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Hôtel "Le Cyclo": bon plan pour Phnom Penh English translation pending
Pour repondre a plusieurs post emis ces temps ci et parce que j ai longtemps cherche un hotel confortable, a prix raisonnable, a Phnom Penh, je vous recommande chaudement ce petit nouveau, seduisant par bien des aspects.
Le cyclo noir bâché d’une toile blanche est suspendu au balcon du 1er étage, symbole d’un temps presque résolu. Dans la salle de restaurant- un ancien compartiment chinois élégamment aménagé- Jean Pierre, le patron mouille sa chemise depuis plus d’une heure.Qu’est ce qui vous ferait plaisir aujourd’hui ? Il est comme çà Jean Pierre. Avenant et toujours aux petits soins pour ses clients. Lorsqu’il voit passer la vinaigrette dans le petit bol blanc que son serveur Bory a disposé sur le plateau, il la scrute comme un joaillier face à une pierre précieuse. Et si par hasard, le joyau n’a pas l’éclat attendu, elle repart en cuisine bien avant d’avoir atteint la table du client.Une petite salade de tomate avec une mozzarella de buffle ?Non non, vire moi ce pesto de supermarché. La mozzarella, c’est la simplicité, De l’huile d’olive et du basilic frais, c’est tout ! Oui, il est comme ça Jean Pierre, fort en gueule et jovial, commerçant et généreux. Depuis trente ans qu’il travaille dans l’hôtellerie, il en connait toutes les ficelles. La fraicheur de ses tartares, la tendresse de sa côte de bœuf n’ont rien à envier aux plus grandes brasseries parisiennes. Mais ici, dans la touffeur de Phnom Penh, ce professionnalisme relève du tour de force. Côté cuisine Khmer, là aussi l’offre est variée et tout aussi délicieuse. Il y a presque huit ans que Jean Pierre est tombé amoureux du Cambodge et presque autant qu’il a rencontré sa femme Miel qui dirige l’établissement à ses côtés. Au Cyclo qu’il a ouvert en juin, le bouche à oreille a vite produit ses effets. Cambogiens et occidentaux y viennent déjeuner ou diner, pendant que d’autre s’interpellent joyeusement dans le bar. Au premier étage, les amateurs de billards se disputent des parties acharnées des heures durant. C’est toute une société qui défile sous vos yeux, le temps d’une Anchor pression ou d’un Ricard. Depuis un mois que je vis ici, j’en gardais l’adresse jalousement. Mais ne rêvons pas ! D’autres voyageurs l’ont découvert à leur tour et l’hôtel s’est remplie. Car les chambres lumineuses et d’une propreté rare dans la capitale, sont aussi d’un excellent rapport qualité prix. Je dois même dire que, pour avoir visité la quasi totalement des hôtels de la ville, le Cyclo est, de mon point de vue, « LE » bon plan de Phnom Penh dans cette catégorie. Situé en plein centre (près du Musée National et à deux pas du Palais Royal) l’hôtel compte 11 chambres réparties sur trois étages dont plusieurs dotées de balcons. La nuit, la rue est parfaitement calme, ce qui n’est pas le cas des rues situées à proximité, sans parler du quai Sisowath où les boules Quies sont de rigueur. A un bémol près, car il en faut bien un, la musique du karaoké d’en face s’avère quelquefois un peu … envahissante. Mais soyons indulgent, la boite à musique n’ouvre ses portes que de 19h à 23H. Vos siestes et vos nuits seront donc sereines. Allez, je vous laisse. Je vais déguster une bière à ma table favorite, installée sur le trottoir devant l’hôtel. De là, j’observe les enfants qui jouent devant la pagode Saravann. Ce matin, l’un des gamines de la bande avait revêtue une élégante robe rose dont elle faisait virevolter les volants au rythme du vent. Quelqu’un lui avait rasé le crane. La veille, elle gambadait presque nue au milieu de la rue, le visage maculée de crasse. Le Cyclo est situé au 50 de la rue 172. Mail : cyclo.hotel@gmail.com 012 560 398 023 992 128 L’adresse est facile à trouver puisque située dans la rue parallèle à celle du Musée National. Le prix des chambres varie de 15 à 20 USD, toutes avec avec clim, eau chaude, frigo et TV. Si vous êtes trois ou quatre ou si vous voyagez avec des enfants, vous pouvez aussi partager une des suites avec coin salon, deux chambres et deux SDB pour…. 40 USD !
Cordialement
Le cyclo noir bâché d’une toile blanche est suspendu au balcon du 1er étage, symbole d’un temps presque résolu. Dans la salle de restaurant- un ancien compartiment chinois élégamment aménagé- Jean Pierre, le patron mouille sa chemise depuis plus d’une heure.Qu’est ce qui vous ferait plaisir aujourd’hui ? Il est comme çà Jean Pierre. Avenant et toujours aux petits soins pour ses clients. Lorsqu’il voit passer la vinaigrette dans le petit bol blanc que son serveur Bory a disposé sur le plateau, il la scrute comme un joaillier face à une pierre précieuse. Et si par hasard, le joyau n’a pas l’éclat attendu, elle repart en cuisine bien avant d’avoir atteint la table du client.Une petite salade de tomate avec une mozzarella de buffle ?Non non, vire moi ce pesto de supermarché. La mozzarella, c’est la simplicité, De l’huile d’olive et du basilic frais, c’est tout ! Oui, il est comme ça Jean Pierre, fort en gueule et jovial, commerçant et généreux. Depuis trente ans qu’il travaille dans l’hôtellerie, il en connait toutes les ficelles. La fraicheur de ses tartares, la tendresse de sa côte de bœuf n’ont rien à envier aux plus grandes brasseries parisiennes. Mais ici, dans la touffeur de Phnom Penh, ce professionnalisme relève du tour de force. Côté cuisine Khmer, là aussi l’offre est variée et tout aussi délicieuse. Il y a presque huit ans que Jean Pierre est tombé amoureux du Cambodge et presque autant qu’il a rencontré sa femme Miel qui dirige l’établissement à ses côtés. Au Cyclo qu’il a ouvert en juin, le bouche à oreille a vite produit ses effets. Cambogiens et occidentaux y viennent déjeuner ou diner, pendant que d’autre s’interpellent joyeusement dans le bar. Au premier étage, les amateurs de billards se disputent des parties acharnées des heures durant. C’est toute une société qui défile sous vos yeux, le temps d’une Anchor pression ou d’un Ricard. Depuis un mois que je vis ici, j’en gardais l’adresse jalousement. Mais ne rêvons pas ! D’autres voyageurs l’ont découvert à leur tour et l’hôtel s’est remplie. Car les chambres lumineuses et d’une propreté rare dans la capitale, sont aussi d’un excellent rapport qualité prix. Je dois même dire que, pour avoir visité la quasi totalement des hôtels de la ville, le Cyclo est, de mon point de vue, « LE » bon plan de Phnom Penh dans cette catégorie. Situé en plein centre (près du Musée National et à deux pas du Palais Royal) l’hôtel compte 11 chambres réparties sur trois étages dont plusieurs dotées de balcons. La nuit, la rue est parfaitement calme, ce qui n’est pas le cas des rues situées à proximité, sans parler du quai Sisowath où les boules Quies sont de rigueur. A un bémol près, car il en faut bien un, la musique du karaoké d’en face s’avère quelquefois un peu … envahissante. Mais soyons indulgent, la boite à musique n’ouvre ses portes que de 19h à 23H. Vos siestes et vos nuits seront donc sereines. Allez, je vous laisse. Je vais déguster une bière à ma table favorite, installée sur le trottoir devant l’hôtel. De là, j’observe les enfants qui jouent devant la pagode Saravann. Ce matin, l’un des gamines de la bande avait revêtue une élégante robe rose dont elle faisait virevolter les volants au rythme du vent. Quelqu’un lui avait rasé le crane. La veille, elle gambadait presque nue au milieu de la rue, le visage maculée de crasse. Le Cyclo est situé au 50 de la rue 172. Mail : cyclo.hotel@gmail.com 012 560 398 023 992 128 L’adresse est facile à trouver puisque située dans la rue parallèle à celle du Musée National. Le prix des chambres varie de 15 à 20 USD, toutes avec avec clim, eau chaude, frigo et TV. Si vous êtes trois ou quatre ou si vous voyagez avec des enfants, vous pouvez aussi partager une des suites avec coin salon, deux chambres et deux SDB pour…. 40 USD !
Cordialement
Un mois en Thaïlande avec un budget de 400 euros English translation pending
Bonjour, je me suis decidé a partir en thaïlande pour la premiere fois . je compte partir en novembre pour un mois env. . mais, je voudrais faire un voyage au feeling seule avec mon sac a dos . en budget je compte 400e par mois tout compris .
j aimerai avoir votre avis. savoir si se n ai pas trop dangereux et si mon budget n'est pas trop juste.
je vous remercie d'avance.
Croisière "Mers et mythes classiques" le 26 octobre 2008 à bord du Costa Atlantica English translation pending
La date approche à grand pas. Réservée depuis février dernier, c'est ma première croisière et j'aimerai lancer une discussion avec les personnes qui vont faire cette même croisière.
En espérant avoir plein plein de messages.
A +.🤪
Règles de politesse à travers le monde English translation pending
Dans le cadre d'une étude, je recherche les règles de politesse à travers le monde. On sait que ce qui se fait dans un pays, peut-être mal vu dans un autre.
Merci pour vos témoignages.
Marie.
Transports Hanoi-Cao Bang et Cao Bang-Lang Son? (Vietnam) English translation pending
Bonjour, à tous, nous partons Jeudi 4 pour le VietNam & pensons monter dans le nord, direction CAO BANG redescendre par LANG SON direction la Baie d'Along.
Est-il possible de faire Hanoï Cao bang en train (et si possible de nuit)?
Pour la liason Cao Bang - Lang Son existe t-il des train pourle faire ou en bus uniquement?
& dernière petite question, sur ce que nous avons pu lire ça et là, c'est moins fréquenté que Sapa & ses environs, peut-être moins touristique, mais selon vous, ce coin est-il sympa, jolie, intéressant?
D'avance merci beaucoup
Est-il possible de faire Hanoï Cao bang en train (et si possible de nuit)?
Pour la liason Cao Bang - Lang Son existe t-il des train pourle faire ou en bus uniquement?
& dernière petite question, sur ce que nous avons pu lire ça et là, c'est moins fréquenté que Sapa & ses environs, peut-être moins touristique, mais selon vous, ce coin est-il sympa, jolie, intéressant?
D'avance merci beaucoup
Aller au Darfour? (Soudan) English translation pending
Je suis allée au Soudan en avril (en me limitant à Khartoum et aux sites archéologiques) et j'ai posté à l'époque un message pour obtenir des renseignements; MVBergen (qui semble avoir le don d'ubiquité tellement il est présent sur tous les fronts) m'a répondu avec compétence et patience, et aussi d'autres forumistes. Mon voyage a été passionnant.
Voilà que je découvre sur cette ancienne discussion un message récent demandant à Michel s'il y a un train pour le Darfour. Sûrement Michel connaît la réponse, mais le problème n'est pas là. Que faire au Darfour ? Pourquoi aller au Darfour ? Voyeurisme ? Attrait pour le danger ? Imiter l'Arche de Zoé ? Mon avis: à moins d'être journaliste ou MSF, on n'a rien à faire là; et ni les journalistes ni les ONG ne demandent sur un forum les horaires de train. Ou alors...j'ai encore beaucoup à apprendre.
Et si je poste ce message, bien entendu, c'est que je voudrais d'autres avis...
Virginie
Architectures et habitations du monde English translation pending
Bonjours !!!😉!!!
Un des aspects auquels nous sommes tous sensibles au travers de la découverte d'un pays, c'est bien sûr l'une de ses particularité à la fois sociale, culturelle et emblématique, sans doute la première qui saute aux yeux dès qu'on pose le pied sur le sol d'une région voisine comme d'une contrée lointaine..., j'ai nommé l'architecture des habitations voir des monuments.





......etc
🙂Matériaux utilisés
🤪Modes de construction
😊Modes de chauffage et d'isolations
😇Modes de vie sociale
😏Et pourquoi pas, coût de la réalisation pour tous ceux qui rêvent d'une résidence lointaine...
Les portes de la discution sont ouvertes à tous....😉....
See you la Terre
Un des aspects auquels nous sommes tous sensibles au travers de la découverte d'un pays, c'est bien sûr l'une de ses particularité à la fois sociale, culturelle et emblématique, sans doute la première qui saute aux yeux dès qu'on pose le pied sur le sol d'une région voisine comme d'une contrée lointaine..., j'ai nommé l'architecture des habitations voir des monuments.





......etc🙂Matériaux utilisés
🤪Modes de construction
😊Modes de chauffage et d'isolations
😇Modes de vie sociale
😏Et pourquoi pas, coût de la réalisation pour tous ceux qui rêvent d'une résidence lointaine...
Les portes de la discution sont ouvertes à tous....😉....
See you la Terre
Croisière "Les trésors de l'histoire" à bord du Costa Concordia le 1er décembre 2008 English translation pending
Bonjour,
nous sommes un jeune couple partant en voyage de noces à bord du costa concordia le 1er decembre 2008, nous nous demandions si il fallait repréciser à bord que nous etions en voyages de noces, nous l'avons deja precisé à l'agence mais y a til des "surprises " ou des choses de prevues pour les jeunes mariés . y'a t il d'autres personnes sur ce forum qui partent à la meme période, avec qui on pourrait echanger des conseils pour la preparation, cela pourrait etre sympa .
je n'ai pas vu de sujet concernant cette époque du 1 au 12/12/08, pour cette croisiere, par contre je m'interrogeais sur le climat à cette époque et le contenu de la valise !!
merci à vous tous pour vos conseils
a bientot béa
nous sommes un jeune couple partant en voyage de noces à bord du costa concordia le 1er decembre 2008, nous nous demandions si il fallait repréciser à bord que nous etions en voyages de noces, nous l'avons deja precisé à l'agence mais y a til des "surprises " ou des choses de prevues pour les jeunes mariés . y'a t il d'autres personnes sur ce forum qui partent à la meme période, avec qui on pourrait echanger des conseils pour la preparation, cela pourrait etre sympa .
je n'ai pas vu de sujet concernant cette époque du 1 au 12/12/08, pour cette croisiere, par contre je m'interrogeais sur le climat à cette époque et le contenu de la valise !!
merci à vous tous pour vos conseils
a bientot béa
Pologne - Lituanie - Lettonie - Estonie (1ère partie) English translation pending
Bonjour,
Cette année, j'ai décidé d'aller voir nos nouveaux membres de la Communauté Européenne et voir ce qu'on faisait de mes impôts sous forme de subventions diverses et variées 😎 Alors en partant de Bordeaux, c'est pas franchement la porte à côté, on va dire 🤪
>>>> Carte sur Google, ici
Pour l'organisation, je n'ai rien réservé et j'ai apporté mon portable pour se connecter et aviser au jour le jour. J'ai une ébauche de circuit mais pas vraiment idée de sa réalisation. L'objectif était de traverser la Pologne mais sans y consacrer + de temps que cela car avec 3 semaines, le pays est trop grand sans devoir sacrifier les pays baltes, cible privilégiée au départ.

En jaune, les étapes Dodo et en rouge les lieux visités entre 2. 0 : Bordeaux - 1/2 Allemagne 1 : Après-midi = Pologne = Lubiaz - Jawor - Wroclaw 2 : Pologne = Wroclaw 3 : Pologne = Route + Cracovie 4 : Pologne = Mine de Sel Wieliczka - Cracovie 5 : Pologne = Jura - Jasna Gora - route Varsovie 6 : Pologne = Varsovie - Augustow - Monastère Wigry 7 : Lituanie = Trakai - Vilnius 8 : Lituanie = Vilnius 9 : Lituanie = Colline Croix - Lettonie = Château Rundale - Riga 10 : Lettonie = Riga 11 : Lettonie = Riga 12 : Lettonie = Riga - Jurmala 13 : Lettonie = Kaudilga - Ventpils 14 : Estonie = Ile de Saaremaa 15 : Estonie = Route + Tallinn 16 : Estonie = Tallinn 17 : Estonie = Tallinn + route vers Tartu 18 : Estonie = Tartu + traversée Lettonie + Lituanie = Kaunas 19 : Lituanie = Kaunas + Pologne = route vers Gdansk 20 : Pologne = Gdansk 21 : Pologne = Gdansk + Château de Malbork 22 : Traversée Pologne + 1/2 Allemagne 23 : Allemagne + Strasbourg - Bordeaux
Nous partons Dimanche matin et après une nuit dans un hôtel sur l'autoroute en Allemagne, on est en Pologne le Lundi midi.
Lundi 30 Juin : Nous passons la frontière à 11h00 et comme partout, ce n'est plus qu'un lieu désert et on passe sans même ralentir. Direction Legnica pour visiter le monastère de Lubiaz. Bon, pour le dépaysement, c'est pas vraiment ça ! Nous ne voyons que des Auchan, Carrefour, Castorama et autres Leroy Merlin aux abords des villes. Par contre, les routes sont encore parfois pavées ou franchement défoncées. Des portions de nationales flambant neuves et tu retombes sur de la cantonale. Des chantiers un peu partout d'ailleurs ! On m'avait dit qu'il fallait pas compter sur des moyennes élevées, je confirme.

La salle baroque du monastère est magnifique. Il y a aussi l'ancien réfectoire dans le même style. Le reste est encore en travaux mais la visite vaut largement le détour.
On cavale jusqu'à Jawor un peu au Sud car l'église de la Liberté ferme à 17h00. Ouf, 16h45 et pépére rouvre la porte pour nous. Il nous demande d'où on vient et balance une cassette avec des commentaires en français. On est seuls et c'est une superbe surprise que cette église entièremment en bois que les protestants avaient eu le droit de construire avec certaines contraintes. Pas de pierre, pas de clocher ou signe extérieur religieux et à portée de canon du centre-ville !

Il y en une 2ème à Swidnica pas très loin, mais elle sera fermée donc tant pis !
Arrivée à Wroclaw en fin d'après-midi. Grâce à l'office du tourisme, on trouve une chambre au Campanile ( quand je te disais pour le dépaysement ..... )

La place d'Hôtel de Ville est splendide. Il fait beau, les terrasses débordent et les Polonaises sont pas frileuses. C'est mini-short de rigueur !
Mardi 1er Juillet :
Visite de l'université fondée en 1702. Salle Aula Leopoldina.

Ca change des amphis en béton ! Il y a aussi un observatoire et une salle de concert baroque. A faire !

On ne se lasse pas de la place centrale, colorée et animée. Nous découvrons aussi sur place, le petit jeu qui consiste à chasser les dizaines de gnomes qui ont été posés en 2005 par un artiste local.

Aucun guide papier n'en parle donc se renseigner à l'office du tourisme.
Visite des différentes églises, rues du centre. Une bonne journée pour faire l'essentiel donc.
Mercredi 2 Juillet :
Direction Cracovie. Bon là c'est de l'autoroute donc nickel.
Même système, direct à l'office du tourisme et nous on veut du centre-ville 3* et moins de 100€. Bon la madame me regarde en souriant, genre, mon p'tit bonhomme t'es à Cracovie en plein été ! On peut trouver du moins cher aussi entre les B&B, etc ... mais on veut se faire plaisir cette année, na ! Entre ce qui est complet et pas dans le budget, elle nous conseille le Old Time à 5mn à pied du centre historique. C'est super mignon, avec des peignoirs brodés, un canapé avec coussins et dentelle, salle de bains moderne et des bibelots anciens. Bref, une chambre bonbonnière vraiment agréable. Les femmes doivent craquer à chaque fois 😎
Le temps de déjeuner dans un "bar à lait", tradition de l'époque communiste où l'on pouvait manger pour pas cher. Il en existe encore plusieurs et nous testons la spécialité polonaise, les Pierogli. Des raviolis en fait. Nous commençons par le Château de Wawel.

Il a été le siège des autorités pendant + de 6 siècles et fait partie de la conscience polonaise, ce qui anime les débats avec Varsovie, fausse capitale pour les gens d'ici 😛 Ensuite, dans le même site on continue par la Cathèdrale où sont enterrés et ont été couronnés les Rois ... donc tu vois, Cracovie se considère comme l'identité polonaise.

Retour à la grande place du Rynek. Si c'est une des + grandes d'Europe, elle est moins typée que celle de Wroclaw.
17h45 : Eglise Notre Dame. Quelle splendeur ! On reste abasourdi par la décoration intérieure. Tout est peint ou décoré du sol au plafond !

C'est sans doute une des + belles que j'ai jamais visité.
La Halle aux Draps au centre de la place ne ressemble plus à rien, je trouve. Elle a été reconstruite et modifiée par 2 ou 3 architectes au fil des siècles et chacun y a caché ce que l'autre avait fait. C'est une sorte d'empilement de styles différents . Bof quoi !

On se promène dans toutes les rues du centre. Mais le charme opère moins qu'à Wroclaw. Et puis le genre Neo-Classique, je trouve ça moche. C'est pour faire pompeux sans originalité 😕
Jeudi 3 Juillet :
Basilique des Franciscains : Etonnants vitraux Art Nouveau
Collegium Maius :

L'Université. On prend la 1ère visite guidée qui vient et c'est en Allemand. On s'en fout, on a nos guides 😛 C'est une des + vieilles universités d'Europe, fondée en 1364. Le petit Copernic y fera ses études. On y trouve le fameux globe avec juste l'indication des Amériques découvertes cette année. Ils attendaient les photos satellites ! Visite sympa même en Deutsch et salles d'époques comme à Wroclaw.
Cette après-midi, on va visiter les Mines de Sel de WIELICZKA à 10 kms au Sud. Il suffit de prendre un minibus et on y est en 20mn.

La salle creusée dans la mine pour une immense chapelle. Tout est en sel y compris les lustres !

La mine atteint 9 niveaux et était exploitée depuis le 10ème siècle. Tu descends 300 marches, tu visites des galeries, chapelles, etc ... puis tu remontes par le même ascenseur que les mineurs. Ca décoiffe !
Retour à Cracovie pour aller au ghetto quand même. Alors depuis la Liste de Schindler tournée ici, le quartier est devenu branché maintenant. Des bars, des auberges de jeunesse par dizaines ! Cimetière de la synagogue Remu :

18h00 : On tourne dans toutes les rues un peu au hasard.
Soyons francs, Cracovie ne nous a pas émerveillé. Si on la présente comme la petite soeur de Prague, je trouve qu'on en est loin tout de même. Pas vraiment de bâtiments originaux ou extraordinaires. C'est sympa mais sans plus et Wroclaw nous a beaucoup + étonné et surpris, y compris l'Université. Seule Notre Dame sort vraiment du lot et de loin 😎 Une merveille !
Vendredi 4 Juillet :
Bon faut grimper maintenant vers le Nord. J'avais prévu de faire la route du Jura polonais mais ce matin c'est le déluge. Les rues sont inondées et c'est pas mieux en dehors de la ville. On y va donc mais au + vite. Passage par la route des nids d'aigle avec quelques ruines de château. Mais quand on dit ruine, c'est vraiment 2 ou 3 murs et c'est tout 🤪
Petite visite à Jasna Gora à Czestochowa, le Lourdes polonais.

Il y a ici la Vierge Noire et la basilique est remplie de pélerins à genoux un peu partout. Si on doute de la foi des Polonais, faut venir ici !
On recupère l'autoroute ou nationale plutôt vers Varsovie et tu vas faire connaissance avec les radars fixes polonais. Y'en a dans chaque village traversé sans exception. Ceux qui se plaignent de la France 🤪 Faut dire que le Polonais roule comme un dingue ! Le principe est le suivant : T'as que 2 voies la plupart du temps, donc quand la voiture ou camion devant toi sent que tu pousses, il s'écarte poliment sur la bande d'arrêt pour que tu doubles + facilement. Tu te retrouves donc au milieu de la route en sachant qu'en face, le gars qui arrive à fond les manettes ne ralentit pas mais s'écarte aussi. Bref, ça fonctionne plutôt bien sauf que toi, la 1ère fois, tu fais des appels de phare comme un dingue car en face, tu vois les mecs qui t'arrivent sans se rabattre. Ben oui, ils pensent et attendent que tu t'écartes toi aussi. Donc serre bien les fesses au début, c'est un coup à prendre. Là où ça charrie un peu, c'est que les lignes continues, doubler dans les virages ou en haut des côtes ne leur font pas peur non plus. Chacun pense que Dieu est dans chaque voiture et que ça passera tout le temps 😮 Résultat, la Pologne est le pays le + meurtrier d'Europe en terme d'accidents de la route ( en % de véhicules roulants )
On traverse juste Varsovie, non prévu au programme et on couche en route dans un motel le long de la route. Il y en a beaucoup et assez facile de trouver un peu comme aux USA en fait !
Samedi 5 Juillet :
12h00 : Alors qu'on arrive à Augustow pour faire une pause et déjeuner. On tombe sur une sorte de fête locale avec orchestres et majorettes intégrées 😛
Whaouuuu : Ben dis donc, si on avait les mêmes, je pense que ça relancerait drôlement les vocations et la fréquentation des messieurs

Mauricette a du insister + d'une fois pour que je daigne m'arracher au spectacle. Moi, tu sais, la culture ça me passionne et je suis pour une approche du folklore sous toutes ces formes 😊
Ce soir, je l'avais prévu mais sans réserver, nous dormons au monastère de Wigry, pas très loin de la frontière lituanienne.

Nous n'aurons pas une petite maison mais juste une cellule car il y a un mariage qui a réservé presque tout. Dommage ! Jean-Paul II a dormi ici aussi ! Nous faisons le tour en bateau sur le lac à 16h00. Petites balades à pied. Il y a des campings un peu partout et c'est assez touristique.
Demain, c'est Vilnius et la Lituanie.
Cette année, j'ai décidé d'aller voir nos nouveaux membres de la Communauté Européenne et voir ce qu'on faisait de mes impôts sous forme de subventions diverses et variées 😎 Alors en partant de Bordeaux, c'est pas franchement la porte à côté, on va dire 🤪
>>>> Carte sur Google, ici
Pour l'organisation, je n'ai rien réservé et j'ai apporté mon portable pour se connecter et aviser au jour le jour. J'ai une ébauche de circuit mais pas vraiment idée de sa réalisation. L'objectif était de traverser la Pologne mais sans y consacrer + de temps que cela car avec 3 semaines, le pays est trop grand sans devoir sacrifier les pays baltes, cible privilégiée au départ.

En jaune, les étapes Dodo et en rouge les lieux visités entre 2. 0 : Bordeaux - 1/2 Allemagne 1 : Après-midi = Pologne = Lubiaz - Jawor - Wroclaw 2 : Pologne = Wroclaw 3 : Pologne = Route + Cracovie 4 : Pologne = Mine de Sel Wieliczka - Cracovie 5 : Pologne = Jura - Jasna Gora - route Varsovie 6 : Pologne = Varsovie - Augustow - Monastère Wigry 7 : Lituanie = Trakai - Vilnius 8 : Lituanie = Vilnius 9 : Lituanie = Colline Croix - Lettonie = Château Rundale - Riga 10 : Lettonie = Riga 11 : Lettonie = Riga 12 : Lettonie = Riga - Jurmala 13 : Lettonie = Kaudilga - Ventpils 14 : Estonie = Ile de Saaremaa 15 : Estonie = Route + Tallinn 16 : Estonie = Tallinn 17 : Estonie = Tallinn + route vers Tartu 18 : Estonie = Tartu + traversée Lettonie + Lituanie = Kaunas 19 : Lituanie = Kaunas + Pologne = route vers Gdansk 20 : Pologne = Gdansk 21 : Pologne = Gdansk + Château de Malbork 22 : Traversée Pologne + 1/2 Allemagne 23 : Allemagne + Strasbourg - Bordeaux
Nous partons Dimanche matin et après une nuit dans un hôtel sur l'autoroute en Allemagne, on est en Pologne le Lundi midi.
Lundi 30 Juin : Nous passons la frontière à 11h00 et comme partout, ce n'est plus qu'un lieu désert et on passe sans même ralentir. Direction Legnica pour visiter le monastère de Lubiaz. Bon, pour le dépaysement, c'est pas vraiment ça ! Nous ne voyons que des Auchan, Carrefour, Castorama et autres Leroy Merlin aux abords des villes. Par contre, les routes sont encore parfois pavées ou franchement défoncées. Des portions de nationales flambant neuves et tu retombes sur de la cantonale. Des chantiers un peu partout d'ailleurs ! On m'avait dit qu'il fallait pas compter sur des moyennes élevées, je confirme.

La salle baroque du monastère est magnifique. Il y a aussi l'ancien réfectoire dans le même style. Le reste est encore en travaux mais la visite vaut largement le détour.
On cavale jusqu'à Jawor un peu au Sud car l'église de la Liberté ferme à 17h00. Ouf, 16h45 et pépére rouvre la porte pour nous. Il nous demande d'où on vient et balance une cassette avec des commentaires en français. On est seuls et c'est une superbe surprise que cette église entièremment en bois que les protestants avaient eu le droit de construire avec certaines contraintes. Pas de pierre, pas de clocher ou signe extérieur religieux et à portée de canon du centre-ville !

Il y en une 2ème à Swidnica pas très loin, mais elle sera fermée donc tant pis !
Arrivée à Wroclaw en fin d'après-midi. Grâce à l'office du tourisme, on trouve une chambre au Campanile ( quand je te disais pour le dépaysement ..... )

La place d'Hôtel de Ville est splendide. Il fait beau, les terrasses débordent et les Polonaises sont pas frileuses. C'est mini-short de rigueur !
Mardi 1er Juillet :
Visite de l'université fondée en 1702. Salle Aula Leopoldina.

Ca change des amphis en béton ! Il y a aussi un observatoire et une salle de concert baroque. A faire !

On ne se lasse pas de la place centrale, colorée et animée. Nous découvrons aussi sur place, le petit jeu qui consiste à chasser les dizaines de gnomes qui ont été posés en 2005 par un artiste local.

Aucun guide papier n'en parle donc se renseigner à l'office du tourisme.
Visite des différentes églises, rues du centre. Une bonne journée pour faire l'essentiel donc.
Mercredi 2 Juillet :
Direction Cracovie. Bon là c'est de l'autoroute donc nickel.
Même système, direct à l'office du tourisme et nous on veut du centre-ville 3* et moins de 100€. Bon la madame me regarde en souriant, genre, mon p'tit bonhomme t'es à Cracovie en plein été ! On peut trouver du moins cher aussi entre les B&B, etc ... mais on veut se faire plaisir cette année, na ! Entre ce qui est complet et pas dans le budget, elle nous conseille le Old Time à 5mn à pied du centre historique. C'est super mignon, avec des peignoirs brodés, un canapé avec coussins et dentelle, salle de bains moderne et des bibelots anciens. Bref, une chambre bonbonnière vraiment agréable. Les femmes doivent craquer à chaque fois 😎
Le temps de déjeuner dans un "bar à lait", tradition de l'époque communiste où l'on pouvait manger pour pas cher. Il en existe encore plusieurs et nous testons la spécialité polonaise, les Pierogli. Des raviolis en fait. Nous commençons par le Château de Wawel.

Il a été le siège des autorités pendant + de 6 siècles et fait partie de la conscience polonaise, ce qui anime les débats avec Varsovie, fausse capitale pour les gens d'ici 😛 Ensuite, dans le même site on continue par la Cathèdrale où sont enterrés et ont été couronnés les Rois ... donc tu vois, Cracovie se considère comme l'identité polonaise.

Retour à la grande place du Rynek. Si c'est une des + grandes d'Europe, elle est moins typée que celle de Wroclaw.
17h45 : Eglise Notre Dame. Quelle splendeur ! On reste abasourdi par la décoration intérieure. Tout est peint ou décoré du sol au plafond !

C'est sans doute une des + belles que j'ai jamais visité.
La Halle aux Draps au centre de la place ne ressemble plus à rien, je trouve. Elle a été reconstruite et modifiée par 2 ou 3 architectes au fil des siècles et chacun y a caché ce que l'autre avait fait. C'est une sorte d'empilement de styles différents . Bof quoi !

On se promène dans toutes les rues du centre. Mais le charme opère moins qu'à Wroclaw. Et puis le genre Neo-Classique, je trouve ça moche. C'est pour faire pompeux sans originalité 😕
Jeudi 3 Juillet :
Basilique des Franciscains : Etonnants vitraux Art Nouveau
Collegium Maius :

L'Université. On prend la 1ère visite guidée qui vient et c'est en Allemand. On s'en fout, on a nos guides 😛 C'est une des + vieilles universités d'Europe, fondée en 1364. Le petit Copernic y fera ses études. On y trouve le fameux globe avec juste l'indication des Amériques découvertes cette année. Ils attendaient les photos satellites ! Visite sympa même en Deutsch et salles d'époques comme à Wroclaw.
Cette après-midi, on va visiter les Mines de Sel de WIELICZKA à 10 kms au Sud. Il suffit de prendre un minibus et on y est en 20mn.

La salle creusée dans la mine pour une immense chapelle. Tout est en sel y compris les lustres !

La mine atteint 9 niveaux et était exploitée depuis le 10ème siècle. Tu descends 300 marches, tu visites des galeries, chapelles, etc ... puis tu remontes par le même ascenseur que les mineurs. Ca décoiffe !
Retour à Cracovie pour aller au ghetto quand même. Alors depuis la Liste de Schindler tournée ici, le quartier est devenu branché maintenant. Des bars, des auberges de jeunesse par dizaines ! Cimetière de la synagogue Remu :

18h00 : On tourne dans toutes les rues un peu au hasard.
Soyons francs, Cracovie ne nous a pas émerveillé. Si on la présente comme la petite soeur de Prague, je trouve qu'on en est loin tout de même. Pas vraiment de bâtiments originaux ou extraordinaires. C'est sympa mais sans plus et Wroclaw nous a beaucoup + étonné et surpris, y compris l'Université. Seule Notre Dame sort vraiment du lot et de loin 😎 Une merveille !
Vendredi 4 Juillet :
Bon faut grimper maintenant vers le Nord. J'avais prévu de faire la route du Jura polonais mais ce matin c'est le déluge. Les rues sont inondées et c'est pas mieux en dehors de la ville. On y va donc mais au + vite. Passage par la route des nids d'aigle avec quelques ruines de château. Mais quand on dit ruine, c'est vraiment 2 ou 3 murs et c'est tout 🤪
Petite visite à Jasna Gora à Czestochowa, le Lourdes polonais.

Il y a ici la Vierge Noire et la basilique est remplie de pélerins à genoux un peu partout. Si on doute de la foi des Polonais, faut venir ici !
On recupère l'autoroute ou nationale plutôt vers Varsovie et tu vas faire connaissance avec les radars fixes polonais. Y'en a dans chaque village traversé sans exception. Ceux qui se plaignent de la France 🤪 Faut dire que le Polonais roule comme un dingue ! Le principe est le suivant : T'as que 2 voies la plupart du temps, donc quand la voiture ou camion devant toi sent que tu pousses, il s'écarte poliment sur la bande d'arrêt pour que tu doubles + facilement. Tu te retrouves donc au milieu de la route en sachant qu'en face, le gars qui arrive à fond les manettes ne ralentit pas mais s'écarte aussi. Bref, ça fonctionne plutôt bien sauf que toi, la 1ère fois, tu fais des appels de phare comme un dingue car en face, tu vois les mecs qui t'arrivent sans se rabattre. Ben oui, ils pensent et attendent que tu t'écartes toi aussi. Donc serre bien les fesses au début, c'est un coup à prendre. Là où ça charrie un peu, c'est que les lignes continues, doubler dans les virages ou en haut des côtes ne leur font pas peur non plus. Chacun pense que Dieu est dans chaque voiture et que ça passera tout le temps 😮 Résultat, la Pologne est le pays le + meurtrier d'Europe en terme d'accidents de la route ( en % de véhicules roulants )
On traverse juste Varsovie, non prévu au programme et on couche en route dans un motel le long de la route. Il y en a beaucoup et assez facile de trouver un peu comme aux USA en fait !
Samedi 5 Juillet :
12h00 : Alors qu'on arrive à Augustow pour faire une pause et déjeuner. On tombe sur une sorte de fête locale avec orchestres et majorettes intégrées 😛
Whaouuuu : Ben dis donc, si on avait les mêmes, je pense que ça relancerait drôlement les vocations et la fréquentation des messieurs

Mauricette a du insister + d'une fois pour que je daigne m'arracher au spectacle. Moi, tu sais, la culture ça me passionne et je suis pour une approche du folklore sous toutes ces formes 😊
Ce soir, je l'avais prévu mais sans réserver, nous dormons au monastère de Wigry, pas très loin de la frontière lituanienne.

