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Afrique du Sud : de Cape Town à Johannesburg, des safaris et bien d'autres découvertes English translation pending
Depuis que nous avons fondé notre famille composée à présent de 3 enfants, Maxime, Rachel et Timéo, âgés respectivement de 11, 9 et 5 ans, nous entretenions le doux rêve de les emmener un jour en Afrique australe pour leur faire découvrir (et au passage à nous aussi) les animaux de la savane. Timéo allant bientôt souffler sa 6e bougie, on a décidé qu'on avait assez patienté et qu'il était en âge de conserver des souvenirs de ce voyage qui promettait d'être mémorable.
On sera particulièrement chanceux avec les lions



mais pas que...





On a longtemps hésité à partir 3 semaines en faisant un parcours classique, à savoir 4-5 jours dans la région du Cap, puis une boucle autour de Johannesburg nous faisant passer par le Drakensberg, Santa Lucia, le Swaziland, le parc Kruger et le secteur de Sabie-Graskop. Mais comme on avait possibilité, exceptionnellement, de disposer de 4 semaines, on a finalement décidé de rajouter à la boucle classique la traversée du pays de Cape Town vers le Drakensberg en longeant la cote.
Pour minimiser les problèmes d'insécurité et satisfaire des grands-parents quelque peu inquiets, je décide d'éviter toutes les grandes villes, en particulier Johannesburg et Durban, exception faite de Cape Town où on passera tout de même 3 jours.
Voici le programme sommaire du 23 juillet au 21 août 2016
- Le Cap (3 jours) - Hermanus - De Hoop Nature Reserve - Wilderness NP - Tsitsikamma NP - Addo Elephant NP (1,5 j) - Golden Gate NP - Royal Natal NP - Eshowe - Santa Lucia - Hluhluwe Umfolozi Park (1,5 j) - Swaziland (3 jours) - Parc Kruger (4 jours) - Blyde River Canyon et Three Rondavels - Bourke's Luck Potholes - Chutes d'eau autour de Sabie
Avion : Vol Qatar Airways Francfort – Cape Town puis retour Johannesburg – Francfort : 3660 € A l'origine on avait réservé en septembre 2015 un vol FRA-JNB aller-retour et un vol intérieur JNB – CPT dès l'arrivée car c'était financièrement plus intéressant. Mais une modification des horaires de vol imposée par Qatar ne nous a plus permis de prendre le vol intérieur. C'est Qatar Airways qui nous a contactés pour s'assurer que le décalage du vol international de nous posait pas problème. J'ai eu à peine le temps d'expliquer qu'on était embêtés pour avoir la correspondance vers Cape Town, que déjà l'hôtesse a contacté son supérieur, et 20 secondes plus tard, elle validait un vol aller direct vers Cape Town. Y a pas à dire, c'est la classe comme service clientèle !
J'annule sans trop de conviction les 5 billets South african Airways censés être non annulables et non remboursables, et on aura la surprise d'avoir le remboursement de 80% de la somme versée au départ !
Budget : Vol : 3700 € Location voiture + Drop-off : 1400 € via BIDVEST, qu'on recommande chaleureusement car leur service clientèle a été tout simplement exceptionnel ! (je donnerai les détails dans le récit) Essence : 450 € 25 restos :1300 €, soit 50 € par resto Nuitées :1500 € (20 nuits en hôtels-auberges et 7 nuits en camping dans les coins les plus touristiques du Kruger, Blyde River Canyon et Sabie) Courses + souvenirs (bague au Swaziland, sculptures en bois, toiles swazi, bougies swazi...) 900 € Entrées parcs + Wild card : 485 € Sortie Hélicoptère au Cap : 365 € pour 12-15 mn Soit un total de 10100 € à 5 pour 4 semaines, soit un coût moyen de 500 €/personne/semaine.
Et maintenant, place au récit et aux images...
On sera particulièrement chanceux avec les lions



mais pas que...





On a longtemps hésité à partir 3 semaines en faisant un parcours classique, à savoir 4-5 jours dans la région du Cap, puis une boucle autour de Johannesburg nous faisant passer par le Drakensberg, Santa Lucia, le Swaziland, le parc Kruger et le secteur de Sabie-Graskop. Mais comme on avait possibilité, exceptionnellement, de disposer de 4 semaines, on a finalement décidé de rajouter à la boucle classique la traversée du pays de Cape Town vers le Drakensberg en longeant la cote.
Pour minimiser les problèmes d'insécurité et satisfaire des grands-parents quelque peu inquiets, je décide d'éviter toutes les grandes villes, en particulier Johannesburg et Durban, exception faite de Cape Town où on passera tout de même 3 jours.
Voici le programme sommaire du 23 juillet au 21 août 2016
- Le Cap (3 jours) - Hermanus - De Hoop Nature Reserve - Wilderness NP - Tsitsikamma NP - Addo Elephant NP (1,5 j) - Golden Gate NP - Royal Natal NP - Eshowe - Santa Lucia - Hluhluwe Umfolozi Park (1,5 j) - Swaziland (3 jours) - Parc Kruger (4 jours) - Blyde River Canyon et Three Rondavels - Bourke's Luck Potholes - Chutes d'eau autour de Sabie
Avion : Vol Qatar Airways Francfort – Cape Town puis retour Johannesburg – Francfort : 3660 € A l'origine on avait réservé en septembre 2015 un vol FRA-JNB aller-retour et un vol intérieur JNB – CPT dès l'arrivée car c'était financièrement plus intéressant. Mais une modification des horaires de vol imposée par Qatar ne nous a plus permis de prendre le vol intérieur. C'est Qatar Airways qui nous a contactés pour s'assurer que le décalage du vol international de nous posait pas problème. J'ai eu à peine le temps d'expliquer qu'on était embêtés pour avoir la correspondance vers Cape Town, que déjà l'hôtesse a contacté son supérieur, et 20 secondes plus tard, elle validait un vol aller direct vers Cape Town. Y a pas à dire, c'est la classe comme service clientèle !
J'annule sans trop de conviction les 5 billets South african Airways censés être non annulables et non remboursables, et on aura la surprise d'avoir le remboursement de 80% de la somme versée au départ !
Budget : Vol : 3700 € Location voiture + Drop-off : 1400 € via BIDVEST, qu'on recommande chaleureusement car leur service clientèle a été tout simplement exceptionnel ! (je donnerai les détails dans le récit) Essence : 450 € 25 restos :1300 €, soit 50 € par resto Nuitées :1500 € (20 nuits en hôtels-auberges et 7 nuits en camping dans les coins les plus touristiques du Kruger, Blyde River Canyon et Sabie) Courses + souvenirs (bague au Swaziland, sculptures en bois, toiles swazi, bougies swazi...) 900 € Entrées parcs + Wild card : 485 € Sortie Hélicoptère au Cap : 365 € pour 12-15 mn Soit un total de 10100 € à 5 pour 4 semaines, soit un coût moyen de 500 €/personne/semaine.
Et maintenant, place au récit et aux images...
Inde de l’Ouest (Ellora, Ajanta, Gujarat) - Février 2018 English translation pending
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …
Nous poursuivons notre découverte de l’Inde, pas à pas. Notre 4ème voyage nous conduit cette fois plein Ouest dans l’état du Gujarat. Une petite escapade préliminaire dans le Maharashtra nous permet de visiter Ajanta et Ellora, 2 fabuleux sites inscrits au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Nous gardons Mumbai pour un prochain voyage.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Ven 2 Février – Vols Jet Airways - Paris CDG/Mumbai puis vol domestique Mumbai/Aurangabad Sam – Arrivée du vol à 6h15 – Bibi-qa-Maqbara – Grottes - 3 nuits à Aurangabad Dim – Ajanta (taxi à la journée-2500 Rs) Lun – Ellora (bus-1h30-33 Rs) Mar – Aurangabad : Panchakki – Siddarth Garden - Bus de nuit pour Vadodara (12h-1068 Rs) Mer – Vadodara : Palais Laxmi Vilas – Tambekar Wada – Baroda Museum - 2 nuits à Vadodara Jeu – Pavagadh – Champaner (bus-1h30-50 Rs) Ven – Bus pour Bhavnagar (5h-151 Rs) puis Palitana (1h-47 Rs) - 2 nuits à Palitana Sam – Temples de Palitana Dim – Bus pour Ahmedabad (5h-139 Rs) – Mosquée Siddi Sayid – Manek Chowk - 6 nuits à Ahmedabad Lun – Ahmedabad : Ashram de Sabarmati (bus-30min?-11Rs) – Fort de Bhadra – Manek Chowk – Jama Masjid – Mausolée d’Ahmed Shah – Mausolée de Rani-na-Hazira – Pols et Mangaldas ni Haveli – Tour de l’horloge – Temple de Swaminarayan – Temple de Hatheesingh – Dada Hari Vav (baoli) – Mosquée et mausolée Dai Halima Mar – Sarkhej Roza (rickshaw-130 Rs) Mer – Modhera – Patan – Sidhpur - Adalaj Vav (taxi à la journée-3000 Rs) Jeu – Ahmedabad : Mosquées d’Ahmed Shah, Rani Sipri, Sidi Bashir – Lac Kankaria – Lalbhai Dalpatbhai Museum – Shreyas Folk Museum – Low Garden night market Ven – Gandhinagar : Akshardam Temple (bus-45 min-23 Rs) – Mosquée Rupmati Sam 17 Février – Vols Jet Airways – Vol domestique Ahmedabad/Mumbai puis Mumbai/Paris CDG
Les prix indiqués pour les bus s'entendent par personne (et par trajet).
BUDGET : Cours de la roupie : 100 roupies = 1,3 €
Dépenses préalables : Visa : 107 €/p (!) avec dépôt et retrait au bureau VFS de Paris. www.vfsglobal.com/...france/In_Paris.html Nous avons fait faire nos photos carrées par un petit photographe au 10 rue Rochechouart, à quelques pas du VFS (pas fou le gars !). 10€ les 4 photos. Vols Jet Airways : 700 €/p l’A/R.
Dépenses sur place : CB utilisée uniquement pour payer les hôtels (3 sur 4) et pour les retraits aux ATM. 40 000 Rs en retrait cash (en 4 retraits, 10 000 Rs max autorisés) Hébergement : 14 317 Rs pour les 7 premières nuits puis 63 000 Rs pour les 6 nuits à Ahmedabad (je détaille plus bas).
Budget total tout compris : Notre budget total a été de 3 140 €. Cela dit, il est particulièrement faussé par l’hôtel House of MG d’Ahmedabad. En optant pour un hôtel plus simple (tablons sur 40€ la nuit) nous n’aurions pas dépassé les 2 500 €.
GUIDES et CARTES : Lonely Planet J’ai commandé sur internet les 2 seuls chapitres qui m’intéressaient. Envoi de fichiers pdf qu’il suffit d’imprimer. Moins cher, moins encombrant, mais nettement moins joli dans une bibliothèque. Application Android Maps.me Application GPS gratuite que nous avons découverte depuis peu. Fonctionne hors connexion. Vraiment ultra pratique pour se repérer dans ces villes sans nom de rue et qui permet de rejoindre un lieu (une gare par exemple) en prenant les petites ruelles.
TRANSPORTS :
1 – Vols Réservés sur Oui.sncf – Compagnie Jet Airways. Nous enchaînons un vol domestique après le vol international. Attention, à l’aller, nous avons dû récupérer nos bagages à Mumbai et les ré-enregistrer pour Aurangabad. Passage à la douane, sécurité, check-in, ça nous a pris 2 bonnes heures. Heureusement, nous avions une escale de 4 heures. Au retour, les bagages ont été enregistrés directement pour Paris. Plus simple et plus rapide. Mais quand même … ne prévoyez pas une correspondance trop courte. Le magnifique aéroport de Mumbai est très agréable.
2 – Bus Nous retrouvons avec plaisir l’ambiance des gares routières ! Rien de plus simple que de prendre le bus. Tout le monde est ravi de nous aider. C’est une belle expérience en soi. Tous les prix indiqués s’entendent par personne.
2.1 - Bus longues distances :
Aurangabad-Vadodara (Baroda) : A/C Sleeper – 1068 Rs Réservé 2 jours plus tôt par Shaik de l’hôtel Pearls à Aurangabad sur redBus www.redbus.in/ Compagnie Humsafar – Excellent confort : pas de sièges inclinables mais de vrais lits (!) , doubles d’un côté, simples de l’autre, sur 2 niveaux. Environ 30 places. Départ 17h, arrivée vers 5h du matin au centre de Vadodara. Une belle expérience !
Vadodara (Baroda)-Bhavnagar - 151 Rs puis Bhavnagar-Palitana – 47 Rs Nous avions réservé notre bus pour Bhavnagar nous-mêmes 2 jours plus tôt directement dans la très moderne gare routière centrale de Vadodara (à ne pas confondre avec la gare des city bus, à quelques centaines de mètres plus au sud). Les frais de réservation sont de 10 Rs (0,13€ !), elle n’est pas indispensable mais elle assure une place assise. Pas du luxe pour 5 heures de trajet … Départ à 7h, arrivée à midi. Je n’ai pas pensé à demander s’il existait des bus pour Palitana. La correspondance à Bhavnagar m’a paru être une évidence. Peut-être à tort. A Bhavnagar, nous enchaînons donc avec un bus pour Palitana qui part à 12h40 – 47 Rs - 1 heure de trajet. A Palitana, l’hôtel Sumeru est à 5 min à pied de la gare routière. Pratique !
Palitana-Ahmedabad – 139 Rs Réservé à la gare dès notre arrivée à Palitana. Départ 7h15, arrivée à midi à Ahmedabad. Rickshaw (100 Rs) pour rejoindre l’hôtel d’Ahmedabad.
2.2 – Bus locaux et bus de ville :
Aucune résa pour ceux-ci. On se rend à la gare routière, on se renseigne (les gens sont tous extrêmement serviables et aimables) et on paie dans le bus. On a toujours été assis, pas forcément ensemble. Je donne quelques infos supplémentaires si nécessaire dans le paragraphe "Visites".
3 – Voiture Nous avons loué les services d’une voiture avec chauffeur pour 2 visites qu’il nous a paru plus simple d’organiser ainsi plutôt qu’en bus. Aucune pression de la part du chauffeur pour limiter notre temps de visite. Il se gare et nous attend, sans discuter. Prix indiqué pour la voiture, à disposition pour la journée (plus qu’il n’en faut).
Ajanta – 2500 Rs Réservée par Shaik de l’hôtel d’Aurangabad.
Modhera + Patan + Sidhpur + Adalaj Vav – 3000 Rs Réservée par nous-même sur le taxi stand à Lal Darwaja Garden. Belle journée !
4 – Rickshaw Ils sont partout, à toute heure, diligents et pas insistants. Nous convenions toujours du prix avant la course. Nous n’avons jamais eu à batailler, le prix demandé nous a toujours paru correct. A Ahmedabad, ils oscillent entre 30 et 70 Rs selon la distance. 130 Rs pour Sarkhej Roza qui fut notre site le plus lointain (en rickshaw s’entend). Même si nous aimons marcher et que c’est le meilleur moyen de s’imprégner d’une ambiance, Ahmedabad est, à certaines heures, très fatigante. Le rickshaw permet un petit répit sans échapper à l’ambiance.
HEBERGEMENTS : Notre principal critère de choix est toujours l’emplacement. J’indique le prix par nuit ttc. Attention, c’est important, les taxes peuvent plomber la note. Paiement par carte bancaire, sauf à Palitana. Wifi gratuit partout. Très faible à Palitana.
Aurangabad Hotel Pearls Réservé sur Booking – 2384 Rs ttc pdej inclus. Shaik Shoaib de la réception prend contact avec moi par WhatsApp dès ma réservation sur Booking, plusieurs semaines avant notre arrivée et facilitera beaucoup notre séjour (accueil et transfert gratuit depuis l’aéroport, résa d’un bus, d’un hôtel, d’une voiture pour Ajanta). Un vrai service efficace et fiable. Chambre spacieuse, propre et lumineuse. Petit dej inclus servi dans une salle glauque en sous-sol, on zappe. On a pu disposer de la chambre dès notre arrivée à 7h du matin moyennant 700 Rs. Une bonne adresse.
Vadodara Hotel Ambassador Réservé sur Booking la veille – 1902 Rs ttc pdej inclus. Chambre au dernier étage (sans doute pas les meilleures) un peu tristounette. Il a fallu qu’on réclame un drap et du papier toilette. Un avantage : on a disposé de la chambre dès 6h du matin, gratuitement. Bien situé près des 2 gares routières et de la gare ferroviaire. Petit dej servi en chambre. On n’aime pas ça, on zappe encore …
Palitana Hotel Sumeru Réservé par téléphone par Shaik de l’hôtel d’Aurangabad – 1680 Rs sans pdej – Paiement cash. J’avais tenté précédemment de réserver par internet sans succès (prépaiement obligatoire et ma carte bancaire a été refusée). Nous voulions loger à Palitana plutôt qu’à Bhavnagar pour pouvoir gravir les 3000 marches à la fraîche … L’hôtel n’a aucun charme et l’accueil est nonchalant. La chambre est spacieuse, la literie correcte et les draps propres mais tout le reste est assez médiocre. Pas de pdej. Tant mieux. Wifi capricieux. Malgré ces critiques peu engageantes, je pense préférable de loger à Palitana afin d’être à pied d’œuvre, d’autant que Palitana est un gros bourg animé, rural, très agréable.
Ahmedabad The House of MG (MG pour Mangaldas Girdhardas) Lal Darwaja Réservé sur Booking – 10 600 Rs ttc (les taxes dépassent les 30% ici !) et sans pdej. Bon … comment justifier un tel prix en Inde ? Je ne peux pas. C’est un coup de cœur du Lonely Planet. C’est ce qui nous a décidés et on ne regrette pas. On savait à quel point les grandes villes indiennes peuvent être épuisantes : chaleur, pollution, circulation monstrueuse, concert incessant de klaxons … Ce havre de paix nous a permis de profiter pleinement des 6 jours passés à Ahmedabad. Etablissement somptueux, bourré de charme, d’authenticité, de confort, sans aucune ostentation. Idéalement situé au cœur de la vieille ville, en face de la mosquée Siddi Sayid (bien pratique pour donner une adresse à un rickshaw), en face du pont Nehru. Notre chambre était immense, superbement meublée, lumineuse, douillette. Service irréprochable et souriant. Les 2 restaurants sont réputés mais trop chers, nous n’avons pas testé. Le petit déj n’est pas à la hauteur de son prix (620 Rs ttc). Et la piscine est trop froide et trop en vue (en tout cas pour nous) pour être vraiment un atout. Navette gratuite pour nous conduire à l’aéroport. C’est une folie que je recommande chaudement, qui laisse un merveilleux souvenir et qui transforme vraiment le séjour à Ahmedabad.
REPAS : C’est notre 4ème voyage. On connait la gastronomie indienne. Tout au moins sa base. Et nous adorons ! Pendant les 4 premiers jours, nous sommes sages : repas au restaurant et plats légers. On laisse le corps s’adapter. Puis, petit à petit, on se lâche. Les repas dans la rue sont nos meilleurs souvenirs. Les samossas servis sur un bout de papier journal, les jus de fruits (dont la succulente canne à sucre) parfois rafraîchis avec des glaçons, les fruits, les crudités … plus rien ne nous arrête (à l’exception de l’eau qu’on boit toujours capsulée). Bien sûr, on n’échappe pas à un petit ennui intestinal. Une capsule d’Imodium et d’Ercefuryl et il n’y parait plus. Par ailleurs, les prix, même dans les restaurants, sont vraiment doux. Ca permet de tester beaucoup de choses. La plupart du temps avec bonheur. Pensez à demander si c’est épicé ou pas. Si ça l’est, choisissez un autre plat ou accrochez-vous ! Le raïta, le chaas et le lassi adoucissent le feu du piment.
Quelques prix :
Dans la rue : 1 bouteille d’eau d’1 litre : 20 Rs 1 verre de jus de canne à sucre : de 10 à 20 Rs 1 verre de jus d’orange ou de mosambi (citron doux, c’est délicieux) : de 30 à 50 Rs 1 ananas préparé : 80 Rs 1 samossa : 15 Rs 1 masala dosa : 60-110 Rs 1 thali : 60 Rs
Au restaurant : 1 bouteille d’eau d’1 litre : 20 Rs 1 plain nan : 30-55 Rs (cuit au four, sans graisse) 1 plain roti : 20 Rs (idem nan, mais plus petit) 1 chapati : 14 Rs (cuit à la poêle ou sur plaque, plus gras que le nan) 1 coca : 15-20 Rs 1 chaas (butter milk) : 20-30 Rs 1 jus de fruit : 66 Rs 1 plain rice : 80 Rs 1 plat végétarien : 70-160 Rs 1 plat de viande : 200-260 Rs
Quelques adresses sympas (ou pas) :
- Bhoj Restaurant - Aurangabad Thali à 240 Rs – A volonté. Le meilleur qu’on ait mangé
- Vishalla Restaurant – Sur la route de Sarkhej Roza (banlieue d’Ahmedabad) C’est un coup de cœur du Lonely Planet. Thali à 530 Rs – Sans être resservi. Vraiment trop cher. Le cadre est agréable, les tables basses sont installées en extérieur sous des paillottes, loin de la route, au calme. Mais j’ai trouvé le thali vraiment décevant et bien frugal, surtout à ce prix-là.
A Ahmedabad, nous avons également testé le restaurant Food Inn et Hotel ZK, tous 2 cités dans le Lonely Planet. Autour de 600-700 Rs pour nous 2. Sans grand souvenir : l’accueil du ZK est un peu désinvolte et cadre du Food Inn un peu froid. Bref, nos plus grands souvenirs ce sont les gargotes installées en bord de rue !
NOS VISITES : La plupart des monuments ont un prix pour les Indiens et un prix pour les Etrangers. Mosquées et temples sont souvent gratuits. Quelques rares mosquées interdisent l’entrée des femmes à la salle de prière. Ca m’a été rappelé une fois très gentiment, sans aucune agressivité. Les mosquées, les temples et certains musées se visitent pieds nus. Je n’ai jamais eu à me couvrir la tête dans les mosquées.
Je ne parle ici que des visites qui méritent quelques commentaires (pour ne pas les manquer ou au contraire pour gagner du temps).
Aurangabad Ne manquez pas Bibi-qa-Maqbara (200 Rs), réplique simplifiée du Taj Mahal. Belle ambiance : les saris colorés tranchent sur le blanc du mausolée. Par contre, vous ne raterez pas grand-chose si vous n’avez pas le temps de visiter les grottes d’Aurangabad (200 Rs). Nous avons fait ces visites à pied. Après les longues heures d’avion, ça nous a dégourdi les jambes !
Ajanta (500 Rs) – Voiture : 2500 Rs – 2h de route On a choisi la facilité en y allant en voiture. Départ à 8h, nous arrivons sur le site à 10h. Du parking, une navette nous emmène en quelques minutes au pied du site (16 Rs). 3h30 et 1,5 litre d’eau chacun nous ont suffi. Certaines grottes nécessitent de se déchausser. Nombreuses boutiques d’artisanat entre le parking et la navette. Principalement, de la pierre sculptée. De jolies choses mais négociez ferme, ils partent vraiment de très haut. Nous serons de retour à Aurangabad vers 15h30.
Ellora (500 Rs) Bus : 33 Rs – 1h30 de route A l’aller, demandez bien au chauffeur qu’il vous arrête aux grottes sinon vous serez bons, comme nous, pour faire un bon km à pied depuis le village pour y revenir ! Un peu rageant de dépasser l’entrée et de voir le bus filer allègrement ! Nous arrivons à Ellora à 10h30 (un peu tard …) et nous en repartons à 17h30. Il faut du temps ! 2 fois plus qu’à Ajanta. Et au moins 1 heure rien que pour le Kailash. A ce propos, ne manquez pas de grimper au-dessus du Kailash pour en avoir une vue globale. Un bus rouge fait la navette dans le site entre les temples jaïns (les plus lointains) et l’entrée. Nous l’avons emprunté sans payer (je ne sais pas s’il fallait …) Ni petits snacks ni WC sur le site. On trouve vers les temples jaïns des petits bosquets discrets et déserts qui permettent de se soulager. Ainsi que des petits vendeurs d’ananas ou de concombre. Ca rafraichit et ça cale.
Ces 2 sites sont très différents. Nous avons une légère préférence pour Ellora, mais il serait vraiment dommage de ne pas visiter les 2. Par rapport à notre programme, on peut gagner une journée en commençant par Ellora (en bus). Vous pourrez ainsi le lendemain, après la visite d’Ajanta (en voiture) rejoindre directement la gare routière d’Aurangabad pour un bus en fin d’après midi. Bon à savoir : ce sont les seuls lieux de notre voyage où nous avons trouvé des boutiques d’artisanat. Si vous envisagez de rapporter quelques petits souvenirs, c’est ici.
Vadodara (anciennement Baroda) Palais Laxmi Vilas (400 Rs) : magnifique palais de maharaja comme on les imagine dans nos rêves. Audioguide en français. Une bonne heure de visite. Tambekar Wada (libre) : jolie maison de bois aux murs intérieurs peints. Intéressante visite guidée rien que pour nous (ça n’attire pas les foules !).
Pavagadh-Champaner Ces 2 sites sont très complémentaires et se combinent bien. Prévoyez la journée. Bus : 50 Rs – 1h30 de route A la gare centrale de Vadodara, demandez Pavagadh (et pas Champaner). Arrivés à la gare routière de Pavagadh (qui se trouve juste en face de l’entrée du site de Champaner), il faut prendre, ici même, un autre bus qui grimpe dans la montagne : 8 Rs. Voyant nos têtes d’ahuris un peu perdus, les locaux nous l’indiquent aussitôt. C’est forcément là où l’on va … On arrive alors sur une petite place, au pied d’un téléphérique. 2 options : monter à pied ou s’asseoir sur son ego et dans un œuf. Nous avons choisi l’option assise (116 Rs l’A/R). Des œufs colorés font la noria et déposent rapidement les pèlerins (et nous). Il reste encore 700 mètres à parcourir sur un chemin ombragé par les bâches des boutiques qui s’alignent de part et d’autre. De nouveau, la couleur est à l’honneur : pigments, offrandes colorées, cadres de divinités entourés de guirlandes multicolores clignotantes … Ca brille, ça pète, c’est gai ! Des troupeaux d’ânes gris, crinière orange teintée au henné, animent ce chemin. Leurs braiements effraient les plus jeunes et amusent les plus vieux. Une rivière nous offre un beau spectacle de lavandières et de buffles à la baignade. Le temple en lui-même, dédié à Kali, n’a pas vraiment d’intérêt, par contre, l’ambiance qui règne ici est assez captivante et justifie cette escapade. Nous décidons d’ailleurs de manger sur place juste avant de reprendre le téléphérique (gardez bien votre ticket). Un restaurant propose de délicieux masala dosa à 110 Rs. Encore un joli souvenir. En sortant du téléphérique, pour redescendre à la gare, s’il n’y a plus de bus, demandez aux jeeps qui stationnent sur la place. Forcément elles descendent. C’est moins confortable, on est tassé à 17 là où il y a une dizaine de places, c’est plus cher (20 Rs chacun) mais on descend …
Champaner (500 Rs) De retour à la gare routière de Pavagadh, il suffit de traverser la route goudronnée pour être devant l’entrée Sud de Champaner. Changement d’ambiance : nous sommes ici sur un site de mosquées datant de 500-600 ans. Elles ne sont plus en service et on les visite chaussés. Magnifique architecture indo-musulmane, ici, pas de couleur vive, juste de la dentelle de pierre. Plusieurs mosquées sont reparties sur le site. Un plan à l’entrée de Saher Ki Masjid (entrée Sud) donne quelques indications. Celle à ne surtout pas rater est la magnifique Jama Masjid.
Nous serons de retour à Vadodara à 16h (en étant partis à 7h30).
Palitana Un voyage est toujours motivé par un lieu précis dont on entendu parler ou vu des photos. C’est Palitana qui a inspiré ce voyage. Une colline couverte de temples jaïns ! Et 3000 marches pour y arriver. Peu de choix d’hébergement à Palitana même, mais nous réussissons, quelques jours avant, à réserver une chambre au Sumeru. L’hôtel Sumeru n’a aucun charme. Aucun. Mais au moins, nous allons pouvoir entreprendre la grimpette tôt le matin. A 6h du matin, nous hélons un rickshaw. Pour 100 Rs, il nous dépose au pied des marches (il y a bien 4 km depuis l’hôtel). L’animation est déjà survoltée. Des porteurs nous proposent leurs services qu’on décline. On passe la sécurité et nous démarrons. Il fait encore nuit, les pèlerins sont déjà nombreux, les femmes en sari ou en punjabi, les hommes vêtus d’une longue chemise blanche brodée ton sur ton qui tombe sur un pantalon blanc. Magnifiques scènes. Les marches sont larges et entrecoupées de longs plats. Ca se monte très facilement. Personne ne court. Nous sommes parfois rattrapés par des porteurs qui aident les plus impotents, les plus vieux ou les plus riches. Leurs efforts ne les empêcheront pas de nous lancer de grands "hello" et de beaux sourires. Au passage, j’admire comment ces vieux sont assis en tailleur dans ces sièges de corde. Quelques femmes aussi portent les tout petits. A la différence des hommes qui portent à l’épaule, les femmes, elles, portent sur leur tête. Et tout ça se fait dans une magnifique bonne humeur. Petit à petit le soleil se lève et avec lui une belle lumière. Nous atteignons le sommet vers 8h après 1h30 de montée. A la bifurcation (inratable), nous prenons à droite, on nous y envoie gentiment d’ailleurs. Nous redescendrons par la gauche. Cette voie de droite nous amène à la partie Nord du site. En fait, la moins jolie. Et c’est tant mieux, nous irons crescendo. Dés notre arrivée, un gardien nous invite à nous déchausser. Je glisse nos chaussures dans notre sac à dos. Sage décision, car on va beaucoup déambuler, pieds nus, sans nécessairement revenir au point de départ. Le temps se couvre. Du vent (Philippe, bras nus, a froid), des nuages noirs et une brume épaisse. Non ?!?! Que peut-on contre cela ? Rien, alors on essaie de positiver … Mais depuis les terrasses des temples, on ne voit rien d’autre que cette masse grise et compacte. Petit coup de blues qu’on garde l’un et l’autre pour soi, inutile de charger la barque. On se focalise sur les détails, superbes. Surya nous a entendus. Le voici qui chauffe et qui finit par gagner la bataille contre les nuages et la brume. Le site se découvre entièrement. La lumière devient douce et chaude. Et la magie opère ! Nous repartons, joyeux, sur les terrasses du début, cette fois elles offrent des points de vue splendides. Je ne veux pas et je ne peux pas décrire la visite par le menu. Et puis, ça n’a aucun intérêt. Perdez-vous, vagabondez, flânez dans ce labyrinthe de temples, pieds nus, nez en l’air, sur ces 2 collines côte à côte, à la recherche du plus beau point de vue. Le temple d’Adinath (Main Temple) est très vénéré. Nous y retrouvons la majorité des pèlerins. Ambiance pieuse, musicale, gaie et colorée comme toujours dans une douce odeur de pétales de roses. Certains temples sont restaurés, peut-être un peu trop à mon goût, peints en beige. Je préfère de loin ceux patinés par le temps dont la pierre blanche se tâche de marbrures noires. Ces travaux de restauration laissent des traces qui n’embellissent pas le lieu : échafaudages, gravats, outils … Mais notre œil et notre cerveau sont bien faits : ils vont effacer ce triste spectacle pour ne garder que le souvenir d’un lieu somptueux, grandiose, bourré d’émotion, de ferveur, de respect. Les photos sont interdites. Je dois confesser qu’on n’a pas respecté cet interdit (sauf bien sûr à l’intérieur des temples). Malgré les nombreux gardiens, le site est immense et on arrive toujours à trouver un angle discret. J’avais entendu parler d’un droit-photo que nous étions prêts à acquitter … je n’ai pas vu où l’acheter. Peut-être est-on parti trop tôt et trop vite, tout à notre excitation de démarrer la montée. J’avais entendu dire aussi qu’il ne fallait rien porter en cuir. J’ai donc troqué mes sandales confortables contre des tennis légères en tissu. Lors de la descente, le tissu a fini par me brûler la plante des pieds. J’ai fini pieds nus ! Comme beaucoup d’autres ! Ici, je n’ai choqué personne. Attention, je n’ai pas vu de WC sur le site. Et là, aucun petit buisson complice. A 13h30, nous étions redescendus, installés dans une petite gargote à l’entrée du site. 7 heures au total. En prenant tout notre temps. Soyons honnêtes : nous avons eu de belles courbatures aux mollets pendant les 3 jours suivants ! Zut, on vieillit !!
Ahmedabad (prononcez Am’dabad) Nous avions du temps et un bon hôtel pour nous ressourcer quand le besoin s’en faisait sentir. Des conditions idéales pour visiter une telle ville. Car Ahmedabad est une grande ville, donc étendue, chaude, polluée, bruyante, très bruyante … A partir de 9 heure (étonnamment pas plus tôt), la circulation est extrêmement dense et le concert de klaxons commence. Les klaxons ! C’est ce qui nous avons eu le plus de mal à supporter. Un bruit strident permanent. Ahmedabad a beaucoup à offrir. Voici les lieux que nous avons préférés :
L’Ashram de Sabarmati (gratuit) Bus de ville rouge à la gare routière AMTS de Lal Darwaja (à l’Ouest du fort Bhadra). Bus n° 83 (entre autres). 11 Rs. Il s’arrête devant l’ashram. Au retour, l’arrêt de bus est à 50 mètres, à gauche en sortant de l’ashram. Lieux mythique, émouvant, calme. Prévoyez 2 bonnes heures si vous êtes intéressés par le personnage de Gandhi, par son enseignement et son action. Une belle exposition, très didactique.
Jama Masjid La plus grande. De jolis minarets sculptés.
Siddi Sayid Une toute petite salle de prière largement ouverte sur une toute petite cour. Sur le coup, on s’est vraiment demandé pourquoi elle était un coup de cœur du Lonely Planet. Jusqu’à ce qu’on remarque ses jalis, ces fenêtres de pierre ajourées. Incomparables !
Dada Hari Vav (baoli) Ce baoli (puits à degré) est d’origine musulmane. Sur 5 niveaux, la décoration y est donc sobre, géométrique, florale. Pourtant, malgré sa grande sobriété, ce fut notre préféré (des 3 baolis que nous avons vus) et l’endroit où, le dernier jour avant de rentrer vers Paris, nous avons eu envie de revenir. D’abord, il est couvert. On a vraiment l’impression de descendre dans les entrailles de la terre. Ensuite, il est dépourvu de toute grille ou barricade de protection. Enfin, il est quasi désert ! Je vous conseille de commencer par lui avant d’aller voir Patan ou Adalaj Vav, pour aller crescendo dans les décorations (mais pas forcément dans l’émotion). Ne manquez pas de jeter un coup d’œil aux alentours, c’est un quartier de charbonniers. Vous y verrez des femmes en sari, remplir des sacs de charbon de bois. Leur sourire aux dents blanches n’en ressort que davantage !
Le Lac Kankaria (13 Rs) permet une agréable pause et un endroit sympathique où manger (un de plus !). Un petit train (30 Rs) permet d’en faire le tour sans effort. Cela dit, je n’irais pas jusqu’à dire, comme le prétend le Lonely Planet, que c’est incontournable … Mais si vous y êtes, ne manquez pas le parc aux papillons (10 Rs), non pas pour les papillons (j’ai dû en voir 2 !) mais pour les chauves-souris géantes accrochées aux grands arbres. C’est très impressionnant.
Le marché de nuit de Law Garden est original mais manque cruellement de variété. Des dizaines de stands de vêtements et de tissus s’alignent, tous quasiment identiques … Couleurs vives, paillettes, miroirs incrustés, ça brille de mille feux !
Sur notre programme, le lundi peut paraitre ultra chargé. Pourtant il ne l’est pas. Les mosquées et les temples se visitent rapidement.
Modhera (200 Rs) Le pompon, le coup de cœur, le 3 étoiles, la cerise sur le gâteau !… Le temple du Soleil est incontournable. Magnifiquement ciselé, il est précédé d’un immense bassin rectangulaire de toute beauté. Et je vous souhaite d’avoir la même chance que nous : un couple d’Indiens y posait pour ce qui nous a semblé être des photos de mode.
Patan (200 Rs) Le baoli de Patan, Rani ki-Vav, n’est pas (plus ?) couvert. C’est donc une fosse ouverte avec des marches qui descendent vers le puits. Comme un temple à l’envers. Ici, tout est sculpté, les murs, les plateformes, les piliers. Par ailleurs, le baoli est situé dans un joli parc arboré où, ce 14 Février, jour de la Saint Valentin, se retrouvaient de nombreux couples d’amoureux. Un joyeux groupe de singes (langur gris) nous a également distrait pendant un bon ¼h par leurs jeux et leurs facéties. Fleurs exotiques, saris colorés, sculptures du baoli, courses folles des singes, nous avons eu là un magnifique tableau de l’Inde.
Sidhpur Peu visitée (et peu connue du chauffeur qui a demandé régulièrement son chemin), cette petite ville sur la route de Patan révèle autour de sa rue principale et de son bazar tout un quartier de maisons de bois coloré. Couleur pastel. Maisons identiques, collées les unes aux autres en de longues enfilades. Un petit air Anglais (tiens donc ?) ou de San Francisco. C’est très mignon ! On y passe volontiers ½h-1h.
Adalaj Vav (gratuit) C’est le 3ème baoli que nous découvrons. Celui-ci est en pleine ville, au milieu d’un carrefour bruyant. L’entrée est gratuite et il est bondé ! L’ambiance ici est un peu différente, plus tapageuse. Nous apprécions néanmoins les magnifiques sculptures et y descendons avec plaisir.
Pour visiter ces 4 sites (Modhera, Patan, Sidhpur et Adalaj Vav), il nous a paru plus simple (mais plus coûteux) de louer un taxi à la journée (3000Rs). Partis à 7h30, nous arrivons à Modhera à 9h. Nous avons fait une pause repas dans un petit restaurant proposé par le chauffeur. Très bien, ni luxueux, ni aseptisé, bourré d’Indiens de passage, juste le bon niveau. Nous serons de retour vers 16h.
Sarkhej Roza (gratuit) Rickshaw : 130 Rs l’aller simple Autour d’un immense bassin se répartissent une mosquée et des restes d’un petit palais. La grande mosquée regroupe quelques mausolées, cours, balcons, jalis … A notre époque, le bassin était à sec et les déchets jonchaient le sol. Il reste assez peu de choses du petit palais. Quant à la mosquée, certes elle est grande et les jalis sont beaux mais sans rien d’extraordinaire ou d’incomparable. On peut facilement combiner le restaurant Vishalla avec cette visite puisqu’il est sur la route. La seule difficulté consistant à se faire comprendre du rickshaw, mais on y arrive. Cela étant dit, ce restaurant m’a bien déçue. Vous l’aurez compris, c’est une excursion qu’on peut zapper si on est court en temps.
Gandhinagar (gratuit – 60 Rs pour les animations) Bus : 23 Rs – 45 min de route On prend le bus à la gare routière AMTS de Lal Darwaja. Bus blanc, peu fréquent. Demandez pour savoir où attendre, l’arrêt est un peu à l’écart des quais principaux. Le bus nous y conduit en moins d’une heure. Nous sommes dans une banlieue chic d’Ahmedabad. Belle route avec un terre-plein central agrémenté de lauriers roses, maisons individuelles, espaces verts … Le bus nous dépose assez loin de l’entrée du temple. Un rickshaw finit de nous y amener (40 Rs). L’entrée du temple est gratuite mais policée : consigne obligatoire pour les sacs, les téléphones. Photos, nourriture et boisson interdites. On se plie à toutes ces consignes. Enfin … nous entrons. Un immense jardin, tout neuf, tout beau, tout propre. Une grande allée et au fond, un temple grandiose aux couleurs douces. Loin des ambiances habituelles, on s’attendrait presque à voir surgir Mickey !… Comme toujours, on se déchausse pour pénétrer dans le temple. Ici, on laisse ses chaussures dans une petite guitoune (gratuit). Le temple est somptueux même s’il manque de patine et d’âme. A l’étage, une exposition de peintures, fort jolies, raconte la vie de Neelkanth Swaminarayan, le fondateur du mouvement vénéré ici. Un ensemble de 5 "attractions" est proposé pour 60 Rs (à ce jour, pas de tarif spécial Etranger). Attention, c’est tout ou rien. On enchaîne les animations : des maquettes, des petits spectacles d’automates, un film (dans une salle superbe) sur les grandes épopées de l’Hindouisme (Mahabarata et Ramayana) et aussi sur la vie de Swaminarayan. Les spectacles et le film sont en Indien sans sous-titre … La lecture des peintures présentées au temple (en Anglais) aide bien. Globalement, c’est plutôt sympa et si vous avez fait le chemin pour venir, alors, ne les ratez pas. Le retour à Ahmedabad est simple puisqu’il y a un arrêt de bus juste à la sortie du temple. On mange avant de rentrer, de nombreuses petites gargotes se sont installées le long de la route.
Ne manquez surtout pas la visite d’au moins un baoli, ces puits monumentaux sont d’une originalité et d’une beauté stupéfiantes, comme des temples à l’envers …
SI C’ETAIT A REFAIRE : Peut-être un peu trop de mosquées à Ahmedabad. Jama Masjid et Siddi Sayid peuvent sans doute suffire. L’exhaustivité n’apporte pas grand-chose. Surtout si vous avez vu Champaner et Modhera (à ne pas rater). J’ai un petit regret de n’avoir pas poussé jusqu’au Kutch pour approfondir notre découverte du Gujarat avec une région différente, qui aurait apporté un peu de variété. C’était faisable en serrant notre programme à Ahmedabad (Sarkhej Roza et Gandhinagar ne sont pas incontournables) et en écartant Ajanta et Ellora plus faciles à combiner à un autre voyage que le Kutch. Ce sont des considérations qu’on ne peut avoir qu’APRES le voyage. D’où l’intérêt d’en faire part ici.
DIVERS : L’accueil : jamais, ni en Inde ni ailleurs, nous n’avons reçu un accueil plus chaleureux, plus cordial. Tous, sans exception, nous sourient, nous lancent un "welcome in India", nous réclament un selfie, nous demandent comment nous trouvons leur pays, nous aident à trouver notre bus ou notre temple … Pas une seule fois, nous ne nous sommes sentis agressés, insultés, moqués, arnaqués. Des relations saines, sereines, sympathiques. Un Indien, calot blanc sur la tête et barbe orange d’être teinte au henné, s’approche de Philippe et lui demande "vous êtes Chrétien ?" - "oui", ment Philippe" - "moi, je suis Musulman" répond l’Indien tout en lui offrant une poignée de mains qui se finira en accolade. Ca fait du bien ! Un papa avec son petit gamin dans les bras s’approche de nous pour un selfie (un de plus !). Le gamin se penche alors vers Philippe et lui claque un bisou sur la joue. Juste comme ça. Ca fait du bien ! Nous prenons un bus de ville pour nous rendre à l’ashram de Gandhi. Le chauffeur nous aperçoit, surpris. 10 fois, il va se retourner pour nous gratifier d’un magnifique sourire. Comme s’il était fier de nous conduire. Ca fait du bien ! Quelques exemples parmi tant d’autres … L’inde fait du bien. La langue : l’anglais est assez souvent parlé, parfois avec une rapidité et un accent déconcertants. Et quand en plus, ils parlent en coinçant leur chique de bétel entre leurs dents, bon courage ! La connaissance des chiffres écrits en Devanagari peut servir.
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 ० १ २ ३ ४ ५ ६ ७ ८ ९
La carte bancaire : elle n’a servi que pour payer nos hôtels. Retrait cash aux ATM (très nombreux). Retrait limité à 10 000 Rs (soit 130€ dont 3€ de commission de retrait hors UE). Le climat à cette époque : 30°C, chaud sans être suffoquant. Ciel bleu. Pas une goutte de pluie. Vêtements : un gilet léger pour les trajets matinaux en rickshaw. Pensez à porter des sandales ou des tongs : on se déchausse sans arrêt, dans les temples, les mosquées, les musées … Du coup, pensez aussi à emporter une brosse à ongles et une pierre ponce pour nettoyer vos pieds le soir. Je vous assure que ce n’est pas un luxe. L’affluence touristique à cette époque : Ellora et Ajanta sont très fréquentés, surtout par les Indiens. Le Gujarat est encore très peu touristique, pour preuve, nous n’y avons trouvé ni carte postale ni magnet ! C’est dire ! Les photos : Préparez-vous à être souvent pris en photo, très souvent ! Seul, en selfie ou entouré de toute la famille … Nous n’avons jamais refusé même si parfois ça devenait presque lourd. Presque. Les problèmes de santé : comme toujours en Inde, on part avec Imodium et Ercefuryl qui règlent bien vite les petits soucis intestinaux. Pensez à avoir toujours un rouleau de papier toilette avec vous. Les WC publics n’en ont pas (mêmes ceux des musées). Les moustiques : ràs Internet : wifi gratuit répandu, plus ou moins rapide. Electricité : leurs prises sont compatibles avec nos prises plates. Adaptateur inutile. Les achats perso : quelques beaux objets de pierre ajourées à Ellora et Ajanta. Fortes négociations de rigueur, amicales. Pas d’artisanat dans le Gujarat en dehors du tissu.
On a beaucoup aimé : 🙂 L’accueil Les baolis Le jus de canne à sucre, le jus de mosambi, les samossas vendus dans la rue Les prix si doux des repas L’accès gratuit dans de nombreux endroits
On a moins aimé : 😕 Les klaxons stridents dont ils abusent
En conclusion : Le Gujarat est encore méconnu des Occidentaux. Voyage authentique et ressourçant une fois qu’on dépasse les désagréments habituels (déchets omniprésents, bruit, circulation …). Nous attendions beaucoup de Palitana et ce sont finalement les baolis qui nous ont le plus enchantés. Amoureux de l’Inde, nous pensons déjà au voyage suivant qui devrait nous emmener dans l’Est.
Nous poursuivons notre découverte de l’Inde, pas à pas. Notre 4ème voyage nous conduit cette fois plein Ouest dans l’état du Gujarat. Une petite escapade préliminaire dans le Maharashtra nous permet de visiter Ajanta et Ellora, 2 fabuleux sites inscrits au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Nous gardons Mumbai pour un prochain voyage.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Ven 2 Février – Vols Jet Airways - Paris CDG/Mumbai puis vol domestique Mumbai/Aurangabad Sam – Arrivée du vol à 6h15 – Bibi-qa-Maqbara – Grottes - 3 nuits à Aurangabad Dim – Ajanta (taxi à la journée-2500 Rs) Lun – Ellora (bus-1h30-33 Rs) Mar – Aurangabad : Panchakki – Siddarth Garden - Bus de nuit pour Vadodara (12h-1068 Rs) Mer – Vadodara : Palais Laxmi Vilas – Tambekar Wada – Baroda Museum - 2 nuits à Vadodara Jeu – Pavagadh – Champaner (bus-1h30-50 Rs) Ven – Bus pour Bhavnagar (5h-151 Rs) puis Palitana (1h-47 Rs) - 2 nuits à Palitana Sam – Temples de Palitana Dim – Bus pour Ahmedabad (5h-139 Rs) – Mosquée Siddi Sayid – Manek Chowk - 6 nuits à Ahmedabad Lun – Ahmedabad : Ashram de Sabarmati (bus-30min?-11Rs) – Fort de Bhadra – Manek Chowk – Jama Masjid – Mausolée d’Ahmed Shah – Mausolée de Rani-na-Hazira – Pols et Mangaldas ni Haveli – Tour de l’horloge – Temple de Swaminarayan – Temple de Hatheesingh – Dada Hari Vav (baoli) – Mosquée et mausolée Dai Halima Mar – Sarkhej Roza (rickshaw-130 Rs) Mer – Modhera – Patan – Sidhpur - Adalaj Vav (taxi à la journée-3000 Rs) Jeu – Ahmedabad : Mosquées d’Ahmed Shah, Rani Sipri, Sidi Bashir – Lac Kankaria – Lalbhai Dalpatbhai Museum – Shreyas Folk Museum – Low Garden night market Ven – Gandhinagar : Akshardam Temple (bus-45 min-23 Rs) – Mosquée Rupmati Sam 17 Février – Vols Jet Airways – Vol domestique Ahmedabad/Mumbai puis Mumbai/Paris CDG
Les prix indiqués pour les bus s'entendent par personne (et par trajet).
BUDGET : Cours de la roupie : 100 roupies = 1,3 €
Dépenses préalables : Visa : 107 €/p (!) avec dépôt et retrait au bureau VFS de Paris. www.vfsglobal.com/...france/In_Paris.html Nous avons fait faire nos photos carrées par un petit photographe au 10 rue Rochechouart, à quelques pas du VFS (pas fou le gars !). 10€ les 4 photos. Vols Jet Airways : 700 €/p l’A/R.
Dépenses sur place : CB utilisée uniquement pour payer les hôtels (3 sur 4) et pour les retraits aux ATM. 40 000 Rs en retrait cash (en 4 retraits, 10 000 Rs max autorisés) Hébergement : 14 317 Rs pour les 7 premières nuits puis 63 000 Rs pour les 6 nuits à Ahmedabad (je détaille plus bas).
Budget total tout compris : Notre budget total a été de 3 140 €. Cela dit, il est particulièrement faussé par l’hôtel House of MG d’Ahmedabad. En optant pour un hôtel plus simple (tablons sur 40€ la nuit) nous n’aurions pas dépassé les 2 500 €.
GUIDES et CARTES : Lonely Planet J’ai commandé sur internet les 2 seuls chapitres qui m’intéressaient. Envoi de fichiers pdf qu’il suffit d’imprimer. Moins cher, moins encombrant, mais nettement moins joli dans une bibliothèque. Application Android Maps.me Application GPS gratuite que nous avons découverte depuis peu. Fonctionne hors connexion. Vraiment ultra pratique pour se repérer dans ces villes sans nom de rue et qui permet de rejoindre un lieu (une gare par exemple) en prenant les petites ruelles.
TRANSPORTS :
1 – Vols Réservés sur Oui.sncf – Compagnie Jet Airways. Nous enchaînons un vol domestique après le vol international. Attention, à l’aller, nous avons dû récupérer nos bagages à Mumbai et les ré-enregistrer pour Aurangabad. Passage à la douane, sécurité, check-in, ça nous a pris 2 bonnes heures. Heureusement, nous avions une escale de 4 heures. Au retour, les bagages ont été enregistrés directement pour Paris. Plus simple et plus rapide. Mais quand même … ne prévoyez pas une correspondance trop courte. Le magnifique aéroport de Mumbai est très agréable.
2 – Bus Nous retrouvons avec plaisir l’ambiance des gares routières ! Rien de plus simple que de prendre le bus. Tout le monde est ravi de nous aider. C’est une belle expérience en soi. Tous les prix indiqués s’entendent par personne.
2.1 - Bus longues distances :
Aurangabad-Vadodara (Baroda) : A/C Sleeper – 1068 Rs Réservé 2 jours plus tôt par Shaik de l’hôtel Pearls à Aurangabad sur redBus www.redbus.in/ Compagnie Humsafar – Excellent confort : pas de sièges inclinables mais de vrais lits (!) , doubles d’un côté, simples de l’autre, sur 2 niveaux. Environ 30 places. Départ 17h, arrivée vers 5h du matin au centre de Vadodara. Une belle expérience !
Vadodara (Baroda)-Bhavnagar - 151 Rs puis Bhavnagar-Palitana – 47 Rs Nous avions réservé notre bus pour Bhavnagar nous-mêmes 2 jours plus tôt directement dans la très moderne gare routière centrale de Vadodara (à ne pas confondre avec la gare des city bus, à quelques centaines de mètres plus au sud). Les frais de réservation sont de 10 Rs (0,13€ !), elle n’est pas indispensable mais elle assure une place assise. Pas du luxe pour 5 heures de trajet … Départ à 7h, arrivée à midi. Je n’ai pas pensé à demander s’il existait des bus pour Palitana. La correspondance à Bhavnagar m’a paru être une évidence. Peut-être à tort. A Bhavnagar, nous enchaînons donc avec un bus pour Palitana qui part à 12h40 – 47 Rs - 1 heure de trajet. A Palitana, l’hôtel Sumeru est à 5 min à pied de la gare routière. Pratique !
Palitana-Ahmedabad – 139 Rs Réservé à la gare dès notre arrivée à Palitana. Départ 7h15, arrivée à midi à Ahmedabad. Rickshaw (100 Rs) pour rejoindre l’hôtel d’Ahmedabad.
2.2 – Bus locaux et bus de ville :
Aucune résa pour ceux-ci. On se rend à la gare routière, on se renseigne (les gens sont tous extrêmement serviables et aimables) et on paie dans le bus. On a toujours été assis, pas forcément ensemble. Je donne quelques infos supplémentaires si nécessaire dans le paragraphe "Visites".
3 – Voiture Nous avons loué les services d’une voiture avec chauffeur pour 2 visites qu’il nous a paru plus simple d’organiser ainsi plutôt qu’en bus. Aucune pression de la part du chauffeur pour limiter notre temps de visite. Il se gare et nous attend, sans discuter. Prix indiqué pour la voiture, à disposition pour la journée (plus qu’il n’en faut).
Ajanta – 2500 Rs Réservée par Shaik de l’hôtel d’Aurangabad.
Modhera + Patan + Sidhpur + Adalaj Vav – 3000 Rs Réservée par nous-même sur le taxi stand à Lal Darwaja Garden. Belle journée !
4 – Rickshaw Ils sont partout, à toute heure, diligents et pas insistants. Nous convenions toujours du prix avant la course. Nous n’avons jamais eu à batailler, le prix demandé nous a toujours paru correct. A Ahmedabad, ils oscillent entre 30 et 70 Rs selon la distance. 130 Rs pour Sarkhej Roza qui fut notre site le plus lointain (en rickshaw s’entend). Même si nous aimons marcher et que c’est le meilleur moyen de s’imprégner d’une ambiance, Ahmedabad est, à certaines heures, très fatigante. Le rickshaw permet un petit répit sans échapper à l’ambiance.
HEBERGEMENTS : Notre principal critère de choix est toujours l’emplacement. J’indique le prix par nuit ttc. Attention, c’est important, les taxes peuvent plomber la note. Paiement par carte bancaire, sauf à Palitana. Wifi gratuit partout. Très faible à Palitana.
Aurangabad Hotel Pearls Réservé sur Booking – 2384 Rs ttc pdej inclus. Shaik Shoaib de la réception prend contact avec moi par WhatsApp dès ma réservation sur Booking, plusieurs semaines avant notre arrivée et facilitera beaucoup notre séjour (accueil et transfert gratuit depuis l’aéroport, résa d’un bus, d’un hôtel, d’une voiture pour Ajanta). Un vrai service efficace et fiable. Chambre spacieuse, propre et lumineuse. Petit dej inclus servi dans une salle glauque en sous-sol, on zappe. On a pu disposer de la chambre dès notre arrivée à 7h du matin moyennant 700 Rs. Une bonne adresse.
Vadodara Hotel Ambassador Réservé sur Booking la veille – 1902 Rs ttc pdej inclus. Chambre au dernier étage (sans doute pas les meilleures) un peu tristounette. Il a fallu qu’on réclame un drap et du papier toilette. Un avantage : on a disposé de la chambre dès 6h du matin, gratuitement. Bien situé près des 2 gares routières et de la gare ferroviaire. Petit dej servi en chambre. On n’aime pas ça, on zappe encore …
Palitana Hotel Sumeru Réservé par téléphone par Shaik de l’hôtel d’Aurangabad – 1680 Rs sans pdej – Paiement cash. J’avais tenté précédemment de réserver par internet sans succès (prépaiement obligatoire et ma carte bancaire a été refusée). Nous voulions loger à Palitana plutôt qu’à Bhavnagar pour pouvoir gravir les 3000 marches à la fraîche … L’hôtel n’a aucun charme et l’accueil est nonchalant. La chambre est spacieuse, la literie correcte et les draps propres mais tout le reste est assez médiocre. Pas de pdej. Tant mieux. Wifi capricieux. Malgré ces critiques peu engageantes, je pense préférable de loger à Palitana afin d’être à pied d’œuvre, d’autant que Palitana est un gros bourg animé, rural, très agréable.
Ahmedabad The House of MG (MG pour Mangaldas Girdhardas) Lal Darwaja Réservé sur Booking – 10 600 Rs ttc (les taxes dépassent les 30% ici !) et sans pdej. Bon … comment justifier un tel prix en Inde ? Je ne peux pas. C’est un coup de cœur du Lonely Planet. C’est ce qui nous a décidés et on ne regrette pas. On savait à quel point les grandes villes indiennes peuvent être épuisantes : chaleur, pollution, circulation monstrueuse, concert incessant de klaxons … Ce havre de paix nous a permis de profiter pleinement des 6 jours passés à Ahmedabad. Etablissement somptueux, bourré de charme, d’authenticité, de confort, sans aucune ostentation. Idéalement situé au cœur de la vieille ville, en face de la mosquée Siddi Sayid (bien pratique pour donner une adresse à un rickshaw), en face du pont Nehru. Notre chambre était immense, superbement meublée, lumineuse, douillette. Service irréprochable et souriant. Les 2 restaurants sont réputés mais trop chers, nous n’avons pas testé. Le petit déj n’est pas à la hauteur de son prix (620 Rs ttc). Et la piscine est trop froide et trop en vue (en tout cas pour nous) pour être vraiment un atout. Navette gratuite pour nous conduire à l’aéroport. C’est une folie que je recommande chaudement, qui laisse un merveilleux souvenir et qui transforme vraiment le séjour à Ahmedabad.
REPAS : C’est notre 4ème voyage. On connait la gastronomie indienne. Tout au moins sa base. Et nous adorons ! Pendant les 4 premiers jours, nous sommes sages : repas au restaurant et plats légers. On laisse le corps s’adapter. Puis, petit à petit, on se lâche. Les repas dans la rue sont nos meilleurs souvenirs. Les samossas servis sur un bout de papier journal, les jus de fruits (dont la succulente canne à sucre) parfois rafraîchis avec des glaçons, les fruits, les crudités … plus rien ne nous arrête (à l’exception de l’eau qu’on boit toujours capsulée). Bien sûr, on n’échappe pas à un petit ennui intestinal. Une capsule d’Imodium et d’Ercefuryl et il n’y parait plus. Par ailleurs, les prix, même dans les restaurants, sont vraiment doux. Ca permet de tester beaucoup de choses. La plupart du temps avec bonheur. Pensez à demander si c’est épicé ou pas. Si ça l’est, choisissez un autre plat ou accrochez-vous ! Le raïta, le chaas et le lassi adoucissent le feu du piment.
Quelques prix :
Dans la rue : 1 bouteille d’eau d’1 litre : 20 Rs 1 verre de jus de canne à sucre : de 10 à 20 Rs 1 verre de jus d’orange ou de mosambi (citron doux, c’est délicieux) : de 30 à 50 Rs 1 ananas préparé : 80 Rs 1 samossa : 15 Rs 1 masala dosa : 60-110 Rs 1 thali : 60 Rs
Au restaurant : 1 bouteille d’eau d’1 litre : 20 Rs 1 plain nan : 30-55 Rs (cuit au four, sans graisse) 1 plain roti : 20 Rs (idem nan, mais plus petit) 1 chapati : 14 Rs (cuit à la poêle ou sur plaque, plus gras que le nan) 1 coca : 15-20 Rs 1 chaas (butter milk) : 20-30 Rs 1 jus de fruit : 66 Rs 1 plain rice : 80 Rs 1 plat végétarien : 70-160 Rs 1 plat de viande : 200-260 Rs
Quelques adresses sympas (ou pas) :
- Bhoj Restaurant - Aurangabad Thali à 240 Rs – A volonté. Le meilleur qu’on ait mangé
- Vishalla Restaurant – Sur la route de Sarkhej Roza (banlieue d’Ahmedabad) C’est un coup de cœur du Lonely Planet. Thali à 530 Rs – Sans être resservi. Vraiment trop cher. Le cadre est agréable, les tables basses sont installées en extérieur sous des paillottes, loin de la route, au calme. Mais j’ai trouvé le thali vraiment décevant et bien frugal, surtout à ce prix-là.
A Ahmedabad, nous avons également testé le restaurant Food Inn et Hotel ZK, tous 2 cités dans le Lonely Planet. Autour de 600-700 Rs pour nous 2. Sans grand souvenir : l’accueil du ZK est un peu désinvolte et cadre du Food Inn un peu froid. Bref, nos plus grands souvenirs ce sont les gargotes installées en bord de rue !
NOS VISITES : La plupart des monuments ont un prix pour les Indiens et un prix pour les Etrangers. Mosquées et temples sont souvent gratuits. Quelques rares mosquées interdisent l’entrée des femmes à la salle de prière. Ca m’a été rappelé une fois très gentiment, sans aucune agressivité. Les mosquées, les temples et certains musées se visitent pieds nus. Je n’ai jamais eu à me couvrir la tête dans les mosquées.
Je ne parle ici que des visites qui méritent quelques commentaires (pour ne pas les manquer ou au contraire pour gagner du temps).
Aurangabad Ne manquez pas Bibi-qa-Maqbara (200 Rs), réplique simplifiée du Taj Mahal. Belle ambiance : les saris colorés tranchent sur le blanc du mausolée. Par contre, vous ne raterez pas grand-chose si vous n’avez pas le temps de visiter les grottes d’Aurangabad (200 Rs). Nous avons fait ces visites à pied. Après les longues heures d’avion, ça nous a dégourdi les jambes !
Ajanta (500 Rs) – Voiture : 2500 Rs – 2h de route On a choisi la facilité en y allant en voiture. Départ à 8h, nous arrivons sur le site à 10h. Du parking, une navette nous emmène en quelques minutes au pied du site (16 Rs). 3h30 et 1,5 litre d’eau chacun nous ont suffi. Certaines grottes nécessitent de se déchausser. Nombreuses boutiques d’artisanat entre le parking et la navette. Principalement, de la pierre sculptée. De jolies choses mais négociez ferme, ils partent vraiment de très haut. Nous serons de retour à Aurangabad vers 15h30.
Ellora (500 Rs) Bus : 33 Rs – 1h30 de route A l’aller, demandez bien au chauffeur qu’il vous arrête aux grottes sinon vous serez bons, comme nous, pour faire un bon km à pied depuis le village pour y revenir ! Un peu rageant de dépasser l’entrée et de voir le bus filer allègrement ! Nous arrivons à Ellora à 10h30 (un peu tard …) et nous en repartons à 17h30. Il faut du temps ! 2 fois plus qu’à Ajanta. Et au moins 1 heure rien que pour le Kailash. A ce propos, ne manquez pas de grimper au-dessus du Kailash pour en avoir une vue globale. Un bus rouge fait la navette dans le site entre les temples jaïns (les plus lointains) et l’entrée. Nous l’avons emprunté sans payer (je ne sais pas s’il fallait …) Ni petits snacks ni WC sur le site. On trouve vers les temples jaïns des petits bosquets discrets et déserts qui permettent de se soulager. Ainsi que des petits vendeurs d’ananas ou de concombre. Ca rafraichit et ça cale.
Ces 2 sites sont très différents. Nous avons une légère préférence pour Ellora, mais il serait vraiment dommage de ne pas visiter les 2. Par rapport à notre programme, on peut gagner une journée en commençant par Ellora (en bus). Vous pourrez ainsi le lendemain, après la visite d’Ajanta (en voiture) rejoindre directement la gare routière d’Aurangabad pour un bus en fin d’après midi. Bon à savoir : ce sont les seuls lieux de notre voyage où nous avons trouvé des boutiques d’artisanat. Si vous envisagez de rapporter quelques petits souvenirs, c’est ici.
Vadodara (anciennement Baroda) Palais Laxmi Vilas (400 Rs) : magnifique palais de maharaja comme on les imagine dans nos rêves. Audioguide en français. Une bonne heure de visite. Tambekar Wada (libre) : jolie maison de bois aux murs intérieurs peints. Intéressante visite guidée rien que pour nous (ça n’attire pas les foules !).
Pavagadh-Champaner Ces 2 sites sont très complémentaires et se combinent bien. Prévoyez la journée. Bus : 50 Rs – 1h30 de route A la gare centrale de Vadodara, demandez Pavagadh (et pas Champaner). Arrivés à la gare routière de Pavagadh (qui se trouve juste en face de l’entrée du site de Champaner), il faut prendre, ici même, un autre bus qui grimpe dans la montagne : 8 Rs. Voyant nos têtes d’ahuris un peu perdus, les locaux nous l’indiquent aussitôt. C’est forcément là où l’on va … On arrive alors sur une petite place, au pied d’un téléphérique. 2 options : monter à pied ou s’asseoir sur son ego et dans un œuf. Nous avons choisi l’option assise (116 Rs l’A/R). Des œufs colorés font la noria et déposent rapidement les pèlerins (et nous). Il reste encore 700 mètres à parcourir sur un chemin ombragé par les bâches des boutiques qui s’alignent de part et d’autre. De nouveau, la couleur est à l’honneur : pigments, offrandes colorées, cadres de divinités entourés de guirlandes multicolores clignotantes … Ca brille, ça pète, c’est gai ! Des troupeaux d’ânes gris, crinière orange teintée au henné, animent ce chemin. Leurs braiements effraient les plus jeunes et amusent les plus vieux. Une rivière nous offre un beau spectacle de lavandières et de buffles à la baignade. Le temple en lui-même, dédié à Kali, n’a pas vraiment d’intérêt, par contre, l’ambiance qui règne ici est assez captivante et justifie cette escapade. Nous décidons d’ailleurs de manger sur place juste avant de reprendre le téléphérique (gardez bien votre ticket). Un restaurant propose de délicieux masala dosa à 110 Rs. Encore un joli souvenir. En sortant du téléphérique, pour redescendre à la gare, s’il n’y a plus de bus, demandez aux jeeps qui stationnent sur la place. Forcément elles descendent. C’est moins confortable, on est tassé à 17 là où il y a une dizaine de places, c’est plus cher (20 Rs chacun) mais on descend …
Champaner (500 Rs) De retour à la gare routière de Pavagadh, il suffit de traverser la route goudronnée pour être devant l’entrée Sud de Champaner. Changement d’ambiance : nous sommes ici sur un site de mosquées datant de 500-600 ans. Elles ne sont plus en service et on les visite chaussés. Magnifique architecture indo-musulmane, ici, pas de couleur vive, juste de la dentelle de pierre. Plusieurs mosquées sont reparties sur le site. Un plan à l’entrée de Saher Ki Masjid (entrée Sud) donne quelques indications. Celle à ne surtout pas rater est la magnifique Jama Masjid.
Nous serons de retour à Vadodara à 16h (en étant partis à 7h30).
Palitana Un voyage est toujours motivé par un lieu précis dont on entendu parler ou vu des photos. C’est Palitana qui a inspiré ce voyage. Une colline couverte de temples jaïns ! Et 3000 marches pour y arriver. Peu de choix d’hébergement à Palitana même, mais nous réussissons, quelques jours avant, à réserver une chambre au Sumeru. L’hôtel Sumeru n’a aucun charme. Aucun. Mais au moins, nous allons pouvoir entreprendre la grimpette tôt le matin. A 6h du matin, nous hélons un rickshaw. Pour 100 Rs, il nous dépose au pied des marches (il y a bien 4 km depuis l’hôtel). L’animation est déjà survoltée. Des porteurs nous proposent leurs services qu’on décline. On passe la sécurité et nous démarrons. Il fait encore nuit, les pèlerins sont déjà nombreux, les femmes en sari ou en punjabi, les hommes vêtus d’une longue chemise blanche brodée ton sur ton qui tombe sur un pantalon blanc. Magnifiques scènes. Les marches sont larges et entrecoupées de longs plats. Ca se monte très facilement. Personne ne court. Nous sommes parfois rattrapés par des porteurs qui aident les plus impotents, les plus vieux ou les plus riches. Leurs efforts ne les empêcheront pas de nous lancer de grands "hello" et de beaux sourires. Au passage, j’admire comment ces vieux sont assis en tailleur dans ces sièges de corde. Quelques femmes aussi portent les tout petits. A la différence des hommes qui portent à l’épaule, les femmes, elles, portent sur leur tête. Et tout ça se fait dans une magnifique bonne humeur. Petit à petit le soleil se lève et avec lui une belle lumière. Nous atteignons le sommet vers 8h après 1h30 de montée. A la bifurcation (inratable), nous prenons à droite, on nous y envoie gentiment d’ailleurs. Nous redescendrons par la gauche. Cette voie de droite nous amène à la partie Nord du site. En fait, la moins jolie. Et c’est tant mieux, nous irons crescendo. Dés notre arrivée, un gardien nous invite à nous déchausser. Je glisse nos chaussures dans notre sac à dos. Sage décision, car on va beaucoup déambuler, pieds nus, sans nécessairement revenir au point de départ. Le temps se couvre. Du vent (Philippe, bras nus, a froid), des nuages noirs et une brume épaisse. Non ?!?! Que peut-on contre cela ? Rien, alors on essaie de positiver … Mais depuis les terrasses des temples, on ne voit rien d’autre que cette masse grise et compacte. Petit coup de blues qu’on garde l’un et l’autre pour soi, inutile de charger la barque. On se focalise sur les détails, superbes. Surya nous a entendus. Le voici qui chauffe et qui finit par gagner la bataille contre les nuages et la brume. Le site se découvre entièrement. La lumière devient douce et chaude. Et la magie opère ! Nous repartons, joyeux, sur les terrasses du début, cette fois elles offrent des points de vue splendides. Je ne veux pas et je ne peux pas décrire la visite par le menu. Et puis, ça n’a aucun intérêt. Perdez-vous, vagabondez, flânez dans ce labyrinthe de temples, pieds nus, nez en l’air, sur ces 2 collines côte à côte, à la recherche du plus beau point de vue. Le temple d’Adinath (Main Temple) est très vénéré. Nous y retrouvons la majorité des pèlerins. Ambiance pieuse, musicale, gaie et colorée comme toujours dans une douce odeur de pétales de roses. Certains temples sont restaurés, peut-être un peu trop à mon goût, peints en beige. Je préfère de loin ceux patinés par le temps dont la pierre blanche se tâche de marbrures noires. Ces travaux de restauration laissent des traces qui n’embellissent pas le lieu : échafaudages, gravats, outils … Mais notre œil et notre cerveau sont bien faits : ils vont effacer ce triste spectacle pour ne garder que le souvenir d’un lieu somptueux, grandiose, bourré d’émotion, de ferveur, de respect. Les photos sont interdites. Je dois confesser qu’on n’a pas respecté cet interdit (sauf bien sûr à l’intérieur des temples). Malgré les nombreux gardiens, le site est immense et on arrive toujours à trouver un angle discret. J’avais entendu parler d’un droit-photo que nous étions prêts à acquitter … je n’ai pas vu où l’acheter. Peut-être est-on parti trop tôt et trop vite, tout à notre excitation de démarrer la montée. J’avais entendu dire aussi qu’il ne fallait rien porter en cuir. J’ai donc troqué mes sandales confortables contre des tennis légères en tissu. Lors de la descente, le tissu a fini par me brûler la plante des pieds. J’ai fini pieds nus ! Comme beaucoup d’autres ! Ici, je n’ai choqué personne. Attention, je n’ai pas vu de WC sur le site. Et là, aucun petit buisson complice. A 13h30, nous étions redescendus, installés dans une petite gargote à l’entrée du site. 7 heures au total. En prenant tout notre temps. Soyons honnêtes : nous avons eu de belles courbatures aux mollets pendant les 3 jours suivants ! Zut, on vieillit !!
Ahmedabad (prononcez Am’dabad) Nous avions du temps et un bon hôtel pour nous ressourcer quand le besoin s’en faisait sentir. Des conditions idéales pour visiter une telle ville. Car Ahmedabad est une grande ville, donc étendue, chaude, polluée, bruyante, très bruyante … A partir de 9 heure (étonnamment pas plus tôt), la circulation est extrêmement dense et le concert de klaxons commence. Les klaxons ! C’est ce qui nous avons eu le plus de mal à supporter. Un bruit strident permanent. Ahmedabad a beaucoup à offrir. Voici les lieux que nous avons préférés :
L’Ashram de Sabarmati (gratuit) Bus de ville rouge à la gare routière AMTS de Lal Darwaja (à l’Ouest du fort Bhadra). Bus n° 83 (entre autres). 11 Rs. Il s’arrête devant l’ashram. Au retour, l’arrêt de bus est à 50 mètres, à gauche en sortant de l’ashram. Lieux mythique, émouvant, calme. Prévoyez 2 bonnes heures si vous êtes intéressés par le personnage de Gandhi, par son enseignement et son action. Une belle exposition, très didactique.
Jama Masjid La plus grande. De jolis minarets sculptés.
Siddi Sayid Une toute petite salle de prière largement ouverte sur une toute petite cour. Sur le coup, on s’est vraiment demandé pourquoi elle était un coup de cœur du Lonely Planet. Jusqu’à ce qu’on remarque ses jalis, ces fenêtres de pierre ajourées. Incomparables !
Dada Hari Vav (baoli) Ce baoli (puits à degré) est d’origine musulmane. Sur 5 niveaux, la décoration y est donc sobre, géométrique, florale. Pourtant, malgré sa grande sobriété, ce fut notre préféré (des 3 baolis que nous avons vus) et l’endroit où, le dernier jour avant de rentrer vers Paris, nous avons eu envie de revenir. D’abord, il est couvert. On a vraiment l’impression de descendre dans les entrailles de la terre. Ensuite, il est dépourvu de toute grille ou barricade de protection. Enfin, il est quasi désert ! Je vous conseille de commencer par lui avant d’aller voir Patan ou Adalaj Vav, pour aller crescendo dans les décorations (mais pas forcément dans l’émotion). Ne manquez pas de jeter un coup d’œil aux alentours, c’est un quartier de charbonniers. Vous y verrez des femmes en sari, remplir des sacs de charbon de bois. Leur sourire aux dents blanches n’en ressort que davantage !
Le Lac Kankaria (13 Rs) permet une agréable pause et un endroit sympathique où manger (un de plus !). Un petit train (30 Rs) permet d’en faire le tour sans effort. Cela dit, je n’irais pas jusqu’à dire, comme le prétend le Lonely Planet, que c’est incontournable … Mais si vous y êtes, ne manquez pas le parc aux papillons (10 Rs), non pas pour les papillons (j’ai dû en voir 2 !) mais pour les chauves-souris géantes accrochées aux grands arbres. C’est très impressionnant.
Le marché de nuit de Law Garden est original mais manque cruellement de variété. Des dizaines de stands de vêtements et de tissus s’alignent, tous quasiment identiques … Couleurs vives, paillettes, miroirs incrustés, ça brille de mille feux !
Sur notre programme, le lundi peut paraitre ultra chargé. Pourtant il ne l’est pas. Les mosquées et les temples se visitent rapidement.
Modhera (200 Rs) Le pompon, le coup de cœur, le 3 étoiles, la cerise sur le gâteau !… Le temple du Soleil est incontournable. Magnifiquement ciselé, il est précédé d’un immense bassin rectangulaire de toute beauté. Et je vous souhaite d’avoir la même chance que nous : un couple d’Indiens y posait pour ce qui nous a semblé être des photos de mode.
Patan (200 Rs) Le baoli de Patan, Rani ki-Vav, n’est pas (plus ?) couvert. C’est donc une fosse ouverte avec des marches qui descendent vers le puits. Comme un temple à l’envers. Ici, tout est sculpté, les murs, les plateformes, les piliers. Par ailleurs, le baoli est situé dans un joli parc arboré où, ce 14 Février, jour de la Saint Valentin, se retrouvaient de nombreux couples d’amoureux. Un joyeux groupe de singes (langur gris) nous a également distrait pendant un bon ¼h par leurs jeux et leurs facéties. Fleurs exotiques, saris colorés, sculptures du baoli, courses folles des singes, nous avons eu là un magnifique tableau de l’Inde.
Sidhpur Peu visitée (et peu connue du chauffeur qui a demandé régulièrement son chemin), cette petite ville sur la route de Patan révèle autour de sa rue principale et de son bazar tout un quartier de maisons de bois coloré. Couleur pastel. Maisons identiques, collées les unes aux autres en de longues enfilades. Un petit air Anglais (tiens donc ?) ou de San Francisco. C’est très mignon ! On y passe volontiers ½h-1h.
Adalaj Vav (gratuit) C’est le 3ème baoli que nous découvrons. Celui-ci est en pleine ville, au milieu d’un carrefour bruyant. L’entrée est gratuite et il est bondé ! L’ambiance ici est un peu différente, plus tapageuse. Nous apprécions néanmoins les magnifiques sculptures et y descendons avec plaisir.
Pour visiter ces 4 sites (Modhera, Patan, Sidhpur et Adalaj Vav), il nous a paru plus simple (mais plus coûteux) de louer un taxi à la journée (3000Rs). Partis à 7h30, nous arrivons à Modhera à 9h. Nous avons fait une pause repas dans un petit restaurant proposé par le chauffeur. Très bien, ni luxueux, ni aseptisé, bourré d’Indiens de passage, juste le bon niveau. Nous serons de retour vers 16h.
Sarkhej Roza (gratuit) Rickshaw : 130 Rs l’aller simple Autour d’un immense bassin se répartissent une mosquée et des restes d’un petit palais. La grande mosquée regroupe quelques mausolées, cours, balcons, jalis … A notre époque, le bassin était à sec et les déchets jonchaient le sol. Il reste assez peu de choses du petit palais. Quant à la mosquée, certes elle est grande et les jalis sont beaux mais sans rien d’extraordinaire ou d’incomparable. On peut facilement combiner le restaurant Vishalla avec cette visite puisqu’il est sur la route. La seule difficulté consistant à se faire comprendre du rickshaw, mais on y arrive. Cela étant dit, ce restaurant m’a bien déçue. Vous l’aurez compris, c’est une excursion qu’on peut zapper si on est court en temps.
Gandhinagar (gratuit – 60 Rs pour les animations) Bus : 23 Rs – 45 min de route On prend le bus à la gare routière AMTS de Lal Darwaja. Bus blanc, peu fréquent. Demandez pour savoir où attendre, l’arrêt est un peu à l’écart des quais principaux. Le bus nous y conduit en moins d’une heure. Nous sommes dans une banlieue chic d’Ahmedabad. Belle route avec un terre-plein central agrémenté de lauriers roses, maisons individuelles, espaces verts … Le bus nous dépose assez loin de l’entrée du temple. Un rickshaw finit de nous y amener (40 Rs). L’entrée du temple est gratuite mais policée : consigne obligatoire pour les sacs, les téléphones. Photos, nourriture et boisson interdites. On se plie à toutes ces consignes. Enfin … nous entrons. Un immense jardin, tout neuf, tout beau, tout propre. Une grande allée et au fond, un temple grandiose aux couleurs douces. Loin des ambiances habituelles, on s’attendrait presque à voir surgir Mickey !… Comme toujours, on se déchausse pour pénétrer dans le temple. Ici, on laisse ses chaussures dans une petite guitoune (gratuit). Le temple est somptueux même s’il manque de patine et d’âme. A l’étage, une exposition de peintures, fort jolies, raconte la vie de Neelkanth Swaminarayan, le fondateur du mouvement vénéré ici. Un ensemble de 5 "attractions" est proposé pour 60 Rs (à ce jour, pas de tarif spécial Etranger). Attention, c’est tout ou rien. On enchaîne les animations : des maquettes, des petits spectacles d’automates, un film (dans une salle superbe) sur les grandes épopées de l’Hindouisme (Mahabarata et Ramayana) et aussi sur la vie de Swaminarayan. Les spectacles et le film sont en Indien sans sous-titre … La lecture des peintures présentées au temple (en Anglais) aide bien. Globalement, c’est plutôt sympa et si vous avez fait le chemin pour venir, alors, ne les ratez pas. Le retour à Ahmedabad est simple puisqu’il y a un arrêt de bus juste à la sortie du temple. On mange avant de rentrer, de nombreuses petites gargotes se sont installées le long de la route.
Ne manquez surtout pas la visite d’au moins un baoli, ces puits monumentaux sont d’une originalité et d’une beauté stupéfiantes, comme des temples à l’envers …
SI C’ETAIT A REFAIRE : Peut-être un peu trop de mosquées à Ahmedabad. Jama Masjid et Siddi Sayid peuvent sans doute suffire. L’exhaustivité n’apporte pas grand-chose. Surtout si vous avez vu Champaner et Modhera (à ne pas rater). J’ai un petit regret de n’avoir pas poussé jusqu’au Kutch pour approfondir notre découverte du Gujarat avec une région différente, qui aurait apporté un peu de variété. C’était faisable en serrant notre programme à Ahmedabad (Sarkhej Roza et Gandhinagar ne sont pas incontournables) et en écartant Ajanta et Ellora plus faciles à combiner à un autre voyage que le Kutch. Ce sont des considérations qu’on ne peut avoir qu’APRES le voyage. D’où l’intérêt d’en faire part ici.
DIVERS : L’accueil : jamais, ni en Inde ni ailleurs, nous n’avons reçu un accueil plus chaleureux, plus cordial. Tous, sans exception, nous sourient, nous lancent un "welcome in India", nous réclament un selfie, nous demandent comment nous trouvons leur pays, nous aident à trouver notre bus ou notre temple … Pas une seule fois, nous ne nous sommes sentis agressés, insultés, moqués, arnaqués. Des relations saines, sereines, sympathiques. Un Indien, calot blanc sur la tête et barbe orange d’être teinte au henné, s’approche de Philippe et lui demande "vous êtes Chrétien ?" - "oui", ment Philippe" - "moi, je suis Musulman" répond l’Indien tout en lui offrant une poignée de mains qui se finira en accolade. Ca fait du bien ! Un papa avec son petit gamin dans les bras s’approche de nous pour un selfie (un de plus !). Le gamin se penche alors vers Philippe et lui claque un bisou sur la joue. Juste comme ça. Ca fait du bien ! Nous prenons un bus de ville pour nous rendre à l’ashram de Gandhi. Le chauffeur nous aperçoit, surpris. 10 fois, il va se retourner pour nous gratifier d’un magnifique sourire. Comme s’il était fier de nous conduire. Ca fait du bien ! Quelques exemples parmi tant d’autres … L’inde fait du bien. La langue : l’anglais est assez souvent parlé, parfois avec une rapidité et un accent déconcertants. Et quand en plus, ils parlent en coinçant leur chique de bétel entre leurs dents, bon courage ! La connaissance des chiffres écrits en Devanagari peut servir.
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La carte bancaire : elle n’a servi que pour payer nos hôtels. Retrait cash aux ATM (très nombreux). Retrait limité à 10 000 Rs (soit 130€ dont 3€ de commission de retrait hors UE). Le climat à cette époque : 30°C, chaud sans être suffoquant. Ciel bleu. Pas une goutte de pluie. Vêtements : un gilet léger pour les trajets matinaux en rickshaw. Pensez à porter des sandales ou des tongs : on se déchausse sans arrêt, dans les temples, les mosquées, les musées … Du coup, pensez aussi à emporter une brosse à ongles et une pierre ponce pour nettoyer vos pieds le soir. Je vous assure que ce n’est pas un luxe. L’affluence touristique à cette époque : Ellora et Ajanta sont très fréquentés, surtout par les Indiens. Le Gujarat est encore très peu touristique, pour preuve, nous n’y avons trouvé ni carte postale ni magnet ! C’est dire ! Les photos : Préparez-vous à être souvent pris en photo, très souvent ! Seul, en selfie ou entouré de toute la famille … Nous n’avons jamais refusé même si parfois ça devenait presque lourd. Presque. Les problèmes de santé : comme toujours en Inde, on part avec Imodium et Ercefuryl qui règlent bien vite les petits soucis intestinaux. Pensez à avoir toujours un rouleau de papier toilette avec vous. Les WC publics n’en ont pas (mêmes ceux des musées). Les moustiques : ràs Internet : wifi gratuit répandu, plus ou moins rapide. Electricité : leurs prises sont compatibles avec nos prises plates. Adaptateur inutile. Les achats perso : quelques beaux objets de pierre ajourées à Ellora et Ajanta. Fortes négociations de rigueur, amicales. Pas d’artisanat dans le Gujarat en dehors du tissu.
On a beaucoup aimé : 🙂 L’accueil Les baolis Le jus de canne à sucre, le jus de mosambi, les samossas vendus dans la rue Les prix si doux des repas L’accès gratuit dans de nombreux endroits
On a moins aimé : 😕 Les klaxons stridents dont ils abusent
En conclusion : Le Gujarat est encore méconnu des Occidentaux. Voyage authentique et ressourçant une fois qu’on dépasse les désagréments habituels (déchets omniprésents, bruit, circulation …). Nous attendions beaucoup de Palitana et ce sont finalement les baolis qui nous ont le plus enchantés. Amoureux de l’Inde, nous pensons déjà au voyage suivant qui devrait nous emmener dans l’Est.
Suppression des places vélos dans les lignes TGV Est et Lyria English translation pending
Bonjour
J'ai eu confirmation par le guichet SNCF : il n'est définitivement plus possible de prendre un vélo non-démonté dans les TGV Est avec l'option à 10€ comme par le passé. Il existait en voiture 11 des rames simple-étage, 4 places strapontins pour mettre jusqu'à 3 vélos non démontés avec dispositif de retenue par sangle.
Après les TGV Lyria vers la Suisse, voilà une autre ligne touchée en silence!
Favoriser les déplacements doux avec une offre multimodalité train+vélo n'est visiblement pas la priorité de ce service public : place à la rentabilité et au client-vache à lait 😕
Il n'est déjà plus possible depuis longtemps de prendre un vélo sur les TGV Sud-Est depuis la mise en place des rames double-étages et l'offre se réduit d'années en années et la suppression des trains de nuit n'arrange en rien la situation.
Au train (sans jeu de mots) où vont les choses, il ne sera bientôt plus possible de voyager en train avec un vélo de randonnée car un tel vélo équipé de garde-boues et porte-bagages ne rentre pas dans une housse réglementaire de 120x90cm, ce qui permettrait de l'emmener comme un simple bagage.
Pour faire valoir notre mécontentement et s'opposer à l'arrêt ce service fort pratique, je vous propose de signer la pétition qui sera remis au président de la SNCF : https://secure.avaaz.org/fr/petition/Mr_Guillaume_PEPY_president_de_la_SNCF_Non_a_la_suppression_des_places_velos_TGV_Est/?cmHJvfb&utm_source=sharetools&utm_medium=copy&utm_campaign=petition-476045-Mr_Guillaume_PEPY_president_de_la_SNCF_Non_a_la_suppression_des_places_velos_TGV_Est&utm_term=mHJvfb%2Bfr
Merci de votre soutien.
François
Kayak au Groenland English translation pending
Avis aux amateurs de Terres préservées, de lieux inhabités, de voyages sportifs ainsi qu’aux amoureux de Nature Vierge. Récit de notre voyage en kayak au Groenland, en zigzaguant entre les icebergs, longeant des fjords sauvages, dormant sous tente et gravissant la calotte polaire.

