du Nordland.
Celle-ci, intitulée Hode (ou Head) est l'œuvre du Suisse Markus Raetz. A première vue, une simple tête de granit.
Mais, en tournant autour du socle, vous finissez par voir et avoir la tête à l'envers ;-)
C'est donc un peu tourneboulés, la tête remplie d'un festival d'images, que nous nous retirons dans notre camion pour une soirée sous les rayons du soleil de minuit.
Distance parcourue dans la journée : 80 km
Du sommet de Justadtinden
Mont Hoven (Gimsøy) et retour sur le continent
J24 : Mercredi 24 juillet 2014
Cette dernière journée sur les îles Lofoten promet encore d'être radieuse. Pas un nuage dans le ciel, déjà 12 degrés ce matin mais il fera jusqu'à 18 dans la journée. Chic, ça se réchauffe ! Dès 8 heures, c'est parti pour l'île de Gimsøy !
A sa pointe nord se dresse le mont Hoven (368 mètres), une montagne solitaire et facile à gravir, offrant des vues paradisiaques, paraît-il.
Une randonnée facile (4 km, dénivelé 400 mètres, 2 heures).
Sa silhouette massive qui tranche avec les crêtes acérées du reste des Lofoten inspire confiance.
A ses pieds quelques maisons de vacances dans un cadre bucolique et paisible ! Nous sommes séduits !
Le sentier menant au mont débute près du golf en chantier. Pour cette raison, le début est un peu confus. Mais, une fois sur la trace, l'ascension est aisée et le rapport qualité/effort excellent.
Du sommet du mont Hoven, nous contemplons des panoramas époustouflants. Entre rêve et réalité, nous nous imaginons transportés dans un coin du monde plus exotique.
Nous ne connaissons pas (encore) la Nouvelle-Calédonie maisce marais n'a-t-il pas des airs de famille avec le Cœur de Voh rendu célèbre par le photographe Yann Arthus-Bertrand.
Cette anse de sable blond aux eaux cristallines n'a-t-elle pas tous les attributs d'une plage tropicale des Caraïbes ou de l'océan Indien ?
Avec son eau turquoise, dans laquelle on imaginerait volontiers des bancs coralliens, et sa chaîne montagneuse tombant dans l'océan, on se croirait presque en Polynésie.
Il ne manque que la chaleur ? Oui, mais ça se réchauffe, je vous l'assure.
Quand nous nous arrêtons sur l'E10 (peu après le camping de Lingvaer) pour nous amuser avec nos reflets et ceux des montagnes derrière nous, nous sommes déjà en bras de chemise. Nous n'avons pas encore détaché nos bas de pantalon mais ça ne saurait tarder.
"Miroir, mon beau miroir". Cette drôle d'installation fait elle aussi partie du projet "Skulpturlanskap". Sans titre, œuvre de l'artiste américain Dan Graham, elle sublimise les magnifiques paysages des Lofoten où chacun compose son propre tableau. Nous créons le nôtre.
Quelques heures plus tard, en nous promenant dans la petite ville de Svolvær, la tenue des touristes et des locaux ne trompe pas. En arborant sandales, shorts, petites robes et manches courtes, ils signent le retour de la douceur voire de la chaleur en plein midi.
D'ailleurs partout le long des fjords bordant l'E10 puis la Fv 888, les Norvégiens pratiquent le bain de soleil (à défaut du bain tout court pour l'instant).
A la pointe nord de l'île de Austvågøy, peu après Delp sur la rive du Grunnfjord, nous en faisons autant, un long bain de pied et de soleil avant de nous mettre à la recherche du lieu idéal où passer la nuit tout en étant bien orienté pour profiter le plus longtemps possible des rayons du soleil.
Nous n'aurons pas à chercher bien loin. Moins de 10 kilomètres plus loin, au niveau du hameau de Sande, nous nous dirigeons vers l'église et le cimetière en sachant qu'il y a toujours un parking à proximité de ce type de lieu. Après le cimetière, une trace mène à un ancien terrain de sport au bord d'une plage.
L'endroit est parfaitement orienté et aussitôt adopté. Quant à la plage, elle est le domaine de sternes arctiques, très agressives. Nous comprendrons vite à quoi peut bien servir le bâton surmonté d'un casque de chantier planté à l'entrée de la grève. Hervé met le casque, je brandis le bâton pour nous mettre à l'abri des coups de bec des sternes sur nos têtes. Ainsi protégés nous pouvons nous aventurer jusqu'au bord de l'eau.
On pensait rester seuls dans cette péninsule un peu isolée. Que nenni ! L'emplacement de notre camping-car visible depuis la route en attire bientôt deux autres : un petit camping-car rouge conduit par un papy allemand puis un petit combi qui repartira rapidement. Le premier nous tiendra compagnie pour la soirée.
On pensait veiller jusqu'à minuit mais après 22 heures, on s'effondre. Dans notre demi-sommeil, on entend le camping-car rouge démarrer et quitter les lieux sans doute une fois les douze coups de minuits sonnés.
Quant à nous, en ouvrant un œil puis deux à 2 heures du matin, nous ne sommes pas près d'oublier le spectacle qui s'offre alors à nos yeux à présent grands ouverts.
Un dégradé de rose sur un ciel toujours bleu et un soleil malgré l'heure tardive (ou matinale, c'est comme on veut) toujours aussi brillant.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
J25 : Jeudi 3 juillet 2014
Ce matin, c'est une douceur inhabituelle qui nous tire du lit. Surprise, il fait déjà 18 degrés à 8 heures. La hausse des températures a donc bien l'air de se confirmer.
Mais toutes les bonnes choses ayant une fin, c'est aujourd'hui que nous quittons l'archipel des Lofoten pour retrouver le continent.
Ce séjour a dépassé nos attentes avec un temps splendide durant sept jours consécutifs, des paysages montagneux et côtiers sublimes, de magnifiques randonnées et des lieux de bivouac exceptionnels. Ce fut un enchantement permanent !
Alors, en empruntant pour la dernière fois cette route touristique E10 à destination du ferry de Lødingen, c'est avec un brin de nostalgie que nous voyons disparaître les pics escarpés des Lofoten au profit des monts plus arrondis des Vesteralen.
Un nouveau pincement au cœur en embarquant sur le ferry à destination de Bognes et en faisant définitivement nos adieux au grand Nord ! En prenant résolument la direction du sud, il faut nous rendre à l'évidence, notre voyage entre dans sa phase retour. Dans dix jours, nous serons à Hanovre.
Mais d'ici là, il reste encore beaucoup de découvertes à faire.
En ayant privilégié de petites étapes sur les Lofoten et un rythme cool pour notre Pössl, maintenant qu'il faut rentrer, il va falloir mettre les bouchées doubles. Les vacances, c'est fini pour Pössl. Il va devoir rouler car plus de 200 kilomètres nous séparent de notre destination du soir, dans les environs de Bodø.
Dans l'immédiat, c'est facile, il suffit de suivre la file sortie du ferry et de descendre plein sud par la route Arctique (E 6) jusqu'à Fauske.
Au passage, ces dômes granitiques nous font penser aux reliefs de Yosemite (USA)
Le ciel devient tristounet en progressant vers le Sud. Sur la 80, entre Fauske et Bodø où nous sommes déjà passés il y a huit jours, il pleuviote tout comme la dernière fois.
En optant, un peu avant Bodø, pour la fameuse route Côtière (Kystriksveien ou Rv 17), le temps est à peine meilleur. Il ne pleut plus mais il fait gris sur Saltstraumen et les températures sont paradoxalement inférieures à celles de ce matin plus au nord.
C'est ici qu'on peut observer le maelström le plus puissant du monde. Le phénomène est le plus spectaculaire au moment du changement de marée soit entre 21 et 22 heures aujourd'hui.
Dans le détroit de Saltstraumen, long de 3 kilomètres et large de 150 mètres, la marée provoque le déversement d'un fjord dans un autre. Toutes les six heures, 400 millions de mètres cubes d'eau déferlent à une vitesse de 20 nœuds dans un sens, puis dans un autre, créant d'impressionnants remous et tourbillons.
En attendant, nous pensions nous installer au camping en bord de fjord, mais quand nous découvrons à quoi ressemble le camp, une concentration d'une centaine de mobilhomes et de trailers, nous changeons aussitôt d'avis.
Pendant que je profite discrètement de la buanderie du camp, Hervé tire une nouvelle fois le dîner du fjord, à savoir trois beaux lieus qui lui sautent littéralement dans les bras ou… presque !
Après avoir jeté un coup d'œil aux tourbillons du maelström, nous reprenons la route vers 22 heures afin de trouver un lieu de bivouac plus confidentiel. A proximité du hameau de Valnes, à l'écart de la route 17, nous trouvons notre bonheur : un tout petit parking (2 places max) au bord d'une rivière.
Cette étape de transition n'était pas spécialement exaltante mais néanmoins incontournable pour accéder à partir de demain et pour les trois prochains jours aux plus jolis paysages de la route Côtière. Avec le retour du soleil, espérons-le !
Distance parcourue dans la journée : 325 km
Au sommet du mont Hoven

Sur la route Côtière (Rv 17) : le glacier occidental du Svartisen
J26 : Vendredi 4 juillet 2014
Réveillés à 4 heures du matin par un bruit de portières qui claquent, sans doute d'un véhicule ayant partagé notre emplacement sans qu'on sans aperçoive, on en profite pour démarrer la journée à l'aube.
L'étape prévue aujourd'hui sur la route de la Côte va être extrêmement variée en moyens de locomotion. Par conséquent elle risque aussi d'être plus longue que la normale en raison d'éventuels délais d'attente. Nous utiliserons alternativement - le camping-car pour les quelques 230 kilomètres de route - le ferry à deux reprises, en complément de la route - le bateau pour traverser un fjord (le Holandsfjord en l'occurrence) - le vélo pour aller et revenir du débarcadère au point de départ du trail prévu - enfin, nos pieds pour atteindre la base de la langue glaciaire occidentale du Svartisen.
Le premier bateau traversant le Holandsfjord part à 7 h 45. L'embarcadère se trouvant à 130 kilomètres d'ici, il n'est pas trop tôt de partir à 5 heures.
Sur le trajet, le temps est hésitant. Le ciel bleu azur d'où jaillit tel un feu d'artifice un bouquet de nuages vire progressivement au gris maussade.
A Holand, je m'attendais à un quai envahi de cars de touristes. Or nous trouvons un tout petit embarcadère en bois, très mal indiqué et désert.
A 7 h 45, nous sommes les seuls à faire la traversée du fjord, mais peu s'en est fallu qu'on ne rate le départ du bateau. On était pourtant en avance mais l'endroit que j'avais noté était en réalité le centre des visiteurs, à deux kilomètres de l'embarcadère réel. C'est ballot ! Heureusement un habitant du coin nous a remis sur le droit chemin in extremis.
Juste le temps de garer le camion avant de sauter à bord de l'embarcation et déjà on voit le profil du glacier Svartisen apparaître entre deux sommets.
Une fois débarqués sur la rive opposée, il nous reste à contourner le lac glaciaire, un parcours de 3 kilomètres pas particulièrement attrayant alors la commune a prévu des locations de vélos. Il suffit de se servir dans le lot disponible et on paie au retour sur le bateau. Quelques coups de pédale et le tour est joué.
Sur le trajet, pas un chat mais… une famille de moutons, sans doute un peu surprise de nous trouver sur son chemin à cette heure matinale. Les petits, très craintifs, se pressent contre leur mère.
Après avoir laissé maman brebis à ses moutons, intéressons-nous au glacier. En suivant les petits cailloux, nous arrivons en bordure de la langue glaciaire, si près qu'on pourrait la toucher.
Fascinante et d'autant plus impressionnante que nous profitons tout seuls de ce spectacle !
Par un étroit cheminement granitique, nous accédons ensuite à une petite cabane surplombant le lac. De la terrasse le regard balaie l'ensemble du site, ce qui permet de réaliser que ce bras occidental du Svartisen rejoint (presque) la mer. Cette particularité lui vaut d'être le glacier le plus bas d'Europe continentale.
Un dernier coup d'œil à la coulée de glace depuis la rive du lac, après une descente un peu glissante sécurisée par des chaînes et balisée de marques rouges.
A 11 heures, le bateau nous attend pour le retour. Non, pas celui-ci - qui est un voilier privé appartenant à une famille belge de Bruxelles - mais le suivant...
Tiens, y a-t-il un capitaine dans le bateau ? Non ? Heureusement que je suis là pour prendre la barre !
Après cette sympathique excursion, c'est reparti sur la route, mais seulement pour une quinzaine de kilomètres. A Forøy la route 17 cède la place à un ferry qui nous dépose à Agskardet dix minutes pus tard. On remet ça une deuxième fois entre Jektvik et Kilboghamn.
Des passages en ferry très agréables permettant de changer de rythme et d'agrémenter la journée de voyage, d'autant qu'il fait à présent très beau.
La deuxième traversée, plus longue que la première (soixante minutes) se double du passage nord-sud du cercle Arctique. Cette fois, le soleil de minuit, c'est bien fini et la descente vers le sud vraiment confirmée.
Mais aujourd'hui nous n'irons guère plus loin. Vers 17 heures, un peu après Stokkvågen, au pied de ce drôle de sommet en forme de sombrero, nous décidons de nous poser.
J'y avais repéré deux possibilités de stationnement. Après avoir testé les deux, nous finissons par revenir à la première, une aire de pique-nique agréablement située en surplomb du fjord, doublée d'un accès aux rochers pour pouvoir pêcher.
L'activité de la soirée est donc toute trouvée pour Hervé. Tandis qu'il lance sa ligne, je déplie ma chaise pour une délicieuse soirée au bord de l'eau.
Les températures grimpent de jour en jour. Avec 20 degrés au thermomètre en cette fin d'après-midi (bien davantage au soleil), la casquette devient indispensable.
Le pêcheur, ici en pleine action, mettra une nouvelle fois un maquereau dans nos assiettes.
C'est par un bivouac solitaire (aucun autre véhicule ne viendra nous rejoindre) que s'achève cette journée très variée en activités.
Distance parcourue dans la journée : 210 km
Glacier occidental du Svartisen

Helgelandsbrua, Torghatten et Trælneshatten : par monts et par ponts sur la Rv 17
J27 : Samedi 5 juillet
Déjà 20 degrés de bon matin, il flotte sur la côte norvégienne un petit air de côte d'Azur. Alors pas le temps de traîner. Par un si beau temps, nous sommes au volant dès 7 heures en poursuivant la route 17.
Notre destination finale devrait être Brønnøysund, à environ 200 kilomètres.
Mais comme hier notre itinéraire ne se fait pas d'une traite, il comprend aujourd'hui trois passages en ferry. C'est la particularité de cette route Côtière qui zigzague entre les fjords et les îles pour notre plus grand plaisir.
Un plaisir d'autant plus grand qu'avec cette météo exceptionnelle, pas besoin de veste ni de bonnet. C'est cheveux au vent que nous goûtons à la brise marine sur le pont du navire.
De Nesna à Levang, de Tjøtta à Forvik, de Horn à Anddalsvåg : si le premier et le dernier parcours représentent de simples sauts de puce d'une quinzaine de minutes, le deuxième en louvoyant entre îles et îlots pendant une heure est une véritable petite croisière.
Aux ferries il faut aussi ajouter des tunnels et surtout des ponts majestueux, monuments d'ingénierie. C'est le cas du très beau pont de Helgeland enjambant le Leirfjord à Sandnessjøen. Il a tout particulièrement inspiré le photographe qui, pour l'appréhender sous toutes les coutures, multiplie les passages.
Malgré tous ces arrêts, nous finissons bon an mal an par arriver à Brønnøysund en début d'après-midi. Trop tôt pour s'arrêter ? Non, car on a une idée derrière la tête.
A l'extrémité de la péninsule se dresse une montagne percée, Torghatten, que nous avons bien envie de gravir mais pas tout de suite. Il fait 27 degrés, pour le moment beaucoup trop chaud pour marcher. Attendons qu'il fasse plus frais !
Alors si on prenait un bain pour se rafraîchir ? Au pied de Torghatten, le camping du même nom possède une plage bordant un lac artificiel. Nous ne pouvons pas résister malgré une eau un peu boueuse. C'est notre premier véritable bain du séjour mais pas le dernier.
En revanche, sur la pelouse en bord de mer, nous alternons bain de soleil et bain d'ombre jusqu'en soirée.
18 heures, c'est la bonne heure pour gravir la montagne percée. On s'attendait à trouver un petit trou dans une paroi. Or on reste scotchés en découvrant une cavité… un tunnel de 35 mètres de haut, 150 mètres de long et 20 mètres de large.
Véritable fenêtre sur les îles et l'océan…
Si la plupart des promeneurs s'arrêtent à l'entrée de la caverne pour revenir ensuite sur leur pas, une boucle est envisageable.
Nous sommes donc sortis par l'extrémité opposée, descendus par une sente très raide à travers une forêt de bouleaux avant de revenir au parking par le bord de mer. Cette option offre l'avantage de pouvoir admirer la montagne à distance. Superbe !
Une très belle randonnée dans un lieu emblématique de la région, un point de repère visible à des dizaines de kilomètres à la ronde, un lieu mythique, source de contes et de légendes, bref un monument !
En rejoignant plus tard un quai en ville pour la nuit, nous portons un dernier regard à cette montagne sacrée, à l'issue d'une sacrée journée.
Ce soir, on vire la couette tellement il fait chaud. Mais j'ai du mal à dormir entre la chaleur et le vent qui s'est levé en cours de soirée.
A 1 heure du matin, alors que le photographe dort comme un bébé, quelle ne fut ma surprise de voir passer au pied du lit ou presque… le mastodonte Hurtigruten qui fait escale à Brønnøysund toutes les nuits à cette heure-là.
Distance parcourue dans la journée : 190 km.
J28 : Dimanche 6 juillet 2014 Houlà, la chaleur s'installe. Il fait déjà 24 degrés de bon matin et toujours un temps magnifique. C'est parfait car nous avons prévu de randonner dans la matinée avant de continuer notre parcours sur la route Côtière.
La montagne de Trælneshatten, dont le suffixe "hatten" indique un sommet en forme de chapeau, n'a vraisemblablement pas le prestige des pics des Lofoten de sorte qu'Hervé lors de la préparation l'a déclarée "rando moche" et n'est pas très enthousiaste à l'idée de l'entreprendre.
Moi, je suis persuadée qu'au contraire du haut de ses 567 mètres, nous devrions bénéficier d'un panorama exceptionnel sur la montagne percée de Torghatten et les nombreux îlots qui constellent le détroit.
Il ne faut guère plus d'une demi-heure pour rejoindre le point de départ. Pas de chance, les coordonnées que j'avais notées nous conduisent tout droit dans la cour d'une ferme. Mince, mais où est donc le parking ?
Hervé jubile à l'idée que la "rando moche" va tomber à l'eau.
Mais je n'ai pas dit mon dernier mot. Demi-tour et retour sur nos pas de quelques centaines de mètres. Ça y est, cette fois, on y est.
Au fur et à mesure de notre ascension, Hervé révise son jugement pour se rallier à mon opinion.
Oui vraiment, les vues sur la montagne percée de Torghatten, sur les îles du détroit et sur la localité de Brønnøysund valent le déplacement.
Là-haut, autour d'un petit autel en pierre recouvert d'une nappe blanche, autour d'une bougie allumée et d'un bouquet de fleurs des champs, quelques personnes se sont rassemblées. Sont-elles en train de commémorer quelque chose ?
Nous aurons la réponse au cours de la descente en interrogeant un homme qui, lui, est en train de monter, une guitare sur le dos. L'homme est le pasteur de la paroisse, nous sommes le jour du seigneur et il va célébrer l'office du dimanche au sommet de la montagne. D'ailleurs, la file de ses fidèles paroissiens s'étire maintenant tout au long du chemin, certains accompagnés de jeunes enfants alors même que l'aller/retour représente 5 kilomètres, 567 mètres de dénivelé en 3 heures de marche.
Une bonne façon de joindre la foi à l'agréable.
Quant à nous, après nous être bien dépensés et bien sustentés, il va falloir songer à reprendre la route. Notre étape du soir dans les alentours de Steinkjer est encore à plus de 200 kilomètres dont une traversée en ferry entre Vennesund et Holm.
Tout l'après-midi y passe.
Alors, quand la destination approche, nous sommes contents de pouvoir enfin nous poser.
C'est notre deuxième passage dans la région de Steinkjer. A l'aller nous avions passé la nuit sous les sapins de Bølarein. Pour ce deuxième séjour, j'ai choisi Paradisbukta. En norvégien, "bukta" signifie baie. Quant à "paradis", inutile de traduire. Bref, un joli nom pour une base de loisirs et une plage en bord de fjord.
Avec une température ambiante de 28 degrés et une eau de baignade à 22 degrés en surface, ce paradis ne peut mieux tomber. En deux temps trois mouvements, le maillot de bain est enfilé et les brasses enchaînées dans le fjord. Un délice !
A cette heure (19/20 heures) et en cette fin de week-end, il reste encore quelques personnes sur la plage mais quand les derniers baigneurs, promeneurs et pique-niqueurs quittent le site, nous avons ce paradis pour nous tout seuls ou… presque (seulement un autre camping-car sur place).
Distance parcourue dans la journée : 265 km
La montagne percée de Torghatten

De Trondheim à Oslo en passant par le parc national de Dovrefjell
J29 : Lundi 7 juillet 2014 21 degrés à 7 heures et toujours un super temps. C'est inouï ! Aujourd'hui pas de randonnée, enfin si, mais une petite en fin de journée. Dans un premier temps, c'est la visite de Trondheim qui est au programme. A l'aller, nous avions contourné la ville pour éviter d'avoir à parcourir deux fois le même trajet. Cette fois nous comptons bien nous y arrêter.
La troisième plus grande ville du pays étant distante de 120 kilomètres, il vaut mieux y arriver le plus tôt possible. L'entrée en ville avec un camping-car, même de la taille de Pössl, est toujours un peu stressante.
D'ailleurs, il nous faudra presque trois heures pour rejoindre le centre de Trondheim depuis Steinkjer. J'y avais repéré un parking gratuit pour camping-cars mais à cette heure de la matinée, les places occupées depuis la veille n'ont pas encore été libérées. C'est donc sur une place payante que nous sommes obligés de nous garer. A ce compte-là, on aurait pu se garer dans n'importe quelle autre emplacement en centre-ville. Tant pis !
Avec ses rues larges et son centre partiellement piétonnier, la ville est très agréable à visiter et ne manque pas de charme.
De la cathédrale Nidaros, le plus vaste édifice médiéval de Scandinavie…
… jusqu'au quartier historique de Gamle Bybro ("pont de la vieille ville") avec ses pittoresques entrepôts des XVIIIe et XIXe siècles qui rappellent ceux de Bergen, en passant par Torvet, le centre-ville moderne et ses enseignes internationales…
Mine de rien, les kilomètres s'enchaînent sous une chaleur de plus en plus forte, dépassant à présent les 30 degrés. Alors à l'heure de midi, je me verrais bien déjeuner au bord de l'eau. Le quartier de Bakklandet au bord du fleuve Nidalva semble le plus adapté à mes attentes. Malheureusement, nous ne trouvons rien directement au bord de l'eau ou plutôt si… mais trop tard, une fois que nous aurons déjeuné à l'une des tables installées sur le trottoir dans Nedre Bakklandet.
Dommage, le restaurant asiatique "Bryggen Asian Cooking" avait la terrasse dont je rêvais ! Pour une prochaine fois !
Pour le moment, la montée au fort Kristiansten aura définitivement raison de notre résistance. Après la visite du site dominant la ville, nous n'avons qu'une hâte, vite, nous reposer à l'ombre, sur la pelouse du parc de Marinen, au bord du fleuve.
De retour dans un camping-car surchauffé, nous abrégeons le séjour avant le délai fixé par le parcmètre, aspirant à un peu plus de fraîcheur dans les montagnes. Nous serons bientôt servis.
En effet, notre destination du soir est prévue dans les alentours de Dombås, à Hjerkinn exactement, 150 kilomètres plus au sud. En arrivant sur place vers 19 heures, c'est le jour et la nuit avec Trondheim.
Ici fini le ciel bleu ! A plus de 1 000 mètres d'altitude, la chaleur de ces derniers jours est en train de tourner à l'orage et la température plus proche des 15 que des 30 degrés. Nuages menaçants et déjà un peu de pluie couronnent le tableau.
Le parc national de Dovrefjell est connu pour abriter des troupeaux de bœufs musqués. Nous projetons d'aller à leur recherche demain. Nous pourrons soit prendre une navette nous conduisant de Hjerkinn à Snøheim pour tenter d'en approcher par nous-mêmes en sillonnant le coin au hasard, soit nous joindre à un safari guidé dont le rendez-vous est à Hjerkinn, justement.
Il n'est pas nécessaire de réserver d'avance alors nous verrons bien, car la météo n'a pas l'air d'être optimiste pour demain.
Dans l'immédiatement, profitons entre deux averses de grimper vers le point de vue de Snøhetta où un abri très design permet d'admirer le panorama sans souffrir du froid.
Par une piste un peu cahoteuse, Pössl se hisse jusqu'au parking à 1150 mètres. De là nous rejoignons à pieds et par un large sentier le point de vue situé 1 500 mètres plus loin.
Devant nous, un homme et son jeune fils, tout excités, pointent leurs jumelles puis leur index vers un point difficilement visible à l'œil nu.
A plus d'un kilomètre de distance, cette tache pas plus grosse qu'une tête d'épingle… oui, c'est un bœuf musqué !
L'homme, un Norvégien de Trondheim, dit que c'est la première fois qu'il en voit un par ses propres moyens. Jusque là il n'en avait vu que dans le cadre d'un safari guidé.
En zoomant, on peut effectivement voir la bête brouter, tête baissée.
Au sommet, c'est un plaisir de profiter du panorama depuis l'intérieur douillet et très stylisé de cet abri alors que dehors le ciel menace. Deux jeunes Tchèques ont manifestement l'intention de passer la nuit près de la cheminée, devant cette vue exceptionnelle. Ils ont fait le bon choix.
Quant à nous, c'est le parking au pied de la montagne que nous avons choisi pour la nuit tout comme deux camping-cars roumains. De violents orages accompagnés de pluies diluviennes viennent mettre un terme à cette journée de tous les extrêmes.
Le safari aux bœufs musqués tombera-t-il aussi à l'eau ?
J30 : Mardi 8 juillet 2014
Eh, oui, adieu navette, randonnée et safari aux bœufs musqués ! Il a plu toute la nuit et il tombe toujours des seaux d'eau, ce matin. Par conséquent, nous ne sommes pas pressés de mettre le nez dehors. Une fois n'est pas coutume, les deux autres camping-cars quittent les lieux avant nous.
Nous levons finalement le camp vers 10 h 30 alors que les deux jeunes Tchèques rencontrés hier soir descendent de la montagne, tout trempés. Nous les avançons jusqu'à Hjerkinn avant de filer vers le sud.
En effet, il n'y a rien de plus à faire aujourd'hui que de rouler. Nous décidons donc de rejoindre dès à présent notre destination suivante, aux environs de Gjendesheim, où nous avons prévu de faire demain la mythique randonnée de la crête de Bessengen (avec transfert en bateau, 13 km, 7 à 8 heures de marche, 1 000 mètres de dénivelé). Mais quid de la météo ? On avisera le moment venu.
Pour l'instant, nous poursuivons la E 6 vers Dombas, puis vers Otta avec une météo exécrable. A Otta, les panneaux électroniques annoncent que la route E6 est coupée à hauteur de Ringebu pour cause de flooding. Ah oui, c'est à ce point ?
Nous n'avions pas prévu de passer par Ringebu, ces annonces ne nous concernent donc pas directement mais sur notre itinéraire, la Rv 51, nous feront rapidement le même constat.
En effet, sur les rives du fleuve Otta, le niveau de l'eau a atteint sa cote d'alerte. Mais le pire est à venir.
Dans la vallée de la Sjoa, la rivière du même nom est complètement sortie de son lit.
Près de Gjendesheim, le même cours d'eau a encore gonflé, arrivant tout juste à s'engouffrer sous le pont sur lequel passe la route. Au passage, elle a pris des allures de torrent en furie, prêt à emporter la passerelle en bois sur laquelle quelques inconscients, certains avec des enfants dans les bras admirent les eaux tumultueuses sans réaliser le risque.
Le camping voisin a les pieds dans l'eau. Les randonneurs, tout trempés, sans doute surpris par le mauvais temps en montagne, ont investi le bitume et tentent de revenir à leur point de départ par la route. C'est l'apocalypse ou… presque !
Dans ces conditions, inutile de rester ici jusqu'à demain. Même si le soleil revient, les sentiers risquent de ne pas être praticables. Essayons plutôt de poursuivre en espérant trouver meilleur temps encore plus au sud.
Mais ça ne s'arrange pas tout de suite. A 1 389 mètres d'altitude, le plateau de Jotunheimen est dans la grisaille complète.
Je plains "ledebil" qui officie dans ces conditions ;-) Pour votre information, "ledebil" désigne en norvégien, un véhicule d'escorte de chantier. N'empêche que je plains le gars chargé de la circulation par ce temps.
On continue à suivre la route 51 jusqu'au bout sans entrevoir la moindre éclaircie.
Pourtant, après Fagernes, la pluie cède du terrain. Peut-être l'espoir de pouvoir enfin nous dégourdir les jambes. Pour le moment, seul Hervé se dégourdit les bras en profitant d'une courte éclaircie pour improviser une petite partie de pêche au bord d'un lac.
Il n'aura pas le temps d'attraper autre chose que des algues, déjà un nouvel orage vient contrarier nos plans et nous remettre à nouveau derrière le volant.
Encore plus loin, toujours plus loin, après 400 kilomètres et près de 10 heures passées sur la route, nous sommes au bord de la saturation, il faut absolument nous arrêter.
Nous pensons avoir trouvé le coin idéal sur une aire de repos au bord de la E16. Mais l'endroit a l'air d'être un lieu de rendez-vous un peu louche. Après le dîner, c'est donc une dernière fois aujourd'hui que nous déplaçons Pössl. Nous finissons par le garer sur le parking d'un supermarché de la banlieue d'Oslo. Pas très glamour comme bivouac mais faute de mieux…
Bonne nuit, on va se coucher sans demander notre reste !
Distance parcourue dans la journée : 400 km.
Parc national du Dovrefjell

Une journée à Oslo, visite de la capitale
J31 : Mercredi 9 juillet 2014
Plus de trace de la perturbation d'hier, grand ciel bleu, déjà 19 degrés à 7 heures du matin : la journée promet d'être chaude.
Depuis notre parking en banlieue d'Oslo, il reste une vingtaine de kilomètres à peine pour rejoindre le cœur de la capitale, mais pas sans mal ! Une fois de plus, entrer en ville avec un camping-car, en s'orientant avec un GPS de randonnée à l'écran minuscule dans un embrouillaminis de rocades et d'échangeurs, il y a de quoi frôler la crise de nerfs quand on se retrouve à tourner en rond sur un périphérique souterrain en cherchant vainement une sortie. Quand en plus cette voie vous conduit dans une zone portuaire fermée, c'est la goutte qui fait déborder le vase.
Bref, on est à deux doigts de laisser tomber la visite de la capitale quand, je ne sais par quel miracle, on réussit à retomber sur nos pattes et à trouver une place de stationnement au pied de la forteresse d'Akerhus.
Après avoir alimenté le parcmètre jusqu'à 14 heures (22 €), nous sommes prêts pour la visite de la ville du prix Nobel.
D'ailleurs, c'est l'un des tout premiers points d'intérêt sur notre circuit. Le bâtiment plutôt banal n'a pas tout à fait le prestige du prix qu'il consacre tous les ans.
Comme il est à peine 8 heures, rien n'est encore ouvert en ville, nous nous dirigeons alors vers Strandpromenade (traduisez la promenade de la plage).
Du port jouxtant Radhus (la mairie), une allée en planches, bordée de bars et de restaurants, déserte ou presque à cette heure matinale, mène à la plage en traversant un quartier en pleine mutation où de luxueux ensembles architecturaux sont sortis de terre ces dernières années.
Tout au long de la promenade, quelques œuvres modernes en forme de clins d'œil !
Cousteau prêt à plonger dans le fjord ? Une ancre échouée sur le port ? Des boulets ou des seins canons ? Un renne motorisé ? Les sept nains ? Mais où est Blanche-Neige ?
Après avoir sillonné le quartier de long en large, devant l'office de tourisme, il me vient une idée lumineuse. Les principaux points d'intérêt étant dispersés dans la ville et difficilement accessibles à pied dans la durée que nous nous sommes fixée, si on prenait le bus touristique de Cityseeing ?
L'idée est immédiatement retenue et nous voilà promenés dans les rues d'Oslo à bord d'un bus rouge à l'impériale, des écouteurs sur les oreilles, depuis le palais royal en passant par le tremplin olympique jusqu'à la péninsule de Bygddoy et ses nombreux musées.
Premier hopp off devant le parc Vigeland.
Ce parc dédié aux œuvres du sculpteur préféré des Norvégiens, Gustav Vigeland, est l'un des sites les plus visités de la capitale. Il abrite 322 statues, en granit et en bronze de cet artiste, évoquant l'éventail complet des émotions et des activités humaines.
L'œuvre la plus célèbre, Sinataggen, représente un enfant en colère. La pièce maîtresse du sculpteur, intitulée Monolith, coiffe la colline le plus haute du parc. C'est une colonne de granit haute de 14 mètres, représentant un enchevêtrement de 121 corps luttant pour atteindre le sommet. Etonnant !
Hopp on, c'est reparti pour un petit tour en bus et deuxième hopp off à l'opéra.
Ouvert en 2008, conçu par le cabinet d'architectes local Snøhetta (le même qui est à l'origine de l'abri design du Dovrefjell NP), avec ses façades d'un blanc étincelant, il fait penser à un iceberg flottant sur le fjord Ce magnifique bâtiment qui n'est pas sans nous rappeler celui de Reykjavik est la pièce centrale d'un vaste projet de redéveloppement du front de mer. Il devrait compter parmi les constructions modernes les plus emblématiques en Europe.
De fil en aiguille, l'heure tourne mais Oslo nous plaît, on prolongerait bien encore un peu la balade d'autant que nous n'avons pas encore déjeuné. Il est près de 14 heures, on meurt de faim et on commence à en avoir plein les baskets. On se poserait bien quelque part !
Mais avant tout, pour valider la prolongation, il faut remettre des sous dans la tirelire, euh pardon dans le parcmètre. C'est fou ce qu'il est gourmand ! Allez, voilà de quoi tenir jusqu'à 16 h 30.
Ce délai nous laisse le temps de déjeuner au soleil chez Lekter'n, une péniche sur les quais, avant un nouveau passage sur Strandpromenaden. Les rues sont maintenant noires de monde.
A l'extrémité de la promenade, avec une température de plus de 30 degrés, sur les gradins entourant la plage déserts ce matin, la jeunesse dorée d'Oslo n'hésite pas à plonger dans le fjord entre deux bains de soleil sur les planches.
Le maillot de bains est dans le sac, mais devant les corps parfaits de toute cette jeunesse, j'ai peur de faire tache. Quant à Hervé, c'est sans complexe qu'il enfile son maillot et qu'il se jette à l'eau.
C'est sur ce bain rafraîchissant (pour lui) que se termine notre visite d'Oslo, que nous avons bien appréciée, une ville en bord de mer, également proche de la montagne qui n'est pas sans nous rappeler Vancouver.
Nous ne le savons pas encore, mais Oslo sera aussi notre dernière étape en Norvège.
Pourtant, en quittant la capitale, nous avions l'intention de faire étape à Fredrikstad, dont les guides louent le charme du centre historique.
On espérait aussi pouvoir faire un arrêt technique pour le camping-car sur le trajet. Or non seulement on ne trouve aucune aire de vidange en route mais en plus la ville de Fredrikstad ne nous fait pas l'effet escompté.
Alors quand un camping-cariste néerlandais nous indique une aire de service à Strömstad, nous n'hésitons pas à franchir la frontière dès ce soir.
Les routes s'élargissent, les paysages s'aplatissent, les sapins disparaissent. En entrant en Suède, nous avons manifestement changé de monde !
Alors pour voir un peu à quoi ressemble cette fameuse côte suédoise du Bohüslan, comme nous avons presque 48 heures d'avance sur notre planning prévisionnel, nous en profiterons demain pour faire une excursion en bateau vers les îles Koster.
En attendant, nous stationnons en plein centre-ville de la petite ville côtière de Strömstad, point de départ vers les îles en question. Par cette belle et chaude soirée, le front de mer est très animé, chacun profitant de la douceur jusque tard dans la nuit.
Distance parcourue dans la journée : 180 km
Opéra d'Oslo

Suède : des îles Koster à la réserve naturelle de Kullaberg
J32 : Jeudi 10 juillet 2014
Aujourd'hui au programme les îles Koster, de petites îles sans voiture à découvrir à pied ou à vélo à une demi-heure de bateau de Strömstad, au sein du parc national de Kosterhavets.
Après avoir trouvé un parking longue durée pour notre Pössl, nous embarquons vers les îles sur le bateau de 9 h 50 en même temps qu'une foule de touristes. En effet, la destination est très prisée des Suédois et des Scandinaves en général. En revanche, nous ne repérerons absolument personne parlant une langue étrangère connue.
Le ciel est bleu, la mer est belle, le soleil radieux… on ne peut rêver mieux ;-)
Au bout de trente minutes de navigation à louvoyer entre récifs, îles et îlots rocheux, le bateau fait d'abord escale à Koster Nord puis dix minutes plus tard à Koster Sud.
Avec leurs petites maisons rouges, les îles ne manquent pas de charme
Koster Sud, tout le monde descend et se précipite sur les loueurs de vélos. Pas de panique, il y en aura pour tous. La bicyclette est effectivement le moyen le plus pratique de sillonner cette petite île de 4 à 5 kilomètres de long sur 2 kilomètres de large.
Après avoir enfourché leur destrier, les touristes s'éparpillent tels une nuée de moineaux vers les quatre coins de l'île. Nous commençons par le Nord-Est.
Du débarcadère de Långegärde, nous pédalons bon train en direction de Ekenäs où une première plage nous fait déjà de l'œil. Pour l'instant et en attendant de nous échauffer, nous ne faisons que barboter dans l'eau jusqu'au genou.
A première vue, ces îles ont l'air toutes plates mais ce n'est que pure impression. En réalité, quelques côtes bien senties obligent à forcer sur les pédales (Hervé) ou à pousser sa monture (Krikri).
Alors quand nous atteignons la baie de Kilesand, la baignade devient impérieuse, la sieste aussi, le pique-nique itou !
Après une pause réparatrice, c'est reparti pour quelques tours de roue jusqu'à Kyrkosund puis côté ouest jusqu'à Brevik où de ravissantes petites maisons colorées se serrent autour du port.
De là, encore quelques coups de pédale et nous revoilà au point de départ ou… presque, dans le détroit entre les deux îles, d'où nous observons les nombreux bateaux et leurs occupants ;-)
C'est aussi le moment idéal pour une dernière baignade.
Au pied d'une propriété privée, un thermomètre fixé au ponton indique 32 degrés. En le plongeant dans l'eau, nous avons la surprise d'apprendre qu'elle fait 22 degrés. Dans ces conditions, ce n'est pas étonnant que nous la trouvions si bonne. Elle est plus chaude qu'en Bretagne !
C'est sur cette délicieuse baignade que se termine cette belle et chaude journée dans des îles certes moins prestigieuses que les îles norvégiennes mais non moins authentiques et bien préservées, un archipel ignoré des touristes étrangers mais plébiscité par les connaisseurs scandinaves.
Retour à Strömstad vers 18 heures.
La réussite de la journée ne serait pas complète sans un bon dîner au restaurant. Alors après avoir réglé les tâches d'intendance liées au camping-car, retour sur le front de mer pour un excellent repas de poissons et fruits de mer au "Skagerack Restaurang".
Dernière balade au clair de lune… et nouvelle nuit dans le centre de Strömstad.
Distance parcourue dans la journée : 10 km
J33 : Vendredi 11 juillet 2014
Pössl reprend du service aujourd'hui pour une étape assez chargée (nous souhaitons nous rapprocher de la frontière danoise) mais entrecoupée de quelques points d'intérêt remarquables.
En effet, le parcours se fait sur la E6 (encore et toujours) mais côté suédois c'est une autoroute, ce qui est à la fois un avantage car la vitesse moyenne est bien meilleure qu'en Norvège, mais aussi un inconvénient car le trajet pourrait vite devenir monotone. Pour éviter qu'il ne le devienne, j'ai prévu quelques détours via des chemins de traverse.
Rien à redire côté météo, toujours grand beau temps et déjà 25 degrés à 9 heures.
Première sortie de l'autoroute seulement 30 kilomètres après notre départ. Nous voici à Tanum réputés pour ses célèbres pétroglyphes, des fresques gravées par martelage à la pierre dure sur des dalles de granite à l'époque de l'âge de bronze entre 1800 et 500 avant JC. Afin de les rendre plus visibles aux contemporains, leur tracé a été rehaussé à la peinture rouge.
La fresque la plus emblématique du lieu se trouve à l'entrée du site de Vitlyke (juste en face du musée du même nom) mais afin de garder le meilleur pour la fin, un sentier à travers la forêt nous conduit d'abord sur les hauteurs.
Là, sur la colline, un tumulus funéraire domine la plaine environnante où la vue porte jusqu'à l'océan. Vévé, mon cher Vévé, ne vois-tu rien venir ? Des navires, beaucoup de navires et… des hommes, beaucoup d'hommes
En effet, bateaux et canots sont les motifs les plus fréquents. Vitlyke présente environ 90 bateaux de taille variable de 15 centimètres à 3,6 mètres. Les embarcations servaient non seulement au transport mais étaient aussi utilisées dans le cadre de cultes religieux
Egalement de nombreuses figurations humaines, essentiellement des hommes représentés bras levés, signe de la dimension religieuse des gravures. Ils sont souvent armés d'épées, de haches, d'arcs ou de javelots.
La plus grande fresque, gravée sur une dalle de granite inclinée de 30 à 35 degrés, atteint 7 mètres de haut sur 22 mètres de long.
L'une des gravures les plus remarquables est celle dite "des jeunes mariés" représentant un homme et une femme aux cheveux longs en train de s'embrasser ?
Après cette incroyable balade dans le temps, retour plus terre à terre sur l'autoroute E 6 pour une centaine de kilomètres supplémentaires.
A nouveau on s'en écarte pour faire la pause du déjeuner à Marstrand, une petite ville côtière alliant une partie terrestre et une partie "île". L'île, accessible par un bac, se visite à pied. Elle est aux dires du site scandi.voyage.com, l'un des plus beaux endroits de Suède.
On n'aura pas le temps de le vérifier car on a d'autres projets pour l'après-midi, mais rien que la petite balade jusqu'au port constitue une agréable coupure dans notre journée de voyage. 2063 Après ce court entracte, nouveau retour sur la E 6. On laisse tomber la ville de Göteborg pour donner la priorité à la nature. A 200 kilomètres au sud de Göteborg, la réserve naturelle de Kullaberg a retenu toute notre attention.
Le parc naturel est réputé pour ses falaises vertigineuses, ses étendues balayées par le vent et ses couchers de soleil mémorables. Des sentiers sillonnent la réserve, menant à des grottes et des plages de galets.
Depuis quelques années, au bord d'une de ces plages, une "sculpture" en bois flotté du nom de Nimis entretient la curiosité des visiteurs et crée la controverse auprès de la population et des autorités locales.
N'ayant pas bien approfondi le sujet, nous ne savons pas trop à quoi nous attendre. C'est donc avec un brin d'excitation (et quelques tâtonnements) que nous nous mettons à la recherche de cette fameuse œuvre. Aucune information sur la carte officielle.
Le GPS nous amène à proximité du village d'Arild où quelques locaux nous dévisagent avec suspicion (?)
Après avoir garé Pössl à la croisée d'une piste et d'un sentier de randonnée à la sortie du village, direction la ferme-musée de Himmelstorp en suivant un balisage rouge puis bleu. A hauteur de la ferme, il faut être attentif à l'inscription "N" pour Nimis, peinte en jaune sur une barrière du bâtiment. A travers une belle forêt de feuillus, le sentier longe ensuite la falaise à distance jusqu'à ce qu'une petite sente à peine indiquée descende en pente raide jusqu'à la plage.
Ce que nous découvrons alors est tout simplement stupéfiant.
Bien plus qu'une "sculpture" en bois flotté, nous pénétrons au cœur d'une construction gigantesque faite de 75 tonnes de bois récupéré, un labyrinthe géant menant à des tours d'une quinzaine de mètres de haut pour certaines, dominant la plage et l'océan. Ceux qui ne craignent pas le vertige n'hésitent pas à admirer la vue depuis le sommet.
Mais la création artistique n'est pas du goût de tout le monde dans les environs. Si certains la considèrent comme un bénéfice pour la réserve, d'autres au contraire jugent qu'elle la dénature. Chacun se fera son avis !
Pour la petite histoire, ces constructions sont l'œuvre d'un artiste suédois Lars Vilks qui s'est aussi fait remarquer en 2007 pour les fameux dessins de Mahomet qui ont créés la polémique.
En 1980, l'artiste commence la construction de deux sculptures, Nimis (en bois flotté) et Arx (en pierre). Difficiles d'accès, elles ont été découvertes par les autorités seulement deux années plus tard. Leur destruction est demandée et plusieurs procès ont été intentés contre l'artiste.
En guise de protestation, Lars Vilks déclare en 1986 l'existence et l'indépendance de la micro-nation de Ladonia. Suite à cette démarche, aucune action n'a été menée pour détruire Nimis et Arx.
En tout cas, Nimis nous a littéralement subjugués ! C'est le site le plus incroyable que nous ayons vu au cours de notre voyage.
Encore tout chamboulés par le gigantisme et l'originalité de cette œuvre, nous profitons des derniers rayons de soleil avant de retrouver notre camping-car vers 21 heures
Le village de Arild a l'air charmant, on y ferait bien étape pour la nuit. Ses habitants en revanche, le sont beaucoup moins, plusieurs nous jettent des regards dédaigneux, voire hostiles. Est-ce en raison de notre visite de Nimis, est-ce parce que nous sommes en camping-car ?
Dans ces conditions, on préfère ne pas s'attarder. J'avais noté que le stationnement d'un camping-car était toléré sur le parking du château de Sofiero, à Helsingborg. C'est encore à une petite trentaine de kilomètres mais peu importe, il fait très beau, nous avons tout le temps, nous sommes en vacances !
Sur le trajet, beau coucher de soleil sur un moulin à vent.
Pour la première fois au cours de notre voyage, nous avons besoin d'allumer la lumière à l'intérieur du camping-car au cours du dîner que nous prenons bien tard après une journée intense en émotions et en trajet !
Distance parcourue dans la journée : 465 km
Sur l'île de Koster Sud

Danemark : des canaux de Copenhague aux falaises de Møns Klint
J34 : Samedi 12 juillet 2014
De Helsingborg où nous avons passé la nuit, nous apercevons la côte danoise juste en face. D'ailleurs, en ferry, la ville ne se trouve qu'à 10 kilomètres de sa jumelle Helsingør. Néanmoins, pour ne pas être tributaires des horaires de ferry, nous préférons opter pour la traversée du pont de l'Øresund entre la Suède et le Danemark.
Météo toujours inchangée : grand beau temps, 17 degrés de bon matin.
Après avoir versé 49 euros dans l'escarcelle de la compagnie gestionnaire, la voie est à nous. Soixante mètres au-dessous de nous, les bateaux dans le détroit ont l'air de miniatures.
Après un bref retour sur la terre ferme à hauteur d'un îlot inhabité, le pont enchaîne sur un tunnel de 4 kilomètres.
La fin de parcours vers Copenhague est rapide, la circulation fluide en ce samedi matin. C'est pour une fois sans encombre que nous arrivons au plus près du cœur touristique de la capitale. A 9 h 30, nous alimentons le parcmètre, tout près de Nyhavn, dans un premier temps jusqu'à midi.
Hervé ayant déjà visité Copenhague dans le cadre d'un voyage professionnel, c'est lui qui est chargé de me faire découvrir les principaux points d'intérêt.
D'abord les maisons colorées typiquement danoises qui bordent le vieux canal de Nyhavn, creusé au XVIIIème siècle pour relier le port au centre-ville. Aujourd'hui jalonné de bars et de restaurants, c'est l'un des sites les plus animés et les plus fréquentés.
Visiter Copenhague sans voir la petite Sirène, c'est comme visiter Paris sans la tour Eiffel, c'est impensable. Une foule de touristes jouent des coudes pour approcher la belle et poser à ses côtés. Clic clac, une petite photo et on s'en va.
A travers l'ancienne citadelle du Kastellet, nous rejoignons l'Amalienborg Slot et son palais royal, avant de jeter un œil à l'intérieur en marbre de Marmorkirken.
A l'issue de cette boucle, c'est déjà l'heure de déjeuner. Nous sacrifions à la tradition du smørrebrod, des tartines danoises à base de saumons fumés, harengs marinés et autres spécialités.
Prêts à poursuivre la visite ?
Conquis par le principe du bus à l'impériale testé à Oslo, nous souhaitons réitérer l'expérience, mais optons finalement pour une visite au fil de l'eau par les canaux.
C'est l'occasion de voir l'envers du décor de la petite sirène et plus généralement la ville depuis les canaux.
Mais… en montant dans un bateau semi-couvert (pas facile pour faire des photos), en prenant les dernières places au milieu et non pas près du bord, entourés principalement par des familles accompagnés de petits enfants vite lassés et donc agités et braillards, avec des commentaires distillés au micro et non dans un audioguide, cette croisière devient vite galère. La tête grosse comme une citrouille, on a hâte de retrouver la terre ferme
A peine sortis du bateau, Hervé m'entraîne à l'assaut du ciel admirer la vue depuis le sommet de la flèche en spirale de Vor Frelsers Kirke.
D'abord 400 marches à l'intérieur (facile !) mais quand il faut poursuivre sur une rampe extérieure, je rase les murs avant de faire demi-tour et d'attendre Hervé au pied de l'édifice.
En dépit du vent à faire trembler le sommet, le courageux photographe s'est hissé au sommet pour caresser le globe et me ramener ces images.
C'est par ces vues panoramiques que nous clôturons notre passage à Copenhague alors que le ciel s'assombrit, donnant quelques gouttes au moment où nous quittons la ville.
Pour notre destination du soir, nous n'avons rien prévu de précis. Il nous faut donc trouver un endroit adéquat, de préférence à l'écart de l'autoroute, sur le trajet de la E47 entre Copenhague et Rødby où nous devons prendre demain un ferry pour l'Allemagne.
Après consultation de la carte, un endroit me semble pouvoir correspondre à nos critères : Møns Klint, doté de deux étoiles bleues, correspondant à des paysages "valant le voyage"
Justement, on hésite, ce paysage-là vaut-il vraiment le déplacement de 40 kilomètres depuis l'autoroute (+ autant demain pour en revenir) alors qu'il se met à pleuvoir par intermittence et que nous n'avons strictement aucune idée de ce que peut bien recouvrir le toponyme de "Møns Klint"
Après moultes tergiversations, nous décidons in extremis de faire le détour. A travers une campagne vallonnée, ponctuée de quelques villages aux maisons de briques rouges rappelant un peu le nord de la France, nous atteignons l'extrémité d'une péninsule où la route se termine en cul-de-sac par… un parking à barrière payant.
Sur place, un "Geo Center" sorte de palais de la découverte consacré à la géologie, fermé à cette heure tardive, devant lequel quelques rares familles s'attardent encore sur l'aire de jeux pour enfants.
Mais encore ? Les Møns Klint, en français "les falaises de Møn " sont des falaises de craie blanches, prêtes à s'effriter, plongeant à pic dans les eaux tourmentées de la mer Baltique.
Un ciel chargé de nuages éclairant une plage de galets noirs d'encre donnent à l'ensemble une pointe dramatique.
Un petit air des falaises d'Etretat au bout du Danemark !
A l'arrière-plan, une épaisse forêt de feuillus qui servira de décor à notre bivouac.
Le stationnement des véhicules est interdit la nuit devant le Geo Center mais le parking situé au carrefour précédent ne comporte aucune mention restrictive. C'est donc là que nous déplaçons notre camping-car avant de prendre à nouveau notre dîner à la lumière électrique.
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Quartier de Nyhavn à Copenhague

Allemagne : de Scharbeutz à Hanovre
J35 : Dimanche 13 juillet 2014
C'est notre dernière journée à bord de Pössl, demain à la même heure, nous devrons l'avoir ramené à Hanovre. Ce soir, nous souhaitons nous rapprocher au maximum des bureaux du loueur.
Le ciel est plutôt couvert et reflète bien notre état d'esprit. Nous sommes un peu tristes que le voyage se termine mais décidés à en profiter jusqu'au bout.
Après avoir retrouvé l'autoroute E47 à l'issue du trajet depuis les Møns Klint, celle-ci nous mène tout droit au ferry de Rødby.
Nous n'avons pas de réservation mais embarquons comme une fleur presque immédiatement. A peine arrivés, nous pénétrons dans le ventre du gigantesque navire à destination de Puttgarden en Allemagne à l'issue d'une traversée de 45 minutes.
Alors que la foule se presse dans les boutiques et restaurants hors taxes répartis sur plusieurs étages, nous avons le pont supérieur pour nous tout seuls ou… presque !
Avec un vent à faire bouger les chaises sur le pont, seules les mouettes sont réellement dans leur élément, ne perdant pas une miette du festin.
Une fois en Allemagne, j'espérais pouvoir prendre un dernier bain dans les eaux de la mer Baltique dans la petite ville côtière de Scharbeutz et me payer une petite corbeille à la plage (Korb am Strand) à la façon des baigneurs locaux.
Mais, avec un temps nuageux, 17 degrés seulement et quelques pluies éparses, ce n'est pas le jour idéal pour faire bronzette. Alors c'est depuis la terrasse d'un restaurant italien que nous contemplons le tableau de tous ces petits paniers plantés dans le sable.
A défaut de pouvoir se baigner ou bronzer, on en profite pour arpenter le front de mer animé de la petite ville, richement doté en boulangeries, pâtisseries, salons de thé et autres Konditoreien, devant lesquelles nous ne pouvons résister à quelques spécialités.
Bien blindés, nous affrontons aussitôt après le rythme effréné des autoroutes allemandes avec leur trafic chargé, leur travaux incessants, leur vitesse illimitée et aujourd'hui leurs véhicules tous ou presque décorés de fanions aux couleurs nationales.
Mais quel est donc l'événement pouvant justifier un tel excès de nationalisme ? La réponse nous viendra presque immédiatement de l'autoradio. L'Allemagne dispute ce soir au Brésil la finale de la coupe du Monde de football contre l'Argentine. Déjà de nombreux véhicules affluent vers le cœur des grandes villes de la région alors qu'au-dessus de nos têtes, le ciel s'assombrit d'heures en heures jusqu'à tourner en orages de grêle violents, obligeant les voitures à rouler au pas ou à se réfugier momentanément sous les ponts.
Nous avions pensé finir l'après-midi à Celle, une petite ville connue pour son centre-ville et sa forteresse pittoresques, située à 40 kilomètres au nord-est de Hanovre, mais en raison de cette météo perturbée, nous préférons tracer jusqu'en banlieue proche de Hanovre.
La sortie n° 56 de l'autoroute A7 nous fait passer juste devant la propriété du loueur dans laquelle nous apercevons, au passage, notre SUV rangé bien sagement à la place où on l'avait laissé.
Trois kilomètres plus loin, nous garons Pössl sur le parking désert du lac de Altwarmbüchen. Les Allemands sont déjà tous devant leur poste.
Après avoir dîné en écoutant le tout début de la finale Allemagne-Argentine, nous ne tardons pas à nous coucher. Dans mon demi-sommeil, j'entends en fin de soirée klaxons et hourras au loin. Je murmure alors à l'oreille d'Hervé : "L'Allemagne a dû gagner la finale". "Et c'est pour ça que tu me réveilles ?" me répond-il en grognant.
J36 : Lundi 14 juillet 2014
Aujourd'hui, au lendemain de la victoire de l'Allemagne à la coupe du Monde de football et en cette journée de fête Nationale en France, c'est pour nous tout simplement le jour de la remise de notre camping-car et la fin de nos vacances.
Après une dernière balade au bord du lac sous un ciel maussade, à donner aux cygnes nos restes de pain, notre périple de plus de 7 000 kilomètres s'achève dans les bureaux du loueur.
Après une courte inspection du véhicule suivie de la signature d'un document attestant que nous le rendons sans dommages, Pössl réintègre son garage et nous notre SUV, dans lequel, après 33 jours à conduire en position très haute, nous avons la désagréable sensation de conduire au ras des pâquerettes.
Une fois nos repères retrouvés, il nous reste près de 600 kilomètres à parcourir avant de retrouver nos pénates provisoires en Alsace pendant que la radio serine à longueur de journée que les Allemands sont devenus, cette nuit, Weltmeister... "les maîtres du monde".
Quand à l'approche de la frontière nous entendons la radio diffuser en français, nous réalisons avec un petit pincement au cœur que cette fois c'est vraiment la fin de notre … fabuleux voyage !
FIN – ENDE (en allemand et danois) – ÄNDE (en suédois) – SLUTTEN (en norvégien) !
Distance parcourue dans la journée : 570 km Distance totale parcourue en camping-car : 7 000 km Distance totale de notre parcours de porte à porte depuis chez nous : 9 300 km en 37 jours
Korb am Strand, plage de Scharbeutz

Le mot de la fin
Impressions générales
Nous sommes rentrés, enchantés par la Norvège, par ses fabuleux paysages de fjords, de glaciers, de lacs, de côtes et d'îles ainsi que par la magie du soleil de minuit.
Certes, le voyage a été dense mais nous n'avons que rarement fait des journées de trajet exclusif, nous avons pu tous les jours y ajouter un élément intéressant (visite ou randonnée).
D'ailleurs si l'on considère la vitesse moyenne, le kilométrage moyen sur la partie faite uniquement en camping-car s'élève à un peu plus de 200 kilomètres par jour. En considérant l'ensemble du voyage de porte à porte depuis chez nous, il atteint 250 kilomètres par jour. Ces chiffres sont finalement très voisins de ceux atteints en Islande, en Namibie, voire en Australie.
C'était le prix à payer pour inclure les îles Lofoten et pouvoir y consacrer sept jours, des journées inoubliables pour lesquelles nous ne regrettons pas d'avoir dû rouler un peu plus, à d'autres moments.
Nos coups de cœur
En haut du tableau, bien sûr, les îles Lofoten avec leurs pics escarpés, leurs grandes plages de sable blanc, leurs randonnées exceptionnelles, leurs parties de pêche miraculeuses et leurs fonds sous-marins étonnants.
Tout aussi prestigieuses, les trois premières randonnées faites dans le sud de la Norvège : Kjeragbolten, Preikestolen et Trolltunga. Difficile de dire laquelle est la plus belle, elles sont incontournables, toutes les trois, chacune avec ses particularités.
Ajoutons aussi les randonnées vers les glaciers les plus bas d'Europe continentale, très faciles d'accès et spectaculaires, les routes panoramiques remarquables, les mini-croisières pittoresques dans les fjords, les villes très agréables.
Bref, nous avons TOUT aimé.
Hors catégorie, le prix de l'originalité va sans conteste au site suédois Nimis, cette gigantesque construction de bois flotté, controversée, s'élevant sur une plage, dans la péninsule de Kullaberg.
Coup de chance avec la météo particulièrement clémente cet été dans le nord de l'Europe, ce qui a participé à faire de ce voyage une réussite.
Un regret ? Juste, un petit… ne pas avoir insisté dans la montée de Reinebringen pour mettre dans la boîte l'extraordinaire vue depuis le sommet.
A propos du véhicule
Ce fut indiscutablement le meilleur choix. Le camping-car nous a assuré une grande liberté, nous permettant d'adapter l'itinéraire à la météo même si finalement, avec un temps globalement très beau, nous avons, à deux ou trois exceptions près, respecté notre planning prévisionnel.
Nous avons essentiellement pratiqué le bivouac libre (j'avais repéré auparavant la majorité des sites qui s'y prêtaient) et très peu utilisé les campings (trois ou quatre fois seulement, pour bénéficier d'un lave-linge).
Comme les dimensions du véhicule étaient inférieures à 6 mètres, les tarifs appliqués pour les traversées en ferry étaient les mêmes que pour une simple voiture. Un avantage considérable !
Sa "petite" taille était aussi un atout pour se garer facilement dans les villes, pour se faufiler sur les routes parfois étroites et pour la facilité des manœuvres en général.
Enfin la consommation a été très raisonnable : de l'ordre de 8 à 8,5 litres au 100 kilomètres, pas plus que celle de notre SUV en sachant que le prix du litre de carburant a été de l'ordre de 1,80 euro à 2 euros.
Louer un camping-car est bien plus économique en Allemagne car les locations de plus de 30 jours sont détaxées. L'offre du courtier Cooldrive était très intéressante.
Après une expérience de location de camping-car au Canada qui ne nous avait pas spécialement enthousiasmés, nous sommes conquis, cette fois-ci, et sans être devenus des inconditionnels de ce mode de déplacement sommes prêts à renouveler l'expérience lors un futur voyage dans un pays qui s'y prête.
Les ouvrages et sites Internet utiles Côté papier : Le guide Lonely Planet Norvège Le guide du Routard Norvège qui consacre aussi un chapitre à la côte suédoise. The Rother Walking Guide Norway South (en anglais) m'a finalement peu servi car il répertorie beaucoup de randonnées longues et des parcours sur plusieurs jours, uniquement dans le sud du pays.
Côté Internet : Des récits de voyage et/ou des sites consacrés à la randonnée : Treks et voyages, le site de Julien, très riche en descriptifs de randonnées. Ce sont ses images qui sont à l'origine de notre désir de Norvège. http://trek.uniterre.com/norvege/
Norway Adventure 2009 Web Journal (en anglais) : Le site d'un jeune couple américain, décrivant un voyage en boucle depuis Trondheim, incluant les îles Lofoten, avec beaucoup de randonnées. http://matt.tracz.org/2009/norway/index.html
Invitation de voyage en Norvège, le récit d'une boucle dans le sud du pays à partir de Bergen, dont quelques randonnées. http://voyages.fal38.free.fr/...page=accueil_nor...
Rando-Lofoten : un site consacré aux îles Lofoten en général dont une documentation remarquable sur un grand nombre de randonnées. Il faut s'inscrire pour avoir accès aux détails des randonnées, n'hésitez pas, c'est extrêmement bien fait. http://rando-lofoten.net/index.php/fr/
Scandi-voyage : pour la partie suédoise du voyage. http://www.scandi-voyage.com/iti_sudouest.php
Des sites utiles aux camping-caristes qui m'ont permis de repérer des lieux de bivouac intéressants ainsi que les indispensables aires de service. http://www.campercontact.com/fr/ http://www.campingcar-infos.com/...cib.php?pays=...
Autres outils intéressants : Office de tourisme de Norvège : http://www.visitnorway.com/fr/ Météo : http://www.yr.no/place/Norway/ Carte : http://ut.no/kart/
Belles images et belles histoires Juste pour le plaisir des yeux… Panoramiques des Lofoten (Ronan Michaux) ! http://nanor44.free.fr/pano/tags/Lofoten.html
Pour le plaisir de lire : le Roman de Bergen de Gunnar Staalesen. Au-delà du roman policier, c'est une véritable fresque sociale dépeignant les relations entre plusieurs familles berguéloises, bourgeoiset ouvrières, sur plusieurs générations entre 1900 et 1999.
Un dernier mot… En un seul mot, ce fut un FABULEUX VOYAGE ! Prêts à y retourner ? Oui, oui certainement afin de compléter avec des contrées encore plus au nord.
Voilà, je vous ai tout dit ou… presque. Si vous avez besoin d'un renseignement complémentaire, nous sommes à votre disposition. Si vous préparez vous-même un voyage en Norvège et que nos données vous ont été utiles, nous serions heureux de le savoir. Si vous avez envie de faire un commentaire, n'hésitez pas ! Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire du livre d'or.
A bientôt pour un autre fabuleux voyage !

