Results for "Grande-Motte+|+127"
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Randonnée et transport sur Madère? English translation pending
Bonsoir,
Nous serons à madère en mai une semaine. J'ai du mal à comprendre comment articuler les transports car beaucoup de randos ne font pas de boucle donc pour la voiture??? Et pour beaucoup je ne trouve pas de transport en commun??? Comment ça marche?? Je logerai à Funchal.
EX pico areeiro/ picoruivo de encumeada à pico grande de poço da neve à funchal etc
Olivier
Nous serons à madère en mai une semaine. J'ai du mal à comprendre comment articuler les transports car beaucoup de randos ne font pas de boucle donc pour la voiture??? Et pour beaucoup je ne trouve pas de transport en commun??? Comment ça marche?? Je logerai à Funchal.
EX pico areeiro/ picoruivo de encumeada à pico grande de poço da neve à funchal etc
Olivier
Week-end à 4 heures maxi du Var? English translation pending
bonjour à tous
on a reussi à "fourguer" les enfants !!!😎 donc qui aurait une idée sympa de week end pres du var ? on a l'italie (ma premiere idée ...), la camargue, le luberon... le temps n'est pas trés sûr pour ce week (28;29/11) donc une "grande" ville peut etre envisageable.
on est préts à tout !!!🤪
alors si vous avez une idée sympa partagez la ...
merci
on a reussi à "fourguer" les enfants !!!😎 donc qui aurait une idée sympa de week end pres du var ? on a l'italie (ma premiere idée ...), la camargue, le luberon... le temps n'est pas trés sûr pour ce week (28;29/11) donc une "grande" ville peut etre envisageable.
on est préts à tout !!!🤪
alors si vous avez une idée sympa partagez la ...
merci
Itinéraire définitif aux États-Énis et au Canada: votre avis définitif? English translation pending
Bonjour,
Après de multiples changements, grâce à vos nombreux conseils, je voulais vous faire part de mon itinéraire définitif (autotour USA - Canada de l'Est).
N'hésitez pas à me faire d'autres remarques / suggestions / critiques !!! je suis plus que preneur !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Merci à tous ...
Journée morte - PARIS / MONTREAL
Jour 1 & 2 : Montréal Jour 3 : Montréal -- > Québec - Peut être 1 nuit de plus, qu'en pensez vous ? Jour 4 : Québec --> Ellsworth (Acadia National Park) Jour 5 : Acadia National Park Jour 6 : Ellsworth -- > Twin Mountains (White Mountains) via la US-1 jusqu'à Portland (Pour longer la côte) réalisable ? Jour 7 : White Mountains Jour 8 : Twin Mountains -- > Boston Jour 9 : Boston -- > New York Jour 10 à 14 : New York (6 nuits à New York - 5 jours entiers sur place) Est ce suffisant ?? Jour 15 : New York - Niagara on the lake Jour 16 : Niagara on the lake -- > Gananoque (Mille îles) Jour 17 : Gananoque -- > Montréal Jour 18 à 20 : Montréal
Journée morte : MONTREAL - PARIS
Il y à beaucoup de route entre certaines étapes, notamment entre Québec et Ellsworth et New York et Niagara on the Lake, mais cela n'est pas vraiment un problème, nous serons en vacances, le but est de profiter ^^ on prendra notre temps ... sauf si certain d'entre vous pensent que ce n'est pas faisable ?!
Merci à tous ... au plaisir de vous lire !
Après de multiples changements, grâce à vos nombreux conseils, je voulais vous faire part de mon itinéraire définitif (autotour USA - Canada de l'Est).
N'hésitez pas à me faire d'autres remarques / suggestions / critiques !!! je suis plus que preneur !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Merci à tous ...
Journée morte - PARIS / MONTREAL
Jour 1 & 2 : Montréal Jour 3 : Montréal -- > Québec - Peut être 1 nuit de plus, qu'en pensez vous ? Jour 4 : Québec --> Ellsworth (Acadia National Park) Jour 5 : Acadia National Park Jour 6 : Ellsworth -- > Twin Mountains (White Mountains) via la US-1 jusqu'à Portland (Pour longer la côte) réalisable ? Jour 7 : White Mountains Jour 8 : Twin Mountains -- > Boston Jour 9 : Boston -- > New York Jour 10 à 14 : New York (6 nuits à New York - 5 jours entiers sur place) Est ce suffisant ?? Jour 15 : New York - Niagara on the lake Jour 16 : Niagara on the lake -- > Gananoque (Mille îles) Jour 17 : Gananoque -- > Montréal Jour 18 à 20 : Montréal
Journée morte : MONTREAL - PARIS
Il y à beaucoup de route entre certaines étapes, notamment entre Québec et Ellsworth et New York et Niagara on the Lake, mais cela n'est pas vraiment un problème, nous serons en vacances, le but est de profiter ^^ on prendra notre temps ... sauf si certain d'entre vous pensent que ce n'est pas faisable ?!
Merci à tous ... au plaisir de vous lire !
Liste des camping-cars qui on fait le tour du monde... English translation pending
Bonjour a tous
Nous nous préparons en famille (cinq) a faire un tour du monde de trois ans en camping car. Et bien sur la grande question .... quel camping car ?!! sera-t-il assez robuste ? étanche ? fiable ? isolé ? .... Alors voila, je me demandais si les Tourdumondistess accomplis ou en cours de tour du monde, accepteraient de faire un petit topo sur:
- Quel camping car ils ont choisis ? - les défauts - les qualités - que changeraient-ils ?
Par avance un grand merci a ceux qui participerons ... et a ceux qui lirons.🙂
bon voyage a tous
Samuel
Nous nous préparons en famille (cinq) a faire un tour du monde de trois ans en camping car. Et bien sur la grande question .... quel camping car ?!! sera-t-il assez robuste ? étanche ? fiable ? isolé ? .... Alors voila, je me demandais si les Tourdumondistess accomplis ou en cours de tour du monde, accepteraient de faire un petit topo sur:
- Quel camping car ils ont choisis ? - les défauts - les qualités - que changeraient-ils ?
Par avance un grand merci a ceux qui participerons ... et a ceux qui lirons.🙂
bon voyage a tous
Samuel
Défaut de montage sur mon vélo: cadre fragilisé? English translation pending
Bonjour,
heureux propriétaire d'un CRS 3 tout neuf depuis 1 semaine, j'ai trouvé le porte bagage arrière qui me convenait et l'ai donc monté sur le vélo en serrant toutes les vis bien comme il faut! Et là!! catastrophe! je suis passé à travers les deux oeillets de fixation et donc troué les haubans!! bravo n'est ce pas!! je sais.... bon c pas non plus complétement éclaté, il y a une légère bosselette sur le premier et sur le deuxième on voit la vis qui commence à apparaitre avec un peu d'alu arraché..
donc deux petites questions:
y a t il un risque que la cadre soit fragilisé?
qu'est ce que ca peut avoir comme influence sur ma garantie?
Je suis assez dépité, et pourtant bon bricoleur d'habitude, je ne sais pas ce qui s'est passé sniff!!! J'attends vos réponse en espérant qu'elles me remontront le moral...
Je suis assez dépité, et pourtant bon bricoleur d'habitude, je ne sais pas ce qui s'est passé sniff!!! J'attends vos réponse en espérant qu'elles me remontront le moral...
Retour de l'hôtel Breezes Jibacoa à Cuba English translation pending
De retour de voyage aujourd'hui ou plutôt hier soir vers 20 heures.
Très bon vol avec Sunwing et en plus belle heure d’arriver et de départ.
Comme IL fallait , au retour, repartir pour midi et trente et que l’on laissait la chambre pour midi, que dire de plus.
Bon coté température, il a fait super chaud et super humide. Cela a monté dans les 38 degrés imaginez et humide plus plus plus. On a eu 2 fois de la pluie abondante pendant une demi-heure chaque fois mais c'était pendant le dîner ou le souper. À part de cela, de temps en temps une petite pluie de 5 min. Je suis revenue bronzée même si j'avais mis de la 35 et de la 50 preuve qu’il a fait aussi souvent soleil ;-)
Coté chambre, j’avais réserver une chambre vue sur la piscine au deuxième étage et j’ai eu une chambre vue sur la plage au deuxième étage sans payer plus cher .
Super de belle grande chambre tranquille (2200) avec un grand lit king. L’air climatiser très très froide. J’ai même dut mettre une couverture de laine de mon coté car j’étais geler la nuit . Mon mari tenait cela a 22 degrés.
Une grande chambre de bain avec bain, douche , séchoir à cheveux ( en passant, il fournisse le transformateur de courrant alors pas besoin d’en traîner un), tout le petit kit de bienvenue, les kleenex et deux bouteilles d’eau que l’on va remplir au bar. Ah oui! Pour ceux que cela intéresse, il y avait aussi un fer à repasser et une planche pour repasser, un lecteur cd, un réveille matin et ah oui, un petit frigo.
Coté télé , un canal de film en anglais, plein d, autre canaux en anglais ou espagnol et l’éternelle TV5 monde mais c’était bien et on aimait bien le regarder quand on était tanné de la chaleur dehors.
J’Avais aussi un super de grand balcon et ils m’ont fournis un parapluie.
Le site :
De toute beauté avec plein de végétation et plein de fleur. Tous des immeubles pour les chambres de deux étages seulement.
Super propre et ils sont toujours entrain de nettoyer. D’ailleurs je n’ai pas eu de problème du tout coté santé . Eux nous disait que l’on pouvait boire l’eau du robinet. Je ne l’Ai pas fait mais je me suis brosser les dents avec cette eau.
Ou le bar à la plage, il y avait même un distributeur d’eau ordinaire et d'eau minérale…..
IL y a 4 bars dont un piano bar avec air conditionner. IL y a le bar ou la piscine, le bar à la réception et le bar à la plage.
Une salle internet avec air conditionner qui fonctionne super bien. Une salle de jeux ( ping pong ect…), une salle de conditionnement physique. Trois boutiques dont une cigare et alcool. Je m’y suis achetée dans une des boutiques les deux plus beaux paréos du monde à 10$ cc chaque. J’ai pas put résister, il y avait trois modèle mais je me suis contenter de deux.
Ah oui, les seul coins avec air climatiser sont le piano bar , le coin interne, les restaurants à la carte et les boutiques mais pas le buffet ( mais il y a des ventilateurs mais quand même ) .
Un super de gros lobby avec bien des chaises et fauteuil mais à air ouverte.
Activité :
L’hôtel offre gratuitement à faire du tracking en montagne en groupe pour aller voir le site d’en haut et voir aussi des agriculteurs. Il y a une bonne petite montée de 10 min de temps disons ou c’est plus dure physiquement et que le coeur en pompe un coup comme on dit par ici mais en tout, c’est une petite promenade je dirais d, une heure avec le départ du site , l’arriver à la pente et la visite du site et le retour.
Il offre aussi toutes les excursions possibles même en scooter mais payant.
Coté bouffe, il y a les deux restos à la carte , le buffet et le bar sur la plage ou ils offrent de bonne pizza, frite, hot dog, salade de fruit, poisson griller.
Pour ce qui est de la bouffe que dire sauf que j’ai pris presque 5 livres…
Le matin il y avait du bon bacon, œufs de toutes les façons je dis bien de toutes les façons. Il y en avait poché, cuit dure, omelette, au plat. Il y avait des fruits, des viandes froides ( 2 sortes) , du fromage ( deux sortes) .
Les fruits, fromage et viande froide étaient aussi au souper avec aussi toujours le bar à pain.
On a mangé de tout sans être malade. Il y a eu entre autre comme viande du rost-beef, des côtelettes de porc sans os, de l’agneau, un souper au super de grosse langouste, du saumon fumée, de la dinde, du poulet, du poisson et je peux dire que tout était vraiment savoureux et juteux .
Les légumes, beaucoup de légumes congeler et cuit sauf du potiron et j, en aie manger pour me tanner.
On avait aussi tout le temps des patates soit rôties , bouillis ou pilées. On avait aussi toujours du riz. Pour ce qui est des pâtes , sur l, heure du dîner, tu décidais ce que tu veux dedans mais le soir, les pâtes étaient déjà fait.
La soupe était différant toujours et même des fois deux soupes différentes au dîner disons. J’adore la soupe moi alors je me suis gâter. Je me faisais des bonnes salades avec des légumes comme carottes, pois, maïs, oignon, poivron, tomates , oeuf dure , betterave.
Les desserts, le midi il y avait de la crème glacé avec en plus les gâteaux , beignes ect…
Le vin, nous on prenait rosée mais il y avait du rouge et du blanc.
Bon qu’est-ce que j, ai oublier…la plage. C’est une plage je dirais de 1km de long . C’est super beau comme paysage . Emportez-vous des souliers pour marcher dans l’eau surtout pour entrer tout dépendant du coin du petit coin que vous choisissez pour y aller.
Il y a assez de place pour se baigner sans problème mais faut pas oublier que c’est une place pour faire de la plongée en apnée alors si vous y aller pour la baignade tranquille , vous serez déçu….. Nous on voulait surtout y aller pour le paysage, on a aimé la plage et on s, y tennait mais c'est pas la plus belle plage mais le reste compense pour tout cela et on peut y avoir bien du plaisir quand meme à la plage.
En passant, les gens nous offraient leur équipement de plongé mais moi, avoir de l’eau redue au cou...je panique alors... On peut emprunter sans dépôt du matériel pour en faire mais c, est souvent tout pris.
Il y a des règles aussi, pas de prêts de matériel quand il y a le drapeau rouge. Ceux qui avait leur équipements eux allaient quand même faire de la plongée.
Souvent ils mettent, je pense le drapeau rouge pour empêcher les gens de venir emprunter les pédalos et les kayaks et d’aller de l’autre coté du récif quand la mer est un peu agiter et que l'on voit plus de mouton dans l, eau disons ou où les récifs. On a vut quoi, 4 fois le drapeau rouge mais souvent l, après-midi et pas le matin.
La plage, on a put se baigner souvent souvent mais c'est vraiment une plage pour l'apnée et cela prend des souliers pour entrée dans la mer. Mon mari lui aimait plus y aller en croc , vous savez ces souliers en caoutchouc.
Ah oui, il y a une super de belle piscine et plein de gazébot pour s'abriter. Ah oui! Plein de petit palapas sur la plage aussi et pas besoin de se lever tot pour réserver.
Bon, quoi d’autre… On a vu des chevaux, ds vautours, des poissons, des lézards, des vaches , une grosse grenouille , des termites ...non c'était vraiment le fun et j, ai une tonne de photos.
On a gravé nos noms sur une pierre à l'entrée du site...ben oui, des ados.
Bon je pense avoir fait le tour, si vous avez des questions, ne vous gênez pas.
Pour finir, il y a eu un évêment malheureux, un homme a fait une crise cardiaque dans l’eau et s’est noyer. Comme quoi, rester toujours accompagner si vous faites de la plongée. Plusieurs l’ont vu flotter mais pensait qu’il regardait les poissons.
Si vous avez des questions….ne vous gênez pas.
Très bon vol avec Sunwing et en plus belle heure d’arriver et de départ.
Comme IL fallait , au retour, repartir pour midi et trente et que l’on laissait la chambre pour midi, que dire de plus.
Bon coté température, il a fait super chaud et super humide. Cela a monté dans les 38 degrés imaginez et humide plus plus plus. On a eu 2 fois de la pluie abondante pendant une demi-heure chaque fois mais c'était pendant le dîner ou le souper. À part de cela, de temps en temps une petite pluie de 5 min. Je suis revenue bronzée même si j'avais mis de la 35 et de la 50 preuve qu’il a fait aussi souvent soleil ;-)
Coté chambre, j’avais réserver une chambre vue sur la piscine au deuxième étage et j’ai eu une chambre vue sur la plage au deuxième étage sans payer plus cher .
Super de belle grande chambre tranquille (2200) avec un grand lit king. L’air climatiser très très froide. J’ai même dut mettre une couverture de laine de mon coté car j’étais geler la nuit . Mon mari tenait cela a 22 degrés.
Une grande chambre de bain avec bain, douche , séchoir à cheveux ( en passant, il fournisse le transformateur de courrant alors pas besoin d’en traîner un), tout le petit kit de bienvenue, les kleenex et deux bouteilles d’eau que l’on va remplir au bar. Ah oui! Pour ceux que cela intéresse, il y avait aussi un fer à repasser et une planche pour repasser, un lecteur cd, un réveille matin et ah oui, un petit frigo.
Coté télé , un canal de film en anglais, plein d, autre canaux en anglais ou espagnol et l’éternelle TV5 monde mais c’était bien et on aimait bien le regarder quand on était tanné de la chaleur dehors.
J’Avais aussi un super de grand balcon et ils m’ont fournis un parapluie.
Le site :
De toute beauté avec plein de végétation et plein de fleur. Tous des immeubles pour les chambres de deux étages seulement.
Super propre et ils sont toujours entrain de nettoyer. D’ailleurs je n’ai pas eu de problème du tout coté santé . Eux nous disait que l’on pouvait boire l’eau du robinet. Je ne l’Ai pas fait mais je me suis brosser les dents avec cette eau.
Ou le bar à la plage, il y avait même un distributeur d’eau ordinaire et d'eau minérale…..
IL y a 4 bars dont un piano bar avec air conditionner. IL y a le bar ou la piscine, le bar à la réception et le bar à la plage.
Une salle internet avec air conditionner qui fonctionne super bien. Une salle de jeux ( ping pong ect…), une salle de conditionnement physique. Trois boutiques dont une cigare et alcool. Je m’y suis achetée dans une des boutiques les deux plus beaux paréos du monde à 10$ cc chaque. J’ai pas put résister, il y avait trois modèle mais je me suis contenter de deux.
Ah oui, les seul coins avec air climatiser sont le piano bar , le coin interne, les restaurants à la carte et les boutiques mais pas le buffet ( mais il y a des ventilateurs mais quand même ) .
Un super de gros lobby avec bien des chaises et fauteuil mais à air ouverte.
Activité :
L’hôtel offre gratuitement à faire du tracking en montagne en groupe pour aller voir le site d’en haut et voir aussi des agriculteurs. Il y a une bonne petite montée de 10 min de temps disons ou c’est plus dure physiquement et que le coeur en pompe un coup comme on dit par ici mais en tout, c’est une petite promenade je dirais d, une heure avec le départ du site , l’arriver à la pente et la visite du site et le retour.
Il offre aussi toutes les excursions possibles même en scooter mais payant.
Coté bouffe, il y a les deux restos à la carte , le buffet et le bar sur la plage ou ils offrent de bonne pizza, frite, hot dog, salade de fruit, poisson griller.
Pour ce qui est de la bouffe que dire sauf que j’ai pris presque 5 livres…
Le matin il y avait du bon bacon, œufs de toutes les façons je dis bien de toutes les façons. Il y en avait poché, cuit dure, omelette, au plat. Il y avait des fruits, des viandes froides ( 2 sortes) , du fromage ( deux sortes) .
Les fruits, fromage et viande froide étaient aussi au souper avec aussi toujours le bar à pain.
On a mangé de tout sans être malade. Il y a eu entre autre comme viande du rost-beef, des côtelettes de porc sans os, de l’agneau, un souper au super de grosse langouste, du saumon fumée, de la dinde, du poulet, du poisson et je peux dire que tout était vraiment savoureux et juteux .
Les légumes, beaucoup de légumes congeler et cuit sauf du potiron et j, en aie manger pour me tanner.
On avait aussi tout le temps des patates soit rôties , bouillis ou pilées. On avait aussi toujours du riz. Pour ce qui est des pâtes , sur l, heure du dîner, tu décidais ce que tu veux dedans mais le soir, les pâtes étaient déjà fait.