Après avoir utilisé le forum en long et en large pour nos voyages à moto (Islande, Croatie, Bolivie, Chili, Paraguay, Argentine) et nos voyages « conventionnels », notamment la Namibie, c’est désormais à mon tour de partager l’une de nos aventures.
De retour d’un congé sabbatique de 6 mois à moto entièrement organisé par nos soins (www.nouslabas.com), nous avions envie de vacances « clés en main ».
Pour la toute première fois, le forum manquait d’informations et de précieux carnets sur notre destination : le Groenland. Pour résumer cette expédition : 12 jours de kayak (30 août au 10 septembre 2017), nuits sous tente, autonomie complète, groupe de 13 personnes dont la guide.
Je vais donc favoriser autant que possibles les aspects pratiques de cette aventure proposée par Grand Nord Grand Large, Terres d’aventure et organisée par Tasermiut. A ce propos, je recommande une réservation directement auprès de Tasermiut. Le prix est inférieur et il vous suffit d’organiser votre déplacement domicile-> Copenhague -> domicile ou domicile-> Reykjavik -> domicile selon la date du séjour. Vous trouverez une liste des choses emportées en fin de récit.
Mon compagnon (Adrien-32 ans) et moi (Estelle-29 ans) nous envolons de Genève le 28 août 2017 pour atteindre Copenhague après 2h de vol. Nous profitons de notre après-midi pour découvrir la capitale danoise.
Le lendemain, retour à l’aéroport pour un vol à destination de Narsarsuaq, Groenland ! Nous survolons l’Islande et après 5h de vol (et 4h en moins sur nos montres), nous atteignons le pays glacé. Le ciel est découvert, la vue sur l’interminable Inlandsis (calotte polaire) est splendide.
A destination, nous traversons à pied le tarmac du minuscule aéroport (la « ville » compte moins de 200 habitants) et récupérons nos valises. Le ciel est dégagé, il fait environ 10-15 degrés. Nous sommes accueillis par Andrea, le groupe se rencontre. Nous sommes douze : 2 Français, 1 Allemand, 1 Belge, 1 Anglais, 4 Espagnols et 3 Suisses. Le Fran-glais-gnol sera parlé durant tout le séjour. La moyenne d’âge est d’environ 35 ans, les aînés sont un couple d’espagnols de 54 ans et le cadet un Suisse de 27 ans. Nous sommes deux femmes. Le zodiac qui nous permettra de rejoindre Narsaq est prévu dans 3h. Selon le planning, nous aurions dû rejoindre sans attendre Narsaq. Qu’à cela ne tienne, nous abandonnons nos valises dans la remorque du véhicule de Tasermiut et partons en randonnée plus ou moins équipés pour atteindre un petit sommet surplombant le village. Cette première balade permet de faire connaissance.
Nous rejoignons ensuite le port, récupérons nos valises dans la remorque qui a été acheminée depuis l’aéroport et enfilons des vestes très épaisses. Nous formons une chaîne humaine pour transporter tous nos bagages jusqu’au zodiac puis nous embarquons ! Nous suivons l’Eriksfjord durant 1h pour rejoindre Narsaq. En chemin, nous admirons quelques icebergs qui dérivent lentement.
Au port, nous sommes accueillis par Elo (Eloïsa), notre guide. Une Argentine de Patagonie qui, nous le remarquerons très rapidement, est en parfaite symbiose avec son environnement rigoureux.
Nos valises sont chargées dans une nouvelle remorque puis nous rejoignons à pieds notre hébergement, une petite auberge en bordure de ville. De très nombreux icebergs flottent dans le fjord, la vue est magnifique. Avec plus de 1’500 habitants et 2 supermarchés, Narsaq possède bien le statut de ville.
Nous profitons de la soirée pour faire connaissance, Elo répond à toutes nos questions plus ou moins saugrenues sur l’expédition à venir. En voici un échantillon dans le désordre :
- La durée de vie dans l’eau glaciale des fjords est de 10-15 minutes avec une combinaison étanche - Interdiction d’abandonner ou de brûler le papier toilette : on récupère tous les déchets non naturels. Que les plus sensibles se rassurent, cela a traumatisé quelques voyageurs… devoir récupérer son PQ, qui plus est dans un sac plastique transparent, ça éloigne très vite de sa zone de confort…. - Pas de liquide vaisselle ni de savon, la nature n’en veut pas - Pour la douche, la mer est à disposition (imaginez nos têtes !) - Chaque couple/duo dormira dans une tente mise à disposition - Les icebergs peuvent se fissurer, exploser ou se retourner à tout moment. Gardez vos distances et n'oubliez pas que 80% de l'iceberg se trouve SOUS le niveau de l'eau.
Nous passons une excellente soirée, tout le monde s’entraide pour la préparation du repas. Dernière nuit « dans du dur »….
Premier jour d’expédition (30 août 2017). Après le petit-déjeuner, Elo vérifie méticuleusement les bagages de chacun : -Combien de chaussettes ? - 12 paires, une par jour. - Non, tu n’en prends que 4. - Combien de T-shirts ? - 5 -Non, tu n’en prends que 2. - Dans ce sac ? - Mon rasoir… - Non, pas besoin
Pour le coup, on a l’impression de subir la version féminine de Mike Horn dans « Retour à l’état sauvage ». On ne fait pas les malins, on tente d’ajouter discrètement du matériel dans son dos. Peine perdue. Après 12 jours, nous avouerons tous qu’elle avait parfaitement raison. Le strict minimum suffit amplement (*voir liste des choses emportées en fin de carnet). Le but de ce contrôle est d’éviter de se surcharger mais également, et surtout, de vérifier la qualité du matériel emporté : température de confort du sac de couchage, qualité des habits chauds, possession d’équipement de pluie, etc….
Une personne mal équipée met sa vie en danger. Nous transportons ensuite 5 kayaks doubles et 3 kayaks simples jusqu’à la plage. Nous recevons des sacs étanches et commençons à charger les kayaks. Le compartiment avant est réservé à la nourriture. Chaque couple/duo reçoit également un énorme carton de vivres. A nous de nous débrouiller pour que tout passe. Après une partie de Tetris géant, nous parvenons à tout ranger. Les habits, les souliers de randonnée et la tente dans le compartiment étanche arrière, la nourriture dans le compartiment étanche avant. Les matelas et le matériel photo entre les jambes d’Adrien et le matériel pour la journée (gants de rechanges, pulls, gourde) entre mes jambes. Sur le pont arrière, la trousse de toilette, la pharmacie et les sacs à dos, sur le pont avant les sacs de couchages. Nous avons emporté nos propres sacs étanches (3 sacs de 25 litres et 3 de 20 litres), ce qui a été très pratique.
Nous retournons ensuite au hangar où est stocké tout le matériel pour prendre possession de notre équipement. Chacun reçoit une combinaison étanche, une paire de bottes en caoutchouc, une jupe permettant de « fermer » le kayak, un gilet de sauvetage et une pagaie.
Nous voilà enfin prêt !
L’après-midi est bien entamé et le ciel couvert lorsque nous recevons une formation accélérée du pagayage et des règles de sécurité avant de mettre les kayaks à l’eau. Les premiers coups de pagaies sont hésitants pour les débutants, les duos fraichement formés apprennent à se coordonner. (Nous avons participé à un cours privé de technique de pagayage avant notre départ, sur un lac suisse, ce qui n’est pas un luxe). Il nous faudra deux heures pour parcourir les 5 km nous séparant de la rive opposée du fjord. A destination, nous découvrons ce qui deviendra un rituel quotidien : nous portons les kayaks sur plusieurs mètres pour éviter de les voir emportés par la marée montante. Il faut être 6 pour porter un kayak double et 4 pour un simple. Nous unissons ensuite nos forces pour monter le tipi, qui sert de réfectoire et de tente pour Elo.
Ensuite, chacun retire son équipement, vide son kayak, installe sa tente, se change et il est déjà l’heure du repas.
Elo nous concoctera de délicieux menus tout au long du séjour. Jolie prouesse que de cuisiner par terre pour 13 personnes avec deux feux à gaz, une poêle et une casserole.
Durant la nuit, la température descendra jusqu’à 6 degrés. Les icebergs à la dérive ne cesseront d’exploser, de se fissurer, de chuter et de se retourner. Le bruit est impressionnant.
Le lendemain, le ciel est bleu, le paysage toujours aussi beau. Après le petit-déjeuner, une courte marche nous permet de découvrir des ruines d’habitations vikings.
Lorsque tout le matériel est rangé dans les kayaks, nous repartons en mer. Nous faisons une petite pause après une heure.
Comme annoncé, Elo se « douche » dans la mer. Nue, elle fait quelques brasses avant de laisser sa peau sécher au soleil. D’abord interloqué, la moitié du groupe finira par l’imiter, avec quelques cris (l’eau est à 2-3 degrés) mais dans une ambiance bonne enfant. Nous voilà au sein d’un groupe de naturistes au Groenland !
Nous réembarquons et nous nous engageons dans la traversée du fjord d’Ikersuaq. La mer est calme, nous passons à proximité d’immenses icebergs en provenance du fjord de Sermilik (80% de l'iceberg est immergé - la taille de celui-ci est démente !). De nouveaux muscles font leur apparition, nous serrons les dents. Après 1h30, nous accostons sur une île pour la pause de midi. Il est déjà 16h….
Nous repartons ensuite pour atteindre notre camp. Il nous faudra 1h30 supplémentaires pour enfin accoster ! Journée très éprouvante, nous avons parcouru près de 25 km. Le ciel révélera quelques faibles aurores boréales blanchâtres. A part le craquement des icebergs, nous profitons d’un silence total. On adore !
Le 3ème jour, les courbatures font leur apparition dès notre installation dans le kayak. Aïe mes bras, aïe mon dos, aïe mes fesses. Tout le monde a souffert de la longue journée d’hier, nous espérons un itinéraire plus court pour aujourd’hui.
Après 15 km, nous atteignons un nouveau campement. Nous admirons deux aigles et profitons de la rivière toute proche pour une douche…. rapide, très rapide la douche !
Durant le repas du soir, nous mettons en place des tours de garde afin de surveiller le ciel. Nous espérons pouvoir admirer de belles aurores boréales. Grande dormeuse, je prends immédiatement le premier tour, de 23h30 à minuit. Après deux heures de sommeil, je me rhabille et sors péniblement dans le froid.
Drôle d’ambiance : le campement est parfaitement silencieux, seul un iceberg flotte dans la baie…. Le ciel est découvert, rempli d’innombrables étoiles. Malheureusement, aucune aurore boréale… je me balade durant 30 minutes, puis je vais réveiller mon compagnon, qui assure le tour de garde suivant. Il ne mettra que 5 petites minutes pour sortir de la tente, mais déjà le ciel commence à « bouger ». Je lui explique la situation : il y a quelques trainées blanches, mais rien d’exceptionnel. Il n’en fallait pas plus pour que Dame Nature nous prouve le contraire. C’est à grand cris que nous réveillons tout le campement : Aurora, aurora, Northern Light, wake up !!!
Nous sommes éblouis : le ciel danse sous nos yeux, les aurores ondulent avec grâce, moment inoubliable mais aussi intense que court : à peine 10 minutes !
Nous retournons nous coucher, des aurores pleins les yeux !
Le lendemain, nous pagayons durant 10 kilomètres. En début de matinée, la mer est d’huile, nous glissons sur l’eau en longeant le bord du fjord et apercevons un phoque. Mais bientôt le vent se lève, nous l’affrontons de face. Les vagues s’écrasent sur la proue du kayak, nous serrons les dents. Pas moyen de se reposer, au moindre arrêt le vent et les vagues nous font reculer.
Nous atteignons le bivouac en début d’après-midi et parvenons à monter le tipi et les tentes, malgré les fortes bourrasques de vents.
La suite de la journée est libre, chacun s’occupe ou se repose selon ses envies.
Le cinquième jour, pas de kayak ! La journée est consacrée à une randonnée. 6h de marche et 700 mètres de dénivelés pour atteindre un sommet proche de l’Inlandsis. Les fortes rafales de vent de la nuit sont se calmées, nous profitons d’un soleil radieux.
Aucun sentier, nous suivons tant bien que mal Elo. Nous débusquerons des perdrix avant de nous goinfrer de délicieuses myrtilles sauvages. A midi, nous atteignons le sommet et admirons la vue sur la calotte polaire, infinie. 3’000 kilomètres plus au Nord, c’est le Pôle Nord. La glace atteint en moyenne 2 kilomètres d’épaisseur. Tout est démesuré, nous nous sentons minuscules.

Nous pique-niquons à l’abri d’une barre rocheuse (le vent est assez fort sur les crêtes) avant d’entamer la descente.

Après avoir utilisé le forum en long et en large pour nos voyages à moto (Islande, Croatie, Bolivie, Chili, Paraguay, Argentine) et nos voyages « conventionnels », notamment la Namibie, c’est désormais à mon tour de partager l’une de nos aventures.
De retour d’un congé sabbatique de 6 mois à moto entièrement organisé par nos soins (www.nouslabas.com), nous avions envie de vacances « clés en main ».
Pour la toute première fois, le forum manquait d’informations et de précieux carnets sur notre destination : le Groenland. Pour résumer cette expédition : 12 jours de kayak (30 août au 10 septembre 2017), nuits sous tente, autonomie complète, groupe de 13 personnes dont la guide.
Je vais donc favoriser autant que possibles les aspects pratiques de cette aventure proposée par Grand Nord Grand Large, Terres d’aventure et organisée par Tasermiut. A ce propos, je recommande une réservation directement auprès de Tasermiut. Le prix est inférieur et il vous suffit d’organiser votre déplacement domicile-> Copenhague -> domicile ou domicile-> Reykjavik -> domicile selon la date du séjour. Vous trouverez une liste des choses emportées en fin de récit.
Mon compagnon (Adrien-32 ans) et moi (Estelle-29 ans) nous envolons de Genève le 28 août 2017 pour atteindre Copenhague après 2h de vol. Nous profitons de notre après-midi pour découvrir la capitale danoise.
Le lendemain, retour à l’aéroport pour un vol à destination de Narsarsuaq, Groenland ! Nous survolons l’Islande et après 5h de vol (et 4h en moins sur nos montres), nous atteignons le pays glacé. Le ciel est découvert, la vue sur l’interminable Inlandsis (calotte polaire) est splendide.
A destination, nous traversons à pied le tarmac du minuscule aéroport (la « ville » compte moins de 200 habitants) et récupérons nos valises. Le ciel est dégagé, il fait environ 10-15 degrés. Nous sommes accueillis par Andrea, le groupe se rencontre. Nous sommes douze : 2 Français, 1 Allemand, 1 Belge, 1 Anglais, 4 Espagnols et 3 Suisses. Le Fran-glais-gnol sera parlé durant tout le séjour. La moyenne d’âge est d’environ 35 ans, les aînés sont un couple d’espagnols de 54 ans et le cadet un Suisse de 27 ans. Nous sommes deux femmes. Le zodiac qui nous permettra de rejoindre Narsaq est prévu dans 3h. Selon le planning, nous aurions dû rejoindre sans attendre Narsaq. Qu’à cela ne tienne, nous abandonnons nos valises dans la remorque du véhicule de Tasermiut et partons en randonnée plus ou moins équipés pour atteindre un petit sommet surplombant le village. Cette première balade permet de faire connaissance.
Nous rejoignons ensuite le port, récupérons nos valises dans la remorque qui a été acheminée depuis l’aéroport et enfilons des vestes très épaisses. Nous formons une chaîne humaine pour transporter tous nos bagages jusqu’au zodiac puis nous embarquons ! Nous suivons l’Eriksfjord durant 1h pour rejoindre Narsaq. En chemin, nous admirons quelques icebergs qui dérivent lentement.
Au port, nous sommes accueillis par Elo (Eloïsa), notre guide. Une Argentine de Patagonie qui, nous le remarquerons très rapidement, est en parfaite symbiose avec son environnement rigoureux.
Nos valises sont chargées dans une nouvelle remorque puis nous rejoignons à pieds notre hébergement, une petite auberge en bordure de ville. De très nombreux icebergs flottent dans le fjord, la vue est magnifique. Avec plus de 1’500 habitants et 2 supermarchés, Narsaq possède bien le statut de ville.
Nous profitons de la soirée pour faire connaissance, Elo répond à toutes nos questions plus ou moins saugrenues sur l’expédition à venir. En voici un échantillon dans le désordre :- La durée de vie dans l’eau glaciale des fjords est de 10-15 minutes avec une combinaison étanche - Interdiction d’abandonner ou de brûler le papier toilette : on récupère tous les déchets non naturels. Que les plus sensibles se rassurent, cela a traumatisé quelques voyageurs… devoir récupérer son PQ, qui plus est dans un sac plastique transparent, ça éloigne très vite de sa zone de confort…. - Pas de liquide vaisselle ni de savon, la nature n’en veut pas - Pour la douche, la mer est à disposition (imaginez nos têtes !) - Chaque couple/duo dormira dans une tente mise à disposition - Les icebergs peuvent se fissurer, exploser ou se retourner à tout moment. Gardez vos distances et n'oubliez pas que 80% de l'iceberg se trouve SOUS le niveau de l'eau.
Nous passons une excellente soirée, tout le monde s’entraide pour la préparation du repas. Dernière nuit « dans du dur »….
Premier jour d’expédition (30 août 2017). Après le petit-déjeuner, Elo vérifie méticuleusement les bagages de chacun : -Combien de chaussettes ? - 12 paires, une par jour. - Non, tu n’en prends que 4. - Combien de T-shirts ? - 5 -Non, tu n’en prends que 2. - Dans ce sac ? - Mon rasoir… - Non, pas besoin
Pour le coup, on a l’impression de subir la version féminine de Mike Horn dans « Retour à l’état sauvage ». On ne fait pas les malins, on tente d’ajouter discrètement du matériel dans son dos. Peine perdue. Après 12 jours, nous avouerons tous qu’elle avait parfaitement raison. Le strict minimum suffit amplement (*voir liste des choses emportées en fin de carnet). Le but de ce contrôle est d’éviter de se surcharger mais également, et surtout, de vérifier la qualité du matériel emporté : température de confort du sac de couchage, qualité des habits chauds, possession d’équipement de pluie, etc….
Une personne mal équipée met sa vie en danger. Nous transportons ensuite 5 kayaks doubles et 3 kayaks simples jusqu’à la plage. Nous recevons des sacs étanches et commençons à charger les kayaks. Le compartiment avant est réservé à la nourriture. Chaque couple/duo reçoit également un énorme carton de vivres. A nous de nous débrouiller pour que tout passe. Après une partie de Tetris géant, nous parvenons à tout ranger. Les habits, les souliers de randonnée et la tente dans le compartiment étanche arrière, la nourriture dans le compartiment étanche avant. Les matelas et le matériel photo entre les jambes d’Adrien et le matériel pour la journée (gants de rechanges, pulls, gourde) entre mes jambes. Sur le pont arrière, la trousse de toilette, la pharmacie et les sacs à dos, sur le pont avant les sacs de couchages. Nous avons emporté nos propres sacs étanches (3 sacs de 25 litres et 3 de 20 litres), ce qui a été très pratique.
Nous retournons ensuite au hangar où est stocké tout le matériel pour prendre possession de notre équipement. Chacun reçoit une combinaison étanche, une paire de bottes en caoutchouc, une jupe permettant de « fermer » le kayak, un gilet de sauvetage et une pagaie.
Nous voilà enfin prêt !
L’après-midi est bien entamé et le ciel couvert lorsque nous recevons une formation accélérée du pagayage et des règles de sécurité avant de mettre les kayaks à l’eau. Les premiers coups de pagaies sont hésitants pour les débutants, les duos fraichement formés apprennent à se coordonner. (Nous avons participé à un cours privé de technique de pagayage avant notre départ, sur un lac suisse, ce qui n’est pas un luxe). Il nous faudra deux heures pour parcourir les 5 km nous séparant de la rive opposée du fjord. A destination, nous découvrons ce qui deviendra un rituel quotidien : nous portons les kayaks sur plusieurs mètres pour éviter de les voir emportés par la marée montante. Il faut être 6 pour porter un kayak double et 4 pour un simple. Nous unissons ensuite nos forces pour monter le tipi, qui sert de réfectoire et de tente pour Elo.
Ensuite, chacun retire son équipement, vide son kayak, installe sa tente, se change et il est déjà l’heure du repas.
Elo nous concoctera de délicieux menus tout au long du séjour. Jolie prouesse que de cuisiner par terre pour 13 personnes avec deux feux à gaz, une poêle et une casserole.
Durant la nuit, la température descendra jusqu’à 6 degrés. Les icebergs à la dérive ne cesseront d’exploser, de se fissurer, de chuter et de se retourner. Le bruit est impressionnant.
Le lendemain, le ciel est bleu, le paysage toujours aussi beau. Après le petit-déjeuner, une courte marche nous permet de découvrir des ruines d’habitations vikings.Lorsque tout le matériel est rangé dans les kayaks, nous repartons en mer. Nous faisons une petite pause après une heure.
Comme annoncé, Elo se « douche » dans la mer. Nue, elle fait quelques brasses avant de laisser sa peau sécher au soleil. D’abord interloqué, la moitié du groupe finira par l’imiter, avec quelques cris (l’eau est à 2-3 degrés) mais dans une ambiance bonne enfant. Nous voilà au sein d’un groupe de naturistes au Groenland !Nous réembarquons et nous nous engageons dans la traversée du fjord d’Ikersuaq. La mer est calme, nous passons à proximité d’immenses icebergs en provenance du fjord de Sermilik (80% de l'iceberg est immergé - la taille de celui-ci est démente !). De nouveaux muscles font leur apparition, nous serrons les dents. Après 1h30, nous accostons sur une île pour la pause de midi. Il est déjà 16h….
Nous repartons ensuite pour atteindre notre camp. Il nous faudra 1h30 supplémentaires pour enfin accoster ! Journée très éprouvante, nous avons parcouru près de 25 km. Le ciel révélera quelques faibles aurores boréales blanchâtres. A part le craquement des icebergs, nous profitons d’un silence total. On adore !Le 3ème jour, les courbatures font leur apparition dès notre installation dans le kayak. Aïe mes bras, aïe mon dos, aïe mes fesses. Tout le monde a souffert de la longue journée d’hier, nous espérons un itinéraire plus court pour aujourd’hui.

Après 15 km, nous atteignons un nouveau campement. Nous admirons deux aigles et profitons de la rivière toute proche pour une douche…. rapide, très rapide la douche !
Durant le repas du soir, nous mettons en place des tours de garde afin de surveiller le ciel. Nous espérons pouvoir admirer de belles aurores boréales. Grande dormeuse, je prends immédiatement le premier tour, de 23h30 à minuit. Après deux heures de sommeil, je me rhabille et sors péniblement dans le froid.Drôle d’ambiance : le campement est parfaitement silencieux, seul un iceberg flotte dans la baie…. Le ciel est découvert, rempli d’innombrables étoiles. Malheureusement, aucune aurore boréale… je me balade durant 30 minutes, puis je vais réveiller mon compagnon, qui assure le tour de garde suivant. Il ne mettra que 5 petites minutes pour sortir de la tente, mais déjà le ciel commence à « bouger ». Je lui explique la situation : il y a quelques trainées blanches, mais rien d’exceptionnel. Il n’en fallait pas plus pour que Dame Nature nous prouve le contraire. C’est à grand cris que nous réveillons tout le campement : Aurora, aurora, Northern Light, wake up !!!

Nous sommes éblouis : le ciel danse sous nos yeux, les aurores ondulent avec grâce, moment inoubliable mais aussi intense que court : à peine 10 minutes !
Nous retournons nous coucher, des aurores pleins les yeux !Le lendemain, nous pagayons durant 10 kilomètres. En début de matinée, la mer est d’huile, nous glissons sur l’eau en longeant le bord du fjord et apercevons un phoque. Mais bientôt le vent se lève, nous l’affrontons de face. Les vagues s’écrasent sur la proue du kayak, nous serrons les dents. Pas moyen de se reposer, au moindre arrêt le vent et les vagues nous font reculer.
Nous atteignons le bivouac en début d’après-midi et parvenons à monter le tipi et les tentes, malgré les fortes bourrasques de vents.

La suite de la journée est libre, chacun s’occupe ou se repose selon ses envies.
Le cinquième jour, pas de kayak ! La journée est consacrée à une randonnée. 6h de marche et 700 mètres de dénivelés pour atteindre un sommet proche de l’Inlandsis. Les fortes rafales de vent de la nuit sont se calmées, nous profitons d’un soleil radieux.
Aucun sentier, nous suivons tant bien que mal Elo. Nous débusquerons des perdrix avant de nous goinfrer de délicieuses myrtilles sauvages. A midi, nous atteignons le sommet et admirons la vue sur la calotte polaire, infinie. 3’000 kilomètres plus au Nord, c’est le Pôle Nord. La glace atteint en moyenne 2 kilomètres d’épaisseur. Tout est démesuré, nous nous sentons minuscules.