Nous n'aurons pas une petite maison mais juste une cellule car il y a un mariage qui a réservé presque tout. Dommage ! Jean-Paul II a dormi ici aussi ! Nous faisons le tour en bateau sur le lac à 16h00. Petites balades à pied. Il y a des campings un peu partout et c'est assez touristique.
Demain, c'est Vilnius et la Lituanie.
Des photos/en veux-tu/en voilà! English translation pending
De quoi s'agit-il ? pas vraiment difficile......
Retour de quatre semaines en Jordanie English translation pending
Nous sommes partis 4 semaines en Jordanie et mon épouse n’ayant pas autant de vacances que nous, elle nous a rejoint pour trois semaines de voyages. Durant la première semaine nous avons passé ( nos filles 7/10 ans) 6 jours à Aqaba plage, poissons et piscine...
20 D Départ LYON. 21 L Arrivée AMMAN aéroport d’Amman (35 Km de la ville taxi 15JD). Le visa 30 jours est à 10JD et les banques de l’aéroport sont ouvertes toute la nuit 1E/1.06JD. En ville le change est de 1E/ 1.0795JD. 22 M Départ et arrivée AQABA. http://www.bedouin-hotels.com/servicefrench.html Avec une arrivée dans la nuit à 1 H 40, il a été difficile de trouver un transport. Nous avons donc négocier un van pour 6 à 10 JD chacun. 23 M Aqaba, le Bédouin Garden Village, 35 JD la chambre familiale pour 3 en demi pension. Ce n’est pas l'hôtel classe. Ce sont des bungalows avec douche, toilettes, A/C et ventilo simple, propre mais non spacieux. Il y a une piscine. Ce n'est pas du tout dans Aqaba mais à quelques kilomètres en direction de la frontière de l'Arabie Saoudite. On y mange très bien. La plage juste en face est très sympa, y compris pour le snorkelling ( pourtant, elle n’est pas toujours très propre !). Au Bédouin toutes les consommations sont à 1 JD et pour aller en ville c’est 5 JD. Par contre dans Aqaba toutes les courses en taxi sont à 1 JD. Allez donc vers le marché aux fruits pour y manger et acheter des pâtisseries. NB : Il est fortement recommandé d’avoir des chaussures en plastic pour la plage les coraux et les oursins, indispensable pour les enfants. 24 J AQABA. 25 V AQABA. http://www.alcazarhotel.com/ Pour cette dernière nuit, le Garden recevant un groupe, nous devions laisser la chambre (ceci étant convenu dès le départ) sous sommes allés à Al Cazar hôtel 32 JD avec un excellent petit dèj et une grande piscine il est dans Aqaba et à coté de la compagnie de bus trust qui devait nous ramener à Amman pour 8/6.5 JD Adultes/Enfants. 26 S Retour AMMAN Hôtel Palace réserver l’excursion châteaux du désert du 31. Le gros avantage de cet hôtel est qu’il est fort bien situé en plein centre, les visites peuvent se faire à pied le personnel est serviable les chambres sont correctes le prix aussi 30 JD. 27 D AMMAN arrivée d’ODILE à 3H30 avec du retard ! Visite de la ville gréco-romaine amphithéâtre romain 1/0 JD Adultes/Enfants, odéon, du musée du folklore jordanien permettant d’expliquer quelques traditions, la citadelle 2/0 JD Adultes/Enfants belle vue sur la ville. Enfin, le souk des fruits et légumes, de la mosquée al Hussein, et la ville moderne. Oui, Amman n’est pas une ville géniale tel Alep ou Damas mais elle n’est pas désagréable, un jour doit suffire. A Amman toutes les courses en taxi sont à 2 JD. (sauf pour l’aéroport 15 JD). 28 L départ JERASH 51 km 1H15 Bus 3 JD pour nous quatre. Visite des ruines (8H/19H) 8/0 JD Adultes/Enfants. C’est un bon exemple d’un cité provinciale Romaine remarquablement préservée. Visite 3 h. Prendre la brochure à l’accueil et de l’eau ! Nous avions prévu de dormir deux nuits à Hotel Station touristique Olive branch à 7 km de la ville avec piscine chambre or les prix ont flambés il est à 60 JD pas de négociation possible. Nous sommes donc allés à Ajlun où nous avons visité le château en fin de journée. Taxi 12 JD 22 km. Al Jabal Castel Hotelhttp://www.aljabal-hotel.com/ 40 JD terrasse superbe avec vue panoramique et donc sur le château. De l’hotel, il faut faire la montée à pied, le château est agréable à visiter 1/0 JD Adultes/Enfants. La forteresse Qala’at ar-rabad qui se situe au sommet d’un mont à 1250m c’est un bel exemple d’architecture islamique de 1184. 29 M Départ pour UMM QAIS 110 km d’Amman ; encore une ville de l’époque Romaine mais, ici la pierre est noire 3/0 JD Adultes/Enfants On peut visiter les ruines de deux théâtres, une terrasse à colonnade et découvrir le panorama sur le lac de Tibériade Il faut aussi aller voir le musée et discuter avec la gardien fort sympathique. Bus 5 JD pour nous quatre, attention il y a un changement à Ibid mais en plus il faut passer d’une gare des bus à l’autre (transport intra ville)… Nuit à Omm-Qais Hôtel 0777712677 30 JD avec petit dèj pour le prix c’est très moyen. 30 M Retour AMMAN Attention, il n’y a pas de liaison directe pour Amman, il faut changer à Irbid. Umm qais / Irbid 25 km 45 mn et Irbid / Amman 85 km 90 mn. 31 J Excursion organisée avec le Palace vers les châteaux du désert construits et transformés par les Califs des Omeyyades18/9 JD Adultes/Enfants, départ 8H30 retour 17H.
Pour ce soir c'est tout, je finirai plus tard...
20 D Départ LYON. 21 L Arrivée AMMAN aéroport d’Amman (35 Km de la ville taxi 15JD). Le visa 30 jours est à 10JD et les banques de l’aéroport sont ouvertes toute la nuit 1E/1.06JD. En ville le change est de 1E/ 1.0795JD. 22 M Départ et arrivée AQABA. http://www.bedouin-hotels.com/servicefrench.html Avec une arrivée dans la nuit à 1 H 40, il a été difficile de trouver un transport. Nous avons donc négocier un van pour 6 à 10 JD chacun. 23 M Aqaba, le Bédouin Garden Village, 35 JD la chambre familiale pour 3 en demi pension. Ce n’est pas l'hôtel classe. Ce sont des bungalows avec douche, toilettes, A/C et ventilo simple, propre mais non spacieux. Il y a une piscine. Ce n'est pas du tout dans Aqaba mais à quelques kilomètres en direction de la frontière de l'Arabie Saoudite. On y mange très bien. La plage juste en face est très sympa, y compris pour le snorkelling ( pourtant, elle n’est pas toujours très propre !). Au Bédouin toutes les consommations sont à 1 JD et pour aller en ville c’est 5 JD. Par contre dans Aqaba toutes les courses en taxi sont à 1 JD. Allez donc vers le marché aux fruits pour y manger et acheter des pâtisseries. NB : Il est fortement recommandé d’avoir des chaussures en plastic pour la plage les coraux et les oursins, indispensable pour les enfants. 24 J AQABA. 25 V AQABA. http://www.alcazarhotel.com/ Pour cette dernière nuit, le Garden recevant un groupe, nous devions laisser la chambre (ceci étant convenu dès le départ) sous sommes allés à Al Cazar hôtel 32 JD avec un excellent petit dèj et une grande piscine il est dans Aqaba et à coté de la compagnie de bus trust qui devait nous ramener à Amman pour 8/6.5 JD Adultes/Enfants. 26 S Retour AMMAN Hôtel Palace réserver l’excursion châteaux du désert du 31. Le gros avantage de cet hôtel est qu’il est fort bien situé en plein centre, les visites peuvent se faire à pied le personnel est serviable les chambres sont correctes le prix aussi 30 JD. 27 D AMMAN arrivée d’ODILE à 3H30 avec du retard ! Visite de la ville gréco-romaine amphithéâtre romain 1/0 JD Adultes/Enfants, odéon, du musée du folklore jordanien permettant d’expliquer quelques traditions, la citadelle 2/0 JD Adultes/Enfants belle vue sur la ville. Enfin, le souk des fruits et légumes, de la mosquée al Hussein, et la ville moderne. Oui, Amman n’est pas une ville géniale tel Alep ou Damas mais elle n’est pas désagréable, un jour doit suffire. A Amman toutes les courses en taxi sont à 2 JD. (sauf pour l’aéroport 15 JD). 28 L départ JERASH 51 km 1H15 Bus 3 JD pour nous quatre. Visite des ruines (8H/19H) 8/0 JD Adultes/Enfants. C’est un bon exemple d’un cité provinciale Romaine remarquablement préservée. Visite 3 h. Prendre la brochure à l’accueil et de l’eau ! Nous avions prévu de dormir deux nuits à Hotel Station touristique Olive branch à 7 km de la ville avec piscine chambre or les prix ont flambés il est à 60 JD pas de négociation possible. Nous sommes donc allés à Ajlun où nous avons visité le château en fin de journée. Taxi 12 JD 22 km. Al Jabal Castel Hotelhttp://www.aljabal-hotel.com/ 40 JD terrasse superbe avec vue panoramique et donc sur le château. De l’hotel, il faut faire la montée à pied, le château est agréable à visiter 1/0 JD Adultes/Enfants. La forteresse Qala’at ar-rabad qui se situe au sommet d’un mont à 1250m c’est un bel exemple d’architecture islamique de 1184. 29 M Départ pour UMM QAIS 110 km d’Amman ; encore une ville de l’époque Romaine mais, ici la pierre est noire 3/0 JD Adultes/Enfants On peut visiter les ruines de deux théâtres, une terrasse à colonnade et découvrir le panorama sur le lac de Tibériade Il faut aussi aller voir le musée et discuter avec la gardien fort sympathique. Bus 5 JD pour nous quatre, attention il y a un changement à Ibid mais en plus il faut passer d’une gare des bus à l’autre (transport intra ville)… Nuit à Omm-Qais Hôtel 0777712677 30 JD avec petit dèj pour le prix c’est très moyen. 30 M Retour AMMAN Attention, il n’y a pas de liaison directe pour Amman, il faut changer à Irbid. Umm qais / Irbid 25 km 45 mn et Irbid / Amman 85 km 90 mn. 31 J Excursion organisée avec le Palace vers les châteaux du désert construits et transformés par les Califs des Omeyyades18/9 JD Adultes/Enfants, départ 8H30 retour 17H.
Pour ce soir c'est tout, je finirai plus tard...
Retour sur un mois au Cambodge (15 mars - 20 avril 2008) English translation pending
Bonjour à Tous,
Nous tennons nous aussi, à porter notre pierre à l'édifice de VoyageForum et remercier les personnes qui nous ont aidé dans l'organisation de notre voyage.
On est parti du 15 mars au 20 avril 2008. On a eu très chaud, dans les 42°C durant les après midi. On est arrivé à Siem Reap. On a fait le visa sur place. Il faut compter 20$US et une photo d'identité (5$US de plus si l'on a pas de photo d'identité).
On a pris la première journée, pour se détendre du trajet avec mon cousin (Christophe du restaurant "Le Malraux"). On s'est installé dans notre Gesthouse, "L'Eurasiane" qu'il nous avez choisi comme camp de base. Puis on a flâné dans le vieux marché.
Promenade dans la campagne environnante de Siem Reap avec découverte d'une toute petite pagode. Une famille de Cambodgien était en train de se faire bénir. On en a profité pour visiter le temple juste en face qui est gratuit et pas très grand. En fait une première approche pour les 7 jours à venir. En effet, on a choisi le pass 7 jours à 60$US.
On avait été tenté par le pass 3 jours à 40$US et notre cousin nous a fait changer pour le pass 7 jours en nous disant si nous voulions en faire un peu plus cela vous coûtera 2 fois 3 jours. Et si nous choisions le pass 7 jours nous serions gagnant et nous pourrons même faire une pause d'un jour durant le pass, pour faire autre chose.
On a commencé par visiter le temple du Bakong qui appartient au groupe du Rolus et on a poursuit par le village de Kampong Phluk (trajet en tuk-tuk puis en moto-dip). Le village était au sec sans eau et les maisons sur pilotis à 10 mètres de haut, cela fait drôle. Et on comprend mieux quand on vous explique le flux et le reflux du Tonle Sap avec le Méhong. Puis on a continué avec une ballage en bateau sur le Tonlé Sap (20$US pour 3 personnes) pour aller voir le village de pêcheurs itinérants et voir leurs viviers à poissons et crocodiles.
Le soir, on a assisté au dîner spectacle "l'Apsara" au théatre d'Angkor Village. Un autre soir on est allé voir un film sur les serpents en 3D dans le marché de nuit.
Les temples que l'on a vu et visité : Banteay Srey (temple des femmes, rose, superbe, à ne pas rater), le Pré Rup, Ta Prohm (le temple avec les racines de fromager, manifique, grandiose), Ta kéo, Angkor Wat (grandiose par sa superficie et ses bas reliefs, le jardin, les arbres et les singes), le Bayon, la porte d'Angkor Thom, le Beng Melea (celui que l'on a le plus préfèré, cause de la faune et la flore encore présentes), le Lolei, la terrasse du roi lépreux, la terrasse des élephants, le Phimeanakas, le Banteay Samre, le Baphuon, la rivière au 1000 lingas (un peu loin, trajet à travers la faune et la flore sous 40°C et une humidité extrème, très dur pour nous, et suprenant à l'arrivée, attention prévoir assez à boire pas de stand en haut à côté du temple), et j'en oublie sûrment quelques uns malgrè le journal de bord que l'on a tenu.
On ne pouvez faire les temples que le matin à la fraîche comme on pourrait dire, l'après midi avec plus de 42°C c'est très dur dans les temples, alors on faisait sieste comme les cambodgiens, pas le choix, ou bien massage. Une après midi, on a fait un tour à dos d'élephants, c'était magique, un régal et un super souvenir pour nous deux.
Puis on est parti en direction de Phmon Phen, en taxi. On s'est arrêté dans le village des tailleurs de pierres, vraiment impressionnant et une tête de bouddha pour 20$US (juste un peu lourd). Nouvel arrêt plus loin dans la zone d'arrêt des bus, et on voit des insectes cuits (crickets, migales, ...) et des fruits de toutes les couleurs.
A Phmon Phen, on a dormi dans un hôtel chinois, le Bur Ly Guest House pour 13$US la nuit avec tout le confort pour nous (douche et clim). Visite du marché russe (attention les tissus sont plein d'accros), visite des antiquaires, du vieux marché et du marché central, promenande sur le Mékhong. On n'a pas pu visiter le palais royal avec la pagode d'argent (un regret). Nous avons effectué nos achats dans une boutique NCDP Retail Outlet Project
Puis un ami à notre cousin, nous a prété sa voiture. On est parti pour Kep, où l'on a mangé du crabe aux poivres de Kampot, un délice, des calamars, etc...
On est allé dormir sur Kampot le long de la rivière au Bokor Lodge. On a demandé s'il était possible d'aller au Bokor et visiter une plantation de poiviers. Le rendez vous est pris pour le lendemain matin pour 8H et pour 60$US. Un chauffeur avec une vieille Camry arrive et nous enmène au Bokor. Que dire, une vue manifique, des paysages à couper le souffle, l'église, le casino avec sa terrasse et sur sa gauche un citronnier énorme plein de citron vert. Par contre, une route en terre en construction, des ponts en béton en cours de création, et des habitations sur le plateau du Bokor et une pagode en construction.
La visite de la plantation de poivriers m'a surprise, les poiviers atteingent 5 métres de haut. Les 500 gr de poivre pour 4$US.
Puis direction Sihanouk Ville, la ville que l'on a le moins aimé du voyage, sauf les îles du bonheur, des plages comme sur des cartes postales, et l'eau, sans commentaire.
Par contre sur les plages de Sihanouk, on se pose sur un transat et plein de jeunes cambodgiens(nes) passent vous voir pour vous proposer des manucures, des épilations, des fruits frais, des nems, des calamars, etc... Il ne faut pas oublier aussi que le transat appartient à un bar restaurant. On voit aussi des très jeunes enfants qui font de la récupération de cannettes vides et de bouteilles platisques vides pour le recyclage.
Nous avons été très touchés par les enfants qui ne quémendaient pas mais travaillaient sous le joug d'un plus grand. Nous avons commandé pour les enfants qui passaient chercher des bouteilles vides des pizzas et on leur donnait avec la bouteille une part de pizza. Ce qui nous a frappé, c'est le dileme qu'ils rencontraient, poursuivre le travail ou prendre le temps de manger et de partager. C'est la première fois où nous nous sommes sentis mal à l'aise et pas à notre place.
Location d'un bâteau pour aller sur les îles avec le repas (crabes, crevettes, mérou) pour toute la journée. Et bien, je dois dire que c'est du bonheur, le bâteau s'arrête pour nous faire nager au dessus d'un récif coralien (prêt de lunettes et de palmes), repas un peu plus loin sur une plage déserte sans personnes d'autres que nous. Trajet sur une autre île, Bambou island (la bière fraîche est la bien venue) et retour le soir pour voir le soleil se coucher sur la plage.
Retour sur Ohmon Phen, puis Siem Reap la veille du Nouvel An Khmer. Une galère pour aller de Phmon Phen à Siem Reap (plus de bus, pas de taxi, et les bâteaux ne naviguent pas par manque d'eau).
Enfin, on arrive à Siem Reap. Surprise pour le Nouvel An Khmer, pas de bruit de voitures de gens qui parlent fort, cela surprend. Même les boutiques de souvenirs sont quasiment toutes fermées. On passe trois jours à aider notre cousin Christophe dans son Restaurant "Le Malraux". Christophe a donné congès à tout son personnel pour cette occasion. Alors on joue les apprentis barman, serveur, plonge, etc. Et bien c'est dur sous 40°C et en plus, on n'a plus l'habitude de travailler.
Retour en France.
Juste quelques regrets, manque d'eau pour aller à Battambang, faire le trajet Phmon Phen / Siem Reap en bateau, et aller sur Katrie pour voir les dauphins, visite de l'île de Kodach. Mais ce n'est que partie remise...
Si vous avez des questions, ne pas hesiter, si je peux vous répondre, je le ferai sans aucun problème.
Une chose est sûre, on a tellement aimé que l'on projette de repartir l'année prochaine pour 3 mois avec la visite des pays limitophes.
Salutations à tous Jean-Bernard et Kati
Nous tennons nous aussi, à porter notre pierre à l'édifice de VoyageForum et remercier les personnes qui nous ont aidé dans l'organisation de notre voyage.
On est parti du 15 mars au 20 avril 2008. On a eu très chaud, dans les 42°C durant les après midi. On est arrivé à Siem Reap. On a fait le visa sur place. Il faut compter 20$US et une photo d'identité (5$US de plus si l'on a pas de photo d'identité).
On a pris la première journée, pour se détendre du trajet avec mon cousin (Christophe du restaurant "Le Malraux"). On s'est installé dans notre Gesthouse, "L'Eurasiane" qu'il nous avez choisi comme camp de base. Puis on a flâné dans le vieux marché.
Promenade dans la campagne environnante de Siem Reap avec découverte d'une toute petite pagode. Une famille de Cambodgien était en train de se faire bénir. On en a profité pour visiter le temple juste en face qui est gratuit et pas très grand. En fait une première approche pour les 7 jours à venir. En effet, on a choisi le pass 7 jours à 60$US.
On avait été tenté par le pass 3 jours à 40$US et notre cousin nous a fait changer pour le pass 7 jours en nous disant si nous voulions en faire un peu plus cela vous coûtera 2 fois 3 jours. Et si nous choisions le pass 7 jours nous serions gagnant et nous pourrons même faire une pause d'un jour durant le pass, pour faire autre chose.
On a commencé par visiter le temple du Bakong qui appartient au groupe du Rolus et on a poursuit par le village de Kampong Phluk (trajet en tuk-tuk puis en moto-dip). Le village était au sec sans eau et les maisons sur pilotis à 10 mètres de haut, cela fait drôle. Et on comprend mieux quand on vous explique le flux et le reflux du Tonle Sap avec le Méhong. Puis on a continué avec une ballage en bateau sur le Tonlé Sap (20$US pour 3 personnes) pour aller voir le village de pêcheurs itinérants et voir leurs viviers à poissons et crocodiles.
Le soir, on a assisté au dîner spectacle "l'Apsara" au théatre d'Angkor Village. Un autre soir on est allé voir un film sur les serpents en 3D dans le marché de nuit.
Les temples que l'on a vu et visité : Banteay Srey (temple des femmes, rose, superbe, à ne pas rater), le Pré Rup, Ta Prohm (le temple avec les racines de fromager, manifique, grandiose), Ta kéo, Angkor Wat (grandiose par sa superficie et ses bas reliefs, le jardin, les arbres et les singes), le Bayon, la porte d'Angkor Thom, le Beng Melea (celui que l'on a le plus préfèré, cause de la faune et la flore encore présentes), le Lolei, la terrasse du roi lépreux, la terrasse des élephants, le Phimeanakas, le Banteay Samre, le Baphuon, la rivière au 1000 lingas (un peu loin, trajet à travers la faune et la flore sous 40°C et une humidité extrème, très dur pour nous, et suprenant à l'arrivée, attention prévoir assez à boire pas de stand en haut à côté du temple), et j'en oublie sûrment quelques uns malgrè le journal de bord que l'on a tenu.
On ne pouvez faire les temples que le matin à la fraîche comme on pourrait dire, l'après midi avec plus de 42°C c'est très dur dans les temples, alors on faisait sieste comme les cambodgiens, pas le choix, ou bien massage. Une après midi, on a fait un tour à dos d'élephants, c'était magique, un régal et un super souvenir pour nous deux.
Puis on est parti en direction de Phmon Phen, en taxi. On s'est arrêté dans le village des tailleurs de pierres, vraiment impressionnant et une tête de bouddha pour 20$US (juste un peu lourd). Nouvel arrêt plus loin dans la zone d'arrêt des bus, et on voit des insectes cuits (crickets, migales, ...) et des fruits de toutes les couleurs.
A Phmon Phen, on a dormi dans un hôtel chinois, le Bur Ly Guest House pour 13$US la nuit avec tout le confort pour nous (douche et clim). Visite du marché russe (attention les tissus sont plein d'accros), visite des antiquaires, du vieux marché et du marché central, promenande sur le Mékhong. On n'a pas pu visiter le palais royal avec la pagode d'argent (un regret). Nous avons effectué nos achats dans une boutique NCDP Retail Outlet Project
Puis un ami à notre cousin, nous a prété sa voiture. On est parti pour Kep, où l'on a mangé du crabe aux poivres de Kampot, un délice, des calamars, etc...
On est allé dormir sur Kampot le long de la rivière au Bokor Lodge. On a demandé s'il était possible d'aller au Bokor et visiter une plantation de poiviers. Le rendez vous est pris pour le lendemain matin pour 8H et pour 60$US. Un chauffeur avec une vieille Camry arrive et nous enmène au Bokor. Que dire, une vue manifique, des paysages à couper le souffle, l'église, le casino avec sa terrasse et sur sa gauche un citronnier énorme plein de citron vert. Par contre, une route en terre en construction, des ponts en béton en cours de création, et des habitations sur le plateau du Bokor et une pagode en construction.
La visite de la plantation de poivriers m'a surprise, les poiviers atteingent 5 métres de haut. Les 500 gr de poivre pour 4$US.
Puis direction Sihanouk Ville, la ville que l'on a le moins aimé du voyage, sauf les îles du bonheur, des plages comme sur des cartes postales, et l'eau, sans commentaire.
Par contre sur les plages de Sihanouk, on se pose sur un transat et plein de jeunes cambodgiens(nes) passent vous voir pour vous proposer des manucures, des épilations, des fruits frais, des nems, des calamars, etc... Il ne faut pas oublier aussi que le transat appartient à un bar restaurant. On voit aussi des très jeunes enfants qui font de la récupération de cannettes vides et de bouteilles platisques vides pour le recyclage.
Nous avons été très touchés par les enfants qui ne quémendaient pas mais travaillaient sous le joug d'un plus grand. Nous avons commandé pour les enfants qui passaient chercher des bouteilles vides des pizzas et on leur donnait avec la bouteille une part de pizza. Ce qui nous a frappé, c'est le dileme qu'ils rencontraient, poursuivre le travail ou prendre le temps de manger et de partager. C'est la première fois où nous nous sommes sentis mal à l'aise et pas à notre place.
Location d'un bâteau pour aller sur les îles avec le repas (crabes, crevettes, mérou) pour toute la journée. Et bien, je dois dire que c'est du bonheur, le bâteau s'arrête pour nous faire nager au dessus d'un récif coralien (prêt de lunettes et de palmes), repas un peu plus loin sur une plage déserte sans personnes d'autres que nous. Trajet sur une autre île, Bambou island (la bière fraîche est la bien venue) et retour le soir pour voir le soleil se coucher sur la plage.
Retour sur Ohmon Phen, puis Siem Reap la veille du Nouvel An Khmer. Une galère pour aller de Phmon Phen à Siem Reap (plus de bus, pas de taxi, et les bâteaux ne naviguent pas par manque d'eau).
Enfin, on arrive à Siem Reap. Surprise pour le Nouvel An Khmer, pas de bruit de voitures de gens qui parlent fort, cela surprend. Même les boutiques de souvenirs sont quasiment toutes fermées. On passe trois jours à aider notre cousin Christophe dans son Restaurant "Le Malraux". Christophe a donné congès à tout son personnel pour cette occasion. Alors on joue les apprentis barman, serveur, plonge, etc. Et bien c'est dur sous 40°C et en plus, on n'a plus l'habitude de travailler.
Retour en France.
Juste quelques regrets, manque d'eau pour aller à Battambang, faire le trajet Phmon Phen / Siem Reap en bateau, et aller sur Katrie pour voir les dauphins, visite de l'île de Kodach. Mais ce n'est que partie remise...
Si vous avez des questions, ne pas hesiter, si je peux vous répondre, je le ferai sans aucun problème.
Une chose est sûre, on a tellement aimé que l'on projette de repartir l'année prochaine pour 3 mois avec la visite des pays limitophes.
Salutations à tous Jean-Bernard et Kati
Un mois en Arménie English translation pending
UN MOIS EN ARMÉNIE
Conseils avant de partir : se munir de guides est une évidence ; encore faut-il que ce soit de bons guides et cela, seule l’expérience le démontrera. Pour notre part, nous avions acheté le guide Évasion (Hachette), séduisant, bien structuré, de belles photos mais…conçu pour des touristes motorisés. En outre, il ne tient pas compte du fait que l’alphabet arménien n’a rien à voir avec le nôtre. Et quand on montre dans le guide à un Arménien le nom de l’endroit où on souhaite se rendre, souvent, dans les campagnes du moins, il ne peut le déchiffrer. N’aurait-il pas été simple de faire suivre les noms de lieux, du moins des lieux importants, d’une transcription en Arménien. Quant au guide Le petit futé, il porte bien mal son nom. Certaines indications semblent dater de l’époque soviétique : la cathédrale, bel et bien opérationnelle est « en construction » et vous pourrez poireauter des journées entières à la gare d’Erevan pour attendre des trains qui ne roulent plus que dans le souvenir de vieux Arméniens. Ne cherchez pas non plus le guichet où on délivre des billets de bus à la gare routière (cette question fait bien rire les autochtones). Et ne parlons pas des rubriques « hébergement » ni des descriptions des monastères du Karabagh. Bref, à oublier. Le guide qui nous a paru le mieux conçu et le mieux à jour – malheureusement nous n’avons pas pu nous le procurer – est Planète des hommes. Il est indispensable également de se munir d’une lampe de poche car, très souvent, l’éclairage public est inexistant.
Lundi 25 août : Bruxelles. L’avion d’Austrian Airlines est ponctuel. Après une escale à Vienne, nous repartons la nuit pour Erevan.
Mardi 26 : il est 04 h.30 du matin, heure locale lorsque nous atterrissons. Le vol de Lufthansa nous ayant précédé, la file est longue devant les guichets où on obtient les visas. Peu importe puisque, de toutes façons, rien ne presse à ces heures. Les visas apposés, on traverse quelques magasins en free shop où les vendeuses somnolent en attendant d’improbables clients. Dans le hall des arrivées, nous sommes harcelés par les chauffeurs de taxis. Cela sent l’arnaque, comme dans la majorité des aéroports. On se renseigne sur les tarifs « officiels » au bureau d’information et on nous confirme les prix marchandés après des chauffeurs. Bon, on a compris, le personnel est de mèche avec les chauffeurs. Tant pis, on est fatigués et pressés maintenant de rejoindre l’hôtel, ce qui n’est pas évident. Notre chauffeur, en effet, qui est autant conducteur de taxi que je suis dresseur de puces ne connaît pas les noms de rue ; nous aurons droit à une visite nocturne de la ville d’Erevan qui durera plus d’une heure avant qu’il ne localise – enfin que JE localise l’hôtel -. Comme il n’y a pas de chambre libre à cette heure, nous dormirons dans les fauteuils au sous-sol. Après un peu de repos, on part en exploration. Première démarche, changer de l’argent. Il y a un bureau de change dans un petit supermarché à cent mètres de l’hôtel. Le premier contact avec Erevan est décevant. Pour nous rendre place de la République, on traverse des chantiers le long de rues poussiéreuses où les quelques rares édifices encore debout – et dans quel état – sont de conception soviétique. Quant aux noms des rues, soit ils ne sont pas indiqués (cas le plus fréquent), soit ils sont en arménien, donc illibles pour nous, soit, mais c’est rare, en caractères cyrilliques. Bref, comme en outre, à cause des travaux, pas mal de rues sont fermées, le petit plan dont nous disposions se révèle très rapidement inutile. Nouvelle déception en découvrant la place de la République, les fontaines et le plan d’eau qui apparaissent sur toutes les photos, sont inexistantes. Mais la place, malgré son aspect pharaonique, a de la gueule.
On apprend aussi à traverser les rues, exercice périlleux s’il en est. Le trafic est dense, essentiellement composé de taxis et de minibus. Il y a bien des feux tricolores dont le respect semble lié à l’humeur du conducteur ; quant aux passages pour piétons, ils sont purement décoratifs. On regarde donc la façon de procéder des autochtones et on les imite ; en général, une rue se traverse en deux temps avec un bref arrêt sur la ligne blanche. Au début, c’est assez impressionnant mais on finit par s’habituer. Retour à l’hôtel et repos bien mérité. Bonne nouvelle : contrairement à ce que disent les guides, il n’est pas nécessaire de se rendre au consulat du Haut Karabagh pour obtenir les visas ; ceux-ci se font sur place. Après avoir repris des forces, on retourne au centre et à l’Office du tourisme où l’accueil est chaleureux et efficace. On explore un peu plus la ville qui, au soleil et avec tous les arbres qui bordent les avenues se révèle plus agréable qu’au premier abord. On visite le musée National d’Histoire, de conception archaïque et de type soviétique avec ses gardiennes de salles en cache-poussière, mais dont la visite est indispensable avant de partir à la découvert du patrimoine arménien. Le retour à l’hôtel, pas loin du centre cependant, se fait à travers de rues où abondent les nids de poules, totalement dépourvues d’éclairage. Demain, se munir de la lampe de poche si on veut éviter les entorses ou de se heurter à un engin de chantier.
Mercredi 29 : Nos souhaitons nous rendre au monastère de Gueghard. Très aimable, la jeune fille de l‘accueil nous indique quel minibus prendre pour nous rendre à Massiv Market, d’où partent les bus pour Garni. Et, initiative très intelligente, elle nous inscrit tous ces noms en caractères arméniens sur un petit papier qui se révèlera bien précieux. Au terminus, une passagère nous conduira jusqu’à la « gare » des autobus que nous aurions eu du mal à trouver pas nous-mêmes. Le bus nous emmène un peu plus loin, jusqu’à Gokht d’où nous prendrons un taxi que nous partageons avec un couple tchéco-arménien. Le monastère est superbe, dans son écrin de verdure et collé contre la montagne. Trois églises troglodytes complètent l’église centrale et la décoration tant intérieure qu’extérieure est superbe. Deux heures ne seront pas de trop pour flâner dans cet endroit magique que nous quittons au moment où arrivent les cars de touristes et d’écoliers qui mettent fin au climat de quiétude. Nous revenons par Garni où se dresse, entièrement reconstitué, le seul temple qui témoigne du passage des Romains. Cela ne vaut pas les temples d’Italie mais l’endroit ne manque pas de charme avec le canyon en contre-bas. Retour et dîner à une petite terrasse près de la place de la République où nous nous divertissons en observant le manège - qui se veut discret, mais c’est loupé – de prostituées accrochées à leur téléphone portable. A voir les va-et-vient, la clientèle ne manque pas.
Jeudi 30 : Au programme de ce jour, visite d’Edjmiatzin, le « Vatican » de l’église arménienne avec sa cathédrale, son musée, ses monastères et son séminaire. L’ensemble est agréable, très calme avec les allées bordées de fleurs. Trouver un bistro pour boire un petit café se révèle plus compliqué. On le prendra à Erevan où nous serons de retour en début d’après-midi. On commencera par faire un petit tour au Marché central dont la porte de cuivre est imposante. Il est difficile de résister aux marchands qui veulent à tout prix que l’on goûte leurs produits (pèches, raisin, miel, fruits confits, fruits secs, …) sans obligation d’achat. Un peu plus loin, mais pas facile à trouver, le musée Parajdanov, ce cinéaste géorgien aux talents surréalistes. Sa maison-musée abrite une collection de collages et de peintures assez extraordinaires. Pendant toute la visite nous serons suivis comme nos ombres par la propriétaire qui parle un peu allemand et surveille tous nos gestes comme si nous étions des malfaiteurs potentiels. On dînera au restaurant Haiq, pas très visible, installé dans un sous-sol de l’avenue Machkots – en outre les indications sont en arménien – où on dégustera la vraie cuisine arménienne pour un rapport qualité-prix qui défie toute concurrence. Si on ajoute qu’en se réclamant de Envoy Hostel on bénéficie encore d’une réduction de 20%… ! Cerise sur le gâteau, la bière pression n’a rien à envier aux bières belges et le taboulé y est remarquable. Vendredi 31 : Départ pour le Karabagh. A la gare routière, pas de guichet, comme on le signalait plus haut, mais une belle anarchie. Les chauffeurs de minibus, tout comme en Amérique latine, se disputent les clients. Ausitôt accrochés, aussitôt installés . Comme nous sommes les derniers, le minibus part sans plus attendre. La suspension, ce qu’il en reste du moins, a dû connaître des jours meilleurs car les cahots ne sont pas dus à l’état de la route comme nous pourrons le constater au retour dans un véhicule moins vétuste ou mieux entretenu. La route nous semble longue et la halte déjeuner est la bienvenue. Les autres passagers, distants jusque là essaient de communiquer avec nous. C’est laborieux mais, la bonne volonté et toutes les ressources linguistiques et gestuelles aidant, on y arrive. Du coup, nous sommes le centre d’intérêt de l’ensemble des passagers qui nous indiquent ce qu’il faut voir dans le paysage, nous interrogent sur nos projets de séjour, …La fin du voyage en est devenue agréable et de bon augure en ce qui concerne la suite. Cette expérience, nous la revivrons tout au long de notre séjour. Discrets d’abord, respectueux de l’étranger, les Arméniens que nous rencontrerons rechercheront toujours une occasion d’établir un contact, de proposer leur aide en cas de nécessité, sans jamais s’imposer mais avec le désir manifeste d’essayer de briser la barrière de la langue. Au Karabagh nous devons, en principe, loger chez un Français qui réside depuis trois ans en Arménie et dont nous avons trouvé l’adresse sur Internet.
Oui mais nous avons stupidement oublié de prendrenote de son téléphone et de l’adresse de son domicile. Qu’importe, Internet nous sauvera… à condition que le correspondant soit devant son ordinateur. Et ce n’était pas le cas. Quand, enfin, il a pu prendre connaissance de notre message, c’est son ordinateur qui l’a trahi. Après deux heures d’attente, on on envoie un ultime message disant que nous abandonnons et que nous allons nous mettre en quête d’un logement à Stepanakert quand, miracle, la préposée au téléphone se penche à la fenêtre et crie un mot qui ressemble à mon nom nom : c’est Armen qui nous a localisés et nous envoie un taxi taxi ; en effet, il n’habite pas à Stepanakert, mais à Couchi. Mais nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises. Arrivés à Couchi, Armen nous attend au coin de la rue ; heureuse initiative car, à voir l’immeuble où il habite, un vestige de l’architecture soviétique qui, en apparences, relè- relève plus du clapier à lapins ou de la cage à poules (il y a d’ailleurs quelques spécimens qui errent dans l’entrée) ; à voir les escaliers de pierre qui n’ont plus vu l’ombre d’un balai depuis la chute du mur de Berlin, nous n’aurions jamais osé franchir le pas de la porte ( d’ailleurs absente). Heureusement l’appartement d’Armen n’a rien de commun avec l’aspect extérieur. Petit café et organisation de la suite de notre séjour au Karabagh. Nous nous mettons d’accord sur les sites que nous souhaitons visiter.
Samedi 1 septembre, départ pour le monastère de Dadivank qui se trouve à l’extême nord. Il nous faudra trois heures pour l’atteindre, les derniers tronçons de route étant dans un triste état. Au passage, on rencontre des traces de la guerre, tanks détruits, modestes croix portant les photos des malheureux tankistes. Au paysage d’abord agricole se substitue un paysage de forêts ; c’est dans ce superbe environnement qu’est situé le monastère. Il est en pleine restauration. Si la première restauration est correcte, celle qui est en cours ne laisse rien présager de bon. On restera longtemps à flâner dans la galerie et à admirer la sculpture des donateurs
Sur le chemin de retour, premier arrêt au village de Vank. Si ce village a la « chance » de bénéficier des largesses d’un généreux donateur de la Diaspora domicilié à Moscou, on ne peut dire que ses conceptions de l’esthétique relèvent du meilleur goût. Le jaune et le vert dominent partout et l’hôtel, en forme de bateau baptisé « Titanic » détonne dans le paysage.On s’y désaltère quand même et, de la terrasse, on distingue sur la montagne le monastère de Gandzassar. Comme le généreux donateur a aussi penser à faire une route d’accès, la montée ne sera pas trop dure. L’ensemble des bâtiments monastiques est harmonieux, bucolique même. Le portail de l’église est superbe comme les sculptures du clocheton. Heureusement, nous n’avons pas oublié les jumelles (accessoire indispensable, comme la lampe de poche, cfr. plus bas). A Chouchi, nous allons dîner dans un chouette petit resto qui nous a été recommandé par Armen. Il est situé à l’écart – c’est le moins qu’on puisse dire – mais le déplacement vaut la peine tant pour l’accueil que pour la qualité du repas. Mais au retour, la nuit est tombée et il fait noir comme dans un four. Heureusement qu’il y a la lampe de poche. L’obscurité et « l’unité architecturale soviétique » aidant, nous nous trompons de maison. Pas pour longtemps car les séquelles de la période soviétique sont bien présentes et, dès la première volée d’escalier, une porte s’entrouve et une voix nous demande ce que nous faisons là. On s’excuse et on passe à l’immeuble voisin. Le bon, cette fois.
Dimanche 2 septembre. C’est jour de fête et notre hôte a prévu que nous allions ensemble à Stepanakert, nous brossant un tableau dithirambique de ce que nous allions y trouver. Mais il changera d’avis et nous visiterons Chouchi où, quoiqu’en dit notre hôte, il n’y a pas grand chose à voir, la ville ayant été presque entièrement détruite lors de la guerre. Deux mosquées à moiié en ruines, un fort dont les murs sont en bon état de conservation. Bref, ce tour de Chouchi nous prendra deux heures. Finalement, c’est le petit spectacle organisé pour la fête qui nous séduit le plus par sa bonhomie, sa gentillesse et sa qualité : un spectacle de marionettes que nous comprendrons même grâce à la gestuelle et à la manipulation, des danses très élégantes et de la musique traditionnelle jouée sans fausses notes. Enchanteur. Dîner au même resto, « chez Robert », paraît-il. Puisque nous sommes déjà venus la veille, l’accueil est encore plus démonstratif et le repas tout aussi délicieux. Cette fois, nous ne nous trompons pas de maison en rentrant.
Lundi 3 septembre. Un nouvel hôte, Vasguen, un Arménien de France, se joint à nous. On part tôt le matin car la journée sera longue. Premier arrêt, Avetaranots, un très beau village d’un millier d’habitants dans la montagne. L’église est en réfection. Armen et Vasguen discutent avec les ouvriers qui essaient sans trop de conviction de remettre en route une pompe récalcitrante. On va chercher de l’eau fraîche, on bavarde ; en brossant l’épaisse couche de poussière qui recouvre des pierres, on découvre de magnifiques bas-reliefs. Quant on repart, la pompe ne semble toujours pas décidée à fonctionner. Nous ne connaîtrons pas la suite.
L’étape suivante doit nous conduire à un petit monastère situé dans la montagne. De la route, enfin, de ce qui sert de route, on devine de temps en temps son clocheton. Trouver le chemin qui y mène est une autre paire de manches. Et personne pour nous renseigner. On emprunte alors, avec le taxi – c’est costaud les Volga soviétiques - des chemins de montagne qui, chez nous, exigeraient l’empli d’un véhicule 4x4, tous terrains. Devant les masses rocheuses qui se présentent sous les roues de la Volga, le chauffeur, prudemment, décide quand même de ne pas pousser plus loin. On n’ose pas imaginer une panne dans ce coin totalement isolé. On continue donc à pied sous un soleil de plomb en se fiant à notre intuition. Le monastère « devrait » se trouver à notre droite, …finalement, c’est à gauche qu’on le trouve au détour du chemin. Mais nous ne sommes pas seuls. Des soldats censés y travailler sont en pleine sieste. Le monastère est dans un piteux état, rempli de grafitis en russe, du sol jusqu’au toit – les soldats qui ont fait cela devient être de solides acrobates encore à jeun au moment de commettre leur crime - graffitis peu élogieux pour les Arméniens, leurs mères et leur religion selon Armen qui comprend. Lui est très déçu, moi un peu moins car c’est un témoignage instructif de l’image que les Russes se faisaient des Arméniens (et aussi de la « culture » de la soldatesque envoyée là-bas.). Le retour se fait par le monastères d’Amara, avec une très belle enceinte surmontée d’une tour. L’intérieur, trop restauré à notre goût est assez décevant, hormis la crypte. On s’arrête dans quelques villages pour regarder les monuments commémoratifs de la guerre du Haut Karabagh. Les représentations des soldats morts au combat sont gravées dans la pierre. Tous sont des gars de 19 à 30 ans. Le spectacle est émouvant et on prend conscience du prix que la population à dû payer à cette guerre. Enfin, arrêt obligatoire à Stepanakert pour régler les problèmes du visa au Ministère des Affaires étrangères– il nous reste moins d’une heure pour nous mettre en ordre - . Cela nous coûte 11.000 drams avec, en prime, la grogne de la secrétaire qui caressait sans doute l’epoir de partir avant l’heure. Mardi 4 septembre. Chouchi-Goris. Il faut se lever tôt. Le chauffeur de taxi doit encore passer chercher sa fille pour la conduire à l’école. C’est sympa, mais le temps passe. Comme on a bien marchandé le prix, que le chauffeur est sympathique, nous sommes mal placés pour avoir encore des exigences. On arrive à la gare routière dans les délais, on est dans les temps, mais c’est juste. De toute façon, le combi n’étant plas plein, on attendra encore une demi-heure. Dans le bus, un monsieur très handicapé et une dame très excitée qui n’arrêtera pas de monter et descendre du véhicule au grand dam de l’handicapé qui doit la laisser passer. Dans le bus, on n’entendra qu’elle ; elle a le verbe haut et, bien sûr, nous n’y comprenons rien. Les autres passagers si, mais ils auront vite fait d’en avoir assez à en juger par les mimiques. N’empêche, le combi devra s’arrêter selon ses ordres devant ce qui nous semble être une base militaire. Elle descend en courant avec, en mains, une poignée de chandelles. Les hommes descendent fumer une cigarette en attendant son retour. Quand elle revient, c’est pire qu’ avant ; elle a l’air complètement déjantée, crie, hurle. Apparemment, elle raconte ses malheurs mais seule une vieille dame semble compatir. Bref arrêt au poste frontière pour que nous puissions prouver que nous avons payé nos visas. Simple formalité avec des fonctionnaires très aimables. Plus loi, nouvel arrêt pour notre voisine qui va brûler de nouvelles chandelles dans une magnifique petite église qui surplombe la vallée. L’environnement est époustouflant, notre brûleuse de chandelles aussi. Cette fois, c’est l’hystérie, elle embrasse les murs, les portes ; elle hurle, elle pleure, elle gesticule, … Arrivé à Goris, le bus nous dépose devant une station d’essence en dehors de la ville. Petit café, taxi. Le chauffeur veut nous conduire à un hôtel, mais j’insiste pour qu’il nous dépose au marché. Munis d’adresses trouvées dns le guide, je m’apprête à partir à la recherche d’un logement losque je suis abordé par un monsieur très aimable ; il est le patron d’un bed and breakfast. Je négocie le prix, il hèle un taxi – qu’il paie –et nous voilà chez lui. Superbe maison entourée de verdure, avec terrasse de laquelle on a une vue sur toute la ville. Chambre à l’avenant. Une famille accueillante, discrète, serviable et, cerise sur le gateau, la patronne est une cuisinière hors pair et cuisine arménienne succulente (les meilleures feuilles de vigne farcies que nous ayons jamais mangé). Le premier après-midi est consacré à une balade dans la ville, bien agréable avec ses petites maisons à un étage, isolées les unes des autres et ses restes de quartiers troglodytes. Ce n’est pas pour rien que Goris soit qualifiée de « petite Cappadoce ». Nous terminerons notre promenade en sirotant une bière à une chouette terrasse bien ombragée. Mercredi 5 septembre. Levés à 08 h.30 et le petit déjeuner, copieux, variés (choix entre plusieurs sortes de cafés et de thés) nous attend déjà. Le taxi aussi (quand le taxi est réservé depuis l’hôtel ou le B.and B. le prix défie toute concurrence, sutout s’il s’agit d’un ami du patron qui peut se faire ainsi un petit extra). Nous passerons la matinée dans la vallée de Kendzoresk au milieu de cheminées de fées, d’habitats et d’églises abandonnées. La végétation est abondante, les mûres sont à point et l’eau coule partout. Comme notre chauffeur s’est révélé être un excellent guide doublé d’un bon conducteur, jovial en plus, nous le réquisitionnons pour l’après-midi. Nous prenons la route qui mène en Iran et nous croisons beaucoup de camions de ce pays puisque c’est, avec la route qui mène en géorgie, le seul point de communication entre l’Arménie et le reste du monde. Toutes les importations passent obligatoirement par ces deux routes. C’est une route de montagne, sinueuse, avec de beaux points de vue. Sur le côté, un rstaurant qui accueille les voyageurs iraniens. Les cars qui assurent la liaison Erevan-Téhéran sont luxueux. On loge la frontière avec l’Azebaidjan, l’ennemi juré des Arméniens. Pas de militaires, pas de barbeléq, rien qui puisse faire croire qu’à cinquante mètres se trouve un autre pays avec lequel l’Arménie est toujours en guerre. Mais qui irai se perdre dans ces montagnes ? On quitte la route pour s’enfoncer dans une magnifique forêt(Chênes, érables, sorbiers, frênes, .., sur une piste pas trop mauvaise. Après une heure de trajet, nous atteignos le monastère de Bheno-Noravank. Extérieurement, il ne paie pas de mine : un gros parallélipipède de basalte. Mais l’intérieur.. ! La décoration des encadrements de portes d’abord, puis, quand on s’est habitué à la faible lumière, on découvre dans les coins supérieurs de superbes bas-relifs qui font immanquablemùent penser aux sculptures préromanes. Tout autour, c’est l’effervescence. Il y a là plusieurs familles qui préparent un barbecue géant. Les femmes s’affairent pendant que les hommes… jouent aux cartes (deux d’entre eux, cependant, activent le feu). Les plus jeunes veulent parler avec nous. L’un a appris l’allemand et ne se débrouille pas mal du tout à la grande fierté de son père. On fit des photos, mais ils n’ont pas d’adresse et nous sommes bien marris de ne pas pouvoir les leur envoyer. (Le fonctionnement de la poste a l’air très particulier comme on nous l’expliquera plus tard). On nous invite à partager le repas, ce que nous aurions accepté volontiers, mais notre taximan devait rentrer. On se confond en excuses de crainte de heurter leur hospitalité. Sur le chemin de retour, notre chauffeur s’arrête pour cueillir des mûres au risque de frôler l’indigestion (mais elles sont tellement bonnes…) et…frotter sa voiture avec son petit chiffon à chaque arrêt. On arrive même à se comprendre : avec les dix mots d’arménien que nous avons appris, les trente de russe, séquelle d’un apprentissage ancien et frustré de cette langue, quelques mots d’anglais, des gestes et des fous rires partagés. Bref, une journée formuidable qui se termine par un repas tout aussi formidable chez nos hôtes. Jeudi 6 septembre. Le taxi vent nous prendre à 9 h.30. On prend en charge un médecin qui doit se rendre à l’hôpital. Le chauffeur est moins bavard, mais la route est difficile et il se cncentre sur sa conduite. Direction : Tatev. Encoe une route merveilleuse, malgré les innombrables nids de poules. Arrêt près d’un belvédère qui, outre une magnfique vue sur le canyon, permet de voir, dans le lointain, le monastère de Tatev (encore une fois, les jumelles étaient les bienvenues). Sur le chemin du belvédère, nou rencontrons deux franco-arméniennes qui connaissent bien Armen de Chouchi chez qui elles iront aussi loger (le monde est parfois petit). Nouvel arrêt au « Pont du diable » et ont atteint enfin cette merveille qu’est le monastère de Tatev, perché sur sa palte-forme, au bord du précipice. C’est un grand monastère fortifié avec de nombreux bâtiments, une belle grande église et une autre, mignonne, avec ses portes et ses chambranles sculptés. On visite, on flâne, on s’imprègne de l’atmosphère. Hormis les deux franco-arméniennes et un couple de belges, nous étions les seuls sur le site. Avant de prendre le chemin du retour, notre chauffeur nous emmène dans un endroit qui surplombe le monastère pour que nous puissions prendre des photos. Nous demandons au chauffeur s’il connaît un autre monastère qui s’appellerait Tatev du bas. Il connaît, mais nous dit qu’il n’est pas accessible. Du haut de la montagne, il nous indique vaguement où il se trouve ; mais sur la route, il s’arangera qand même pour que nous le dévouvrions en « vue aérienne ». C’est un ensemble recouvert de végétation, mais à l’œil nu – et surtout aux jumelles- on distingue parfaitement l’encente, les bâtiments monastiques – ou ce qu’il en reste – et l’église. A Goris, nous rencontrons de nouveaux hôtes, un couple de Hollandais et un couple d’Arméniens qui travaillent pour l’UNICEF. Avant de dîner tous ensemble, nous descendons en ville à la recherche d’un local internet. Comme je tapote le clavier de l’ordnateur, une jeune femme nous entendant parler français me demande une explication grammaticale, prétexte surtout à entamer la concversation et à nous inviter à visiter le centre pou la défense de la langue française dont elle s’occupe. Nous apprenons que Goris a 6 écoles qui ont choisi le français comme première langue étrangère et que la ville est jumelée avec Vienne en France. Comme j’étais inspecteur de français et de langues romanes en Belgique, les questions fusnt et tout se terminera par une séance photos. Nous serons dans la presse… ! Au retour, la table est dressée sur la terrasse, le Hollandais a acheé du vin (pas fameux) et le patron une énorme pastèque. Après le repas, il nous dera goûter le vin maison, une rude épreuve pour les estomacs, et une vodka maison aussi qui fait oublier le vin précédemment ingurgité. Fameuse sa vodka !!! Au rang des bons souvenirs. Bref, une soirée très agréable. Dommage que demain, il faut leve le camp. Mais nous aurons gardé un bon souvenir de Goris et de cette famille si accueillante. Vendredi 7 septembre. Goris-Yeghernadzor. Pas de problème de places dans le combi : le patron du B.and B. a téléphoné à l’agence pour qu’on nous réserve deux places. Heureusement parce que le minibus est plein. On s’enfonce dans la vallée de