La soupe était différant toujours et même des fois deux soupes différentes au dîner disons. J’adore la soupe moi alors je me suis gâter. Je me faisais des bonnes salades avec des légumes comme carottes, pois, maïs, oignon, poivron, tomates , oeuf dure , betterave.
Les desserts, le midi il y avait de la crème glacé avec en plus les gâteaux , beignes ect…
Le vin, nous on prenait rosée mais il y avait du rouge et du blanc.
Bon qu’est-ce que j, ai oublier…la plage. C’est une plage je dirais de 1km de long . C’est super beau comme paysage . Emportez-vous des souliers pour marcher dans l’eau surtout pour entrer tout dépendant du coin du petit coin que vous choisissez pour y aller.
Il y a assez de place pour se baigner sans problème mais faut pas oublier que c’est une place pour faire de la plongée en apnée alors si vous y aller pour la baignade tranquille , vous serez déçu….. Nous on voulait surtout y aller pour le paysage, on a aimé la plage et on s, y tennait mais c'est pas la plus belle plage mais le reste compense pour tout cela et on peut y avoir bien du plaisir quand meme à la plage.
En passant, les gens nous offraient leur équipement de plongé mais moi, avoir de l’eau redue au cou...je panique alors... On peut emprunter sans dépôt du matériel pour en faire mais c, est souvent tout pris.
Il y a des règles aussi, pas de prêts de matériel quand il y a le drapeau rouge. Ceux qui avait leur équipements eux allaient quand même faire de la plongée.
Souvent ils mettent, je pense le drapeau rouge pour empêcher les gens de venir emprunter les pédalos et les kayaks et d’aller de l’autre coté du récif quand la mer est un peu agiter et que l'on voit plus de mouton dans l, eau disons ou où les récifs. On a vut quoi, 4 fois le drapeau rouge mais souvent l, après-midi et pas le matin.
La plage, on a put se baigner souvent souvent mais c'est vraiment une plage pour l'apnée et cela prend des souliers pour entrée dans la mer. Mon mari lui aimait plus y aller en croc , vous savez ces souliers en caoutchouc.
Ah oui, il y a une super de belle piscine et plein de gazébot pour s'abriter. Ah oui! Plein de petit palapas sur la plage aussi et pas besoin de se lever tot pour réserver.
Bon, quoi d’autre… On a vu des chevaux, ds vautours, des poissons, des lézards, des vaches , une grosse grenouille , des termites ...non c'était vraiment le fun et j, ai une tonne de photos.
On a gravé nos noms sur une pierre à l'entrée du site...ben oui, des ados.
Bon je pense avoir fait le tour, si vous avez des questions, ne vous gênez pas.
Pour finir, il y a eu un évêment malheureux, un homme a fait une crise cardiaque dans l’eau et s’est noyer. Comme quoi, rester toujours accompagner si vous faites de la plongée. Plusieurs l’ont vu flotter mais pensait qu’il regardait les poissons.
Si vous avez des questions….ne vous gênez pas.
Retour de la croisière des îles grecques sur le MSC Musica English translation pending
Nous voilà de retour de cette croisière de rêve !!
Elle a été parfaite du début à la fin et c’est en grande partie Grace aux infos trouvés ici !😉
Je m’excuse déjà de mes fautes d’orthographe mais ça n’a jamais été ma branche favorite !😕
Je vais essayer de faire un CR assez complet
Nous sommes donc parti samedi matin assez tôt. Heureusement pas trop de trafic à 10heurs nous étions à Vérone où nous nous sommes arrêté pour visiter et pour diner (déjeuner pour les français). très jolie ville et le paradis pour les fans de marques de luxe.
Ensuite reprise de la route pour Mestre où nous avions l'hôtel. Déjà première surprise, j'ai réservé un hôtel avec Booking.com. L'hôtel était marqué 3 étoiles et en arrivant là-bas l'hôtel était en faite un 1 étoile Au final il était très bien très propre avec un parking propre à l'hôtel et un personnel adorable parlant français !😎
Visite de Venise de nuit et ... sous la pluie. Une ambiance très particulière et un peu magique. On a vraiment beaucoup aimé. Et surtout pas trop de monde !!! (pour le vaporetto place saint-marc à place de Rome 6.5 euro par personne)
Après une bonne nuit de sommeil, on se lève pour rejoindre Venise avec la voiture et là Surprise la météo annonçait mauvais et il fait grand soleil !!😎
Nous allons donc avec la voiture jusqu'au port et c'est TRES facile à trouver. Beaucoup de bateau de croisière, on en prend déjà plein les yeux ! On enregistre les baguages en 5min et on part visiter Venise. Petite astuce. Il y avait environ 45 min d'attente pour prendre un bus gratuit pour la place de Rome. Nous sommes partis à pied et après 10 min de marche sommes tombé sur un métros aérien ! pour 1euro chacun qui mène à la place de Rome !
Par contre Beaucoup de monde à Venise ! On voulait rentrer en Vaporetto mais il y avait tellement de monde qu'on a abandonné ! 🙁
Cette fois la croisière commence vraiment avec l'embarquement !! J'avais fait l'enregistrement par internet et 20 min après notre entrée au port nous étions dans notre chambre ! (je ne suis jamais montée sur un bateau aussi vite !!) On découvre qu'avec l'offre de notre croisière il y avait aussi un pack de 14 boissons chacun !!! une chance !😄
La déco un peu chargée mais c'est une question de gout ! sinon notre chambre était assez grande et fonctionnel. Nous avions un hublot mais avec les canaux de sauvetage devant ...
Le temps de défaire nos bagages notre « homme de chambre » est venu se présenter avec son grand sourire qui nous suivra toute la croisière !! 😏
Je découvre aussi les utilisations de la télé. On peut réserver les excursions demander le petit déjeuné ou des soupes salades durant la journée on peut "acheter" des filmes (6 euros les filmes pour "famille" et 12 les filmes pour adules 😊) et plein d’autre chose encore !
Nous partons à l'asseau du bateau et on découvre que le buffet est ouvert ! premier repas sur le bateau mon zhomme se fait avoir sur la quantité Le bateau est grand et beau mais la déco est beaucoup trop chargée à mon gout !
La traversée de Venise sur le bateau est juste Magique !! Je conseille les ponts arrières afin d'avoir la vue sur les deux coté du bateau ! JD(mon homme) est déjà conquis par le bateau lui qui était septique !! ouf
Nous attendons 19h30 pour aller manger comme indiqué par l’agence de voyage au Restaurant L'oléandro. Quand nous arrivons en bas les portes sont fermées On entre quand même et on nous informe que le souper (diner pour les français) est servit à 18h45 Je vous rassure, ils ne nous ont pas laissé mourir de faim, on a pu rejoindre notre table. Et là ... surprise nous avions des presque voisins à table avec nous ! Ils viennent d'un village pas très loin de chez nous ! Il y avait également un couple de suisse-allemand et deux filles suisse-allemande également!
après une balade digestive sur le pont nous rejoignons notre cabine.
Mes premières impression sur le bateau. Il est très grand ET il "tremble" beaucoup !!! Je n'ai jamais voyagé avec un bateau qui tremble autant ! Nous avions une chambre à l'arrière. Quand nous montions à la disco en pleine journée on avait l'impression de prendre les sonos sur la tête tellement elle vibrait
quelqu'un sait-il pourquoi ?
fin du premier épisode j'essaie de vous mettre des photos ce soir
Je vais essayer de faire un CR assez complet
Nous sommes donc parti samedi matin assez tôt. Heureusement pas trop de trafic à 10heurs nous étions à Vérone où nous nous sommes arrêté pour visiter et pour diner (déjeuner pour les français). très jolie ville et le paradis pour les fans de marques de luxe.
Ensuite reprise de la route pour Mestre où nous avions l'hôtel. Déjà première surprise, j'ai réservé un hôtel avec Booking.com. L'hôtel était marqué 3 étoiles et en arrivant là-bas l'hôtel était en faite un 1 étoile Au final il était très bien très propre avec un parking propre à l'hôtel et un personnel adorable parlant français !😎
Visite de Venise de nuit et ... sous la pluie. Une ambiance très particulière et un peu magique. On a vraiment beaucoup aimé. Et surtout pas trop de monde !!! (pour le vaporetto place saint-marc à place de Rome 6.5 euro par personne)
Après une bonne nuit de sommeil, on se lève pour rejoindre Venise avec la voiture et là Surprise la météo annonçait mauvais et il fait grand soleil !!😎
Nous allons donc avec la voiture jusqu'au port et c'est TRES facile à trouver. Beaucoup de bateau de croisière, on en prend déjà plein les yeux ! On enregistre les baguages en 5min et on part visiter Venise. Petite astuce. Il y avait environ 45 min d'attente pour prendre un bus gratuit pour la place de Rome. Nous sommes partis à pied et après 10 min de marche sommes tombé sur un métros aérien ! pour 1euro chacun qui mène à la place de Rome !
Par contre Beaucoup de monde à Venise ! On voulait rentrer en Vaporetto mais il y avait tellement de monde qu'on a abandonné ! 🙁
Cette fois la croisière commence vraiment avec l'embarquement !! J'avais fait l'enregistrement par internet et 20 min après notre entrée au port nous étions dans notre chambre ! (je ne suis jamais montée sur un bateau aussi vite !!) On découvre qu'avec l'offre de notre croisière il y avait aussi un pack de 14 boissons chacun !!! une chance !😄
La déco un peu chargée mais c'est une question de gout ! sinon notre chambre était assez grande et fonctionnel. Nous avions un hublot mais avec les canaux de sauvetage devant ...
Le temps de défaire nos bagages notre « homme de chambre » est venu se présenter avec son grand sourire qui nous suivra toute la croisière !! 😏
Je découvre aussi les utilisations de la télé. On peut réserver les excursions demander le petit déjeuné ou des soupes salades durant la journée on peut "acheter" des filmes (6 euros les filmes pour "famille" et 12 les filmes pour adules 😊) et plein d’autre chose encore !
Nous partons à l'asseau du bateau et on découvre que le buffet est ouvert ! premier repas sur le bateau mon zhomme se fait avoir sur la quantité Le bateau est grand et beau mais la déco est beaucoup trop chargée à mon gout !
La traversée de Venise sur le bateau est juste Magique !! Je conseille les ponts arrières afin d'avoir la vue sur les deux coté du bateau ! JD(mon homme) est déjà conquis par le bateau lui qui était septique !! ouf
Nous attendons 19h30 pour aller manger comme indiqué par l’agence de voyage au Restaurant L'oléandro. Quand nous arrivons en bas les portes sont fermées On entre quand même et on nous informe que le souper (diner pour les français) est servit à 18h45 Je vous rassure, ils ne nous ont pas laissé mourir de faim, on a pu rejoindre notre table. Et là ... surprise nous avions des presque voisins à table avec nous ! Ils viennent d'un village pas très loin de chez nous ! Il y avait également un couple de suisse-allemand et deux filles suisse-allemande également!
après une balade digestive sur le pont nous rejoignons notre cabine.
Mes premières impression sur le bateau. Il est très grand ET il "tremble" beaucoup !!! Je n'ai jamais voyagé avec un bateau qui tremble autant ! Nous avions une chambre à l'arrière. Quand nous montions à la disco en pleine journée on avait l'impression de prendre les sonos sur la tête tellement elle vibrait
quelqu'un sait-il pourquoi ?
fin du premier épisode j'essaie de vous mettre des photos ce soir
Recherche d'informations sur l'ENTSS de Dakar English translation pending
Bonjour,
je suis actuellement en deuxième année de formation d'éducateur spécialisé à Toulouse.
J'ai en projet de partir pour mon stage long de mai 2011 à mai 2012 travailler dans une structutre mettant en place des projets éducatifs avec les enfants des rues ou enfants talibés à St Louis au Sénégal.
Pour ce faire, il faudrait que mon école se mette en relation avec l'Ecole Nationale de Travailleurs Sociaux Spécialisés de Dakar afin qu'ils mettent en place un partenariat, un échange.
Pour ma part, cela me permettrai d'avoir mes cours de troisième année dispensés à l'ENTSS de Dakar ainsi qu'un suivi de stage.
Est-ce que quelqu'un connait cette école, quelles chances y a-t-il pour une ouverture à un échange entre les deux écoles.
Je fais appel à vous afin de vous demander si vous pouvez me conseiller, m'orienter au plus juste dans ma démarche. Merci de m'aider, j'ai vraiment besoin de votre appui.
Adrien
Je fais appel à vous afin de vous demander si vous pouvez me conseiller, m'orienter au plus juste dans ma démarche. Merci de m'aider, j'ai vraiment besoin de votre appui.
Adrien
Malapascua, sous l'eau personne ne vous entendra crier English translation pending
Je suis l'dauphin des Philippines et malgré tout j'ai mauvaise mine.
Il est 5h, Cebu s'éveille. Et moi, j'ai bien bien sommeil.
Dehors, la lumière naissante dévoile un ciel azur. Ca pourrait être magnifique mais premièrement, j'agonise de ne pouvoir encore fermer les yeux et deuxièmement, Cebu City se dévoile aussi et la ville n'a rien d'une gravure de beauté. Vivement dans cinq heures que ça change ce qui n'aura pas grande importance puisque j'aurais de toutes façons les yeux fermés, enfin.
La gare routière est au diapason de la ville. C'est gris, bruiant et les locaux qui s'ébattent déjà de bon matin ont sur leur visage les traits tirés de ceux qui voudraient travailler dans un magasin de litterie juste pour le plaisir de s'en faire renvoyer pour usage abusif des marchandises. A son emplacement, le bus de 6h attend déjà. A l'intérieur, le chauffeur se prélasse. Quand je monte à l'intérieur, je suis maillot jaune, le premier au classement général des passagers et toutes les places sont disponibles. La place à côté du chauffeur à l'air la plus confortable, pas de voisins potentiellements enclin à la conversation, de la place pour des jambes de girafe, mon gros sac à côté en guise d'accoudoir voire d'oreiller, je m'installe et m'endors quasiment sans le voir venir, instantanément. Et à 6h, le bus part. Comment je le sais? Le chauffeur est à l'image de ceux de tout le voyage. J'ai l'impression que chaque fois que je prends la route, mon véhicule quel qu'il soit est le plus rapide sur la route, personne ne nous double, le chauffeur n'en est pas un, c'est un pilote. Dès le premier virage, c'est bien simple, j'ai l'impression qu'on est sur deux roues, rien de tel comme mise en garde. C'est comme ça pendant cinq heures sur une route où les lignes droites me manquent et où les dos d'anes ont colonisé la chaussée. D'habitude ça ne m'empêcherait pas de dormir mais aujourd'hui, collé contre la fenêtre de droite, chaque fois qu'on tourne violemment à gauche, mon crane heurte la vitre de la même façon comme le ferait la brigade anti-petit-somme. A l'arrivée à Maya, le soulagement est à la hauteur. Maya, c'est le village qui fait face à l'île de Malapascua et la première fois depuis une semaine de perdue que je revois la mer avec l'intention tenace de me jeter la tête la première dedans. Ca fait du bien, comme si l'histoire reprenait son cours normal avec des couleurs dans l'objectif et dans la tête tant qu'elle fonctionne encore, à la merci d'un terrassement soudain.
D'ailleurs, à la sortie du bus après avoir salué mon voisin de pilote alors que le port minuscule est là, je dois localiser la prochaine bancasse qui voguera vers Malapascua. De prime abord, je devrais réussir ma mission, 99% des bateaux qui lève l'ancre à Maya vont ou passent par Malapascua. Quand je vois une trentaine de philippins grimper dans une embarcation, c'est donc à n'en pas douter la bonne. C'est donc au radar que je suis cette joyeuse farandole jusqu'à m'installer avec bonheur sur un siège qui, lui, ne me causera pas de traumatisme cranien. Je ferme les yeux bercé par le balancement paresseux du bateau. Mais il ne se passe pas trente secondes avant que quelqu'un vienne me sortir de ma torpeur. - Bonjour, où allez-vous? - Mmmmhhh, je vais à Malapascua, enfin je crois... - Mais, vous vous trompez de bateau, celui-ci part à Leyte, à six heures de navigation. Comme il dit, je me suis trompé. Depuis Maya, Malapascua est largement à porté de jumelles, trente minutes, pas plus, pas six heures. Je ressors alors de mon presque coma, reprends mes vingt kilos de charge utile et quitte le navire. Le bateau pour Malapascua attend plus loin, je ne me trompe plus et pose enfin le pieds à destination, mes chaussures à la main car à l'arrivée, c'est "saute dans l'eau jusqu'aux genoux ou retourne à Maya". Ensuite, de façon complètement machinal, je trouve une GH, non mieux, un hotel dont la vue depuis les fenêtres donnent généreusement sur la plage magnifique qui s'étale à ses pieds. Mais pour la vue, je reviendrais plus tard. Pour le moment, l'important c'est de fermer les yeux et de s'évanouir dans une chute vertigineuse qu'on pourra appeler sieste ou nuit complète selon que je dormes quatre ou seize heures dans ma chambre sans électricité l'après-midi ce qui interdit l'usage pourtant salvateur d'un ventilateur.
Il fait encore jour quand j'ouvre un oeil. C'est juste assez d'énergie dépensée pour me prendre en main. Je réserve ma première plongée pour le lendemain matin, une plongée dont le rendez-vous sur la plage est fixé à 4h45 (sic). 4h45!!!!!!!! Bonjour le décallage horaire!!!!!!!!!!! Ils sont fous ou quoi?? En fait pas du tout. Malapascua, en ce qui concerne la plongée, est mondialement réputé pour une chose : les tresher sharks, avec sharks comme requins. Et ces petites bestioles ont la gentillesse de se laisser admirer au lever du soleil à trente minutes en bateau de Malapascua, voilà pourquoi 4h45.
Je baigne alors dans un joyeux cocktail fait d'excitation et de fatigue. Un dîner vite expédié plus tard, je rentre me mettre au chaud, si on veut, et chercher un sommeil qui viendra en fin de compte à 2h du matin.
Et quatre heures plus tard, le réveil sonne. Théoriquement, si on était un jour "normal", ce serait presque mission impossible mais aujourd'hui, pas la peine de me le dire deux fois, je sais ce qui m'attend dehors. Sur la plage, les six autres plongeurs sont aussi réveillés comme en pleine après-midi, l'ambiance est électrique. On monte sur le bateau, le temps de profiter des couleurs du lever de soleil, une seule couleur compte désormais, un bleu profond. Sous l'eau, les plongeurs se répartissent en deux groupes, ceux qui plongent avec les bouteilles d'air comprimé classique dont moi, et ceux qui plongent en utilisant un mélange d'air et de nytrogène permettant de rester sous l'eau plus longtemps. Avec mon groupe, on passe une demi-heure alongé sur le fond à attendre que les squales viennent à nous. Sans succès. Malheureusement. On remonte à la surface, on a fait notre temps au fond de l'eau. Les "nitrox", eux, se promènent toujours autour entre 30 et 35 mètres de profondeur. Quand ils remontent à la surface et prennent place sur le pont, ils sont arrogants de sourires. Quelques minutes plus tôt, trois requins nageaient tout autour d'eux, on peut les comprendre. A leur place, j'aurais surement la machoire grande ouverte et pas spécialement envie de la refermer de sitôt. A ma place, je retourne à mon hotel en me promettant que la prochaine fois, c'est sur, les treshers, on les aura.