Nous pique-niquons à l’abri d’une barre rocheuse (le vent est assez fort sur les crêtes) avant d’entamer la descente.Compte-rendu pratique d'un mois de road trip sur la côte ouest Australienne English translation pending
Bonjour à tous,
Voici le compte-rendu plutôt orienté « côté pratique » de notre séjour en Western Australia (ou WA pour les intimes) : 1 mois sur les routes entre Exmouth et Esperance via Karijini. Pas de photo malheureusement, notre connexion et forfait limités ne le permettant pas vraiment. Elles seront dispos (…mais pas tout de suite, on a trop de retard !) sur le blog où on raconte notre tour du monde : lemonden1tour.blogspot.com. Il s’agit en fait de notre 2e TDM, il y a donc déjà les photos du 1er pour patienter 😊 EDIT : c'est bon, les articles avec photos ont été postés sur notre blog ! 😎
Dates : du 27 décembre 2017 au 27 janvier 2018 donc plein été Qui : 2 adultes, la trentaine bien entamée, on aime la nature et marcher. On avait déjà passé quelques mois en Australie lors de notre 1er TDM, on était allé un peu partout sauf sur la côte Ouest. D’où notre retour pour combler ce manque !
Météo : L’été n’est pas forcément le moment idéal pour visiter le nord du WA. C’est pour ça qu’on n’est pas allé au-delà d’Exmouth / Karijini : trop de risque de pluie et mauvaise route vers Broome. Au nord, on a eu effectivement très très chaud (déjà plus de 40° du côté de Kalbarri ou Exmouth – jusqu’à 45° à Karijini). Mais si vous êtes un peu courageux :D, que vous pouvez résister à cette chaleur et que vous prenez beaucoup d’eau, ça se fait. Il y a finalement une majorité de courtes marches et peu de longues dans les différents parcs, donc vous ne manquerez pas LE truc à voir à cause de la chaleur. On a eu une nuit sous tente un peu difficile à Karijini j’avoue… mais vu qu’on
Mode de déplacement / hébergement : Voiture normale (pas 4WD) + un mix de camping, cabin dans des caravan parks et nuits en auberge de jeunesse. C’est infiniment plus économique que de louer un camping car ou n’importe quel van aménagé (même les pas chers type Wicked). Attention, ce que je dis est valable pour la peak season, mais les vans sont peut-etre beaucoup moins chers hors saison. On a trouvé qu’un 4x4 ne s’avérait vraiment pas indispensable pour ce voyage. Je pense que ça ne vaut le coup d’investir dans un 4x4 que si vous allez vers Broome via la Gibb River Road par exemple, ou si c’est un objectif principal de votre voyage de faire des routes 4x4 (et c’est vrai qu’il y a plein de supers opportunités pour ça en WA !). Mais toutes les attractions principales sont accessibles en 2WD sans soucis. A noter qu’on a loué un 4x4 pour aller se balader 1 journée dans le Francois Peron National Park, et malgré le prix scandaleux (300$ pour 24h !!), ça reste toujours plus rentable d’avoir eu notre « petite » voiture le reste du temps. Sans même parler du prix de l’essence… (en fait j’en parle un peu plus bas héhé).
Camping : On a tout acheté neuf chez BigW près de Perth, pour un total de 300$, la liste ici si vous êtes curieux : https://voyageforum.com/discussion/vends-materiel-camping-perth-esperance-23-24-janvier-2018-d8384970/ Même sans rien revendre à la fin, ça reste trèèèès rentable 😊 (et en l'occurence on a pu échanger le tout contre une nuit en cabin gratuite dans notre dernier camping, valeur 85$. On a toujours fait des campings payants (on voulait une douche chaque jour !). Je recommande quand même comme tout le monde l’appli « WikiCamps AU » qui donne toutes les infos sur les endroits où camper (gratuits ou pas !), elle marche aussi hors connexion. A noter qu’à partir du moment où vous ouvrez et cliquez sur n’importe quel bouton de l’appli, ça déclenche 14 jours d’essai gratuit de l’app. Donc retenez vous de l’ouvrir avant votre arrivée si vous n’en avez pas besoin ! Après ça, elle coûte 7$ pour un usage illimité. Les caravan parks ont aussi des « units » ou des « cabins » à louer (des sortes de mobil homes). On a donc passé quelques nuits dans les versions pas chères (où il faut utiliser les toilettes/douches du camping, parfois les draps ne sont pas inclus) : ça reste hors budget à certains endroits mais on en a trouvé pour 70$ par exemple (à Bunbury) ou 85$ (à Esperance). Bonne alternative à l’auberge de jeunesse ou au caravan park abusément cher (prix record observé : 58$ la nuit pour un unpowered site à Yallingup !!).
Loc de voiture : les prix sur les sites des loueurs en direct étaient hyper élevés, c’est donc via un agrégateur qu’on a trouvé notre deal : 1050$ (frais de change / CB inclus) pour notre Kia Cerato de chez Alamo, via Carflexi, pour 28 jours de loc – départ et retour de l’aéroport de Perth. Pour une fois, on n’a pas pris la plus petite catégorie, on savait qu’on allait devoir caser tout notre bazar (sacs, matos de camping, courses etc) dans la voiture. Donc catégorie 2, c’était très bien. Les agrégateurs comme Carflexi ou Rentalcar n’ont pas très bonne réputation. On a eu une bonne expérience mais il faut bien bien lire toutes les petites mentions avant de confirmer quoique ce soit, et s’attendre à une petite surprise au bureau de loc (nous, c’est 20$ de frais de dossier qui n’étaient pas inclus – de très nombreuses reviews sur internet nous y avait préparé, et ça restait quand meme très avantageux en terme de prix). Petite astuce : notre voiture coûtait moins cher pour 28 jours de loc versus 27 ! Ca nous faisait passer dans la catégorie « location long terme » donc prix plus avantageux. Et comme toujours pour les voitures de loc, les prix sont différents si vous louez en ville ou à partir de l’aéroport, faites toujours les 2 simulations…
Essence : pour info, on a consommé en moyenne 7.5 à 8L aux 100. On trouve que c’est beaucoup, mais en discutant avec d’autres voyageurs, on était content. Des backpackers français nous ont dit consommer 10L avec leur van mais ils se limitaient à 80km/h max ! On a croisé des 4x4 qui consommaient ~15-17L. Exemple ultime : notre Landcruiser dans le Francois Peron NP nous a consommé…….. 25L aux 100 !!!! Si vous en avez besoin, j'ai noté les prix à la pompe du Unleaded (= sans plomb) observés où on a fait le plein. Astuce : demandez et gardez toujours vos tickets de caisse de chez Woolworths / Coles / IGA (les grandes chaines de supermarché où vous ferez vos courses). Il y aura quasi toujours (parfois pour un minimum d’achat) un discount en bas de ticket de 4 cents sur chaque litre d’essence dans une station partenaire (et généralement, la station juste à côté est partenaire, comme par hasard !). On a cru un moment qu’il fallait obligatoirement la carte de fidélité du supermarché pour que ce soit valable, mais pas du tout 😊
Téléphone : Si vous voulez le meilleur réseau, c’est chez Telstra qu’il faut aller (réputé pour mieux couvrir les zones un peu paumées). Le deal de base : 2$ la carte SIM + un forfait prépayé de 30$ valable 1 Mois qui donne appels et SMS illimités + 5$ de crédit + 5GB de data. On est très content d’avoir pris ça, très utile pour appeler les logements (on ne réservait nos nuits que quelques jours en avance à chaque fois) et la data nous a été hyper utile pour une fois ! On était souvent sans wifi (ou connexion très mauvaise) là où on dormait, donc ça nous a bien dépanné. Notez qu’il n’y a pas de stand Telstra à l’aéroport (au contraire de ses 2 gros concurrents), mais il y en a dans plein de galeries marchandes si elles sont de taille suffisante (donc là où vous ferez vos courses près de Perth, ils y seront très certainement). Sinon parfois trouvable en supermarché.
WA Holiday Park Pass : L’achat ultime, à faire forcément ! Donne un accès illimité pour 1 mois à tous les parcs nationaux de Western Australia pour 44$. Sachant que le 1-day pass vaut généralement 13$, c’est rentabilisé tout de suite. A acheter au 1er visitor center que vous visiterez 😊 Pratique : chaque parc national a sa page dédiée sur le site officiel du DPAW (Department of Parks & Wildlife, dpaw.wa.gov.au). Le contenu est souvent un peu léger, mais allez dans la rubrique « Download & Resources » (ou quelque chose d’approchant), vous pourrez télécharger la brochure détaillée - que vous trouverez aussi sur place - avec généralement le détail (distance, difficulté…) des balades.
L’ITINERAIRE (enfin !) : En bref (le détail est ci-dessous), partis de Perth on a fait : Yanchep NP (1 nuit) – Kalbarri (2 nuits) – Exmouth (3 nuits) – Coral Bay (1n) – Karijini (3n) – Denham (2n) – Green Head (1n) – Cervantes (1n) – Rockingham (1n) – Bunbury (1n) – Yallingup (1n) – Augusta (2n) – Pemberton (2n) – Denmark (1n) – Albany (1n) – Stirling Range NP (2n) – Esperance (2n) – Perth (3n).
Le seul truc pas très optimisé, c’est qu’on aurait dû caser la nuit à Coral Bay avant celles à Exmouth (mais on pensait que ce serait plus sympa de passer le 31/12 à Exmouth… grave erreur 😊). Sinon on a trouvé ça très bien dans le temps qui nous était imparti. Une autre petite modif possible serait d’enlever une nuit à Pemberton (ne pas faire le Shannon NP) et d’en rajouter une à Albany, où on n’a pas eu le temps de faire le combo musée/forteresse et où il y avait de quoi passer plus de temps dans le Torngirrup NP, très sympa.
J1 : Arrivée à Perth à 13h, on récupère la voiture de loc. Petit soucis de carte bleue, finalement réglé : choisissez toujours « Credit » pour payer, c’est ce qui marche pour nos cartes européennes. On prend la route et on s’arrête un peu au nord de Perth pour faire nos grosses courses : matériel de camping chez BigW + courses alimentaires chez Aldi. Eh oui, Aldi s’est implanté en Australie. Des expats rencontrés en Indonésie et vivant en Australie nous ont dit toujours préférer Aldi pour leurs courses car c’était moins cher. On ne l’a pas vraiment constaté… Notre chaine préférée c’est Coles 😊 Nos courses prennent du temps (comme prévu !), on part enfin pour notre 1ère étape proche de Perth, à moins d’1h : le Yanchep National Park. Nuit au Yanchep Inn (80$ la chambre double avec salle de bain partagée. Pas très bien entretenu et vieillot, mais pas trop cher, le bâtiment est sympa et surtout les pelouses tout autour sont envahies de kangourous en fin de journée ! C’est top, ça nous met direct dans l’ambiance Australienne. Ils ont aussi un petit parc de koalas, on va les voir manger quelques feuilles d’eucalyptus avant de faire notre barbecue sur les pelouses du parc. Ce seront les seuls koalas qu’on verra en WA (ils sont originaires plutôt de l’Est et non de cette partie du pays). Par contre, les kangourous on en verra un peu partout et tout le temps, contrairement à notre dernier voyage où les seuls endroits où on en avait vu de sauvages, c’était à Alice Springs et en Tasmanie.
J2 : On va revoir les koalas le matin (ils sont censés être plus actifs mais bon…). Puis visite guidée de Crystal Cave, et petite balade pas loin dans une toute petite gorge du parc (sympa mais pas indispensable). On fait le Wetland Trail autour du lac (~45min). Puis on prend la route vers Kalbarri (516km) via le Pink Lake près de Port Gregory : comme son nom l’indique, un lac dont les eaux sont roses (une histoire d’algues qui lui donneraient sa couleur). Nuit aux Riverfront Budget Units à Kalbarri, 99$ (supp 10$ si 1 seule nuit). « Unit » 3 pièces complètement équipée, on peut y dormir jusqu’à 6. Un peu vieux mais propre et super grand pour nous 2 ! Belle vue sur l’embouchure de la rivière si vous avez les units 1, 2 ou 3.
J3 : Pelican feeding sur la plage de Kalbarri, quasi en face du visitor center (tous les jours à 8h45). Puis on prend la voiture pour découvrir la partie « terre » du Kalbarri National Park (parc assez varié, qui propose de belles balades dans les gorges et de beaux points de vue sur la côte). Balade à Nature’s Window (1km return) puis début de la Loop Trail (8km au total mais on n’a pas le temps de la faire en entier… ça tombe bien, il fait plus de 40°, j’étais moyennement motivée !). A côté, on fait le Z-Bend Lookout et Z-Bend River Trail (3km combinés), où on pique-nique. Puis on va côté mer pour visiter le reste du parc. Plein de lookouts et petites balades à faire. Je recommande particulièrement le Mushroom Rock Nature Trail (1.5km return) avec plein de formations rocheuses sympas. 2e nuit aux Riverfront Budget Units.
J4 : On part pour Exmouth (822km !), on fait donc les derniers lookouts du Kalbarri NP sur la route (Hawks Head et Ross Graham Lookout). Pause pour faire nos courses pour pas trop cher au Woolworth de Carnarvon. Nuit au RAC Exmouth Holiday Park, 90$ dans leurs chambres backpackers (il faut utiliser la cuisine et toilettes du camping). A/C, chambre très grande, propre, tout neuf. Top. On y passera 3 nuits.
J5 : Journée au Cape Range NP. On va au plus loin, à Yardie Creek (balade de 2km return sur place). Pique-nique à Osprey Bay (trop de monde à Sandy Bay !). Mandu Mandu Walk (3km return). Snorkeling à Turquoise Bay (il y a une zone de snorkeling à droite dans la baie, tranquille. A gauche, c’est du « drift snorkel », donc dans le courant : et attention, je confirme, il y en a beaucoup ! Mais on y a vu aussi plus de choses). Le soir, on va à Mauritius Beach pour prendre l’apéro sur la plage et attendre les tortues : en effet, c’est la saison de ponte des grosses tortues marines qui viennent en fin de journée sur la plage creuser leur nid et y pondre. Et comme prévu, elles commencent à débarquer à la tombée de la nuit, vers 19h30 ! On en voit 5 – 6, c’est très chouette. C’est un process très, très lent et on sent que ça leur prend énormément d’énergie… C’est pour ça qu’il faut garder ses distances et ne pas les déranger, les lampes torches sont à éviter. On était chanceux, on y était un soir de pleine lune sans nuage, on voyait bien grâce à cela.
J6 : 2e journée au Cape Range NP. Snorkeling à Oyster Stacks (ce n’est possible qu’à marée haute, donc le matin pour nous. Le visitor center dans le parc affiche les horaires de marée). Snorkeling et pique-nique à Lakeside > notre site de snorkeling préféré sur les 3 qu’on a fait dans le parc ! Raies, tortues, requins… et poissons bien sûr. Puis on passe au Mangrove Hide, à l’épave du SS Mildura sur la plage, au phare. Et on finit de nouveau la journée sur Mauritius Beach où les tortues arrivent un peu plus tôt, vers 18h30. On pourra donc bien les voir de jour cette fois !
J7 : Sur la route de Coral Bay (135km d’Exmouth), on suit la Charles Knife Gorge Road (toujours dans le Cape Range NP Mais accessible depuis la route à l’est de la péninsule), qui est majoritairement sealed (= bitumée) à part les derniers kilomètres unsealed (= non bitumés) mais en bon état. On fait la petite marche jusqu’au Thomas Carter Lookout (2km return, qui est aussi passable en voiture si vous allez lentement, ya des cailloux), qui n’est pas renversant. Ce qui est sublime en revanche, ce sont tous les points de vue le long de la route sur les gorges alentour. C’est très très beau ! On recommande. A Coral Bay, on pique-nique puis on marche de Bill’s Bay (la plage principale) vers le nord jusqu’à Skeleton Bay (~30min) où est censée se trouver une nurserie de bébés requins de récif… On en a vu aucun !! Mais c’est joli. Puis snorkeling depuis Bill’s Bay. Le plus sympa c’était de passer la petite pointe au sud de la plage pour démarrer un peu plus loin et se laisser porter par le courant jusqu’à Bill’s Bay. Très beaux coraux. Nuit au Ningaloo Club Backpacker, 95$ la chambre double avec sdb partagée.
J8 : En route pour le Karijini NP (640km) ! On pique-nique sur la route, on fait le plein d’essence et de courses à Tom Price (les prix sont vraiment intéressants malgré l’isolement), et on arrive au Karijini Eco Retreat où on campera 3 nuits. On a beaucoup aimé, c’est au milieu du bush, on avait une vue hyper dégagée et vu que c’était la saison basse, très peu de monde. On a testé un soir le resto du camp, franchement très bon ! (et leur sangria aussi 😊) On finit la journée en allant au lookout sur les Joffre Falls, à 15min à pied du camp. Nuit au Karijini Eco Retreat, site unpowered (ils n’ont pas de site powered), 45$. On a passé 3 nuits à Karijini et vu les distances, je recommanderai de ne pas y passer moins de temps… C’est aussi possible de dormir 1 nuit à Tom Price (la 1ère ou la dernière), c’est à 80km des gorges situées à l’ouest du parc. 2 jours plein, c’est bien pour faire les 2 lieux principaux. Si vous retez plus longtemps, il y a l’ascension du Mt Bruce (mais vu la chaleur qui dépassait les 45°, on n’avait pas très envie de tenter). Il y a aussi 2 autres gorges à visiter, qui sont beauuuucoup plus loin (…trop peut-être, on fait déjà tellement de route) et surtout sur des routes unsealed : la combinaison des 2 fait que ce n’était pas pour nous 😊
J9 : Visite des gorges de Weano (ouest du parc), au bout de 13km de route unsealed depuis le camp. La route secoue pas mal mais se passe sans aucun soucis en 2WD. On y enchaine le Upper et Lower Weano Gorge Trail (2km return) puis on va à Handrail Pool, sans s’y baigner car l’eau a l’air un peu stagnante. Mais on y est seul et c’est très beau. Puis on va au Junction Pool et Oxer Lookout (1.5km return). Puis Kermits Pool Trail, 1 .5km return seulement mais pas si simple ! Il faut un peu escalader des rochers… On s’y baigne pour le coup mais c’est « blindé », on est au moins une dizaine. On n’a plus l’habitude 😊 Ce sera le seul endroit où on a eu un peu de monde, sinon on sera majoritairement seul dans le parc. Puis on reprend la voiture pour aller au Joffre Lookout et descendre dans Knox Gorge (2km return) – au bout de 6km de route unsealed aussi, sans aucun soucis pour une 2WD. On aura très chaud dans la tente cette nuit là. Et en bonus on s’est fait attaquer par des mini-fourmis qui ont trouvé un chemin improbable pour entrer dans la tente ! Il suffira de la déplacer pour s’en débarrasser.
J10 : On commence la journée en descendant aux Joffre Falls (3km return - asséchées à cette période mais la gorge est très belle), où on se baigne. Puis on prend la voiture pour visiter le secteur de Dales Gorge, tout à l’est (il y a aussi un camping ici, mais sans douche : ça ne nous semblait pas supportable par 45° !). On y fait toutes les balades possibles, environ 3.5km, avec 3 bassins où se baigner, tous très chouette. On a vu de loin passer de très gros nuages gris, vu des éclairs et entendu le tonnerre, mais on y a échappé. En rentrant au camp par contre, ils nous racontent avoir eu un énorme orage – la route pour Weano Gorge a d’ailleurs été fermée par les rangers en prévention, mais elle sera rouverte tôt dès le lendemain matin, tout aura séché. La petite blaque, c’est qu’en arrivant à notre campement… notre tente a disparu !!!! Le vent l’a emportée et elle s’est envolée dans un arbre, où de gentils touristes hollandais sont allés la récupérer (eux ont définitivement perdu la leur par contre, envolée dans le bush !). On l’a retrouvée miraculeusement quasi intacte à la réception.
Malgré ces aventures, on a adoré Karijini, c’est magnifique, et on n’a pas regretté tous ces kilomètres. Par contre, avant d’y aller, on a appelé le visitor center de Tom Price (qui est quand même moins pertinent que celui du parc, mais celui du parc est fermé 1 mois en été !) pour connaître l’état du parc, des routes, de la météo. Tout étant ouvert, les routes en bon état, on a donc bien décidé d’y aller, malgré les risques d’orage normaux en cette saison.
J11 : Route pour Denham (1100km !!). Avec une pause courses à Carnarvon, comme sur la route d’Exmouth 😊 Nuit en tente au Denham Seaside Tourist Village, 37$ le site unpowered. Le camping borde la plage, bien entretenu, je recommande.
J12 : Départ pour Monkey Mia (25km), pour être présent à la 1ère session de feeding des dauphins à 7h45 (plus on y va tôt, plus les chances de voir les dauphins sont grandes). L’entrée (~12$ de mémoire) n’est pas inclut dans le WA Holiday Pass. Il y a beaucoup de monde mais on voit effectivement les dauphins de très près ! Après la session, on est resté un peu traîner sur la plage et la jetty, vu qe les dauphins restaient dans le coin aussi. Ils sont restés assez longtemps pour une 2e session de feeding : re-belote donc, mas avec beaucoup moins de monde ! On a bien fait de rester, et on vous le recommande aussi si les dauphins ont l’air de vouloir remettre le couvert. Puis on retourne à Denham pour récupérer notre 4x4 de location au dépôt de Wicked Campers (c’est en fait un garage, leur nom n’est visible nulle part). Je le disais plus haut : 299$ les 24h ! Argh. Mais on voulait aller visiter Francois Peron NP suite aux bons avis et le 4x4 est absolument indispensable. A savoir : il n’y a que 2 options pour louer un 4x4 à Denham. Ou bien une entreprise locale (appelée genre Denham Car Hire) qui a des avis horriiiiibles sur internet, ou bien Wicked. Mon expérience avec Wicked est mitigée : location un peu compliquée (pas possible de la faire à 100% par téléphone, il faut forcément payer par internet mais j’avais pas trop de réseau à Karijini et les gens que j’ai eu au tél ont parfois été pénibles. Et encore plus agaçant, la voiture n’était pas prêt à notre arrivée. ON a donc attendu 45 min que le contrat arrive de Wicked et que le mec lave la voiture (« question de principe » nous a-t-il dit). Pas dramatique maissi on peut s’éviter ça… Je vous dirai si j’ai bien reçu la caution, qu’ils ne remboursent que 15 jours après : prévoyez de bloquer 500$ en plus sur votre compte… Malgré tout, tout s’est bien passé, notre Landcruiser était une machine de guerre qui avalait du 25L aux 100 (!!!). Donc budget voiture total de la journée = 370$. Sachant que les tours organisés coûtent ~189$/pers = c’est kifkif, mais en étant seuls et libres de faire ce qu’on voulait. Attention, c’est du vrai sable bien mou dans le parc : on était content d’avoir une grosse expérience du Botswana (les pistes c’est que ça là bas 😊). Faisable aussi pour un débutant (tout le monde l’est un jour !) mais lisez 2-3 conseils sur internet sur la conduite sur sable, ça vous aidera. Il y a une station de gonflage et dégonflage de pneus à l’entrée du parc. Attention, ils ont l’air de couper l’air à partir d’une certaine heure !! On a regardé le coucher de soleil dans le parc et on est donc sorti vers 19h30, plus moyen de regonfler les pneus !! On est donc rentré en roulant très doucement oiur les regonfler le lendemain matin à la station essence. Dernière chose : on ne savait pas mais le 4x4 loué avait une tente sur le toit. On aurait donc pu prévoir de camper dans le parc (vu que la loc court sur 24h), ça aurait aussi pu être une option très sympa. Bref, on part pour Francois Peron vers 11h, on va direct à la pointe nord du parc : le Cape Peron. On se balade sur la plage et on fait une balade superbe appelé le Wanamalu Trail entre le cap et Skipjack Point (3km return), on aperçoit plein de raies, requins et même une tortue des hauteurs. On s’arrête ensuite à Gregories où on tente de faire du snrokeling : la visibiilité est dégueu, on arrête rapidement. On finit à Big Lagoon pour une petite marche au soleil couchant au bord du lagon.
J13 : On prend la route pour Green Head (577km), on s’arrête à plusieurs points sur la péninsule sur la route : Denham Lookout (bof), Eagle Bluff (belle vue !), Shell Beach (magnifique !) et Hamelin Pool pour voir les stromatolites : dur de se représenter ce que c’est exactement mais à marée basse c’est très joli 😊 Petite balade de 2km sur place pour voir une ancienne carrière de coquillages et une station télégraphe. Puis on reprend la route ! Nuit au Green Head Caravan Park, 28$ le site unpowered. On était quasi seul, très calme, propre, accueil sympa.
J14 : On fait la « 3 Bays Walk » à Green Head, sympa si vous avez le temps mais pas indispensable. Direction le Lesueur NP pour une route autour du parc de 18.5km : la route elle-même est sealed, mais la route pour y accéder est unsealed (mais en très bon état encore). On monte au sommet du Mt Lesueur (4km return) et on s’arrêt aux différents lookouts. Ce parc n’est peut-être pas un indispensable mais on y voit plein de plantes un peu bizarres et des paysages un peu différents, les montagnes du coin sont toutes plates au sommet. Donc on a bien aimé mais ça peut disparaitre d’un planning plus chargé. On prend la route pour Cervantes où on visite la Lobster Shack Factory, pour voir ce que deviennent les lobsters (= ici, langoustes) pêchées en mer. Franchement c’était hyper intéressant ! (Visites de 12Hà 15h seulement, 10$, audio guide, faisable en 25 min mais on est resté 45 min). Il sont aussi un resto où on peut manger de la lobster pour des prix raisonnables, dommage qu’il ait été trop tard pour nous, ça donnait envie (pas de service le soir, que le midi). Et enfin, on part pour le Nambung NP où on trouve les fameuses Pinnacles. Il y a une marche et une « drive » à faire en voiture. On y passera 3h au total, à se balader partout, mais on aurait pu y rester encore un peu. Top à la lumière de fin de journée (mais attention, ne venez pas trop tard non plus, c’est vraiment moins bien sans soleil !). Nuit au RAC Cervantes Holiday Park, 45$ le site unpowered. 1er vrai caravan park blindé de familles pour nous, le choc 😊 Tout est neuf, nickel, les sites pour les tentes sont un peu un retrait (cool !) mais… pourquoi mettre une TV dans la cuisine ??
J15 : Passage rapide au Lake Thetis, tout près de Cervantes, pour voir des stromatolites. On prend la route pour New Norcia (176km) et y arriver pour 11h, heure de la visite guidée (2 par jour : 11h et 13h ou 13h30 (j’ai un doute), maiT celle de l’aprèm peut être annulée s’il fait plus de 40° dixit leur site !). Pique-nique sur place puis on prend la route pour Rockingham (177km). On va se balader à pied sur la plage de Safety Bay, belle mais venteuse. Nuit au Waikiki Beach B&B, 109$ la chambre double salle de bain partagée. Nickel.
J16 : Matinée sur Penguin Island. On prend le ferry de 10h20 (on est venu sans résa et le 10h était full – possible de réserver sur internet) donc on est à l’heure pour le penguin feeding de 10h30. N’y allez pas trop pour les pingouins (même si on peut en v oir se cacher sous les boardalks), mais l’ile est sympa, plein d’oiseaux. Pique-nique, puis on part pour Bunbury. Sur place, on fait la mangrove walk (ne vaut pas le coup) et on se balade en ville sur la plage côté ouest, près du phare et des Basalt Rocks : très joli. Nuit au Bubury Glade Caravan Park, cabine avec cuisine mais sdb partagée au camping et sans drap, à 70$ : une affaire !
J17 : On s’est laissé tenter par l’excursion « Swim with Dolphins » réservée la veille au Dolphin Discovery Center (165$). Ils font aussi des sessions d’« interaction » avec les dauphins sur la plage, on pensait comme à Monkey Mia, mais comme ils ne les nourrissent pas, c’est beaucoup plus aléatoire. On va ensuite à Busselton, où on pique-nique sur la jetty (4$/pers). On en profite pour prendre un pass pour visiter les 4 grottes de la région (67.5$), visites qu’on étalera sur 3 jours pour éviter l’overdose. On va donc direct à la Ngilgi Cave pour la dernière entrée à 16h. On sera seul ! Bon conseil du visitor center qui s’est vérifié les 4 fois : il n’y a quasi personne à la première ou la dernière visite de la journée, on a donc eu plusieurs fois un « private tour » 😊 On finit la journée en sa baladant du côté de Cape Naturaliste. Pas possible d’approcher le phrae après l’heure de fermeture (17h) mais il y a des balades, dont une qui nous amène au cap (2.5km return). Nuit au Caves Caravan Park à Yallingup. 50$ le site unpowered. Camp kitchen scandaleuse, ultra cher : on déconseille.
J18 : Passage aux Canal Rocks, puis direction le Vasse Felix Estate où on a réservé une « Cellar Experience » (180$), dispo que le week-end, pour 4 personnes max (on sera que tous les 2) : visite privée, tasting et déjeuner avec accord mets-vin. TOP !!!!!! On finit cette belle journée en enchainant la visite de Mammoth Cave et de Lake Cave, elles sont toutes proches. Nuit au Turner Caravan Park à Augusta, 37$ le site unpowered. En bord de rivière, grands emplacements, très sympa.
J19 : Visite de la Cape Leeuwin Lighhouse (8$ en audio guide sans monter au sommet, sinon c’est 20$) – faites le détour par le moulin pétrifié en partant à gauche, c’est mignon. Balade au bord de la Blackwood River. Puis direction Hamelin Bay, pour pique-nique, balade et surtout voir les raies qui s’approchent de la plage ! Certaines sont énormes, c’est chouette à voir. Visite de Jewel Cave pour finir. Nuit au Turner CP de nouveau.
J20 : Route jusqu’à Pemberton, sous la pluie. On va grimper sur le Diamond Tree (on peut grimper sur 3 « climbing trees » dans le coin, des anciens postes de surveillance des feux de forêt. Ils font entre 52 et 62m et on grimpe via des barreaux plantés dans le tronc… Franchement impressionnant même sans avoir le vertige. Mais le 2e passe mieux 😊). On enchaine avec la self-drive de 50km dans le Shannon Nationl Park. Nuit au Pemberton Caravan Park, 48$ le site unpowered. Belle pelouse envahie de canards mais la cuisine est crade, dommage.
J21 : On passe la journée sur la Karri Forest Explorer drive, boucle de 80km dans 3 parcs nationaux, à la rencontre des grands arbres de la région : karri, marri, etc. Plein d’arrêts sur la route, avec des lookouts, des petites balades et les 2 clinmbing trees restants, dont le plus haut : 62m ! Nuit au même endroit.
J22 : Route pour Denmark. En chemin, on s’arrête au Mt Burnett pour une petite balade avec vue. On va à Mandalay Beach, au bout d’une route unsealed de 6km, très très bosselée mais qui passe quand meme en 2WD si on roule lentement : pas grave, ça vaut le coup, c’est magnifique, très sauvage. Petite « Knoll drive » à Walpole sur la péninsule pour avoir des vues sur leur « inlet ». On continue pour aller au Hilltop Lookout (rapide mais bof) et faire la balade du Giant Tingle Tree (il est vraiment géant 😊). On continue, stop à la Vally of the Giant pour faire la Tree Top Walk (balade sur des passerelles en haut des arbres) : chouette mais cher (20$). Il y a aussi une autre balade « normale » au milieu des grands arbres, gratuite celle là. Et enfin, dernier arrêt avant Denmark, les Conspicuous Cliffs (route unsealed aussi, mais en bon état celle là) : belle plage sauvage encore. Nuit au Big4 Denmark Ocean Beach, 40$ le site unpowered. Enorme camp familial, très bien équipé, plien de jeux pour les enfants (mini golf, truycs gonflables…), mais les tentes ont un espace un peu à l’écart, où il n’y a pas grand monde, assez agréable. Donc étonnament on a bien aimé !
J23 : On va à Green Pool et Elephant Rocks avant de partir pour Albany. Sur place, on se balade à pied dans le petit quartier historique, puis on va prendre un fish&chips chez Hooked on Middleton pour le manger sur la plage à côté (Middleton Beach) : MIAM !! On va ensuite en voiture sur Mt Clarence pour la vue. Et on finit la journée au Torngirrup National Park, magnifiques paysages côtiers et formations rocheuses, très chouette. On a dû faire un choix et on a donc zappé le musée et la forteresse d’Albany, dont on a eu de supers échos toutefois. Nuit au 1849 Backpackers, 85$ la double salle de bain partagée. Malgré un ménage de la chambre un peu juste et du bruit le soir, endroit agréable, personnel plein de bonnes informations et… pancakes gratuits à volonté le matin 😊
J24 : Direction le Porongorup National Park après avoir fait quelques courses. Balade (2.2km return, avec un peude dénivelé) pour aller voir Castle Rock et la Granite Skywalk, où on pique-nique. Passage au Castle Rock Estate pour une dégustation de vin (n’hésitez pas à sonner s’il n’y a personne), leur Riesling est bon ! Puis au départ du 2e parking du parc (Tree-in-the-Rock), rando de 7km combinant la Nancy Peak walk et le sommet du Devils Slide. On a mis ~3h en tout, en marchant bien mais en prenant le temps à tous les beaux points de vue. Vrai dénivelé pour cette balade, très sympa. Si vous n’avez pas le temps de faire la boucle avec les 2 walks, privilégiez la Nancy Peak Walk (5.5km) qui donne de belles vues un peu plus variées. Nuit au Mt Trio Bush camp & Caravan Park (à côté du Striling Range NP). 28$ le site unpowered. En plein bush, mais très bien équipé. Peu de gens et beaucoup d’espace, on a beaucoup aimé. Des kangourous viennent se balader le soir.
J25 : Temps très nuageux pour cette journée dans le Stirling Range NP, on ne profitera pas beaucoup des vues. Montée au sommet de Bluff Knoll (6km et 4h return, long pique-nique inclus), les nuages se dégagent un peu sur la descente et les vues sont jolies même sur le chemin lui-même. Puis montée du Mt Trio (3km, 1h30). Nuit au Mt Trio Bush camp.
J26 : Route pour Esperance (432km, ~4h30). On pique-nique puis on fait la Great Ocean Drive, une boucle de 40km. Nombreux points de vue et belles plages. Arrêt recommandé au Rotary Lookout & Walk Trail (1.5km) vers le début de la drive, très sympa et belles vues. Nuit au Bathers Paradise Caravan Park, 85$ pour une cabine basique, avec serviettes et draps, mais pas de plaques pour cuisiner et salle de bain partagée avec le camping. C’est un petit camping familial donc toutes les commodités sont juste à côté.
J27 : Journée au Cape Le Grand National Park, à 60km d’Esperance. Montée au sommet de Frenchman Peak (c’est rapide, très belle vue au sommet, allez-y !). Pique-nique sur la plage de Lucky Bay, vraiment magnifique, un sable blanc de blanc et très fin, et des kangourous qui s’y baladent. Si possible y aller avec du soleil, ça change tout ! Balade de Lucky Bay à Thistle Cove (5km return, 2h20), très jolie côte. Puis on va voir en voiture Hellfire Bay, qui ressemble beaucoup à Thistle Cove, mais qu’on a trouvé charmante. Nuit au Bathers Paradise.
J28 : Route vers Perth via Wave Rock. Petite balade sous et sur le rocher, jolies vues d’en haut. Tout près, allez aussi voir le Lake Magic (possible soit à pied soit en voiture), qui a des couleurs assez incroyables. Puis on rejoint l’aéroport de Perth où on rend la voiture. Concernant le transfert de l’aéroport en ville, j’avais lu que c’était très compliqué en transport public mais ça a dû changer, car c’est en fait très simple !! Il y a un bus, le 380, puis passe toutes les ~30min. Arrêt juste en face du parking des voitures de location (terminal 2) mais il s’arrête aussi au terminal 1 (international). Seulement 4,70$ et il vous dépose en plein centre de Perth (ou un peu avant si vous préférez). Nuit au Kangaroo Inn, 85$ la double salle de bain partagée. Le staff de jeunes working holiday visas n’est pas spécialement friendly (pas méchant non plus, mais neutre et moyennement helpful), mais tous les espaces communs (salon, salle à manger, terrasse) sont grands, agréables et pas surpeuplés.
J29 : On a pris le combiné ferry + vélo avec Rottnest Express, directement au bureau sur le port le matin même, 119$ par personne. Bizarrement sur internet, ça nous était apparu plus cher… Pas eu besoin de réserver mais le week-end, c’est surement plus sage. Un seul départ (8h45) et retour (16h) direct entre Rottnest Island et Perth (d’Elizabeth Quay). Davantage d’horaires à partir de Fremantle. Un des vélos était un peu pourri, testez le quand on vous le donne ! L’île est très jolie et on peut voir des quokkas (= mix entre le rat et le kangourou) très mignons un peu partout. Les plages les plus proches du port (The Basin, Pink Beach) sont bondées. Juste un chouilla plus loin, Lorakeet et Little Lorakeet Beach sont plus intimes. Dîner au Petition Kitchen, mais le côté Beer Garden et pas restaurant (donc moins cher) : très sympa et très bonnes bières.
J30 : On va passer le début de journée à Fremantle. C’est à 30min de train de Perth, 4.70$ le ticket, il y a des trains toutes les 15 min. Au programme : visiter la prison (on a fait le tour classique de 1h15), se balader au marché (ouverts les vendredis, samedi et dimanche), manger un fish&chips sur le port (on s’est arrêté chez Joe’s : bon poisson mais frites surgelées et sauce tartare « Heinz » > choisissez plutôt un des autres fish&chips à côté !), visiter la Shipwreck Gallery (très sympa, entrée sur donation), manger une glace chez Cicerello’s (TRES bonne !!)… On rentre sur Perth car c’est AUSTRALIA DAY ! On se joint à la foule dans Langley Park, tous les Australiens ont posé leur tente/chaise/serviette sur la pelouse pour pique-niquer en attendant le feu d’artifice à 20h.
J31 : On se balade dans Perth même pour notre dernière journée, principalement dans Kings Park. On rentre déjeuner sur le port, au Reveley : vue chouette sur l’eau, prix raisonnable et vraiment bon (fish&chips top, et burger encore meilleur). Il est temps de partir pour l’aéroport, où nous attend notre avion pour Auckland, puis Santiago après une connexion de 12h 😉
VOILA ! C’est très long mais j’espère qu’il y aura quelques infos utiles pour aider les futurs voyageurs dans cette région. En bref, on a vraiment adoré. J’avais peur d’être un peu déçue par rapport à tout ce qu’onavait déjà vu dans le reste de l’Australie, mais non. C’est très beau, c’est toujours agréable d’avoir la liberté de sa propre voiture, on a vu des animaux un peu partout et on a beaucoup aimé faire du camping. On est donc très content d’être revenu découvrir le Western Australia !
Voici le compte-rendu plutôt orienté « côté pratique » de notre séjour en Western Australia (ou WA pour les intimes) : 1 mois sur les routes entre Exmouth et Esperance via Karijini. Pas de photo malheureusement, notre connexion et forfait limités ne le permettant pas vraiment. Elles seront dispos (…mais pas tout de suite, on a trop de retard !) sur le blog où on raconte notre tour du monde : lemonden1tour.blogspot.com. Il s’agit en fait de notre 2e TDM, il y a donc déjà les photos du 1er pour patienter 😊 EDIT : c'est bon, les articles avec photos ont été postés sur notre blog ! 😎
Dates : du 27 décembre 2017 au 27 janvier 2018 donc plein été Qui : 2 adultes, la trentaine bien entamée, on aime la nature et marcher. On avait déjà passé quelques mois en Australie lors de notre 1er TDM, on était allé un peu partout sauf sur la côte Ouest. D’où notre retour pour combler ce manque !
Météo : L’été n’est pas forcément le moment idéal pour visiter le nord du WA. C’est pour ça qu’on n’est pas allé au-delà d’Exmouth / Karijini : trop de risque de pluie et mauvaise route vers Broome. Au nord, on a eu effectivement très très chaud (déjà plus de 40° du côté de Kalbarri ou Exmouth – jusqu’à 45° à Karijini). Mais si vous êtes un peu courageux :D, que vous pouvez résister à cette chaleur et que vous prenez beaucoup d’eau, ça se fait. Il y a finalement une majorité de courtes marches et peu de longues dans les différents parcs, donc vous ne manquerez pas LE truc à voir à cause de la chaleur. On a eu une nuit sous tente un peu difficile à Karijini j’avoue… mais vu qu’on
Mode de déplacement / hébergement : Voiture normale (pas 4WD) + un mix de camping, cabin dans des caravan parks et nuits en auberge de jeunesse. C’est infiniment plus économique que de louer un camping car ou n’importe quel van aménagé (même les pas chers type Wicked). Attention, ce que je dis est valable pour la peak season, mais les vans sont peut-etre beaucoup moins chers hors saison. On a trouvé qu’un 4x4 ne s’avérait vraiment pas indispensable pour ce voyage. Je pense que ça ne vaut le coup d’investir dans un 4x4 que si vous allez vers Broome via la Gibb River Road par exemple, ou si c’est un objectif principal de votre voyage de faire des routes 4x4 (et c’est vrai qu’il y a plein de supers opportunités pour ça en WA !). Mais toutes les attractions principales sont accessibles en 2WD sans soucis. A noter qu’on a loué un 4x4 pour aller se balader 1 journée dans le Francois Peron National Park, et malgré le prix scandaleux (300$ pour 24h !!), ça reste toujours plus rentable d’avoir eu notre « petite » voiture le reste du temps. Sans même parler du prix de l’essence… (en fait j’en parle un peu plus bas héhé).
Camping : On a tout acheté neuf chez BigW près de Perth, pour un total de 300$, la liste ici si vous êtes curieux : https://voyageforum.com/discussion/vends-materiel-camping-perth-esperance-23-24-janvier-2018-d8384970/ Même sans rien revendre à la fin, ça reste trèèèès rentable 😊 (et en l'occurence on a pu échanger le tout contre une nuit en cabin gratuite dans notre dernier camping, valeur 85$. On a toujours fait des campings payants (on voulait une douche chaque jour !). Je recommande quand même comme tout le monde l’appli « WikiCamps AU » qui donne toutes les infos sur les endroits où camper (gratuits ou pas !), elle marche aussi hors connexion. A noter qu’à partir du moment où vous ouvrez et cliquez sur n’importe quel bouton de l’appli, ça déclenche 14 jours d’essai gratuit de l’app. Donc retenez vous de l’ouvrir avant votre arrivée si vous n’en avez pas besoin ! Après ça, elle coûte 7$ pour un usage illimité. Les caravan parks ont aussi des « units » ou des « cabins » à louer (des sortes de mobil homes). On a donc passé quelques nuits dans les versions pas chères (où il faut utiliser les toilettes/douches du camping, parfois les draps ne sont pas inclus) : ça reste hors budget à certains endroits mais on en a trouvé pour 70$ par exemple (à Bunbury) ou 85$ (à Esperance). Bonne alternative à l’auberge de jeunesse ou au caravan park abusément cher (prix record observé : 58$ la nuit pour un unpowered site à Yallingup !!).
Loc de voiture : les prix sur les sites des loueurs en direct étaient hyper élevés, c’est donc via un agrégateur qu’on a trouvé notre deal : 1050$ (frais de change / CB inclus) pour notre Kia Cerato de chez Alamo, via Carflexi, pour 28 jours de loc – départ et retour de l’aéroport de Perth. Pour une fois, on n’a pas pris la plus petite catégorie, on savait qu’on allait devoir caser tout notre bazar (sacs, matos de camping, courses etc) dans la voiture. Donc catégorie 2, c’était très bien. Les agrégateurs comme Carflexi ou Rentalcar n’ont pas très bonne réputation. On a eu une bonne expérience mais il faut bien bien lire toutes les petites mentions avant de confirmer quoique ce soit, et s’attendre à une petite surprise au bureau de loc (nous, c’est 20$ de frais de dossier qui n’étaient pas inclus – de très nombreuses reviews sur internet nous y avait préparé, et ça restait quand meme très avantageux en terme de prix). Petite astuce : notre voiture coûtait moins cher pour 28 jours de loc versus 27 ! Ca nous faisait passer dans la catégorie « location long terme » donc prix plus avantageux. Et comme toujours pour les voitures de loc, les prix sont différents si vous louez en ville ou à partir de l’aéroport, faites toujours les 2 simulations…
Essence : pour info, on a consommé en moyenne 7.5 à 8L aux 100. On trouve que c’est beaucoup, mais en discutant avec d’autres voyageurs, on était content. Des backpackers français nous ont dit consommer 10L avec leur van mais ils se limitaient à 80km/h max ! On a croisé des 4x4 qui consommaient ~15-17L. Exemple ultime : notre Landcruiser dans le Francois Peron NP nous a consommé…….. 25L aux 100 !!!! Si vous en avez besoin, j'ai noté les prix à la pompe du Unleaded (= sans plomb) observés où on a fait le plein. Astuce : demandez et gardez toujours vos tickets de caisse de chez Woolworths / Coles / IGA (les grandes chaines de supermarché où vous ferez vos courses). Il y aura quasi toujours (parfois pour un minimum d’achat) un discount en bas de ticket de 4 cents sur chaque litre d’essence dans une station partenaire (et généralement, la station juste à côté est partenaire, comme par hasard !). On a cru un moment qu’il fallait obligatoirement la carte de fidélité du supermarché pour que ce soit valable, mais pas du tout 😊
Téléphone : Si vous voulez le meilleur réseau, c’est chez Telstra qu’il faut aller (réputé pour mieux couvrir les zones un peu paumées). Le deal de base : 2$ la carte SIM + un forfait prépayé de 30$ valable 1 Mois qui donne appels et SMS illimités + 5$ de crédit + 5GB de data. On est très content d’avoir pris ça, très utile pour appeler les logements (on ne réservait nos nuits que quelques jours en avance à chaque fois) et la data nous a été hyper utile pour une fois ! On était souvent sans wifi (ou connexion très mauvaise) là où on dormait, donc ça nous a bien dépanné. Notez qu’il n’y a pas de stand Telstra à l’aéroport (au contraire de ses 2 gros concurrents), mais il y en a dans plein de galeries marchandes si elles sont de taille suffisante (donc là où vous ferez vos courses près de Perth, ils y seront très certainement). Sinon parfois trouvable en supermarché.
WA Holiday Park Pass : L’achat ultime, à faire forcément ! Donne un accès illimité pour 1 mois à tous les parcs nationaux de Western Australia pour 44$. Sachant que le 1-day pass vaut généralement 13$, c’est rentabilisé tout de suite. A acheter au 1er visitor center que vous visiterez 😊 Pratique : chaque parc national a sa page dédiée sur le site officiel du DPAW (Department of Parks & Wildlife, dpaw.wa.gov.au). Le contenu est souvent un peu léger, mais allez dans la rubrique « Download & Resources » (ou quelque chose d’approchant), vous pourrez télécharger la brochure détaillée - que vous trouverez aussi sur place - avec généralement le détail (distance, difficulté…) des balades.
L’ITINERAIRE (enfin !) : En bref (le détail est ci-dessous), partis de Perth on a fait : Yanchep NP (1 nuit) – Kalbarri (2 nuits) – Exmouth (3 nuits) – Coral Bay (1n) – Karijini (3n) – Denham (2n) – Green Head (1n) – Cervantes (1n) – Rockingham (1n) – Bunbury (1n) – Yallingup (1n) – Augusta (2n) – Pemberton (2n) – Denmark (1n) – Albany (1n) – Stirling Range NP (2n) – Esperance (2n) – Perth (3n).
Le seul truc pas très optimisé, c’est qu’on aurait dû caser la nuit à Coral Bay avant celles à Exmouth (mais on pensait que ce serait plus sympa de passer le 31/12 à Exmouth… grave erreur 😊). Sinon on a trouvé ça très bien dans le temps qui nous était imparti. Une autre petite modif possible serait d’enlever une nuit à Pemberton (ne pas faire le Shannon NP) et d’en rajouter une à Albany, où on n’a pas eu le temps de faire le combo musée/forteresse et où il y avait de quoi passer plus de temps dans le Torngirrup NP, très sympa.
J1 : Arrivée à Perth à 13h, on récupère la voiture de loc. Petit soucis de carte bleue, finalement réglé : choisissez toujours « Credit » pour payer, c’est ce qui marche pour nos cartes européennes. On prend la route et on s’arrête un peu au nord de Perth pour faire nos grosses courses : matériel de camping chez BigW + courses alimentaires chez Aldi. Eh oui, Aldi s’est implanté en Australie. Des expats rencontrés en Indonésie et vivant en Australie nous ont dit toujours préférer Aldi pour leurs courses car c’était moins cher. On ne l’a pas vraiment constaté… Notre chaine préférée c’est Coles 😊 Nos courses prennent du temps (comme prévu !), on part enfin pour notre 1ère étape proche de Perth, à moins d’1h : le Yanchep National Park. Nuit au Yanchep Inn (80$ la chambre double avec salle de bain partagée. Pas très bien entretenu et vieillot, mais pas trop cher, le bâtiment est sympa et surtout les pelouses tout autour sont envahies de kangourous en fin de journée ! C’est top, ça nous met direct dans l’ambiance Australienne. Ils ont aussi un petit parc de koalas, on va les voir manger quelques feuilles d’eucalyptus avant de faire notre barbecue sur les pelouses du parc. Ce seront les seuls koalas qu’on verra en WA (ils sont originaires plutôt de l’Est et non de cette partie du pays). Par contre, les kangourous on en verra un peu partout et tout le temps, contrairement à notre dernier voyage où les seuls endroits où on en avait vu de sauvages, c’était à Alice Springs et en Tasmanie.
J2 : On va revoir les koalas le matin (ils sont censés être plus actifs mais bon…). Puis visite guidée de Crystal Cave, et petite balade pas loin dans une toute petite gorge du parc (sympa mais pas indispensable). On fait le Wetland Trail autour du lac (~45min). Puis on prend la route vers Kalbarri (516km) via le Pink Lake près de Port Gregory : comme son nom l’indique, un lac dont les eaux sont roses (une histoire d’algues qui lui donneraient sa couleur). Nuit aux Riverfront Budget Units à Kalbarri, 99$ (supp 10$ si 1 seule nuit). « Unit » 3 pièces complètement équipée, on peut y dormir jusqu’à 6. Un peu vieux mais propre et super grand pour nous 2 ! Belle vue sur l’embouchure de la rivière si vous avez les units 1, 2 ou 3.
J3 : Pelican feeding sur la plage de Kalbarri, quasi en face du visitor center (tous les jours à 8h45). Puis on prend la voiture pour découvrir la partie « terre » du Kalbarri National Park (parc assez varié, qui propose de belles balades dans les gorges et de beaux points de vue sur la côte). Balade à Nature’s Window (1km return) puis début de la Loop Trail (8km au total mais on n’a pas le temps de la faire en entier… ça tombe bien, il fait plus de 40°, j’étais moyennement motivée !). A côté, on fait le Z-Bend Lookout et Z-Bend River Trail (3km combinés), où on pique-nique. Puis on va côté mer pour visiter le reste du parc. Plein de lookouts et petites balades à faire. Je recommande particulièrement le Mushroom Rock Nature Trail (1.5km return) avec plein de formations rocheuses sympas. 2e nuit aux Riverfront Budget Units.
J4 : On part pour Exmouth (822km !), on fait donc les derniers lookouts du Kalbarri NP sur la route (Hawks Head et Ross Graham Lookout). Pause pour faire nos courses pour pas trop cher au Woolworth de Carnarvon. Nuit au RAC Exmouth Holiday Park, 90$ dans leurs chambres backpackers (il faut utiliser la cuisine et toilettes du camping). A/C, chambre très grande, propre, tout neuf. Top. On y passera 3 nuits.
J5 : Journée au Cape Range NP. On va au plus loin, à Yardie Creek (balade de 2km return sur place). Pique-nique à Osprey Bay (trop de monde à Sandy Bay !). Mandu Mandu Walk (3km return). Snorkeling à Turquoise Bay (il y a une zone de snorkeling à droite dans la baie, tranquille. A gauche, c’est du « drift snorkel », donc dans le courant : et attention, je confirme, il y en a beaucoup ! Mais on y a vu aussi plus de choses). Le soir, on va à Mauritius Beach pour prendre l’apéro sur la plage et attendre les tortues : en effet, c’est la saison de ponte des grosses tortues marines qui viennent en fin de journée sur la plage creuser leur nid et y pondre. Et comme prévu, elles commencent à débarquer à la tombée de la nuit, vers 19h30 ! On en voit 5 – 6, c’est très chouette. C’est un process très, très lent et on sent que ça leur prend énormément d’énergie… C’est pour ça qu’il faut garder ses distances et ne pas les déranger, les lampes torches sont à éviter. On était chanceux, on y était un soir de pleine lune sans nuage, on voyait bien grâce à cela.
J6 : 2e journée au Cape Range NP. Snorkeling à Oyster Stacks (ce n’est possible qu’à marée haute, donc le matin pour nous. Le visitor center dans le parc affiche les horaires de marée). Snorkeling et pique-nique à Lakeside > notre site de snorkeling préféré sur les 3 qu’on a fait dans le parc ! Raies, tortues, requins… et poissons bien sûr. Puis on passe au Mangrove Hide, à l’épave du SS Mildura sur la plage, au phare. Et on finit de nouveau la journée sur Mauritius Beach où les tortues arrivent un peu plus tôt, vers 18h30. On pourra donc bien les voir de jour cette fois !
J7 : Sur la route de Coral Bay (135km d’Exmouth), on suit la Charles Knife Gorge Road (toujours dans le Cape Range NP Mais accessible depuis la route à l’est de la péninsule), qui est majoritairement sealed (= bitumée) à part les derniers kilomètres unsealed (= non bitumés) mais en bon état. On fait la petite marche jusqu’au Thomas Carter Lookout (2km return, qui est aussi passable en voiture si vous allez lentement, ya des cailloux), qui n’est pas renversant. Ce qui est sublime en revanche, ce sont tous les points de vue le long de la route sur les gorges alentour. C’est très très beau ! On recommande. A Coral Bay, on pique-nique puis on marche de Bill’s Bay (la plage principale) vers le nord jusqu’à Skeleton Bay (~30min) où est censée se trouver une nurserie de bébés requins de récif… On en a vu aucun !! Mais c’est joli. Puis snorkeling depuis Bill’s Bay. Le plus sympa c’était de passer la petite pointe au sud de la plage pour démarrer un peu plus loin et se laisser porter par le courant jusqu’à Bill’s Bay. Très beaux coraux. Nuit au Ningaloo Club Backpacker, 95$ la chambre double avec sdb partagée.
J8 : En route pour le Karijini NP (640km) ! On pique-nique sur la route, on fait le plein d’essence et de courses à Tom Price (les prix sont vraiment intéressants malgré l’isolement), et on arrive au Karijini Eco Retreat où on campera 3 nuits. On a beaucoup aimé, c’est au milieu du bush, on avait une vue hyper dégagée et vu que c’était la saison basse, très peu de monde. On a testé un soir le resto du camp, franchement très bon ! (et leur sangria aussi 😊) On finit la journée en allant au lookout sur les Joffre Falls, à 15min à pied du camp. Nuit au Karijini Eco Retreat, site unpowered (ils n’ont pas de site powered), 45$. On a passé 3 nuits à Karijini et vu les distances, je recommanderai de ne pas y passer moins de temps… C’est aussi possible de dormir 1 nuit à Tom Price (la 1ère ou la dernière), c’est à 80km des gorges situées à l’ouest du parc. 2 jours plein, c’est bien pour faire les 2 lieux principaux. Si vous retez plus longtemps, il y a l’ascension du Mt Bruce (mais vu la chaleur qui dépassait les 45°, on n’avait pas très envie de tenter). Il y a aussi 2 autres gorges à visiter, qui sont beauuuucoup plus loin (…trop peut-être, on fait déjà tellement de route) et surtout sur des routes unsealed : la combinaison des 2 fait que ce n’était pas pour nous 😊
J9 : Visite des gorges de Weano (ouest du parc), au bout de 13km de route unsealed depuis le camp. La route secoue pas mal mais se passe sans aucun soucis en 2WD. On y enchaine le Upper et Lower Weano Gorge Trail (2km return) puis on va à Handrail Pool, sans s’y baigner car l’eau a l’air un peu stagnante. Mais on y est seul et c’est très beau. Puis on va au Junction Pool et Oxer Lookout (1.5km return). Puis Kermits Pool Trail, 1 .5km return seulement mais pas si simple ! Il faut un peu escalader des rochers… On s’y baigne pour le coup mais c’est « blindé », on est au moins une dizaine. On n’a plus l’habitude 😊 Ce sera le seul endroit où on a eu un peu de monde, sinon on sera majoritairement seul dans le parc. Puis on reprend la voiture pour aller au Joffre Lookout et descendre dans Knox Gorge (2km return) – au bout de 6km de route unsealed aussi, sans aucun soucis pour une 2WD. On aura très chaud dans la tente cette nuit là. Et en bonus on s’est fait attaquer par des mini-fourmis qui ont trouvé un chemin improbable pour entrer dans la tente ! Il suffira de la déplacer pour s’en débarrasser.
J10 : On commence la journée en descendant aux Joffre Falls (3km return - asséchées à cette période mais la gorge est très belle), où on se baigne. Puis on prend la voiture pour visiter le secteur de Dales Gorge, tout à l’est (il y a aussi un camping ici, mais sans douche : ça ne nous semblait pas supportable par 45° !). On y fait toutes les balades possibles, environ 3.5km, avec 3 bassins où se baigner, tous très chouette. On a vu de loin passer de très gros nuages gris, vu des éclairs et entendu le tonnerre, mais on y a échappé. En rentrant au camp par contre, ils nous racontent avoir eu un énorme orage – la route pour Weano Gorge a d’ailleurs été fermée par les rangers en prévention, mais elle sera rouverte tôt dès le lendemain matin, tout aura séché. La petite blaque, c’est qu’en arrivant à notre campement… notre tente a disparu !!!! Le vent l’a emportée et elle s’est envolée dans un arbre, où de gentils touristes hollandais sont allés la récupérer (eux ont définitivement perdu la leur par contre, envolée dans le bush !). On l’a retrouvée miraculeusement quasi intacte à la réception.
Malgré ces aventures, on a adoré Karijini, c’est magnifique, et on n’a pas regretté tous ces kilomètres. Par contre, avant d’y aller, on a appelé le visitor center de Tom Price (qui est quand même moins pertinent que celui du parc, mais celui du parc est fermé 1 mois en été !) pour connaître l’état du parc, des routes, de la météo. Tout étant ouvert, les routes en bon état, on a donc bien décidé d’y aller, malgré les risques d’orage normaux en cette saison.
J11 : Route pour Denham (1100km !!). Avec une pause courses à Carnarvon, comme sur la route d’Exmouth 😊 Nuit en tente au Denham Seaside Tourist Village, 37$ le site unpowered. Le camping borde la plage, bien entretenu, je recommande.
J12 : Départ pour Monkey Mia (25km), pour être présent à la 1ère session de feeding des dauphins à 7h45 (plus on y va tôt, plus les chances de voir les dauphins sont grandes). L’entrée (~12$ de mémoire) n’est pas inclut dans le WA Holiday Pass. Il y a beaucoup de monde mais on voit effectivement les dauphins de très près ! Après la session, on est resté un peu traîner sur la plage et la jetty, vu qe les dauphins restaient dans le coin aussi. Ils sont restés assez longtemps pour une 2e session de feeding : re-belote donc, mas avec beaucoup moins de monde ! On a bien fait de rester, et on vous le recommande aussi si les dauphins ont l’air de vouloir remettre le couvert. Puis on retourne à Denham pour récupérer notre 4x4 de location au dépôt de Wicked Campers (c’est en fait un garage, leur nom n’est visible nulle part). Je le disais plus haut : 299$ les 24h ! Argh. Mais on voulait aller visiter Francois Peron NP suite aux bons avis et le 4x4 est absolument indispensable. A savoir : il n’y a que 2 options pour louer un 4x4 à Denham. Ou bien une entreprise locale (appelée genre Denham Car Hire) qui a des avis horriiiiibles sur internet, ou bien Wicked. Mon expérience avec Wicked est mitigée : location un peu compliquée (pas possible de la faire à 100% par téléphone, il faut forcément payer par internet mais j’avais pas trop de réseau à Karijini et les gens que j’ai eu au tél ont parfois été pénibles. Et encore plus agaçant, la voiture n’était pas prêt à notre arrivée. ON a donc attendu 45 min que le contrat arrive de Wicked et que le mec lave la voiture (« question de principe » nous a-t-il dit). Pas dramatique maissi on peut s’éviter ça… Je vous dirai si j’ai bien reçu la caution, qu’ils ne remboursent que 15 jours après : prévoyez de bloquer 500$ en plus sur votre compte… Malgré tout, tout s’est bien passé, notre Landcruiser était une machine de guerre qui avalait du 25L aux 100 (!!!). Donc budget voiture total de la journée = 370$. Sachant que les tours organisés coûtent ~189$/pers = c’est kifkif, mais en étant seuls et libres de faire ce qu’on voulait. Attention, c’est du vrai sable bien mou dans le parc : on était content d’avoir une grosse expérience du Botswana (les pistes c’est que ça là bas 😊). Faisable aussi pour un débutant (tout le monde l’est un jour !) mais lisez 2-3 conseils sur internet sur la conduite sur sable, ça vous aidera. Il y a une station de gonflage et dégonflage de pneus à l’entrée du parc. Attention, ils ont l’air de couper l’air à partir d’une certaine heure !! On a regardé le coucher de soleil dans le parc et on est donc sorti vers 19h30, plus moyen de regonfler les pneus !! On est donc rentré en roulant très doucement oiur les regonfler le lendemain matin à la station essence. Dernière chose : on ne savait pas mais le 4x4 loué avait une tente sur le toit. On aurait donc pu prévoir de camper dans le parc (vu que la loc court sur 24h), ça aurait aussi pu être une option très sympa. Bref, on part pour Francois Peron vers 11h, on va direct à la pointe nord du parc : le Cape Peron. On se balade sur la plage et on fait une balade superbe appelé le Wanamalu Trail entre le cap et Skipjack Point (3km return), on aperçoit plein de raies, requins et même une tortue des hauteurs. On s’arrête ensuite à Gregories où on tente de faire du snrokeling : la visibiilité est dégueu, on arrête rapidement. On finit à Big Lagoon pour une petite marche au soleil couchant au bord du lagon.
J13 : On prend la route pour Green Head (577km), on s’arrête à plusieurs points sur la péninsule sur la route : Denham Lookout (bof), Eagle Bluff (belle vue !), Shell Beach (magnifique !) et Hamelin Pool pour voir les stromatolites : dur de se représenter ce que c’est exactement mais à marée basse c’est très joli 😊 Petite balade de 2km sur place pour voir une ancienne carrière de coquillages et une station télégraphe. Puis on reprend la route ! Nuit au Green Head Caravan Park, 28$ le site unpowered. On était quasi seul, très calme, propre, accueil sympa.
J14 : On fait la « 3 Bays Walk » à Green Head, sympa si vous avez le temps mais pas indispensable. Direction le Lesueur NP pour une route autour du parc de 18.5km : la route elle-même est sealed, mais la route pour y accéder est unsealed (mais en très bon état encore). On monte au sommet du Mt Lesueur (4km return) et on s’arrêt aux différents lookouts. Ce parc n’est peut-être pas un indispensable mais on y voit plein de plantes un peu bizarres et des paysages un peu différents, les montagnes du coin sont toutes plates au sommet. Donc on a bien aimé mais ça peut disparaitre d’un planning plus chargé. On prend la route pour Cervantes où on visite la Lobster Shack Factory, pour voir ce que deviennent les lobsters (= ici, langoustes) pêchées en mer. Franchement c’était hyper intéressant ! (Visites de 12Hà 15h seulement, 10$, audio guide, faisable en 25 min mais on est resté 45 min). Il sont aussi un resto où on peut manger de la lobster pour des prix raisonnables, dommage qu’il ait été trop tard pour nous, ça donnait envie (pas de service le soir, que le midi). Et enfin, on part pour le Nambung NP où on trouve les fameuses Pinnacles. Il y a une marche et une « drive » à faire en voiture. On y passera 3h au total, à se balader partout, mais on aurait pu y rester encore un peu. Top à la lumière de fin de journée (mais attention, ne venez pas trop tard non plus, c’est vraiment moins bien sans soleil !). Nuit au RAC Cervantes Holiday Park, 45$ le site unpowered. 1er vrai caravan park blindé de familles pour nous, le choc 😊 Tout est neuf, nickel, les sites pour les tentes sont un peu un retrait (cool !) mais… pourquoi mettre une TV dans la cuisine ??
J15 : Passage rapide au Lake Thetis, tout près de Cervantes, pour voir des stromatolites. On prend la route pour New Norcia (176km) et y arriver pour 11h, heure de la visite guidée (2 par jour : 11h et 13h ou 13h30 (j’ai un doute), maiT celle de l’aprèm peut être annulée s’il fait plus de 40° dixit leur site !). Pique-nique sur place puis on prend la route pour Rockingham (177km). On va se balader à pied sur la plage de Safety Bay, belle mais venteuse. Nuit au Waikiki Beach B&B, 109$ la chambre double salle de bain partagée. Nickel.
J16 : Matinée sur Penguin Island. On prend le ferry de 10h20 (on est venu sans résa et le 10h était full – possible de réserver sur internet) donc on est à l’heure pour le penguin feeding de 10h30. N’y allez pas trop pour les pingouins (même si on peut en v oir se cacher sous les boardalks), mais l’ile est sympa, plein d’oiseaux. Pique-nique, puis on part pour Bunbury. Sur place, on fait la mangrove walk (ne vaut pas le coup) et on se balade en ville sur la plage côté ouest, près du phare et des Basalt Rocks : très joli. Nuit au Bubury Glade Caravan Park, cabine avec cuisine mais sdb partagée au camping et sans drap, à 70$ : une affaire !
J17 : On s’est laissé tenter par l’excursion « Swim with Dolphins » réservée la veille au Dolphin Discovery Center (165$). Ils font aussi des sessions d’« interaction » avec les dauphins sur la plage, on pensait comme à Monkey Mia, mais comme ils ne les nourrissent pas, c’est beaucoup plus aléatoire. On va ensuite à Busselton, où on pique-nique sur la jetty (4$/pers). On en profite pour prendre un pass pour visiter les 4 grottes de la région (67.5$), visites qu’on étalera sur 3 jours pour éviter l’overdose. On va donc direct à la Ngilgi Cave pour la dernière entrée à 16h. On sera seul ! Bon conseil du visitor center qui s’est vérifié les 4 fois : il n’y a quasi personne à la première ou la dernière visite de la journée, on a donc eu plusieurs fois un « private tour » 😊 On finit la journée en sa baladant du côté de Cape Naturaliste. Pas possible d’approcher le phrae après l’heure de fermeture (17h) mais il y a des balades, dont une qui nous amène au cap (2.5km return). Nuit au Caves Caravan Park à Yallingup. 50$ le site unpowered. Camp kitchen scandaleuse, ultra cher : on déconseille.
J18 : Passage aux Canal Rocks, puis direction le Vasse Felix Estate où on a réservé une « Cellar Experience » (180$), dispo que le week-end, pour 4 personnes max (on sera que tous les 2) : visite privée, tasting et déjeuner avec accord mets-vin. TOP !!!!!! On finit cette belle journée en enchainant la visite de Mammoth Cave et de Lake Cave, elles sont toutes proches. Nuit au Turner Caravan Park à Augusta, 37$ le site unpowered. En bord de rivière, grands emplacements, très sympa.
J19 : Visite de la Cape Leeuwin Lighhouse (8$ en audio guide sans monter au sommet, sinon c’est 20$) – faites le détour par le moulin pétrifié en partant à gauche, c’est mignon. Balade au bord de la Blackwood River. Puis direction Hamelin Bay, pour pique-nique, balade et surtout voir les raies qui s’approchent de la plage ! Certaines sont énormes, c’est chouette à voir. Visite de Jewel Cave pour finir. Nuit au Turner CP de nouveau.
J20 : Route jusqu’à Pemberton, sous la pluie. On va grimper sur le Diamond Tree (on peut grimper sur 3 « climbing trees » dans le coin, des anciens postes de surveillance des feux de forêt. Ils font entre 52 et 62m et on grimpe via des barreaux plantés dans le tronc… Franchement impressionnant même sans avoir le vertige. Mais le 2e passe mieux 😊). On enchaine avec la self-drive de 50km dans le Shannon Nationl Park. Nuit au Pemberton Caravan Park, 48$ le site unpowered. Belle pelouse envahie de canards mais la cuisine est crade, dommage.
J21 : On passe la journée sur la Karri Forest Explorer drive, boucle de 80km dans 3 parcs nationaux, à la rencontre des grands arbres de la région : karri, marri, etc. Plein d’arrêts sur la route, avec des lookouts, des petites balades et les 2 clinmbing trees restants, dont le plus haut : 62m ! Nuit au même endroit.
J22 : Route pour Denmark. En chemin, on s’arrête au Mt Burnett pour une petite balade avec vue. On va à Mandalay Beach, au bout d’une route unsealed de 6km, très très bosselée mais qui passe quand meme en 2WD si on roule lentement : pas grave, ça vaut le coup, c’est magnifique, très sauvage. Petite « Knoll drive » à Walpole sur la péninsule pour avoir des vues sur leur « inlet ». On continue pour aller au Hilltop Lookout (rapide mais bof) et faire la balade du Giant Tingle Tree (il est vraiment géant 😊). On continue, stop à la Vally of the Giant pour faire la Tree Top Walk (balade sur des passerelles en haut des arbres) : chouette mais cher (20$). Il y a aussi une autre balade « normale » au milieu des grands arbres, gratuite celle là. Et enfin, dernier arrêt avant Denmark, les Conspicuous Cliffs (route unsealed aussi, mais en bon état celle là) : belle plage sauvage encore. Nuit au Big4 Denmark Ocean Beach, 40$ le site unpowered. Enorme camp familial, très bien équipé, plien de jeux pour les enfants (mini golf, truycs gonflables…), mais les tentes ont un espace un peu à l’écart, où il n’y a pas grand monde, assez agréable. Donc étonnament on a bien aimé !
J23 : On va à Green Pool et Elephant Rocks avant de partir pour Albany. Sur place, on se balade à pied dans le petit quartier historique, puis on va prendre un fish&chips chez Hooked on Middleton pour le manger sur la plage à côté (Middleton Beach) : MIAM !! On va ensuite en voiture sur Mt Clarence pour la vue. Et on finit la journée au Torngirrup National Park, magnifiques paysages côtiers et formations rocheuses, très chouette. On a dû faire un choix et on a donc zappé le musée et la forteresse d’Albany, dont on a eu de supers échos toutefois. Nuit au 1849 Backpackers, 85$ la double salle de bain partagée. Malgré un ménage de la chambre un peu juste et du bruit le soir, endroit agréable, personnel plein de bonnes informations et… pancakes gratuits à volonté le matin 😊
J24 : Direction le Porongorup National Park après avoir fait quelques courses. Balade (2.2km return, avec un peude dénivelé) pour aller voir Castle Rock et la Granite Skywalk, où on pique-nique. Passage au Castle Rock Estate pour une dégustation de vin (n’hésitez pas à sonner s’il n’y a personne), leur Riesling est bon ! Puis au départ du 2e parking du parc (Tree-in-the-Rock), rando de 7km combinant la Nancy Peak walk et le sommet du Devils Slide. On a mis ~3h en tout, en marchant bien mais en prenant le temps à tous les beaux points de vue. Vrai dénivelé pour cette balade, très sympa. Si vous n’avez pas le temps de faire la boucle avec les 2 walks, privilégiez la Nancy Peak Walk (5.5km) qui donne de belles vues un peu plus variées. Nuit au Mt Trio Bush camp & Caravan Park (à côté du Striling Range NP). 28$ le site unpowered. En plein bush, mais très bien équipé. Peu de gens et beaucoup d’espace, on a beaucoup aimé. Des kangourous viennent se balader le soir.
J25 : Temps très nuageux pour cette journée dans le Stirling Range NP, on ne profitera pas beaucoup des vues. Montée au sommet de Bluff Knoll (6km et 4h return, long pique-nique inclus), les nuages se dégagent un peu sur la descente et les vues sont jolies même sur le chemin lui-même. Puis montée du Mt Trio (3km, 1h30). Nuit au Mt Trio Bush camp.
J26 : Route pour Esperance (432km, ~4h30). On pique-nique puis on fait la Great Ocean Drive, une boucle de 40km. Nombreux points de vue et belles plages. Arrêt recommandé au Rotary Lookout & Walk Trail (1.5km) vers le début de la drive, très sympa et belles vues. Nuit au Bathers Paradise Caravan Park, 85$ pour une cabine basique, avec serviettes et draps, mais pas de plaques pour cuisiner et salle de bain partagée avec le camping. C’est un petit camping familial donc toutes les commodités sont juste à côté.
J27 : Journée au Cape Le Grand National Park, à 60km d’Esperance. Montée au sommet de Frenchman Peak (c’est rapide, très belle vue au sommet, allez-y !). Pique-nique sur la plage de Lucky Bay, vraiment magnifique, un sable blanc de blanc et très fin, et des kangourous qui s’y baladent. Si possible y aller avec du soleil, ça change tout ! Balade de Lucky Bay à Thistle Cove (5km return, 2h20), très jolie côte. Puis on va voir en voiture Hellfire Bay, qui ressemble beaucoup à Thistle Cove, mais qu’on a trouvé charmante. Nuit au Bathers Paradise.
J28 : Route vers Perth via Wave Rock. Petite balade sous et sur le rocher, jolies vues d’en haut. Tout près, allez aussi voir le Lake Magic (possible soit à pied soit en voiture), qui a des couleurs assez incroyables. Puis on rejoint l’aéroport de Perth où on rend la voiture. Concernant le transfert de l’aéroport en ville, j’avais lu que c’était très compliqué en transport public mais ça a dû changer, car c’est en fait très simple !! Il y a un bus, le 380, puis passe toutes les ~30min. Arrêt juste en face du parking des voitures de location (terminal 2) mais il s’arrête aussi au terminal 1 (international). Seulement 4,70$ et il vous dépose en plein centre de Perth (ou un peu avant si vous préférez). Nuit au Kangaroo Inn, 85$ la double salle de bain partagée. Le staff de jeunes working holiday visas n’est pas spécialement friendly (pas méchant non plus, mais neutre et moyennement helpful), mais tous les espaces communs (salon, salle à manger, terrasse) sont grands, agréables et pas surpeuplés.
J29 : On a pris le combiné ferry + vélo avec Rottnest Express, directement au bureau sur le port le matin même, 119$ par personne. Bizarrement sur internet, ça nous était apparu plus cher… Pas eu besoin de réserver mais le week-end, c’est surement plus sage. Un seul départ (8h45) et retour (16h) direct entre Rottnest Island et Perth (d’Elizabeth Quay). Davantage d’horaires à partir de Fremantle. Un des vélos était un peu pourri, testez le quand on vous le donne ! L’île est très jolie et on peut voir des quokkas (= mix entre le rat et le kangourou) très mignons un peu partout. Les plages les plus proches du port (The Basin, Pink Beach) sont bondées. Juste un chouilla plus loin, Lorakeet et Little Lorakeet Beach sont plus intimes. Dîner au Petition Kitchen, mais le côté Beer Garden et pas restaurant (donc moins cher) : très sympa et très bonnes bières.
J30 : On va passer le début de journée à Fremantle. C’est à 30min de train de Perth, 4.70$ le ticket, il y a des trains toutes les 15 min. Au programme : visiter la prison (on a fait le tour classique de 1h15), se balader au marché (ouverts les vendredis, samedi et dimanche), manger un fish&chips sur le port (on s’est arrêté chez Joe’s : bon poisson mais frites surgelées et sauce tartare « Heinz » > choisissez plutôt un des autres fish&chips à côté !), visiter la Shipwreck Gallery (très sympa, entrée sur donation), manger une glace chez Cicerello’s (TRES bonne !!)… On rentre sur Perth car c’est AUSTRALIA DAY ! On se joint à la foule dans Langley Park, tous les Australiens ont posé leur tente/chaise/serviette sur la pelouse pour pique-niquer en attendant le feu d’artifice à 20h.
J31 : On se balade dans Perth même pour notre dernière journée, principalement dans Kings Park. On rentre déjeuner sur le port, au Reveley : vue chouette sur l’eau, prix raisonnable et vraiment bon (fish&chips top, et burger encore meilleur). Il est temps de partir pour l’aéroport, où nous attend notre avion pour Auckland, puis Santiago après une connexion de 12h 😉
VOILA ! C’est très long mais j’espère qu’il y aura quelques infos utiles pour aider les futurs voyageurs dans cette région. En bref, on a vraiment adoré. J’avais peur d’être un peu déçue par rapport à tout ce qu’onavait déjà vu dans le reste de l’Australie, mais non. C’est très beau, c’est toujours agréable d’avoir la liberté de sa propre voiture, on a vu des animaux un peu partout et on a beaucoup aimé faire du camping. On est donc très content d’être revenu découvrir le Western Australia !
Trajet de Kep (Cambodge) à Can Tho (Vietnam) English translation pending
Bonjour à tous,
Je me permet de créer une nouvelle discussion n'ayant pas trouvé réponse à ma question dans les précédentes.
Nous sommes actuellement à Kep au Cambodge et souhaitons nous rendre à Can Tho au Vietnam par la route via Ha Tien dans quelques jours. Cependant, ce trajet semble être un casse-tête pour tous ceux qui l'ont fait et je souhaiterais savoir si quelqu'un ici avait fait ce trajet? Nous hésitons entre passer par une agence pour faire le trajet depuis Kep pu bien prendre un tuk tuk jusqu'à la frontière, puis un moto taxi jusqu'à Ha Tien et enfin un bus pour Can Tho. Quelle est la meilleure solution? Avez vous des agences à Kep à recommander pour ce trajet? Notre guesthouse propose Anny Tours & Travel mais les commentaires sont plutôt mauvais.
Merci d'avance pour vos réponses.
Val & Fran
Frais de service à bord avec MSC English translation pending
Frais de service à bord (non inclus dans le prix de la croisière) Avez-vous réglé ces frais ?
Lors de notre dernière croisière MSC sur l'Orchestra : départ de Marseille le 26.11- retour Marseille le 8.12.17, nous avons appris le dernier jour, que certains Français ne s'étaient pas acquittés des frais de service (10€ par jour et par pers.). Ils avaient demandé à la réception de les supprimer. Il parait que depuis quelques temps, ces frais ne sont plus obligatoires. Selon certains, c'est la même chose sur Costa. Cette façon de procéder est inadmissible . Pourquoi MSC et Costa ne peuvent-ils pas les annuler pour tout le monde ? C'est désagréable d'avoir l'impression d'être pris pour des pigeons quand on a payé sans discuter l'intégralité de sa facture.
De plus pour nous cette croisière a été lamentable . MSC n'a pas respecté ses engagements (cadeaux prévus non distribués) spectacles à bord inexistants, problèmes de cabine, bateau devenant vétuste ... MSC Orchestra à déconseiller.
Japon, Kyushu English translation pending