l’Arpa au long de laquelle sont aménagés des espaces pour piqueniquer, se baigner, …On fera d’ailleurs un arrêt-pause dans un des ces endroits, ombragés, le long s’une petite rivière, avec un bar qi sert des rafraichissemnts. A 13 h.30, nous sommes déjà à Yeghernadzor. Il faut le savoir car le chauffeur nous a déposés le long de la route poussiéreuse, un peu en dehors de la ville comme nous nous en apercevrons. Mais le bus continue, lui, vers Erevan et, par conséquent, il n’entre pas dans la ville, une ville très quelconque. Le B.B se trouve dans un quartier à l’autre bout de la ville. On dépose ls bagages et on part à la découverte de Yeghernadzor… Que faire en attendant le soir ? Car il n’y a rien à faire à Yeghernadzor. Comme l est encore tôt, que Noravank n’est pas loin, à pene une dizaine de km. j’avise un taxi, on débat du prix et nous voilà partis. Une fois de plus, le chauffeur est agréable, nous montre le paysage, nous montre des habitations troglodytes, s’arrête pour que nous puissions conempler le paysage à notre aise et prendre des photos. L’ensemble monastique est fabuleux dans son cirque de montagnes avec les reflets du soleil dans les pierres ocres. Les décorations, les tombes, les sculptures, …et la mauvaise idée de grimper à l’étage de l’église par un escalier de pierre, étroit. Monter n’est rien, mais descendre…donne le frisson. Nous resterons là aussi un sacré temps à nous en mettre plein la vue, à jouir de l’atmosphère, du spectacle. Et chapeau pour ces chauffeurs de taxis, pour leur cordialité, leur patience – parce qu’ils attendent le temps qu’il faut, ou bien nous accompagne pour regardr avec nous ou nous montrer un détail – Et toujours avec le sourire. La soirée nous change de Goris. Pas de repas prévu au B.B. En ville ( ?) pas de restaurant. Comme on se renseigne, un monsieur bien aimable nous conduit avec sa voiture dans un restaurant le long de la route, avec petits salons privés, …Ce n’est pas ce qu’on pense car, en Arménie, il est fréquent, dans les restaurants de s’isoler dans une pièce séparée, parfois par une simple cloison, pour manger entre amis ou en famille. Nuit très chaude. Chaleur et moustiques. Samedi 8 septembre. Retour à Erevan. Le chauffeur du combi se prend un peu pou Schoumi et nous mettrons mons de deux heues pour atendre la capitale. On nous dépose loin du centre. On prend un taxi, mais il ne connaît pas l’adresse. Comme nous avons déjà une petite connaissance de la ville, du moins de ses grands axes, c’est nous qui le pilotons. Comme il n’y pas de chambre libre, on laisse les bagages et on décide de trouver l’endroit où prolonger nos visas puisque ceux-ci ne sont valables que pour trois semanes et que nousa vons l’itenion de rester un mois. Commence alos la galère – qui nous permet de ben visiter la ville ; chaque chose a son avantage – On s’adesse, cela paraît logique – à une agence de voyage. On nous explique très bien où cela se trouve, comment y aller, …on remercie et, quand on arrive à l’endroit indiqué, tout est faux. Je passe sur les autres péripécies. Après de longues promenades, on trouve enfin quelqu’un qui sait. Hourrah ! C’est au fond d’une cour à gauche, cour invisible de la rue que se trouve l’endroit tant convoité, mais…c’est fermé. Il y a bien un personnage en uniforme à l’intérieur mais il refuse de nous parler. Il faudra beaucoup d’insistance, de patiencepour que, lassé de nous avoir sans doute dans son champ de vision et comprenant que nous n’étions pas près de partir (après avoir tnt cherché !!!) qu’il a consenti à s’extraire de son fauteui pour nous dire que le bureau serait ouvert le lundi à 11 h. On se rend alors au musée des enluminures qui se trouve tout en haut de la ville. Génial, une collection incroyable de livres et de manuscrits anciens, le plus vieux daté de 987, des livres d’histoire, de mathématiques, de géograpie, de sciences, des cartes, …et des enluminures extraordianaires. Et il paraît qu’on ne voit qu’une infime partie des trésors que détent ce musée, le reste se trouvant das des caves blindées. Nous consacrerons la fin de la journée à la visite de la nouvelle cathédrale. Une erreur de lecture de plan nous fait errer dans des quartiers moins connus, plus populaires et très animés. Se perdre est parfois positif. Nous trouverons enfin la cathédrale apès avoir traversé un mignon parc infantile. La cathédrale a de la gueule ; elle est immense, un très beau lustre la décore, mais l’ambiance est froide. Comme c’est samedi, c’est le jour des mariages et nous assisterons à la fin d’une cérémonie. L’ambiance n’est pas au recueillement ; les gens vont, viennent, les amis se retrouvent, bavardent pendant que le prêtre poursuit l’office qui ne sera troublé que par la présence d’une illuminée qui invoque on ne sait quelles divinités dans l’indifférence générale. Au retour, on retrouve Vastgen de retour lui du Karabagh. Il nous apprend une bonne nouvelle :on peut obtenir la prolongation du visa à l’aéroport avant l’envol. Une joiurnée de gagnée. Dimanche 9 : journée pleie de surprises. Au petit déjeuner, nous faisons la connaissance d’un Anglais, originaire de Pologne qui poursuit des études en France, parfait polyglotte, anglais, polonais, russe, français. On échange des informations puis on s’en va prendr eun bus pour Achtarak qui devrait être notre point de départ pour la visite du monastère de Hohvanavan ; on voit un minibus prêt à partir, mais…c’est un privé qui se dispose à emmener un goupe. On nous indique où prendre notre bus puis, on nous rappelle. En fait, le groupe est une chorale qui va chanter un office à Ochakan. Ils nous proposent, si cela nous intéresse, d’aller les entendre et ensuite, ils nous déposeront à Acharak. On accepte et on ne le regrettera pas. Ce sont de vrais professionnels – parmi eux des chanteurs de l’opéra d’ Erevan – et nous assistons à un superbe concert dans une église quasi vide. Les quelques assistants somnolent, voire dorment carrément, ou se promènent pendant l’office. Nous faisons de même, visitant la crypte dans laquelle se trouve le tombeau de l’inventeur de l’alphabet arménien et l’ensemble de khatchkar dans le jardin de l’église qui ne sont pas des monuments funéraires, mais bien les lettres de l’alphabet représentées chacune par un khatchkar. Nos chanteurs, comme promis, nous déposent à Achtarak où je négocie un taxi pour nous emmner au monastère situé au bord d’un profond canyon. Le tympan sculpté est remarquable et aux alentours, quelques beaux khatchkar. Aux jumelles, on distingue dans le lointain, un autre monastère qui surplomb ele même canyon. Très aimablement et sans que nous le lui ayons demandé, notre chauffeur nous ramène au-delà d’Achtarak sur la route principale à l’endroit où on peut arrêtre les minibus de passage. Chance : il y en a un en partance et il reste deux places. Il est du genre poussif et, en blague, je dis qu’à cette allure, nous ne sommes pas près d’arriver à Erevan. Sitôt dit, le bus s’arrête. La panne. A force d’essayer de le remettre en route, c’est la batterie qui meurt. Comme la route (pardon l’autoroute) est en légère déclivité, tout le monde s’y met pour pousser le véhicule de l’autre côté en franchissant le terre-plain. En Europe, c’est la catastropàhe assurée mais en Arménie cela semble faire partie des aleas du voyage. Pas de bras d’honneur, pas de coups de klaxon, …Nos efforts seront de toute façon inutile. Nous n’attendrons pas longtemps que passe un autre combi en bon état. Lundi 10 : on retrouve notre anglo-franco-polonais qui part vers le sud alors que nous prenons la direction du nord, destination Dilidjan. Autoroute juqu’à Sevan, on longe une parie du lac d’un vert émeraude sous les rayons du soleit et, après la traversée d’un long tunnel, nous découvrons une végétation totalement différente, de la moyenne montagne entièrement recouverte de forêts épaisses. 0 Dilidjan, nous avons une adresse de B&B donnée par l’Office de tourisme d’Erevan et confirmée par nos deux guides. Comme nous avons du mal à nous orienter, on prend un taxi qui nous emmène loin, trop loin à notre gôut, mais il n, ’est palus possible de faire marche arrière. En plus le chauffeur n’est pas sympa du tout – c’est le premier du genre -. L’adresse est correcte mais, apparemment, où les clients ont très rares où le B&B n’existe plus. Il faudra du temps et beaucoup d’insistance pour qu’une dame âgée vienne nous ouvrir. Puisque nous sommes là, on prépare vite une chambre avec un lit qui a dû connaître les ébats de plusieurs générations. Le milieu n’est pas un creux, mais une tranchée ; on nous sert des fruits pour meubler l’attente. Nos hôtes, qui ne parlent que l’arménien et le russe, font l’impossible pour communiquer et, finalement, ils nous mettent en communication téléphonique avec une amie censée parler anglais. On finit par faire comprendre que nous aimerions connaître le prix du logement d’abord et que nous souhaiterions visiter deux monastères Gotchavan et Hagartsin situés dans les environs. Finalement on négocie un « paquet » : chambre, dîner, petit déjeuner et véhicule pour se rendre aux monastères pour 19.000 drams. C’est le gendre qui nous emmène dans une jeep de l’armée russe qui doit avoir fait la guerre de quarante. Mais elle roule et cela suffit. Comme d’habitude, nous aurons largement le temps de visiter, de flâner et de prendre des photos à notre aise. Les deux monastères valent le déplacement, chacun dans un environnement différent, l’un sur une butte dans la montagne, l’autre dans le creux d’une vallée ombragée. D’après ma carte, de Dilidjan, il y a une route qui devrait nous permettre, avec des changements de bus, d’atteindre Hagbad et Sanahin. D’après nos hôtes, ce n’est pas possible, mais, bizarement, le gendre veut quand même bien nous y conduire moyennant un prix pharamineux. Mardi 11 : On décide donc de prendre un bus pour Dilidjan qui ne se trouve qu’ à une trentaine de km. Cela ne prendra qu’une grosse demi-heure. La première impression est favorable. Enfin une ville très animée avec un centre qui s’articule autour du marché et il y a même un office du tourisme auquel je me rends illico. Je suis accueilli – où plutôt je drange deux fonctionnaires qui regardaient la télévision et qui ne parlent que l’arménien (même pas le russe). C’est génial por renseigner des étrangers, mais il ne doit pas y en avoir beaucoup. Enfin, autant pour se débarrasr de moi que pour retourner voir le feuilleton, ils me donnent un dépliant avec les adresses de tous les B&B de la ville, dépliant très bien fait, avec des dessins des maisons. Heureusement qu’il y a des dessins d’ailleurs car, dans une ville que tous ses habitants connaissent, aucun, en apparence, ne connaît les noms des rues. D’après les dessins, je repère une maison qui n’a pas l’air mal, reste à la trouver. Après une longue promenade, je crois l’identifier au loin. Quelqqu’un m’oriente, c’est le cas de le dire, et je la trouve enfin. Je frappe, je sonne, j’entre dans la propriété (tout est ouvert) mais personne. Je m’adresse à une petite échoppe. Le patron téléphone ; pas de réponse. Ils donne ensuite une série de coups de téléphone et arrive à contacter le fils de la maison qui, rapidement – mais tout cela a pris près de deux heures et ma femme m’attend avec les bagages à l’arrêt des bus – vient me chercher. On redescend en villa e à pied, on récupère ma femme, on prend un taxi pour aller chercher une voisine qui étudie à l’université et on revient. Entretemps, la patronne, avertie, est revenue et nous réserve un accueil digne d’hôtes de marque : café, fruits, petits gâteaux ; la maison est superbe avec sa terrasse d’où on a une belle vue sur la ville, chambre immense et excellent lit. C’est Byzance. On bavarde un peu avant de faire un tour en ville où on nous reconnaît déjà – du moins ma femme à qui, pendant son attente, on a demandé moult fois si elle avait besoin d’aide. Au marché, on tombe en admiration devant les étals où les fruits sont exposés en jolies pyramides. Je demande l’autorisation de photographier un étal…Non seulement on me la donne, mais tout le monde se précipite, pour être sur la photo. On nous invite à nous asseoir, on nous offre des fruits pêches, pires, raisin, … Les marchands des alentours arrivent l’un avec des fruits, l’autre avec le traditionnel vin maison – on fera croire que ma femme est diabétiques pour y échapper après la première gorgée, et cela a bien marché, l’une des marchandes souffrant de cette maladie, mais pour de vrai, elle – la vodka, …Echange d’adresses ( ?) mais comme il n’y a pas de système postal, l’envoi des photos est trsè hypothétique. On a bien du mal à expliquer à nos hôtes que nous devons les quitter, mais on promet de se revoir. On terminera cette promenade bien agréable en sirotant une bière sur une petite terrasse au bord de la rivière et sous la surveillances de deux immenses grands-ducs enfermés dans une cage bien étroite pour eux. Au retour, une autre surprise nous attend. Madame nous présente sa voisine, Astrik, une jeune étudiante en français de l’université qui, sous prétexte de mettre son français en pratique, nous servira de guide tout au long de notre séjour. Mercredi 12 : Idjevan. On négocie avec un chauffeur de taxi rencontré la veille le prix pour se rendre à Makaravank. Pour la première fois, le temps est couvert et le monastère est dans les nuages, ce qui lui donne un certain charme. On rentre dans l’après-midi, le soleil est revenu et on flâne en ville où de plus en plus de gens nous saluent. Le soir, le mari de madame étant revenu, on bavarde et nos hôtes nous dissuadent d’aller à Hagbad et Sanahin par le chemin que nous avions choisi – trop dangereux, on se demande pourquoi, trop difficile, vous allez vous perdre, …- Nous opposons que la roue qu’ils nous indique est interdite pour raisons militaires (elle longe la frontière azeri et les miltaires s’y regardent en chiens de faïence quand ils ne tirent pas dessus à l’occasion). Bref, on discute et ils nous persuadent de partir en voiture avec un de leurs amis qui n’est autre que le père d’Astrik. Cela permettra à sa fille de faire l’excursion et surtout, mais c’est l’implicite, permettra à son père d’arrondir un peu sa fin de mois avec notre contribution. A Idjevan, seule un centaine de personnes ont un emploi dans les deux ou trois seules petites entreprises qui existent et, comme dans beaucoup d’endroits, il faut se débrouiller pour vivre. Jeudi 13 : on part tôt car la route sera longue. Nous longeons cette zone frontière. De l’autre côté de la route, un village entièrement rasé, seule subsise l’église. On ne peut pas s’arrêter et on me déconseille de photographier car, à mons de eux cents mètres, on distingue le dispositif militaire et les soldats qui surveillent. Du haut du col, on voit bien un lac, azéri, selon la carte, arménien selon notre chauffeur. Les paysages sont superbes. On arrive enfin à Haghbad, très bel ensemble avec un Khatchkar représentant une crucifixion, unique en son genre. On y croise une poignée de touristes. On revient par Alaverd, ville industrielle (cuivre), mais surtout beaucoup de ruines industrielles et une cheminée qui crache une fumée qui forme un véritable nuage qui empêche la vue. On traverse ensuite un paysage curieux fait de plateaux qui se succèdent et qui forment de véritables parallélipipèdes séparés les un des autres. Le monastèrede Sanahin est encore différent, avec on gavit ouvert son église sombre, les tombes culptés qui forment le sol du gavit, les statues des donateurs au sommet du chevet On fait l’impasse sur Odzum pour essayer de trouver le monatère de Kobaïr, indiqué sur les cartes, mais très approximativement. Il faudra demander plusieurs fois le chemin, faire des allers-retours sur une route qui traverse des paysages de toute beauté pour enfin, trouver un petit chemin qui grimpe dans la montagne. Une voix qui sort d’on ne sait où nous crie si nous arrivons à une croisée de chemins, s’il faut prendre à droite ou à gauche. Dasn cette végétation très dense, il ya l’une ou l’autre maisons, bien cachées et, çà et là des reines-claudes à se faire damner. La montée est rude, mais pas de traces de monastères. Nous sommes prêts à renoncer, mais je m’entête car il me semble avoir entendu du bruit bien plus haut. Et je ne m’étais pas tompé ; ce bruit était le bruit de gravats que des ouvriers, en train de restaurer le monstère, jetaient dans le précipice au bord du quel il est bâti. Pas de chance, partout des échafaudages qui permettent cependant d’admirer les magnifiques fresques que, pour notre chance, on n’a pas protégées mais au risque de les abîmer définitivement avec les rejets de poussières des pierres sciées à la machine. Fatigués, mais enchantés, n revient par la même route non sans faire quelques achats pour le dîner dans les vllages traversés. Tout au long de la route courent des cochons en toute liberté et le chauffeur doit être attentif. Vendredi 14 : Idjevan-Gavar. C’est à regret que nous quittons cette charmante famille. Il faut d’ailleurs discuter ferme pour payer le prix annoncé sur le dépliant. Madame semble nous considérer comme ses invités, ce que, avec beaucoup de diplomatie, nous ne pouvons admettre Si elle tient un B&B, c’est pour améliorer le quotidien et non pour offrir gracieusement son hospitalité ; connaissions les conditions, ce qu’elle finira par admettre en nous considérant quand même comme ses invités pour un repas. Quand nous arrivons à l’arrêt des bus, le chauffeur a déjà été mis au courant de l’endroit où il devait nous arrêter sur la route puisque nous n’allions pas jusqu’au terminal. (décidément, on prend bien soin de nous). On nous débarque en pleine nature. Il reste des champs à traverser pour rejoindre une autre petite route. De loin, nous avons déjà été repérés par un chauffeur de taxi égaré par là. On s’accorde sur le prix. Il se demande pourquoi nous voulons aller à Gavar, endroit que nous avons choisi, d’après la carte, pour aller visiter le fameux cimetière de Khatchkars. Il nous propose de nous y conduire et de nous ramener à Sevan. Fidèles à notre programme, nous refusons, ce que nos regretterons plus tard. Très aimable, notre chauffeur fera pluieurs arrêts pour nous montrer des monuments, une église, .. qui ne figuraient pas sur nos guides. La route longe le lac Sevan, c’est merveilleux. Comme convenu, le chauffeur nous dépose à Gavar. Selon le Petit Fûté, toujours en retard d’une ou de plusieurs geurres, il y a un office du tourisme. On cherche et on trouve en effet un bâtiment sur lequel est écrit, en russe et en caractères cyrilliques « office du tourisme ». J’entre, je surprends deux vieilles personnes qui m’expliquent qu’elles vivent là et qui, apparemment, n’ont jamais imaginé qu’il habitait un soi-disant ancien office de tourisme. On a soif. Comme il n’y a pas un chat en rue, on entre dans une banque et le garde nous explique qu’il n’y a pas de débit de boissons à Gavar. Il y a bien un tout petit marché, mais rien à boire. Il faut se loger. D’après le guide toujours, il y aurait un hotel datant de l’époque soviétique au quatrième étage ( ?) d’un immeuble cage à poules datant de la même époque et dont l’entrée est jonchée de détritus. Soudaint, o miracles, j’aperçois une jolie maison sur laquelle est indiqué hôtel. Dans la cour, d’énormes voitures, 4x4 ultramodernes, mercédes, BMW. Je m’enquiers, l’accueil est bizarre, comme si je demandais des pastèques chez un fabricant de cercueils. Il y a de la place. On nous montre la chambre, petite, corecte, mais si l’immeuble semble moderne, la plomberie doit être l’œuvre d’un kolkhosien désoeuvré. Le tuyau de douche pend lamentablement, les robients se dévissent, …Enfin, nous sommes contents d’avoir trouvé un toit. Come nous avns toujours soif, on demande un café qu’on nous sert vite fait bien fait sans nous faire payer. Manifestement, nous ne sommes pas les bienvenus. Puisqu’il en est ainsi, on décide d’aller à Noradour visiter le cimetière des Khatchkars, on trouve difficilement un véhicule pour s’y rendre ; le chauffeur sympa se demande aussi ce que nous faisons là. Le fameux cimetière correspond à l’image qu’on s’en fait et vaut le déplacement ; c’est impressionnant. (mais on aurait mieux fait de suivre les conseils du premier chauffeur). Au retour, Gavar est encore plus désert qu’à l’aller. Rien, mais alors, rien, une ville déserte, pas un bruit, pas une âme. Heureusement que nous avons pris de la lecture car la soirée va être longue. A l’hôtel, on ne nous propose pas de dîner, le personnel donne l’impression d’assister à une veillée funèbre . Plus tard, nous verrons d’autres voitures de luxes stationner devant l’hôtel et les gens s’engouffrer dans de petites salles où on leur sert à manger et surtout à boire à voir le nombre de bouteilles vides de vodka que le personnel sortira des salles à manger le lendemain. Au moment de l’addition, on ne paiera que l’hébergement pour une seul personne, on ne comptera pas les cafés pris la veille et au petit déjeuner. Manifestement, notre présence n’était pas souhaitée. Repaire de mafiosi ? Réunions discrètes de polticiens ? Nous ne le saurons jamais. Samedi 15 : Gavar-Presqu’île de Sevan. On prend un taxi jusqu’à Sevan. On cherche, en vain, l’officie de tourisme signalé dans le guide mais, ici, au contraire de Gavar, il n’a jamais existé. Dans le marché, on trouve un petit bisto sympa. Le mari a un taxi et il nous emmène à la presqu’île, au pied du promontoire où se trouvent les deux églises. C’est samedi et il y a du monde, essentiellement des Arméniens qui proftent de la fin de semaine. L’hôtel restaurant pratique des prix tout à fait raisonnables et nous décidons d’y rester prendre un ou deux jours de repos. La chambre est confortable, avec vue sur le lac, le restaurant très correct. Si à midi, les cars y déposent les touristes autour de grades tablées, le resto est fréauenté essentiellement par des Arméniens, surtout le soir et les prix sont établis en fonction de cette clientèle. Nous montons l’escalier de 226 marches qui mène au sommet. Deux églises domnent la presqu’île dont une « en activité » ; un baptême y a d’ailleurs lieu et la vue sur le lac est superbe (le lac Sevan, 150 km/sur 50 km. avec ses 2000 m. d’altitude est le deuxième lac navigable le plus haut du monde après le lac Titicaca). On restera longtemps à flaâner sur ce promontoire à jouir du paysage. Dans une des églises se touve un étonnant Khtchkar décorés d’ornements figuratifs assez surprenants. On passera l’après-midi à se reposer sur la plage ; mais l’eau nous semble un peu trop froide pour s’y baigner. Dimanche 16 : Sevan-Traghkadzor-Sevan. On se lève tôt, pour des prunes. Tout est fermé, rien ne bouge. On aurait pu quitter l’hotel sans que personne ne s’en aperçoive. Oar conséquent, pas de petit déjeuner. Un taxi traîne sur le parking, on le prend pour Sevan où un bus aurait pu nous emmener à Hrazdan. Mais le bus est parti à l’heure et…sans nous. Qaunt à connaître l’heure du suivant, les avis divergent…et de beaucoup. Un chauffeur de taxi nous harcèle. D’après lui, il n’y a pas de bus (mais ils disent tous cela). Il faudra bien se résigner. On part à la recherche du chauffeur de taxi que nousa vions eu la veille qui lui, pour le prix officiel, nous conduit directement à Traghkadzor, nous évitant la correspondance par Hrazdan, et où se trouve le monastère de Kètcharis. Finalement, en ratant le bus, nous aurons gagné du temps. Contrairement à Ochakan, il y a beaucoup de monde à l’office, mais ici, la chorale ne vaut pas tripette. L’église est pleine comme un œuf, mlais à la différence de nos égliss, comme les gens ne restnt pas en place, on peut circuler et visiter ainsi pendant l’office (ce que font aussi les touristes arméniens qui photographient à qui mieux mieux). Le gavit est orné d’une très belle freque et, en se promenant dans les environs, on découvre ne toue petite église, plus ancienne que le monastère etbien mignonne dans sn écrin de verdure. On redscend par la ville où un ancien marché couvert soviétique a été transformé en hôtel tout en conservant la façade d’origine avec ses sculptures représentant, en style tout aussi soviétique, les différentes corporations présentes dans le marché. Il faut admettre que ce n’est pas du tout désagréable à regarder. Comme il faut attendre longtemps pour avoir un hypothétique bus pour rejoindre Hrazdan, un chauffur de taxi nous propose, ainsi qu’à deux autres personnes qui attendaient comme nous, de nous y conduireà un prix légèrement supérieur au prix du bus. Même topo à Hrazdan, une attente de plusieurs heures pour avoir un bus – et beaucoup de monde qui l’attend – pas d’internet, rien à faire, rien à voir. On reviendra donc en taxi. Comme on se trouve ben dans notre hôtel où nous sommes maintenant les seuls clients, on décide de prolnger notre séjour. Lundi 17 : Sevan. On a hélé un minibus. Ire des chauffeurs de taxis pour qui cet itinéraire est chasse gardée. Nous cherchons une connection à internet depuis plusieurs jours et nous devons impérieusement téléphoner à Erevan pour réserver l’hôtel avant notre départ. Sevan est une grande ville. Il paraît qu’il y a un centre internet. A la première adrsse, il n’existe plus. A la deuxième, il est inconnu et à la troisième, il ne fonctionne plus. Le modem serait out ?(mais il fonctionne pour les jeux vidéos). Reste le téléphone ; on finit par trouver le cntre téléphonique de Sevan ( ?) mais le téléphone ne fonctionne qu’avec des cartes qu’on ne vend d’ailleurs pas au cenre de télécommunication et personne ne poura jamais nous dire où se vendent ces précieuses cartes. C’est grâce à l’amabilité d’un Arménien rencontré que je pourrai réserver l’hôtel au moyen de son portable. Retoutr à l’hôtel, plage et farniente. Mardi 18 : Sevan-Erevan. On paie les trois nuits, ce qui me vaut un large sourire parce qu’ils n’en avaient compté que deux. Cette fois le moyen de locomotion sera un de ces grands autobus jaune qui fonctionnent au gaz. Cela roule bien et on entre à Evan dans les embouteillages dignes de nos grandes villes. Aucun taxi ne veut nous conduire à notre hôtel. On se demande pourquoi. La aison en serait que l’hôtel était trop proche (10 minutes à pied, mais avec les bagages.. !) Les gens essaient bien de nous aider, mais à cette heure, tous les taxis sont occupés. On finira par trouver et, au compteur, on a parcouru… 6 km (à pied, cela fait plus d’une heure de marche avec les bagages, mais pour un taxi, le trajet est estimé trop court… !) Sur la place d la République, on teste les fontaines (on ne les avait pas encore vu fonctionner celles-là). Internet, Office du toutisme où on apprend que l’exposition Armenia Sacra que nous n’avions pas pu voir à Paris, ouvrait le jour même. Cette fois, nous ne l’avons pas ratée et c’est bien ainsi. Le soir, à l’hôtel, on rencontre d’autres voyageus dont un jeune français qui fait un stage de trois mois en Arménie sur l’étude de…la pomme de terre. En Arménien il se plaignait avec beaucoup d’humour, d’avoir une vocabulaire trsè riche sur ce qui concerne l’agriculture et plus particulièrement dans le champ lexical de la patate, mais que ne n’était pas très utile pour voyager ? Mercredi 19 : Erevan-Khor Virap. Un peu plus difficile à trouver les combis pour ce patelin. Un premier bus nous emmène à la gare ferroviaire d’Erevan et c’est en passant sous celle-ci par un passage souterrain pas évident à trouver, qu’on trouve, sur un terrain vague, quelques minibus qui attendent les clients. On trouve le nôtre, puis le chauffeur qui ne partira qu’à 11 heures. Il place deux bouteilles d’eau minérales pour réserver nos sièges et, pour tuer le temps, on va visiter la gare. Elle est immense, architecture soviétique évidemment, et…un seul guichet où, semble-t-il, il y a même quelqu’un pour délivrer des billets, mais pour où ? Grosse animation sur le quai. Un train serait-il attendu ? Erreur. Le quai sert de lieu pour un immense marché aux fruits et légumes, coloré, animé. Il est difficile même de s’y frayer un chemin. Sur une voie, une vieille locomotive et un wagon. Comme on s’attarde, un monsieur d’un certain $age nous aborde t nous demande de l’attendre. C’est le gardien du « musée », c’est-à-dire le wagn qui est sous nos yeux. Il revient avec la cle. C’est un vétéran, décoré par Staline en personne – nous aurons droit aux photos – A l’intérieur, tout est désuet, comme le téléphone, mais c’est touchant. Nous repartirons avec une photo de ce monsieur pendant son service militaire. A 11 heures précises (les Arméniens sont ponctuels) le bus démarre. Comme le monastère de Khor Virap est en dehors de la route, le chauffeur, très aimablement et après avoir pris l’avis des autres voyageurs, fait le détour et nous dépose au pied du monastère non sans avoir écrit sur un papier ses heures de retour et l’endroit à rejoindre, à pied, bien entendu, pour arrêter le bus au passage. Khor Virap, c’est un peu la carte postale, le monastère devant le Mont Ararat qui lui est en Turquie. Mais à quoi bon gâter son plaisir ; c’est plus impressionnant que la carte postale et le monastère mérite d’être visitée avec le cul de basse fosse où aurait été enfermé, dit-on, le brave Grégoire l’Illuminateur pendant treize ans. Un peu difficile à croire ; enfin, on descend par une échelle posée à même le mur et on laisse aller son imagination. Du haut de lamuraille, on domine la Turquie. La frontière, matérialisée par des barbelés est à peine à une centaine de mètres. Aux jumelles, on distingue trsè bien des minarets, des miradors aussi et toujours, impressionnant avec ses 5.600 m. le Mont Ararat couronné de neige. Retour au carrefour que nous a designé notre chauffeur, en plein soleil et le bus est à l’heure ; c’est le même chauffeur, le bus est plein, mais les passagers se serrent pour nous faire de la place. Toujours cette gentillesse et ce souci d’être agréable. On repasse par l’Office du tourisme pour avoir confirmation de la délivrance du visa à l’aéroport. Personne n’est au courant, mais on téléphone à l’aéroport qui confirme. Ouf. A l’hôtel, on retrouve Marius, notre franco-anglo-polonais, revenu du Sud et on décide de partir ensemble le lendemain pour une excursion dans la mont…….. Jeudi 20 : la pournée commence mal. Nous ne trouvons pas l’endroit où prendre le bus.pour Burakan. Personne ne peut nous renseigner. On demande à un chauffeur de taxi qui sait, nous voilà rassurés, mais il nous semble qu’il nous emmène bien loin, ce qui ne nous rassure plus. Il nous dépose à un carrefour où des gens attendent. Les uns disent que notre bus passera par là, d’autres disent le contraire. Finalement, un monsieur nous dit que lui aussi va à Burakan. Nous voilà rassurés pour de bon, il n’y a plus qu’à attendre. Le bus arrive, c’est le bon et, à l’intérieur, nous trouvons notre franco-anglo-polonais avec Anait, une de ses copines de paris en vacances en Arménie. Elle a reçu l’autorisation de ses parents de voyager avec nous, mais jusqu’à 19 h.00. Les Arméniens semblent très stricts avec leurrs enfants, surtout les filles. Comme Anait parle arménien et Marius, le russe, tout est bien. Arrêt à Burakan, une petite bourgade au pied de la montagne. Monastèe, lac de montagne et citadelle d’Amberd, tout cela est très loin et on n ous déconseillde le faire à pied (il faut être rentré pour 19 h.00) et on nous conseille de prendre un taxi. Puis, le villageois qui nous a donné ces information nous dit tout de go : je vous emmène. On fait le plein et nous voilà parti pour une balade superbe. Le chauffeur est bavard et avec Anait qui traduit, c’est facile. Par une piste en très mauvais état, on arrive au petit lac de montagne que marius voulait voir. Il est situé à 3000 m. d’altitude au milieu de montagnes pelées ; il y a même quelques plaques de névé. Un peiu plus loin, un centre de recherches nucléaires. On nous laisse franchir la barrière, mais nous serons sans cesses escortés par un membre du personnel. L’atmosphère se détendra rapidement et on nous autorise même à prendre des photos, à l’exception des bâtiments. Au retour, on aperçoit dans la vallée les espèces de yourtes dans lesquelles vivent les nomades kurdes, une tribu qui vit en bonnes relations avec les Arméniens. On terminepar la citadelle d’Amberd, elle aussi située dans un paysage superbe et à voir avant que l’on ait terminé les horribles travaux de restauration, que dis-je de « construction » avec des pièrres et des matériaux venus d’on ne sait où, mais qui, dans l’environnement, font l ‘effet d’un cancer au milieu de la figure. Notre chauffeur-guide tient absolument à nous montrer sa maison ; mais c’est sutout un prétexte à nous inviter à manger – la table est d’ailleurs mise quand nous arrivons - un repas complet arrosé de vodka. Le fils est chargé de surveiller la route pour demander au chauffeur du bus qui doit nous ramener de bien vouloir attendre. C’est ça l’hospitalité arménienne. Et quand on veut payer, on se fait houspiller. On s’en sortira en glissant un billet dans la poche de notre hôte qui, pour ne pas perdre la face, et à son corps défendant, fera semblant de ne ps s’en apercevoir. Vendredi 21 : c’est la fête nationale. Les fontaine de la place de la République fonctionnent et la place a une tout autre allure. En attendant les festivités, le matin on se rend au marché aux puces des bouquinistes où j’ai aperçu dans le fouillis qui y règne un livre édité par le musée Matenadaran, tiré à seulement 500 exemplaires avec des reproductions impeccables et…en français. Comment est-il arrivé là ? Il vaut 35.000 drams, mais nous l’aurons pour 25.000 (un peu plus que 50€) après le marchandage d’usage dans ces lieux. A voir la tête du vendeur, il est content de s’en être débarrassé – pour les Arméniens, c’est un prix exorbitant – et nous sommes contents de notre achat. Tout est donc pour le mieux. Le soir, nous assistons au concert donné sur la place de la République avec son et lumière et les jets d’eau qui passent par toutes les couleurs. On est serrés, les gens sont venus en famille et il y a là plus de 30.000 personnes qui écoutent, non religieusement, mais dans un calme relatif et bon enfant. Samedi 22 : Allez, un dernier monastère avant de partir. Bus pour Achtarak (cette fois on sait où le prendre). On se fait déposer à un carrefour et on prend un taxi. Le monastère est le pendant de celui d’Hovanarank, perché au bord du canyon. La visite terminée, notre chauffeur, au lieu de nous ramener au départ des bus, nous emmène voir une église, assez jolie. Al’intérieur, une dame essaie de nous expliquer quelque chose ; on comprend qu’il s’agit d’église, mais pas plus. Elle va trouver le chauffeur, s’ensuit une longue discussion avec force gestes et suivant le conseil de la dame, le chauffeur nous conduit voir une petite merveille, une église toute petite, très vieille, entourée de restes d’une mini-enceinte et de khatchkars. Un peintre la dessine. L’endroit est idyllique et on ne se croirait pas au centre d’une ville. Lui-même, semble-t-il en ignorait l’existence. Puis, sur sa lancée, par des ruelles, il nous emmène vers les restes d’une autre église qui nous permet d’en voir une autre encore perchée de l’autre côté du canyon qui sépare la ville en deux. Il ne manquera pas de nous y conduire. Elle est située dans l’enceinte d’une ancienne forteresse, une petite église à une seule nef, moins intéressante mais de sa porte on a une vue panoramique sur le canyon, le vieux pont et sur la ville. Dire que nous étions déjà passés à Achtarak sans nous rendre compte que cette petite ville révélait des merveilles (les guides n’en parlent d’ailleurs pas) Comme il reste du temps on termine la journée au Vernissage, l’immense marché aux puces d’Erevan devenu déjà très touristique. On y boira une bière que nous paierons le double, première et unique « arnaque » si on peut dire en trente jours. Dimanche 23 : Erevan. Ce dernier jour est consacré à la visite du mémorial au génocide. Bien que nous l’ayons déjà distingué de loin au cours de nos promenades, quand il s’agit de s’y rendre, c’est une autre affaire. Assez curieusement, alors que nous n’en sommes pas loin, personne ne peut nous renseigner. C’est facile à comprendre quand on sait que les Arméniens ne le connaissent que sous son nom arménien et que « génocide » prononcé avec toutes les intonations possibles ne leur dit rien. On finia bien par le trouver. Il est à l’intérieur d’un grand parc, bien entretenu. Tout au long des allées, de petits sapins plantés par des personnalités en visite en Arménie. Le monument en lui-même est aussi sobre qu’imposant. Tout, dans ce lieu est empreint de respect, de dignité ; une musique de fond incite au recueillement. A l’intéreur, autour de la flamme, des gens viennent déposer des fleurs blanches. On est impressionnés, émus même. La visite du musée est impressionnante aussi : des photos, souvent pleine d’horreurs, des témoignages, des lettres de consuls étrangers qui dénoncent ce qui est en train de se passer sous leurs yeux, des ordres militaires qui ne laissent planer aucun doute sur la volonté des autorités d’exterminer le peuple arménien qualifié d’ailleurs de « race arménienne » alors qu’une révolution antérieure à ces faits avait été menée au nom des droits de l’homme. Ce qui nous frappe aussi c’est que, à aucun endroit, on ne rencontre le mot « turc » . Il est question de « génocide », sans plus, révélation d’un peuple qui pleure sur lui-même sans chercher à culpabiliser d’autres peuples. Une grande leçon de dignité. Et une honte pour les négationistes. Comme on voit le stade dans le lointain, on imagine qu’il est possible de le rejoindre en prenant des raccourcis. Ce fut notre erreur car c’est dans un cul de sac que nous avos débouché et il a fallu rvenir su nos pas pour prendre un autobus au vol.. Retour à l’hôtel. Marius est reparti hier. Un couple tue l’attente en attendant de partir vers l’aéroport. Tous les vols décollent à 04 h.00 du matin. Demain, ce sera notre tour. Lundi 23 : Erevan. La journée est consacrée aux courses, à l’envoi un peu tardif des cartes postales, à l’achat de petits souvenirs. Puis on fait les bagages, on dîne et on attend. Le taxi est commandépour 01 h.00 car nous devons encore régler le problème des visas. Quand un taxi est commandé, le prix de la course est 50% moins cher. Le chauffeur ne veut rien entendre, mais devant l’insistance du gardien de l’hôtel, il doit s’incliner, la loi c’est la loi. Il se vengera en nous emmenant à l’aéroport à plus de cent km/h. Qu’est-ce qu’on étaient contents d’arriver sains et saufs. Le côté des départs resemble à une gare routière. C’est sombre, gris, anonyme. On se renseigne pour les visas. Quelqu’un a l’air de savoir, mais nous sommes un peu inquiets quand même. On nous dit d’attendre. L’attente sera longue. Enfin, arrive un officier bardé de décorations qui semble s’extraire d’un profond sommeil. Il nous fait entrer dans un bureau et on se rend compte que notre démarche est assez inusitée. Finalement, et avec le temps, il trouvera les papiers ad hoc et, surtout, récupérera le prix de la prolongation des visas, la seule chose, au fond, qui justifie cette démarche. L’avion est à l’heure. Bye bye Arménie. Un voyage parmi les meilleurs que nous ayons faits. Quel pays ! Quel peuple accueillant ! Que de merveilles !
Conseils avant de partir : se munir de guides est une évidence ; encore faut-il que ce soit de bons guides et cela, seule l’expérience le démontrera. Pour notre part, nous avions acheté le guide Évasion (Hachette), séduisant, bien structuré, de belles photos mais…conçu pour des touristes motorisés. En outre, il ne tient pas compte du fait que l’alphabet arménien n’a rien à voir avec le nôtre. Et quand on montre dans le guide à un Arménien le nom de l’endroit où on souhaite se rendre, souvent, dans les campagnes du moins, il ne peut le déchiffrer. N’aurait-il pas été simple de faire suivre les noms de lieux, du moins des lieux importants, d’une transcription en Arménien. Quant au guide Le petit futé, il porte bien mal son nom. Certaines indications semblent dater de l’époque soviétique : la cathédrale, bel et bien opérationnelle est « en construction » et vous pourrez poireauter des journées entières à la gare d’Erevan pour attendre des trains qui ne roulent plus que dans le souvenir de vieux Arméniens. Ne cherchez pas non plus le guichet où on délivre des billets de bus à la gare routière (cette question fait bien rire les autochtones). Et ne parlons pas des rubriques « hébergement » ni des descriptions des monastères du Karabagh. Bref, à oublier. Le guide qui nous a paru le mieux conçu et le mieux à jour – malheureusement nous n’avons pas pu nous le procurer – est Planète des hommes. Il est indispensable également de se munir d’une lampe de poche car, très souvent, l’éclairage public est inexistant.
Lundi 25 août : Bruxelles. L’avion d’Austrian Airlines est ponctuel. Après une escale à Vienne, nous repartons la nuit pour Erevan.
Mardi 26 : il est 04 h.30 du matin, heure locale lorsque nous atterrissons. Le vol de Lufthansa nous ayant précédé, la file est longue devant les guichets où on obtient les visas. Peu importe puisque, de toutes façons, rien ne presse à ces heures. Les visas apposés, on traverse quelques magasins en free shop où les vendeuses somnolent en attendant d’improbables clients. Dans le hall des arrivées, nous sommes harcelés par les chauffeurs de taxis. Cela sent l’arnaque, comme dans la majorité des aéroports. On se renseigne sur les tarifs « officiels » au bureau d’information et on nous confirme les prix marchandés après des chauffeurs. Bon, on a compris, le personnel est de mèche avec les chauffeurs. Tant pis, on est fatigués et pressés maintenant de rejoindre l’hôtel, ce qui n’est pas évident. Notre chauffeur, en effet, qui est autant conducteur de taxi que je suis dresseur de puces ne connaît pas les noms de rue ; nous aurons droit à une visite nocturne de la ville d’Erevan qui durera plus d’une heure avant qu’il ne localise – enfin que JE localise l’hôtel -. Comme il n’y a pas de chambre libre à cette heure, nous dormirons dans les fauteuils au sous-sol. Après un peu de repos, on part en exploration. Première démarche, changer de l’argent. Il y a un bureau de change dans un petit supermarché à cent mètres de l’hôtel. Le premier contact avec Erevan est décevant. Pour nous rendre place de la République, on traverse des chantiers le long de rues poussiéreuses où les quelques rares édifices encore debout – et dans quel état – sont de conception soviétique. Quant aux noms des rues, soit ils ne sont pas indiqués (cas le plus fréquent), soit ils sont en arménien, donc illibles pour nous, soit, mais c’est rare, en caractères cyrilliques. Bref, comme en outre, à cause des travaux, pas mal de rues sont fermées, le petit plan dont nous disposions se révèle très rapidement inutile. Nouvelle déception en découvrant la place de la République, les fontaines et le plan d’eau qui apparaissent sur toutes les photos, sont inexistantes. Mais la place, malgré son aspect pharaonique, a de la gueule.
On apprend aussi à traverser les rues, exercice périlleux s’il en est. Le trafic est dense, essentiellement composé de taxis et de minibus. Il y a bien des feux tricolores dont le respect semble lié à l’humeur du conducteur ; quant aux passages pour piétons, ils sont purement décoratifs. On regarde donc la façon de procéder des autochtones et on les imite ; en général, une rue se traverse en deux temps avec un bref arrêt sur la ligne blanche. Au début, c’est assez impressionnant mais on finit par s’habituer. Retour à l’hôtel et repos bien mérité. Bonne nouvelle : contrairement à ce que disent les guides, il n’est pas nécessaire de se rendre au consulat du Haut Karabagh pour obtenir les visas ; ceux-ci se font sur place. Après avoir repris des forces, on retourne au centre et à l’Office du tourisme où l’accueil est chaleureux et efficace. On explore un peu plus la ville qui, au soleil et avec tous les arbres qui bordent les avenues se révèle plus agréable qu’au premier abord. On visite le musée National d’Histoire, de conception archaïque et de type soviétique avec ses gardiennes de salles en cache-poussière, mais dont la visite est indispensable avant de partir à la découvert du patrimoine arménien. Le retour à l’hôtel, pas loin du centre cependant, se fait à travers de rues où abondent les nids de poules, totalement dépourvues d’éclairage. Demain, se munir de la lampe de poche si on veut éviter les entorses ou de se heurter à un engin de chantier.
Mercredi 29 : Nos souhaitons nous rendre au monastère de Gueghard. Très aimable, la jeune fille de l‘accueil nous indique quel minibus prendre pour nous rendre à Massiv Market, d’où partent les bus pour Garni. Et, initiative très intelligente, elle nous inscrit tous ces noms en caractères arméniens sur un petit papier qui se révèlera bien précieux. Au terminus, une passagère nous conduira jusqu’à la « gare » des autobus que nous aurions eu du mal à trouver pas nous-mêmes. Le bus nous emmène un peu plus loin, jusqu’à Gokht d’où nous prendrons un taxi que nous partageons avec un couple tchéco-arménien. Le monastère est superbe, dans son écrin de verdure et collé contre la montagne. Trois églises troglodytes complètent l’église centrale et la décoration tant intérieure qu’extérieure est superbe. Deux heures ne seront pas de trop pour flâner dans cet endroit magique que nous quittons au moment où arrivent les cars de touristes et d’écoliers qui mettent fin au climat de quiétude. Nous revenons par Garni où se dresse, entièrement reconstitué, le seul temple qui témoigne du passage des Romains. Cela ne vaut pas les temples d’Italie mais l’endroit ne manque pas de charme avec le canyon en contre-bas. Retour et dîner à une petite terrasse près de la place de la République où nous nous divertissons en observant le manège - qui se veut discret, mais c’est loupé – de prostituées accrochées à leur téléphone portable. A voir les va-et-vient, la clientèle ne manque pas.
Jeudi 30 : Au programme de ce jour, visite d’Edjmiatzin, le « Vatican » de l’église arménienne avec sa cathédrale, son musée, ses monastères et son séminaire. L’ensemble est agréable, très calme avec les allées bordées de fleurs. Trouver un bistro pour boire un petit café se révèle plus compliqué. On le prendra à Erevan où nous serons de retour en début d’après-midi. On commencera par faire un petit tour au Marché central dont la porte de cuivre est imposante. Il est difficile de résister aux marchands qui veulent à tout prix que l’on goûte leurs produits (pèches, raisin, miel, fruits confits, fruits secs, …) sans obligation d’achat. Un peu plus loin, mais pas facile à trouver, le musée Parajdanov, ce cinéaste géorgien aux talents surréalistes. Sa maison-musée abrite une collection de collages et de peintures assez extraordinaires. Pendant toute la visite nous serons suivis comme nos ombres par la propriétaire qui parle un peu allemand et surveille tous nos gestes comme si nous étions des malfaiteurs potentiels. On dînera au restaurant Haiq, pas très visible, installé dans un sous-sol de l’avenue Machkots – en outre les indications sont en arménien – où on dégustera la vraie cuisine arménienne pour un rapport qualité-prix qui défie toute concurrence. Si on ajoute qu’en se réclamant de Envoy Hostel on bénéficie encore d’une réduction de 20%… ! Cerise sur le gâteau, la bière pression n’a rien à envier aux bières belges et le taboulé y est remarquable. Vendredi 31 : Départ pour le Karabagh. A la gare routière, pas de guichet, comme on le signalait plus haut, mais une belle anarchie. Les chauffeurs de minibus, tout comme en Amérique latine, se disputent les clients. Ausitôt accrochés, aussitôt installés . Comme nous sommes les derniers, le minibus part sans plus attendre. La suspension, ce qu’il en reste du moins, a dû connaître des jours meilleurs car les cahots ne sont pas dus à l’état de la route comme nous pourrons le constater au retour dans un véhicule moins vétuste ou mieux entretenu. La route nous semble longue et la halte déjeuner est la bienvenue. Les autres passagers, distants jusque là essaient de communiquer avec nous. C’est laborieux mais, la bonne volonté et toutes les ressources linguistiques et gestuelles aidant, on y arrive. Du coup, nous sommes le centre d’intérêt de l’ensemble des passagers qui nous indiquent ce qu’il faut voir dans le paysage, nous interrogent sur nos projets de séjour, …La fin du voyage en est devenue agréable et de bon augure en ce qui concerne la suite. Cette expérience, nous la revivrons tout au long de notre séjour. Discrets d’abord, respectueux de l’étranger, les Arméniens que nous rencontrerons rechercheront toujours une occasion d’établir un contact, de proposer leur aide en cas de nécessité, sans jamais s’imposer mais avec le désir manifeste d’essayer de briser la barrière de la langue. Au Karabagh nous devons, en principe, loger chez un Français qui réside depuis trois ans en Arménie et dont nous avons trouvé l’adresse sur Internet.
Oui mais nous avons stupidement oublié de prendrenote de son téléphone et de l’adresse de son domicile. Qu’importe, Internet nous sauvera… à condition que le correspondant soit devant son ordinateur. Et ce n’était pas le cas. Quand, enfin, il a pu prendre connaissance de notre message, c’est son ordinateur qui l’a trahi. Après deux heures d’attente, on on envoie un ultime message disant que nous abandonnons et que nous allons nous mettre en quête d’un logement à Stepanakert quand, miracle, la préposée au téléphone se penche à la fenêtre et crie un mot qui ressemble à mon nom nom : c’est Armen qui nous a localisés et nous envoie un taxi taxi ; en effet, il n’habite pas à Stepanakert, mais à Couchi. Mais nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises. Arrivés à Couchi, Armen nous attend au coin de la rue ; heureuse initiative car, à voir l’immeuble où il habite, un vestige de l’architecture soviétique qui, en apparences, relè- relève plus du clapier à lapins ou de la cage à poules (il y a d’ailleurs quelques spécimens qui errent dans l’entrée) ; à voir les escaliers de pierre qui n’ont plus vu l’ombre d’un balai depuis la chute du mur de Berlin, nous n’aurions jamais osé franchir le pas de la porte ( d’ailleurs absente). Heureusement l’appartement d’Armen n’a rien de commun avec l’aspect extérieur. Petit café et organisation de la suite de notre séjour au Karabagh. Nous nous mettons d’accord sur les sites que nous souhaitons visiter.
Samedi 1 septembre, départ pour le monastère de Dadivank qui se trouve à l’extême nord. Il nous faudra trois heures pour l’atteindre, les derniers tronçons de route étant dans un triste état. Au passage, on rencontre des traces de la guerre, tanks détruits, modestes croix portant les photos des malheureux tankistes. Au paysage d’abord agricole se substitue un paysage de forêts ; c’est dans ce superbe environnement qu’est situé le monastère. Il est en pleine restauration. Si la première restauration est correcte, celle qui est en cours ne laisse rien présager de bon. On restera longtemps à flâner dans la galerie et à admirer la sculpture des donateurs