Le récit accompagné de photos et de cartes se trouve ici :
https://sites.google.com/...uleuxvoyagesnorvege/
Ci-dessous, le texte accompagné d'une sélection de photos.

.................................................................................................................................................................. Présentation
Après un séjour en Islande l'été dernier sous un ciel souvent maussade, nous ne pensions pas retourner de sitôt dans un pays du Nord.
Pourtant, quelques mois plus tard, des images de fjords et de glaciers norvégiens vont attirer notre attention et aiguiser une nouvelle fois notre curiosité pour une région nordique.
Nous découvrons alors des paysages éblouissants : fjords saisissants, côtes sublimes, glaciers majestueux et archipels mythiques parmi lesquels les superbes îles Lofoten.
La destination est immédiatement retenue. Reste à préciser l'itinéraire et le mode de déplacement.
Un point est vite fixé : nous souhaitons aller en Norvège sans prendre l'avion, directement depuis chez nous, et de préférence sans avoir à réserver d'hébergements afin d'être libres de nous adapter sur place à la météo.
Dans cette optique, voyager en camping-car nous semble la formule la plus adaptée. Pour le faire au meilleur tarif, la location en Allemagne est nettement plus économique. Nous confions la réservation du véhicule au courtier international CoolDrive.
Une fois l'option camping-car validée, l'itinéraire prend rapidement forme. C'est en voiture que nous rejoindrons d'abord l'Alsace pour une étape en famille puis Hanovre en Allemagne où nous prendrons possession de notre camping-car.
De Hanovre, dans notre maison roulante, nous ferons route vers Hirtshals au Danemark où nous embarquerons sur un ferry à destination de Kristiansand au sud de la Norvège.
Depuis le Sud norvégien, nous prévoyons de réaliser un parcours en forme de grand huit étiré dont le nœud central se situera à hauteur de Trondheim.
La première boucle de ce huit passera, dans les grandes lignes, par Lysefjord, Stavanger, Hardangerfjord, Bergen, Nærøyfjord, Geirangerfjord, la route des Trolls, Ålesund, la route de l'Atlantique et Kristiansund.
Au-delà de Trondheim, tout en suivant le tracé de l'E6, nous passerons le cercle Arctique avant de nous diriger vers Bodø où nous prendrons un ferry à destination des îles Lofoten.
Nous consacrerons sept jours à ces îles, elles constitueront le point le plus au nord de notre itinéraire.
Par la suite, retour vers le sud en longeant la côte via la route 17 avec de nombreuses liaisons en ferry avant de croiser à nouveau la boucle du huit à hauteur de Trondheim.
Nous fermerons le "grand huit" norvégien par les parcs nationaux de Dovrefjell et Jotunheimen avant un passage à Oslo.
Le retour vers la France se fera via la côte suédoise du Bohüslan, le pont de l'Öresund, la capitale danoise Copenhague avant de prendre un dernier ferry vers Puttgarden en Allemagne.
Une carte est sans doute plus parlante ! Oups… ça fait un paquet de kilomètres, probablement 8 000 à 10 000 kilomètres au total !
Pour les parcourir sans avoir à (trop !) rouler, nous avons prévu cinq semaines dont 33 jours de location de camping-car.
Départ le 9 juin, retour le 15 juillet 2014.
Prêts à nous suivre ?
Aller en jaune, retour en rouge

En camping-car… de Lübeck à Kristiansand via la dune de Råbjerg Mile (DK)
J1 à J3 : Du lundi 9 au Mercredi 11 juin 2014
Après deux journées passées en Alsace, c'est enfin le grand départ.
Le camping-car que nous avons réservé en Allemagne sera à notre disposition à Hanovre entre 15 et 17 heures. Depuis la région strasbourgeoise, 570 kilomètres, essentiellement sur autoroutes, nous séparent de la capitale de Basse-Saxe. Mais en Allemagne, le trafic peut être chargé et les ralentissements y sont fréquents. Nous prévoyons donc de la marge en prenant le départ dès 6 heures du matin.
La voiture est pleine à craquer : chaises pliantes, couette, oreillers et linge de lit mais aussi trois caisses d'alimentaire et bien sûr vêtements et chaussures pour faire face à toutes les conditions météo, du maillot de bain à la veste coupe-vent, des tongs aux chaussures de marche… sans oublier ma poêle favorite et quelques bonnes bouteilles de vin d'Alsace !
Après plusieurs jours de chaleur caniculaire (37 à 39 degrés en Alsace), les orages ne tardent pas à croiser notre route. Dès les environs de Francfort, nous essuyons les premières gouttes qui se transforment rapidement en trombes d'eau.
Nous espérons pouvoir échapper au plus fort du mauvais temps en marquant une pause prolongée mais rien n'y fait, on finit par rattraper l'orage et à s'y enfoncer de plus belle.
Malgré ces mauvaises conditions météo, une circulation dense et des ralentissements dûs à des travaux sur l'autoroute, nous arrivons à destination dès 13 heures.
C'est donc avec plus de deux heures d'avance qu'on se présente chez notre loueur, Eubo Caravan Tirge, situé dans la banlieue de Hanovre.
Coup de chance, notre véhicule est déjà prêt.
Nous découvrons alors notre maison roulante, un Pössl 2WIN, 5600 kilomètres au compteur, une sorte de grand fourgon aménagé de moins de 6 mètres de long monté sur un châssis Citroën !
Rien à voir avec le monstre que nous avions loué au Canada !
On vous fait visiter ?
Transférer tout notre barda de la voiture au camping-car, organiser les différents rangements, écouter les explications sur le fonctionnement du véhicule, signer les derniers papiers, prendre le premier déjeuner à bord, faire procéder à quelques réglages de dernière minute… il est presque 16 heures quand enfin… Pössl s'élance.
L'engin se conduit facilement et la position haute est vraiment un plus ! La météo s'est améliorée depuis ce matin, il fait sec avec des températures redevenues plus clémentes après les orages, de l'ordre de 22/24 degrés.
Notre première étape est prévue à Lübeck, à 200 km. Avec déjà plus de 500 km parcourus ce matin, il était difficile d'envisager plus.
D'ailleurs, c'est un peu au radar que nous pénétrons dans Lübeck et après quelques rapides courses, installons Pössl au parking P4 en face de la vieille ville. Il est déjà 18 h 30.
Après le dîner, petite balade sous les derniers rayons de soleil.
L'Innenstadt (centre-ville) est le centre touristique et le quartier le plus ancien de Lübeck. Il se situe sur un îlot au confluent des fleuves Trave et Wakenitz. L'UNESCO a classé ce quartier sur la liste du patrimoine mondial, notamment pour son architecture de briques rouges.
Nuit sur place au bord du fleuve Trave avec vue sur la vieille ville !
Distance parcourue dans la journée : 770 kilomètres
J4 : Jeudi 12 juin 2014
Un passant sans doute éméché a hurlé en pleine nuit, un camping-car a démarré à 3 heures du matin. Bref, la nuit a été loin d'être paisible. Mais puisque nous sommes réveillés, autant en profiter pour nous mettre en route dès 6 heures.
Le but de la journée est de rallier Hirtshals au Danemark où nous avons réservé à 18 heures une traversée en ferry à destination de la Norvège.
En partant de bonne heure, nous devrions même avoir le temps de faire un peu de tourisme au Danemark.
En attendant, nous nous relayons au volant de Pössl.
A 8 h 45, nous passons la frontière entre l'Allemagne et le Danemark.
Sur le coup de midi, nous nous octroyons une pause prolongée ainsi qu'une sieste à l'arrière du camping-car, histoire de récupérer un peu de notre mauvaise nuit. Nous apprécions !
Puis les kilomètres s'enchaînent à nouveau. Pössl se comporte bien sur l'autoroute et se révèle plutôt économe en carburant, ce qui est une bonne surprise.
Il fait très beau mais plus on avance vers le Nord, plus le vent forcit. Le rideau d'arbres le long de l'autoroute ploie sous les rafales. Les pales des éoliennes tournent à plein régime.
Ce vent annonce également une mer démontée et par conséquent une traversée en ferry qui risque d'être houleuse.
Il est 14 h 30 quand nous arrivons à proximité de Hirtshals, ce qui nous laisse effectivement un peu de temps pour jeter un œil à la dune de Rabjerg Mile, à une quarantaine de kilomètres à l'est de cette ville.
Il s'agit d'une dune littorale mobile, la plus grande d'Europe du Nord, que le vent déplace de 18 mètres par an.
A peine sortis du camping-car, le sable soulevé par le vent nous cingle les mollets, pique les yeux et s'infiltre dans nos vêtements.
Seuls quelques téméraires kitesurfeurs semblent être dans leur élément !
Rien ne résiste à la force des éléments, pas même ces cailloux rangés en ligne par le dieu Eole.
La mer est blanche d'écume et pour ne pas être trop exposé, il vaut mieux s'abriter derrière les herbes dunaires.
A ce compte-là, nous ne nous attardons pas davantage dans les courants d'air mais poussons jusqu'à la petite ville de Skagen où tout en arpentant les rues piétonnes du centre, un cornet de glace à la main, nous en oublierions presque l'heure.
Zut, déjà 16 heures ! Or le check-in pour le ferry se fait à partir de 17 heures, nous avons juste le temps d'arriver.
Embarquement immédiat pour un départ comme prévu à 18 heures.
Il y a un peu plus de deux heures de traversée, mais le capitaine (?) annonce un peu de retard à l'arrivée. En raison des mauvaises conditions de mer, la vitesse du navire sera réduite du moins pendant la première heure. Pendant la deuxième heure, la mer est plus calme et le beau temps au rendez-vous à l'arrivée à Kristiansand avec 20 degrés.
Nous n'avons pas de mal à trouver où passer la nuit. J'avais repéré une possibilité de stationnement en bord de mer le long de la promenade côtière.
Petite promenade vespérale… sous le regard de la lune (il est 22 h 30). Sacrée journée encore !
Distance parcourue dans la journée : 610 kilomètres
Notre fidèle "Pössl"

De la vallée de Setesdal à Øygardstølen : de la neige sur les hauteurs !
J5 : Vendredi 13 juin 2014 La nuit a été excellente et réparatrice. Le réveil agrémenté par le piaillement des goélands se fait sous un soleil radieux. Quelle chance !
Malgré tout, la mise en route est un peu laborieuse. D'abord il faut attendre l'ouverture des banques dans le centre-ville afin de faire un peu de change. A 9 heures, c'est chose faite, nous prenons alors la route 9 traversant la belle vallée de Setesdal avec ses forêts de bouleaux et de sapins et ses lacs à chaque virage.
Un nouvel arrêt pour quelques courses (entre autres, un poulet rôti pour ce midi) puis un autre pour les indispensables corvées liées au camping-car (vidanges/remplissage d'eau).
Ça y est, on va véritablement pouvoir rouler ! Pas très vite, d'ailleurs ! Car on se rend immédiatement compte qu'en Norvège, les routes sont étroites, surtout pour un camping-car (pourtant Pössl n'est pas bien gros) et les vitesses limitées (70 km/h sur routes R et F, 40, 50 ou 60 dans et à proximité des agglomérations).
Tout le long de la vallée, de charmants villages aux maisons traditionnelles : Evje, Byggland, Rysstad.
A Rysstad justement, nous quittons la Rv9 pour la Fv337 puis Fv987, des routes de montagne à une seule voie de circulation, ponctuées ça et là d'espaces pour se croiser… heureusement ! Pas très facile de conduire dans ces conditions, surtout qu'il y a du monde et que la route grimpe jusqu'à plus de 1000 mètres d'altitude.
Mais les paysages sont éblouissants !
La région est truffée de lacs d'altitude, encore partiellement gelés, aux couleurs allant du bleu turquoise au vert émeraude.
La neige est encore abondante à cette altitude, une situation que nous n'avions pas anticipée en programmant une randonnée vers le refuge de Øyuvsbu. Dans ce secteur, les congères sont plus hautes que le camping-car. Le parking n'est même pas visible. Bien sûr, la balade tombe à l'eau.
En revanche, nous avions bien noté que quelques kilomètres plus loin se trouvait une belle aire de pique-nique au bord du Roskreppfjord dotée d'un accès WIFI gratuit.
C'est alors le moment de faire la pause déjeuner (zut, le poulet rôti est resté sur le tapis roulant de la caisse du magasin !) puis de donner les premières nouvelles de Norvège à nos proches.
Voici la vue à travers la vitre arrière du camping-car !
La dernière portion de route (Fv986 qui devient Fv500 en changeant de comté !) va tout doucement nous conduire vers Lysebotn en fond de fjord en passant de près de 900 mètres d'altitude au niveau de la mer. Autant dire qu'on va enchaîner des virages en lacets serrés !
Mais nous, on s'arrêtera avant la fin, à 600 mètres d'altitude. La suite de la descente sera pour demain.
Sur le trajet, des torrents, des cascades… et encore des lacs aux couleurs incroyables parsemés d'icebergs !
Soudain, dans un des lacets de la route, apparaît notre destination de ce soir : Øygardstølen ou "nid d'aigle" en norvégien. On comprend vite pourquoi en découvrant l'exceptionnel point de vue qui domine de plus de 600 mètres le Lysefjord ainsi que petit hameau de Lysebotn en contrebas. Vertigineux !
C'est aussi le point de départ de la randonnée de Kjeragbolten.
En repérant un peu les lieux, on rencontre un couple de jeunes Ecossais qui comme nous a l'intention de faire demain cette mythique randonnée. Ils ont planté leur tente en contrebas du nid d'aigle.
Quant à nous, nous prévoyons de passer la nuit sur le parking même si celui-ci n'est censé être qu'un lieu de stationnement de jour. Précisons aussi qu'il est payant dans la journée (100 NOK) comme beaucoup de parkings au départ de lieux de randonnées.
Pour le moment, nous en profitons pour déployer nos chaises pliantes et nous relaxer devant ce panorama d'exception.
Distance parcourue dans la journée : 200 kilomètres
Neige à 1 000 mètres !

Randonnée de Kjeragbolten et croisière sur le Lysefjord
J6 : Samedi 14 juin 2014
Nous voici à l'aube de notre première randonnée en Norvège, l'une des plus mythiques du pays. Il s'agit de Kjeragbolten, un gros rocher ovale coincé dans une crevasse entre deux parois écartées d'environ deux mètres, 1 000 mètres au-dessus du Lysefjord.
Il fait un temps splendide. Nous sommes samedi, parions qu'il y aura du monde !
Mais nous avons l'avantage d'être sur place, alors à 7 heures, c'est parti ! Bien qu'il y ait déjà quelques voitures sur le parking, nous sommes manifestement les seuls à démarrer à cette heure-ci.
Sur le seuil de leur tente, les Ecossais rencontrés hier soir nous font signe. Sur le panneau d'information au début du sentier, le profil du trail donne une bonne idée de ce qui nous attend : un enchaînement de trois "buttes" séparées par une descente et par conséquent une nouvelle montée à chaque fois.
Temps estimé : 6 heures avec 700 mètres de dénivelé !
Ça commence immédiatement très fort à l'aide de chaînes !
Au bout d'une vingtaine de minutes, une fois sur la première crête, nous distinguons les trois premiers poursuivants puis dix minutes plus tard, le couple écossais.
L'effort est intense et les genoux souffrent !
Quelques passages sont un peu délicats mais jamais dangereux grâce à l'installation de cordes et de chaînes.
Nous avançons doucement mais sûrement, toujours seuls. Nos poursuivants n'ont pas l'air de nous rattraper.
Aux crêtes encore partiellement enneigées succèdent des plateaux rocheux couverts de cairns et des mares où se mirent de gros rochers ronds.
Au bout d'une heure, nous croisons quelques randonneurs dont le matériel transporté laisse à penser qu'ils ont campé là-haut. Au bout de deux heures, un couple peu chargé ayant probablement commencé la rando aux aurores.
Tout à coup, se confondant avec la pierre, un cairn un peu particulier retient notre attention ;-) En s'approchant, on dérange ce lagopède alpin.
Il reste de la neige un peu partout mais à partir de la troisième heure, nous devrons traverser plusieurs névés importants.
Vers 10 heures, à hauteur de ce grand panneau indicateur, nos poursuivants se rapprochent. Nous ne sommes plus très loin de notre but.
Les deux Ecossais nous suivent sur une fausse piste mais sans quoi nous aurions sans doute raté cette vue fantastique sur le Lysefjord.
Pendant ce temps, les trois autres, des Asiatiques (une jeune femme et ses parents), plus malins, nous coiffent sur le poteau et atteignent Kjeragbolten les premiers.
Le must, c'est de poser sur le fameux rocher. Mais aucune des personnes présentes n'a le cran pour le faire. Le mieux que j'aie pu tenter, c'est de m'en approcher par le haut.
La vue est tout simplement vertigineuse !
Au moment même où nous quittons les lieux arrive le gros de la troupe. Tout au long du trajet de retour, nous assistons, amusés et effrayés, à une procession ininterrompue de randonneurs, entraînant des embouteillages dans certains passages de chaînes.
Nous ne pouvons que nous féliciter d'avoir démarré tôt.
Les chiffres de cette randonnée : 11,6 km parcourus en 5 heures et demie avec 711 mètres de dénivelé et un point culminant situé à 1031 mètres.
La journée n'est pas finie, loin de là. Nous avons prévu de nous rapprocher dans l'après-midi de notre randonnée de demain, une autre randonnée mythique, celle de Preikestolen.
Le moyen le plus rapide pour le faire, c'est d'emprunter le ferry au départ de Lysebotn (le petit hameau au fond du Lysefjord) à destination de Forsand.
Pour rejoindre Lysebotn, il faut descendre là… c'est-à-dire par Lyseveien, 27 virages en épingles à cheveux, une pente de 10% suivie d'un tunnel, autant dire qu'il faut mettre la bride à Pössl. Descente en seconde ! Impressionnante !
J'avais noté un départ de ferry à 15 h 30 et le suivant à 18 heures. Dès 14 heures, nous faisons la queue sur le quai en compagnie de plusieurs autres véhicules. Au fur et à mesure que l'heure avance, nous voyons plusieurs de ces véhicules sortir de la file, faire demi-tour et repartir par la route. Curieux !
Renseignements pris, il s'avère qu'il y a un seul ferry à 18 heures le samedi, mince ! Tant pis, nous attendrons, car par la route cela représente près de 150 km soit 3 à 4 heures de trajet. Par le ferry, ce sont deux heures de traversée reposantes et divertissantes suivies de moins de 20 km de route.
Alors en attendant, un peu de lecture, une sieste à l'arrière du camping-car et une balade jusqu'à la cascade proche de l'embarcadère pour passer le temps.
A 18 heures, comme prévu, nous embarquons pour deux heures au fil de l'eau, agrémentées de quelques points d'intérêt remarquables commentés par le capitaine du ferry.
Des falaises impressionnantes !
Des cascades dégringolant de près de 1 000 mètres de hauteur !
Le rocher de Kjerag vu d'en bas ! Dire que nous étions là-haut il y a quelques heures !
Une colonie de phoques !
Un avant-goût de ce que nous verrons demain ! Là-haut, le Preikestolen ou rocher de la Chaire, une imposante falaise qui culmine à 604 mètres au-dessus du fjord.
Zoom sur le rocher surmonté d'une plate-forme de 25 x 25 mètres d'où nous contemplerons la vue demain.
Enfin, le clou de la croisière : un défilé rocheux dans lequel le ferry va s'engager à la plus grande surprise des passagers interloqués avant de faire machine arrière au pied de la muraille. Bluffant !
Au pied de cette montagne toute en rondeur, Forsand marque la fin de la traversée pour nous. Nous avons adoré cette croisière !
Il nous reste maintenant une quinzaine de kilomètres à parcourir sur la Rv 13 pour rejoindre Jørpeland. Sur le quai de la marina, un certain nombre de camping-cars sont déjà serrés les uns contre les autres. On n'a pas très envie de se joindre à eux. En passant, j'avais repéré une aire de pique-nique sur la route, un peu avant l'entrée du village. L'endroit nous convient parfaitement.
Encore une journée bien remplie et une première randonnée d'exception en terre viking !
Distance parcourue dans la journée : 40 kilomètres.
Vue sur le Lysefjord

Du Preikestolen (ou Rocher de la Chaire) à… Stavanger
J7 : Dimanche 15 juin 2014
Pressés de nous mesurer au Preikestolen, nous tombons du lit dès 5 h 30… un horaire idéal pour commencer tôt une journée de randonnée sauf que… ce matin le beau temps se laisse désirer. Le ciel est bouché et des nuages bas masquent les sommets.
Mais le temps pourrait changer au cours de la journée… let's wait and see !
En revanche, ce temps libre va nous être très utile pour régler une urgence : faire le plein d'eau et la vidange des eaux sales, sinon ce soir pas de douche !
C'est ainsi que nous nous retrouvons à 6 h 30 à Jørpeland en train de procéder à ces opérations, en tentant de ne pas réveiller les occupants des camping-cars garés sur le port, bien moins matinaux que nous.
Une fois la mission accomplie et malgré une météo incertaine, nous filons vers Preikestolenhytta, distante d'une dizaine de kilomètres et point de départ vers Preikestolen, cette falaise de 604 mètres de hauteur plongeant à pic dans le Lysefjord. Nous l'avions admirée hier depuis le ferry.
La taille du parking (payant off course) laisse augurer de la fréquentation des lieux. Avec plus de 200 000 visiteurs par an, c'est un des sites touristiques majeurs du pays.
Le ciel étant toujours nuageux, nous finissons notre nuit à l'arrière du camping-car.
Vers 9 heures, quelques timides éclaircies annoncent une possible amélioration. Hop, on abrège notre dodo et on décide d'y aller. Entre-temps, le parking a commencé à se remplir sérieusement.
Néanmoins, la file des randonneurs est plus étalée qu'hier, les nuages ayant sans doute fait hésiter beaucoup de monde.
Un chemin empierré aménagé en marches inégales (aïe, les genoux !) nous fait rapidement prendre de la hauteur à travers la forêt avant de dominer une vaste zone boisée ponctuée de petits lacs.
La couleur du ciel s'est bien arrangée depuis ce matin.
Ce paysage verdoyant ne tarde pas à laisser place à un univers plus minéral alors que le sentier longe le bord de la falaise surplombant le Lysefjord.
Le rocher de la Chaire commence à se détacher au loin.
Nous ne sommes évidemment pas tout seuls. D'ailleurs en cours de route, nous reconnaissons un certain nombre de randonneurs croisés la veille, notamment les trois Asiatiques qui nous font un petit coucou.
La montée via Hill Trail nous permet de mieux prendre la mesure de cette étonnante plate-forme rocheuse dont les dimensions font penser à une piste de danse. Vous remarquerez qu'il n'y a aucune barrière de protection nulle part. Certains n'hésitent pas à s'asseoir au bord, les jambes pendant dans le vide. Brrr ! La sécurité du lieu fait débat depuis de nombreuses années mais les autorités locales estiment qu'elles ne sont pas responsables des risques que prennent les touristes.
Le beau temps est vraiment bien installé alors que nous prenons le chemin du retour. Moralité : en Norvège, il vaut mieux ne pas se précipiter et laisser le temps au ciel de se découvrir.
Les chiffres de la randonnée : 7,5 kilomètres en moins de 4 heures avec 400 mètres de dénivelé et un point culminant à 604 mètres.
Une randonnée à ne pas manquer vers un site exceptionnel !
En dehors de la nature, la Norvège compte également quelques jolies villes. Selon nos recherches, Stavanger ne manquerait pas d'atouts. C'est ce que nous avons l'intention de vérifier cet après-midi.
Cap sur la petite localité de Tau où nous laissons le camping-car sur le parking du port. Un tarif de 40 NOK (5 €) permet d'y rester 24 heures, c'est parfait. Le lieu pour passer la nuit est ainsi tout trouvé.
Un ferry à destination de Stavanger est déjà à quai. Nous avons juste le temps de sauter à bord pour une petite demi-heure de navigation.
Le centre-ville de Stavanger s'organise autour d'un joli port.
Du bord de l'eau, des ruelles tranquilles montent vers la vieille cité en bois.
Ce passage en ville est aussi l'occasion de dîner au restaurant. NB Sørensens, l'une des meilleures tables sur le front de mer, nous disait bien mais manque de chance, c'est complet. On nous oriente alors vers Bevaremegvel Restaurant.
Préparés par un chef français, les plats de poissons (saumon et cabillaud) sont délicieux mais l'addition est indiscutablement… norvégienne !
Le ferry nous ramène à Tau vers 22 heures. Encore une journée de "ouf "(comme disent les jeunes) !
Distance parcourue dans la journée : 50 kilomètres.
Le rocher du Preikestolen

De Tau à Odda : des chutes de Låtefossen au glacier Buer
J8 : Lundi 16 juin 2014
Une nouvelle randonnée aujourd'hui? Oui, mais pas tout de suite, ce matin il faut d'abord rouler afin de rejoindre Odda, notre prochaine étape.
Le soleil est toujours de la partie en ce quatrième jour passé en Norvège. On croise très fort les doigts.
Le trajet se fait sur la Rv 13, une route classée "route nationale touristique" traversant la région du Ryfylke entre fjords verdoyants et montagnes abruptes.
Bien qu'il n'y ait que 200 kilomètres jusqu'à Odda, cette distance va nous prendre beaucoup plus de temps que prévu pour plusieurs raisons : - l'étroitesse de la route et la vitesse limitée - l'enchaînement incessant de tunnels - un passage en ferry entre Hjelmeland et Nesvik
Enfin, quelques points d'intérêt sur la route méritent eux aussi un arrêt. A vrai dire, si on s'écoutait, on s'arrêterait à tout bout de champ mais parfois les accotements ne le permettent pas.
Ici, cet îlot au beau milieu d'un fjord pour lequel nous n'avons pas hésité à faire demi-tour afin de le mettre dans la boîte.
Là, les chutes de Låtefossen, dévalant la montagne dans un bruit assourdissant !
En partant à 7 h 30 de Tau, nous avons fini par arriver au parking du glacier Buer vers 13 h 30. Pour une fois, le parking n'est pas payant (du moins pas pour l'instant), un fait rare en Norvège.
Une heure plus tard, après le déjeuner, nous sommes prêts à randonner vers le glacier.
La langue glaciaire de Buer fait partie du Folgefonna qui, avec sa calotte couvrant 168 km2 et une épaisseur de glace de 400 mètres par endroits, est le troisième plus grand champ de glace du pays.
Le sentier commence à longer un torrent où une double haie d'inukshuk, ces empilements de pierre adoptant une forme humaine, nous indiquent la direction à suivre.
Ce torrent glaciaire sera un peu le fil conducteur de la randonnée.
Nous aurons à le traverser à plusieurs reprises par des moyens plus ou moins précaires.
Une passerelle suspendue… même pas peur ;-)
Un petit pont métallique facile !
Une poutre en bois… ah, ha…moins fière, la randonneuse !
Il y aura encore des cordes, des chaînes, des échelles, bref un parcours amusant mais pas de tout repos… avant de commencer enfin à entrevoir le glacier !
Premier aperçu de la langue glaciaire…
… et coup d'œil sur la vallée laissée derrière nous.
Fin de la randonnée autour de 700 mètres d'altitude. Le torrent devient infranchissable et s'aventurer seul sur le glacier serait risqué.
En revanche, sa contemplation ne présente pas de risque alors on contemple sans modération ses séracs aux reflets bleutés !
Tiens mais qui voilà ? Les trois Asiatiques (papa, maman et leur grande fille) que nous croisons pour la troisième journée consécutive. Ils ont copié notre roadbook ? En tout cas, ils comptent bien tout comme nous faire demain la célèbre randonnée de Trolltunga… de bonne heure, précise la jeune femme, départ prévu à 7 h 30. Comme nous… Au fait, je n'ai pas précisé, mais ils sont Sud-Coréens et viennent de Séoul.
Rendez-vous est pris pour demain !
Les chiffres de notre balade d'aujourd'hui : 5,5 kilomètres en 3 heures aller/retour avec 300 mètres de dénivelé. Une randonnée un peu moins prestigieuse que les précédentes mais ludique et sportive à la fois… bref, très sympa aussi !
Ce soir, nous choisissons un camping pour passer la nuit, en l'occurrence Odda Camping, joliment situé au bord du Sandvinsvatnet et juste au début de la vallée de Buer, avant tout pour pouvoir laver notre linge, car impossible de trouver une laverie en ville.
Le programme de la soirée est donc tout tracé : lavage et séchage du linge, accessoirement un peu d'Internet et surtout dodo de bonne heure car demain nous attaquons un gros morceau, une randonnée de légende à destination de la langue du Troll (Trolltunga) soit 22 kilomètres aller/retour. A suivre…
Distance parcourue dans la journée : 205 kilomètres
Buer Glacier

De la langue du Troll (Trolltunga) aux… rues de Bergen !
J9 : Mardi 17 juin 2014
La nuit fut si paisible dans le camping au bord du lac à Odda que nous émergeons avec difficulté à 7 heures passées. Nous espérions être au point de départ de notre randonnée à 7 h 30, c'est raté.
Le temps de déjeuner, de tout préparer et d'arriver à Skeggedal (à côté de Tyssedal), il est déjà 9 heures quand nous sommes enfin prêts à randonner. Nos nouveaux amis coréens doivent être bien loin déjà !
Nous avons une chance inouïe avec la météo. Il fait toujours un temps magnifique.
Trolltunga, c'est ce rocher en forme de langue tirée, une sorte de plongeoir de pierre dominant de près de 1 000 mètres les eaux du Ringedalsvatnet.
Plus de 22 kilomètres aller/retour nous attendent pour une durée estimée entre 8 et 10 heures. Serons-nous à la hauteur ?
A ce propos, pour commencer à prendre de la hauteur et passer en 1,5 kilomètre du parking (440 mètres) au sommet de Magelibanen (860 mètres), le randonneur a le choix entre un sentier raide à travers la forêt ou la voie directe en suivant la ligne d'un funiculaire désaffectée.
Plus de 2 000 marches à claire-voie sur une pente à plus de 40 % par endroits… non merci ! Nous préférons le plancher des vaches même s'il est escarpé et rugueux.
500 mètres de dénivelé plus tard, nous arrivons au sommet du funiculaire, bien moins essoufflés que ceux qui ont opté pour la montée des marches.
Il est 10 h 30. Les panneaux au sommet de Magelibanen indiquent qu'il reste trois heures trente jusqu'à Trolltunga, ce qui devrait nous faire arriver vers 14 heures.
Un chemin large et agréable nous conduit maintenant dans une vallée occupée par des lacs au bord desquels les Norvégiens ont construit de petites maisons de vacances. Comment font-ils pour y amener tout leur ravitaillement ? Aucune route ne dessert l'endroit et le funiculaire n'est plus en fonction.
Mais ce passage facile est de courte durée. Quand le sentier tourne vers l'est, il faut à nouveau donner un coup de collier pour franchir les 300 mètres de dénivelé qui nous séparent du point culminant.
A mi-pente, un arrêt est bienvenu pour souffler un peu et admirer la vue sur les lacs et le glacier Folgefonna derrière nous.
La récompense est au bout de l'ascension avec ce point de vue saisissant sur le lac Ringedalsvatnet, à plus de 1 000 mètres d'altitude. Il est midi.
Les plus grosses difficultés étant maintenant derrière nous, ce n'est plus qu'une question de distance. Mais il faut pouvoir la tenir tout en… crapahutant sur des rochers, en sautant par-dessus des ruisseaux, en esquivant des flaques de boue, en traversant des névés.
Pour notre information, tout au long du trajet, des pancartes indiquent la distance parcourue et la distance restante Quand le nombre de kilomètres restant devant nous est inférieur à celui laissé derrière nous, ça fait du bien au moral.
Le dernier kilomètre est le plus dur d'autant que le ciel commence à s'assombrir et que l'hypoglycémie nous guette. Vivement qu'on arrive !
Et on y est arrivés… à 13 h 30 soit au bout de 4 heures et demie. Ouf, on est dans les temps ! Quant aux Coréens, ils sont déjà sur le point de quitter les lieux. Contrairement à nous, ils ont tenu leur horaire en débutant à 7 h 30. Chapeau ! Après nous être sustentés, nous faisons comme tout le monde, la queue pour l'incontournable photo sur la langue du Troll. 669 à 678
Il ne fait pas très chaud et on ne s'attarde pas davantage. Pourvu qu'il ne pleuve pas ! A 14 heures, on se remet en route pour le trajet retour, étonnés de rencontrer autant de monde jusque tard dans l'après-midi alors que le ciel devient de plus en plus menaçant.
Le retour est long avec quelques baisses de régime mais avec une friandise par ci, une orange par là, nous tenons le coup.
Pour gagner du temps sur la fin, on tente la variante par les marches du funiculaire mais, on abandonne presque aussitôt, préférant la voie classique par le sentier, plus longue mais plus sûre.
Le dernier kilomètre est à nouveau le plus difficile, on n'en voit plus le bout. Quand le sentier et le funiculaire se rejoignent, Hervé décide de finir la descente par les marches, il en restait 670 (il les a comptées). Il espérait ainsi me coiffer sur le poteau mais c'est moi qui l'ai attendu en bas ;-)
Il est 18 heures… fin de la randonnée ! Bilan : nous avons mis 9 heures, toutes pauses comprises.
Encore une randonnée remarquable à classer dans le top 3 des randonnées en Norvège ! Sans doute l'une des plus marquantes et des plus exigeantes que nous ayons jamais effectuées, toutes destinations confondues.
Nous sommes donc satisfaits et rassurés sur nos capacités mais… lessivés.
Plus le courage de bouger le camping-car ce soir. Nous passons par conséquent la nuit sur place. Alors que nous dînons, il se met à pleuvoir. Serait-ce la fin du beau temps ?
Distance parcourue dans la journée : - en véhicule seulement …15 kilomètres - à pied… 22,4 kilomètres avec un dénivelé de 966 mètres.
J10 : Mercredi 18 juin 2014
Malgré un peu de pluie hier soir, miracle, il fait à nouveau beau avec déjà 13 degrés de bon matin. Aujourd'hui, pas de randonnée prévue, seulement un peu de marche en ville. En effet le projet de cette journée est de rejoindre la ville de Bergen à 200 kilomètres.
Réveil matinal et départ dans la foulée à 6 h 30.
Première étape sur la Rv 13 jusqu'à Kinsarvik où nous arrivons juste à temps pour le ferry de 7 h 40 à destination de Utne puis Kvanndal (durée : 50 minutes).
Nous sommes seulement quatre véhicules à embarquer. Comme les trois autres débarquent à Utne où personne n'embarque, nous restons seuls à bord jusqu'à Kvanndal.
Incroyable, on se croirait en croisière privée !
Nous longeons ensuite le Hardangerfjord dédié à la culture d'arbres fruitiers (le verger de la Norvège) jusqu'à Norheimshund.
Puis notre itinéraire s'écarte du fjord pour se rapprocher de Bergen avec toute une série de ponts, de tunnels et de portions de route… payantes. Mais ne cherchez ni guérite, ni barrière, ici tout est automatisé. Seule une petite caméra photographie votre plaque d'immatriculation.
Pour payer quand vous êtes étranger, le plus simple est de souscrire au Visitor's Payment sur le site Internet Autopass. Attention, il faut une carte de crédit valable plus de trois mois après le jour de sortie prévu, ce qui n'était pas notre cas. Nous n'avons donc pu nous enregistrer que pour la moiti�� de notre séjour. Par la suite, nous avons voulu payer dans les stations-service indiquées par "KR" (normalement habilitées) mais dans la réalité personne n'a su, voulu ou pu encaisser notre dû. Notre loueur de camping-car devrait donc recevoir une facture du montant des péages restants. Bref, c'est assez pénible comme système.
Revenons à Bergen… où nous sommes arrivés vers 10 h 30, ce qui est plutôt une bonne moyenne pour 200 km dont un passage en ferry. Mais alors que nous pensions la destination presque atteinte, les difficultés de navigation vont mettre nos nerfs à rude épreuve.
Le parking dédié aux camping-cars que j'avais repéré n'existe plus (c'est un chantier maintenant). Au centre-ville la hauteur des parkings est limitée à 1,90 mètre… impossible pour notre Pössl. Nous tournons en rond pendant une heure et étions sur le point de laisser tomber la visite de Bergen quand un Norvégien fort aimable a pu nous indiquer un stationnement à la hauteur de Pössl. Stationnement payant, cela va de soi ;-)
Ouf, nous pouvons enfin consacrer quelques heures à la découverte de la ville, notamment le quartier ancien de Bryggen avec ses entrepôts restaurés ainsi que le marché aux poissons où les poissonniers attirent le chaland dans toutes les langues.
Bryggen, le vieux quai de Bergen, rappelle l'importance commerciale de la ville du XIVème au début du XVIème siècle. De nombreux incendies, dont le dernier en 1955, ont ravagé ces maisons typiques en bois. Leur reconstruction a été fidèle aux modèles et méthodes traditionnels. Ce sont ainsi environ 62 bâtiments qui subsistent dans ce quartier ancien.
Brochettes de poissons et crevettes seront au menu de notre déjeuner.
Mais Bergen n'est qu'une étape, ce soir j'ai prévu de rallier le Nærøyfjord, à 150 kilomètres. Aïe, encore beaucoup de route en perspective !
Pour accélérer le mouvement, nous optons pour l'E16, une route rapide (mais pas une autoroute !) faite d'une succession presque ininterrompue de tunnels. Car les Norvégiens sont les champions pour ce type d'ouvrages. Il n'y a quasiment aucun trajet dans ce pays montagneux sans un ou plusieurs tunnels. Qu'ils soient longs d'une centaine de mètres ou jusqu'à 5, 10, 15 voire 25 kilomètres pour le plus long, ils sont souvent construits à flanc de fjord et permettent de désenclaver des régions entières.
L'arrivée dans le Nærøyfjord se fait sous la pluie.
Il est 19 heures. Après un dernier tunnel de six kilomètres à une seule voie de circulation, nous voici à Bakka, petit hameau isolé au bout d'une route en cul-de-sac. Nous garons Pössl au bord du fjord, sur un coin de pelouse, juste après l'église. Un endroit très calme au bout du monde ou… presque !
Entre deux averses, en guise de balade vespérale, nous poussons à pied jusqu'au bout de la route. C'est là que débute le sentier montant à Rimstigen prévu pour demain matin, en espérant que la pluie ne vienne pas compromettre le projet.
Distance parcourue dans la journée : 330 kilomètres
En chemin vers Trolltunga

Le Nærøyfjord, vu d'en haut et vu d'en bas !
J11 : Jeudi 19 juin 2014
Il a plu toute la nuit et il pleut toujours au réveil. Ce n'est donc pas la peine de se presser, grimper sur les hauteurs de Rimstigen semble compromis.
Néanmoins pas le temps de s'ennuyer car il y a du spectacle sur le ponton de bon matin. Alors qu'il doit faire moins de dix degrés dehors, voilà une jeune femme en maillot de bains en train de faire ses exercices de yoga avant de plonger en compagnie de son mari dans l'eau (sans doute glaciale !) du fjord. Ce sont des Allemands, voyageant dans un van probablement exempt de douche. C'est le fjord qui leur fait office de salle de bains ;-)
Tout à l'observation de leur exhibition, nous n'avons même pas vu que la pluie avait cessé. La randonnée vers Rimstigen est aussitôt remise sur le tapis. Nous n'avons pas beaucoup d'informations sur ce sentier, sauf qu'il est escarpé, qu'il permet de belles vues sur le fjord et que sa durée est de 4 heures.
Mais il est déjà 9 heures. Or à 12 h 15, nous avons prévu de prendre le ferry à destination de Kaupanger, une alternative aux interminables tunnels de l'E16 et une autre façon d'apprécier ce fjord, le plus étroit du pays.
Nous avons par conséquent un peu plus de deux heures devant nous, pas tout à fait suffisantes pour mener la randonnée à son terme. Le but est donc de grimper pendant environ une heure à une heure et demie, histoire de bénéficier de la vue puis de redescendre afin d'attraper le ferry à l'heure.
Le sentier grimpe effectivement très raide dans la forêt. A chaque lacet nous espérons en sortir pour profiter d'une vue dégagée. Mais un écran de verdure se met sans cesse entre nous et le fjord. Finalement, au bout d'une heure et quart d'ascension, arrivés à 460 mètres d'altitude sans meilleur point de vue, nous en restons là. Le sommet se trouverait à plus de 700 mètres d'altitude.
La vue n'est déjà pas mal, non ?
Après avoir admiré le Nærøyfjord depuis le haut, il est maintenant l'heure de le voir d'en bas au cours d'une traversée en ferry de deux heures et demie entre Gudvangen et Kaupanger.
C'est à Bakka, le petit hameau où nous avons passé la nuit, que le fjord est le plus étroit avec seulement 250 mètres de large. Nous revoyons au passage notre lieu de bivouac, juste à côté du ponton. Sans doute l'un des meilleurs de tout le voyage. 1284
Là Tufto, encore plus isolé à l'extrémité de la route.
Un peu partout des cascades jaillissent de la montagne et se jettent du haut des falaises.
Deux cars de touristes français sont à bord et occupent toutes les meilleures places assises à l'avant du pont.
Mais quand le vent se lève au confluent duNærøyfjord et de l'Aurlandsfjord, ils se retranchent tous dans la cabine, laissant le pont désert.
Alors nous nous empressons de prendre leur siège afin de profiter du calme et de la sérénité de cette fin de croisière.
Il est 14 h 45 quand nous débarquons à Kaupanger.
Tantôt sous le soleil, tantôt sous les nuages, tantôt sous la pluie, chaque vallée se livre sous une lumière différente tout au long des 150 kilomètres qui nous séparent de Loen, notre étape du soir.
A l'approche du parc national de Jostedalsbreen, le glacier brille au soleil et dégringole presque jusque sur la route.
En revanche, à Loen, c'est le crachin et les nuages bas qui nous accueillent.
Après avoir tourné sur la Fv 723, une route longeant le lac Lovatnet et aboutissant dans des vallées glaciaires, nous décidons de ne pas poursuivre plus loin. Les glaciers seront pour demain, du moins si la météo le permet.
Un peu après le camping de Sande, nous trouvons un lieu de bivouac qui nous convient, avec vue sur le lac et les cascades hélas, à travers un voile de brouillard !
Distance parcourue dans la journée : 165 kilomètres
Le Nærøyfjord vu d'en haut

Du glacier de Kjenndal (Loen) aux fermes de Homlongsetra (Geirangerfjord)
J12 : Vendredi 20 juin 2014
Surprise, il fait plutôt beau ce matin, ce qui va nous permettre d'ajouter un nouveau glacier à notre palmarès. En effet, à l'extrémité de la vallée de Lodalen (Fv 723) deux embranchements mènent vers des langues glaciaires, l'une du Bødalsbreen, l'autre du Kjenndalsbreen.
En première intention, c'est le glacier Bødal que nous avions retenu car il offrait en outre une belle opportunité de randonnée. Malheureusement la petite piste d'accès, sans doute trop étroite, est interdite aux camping-cars. Nous nous rabattons par conséquent sur le Kjenndalsbreen. Le dernier tronçon de la route gravillonnée qui y mène est payant (système d'enveloppe) car privé.
Nuages et éclaircies se partagent le ciel mais le thermomètre n'affiche pas plus de 9 degrés ce matin.
C'est donc bien couverts que nous parcourons le court sentier menant au pied de la coulée de glace. Approcher les glaciers en Norvège est vraiment à la portée de tout le monde, ici la langue glaciaire descend jusqu'à 200/300 mètres d'altitude.
Après cette petite excursion matinale, il est temps quitter Loen non sans repasser une nouvelle fois le long de ce très beau Lovatnet. Sous le soleil, le lac présente maintenant un aspect bien plus avenant.
En cours d'après-midi, nous avons prévu d'être dans le Geirangerfjord, l'un des fjords les réputés du pays, classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Nous suivons la route 15.
Pour le moment c'est le lac de Stryn qui fait office de décor à notre déjeuner alors que de petites averses viennent rincer de temps à autre notre pare-brise, vite oubliées avec le retour du soleil
En laissant la vallée de Stryn derrière nous, l'impression de beau temps prédomine encore.
Pourtant, chaque virage de cette route 15 nous rapproche un peu plus des nuages.
Et dire que nous voulions faire un détour par la Gamle Strynefjellsvegen ("route de montagne du vieux Stryn ou Rv 258), une route touristique nationale à une seule voie de circulation, traversant un plateau ponctué de cascades et de lacs aux eaux turquoises (dixit notre documentation).
A l'embranchement de cette fameuse route, il faut se rendre à l'évidence. Le détour sous les nuages bas ne vaut pas le coup, prenons plutôt la "nouvelle" route et ses trois tunnels.
A leur sortie, nous débouchons sur un haut plateau à plus de 1000 mètres dans une ambiance hivernale. Cinq degrés seulement au thermomètre, des giboulées de neige, et le lac de Djupvatnet encore partiellement gelé émergeant du brouillard à la faveur d'un coin de ciel bleu. Magnifique et un peu irréel !
A ce stade, on aurait pu faire un nouveau détour sur une route à péage vers le belvédère de Dalsnibba (1500 mètres d'altitude), le point de vue le plus élevé et le plus spectaculaire (paraît-il) donnant sur le Geirangerfjord. Mais avec tous ces nuages, pas la peine !
Alors nous amorçons la descente vers Geiranger en passant de 1 050 mètres au col au niveau zéro dans le fjord, je vous laisse imaginer ! Il vaut mieux avoir de bons freins.
Un petit coup d'œil sur le paysage champêtre à souhait avec ces adorables petits chalets d'alpage à flanc de montagne.
Bonne surprise, à Geiranger, "the weather isn't so bad"… comme diraient les Américains. Voilà qui va nous permettre de compléter notre programme du jour par une randonnée, il est seulement 14 h 30.
Haut lieu du tourisme de croisière, deux paquebots à l'ancre ont déversé un flot de touristes dans les rues du petit village. Mais en prenant la direction de Homlong, personne ou… presque !
A part une famille américaine de l'Ohio et un couple de Français, pas un chat sur le parcours de randonnée entre Homlong et Homlongsetra.
A travers bois et fougères, le sentier suit le bord du fjord en aménageant de jolis points de vue.
Ici on aperçoit en face les lacets de la route des Aigles (Ornevegen) que nous suivrons demain.
Là, l'une des nombreuses cascades de Geiranger
Petite cabane au fond des bois
Enfin le but de la balade : ces fermes abandonnées de Homlongsetra dans un environnement très verdoyant. Nous sommes à 550 mètres d'altitude.
Le sentier continue ensuite en direction de Skagefla mais une petite pluie fine et pénétrante nous fait rebrousser chemin.
Même si au final il n'y aura que quelques gouttes de temps en temps, on a préféré en rester là. En tout : 6 kilomètres, 3 heures aller/retour, avec un gain d'altitude de 510 mètres. Ouf !
Au point de départ de cette randonnée se trouvent plusieurs campings. Nous optons pour le Solhaug Camping, pas pour l'accueil un peu bourru, mais parce qu'il offre lave-linge et sèche-linge.
Distance parcourue dans la journée : 120 kilomètres
Ferme de Homlongsetra

De Geiranger à Ålesund par la route des Aigles et la route des Trolls
J13 : Samedi 21 juin 2014
Une fois de plus, le ciel est plutôt bien ensoleillé ce matin malgré 7 petits degrés seulement. Dans ces conditions, autant profiter encore un peu du fjord de Geiranger, c'est toujours ça de pris. Ça pourrait ne pas durer.
Alors dès 8 heures, nous bougeons le camping-car et prenons la direction de la ferme de Vesterås, point de départ de plusieurs sentiers de randonnée. Parmi les différentes possibilités, nous retenons celui menant à Storseterfossen (sentier F dans la documentation de l'office de tourisme local).
Comme son nom l'indique, c'est une cascade. Tout comme en islandais, les terminaisons des mots norvégiens renseignent sur la nature des éléments avec beaucoup de similitude d'ailleurs.
Petit lexique : vatnet = lac, fossen = cascade, fjell ou fjellet = sommet ou montagne, fjorden = fjord, dal = vallée…
Mais revenons à… notre cascade qui possède un atout supplémentaire. Il paraît qu'on peut passer derrière son rideau d'eau. On a hâte !
C'est parti sur un début de sentier humide sur lequel il faut sans cesse veiller à ne pas marcher sur les crottes de moutons. A ce propos, en voilà quatre qui s'approchent dans l'espoir que nous soyons leurs bergers. Espoir vite déçu ;-)
Ne sont-ils pas mignons avec leurs oreilles en pointe et leurs piercings ?
En poursuivant, la qualité du chemin s'améliore nettement. On se croirait sur l'allée empierrée d'un jardin ou d'un parc.
C'est l'œuvre d'une équipe de maçons népalais. Ils sont chargés de la reconstruction et la sécurisation d'un certain nombre de sentiers norvégiens. Nous ne tardons pas à les voir à la tâche en approchant de la cascade. Ils font un travail de forçats.
Grâce à eux, l'accès à la chute sera facilité. Pour l'instant, il faut se faufiler avec prudence sous la voûte rocheuse à l'aide de chaînes en passant derrière le voile d'eau. Superbe !
Voici la chute d'eau dans son écrin de verdure d'où dépassent des pics aussi pointus que des pains de sucre !
Retour au camping-car vers 10 h 30 après avoir parcouru en tout… 4 kilomètres aller/retour avec 250 mètres de dénivelé en deux heures et demie environ.
Maintenant, mettons-nous au volant pour faire un peu de route et quelle route ! En effet, le trajet sur la route 63 entre Geiranger à Åndalsnes enchaîne des portions panoramiques aux noms évocateurs.
Immédiatement à la sortie de Geiranger, la route grimpe par 11 virages en épingles à cheveux depuis le Geirangerfjord jusqu'au point culminant de la route à 620 mètres d'altitude.
Ce tronçon a été baptisé Ørnevegen ou route des Aigles car l'endroit abritait traditionnellement un grand nombre de ces rapaces.
Voici le panorama qu'on découvre dans le dernier virage (Ørnesvingen), au point le plus élevé de la route.
Le soleil encore bien présent tôt ce matin a progressivement laissé la place aux nuages. Ce temps changeant me rappelle l'Islande. Son fameux proverbe "si le temps ne te plaît pas attends 5 minutes" pourrait devenir ici : "si le temps ne te plaît pas, change de vallée".
En effet, en progressant vers Eidsdal, il fait à nouveau soleil.
Mais les sommets rocheux fraîchement saupoudrés de neige surmontant le lac Eidsvatnet ne laissent augurer rien de bon.
En embarquant sur le ferry à Eidsdal, le beau temps reste sur le quai.
Sur l'autre rive, le tableau est des plus sombres :-(
Les gros cumulus couvrant la vallée ne tardent pas à se rompre pour donner des pluies diluviennes.
On a beau se ménager une pause prolongée pour le déjeuner dans l'espoir de voir la perturbation s'évacuer afin d'aborder la plus belle partie de cette route 63 dans les meilleures conditions, rien n'y fait, elle résiste.
Pourtant, à 700 mètres, au pied du lac Alnesvatnet, on a un court espoir en voyant ce pain de sucre surgir des nuages à la faveur d'un soupçon d'éclaircie.
Mais à 900 mètres, c'est définitivement l'hiver en ce premier jour de l'été. Zéro degré, des averses de neige et un brouillard à couper au couteau. Bref un temps à ne pas mettre un troll dehors !
A ce propos, nous voici arrivés au clou du trajet, là où la route plonge en direction d'Åndalsnes via Trollstigen ou échelle des Trolls, une série de 11 virages en épingles à cheveux avec une pente à 9 % et une seule voie de circulation.
Trollstigen, depuis le premier point de vue. Le deuxième point de vue, plus éloigné, est normalement plus spectaculaire mais pas aujourd'hui.
Le Visitor Center voisin nous sert de refuge un court moment avant d'amorcer la fameuse descente.
Il est 16 heures quand nous atteignons Åndalsnes qui devait être notre point d'arrivée. Sous la pluie, il n'y a pas aucun intérêt à rester ici. Dans l'espoir de trouver un meilleur temps plus à l'ouest, nous décidons de pousser immédiatement jusqu'à Ålesund à 120 kilomètres. En même temps, on aura une nouvelle occasion de dîner au restaurant.
Dans les fjords autour d'Ålesund, un rayon de soleil nous met du baume au cœur. A destination, il ne pleut pas (encore !) mais la couleur du ciel ne laisse pas de doute, il va pleuvoir.
Une fois le camping-car garé à proximité du centre-ville, notre première préoccupation sera de trouver un bon restaurant. XL Diner que j'avais repéré dans le guide LP est déjà complet à 19 heures (samedi oblige), on nous dit de revenir vers 22 heures.
Il reste donc trois heures à tuer avant le dîner mais dépêchons-nous de visiter avant qu'il ne pleuve.
La ville a été presque totalement détruite dans un incendie en 1904. Reconstruits par des architectes norvégiens formés en Allemagne, ses édifices sont alors dotés d'éléments caractéristiques de l'époque (tourelles, flèches, gargouilles) de style Art nouveau.
Avec ses maisons coquettes, ses rues piétonnes et ses quais joliment fleuris, cette cité côtière ne manque pas de charme. Bien que de dimension plus modeste que Bergen, elle est au moins aussi belle.
Le point de vue le plus spectaculaire sur la ville, les montagnes et les îles environnantes s'apprécie depuis la colline d'Aksla. Mais trop tard, il pleut ! Alors il n'y a plus qu'à nous réfugier dans un bar pour une séance d'Internet prolongée.
Le site de la météo norvégien yr.no n'est pas vraiment optimiste pour les deux prochains jours.
En attendant, nous allons aux nouvelles au restaurant vers 21 heures. Chouette, des places se sont libérées. On va enfin pouvoir dîner ! Au menu, un assortiment de morue (bacalhau) – à l'italienne, à la moutarde et au curry – suivi d'un dessert laissé à l'initiative du chef ("Let the chief"). Nous nous régalons.
Une juste récompense après une longue journée de route sous une météo pourrie alors qu'un rayon de soleil nous nargue au travers de la fenêtre.
Distance parcourue dans la journée : 215 kilomètres
Quai à Ålesund

De la route de l'Atlantique à Bølarein : des ponts et des pétroglyphes remarquables !
Dimanche 22 juin 2014
Dès le réveil, la couleur du ciel donne le ton de la journée… grisaille et pluie, pluie et grisaille. Seulement 8 degrés. Dans ce contexte, poursuivre la visite d'Alesund ne vaut pas le coup, profitons-en pour avancer immédiatement.
En réalité pour avancer, il nous faut d'abord "reculer", ç à d rebrousser chemin jusqu'à Vestnes sur la route que nous avons déjà empruntée hier, avant de traverser le Moldefjord en ferry.
Aujourd'hui pas question de rester sur le pont du navire, nous regardons la pluie ruisseler le long des vitres du salon. Quelle tristesse !
De Molde, notre but est de passer par la route de l'Atlantique (Atlanterhavsveien), classée route touristique nationale avec huit ponts remarquables reliant 17 îlots.
Le guide Lonely Planet préconise de rejoindre la côte à Bud. Mais avant, il est temps de chercher un coin sympa où poser notre Pössl pour déjeuner. Trop en ville, trop en pente… à force de tergiverser et avant de succomber à l'hypoglycémie, nous finissons à côté d'un cimetière. Vraiment pas gaie, cette journée !
Le comble, c'est que pendant notre pause, la pluie cesse provisoirement avant de redoubler d'intensité dès qu'on se remet au volant ! Rageant !
De Bud à Vevang, la route traverse des paysages côtiers battus par les vents et aujourd'hui plus encore par la pluie.
C'est après Vevang que débutent les huit kilomètres les plus spectaculaires du parcours. Prouesse d'ingénierie élue "construction du siècle" en Norvège en 2005, cette route a été nommée "le plus beau parcours routier du monde" par le quotidien britannique the Guardian. Elle est la deuxième route la plus visitée de Norvège après Trollstigen. Nous n'allions pas rater ça, même sous la pluie !
Tels des serpents de mer se tortillant d'île en île…
Sur l'île d'Averoy, toujours selon les recommandations du guide LP, nous longeons la côte sud afin de faire un arrêt à la petite église en bois debout de Kvernes. Elle nous apportera les seules touches colorées de la journée.
Une journée qui se termine à Kristiansund où nous improvisons un arrêt en nous dirigeant vers Gamle Byen, la vieille ville, occupant l'île d'Innlandet. Nous nous garons au hasard au pied d'une résidence au bord de l'eau. La pluie nous immobilise dans le camping-car. Nous ne verrons rien d'autre de Kristiansund.
Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres
J15 : Lundi 23 juin 2014
Comme le prévoyait la météo, la perturbation est bien installée au-dessus de nos têtes et risque de nous pourrir encore une partie de la journée.
Le point d'arrivée pour l'étape d'aujourd'hui est prévu un peu avant Steinkjer mais comme nous avons une bonne demi-journée d'avance sur notre planning prévisionnel, il est possible que nous puissions poursuivre au-delà de cette destination. C'est l'un des avantages de se déplacer en camping-car. S'il fait mauvais on roule, s'il fait beau on s'arrête !
Alors pour le moment roulons… en direction de Trondheim mais avec l'intention d'éviter cette ville. En effet, nous y ferons un arrêt pendant la deuxième partie de notre voyage car c'est précisément là que se situe le nœud central de notre parcours en forme de huit étiré.
Premier ferry de la journée entre Kanestraum et Halsa… sous une pluie battante ! Sur la route 39, idem, du moins jusqu'aux environs de Orkanger.
Là, les nuages se font moins denses et la pluie moins soutenue. Ce n'est pas encore la fin du mauvais temps mais on commence à y croire.
Lors du deuxième passage en ferry entre Flakk et Rorvik, nous tentons une sortie sur le pont entre les gouttes. Sur la F v 755 longeant maintenant le bras de mer en face de Trondheim, les averses sont de plus en plus espacées.
Nous progressons doucement entre collines parsemées de fermes rouge sombre et champs verdoyants piquetés de ballots de paille emmaillotés de blanc. Nous n'avions pas imaginé la Norvège aussi agricole !
Quand cette route 755 quitte les rives du fjord et s'enfonce dans les terres, il ne pleut presque plus. Chouette, on va peut-être pouvoir envisager une petite balade.
Autour du lac Elvatnet, plusieurs panneaux signalent le passage possible d'élans, nous saisissons le prétexte et en profitons pour nous arrêter et marcher un peu.
Ah, si on pouvait approcher des élans !
En guise d'élans, nous ne verrons que des moutons mais le sentier que nous suivons au hasard nous mène près d'une maison de vacances superbement située au bord d'un lac.
Le retour du soleil vient nous redonner le sourire pour le restant du trajet.
Il est seulement 15 h 30. Notre point d'arrivée initialement prévu n'est qu'à une cinquantaine de kilomètres. Il est trop tôt pour nous arrêter. Nous décidons donc de pousser au-delà de Steinkjer, jusqu'à Bølarein où j'avais repéré à la fois un site de pétroglyphes et une possibilité de stationnement pour la nuit.
Du coup, ce ne sont plus 50 mais 100 kilomètres qu'il nous reste à parcourir. Avec le soleil maintenant revenu, c'est un plaisir ! Après avoir rejoint la route de l'Arctique (E 6) un peu avant Steinkjer, nous la quittons presque immédiatement pour privilégier la route 763, parallèle à l'E 6, plus tranquille, longeant la rive Sud du lac Snåsavatnet dans une magnifique forêt de conifères.
Le soleil est toujours au rendez-vous quand nous arrivons à destination à 19 heures.
Un premier sentier en boucle nous conduit immédiatement vers la gravure rupestre d'un renne vieille de 5 000 à 6 000 ans.
Plus loin, c'est une étonnante silhouette de skieur qui est gravée dans la roche. Dommage qu'elle soit presque effacée par les ans. Mais cette reproduction, sur la façade du chalet d'accueil, nous laisse aisément imaginer la rencontre du renne et de cet homme, il y a quelques milliers d'années dans cette même forêt aux pins majestueux.
Ce beau temps inespéré nous donne des ailes. A 20 heures, nous enchaînons avec une deuxième boucle (Bølastien 3,8 km, 1 heure) qui nous conduit à travers une tourbière puis une forêt moussue jusqu'aux rives du lac Snåsavatnet
C'est sur cette image de grande sérénité que se termine cette journée qui finit donc mieux qu'elle n'a commencé. Après avoir glissé 50 couronnes dans une enveloppe, nous avons le parking sous les sapins pour nous tout seuls.
Demain, la route prend nettement la direction du grand Nord !
Distance parcourue dans la journée : 355 kilomètres
Pont de la route de l'Atlantique