7h du matin au compteur, le soleil illumine la contrée, je retourne me coucher jusqu'à 13h, heure à laquelle il fait trop chaud pour quoi que ce soit même dormir dans cette fournaise qu'on appelle ma chambre. La seule solution est alors encore de la quitter et de s'alanguir sous l'ombre bienfaitrice d'un cocotier en prenant bien garde de ne pas étendre sa serviette sous l'arbre, créant l'opportunité fortuite pour une noix de coco de venir s'encastrer entre l'orteil et le cheveux.
Le soir venu, le coucher de soleil passé, je retourne dans mon antre pour profiter des plaisirs futiles de la vie enrichie de la fée Electricité. Le ventilateur bat la mesure, je sèche en ronronnant. Ne reste alors plus qu'à me remplir la panse avant de me mettre la tête dans le clavier pour accoucher d'un nouvel opus narratif endiablé. Seulement, comme souvent, même si la route est pavée de bonnes intentions, des troncs d'arbres peuvent s'abattre au travers et empêcher toute progression. Ce soir, le tronc d'arbre est sympathique, il s'appelle Farouk, c'est un turc de Shanghai que je croise sur la chemin menant à l'assouvissement de ma faim, au dîner. Le gars, qui repart le lendemain vers la Chine via Manille, est très enclin à la conversation et on se quitte après avoir croisé le verbe pendant de longues heures. Pour la rédaction, il est trop tard, encore une occasion de manqué pas si manquée que cela... La plume pourra toujours tenter de refaire surface demain, les occasions ne manquent pas quand, mise à part plonger, la meilleure chose à faire est de ne rien faire.
Nouvelle journée, nouvelle chance. Pas pour les tresher sharks, j'ai beau me découvrir une nouvelle passion pour les réveils à 4h30, il ne faut quand même pas pousser Mamie dans les orties. Le rendez-vous pour la première plongée du jour est à 9h, quand même pas mal pour un samedi! Aujoud'hui, deux plongées sont inscrites au tableau de bord, une le matin et une autre l'après-midi avec, tel le ruban de bolduc entourant les cadeaux de Noël, une journée sur le bateau à la clé.
La première descente est plus que correcte, la visibilité est bonne, l'eau chaude et les petits poissons nombreux. Mais la claque du jour intervient contre toute attente lors de la pause déjeuner. La bancasse s'amarre alors sur une étroite bande de sable qui, d'un côté s'enfonce dans les flots bleus, et de l'autre s'élargit et fleurit en une île frangée de sable et déserte si on excepte les palmiers et les quelques philippins hilard de bonheur qui viennent y camper pour le week-end. La perspective est si renversante de beauté que je préfère faire l'école buissonière en oubliant de manger et préférant me perdre dans les moindres recoins de ce monde perdu jusqu'au moment où un autre plongeur me fait de grands signes avec les bras synonymes d'inquiétude pour l'ensemble de l'équipage quant à savoir où j'avais bien pu me fourrer. Je remonte sur le bateau presque avec regret malgré la nouvelle plongée qui se prépare déjà. Celle-ci est également à la hauteur même si je garde toujours en travers de la gorge le rendez-vous manqué de la veille avec les treshers ce qui me gache un peu le plaisir. Gageons tout de suite que je retente ma chance au grattage et au tirage dès les prochaines premières lueurs du jour.
Au retour ultime sur le bateau, je ne trouve alors rien de mieux pour me ragaillardir et me préparer à d'autres claques poissonneuses que de m'alonger sur la proue du bateau et comme à l'habitude, me gorger de virtuosité musicale sous le soleil qui prépare son coucher et pare le ciel d'une symphonie de couleurs.
Une fois le pied à terre, les couleurs n'importent plus. L'inscription au réveil le plus tôt et potentiellement le plus mouvementé du voyage est la seule chose qui compte. Je pénètre en trombe dans le centre de plongée et inscris en grosses lettres mon nom dans la case "tresher sharks", l'invitation est lancée.
Je retourne ensuite à l'hotel où je suis d'ailleurs le seul client, où tout le personnel est au petit soin pour moi au point de vouloir me caser, soit avec une gamine à peine majeure qui rêve de Paris, son climat tropical et ses prix dérisoires qui autorisent toutes les folies, soit avec un ladyboy portant exclusivement des jupes si courtes qu'elles pourraient dévoiler l'évidente supercherie et son costume trois pièces. Non merci, vraiment, vraiment.
La nuit est alors tombée, la tentative d'écriture de la veille est reconduite pour peu que j'arrive à franchir l'étape dinatoire sans remous. Encore raté! Alors que je suis attablé dans le restaurant tronant au dessus du centre de plongée, deux femmes anglaises avec lesquelles j'ai partagé des bulles depuis deux jours se proposent de se joindre à moi. Comment décemment refuser? Impossible de dire non, ce n'est pas dans mon vocabulaire (NDLR : je ne suis alors pas encore en Inde).
Mon lit m'attendra encore jusqu'aux environs de minuit, ce qui ne serait qu'une broutille si je n'avais encore rencard sur la plage à 4h45. Les requins sont plus forts que tout, je me couche illico piaffant d'impatience.
A la pêche aux moules-moules-moules, je n'veux plus y aller maman, à la place, si le choix se présente, j'veux bien aller à la plongée aux requins-quins-quins-quins, c'est plus excitant maman! Aucune sonnerie ne s'est alors déjà déclenchée, ça furête déjà dans ma chambre. Le temps d'enfiler mon maillot et la porte se referme déjà derrière moi. Sur le bateau, tout le monde s'active devant un nouveau levée de soleil des familles. Dans mon coin, une certitude m'habite : aujourd'hui c'est la bonne, c'est mon tour, mon numéro qui est tiré du chapeau. Aucune trace de fatigue, je suis plus concentré que le lait sucré Nestlé (NDLR : sponsor?). Tellement concentré qu'au moment d'enfiler ma combinaison, j'en oublie d'enlever ma Ralex, étanche jusqu'à trois gouttes, qui ne devrait apprécier que moyennement la descente la descente en apnée à laquelle elle se retrouve confrontée. Mais qu'importe, la Ralex est grand seigneur et, j'en suis sur, se sacrifierait bien pour que la plongée soit une réussite squalesque.
Comme la première fois, on descend se caller au fond de l'eau, la lumière naissante se fraye un chemin elle aussi. Devant nous, le mur qui s'enfonce vers les abysses fait bonne figure. Puis, comme sortis d'un livre d'image, ils apparaissent. Il"s" car ils sont trois. Parfois ils se rapprochent à portée de camionnette, parfois ils se contentent, sans qu'on leur en veuillent, de passer devant à une quinzaine de mètres. Et là j'ai envie de dire WHAOUUUUUUU!! L'animal est une véritable merveille avec une allure presque féline, la perfection faite poisson.
Résultat, au retour sur le bateau, qui est-ce qui danse? C'est Bibi!! Quel panard!!! La petite aiguille n'a pas encore frappé le 7 que j'ai déjà emmagasiné de l'émotion pour une semaine!!!! Et puis comme ça n'est jamais assez et que je suis encore plus bouillonnant qu'un Gilbert Montagné s'agitant sur son clavier, je décide que mon lit attendra, la journée ne fait que commencer, aujourd'hui c'est le Showtime Express qui entre en gare!!! D'office, deux nouvelles plongée se calent dans les tuyaux. Les deux autour de Gato Island. Gaaato! Gaaaaaaato!!! Ca met en appétit et ça n'a rien d'un hasard. De nouveau la tête dans l'eau à 10h, rien ne me prépare à la nouvelle expérience paranormale qui va suivre...
Dans ma palanquée, nous sommes cinq plongeurs, le guide accompagnant quatre joyeux dauphins amateurs. Parmi ces quatres, je suis le seul à posséder un caisson permettant de saisir des scènes sous marines. Le guide, chaque fois qu'il repère quelque Objet Nageant identifié dans les parages, il me fait signe de venir à lui pour me montrer la bestiole en avant-première afin de satisfaire l'objectif; et moi, je me régale!
Peu après le début de la balade palmée, on quitte un luxuriant jardin coralien en franchissant une petite colline nous masquant ce qui se cache derrière. Une fois la colline passée, on découvre une longue plaine s'étalant une vingtaine de mètres sous la surface. Ici pas grand chose ne pousse, impossible de ne pas distinguer les longues silouhettes posées là, même pour moi et ma vue basse même sous l'eau. A quelques emcablures de mon coeur qui bat la chamade dorment une dizaine de requins à pointe blanche, le genre qui fait dans les quatres mètres et qui n'est pas là pour se faire nettoyer par ses autres potes poissons. Lui, c'est une terreur, la bestiole qui trône tout en haut de la chaine alimentaire sous marine locale. Nous, avec les trois autres, on est posté comme pour les tresher sharks, à quatre pates au fond de l'eau plein de respect craintif pour les machines pleines de dents. Le guide est là aussi et tout à coup, il se tourne vers moi et commence à esquisser quelques gestes. Pour le premier (NDLR : essayez chez vous, c'est la séance travaux pratiques), il positionne sa main à l'horizontal et fait battre son index et son majeur verticalement. Pour le deuxième, il me pointe du doigt. Pour le troisième, il pointe les menaces dormantes. Pour le quatrième, il mîme le fait de prendre une photo.
Au départ, je ne parviens pas à décoder les informations qui m'arrivent, du genre "qu'est ce qu'il me veut celui-là?". Puis, petit à petit, comme le visage d'un nouveau président qu'on dévoile à 20h pile, l'évidence me frappe droit dans les neurones. Nager. Moi. Requins. Photos. Je nage. Requins. Photos. Je nage vers les requins pour les prendre en photos. Mais c'est pas possible ou quoi, le type a viré sa cuti, fondu une durite, dégoupillé sa boite cranienne? Que je nage, tout seul, candidat au suicide, vers des torpilles qui apprécieront sans doute que je viennent les taquiner à l'heure de la sieste qu'ils passent en plus les yeux grands ouverts? Il m'en veut, qu'ai-je donc fait pour qu'il m'inflige pareil traitement? Et, les dixièmes de secondes passant, je me dis que si, c'est possible. Il suffit simplement de débrancher le frein à main qui me retient et zou! En voiture Cousteau!!!
Je m'élance, furtivement, prenant garde à lever le moins de grains de sable possible. En face de moi, un premier squal d'un fort beau gabarit ronfle en silence. Vingt mètres, dix mètres, moins encore, je clichette à tout vent jusqu'à ce que, d'un coup, le monstre bouge. Pas de doute, il m'a dans l'oeil. D'ailleurs, il tourne la tête vers moi avant finalement de me montrer la méthode du départ dans les starting blocks quand on est un requin. Seulement, comble de bonheur, c'est pour partir par delà ma visiblité dormir plus loin. Ouf!!! Et RE-WHAOUUUUUUU!! Chaque fois que j'approche d'un peu trop près les phénomènes, ils s'enfuient, apeurés par mon charisme une ceinture de plomb attachée à la taille. Au total, la scène a dû se répéter une demie-douzaine de fois qui sont autant de montée d'adrénaline quand la machine se met en ordre de course plutôt qu'en ordre de marche. Pendant ce temps, mes trois accolytes sont restés aggrippant des cailloux, tant pis...
Cette plongée, d'hors et déjà la plus spectaculaire qu'il m'ait été donné de faire, n'est en prime pas encore à son terme. Les requins partis, les serpents arrivent. Ceux-ci font dans les 1m20 de long et sont cerclés de bleu et de noir. Je n'ai aucune idée ni de ce qu'ils sont, ni de ce qu'ils mangent, ni de ce qui pourrait potentiellement m'arriver si un d'entre eux se prenait un peu trop d'affection pour moi et les bulles qui sortent de ma tête masquée. D'ailleurs, il y en a justement un à la curiosité plus aiguisée que la moyenne qui me fait de l'oeil et se rapproche dangereusement. En fait, il ne se rapproche pas, il me fonce dessus, droit dans la face. Trois, deux, un, contact. Ou presque. Le petit effronté est passé à quelques centimètres de mon oreille avant de repartir vers d'autres aventures. Incroyable rencontre; si incroyable que les quelques autres specimens que nous rencontrons sur notre chemin dans les minutes suivantes se retrouve maintenant coursés par votre serviteur surexcité comme rarement. La roue tourne les serpents, j'arriiiiiive!! Un sourire pour la photo? Merci!!!!
Au total, on est resté une heure dans l'eau, une heure de barbotage qui apportent des souvenirs marqués au fer rouge pour une vie entière, quite à passer une excellente journée, autant y aller à fond!
S'en suivent le déjeuner et une nouvelle confrontation au grand bleu qui, bien qu'elle ne vienne sans requins ni serpents, demeure de belle facture. Au retour vers le rivage, je suis rattrapé par le souvenir d'un lever avant 5h du matin. Je m'endors sur le pont avant du bateau soumis aux embruns et à la houle mais qu'importe, j'ai des rêves en pagaille à faire et ce n'est pas dormir sur un trampoline mouvant qui va m'en écarter!!
A terre, requinqué et toujours gonflé à bloc, je me réinscris pour la plongée de très bonne heure et de très bonne humeur. Le rêve continue les yeux ouverts.
Le lendemain, après avoir finalement pu gouter aux joies d'une soirée tranquille et studieuse, je reprends la douce routine, le soleil n'est pas encore sorti de la couette que j'ai déjà le couteau entre les dents et du sable entre les orteils. Au tableau d'affichage, le match entre les treshers et moi en est à 1 partout. Ce matin, c'est la belle, on se départage. Seulement, je n'avais pas vu qu'écrit en petits caractères dans le contrat, il était stipulé que si les requins déclaraient forfait, de façon complètement contradictoire ce sont eux qui gagnent le match sur tapis vert. Et ce qui devait arriver arriva, les requins ne sont pas venus, je l'ai dans l'cul une deuxième fois, but pour les requins, pas de prime de match pour moi. Pour moi ni personne d'ailleurs, car même en restant au fond plus longtemps, cette fois-ci les plongeurs au Nitrox sont aussi bredouilles que les autres. J'ai donc bien fait de me lever!! Encore une fois!!! Mais comme on trouve toujours plus malheureux que soi, je peux quand même sadiquement me réconforter en écoutant parler deux asiatiques qui eux sont bredouilles pour la quatrième fois successive! Les pauvres... Enfin si on veut, on est quand même au paradis...
Un paradis que je pars explorer de l'intérieur toute l'après-midi après n'avoir pas vu passer la matinée, la faute à un retour au lit pas piqué des hannetons. Au cours de ma promenade, ce sont toutes les images des philippines qui reviennent, les paysages, les habitants aux sourires interminables et à la curiosité infatigable, un mélange de simplicité et de joie de vivre comme on en fait plus.
Au retour à l'hotel, je fais part à l'assistance que le temps de ma dernière soirée est malheureusement venu. Malapascua est une île vraiment splendide mais dont la taille induit qu'on en a vite fait le tour. Il va être l'heure de rejoindre l'île de Palawan que j'avais omis de visiter à regrets lors de mon précédent séjour dans le pays. L'affront est sur le point d'être levé. Une nuit que j'espère tranquille m'en sépare.
A l'hotel où je suis encore et encore le seul client, c'est la consternation. Le ladyboy a son rimel qui coule presque. Mais il leur reste encore une carte dans la manche pour contrecarrer mes plans, de nuit tranquille il n'y aura pas. Depuis mon arrivée dans les murs, chaque jour je repousse l'invitation insistante des ladies et du boy à déhancher nos corps sur la piste de danse située à même le sable à quelques minutes de là. Ce soir, plus d'échappatoire, je suis bon pour le service commandé. A 23h, je suis mandaté par tout ce petit monde pour aller m'entretenir avec la patronne pas facile afin de les faire libérer une heure avant la fin théorique de leur service. Je m'exécute et d'une pirouette dialectique obtiens gain de cause. En un éclair, on est déjà dehors. Sur la piste, toujours le seul gringo, dès que je m'agite les locaux rient à gorge déployée sous l'effet de la bière gouleillante. A 2h30, la boutique ferme, chacun va dormir de son côté pour le meilleur.
Un réveil plus tard, je suis déjà dans la bancasse puis dans le bus qui repart vers Cebu City où je reste 24 heures à paufiner la suite. Sur la toile je m'équipe d'un aller simple pour Puerto Princessa, ville principale de l'île de Palawan, encore une, bon dieu d'archipel!! Palawan, à mon grand regret, je n'avais pu y faire un crochet lors de mon premier passage, il va être temps de réparer l'erreur. Gageons que je puisses y finir le rodage de l'appareil photo!!
Dehors, la lumière naissante dévoile un ciel azur. Ca pourrait être magnifique mais premièrement, j'agonise de ne pouvoir encore fermer les yeux et deuxièmement, Cebu City se dévoile aussi et la ville n'a rien d'une gravure de beauté. Vivement dans cinq heures que ça change ce qui n'aura pas grande importance puisque j'aurais de toutes façons les yeux fermés, enfin.
La gare routière est au diapason de la ville. C'est gris, bruiant et les locaux qui s'ébattent déjà de bon matin ont sur leur visage les traits tirés de ceux qui voudraient travailler dans un magasin de litterie juste pour le plaisir de s'en faire renvoyer pour usage abusif des marchandises. A son emplacement, le bus de 6h attend déjà. A l'intérieur, le chauffeur se prélasse. Quand je monte à l'intérieur, je suis maillot jaune, le premier au classement général des passagers et toutes les places sont disponibles. La place à côté du chauffeur à l'air la plus confortable, pas de voisins potentiellements enclin à la conversation, de la place pour des jambes de girafe, mon gros sac à côté en guise d'accoudoir voire d'oreiller, je m'installe et m'endors quasiment sans le voir venir, instantanément. Et à 6h, le bus part. Comment je le sais? Le chauffeur est à l'image de ceux de tout le voyage. J'ai l'impression que chaque fois que je prends la route, mon véhicule quel qu'il soit est le plus rapide sur la route, personne ne nous double, le chauffeur n'en est pas un, c'est un pilote. Dès le premier virage, c'est bien simple, j'ai l'impression qu'on est sur deux roues, rien de tel comme mise en garde. C'est comme ça pendant cinq heures sur une route où les lignes droites me manquent et où les dos d'anes ont colonisé la chaussée. D'habitude ça ne m'empêcherait pas de dormir mais aujourd'hui, collé contre la fenêtre de droite, chaque fois qu'on tourne violemment à gauche, mon crane heurte la vitre de la même façon comme le ferait la brigade anti-petit-somme. A l'arrivée à Maya, le soulagement est à la hauteur. Maya, c'est le village qui fait face à l'île de Malapascua et la première fois depuis une semaine de perdue que je revois la mer avec l'intention tenace de me jeter la tête la première dedans. Ca fait du bien, comme si l'histoire reprenait son cours normal avec des couleurs dans l'objectif et dans la tête tant qu'elle fonctionne encore, à la merci d'un terrassement soudain.