Sur le chemin de retour, premier arrêt au village de Vank. Si ce village a la « chance » de bénéficier des largesses d’un généreux donateur de la Diaspora domicilié à Moscou, on ne peut dire que ses conceptions de l’esthétique relèvent du meilleur goût. Le jaune et le vert dominent partout et l’hôtel, en forme de bateau baptisé « Titanic » détonne dans le paysage.On s’y désaltère quand même et, de la terrasse, on distingue sur la montagne le monastère de Gandzassar. Comme le généreux donateur a aussi penser à faire une route d’accès, la montée ne sera pas trop dure. L’ensemble des bâtiments monastiques est harmonieux, bucolique même. Le portail de l’église est superbe comme les sculptures du clocheton. Heureusement, nous n’avons pas oublié les jumelles (accessoire indispensable, comme la lampe de poche, cfr. plus bas). A Chouchi, nous allons dîner dans un chouette petit resto qui nous a été recommandé par Armen. Il est situé à l’écart – c’est le moins qu’on puisse dire – mais le déplacement vaut la peine tant pour l’accueil que pour la qualité du repas. Mais au retour, la nuit est tombée et il fait noir comme dans un four. Heureusement qu’il y a la lampe de poche. L’obscurité et « l’unité architecturale soviétique » aidant, nous nous trompons de maison. Pas pour longtemps car les séquelles de la période soviétique sont bien présentes et, dès la première volée d’escalier, une porte s’entrouve et une voix nous demande ce que nous faisons là. On s’excuse et on passe à l’immeuble voisin. Le bon, cette fois.
Dimanche 2 septembre. C’est jour de fête et notre hôte a prévu que nous allions ensemble à Stepanakert, nous brossant un tableau dithirambique de ce que nous allions y trouver. Mais il changera d’avis et nous visiterons Chouchi où, quoiqu’en dit notre hôte, il n’y a pas grand chose à voir, la ville ayant été presque entièrement détruite lors de la guerre. Deux mosquées à moiié en ruines, un fort dont les murs sont en bon état de conservation. Bref, ce tour de Chouchi nous prendra deux heures. Finalement, c’est le petit spectacle organisé pour la fête qui nous séduit le plus par sa bonhomie, sa gentillesse et sa qualité : un spectacle de marionettes que nous comprendrons même grâce à la gestuelle et à la manipulation, des danses très élégantes et de la musique traditionnelle jouée sans fausses notes. Enchanteur. Dîner au même resto, « chez Robert », paraît-il. Puisque nous sommes déjà venus la veille, l’accueil est encore plus démonstratif et le repas tout aussi délicieux. Cette fois, nous ne nous trompons pas de maison en rentrant.
Lundi 3 septembre. Un nouvel hôte, Vasguen, un Arménien de France, se joint à nous. On part tôt le matin car la journée sera longue. Premier arrêt, Avetaranots, un très beau village d’un millier d’habitants dans la montagne. L’église est en réfection. Armen et Vasguen discutent avec les ouvriers qui essaient sans trop de conviction de remettre en route une pompe récalcitrante. On va chercher de l’eau fraîche, on bavarde ; en brossant l’épaisse couche de poussière qui recouvre des pierres, on découvre de magnifiques bas-reliefs. Quant on repart, la pompe ne semble toujours pas décidée à fonctionner. Nous ne connaîtrons pas la suite.
L’étape suivante doit nous conduire à un petit monastère situé dans la montagne. De la route, enfin, de ce qui sert de route, on devine de temps en temps son clocheton. Trouver le chemin qui y mène est une autre paire de manches. Et personne pour nous renseigner. On emprunte alors, avec le taxi – c’est costaud les Volga soviétiques - des chemins de montagne qui, chez nous, exigeraient l’empli d’un véhicule 4x4, tous terrains. Devant les masses rocheuses qui se présentent sous les roues de la Volga, le chauffeur, prudemment, décide quand même de ne pas pousser plus loin. On n’ose pas imaginer une panne dans ce coin totalement isolé. On continue donc à pied sous un soleil de plomb en se fiant à notre intuition. Le monastère « devrait » se trouver à notre droite, …finalement, c’est à gauche qu’on le trouve au détour du chemin. Mais nous ne sommes pas seuls. Des soldats censés y travailler sont en pleine sieste. Le monastère est dans un piteux état, rempli de grafitis en russe, du sol jusqu’au toit – les soldats qui ont fait cela devient être de solides acrobates encore à jeun au moment de commettre leur crime - graffitis peu élogieux pour les Arméniens, leurs mères et leur religion selon Armen qui comprend. Lui est très déçu, moi un peu moins car c’est un témoignage instructif de l’image que les Russes se faisaient des Arméniens (et aussi de la « culture » de la soldatesque envoyée là-bas.). Le retour se fait par le monastères d’Amara, avec une très belle enceinte surmontée d’une tour. L’intérieur, trop restauré à notre goût est assez décevant, hormis la crypte. On s’arrête dans quelques villages pour regarder les monuments commémoratifs de la guerre du Haut Karabagh. Les représentations des soldats morts au combat sont gravées dans la pierre. Tous sont des gars de 19 à 30 ans. Le spectacle est émouvant et on prend conscience du prix que la population à dû payer à cette guerre. Enfin, arrêt obligatoire à Stepanakert pour régler les problèmes du visa au Ministère des Affaires étrangères– il nous reste moins d’une heure pour nous mettre en ordre - . Cela nous coûte 11.000 drams avec, en prime, la grogne de la secrétaire qui caressait sans doute l’epoir de partir avant l’heure. Mardi 4 septembre. Chouchi-Goris. Il faut se lever tôt. Le chauffeur de taxi doit encore passer chercher sa fille pour la conduire à l’école. C’est sympa, mais le temps passe. Comme on a bien marchandé le prix, que le chauffeur est sympathique, nous sommes mal placés pour avoir encore des exigences. On arrive à la gare routière dans les délais, on est dans les temps, mais c’est juste. De toute façon, le combi n’étant plas plein, on attendra encore une demi-heure. Dans le bus, un monsieur très handicapé et une dame très excitée qui n’arrêtera pas de monter et descendre du véhicule au grand dam de l’handicapé qui doit la laisser passer. Dans le bus, on n’entendra qu’elle ; elle a le verbe haut et, bien sûr, nous n’y comprenons rien. Les autres passagers si, mais ils auront vite fait d’en avoir assez à en juger par les mimiques. N’empêche, le combi devra s’arrêter selon ses ordres devant ce qui nous semble être une base militaire. Elle descend en courant avec, en mains, une poignée de chandelles. Les hommes descendent fumer une cigarette en attendant son retour. Quand elle revient, c’est pire qu’ avant ; elle a l’air complètement déjantée, crie, hurle. Apparemment, elle raconte ses malheurs mais seule une vieille dame semble compatir. Bref arrêt au poste frontière pour que nous puissions prouver que nous avons payé nos visas. Simple formalité avec des fonctionnaires très aimables. Plus loi, nouvel arrêt pour notre voisine qui va brûler de nouvelles chandelles dans une magnifique petite église qui surplombe la vallée. L’environnement est époustouflant, notre brûleuse de chandelles aussi. Cette fois, c’est l’hystérie, elle embrasse les murs, les portes ; elle hurle, elle pleure, elle gesticule, … Arrivé à Goris, le bus nous dépose devant une station d’essence en dehors de la ville. Petit café, taxi. Le chauffeur veut nous conduire à un hôtel, mais j’insiste pour qu’il nous dépose au marché. Munis d’adresses trouvées dns le guide, je m’apprête à partir à la recherche d’un logement losque je suis abordé par un monsieur très aimable ; il est le patron d’un bed and breakfast. Je négocie le prix, il hèle un taxi – qu’il paie –et nous voilà chez lui. Superbe maison entourée de verdure, avec terrasse de laquelle on a une vue sur toute la ville. Chambre à l’avenant. Une famille accueillante, discrète, serviable et, cerise sur le gateau, la patronne est une cuisinière hors pair et cuisine arménienne succulente (les meilleures feuilles de vigne farcies que nous ayons jamais mangé). Le premier après-midi est consacré à une balade dans la ville, bien agréable avec ses petites maisons à un étage, isolées les unes des autres et ses restes de quartiers troglodytes. Ce n’est pas pour rien que Goris soit qualifiée de « petite Cappadoce ». Nous terminerons notre promenade en sirotant une bière à une chouette terrasse bien ombragée. Mercredi 5 septembre. Levés à 08 h.30 et le petit déjeuner, copieux, variés (choix entre plusieurs sortes de cafés et de thés) nous attend déjà. Le taxi aussi (quand le taxi est réservé depuis l’hôtel ou le B.and B. le prix défie toute concurrence, sutout s’il s’agit d’un ami du patron qui peut se faire ainsi un petit extra). Nous passerons la matinée dans la vallée de Kendzoresk au milieu de cheminées de fées, d’habitats et d’églises abandonnées. La végétation est abondante, les mûres sont à point et l’eau coule partout. Comme notre chauffeur s’est révélé être un excellent guide doublé d’un bon conducteur, jovial en plus, nous le réquisitionnons pour l’après-midi. Nous prenons la route qui mène en Iran et nous croisons beaucoup de camions de ce pays puisque c’est, avec la route qui mène en géorgie, le seul point de communication entre l’Arménie et le reste du monde. Toutes les importations passent obligatoirement par ces deux routes. C’est une route de montagne, sinueuse, avec de beaux points de vue. Sur le côté, un rstaurant qui accueille les voyageurs iraniens. Les cars qui assurent la liaison Erevan-Téhéran sont luxueux. On loge la frontière avec l’Azebaidjan, l’ennemi juré des Arméniens. Pas de militaires, pas de barbeléq, rien qui puisse faire croire qu’à cinquante mètres se trouve un autre pays avec lequel l’Arménie est toujours en guerre. Mais qui irai se perdre dans ces montagnes ? On quitte la route pour s’enfoncer dans une magnifique forêt(Chênes, érables, sorbiers, frênes, .., sur une piste pas trop mauvaise. Après une heure de trajet, nous atteignos le monastère de Bheno-Noravank. Extérieurement, il ne paie pas de mine : un gros parallélipipède de basalte. Mais l’intérieur.. ! La décoration des encadrements de portes d’abord, puis, quand on s’est habitué à la faible lumière, on découvre dans les coins supérieurs de superbes bas-relifs qui font immanquablemùent penser aux sculptures préromanes. Tout autour, c’est l’effervescence. Il y a là plusieurs familles qui préparent un barbecue géant. Les femmes s’affairent pendant que les hommes… jouent aux cartes (deux d’entre eux, cependant, activent le feu). Les plus jeunes veulent parler avec nous. L’un a appris l’allemand et ne se débrouille pas mal du tout à la grande fierté de son père. On fit des photos, mais ils n’ont pas d’adresse et nous sommes bien marris de ne pas pouvoir les leur envoyer. (Le fonctionnement de la poste a l’air très particulier comme on nous l’expliquera plus tard). On nous invite à partager le repas, ce que nous aurions accepté volontiers, mais notre taximan devait rentrer. On se confond en excuses de crainte de heurter leur hospitalité. Sur le chemin de retour, notre chauffeur s’arrête pour cueillir des mûres au risque de frôler l’indigestion (mais elles sont tellement bonnes…) et…frotter sa voiture avec son petit chiffon à chaque arrêt. On arrive même à se comprendre : avec les dix mots d’arménien que nous avons appris, les trente de russe, séquelle d’un apprentissage ancien et frustré de cette langue, quelques mots d’anglais, des gestes et des fous rires partagés. Bref, une journée formuidable qui se termine par un repas tout aussi formidable chez nos hôtes. Jeudi 6 septembre. Le taxi vent nous prendre à 9 h.30. On prend en charge un médecin qui doit se rendre à l’hôpital. Le chauffeur est moins bavard, mais la route est difficile et il se cncentre sur sa conduite. Direction : Tatev. Encoe une route merveilleuse, malgré les innombrables nids de poules. Arrêt près d’un belvédère qui, outre une magnfique vue sur le canyon, permet de voir, dans le lointain, le monastère de Tatev (encore une fois, les jumelles étaient les bienvenues). Sur le chemin du belvédère, nou rencontrons deux franco-arméniennes qui connaissent bien Armen de Chouchi chez qui elles iront aussi loger (le monde est parfois petit). Nouvel arrêt au « Pont du diable » et ont atteint enfin cette merveille qu’est le monastère de Tatev, perché sur sa palte-forme, au bord du précipice. C’est un grand monastère fortifié avec de nombreux bâtiments, une belle grande église et une autre, mignonne, avec ses portes et ses chambranles sculptés. On visite, on flâne, on s’imprègne de l’atmosphère. Hormis les deux franco-arméniennes et un couple de belges, nous étions les seuls sur le site. Avant de prendre le chemin du retour, notre chauffeur nous emmène dans un endroit qui surplombe le monastère pour que nous puissions prendre des photos. Nous demandons au chauffeur s’il connaît un autre monastère qui s’appellerait Tatev du bas. Il connaît, mais nous dit qu’il n’est pas accessible. Du haut de la montagne, il nous indique vaguement où il se trouve ; mais sur la route, il s’arangera qand même pour que nous le dévouvrions en « vue aérienne ». C’est un ensemble recouvert de végétation, mais à l’œil nu – et surtout aux jumelles- on distingue parfaitement l’encente, les bâtiments monastiques – ou ce qu’il en reste – et l’église. A Goris, nous rencontrons de nouveaux hôtes, un couple de Hollandais et un couple d’Arméniens qui travaillent pour l’UNICEF. Avant de dîner tous ensemble, nous descendons en ville à la recherche d’un local internet. Comme je tapote le clavier de l’ordnateur, une jeune femme nous entendant parler français me demande une explication grammaticale, prétexte surtout à entamer la concversation et à nous inviter à visiter le centre pou la défense de la langue française dont elle s’occupe. Nous apprenons que Goris a 6 écoles qui ont choisi le français comme première langue étrangère et que la ville est jumelée avec Vienne en France. Comme j’étais inspecteur de français et de langues romanes en Belgique, les questions fusnt et tout se terminera par une séance photos. Nous serons dans la presse… ! Au retour, la table est dressée sur la terrasse, le Hollandais a acheé du vin (pas fameux) et le patron une énorme pastèque. Après le repas, il nous dera goûter le vin maison, une rude épreuve pour les estomacs, et une vodka maison aussi qui fait oublier le vin précédemment ingurgité. Fameuse sa vodka !!! Au rang des bons souvenirs. Bref, une soirée très agréable. Dommage que demain, il faut leve le camp. Mais nous aurons gardé un bon souvenir de Goris et de cette famille si accueillante. Vendredi 7 septembre. Goris-Yeghernadzor. Pas de problème de places dans le combi : le patron du B.and B. a téléphoné à l’agence pour qu’on nous réserve deux places. Heureusement parce que le minibus est plein. On s’enfonce dans la vallée de l’Arpa au long de laquelle sont aménagés des espaces pour piqueniquer, se baigner, …On fera d’ailleurs un arrêt-pause dans un des ces endroits, ombragés, le long s’une petite rivière, avec un bar qi sert des rafraichissemnts. A 13 h.30, nous sommes déjà à Yeghernadzor. Il faut le savoir car le chauffeur nous a déposés le long de la route poussiéreuse, un peu en dehors de la ville comme nous nous en apercevrons. Mais le bus continue, lui, vers Erevan et, par conséquent, il n’entre pas dans la ville, une ville très quelconque. Le B.B se trouve dans un quartier à l’autre bout de la ville. On dépose ls bagages et on part à la découverte de Yeghernadzor… Que faire en attendant le soir ? Car il n’y a rien à faire à Yeghernadzor. Comme l est encore tôt, que Noravank n’est pas loin, à pene une dizaine de km. j’avise un taxi, on débat du prix et nous voilà partis. Une fois de plus, le chauffeur est agréable, nous montre le paysage, nous montre des habitations troglodytes, s’arrête pour que nous puissions conempler le paysage à notre aise et prendre des photos. L’ensemble monastique est fabuleux dans son cirque de montagnes avec les reflets du soleil dans les pierres ocres. Les décorations, les tombes, les sculptures, …et la mauvaise idée de grimper à l’étage de l’église par un escalier de pierre, étroit. Monter n’est rien, mais descendre…donne le frisson. Nous resterons là aussi un sacré temps à nous en mettre plein la vue, à jouir de l’atmosphère, du spectacle. Et chapeau pour ces chauffeurs de taxis, pour leur cordialité, leur patience – parce qu’ils attendent le temps qu’il faut, ou bien nous accompagne pour regardr avec nous ou nous montrer un détail – Et toujours avec le sourire. La soirée nous change de Goris. Pas de repas prévu au B.B. En ville ( ?) pas de restaurant. Comme on se renseigne, un monsieur bien aimable nous conduit avec sa voiture dans un restaurant le long de la route, avec petits salons privés, …Ce n’est pas ce qu’on pense car, en Arménie, il est fréquent, dans les restaurants de s’isoler dans une pièce séparée, parfois par une simple cloison, pour manger entre amis ou en famille. Nuit très chaude. Chaleur et moustiques. Samedi 8 septembre. Retour à Erevan. Le chauffeur du combi se prend un peu pou Schoumi et nous mettrons mons de deux heues pour atendre la capitale. On nous dépose loin du centre. On prend un taxi, mais il ne connaît pas l’adresse. Comme nous avons déjà une petite connaissance de la ville, du moins de ses grands axes, c’est nous qui le pilotons. Comme il n’y pas de chambre libre, on laisse les bagages et on décide de trouver l’endroit où prolonger nos visas puisque ceux-ci ne sont valables que pour trois semanes et que nousa vons l’itenion de rester un mois. Commence alos la galère – qui nous permet de ben visiter la ville ; chaque chose a son avantage – On s’adesse, cela paraît logique – à une agence de voyage. On nous explique très bien où cela se trouve, comment y aller, …on remercie et, quand on arrive à l’endroit indiqué, tout est faux. Je passe sur les autres péripécies. Après de longues promenades, on trouve enfin quelqu’un qui sait. Hourrah ! C’est au fond d’une cour à gauche, cour invisible de la rue que se trouve l’endroit tant convoité, mais…c’est fermé. Il y a bien un personnage en uniforme à l’intérieur mais il refuse de nous parler. Il faudra beaucoup d’insistance, de patiencepour que, lassé de nous avoir sans doute dans son champ de vision et comprenant que nous n’étions pas près de partir (après avoir tnt cherché !!!) qu’il a consenti à s’extraire de son fauteui pour nous dire que le bureau serait ouvert le lundi à 11 h. On se rend alors au musée des enluminures qui se trouve tout en haut de la ville. Génial, une collection incroyable de livres et de manuscrits anciens, le plus vieux daté de 987, des livres d’histoire, de mathématiques, de géograpie, de sciences, des cartes, …et des enluminures extraordianaires. Et il paraît qu’on ne voit qu’une infime partie des trésors que détent ce musée, le reste se trouvant das des caves blindées. Nous consacrerons la fin de la journée à la visite de la nouvelle cathédrale. Une erreur de lecture de plan nous fait errer dans des quartiers moins connus, plus populaires et très animés. Se perdre est parfois positif. Nous trouverons enfin la cathédrale apès avoir traversé un mignon parc infantile. La cathédrale a de la gueule ; elle est immense, un très beau lustre la décore, mais l’ambiance est froide. Comme c’est samedi, c’est le jour des mariages et nous assisterons à la fin d’une cérémonie. L’ambiance n’est pas au recueillement ; les gens vont, viennent, les amis se retrouvent, bavardent pendant que le prêtre poursuit l’office qui ne sera troublé que par la présence d’une illuminée qui invoque on ne sait quelles divinités dans l’indifférence générale. Au retour, on retrouve Vastgen de retour lui du Karabagh. Il nous apprend une bonne nouvelle :on peut obtenir la prolongation du visa à l’aéroport avant l’envol. Une joiurnée de gagnée. Dimanche 9 : journée pleie de surprises. Au petit déjeuner, nous faisons la connaissance d’un Anglais, originaire de Pologne qui poursuit des études en France, parfait polyglotte, anglais, polonais, russe, français. On échange des informations puis on s’en va prendr eun bus pour Achtarak qui devrait être notre point de départ pour la visite du monastère de Hohvanavan ; on voit un minibus prêt à partir, mais…c’est un privé qui se dispose à emmener un goupe. On nous indique où prendre notre bus puis, on nous rappelle. En fait, le groupe est une chorale qui va chanter un office à Ochakan. Ils nous proposent, si cela nous intéresse, d’aller les entendre et ensuite, ils nous déposeront à Acharak. On accepte et on ne le regrettera pas. Ce sont de vrais professionnels – parmi eux des chanteurs de l’opéra d’ Erevan – et nous assistons à un superbe concert dans une église quasi vide. Les quelques assistants somnolent, voire dorment carrément, ou se promènent pendant l’office. Nous faisons de même, visitant la crypte dans laquelle se trouve le tombeau de l’inventeur de l’alphabet arménien et l’ensemble de khatchkar dans le jardin de l’église qui ne sont pas des monuments funéraires, mais bien les lettres de l’alphabet représentées chacune par un khatchkar. Nos chanteurs, comme promis, nous déposent à Achtarak où je négocie un taxi pour nous emmner au monastère situé au bord d’un profond canyon. Le tympan sculpté est remarquable et aux alentours, quelques beaux khatchkar. Aux jumelles, on distingue dans le lointain, un autre monastère qui surplomb ele même canyon. Très aimablement et sans que nous le lui ayons demandé, notre chauffeur nous ramène au-delà d’Achtarak sur la route principale à l’endroit où on peut arrêtre les minibus de passage. Chance : il y en a un en partance et il reste deux places. Il est du genre poussif et, en blague, je dis qu’à cette allure, nous ne sommes pas près d’arriver à Erevan. Sitôt dit, le bus s’arrête. La panne. A force d’essayer de le remettre en route, c’est la batterie qui meurt. Comme la route (pardon l’autoroute) est en légère déclivité, tout le monde s’y met pour pousser le véhicule de l’autre côté en franchissant le terre-plain. En Europe, c’est la catastropàhe assurée mais en Arménie cela semble faire partie des aleas du voyage. Pas de bras d’honneur, pas de coups de klaxon, …Nos efforts seront de toute façon inutile. Nous n’attendrons pas longtemps que passe un autre combi en bon état. Lundi 10 : on retrouve notre anglo-franco-polonais qui part vers le sud alors que nous prenons la direction du nord, destination Dilidjan. Autoroute juqu’à Sevan, on longe une parie du lac d’un vert émeraude sous les rayons du soleit et, après la traversée d’un long tunnel, nous découvrons une végétation totalement différente, de la moyenne montagne entièrement recouverte de forêts épaisses. 0 Dilidjan, nous avons une adresse de B&B donnée par l’Office de tourisme d’Erevan et confirmée par nos deux guides. Comme nous avons du mal à nous orienter, on prend un taxi qui nous emmène loin, trop loin à notre gôut, mais il n, ’est palus possible de faire marche arrière. En plus le chauffeur n’est pas sympa du tout – c’est le premier du genre -. L’adresse est correcte mais, apparemment, où les clients ont très rares où le B&B n’existe plus. Il faudra du temps et beaucoup d’insistance pour qu’une dame âgée vienne nous ouvrir. Puisque nous sommes là, on prépare vite une chambre avec un lit qui a dû connaître les ébats de plusieurs générations. Le milieu n’est pas un creux, mais une tranchée ; on nous sert des fruits pour meubler l’attente. Nos hôtes, qui ne parlent que l’arménien et le russe, font l’impossible pour communiquer et, finalement, ils nous mettent en communication téléphonique avec une amie censée parler anglais. On finit par faire comprendre que nous aimerions connaître le prix du logement d’abord et que nous souhaiterions visiter deux monastères Gotchavan et Hagartsin situés dans les environs. Finalement on négocie un « paquet » : chambre, dîner, petit déjeuner et véhicule pour se rendre aux monastères pour 19.000 drams. C’est le gendre qui nous emmène dans une jeep de l’armée russe qui doit avoir fait la guerre de quarante. Mais elle roule et cela suffit. Comme d’habitude, nous aurons largement le temps de visiter, de flâner et de prendre des photos à notre aise. Les deux monastères valent le déplacement, chacun dans un environnement différent, l’un sur une butte dans la montagne, l’autre dans le creux d’une vallée ombragée. D’après ma carte, de Dilidjan, il y a une route qui devrait nous permettre, avec des changements de bus, d’atteindre Hagbad et Sanahin. D’après nos hôtes, ce n’est pas possible, mais, bizarement, le gendre veut quand même bien nous y conduire moyennant un prix pharamineux. Mardi 11 : On décide donc de prendre un bus pour Dilidjan qui ne se trouve qu’ à une trentaine de km. Cela ne prendra qu’une grosse demi-heure. La première impression est favorable. Enfin une ville très animée avec un centre qui s’articule autour du marché et il y a même un office du tourisme auquel je me rends illico. Je suis accueilli – où plutôt je drange deux fonctionnaires qui regardaient la télévision et qui ne parlent que l’arménien (même pas le russe). C’est génial por renseigner des étrangers, mais il ne doit pas y en avoir beaucoup. Enfin, autant pour se débarrasr de moi que pour retourner voir le feuilleton, ils me donnent un dépliant avec les adresses de tous les B&B de la ville, dépliant très bien fait, avec des dessins des maisons. Heureusement qu’il y a des dessins d’ailleurs car, dans une ville que tous ses habitants connaissent, aucun, en apparence, ne connaît les noms des rues. D’après les dessins, je repère une maison qui n’a pas l’air mal, reste à la trouver. Après une longue promenade, je crois l’identifier au loin. Quelqqu’un m’oriente, c’est le cas de le dire, et je la trouve enfin. Je frappe, je sonne, j’entre dans la propriété (tout est ouvert) mais personne. Je m’adresse à une petite échoppe. Le patron téléphone ; pas de réponse. Ils donne ensuite une série de coups de téléphone et arrive à contacter le fils de la maison qui, rapidement – mais tout cela a pris près de deux heures et ma femme m’attend avec les bagages à l’arrêt des bus – vient me chercher. On redescend en villa e à pied, on récupère ma femme, on prend un taxi pour aller chercher une voisine qui étudie à l’université et on revient. Entretemps, la patronne, avertie, est revenue et nous réserve un accueil digne d’hôtes de marque : café, fruits, petits gâteaux ; la maison est superbe avec sa terrasse d’où on a une belle vue sur la ville, chambre immense et excellent lit. C’est Byzance. On bavarde un peu avant de faire un tour en ville où on nous reconnaît déjà – du moins ma femme à qui, pendant son attente, on a demandé moult fois si elle avait besoin d’aide. Au marché, on tombe en admiration devant les étals où les fruits sont exposés en jolies pyramides. Je demande l’autorisation de photographier un étal…Non seulement on me la donne, mais tout le monde se précipite, pour être sur la photo. On nous invite à nous asseoir, on nous offre des fruits pêches, pires, raisin, … Les marchands des alentours arrivent l’un avec des fruits, l’autre avec le traditionnel vin maison – on fera croire que ma femme est diabétiques pour y échapper après la première gorgée, et cela a bien marché, l’une des marchandes souffrant de cette maladie, mais pour de vrai, elle – la vodka, …Echange d’adresses ( ?) mais comme il n’y a pas de système postal, l’envoi des photos est trsè hypothétique. On a bien du mal à expliquer à nos hôtes que nous devons les quitter, mais on promet de se revoir. On terminera cette promenade bien agréable en sirotant une bière sur une petite terrasse au bord de la rivière et sous la surveillances de deux immenses grands-ducs enfermés dans une cage bien étroite pour eux. Au retour, une autre surprise nous attend. Madame nous présente sa voisine, Astrik, une jeune étudiante en français de l’université qui, sous prétexte de mettre son français en pratique, nous servira de guide tout au long de notre séjour. Mercredi 12 : Idjevan. On négocie avec un chauffeur de taxi rencontré la veille le prix pour se rendre à Makaravank. Pour la première fois, le temps est couvert et le monastère est dans les nuages, ce qui lui donne un certain charme. On rentre dans l’après-midi, le soleil est revenu et on flâne en ville où de plus en plus de gens nous saluent. Le soir, le mari de madame étant revenu, on bavarde et nos hôtes nous dissuadent d’aller à Hagbad et Sanahin par le chemin que nous avions choisi – trop dangereux, on se demande pourquoi, trop difficile, vous allez vous perdre, …- Nous opposons que la roue qu’ils nous indique est interdite pour raisons militaires (elle longe la frontière azeri et les miltaires s’y regardent en chiens de faïence quand ils ne tirent pas dessus à l’occasion). Bref, on discute et ils nous persuadent de partir en voiture avec un de leurs amis qui n’est autre que le père d’Astrik. Cela permettra à sa fille de faire l’excursion et surtout, mais c’est l’implicite, permettra à son père d’arrondir un peu sa fin de mois avec notre contribution. A Idjevan, seule un centaine de personnes ont un emploi dans les deux ou trois seules petites entreprises qui existent et, comme dans beaucoup d’endroits, il faut se débrouiller pour vivre. Jeudi 13 : on part tôt car la route sera longue. Nous longeons cette zone frontière. De l’autre côté de la route, un village entièrement rasé, seule subsise l’église. On ne peut pas s’arrêter et on me déconseille de photographier car, à mons de eux cents mètres, on distingue le dispositif militaire et les soldats qui surveillent. Du haut du col, on voit bien un lac, azéri, selon la carte, arménien selon notre chauffeur. Les paysages sont superbes. On arrive enfin à Haghbad, très bel ensemble avec un Khatchkar représentant une crucifixion, unique en son genre. On y croise une poignée de touristes. On revient par Alaverd, ville industrielle (cuivre), mais surtout beaucoup de ruines industrielles et une cheminée qui crache une fumée qui forme un véritable nuage qui empêche la vue. On traverse ensuite un paysage curieux fait de plateaux qui se succèdent et qui forment de véritables parallélipipèdes séparés les un des autres. Le monastèrede Sanahin est encore différent, avec on gavit ouvert son église sombre, les tombes culptés qui forment le sol du gavit, les statues des donateurs au sommet du chevet On fait l’impasse sur Odzum pour essayer de trouver le monatère de Kobaïr, indiqué sur les cartes, mais très approximativement. Il faudra demander plusieurs fois le chemin, faire des allers-retours sur une route qui traverse des paysages de toute beauté pour enfin, trouver un petit chemin qui grimpe dans la montagne. Une voix qui sort d’on ne sait où nous crie si nous arrivons à une croisée de chemins, s’il faut prendre à droite ou à gauche. Dasn cette végétation très dense, il ya l’une ou l’autre maisons, bien cachées et, çà et là des reines-claudes à se faire damner. La montée est rude, mais pas de traces de monastères. Nous sommes prêts à renoncer, mais je m’entête car il me semble avoir entendu du bruit bien plus haut. Et je ne m’étais pas tompé ; ce bruit était le bruit de gravats que des ouvriers, en train de restaurer le monstère, jetaient dans le précipice au bord du quel il est bâti. Pas de chance, partout des échafaudages qui permettent cependant d’admirer les magnifiques fresques que, pour notre chance, on n’a pas protégées mais au risque de les abîmer définitivement avec les rejets de poussières des pierres sciées à la machine. Fatigués, mais enchantés, n revient par la même route non sans faire quelques achats pour le dîner dans les vllages traversés. Tout au long de la route courent des cochons en toute liberté et le chauffeur doit être attentif. Vendredi 14 : Idjevan-Gavar. C’est à regret que nous quittons cette charmante famille. Il faut d’ailleurs discuter ferme pour payer le prix annoncé sur le dépliant. Madame semble nous considérer comme ses invités, ce que, avec beaucoup de diplomatie, nous ne pouvons admettre Si elle tient un B&B, c’est pour améliorer le quotidien et non pour offrir gracieusement son hospitalité ; connaissions les conditions, ce qu’elle finira par admettre en nous considérant quand même comme ses invités pour un repas. Quand nous arrivons à l’arrêt des bus, le chauffeur a déjà été mis au courant de l’endroit où il devait nous arrêter sur la route puisque nous n’allions pas jusqu’au terminal. (décidément, on prend bien soin de nous). On nous débarque en pleine nature. Il reste des champs à traverser pour rejoindre une autre petite route. De loin, nous avons déjà été repérés par un chauffeur de taxi égaré par là. On s’accorde sur le prix. Il se demande pourquoi nous voulons aller à Gavar, endroit que nous avons choisi, d’après la carte, pour aller visiter le fameux cimetière de Khatchkars. Il nous propose de nous y conduire et de nous ramener à Sevan. Fidèles à notre programme, nous refusons, ce que nos regretterons plus tard. Très aimable, notre chauffeur fera pluieurs arrêts pour nous montrer des monuments, une église, .. qui ne figuraient pas sur nos guides. La route longe le lac Sevan, c’est merveilleux. Comme convenu, le chauffeur nous dépose à Gavar. Selon le Petit Fûté, toujours en retard d’une ou de plusieurs geurres, il y a un office du tourisme. On cherche et on trouve en effet un bâtiment sur lequel est écrit, en russe et en caractères cyrilliques « office du tourisme ». J’entre, je surprends deux vieilles personnes qui m’expliquent qu’elles vivent là et qui, apparemment, n’ont jamais imaginé qu’il habitait un soi-disant ancien office de tourisme. On a soif. Comme il n’y a pas un chat en rue, on entre dans une banque et le garde nous explique qu’il n’y a pas de débit de boissons à Gavar. Il y a bien un tout petit marché, mais rien à boire. Il faut se loger. D’après le guide toujours, il y aurait un hotel datant de l’époque soviétique au quatrième étage ( ?) d’un immeuble cage à poules datant de la même époque et dont l’entrée est jonchée de détritus. Soudaint, o miracles, j’aperçois une jolie maison sur laquelle est indiqué hôtel. Dans la cour, d’énormes voitures, 4x4 ultramodernes, mercédes, BMW. Je m’enquiers, l’accueil est bizarre, comme si je demandais des pastèques chez un fabricant de cercueils. Il y a de la place. On nous montre la chambre, petite, corecte, mais si l’immeuble semble moderne, la plomberie doit être l’œuvre d’un kolkhosien désoeuvré. Le tuyau de douche pend lamentablement, les robients se dévissent, …Enfin, nous sommes contents d’avoir trouvé un toit. Come nous avns toujours soif, on demande un café qu’on nous sert vite fait bien fait sans nous faire payer. Manifestement, nous ne sommes pas les bienvenus. Puisqu’il en est ainsi, on décide d’aller à Noradour visiter le cimetière des Khatchkars, on trouve difficilement un véhicule pour s’y rendre ; le chauffeur sympa se demande aussi ce que nous faisons là. Le fameux cimetière correspond à l’image qu’on s’en fait et vaut le déplacement ; c’est impressionnant. (mais on aurait mieux fait de suivre les conseils du premier chauffeur). Au retour, Gavar est encore plus désert qu’à l’aller. Rien, mais alors, rien, une ville déserte, pas un bruit, pas une âme. Heureusement que nous avons pris de la lecture car la soirée va être longue. A l’hôtel, on ne nous propose pas de dîner, le personnel donne l’impression d’assister à une veillée funèbre . Plus tard, nous verrons d’autres voitures de luxes stationner devant l’hôtel et les gens s’engouffrer dans de petites salles où on leur sert à manger et surtout à boire à voir le nombre de bouteilles vides de vodka que le personnel sortira des salles à manger le lendemain. Au moment de l’addition, on ne paiera que l’hébergement pour une seul personne, on ne comptera pas les cafés pris la veille et au petit déjeuner. Manifestement, notre présence n’était pas souhaitée. Repaire de mafiosi ? Réunions discrètes de polticiens ? Nous ne le saurons jamais. Samedi 15 : Gavar-Presqu’île de Sevan. On prend un taxi jusqu’à Sevan. On cherche, en vain, l’officie de tourisme signalé dans le guide mais, ici, au contraire de Gavar, il n’a jamais existé. Dans le marché, on trouve un petit bisto sympa. Le mari a un taxi et il nous emmène à la presqu’île, au pied du promontoire où se trouvent les deux églises. C’est samedi et il y a du monde, essentiellement des Arméniens qui proftent de la fin de semaine. L’hôtel restaurant pratique des prix tout à fait raisonnables et nous décidons d’y rester prendre un ou deux jours de repos. La chambre est confortable, avec vue sur le lac, le restaurant très correct. Si à midi, les cars y déposent les touristes autour de grades tablées, le resto est fréauenté essentiellement par des Arméniens, surtout le soir et les prix sont établis en fonction de cette clientèle. Nous montons l’escalier de 226 marches qui mène au sommet. Deux églises domnent la presqu’île dont une « en activité » ; un baptême y a d’ailleurs lieu et la vue sur le lac est superbe (le lac Sevan, 150 km/sur 50 km. avec ses 2000 m. d’altitude est le deuxième lac navigable le plus haut du monde après le lac Titicaca). On restera longtemps à flaâner sur ce promontoire à jouir du paysage. Dans une des églises se touve un étonnant Khtchkar décorés d’ornements figuratifs assez surprenants. On passera l’après-midi à se reposer sur la plage ; mais l’eau nous semble un peu trop froide pour s’y baigner. Dimanche 16 : Sevan-Traghkadzor-Sevan. On se lève tôt, pour des prunes. Tout est fermé, rien ne bouge. On aurait pu quitter l’hotel sans que personne ne s’en aperçoive. Oar conséquent, pas de petit déjeuner. Un taxi traîne sur le parking, on le prend pour Sevan où un bus aurait pu nous emmener à Hrazdan. Mais le bus est parti à l’heure et…sans nous. Qaunt à connaître l’heure du suivant, les avis divergent…et de beaucoup. Un chauffeur de taxi nous harcèle. D’après lui, il n’y a pas de bus (mais ils disent tous cela). Il faudra bien se résigner. On part à la recherche du chauffeur de taxi que nousa vions eu la veille qui lui, pour le prix officiel, nous conduit directement à Traghkadzor, nous évitant la correspondance par Hrazdan, et où se trouve le monastère de Kètcharis. Finalement, en ratant le bus, nous aurons gagné du temps. Contrairement à Ochakan, il y a beaucoup de monde à l’office, mais ici, la chorale ne vaut pas tripette. L’église est pleine comme un œuf, mlais à la différence de nos égliss, comme les gens ne restnt pas en place, on peut circuler et visiter ainsi pendant l’office (ce que font aussi les touristes arméniens qui photographient à qui mieux mieux). Le gavit est orné d’une très belle freque et, en se promenant dans les environs, on découvre ne toue petite église, plus ancienne que le monastère etbien mignonne dans sn écrin de verdure. On redscend par la ville où un ancien marché couvert soviétique a été transformé en hôtel tout en conservant la façade d’origine avec ses sculptures représentant, en style tout aussi soviétique, les différentes corporations présentes dans le marché. Il faut admettre que ce n’est pas du tout désagréable à regarder. Comme il faut attendre longtemps pour avoir un hypothétique bus pour rejoindre Hrazdan, un chauffur de taxi nous propose, ainsi qu’à deux autres personnes qui attendaient comme nous, de nous y conduireà un prix légèrement supérieur au prix du bus. Même topo à Hrazdan, une attente de plusieurs heures pour avoir un bus – et beaucoup de monde qui l’attend – pas d’internet, rien à faire, rien à voir. On reviendra donc en taxi. Comme on se trouve ben dans notre hôtel où nous sommes maintenant les seuls clients, on décide de prolnger notre séjour. Lundi 17 : Sevan. On a hélé un minibus. Ire des chauffeurs de taxis pour qui cet itinéraire est chasse gardée. Nous cherchons une connection à internet depuis plusieurs jours et nous devons impérieusement téléphoner à Erevan pour réserver l’hôtel avant notre départ. Sevan est une grande ville. Il paraît qu’il y a un centre internet. A la première adrsse, il n’existe plus. A la deuxième, il est inconnu et à la troisième, il ne fonctionne plus. Le modem serait out ?(mais il fonctionne pour les jeux vidéos). Reste le téléphone ; on finit par trouver le cntre téléphonique de Sevan ( ?) mais le téléphone ne fonctionne qu’avec des cartes qu’on ne vend d’ailleurs pas au cenre de télécommunication et personne ne poura jamais nous dire où se vendent ces précieuses cartes. C’est grâce à l’amabilité d’un Arménien rencontré que je pourrai réserver l’hôtel au moyen de son portable. Retoutr à l’hôtel, plage et farniente. Mardi 18 : Sevan-Erevan. On paie les trois nuits, ce qui me vaut un large sourire parce qu’ils n’en avaient compté que deux. Cette fois le moyen de locomotion sera un de ces grands autobus jaune qui fonctionnent au gaz. Cela roule bien et on entre à Evan dans les embouteillages dignes de nos grandes villes. Aucun taxi ne veut nous conduire à notre hôtel. On se demande pourquoi. La aison en serait que l’hôtel était trop proche (10 minutes à pied, mais avec les bagages.. !) Les gens essaient bien de nous aider, mais à cette heure, tous les taxis sont occupés. On finira par trouver et, au compteur, on a parcouru… 6 km (à pied, cela fait plus d’une heure de marche avec les bagages, mais pour un taxi, le trajet est estimé trop court… !) Sur la place d la République, on teste les fontaines (on ne les avait pas encore vu fonctionner celles-là). Internet, Office du toutisme où on apprend que l’exposition Armenia Sacra que nous n’avions pas pu voir à Paris, ouvrait le jour même. Cette fois, nous ne l’avons pas ratée et c’est bien ainsi. Le soir, à l’hôtel, on rencontre d’autres voyageus dont un jeune français qui fait un stage de trois mois en Arménie sur l’étude de…la pomme de terre. En Arménien il se plaignait avec beaucoup d’humour, d’avoir une vocabulaire trsè riche sur ce qui concerne l’agriculture et plus particulièrement dans le champ lexical de la patate, mais que ne n’était pas très utile pour voyager ? Mercredi 19 : Erevan-Khor Virap. Un peu plus difficile à trouver les combis pour ce patelin. Un premier bus nous emmène à la gare ferroviaire d’Erevan et c’est en passant sous celle-ci par un passage souterrain pas évident à trouver, qu’on trouve, sur un terrain vague, quelques minibus qui attendent les clients. On trouve le nôtre, puis le chauffeur qui ne partira qu’à 11 heures. Il place deux bouteilles d’eau minérales pour réserver nos sièges et, pour tuer le temps, on va visiter la gare. Elle est immense, architecture soviétique évidemment, et…un seul guichet où, semble-t-il, il y a même quelqu’un pour délivrer des billets, mais pour où ? Grosse animation sur le quai. Un train serait-il attendu ? Erreur. Le quai sert de lieu pour un immense marché aux fruits et légumes, coloré, animé. Il est difficile même de s’y frayer un chemin. Sur une voie, une vieille locomotive et un wagon. Comme on s’attarde, un monsieur d’un certain $age nous aborde t nous demande de l’attendre. C’est le gardien du « musée », c’est-à-dire le wagn qui est sous nos yeux. Il revient avec la cle. C’est un vétéran, décoré par Staline en personne – nous aurons droit aux photos – A l’intérieur, tout est désuet, comme le téléphone, mais c’est touchant. Nous repartirons avec une photo de ce monsieur pendant son service militaire. A 11 heures précises (les Arméniens sont ponctuels) le bus démarre. Comme le monastère de Khor Virap est en dehors de la route, le chauffeur, très aimablement et après avoir pris l’avis des autres voyageurs, fait le détour et nous dépose au pied du monastère non sans avoir écrit sur un papier ses heures de retour et l’endroit à rejoindre, à pied, bien entendu, pour arrêter le bus au passage. Khor Virap, c’est un peu la carte postale, le monastère devant le Mont Ararat qui lui est en Turquie. Mais à quoi bon gâter son plaisir ; c’est plus impressionnant que la carte postale et le monastère mérite d’être visitée avec le cul de basse fosse où aurait été enfermé, dit-on, le brave Grégoire l’Illuminateur pendant treize ans. Un peu difficile à croire ; enfin, on descend par une échelle posée à même le mur et on laisse aller son imagination. Du haut de lamuraille, on domine la Turquie. La frontière, matérialisée par des barbelés est à peine à une centaine de mètres. Aux jumelles, on distingue trsè bien des minarets, des miradors aussi et toujours, impressionnant avec ses 5.600 m. le Mont Ararat couronné de neige. Retour au carrefour que nous a designé notre chauffeur, en plein soleil et le bus est à l’heure ; c’est le même chauffeur, le bus est plein, mais les passagers se serrent pour nous faire de la place. Toujours cette gentillesse et ce souci d’être agréable. On repasse par l’Office du tourisme pour avoir confirmation de la délivrance du visa à l’aéroport. Personne n’est au courant, mais on téléphone à l’aéroport qui confirme. Ouf. A l’hôtel, on retrouve Marius, notre franco-anglo-polonais, revenu du Sud et on décide de partir ensemble le lendemain pour une excursion dans la mont…….. Jeudi 20 : la pournée commence mal. Nous ne trouvons pas l’endroit où prendre le bus.pour Burakan. Personne ne peut nous renseigner. On demande à un chauffeur de taxi qui sait, nous voilà rassurés, mais il nous semble qu’il nous emmène bien loin, ce qui ne nous rassure plus. Il nous dépose à un carrefour où des gens attendent. Les uns disent que notre bus passera par là, d’autres disent le contraire. Finalement, un monsieur nous dit que lui aussi va à Burakan. Nous voilà rassurés pour de bon, il n’y a plus qu’à attendre. Le bus arrive, c’est le bon et, à l’intérieur, nous trouvons notre franco-anglo-polonais avec Anait, une de ses copines de paris en vacances en Arménie. Elle a reçu l’autorisation de ses parents de voyager avec nous, mais jusqu’à 19 h.00. Les Arméniens semblent très stricts avec leurrs enfants, surtout les filles. Comme Anait parle arménien et Marius, le russe, tout est bien. Arrêt à Burakan, une petite bourgade au pied de la montagne. Monastèe, lac de montagne et citadelle d’Amberd, tout cela est très loin et on n ous déconseillde le faire à pied (il faut être rentré pour 19 h.00) et on nous conseille de prendre un taxi. Puis, le villageois qui nous a donné ces information nous dit tout de go : je vous emmène. On fait le plein et nous voilà parti pour une balade superbe. Le chauffeur est bavard et avec Anait qui traduit, c’est facile. Par une piste en très mauvais état, on arrive au petit lac de montagne que marius voulait voir. Il est situé à 3000 m. d’altitude au milieu de montagnes pelées ; il y a même quelques plaques de névé. Un peiu plus loin, un centre de recherches nucléaires. On nous laisse franchir la barrière, mais nous serons sans cesses escortés par un membre du personnel. L’atmosphère se détendra rapidement et on nous autorise même à prendre des photos, à l’exception des bâtiments. Au retour, on aperçoit dans la vallée les espèces de yourtes dans lesquelles vivent les nomades kurdes, une tribu qui vit en bonnes relations avec les Arméniens. On terminepar la citadelle d’Amberd, elle aussi située dans un paysage superbe et à voir avant que l’on ait terminé les horribles travaux de restauration, que dis-je de « construction » avec des pièrres et des matériaux venus d’on ne sait où, mais qui, dans l’environnement, font l ‘effet d’un cancer au milieu de la figure. Notre chauffeur-guide tient absolument à nous montrer sa maison ; mais c’est sutout un prétexte à nous inviter à manger – la table est d’ailleurs mise quand nous arrivons - un repas complet arrosé de vodka. Le fils est chargé de surveiller la route pour demander au chauffeur du bus qui doit nous ramener de bien vouloir attendre. C’est ça l’hospitalité arménienne. Et quand on veut payer, on se fait houspiller. On s’en sortira en glissant un billet dans la poche de notre hôte qui, pour ne pas perdre la face, et à son corps défendant, fera semblant de ne ps s’en apercevoir. Vendredi 21 : c’est la fête nationale. Les fontaine de la place de la République fonctionnent et la place a une tout autre allure. En attendant les festivités, le matin on se rend au marché aux puces des bouquinistes où j’ai aperçu dans le fouillis qui y règne un livre édité par le musée Matenadaran, tiré à seulement 500 exemplaires avec des reproductions impeccables et…en français. Comment est-il arrivé là ? Il vaut 35.000 drams, mais nous l’aurons pour 25.000 (un peu plus que 50€) après le marchandage d’usage dans ces lieux. A voir la tête du vendeur, il est content de s’en être débarrassé – pour les Arméniens, c’est un prix exorbitant – et nous sommes contents de notre achat. Tout est donc pour le mieux. Le soir, nous assistons au concert donné sur la place de la République avec son et lumière et les jets d’eau qui passent par toutes les couleurs. On est serrés, les gens sont venus en famille et il y a là plus de 30.000 personnes qui écoutent, non religieusement, mais dans un calme relatif et bon enfant. Samedi 22 : Allez, un dernier monastère avant de partir. Bus pour Achtarak (cette fois on sait où le prendre). On se fait déposer à un carrefour et on prend un taxi. Le monastère est le pendant de celui d’Hovanarank, perché au bord du canyon. La visite terminée, notre chauffeur, au lieu de nous ramener au départ des bus, nous emmène voir une église, assez jolie. Al’intérieur, une dame essaie de nous expliquer quelque chose ; on comprend qu’il s’agit d’église, mais pas plus. Elle va trouver le chauffeur, s’ensuit une longue discussion avec force gestes et suivant le conseil de la dame, le chauffeur nous conduit voir une petite merveille, une église toute petite, très vieille, entourée de restes d’une mini-enceinte et de khatchkars. Un peintre la dessine. L’endroit est idyllique et on ne se croirait pas au centre d’une ville. Lui-même, semble-t-il en ignorait l’existence. Puis, sur sa lancée, par des ruelles, il nous emmène vers les restes d’une autre église qui nous permet d’en voir une autre encore perchée de l’autre côté du canyon qui sépare la ville en deux. Il ne manquera pas de nous y conduire. Elle est située dans l’enceinte d’une ancienne forteresse, une petite église à une seule nef, moins intéressante mais de sa porte on a une vue panoramique sur le canyon, le vieux pont et sur la ville. Dire que nous étions déjà passés à Achtarak sans nous rendre compte que cette petite ville révélait des merveilles (les guides n’en parlent d’ailleurs pas) Comme il reste du temps on termine la journée au Vernissage, l’immense marché aux puces d’Erevan devenu déjà très touristique. On y boira une bière que nous paierons le double, première et unique « arnaque » si on peut dire en trente jours. Dimanche 23 : Erevan. Ce dernier jour est consacré à la visite du mémorial au génocide. Bien que nous l’ayons déjà distingué de loin au cours de nos promenades, quand il s’agit de s’y rendre, c’est une autre affaire. Assez curieusement, alors que nous n’en sommes pas loin, personne ne peut nous renseigner. C’est facile à comprendre quand on sait que les Arméniens ne le connaissent que sous son nom arménien et que « génocide » prononcé avec toutes les intonations possibles ne leur dit rien. On finia bien par le trouver. Il est à l’intérieur d’un grand parc, bien entretenu. Tout au long des allées, de petits sapins plantés par des personnalités en visite en Arménie. Le monument en lui-même est aussi sobre qu’imposant. Tout, dans ce lieu est empreint de respect, de dignité ; une musique de fond incite au recueillement. A l’intéreur, autour de la flamme, des gens viennent déposer des fleurs blanches. On est impressionnés, émus même. La visite du musée est impressionnante aussi : des photos, souvent pleine d’horreurs, des témoignages, des lettres de consuls étrangers qui dénoncent ce qui est en train de se passer sous leurs yeux, des ordres militaires qui ne laissent planer aucun doute sur la volonté des autorités d’exterminer le peuple arménien qualifié d’ailleurs de « race arménienne » alors qu’une révolution antérieure à ces faits avait été menée au nom des droits de l’homme. Ce qui nous frappe aussi c’est que, à aucun endroit, on ne rencontre le mot « turc » . Il est question de « génocide », sans plus, révélation d’un peuple qui pleure sur lui-même sans chercher à culpabiliser d’autres peuples. Une grande leçon de dignité. Et une honte pour les négationistes. Comme on voit le stade dans le lointain, on imagine qu’il est possible de le rejoindre en prenant des raccourcis. Ce fut notre erreur car c’est dans un cul de sac que nous avos débouché et il a fallu rvenir su nos pas pour prendre un autobus au vol.. Retour à l’hôtel. Marius est reparti hier. Un couple tue l’attente en attendant de partir vers l’aéroport. Tous les vols décollent à 04 h.00 du matin. Demain, ce sera notre tour. Lundi 23 : Erevan. La journée est consacrée aux courses, à l’envoi un peu tardif des cartes postales, à l’achat de petits souvenirs. Puis on fait les bagages, on dîne et on attend. Le taxi est commandépour 01 h.00 car nous devons encore régler le problème des visas. Quand un taxi est commandé, le prix de la course est 50% moins cher. Le chauffeur ne veut rien entendre, mais devant l’insistance du gardien de l’hôtel, il doit s’incliner, la loi c’est la loi. Il se vengera en nous emmenant à l’aéroport à plus de cent km/h. Qu’est-ce qu’on étaient contents d’arriver sains et saufs. Le côté des départs resemble à une gare routière. C’est sombre, gris, anonyme. On se renseigne pour les visas. Quelqu’un a l’air de savoir, mais nous sommes un peu inquiets quand même. On nous dit d’attendre. L’attente sera longue. Enfin, arrive un officier bardé de décorations qui semble s’extraire d’un profond sommeil. Il nous fait entrer dans un bureau et on se rend compte que notre démarche est assez inusitée. Finalement, et avec le temps, il trouvera les papiers ad hoc et, surtout, récupérera le prix de la prolongation des visas, la seule chose, au fond, qui justifie cette démarche. L’avion est à l’heure. Bye bye Arménie. Un voyage parmi les meilleurs que nous ayons faits. Quel pays ! Quel peuple accueillant ! Que de merveilles !