Bonjour à tous!
Voici le récit de notre voyage effectué en novembre 2017, en louant un camping-car au départ de Fukuoka, sur l’île de Kyushu, réputée pour ses paysages volcaniques sub-tropicaux.
Vous trouverez le récit illustré en cliquant ici.
Ci-dessous le texte seul, bonne lecture!
Préparatifs Fred et les enfants me suggéraient depuis plusieurs années d’organiser un voyage au Japon et c’est l’opportunité de billets d’avion à bon prix, à destination de Fukuoka, sur l’île de Kyushu, au départ du Luxembourg, qui m’a décidée. J’avais aussi envisagé d’aller sur Hokkaido mais en novembre, c’est déjà l’hiver là-haut. Nous partirons à 3 avec Caroline notre fille aînée, les plus jeunes étant encore pris par leurs études. J’ai acheté ces billets en juin, ce qui m’a laissé le temps de préparer ce voyage, en particulier avec l’aide de marie 31 de voyage forum (merci Marie !). C’est elle qui m’a dégotté sur facebook la page de Yap Mulder, un bourlingueur hollandais installé à Fukuoka, qui a joué le rôle d’intermédiaire avec la compagnie de location japonaise Kyushu Rental Camper dont le site à l’époque était exclusivement en Japonais (!) Merci Yap ! Il s’est également chargé de faire traduire nos permis directement sur place. Je me concentrai ensuite sur les possibilités de randonnée, assez nombreuses dans cette île au volcanisme actif. J’espérais, Kyushu étant située à la latitude du Maroc, pouvoir bénéficier d’une météo encore douce et ensoleillée. Je préparai donc plusieurs itinéraires de rando sur openrunner, puis les transférai sur wikiloc. L’application Maps.me gratuite et utilisable offline comme wikiloc nous a été très utile pour les trajets routiers. Le Lonely Planet Japon m’a permis de dégrossir. Son complément Hiking in Japan m’a aussi été utile. J’ai acheté une carte au 1 : 1 200 000 qui concerne tout le Japon donc très peu précise… Marie 31 m’avait prêté un atlas routier en anglais « Road Atlas Japan au 1/250 000 » qui m’a aidé surtout dans les repérages pré-voyage.
Budget:
BUDGET JAPON
AVION Luxembourg-Paris-Tokyo-Fukuoka 522 € x 3 1566 € Location CAMPING CAR 13 jours 249480 yen 1866 € TRADUCTION 2 PERMIS 6000 yen 45 € SUR PLACE (essence, bouffe, entrées, péages, ferries) environ
1067 € Total pour 2 semaines à 3 personnes
4544 € Soit par personne
1515 €
Au jour le jour…
Di 12 novembre Après un long voyage, partis la veille de Luxembourg, nous atterrissons vers 16h00 à Fukuoka. L’air est très doux… Nous récupérons très vite les bagages (au complet, ouf, après 3 vols !), Yap nous attend et nous conduit à notre camping car garé à la sortie du terminal. Ushijima de Kyushu Rental Camper nous explique le fonctionnement du c car (très basique), puis Yap nous accompagne jusqu’à un grand supermarché pour faire le plein de victuailles (nous en profitons pour acheter un peu de vaisselle car il n’y a rien en dehors d’une bouilloire !) Nous partons ensuite vers le nord-ouest où j’ai repéré un coin pour la nuit au bord de la mer, près de Futamigaura (ou Rock couple). Le parking du Rock couple étant fermé pendant la nuit, on a dormi un peu plus au sud.
Lu 13 novembre Jolie vue au réveil sur la mer du Japon. Quelques brumes matinales s’étirent entre les collines, que le soleil va rapidement dissoudre… J’ai repéré un petit sentier qui descend à travers une forêt de bambous enchevêtrés (belles araignées !) vers une plage absolument déserte, bordée de roches qui rougeoient au soleil matinal. C’est un bon spot de surf (nous croiserons un surfeur en remontant) Nous reprenons ensuite le c car pour quelques km jusqu’aux fameux rochers de Futamigaura. Il nous faut ensuite traverser les faubourgs sud de Fukuoka, plus grande ville de l’île avec 1,5 millions d’habitants, pour nous rapprocher de la région des Monts Aso et Kuju (Aso Kuju National Park). Nous verrons très peu de chiens et encore moins de « vrais chiens », celui-ci porte fièrement le parapluie de sa maitresse. En route, nous faisons un petit détour vers la cascade de Nabegataki, derrière laquelle on peut se faufiler (très aménagée, entrée payante, 200 yen je crois) Voilà la bête : 5 m de long, 2 m de large, 3 m de haut : avec ce gabarit, on a pu aller partout sans difficulté. L’aménagement est sommaire : pas de vraies toilettes (un genre de pot de chambre amélioré avec des sacs à crottes, qu’on n’a pas utilisé car il y a des toilettes presque partout), pas de douche, pas d’eau chaude. Donc toilette dans une bassine avec de l’eau chauffée sur le réchaud. On s’y fait très bien d’autant qu’il est hyperfacile de trouver de l’eau (heureusement car autonomie de 20 litres) Chauffage au diesel (celui du moteur), vendu moins d’1 €/l. Accès internet via le hotspot d’une tablette fournie par le loueur. A proximité de cette cascade nous marchons un peu pour découvrir notre premier petit village de campagne avec ses petits vieux, ses petits jardins de « curé » (expression inadaptée pour ce pays à majorité shintoïste ou bouddhiste !) Ni poules, ni chien, en 3 semaines, nous ne verrons pas le moindre gallinacé et n’entendrons qu’un unique coq. Aucun chien de ferme ou de village, aucun mouton ni cochon, quelques vaches et chevaux dans les parcs nationaux pour le décor.
Un vieux cimetière surplombe un temple et plus haut quelques maisons dont l’ancien toit de chaume a été recouvert de tôle ondulée, semblent abandonnées. Nous reprenons la route et trouvons de nuit un coin pour dormir sur les hauteurs de Kurokawa Onsen.
Ma 14/11 Belle surprise au réveil, nous avons dormi au pied d’un petit temple. La vue est magnifique ! En contrebas le village thermal de Kurokawa Onsen. Il a plu toute la nuit et la brume s’effiloche sur les sommets des arbres. A l’est on devine le panache de fumée du Mont Aso. C’est sous la pluie que nous visitons le village de Kurakawa Onsen, où flamboient quelques jolis érables. Il y a des bains chauds un peu partout, Du plus simple au plus luxueux. Ça fume et ça glougloute de partout, les hôtels captant sans grand souci esthétique les eaux réputées bienfaitrices, à l’exception du ryokan situé en amont du village, très joli ! Nous reprenons la route 442 vers l’est puis prenons à droite vers le sud en direction du Mont Aso. A sa gauche (à l’est) le très inquiétant Neko Dake (Dake = volcan) hérissé de pics et entre les deux le col de Hinoo Toge. Au nord le Mont Kuju (point culminant de l’île à 1787 m). En incorrigibles optimistes, nous basculons dans l’immense caldeira de l’Aso (25X18 km) puis grimpons par une très belle route en lacets vers le volcan, espérant passer au-dessus des nuages. Mais nous ne sommes qu’à 1500 m d’altitude, en plein dans les nuages cette fois ! Je sais que le téléphérique qui permet d’accéder à la lèvre du cratère actif (au fond duquel bouillonne un lac) a été endommagé mais j’espère tout de même pouvoir y monter à pied, d’autant que le niveau d’alerte est passé récemment de 2 à 1. Impossible ! Il y a partout des panneaux « no entry », grrr. On décide alors de se rapprocher du Kuju San puisque du beau temps est prévu pour demain. On se dégourdit les jambes sur les quelques km de balade au départ du visitor center de Chojabaru, dans une zone humide assez jolie parée de ses couleurs d’automne, mais toujours sous la pluie… Inspirés par une carte sur le parking du visitor center, nous dénichons le camping indiqué (à perpète en fait. Nous aurons toujours beaucoup de mal avec les cartes japonaises, sans échelle, pas orientées, sauf exception. Je crois qu’on n’a pas du tout la même tournure d’esprit ou les mêmes habitudes graphiques car on n’y comprend jamais rien !) Le coin est lugubre, désert, moche, sans douche, pour l’équivalent de 40 € ! Nous déclinons et grimpons dans la montagne pour nous poser près de ces beaux arbres morts. Un corbeau y veille une pierre ancienne gravée.
Me 15 novembre Quelques km de route nous mènent à Makinoto Pass sur le versant ouest du Mont Kuju. D’autres randonneurs, hyper-équipés, sont en train de s’échauffer, avant d’attaquer la grimpette, somme toute modeste. Trace prévisionnelle : https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=20214758 (En fait nous ne sommes pas allés sur le Mont Hoshisho) Attention ! Mais à quoi ? Mystère….traduction en anglais loin d’être systématique et même assez rare…Bien souvent elles se limitent à « Caution » ou « No entry » ! Il faut reconnaitre que sur cette rando nous ne croiserons qu’un couple d’occidentaux et pas mal de monde pour un jour de semaine en novembre. Le Kuju San flirte encore avec les nuages… Puis nous dominons une mer de nuages. Au nord, une jolie crête colorée rehaussée de fumerolles. L’ombre du Nakadake (plus haut sommet 1791 m) rafraichit encore l’atmosphère. Nous faisons une pause ventée au bord de ce lac, rejoignons un refuge en contrebas de ce sommet secondaire, puis faisons une boucle vers le sommet du Kuju San (1786 m), qui offre une vue imprenable sur les fumerolles, qui se marient avec de « vrais » nuages. Atmosphère glaciale et minérale au sommet, qui s’adoucit dès que l’on perd un peu d’altitude. Retour au parking puis nous décidons de profiter du beau temps pour retourner vers l’Aso, entraperçu hier dans la purée de pois. Nous repassons près de ces élégantes sculptures végétales. Je m’étonne de cette atmosphère si brumeuse alors que le ciel a été rincé hier par une pluie continue et qu’il souffle un vent glacial ?! S’agirait-il de pollution atmosphérique (on est sous le vent du nord-est de la Chine) ou d’une particularité climatique ? Il me semble que cette brume est fréquente en Asie mais j’en ignore la raison, si quelqu’un sait ? Le Neko Dake est vraiment fascinant. Nous nous en approcherons ce soir car j’ai repéré un sentier qui part de Hinoo Toge (le col entre le Mont Aso et le Neko Dake) dont j’espère qu’il pourra nous mener jusqu’au Taka Dake, situé en dehors de la zone interdite autour du cratère de l’Aso, mais d’où la vue doit être impressionnante. Ce volcan Aso, le plus grand du Japon et l’un des plus actif, est dangereux (7 morts et 70 blessés en 1997 du fait des émanations de gaz toxiques), des bunkers en béton ont été construits à l’arrivée du téléphérique pour pouvoir s’y protéger des bombes volcaniques ! Mais en cas d’éruption, l’accès à moins d’un km du cratère est interdit, ce qui est actuellement le cas, à notre grand dam... Petite pause au bord de l’immense caldeira de l’Aso. Ce coin est très beau, et le vent anime les vastes étendues d’herbes blondes. On retrouve cette belle prairie sur les flancs de l’Aso, d’où émerge le vert petit cône volcanique de Komezuka, aux formes parfaites. Tout au fond, les parois abruptes de la caldeira, dont la circonférence fait 100 km. La ville d’Aso, au fond de celle-ci compte 100 000 habitants ! Ah ! Ça valait le coup de remonter aujourd’hui, la vue sur l’Aso est impressionnante, et accroit encore notre frustration de ne pas pouvoir approcher du cratère, alors que le vent est dans le bon sens, pfff… On profite des belles lumières du soir, puis on descend vers Hinoo Toge pour y passer la nuit afin de pouvoir partir tôt demain pour randonner vers le volcan. La route étroite semble abandonnée au-delà du col. Nous y arrivons avec tout juste encore assez de lumière pour découvrir que le départ du sentier est barré avec plein d’explications en Japonais et « no entry ». Flûte !
Je 16 novembre Déçus nous redescendons de Hinoo Pass, ce qui nous permet tout de même d’admirer le versant nord du Neko Dake. On se console en constatant que le vent a tourné et que le Taka Dake est à présent pile dans les gaz toxiques de l’Aso : nous n’aurions pas pu y aller… Décidés à tout de même profiter de la belle journée qui s’annonce, on file plein sud via l’express highway qui part de Kumamoto vers Ebino Kogen dans le Kirishima Yaku National Park. Voici le tracé prévisionnel : https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=20214550 En fait nous allons d’abord marcher vers le lac Rokkannon Miike (au bord de la route), puis contourner des fumerolles interdites d’accès (encore ! Grrrr…. On pense avec nostalgie à l’Islande ou au Yellowstone, bien moins contingentés) avant de trouver le départ (modifié) du sentier qui mène au sommet du Karakunidake (1700 m). Au fil de la grimpette, je me dis que la rando est plus spectaculaire que je ne le pensais… On surplombe d’abord les lacs et les fumerolles (oui tout au fond on aperçoit un 2ème lac, le Byakushi Ike), puis on aperçoit au loin dans la brume le cratère du Sakurajima (volcan actif en face de la ville de Kagoshima), avec au premier plan le joli lac de cratère Onami Ike. Voici enfin le cratère du Karakunidake, éteint. 300 m de profondeur Mais énorme surprise, en faisant encore quelques pas vers l’est, nous découvrons le magnifique cratère fumant du Shinmoedake ! Je n’en reviens pas. Malgré une préparation appliquée, je tombe des nues ! Je n’avais vu aucune photo de cette splendeur ! Dernière éruption il y a 1 mois le 12 octobre 2017! (Je découvre cette info a posteriori !) https://www.youtube.com/watch?v=Hud-QRuFPJA&feature=youtu.be La lumière de fin de journée est superbe, on a du mal à quitter cette vue fascinante. Il nous faut cependant redescendre vers le lac Onami, par un sentier très raide (escalier fait d’énormes marches, à éviter absolument à la montée). Puis le sentier court à flanc de montagnes dans une forêt peuplée de quelques biches peu farouches (mais floues sur les photos !) Comme le camping de Ebino Kogen ferme à partir de novembre, nous n’avons aucun scrupule à dormir sur le parking du visitor center, avec vue sur les fumerolles.
Ve 17 novembre Journée grise et même pluvieuse. Après une rando pas palpitante (escaliers et même tunnels de béton et 100 m de dénivelé) jusqu’à la cascade de Senriga, dont les eaux très minéralisées blanchissent toute la végétation environnante, nous poursuivons vers le Kirishima Shrine, joli temple pimpant (il date du VIème siècle mais a été reconstruit de nombreuses fois suite à des destructions volcaniques) dans son écrin de verdure, qui attire les foules (à en juger par la taille des parking) Un peu plus loin nous faisons une petite balade sur la rive nord du lac Miike, encore un lac de cratère, jusqu’à un tout petit temple très confidentiel. Une mystérieuse épée de bois est plantée dans le sol, juste à côté de pierres dressées. Un symbole shinto ? Drôles de « fruits » sur un ficus, sans doute un parasite ? Tiens un idéogramme… Nous poursuivons vers la côte est de Kyushu, pour découvrir la curiosité géologique de la petite île d’Aoshima (présente aussi ailleurs sur la côte, à voir en vue satellite sur Google Earth !) : des roches parallèles, qui ne sont pas d’origine volcanique mais sédimentaires. Joli petit temple lové au cœur d’une végétation tropicale. Nous apprécions les parapluies prêtés par la dame qui tient un des nombreux parkings (payants) du site.
Un peu plus au sud nous visitons toujours sous la pluie le sanctuaire shinto Udo Jingu, construit dans une grotte qui surplombe la mer. Nous espérons pouvoir dormir ce soir au cap de Toi Misaki, mais la route côtière 448 s’avère soudainement barrée… On décide de dormir là, sous une pluie battante qui va durer toute la nuit, pas rassurés (enfin surtout moi !) quant à l’éventualité d’un glissement de terrain car il fait trop noir pour juger de l’état du terrain au-dessus de la route. Le relief accidenté, l’abondance des précipitations et sans doute aussi les tremblements de terre font que ces glissements de terrain sont nombreux et l’on croise régulièrement sur les routes des ouvriers chargés de remettre la route en état. Là où en France nous aurions mis un système de feux alternés, il y a en général 1 voire 2 hommes équipés de drapeaux rouge ou blanc. Il faut s’arrêter au drapeau rouge et l’on en est remercié par une gracieuse courbette, renouvelée au lever du drapeau blanc quand on peut démarrer ! Moins glamour, ces centaines d’hectares de pans de collines bétonnés dans l’espoir d’éviter les éboulements. Ajoutez à cela une bonne brassée de poteaux et fils électriques, ça fait vraiment mal aux yeux ! C’est là qu’on se dit qu’on a vraiment une géographie et un climat bénis des dieux en Europe !
Sa 18 novembre Au réveil, il pleut toujours mais moins fort, positivons. Nous rebroussons chemin en longeant à nouveau la côte, cette fois vers le nord. L’eau boueuse de ce petit port de pêche témoigne de l’abondance des pluies de la nuit. Tiens un tori en PVC ! Avis aux amateurs ! La côte très découpée offre de multiples abris pour les nombreux bateaux de pêche. Temps « breton » sur la côte est de Kyushu ! Nous trouvons une autre route pour aller jusqu’au cap Toi Misaki, réputé pour ses vertes collines peuplées de chevaux « sauvages » Une petite randounette jusqu’à une cascadette qui se jette dans la mer et c’est reparti plein nord en direction du volcan Sakurajima. Belle éclaircie en découvrant le Sakurajima. C’est un des volcans les plus actifs du Japon, en activité permanente et qui présente un haut risque humain puis la ville de Kagoshima (600 000 hab) n’en est distante que de 8 km. Voir ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sakurajima Et en effet, son activité ne fait aucun doute… Ce qui n’empêche pas la vie de suivre son cours à quelques encablures du volcan. Le quotidien des Japonais est organisé autour de cette gestion du risque. Il y a un peu partout des abris pour se protéger des bombes volcaniques et chaque village est équipé d’une sirène. On a d’ailleurs été surpris de constater que celles-ci servent souvent au quotidien pour rythmer les heures (pas la nuit) en musique (un peu comme les clochers de nos campagnes) Une crique naturelle sans béton (rare !) entre 2 coulées de lave. Sur le flanc sud du Sakurajima à Arimura Observation Point, une petite randounette permet d’observer à quelle vitesse la végétation, après une éruption, reprend ses droits sur cette île au climat sub-tropical. Agréable bain de pieds (un peu chaud !) près de l’embarcadère du ferry que nous prendrons demain pour traverser la baie vers Kagoshima. Nous profitons de la belle lumière de fin de journée pour monter jusqu’à Yunohira observation point, survolé par ce beau rapace. A cette époque de l’année, il y a très peu d’oiseaux, mais plein de rapaces (a priori des buses). Vue de la face ouest du volcan depuis l’observatoire. Nous redescendons et trouvons un square en bord de mer pour la nuit un peu au nord du ferry.
Di 19 novembre Grand beau temps sur Kagoshima au réveil ! Nous prenons le joli ferry (de mémoire 4600 yen pour le c car + 3 personnes) pour une minicroisière, tandis que le Saku fumote tranquillement dans l’air matinal. Nous allons faire un tour au jardin Senganen, construit au XVIIème siècle en bordure de mer (enfin presque, il y a tout de même le tram et la route) à flanc de colline. Nous y sommes à l’ouverture, bonne idée car en repartant la foule du week-end ensoleillé arrive ! Route laborieuse ensuite pour sortir de Kagoshima par le sud en direction du lac Ikeda, un joli lac de cratère. Une petite route permet de le contourner par le nord et d’avoir un joli point de vue sur le volcan Kaimon Dake au cône parfait. C’est le week-end, il fait beau, les joueurs de croquet en profitent. On repère sur la carte un autre petit lac à l’est de Ikeda-ko (ko=lac) et après quelques errements (route fermée) dans une jolie campagne, où nous découvrons d’étranges ventilateurs au-dessus de plantations de thé (google m’apprend que leur rôle est d’éviter en hiver la stagnation de nappes d’air froid) et de drôles de mottes paillées ( ???) sans doute pour abriter quelque plant frileux, nous découvrons un mignon petit lac de cratère (Unagi ko) Sur sa rive nord-est un petit village fume de partout ! Presque chaque maison a sa propre petite fumerolle et surprise il y a même un petit onsen où Fred et Caroline vont faire trempette (chaud ! 41°C !) pendant que je vais faire un tour dans le village, surplombé par cette falaise volcanique où tournoient des dizaines de rapaces. Nous reprenons la route vers le Kaimon Dake. Nous sommes étonnés de voir des cultures si exposées aux influences de la mer ! Chez nous tout serait grillé par le sel ! Pourquoi alors les côtes sont-elles si souvent hérissées de digues et autres blocs de béton ? Malgré le vent, la mer - sans doute peu profonde - nous semble courte et hachée, pas de grande houle qui pourrait ronger les côtes. Bizarre… Nous trouvons un coin pour la nuit sur un observatoire juste à l’ouest de Makurazaki.
Lu 20 novembre Temps gris ce matin, le vent s’est calmé et les rapaces – omniprésents - sont au repos. Il n’y a pratiquement pas d’oiseaux de mer, étonnant… Nous continuons de longer la côte vers le nord sur la route 226 jusqu’au cap Noma-Misaki où j’ai repéré un petit sentier de rando, qui mène à un phare, sans intérêt car on ne voit rien, noyé dans la végétation. Une des nombreuses centrales à béton, celle-ci fabrique les modules destinés à renforcer les côtes. Elles sont pourtant déjà bien protégées par tous ces récifs éparpillés et - encore un sujet d’étonnement, le plus souvent non balisés. Comme nous avons un peu d’avance sur mon programme, modifié du fait de la météo (on a zappé le Yufu Dake et les enfers de Beppu), on décide finalement de tenter notre chance pour aller voir les grues (des oiseaux hein !) à Izumi. J’avais initialement écarté cette idée car nous habitons pas loin du lac du Der, autre site fameux d’observation de ces oiseaux migrateurs, et que le site d’Izumi est moins champêtre. En effet, il s’agit d’une sorte de polder cerné de hautes digues de béton, piqueté de poteaux électriques et la zone de repos des grues est cernée d’une bâche de protection en plastique bleue. Cadrages étroits recommandés pour les photos ! Mais le spectacle est tout de même fascinant car nous avons la chance d’avoir un beau ciel tourmenté. 1h avant le coucher du soleil, les grues regagnent la zone de protection (agrainée…) par petits groupes successifs. Les voilà toutes posées pour la nuit. Aucun bruit durant la nuit alors que nous dormons à une centaine de mètres des volatiles. Seule une odeur de basse-cour nous rappelle leur présence.
Ma 21 novembre L’envol au lever du soleil est encore plus spectaculaire car les centaines de grues décollent en l’espace d’une dizaine de minutes à peine. Il fait très beau, en route vers le nord pour découvrir les villages de montagne de Gokanosho… Il s’agit d’une région de moyenne montagne au sud-est de Kumamoto, où quelques routes très étroites et sinueuses relient quelques villages isolés dans la forêt. Les couleurs d’automne de la première quinzaine de novembre nécessitent de mettre les routes à sens unique pour éviter les bouchons. Nous ne verrons pas grand-monde… Jolies couleurs dans la forêt. J’adore ces conifères ! Je crois que ce sont des cèdres du Japon… Jolie balade jusqu’à la cascade de Sendantoro (route d’accès : https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=21150394, ensuite c’est balisé) Nous reprenons ensuite la route jusqu’au village de Momigi et ses 2 ponts suspendus. https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=20215704 Dernière balade à Umenoki todoro Park, où un autre pont suspendu mène à une jolie cascade (en remontant vers le nord sur la route 445 ) Nous arrivons enfin à un observatoire qui domine la plaine de Kumamoto, où nous trouvons un endroit pour la nuit près d’un jardin public. Aucun bruit la nuit en ville à Kyushu, c’est étonnant.
Me 22 novembre Pluie… Pas trop gênante finalement pour la visite du Suisenji Park (surtout que nous avons fini par investir dans des parapluies !), très beau jardin à Kumamoto. J’observe de plus près la taille et la technique pour obtenir de si jolis arbres : trop compliqué pour moi ! Dommage, j’adore même si ça s’apparente un peu à de la torture végétale… Nous attrapons ensuite de justesse le ferry de 11h00 pour la traversée vers Shimabara (environ 7600 yen de mémoire). Tiens ! Il y a donc tout de même des mouettes à Kyushu ?! Voici la ville de Shimabara (45000 hab) à 6 km à vol d’oiseau en contrebas du volcan Fugen Dake. Nous visitons l’intéressant Mémorial de l’éruption de 1991, qui coûta la vie à 43 personnes dont les volcanologues Maurice et Katia Krafft. A quelques centaines de mètres du musée, on a conservé les maisons enfouies sous les cendres de cette éruption. Nous visitons rapidement le château de Shimabara et allons flâner dans une jolie rue où nous pouvons visiter en accès libre quelques anciennes maisons de samouraï. Nous terminons la journée sous la pluie en arpentant au pas de course les « Enfers du Mont Unzen », où les tuyaux déglingués qui courent dans tous les sens sont plus nombreux que les fumerolles ! On n’en revient pas ! L’endroit est pourtant hyper touristique ! Enfin pas trop en novembre… J’avais prévu de passer la nuit sur le parking de Nita Pass, point de départ du téléphérique qui mène au Mont Fugen, mais la route est fermée après 18h en hiver. On se trouve un parking tout confort un peu plus loin, avec une jolie vue.
Je 23 novembre Au réveil quelques voitures de randonneurs arrivés durant la nuit nous rappellent que ce jour est férié. La nuit a été fraiche pour certains dirait-on…quelques degrés au-dessus de zéro… Nous sommes en vue du téléphérique et le Mont Fugen est encore dans les nuages. Nous prenons la 1ère benne, qui nous fait gagner 200 mètres de dénivelé. Voici le tracé réalisé : https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=21150392 Un joli Tori en bois marque le début du sentier. En contrebas le lac du village de Unzen. Nous marchons vers un col, en contrebas du Fugen Dake, toujours ennuagé. La montagne fume d’un peu partout. Nous voilà arrivés sur une sorte de plateau juste en contrebas du vrai sommet, fumant et interdit d’accès. Les gros blocs de lave disparaissent peu à peu sous la végétation. Voilà le sommet du Mont Fugen (1359 m) et à l’arrière - plan les îles proches de Kumamoto. Le vrai sommet est à 1486 m. Il fait très froid, en-dessous de zéro avec un fort vent du nord, gants bienvenus ! La vue est superbe ! Nous regagnons le bas du téléphérique à pied. Cette fois le Mont Fugen est bien dégagé. Nous reprenons le camping-car, traversons une vaste forêt de cèdres du Japon (ces arbres sont superbes !), et décidons de pousser jusqu’à Nagasaki. Nous faisons un petit tour dans le Dejima, ancien comptoir de la Compagnie des Indes Orientales. Nous poussons jusqu’aux quais, on aime les bateaux ! Puis nous faisons un tour au Mémorial de la Bombe Atomique, très fréquenté en ce jour férié, où l’émotion des visiteurs Japonais est vraiment palpable. A la nuit tombée, nous roulons laborieusement vers le nord et la ville de Sasebo au sud de laquelle un observatoire domine d’innombrables îles. Nuit près de la plage de Shirahama.
Ve 24 novembre Nous reprenons l’avion demain donc nous avons finalement le temps de visiter l’île de Hirado (Hirado Shima) dont le côté champêtre et « hors du temps » nous attire. Arrivés de nuit, nous prenons d’abord le temps de découvrir les environs immédiats. Une petite crique où quelques ostréiculteurs « décortiquent » leur récolte, et plus loin une jolie plage. Drôles de fruits sur ce bel arbre ! Quelques km nous mènent au Kujushima viewpoint. Nous mesurons à quel point le Japon est tourné vers la mer : chaque crique, chaque baie abrite quelques bateaux de pêche ! En route vers le nord, nous faisons quelques achats (indispensables bien sûr) dans un magasin où (presque) tout est à 100 yen (soit 0,75 €) Un joli pont rouge qui nous rappelle quelque chose (suivez mon regard de l’autre côté du Pacifique !) mène à Hirado Shima. Le soleil tente quelques percées… Jolies rizières qui s’accrochent à la pente… Les surfaces agricoles sont minuscules, le plus souvent moins d’un hectare et l’agriculture est très peu mécanisée. C’est presque du jardinage potager. (C’est ainsi partout sur Kyushu d’ailleurs) Pas de grosse ville, pas d’industrie sur cette belle île : on pêche ou on cultive la terre. On se régale… Encore un aller-retour sur le joli pont bleu (en cours de remise en peinture) qui mène à Ikitsuki Shima, et on finit par une grimpette jusqu’à Kawachitouge Pass, d’où la vue à presque 360 ° sur le Sakaï NP est splendide. Retour laborieux sur Fukuoka. La conduite sur Kyushu est très tranquille. On roule certes à gauche mais les gens sont courtois et disciplinés. Les routes de campagne sont étroites mais peu fréquentées et la compacité du camping car nous a permis d’aller partout. La moyenne horaire est très faible, 30 à 40 km/h car ça tournicote en permanence et les feux rouges sont innombrables ! Pour aller plus vite, il faut emprunter les voies express, payantes, mais à un prix qui nous a semblé voisin de nos péages en France, pour des parcours où se succèdent ponts et tunnels. Le GPS est perdu dans les bretelles d’accès et les directions sont indiquées au sol au dernier moment et en Japonais donc à 2 reprises on a pris l’autoroute dans le mauvais sens (mais pas à contresens hein !)
Nous trouvons un coin pour dormir pas loin de l’aéroport où nous reprenons l’avion demain.
Sa 25 novembre 5h du mat, nous rendons le camping car à Yap et Ushijima, après 2000 km de bons et loyaux services. Décollage à 7h20 pour le 1er de nos 3 vols… Arrivée le soir même vers 21h à Nancy sous la pluie !
Florence - Octobre/Novembre 2017 English translation pending
Pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage.
Nous avons décidé de nous concentrer sur Florence. A pied. Pas d’escapade en campagne ou dans les villes environnantes. La Toscane mérite un voyage à part entière et Florence, quant à elle, justifie une semaine de visite.
NOTRE VISITE EN 1 SEMAINE :
Sam 28 Octobre – Vol Air France Paris / Florence – Arrivée à 14h20 Dim – Piazza della Signoria – Palazzo Vecchio – Santa Croce – Bargello Lun – Duomo 1 : Battistero+Cupola+Duomo (cathédrale) – Santa Maria Novella – Officina Profuma Farmaceutica – Mercato Centrale de San Lorenzo – Duomo 2 : Crypte+Museo dell’opera del Duomo – Badia Fiorentina – Ognissanti – Via dei Turnabuoni – Piazza della Republica Mar – Duomo 3 : Campanile – Museo San Marco – Palazzo Medici Riccardi – San Lorenzo – Cappella Medicee – Ponte Vecchio - Piazzale Michelangelo Mer – Musée des Offices Jeu – Galleria dell’Accademia – Opificio delle Pietre Dure – Mercato de Sant’Ambrogio – Santissima Annunziata – Spedale degli Innocenti – Casa di Dante Ven – Palazzo Pitti – Giardino di Boboli – Santa Maria del Carmine (Cappella Brancacci) – San Miniato al Monte – Giardino delle Rose - Santo Spirito Sam 4 Novembre – Vol Air France Florence / Paris – Départ de FLR à 12h05
Malgré tout le soin apporté à organiser nos journées de façon la plus cohérente possible, ne soyez pas surpris de certains détours surprenants dans notre programme (pourquoi aller au Mercato de Sant’Ambrogio avant de visiter SS Annunziata alors qu’on était juste à côté ? … ). Ils répondent aux besoins de respecter les heures d’ouverture. Heureusement, Florence est vraiment une petite ville et ces crochets ne se sentent pas.
BUDGET :
Dépenses préalables : Vols réguliers Air France Paris/Florence : 269 €/p achetés sur internet sur le site d’AF Réservations en ligne de quelques billets d’entrée : 87 €
Dépenses sur place : Hôtel : 700 € Entrées de sites : 144 €/p ! (en comptant les billets réservés par internet) Autre (repas principalement) : environ 730 €
Budget total tout compris (hors achats perso) : Environ 2260 €pour nous 2. Florence est une escapade qui revient vite cher. Bien sûr, vous trouverez facilement des vols moins chers, un hôtel moins cher aussi. Mais difficile de trouver un restaurant à moins de 15 €/p. Et puis, il y a les glaces !... Alors là !!!... Bref, le budget que j’indique est évidemment indicatif mais néanmoins, même en faisant attention et en se privant de glaces, vous ne pourrez pas couper aux entrées des musées et des églises.
GUIDES : Guide du Routard – Très complet. Et suffisant pour préparer son programme.
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Florence – Air France 269 € l’A/R directement sur leur site. Vols réguliers et directs.
Pour rejoindre le centre ville : Navette Volainbus, en sortant de l’aéroport, à droite, près des taxis. Achat du billet dans le bus 6€/p. On arrive à la gare ferroviaire. De là, on a rejoint notre hôtel à pied en une quinzaine de minutes. Attention, un seul départ toutes les ½ heures. Le bus est gros mais il y a du monde. Depuis Florence vers l’aéroport : Départ via San Caterina da Siena, 17 (passez sous le proche, on arrive dans une espèce de gare routière qu’on ne devine pas depuis la rue). Achat du billet au ticket office. Même prix : 6€/p.
2 – Le bus On a tout fait à pied … Le pass ATAF (bus) est inutile tant la ville est petite. Et qu’il est agréable de s’y promener !
HEBERGEMENT : Hôtel Bigallo www.hotelbigalloflorence.com/french/ Proposé par le GdR - Réservé sur booking.com 100 € / nuit + 3,5€/j/p de taxe de séjour – Petit déj inclus. Idéalement situé : à 2 pas de la piazza del Duomo (nous avions vue sur le Campanile depuis la sdb) et à quelques petites centaines de mètres de la piazza della Signoria. Nous étions proches de tout. Chambre spacieuse, joliment décorée, confortable. Petit déj buffet (assez quelconque) servi à partir de 7h30. La réception se situe au 3ème étage de l’immeuble. Accueil charmant, en français. Pas si cher que ça finalement pour être au cœur de Florence, du coup, j’ose vraiment le conseiller.
REPAS : On a pris tous nos repas au restau. Un peu de mal à sortir des pâtes et des pizzas … En moyenne, environ 20€ par personne pour un plat et un verre de vin chacun. Accueil aimable et, la plupart du temps, en français.
Voici 2 adresses qu’on a particulièrement aimées :
La Bussola www.labussolafirenze.it/ Belle carte, nos meilleures pizzas. Belles salades également. Et cadre très agréable. Nous y sommes allés 3 fois, c’est dire ...
Birreria Centrale Piazza Cimatori Petit restau super cosy. Nous nous y sommes régalés de viande grillée (bœuf aux truffes (22€) et côtes d’agneau à l’orange (16€)). Un peu plus cher qu’une pizza mais franchement justifié.
Ne partez pas sans avoir goûté aux glaces … Ça devient vite une habitude ...
LA VISITE :
Réservation préalable de billets sur Internet (paiement online par CB) une dizaine de jours avant notre départ :
Duomo : 15 € - pas de frais de réservation. La réservation du créneau horaire pour monter à la coupole est gratuit (mais obligatoire) en.grandemuseodelduomo.waf.it/...dett.php?idtou...
Musée des Offices : 16,50 € dont 4 € de frais de réservation www.b-ticket.com/b-ticket/uffizi/ En italien seulement. Mais on devine.
Accademia : 12 € dont 4€ de frais Sur le même site : www.b-ticket.com/b-ticket/uffizi/
Bien nous en pris ! Nous n’avons pas acheté la Firenze Card (72€). Elle n’avait pas d’intérêt pour nous car elle n’est valable que 72h. Le budget visite est vraiment conséquent : 144 € /p
Pensez à avoir une carte d’identité sur vous. On vous la réclamera comme caution si vous souhaitez un audio guide. A l’église San Lorenzo il est gratuit. A Santa Maria del Carmine, il coûte 3€. 1 pour 2 suffit.
Si vous le pouvez, visitez légers. On risque de vous obliger à déposer votre sac à dos à une consigne (du temps perdu bien inutilement).
Florence est extrêmement touristique. Même en Novembre ! Pour éviter de faire la queue pour acheter les tickets d’entrée, 2 conseils : 1-réserver son ticket sur internet et 2-se lever tôt et commencer par les endroits les plus prisés.
CE QU’ON A PREFERE :
Le Duomo Billet combiné qui regroupe 5 lieux : la crypte de la cathédrale, la coupole, le baptistère, le campanile, le musée. La cathédrale est gratuite. Ticket acheté sur Internet (sans frais) et réservation d’un créneau horaire pour la montée à la coupole. L'email envoyé est un ticket, avec code-barre, à imprimer. Pas un voucher à échanger. On passe un tourniquet avec lecteur de code-barre à chacune des entrées. Il est valable 48 heures à compter de la 1ère visite (d’un des 5 sites). Il n’est pas coupe-file. Il vous évite juste la queue au ticket office mais PAS devant chaque entrée. On ne peut pas visiter un même lieu 2 fois. Nous avons commencé par le baptistère. A 8h10, nous l’avions pour nous seuls ! Le campanile attire du monde. La queue s’allonge vite. Du coup, nous l’avons gardé pour le lendemain matin, à l’ouverture. Personne … La cathédrale est gratuite. Pas de queue à partir de 16h. C’est le moment d’y entrer pour descendre dans la crypte. Pas de queue au musée. Pour monter au sommet de la coupole, il faut non seulement le billet, mais une réservation du créneau horaire (un autre email). Réservation gratuite (sur le site, en même temps que l’achat des tickets d’entrée) mais obligatoire. Prévoyez : sur place, ils prévenaient que tous les créneaux étaient complets pour les 3 jours à venir … Du coup, la queue à la coupole ne concerne que ceux dudit créneau horaire. Quand les portes s’ouvrent, ça va très vite (puisque tout le monde a son ticket et sa réservation de créneau … sauf les étourdis qui se font refouler). La montée au sommet de la coupole permet de découvrir le fabuleux travail de Brunelleschi, d’approcher les fresques et de jouir d’une vue magnifique sur Florence.
Le musée des Offices Contrairement au Duomo, le billet réservé sur Internet est un voucher qu’il faut d’abord échanger au guichet n°3 dans le musée des Offices. Puis, faire la queue devant la porte indiquée, réservée à ceux qui ont leur ticket. Quand ça s’ouvre, ça va vite, puisque pas de queue au ticket office. J’ai récupéré en même temps mes tickets pour l’Accademia. Nous avons passé près de 3h30 dans ce musée. C’est fabuleux mais c’est épuisant. Après-midi légère pour nous permettre de digérer et de nous reposer.
La Galleria dell’Accademia Nous avions réservé pour 10h15. Nous sommes arrivés à 9h30. Personne dans la file des préréservés. On tente le coup. Ça marche ! Je suppose donc que l’horaire réservé garantit une entrée à cette heure mais qu’il est possible d’entrer plus tôt s’il n’y a pas d’affluence. Moins de monde qu’aux Offices. Sauf autour du David bien sûr ...
Le musée du Bargello On y arrive à 13h. Personne ! Le David de Donatello n’attire pas les foules. Et pourtant, qu’il est émouvant !
Le Palazzo Vecchio et la Torre di Arnolfo Belle introduction. J’ai aimé commencer par ce palais bourré d’Histoire. Du haut de la tour, belle vue sur Florence et le Duomo. Nous n’avions pas de ticket réservé, nous y étions à l’ouverture.
Le museo San Marco avec les cellules des moines décorées par Fra Angelico.
Le Palazzo Medici Riccardi pour le Cortège des Rois mages de Benozzo Gozzoli.
Santa Maria Novella Une concentration de chef d’œuvre : Giotto, Botticelli, Masaccio, Filippino Lippi, Domenico Ghirlandaio ...
Santa Maria del Carmine Chapelle Brancacci recouverte de fresques de Masolino, Masaccio et Filippino Lippi. La tablette audio-guide apporte beaucoup (3€).
Nous n’avons pas pu visiter Santa Croce, fermée pour "inspection" (?). Dommage ...
CE QU’ON A MOINS AIME : Mercato de San Lorenzo, trop grand, trop de monde, trop de bruit, trop peu de charme. Une usine. Mercato de Sant’Ambrogio, trop petit … Mais lui, pour le coup, est authentique ! Officina Profumo Farmaceutica, transformée en boutique. On espérait autre chose. San Miniato al Monte. Seule église où il fallait payer 2€ pour illuminer un tableau. Agaçant. Casa di Dante. Peu d’intérêt d’autant que la maison-tour n’est pas d’époque.
SI C’ETAIT A REFAIRE : Nous rentrons heureux. Sans regret (sauf Santa Croce, ratée, mais pas de notre faute). Une semaine pleine laisse le loisir de visiter Florence sans courir et permet d’éviter les queues en étant à l’ouverture des lieux les plus touristiques. Ça reste une semaine fatigante, essentiellement faite de visites culturelles. Il faut savoir où l’on va : aimer l’Histoire et aimer l’Art.
DIVERS : Le programme : Florence mérite bien une semaine. L’accueil : très agréable, et pourtant que de monde ! Accueil cordial, souvent, en français. La carte bancaire : partout. Attention, quelques rares musées n'acceptent que le cash. Le climat à cette époque : encore très doux. Un beau ciel bleu, bien pur. Vêtements : tee-shirt manches courtes, gilet et veste légère ont suffi. L’affluence touristique à cette époque : que de monde ! Incroyable. Mais avec un peu de prévoyance et d’organisation, on évite toutes les queues. Les problèmes de santé : ràs. Nous avons bu l’eau du robinet. Photos : elles sont permises dans tous les musées, dans toutes les églises. Sans flash. Prévoyez un pied.
On a beaucoup aimé : 🙂 Avoir du temps Le chianti, les glaces
On a moins aimé : 😕 Le prix des entrées L’odeur des tripes Santa Croce fermée toute la semaine ...
En conclusion ... Peu d’autres villes sont à ce point liées à l’Histoire, à une famille, à une époque, à l’Art. Nous avions beaucoup préparé ce voyage en lisant et en écoutant des documentaires (YouTube en regorge !) sur les Médicis et les artistes de la Renaissance italienne. Ce petit investissement personnel nous a permis, sur place, de nous approprier immédiatement les lieux. L’émotion en a été décuplée.
Nous avons décidé de nous concentrer sur Florence. A pied. Pas d’escapade en campagne ou dans les villes environnantes. La Toscane mérite un voyage à part entière et Florence, quant à elle, justifie une semaine de visite.
NOTRE VISITE EN 1 SEMAINE :
Sam 28 Octobre – Vol Air France Paris / Florence – Arrivée à 14h20 Dim – Piazza della Signoria – Palazzo Vecchio – Santa Croce – Bargello Lun – Duomo 1 : Battistero+Cupola+Duomo (cathédrale) – Santa Maria Novella – Officina Profuma Farmaceutica – Mercato Centrale de San Lorenzo – Duomo 2 : Crypte+Museo dell’opera del Duomo – Badia Fiorentina – Ognissanti – Via dei Turnabuoni – Piazza della Republica Mar – Duomo 3 : Campanile – Museo San Marco – Palazzo Medici Riccardi – San Lorenzo – Cappella Medicee – Ponte Vecchio - Piazzale Michelangelo Mer – Musée des Offices Jeu – Galleria dell’Accademia – Opificio delle Pietre Dure – Mercato de Sant’Ambrogio – Santissima Annunziata – Spedale degli Innocenti – Casa di Dante Ven – Palazzo Pitti – Giardino di Boboli – Santa Maria del Carmine (Cappella Brancacci) – San Miniato al Monte – Giardino delle Rose - Santo Spirito Sam 4 Novembre – Vol Air France Florence / Paris – Départ de FLR à 12h05
Malgré tout le soin apporté à organiser nos journées de façon la plus cohérente possible, ne soyez pas surpris de certains détours surprenants dans notre programme (pourquoi aller au Mercato de Sant’Ambrogio avant de visiter SS Annunziata alors qu’on était juste à côté ? … ). Ils répondent aux besoins de respecter les heures d’ouverture. Heureusement, Florence est vraiment une petite ville et ces crochets ne se sentent pas.
BUDGET :
Dépenses préalables : Vols réguliers Air France Paris/Florence : 269 €/p achetés sur internet sur le site d’AF Réservations en ligne de quelques billets d’entrée : 87 €
Dépenses sur place : Hôtel : 700 € Entrées de sites : 144 €/p ! (en comptant les billets réservés par internet) Autre (repas principalement) : environ 730 €
Budget total tout compris (hors achats perso) : Environ 2260 €pour nous 2. Florence est une escapade qui revient vite cher. Bien sûr, vous trouverez facilement des vols moins chers, un hôtel moins cher aussi. Mais difficile de trouver un restaurant à moins de 15 €/p. Et puis, il y a les glaces !... Alors là !!!... Bref, le budget que j’indique est évidemment indicatif mais néanmoins, même en faisant attention et en se privant de glaces, vous ne pourrez pas couper aux entrées des musées et des églises.
GUIDES : Guide du Routard – Très complet. Et suffisant pour préparer son programme.
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Florence – Air France 269 € l’A/R directement sur leur site. Vols réguliers et directs.
Pour rejoindre le centre ville : Navette Volainbus, en sortant de l’aéroport, à droite, près des taxis. Achat du billet dans le bus 6€/p. On arrive à la gare ferroviaire. De là, on a rejoint notre hôtel à pied en une quinzaine de minutes. Attention, un seul départ toutes les ½ heures. Le bus est gros mais il y a du monde. Depuis Florence vers l’aéroport : Départ via San Caterina da Siena, 17 (passez sous le proche, on arrive dans une espèce de gare routière qu’on ne devine pas depuis la rue). Achat du billet au ticket office. Même prix : 6€/p.
2 – Le bus On a tout fait à pied … Le pass ATAF (bus) est inutile tant la ville est petite. Et qu’il est agréable de s’y promener !
HEBERGEMENT : Hôtel Bigallo www.hotelbigalloflorence.com/french/ Proposé par le GdR - Réservé sur booking.com 100 € / nuit + 3,5€/j/p de taxe de séjour – Petit déj inclus. Idéalement situé : à 2 pas de la piazza del Duomo (nous avions vue sur le Campanile depuis la sdb) et à quelques petites centaines de mètres de la piazza della Signoria. Nous étions proches de tout. Chambre spacieuse, joliment décorée, confortable. Petit déj buffet (assez quelconque) servi à partir de 7h30. La réception se situe au 3ème étage de l’immeuble. Accueil charmant, en français. Pas si cher que ça finalement pour être au cœur de Florence, du coup, j’ose vraiment le conseiller.
REPAS : On a pris tous nos repas au restau. Un peu de mal à sortir des pâtes et des pizzas … En moyenne, environ 20€ par personne pour un plat et un verre de vin chacun. Accueil aimable et, la plupart du temps, en français.
Voici 2 adresses qu’on a particulièrement aimées :
La Bussola www.labussolafirenze.it/ Belle carte, nos meilleures pizzas. Belles salades également. Et cadre très agréable. Nous y sommes allés 3 fois, c’est dire ...
Birreria Centrale Piazza Cimatori Petit restau super cosy. Nous nous y sommes régalés de viande grillée (bœuf aux truffes (22€) et côtes d’agneau à l’orange (16€)). Un peu plus cher qu’une pizza mais franchement justifié.
Ne partez pas sans avoir goûté aux glaces … Ça devient vite une habitude ...
LA VISITE :
Réservation préalable de billets sur Internet (paiement online par CB) une dizaine de jours avant notre départ :
Duomo : 15 € - pas de frais de réservation. La réservation du créneau horaire pour monter à la coupole est gratuit (mais obligatoire) en.grandemuseodelduomo.waf.it/...dett.php?idtou...
Musée des Offices : 16,50 € dont 4 € de frais de réservation www.b-ticket.com/b-ticket/uffizi/ En italien seulement. Mais on devine.
Accademia : 12 € dont 4€ de frais Sur le même site : www.b-ticket.com/b-ticket/uffizi/
Bien nous en pris ! Nous n’avons pas acheté la Firenze Card (72€). Elle n’avait pas d’intérêt pour nous car elle n’est valable que 72h. Le budget visite est vraiment conséquent : 144 € /p
Pensez à avoir une carte d’identité sur vous. On vous la réclamera comme caution si vous souhaitez un audio guide. A l’église San Lorenzo il est gratuit. A Santa Maria del Carmine, il coûte 3€. 1 pour 2 suffit.
Si vous le pouvez, visitez légers. On risque de vous obliger à déposer votre sac à dos à une consigne (du temps perdu bien inutilement).
Florence est extrêmement touristique. Même en Novembre ! Pour éviter de faire la queue pour acheter les tickets d’entrée, 2 conseils : 1-réserver son ticket sur internet et 2-se lever tôt et commencer par les endroits les plus prisés.
CE QU’ON A PREFERE :
Le Duomo Billet combiné qui regroupe 5 lieux : la crypte de la cathédrale, la coupole, le baptistère, le campanile, le musée. La cathédrale est gratuite. Ticket acheté sur Internet (sans frais) et réservation d’un créneau horaire pour la montée à la coupole. L'email envoyé est un ticket, avec code-barre, à imprimer. Pas un voucher à échanger. On passe un tourniquet avec lecteur de code-barre à chacune des entrées. Il est valable 48 heures à compter de la 1ère visite (d’un des 5 sites). Il n’est pas coupe-file. Il vous évite juste la queue au ticket office mais PAS devant chaque entrée. On ne peut pas visiter un même lieu 2 fois. Nous avons commencé par le baptistère. A 8h10, nous l’avions pour nous seuls ! Le campanile attire du monde. La queue s’allonge vite. Du coup, nous l’avons gardé pour le lendemain matin, à l’ouverture. Personne … La cathédrale est gratuite. Pas de queue à partir de 16h. C’est le moment d’y entrer pour descendre dans la crypte. Pas de queue au musée. Pour monter au sommet de la coupole, il faut non seulement le billet, mais une réservation du créneau horaire (un autre email). Réservation gratuite (sur le site, en même temps que l’achat des tickets d’entrée) mais obligatoire. Prévoyez : sur place, ils prévenaient que tous les créneaux étaient complets pour les 3 jours à venir … Du coup, la queue à la coupole ne concerne que ceux dudit créneau horaire. Quand les portes s’ouvrent, ça va très vite (puisque tout le monde a son ticket et sa réservation de créneau … sauf les étourdis qui se font refouler). La montée au sommet de la coupole permet de découvrir le fabuleux travail de Brunelleschi, d’approcher les fresques et de jouir d’une vue magnifique sur Florence.
Le musée des Offices Contrairement au Duomo, le billet réservé sur Internet est un voucher qu’il faut d’abord échanger au guichet n°3 dans le musée des Offices. Puis, faire la queue devant la porte indiquée, réservée à ceux qui ont leur ticket. Quand ça s’ouvre, ça va vite, puisque pas de queue au ticket office. J’ai récupéré en même temps mes tickets pour l’Accademia. Nous avons passé près de 3h30 dans ce musée. C’est fabuleux mais c’est épuisant. Après-midi légère pour nous permettre de digérer et de nous reposer.
La Galleria dell’Accademia Nous avions réservé pour 10h15. Nous sommes arrivés à 9h30. Personne dans la file des préréservés. On tente le coup. Ça marche ! Je suppose donc que l’horaire réservé garantit une entrée à cette heure mais qu’il est possible d’entrer plus tôt s’il n’y a pas d’affluence. Moins de monde qu’aux Offices. Sauf autour du David bien sûr ...
Le musée du Bargello On y arrive à 13h. Personne ! Le David de Donatello n’attire pas les foules. Et pourtant, qu’il est émouvant !
Le Palazzo Vecchio et la Torre di Arnolfo Belle introduction. J’ai aimé commencer par ce palais bourré d’Histoire. Du haut de la tour, belle vue sur Florence et le Duomo. Nous n’avions pas de ticket réservé, nous y étions à l’ouverture.
Le museo San Marco avec les cellules des moines décorées par Fra Angelico.
Le Palazzo Medici Riccardi pour le Cortège des Rois mages de Benozzo Gozzoli.
Santa Maria Novella Une concentration de chef d’œuvre : Giotto, Botticelli, Masaccio, Filippino Lippi, Domenico Ghirlandaio ...
Santa Maria del Carmine Chapelle Brancacci recouverte de fresques de Masolino, Masaccio et Filippino Lippi. La tablette audio-guide apporte beaucoup (3€).
Nous n’avons pas pu visiter Santa Croce, fermée pour "inspection" (?). Dommage ...
CE QU’ON A MOINS AIME : Mercato de San Lorenzo, trop grand, trop de monde, trop de bruit, trop peu de charme. Une usine. Mercato de Sant’Ambrogio, trop petit … Mais lui, pour le coup, est authentique ! Officina Profumo Farmaceutica, transformée en boutique. On espérait autre chose. San Miniato al Monte. Seule église où il fallait payer 2€ pour illuminer un tableau. Agaçant. Casa di Dante. Peu d’intérêt d’autant que la maison-tour n’est pas d’époque.
SI C’ETAIT A REFAIRE : Nous rentrons heureux. Sans regret (sauf Santa Croce, ratée, mais pas de notre faute). Une semaine pleine laisse le loisir de visiter Florence sans courir et permet d’éviter les queues en étant à l’ouverture des lieux les plus touristiques. Ça reste une semaine fatigante, essentiellement faite de visites culturelles. Il faut savoir où l’on va : aimer l’Histoire et aimer l’Art.
DIVERS : Le programme : Florence mérite bien une semaine. L’accueil : très agréable, et pourtant que de monde ! Accueil cordial, souvent, en français. La carte bancaire : partout. Attention, quelques rares musées n'acceptent que le cash. Le climat à cette époque : encore très doux. Un beau ciel bleu, bien pur. Vêtements : tee-shirt manches courtes, gilet et veste légère ont suffi. L’affluence touristique à cette époque : que de monde ! Incroyable. Mais avec un peu de prévoyance et d’organisation, on évite toutes les queues. Les problèmes de santé : ràs. Nous avons bu l’eau du robinet. Photos : elles sont permises dans tous les musées, dans toutes les églises. Sans flash. Prévoyez un pied.
On a beaucoup aimé : 🙂 Avoir du temps Le chianti, les glaces
On a moins aimé : 😕 Le prix des entrées L’odeur des tripes Santa Croce fermée toute la semaine ...
En conclusion ... Peu d’autres villes sont à ce point liées à l’Histoire, à une famille, à une époque, à l’Art. Nous avions beaucoup préparé ce voyage en lisant et en écoutant des documentaires (YouTube en regorge !) sur les Médicis et les artistes de la Renaissance italienne. Ce petit investissement personnel nous a permis, sur place, de nous approprier immédiatement les lieux. L’émotion en a été décuplée.
Croisière MSC Divina du 25 février au 8 mars 2018 English translation pending
Bonjour,
Nous ferons en février prochain une croisière au départ de Miami, nous passerons par Ocho Rios, Carthagene, Cristobal, Puerto Limon, Belize et Freeport.
Dans nos précédentes croisières nous avons privilégié les visites par nous même en évitant les excusions MSC. Sur les escales à venir, j'ai beaucoup de difficultés à trouver des infos de personnes ayant fait ses visites sans excusions organisées.
Des infos sur les taxis et les bus qui proposent des visites m'interressent, ainsi que les sites visités.
Si certains ont des expériences sur une ou plusieurs de nos escales, je suis preneur de toutes les infos.
Merci d'avance de nous aider à préparer ce voyage.
Passeport électronique pour les États-Unis English translation pending
Bonjour à la communauté,
J'ai deux difficultés concernant mon prochain voyage aux Etats-Unis du 5 au 10 novembre prochain :
- Mon passeport expire quelques jours après mon retour mais ça, j'ai cru comprendre qu'il n'y avait pas de problème compte tenu de l'adhésion de la France au 6 month club,
- Mon passeport est un passeport électronique mais pas biométrique.
J'ai déjà voyagé en septembre 2016 aux Etats-unis avec ce passeport et l'ESTA correspondant encore valable à la date de mon prochain voyage (raison pour laquelle j'ai préféré voyagé avec celui-ci qu'avec un autre). Je n'avais pas eu de difficulté.
Je viens seulement de voir ça sur le site du department of homelande security :
"Travel under the Visa Waiver Program is restricted to travelers possessing passports with specified security features. Visa Waiver Program requirements are:
The passport must have a machine-readable zone on the biographic page The passport must be an electronic passport with a digital chip containing biometric information about the passport owner."
Est-ce que quelqu'un a récemment voyagé aux Etats-Unis avec un passeport simplement électronique ?
Pour le vérifier, il suffit de vérifier sur la couverture si le mot "passeport" est souligné ou non. Si souligné -> biométrique, si pas souligné -> électronique.
Merci par avance !
J'ai deux difficultés concernant mon prochain voyage aux Etats-Unis du 5 au 10 novembre prochain :
- Mon passeport expire quelques jours après mon retour mais ça, j'ai cru comprendre qu'il n'y avait pas de problème compte tenu de l'adhésion de la France au 6 month club,
- Mon passeport est un passeport électronique mais pas biométrique.
J'ai déjà voyagé en septembre 2016 aux Etats-unis avec ce passeport et l'ESTA correspondant encore valable à la date de mon prochain voyage (raison pour laquelle j'ai préféré voyagé avec celui-ci qu'avec un autre). Je n'avais pas eu de difficulté.
Je viens seulement de voir ça sur le site du department of homelande security :
"Travel under the Visa Waiver Program is restricted to travelers possessing passports with specified security features. Visa Waiver Program requirements are:
The passport must have a machine-readable zone on the biographic page The passport must be an electronic passport with a digital chip containing biometric information about the passport owner."
Est-ce que quelqu'un a récemment voyagé aux Etats-Unis avec un passeport simplement électronique ?
Pour le vérifier, il suffit de vérifier sur la couverture si le mot "passeport" est souligné ou non. Si souligné -> biométrique, si pas souligné -> électronique.
Merci par avance !
Géorgie - Septembre 2017 English translation pending
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …
Une photo des tours de la Svanétie, sur fond de Caucase, a suffi à nous donner envie de découvrir ce pays encore peu connu. Voyage beaucoup plus facile que nous l’avions imaginé lors de sa préparation. Un accueil chaleureux, une architecture typique, des paysages variés et grandioses, une gastronomie savoureuse et un vrai culte pour le vin. Une très belle découverte.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Ven 1er Sept – Vol Atlas Global - Paris CDG / Tbilissi via Istanbul - Arrivée du vol à 02h20 – 3 nuits à Tbilissi Sam – Tbilissi Dim – Tbilissi Lun – Road trip – Bodbé - 2 nuits à Sighnaghi Mar – Boucle autour de Telavi : Nekresi – Gremi – Alaverdi – Ikalto … Mer – Jvari – Ananuri – Tsminda Sameda Church – nuit à Stepantsminda Jeu – Mtskheta - Uplistsikhe – nuit à Koutaïssi Ven – Koutaïssi – Piste entre Sairme et Abastumani – Fort d’Akhaltsike - nuit à Akhaltsikhe Sam – Sapara Monastery - Vardzia – nuit à Vardzia Dim – Retour vers Tbilissi via Ninotsminda et Manglisi – Fin du road trip - 2 nuits à Tbilissi Lun – David Garedja via Gareji Line Mar – Envol vers Mestia – 2 nuits à Mestia Mer – Ushguli Jeu – Retour à Tbilissi – 4 nuits à Tbilissi Ven – Tbilissi Sam – Tbilissi Dim – Tbilissi Lun 18 Sept – Vol Atlas Global : départ à 05h05
BUDGET : Cours du lari (ou GEL et on voit aussi sur place ლ) : 1 lari = 0,35 €
Dépenses préalables : Vols réguliers sur Atlas Global via Istanbul : 337 €/p l’A/R Vols Tbilissi-Mestia sur Vanilla Sky : 65 laris le vol soit 90 € les 2 A/R
Dépenses sur place : Location Vitara Suzuki 4X4 : 343 € payé cash en € Essence : 121 € Hébergement : 849 € pour 17 nuits (hébergement très disparate, voir le détail plus bas) Autre : 859 € (essentiellement les repas, les sites sont pour la plupart gratuits) CB bien acceptée.
Budget total tout compris : environ 2 936 € (hors achats perso) 2 de nos hôtels étaient assez chers et nous avons souvent accompagné nos repas d’un (ou de plusieurs) verre(s) de vin. Il est donc assez facile de réduire ce budget.
GUIDES et CARTES : Lonely Planet – 5e Ed Mai 2016 – En anglais. Les guides Peuples du Monde - Géorgie – Patrick Kaplanian – En français Très bien documenté. Très utile pour un périple en voiture. Carte : Reise Know How Georgien – 1:350 000 Tbilisi City Map 2015 – Geoland – 1:10 000 Application Smartphone Maps.me
TRANSPORTS :
1 – Vols 1.1 – Internationaux Réservés sur Opodo. Atlas Global propose des vols via Istanbul avec des correspondances pas trop longues. Attention, nous étions tout heureux d’avoir trouvé un retour TBS/IST avec un départ l’après-midi. Mais Atlas Global a annulé ce vol quelques jours avant notre départ et nous a proposé un nouveau départ à … 5h du matin … Au final, je crains qu’il soit difficile de trouver des départs ou des arrivées autres qu’en pleine nuit. Ça reste un voyage long et inconfortable … Taxi de l’aéroport à l’hôtel : 30 laris (à l’arrivée comme au départ).
1.2 – Mestia Réservés auprès de Vanilla Sky, sur leur site : new.vanillasky.ge/FlightsPage.aspx De bonnes infos ici : travelsurfrepeat.com/...i-tbilisi-to-mestia/ Pour se rendre en Svanétie depuis Tbilissi, le trajet est long … Si vous manquez de temps, l’avion est une excellente option. 2 inconvénients : devoir réserver précisément 1 mois à l’avance (ce qui peut figer un peu le programme) et prévoir un plan B au cas où le vol serait annulé (mauvais temps). Nous avons pris le risque. Ce fut extraordinaire ! 45 minutes de vol dans un petit avion (15 places) avec le Caucase en toile de fond ! Superbe ! Une navette (un sprinter Mercédès bleu) nous conduit de Tbilissi (au métro Rustaveli, près du “monument du vélo” -je ne sais pas comment appeler cette drôle de sculpture-) jusqu’à l’aéroport de Natakhari (à environ 25km de Tbilissi), gratuitement (enfin, c’est inclus dans le prix du billet) à l’aller comme au retour. Départ à 7h30 précises (attention, il faut être à l’heure, il n’y a pas d’appel) pour un décollage à 9h. A Mestia, l’aéroport se situe à 2,5 km du centre. 10 laris en taxi. Nous l’avons rejoint à pied le jour du départ. Décollage de Mestia à 11h. La réservation est facile, elle se fait en ligne (1 mois à l’avance, pas plus tôt, mais pas plus tard non plus vu le peu de places …). On paie par CB et on reçoit le ticket par mail aussitôt. 65 laris le vol (130 l’A/R) navette incluse. Il faut présenter son passeport pour embarquer.
2 – Location de voiture (sans chauffeur) Suzuki Grand Vitara loué auprès de Cars4Rent pour 7 jours. cars4rent.ge/ Excellent service. Aucune mauvaise surprise. Je recommande sans réserve ! - 343 € payés cash en € (comme annoncé lors de la location), au moment de la prise en charge de la voiture. Le paiement en CB induit des frais. J’ai donc choisi l’option cash € ultra simple. - Pas de caution, pas d’empreinte de carte. - Voiture livrée à notre hôtel par Ika qui prend le temps de nous expliquer son fonctionnement et de répondre à nos questions. - Pas d’état des lieux, ni avant, ni après. La voiture était en très bon état. On lui a rendu dans le même état, mais affreusement poussiéreuse. Même le plein d’essence n’a pas été vérifié. - Plutôt que de louer un GPS, l’agence nous avait conseillé de télécharger Maps.me. Un adaptateur était déjà en place sur l’allume cigare pour recharger le smartphone et le support parebrise était également fourni. - Nous avons rendu la voiture à notre hôtel. Ika est venu la récupérer à l’heure dite. - Km illimité, 2 chauffeurs sans frais, permis français ok. Bref, une location ultra simple et un service très professionnel (j’avais posé des tas de questions par mail, j’ai toujours eu une réponse dans l’heure). Enfin, le plus important : la voiture était en très bon état. Nous n’avons eu aucun problème. Nous avions opté pour un 4X4, d’abord parce que j’imaginais un réseau routier très sommaire (ce qu’il n’est pas) et aussi pour nous donner la possibilité d’emprunter des pistes (ce que nous avons fait une fois, pour notre plus grand bonheur).
3 – Métro, bus, téléphérique Pour prendre le métro, le bus ou le téléphérique, il faut détenir une carte porte-monnaie. Elle s’achète à n’importe quel guichet et coûte 2 laris. Ensuite, on la charge comme on veut. Soit aux guichets, soit aux automates orange qu’on voit partout et qui proposent un menu en anglais. Pour info, pour recharger c’est le bouton tout en haut à gauche du menu en anglais (on a un peu cherché). La carte n’est pas nominative, ainsi une carte suffit pour 2. On la pose ensuite sur le lecteur du tourniquet pour entrer. 0,5 lari le trajet en métro. Correspondance en bus possible dans la limite d’1h30. C’est beaucoup plus simple à utiliser qu’à expliquer ! …. Le téléphérique est plus cher (2,5 lari le trajet entre le parc Rike et la citadelle Narikala).
HEBERGEMENTS : Notre critère de choix est toujours l’emplacement. Nous avons opté pour des hôtels plutôt que des guesthouses. L’anonymat des hôtels nous convient mieux … Trop tard, on ne changera plus à notre âge 😛. La propreté est une constante ! Le petit déj est servi (trop) tard, généralement à partir de 9h avec une qualité assez disparate. Prix indiqués par nuit. Paiement souvent cash.
Tbilissi (pour les premières nuits) Lowell Hotel – 19 K. Makashvili street 135 laris/nuit pdej inclus – Paiement CB Réservation faite sur booking.com Plus une pension de famille qu’un hôtel. Accueil chaleureux et souriant. Chambre claire et spacieuse. Petit dej inclus, pantagruélique et succulent. Nous avons compté jusqu’à 10 plats différents apportés sur la table ! Tous délicieux. Gros (seul) défaut : la localisation. Au-dessus de Rustavéli, au bout d’une longue rue en pente très raide, dans un quartier morne.
Tbilissi (pour les dernières nuits) D Corner Hotel – Jerusalem Square 2 193 laris/nuit pour la grande chambre familiale (il ne restait que celle-là) – Paiement CB Réservation faite sur place quelques jours avant. Pdej (inclus) archi dégueu en sous-sol. On a zappé. Gros (seul) avantage : la localisation. A 2 pas des rues piétonnes et animées de Shardeni, Bambis et Ereckle II. On a payé l’emplacement. Sans doute un peu trop cher, on aurait dû négocier.
Sighnaghi Nana’s GH – Sarajishvili 2 (Lonely Planet) 25 laris/nuit et /p + 10 laris le pdej soit un total de 140 laris pour nos 2 nuits – Paiement cash Belle demeure typique au parquet grinçant et au grand balcon de bois. Elle donne sur la petite place du village. Grande chambre. Sdb commune. Etonnamment, petit déj assez quelconque.
Stepantsminda (ou Kazbegi) Hotel Stepantsminda – Au cœur du village. 130 laris/nuit sans pdej - cash Grande chambre confortable, vue sympa sur l’église de la Trinité et le mont Kazbek
Kutaïssi Hostel Lion, Tamar The Queen 40 80 laris/nuit + 10 le pdej – cash Quelconque - Parking
Akhaltsikhe Old Town, 106 Eqvtime Atoneli str 80 laris pdej inclus – cash Réservé sur Booking la veille Bien situé, au pied du fort (Rabati Castle).
Vardzia Vardzia Resort www.vardziaresort.com 375 laris/nuit petit dej buffet inclus. Réservation faite par email, quelques semaines plus tôt. Folie douce qu’on a justifiée par le peu de choix à Vardzia et l’envie de se faire plaisir au milieu de notre voyage … Le prix est justifié. Coup de cœur !
Mestia Hotel Mestia, dans la rue principale 90 laris sans pdej – cash Immense chambre … vide. A côté de la place centrale et des bus pour Ushguli. C’est son seul intérêt …
REPAS :
Influence turque, iranienne, russe … La cuisine géorgienne est goûteuse dès lors qu’on sort du tout-venant qui lui est un peu roboratif à notre goût. Le pain géorgien, cuit au four, est délicieux.
Les khachapuris : voilà qui fait partie du tout-venant, vendus partout ! Pâte à pain recouverte de fromage fondu et agrémenté de viande, d’un œuf … Pour quelques laris, on est calé. Mon conseil : 1 pour 2, ça suffit.
Les khinkalis : de gros raviolis fourrés à la viande, au fromage, aux champignons, aux pommes de terre … Selon le lieu, c’est assez insipide et sec ou carrément divin. Mangez avec vos doigts, en le tenant par son chapeau (qu’on ne mangeait pas d’ailleurs, aucun intérêt, que de la pâte). Commencez par aspirer le bouillon avant de croquer le chausson (sous peine de s’ébouillanter les doigts). Attention, il peut être très chaud. Souvent vendus par assiette de 5. A l’unité à la maison du khinkali, Rustaveli ave (j’en parle plus bas).
Les churchkhelas : vous en verrez, c’est certain ! Ce sont ces longues crottes bizarres, accrochées par grappes colorées. Franchement, ça ne fait pas très envie. Il s’agit en fait d’une friandise. Des noix ou des noisettes enrobées d’un jus de raison gélifié parfumé (kiwi, grenade, raison noir …). Ça coûte entre 2 et 5 laris le churchkhela. Il faut y goûter. Ceux qui aiment les bonbons Haribo gélatineux aimeront sans aucun doute.
Le vin : La Géorgie a une grande expérience et une grande culture du vin. Le mode de production est assez différent du nôtre. Le résultat aussi. Vous aurez souvent l’occasion de les goûter, au restaurant, au verre, ou lors de visite de producteurs. Vous verrez aussi souvent des kvevri, ces grandes jarres de terre cuite qu’ils enterrent pour faire fermenter leur vin. L’expérience est intéressante, des vins blancs taniques, des vins orange, des vins rouges lourds et corsés … Nous qui sommes grand amateur de vins, nous avons été surpris et parfois déroutés, notamment avec les vins orange (qui sont obtenus à partir de cépages blancs qui fermentent en kvevri avec la peau et les rafles).
Quelques prix (en moyenne) : 1 bouteille d’eau d’1,5 litre en superette : 1-1,2 laris 1 khachapuri : 6 laris 1 salade tomate/concombre : 8-10 laris 1 chachlik (brochette) : 10-15 laris 1 plat de viande : 15-20 laris 1 coca / 1 bière : 2-3 laris 1 verre de vin au restau : 7 à 15 laris Le pain est parfois payant : 1 lari Le service est parfois ajouté : 10%
Quelques adresses sympas :
- Organique Josper Bar, Bambis rigi 12 à Tbilissi Difficile d’avoir une place en terrasse ! A l’entrée des rues piétonnes, ce restaurant joue la carte de la bonne cuisine dans une ambiance calme. On s’est régalé avec les côtes d’agneau au riz pilaf. Service très souriant. Un peu plus cher qu’ailleurs (plat à 30, verre de vin à 12).
- Bloom Café, Erekle II à Tbilissi Juste pour la superbe assiette de fruits de saison. 25 laris. C’est cher mais il y en a pour 4 ! Rafraichissant ! Un super goûter !
- Kanudosi Café à Sighnaghi Sur la route entre Bodbé et Sighnaghi. Magnifique vue sur Sighnaghi et la vallée. Cuisine simple et prix ultra doux. C’est surtout la vue qui vaut le coup.
- Pheasant’s tears, Baratashvili 18 à Sighnaghi Restaurant renommé, nous réservons la veille. Nous choisissons la formule Wine Tasting. 4 verres pour 25 laris, 7 pour 40. On choisit 7. Que l’on accompagne de 2 plats de viandes et de 2 plats de légumes. Tout est délicieux. De la très belle cuisine. Et les vins sont … surprenants ! Notamment les vins orange. 163 laris pour nous 2. L’expérience et la qualité des plats justifient le prix.
- Lomsia Hotel, Kostava 10 à Akhaltsikhe Excellent repas, prix raisonnables. Environ 50 laris pour nous 2 avec pour chacun 1 plat de viande, 1 plat de légumes et 1 verre de vin. Vraiment une belle adresse même si le cadre est plutôt aseptisé.
Et un gros coup de cœur :
- Khinkali House, 37 Rustaveli Ave, Tbilissi En face du métro Rustaveli. Ouvert 7/7 24/24 Je n’avais pas apprécié les khinkalis jusqu’à ce que je goûte ceux du Khinkali House. Ici, ils se commandent à la pièce. Entre 0,5 et 0,75 lari. Nous les avons tous goûtés. Nos préférés : le khinkali “Kalakuri”, à la viande mélangée de porc et bœuf et ceux aux pommes de terre (une purée en fait). Avec 4 kalakuri + 2 potatoes chacun, nous étions repus. Ce qui fait un bon repas pour 14 laris pour 2 ! Avec la boisson (sodas/bière). Imbattable. Malgré l’aspect austère du restaurant et la clim’ trop froide, nous y sommes allés 3 fois !
TBILISSI : Plus de 5 journées pleines nous ont permis de profiter pleinement de cette jolie ville, bien agréable à vivre. Et surtout d’y flâner, sans but précis.
On a particulièrement aimé : - le quartier Bethléem et surtout la maison aux vitraux (3 Betlehemi street) - le quartier des bains et la longue balade le long de la petite rivière jusqu’à la cascade (en pleine ville !) - le pont de la paix, de jour et de nuit - la vue depuis la citadelle, de jour et de nuit - la redescente à pied depuis la citadelle en passant par les églises Zemo et Kvemo Betlehemi - la vue depuis la statue de Vakhtang Gorgasali sous l’église Metekhi - l’avenue David Aghmashenebeli. Elle devient piétonne à la fin (au sud) - le parc du 9 avril pour s’y reposer et s’amuser des chiens qui viennent se rafraichir et jouer dans l’eau de la fontaine - le musée de la Géorgie (7 laris) - les églises … l’embarras du choix ! - le musée ethno (à faire seulement si vous avez du temps). Le bus 61 (départ sur la place de la Liberté) vous dépose au pied du funiculaire pour Turtle Lake. 1 lari pour monter jusqu’au lac. Turtle Lake est un étang assez mal entretenu, ce qui donne à l’ensemble un côté un peu tristounet que quelques restaurants, pourtant plutôt sympas, ne réussissent pas vraiment à égayer. Une tour svane atteste du musée ethno, un peu plus haut. On s’approche de la grille. Malheureusement, c’est seulement une sortie nous explique le gardien … Il faut donc descendre pour atteindre l’entrée, au choix, en empruntant la route goudronnée qui y mène ou en coupant à travers la colline par le petit sentier bien raide qui part de cette grille. Le gardien nous le montre, on s’y engage. On finit par quelques centaines de mètres sur la route pour enfin atteindre l’entrée. C’est un peu rageant de monter pour redescendre mais ça reste néanmoins plus facile de monter à Turtle Lake et de descendre ensuite pour atteindre l’entrée du musée que d’y monter depuis l’arrêt de bus. 3 laris l’entrée avec un plan. Les maisons ouvertes sont, pour certaines, commentées par d’aimables bénévoles. On finit notre visite au restaurant Rachasubani, accessible depuis le parc-musée, installé dans une jolie maison de bois. Nous y déjeunerons bien et pas cher. Leur pain est divin ! C’est une visite sympa, qui demande un peu de temps et qui prend plus de sens en fin de voyage plutôt qu’en début. Longue descente sur la route goudronnée pour retrouver le bus 61 qu’on reprend à droite de la station Rompetrol.
On a moins aimé : - le théâtre de marionnettes de Rezo Gabriadze, 30 laris la place. Nous avons vu “Diamond of Marshal De Fante”. Humour potache. J’attendais quelque chose de plus fin, de plus poétique. Et puis la lecture des sous-titres nous prive beaucoup du spectacle.
Nous n’avons pas pratiqué les bains. Nous avons juste visité le Orbeliani Bath (celui au portail en mosaïque bleu), tout juste ré-ouvert après sa complète restauration. C’est sublime !
Contrairement à ce que j’imaginais (face aux récits, aux photos, on imagine des tas de choses et on est toujours surpris de l’écart avec la réalité. D’où la nécessité de faire le voyage !), donc, contrairement à ce que j’imaginais, Tbilissi est une ville festive et gaie, où il est facile de trouver des coins sympas pour prendre un verre, bien manger, se reposer, profiter … Certains quartiers sont certes délabrés par manque de moyen pour les entretenir mais néanmoins toujours propres. D’autres, au contraire, ont profité d’un programme de restauration (comme D. Asghmashenebeli). Cette avenue est magnifique. Partout, l’accueil est souriant et chaleureux. Et pour peu que vous entriez en clamant garmardjoba, le sourire s’élargit encore.
DAVID GAREDJA : Par frilosité (à tort) et parce que nous voulions consacrer du temps à Sighnaghi (à raison), nous avons décidé d’aller à David Gareja (ou Gareji) depuis Tbilissi grâce aux minibus Gareji Line plutôt qu’avec notre voiture. Départ quotidien à 11h. Point de rencontre : le square Pouchkine (à côté de la place de la Liberté). Réservation inutile (ne perdez pas votre temps -comme on l’a fait- à venir la veille reconnaître les lieux, il n’y a aucune ambiguïté et aucun souci). On y arrive vers 10h30 et nous sommes aussitôt abordés par une jeune-fille qui nous demande si on va à David Gareja. Euh, oui … Ça se voit tant que ça ? Elle nous remet alors un petit prospectus avec les consignes et un plan du site. Pas mal ! En fait, tous les touristes qui se pointent au square Pouchkine vers 10h30 vont à David Gareja. A 11h, nous montons dans un minibus (il y en aura 2, je pense qu’il y en a autant que nécessaire), nous payons 25 laris/p (l’A/R) et nous partons. Nous arrivons à David Gareja à 13h40 après 2 pauses en route. Nous devons repartir à 16h. Ce qui nous laisse à peine 2h30. Philippe ronchonne dans sa barbe … On file vers Lavra, le monastère du bas. Bien restauré. Et puis, le cadre, une fois de plus est magnifique. Paysage aride aux strates colorées … On doit ensuite grimper aux grottes du monastère d’Udabno. On s’agace un peu car c’est mal fléché et notre temps est compté. En fait, c’est une grande boucle qu’on peut faire dans un sens ou dans l’autre. Commencez par monter jusqu’à la tour de guet. Là, un chemin raide grimpe à droite dans la colline. Laissez-le, ce sera le chemin de retour. Poursuivez vers quelques grottes en contrebas. Elles sont vides et sans intérêt. Un peu plus loin, une source dans une de ces grottes. Peut-être verrez-vous toujours l’affreux tuyau rouge qui en sort. Passez cette grotte et suivez le chemin sablonneux qui grimpe dans la colline vers la gauche. Vous allez arriver à la chapelle de la Résurrection où 2 militaires gardent la frontière, sur la crête d’une haute colline. Derrière vous (d’où vous venez), la Géorgie, face à vous, cette immense plaine aride, l’Azerbaïdjan. Les grottes sont creusées dans la falaise, côté Azeri. Donc, quand on regarde la chapelle, on ne les voit pas, on ne les devine même pas ! Contournez la chapelle et descendez dans la falaise en suivant les piquets de métal. Vous allez longer cette falaise et admirer les grottes en chemin. Au bout du chemin dans la falaise, vous remonterez de l’autre côté (côté Géorgie) pour boucler la boucle. Vous arriverez alors à la tour de guet par le sentier que vous avez délaissé tout à l’heure. On peut faire ce tour dans l’autre sens, ça marche aussi (c’est ce que nous avons fait d’ailleurs), mais je pense que c’est plus facile et plus simple dans ce sens-là. 2 heures suffisent à faire cette boucle, en ne traînant pas trop … Attention, prévoyez des chaussures adéquates. Les tongs ne sont vraiment pas adaptées du tout. Sandales à scratch mini. Apportez de l’eau, car pour une fois, pas de point d’eau. Enfin, protégez-vous du soleil. Il tape fort ici et les efforts que l’on fournit pour grimper nous transforment vite en poivron, tomate, pivoine … au choix. Un peu d’agilité est nécessaire, on a parfois des rochers à enjamber … Une personne âgée de notre groupe a dû faire ½ tour et je trouve un peu regrettable qu’elle n’ait pas été avertie avant.
Au retour, nous ferons une pause obligée à l’hôtel-restaurant Oasis d’Udabno, un lieu devenu mythique, qui ne peut pas laisser indifférent … On aime ou on déteste.
La piste pour atteindre David Gareja est faisable … Regret !! Nous aurions dû venir à David Gareja par nous-mêmes. Ça nous aurait évité les désagréments du groupe (temps compté, arrêts imposés et vieux grognons habituels …)
NOTRE ROAD TRIP : 7 jours au volant d’un Suzuki Vitara. Nous n’avions réservé aucun hôtel (sauf le dernier à Vardzia) pour nous laisser toute liberté. Nous avons bien fait car grâce à la qualité des routes, nous avons fait de nombreuses extensions non prévues.
Maps.me : Commençons par la logistique. Nous avions téléchargé l’application Maps.me sur le smartphone. Appli gratuite et qui fonctionne hors connexion. Comme un GPS. En mieux et en moins bien … En mieux, car elle marche aussi à pied, en ville. Pour les city trip, c’est super ! Elle connait le nom des hôtels, des restaurants, des églises … Assez magique ! En moins bien, car elle ne connait pas le “Faites demi-tour dès que possible”. Elle ne prévient pas si on se trompe. C’est ainsi qu’on s’est retrouvé à 10km de la frontière arménienne. Qu’importe, on y a vu des petits villages superbes ! On n’a pas regretté notre erreur. Donc, soyez quand même attentifs. J’avais une carte (papier) sur les genoux et ça complète bien. A part cette réserve, c’est une appli extraordinaire ! Et qui remplace sans problème un GPS.
L’essence : Des stations-service partout ! En moyenne 2,15 laris le litre de premium. Paiement par CB. Et on vient vous servir, comme chez nous … dans le temps. Attention quand même, pas de station à Vardzia (j’ai gagné un mojito sur ce coup-là 😎!). Faites-le plein à Aspindza.
Les routes : Elles sont en bon état. Même si parfois on trouve de gros nids de poule. Et puis, parfois, des vaches, des moutons, des dindons … Peu de barbelés, donc, les animaux décident. La piste Sairme-Abastumani (entre Koutaïssi et Akhaltsikhe) est un de nos plus grands souvenirs ! Par contre, la piste qui monte à l’église Tsminda Sameba à Stepantsminda (Kazbegi) est très très mauvaise. Je pense que le Vitara passait. La voiture oui, nous non … Trop peu aguerris à ce genre de conduite, nous avons préféré nous en remettre à un taxi local (80 laris l’A/R pour 4).
La conduite : En dehors de l’autoroute, peu de circulation. Nous pouvions nous arrêter facilement pour prendre une photo ou simplement profiter. Cela dit, les Géorgiens conduisent assez vite et ignorent le code de la route. Ils doublent quand ils veulent, avec ou sans visibilité, qu’il y ait ou non une bande blanche. Ceux d’en face n’ont plus qu’à s’écarter. Soyez donc toujours prêts à cette éventualité. Une fois qu’on a compris cette sale habitude (inconcevable chez nous sous peine d’injures, d’appels de phare, de coups de klaxons …), on est parés. Nous avons roulé sagement et prudemment, jamais de nuit, et n’avons eu aucun problème, ni même aucune frayeur.
Nos étapes :
Lundi : Tbilissi – Sighnaghi Pour la prise en main, étape courte et facile. On n’a pas voulu y inclure David Gareja par prudence et pour profiter de Sighnaghi, jolie petite bourgade avec ses maisons colorées aux balcons de bois. Bodbé : juste avant d’arriver à Sighnaghi, route goudronnée jusqu’au bout. Ne confondez pas avec la source qui elle est desservie par une piste. Du vécu.
Mardi : Boucle en Kakhétie : Sighnaghi – Kvelatsminda (église à double dômes) – Nekresi – Gremi – Alaverdi – Ikalto – Chavchavadze Museum – Numisi Wine Museum (à Velistsikhe) – Sighnaghi Ça peut paraitre lourd sur le papier mais, en fait, ça se fait tout seul. Nekresi : une navette monte les touristes pour 1,5 laris l’A/R. C’est raide, ça vaut le coup. Chavchavadze Museum à Tsinandali : 5 laris/p. Ça change des églises. Entrée (en voiture) par un grand portail de fer forgé. On la rate facilement, elle est mal indiquée. Numisi Wine Museum à Velistsikhe : 3 laris/p. Petite visite super sympa et très intéressante emmenée par une jeune fille joviale et dynamique. Un vrai moment de plaisir. Aucun regret sur le choix de revenir dormir à Sighnaghi plutôt que de faire étape à Telavi qui a moins de charme. Ça nous a d’ailleurs permis d’aller diner au Pheasants Tears à Sighnaghi (qu’on avait réservé la veille).
Mercredi : Sighnaghi – Jvari – Ananouri – Stepantsminda Nous grimpons vers le Caucase en empruntant la route militaire. Beaux paysages. Les collines de la Kakhétie se transforment en montagnes. Nous avons quitté Sighnaghi vers 8h15, pris tout notre temps dans les visites des magnifiques sites de Jvari et d’Ananouri et nous sommes arrivés à Stepantsminda (on parle aussi de Kazbegi) vers 15h15. Nous avons alors le temps de chercher un “taxi” pour monter à l’église Tsminda Sameba. On trouve 2 compagnons de route pour partager le taxi qui demande 80 laris pour l’A/R et 40 minutes sur place. 45 minutes d’une affreuse piste, rocailleuse, poussiéreuse, étroite, défoncée … Le chauffeur est parfois obligé de reculer pour laisser passer la voiture en sens inverse. Vraiment pas simple. Et beaucoup de voitures, c’est un vrai défilé, à cette heure-ci, dans les 2 sens. Conscients de nos limites, on est ravi d’avoir délégué cette montée difficile. En haut, beaucoup de monde. Ça reste magique !! D’autant qu’à 16h30, la lumière est très belle, le soleil est face à l’église et aux montagnes derrière. De l’autre côté, le Mont Kazbek. L’église en elle-même a assez peu d’intérêt. Mais c’est évidemment son cadre qui est magique. En 40 minutes, on a largement le temps de chercher les meilleurs points de vue pour les photos. Il y a un point d’eau au pied de l’église. Inutile de se charger. Soirée fraîche, nous sortons nos gilets (on avait fini par croire qu’on s’était chargé pour rien).
Jeudi : Stepantsminda – Mtskheta – Uplistsikhe – Koutaïssi Grosse étape … On quitte Stepantsminda à 7h30, sous un ciel couvert, heureux d’être monté à l’église hier après-midi. Après 2 heures de route (la même qu’hier), pauses photos comprises, nous arrivons à Mtskheta. Magnifique cathédrale Svetitskhoveli ! Vers midi, nous reprenons la route et nous arrivons rapidement à Uplistsikhe, site troglodyte. L’entrée est payante. C’est tellement rare ! 5 laris. Le temps est épouvantable : pluie et vent. Du coup, bien involontairement, nous abrégeons notre visite. Enfin, nous reprenons la route pour le dernier segment et nous arrivons à Koutaïssi que nous atteignons à 17h30 après 3 heures de route fatigante. La pluie et un bouchon dû à un accident nous ont ralentis. Par conviction, nous avons passé Gori sans nous y arrêter. Grosse étape, certes, mais rendue possible par la qualité de la route (c’est même une autoroute de Mtskheta jusqu’au-delà de Gori) et surtout par les visites qui ont découpé et allégé le trajet.
Vendredi : Koutaisi – Baghdati – Kur Sairme – piste via le col Zekari – Abastumani – Akhaltsikhe Magnifique journée ! Visite de Koutaisi en commençant par l’impressionnante Colchis Fountain. Puis nous filons vers le marché, coloré, vivant, animé, authentique. Puis bien sûr la cathédrale de Bagrati (bôf) et surtout le monastère de Gelati, magnifique. Nous décidons ensuite de rejoindre Akhaltsikhe en coupant court, tout droit par la piste. Nous serons récompensés de notre choix. La piste (25km) est bonne, facile et nous fait découvrir des paysages 360° de toute beauté ! Nous mettrons 1h50 pour parcourir ces 25km mais la moitié du temps, nous étions arrêtés pour prendre des photos !! Ce fut un des moments clé de notre voyage ! Le fort d’Akhaltsikhe est une reconstitution intéressante (6 laris)
Samedi : Akhaltsikhe – Sapara Monastery – Vardzia Petit crochet pour aller au monastère Sapara. Perdu dans la forêt. A notre arrivée, un pope vient nous ouvrir l’église, couverte de fresques. Belle découverte. Au calme. Les bus ne peuvent pas venir ici, la route est un cul de sac, trop étroite pour permettre à un bus de faire demi-tour (à ce jour …) L’étape est courte jusqu’à Vardzia. Nous y sommes vers midi, ce qui nous laisse l’après-midi pour visiter le site. 5 laris l’entrée. Il nous faudra 2 heures environ pour visiter ce site remarquable tant par les grottes elles-mêmes que par le paysage environnant. Nous profiterons de la fin de l’après-midi pour buller dans ce bel hôtel confortable. La piscine est belle mais fraîche. Vraiment fraîche, parole de Lorraine !
Dimanche : Vardzia – Akhalkalaki - Ninotsminda – Manglisi - Tbilissi Retour au bercail par une belle route qui longe un temps une rivière vigoureuse. Après Ninotsminda, nous allons longer de grands lacs où les hommes emmènent leurs troupeaux (moutons ou vaches) boire … Magnifiques scènes rurales. On choisit ensuite de rejoindre Tbilissi par Manglisi qui, pense-t-on, doit offrir de plus beaux paysages que la “nationale”. Nous ne regrettons pas notre choix. Route très agréable et surement moins fréquentée. Nous arriverons à Tbilissi vers 15h30.
Au final, en dehors de l’étape lourde de jeudi, nous avons trouvé cette grande boucle facile et magnifique. Nous rendons la voiture le lundi matin. A 9h, comme prévu, Ika est à l’hôtel Lowell pour la récupérer. Donc, on n’a même pas eu à tourner dans Tbilissi.
Tous les 2, nous aurions aimé poursuivre cette route. Rouler encore et encore à travers ces paysages parfois rudes, parfois bucoliques, parfois grandioses … Traverser ces villages ruraux où les pyramides branlantes de ballots de paille et les meules de foin flanquent chaque maison. S’arrêter devant les troupeaux de vaches qui déambulent selon leur bon vouloir puisqu’aucun barbelé ne les stoppe. Longer ces torrents vigoureux alimentés par des cascades qui dévalent des collines, admirer ces collines qui peu à peu se transforment en montagnes. Si c’était à refaire, on louerait 3/4 jours de plus pour aller à David Gareja par nous-mêmes, pour pousser jusqu’à Batumi et voir la Mer Noire. Ou juste pour faire durer le plaisir. Vous l’avez compris, ce périple fut une grande réussite.
Si vous hésitez encore (comme ce fut notre cas lors de la préparation de ce voyage) et que ce carnet vous rassure au point de vous lancer, j’aurai atteint mon but !
LA SVANETIE : C’est en avion depuis Tbilissi que nous arrivons à Mestia. Survol magique du Caucase.
A Mestia, je vous recommande la visite de la tour Khergiani (2 laris). On peut grimper jusqu’en haut, sur le toit, par une volée d’échelles impressionnantes mais sans danger. D’en haut, superbe vue sur Mestia. Elle se situe B. Khergiani str 13, à côté de l’hôtel café Old House. A ne pas confondre avec le musée du même nom. Le musée Mikheil Khergiani (3 laris) est très intéressant. Je ne connaissais pas cet alpiniste. Musée émouvant. On peut également grimper dans la tour de sa maison mais, ici la redescente est beaucoup plus impressionnante car la dernière grande échelle fait face au vide de la tour et n’est pas fixée (selon Philippe, moi, grande courageuse, je suis restée en bas … pour garder le sac. Quoi ??!!...😊) Enfin, le musée de la Svanétie (7 laris) propose une collection assez limitée mais très bien mise en valeur. J’ai aimé. Le Café Laila sur la place centrale propose d’excellents pains perdus (5 laris). Délicieux au petit déj. Avec, depuis la terrasse, les sommets blancs en toile de fond.
Nous nous rendons à l’Office du Tourisme, sur la grande place de Mestia. Quel est le meilleur moyen pour aller à Ushguli ? Le mec me répond sans hésiter : “louez un taxi, ça vous laissera plus de temps sur place, le bus ne vous laisse que 2 heures”. 200 laris … Bon ok … Puis, on va se renseigner auprès du ticket office des bus (voisin du Mestia Hotel où nous logions). 30 laris/p, départ à 9h, 2 heures de piste, retour à 16h … Les 2 heures sur place viennent de se transformer en 5 … Nous avons donc choisi l’option bus et bien nous en a pris. Nous sommes partis à 9h30 (le temps d’être plein), à 11h30 nous étions sur place. 4h30 sur place. Ça nous a largement suffi puisque nous n’avions pas prévu de randonner vers les glaciers. Et 60 laris au lieu de 200 … Selon vos projets, renseignez-vous bien. Il me parait impensable de venir à Mestia sans pousser jusqu’à Ushguli. La piste est longue et fatigante, trimballés que nous étions au fond du minibus. Néanmoins, quel spectacle ! Notre plus beau point de vue (par rapport à ce que NOUS avons fait) : depuis le hameau du milieu (celui qui est encore très préservé avec ses toits en lauze, désolée, je n’ai pas noté son nom), traversez la rivière par le pont et grimpez sur la colline en face. La vue y est extraordinaire !
Les randonneurs que nous avons croisés à Kazbegi (avec qui nous avons partagé notre taxi pour monter à l’église) venaient d’ici, de Svanétie, et le regrettaient déjà. Il semble (et je veux bien le croire !) que l’environnement de la Svanétie est plus beau que celui du Mont Kazbek. Si vous devez choisir ... Pour notre part et pour ce que nous avions prévu, 2 nuits à Mestia sont parfaitement suffisantes.
SI C’ETAIT A REFAIRE :
Je ne regrette pas d’avoir abandonné l’idée de coupler l’Arménie et la Géorgie sur ces 2 semaines. La Géorgie justifie largement 2 semaines.
Si nous avions su que les routes étaient aussi bonnes (et les pistes faciles pour les néophytes du 4X4 que nous sommes), nous aurions ajouté 3/4 jours de location de voiture pour pousser jusqu’à Batumi et aller à David Garedja par nous-mêmes. Rouler en Géorgie est un vrai bonheur ! D’autant qu’avec plus de 5 jours pleins à Tbilissi, nous commencions à tourner en rond le dernier jour … Heureusement, la ville est très agréable à vivre, donc, ce ne fut pas pénible, loin de là. Le voyage est devenu vacances. Pas de quoi se plaindre !
Escapade en Svanétie en avion : super bon plan !
Les églises : une indigestion ? Non … mais il faut reconnaître qu’au bout de quelques jours, on les confond un peu … Le cadre est souvent superbe (en Kakhétie, Jvari, Ananuri, Kazbegi bien sûr, Sapara …). Et, pour ma part, j’ai aussi assez souvent préféré l’extérieur à l’intérieur. La couleur chaude des pierres, les sculptures sur les murs, les tambours à 12 ou 16 pans, les tuiles vernissées … Quoi qu’il en soit, leur visite est gratuite, toujours intéressante. Après, qu’on y passe 10 minutes ou 1 heure, c’est selon. Et même si on les confond, quelle importance … il reste une impression générale, typique et cohérente. On saura désormais reconnaitre une église géorgienne. C’est le principal à mon sens. Seuls les experts me contrediront.
Gamardjoba (bonjour) et madloba (merci) : 2 mots magiques à retenir. Et facile à dire ! Plus facile que Mtskheta ….
DIVERS : L’accueil : chaleureux, serviables, souriants, aimables … on ne s’y attendait pas ! La langue : langue difficile. On a quand même appris à dire bonjour et merci … C’est tout … Pour le reste, communication en anglais, sans problème. La carte bancaire : largement utilisée Le climat à cette époque : idéal ! ciel limpide, beau soleil, température chaude (30°) mais supportable. Même en Svanétie, il a fait beau et bon. Nous n’avons sorti notre gilet qu’à Stepantsminda et en Svanétie, le soir. Vêtements : la visite des églises nécessite pour les femmes de porter un foulard sur la tête et une jupe. Le pantalon n’est pas permis (pour les femmes). Le nécessaire est gracieusement prêté à chaque entrée. Les hommes en short étaient également obligés de se couvrir les jambes avec … les jupes prêtées. L’affluence touristique à cette époque : beaucoup de touristes à Tbilissi, surtout des Russes. Moins ailleurs. Etonnamment, très peu de touristes sur les sites en Kakhétie (Nekresi, Alaverdi …). Les problèmes de santé : nous avons usé et abusé des points d’eau de source disponibles absolument partout. En pleine ville, près des églises, partout … Alors forcément, nos intestins se sont un peu rebellés. Rien de méchant. Nous n’avons d’ailleurs pas cessé de nous rafraichir de cette façon pour autant. Les moustiques : ràs Internet : wifi très largement répandu Electricité : adaptateur inutile Les achats perso : rien. Un magnet. Même pas pour nous …
On a beaucoup aimé : Les points d’eau potable partout. La piste entre Sairme et Abastumani, au Sud de Koutaïssi (pour rejoindre Akhaltsikhe) La liberté de visiter tous les lieux de culte (église, mosquée, synagogue) et la gratuité Les chiens et les chats errants, sympas, pas craintifs La limonade faite maison avec citron et menthe. Un goût de mojito sans alcool. Rafraichissant ! Les nombreux parcs à Tbilissi, ombragés, avec de nombreux bancs pour se poser
On a moins aimé : Les conduites de gaz extérieures qui défigurent les façades, triste reliquat de l’époque soviétique.
En conclusion : Quel magnifique périple que nous aurions tant aimé prolonger !
Une photo des tours de la Svanétie, sur fond de Caucase, a suffi à nous donner envie de découvrir ce pays encore peu connu. Voyage beaucoup plus facile que nous l’avions imaginé lors de sa préparation. Un accueil chaleureux, une architecture typique, des paysages variés et grandioses, une gastronomie savoureuse et un vrai culte pour le vin. Une très belle découverte.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Ven 1er Sept – Vol Atlas Global - Paris CDG / Tbilissi via Istanbul - Arrivée du vol à 02h20 – 3 nuits à Tbilissi Sam – Tbilissi Dim – Tbilissi Lun – Road trip – Bodbé - 2 nuits à Sighnaghi Mar – Boucle autour de Telavi : Nekresi – Gremi – Alaverdi – Ikalto … Mer – Jvari – Ananuri – Tsminda Sameda Church – nuit à Stepantsminda Jeu – Mtskheta - Uplistsikhe – nuit à Koutaïssi Ven – Koutaïssi – Piste entre Sairme et Abastumani – Fort d’Akhaltsike - nuit à Akhaltsikhe Sam – Sapara Monastery - Vardzia – nuit à Vardzia Dim – Retour vers Tbilissi via Ninotsminda et Manglisi – Fin du road trip - 2 nuits à Tbilissi Lun – David Garedja via Gareji Line Mar – Envol vers Mestia – 2 nuits à Mestia Mer – Ushguli Jeu – Retour à Tbilissi – 4 nuits à Tbilissi Ven – Tbilissi Sam – Tbilissi Dim – Tbilissi Lun 18 Sept – Vol Atlas Global : départ à 05h05
BUDGET : Cours du lari (ou GEL et on voit aussi sur place ლ) : 1 lari = 0,35 €
Dépenses préalables : Vols réguliers sur Atlas Global via Istanbul : 337 €/p l’A/R Vols Tbilissi-Mestia sur Vanilla Sky : 65 laris le vol soit 90 € les 2 A/R
Dépenses sur place : Location Vitara Suzuki 4X4 : 343 € payé cash en € Essence : 121 € Hébergement : 849 € pour 17 nuits (hébergement très disparate, voir le détail plus bas) Autre : 859 € (essentiellement les repas, les sites sont pour la plupart gratuits) CB bien acceptée.
Budget total tout compris : environ 2 936 € (hors achats perso) 2 de nos hôtels étaient assez chers et nous avons souvent accompagné nos repas d’un (ou de plusieurs) verre(s) de vin. Il est donc assez facile de réduire ce budget.
GUIDES et CARTES : Lonely Planet – 5e Ed Mai 2016 – En anglais. Les guides Peuples du Monde - Géorgie – Patrick Kaplanian – En français Très bien documenté. Très utile pour un périple en voiture. Carte : Reise Know How Georgien – 1:350 000 Tbilisi City Map 2015 – Geoland – 1:10 000 Application Smartphone Maps.me
TRANSPORTS :
1 – Vols 1.1 – Internationaux Réservés sur Opodo. Atlas Global propose des vols via Istanbul avec des correspondances pas trop longues. Attention, nous étions tout heureux d’avoir trouvé un retour TBS/IST avec un départ l’après-midi. Mais Atlas Global a annulé ce vol quelques jours avant notre départ et nous a proposé un nouveau départ à … 5h du matin … Au final, je crains qu’il soit difficile de trouver des départs ou des arrivées autres qu’en pleine nuit. Ça reste un voyage long et inconfortable … Taxi de l’aéroport à l’hôtel : 30 laris (à l’arrivée comme au départ).
1.2 – Mestia Réservés auprès de Vanilla Sky, sur leur site : new.vanillasky.ge/FlightsPage.aspx De bonnes infos ici : travelsurfrepeat.com/...i-tbilisi-to-mestia/ Pour se rendre en Svanétie depuis Tbilissi, le trajet est long … Si vous manquez de temps, l’avion est une excellente option. 2 inconvénients : devoir réserver précisément 1 mois à l’avance (ce qui peut figer un peu le programme) et prévoir un plan B au cas où le vol serait annulé (mauvais temps). Nous avons pris le risque. Ce fut extraordinaire ! 45 minutes de vol dans un petit avion (15 places) avec le Caucase en toile de fond ! Superbe ! Une navette (un sprinter Mercédès bleu) nous conduit de Tbilissi (au métro Rustaveli, près du “monument du vélo” -je ne sais pas comment appeler cette drôle de sculpture-) jusqu’à l’aéroport de Natakhari (à environ 25km de Tbilissi), gratuitement (enfin, c’est inclus dans le prix du billet) à l’aller comme au retour. Départ à 7h30 précises (attention, il faut être à l’heure, il n’y a pas d’appel) pour un décollage à 9h. A Mestia, l’aéroport se situe à 2,5 km du centre. 10 laris en taxi. Nous l’avons rejoint à pied le jour du départ. Décollage de Mestia à 11h. La réservation est facile, elle se fait en ligne (1 mois à l’avance, pas plus tôt, mais pas plus tard non plus vu le peu de places …). On paie par CB et on reçoit le ticket par mail aussitôt. 65 laris le vol (130 l’A/R) navette incluse. Il faut présenter son passeport pour embarquer.
2 – Location de voiture (sans chauffeur) Suzuki Grand Vitara loué auprès de Cars4Rent pour 7 jours. cars4rent.ge/ Excellent service. Aucune mauvaise surprise. Je recommande sans réserve ! - 343 € payés cash en € (comme annoncé lors de la location), au moment de la prise en charge de la voiture. Le paiement en CB induit des frais. J’ai donc choisi l’option cash € ultra simple. - Pas de caution, pas d’empreinte de carte. - Voiture livrée à notre hôtel par Ika qui prend le temps de nous expliquer son fonctionnement et de répondre à nos questions. - Pas d’état des lieux, ni avant, ni après. La voiture était en très bon état. On lui a rendu dans le même état, mais affreusement poussiéreuse. Même le plein d’essence n’a pas été vérifié. - Plutôt que de louer un GPS, l’agence nous avait conseillé de télécharger Maps.me. Un adaptateur était déjà en place sur l’allume cigare pour recharger le smartphone et le support parebrise était également fourni. - Nous avons rendu la voiture à notre hôtel. Ika est venu la récupérer à l’heure dite. - Km illimité, 2 chauffeurs sans frais, permis français ok. Bref, une location ultra simple et un service très professionnel (j’avais posé des tas de questions par mail, j’ai toujours eu une réponse dans l’heure). Enfin, le plus important : la voiture était en très bon état. Nous n’avons eu aucun problème. Nous avions opté pour un 4X4, d’abord parce que j’imaginais un réseau routier très sommaire (ce qu’il n’est pas) et aussi pour nous donner la possibilité d’emprunter des pistes (ce que nous avons fait une fois, pour notre plus grand bonheur).
3 – Métro, bus, téléphérique Pour prendre le métro, le bus ou le téléphérique, il faut détenir une carte porte-monnaie. Elle s’achète à n’importe quel guichet et coûte 2 laris. Ensuite, on la charge comme on veut. Soit aux guichets, soit aux automates orange qu’on voit partout et qui proposent un menu en anglais. Pour info, pour recharger c’est le bouton tout en haut à gauche du menu en anglais (on a un peu cherché). La carte n’est pas nominative, ainsi une carte suffit pour 2. On la pose ensuite sur le lecteur du tourniquet pour entrer. 0,5 lari le trajet en métro. Correspondance en bus possible dans la limite d’1h30. C’est beaucoup plus simple à utiliser qu’à expliquer ! …. Le téléphérique est plus cher (2,5 lari le trajet entre le parc Rike et la citadelle Narikala).
HEBERGEMENTS : Notre critère de choix est toujours l’emplacement. Nous avons opté pour des hôtels plutôt que des guesthouses. L’anonymat des hôtels nous convient mieux … Trop tard, on ne changera plus à notre âge 😛. La propreté est une constante ! Le petit déj est servi (trop) tard, généralement à partir de 9h avec une qualité assez disparate. Prix indiqués par nuit. Paiement souvent cash.
Tbilissi (pour les premières nuits) Lowell Hotel – 19 K. Makashvili street 135 laris/nuit pdej inclus – Paiement CB Réservation faite sur booking.com Plus une pension de famille qu’un hôtel. Accueil chaleureux et souriant. Chambre claire et spacieuse. Petit dej inclus, pantagruélique et succulent. Nous avons compté jusqu’à 10 plats différents apportés sur la table ! Tous délicieux. Gros (seul) défaut : la localisation. Au-dessus de Rustavéli, au bout d’une longue rue en pente très raide, dans un quartier morne.
Tbilissi (pour les dernières nuits) D Corner Hotel – Jerusalem Square 2 193 laris/nuit pour la grande chambre familiale (il ne restait que celle-là) – Paiement CB Réservation faite sur place quelques jours avant. Pdej (inclus) archi dégueu en sous-sol. On a zappé. Gros (seul) avantage : la localisation. A 2 pas des rues piétonnes et animées de Shardeni, Bambis et Ereckle II. On a payé l’emplacement. Sans doute un peu trop cher, on aurait dû négocier.
Sighnaghi Nana’s GH – Sarajishvili 2 (Lonely Planet) 25 laris/nuit et /p + 10 laris le pdej soit un total de 140 laris pour nos 2 nuits – Paiement cash Belle demeure typique au parquet grinçant et au grand balcon de bois. Elle donne sur la petite place du village. Grande chambre. Sdb commune. Etonnamment, petit déj assez quelconque.
Stepantsminda (ou Kazbegi) Hotel Stepantsminda – Au cœur du village. 130 laris/nuit sans pdej - cash Grande chambre confortable, vue sympa sur l’église de la Trinité et le mont Kazbek
Kutaïssi Hostel Lion, Tamar The Queen 40 80 laris/nuit + 10 le pdej – cash Quelconque - Parking
Akhaltsikhe Old Town, 106 Eqvtime Atoneli str 80 laris pdej inclus – cash Réservé sur Booking la veille Bien situé, au pied du fort (Rabati Castle).
Vardzia Vardzia Resort www.vardziaresort.com 375 laris/nuit petit dej buffet inclus. Réservation faite par email, quelques semaines plus tôt. Folie douce qu’on a justifiée par le peu de choix à Vardzia et l’envie de se faire plaisir au milieu de notre voyage … Le prix est justifié. Coup de cœur !
Mestia Hotel Mestia, dans la rue principale 90 laris sans pdej – cash Immense chambre … vide. A côté de la place centrale et des bus pour Ushguli. C’est son seul intérêt …
REPAS :
Influence turque, iranienne, russe … La cuisine géorgienne est goûteuse dès lors qu’on sort du tout-venant qui lui est un peu roboratif à notre goût. Le pain géorgien, cuit au four, est délicieux.
Les khachapuris : voilà qui fait partie du tout-venant, vendus partout ! Pâte à pain recouverte de fromage fondu et agrémenté de viande, d’un œuf … Pour quelques laris, on est calé. Mon conseil : 1 pour 2, ça suffit.
Les khinkalis : de gros raviolis fourrés à la viande, au fromage, aux champignons, aux pommes de terre … Selon le lieu, c’est assez insipide et sec ou carrément divin. Mangez avec vos doigts, en le tenant par son chapeau (qu’on ne mangeait pas d’ailleurs, aucun intérêt, que de la pâte). Commencez par aspirer le bouillon avant de croquer le chausson (sous peine de s’ébouillanter les doigts). Attention, il peut être très chaud. Souvent vendus par assiette de 5. A l’unité à la maison du khinkali, Rustaveli ave (j’en parle plus bas).
Les churchkhelas : vous en verrez, c’est certain ! Ce sont ces longues crottes bizarres, accrochées par grappes colorées. Franchement, ça ne fait pas très envie. Il s’agit en fait d’une friandise. Des noix ou des noisettes enrobées d’un jus de raison gélifié parfumé (kiwi, grenade, raison noir …). Ça coûte entre 2 et 5 laris le churchkhela. Il faut y goûter. Ceux qui aiment les bonbons Haribo gélatineux aimeront sans aucun doute.
Le vin : La Géorgie a une grande expérience et une grande culture du vin. Le mode de production est assez différent du nôtre. Le résultat aussi. Vous aurez souvent l’occasion de les goûter, au restaurant, au verre, ou lors de visite de producteurs. Vous verrez aussi souvent des kvevri, ces grandes jarres de terre cuite qu’ils enterrent pour faire fermenter leur vin. L’expérience est intéressante, des vins blancs taniques, des vins orange, des vins rouges lourds et corsés … Nous qui sommes grand amateur de vins, nous avons été surpris et parfois déroutés, notamment avec les vins orange (qui sont obtenus à partir de cépages blancs qui fermentent en kvevri avec la peau et les rafles).
Quelques prix (en moyenne) : 1 bouteille d’eau d’1,5 litre en superette : 1-1,2 laris 1 khachapuri : 6 laris 1 salade tomate/concombre : 8-10 laris 1 chachlik (brochette) : 10-15 laris 1 plat de viande : 15-20 laris 1 coca / 1 bière : 2-3 laris 1 verre de vin au restau : 7 à 15 laris Le pain est parfois payant : 1 lari Le service est parfois ajouté : 10%
Quelques adresses sympas :
- Organique Josper Bar, Bambis rigi 12 à Tbilissi Difficile d’avoir une place en terrasse ! A l’entrée des rues piétonnes, ce restaurant joue la carte de la bonne cuisine dans une ambiance calme. On s’est régalé avec les côtes d’agneau au riz pilaf. Service très souriant. Un peu plus cher qu’ailleurs (plat à 30, verre de vin à 12).
- Bloom Café, Erekle II à Tbilissi Juste pour la superbe assiette de fruits de saison. 25 laris. C’est cher mais il y en a pour 4 ! Rafraichissant ! Un super goûter !
- Kanudosi Café à Sighnaghi Sur la route entre Bodbé et Sighnaghi. Magnifique vue sur Sighnaghi et la vallée. Cuisine simple et prix ultra doux. C’est surtout la vue qui vaut le coup.
- Pheasant’s tears, Baratashvili 18 à Sighnaghi Restaurant renommé, nous réservons la veille. Nous choisissons la formule Wine Tasting. 4 verres pour 25 laris, 7 pour 40. On choisit 7. Que l’on accompagne de 2 plats de viandes et de 2 plats de légumes. Tout est délicieux. De la très belle cuisine. Et les vins sont … surprenants ! Notamment les vins orange. 163 laris pour nous 2. L’expérience et la qualité des plats justifient le prix.
- Lomsia Hotel, Kostava 10 à Akhaltsikhe Excellent repas, prix raisonnables. Environ 50 laris pour nous 2 avec pour chacun 1 plat de viande, 1 plat de légumes et 1 verre de vin. Vraiment une belle adresse même si le cadre est plutôt aseptisé.
Et un gros coup de cœur :
- Khinkali House, 37 Rustaveli Ave, Tbilissi En face du métro Rustaveli. Ouvert 7/7 24/24 Je n’avais pas apprécié les khinkalis jusqu’à ce que je goûte ceux du Khinkali House. Ici, ils se commandent à la pièce. Entre 0,5 et 0,75 lari. Nous les avons tous goûtés. Nos préférés : le khinkali “Kalakuri”, à la viande mélangée de porc et bœuf et ceux aux pommes de terre (une purée en fait). Avec 4 kalakuri + 2 potatoes chacun, nous étions repus. Ce qui fait un bon repas pour 14 laris pour 2 ! Avec la boisson (sodas/bière). Imbattable. Malgré l’aspect austère du restaurant et la clim’ trop froide, nous y sommes allés 3 fois !
TBILISSI : Plus de 5 journées pleines nous ont permis de profiter pleinement de cette jolie ville, bien agréable à vivre. Et surtout d’y flâner, sans but précis.
On a particulièrement aimé : - le quartier Bethléem et surtout la maison aux vitraux (3 Betlehemi street) - le quartier des bains et la longue balade le long de la petite rivière jusqu’à la cascade (en pleine ville !) - le pont de la paix, de jour et de nuit - la vue depuis la citadelle, de jour et de nuit - la redescente à pied depuis la citadelle en passant par les églises Zemo et Kvemo Betlehemi - la vue depuis la statue de Vakhtang Gorgasali sous l’église Metekhi - l’avenue David Aghmashenebeli. Elle devient piétonne à la fin (au sud) - le parc du 9 avril pour s’y reposer et s’amuser des chiens qui viennent se rafraichir et jouer dans l’eau de la fontaine - le musée de la Géorgie (7 laris) - les églises … l’embarras du choix ! - le musée ethno (à faire seulement si vous avez du temps). Le bus 61 (départ sur la place de la Liberté) vous dépose au pied du funiculaire pour Turtle Lake. 1 lari pour monter jusqu’au lac. Turtle Lake est un étang assez mal entretenu, ce qui donne à l’ensemble un côté un peu tristounet que quelques restaurants, pourtant plutôt sympas, ne réussissent pas vraiment à égayer. Une tour svane atteste du musée ethno, un peu plus haut. On s’approche de la grille. Malheureusement, c’est seulement une sortie nous explique le gardien … Il faut donc descendre pour atteindre l’entrée, au choix, en empruntant la route goudronnée qui y mène ou en coupant à travers la colline par le petit sentier bien raide qui part de cette grille. Le gardien nous le montre, on s’y engage. On finit par quelques centaines de mètres sur la route pour enfin atteindre l’entrée. C’est un peu rageant de monter pour redescendre mais ça reste néanmoins plus facile de monter à Turtle Lake et de descendre ensuite pour atteindre l’entrée du musée que d’y monter depuis l’arrêt de bus. 3 laris l’entrée avec un plan. Les maisons ouvertes sont, pour certaines, commentées par d’aimables bénévoles. On finit notre visite au restaurant Rachasubani, accessible depuis le parc-musée, installé dans une jolie maison de bois. Nous y déjeunerons bien et pas cher. Leur pain est divin ! C’est une visite sympa, qui demande un peu de temps et qui prend plus de sens en fin de voyage plutôt qu’en début. Longue descente sur la route goudronnée pour retrouver le bus 61 qu’on reprend à droite de la station Rompetrol.
On a moins aimé : - le théâtre de marionnettes de Rezo Gabriadze, 30 laris la place. Nous avons vu “Diamond of Marshal De Fante”. Humour potache. J’attendais quelque chose de plus fin, de plus poétique. Et puis la lecture des sous-titres nous prive beaucoup du spectacle.
Nous n’avons pas pratiqué les bains. Nous avons juste visité le Orbeliani Bath (celui au portail en mosaïque bleu), tout juste ré-ouvert après sa complète restauration. C’est sublime !
Contrairement à ce que j’imaginais (face aux récits, aux photos, on imagine des tas de choses et on est toujours surpris de l’écart avec la réalité. D’où la nécessité de faire le voyage !), donc, contrairement à ce que j’imaginais, Tbilissi est une ville festive et gaie, où il est facile de trouver des coins sympas pour prendre un verre, bien manger, se reposer, profiter … Certains quartiers sont certes délabrés par manque de moyen pour les entretenir mais néanmoins toujours propres. D’autres, au contraire, ont profité d’un programme de restauration (comme D. Asghmashenebeli). Cette avenue est magnifique. Partout, l’accueil est souriant et chaleureux. Et pour peu que vous entriez en clamant garmardjoba, le sourire s’élargit encore.
DAVID GAREDJA : Par frilosité (à tort) et parce que nous voulions consacrer du temps à Sighnaghi (à raison), nous avons décidé d’aller à David Gareja (ou Gareji) depuis Tbilissi grâce aux minibus Gareji Line plutôt qu’avec notre voiture. Départ quotidien à 11h. Point de rencontre : le square Pouchkine (à côté de la place de la Liberté). Réservation inutile (ne perdez pas votre temps -comme on l’a fait- à venir la veille reconnaître les lieux, il n’y a aucune ambiguïté et aucun souci). On y arrive vers 10h30 et nous sommes aussitôt abordés par une jeune-fille qui nous demande si on va à David Gareja. Euh, oui … Ça se voit tant que ça ? Elle nous remet alors un petit prospectus avec les consignes et un plan du site. Pas mal ! En fait, tous les touristes qui se pointent au square Pouchkine vers 10h30 vont à David Gareja. A 11h, nous montons dans un minibus (il y en aura 2, je pense qu’il y en a autant que nécessaire), nous payons 25 laris/p (l’A/R) et nous partons. Nous arrivons à David Gareja à 13h40 après 2 pauses en route. Nous devons repartir à 16h. Ce qui nous laisse à peine 2h30. Philippe ronchonne dans sa barbe … On file vers Lavra, le monastère du bas. Bien restauré. Et puis, le cadre, une fois de plus est magnifique. Paysage aride aux strates colorées … On doit ensuite grimper aux grottes du monastère d’Udabno. On s’agace un peu car c’est mal fléché et notre temps est compté. En fait, c’est une grande boucle qu’on peut faire dans un sens ou dans l’autre. Commencez par monter jusqu’à la tour de guet. Là, un chemin raide grimpe à droite dans la colline. Laissez-le, ce sera le chemin de retour. Poursuivez vers quelques grottes en contrebas. Elles sont vides et sans intérêt. Un peu plus loin, une source dans une de ces grottes. Peut-être verrez-vous toujours l’affreux tuyau rouge qui en sort. Passez cette grotte et suivez le chemin sablonneux qui grimpe dans la colline vers la gauche. Vous allez arriver à la chapelle de la Résurrection où 2 militaires gardent la frontière, sur la crête d’une haute colline. Derrière vous (d’où vous venez), la Géorgie, face à vous, cette immense plaine aride, l’Azerbaïdjan. Les grottes sont creusées dans la falaise, côté Azeri. Donc, quand on regarde la chapelle, on ne les voit pas, on ne les devine même pas ! Contournez la chapelle et descendez dans la falaise en suivant les piquets de métal. Vous allez longer cette falaise et admirer les grottes en chemin. Au bout du chemin dans la falaise, vous remonterez de l’autre côté (côté Géorgie) pour boucler la boucle. Vous arriverez alors à la tour de guet par le sentier que vous avez délaissé tout à l’heure. On peut faire ce tour dans l’autre sens, ça marche aussi (c’est ce que nous avons fait d’ailleurs), mais je pense que c’est plus facile et plus simple dans ce sens-là. 2 heures suffisent à faire cette boucle, en ne traînant pas trop … Attention, prévoyez des chaussures adéquates. Les tongs ne sont vraiment pas adaptées du tout. Sandales à scratch mini. Apportez de l’eau, car pour une fois, pas de point d’eau. Enfin, protégez-vous du soleil. Il tape fort ici et les efforts que l’on fournit pour grimper nous transforment vite en poivron, tomate, pivoine … au choix. Un peu d’agilité est nécessaire, on a parfois des rochers à enjamber … Une personne âgée de notre groupe a dû faire ½ tour et je trouve un peu regrettable qu’elle n’ait pas été avertie avant.
Au retour, nous ferons une pause obligée à l’hôtel-restaurant Oasis d’Udabno, un lieu devenu mythique, qui ne peut pas laisser indifférent … On aime ou on déteste.
La piste pour atteindre David Gareja est faisable … Regret !! Nous aurions dû venir à David Gareja par nous-mêmes. Ça nous aurait évité les désagréments du groupe (temps compté, arrêts imposés et vieux grognons habituels …)
NOTRE ROAD TRIP : 7 jours au volant d’un Suzuki Vitara. Nous n’avions réservé aucun hôtel (sauf le dernier à Vardzia) pour nous laisser toute liberté. Nous avons bien fait car grâce à la qualité des routes, nous avons fait de nombreuses extensions non prévues.
Maps.me : Commençons par la logistique. Nous avions téléchargé l’application Maps.me sur le smartphone. Appli gratuite et qui fonctionne hors connexion. Comme un GPS. En mieux et en moins bien … En mieux, car elle marche aussi à pied, en ville. Pour les city trip, c’est super ! Elle connait le nom des hôtels, des restaurants, des églises … Assez magique ! En moins bien, car elle ne connait pas le “Faites demi-tour dès que possible”. Elle ne prévient pas si on se trompe. C’est ainsi qu’on s’est retrouvé à 10km de la frontière arménienne. Qu’importe, on y a vu des petits villages superbes ! On n’a pas regretté notre erreur. Donc, soyez quand même attentifs. J’avais une carte (papier) sur les genoux et ça complète bien. A part cette réserve, c’est une appli extraordinaire ! Et qui remplace sans problème un GPS.
L’essence : Des stations-service partout ! En moyenne 2,15 laris le litre de premium. Paiement par CB. Et on vient vous servir, comme chez nous … dans le temps. Attention quand même, pas de station à Vardzia (j’ai gagné un mojito sur ce coup-là 😎!). Faites-le plein à Aspindza.
Les routes : Elles sont en bon état. Même si parfois on trouve de gros nids de poule. Et puis, parfois, des vaches, des moutons, des dindons … Peu de barbelés, donc, les animaux décident. La piste Sairme-Abastumani (entre Koutaïssi et Akhaltsikhe) est un de nos plus grands souvenirs ! Par contre, la piste qui monte à l’église Tsminda Sameba à Stepantsminda (Kazbegi) est très très mauvaise. Je pense que le Vitara passait. La voiture oui, nous non … Trop peu aguerris à ce genre de conduite, nous avons préféré nous en remettre à un taxi local (80 laris l’A/R pour 4).
La conduite : En dehors de l’autoroute, peu de circulation. Nous pouvions nous arrêter facilement pour prendre une photo ou simplement profiter. Cela dit, les Géorgiens conduisent assez vite et ignorent le code de la route. Ils doublent quand ils veulent, avec ou sans visibilité, qu’il y ait ou non une bande blanche. Ceux d’en face n’ont plus qu’à s’écarter. Soyez donc toujours prêts à cette éventualité. Une fois qu’on a compris cette sale habitude (inconcevable chez nous sous peine d’injures, d’appels de phare, de coups de klaxons …), on est parés. Nous avons roulé sagement et prudemment, jamais de nuit, et n’avons eu aucun problème, ni même aucune frayeur.
Nos étapes :
Lundi : Tbilissi – Sighnaghi Pour la prise en main, étape courte et facile. On n’a pas voulu y inclure David Gareja par prudence et pour profiter de Sighnaghi, jolie petite bourgade avec ses maisons colorées aux balcons de bois. Bodbé : juste avant d’arriver à Sighnaghi, route goudronnée jusqu’au bout. Ne confondez pas avec la source qui elle est desservie par une piste. Du vécu.
Mardi : Boucle en Kakhétie : Sighnaghi – Kvelatsminda (église à double dômes) – Nekresi – Gremi – Alaverdi – Ikalto – Chavchavadze Museum – Numisi Wine Museum (à Velistsikhe) – Sighnaghi Ça peut paraitre lourd sur le papier mais, en fait, ça se fait tout seul. Nekresi : une navette monte les touristes pour 1,5 laris l’A/R. C’est raide, ça vaut le coup. Chavchavadze Museum à Tsinandali : 5 laris/p. Ça change des églises. Entrée (en voiture) par un grand portail de fer forgé. On la rate facilement, elle est mal indiquée. Numisi Wine Museum à Velistsikhe : 3 laris/p. Petite visite super sympa et très intéressante emmenée par une jeune fille joviale et dynamique. Un vrai moment de plaisir. Aucun regret sur le choix de revenir dormir à Sighnaghi plutôt que de faire étape à Telavi qui a moins de charme. Ça nous a d’ailleurs permis d’aller diner au Pheasants Tears à Sighnaghi (qu’on avait réservé la veille).
Mercredi : Sighnaghi – Jvari – Ananouri – Stepantsminda Nous grimpons vers le Caucase en empruntant la route militaire. Beaux paysages. Les collines de la Kakhétie se transforment en montagnes. Nous avons quitté Sighnaghi vers 8h15, pris tout notre temps dans les visites des magnifiques sites de Jvari et d’Ananouri et nous sommes arrivés à Stepantsminda (on parle aussi de Kazbegi) vers 15h15. Nous avons alors le temps de chercher un “taxi” pour monter à l’église Tsminda Sameba. On trouve 2 compagnons de route pour partager le taxi qui demande 80 laris pour l’A/R et 40 minutes sur place. 45 minutes d’une affreuse piste, rocailleuse, poussiéreuse, étroite, défoncée … Le chauffeur est parfois obligé de reculer pour laisser passer la voiture en sens inverse. Vraiment pas simple. Et beaucoup de voitures, c’est un vrai défilé, à cette heure-ci, dans les 2 sens. Conscients de nos limites, on est ravi d’avoir délégué cette montée difficile. En haut, beaucoup de monde. Ça reste magique !! D’autant qu’à 16h30, la lumière est très belle, le soleil est face à l’église et aux montagnes derrière. De l’autre côté, le Mont Kazbek. L’église en elle-même a assez peu d’intérêt. Mais c’est évidemment son cadre qui est magique. En 40 minutes, on a largement le temps de chercher les meilleurs points de vue pour les photos. Il y a un point d’eau au pied de l’église. Inutile de se charger. Soirée fraîche, nous sortons nos gilets (on avait fini par croire qu’on s’était chargé pour rien).
Jeudi : Stepantsminda – Mtskheta – Uplistsikhe – Koutaïssi Grosse étape … On quitte Stepantsminda à 7h30, sous un ciel couvert, heureux d’être monté à l’église hier après-midi. Après 2 heures de route (la même qu’hier), pauses photos comprises, nous arrivons à Mtskheta. Magnifique cathédrale Svetitskhoveli ! Vers midi, nous reprenons la route et nous arrivons rapidement à Uplistsikhe, site troglodyte. L’entrée est payante. C’est tellement rare ! 5 laris. Le temps est épouvantable : pluie et vent. Du coup, bien involontairement, nous abrégeons notre visite. Enfin, nous reprenons la route pour le dernier segment et nous arrivons à Koutaïssi que nous atteignons à 17h30 après 3 heures de route fatigante. La pluie et un bouchon dû à un accident nous ont ralentis. Par conviction, nous avons passé Gori sans nous y arrêter. Grosse étape, certes, mais rendue possible par la qualité de la route (c’est même une autoroute de Mtskheta jusqu’au-delà de Gori) et surtout par les visites qui ont découpé et allégé le trajet.
Vendredi : Koutaisi – Baghdati – Kur Sairme – piste via le col Zekari – Abastumani – Akhaltsikhe Magnifique journée ! Visite de Koutaisi en commençant par l’impressionnante Colchis Fountain. Puis nous filons vers le marché, coloré, vivant, animé, authentique. Puis bien sûr la cathédrale de Bagrati (bôf) et surtout le monastère de Gelati, magnifique. Nous décidons ensuite de rejoindre Akhaltsikhe en coupant court, tout droit par la piste. Nous serons récompensés de notre choix. La piste (25km) est bonne, facile et nous fait découvrir des paysages 360° de toute beauté ! Nous mettrons 1h50 pour parcourir ces 25km mais la moitié du temps, nous étions arrêtés pour prendre des photos !! Ce fut un des moments clé de notre voyage ! Le fort d’Akhaltsikhe est une reconstitution intéressante (6 laris)
Samedi : Akhaltsikhe – Sapara Monastery – Vardzia Petit crochet pour aller au monastère Sapara. Perdu dans la forêt. A notre arrivée, un pope vient nous ouvrir l’église, couverte de fresques. Belle découverte. Au calme. Les bus ne peuvent pas venir ici, la route est un cul de sac, trop étroite pour permettre à un bus de faire demi-tour (à ce jour …) L’étape est courte jusqu’à Vardzia. Nous y sommes vers midi, ce qui nous laisse l’après-midi pour visiter le site. 5 laris l’entrée. Il nous faudra 2 heures environ pour visiter ce site remarquable tant par les grottes elles-mêmes que par le paysage environnant. Nous profiterons de la fin de l’après-midi pour buller dans ce bel hôtel confortable. La piscine est belle mais fraîche. Vraiment fraîche, parole de Lorraine !
Dimanche : Vardzia – Akhalkalaki - Ninotsminda – Manglisi - Tbilissi Retour au bercail par une belle route qui longe un temps une rivière vigoureuse. Après Ninotsminda, nous allons longer de grands lacs où les hommes emmènent leurs troupeaux (moutons ou vaches) boire … Magnifiques scènes rurales. On choisit ensuite de rejoindre Tbilissi par Manglisi qui, pense-t-on, doit offrir de plus beaux paysages que la “nationale”. Nous ne regrettons pas notre choix. Route très agréable et surement moins fréquentée. Nous arriverons à Tbilissi vers 15h30.
Au final, en dehors de l’étape lourde de jeudi, nous avons trouvé cette grande boucle facile et magnifique. Nous rendons la voiture le lundi matin. A 9h, comme prévu, Ika est à l’hôtel Lowell pour la récupérer. Donc, on n’a même pas eu à tourner dans Tbilissi.
Tous les 2, nous aurions aimé poursuivre cette route. Rouler encore et encore à travers ces paysages parfois rudes, parfois bucoliques, parfois grandioses … Traverser ces villages ruraux où les pyramides branlantes de ballots de paille et les meules de foin flanquent chaque maison. S’arrêter devant les troupeaux de vaches qui déambulent selon leur bon vouloir puisqu’aucun barbelé ne les stoppe. Longer ces torrents vigoureux alimentés par des cascades qui dévalent des collines, admirer ces collines qui peu à peu se transforment en montagnes. Si c’était à refaire, on louerait 3/4 jours de plus pour aller à David Gareja par nous-mêmes, pour pousser jusqu’à Batumi et voir la Mer Noire. Ou juste pour faire durer le plaisir. Vous l’avez compris, ce périple fut une grande réussite.
Si vous hésitez encore (comme ce fut notre cas lors de la préparation de ce voyage) et que ce carnet vous rassure au point de vous lancer, j’aurai atteint mon but !
LA SVANETIE : C’est en avion depuis Tbilissi que nous arrivons à Mestia. Survol magique du Caucase.
A Mestia, je vous recommande la visite de la tour Khergiani (2 laris). On peut grimper jusqu’en haut, sur le toit, par une volée d’échelles impressionnantes mais sans danger. D’en haut, superbe vue sur Mestia. Elle se situe B. Khergiani str 13, à côté de l’hôtel café Old House. A ne pas confondre avec le musée du même nom. Le musée Mikheil Khergiani (3 laris) est très intéressant. Je ne connaissais pas cet alpiniste. Musée émouvant. On peut également grimper dans la tour de sa maison mais, ici la redescente est beaucoup plus impressionnante car la dernière grande échelle fait face au vide de la tour et n’est pas fixée (selon Philippe, moi, grande courageuse, je suis restée en bas … pour garder le sac. Quoi ??!!...😊) Enfin, le musée de la Svanétie (7 laris) propose une collection assez limitée mais très bien mise en valeur. J’ai aimé. Le Café Laila sur la place centrale propose d’excellents pains perdus (5 laris). Délicieux au petit déj. Avec, depuis la terrasse, les sommets blancs en toile de fond.
Nous nous rendons à l’Office du Tourisme, sur la grande place de Mestia. Quel est le meilleur moyen pour aller à Ushguli ? Le mec me répond sans hésiter : “louez un taxi, ça vous laissera plus de temps sur place, le bus ne vous laisse que 2 heures”. 200 laris … Bon ok … Puis, on va se renseigner auprès du ticket office des bus (voisin du Mestia Hotel où nous logions). 30 laris/p, départ à 9h, 2 heures de piste, retour à 16h … Les 2 heures sur place viennent de se transformer en 5 … Nous avons donc choisi l’option bus et bien nous en a pris. Nous sommes partis à 9h30 (le temps d’être plein), à 11h30 nous étions sur place. 4h30 sur place. Ça nous a largement suffi puisque nous n’avions pas prévu de randonner vers les glaciers. Et 60 laris au lieu de 200 … Selon vos projets, renseignez-vous bien. Il me parait impensable de venir à Mestia sans pousser jusqu’à Ushguli. La piste est longue et fatigante, trimballés que nous étions au fond du minibus. Néanmoins, quel spectacle ! Notre plus beau point de vue (par rapport à ce que NOUS avons fait) : depuis le hameau du milieu (celui qui est encore très préservé avec ses toits en lauze, désolée, je n’ai pas noté son nom), traversez la rivière par le pont et grimpez sur la colline en face. La vue y est extraordinaire !
Les randonneurs que nous avons croisés à Kazbegi (avec qui nous avons partagé notre taxi pour monter à l’église) venaient d’ici, de Svanétie, et le regrettaient déjà. Il semble (et je veux bien le croire !) que l’environnement de la Svanétie est plus beau que celui du Mont Kazbek. Si vous devez choisir ... Pour notre part et pour ce que nous avions prévu, 2 nuits à Mestia sont parfaitement suffisantes.
SI C’ETAIT A REFAIRE :
Je ne regrette pas d’avoir abandonné l’idée de coupler l’Arménie et la Géorgie sur ces 2 semaines. La Géorgie justifie largement 2 semaines.
Si nous avions su que les routes étaient aussi bonnes (et les pistes faciles pour les néophytes du 4X4 que nous sommes), nous aurions ajouté 3/4 jours de location de voiture pour pousser jusqu’à Batumi et aller à David Garedja par nous-mêmes. Rouler en Géorgie est un vrai bonheur ! D’autant qu’avec plus de 5 jours pleins à Tbilissi, nous commencions à tourner en rond le dernier jour … Heureusement, la ville est très agréable à vivre, donc, ce ne fut pas pénible, loin de là. Le voyage est devenu vacances. Pas de quoi se plaindre !
Escapade en Svanétie en avion : super bon plan !
Les églises : une indigestion ? Non … mais il faut reconnaître qu’au bout de quelques jours, on les confond un peu … Le cadre est souvent superbe (en Kakhétie, Jvari, Ananuri, Kazbegi bien sûr, Sapara …). Et, pour ma part, j’ai aussi assez souvent préféré l’extérieur à l’intérieur. La couleur chaude des pierres, les sculptures sur les murs, les tambours à 12 ou 16 pans, les tuiles vernissées … Quoi qu’il en soit, leur visite est gratuite, toujours intéressante. Après, qu’on y passe 10 minutes ou 1 heure, c’est selon. Et même si on les confond, quelle importance … il reste une impression générale, typique et cohérente. On saura désormais reconnaitre une église géorgienne. C’est le principal à mon sens. Seuls les experts me contrediront.
Gamardjoba (bonjour) et madloba (merci) : 2 mots magiques à retenir. Et facile à dire ! Plus facile que Mtskheta ….
DIVERS : L’accueil : chaleureux, serviables, souriants, aimables … on ne s’y attendait pas ! La langue : langue difficile. On a quand même appris à dire bonjour et merci … C’est tout … Pour le reste, communication en anglais, sans problème. La carte bancaire : largement utilisée Le climat à cette époque : idéal ! ciel limpide, beau soleil, température chaude (30°) mais supportable. Même en Svanétie, il a fait beau et bon. Nous n’avons sorti notre gilet qu’à Stepantsminda et en Svanétie, le soir. Vêtements : la visite des églises nécessite pour les femmes de porter un foulard sur la tête et une jupe. Le pantalon n’est pas permis (pour les femmes). Le nécessaire est gracieusement prêté à chaque entrée. Les hommes en short étaient également obligés de se couvrir les jambes avec … les jupes prêtées. L’affluence touristique à cette époque : beaucoup de touristes à Tbilissi, surtout des Russes. Moins ailleurs. Etonnamment, très peu de touristes sur les sites en Kakhétie (Nekresi, Alaverdi …). Les problèmes de santé : nous avons usé et abusé des points d’eau de source disponibles absolument partout. En pleine ville, près des églises, partout … Alors forcément, nos intestins se sont un peu rebellés. Rien de méchant. Nous n’avons d’ailleurs pas cessé de nous rafraichir de cette façon pour autant. Les moustiques : ràs Internet : wifi très largement répandu Electricité : adaptateur inutile Les achats perso : rien. Un magnet. Même pas pour nous …
On a beaucoup aimé : Les points d’eau potable partout. La piste entre Sairme et Abastumani, au Sud de Koutaïssi (pour rejoindre Akhaltsikhe) La liberté de visiter tous les lieux de culte (église, mosquée, synagogue) et la gratuité Les chiens et les chats errants, sympas, pas craintifs La limonade faite maison avec citron et menthe. Un goût de mojito sans alcool. Rafraichissant ! Les nombreux parcs à Tbilissi, ombragés, avec de nombreux bancs pour se poser
On a moins aimé : Les conduites de gaz extérieures qui défigurent les façades, triste reliquat de l’époque soviétique.
En conclusion : Quel magnifique périple que nous aurions tant aimé prolonger !
Traverser en train le Canada de Vancouver à Montréal avec le Transcanadien English translation pending
Bonjour les voyageurs,
On voulait vous raconter nos expériences de voyage en transcanadien. Pour cela on a monté une vidéo (VLOG) qui reprend les différentes étapes de notre trajet. Afin d’avoir un peu de contexte et mieux comprendre ce qu’il se passe dedans voici quelques explications 🙂
Le 2 juillet 2017, nous sommes partis de Vancouver en train pour rallier Montréal. Avec deux arrêts prévus, à Jasper pour 12 jours dans les Rocheuses et Winnipeg pour 2 jours, nous avons fait plus de 80 h de train.😎 Nous étions très impatients de voyager de cette manière, traverser le Canada en train est une expérience incroyable. Une façon de prendre le temps dans notre voyage (comme nous l’avions déjà fait quelques fois auparavant aux États-Unis). Nous avons pu essayer le service VIA Rail ! Avec un bon départ sur la première étape, le service s’est dégradé sur les deux dernières avec une accumulation de retard. Contexte : Les trains de passagers au Canada ne sont pas prioritaires sur les voies de chemin de fer. Celles-ci appartiennent aux compagnies ferroviaires de frette comme le CP ou le CN.😐 Alors oui, c’est bien connu que les trains de VIA Rail ont souvent du retard à cause de ça. Cependant, on a très vite été déçu du service de la compagnie vis-à-vis des clients. Nous avons eu très peu d’informations concernant les retards lorsque nous étions abords des trains ou en gare. Et surtout, ils n’ont quasiment aucun compensation financière ou autre pour les retards.😠 Le seul inclus était le repas payé à la gare de Toronto à tous les passagers qui ont loupé leur correspondance pendant l’heure du déjeuner. Autrement, nous avons dû négocier pour que VIA Rail nous paye un taxi alors que nous arrivions à 3 h du matin à la gare de Winnipeg, heure à laquelle il n’y a plus de transport en commun. Et cela n’a pas été fait à tous les passagers, seulement pour ceux qui l’ont réclamé comme nous. Selon nous, le minimum aurait été de prévoir un service de transport de groupe pour acheminer les usagers du train vers leur logement/hébergement.😐 De plus, nous avons carrément été pris de haut par un des agents de VIA Rail face à notre exaspération, suite aux nombreux retards quand nous attendions à la gare de Winnipeg.
Bref, une expérience finalement en demi-teinte ! 😮
BONUS : une faute d'orthographe s'est glissée dans la vidéo, saurez-vous la retrouver 😏
Voici la vidéo pour avoir plus d'infos en images : https://youtu.be/-I677du8GCs
Pierre
On voulait vous raconter nos expériences de voyage en transcanadien. Pour cela on a monté une vidéo (VLOG) qui reprend les différentes étapes de notre trajet. Afin d’avoir un peu de contexte et mieux comprendre ce qu’il se passe dedans voici quelques explications 🙂
Le 2 juillet 2017, nous sommes partis de Vancouver en train pour rallier Montréal. Avec deux arrêts prévus, à Jasper pour 12 jours dans les Rocheuses et Winnipeg pour 2 jours, nous avons fait plus de 80 h de train.😎 Nous étions très impatients de voyager de cette manière, traverser le Canada en train est une expérience incroyable. Une façon de prendre le temps dans notre voyage (comme nous l’avions déjà fait quelques fois auparavant aux États-Unis). Nous avons pu essayer le service VIA Rail ! Avec un bon départ sur la première étape, le service s’est dégradé sur les deux dernières avec une accumulation de retard. Contexte : Les trains de passagers au Canada ne sont pas prioritaires sur les voies de chemin de fer. Celles-ci appartiennent aux compagnies ferroviaires de frette comme le CP ou le CN.😐 Alors oui, c’est bien connu que les trains de VIA Rail ont souvent du retard à cause de ça. Cependant, on a très vite été déçu du service de la compagnie vis-à-vis des clients. Nous avons eu très peu d’informations concernant les retards lorsque nous étions abords des trains ou en gare. Et surtout, ils n’ont quasiment aucun compensation financière ou autre pour les retards.😠 Le seul inclus était le repas payé à la gare de Toronto à tous les passagers qui ont loupé leur correspondance pendant l’heure du déjeuner. Autrement, nous avons dû négocier pour que VIA Rail nous paye un taxi alors que nous arrivions à 3 h du matin à la gare de Winnipeg, heure à laquelle il n’y a plus de transport en commun. Et cela n’a pas été fait à tous les passagers, seulement pour ceux qui l’ont réclamé comme nous. Selon nous, le minimum aurait été de prévoir un service de transport de groupe pour acheminer les usagers du train vers leur logement/hébergement.😐 De plus, nous avons carrément été pris de haut par un des agents de VIA Rail face à notre exaspération, suite aux nombreux retards quand nous attendions à la gare de Winnipeg.
Bref, une expérience finalement en demi-teinte ! 😮
BONUS : une faute d'orthographe s'est glissée dans la vidéo, saurez-vous la retrouver 😏
Voici la vidéo pour avoir plus d'infos en images : https://youtu.be/-I677du8GCs
Pierre
Trois semaines pour découvrir des villes moyennes de France en train English translation pending
Bonjour à tous
J'ai déjà, pas très loin dans le temps demander de l'aide , pour l'organisation d'un voyage en .France et j'avais arrêté mon choix sur 3 villes, Bordeaux Lyon et Toulouse , et votre aide m'avait été très précieux , quelques uns d'entre vous à ce moment-là me parliez de villes moyennes cela a piqué ma curiosité , j'ai donc fait quelques recherches car j'avoue , j'ignorais se qu'était une ville moyenne donc avant d'arrêter mon choix j'ai décidé de voir les possibilités d'un 3semaines en villes moyennes plutôt qu'en villes de plus grande dimensions car je dois avouer qu'une ville ou l'on se sent plus près des gens a pour moi beaucoup d'attrait
Mon amoureux et moi même sommes d'un certain âge, plutôt d'un âge certain ...quoique en assez bonne forme, j'habite Montreal province de Québec .Je suis un voyageuse assez peu expérimentée. La France que je connais: Paris , la Côte d'Azur, la Provence et le Languedoc. Nous prévoyons 3semaines en mai ou septembre prochain, et les transitions entre les villes ou encore les petites escapades devront se faire en train ou autocar , nous ne voulons pas louer de véhicule , en ce qui a attrait au budget je dirais comme les villes que je veux découvrir, il est plutôt moyen , j'aime beaucoup découvrir les villes et les gens qui y vivent , tout doucement, j'aime marcher dans les petites places et ruelles prendre un café sur une terrasse , les marchés, l'architecture, les églises découvrir de petits restos de quartier et dans chacune d'elles y passer 4à5 jours , prendre son temps pour savourer.
Alors d'abord l'avion devra me déposer dans un aéroport international et il faudra songer au retour j'aimerais bien arrêter mon choix à 3ou 4 villes, une ville où il fai bon vivre "riche" en petits trésors cachés , suffisamment intéressante por y passer 4à5 jours et peut-être avec des possibilités de petites escapades, la distance entre , ses villes pourrait être entre 200 à 300 km.car je ne voudrais pas que le coût des déplacements soit trop élevé.Je suis bien partante entre autres, pour un séjour dans une jolie ville de bord de mer , des villes qui aient un charme différent l'une de l'autre, je suis comblée par les grands espaces au Québec , mais pour ce voyage ci pas de parcs nationaux... J'ignore si il possible de m'aider mais je suis ouverte à vos suggestions Mille fois mercis
Mon amoureux et moi même sommes d'un certain âge, plutôt d'un âge certain ...quoique en assez bonne forme, j'habite Montreal province de Québec .Je suis un voyageuse assez peu expérimentée. La France que je connais: Paris , la Côte d'Azur, la Provence et le Languedoc. Nous prévoyons 3semaines en mai ou septembre prochain, et les transitions entre les villes ou encore les petites escapades devront se faire en train ou autocar , nous ne voulons pas louer de véhicule , en ce qui a attrait au budget je dirais comme les villes que je veux découvrir, il est plutôt moyen , j'aime beaucoup découvrir les villes et les gens qui y vivent , tout doucement, j'aime marcher dans les petites places et ruelles prendre un café sur une terrasse , les marchés, l'architecture, les églises découvrir de petits restos de quartier et dans chacune d'elles y passer 4à5 jours , prendre son temps pour savourer.
Alors d'abord l'avion devra me déposer dans un aéroport international et il faudra songer au retour j'aimerais bien arrêter mon choix à 3ou 4 villes, une ville où il fai bon vivre "riche" en petits trésors cachés , suffisamment intéressante por y passer 4à5 jours et peut-être avec des possibilités de petites escapades, la distance entre , ses villes pourrait être entre 200 à 300 km.car je ne voudrais pas que le coût des déplacements soit trop élevé.Je suis bien partante entre autres, pour un séjour dans une jolie ville de bord de mer , des villes qui aient un charme différent l'une de l'autre, je suis comblée par les grands espaces au Québec , mais pour ce voyage ci pas de parcs nationaux... J'ignore si il possible de m'aider mais je suis ouverte à vos suggestions Mille fois mercis
L'inhospitalité en Bretagne English translation pending
Vous faites une excursion dans ce pays magnifique, c'est l'été, le soleil se couche plus tard (C'est le piège car la côte devient encore plus belle), vous oubliez les horaires; vous restez un peu plus longtemps sur la plage; ou le bateau de votre excursion rentre tard.....
A un moment donné Il faut se résoudre à aller diner! Vous allez recevoir la punition de votre manque de vigilance : La plupart des restaurateurs vous annonceront parfois à 21:00 ou plus surement à 21:30 "On ne sert plus" ou "On a tout éteint" Comme s'il s'agissait d'une procédure compliquée de rallumer comme pour un haut fourneau. Une fois on nous a refusé un Croque Monsieur car le cuisinier était parti!
Autre cas de figure: Le Dimanche soir ou le Lundi sont des jours maudits; tout est fermé! Il m'est arrivé de trouver 4 restaurants fermés dans le Pays des Abers!
Dernier cas de figure: Les mois hors saisons de Mai, Juin, Septembre, Octobre; il fait encore beau, la clientèle est là: Retraités français, Etrangers fuyant la foule. Vous voyez tout ce petit monde errer de restaurant fermé en restaurant fermé.
Alors si vous ne vivez pas en gite ou en camping car pour cuisiner, vous allez vous rabattre sur les MacDo, les camions à pizza....Dur, dur quand on on pense au plat de langoustines que vous auriez pu avoir dans un restaurant classique.
Je n'ai jamais ressenti dans d'autres provinces françaises ce comportement borné et donc cette inhospitalité. Bien sûr dans les grandes stations bretonnes des restaurants restent ouverts tard. Dans les petites villes bretonnes il peut y avoir des exceptions: Un restaurant peut rester ouvert tard; on constate alors qu'il concentre la clientèle et la vie nocturne. En Grande Bretagne, dans les pubs on vous réchauffe un plat au micro onde à toute heure.
Pourtant la clientèle existe. Les Offices de Tourisme de Bretagne font un travail remarquable en mettant en avant des animations, des activités multiples, des festivals, des brochures très belles. A quoi cela rime si vous ne pouvez pas vous restaurer le soir. Ils devraient éditer la carte des MacDo.
Autre cas de figure: Le Dimanche soir ou le Lundi sont des jours maudits; tout est fermé! Il m'est arrivé de trouver 4 restaurants fermés dans le Pays des Abers!
Dernier cas de figure: Les mois hors saisons de Mai, Juin, Septembre, Octobre; il fait encore beau, la clientèle est là: Retraités français, Etrangers fuyant la foule. Vous voyez tout ce petit monde errer de restaurant fermé en restaurant fermé.
Alors si vous ne vivez pas en gite ou en camping car pour cuisiner, vous allez vous rabattre sur les MacDo, les camions à pizza....Dur, dur quand on on pense au plat de langoustines que vous auriez pu avoir dans un restaurant classique.
Je n'ai jamais ressenti dans d'autres provinces françaises ce comportement borné et donc cette inhospitalité. Bien sûr dans les grandes stations bretonnes des restaurants restent ouverts tard. Dans les petites villes bretonnes il peut y avoir des exceptions: Un restaurant peut rester ouvert tard; on constate alors qu'il concentre la clientèle et la vie nocturne. En Grande Bretagne, dans les pubs on vous réchauffe un plat au micro onde à toute heure.
Pourtant la clientèle existe. Les Offices de Tourisme de Bretagne font un travail remarquable en mettant en avant des animations, des activités multiples, des festivals, des brochures très belles. A quoi cela rime si vous ne pouvez pas vous restaurer le soir. Ils devraient éditer la carte des MacDo.
Préparation croisière sur le Divina English translation pending
Bonjour,
Etant dans ma prépa et utilisant beaucoup les conseils et avis des autres membres, je me lance! si cela peut être utile tant mieux!!
Et si des lecteurs ont des avis et commentaires, Merci d'avance !!!
nous sommes 5 : deux adultes et 3 enfants (15,14 et 9 ans). Nous partirons sur le Divina le 25 février 2018 de Miami , retour le 8 mars. Ce sera notre première chez MSC après 5 avec Costa, qui nous a fait faux bond à Noël! Nous avions déjà réservé, mais ils ont changé les dates et escales, et nous ne pouvions plus la faire... D'où cette (première) infidélité. C'est aussi la première fois que nous allons aux Etats Unis et vu le coût de ces vacances (billets d'avion), nous devrons nous "contenter" de deux cabines intérieures. Ce sera notre prétexte pour être toujours dehors !😛
nous avons réservé les vols pour moins de 1900 euros pour nous 5 (iberia)bagages inclus , arriverons le 24/02 à 15h40 / départ le 10/03 à 17h15...
Hôtel réservé la nuit précédant la croisière : doral Inn pour 120 euros pour 5 , avec petits-déj et navette aéroport; c'est tout prêt de l'aéroport , mais il y a une piscine et surtout , pas trop cher !! le budget est serré , car nous voulons profiter un maximum des excursions!!!
Hôtel après la croisière : Washington Apartments sur South beach, 500 euros les deux nuits (avec les frais annexes, ménage : 75 euros !, taxes, mais pas de petit déj)
bon , et maintenant le programme ! Arrivée le samedi 24, mais craignant les contrôles douaniers, la recherche des valises... je ne prévois rien. si ça va , que nous ne sommes pas trop fatigués : direction bayside marketplace... promenade et resto. Si problème quelconque : piscine et dodo!
le dimanche 25 : direction DolphinMall (j'ai vérifié , ouvert le dimanche) et emplettes éventuelles Vers 13 -14h retour hôtel en taxi , on prend les valises que l'hôtel nous aura gardées ( enfin j'espère) et direction le port ! embarquement possible apparemment dès 12h...
lundi 26 : en mer
mardi 27 : Nous entrons dans le vif du sujet ! anniversaire de N° 2 à organiser avec MSC , nous sommes gold (grâce au programme status match) et le gâteau devrait être offert😉 et Ochos Rios en Jamaïque 10h-18H après avoir , lu , cherché , farfouillé et comparé, je pense prendre l'excursion MSC combinant Dunn's river falls et dolphin Cove . En effet Jaital et d'autres ne sont pas franchement moins chers (il y a même plus cher). 99 euro adulte/ 72 euros enfants (je ne veux pas celle où on "nage" à la chaîne avec un dauphin, seulement les approcher. Pour ceux qui sont contre ce genre d'activité, sachez que nous en avons parlé, hésité🤪... Il y a deux ans , aux Canaries , nous avons vu des dauphins en liberté et cela est sans conteste magnifique et inoubliable... rien à voir avec ce que nous ferons. Cependant je vous invite aussi à repenser vos achats d'oeufs de poules en batterie, de poulet si tendre et plein d'antibiotiques, de boeuf ou porc qui ne sont jamais sortis de leur stalle... bref si nous constatons une réelle maltraitance, nous ne participerons pas et j'en ferai un retour sur ce forum... ) l'excursion dure 4 heures seulement et nous espérons donc pouvoir un peu nous promener, éventuellement aller voir d'autres chutes... tout dépendra de l'horaire de notre sortie...
nous sommes 5 : deux adultes et 3 enfants (15,14 et 9 ans). Nous partirons sur le Divina le 25 février 2018 de Miami , retour le 8 mars. Ce sera notre première chez MSC après 5 avec Costa, qui nous a fait faux bond à Noël! Nous avions déjà réservé, mais ils ont changé les dates et escales, et nous ne pouvions plus la faire... D'où cette (première) infidélité. C'est aussi la première fois que nous allons aux Etats Unis et vu le coût de ces vacances (billets d'avion), nous devrons nous "contenter" de deux cabines intérieures. Ce sera notre prétexte pour être toujours dehors !😛
nous avons réservé les vols pour moins de 1900 euros pour nous 5 (iberia)bagages inclus , arriverons le 24/02 à 15h40 / départ le 10/03 à 17h15...
Hôtel réservé la nuit précédant la croisière : doral Inn pour 120 euros pour 5 , avec petits-déj et navette aéroport; c'est tout prêt de l'aéroport , mais il y a une piscine et surtout , pas trop cher !! le budget est serré , car nous voulons profiter un maximum des excursions!!!
Hôtel après la croisière : Washington Apartments sur South beach, 500 euros les deux nuits (avec les frais annexes, ménage : 75 euros !, taxes, mais pas de petit déj)
bon , et maintenant le programme ! Arrivée le samedi 24, mais craignant les contrôles douaniers, la recherche des valises... je ne prévois rien. si ça va , que nous ne sommes pas trop fatigués : direction bayside marketplace... promenade et resto. Si problème quelconque : piscine et dodo!
le dimanche 25 : direction DolphinMall (j'ai vérifié , ouvert le dimanche) et emplettes éventuelles Vers 13 -14h retour hôtel en taxi , on prend les valises que l'hôtel nous aura gardées ( enfin j'espère) et direction le port ! embarquement possible apparemment dès 12h...
lundi 26 : en mer
mardi 27 : Nous entrons dans le vif du sujet ! anniversaire de N° 2 à organiser avec MSC , nous sommes gold (grâce au programme status match) et le gâteau devrait être offert😉 et Ochos Rios en Jamaïque 10h-18H après avoir , lu , cherché , farfouillé et comparé, je pense prendre l'excursion MSC combinant Dunn's river falls et dolphin Cove . En effet Jaital et d'autres ne sont pas franchement moins chers (il y a même plus cher). 99 euro adulte/ 72 euros enfants (je ne veux pas celle où on "nage" à la chaîne avec un dauphin, seulement les approcher. Pour ceux qui sont contre ce genre d'activité, sachez que nous en avons parlé, hésité🤪... Il y a deux ans , aux Canaries , nous avons vu des dauphins en liberté et cela est sans conteste magnifique et inoubliable... rien à voir avec ce que nous ferons. Cependant je vous invite aussi à repenser vos achats d'oeufs de poules en batterie, de poulet si tendre et plein d'antibiotiques, de boeuf ou porc qui ne sont jamais sortis de leur stalle... bref si nous constatons une réelle maltraitance, nous ne participerons pas et j'en ferai un retour sur ce forum... ) l'excursion dure 4 heures seulement et nous espérons donc pouvoir un peu nous promener, éventuellement aller voir d'autres chutes... tout dépendra de l'horaire de notre sortie...
Carnet pratique de nos 3 semaines dans la moitié nord malgache, au mois de mai English translation pending
Bonjour à tous,
nous revenons enchantés de notre 2ème voyage à madagascar sac au dos (le premier était il y a 10 ans) et voulions faire partager des infos pratiques qui j'espère vous aiderons à avoir une idée des tarifs en vigueur et qq contacts intéressants sur place. Nous sommes un couple de 38 et 39 ans, sans enfants.
voici donc la liste exhaustive de nos dépenses et remarques diverses lors des 3 semaines que nous venons de passer dans la moitié nord de Madagascar (de Tana à Diego) plus quelques conseils généraux :
-prévoir une lampe frontale ou une lampe d'appoint, car in est fréquent qu'il n'y ai du courant dans les hébergement qu'à certaines heures - dans la même veine, si vous avez pas mal d'appareils électroniques une batterie portable pour recharcher tablette, téléphone et gopro est très appréciable - une cape de pluie (poncho) ne sert pas qu'à la pluie ; très utile sur les bateaux/pirogues dans la région de diego pour éviter d'être trempés jusqu'aux os -écoutez les recommandations des guides quant à la quantité d'eau à emmener : on boit beaucoup plus que d'habitude, même quand on est des habitués de la randonnée -essayez d'avoir toujours qq petits billets pour les porteurs ou autres petits achats dans la rue : c'est souvent difficile pour les gens d'avoir la monnaie sur un billet de 10 000 Ar, et parfois ils en profitent pour gonfler le sprix (encore plus que d'habitude) -TOUJOURS négocier le prix du bateau/ taxi/taxi brousse AVANT de monter devant. bien faire préciser si c'st par personne ou pour le véhicule - un taxi "spécial" ça veut dire réservé juste pour vous (plus cher mais on s'a^^etre pas partout et il part tout de suite), un taxi "collectif" c'est le contraire ... - une carte SIM orange (il y a aussi TELMA et AIRTEL) coûte 1000 Ar et après on peut acheter, même dans des petits villages) des crédits/recharges par coupon de 1000 Ar (permet environ deux appels locaux courts, et 7 sms en local. Il y a un bureau orange à l'aéroport d Tana, prévoir 10-15 minutes pour créer le dossier -ne pas oublier l'argent pour le visa à l'entrée, en espèces et avoir l'appoint (tarif variable selon la durée de séjour, 25 euros par personne jusqu'à 30 jours)
impossible de réserver un taxi brousse depuis l'étranger, sauf cotisse et encore il faut passer régler au bureau au plus tard la veille sinon ils annulent la réservation. m^me sur place, les chauffeurs demandent toujours un numéro de portable malgache, pour vous prévenir au dernier moment de l'heure de rdv. voir avec l'hotel éventuellement si on a pas de portable local (ils ne veulent pas appeler vers un portable international, ça coute trop cher)
ANTANANARIVO taxi ivato (aéroport) - la ribaudiere avec attente et embouteillages 75000 (essence comprise, 4x4, Sam, réservé par La Ribaudière). env 1h30 (embouteillages +++). tarif normal 55000 repas la ribaudiere 113 000+ 13000 de pourboire sandwich pour le lendemain midi : 20000/ sandwich (très bon et copieux) taxi la ribaudiere - lycée français : 15000 taxi lycée français - gare routiere Ambodivona ( prononcer amboudivoune): 20000 (trop cher) taxi gare routière - la ribaudiere 20 000 (trop cher) dîner kudeta env 140000 taxi la ribaudiere - kudeta aller 5000 taxi kudeta la ribaudiere retour 5000 2 nuits la ribaudiere sur booking.com , chambre standard promo 57euros(20200Ar) petits dej: 14000 par personne (1fois) paiment par CB repas et nuits (3-4 euros de frais en plus pour paiment par CB) taxi la ribaudiere - ambodivona 10000 (dimanche matin, pas d'embouteillages, tarif ok) cooperative de taxi brousse "cotisse" tana-majunga. départ 8h30 de la gare routière d'Ambodivona. arrivée prévue 16h00 parc d'Ankarafantsika (arrivée réelle 17h30, sans problème, un arrêt pour manger dans un petit resto local env 7000 Ar pour )
parc de l'Ankarafantsika (env 2-3h de Majunga) : très chouette, pas mal d'animaux
navette parc Ankarafantsika - village : gratuit si il reste de la place dans celle des employés (celle avec le nom du parc dessus) ou sinon taxi brousse (1000/ps/aller). droit d'entrée dans le parc 55000 par personne guidage pour un groupe jusqu'à 4 ps grand circuit comprenant le canyon 65000. se fait en une demi journée. possible de combiner l'après midi avec le circuit du lac (frais de guidage en sus) mais nous a semblé moins intéressant, surtout en saison sèche (peu d'oiseaux). Notre guide s'appelait "Modeste" et était très bien repas à l'hotely des employés : 5000/plat. très basique mais ok taxi brousse majunga-ambanja : 40 000/ps, réservé par l'intermédiaire du blue vanga lodge (impossibilité à réserver moi même malgré de nombreux appels, chauffeurs parlent très peu français). départ quasi exclusivement en fin de journée (18h30 pour nous, au niveau du village situé à 4 km du parc) en réalité est passé vers 19h30-20h et est arrivé à ambanja le matin (7h). Très longue nuit en taxi brousse (NE PAS OUBLIER LES BOULES QUIES, MUSIQUE A FOND GARANTIE POUR TENIR LE CHAUFFEUR EVEILLE)
AMBANJA
taxi ambanja -ankify 5000/ps en collectif (voiture type break). il a fallu 1h pour le remplir et 45 minutes pour aller à Ankify pirogue ankify - nosy komba collectif environ 8ps départ pas avant 11h (ou plus tard, quand elle est pleine...). 10000 par personne. environ 1h de trajet avec plusieurs arrêts. passer prendre un ticket à la capitainerie, qui s'arrange pour remplir les bateaux . possibilité d'acheter de l'eau, des petits trucs à manger (beignets, paquets de gateaux, galettes et poisson frit ..), toilettes (payantes, pas cher) et du credit orange attention aux porteurs qui veulent absolument prendre vos sacs et après réclament des pourboire indécents (les touristes de Nosy Be le sont mal habitués ...)
NOSY KOMBA : notre plus gros coup de coeur du voyage, on prévoit déjà d'y retourner ...
pas de distributeur de billets: retirer à Hell Ville (Nosy Be) ou Ambanja. retraits max 400 000 par retrait mais possible dans faire plusieurs (commission de 6.5euros à chaque fois, aïe ...) sortie randonnée sommet depart 8h45 env et retour 15h15 env . guide Mario super , 35000 par personne pour le guidage. repas 20000/personne poulet coco riz coco salade papaye banane et infusion citronnelle. très bon. payé directement au femmes du village qui préparent le repas. achat dans le village d'épices (cannelle et cacao) 5000 ar le sachet et vanille 40000 pour 23 gousses. 10000 de don pour contribution à l'école (optionnel) hébergement illo village nuitée bungalow double 30€. versement acompte a la resa par virement sur compte en métropole. très bonne adresse. très jolis bungalows mais eau froide (comme partout, sauf peut être dans les hôtels haut de gamme de l'île). propriétaires sympatiques et serviables, SUPER bon restau, connexion wifi, gardiens qui surveillent les bungalows jour et nuit. petits dej maison 15000 ar par personne. boisson entre 5000 et 8000. entrées 12000. plats 22000. desserts 8000 à 10000. possibilité d'acheter des bouteille d'eau au village 3000 (mais pas fraiches) makis vers 16h-17h sur le début du chemin qui mène à la montagne. femelles marron et males noir entrée réserve tanikely 20000 ar par personne formation niveau 1 nosy komba plongée 700€ pour 2. club génial, tout le monde est adorable, drôle et compétent. hébergement floraly komba. résa et paiement sur expedia (on avait plus assez d'espèces) 1 nuit bungalow vue mer avec demi pension ( dîner et petit déjeuner, mais pas d petit dej avant 7h le matin, là encore comme partout ou presque) 64€ - 10% si resa à la dernière minute. Très sympa, bon dîner et bon cocktails. douche froide les bateaux à moteur pour nosy be partent le matin des plages entre 6h et 6h30, 5000 Ar par personne. env 1h si s'arrête un peu partout. arrivée hell-ville pieds dans l'eau boueuse ! prévoir shorts et tongs ... arrivée à 7h30
HELL VILLE :
distributeur à 5 minutes à pied prise en charge par rabatteur de "Jimmy B 320509716" qui a plusieurs minimus mazda rouges et qq chauffeurs dont lui même (l'appeler en cas de doute pour vérifier que c'est bien un de ses travailleurs): formalités avec passeport à la capitainerie puis bateau rapide (env 30min) vers ankify (12000 par ps, tarif fixe) départ d'ankify vers 9h - 10h sans arrêt à Ambanja et arrivée à Mahamasina à 13h15 (1 seule pause)
MAHAMASINA / PARC DE L'ANKARANA :
logement "chez aurelien" juste à l'entrée est du parc. tenu par un guide du parc (Aurélien) et son fils "Jean Jacques, lui aussi guide dans le parc). génial. hébergement rustique (sauf les grands bungalows familiaux ronds , mieux que les autres) mais accueil formidable de Jean Jacques en particulier mais de tout le monde dans l'ensemble. bungalow 50000 (ou moins selon la catégorie) avec sdb. super repas 20000 par ps. sandwiches pour le midi 10000 par ps entrée parc 65000 par ps. frais de guidage petit circuit 50000+ grand circuit 90000. valable pour un groupe jusqu'à 4 ps, ne pas hésiter à se grouper avec d'autres touristes. env 10h en tout, avec beaucoup de pauses photos et une bonne pause le midi. prévoir 2 bouteilles par ps pour la journée. prévoir une lampe pour la grotte, crême solaire et anti moustique. attention passages vertigineux et dans une grotte. voir avec le guide en cas de phobie...
ANKARANA - DIEGO; en passant par les TSINGY ROUGES :
location 4x4 avec chauffeur essence comprise avec retour à vide 300 000 (demander à Jean Jacques ou Aurélien , ils connaissent des chauffeurs); frais de guidage (avec jean jacques qui est venu avec nous) 70 000 la journée car on ne peut accéder au lac sacré et aux tsingy sans guide entrée lac sacré 10000/ps. 4 km aller à pied si trop boueux pour accès en 4x4. finalement nous n'y sommes pas allé entrée tsingy rouges 10000/ps. env 17km de piste vraiment 4x4 (pas accessible en voiture légère). 45 minutes aller. prévoir son pique-nique, tables à disposition
DIEGO / RAMENA : très venté de mai a octobre en moyenne
Taxi "special" diego-ramena 50 000 (idem dans l'autre sens) taxi ramena - baie de sakalava (spécial) 35000 mais 4x4 qui fait le chemin pour les pratiquants de kite surf rando des les 3 baies : prévoir 10000 par ps pour paiement au niveau du camp militaire. super mais prévoir de l'eau et beaucoup de crème solaire. possible de se baigner dans les baie des dunes et la baie des pigeons (paradisiaque) Ramena : bungalows double "la case en falafy" 50000 avec de l'eau chaude. taxe de séjour 1000 /jr et taxe touristique 1000/j) .bonne ambiance, équipe très sympa, 2 piscines, wifi au resto et autour côté piscine. tres joli et bon restaurant, prix raisonnables. langouste 38000, entrecôte de zebu 25000 sinon en moyenne entre 15000 et 20000 pour les pats. petits dej 12000 bof. un vendeur de pains au chocolat passe tous les matins (2000 pièce) simone la masseuse aux doigts de fée : 10000 par demi-heure, au bord de la piscine... flacons d'huile de massage 5000 pièce sortie mer d'émeraude, en passant par "la case en falafy" : 60000 par ps comprenant les 10000 d'entrée dans le parc marin. super. délicieux repas. préciser avant départ si allergie poisson /fruits de mer car que ça prévu au repas (pas de viande au menu) . possibilité sur place de se faire tresser les cheveux (10000 à 20000 et masser 15000 la 1/2 heure). très sympa mais si assez touristique ne pas acheter coquillages et carapace de tortue vendus partout : pas bon pour la planète même si très tentant !! taxi ramena -diego avec attente pendant qu'on fait la visite de la montagne des français ( prendre un taxi de confiance recommandé par l'hébergement , il va surveiller vos bagages pendant votre abscence) : 60 000 montagne des français : super. vue sur baie de diego et forêt. à éviter si on a le vertige (enfin surtout les points de vue). plein de nouvelles installations en construction. 10000/ps pour entrée et 20000 pour frais de guidage (par groupe) la terrasse du voyageur (diego) : 40000 pour double avec ventilo+ 4000 taxe. resto/terrasse sympa au dernier étage. taxi brousse avec jimmy B 032 0509716 (m^me compagnie qu'à l'aller mais chauffeur différent) départ de diego vers 1h du mat direction ankify ( arrivée vers 8h +/- 1h). 20000 /ps. ne pas attendre à cette heure là dans la rue. le chauffeur vient nous chercher dans l'hotel
NOSY BE
taxi special hell ville - andilana 45000 taxi brousse andilana (pris au retour, à l'aller on était trop crevé après la nuit en TB) 2000 par personne!! passent fréquemment hotel le grand bleu (à 2,5km) de la plage d'andilana : très salle de resto et piscine à débordement avec vue sur la baie. travaux en cours, pour encore améliorer l'endroit (déjà très bien) 30€ la nuit pour le "bungalow randonneur " simple mais joli et confortable, eau froide. demi pension le grand-bleu : 18€ par ps (dîner entrée plat dessert 2 choix pour chaque + petit déjeuner. sinon possible de manger à la carte. service "snack" le midi possibilité d'excursion mais aussi location vtt et kayak à prix raisonnable. plage d'andilana : resto aux rideaux bleu + effigie de jimmy hendrix. repas a 20000 ( proposé initialement à 25000) entrée crudités, poisson ou crevette ou calamar (selon pêche et dispo) avec riz coco + fruit frais en dessert. équipe sympa, très bon. Hell- ville : au marché : environ 5000 Ar le sachet, boutique homeo pharma très bien et supermarché "shampion" (oui avec un S): meilleur prix pour acheter du rhum.repas à Nandibo : deco sympa, très bonnes pâtes. taxi spécial pour l'aéroport : 25000
Voilà, pas très sexy présenté comme ça mais bien plus pratique et utile qu'une longue diatribe sur ce magnifique pays ... Côté insécurité aucun problème tant qu'on respecte les consignes donnés par les hôtels (ne pas laisser son bungalow ouvert ) et qu'on ne ne balade pas n'importe où la nuit ou avec son appareil en bandoulière dans des quartiers isolés et chelous. Par contre méfiance à l'aéroport. On avait acheté un masque qui ne rentrait pas dans notre sac à dos. la douane nous a demandé la facture et a pinaillé sur un pseudo numéro qui devrait s'y trouver tout en nous laissant repartir sans demandé d'argent (bizarre). et comme pas hasard notre masque n'est jamais arrivé à la réunion ... Donc un conseil, cachez vos achat dans un sac, si possible fermé d'un cadenas ...
nous revenons enchantés de notre 2ème voyage à madagascar sac au dos (le premier était il y a 10 ans) et voulions faire partager des infos pratiques qui j'espère vous aiderons à avoir une idée des tarifs en vigueur et qq contacts intéressants sur place. Nous sommes un couple de 38 et 39 ans, sans enfants.
voici donc la liste exhaustive de nos dépenses et remarques diverses lors des 3 semaines que nous venons de passer dans la moitié nord de Madagascar (de Tana à Diego) plus quelques conseils généraux :
-prévoir une lampe frontale ou une lampe d'appoint, car in est fréquent qu'il n'y ai du courant dans les hébergement qu'à certaines heures - dans la même veine, si vous avez pas mal d'appareils électroniques une batterie portable pour recharcher tablette, téléphone et gopro est très appréciable - une cape de pluie (poncho) ne sert pas qu'à la pluie ; très utile sur les bateaux/pirogues dans la région de diego pour éviter d'être trempés jusqu'aux os -écoutez les recommandations des guides quant à la quantité d'eau à emmener : on boit beaucoup plus que d'habitude, même quand on est des habitués de la randonnée -essayez d'avoir toujours qq petits billets pour les porteurs ou autres petits achats dans la rue : c'est souvent difficile pour les gens d'avoir la monnaie sur un billet de 10 000 Ar, et parfois ils en profitent pour gonfler le sprix (encore plus que d'habitude) -TOUJOURS négocier le prix du bateau/ taxi/taxi brousse AVANT de monter devant. bien faire préciser si c'st par personne ou pour le véhicule - un taxi "spécial" ça veut dire réservé juste pour vous (plus cher mais on s'a^^etre pas partout et il part tout de suite), un taxi "collectif" c'est le contraire ... - une carte SIM orange (il y a aussi TELMA et AIRTEL) coûte 1000 Ar et après on peut acheter, même dans des petits villages) des crédits/recharges par coupon de 1000 Ar (permet environ deux appels locaux courts, et 7 sms en local. Il y a un bureau orange à l'aéroport d Tana, prévoir 10-15 minutes pour créer le dossier -ne pas oublier l'argent pour le visa à l'entrée, en espèces et avoir l'appoint (tarif variable selon la durée de séjour, 25 euros par personne jusqu'à 30 jours)
impossible de réserver un taxi brousse depuis l'étranger, sauf cotisse et encore il faut passer régler au bureau au plus tard la veille sinon ils annulent la réservation. m^me sur place, les chauffeurs demandent toujours un numéro de portable malgache, pour vous prévenir au dernier moment de l'heure de rdv. voir avec l'hotel éventuellement si on a pas de portable local (ils ne veulent pas appeler vers un portable international, ça coute trop cher)
ANTANANARIVO taxi ivato (aéroport) - la ribaudiere avec attente et embouteillages 75000 (essence comprise, 4x4, Sam, réservé par La Ribaudière). env 1h30 (embouteillages +++). tarif normal 55000 repas la ribaudiere 113 000+ 13000 de pourboire sandwich pour le lendemain midi : 20000/ sandwich (très bon et copieux) taxi la ribaudiere - lycée français : 15000 taxi lycée français - gare routiere Ambodivona ( prononcer amboudivoune): 20000 (trop cher) taxi gare routière - la ribaudiere 20 000 (trop cher) dîner kudeta env 140000 taxi la ribaudiere - kudeta aller 5000 taxi kudeta la ribaudiere retour 5000 2 nuits la ribaudiere sur booking.com , chambre standard promo 57euros(20200Ar) petits dej: 14000 par personne (1fois) paiment par CB repas et nuits (3-4 euros de frais en plus pour paiment par CB) taxi la ribaudiere - ambodivona 10000 (dimanche matin, pas d'embouteillages, tarif ok) cooperative de taxi brousse "cotisse" tana-majunga. départ 8h30 de la gare routière d'Ambodivona. arrivée prévue 16h00 parc d'Ankarafantsika (arrivée réelle 17h30, sans problème, un arrêt pour manger dans un petit resto local env 7000 Ar pour )
parc de l'Ankarafantsika (env 2-3h de Majunga) : très chouette, pas mal d'animaux
navette parc Ankarafantsika - village : gratuit si il reste de la place dans celle des employés (celle avec le nom du parc dessus) ou sinon taxi brousse (1000/ps/aller). droit d'entrée dans le parc 55000 par personne guidage pour un groupe jusqu'à 4 ps grand circuit comprenant le canyon 65000. se fait en une demi journée. possible de combiner l'après midi avec le circuit du lac (frais de guidage en sus) mais nous a semblé moins intéressant, surtout en saison sèche (peu d'oiseaux). Notre guide s'appelait "Modeste" et était très bien repas à l'hotely des employés : 5000/plat. très basique mais ok taxi brousse majunga-ambanja : 40 000/ps, réservé par l'intermédiaire du blue vanga lodge (impossibilité à réserver moi même malgré de nombreux appels, chauffeurs parlent très peu français). départ quasi exclusivement en fin de journée (18h30 pour nous, au niveau du village situé à 4 km du parc) en réalité est passé vers 19h30-20h et est arrivé à ambanja le matin (7h). Très longue nuit en taxi brousse (NE PAS OUBLIER LES BOULES QUIES, MUSIQUE A FOND GARANTIE POUR TENIR LE CHAUFFEUR EVEILLE)
AMBANJA
taxi ambanja -ankify 5000/ps en collectif (voiture type break). il a fallu 1h pour le remplir et 45 minutes pour aller à Ankify pirogue ankify - nosy komba collectif environ 8ps départ pas avant 11h (ou plus tard, quand elle est pleine...). 10000 par personne. environ 1h de trajet avec plusieurs arrêts. passer prendre un ticket à la capitainerie, qui s'arrange pour remplir les bateaux . possibilité d'acheter de l'eau, des petits trucs à manger (beignets, paquets de gateaux, galettes et poisson frit ..), toilettes (payantes, pas cher) et du credit orange attention aux porteurs qui veulent absolument prendre vos sacs et après réclament des pourboire indécents (les touristes de Nosy Be le sont mal habitués ...)
NOSY KOMBA : notre plus gros coup de coeur du voyage, on prévoit déjà d'y retourner ...
pas de distributeur de billets: retirer à Hell Ville (Nosy Be) ou Ambanja. retraits max 400 000 par retrait mais possible dans faire plusieurs (commission de 6.5euros à chaque fois, aïe ...) sortie randonnée sommet depart 8h45 env et retour 15h15 env . guide Mario super , 35000 par personne pour le guidage. repas 20000/personne poulet coco riz coco salade papaye banane et infusion citronnelle. très bon. payé directement au femmes du village qui préparent le repas. achat dans le village d'épices (cannelle et cacao) 5000 ar le sachet et vanille 40000 pour 23 gousses. 10000 de don pour contribution à l'école (optionnel) hébergement illo village nuitée bungalow double 30€. versement acompte a la resa par virement sur compte en métropole. très bonne adresse. très jolis bungalows mais eau froide (comme partout, sauf peut être dans les hôtels haut de gamme de l'île). propriétaires sympatiques et serviables, SUPER bon restau, connexion wifi, gardiens qui surveillent les bungalows jour et nuit. petits dej maison 15000 ar par personne. boisson entre 5000 et 8000. entrées 12000. plats 22000. desserts 8000 à 10000. possibilité d'acheter des bouteille d'eau au village 3000 (mais pas fraiches) makis vers 16h-17h sur le début du chemin qui mène à la montagne. femelles marron et males noir entrée réserve tanikely 20000 ar par personne formation niveau 1 nosy komba plongée 700€ pour 2. club génial, tout le monde est adorable, drôle et compétent. hébergement floraly komba. résa et paiement sur expedia (on avait plus assez d'espèces) 1 nuit bungalow vue mer avec demi pension ( dîner et petit déjeuner, mais pas d petit dej avant 7h le matin, là encore comme partout ou presque) 64€ - 10% si resa à la dernière minute. Très sympa, bon dîner et bon cocktails. douche froide les bateaux à moteur pour nosy be partent le matin des plages entre 6h et 6h30, 5000 Ar par personne. env 1h si s'arrête un peu partout. arrivée hell-ville pieds dans l'eau boueuse ! prévoir shorts et tongs ... arrivée à 7h30
HELL VILLE :
distributeur à 5 minutes à pied prise en charge par rabatteur de "Jimmy B 320509716" qui a plusieurs minimus mazda rouges et qq chauffeurs dont lui même (l'appeler en cas de doute pour vérifier que c'est bien un de ses travailleurs): formalités avec passeport à la capitainerie puis bateau rapide (env 30min) vers ankify (12000 par ps, tarif fixe) départ d'ankify vers 9h - 10h sans arrêt à Ambanja et arrivée à Mahamasina à 13h15 (1 seule pause)
MAHAMASINA / PARC DE L'ANKARANA :
logement "chez aurelien" juste à l'entrée est du parc. tenu par un guide du parc (Aurélien) et son fils "Jean Jacques, lui aussi guide dans le parc). génial. hébergement rustique (sauf les grands bungalows familiaux ronds , mieux que les autres) mais accueil formidable de Jean Jacques en particulier mais de tout le monde dans l'ensemble. bungalow 50000 (ou moins selon la catégorie) avec sdb. super repas 20000 par ps. sandwiches pour le midi 10000 par ps entrée parc 65000 par ps. frais de guidage petit circuit 50000+ grand circuit 90000. valable pour un groupe jusqu'à 4 ps, ne pas hésiter à se grouper avec d'autres touristes. env 10h en tout, avec beaucoup de pauses photos et une bonne pause le midi. prévoir 2 bouteilles par ps pour la journée. prévoir une lampe pour la grotte, crême solaire et anti moustique. attention passages vertigineux et dans une grotte. voir avec le guide en cas de phobie...
ANKARANA - DIEGO; en passant par les TSINGY ROUGES :
location 4x4 avec chauffeur essence comprise avec retour à vide 300 000 (demander à Jean Jacques ou Aurélien , ils connaissent des chauffeurs); frais de guidage (avec jean jacques qui est venu avec nous) 70 000 la journée car on ne peut accéder au lac sacré et aux tsingy sans guide entrée lac sacré 10000/ps. 4 km aller à pied si trop boueux pour accès en 4x4. finalement nous n'y sommes pas allé entrée tsingy rouges 10000/ps. env 17km de piste vraiment 4x4 (pas accessible en voiture légère). 45 minutes aller. prévoir son pique-nique, tables à disposition
DIEGO / RAMENA : très venté de mai a octobre en moyenne
Taxi "special" diego-ramena 50 000 (idem dans l'autre sens) taxi ramena - baie de sakalava (spécial) 35000 mais 4x4 qui fait le chemin pour les pratiquants de kite surf rando des les 3 baies : prévoir 10000 par ps pour paiement au niveau du camp militaire. super mais prévoir de l'eau et beaucoup de crème solaire. possible de se baigner dans les baie des dunes et la baie des pigeons (paradisiaque) Ramena : bungalows double "la case en falafy" 50000 avec de l'eau chaude. taxe de séjour 1000 /jr et taxe touristique 1000/j) .bonne ambiance, équipe très sympa, 2 piscines, wifi au resto et autour côté piscine. tres joli et bon restaurant, prix raisonnables. langouste 38000, entrecôte de zebu 25000 sinon en moyenne entre 15000 et 20000 pour les pats. petits dej 12000 bof. un vendeur de pains au chocolat passe tous les matins (2000 pièce) simone la masseuse aux doigts de fée : 10000 par demi-heure, au bord de la piscine... flacons d'huile de massage 5000 pièce sortie mer d'émeraude, en passant par "la case en falafy" : 60000 par ps comprenant les 10000 d'entrée dans le parc marin. super. délicieux repas. préciser avant départ si allergie poisson /fruits de mer car que ça prévu au repas (pas de viande au menu) . possibilité sur place de se faire tresser les cheveux (10000 à 20000 et masser 15000 la 1/2 heure). très sympa mais si assez touristique ne pas acheter coquillages et carapace de tortue vendus partout : pas bon pour la planète même si très tentant !! taxi ramena -diego avec attente pendant qu'on fait la visite de la montagne des français ( prendre un taxi de confiance recommandé par l'hébergement , il va surveiller vos bagages pendant votre abscence) : 60 000 montagne des français : super. vue sur baie de diego et forêt. à éviter si on a le vertige (enfin surtout les points de vue). plein de nouvelles installations en construction. 10000/ps pour entrée et 20000 pour frais de guidage (par groupe) la terrasse du voyageur (diego) : 40000 pour double avec ventilo+ 4000 taxe. resto/terrasse sympa au dernier étage. taxi brousse avec jimmy B 032 0509716 (m^me compagnie qu'à l'aller mais chauffeur différent) départ de diego vers 1h du mat direction ankify ( arrivée vers 8h +/- 1h). 20000 /ps. ne pas attendre à cette heure là dans la rue. le chauffeur vient nous chercher dans l'hotel
NOSY BE
taxi special hell ville - andilana 45000 taxi brousse andilana (pris au retour, à l'aller on était trop crevé après la nuit en TB) 2000 par personne!! passent fréquemment hotel le grand bleu (à 2,5km) de la plage d'andilana : très salle de resto et piscine à débordement avec vue sur la baie. travaux en cours, pour encore améliorer l'endroit (déjà très bien) 30€ la nuit pour le "bungalow randonneur " simple mais joli et confortable, eau froide. demi pension le grand-bleu : 18€ par ps (dîner entrée plat dessert 2 choix pour chaque + petit déjeuner. sinon possible de manger à la carte. service "snack" le midi possibilité d'excursion mais aussi location vtt et kayak à prix raisonnable. plage d'andilana : resto aux rideaux bleu + effigie de jimmy hendrix. repas a 20000 ( proposé initialement à 25000) entrée crudités, poisson ou crevette ou calamar (selon pêche et dispo) avec riz coco + fruit frais en dessert. équipe sympa, très bon. Hell- ville : au marché : environ 5000 Ar le sachet, boutique homeo pharma très bien et supermarché "shampion" (oui avec un S): meilleur prix pour acheter du rhum.repas à Nandibo : deco sympa, très bonnes pâtes. taxi spécial pour l'aéroport : 25000
Voilà, pas très sexy présenté comme ça mais bien plus pratique et utile qu'une longue diatribe sur ce magnifique pays ... Côté insécurité aucun problème tant qu'on respecte les consignes donnés par les hôtels (ne pas laisser son bungalow ouvert ) et qu'on ne ne balade pas n'importe où la nuit ou avec son appareil en bandoulière dans des quartiers isolés et chelous. Par contre méfiance à l'aéroport. On avait acheté un masque qui ne rentrait pas dans notre sac à dos. la douane nous a demandé la facture et a pinaillé sur un pseudo numéro qui devrait s'y trouver tout en nous laissant repartir sans demandé d'argent (bizarre). et comme pas hasard notre masque n'est jamais arrivé à la réunion ... Donc un conseil, cachez vos achat dans un sac, si possible fermé d'un cadenas ...
Votre avis sur la France English translation pending
La France (j'allais dire notre pays , c'était oublier que le site VF est canadien, enfin c'est pas loin concernant les francophones, il s'agit de nos cousins😎), donc voilà ma réflexion: que vous ayez beaucoup voyagé ou pas, loin ou pas, à vélo, avec sac à dos (certains diraient bagpacker), en solo, en bivouac sauvage, en fréquentant les hôtels deux ou quatre étoiles, avec agence ou autrement, vous situez la France à quel niveau en matière d’intérêt touristique ou de voyage, car selon son point de vue j'ai constaté que l'on peut faire la différence entre touriste et voyageur?
Je vous livre en matière de préambule mon sentiment, la France c'est le top du top et de plus en France il y a un paradis sur Terre (certains diront que c'est un pays indépendant) la Corse. Je précise je ne suis pas corse, mais lyonnais qui ne jure que par les Vosges.
Au plaisir de vous lire Luc
Andalousie: Sierra et Déserts English translation pending