Sur la route de l'Arctique jusqu'au glacier oriental du Svartisen
J16 : Mardi 24 juin 2014 Pressés de voir le temps qu'il fait, nous sommes debout avant 5 heures. Le ciel est couvert mais à l'horizon, de belles éclaircies pointent déjà leur nez. En revanche, comme les jours précédents il fait frisquet (8 °). Vestes et pantalons chauds ont remplacé shorts et débardeurs. On n'a pas encore sorti les gants et les bonnets mais ça pourrait venir !
Ce réveil matinal est bienvenu car c'est une longue étape qui nous attend (plus de 350 kilomètres, soit 5 à 6 heures de trajet) assortie d'une randonnée de 3 heures vers le glacier Svartisen. Or son approche nécessite d'abord la traversée d'un lac en bateau dont nous ignorons les horaires. Si nous voulons nous donner une chance, il serait préférable d'arriver sur place en tout début d'après-midi.
Alors, pas de temps à perdre. A 5 h 30, Pössl s'élance... d'abord sur la fin de cette très belle route 763 avant de retrouver l'E 6 un peu plus loin.
Cette E 6 ou route de l'Arctique est un axe majeur en Norvège, elle relie le sud du pays à l'extrême Nord. Ce n'est cependant pas une autoroute, elle a plutôt la taille d'une nationale voire par moments d'une départementale, ce qui signifie vitesse limitée à 80 km/h (sauf rares exceptions) et encore moins dans la traversée des agglomérations.
C'est un axe très emprunté mais, à cette heure, personne devant, personne derrière, c'est comme si nous étions seuls en Norvège ou… presque, ce qui nous laisse un champ de vision bien dégagé.
Justement… Stoooop ! Là dans une clairière, n'est-ce pas un élan avec son petit ? Le temps de faire demi-tour, le petit avait disparu mais maman élan était encore là à nous observer
Un peu plus loin, re… stoooop, cette fois pour des rennes sur le bord de la route ! Mais où est donc le Père Noël ?
Plus on monte vers le nord, plus la vue s'élargit. Les champs laissent la place aux forêts et aux lacs, les sommets s'aiguisent et la ligne des arbres descend plus bas sur les versants des montagnes.
A l'entrée dans le Nordland, le Majavatn nous offre un tableau saisissant où le ciel, l'eau et les montagnes se confondent pour mieux nous impressionner.
Devant ce lac aussi lisse qu'un miroir, une grande sensation de quiétude nous envahit.
Changement de ressenti à Laksforsen, où la bouillonnante chute d'eau fait l'effet d'un brumisateur géant dans un mugissement infernal. Ça réveille !
Bref, avec toutes ces distractions, le voyage passe comme une lettre à la poste. Nous arrivons à Mo I Rana avant midi, presque étonnés d'être déjà arrivés, mais tenaillés par une faim de loup !
Hé, hé, levés depuis 5 heures du matin avec 300 kilomètres sous le capot !
Le premier REMA à l'entrée de la ville tombe à point pour les courses. Son parking fait très bien l'affaire pour déjeuner dans la foulée.
Pas de temps à consacrer à une sieste ou à une pause prolongée aujourd'hui. En effet, si l'on veut se donner une chance d'approcher le glacier Svartisen, il faut poursuivre… une quinzaine de kilomètres sur l'E 6 puis encore autant dans la vallée de Svartisdal.
Ouf, nous arrivons juste à temps pour le départ du bateau à 14 heures. C'est le dernier départ de la journée (plus tard dans la saison, il y en a d'autres dans l'après-midi). Nous avons donc bien fait de partir tôt.
Dans un premier temps, le Svartisen 3 nous fait traverser le lac en une vingtaine de minutes. Nous sommes une quinzaine à bord. Le ciel se voile par intermittence mais il fait beau dans l'ensemble, quoique frais, surtout sur l'eau où gants et bonnets complètent la tenue.
Le bateau nous laisse environ deux heures et demie sur place, il reviendra nous chercher vers 16 h 45.
Les quinze randonneurs déplient aussitôt leurs bâtons de marche et partent à la queue leu leu à l'assaut du versant. Le sentier grimpe de façon régulière et soutenue sur des strates rocheuses. Certains s'attardent près d'une cascade, d'autres cavalent en tête pendant que les derniers papotent en queue de peloton. Bref, plus on gagne en altitude, plus la file s'étire !
Il reste à contourner le lac glaciaire… avant que ne se dévoile au soleil, scintillante et immaculée, la langue glaciaire du Svartisen.
Mais sa beauté ne saurait faire oublier le mal qui ronge tous les glaciers du monde. De nombreuses marques au sol et d'anciens panneaux sont les témoins d'une perte importante de superficie au cours les dernières décennies.
Formées de deux calottes glaciaires séparées par la vallée de Vesterdalen, le Svartisen reste néanmoins le deuxième plus grand glacier du pays. Malgré une altitude moyenne de 1 500 mètres et une épaisseur de glace de 600 mètres par endroits, ses nombreux bras descendent jusque dans les vallées et forment ainsi les glaciers les plus bas d'Europe continentale.
Le bras oriental descend ici à 500 mètres d'altitude. Dans quelques semaines, notre parcours nous amènera au niveau du bras occidental de ce même glacier qui lui se jette dans l'océan ou… presque. Mais ça, c'est une autre histoire !
Pour le moment et près avoir contemplé la coulée de glace sous toutes les coutures, il est déjà temps de lui tourner le dos pour amorcer la descente.
Le bateau est à l'heure à 16 h 45. Un quart d'heure, plus tard, nous retrouvons notre cher Pössl.
Notre journée aurait dû s'arrêter là sauf qu'Hervé a une envie irrépressible de pizza. La ville de Mo I Rana n'est pas si loin (euh ! à 30 kilomètres tout de même) et on n'est pas à quelques kilomètres près, alors zou, on y retourne !
Si par la même occasion on pouvait faire laver le linge… Mais à l'office de tourisme, on nous confirme qu'on ne peut pas trouver ce service en ville (ni nulle part en Norvège en général) et que la seule solution est de s'adresser à un camping.
La jeune femme se propose de contacter pour nous les campings des alentours. Le plus proche en direction du nord ne possède pas de lave-linge, le suivant a bien un lave-linge mais pas de sèche-linge. Le troisième offre les deux mais se trouve à 60 kilomètres au nord de Mo I Rana. Bah, on n'est plus à ça près !
Après avoir partagé une pizza "Al Pacino" - bonne, sans plus - c'est reparti pour un tour sur l'E6 sur une portion que nous commençons à connaître sur le bout des doigts, en la parcourant pour la troisième fois depuis ce midi.
C'est donc bien tard que nous posons notre camion sur la pelouse du Krokstrand Camping au terme d'une étape un peu folle qui, en raison de nos multiples va-et-vient, sera aussi la plus longue de tout notre séjour en Norvège. Mais c'est sans regrets car on a passé une journée extra et comme il ne fait jamais nuit…
Distance parcourue dans la journée : 485 kilomètres
Glacier Svartisen

Passage du cercle Arctique et embarquement pour Værøy (îles Lofoten)
J17 : Mercredi 25 juin 2014
Aujourd'hui, notre étape doit nous mener à Bodø, port d'embarquement à destination des îles Lofoten. Comme nous avons déjà bien avancé hier, il nous reste seulement 170 kilomètres à parcourir ce matin. Cool !
Nous attendons beaucoup de notre séjour aux Lofoten auquel nous avons prévu de consacrer sept jours. Alors s'il pouvait faire beau…
Pour le moment, c'est loin d'être gagné. La couleur du ciel se décline dans les nuances de gris et le thermomètre ne dépasse pas 8 degrés à 7 h 30.
Cap toujours plus au nord sur cette même route Arctique !
Les épaisses forêts de pins laissent progressivement la place à des bois plus clairsemés, à des arbres de plus en plus rabougris avant leur disparition complète au profit d'une toundra désolée balayée par les vents et encore partiellement recouverte de neige.
Normal, nous venons de franchir à 700 mètres d'altitude la ligne imaginaire du cercle Arctique, 66° 33'45''N
A partir de maintenant, on verra le soleil rester au-dessus de l'horizon et ne jamais se coucher. C'est ce qu'on appelle le soleil de minuit.
Mais, pour l'instant, il manque à l'appel. Pire encore, voilà que la pluie s'invite, elle aussi. On espérait s'en débarrasser en se dirigeant vers l'ouest à Fauske, mais rien à faire, elle nous suit jusqu'au bout ou… presque.
En effet, à Bodø, le ciel est voilé mais il ne pleut pas. Voilà qui est prometteur !
Il est 11 heures, notre ferry ne part qu'à 16 h 30 mais nous préférons placer immédiatement le camping-car dans la queue. Nous avons choisi l'île de Værøy (un seul départ par jour) comme première destination dans l'archipel des Lofoten au contraire de la plupart des touristes qui vont directement à Moskenes (plusieurs départs par jour).
De ce fait, notre véhicule est le deuxième dans la queue alors que plusieurs files à destination de Moskenes sont déjà complètes.
Jusqu'à 16 h 30, comment s'occupe-t-on, me diriez-vous.
Vu l'heure, on commence par préparer le repas, déjeuner et faire la vaisselle. On en profite aussi pour faire un peu de rangement et de nettoyage. Petite promenade sur le quai pour assister à l'arrivée d'un Express Côtier, ce "paquebot" desservant les principaux ports côtiers de Bergen à Kirkenes. Un spectacle à lui tout seul !
En début d'après-midi, on abandonne Pössl pour aller faire un tour en ville. A notre retour, les files d'attente se sont encore étoffées et l'animation ne manque pas.
A côté de nous, un motard suédois démonte sa machine. Derrière nous des Asiatiques arrivent du centre-ville les bras chargés de course. Plus loin des Français racontent leurs péripéties de voyage à des Belges. Puis les caissiers ne tardent pas à encaisser leur dû, le départ se précise, le ferry se remplit.
Ça y est, le navire lève l'ancre. C'est parti pour plus de six heures de navigation.
La mer très calme au départ finit par se former en cours de traversée. En revanche, bonne nouvelle, le voile nuageux se disloque pour laisser la place à un ciel uniformément bleu et à un soleil radieux.
A 20 heures, quand le ferry fait une escale à Røst, il fait un temps magnifique !
Cet archipel formé de 365 îles et skerries offre un contraste surprenant avec ses voisines plus au nord, très escarpées. A part un léger renflement au centre, l'île principale de Røstlandet, est plate comme une crêpe.
Elle attire 2,5 millions d'oiseaux de mer qui viennent nicher partout, y compris aux abords des habitations. Vers 22 h 30, après 6 heures de roulis et de tangage, nous approchons des côtes deVærøy, éblouis par le soleil encore très haut dans le ciel.
Une fois débarqués, nous regagnons aussitôt la côte nord de l'île où une piste en terre finit en cul-de-sac au niveau d'un petit parking. Deux autres voitures sorties du ferry nous ont déjà devancés. Leurs occupants, deux couples norvégiens, sont en train d'installer leur tente dans la lande.
Quant à nous, nous profitons du soleil de minuit avant de tirer les rideaux pour une bonne nuit pendant laquelle il fait aussi clair qu'en plein jour.
Distance parcourue dans la journée : 180 kilomètres
J18 : Jeudi 26 juin 2014
Yessss, le ciel est toujours bleu, le soleil radieux et malgré un petit vent froid, la journée s'annonce exceptionnellement belle sur Værøy.
Avant 9 heures, alors que nos voisins campeurs dorment encore, nous sommes déjà prêts à randonner.
Île montagneuse d'à peine 8 kilomètres de long, hébergeant 2 000 fois plus d'oiseaux de mer que d'êtres humains, Værøy est réputée pour ses plages de sable blanc, ses crêtes élevées, ses hameaux isolés et sa mer cristalline, à l'écart du reste des Lofoten plus touristiques.
Le ferry vers notre destination suivante, Moskenesøya, ne part qu'à 22 h 45. Nous avons donc toute la journée pour vérifier si Værøy est à la hauteur de sa réputation.
L'itinéraire à pied que nous avons choisi d'emprunter part directement du parking où nous sommes garés en direction du village abandonné de Måstad, situé sur la presqu'île Sud.
Le sentier, longeant le versant nord d'une montagne escarpée culminant à plus de 400 mètres, est malheureusement encore à l'ombre à cette heure-ci. Passant tantôt à flanc de falaise (attention au vertige), tantôt sur des rochers, tantôt sur des galets, il n'est pas aisé à fouler.
Il faut en permanence vérifier où l'on met les pieds si l'on ne veut pas se tordre une cheville ou marcher sur des oeufs ! Une fois l'isthme d'Eidet franchi, nous poursuivons au soleil et profitons de la vue merveilleuse sur la côte Est et les sommets de l'île.
Le chemin est maintenant plus large et grossièrement pavé par endroits. C'est le reliquat d'une tentative de liaison entre Måstad et le reste de l'île, avortée en raison de l'assaut répétitif de la mer.
C'est également cet isthme qui permettait aux pêcheurs d'antan de passer leurs barques de la côte Est à la côte Ouest.
Peu après, on commence à apercevoir le village au loin.
A 11 heures, nous atteignons les premières maisons.
Un panneau indique que ce village de pêcheurs comptait jusqu'à 150 habitants. Pour compléter leurs revenus, ils pratiquaient la chasse aux macareux à l'aide de chiens dressés à cet effet, appelés chiens à macareux (puffin dogs). Il subsiste environ 700 spécimens de cette race, tous issus de l'île.
L'endroit étant inaccessible par la route (seul le chemin de pêcheurs était praticable à pied) et également difficilement accessible par la mer en raison de forts courants et souvent du mauvais temps, le village fut abandonné.
Il ne reste aujourd'hui que quelques résidences secondaires.
De Måstad, on peut tenter l'ascension du Mahornet (431 mètres), une montée réservée aux randonneurs sportifs, précise le guide LP.
Aujourd'hui, on ne se sent pas à la hauteur. La sente, à peine visible et en dévers sur le flanc de la montagne, ne nous inspire pas confiance. On se contente des trois premiers lacets afin de bénéficier d'une vue intéressante sur le village avant d'en rester là.
Le retour par le même itinéraire nous fait découvrir des aspects insolites de cette côte auxquels on n'avait pas prêté attention précédemment.
Ici un profil aquilin tourné vers l'océan…
Là, un flotteur géant, ramené par la mer…
Ici et là, des plages aux eaux cristallines dignes des Seychelles, la chaleur en moins ;-)
Au loin, l'île de Moskenesøya où nous serons dès ce soir.
D'ici là, poursuivons la découverte de Værøy, il est à peine 15 heures. Une carte affichée au niveau du parking permet rapidement de faire un point. Après les 15 kilomètres que nous venons de parcourir, nous cherchons quelque chose de light.
Une balade facile de 2 kilomètres vers le phare de Kvalnes nous convient parfaitement.
Aussitôt vu, aussitôt décidé ! Le camping-car est déplacé jusqu'à l'extrémité opposée de l'île. En cours de route, d'autres belles plages !
A travers une prairie fleurie, c'est l'occasion d'observer cette délicate orchidée, Orchis rouge sang !
Le nez en l'air pour suivre le vol des goélands, le nez par terre pour suivre le sautillement des huitriers pie… Les yeux posés sur la ligne de crête ou rivés sur l'horizon… .. chemin faisant jusqu'au phare, nous goûtons à la solitude de Værøy.
Pour finir, il nous reste à jeter un œil sur Sørland, le village principal de l'île, bien emmitouflés et encapuchonnés en raison d'un vent glacial pendant que les enfants de Værøy en petite tenue, s'amusent à des jeux d'eau dans leur jardin. C'est l'été, finalement !
Frigorifiés, nous finissons pas nous réfugier dans le camping-car et à nous placer dès 19 heures dans la queue pour le ferry de 22 h 45. A cette heure, nous sommes les troisièmes de la file (au final sur une dizaine de véhicules seulement).
Popote, dîner et tâches diverses nous occupent jusqu'au départ du ferry qui, avec près d'une heure de retard, se fait ardemment désirer et par la même nous fera arriver bien tard à Moskenes.
Il est plus d'une heure du matin quand nous stationnons Pössl à l'extrémité Sud de l'île de Moskenesøya, après le village et le tunnel de Å, curieusement en même temps que nos voisins campeurs de la nuit dernière.
Sur le parking de Å, tout le monde dort déjà. Nous nous dépêchons d'en faire autant, après une journée à rallonge… inoubliable.
Værøy a été à la hauteur de nos attentes. Espérons qu'il en sera de même des autres îles des Lofoten !
Distance parcourue dans la journée : 20 km en véhicule et autant à pied !
Village de Måstad à Værøy

Moskenesøy : Des rorbuer de Å à… la plage de Kvalvika
J19 : Vendredi 27 juin 2014
Réveillés en fanfare par le raffut des goélands, notre premier coup d'œil va au ciel. Nous sommes immédiatement rassurés, il fait un temps magnifique.
Les six prochains jours seront consacrés à la traversée des îles Lofoten, du sud au nord. Nous n'aurons plus à utiliser de ferry, les îles sont maintenant toutes reliées entre elles par des ponts ou des tunnels sous-marins. L'E 10 qui les traverse d'un bout à l'autre a été classée route touristique nationale.
Semblables à un dragon marin hérissé, les îles Lofoten se présentent comme une chaîne de montagnes boisées surgie de la mer, entrecoupée de lacs et de fjords abritant des baies aux eaux claires et des villages pittoresques.
Nous sommes pour le moment à Moskenesøy, la plus méridionale des Lofoten, plus précisément à la pointe sud, à proximité du village de Å.
Avant de poursuivre plus loin, un petit tour à pied s'impose pour explorer le bout de la péninsule.
Côté mer s'étend le Vestfjord séparant l'archipel du continent d'où surgissent les contreforts de l'île de Varøy.
L'océan est d'un calme impressionnant et le sentiment de solitude à peine rompu par le joyeux piaillement des goélands et le clapotis de la mer juste ridée.
A l'opposé, côté terre, les pêcheurs commencent à s'activer dans le village de Å (qu'on prononce O) mais à cette heure, la localité reste encore préservée des touristes qui la visitent en nombre tous les jours.
Avec sa rangée de rorbuer rouges (ces cabanes traditionnelles de pêcheurs) le long du rivage, avec ses séchoirs à poisson et sa colonie d'oiseaux de mer, c'est l'un des villages les plus typiques de l'archipel.
Mais Moskenesøy, ce sont également des reliefs escarpés aux sommets desquels la vue est époustouflante. C'est le cas des environs de Reine que l'on admire depuis les hauteurs de Reinebringen. Bien que réputée difficile avec 450 mètres de dénivelé pour 1,3 kilomètre seulement, cette randonnée est notre objectif prioritaire.
Pourtant, au pied de la montée, un panneau va immédiatement semer le doute. Est-ce vraiment prudents de nous lancer sur un terrain aussi difficile ?
Stimulés par les magnifiques panoramas vus en photos, nous attaquons la grimpette avec courage mais très vite le doute refait surface. Le terrain est instable, des pierres se dérobent sous nos pieds, la terre s'effrite à notre passage. La montée est verticale à tel point qu'on a l'impression de faire du sur-place. Même en multipliant les pauses, nous n'arrivons pas à récupérer alors que des jeunes nous dépassent en avalant les dénivelés quatre à quatre. Le moral est dans les chaussettes !
Les difficultés se corsent encore avec un ultime passage scabreux sur les racines d'un arbre laissées à nu par un éboulement de terre. Craignant que la suite ne soit pire, nous abdiquons, préférant ne pas prendre davantage de risques. Tant pis pour Reinebringen et ses vues fabuleuses, on se contentera d'admirer le village d'en bas. On a gravi 200 mètres sur les 450 prévus.
Mais pas question de rester sur un échec. Nous planifions immédiatement une nouvelle randonnée pour l'après-midi tout en veillant à rester plus raisonnables dans nos choix. La plage de Bunes, accessible en 1 heure à pied après une traversée du Reinefjord en bateau, aurait pu convenir mais les horaires du navire ne nous arrangent pas.
C'est alors une autre plage que nous retenons, Kvalvika ou plage de la Baleine, située sur la côte nord de Moskenesøy. Si le point de départ de cette nouvelle balade n'est qu'à quelques kilomètres à vol d'oiseau, la configuration de l'île impose un détour afin de contourner son centre montagneux. En outre, des travaux titanesques sur l'E10 ralentissent considérablement le trafic, réduisant la chaussée à une voie imposant une circulation alternée. Mais nous ne sommes pas pressés, ce sont les vacances ! Ce ralentissement nous permet de profiter encore mieux des paysages.
Les belles vues se succèdent tout au long de cette route touristique nationale.
Les ponts aussi participent à l'harmonie des lieux.
Sur le trajet, Hervé s'arrête pour acheter l'objet indispensable aux Lofoten, une canne à pêche, qu'il espère étrenner dès ce soir.
Mais avant cela, allons voir à quoi ressemble cette fameuse plage. Quatre jeunes Français, rencontrés au départ de la randonnée, nous rassurent en qualifiant le parcours de "très chouette".
Après avoir traversé un terrain tourbeux sur des planches, le sentier prend la direction d'un col, tout en laissant derrière lui un fjord échancré d'où surgit une chaine montagneuse et un chapelet d'îlots.
Au bout d'une demi-heure, si l'on commence à apercevoir la plage, il faut compter une bonne demi-heure de plus pour atteindre l'étendue de sable.
Une fois arrivés, quel plaisir de marcher pieds nus sur le sable. Quant à se baigner, c'est une autre histoire. Avec un vent glacial, le froid ressenti nous paraît inférieur à la douzaine de degrés affichés par le thermomètre. Tremper les orteils dans l'eau est déjà un exploit.
Retour au camping-car à 18 heures après une randonnée de 6 kilomètres en 2 heures et demie, pause sur la plage comprise, avec 200 mètres de dénivelé. Très chouette, effectivement et plage magnifique.
Il nous reste alors à rallier le port de Ramberg, sur l'île de Flakstadøy toute proche, où j'avais repéré une possibilité de stationnement pour la nuit ainsi qu'un point d'approvisionnement en eau.
Quelques pêcheurs, Français de surcroît, sont déjà en train de taquiner le poisson. Il n'en faut pas davantage à Hervé pour déployer sa canne et se joindre à eux. Ni une ni deux, mais huit petites morues mordent à l'hameçon. Les plus petites feront le régal des mouettes, les autres gagneront le réfrigérateur en attendant de passer à la poêle demain midi.
Avec un excellent spot de pêche, un point d'eau disponible à volonté et un lieu de stationnement spacieux, le port de Ramberg sera notre abri pour la nuit.
Distance parcourue dans la journée : 50 km
Plage de Kvalvika

Flakstadøy : Des orques entre Nesland et Nusfjord
J20 : Samedi 28 juin 2014
Avec le maintien du beau temps, nous poursuivons notre découverte des Lofoten, aujourd'hui l'île de Flakstadøy qui comme sa voisine Moskenesøy ne manque pas de sommets panoramiques.
Parmi les randonnées possibles, j'avais sélectionné celles vers Volandstinden, Nesheia ou Hestræva, toutes rangées dans la catégorie "difficulté moyenne" malgré leur dénivelé conséquent. Mais après l'expérience d'hier, nous sommes méfiants. Si elles sont toutes du même acabit que celle d'hier vers Reinebringen…
C'est pour cette raison que nous choisissons finalement de relier Nesland à Nusfjord, un parcours classé facile, sur un sentier de bord de mer. Un itinéraire que nous avions écarté au moment de la préparation, Hervé trouvant qu'il manquait de hauteur.
C'est l'occasion de vérifier si son jugement était fondé.
A 8 h 30, nous sommes déjà à pied d'œuvre dans le village de Nesland et dix minutes plus tard, le village laissé derrière nous, a l'air d'une miniature.
Le sentier suit effectivement le bord de mer. Jusque là, pas de difficulté. En outre, le parcours est au soleil et à l'abri du vent, ce qui est un avantage incontestable.
Ajoutez à cela de belles vues sur l'océan ! Ce début est bien plus prometteur qu'il n'y paraissait.
Mais il n'a cependant rien d'une promenade tranquille. De petites montées suivies d'autant de descentes demandent des efforts sans relâche.
Sur une butte, nous nous accordons volontiers une pause devant une mer aussi lisse qu'une nappe d'huile, survolée par quantité d'oiseaux.
Quand, tout à coup, là… au ras de l'eau… Pschiiii ! N'est-ce pas un souffle ?
Pas de doute, c'est un groupe d'orques. D'ailleurs, en prêtant l'oreille et bien qu'elles soient à 200 mètres du rivage, on les entend nettement souffler.
Médusés et tout excités par cette rencontre inattendue, nous suivons leurs gracieuses évolutions. Même les chalutiers en train de pêcher sur le site s'écartent pour les laisser passer.
Quand elles s'éloignent définitivement, nous reprenons le cours de notre randonnée, décidément loin d'être une balade du dimanche.
Bientôt c'est un labyrinthe rocheux qui nous obligera à chercher notre passage, à revenir sur nos pas, à sauter d'un bloc à l'autre avant de nous en extraire par une échelle.
Au bout de deux heures, à l'approche de Nusfjord, la côte rocheuse commence à s'égayer du rouge vif des maisons traditionnelles, d'abord isolées, puis plus serrées autour du port.
Avec ses maisons sur pilotis, ses pontons de bois, ses bateaux de pêche aux couleurs pimpantes, le village est vraiment ravissant. Un véritable tableau de carte postale !
Bref, contrairement à nos a priori, c'est une randonnée qui vaut le coup pour les paysages, les deux beaux villages et surtout pour une possible rencontre avec des mammifères marins. On aurait eu tort de l'écarter !
En tout : 12 kilomètres, 5 heures visite et pauses comprises, 500 mètres de dénivelés cumulés (mine de rien !). Une randonnée, certes facile, mais en raison de deux ou trois difficultés, pas tout à fait une promenade de santé.
En tout cas, à l'issue d'une bonne demi-journée de marche au soleil, nous ressortons avec plaisir short et sandales, l'été norvégien semble de retour.
D'ailleurs même les moutons ressentent le besoin de se rafraîchir les pattes.
Mais, en cours d'après-midi, de retour du côté de Ramberg, l'atmosphère est toute autre : mer agitée, vent et froid +++. Sandales et shorts sont à nouveau rangés.
Alors même que la plage de Ramberg offre tous les attributs d'une grève tropicale, le bonnet de laine est plus approprié que le bonnet de bain.
En revanche, ce temps est idéal pour la pêche et depuis le quai de Ramberg, la prise est aussi bonne que la veille. Deux gros lieus jaunes vont améliorer l'ordinaire et finir à la casserole pour le dîner.
Bien que Ramberg nous plaise beaucoup, nous avons un autre projet pour la fin de soirée : assister au soleil de minuit. Dans cet objectif, il faut trouver un lieu orienté au nord. On n'aura pas à aller bien loin. Peu après la sortie de Ramberg, un spot en bord de mer répond parfaitement à nos attentes. Un motocycliste allemand y a déjà planté sa tente, une voiture y est également garée. Dans notre Pössl, nous leur tiendrons compagnie.
Dans un premier temps, nous restons à l'abri dans le camion, à contempler le ciel que les nuages décorent de traînées d'or. Il est un peu plus de 23 heures.
Vers 23 h 30, nous tentons une courte sortie sous la lumière arctique.
Mais, brrr, le vent est si glacial que nous rajoutons un Kway par-dessus deux vestes polaires et un épais coupe-vent. Malgré toutes ces épaisseurs, le froid nous transperce si bien que notre seul souhait est de vite, vite nous mettre sous la couette sans attendre les douze coups de minuit.
A minuit pile, notre carrosse ne s'est pas transformé en citrouille (ouf !) mais nous avons entendu la voiture garée à côté de nous quitter discrètement les lieux, nous laissant seuls en compagnie du campeur allemand.
Distance parcourue dans la journée : 35 km
Nusfjord

Plongées dans le Vestfjord et pêche à Henningsvær
J21 : Dimanche 29 juin 2014
Si la Norvège est principalement connue pour ses fjords et ses glaciers, elle possède également des fonds sous-marins intéressants, ce qui ne pouvait échapper à mon plongeur de mari.
La plongée avec bouteilles se pratique dans plusieurs régions du pays, notamment dans le Sud autour de Kristiansand, dans l'Ouest autour de Bodø et bien entendu ici, dans l'archipel des Lofoten, plus particulièrement autour de Ballstad sur l'île de Vestvågøy. C'est là que nous avons repéré le centre de plongée "Lofoten Diving" mais n'avons fait aucune réservation.
C'est donc cette direction que nous prenons ce matin afin d'aller aux renseignements et voir s'il est possible de programmer une ou deux plongées dans les prochains jours.
Je ne vous fais pas de long laïus à propos de météo, il fait toujours aussi beau quoique toujours frais (10 degrés seulement en milieu de matinée).
Ballstad se trouvant sur l'île voisine de Vestvågøy, nous passons, comme si de rien n'était, d'une île à l'autre par un tunnel sous-marin.
Au passage, toujours de belles plages mais aussi des pâturages et des exploitations agricoles. Derrière leur enclos, ces belles vaches Highland nous regardent avec curiosité, à moins que ce soit le contraire ;-)
Le centre de plongée est dirigé par Daniel, secondé pour la saison par Robert, un journaliste, photographe et moniteur de plongée suisse. Ils nous réservent un accueil chaleureux.
Daniel propose à Hervé soit de faire une plongée illico et une autre dans l'après-midi soit d'en faire une première cet après-midi et une deuxième demain matin.
Il s'agit bien sûr de plongée en combinaison étanche, une pratique qu'Hervé a déjà pu expérimenter en Islande l'été dernier.
Après réflexion, nous optons pour la deuxième proposition afin de laisser au plongeur le temps de se préparer mentalement à l'exercice. Rendez-vous est pris pour 15 heures.
Entre-temps, nous poussons jusqu'au port de Ballstad. Tourné vers l'industrie du poisson, la localité n'a cependant pas le charme des autres villages précédemment visités.
Dès 14 heures, le plongeur fébrile nous ramène devant le local de plongée. C'est que la préparation demande plus de temps que la plongée elle-même.
Je laisse la parole au plongeur : " Cette première plongée est une plongée de réadaptation sur un site à cinq minutes en bateau. La mer est calme, l'eau à 9 degrés avec une visibilité de 8 à 10 mètres sans courant. En binôme avec Robert, nous flânons tranquillement à 6/8 mètres de profondeur tout en observant poissons et petits organismes marins : nudibranches, étoiles de mer, éponges, lompe en train de couver ses œufs et... un curieux organisme : le cténophore (macroplancton)
Bref, une plongée toute en minutie et en douceur pour une réadaptation réussie".
Au retour, chargé comme un baudet… mais ravi et impatient de renouveler l'expérience demain matin.
La journée a filé à toute vitesse, il est déjà l'heure de trouver un lieu de bivouac pour la nuit. J'avais noté que le stationnement des camping-cars était toléré en surplomb de la magnifique plage d'Uttakleiv. Ce n'est qu'à 20 kilomètres, on s'y rend sur le champ.
La plage est sublime effectivement.
En plus, à l'extrémité du parking, l'ancienne route contournant la montagne est devenue un chemin de randonnée et un excellent prétexte à une belle promenade.
Distance parcourue dans la journée : 90 km
J22 : Lundi 30 juin 2014
Pas de changement côté météo, il fait invariablement beau et toujours frais (11 degrés). Comme d'habitude et bien qu'il soit déjà 8 h 30, nous sommes les premiers à bouger notre camping-car. C'est à croire que les camping-caristes sont adeptes de grasses matinées.
Retour à Ballstad pour une deuxième plongée, aujourd'hui, sur une épave.
Il s'agit d'un bateau de pêche islandais ultra-moderne, le "Gudrun Gisladottir" qui a heurté un rocher dans le détroit de Napp, entre les îles de Flakstadøy et Vestvågøy le 18 juin 2002. Après plusieurs tentatives de remorquage, les pompes de renflouages sont tombées en panne. Les secours ont été obligés de le laisser sombrer. Le bateau coula le lendemain de l'accident, près de Ballstad, à vingt minutes en bateau du centre de plongée. Il repose sur un lit de sable à 40 mètres de fond.
C'est Hervé qui vous conte la suite :
"Après un briefing très détaillé, c'est avec Daniel et un jeune stagiaire norvégien que je fais équipe aujourd'hui pour une plongée plus engagée le long de la coque du navire entre 35 et 40 mètres de profondeur. Tout le matériel est encore sur place. La cabine de pilotage toujours intacte a été investie par des morues et des éponges.
Visibilité 10 à 12 mètres. Pas de courant.
D'une façon générale, ces deux expériences m'ont permis d'approfondir la pratique de la plongée en combinaison étanche que je pense maintenant maîtriser parfaitement ou… presque ! "
A l'issue de la plongée, Hervé s'offre un bain supplémentaire dans un bac d'eau douce, une façon originale de rincer le matériel. Il a l'air d'apprécier !
Après cet intermède "Lofoten under the sea", nous reprenons la découverte terrestre de l'archipel mais à partir de maintenant, en faisant un peu les choses dans le désordre.
En effet, pour ne pas trop solliciter la résistance du plongeur, nous irons d'abord sur l'île de Austvågøy visiter tranquillement Henningsvær cet après-midi avant de revenir demain pour approfondir l'exploration de Vestvågøy.
Nous traversons Austvågøy par la très belle route 815 en passant au pied du Justadtinden que nous gravirons demain. Ensuite, c'est la 816 qui finit de nous conduire à Henningsvær.
Situées sur un étroit promontoire au pied de pics escarpés, les jolies maisons sur pilotis valent au village le surnom de "Venise des Lofoten", une appellation sans doute un peu exagérée mais un lieu agréable et branché où il fait bon flâner entre cafés et galeries d'art.
On y repère, pour le dîner, le restaurant Fiskekrogen qui nous semble bien alléchant jusqu'à ce que… depuis un ponton voisin, Hervé ne fasse une pêche miraculeuse : cinq gros maquereaux (d'un kilo chacun) et beaucoup d'autres s'il avait insisté. Il en donne deux à un touriste luxembourgeois qui l'observait depuis la fenêtre de sa résidence.
Dans ces circonstances, ce sera dîner maison avec au menu… devinez quoi ? Ce dîner et la nuit à venir ont pour décor la plage de Rorvika, à l'intersection de l'E10 et de la 816, alors qu'une brume épaisse commence à couvrir les sommets. Annoncent-ils un changement météo ?
Distance parcourue dans la journée : 110 km
Cténophore

Vestvågøy : du sommet du Justadtinden à la plage d'Eggum
J23 : Mardi 1er juillet 2014
Les nuages d'hier soir ont-ils pris le dessus ? Non, pas du tout, il fait toujours un temps magnifique en ce premier jour du mois de juillet.
Comme je l'avais précisé antérieurement, nous retournons sur nos pas aujourd'hui jusqu'à Justad afin de randonner.
Comme hier, nous reprenons la 815 presque jusqu'à Leknes, ce qui nous permet de revoir ces mêmes paysages à la fois côtiers et montagneux sous un autre angle.
En passant d'une île à l'autre, ce pont très esthétique mérite un court arrêt.
Pour une fois, nous ne sommes pas très matinaux. Le temps de faire le trajet jusqu'à Justad, il est déjà 10 h 45.
Nous avons retenu la randonnée vers les crêtes du Justadtinden pour deux raisons. Bien que ce soit un parcours long (14 km AR pour 900 mètres de dénivelé), il semblait à notre portée car nous sommes meilleurs en endurance qu'en vitesse. L'abandon à Reinebringen a sérieusement ébranlé notre confiance en nous.
L'auteur du site Internet rando-lofoten parle d'un "festival de panoramas", on ne veut pas rater ça, alors zou, en avant !
Pour commencer, le sentier suit tout en douceur la ligne de crêtes. Au bout d'un quart d'heure de marche, déjà un premier aperçu sur une vaste lande avec la petite ville de Leknes en arrière-plan !
Plus on monte, plus la vue s'élargit, dominant maintenant une zone de lacs et de tourbières. Au fond, le Vestfjord et les contreforts des îles voisines.
Ensuite, le parcours se fait plus raide, en traversant une grande prairie d'altitude avant d'atteindre le sommet, malheureusement un peu couvert. Il est 13 heures.
Mais quelques trouées plus claires vont malgré tout nous permettre d'assister au festival de panoramas.
Sur le chemin du retour, un dernier coup d'œil au Justadtinden.
Arrivée au camping-car à 15 h 15.
Bilan : une très belle randonnée, certes longue (14 km aller/retour), avec un dénivelé cumulé de 900 mètres, mais sans difficulté technique, faite en 4 heures et demie pauses comprises (au lieu des 5 à 6 heures annoncées).
Bref, voilà de quoi regonfler notre ego ;-)
La journée étant déjà bien entamée, on peut dès à présent réfléchir à une destination pour la nuit. Parmi les différents repérages que j'avais faits, j'étais particulièrement attirée par la plage d'Eggum, réputée très belle et par ailleurs idéale pour assister au soleil de minuit. C'est à une trentaine de kilomètres, on y fonce illico.
Pour changer un peu, nous traversons cette fois l'île de Vestvågøya par la E10 avant de tourner vers le nord, en direction d'Eggum.
La piste continue après le village et s'arrête en cul-de-sac à l'entrée de la réserve naturelle. C'est là que le stationnement des camping-cars est permis, moyennant 100 couronnes à payer au café du site. Un contrôle est effectué en fin de soirée, resquilleurs s'abstenir !
C'est un très beau spot très prisé, complété par un bel itinéraire de randonnée entre Eggum et Unstad, l'occasion d'une petite marche postprandiale.
Le chemin suit le bord de mer. Pourtant, ce décor, juste en retrait de la côte, pourrait faire croire à un paysage de montagne.
Le clou du parcours reste cependant cette sculpture, faisant partie du projet "Skulpturlanskap", 33 œuvres d'art modernes et originales, se mariant parfaitement avec le paysage, réparties dans toute la région du Nordland.
Celle-ci, intitulée Hode (ou Head) est l'œuvre du Suisse Markus Raetz. A première vue, une simple tête de granit.
Mais, en tournant autour du socle, vous finissez par voir et avoir la tête à l'envers ;-)
C'est donc un peu tourneboulés, la tête remplie d'un festival d'images, que nous nous retirons dans notre camion pour une soirée sous les rayons du soleil de minuit.
Distance parcourue dans la journée : 80 km
Du sommet de Justadtinden

Mont Hoven (Gimsøy) et retour sur le continent
J24 : Mercredi 24 juillet 2014
Cette dernière journée sur les îles Lofoten promet encore d'être radieuse. Pas un nuage dans le ciel, déjà 12 degrés ce matin mais il fera jusqu'à 18 dans la journée. Chic, ça se réchauffe ! Dès 8 heures, c'est parti pour l'île de Gimsøy !
A sa pointe nord se dresse le mont Hoven (368 mètres), une montagne solitaire et facile à gravir, offrant des vues paradisiaques, paraît-il.
Une randonnée facile (4 km, dénivelé 400 mètres, 2 heures).
Sa silhouette massive qui tranche avec les crêtes acérées du reste des Lofoten inspire confiance.
A ses pieds quelques maisons de vacances dans un cadre bucolique et paisible ! Nous sommes séduits !
Le sentier menant au mont débute près du golf en chantier. Pour cette raison, le début est un peu confus. Mais, une fois sur la trace, l'ascension est aisée et le rapport qualité/effort excellent.
Du sommet du mont Hoven, nous contemplons des panoramas époustouflants. Entre rêve et réalité, nous nous imaginons transportés dans un coin du monde plus exotique.
Nous ne connaissons pas (encore) la Nouvelle-Calédonie maisce marais n'a-t-il pas des airs de famille avec le Cœur de Voh rendu célèbre par le photographe Yann Arthus-Bertrand.
Cette anse de sable blond aux eaux cristallines n'a-t-elle pas tous les attributs d'une plage tropicale des Caraïbes ou de l'océan Indien ?
Avec son eau turquoise, dans laquelle on imaginerait volontiers des bancs coralliens, et sa chaîne montagneuse tombant dans l'océan, on se croirait presque en Polynésie.
Il ne manque que la chaleur ? Oui, mais ça se réchauffe, je vous l'assure.
Quand nous nous arrêtons sur l'E10 (peu après le camping de Lingvaer) pour nous amuser avec nos reflets et ceux des montagnes derrière nous, nous sommes déjà en bras de chemise. Nous n'avons pas encore détaché nos bas de pantalon mais ça ne saurait tarder.
"Miroir, mon beau miroir". Cette drôle d'installation fait elle aussi partie du projet "Skulpturlanskap". Sans titre, œuvre de l'artiste américain Dan Graham, elle sublimise les magnifiques paysages des Lofoten où chacun compose son propre tableau. Nous créons le nôtre.
Quelques heures plus tard, en nous promenant dans la petite ville de Svolvær, la tenue des touristes et des locaux ne trompe pas. En arborant sandales, shorts, petites robes et manches courtes, ils signent le retour de la douceur voire de la chaleur en plein midi.
D'ailleurs partout le long des fjords bordant l'E10 puis la Fv 888, les Norvégiens pratiquent le bain de soleil (à défaut du bain tout court pour l'instant).
A la pointe nord de l'île de Austvågøy, peu après Delp sur la rive du Grunnfjord, nous en faisons autant, un long bain de pied et de soleil avant de nous mettre à la recherche du lieu idéal où passer la nuit tout en étant bien orienté pour profiter le plus longtemps possible des rayons du soleil.
Nous n'aurons pas à chercher bien loin. Moins de 10 kilomètres plus loin, au niveau du hameau de Sande, nous nous dirigeons vers l'église et le cimetière en sachant qu'il y a toujours un parking à proximité de ce type de lieu. Après le cimetière, une trace mène à un ancien terrain de sport au bord d'une plage.
L'endroit est parfaitement orienté et aussitôt adopté. Quant à la plage, elle est le domaine de sternes arctiques, très agressives. Nous comprendrons vite à quoi peut bien servir le bâton surmonté d'un casque de chantier planté à l'entrée de la grève. Hervé met le casque, je brandis le bâton pour nous mettre à l'abri des coups de bec des sternes sur nos têtes. Ainsi protégés nous pouvons nous aventurer jusqu'au bord de l'eau.
On pensait rester seuls dans cette péninsule un peu isolée. Que nenni ! L'emplacement de notre camping-car visible depuis la route en attire bientôt deux autres : un petit camping-car rouge conduit par un papy allemand puis un petit combi qui repartira rapidement. Le premier nous tiendra compagnie pour la soirée.
On pensait veiller jusqu'à minuit mais après 22 heures, on s'effondre. Dans notre demi-sommeil, on entend le camping-car rouge démarrer et quitter les lieux sans doute une fois les douze coups de minuits sonnés.
Quant à nous, en ouvrant un œil puis deux à 2 heures du matin, nous ne sommes pas près d'oublier le spectacle qui s'offre alors à nos yeux à présent grands ouverts.
Un dégradé de rose sur un ciel toujours bleu et un soleil malgré l'heure tardive (ou matinale, c'est comme on veut) toujours aussi brillant.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
J25 : Jeudi 3 juillet 2014
Ce matin, c'est une douceur inhabituelle qui nous tire du lit. Surprise, il fait déjà 18 degrés à 8 heures. La hausse des températures a donc bien l'air de se confirmer.
Mais toutes les bonnes choses ayant une fin, c'est aujourd'hui que nous quittons l'archipel des Lofoten pour retrouver le continent.
Ce séjour a dépassé nos attentes avec un temps splendide durant sept jours consécutifs, des paysages montagneux et côtiers sublimes, de magnifiques randonnées et des lieux de bivouac exceptionnels. Ce fut un enchantement permanent !
Alors, en empruntant pour la dernière fois cette route touristique E10 à destination du ferry de Lødingen, c'est avec un brin de nostalgie que nous voyons disparaître les pics escarpés des Lofoten au profit des monts plus arrondis des Vesteralen.
Un nouveau pincement au cœur en embarquant sur le ferry à destination de Bognes et en faisant définitivement nos adieux au grand Nord ! En prenant résolument la direction du sud, il faut nous rendre à l'évidence, notre voyage entre dans sa phase retour. Dans dix jours, nous serons à Hanovre.
Mais d'ici là, il reste encore beaucoup de découvertes à faire.
En ayant privilégié de petites étapes sur les Lofoten et un rythme cool pour notre Pössl, maintenant qu'il faut rentrer, il va falloir mettre les bouchées doubles. Les vacances, c'est fini pour Pössl. Il va devoir rouler car plus de 200 kilomètres nous séparent de notre destination du soir, dans les environs de Bodø.
Dans l'immédiat, c'est facile, il suffit de suivre la file sortie du ferry et de descendre plein sud par la route Arctique (E 6) jusqu'à Fauske.
Au passage, ces dômes granitiques nous font penser aux reliefs de Yosemite (USA)
Le ciel devient tristounet en progressant vers le Sud. Sur la 80, entre Fauske et Bodø où nous sommes déjà passés il y a huit jours, il pleuviote tout comme la dernière fois.
En optant, un peu avant Bodø, pour la fameuse route Côtière (Kystriksveien ou Rv 17), le temps est à peine meilleur. Il ne pleut plus mais il fait gris sur Saltstraumen et les températures sont paradoxalement inférieures à celles de ce matin plus au nord.
C'est ici qu'on peut observer le maelström le plus puissant du monde. Le phénomène est le plus spectaculaire au moment du changement de marée soit entre 21 et 22 heures aujourd'hui.
Dans le détroit de Saltstraumen, long de 3 kilomètres et large de 150 mètres, la marée provoque le déversement d'un fjord dans un autre. Toutes les six heures, 400 millions de mètres cubes d'eau déferlent à une vitesse de 20 nœuds dans un sens, puis dans un autre, créant d'impressionnants remous et tourbillons.
En attendant, nous pensions nous installer au camping en bord de fjord, mais quand nous découvrons à quoi ressemble le camp, une concentration d'une centaine de mobilhomes et de trailers, nous changeons aussitôt d'avis.
Pendant que je profite discrètement de la buanderie du camp, Hervé tire une nouvelle fois le dîner du fjord, à savoir trois beaux lieus qui lui sautent littéralement dans les bras ou… presque !
Après avoir jeté un coup d'œil aux tourbillons du maelström, nous reprenons la route vers 22 heures afin de trouver un lieu de bivouac plus confidentiel. A proximité du hameau de Valnes, à l'écart de la route 17, nous trouvons notre bonheur : un tout petit parking (2 places max) au bord d'une rivière.
Cette étape de transition n'était pas spécialement exaltante mais néanmoins incontournable pour accéder à partir de demain et pour les trois prochains jours aux plus jolis paysages de la route Côtière. Avec le retour du soleil, espérons-le !
Distance parcourue dans la journée : 325 km
Au sommet du mont Hoven

Sur la route Côtière (Rv 17) : le glacier occidental du Svartisen
J26 : Vendredi 4 juillet 2014
Réveillés à 4 heures du matin par un bruit de portières qui claquent, sans doute d'un véhicule ayant partagé notre emplacement sans qu'on sans aperçoive, on en profite pour démarrer la journée à l'aube.
L'étape prévue aujourd'hui sur la route de la Côte va être extrêmement variée en moyens de locomotion. Par conséquent elle risque aussi d'être plus longue que la normale en raison d'éventuels délais d'attente. Nous utiliserons alternativement - le camping-car pour les quelques 230 kilomètres de route - le ferry à deux reprises, en complément de la route - le bateau pour traverser un fjord (le Holandsfjord en l'occurrence) - le vélo pour aller et revenir du débarcadère au point de départ du trail prévu - enfin, nos pieds pour atteindre la base de la langue glaciaire occidentale du Svartisen.
Le premier bateau traversant le Holandsfjord part à 7 h 45. L'embarcadère se trouvant à 130 kilomètres d'ici, il n'est pas trop tôt de partir à 5 heures.
Sur le trajet, le temps est hésitant. Le ciel bleu azur d'où jaillit tel un feu d'artifice un bouquet de nuages vire progressivement au gris maussade.
A Holand, je m'attendais à un quai envahi de cars de touristes. Or nous trouvons un tout petit embarcadère en bois, très mal indiqué et désert.
A 7 h 45, nous sommes les seuls à faire la traversée du fjord, mais peu s'en est fallu qu'on ne rate le départ du bateau. On était pourtant en avance mais l'endroit que j'avais noté était en réalité le centre des visiteurs, à deux kilomètres de l'embarcadère réel. C'est ballot ! Heureusement un habitant du coin nous a remis sur le droit chemin in extremis.
Juste le temps de garer le camion avant de sauter à bord de l'embarcation et déjà on voit le profil du glacier Svartisen apparaître entre deux sommets.
Une fois débarqués sur la rive opposée, il nous reste à contourner le lac glaciaire, un parcours de 3 kilomètres pas particulièrement attrayant alors la commune a prévu des locations de vélos. Il suffit de se servir dans le lot disponible et on paie au retour sur le bateau. Quelques coups de pédale et le tour est joué.
Sur le trajet, pas un chat mais… une famille de moutons, sans doute un peu surprise de nous trouver sur son chemin à cette heure matinale. Les petits, très craintifs, se pressent contre leur mère.
Après avoir laissé maman brebis à ses moutons, intéressons-nous au glacier. En suivant les petits cailloux, nous arrivons en bordure de la langue glaciaire, si près qu'on pourrait la toucher.
Fascinante et d'autant plus impressionnante que nous profitons tout seuls de ce spectacle !
Par un étroit cheminement granitique, nous accédons ensuite à une petite cabane surplombant le lac. De la terrasse le regard balaie l'ensemble du site, ce qui permet de réaliser que ce bras occidental du Svartisen rejoint (presque) la mer. Cette particularité lui vaut d'être le glacier le plus bas d'Europe continentale.
Un dernier coup d'œil à la coulée de glace depuis la rive du lac, après une descente un peu glissante sécurisée par des chaînes et balisée de marques rouges.
A 11 heures, le bateau nous attend pour le retour. Non, pas celui-ci - qui est un voilier privé appartenant à une famille belge de Bruxelles - mais le suivant...
Tiens, y a-t-il un capitaine dans le bateau ? Non ? Heureusement que je suis là pour prendre la barre !
Après cette sympathique excursion, c'est reparti sur la route, mais seulement pour une quinzaine de kilomètres. A Forøy la route 17 cède la place à un ferry qui nous dépose à Agskardet dix minutes pus tard. On remet ça une deuxième fois entre Jektvik et Kilboghamn.
Des passages en ferry très agréables permettant de changer de rythme et d'agrémenter la journée de voyage, d'autant qu'il fait à présent très beau.
La deuxième traversée, plus longue que la première (soixante minutes) se double du passage nord-sud du cercle Arctique. Cette fois, le soleil de minuit, c'est bien fini et la descente vers le sud vraiment confirmée.
Mais aujourd'hui nous n'irons guère plus loin. Vers 17 heures, un peu après Stokkvågen, au pied de ce drôle de sommet en forme de sombrero, nous décidons de nous poser.
J'y avais repéré deux possibilités de stationnement. Après avoir testé les deux, nous finissons par revenir à la première, une aire de pique-nique agréablement située en surplomb du fjord, doublée d'un accès aux rochers pour pouvoir pêcher.
L'activité de la soirée est donc toute trouvée pour Hervé. Tandis qu'il lance sa ligne, je déplie ma chaise pour une délicieuse soirée au bord de l'eau.
Les températures grimpent de jour en jour. Avec 20 degrés au thermomètre en cette fin d'après-midi (bien davantage au soleil), la casquette devient indispensable.
Le pêcheur, ici en pleine action, mettra une nouvelle fois un maquereau dans nos assiettes.
C'est par un bivouac solitaire (aucun autre véhicule ne viendra nous rejoindre) que s'achève cette journée très variée en activités.
Distance parcourue dans la journée : 210 km
Glacier occidental du Svartisen

Helgelandsbrua, Torghatten et Trælneshatten : par monts et par ponts sur la Rv 17
J27 : Samedi 5 juillet
Déjà 20 degrés de bon matin, il flotte sur la côte norvégienne un petit air de côte d'Azur. Alors pas le temps de traîner. Par un si beau temps, nous sommes au volant dès 7 heures en poursuivant la route 17.
Notre destination finale devrait être Brønnøysund, à environ 200 kilomètres.
Mais comme hier notre itinéraire ne se fait pas d'une traite, il comprend aujourd'hui trois passages en ferry. C'est la particularité de cette route Côtière qui zigzague entre les fjords et les îles pour notre plus grand plaisir.
Un plaisir d'autant plus grand qu'avec cette météo exceptionnelle, pas besoin de veste ni de bonnet. C'est cheveux au vent que nous goûtons à la brise marine sur le pont du navire.
De Nesna à Levang, de Tjøtta à Forvik, de Horn à Anddalsvåg : si le premier et le dernier parcours représentent de simples sauts de puce d'une quinzaine de minutes, le deuxième en louvoyant entre îles et îlots pendant une heure est une véritable petite croisière.
Aux ferries il faut aussi ajouter des tunnels et surtout des ponts majestueux, monuments d'ingénierie. C'est le cas du très beau pont de Helgeland enjambant le Leirfjord à Sandnessjøen. Il a tout particulièrement inspiré le photographe qui, pour l'appréhender sous toutes les coutures, multiplie les passages.
Malgré tous ces arrêts, nous finissons bon an mal an par arriver à Brønnøysund en début d'après-midi. Trop tôt pour s'arrêter ? Non, car on a une idée derrière la tête.
A l'extrémité de la péninsule se dresse une montagne percée, Torghatten, que nous avons bien envie de gravir mais pas tout de suite. Il fait 27 degrés, pour le moment beaucoup trop chaud pour marcher. Attendons qu'il fasse plus frais !
Alors si on prenait un bain pour se rafraîchir ? Au pied de Torghatten, le camping du même nom possède une plage bordant un lac artificiel. Nous ne pouvons pas résister malgré une eau un peu boueuse. C'est notre premier véritable bain du séjour mais pas le dernier.
En revanche, sur la pelouse en bord de mer, nous alternons bain de soleil et bain d'ombre jusqu'en soirée.
18 heures, c'est la bonne heure pour gravir la montagne percée. On s'attendait à trouver un petit trou dans une paroi. Or on reste scotchés en découvrant une cavité… un tunnel de 35 mètres de haut, 150 mètres de long et 20 mètres de large.
Véritable fenêtre sur les îles et l'océan…
Si la plupart des promeneurs s'arrêtent à l'entrée de la caverne pour revenir ensuite sur leur pas, une boucle est envisageable.
Nous sommes donc sortis par l'extrémité opposée, descendus par une sente très raide à travers une forêt de bouleaux avant de revenir au parking par le bord de mer. Cette option offre l'avantage de pouvoir admirer la montagne à distance. Superbe !
Une très belle randonnée dans un lieu emblématique de la région, un point de repère visible à des dizaines de kilomètres à la ronde, un lieu mythique, source de contes et de légendes, bref un monument !
En rejoignant plus tard un quai en ville pour la nuit, nous portons un dernier regard à cette montagne sacrée, à l'issue d'une sacrée journée.
Ce soir, on vire la couette tellement il fait chaud. Mais j'ai du mal à dormir entre la chaleur et le vent qui s'est levé en cours de soirée.
A 1 heure du matin, alors que le photographe dort comme un bébé, quelle ne fut ma surprise de voir passer au pied du lit ou presque… le mastodonte Hurtigruten qui fait escale à Brønnøysund toutes les nuits à cette heure-là.
Distance parcourue dans la journée : 190 km.
J28 : Dimanche 6 juillet 2014 Houlà, la chaleur s'installe. Il fait déjà 24 degrés de bon matin et toujours un temps magnifique. C'est parfait car nous avons prévu de randonner dans la matinée avant de continuer notre parcours sur la route Côtière.
La montagne de Trælneshatten, dont le suffixe "hatten" indique un sommet en forme de chapeau, n'a vraisemblablement pas le prestige des pics des Lofoten de sorte qu'Hervé lors de la préparation l'a déclarée "rando moche" et n'est pas très enthousiaste à l'idée de l'entreprendre.
Moi, je suis persuadée qu'au contraire du haut de ses 567 mètres, nous devrions bénéficier d'un panorama exceptionnel sur la montagne percée de Torghatten et les nombreux îlots qui constellent le détroit.
Il ne faut guère plus d'une demi-heure pour rejoindre le point de départ. Pas de chance, les coordonnées que j'avais notées nous conduisent tout droit dans la cour d'une ferme. Mince, mais où est donc le parking ?
Hervé jubile à l'idée que la "rando moche" va tomber à l'eau.
Mais je n'ai pas dit mon dernier mot. Demi-tour et retour sur nos pas de quelques centaines de mètres. Ça y est, cette fois, on y est.
Au fur et à mesure de notre ascension, Hervé révise son jugement pour se rallier à mon opinion.
Oui vraiment, les vues sur la montagne percée de Torghatten, sur les îles du détroit et sur la localité de Brønnøysund valent le déplacement.
Là-haut, autour d'un petit autel en pierre recouvert d'une nappe blanche, autour d'une bougie allumée et d'un bouquet de fleurs des champs, quelques personnes se sont rassemblées. Sont-elles en train de commémorer quelque chose ?
Nous aurons la réponse au cours de la descente en interrogeant un homme qui, lui, est en train de monter, une guitare sur le dos. L'homme est le pasteur de la paroisse, nous sommes le jour du seigneur et il va célébrer l'office du dimanche au sommet de la montagne. D'ailleurs, la file de ses fidèles paroissiens s'étire maintenant tout au long du chemin, certains accompagnés de jeunes enfants alors même que l'aller/retour représente 5 kilomètres, 567 mètres de dénivelé en 3 heures de marche.
Une bonne façon de joindre la foi à l'agréable.
Quant à nous, après nous être bien dépensés et bien sustentés, il va falloir songer à reprendre la route. Notre étape du soir dans les alentours de Steinkjer est encore à plus de 200 kilomètres dont une traversée en ferry entre Vennesund et Holm.
Tout l'après-midi y passe.
Alors, quand la destination approche, nous sommes contents de pouvoir enfin nous poser.
C'est notre deuxième passage dans la région de Steinkjer. A l'aller nous avions passé la nuit sous les sapins de Bølarein. Pour ce deuxième séjour, j'ai choisi Paradisbukta. En norvégien, "bukta" signifie baie. Quant à "paradis", inutile de traduire. Bref, un joli nom pour une base de loisirs et une plage en bord de fjord.
Avec une température ambiante de 28 degrés et une eau de baignade à 22 degrés en surface, ce paradis ne peut mieux tomber. En deux temps trois mouvements, le maillot de bain est enfilé et les brasses enchaînées dans le fjord. Un délice !
A cette heure (19/20 heures) et en cette fin de week-end, il reste encore quelques personnes sur la plage mais quand les derniers baigneurs, promeneurs et pique-niqueurs quittent le site, nous avons ce paradis pour nous tout seuls ou… presque (seulement un autre camping-car sur place).
Distance parcourue dans la journée : 265 km
La montagne percée de Torghatten