Bienvenue chez les chiites! cinq semaines en Iran English translation pending
Salam a tous,
pour vous epargner les fauites de frappes de clavier et les accents manquants, voici mon recit en direct d'Iran apres correction par Mu... (desole pour ce petit differe...)
j'espere en partager avec vous un peu de la magie...
Safar khosh ! comme on dit en farsi 🙂
Ouest américain: voyage inoubliable du 14 au 26 juin 2008 English translation pending
Parents plus deux ados 16 et 19 ans.
1 Paris - New York (24h à NY) 2 NY - Denver en avion. 3 Denver - Grand Junction en train, ( 7 heures à bord du Zéphyr). 4 Grand Junction à Los Angelès en voiture: 2 000 miles en passant par Moab, Monument Valley, Grand Canyon, la route 66, Las Vegas, Death Valley, Big Sur LA.
New York: exorbitant. La hausse des prix compense la dépréciation $/Euro. Hôtel à 200$ la nuit avec Salle de Bain commune !!!!!! Achat d'une caméra Sanyo finalement au même prix qu'à la FNAC malgré une heure de négo: l'arnaque. Mais quand on aime NY on ne compte pas.
Avion NY Denver: pas cher, 3 heures de retard au décollage, c'est partout pareil.
Denver: pas vu: arrivés à 23h, départ à 8h.
Le train: génial, à moitié vide (réservé de France). La gare de Denver: une merveille, pur décor de Hitchcock. Les deux énormes locomotives. Le wagon panoramique: un bonheur, nous y avons fait tout le voyage, le nez collé à la vitre. Paysage de montagne, la source du Colorado, le fleuve naissant longé tout le temps, les rapides, les rafteurs, les sommets enneigés. Wagon restaurant à l'ancienne très sympa. Tout ça pour 60$ par personne!
Grand Junction: voiture réservée par le net. Pontiac 4x4 flambant neuve. Le GPS est hors de prix et à l'usage inutile sauf peut-être à LA. Coût: 600Euros dont 200 de "drop off", car rendue à LA.
Grand Junction - Moab: par la route panoramique 128. Une merveille. On longe le Colorado dans un décor de mini-Monument Valley. des couleurs, des formes. Oh et Ah permanents. Environ 4 heures.
Moab: sans intérêt villes de motels. Sans réservation, un choix assez large.
Moab Monument Valley: faire le détour "Valley of Gods" juste avant Mexican Hat. 30km de chemin de terre serpentant dans un décor sublime. Après, le passage par les navajos ne s'impose pas, on voit tout de la route, et les Navajos n'inspirent pas la joie de vivre.
Page: choix de motels. Sans intérêt. 45° au lac Powell!
Grand Canyon: la création du monde. Sans réservation, une chambre à l'hôtel El Tovar, l'hôtel de luxe de l'endroit (les gens s'y prennent 6 mois à l'avance). Chambre banale, mais lobby sublime, et le canyon devant la porte. Deux nuits (à 4 dans l'unique chambre disponible il est vrai). Des toutous, des téléphones portables, des voix délicates d'américains, des silhouettes graciles d'américains oui, mais le GC c'est le GC!!!!! Vu: une famille d'amish s'appretant à descendre à pied !!, des élans pas froussards). La concierge du El Tovar, immensément sympathique, rachète les défauts de ses compatriotes.
Route 66: rien, il n'y a plus rien sauf quelques gros bras à motos d'âge canonique (les bras), payés par l'office du tourisme pour distraire le touriste.
Las Vegas: architecture sublime au service du néant absolu.
Vallée de la mort: quelle route, quels paysages, quelle chaleur (51°!!!). Ah Zabriskie Point, Dante's View...
Big Sur: bloqués à 10 km par l'incendie. Big Sur c'est à la fois le nom de la côte, que nous avons parcourue dans les deux sens sur 50km, cote magnifique, et le nom du repaire d'Henry Miller, pas vu, mais sans regret parait-il. Un hôtel de luxe pas cher à Ragged Point. Des surfeurs, des éléphants de mer. Le chateau Hearst: un musée habité. Pas vraiment moche, son architecte avait du goût. Et puis un homme qui a a) inspiré Citizen kane et b) dégusté des bouteilles de Romanée Conti, ne pouvait pas être foncièrement mauvais.
LA: hôtel à Hollywood. La plage: comme sur les cartes postales Universal Studios: la grande arnaque, une copie médiocre de Dysneyland et une visite ultra courte des studios (500$ de tickets pour éviter les queues, c'était ça ou rien, une grosse bétise). Sushis magnifiques.
Ce voyage en famille orienté nature a été une réussite complète.
1 Paris - New York (24h à NY) 2 NY - Denver en avion. 3 Denver - Grand Junction en train, ( 7 heures à bord du Zéphyr). 4 Grand Junction à Los Angelès en voiture: 2 000 miles en passant par Moab, Monument Valley, Grand Canyon, la route 66, Las Vegas, Death Valley, Big Sur LA.
New York: exorbitant. La hausse des prix compense la dépréciation $/Euro. Hôtel à 200$ la nuit avec Salle de Bain commune !!!!!! Achat d'une caméra Sanyo finalement au même prix qu'à la FNAC malgré une heure de négo: l'arnaque. Mais quand on aime NY on ne compte pas.
Avion NY Denver: pas cher, 3 heures de retard au décollage, c'est partout pareil.
Denver: pas vu: arrivés à 23h, départ à 8h.
Le train: génial, à moitié vide (réservé de France). La gare de Denver: une merveille, pur décor de Hitchcock. Les deux énormes locomotives. Le wagon panoramique: un bonheur, nous y avons fait tout le voyage, le nez collé à la vitre. Paysage de montagne, la source du Colorado, le fleuve naissant longé tout le temps, les rapides, les rafteurs, les sommets enneigés. Wagon restaurant à l'ancienne très sympa. Tout ça pour 60$ par personne!
Grand Junction: voiture réservée par le net. Pontiac 4x4 flambant neuve. Le GPS est hors de prix et à l'usage inutile sauf peut-être à LA. Coût: 600Euros dont 200 de "drop off", car rendue à LA.
Grand Junction - Moab: par la route panoramique 128. Une merveille. On longe le Colorado dans un décor de mini-Monument Valley. des couleurs, des formes. Oh et Ah permanents. Environ 4 heures.
Moab: sans intérêt villes de motels. Sans réservation, un choix assez large.
Moab Monument Valley: faire le détour "Valley of Gods" juste avant Mexican Hat. 30km de chemin de terre serpentant dans un décor sublime. Après, le passage par les navajos ne s'impose pas, on voit tout de la route, et les Navajos n'inspirent pas la joie de vivre.
Page: choix de motels. Sans intérêt. 45° au lac Powell!
Grand Canyon: la création du monde. Sans réservation, une chambre à l'hôtel El Tovar, l'hôtel de luxe de l'endroit (les gens s'y prennent 6 mois à l'avance). Chambre banale, mais lobby sublime, et le canyon devant la porte. Deux nuits (à 4 dans l'unique chambre disponible il est vrai). Des toutous, des téléphones portables, des voix délicates d'américains, des silhouettes graciles d'américains oui, mais le GC c'est le GC!!!!! Vu: une famille d'amish s'appretant à descendre à pied !!, des élans pas froussards). La concierge du El Tovar, immensément sympathique, rachète les défauts de ses compatriotes.
Route 66: rien, il n'y a plus rien sauf quelques gros bras à motos d'âge canonique (les bras), payés par l'office du tourisme pour distraire le touriste.
Las Vegas: architecture sublime au service du néant absolu.
Vallée de la mort: quelle route, quels paysages, quelle chaleur (51°!!!). Ah Zabriskie Point, Dante's View...
Big Sur: bloqués à 10 km par l'incendie. Big Sur c'est à la fois le nom de la côte, que nous avons parcourue dans les deux sens sur 50km, cote magnifique, et le nom du repaire d'Henry Miller, pas vu, mais sans regret parait-il. Un hôtel de luxe pas cher à Ragged Point. Des surfeurs, des éléphants de mer. Le chateau Hearst: un musée habité. Pas vraiment moche, son architecte avait du goût. Et puis un homme qui a a) inspiré Citizen kane et b) dégusté des bouteilles de Romanée Conti, ne pouvait pas être foncièrement mauvais.
LA: hôtel à Hollywood. La plage: comme sur les cartes postales Universal Studios: la grande arnaque, une copie médiocre de Dysneyland et une visite ultra courte des studios (500$ de tickets pour éviter les queues, c'était ça ou rien, une grosse bétise). Sushis magnifiques.
Ce voyage en famille orienté nature a été une réussite complète.
Camping et randonnée sur l'île Maurice English translation pending
bonjour,
je souhaite me rendre a maurice en septembre/octobre sur une duree de env15j. je souhaite decouvrir cette ile a travail rando, contact avec les locaux etc, d'ou mon choix pour le camping. le sac et la tente sur le dos et la casserole sur le coté qui pendouille lol.
Quelqu'un peut t'il me renseigner s'il on trouve des camping facilement sur place, et les escursion(rando) a faire imperativement ?
Je ne suis pas fortuner et cherche a voyager de facon eco: avion, logement, nourriture.
Si vous avez des bons plans sur ces 3 idem je suis preneur.
Merci d'avance pour votre aide!!
😉
Quelqu'un peut t'il me renseigner s'il on trouve des camping facilement sur place, et les escursion(rando) a faire imperativement ?
Je ne suis pas fortuner et cherche a voyager de facon eco: avion, logement, nourriture.
Si vous avez des bons plans sur ces 3 idem je suis preneur.
Merci d'avance pour votre aide!!
😉
Première croisière: Costa Magica le 30 août English translation pending
Bonjour nous allons vivre notre première croisiere à bord du Costa Magica (Dolce Vita Savone, Naples, Palerme, Tunis, Majorque et Barcelone) au départ de Marseille le 30 aout et j'aimerais avoir quelques infos?
Quelle sont les principales excursions a faire lors des escales?Faut il prendre les excursions proposés par Costa ou ce débrouiller seul? (niveau d'anglais mauvais)Quels sont les prix des forfaits boissons?Quel est le meilleur moyen pour rejoindre le port d'embarquement depuis la gare TGV de Marseille?
Si il y a d'autres personnes qui font cette croisières le 30 août n'hesiter pas à me contacter ont pourrais ce rencontrer et prévoir quelques excursions ensemble sa pourrais être sympa!!
Merci et a bientot j'espere.
PS: Nous avons 28 et 29 ans.
Si il y a d'autres personnes qui font cette croisières le 30 août n'hesiter pas à me contacter ont pourrais ce rencontrer et prévoir quelques excursions ensemble sa pourrais être sympa!!
Merci et a bientot j'espere.
PS: Nous avons 28 et 29 ans.
Grand tour du nord-est du Vietnam English translation pending
Bonjour tout le monde!
Je ne cesse de recevoir des messages au sujet du Nord Est, pour lequel j'ai envoye plusieurs pages sur Cao Bang/Ha Giang/Dong Van/Meo Vac, et les lacs Babe. Comme ces 3 regions (Cao Bang, Ha Giang, et Babe)peuvent etre combinees, je pense qu'il est plus pratique de tout regrouper. Revoici donc le guide, ré-arrangé pour plus de clarté.
On peut enfin trouver des cartes du Vietnam aussi bonnes que les Michelins, publiees par la société Cartographic Publishing House, 85, Nguyen Chi Tanh, Hanoi. Atlas de 35 pages indiquant meme les pistes carossables. Indispensable pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus. Elles sont en vente au 1er étage de la librairie SAVINA, 44 Trang Tien, Hanoi (Trang Tien est la grande avenue longeant le sud du Petit Lac) sous le titre “GIAO THONG DUONG BO VIETNAM” (Couverture bleu foncé - 155 000 dong).
LES LACS DE BABE
Les lacs de Babe sont un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit en fait d’un seul lac dans lequel se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- séparés par deux goulets, d’où le nom “Trois baies”. Sur les bords, un seul village : Po Lu.
Y ALLER
Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée (ça m’a coût $200, mais j’ai pas regrette du tout!) ou la moto. Les touristes prennent la route principale Hanoi-Thai Nguyen (Route No. 3 terminant a Cao Bang), puis la 258 jusqu’a Cho Ra (où les guides Lonely Planet et Co expliquent qu’il y a des hôtels; oubliez, c’est a 17 km du lac!). Trajet sans grand intérêt et très fréquente par les camions. Donc:
- A L’ALLER, prendre la route Hanoi-Tai Nguyen. Partir de bonne heure pour voir, à Thai Nguyen, le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoi, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention: il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi. A 40 km au nord de TN, a Yen Do, prendre a gauche la route No 254 direction Cho Lu (Dinh Hoa)- Bang Lung (Cho Don) (sale manie vietnamienne d’avoir des villes avec 2 noms, changeant selon les panneaux aussi bien que les cartes, d’ou nécessité de connaitre les 2!). La route se termine au bord du lac, a Po Lu.
OU DORMIR ET MANGER
A Po Lu, nombreuses guesthouses (Ngha Ngi) pour ceux qui ne veulent pas vivre chez l’habitant (ils ont tort!).
Chez les Thais a Pac Ngoi. Sur la droite juste avant l’embarcadère de Po Lu, une toute petite route goudronnée grimpe a flanc de montagne pour contourner le sud du lac et arrive au village Thaï de Pac Ngoi, où les villageois vous reçoivent chez eux pour 50 000-60 000 dongs (petits déjeuners 15-20 000, dîners 60 000-80 000). Pac Ngoi a son propre embarcadère. Je suis reste à la Maison Duy Tho, la dernière du village (tel. 09-19-86-82-35). Patrons super sympas baragouinant quelques mots d’anglais et français (le patron est tout fier de vs montrer ses cartes postales de Paris et, tenez-vous bien, un calendrier des Postes de Tours, où je suis né; la surprise!), lits avec matelas (et non natte en bambou). Surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me suis vraiment régalé pendant 3 jours. Bicyclettes gratuites. Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.
QUOI VOIR
Les chutes de Dau Dang (450 000 dong pour la journée en bateau); on passe dans les 3 lacs et s’engage dans une jolie vallée dominée de pics calcaires jusqu’au chutes (2 km a pied a partir d’un petit village-bout-du-monde). Un rêve de photographe! On peut aussi faire les chutes à pied au départ de Po Lu, mais ça fait 18 km de piste, et il fait chaud dans le trou de Babe sans air!
Il y a aussi une ballade plus courte sur la rivière en passant ds le tunnel de Hang Phuong, mais comme vs avez déjà fait les Tam Coc… En fait, il y a un tas de choses a faire en bateau, à pied, en moto (descente de la rivière Nang jusqu’au lac, trekking illimité -mais attention: il n’y a pas un brin d’air et il fait très chaud, d’où une jungle beaucoup plus épaisse que la normale). Je me vois bien y passer une semaine! AU RETOUR, 3 choix:
1. Reprendre la même route qu'à l'aller
2. Traverser le pont a la sortie de Pac Ngoi; la route monte a Cho Ra en passant par un petit col en haut duquel se trouve le grand hotel du Parc National (chambres normales a 250 000 Dong, bungalows a 350 000). De la, route 258 sud direction Bac Kan, où elle rejoint la 3 Thai Nguyen-Hanoi
3. Bien mieux si vous avez le temps, continuer la petite route de Pac Ngai au lieu de tourner à gauche pour traverser le pont, direction Cho Leng. Vs passez pendant 2 h d’une vallée a l’autre, dans ce qui est vraiment le Vietnam profond. Magnifique! Vs arrivez a Bang Lung pour reprendre la route aller par Cho Chu-Yen Do-TN.
En tout, il faut 3 jours minimum (1 jour aller, 1 jour ballade sur le lac, 1 jour retour). Ca vaut VRAIMENT le coup!
PS. On peut faire le trajet AR en bus public, mais c’est pas de la tarte: bus Hanoi-Phu Thong ou Hanoi-Bac Kan, puis 2e bus terminus Cho Ra, puis moto-taxi Cho Ra-Pac Ngai ou Po Lu.
LANGSON-CAO BANG- HA GIANG-DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG Cette région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes ou l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser a une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde. Trois itinéraires possibles : Hanoi-Langson-Cao Bang-lac Ba Be-Hanoi (4 jours minimum), Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang-Hanoi (6 jours minimum), et Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang- lac Ba Be-Hanoi (7 jours minimum). Les deux villes-etapes, Cao Bang et Ha Giang , ne présentent aucun intérêt (Langson non plus), mais, au nord de Cao Bang et de Ha Giang, les paysages sont sublimes et les minorités, surtout Thaïe et H’mong noirs, ont d’autant plus gardé leur mode de vie traditionnel et ancestral que les touristes sont peu nombreux. Comme toujours, les absents ont tort!
CAO BANG
DORMIR:
Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma camera, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile a “mettre au clou”). Donc, à fuir, et je conseille :
Hôtel Huang Sen juste avant le grand marché couvert à 5 mn a pied du pont. Tel 85-46-54. Nouvel hôtel de 8 étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.
MANGER
Le problème, c'est pour manger! Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokés, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant reste 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs:
- Grand restau avec terrasse (pas pu repérer le nom mais vs ne pouvez pas le manquer, c’est plein de monde à partir de 18h). juste derrière le marche couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000 a 15 000 dongs par plat).
- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam : d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées à l'ail.
ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vs vs pointez ds un restau après 20h, vous aurez droit aux restes s’il y en a!
A VOIR AUTOUR DE CAO BANG
Il faut rester au moins 2 nuits a CB pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts :
** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang). La légende des 36 lacs La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe donc brillamment l'examen du mandarinat et est convoque a la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'a la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter a grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute deboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.
En fait, les 36 lacs n'existent qu'a la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2 h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires. La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marche aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.
Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis a gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau a gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4 km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans un complexe de maisons thaïes flambant neuf : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 a 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang !
** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).
L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le coté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du coté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin: c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.
Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'à "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).
Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.
La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).
Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale, tout occupé qu'il était à faire massacrer tous les nationalistes vietnamiens non-communistes (et non à combattre les Japs comme cela a été dit après). Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de mais et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...- mais on ne demande pas de passeport pour aller à Pac Bo (alors qu'on le demande pour les 2 autres excursions). Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (une petite pancarte l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-la au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français n’aient jamais trouvé où Nguyen Ai Quoc (le nom d'Ho Chi Minh à l'époque) se cachait ! Pas de restaurant (cahutes sur le parking avec boissons et oeufs durs), donc, préparer un panier pique-nique à Cao Bang.
Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.
Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.
HA GIANG – DONG VAN – MEO VAC : LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS
Le bout du monde vietnamien ! En fait, le village de Lung Cu, à 24 km au nord de Dong Van, est le point le plus septentrional du pays. Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit (les locaux les appellent les “foréts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, reconnue à juste titre comme la route la plus spectaculaire du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.
ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang et acheter un permis (200 000 dong). Ne vous amuser pas a y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exige dans les hôtels. ATTENTION: LE PERMIS NE PEUT ETRE ACHETE QU'A HA GIANG
ARRIVER – QUITTER
- Au départ de Hanoi (305 km) : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans aucun intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge.
- Au départ de Cao Bang : Traverser le pont et tourner à gauche après 2 km, direction Nguyen Binh (Route No. 34). Route épouvantable sur la plupart du trajet (nous avons mis 11h pour faire les 220km en 4x4; actuellement, les voitures ordinaires ne passent pas, et réservé aux motards expérimentés). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux.
- Au départ de Lao Kai (pour les fanas de la montagnes) : Route No. 4E sur Pho Lu, 70 Sud sur Pho Rang. A partir de là, bonjour les reins sur la 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoi-Ha Giang a Viet Quang.
HA GIANG
Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong de Dang Van-Meo Vac.
Office du Tourisme 103 Tran Hung Dao. Tel. 86-35-66. Pas d’anglais et des brochures…en chinois! A gauche, Bureau de l’immigration pour acheter le permis de visiter la région
DORMIR
Hai Dang Hotel : 15 Pho Nguyen Trai. Tel. 86-68-63. Petit hôtel confortable en face de la gare routière. Pratique si vous faites le tour en bus publics, qui partent pour Dong Van très tôt le matin. Pas de restaurant.
Huy Hoan Hotel : 10, Pho Nguyen Trai. Tel 86-12-88. Ascenseur. Chambres équipées de meubles chinois aux décorations de nacre. Quelques chambres avec baignoire. Terrasse pour petit déjeuner, mais pas de restaurant. 240 000 dong.
MANGER
Petites gargotes de rue, mais nous avons très bien dîné à deux reprises au Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h. A noter aussi le restaurant Than Thu, sur la rue Tran Hung Dao.
BOUCLE HA GIANG-DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)
A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situe a 158 km. On monte un premier col et ses “forets de pierre”; en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van (panorama époustouflant); le passage s’appelle d’ailleurs “Quan Ba” – “La Porte du Paradis”. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche monte sur 21 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée à droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :
** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.
Grand ami des français, Chin Duc s’était fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures; aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granite. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils aine du roi, et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1950 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.
DONG VAN
Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).
DORMIR ET MANGER
Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, le choix est vite fait. Le meilleur est le Hoang Ngoc Hotel (Tel. 85-60-20). Toutes les chambres ont un balcon. Pas de beurre au petit déjeuner (rien à brouter pour des vaches !). Il n’y a que 2 restaurants, tous les deux juste après le Hoang Ngoc. RAS, mais il faut bien manger !
Dang Van est surtout la “Porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il nous ait été donné de voir en 40 ans de bourlingage, Dong Van-Meo Vac. 13 km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX!!!! Sur les pentes, ça et là, une maison H’mong en pierres noires a peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste visible ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 800 mètres, les gorges de la Rivière Ngo Qué (on peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise à 13km de là; je ne l'ai pas fait, mais ça doit etre fantastique et je me suis promis d'y retourner rien que pour me perdre là-dedans). C’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde”!
Meo Vac est sans intérêt; on fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marche de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; le marche est hélas interdit a tout étranger (ou peut être pas “hélas”, car le “”Marché de l’Amour” de Sapa, ouvert aux touristes, n’est plus qu’une vaste plaisanterie pour gogos). Quand on a vu pendant 3 jours la "gueule" des locaux, on n'a vraiment pas envie de faire ce qu'ils interdisent!
Je ne cesse de recevoir des messages au sujet du Nord Est, pour lequel j'ai envoye plusieurs pages sur Cao Bang/Ha Giang/Dong Van/Meo Vac, et les lacs Babe. Comme ces 3 regions (Cao Bang, Ha Giang, et Babe)peuvent etre combinees, je pense qu'il est plus pratique de tout regrouper. Revoici donc le guide, ré-arrangé pour plus de clarté.
On peut enfin trouver des cartes du Vietnam aussi bonnes que les Michelins, publiees par la société Cartographic Publishing House, 85, Nguyen Chi Tanh, Hanoi. Atlas de 35 pages indiquant meme les pistes carossables. Indispensable pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus. Elles sont en vente au 1er étage de la librairie SAVINA, 44 Trang Tien, Hanoi (Trang Tien est la grande avenue longeant le sud du Petit Lac) sous le titre “GIAO THONG DUONG BO VIETNAM” (Couverture bleu foncé - 155 000 dong).
LES LACS DE BABE
Les lacs de Babe sont un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit en fait d’un seul lac dans lequel se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- séparés par deux goulets, d’où le nom “Trois baies”. Sur les bords, un seul village : Po Lu.
Y ALLER
Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée (ça m’a coût $200, mais j’ai pas regrette du tout!) ou la moto. Les touristes prennent la route principale Hanoi-Thai Nguyen (Route No. 3 terminant a Cao Bang), puis la 258 jusqu’a Cho Ra (où les guides Lonely Planet et Co expliquent qu’il y a des hôtels; oubliez, c’est a 17 km du lac!). Trajet sans grand intérêt et très fréquente par les camions. Donc:
- A L’ALLER, prendre la route Hanoi-Tai Nguyen. Partir de bonne heure pour voir, à Thai Nguyen, le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoi, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention: il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi. A 40 km au nord de TN, a Yen Do, prendre a gauche la route No 254 direction Cho Lu (Dinh Hoa)- Bang Lung (Cho Don) (sale manie vietnamienne d’avoir des villes avec 2 noms, changeant selon les panneaux aussi bien que les cartes, d’ou nécessité de connaitre les 2!). La route se termine au bord du lac, a Po Lu.
OU DORMIR ET MANGER
A Po Lu, nombreuses guesthouses (Ngha Ngi) pour ceux qui ne veulent pas vivre chez l’habitant (ils ont tort!).
Chez les Thais a Pac Ngoi. Sur la droite juste avant l’embarcadère de Po Lu, une toute petite route goudronnée grimpe a flanc de montagne pour contourner le sud du lac et arrive au village Thaï de Pac Ngoi, où les villageois vous reçoivent chez eux pour 50 000-60 000 dongs (petits déjeuners 15-20 000, dîners 60 000-80 000). Pac Ngoi a son propre embarcadère. Je suis reste à la Maison Duy Tho, la dernière du village (tel. 09-19-86-82-35). Patrons super sympas baragouinant quelques mots d’anglais et français (le patron est tout fier de vs montrer ses cartes postales de Paris et, tenez-vous bien, un calendrier des Postes de Tours, où je suis né; la surprise!), lits avec matelas (et non natte en bambou). Surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me suis vraiment régalé pendant 3 jours. Bicyclettes gratuites. Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.
QUOI VOIR
Les chutes de Dau Dang (450 000 dong pour la journée en bateau); on passe dans les 3 lacs et s’engage dans une jolie vallée dominée de pics calcaires jusqu’au chutes (2 km a pied a partir d’un petit village-bout-du-monde). Un rêve de photographe! On peut aussi faire les chutes à pied au départ de Po Lu, mais ça fait 18 km de piste, et il fait chaud dans le trou de Babe sans air!
Il y a aussi une ballade plus courte sur la rivière en passant ds le tunnel de Hang Phuong, mais comme vs avez déjà fait les Tam Coc… En fait, il y a un tas de choses a faire en bateau, à pied, en moto (descente de la rivière Nang jusqu’au lac, trekking illimité -mais attention: il n’y a pas un brin d’air et il fait très chaud, d’où une jungle beaucoup plus épaisse que la normale). Je me vois bien y passer une semaine! AU RETOUR, 3 choix:
1. Reprendre la même route qu'à l'aller
2. Traverser le pont a la sortie de Pac Ngoi; la route monte a Cho Ra en passant par un petit col en haut duquel se trouve le grand hotel du Parc National (chambres normales a 250 000 Dong, bungalows a 350 000). De la, route 258 sud direction Bac Kan, où elle rejoint la 3 Thai Nguyen-Hanoi
3. Bien mieux si vous avez le temps, continuer la petite route de Pac Ngai au lieu de tourner à gauche pour traverser le pont, direction Cho Leng. Vs passez pendant 2 h d’une vallée a l’autre, dans ce qui est vraiment le Vietnam profond. Magnifique! Vs arrivez a Bang Lung pour reprendre la route aller par Cho Chu-Yen Do-TN.
En tout, il faut 3 jours minimum (1 jour aller, 1 jour ballade sur le lac, 1 jour retour). Ca vaut VRAIMENT le coup!
PS. On peut faire le trajet AR en bus public, mais c’est pas de la tarte: bus Hanoi-Phu Thong ou Hanoi-Bac Kan, puis 2e bus terminus Cho Ra, puis moto-taxi Cho Ra-Pac Ngai ou Po Lu.
LANGSON-CAO BANG- HA GIANG-DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG Cette région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes ou l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser a une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde. Trois itinéraires possibles : Hanoi-Langson-Cao Bang-lac Ba Be-Hanoi (4 jours minimum), Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang-Hanoi (6 jours minimum), et Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang- lac Ba Be-Hanoi (7 jours minimum). Les deux villes-etapes, Cao Bang et Ha Giang , ne présentent aucun intérêt (Langson non plus), mais, au nord de Cao Bang et de Ha Giang, les paysages sont sublimes et les minorités, surtout Thaïe et H’mong noirs, ont d’autant plus gardé leur mode de vie traditionnel et ancestral que les touristes sont peu nombreux. Comme toujours, les absents ont tort!
CAO BANG
DORMIR:
Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma camera, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile a “mettre au clou”). Donc, à fuir, et je conseille :
Hôtel Huang Sen juste avant le grand marché couvert à 5 mn a pied du pont. Tel 85-46-54. Nouvel hôtel de 8 étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.
MANGER
Le problème, c'est pour manger! Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokés, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant reste 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs:
- Grand restau avec terrasse (pas pu repérer le nom mais vs ne pouvez pas le manquer, c’est plein de monde à partir de 18h). juste derrière le marche couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000 a 15 000 dongs par plat).
- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam : d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées à l'ail.
ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vs vs pointez ds un restau après 20h, vous aurez droit aux restes s’il y en a!
A VOIR AUTOUR DE CAO BANG
Il faut rester au moins 2 nuits a CB pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts :
** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang). La légende des 36 lacs La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe donc brillamment l'examen du mandarinat et est convoque a la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'a la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter a grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute deboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.
En fait, les 36 lacs n'existent qu'a la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2 h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires. La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marche aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.
Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis a gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau a gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4 km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans un complexe de maisons thaïes flambant neuf : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 a 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang !
** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).
L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le coté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du coté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin: c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.
Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'à "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).
Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.
La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).
Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale, tout occupé qu'il était à faire massacrer tous les nationalistes vietnamiens non-communistes (et non à combattre les Japs comme cela a été dit après). Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de mais et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...- mais on ne demande pas de passeport pour aller à Pac Bo (alors qu'on le demande pour les 2 autres excursions). Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (une petite pancarte l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-la au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français n’aient jamais trouvé où Nguyen Ai Quoc (le nom d'Ho Chi Minh à l'époque) se cachait ! Pas de restaurant (cahutes sur le parking avec boissons et oeufs durs), donc, préparer un panier pique-nique à Cao Bang.
Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.
Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.
HA GIANG – DONG VAN – MEO VAC : LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS
Le bout du monde vietnamien ! En fait, le village de Lung Cu, à 24 km au nord de Dong Van, est le point le plus septentrional du pays. Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit (les locaux les appellent les “foréts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, reconnue à juste titre comme la route la plus spectaculaire du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.
ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang et acheter un permis (200 000 dong). Ne vous amuser pas a y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exige dans les hôtels. ATTENTION: LE PERMIS NE PEUT ETRE ACHETE QU'A HA GIANG
ARRIVER – QUITTER
- Au départ de Hanoi (305 km) : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans aucun intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge.
- Au départ de Cao Bang : Traverser le pont et tourner à gauche après 2 km, direction Nguyen Binh (Route No. 34). Route épouvantable sur la plupart du trajet (nous avons mis 11h pour faire les 220km en 4x4; actuellement, les voitures ordinaires ne passent pas, et réservé aux motards expérimentés). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux.
- Au départ de Lao Kai (pour les fanas de la montagnes) : Route No. 4E sur Pho Lu, 70 Sud sur Pho Rang. A partir de là, bonjour les reins sur la 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoi-Ha Giang a Viet Quang.
HA GIANG
Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong de Dang Van-Meo Vac.
Office du Tourisme 103 Tran Hung Dao. Tel. 86-35-66. Pas d’anglais et des brochures…en chinois! A gauche, Bureau de l’immigration pour acheter le permis de visiter la région
DORMIR
Hai Dang Hotel : 15 Pho Nguyen Trai. Tel. 86-68-63. Petit hôtel confortable en face de la gare routière. Pratique si vous faites le tour en bus publics, qui partent pour Dong Van très tôt le matin. Pas de restaurant.
Huy Hoan Hotel : 10, Pho Nguyen Trai. Tel 86-12-88. Ascenseur. Chambres équipées de meubles chinois aux décorations de nacre. Quelques chambres avec baignoire. Terrasse pour petit déjeuner, mais pas de restaurant. 240 000 dong.
MANGER
Petites gargotes de rue, mais nous avons très bien dîné à deux reprises au Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h. A noter aussi le restaurant Than Thu, sur la rue Tran Hung Dao.
BOUCLE HA GIANG-DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)
A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situe a 158 km. On monte un premier col et ses “forets de pierre”; en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van (panorama époustouflant); le passage s’appelle d’ailleurs “Quan Ba” – “La Porte du Paradis”. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche monte sur 21 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée à droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :
** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.
Grand ami des français, Chin Duc s’était fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures; aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granite. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils aine du roi, et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1950 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.
DONG VAN
Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).
DORMIR ET MANGER
Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, le choix est vite fait. Le meilleur est le Hoang Ngoc Hotel (Tel. 85-60-20). Toutes les chambres ont un balcon. Pas de beurre au petit déjeuner (rien à brouter pour des vaches !). Il n’y a que 2 restaurants, tous les deux juste après le Hoang Ngoc. RAS, mais il faut bien manger !
Dang Van est surtout la “Porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il nous ait été donné de voir en 40 ans de bourlingage, Dong Van-Meo Vac. 13 km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX!!!! Sur les pentes, ça et là, une maison H’mong en pierres noires a peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste visible ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 800 mètres, les gorges de la Rivière Ngo Qué (on peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise à 13km de là; je ne l'ai pas fait, mais ça doit etre fantastique et je me suis promis d'y retourner rien que pour me perdre là-dedans). C’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde”!
Meo Vac est sans intérêt; on fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marche de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; le marche est hélas interdit a tout étranger (ou peut être pas “hélas”, car le “”Marché de l’Amour” de Sapa, ouvert aux touristes, n’est plus qu’une vaste plaisanterie pour gogos). Quand on a vu pendant 3 jours la "gueule" des locaux, on n'a vraiment pas envie de faire ce qu'ils interdisent!
Compte rendu d'un voyage en Égypte English translation pending
Circuit combiné acheté sur voyages-sncf
Croisière une semaine sur le Nil + 3 jours Hurghada + 4 jours au Caire
hébergement 5 étoiles.
Bilan : Très bien, un bémol: la bouffe, qualité très moyenne et organisation cahotique des transports.
Alors, le voyage en Égypte a été absolument super, plein de très beaux sites à visiter. Nous avons eu la chance d'avoir une guide égyptienne francophone qui a été fabuleuse et très à l'écoute de ce que nous souhaitions apprendre. C'est vraiment une chance extraordinaire car les guides, c'est comme la loterie... On en a entendu d'autres sur les sites et on se disait qu'on avait eu de la chance avec la notre.
L'arrivée le dimanche matin c'est fait un peu à l'arrache... Nous avions un vol de nuit fatiguant et aucune explication quant à la longue attente dans le bus à l'éoroport. Comme accueil, ça n'a pas laissé une bonne impression sur le départ. Le représentant local était à la ramasse, plus pressé d'en finir que de nous livrer les informations. Mauvais point pour lui. De plus c'etait la pagaille à l'arrivée au niveau du controle des passeports. Jusqu'à l'arrivée sur le bateau et la prise en charge par notre guide, on se posait tous beaucoup de questions, il y a eu de longues attentes pénibles sans explications ni informations... Bref. Ensuite, dès que nous avons été sur le bateau, avec notre guide, ça a été vraiment extra ! Mention d'excellence pour notre guide, son accueil, ses explications nombreuses et permanentes. Elle s'est montrée disponible, agréable, prévenante et a plus que répondu à nos attentes ! J'espère que beaucoup d'entre vous qui iront en egypte auront la chance de l'avoir. Elle a été aux petits soins pour nous durant toute la croisière.
Nous avons fait les visites le matin à la fraiche, car après midi le soleil cogne à plus de 40 degrés en haute-Égypte et il y a beaucoup moins de monde le matin sur les sites. Alors, parmi les sites les plus impressionnants, il y à le temple de la reine Hatchetsoup dans la vallée des reines, le temple de Philae, reconstruit pierre après pierre sur une ile au milieu du Nil, les énormes pyramides de Gizeh en périphérie du Caire sur un plateau désetique à la sortie de la ville, le temple de Karnak à Louxor, très étendu juste sur la rive du Nil et quasiment au milieu de la ville de Louxor. Notre guide est égyptologue (Bac +5, elle a fait ses études d'égyptologie en France) et elle fait ce métier depuis 28 ans, elle nous a donc abondamment livré des anecdotes et des explications très précises sur les hiéroglyphes, et le mode des vie des égyptiens des ancien, moyen et nouvel empires. Elle a su vraiment nous accrocher avec des explications bien choisies. Nous quittions donc le bateau le matin, pour une première visite après un solide petit déjeuner, nous prenions soit le bus, soit une autre embarcation pour nous rendre sur le site à visiter. Le groupe de français avec lequel nous étions a été également vraiment génial, avec des gens très sympathiques, on a rapidement accroché tous ensemble. Après la visite, c'est retour au bateau pour le déjeuner, et une petite sieste avant la visite de l'après midi. On profite de la piscine du bord pour se rafraichir, boire (il faut boire beaucoup d'eau..), papoter, etc...
Notre guide nous a invité pour une ballade en dromadaire dans la campagne qui a été extra. On a traversé des petits villages égyptiens, au contact avec la population, ce qui était vraiment intéressant. En haute-Égypte, ils suivent beaucoup les traditions : les femmes restent chez elles, elles sortent le soir, toute de noirs vêtues de la tête aux pieds, je n'ai pas vu de femme conduire en haute-Égypte (alors qu'au Caire, basse-Égypte, le mode de vie est bien plus libéré). Après la ballade nous avons été invité à prendre le thé chez l'habitant et déguster quelques spécialités avec de la pita et avoir des explications sur leur mode vie. Elle nous a également emmenée dans un coin de désert pour une baignade dans le Nil. C'est en un endroit auquel on accède avec une petite embarcation. Alors, l'eau du Nil est glacée... Avec la forte température, c'est encore plus froid ! Le truc amusant, c'est qu'il y a des enfants qui viennent dans des toutes petites barques s'accrocher à notre embarcation pour venir nous chanter, et en français. Ce sont des chansons qu'ils apprennent à l'école: alouette, gentille alouette, chérie je t'aime chérie je t'adore, etc... En échange ils reçoivent des cahiers et des stylos pour l'école. Ils sont très contents, nous a expliqué notre guide, quand ils retournent en classe et avec leur potes, ils montrent ce qu'ils ont reçus des touristes.
La croisière sur le Nil a duré une semaine, ensuite nous avons pris le bus (4 heures avec escorte militaire en plain cagnard... avec une pause pipi room et des chiottes dans un état encore jamais vu à ce jour...) pour Hurghada sur la mer rouge, pour une break bien mérité de trois jours. Nous avons été logé dans un hôtel (desert rose) plein de russes... Alors, les russes en goguette c'est pire que les allemands en short au camping des flots bleus.Ils sont vraiment graves les russkofs... bref. On s'est fait un resto avec crabe, gambas, calamars, et poissons, vraiment excellent, accompagné de petits légumes et des frites. Un régal pour seulement 160 livres (un euro = 8 livres environ) Sinon, Hurghada, il n'y a rien à voir, c'est une station balnéaire qui se construit toujours depuis 30 ans... 3 jours ça suffit amplement pour faire un break. On a pas fait de plongée, mais dans notre groupe certains y sont allés et en sont revenus ravis ! Nous avons donc profité des trois piscines, et de la piscine d'eau de mer, très salée, dans une petite anse. L'eau est tellement salée, qu'on flotte à la surface. A Hurgadha les hotels sont de qualités très très variable : à éviter l'Hotel Charm Life (la cata parait-il selon certaines personnes que nous avons connues et qui y ont été logées). Nous étions au desert rose qui est relativement bien, bonne qualité, bouffe moyenne certes mais en abondance (ah, le café est infecte ... mais bon c'est bien connu, seuls les français et les italiens savent faire un bon café :) ) 3 jours à Hurghada, c'est vraiment suffisant, alors sauf pour les adeptes de la plongée... qui peuvent commander 4 jours de plongée, voire plus.
Ensuite, de nouveau 6 heures de bus à 2 heures du mat sous escorte militaire direction le Caire. Alors le Caire, je crois que c'est la ville la plus sale que j'ai jamais vu. Un peu comme Naples lors de la grève des éboueurs, une ville qu'on croirait construite sur une immense décharge publique. La crise du logement est telle que beaucoup de gens vivent des des sortes de bidonvilles dans les cimetières de la ville. Les détritus jonchent tous les lieux, sauf certains sites touristiques, plus "propres" avec un semblant d'entretien. Les quartiers propres, à peu près, c'est celui des ambassades et des grands hôtels occidentaux. Notre guide (un autre pour cette visite du Caire) nous a expliqué la raison de cette situation qui vient d'une loi sur le logement décidée par le gouvernement et qui impose la location d'appartements à 20 livres par mois (soit 2 euros par mois pour 100 m²...) et de ce fait, personne ne veut louer, tous les appartements doivent être vendus. Conséquence, comme peu d'égyptiens peuvent acheter, il y a des milliers d'appartements vides, et les gens s'exilent en périphérie dans des quartiers très pauvres. Curieusement, il n'y a pas d'odeurs... cela étant, et passé la première impression, c'est une ville très vivante et grouillante d'activité. Nous avons trouvé au dans le souk du Caire des épices : gingembre, piments, les 5 épices pour le coucous, safran, des gousses de vanille et des bâtons de cannelle pour la modique somme de 190 livres égyptiennes, soit 24 euros... Chez nous c'est même pas le prix de la vanille. Le souk est en deux parties : un pour les touristes et un pour les locaux... Celui des touristes est invivable : les marchands vous sautent dessus constamment, plutôt "agressifs" sans être méchants bien sur, mais bon, à la longue c'est vraiment très pénible. On a donc tracé dans le souk des touristes pour atterrir dans le souk des locaux, bien plus tranquille pour visiter les échoppes, regarder les chalands, les marchandises sans avoir sur notre dos des gens qui nous cri : un euro, un euro, regarde ! un euro, gratuit pas cher... Le seul vendeur qui nous a pas sauté dessus, c'est à lui que nous avons acheté. Il a été vraiment très bien, extra, nous a fait sentir plein d'épices et nous a bien guidé dans le choix. Quand vous êtes dans leur boutique, ils sont très aimables, attentifs, et se plient en quatre à votre moindre demande. C'est appréciable, car vous pouvez prendre le temps de tester, d'essayer et de voir si la marchandise vous convient, sans être pressé. C'est un bon point.
Un conseil : filez directement dans le souk des locaux, c'est plus tranquille, et vous êtes pas constamment harcelés par les vendeurs de rue. Vous pouvez faire tranquillement vos choix et étudier les marchandise. N'hésitez pas à vous faire conseiller pour les épices ! ça vaut le coup !
Dans les souks, que ce soit au Caire ou à Louxor, les marchands dans la rue sont relativement pénibles. Bon au début c'est rigolo, mais à la longue... c'est chiant. L'avantage, bien entendu, c'est de négocier les prix. C'est une sorte de sport, mais il faut être vigilant à tous les niveaux. Au souk, d'Assouan, en revanche, c'était plutôt calme. Sur les sites aussi, les marchands vous sautent littéralement dessus pour vendre statuettes, papyrus, djellabas, eau, souvenirs etc... Au bout d'un moment, qu'une seule envie: filer au plus vite. Il faut être fermes pour négocier et pas hésiter à faire comprendre que non c'est non. Notre guide nous a expliqué quelques ficelles pour négocier et nous indiquer les bases de prix pour pas se faire rouler. Les prix démarrent souvent haut, genre 30 ou 40 euros pour des statuettes made in China, il est aisé de les laisser faire baisser le prix jusque 3 ou 4 euros pour 3 statuettes. Il suffit d'être ferme quoiqu'il disent.