D'ailleurs, à la sortie du bus après avoir salué mon voisin de pilote alors que le port minuscule est là, je dois localiser la prochaine bancasse qui voguera vers Malapascua. De prime abord, je devrais réussir ma mission, 99% des bateaux qui lève l'ancre à Maya vont ou passent par Malapascua. Quand je vois une trentaine de philippins grimper dans une embarcation, c'est donc à n'en pas douter la bonne. C'est donc au radar que je suis cette joyeuse farandole jusqu'à m'installer avec bonheur sur un siège qui, lui, ne me causera pas de traumatisme cranien. Je ferme les yeux bercé par le balancement paresseux du bateau. Mais il ne se passe pas trente secondes avant que quelqu'un vienne me sortir de ma torpeur. - Bonjour, où allez-vous? - Mmmmhhh, je vais à Malapascua, enfin je crois... - Mais, vous vous trompez de bateau, celui-ci part à Leyte, à six heures de navigation. Comme il dit, je me suis trompé. Depuis Maya, Malapascua est largement à porté de jumelles, trente minutes, pas plus, pas six heures. Je ressors alors de mon presque coma, reprends mes vingt kilos de charge utile et quitte le navire. Le bateau pour Malapascua attend plus loin, je ne me trompe plus et pose enfin le pieds à destination, mes chaussures à la main car à l'arrivée, c'est "saute dans l'eau jusqu'aux genoux ou retourne à Maya". Ensuite, de façon complètement machinal, je trouve une GH, non mieux, un hotel dont la vue depuis les fenêtres donnent généreusement sur la plage magnifique qui s'étale à ses pieds. Mais pour la vue, je reviendrais plus tard. Pour le moment, l'important c'est de fermer les yeux et de s'évanouir dans une chute vertigineuse qu'on pourra appeler sieste ou nuit complète selon que je dormes quatre ou seize heures dans ma chambre sans électricité l'après-midi ce qui interdit l'usage pourtant salvateur d'un ventilateur.
Il fait encore jour quand j'ouvre un oeil. C'est juste assez d'énergie dépensée pour me prendre en main. Je réserve ma première plongée pour le lendemain matin, une plongée dont le rendez-vous sur la plage est fixé à 4h45 (sic). 4h45!!!!!!!! Bonjour le décallage horaire!!!!!!!!!!! Ils sont fous ou quoi?? En fait pas du tout. Malapascua, en ce qui concerne la plongée, est mondialement réputé pour une chose : les tresher sharks, avec sharks comme requins. Et ces petites bestioles ont la gentillesse de se laisser admirer au lever du soleil à trente minutes en bateau de Malapascua, voilà pourquoi 4h45.
Je baigne alors dans un joyeux cocktail fait d'excitation et de fatigue. Un dîner vite expédié plus tard, je rentre me mettre au chaud, si on veut, et chercher un sommeil qui viendra en fin de compte à 2h du matin.
Et quatre heures plus tard, le réveil sonne. Théoriquement, si on était un jour "normal", ce serait presque mission impossible mais aujourd'hui, pas la peine de me le dire deux fois, je sais ce qui m'attend dehors. Sur la plage, les six autres plongeurs sont aussi réveillés comme en pleine après-midi, l'ambiance est électrique. On monte sur le bateau, le temps de profiter des couleurs du lever de soleil, une seule couleur compte désormais, un bleu profond. Sous l'eau, les plongeurs se répartissent en deux groupes, ceux qui plongent avec les bouteilles d'air comprimé classique dont moi, et ceux qui plongent en utilisant un mélange d'air et de nytrogène permettant de rester sous l'eau plus longtemps. Avec mon groupe, on passe une demi-heure alongé sur le fond à attendre que les squales viennent à nous. Sans succès. Malheureusement. On remonte à la surface, on a fait notre temps au fond de l'eau. Les "nitrox", eux, se promènent toujours autour entre 30 et 35 mètres de profondeur. Quand ils remontent à la surface et prennent place sur le pont, ils sont arrogants de sourires. Quelques minutes plus tôt, trois requins nageaient tout autour d'eux, on peut les comprendre. A leur place, j'aurais surement la machoire grande ouverte et pas spécialement envie de la refermer de sitôt. A ma place, je retourne à mon hotel en me promettant que la prochaine fois, c'est sur, les treshers, on les aura.
7h du matin au compteur, le soleil illumine la contrée, je retourne me coucher jusqu'à 13h, heure à laquelle il fait trop chaud pour quoi que ce soit même dormir dans cette fournaise qu'on appelle ma chambre. La seule solution est alors encore de la quitter et de s'alanguir sous l'ombre bienfaitrice d'un cocotier en prenant bien garde de ne pas étendre sa serviette sous l'arbre, créant l'opportunité fortuite pour une noix de coco de venir s'encastrer entre l'orteil et le cheveux.
Le soir venu, le coucher de soleil passé, je retourne dans mon antre pour profiter des plaisirs futiles de la vie enrichie de la fée Electricité. Le ventilateur bat la mesure, je sèche en ronronnant. Ne reste alors plus qu'à me remplir la panse avant de me mettre la tête dans le clavier pour accoucher d'un nouvel opus narratif endiablé. Seulement, comme souvent, même si la route est pavée de bonnes intentions, des troncs d'arbres peuvent s'abattre au travers et empêcher toute progression. Ce soir, le tronc d'arbre est sympathique, il s'appelle Farouk, c'est un turc de Shanghai que je croise sur la chemin menant à l'assouvissement de ma faim, au dîner. Le gars, qui repart le lendemain vers la Chine via Manille, est très enclin à la conversation et on se quitte après avoir croisé le verbe pendant de longues heures. Pour la rédaction, il est trop tard, encore une occasion de manqué pas si manquée que cela... La plume pourra toujours tenter de refaire surface demain, les occasions ne manquent pas quand, mise à part plonger, la meilleure chose à faire est de ne rien faire.
Nouvelle journée, nouvelle chance. Pas pour les tresher sharks, j'ai beau me découvrir une nouvelle passion pour les réveils à 4h30, il ne faut quand même pas pousser Mamie dans les orties. Le rendez-vous pour la première plongée du jour est à 9h, quand même pas mal pour un samedi! Aujoud'hui, deux plongées sont inscrites au tableau de bord, une le matin et une autre l'après-midi avec, tel le ruban de bolduc entourant les cadeaux de Noël, une journée sur le bateau à la clé.
La première descente est plus que correcte, la visibilité est bonne, l'eau chaude et les petits poissons nombreux. Mais la claque du jour intervient contre toute attente lors de la pause déjeuner. La bancasse s'amarre alors sur une étroite bande de sable qui, d'un côté s'enfonce dans les flots bleus, et de l'autre s'élargit et fleurit en une île frangée de sable et déserte si on excepte les palmiers et les quelques philippins hilard de bonheur qui viennent y camper pour le week-end. La perspective est si renversante de beauté que je préfère faire l'école buissonière en oubliant de manger et préférant me perdre dans les moindres recoins de ce monde perdu jusqu'au moment où un autre plongeur me fait de grands signes avec les bras synonymes d'inquiétude pour l'ensemble de l'équipage quant à savoir où j'avais bien pu me fourrer. Je remonte sur le bateau presque avec regret malgré la nouvelle plongée qui se prépare déjà. Celle-ci est également à la hauteur même si je garde toujours en travers de la gorge le rendez-vous manqué de la veille avec les treshers ce qui me gache un peu le plaisir. Gageons tout de suite que je retente ma chance au grattage et au tirage dès les prochaines premières lueurs du jour.
Au retour ultime sur le bateau, je ne trouve alors rien de mieux pour me ragaillardir et me préparer à d'autres claques poissonneuses que de m'alonger sur la proue du bateau et comme à l'habitude, me gorger de virtuosité musicale sous le soleil qui prépare son coucher et pare le ciel d'une symphonie de couleurs.
Une fois le pied à terre, les couleurs n'importent plus. L'inscription au réveil le plus tôt et potentiellement le plus mouvementé du voyage est la seule chose qui compte. Je pénètre en trombe dans le centre de plongée et inscris en grosses lettres mon nom dans la case "tresher sharks", l'invitation est lancée.
Je retourne ensuite à l'hotel où je suis d'ailleurs le seul client, où tout le personnel est au petit soin pour moi au point de vouloir me caser, soit avec une gamine à peine majeure qui rêve de Paris, son climat tropical et ses prix dérisoires qui autorisent toutes les folies, soit avec un ladyboy portant exclusivement des jupes si courtes qu'elles pourraient dévoiler l'évidente supercherie et son costume trois pièces. Non merci, vraiment, vraiment.
La nuit est alors tombée, la tentative d'écriture de la veille est reconduite pour peu que j'arrive à franchir l'étape dinatoire sans remous. Encore raté! Alors que je suis attablé dans le restaurant tronant au dessus du centre de plongée, deux femmes anglaises avec lesquelles j'ai partagé des bulles depuis deux jours se proposent de se joindre à moi. Comment décemment refuser? Impossible de dire non, ce n'est pas dans mon vocabulaire (NDLR : je ne suis alors pas encore en Inde).
Mon lit m'attendra encore jusqu'aux environs de minuit, ce qui ne serait qu'une broutille si je n'avais encore rencard sur la plage à 4h45. Les requins sont plus forts que tout, je me couche illico piaffant d'impatience.
A la pêche aux moules-moules-moules, je n'veux plus y aller maman, à la place, si le choix se présente, j'veux bien aller à la plongée aux requins-quins-quins-quins, c'est plus excitant maman! Aucune sonnerie ne s'est alors déjà déclenchée, ça furête déjà dans ma chambre. Le temps d'enfiler mon maillot et la porte se referme déjà derrière moi. Sur le bateau, tout le monde s'active devant un nouveau levée de soleil des familles. Dans mon coin, une certitude m'habite : aujourd'hui c'est la bonne, c'est mon tour, mon numéro qui est tiré du chapeau. Aucune trace de fatigue, je suis plus concentré que le lait sucré Nestlé (NDLR : sponsor?). Tellement concentré qu'au moment d'enfiler ma combinaison, j'en oublie d'enlever ma Ralex, étanche jusqu'à trois gouttes, qui ne devrait apprécier que moyennement la descente la descente en apnée à laquelle elle se retrouve confrontée. Mais qu'importe, la Ralex est grand seigneur et, j'en suis sur, se sacrifierait bien pour que la plongée soit une réussite squalesque.
Comme la première fois, on descend se caller au fond de l'eau, la lumière naissante se fraye un chemin elle aussi. Devant nous, le mur qui s'enfonce vers les abysses fait bonne figure. Puis, comme sortis d'un livre d'image, ils apparaissent. Il"s" car ils sont trois. Parfois ils se rapprochent à portée de camionnette, parfois ils se contentent, sans qu'on leur en veuillent, de passer devant à une quinzaine de mètres. Et là j'ai envie de dire WHAOUUUUUUU!! L'animal est une véritable merveille avec une allure presque féline, la perfection faite poisson.
Résultat, au retour sur le bateau, qui est-ce qui danse? C'est Bibi!! Quel panard!!! La petite aiguille n'a pas encore frappé le 7 que j'ai déjà emmagasiné de l'émotion pour une semaine!!!! Et puis comme ça n'est jamais assez et que je suis encore plus bouillonnant qu'un Gilbert Montagné s'agitant sur son clavier, je décide que mon lit attendra, la journée ne fait que commencer, aujourd'hui c'est le Showtime Express qui entre en gare!!! D'office, deux nouvelles plongée se calent dans les tuyaux. Les deux autour de Gato Island. Gaaato! Gaaaaaaato!!! Ca met en appétit et ça n'a rien d'un hasard. De nouveau la tête dans l'eau à 10h, rien ne me prépare à la nouvelle expérience paranormale qui va suivre...
Dans ma palanquée, nous sommes cinq plongeurs, le guide accompagnant quatre joyeux dauphins amateurs. Parmi ces quatres, je suis le seul à posséder un caisson permettant de saisir des scènes sous marines. Le guide, chaque fois qu'il repère quelque Objet Nageant identifié dans les parages, il me fait signe de venir à lui pour me montrer la bestiole en avant-première afin de satisfaire l'objectif; et moi, je me régale!
Peu après le début de la balade palmée, on quitte un luxuriant jardin coralien en franchissant une petite colline nous masquant ce qui se cache derrière. Une fois la colline passée, on découvre une longue plaine s'étalant une vingtaine de mètres sous la surface. Ici pas grand chose ne pousse, impossible de ne pas distinguer les longues silouhettes posées là, même pour moi et ma vue basse même sous l'eau. A quelques emcablures de mon coeur qui bat la chamade dorment une dizaine de requins à pointe blanche, le genre qui fait dans les quatres mètres et qui n'est pas là pour se faire nettoyer par ses autres potes poissons. Lui, c'est une terreur, la bestiole qui trône tout en haut de la chaine alimentaire sous marine locale. Nous, avec les trois autres, on est posté comme pour les tresher sharks, à quatre pates au fond de l'eau plein de respect craintif pour les machines pleines de dents. Le guide est là aussi et tout à coup, il se tourne vers moi et commence à esquisser quelques gestes. Pour le premier (NDLR : essayez chez vous, c'est la séance travaux pratiques), il positionne sa main à l'horizontal et fait battre son index et son majeur verticalement. Pour le deuxième, il me pointe du doigt. Pour le troisième, il pointe les menaces dormantes. Pour le quatrième, il mîme le fait de prendre une photo.
Au départ, je ne parviens pas à décoder les informations qui m'arrivent, du genre "qu'est ce qu'il me veut celui-là?". Puis, petit à petit, comme le visage d'un nouveau président qu'on dévoile à 20h pile, l'évidence me frappe droit dans les neurones. Nager. Moi. Requins. Photos. Je nage. Requins. Photos. Je nage vers les requins pour les prendre en photos. Mais c'est pas possible ou quoi, le type a viré sa cuti, fondu une durite, dégoupillé sa boite cranienne? Que je nage, tout seul, candidat au suicide, vers des torpilles qui apprécieront sans doute que je viennent les taquiner à l'heure de la sieste qu'ils passent en plus les yeux grands ouverts? Il m'en veut, qu'ai-je donc fait pour qu'il m'inflige pareil traitement? Et, les dixièmes de secondes passant, je me dis que si, c'est possible. Il suffit simplement de débrancher le frein à main qui me retient et zou! En voiture Cousteau!!!
Je m'élance, furtivement, prenant garde à lever le moins de grains de sable possible. En face de moi, un premier squal d'un fort beau gabarit ronfle en silence. Vingt mètres, dix mètres, moins encore, je clichette à tout vent jusqu'à ce que, d'un coup, le monstre bouge. Pas de doute, il m'a dans l'oeil. D'ailleurs, il tourne la tête vers moi avant finalement de me montrer la méthode du départ dans les starting blocks quand on est un requin. Seulement, comble de bonheur, c'est pour partir par delà ma visiblité dormir plus loin. Ouf!!! Et RE-WHAOUUUUUUU!! Chaque fois que j'approche d'un peu trop près les phénomènes, ils s'enfuient, apeurés par mon charisme une ceinture de plomb attachée à la taille. Au total, la scène a dû se répéter une demie-douzaine de fois qui sont autant de montée d'adrénaline quand la machine se met en ordre de course plutôt qu'en ordre de marche. Pendant ce temps, mes trois accolytes sont restés aggrippant des cailloux, tant pis...
Cette plongée, d'hors et déjà la plus spectaculaire qu'il m'ait été donné de faire, n'est en prime pas encore à son terme. Les requins partis, les serpents arrivent. Ceux-ci font dans les 1m20 de long et sont cerclés de bleu et de noir. Je n'ai aucune idée ni de ce qu'ils sont, ni de ce qu'ils mangent, ni de ce qui pourrait potentiellement m'arriver si un d'entre eux se prenait un peu trop d'affection pour moi et les bulles qui sortent de ma tête masquée. D'ailleurs, il y en a justement un à la curiosité plus aiguisée que la moyenne qui me fait de l'oeil et se rapproche dangereusement. En fait, il ne se rapproche pas, il me fonce dessus, droit dans la face. Trois, deux, un, contact. Ou presque. Le petit effronté est passé à quelques centimètres de mon oreille avant de repartir vers d'autres aventures. Incroyable rencontre; si incroyable que les quelques autres specimens que nous rencontrons sur notre chemin dans les minutes suivantes se retrouve maintenant coursés par votre serviteur surexcité comme rarement. La roue tourne les serpents, j'arriiiiiive!! Un sourire pour la photo? Merci!!!!
Au total, on est resté une heure dans l'eau, une heure de barbotage qui apportent des souvenirs marqués au fer rouge pour une vie entière, quite à passer une excellente journée, autant y aller à fond!
S'en suivent le déjeuner et une nouvelle confrontation au grand bleu qui, bien qu'elle ne vienne sans requins ni serpents, demeure de belle facture. Au retour vers le rivage, je suis rattrapé par le souvenir d'un lever avant 5h du matin. Je m'endors sur le pont avant du bateau soumis aux embruns et à la houle mais qu'importe, j'ai des rêves en pagaille à faire et ce n'est pas dormir sur un trampoline mouvant qui va m'en écarter!!
A terre, requinqué et toujours gonflé à bloc, je me réinscris pour la plongée de très bonne heure et de très bonne humeur. Le rêve continue les yeux ouverts.
Le lendemain, après avoir finalement pu gouter aux joies d'une soirée tranquille et studieuse, je reprends la douce routine, le soleil n'est pas encore sorti de la couette que j'ai déjà le couteau entre les dents et du sable entre les orteils. Au tableau d'affichage, le match entre les treshers et moi en est à 1 partout. Ce matin, c'est la belle, on se départage. Seulement, je n'avais pas vu qu'écrit en petits caractères dans le contrat, il était stipulé que si les requins déclaraient forfait, de façon complètement contradictoire ce sont eux qui gagnent le match sur tapis vert. Et ce qui devait arriver arriva, les requins ne sont pas venus, je l'ai dans l'cul une deuxième fois, but pour les requins, pas de prime de match pour moi. Pour moi ni personne d'ailleurs, car même en restant au fond plus longtemps, cette fois-ci les plongeurs au Nitrox sont aussi bredouilles que les autres. J'ai donc bien fait de me lever!! Encore une fois!!! Mais comme on trouve toujours plus malheureux que soi, je peux quand même sadiquement me réconforter en écoutant parler deux asiatiques qui eux sont bredouilles pour la quatrième fois successive! Les pauvres... Enfin si on veut, on est quand même au paradis...
Un paradis que je pars explorer de l'intérieur toute l'après-midi après n'avoir pas vu passer la matinée, la faute à un retour au lit pas piqué des hannetons. Au cours de ma promenade, ce sont toutes les images des philippines qui reviennent, les paysages, les habitants aux sourires interminables et à la curiosité infatigable, un mélange de simplicité et de joie de vivre comme on en fait plus.
Au retour à l'hotel, je fais part à l'assistance que le temps de ma dernière soirée est malheureusement venu. Malapascua est une île vraiment splendide mais dont la taille induit qu'on en a vite fait le tour. Il va être l'heure de rejoindre l'île de Palawan que j'avais omis de visiter à regrets lors de mon précédent séjour dans le pays. L'affront est sur le point d'être levé. Une nuit que j'espère tranquille m'en sépare.
A l'hotel où je suis encore et encore le seul client, c'est la consternation. Le ladyboy a son rimel qui coule presque. Mais il leur reste encore une carte dans la manche pour contrecarrer mes plans, de nuit tranquille il n'y aura pas. Depuis mon arrivée dans les murs, chaque jour je repousse l'invitation insistante des ladies et du boy à déhancher nos corps sur la piste de danse située à même le sable à quelques minutes de là. Ce soir, plus d'échappatoire, je suis bon pour le service commandé. A 23h, je suis mandaté par tout ce petit monde pour aller m'entretenir avec la patronne pas facile afin de les faire libérer une heure avant la fin théorique de leur service. Je m'exécute et d'une pirouette dialectique obtiens gain de cause. En un éclair, on est déjà dehors. Sur la piste, toujours le seul gringo, dès que je m'agite les locaux rient à gorge déployée sous l'effet de la bière gouleillante. A 2h30, la boutique ferme, chacun va dormir de son côté pour le meilleur.