Récit complet en images en cliquant ici!
L’Andalousie et ses paysages naturels nous attiraient depuis longtemps mais c’est loin et c’est chaud ! 2 semaines en mars devraient nous permettre de bien en profiter… J’ai préparé le voyage avec Google Maps, Google Earth, Wikiloc et les roadbooks 21 et 29 de Vibraction. J’ai téléchargé les différents parcours dans mon smartphone (wikiloc donc et mapsme pour les tracés GPX de vibraction). L’idée étant avant tout de randonner dans de beaux paysages en évitant de trop longues heures au volant, j’ai créé un itinéraire à ma sauce en mixant autoroutes pour aller au plus vite dans le vif du sujet et petites routes et pistes dans les coins qui me semblaient mériter plus de temps. On n’a donc que très peu suivi ces roadbooks finalement. Attention au fait que nous roulions en fourgon 4X4 ! J’essaierai au fil du récit d’indiquer l’accessibilité des endroits visités. Nous avons eu une météo parfaite la 1ère semaine, condition indispensable sur les pistes. Ensuite, nous avons modifié notre programme en improvisant 2 très belles randonnées dans nos massifs français, en retrouvant le soleil!
EN ROUTE POUR L’ESPAGNE ! DIM 05/03 passage pour déjeuner chez notre fille Marion à Chateaugiron, les chiens en profitent pour se dégourdir les pattes et lui faire des mamours, puis route et nuit près de Gérone. 1000 km au compteur, nous sommes en Espagne !
LOS CUCHILLOS DE CONTRERAS LUNDI 06/03
Encore quelques heures de route ce matin puis nous allons enfin marcher un peu en faisant une jolie rando le long du Rio Cabriel vers Los Cucchillos de Contreras (route d’accès assez raide, il faut un véhicule agile mais le 4X4 n’est pas nécessaire). es.wikiloc.com/...c/view.do?id=3774712 10 km aller-retour le long d’une belle rivière d’un étonnant bleu azur. Le sentier mène au pied d’une falaise ocre, porte d’entrée des Cuchillos (couteaux). Le relief nous rappelle un peu celui découvert en Aragon l’année dernière (sites.google.com/...ongost-de-mont-rebei)