A Assouan, nous avons visité l'Institut du papyrus. Nous nous sommes fait expliqué la fabrication du papyrus, depuis la plante jusqu'au produit fini. L'avantage, c'est que ce sont des papyrus authentiques (alors qu'il y a énormément de faux faits en feuilles de bananiers vendus pour des vrais dans les souks et les sites touristiques). Nous avons acheté un grand papyrus avec le dieu Horus et la reine Néfertari, et dans les cartouches nous avons fait mettre nos noms en hiéroglyphes. (site de l'institut : http://www.anipapyrus.net/1khartosh/larg/doble/enlargPicture107.htm le papyrus que nous avons choisi, les cartouches sont vides, et des artistes vous écrivent vos noms pour 10 livres en hiéroglyphes - un peu plus de un euro) Ces papyrus sont un peu plus chers, mais ils sont authentiques. Dehors, il y a plein de vendeurs qui vous sautent dessus pour vous vendre des marques pages soi-disant en papyrus, pour un euro la douzaine...
Alors, mot clé en Égypte : bakchich... Partout où vous allez, on vous demande de l'argent, et ça commence dès l'arrivée à l'aéroport lors de la prise en charge des bagages. Bon au début, comme toujours, c'est amusant, mais à la longue ça saoule. Même la Police peut vous demander un bakchich pour un renseignement ou pour vous montrer quelque chose. Parfois on donne, parfois, on ne donne pas. Ils sont relativement insistants et parfois pas contents quand vous ne donnez pas assez selon eux. Bref. Cela fait parti des quelques désagréments du voyage dans ce pays. Mais bon, cela dit, il est relativement facile de se débarrasser des colleurs, surtout quand dans le groupe il y a des arabophones. On les envoyait faire le ménage devant nous. Sinon, en cas de soucis, la formule magique : si vous continuez, j'appelle la Police, et là, ils se calment tout de suite, je dis ça surtout pour les femmes qui visitent les souks. Et la Police, ça ne rigole pas ! La Police est omniprésente dans toutes les zones ou se trouvent les touristes occidentaux. Uniformes blancs et noirs à tous les carrefours, en patrouillent dans les rues, en général, les locaux risquent gros s'ils sont agressifs avec des touristes qui sont une manne monétaire en devise pour le pays. Tireurs d'élite sur les sites, police à dromadaires, militaires sur les bateaux de croisière avec la 12, 7 russe montée sur affut à l'arrière du bateau... On ne peut pas dire que la sécurité soit négligée. Mais comme je le disais, il suffit de bien graisser quelques pattes pour que... La corruption est érigée en art de vivre. Même sur les sites où il est interdit de prendre des photos, si vous glissez un billet, vous pouvez vous arranger (mais bon, c'est pas conseillé...).
On a eu la chance d'avoir deux arabophones dans le groupe de français, ce qui était plus facile pour négocier et se faire comprendre. Bien que la plupart des égyptiens parlent aussi français et anglais. En tout cas, ils le comprennent bien, surtout quand il s'agit d'argent. N'achetez jamais des produits exposés dehors, au soleil, ou sur les étales devant la boutique. Demandez de vous faire montrer les produits qui sont à l'intérieur de la boutique, dans leur emballage. Cela vaut pour tout : les piles, les textiles, les boissons, les épices... Il suffit de le demander :qu'avez-vous dans votre boutique, dedans, inside. S'il veut pas, vous allez à la suivante. Vérifiez scrupuleusement l'état de la marchandise. Les prix ne sont jamais affiché dans les souks, il faut donc palabrer longuement pour se mettre d'accord sur un prix d'achat. Notre guide nous a bien expliqué dès le début d'être prudents lors de la transaction : on se met d'accord sur la marchandise, son état, sur le prix, et on se fait d'abord donné le produit et la monnaie correspondante à compter devant le vendeur avant de payer.
Les arnaques sont parait-il nombreuses, mais il suffit de suivre des règles bien établies et tout se passe très bien. Les vendeurs le comprennent et ne vont pas s'offusquer que vous recomptiez la monnaie devant lui. Le soucis existe avec les billets de 50 piastres et 50 livres qui sont semblables. Il y a quand même des tentatives, pour nous, c'est arrivée à l'hôtel au Caire (cataract pyramids), où il a fallut que j'insiste par deux fois au caissier pour la monnaie à rendre sur le paiement de nos extras de consommation tandis qu'il faisait mine de pas comprendre. Sans s'énerver donc, je lui ai bien fait comprendre qu'il avait "oublié" le cash back sur la somme. Il a dit c'est OK, j'ai fais : non, vous avez oublié le cash back... Il a fait mine de pas comprendre, et a fait l'occupé pendant un moment en espèrant qu'on s'en aille. Ne lâchez pas le morceau et faite lui bien comprendre. Ne payez jamais vos extras juste avant le départ : faites le la veille de votre départ, en fin d'après midi, comme ça si vous avez des soucis, vous pouvez en appeler à la direction et régler le problème.
De manière générale, les hôtels sont de tenues correcte que ça soit 4 ou 5 étoiles. Les standards sont loin de ceux de la Tunisie et du Maroc que j'ai déjà visité, là encore, la propreté peut être aléatoire. Comme je le faisais remarquer, il y a peu de femmes dans les équipes, de ce fait, le travail est moins contentieux, et souvent même bâclé. Quand il y avait des femmes, le service était bien mieux assuré. A l'exception du bateau, ou les choses sont un peu différentes. Les hommes sont bien moins minutieux et constants dans leur travail que les femmes. De ce fait, la qualité de service s'en ressent, plutôt fortement. Cela étant ça n'a rien de catastrophique, je trouve juste que ça pénalise vraiment la qualité d'accueil du pays. On s'en accommode facilement, mais il faut le savoir avant d'y mettre les pieds.
Au Caire nous étions logée au Cataract Pyramids. Le cadre de l'hotel est très bien, les jardins très agréables. La qualité de la bouffe, toujours très moyenne, le dernier jours nous avons mangé dans un restau dans l'hotel, de bien meilleure qualité. Le service de l'hotel est aussi, moyen, voir médiocre par moment, notamment sur le service de nettoyage des chambres, et c'est très variable selon les chambres... Un peu loterie pour le coup. Le service de petit dej est bien assurée lorsque des femmes sont dans l'équipe... quand c'est que des hommes, c'est négligent, très limite, voir service mal assurré. Mention bien pour le représentant francophone, bien à l'écoute, qui donne les bonnes informations, il s'assure bien que nous avons compris et est disponible pour des remarques et des questions etc...
Les taxis : que ça soit au Caire ou ailleurs, la course doit se négocier autour de 50/60 livres. Vous devez proposer 50 livres, pas plus, que vous soyez seul, à deux, ou plus. le mieux c'est d'être à plusieurs et de s'arranger avec le taxi. A 5 personnes, 10 livres par personnes (un peu plus de un euro) c'est impec. Négociez avec votre chauffeur pour qu'ils viennent vous reprendre à une heure fixe dans un endroit convennu à l'avance. Vous lui dites : ok, à 17H tu reviens nous prendre à cet endroit. En general il sera content de venir vous reprendre, ça lui fait une nouvelle course d'assurrée. Dans notre cas, il a même accepté d'être payé à notre retour au bateau, soit deux courses, 20 livres par personnes. En général, la négo se passe très bien, à 50/60 livres il accepte la course quelque soit le nombre de passagers. Il faut simplement être clair. Ah, vous pouvez même lui demander de négocier pour vous une ballade en calèche, vous lui dites combien vous voulez mettre, et il va négocier avec une personne qui fait les ballade en calèche. Vous pouvez marchander à 10 livres par personne la ballade en calèche, vous glissez un petit billet en suplément à votre chauffeur, il sera content. Par contre, ne dites pas au taxi de vous attendre, il vous comptera le temps passer à attendre... Donnez rendez-vous à une heure précise et un endroit précis, soyez surs qu'ils sera là à votre retour.
Au Caire nous avons visité la grande moquée Mohammed Ali, qui est vraiment d'une architecture très travaillée, sans, cependant, être aussi finement exécutée que celle de Marrakech. On y entre en se déchaussant, et djellaba verte pour les femmes... Nous avons pu voir des églises coopte aussi (notre guide est de confession chrétienne coopte) avec des explications sur la période romaine ou les chrétiens étaient pourchassés et devaient se cacher dans les ruelles du Caire. Nous avons passé un moment dans les souks, puis pris un rafraichissement sur une place très animée avec notre guide. Au Caire nous avons un guide pour 4 personnes, et un chauffeur particulier dans un van. Nous avons déjeuner dans une petite gargote au bord du Nil, le repas était succulent et le cadre très agréable. Et bien sur au Caire, le clou du spectacle, ce sont les grandes pyramides. C'est absolument somptueux, même si l'entretien du site laisse à désirer. C'est impressionnant de se dire qu'elles sont toujours debout après des milliers d'années, notamment la pyramide à degrés (des marches) de Saqqarrah qui est l'une des plus vieille (2600 avant JC....). La mythologie égyptienne est complexe, mais certains éléments permettent de s'y retrouver plus facilement quand on voit certains signes sur les cartouches. Les symboles de haute et basse Égypte, les rois, les reines, les dieux ont tous des symboliques distinctes, mais le soucis c'est qu'il y en a tellement que c'est compliqué de tout retenir.
Le musée du Caire est vraiment à voir, je le conseille vivement. Le style vieillot lui donne un air charmant, un certain cachet, bien différents de nos musées ou tout est sous cloche, barricadé, alors que là on peut vraiment s'approcher et voir de près les pièces de l'impressionnante collection d'œuvres (plus de 300 000 pièces exposées). C'est un musée très visité, il y beaucoup beaucoup de monde. Nous avons pu voir en détails l'impressionnant étage consacré à Toutankhamon et son fabuleux trésor, exposé dans une salle à part. Vraiment extraordinaire. Imaginez un cercueil en or massif de 110 kilos.... un masque en or de 11 kgs, des colliers en or massif, etc... La tombe de Toutankhamon découverte par Carter en 1924 recélait des trésors incroyables. J'avais posé la question de la malédiction de la momie à notre guide lors de la visite des tombeaux de la vallée de la nécropole thébène, elle nous a assuré que ça n'existe pas. Elle a rigolé et nous a expliqué que Carter est mort de façon naturelle. Impressionnant aussi, la salle annexe ou sont exposées les outils utilisés en médecine. Nous nous sommes fait expliqué les étapes de la momification (je vous passe les détails comme l'arrachage du cerveau avec des crochets par les narines...) les instruments sont exposés au musée du Caire. Nous avons vu aussi des crocodiles momifiés au temple de Kom'obo, mais il reste peu ou pas de momies en égypte, elles sont presque toutes à l'étranger à Londres au British Muséum ou au Louvre à Paris. Cependant, nous avons pu voir un squelette de fœtus à la nécropole thébène, dans des tombeaux creusés dans la montagne.
La navigation sur le Nil était très agréable. Le bateau glisse sur l'eau, tranquillement, on se voit adressé des bonjour et des signes de la main de la part des égyptiens sur les rives. C'est un peu folklo lors des escales où, souvent, les bateaux se mettent à couple. Il faut donc en traverser plusieurs avant d'atteindre l'embarcadère. Pas trop de moustiques, sauf au Caire, où la proximité des ordures et des canaux en font de véritables nurseries pour ces bestioles. Prévoyez de quoi vous protéger, car ils sont coriaces quand ils vous choppent !
Nous avons la chance d'avoir un bateau de croisière de taille modeste, environ 50 cabines, donc pas trop de monde. Alors qu'il y a de véritables usines à touristes de plus de 100 cabines sur les autres bateaux. Comme nous étions dans un groupe très sympas avec des gens très communicants, c'était comme un petit club de joyeux lurons.
La vie sur la bateau possède certaines contraintes, mais c'est assez peu de choses : repas à heures fixes, ils facturent les consommations, eau, sodas, etc.. Sur ce point, allez au souk lors des escales, et achetez des bouteilles d'eau et sodas dans les boutiques (veillez à ce que chaque bouteille possède sa petite capscule en plastique autour du bouchon). Vous pouvez négocier les grandes bouteilles d'eau de 2 à 3 livres dans les souks (ils vous les facturent de 8 à 9 livres sur le bateau). Négociez en groupe, c'est plus facile de faire baisser les prix. On consomme beaucoup d'eau en égypte du fait de la chaleur, comptez au moins une bouteille d'un litre et demi par jour et par personne. Quand vous avez achetez vos bouteilles, mettez les dans un sac à dos et rentrez tranquillement au bateau. Ils n'aiment pas trop quand on amène les bouteilles comme ça sur le bateau. Au repas, prenez votre bouteille avec vous tout simplement.Ils vont essayé de vous la facturer (mine de rien...) mais dites simplement que non, vous n'avez pas commandez cette bouteille lors du repas, tout simplement. Si vous restez discrets, ça se passe très bien, sans problème. Les spectacles proposés étaient vraiment bien, danse nubienne, danseuse du ventre, jeux, etc .. ils ont assurés une animation sympa, c'est un bon point de la vie à bord. C'est bien de participer aussi ! On rigole bien et ça fait un bon souvenir. C'est aussi bien mieux sur un petit bateau, car il y a pas trop de monde, c'est plus convivial et sympa.
Notre guide nous a déclaré que nous étions un groupe vraiment très bien et qu'elle était ravi de nous servir de guide, et comme elle le dit : un bon guide ça va avec un bon groupe de touristes, comme nous étions attentifs, ça lui donnait envie de nous expliquer plein de choses. Elle était contente de terminer sa saison (elle prends des vacances bien méritées en ce moment) avec nous. Nous nous sommes cotisé pour lui faire une enveloppe en guise de remerciement pour ses nombreux conseils et explications, mais elle a dit : en 28 ans de service, je n'ai jamais accepté d'enveloppe, et elle a été touchée par le geste, mais qu'elle décline notre offre. Une guide vraiment exceptionnelle. Elle reprends le service en octobre.. Ceux qui auront le plaisir de l'avoir comme guide seront vraiment ravis !
Côté options : Les sons et lumières, nous avons fait celui de Karnak, première partie : très bien ! c'est sympa de se ballader sur le site avec des explications en français (les spectacles sont pas groupes linguistiques), les monuments éclairés et tout ça .. Deuxième partie en revanche, lorsqu'on va s'asseoir c'est limite chiant, et très mollasson. Donc, c'est moyen moyen au final. Les autres sons et lumière je ne saurais dire. On a pas fait abou-simbel, du fait du temps pour y aller en bus. C'est plus de 3 heures de bus aller et 3 heures retour, départ en pleine nuit (ma compagne étant enceinte, nous sommes restés sur le bateau). Ceux qui y sont allés on dit que le site était vraiment fabuleux. Cependant, vous ne pourrez en photographier que les extérieurs. Notre guide a déconseillé de le faire en avion, parce que c'est la pagaille à l'arrivée, elle considère que c'est une arnaque totale vu le prix. Le jardin botanique à Assouan, tres joli à voir, sympa, et si votre guide le propose avec baignade dans le Nil un peu plus loin, allez pour la baignade ! mais gla gla, l'eau est glacée ! Ballade à dromadaire : voyez avec votre guide car les prestations sont variables. C'est proposé à l'arrache aussi sur le site des pyramides de Gizeh, vous négociez directement avec le chamelier. Nous avons choisi un tour en dromadaire dans la campagne égyptienne avec collation chez l'habitant. C'est notre guide qui a organisé la sortie.
Nous sommes donc revenus en France, via un crochet au duty free de l'aéroport du Caire : les cartouches de clopes à 11 euros... etc.
Voilà, à tous ceux qui envisagent de visiter l'Egypte, allez-y sans craintes, c'est vraiment génial une fois qu'on comprends comment fonctionne ce pays. C'est un pays avec des sites exceptionnels, et comme je le dis, un fois qu'on en saisit les règles de fonctionnement, on passe un très bon séjour. Soyez quand même avertis que coté transport, c'est un peu le bordel (avec les convoi, les attentes, etc...), que la bouffe reste moyenne, et que le service hotelier reste passable. Mais bon, ce sont quelques désagrément, mais très honnêtement, c'est une très bonne destination pour ceux qui veulent y aller, un moment agréable, plein de surprises. Préférrez les circuits ou séjours dont les visites sont incluses (ça vous évite de faire la queue pour les tickets, les guides s'en chargent pour vous...). Hurghada ne vaut pas une semaine (sauf plongée) et 3 jours suffisent. Le Caire, ça vaut le détour, la ville est crade certes, mais elle se révèle pleine de bonnes surprises avec un guide pour vous la faire découvrir.
Voilà, en espérant avoir apporté nombre d'info à tous ceux qui veulent y aller !
Bilan : Très bien, un bémol: la bouffe, qualité très moyenne et organisation cahotique des transports.
Alors, le voyage en Égypte a été absolument super, plein de très beaux sites à visiter. Nous avons eu la chance d'avoir une guide égyptienne francophone qui a été fabuleuse et très à l'écoute de ce que nous souhaitions apprendre. C'est vraiment une chance extraordinaire car les guides, c'est comme la loterie... On en a entendu d'autres sur les sites et on se disait qu'on avait eu de la chance avec la notre.
L'arrivée le dimanche matin c'est fait un peu à l'arrache... Nous avions un vol de nuit fatiguant et aucune explication quant à la longue attente dans le bus à l'éoroport. Comme accueil, ça n'a pas laissé une bonne impression sur le départ. Le représentant local était à la ramasse, plus pressé d'en finir que de nous livrer les informations. Mauvais point pour lui. De plus c'etait la pagaille à l'arrivée au niveau du controle des passeports. Jusqu'à l'arrivée sur le bateau et la prise en charge par notre guide, on se posait tous beaucoup de questions, il y a eu de longues attentes pénibles sans explications ni informations... Bref. Ensuite, dès que nous avons été sur le bateau, avec notre guide, ça a été vraiment extra ! Mention d'excellence pour notre guide, son accueil, ses explications nombreuses et permanentes. Elle s'est montrée disponible, agréable, prévenante et a plus que répondu à nos attentes ! J'espère que beaucoup d'entre vous qui iront en egypte auront la chance de l'avoir. Elle a été aux petits soins pour nous durant toute la croisière.
Nous avons fait les visites le matin à la fraiche, car après midi le soleil cogne à plus de 40 degrés en haute-Égypte et il y a beaucoup moins de monde le matin sur les sites. Alors, parmi les sites les plus impressionnants, il y à le temple de la reine Hatchetsoup dans la vallée des reines, le temple de Philae, reconstruit pierre après pierre sur une ile au milieu du Nil, les énormes pyramides de Gizeh en périphérie du Caire sur un plateau désetique à la sortie de la ville, le temple de Karnak à Louxor, très étendu juste sur la rive du Nil et quasiment au milieu de la ville de Louxor. Notre guide est égyptologue (Bac +5, elle a fait ses études d'égyptologie en France) et elle fait ce métier depuis 28 ans, elle nous a donc abondamment livré des anecdotes et des explications très précises sur les hiéroglyphes, et le mode des vie des égyptiens des ancien, moyen et nouvel empires. Elle a su vraiment nous accrocher avec des explications bien choisies. Nous quittions donc le bateau le matin, pour une première visite après un solide petit déjeuner, nous prenions soit le bus, soit une autre embarcation pour nous rendre sur le site à visiter. Le groupe de français avec lequel nous étions a été également vraiment génial, avec des gens très sympathiques, on a rapidement accroché tous ensemble. Après la visite, c'est retour au bateau pour le déjeuner, et une petite sieste avant la visite de l'après midi. On profite de la piscine du bord pour se rafraichir, boire (il faut boire beaucoup d'eau..), papoter, etc...
Notre guide nous a invité pour une ballade en dromadaire dans la campagne qui a été extra. On a traversé des petits villages égyptiens, au contact avec la population, ce qui était vraiment intéressant. En haute-Égypte, ils suivent beaucoup les traditions : les femmes restent chez elles, elles sortent le soir, toute de noirs vêtues de la tête aux pieds, je n'ai pas vu de femme conduire en haute-Égypte (alors qu'au Caire, basse-Égypte, le mode de vie est bien plus libéré). Après la ballade nous avons été invité à prendre le thé chez l'habitant et déguster quelques spécialités avec de la pita et avoir des explications sur leur mode vie. Elle nous a également emmenée dans un coin de désert pour une baignade dans le Nil. C'est en un endroit auquel on accède avec une petite embarcation. Alors, l'eau du Nil est glacée... Avec la forte température, c'est encore plus froid ! Le truc amusant, c'est qu'il y a des enfants qui viennent dans des toutes petites barques s'accrocher à notre embarcation pour venir nous chanter, et en français. Ce sont des chansons qu'ils apprennent à l'école: alouette, gentille alouette, chérie je t'aime chérie je t'adore, etc... En échange ils reçoivent des cahiers et des stylos pour l'école. Ils sont très contents, nous a expliqué notre guide, quand ils retournent en classe et avec leur potes, ils montrent ce qu'ils ont reçus des touristes.
La croisière sur le Nil a duré une semaine, ensuite nous avons pris le bus (4 heures avec escorte militaire en plain cagnard... avec une pause pipi room et des chiottes dans un état encore jamais vu à ce jour...) pour Hurghada sur la mer rouge, pour une break bien mérité de trois jours. Nous avons été logé dans un hôtel (desert rose) plein de russes... Alors, les russes en goguette c'est pire que les allemands en short au camping des flots bleus.Ils sont vraiment graves les russkofs... bref. On s'est fait un resto avec crabe, gambas, calamars, et poissons, vraiment excellent, accompagné de petits légumes et des frites. Un régal pour seulement 160 livres (un euro = 8 livres environ) Sinon, Hurghada, il n'y a rien à voir, c'est une station balnéaire qui se construit toujours depuis 30 ans... 3 jours ça suffit amplement pour faire un break. On a pas fait de plongée, mais dans notre groupe certains y sont allés et en sont revenus ravis ! Nous avons donc profité des trois piscines, et de la piscine d'eau de mer, très salée, dans une petite anse. L'eau est tellement salée, qu'on flotte à la surface. A Hurgadha les hotels sont de qualités très très variable : à éviter l'Hotel Charm Life (la cata parait-il selon certaines personnes que nous avons connues et qui y ont été logées). Nous étions au desert rose qui est relativement bien, bonne qualité, bouffe moyenne certes mais en abondance (ah, le café est infecte ... mais bon c'est bien connu, seuls les français et les italiens savent faire un bon café :) ) 3 jours à Hurghada, c'est vraiment suffisant, alors sauf pour les adeptes de la plongée... qui peuvent commander 4 jours de plongée, voire plus.
Ensuite, de nouveau 6 heures de bus à 2 heures du mat sous escorte militaire direction le Caire. Alors le Caire, je crois que c'est la ville la plus sale que j'ai jamais vu. Un peu comme Naples lors de la grève des éboueurs, une ville qu'on croirait construite sur une immense décharge publique. La crise du logement est telle que beaucoup de gens vivent des des sortes de bidonvilles dans les cimetières de la ville. Les détritus jonchent tous les lieux, sauf certains sites touristiques, plus "propres" avec un semblant d'entretien. Les quartiers propres, à peu près, c'est celui des ambassades et des grands hôtels occidentaux. Notre guide (un autre pour cette visite du Caire) nous a expliqué la raison de cette situation qui vient d'une loi sur le logement décidée par le gouvernement et qui impose la location d'appartements à 20 livres par mois (soit 2 euros par mois pour 100 m²...) et de ce fait, personne ne veut louer, tous les appartements doivent être vendus. Conséquence, comme peu d'égyptiens peuvent acheter, il y a des milliers d'appartements vides, et les gens s'exilent en périphérie dans des quartiers très pauvres. Curieusement, il n'y a pas d'odeurs... cela étant, et passé la première impression, c'est une ville très vivante et grouillante d'activité. Nous avons trouvé au dans le souk du Caire des épices : gingembre, piments, les 5 épices pour le coucous, safran, des gousses de vanille et des bâtons de cannelle pour la modique somme de 190 livres égyptiennes, soit 24 euros... Chez nous c'est même pas le prix de la vanille. Le souk est en deux parties : un pour les touristes et un pour les locaux... Celui des touristes est invivable : les marchands vous sautent dessus constamment, plutôt "agressifs" sans être méchants bien sur, mais bon, à la longue c'est vraiment très pénible. On a donc tracé dans le souk des touristes pour atterrir dans le souk des locaux, bien plus tranquille pour visiter les échoppes, regarder les chalands, les marchandises sans avoir sur notre dos des gens qui nous cri : un euro, un euro, regarde ! un euro, gratuit pas cher... Le seul vendeur qui nous a pas sauté dessus, c'est à lui que nous avons acheté. Il a été vraiment très bien, extra, nous a fait sentir plein d'épices et nous a bien guidé dans le choix. Quand vous êtes dans leur boutique, ils sont très aimables, attentifs, et se plient en quatre à votre moindre demande. C'est appréciable, car vous pouvez prendre le temps de tester, d'essayer et de voir si la marchandise vous convient, sans être pressé. C'est un bon point.
Un conseil : filez directement dans le souk des locaux, c'est plus tranquille, et vous êtes pas constamment harcelés par les vendeurs de rue. Vous pouvez faire tranquillement vos choix et étudier les marchandise. N'hésitez pas à vous faire conseiller pour les épices ! ça vaut le coup !
Dans les souks, que ce soit au Caire ou à Louxor, les marchands dans la rue sont relativement pénibles. Bon au début c'est rigolo, mais à la longue... c'est chiant. L'avantage, bien entendu, c'est de négocier les prix. C'est une sorte de sport, mais il faut être vigilant à tous les niveaux. Au souk, d'Assouan, en revanche, c'était plutôt calme. Sur les sites aussi, les marchands vous sautent littéralement dessus pour vendre statuettes, papyrus, djellabas, eau, souvenirs etc... Au bout d'un moment, qu'une seule envie: filer au plus vite. Il faut être fermes pour négocier et pas hésiter à faire comprendre que non c'est non. Notre guide nous a expliqué quelques ficelles pour négocier et nous indiquer les bases de prix pour pas se faire rouler. Les prix démarrent souvent haut, genre 30 ou 40 euros pour des statuettes made in China, il est aisé de les laisser faire baisser le prix jusque 3 ou 4 euros pour 3 statuettes. Il suffit d'être ferme quoiqu'il disent.
A Assouan, nous avons visité l'Institut du papyrus. Nous nous sommes fait expliqué la fabrication du papyrus, depuis la plante jusqu'au produit fini. L'avantage, c'est que ce sont des papyrus authentiques (alors qu'il y a énormément de faux faits en feuilles de bananiers vendus pour des vrais dans les souks et les sites touristiques). Nous avons acheté un grand papyrus avec le dieu Horus et la reine Néfertari, et dans les cartouches nous avons fait mettre nos noms en hiéroglyphes. (site de l'institut : http://www.anipapyrus.net/1khartosh/larg/doble/enlargPicture107.htm le papyrus que nous avons choisi, les cartouches sont vides, et des artistes vous écrivent vos noms pour 10 livres en hiéroglyphes - un peu plus de un euro) Ces papyrus sont un peu plus chers, mais ils sont authentiques. Dehors, il y a plein de vendeurs qui vous sautent dessus pour vous vendre des marques pages soi-disant en papyrus, pour un euro la douzaine...
Alors, mot clé en Égypte : bakchich... Partout où vous allez, on vous demande de l'argent, et ça commence dès l'arrivée à l'aéroport lors de la prise en charge des bagages. Bon au début, comme toujours, c'est amusant, mais à la longue ça saoule. Même la Police peut vous demander un bakchich pour un renseignement ou pour vous montrer quelque chose. Parfois on donne, parfois, on ne donne pas. Ils sont relativement insistants et parfois pas contents quand vous ne donnez pas assez selon eux. Bref. Cela fait parti des quelques désagréments du voyage dans ce pays. Mais bon, cela dit, il est relativement facile de se débarrasser des colleurs, surtout quand dans le groupe il y a des arabophones. On les envoyait faire le ménage devant nous. Sinon, en cas de soucis, la formule magique : si vous continuez, j'appelle la Police, et là, ils se calment tout de suite, je dis ça surtout pour les femmes qui visitent les souks. Et la Police, ça ne rigole pas ! La Police est omniprésente dans toutes les zones ou se trouvent les touristes occidentaux. Uniformes blancs et noirs à tous les carrefours, en patrouillent dans les rues, en général, les locaux risquent gros s'ils sont agressifs avec des touristes qui sont une manne monétaire en devise pour le pays. Tireurs d'élite sur les sites, police à dromadaires, militaires sur les bateaux de croisière avec la 12, 7 russe montée sur affut à l'arrière du bateau... On ne peut pas dire que la sécurité soit négligée. Mais comme je le disais, il suffit de bien graisser quelques pattes pour que... La corruption est érigée en art de vivre. Même sur les sites où il est interdit de prendre des photos, si vous glissez un billet, vous pouvez vous arranger (mais bon, c'est pas conseillé...).
On a eu la chance d'avoir deux arabophones dans le groupe de français, ce qui était plus facile pour négocier et se faire comprendre. Bien que la plupart des égyptiens parlent aussi français et anglais. En tout cas, ils le comprennent bien, surtout quand il s'agit d'argent. N'achetez jamais des produits exposés dehors, au soleil, ou sur les étales devant la boutique. Demandez de vous faire montrer les produits qui sont à l'intérieur de la boutique, dans leur emballage. Cela vaut pour tout : les piles, les textiles, les boissons, les épices... Il suffit de le demander :qu'avez-vous dans votre boutique, dedans, inside. S'il veut pas, vous allez à la suivante. Vérifiez scrupuleusement l'état de la marchandise. Les prix ne sont jamais affiché dans les souks, il faut donc palabrer longuement pour se mettre d'accord sur un prix d'achat. Notre guide nous a bien expliqué dès le début d'être prudents lors de la transaction : on se met d'accord sur la marchandise, son état, sur le prix, et on se fait d'abord donné le produit et la monnaie correspondante à compter devant le vendeur avant de payer.
Les arnaques sont parait-il nombreuses, mais il suffit de suivre des règles bien établies et tout se passe très bien. Les vendeurs le comprennent et ne vont pas s'offusquer que vous recomptiez la monnaie devant lui. Le soucis existe avec les billets de 50 piastres et 50 livres qui sont semblables. Il y a quand même des tentatives, pour nous, c'est arrivée à l'hôtel au Caire (cataract pyramids), où il a fallut que j'insiste par deux fois au caissier pour la monnaie à rendre sur le paiement de nos extras de consommation tandis qu'il faisait mine de pas comprendre. Sans s'énerver donc, je lui ai bien fait comprendre qu'il avait "oublié" le cash back sur la somme. Il a dit c'est OK, j'ai fais : non, vous avez oublié le cash back... Il a fait mine de pas comprendre, et a fait l'occupé pendant un moment en espèrant qu'on s'en aille. Ne lâchez pas le morceau et faite lui bien comprendre. Ne payez jamais vos extras juste avant le départ : faites le la veille de votre départ, en fin d'après midi, comme ça si vous avez des soucis, vous pouvez en appeler à la direction et régler le problème.
De manière générale, les hôtels sont de tenues correcte que ça soit 4 ou 5 étoiles. Les standards sont loin de ceux de la Tunisie et du Maroc que j'ai déjà visité, là encore, la propreté peut être aléatoire. Comme je le faisais remarquer, il y a peu de femmes dans les équipes, de ce fait, le travail est moins contentieux, et souvent même bâclé. Quand il y avait des femmes, le service était bien mieux assuré. A l'exception du bateau, ou les choses sont un peu différentes. Les hommes sont bien moins minutieux et constants dans leur travail que les femmes. De ce fait, la qualité de service s'en ressent, plutôt fortement. Cela étant ça n'a rien de catastrophique, je trouve juste que ça pénalise vraiment la qualité d'accueil du pays. On s'en accommode facilement, mais il faut le savoir avant d'y mettre les pieds.
Au Caire nous étions logée au Cataract Pyramids. Le cadre de l'hotel est très bien, les jardins très agréables. La qualité de la bouffe, toujours très moyenne, le dernier jours nous avons mangé dans un restau dans l'hotel, de bien meilleure qualité. Le service de l'hotel est aussi, moyen, voir médiocre par moment, notamment sur le service de nettoyage des chambres, et c'est très variable selon les chambres... Un peu loterie pour le coup. Le service de petit dej est bien assurée lorsque des femmes sont dans l'équipe... quand c'est que des hommes, c'est négligent, très limite, voir service mal assurré. Mention bien pour le représentant francophone, bien à l'écoute, qui donne les bonnes informations, il s'assure bien que nous avons compris et est disponible pour des remarques et des questions etc...
Les taxis : que ça soit au Caire ou ailleurs, la course doit se négocier autour de 50/60 livres. Vous devez proposer 50 livres, pas plus, que vous soyez seul, à deux, ou plus. le mieux c'est d'être à plusieurs et de s'arranger avec le taxi. A 5 personnes, 10 livres par personnes (un peu plus de un euro) c'est impec. Négociez avec votre chauffeur pour qu'ils viennent vous reprendre à une heure fixe dans un endroit convennu à l'avance. Vous lui dites : ok, à 17H tu reviens nous prendre à cet endroit. En general il sera content de venir vous reprendre, ça lui fait une nouvelle course d'assurrée. Dans notre cas, il a même accepté d'être payé à notre retour au bateau, soit deux courses, 20 livres par personnes. En général, la négo se passe très bien, à 50/60 livres il accepte la course quelque soit le nombre de passagers. Il faut simplement être clair. Ah, vous pouvez même lui demander de négocier pour vous une ballade en calèche, vous lui dites combien vous voulez mettre, et il va négocier avec une personne qui fait les ballade en calèche. Vous pouvez marchander à 10 livres par personne la ballade en calèche, vous glissez un petit billet en suplément à votre chauffeur, il sera content. Par contre, ne dites pas au taxi de vous attendre, il vous comptera le temps passer à attendre... Donnez rendez-vous à une heure précise et un endroit précis, soyez surs qu'ils sera là à votre retour.
Au Caire nous avons visité la grande moquée Mohammed Ali, qui est vraiment d'une architecture très travaillée, sans, cependant, être aussi finement exécutée que celle de Marrakech. On y entre en se déchaussant, et djellaba verte pour les femmes... Nous avons pu voir des églises coopte aussi (notre guide est de confession chrétienne coopte) avec des explications sur la période romaine ou les chrétiens étaient pourchassés et devaient se cacher dans les ruelles du Caire. Nous avons passé un moment dans les souks, puis pris un rafraichissement sur une place très animée avec notre guide. Au Caire nous avons un guide pour 4 personnes, et un chauffeur particulier dans un van. Nous avons déjeuner dans une petite gargote au bord du Nil, le repas était succulent et le cadre très agréable. Et bien sur au Caire, le clou du spectacle, ce sont les grandes pyramides. C'est absolument somptueux, même si l'entretien du site laisse à désirer. C'est impressionnant de se dire qu'elles sont toujours debout après des milliers d'années, notamment la pyramide à degrés (des marches) de Saqqarrah qui est l'une des plus vieille (2600 avant JC....). La mythologie égyptienne est complexe, mais certains éléments permettent de s'y retrouver plus facilement quand on voit certains signes sur les cartouches. Les symboles de haute et basse Égypte, les rois, les reines, les dieux ont tous des symboliques distinctes, mais le soucis c'est qu'il y en a tellement que c'est compliqué de tout retenir.
Le musée du Caire est vraiment à voir, je le conseille vivement. Le style vieillot lui donne un air charmant, un certain cachet, bien différents de nos musées ou tout est sous cloche, barricadé, alors que là on peut vraiment s'approcher et voir de près les pièces de l'impressionnante collection d'œuvres (plus de 300 000 pièces exposées). C'est un musée très visité, il y beaucoup beaucoup de monde. Nous avons pu voir en détails l'impressionnant étage consacré à Toutankhamon et son fabuleux trésor, exposé dans une salle à part. Vraiment extraordinaire. Imaginez un cercueil en or massif de 110 kilos.... un masque en or de 11 kgs, des colliers en or massif, etc... La tombe de Toutankhamon découverte par Carter en 1924 recélait des trésors incroyables. J'avais posé la question de la malédiction de la momie à notre guide lors de la visite des tombeaux de la vallée de la nécropole thébène, elle nous a assuré que ça n'existe pas. Elle a rigolé et nous a expliqué que Carter est mort de façon naturelle. Impressionnant aussi, la salle annexe ou sont exposées les outils utilisés en médecine. Nous nous sommes fait expliqué les étapes de la momification (je vous passe les détails comme l'arrachage du cerveau avec des crochets par les narines...) les instruments sont exposés au musée du Caire. Nous avons vu aussi des crocodiles momifiés au temple de Kom'obo, mais il reste peu ou pas de momies en égypte, elles sont presque toutes à l'étranger à Londres au British Muséum ou au Louvre à Paris. Cependant, nous avons pu voir un squelette de fœtus à la nécropole thébène, dans des tombeaux creusés dans la montagne.
La navigation sur le Nil était très agréable. Le bateau glisse sur l'eau, tranquillement, on se voit adressé des bonjour et des signes de la main de la part des égyptiens sur les rives. C'est un peu folklo lors des escales où, souvent, les bateaux se mettent à couple. Il faut donc en traverser plusieurs avant d'atteindre l'embarcadère. Pas trop de moustiques, sauf au Caire, où la proximité des ordures et des canaux en font de véritables nurseries pour ces bestioles. Prévoyez de quoi vous protéger, car ils sont coriaces quand ils vous choppent !
Nous avons la chance d'avoir un bateau de croisière de taille modeste, environ 50 cabines, donc pas trop de monde. Alors qu'il y a de véritables usines à touristes de plus de 100 cabines sur les autres bateaux. Comme nous étions dans un groupe très sympas avec des gens très communicants, c'était comme un petit club de joyeux lurons.
La vie sur la bateau possède certaines contraintes, mais c'est assez peu de choses : repas à heures fixes, ils facturent les consommations, eau, sodas, etc.. Sur ce point, allez au souk lors des escales, et achetez des bouteilles d'eau et sodas dans les boutiques (veillez à ce que chaque bouteille possède sa petite capscule en plastique autour du bouchon). Vous pouvez négocier les grandes bouteilles d'eau de 2 à 3 livres dans les souks (ils vous les facturent de 8 à 9 livres sur le bateau). Négociez en groupe, c'est plus facile de faire baisser les prix. On consomme beaucoup d'eau en égypte du fait de la chaleur, comptez au moins une bouteille d'un litre et demi par jour et par personne. Quand vous avez achetez vos bouteilles, mettez les dans un sac à dos et rentrez tranquillement au bateau. Ils n'aiment pas trop quand on amène les bouteilles comme ça sur le bateau. Au repas, prenez votre bouteille avec vous tout simplement.Ils vont essayé de vous la facturer (mine de rien...) mais dites simplement que non, vous n'avez pas commandez cette bouteille lors du repas, tout simplement. Si vous restez discrets, ça se passe très bien, sans problème. Les spectacles proposés étaient vraiment bien, danse nubienne, danseuse du ventre, jeux, etc .. ils ont assurés une animation sympa, c'est un bon point de la vie à bord. C'est bien de participer aussi ! On rigole bien et ça fait un bon souvenir. C'est aussi bien mieux sur un petit bateau, car il y a pas trop de monde, c'est plus convivial et sympa.
Notre guide nous a déclaré que nous étions un groupe vraiment très bien et qu'elle était ravi de nous servir de guide, et comme elle le dit : un bon guide ça va avec un bon groupe de touristes, comme nous étions attentifs, ça lui donnait envie de nous expliquer plein de choses. Elle était contente de terminer sa saison (elle prends des vacances bien méritées en ce moment) avec nous. Nous nous sommes cotisé pour lui faire une enveloppe en guise de remerciement pour ses nombreux conseils et explications, mais elle a dit : en 28 ans de service, je n'ai jamais accepté d'enveloppe, et elle a été touchée par le geste, mais qu'elle décline notre offre. Une guide vraiment exceptionnelle. Elle reprends le service en octobre.. Ceux qui auront le plaisir de l'avoir comme guide seront vraiment ravis !
Côté options : Les sons et lumières, nous avons fait celui de Karnak, première partie : très bien ! c'est sympa de se ballader sur le site avec des explications en français (les spectacles sont pas groupes linguistiques), les monuments éclairés et tout ça .. Deuxième partie en revanche, lorsqu'on va s'asseoir c'est limite chiant, et très mollasson. Donc, c'est moyen moyen au final. Les autres sons et lumière je ne saurais dire. On a pas fait abou-simbel, du fait du temps pour y aller en bus. C'est plus de 3 heures de bus aller et 3 heures retour, départ en pleine nuit (ma compagne étant enceinte, nous sommes restés sur le bateau). Ceux qui y sont allés on dit que le site était vraiment fabuleux. Cependant, vous ne pourrez en photographier que les extérieurs. Notre guide a déconseillé de le faire en avion, parce que c'est la pagaille à l'arrivée, elle considère que c'est une arnaque totale vu le prix. Le jardin botanique à Assouan, tres joli à voir, sympa, et si votre guide le propose avec baignade dans le Nil un peu plus loin, allez pour la baignade ! mais gla gla, l'eau est glacée ! Ballade à dromadaire : voyez avec votre guide car les prestations sont variables. C'est proposé à l'arrache aussi sur le site des pyramides de Gizeh, vous négociez directement avec le chamelier. Nous avons choisi un tour en dromadaire dans la campagne égyptienne avec collation chez l'habitant. C'est notre guide qui a organisé la sortie.
Nous sommes donc revenus en France, via un crochet au duty free de l'aéroport du Caire : les cartouches de clopes à 11 euros... etc.
Voilà, à tous ceux qui envisagent de visiter l'Egypte, allez-y sans craintes, c'est vraiment génial une fois qu'on comprends comment fonctionne ce pays. C'est un pays avec des sites exceptionnels, et comme je le dis, un fois qu'on en saisit les règles de fonctionnement, on passe un très bon séjour. Soyez quand même avertis que coté transport, c'est un peu le bordel (avec les convoi, les attentes, etc...), que la bouffe reste moyenne, et que le service hotelier reste passable. Mais bon, ce sont quelques désagrément, mais très honnêtement, c'est une très bonne destination pour ceux qui veulent y aller, un moment agréable, plein de surprises. Préférrez les circuits ou séjours dont les visites sont incluses (ça vous évite de faire la queue pour les tickets, les guides s'en chargent pour vous...). Hurghada ne vaut pas une semaine (sauf plongée) et 3 jours suffisent. Le Caire, ça vaut le détour, la ville est crade certes, mais elle se révèle pleine de bonnes surprises avec un guide pour vous la faire découvrir.
Voilà, en espérant avoir apporté nombre d'info à tous ceux qui veulent y aller !
Brésil: vols internes, Amazonie, parc de Lençois English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais passer 2 mois cet été au Brésil. Je suis en train de penser à mon itinéraire et je me pose quelques questions... si vous aviez la réponse à l'une d'entre elles...
BIllets d'avion: Pour les vols internes, est-il mieux de les réserver avant mon départ de France ou il est possible de les réserver du jours au lendemain au Brésil? N'est-ce pas beaucoup plus cher? Je pense avoir besoin d'un Brasilia/Manaus et d'un Belem/Sao Louis ou Fortaleza.
Amazonie: Je vais arriver en Amazonie à Manaus. Là j'hésite entre 2 options. Soit faire une excursion de quelques jours au départ de Manaus (avez-vous des agences à me conseiller et une idée du tarif d'une telle excursion), soit prendre le bateau de Manaus à Belem en m'arrêtant éventuellement à Alter do Chao. Qu'ne pensez-vous? Combien de temps cela prend-il?
Parque de lençois: Quelles sont les solutions pour visiter le parc? Existe-t-il des "tours" organisés au départ de Fortaleza ou est-ce seulement de Sao Louis? Si oui avez-vous une idée du prix et du temps que cela demande?
Bonne journée et merci d'avance pour vos réponses!
Je vais passer 2 mois cet été au Brésil. Je suis en train de penser à mon itinéraire et je me pose quelques questions... si vous aviez la réponse à l'une d'entre elles...
BIllets d'avion: Pour les vols internes, est-il mieux de les réserver avant mon départ de France ou il est possible de les réserver du jours au lendemain au Brésil? N'est-ce pas beaucoup plus cher? Je pense avoir besoin d'un Brasilia/Manaus et d'un Belem/Sao Louis ou Fortaleza.
Amazonie: Je vais arriver en Amazonie à Manaus. Là j'hésite entre 2 options. Soit faire une excursion de quelques jours au départ de Manaus (avez-vous des agences à me conseiller et une idée du tarif d'une telle excursion), soit prendre le bateau de Manaus à Belem en m'arrêtant éventuellement à Alter do Chao. Qu'ne pensez-vous? Combien de temps cela prend-il?
Parque de lençois: Quelles sont les solutions pour visiter le parc? Existe-t-il des "tours" organisés au départ de Fortaleza ou est-ce seulement de Sao Louis? Si oui avez-vous une idée du prix et du temps que cela demande?
Bonne journée et merci d'avance pour vos réponses!
Vingt-deux jours au Mali en avril English translation pending
22 jours au Mali en avril :
Le Mali en avril c’est chaud, chaud….. 43 degrés à la descente d’avion … Nous arrivons à Mopti avec le dernier vol point Afrique …j’aime bien point Afrique c’est pas trop cher et l’on est tout de suite dans l’ambiance …départ de paris à 6 h arrêt à Marseille, Atar en Mauritanie et enfin Mopti vers 15h … Cette année pas trop de programme et pas de véhicule. nous avons plus de temps… C’est donc en taxi que nous nous rendons à Sangha ( goudron jusqu’à Bandiagara et piste après ) notre ami Dogon Seydou nous hébergera au bord de la falaise, nous dormirons sur la terrasse même si la poussière s’insinue partout il y a un peu de vent. A l’intérieur c’est invivable pour nos organismes 35 ° à 20h.
Sangha : Nous y resterons une semaine, les touristes sont partis et nous nous intégrons très facilement à la vie du village, c’est la période des travaux collectifs, de la réfection des maisons avant la saison des pluies briques et banco un peu partout.. Ma participation à ces travaux est plutôt symbolique car le physique peine à s’adapter 5 à 6 bouteilles d’eau par jour au début …mais comme le dit un proverbe Dogon « même l’urine du crapaud participe à la quantité de la rivière » dixit Emmanuel P Le budget eau est important 500 la bouteille et dans les campements 1000 - Visite à moto du village de Kamba, du barrage de Marcel Griaule - marché de Sangha qui à lieu tous les 5 jours - Dans la semaine nous assisterons à une cérémonie avec des masques traditionnels sans doute une procession funéraire et une cérémonie des masques ( kanaga, maisons à étages, échasses…) organisé sur la place du village pour un groupe d’étudiantes de passage. on nous laissera prendre des photos sans problèmes… - repas le midi à la femme Dogon 2500 à 3000 très bonne ambiance sympa et décontractée
Bamba : Une fois par an se déroule une pêche sacrée à la mare de Bamba et nous sommes nombreux à vouloir nous y rendre …nous réservons les places en cabine d’un Toyota à 20.000 et les passagers sur le plateau font le trajet pour 3000 cela semble convenir à tout le monde.. Trajet très éprouvant la piste est longue, cabossée, il y a beaucoup de vent et nous nous ensablerons plusieurs fois. Mais chacun participe dans la bonne humeur. En route nous visitons le village peul de Madougou avec ses cases aménagées en étages et un rangement maxi à l’intérieur …arrêt aussi au village de Dinkabou et sa magnifique togouna aux piliérs sculptés. A midi enfin Bamba …les femmes ne peuvent assister à la pêche.. Ce n’est pas négociable aussi Jacqueline restera avec quelques autres femmes à nous attendre sous une togouna. La mare n’est pas très grande il y a un monde fou. Les gens sont regroupés autour torse nu avec une nasse à la main et après un long cérémonial qui m’échappera c’est la ruée dans un nuage de poussière. En quelques instant la mare est prise d’assaut et c’est tout couvert de boue que chacun ramènera un poisson qui portera chance toute l’année … (Voilà ce que j’en ai compris …quoi qu’il en soit nous avons mangé un bout du poisson qu’on nous a offert sur place et normalement c’est la baraca pour l’année..)Le reste de la journée c’est la fête : course de chevaux, défilé des chasseurs qui font tonnés leurs vieux fusils, marché très animé multi culturel. Journée superbe très riche en émotion mais épuisante la chaleur est terrible pour nos organismes c’est ici que nous prendrons la décision de laisser tomber notre visite aux éléphants du gourma, Tombouctou et Gao. ce sera pour une autre fois… Songho : sur la route de Sévaré un peu après Bandiagara nous quittons le goudron pour une bonne piste qui mène à Songho village bien organisé taxe d’entré 1000 et guide 2000 Village avec beaucoup de tisserands, visite du lieu de circoncision avec ses peintures rupestres. C’est d’ailleurs la période nous rencontrons sur la route beaucoup de groupe de jeunes circoncis. il est de coutume de donner quelque chose ( argent, nourriture ) pendant cette période ou ils vivent entre eux hors de leur cadre familial Mopti : Nous irons à l’hôtel « y a pas de problème » avec sa petite piscine, le doux rêve semble pas mal aussi .Nous traînons sur le port. Mopti est toujours très animé avec son bric à brac de marchandise, son mouvement permanent, son balaie de pinasses, ses femmes qui lavent le linge au bord du fleuve, ses vendeurs de plaques de sel, de calebasses…. le fleuve est pratiquement à sec et les villages Bozo se sont rapprochés Petite visite au chantier de construction de pinasses Nous louons une petite moto 10.000 pour nous balader dans la ville et les alentours Une bonne adresse pour les repas le bishap café avec ses petits plats africains.
Djenné :
C’est en taxi privé que nous nous rendrons à Djenné 25.000. La ville est un vrai labyrinthe tout en banco, sa mosquée est superbe. Nous irons en charrette visiter le village peul de Senoussa avec un couple d’autrichien baroudeur 15.000 Nuits au campement : ventilée à 15.000, menu à 4000. une très bonne adresse, le personnel est accueillant guide : Ba hamadou sympa est sérieux 10.000
Teriya bugu :