De Trondheim à Oslo en passant par le parc national de Dovrefjell
J29 : Lundi 7 juillet 2014 21 degrés à 7 heures et toujours un super temps. C'est inouï ! Aujourd'hui pas de randonnée, enfin si, mais une petite en fin de journée. Dans un premier temps, c'est la visite de Trondheim qui est au programme. A l'aller, nous avions contourné la ville pour éviter d'avoir à parcourir deux fois le même trajet. Cette fois nous comptons bien nous y arrêter.
La troisième plus grande ville du pays étant distante de 120 kilomètres, il vaut mieux y arriver le plus tôt possible. L'entrée en ville avec un camping-car, même de la taille de Pössl, est toujours un peu stressante.
D'ailleurs, il nous faudra presque trois heures pour rejoindre le centre de Trondheim depuis Steinkjer. J'y avais repéré un parking gratuit pour camping-cars mais à cette heure de la matinée, les places occupées depuis la veille n'ont pas encore été libérées. C'est donc sur une place payante que nous sommes obligés de nous garer. A ce compte-là, on aurait pu se garer dans n'importe quelle autre emplacement en centre-ville. Tant pis !
Avec ses rues larges et son centre partiellement piétonnier, la ville est très agréable à visiter et ne manque pas de charme.
De la cathédrale Nidaros, le plus vaste édifice médiéval de Scandinavie…
… jusqu'au quartier historique de Gamle Bybro ("pont de la vieille ville") avec ses pittoresques entrepôts des XVIIIe et XIXe siècles qui rappellent ceux de Bergen, en passant par Torvet, le centre-ville moderne et ses enseignes internationales…
Mine de rien, les kilomètres s'enchaînent sous une chaleur de plus en plus forte, dépassant à présent les 30 degrés. Alors à l'heure de midi, je me verrais bien déjeuner au bord de l'eau. Le quartier de Bakklandet au bord du fleuve Nidalva semble le plus adapté à mes attentes. Malheureusement, nous ne trouvons rien directement au bord de l'eau ou plutôt si… mais trop tard, une fois que nous aurons déjeuné à l'une des tables installées sur le trottoir dans Nedre Bakklandet.
Dommage, le restaurant asiatique "Bryggen Asian Cooking" avait la terrasse dont je rêvais ! Pour une prochaine fois !
Pour le moment, la montée au fort Kristiansten aura définitivement raison de notre résistance. Après la visite du site dominant la ville, nous n'avons qu'une hâte, vite, nous reposer à l'ombre, sur la pelouse du parc de Marinen, au bord du fleuve.
De retour dans un camping-car surchauffé, nous abrégeons le séjour avant le délai fixé par le parcmètre, aspirant à un peu plus de fraîcheur dans les montagnes. Nous serons bientôt servis.
En effet, notre destination du soir est prévue dans les alentours de Dombås, à Hjerkinn exactement, 150 kilomètres plus au sud. En arrivant sur place vers 19 heures, c'est le jour et la nuit avec Trondheim.
Ici fini le ciel bleu ! A plus de 1 000 mètres d'altitude, la chaleur de ces derniers jours est en train de tourner à l'orage et la température plus proche des 15 que des 30 degrés. Nuages menaçants et déjà un peu de pluie couronnent le tableau.
Le parc national de Dovrefjell est connu pour abriter des troupeaux de bœufs musqués. Nous projetons d'aller à leur recherche demain. Nous pourrons soit prendre une navette nous conduisant de Hjerkinn à Snøheim pour tenter d'en approcher par nous-mêmes en sillonnant le coin au hasard, soit nous joindre à un safari guidé dont le rendez-vous est à Hjerkinn, justement.
Il n'est pas nécessaire de réserver d'avance alors nous verrons bien, car la météo n'a pas l'air d'être optimiste pour demain.
Dans l'immédiatement, profitons entre deux averses de grimper vers le point de vue de Snøhetta où un abri très design permet d'admirer le panorama sans souffrir du froid.
Par une piste un peu cahoteuse, Pössl se hisse jusqu'au parking à 1150 mètres. De là nous rejoignons à pieds et par un large sentier le point de vue situé 1 500 mètres plus loin.
Devant nous, un homme et son jeune fils, tout excités, pointent leurs jumelles puis leur index vers un point difficilement visible à l'œil nu.
A plus d'un kilomètre de distance, cette tache pas plus grosse qu'une tête d'épingle… oui, c'est un bœuf musqué !
L'homme, un Norvégien de Trondheim, dit que c'est la première fois qu'il en voit un par ses propres moyens. Jusque là il n'en avait vu que dans le cadre d'un safari guidé.
En zoomant, on peut effectivement voir la bête brouter, tête baissée.
Au sommet, c'est un plaisir de profiter du panorama depuis l'intérieur douillet et très stylisé de cet abri alors que dehors le ciel menace. Deux jeunes Tchèques ont manifestement l'intention de passer la nuit près de la cheminée, devant cette vue exceptionnelle. Ils ont fait le bon choix.
Quant à nous, c'est le parking au pied de la montagne que nous avons choisi pour la nuit tout comme deux camping-cars roumains. De violents orages accompagnés de pluies diluviennes viennent mettre un terme à cette journée de tous les extrêmes.
Le safari aux bœufs musqués tombera-t-il aussi à l'eau ?
J30 : Mardi 8 juillet 2014
Eh, oui, adieu navette, randonnée et safari aux bœufs musqués ! Il a plu toute la nuit et il tombe toujours des seaux d'eau, ce matin. Par conséquent, nous ne sommes pas pressés de mettre le nez dehors. Une fois n'est pas coutume, les deux autres camping-cars quittent les lieux avant nous.
Nous levons finalement le camp vers 10 h 30 alors que les deux jeunes Tchèques rencontrés hier soir descendent de la montagne, tout trempés. Nous les avançons jusqu'à Hjerkinn avant de filer vers le sud.
En effet, il n'y a rien de plus à faire aujourd'hui que de rouler. Nous décidons donc de rejoindre dès à présent notre destination suivante, aux environs de Gjendesheim, où nous avons prévu de faire demain la mythique randonnée de la crête de Bessengen (avec transfert en bateau, 13 km, 7 à 8 heures de marche, 1 000 mètres de dénivelé). Mais quid de la météo ? On avisera le moment venu.
Pour l'instant, nous poursuivons la E 6 vers Dombas, puis vers Otta avec une météo exécrable. A Otta, les panneaux électroniques annoncent que la route E6 est coupée à hauteur de Ringebu pour cause de flooding. Ah oui, c'est à ce point ?
Nous n'avions pas prévu de passer par Ringebu, ces annonces ne nous concernent donc pas directement mais sur notre itinéraire, la Rv 51, nous feront rapidement le même constat.
En effet, sur les rives du fleuve Otta, le niveau de l'eau a atteint sa cote d'alerte. Mais le pire est à venir.
Dans la vallée de la Sjoa, la rivière du même nom est complètement sortie de son lit.
Près de Gjendesheim, le même cours d'eau a encore gonflé, arrivant tout juste à s'engouffrer sous le pont sur lequel passe la route. Au passage, elle a pris des allures de torrent en furie, prêt à emporter la passerelle en bois sur laquelle quelques inconscients, certains avec des enfants dans les bras admirent les eaux tumultueuses sans réaliser le risque.
Le camping voisin a les pieds dans l'eau. Les randonneurs, tout trempés, sans doute surpris par le mauvais temps en montagne, ont investi le bitume et tentent de revenir à leur point de départ par la route. C'est l'apocalypse ou… presque !
Dans ces conditions, inutile de rester ici jusqu'à demain. Même si le soleil revient, les sentiers risquent de ne pas être praticables. Essayons plutôt de poursuivre en espérant trouver meilleur temps encore plus au sud.
Mais ça ne s'arrange pas tout de suite. A 1 389 mètres d'altitude, le plateau de Jotunheimen est dans la grisaille complète.
Je plains "ledebil" qui officie dans ces conditions ;-) Pour votre information, "ledebil" désigne en norvégien, un véhicule d'escorte de chantier. N'empêche que je plains le gars chargé de la circulation par ce temps.
On continue à suivre la route 51 jusqu'au bout sans entrevoir la moindre éclaircie.
Pourtant, après Fagernes, la pluie cède du terrain. Peut-être l'espoir de pouvoir enfin nous dégourdir les jambes. Pour le moment, seul Hervé se dégourdit les bras en profitant d'une courte éclaircie pour improviser une petite partie de pêche au bord d'un lac.
Il n'aura pas le temps d'attraper autre chose que des algues, déjà un nouvel orage vient contrarier nos plans et nous remettre à nouveau derrière le volant.
Encore plus loin, toujours plus loin, après 400 kilomètres et près de 10 heures passées sur la route, nous sommes au bord de la saturation, il faut absolument nous arrêter.
Nous pensons avoir trouvé le coin idéal sur une aire de repos au bord de la E16. Mais l'endroit a l'air d'être un lieu de rendez-vous un peu louche. Après le dîner, c'est donc une dernière fois aujourd'hui que nous déplaçons Pössl. Nous finissons par le garer sur le parking d'un supermarché de la banlieue d'Oslo. Pas très glamour comme bivouac mais faute de mieux…
Bonne nuit, on va se coucher sans demander notre reste !
Distance parcourue dans la journée : 400 km.
Parc national du Dovrefjell

Une journée à Oslo, visite de la capitale
J31 : Mercredi 9 juillet 2014
Plus de trace de la perturbation d'hier, grand ciel bleu, déjà 19 degrés à 7 heures du matin : la journée promet d'être chaude.
Depuis notre parking en banlieue d'Oslo, il reste une vingtaine de kilomètres à peine pour rejoindre le cœur de la capitale, mais pas sans mal ! Une fois de plus, entrer en ville avec un camping-car, en s'orientant avec un GPS de randonnée à l'écran minuscule dans un embrouillaminis de rocades et d'échangeurs, il y a de quoi frôler la crise de nerfs quand on se retrouve à tourner en rond sur un périphérique souterrain en cherchant vainement une sortie. Quand en plus cette voie vous conduit dans une zone portuaire fermée, c'est la goutte qui fait déborder le vase.
Bref, on est à deux doigts de laisser tomber la visite de la capitale quand, je ne sais par quel miracle, on réussit à retomber sur nos pattes et à trouver une place de stationnement au pied de la forteresse d'Akerhus.
Après avoir alimenté le parcmètre jusqu'à 14 heures (22 €), nous sommes prêts pour la visite de la ville du prix Nobel.
D'ailleurs, c'est l'un des tout premiers points d'intérêt sur notre circuit. Le bâtiment plutôt banal n'a pas tout à fait le prestige du prix qu'il consacre tous les ans.
Comme il est à peine 8 heures, rien n'est encore ouvert en ville, nous nous dirigeons alors vers Strandpromenade (traduisez la promenade de la plage).
Du port jouxtant Radhus (la mairie), une allée en planches, bordée de bars et de restaurants, déserte ou presque à cette heure matinale, mène à la plage en traversant un quartier en pleine mutation où de luxueux ensembles architecturaux sont sortis de terre ces dernières années.
Tout au long de la promenade, quelques œuvres modernes en forme de clins d'œil !
Cousteau prêt à plonger dans le fjord ? Une ancre échouée sur le port ? Des boulets ou des seins canons ? Un renne motorisé ? Les sept nains ? Mais où est Blanche-Neige ?
Après avoir sillonné le quartier de long en large, devant l'office de tourisme, il me vient une idée lumineuse. Les principaux points d'intérêt étant dispersés dans la ville et difficilement accessibles à pied dans la durée que nous nous sommes fixée, si on prenait le bus touristique de Cityseeing ?
L'idée est immédiatement retenue et nous voilà promenés dans les rues d'Oslo à bord d'un bus rouge à l'impériale, des écouteurs sur les oreilles, depuis le palais royal en passant par le tremplin olympique jusqu'à la péninsule de Bygddoy et ses nombreux musées.
Premier hopp off devant le parc Vigeland.
Ce parc dédié aux œuvres du sculpteur préféré des Norvégiens, Gustav Vigeland, est l'un des sites les plus visités de la capitale. Il abrite 322 statues, en granit et en bronze de cet artiste, évoquant l'éventail complet des émotions et des activités humaines.
L'œuvre la plus célèbre, Sinataggen, représente un enfant en colère. La pièce maîtresse du sculpteur, intitulée Monolith, coiffe la colline le plus haute du parc. C'est une colonne de granit haute de 14 mètres, représentant un enchevêtrement de 121 corps luttant pour atteindre le sommet. Etonnant !
Hopp on, c'est reparti pour un petit tour en bus et deuxième hopp off à l'opéra.
Ouvert en 2008, conçu par le cabinet d'architectes local Snøhetta (le même qui est à l'origine de l'abri design du Dovrefjell NP), avec ses façades d'un blanc étincelant, il fait penser à un iceberg flottant sur le fjord Ce magnifique bâtiment qui n'est pas sans nous rappeler celui de Reykjavik est la pièce centrale d'un vaste projet de redéveloppement du front de mer. Il devrait compter parmi les constructions modernes les plus emblématiques en Europe.
De fil en aiguille, l'heure tourne mais Oslo nous plaît, on prolongerait bien encore un peu la balade d'autant que nous n'avons pas encore déjeuné. Il est près de 14 heures, on meurt de faim et on commence à en avoir plein les baskets. On se poserait bien quelque part !
Mais avant tout, pour valider la prolongation, il faut remettre des sous dans la tirelire, euh pardon dans le parcmètre. C'est fou ce qu'il est gourmand ! Allez, voilà de quoi tenir jusqu'à 16 h 30.
Ce délai nous laisse le temps de déjeuner au soleil chez Lekter'n, une péniche sur les quais, avant un nouveau passage sur Strandpromenaden. Les rues sont maintenant noires de monde.
A l'extrémité de la promenade, avec une température de plus de 30 degrés, sur les gradins entourant la plage déserts ce matin, la jeunesse dorée d'Oslo n'hésite pas à plonger dans le fjord entre deux bains de soleil sur les planches.
Le maillot de bains est dans le sac, mais devant les corps parfaits de toute cette jeunesse, j'ai peur de faire tache. Quant à Hervé, c'est sans complexe qu'il enfile son maillot et qu'il se jette à l'eau.
C'est sur ce bain rafraîchissant (pour lui) que se termine notre visite d'Oslo, que nous avons bien appréciée, une ville en bord de mer, également proche de la montagne qui n'est pas sans nous rappeler Vancouver.
Nous ne le savons pas encore, mais Oslo sera aussi notre dernière étape en Norvège.
Pourtant, en quittant la capitale, nous avions l'intention de faire étape à Fredrikstad, dont les guides louent le charme du centre historique.
On espérait aussi pouvoir faire un arrêt technique pour le camping-car sur le trajet. Or non seulement on ne trouve aucune aire de vidange en route mais en plus la ville de Fredrikstad ne nous fait pas l'effet escompté.
Alors quand un camping-cariste néerlandais nous indique une aire de service à Strömstad, nous n'hésitons pas à franchir la frontière dès ce soir.
Les routes s'élargissent, les paysages s'aplatissent, les sapins disparaissent. En entrant en Suède, nous avons manifestement changé de monde !
Alors pour voir un peu à quoi ressemble cette fameuse côte suédoise du Bohüslan, comme nous avons presque 48 heures d'avance sur notre planning prévisionnel, nous en profiterons demain pour faire une excursion en bateau vers les îles Koster.
En attendant, nous stationnons en plein centre-ville de la petite ville côtière de Strömstad, point de départ vers les îles en question. Par cette belle et chaude soirée, le front de mer est très animé, chacun profitant de la douceur jusque tard dans la nuit.
Distance parcourue dans la journée : 180 km
Opéra d'Oslo

Suède : des îles Koster à la réserve naturelle de Kullaberg
J32 : Jeudi 10 juillet 2014
Aujourd'hui au programme les îles Koster, de petites îles sans voiture à découvrir à pied ou à vélo à une demi-heure de bateau de Strömstad, au sein du parc national de Kosterhavets.
Après avoir trouvé un parking longue durée pour notre Pössl, nous embarquons vers les îles sur le bateau de 9 h 50 en même temps qu'une foule de touristes. En effet, la destination est très prisée des Suédois et des Scandinaves en général. En revanche, nous ne repérerons absolument personne parlant une langue étrangère connue.
Le ciel est bleu, la mer est belle, le soleil radieux… on ne peut rêver mieux ;-)
Au bout de trente minutes de navigation à louvoyer entre récifs, îles et îlots rocheux, le bateau fait d'abord escale à Koster Nord puis dix minutes plus tard à Koster Sud.
Avec leurs petites maisons rouges, les îles ne manquent pas de charme
Koster Sud, tout le monde descend et se précipite sur les loueurs de vélos. Pas de panique, il y en aura pour tous. La bicyclette est effectivement le moyen le plus pratique de sillonner cette petite île de 4 à 5 kilomètres de long sur 2 kilomètres de large.
Après avoir enfourché leur destrier, les touristes s'éparpillent tels une nuée de moineaux vers les quatre coins de l'île. Nous commençons par le Nord-Est.
Du débarcadère de Långegärde, nous pédalons bon train en direction de Ekenäs où une première plage nous fait déjà de l'œil. Pour l'instant et en attendant de nous échauffer, nous ne faisons que barboter dans l'eau jusqu'au genou.
A première vue, ces îles ont l'air toutes plates mais ce n'est que pure impression. En réalité, quelques côtes bien senties obligent à forcer sur les pédales (Hervé) ou à pousser sa monture (Krikri).
Alors quand nous atteignons la baie de Kilesand, la baignade devient impérieuse, la sieste aussi, le pique-nique itou !
Après une pause réparatrice, c'est reparti pour quelques tours de roue jusqu'à Kyrkosund puis côté ouest jusqu'à Brevik où de ravissantes petites maisons colorées se serrent autour du port.
De là, encore quelques coups de pédale et nous revoilà au point de départ ou… presque, dans le détroit entre les deux îles, d'où nous observons les nombreux bateaux et leurs occupants ;-)
C'est aussi le moment idéal pour une dernière baignade.
Au pied d'une propriété privée, un thermomètre fixé au ponton indique 32 degrés. En le plongeant dans l'eau, nous avons la surprise d'apprendre qu'elle fait 22 degrés. Dans ces conditions, ce n'est pas étonnant que nous la trouvions si bonne. Elle est plus chaude qu'en Bretagne !
C'est sur cette délicieuse baignade que se termine cette belle et chaude journée dans des îles certes moins prestigieuses que les îles norvégiennes mais non moins authentiques et bien préservées, un archipel ignoré des touristes étrangers mais plébiscité par les connaisseurs scandinaves.
Retour à Strömstad vers 18 heures.
La réussite de la journée ne serait pas complète sans un bon dîner au restaurant. Alors après avoir réglé les tâches d'intendance liées au camping-car, retour sur le front de mer pour un excellent repas de poissons et fruits de mer au "Skagerack Restaurang".
Dernière balade au clair de lune… et nouvelle nuit dans le centre de Strömstad.
Distance parcourue dans la journée : 10 km
J33 : Vendredi 11 juillet 2014
Pössl reprend du service aujourd'hui pour une étape assez chargée (nous souhaitons nous rapprocher de la frontière danoise) mais entrecoupée de quelques points d'intérêt remarquables.
En effet, le parcours se fait sur la E6 (encore et toujours) mais côté suédois c'est une autoroute, ce qui est à la fois un avantage car la vitesse moyenne est bien meilleure qu'en Norvège, mais aussi un inconvénient car le trajet pourrait vite devenir monotone. Pour éviter qu'il ne le devienne, j'ai prévu quelques détours via des chemins de traverse.
Rien à redire côté météo, toujours grand beau temps et déjà 25 degrés à 9 heures.
Première sortie de l'autoroute seulement 30 kilomètres après notre départ. Nous voici à Tanum réputés pour ses célèbres pétroglyphes, des fresques gravées par martelage à la pierre dure sur des dalles de granite à l'époque de l'âge de bronze entre 1800 et 500 avant JC. Afin de les rendre plus visibles aux contemporains, leur tracé a été rehaussé à la peinture rouge.
La fresque la plus emblématique du lieu se trouve à l'entrée du site de Vitlyke (juste en face du musée du même nom) mais afin de garder le meilleur pour la fin, un sentier à travers la forêt nous conduit d'abord sur les hauteurs.
Là, sur la colline, un tumulus funéraire domine la plaine environnante où la vue porte jusqu'à l'océan. Vévé, mon cher Vévé, ne vois-tu rien venir ? Des navires, beaucoup de navires et… des hommes, beaucoup d'hommes
En effet, bateaux et canots sont les motifs les plus fréquents. Vitlyke présente environ 90 bateaux de taille variable de 15 centimètres à 3,6 mètres. Les embarcations servaient non seulement au transport mais étaient aussi utilisées dans le cadre de cultes religieux
Egalement de nombreuses figurations humaines, essentiellement des hommes représentés bras levés, signe de la dimension religieuse des gravures. Ils sont souvent armés d'épées, de haches, d'arcs ou de javelots.
La plus grande fresque, gravée sur une dalle de granite inclinée de 30 à 35 degrés, atteint 7 mètres de haut sur 22 mètres de long.
L'une des gravures les plus remarquables est celle dite "des jeunes mariés" représentant un homme et une femme aux cheveux longs en train de s'embrasser ?
Après cette incroyable balade dans le temps, retour plus terre à terre sur l'autoroute E 6 pour une centaine de kilomètres supplémentaires.
A nouveau on s'en écarte pour faire la pause du déjeuner à Marstrand, une petite ville côtière alliant une partie terrestre et une partie "île". L'île, accessible par un bac, se visite à pied. Elle est aux dires du site scandi.voyage.com, l'un des plus beaux endroits de Suède.
On n'aura pas le temps de le vérifier car on a d'autres projets pour l'après-midi, mais rien que la petite balade jusqu'au port constitue une agréable coupure dans notre journée de voyage. 2063 Après ce court entracte, nouveau retour sur la E 6. On laisse tomber la ville de Göteborg pour donner la priorité à la nature. A 200 kilomètres au sud de Göteborg, la réserve naturelle de Kullaberg a retenu toute notre attention.
Le parc naturel est réputé pour ses falaises vertigineuses, ses étendues balayées par le vent et ses couchers de soleil mémorables. Des sentiers sillonnent la réserve, menant à des grottes et des plages de galets.
Depuis quelques années, au bord d'une de ces plages, une "sculpture" en bois flotté du nom de Nimis entretient la curiosité des visiteurs et crée la controverse auprès de la population et des autorités locales.
N'ayant pas bien approfondi le sujet, nous ne savons pas trop à quoi nous attendre. C'est donc avec un brin d'excitation (et quelques tâtonnements) que nous nous mettons à la recherche de cette fameuse œuvre. Aucune information sur la carte officielle.
Le GPS nous amène à proximité du village d'Arild où quelques locaux nous dévisagent avec suspicion (?)
Après avoir garé Pössl à la croisée d'une piste et d'un sentier de randonnée à la sortie du village, direction la ferme-musée de Himmelstorp en suivant un balisage rouge puis bleu. A hauteur de la ferme, il faut être attentif à l'inscription "N" pour Nimis, peinte en jaune sur une barrière du bâtiment. A travers une belle forêt de feuillus, le sentier longe ensuite la falaise à distance jusqu'à ce qu'une petite sente à peine indiquée descende en pente raide jusqu'à la plage.
Ce que nous découvrons alors est tout simplement stupéfiant.
Bien plus qu'une "sculpture" en bois flotté, nous pénétrons au cœur d'une construction gigantesque faite de 75 tonnes de bois récupéré, un labyrinthe géant menant à des tours d'une quinzaine de mètres de haut pour certaines, dominant la plage et l'océan. Ceux qui ne craignent pas le vertige n'hésitent pas à admirer la vue depuis le sommet.
Mais la création artistique n'est pas du goût de tout le monde dans les environs. Si certains la considèrent comme un bénéfice pour la réserve, d'autres au contraire jugent qu'elle la dénature. Chacun se fera son avis !
Pour la petite histoire, ces constructions sont l'œuvre d'un artiste suédois Lars Vilks qui s'est aussi fait remarquer en 2007 pour les fameux dessins de Mahomet qui ont créés la polémique.
En 1980, l'artiste commence la construction de deux sculptures, Nimis (en bois flotté) et Arx (en pierre). Difficiles d'accès, elles ont été découvertes par les autorités seulement deux années plus tard. Leur destruction est demandée et plusieurs procès ont été intentés contre l'artiste.
En guise de protestation, Lars Vilks déclare en 1986 l'existence et l'indépendance de la micro-nation de Ladonia. Suite à cette démarche, aucune action n'a été menée pour détruire Nimis et Arx.
En tout cas, Nimis nous a littéralement subjugués ! C'est le site le plus incroyable que nous ayons vu au cours de notre voyage.
Encore tout chamboulés par le gigantisme et l'originalité de cette œuvre, nous profitons des derniers rayons de soleil avant de retrouver notre camping-car vers 21 heures
Le village de Arild a l'air charmant, on y ferait bien étape pour la nuit. Ses habitants en revanche, le sont beaucoup moins, plusieurs nous jettent des regards dédaigneux, voire hostiles. Est-ce en raison de notre visite de Nimis, est-ce parce que nous sommes en camping-car ?
Dans ces conditions, on préfère ne pas s'attarder. J'avais noté que le stationnement d'un camping-car était toléré sur le parking du château de Sofiero, à Helsingborg. C'est encore à une petite trentaine de kilomètres mais peu importe, il fait très beau, nous avons tout le temps, nous sommes en vacances !
Sur le trajet, beau coucher de soleil sur un moulin à vent.
Pour la première fois au cours de notre voyage, nous avons besoin d'allumer la lumière à l'intérieur du camping-car au cours du dîner que nous prenons bien tard après une journée intense en émotions et en trajet !
Distance parcourue dans la journée : 465 km
Sur l'île de Koster Sud

Danemark : des canaux de Copenhague aux falaises de Møns Klint
J34 : Samedi 12 juillet 2014
De Helsingborg où nous avons passé la nuit, nous apercevons la côte danoise juste en face. D'ailleurs, en ferry, la ville ne se trouve qu'à 10 kilomètres de sa jumelle Helsingør. Néanmoins, pour ne pas être tributaires des horaires de ferry, nous préférons opter pour la traversée du pont de l'Øresund entre la Suède et le Danemark.
Météo toujours inchangée : grand beau temps, 17 degrés de bon matin.
Après avoir versé 49 euros dans l'escarcelle de la compagnie gestionnaire, la voie est à nous. Soixante mètres au-dessous de nous, les bateaux dans le détroit ont l'air de miniatures.
Après un bref retour sur la terre ferme à hauteur d'un îlot inhabité, le pont enchaîne sur un tunnel de 4 kilomètres.
La fin de parcours vers Copenhague est rapide, la circulation fluide en ce samedi matin. C'est pour une fois sans encombre que nous arrivons au plus près du cœur touristique de la capitale. A 9 h 30, nous alimentons le parcmètre, tout près de Nyhavn, dans un premier temps jusqu'à midi.
Hervé ayant déjà visité Copenhague dans le cadre d'un voyage professionnel, c'est lui qui est chargé de me faire découvrir les principaux points d'intérêt.
D'abord les maisons colorées typiquement danoises qui bordent le vieux canal de Nyhavn, creusé au XVIIIème siècle pour relier le port au centre-ville. Aujourd'hui jalonné de bars et de restaurants, c'est l'un des sites les plus animés et les plus fréquentés.
Visiter Copenhague sans voir la petite Sirène, c'est comme visiter Paris sans la tour Eiffel, c'est impensable. Une foule de touristes jouent des coudes pour approcher la belle et poser à ses côtés. Clic clac, une petite photo et on s'en va.
A travers l'ancienne citadelle du Kastellet, nous rejoignons l'Amalienborg Slot et son palais royal, avant de jeter un œil à l'intérieur en marbre de Marmorkirken.
A l'issue de cette boucle, c'est déjà l'heure de déjeuner. Nous sacrifions à la tradition du smørrebrod, des tartines danoises à base de saumons fumés, harengs marinés et autres spécialités.
Prêts à poursuivre la visite ?
Conquis par le principe du bus à l'impériale testé à Oslo, nous souhaitons réitérer l'expérience, mais optons finalement pour une visite au fil de l'eau par les canaux.
C'est l'occasion de voir l'envers du décor de la petite sirène et plus généralement la ville depuis les canaux.
Mais… en montant dans un bateau semi-couvert (pas facile pour faire des photos), en prenant les dernières places au milieu et non pas près du bord, entourés principalement par des familles accompagnés de petits enfants vite lassés et donc agités et braillards, avec des commentaires distillés au micro et non dans un audioguide, cette croisière devient vite galère. La tête grosse comme une citrouille, on a hâte de retrouver la terre ferme
A peine sortis du bateau, Hervé m'entraîne à l'assaut du ciel admirer la vue depuis le sommet de la flèche en spirale de Vor Frelsers Kirke.
D'abord 400 marches à l'intérieur (facile !) mais quand il faut poursuivre sur une rampe extérieure, je rase les murs avant de faire demi-tour et d'attendre Hervé au pied de l'édifice.
En dépit du vent à faire trembler le sommet, le courageux photographe s'est hissé au sommet pour caresser le globe et me ramener ces images.
C'est par ces vues panoramiques que nous clôturons notre passage à Copenhague alors que le ciel s'assombrit, donnant quelques gouttes au moment où nous quittons la ville.
Pour notre destination du soir, nous n'avons rien prévu de précis. Il nous faut donc trouver un endroit adéquat, de préférence à l'écart de l'autoroute, sur le trajet de la E47 entre Copenhague et Rødby où nous devons prendre demain un ferry pour l'Allemagne.
Après consultation de la carte, un endroit me semble pouvoir correspondre à nos critères : Møns Klint, doté de deux étoiles bleues, correspondant à des paysages "valant le voyage"
Justement, on hésite, ce paysage-là vaut-il vraiment le déplacement de 40 kilomètres depuis l'autoroute (+ autant demain pour en revenir) alors qu'il se met à pleuvoir par intermittence et que nous n'avons strictement aucune idée de ce que peut bien recouvrir le toponyme de "Møns Klint"
Après moultes tergiversations, nous décidons in extremis de faire le détour. A travers une campagne vallonnée, ponctuée de quelques villages aux maisons de briques rouges rappelant un peu le nord de la France, nous atteignons l'extrémité d'une péninsule où la route se termine en cul-de-sac par… un parking à barrière payant.
Sur place, un "Geo Center" sorte de palais de la découverte consacré à la géologie, fermé à cette heure tardive, devant lequel quelques rares familles s'attardent encore sur l'aire de jeux pour enfants.
Mais encore ? Les Møns Klint, en français "les falaises de Møn " sont des falaises de craie blanches, prêtes à s'effriter, plongeant à pic dans les eaux tourmentées de la mer Baltique.
Un ciel chargé de nuages éclairant une plage de galets noirs d'encre donnent à l'ensemble une pointe dramatique.
Un petit air des falaises d'Etretat au bout du Danemark !
A l'arrière-plan, une épaisse forêt de feuillus qui servira de décor à notre bivouac.
Le stationnement des véhicules est interdit la nuit devant le Geo Center mais le parking situé au carrefour précédent ne comporte aucune mention restrictive. C'est donc là que nous déplaçons notre camping-car avant de prendre à nouveau notre dîner à la lumière électrique.
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Quartier de Nyhavn à Copenhague

Allemagne : de Scharbeutz à Hanovre
J35 : Dimanche 13 juillet 2014
C'est notre dernière journée à bord de Pössl, demain à la même heure, nous devrons l'avoir ramené à Hanovre. Ce soir, nous souhaitons nous rapprocher au maximum des bureaux du loueur.
Le ciel est plutôt couvert et reflète bien notre état d'esprit. Nous sommes un peu tristes que le voyage se termine mais décidés à en profiter jusqu'au bout.
Après avoir retrouvé l'autoroute E47 à l'issue du trajet depuis les Møns Klint, celle-ci nous mène tout droit au ferry de Rødby.
Nous n'avons pas de réservation mais embarquons comme une fleur presque immédiatement. A peine arrivés, nous pénétrons dans le ventre du gigantesque navire à destination de Puttgarden en Allemagne à l'issue d'une traversée de 45 minutes.
Alors que la foule se presse dans les boutiques et restaurants hors taxes répartis sur plusieurs étages, nous avons le pont supérieur pour nous tout seuls ou… presque !
Avec un vent à faire bouger les chaises sur le pont, seules les mouettes sont réellement dans leur élément, ne perdant pas une miette du festin.
Une fois en Allemagne, j'espérais pouvoir prendre un dernier bain dans les eaux de la mer Baltique dans la petite ville côtière de Scharbeutz et me payer une petite corbeille à la plage (Korb am Strand) à la façon des baigneurs locaux.
Mais, avec un temps nuageux, 17 degrés seulement et quelques pluies éparses, ce n'est pas le jour idéal pour faire bronzette. Alors c'est depuis la terrasse d'un restaurant italien que nous contemplons le tableau de tous ces petits paniers plantés dans le sable.
A défaut de pouvoir se baigner ou bronzer, on en profite pour arpenter le front de mer animé de la petite ville, richement doté en boulangeries, pâtisseries, salons de thé et autres Konditoreien, devant lesquelles nous ne pouvons résister à quelques spécialités.
Bien blindés, nous affrontons aussitôt après le rythme effréné des autoroutes allemandes avec leur trafic chargé, leur travaux incessants, leur vitesse illimitée et aujourd'hui leurs véhicules tous ou presque décorés de fanions aux couleurs nationales.
Mais quel est donc l'événement pouvant justifier un tel excès de nationalisme ? La réponse nous viendra presque immédiatement de l'autoradio. L'Allemagne dispute ce soir au Brésil la finale de la coupe du Monde de football contre l'Argentine. Déjà de nombreux véhicules affluent vers le cœur des grandes villes de la région alors qu'au-dessus de nos têtes, le ciel s'assombrit d'heures en heures jusqu'à tourner en orages de grêle violents, obligeant les voitures à rouler au pas ou à se réfugier momentanément sous les ponts.
Nous avions pensé finir l'après-midi à Celle, une petite ville connue pour son centre-ville et sa forteresse pittoresques, située à 40 kilomètres au nord-est de Hanovre, mais en raison de cette météo perturbée, nous préférons tracer jusqu'en banlieue proche de Hanovre.
La sortie n° 56 de l'autoroute A7 nous fait passer juste devant la propriété du loueur dans laquelle nous apercevons, au passage, notre SUV rangé bien sagement à la place où on l'avait laissé.
Trois kilomètres plus loin, nous garons Pössl sur le parking désert du lac de Altwarmbüchen. Les Allemands sont déjà tous devant leur poste.
Après avoir dîné en écoutant le tout début de la finale Allemagne-Argentine, nous ne tardons pas à nous coucher. Dans mon demi-sommeil, j'entends en fin de soirée klaxons et hourras au loin. Je murmure alors à l'oreille d'Hervé : "L'Allemagne a dû gagner la finale". "Et c'est pour ça que tu me réveilles ?" me répond-il en grognant.
J36 : Lundi 14 juillet 2014
Aujourd'hui, au lendemain de la victoire de l'Allemagne à la coupe du Monde de football et en cette journée de fête Nationale en France, c'est pour nous tout simplement le jour de la remise de notre camping-car et la fin de nos vacances.
Après une dernière balade au bord du lac sous un ciel maussade, à donner aux cygnes nos restes de pain, notre périple de plus de 7 000 kilomètres s'achève dans les bureaux du loueur.
Après une courte inspection du véhicule suivie de la signature d'un document attestant que nous le rendons sans dommages, Pössl réintègre son garage et nous notre SUV, dans lequel, après 33 jours à conduire en position très haute, nous avons la désagréable sensation de conduire au ras des pâquerettes.
Une fois nos repères retrouvés, il nous reste près de 600 kilomètres à parcourir avant de retrouver nos pénates provisoires en Alsace pendant que la radio serine à longueur de journée que les Allemands sont devenus, cette nuit, Weltmeister... "les maîtres du monde".
Quand à l'approche de la frontière nous entendons la radio diffuser en français, nous réalisons avec un petit pincement au cœur que cette fois c'est vraiment la fin de notre … fabuleux voyage !
FIN – ENDE (en allemand et danois) – ÄNDE (en suédois) – SLUTTEN (en norvégien) !
Distance parcourue dans la journée : 570 km Distance totale parcourue en camping-car : 7 000 km Distance totale de notre parcours de porte à porte depuis chez nous : 9 300 km en 37 jours
Korb am Strand, plage de Scharbeutz

Le mot de la fin
Impressions générales
Nous sommes rentrés, enchantés par la Norvège, par ses fabuleux paysages de fjords, de glaciers, de lacs, de côtes et d'îles ainsi que par la magie du soleil de minuit.
Certes, le voyage a été dense mais nous n'avons que rarement fait des journées de trajet exclusif, nous avons pu tous les jours y ajouter un élément intéressant (visite ou randonnée).
D'ailleurs si l'on considère la vitesse moyenne, le kilométrage moyen sur la partie faite uniquement en camping-car s'élève à un peu plus de 200 kilomètres par jour. En considérant l'ensemble du voyage de porte à porte depuis chez nous, il atteint 250 kilomètres par jour. Ces chiffres sont finalement très voisins de ceux atteints en Islande, en Namibie, voire en Australie.
C'était le prix à payer pour inclure les îles Lofoten et pouvoir y consacrer sept jours, des journées inoubliables pour lesquelles nous ne regrettons pas d'avoir dû rouler un peu plus, à d'autres moments.
Nos coups de cœur
En haut du tableau, bien sûr, les îles Lofoten avec leurs pics escarpés, leurs grandes plages de sable blanc, leurs randonnées exceptionnelles, leurs parties de pêche miraculeuses et leurs fonds sous-marins étonnants.
Tout aussi prestigieuses, les trois premières randonnées faites dans le sud de la Norvège : Kjeragbolten, Preikestolen et Trolltunga. Difficile de dire laquelle est la plus belle, elles sont incontournables, toutes les trois, chacune avec ses particularités.
Ajoutons aussi les randonnées vers les glaciers les plus bas d'Europe continentale, très faciles d'accès et spectaculaires, les routes panoramiques remarquables, les mini-croisières pittoresques dans les fjords, les villes très agréables.
Bref, nous avons TOUT aimé.
Hors catégorie, le prix de l'originalité va sans conteste au site suédois Nimis, cette gigantesque construction de bois flotté, controversée, s'élevant sur une plage, dans la péninsule de Kullaberg.
Coup de chance avec la météo particulièrement clémente cet été dans le nord de l'Europe, ce qui a participé à faire de ce voyage une réussite.
Un regret ? Juste, un petit… ne pas avoir insisté dans la montée de Reinebringen pour mettre dans la boîte l'extraordinaire vue depuis le sommet.
A propos du véhicule
Ce fut indiscutablement le meilleur choix. Le camping-car nous a assuré une grande liberté, nous permettant d'adapter l'itinéraire à la météo même si finalement, avec un temps globalement très beau, nous avons, à deux ou trois exceptions près, respecté notre planning prévisionnel.
Nous avons essentiellement pratiqué le bivouac libre (j'avais repéré auparavant la majorité des sites qui s'y prêtaient) et très peu utilisé les campings (trois ou quatre fois seulement, pour bénéficier d'un lave-linge).
Comme les dimensions du véhicule étaient inférieures à 6 mètres, les tarifs appliqués pour les traversées en ferry étaient les mêmes que pour une simple voiture. Un avantage considérable !
Sa "petite" taille était aussi un atout pour se garer facilement dans les villes, pour se faufiler sur les routes parfois étroites et pour la facilité des manœuvres en général.
Enfin la consommation a été très raisonnable : de l'ordre de 8 à 8,5 litres au 100 kilomètres, pas plus que celle de notre SUV en sachant que le prix du litre de carburant a été de l'ordre de 1,80 euro à 2 euros.
Louer un camping-car est bien plus économique en Allemagne car les locations de plus de 30 jours sont détaxées. L'offre du courtier Cooldrive était très intéressante.
Après une expérience de location de camping-car au Canada qui ne nous avait pas spécialement enthousiasmés, nous sommes conquis, cette fois-ci, et sans être devenus des inconditionnels de ce mode de déplacement sommes prêts à renouveler l'expérience lors un futur voyage dans un pays qui s'y prête.
Les ouvrages et sites Internet utiles Côté papier : Le guide Lonely Planet Norvège Le guide du Routard Norvège qui consacre aussi un chapitre à la côte suédoise. The Rother Walking Guide Norway South (en anglais) m'a finalement peu servi car il répertorie beaucoup de randonnées longues et des parcours sur plusieurs jours, uniquement dans le sud du pays.
Côté Internet : Des récits de voyage et/ou des sites consacrés à la randonnée : Treks et voyages, le site de Julien, très riche en descriptifs de randonnées. Ce sont ses images qui sont à l'origine de notre désir de Norvège. http://trek.uniterre.com/norvege/
Norway Adventure 2009 Web Journal (en anglais) : Le site d'un jeune couple américain, décrivant un voyage en boucle depuis Trondheim, incluant les îles Lofoten, avec beaucoup de randonnées. http://matt.tracz.org/2009/norway/index.html
Invitation de voyage en Norvège, le récit d'une boucle dans le sud du pays à partir de Bergen, dont quelques randonnées. http://voyages.fal38.free.fr/...page=accueil_nor...
Rando-Lofoten : un site consacré aux îles Lofoten en général dont une documentation remarquable sur un grand nombre de randonnées. Il faut s'inscrire pour avoir accès aux détails des randonnées, n'hésitez pas, c'est extrêmement bien fait. http://rando-lofoten.net/index.php/fr/
Scandi-voyage : pour la partie suédoise du voyage. http://www.scandi-voyage.com/iti_sudouest.php
Des sites utiles aux camping-caristes qui m'ont permis de repérer des lieux de bivouac intéressants ainsi que les indispensables aires de service. http://www.campercontact.com/fr/ http://www.campingcar-infos.com/...cib.php?pays=...
Autres outils intéressants : Office de tourisme de Norvège : http://www.visitnorway.com/fr/ Météo : http://www.yr.no/place/Norway/ Carte : http://ut.no/kart/
Belles images et belles histoires Juste pour le plaisir des yeux… Panoramiques des Lofoten (Ronan Michaux) ! http://nanor44.free.fr/pano/tags/Lofoten.html
Pour le plaisir de lire : le Roman de Bergen de Gunnar Staalesen. Au-delà du roman policier, c'est une véritable fresque sociale dépeignant les relations entre plusieurs familles berguéloises, bourgeoiset ouvrières, sur plusieurs générations entre 1900 et 1999.
Un dernier mot… En un seul mot, ce fut un FABULEUX VOYAGE ! Prêts à y retourner ? Oui, oui certainement afin de compléter avec des contrées encore plus au nord.
Voilà, je vous ai tout dit ou… presque. Si vous avez besoin d'un renseignement complémentaire, nous sommes à votre disposition. Si vous préparez vous-même un voyage en Norvège et que nos données vous ont été utiles, nous serions heureux de le savoir. Si vous avez envie de faire un commentaire, n'hésitez pas ! Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire du livre d'or.
A bientôt pour un autre fabuleux voyage !