Un réveil plus tard, je suis déjà dans la bancasse puis dans le bus qui repart vers Cebu City où je reste 24 heures à paufiner la suite. Sur la toile je m'équipe d'un aller simple pour Puerto Princessa, ville principale de l'île de Palawan, encore une, bon dieu d'archipel!! Palawan, à mon grand regret, je n'avais pu y faire un crochet lors de mon premier passage, il va être temps de réparer l'erreur. Gageons que je puisses y finir le rodage de l'appareil photo!!
Balades dans les Alpujarras (Espagne) English translation pending
Bonjour,
Je pars la semaine prochaine pour 10 jours en Andalousie. Je souhaite passer deux journées à me balader dans les Alpujarras. Faire une ou deux petites randonnées (de 3 4h environs), farniente au bord d'un torrent, bref quelque chose de tranquille dans un endroit joli. Pour cela, où est-il préférable de s'établir sachant que j'aimerais être en camping et que je pourrais me déplacer (pas non plus pendant des heures !) en voiture pour aller à un point de départ de rando par exemple.
Merci d'avance de vos réponses
Je pars la semaine prochaine pour 10 jours en Andalousie. Je souhaite passer deux journées à me balader dans les Alpujarras. Faire une ou deux petites randonnées (de 3 4h environs), farniente au bord d'un torrent, bref quelque chose de tranquille dans un endroit joli. Pour cela, où est-il préférable de s'établir sachant que j'aimerais être en camping et que je pourrais me déplacer (pas non plus pendant des heures !) en voiture pour aller à un point de départ de rando par exemple.
Merci d'avance de vos réponses
Voyager avec une compagnie aérienne autre qu'Air Transat entre Montréal et Cuba? English translation pending
Je voudrais savoir si certain d'entre vous, ont voyagé avec des cies aériennes, autre que Air Transat, (départ de Montréal pour Cuba)
Exemple SUNWING etc........
Et vos commentaires, négatifs ou positifs.
Merci
Croisière sur la Méditerranée English translation pending
Et oui, je suis un veinard, ou comme on dit ici au Québec: "Un plein de marde"
Je viens de gagner une croisiere au départ de Barcelone, avec arrêts a Monte Carlo, Pise, Florence, Rome et Naples. Sur le Norwegian Jade
J'attends encore les détails, j'ai gagné le voyage il y a 2 heures à peine.
Mais je pense déja à la date de départ, j'imagine que j'aurais le choix.
Dans ce cas, j'aimerais savoir si fin septembre serait une bonne période pour un tel voyage? Surtout côté température
Sinon j'attendrai en mai ou juin prochaine...mais bon, j'aimerais mieux partir le plus tôt possible. :)
Merci
Je viens de gagner une croisiere au départ de Barcelone, avec arrêts a Monte Carlo, Pise, Florence, Rome et Naples. Sur le Norwegian Jade
J'attends encore les détails, j'ai gagné le voyage il y a 2 heures à peine.
Mais je pense déja à la date de départ, j'imagine que j'aurais le choix.
Dans ce cas, j'aimerais savoir si fin septembre serait une bonne période pour un tel voyage? Surtout côté température
Sinon j'attendrai en mai ou juin prochaine...mais bon, j'aimerais mieux partir le plus tôt possible. :)
Merci
Aller au lac de Ba Be en partant d'Hanoï? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous serons à 4 au Vietnam du Nord entre le 4/11 et 1/12/2010. Nous avons déjà réservé un petit séjour chez Loan, à Tam Coc, grâce aux infos éclairées de Larsay. Merci Jacques ! Nous suivons également avec grande attention les messages et conseils d'Abalone. Vers le 16 novembre, nous aimerions nous rendre au Lac de Babe par nos propres moyens. Nous savons que cela va être compliqué, mais quelqu'un pourrait-il m'en dire plus au niveau des bus à prendre, soit en partant de Hanoi, soit en partant de la région de Sapa. Merci à tous de votre aide. Jacques et Abalone, au secours !!!
Nous serons à 4 au Vietnam du Nord entre le 4/11 et 1/12/2010. Nous avons déjà réservé un petit séjour chez Loan, à Tam Coc, grâce aux infos éclairées de Larsay. Merci Jacques ! Nous suivons également avec grande attention les messages et conseils d'Abalone. Vers le 16 novembre, nous aimerions nous rendre au Lac de Babe par nos propres moyens. Nous savons que cela va être compliqué, mais quelqu'un pourrait-il m'en dire plus au niveau des bus à prendre, soit en partant de Hanoi, soit en partant de la région de Sapa. Merci à tous de votre aide. Jacques et Abalone, au secours !!!
Bon plan pour louer un fourgon aménagé ou van à Bruxelles? English translation pending
Salut à tous.
De retour d'un festival avec mon copain où nous avons logé dans une petite camionnette aménagée, nous nous sommes aperçus que celle-ci ne roulait plus bien! Or, nous avions prévu de partir en sa charmante compagnie dans le sud de la France au mois d'Aout... Nous ne voulons pas lâcher ce projet. Quelqu'un d'entre vous connaîtrait-il un bon plan sur Bruxelles pour louer ce genre de véhicule deux semaines? Elle peut être petite, ne doit pas être équipée de cuisine ni de sanitaires. Le tout est de pouvoir y mettre un lit deux places, d'avoir éventuellement des armoires de rangement et surtout de l'airco. Vivement de vos nouvelles!
De retour d'un festival avec mon copain où nous avons logé dans une petite camionnette aménagée, nous nous sommes aperçus que celle-ci ne roulait plus bien! Or, nous avions prévu de partir en sa charmante compagnie dans le sud de la France au mois d'Aout... Nous ne voulons pas lâcher ce projet. Quelqu'un d'entre vous connaîtrait-il un bon plan sur Bruxelles pour louer ce genre de véhicule deux semaines? Elle peut être petite, ne doit pas être équipée de cuisine ni de sanitaires. Le tout est de pouvoir y mettre un lit deux places, d'avoir éventuellement des armoires de rangement et surtout de l'airco. Vivement de vos nouvelles!
Carnet de voyage de l'enfant du fleuve English translation pending
J'ai tendance à prendre mes rêves pour la réalité.
Ce matin allait être différent aux autres jours. Au chant du muezzin et des animaux, j'ai pris pour habitude d'écrire, un peu comme un carnet de voyage tenu quotidiennement. Au petit jour, j'écris mes voyages de nuit. Lorsque ma famille dort à mes côté, je monte sur le dos de mon dromadaire avec mes voisins touaregs pour prendre la piste qui mène à Gao, je pousse ma pirogue sur le fleuve Niger partant poser ma tente Songhaï sur une plage de sable blanc près de Tombouctou, ou bien je longe la falaise du pays Dogon à cheval. Le matin je me réveille parfois épuisé, lorsque mon aventure ne s'est pas très bien passée mais malgré tous les moments difficiles, je me réveille la joie au cœur comme si des ailes m'étaient poussées dans la nuit. Ensuite vient la journée et ses tâches quotidiennes, non pas que la vie ne soit pas agréable la journée, mais elle ne m'enchante pas de la même façon. Je ne sais pourquoi mais la vie de la nuit est toujours plus forte d'émotions, plus passionnante que celle du jour. D'après les grands, la vie de la nuit n'est que du rêve, de l'illusion. Et surtout m'ont-ils dit : « il ne faut pas prendre tes rêves pour la réalité » « réveille toi, remets les pieds sur terre » j'ai pourtant les pieds bien à terre dans la vie nocturne, je marche mais je mange, je discute avec d'autres personnes aussi, Il m'arrive même parfois quelques difficultés. Mais voilà que l'autre vie revient, souvent trop tôt et me laisse sur ma faim. Il y a quelques minutes seulement je grelotais, trempé jusque l'os, enroulé dans un morceau de bâche façon nems. La pluie nous frappait moi et mon ami Joloba, enroulé lui aussi dans son plastique, la tempête nous avais trouvés en brousse, alors que nous menions chèvres et moutons jusqu'au Burkina Faso, la transhumance devait durer un mois et demi. Mais cette fois encore, nous n'étions pas arrivés à la falaise de Bandiagara que le soleil levant me sécha en une seconde seulement, et mes yeux s'ouvrirent. Je fus trop déçu cette fois encore. La vie gâche mon rêve alors que mon rêve embellit ma vie. Alors ce matin, je suis allé parler aux grands, pour leur annoncer : « je ne veux plus rêver ma vie ; je veux vivre mes rêves ». « je ne veux plus m'endormir sur mes rêves, définir le rêve uniquement comme une occupation nocturne ». Persuadé que mes rêves sont réalistes et passionnants, le prochain voyage que j'écrirai sera encore le rêve de cette transhumance mais pas celui de cette nuit, mais celui que je m'apprête à vivre. Que les grands lisent, qu'il est possible de vivre ses rêves et ne brisent pas ceux des enfants.
Isa-igjé, l'enfant du fleuve.
Faisons connaissance
Nous somme au Mali, je suis un jeune garçon, né dans une case de terre en brousse. En saison sèche il faut marcher un peu pour trouver le fleuve, mais à la saison des pluies, quand le fleuve aura débordé de son lit, ma case deviendra une île entourée de rizières. Je viendrai avec ma petite pirogue jusque ma porte. Mère nourricière du Mali, le fleuve Niger et le Bani qui viennent se mélanger entre ma case et la grande ville de Mopti, grand port marchand et passager. Cette ville, fondée il y a bien longtemps par les pêcheurs Bozos, était appelé à l'époque « sangha » qui signifie : lieu de rassemblement. Les Peuls ont ensuite eu leurs moments de gloire avec l'empire du Macina et restent aujourd'hui majoritaires dans la région. Aujourd'hui on trouve toujours les Bozos et les Peuls en majorité, mais aussi des Songhaïs, des Bambaras, des Dogons, des Marakas, des Touaregs, des Bobos, et d'autres encore. Chacun a sa langue mais nous avons deux langues plus communes, le bambara et le français, toutefois certains ne parlent aucune des deux langues mais malgré tout, tous ces gens aussi diffèrents soient-ils vivent en paix et harmonie. Je me nomme Isa-igjé Mohamed Maïga. Comme le veut la tradition, au septième jour de ma naissance le chef de village est venu me donner les bénédictions et annoncer mon nom à la communauté, Isa-igjé, "enfant du fleuve" en langue songhaï. Mohamed, le nom du prophète et celui de mon grand père. Maïga le nom de l'ethnie à laquelle j'appartiens.
Hier, un jour comme un autre , et pourtant... A cette saison, les pluies viennent de commencer, tout le village en profite pour rénover ou construire de nouvelles cases. En fin de journée, après avoir mélangé la terre qui servira à refaire le crépis de ma case, je pars pour acheter quelques briques de terre cuite, que l'on fabrique sur la bande de terre qui sépare les deux fleuves. Tant que celle-ci est hors d'eau, avant que les fleuves n'inondent les terres et ne laissent à la surface qu'un maigre attroupement de cases en terre, tous les campements de paille qui ne sont pas sur une bute de terre seront bientôt démontés. Des taxis pirogues attendent au bord du fleuve, mais je préfère la mienne, j'aime à la pousser le plus fort possible avec la grande perche de bambou, elle fend l'eau comme une machette. Depuis un mois l'eau qui arrive de la capitale augmente à vue d'œil... ...jawari ! s'écrie un Peul, au loin. - jawari ! je salue à mon tour d'un bonjour en fulful la langue peule, en reconnaissant difficilement mon amis Joloba notre berger. - J'ai du mal à te reconnaitre habillé comme un blanc, tu as laissé le costume traditionnel ? - Isa-igjé, comment vas tu ? Et ta famille ? Nous nous saluons toujours très joyeusement, ce jeune homme toujours souriant arrive systématiquement à vous transmettre sa bonne humeur. - Où vas-tu ainsi, tu n'es pas à surveiller les animaux ? - Je pars à Mopti vendre le lait. - tu sais, mon ami, que je ne bois que ton lait, les autres me rendent malade. Si c'est pas ton lait, je bois pas. En le flattant ainsi sincèrement, j'espère une récompense. - Tu m'emmène à Mopti avec ta pirogue ? - Allons, nous discuterons en chemin, les briques seront là encore demain. Et nous voici partis pour traverser le Bani, mon ami assis pendant que je pousse, regardant tous les deux en direction de la ville. - Tu ne pars pas au Burkina cette année ? - L'eau n'est pas assez montée, encore une lune. - Mais pourtant regarde, je suis à bout de perche ! Je doit d'ailleurs attraper ma pagaie. - L'année de ma naissance, tu avais quitté fin du mois de juin, tu avais laissé un mouton à mes parents pour fêter mon baptême. Tu attends un mois de plus cette fois ? - Inchallah ! - Tu as préparé ta charrette et ton âne ? - Tss, henhen, pas de charrette, c'est la brousse, il n'y a pas de route, on ne peut pas rouler une charrette. Le "tss, henhen", qui peut être traduit par «non, sûrement pas !», est un des nombreux bruits du vocabulaire peul. Je vous rappelle que notre ami parle plus aux animaux qu'à l'humain. - Mais où mets-tu tes bagages ? - Sur mon âne. - La marmite, le riz ? - Tss, henhen, y'a pas de ça. Avec le vent, nous somme obligés de hausser la voix. Malgré tout, je comprends bien la réponse. - comment ça ! Rien ?... Tu ne manges pas ? - Le lait seulement et le basi. Tout le monde connais les valeurs riches de cette matière qui peut vite me donner des coliques terribles, le basi, c'est le mil pilé, ça remplit bien l'estomac mais... - tous les jours ? Rien d'autre ? - Henhen avec, pour plus de précision, le signe de tête que je vois de dos. Nous arrivons à Mopti, je suis concentré pour garder ma route mais imaginer d'aller au Burkina a pied en suivant un régime uniquement lacto-mil, me perturbe un peu. - Et les tempêtes, tu fais quoi ? - J'ai un morceau de plastique pour me protéger. - Mais ta famille ? - Ha non, je vais seul. La pirogue se cale sur la berge, Joloba se lève, se tourne pour me tendre un sachet rempli de lait. - Il faut prendre ça, je dois aller livrer le lait. - Merci Joloba je vais bien dormir avec ça, à bientôt, bonne chance. Mon compliment a été apprécié, je peux repartir seul dans une lueur de transition entre soleil et lune.
Ce berger n'a pourtant pas l'allure d'un aventurier, et pourtant les conditions de son voyage me paraissent très rudimentaires. Je pousse ma pirogue jusqu'à la maison repensant aux conditions de voyage de mon ami. Marcher jusqu'au Burkina, je ne connais pas la distance, mais je sais quand même que c'est comme Mopti à Bamako, c'est très loin. Il y a quelques temps, j'ai eu besoin de mon âne, lorsqu'il n'y a pas de travail, je le laisse se balader et manger en brousse avec ses copains et les autres troupeaux. Lorsque j'ai eu besoin de ses services, je suis parti à sa recherche. Il ne part généralement pas trop loin et revient même à la maison seul. Il sait qu'il trouvera une tasse de riz ou de blé ce qui me permet de l'attraper. Mais cette fois une femelle avait du « le faire courir » ; ce jour, de village en village, j'ai marché une demie journée sous le soleil en brousse, en vain. Je me souviens bien de cette journée car j'en suis rentré épuisé. Et comment fait-il, avec une bâche pour se protéger d'une tempête, alors que certaines font tomber de très gros arbres ? J'ai mis longtemps pour rejoindre l'autre côté hier soir, je crois, je ne faisais pas attention. Quand je suis arrivé à ma case, j'ai bu le demi-litre de lait, il sentait bon la vache, et me suis allongé rassasié ; j'essayais d'imaginer la scène, Joloba dormant près d'un buisson alors que serpents et scorpions rodent. Ou bien est-ce la tempête qu'il doit craindre le plus, elles peuvent durer quelques heures, la terre craquelée et dure comme la pierre d'une saison très sèche devient rapidement de la boue. Où dort-il à ce moment ? Que peut-il, lui et son plastique, contre la puissance à la limite du surnaturel parfois ? Puis le voyage a commencé, jusqu'au soleil levant. Jusque ce matin où je décide que l'histoire qui va suivre ne sera pas un rêve. Quoique...
Je n'ai jamais eu l'occasion d'aller chez Joloba, lui passe chez moi, ou nos rencontres sont inattendues mais régulières. Mais à quoi bon aller visiter un berger chez lui ? Il y a de très grandes chances pour qu'il soit en brousse avec ses animaux.
Plusieurs années je me suis demandé comment faire pour trouver le temps pour lire, aujourd'hui j'ai trouvé celui d'écrire. Voici donc le début d'un roman tiré d'une histoire, pas encore vécue. Mes anciens professeurs de français se demanderont comment on peut en arriver à écrire un livre avec une moyenne scolaire ne dépassant pas 5/20. On notera toutefois quelques séquelles dans l'orthographe et autre conjugaison qui ne me passionnent toujours pas. Je ne compte donc aujourd'hui que sur mon programme informatique pour résoudre ses lacunes. Je vous demanderais donc de faire preuve d'indulgence pour un ancien cancre et vous promets le travail de correcteur et une rectification éventuelle pour l'écriture d'un livre avant édition. J'AI BESOIN DE VOUS. Je n'ai pas voulu raconter ma vie dans ce livre, ce livre n'est pas le mien. Le personnage est un enfant, cet enfant c'est le mien, le vôtre, c'est moi, c'est vous. Vous avez la naïveté et l’innocence des premières années, vierge de tout avis ou préjugé. Vous voyagez avec Joloba, qui lui est bien réel, avec qui je m'apprête à une transhumance qui nous fera quitter Mopti en juillet pour revenir en novembre (aléatoire cela va sans dire) ; quelles questions lui poseriez-vous ? Qu'aimeriez-vous savoir ? Pour que ce livre soit le nôtre, et non la pensée de l'écrivain, partageons.
willynomad
Ce matin allait être différent aux autres jours. Au chant du muezzin et des animaux, j'ai pris pour habitude d'écrire, un peu comme un carnet de voyage tenu quotidiennement. Au petit jour, j'écris mes voyages de nuit. Lorsque ma famille dort à mes côté, je monte sur le dos de mon dromadaire avec mes voisins touaregs pour prendre la piste qui mène à Gao, je pousse ma pirogue sur le fleuve Niger partant poser ma tente Songhaï sur une plage de sable blanc près de Tombouctou, ou bien je longe la falaise du pays Dogon à cheval. Le matin je me réveille parfois épuisé, lorsque mon aventure ne s'est pas très bien passée mais malgré tous les moments difficiles, je me réveille la joie au cœur comme si des ailes m'étaient poussées dans la nuit. Ensuite vient la journée et ses tâches quotidiennes, non pas que la vie ne soit pas agréable la journée, mais elle ne m'enchante pas de la même façon. Je ne sais pourquoi mais la vie de la nuit est toujours plus forte d'émotions, plus passionnante que celle du jour. D'après les grands, la vie de la nuit n'est que du rêve, de l'illusion. Et surtout m'ont-ils dit : « il ne faut pas prendre tes rêves pour la réalité » « réveille toi, remets les pieds sur terre » j'ai pourtant les pieds bien à terre dans la vie nocturne, je marche mais je mange, je discute avec d'autres personnes aussi, Il m'arrive même parfois quelques difficultés. Mais voilà que l'autre vie revient, souvent trop tôt et me laisse sur ma faim. Il y a quelques minutes seulement je grelotais, trempé jusque l'os, enroulé dans un morceau de bâche façon nems. La pluie nous frappait moi et mon ami Joloba, enroulé lui aussi dans son plastique, la tempête nous avais trouvés en brousse, alors que nous menions chèvres et moutons jusqu'au Burkina Faso, la transhumance devait durer un mois et demi. Mais cette fois encore, nous n'étions pas arrivés à la falaise de Bandiagara que le soleil levant me sécha en une seconde seulement, et mes yeux s'ouvrirent. Je fus trop déçu cette fois encore. La vie gâche mon rêve alors que mon rêve embellit ma vie. Alors ce matin, je suis allé parler aux grands, pour leur annoncer : « je ne veux plus rêver ma vie ; je veux vivre mes rêves ». « je ne veux plus m'endormir sur mes rêves, définir le rêve uniquement comme une occupation nocturne ». Persuadé que mes rêves sont réalistes et passionnants, le prochain voyage que j'écrirai sera encore le rêve de cette transhumance mais pas celui de cette nuit, mais celui que je m'apprête à vivre. Que les grands lisent, qu'il est possible de vivre ses rêves et ne brisent pas ceux des enfants.