Ce matin départ à 6h en taxi brousse jusqu’au carrefour de Djenné sur le goudron, 9 dans la Peugeot et un militaire sur la galerie 1250+500 de bagage. Passage du bac ou l’on attend une éventuelle deuxième voiture qui ne viendra pas …le taxi brousse file sur Mopti et nous laisse sur le goudron, les premiers cars sont complets mais « on attend un peu un peu » comme on dit la bas (environ 2h) et le car bitar se pointe il nous déposera à Kémini vers 13 h pour 3000. trajet long, ponctué de nombreux arrêts au poste de police à péage…à chaque arrêt des vendeurs d’eau, de beignets, de carottes etc.…. Montent et commercent avant un nouveau départ. Les contacts avec les passagers sont sympas simples, sa discute ferme…rien avoir avec nos tristes mines dans les transports en commun de chez nous ? Coup de téléphone à tériya bugu et un 4x4 climatisé ( le luxe ) vient nous chercher pour 22500 quand même pour 30 kms de très bonne piste. Il y a peu de véhicule à Kémini mais peut être on peut trouver à se faire emmener ? Teriya Bugu c’est un havre de paix près du bani, un vrai jardin antillais l’idéal pour se refaire une santé. Beaucoup d’expatries viennent de Bamako pour s’y reposer le week-end. Pour nous c’est une parenthèse dans notre voyage, piscine et climatisation 25.000 repas 3000 de quoi repartir presque à neuf après 10 jours. Nous avons quand même pu nous rendre dans les alentours vers les villages de pêcheurs en louant la petite moto d’un employé pour 5000.le coin n’est pas touristique, il y a ici peu de gens qui parlent français, tout est tranquille.les pirogues passent sur le fleuve, les filets sèchent au soleil, les femmes font la vaisselle dans l’eau, les gamins se baignent. on nous fout une paix royale juste quelques petits signes de la main amicaux…un moment un peu magique qui justifie à lui seul cette étape…
Ségou : Teriya Bugu il faut en repartir… un guide de segou qui à une voiture part sur Djenné …nous ferons un arrangement…faire un arrangement, c’est se mettre d’accord sur une participation.. Il nous dépose au goudron à kémini on attend un peu un peu et revoilà le bitar qui pour 2000 nous dépose à ségou. Cette petite ville nous a vraiment beaucoup plu.nous y sommes restés 4 jours à l’hôtel de l’esplanade ou il y avait peu de clients nous avons négocié la clim. à 23.000…le petit resto a ras le Niger est super sympa C’est Almani dit petit Bozo que nous prendrons comme guide pour aller au village de potiers de Kalabougou la pinasse privative est assez cher 20.000 quel que soit le nombre de personne. Le village se trouve à environ 7 klms, la ballade est superbe, nous sommes dimanche et c’est le jour de cuisson des poteries dans le village …les femmes de forgerons fabriquent individuellement leurs poteries et la cuisson s’organise collectivement sur une grande place. Chacun dispose ses pièces dans un savant assemblage et de la paille et des petits branchages sont disposés dessus puis enflammé, les poteries sont ensuite retirées avec de grands crochets et trempés dans un bain d’écorce rouge qui donne cette coloration si particulière…là aussi c’est bien organisé, il faut remettre 3500 de taxe au chef du village et l’on peut se balader et prendre des photos ( pour les personnes toujours demander.. cela semble évident …) De tout le voyage nous avons eu très peu de refus aucune photo n’a été négociée financièrement. Il faut dire que nous faisons surtout des paysages…. Fidele à notre habitude nous avons reloué une petite moto a un jeune guide.. Arrangement on l’utilise dans la journée il la récupère chaque soir 5000 par jour. - marché le lundi très grand et très animé - visite de l’atelier de bogolan de Souleymane Coulibaly dans un super espace en banco, une dizaine d’artistes confectionnent des modèles de luxe qui partiront à l’exportation - Visite de l’ancien Ségou vieux village à 10 kms droit d’entré 2500 - Nous avons pris la pinasse publique pour le village en face sur l’autre rive, un super souvenir 150 au milieu des poules, des mangues, des motos…et à la grande surprise des maliens qui se gondolent en voyant des toubabs se caser difficilement au milieu de ce bric à brac. Petit tour sur l’autre rive puis retour…attention il faut avoir du temps pour cette petite excursion les pinasses partent que lorsque le piroguier décide que sa pinasse est pleine et la bas même archi complet il y a toujours une petite place pour une moto, une chèvre etc.…. - Petit tour dans le quartier mission catholique pour voir la confection de la bière de mil fabriquée par les femmes - dans ce même quartier la messe est très animée chants chorales et djembé - passage cher le couturier pour se faire confectionner des vêtements avec le tissu acheté au marché. - et puis flâner le long du Niger a l’heure ou le soleil se couche et voir toute cette vie qui s’organise le long du fleuve - un petit tour au casino pour perdre quelques pièces dans les bandits manchots pour les repas nous avons apprécié le soleil de midi près du goudron resto frais et animé ou l’on peut commander des petits plats typique tiep, tiga dégué, capitaine en brochette banane Plantin et riz au gras etc. Succulent et pas trop cher. à noter on retire facilement de l’argent à Ségou avec la carte bleue visa il y a même depuis peu un distributeur de billet qui fonctionne Bamako : Le frère du patron de l’esplanade a Ségou rentre sur Bamako il nous emmène avec lui, trajet rapide le goudron défile nous arrivons assez tôt à l’auberge Djamila quartier baladabougou près du lycée tiény Konaté chambre propre climatisée à 15.000 dans une maison style coloniale avec un petit jardin sympa et une grande tente libyenne avec ventilateur pour se reposer. Ambiance routard on peut dormir sur le toit pour pas cher. Nous avons beaucoup aimé cette adresse un peu en dehors de la cohue de la ville… - visite du musée national très intérressant - monter sur la colline proche de l’hôpital pour la vue sur la ville - un petit tour au marché des artisans pour les derniers cadeaux Mais la ville c’est pas trop notre truc aussi nous négocions avec bréhima chauffeur de taxi un ami de Seydou une virée dans le pays Mandingue pour 15000 jour plus l’essence. Repas dans les petites gargotes du quartier et au Da guido super pizzas dans le quartier hippodrome Siby : En route pour Siby la route n’est pas encore finie et c’est de la piste qui nous attends sur la route de la Guinée …il y a plus d’arbres, le paysage est plus vert. De nouveau nous retrouvons des falaises. Arret au campement puis départ en soirée pour l’arche de Kamadjan petite marche tranquille 2h avec les explications d’un petit guide local 2500.. La nuit fut agitée, il fait une chaleur terrible impossible de dormir dans les cases nous nous installons dehors avec la musique disco à fond jusqu’a trois heures c’est la fête au village ce soir. C’est donc crevé que nous repartirons le lendemain après avoir visité la petite fabrique de beurre de karité tenu par une coopérative de femmes.nous empruntons une petite piste sympa qui rejoins Bankoumana beaucoup de manguiers c’est vert et bien entretenu nous arrivons en soirée sur Bamako visite dans la famille d’abdoullaye un ami malien venu en France dans le cadre d’un échange…nous serons reçus à bras ouvert, il nous faut rester manger et nous échappons de justesse à une sortie en boite de nuit…car demain c’est le retour en France…. L’avion …paris …déjà …avec plein de souvenirs et d’images dans la tête et dans le cœur……
Un voyage tranquille, que l’on peut faire seul en prenant son temps… La patience, l’humour et le sourire reste les meilleurs passe partout …nous avons pu à maintes reprises vérifier l ‘ hospitalité des Maliens. Aussi merci à tous ceux qui nous ont accueillis, guidés, aidés dans la préparation et la réalisation de ce voyage. Jacqueline et Christian
Le Mali en avril c’est chaud, chaud….. 43 degrés à la descente d’avion … Nous arrivons à Mopti avec le dernier vol point Afrique …j’aime bien point Afrique c’est pas trop cher et l’on est tout de suite dans l’ambiance …départ de paris à 6 h arrêt à Marseille, Atar en Mauritanie et enfin Mopti vers 15h … Cette année pas trop de programme et pas de véhicule. nous avons plus de temps… C’est donc en taxi que nous nous rendons à Sangha ( goudron jusqu’à Bandiagara et piste après ) notre ami Dogon Seydou nous hébergera au bord de la falaise, nous dormirons sur la terrasse même si la poussière s’insinue partout il y a un peu de vent. A l’intérieur c’est invivable pour nos organismes 35 ° à 20h.
Sangha : Nous y resterons une semaine, les touristes sont partis et nous nous intégrons très facilement à la vie du village, c’est la période des travaux collectifs, de la réfection des maisons avant la saison des pluies briques et banco un peu partout.. Ma participation à ces travaux est plutôt symbolique car le physique peine à s’adapter 5 à 6 bouteilles d’eau par jour au début …mais comme le dit un proverbe Dogon « même l’urine du crapaud participe à la quantité de la rivière » dixit Emmanuel P Le budget eau est important 500 la bouteille et dans les campements 1000 - Visite à moto du village de Kamba, du barrage de Marcel Griaule - marché de Sangha qui à lieu tous les 5 jours - Dans la semaine nous assisterons à une cérémonie avec des masques traditionnels sans doute une procession funéraire et une cérémonie des masques ( kanaga, maisons à étages, échasses…) organisé sur la place du village pour un groupe d’étudiantes de passage. on nous laissera prendre des photos sans problèmes… - repas le midi à la femme Dogon 2500 à 3000 très bonne ambiance sympa et décontractée
Bamba : Une fois par an se déroule une pêche sacrée à la mare de Bamba et nous sommes nombreux à vouloir nous y rendre …nous réservons les places en cabine d’un Toyota à 20.000 et les passagers sur le plateau font le trajet pour 3000 cela semble convenir à tout le monde.. Trajet très éprouvant la piste est longue, cabossée, il y a beaucoup de vent et nous nous ensablerons plusieurs fois. Mais chacun participe dans la bonne humeur. En route nous visitons le village peul de Madougou avec ses cases aménagées en étages et un rangement maxi à l’intérieur …arrêt aussi au village de Dinkabou et sa magnifique togouna aux piliérs sculptés. A midi enfin Bamba …les femmes ne peuvent assister à la pêche.. Ce n’est pas négociable aussi Jacqueline restera avec quelques autres femmes à nous attendre sous une togouna. La mare n’est pas très grande il y a un monde fou. Les gens sont regroupés autour torse nu avec une nasse à la main et après un long cérémonial qui m’échappera c’est la ruée dans un nuage de poussière. En quelques instant la mare est prise d’assaut et c’est tout couvert de boue que chacun ramènera un poisson qui portera chance toute l’année … (Voilà ce que j’en ai compris …quoi qu’il en soit nous avons mangé un bout du poisson qu’on nous a offert sur place et normalement c’est la baraca pour l’année..)Le reste de la journée c’est la fête : course de chevaux, défilé des chasseurs qui font tonnés leurs vieux fusils, marché très animé multi culturel. Journée superbe très riche en émotion mais épuisante la chaleur est terrible pour nos organismes c’est ici que nous prendrons la décision de laisser tomber notre visite aux éléphants du gourma, Tombouctou et Gao. ce sera pour une autre fois… Songho : sur la route de Sévaré un peu après Bandiagara nous quittons le goudron pour une bonne piste qui mène à Songho village bien organisé taxe d’entré 1000 et guide 2000 Village avec beaucoup de tisserands, visite du lieu de circoncision avec ses peintures rupestres. C’est d’ailleurs la période nous rencontrons sur la route beaucoup de groupe de jeunes circoncis. il est de coutume de donner quelque chose ( argent, nourriture ) pendant cette période ou ils vivent entre eux hors de leur cadre familial Mopti : Nous irons à l’hôtel « y a pas de problème » avec sa petite piscine, le doux rêve semble pas mal aussi .Nous traînons sur le port. Mopti est toujours très animé avec son bric à brac de marchandise, son mouvement permanent, son balaie de pinasses, ses femmes qui lavent le linge au bord du fleuve, ses vendeurs de plaques de sel, de calebasses…. le fleuve est pratiquement à sec et les villages Bozo se sont rapprochés Petite visite au chantier de construction de pinasses Nous louons une petite moto 10.000 pour nous balader dans la ville et les alentours Une bonne adresse pour les repas le bishap café avec ses petits plats africains.
Djenné :
C’est en taxi privé que nous nous rendrons à Djenné 25.000. La ville est un vrai labyrinthe tout en banco, sa mosquée est superbe. Nous irons en charrette visiter le village peul de Senoussa avec un couple d’autrichien baroudeur 15.000 Nuits au campement : ventilée à 15.000, menu à 4000. une très bonne adresse, le personnel est accueillant guide : Ba hamadou sympa est sérieux 10.000
Teriya bugu :
Ce matin départ à 6h en taxi brousse jusqu’au carrefour de Djenné sur le goudron, 9 dans la Peugeot et un militaire sur la galerie 1250+500 de bagage. Passage du bac ou l’on attend une éventuelle deuxième voiture qui ne viendra pas …le taxi brousse file sur Mopti et nous laisse sur le goudron, les premiers cars sont complets mais « on attend un peu un peu » comme on dit la bas (environ 2h) et le car bitar se pointe il nous déposera à Kémini vers 13 h pour 3000. trajet long, ponctué de nombreux arrêts au poste de police à péage…à chaque arrêt des vendeurs d’eau, de beignets, de carottes etc.…. Montent et commercent avant un nouveau départ. Les contacts avec les passagers sont sympas simples, sa discute ferme…rien avoir avec nos tristes mines dans les transports en commun de chez nous ? Coup de téléphone à tériya bugu et un 4x4 climatisé ( le luxe ) vient nous chercher pour 22500 quand même pour 30 kms de très bonne piste. Il y a peu de véhicule à Kémini mais peut être on peut trouver à se faire emmener ? Teriya Bugu c’est un havre de paix près du bani, un vrai jardin antillais l’idéal pour se refaire une santé. Beaucoup d’expatries viennent de Bamako pour s’y reposer le week-end. Pour nous c’est une parenthèse dans notre voyage, piscine et climatisation 25.000 repas 3000 de quoi repartir presque à neuf après 10 jours. Nous avons quand même pu nous rendre dans les alentours vers les villages de pêcheurs en louant la petite moto d’un employé pour 5000.le coin n’est pas touristique, il y a ici peu de gens qui parlent français, tout est tranquille.les pirogues passent sur le fleuve, les filets sèchent au soleil, les femmes font la vaisselle dans l’eau, les gamins se baignent. on nous fout une paix royale juste quelques petits signes de la main amicaux…un moment un peu magique qui justifie à lui seul cette étape…
Ségou : Teriya Bugu il faut en repartir… un guide de segou qui à une voiture part sur Djenné …nous ferons un arrangement…faire un arrangement, c’est se mettre d’accord sur une participation.. Il nous dépose au goudron à kémini on attend un peu un peu et revoilà le bitar qui pour 2000 nous dépose à ségou. Cette petite ville nous a vraiment beaucoup plu.nous y sommes restés 4 jours à l’hôtel de l’esplanade ou il y avait peu de clients nous avons négocié la clim. à 23.000…le petit resto a ras le Niger est super sympa C’est Almani dit petit Bozo que nous prendrons comme guide pour aller au village de potiers de Kalabougou la pinasse privative est assez cher 20.000 quel que soit le nombre de personne. Le village se trouve à environ 7 klms, la ballade est superbe, nous sommes dimanche et c’est le jour de cuisson des poteries dans le village …les femmes de forgerons fabriquent individuellement leurs poteries et la cuisson s’organise collectivement sur une grande place. Chacun dispose ses pièces dans un savant assemblage et de la paille et des petits branchages sont disposés dessus puis enflammé, les poteries sont ensuite retirées avec de grands crochets et trempés dans un bain d’écorce rouge qui donne cette coloration si particulière…là aussi c’est bien organisé, il faut remettre 3500 de taxe au chef du village et l’on peut se balader et prendre des photos ( pour les personnes toujours demander.. cela semble évident …) De tout le voyage nous avons eu très peu de refus aucune photo n’a été négociée financièrement. Il faut dire que nous faisons surtout des paysages…. Fidele à notre habitude nous avons reloué une petite moto a un jeune guide.. Arrangement on l’utilise dans la journée il la récupère chaque soir 5000 par jour. - marché le lundi très grand et très animé - visite de l’atelier de bogolan de Souleymane Coulibaly dans un super espace en banco, une dizaine d’artistes confectionnent des modèles de luxe qui partiront à l’exportation - Visite de l’ancien Ségou vieux village à 10 kms droit d’entré 2500 - Nous avons pris la pinasse publique pour le village en face sur l’autre rive, un super souvenir 150 au milieu des poules, des mangues, des motos…et à la grande surprise des maliens qui se gondolent en voyant des toubabs se caser difficilement au milieu de ce bric à brac. Petit tour sur l’autre rive puis retour…attention il faut avoir du temps pour cette petite excursion les pinasses partent que lorsque le piroguier décide que sa pinasse est pleine et la bas même archi complet il y a toujours une petite place pour une moto, une chèvre etc.…. - Petit tour dans le quartier mission catholique pour voir la confection de la bière de mil fabriquée par les femmes - dans ce même quartier la messe est très animée chants chorales et djembé - passage cher le couturier pour se faire confectionner des vêtements avec le tissu acheté au marché. - et puis flâner le long du Niger a l’heure ou le soleil se couche et voir toute cette vie qui s’organise le long du fleuve - un petit tour au casino pour perdre quelques pièces dans les bandits manchots pour les repas nous avons apprécié le soleil de midi près du goudron resto frais et animé ou l’on peut commander des petits plats typique tiep, tiga dégué, capitaine en brochette banane Plantin et riz au gras etc. Succulent et pas trop cher. à noter on retire facilement de l’argent à Ségou avec la carte bleue visa il y a même depuis peu un distributeur de billet qui fonctionne Bamako : Le frère du patron de l’esplanade a Ségou rentre sur Bamako il nous emmène avec lui, trajet rapide le goudron défile nous arrivons assez tôt à l’auberge Djamila quartier baladabougou près du lycée tiény Konaté chambre propre climatisée à 15.000 dans une maison style coloniale avec un petit jardin sympa et une grande tente libyenne avec ventilateur pour se reposer. Ambiance routard on peut dormir sur le toit pour pas cher. Nous avons beaucoup aimé cette adresse un peu en dehors de la cohue de la ville… - visite du musée national très intérressant - monter sur la colline proche de l’hôpital pour la vue sur la ville - un petit tour au marché des artisans pour les derniers cadeaux Mais la ville c’est pas trop notre truc aussi nous négocions avec bréhima chauffeur de taxi un ami de Seydou une virée dans le pays Mandingue pour 15000 jour plus l’essence. Repas dans les petites gargotes du quartier et au Da guido super pizzas dans le quartier hippodrome Siby : En route pour Siby la route n’est pas encore finie et c’est de la piste qui nous attends sur la route de la Guinée …il y a plus d’arbres, le paysage est plus vert. De nouveau nous retrouvons des falaises. Arret au campement puis départ en soirée pour l’arche de Kamadjan petite marche tranquille 2h avec les explications d’un petit guide local 2500.. La nuit fut agitée, il fait une chaleur terrible impossible de dormir dans les cases nous nous installons dehors avec la musique disco à fond jusqu’a trois heures c’est la fête au village ce soir. C’est donc crevé que nous repartirons le lendemain après avoir visité la petite fabrique de beurre de karité tenu par une coopérative de femmes.nous empruntons une petite piste sympa qui rejoins Bankoumana beaucoup de manguiers c’est vert et bien entretenu nous arrivons en soirée sur Bamako visite dans la famille d’abdoullaye un ami malien venu en France dans le cadre d’un échange…nous serons reçus à bras ouvert, il nous faut rester manger et nous échappons de justesse à une sortie en boite de nuit…car demain c’est le retour en France…. L’avion …paris …déjà …avec plein de souvenirs et d’images dans la tête et dans le cœur……
Un voyage tranquille, que l’on peut faire seul en prenant son temps… La patience, l’humour et le sourire reste les meilleurs passe partout …nous avons pu à maintes reprises vérifier l ‘ hospitalité des Maliens. Aussi merci à tous ceux qui nous ont accueillis, guidés, aidés dans la préparation et la réalisation de ce voyage. Jacqueline et Christian
Retour de quinze jours au Cambodge English translation pending
M’étant tellement inspirée de ce forum, je vais à mon tour donner qqs renseignements sur notre voyage (bien trop court) au pays du sourire.
Tout d’abord c’est un endroit où les gens sont d’une gentillesse rare et ça fait un bien fou. Ensuite c’est un pays où il faut aller très vite car la machine tourisme est en marche et pas pour la bonne cause… Le pays et surtout ses lieux touristiques sont vendus par parcelles entières à des sociétés privées étrangères (en tête de liste Sokha qui est bien vietnamienne et non cambodgienne) qui détruisent sans scrupule villages ou forêts pour y construire des Resorts de 400 chambres ou des golfs (cf. Sihanoukville et bientôt le Bokor ou Koh Tonsay). Ca fait de la peine de voir ça, d’autant que ce ne sont pas les Cambodgiens qui profiteront des finances engrangées… Sinon nous avons eu chaud, mais ça nous nous en doutions, bien que ça ne soit pas insupportable (sauf deux jours à 40° quand nous visitions les temples). En 15j nous n’avons pas vraiment pu sortir des sentiers battus mais les qqs petites escapades à Battambang et Kep étaient vraiment très agréables.
Donc pour entrer un peu dans le détail :
Départ le 9 de Paris : vol AF jusqu’à Bangkok puis Bangkok Airways (6h de transit… un peu long mais la Bangkok Airways a un super salon à l’aéroport de Bangkok) PP du 10 au 13 avril : Logement 3 jours à la Spring Guesthouse, très bien, bon rapport qualité-prix et personnel très serviable. Twin avec clim + eau chaude = 13$. Visites classiques le 1er jour : Palais Royal, Pagode d’argent, Musée national, Tuol Sleng. Ballade sur l’île de la soie le 2ème jour, 20$ pour le tuk tuk toute la journée (un peu plus cher car jour de grand départ avant le Nouvel an khmer) et 1$ par personne pour le bac A/R. Dîners dans des restos conseillés par le Lonely Planet mais rien de transcendant. Battambang du 13 au 15 avril : 6h de bus pour venir de PP (Cie Soria ou PP Public Transport, 8$ par personne). 2 nuits à l’hôtel Chhaya, pas cher, moyen. Twin avec clim + eau chaude = 10$. En revanche les chauffeurs de moto-dop qui attendent devant pour proposer des excursions dans la campagne sont tous adorables, rien que pour ça, ça vaut le coup de dormir au Chhaya. 1er jour, ballade en ville 2ème jour, ballade toute la journée dans les environs en pleine fête de l’eau : bamboo train, temples, ballade dans la campagne, le tout sous les bombes à eau des enfants : une des meilleures journées du séjour. 20$ pour deux motos toute la journée. Le premier soir nous avons dîné au White Rose qui est devenu notre cantine pdt 2 jours ! Repas bons, pas chers, fruit shake délicieux, c’était parfait. Siem Reap du 15 au 20 avril : 6h de bus entre Battambang et Siem Reap dont 3h30 sur une route horrible en terre pleine d’ornières et nid de poule…(Cie réservée par l’hôtel Chhaya, 10$ par personne !! et bus en retard, ce qui n’était pas le cas des autres que nous avons pris). Nous n’avons pas tenté le bateau car prévision de 10h de trajet pour cause de manque d’eau et vue la chaleur on n’était pas très motivés. 5 nuits chez M. Thoeun, je ne ferais qu’ajouter aux éloges déjà nombreux pour lui et sa famille. Un accueil adorable, des bouteilles fraîches pour chaque retour des temples, des bonnes adresses pour toutes nos demandes (massage de super qualité, piscine accessible pour 3$ par personne, restos sympas…) 1er jour, visite de Siem Reap. 3 jours de visite de temples, c’était très beau, surtout le Bayon vraiment impressionnant, mais il a fait trop chaud ce qui a un peu gâché la visite : à partir de 11h c’était intenable et on avait hâte de retourner au tuk tuk pour rouler et avoir de l’air frais !! Certains temples dont Angkor Wat ou le Bayon méritent, je pense, un guide pour expliquer tous les bas-reliefs qui font le tour du temple. Dernier jour villages flottants. Il faut boycotter la visite de ces villages, la route et la gestion du lac ont été récupérées par une société privée coréenne. Ils vous demandent 20$ par personne (!!!) pour accéder au lac et faire une heure de bateau à la queue leu leu avec 15 autres embarcations remplies de touristes chinois et coréens qui naviguent à toute allure dans les villages sans aucun respect pour les habitants. Heureusement qu’étant avec M. Thoeun nous avions notre propre bateau plat où nous étions seuls et que le jeune chauffeur respectait la vitesse mais ça ne vaut pas le prix que ça coûte. Allez plutôt voir la forêt inondée de Kompong Phluk que nous n’avons hélas pas pu voir car pas assez d’eau. Courses aux Artisans d’Angkor, j’aurais acheté toute la boutique… Repas au Champey (bon mais un peu cher), Khmer kitchen (curry délicieux) et surtout gros coup de cœur pour le Dead Fish Tower, resto thaï dans une sorte de hangar avec des petites estrades à tous niveaux ou l’on peut manger assis par terre ou sur une table. Viennoiseries et glaces divines au Blue Pumpkin. Retour à PP pour une nuit avant d’aller à Kep Pas possible de tout faire dans la journée donc 6h de bus le 20 avril entre SR et PP (Cie Soria ou PP Public Transport, 8$ par personne), nuit à la Spring Guesthouse. Kep du 21 au 24 avril : 5h de bus entre PP et Kep - prendre le bus direction Kampot - (Cie Soria ou PP Public Transport, 5$ par personne). 3 nuits au Kep Lodge, petit coin de paradis sur la colline de Kep ou Dan (un suisse adorable qui parle couramment anglais, français, allemand et espagnol) et sa femme Cheang vous reçoivent très gentiment. Bungalow privé avec twin, eau chaude, baignoire, fan et petit déj pour 26$ la nuit. Ils sont en train de construire une piscine qui devrait être achevée à la fin du mois. 1er jour ballade dans Kep. 2ème jour, excursion au Bokor qui est rouvert et où il faut aller très vite car il a été racheté par Sokha qui y construit une route bétonnée et un Resort VIP luxe de 400 chambres, un autre moins luxe de 300 chambres et éventuellement un golf… L’excursion était organisé par l’Orchid GH de Kampot avec visite du Bokor en pick up, déj à côté du Bokor Palace, petite marche dans la forêt et ballade sur la Kampot River en fin de journée, le tout pour 20$ par personne plus le tuk tuk A/R de Kep à 15$ et l’entrée au Bokor à 5$ par personne. 3ème jour, excursion pour l’île du lapin, bateau à 9h qui nous ramène à 16h pour 5$ par personne (+1$ pour le tuk tuk A/R du Kep Lodge). Ile paradisiaque avec palmier, hamac et eau chaude, très peu de monde. Encore une fois il faut y aller rapidement car revendue à une compagnie privée, il est prévu un hôtel voire même de construire un pont 2 X 2 voies entre Kep et l’île… Repas à l’Eldorado, resto génial conseillé par Dan, tenu par un hongrois qui a construit son restaurant entièrement de ses mains pdt 2 ans. Baba cool, la barbe longue, musique des années 70, il fait une cuisine divine : un goulash délicieux et les meilleures pizzas que j’ai jamais goûtées. Venant tout juste d’ouvrir, il faut aller le voir ne serait-ce que pour boire un verre car son resto est très beau, tout en pierre, calme, bref un endroit vraiment sympa. Sinon nous avons mangé au Crab market au Kimly ou Thomda, 1ere échoppe à gauche en arrivant de la plage, délicieux crabe au poivre vert… Retour à Paris le 24 Bus de Kep à PP (Cie Soria ou PP Public Transport, 5$ par personne) qui nous a déposés devant l’aéroport. Penser aux 25$ par personne de frais de sortie, s’il vous reste qqs riels il y a des boites pour les laisser à l’aéroport qui servent pour les handicapés. Vol retour Bangkok Airways et AF.
Tout d’abord c’est un endroit où les gens sont d’une gentillesse rare et ça fait un bien fou. Ensuite c’est un pays où il faut aller très vite car la machine tourisme est en marche et pas pour la bonne cause… Le pays et surtout ses lieux touristiques sont vendus par parcelles entières à des sociétés privées étrangères (en tête de liste Sokha qui est bien vietnamienne et non cambodgienne) qui détruisent sans scrupule villages ou forêts pour y construire des Resorts de 400 chambres ou des golfs (cf. Sihanoukville et bientôt le Bokor ou Koh Tonsay). Ca fait de la peine de voir ça, d’autant que ce ne sont pas les Cambodgiens qui profiteront des finances engrangées… Sinon nous avons eu chaud, mais ça nous nous en doutions, bien que ça ne soit pas insupportable (sauf deux jours à 40° quand nous visitions les temples). En 15j nous n’avons pas vraiment pu sortir des sentiers battus mais les qqs petites escapades à Battambang et Kep étaient vraiment très agréables.
Donc pour entrer un peu dans le détail :
Départ le 9 de Paris : vol AF jusqu’à Bangkok puis Bangkok Airways (6h de transit… un peu long mais la Bangkok Airways a un super salon à l’aéroport de Bangkok) PP du 10 au 13 avril : Logement 3 jours à la Spring Guesthouse, très bien, bon rapport qualité-prix et personnel très serviable. Twin avec clim + eau chaude = 13$. Visites classiques le 1er jour : Palais Royal, Pagode d’argent, Musée national, Tuol Sleng. Ballade sur l’île de la soie le 2ème jour, 20$ pour le tuk tuk toute la journée (un peu plus cher car jour de grand départ avant le Nouvel an khmer) et 1$ par personne pour le bac A/R. Dîners dans des restos conseillés par le Lonely Planet mais rien de transcendant. Battambang du 13 au 15 avril : 6h de bus pour venir de PP (Cie Soria ou PP Public Transport, 8$ par personne). 2 nuits à l’hôtel Chhaya, pas cher, moyen. Twin avec clim + eau chaude = 10$. En revanche les chauffeurs de moto-dop qui attendent devant pour proposer des excursions dans la campagne sont tous adorables, rien que pour ça, ça vaut le coup de dormir au Chhaya. 1er jour, ballade en ville 2ème jour, ballade toute la journée dans les environs en pleine fête de l’eau : bamboo train, temples, ballade dans la campagne, le tout sous les bombes à eau des enfants : une des meilleures journées du séjour. 20$ pour deux motos toute la journée. Le premier soir nous avons dîné au White Rose qui est devenu notre cantine pdt 2 jours ! Repas bons, pas chers, fruit shake délicieux, c’était parfait. Siem Reap du 15 au 20 avril : 6h de bus entre Battambang et Siem Reap dont 3h30 sur une route horrible en terre pleine d’ornières et nid de poule…(Cie réservée par l’hôtel Chhaya, 10$ par personne !! et bus en retard, ce qui n’était pas le cas des autres que nous avons pris). Nous n’avons pas tenté le bateau car prévision de 10h de trajet pour cause de manque d’eau et vue la chaleur on n’était pas très motivés. 5 nuits chez M. Thoeun, je ne ferais qu’ajouter aux éloges déjà nombreux pour lui et sa famille. Un accueil adorable, des bouteilles fraîches pour chaque retour des temples, des bonnes adresses pour toutes nos demandes (massage de super qualité, piscine accessible pour 3$ par personne, restos sympas…) 1er jour, visite de Siem Reap. 3 jours de visite de temples, c’était très beau, surtout le Bayon vraiment impressionnant, mais il a fait trop chaud ce qui a un peu gâché la visite : à partir de 11h c’était intenable et on avait hâte de retourner au tuk tuk pour rouler et avoir de l’air frais !! Certains temples dont Angkor Wat ou le Bayon méritent, je pense, un guide pour expliquer tous les bas-reliefs qui font le tour du temple. Dernier jour villages flottants. Il faut boycotter la visite de ces villages, la route et la gestion du lac ont été récupérées par une société privée coréenne. Ils vous demandent 20$ par personne (!!!) pour accéder au lac et faire une heure de bateau à la queue leu leu avec 15 autres embarcations remplies de touristes chinois et coréens qui naviguent à toute allure dans les villages sans aucun respect pour les habitants. Heureusement qu’étant avec M. Thoeun nous avions notre propre bateau plat où nous étions seuls et que le jeune chauffeur respectait la vitesse mais ça ne vaut pas le prix que ça coûte. Allez plutôt voir la forêt inondée de Kompong Phluk que nous n’avons hélas pas pu voir car pas assez d’eau. Courses aux Artisans d’Angkor, j’aurais acheté toute la boutique… Repas au Champey (bon mais un peu cher), Khmer kitchen (curry délicieux) et surtout gros coup de cœur pour le Dead Fish Tower, resto thaï dans une sorte de hangar avec des petites estrades à tous niveaux ou l’on peut manger assis par terre ou sur une table. Viennoiseries et glaces divines au Blue Pumpkin. Retour à PP pour une nuit avant d’aller à Kep Pas possible de tout faire dans la journée donc 6h de bus le 20 avril entre SR et PP (Cie Soria ou PP Public Transport, 8$ par personne), nuit à la Spring Guesthouse. Kep du 21 au 24 avril : 5h de bus entre PP et Kep - prendre le bus direction Kampot - (Cie Soria ou PP Public Transport, 5$ par personne). 3 nuits au Kep Lodge, petit coin de paradis sur la colline de Kep ou Dan (un suisse adorable qui parle couramment anglais, français, allemand et espagnol) et sa femme Cheang vous reçoivent très gentiment. Bungalow privé avec twin, eau chaude, baignoire, fan et petit déj pour 26$ la nuit. Ils sont en train de construire une piscine qui devrait être achevée à la fin du mois. 1er jour ballade dans Kep. 2ème jour, excursion au Bokor qui est rouvert et où il faut aller très vite car il a été racheté par Sokha qui y construit une route bétonnée et un Resort VIP luxe de 400 chambres, un autre moins luxe de 300 chambres et éventuellement un golf… L’excursion était organisé par l’Orchid GH de Kampot avec visite du Bokor en pick up, déj à côté du Bokor Palace, petite marche dans la forêt et ballade sur la Kampot River en fin de journée, le tout pour 20$ par personne plus le tuk tuk A/R de Kep à 15$ et l’entrée au Bokor à 5$ par personne. 3ème jour, excursion pour l’île du lapin, bateau à 9h qui nous ramène à 16h pour 5$ par personne (+1$ pour le tuk tuk A/R du Kep Lodge). Ile paradisiaque avec palmier, hamac et eau chaude, très peu de monde. Encore une fois il faut y aller rapidement car revendue à une compagnie privée, il est prévu un hôtel voire même de construire un pont 2 X 2 voies entre Kep et l’île… Repas à l’Eldorado, resto génial conseillé par Dan, tenu par un hongrois qui a construit son restaurant entièrement de ses mains pdt 2 ans. Baba cool, la barbe longue, musique des années 70, il fait une cuisine divine : un goulash délicieux et les meilleures pizzas que j’ai jamais goûtées. Venant tout juste d’ouvrir, il faut aller le voir ne serait-ce que pour boire un verre car son resto est très beau, tout en pierre, calme, bref un endroit vraiment sympa. Sinon nous avons mangé au Crab market au Kimly ou Thomda, 1ere échoppe à gauche en arrivant de la plage, délicieux crabe au poivre vert… Retour à Paris le 24 Bus de Kep à PP (Cie Soria ou PP Public Transport, 5$ par personne) qui nous a déposés devant l’aéroport. Penser aux 25$ par personne de frais de sortie, s’il vous reste qqs riels il y a des boites pour les laisser à l’aéroport qui servent pour les handicapés. Vol retour Bangkok Airways et AF.
Retour de croisières dans les îles grecques sur l'Orient Queen English translation pending
Bonsoir,
De retour ce soir des iles grecques avec l'Orient Queen (départ 17/04/08 - 27/04/08). Mes premiéres impressions: satisfaite. Il y a quelques détails à corriger, mais sur l'ensemble l'impression d'avoir passé de très bonnes vacances et d'avoir vu de très belles choses.
D'abord, il faut dire que nous avons eu la chance d'avoir du très beau temps à partir de Gênes ce qui a rendu la croisières vraiment très agréable. Des températures dans les 25 C, avec une pointe à Athénes dans les 28/30 C. Nous avons fait environ la moitié des sorties tous seuls et l'autre en sorties organisées avec la croisière. Pour les sorties organisées, les bus étaient très biens et tous climatisés ce qui va être essentiel cet été car déjà là on pouvait imaginer ce que ça va être cet été!
Ephèse m'a laissé un souvenir innoubliable. Il faisait un temps vraiment agréable avec un odeur d'herbe coupé et des coquelicots rouges très foncés partout entre les ruines, très très beau. Et nous avons eu la chance d'avoir un Guide qui parlait vraiment bien le français et qui nous racontait des choses très interressantes et aussi drôles par moment. Il a réussit à garder notre attention. Elzer était son nom. Le guide est important, par exemple, la visite de Patmos (Monastère de St jean et Grotte) m'a pas impressionnée et j'ai pensé que j'aurais du y aller toute seule en taxi. La guide, fort gentille, parlait très mal le français, c'était un effort réel pour l'écouter et chacun terminer les phrases qu'elles commençait car elle ne trouvait pas ses mots. C'était poussif à tel point que nous avons perdu les 3/4 du group en cours de chemin, ils se sont sauvés pour essayer d'avancer plus vite en lisant ce qui était écrit sur les notices dans le musée par exemples. La Guide à l'acropole était un peut mieux, mais pas très cordiale, elle nous à montré des photos et des documents qu'elle avait apporté elle-même pour nous donner plus d'informations ce qui était bien. De toute façon l'acropole tout seul vous coupe le souffle avec ou sans guide. La guide a olympie était très bien et nous a fait vraiment apprècié Olympie, de plus c'était une merveilleuse journée de printemps avec un brise douce, du soleil et des oliviers sous lesquelles nous nous sommes assis pour l'écouter nous expliquer ce qui n'était plus sous nos yeux, car à Olympie il ne reste pas grand chose mais avec un bon guide on voit ce qui n'est plus là et on imagine les jeux olympiques de l'époque qui ont durée 1200 ans entre villes grecques, et dans le contexte actuel (Tibet/Chine) tout prend un autre sens. Vraiment un bon moment et de bons souvenirs! Mais en plein cagnard avec un guide pourri, ça doit être un cauchemar. Santorin, Oia et fira en excursion, pas mal avec le téléphérique pour redescendre (impressionnant). Oia vraiment le piége à touriste (4.5 euros le café!!!), mais très joli, fira de même mais un tout petit peu moins cher. Patmos par contre après l'excursion St Jean et compagnie pas géniale nous avons trouvé un bon petit resto (qui figure dans le guide du routard) où nous avons mangé à la grecque et pas le genre touriste et tout ça pour 42 euros pour 4 personnes vin inclu, et super bon vin du coin. Pompette et bien gaie en rentrant au bateau. Le bateau, sympa, quelques defauts de rénovation genre pas de prise dans les salles de bains des suites alors vaut mieux pas avoir de rasoir electrique et aussi la douche (de la suite)innonde le sol tout le temps car l'eau coule le long du mur dans une rainure et se retrouve sur le sol de la salle de bain au lieu de la baignoire. Mais bon comme on utilise les serviettes à gogo pour eponger par terre, tant pis pour la planète (beaucoup de serviettes utilisées tous les jours pour éponger l'eau et eviter de se casser la figure sur le sol en marbre). Dans les cabines extérieurs supérieurs c'est mieux "foutu", y a une prise de courant dans la salle de bain, la douche est un peu petite si on est gros sinon ça va et le lit double est contre le mur d'un coté ce qui n'est pas génial. Pas beaucoup de place de rangement mais on peut glisser la valise sous le lit, pas dans la suite où le lit est plus bas mais très confortable. Le lit du divan dépliant est beaucoup moins confortable mais ok pour des enfants, genre clic clac. Une voisine en avait un défoncé qui a du être casser (le divan clic clac ) par des occupants précédents qui devaient être un peu lourds. Sinon, le reste du bateau est très bien. Super bien nettoyer et entretenue. L'équipage est tout le temps en train de le nettoyer, repeindre, etc. pendant toute la croisière. C'est vraiment propre. La nourriture était très bonne, surtout la soupe, le pain. Mais certain plats n'étaient pas toujours réussits au gout français car ils ont tendance à trop cuire la viande (à l'anglaise). Les desserts, ça depend, certain très bon d'autres très anglais genre synthétique. Les fruits pas toujours mures comme on les aiment. Le petit déjeuner COPIEUX avec TOUT pour tous les gouts. Les annimatrices étaient supers Dominique, une jeune femme belge qui parlent bien 5 langues, energique et amusante et Cendrine de Croisifrance qui donne tous les bons plans pour faire des excursions tout seul. Les spectacles me faisait penser un peu au muppets show et mon mari et moi étions les deux vieux raleurs au balcon. C'etait un peu le genre de spectacle qu'on donne dans les pensions pour personnes agés, j'exagère un peu mais pas vraiment. Ils etaient bien braves et nous avons bien rit! C'est pas gentil de dire ça, mais c'est vrai! Nous nous sommes bien amusé en tout cas, et quand nous devions nous coucher tôt nous ne pleurions pas d'avoir rater le show. Le DJ était horrible, il tuait toute vie sur la piste de danse, mais heureusement qu'il y avait jusqu'à 23:00 un chateur et une chanteuse très bon qui mentaient de l'ambiance au bar et faisait danser les gens. C'est mon point de vue, d'autre ne seront peut être pas d'accord avec moi. Mais de toute façon arrivé en Grece et en Turquie fallait se lever à 5:30 heure de Paris (6:30 en grece) pour être prêt pour la sortie du matin les jours ou il y avait deux excursions par jour, alors on se couchait tot de toute façon. Je vous raconterais plus plus tard et vus mettrait mes photos sur les plus de 1000 que nus avons pris!! De supers souvenirs de toutes façons!
De retour ce soir des iles grecques avec l'Orient Queen (départ 17/04/08 - 27/04/08). Mes premiéres impressions: satisfaite. Il y a quelques détails à corriger, mais sur l'ensemble l'impression d'avoir passé de très bonnes vacances et d'avoir vu de très belles choses.
D'abord, il faut dire que nous avons eu la chance d'avoir du très beau temps à partir de Gênes ce qui a rendu la croisières vraiment très agréable. Des températures dans les 25 C, avec une pointe à Athénes dans les 28/30 C. Nous avons fait environ la moitié des sorties tous seuls et l'autre en sorties organisées avec la croisière. Pour les sorties organisées, les bus étaient très biens et tous climatisés ce qui va être essentiel cet été car déjà là on pouvait imaginer ce que ça va être cet été!
Ephèse m'a laissé un souvenir innoubliable. Il faisait un temps vraiment agréable avec un odeur d'herbe coupé et des coquelicots rouges très foncés partout entre les ruines, très très beau. Et nous avons eu la chance d'avoir un Guide qui parlait vraiment bien le français et qui nous racontait des choses très interressantes et aussi drôles par moment. Il a réussit à garder notre attention. Elzer était son nom. Le guide est important, par exemple, la visite de Patmos (Monastère de St jean et Grotte) m'a pas impressionnée et j'ai pensé que j'aurais du y aller toute seule en taxi. La guide, fort gentille, parlait très mal le français, c'était un effort réel pour l'écouter et chacun terminer les phrases qu'elles commençait car elle ne trouvait pas ses mots. C'était poussif à tel point que nous avons perdu les 3/4 du group en cours de chemin, ils se sont sauvés pour essayer d'avancer plus vite en lisant ce qui était écrit sur les notices dans le musée par exemples. La Guide à l'acropole était un peut mieux, mais pas très cordiale, elle nous à montré des photos et des documents qu'elle avait apporté elle-même pour nous donner plus d'informations ce qui était bien. De toute façon l'acropole tout seul vous coupe le souffle avec ou sans guide. La guide a olympie était très bien et nous a fait vraiment apprècié Olympie, de plus c'était une merveilleuse journée de printemps avec un brise douce, du soleil et des oliviers sous lesquelles nous nous sommes assis pour l'écouter nous expliquer ce qui n'était plus sous nos yeux, car à Olympie il ne reste pas grand chose mais avec un bon guide on voit ce qui n'est plus là et on imagine les jeux olympiques de l'époque qui ont durée 1200 ans entre villes grecques, et dans le contexte actuel (Tibet/Chine) tout prend un autre sens. Vraiment un bon moment et de bons souvenirs! Mais en plein cagnard avec un guide pourri, ça doit être un cauchemar. Santorin, Oia et fira en excursion, pas mal avec le téléphérique pour redescendre (impressionnant). Oia vraiment le piége à touriste (4.5 euros le café!!!), mais très joli, fira de même mais un tout petit peu moins cher. Patmos par contre après l'excursion St Jean et compagnie pas géniale nous avons trouvé un bon petit resto (qui figure dans le guide du routard) où nous avons mangé à la grecque et pas le genre touriste et tout ça pour 42 euros pour 4 personnes vin inclu, et super bon vin du coin. Pompette et bien gaie en rentrant au bateau. Le bateau, sympa, quelques defauts de rénovation genre pas de prise dans les salles de bains des suites alors vaut mieux pas avoir de rasoir electrique et aussi la douche (de la suite)innonde le sol tout le temps car l'eau coule le long du mur dans une rainure et se retrouve sur le sol de la salle de bain au lieu de la baignoire. Mais bon comme on utilise les serviettes à gogo pour eponger par terre, tant pis pour la planète (beaucoup de serviettes utilisées tous les jours pour éponger l'eau et eviter de se casser la figure sur le sol en marbre). Dans les cabines extérieurs supérieurs c'est mieux "foutu", y a une prise de courant dans la salle de bain, la douche est un peu petite si on est gros sinon ça va et le lit double est contre le mur d'un coté ce qui n'est pas génial. Pas beaucoup de place de rangement mais on peut glisser la valise sous le lit, pas dans la suite où le lit est plus bas mais très confortable. Le lit du divan dépliant est beaucoup moins confortable mais ok pour des enfants, genre clic clac. Une voisine en avait un défoncé qui a du être casser (le divan clic clac ) par des occupants précédents qui devaient être un peu lourds. Sinon, le reste du bateau est très bien. Super bien nettoyer et entretenue. L'équipage est tout le temps en train de le nettoyer, repeindre, etc. pendant toute la croisière. C'est vraiment propre. La nourriture était très bonne, surtout la soupe, le pain. Mais certain plats n'étaient pas toujours réussits au gout français car ils ont tendance à trop cuire la viande (à l'anglaise). Les desserts, ça depend, certain très bon d'autres très anglais genre synthétique. Les fruits pas toujours mures comme on les aiment. Le petit déjeuner COPIEUX avec TOUT pour tous les gouts. Les annimatrices étaient supers Dominique, une jeune femme belge qui parlent bien 5 langues, energique et amusante et Cendrine de Croisifrance qui donne tous les bons plans pour faire des excursions tout seul. Les spectacles me faisait penser un peu au muppets show et mon mari et moi étions les deux vieux raleurs au balcon. C'etait un peu le genre de spectacle qu'on donne dans les pensions pour personnes agés, j'exagère un peu mais pas vraiment. Ils etaient bien braves et nous avons bien rit! C'est pas gentil de dire ça, mais c'est vrai! Nous nous sommes bien amusé en tout cas, et quand nous devions nous coucher tôt nous ne pleurions pas d'avoir rater le show. Le DJ était horrible, il tuait toute vie sur la piste de danse, mais heureusement qu'il y avait jusqu'à 23:00 un chateur et une chanteuse très bon qui mentaient de l'ambiance au bar et faisait danser les gens. C'est mon point de vue, d'autre ne seront peut être pas d'accord avec moi. Mais de toute façon arrivé en Grece et en Turquie fallait se lever à 5:30 heure de Paris (6:30 en grece) pour être prêt pour la sortie du matin les jours ou il y avait deux excursions par jour, alors on se couchait tot de toute façon. Je vous raconterais plus plus tard et vus mettrait mes photos sur les plus de 1000 que nus avons pris!! De supers souvenirs de toutes façons!
Santa Lucia comme premier voyage English translation pending
Bonjours a tous! Je sui nouveau sur ce forum et je doi dire qu'il est tres interressant!!
Alors voila honte a moi je me trouve sur un forum de voyageurs et je n'ai jamais quiter ma tere natale.Mais ca va vite changer!! J'aurrai grandement besoin de conseils et de reponsses a mes questions.
Si quelqu'un est capabble de repondre pertinament a toute mes questions je lui serai reconnaissant a jamais 😉
1- Santa lucia est un bon endroit pour passer du bon temps ?
2- Est-ce un endroit tranquile ou agité?
3- La plage est belle?
4- J'adore la plongee en apnee! On choisi cet endroit en grande partie pour cette 5-raison... la mere(fond) est-elle aussi spectaculaire qu'on le dit? doi-je apporter mes propres palmes/masque/tuba ou l'hotel les fournits(gratos?)?
5- La plongee sous-marine est-elle accecible pour quelqu'un qui n'en a jamais fait?
6- l'Hotel brisas est un bon choix?
7- Quel type d'activite sont offerte autre celle de l'hotel?
8- Le crime est elever? risque de vol...
9- J'ai lue(je ne me rappel trop ou) qu'on pouvait donner comme pourboire des babioles... est-ce vrai? si c'est le cas que devrai-je donner? une paire de sandales a 2$ un jouet en plastic a 1$ ?
10- Quelles sont les points fort et les points faibles de Santa lucia?
11- Comment est la temperature en fin mai, debut juin ?
12- suggestions ?
hors contexte: quelqu'un a l'adresse d'un site avec plusieurs photographies de Santa Lucia et de l'hotel brisas?
1- Santa lucia est un bon endroit pour passer du bon temps ?
2- Est-ce un endroit tranquile ou agité?
3- La plage est belle?
4- J'adore la plongee en apnee! On choisi cet endroit en grande partie pour cette 5-raison... la mere(fond) est-elle aussi spectaculaire qu'on le dit? doi-je apporter mes propres palmes/masque/tuba ou l'hotel les fournits(gratos?)?
5- La plongee sous-marine est-elle accecible pour quelqu'un qui n'en a jamais fait?
6- l'Hotel brisas est un bon choix?
7- Quel type d'activite sont offerte autre celle de l'hotel?
8- Le crime est elever? risque de vol...
9- J'ai lue(je ne me rappel trop ou) qu'on pouvait donner comme pourboire des babioles... est-ce vrai? si c'est le cas que devrai-je donner? une paire de sandales a 2$ un jouet en plastic a 1$ ?
10- Quelles sont les points fort et les points faibles de Santa lucia?
11- Comment est la temperature en fin mai, debut juin ?
12- suggestions ?
hors contexte: quelqu'un a l'adresse d'un site avec plusieurs photographies de Santa Lucia et de l'hotel brisas?
Partir seule en Tunisie? English translation pending
bonjour tout le monde!
J'ai besoin de vacances, mais malheureusement dans mon entourage, tout le monde travaille, donc je me suis dit, pourqui pas partir seule. J'aurais bien été une semaine en tunisie, mais pensez vous que si je pars seule, je risque quelque chose?Moi je n'ai pas spécialement de craintes, mais dans mon enourage, on me le déconseille!D'autres part, quel endroit choisir, djerba, hammamet, tozeur?Je remercie par avancelespersonnes qui me donneront des conseils. Je compte sur vous!!
J'ai besoin de vacances, mais malheureusement dans mon entourage, tout le monde travaille, donc je me suis dit, pourqui pas partir seule. J'aurais bien été une semaine en tunisie, mais pensez vous que si je pars seule, je risque quelque chose?Moi je n'ai pas spécialement de craintes, mais dans mon enourage, on me le déconseille!D'autres part, quel endroit choisir, djerba, hammamet, tozeur?Je remercie par avancelespersonnes qui me donneront des conseils. Je compte sur vous!!
Religions et croyances en photos English translation pending
Bonjour,
"Le hasard est le véhicule que prend Dieu pour voyager incognito" Parait-il...
Certaines rencontres paraissent intemporelles, cocasses, mystiques...
La diversité des croyances, qu'elles soient monothéistes, polythéistes ou animistes nous rappelles que toutes les civilisations se sont construites autour de temples, divinités et de leurs représentants...
Pour démarrer le sujet une photo de moines à Ayuthaya