Hésitation itinéraire 6 semaines USA English translation pending
Nous planifions un voyage de 6 semaines environ en juillet et août 2015. Je remercie d'ailleurs ceux et celles qui m'ont apporté quelques conseils.
Dans les grandes lignes, le trajet ressemble à peu près à cela:
Yellowstone, Gd Teton, Moab, Bryce, Gd Canyon, Yosemite, SF(Ce sont les "incontournables" pour nous)
Nous prévoyons des randonnées, dont une de 4 jours dans le Yosemite en "backcountry".
Comme apparemment, il faut réserver les nuitées le plus tôt possible dans les parcs , surtout Yellowstone où nous comptons y passer 5 (6??) nuits et Gd Canyon Village où nous prévoyons le Bright Angel Trail, du moins en partie, il faut donc déterminer l'arrivée. Et c'est là que le problème se pose et peut être pourriez-vous nous donner quelques indices ?
Nous hésitons entre 2 options:
1) Arriver directement à Jackson Hole ou encore Cody de façon à commencer directement par Gd Teton ou Yellowstone. Ce trajet nous permettrait ensuite de poursuivre vers Moab etc... Après Yosemite, il nous resterait un peu de temps pour inclure Kings Canyon NP , puis remonter la côte de Big Sur à SF.
ou bien...
2) Arriver à Denver comme on avait initialement prévu, passer 2 nuits au Rocky NP, puis remonter vers le South Dakota pour visiter Mt Rushmore et les Badlands , puis Cody, Yellowstone... Croyez-vous que ce trajet de Denver à Cody puisse se faire en 8 jours ? Cette option ne nous permettra pas de visiter Kings Canyon après Yosemite, ni la côte.
Donc que choisir dans ce type d'itinéraire entre Rocky NP, Badlands, Rushmore et Kings Canyon NP et Big Sur ???? Un grand merci d'avance pour vos précieux conseils !
Donc que choisir dans ce type d'itinéraire entre Rocky NP, Badlands, Rushmore et Kings Canyon NP et Big Sur ???? Un grand merci d'avance pour vos précieux conseils !
Itinéraire Ouest américain de 24 jours English translation pending
Bonjour à toutes et à tous
Nous arriverons sur San Francisco Le 28 juin pour une durée de 24 jours.
Voici l'itinéraire que nous avons prévus
Jour 1 Arrivée le 28 juin à San Francisco à 18H50
nuit à Sacramento ou Reno jour 2 : SAN FRANCISCO / Yellowstone (1500 km / 14h00) 1 journée de voiture Jour 3 : visite Yellowstone 19H00 Rodéo à Cody nuit à Cody Jour 4 : Yellowstone / Grand Teton (205 km / 02h26) Jour 5 : Grand Teton / Salt Lake City (442 km / 04h50) Jour 6 : Salt Lake City / Parc des Arches (377 km / 03h42) Jour 7 : des Arches nuit à Moab Jour 8 : Canyonlands nuit à Moab Jour 9 : Monument Valley (161 km / 01h41 Jour 10 ???:option Canyon Chelly foret pétrifié désert painted nuit à Flagstaff Jour 11 : Grand Canyon (150 km / 01h30) Jour 12: Grand Canyon / Lake Powell (220 km / 02h53) Jour 13 : Lake Powell Jour 14: Lake Powell / Bryce Canyon (240 km / 02h33) Jour 15 : Bryce Canyon Jour 16 Bryce Canyon / Zion (227 km / 02h12) Jour 18 : Valley of fire Las Vegas ( Jour 19: Las Vegas / Death Valley (199 km / 02h15) Jour 20 : Death Valley / Mammoth Lakes (324 km / 03h34) Jour 21 : Mammoth Lakes / Yosemite (212 km / 03h11) Jour 22 : Yosemite / San Francisco (268 km / 02h52) Jour 23 : San Francisco Jour 24 : San Francisco Départ à 21H20 pour Paris
Que pensez vous de cet itinéraire ? N'hésitez pas à nous dire toutes vos remarques et vos suggestions sur celui-ci et nous sommes preneurs de tous vos conseils Nous pensons supprimer la journée n°10 Nous vous remercions de vos réponses
Jour 1 Arrivée le 28 juin à San Francisco à 18H50
nuit à Sacramento ou Reno jour 2 : SAN FRANCISCO / Yellowstone (1500 km / 14h00) 1 journée de voiture Jour 3 : visite Yellowstone 19H00 Rodéo à Cody nuit à Cody Jour 4 : Yellowstone / Grand Teton (205 km / 02h26) Jour 5 : Grand Teton / Salt Lake City (442 km / 04h50) Jour 6 : Salt Lake City / Parc des Arches (377 km / 03h42) Jour 7 : des Arches nuit à Moab Jour 8 : Canyonlands nuit à Moab Jour 9 : Monument Valley (161 km / 01h41 Jour 10 ???:option Canyon Chelly foret pétrifié désert painted nuit à Flagstaff Jour 11 : Grand Canyon (150 km / 01h30) Jour 12: Grand Canyon / Lake Powell (220 km / 02h53) Jour 13 : Lake Powell Jour 14: Lake Powell / Bryce Canyon (240 km / 02h33) Jour 15 : Bryce Canyon Jour 16 Bryce Canyon / Zion (227 km / 02h12) Jour 18 : Valley of fire Las Vegas ( Jour 19: Las Vegas / Death Valley (199 km / 02h15) Jour 20 : Death Valley / Mammoth Lakes (324 km / 03h34) Jour 21 : Mammoth Lakes / Yosemite (212 km / 03h11) Jour 22 : Yosemite / San Francisco (268 km / 02h52) Jour 23 : San Francisco Jour 24 : San Francisco Départ à 21H20 pour Paris
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Canyons colorés, cimes enneigées, l'ouest USA au printemps English translation pending
Tout le récit en images en cliquant ici
Ce 4ème voyage dans l’ouest américain s’est décidé seulement 2 mois avant le départ, Fred ayant l’opportunité de faire un voyage professionnel à Las Vegas et sachant que je suis toujours prête pour cette destination, nous en avons profité pour bourlinguer pendant 2 semaines (du 24/04 au 09/05/14) aux alentours (enfin…vu d’ici hein !) Je me suis vite replongée dans ma doc pour réaliser que cette fois j’avais envie d’un voyage un peu différent : pas d’enfant, seulement 2 semaines, un planning pour la 2ème semaine connu seulement 3 semaines avant le départ (fonction des contraintes de dates pour Fred à Las Vegas), un voyage au printemps alors que nous ne connaissons l’ouest que sous la chaleur torride de l’été.
L’occasion de sortir des sentiers battus, avec la souplesse que permet un voyage à 2, avec une météo plus propice à la randonnée au sud et l’occasion de profiter de la fin de l’hiver plus au nord (le Yellowstone sous la neige me tente depuis un moment …)
Je me dépêche de réserver les vols, directs au départ de Francfort vers Las Vegas avec Condor, chers vu la saison : 940 €, achetés 7 semaines avant le départ.
Depuis….longtemps j’ai envie de découvrir the Maze, cette partie reculée de Canyonland NP, située à l’ouest de la Green River et du Colorado. J’ai d’abord envisagé d’y aller en 4X4 de location mais les 6h de piste difficile, l’incertitude quant aux qualités (ou non !) de notre 4X4 de location, la perspective de se taper 2 jours de piste fatigante sur un voyage de 2 semaines et enfin la lecture de ce passionnant récit http://backcountrypost.com/...to-water-canyon.903/ m’ont décidé à préférer un accès en bateau. Il est possible de trouver des sources dans the Maze et donc de s’y déplacer à pied, la voiture n’est pas indispensable et on peut ainsi s’affranchir des pistes et s’enfoncer dans le wilderness. Tex’s Riverways, très réactif, nous propose la navette aller-retour de Potash Bottom près de Moab à Spanish Bottom porte d’accès à The Maze par le fleuve Colorado pour 100 $/personne. Nous tombons d’accord sur les dates (ils emmènent très peu de randonneurs mais récupèrent presque tous les jours de nombreux canoés qui achèvent leur descente de la Green River ou du Colorado avant les dangereux rapides de Cataract Canyon) et je réserve des backcountry permits (aucune difficulté, à la différence des permits pour les campsites accessibles en 4X4) pour 3 nuits soit 4 jours de randonnée.
Nous aussi avons bien envie de descendre la Green River en canoé (surtout depuis que marie 31 sur VF m’en a parlé ! Merci Marie !) 3 possibilités : -9 ou 10 jours de Green River à Spanish Bottom (on craint de s’ennuyer, on n’a pas le temps et il faut un permis, très prisé) -4 ou 5 jours de Mineral Bottom à Spanish Bottom (comme pour le trip précédent, permis difficile à obtenir) -4 jours de Ruby Ranch à Mineral Bottom avec permis en nombre illimité (pour Labyrinth Canyon Section donc) car on s’arrête avant d’entrer dans Canyonland NP. Tex’s n’est pas dispo pour la navette. Nous nous tournons donc vers Tag a Long : 275 $ pour la navette par la route jusqu’à la mise à l’eau à Ruby Ranch, la récupération toujours par la route à Mineral Bottom, la location d’un canoé pour 4 jours (+ toilettes portables + firepan (« plat » à feu) rendus obligatoires par le BLM (Bureau of Land Management) en vertu du principe du leave no trace)
Je me penche ensuite sur mes envies de Yellowstone et découvre qu’une bonne partie des routes ouvre le 02 mai (pas toutefois l’accès sud depuis Grand Teton NP, entre autres, la totalité des routes n’ouvre que le 09 mai) D’après mes plans nous pourrions y être le 03 mai au soir et par chance il reste des disponibilités pour se loger à Old Faithfull le 04 et Mammoth Hot Springs le 05 : je réserve sachant qu’on peut annuler sans frais jusque 48 h avant (en cas de grosse flemme ou de prévisions météo pourries par exemple). Bien sûr ça va nous faire une trotte pour si peu de temps sur place, puisque Fred doit être à Las Vegas le 07 au matin. Tant pis, on n’est pas raisonnable et on réserve pour Fred un vol depuis Cody le 06 qui lui permet d’arriver en milieu d’après-midi à Las Vegas. (avec Delta, 152 $ avec juste un bagage cabine)
Notre vol de retour étant le 09 mai, ça me laisse le temps de ramener la voiture à Las Vegas. Je me fais plein de plans de parcours de retour, afin de choisir en fonction de la météo. 14h de route au plus court depuis Cody dit Google Maps, heureusement que j’aime conduire! Je me réserve la possibilité de repasser par Yellowstone, voire par Great Basin NP, tout dépendra du temps et de mon humeur…
Je réserve la voiture chez Alamo via Autoeurope : 15 jours pour 466 € pour un Rav 4 (assurances max et plein inclus).
Les grandes lignes du voyage étant décidées, je me lance dans les détails de la préparation avec la collecte des points GPS importants pour les randos prévues.
Vient ensuite la préparation du matériel, aussi compact et léger que possible surtout pour les 4 jours de backpacking dans the Maze, un peu plus « confort » pour la partie canoé, multicouche en ce qui concerne les vêtements car l’étude des statistiques météo sur http://www.wunderground.com/ indique qu’il faut s’attendre à tout, de la neige aux températures déjà caniculaires, d’autant que nous visiterons des endroits distants de plus de 1000 km du sud au nord.
Notons au passage le poids ridiculement bas autorisé par Condor en bagage cabine : 6 kg seulement ! Et ils contrôlent…pas avec la même intransigeance que Ryanair heureusement… 23 kg comme tout le monde pour le bagage en soute. On est tout juste dans les clous (faut dire qu’on emmène des lyophilisés pour quasi 1 semaine, ça ira mieux au retour !)
Finalement et pour une fois ( !) le jour du départ arriva très vite. Place au récit….
Jeudi 24/04 /14 J1 Après avoir survolé l’Europe, l’Océan Atlantique Nord, les 4/5 du continent nord-américain, nous survolons enfin le Nevada, c’est le désert à perte de vue… Soudain nous dépassons le Lac Mead, survolons pendant quelques secondes les faubourgs pourtant si étendus de Las Vegas et quelques instants après nous fonçons vers le centre-ville et ses immenses buildings : la piste est en plein centre-ville ! Il faut dire qu’ici il fait si chaud une bonne partie de l’année que tout le monde vit en vase clos avec la clim, fenêtres closes (impossibles d’ailleurs le plus souvent de les ouvrir…) L’avion est ponctuel mais les formalités douanières trainent en longueur (plus de 1h30). Nous récupérons enfin la voiture, en 2 secondes pour une fois car nous sommes les premiers au guichet et nous fichons pas mal des caractéristiques techniques de la voiture. On prend un RAV 4 tout neuf avec 280 miles au compteur, pas 4X4 mais ça n’a pas d’importance. Pour une fois les pneus sont en bon état car neufs ! Pas question de mollir…nous avons un peu dormi dans l’avion et c’est tant mieux car nous filons à présent vers Bryce Canyon NP où nous arrivons crevés vers 21h après 4h de route. Check in rapide au Ruby’s Inn où j’ai réservé une chambre il y a quelques jours. Nous sommes debout depuis 25h, on achète de quoi dîner rapidement dans la chambre à l’épicerie de l’hôtel, du gaz pour notre réchaud et hop au lit après avoir avalé un Stilnox (chez nous il est 6 ou 7 h du matin…) Vendredi 25/04/14 J2 On se réveille presque frais et dispo vers 6h (décalage horaire aidant). Gros petit déjeuner au Ruby’s Inn avant de partir randonner sur Fairyland Loop. Nous avons déjà visité Bryce mais cette randonnée est une première pour nous. Fin avril et à cette heure matinale, il n’y a quasi personne. A noter pour ceux que ça intéresserait que les campgrounds sont pleins mais ça ronfle encore. Cette partie du parc nous a semblé moins minérale que plus au sud. On prend notre temps pour parcourir les 13 km de la rando, démarrée vers 7h du matin (le Ruby’s Inn est juste à l’entrée du parc) qui se déroule au sein d’un amphithéâtre vallonné, ponctué de cheminée de fées, de pins obstinés, de badlands colorés, d’arches improbables, de murailles dentelées, et dont la boucle se termine par un retour le long de la rim ce qui permet d’apprécier a posteriori le chemin parcouru. Très belle balade ! En route à présent vers Moab ! Après concertation et en dépit du temps qui se couvre, nous choisissons de passer par la très belle Scenic Byway 12 (5h17 selon google maps) plutôt que par l’autoroute (4h) Nous l’avons déjà parcourue plusieurs fois mais mille passages sur cette route ne suffiraient pas à s’en lasser. Pas de photos car ciel couvert. Souvenir…souvenir…on adore cette région du Grand Staircase Escalante ! A partir de Capitol Reef, l’atmosphère est jaunie par un violent vent de sable qui bouche l’horizon. Il y a un monde fou (tout est relatif) sur la route au sud de la I70. Nous sommes vendredi soir et on a l’impression que tous filent vers Moab où nous arrivons vers 18h. Quelle animation, un vrai zoo ! Il y a visiblement un rassemblement de vielles voitures ou de voitures bizarres en tout cas. Les gens sont installés en bord de route, vautrés dans de vieux canapés jetés à l’arrière de pick up déglingués et attendent visiblement The Défilé. C’est très bon enfant (d’autant qu’en Utah la consommation d’alcool est très réglementée) mais aussi très motorisé et vrombissant de partout ! Pas de doute, c’est plus tranquille en été… Nous faisons le check in à l’Inca Inn (je comprends au vu de toute cette animation pourquoi le prix des hôtels était si élevé quand j’ai réservé il y a une quinzaine de jours), filons au petit supermarché situé à l’entrée sud de la ville acheter fruits et salades pour le dîner de ce soir puis préparons tranquillement nos sacs-à-dos car le départ pour notre randonnée de 4 jours dans the Maze est prévu demain à la première heure. La météo prévoit un peu de pluie pour cette première journée puis du grand beau temps chaud avec 26°C mais des nuits très fraîches avec seulement quelques degrés au- dessus de zéro. Il s’agit simplement de réorganiser nos sacs car pour optimiser poids, volume et saveurs, et éviter les surprises gustatives j’ai fait le choix d’apporter notre propre boustifaille. Nous avons un sac de 8 kg chacun, sans compter l’eau, avec 4 jours de nourriture. On se couche de bonne heure, comme tout le monde ici à Moab semble-t-il car les rues sont maintenant revenues au calme. Boules Quiès de rigueur tout de même vu l’isolation…
Samedi 26/04/14 J3, J1 trek Nous arrivons à 7H30 chez Tex’s Riverways. Organisation très pro et bien rodée : notre voiture sera garée à l’arrière sur leur parking, nous embarquons aussitôt dans un gros bus scolaire jaune rien que pour nous et après 1/2h de route arrivons à Potash Boat Ramp où le jetboat est mis à l’eau en quelques minutes. Nous sommes les seuls passagers à bord. Le ciel est menaçant et je prends soin de m’équiper pour la pluie de la tête aux pieds. C’est parti pour 50 miles à 25 nœuds de moyenne : le froid se fait immédiatement sentir, d’autant qu’en plus on a un vent violent de face, on ferme les écoutilles du mieux possible. Puis la pluie annoncée arrive, légère puis plus intense, ça caille ! Nous dépassons plusieurs canoéistes réfugiés à terre car le vent violent et à contre-courant lève un clapot très gênant pour de si frêles embarcations. Le paysage disparait dans des nuées de pluie, je me mets en mode frileuse et me réfugie au fond du bateau entre 2 rangées de sièges et me couvre d’une banquette en skaï, tandis que Fred reste dignement assis à braver les éléments. Il n’a pas mis son pantalon de pluie et se retrouve rapidement trempé jusqu’à l’os en dessous de la ceinture, brrr… A « fond de cale » je devine que nous arrivons à Spanish Bottom quand le bateau ralentit enfin après 2 heures de tape-cul frigorifiant. Une dizaine de personnes avec une montagne de matériel attend stoïquement sous la pluie de pouvoir embarquer. Nous débarquons en un clin d’œil, déplions nos bâtons de marche et levons les yeux vers la falaise. Bon ben, c’est par là…allons-y gaiment, ça va nous réchauffer ! Au bout d’une centaine de mètres, la pluie cesse… Un dernier regard sur la prairie fleurie de Spanish Bottom , puis vers notre bateau avec lequel nous avons RDV au même endroit dans 4 jours. La pente s’adoucit un peu et nous découvrons les Doll Houses qui pointent vers le ciel gris. A l’est le ciel est encore très noir mais le vent vient de l’ouest et… au moment où nous arrivons en terrain horizontal au pied des monolithes, le ciel bleu fait son apparition ! Quel timing ! Moi qui craignais de suer sang et eau dans les 300 m de grimpette depuis le Colorado ! Grâce à la fraîcheur, nous sommes montés tranquillement malgré nos sacs de 10 kg pour moi et 14 kg pour Fred. En effet, nous avons chacun 2 litres d’eau pour la journée (j’avais prévu 4l/personne mais compte-tenu de la température ambiante et de nos constations lors de la rando d’hier à Bryce, nos besoins sont finalement très inférieurs) et Fred a monté en plus un gallon (3,6 l) que nous cachons à un endroit où nous repasserons avant la 3ème et dernière nuit dans the Maze (tout près de la bifurcation vers the Granary que nous visiterons le 3ème jour) car il n’y a pas d’eau dans cette partie de the Maze. Les cartes du National Geographic (indispensables ainsi qu’un GPS) indiquent la présence de quelques sources dans le parc et j’ai conçu notre parcours en fonction de celles-ci. Arrivés en haut nous sommes rattrapés par un ranger qui nous demande nos permis (1ère fois que ça m’arrive, je ne pensais pas que ça se produirait par ici !) Nous lui exposons rapidement notre parcours, qu’il approuve et confirme mon intuition qu’avec toute cette pluie des dernières heures nous devrions trouver de l’eau assez facilement. Nous basculons enfin vers la piste menant au campsites 1 et 2 des Doll Houses Et la quittons aussitôt pour l’Overlook Trail Les nuages défilent à toute allure et Fred sèche rapidement (quelle tranquillité d’esprit de savoir qu’ici en climat désertique, rien ne reste mouillé longtemps !) Nous nous faufilons entre 2 tours et découvrons une vaste plaine ponctuée d’énormes blocs de sandstone. Petite pause à l’abri du vent alors que le ciel se couvre à nouveau. Nous allons marcher une petite demi-heure avec vestes et pantalons de pluie et le paysage est si bouché que je me concentre sur la flore printanière. Le sentier est bien marqué et balisé de cairns sur le slickrock. Nous reconnaissons au loin les Needles dans un écrin de pluie. Ici la pluie est rare mais elle s’accumule après avoir couru sur les collines de slickrock dans de miraculeuses petites oasis de verdure. Ailleurs elle reste prisonnière des potholes avant de disparaître en quelques jours sous l’effet du vent et du soleil. On se régale de ces gros cumulus joufflus (et lointains !) Le soleil refait quelques apparitions Et la flore profite bien de cette alternance Nous ne sommes pas allées tout au bout de l’Overlook Trail mais avons bifurqué à G un peu avant. Au SE les Needles à l’arrière-plan Et au SO Chimney Rock, notre étape de mi-journée de demain (à G de l’image à l’arrière-plan) La fin de l’étape du jour est proche, nous apercevons le fond de Water Canyon où se trouve une source. Il coule en effet un filet d’eau…nous montons la tente en vitesse car la pluie menace à nouveau. Puis Fred fait le plein d’eau pour le repas du soir et le petit déjeuner du lendemain. L’avantage du filtre (en plus de sa fonction de…filtre) est qu’il permet de remplir une bouteille même si l’eau est très peu profonde. Sinon c’est à la cuiller ! Finalement compte-tenu de la météo du jour (pas plus de 15°C et beaucoup de vent), nous n’avons bu pour les 7 miles de l’étape (miles qui comptent double vu le nombre d’acrobaties nécessaires à la progression ! Mais c’est très ludique…) qu’un litre et demi à nous deux. On découvre ensuite une alcôve qui surplombe le ruisseau et hésitons à déménager la tente mais la flemme l’emporte (cette alcôve est quasi plate et on peut donc y dormir sans tente ni tarp à l’abri des intempéries) Il pleut un peu pendant la nuit mais au réveil la tente est sèche, même pas de rosée !
La suite bientôt...
Ce 4ème voyage dans l’ouest américain s’est décidé seulement 2 mois avant le départ, Fred ayant l’opportunité de faire un voyage professionnel à Las Vegas et sachant que je suis toujours prête pour cette destination, nous en avons profité pour bourlinguer pendant 2 semaines (du 24/04 au 09/05/14) aux alentours (enfin…vu d’ici hein !) Je me suis vite replongée dans ma doc pour réaliser que cette fois j’avais envie d’un voyage un peu différent : pas d’enfant, seulement 2 semaines, un planning pour la 2ème semaine connu seulement 3 semaines avant le départ (fonction des contraintes de dates pour Fred à Las Vegas), un voyage au printemps alors que nous ne connaissons l’ouest que sous la chaleur torride de l’été.
L’occasion de sortir des sentiers battus, avec la souplesse que permet un voyage à 2, avec une météo plus propice à la randonnée au sud et l’occasion de profiter de la fin de l’hiver plus au nord (le Yellowstone sous la neige me tente depuis un moment …)
Je me dépêche de réserver les vols, directs au départ de Francfort vers Las Vegas avec Condor, chers vu la saison : 940 €, achetés 7 semaines avant le départ.
Depuis….longtemps j’ai envie de découvrir the Maze, cette partie reculée de Canyonland NP, située à l’ouest de la Green River et du Colorado. J’ai d’abord envisagé d’y aller en 4X4 de location mais les 6h de piste difficile, l’incertitude quant aux qualités (ou non !) de notre 4X4 de location, la perspective de se taper 2 jours de piste fatigante sur un voyage de 2 semaines et enfin la lecture de ce passionnant récit http://backcountrypost.com/...to-water-canyon.903/ m’ont décidé à préférer un accès en bateau. Il est possible de trouver des sources dans the Maze et donc de s’y déplacer à pied, la voiture n’est pas indispensable et on peut ainsi s’affranchir des pistes et s’enfoncer dans le wilderness. Tex’s Riverways, très réactif, nous propose la navette aller-retour de Potash Bottom près de Moab à Spanish Bottom porte d’accès à The Maze par le fleuve Colorado pour 100 $/personne. Nous tombons d’accord sur les dates (ils emmènent très peu de randonneurs mais récupèrent presque tous les jours de nombreux canoés qui achèvent leur descente de la Green River ou du Colorado avant les dangereux rapides de Cataract Canyon) et je réserve des backcountry permits (aucune difficulté, à la différence des permits pour les campsites accessibles en 4X4) pour 3 nuits soit 4 jours de randonnée.
Nous aussi avons bien envie de descendre la Green River en canoé (surtout depuis que marie 31 sur VF m’en a parlé ! Merci Marie !) 3 possibilités : -9 ou 10 jours de Green River à Spanish Bottom (on craint de s’ennuyer, on n’a pas le temps et il faut un permis, très prisé) -4 ou 5 jours de Mineral Bottom à Spanish Bottom (comme pour le trip précédent, permis difficile à obtenir) -4 jours de Ruby Ranch à Mineral Bottom avec permis en nombre illimité (pour Labyrinth Canyon Section donc) car on s’arrête avant d’entrer dans Canyonland NP. Tex’s n’est pas dispo pour la navette. Nous nous tournons donc vers Tag a Long : 275 $ pour la navette par la route jusqu’à la mise à l’eau à Ruby Ranch, la récupération toujours par la route à Mineral Bottom, la location d’un canoé pour 4 jours (+ toilettes portables + firepan (« plat » à feu) rendus obligatoires par le BLM (Bureau of Land Management) en vertu du principe du leave no trace)
Je me penche ensuite sur mes envies de Yellowstone et découvre qu’une bonne partie des routes ouvre le 02 mai (pas toutefois l’accès sud depuis Grand Teton NP, entre autres, la totalité des routes n’ouvre que le 09 mai) D’après mes plans nous pourrions y être le 03 mai au soir et par chance il reste des disponibilités pour se loger à Old Faithfull le 04 et Mammoth Hot Springs le 05 : je réserve sachant qu’on peut annuler sans frais jusque 48 h avant (en cas de grosse flemme ou de prévisions météo pourries par exemple). Bien sûr ça va nous faire une trotte pour si peu de temps sur place, puisque Fred doit être à Las Vegas le 07 au matin. Tant pis, on n’est pas raisonnable et on réserve pour Fred un vol depuis Cody le 06 qui lui permet d’arriver en milieu d’après-midi à Las Vegas. (avec Delta, 152 $ avec juste un bagage cabine)
Notre vol de retour étant le 09 mai, ça me laisse le temps de ramener la voiture à Las Vegas. Je me fais plein de plans de parcours de retour, afin de choisir en fonction de la météo. 14h de route au plus court depuis Cody dit Google Maps, heureusement que j’aime conduire! Je me réserve la possibilité de repasser par Yellowstone, voire par Great Basin NP, tout dépendra du temps et de mon humeur…
Je réserve la voiture chez Alamo via Autoeurope : 15 jours pour 466 € pour un Rav 4 (assurances max et plein inclus).
Les grandes lignes du voyage étant décidées, je me lance dans les détails de la préparation avec la collecte des points GPS importants pour les randos prévues.
Vient ensuite la préparation du matériel, aussi compact et léger que possible surtout pour les 4 jours de backpacking dans the Maze, un peu plus « confort » pour la partie canoé, multicouche en ce qui concerne les vêtements car l’étude des statistiques météo sur http://www.wunderground.com/ indique qu’il faut s’attendre à tout, de la neige aux températures déjà caniculaires, d’autant que nous visiterons des endroits distants de plus de 1000 km du sud au nord.
Notons au passage le poids ridiculement bas autorisé par Condor en bagage cabine : 6 kg seulement ! Et ils contrôlent…pas avec la même intransigeance que Ryanair heureusement… 23 kg comme tout le monde pour le bagage en soute. On est tout juste dans les clous (faut dire qu’on emmène des lyophilisés pour quasi 1 semaine, ça ira mieux au retour !)
Finalement et pour une fois ( !) le jour du départ arriva très vite. Place au récit….
Jeudi 24/04 /14 J1 Après avoir survolé l’Europe, l’Océan Atlantique Nord, les 4/5 du continent nord-américain, nous survolons enfin le Nevada, c’est le désert à perte de vue… Soudain nous dépassons le Lac Mead, survolons pendant quelques secondes les faubourgs pourtant si étendus de Las Vegas et quelques instants après nous fonçons vers le centre-ville et ses immenses buildings : la piste est en plein centre-ville ! Il faut dire qu’ici il fait si chaud une bonne partie de l’année que tout le monde vit en vase clos avec la clim, fenêtres closes (impossibles d’ailleurs le plus souvent de les ouvrir…) L’avion est ponctuel mais les formalités douanières trainent en longueur (plus de 1h30). Nous récupérons enfin la voiture, en 2 secondes pour une fois car nous sommes les premiers au guichet et nous fichons pas mal des caractéristiques techniques de la voiture. On prend un RAV 4 tout neuf avec 280 miles au compteur, pas 4X4 mais ça n’a pas d’importance. Pour une fois les pneus sont en bon état car neufs ! Pas question de mollir…nous avons un peu dormi dans l’avion et c’est tant mieux car nous filons à présent vers Bryce Canyon NP où nous arrivons crevés vers 21h après 4h de route. Check in rapide au Ruby’s Inn où j’ai réservé une chambre il y a quelques jours. Nous sommes debout depuis 25h, on achète de quoi dîner rapidement dans la chambre à l’épicerie de l’hôtel, du gaz pour notre réchaud et hop au lit après avoir avalé un Stilnox (chez nous il est 6 ou 7 h du matin…) Vendredi 25/04/14 J2 On se réveille presque frais et dispo vers 6h (décalage horaire aidant). Gros petit déjeuner au Ruby’s Inn avant de partir randonner sur Fairyland Loop. Nous avons déjà visité Bryce mais cette randonnée est une première pour nous. Fin avril et à cette heure matinale, il n’y a quasi personne. A noter pour ceux que ça intéresserait que les campgrounds sont pleins mais ça ronfle encore. Cette partie du parc nous a semblé moins minérale que plus au sud. On prend notre temps pour parcourir les 13 km de la rando, démarrée vers 7h du matin (le Ruby’s Inn est juste à l’entrée du parc) qui se déroule au sein d’un amphithéâtre vallonné, ponctué de cheminée de fées, de pins obstinés, de badlands colorés, d’arches improbables, de murailles dentelées, et dont la boucle se termine par un retour le long de la rim ce qui permet d’apprécier a posteriori le chemin parcouru. Très belle balade ! En route à présent vers Moab ! Après concertation et en dépit du temps qui se couvre, nous choisissons de passer par la très belle Scenic Byway 12 (5h17 selon google maps) plutôt que par l’autoroute (4h) Nous l’avons déjà parcourue plusieurs fois mais mille passages sur cette route ne suffiraient pas à s’en lasser. Pas de photos car ciel couvert. Souvenir…souvenir…on adore cette région du Grand Staircase Escalante ! A partir de Capitol Reef, l’atmosphère est jaunie par un violent vent de sable qui bouche l’horizon. Il y a un monde fou (tout est relatif) sur la route au sud de la I70. Nous sommes vendredi soir et on a l’impression que tous filent vers Moab où nous arrivons vers 18h. Quelle animation, un vrai zoo ! Il y a visiblement un rassemblement de vielles voitures ou de voitures bizarres en tout cas. Les gens sont installés en bord de route, vautrés dans de vieux canapés jetés à l’arrière de pick up déglingués et attendent visiblement The Défilé. C’est très bon enfant (d’autant qu’en Utah la consommation d’alcool est très réglementée) mais aussi très motorisé et vrombissant de partout ! Pas de doute, c’est plus tranquille en été… Nous faisons le check in à l’Inca Inn (je comprends au vu de toute cette animation pourquoi le prix des hôtels était si élevé quand j’ai réservé il y a une quinzaine de jours), filons au petit supermarché situé à l’entrée sud de la ville acheter fruits et salades pour le dîner de ce soir puis préparons tranquillement nos sacs-à-dos car le départ pour notre randonnée de 4 jours dans the Maze est prévu demain à la première heure. La météo prévoit un peu de pluie pour cette première journée puis du grand beau temps chaud avec 26°C mais des nuits très fraîches avec seulement quelques degrés au- dessus de zéro. Il s’agit simplement de réorganiser nos sacs car pour optimiser poids, volume et saveurs, et éviter les surprises gustatives j’ai fait le choix d’apporter notre propre boustifaille. Nous avons un sac de 8 kg chacun, sans compter l’eau, avec 4 jours de nourriture. On se couche de bonne heure, comme tout le monde ici à Moab semble-t-il car les rues sont maintenant revenues au calme. Boules Quiès de rigueur tout de même vu l’isolation…
Samedi 26/04/14 J3, J1 trek Nous arrivons à 7H30 chez Tex’s Riverways. Organisation très pro et bien rodée : notre voiture sera garée à l’arrière sur leur parking, nous embarquons aussitôt dans un gros bus scolaire jaune rien que pour nous et après 1/2h de route arrivons à Potash Boat Ramp où le jetboat est mis à l’eau en quelques minutes. Nous sommes les seuls passagers à bord. Le ciel est menaçant et je prends soin de m’équiper pour la pluie de la tête aux pieds. C’est parti pour 50 miles à 25 nœuds de moyenne : le froid se fait immédiatement sentir, d’autant qu’en plus on a un vent violent de face, on ferme les écoutilles du mieux possible. Puis la pluie annoncée arrive, légère puis plus intense, ça caille ! Nous dépassons plusieurs canoéistes réfugiés à terre car le vent violent et à contre-courant lève un clapot très gênant pour de si frêles embarcations. Le paysage disparait dans des nuées de pluie, je me mets en mode frileuse et me réfugie au fond du bateau entre 2 rangées de sièges et me couvre d’une banquette en skaï, tandis que Fred reste dignement assis à braver les éléments. Il n’a pas mis son pantalon de pluie et se retrouve rapidement trempé jusqu’à l’os en dessous de la ceinture, brrr… A « fond de cale » je devine que nous arrivons à Spanish Bottom quand le bateau ralentit enfin après 2 heures de tape-cul frigorifiant. Une dizaine de personnes avec une montagne de matériel attend stoïquement sous la pluie de pouvoir embarquer. Nous débarquons en un clin d’œil, déplions nos bâtons de marche et levons les yeux vers la falaise. Bon ben, c’est par là…allons-y gaiment, ça va nous réchauffer ! Au bout d’une centaine de mètres, la pluie cesse… Un dernier regard sur la prairie fleurie de Spanish Bottom , puis vers notre bateau avec lequel nous avons RDV au même endroit dans 4 jours. La pente s’adoucit un peu et nous découvrons les Doll Houses qui pointent vers le ciel gris. A l’est le ciel est encore très noir mais le vent vient de l’ouest et… au moment où nous arrivons en terrain horizontal au pied des monolithes, le ciel bleu fait son apparition ! Quel timing ! Moi qui craignais de suer sang et eau dans les 300 m de grimpette depuis le Colorado ! Grâce à la fraîcheur, nous sommes montés tranquillement malgré nos sacs de 10 kg pour moi et 14 kg pour Fred. En effet, nous avons chacun 2 litres d’eau pour la journée (j’avais prévu 4l/personne mais compte-tenu de la température ambiante et de nos constations lors de la rando d’hier à Bryce, nos besoins sont finalement très inférieurs) et Fred a monté en plus un gallon (3,6 l) que nous cachons à un endroit où nous repasserons avant la 3ème et dernière nuit dans the Maze (tout près de la bifurcation vers the Granary que nous visiterons le 3ème jour) car il n’y a pas d’eau dans cette partie de the Maze. Les cartes du National Geographic (indispensables ainsi qu’un GPS) indiquent la présence de quelques sources dans le parc et j’ai conçu notre parcours en fonction de celles-ci. Arrivés en haut nous sommes rattrapés par un ranger qui nous demande nos permis (1ère fois que ça m’arrive, je ne pensais pas que ça se produirait par ici !) Nous lui exposons rapidement notre parcours, qu’il approuve et confirme mon intuition qu’avec toute cette pluie des dernières heures nous devrions trouver de l’eau assez facilement. Nous basculons enfin vers la piste menant au campsites 1 et 2 des Doll Houses Et la quittons aussitôt pour l’Overlook Trail Les nuages défilent à toute allure et Fred sèche rapidement (quelle tranquillité d’esprit de savoir qu’ici en climat désertique, rien ne reste mouillé longtemps !) Nous nous faufilons entre 2 tours et découvrons une vaste plaine ponctuée d’énormes blocs de sandstone. Petite pause à l’abri du vent alors que le ciel se couvre à nouveau. Nous allons marcher une petite demi-heure avec vestes et pantalons de pluie et le paysage est si bouché que je me concentre sur la flore printanière. Le sentier est bien marqué et balisé de cairns sur le slickrock. Nous reconnaissons au loin les Needles dans un écrin de pluie. Ici la pluie est rare mais elle s’accumule après avoir couru sur les collines de slickrock dans de miraculeuses petites oasis de verdure. Ailleurs elle reste prisonnière des potholes avant de disparaître en quelques jours sous l’effet du vent et du soleil. On se régale de ces gros cumulus joufflus (et lointains !) Le soleil refait quelques apparitions Et la flore profite bien de cette alternance Nous ne sommes pas allées tout au bout de l’Overlook Trail mais avons bifurqué à G un peu avant. Au SE les Needles à l’arrière-plan Et au SO Chimney Rock, notre étape de mi-journée de demain (à G de l’image à l’arrière-plan) La fin de l’étape du jour est proche, nous apercevons le fond de Water Canyon où se trouve une source. Il coule en effet un filet d’eau…nous montons la tente en vitesse car la pluie menace à nouveau. Puis Fred fait le plein d’eau pour le repas du soir et le petit déjeuner du lendemain. L’avantage du filtre (en plus de sa fonction de…filtre) est qu’il permet de remplir une bouteille même si l’eau est très peu profonde. Sinon c’est à la cuiller ! Finalement compte-tenu de la météo du jour (pas plus de 15°C et beaucoup de vent), nous n’avons bu pour les 7 miles de l’étape (miles qui comptent double vu le nombre d’acrobaties nécessaires à la progression ! Mais c’est très ludique…) qu’un litre et demi à nous deux. On découvre ensuite une alcôve qui surplombe le ruisseau et hésitons à déménager la tente mais la flemme l’emporte (cette alcôve est quasi plate et on peut donc y dormir sans tente ni tarp à l’abri des intempéries) Il pleut un peu pendant la nuit mais au réveil la tente est sèche, même pas de rosée !
La suite bientôt...
Excursion aux parcs Talampaya et Ischigualasto avec cette agence? (La Rioja, Argentine) English translation pending
Bonjour à tous,
Quelqu'un a t'il déjà eu affaire à l'agence "Corona del Inca" basée à La Rioja ? Si oui, la conseilleriez-vous ? C'est pour une excursion aux parcs Talampaya et Ischigualasto.
Merci d'avance.
Maxime
Quelqu'un a t'il déjà eu affaire à l'agence "Corona del Inca" basée à La Rioja ? Si oui, la conseilleriez-vous ? C'est pour une excursion aux parcs Talampaya et Ischigualasto.
Merci d'avance.
Maxime
Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour English translation pending
Bonjour à tous !
Voici le compte rendu détaillé de notre deuxième tour du monde.
Très différent du 1er, il ne peut être comparé. Nous avons éprouvé le même bonheur à la découverte d’horizons nouveaux, et à la rencontre des autres. Ces échanges furent enrichissants. Nous avons apprécié notre bateau car plus petit, malgré son côté vieillot, mais c’est le seul qui permet de remonter l’Amazone, l’un des moments fort de ce TDM.
Je vous propose de commencer ce fil avec le récit complet de ces 122 jours, il n’en manquera pas un !
À la fin de ce récit qui sera édité par chapitres, en fonction de mes disponibilités, je me ferai un plaisir de répondre au mieux à vos interrogations. Je me tiens à votre disposition pour faciliter, autant que faire se peut, la préparation des futurs tourdumondistes à leur nouvelle aventure.
Bon voyage !
Christian
Voici le compte rendu détaillé de notre deuxième tour du monde.
Très différent du 1er, il ne peut être comparé. Nous avons éprouvé le même bonheur à la découverte d’horizons nouveaux, et à la rencontre des autres. Ces échanges furent enrichissants. Nous avons apprécié notre bateau car plus petit, malgré son côté vieillot, mais c’est le seul qui permet de remonter l’Amazone, l’un des moments fort de ce TDM.
Je vous propose de commencer ce fil avec le récit complet de ces 122 jours, il n’en manquera pas un !
À la fin de ce récit qui sera édité par chapitres, en fonction de mes disponibilités, je me ferai un plaisir de répondre au mieux à vos interrogations. Je me tiens à votre disposition pour faciliter, autant que faire se peut, la préparation des futurs tourdumondistes à leur nouvelle aventure.
Bon voyage !
Christian
De Montréal à Mt Rushmore puis Yellowstone ou l'inverse? English translation pending
Bonjour à tous
Qui peut me renseigner svp
Au départ de Montréal qu'est il préférable de faire
Rapid city mont Rushmore. Puis voiture location jusque Yellow Stone. Ou débarquer à yellow Stone. Mais la je ne suis pas sûre qu il existe un aeroport. Et revenir vers Papid city
Les routes entre mont Rushmore et yellow Stone sont elles bonnes?.
Un gros merci d'Avance
Cloclo
Une autre Espagne English translation pending
A tous ceux qui ont vraiment envie de sortir des chemins battus et rebattus en Espagne je vous conseille ce documentaire , d'autant plus qu'il ne fait pas beau aujourd'hui , ça vous permettra de rêver un peu .
Documentaire Les grandes transhumances ... - YouTube
L’Estrémadure et l’Andalousie dans toute sa splendeur , j'ai suivie il y a quelques années dans la sierra de Gredos un de ces déplacements , c'est fantastiques .
D'accord ce n'est pas la Costa Brava , mais c'est véridique , et pour les amoureux de la nature cette région avec ses vautours , ces cochons noirs en semi liberté , ses cigognes ...je vous assure que ça vaut le détour .
Hannah
Documentaire Les grandes transhumances ... - YouTube
L’Estrémadure et l’Andalousie dans toute sa splendeur , j'ai suivie il y a quelques années dans la sierra de Gredos un de ces déplacements , c'est fantastiques .
D'accord ce n'est pas la Costa Brava , mais c'est véridique , et pour les amoureux de la nature cette région avec ses vautours , ces cochons noirs en semi liberté , ses cigognes ...je vous assure que ça vaut le détour .
Hannah
Retour de 20 jours de croisière Célébrity en Nouvelle-Zélande et Nouvelle-Caledonie English translation pending
Bonjour,
Pas tout à fait rentres, nous sommes dans le Lounge Emirates de Sydney nous serons à la maison demain soir.
Mes premières impressions sont très positives en ce qui concerne l'itinéraire mais très négatives en ce qui concerne Célébrity.
J'y reviendrai plus en détail. Mais une chose est sûre si nous repartons avec Célébrity ce sera parce qu'ils sont les seuls a proposer un itinéraire, sinon nous privilégierons un bateau plus petit. 2 500 passagers et même 2700 la deuxième croisière c'est difficile à gérer et le service s'en ressent.
Compte rendu de notre croisière aux îles Canaries, Madère et Maroc à bord du MSC ARMONIA English translation pending
Bonjour à tous,
Voici le compte rendu de notre croisière aux îles Canaries, Madère et le Maroc à bord du MSC ARMONIA du 22 février au 7 mars 2014.
Je fais un compte rendu jour par jour illustré de photos. Il faut cliquer sur les photos pour les agrandir. Je détaille parfois un peu trop mais j’espère que notre expérience vous sera utile.
Je suis entré dans le détail concernant la mésaventure que nous avons eu avec GO VOYAGE pour l’achat des billets d’avion. Je comprends que pour certains cela puisse paraître long et ennuyeux mais je vous invite toutefois à lire cette partie de mon compte rendu car c’est vraiment affligeant et intéressant. Il faut s’entre-aider entre membres du forum et c’est pourquoi je vous parle de cette mésaventure.
Cette croisière de 15 jours au départ et à l’arrivée de Las Palmas de Gran Canaria, qui était en fait une succession de deux croisières, avait l’itinéraire suivant :
Las Palmas de Gran Canaria / en mer / Casablanca (2 jours) / Agadir / Arrecife de Lanzarote / Santa Cruz de Tenerife / Las Palmas de Gran Canaria / San Sebastian de la Gomera / en mer / Funchal (2 jours) / Santa Cruz de La Palma / Santa Cruz de Tenerife / Las Palmas de Gran Canaria.
Cette croisière a été achetée chez AZUR CROISIERE dont la réputation n’est plus à faire.
Attention ! Quand vous achetez une succession de deux croisières comme nous, faites bien attention de ne pas payer deux fois le jour 8 ! (je veux dire le dernier jour de la première croisière et le premier jour de la deuxième croisière).
Exemple pour notre croisière en cabine extérieure vue totalement dégagée :
Première croisière : Las Palmas de Gran Canaria / en mer / Casablanca (2 jours) / Agadir / Arrecife de Lanzarote / Santa Cruz de Tenerife / Las Palmas de Gran Canaria Prix : 769 € / personne
Deuxième croisière : Las Palmas de Gran Canaria / San Sebastian de La Gomera / en mer / Funchal (2 jours) / Santa Cruz de la Palma / Santa Cruz de Tenerife / Las Palmas de Gran Canaria Prix : 769 € / personne
Le prix des deux croisières successives n’est pas de 769 € x 2 = 1538 € / personne mais de 1442 € / personne !
Après avoir réservé cette croisière, de nombreuses modifications ont eu lieu :
-La cabine que nous avions réservée a été modifiée. Nous avions réservé une cabine au pont 9, ils nous ont finalement donné une cabine au pont 7. Nous avons été un peu déçus mais il était bien précisé sur le document de réservation que MSC était libre de modifier la cabine réservée initialement par le client. Les prix d’une cabine extérieure vue totalement dégagée étant le même que celui d’une cabine extérieure vue partiellement ou totalement obstruée (ce que personnellement je ne trouve pas normal …), j’ai bien fait attention à ce que la cabine 7131 soit totalement dégagée ce qui fut heureusement le cas.
-L’arrêt à Santa Cruz de Tenerife lors de la deuxième semaine n’était pas prévue initialement. On devait s’arrêter à Puerto del Rosario sur l’île de Fuerteventura.
- Des escales ont été raccourcis, d’autres rallongés …
- L’escale de San Sebastian de la Gomera était initialement prévue un autre jour (lundi de la deuxième semaine et non dimanche de la deuxième semaine) …
Initialement, nous avions réservé une autre croisière de 12 jours presque identique début février sur le COSTA CLASSICA au départ et à l’arrivée de Santa Cruz de Tenerife mais pour raison professionnelle, nous avons été obligés de l’annuler. Nous avons voulu dans un premier temps la réserver pour une autre date mais malheureusement le prix de cette croisière avait sensiblement augmenté depuis notre réservation et de plus elle n’était plus proposée au départ et à l’arrivée de Santa Cruz de Tenerife mais au départ et à l’arrivée de Casablanca, ce qui ne nous arrangeait pas.
Nous avons finalement pu acheter cette croisière à bord du MSC ARMONIA après que MSC est décidé d’annuler les croisières initialement prévues avec ce paquebot en Mer Rouge pour des raisons de sécurité. Il était prévu des escales en Egypte, en Israël ainsi qu’en Jordanie.
Nous avions également réservé notre billet d’avion sur le site de réservation GO VOYAGE (grenouille verte) que je déconseille fortement car ils ont essayé de nous escroquer !
Vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous pour en savoir plus :
http://voyageforum.com/discussion/attention-go-voyages-pratiques-douteuses-d6502901/
Voici le compte rendu de notre croisière aux îles Canaries, Madère et le Maroc à bord du MSC ARMONIA du 22 février au 7 mars 2014.
Je fais un compte rendu jour par jour illustré de photos. Il faut cliquer sur les photos pour les agrandir. Je détaille parfois un peu trop mais j’espère que notre expérience vous sera utile.
Je suis entré dans le détail concernant la mésaventure que nous avons eu avec GO VOYAGE pour l’achat des billets d’avion. Je comprends que pour certains cela puisse paraître long et ennuyeux mais je vous invite toutefois à lire cette partie de mon compte rendu car c’est vraiment affligeant et intéressant. Il faut s’entre-aider entre membres du forum et c’est pourquoi je vous parle de cette mésaventure.
Cette croisière de 15 jours au départ et à l’arrivée de Las Palmas de Gran Canaria, qui était en fait une succession de deux croisières, avait l’itinéraire suivant :
Las Palmas de Gran Canaria / en mer / Casablanca (2 jours) / Agadir / Arrecife de Lanzarote / Santa Cruz de Tenerife / Las Palmas de Gran Canaria / San Sebastian de la Gomera / en mer / Funchal (2 jours) / Santa Cruz de La Palma / Santa Cruz de Tenerife / Las Palmas de Gran Canaria.
Cette croisière a été achetée chez AZUR CROISIERE dont la réputation n’est plus à faire.
Attention ! Quand vous achetez une succession de deux croisières comme nous, faites bien attention de ne pas payer deux fois le jour 8 ! (je veux dire le dernier jour de la première croisière et le premier jour de la deuxième croisière).
Exemple pour notre croisière en cabine extérieure vue totalement dégagée :
Première croisière : Las Palmas de Gran Canaria / en mer / Casablanca (2 jours) / Agadir / Arrecife de Lanzarote / Santa Cruz de Tenerife / Las Palmas de Gran Canaria Prix : 769 € / personne
Deuxième croisière : Las Palmas de Gran Canaria / San Sebastian de La Gomera / en mer / Funchal (2 jours) / Santa Cruz de la Palma / Santa Cruz de Tenerife / Las Palmas de Gran Canaria Prix : 769 € / personne
Le prix des deux croisières successives n’est pas de 769 € x 2 = 1538 € / personne mais de 1442 € / personne !
Après avoir réservé cette croisière, de nombreuses modifications ont eu lieu :
-La cabine que nous avions réservée a été modifiée. Nous avions réservé une cabine au pont 9, ils nous ont finalement donné une cabine au pont 7. Nous avons été un peu déçus mais il était bien précisé sur le document de réservation que MSC était libre de modifier la cabine réservée initialement par le client. Les prix d’une cabine extérieure vue totalement dégagée étant le même que celui d’une cabine extérieure vue partiellement ou totalement obstruée (ce que personnellement je ne trouve pas normal …), j’ai bien fait attention à ce que la cabine 7131 soit totalement dégagée ce qui fut heureusement le cas.
-L’arrêt à Santa Cruz de Tenerife lors de la deuxième semaine n’était pas prévue initialement. On devait s’arrêter à Puerto del Rosario sur l’île de Fuerteventura.
- Des escales ont été raccourcis, d’autres rallongés …
- L’escale de San Sebastian de la Gomera était initialement prévue un autre jour (lundi de la deuxième semaine et non dimanche de la deuxième semaine) …
Initialement, nous avions réservé une autre croisière de 12 jours presque identique début février sur le COSTA CLASSICA au départ et à l’arrivée de Santa Cruz de Tenerife mais pour raison professionnelle, nous avons été obligés de l’annuler. Nous avons voulu dans un premier temps la réserver pour une autre date mais malheureusement le prix de cette croisière avait sensiblement augmenté depuis notre réservation et de plus elle n’était plus proposée au départ et à l’arrivée de Santa Cruz de Tenerife mais au départ et à l’arrivée de Casablanca, ce qui ne nous arrangeait pas.
Nous avons finalement pu acheter cette croisière à bord du MSC ARMONIA après que MSC est décidé d’annuler les croisières initialement prévues avec ce paquebot en Mer Rouge pour des raisons de sécurité. Il était prévu des escales en Egypte, en Israël ainsi qu’en Jordanie.
Nous avions également réservé notre billet d’avion sur le site de réservation GO VOYAGE (grenouille verte) que je déconseille fortement car ils ont essayé de nous escroquer !
Vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous pour en savoir plus :
http://voyageforum.com/discussion/attention-go-voyages-pratiques-douteuses-d6502901/
Projet voyage en famille Ouest USA, juin-juillet 2014 English translation pending
Bonjour à tous
Voilà plusieurs semaines (mois ?) que nous préparons notre périple estival sur l'ouest des Etats Unis et le circuit semble posé. Nous voyageons en famille : 2 adultes + 2 ados de 12 et 15 ans, bien rompus aux randos, et aux voyages sac-au-dos. Le confort minimum ne les gène pas pourvu "qu'on voit des trucs chouettes ou qu'on rencontre des gens sympas !" Nous avons 32 jours sur place et les avons répartis selon le planning ci-dessous.
Certaines journées sont "tendues" mais même avec 32 jours il faut faire des choix ! Nous alternerons logement à proximité des parcs en motel ou dans les parcs en camping (une première pour nous !). Nous arrivons sur San Francisco mais repartirons de Washington Dc où nous retrouvons des amis. Le planning s'arrête donc à notre départ de Las Vegas, avec un vol sur Baltimore.
Merci à tous ceux qui apporteront leurs commentaires, leurs conseils et avis. Ce forum est riche en partage et je ne peux que remercier par avance tous ceux qui y participent.20/06/2014 - arrivée SF 19:00SF - nuit Mayflower hotelSFSF - Fresno : visite Sausalito en cours de route - nuit motelSequoia NP, nuit Ridgecrest motelRidgecrest - Death Valley - Las Vegas : journée chaude à tous les niveaux ! - nuit stratosphereLVLV - Zion : emerald pools le matin + angels' landing trail en fin d'aprèm - nuit Cedar City ou ds le parcZion - Bryce : navajo and queen's garden + peek a boo loop - nuit CannonvilleCannonville - Moab : scenic byway 12 (chaud aussi et gros doute sur cette looooongue journée)ArchesIsland in the Skythe NeedlesMoab - Salt Lake City - nuit motelSLC - Yellowstone : gibbon falls + norris - Nuit MadisonYellowstone : old faithful + west thumb - nuit MadisonYellowstone : mammoth springs + Lamar valley + Tower fall + autres choses à creuser - nuit canyon villageYellowtone : canyon village + hayden valley + mud volcano + yellowstone lake - nuit grant villageYellowstone - Jackson : taggart lake trail + jenny lake drive - nuit campingJackson - Rock Springs - nuit motelRock springs - Carbondale : Flaming gorge + rodéo le soirCarbondale - Glenwood springs + hanging lake + St Elmo's mine + great sand dunes - AlamosaAlamosa - Durango - Silverton - Cortes ou Durango Cortes - Mesa Verde (probablement uniquement Chapin Mesa) - BluffBluff - Gooseneck - valley of gods - Monument valley - nuit camping Goulding'sMonument valley - page : wahweap marina + barrage + lone rock beach +/- paria rimrocks selon l'envie des troupesHorseshoe bend - waterholes canyon - grand canyon - nuit campingGrand Canyon - Williams - nuit motelWilliams - LA (par choix, longue étape routière)LALA - LV en fin de journée - nuit HootersLV23/07/2014 - vol LV - Baltimore (23:00-7:30)- pour couper le J10 et passer une nuit à Torrey par exemple, je pensais faire Yellowstone - Grand Teton (jenny lake drive + pause au bord d'un lac sans rando) - Jackson (visite rapide en ville) - Rock Springs en 1 jour : est ce jouable ?
Il y a sans doute des choses perfectibles dans ce circuit, je reste à l'écoute et tenterai de concilier vos propositions et nos habitudes et désirs. Nous construisons le voyage à 4, et il faut que chacun y trouve son compte et son plaisir.
Merci à vous Iza
Voilà plusieurs semaines (mois ?) que nous préparons notre périple estival sur l'ouest des Etats Unis et le circuit semble posé. Nous voyageons en famille : 2 adultes + 2 ados de 12 et 15 ans, bien rompus aux randos, et aux voyages sac-au-dos. Le confort minimum ne les gène pas pourvu "qu'on voit des trucs chouettes ou qu'on rencontre des gens sympas !" Nous avons 32 jours sur place et les avons répartis selon le planning ci-dessous.
Certaines journées sont "tendues" mais même avec 32 jours il faut faire des choix ! Nous alternerons logement à proximité des parcs en motel ou dans les parcs en camping (une première pour nous !). Nous arrivons sur San Francisco mais repartirons de Washington Dc où nous retrouvons des amis. Le planning s'arrête donc à notre départ de Las Vegas, avec un vol sur Baltimore.
Merci à tous ceux qui apporteront leurs commentaires, leurs conseils et avis. Ce forum est riche en partage et je ne peux que remercier par avance tous ceux qui y participent.20/06/2014 - arrivée SF 19:00SF - nuit Mayflower hotelSFSF - Fresno : visite Sausalito en cours de route - nuit motelSequoia NP, nuit Ridgecrest motelRidgecrest - Death Valley - Las Vegas : journée chaude à tous les niveaux ! - nuit stratosphereLVLV - Zion : emerald pools le matin + angels' landing trail en fin d'aprèm - nuit Cedar City ou ds le parcZion - Bryce : navajo and queen's garden + peek a boo loop - nuit CannonvilleCannonville - Moab : scenic byway 12 (chaud aussi et gros doute sur cette looooongue journée)ArchesIsland in the Skythe NeedlesMoab - Salt Lake City - nuit motelSLC - Yellowstone : gibbon falls + norris - Nuit MadisonYellowstone : old faithful + west thumb - nuit MadisonYellowstone : mammoth springs + Lamar valley + Tower fall + autres choses à creuser - nuit canyon villageYellowtone : canyon village + hayden valley + mud volcano + yellowstone lake - nuit grant villageYellowstone - Jackson : taggart lake trail + jenny lake drive - nuit campingJackson - Rock Springs - nuit motelRock springs - Carbondale : Flaming gorge + rodéo le soirCarbondale - Glenwood springs + hanging lake + St Elmo's mine + great sand dunes - AlamosaAlamosa - Durango - Silverton - Cortes ou Durango Cortes - Mesa Verde (probablement uniquement Chapin Mesa) - BluffBluff - Gooseneck - valley of gods - Monument valley - nuit camping Goulding'sMonument valley - page : wahweap marina + barrage + lone rock beach +/- paria rimrocks selon l'envie des troupesHorseshoe bend - waterholes canyon - grand canyon - nuit campingGrand Canyon - Williams - nuit motelWilliams - LA (par choix, longue étape routière)LALA - LV en fin de journée - nuit HootersLV23/07/2014 - vol LV - Baltimore (23:00-7:30)- pour couper le J10 et passer une nuit à Torrey par exemple, je pensais faire Yellowstone - Grand Teton (jenny lake drive + pause au bord d'un lac sans rando) - Jackson (visite rapide en ville) - Rock Springs en 1 jour : est ce jouable ?
Il y a sans doute des choses perfectibles dans ce circuit, je reste à l'écoute et tenterai de concilier vos propositions et nos habitudes et désirs. Nous construisons le voyage à 4, et il faut que chacun y trouve son compte et son plaisir.
Merci à vous Iza
Ouest des USA English translation pending
Bonjour,
Mon père (50 ans), mon frère (24 ans) et moi (19 ans) désirons voyager dans l'Ouest des Etats-Unis durant l'été 2015. Nous voulons éviter au maximum les villes pour pouvoir profiter de la nature et des vastes étendues. Je suis donc en train d'essayer de tracer l'ébauche de l'itinéraire. J'ai pensé en priorité à faire ceci : Yellowstone, Arches National Park, Mesa Verde National Park, Monument Valley, Grand Canyon (ce qui représente 16 heures de route pour le tout).
Nous souhaitons nous y rendre pendant 3 semaines ou bien pendant 4 semaines, cela dépend de ce qu'il y a à faire. Que pensez-vous de la cohérence de l'itinéraire pour des amoureux de la nature et des randonnées ? Pensez-vous que je dois aussi songer à me rendre à Zion National Park ou/et à Bryce Canyon ? J'aimerais aussi savoir combien de jours faut-il prévoir pour chaque étape étant donné que nous souhaitons randonner et prendre notre temps.
Ensuite, quels aéroports faut-il privilégier pour l'aller et pour le retour au vu de mon itinéraire ? Au niveau du moyen de transport, je pense que la location d'une voiture pourrait être adaptée, plutôt que d'un camping car. Mais si nous restons plusieurs jours sur un site, je trouve cela dommage d'avoir à payer une voiture qui ne servira peut-être pas, quoi que, c'est à vous de me dire si une voiture peut être utile lorsqu'on est sur place, je ne sais pas. Pour l'hébergement, j'ai pensé soit à airbnb, soit aux hotels, qu'en pensez-vous ?
Merci à vous !
Mon père (50 ans), mon frère (24 ans) et moi (19 ans) désirons voyager dans l'Ouest des Etats-Unis durant l'été 2015. Nous voulons éviter au maximum les villes pour pouvoir profiter de la nature et des vastes étendues. Je suis donc en train d'essayer de tracer l'ébauche de l'itinéraire. J'ai pensé en priorité à faire ceci : Yellowstone, Arches National Park, Mesa Verde National Park, Monument Valley, Grand Canyon (ce qui représente 16 heures de route pour le tout).
Nous souhaitons nous y rendre pendant 3 semaines ou bien pendant 4 semaines, cela dépend de ce qu'il y a à faire. Que pensez-vous de la cohérence de l'itinéraire pour des amoureux de la nature et des randonnées ? Pensez-vous que je dois aussi songer à me rendre à Zion National Park ou/et à Bryce Canyon ? J'aimerais aussi savoir combien de jours faut-il prévoir pour chaque étape étant donné que nous souhaitons randonner et prendre notre temps.
Ensuite, quels aéroports faut-il privilégier pour l'aller et pour le retour au vu de mon itinéraire ? Au niveau du moyen de transport, je pense que la location d'une voiture pourrait être adaptée, plutôt que d'un camping car. Mais si nous restons plusieurs jours sur un site, je trouve cela dommage d'avoir à payer une voiture qui ne servira peut-être pas, quoi que, c'est à vous de me dire si une voiture peut être utile lorsqu'on est sur place, je ne sais pas. Pour l'hébergement, j'ai pensé soit à airbnb, soit aux hotels, qu'en pensez-vous ?
Merci à vous !
Voyager autour de Tana et Fianarantsoa? English translation pending
Bonjour,
Je suis à l'université et dans le cadre d'un stage, je pars 5 semaines à Madagascar en mars-avril. Je fais 4 semaines près de Fianarantsoa et j'ai une semaine de vacances.
J'ai donc plusieurs questions (après avoir lu quelques récits, j'ai déjà pu répondre à quelques-unes :) Merci!)
1°) Je ne sais pas encore si je devrai travailler les week-ends, mais si jamais je ne dois pas ( :D ), qu'auriez-vous comme destination "mini-citytrip" à partager autour de Fianarantsoa ? J'aurai juste à chaque fois 2 jours et je sais que tous les trajets en taxi brousse prennent déjà du temps... =/ Un truc à ne pas manquer ? Un petit détour qui en vaut la peine ?
2°) Pendant ma semaine de "vacances", je compte remonter à la capitale rejoindre des amis qui y font leur travail de fin d'étude. A nouveau, auriez-vous des petits spots à ne pas manquer près de la capitale ? Pour 1-2 ou 3 jours ? Ou alors sur la remontée, une petite activité à faire seule en passant ?
Merci d'avance pour vos réponses car je me perd parmi les foules d'informations! Morgane
Je suis à l'université et dans le cadre d'un stage, je pars 5 semaines à Madagascar en mars-avril. Je fais 4 semaines près de Fianarantsoa et j'ai une semaine de vacances.
J'ai donc plusieurs questions (après avoir lu quelques récits, j'ai déjà pu répondre à quelques-unes :) Merci!)
1°) Je ne sais pas encore si je devrai travailler les week-ends, mais si jamais je ne dois pas ( :D ), qu'auriez-vous comme destination "mini-citytrip" à partager autour de Fianarantsoa ? J'aurai juste à chaque fois 2 jours et je sais que tous les trajets en taxi brousse prennent déjà du temps... =/ Un truc à ne pas manquer ? Un petit détour qui en vaut la peine ?
2°) Pendant ma semaine de "vacances", je compte remonter à la capitale rejoindre des amis qui y font leur travail de fin d'étude. A nouveau, auriez-vous des petits spots à ne pas manquer près de la capitale ? Pour 1-2 ou 3 jours ? Ou alors sur la remontée, une petite activité à faire seule en passant ?
Merci d'avance pour vos réponses car je me perd parmi les foules d'informations! Morgane
Bolivie en autonomie (4x4) au mois de septembre English translation pending
Bonjour à tous,
Nous somme en pleine préparation avec mon amie d'un roadtrip sur les terres Andines de la Bolivie pour le moi de Septembre (2 semaines en 4x4 de loc, 1 semaine à pied/bus). Lors de nos recherches, nous sommes tombés sur un certain nombre de carnets de voyage qui nous ont étés très utiles, nous remercions au passage leurs auteurs (Krikri6792, Beregond...), mais nous avons aussi constaté qu'un certain nombre de personne cherchait les mêmes renseignements que nous pour des dates proches des nôtres. Aldo, de la fameuse agence de loc Petita rent a car, nous ayant confirmé qu'il n'avait plus de véhicules disponibles pour nos dates, nous en avons déduit qu'un certain nombre de personne naviguant sur ce forum avait potentiellement réservés chez lui pour le mois de Septembre. Nous nous disions donc que si certaines personnes effectuent le même voyage au même dates que nous, il serait sympa de pouvoir partager le fruits de nos préparations, pourquoi pas établir des points de rencontre sur place pour se tenir informé de l'état des routes (pour les itinéraires en sens opposés) ou même faire des petits bout de trajet ensemble pour les parties les plus techniques et/ou isolées, les randonnées à "risque" (Uturuncu?) histoire que chacun soit le back-up de l'autre en cas d'enlisement, casse ou tout simplement pour échanger sur la passion des voyages. Pour info, nous avons loué un Nissan Patrol chez Imbex rent a car, qui semble être une agence assez connue à la Paz. Le parcours: Arrivée Vendredi 12 à la Paz à 13h Samedi 13: Acclimatation Dimanche 14: Route des yungas en VTT Lundi 15 Septembre: La Paz -> Potosi Mardi 16: Mines Potosi + Potosi-> Sucre en shared taxi (pour ne pas trop dépasser le km max du 4x4) Mercredi 17: Visite sucre Jeudi 18: Cucre - > Potosi en shared taxi puis Potosi -> Tupiza Vendredi 19: Balade autour de Tupiza (bonnes adresses pour des rando à cheval?) Samedi 20: Tupiza -> San Antonio de lipez Dimanche 21: San Antonio-> Quetena chico Lundi 22: Ascension Uturuncu le matin, Uturuncu -> Laguna verde l'aprem Mardi 23: Laguna Verde -> Ojo de Perdiz Mercredi 24: Ojo de perdiz-> Salar de Uyuni Jeudi 25: Cimetière de train d'Uyuni -> Cerro Tunapa Vendredi 26: Cerro Tunapa -> Challapata Samedi 27: Challapata -> La paz Dimanche 28: Jour de battement en cas de pb avec le 4x4, ou si un endroit nous plait particulièrement pour prendre plus notre temps. Lundi 29 et Mardi 30: Repos à la paz Mercredi - Jeudi - Vendredi: Lake Titicaca, Isla del Sol Samedi04 Octobre, décollage de la Paz.
Nous sommes bien évidemment à l'écoute de tout bon conseil pour la préparation de ce voyage (temps de trajet, matériel nécessaire...)
Merci beaucoup
Maxime
Nous somme en pleine préparation avec mon amie d'un roadtrip sur les terres Andines de la Bolivie pour le moi de Septembre (2 semaines en 4x4 de loc, 1 semaine à pied/bus). Lors de nos recherches, nous sommes tombés sur un certain nombre de carnets de voyage qui nous ont étés très utiles, nous remercions au passage leurs auteurs (Krikri6792, Beregond...), mais nous avons aussi constaté qu'un certain nombre de personne cherchait les mêmes renseignements que nous pour des dates proches des nôtres. Aldo, de la fameuse agence de loc Petita rent a car, nous ayant confirmé qu'il n'avait plus de véhicules disponibles pour nos dates, nous en avons déduit qu'un certain nombre de personne naviguant sur ce forum avait potentiellement réservés chez lui pour le mois de Septembre. Nous nous disions donc que si certaines personnes effectuent le même voyage au même dates que nous, il serait sympa de pouvoir partager le fruits de nos préparations, pourquoi pas établir des points de rencontre sur place pour se tenir informé de l'état des routes (pour les itinéraires en sens opposés) ou même faire des petits bout de trajet ensemble pour les parties les plus techniques et/ou isolées, les randonnées à "risque" (Uturuncu?) histoire que chacun soit le back-up de l'autre en cas d'enlisement, casse ou tout simplement pour échanger sur la passion des voyages. Pour info, nous avons loué un Nissan Patrol chez Imbex rent a car, qui semble être une agence assez connue à la Paz. Le parcours: Arrivée Vendredi 12 à la Paz à 13h Samedi 13: Acclimatation Dimanche 14: Route des yungas en VTT Lundi 15 Septembre: La Paz -> Potosi Mardi 16: Mines Potosi + Potosi-> Sucre en shared taxi (pour ne pas trop dépasser le km max du 4x4) Mercredi 17: Visite sucre Jeudi 18: Cucre - > Potosi en shared taxi puis Potosi -> Tupiza Vendredi 19: Balade autour de Tupiza (bonnes adresses pour des rando à cheval?) Samedi 20: Tupiza -> San Antonio de lipez Dimanche 21: San Antonio-> Quetena chico Lundi 22: Ascension Uturuncu le matin, Uturuncu -> Laguna verde l'aprem Mardi 23: Laguna Verde -> Ojo de Perdiz Mercredi 24: Ojo de perdiz-> Salar de Uyuni Jeudi 25: Cimetière de train d'Uyuni -> Cerro Tunapa Vendredi 26: Cerro Tunapa -> Challapata Samedi 27: Challapata -> La paz Dimanche 28: Jour de battement en cas de pb avec le 4x4, ou si un endroit nous plait particulièrement pour prendre plus notre temps. Lundi 29 et Mardi 30: Repos à la paz Mercredi - Jeudi - Vendredi: Lake Titicaca, Isla del Sol Samedi04 Octobre, décollage de la Paz.
Nous sommes bien évidemment à l'écoute de tout bon conseil pour la préparation de ce voyage (temps de trajet, matériel nécessaire...)
Merci beaucoup
Maxime
USA Northwest: Un mois et demi de découverte en famille, durant l'été 2013. English translation pending
Aouh les amis Voyageforumers !
Avant de nous envoler, l'été dernier, à destination des Etats-Unis, nous avons passé de nombreuses heures à lire vos articles, vos remarques, vos conseils concernant ce quartier des Etats-Unis, sans oublier les messages privés envoyés aux uns et aux autres pour obtenir le renseignement qui tue sur tel ou tel motel, le dernier fast-food à la mode, le site naturel à ne pas manquer... La moindre des choses, maintenant que la boucle est bouclée et que les froidures se sont abattues sur la France, c'est évidemment de vous remercier, du fond du cœur !... Alors pourquoi ne pas le faire en quelques mots et photographies américaines, histoire de retrouver le goût fort de ce Northwest qu'on aime tant ?!...
Justement, le choix du Northwest pour ce voyage estival n'était pas le fruit du hasard : mon amoureuse et moi l'avions déjà effleuré en 1994 à vélo, pendant deux mois, et nous avions alors juré d'y emmener un jour nos (éventuels) enfants. En 2OO9, la fille et le fils n'étant plus éventuels, on leur a fait visiter les grands parcs de l'Utah et de l'Arizona, pour le plaisir des yeux, les couleurs du mythe western, le fun de Las Vegas. Sans oublier notre promesse passée : eh bien voilà, l'occasion s'est présentée l'été dernier. Nous sommes donc partis pour Seattle en famille, une maman, un papa, et deux Affreux de 17 et 14 ans qui ne demandaient qu'à replonger pour 44 jours dans le bain amerloc.
L'itinéraire indicatif était d'une simplicité absolue : atterrir à Seattle, longer un peu la Côte Pacifique, piquer vers l'est pour atteindre Yellowstone, avant de revenir à Seattle via les plaines du Washington. Ce qui fut dit fut fait. Hey friends, come on with us right now !...

Mercredi 10 juillet 2013 : Paris-Seattle.
Sur le conseil insistant de notre médecin de famille, qui visite chaque année son frère dans la banlieue de Seattle, nous avons choisi le vol direct assuré par Delta Airlines pour relier l'aéroport Charles de Gaulle à celui de Tacoma. Pour un surcoût finalement peu excessif au regard du prix total à régler (4100 euros pour la famille en vol direct, au lieu de 3800 euros avec escale, les billets ayant été achetés en décembre 2012), le confort est appréciable : on monte dans le zinc à 11h 40, on regarde le Groenland par la fenêtre, on mange trois fois dans la journée, on survole le Canada, et l'on touche à 12h 3O le tarmac de Seatac... presque à l'heure où l'on a décollé !...

On passe chez Alamo chercher le véhicule réservé en février. Sur le parking de la compagnie, le choix est assez restreint, mais on repère vite le Chevrolet Equinox AWD qui va bien, tout juste sorti d'usine avec 37 miles seulement au compteur.

Puis nous prenons la route en direction de l'océan pour rejoindre le motel auprès duquel notre fiston avait réservé une nuit, à Gig Harbor exactement. Wow, bien vu, la chambre est vaste, joliment décorée, presque luxueuse !... La fatigue se fait sentir, mais on décide d'aller prendre le pouls du petit port. Les méduses géantes chaloupent entre les pontons de bois. L'ambiance est calme au bord de l'eau, le soleil brille encore dans un ciel bleu étincelant, aucun touriste à l'horizon : rien à dire, c'est une journée lumineuse qui se termine, augurant du meilleur pour ce road trip tout en douceur !...
Du jeudi 11 juillet au dimanche 14 juillet : la Côte Pacifique - Etat du Washington.
La première semaine est réservée à la (re)découverte de l'ambiance maritime que nous avions tant aimée dix-neuf ans plus tôt. D'abord, revoir Port Angeles. On renoue avec la voierie démesurée, la circulation facile, la fraîcheur de l'air, même si le soleil est encore éclatant durant ces premiers jours de voyage. Les murals des petites villes américaines me fascinent toujours autant...

Port Angeles n'a pas beaucoup changé depuis notre dernier passage, du temps de Bill Clinton. Tout y est bleu, avec une thématique "poissons et crustacés" qui revient en boucle dans le décor urbain.

Jusque sur les escaliers des boutiques alignées face au fameux détroit Juan de Fuca, ce bras de mer qui s'incurve loin vers le sud pour atteindre les môles du port de Seattle. Partout le Pacifique est ici mis à l'honneur.

Le lendemain, nous partons pour Forks, l'épicentre de l'univers Twilight, en suivant la Highway US 101, une très belle route au milieu des conifères. Comme toujours, on se laisse porter par l'ambiance décalée des road cafés hors d'âge. Dans les Etats-Unis du fin fond, ça sent l'authentique, ça roucoule du graillon derrière et devant les fourneaux où rôtissent les blancs de poulets en attente d'une gargantuesque barquette de frites !...

Pour la première fois depuis un an (c'était en Corse en juillet 2012), ce soir nous allons camper. C'est un passage obligé. On adore le contact de la mère nourricière, surtout aux Etats-Unis, où les équipements sont rustiques, certes, mais avec l'attrait incomparable de la nature préservée, beaucoup d'espace pour piquer la toile, et l'occasion unique de rencontrer des Américains, des vrais. Bogachiel Campground, emplacement 27, superbe !

Voilà. Tout est prêt pour deux nuits. On file découvrir la plage de Rialto Beach. C'est un site exceptionnel, d'autant plus attrayant que le ciel ne veut pas quitter sa robe d'azur. Comme le vent frais nous fouette les sangs, on marche jusqu'au bout du bout de la baie pour se réchauffer. Notre fils, qui n'a rien du type conscient, veut se baigner. A 11°C la vague, il convient tout de même qu'un simple petit trempage de mollets fera l'affaire...

Quelques miles plus au sud, il y a le petit port de La Push, au cœur de la "réserve" des Quileutes. On gare le Chevy face aux quais de fortune et on parcourt les rues à pied, entre un amoncellement de baraques en plastique, encerclées de carcasses de voitures, de poubelles éventrées, de filets de pêcheurs et de jouets hors d'usage... On tente de nouer le contact mais les gens ici parlent peu, comme souvent chez les Amérindiens. La Push est une poche de pauvreté, étonnant mélange entre le modernisme des States et les traditions tribales.

Le lendemain est consacré à la découverte de deux sites de la Côte du Washington qui, à notre avis, méritent amplement le déplacement aux antipodes : la Hoh Forest et Ruby Beach. La forêt dense fait partie du Parc National Olympic. C'est une curiosité naturelle, une végétation à l'allure tropicale, quoique dépourvue des touffeurs, dominée par les conifères géants, les fougères arborescentes et de larges tapis d'herbe grasse. Nous avons sillonné les sentiers du parc pendant plusieurs heures, presque seuls, sous l'insolent soleil de juillet : sacré coup de bol, car habituellement il pleut deux jours sur trois dans cette partie du Washington, même en été !

Et des chevelures moussues pendent de toutes les branches...