Isa-igjé, l'enfant du fleuve.
Faisons connaissance
Nous somme au Mali, je suis un jeune garçon, né dans une case de terre en brousse. En saison sèche il faut marcher un peu pour trouver le fleuve, mais à la saison des pluies, quand le fleuve aura débordé de son lit, ma case deviendra une île entourée de rizières. Je viendrai avec ma petite pirogue jusque ma porte. Mère nourricière du Mali, le fleuve Niger et le Bani qui viennent se mélanger entre ma case et la grande ville de Mopti, grand port marchand et passager. Cette ville, fondée il y a bien longtemps par les pêcheurs Bozos, était appelé à l'époque « sangha » qui signifie : lieu de rassemblement. Les Peuls ont ensuite eu leurs moments de gloire avec l'empire du Macina et restent aujourd'hui majoritaires dans la région. Aujourd'hui on trouve toujours les Bozos et les Peuls en majorité, mais aussi des Songhaïs, des Bambaras, des Dogons, des Marakas, des Touaregs, des Bobos, et d'autres encore. Chacun a sa langue mais nous avons deux langues plus communes, le bambara et le français, toutefois certains ne parlent aucune des deux langues mais malgré tout, tous ces gens aussi diffèrents soient-ils vivent en paix et harmonie. Je me nomme Isa-igjé Mohamed Maïga. Comme le veut la tradition, au septième jour de ma naissance le chef de village est venu me donner les bénédictions et annoncer mon nom à la communauté, Isa-igjé, "enfant du fleuve" en langue songhaï. Mohamed, le nom du prophète et celui de mon grand père. Maïga le nom de l'ethnie à laquelle j'appartiens.
Hier, un jour comme un autre , et pourtant... A cette saison, les pluies viennent de commencer, tout le village en profite pour rénover ou construire de nouvelles cases. En fin de journée, après avoir mélangé la terre qui servira à refaire le crépis de ma case, je pars pour acheter quelques briques de terre cuite, que l'on fabrique sur la bande de terre qui sépare les deux fleuves. Tant que celle-ci est hors d'eau, avant que les fleuves n'inondent les terres et ne laissent à la surface qu'un maigre attroupement de cases en terre, tous les campements de paille qui ne sont pas sur une bute de terre seront bientôt démontés. Des taxis pirogues attendent au bord du fleuve, mais je préfère la mienne, j'aime à la pousser le plus fort possible avec la grande perche de bambou, elle fend l'eau comme une machette. Depuis un mois l'eau qui arrive de la capitale augmente à vue d'œil... ...jawari ! s'écrie un Peul, au loin. - jawari ! je salue à mon tour d'un bonjour en fulful la langue peule, en reconnaissant difficilement mon amis Joloba notre berger. - J'ai du mal à te reconnaitre habillé comme un blanc, tu as laissé le costume traditionnel ? - Isa-igjé, comment vas tu ? Et ta famille ? Nous nous saluons toujours très joyeusement, ce jeune homme toujours souriant arrive systématiquement à vous transmettre sa bonne humeur. - Où vas-tu ainsi, tu n'es pas à surveiller les animaux ? - Je pars à Mopti vendre le lait. - tu sais, mon ami, que je ne bois que ton lait, les autres me rendent malade. Si c'est pas ton lait, je bois pas. En le flattant ainsi sincèrement, j'espère une récompense. - Tu m'emmène à Mopti avec ta pirogue ? - Allons, nous discuterons en chemin, les briques seront là encore demain. Et nous voici partis pour traverser le Bani, mon ami assis pendant que je pousse, regardant tous les deux en direction de la ville. - Tu ne pars pas au Burkina cette année ? - L'eau n'est pas assez montée, encore une lune. - Mais pourtant regarde, je suis à bout de perche ! Je doit d'ailleurs attraper ma pagaie. - L'année de ma naissance, tu avais quitté fin du mois de juin, tu avais laissé un mouton à mes parents pour fêter mon baptême. Tu attends un mois de plus cette fois ? - Inchallah ! - Tu as préparé ta charrette et ton âne ? - Tss, henhen, pas de charrette, c'est la brousse, il n'y a pas de route, on ne peut pas rouler une charrette. Le "tss, henhen", qui peut être traduit par «non, sûrement pas !», est un des nombreux bruits du vocabulaire peul. Je vous rappelle que notre ami parle plus aux animaux qu'à l'humain. - Mais où mets-tu tes bagages ? - Sur mon âne. - La marmite, le riz ? - Tss, henhen, y'a pas de ça. Avec le vent, nous somme obligés de hausser la voix. Malgré tout, je comprends bien la réponse. - comment ça ! Rien ?... Tu ne manges pas ? - Le lait seulement et le basi. Tout le monde connais les valeurs riches de cette matière qui peut vite me donner des coliques terribles, le basi, c'est le mil pilé, ça remplit bien l'estomac mais... - tous les jours ? Rien d'autre ? - Henhen avec, pour plus de précision, le signe de tête que je vois de dos. Nous arrivons à Mopti, je suis concentré pour garder ma route mais imaginer d'aller au Burkina a pied en suivant un régime uniquement lacto-mil, me perturbe un peu. - Et les tempêtes, tu fais quoi ? - J'ai un morceau de plastique pour me protéger. - Mais ta famille ? - Ha non, je vais seul. La pirogue se cale sur la berge, Joloba se lève, se tourne pour me tendre un sachet rempli de lait. - Il faut prendre ça, je dois aller livrer le lait. - Merci Joloba je vais bien dormir avec ça, à bientôt, bonne chance. Mon compliment a été apprécié, je peux repartir seul dans une lueur de transition entre soleil et lune.
Ce berger n'a pourtant pas l'allure d'un aventurier, et pourtant les conditions de son voyage me paraissent très rudimentaires. Je pousse ma pirogue jusqu'à la maison repensant aux conditions de voyage de mon ami. Marcher jusqu'au Burkina, je ne connais pas la distance, mais je sais quand même que c'est comme Mopti à Bamako, c'est très loin. Il y a quelques temps, j'ai eu besoin de mon âne, lorsqu'il n'y a pas de travail, je le laisse se balader et manger en brousse avec ses copains et les autres troupeaux. Lorsque j'ai eu besoin de ses services, je suis parti à sa recherche. Il ne part généralement pas trop loin et revient même à la maison seul. Il sait qu'il trouvera une tasse de riz ou de blé ce qui me permet de l'attraper. Mais cette fois une femelle avait du « le faire courir » ; ce jour, de village en village, j'ai marché une demie journée sous le soleil en brousse, en vain. Je me souviens bien de cette journée car j'en suis rentré épuisé. Et comment fait-il, avec une bâche pour se protéger d'une tempête, alors que certaines font tomber de très gros arbres ? J'ai mis longtemps pour rejoindre l'autre côté hier soir, je crois, je ne faisais pas attention. Quand je suis arrivé à ma case, j'ai bu le demi-litre de lait, il sentait bon la vache, et me suis allongé rassasié ; j'essayais d'imaginer la scène, Joloba dormant près d'un buisson alors que serpents et scorpions rodent. Ou bien est-ce la tempête qu'il doit craindre le plus, elles peuvent durer quelques heures, la terre craquelée et dure comme la pierre d'une saison très sèche devient rapidement de la boue. Où dort-il à ce moment ? Que peut-il, lui et son plastique, contre la puissance à la limite du surnaturel parfois ? Puis le voyage a commencé, jusqu'au soleil levant. Jusque ce matin où je décide que l'histoire qui va suivre ne sera pas un rêve. Quoique...
Je n'ai jamais eu l'occasion d'aller chez Joloba, lui passe chez moi, ou nos rencontres sont inattendues mais régulières. Mais à quoi bon aller visiter un berger chez lui ? Il y a de très grandes chances pour qu'il soit en brousse avec ses animaux.
Plusieurs années je me suis demandé comment faire pour trouver le temps pour lire, aujourd'hui j'ai trouvé celui d'écrire. Voici donc le début d'un roman tiré d'une histoire, pas encore vécue. Mes anciens professeurs de français se demanderont comment on peut en arriver à écrire un livre avec une moyenne scolaire ne dépassant pas 5/20. On notera toutefois quelques séquelles dans l'orthographe et autre conjugaison qui ne me passionnent toujours pas. Je ne compte donc aujourd'hui que sur mon programme informatique pour résoudre ses lacunes. Je vous demanderais donc de faire preuve d'indulgence pour un ancien cancre et vous promets le travail de correcteur et une rectification éventuelle pour l'écriture d'un livre avant édition. J'AI BESOIN DE VOUS. Je n'ai pas voulu raconter ma vie dans ce livre, ce livre n'est pas le mien. Le personnage est un enfant, cet enfant c'est le mien, le vôtre, c'est moi, c'est vous. Vous avez la naïveté et l’innocence des premières années, vierge de tout avis ou préjugé. Vous voyagez avec Joloba, qui lui est bien réel, avec qui je m'apprête à une transhumance qui nous fera quitter Mopti en juillet pour revenir en novembre (aléatoire cela va sans dire) ; quelles questions lui poseriez-vous ? Qu'aimeriez-vous savoir ? Pour que ce livre soit le nôtre, et non la pensée de l'écrivain, partageons.
willynomad
Boucle de trois mois en Argentine et au Chili (Buenos Aires - Terre de feu - San Pedro de Atacama - Iguazu - Buenos Aires) English translation pending
Nous allons parir en sac à dos.
Nous sommes tout au début de la construction de notre voyage avec un budget moyen pour une durée de 3 mois. Nous n’avons pas encore fait d’itinéraire et nous acceptons bien volontiers toute idée de toute nature. On a juste fait une esquisse.
Pour commencer j’ai une grande question : Peut on louer une voiture en Argentine et la rendre par exemple 300 km plus loin. ? et quel en est le prix ? Et est ce qu’il est possible de passer au Chili avec ?
Ma 2eme question est : Avez-vous une idée du cout moyen d’une nuit d’hôtel pour un couple. Et idem pour le prix des resto. ? Notre voyage est prévu du 15 novembre au 15 février 2011
Merci beaucoup pour vos réponses.
Paul
Nous sommes tout au début de la construction de notre voyage avec un budget moyen pour une durée de 3 mois. Nous n’avons pas encore fait d’itinéraire et nous acceptons bien volontiers toute idée de toute nature. On a juste fait une esquisse.
Pour commencer j’ai une grande question : Peut on louer une voiture en Argentine et la rendre par exemple 300 km plus loin. ? et quel en est le prix ? Et est ce qu’il est possible de passer au Chili avec ?
Ma 2eme question est : Avez-vous une idée du cout moyen d’une nuit d’hôtel pour un couple. Et idem pour le prix des resto. ? Notre voyage est prévu du 15 novembre au 15 février 2011
Merci beaucoup pour vos réponses.
Paul
Hôtel Gran Bahia El Portillo Samana English translation pending
Bonjour , nous sommes un couple dans la quarantaine avancée.
Nous partons pour le El Portillo le 17 juillet prochain, malgré toute nos recherches et malgré de très bon commentaires sur les blocs d'habitation.
Est-ce que ceux ou celles qui y ont déjà séjourné pourrais nous en dire plus sur.
- quels sont les blocs où sont les suites juniors. - numéros de chambres ou suites junior recommandé ou quels sont les meilleurs emplacements pour la tranquillité. - quel est la différence entre les chambres et les suites junior à part que la suite est un peu plus grande .
Tous les commentaires seront appréciés.
merci
Charlie
Nous partons pour le El Portillo le 17 juillet prochain, malgré toute nos recherches et malgré de très bon commentaires sur les blocs d'habitation.
Est-ce que ceux ou celles qui y ont déjà séjourné pourrais nous en dire plus sur.
- quels sont les blocs où sont les suites juniors. - numéros de chambres ou suites junior recommandé ou quels sont les meilleurs emplacements pour la tranquillité. - quel est la différence entre les chambres et les suites junior à part que la suite est un peu plus grande .
Tous les commentaires seront appréciés.
merci
Charlie
Retraite de réversion pour ma femme thaïlandaise n'ayant pas la nationalité française? English translation pending
bonjour à tous,
je suis retraité, divorcé, mon ex femme s'est remariée, j'ai fait connaissance avec une Thaie.
Si je me marie avec elle, et si je decéde, peut-elle prétendre à la moité de ma pension.
Merci de répondre si vous connaissez le texte de loi.
je précise que mon amie n'a pas la nationalité française
Quel cric choisir pour un camping-car Ford Laika? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons dans quelques mois avec notre camping car Ford Laika pour un voyage au long cours en Amérique Centrale et j'aurais aimé avoir vos conseils sur le choix du cric . Actuellement, je possède un cric hydraulique mais il me semble que celui-ci ne puisse pas m'être d'une grande aide car j'ai des difficultés à le positionner ... Un garagiste m'a conseillé d'acheter un cric roulant mais le prix et le poids me freinent un peu.
Que me conseillez-vous?
Qu'utilisez vous comme cric avec votre camping car?
Merci à tous pour vos réponses
Nous partons dans quelques mois avec notre camping car Ford Laika pour un voyage au long cours en Amérique Centrale et j'aurais aimé avoir vos conseils sur le choix du cric . Actuellement, je possède un cric hydraulique mais il me semble que celui-ci ne puisse pas m'être d'une grande aide car j'ai des difficultés à le positionner ... Un garagiste m'a conseillé d'acheter un cric roulant mais le prix et le poids me freinent un peu.
Que me conseillez-vous?
Qu'utilisez vous comme cric avec votre camping car?
Merci à tous pour vos réponses
Faire un trek en famille au Maroc dans l'Atlas, sur la côte, le désert... English translation pending
Bonjour,
Je viens faire un coup de pub au guide Brahim - guide Marocain - qui m'a fait découvrir l'Atlas en famille en 2009 et qui a monté 5 mois après, une expédition pour que j'aille tourner mon dernier film documentaire sur l'ethnie des Aït Ouzighimts dans le Haut Atlas (la vallée du M'goun) en Janvier / Février dernier (je suis documentariste).
Je l'ai eu au téléphone hier et il n'a pas bossé depuis 2 mois ! C'est un guide exceptionnel qui a bossé 20 ans pour des agences (club aventure), il parle parfaitement français, il est extrêmement sérieux, il est guide de haute montagne agréé (diplômé en France à Chambéry). Il est à son compte depuis plus d'un an. Il a des tarifs très intéressants et surtout vous proposera des itinéraires à la carte... des vrais itinéraires à la carte.... suivant votre condition physique, vos attentes, avec vos enfants, en dehors des sentiers battus ou non...(il en reste encore). Il gère la logistique, commande les muletiers, le matos aussi si besoin, il vient vous chercher à l'aéroport...
Voilà si vous voulez des renseignements n'hésitez pas à m'écrire...
Je ne gagne à faire à faire ça, sinon à donner un coup de main à un homme généreux et surtout très PRO (un ami aussi).
Voir des photos de mes 2 documentaires au Maroc (avec lui) :
http://francisfotos.e-monsite.com/rubrique, ait-ouzighimt-vallee-oubliee,538186.html
http://francisfotos.e-monsite.com/rubrique, les-enfants-de-l-atlas,455552.html
http://francisfotos.e-monsite.com/rubrique, nous-dans-l-atlas,455840.html
Surtout monsieur l'administrateur du site : n'enlevez pas cette page de pub... c'est pour aider un homme formidable.
Francis & Monica (et les enfants !)
Je viens faire un coup de pub au guide Brahim - guide Marocain - qui m'a fait découvrir l'Atlas en famille en 2009 et qui a monté 5 mois après, une expédition pour que j'aille tourner mon dernier film documentaire sur l'ethnie des Aït Ouzighimts dans le Haut Atlas (la vallée du M'goun) en Janvier / Février dernier (je suis documentariste).
Je l'ai eu au téléphone hier et il n'a pas bossé depuis 2 mois ! C'est un guide exceptionnel qui a bossé 20 ans pour des agences (club aventure), il parle parfaitement français, il est extrêmement sérieux, il est guide de haute montagne agréé (diplômé en France à Chambéry). Il est à son compte depuis plus d'un an. Il a des tarifs très intéressants et surtout vous proposera des itinéraires à la carte... des vrais itinéraires à la carte.... suivant votre condition physique, vos attentes, avec vos enfants, en dehors des sentiers battus ou non...(il en reste encore). Il gère la logistique, commande les muletiers, le matos aussi si besoin, il vient vous chercher à l'aéroport...
Voilà si vous voulez des renseignements n'hésitez pas à m'écrire...
Je ne gagne à faire à faire ça, sinon à donner un coup de main à un homme généreux et surtout très PRO (un ami aussi).
Voir des photos de mes 2 documentaires au Maroc (avec lui) :
http://francisfotos.e-monsite.com/rubrique, ait-ouzighimt-vallee-oubliee,538186.html
http://francisfotos.e-monsite.com/rubrique, les-enfants-de-l-atlas,455552.html
http://francisfotos.e-monsite.com/rubrique, nous-dans-l-atlas,455840.html
Surtout monsieur l'administrateur du site : n'enlevez pas cette page de pub... c'est pour aider un homme formidable.
Francis & Monica (et les enfants !)
Vietnam: une catastrophe écologique English translation pending
Troisième voyage dans ce pays que j'ai tant aimé et je peux dire qu'une grande tristese m'a accompagné lors de ce dernier. N'ayons pas peur des mots, le pays est en train d'être littéralement massacré. En 3 mois d'une fugue buissonnière à travers le pays je n'ai vu qu'une succession de catastrophes écologiques et parfois humaines.
Que dire de la baie d'Along ? C'est une véritable décharge. La nuit les bateaux déversent leurs ordures et leurs eaux usées. J'ai dormi une nuit sur le pont du bateau et ai pu voir une mer de détritus, spectacle désolant. Il y a plus de 600 bateaux de tourisme et l'on continue à fabriquer toujours plus gros. Les dégats sont irréversibles.
La région Nord et ses fantastiques montagnes refge de nombres d ethnies montagnardes. On y construit des routes qui servent à rien, paroles de locaux, financées par les dollars de la banque mondiale. On supprime des forêts entières pour y planter des eucalyptus, arbre très gourmand en eau qui appauvrit les sols. Ces feuilles très toxiques détoriorent aussi les sols. Mais ils sont d'un bon rendement. Il ne faut pas s'étonner que lors de pluie il y a des éboulements, plus d'arbres, plus de rétention d'eau. Que dire de Sapa entre mon premier passage en 2001 et aujourd hui ? De Mai Chau ? Et toujours le béton hideux qui se propage. On pourrai s'inspirer de la richesse architecturale des ethnies pour faire des constructions harmonieuses mais on préfère alligner le long des nationales des constructions affreuses. Et partout la folie des barrages qui dévisagent à jamais les paysages et met en exil des populations.