"Le hasard est le véhicule que prend Dieu pour voyager incognito" Parait-il...
Certaines rencontres paraissent intemporelles, cocasses, mystiques...
La diversité des croyances, qu'elles soient monothéistes, polythéistes ou animistes nous rappelles que toutes les civilisations se sont construites autour de temples, divinités et de leurs représentants...
Pour démarrer le sujet une photo de moines à Ayuthaya

Itinéraire de deux semaines en Tunisie à partir du 22 mai English translation pending
Bonjour à tous! Je suis une québécoise de 20 ans qui part en voyage pour une 4 ième fois à l'extérieur du pays. Cette fois je pars en Tunisie avec une autre copine pour environ 2 semaines à partir du 22 mai 2008. Je ne connais pas encore beaucoup de choses sur ce pays alors j'aimerais me faire éclairer sur plusieurs choses....Voilà...
Nous avons acheter notre billet d'avion jusqu'à Nice mais il nous reste celui de Nice vers la Tunisie à trouver. J'ai trouvé un vol vers Tunis à 205 euro....est-ce que je pourrais trouver mieux? Si oui, quel site me conseillez-vous? Est-ce que Tunis est un bon point de départ ou si nous devrions atterrir ailleurs ?
Nos attentes pour le voyage sont: Voir de belles plages, faire une excursion dans le désert, avoir un contact avec les habitants, se reposer mais aussi avoir l'occasion de faire un peu la fête, voir du nouveau sans trop savoir à quoi s'attendre, et ce avec un budget raisonnable, rien de luxueux!
Je vous fait part de mes questions et toute réponse à une ou plusieurs de celles-ci seront très appréciée! 🙂
Les villes à ne pas manquer? Ou sont les plus belles plages? Quel type d'excursion dans le désert me conseillez vous? (nbre de jours, endroits à voir, coût, ) Endroit pas cher mais confortable ou dormir? (habitant, auberge de jeunesse?) Quel est le budget approximatif pour dormir, manger et se voyager pendant 2 semaines en Tunisie quand on se contente de pas grand chose? Y-à-t-il des endroits ou il y a plus de jeunes et ou faire la fête? Quel est le moyen le plus facile et le plus économique pour voyager d'une ville à l'autre ?
Bref tous conseils par rapport au type de voyage qu'on désire faire sera énormément apprécié! Merci de me lire et de me partager vos expériences!
Nous avons acheter notre billet d'avion jusqu'à Nice mais il nous reste celui de Nice vers la Tunisie à trouver. J'ai trouvé un vol vers Tunis à 205 euro....est-ce que je pourrais trouver mieux? Si oui, quel site me conseillez-vous? Est-ce que Tunis est un bon point de départ ou si nous devrions atterrir ailleurs ?
Nos attentes pour le voyage sont: Voir de belles plages, faire une excursion dans le désert, avoir un contact avec les habitants, se reposer mais aussi avoir l'occasion de faire un peu la fête, voir du nouveau sans trop savoir à quoi s'attendre, et ce avec un budget raisonnable, rien de luxueux!
Je vous fait part de mes questions et toute réponse à une ou plusieurs de celles-ci seront très appréciée! 🙂
Les villes à ne pas manquer? Ou sont les plus belles plages? Quel type d'excursion dans le désert me conseillez vous? (nbre de jours, endroits à voir, coût, ) Endroit pas cher mais confortable ou dormir? (habitant, auberge de jeunesse?) Quel est le budget approximatif pour dormir, manger et se voyager pendant 2 semaines en Tunisie quand on se contente de pas grand chose? Y-à-t-il des endroits ou il y a plus de jeunes et ou faire la fête? Quel est le moyen le plus facile et le plus économique pour voyager d'une ville à l'autre ?
Bref tous conseils par rapport au type de voyage qu'on désire faire sera énormément apprécié! Merci de me lire et de me partager vos expériences!
Toscane et l'Italie du 29 août au 17 septembre (Italie) English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 4 personnes qui ont très hâte à notre voyage en Italie du 29 août au 17 septembre 2008! Nous avons d'abord loué une villa à Sienne pour 2 semaines et ensuite nous avons loué un apart à Rome pour 4 jours. Nous voulons savoir s'il faut un permis international lorsque nous louons une voiture? Plusieurs nous disent oui et plusieurs nous disent non!😕
Nous voulons savoir si d'où nous demeurons on peut aller visiter Venise et revenir la même journée?
Nous ne parlons pas un mot Italien est-ce possible de se faire comprendre?
à Rome, est-ce vrai que nous ne pouvons visité le VAtican en shorts et camisoles? Car il fait très chaud en septembre et je ne sais pas si tout ça est vrai?😛
Si vous avez des idées à nous partager ça serait apprécié car nous avons plusieurs livres et nous voulons tout faire alors nous avons besoin d'aide afin de bien prendre nos décisions
Merci
Genevieve
Merci
Genevieve
Retour d'une croisière "Trésors de l'histoire" sur le Costa Concordia English translation pending
Bonjour,
Après avoir posé des questions pendant plusieurs jours, me voilà maintenant dans la possibilité de répondre aux vôtres. J'attends donc vos questions si vous en avez.
PS : je ne suis pas sur mon ordi tous les jours, parfois je ne répondrai donc pas dans l'immédiat.
A bientôt.
Séjour à Singapour sans se ruiner? English translation pending
Nous partons en malaise les 3 premières semaines de juillet (mon mari, ma fille et moi) et nous comptons faire un detour à singapour, ceci dit nous ne tenons pas à nous ruiner, y a-t-il une personne qui pourrait nous conseiller sur la façon de passer un séjour agréable, sans y laisser trop de plumes😊😊😊