Au-delà des Cuchillos, la vallée s’élargit et les chiens font trempette. Balade agréable pour couper une journée de route, elle doit être très fréquentée en été (il y a un camping) En quittant la vallée on tombe sur des chamois pas du tout sauvages ! Encore quelques heures de route puis nous nous posons dans les champs un peu avant Torrenueva.
CASCADAS DE LA CIMBARRA ALDEAQUEMADA MARDI 07/03 Après une trentaine de km nous sommes enfin en Andalousie. Nous aimons tous les balades « aquatiques » (surtout les chiens !) : la rando des cascadas de la Cimbarra, juste au sud de Aldeaquemada va tenir ses promesses ! fr.wikiloc.com/.../view.do?id=15998900 Nous démarrons dans la brume, et descendons dans une vallée humide et moussue, atmosphère… Très vite nous arrivons à notre 1ère cascade, en pleine forme car il a fait un temps pourri jusqu’à ces derniers jours. Une petite source se fraie un chemin au creux de la roche. En milieu de matinée, le brouillard se dissipe enfin, Il commence aussitôt à faire chaud et les chiens profitent du Rio Guarrizas pour se rafraichir. 2ème cascade avant une grimpette au soleil, puis nous découvrons cette énorme cascade (accessible assez rapidement depuis le parking en faisant la rando -qui est une boucle- dans l’autre sens)

Nous apercevons un sentier qui permet de s’en approcher. Nous y voilà ! Les chiens ont le « pied » sûr, ça vaut mieux ! Ça dépote ! Très belle rando avec un excellent rapport effort/décor ! Accès par un chemin un peu étroit, 4X4 inutile.
SIERRA DE SEGURA Y CAZORLA 4X4 recommandé, sans doute faisable en 2X4 léger si haute garde au sol et bonnes conditions. Après cette belle balade, en route vers la Sierra de Segura ! www.spain.info/...ra_y_las_villas.html
Nous entrons véritablement dans le vif du sujet ! Cette zone montagneuse est orientée nord-est/sud-ouest sur une quarantaine de km. On y trouve quelques pistes qui desservent des bergeries, désertées en hiver. Nous espérons ne pas être gênés par la neige car nous serons entre 1500 et 1800 m d’altitude environ. Nous prenons une piste qui part de Fuente Segura, grosse résurgence qui donne naissance au Rio Segura. Nous suivons les WP de Vibraction. Les paysages sont superbes dans la belle lumière de fin de journée. A l’horizon, un monolithe nous fait de l’œil et nous regretterons après-coup de n’avoir pas essayé d’y aller (faute de pouvoir l’identifier sur nos cartes sommaires, mais ça doit pouvoir se faire « au feeling ») Nous dépassons une ou deux fermes isolées et désertes puis trouvons un bel endroit pour y passer la nuit. Il y a même l’eau courante ! La quantité d’abreuvoirs donne une idée du nombre de moutons en été ! Le massif est calcaire et l’eau est rare ! Superbe coucher de soleil qui fait rougeoyer les flaques où patauge Itoo.
Mercredi 08 mars Au réveil (il a gelé légèrement) nous décidons de faire une balade dans le coin, qui nous enthousiasme ! Nous nous garons peu après cet arbre mort pour aller marcher un peu.