Pour terminer la journée en splendeur, on va arpenter la plage de Ruby Beach. C'est samedi, et avec cette météo extraordinaire, de nombreux Américains ont eu la même idée que nous. Fracas des vagues. Lumière franche. Toujours la délicate fraîcheur de l'air. Les yeux grands ouverts, nous goûtons à plein poumons la beauté de cet ultime Farwest.

Avec les troncs ballotés sur le haut de la plage sous les gifles des tempêtes, bon sang, quelle puissance !...

Au petit matin, dimanche : c'est la Fête nationale ! Bastille prise ou Bastille défendue, on emprunte à nouveau notre US 101 fétiche pour longer la côte au plus près. Inutile de préciser que le soleil n'en finit pas de nous brûler la couenne !... On roule doucement jusqu'à la Columbia River, ce monstre descendu de la frontière canadienne. Un pont de plus de quatre kilomètres l'enjambe sans sourciller. On s'y engage, reprenant en chœur les refrains de Johnny Cash qui résonnent dans l'habitacle du Chevy. A l'arrière, notre fille me photographie de dos. Ayé, on vient de quitter le Washington pour entrer dans l'Oregon.

... Promis : dès que je trouve un peu de temps, je poursuis la route avec vous vers Cannon Beach, Portland, les montagnes des Cascades, puis le Grand Vide du Désert gris, jusqu'à Yellowstone. Allez, plus que trente-huit jours...
Avant de nous envoler, l'été dernier, à destination des Etats-Unis, nous avons passé de nombreuses heures à lire vos articles, vos remarques, vos conseils concernant ce quartier des Etats-Unis, sans oublier les messages privés envoyés aux uns et aux autres pour obtenir le renseignement qui tue sur tel ou tel motel, le dernier fast-food à la mode, le site naturel à ne pas manquer... La moindre des choses, maintenant que la boucle est bouclée et que les froidures se sont abattues sur la France, c'est évidemment de vous remercier, du fond du cœur !... Alors pourquoi ne pas le faire en quelques mots et photographies américaines, histoire de retrouver le goût fort de ce Northwest qu'on aime tant ?!...
Justement, le choix du Northwest pour ce voyage estival n'était pas le fruit du hasard : mon amoureuse et moi l'avions déjà effleuré en 1994 à vélo, pendant deux mois, et nous avions alors juré d'y emmener un jour nos (éventuels) enfants. En 2OO9, la fille et le fils n'étant plus éventuels, on leur a fait visiter les grands parcs de l'Utah et de l'Arizona, pour le plaisir des yeux, les couleurs du mythe western, le fun de Las Vegas. Sans oublier notre promesse passée : eh bien voilà, l'occasion s'est présentée l'été dernier. Nous sommes donc partis pour Seattle en famille, une maman, un papa, et deux Affreux de 17 et 14 ans qui ne demandaient qu'à replonger pour 44 jours dans le bain amerloc.
L'itinéraire indicatif était d'une simplicité absolue : atterrir à Seattle, longer un peu la Côte Pacifique, piquer vers l'est pour atteindre Yellowstone, avant de revenir à Seattle via les plaines du Washington. Ce qui fut dit fut fait. Hey friends, come on with us right now !...

Mercredi 10 juillet 2013 : Paris-Seattle.
Sur le conseil insistant de notre médecin de famille, qui visite chaque année son frère dans la banlieue de Seattle, nous avons choisi le vol direct assuré par Delta Airlines pour relier l'aéroport Charles de Gaulle à celui de Tacoma. Pour un surcoût finalement peu excessif au regard du prix total à régler (4100 euros pour la famille en vol direct, au lieu de 3800 euros avec escale, les billets ayant été achetés en décembre 2012), le confort est appréciable : on monte dans le zinc à 11h 40, on regarde le Groenland par la fenêtre, on mange trois fois dans la journée, on survole le Canada, et l'on touche à 12h 3O le tarmac de Seatac... presque à l'heure où l'on a décollé !...

On passe chez Alamo chercher le véhicule réservé en février. Sur le parking de la compagnie, le choix est assez restreint, mais on repère vite le Chevrolet Equinox AWD qui va bien, tout juste sorti d'usine avec 37 miles seulement au compteur.

Puis nous prenons la route en direction de l'océan pour rejoindre le motel auprès duquel notre fiston avait réservé une nuit, à Gig Harbor exactement. Wow, bien vu, la chambre est vaste, joliment décorée, presque luxueuse !... La fatigue se fait sentir, mais on décide d'aller prendre le pouls du petit port. Les méduses géantes chaloupent entre les pontons de bois. L'ambiance est calme au bord de l'eau, le soleil brille encore dans un ciel bleu étincelant, aucun touriste à l'horizon : rien à dire, c'est une journée lumineuse qui se termine, augurant du meilleur pour ce road trip tout en douceur !...
Du jeudi 11 juillet au dimanche 14 juillet : la Côte Pacifique - Etat du Washington.
La première semaine est réservée à la (re)découverte de l'ambiance maritime que nous avions tant aimée dix-neuf ans plus tôt. D'abord, revoir Port Angeles. On renoue avec la voierie démesurée, la circulation facile, la fraîcheur de l'air, même si le soleil est encore éclatant durant ces premiers jours de voyage. Les murals des petites villes américaines me fascinent toujours autant...

Port Angeles n'a pas beaucoup changé depuis notre dernier passage, du temps de Bill Clinton. Tout y est bleu, avec une thématique "poissons et crustacés" qui revient en boucle dans le décor urbain.

Jusque sur les escaliers des boutiques alignées face au fameux détroit Juan de Fuca, ce bras de mer qui s'incurve loin vers le sud pour atteindre les môles du port de Seattle. Partout le Pacifique est ici mis à l'honneur.

Le lendemain, nous partons pour Forks, l'épicentre de l'univers Twilight, en suivant la Highway US 101, une très belle route au milieu des conifères. Comme toujours, on se laisse porter par l'ambiance décalée des road cafés hors d'âge. Dans les Etats-Unis du fin fond, ça sent l'authentique, ça roucoule du graillon derrière et devant les fourneaux où rôtissent les blancs de poulets en attente d'une gargantuesque barquette de frites !...

Pour la première fois depuis un an (c'était en Corse en juillet 2012), ce soir nous allons camper. C'est un passage obligé. On adore le contact de la mère nourricière, surtout aux Etats-Unis, où les équipements sont rustiques, certes, mais avec l'attrait incomparable de la nature préservée, beaucoup d'espace pour piquer la toile, et l'occasion unique de rencontrer des Américains, des vrais. Bogachiel Campground, emplacement 27, superbe !

Voilà. Tout est prêt pour deux nuits. On file découvrir la plage de Rialto Beach. C'est un site exceptionnel, d'autant plus attrayant que le ciel ne veut pas quitter sa robe d'azur. Comme le vent frais nous fouette les sangs, on marche jusqu'au bout du bout de la baie pour se réchauffer. Notre fils, qui n'a rien du type conscient, veut se baigner. A 11°C la vague, il convient tout de même qu'un simple petit trempage de mollets fera l'affaire...

Quelques miles plus au sud, il y a le petit port de La Push, au cœur de la "réserve" des Quileutes. On gare le Chevy face aux quais de fortune et on parcourt les rues à pied, entre un amoncellement de baraques en plastique, encerclées de carcasses de voitures, de poubelles éventrées, de filets de pêcheurs et de jouets hors d'usage... On tente de nouer le contact mais les gens ici parlent peu, comme souvent chez les Amérindiens. La Push est une poche de pauvreté, étonnant mélange entre le modernisme des States et les traditions tribales.

Le lendemain est consacré à la découverte de deux sites de la Côte du Washington qui, à notre avis, méritent amplement le déplacement aux antipodes : la Hoh Forest et Ruby Beach. La forêt dense fait partie du Parc National Olympic. C'est une curiosité naturelle, une végétation à l'allure tropicale, quoique dépourvue des touffeurs, dominée par les conifères géants, les fougères arborescentes et de larges tapis d'herbe grasse. Nous avons sillonné les sentiers du parc pendant plusieurs heures, presque seuls, sous l'insolent soleil de juillet : sacré coup de bol, car habituellement il pleut deux jours sur trois dans cette partie du Washington, même en été !

Et des chevelures moussues pendent de toutes les branches...

Pour terminer la journée en splendeur, on va arpenter la plage de Ruby Beach. C'est samedi, et avec cette météo extraordinaire, de nombreux Américains ont eu la même idée que nous. Fracas des vagues. Lumière franche. Toujours la délicate fraîcheur de l'air. Les yeux grands ouverts, nous goûtons à plein poumons la beauté de cet ultime Farwest.

Avec les troncs ballotés sur le haut de la plage sous les gifles des tempêtes, bon sang, quelle puissance !...

Au petit matin, dimanche : c'est la Fête nationale ! Bastille prise ou Bastille défendue, on emprunte à nouveau notre US 101 fétiche pour longer la côte au plus près. Inutile de préciser que le soleil n'en finit pas de nous brûler la couenne !... On roule doucement jusqu'à la Columbia River, ce monstre descendu de la frontière canadienne. Un pont de plus de quatre kilomètres l'enjambe sans sourciller. On s'y engage, reprenant en chœur les refrains de Johnny Cash qui résonnent dans l'habitacle du Chevy. A l'arrière, notre fille me photographie de dos. Ayé, on vient de quitter le Washington pour entrer dans l'Oregon.

... Promis : dès que je trouve un peu de temps, je poursuis la route avec vous vers Cannon Beach, Portland, les montagnes des Cascades, puis le Grand Vide du Désert gris, jusqu'à Yellowstone. Allez, plus que trente-huit jours...
Parcours Salt Lake City-Yellowstone + camping English translation pending
Bonsoir
Nous allons nous rendre au Yellowstone cet été .
Le trajet sera le suivant ( timing de 10 jours ) Départ Salt Lake City ( prise de possession d’un RV Cruise america)
Montée sur le Yellowstone : Dans la mesure ou nous prenons le RV en début d’après midi , nous prévoyons une étape entre SLC et Yellowstone . Le parc du Grand Teton se fera lors de la redescente .
Timing Yellowstone : 5-6 jours Grand Teton : 3-4 jours
J’aimerai avoir votre avis sur les points suivants :
1/ au départ , et afin d’éviter de faire 2 fois le même trajet , je pensais monter par l’ouest au départ de SALT LAKE CITY , en passant par Pocatello , entrer dans Yellowstone par Ouest entrance , et redescendre à la fin du voyage par Jackson ( avec arret de 3 -4 jours dans le grand Teton . Je ne suis pas sur que cela vaille le cout de prendre cette route. N’est-il pas préférable de passer à l’aller , comme au retour , par Jackson ? Je viserai un arret à Bear Lake lors de la montée , et un arret plus pres de SLC pour le retour ( restitution du RV dans la matinée ) ?
2/ concernant les campings , je vais très certainement réserver le 1er ( Grant village … ) pour notre première nuit dans le parc , que me conseillez vous par la suite , sachant que nous restons 5 à 6 jours dans leYellowstone ! faut-il viser un autres « camp de base » au nord du parc après être resté 2/3 jours dans le 1er ? Le plan First arrived first served fonctionne t-il correctement ?
Concernant Grand Teton, quel camping me conseilleriez- vous ?
Pour le retour , y a t-il un camping intéressant très près de Salt Lake ?
Merci d’avance pour votre éclairage
Nous allons nous rendre au Yellowstone cet été .
Le trajet sera le suivant ( timing de 10 jours ) Départ Salt Lake City ( prise de possession d’un RV Cruise america)
Montée sur le Yellowstone : Dans la mesure ou nous prenons le RV en début d’après midi , nous prévoyons une étape entre SLC et Yellowstone . Le parc du Grand Teton se fera lors de la redescente .
Timing Yellowstone : 5-6 jours Grand Teton : 3-4 jours
J’aimerai avoir votre avis sur les points suivants :
1/ au départ , et afin d’éviter de faire 2 fois le même trajet , je pensais monter par l’ouest au départ de SALT LAKE CITY , en passant par Pocatello , entrer dans Yellowstone par Ouest entrance , et redescendre à la fin du voyage par Jackson ( avec arret de 3 -4 jours dans le grand Teton . Je ne suis pas sur que cela vaille le cout de prendre cette route. N’est-il pas préférable de passer à l’aller , comme au retour , par Jackson ? Je viserai un arret à Bear Lake lors de la montée , et un arret plus pres de SLC pour le retour ( restitution du RV dans la matinée ) ?
2/ concernant les campings , je vais très certainement réserver le 1er ( Grant village … ) pour notre première nuit dans le parc , que me conseillez vous par la suite , sachant que nous restons 5 à 6 jours dans leYellowstone ! faut-il viser un autres « camp de base » au nord du parc après être resté 2/3 jours dans le 1er ? Le plan First arrived first served fonctionne t-il correctement ?
Concernant Grand Teton, quel camping me conseilleriez- vous ?
Pour le retour , y a t-il un camping intéressant très près de Salt Lake ?
Merci d’avance pour votre éclairage
Des pistes dans la préparation d'un voyage hivernal, dans le south west English translation pending
Salut tout le monde,
Cela fait 3 mois que je lis de nombreux carnets sur les pistes autour de page, car j'ai décidé de retourner dans le southwest des USA en fin d'hiver pour 13 jours (départ fin février). Pourquoi? Tout d'abord, j'ai eu un coup de foudre pour des billets à 599 euros!!!!! Et j'ai réussi à convaincre mes parents de venir avec nous, donc, il n'y aura pas trop de randonnées! 🤪
Arrivée à Denver et départ de las Vegas. Vous me direz, oui, mais le drop off de 330 dollars!! Je sais!!! Mais voilà l'an dernier je n'avais eu beaucoup de neige qu'à Bryce canyon, alors j'ai voulu assurer mes arrières.
Après mon "apologie du southwest en hiver", Je persiste et je signe, et j'envisage de récidiver en incluant beaucoup plus de pistes cette fois-ci, évidement en tenant compte de la météo, et des conseils des rangers des visitors center, ce qui m'oblige à avoir des plans B fréquents. L'an dernier, j'avais vraiment apprécié la piste menant à Alstrom point, et aussi la moki dugway et muley point.
Mes sites de chevet, si l'on peut dire, sont ouest-usa de Sedonax et Comment organiser son voyage en solo de Itat. Bisous à vous 2 et un grand merci pour le temps consacrer à faciliter la vie des voyageurs.
Du coup, avec location d'un SUV 4x4 évidement pour tout le voyage, j'envisage de poursuivre avec les pistes: - de shafer trail à Moab. (Je connais un grand guerrier grec qui se dira " Ah, tout de même!!!) - de cathedral valley loop à Capitol reef - cottonwood canyon road - burr trail road. http://www.nps.gov/glca/planyourvisit/driving-the-burr-trail.htm
Donc nous atterrissons tard la nuit qui précède J1. -J1 et J2 à Denver, et sa région pour assurer la neige, la partie symphonique et la partie shopping équipement du voyage, (peut-être un tour à garden of the gods et à Painted Mines Interpretive Park en J2) - 3ème nuit à silverthorne, pour se rapprocher de Moab, et pour se réveiller dans un environnement tout blanc!! - J3: visite éclaire au Colorado national monument, avant de rejoindre Moab en passant par la scenic road 128 pour voir les fisher towers! Je prévois Depuis Grand Junction, de prendre la route 340 puis la Glade Park Road/Monument Road jusqu'à l'entrée est du parc, donc de parcourir la monument road qui permet d'avoir les points de vue du CNM jusqu'au visitor center.
Alors voici mes questions (Oui, oui, elles finissent par arriver....)
1) Combien de temps avant le trajet les rangers peuvent-ils dire si la piste est praticable ou non?
2) Est-ce que les rangers du visitor center de Arches park, (par lequel nous passerons le jour de notre arrivée à Moab), pourrons nous renseigner sur l'état de la shafer trail que je voudrais emprunter le lendemain après avoir visité island in the sky?
3) Lorsque nous arriverons à torrey par la route 24 en venant de Moab, puis-je espérer avoir des infos au visitor center de cathedral valley, pour notre cathedral valley loop du lendemain? Voici une info que j'ai trouvé "For current road conditions, refer to the recorded message on our automated phone system at (435) 425-3791"
Quelqu'un a déjà essayé de comprendre un message automatique en anglais?
En plan B, je prévois de faire la scenic drive de capitol reef, lue sur le blog de Itat (que ferait-on sans toi, hein?)
5) Je quitterai Torrey (après y avoir passé 2 nuits au Best western Capitol Reff resort pour 77 euros les 2 nuits, vous ai-je dit que j'adorais les prix d'hiver?????), en empruntant La cottonwood canyon road (CCR pour les intimes) qui me permettra de rejoindre Page. (En plan B, j'ai prévu de redescendre la scenic byway 12, puis de prendre la interstate 89....) Je prévois de m'arrêter au kodachrome basin state park de toute façon. Google map affiche 5 heures sans les arrêts de torrey jusqu'à page en passant par la CCR. Qu'en pensez vous? Sur ouest-usa, Philippe (alias l'incontournable SEDONAX) parle d'une demi journée pour le trajet depuis kodachrome basin. Je ne prévois pas de randonner, donc cela devrait aller, non?
6) Après 2 nuits à Page, (visite de white pocket et CBS (avec permis déjà achetés) à nouveau avec les adorables paria outfitters que sont Steeve et Susan. (Merci encore à Sedonax). Si la météo est mauvaise, il y a suffisamment de plans B à Page, donc pas de problème. Le 2ème jour avant de quitter Page, je prévois un tour en avion au dessus du lac powell et de monument valley avec la compagnie Westwind Air Service Charter, appelé monument valley 1.5 h air tour only, http://www.westwindairservice.com/tours/page/. Quelqu'un l'a déjà fait?
7) De Page, je retourne sur Boulder, soit par la CCR si pas possible la 1ère fois, soit par la 89 puis la 12, avec un arrêt par bryce canyon en chemin. Cette partie du circuit dépend vraiment de ce que nous aurons déjà pu faire.
8) De Boulder, dans la plupart des carnets, j'ai vu que ceux qui font la burr trail road reviennent vers torrey en empruntant la nortom road. http://www.nps.gov/glca/planyourvisit/hours.htm Y-a-t-il des gens qui ont continué vers bullfrog marina, pris le ferry puis continuer jusqu'à monument valley, en passant par Natural bridges national monument? Google affiche 6h30 de route, ce qui me laisse dubitative sur la réalisation du parcours?????? Y-a-t-il des panneaux le long de la burr trail road pour indiquer les directions ou faut-il que j'imprime les indications données par le site gouvernemental http://www.nps.gov/glca/planyourvisit/driving-the-burr-trail.htm
9) Puis-je réalistement prévoir une nuit au view après la burr trail road? Le plan B serait de prendre la 95, en passant par la moki dugway et valley of the god, trajet pour lequel Google affiche un peu moins de 5 heures!!! Qu'en pensez-vous?
L'étape du lendemain est le grand canyon que je connais, avec nuit la-bas, puis las Vegas pour repartir.
Bien, j'espère avoir été claire et pas trop longue. A bientôt!
Cela fait 3 mois que je lis de nombreux carnets sur les pistes autour de page, car j'ai décidé de retourner dans le southwest des USA en fin d'hiver pour 13 jours (départ fin février). Pourquoi? Tout d'abord, j'ai eu un coup de foudre pour des billets à 599 euros!!!!! Et j'ai réussi à convaincre mes parents de venir avec nous, donc, il n'y aura pas trop de randonnées! 🤪
Arrivée à Denver et départ de las Vegas. Vous me direz, oui, mais le drop off de 330 dollars!! Je sais!!! Mais voilà l'an dernier je n'avais eu beaucoup de neige qu'à Bryce canyon, alors j'ai voulu assurer mes arrières.
Après mon "apologie du southwest en hiver", Je persiste et je signe, et j'envisage de récidiver en incluant beaucoup plus de pistes cette fois-ci, évidement en tenant compte de la météo, et des conseils des rangers des visitors center, ce qui m'oblige à avoir des plans B fréquents. L'an dernier, j'avais vraiment apprécié la piste menant à Alstrom point, et aussi la moki dugway et muley point.
Mes sites de chevet, si l'on peut dire, sont ouest-usa de Sedonax et Comment organiser son voyage en solo de Itat. Bisous à vous 2 et un grand merci pour le temps consacrer à faciliter la vie des voyageurs.
Du coup, avec location d'un SUV 4x4 évidement pour tout le voyage, j'envisage de poursuivre avec les pistes: - de shafer trail à Moab. (Je connais un grand guerrier grec qui se dira " Ah, tout de même!!!) - de cathedral valley loop à Capitol reef - cottonwood canyon road - burr trail road. http://www.nps.gov/glca/planyourvisit/driving-the-burr-trail.htm
Donc nous atterrissons tard la nuit qui précède J1. -J1 et J2 à Denver, et sa région pour assurer la neige, la partie symphonique et la partie shopping équipement du voyage, (peut-être un tour à garden of the gods et à Painted Mines Interpretive Park en J2) - 3ème nuit à silverthorne, pour se rapprocher de Moab, et pour se réveiller dans un environnement tout blanc!! - J3: visite éclaire au Colorado national monument, avant de rejoindre Moab en passant par la scenic road 128 pour voir les fisher towers! Je prévois Depuis Grand Junction, de prendre la route 340 puis la Glade Park Road/Monument Road jusqu'à l'entrée est du parc, donc de parcourir la monument road qui permet d'avoir les points de vue du CNM jusqu'au visitor center.
Alors voici mes questions (Oui, oui, elles finissent par arriver....)
1) Combien de temps avant le trajet les rangers peuvent-ils dire si la piste est praticable ou non?
2) Est-ce que les rangers du visitor center de Arches park, (par lequel nous passerons le jour de notre arrivée à Moab), pourrons nous renseigner sur l'état de la shafer trail que je voudrais emprunter le lendemain après avoir visité island in the sky?
3) Lorsque nous arriverons à torrey par la route 24 en venant de Moab, puis-je espérer avoir des infos au visitor center de cathedral valley, pour notre cathedral valley loop du lendemain? Voici une info que j'ai trouvé "For current road conditions, refer to the recorded message on our automated phone system at (435) 425-3791"
Quelqu'un a déjà essayé de comprendre un message automatique en anglais?
En plan B, je prévois de faire la scenic drive de capitol reef, lue sur le blog de Itat (que ferait-on sans toi, hein?)
5) Je quitterai Torrey (après y avoir passé 2 nuits au Best western Capitol Reff resort pour 77 euros les 2 nuits, vous ai-je dit que j'adorais les prix d'hiver?????), en empruntant La cottonwood canyon road (CCR pour les intimes) qui me permettra de rejoindre Page. (En plan B, j'ai prévu de redescendre la scenic byway 12, puis de prendre la interstate 89....) Je prévois de m'arrêter au kodachrome basin state park de toute façon. Google map affiche 5 heures sans les arrêts de torrey jusqu'à page en passant par la CCR. Qu'en pensez vous? Sur ouest-usa, Philippe (alias l'incontournable SEDONAX) parle d'une demi journée pour le trajet depuis kodachrome basin. Je ne prévois pas de randonner, donc cela devrait aller, non?
6) Après 2 nuits à Page, (visite de white pocket et CBS (avec permis déjà achetés) à nouveau avec les adorables paria outfitters que sont Steeve et Susan. (Merci encore à Sedonax). Si la météo est mauvaise, il y a suffisamment de plans B à Page, donc pas de problème. Le 2ème jour avant de quitter Page, je prévois un tour en avion au dessus du lac powell et de monument valley avec la compagnie Westwind Air Service Charter, appelé monument valley 1.5 h air tour only, http://www.westwindairservice.com/tours/page/. Quelqu'un l'a déjà fait?
7) De Page, je retourne sur Boulder, soit par la CCR si pas possible la 1ère fois, soit par la 89 puis la 12, avec un arrêt par bryce canyon en chemin. Cette partie du circuit dépend vraiment de ce que nous aurons déjà pu faire.
8) De Boulder, dans la plupart des carnets, j'ai vu que ceux qui font la burr trail road reviennent vers torrey en empruntant la nortom road. http://www.nps.gov/glca/planyourvisit/hours.htm Y-a-t-il des gens qui ont continué vers bullfrog marina, pris le ferry puis continuer jusqu'à monument valley, en passant par Natural bridges national monument? Google affiche 6h30 de route, ce qui me laisse dubitative sur la réalisation du parcours?????? Y-a-t-il des panneaux le long de la burr trail road pour indiquer les directions ou faut-il que j'imprime les indications données par le site gouvernemental http://www.nps.gov/glca/planyourvisit/driving-the-burr-trail.htm
9) Puis-je réalistement prévoir une nuit au view après la burr trail road? Le plan B serait de prendre la 95, en passant par la moki dugway et valley of the god, trajet pour lequel Google affiche un peu moins de 5 heures!!! Qu'en pensez-vous?
L'étape du lendemain est le grand canyon que je connais, avec nuit la-bas, puis las Vegas pour repartir.
Bien, j'espère avoir été claire et pas trop longue. A bientôt!
Avis sur circuit de Yellowstone à San Francisco English translation pending
Bonsoir à tous
Je souhaiterais avoir votre avis sur un circuit que nous avons prévu de faire dans l'ouest américain au mois de juin 2015 et avoir notamment des conseils sur les villes étapes les plus judicieuses et les hébergements.
Voici l'auto tour prévu:
J1 : vol Barcelone - cody - route vers yellowstone - nuit dans à canyon lodge and cabins
J2 : yellowstone - nuit à canyon lodge and cabins
J3 : yellowstone - nuit à grant lodge and cabins
J4: yellowstone -grand teton- nuit à colter bay village
J5: grand teton - nuit à Jackson Hole
J6: Jackson Hole - flaming gorge - nuit à flaming gorge ou manila
J7: flaming gorge - dinosaure NM - parc des arches - nuit à moab
J8: parc des arches - nuit à moab
J9: dead horse point- canyonlands (island in the sky)- nuit à moab
J10: Monument valley - nuit à mexican hat ou kayenta ou bluff
J11: Monument valley- grand canyon (south rime)- nuit à grand canyon village ou bright angel ou tusayan
J12: Grand canyon
J13: Grand canyon- horseshoe bend- antelope canyon- lake powell- nuit à page
J14: lake powell- bryce canyon- nuit à bryce city
J15: bryce canyon - zion - nuit à springdale
J16: zion
J17: zion- las vegas
J18: las vegas- death valley - nuit à furnace creek ou lone pine
J19: death valley- mammoth lake- mono lake- bodie- nuit à mammoth lake ou lee vining
J20: yosemite- tioga road- nuit à cury village
J21: yosemite- nuit à cury village
J22: yosemite - nuit?
J23: yosemite- San Francisco
J24: San Francisco
J25: vol San Francisco- Barcelone
Je vous remercie par avance pour vos conseils et vos avis
Je souhaiterais avoir votre avis sur un circuit que nous avons prévu de faire dans l'ouest américain au mois de juin 2015 et avoir notamment des conseils sur les villes étapes les plus judicieuses et les hébergements.
Voici l'auto tour prévu:
J1 : vol Barcelone - cody - route vers yellowstone - nuit dans à canyon lodge and cabins
J2 : yellowstone - nuit à canyon lodge and cabins
J3 : yellowstone - nuit à grant lodge and cabins
J4: yellowstone -grand teton- nuit à colter bay village
J5: grand teton - nuit à Jackson Hole
J6: Jackson Hole - flaming gorge - nuit à flaming gorge ou manila
J7: flaming gorge - dinosaure NM - parc des arches - nuit à moab
J8: parc des arches - nuit à moab
J9: dead horse point- canyonlands (island in the sky)- nuit à moab
J10: Monument valley - nuit à mexican hat ou kayenta ou bluff
J11: Monument valley- grand canyon (south rime)- nuit à grand canyon village ou bright angel ou tusayan
J12: Grand canyon
J13: Grand canyon- horseshoe bend- antelope canyon- lake powell- nuit à page
J14: lake powell- bryce canyon- nuit à bryce city
J15: bryce canyon - zion - nuit à springdale
J16: zion
J17: zion- las vegas
J18: las vegas- death valley - nuit à furnace creek ou lone pine
J19: death valley- mammoth lake- mono lake- bodie- nuit à mammoth lake ou lee vining
J20: yosemite- tioga road- nuit à cury village
J21: yosemite- nuit à cury village
J22: yosemite - nuit?
J23: yosemite- San Francisco
J24: San Francisco
J25: vol San Francisco- Barcelone
Je vous remercie par avance pour vos conseils et vos avis
Retour des Émirats le 29 mars 2014 sur le MSC Lirica English translation pending
Bonjour,
Nous partons pour la croisiere de retour des Emirats sur le Lirica le 29 mars 2014 et nous souhaitons connaitre les excursions les plus interressantes sur MSC. Eventuellement compte tenu des prix, savoir si on peut par nous meme trouver des taxi ou des tours operateurs locaux un peu moins chers que les excursions MSC. Nous avons deja pre-reserve Pétra par MSC compte tenu de la durée de l excursion par securité. Par le biais du forum, peut etre pouvons nous nous échanger nos infos et éventuellement se regrouper pour avoir des taxi a 4 ou 6 personnes.
Nous partons pour la croisiere de retour des Emirats sur le Lirica le 29 mars 2014 et nous souhaitons connaitre les excursions les plus interressantes sur MSC. Eventuellement compte tenu des prix, savoir si on peut par nous meme trouver des taxi ou des tours operateurs locaux un peu moins chers que les excursions MSC. Nous avons deja pre-reserve Pétra par MSC compte tenu de la durée de l excursion par securité. Par le biais du forum, peut etre pouvons nous nous échanger nos infos et éventuellement se regrouper pour avoir des taxi a 4 ou 6 personnes.
Cinq semaines dans l'Ouest américain et 7 états English translation pending
bonjour nous avons passe cinq semaines dans l ouest americain
nevada, idaho, wyoming, utah, colorado, news mexico, arizona
c est je pense notre plus beau voyage, la chance de voir 14 ours,5 elans , des loutres, des grues, j adore les animaux dans leur milieu naturel
1 MAI depart pour las vegas de bruxelles avec us airways, ras, go pour louer la voiture, un monde de fou chez alamo, les gens se precipitent sur les 4 pauvres suv, mon cheri ouvre le coffre et met une valise dans nissan, on attend rien n arrive, bon on fera avec,2 nuits au goden nugget sur fremont street pour deux nuits, pour aller tranquille faire les courses le lendemain
2 MAI
courses de survie, lol, et petit tour a l outlet nord, petite journee de repos
3 MAI GREAT BASSIN depart de las vegas en direction great bassin, je trouve la route tres longue, au premier carrefour que l on trouve, il y a un genre de resto datant de la ruee vers l autre, on a trop faim, on rentre et on demande si l on peut manger, l homme a l air tres surpris de voir des gens, une experience vraiment hors du commun


nous avons evidemment epingle notre petit billet de un $ au profond, trop fun nous arrivons au lehman cave pour la derniere visite de 15h c est la derniere de la journee, la route montant dans les montagnes de great bassin est fermee nous nous retrouvons a trois le guide et nous, ancien prof d unif, il prend le temps de bien nous expliquer visite VIP







apres cette splendide visite, direction ely et son ancien hotel nevada, ca vaut le detour, historique, ayant regarde les photos sur tripadvisor je sais ou je vais mais pas mon cheri, a la reception un jeune gars gauche nous demande si on veut une suite a 66$, il est ravi, c est pas cher me dit il, je ris toujours de voir sa tete quand nous entrons dans la chambre johnson le president, le lit est grand avec un nounours dessus et une salle de bain d epoque minuscule


4 MAI jackpot direction jackpot petite bourgade a la frontiere entre le nevada et l idaho, avec un petit detour par bonneville, les photos ne donnent pas grand chose et je ne sais pas comment poster la video


on a roule comme des fous avec le sel qui craque sous les pneus, genial
5 MAI SHOSHONE FALLS, CRATERS OF THE MOON nous entrons en idaho direction idaho falls pour aller voir les chutes de shoshone falls le debit de l eau est eleve ce qui donne un beau spectacle


,
pour l anecdote je m etais trompee dans mes notes, donc nous cherchions shoshone falls a shoshone qui se situe bien apres idaho falls, apres infos pres des locaux toujours aussi sympa nous avons retrousse chemin direction craterd of the moon, bon, avis mitige a voir mais pas a revoir




1 MAI depart pour las vegas de bruxelles avec us airways, ras, go pour louer la voiture, un monde de fou chez alamo, les gens se precipitent sur les 4 pauvres suv, mon cheri ouvre le coffre et met une valise dans nissan, on attend rien n arrive, bon on fera avec,2 nuits au goden nugget sur fremont street pour deux nuits, pour aller tranquille faire les courses le lendemain
2 MAI
courses de survie, lol, et petit tour a l outlet nord, petite journee de repos
3 MAI GREAT BASSIN depart de las vegas en direction great bassin, je trouve la route tres longue, au premier carrefour que l on trouve, il y a un genre de resto datant de la ruee vers l autre, on a trop faim, on rentre et on demande si l on peut manger, l homme a l air tres surpris de voir des gens, une experience vraiment hors du commun


nous avons evidemment epingle notre petit billet de un $ au profond, trop fun nous arrivons au lehman cave pour la derniere visite de 15h c est la derniere de la journee, la route montant dans les montagnes de great bassin est fermee nous nous retrouvons a trois le guide et nous, ancien prof d unif, il prend le temps de bien nous expliquer visite VIP







apres cette splendide visite, direction ely et son ancien hotel nevada, ca vaut le detour, historique, ayant regarde les photos sur tripadvisor je sais ou je vais mais pas mon cheri, a la reception un jeune gars gauche nous demande si on veut une suite a 66$, il est ravi, c est pas cher me dit il, je ris toujours de voir sa tete quand nous entrons dans la chambre johnson le president, le lit est grand avec un nounours dessus et une salle de bain d epoque minuscule


4 MAI jackpot direction jackpot petite bourgade a la frontiere entre le nevada et l idaho, avec un petit detour par bonneville, les photos ne donnent pas grand chose et je ne sais pas comment poster la video


on a roule comme des fous avec le sel qui craque sous les pneus, genial
5 MAI SHOSHONE FALLS, CRATERS OF THE MOON nous entrons en idaho direction idaho falls pour aller voir les chutes de shoshone falls le debit de l eau est eleve ce qui donne un beau spectacle


,pour l anecdote je m etais trompee dans mes notes, donc nous cherchions shoshone falls a shoshone qui se situe bien apres idaho falls, apres infos pres des locaux toujours aussi sympa nous avons retrousse chemin direction craterd of the moon, bon, avis mitige a voir mais pas a revoir