Le progrès oui mais réfléchis. Comme le tourisme. Peut être l'industrie la plus néfaste au Vietnam parce qu'elle est entre les mains de gens vénaux omnibulés par l'appat du gain.
J'ai vu des montagnes complètement rasées modifiant un environnement pour toujours. J'ai vu une incroyable pelleteuse party entre Danang et Hoi An, 30 kilomètres de resorts. Et toujours dans la démesure. Toujours plus grands, plus hauts, plus luxueux, les piscines toujours plus généreuses, toujours plus néfastes pour l'environnement.
Que dire des hauts plateaux ? On y a massacré des forêts entières. Et non content de massacrer les leurs, on échange des routes au Laos contre des forêts pour encore et encore exploiter. Et que dire des ethnies de cette région qu'on a forcer à se vietnamiser ? On y détruit des héritages culturelles.
Et le littoral, il est en proie aux promoteurs les plus avides. Voyez à quoi ressemble Nha Trang et son front de mer hideux semblable à une station balnéaire de la Costa Brava. Et ca construit toujours et encore. Et ces constructions se dépacent vers Cam Ranh, vers Doc Let. Quel appétit de béton.
Dans la superbe baie de Van Phong, sauvage et quasi vierge, on veut à jamais la massacrer pour y construire un port à contenaires qui, selon les investigateurs des travaux, remplacera...Singapour. Un véritable désastre s'annonce dans un lieu d'une valeure écologique immense.
Que dire de Mui Ne ? De Vung Tau ? De Phu Quoc ? toujours ce désir de bétonnage, d'exploiter, de rentabliser le moindre mètre carré, de toujours anéantir la nature. On veut faire son Phuket briller aux yeux du tourisme de masse, engranger les devises au détriment de la nature. On espère faire 4 récoltes de riz dans le delta du Mékong. Faut il encore polluer davantage les sols de pesticides ? Quatrième sol le plus pollué au monde leVietnam voudrait il gagner une place de mieux ?
Et j'en passe la liste est longue. Je passe sous silence le comportement des Vietnamiens vis vis de l'environnement.
Que va devenir le Vietnam ? Franchement posez vous la question.
Progrès oui mais pas dans une course efrénée, irraisonnée. Les pays occidentaux ont eu leurs lots d'erreurs, pourquoi ne pas s'en inspirer ?
Que sera le Vietnam dans 10 ans, 15 ans ?
Que dire de la baie d'Along ? C'est une véritable décharge. La nuit les bateaux déversent leurs ordures et leurs eaux usées. J'ai dormi une nuit sur le pont du bateau et ai pu voir une mer de détritus, spectacle désolant. Il y a plus de 600 bateaux de tourisme et l'on continue à fabriquer toujours plus gros. Les dégats sont irréversibles.
La région Nord et ses fantastiques montagnes refge de nombres d ethnies montagnardes. On y construit des routes qui servent à rien, paroles de locaux, financées par les dollars de la banque mondiale. On supprime des forêts entières pour y planter des eucalyptus, arbre très gourmand en eau qui appauvrit les sols. Ces feuilles très toxiques détoriorent aussi les sols. Mais ils sont d'un bon rendement. Il ne faut pas s'étonner que lors de pluie il y a des éboulements, plus d'arbres, plus de rétention d'eau. Que dire de Sapa entre mon premier passage en 2001 et aujourd hui ? De Mai Chau ? Et toujours le béton hideux qui se propage. On pourrai s'inspirer de la richesse architecturale des ethnies pour faire des constructions harmonieuses mais on préfère alligner le long des nationales des constructions affreuses. Et partout la folie des barrages qui dévisagent à jamais les paysages et met en exil des populations.
Le progrès oui mais réfléchis. Comme le tourisme. Peut être l'industrie la plus néfaste au Vietnam parce qu'elle est entre les mains de gens vénaux omnibulés par l'appat du gain.
J'ai vu des montagnes complètement rasées modifiant un environnement pour toujours. J'ai vu une incroyable pelleteuse party entre Danang et Hoi An, 30 kilomètres de resorts. Et toujours dans la démesure. Toujours plus grands, plus hauts, plus luxueux, les piscines toujours plus généreuses, toujours plus néfastes pour l'environnement.
Que dire des hauts plateaux ? On y a massacré des forêts entières. Et non content de massacrer les leurs, on échange des routes au Laos contre des forêts pour encore et encore exploiter. Et que dire des ethnies de cette région qu'on a forcer à se vietnamiser ? On y détruit des héritages culturelles.
Et le littoral, il est en proie aux promoteurs les plus avides. Voyez à quoi ressemble Nha Trang et son front de mer hideux semblable à une station balnéaire de la Costa Brava. Et ca construit toujours et encore. Et ces constructions se dépacent vers Cam Ranh, vers Doc Let. Quel appétit de béton.
Dans la superbe baie de Van Phong, sauvage et quasi vierge, on veut à jamais la massacrer pour y construire un port à contenaires qui, selon les investigateurs des travaux, remplacera...Singapour. Un véritable désastre s'annonce dans un lieu d'une valeure écologique immense.
Que dire de Mui Ne ? De Vung Tau ? De Phu Quoc ? toujours ce désir de bétonnage, d'exploiter, de rentabliser le moindre mètre carré, de toujours anéantir la nature. On veut faire son Phuket briller aux yeux du tourisme de masse, engranger les devises au détriment de la nature. On espère faire 4 récoltes de riz dans le delta du Mékong. Faut il encore polluer davantage les sols de pesticides ? Quatrième sol le plus pollué au monde leVietnam voudrait il gagner une place de mieux ?
Et j'en passe la liste est longue. Je passe sous silence le comportement des Vietnamiens vis vis de l'environnement.
Que va devenir le Vietnam ? Franchement posez vous la question.
Progrès oui mais pas dans une course efrénée, irraisonnée. Les pays occidentaux ont eu leurs lots d'erreurs, pourquoi ne pas s'en inspirer ?
Que sera le Vietnam dans 10 ans, 15 ans ?
Six jours supers Lang Son - Cao Bang - Bao Lac - Dong Van (Vietnam) English translation pending
Après une super ballade de 6 jours, voilà les petites dernières :
LANGSON
Une curiosité en arrivant à Lang Son : sur la gauche au milieu des rizières, un petit mont calcaire truffé de grottes ; c’est le siège de la culture de l’âge du bronze Ma Pha.
Je savais par mes nombreuses lectures que, du temps des français, Lang Son était imprenable –d’où la honte de son évacuation après le désastre de Dong Khé en octobre 1950- à cause des formidables fortifications dominant la ville. Après de multiples bunker phap o dau ? (« où sont les bunkers français ? »), j’ai fini par trouver, et c’est époustouflant. En plus de la vue magnifique de toute la vallée, même concassés –par les chinois en 1979- les restes sont impressionnants de puissance, avec de gigantesques morceaux de parois de blockhaus de 2-3 mètres d’épaisseur et ses casemates sous-terraines bétonnées. Il faut « admirer » la puissance des explosifs modernes pour projeter en l’air de gigantesques blocs pareils ! Donc, à faire si vous traînez dans le coin… Pour y aller, trouvez la grande rue Trang Hang dans la banlieue ouest de Lang Son puis tourner à gauche sur la petite rue Duong Déo Giang ; elle serpente dans les montagnes (vous en aurez une sur votre gauche avec 2 grandes tours radio) et contourne celle où il y avait le fort, invisible à distance ; à un moment, la route monte et, en plein milieu à droite d’un virage gauche avant un grand panneau indicateur bleu foncé dont les indications sont illisibles, vous avez un petit chemin de terre menant à une aire de parking ; vous marchez en haut du mont, contournez les vestiges du fort pour passer par derrière et grimpez entre des blocs monstrueux jusqu’à la plateforme supérieure.
Pour ceux qui n’ont pas lu mon petit topo sur les évènements d’octobre 1950, revoilà ! J’y ai rajouté le dernier chapitre sur l’opération Hirondelle.
Beaucoup de touristes font la route de Langson à Cao Bang sans trop savoir –ou pas du tout- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une date capitale dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue le 7 octobre 1950.
LES ACTEURS:
Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord Est, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque -45% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la Guerre qui deviendront célèbres: Bigeard, Jean-Pierre, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants ou troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les redoutables guerriers qu’étaient les Tabors marocains. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par un crétin complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le Général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, ce crétin affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.
LE CADRE
Le Nord-Est, qui, à partir de Dong Khé, est un capharnaüm de pics calcaires couverts de jungles et truffés de grottes, sillonnées de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. L’artère principale, c’est la fameuse Route Coloniale No. 4 (RC4) qui longe toute la frontière de Chine de Monkai, au nord de la Baie d’Along, jusqu’à Cao Bang. C’est une route super-stratégique car elle contrôle les 3 seules portes de la Chine au nord du Tonkin: Mon Cai près du Golfe du Tonkin, Lang Son au centre, et Cao Bang au nord-est. Qui la contrôle bloque tout le trafic routier entre la Chine et le Tonkin. De Langson à Dong Khé, à mi-chemin entre Langson et Cao Bang, la route sillonne une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route longe la rivière avec, à plomb sur la route à gauche, les pics calcaires couverts de jungle, et à droite, idem sur la rivière. Toute manoeuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et BOOM, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et, de toute façon, refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation.
LES PREMICES
Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un célèbre guerrier, le Colonel Charton) et dans les postes le long de la RC4, que le Vietminh ne cesse de harceler. Certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME
Le 17 septembre 1950, c’est le coup de semonce : les viets s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux. Carpentier décide donc de l’évacuer jusqu’à Langson, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par Lepage, un colonel d’artillerie (!!!!) remontera la route à partir de Langson, reprendra Dong Khé, et rencontrera ensuite la colonne de Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.
Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé, malgré l’héroïsme des parachutistes du 3e BPC, et la route reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par des Vietminh super-entraînés et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Charton quitte la RC4 pour prendre une piste contournant Dong Khé avec ses 2000 civils, dont pas un seul ne réchappera, le rendez-vous des deux colonnes devant se faire dans la petite vallée de Coc Xa. C’est le rendez-vous de la mort. Cerné par le Vietminh, les 2 colonnes y sont anéanties le 7 octobre 1950 -d’où le terme militaire bien connu « se faire coxé ». Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Langson après avoir erré des semaines dans la jungle ; 2000 morts du côté français, et 3000 prisonniers, quiou connaîtront les terribles camps vietminh dont de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis; d’ailleurs, plus de 2000 y ont péri ! Seuls quelques officiers et hommes de troupe squelettiques -surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- seront libérés en 1951 à l’arrivée de Lattre, nommé Commandant en Chef et Gouverneur de l’Indochine, où lui et son fils Bernard laisseront l’un sa santé, et l’autre sa vie sur le piton de No Nuoc à Ninh Binh.
LA HONTE
Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Langson était imprenable, Carpentier décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter les troupes de Giap pendant 1 an. De Lattre sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où hommes -y compris de nombreux techniciens chinois et même, de l’avis de beaucoup, des troupes- et surtout convois de ravitaillement passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
UNE PETITE REVANCHE : L’OPÉRATION HIRONDELLE (17 juillet 1953)
Donc, le Vietminh est, depuis 1950, bien retranché dans les formidables fortifications de Lang Son, où ils ont accumulé tout le matériel chinois qu’il faut. En 1953, le général Salan, le meilleur stratège français avec Juin et de Lattre, est commandant-en-chef du Corps Expéditionnaire. Grand spécialiste du coup de poker militaire, il décide d’une opération aéroportée tellement parfaite dans son exécution qu’elle fait encore le sujet d’un enseignement dans les écoles de guerre du monde entier. Le 17 juillet à 8h, 2 bataillons de parachutistes, le 6e BPC de Bigeard et le 8e Choc de Tourret, sautent par surprise sur la ville, foncent sur les grottes où est entassé le matériel vietminh, et en détruisent plus de 5000 tonnes. A 16 heures, tout est terminé et les parachutistes rentrent à Hanoi par la route, accompagnés de centaines de civils Viets pas plus heureux que ça du Paradis Communiste. Fou de rage, le général Giap rappelle ses divisions d’élite pour leur couper la route, mais il est trop tard.
J’ai couché au Van Xuan Hotel, au bord du lac, très bien à 250 000 dong – vanxuanhotel@hn.vnn.vn 0912 190 369 et dîné au célèbre New Century, juste à côté de l’hôtel, où l’invraisemblable carte propose même des abeilles frites et du steak de chameau chinois.
DHONG KHÉ
Il ne reste rien des forts français à part un petit blockhausen moëllons (il faut dire que les chinois ont tout fait sauter tout le long de la frontière quand ils ont évacué la région –moins 50 000 hommes- en 1979). Par contre, à 17 km au nord du bourg, j’ai visité un endroit très intéressant, le QG de Ho Chi Minh et Giap pendant la bataille de la RC4. La très belle route (très bien indiquée par un immense panneau au milieu de Dong Khé), qui sillonne entre les pitons calcaires de la région, arrive dans un petit village où se trouve un beau musée des évènements, avec photos d’époque ; dans la montagne à gauche, couverte de jungle, un immense complexe de grottes abritait le QG ; indétectable par avion ! Un joli détour si vous faites Lang Son – Cao Bang en 1 jour.
CAO BANG, LES CHUTES DE BAN GIOC ET LE LAC THANG HEN
Les locaux sont toujours aussi désagréables ! Même les touristes viets s’en plaignent. A noter que le restaurant Men Quyen, derrière le marché, a changé, et pas en mieux : au lieu de la vieille maison sympa en bois avec terrasse, vous aurez droit à une horreur en béton et verre fumé, mais on y mange toujours très bien : d’ailleurs, vous n’avez pas le choix, c’est lui ou celui de l’hôtel Houang Sen (par contre, si vous aimez les karaoke, il n’y a que l’embarras du choix ; j’en conclue que les locaux préfèrent chanter que bien manger !).
Les chutes sont toujours aussi belles ! Toute la région étant zone militaire, il faut acheter un permis au poste de police de Cao Bang ($10 par véhicule –et non par personne comme à Ha Giang), plus 15 000 dong d’entrée aux chutes. La route est vraiment magnifique et on peut maintenant manger dans un excellent petit restau à côté du parking des chutes. Chose curieuse :depuis la dernière fois que jy étais, il y a 4 ans, grâce à la merveilleuse amitié sino-vietnamienne -ben voyons ! les chinois traversent la rivière pour faire un petit tour au Vietnam sans AK 47.
A noter qu’il y a maintenant un superbe hôtel de maisons thaïes au bord du lac Thang Hen, un détour à faire au retour de Ban Gioc -très grand panneau "khu du lich sinh thai ho thang hen" sur la route principale- avec même un terrain de badmington et une de tennis, apparemment très populaire chez les richards de Cao Bang. 200 000 dong la chambre et un excellent restau. 09 86 53 58 74.
CAO BANG – BAO LAC
Route toujours aussi belle. Et là, j’ai eu une chance inouïe. Le lendemain matin, le chauffeur m’a emmené au marché de Bao Lac ; aussi époustouflant que celui de Bac Ha ! Deux tribus majoritaires : des centaines de Lolo, les femmes avec leur beau costume noir et une très curieuse coiffe faite d’un turban blanc à motifs noirs dont un des bouts est soutenu à gauche de la tête par une baguette en bois, et des femmes H’mongs Fleurs, mais pas avec le même costume qu’à Bac Ha ; le leur est fait de tissus très chatoyants avec des rayures verticales - celles des H’mongs de Bac Ha sont horizontales- et une curieuse coiffe faite d’un bonnet plat rond autour duquel pendent de multiples pendeloques de perles de verre multicolores. Comme à Bac Ha, la plupart des hommes ont de sérieuses têtes d’alcooliques : il faut dire que le ruou local est délicieux. Le tout est fascinant. Le marché est tous les 5 jours et j’y étais le jeudi 13 mai, donc je vous laisse compter sur vos doigts !
MEO VAC (KHAU VAI)
Après ça, Bao Lac – Méo Vac, avec un détour sur Khau Vai, la route est splendide mais en arrivant, l’horreur ! Figurez-vous que Khau Vai était célèbre pour son « marché de l’amour » interdit aux touristes. Vous pouvez oublier !!!! La route est en réfection et, comme ce marché est de mi-avril à mi-mai, il restait encore d’immenses banderoles Warm Welcome all Tourists to the Love Market of Khau Vai. Donc, le prochain marché est voué à être un autre Disneyworld pour troupeaux de touristes étrangers et leur grand nez fouineur.
LANGSON
Une curiosité en arrivant à Lang Son : sur la gauche au milieu des rizières, un petit mont calcaire truffé de grottes ; c’est le siège de la culture de l’âge du bronze Ma Pha.
Je savais par mes nombreuses lectures que, du temps des français, Lang Son était imprenable –d’où la honte de son évacuation après le désastre de Dong Khé en octobre 1950- à cause des formidables fortifications dominant la ville. Après de multiples bunker phap o dau ? (« où sont les bunkers français ? »), j’ai fini par trouver, et c’est époustouflant. En plus de la vue magnifique de toute la vallée, même concassés –par les chinois en 1979- les restes sont impressionnants de puissance, avec de gigantesques morceaux de parois de blockhaus de 2-3 mètres d’épaisseur et ses casemates sous-terraines bétonnées. Il faut « admirer » la puissance des explosifs modernes pour projeter en l’air de gigantesques blocs pareils ! Donc, à faire si vous traînez dans le coin… Pour y aller, trouvez la grande rue Trang Hang dans la banlieue ouest de Lang Son puis tourner à gauche sur la petite rue Duong Déo Giang ; elle serpente dans les montagnes (vous en aurez une sur votre gauche avec 2 grandes tours radio) et contourne celle où il y avait le fort, invisible à distance ; à un moment, la route monte et, en plein milieu à droite d’un virage gauche avant un grand panneau indicateur bleu foncé dont les indications sont illisibles, vous avez un petit chemin de terre menant à une aire de parking ; vous marchez en haut du mont, contournez les vestiges du fort pour passer par derrière et grimpez entre des blocs monstrueux jusqu’à la plateforme supérieure.
Pour ceux qui n’ont pas lu mon petit topo sur les évènements d’octobre 1950, revoilà ! J’y ai rajouté le dernier chapitre sur l’opération Hirondelle.
Beaucoup de touristes font la route de Langson à Cao Bang sans trop savoir –ou pas du tout- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une date capitale dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue le 7 octobre 1950.
LES ACTEURS:
Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord Est, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque -45% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la Guerre qui deviendront célèbres: Bigeard, Jean-Pierre, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants ou troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les redoutables guerriers qu’étaient les Tabors marocains. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par un crétin complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le Général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, ce crétin affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.
LE CADRE
Le Nord-Est, qui, à partir de Dong Khé, est un capharnaüm de pics calcaires couverts de jungles et truffés de grottes, sillonnées de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. L’artère principale, c’est la fameuse Route Coloniale No. 4 (RC4) qui longe toute la frontière de Chine de Monkai, au nord de la Baie d’Along, jusqu’à Cao Bang. C’est une route super-stratégique car elle contrôle les 3 seules portes de la Chine au nord du Tonkin: Mon Cai près du Golfe du Tonkin, Lang Son au centre, et Cao Bang au nord-est. Qui la contrôle bloque tout le trafic routier entre la Chine et le Tonkin. De Langson à Dong Khé, à mi-chemin entre Langson et Cao Bang, la route sillonne une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route longe la rivière avec, à plomb sur la route à gauche, les pics calcaires couverts de jungle, et à droite, idem sur la rivière. Toute manoeuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et BOOM, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et, de toute façon, refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation.