Les chiens profitent de la neige et nous nous délectons de ces paysages de fin d’hiver. Au loin un troupeau de bouquetins détale prestement. Nous faisons une petite boucle de 4 km, entre pins noirs, névés et crêtes calcaires. L’entrée d’une possible grotte intrigue les chiens… fr.wikiloc.com/.../view.do?id=17043258 Au loin, un petit refuge (il y a un GR qui parcourt ce très beau massif. Les refuges sont espacés d’une quinzaine de km, prévoir une tente car refuge très rustique, béton et fenêtre cassée. L’eau en été peut sans doute être un problème) Nous reprenons la piste (pas de difficulté par temps sec, un seul névé peu profond), débusquons un beau mouflon, et quittons déjà nostalgiques ce superbe plateau (il y a de quoi y passer 2 ou 3 jours si l’on randonne)
LAGUNA DE VALDEAZORES Pas besoin de 4X4 La piste descend dans la forêt, vers le sud, il fait beau : pourquoi ne pas en profiter pour faire une balade improvisée vers cette lagune indiquée par un petit panneau? Balade improvisée non préparée mais je vois le sentier sur mon smartphone, c’est parti ! fr.wikiloc.com/.../view.do?id=17043185 Le chemin descend loonguement jusqu’à ce bel étang, Les chiens en profitent longuement, Et dépenserons ce qui leur reste d’énergie à courser des biches (en vain, comme toujours !) en remontant. Balade quelconque, pas indispensable. Nous poursuivons la piste qui devient route qui passe près du Nacimiento del Rio Guadalquivir : l’endroit semble très fréquenté puisque 3 renards font la manche au bord de la route ! Je ne sais pas dire « donne la patte » en Espagnol, dommage ! Avec déjà 14 km dans les jambes, on a eu la flemme d’aller jusqu’à la source du Guadalquivir…
PICO CABANAS 4X4 inutile Il se fait tard et il est temps de trouver un coin pour la nuit : on hésite à se garer au départ d’un sentier de randonnée qui mène au Pico Cabanas. C’est en forêt et on préfère avoir de la vue alors on continue quelques centaines de mètres. La vue sur la Sierra Nevada est imprenable ! Au soleil couchant la falaise sous le Pico Cabanas s’enflamme ! C’est décidé demain on grimpe là-haut ! La balade est courte et la vue prometteuse ! En contrebas, le désert de Gorafe (et une grosse autoroute accessoirement, mais elle est invisible !) nous sépare de la Sierra Nevada. Encore un chouette coucher de soleil !
Jeudi 09/03 La Sierra Nevada rosit doucement sous les rayons timides du soleil levant. Le fond de la vallée est encore dans l’ombre mais ce sont bien des mouflons que nous apercevons en contrebas, après un quart d’heure de marche ! De majestueux pins noirs font une haie d’honneur à la Sierra enneigée. Pas étonnant qu’il y ait des animaux, il y a de l’eau, si rare dans ces massifs calcaires. La lumière encore rasante souligne les drapés du désert de Gorafe. A droite de l’image, juste au pied de la Sierra Nevada, c’est Beas de granada où nous irons bientôt. Encore plus à l’ouest, au-delà de ce village blanc, la chape de pollution masque la ville de Grenade. L’atmosphère est rendue très brumeuse par les fabriques d’huile d’olive. Belle vue depuis le refuge du sommet de Pico Cabanas sur de spectaculaires strates rocheuses soulignées par les pins noirs. Quelque chose a bougé ! Encore des biches ! Belle descente au milieu des pins.

Superbe balade, à ne pas louper ! fr.wikiloc.com/.../view.do?id=17043137
BADLANDS AU SUD DE LA SIERRA DE CAZORLA 4X4 indispensable Nous reprenons la piste, suivant les WP de Vibraction (en fait depuis Fuente Segura au nord de la Sierra de Segura) entre l’A 315 à l’ouest de Pozo Alcon et Alicun de Ortega. Après la verte forêt, place à l’argile rouge des badlands, on adore ! La trace nous fait ensuite descendre vers la vallée du Rio Guadiana Menor, aux airs d’ouest américain, amandiers en fleurs en plus !

Joli méandre azur qui se fraie un chemin dans les badlands. Belle vue pour une pause déjeuner ! Voilà des pistes qui donnent bien envie ! Paysage d’autant plus désolé qu’il y a eu un incendie… Quel décor de cinéma ! Un peu plus loin, la piste est ravinée : passer ne serait pas prudent et de toute façon j’ai repéré une autre piste un peu avant qui m’avait donné envie d’y aller. C’est pas mal aussi par là non ? Après ce petit village aux maisons troglodytes, on retrouve une bonne piste ! Nous voilà sur la route vers le village de Gorafe, point de départ de la piste que j’ai repérée pour aller dans le désert éponyme.
DESERT DE GORAFE 4X4 indispensable Nous grimpons par une piste bien raide (Calle la Mina, qui passe dans le sud du village) au-dessus du joli village de Gorafe aux nombreuses maisons troglodytes (comme un peu partout dans la région…) Seule la présence de cette cheminée laisse deviner la présence d’une maison sous nos pieds, à flanc de falaise. Nous voilà partis sur cette trace fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11659667 Qui descend raide dans les badlands. La météo est toujours au beau fixe, ça vaut mieux ! L’endroit est impraticable par temps de pluie. Au loin vers le nord-est le bleu azur de l’Embalse de Negratin se détache sur les falaises d’argile rouge. Mais restons concentrés sur notre piste… Oups, une seconde d’inattention, une roue qui passe trop près du bord de la piste qui s’effondre et nous voilà plantés, posés sur la plaque de protection avant. Gloups… personne à l’horizon, pas de réseau, un « précipice » de quelques mètres en contrebas…. Bon, on commence à avoir un peu d’expérience en la matière et pas mal de matos pour s’en sortir. Nous sortons l’attirail : sangle, hi-lift, manilles. Tout va bien, la sangle est juste de la bonne longueur pour passer autour de ce gros rocher opportunément placé. Il n’y a plus qu’à se tirer avec le Hi-lift, trop facile ! Regloups : le rocher commence à se déplacer, il est trop léger, ou nous sommes trop lourds. M…de. On sort encore un peu de fourbi : pelle et plaques. Je remonte dans le fourgon en me faisant aussi légère que possible (hum !) pour sortir le « nécessaire de survie » : papiers, eau, chaussures de marche, bouffe, doudounes, téléphones et appareils photos, sacs à dos. Le désert n’est pas bien grand, on est à moins de 15 km de Gorafe. Fred creuse sous la plaque de protection, sous la roue « hors-piste », place la plaque… Bon ben ‘y a plus qu’à démarrer le fourgon et essayer d’avancer pendant que Fred tire avec le Hi Lift. Donc c’est moi qui grimpe au volant, en laissant la porte ouverte pour pouvoir sauter si le fourgon bascule. Je suis enchantée ! Bref, ça marche du 1er coup, ouf ! Il y a à présent un trou béant là où était la roue ! Moralité, ne pas raser les bords en regardant le paysage ! On reprend la piste, bien concentrés ( !) sur son relief, si bien qu’on loupe une bifurcation ! Nous revenons à pied en arrière sur qq centaines de mètres et la trouvons mais la piste semble très mauvaise. Nous sommes dans le lit d’une rivière en fond de vallée et il est difficile de savoir comment ça se présente plus loin… Tiens, c’est l’occasion d’utiliser le drone pour une reconnaissance express des environs ! Révélation : la vilaine piste se transforme très vite en une superbe piste récemment refaite, allons-y ! En quelques zig-zag, nous nous extirpons de cette vallée encaissée et décidons de nous arrêter là pour aujourd’hui : le coin est superbe !

Pour la 1ère fois la nuit est chaude et le clair de lune est superbe !
Vendredi 10/03 Les 1ers rayons du soleil viennent réveiller l’ocre des falaises, il fait encore beau ! La nuit portant conseil, nous décidons de ne pas terminer la boucle de la trace suivie depuis hier mais de sortir au plus court vers Villanueva de las Torres. Voilà notre trace : fr.wikiloc.com/.../view.do?id=17043110 On a donc quitté la trace initiale au km 13,3 environ. Cette 2ème trace depuis le bivouac jusqu’à Villanueva de las Torres est beaucoup plus facile que celle que nous avons suivie hier, avis aux amateurs. Elle permet d’aller jusqu’à l’endroit où nous avons dormi sans difficulté (mais avec un 4X4 tout de même, de mémoire) en la prenant à l’envers. Il est bien sûr possible de découvrir le désert de Gorafe sans 4X4, à pied ou à VTT. Les distances ne sont pas énormes et le dépaysement garanti. Prévoir de l’eau en quantité !
ACEQUIA DEL TORIL Nous reprenons la jolie route vers le sud, en direction de Banos de Alicun pour une petite randonnée le long d’un incroyable aqueduc +/- naturel. Il y a dans ce village une source chaude (35°C) fortement minéralisée qui a créé un aqueduc de travertin (qu’on date selon les endroits entre 35000 et 200000 ans), perché au sommet d’un « mur » créé par l’accumulation des concrétions, qui fait 1 km de long, jusqu’à 10 m de haut, large de 3 m à sa base et de 70 cm au sommet. L’eau ruisselle le long de cet aqueduc, dont profitent toutes sortes de mousses et de plantes. Le site est habité depuis l’époque néolithique, on y trouve donc quelques dolmens. Dans l’air frais du matin, l’eau fume joliment alors qu’elle court vers cette ferme abandonnée.

Comme au Maroc, l’homme choisit le parcours de l’eau au moyen de « bouchons » formés d’une pierre et d’un bout de tissus. fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=9181708 Endroit vraiment étonnant, ne pas y aller trop tôt le matin car encore à l’ombre de la colline. Sans doute la foule en saison car le village est une station thermale.
BEAS DE GRANADA Le beau temps ne devrait pas durer encore plus d’un ou deux jours, il nous faut en profiter ! En route vers la Sierra Nevada, en passant par son extrémité ouest. Mais d’abord allons déjeuner sur les hauteurs de Beas de Granada, colline située au nord-est de Grenade, avec une vue superbe sur la Sierra Nevada.

Nous traversons la plaine entre le désert de Gorafe et la Sierra, prenons un petit bout d’autoroute et grimpons sur la colline (4X4 nécessaire, chemin étroit) Encore des amandiers en fleurs ! Là, il vaut mieux s’arrêter… Au-delà c’est la falaise. Jolie vue à l’est vers le village de Beas de Granada.
EL CABALLO dans la Sierra Nevada au-dessus de Lanjaron 4X4 nécessaire, chemin étroit au début. Sans doute accessible à une voiture 2X4 légère avec bonne garde au sol. Nous contournons ensuite la Sierra en passant par les faubourgs de Grenade et à Lanjaron prenons la Pista Forestal N°1. Bien visible sur la très bonne carte au 1/40000ème « Alpujarras Tour and Trail » de David Braun des Discovery Walking Guides qui accompagne le petit guide de rando du même auteur. Nous nous posons pour la nuit tout au bout de la piste (ensuite elle st fermée) au départ de la rando prévue demain. Samedi 11/03 Jolis nuages roses au réveil puis pas mal de cirrus dans tous les sens en altitude.

Tout là-haut tout juste éclairé par le soleil, le sommet El Caballo (3009 m), but de la randonnée si la neige le permet. Le sentier chemine parmi de majestueux pins, nous sommes à environ 2000 m. L’air est sec et les arbres morts se patinent joliment avec le temps. Le Refugio Ventura, juste en contrebas d’un aqueduc (encore !) est hélas complètement fermé (et même muré !?) Là-haut notre sommet ! Le versant nord est encore pas mal enneigé. Les chiens observent attentivement ce ressaut ?! Ah oui des bouquetins, dont le pelage se confond avec l’herbe encore jaunie par l’hiver. Bien vu ! Merci les chiens ! De l’autre côté, sur la neige, encore un petit groupe ! Et là-haut un jeune curieux qui nous observe ! Long pierrier très hostile surtout pour les pattes des chiens… Enfin de la neige ! Encore un dernier effort, nous approchons du sommet. Voilà Higloo au sommet, au frais dans la neige. Pas mal de monde au sommet, des gens qui viennent je pense du versant nord de la Sierra. Il doit y avoir moins de dénivelé. Nous hésitons sur le choix du chemin pour redescendre : la boucle prévue nous fait passer dans de grands champs de neige, mais on n’a pas envie de repasser dans le pierrier et on préfère les boucles : va pour la neige ! On en a bien bavé sans raquettes, dans une neige molle qui s’effondre à chaque pas ou presque ! Au loin la mer dans la brume… Bien contents de retrouver enfin de l’herbe ! Florilège de bouquetins tous azimuts ! Nous sommes cernés, il y en a partout !

Pour finir, très longue descente sur un mauvais sentier droit dans la pente ! On est claqué, 2ème nuit sur place ! fr.wikiloc.com/.../view.do?id=17043090 Balade bien crevante avec la neige, paysages plaisants mais pas fantastiques mais PLEIN de bouquetins ! A faire sans doute en période de floraison… J’avais aussi repéré cette rando qui a l’air sympa, mais pas le temps, la météo va changer : fr.wikiloc.com/.../view.do?id=15938815
VILLAGES BLANCS DE BUBION A CAPILEIRA Dimanche 12 mars En route vers les fameux villages blancs de la Sierra Nevada : c’est dimanche et c’est très touristique mais de bonne heure et en mars, ça va ! On se gare facilement à Bubion puis on suit un sentier à flanc de montagne qui va jusqu’à Capileira. Rando assez quelconque (pourtant très fréquentée par d’énormes groupes de marcheurs) sur un sentier qui passe en contrebas de la route (donc pas très propre) et dessert des jardins où s’accumulent pas mal de vieilleries. Le village de Capileira en lui-même est très joli. fr.wikiloc.com/.../view.do?id=17043017

Balade agréable mais pas inoubliable.
DESERT DE TABERNAS 4X4 nécessaire Il nous faut optimiser notre temps avant l’arrivée de la pluie prévue demain, aussi filons-nous directement vers le désert de Tabernas, en prenant l’autoroute côtière qui longe des milliers de serres en plastique. C’est hideux et fascinant à la fois. C’est dans ce désert que nous verrons le plus de fleurs : il fait plus chaud qu’ailleurs et il a plu il y a quelques jours.

Nous déjeunons sitôt arrivés dans le désert, puis prenons une piste qui grimpe dans la Sierra Alhamilla. fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=1464801
On réalise ainsi que le désert de Tabernas, célèbre lieu de tournage de western spaghetti n’est en fait pas très différent du reste de la région, très vaste zone de badlands à perte de vue. Dans la montée la piste est assez mauvaise mais elle dessert des antennes et une fois au sommet en descendant vers Turillas, elle est parfaite. Nous décidons de nous poser dans les hauteurs de la Sierra pour la nuit, car la région du Cabo de Gata où nous irons demain est un parc naturel où le bivouac est interdit.
CABO DE GATA Lundi 13 mars : au réveil, le temps est franchement menaçant et nous décidons de quitter les pistes en filant vers le joli village de Turillas (et son arène) Au loin il a neigé sur les hauteurs. Nous retrouvons le soleil au bord de la mer. Pas mal de monde dans cette région, très touristique. Voilà le Cabo de Gata, une des rares zones côtières de l’est de l’Espagne ayant échappé au béton. Nous déjeunons au bord de l’eau puis poursuivons un peu plus loin vers l’est. Ensuite la route est fermée, mais on peut continuer à pied le long de la côte .

Enfin des nuages ! Le ciel uniformément bleu commençait à nous lasser… Nous reprenons la route jusqu’à San José puis poursuivons jusqu’à Playa de Monsul. Le ciel se couvre Et noircit à vue d’œil On se croirait presqu’en Islande,

Avec ces orgues de basalte Et cette géologie torturée Quelques photos de fleurs et voilà les premières gouttes de pluie après 1 semaine de grand beau temps. Nous roulons un peu pour sortir du parc naturel et nous posons pour la nuit sur une piste éloignée de la route.
VERS LE SOLEIL ET LES PYRENEES Mardi 14/03 IL pleut des trombes d’eau, impossible de se risquer sur les pistes que j’avais prévues. Point météo, il fait beau au nord : en route vers les Pyrénées ! 1000 km plus loin, nous arrivons dans la région de Font-Romeu, sous le soleil ! Je n’ai aucune doc sur le coin, en dehors d’un atlas routier Européen au 1000000ème. Lunettes sur le nez, je vois les lacs des Bouillousses. Un petit tour sur wikiloc plus tard, je télécharge un itinéraire et la carte correspondantes, trop pratique ! On quitte notre parking « 4G » au-dessus de Mont-Louis pour nous poser pour la nuit sur le camping municipal fermé et désert (1 autre c car tout de même) du Pla de Barrès. Coucher de soleil sur les Pyrénées.
LACS DES BOUILLOUSSES PYRENEES Mercredi 15/03 La route est fermée 7 km avant le lac, pas grave, notre rando part de cet endroit. fr.wikiloc.com/.../view.do?id=17042950 1er lac encore gelé, que nous devrions longer mais le niveau est trop haut et nous devons nous frayer un passage plus haut (pas de la tarte) Puis nous arrivons à l’Etang du Long Bas, Que nous dépassons, Pour arriver à un 3ème tout petit étang Enfin nous voilà au grand lac des Bouillousses, le cadre est superbe mais le vent est frais et nous profitons d’un rocher pour grignoter un moreceau à l’abri du vent.

C’est un lac de barrage et celui-ci est en travaux, avec l’aide d’un hélico. Retour par une vaste chaume enneigée mais il n’est que 11h et la neige porte bien, les raquettes resteront sur le sac. Encore un joli lac près duquel se trouve une petite cabane. Fin de la balade vers midi : douche, déjeuner, puis route vers l’Auvergne. On se pose pour la nuit dans un champ un peu au sud de Saint-Flour.
AUVERGNE : boucle au départ de la Boudio fr.wikiloc.com/.../view.do?id=17042943 Le col de Puy Mary étant fermé à cause de la neige, nous allons faire une rando au départ du hameau de la Boudio que j’avais découvert lors d’une rando précédente : sites.google.com/...sducantal3jours/home On commence par un joli chemin encaissé, puis on dépasse la dernière bergerie avant le col de Cabre.

Vers 1300 m il faut mettre les raquettes, la grimpette est raide et bien crevante ! Nous voilà au Col de Cabre, en haut de la vallée de la Boudio. Pause avec vue sur le Puy Griou. Il reste pas mal de neige, en particulier sur les sentiers. On enfonce pas mal et les chiens suivent nos traces. Ouf, une source permet de refaire le plein d’eau. Belle rando printanière, rendue bien fatigante par la neige ! Encore un peu de route pour aller dîner chez Marion près de Clermont-Ferrand. Nous terminerons demain la route vers Nancy.