De la Birmanie à la Nouvelle-Zélande via l’Australie de l’Ouest… plus quelques escales… en 70 jours English translation pending
du 12 octobre au 20 décembre 2013
BIRMANIE Après trois vols sans histoire , nous sommes arrivés de nuit à Yangon . Première impression , ville de province , route en mauvaise état. L'hôtel était situé dans un quartier dit chic, pas loin de l'imposante ambassade des États Unis mais le pseudo bitume après l'orage , le lendemain , ressemblait à un ruisseau. Nous n'avons pas pu déterminer pourquoi les ambassades sont toujours à Yangon alors que la capitale est depuis 2006 Naypyidaw... Le passé colonial de Yangon est visible bien que souvent laissé à l'abandon, ancienne Cour Suprême envahie par la végétation , maisons squattées.. Embouteillages dans certains quartiers, probablement plus dûs à une conduite chaotique qu'à un surcroît de véhicules , la ville est cependant calme. Nous n'avons pas trouvé ici le bouillonnement si caractéristique des concentrations urbaines asiatiques....il est vrai qu'un militaire au pouvoir , dérangé par un incident entre une moto et sa voiture a tout simplement interdit les 2 roues à Yangon. Sans motos, sans vélos, sans rickshaw.....il manque vraiment quelque chose! Au soleil couchant , la pagode Shwedagon s'illumine et devient plus que jamais le centre névralgique de la ville, un des vœux les plus chers dans la vie d 'un bouddhiste étant de visiter ce lieu... Gagner le nirvâna n'étant sans doute pas soumis au renoncement et à la mortification , deux ascenseurs et un escalator permettent de gagner la pagode.... Afin de partager un peu de vie locale , nous empruntâmes la circle Line, tren de cercania ou ligne 4 pour les liégeois (un train pas un bus)...excursion surprenante, les rails semblent être le marché central, le point de rencontre, le chemin entre la maison et l'école...le train avance en klaxonnant afin de chasser chiens, vaches, chèvres, vendeurs et écoliers.... Le lendemain , autre aventure ferroviaire afin de rejoindre Bago. Train déglingué, fauteuils brinquebalants et le plus surprenant les fenêtres sont ouvertes et ne peuvent être fermées...il n'y a pas et il n'y a jamais eu de vitres.... A ce jour , nous n'avons pas encore expérimenté sous la pluie! Petite précision nous étions en classe supérieure, la différence devant surtout être dans la quantité d'humains que peut contenir un wagon. A la sortie de la gare de Bago, nous avons cherché un taxi, nous avons rapidement compris qu'ici nous étions réellement en Asie, les deux roues sont autorisées... Le taxi sera donc une moto avec une petite remorque type camion , pour s'assoir deux banquettes en bois et ecchymose sur la tête assurée , la hauteur n'excédant pas un mètre vingt . Arrivée dans un hôtel moderne, aux standards européens, particularité cependant, réception au rez de chaussée mais reste de l'hôtel , chambres, salle pour le petit déjeuner , aux 5° et 6° étage , entre les deux , des magasins. Après avoir visité le site le plus proche , une pagode, bien entendu, un moyen de locomotion était nécessaire afin de profiter de la ville, les différents centres d'intérêt étant éloignés les uns des autres , et aussi acheter un billet de bus pour le lendemain. Autour du stoupa , rien que des vélos aménagés :conducteur et deux sièges , un dans le sens de la marche et l'autre derrière , très pratique pour prendre des photos. La ville est dans la plaine mais les ponts au dessus de la rivière et du chemin de fer possèdent une rampe dont l'inclinaison n'est pas négligeable....en sus le volume d'un européen est généralement supérieur à celui d'un birman ... Au milieu de la circulation, motos, camions, rickshaw , autocars, piétons, notre chauffeur, qui n'avait plus vingt ans depuis longtemps, eut bien du mal à nous emmener à la gare des autobus, non sans avoir fait un détour par la gare de chemin de fer ( il avait mal compris). Après l'avoir rémunéré , nous le remerciâmes .Quand bien même nous aurions contribué à lui "donner" du travail, se faire transporter dans ces conditions relève de l'esclavage. La gare des autobus est une succession de petites boutiques, mi-restaurant, mi-bureau, "y'a plus qu'à s'y retrouver", l'écriture birmane ainsi que les chiffres, à ce stade du voyage ont encore quelques secrets pour nous! ( LOL). Des rabatteurs, type souk de Marrakech , ne nous facilitent pas le travail...mais comme les propositions sont toutes au même prix et plus ou moins à la même heure , en avant pour celui qui a la meilleure tête.... proposition suivante: avez-vous déjà tout visité? Ben non, le vélo , il était un peu lent....et hop nous voilà partis...à l'arrière de deux motos.Un bouddha par-ci, un stoupa par-là , un serpent géant plus loin et nous avons eu un bon aperçu de la ville. Après une salade de papaye verte, gentiment épicée et une nuit réparatrice, nous voici dans le bus pour Kinmon, point de départ des camions pour le Rocher D'or. Nous avons des places réservées et numérotées, l'autocar est plein comme un œuf mais à voir notre tête de blancs, deux personnes se lèvent pour nous laisser les sièges.Nous acceptons, nous avons certainement payé deux à trois fois le prix des locaux.Pays totalitaires obligent.Le nombre de places dans ce type de véhicule comprend outre les sièges prévus à cet effet , de petits tabourets en plastique haut de vingt centimètres posés dans le corridor central ainsi que des places debout à l'avant;les portières restent bien sûr ouvertes même lorsque la pluie tombe avec violence. Trois heures de trajet, quatre vingts kilomètres, le bus s'arrête pour charger, décharger humains et marchandises en tous genres: bidons d'huile, airs conditionnés... Bien que la conduite se fasse à droite, le volant dans les véhicules à quatre roues se trouve à droite, descendre d'un bus , qui bien sûr n'a pas d'espace prévu pour s'arrêter se fait un milieu de la chaussée . Le but de notre journée est le Rocher D'or, haut lieu du bouddhisme . Pierre , très méticuleux lors de la conception du voyage, avait tout fait pour que notre venue coïncide avec la pleine lune du mois d'octobre... Nous n'étions donc pas seuls...les fidèles par centaines assaillent les camions qui montent la route afin d'approcher le lieu saint. Nous passerons la nuit dans un hôtel proche du sommet , eux a l'extérieur sur de grandes nattes, tantôt dormant , tantôt priant , attendront patiemment le lever du jour. Seuls les hommes peuvent approcher à moins de dix mètres du rocher et ainsi le couvrir de feuilles d'or, femmes et touristes peuvent néanmoins en faire le tour par un chemin de ronde en contre-bas; pour cette fête de la pleine lune plus de la moitié de la largeur de cet espace est couvert de bougies. Dès la tombée du jour, la chaleur et la lumière de la cire incandescente et les fumées donnent au site une dimension et une aura particulières. Contrairement au site népalais que nous vu auparavant, ici , il n'y a ni chants, ni rotations autour des stoupas, seulement quelques prières ressemblant à la litanie des saints le 1°novembre dans les églises catholiques. Le lendemain matin, bien que moins intense , le mouvement de la foule continue, il nous faut donc encore monter à l'assaut d'un camion pour redescendre....la route est escarpée et les tournants très serrés, de vraies épingles à cheveux.Dans la benne , rangés comme des sardines, les pèlerins réconfortés par leur rencontre divine profitent du chemin comme s'ils étaient sur un huit aérien..... L'attraction dure cinquante cinq minutes....., reste pour nous à attendre le bus qui nous ramène à Bago. Le lendemain , une voiture nous attend à 7 heures de matin pour rejoindre Kalaw. Ce mode de transport , réservé depuis l'Europe , est un luxe qui nous permet d'éviter un train ou un bus de nuit avec changement à 3 heures du mat... D'abord 400 km sur la seule autoroute du pays, payante et vide, seules les voitures peuvent l'emprunter...deux roues et camions interdits! (vitesse maximum autorisée:100km/h) Ensuite une route dans la campagne , cultures en tous genres:riz, moutarde, lotus...Les moyens mécaniques utilisés restent primaires...Claudine continue à se demander pourquoi , il y a quarante ans d'ici , elle a dû étudier au cours d'histoire que le kolkhoze et le kibuz étaient des modèles économiques valables et que la révolution industrielle avait supprimé la charrue et les bœufs...... L'aurait-on trompée ? Le voyage se poursuit dans la montagne, virages serrés, la végétation change , le riz fait place aux papayes et les herbacées aux acacias en tout genre. Entre les tropiques , l'automne ne se voit pas , pas de feuilles rousses mais des arbres fleuris. Kalaw, petite bourgade à 1230m , s'organise autour d'une pagode et d'un petit marché permanent.Point de départ de nombreux trecks, nous croisons pour la première fois depuis le début du voyage pas mal d'européens . Nous avons testé le vin local , le blanc est sec , fruité et légèrement boisé ;le rouge bien qu'agréable est plus quelconque. La nourriture , à base de riz est simple mais souvent accompagnée de salades, légumes verts aux saveurs parfois surprenantes.A table, les serviettes sont toujours présentes......au choix un paquet de kleenex ou un rouleau de PQ;celui-ci étant par contre absent aux toilettes...autant savoir!
Nouvelle aventure ferroviaire .... Ce mardi matin, au programme Kalaw-Shwenyaung , en train.Trois heures de train pour environ 50 km.... Le train, prévu à 11h06, est parti à midi....jolis paysages en pleine campagne, voie ferrée encombrée par animaux , végétaux..... Rails dans un état lamentable, le convoi oscille de gauche à droite....mais peu à peu le retard s'amenuise.....Et puis soudain :"clac, clac"un bruit sourd ....notre wagon à déraillé.Rapide coup d'œil des machinistes, après quelques instants, le moteur diesel est coupé... Nous sommes en pleine nature sur une voie unique....il est 14 heures ... GPS aidant, nous nous rendons compte que nous sommes à environ un kilomètre d’une route.... Nous decidâmes de rejouer un film de Kurosawa :une promenade sur les rails en répétant dodeskaden dodeskaden ( ce qui doit vouloir dire chouf-chouf en japonais!) Les deux seuls autres touristes et leur enfant de six ans, des irlandais nous ont emboîté le pas...La police présente dans le train a taché de nous dissuader.....mais nous étions bien déterminés à marcher un peu , malgré les bagages plutôt que de peut être passer la nuit dans la brousse! I Nous ne saurons jamais quand le train à été dépanné, mais nous avons rapidement regagné la route et trouvé une camionnette pour nous emmener tous les cinq à notre destination finale......mieux et plus tôt que le train. Nous sommes au Lac Inlé, notre hôtel est situé sur le lac : reste à trouver une barque pour nous y conduire et organiser la promenade du lendemain, un peu de marchandage et le tour est joué .Le temps est ensoleillé mais l'orage menace....nous arriverons à l'hôtel trempés comme des canards ...mais avec de jolies photos. L'hôtel est joliment situé au bord du lac, notre chambre donne sur un canal secondaire ... tant mieux, sur la voie principale, dès cinq heures et demi du matin , les pirogues se suivent à la queue leu leu, leur moteur faisant le bruit d' une tondeuse à gazon. Nous avions donné rendez-vous à notre "meneur"de pirogue à 10 heures , il nous attendait déjà à 9 heures . Chaque fois que nous sommes amenés à fixer une rencontre , les birmans sont toujours là au moins une demie heure à l'avance...cela change des andalous...Six heures de barque, rythmées par les visites de pagodes, de quelques artisans et des jardins flottants. Les nuages laissent passer le soleil.....malgré sa profession et la protection 50 , Claudine sortira de la promenade légèrement ( !) écarlate . Le lendemain retour sur la terre ferme avec le même piroguier , toujours aussi ponctuel... Charmant hôtel aux standards occidentaux et écologiques : pas de climatisation, en guise de frigo: blogs de glace, par contre le wifi est efficace! Le restaurant est selon les guides le meilleur de Birmanie , nous nous offrirons un menu de dégustation de nourriture shan ( la région du lac Inle ), expérience positive bien que manquant de réelle surprise gustative. Vendredi, direction Kakku, nous louons un taxi.Deux heures et demie pour parcourir cinquante kilomètres, la première partie est en bitume mais le reste en terre et relativement étroit.Arrêt à Taunggyi, capitale de l'état shan, pour prendre un guide obligatoire .Nous supposons qu' il parle parfaitement le birman....mais sa connaissance du vocabulaire anglais ne doit pas dépasser 30 mots. Lieu abandonné jusqu'en 2000, la plupart des 2478 stupas ont été rénovés , jolies sculptures, belles dentelles métalliques aux sommets. Dans ce pays les distances aussi courtes soient elles se transforment vite en parcours du combattant... Mandalay par la route ,290 km soit 12 heures de bus la nuit....nous n'avons pas choisi kuoni mais nous avons nos limites... Nous avons donc opté pour l'avion. Tout d'abord , de Nyaungshwe, bord du lac , il faut rejoindre l'aéroport à 28km, soit une heure de taxi. Nous avions réservé notre billet via le web mais nous ne l'avions pas encore physiquement acheté , première surprise Air Mandalay , la compagnie que nous avions choisie nous informe qu'ils n'ont plus de sièges et que nous voyagerons avec Air Bagan , peu importe sauf que celui ci est 35 minutes plus tard.....déjà qu'il fallait être là une heure et demi à l'avance pour 25 minutes de vol....L'avion arrivera à Mandalay avec 50 minutes de retard nous permettant ainsi d'atterrir nuitamment.Pierre était très très content. Le contrôle des bagages et le passage au scanner furent relativement moins stricts que leur equivalent américain (LOL), pas de phobie des 100 ml, des ceintures, des chaussures et autres "machins qui font ding".... Restaient juste à récupérer les bagages puis à prendre un taxi pour rejoindre le centre ville à 48km .A la sortie de l'aéroport , nous sommes littéralement encerclés par des hommes vantant chacun leur propre compagnie de taxi.Amusant, ils sont tous au même prix et proposent le même service, celui qui crie le plus fort sera peut-être le gagnant. Pierre aimerait savoir pourquoi cet aérodrome est situé si loin de la ville alors qu'il n'y a aucune construction à 20 km à la ronde...le chauffeur du taxi lui a répondu en riant qu 'il faudrait poser la question au gouvernement... Nous arrivons de nuit à Mandalay, une vraie ville asiatique, bouillonnante , motos, vélos, voitures, camions, piétons, ...cerise sur le gâteau , il pleut et il a dû pleuvoir abondamment avant notre arrivée, de véritables marres envahissent la chaussée. Comparée à Yangon , Mandalay apparaît plus occidentalisée :centres commerciaux, enseignes publicitaires, lumières à gogo... Le taxi nous dépose devant notre hôtel , autre surprise: la climatisation de notre chambre serait en panne et aurait été inondée et il n'y en a pas d'autres....après les démarches administratives , le responsable , flanqué de deux charmantes jeunes femmes de la réception , nous conduit en voiture dans un autre hôtel et viendra nous rechercher le lendemain à 5 heures du matin. En résumé, il est vingt heures , nous avons mis six heures trente pour effectuer 290 km. Dimanche, départ à 5h30 en taxi partagé, nous sommes donc quatre passagers plus le chauffeur dans une Toyota dont le compteur kilométrique est bloqué sur 178987....moteur à l'avant et traction arrière , le siège central arrière rappelle à Claudine la "Cortina" de la fin des année 60.... Nous atteindrons notre but, Thipaw , après quatre heures et demi d'une route sinueuse....la voisine de Claudine vomira à chaque tournant, il y en eu au moins une cinquantaine.... Bien que l'atmosphère ne soit pas totalement dégagée , le trajet offre de jolies vues, notamment sur le viaduc de Goitek, celui-ci sera la raison de notre parcours en train ce lundi.Mi-taxi, mi-autobus, ce genre de voyage ne permet malheureusement pas de s'arrêter pour prendre des photos... Un peu frustrés et les muscles fessiers gentiment éprouvés par l'état des amortisseurs, nous arrivons à l'hôtel, une charmante guest house a 10h du matin.....pourquoi diable fallait- il partir aussi tôt ???
Ce dimanche , après notre arrivée à la guest House , le ciel peu clément à fait place à des pluies abondantes...transformant ainsi les routes en petits ruisseaux.Notre visite de la ville se résumera à un palais ayant appartenu à un Prince Shan. La nuit tombe tôt , d'autant plus tôt qu'il tombe des cordes.... Souper rapide dans un restaurant chinois accompagné de bière locale à la pression; la salle ressemble à un hangar dont les entrées pour camions seraient restées ouvertes....bref même si l'accueil est chaleureux....quelques degrés en plus permettraient de sécher chaussures et pantalons. Nuit bercée par le bruit de la pluie....plus proche du chambard que d'un doux chant... Lundi matin , départ à 8h30 pour le train de 9h40 direction Pyin u Lwin et passage sur le viaduc de Gokteik , ouvrage d'art en acier construit en 1899, enjambant une gorge profonde de 270 mètres . Pierre en rêvait depuis longtemps..... Arrivés à la gare, à la question nous voudrions deux billets pour Pyin u Lwin , nous reçûmes en guise de réponse : "but the train is very late to day, maybe at one o'clock" Le train met 7 heures pour effectuer le parcours....le viaduc de nuit a peut-être " moins de charme... Pour plus de détails sur le trajet , nous serons désormais obligés de lire ou relire Paul Theroux Sans connaître les horaires de bus ( étonnant de la part de Pierre), nous savions que nous ne pouvions pas trop réfléchir , ni trop attendre...bien nous en a pris , l'unique bus pour notre destination part à 10 heures ... Nous avons malgré tout pris la peine de chercher une voiture privée afin de négocier quelques photos du viaduc depuis la route...mais il n'y avait pas de chauffeur disponible. Au pas de course , nous nous rendons à la gare des autobus, juste à temps pour sauter dans le véhicule . Nous apprendrons par d'autres touristes que trois jours auparavant le train dans l'autre sens n'avait déjà pas circulé... Nos expériences ferroviaires seraient elles toujours compromises? Le trajet , vu du bus , est plus agréable que entassé dans la voiture à l'aller et les photos parfois possibles. En résumé, la frustration du rail sera atténuée par la beauté du paysage et par le soleil qui nous offrira quelques rayons. Arrivés à Pyin u Lwin , il reste juste à trouver l'hôtel... Un premier moto rickshaw saute sur nous comme la misère sur le monde , nous lui montrons nom et adresse de l'hôtel....réponse: ok , si, si , no problème...et à la question : How much?, nous sentons un peu : voilà les pigeons plumons les.... Nous acceptons néanmoins le marché , les prix pouvant varier très fort d'une ville à l'autre , nous n'avons pas toujours envie de nous battre pour l'équivalent de cinquante centimes d'euros.. Plus fier qu'Artaban , notre chauffeur cherche fougueusement notre hôtel, questionnant à mainte reprise les locaux pour savoir ou se trouve le "estar", le"istar" alors que celui que nous cherchons se nomme :"Aster".....il nous conduira donc à l'hôtel Star...nous refusons énergiquement et nous voilà parti pour de nouvelles aventures.... Nous y arriverons finalement , à la sortie de la ville et sous une pluie battante..... Notre Artaban était moins fier et aurait voulu renégocier le deal.....les pigeons bien que mouillés refusèrent de se faire plumer! Les péripéties du jour ainsi que l'humidité ambiante ne nous donnant pas envie de repartir, nous decidames de nous sustenter sur place. Joli hôtel, un peu à l'écart de la ville, un ensemble de bungalows dans un petit parc, tout semble calme un peu trop peut être.... Nous nous asseyons , rapidement un garçon prend la commande....nous sert la bière et cinquante (sic) minutes plus tard vient nous dire qu 'un plat commandé n'est pas disponible.Apparait alors un homme venu de l 'extérieur boutonnant sa blouse, il avait sans doute fallut appeler le "cuisinier de garde".... Nous ne nous étendrons pas sur la qualité du repas!
Mardi, après une nuit réparatrice , légèrement bercée par le bruit de la pluie ainsi qu' un petit déjeuner aussi nul que le fût le repas de la veille , nous empruntâmes le "shuttle" de l'hôtel jusqu'au centre ville.Rapide coup d'œil sur les bâtiments de la rue principale ainsi que sur la "clock tower" offerte par la reine Victoria. Cette tour de l'horloge carillonne comme celle de Big Ben , à Londres, respectant néanmoins l'heure birmane.. Recherche d'un taxi afin de visiter le jardin botanique et chemin faisant quelques hôtels construits par les anglais dans un style très british.Cette fois une moto avec benne à l'arrière , deux banquettes et une bâche ...le luxe! Beau parc, jolie collection d'orchidées et une exposition de papillons, paraît-il de renommée mondiale....nous les trouvons malgré tout plus élégants lorsqu'ils volent qu' épinglés dans une boîte. Autre recherche de taxi pour rejoindre le bus qui doit nous mener à Mandalay.A la sortie du jardin , une pancarte "taxi".....mais seulement des motos...ok pas de problèmes , vu l'esthétique des casques nous pensons jouer une scène de " la grande vadrouille".Nous commençons à nous habituer à ce mode de transport mais Claudine ne se sent pas encore assez sûre pour photographier depuis la moto...dommage! Nos deux chauffeurs nous déposent à l'arrêt de bus, c'est à dire sur le bas côté d'une grand'route.Nous connaissons déjà suffisamment la ville pour nous rendre compte que la direction est bonne...reste à repérer le véhicule . Le voilà qui surgit...une pseudo camionnette , benne , bâche et deux banquettes....nous ne sommes pas les premiers à bord et nous ne serons pas les derniers.....des tabourets sont même ajoutés au centre, bref plus de vingt personnes entreront dans cette splendide limousine. Nonante kilomètres , d'une route en lacets, nous séparent de l'arrivée...côté positif:pour prendre des photos, pas besoin de baisser les vitres. Après la descente , le véhicule s'arrêtera pour...un coup de tuyau d'arrosage sur les quatre pneus. Les freins ont-ils eu chaud? Vu la vapeur qui sort des roues ..ce n'est pas impossible. Arrivée à Mandalay, de jour cette fois et sans pluie.Nous trouvons facilement un taxi , un vrai, et rejoignons l'hôtel sans encombres. Le quartier est plus encore animé que l'autre soir, normal c'est la foire , il y a même deux carrousels ....dans une rue latérale , il y'a aussi un podium, nous aurons droit à la musique toute la nuit! Mercredi, visite de Mandalay , autrement dit tournée des pagodes et déchaussement régulier . En Birmanie, la vue même lointaine d'un bouddha entraîne automatiquement une promenade à pieds nus.....si l'accès au temple comporte 743 marches, il faut se déchausser avant la montée , peu importe qu il y ait du gravier, de la bouse... En plus , les chaussettes sont tout aussi interdites....nous n'auront donc pas la chance de voir, comme en Inde , des groupes de touristes chaussés de sacs de plastique.... La recherche de moyen de locomotion s'avère un peu plus compliquée que dans d'autres grandes villes, tous pays confondus. Ici aussi , le taxi le plus fréquent semble être la moto....dans cette circulation chaotique nous sommes moins enthousiastes ...et nous ne nous y risquons pas. Pour monter au sommet de la colline qui surplombe la ville , nous trouvons une vieille jeep de type méhari bien que de marque Toyota....avec , oh surprise , un volant à gauche.Toyota semble avoir le monopole du véhicule avec volant à droite et indicateur de vitesse bloqué..... Autre nuit au milieu de la foire ....Musique continue au delà de six heures du mat, on finit par s'habituer, à Kalaw nous avions eu droit à des prières bouddhiques... Nous qui pensions que seuls les espagnols étaient capables de peu dormir....
Jeudi, départ pour Mingun, la"ville" est située à 11km de Mandalay, nous choisirons , comme tous les touristes , le fleuve pour la rejoindre.Des hollandais cherchent à nous accompagner pour louer le bateau..mais les Birmans affirment que celui ne peut embarquer plus de deux personnes .....il ne s'agit pourtant pas d'une petite barque mais d'une embarcation à deux niveaux d'environ 20 mètres de long.En réalité , ils souhaitent surtout que leur voisin travaille.... Gentille remontée du cours d'eau, l'Irrawaddy pendant une heure trente, arrivée dans une bourgade tranquille , se voulant hors du temps :les taxis sont tirés par des bœufs! Les attractions touristiques de Mingun sont une pagode inachevée qui aurait pu devenir la plus grande au monde et la plus grande cloche connue en état de sonner. Une balade sympa, retour sur la terre ferme dans le sens du courant en une demi heure cette fois. Nous avions négocié un taxi pour la journée de vendredi lors de notre montée à la colline de Mandalay. A 9 heures précise , notre splendide Toyota Méhari nous attend devant l'hôtel, en route pour une journée chargée ...l'organisation sera judicieusement prise en charge par le chauffeur .Visite d'une première pagode , d'un atelier de tissage afin d'être à 10 heures précise au monastère afin d'assister au "dîner " des moines . Ce repas qui aura lieu précisément à dix heures vingt est pour eux le second et fatalement dernier de la journée.Ils leur est interdit de mendier la nourriture et de manger après 12 heures.Les religieux s'alignent en deux files indiennes afin d'entrer au réfectoire lorsque la cloche les en autorisera.....Du plus petit au plus grand , les moines garderont leur sérieux malgré la cohorte de touristes présente et le crépitement des flashs..... Un vrai show à l'américaine....en plus de leur repas , ils avaient d'ailleurs tous droit à une brosse à dent et à un dentifrice de la marque Signal. La quantité de moines, plusieurs centaines, la rapidité du repas nous ont impressionnés .....comme la quantité de groupes de touristes, leur peu d'éducation aussi..... Bref , pas la meilleure image locale..néanmoins nous aussi nous en avons fait des photos ! ( sans flash) Nous continuons direction Sagaing , capitale en 1315 après la chute de Bagan.C'est aussi un haut lieu du bouddhisme du pays, une myriade de pagodes, stûpas et monastères perchés sur des collines verdoyantes. La vue d'ensemble est impressionante: une étendue verte émaillée de tâches dorées , miroitant au soleil. Bien sûr, quelques pagodes à visiter et de préférence la plus haut perchée.....notre chauffeur nous dépose au bas d'un escalier...nous n'avons pas compté les marches...mais nous avons transpiré généreusement et avons eu aussi une pensée émue pour les concurrents de Pékin Express qui font parfois ce genre d'exercices en courant et avec un sac à dos de vingt kilos... Au sommet la vue sur les ponts , la nature et les stupas environnants nous a récompensé. Nous poursuivons notre périple , autre ancienne capitale : Ava. Empruntons d 'abord un bac pour traverser un bras de l'Irrawaddy, de l'autre côté nous attendent des carrioles tirée par un cheval...Ava a perdu son statut de capitale et semble restée figée dans une autre époque..... Nous savons que quelques jours auparavant , il pleuvait mais la boue présente dans les sillons des charrettes était-elle uniquement l'œuvre de dame nature, rien n'est moins certain.... À l'heure de l'iPad , iPod et autre iPhone nous voici encaqué dans un véhicule d'un autre temps quasi trop petit pour contenir deux personnes ....en sus , le chemin n'est pas carrossable au sens littéral du terme... Massage fessier assuré, sans doute une bonne blague faite au touriste...nous avons malgré tout apprécié notre promenade . Le but étant de visiter les lieux , nous serons donc amenés à monter et à descendre de ce superbe carrosse un certain nombre de fois...inutile de chercher le centre de remise en forme de l'hôtel....nous aurons fait fessiers, abdominaux, haltères..... Au fond d'un monastère , une image surréaliste :des "mini moines" assis par terre devant un tableau noir, écrivant dans un cahier posé à même le sol, un moine leur donnant la leçon du jour.Nous n'avons bien entendu pas pu percevoir le thème du cours cependant , au mur était épinglé tableau du corps humain, planètes, et autres thèmes didactiques qui laissent penser que l'éducation n'est pas seulement religieuse. Une très jolie image était gardée pour la fin de journée: le pont U Bein, pont en teck de 1,2 km de long. Nous l'avons traversé d'ouest en est...ensuite, en attendant que le soleil décline, nous avons savouré une bière locale accompagnée de quelques crevettes grillées.....la vie de touriste est parfois dure (LOL) De petites barques commençaient à partir....serait-ce un bon moyen de profiter du soleil couchant .....bien sûr ...proposition faite à deux touristes solitaires de partager les frais et nous voilà partis à quatre pour jouir d'un coucher de soleil fantastique! Il ne nous restera plus qu'à rejoindre notre hôtel .....la nuit est tombée , la traversée de Mandalay sera un embouteillage monstre , la pollution bien présente.
Samedi, lever à 5 heures afin de profiter du petit déjeuner dès l'ouverture (6 heures) avant d'embarquer pour dix heures de navigation direction Bagan . Pour la première fois , l'hôtel organise ce repas sur le toit ....ils ne sont pas du tout rodés....d'autant plus qu'un groupe de germanophones , pour qui la ponctualité signifie un quart d'heure à l'avance, tourne en face du buffet vide comme les vautours au dessus de leur proie...Peut -être étaient ils aussi "cafeinodependants" car ils se mirent en file afin d'obtenir leur ration de café ! Nous en avions assez vu...en route pour la croisière ...où un petit déjeuner était aussi prévu... Bateau de luxe à la Birmane, c'est à dire seulement pour touristes, sièges réservés , petits tickets sur les bagages( cela fait joli ), fauteuils en rotin sur le pont..... Petit déjeuner plus serein qu'à l'hôtel....il faut néanmoins faire la queue pour recevoir deux toasts grillés , un œuf dur, une banane et être autorisé à prendre de la confiture... aux fraises ( surprise!) avec un couteau dans le pot, ainsi que du beurre... Durant notre voyage , cela est vrai de manière générale en Asie , nous avons rarement rencontré des couteaux à table...sans doute ignorent -ils sa fonction.... Les touristes étant majoritairement en groupe , ils sont venus avec leur boîte à tartine....nous avons donc pu largement nous reservir. Globalement , la nourriture nous a plu.Nous n'avons rien rencontré de vraiment étrange pour nos papilles européennes. Même dans les endroits fréquentés par les locaux , les plats étaient modérément épicés. Contrairement aux chinois , les birmans n'ont pas l'air friand de pâtisseries ou sucreries en tous genres... Après quinze jours sans aucun plat sucré, dans une boulangerie-pâtisserie, nous nous sommes risqués au "roulé confiture": très bel aspect, moelleux, terminé par une poudre type cacahuète grillée ......la confiture s'avèrera être de la mayonnaise et les cacahuètes des filaments de poulet déshydraté... L'Irrawaddy est un long fleuve tranquille....les paysages sont agréables bien que un peu monotones... À bord du bateau, quelques londoniennes , contemporaines de Georges Orwell et peut-être rescapées du Titanic... Arrivée au coucher du soleil , vue depuis le taxi sur quelques pagodes....mais la visite sera pour dimanche et lundi. La voiture étant convenable , nous en profitons pour organiser la promenade dans les temples le lendemain. Recherche d'un restaurant , les routes sont peu éclairées et les véhicules encore moins....les bœufs n'ont ni phares , ni catadioptres Le dimanche, le chauffeur se montrera un peu radin et peu enclin à nous satisfaire...aussi le lendemain comme Pierre en mourait d'envie , nous louons une bicyclette électrique. Le matin , le bitume est peu fréquenté.... Ce type de véhicule permet bien sûr de sortir des sentiers battus......nous voilà partis en pleine campagne entre les champs de maïs et de canne à sucre....massage fessier assuré mais il commençait quasi à nous manquer... Certains chemins sont assez sablonneux , Pierre se prenant pour Rambo , s'est parfois retrouvé par terre .... On sait maintenant pourquoi son petit-fils François apprécie le bac à sable (LOL) Retour à l'hôtel, soleil couchant, il y a nettement plus de circulation sur le tarmacadam.Claudine n'apprécie pas être suivie de près par un gros autobus qui klaxonne à qui mieux mieux.... Mardi, il nous manque encore une pagode à notre palmarès...Nous choisissons le pickup pour nous y rendre..... À l'aller , le toit est rempli de moines et l'intérieur d'une vingtaine d'individus essentiellement de sexe féminin, sans doute la raison des religieux à l'étage. Au retour, nous voyageons au milieu de paniers remplis à ras bord :fruits, légumes, riz et cartons d'oeufs... Nous nous battons gentiment pour payer le même prix que les locaux....la somme est dérisoire mais ce n'est pas une raison pour être pris pour des dollars sur pattes... Cela se fait sans agression , avec le sourire mais avec insistance de part et d'autre.... Lorsque nous connaissons le prix pratiqué pour les locaux , pour l'exiger , la difficulté est d'avoir dans le portefeuille la somme exacte... A 18h35 nous sommes censés décoller pour Yangon....nous aurons ainsi bouclé la boucle Le vol aura un heure vingt de retard soit le même temps que la durée du vol..... Arrivée à 21h 30 à l'hôtel, un B&B...nous avons faim mais nous craignons qu 'il soit un peu tard ... Le propriétaire du B&B nous conduit gentiment au restaurant le plus proche...nous nous asseyons, ils nous donne la carte puis nous disent cinq minutes après....Sorry we are closed...??? Retour à l'hôtel , idem....cette fois, ce sera la bonne : nous n'irons pas au lit sans souper! Lendemain matin vol Yangon Kuala Lumpur impeccable.... nous avons droit à 20 kilos de bagages et la balance marque 20,00kg.... Récupération du sac , recherche de la consigne....départ pour le centre ville...nous avons 12 heures d'escale...suffisant pour revoir,3 ans plus tard, une ville qui nous avait plu. Impossible de ne pas rendre visite aux tours Petronas... Nous en profitons pour manger avant de "rembarquer " à 0h05 pour Perth...option pizza pour changer des nouilles...inutile de se ruer sur le steak .....l'Australie nous attend. A LCCT , l'aéroport de Air Asia et autre low cost à Kuala Lumpur , nous aurons la surprise d' un Xième contrôle interdisant les liquides de plus de 100ml....alors que nous avions déjà passé douane et autre scanner.... Nous avons donc été obligés de jeter l'eau achetée cinq minutes auparavant , quand a la crème corporelle obtenue afin d'utiliser nos derniers ryggits....Elle est passée sous le pantalon de Claudine.... Le gag étant d'autant plus gros qu'ils laissent passer les bouteilles à eau vides...ou ils n'ont rien compris aux soi disant mesures de sécurité ou il faut à tout prix que les compagnies vendent leurs bouteilles d'eau Dans l'avion , prétextant la nécessité de prendre un médicament , Claudine a obtenu un verre d'eau gratuit mais à la seule condition d'accepter de l'eau bouillante!
AUSTRALIE , de Perth à Darwin Arrivée ponctuelle à 5h du mat à Perth...le soleil est déjà levé! Pour sortir de l 'aéroport, nous sommes passés à travers tous les contrôles..les australiens craignant toute intrusion alimentaire , ils ont la "fouillite" aiguë ! Même Tobby n'a pas eu envie de nous renifler... Petite promenade en taxi afin de prendre la voiture de location au centre ville. Direction l'hôtel à 60 km au sud de Perth: conduite à gauche, volant à droite et boîte automatique…
Nous sommes bien arrivés à Mandurah, un peu tôt pour le check in ..peu importe, nous dormirons dans la voiture en attendant midi. Très joli aparthotel, vue sur océan , machine à laver, sèche linge....parfait pour se faire une valise neuve. Ce jeudi, vu la courte nuit passée en avion , nous nous contenterons d'une sieste, des courses pour les repas et d'un coup d'œil sur la ville qui en réalité est une station balnéaire créée de toutes pièces. Vendredi, cap sur Perth, visite de la ville et du jardin botanique. Nous n'y trouverons pas la huitième merveille du monde....néanmoins gentille balade urbaine avec ses contrastes :petits bâtiments dits anciens(+/-1850) entourés de hauts, voir très hauts édifices. En face de la cathédrale Saint Michel , une sculpture censée représenter saint Michel terrassant le dragon ....pas sûr qu'elle ravirait les montois. Détail intéressant pour le touriste, au centre ville tous les bus sont gratuits. Le jardin botanique est situé dans un énorme parc au bord de la Matilda Bay , jolie vue sur la ville et belle collection de banksias, proteas endémiques en western australia Moins jolies que celles des bouquets chez les fleuristes européens (originaires d'Afrique du Sud), nous en rencontrerons beaucoup au bord des routes tels des sapins Noël garnis de grosses bougies jaunes. Promenade sur un pont suspendu à la hauteur des sommets des eucalyptus...après le Costa Rica nous étions quasi au ras des pâquerettes ... Retour à l'hôtel,60km environ 40 d'un embouteillage au pas d'homme....les australiens sont dix sept millions sur un territoire plus étendu que l'Europe....mais ils s'installent tous au même endroit. Cela doit être pour le dépaysement ....cf Astérix en Hispanie Samedi , visite de Freemantel, périphérie de Perth, quartier bohême..il fait chaud, la bière à la pression est plutôt agréable et nous permettra enfin de vous envoyer le mail précédent .... Dimanche , départ pour le sud....sur la route principale une course cycliste est organisée ....impossible de l'emprunter ...résultat 30 km vers le nord pour enfin rejoindre une autre en direction du sud..... Le pays étant immense ,60km n'ont sans doute pas plus d'importance que 100 mètres en Europe ... Le paysage est boisé, essentiellement des eucalyptus mais ceux ci sont immensément grands et particulièrement droits. Peu avant l'arrivée à Denmark , nous rencontrons nos premiers kangourous.Cette fois nous verrons d'abord des marsupiaux vivants, alors que cinq ans plus tôt nous en avions vu des dizaines morts au bord des routes avant de les contempler sur pattes... Nuit dans un B&B au bord d'une marre , nous sommes bercés par le coassement des grenouilles.Afin de transformer en dérision cette pollution sonore , la propriétaire à ajouté des grenouilles partout y compris sur le PQ..... Nous avons cependant très bien dormi.
Au nord de Perth, les grands eucalyptus font place à une végétation type maquis, cela nous permet d'avoir de belles échappées sur l'océan Indien. Arrivée à Port Denison, jolie cabine rouge face à l'océan pour passer la nuit.La température est clémente mais le vent est vraiment très puissant...pas de bbq ce soir . Jeudi, nous continuons notre chemin vers le nord, la route est droite et bordée de grandes exploitations agricoles:céréales , bœufs , chevaux La moisson à déjà été effectuée , le foin , en meules bien enroulées jonche les champs dorés....cela change du vert puissant des eucalyptus .Il est vrai que nous les avons quittés il y a mille kilomètres... Les "road train" font leur apparition mais en direction du sud...pas besoin de les dépasser .De toute façon, ils roulent à tombeau ouvert malgré leur 36,5 mètres de long. Nous traversons Geraldton, une ville de 39000 habitants, la plus grande entre Perth et Darwin...4800km En dehors de Perth , il n'y a que peu d'habitants....mais il n'y a pas de couverture GSM...que font les west australiens avec leur deux pouces?? Arrivée à Denham, notre cabine est face à l'océan. L'eau est transparente et d'un turquoise intense. Vendredi , départ pour Monkey Mia , nous avons rendez vous avec de sympathiques dauphins.Sans doute à cause de leur petite taille , ils s'approchent vraiment très près de la plage , la où les humains ont de l'eau jusqu'au genoux. Nous sommes dans un parc national , les cétacés sont bien sûr attirés par les poissons du petit déjeuner .La théorie dit qu'ils ne reçoivent de la nourriture que trois fois dans la matinée et que celle-ci ne couvre que 40 % de leur besoin afin qu'ils restent "sauvages". Les pélicans sont aussi intéressés par le festin...leur comportement ainsi que leur taille font partie du spectacle... Nous continuons notre périple vers le nord, le paysage est aride , la terre couleur brun orangé contraste avec le vert des épineux . Quelques rapaces nous saluent au passage ... Nous traversons Carnavon, une ville de 9000 habitants consacrée à la culture maraîchère car établie le long de la Gascoyne river... Nous traversons celle-ci, il n'y a pas une goutte d 'eau, seulement du sable... Par contre le long de la route des panneaux « floodway » et des poteaux pouvant mesurer la hauteur des eaux jusqu'à deux mètres.....nous pouvons imaginer l'intensité des crues! Pas de panique, le ciel est bleu et le thermomètre marque 44 º centigrades Nous passons le tropique du capricorne....nous voilà à nouveau"sous les tropiques" En quelques kilomètres , influence océanique , le thermomètre a perdu 10 degrés.... Le paysage change, la végétation est moins dense, apparition des termitières. Tel des pains de sucre, elles se dressent, brunes et élégantes. Ceci dit, nous les trouvons moins charmantes lorsqu'elles s'invitent chez nous!
Arrivée à Exmouth, ville de 2500 habitants Durant la seconde guerre mondiale, elle fut une base sous marine américaine. Quelques traces , notamment des sacs de sables pétrifiés autour du phare... Samedi, visite du Ningaloo Marine Park, patrimoine de l'humanité et du Cape Range National Park. Les deux parcs se chevauchent le premier occupe la côte et la partie maritime et le second le reste des terres . Nous n'avons pas eu la chance de voir les whale sharks L'observation de la vie sauvage est surtout une question de patience....de beaux points sont aménagés mais sous 40°....la patience , même mère de toutes les vertus atteint plus rapidement ses limites..... Dommage mais nous savons aussi que les animaux ne sont pas très vaillants sous cette chaleur. Nous verrons néanmoins quelques wallabies, quelques émeus et des oiseaux. Les plages sont superbes et le turquoise de l'eau toujours aussi intense....quelques "surfistes", parachutes ascensionnels et véliplanchistes . La route se termine sur un canyon jamais à sec , le seul dans la région Petite promenade en bateau, observation d'oiseaux et d'une espèce de wallaby vivant dans les rochers.Sa petite taille,30-40 cm est surprenante . Voyage accompagné de myriades de mouches, plus collantes les unes que les autres...Heureusement , elles ne piquent pas mais elles entrent dans les oreilles, le nez et les yeux et sont plutôt insensibles au produit répulsif ... Passage au super marché, nous optons pour des saucisses "outback" et pur bœuf : au moment de les cuire, surprise , il n'y a ni boyaux, ni autre matériau autour ...ce sont donc des hamburgers en forme de saucisses! Elles étaient très savoureuses et bien épicées....pas besoin de ketchup Dimanche, départ pour le Karijini national park. La route est rectiligne ..... Nous traversons sur un pont la Ashburton river...surprise, il y a un peu d'eau stagnante pour le plaisir de cinq canards....vu la longueur du pont, les crues doivent être "hyper impressionantes". Arrivée à l'ecolodge:de grandes tentes avec un "vrai lit" mais sans électricité au milieu du parc, de quoi jouer les Robinson Crusoe version"bourgeoise". Après avoir répondu à la question d'où venez vous aujourd'hui , nous avons été surpris d'entendre un :"ah, vous ne venez pas de loin"...nous venions de rouler 625 km... Deux jours auparavant , le parc a été fermé pour cause d'incendie, il y a très peu de monde, nous passerons la nuit seuls au beau milieu de la nature... Les tentes sont spacieuses et trois des quatre côtés peuvent s'ouvrir , une moustiquaire nous protégeant des moustiques et surtout des mouches toujours aussi collantes ..... La nuit est claire et , malgré la pleine lune, très étoilée. Alors que tout autour , le paysage est d'un plat affligeant ....le parc est vallonné et comporte une série de gorges se terminant par de tout petit lac , version piscine La journée , la chaleur dépasse les 35°....nous nous sommes contentés de visiter en surface sans descendre dans les gorges.... Claudine hurlant lorsqu'elle entre dans l'eau en dessous de trente degrés , inutile d'effrayer les wallabies Nous sommes à 750 mètres d'altitude, en plein été les températures peuvent atteindre 50° mais en hiver -5°, températures digne du désert !? Le camps , fort de son monopole , pratique des prix normaux pour une société régie par l'économie de marché ......nous avions donc décidé de nous transformer en "hollandais":poulet roti , tomates, pain, pastèque, charcuteries.... Tout cela accompagné d'un vin rouge issu des cépages de la Margaret River. La majorité des vignerons australiens sont de petits producteurs, exporter n'est sans doute pas rentable… à moins que les européens refusent de boire du vin capsulé et non bouchonné.... Mardi , départ à cinq heures du matin,950 km nous séparent de Broome , soit 10 heures de route .... Ce ne sont pas les tournants qui nous compliqueront le chemin...peut être les road trains qui sur cette route ne sont pas limités à 36,5 mètres mais peuvent atteindre 53,5 mètres soit vingt et un essieux (21) Nous n'avions pas bu.... Sur le trajet, une seule ville et quatre roadhouses:relais routiers où l'on trouve á peu près tout le nécessaire mais pas le superflu, carburant, logement, repas chaud , boisson, fusible, jerrycan, ....
Objectif atteint : 950 km,10 heures de route... Nous arrivons donc à temps pour nous jeter dans la piscine et visiter le supermarché Ce soir barbecue ...en Australie , le bbq est surtout une raison pour cuisiner à l'extérieur , même dans les camps, pas de charbon mais des bonbonnes de gaz ... Moins de charme mais efficacité ... Aujourd'hui , c'est Cable Beach qui attire les étrangers....mais la ville est aussi réputée pour ses perles. Autrefois "pêchées " dans le fond de la mer, elles sont maintenant produites dans des fermes. Quelques magasins exposent, outre des perles, le scaphandre qui était utilisé..impressionnant : bottes de 12 kg chacune, partie supérieure 25kg... De nombreux chinois, japonais et malaisiens ont perdu la vie dans cette recherche mais donnent maintenant à la ville( 16000 hab) un air cosmopolite et multiculturel peu commun en Australie . Mercredi, visite de la ville, de la plage , de la piscine et utilisation de la lessiveuse et du séchoir ....sac à dos neuf! Le premier orage de la saison nous surprendra...dans la piscine Nous y avons aussi rencontré un australien connaissant Amiens et Menin....un de ses oncles est enterré à Amiens , tué pendant la première guerre mondiale! La pluie a cessé , l'arc en ciel est complet, nous aurons droit au coucher de soleil sur la plage...les nuages adouciront la lumière . Petite anecdote :commençant à cuisiner, les plaques électriques ont refusé de continuer à chauffer....au menu pâte aux poissons, crevettes et moules...cru ? Difficile.... Dans ce type de logement " self catering", après l'heure, c'est plus l'heure....il n'y a plus aucun service. Un peu d'imagination et nous utilisons le bbq pour chauffer l'eau et un poêle pour le poisson...opération réussie . Jeudi, nous continuons notre avancée vers le nord.Le ciel est plombé , les orages menacent. Les nuages donnent au paysage un aspect théâtral et estompent les violents contrastes entre le vert des eucalyptus et le rouge brique de la terre A partir de l'embranchement pour Derby , notre route change de cap, nous irons désormais plus vers l'est que vers le nord. Le paysage change peu mais nous voyons apparaître de nouveaux types d'arbres malheureusement, la botanique de nos études n'ayant pas dépassé les zones dites tempérées nous ne savons pas leur attribuer un nom...
Arrivée à Halls Creek. en Australie , l'alcool se vend dans les bars et les "bottle shop" . Nous sommes en territoire aborigène donc pas de bottle shop...., les natifs ayant tendance à noyer l'oisiveté....mais possibilité de boire vin, bière et plus si affinité au bar de l'hôtel .... Notre chambre est "fully licensed" mais néanmoins limitée à 2 bouteilles de vin et 17 bouteilles de bières par personne.....(pour l'alcool type whisky nous n'avons pas retenu les chiffres..)....rassurez vous nous nous sommes arrêtés bien avant... Sur l'utilité de cette loi restrictive , nous nous contenterons d'un:"no comments" Nous sommes à 2500 km de Perth, dans le même fuseau horaire.....la nuit tombe avant 18 heures et le jour se lève à 4 heures trente. Après Halls Creek, la route est étonnement sinueuse....bien sûr pas de tournants serrés mais le paysage se découvre au fur et à mesure ... Quelques collines et des bovins type indien(grandes oreilles pendantes , bosse sur le dos juste après les omoplates) attirent notre attention.. Les termitières se dressent tels des menhirs (miniatures...) Petit détour jusqu'à Wyndham(900 hab), la ville la plus au nord de west australia..... La région est "montagneuse", jolies gorges et beaux baobabs. Ville portuaire mais aussi minière nous pourrons admirer depuis un sommet la formation de road trains ....vu d'en haut et à côté d'une voiture , ils paraissent encore plus impressionnants..... Arrivée à Kununurra, logement dans un ibis style...qui ressemble à tout sauf à un ibis... Réception de 6am à 8pm....le compromis ibis: " nous règlons tout en 10 minutes " n'a pas l'air de mise....mais rassurez vous la photo des fondateurs est bien au mur. Superbe piscine....couverte par des vélum tendus...sans eux, en plein soleil elle eut été surchauffée Tel Furnace creek à Death Valley.... Samedi, départ pour le Northern Territory afin de rejoindre Katherine...Nous aurons ainsi presque "bouclé la boucle".....il y a cinq ans nous avions effectué le trajet de Sydney à Sydney , empruntant la partie est et la route centrale qui passe par Katherin et Darwin. Petit détour pour jeter un coup d'œil au Lake Argyle, lac de barrage destiné à l'irrigation. Il constitue aujourd'hui une halte pour les oiseaux migrateurs et un havre de paix pour les crocodiles.....très jolis paysages. Arrivée dans le Northern territory , nous vieillissons d'une heure et demi d'un coup sec et sommes priés de mettre à la poubelle tout ce qui est végétal (fruits, légumes, plantes) Le ciel est menaçant , nous essuierons quelques averses ... La route est agréablement sinueuse , nous croisons quelques véhicules mais en 570 km nous ne dépassons ni sommes dépassés par aucun véhicule...en résumé la route est déserte Arrivée à Katherine Reconnaître les lieux cinq ans après est toujours amusant...pas de statue à la même place et Eugène Sue ne nous regarde pas( cf Yves montand , le télégramme)...mais le bureau de poste , la station service Caltex sont toujours bien présents... Plouf dans la piscine...ici le vélum nous abrite de la pluie.. Dimanche , destination Darwin pour l'avion qui est censé décollé à 1h 05 c'est à dire lundi....Vol de nuit..... Le ciel est noir, il tombe des cordes....le journal annonce un cyclone...Alyssia qu'il s'appelle , un vrai qui effraye les locaux... La question est: décollera décollera pas..... Nous accélérons notre départ afin d'éviter les floodways...Pas d'orage sur le chemin et arrivée à sec à Darwin. Un peu trop tôt.... Coucher de soleil avorté...... Nous profitons de l'animation dominicale de la rue centrale de Darwin pour manger...une pizza Pierre ayant décidé que vol nocturne égal souper pizza....(cf Kuala Lumpur ) La menace de cyclone est toujours présente...mais l'avion décolle à 2 heures et arrive sous le soleil à 5 heures à Brisbane... Petit déjeuner à l'aéroport et départ pour de nouvelles aventures....
Addenda Non mais à l'eau quoi? Ou de l'étude comparative de l'attitude humaine devant une bouteille de H2O... Heho, Mandalay:les liquides, connaissent pas!les scanners, si! Rangoon :l'eau se jette mais la bouteille vide peut être conservée et être remplie après le contrôle... Kuala Lumpur : se jette au premier contrôle, se vide au second et peut se remplir d'eau chaude dans l'avion....sauf que dans l'avion les hôtesses ne sont pas toutes d'accord ... Darwin : don't worry ...prends ta bouteille d'eau.... Brisbane:jette ta bouteille d'eau mets tous tes liquides de moins de 100ml en sachet de plastique ( les même que ceux que tu trimbales hors sachet depuis Málaga...) peu importe qu'il faille 5 sachets pour tout caser....
En résumé : parfois l'eau peut exploser Les grandes théories sur les explosifs peuvent avoir différentes interprétations ..... Conclusion :??????????????????LOL/ MDR
NOUVELLE ZELANDE Les nouvelles aventures commencent sous le signe de la "drache".... Atterrissage lundi à Christchurch après un long passage dans les nuages....au sol la pluie tombe avec force. Selon le chauffeur de taxi (une chauffeuse de taxi),24 heures auparavant , ils jouissaient de 26 degrés .... Arrivée à l'hôtel ou nous commençons les visites par celle du lit.....la pseudo nuit ayant été courte et mouvementée ... Nous ne visiterons pas Christchurch maintenant mais dans huit jours lors de notre second passage.Nous avons néanmoins le temps d'apercevoir les stigmates du terrible tremblement de terre de février 2011. Petite promenade jusqu'au restaurant...ce sera l'occasion de tester les moules de Zélande...... Mardi départ en train pour Greymouth , le climat n'est pas au beau fixe...il pleut et le thermomètre marque 10 degrés ...parcours intéressant , sans plus, mais peut être avons nous "trop" voyagé dans les trains suisses... Wagon à l'air libre pour prendre des photos....l'air est libre mais prendre des photos relève de la bagarre....les chinois se comportent comme dans le métro de Pékin ! A Greymouth nous prenons possession de la voiture de location...il pleut, il fait un froid de canard et le vent intensifie encore cette sensation ... Pierre est de très mauvaise humeur .... Passage par le supermarché , notre chambre est "self contained"...petite soupe au potiron bien pimentée pour nous réchauffer... Le mercredi matin, surprise :le ciel est dégagé mais la température reste fraîche . Le panorama est diversifié , grandes vertes prairies, moutons, bovins, cervidés, échappées sur l'océan et vue sur les montagnes enneigées et les glaciers. Nous arrivons au glacier Franz Josef suffisamment tôt pour effectuer la promenade qui nous mène au pied, le soleil est de la partie et un pull superflu... Nuit proche de l'autre glacier : le Fox L'emplacement géographique de ces deux glaciers est très surprenant: à douze kilomètres de la mer et latitude équivalente au nord de l'Espagne Jeudi matin , nous trotterons non pas autour du glacier Fox (trouvez la vanne) mais autour d'un charmant lac où en théorie se reflètent les montagnes....le thermomètre affiche 20° sous un soleil déjà puissant. Détour jusqu'à Jackson Bay , charmante route entre mer et forêt se terminant par une splendide vue sur les montagnes enneigées depuis la plage... Arrivée à Wanaka ,30° à l'ombre...nous voulons souper sur la terrasse mais il y fait trop chaud! Vendredi matin , le ciel est nuageux et les températures ont chuté.. Visite de Arrowtown, ville historique qui connut son essor à l'époque des mines d'or, quartier chinois type « bokrijk » assez surprenant néanmoins . Nous achetons un baguette dans une épicerie restaurant "bonjour Paris"tenu par des francophones....expérience correcte...cela change du pain à toast grillé.. Le ciel s'assombrit....alternance d'averses Notre avancée jusqu'à Glenorchy au bout du splendide lac Wakatipu se termine dans une purée de pois ....(le Seigneur des Anneaux s’est inspiré de la région) Samedi nous quittons Queenstown sous la pluie , les nuages sont très très bas...le vent fort , le thermomètre marque 8° En chemin la pluie se transforme en neige et le mercure (aujourd'hui interdit) descend à 2°. Les lupins multicolores bordent la route...beaucoup de moutons...10 fois plus nombreux que les humains (en NZ, of course) Nous rencontrons aussi des élevages de cervidés , à ce jour nous n'avons pas pu déterminer la finalité ...nous constatons seulement qu'il n'y a pas de viande de ce type ni dans les étals de boucher , ni à la carte des restaurants..exportation? Le panorama de plaine se transforme en un paysage de haute montagne....la route ne dépassera pourtant pas l'altitude du signal de Botrange.(point culminant de Belgique,700m.) Les sommets montagneux atteignent 2000 mètres et la verticalité de leurs parois donne lieu à de nombreuses cascades La forêt est dense, les lichens envahissent les arbres, le spectacle est fascinant et a un petit air de Fantasia.... Il manque la musique de "l'apprenti sorcier" pour que les feuillus se mettent à danser.... Au bout du chemin une croisière sur le fjord du Milford Sound, nous avons réservé depuis l'Europe mais nous sommes seulement deux .....le bateau navigue à partir de six personnes ....l'aventure est remise au lendemain matin....ce soir la visibilité est correcte sans plus, espérons que le climat nous accompagnera...et que demain sera un jour meilleur.... Ce soir nous dormons dans un établissement mi camping, mi auberge de jeunesse mi hôtel ... Possibilité de cuisiner dans la zone commune....un espace ouvert où tout le monde se croise... Mélange de spécialités et coutumes internationales...l'asiatique cuisine ses noodles et boit sa bière chaude, le français boit du vin fusse- t- il chilien..les travailleurs locaux alternent bière et alcool fort;quelques uns sans doute moins prévoyants attendent que le buzz leur annonce que le plat comandé est prêt ....certains en short , d'autres enmitouflés...
Il a plu toute la nuit....les nuages sont toujours très bas...mais sur le fjord les conditions s'améliorent Nous aurons droit à une jolie balade sur le fjord jusqu'à la mer:bonne visibilité , sommets enneigés , cascades nombreuses , lions de mer jouissant du soleil , colonies de pingouins de petite taille.... Nous avons eu de la chance ....les conditions atmosphériques sont nettement meilleures que hier En route pour Invercargil ...nous croisons quelques troupeaux ... afin d'amener les vaches à la traite, des tunnels sont aménagés sous les routes , le fermier avec un véhicule et un chien canalise les 450 têtes ...ou dans ce cas 450 pis Rassurez vous nous n'avons pas compté les vaches mais posé la question au propriétaire! Autre rencontre, au milieu de la route celle la,250 moutons... Ils font dans le bétail mais pas dans le détail...conséquence si vous voulez acheter du beurre 500 grammes minimum Le célibataire local a intérêt a inviter des amis s'il ne veut pas manger du beurre rance.... Dans les supermarchés plus d'un mètre linéaire est consacré aux beurres...neuf sur dix sont salés à raison de 6 grammes par kilo...voilà pourquoi il y a des muffins aux carottes...( n.b les normes européennes sont identiques: beurre salé= plus de 5 grammes de sel par kilo) Mardi, départ pour Dunedin et la péninsule d'Otago Le ciel est bleu mais le vent souffle avec force....petite balade bien ventilée pour rencontrer des phoques à fourrure. Ils sont chez eux , sur la plage et ne semblent pas être importunés par la présence des humains...ce n'est pas la première fois que nous observons ces animaux marins mais ici nous sommes vraiment très près ...seul le bon sens nous interdit de les toucher... À la pointe de la péninsule d'Otago possibilité de voir des albatros royaux et des manchots.. À cette heure, les manchots ne sont pas visibles, ils sont partis pêcher ....il faudrait venir à la tombée de la nuit lorsqu'ils rentrent au bercail ...nous avons déjà fait cette expérience il y a cinq ans en Australie et dans de meilleures conditions... Quant aux albatros, ce serait la seule colonie continentale au monde.... cependant, pour espérer les voir, ailes déployées , il faut s'acquitter d'un droit d'entrée proportionnel à l'envergure de ces oiseaux.... Visite guidée , bien sur..mais nous sommes en pleine nature et il s'agit d'observer un animal sauvage dans son habitat....pas d'un centre de conservation de l'espèce ... En sus , ils ont poussé le vice jusqu’ à imposer un droit d'entrée pour atteindre la cafétéria , la boutique à souvenirs et les toilettes...trop c'est trop...en guise d'albatros nous relirons le poème de Baudelaire...
Petit rappel pour ceux qui auraient oublié ou n'auraient pas été contraints de l'analyser à l'âge de 15 ans....
Charles BAUDELAIRE (1821-1867)
L'albatros
Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage, Le navire glissant sur les gouffres amers.
A peine les ont-ils déposés sur les planches, Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux, Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches Comme des avirons traîner à côté d'eux.
Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule ! Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid ! L'un agace son bec avec un brûle-gueule, L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !
Le Poète est semblable au prince des nuées Qui hante la tempête et se rit de l'archer ; Exilé sur le sol au milieu des huées, Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.
Mercredi direction Christchurch ... Nous avons "visité" toutes les villes que nous avons traversé :Invercargill , Dunedin...à vrai dire peu de commentaires peuvent être faits..quelques bâtiments de la fin du XIX° et très peu d'animation ....de toute façon à cinq ou parfois six heures tout est fermé.. Christchurch présente un aspect différent....le tremblement de terre de février 2011 rythme toujours la vie des habitants....bâtiment érigé mais totalement fissuré...hôtel impeccable , ouvert au public au milieu des ruines de la cathédrale , hôtel ruiné laissant entrevoir coussins et draps de lit....une ville qui ne sait si elle doit survivre ou se laisser mourir ....la renaissance côtoyant la déchéance Jeudi, pour nous rendre à Nelson, nous décidons de "refaire" l'Arthur Pass", ce col que nous avons emprunté en train 9 jours auparavant ... Le ciel est relativement dégagé et la température dépasse les 20° ...panorama de 360°...nous aimerions être des bécasses... Le trajet nous a paru beaucoup plus spectaculaire en voiture....route étroite, sinueuse , dénivelé de 16%.. Nous avons la chance de croiser le Tranzalpine , en retard sur l'horaire..occasion rêvée pour le photographier..
Nelson , ville de 43000 habitants a voulu conserver et rénover les maisons du siècle dernier.....une rue entière soit 16 maisons ont été réhabilitées ou même reconstruites ....certains pays détruisent leur passé , d'autre essayent de s'en créer un.... Ce sera aussi notre point de départ pour la visite du parc Abel Tasman..nous devrions voir des plages de sable fin et de l'eau turquoise ...mais les nuages sont très bas.... Nous saluons au passage Ernest Rutherford , père du modèle de l'atome et prix Nobel de chimie(1908), né ici à Brightwater A l'aller la route de col, bien que le sommet soit à moins de mille mètres , est dans un épais nuage....le temps étant très instable , nous aurons plus de chance au retour mais les bords de mer resteront pluvieux et dans le brouillard. Samedi départ pour Picton où nous embarquerons pour l'île du nord. Le ciel est plus clément et la route très étroite est charmante. Trois heures de traversée pour rejoindre Wellington , une heure dans un fiord, une heure de pleine mer et une heure le long des côtés de l'île du nord. La mer est calme mais dès la pleine mer, des bourrasques de vent rendent difficile la station debout sur le pont... Arrivée à Wellington , capitale de Nouvelle Zélande,164000 habitants Visite de la ville, un vent de tempête nous accompagne....méritant la terminologie de"alerte rouge" sous les latitudes européennes et qualifié de banal ici... Nous n'avons vu ni une poubelle , ni un papier par terre...néanmoins Pierre n'a pas eu "des nœuds" dans ses cheveux... Un charmant petit funiculaire nous emmène au-dessus de la colline afin de visiter le jardin botanique... Jolie descente à travers les arbres, ainsi qu' à travers d'un cimetière .. Celui ci ayant été conservé en tant qu'exposition de rosiers anciens... Bucolique.... La visite du musée Te Papa, tant recommandé par toutes les publications ne nous a pas particulièrement passionné Nous sommes le 8 décembre , jour de la parade de Noël , cortège ressemblant à la cabalgata espagnole mais sans les bonbons......à l'endroit où nous avons regardé, le public était confiné derrière des barrières grillagées de 2,50 mètres de hauteur...pas de risque de voir un enfant s'élancer sous un char....mais pas très glamour.. Un camion devait suivre car un quart d'heure après le passage, plus aucune trace... La cuisine, dite équipée , de notre studio comprend un grille pain, une bouilloire électrique et un micro onde.... Pierre apprécie les œufs au petit déjeuner....même après une recherche approfondie sur le net, Claudine n'arrivera pas à obtenir un œuf sur le plat qui ne soit pas cuit dur.... Claudine déteste et continuera à détester le micro onde.... Lundi , départ pour Tongariro, région de volcans actifs, de nouveau, nuages bas... Cette fois peine perdue, nous ne verrons pour ainsi dire rien.... Nous emprunterons le lendemain matin une seconde fois la même route dans l'espoir d'en voir plus, mais les nuages resteront bien accrochés au sommet des volcans.... Mardi, autre activité volcanique: fumerolles , boue et geyser...sous le soleil exactement ! Ici, la nature à été transformée en parc d'attraction...et le geyser Lady Knocks éructe à 10h30 précise tous les jours...moyennant une bonne dose de savon....si si! À part ce show un peu stupide , le sentier au milieu des fumerolles est bien organisé et la promenade très agréable . Cap un peu plus à l'est....ces terres sont les premières au monde à être éclairées par le soleil levant...un peu plus à l'est encore et nous sommes hier! Le dégradé de vert de la forêt est impressionnant, les fougères se dressent tels des palmiers au milieu des arbres, la verticalité des troncs augmentent leur majestuosité, quelques arbres en fleurs attendrissent la tonalité , quelques pins ponctuent le tableau de tâches plus sombres , de temps à autre quelques jeunes feuilles d'eucalyptus ajoutent une touche de bordeaux ...
Jeudi, direction Auckland , le ciel est bleu , nous en profitons pour choisir une route proche de la mer...rencontre avec quelques baba cool qui paraissent vivre au bord de l'eau dans de vieux autobus aménagés.Vu le spectacle au bord de la mer nous comprenons qu'ils s'incrustent..... Petite promenade à travers la mangrove pour rejoindre une plage, là aussi le paysage est sublime...grande plage de sable blanc et seulement deux paires d'humains. Visite d'Auckland : bien sûr, pas de grands monuments , un ville agréable, vivante , métissée bref une vrai ville selon nos critères européens . Nous avons enfin pu acheter du poisson frais et faire lever des filets....la Nouvelle Zelande est entourée d'eau mais le poisson ne paraît pas être leur nourriture favorite... Dans les grandes surfaces , le rayon poisson est réduit généralement à du saumon.Cependant, celui-ci est vraiment , vraiment meilleur qu'à Málaga.......(plus cher aussi mais la différence vaut vraiment la peine) Autre surprise : un bar belge , Leffe blonde, brune, Stella , Jupiler, Hoegaerdeen au fut et un choix de bières spéciales supérieur à celui du Vaudrée (à Liège) Le lendemain , petite promenade en bateau jusqu'à l'île de Rangitoto, l'île est un volcan éteint mais les guides prétendent qu'elle a la forme d'un œuf sur le plat..... Nous avons donc escaladé l'œuf sur le plat.....pas si plat que cela... Deux kilomètres et demi de montée parfois un peu raide au milieu des coulées de lave...la vue au sommet mérite l'effort consenti..... Dimanche, nous quittons l'hémisphère sud direction Singapour... Premier vol Auckland- Melbourne, après l'atterrissage nous restons sur le tarmacadam plus d'un demi heure pour que l'avion se place au hub, vol suivant Melbourne Singapour , outre le retard au décollage nous tournerons un certain temps au dessus de Singapour bref nous en avons pour notre argent ...d'autant plus qu'il nous faut ajouter cinq heures de décalage horaire. Récupérons les bagages, passage à la douane , métro , petite balade sac à dos et nous arrivons à l'hôtel ... Lundi visite de Singapour, oú nous étions déjà venu il y a trois ans entre l'Ouzbequistan et l'Indonesie Nous profiterons surtout de l'ambiance...Noël approche et les rues sont lourdement décorées. Noël sous les tropiques , les sapins et les allusions à la neige nous paraissent ubu roi... Il fait chaud et horriblement humide.... Visite à Marina Bay Sands, l'hôtel aujourd'hui symbole de Singapour, trois tours réunies en leur sommet par un édifice en forme de bateau et en porte-à-faux... Au dessus , vue à 360°... Mardi , l'avion qui nous emmène à Abu Dhabi est à 19h30, nous en profitons pour visiter un nouveau jardin ( il n'existait pas il y a trois ans) La visite aurait pu être plus longue mais la chaleur est vraiment accablante..... Arrivée à Abu Dhabi peu après 23h , passage à la douane ( rapide la plupart des passagers sont en transit), promenade dans l'aéroport pour rejoindre le comptoir des voitures de location ..il ne reste plus qu'à rejoindre l'hôtel,30 km plus loin, merci le GPS ! Mercredi , visite de la grande mosquée . Celle de Casablanca est paraît- il plus grande mais celle -ci par sa blancheur extérieure est très impressionnante ..à l'intérieur marbre blanc , décors floraux , grands lustres en cristal de Swarovski mais malgré tout , finesse et impression de légèreté . Entrée gratuite et mixte mais Claudine n'a pas échappé au rituel de l'abaya....nom donné ici au vêtement considéré comme décent ....grande robe noire couvrant les bras jusqu'au poignet et si nécessaire couvrant les jambes jusqu'au sol..sans oublier , il va de soi, la capuche servant de foulard... Pour ceux qui regrettent d'avoir peu de photos de Claudine...ici Pierre s'est défoulé.. Visite de l'Emirate Palace, un hôtel dans la démesure ... Pour sa construction, trois milliards de dollars .....peut être le plus cher au monde.... Aujourd'hui 1800 employés y travaillent. Immense mais raffiné, musique classique en live ....nous sommes ici y loin de Las Vegas.... La fauconnerie à été classée en 2010 patrimoine immatériel....La lecture de guides a enfin permis à Claudine de déterminer ce qu' est un gerfaut … Jeudi , départ pour Dubaï ...130 km d'autoroute à six bandes, limitée à 120 ou 140 km/heure mais où les Porsche Cayenne , les Audi V6 et autre Ferrari ne semblent pas concernées par cette limitation! L'essence vaut 0,32 € /litre.....50 litres....16 euros.... Ils roulent à tombeau ouvert, dépassent par la droite , se rabattent à gauche..... Dubaï , la démesure....la tour la plus haute au monde, le mall le plus grand au monde, l'hôtel le plus...tout est hors norme... La vue sur la ville depuis la jumerah palmeraie est sublime...une forêt de buildings, tous différents et élégants... Une vitrine de pétrodollars .... Vendredi, ultime expérience aéroportuaire .......passage au scanner pour entrer au terminal correspondant à notre vol.....les ordinateurs peuvent rester dans les sacs mais les ceintures doivent être ôtées:première file....deuxième file : enregistrer les bagages....troisième file: passage de la douane, douaniers de blanc vêtu , essuie de vaisselle sur la tête nous accueillent sans desserrer les dents; quatrième file : un autre scanner...autre allergie aux ceintures mais flacons de plus de 100 ml bienvenus! Cinquième file : vérification du boarding pass pour monter dans le bus qui conduit à l'avion; sixième file : nous montons dans l'avion depuis le tarmac.....l'avion est un A330-200 contenant plus ou moins 350 "humains". Nous décollons avec un quart d'heure de retard Arrivée à Düsseldorf , passage de la douane, nous sommes en transit.... puis....surprise : un nouveau scanner.....ici allergie totale aux liquides, un sachet par personne et le reste à la poubelle! Tout cela dit avec l'amabilité d'un pitbull enragé ......Bienvenue en Europe! Direction Málaga, le ciel est dégagé...les Pyrénées sont superbes....nous atterrissons par la mer ...le spectacle est fabuleux.