LES PREMICES
Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un célèbre guerrier, le Colonel Charton) et dans les postes le long de la RC4, que le Vietminh ne cesse de harceler. Certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME
Le 17 septembre 1950, c’est le coup de semonce : les viets s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux. Carpentier décide donc de l’évacuer jusqu’à Langson, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par Lepage, un colonel d’artillerie (!!!!) remontera la route à partir de Langson, reprendra Dong Khé, et rencontrera ensuite la colonne de Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.
Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé, malgré l’héroïsme des parachutistes du 3e BPC, et la route reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par des Vietminh super-entraînés et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Charton quitte la RC4 pour prendre une piste contournant Dong Khé avec ses 2000 civils, dont pas un seul ne réchappera, le rendez-vous des deux colonnes devant se faire dans la petite vallée de Coc Xa. C’est le rendez-vous de la mort. Cerné par le Vietminh, les 2 colonnes y sont anéanties le 7 octobre 1950 -d’où le terme militaire bien connu « se faire coxé ». Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Langson après avoir erré des semaines dans la jungle ; 2000 morts du côté français, et 3000 prisonniers, quiou connaîtront les terribles camps vietminh dont de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis; d’ailleurs, plus de 2000 y ont péri ! Seuls quelques officiers et hommes de troupe squelettiques -surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- seront libérés en 1951 à l’arrivée de Lattre, nommé Commandant en Chef et Gouverneur de l’Indochine, où lui et son fils Bernard laisseront l’un sa santé, et l’autre sa vie sur le piton de No Nuoc à Ninh Binh.
LA HONTE
Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Langson était imprenable, Carpentier décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter les troupes de Giap pendant 1 an. De Lattre sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où hommes -y compris de nombreux techniciens chinois et même, de l’avis de beaucoup, des troupes- et surtout convois de ravitaillement passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
UNE PETITE REVANCHE : L’OPÉRATION HIRONDELLE (17 juillet 1953)
Donc, le Vietminh est, depuis 1950, bien retranché dans les formidables fortifications de Lang Son, où ils ont accumulé tout le matériel chinois qu’il faut. En 1953, le général Salan, le meilleur stratège français avec Juin et de Lattre, est commandant-en-chef du Corps Expéditionnaire. Grand spécialiste du coup de poker militaire, il décide d’une opération aéroportée tellement parfaite dans son exécution qu’elle fait encore le sujet d’un enseignement dans les écoles de guerre du monde entier. Le 17 juillet à 8h, 2 bataillons de parachutistes, le 6e BPC de Bigeard et le 8e Choc de Tourret, sautent par surprise sur la ville, foncent sur les grottes où est entassé le matériel vietminh, et en détruisent plus de 5000 tonnes. A 16 heures, tout est terminé et les parachutistes rentrent à Hanoi par la route, accompagnés de centaines de civils Viets pas plus heureux que ça du Paradis Communiste. Fou de rage, le général Giap rappelle ses divisions d’élite pour leur couper la route, mais il est trop tard.
J’ai couché au Van Xuan Hotel, au bord du lac, très bien à 250 000 dong – vanxuanhotel@hn.vnn.vn 0912 190 369 et dîné au célèbre New Century, juste à côté de l’hôtel, où l’invraisemblable carte propose même des abeilles frites et du steak de chameau chinois.
DHONG KHÉ
Il ne reste rien des forts français à part un petit blockhausen moëllons (il faut dire que les chinois ont tout fait sauter tout le long de la frontière quand ils ont évacué la région –moins 50 000 hommes- en 1979). Par contre, à 17 km au nord du bourg, j’ai visité un endroit très intéressant, le QG de Ho Chi Minh et Giap pendant la bataille de la RC4. La très belle route (très bien indiquée par un immense panneau au milieu de Dong Khé), qui sillonne entre les pitons calcaires de la région, arrive dans un petit village où se trouve un beau musée des évènements, avec photos d’époque ; dans la montagne à gauche, couverte de jungle, un immense complexe de grottes abritait le QG ; indétectable par avion ! Un joli détour si vous faites Lang Son – Cao Bang en 1 jour.
CAO BANG, LES CHUTES DE BAN GIOC ET LE LAC THANG HEN
Les locaux sont toujours aussi désagréables ! Même les touristes viets s’en plaignent. A noter que le restaurant Men Quyen, derrière le marché, a changé, et pas en mieux : au lieu de la vieille maison sympa en bois avec terrasse, vous aurez droit à une horreur en béton et verre fumé, mais on y mange toujours très bien : d’ailleurs, vous n’avez pas le choix, c’est lui ou celui de l’hôtel Houang Sen (par contre, si vous aimez les karaoke, il n’y a que l’embarras du choix ; j’en conclue que les locaux préfèrent chanter que bien manger !).
Les chutes sont toujours aussi belles ! Toute la région étant zone militaire, il faut acheter un permis au poste de police de Cao Bang ($10 par véhicule –et non par personne comme à Ha Giang), plus 15 000 dong d’entrée aux chutes. La route est vraiment magnifique et on peut maintenant manger dans un excellent petit restau à côté du parking des chutes. Chose curieuse :depuis la dernière fois que jy étais, il y a 4 ans, grâce à la merveilleuse amitié sino-vietnamienne -ben voyons ! les chinois traversent la rivière pour faire un petit tour au Vietnam sans AK 47.
A noter qu’il y a maintenant un superbe hôtel de maisons thaïes au bord du lac Thang Hen, un détour à faire au retour de Ban Gioc -très grand panneau "khu du lich sinh thai ho thang hen" sur la route principale- avec même un terrain de badmington et une de tennis, apparemment très populaire chez les richards de Cao Bang. 200 000 dong la chambre et un excellent restau. 09 86 53 58 74.
CAO BANG – BAO LAC
Route toujours aussi belle. Et là, j’ai eu une chance inouïe. Le lendemain matin, le chauffeur m’a emmené au marché de Bao Lac ; aussi époustouflant que celui de Bac Ha ! Deux tribus majoritaires : des centaines de Lolo, les femmes avec leur beau costume noir et une très curieuse coiffe faite d’un turban blanc à motifs noirs dont un des bouts est soutenu à gauche de la tête par une baguette en bois, et des femmes H’mongs Fleurs, mais pas avec le même costume qu’à Bac Ha ; le leur est fait de tissus très chatoyants avec des rayures verticales - celles des H’mongs de Bac Ha sont horizontales- et une curieuse coiffe faite d’un bonnet plat rond autour duquel pendent de multiples pendeloques de perles de verre multicolores. Comme à Bac Ha, la plupart des hommes ont de sérieuses têtes d’alcooliques : il faut dire que le ruou local est délicieux. Le tout est fascinant. Le marché est tous les 5 jours et j’y étais le jeudi 13 mai, donc je vous laisse compter sur vos doigts !
MEO VAC (KHAU VAI)
Après ça, Bao Lac – Méo Vac, avec un détour sur Khau Vai, la route est splendide mais en arrivant, l’horreur ! Figurez-vous que Khau Vai était célèbre pour son « marché de l’amour » interdit aux touristes. Vous pouvez oublier !!!! La route est en réfection et, comme ce marché est de mi-avril à mi-mai, il restait encore d’immenses banderoles Warm Welcome all Tourists to the Love Market of Khau Vai. Donc, le prochain marché est voué à être un autre Disneyworld pour troupeaux de touristes étrangers et leur grand nez fouineur.
Qui connaît l'hôtel Cosy Inn à New Delhi? English translation pending
je pense réserver à l'hotel cosy inn à new delhi * .
qui connait est ce une bonne adresse . 600 roupies semble t il....
cordialement
louis
Excursions avec NCL sur la Méditarranée: accompagnateur avec nous? English translation pending
Bonsoir,
Avez-vous réservé une excursion avec NCL sur le Norwegian Jade ou autre navire sur la Méditerranée, soit à Monte Carlo, Florence/Pise, Rome, Naples, Palma? Est-ce qu'il y a toujours un accompagnateur qui voyage avec nous? J'ai regardé sur le site, très mal traduit en français, quelquefois il est indiqué qu'il y a un accompagnateur, j'aimerais avoir l'opinion des gens qui ont réservé une excursion avec la Compagnie NCL.
Merci beaucoup
Norwegian Jade (À venir juin 2010) Méditerranée Crown Princess 2009 Caraïbes de l'Est Norwegian Gem 2008 Bahamas
Avez-vous réservé une excursion avec NCL sur le Norwegian Jade ou autre navire sur la Méditerranée, soit à Monte Carlo, Florence/Pise, Rome, Naples, Palma? Est-ce qu'il y a toujours un accompagnateur qui voyage avec nous? J'ai regardé sur le site, très mal traduit en français, quelquefois il est indiqué qu'il y a un accompagnateur, j'aimerais avoir l'opinion des gens qui ont réservé une excursion avec la Compagnie NCL.
Merci beaucoup
Norwegian Jade (À venir juin 2010) Méditerranée Crown Princess 2009 Caraïbes de l'Est Norwegian Gem 2008 Bahamas
Terminal de bus de Korat en Thaïlande? English translation pending
salut..🙂
quelqu un sait de quel terminal de bus de korat ( thailande ) , part le bus pour kon kaen ???
du terminal 1 ou du terminal 2 ??dans quel coin de korat ??? et quel et leur nom , appart terminal 1 ou 2....
merci de votre aide...😉
Ascension du Grand Rougimont... English translation pending
Bonjour,
C'est une balade que je conseille vraiment... Je viens de la faire aujourd'hui. Je pense qu'elle est parfaite pour tous les amoureux d'espaces sauvages... Elle se trouve dans un petit coin perdu du massif vosgien (côté Mosellan). Surtout, bien à l'écart des grands sites touristiques... Ce qui fait tout son charme !!!
Cette randonnée ne présente pas de difficultés (un peu de dénivelé), mais le sentier n'est pas toujours bien balisé... On peut facilement se perdre car c'est en grande partie en forêt... Une forêt dense s'étalant sur des dizaines de kilomètres. Un petit air de Sibérie !
Le sommet du Grand Rougimont domine le massif. Il est majestueux ! Avec ses formations rocheuses, en grès rose des Vosges... Splendeurs aux allures féeriques, aux formes de champignons géants !!!
Bonne rando à tous !
C'est une balade que je conseille vraiment... Je viens de la faire aujourd'hui. Je pense qu'elle est parfaite pour tous les amoureux d'espaces sauvages... Elle se trouve dans un petit coin perdu du massif vosgien (côté Mosellan). Surtout, bien à l'écart des grands sites touristiques... Ce qui fait tout son charme !!!
Cette randonnée ne présente pas de difficultés (un peu de dénivelé), mais le sentier n'est pas toujours bien balisé... On peut facilement se perdre car c'est en grande partie en forêt... Une forêt dense s'étalant sur des dizaines de kilomètres. Un petit air de Sibérie !
Le sommet du Grand Rougimont domine le massif. Il est majestueux ! Avec ses formations rocheuses, en grès rose des Vosges... Splendeurs aux allures féeriques, aux formes de champignons géants !!!
Bonne rando à tous !
Hôtel Sol Sirenas Coral? English translation pending
Bonjour a tous!
J'aimerais avoir des infos sur l'hotel Sol Sirenas Coral, je veux partir bientôt (fin avril-début mai) en dernière minute. Comme les hotels ne sont pas pleines a cette période, j'ai choisi celle-ci parce que selon les commentaires, la plage est belle, piscine aussi et il y a une grande majorité de la clientèle qui est jeunes. J'aime bien faire la fête le soir et danser, donc je cherchais un resort ayant une disco pour que je n'est pas a sortir de l'hotel tout les soirs!
Quelqu'un y a déja été?? Est-ce vrai que la clientèle est plutôt jeunes??? Est-ce mieux du coté Coral ou Sirenas pour les chambres (je me foue du bruit!) ?? Dites-moi ce que vous savez????? Merci 😎....Probable que je serais solo si ca peut vous aidez!!! Johannie -xxx-
Quelqu'un y a déja été?? Est-ce vrai que la clientèle est plutôt jeunes??? Est-ce mieux du coté Coral ou Sirenas pour les chambres (je me foue du bruit!) ?? Dites-moi ce que vous savez????? Merci 😎....Probable que je serais solo si ca peut vous aidez!!! Johannie -xxx-
Combien de temps pour visiter le parc national de Skaftafell? (Islande) English translation pending
Voilà c'est une question que je me pose depuis quelques temps déjà. Pour faire le parc national de Skaftafell, je dispose d'une journée, mais je voulais savoir si un après-midi suffisait ou si la journée était déjà bien remplie rien qu'avec Skaftafell.
Turquie: trek en Cappadoce en semi autonomie? English translation pending
Bonjour à tous et notamment aux amoureux de la Turquie.
Mon amie et moi partons 3 semaines en Turquie (fin Mai, début Juin) avec une grande partie du séjour en Cappadoce, une bonne semaine.
Nous souhaiterions découvrir les Turcs dans ces régions montagneuses, leur vie, leur histoire, leur paysage, leur quotidien, leur culture...à travers une itinérance pédestre.
Nous habitons dans les Hautes Alpes (Gap), je suis accompagnateur en moyenne montagne et nous avons donc une petite expérience des randonnées, des treks, de l'orientation, du dénivelé...Si notre budget et nos envies nous poussent vers un brin d'autonomie nous avons vraiment à coeur d'être au contact des Turcs. Le but n'est pas de s'isoler en pleine nature et marcher non stop!
Pour résumé, nous sommes à la recherche de conseils avisés sur les possibilités de trek en semi autonomie (présence d'un guide difficilement envisageable) où les étapes relieraient des villages (demi pension):Itinéraires déjà réalisés (distance, dénivelé, ravitaillement...)?Cartes topo ou schématiques disponibles?Densité des chemins de randonnée et balisage?Facilité du STOP avec des sacs à dos? Bon plans?Commentaires?Après avoir commencé à potasser, il semble que la zone autour de Göreme est assez dense en village avec de nombreuses petites excursions. Y a t-il des possibilités de vadrouiller plusieurs jours dans alentours en reliant les différentes randonnées mentionnées dans les bouquins (vallée blanche, du miel, de la rose...)?
Plus sud, la région semble moins densifié avec le parc Ala Daglar. Est il possible de traverser le parc (Nord-Sud /Est-Ouest)? y a til des chemins? Comment est le relief à l'Ouest, entre la vallée d'Ihlara et le parc? Existe il des villages, hameaux de montagne pour faire des étapes.
En regardant la zone de la cappadoce, une belle boucle nous tape à l'oeil: Point de base Göreme et ses alentours-dir SO vers la vallée d'Ihlara-Dir SE vers le parc d'Ala Daglar-Remonter NNE vers Kayseri!! une grosse semaine sous le coude...a faire murir avec vos informations.. Ca fait déjà beaucoup de blabla...
Merci pour vos réponses
Pour résumé, nous sommes à la recherche de conseils avisés sur les possibilités de trek en semi autonomie (présence d'un guide difficilement envisageable) où les étapes relieraient des villages (demi pension):Itinéraires déjà réalisés (distance, dénivelé, ravitaillement...)?Cartes topo ou schématiques disponibles?Densité des chemins de randonnée et balisage?Facilité du STOP avec des sacs à dos? Bon plans?Commentaires?Après avoir commencé à potasser, il semble que la zone autour de Göreme est assez dense en village avec de nombreuses petites excursions. Y a t-il des possibilités de vadrouiller plusieurs jours dans alentours en reliant les différentes randonnées mentionnées dans les bouquins (vallée blanche, du miel, de la rose...)?
Plus sud, la région semble moins densifié avec le parc Ala Daglar. Est il possible de traverser le parc (Nord-Sud /Est-Ouest)? y a til des chemins? Comment est le relief à l'Ouest, entre la vallée d'Ihlara et le parc? Existe il des villages, hameaux de montagne pour faire des étapes.
En regardant la zone de la cappadoce, une belle boucle nous tape à l'oeil: Point de base Göreme et ses alentours-dir SO vers la vallée d'Ihlara-Dir SE vers le parc d'Ala Daglar-Remonter NNE vers Kayseri!! une grosse semaine sous le coude...a faire murir avec vos informations.. Ca fait déjà beaucoup de blabla...
Merci pour vos réponses
De retour de deux semaines en Jordanie (février 2010) English translation pending
Voila, ma copine et moi venons de rentrer de deux semaines géniales en Jordanie (beau temps et tout...), outre l'incroyable bonne humeur des jordaniens, voila notre emploi du temps, pour celles et ceux que cela intéresse!
jour1: arrivée à Amman, visite des ruines de jerash, nuit à ajloun
jour2: retour sur amman, location de voiture, quelques détour vers la mer morte et dodo à madaba
jour3: mont nebo, bethanie, nager dans la mer morte, dodo à kerak
jour4: visite du chateau de kerak nuit à dana
jour5: randonnée dans le parc naturel de dana, arrivée à wadi musa, petra by night
jour6: petra jour 1, parcours "habituel"
jour7: petra jour 2, wadi muthlim, le trésor vu de haut... arrivée dans la nuit au wadi rum
jour8: balade/montée dans le wadi rum (scrambling, je crois) au djebel burdah, nuit au wadi rum
jour9: akaba
jour10: retour vers le nord, little petra, nuit à kerak
jour11: route des rois, mukawir, nuit à azrak
jour12: visite du parc d'azrak (totalement dévasté) retour et nuit à amman
jour13: amman, shopping... retour en france dans la nuit suivante, fatigués ^^
coup de cœur partout sauf pour azrak! énorme coup de cœur pour les jordaniens, incroyablement gentils, on a été invité plusieurs fois à prendre le thé (cela en devenait saoulant à force^^)
nous avons voulu aller dans le wadi mujib mais il était fermé à cette époque de l'année, dommage...
pas coup de cœur pour les chauffeurs de taxis d'amman lol
pas coup de cœur pour les tarifs du wadi rum et de petra, exorbitants!!
jour1: arrivée à Amman, visite des ruines de jerash, nuit à ajloun
jour2: retour sur amman, location de voiture, quelques détour vers la mer morte et dodo à madaba
jour3: mont nebo, bethanie, nager dans la mer morte, dodo à kerak
jour4: visite du chateau de kerak nuit à dana
jour5: randonnée dans le parc naturel de dana, arrivée à wadi musa, petra by night
jour6: petra jour 1, parcours "habituel"
jour7: petra jour 2, wadi muthlim, le trésor vu de haut... arrivée dans la nuit au wadi rum
jour8: balade/montée dans le wadi rum (scrambling, je crois) au djebel burdah, nuit au wadi rum
jour9: akaba
jour10: retour vers le nord, little petra, nuit à kerak
jour11: route des rois, mukawir, nuit à azrak
jour12: visite du parc d'azrak (totalement dévasté) retour et nuit à amman
jour13: amman, shopping... retour en france dans la nuit suivante, fatigués ^^
coup de cœur partout sauf pour azrak! énorme coup de cœur pour les jordaniens, incroyablement gentils, on a été invité plusieurs fois à prendre le thé (cela en devenait saoulant à force^^)
nous avons voulu aller dans le wadi mujib mais il était fermé à cette époque de l'année, dommage...
pas coup de cœur pour les chauffeurs de taxis d'amman lol
pas coup de cœur pour les tarifs du wadi rum et de petra, exorbitants!!