BIRMANIE Après trois vols sans histoire , nous sommes arrivés de nuit à Yangon . Première impression , ville de province , route en mauvaise état. L'hôtel était situé dans un quartier dit chic, pas loin de l'imposante ambassade des États Unis mais le pseudo bitume après l'orage , le lendemain , ressemblait à un ruisseau. Nous n'avons pas pu déterminer pourquoi les ambassades sont toujours à Yangon alors que la capitale est depuis 2006 Naypyidaw... Le passé colonial de Yangon est visible bien que souvent laissé à l'abandon, ancienne Cour Suprême envahie par la végétation , maisons squattées.. Embouteillages dans certains quartiers, probablement plus dûs à une conduite chaotique qu'à un surcroît de véhicules , la ville est cependant calme. Nous n'avons pas trouvé ici le bouillonnement si caractéristique des concentrations urbaines asiatiques....il est vrai qu'un militaire au pouvoir , dérangé par un incident entre une moto et sa voiture a tout simplement interdit les 2 roues à Yangon. Sans motos, sans vélos, sans rickshaw.....il manque vraiment quelque chose! Au soleil couchant , la pagode Shwedagon s'illumine et devient plus que jamais le centre névralgique de la ville, un des vœux les plus chers dans la vie d 'un bouddhiste étant de visiter ce lieu... Gagner le nirvâna n'étant sans doute pas soumis au renoncement et à la mortification , deux ascenseurs et un escalator permettent de gagner la pagode.... Afin de partager un peu de vie locale , nous empruntâmes la circle Line, tren de cercania ou ligne 4 pour les liégeois (un train pas un bus)...excursion surprenante, les rails semblent être le marché central, le point de rencontre, le chemin entre la maison et l'école...le train avance en klaxonnant afin de chasser chiens, vaches, chèvres, vendeurs et écoliers.... Le lendemain , autre aventure ferroviaire afin de rejoindre Bago. Train déglingué, fauteuils brinquebalants et le plus surprenant les fenêtres sont ouvertes et ne peuvent être fermées...il n'y a pas et il n'y a jamais eu de vitres.... A ce jour , nous n'avons pas encore expérimenté sous la pluie! Petite précision nous étions en classe supérieure, la différence devant surtout être dans la quantité d'humains que peut contenir un wagon. A la sortie de la gare de Bago, nous avons cherché un taxi, nous avons rapidement compris qu'ici nous étions réellement en Asie, les deux roues sont autorisées... Le taxi sera donc une moto avec une petite remorque type camion , pour s'assoir deux banquettes en bois et ecchymose sur la tête assurée , la hauteur n'excédant pas un mètre vingt . Arrivée dans un hôtel moderne, aux standards européens, particularité cependant, réception au rez de chaussée mais reste de l'hôtel , chambres, salle pour le petit déjeuner , aux 5° et 6° étage , entre les deux , des magasins. Après avoir visité le site le plus proche , une pagode, bien entendu, un moyen de locomotion était nécessaire afin de profiter de la ville, les différents centres d'intérêt étant éloignés les uns des autres , et aussi acheter un billet de bus pour le lendemain. Autour du stoupa , rien que des vélos aménagés :conducteur et deux sièges , un dans le sens de la marche et l'autre derrière , très pratique pour prendre des photos. La ville est dans la plaine mais les ponts au dessus de la rivière et du chemin de fer possèdent une rampe dont l'inclinaison n'est pas négligeable....en sus le volume d'un européen est généralement supérieur à celui d'un birman ... Au milieu de la circulation, motos, camions, rickshaw , autocars, piétons, notre chauffeur, qui n'avait plus vingt ans depuis longtemps, eut bien du mal à nous emmener à la gare des autobus, non sans avoir fait un détour par la gare de chemin de fer ( il avait mal compris). Après l'avoir rémunéré , nous le remerciâmes .Quand bien même nous aurions contribué à lui "donner" du travail, se faire transporter dans ces conditions relève de l'esclavage. La gare des autobus est une succession de petites boutiques, mi-restaurant, mi-bureau, "y'a plus qu'à s'y retrouver", l'écriture birmane ainsi que les chiffres, à ce stade du voyage ont encore quelques secrets pour nous! ( LOL). Des rabatteurs, type souk de Marrakech , ne nous facilitent pas le travail...mais comme les propositions sont toutes au même prix et plus ou moins à la même heure , en avant pour celui qui a la meilleure tête.... proposition suivante: avez-vous déjà tout visité? Ben non, le vélo , il était un peu lent....et hop nous voilà partis...à l'arrière de deux motos.Un bouddha par-ci, un stoupa par-là , un serpent géant plus loin et nous avons eu un bon aperçu de la ville. Après une salade de papaye verte, gentiment épicée et une nuit réparatrice, nous voici dans le bus pour Kinmon, point de départ des camions pour le Rocher D'or. Nous avons des places réservées et numérotées, l'autocar est plein comme un œuf mais à voir notre tête de blancs, deux personnes se lèvent pour nous laisser les sièges.Nous acceptons, nous avons certainement payé deux à trois fois le prix des locaux.Pays totalitaires obligent.Le nombre de places dans ce type de véhicule comprend outre les sièges prévus à cet effet , de petits tabourets en plastique haut de vingt centimètres posés dans le corridor central ainsi que des places debout à l'avant;les portières restent bien sûr ouvertes même lorsque la pluie tombe avec violence. Trois heures de trajet, quatre vingts kilomètres, le bus s'arrête pour charger, décharger humains et marchandises en tous genres: bidons d'huile, airs conditionnés... Bien que la conduite se fasse à droite, le volant dans les véhicules à quatre roues se trouve à droite, descendre d'un bus , qui bien sûr n'a pas d'espace prévu pour s'arrêter se fait un milieu de la chaussée . Le but de notre journée est le Rocher D'or, haut lieu du bouddhisme . Pierre , très méticuleux lors de la conception du voyage, avait tout fait pour que notre venue coïncide avec la pleine lune du mois d'octobre... Nous n'étions donc pas seuls...les fidèles par centaines assaillent les camions qui montent la route afin d'approcher le lieu saint. Nous passerons la nuit dans un hôtel proche du sommet , eux a l'extérieur sur de grandes nattes, tantôt dormant , tantôt priant , attendront patiemment le lever du jour. Seuls les hommes peuvent approcher à moins de dix mètres du rocher et ainsi le couvrir de feuilles d'or, femmes et touristes peuvent néanmoins en faire le tour par un chemin de ronde en contre-bas; pour cette fête de la pleine lune plus de la moitié de la largeur de cet espace est couvert de bougies. Dès la tombée du jour, la chaleur et la lumière de la cire incandescente et les fumées donnent au site une dimension et une aura particulières. Contrairement au site népalais que nous vu auparavant, ici , il n'y a ni chants, ni rotations autour des stoupas, seulement quelques prières ressemblant à la litanie des saints le 1°novembre dans les églises catholiques. Le lendemain matin, bien que moins intense , le mouvement de la foule continue, il nous faut donc encore monter à l'assaut d'un camion pour redescendre....la route est escarpée et les tournants très serrés, de vraies épingles à cheveux.Dans la benne , rangés comme des sardines, les pèlerins réconfortés par leur rencontre divine profitent du chemin comme s'ils étaient sur un huit aérien..... L'attraction dure cinquante cinq minutes....., reste pour nous à attendre le bus qui nous ramène à Bago. Le lendemain , une voiture nous attend à 7 heures de matin pour rejoindre Kalaw. Ce mode de transport , réservé depuis l'Europe , est un luxe qui nous permet d'éviter un train ou un bus de nuit avec changement à 3 heures du mat... D'abord 400 km sur la seule autoroute du pays, payante et vide, seules les voitures peuvent l'emprunter...deux roues et camions interdits! (vitesse maximum autorisée:100km/h) Ensuite une route dans la campagne , cultures en tous genres:riz, moutarde, lotus...Les moyens mécaniques utilisés restent primaires...Claudine continue à se demander pourquoi , il y a quarante ans d'ici , elle a dû étudier au cours d'histoire que le kolkhoze et le kibuz étaient des modèles économiques valables et que la révolution industrielle avait supprimé la charrue et les bœufs...... L'aurait-on trompée ? Le voyage se poursuit dans la montagne, virages serrés, la végétation change , le riz fait place aux papayes et les herbacées aux acacias en tout genre. Entre les tropiques , l'automne ne se voit pas , pas de feuilles rousses mais des arbres fleuris. Kalaw, petite bourgade à 1230m , s'organise autour d'une pagode et d'un petit marché permanent.Point de départ de nombreux trecks, nous croisons pour la première fois depuis le début du voyage pas mal d'européens . Nous avons testé le vin local , le blanc est sec , fruité et légèrement boisé ;le rouge bien qu'agréable est plus quelconque. La nourriture , à base de riz est simple mais souvent accompagnée de salades, légumes verts aux saveurs parfois surprenantes.A table, les serviettes sont toujours présentes......au choix un paquet de kleenex ou un rouleau de PQ;celui-ci étant par contre absent aux toilettes...autant savoir!
Nouvelle aventure ferroviaire .... Ce mardi matin, au programme Kalaw-Shwenyaung , en train.Trois heures de train pour environ 50 km.... Le train, prévu à 11h06, est parti à midi....jolis paysages en pleine campagne, voie ferrée encombrée par animaux , végétaux..... Rails dans un état lamentable, le convoi oscille de gauche à droite....mais peu à peu le retard s'amenuise.....Et puis soudain :"clac, clac"un bruit sourd ....notre wagon à déraillé.Rapide coup d'œil des machinistes, après quelques instants, le moteur diesel est coupé... Nous sommes en pleine nature sur une voie unique....il est 14 heures ... GPS aidant, nous nous rendons compte que nous sommes à environ un kilomètre d’une route.... Nous decidâmes de rejouer un film de Kurosawa :une promenade sur les rails en répétant dodeskaden dodeskaden ( ce qui doit vouloir dire chouf-chouf en japonais!) Les deux seuls autres touristes et leur enfant de six ans, des irlandais nous ont emboîté le pas...La police présente dans le train a taché de nous dissuader.....mais nous étions bien déterminés à marcher un peu , malgré les bagages plutôt que de peut être passer la nuit dans la brousse! I Nous ne saurons jamais quand le train à été dépanné, mais nous avons rapidement regagné la route et trouvé une camionnette pour nous emmener tous les cinq à notre destination finale......mieux et plus tôt que le train. Nous sommes au Lac Inlé, notre hôtel est situé sur le lac : reste à trouver une barque pour nous y conduire et organiser la promenade du lendemain, un peu de marchandage et le tour est joué .Le temps est ensoleillé mais l'orage menace....nous arriverons à l'hôtel trempés comme des canards ...mais avec de jolies photos. L'hôtel est joliment situé au bord du lac, notre chambre donne sur un canal secondaire ... tant mieux, sur la voie principale, dès cinq heures et demi du matin , les pirogues se suivent à la queue leu leu, leur moteur faisant le bruit d' une tondeuse à gazon. Nous avions donné rendez-vous à notre "meneur"de pirogue à 10 heures , il nous attendait déjà à 9 heures . Chaque fois que nous sommes amenés à fixer une rencontre , les birmans sont toujours là au moins une demie heure à l'avance...cela change des andalous...Six heures de barque, rythmées par les visites de pagodes, de quelques artisans et des jardins flottants. Les nuages laissent passer le soleil.....malgré sa profession et la protection 50 , Claudine sortira de la promenade légèrement ( !) écarlate . Le lendemain retour sur la terre ferme avec le même piroguier , toujours aussi ponctuel... Charmant hôtel aux standards occidentaux et écologiques : pas de climatisation, en guise de frigo: blogs de glace, par contre le wifi est efficace! Le restaurant est selon les guides le meilleur de Birmanie , nous nous offrirons un menu de dégustation de nourriture shan ( la région du lac Inle ), expérience positive bien que manquant de réelle surprise gustative. Vendredi, direction Kakku, nous louons un taxi.Deux heures et demie pour parcourir cinquante kilomètres, la première partie est en bitume mais le reste en terre et relativement étroit.Arrêt à Taunggyi, capitale de l'état shan, pour prendre un guide obligatoire .Nous supposons qu' il parle parfaitement le birman....mais sa connaissance du vocabulaire anglais ne doit pas dépasser 30 mots. Lieu abandonné jusqu'en 2000, la plupart des 2478 stupas ont été rénovés , jolies sculptures, belles dentelles métalliques aux sommets. Dans ce pays les distances aussi courtes soient elles se transforment vite en parcours du combattant... Mandalay par la route ,290 km soit 12 heures de bus la nuit....nous n'avons pas choisi kuoni mais nous avons nos limites... Nous avons donc opté pour l'avion. Tout d'abord , de Nyaungshwe, bord du lac , il faut rejoindre l'aéroport à 28km, soit une heure de taxi. Nous avions réservé notre billet via le web mais nous ne l'avions pas encore physiquement acheté , première surprise Air Mandalay , la compagnie que nous avions choisie nous informe qu'ils n'ont plus de sièges et que nous voyagerons avec Air Bagan , peu importe sauf que celui ci est 35 minutes plus tard.....déjà qu'il fallait être là une heure et demi à l'avance pour 25 minutes de vol....L'avion arrivera à Mandalay avec 50 minutes de retard nous permettant ainsi d'atterrir nuitamment.Pierre était très très content. Le contrôle des bagages et le passage au scanner furent relativement moins stricts que leur equivalent américain (LOL), pas de phobie des 100 ml, des ceintures, des chaussures et autres "machins qui font ding".... Restaient juste à récupérer les bagages puis à prendre un taxi pour rejoindre le centre ville à 48km .A la sortie de l'aéroport , nous sommes littéralement encerclés par des hommes vantant chacun leur propre compagnie de taxi.Amusant, ils sont tous au même prix et proposent le même service, celui qui crie le plus fort sera peut-être le gagnant. Pierre aimerait savoir pourquoi cet aérodrome est situé si loin de la ville alors qu'il n'y a aucune construction à 20 km à la ronde...le chauffeur du taxi lui a répondu en riant qu 'il faudrait poser la question au gouvernement... Nous arrivons de nuit à Mandalay, une vraie ville asiatique, bouillonnante , motos, vélos, voitures, camions, piétons, ...cerise sur le gâteau , il pleut et il a dû pleuvoir abondamment avant notre arrivée, de véritables marres envahissent la chaussée. Comparée à Yangon , Mandalay apparaît plus occidentalisée :centres commerciaux, enseignes publicitaires, lumières à gogo... Le taxi nous dépose devant notre hôtel , autre surprise: la climatisation de notre chambre serait en panne et aurait été inondée et il n'y en a pas d'autres....après les démarches administratives , le responsable , flanqué de deux charmantes jeunes femmes de la réception , nous conduit en voiture dans un autre hôtel et viendra nous rechercher le lendemain à 5 heures du matin. En résumé, il est vingt heures , nous avons mis six heures trente pour effectuer 290 km. Dimanche, départ à 5h30 en taxi partagé, nous sommes donc quatre passagers plus le chauffeur dans une Toyota dont le compteur kilométrique est bloqué sur 178987....moteur à l'avant et traction arrière , le siège central arrière rappelle à Claudine la "Cortina" de la fin des année 60.... Nous atteindrons notre but, Thipaw , après quatre heures et demi d'une route sinueuse....la voisine de Claudine vomira à chaque tournant, il y en eu au moins une cinquantaine.... Bien que l'atmosphère ne soit pas totalement dégagée , le trajet offre de jolies vues, notamment sur le viaduc de Goitek, celui-ci sera la raison de notre parcours en train ce lundi.Mi-taxi, mi-autobus, ce genre de voyage ne permet malheureusement pas de s'arrêter pour prendre des photos... Un peu frustrés et les muscles fessiers gentiment éprouvés par l'état des amortisseurs, nous arrivons à l'hôtel, une charmante guest house a 10h du matin.....pourquoi diable fallait- il partir aussi tôt ???
Ce dimanche , après notre arrivée à la guest House , le ciel peu clément à fait place à des pluies abondantes...transformant ainsi les routes en petits ruisseaux.Notre visite de la ville se résumera à un palais ayant appartenu à un Prince Shan. La nuit tombe tôt , d'autant plus tôt qu'il tombe des cordes.... Souper rapide dans un restaurant chinois accompagné de bière locale à la pression; la salle ressemble à un hangar dont les entrées pour camions seraient restées ouvertes....bref même si l'accueil est chaleureux....quelques degrés en plus permettraient de sécher chaussures et pantalons. Nuit bercée par le bruit de la pluie....plus proche du chambard que d'un doux chant... Lundi matin , départ à 8h30 pour le train de 9h40 direction Pyin u Lwin et passage sur le viaduc de Gokteik , ouvrage d'art en acier construit en 1899, enjambant une gorge profonde de 270 mètres . Pierre en rêvait depuis longtemps..... Arrivés à la gare, à la question nous voudrions deux billets pour Pyin u Lwin , nous reçûmes en guise de réponse : "but the train is very late to day, maybe at one o'clock" Le train met 7 heures pour effectuer le parcours....le viaduc de nuit a peut-être " moins de charme... Pour plus de détails sur le trajet , nous serons désormais obligés de lire ou relire Paul Theroux Sans connaître les horaires de bus ( étonnant de la part de Pierre), nous savions que nous ne pouvions pas trop réfléchir , ni trop attendre...bien nous en a pris , l'unique bus pour notre destination part à 10 heures ... Nous avons malgré tout pris la peine de chercher une voiture privée afin de négocier quelques photos du viaduc depuis la route...mais il n'y avait pas de chauffeur disponible. Au pas de course , nous nous rendons à la gare des autobus, juste à temps pour sauter dans le véhicule . Nous apprendrons par d'autres touristes que trois jours auparavant le train dans l'autre sens n'avait déjà pas circulé... Nos expériences ferroviaires seraient elles toujours compromises? Le trajet , vu du bus , est plus agréable que entassé dans la voiture à l'aller et les photos parfois possibles. En résumé, la frustration du rail sera atténuée par la beauté du paysage et par le soleil qui nous offrira quelques rayons. Arrivés à Pyin u Lwin , il reste juste à trouver l'hôtel... Un premier moto rickshaw saute sur nous comme la misère sur le monde , nous lui montrons nom et adresse de l'hôtel....réponse: ok , si, si , no problème...et à la question : How much?, nous sentons un peu : voilà les pigeons plumons les.... Nous acceptons néanmoins le marché , les prix pouvant varier très fort d'une ville à l'autre , nous n'avons pas toujours envie de nous battre pour l'équivalent de cinquante centimes d'euros.. Plus fier qu'Artaban , notre chauffeur cherche fougueusement notre hôtel, questionnant à mainte reprise les locaux pour savoir ou se trouve le "estar", le"istar" alors que celui que nous cherchons se nomme :"Aster".....il nous conduira donc à l'hôtel Star...nous refusons énergiquement et nous voilà parti pour de nouvelles aventures.... Nous y arriverons finalement , à la sortie de la ville et sous une pluie battante..... Notre Artaban était moins fier et aurait voulu renégocier le deal.....les pigeons bien que mouillés refusèrent de se faire plumer! Les péripéties du jour ainsi que l'humidité ambiante ne nous donnant pas envie de repartir, nous decidames de nous sustenter sur place. Joli hôtel, un peu à l'écart de la ville, un ensemble de bungalows dans un petit parc, tout semble calme un peu trop peut être.... Nous nous asseyons , rapidement un garçon prend la commande....nous sert la bière et cinquante (sic) minutes plus tard vient nous dire qu 'un plat commandé n'est pas disponible.Apparait alors un homme venu de l 'extérieur boutonnant sa blouse, il avait sans doute fallut appeler le "cuisinier de garde".... Nous ne nous étendrons pas sur la qualité du repas!
Mardi, après une nuit réparatrice , légèrement bercée par le bruit de la pluie ainsi qu' un petit déjeuner aussi nul que le fût le repas de la veille , nous empruntâmes le "shuttle" de l'hôtel jusqu'au centre ville.Rapide coup d'œil sur les bâtiments de la rue principale ainsi que sur la "clock tower" offerte par la reine Victoria. Cette tour de l'horloge carillonne comme celle de Big Ben , à Londres, respectant néanmoins l'heure birmane.. Recherche d'un taxi afin de visiter le jardin botanique et chemin faisant quelques hôtels construits par les anglais dans un style très british.Cette fois une moto avec benne à l'arrière , deux banquettes et une bâche ...le luxe! Beau parc, jolie collection d'orchidées et une exposition de papillons, paraît-il de renommée mondiale....nous les trouvons malgré tout plus élégants lorsqu'ils volent qu' épinglés dans une boîte. Autre recherche de taxi pour rejoindre le bus qui doit nous mener à Mandalay.A la sortie du jardin , une pancarte "taxi".....mais seulement des motos...ok pas de problèmes , vu l'esthétique des casques nous pensons jouer une scène de " la grande vadrouille".Nous commençons à nous habituer à ce mode de transport mais Claudine ne se sent pas encore assez sûre pour photographier depuis la moto...dommage! Nos deux chauffeurs nous déposent à l'arrêt de bus, c'est à dire sur le bas côté d'une grand'route.Nous connaissons déjà suffisamment la ville pour nous rendre compte que la direction est bonne...reste à repérer le véhicule . Le voilà qui surgit...une pseudo camionnette , benne , bâche et deux banquettes....nous ne sommes pas les premiers à bord et nous ne serons pas les derniers.....des tabourets sont même ajoutés au centre, bref plus de vingt personnes entreront dans cette splendide limousine. Nonante kilomètres , d'une route en lacets, nous séparent de l'arrivée...côté positif:pour prendre des photos, pas besoin de baisser les vitres. Après la descente , le véhicule s'arrêtera pour...un coup de tuyau d'arrosage sur les quatre pneus. Les freins ont-ils eu chaud? Vu la vapeur qui sort des roues ..ce n'est pas impossible. Arrivée à Mandalay, de jour cette fois et sans pluie.Nous trouvons facilement un taxi , un vrai, et rejoignons l'hôtel sans encombres. Le quartier est plus encore animé que l'autre soir, normal c'est la foire , il y a même deux carrousels ....dans une rue latérale , il y'a aussi un podium, nous aurons droit à la musique toute la nuit! Mercredi, visite de Mandalay , autrement dit tournée des pagodes et déchaussement régulier . En Birmanie, la vue même lointaine d'un bouddha entraîne automatiquement une promenade à pieds nus.....si l'accès au temple comporte 743 marches, il faut se déchausser avant la montée , peu importe qu il y ait du gravier, de la bouse... En plus , les chaussettes sont tout aussi interdites....nous n'auront donc pas la chance de voir, comme en Inde , des groupes de touristes chaussés de sacs de plastique.... La recherche de moyen de locomotion s'avère un peu plus compliquée que dans d'autres grandes villes, tous pays confondus. Ici aussi , le taxi le plus fréquent semble être la moto....dans cette circulation chaotique nous sommes moins enthousiastes ...et nous ne nous y risquons pas. Pour monter au sommet de la colline qui surplombe la ville , nous trouvons une vieille jeep de type méhari bien que de marque Toyota....avec , oh surprise , un volant à gauche.Toyota semble avoir le monopole du véhicule avec volant à droite et indicateur de vitesse bloqué..... Autre nuit au milieu de la foire ....Musique continue au delà de six heures du mat, on finit par s'habituer, à Kalaw nous avions eu droit à des prières bouddhiques... Nous qui pensions que seuls les espagnols étaient capables de peu dormir....
Jeudi, départ pour Mingun, la"ville" est située à 11km de Mandalay, nous choisirons , comme tous les touristes , le fleuve pour la rejoindre.Des hollandais cherchent à nous accompagner pour louer le bateau..mais les Birmans affirment que celui ne peut embarquer plus de deux personnes .....il ne s'agit pourtant pas d'une petite barque mais d'une embarcation à deux niveaux d'environ 20 mètres de long.En réalité , ils souhaitent surtout que leur voisin travaille.... Gentille remontée du cours d'eau, l'Irrawaddy pendant une heure trente, arrivée dans une bourgade tranquille , se voulant hors du temps :les taxis sont tirés par des bœufs! Les attractions touristiques de Mingun sont une pagode inachevée qui aurait pu devenir la plus grande au monde et la plus grande cloche connue en état de sonner. Une balade sympa, retour sur la terre ferme dans le sens du courant en une demi heure cette fois. Nous avions négocié un taxi pour la journée de vendredi lors de notre montée à la colline de Mandalay. A 9 heures précise , notre splendide Toyota Méhari nous attend devant l'hôtel, en route pour une journée chargée ...l'organisation sera judicieusement prise en charge par le chauffeur .Visite d'une première pagode , d'un atelier de tissage afin d'être à 10 heures précise au monastère afin d'assister au "dîner " des moines . Ce repas qui aura lieu précisément à dix heures vingt est pour eux le second et fatalement dernier de la journée.Ils leur est interdit de mendier la nourriture et de manger après 12 heures.Les religieux s'alignent en deux files indiennes afin d'entrer au réfectoire lorsque la cloche les en autorisera.....Du plus petit au plus grand , les moines garderont leur sérieux malgré la cohorte de touristes présente et le crépitement des flashs..... Un vrai show à l'américaine....en plus de leur repas , ils avaient d'ailleurs tous droit à une brosse à dent et à un dentifrice de la marque Signal. La quantité de moines, plusieurs centaines, la rapidité du repas nous ont impressionnés .....comme la quantité de groupes de touristes, leur peu d'éducation aussi..... Bref , pas la meilleure image locale..néanmoins nous aussi nous en avons fait des photos ! ( sans flash) Nous continuons direction Sagaing , capitale en 1315 après la chute de Bagan.C'est aussi un haut lieu du bouddhisme du pays, une myriade de pagodes, stûpas et monastères perchés sur des collines verdoyantes. La vue d'ensemble est impressionante: une étendue verte émaillée de tâches dorées , miroitant au soleil. Bien sûr, quelques pagodes à visiter et de préférence la plus haut perchée.....notre chauffeur nous dépose au bas d'un escalier...nous n'avons pas compté les marches...mais nous avons transpiré généreusement et avons eu aussi une pensée émue pour les concurrents de Pékin Express qui font parfois ce genre d'exercices en courant et avec un sac à dos de vingt kilos... Au sommet la vue sur les ponts , la nature et les stupas environnants nous a récompensé. Nous poursuivons notre périple , autre ancienne capitale : Ava. Empruntons d 'abord un bac pour traverser un bras de l'Irrawaddy, de l'autre côté nous attendent des carrioles tirée par un cheval...Ava a perdu son statut de capitale et semble restée figée dans une autre époque..... Nous savons que quelques jours auparavant , il pleuvait mais la boue présente dans les sillons des charrettes était-elle uniquement l'œuvre de dame nature, rien n'est moins certain.... À l'heure de l'iPad , iPod et autre iPhone nous voici encaqué dans un véhicule d'un autre temps quasi trop petit pour contenir deux personnes ....en sus , le chemin n'est pas carrossable au sens littéral du terme... Massage fessier assuré, sans doute une bonne blague faite au touriste...nous avons malgré tout apprécié notre promenade . Le but étant de visiter les lieux , nous serons donc amenés à monter et à descendre de ce superbe carrosse un certain nombre de fois...inutile de chercher le centre de remise en forme de l'hôtel....nous aurons fait fessiers, abdominaux, haltères..... Au fond d'un monastère , une image surréaliste :des "mini moines" assis par terre devant un tableau noir, écrivant dans un cahier posé à même le sol, un moine leur donnant la leçon du jour.Nous n'avons bien entendu pas pu percevoir le thème du cours cependant , au mur était épinglé tableau du corps humain, planètes, et autres thèmes didactiques qui laissent penser que l'éducation n'est pas seulement religieuse. Une très jolie image était gardée pour la fin de journée: le pont U Bein, pont en teck de 1,2 km de long. Nous l'avons traversé d'ouest en est...ensuite, en attendant que le soleil décline, nous avons savouré une bière locale accompagnée de quelques crevettes grillées.....la vie de touriste est parfois dure (LOL) De petites barques commençaient à partir....serait-ce un bon moyen de profiter du soleil couchant .....bien sûr ...proposition faite à deux touristes solitaires de partager les frais et nous voilà partis à quatre pour jouir d'un coucher de soleil fantastique! Il ne nous restera plus qu'à rejoindre notre hôtel .....la nuit est tombée , la traversée de Mandalay sera un embouteillage monstre , la pollution bien présente.
Samedi, lever à 5 heures afin de profiter du petit déjeuner dès l'ouverture (6 heures) avant d'embarquer pour dix heures de navigation direction Bagan . Pour la première fois , l'hôtel organise ce repas sur le toit ....ils ne sont pas du tout rodés....d'autant plus qu'un groupe de germanophones , pour qui la ponctualité signifie un quart d'heure à l'avance, tourne en face du buffet vide comme les vautours au dessus de leur proie...Peut -être étaient ils aussi "cafeinodependants" car ils se mirent en file afin d'obtenir leur ration de café ! Nous en avions assez vu...en route pour la croisière ...où un petit déjeuner était aussi prévu... Bateau de luxe à la Birmane, c'est à dire seulement pour touristes, sièges réservés , petits tickets sur les bagages( cela fait joli ), fauteuils en rotin sur le pont..... Petit déjeuner plus serein qu'à l'hôtel....il faut néanmoins faire la queue pour recevoir deux toasts grillés , un œuf dur, une banane et être autorisé à prendre de la confiture... aux fraises ( surprise!) avec un couteau dans le pot, ainsi que du beurre... Durant notre voyage , cela est vrai de manière générale en Asie , nous avons rarement rencontré des couteaux à table...sans doute ignorent -ils sa fonction.... Les touristes étant majoritairement en groupe , ils sont venus avec leur boîte à tartine....nous avons donc pu largement nous reservir. Globalement , la nourriture nous a plu.Nous n'avons rien rencontré de vraiment étrange pour nos papilles européennes. Même dans les endroits fréquentés par les locaux , les plats étaient modérément épicés. Contrairement aux chinois , les birmans n'ont pas l'air friand de pâtisseries ou sucreries en tous genres... Après quinze jours sans aucun plat sucré, dans une boulangerie-pâtisserie, nous nous sommes risqués au "roulé confiture": très bel aspect, moelleux, terminé par une poudre type cacahuète grillée ......la confiture s'avèrera être de la mayonnaise et les cacahuètes des filaments de poulet déshydraté... L'Irrawaddy est un long fleuve tranquille....les paysages sont agréables bien que un peu monotones... À bord du bateau, quelques londoniennes , contemporaines de Georges Orwell et peut-être rescapées du Titanic... Arrivée au coucher du soleil , vue depuis le taxi sur quelques pagodes....mais la visite sera pour dimanche et lundi. La voiture étant convenable , nous en profitons pour organiser la promenade dans les temples le lendemain. Recherche d'un restaurant , les routes sont peu éclairées et les véhicules encore moins....les bœufs n'ont ni phares , ni catadioptres Le dimanche, le chauffeur se montrera un peu radin et peu enclin à nous satisfaire...aussi le lendemain comme Pierre en mourait d'envie , nous louons une bicyclette électrique. Le matin , le bitume est peu fréquenté.... Ce type de véhicule permet bien sûr de sortir des sentiers battus......nous voilà partis en pleine campagne entre les champs de maïs et de canne à sucre....massage fessier assuré mais il commençait quasi à nous manquer... Certains chemins sont assez sablonneux , Pierre se prenant pour Rambo , s'est parfois retrouvé par terre .... On sait maintenant pourquoi son petit-fils François apprécie le bac à sable (LOL) Retour à l'hôtel, soleil couchant, il y a nettement plus de circulation sur le tarmacadam.Claudine n'apprécie pas être suivie de près par un gros autobus qui klaxonne à qui mieux mieux.... Mardi, il nous manque encore une pagode à notre palmarès...Nous choisissons le pickup pour nous y rendre..... À l'aller , le toit est rempli de moines et l'intérieur d'une vingtaine d'individus essentiellement de sexe féminin, sans doute la raison des religieux à l'étage. Au retour, nous voyageons au milieu de paniers remplis à ras bord :fruits, légumes, riz et cartons d'oeufs... Nous nous battons gentiment pour payer le même prix que les locaux....la somme est dérisoire mais ce n'est pas une raison pour être pris pour des dollars sur pattes... Cela se fait sans agression , avec le sourire mais avec insistance de part et d'autre.... Lorsque nous connaissons le prix pratiqué pour les locaux , pour l'exiger , la difficulté est d'avoir dans le portefeuille la somme exacte... A 18h35 nous sommes censés décoller pour Yangon....nous aurons ainsi bouclé la boucle Le vol aura un heure vingt de retard soit le même temps que la durée du vol..... Arrivée à 21h 30 à l'hôtel, un B&B...nous avons faim mais nous craignons qu 'il soit un peu tard ... Le propriétaire du B&B nous conduit gentiment au restaurant le plus proche...nous nous asseyons, ils nous donne la carte puis nous disent cinq minutes après....Sorry we are closed...??? Retour à l'hôtel , idem....cette fois, ce sera la bonne : nous n'irons pas au lit sans souper! Lendemain matin vol Yangon Kuala Lumpur impeccable.... nous avons droit à 20 kilos de bagages et la balance marque 20,00kg.... Récupération du sac , recherche de la consigne....départ pour le centre ville...nous avons 12 heures d'escale...suffisant pour revoir,3 ans plus tard, une ville qui nous avait plu. Impossible de ne pas rendre visite aux tours Petronas... Nous en profitons pour manger avant de "rembarquer " à 0h05 pour Perth...option pizza pour changer des nouilles...inutile de se ruer sur le steak .....l'Australie nous attend. A LCCT , l'aéroport de Air Asia et autre low cost à Kuala Lumpur , nous aurons la surprise d' un Xième contrôle interdisant les liquides de plus de 100ml....alors que nous avions déjà passé douane et autre scanner.... Nous avons donc été obligés de jeter l'eau achetée cinq minutes auparavant , quand a la crème corporelle obtenue afin d'utiliser nos derniers ryggits....Elle est passée sous le pantalon de Claudine.... Le gag étant d'autant plus gros qu'ils laissent passer les bouteilles à eau vides...ou ils n'ont rien compris aux soi disant mesures de sécurité ou il faut à tout prix que les compagnies vendent leurs bouteilles d'eau Dans l'avion , prétextant la nécessité de prendre un médicament , Claudine a obtenu un verre d'eau gratuit mais à la seule condition d'accepter de l'eau bouillante!
AUSTRALIE , de Perth à Darwin Arrivée ponctuelle à 5h du mat à Perth...le soleil est déjà levé! Pour sortir de l 'aéroport, nous sommes passés à travers tous les contrôles..les australiens craignant toute intrusion alimentaire , ils ont la "fouillite" aiguë ! Même Tobby n'a pas eu envie de nous renifler... Petite promenade en taxi afin de prendre la voiture de location au centre ville. Direction l'hôtel à 60 km au sud de Perth: conduite à gauche, volant à droite et boîte automatique…
Nous sommes bien arrivés à Mandurah, un peu tôt pour le check in ..peu importe, nous dormirons dans la voiture en attendant midi. Très joli aparthotel, vue sur océan , machine à laver, sèche linge....parfait pour se faire une valise neuve. Ce jeudi, vu la courte nuit passée en avion , nous nous contenterons d'une sieste, des courses pour les repas et d'un coup d'œil sur la ville qui en réalité est une station balnéaire créée de toutes pièces. Vendredi, cap sur Perth, visite de la ville et du jardin botanique. Nous n'y trouverons pas la huitième merveille du monde....néanmoins gentille balade urbaine avec ses contrastes :petits bâtiments dits anciens(+/-1850) entourés de hauts, voir très hauts édifices. En face de la cathédrale Saint Michel , une sculpture censée représenter saint Michel terrassant le dragon ....pas sûr qu'elle ravirait les montois. Détail intéressant pour le touriste, au centre ville tous les bus sont gratuits. Le jardin botanique est situé dans un énorme parc au bord de la Matilda Bay , jolie vue sur la ville et belle collection de banksias, proteas endémiques en western australia Moins jolies que celles des bouquets chez les fleuristes européens (originaires d'Afrique du Sud), nous en rencontrerons beaucoup au bord des routes tels des sapins Noël garnis de grosses bougies jaunes. Promenade sur un pont suspendu à la hauteur des sommets des eucalyptus...après le Costa Rica nous étions quasi au ras des pâquerettes ... Retour à l'hôtel,60km environ 40 d'un embouteillage au pas d'homme....les australiens sont dix sept millions sur un territoire plus étendu que l'Europe....mais ils s'installent tous au même endroit. Cela doit être pour le dépaysement ....cf Astérix en Hispanie Samedi , visite de Freemantel, périphérie de Perth, quartier bohême..il fait chaud, la bière à la pression est plutôt agréable et nous permettra enfin de vous envoyer le mail précédent .... Dimanche , départ pour le sud....sur la route principale une course cycliste est organisée ....impossible de l'emprunter ...résultat 30 km vers le nord pour enfin rejoindre une autre en direction du sud..... Le pays étant immense ,60km n'ont sans doute pas plus d'importance que 100 mètres en Europe ... Le paysage est boisé, essentiellement des eucalyptus mais ceux ci sont immensément grands et particulièrement droits. Peu avant l'arrivée à Denmark , nous rencontrons nos premiers kangourous.Cette fois nous verrons d'abord des marsupiaux vivants, alors que cinq ans plus tôt nous en avions vu des dizaines morts au bord des routes avant de les contempler sur pattes... Nuit dans un B&B au bord d'une marre , nous sommes bercés par le coassement des grenouilles.Afin de transformer en dérision cette pollution sonore , la propriétaire à ajouté des grenouilles partout y compris sur le PQ..... Nous avons cependant très bien dormi.
Au nord de Perth, les grands eucalyptus font place à une végétation type maquis, cela nous permet d'avoir de belles échappées sur l'océan Indien. Arrivée à Port Denison, jolie cabine rouge face à l'océan pour passer la nuit.La température est clémente mais le vent est vraiment très puissant...pas de bbq ce soir . Jeudi, nous continuons notre chemin vers le nord, la route est droite et bordée de grandes exploitations agricoles:céréales , bœufs , chevaux La moisson à déjà été effectuée , le foin , en meules bien enroulées jonche les champs dorés....cela change du vert puissant des eucalyptus .Il est vrai que nous les avons quittés il y a mille kilomètres... Les "road train" font leur apparition mais en direction du sud...pas besoin de les dépasser .De toute façon, ils roulent à tombeau ouvert malgré leur 36,5 mètres de long. Nous traversons Geraldton, une ville de 39000 habitants, la plus grande entre Perth et Darwin...4800km En dehors de Perth , il n'y a que peu d'habitants....mais il n'y a pas de couverture GSM...que font les west australiens avec leur deux pouces?? Arrivée à Denham, notre cabine est face à l'océan. L'eau est transparente et d'un turquoise intense. Vendredi , départ pour Monkey Mia , nous avons rendez vous avec de sympathiques dauphins.Sans doute à cause de leur petite taille , ils s'approchent vraiment très près de la plage , la où les humains ont de l'eau jusqu'au genoux. Nous sommes dans un parc national , les cétacés sont bien sûr attirés par les poissons du petit déjeuner .La théorie dit qu'ils ne reçoivent de la nourriture que trois fois dans la matinée et que celle-ci ne couvre que 40 % de leur besoin afin qu'ils restent "sauvages". Les pélicans sont aussi intéressés par le festin...leur comportement ainsi que leur taille font partie du spectacle... Nous continuons notre périple vers le nord, le paysage est aride , la terre couleur brun orangé contraste avec le vert des épineux . Quelques rapaces nous saluent au passage ... Nous traversons Carnavon, une ville de 9000 habitants consacrée à la culture maraîchère car établie le long de la Gascoyne river... Nous traversons celle-ci, il n'y a pas une goutte d 'eau, seulement du sable... Par contre le long de la route des panneaux « floodway » et des poteaux pouvant mesurer la hauteur des eaux jusqu'à deux mètres.....nous pouvons imaginer l'intensité des crues! Pas de panique, le ciel est bleu et le thermomètre marque 44 º centigrades Nous passons le tropique du capricorne....nous voilà à nouveau"sous les tropiques" En quelques kilomètres , influence océanique , le thermomètre a perdu 10 degrés.... Le paysage change, la végétation est moins dense, apparition des termitières. Tel des pains de sucre, elles se dressent, brunes et élégantes. Ceci dit, nous les trouvons moins charmantes lorsqu'elles s'invitent chez nous!
Arrivée à Exmouth, ville de 2500 habitants Durant la seconde guerre mondiale, elle fut une base sous marine américaine. Quelques traces , notamment des sacs de sables pétrifiés autour du phare... Samedi, visite du Ningaloo Marine Park, patrimoine de l'humanité et du Cape Range National Park. Les deux parcs se chevauchent le premier occupe la côte et la partie maritime et le second le reste des terres . Nous n'avons pas eu la chance de voir les whale sharks L'observation de la vie sauvage est surtout une question de patience....de beaux points sont aménagés mais sous 40°....la patience , même mère de toutes les vertus atteint plus rapidement ses limites..... Dommage mais nous savons aussi que les animaux ne sont pas très vaillants sous cette chaleur. Nous verrons néanmoins quelques wallabies, quelques émeus et des oiseaux. Les plages sont superbes et le turquoise de l'eau toujours aussi intense....quelques "surfistes", parachutes ascensionnels et véliplanchistes . La route se termine sur un canyon jamais à sec , le seul dans la région Petite promenade en bateau, observation d'oiseaux et d'une espèce de wallaby vivant dans les rochers.Sa petite taille,30-40 cm est surprenante . Voyage accompagné de myriades de mouches, plus collantes les unes que les autres...Heureusement , elles ne piquent pas mais elles entrent dans les oreilles, le nez et les yeux et sont plutôt insensibles au produit répulsif ... Passage au super marché, nous optons pour des saucisses "outback" et pur bœuf : au moment de les cuire, surprise , il n'y a ni boyaux, ni autre matériau autour ...ce sont donc des hamburgers en forme de saucisses! Elles étaient très savoureuses et bien épicées....pas besoin de ketchup Dimanche, départ pour le Karijini national park. La route est rectiligne ..... Nous traversons sur un pont la Ashburton river...surprise, il y a un peu d'eau stagnante pour le plaisir de cinq canards....vu la longueur du pont, les crues doivent être "hyper impressionantes". Arrivée à l'ecolodge:de grandes tentes avec un "vrai lit" mais sans électricité au milieu du parc, de quoi jouer les Robinson Crusoe version"bourgeoise". Après avoir répondu à la question d'où venez vous aujourd'hui , nous avons été surpris d'entendre un :"ah, vous ne venez pas de loin"...nous venions de rouler 625 km... Deux jours auparavant , le parc a été fermé pour cause d'incendie, il y a très peu de monde, nous passerons la nuit seuls au beau milieu de la nature... Les tentes sont spacieuses et trois des quatre côtés peuvent s'ouvrir , une moustiquaire nous protégeant des moustiques et surtout des mouches toujours aussi collantes ..... La nuit est claire et , malgré la pleine lune, très étoilée. Alors que tout autour , le paysage est d'un plat affligeant ....le parc est vallonné et comporte une série de gorges se terminant par de tout petit lac , version piscine La journée , la chaleur dépasse les 35°....nous nous sommes contentés de visiter en surface sans descendre dans les gorges.... Claudine hurlant lorsqu'elle entre dans l'eau en dessous de trente degrés , inutile d'effrayer les wallabies Nous sommes à 750 mètres d'altitude, en plein été les températures peuvent atteindre 50° mais en hiver -5°, températures digne du désert !? Le camps , fort de son monopole , pratique des prix normaux pour une société régie par l'économie de marché ......nous avions donc décidé de nous transformer en "hollandais":poulet roti , tomates, pain, pastèque, charcuteries.... Tout cela accompagné d'un vin rouge issu des cépages de la Margaret River. La majorité des vignerons australiens sont de petits producteurs, exporter n'est sans doute pas rentable… à moins que les européens refusent de boire du vin capsulé et non bouchonné.... Mardi , départ à cinq heures du matin,950 km nous séparent de Broome , soit 10 heures de route .... Ce ne sont pas les tournants qui nous compliqueront le chemin...peut être les road trains qui sur cette route ne sont pas limités à 36,5 mètres mais peuvent atteindre 53,5 mètres soit vingt et un essieux (21) Nous n'avions pas bu.... Sur le trajet, une seule ville et quatre roadhouses:relais routiers où l'on trouve á peu près tout le nécessaire mais pas le superflu, carburant, logement, repas chaud , boisson, fusible, jerrycan, ....
Objectif atteint : 950 km,10 heures de route... Nous arrivons donc à temps pour nous jeter dans la piscine et visiter le supermarché Ce soir barbecue ...en Australie , le bbq est surtout une raison pour cuisiner à l'extérieur , même dans les camps, pas de charbon mais des bonbonnes de gaz ... Moins de charme mais efficacité ... Aujourd'hui , c'est Cable Beach qui attire les étrangers....mais la ville est aussi réputée pour ses perles. Autrefois "pêchées " dans le fond de la mer, elles sont maintenant produites dans des fermes. Quelques magasins exposent, outre des perles, le scaphandre qui était utilisé..impressionnant : bottes de 12 kg chacune, partie supérieure 25kg... De nombreux chinois, japonais et malaisiens ont perdu la vie dans cette recherche mais donnent maintenant à la ville( 16000 hab) un air cosmopolite et multiculturel peu commun en Australie . Mercredi, visite de la ville, de la plage , de la piscine et utilisation de la lessiveuse et du séchoir ....sac à dos neuf! Le premier orage de la saison nous surprendra...dans la piscine Nous y avons aussi rencontré un australien connaissant Amiens et Menin....un de ses oncles est enterré à Amiens , tué pendant la première guerre mondiale! La pluie a cessé , l'arc en ciel est complet, nous aurons droit au coucher de soleil sur la plage...les nuages adouciront la lumière . Petite anecdote :commençant à cuisiner, les plaques électriques ont refusé de continuer à chauffer....au menu pâte aux poissons, crevettes et moules...cru ? Difficile.... Dans ce type de logement " self catering", après l'heure, c'est plus l'heure....il n'y a plus aucun service. Un peu d'imagination et nous utilisons le bbq pour chauffer l'eau et un poêle pour le poisson...opération réussie . Jeudi, nous continuons notre avancée vers le nord.Le ciel est plombé , les orages menacent. Les nuages donnent au paysage un aspect théâtral et estompent les violents contrastes entre le vert des eucalyptus et le rouge brique de la terre A partir de l'embranchement pour Derby , notre route change de cap, nous irons désormais plus vers l'est que vers le nord. Le paysage change peu mais nous voyons apparaître de nouveaux types d'arbres malheureusement, la botanique de nos études n'ayant pas dépassé les zones dites tempérées nous ne savons pas leur attribuer un nom...
Arrivée à Halls Creek. en Australie , l'alcool se vend dans les bars et les "bottle shop" . Nous sommes en territoire aborigène donc pas de bottle shop...., les natifs ayant tendance à noyer l'oisiveté....mais possibilité de boire vin, bière et plus si affinité au bar de l'hôtel .... Notre chambre est "fully licensed" mais néanmoins limitée à 2 bouteilles de vin et 17 bouteilles de bières par personne.....(pour l'alcool type whisky nous n'avons pas retenu les chiffres..)....rassurez vous nous nous sommes arrêtés bien avant... Sur l'utilité de cette loi restrictive , nous nous contenterons d'un:"no comments" Nous sommes à 2500 km de Perth, dans le même fuseau horaire.....la nuit tombe avant 18 heures et le jour se lève à 4 heures trente. Après Halls Creek, la route est étonnement sinueuse....bien sûr pas de tournants serrés mais le paysage se découvre au fur et à mesure ... Quelques collines et des bovins type indien(grandes oreilles pendantes , bosse sur le dos juste après les omoplates) attirent notre attention.. Les termitières se dressent tels des menhirs (miniatures...) Petit détour jusqu'à Wyndham(900 hab), la ville la plus au nord de west australia..... La région est "montagneuse", jolies gorges et beaux baobabs. Ville portuaire mais aussi minière nous pourrons admirer depuis un sommet la formation de road trains ....vu d'en haut et à côté d'une voiture , ils paraissent encore plus impressionnants..... Arrivée à Kununurra, logement dans un ibis style...qui ressemble à tout sauf à un ibis... Réception de 6am à 8pm....le compromis ibis: " nous règlons tout en 10 minutes " n'a pas l'air de mise....mais rassurez vous la photo des fondateurs est bien au mur. Superbe piscine....couverte par des vélum tendus...sans eux, en plein soleil elle eut été surchauffée Tel Furnace creek à Death Valley.... Samedi, départ pour le Northern Territory afin de rejoindre Katherine...Nous aurons ainsi presque "bouclé la boucle".....il y a cinq ans nous avions effectué le trajet de Sydney à Sydney , empruntant la partie est et la route centrale qui passe par Katherin et Darwin. Petit détour pour jeter un coup d'œil au Lake Argyle, lac de barrage destiné à l'irrigation. Il constitue aujourd'hui une halte pour les oiseaux migrateurs et un havre de paix pour les crocodiles.....très jolis paysages. Arrivée dans le Northern territory , nous vieillissons d'une heure et demi d'un coup sec et sommes priés de mettre à la poubelle tout ce qui est végétal (fruits, légumes, plantes) Le ciel est menaçant , nous essuierons quelques averses ... La route est agréablement sinueuse , nous croisons quelques véhicules mais en 570 km nous ne dépassons ni sommes dépassés par aucun véhicule...en résumé la route est déserte Arrivée à Katherine Reconnaître les lieux cinq ans après est toujours amusant...pas de statue à la même place et Eugène Sue ne nous regarde pas( cf Yves montand , le télégramme)...mais le bureau de poste , la station service Caltex sont toujours bien présents... Plouf dans la piscine...ici le vélum nous abrite de la pluie.. Dimanche , destination Darwin pour l'avion qui est censé décollé à 1h 05 c'est à dire lundi....Vol de nuit..... Le ciel est noir, il tombe des cordes....le journal annonce un cyclone...Alyssia qu'il s'appelle , un vrai qui effraye les locaux... La question est: décollera décollera pas..... Nous accélérons notre départ afin d'éviter les floodways...Pas d'orage sur le chemin et arrivée à sec à Darwin. Un peu trop tôt.... Coucher de soleil avorté...... Nous profitons de l'animation dominicale de la rue centrale de Darwin pour manger...une pizza Pierre ayant décidé que vol nocturne égal souper pizza....(cf Kuala Lumpur ) La menace de cyclone est toujours présente...mais l'avion décolle à 2 heures et arrive sous le soleil à 5 heures à Brisbane... Petit déjeuner à l'aéroport et départ pour de nouvelles aventures....
Addenda Non mais à l'eau quoi? Ou de l'étude comparative de l'attitude humaine devant une bouteille de H2O... Heho, Mandalay:les liquides, connaissent pas!les scanners, si! Rangoon :l'eau se jette mais la bouteille vide peut être conservée et être remplie après le contrôle... Kuala Lumpur : se jette au premier contrôle, se vide au second et peut se remplir d'eau chaude dans l'avion....sauf que dans l'avion les hôtesses ne sont pas toutes d'accord ... Darwin : don't worry ...prends ta bouteille d'eau.... Brisbane:jette ta bouteille d'eau mets tous tes liquides de moins de 100ml en sachet de plastique ( les même que ceux que tu trimbales hors sachet depuis Málaga...) peu importe qu'il faille 5 sachets pour tout caser....
En résumé : parfois l'eau peut exploser Les grandes théories sur les explosifs peuvent avoir différentes interprétations ..... Conclusion :??????????????????LOL/ MDR
NOUVELLE ZELANDE Les nouvelles aventures commencent sous le signe de la "drache".... Atterrissage lundi à Christchurch après un long passage dans les nuages....au sol la pluie tombe avec force. Selon le chauffeur de taxi (une chauffeuse de taxi),24 heures auparavant , ils jouissaient de 26 degrés .... Arrivée à l'hôtel ou nous commençons les visites par celle du lit.....la pseudo nuit ayant été courte et mouvementée ... Nous ne visiterons pas Christchurch maintenant mais dans huit jours lors de notre second passage.Nous avons néanmoins le temps d'apercevoir les stigmates du terrible tremblement de terre de février 2011. Petite promenade jusqu'au restaurant...ce sera l'occasion de tester les moules de Zélande...... Mardi départ en train pour Greymouth , le climat n'est pas au beau fixe...il pleut et le thermomètre marque 10 degrés ...parcours intéressant , sans plus, mais peut être avons nous "trop" voyagé dans les trains suisses... Wagon à l'air libre pour prendre des photos....l'air est libre mais prendre des photos relève de la bagarre....les chinois se comportent comme dans le métro de Pékin ! A Greymouth nous prenons possession de la voiture de location...il pleut, il fait un froid de canard et le vent intensifie encore cette sensation ... Pierre est de très mauvaise humeur .... Passage par le supermarché , notre chambre est "self contained"...petite soupe au potiron bien pimentée pour nous réchauffer... Le mercredi matin, surprise :le ciel est dégagé mais la température reste fraîche . Le panorama est diversifié , grandes vertes prairies, moutons, bovins, cervidés, échappées sur l'océan et vue sur les montagnes enneigées et les glaciers. Nous arrivons au glacier Franz Josef suffisamment tôt pour effectuer la promenade qui nous mène au pied, le soleil est de la partie et un pull superflu... Nuit proche de l'autre glacier : le Fox L'emplacement géographique de ces deux glaciers est très surprenant: à douze kilomètres de la mer et latitude équivalente au nord de l'Espagne Jeudi matin , nous trotterons non pas autour du glacier Fox (trouvez la vanne) mais autour d'un charmant lac où en théorie se reflètent les montagnes....le thermomètre affiche 20° sous un soleil déjà puissant. Détour jusqu'à Jackson Bay , charmante route entre mer et forêt se terminant par une splendide vue sur les montagnes enneigées depuis la plage... Arrivée à Wanaka ,30° à l'ombre...nous voulons souper sur la terrasse mais il y fait trop chaud! Vendredi matin , le ciel est nuageux et les températures ont chuté.. Visite de Arrowtown, ville historique qui connut son essor à l'époque des mines d'or, quartier chinois type « bokrijk » assez surprenant néanmoins . Nous achetons un baguette dans une épicerie restaurant "bonjour Paris"tenu par des francophones....expérience correcte...cela change du pain à toast grillé.. Le ciel s'assombrit....alternance d'averses Notre avancée jusqu'à Glenorchy au bout du splendide lac Wakatipu se termine dans une purée de pois ....(le Seigneur des Anneaux s’est inspiré de la région) Samedi nous quittons Queenstown sous la pluie , les nuages sont très très bas...le vent fort , le thermomètre marque 8° En chemin la pluie se transforme en neige et le mercure (aujourd'hui interdit) descend à 2°. Les lupins multicolores bordent la route...beaucoup de moutons...10 fois plus nombreux que les humains (en NZ, of course) Nous rencontrons aussi des élevages de cervidés , à ce jour nous n'avons pas pu déterminer la finalité ...nous constatons seulement qu'il n'y a pas de viande de ce type ni dans les étals de boucher , ni à la carte des restaurants..exportation? Le panorama de plaine se transforme en un paysage de haute montagne....la route ne dépassera pourtant pas l'altitude du signal de Botrange.(point culminant de Belgique,700m.) Les sommets montagneux atteignent 2000 mètres et la verticalité de leurs parois donne lieu à de nombreuses cascades La forêt est dense, les lichens envahissent les arbres, le spectacle est fascinant et a un petit air de Fantasia.... Il manque la musique de "l'apprenti sorcier" pour que les feuillus se mettent à danser.... Au bout du chemin une croisière sur le fjord du Milford Sound, nous avons réservé depuis l'Europe mais nous sommes seulement deux .....le bateau navigue à partir de six personnes ....l'aventure est remise au lendemain matin....ce soir la visibilité est correcte sans plus, espérons que le climat nous accompagnera...et que demain sera un jour meilleur.... Ce soir nous dormons dans un établissement mi camping, mi auberge de jeunesse mi hôtel ... Possibilité de cuisiner dans la zone commune....un espace ouvert où tout le monde se croise... Mélange de spécialités et coutumes internationales...l'asiatique cuisine ses noodles et boit sa bière chaude, le français boit du vin fusse- t- il chilien..les travailleurs locaux alternent bière et alcool fort;quelques uns sans doute moins prévoyants attendent que le buzz leur annonce que le plat comandé est prêt ....certains en short , d'autres enmitouflés...
Il a plu toute la nuit....les nuages sont toujours très bas...mais sur le fjord les conditions s'améliorent Nous aurons droit à une jolie balade sur le fjord jusqu'à la mer:bonne visibilité , sommets enneigés , cascades nombreuses , lions de mer jouissant du soleil , colonies de pingouins de petite taille.... Nous avons eu de la chance ....les conditions atmosphériques sont nettement meilleures que hier En route pour Invercargil ...nous croisons quelques troupeaux ... afin d'amener les vaches à la traite, des tunnels sont aménagés sous les routes , le fermier avec un véhicule et un chien canalise les 450 têtes ...ou dans ce cas 450 pis Rassurez vous nous n'avons pas compté les vaches mais posé la question au propriétaire! Autre rencontre, au milieu de la route celle la,250 moutons... Ils font dans le bétail mais pas dans le détail...conséquence si vous voulez acheter du beurre 500 grammes minimum Le célibataire local a intérêt a inviter des amis s'il ne veut pas manger du beurre rance.... Dans les supermarchés plus d'un mètre linéaire est consacré aux beurres...neuf sur dix sont salés à raison de 6 grammes par kilo...voilà pourquoi il y a des muffins aux carottes...( n.b les normes européennes sont identiques: beurre salé= plus de 5 grammes de sel par kilo) Mardi, départ pour Dunedin et la péninsule d'Otago Le ciel est bleu mais le vent souffle avec force....petite balade bien ventilée pour rencontrer des phoques à fourrure. Ils sont chez eux , sur la plage et ne semblent pas être importunés par la présence des humains...ce n'est pas la première fois que nous observons ces animaux marins mais ici nous sommes vraiment très près ...seul le bon sens nous interdit de les toucher... À la pointe de la péninsule d'Otago possibilité de voir des albatros royaux et des manchots.. À cette heure, les manchots ne sont pas visibles, ils sont partis pêcher ....il faudrait venir à la tombée de la nuit lorsqu'ils rentrent au bercail ...nous avons déjà fait cette expérience il y a cinq ans en Australie et dans de meilleures conditions... Quant aux albatros, ce serait la seule colonie continentale au monde.... cependant, pour espérer les voir, ailes déployées , il faut s'acquitter d'un droit d'entrée proportionnel à l'envergure de ces oiseaux.... Visite guidée , bien sur..mais nous sommes en pleine nature et il s'agit d'observer un animal sauvage dans son habitat....pas d'un centre de conservation de l'espèce ... En sus , ils ont poussé le vice jusqu’ à imposer un droit d'entrée pour atteindre la cafétéria , la boutique à souvenirs et les toilettes...trop c'est trop...en guise d'albatros nous relirons le poème de Baudelaire...
Petit rappel pour ceux qui auraient oublié ou n'auraient pas été contraints de l'analyser à l'âge de 15 ans....
Charles BAUDELAIRE (1821-1867)
L'albatros
Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage, Le navire glissant sur les gouffres amers.
A peine les ont-ils déposés sur les planches, Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux, Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches Comme des avirons traîner à côté d'eux.
Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule ! Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid ! L'un agace son bec avec un brûle-gueule, L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !
Le Poète est semblable au prince des nuées Qui hante la tempête et se rit de l'archer ; Exilé sur le sol au milieu des huées, Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.
Mercredi direction Christchurch ... Nous avons "visité" toutes les villes que nous avons traversé :Invercargill , Dunedin...à vrai dire peu de commentaires peuvent être faits..quelques bâtiments de la fin du XIX° et très peu d'animation ....de toute façon à cinq ou parfois six heures tout est fermé.. Christchurch présente un aspect différent....le tremblement de terre de février 2011 rythme toujours la vie des habitants....bâtiment érigé mais totalement fissuré...hôtel impeccable , ouvert au public au milieu des ruines de la cathédrale , hôtel ruiné laissant entrevoir coussins et draps de lit....une ville qui ne sait si elle doit survivre ou se laisser mourir ....la renaissance côtoyant la déchéance Jeudi, pour nous rendre à Nelson, nous décidons de "refaire" l'Arthur Pass", ce col que nous avons emprunté en train 9 jours auparavant ... Le ciel est relativement dégagé et la température dépasse les 20° ...panorama de 360°...nous aimerions être des bécasses... Le trajet nous a paru beaucoup plus spectaculaire en voiture....route étroite, sinueuse , dénivelé de 16%.. Nous avons la chance de croiser le Tranzalpine , en retard sur l'horaire..occasion rêvée pour le photographier..
Nelson , ville de 43000 habitants a voulu conserver et rénover les maisons du siècle dernier.....une rue entière soit 16 maisons ont été réhabilitées ou même reconstruites ....certains pays détruisent leur passé , d'autre essayent de s'en créer un.... Ce sera aussi notre point de départ pour la visite du parc Abel Tasman..nous devrions voir des plages de sable fin et de l'eau turquoise ...mais les nuages sont très bas.... Nous saluons au passage Ernest Rutherford , père du modèle de l'atome et prix Nobel de chimie(1908), né ici à Brightwater A l'aller la route de col, bien que le sommet soit à moins de mille mètres , est dans un épais nuage....le temps étant très instable , nous aurons plus de chance au retour mais les bords de mer resteront pluvieux et dans le brouillard. Samedi départ pour Picton où nous embarquerons pour l'île du nord. Le ciel est plus clément et la route très étroite est charmante. Trois heures de traversée pour rejoindre Wellington , une heure dans un fiord, une heure de pleine mer et une heure le long des côtés de l'île du nord. La mer est calme mais dès la pleine mer, des bourrasques de vent rendent difficile la station debout sur le pont... Arrivée à Wellington , capitale de Nouvelle Zélande,164000 habitants Visite de la ville, un vent de tempête nous accompagne....méritant la terminologie de"alerte rouge" sous les latitudes européennes et qualifié de banal ici... Nous n'avons vu ni une poubelle , ni un papier par terre...néanmoins Pierre n'a pas eu "des nœuds" dans ses cheveux... Un charmant petit funiculaire nous emmène au-dessus de la colline afin de visiter le jardin botanique... Jolie descente à travers les arbres, ainsi qu' à travers d'un cimetière .. Celui ci ayant été conservé en tant qu'exposition de rosiers anciens... Bucolique.... La visite du musée Te Papa, tant recommandé par toutes les publications ne nous a pas particulièrement passionné Nous sommes le 8 décembre , jour de la parade de Noël , cortège ressemblant à la cabalgata espagnole mais sans les bonbons......à l'endroit où nous avons regardé, le public était confiné derrière des barrières grillagées de 2,50 mètres de hauteur...pas de risque de voir un enfant s'élancer sous un char....mais pas très glamour.. Un camion devait suivre car un quart d'heure après le passage, plus aucune trace... La cuisine, dite équipée , de notre studio comprend un grille pain, une bouilloire électrique et un micro onde.... Pierre apprécie les œufs au petit déjeuner....même après une recherche approfondie sur le net, Claudine n'arrivera pas à obtenir un œuf sur le plat qui ne soit pas cuit dur.... Claudine déteste et continuera à détester le micro onde.... Lundi , départ pour Tongariro, région de volcans actifs, de nouveau, nuages bas... Cette fois peine perdue, nous ne verrons pour ainsi dire rien.... Nous emprunterons le lendemain matin une seconde fois la même route dans l'espoir d'en voir plus, mais les nuages resteront bien accrochés au sommet des volcans.... Mardi, autre activité volcanique: fumerolles , boue et geyser...sous le soleil exactement ! Ici, la nature à été transformée en parc d'attraction...et le geyser Lady Knocks éructe à 10h30 précise tous les jours...moyennant une bonne dose de savon....si si! À part ce show un peu stupide , le sentier au milieu des fumerolles est bien organisé et la promenade très agréable . Cap un peu plus à l'est....ces terres sont les premières au monde à être éclairées par le soleil levant...un peu plus à l'est encore et nous sommes hier! Le dégradé de vert de la forêt est impressionnant, les fougères se dressent tels des palmiers au milieu des arbres, la verticalité des troncs augmentent leur majestuosité, quelques arbres en fleurs attendrissent la tonalité , quelques pins ponctuent le tableau de tâches plus sombres , de temps à autre quelques jeunes feuilles d'eucalyptus ajoutent une touche de bordeaux ...
Jeudi, direction Auckland , le ciel est bleu , nous en profitons pour choisir une route proche de la mer...rencontre avec quelques baba cool qui paraissent vivre au bord de l'eau dans de vieux autobus aménagés.Vu le spectacle au bord de la mer nous comprenons qu'ils s'incrustent..... Petite promenade à travers la mangrove pour rejoindre une plage, là aussi le paysage est sublime...grande plage de sable blanc et seulement deux paires d'humains. Visite d'Auckland : bien sûr, pas de grands monuments , un ville agréable, vivante , métissée bref une vrai ville selon nos critères européens . Nous avons enfin pu acheter du poisson frais et faire lever des filets....la Nouvelle Zelande est entourée d'eau mais le poisson ne paraît pas être leur nourriture favorite... Dans les grandes surfaces , le rayon poisson est réduit généralement à du saumon.Cependant, celui-ci est vraiment , vraiment meilleur qu'à Málaga.......(plus cher aussi mais la différence vaut vraiment la peine) Autre surprise : un bar belge , Leffe blonde, brune, Stella , Jupiler, Hoegaerdeen au fut et un choix de bières spéciales supérieur à celui du Vaudrée (à Liège) Le lendemain , petite promenade en bateau jusqu'à l'île de Rangitoto, l'île est un volcan éteint mais les guides prétendent qu'elle a la forme d'un œuf sur le plat..... Nous avons donc escaladé l'œuf sur le plat.....pas si plat que cela... Deux kilomètres et demi de montée parfois un peu raide au milieu des coulées de lave...la vue au sommet mérite l'effort consenti..... Dimanche, nous quittons l'hémisphère sud direction Singapour... Premier vol Auckland- Melbourne, après l'atterrissage nous restons sur le tarmacadam plus d'un demi heure pour que l'avion se place au hub, vol suivant Melbourne Singapour , outre le retard au décollage nous tournerons un certain temps au dessus de Singapour bref nous en avons pour notre argent ...d'autant plus qu'il nous faut ajouter cinq heures de décalage horaire. Récupérons les bagages, passage à la douane , métro , petite balade sac à dos et nous arrivons à l'hôtel ... Lundi visite de Singapour, oú nous étions déjà venu il y a trois ans entre l'Ouzbequistan et l'Indonesie Nous profiterons surtout de l'ambiance...Noël approche et les rues sont lourdement décorées. Noël sous les tropiques , les sapins et les allusions à la neige nous paraissent ubu roi... Il fait chaud et horriblement humide.... Visite à Marina Bay Sands, l'hôtel aujourd'hui symbole de Singapour, trois tours réunies en leur sommet par un édifice en forme de bateau et en porte-à-faux... Au dessus , vue à 360°... Mardi , l'avion qui nous emmène à Abu Dhabi est à 19h30, nous en profitons pour visiter un nouveau jardin ( il n'existait pas il y a trois ans) La visite aurait pu être plus longue mais la chaleur est vraiment accablante..... Arrivée à Abu Dhabi peu après 23h , passage à la douane ( rapide la plupart des passagers sont en transit), promenade dans l'aéroport pour rejoindre le comptoir des voitures de location ..il ne reste plus qu'à rejoindre l'hôtel,30 km plus loin, merci le GPS ! Mercredi , visite de la grande mosquée . Celle de Casablanca est paraît- il plus grande mais celle -ci par sa blancheur extérieure est très impressionnante ..à l'intérieur marbre blanc , décors floraux , grands lustres en cristal de Swarovski mais malgré tout , finesse et impression de légèreté . Entrée gratuite et mixte mais Claudine n'a pas échappé au rituel de l'abaya....nom donné ici au vêtement considéré comme décent ....grande robe noire couvrant les bras jusqu'au poignet et si nécessaire couvrant les jambes jusqu'au sol..sans oublier , il va de soi, la capuche servant de foulard... Pour ceux qui regrettent d'avoir peu de photos de Claudine...ici Pierre s'est défoulé.. Visite de l'Emirate Palace, un hôtel dans la démesure ... Pour sa construction, trois milliards de dollars .....peut être le plus cher au monde.... Aujourd'hui 1800 employés y travaillent. Immense mais raffiné, musique classique en live ....nous sommes ici y loin de Las Vegas.... La fauconnerie à été classée en 2010 patrimoine immatériel....La lecture de guides a enfin permis à Claudine de déterminer ce qu' est un gerfaut … Jeudi , départ pour Dubaï ...130 km d'autoroute à six bandes, limitée à 120 ou 140 km/heure mais où les Porsche Cayenne , les Audi V6 et autre Ferrari ne semblent pas concernées par cette limitation! L'essence vaut 0,32 € /litre.....50 litres....16 euros.... Ils roulent à tombeau ouvert, dépassent par la droite , se rabattent à gauche..... Dubaï , la démesure....la tour la plus haute au monde, le mall le plus grand au monde, l'hôtel le plus...tout est hors norme... La vue sur la ville depuis la jumerah palmeraie est sublime...une forêt de buildings, tous différents et élégants... Une vitrine de pétrodollars .... Vendredi, ultime expérience aéroportuaire .......passage au scanner pour entrer au terminal correspondant à notre vol.....les ordinateurs peuvent rester dans les sacs mais les ceintures doivent être ôtées:première file....deuxième file : enregistrer les bagages....troisième file: passage de la douane, douaniers de blanc vêtu , essuie de vaisselle sur la tête nous accueillent sans desserrer les dents; quatrième file : un autre scanner...autre allergie aux ceintures mais flacons de plus de 100 ml bienvenus! Cinquième file : vérification du boarding pass pour monter dans le bus qui conduit à l'avion; sixième file : nous montons dans l'avion depuis le tarmac.....l'avion est un A330-200 contenant plus ou moins 350 "humains". Nous décollons avec un quart d'heure de retard Arrivée à Düsseldorf , passage de la douane, nous sommes en transit.... puis....surprise : un nouveau scanner.....ici allergie totale aux liquides, un sachet par personne et le reste à la poubelle! Tout cela dit avec l'amabilité d'un pitbull enragé ......Bienvenue en Europe! Direction Málaga, le ciel est dégagé...les Pyrénées sont superbes....nous atterrissons par la mer ...le spectacle est fabuleux.
Voyage familial dans l'Ouest américain été 2014: itinéraire à critiquer English translation pending
Bonjour,
Nous prévoyons de voyager en famille (deux filles de 6.5 et 9 ans) dans l'ouest américain pendant 27 jours pour l'été 2014. Cela fait déjà quelques années que je lis des discussions sur Voyage Forum et que je surf sur les sites tels que : ouestusa.fr, phschuler.com, sibellelaterre.fr mais maintenant c'est du sérieux j'ai besoin de vos services. J'ai un itinéraire à vous soumettre et vous remercie de bien vouloir le critiquer. Cela me permettra d'acheter les billets d'avion en allant le coeur léger et sans regret. Je me suis servi comme base de l'itinéraire 2006 de Marie LEFEVRE (ma référence) : Jour 1 : Vol Lyon - Denver Jour 2 : Denver - Great Divide Basin (voir les chevaux sauvages) Jour 3 : Great Divide Basin - Grands Tetons Jour 4 : Grands Tetons Jour 5 : Yellowstone sud-ouest Jour 6 : Yellowstone sud Jour 7 : Yellowstone est + Cody (rodéo) Jour 8 : Yellowstone nord-est Jour 9 : Yellowstone nord-ouest Jour 10 : Yellowstone - Moab Jour 11 : Arches Jour 12 : Arches Jour 13 : Canyonland (Island in the sky ou The Needles) Jour 14 : Canyonland (The needles) Jour 15 : Valley of God - Gooseneck Jour 16 : Monument Valley - Torrey Jour 17 : Capitol Reef - Escalante Jour 18 : Escalante - Lower Calf Creek Jour 19 : Escalante - Bryce Jour 20 : Bryce Jour 21 : Cotton Wood road Jour 22 : Coyotte Butte South - Page Jour 23 : Page (location d'un bateau pour 1 journée) - Grand canyon South Rim Jour 24 : Grand canyon South Rim - Las Vegas Jour 25 : Las Vegas Jour 26 et 27 : Vol Las Vegas - Lyon
Voilà, comme toujours dans ce cas là on manque de temps et on aimerait profiter de chaque lieux plus longtemps...Alors que pensez vous de cet itinéraire? Il y a peut-être moyen de l'optimiser en limitant le nombre de kilomètres parcourus et les temps de trajet. Merci d'avance pour vos réponses!
Laurent
Nous prévoyons de voyager en famille (deux filles de 6.5 et 9 ans) dans l'ouest américain pendant 27 jours pour l'été 2014. Cela fait déjà quelques années que je lis des discussions sur Voyage Forum et que je surf sur les sites tels que : ouestusa.fr, phschuler.com, sibellelaterre.fr mais maintenant c'est du sérieux j'ai besoin de vos services. J'ai un itinéraire à vous soumettre et vous remercie de bien vouloir le critiquer. Cela me permettra d'acheter les billets d'avion en allant le coeur léger et sans regret. Je me suis servi comme base de l'itinéraire 2006 de Marie LEFEVRE (ma référence) : Jour 1 : Vol Lyon - Denver Jour 2 : Denver - Great Divide Basin (voir les chevaux sauvages) Jour 3 : Great Divide Basin - Grands Tetons Jour 4 : Grands Tetons Jour 5 : Yellowstone sud-ouest Jour 6 : Yellowstone sud Jour 7 : Yellowstone est + Cody (rodéo) Jour 8 : Yellowstone nord-est Jour 9 : Yellowstone nord-ouest Jour 10 : Yellowstone - Moab Jour 11 : Arches Jour 12 : Arches Jour 13 : Canyonland (Island in the sky ou The Needles) Jour 14 : Canyonland (The needles) Jour 15 : Valley of God - Gooseneck Jour 16 : Monument Valley - Torrey Jour 17 : Capitol Reef - Escalante Jour 18 : Escalante - Lower Calf Creek Jour 19 : Escalante - Bryce Jour 20 : Bryce Jour 21 : Cotton Wood road Jour 22 : Coyotte Butte South - Page Jour 23 : Page (location d'un bateau pour 1 journée) - Grand canyon South Rim Jour 24 : Grand canyon South Rim - Las Vegas Jour 25 : Las Vegas Jour 26 et 27 : Vol Las Vegas - Lyon
Voilà, comme toujours dans ce cas là on manque de temps et on aimerait profiter de chaque lieux plus longtemps...Alors que pensez vous de cet itinéraire? Il y a peut-être moyen de l'optimiser en limitant le nombre de kilomètres parcourus et les temps de trajet. Merci d'avance pour vos réponses!
Laurent
Budget combiné Nord-Ouest argentin - Bolivie - Chili English translation pending
Bonjour,
Je souhaite visiter la région de Salta en Argentine, le sud lipez et le salar d'uyuni de Bolivie + le désert d'atacama et Valparaiso au Chili en 18-19 jours pour un budget d'environ 2000EUR ( vol compris , il est à 700EUR actuellement )
Est-ce possible? Sachant que je me fiche du confort...
De Buenos Aires je prendrai un vol pour Salta, le retour se fera de Santiago du Chili...
Merci par avance
Je souhaite visiter la région de Salta en Argentine, le sud lipez et le salar d'uyuni de Bolivie + le désert d'atacama et Valparaiso au Chili en 18-19 jours pour un budget d'environ 2000EUR ( vol compris , il est à 700EUR actuellement )
Est-ce possible? Sachant que je me fiche du confort...
De Buenos Aires je prendrai un vol pour Salta, le retour se fera de Santiago du Chili...
Merci par avance
Location de voiture pour nord Chili English translation pending
Bonjour,
Nous recherchons un véhicule pour visiter le nord du Chili (de Santiago à Arica en passant par San Pedro de Atacama). Nous arrivons le 12 janvier et nous recherchons une voiture pour 20 jours. Etant donné la période et les excursions que nous souhaitons faire (lagunas miscantis y meniques, geysers el tatio, parque national lauca) nous avons pensé louer un véhicule de type 4X4 à Santiago et remonter vers le Nord. Est ce la bonne solution ? Nous souhaitons au passage nous arreter à la Reserva Nacional Pingüino de Humbold.
1) Le 4X4 est-il réellement indispensable sachant que nous souhaitons être autonomes au maximum.
2) Avez vous des loueurs de voiture à bon prix à nous conseiller? J'ai fait des recherches mais le budget est assez conséquent pour 20 jours.
Merci !
Solenne.
Nous recherchons un véhicule pour visiter le nord du Chili (de Santiago à Arica en passant par San Pedro de Atacama). Nous arrivons le 12 janvier et nous recherchons une voiture pour 20 jours. Etant donné la période et les excursions que nous souhaitons faire (lagunas miscantis y meniques, geysers el tatio, parque national lauca) nous avons pensé louer un véhicule de type 4X4 à Santiago et remonter vers le Nord. Est ce la bonne solution ? Nous souhaitons au passage nous arreter à la Reserva Nacional Pingüino de Humbold.
1) Le 4X4 est-il réellement indispensable sachant que nous souhaitons être autonomes au maximum.
2) Avez vous des loueurs de voiture à bon prix à nous conseiller? J'ai fait des recherches mais le budget est assez conséquent pour 20 jours.
Merci !
Solenne.