Taïwan - Avril 2017 English translation pending
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage.
Taïwan ? Pourquoi Taïwan ? Voilà la question qu’on nous a régulièrement posée, tant avant notre départ que pendant le voyage. Il est vrai que Taïwan ne fait pas partie du Top 10 des destinations touristiques en France. Parce qu’une amie en revenait et nous a vanté ses trésors cachés, nous avons commencé à creuser l’idée. Internet a fait le reste et nous a rapidement convaincus. Et pour nous qui connaissons (un peu) Chine et Japon, Taïwan a pris tout son sens, comme étant la pièce manquante du puzzle entre ces 2 régions.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Dim 26 Mars – Vol China Eastern : Paris CDG / Taipei via Shanghai - Arrivée du vol à 14h00 – 3 nuits à Taipei Lun – Taipei Mar – Jiufen - Jinguashi Mer – HSR + bus (arrivée vers midi) – 2 nuits à Sun Moon Lake Jeu – Tour du lac à vélo Ven – Bus + HSR + bus (arrivée vers midi) – 3 nuits à Tainan Sam – Tainan Dim – Anping Lun – TRA + HSR + TRA (arrivée à 15h) – 3 nuits à Taroko Village Mar – Gorges de Taroko à vélo Mer – Rando Jhuilu Old Trail Jeu – TRA (arrivée vers midi) – 2 nuits à Taipei Ven – Taipei Sam 8 Avril – Vol China Eastern : départ à 18h40
BUDGET : Cours du NT$ : 100 NT$ = 3,1 €
Dépenses préalables : Vols réguliers sur China Eastern via Shanghai : 587 €/p l’A/R Train HSR Taipei-Taichung : 35,11 €/2p Train HSR Taichung-Tainan : 40,85 €/2p Train HSR Tainan-Taipei : 84,47 €/2p
Dépenses sur place : Hébergement : 956 € (30 845 NT$) pour 13 nuits (2 373 NT$/nuit soit 74€) Autre : 925 €
Budget total tout compris : environ 3 216 € (hors achats perso) Nous avons choisi des hébergements milieu de gamme, on peut trouver moins cher. Pas de folie quant aux autres dépenses (repas dans la rue et transports locaux). Et pas de mojitos.😛
GUIDES : Guide Lonely Planet – 9e Ed – En anglais. Un peu vieux, trop d’infos plus à jour.
TRANSPORTS :
1 – Vols Réservés sur Voyages-sncf.com pour son bon rapport horaires/durée/prix malgré une escale assez longue à Shanghai. Pas de frais de dossier masqués, pas de changement de prix à la dernière minute.
2 – HSR Trains rapides (High Speed Railway) Réservation et paiement effectués sur internet avec la carte Mastercard : www.thsrc.com.tw/index_en.html?force=1 Très simple et efficace. Il nous a suffi ensuite d’échanger nos 3 vouchers aux guichets HSR de la Main Station de Taipei contre les tickets. Malgré une longue queue qui m’avait déprimée, service ultra rapide. En 10 minutes, tout était réglé. Nous avons également pu, sans aucune difficulté et sans frais, modifier un trajet le jour même pour partir plus tôt que prévu. De nouveau, service rapide, efficace et aimable. Que ce voyage fut facile !
3 – TRA Trains standards www.railway.gov.tw/en/booking.aspx?n=19679 Je n’ai pas réussi à réserver via internet (pb de carte bancaire, je n’ai pas insisté …). Par contre, j’ai imprimé les horaires des trains qui nous intéressaient et nous avons réglé l’achat de nos A/R Taipei/Xincheng sans tarder, dès notre arrivée à Taipei. Là encore, tout fut réglé en quelques minutes. La jeune-fille au guichet parlait bien anglais. Paiement par CB, cette fois sans problème.
Main Station accueille le métro (MTR), les TRA les HSR. Du coup, correspondance ultra rapide entre un HSR et un TRA. Aucun problème pour trouver le quai où prendre les trains (HSR ou TRA). Tout est très clairement indiqué en Anglais. Conservez votre ticket, il servira à valider votre sortie. Dans les trains (HSR et TRA), les stations sont annoncées et affichées en Chinois et en Anglais. Aucune inquiétude, aucun risque de rater son arrêt. Un conseil, essayez de retenir le nom de la station précédent votre destination, ça aide. Tous les trains que nous avons pris étaient parfaitement à l’heure.
4 – MTR Métro. english.metro.taipei/...=70241&mp=122036 Ultra simple. Ultra propre. Et quelle discipline ! Ils font sagement la queue devant les portes, devant les escalators … Ca repose. Il existe plusieurs formules de pass. Prenez le temps de lire les différences pour acheter celui qui vous convient le mieux (fiche en Anglais à tous les points de vente aux entrées de métro). L’EasyCard est un porte-monnaie électronique, le pass 2 days donnent accès à certains bus et prend fin à minuit du jour 2, le pass 48h (pas d’accès au bus) prend fin 48h après la 1ère utilisation … Quel que soit votre choix, une carte est vraiment pratique.
5 – Bus Si vous n’avez pas un pass qui vous donne accès aux bus, alors il faut payer cash en glissant les pièces dans la boite transparente près du chauffeur. Et faire l’appoint puisqu’il n’est pas prévu de rendre la monnaie. Avec un pass, il faut valider en montant et en descendant.
HEBERGEMENTS : Effectués sur booking.com (sauf Taroko) courant Janvier. Aucun pré-paiement. Prix indiqués par nuit, pdéj buffet inclus. Choix d’hôtels milieu de gamme. Tous ont en commun d’être confortables et très propres. Mon critère de choix principal est la situation géographique de l’hôtel (et l’annulation gratuite). Aucun coup de cœur.
Taipei Taipei M Hotel 2300 NT$/nuit Chambre petite et aveugle. Pdéj asiatique uniquement. Situation vraiment idéale à 100m de Taipei Main Station.
Sun Moon Lake Shui Sha Lian Hotel 2500 NT$/nuit A côté du Visitor Center, de Giant (bike rental) et de l’arrêt du bus pour Taichung HSR
Tainan Cambridge Tainan Hotel 2373 NT$/nuit Super pdéj. Enfin des fruits ! A 15-20 min à pied de TRA station.
Taroko Village Taroko Lodge rihang.wordpress.com/.../11/03/taroko-lodge/ Réservation effectuée auprès de Rihang par email 2500 NT$/nuit à payer cash, pdéj (pas buffet) inclus Séjour totalement organisé par Rihang. Aucune inquiétude à avoir même si l’Anglais de Jin ou Rihang est approximatif. Don’t worry comme ils l’écrivent et le répètent sans arrêt. A juste titre. Je consacre un paragraphe complet plus bas.
REPAS :
Taïwan est le royaume du street food et des night markets. Osez ! Moins cher qu’au Japon mais plus que dans les autres pays d’Asie du SE. Vous mangerez pour quelques €. Coca cola difficile à trouver. On s’en est passé, tout comme des mojitos !
Quelques adresses :
Dans la tour (saumon et vert) Shin Kong Mitsukoshi, face à Main Station à Taipei. Au B1 (1er sous-sol), tout un ensemble de stands propose une cuisine simple et variée. Tables au centre pour accueillir tous les clients. Ambiance cantine mais c’est bon et surtout facile pour démarrer …
Fort Gelato Cafe 206 Yongfu Rd à Tainan De très bonnes glaces.
Et le méga coup de cœur :
Din Tai Fung à Taipei www.dintaifung.tw/store/en-taiwan.html C’est la fameuse chaîne à succès de Dim Sum. Créée à Taiwan. C’est une tuerie !!! Mais soyez prêt à faire la queue pendant laquelle vous remplirez votre fiche de commande. Il y en a un au pied de la Taipei 101 … A combiner avec la visite de la tour. D’une pierre deux coups !
TAIPEI : A l’arrivée à l’aéroport international de Taoyuan, nous suivons les indications du LP et le parcours fléché dans l’aéroport vers City Bus pour prendre le bus 1819 (125 NT$) qui nous dépose à Main Station. Nickel ! Pour le retour, nous avons trouvé une solution encore plus simple : nous avons pris le tout nouveau Express MRT Taoyuan. Le LP n’en parle pas. Dans Main Station, suivre les indications Taoyuan Airport MRT (porte K12). Départ toutes les 15 minutes, 35 minutes de trajet, 160 NT$, confortable et sûr ! Super bon plan.
Taipei n’est pas une jolie ville. Aucun édifice qui ne mérite un "3 étoiles" ou qui justifie à lui seul le voyage. L’architecture y est quelconque, voire ringarde. Certains quartiers regroupent des tours sans aucun charme, les unes sur les autres. Aucune vieille ville. Même les temples sont tous rénovés. Rien n’est vraiment ancien … La faute à la guerre et à la Nature qui n’épargne pas l’île. Nous, grands amateurs de vieilles pierres, nous aurions dû rester sur notre faim … Et pourtant … nous avons adoré Taipei ! En effet, de jour comme de nuit, l’ambiance y est douce. Des restaus dans les rues, partout, apportent une odeur alléchante (sauf quand il s’agit de stinky tofu). Les boutiques sont toujours grandes ouvertes et débordent sur les trottoirs. Les néons recouvrent les façades et, à la nuit tombée, illuminent les rues de mille couleurs. Les marchés de nuit regorgent de bonnes choses. On s’y perd avec bonheur en toute sécurité. Les locaux vivent dehors, mangent, prient, chantent … Partout, une ambiance sereine et joyeuse. Nulle part, nous ne nous sommes sentis agressés ou en danger, pas de klaxon, pas d’altercation, pas de graffiti, pas de saleté, tout est propre, bien entretenus … A défaut d’être anciens. En voyage, nous sommes de vrais bonnets de nuit, nous aimons vivre au rythme du soleil et nous coucher tôt. Taipei nous a secoués ! Les marchés de nuit y sont pour quelque chose.
Nous y avons passé 3 jours pleins et 3 ½ journées, bien occupés, bien chargés jusque tard en soirée. J’ai aimé, beaucoup. Beaucoup de nostalgie en partant.
Tour 101 (600 NT$) Les tickets s’achètent au 5ème étage. Les étages inférieurs accueillent de belles boutiques de luxe dans un cadre somptueux. Et Din Tai Fung au RdC !... Miam !! Nous y sommes montés à la nuit tombée. L’ascenseur est un des plus rapides du monde. Au 89ème étage, la vue 360° de nuit est imprenable. D’autant que nous avions la chance d’avoir une nuit très claire. Au 91ème, on admire l’ingénieux contre-poids. C’est une belle visite.
3 vieilles demeures chinoises : Lin An Tai House (gratuit) Lin Family Mansion & Garden (gratuit) Lee Residence House (100 NT$) Je les ai notées dans l’ordre de notre préférence. Si votre temps est compté, la Lin An Tai House est la mieux restaurée, la plus grande, la plus intéressante. Mais il y a du monde. Attention, adresse erronée dans le LP pour la Lee Residence House. Elle se situe dans la Lane 243 de la Zhongzheng Road.
3 temples remarquables (parmi beaucoup d’autres) : Bao’an Temple Confucius Temple Longshan Temple Magnifiques ! Les orchidées sont impressionnantes. Les 3 valent d’être vus. Le LP décrit par le menu le Bao’an, dans le chapitre consacré aux temples de Taiwan (en fin de volume). Ca vaut le coup de commencer par celui-ci et de prendre le temps de faire une visite studieuse pour mieux comprendre les spécificités de l’architecture religieuse taiwanaise qu’on retrouvera dans tous les temples.
Maokong (120X2 NT$) Voici une belle sortie ! Métro jusque Taipei Zoo au bout de la ligne marron. De là, à pied on rejoint le téléphérique et ses œufs. 120 NT$ pour aller jusqu’en haut. On embarque. On a notre "gondola" pour nous tout seuls. Nous voici partis pour une longue balade au-dessus d’une végétation dense et tropicale. Après 3 arrêts, on arrive dans le quartier des plantations et des maisons de thé. Ambiance petit village. Quelques randos faciles permettent de s’approcher des plantations de thé et des jardins potagers. De nombreux petits restaurants permettent de goûter le thé et tout ce qui tourne autour. Pour redescendre, on rachète un ticket (120 de nouveau). Cette fois, on choisit d’attendre pour être dans une "Crystal Gondola" dont le fond est transparent. C’est le même prix que les autres mais il y en a très peu. Il faut donc être prêts à patienter. Comme toujours, conservez bien votre ticket. Vous en aurez besoin pour sortir. Rien que la balade en téléphérique justifie cette sortie. Par ailleurs, l’ambiance en haut est très agréable. On peut y passer facilement plusieurs heures, entre balades et restau.
National Palace Museum (250 NT$) Pour s’y rendre, il faut prendre un bus (15 NT$), juste à la sortie du métro Shilin. C’est bien fléché. Magnifique musée d’objets anciens, de calligraphie, d’estampes. Il y en a pour tous les goûts et certaines pièces sont fabuleuses. On y a passé plus de 2 heures. Bon plan : le vendredi, il fait nocturne.
Jiufen – Jinguashi Bus Keelung 1062 (au métro Zhongxiao Fuxing, sortie 1) jusqu’à Jiufen : 100 NT$ Bus Jiufen-Jinguashi : 24 NT$ Bus Jinguashi – Taipei : 109 NT$ Jiufen ne m’a pas plu. Je n’y ai trouvé rien d’authentique, rien d’original. C’est juste quelques rues ultra touristiques, sans aucune âme, même pas jolies. J’attendais autre chose. Jinguashi a un intérêt patrimonial. Une vieille mine d’or et les bâtiments attenants ont été transformés en musée (80 NT$). Intéressant. Cette balade nous a pris une grosse ½ journée (retour à Taipei à 15h). Nous regrettons ce choix, il y a sûrement mieux à faire (Yeliu, Beitou, Yangmingshan Park ??...).
SUN MOON LAKE : Bus 6670 depuis la gare HSR de Taichung. 175 NT$. Très bien fléché dans la gare. 1h15 pour arriver à Shueishe (ou Sun Moon Lake). Même chose au retour. Nous avions prévu de la marge pour ne pas rater notre Train HSR vers Tainan. Moi, je suis du style plan A, plan B et plan C. Et je préfère me lever tôt plutôt que de m’en vouloir. Enfin bref, peut-être que des fois, j’abuse un peu quand même … Du coup, comme le bus n’a pas crevé, qu’il n’y a pas eu de bouchon, qu’il n’y avait pas de manifestation, ni de typhon … on est arrivé à la gare HSR avec … 3 heures d’avance … Philippe ronchonne … Tu vois, on avait largement le temps de déjeuner ! Je ne la ramène pas trop … Je file aux guichets HSR pour tenter de faire modifier nos billets. Bingo ! Gratuit ! On part dans 15 minutes ! Philippe jubile ! Et moi, je respire !
Sun Moon Lake nous a un peu déçus. Sans doute dû au fait que nous avons eu un temps couvert, donc, aucun coucher de soleil. Nous avons fait le tour du lac en vélo en louant chez Giant, à côté du Visitor Center de Shueishe Village. 150 NT$ la journée. Passeport laissé en garantie. Vélo pépère, confortable (large selle et panier à l’avant) mais un peu lourd. Et malgré ses 7 vitesses, on a dû s’assoir sur notre ego et mettre pied à terre à chaque montée. Départ à 8h30, dans le sens des aiguilles d’une montre.
Le Wenwu Temple vaut vraiment la peine de s’y arrêter. Ne manquez surtout pas d’aller à l’arrière voir le magnifique portique avec ses pierres vertes toutes ornées de sculptures en méplat.
Attention à ne pas rater l’embranchement vers Shueishe après avoir passé le Xuan Gang Temple. Ça descend, c’est agréable, ça file, il fait bon, un tunnel, un 2ème … et zou … on l’a raté. Du coup il faut remonter ! L’embranchement est juste avant le 1er tunnel, à droite. Donc, surtout pas de tunnel ! Cette piste cyclable permet de longer le lac. Mieux qu’un tunnel non !?!
Vélos rendus à 15h.
Mon conseil : n’allez à SML que s’il fait beau.
Un petit restau très sympa : MoonCafé juste après l’hôtel Shui Sha Lian.
TAINAN : Pour rejoindre le centre de Tainan depuis la gare HSR, nous avons (toujours sur les conseils du LP) cherché (et trouvé) la navette gratuite qui nous a déposés au Confucius Temple. Au retour, beaucoup plus simple : nous avons opté pour le train pris à la gare TRA (25 NT$). C’est la ligne Tainan-Shalun. Shalun c’est la gare HSR et c’est le terminus. Facile, rapide (23 minutes). Un train toutes les ½h. Je recommande, c’est bien plus facile que le bus. Et il y a un Starbucks sympa dans la gare de Tainan pour déjeuner et patienter (ben oui, j’avais encore pris trop de marge …). Mais bon, qu’on patiente là ou à l’hôtel, c’est pareil, non ?... Non, je ne l’ai pas convaincu.
Tainan. On espérait une vieille ville, tout au moins une vieille partie historique pour nous rappeler les villes chinoises qu’on a tant aimées comme Lijiang ou Pingyao … On en est loin. Tainan reste résolument moderne et diffère assez peu de Taipei. Cela dit, les temples et Anping valent le coup et on ne regrette pas notre visite. 2 jours pleins suffisent et permettent de ne pas courir.
Anping. Pour s’y rendre : bus 88 ou 99 à prendre devant le Chihkan Tower (18 NT$, il faut l’appoint).
Anping Tree House (50 NT$) Impressionnant. Une grande maison désaffectée qui se fait engloutir par des banyans. C’est très surprenant avec un petit côté épouvante … Pour peu, on verrait les racines grandir !
Ne manquez pas de vous promener dans les petites ruelles charmantes après Matsu Temple. Et ne ratez pas l’emblème de la ville : un lion avec un sabre entre les dents. Enfin, je ne vois pas comment on pourrait le rater !...
GORGES de TAROKO : Pour y aller, nous avons choisi l’option train. De Tainan, on remonte à Taipei en HSR puis on enchaine avec un TRA jusque Xincheng. HSR et TRA sont au même niveau de Main Station. Nous avions 1h entre les deux, c’est bien plus qu’il n’en faut. 10 minutes suffisent. Nous sommes arrivés à Xincheng à 15h. Le fait de remonter à Taipei peut étonner. On revient sur ses pas, c’est agaçant. Mais c’est l’option qui nous a paru la plus rapide et la plus fiable. Si vous avez du temps, la traversée de l’île est sans aucun doute un meilleur choix (en bus ou en voiture). Les paysages sont superbes parait-il.
Taroko. Le clou du voyage ! La principale raison de notre venue à Taïwan ! Eh bien, aucune déception ! Au contraire. Tout d’abord, le choix de notre lodge. A Taroko Village plutôt qu’à Hualien. Bien plus proche des gorges. Desservi par le TRA, station Xincheng, 2 ou 3 heures depuis Taipei (selon le type de train). Ensuite et surtout, Rihang et Jin (le père et le fils), les hôtes du lodge s’occupent de tout. Nous voulions descendre les gorges à vélo et faire le Jhuilu Old Trail (pour lequel il faut un permis), j’ai fait mes demandes par email. A notre arrivée, tout était prêt.
Nous voici donc à la gare de Xincheng, lundi à 15h. Jin nous attend, avec mon nom sur un petit papier à la main. Pas grand risque d’erreur, nous sommes les seuls Occidentaux.
Le lendemain mardi, c’est la journée vélo. Avec son microbus, Jin nous emmène avec nos vélos (cette fois, ce sont de vrais VTC). Un petit arrêt au Seven-Eleven du village pour y faire provisions d’eau et d’un petit picnic. Puis, Jin nous monte en haut des gorges. En route, il nous indique les arrêts, les points de vue, les trails qu’il ne faut pas rater. Un petit plan complète les repérages. A 10h30, il nous laisse près de l’entrée de Baiyang Trail. A nous de jouer ! Objectif : rejoindre le lodge par nous-mêmes en faisant les quelques petites randos que nous aurons choisies (il y en a plus que nécessaire). Et, vous l’aurez deviné, ça descend tout le temps !... C’est de la rando pépère ! Nous commençons par Baiyang Trail. On pose vélos et casques devant le tunnel où démarre la rando. Pas de cadenas, ça ne craint rien ! Le long tunnel est tout droit, on aperçoit la lumière au bout. C’est faisable même sans torche. Le chemin tout plat amène à une plateforme de bois avec un joli point de vue sur une cascade. Attention, l’accès au rideau d’eau est fermé actuellement. La balade vaut néanmoins le coup. A/R en 1h15. C’est une bonne mise en jambe. Nous choisissons ensuite de parcourir le Lüshui Trail. Le sentier est superbe. Il grimpe à travers une végétation tropicale puis il suit la falaise. Vues splendides sur la rivière grise en contre bas. Boucle d’1h environ qui se termine par 7-8 min sur la route pour retrouver nos vélos en amont. Plus loin, petit arrêt au Yue Fei Pavillon pour profiter d’une jolie vue sur la gorge depuis un pont suspendu. Argh … les grenouilles dans le ventre !! Nous arrivons ensuite à Swallow Grotto (swallow=hirondelle). Une route (en sens unique) longe la gorge en parallèle d’un tunnel (lui, à double sens). Avec nos vélos, nous empruntons le sens interdit et nous nous émerveillons devant l’étroitesse de la gorge. Au bout de cette voie, on rejoint le tunnel et on repère le départ de la Jhuilu Old Trail. Ce sera pour demain. On poursuit notre descente à vélo. Toujours sans coup de pédales ! Nous évitons le long tunnel qu’a emprunté Jin ce matin : nous rejoignons Changchun Shrine. Les 3 temples accrochés dans la falaise sont de toute beauté. On poursuit cette petite déviation jusqu’à rejoindre la route principale (# 8) à la sortie du tunnel qu’on a évité plus haut. Voilà, il ne reste plus qu’à rentrer. Nous arrivons bien vite au cœur de Taroko Village. On passe devant le 7/11 de ce matin. L’affreuse cimenterie nous sert de point de repère. On la contourne pour grimper (non ?! si !) jusqu’au lodge. Les points de repère sont nombreux. GPS inutile. Nous étions de retour à 16h30. Enchantés ! Et même pas mal aux fesses.
Mercredi matin, nous repartons avec Jin dans les gorges, sans vélo cette fois. A Swallow Grotto, nous présentons notre passeport. C’est bon, nous sommes bien inscrits. On vient donc nous ouvrir la porte cadenassée qui permet d’accéder au très long pont suspendu qui marque le début du Jhuilu Old Trail. 3,1 km pour arriver au bout. On ne peut plus aller au-delà. Mais rien que ces 3100 mètres sont fabuleux. On démarre par un pont suspendu pour passer de l’autre côté de la rivière. Puis 2km de grimpette, avec de belles marches en bois. On démarre tranquillou. La végétation se raréfie, on commence à apercevoir les falaises. On parcourt encore 500 mètres quasiment à plat. Et on arrive aux falaises proprement dites. A partir de là et sur les derniers 500 mètres, le sentier est creusé à flanc de falaise. Tout du long, une corde, côté falaise, pour s’assurer et se rassurer. Parfois, le sentier ne dépasse pas les 70 cm de large. La plupart du temps, aucune protection côté vide. Maintenant, sauf à vouloir se suicider (et là c’est facile) il n’y a aucun danger. Juste un peu d’émotion pour ceux qui, comme moi, souffre de vertige. Les photos prises me prouvent à quel point tout se joue dans la tête car franchement il n’y avait vraiment pas de quoi se coller à la paroi comme je l’ai fait. Bref, même si vous avez le vertige, faites cette rando ! Elle est incroyable, unique, extraordinaire. Avec des paysages à couper le souffle, qu’on a rarement l’occasion d’admirer de cette façon, dans notre société hyper sécurisée … C’est une magnifique expérience avec un petit côté dépassement de soi (pour certains seulement). Et pour tout dire, quand nous avons quitté cette falaise, je me suis surprise à penser "zut, c’est fini". Partis à 10h30, nous arrivons au bout de la rando à midi. Retour (par le même chemin) très lent pour ménager nos vieux genoux. Nous serons sur le parking de Swallow Grotto à 14h10. 2,5l d’eau pour nous 2 et un paquet d’Oreos ont suffi. A ce rythme, aucun bobo, aucune courbature. A 15h, comme prévu, Rihang arrive pour nous récupérer. Nickel !
Ces 2 belles journées ont un coût. Journée vélo : 1 050 NT$/p (transfert + vélo) Jhuilu Old Trail : 1 200 NT$/p (permis + transferts) C’était très précisément ce qui m’avait été dit par email. Aucune mauvaise surprise. Paiement cash à Rihang. Tout comme la chambre. Les transferts à la gare sont gratuits.
Le soir, Rihang emmènent tous les hôtes de son lodge dans un restaurant du village. A 18h30. Menu fixe, autant de plats que de convives qu’on partage. Et c’est un vrai régal. Nous y sommes allés les 3 soirs (avec des comparses différents à chaque fois). Et on s’est régalés à chaque fois. Ce restaurant fait partie de nos meilleurs souvenirs culinaires. Rihang nous laissent dîner entre nous et revient nous chercher 1h-1h30 plus tard. Avec la bière, on tournait autour de 220 NT$ par personne.
Rihang est d’une gentillesse et d’une attention remarquables.
Cette étape reste mon meilleur souvenir. J’aurais aimé rester une journée de plus. Nous aurions pu pousser jusqu’à la plage en vélo, faire le Shakadang Trail ou un autre, profiter du calme du lodge et de la si belle nature environnante. En tous cas, 2 jours pleins me paraissent un minimum.
SI C’ETAIT A REFAIRE : Je remplacerais Jiufen et Jinguashi par autre chose. Peut-être une journée de plus à Taroko. Peut-être une journée de plus à Taipei, tant de choses à voir.
DIVERS : L’accueil : Chaleureux, souriants, aimables et très serviables. Que du bonheur ! La langue : l’Anglais est souvent et bien parlé. La carte bancaire : utilisation très répandue. ATM partout (y compris dans les Seven-Eleven et les Family Mart). Le climat à cette époque : idéal. Autour de 22-25 en moyenne. Pas de pluie (on a eu beaucoup de chance, pour preuve : le nombre de magasins de parapluies à Taipei). Vêtements : un bon gilet pour les matinées et les soirées, ça suffit. L’affluence touristique à cette époque : surtout des touristes asiatiques. Peu d’Européens. Pas encore très connu. Les problèmes de santé : prévoyez imodium et ercefuryl. Eau capsulée partout. Offertes dans tous les hôtels (tout au moins ceux qu’on avait choisis). Les moustiques : à Taroko surtout. Internet : wifi gratuit partout. Electricité : fiches plates. Prévoyez un adaptateur USA. Les achats perso : de beaux articles de cuisine (plateaux, dessous de plat, bols …) en bois dans Dihua Street.
On a beaucoup aimé : 🙂 Les marchés de nuit à Taipei Le respect et la discipline dont les Taiwanais font preuve
On a moins aimé : 😕 Leur goût pour les karaokés L’odeur du stinky tofu
En conclusion : Ile encore bien méconnue et préservée du tourisme de masse, Taïwan est un joli trait d’union entre la Chine et le Japon, tant en termes de culture que de gastronomie. Voyage facile et facilité par la gentillesse des Taïwanais.
Taïwan ? Pourquoi Taïwan ? Voilà la question qu’on nous a régulièrement posée, tant avant notre départ que pendant le voyage. Il est vrai que Taïwan ne fait pas partie du Top 10 des destinations touristiques en France. Parce qu’une amie en revenait et nous a vanté ses trésors cachés, nous avons commencé à creuser l’idée. Internet a fait le reste et nous a rapidement convaincus. Et pour nous qui connaissons (un peu) Chine et Japon, Taïwan a pris tout son sens, comme étant la pièce manquante du puzzle entre ces 2 régions.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Dim 26 Mars – Vol China Eastern : Paris CDG / Taipei via Shanghai - Arrivée du vol à 14h00 – 3 nuits à Taipei Lun – Taipei Mar – Jiufen - Jinguashi Mer – HSR + bus (arrivée vers midi) – 2 nuits à Sun Moon Lake Jeu – Tour du lac à vélo Ven – Bus + HSR + bus (arrivée vers midi) – 3 nuits à Tainan Sam – Tainan Dim – Anping Lun – TRA + HSR + TRA (arrivée à 15h) – 3 nuits à Taroko Village Mar – Gorges de Taroko à vélo Mer – Rando Jhuilu Old Trail Jeu – TRA (arrivée vers midi) – 2 nuits à Taipei Ven – Taipei Sam 8 Avril – Vol China Eastern : départ à 18h40
BUDGET : Cours du NT$ : 100 NT$ = 3,1 €
Dépenses préalables : Vols réguliers sur China Eastern via Shanghai : 587 €/p l’A/R Train HSR Taipei-Taichung : 35,11 €/2p Train HSR Taichung-Tainan : 40,85 €/2p Train HSR Tainan-Taipei : 84,47 €/2p
Dépenses sur place : Hébergement : 956 € (30 845 NT$) pour 13 nuits (2 373 NT$/nuit soit 74€) Autre : 925 €
Budget total tout compris : environ 3 216 € (hors achats perso) Nous avons choisi des hébergements milieu de gamme, on peut trouver moins cher. Pas de folie quant aux autres dépenses (repas dans la rue et transports locaux). Et pas de mojitos.😛
GUIDES : Guide Lonely Planet – 9e Ed – En anglais. Un peu vieux, trop d’infos plus à jour.
TRANSPORTS :
1 – Vols Réservés sur Voyages-sncf.com pour son bon rapport horaires/durée/prix malgré une escale assez longue à Shanghai. Pas de frais de dossier masqués, pas de changement de prix à la dernière minute.
2 – HSR Trains rapides (High Speed Railway) Réservation et paiement effectués sur internet avec la carte Mastercard : www.thsrc.com.tw/index_en.html?force=1 Très simple et efficace. Il nous a suffi ensuite d’échanger nos 3 vouchers aux guichets HSR de la Main Station de Taipei contre les tickets. Malgré une longue queue qui m’avait déprimée, service ultra rapide. En 10 minutes, tout était réglé. Nous avons également pu, sans aucune difficulté et sans frais, modifier un trajet le jour même pour partir plus tôt que prévu. De nouveau, service rapide, efficace et aimable. Que ce voyage fut facile !
3 – TRA Trains standards www.railway.gov.tw/en/booking.aspx?n=19679 Je n’ai pas réussi à réserver via internet (pb de carte bancaire, je n’ai pas insisté …). Par contre, j’ai imprimé les horaires des trains qui nous intéressaient et nous avons réglé l’achat de nos A/R Taipei/Xincheng sans tarder, dès notre arrivée à Taipei. Là encore, tout fut réglé en quelques minutes. La jeune-fille au guichet parlait bien anglais. Paiement par CB, cette fois sans problème.
Main Station accueille le métro (MTR), les TRA les HSR. Du coup, correspondance ultra rapide entre un HSR et un TRA. Aucun problème pour trouver le quai où prendre les trains (HSR ou TRA). Tout est très clairement indiqué en Anglais. Conservez votre ticket, il servira à valider votre sortie. Dans les trains (HSR et TRA), les stations sont annoncées et affichées en Chinois et en Anglais. Aucune inquiétude, aucun risque de rater son arrêt. Un conseil, essayez de retenir le nom de la station précédent votre destination, ça aide. Tous les trains que nous avons pris étaient parfaitement à l’heure.
4 – MTR Métro. english.metro.taipei/...=70241&mp=122036 Ultra simple. Ultra propre. Et quelle discipline ! Ils font sagement la queue devant les portes, devant les escalators … Ca repose. Il existe plusieurs formules de pass. Prenez le temps de lire les différences pour acheter celui qui vous convient le mieux (fiche en Anglais à tous les points de vente aux entrées de métro). L’EasyCard est un porte-monnaie électronique, le pass 2 days donnent accès à certains bus et prend fin à minuit du jour 2, le pass 48h (pas d’accès au bus) prend fin 48h après la 1ère utilisation … Quel que soit votre choix, une carte est vraiment pratique.
5 – Bus Si vous n’avez pas un pass qui vous donne accès aux bus, alors il faut payer cash en glissant les pièces dans la boite transparente près du chauffeur. Et faire l’appoint puisqu’il n’est pas prévu de rendre la monnaie. Avec un pass, il faut valider en montant et en descendant.
HEBERGEMENTS : Effectués sur booking.com (sauf Taroko) courant Janvier. Aucun pré-paiement. Prix indiqués par nuit, pdéj buffet inclus. Choix d’hôtels milieu de gamme. Tous ont en commun d’être confortables et très propres. Mon critère de choix principal est la situation géographique de l’hôtel (et l’annulation gratuite). Aucun coup de cœur.
Taipei Taipei M Hotel 2300 NT$/nuit Chambre petite et aveugle. Pdéj asiatique uniquement. Situation vraiment idéale à 100m de Taipei Main Station.
Sun Moon Lake Shui Sha Lian Hotel 2500 NT$/nuit A côté du Visitor Center, de Giant (bike rental) et de l’arrêt du bus pour Taichung HSR
Tainan Cambridge Tainan Hotel 2373 NT$/nuit Super pdéj. Enfin des fruits ! A 15-20 min à pied de TRA station.
Taroko Village Taroko Lodge rihang.wordpress.com/.../11/03/taroko-lodge/ Réservation effectuée auprès de Rihang par email 2500 NT$/nuit à payer cash, pdéj (pas buffet) inclus Séjour totalement organisé par Rihang. Aucune inquiétude à avoir même si l’Anglais de Jin ou Rihang est approximatif. Don’t worry comme ils l’écrivent et le répètent sans arrêt. A juste titre. Je consacre un paragraphe complet plus bas.
REPAS :
Taïwan est le royaume du street food et des night markets. Osez ! Moins cher qu’au Japon mais plus que dans les autres pays d’Asie du SE. Vous mangerez pour quelques €. Coca cola difficile à trouver. On s’en est passé, tout comme des mojitos !
Quelques adresses :
Dans la tour (saumon et vert) Shin Kong Mitsukoshi, face à Main Station à Taipei. Au B1 (1er sous-sol), tout un ensemble de stands propose une cuisine simple et variée. Tables au centre pour accueillir tous les clients. Ambiance cantine mais c’est bon et surtout facile pour démarrer …
Fort Gelato Cafe 206 Yongfu Rd à Tainan De très bonnes glaces.
Et le méga coup de cœur :
Din Tai Fung à Taipei www.dintaifung.tw/store/en-taiwan.html C’est la fameuse chaîne à succès de Dim Sum. Créée à Taiwan. C’est une tuerie !!! Mais soyez prêt à faire la queue pendant laquelle vous remplirez votre fiche de commande. Il y en a un au pied de la Taipei 101 … A combiner avec la visite de la tour. D’une pierre deux coups !
TAIPEI : A l’arrivée à l’aéroport international de Taoyuan, nous suivons les indications du LP et le parcours fléché dans l’aéroport vers City Bus pour prendre le bus 1819 (125 NT$) qui nous dépose à Main Station. Nickel ! Pour le retour, nous avons trouvé une solution encore plus simple : nous avons pris le tout nouveau Express MRT Taoyuan. Le LP n’en parle pas. Dans Main Station, suivre les indications Taoyuan Airport MRT (porte K12). Départ toutes les 15 minutes, 35 minutes de trajet, 160 NT$, confortable et sûr ! Super bon plan.
Taipei n’est pas une jolie ville. Aucun édifice qui ne mérite un "3 étoiles" ou qui justifie à lui seul le voyage. L’architecture y est quelconque, voire ringarde. Certains quartiers regroupent des tours sans aucun charme, les unes sur les autres. Aucune vieille ville. Même les temples sont tous rénovés. Rien n’est vraiment ancien … La faute à la guerre et à la Nature qui n’épargne pas l’île. Nous, grands amateurs de vieilles pierres, nous aurions dû rester sur notre faim … Et pourtant … nous avons adoré Taipei ! En effet, de jour comme de nuit, l’ambiance y est douce. Des restaus dans les rues, partout, apportent une odeur alléchante (sauf quand il s’agit de stinky tofu). Les boutiques sont toujours grandes ouvertes et débordent sur les trottoirs. Les néons recouvrent les façades et, à la nuit tombée, illuminent les rues de mille couleurs. Les marchés de nuit regorgent de bonnes choses. On s’y perd avec bonheur en toute sécurité. Les locaux vivent dehors, mangent, prient, chantent … Partout, une ambiance sereine et joyeuse. Nulle part, nous ne nous sommes sentis agressés ou en danger, pas de klaxon, pas d’altercation, pas de graffiti, pas de saleté, tout est propre, bien entretenus … A défaut d’être anciens. En voyage, nous sommes de vrais bonnets de nuit, nous aimons vivre au rythme du soleil et nous coucher tôt. Taipei nous a secoués ! Les marchés de nuit y sont pour quelque chose.
Nous y avons passé 3 jours pleins et 3 ½ journées, bien occupés, bien chargés jusque tard en soirée. J’ai aimé, beaucoup. Beaucoup de nostalgie en partant.
Tour 101 (600 NT$) Les tickets s’achètent au 5ème étage. Les étages inférieurs accueillent de belles boutiques de luxe dans un cadre somptueux. Et Din Tai Fung au RdC !... Miam !! Nous y sommes montés à la nuit tombée. L’ascenseur est un des plus rapides du monde. Au 89ème étage, la vue 360° de nuit est imprenable. D’autant que nous avions la chance d’avoir une nuit très claire. Au 91ème, on admire l’ingénieux contre-poids. C’est une belle visite.
3 vieilles demeures chinoises : Lin An Tai House (gratuit) Lin Family Mansion & Garden (gratuit) Lee Residence House (100 NT$) Je les ai notées dans l’ordre de notre préférence. Si votre temps est compté, la Lin An Tai House est la mieux restaurée, la plus grande, la plus intéressante. Mais il y a du monde. Attention, adresse erronée dans le LP pour la Lee Residence House. Elle se situe dans la Lane 243 de la Zhongzheng Road.
3 temples remarquables (parmi beaucoup d’autres) : Bao’an Temple Confucius Temple Longshan Temple Magnifiques ! Les orchidées sont impressionnantes. Les 3 valent d’être vus. Le LP décrit par le menu le Bao’an, dans le chapitre consacré aux temples de Taiwan (en fin de volume). Ca vaut le coup de commencer par celui-ci et de prendre le temps de faire une visite studieuse pour mieux comprendre les spécificités de l’architecture religieuse taiwanaise qu’on retrouvera dans tous les temples.
Maokong (120X2 NT$) Voici une belle sortie ! Métro jusque Taipei Zoo au bout de la ligne marron. De là, à pied on rejoint le téléphérique et ses œufs. 120 NT$ pour aller jusqu’en haut. On embarque. On a notre "gondola" pour nous tout seuls. Nous voici partis pour une longue balade au-dessus d’une végétation dense et tropicale. Après 3 arrêts, on arrive dans le quartier des plantations et des maisons de thé. Ambiance petit village. Quelques randos faciles permettent de s’approcher des plantations de thé et des jardins potagers. De nombreux petits restaurants permettent de goûter le thé et tout ce qui tourne autour. Pour redescendre, on rachète un ticket (120 de nouveau). Cette fois, on choisit d’attendre pour être dans une "Crystal Gondola" dont le fond est transparent. C’est le même prix que les autres mais il y en a très peu. Il faut donc être prêts à patienter. Comme toujours, conservez bien votre ticket. Vous en aurez besoin pour sortir. Rien que la balade en téléphérique justifie cette sortie. Par ailleurs, l’ambiance en haut est très agréable. On peut y passer facilement plusieurs heures, entre balades et restau.
National Palace Museum (250 NT$) Pour s’y rendre, il faut prendre un bus (15 NT$), juste à la sortie du métro Shilin. C’est bien fléché. Magnifique musée d’objets anciens, de calligraphie, d’estampes. Il y en a pour tous les goûts et certaines pièces sont fabuleuses. On y a passé plus de 2 heures. Bon plan : le vendredi, il fait nocturne.
Jiufen – Jinguashi Bus Keelung 1062 (au métro Zhongxiao Fuxing, sortie 1) jusqu’à Jiufen : 100 NT$ Bus Jiufen-Jinguashi : 24 NT$ Bus Jinguashi – Taipei : 109 NT$ Jiufen ne m’a pas plu. Je n’y ai trouvé rien d’authentique, rien d’original. C’est juste quelques rues ultra touristiques, sans aucune âme, même pas jolies. J’attendais autre chose. Jinguashi a un intérêt patrimonial. Une vieille mine d’or et les bâtiments attenants ont été transformés en musée (80 NT$). Intéressant. Cette balade nous a pris une grosse ½ journée (retour à Taipei à 15h). Nous regrettons ce choix, il y a sûrement mieux à faire (Yeliu, Beitou, Yangmingshan Park ??...).
SUN MOON LAKE : Bus 6670 depuis la gare HSR de Taichung. 175 NT$. Très bien fléché dans la gare. 1h15 pour arriver à Shueishe (ou Sun Moon Lake). Même chose au retour. Nous avions prévu de la marge pour ne pas rater notre Train HSR vers Tainan. Moi, je suis du style plan A, plan B et plan C. Et je préfère me lever tôt plutôt que de m’en vouloir. Enfin bref, peut-être que des fois, j’abuse un peu quand même … Du coup, comme le bus n’a pas crevé, qu’il n’y a pas eu de bouchon, qu’il n’y avait pas de manifestation, ni de typhon … on est arrivé à la gare HSR avec … 3 heures d’avance … Philippe ronchonne … Tu vois, on avait largement le temps de déjeuner ! Je ne la ramène pas trop … Je file aux guichets HSR pour tenter de faire modifier nos billets. Bingo ! Gratuit ! On part dans 15 minutes ! Philippe jubile ! Et moi, je respire !
Sun Moon Lake nous a un peu déçus. Sans doute dû au fait que nous avons eu un temps couvert, donc, aucun coucher de soleil. Nous avons fait le tour du lac en vélo en louant chez Giant, à côté du Visitor Center de Shueishe Village. 150 NT$ la journée. Passeport laissé en garantie. Vélo pépère, confortable (large selle et panier à l’avant) mais un peu lourd. Et malgré ses 7 vitesses, on a dû s’assoir sur notre ego et mettre pied à terre à chaque montée. Départ à 8h30, dans le sens des aiguilles d’une montre.
Le Wenwu Temple vaut vraiment la peine de s’y arrêter. Ne manquez surtout pas d’aller à l’arrière voir le magnifique portique avec ses pierres vertes toutes ornées de sculptures en méplat.
Attention à ne pas rater l’embranchement vers Shueishe après avoir passé le Xuan Gang Temple. Ça descend, c’est agréable, ça file, il fait bon, un tunnel, un 2ème … et zou … on l’a raté. Du coup il faut remonter ! L’embranchement est juste avant le 1er tunnel, à droite. Donc, surtout pas de tunnel ! Cette piste cyclable permet de longer le lac. Mieux qu’un tunnel non !?!
Vélos rendus à 15h.
Mon conseil : n’allez à SML que s’il fait beau.
Un petit restau très sympa : MoonCafé juste après l’hôtel Shui Sha Lian.
TAINAN : Pour rejoindre le centre de Tainan depuis la gare HSR, nous avons (toujours sur les conseils du LP) cherché (et trouvé) la navette gratuite qui nous a déposés au Confucius Temple. Au retour, beaucoup plus simple : nous avons opté pour le train pris à la gare TRA (25 NT$). C’est la ligne Tainan-Shalun. Shalun c’est la gare HSR et c’est le terminus. Facile, rapide (23 minutes). Un train toutes les ½h. Je recommande, c’est bien plus facile que le bus. Et il y a un Starbucks sympa dans la gare de Tainan pour déjeuner et patienter (ben oui, j’avais encore pris trop de marge …). Mais bon, qu’on patiente là ou à l’hôtel, c’est pareil, non ?... Non, je ne l’ai pas convaincu.
Tainan. On espérait une vieille ville, tout au moins une vieille partie historique pour nous rappeler les villes chinoises qu’on a tant aimées comme Lijiang ou Pingyao … On en est loin. Tainan reste résolument moderne et diffère assez peu de Taipei. Cela dit, les temples et Anping valent le coup et on ne regrette pas notre visite. 2 jours pleins suffisent et permettent de ne pas courir.
Anping. Pour s’y rendre : bus 88 ou 99 à prendre devant le Chihkan Tower (18 NT$, il faut l’appoint).
Anping Tree House (50 NT$) Impressionnant. Une grande maison désaffectée qui se fait engloutir par des banyans. C’est très surprenant avec un petit côté épouvante … Pour peu, on verrait les racines grandir !
Ne manquez pas de vous promener dans les petites ruelles charmantes après Matsu Temple. Et ne ratez pas l’emblème de la ville : un lion avec un sabre entre les dents. Enfin, je ne vois pas comment on pourrait le rater !...
GORGES de TAROKO : Pour y aller, nous avons choisi l’option train. De Tainan, on remonte à Taipei en HSR puis on enchaine avec un TRA jusque Xincheng. HSR et TRA sont au même niveau de Main Station. Nous avions 1h entre les deux, c’est bien plus qu’il n’en faut. 10 minutes suffisent. Nous sommes arrivés à Xincheng à 15h. Le fait de remonter à Taipei peut étonner. On revient sur ses pas, c’est agaçant. Mais c’est l’option qui nous a paru la plus rapide et la plus fiable. Si vous avez du temps, la traversée de l’île est sans aucun doute un meilleur choix (en bus ou en voiture). Les paysages sont superbes parait-il.
Taroko. Le clou du voyage ! La principale raison de notre venue à Taïwan ! Eh bien, aucune déception ! Au contraire. Tout d’abord, le choix de notre lodge. A Taroko Village plutôt qu’à Hualien. Bien plus proche des gorges. Desservi par le TRA, station Xincheng, 2 ou 3 heures depuis Taipei (selon le type de train). Ensuite et surtout, Rihang et Jin (le père et le fils), les hôtes du lodge s’occupent de tout. Nous voulions descendre les gorges à vélo et faire le Jhuilu Old Trail (pour lequel il faut un permis), j’ai fait mes demandes par email. A notre arrivée, tout était prêt.
Nous voici donc à la gare de Xincheng, lundi à 15h. Jin nous attend, avec mon nom sur un petit papier à la main. Pas grand risque d’erreur, nous sommes les seuls Occidentaux.
Le lendemain mardi, c’est la journée vélo. Avec son microbus, Jin nous emmène avec nos vélos (cette fois, ce sont de vrais VTC). Un petit arrêt au Seven-Eleven du village pour y faire provisions d’eau et d’un petit picnic. Puis, Jin nous monte en haut des gorges. En route, il nous indique les arrêts, les points de vue, les trails qu’il ne faut pas rater. Un petit plan complète les repérages. A 10h30, il nous laisse près de l’entrée de Baiyang Trail. A nous de jouer ! Objectif : rejoindre le lodge par nous-mêmes en faisant les quelques petites randos que nous aurons choisies (il y en a plus que nécessaire). Et, vous l’aurez deviné, ça descend tout le temps !... C’est de la rando pépère ! Nous commençons par Baiyang Trail. On pose vélos et casques devant le tunnel où démarre la rando. Pas de cadenas, ça ne craint rien ! Le long tunnel est tout droit, on aperçoit la lumière au bout. C’est faisable même sans torche. Le chemin tout plat amène à une plateforme de bois avec un joli point de vue sur une cascade. Attention, l’accès au rideau d’eau est fermé actuellement. La balade vaut néanmoins le coup. A/R en 1h15. C’est une bonne mise en jambe. Nous choisissons ensuite de parcourir le Lüshui Trail. Le sentier est superbe. Il grimpe à travers une végétation tropicale puis il suit la falaise. Vues splendides sur la rivière grise en contre bas. Boucle d’1h environ qui se termine par 7-8 min sur la route pour retrouver nos vélos en amont. Plus loin, petit arrêt au Yue Fei Pavillon pour profiter d’une jolie vue sur la gorge depuis un pont suspendu. Argh … les grenouilles dans le ventre !! Nous arrivons ensuite à Swallow Grotto (swallow=hirondelle). Une route (en sens unique) longe la gorge en parallèle d’un tunnel (lui, à double sens). Avec nos vélos, nous empruntons le sens interdit et nous nous émerveillons devant l’étroitesse de la gorge. Au bout de cette voie, on rejoint le tunnel et on repère le départ de la Jhuilu Old Trail. Ce sera pour demain. On poursuit notre descente à vélo. Toujours sans coup de pédales ! Nous évitons le long tunnel qu’a emprunté Jin ce matin : nous rejoignons Changchun Shrine. Les 3 temples accrochés dans la falaise sont de toute beauté. On poursuit cette petite déviation jusqu’à rejoindre la route principale (# 8) à la sortie du tunnel qu’on a évité plus haut. Voilà, il ne reste plus qu’à rentrer. Nous arrivons bien vite au cœur de Taroko Village. On passe devant le 7/11 de ce matin. L’affreuse cimenterie nous sert de point de repère. On la contourne pour grimper (non ?! si !) jusqu’au lodge. Les points de repère sont nombreux. GPS inutile. Nous étions de retour à 16h30. Enchantés ! Et même pas mal aux fesses.
Mercredi matin, nous repartons avec Jin dans les gorges, sans vélo cette fois. A Swallow Grotto, nous présentons notre passeport. C’est bon, nous sommes bien inscrits. On vient donc nous ouvrir la porte cadenassée qui permet d’accéder au très long pont suspendu qui marque le début du Jhuilu Old Trail. 3,1 km pour arriver au bout. On ne peut plus aller au-delà. Mais rien que ces 3100 mètres sont fabuleux. On démarre par un pont suspendu pour passer de l’autre côté de la rivière. Puis 2km de grimpette, avec de belles marches en bois. On démarre tranquillou. La végétation se raréfie, on commence à apercevoir les falaises. On parcourt encore 500 mètres quasiment à plat. Et on arrive aux falaises proprement dites. A partir de là et sur les derniers 500 mètres, le sentier est creusé à flanc de falaise. Tout du long, une corde, côté falaise, pour s’assurer et se rassurer. Parfois, le sentier ne dépasse pas les 70 cm de large. La plupart du temps, aucune protection côté vide. Maintenant, sauf à vouloir se suicider (et là c’est facile) il n’y a aucun danger. Juste un peu d’émotion pour ceux qui, comme moi, souffre de vertige. Les photos prises me prouvent à quel point tout se joue dans la tête car franchement il n’y avait vraiment pas de quoi se coller à la paroi comme je l’ai fait. Bref, même si vous avez le vertige, faites cette rando ! Elle est incroyable, unique, extraordinaire. Avec des paysages à couper le souffle, qu’on a rarement l’occasion d’admirer de cette façon, dans notre société hyper sécurisée … C’est une magnifique expérience avec un petit côté dépassement de soi (pour certains seulement). Et pour tout dire, quand nous avons quitté cette falaise, je me suis surprise à penser "zut, c’est fini". Partis à 10h30, nous arrivons au bout de la rando à midi. Retour (par le même chemin) très lent pour ménager nos vieux genoux. Nous serons sur le parking de Swallow Grotto à 14h10. 2,5l d’eau pour nous 2 et un paquet d’Oreos ont suffi. A ce rythme, aucun bobo, aucune courbature. A 15h, comme prévu, Rihang arrive pour nous récupérer. Nickel !
Ces 2 belles journées ont un coût. Journée vélo : 1 050 NT$/p (transfert + vélo) Jhuilu Old Trail : 1 200 NT$/p (permis + transferts) C’était très précisément ce qui m’avait été dit par email. Aucune mauvaise surprise. Paiement cash à Rihang. Tout comme la chambre. Les transferts à la gare sont gratuits.
Le soir, Rihang emmènent tous les hôtes de son lodge dans un restaurant du village. A 18h30. Menu fixe, autant de plats que de convives qu’on partage. Et c’est un vrai régal. Nous y sommes allés les 3 soirs (avec des comparses différents à chaque fois). Et on s’est régalés à chaque fois. Ce restaurant fait partie de nos meilleurs souvenirs culinaires. Rihang nous laissent dîner entre nous et revient nous chercher 1h-1h30 plus tard. Avec la bière, on tournait autour de 220 NT$ par personne.
Rihang est d’une gentillesse et d’une attention remarquables.
Cette étape reste mon meilleur souvenir. J’aurais aimé rester une journée de plus. Nous aurions pu pousser jusqu’à la plage en vélo, faire le Shakadang Trail ou un autre, profiter du calme du lodge et de la si belle nature environnante. En tous cas, 2 jours pleins me paraissent un minimum.
SI C’ETAIT A REFAIRE : Je remplacerais Jiufen et Jinguashi par autre chose. Peut-être une journée de plus à Taroko. Peut-être une journée de plus à Taipei, tant de choses à voir.
DIVERS : L’accueil : Chaleureux, souriants, aimables et très serviables. Que du bonheur ! La langue : l’Anglais est souvent et bien parlé. La carte bancaire : utilisation très répandue. ATM partout (y compris dans les Seven-Eleven et les Family Mart). Le climat à cette époque : idéal. Autour de 22-25 en moyenne. Pas de pluie (on a eu beaucoup de chance, pour preuve : le nombre de magasins de parapluies à Taipei). Vêtements : un bon gilet pour les matinées et les soirées, ça suffit. L’affluence touristique à cette époque : surtout des touristes asiatiques. Peu d’Européens. Pas encore très connu. Les problèmes de santé : prévoyez imodium et ercefuryl. Eau capsulée partout. Offertes dans tous les hôtels (tout au moins ceux qu’on avait choisis). Les moustiques : à Taroko surtout. Internet : wifi gratuit partout. Electricité : fiches plates. Prévoyez un adaptateur USA. Les achats perso : de beaux articles de cuisine (plateaux, dessous de plat, bols …) en bois dans Dihua Street.
On a beaucoup aimé : 🙂 Les marchés de nuit à Taipei Le respect et la discipline dont les Taiwanais font preuve
On a moins aimé : 😕 Leur goût pour les karaokés L’odeur du stinky tofu
En conclusion : Ile encore bien méconnue et préservée du tourisme de masse, Taïwan est un joli trait d’union entre la Chine et le Japon, tant en termes de culture que de gastronomie. Voyage facile et facilité par la gentillesse des Taïwanais.
Paris pendant 2 jours English translation pending
Bonjour
Voyage de filles et nous arriverons du Canada un matin de bonne heure à CDG. Nous voulons visiter Paris car nous resterons 2 jours max. Ma question es ce qu'on prends une auto de location car on en a besoin après pour aller dans le Centre de la France. Mais se stationner j'imagine que ça va être la galère. Où ça serait mieux la pass 2 jours qui nous donne accès au métro et tout et tout.....en plus on est dans le décalage horaire alors bref....j'attends vos conseils. Merci
Stèph & Nat
Voyage de filles et nous arriverons du Canada un matin de bonne heure à CDG. Nous voulons visiter Paris car nous resterons 2 jours max. Ma question es ce qu'on prends une auto de location car on en a besoin après pour aller dans le Centre de la France. Mais se stationner j'imagine que ça va être la galère. Où ça serait mieux la pass 2 jours qui nous donne accès au métro et tout et tout.....en plus on est dans le décalage horaire alors bref....j'attends vos conseils. Merci
Stèph & Nat
Itinéraire de 18 jours en Chine English translation pending
Appel à tous!!
Je voyagerai seule durant 18 jours en avril et mon itinéraire pour le moment ressemble à ça.
Shanghai 3 nuits. Suzhou 2 nuits Nanjing 2 nuits Huangshan (monts Jaunes) 4 nuits Hangzhou 2 nuits ile Putuo 3 nuits Shanghai 2 nuits
J'aime prendre mon temps et voir des paysages ce qui explique mes choix. Est-ce que le nombres de jours vous semblent adéquats? Est-ce que je passe à coté de quelques choses dans cette ces régions? Un gros merci. Vos commentaires sur comment visiter le Mont- Jaune sont vraiment bienvenues.
Autres questions: quel VPN dois-je telecharger avant le départ? Et pour le cellulaire, que faites en vous Chine? Concernant la vaccination, je suis plutôt méfiante. Selon vous, y a t il des vaccins essentiels? Et les risques de malaria? Conseillez vous le ferry pour ile Putuo? Quel quartier habiter à Suzhou pour bien ressentir l'ambiance? Pour mes amis québécois, est-ce que la demande de Visa est facile? Est-ce vrai qu'il faut montrer des preuves de réservations d'hotel pour faire la demande? Et combien de temps à l'avance? Beaucoup de questions. Et beaucoup de fébrilité à préparer ce super voyage :)
Un gros merci à tous à l'avance. Manon
Shanghai 3 nuits. Suzhou 2 nuits Nanjing 2 nuits Huangshan (monts Jaunes) 4 nuits Hangzhou 2 nuits ile Putuo 3 nuits Shanghai 2 nuits
J'aime prendre mon temps et voir des paysages ce qui explique mes choix. Est-ce que le nombres de jours vous semblent adéquats? Est-ce que je passe à coté de quelques choses dans cette ces régions? Un gros merci. Vos commentaires sur comment visiter le Mont- Jaune sont vraiment bienvenues.
Autres questions: quel VPN dois-je telecharger avant le départ? Et pour le cellulaire, que faites en vous Chine? Concernant la vaccination, je suis plutôt méfiante. Selon vous, y a t il des vaccins essentiels? Et les risques de malaria? Conseillez vous le ferry pour ile Putuo? Quel quartier habiter à Suzhou pour bien ressentir l'ambiance? Pour mes amis québécois, est-ce que la demande de Visa est facile? Est-ce vrai qu'il faut montrer des preuves de réservations d'hotel pour faire la demande? Et combien de temps à l'avance? Beaucoup de questions. Et beaucoup de fébrilité à préparer ce super voyage :)
Un gros merci à tous à l'avance. Manon
Voyager seule et en bus en Colombie et en Équateur English translation pending
Bonjour,
Je voudrais partir début février pour un périple d'un mois et demi vers la Colombie et l'Equateur. J'essaie de prendre le maximum de renseignements auprès de mon site fétiche et de quelques autres, mais comme on lit un peu tout et son contraire, j'aimerais vos avis si vous y êtes vous-même allés il y a peu.
Déjà pour la météo, est-ce la bonne époque ? En Colombie, comme en Equateur, j'aimerais faire les zone de montagne, donc ni l'Amazonie ni la côte et ainsi, je pense, éviter des traitements anti-paludéens.
Après, pour une femme seule (mais je ne sors pas la nuit et j'essaie de ne pas prendre de risque), est-ce facile et sans (trop de) danger ?
Question budget, je voyage à la routarde, peut-on trouver des guesthouses à moins de 10 € la nuit ?
Et enfin, comme je n'ai pas encore de guide papier, quels sont, pour vous, les endroits à ne pas manquer et avec quel bouquin partir ?
Merci d'avance pour toutes vos réponses qui m'aideront bien, je l'espère.
Laurence
Je voudrais partir début février pour un périple d'un mois et demi vers la Colombie et l'Equateur. J'essaie de prendre le maximum de renseignements auprès de mon site fétiche et de quelques autres, mais comme on lit un peu tout et son contraire, j'aimerais vos avis si vous y êtes vous-même allés il y a peu.
Déjà pour la météo, est-ce la bonne époque ? En Colombie, comme en Equateur, j'aimerais faire les zone de montagne, donc ni l'Amazonie ni la côte et ainsi, je pense, éviter des traitements anti-paludéens.
Après, pour une femme seule (mais je ne sors pas la nuit et j'essaie de ne pas prendre de risque), est-ce facile et sans (trop de) danger ?
Question budget, je voyage à la routarde, peut-on trouver des guesthouses à moins de 10 € la nuit ?
Et enfin, comme je n'ai pas encore de guide papier, quels sont, pour vous, les endroits à ne pas manquer et avec quel bouquin partir ?
Merci d'avance pour toutes vos réponses qui m'aideront bien, je l'espère.
Laurence
Tour du monde MSC 2019 English translation pending
Bonjour,
C'est décidé!
Nous venons de nous inscrire pour ce 1er tour du monde avec MSC, sur le Magnifica, au départ de Marseille, le 6 janvier 2019, dont le parcours nous a particulierement séduit...
Un grand enthousiasme, mais aussi un peu d'inquiétude tout de même, car partir 119 jours en croisiere, loin de ses bases, cela est inhabituel.
J - 777....
J'ouvre cette discussion, pour tous les futurs TDMistes qui seront du voyage, pour qu'ils puissent s'y retrouver et échanger avis et conseils et préparer ensemble, ce qui sera, j'espère, une magnifique aventure...
Jean-Marie
PS : cela pourra aussi être l'occasion pour les "anciens" de nous faire part de leurs expériences et nous faire profiter de leurs conseils avisés.
Cuba - Novembre 2016 English translation pending
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …
Cuba s’ouvre. Tant mieux … Pour autant, nous avons eu envie de découvrir ce pays avant qu’il ne soit envahi. 2 semaines, c’est court. Nous avons opté pour un circuit classique, sans précipitation, en préférant écarter certains lieux (Pinar del Rio, la Baie des Cochons, Santa Clara, les plages …) pour prendre plus notre temps dans ceux choisis.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 29 Octobre – Vol Air France : Paris CDG / La Havane - Arrivée du vol à 20h25 – 3 nuits à La Havane Dim – La Havane Lun – La Havane Mar – Taxi collectif (20$/p) pour Viñales – 2 nuits à Viñales Mer – La vallée des mogotes à cheval Jeu – Bus Transtur (32$/p) pour Cienfuegos – 3 nuits à Cienfuegos Ven – Laguna Guanaroca – Jardin botanique (taxi 25$) Sam – Cascade El Nicho (taxi 40$) Dim – Bus Viazul (6$/p) pour Trinidad – 4 nuits à Trinidad Lun – Playa Ancón en vélo Mar – Valle de Los Ingenios (par agence Paradiso 20$/p) Mer – Balade à cheval et baignade en cascade Jeu – Taxi collectif (25$/p) pour La Havane – 2 nuits à La Havane Ven – La Havane Sam 12 Novembre – Vol Air France : La Havane/Paris – Départ à 23h40
BUDGET : Cours du CUC ($) : 1 € = 1,05 $ environ
Dépenses préalables : Vols réguliers sur Air France : 1 154 €/p l’A/R Carte touristique : 27 €/p Réservation des 3 premières nuits à la Havane via Airbnb : 109 €
Dépenses sur place : Cash : 2 049 $ dont 300 $ retirés à l’ATM de l’aéroport (pour éviter la très longue queue à la cadeca) et 1749 $ via 2 opérations de change d’Euros en cadeca à La Havane et Cienfuegos. Je donne quelques détails sur les cadeca à la fin de mon document. Aucun paiement en CB.
Budget total tout compris : environ 4 300 € (hors achats perso) Nous avons été très sages sur l’hébergement, toutes les nuits en casa (35 $ à La Havane, 25 ailleurs) et sur le transport (bus ou taxi collectif). Nous l’avons été beaucoup moins sur les restaurants et les apéritifs … Donc, ce budget global n’est vraiment pas significatif, attachez-vous seulement aux prix détaillés.
CARTE TOURISTIQUE : Achetées sur Internet auprès de Novelacuba.com www.novelacuba.com/fr Pas besoin d’envoyer le passeport, ils envoient la carte vierge, à chacun de la remplir (sans rature !) Simple, rapide, efficace. 1€ pour les frais de port.
GUIDES : Guide Lonely Planet Guide du Routard – Ed 2017 Très complémentaires.
TRANSPORTS :
1 – Vols Réservés sur Air France. Vols directs. 1 154€ l’A/R. Gloups ! On paie le temps qu’on gagne …
L’aéroport de La Havane est tout petit. Néanmoins, la livraison des bagages et la sortie prennent beaucoup de temps. D’autant qu’il faut récupérer de l’argent : soit à l’ATM (au 1er étage) soit à la casa de cambio (cadeca), tout de suite à gauche, dehors, dès la sortie du hall des arrivées. Devant la queue à la cadeca (il y en avait pour plus d’une heure d’attente), nous avons opté pour l’ATM. Tant pis … Nous avons perdu 6$ pour 300$ retirés. Pas négligeable … Les taxis jaunes, officiels, attendent au même endroit, près de la cadeca. 25$ pour rejoindre Habana Vieja. Simple et sans embrouille. ½ heure pour rejoindre Habana Vieja. Pas d’embouteillage. Idem pour le retour : ½ heure et 25$.
2 – Coco taxi De la Plaza de la Revolución à Plaza de Armas via le Malecón : 18,50$ (taximètre) ! Pittoresque mais trop cher !
3 – Taxi urbain - Du cimetière (Vedado) à l’embarcadère Santa Clara (Habana Vieja). Vieille guimbarde hélée dans la rue. Il nous a demandé 5$, on n’a pas discuté. - De la casa (Habana Vieja) à l’aéroport, 25$. Pas de bouchon - ½ heure. Réservé par notre hôte.
4 – Taxi collectif Utilisé 2 fois. Que c’est pratique ! - La Havane-Viñales : 20$/p (12$ par le bus). 2 heures ½ - Trinidad-La Havane : 25$/p (même prix que le bus). 4 heures L’intérêt c’est d’être pris à la casa et déposés à la casa. Pas de taxi à prévoir en plus. Et c’est plus rapide. Réservé tout simplement en demandant à l’hôte de la casa la veille.
5 – Bus - Viñales–Cienfuegos - Bus Transtur -32$ - Réservé auprès de l’agence Cubanacan l’avant-veille - Cienfuegos–Trinidad - Bus Viazul - 6$ - Réservé auprès du bureau Viazul l’avant-veille Attention, même en achetant les tickets directement au comptoir Viazul, il faut les échanger au moment du départ, auprès du même comptoir, contre un “boarding-pass”. Donc, 2 fois la queue … Cela dit, ça va vite. Prévoir d’arriver ½h avant l’heure de départ pour régler cette formalité.
6 – Bici taxi Puisque notre casa était réservée, nous avons échappé aux rabatteurs, nous étions attendus par un bici-taxi à l’arrivée des bus à Cienfuegos et à Trinidad. Pas d’embrouille. 5$ à Cienfuegos, 3 à Trinidad.
HEBERGEMENTS :
Nous avons opté pour un voyage en casa particular. Nous ne parlons pas espagnol. Ca s’est pourtant fait tout seul ! Je n’ai réservé que les 3 premières nuits à La Havane sur Airbnb (en anglais donc). Pour le reste, on s’est laissé porter par nos hôtes à qui on demandait de nous réserver l’étape suivante. Pratique courante, simple, efficace, aucune mauvaise surprise et aucune commission. Et ça nous a laissé la liberté d’organiser notre voyage petit à petit. Nos hôtes nous ont toujours offert leur aide pour toute la logistique : réserver un taxi collectif, un guide à cheval, un taxi privé, une casa à l’étape suivante, nous indiquer un bon restau ou l’agence Viazul … service gratuit. Et pour nous qui ne parlons pas Espagnol, quel bonheur !
10 jours avant le départ, j’ai réservé sur Airbnb les 3 premières nuits à la Havane. Plus beaucoup de choix, il restait une seule casa dans Habana Vieja. 109€ : 3X35€ + 4€ de frais.
Casa Amistad Habana Rolando y Valia Aguiar, 612 Habana Vieja
L’immeuble est très bien situé (à quelques pas de la Plaza Vieja). C’est le seul intérêt de cette casa … La chambre n’a aucun charme et le lit est abominable, un véritable trampoline. Je ne recommande pas.
Par contre, en fin de séjour, nous avons logé chez
Ana y Nelson Muralla, 314 Habana Vieja
Aussi bien située que la précédente. La literie, la chambre, la sdb, tout était irréprochable, l’accueil adorable, le petit dej mémorable. Même si c’est au 4ème étage (sans ascenseur) d’une espèce d’HLM sans aucun charme, je la recommande. Contact : irlenismayelin@nauta.cu 35$ la nuit – 5$ le petit dej
Nous avons payé les 3 autres casas 25$ la nuit + 4 ou 5$ le petit dej. Toutes avec A/C, ventilo et sdb privée. Toutes, tout à fait correctes mais aucune qui justifie ma recommandation. Chacune d’elles avait des petits inconvénients compensés par ses avantages …
Mon conseil : laissez-vous porter. Sans attentes, sans exigences. C’est tellement simple.
Nous n’avons mangé qu’un seul soir à la casa (10$/p). A Viñales. Pas trop notre truc. Pas notre truc du tout même. Nous préférions l’ambiance plus anonyme et plus festive des restaus en ville. Ca n’a jamais posé aucun problème. Cela dit, c’est bien plus cher … Par contre, nous avons pris tous nos petit dej en casa (4 ou 5$/p). Quitte à reprendre un café ensuite sur la Plaza Vieja, tellement jolie !
REPAS :
La gastronomie cubaine ne me laissera pas un souvenir inoubliable. Trop peu de légumes à mon goût. Au mieux, un minuscule bout de potiron, 2 rondelles de tomate, 3 de concombre pour accompagner le sempiternel mélange riz blanc/haricots noirs. On a connu mieux … La langouste ne nous a pas transportés non plus … Par contre, les mojitos !.... Alors là !.... On s’en est gavé ! Celui du O’Reilly, 303 (Restau El del Frente au 1er étage) est mémorable ! Mais attention, on y laisse quelques neurones !
Le mojito varie entre 2 et 3,50 $ selon la classe, la renommée du restau. La bière (350ml) Cristal : 2$ L’eau plate (1,5l) : 1,5 $ dans les casas, 1$ en superette, 2$ dans les boutiques à touristes Au restau, ils ne servent souvent que des ½ bouteilles (75ml) pour 1,5 à 2$. Précisez “agua nacional” si vous ne voulez pas de l’eau importée bien plus chère. Plat : de 7$ à 15$
Quelques adresses :
A éviter :
Tous les petits restaus qui se sont installés dans l’impasse qui mène au très fameux restaurant Doña Eutimia (près de la Plaza de la Catedral). Ils profitent de la renommée du dit restaurant qui attirent nombre de touristes et qui, faute de réservation, repartent dépités et le ventre vide. Du coup, clientèle assez facile. On s’est fait prendre. Le menu annoncé à 12$ tout compris, s’est finalement transformé en 16$ (je ne sais toujours pas pourquoi) et la langouste était en caoutchouc. EVITEZ !
Grill Caribe En bord de mer, sur la route de Playa Ancón, Trinidad 23$/p la langouste Trop cher pour ce que c’est et mojito hyper dégueu (et on commençait à avoir une certaine expérience !)
Quelques coups de cœur :
El Olivo Salvador Cisneros, 89 Viñales Sublimissime paëlla aux fruits de mer. J’ai oublié de noter le prix … mais pas exorbitant, c’est sûr.
Doña Nora Calle 37 (Prado), 4219 Cienfuegos 25$ pour 2 avec mojitos, plats et bières
Sol y Son Simon Bolivar, 283 Trinidad Notre gros gros coup de cœur. Superbe restau très romantique, musique très très sympa, excellents plats Philippe a adoré le porc à la sauce café (11$), moi, je me suis régalée avec du filet de poisson au citron et épices (8$). De très loin, notre meilleur repas du voyage. Et la plus belle ambiance. Et prix très doux (mojito à 2,5$ et verre de vin à 5$). Notre seul regret : l’avoir découvert le dernier soir, on n’a pas pu y retourner !
Pasteleria Francesa Parque Central, 411 Centro Habana A 2 pas du Capitol, sur le Paseo de Marti (prado) Pâtisserie pour un en-cas. Du choix, un beau cadre, un superbe emplacement et des prix très modiques. On se cale pour moins de 2$.
Sans que ce soit un coup de cœur, le restau à gauche de l’Escorial sur la Plaza Vieja (à La Havane) sert de bons plats. 7,50$ le poulet à l’ananas et 14$ la langouste. Et puis, quel cadre ! Quant à l’Escorial voisin, grand choix de cafés chauds ou froids. Très sympa pour une pause ou pour un petit dej.
LA HAVANE : Drôle de ville. Est-ce une jolie ville ?... Elle l’a été, c’est certain et on sent, à travers les restaurations en cours, que tout est fait pour qu’elle retrouve son faste d’antan. En attendant, un escalier de marbre derrière une porte défoncée, une balustrade de balcon, les colonnes d’une façade, une grille en fer forgé, une peinture écaillée laissent encore deviner la beauté passée d’un immeuble aujourd’hui délabré. Certains bâtiments restaurés sont de toute beauté. Le théâtre par exemple. Le capitole et la gare sont en plein travaux très prometteurs. Donc certes, la ville est, tout au moins par endroits, très délabrée. Elle n’en est pas moins attachante. Les belles voitures américaines participent à ce charme : Oldsmobile, Buick, Pontiac … aux couleurs improbables ! Elles promènent des touristes tout sourire heureux de réaliser un rêve. Et puis, la musique. Omniprésente. Dans chaque restaurant, chaque café, une guitare, des maracas, une contrebasse animent l’ambiance d’un air gai ou nostalgique. Pas de doute, La Havane a une âme.
Nous y avons passé 4½ jours. C’est largement sans être trop. Et puis, comme dit plus haut, c’est aussi une ambiance et il est bon (et facile) de s’en imprégner en se posant à une terrasse protégée du soleil par de magnifiques arcades.
Dans Habana Vieja, les 4 places (Plaza Vieja, Plaza de Armas, Plaza de San Fransisco, Plaza de la Catedral) sont magnifiques. A toute heure. On y vient, on y revient, on s’y pose. Un vrai bonheur que d’enchaîner ces 4 places par de magnifiques petites ruelles colorées.
Le Castillo de la Real Fuerza (3$) sur la plaza de Armas abrite un musée de la navigation avec une remarquable maquette commentée de la Santisima Trinidad.
Le museo de la Cuidad était fermé pendant notre séjour. Dommage.
On est un peu passé à côté du musée de la révolution (8$) qu’on a fait dès le premier jour de notre arrivée. On aurait dû le garder pour la fin de notre séjour, on aurait été plus perméables, plus avertis.
Le capitol est en restauration mais ses environs (Prado, théâtre, parcs, statue de José Marti, grands hôtels) justifient une visite. La pastelaria Francesa, coincée entre les magnifiques hôtels Inglaterra et Telegrafo, permet une pause agréable.
Pour les passionnés d’Histoire, le musée Napoléon (3$) dans Centro Habana est très riche. Le palais qui abrite la collection est magnifique et peut justifier à lui seul la visite. On est alors dans le quartier des universités. Nombreuses petites cafét locales où l’on mange pizza et jus naturel pour moins de 1$. Le jus de fruit est bon …
Parce que nous avions du temps, nous avons poussé à pied jusqu’au cimetière, Necróprolis Cristóbal Colón (5$). La longue balade à travers les petites rues de Habana Vieja, Habana Centro et Vedado nous a presque plus plu que le cimetière en lui-même. Retour à l’embarcadère Santa Clara en taxi (5$).
Nous avons traversé la baie pur rejoindre la Fortaleza de San Carlos de la Cabaña en ferry (1$). Départ toutes les 15 min depuis l’embarcadère de Santa Clara (au bout de la calle Santa Clara, Habana Vieja). On paie au moment d’embarquer. 2 ferries sont à quai, demandez bien lequel va à Casablanca. La traversée prend 10 minutes. Les ferries fonctionnent jusque tard (minuit si j’ai bien compris …vérifiez quand même). Facile, rapide et tellement plus sympa que le tunnel en taxi. Arrivés de l’autre côté, prendre la route qui grimpe (face à la sortie du débarcadère) vers le Christ, puis poursuivre vers la Fortaleza. On longe toute l’artillerie de l’armée cubaine, fièrement exhibée, ainsi que des restes d’avion US abattus. Nous avons préféré visiter la forteresse initiale, tout au bout de la pointe : Castillo de Los Tres Reyes Magos del Morro (6$) et y attendre le coucher de soleil. Cette longue balade à pied est facile, sans ambiguïté même sans carte.
Incontournable : la plaza de la Revolución.
Depuis la plaza de la Revolución, nous avons rejoint la plaza de Armas en coco-taxi (18,5$ - trop cher) via le Malecón. En effet, il est long et peu ombragé, difficile à faire à pied.
Habana Vieja et Centro Habana ont été nos quartiers préférés.
VIÑALES : C’est à cheval que nous avons découvert cette extraordinaire région. Excursion réservée avec l’aide de notre hôte. Rendez-vous pris pour le lendemain à 9h. Tarif : 5$/p et /heure. Durée prévue : entre 4 et 5 heures. L’excursion durera plus de 4 heures, dans la vallée entourée par ces fameuses mogotes. Paysage incroyable. Quelques pauses pour découvrir la culture du café, visiter une grotte et comprendre la confection des cigares. Les chevaux sont très nombreux dans la région, la visite à cheval étant très prisée par tous, cavaliers ou néophytes. Pas d’amalgame de groupes et c’est tant mieux. Chaque petit groupe a son guide et chaque guide essaie de personnaliser l’itinéraire pour éviter les troupeaux. Les chevaux sont en bonne santé et bien traités. Nous sommes cavaliers donc très attentifs à cela. L’équipement (selle western) est de très bonne qualité et permet même de monter en short. Roberto, notre guide, n’a quasiment pas cessé de nous apporter des informations (dans un bon anglais) tout le temps où nous étions à cheval. Il restait derrière nous 2, nous laissant le choix des allures. Le terrain, très souple, nous a permis quelques petits galops. Les trots, beaucoup plus longs, nous ont donné l’occasion de monter comme les Cubains, assis. Le confort de la salle western et du cheval le permettait. Ainsi, que vous soyez ou non cavalier, vous vous ferez plaisir.
Si vous réservez par vous-même, les plus jolies casas et les mieux situées sont celles de la calle Adela Azcuy norte.
CIENFUEGOS : Jolie ville coloniale quelque peu oubliée des touristes. Tant mieux. L’ambiance est y paisible, le parque José Marti un havre de paix, surtout à la nuit tombée. Ne manquez pas la visite intérieure du théâtre (2$). Très particulier. Je n’en dis pas plus. Nous avons tellement aimé cette ville que nous avons prolongé notre séjour d’une journée.
Nous avons loué les services d’un taxi pour aller à la Laguna Guanaroca et au Jardin botanique. Taxi réservé comme toujours par notre hôte. Sans limite de durée. 25$ pour nous 2.
La laguna Guanaroca propose une excursion en barque sur une lagune pour s’approcher au plus près de colonies de flamants roses (3 groupes d’une quinzaine). On finit les pieds dans l’eau. Expérience unique. La lagune est entourée d’une belle mangrove et on a rarement l’occasion d’approcher d’aussi près des flamants (hors zoo). L’entrée est de 10$ et l’excursion dure 2 heures.
Le jardin botanique (2,5$) pourrait être plus intéressant s’il disposait d’un plan ou tout au moins des noms sur les arbres. Ca reste tout de même une belle balade au milieu d’une végétation tropicale. Mais un peu stérile.
Le lendemain, nous avons décidé d’aller (toujours en taxi) à la cascade d’El Nicho. Même principe. Sans limite de durée. 40$ pour nous 2. L’entrée à la cascade est payante, 10$/p. Et normalement, il faut présenter un passeport. On avait oublié, ça n’a pas vraiment posé de problème. Un sentier en boucle mène à une superbe cascade (10 min depuis le parking). Un peu plus loin, un bassin permet une baignade très rafraichissante (sans être froide) dans un décor idyllique ! Attention, peu de place autour du bassin pour se changer, se reposer et sécher après la baignade. Il faut y arriver tôt pour en profiter pleinement. Nous y étions vers 10h (départ de la casa à 8h30), nous étions 4, un vrai bonheur. A 11h, c’était bondé. La boucle mène ensuite à un panorama magnifique sur le massif de l’Escambray. Nous étions de retour au parking de la cascade à 11h45 et de retour à Cienfuegos à 13h. Une de nos plus belles journées. Mais, je le répète, arrivez tôt.
TRINIDAD : La Boca et Playa Ancón : balade à faire en vélo ! Aucune carte n’est nécessaire. Nous avons loué des vélos chez Hermanos Seijas, Maceo, 417B. 5$/p/j. En guise de caution, le loueur nous demande juste l’adresse de notre casa. Les vélos sont en bon état. Le loueur nous indique le chemin à suivre. Evidemment, il sait bien où on veut aller, Trinidad et ses pavés inégaux ne se prête absolument pas à une visite en vélo. Donc, si on loue, c’est pour aller à la playa. Nous voici donc en route vers La Boca. Route vallonnée, facile, calme et joli paysage de champs et de collines. On arrive bien vite à La Boca, petit village de pêcheurs qui, après Trinidad, semble un peu endormi. Nous longeons ensuite la côte pour arriver jusque Playa Ancón. Superbe côte. Superbe mer aux multiples bleus … Playa Ancón est une grande plage de sable blond, belle, propre, aménagée. Du monde mais on est bien loin de la Côte d’Azur en été ! Pour notre part, nous préférons rebrousser chemin et poser nos vélos auprès de Grill Caribe. Un petit restau au bord d’une petite crique plus tranquille, plus à notre goût. Je ne conseille pas d’y manger encore moins d’y boire un mojito … Mais pourquoi pas une bière ou un soda. La mer est transparente et invite à la baignade. Retour à Trinidad par Casilda. C’est assez plat. Cela dit, si c’était à refaire, je rentrerai par La Boca. Les paysages de campagne y sont bien plus beaux. C’est une ½ journée facile et sympa si tant est que les vélos soient corrects. C’était notre cas. Nous avons croisé des touristes qui avaient loué leurs vélos à leur casa … ce n’était pas la même chanson … Le temps consacré à cette excursion dépend de votre goût pour la plage et pour la baignade en mer.
La Valle de los Ingenios : nous avons réservé une excursion auprès de Paradiso. 20$/p. Tour de 3 heures en bus qui nous emmène au point de vue sur la vallée, à l’ancienne sucrerie de San Isidro, à la Manaca Iznaga et à une fabrique de poteries. Petit groupe et guide parlant anglais et français. Ca nous a semblé être un moyen simple et économique pour bénéficier des services d’un guide (indispensable ici pour bien comprendre le fonctionnement de l’ancienne sucrerie). Excursion bien menée, sans précipitation, maintenant, ça reste une excursion en groupe …
Balade à cheval vers une cascade : réservée directement dans la rue auprès d’un cowboy qui la proposait. Cubanacan propose la même chose, au même prix. 15$ la balade + 10$ d’entrée au parc. Je ne sais pas exactement où est cette cascade. Mais tous les chevaux s’y retrouvent ! La balade à cheval est sympa (moins qu’à Viñales quand même, plus courte et les chevaux sont plus cossards). La cascade est belle, le bassin bien profond (pour ceux qui aiment plonger) et les abords plus vastes qu’à El Nicho. Du monde mais ici, de la place, de l’ambiance, de la musique, un petit bar. Ca reste très agréable et on y passe volontiers une heure bien agréable. Cette balade occupe une bonne matinée (9h-13h).
Trinidad : surtout, sortez du centre très touristique, très joli mais très touristique. Le Lonely Planet propose une balade au Nord de la Plaza Mayor qui permet de découvrir un quartier plus populaire, plus calme, plus authentique. Beaucoup plus pauvre aussi. Nombreux sont les habitants réclamant du savon, du shampooing, un stylo. Les épiceries sont rares et vides. Emportez des petits savons, vous ferez des heureux. Nous avons également adoré la calle Santa Ana qui part de l’église Santa Ana (au Nord Est de la ville) et rejoint le centre. Magnifique alignement de maisons colorées.
SI C’ETAIT A REFAIRE : Nous avons adapté notre voyage au fil de l’eau par rapport à nos prévisions. Ce fut très simple et très agréable. Nous avons choisi de prendre notre temps, heureux de pouvoir flâner. C’est une destination qui s’y prête. C’est un itinéraire qui ne conviendra qu’à ceux qui, comme nous, préfèrent les cascades aux plages. Il est tout à fait possible de serrer ce programme et, en supprimant 1 jour à La Havane, 1 jour à Trinidad voire 1 jour à Cienfuegos, on peut alors ajouter une étape balnéaire (les belles plages ne manquent pas) ou un saut à Santa Clara.
DIVERS : L’accueil : on a rarement eu affaire à un peuple plus courtois, serviable, chaleureux, respectueux. La langue : on baragouine l’espagnol, ne l’ayant jamais appris à l’école et l’ayant pratiqué seulement lors de nos voyages. Ca a suffi. Jamais personne ne m’a toisée avec une grimace de mépris devant mon charabia et j’ai toujours été comprise. On a même suivi une visite guidée avec une dame qui savait qu’on ne parlait pas sa langue. Elle a parlé lentement, en articulant et en accompagnant son discours de gestes. On a dû comprendre 80% de son exposé ! Par ailleurs, l’anglais est assez souvent bien parlé. La carte bancaire : une seule utilisation (qui coûte cher) à l’ATM de l’aéroport pour éviter la longue queue à la cadeca. On peut vraiment s’en passer. Emportez des Euros. Les cadeca (casa de cambio) : muni de votre passeport et d’un peu de patience, vous pourrez y changer vos Euros. Le taux est quasiment le même partout. Bien organisé et sûr. Toujours un peu de monde. L’habitude, en prenant la queue, est de demander qui est le dernier. Et vous aurez aussi à prévenir le prochain client que vous êtes le dernier. Ainsi, pas d’embrouille, pas de filou qui cherche à doubler, super pratique. Vous pourrez même quitter la queue. A Habana Vieja, cadeca au nord de la plaza de San Fransisco (de 8h30 à 20h du L au S, de 9h à 18h le D). J’y étais le dimanche vers 9h45, 20-25 minutes de queue. Vous pouvez en profiter pour aller acheter les timbres de vos cartes postales à la poste juste en face. Attention, à ce propos, certaines cartes postales sont vendues pré-timbrées. A Cienfuegos, cadeca dans l’avenue 56, entre les calles 33 et 35, beaucoup moins de touristes donc queue moins longue. J’ai dû attendre à peine 10 minutes. Le climat à cette époque : idéal Vêtements : on transpire beaucoup donc on se salit. L’affluence touristique à cette époque : destination en vogue, beaucoup de touristes, beaucoup de Français. Cienfuegos reste moins prisée. On en a bien profité. Les problèmes de santé : les jus de fruits naturels (goyave, ananas, mangue, tamarin …) sont délicieux, surtout rafraîchis avec de la glace pillée. Quant aux mojitos, les cubes de glace font partie intégrante de leur composition. Alors, par prudence, apportez quelques gélules d’imodium … J’ai eu besoin d’en avaler une. Une seule … Vraiment pas de quoi se passer de ces délicieux breuvages ! Les moustiques : prévoyez une bombe de répulsif. Internet : comme on avait lu que ça marchait mal, nous avons voyagé léger : ni tablette, ni smartphone. Rien. Ca ne nous a pas manqué du tout, je vous assure qu’on peut survivre. Cela dit, ça évolue, wifi gratuit sur les grandes places des villes. On a ainsi assisté à l’amusant spectacle de cubains et de touristes qui s’y regroupent, oreillettes branchées, pour surfer ou utiliser skype. Electricité : fiches plates. Prévoyez un adaptateur USA Les achats perso : de jolies nappes brodées à Trinidad. En dehors de ça, pas grand-chose de remarquable. Du rhum et des cigares bien sûr pour les amateurs. Et tout une panoplie de bibelots, tee shirts, magnets, porte-clés, affiches … à l’effigie du Che. Les groupes de musiciens qui jouent dans les bars ou les restaurants proposent souvent un CD. Nous en avons acheté 3, chaque fois 10$ (on n’a jamais discuté le prix). Sur les 3, 1 ne fonctionne pas du tout. Les 2 autres sont ok mais on ne retrouve pas la musique et les voix qu’on a entendues et aimées … Un peu regrettable.
On a beaucoup aimé : 🙂 L’extrême gentillesse des gens. Les hôtes des casas se mettent en 4 pour répondre à vos attentes. L’ambiance douce et festive. La balade à cheval à Viñales. Les baignades en cascade (El Nicho et environs de Trinidad). Les façades colorées, partout. Les mojitos.
On a moins aimé : 😕 Les pots d’échappement à La Havane. Les moustiques.
En conclusion : Voyage lent, bercé par la musique omniprésente et les mojitos glacés. Voyage d’ambiance, d’atmosphère.
Cuba s’ouvre. Tant mieux … Pour autant, nous avons eu envie de découvrir ce pays avant qu’il ne soit envahi. 2 semaines, c’est court. Nous avons opté pour un circuit classique, sans précipitation, en préférant écarter certains lieux (Pinar del Rio, la Baie des Cochons, Santa Clara, les plages …) pour prendre plus notre temps dans ceux choisis.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 29 Octobre – Vol Air France : Paris CDG / La Havane - Arrivée du vol à 20h25 – 3 nuits à La Havane Dim – La Havane Lun – La Havane Mar – Taxi collectif (20$/p) pour Viñales – 2 nuits à Viñales Mer – La vallée des mogotes à cheval Jeu – Bus Transtur (32$/p) pour Cienfuegos – 3 nuits à Cienfuegos Ven – Laguna Guanaroca – Jardin botanique (taxi 25$) Sam – Cascade El Nicho (taxi 40$) Dim – Bus Viazul (6$/p) pour Trinidad – 4 nuits à Trinidad Lun – Playa Ancón en vélo Mar – Valle de Los Ingenios (par agence Paradiso 20$/p) Mer – Balade à cheval et baignade en cascade Jeu – Taxi collectif (25$/p) pour La Havane – 2 nuits à La Havane Ven – La Havane Sam 12 Novembre – Vol Air France : La Havane/Paris – Départ à 23h40
BUDGET : Cours du CUC ($) : 1 € = 1,05 $ environ
Dépenses préalables : Vols réguliers sur Air France : 1 154 €/p l’A/R Carte touristique : 27 €/p Réservation des 3 premières nuits à la Havane via Airbnb : 109 €
Dépenses sur place : Cash : 2 049 $ dont 300 $ retirés à l’ATM de l’aéroport (pour éviter la très longue queue à la cadeca) et 1749 $ via 2 opérations de change d’Euros en cadeca à La Havane et Cienfuegos. Je donne quelques détails sur les cadeca à la fin de mon document. Aucun paiement en CB.
Budget total tout compris : environ 4 300 € (hors achats perso) Nous avons été très sages sur l’hébergement, toutes les nuits en casa (35 $ à La Havane, 25 ailleurs) et sur le transport (bus ou taxi collectif). Nous l’avons été beaucoup moins sur les restaurants et les apéritifs … Donc, ce budget global n’est vraiment pas significatif, attachez-vous seulement aux prix détaillés.
CARTE TOURISTIQUE : Achetées sur Internet auprès de Novelacuba.com www.novelacuba.com/fr Pas besoin d’envoyer le passeport, ils envoient la carte vierge, à chacun de la remplir (sans rature !) Simple, rapide, efficace. 1€ pour les frais de port.
GUIDES : Guide Lonely Planet Guide du Routard – Ed 2017 Très complémentaires.
TRANSPORTS :
1 – Vols Réservés sur Air France. Vols directs. 1 154€ l’A/R. Gloups ! On paie le temps qu’on gagne …
L’aéroport de La Havane est tout petit. Néanmoins, la livraison des bagages et la sortie prennent beaucoup de temps. D’autant qu’il faut récupérer de l’argent : soit à l’ATM (au 1er étage) soit à la casa de cambio (cadeca), tout de suite à gauche, dehors, dès la sortie du hall des arrivées. Devant la queue à la cadeca (il y en avait pour plus d’une heure d’attente), nous avons opté pour l’ATM. Tant pis … Nous avons perdu 6$ pour 300$ retirés. Pas négligeable … Les taxis jaunes, officiels, attendent au même endroit, près de la cadeca. 25$ pour rejoindre Habana Vieja. Simple et sans embrouille. ½ heure pour rejoindre Habana Vieja. Pas d’embouteillage. Idem pour le retour : ½ heure et 25$.
2 – Coco taxi De la Plaza de la Revolución à Plaza de Armas via le Malecón : 18,50$ (taximètre) ! Pittoresque mais trop cher !
3 – Taxi urbain - Du cimetière (Vedado) à l’embarcadère Santa Clara (Habana Vieja). Vieille guimbarde hélée dans la rue. Il nous a demandé 5$, on n’a pas discuté. - De la casa (Habana Vieja) à l’aéroport, 25$. Pas de bouchon - ½ heure. Réservé par notre hôte.
4 – Taxi collectif Utilisé 2 fois. Que c’est pratique ! - La Havane-Viñales : 20$/p (12$ par le bus). 2 heures ½ - Trinidad-La Havane : 25$/p (même prix que le bus). 4 heures L’intérêt c’est d’être pris à la casa et déposés à la casa. Pas de taxi à prévoir en plus. Et c’est plus rapide. Réservé tout simplement en demandant à l’hôte de la casa la veille.
5 – Bus - Viñales–Cienfuegos - Bus Transtur -32$ - Réservé auprès de l’agence Cubanacan l’avant-veille - Cienfuegos–Trinidad - Bus Viazul - 6$ - Réservé auprès du bureau Viazul l’avant-veille Attention, même en achetant les tickets directement au comptoir Viazul, il faut les échanger au moment du départ, auprès du même comptoir, contre un “boarding-pass”. Donc, 2 fois la queue … Cela dit, ça va vite. Prévoir d’arriver ½h avant l’heure de départ pour régler cette formalité.
6 – Bici taxi Puisque notre casa était réservée, nous avons échappé aux rabatteurs, nous étions attendus par un bici-taxi à l’arrivée des bus à Cienfuegos et à Trinidad. Pas d’embrouille. 5$ à Cienfuegos, 3 à Trinidad.
HEBERGEMENTS :
Nous avons opté pour un voyage en casa particular. Nous ne parlons pas espagnol. Ca s’est pourtant fait tout seul ! Je n’ai réservé que les 3 premières nuits à La Havane sur Airbnb (en anglais donc). Pour le reste, on s’est laissé porter par nos hôtes à qui on demandait de nous réserver l’étape suivante. Pratique courante, simple, efficace, aucune mauvaise surprise et aucune commission. Et ça nous a laissé la liberté d’organiser notre voyage petit à petit. Nos hôtes nous ont toujours offert leur aide pour toute la logistique : réserver un taxi collectif, un guide à cheval, un taxi privé, une casa à l’étape suivante, nous indiquer un bon restau ou l’agence Viazul … service gratuit. Et pour nous qui ne parlons pas Espagnol, quel bonheur !
10 jours avant le départ, j’ai réservé sur Airbnb les 3 premières nuits à la Havane. Plus beaucoup de choix, il restait une seule casa dans Habana Vieja. 109€ : 3X35€ + 4€ de frais.
Casa Amistad Habana Rolando y Valia Aguiar, 612 Habana Vieja
L’immeuble est très bien situé (à quelques pas de la Plaza Vieja). C’est le seul intérêt de cette casa … La chambre n’a aucun charme et le lit est abominable, un véritable trampoline. Je ne recommande pas.
Par contre, en fin de séjour, nous avons logé chez
Ana y Nelson Muralla, 314 Habana Vieja
Aussi bien située que la précédente. La literie, la chambre, la sdb, tout était irréprochable, l’accueil adorable, le petit dej mémorable. Même si c’est au 4ème étage (sans ascenseur) d’une espèce d’HLM sans aucun charme, je la recommande. Contact : irlenismayelin@nauta.cu 35$ la nuit – 5$ le petit dej
Nous avons payé les 3 autres casas 25$ la nuit + 4 ou 5$ le petit dej. Toutes avec A/C, ventilo et sdb privée. Toutes, tout à fait correctes mais aucune qui justifie ma recommandation. Chacune d’elles avait des petits inconvénients compensés par ses avantages …
Mon conseil : laissez-vous porter. Sans attentes, sans exigences. C’est tellement simple.
Nous n’avons mangé qu’un seul soir à la casa (10$/p). A Viñales. Pas trop notre truc. Pas notre truc du tout même. Nous préférions l’ambiance plus anonyme et plus festive des restaus en ville. Ca n’a jamais posé aucun problème. Cela dit, c’est bien plus cher … Par contre, nous avons pris tous nos petit dej en casa (4 ou 5$/p). Quitte à reprendre un café ensuite sur la Plaza Vieja, tellement jolie !
REPAS :
La gastronomie cubaine ne me laissera pas un souvenir inoubliable. Trop peu de légumes à mon goût. Au mieux, un minuscule bout de potiron, 2 rondelles de tomate, 3 de concombre pour accompagner le sempiternel mélange riz blanc/haricots noirs. On a connu mieux … La langouste ne nous a pas transportés non plus … Par contre, les mojitos !.... Alors là !.... On s’en est gavé ! Celui du O’Reilly, 303 (Restau El del Frente au 1er étage) est mémorable ! Mais attention, on y laisse quelques neurones !
Le mojito varie entre 2 et 3,50 $ selon la classe, la renommée du restau. La bière (350ml) Cristal : 2$ L’eau plate (1,5l) : 1,5 $ dans les casas, 1$ en superette, 2$ dans les boutiques à touristes Au restau, ils ne servent souvent que des ½ bouteilles (75ml) pour 1,5 à 2$. Précisez “agua nacional” si vous ne voulez pas de l’eau importée bien plus chère. Plat : de 7$ à 15$
Quelques adresses :
A éviter :
Tous les petits restaus qui se sont installés dans l’impasse qui mène au très fameux restaurant Doña Eutimia (près de la Plaza de la Catedral). Ils profitent de la renommée du dit restaurant qui attirent nombre de touristes et qui, faute de réservation, repartent dépités et le ventre vide. Du coup, clientèle assez facile. On s’est fait prendre. Le menu annoncé à 12$ tout compris, s’est finalement transformé en 16$ (je ne sais toujours pas pourquoi) et la langouste était en caoutchouc. EVITEZ !
Grill Caribe En bord de mer, sur la route de Playa Ancón, Trinidad 23$/p la langouste Trop cher pour ce que c’est et mojito hyper dégueu (et on commençait à avoir une certaine expérience !)
Quelques coups de cœur :
El Olivo Salvador Cisneros, 89 Viñales Sublimissime paëlla aux fruits de mer. J’ai oublié de noter le prix … mais pas exorbitant, c’est sûr.
Doña Nora Calle 37 (Prado), 4219 Cienfuegos 25$ pour 2 avec mojitos, plats et bières
Sol y Son Simon Bolivar, 283 Trinidad Notre gros gros coup de cœur. Superbe restau très romantique, musique très très sympa, excellents plats Philippe a adoré le porc à la sauce café (11$), moi, je me suis régalée avec du filet de poisson au citron et épices (8$). De très loin, notre meilleur repas du voyage. Et la plus belle ambiance. Et prix très doux (mojito à 2,5$ et verre de vin à 5$). Notre seul regret : l’avoir découvert le dernier soir, on n’a pas pu y retourner !
Pasteleria Francesa Parque Central, 411 Centro Habana A 2 pas du Capitol, sur le Paseo de Marti (prado) Pâtisserie pour un en-cas. Du choix, un beau cadre, un superbe emplacement et des prix très modiques. On se cale pour moins de 2$.
Sans que ce soit un coup de cœur, le restau à gauche de l’Escorial sur la Plaza Vieja (à La Havane) sert de bons plats. 7,50$ le poulet à l’ananas et 14$ la langouste. Et puis, quel cadre ! Quant à l’Escorial voisin, grand choix de cafés chauds ou froids. Très sympa pour une pause ou pour un petit dej.
LA HAVANE : Drôle de ville. Est-ce une jolie ville ?... Elle l’a été, c’est certain et on sent, à travers les restaurations en cours, que tout est fait pour qu’elle retrouve son faste d’antan. En attendant, un escalier de marbre derrière une porte défoncée, une balustrade de balcon, les colonnes d’une façade, une grille en fer forgé, une peinture écaillée laissent encore deviner la beauté passée d’un immeuble aujourd’hui délabré. Certains bâtiments restaurés sont de toute beauté. Le théâtre par exemple. Le capitole et la gare sont en plein travaux très prometteurs. Donc certes, la ville est, tout au moins par endroits, très délabrée. Elle n’en est pas moins attachante. Les belles voitures américaines participent à ce charme : Oldsmobile, Buick, Pontiac … aux couleurs improbables ! Elles promènent des touristes tout sourire heureux de réaliser un rêve. Et puis, la musique. Omniprésente. Dans chaque restaurant, chaque café, une guitare, des maracas, une contrebasse animent l’ambiance d’un air gai ou nostalgique. Pas de doute, La Havane a une âme.
Nous y avons passé 4½ jours. C’est largement sans être trop. Et puis, comme dit plus haut, c’est aussi une ambiance et il est bon (et facile) de s’en imprégner en se posant à une terrasse protégée du soleil par de magnifiques arcades.
Dans Habana Vieja, les 4 places (Plaza Vieja, Plaza de Armas, Plaza de San Fransisco, Plaza de la Catedral) sont magnifiques. A toute heure. On y vient, on y revient, on s’y pose. Un vrai bonheur que d’enchaîner ces 4 places par de magnifiques petites ruelles colorées.
Le Castillo de la Real Fuerza (3$) sur la plaza de Armas abrite un musée de la navigation avec une remarquable maquette commentée de la Santisima Trinidad.
Le museo de la Cuidad était fermé pendant notre séjour. Dommage.
On est un peu passé à côté du musée de la révolution (8$) qu’on a fait dès le premier jour de notre arrivée. On aurait dû le garder pour la fin de notre séjour, on aurait été plus perméables, plus avertis.
Le capitol est en restauration mais ses environs (Prado, théâtre, parcs, statue de José Marti, grands hôtels) justifient une visite. La pastelaria Francesa, coincée entre les magnifiques hôtels Inglaterra et Telegrafo, permet une pause agréable.
Pour les passionnés d’Histoire, le musée Napoléon (3$) dans Centro Habana est très riche. Le palais qui abrite la collection est magnifique et peut justifier à lui seul la visite. On est alors dans le quartier des universités. Nombreuses petites cafét locales où l’on mange pizza et jus naturel pour moins de 1$. Le jus de fruit est bon …
Parce que nous avions du temps, nous avons poussé à pied jusqu’au cimetière, Necróprolis Cristóbal Colón (5$). La longue balade à travers les petites rues de Habana Vieja, Habana Centro et Vedado nous a presque plus plu que le cimetière en lui-même. Retour à l’embarcadère Santa Clara en taxi (5$).
Nous avons traversé la baie pur rejoindre la Fortaleza de San Carlos de la Cabaña en ferry (1$). Départ toutes les 15 min depuis l’embarcadère de Santa Clara (au bout de la calle Santa Clara, Habana Vieja). On paie au moment d’embarquer. 2 ferries sont à quai, demandez bien lequel va à Casablanca. La traversée prend 10 minutes. Les ferries fonctionnent jusque tard (minuit si j’ai bien compris …vérifiez quand même). Facile, rapide et tellement plus sympa que le tunnel en taxi. Arrivés de l’autre côté, prendre la route qui grimpe (face à la sortie du débarcadère) vers le Christ, puis poursuivre vers la Fortaleza. On longe toute l’artillerie de l’armée cubaine, fièrement exhibée, ainsi que des restes d’avion US abattus. Nous avons préféré visiter la forteresse initiale, tout au bout de la pointe : Castillo de Los Tres Reyes Magos del Morro (6$) et y attendre le coucher de soleil. Cette longue balade à pied est facile, sans ambiguïté même sans carte.
Incontournable : la plaza de la Revolución.
Depuis la plaza de la Revolución, nous avons rejoint la plaza de Armas en coco-taxi (18,5$ - trop cher) via le Malecón. En effet, il est long et peu ombragé, difficile à faire à pied.
Habana Vieja et Centro Habana ont été nos quartiers préférés.
VIÑALES : C’est à cheval que nous avons découvert cette extraordinaire région. Excursion réservée avec l’aide de notre hôte. Rendez-vous pris pour le lendemain à 9h. Tarif : 5$/p et /heure. Durée prévue : entre 4 et 5 heures. L’excursion durera plus de 4 heures, dans la vallée entourée par ces fameuses mogotes. Paysage incroyable. Quelques pauses pour découvrir la culture du café, visiter une grotte et comprendre la confection des cigares. Les chevaux sont très nombreux dans la région, la visite à cheval étant très prisée par tous, cavaliers ou néophytes. Pas d’amalgame de groupes et c’est tant mieux. Chaque petit groupe a son guide et chaque guide essaie de personnaliser l’itinéraire pour éviter les troupeaux. Les chevaux sont en bonne santé et bien traités. Nous sommes cavaliers donc très attentifs à cela. L’équipement (selle western) est de très bonne qualité et permet même de monter en short. Roberto, notre guide, n’a quasiment pas cessé de nous apporter des informations (dans un bon anglais) tout le temps où nous étions à cheval. Il restait derrière nous 2, nous laissant le choix des allures. Le terrain, très souple, nous a permis quelques petits galops. Les trots, beaucoup plus longs, nous ont donné l’occasion de monter comme les Cubains, assis. Le confort de la salle western et du cheval le permettait. Ainsi, que vous soyez ou non cavalier, vous vous ferez plaisir.
Si vous réservez par vous-même, les plus jolies casas et les mieux situées sont celles de la calle Adela Azcuy norte.
CIENFUEGOS : Jolie ville coloniale quelque peu oubliée des touristes. Tant mieux. L’ambiance est y paisible, le parque José Marti un havre de paix, surtout à la nuit tombée. Ne manquez pas la visite intérieure du théâtre (2$). Très particulier. Je n’en dis pas plus. Nous avons tellement aimé cette ville que nous avons prolongé notre séjour d’une journée.
Nous avons loué les services d’un taxi pour aller à la Laguna Guanaroca et au Jardin botanique. Taxi réservé comme toujours par notre hôte. Sans limite de durée. 25$ pour nous 2.
La laguna Guanaroca propose une excursion en barque sur une lagune pour s’approcher au plus près de colonies de flamants roses (3 groupes d’une quinzaine). On finit les pieds dans l’eau. Expérience unique. La lagune est entourée d’une belle mangrove et on a rarement l’occasion d’approcher d’aussi près des flamants (hors zoo). L’entrée est de 10$ et l’excursion dure 2 heures.
Le jardin botanique (2,5$) pourrait être plus intéressant s’il disposait d’un plan ou tout au moins des noms sur les arbres. Ca reste tout de même une belle balade au milieu d’une végétation tropicale. Mais un peu stérile.
Le lendemain, nous avons décidé d’aller (toujours en taxi) à la cascade d’El Nicho. Même principe. Sans limite de durée. 40$ pour nous 2. L’entrée à la cascade est payante, 10$/p. Et normalement, il faut présenter un passeport. On avait oublié, ça n’a pas vraiment posé de problème. Un sentier en boucle mène à une superbe cascade (10 min depuis le parking). Un peu plus loin, un bassin permet une baignade très rafraichissante (sans être froide) dans un décor idyllique ! Attention, peu de place autour du bassin pour se changer, se reposer et sécher après la baignade. Il faut y arriver tôt pour en profiter pleinement. Nous y étions vers 10h (départ de la casa à 8h30), nous étions 4, un vrai bonheur. A 11h, c’était bondé. La boucle mène ensuite à un panorama magnifique sur le massif de l’Escambray. Nous étions de retour au parking de la cascade à 11h45 et de retour à Cienfuegos à 13h. Une de nos plus belles journées. Mais, je le répète, arrivez tôt.
TRINIDAD : La Boca et Playa Ancón : balade à faire en vélo ! Aucune carte n’est nécessaire. Nous avons loué des vélos chez Hermanos Seijas, Maceo, 417B. 5$/p/j. En guise de caution, le loueur nous demande juste l’adresse de notre casa. Les vélos sont en bon état. Le loueur nous indique le chemin à suivre. Evidemment, il sait bien où on veut aller, Trinidad et ses pavés inégaux ne se prête absolument pas à une visite en vélo. Donc, si on loue, c’est pour aller à la playa. Nous voici donc en route vers La Boca. Route vallonnée, facile, calme et joli paysage de champs et de collines. On arrive bien vite à La Boca, petit village de pêcheurs qui, après Trinidad, semble un peu endormi. Nous longeons ensuite la côte pour arriver jusque Playa Ancón. Superbe côte. Superbe mer aux multiples bleus … Playa Ancón est une grande plage de sable blond, belle, propre, aménagée. Du monde mais on est bien loin de la Côte d’Azur en été ! Pour notre part, nous préférons rebrousser chemin et poser nos vélos auprès de Grill Caribe. Un petit restau au bord d’une petite crique plus tranquille, plus à notre goût. Je ne conseille pas d’y manger encore moins d’y boire un mojito … Mais pourquoi pas une bière ou un soda. La mer est transparente et invite à la baignade. Retour à Trinidad par Casilda. C’est assez plat. Cela dit, si c’était à refaire, je rentrerai par La Boca. Les paysages de campagne y sont bien plus beaux. C’est une ½ journée facile et sympa si tant est que les vélos soient corrects. C’était notre cas. Nous avons croisé des touristes qui avaient loué leurs vélos à leur casa … ce n’était pas la même chanson … Le temps consacré à cette excursion dépend de votre goût pour la plage et pour la baignade en mer.
La Valle de los Ingenios : nous avons réservé une excursion auprès de Paradiso. 20$/p. Tour de 3 heures en bus qui nous emmène au point de vue sur la vallée, à l’ancienne sucrerie de San Isidro, à la Manaca Iznaga et à une fabrique de poteries. Petit groupe et guide parlant anglais et français. Ca nous a semblé être un moyen simple et économique pour bénéficier des services d’un guide (indispensable ici pour bien comprendre le fonctionnement de l’ancienne sucrerie). Excursion bien menée, sans précipitation, maintenant, ça reste une excursion en groupe …
Balade à cheval vers une cascade : réservée directement dans la rue auprès d’un cowboy qui la proposait. Cubanacan propose la même chose, au même prix. 15$ la balade + 10$ d’entrée au parc. Je ne sais pas exactement où est cette cascade. Mais tous les chevaux s’y retrouvent ! La balade à cheval est sympa (moins qu’à Viñales quand même, plus courte et les chevaux sont plus cossards). La cascade est belle, le bassin bien profond (pour ceux qui aiment plonger) et les abords plus vastes qu’à El Nicho. Du monde mais ici, de la place, de l’ambiance, de la musique, un petit bar. Ca reste très agréable et on y passe volontiers une heure bien agréable. Cette balade occupe une bonne matinée (9h-13h).
Trinidad : surtout, sortez du centre très touristique, très joli mais très touristique. Le Lonely Planet propose une balade au Nord de la Plaza Mayor qui permet de découvrir un quartier plus populaire, plus calme, plus authentique. Beaucoup plus pauvre aussi. Nombreux sont les habitants réclamant du savon, du shampooing, un stylo. Les épiceries sont rares et vides. Emportez des petits savons, vous ferez des heureux. Nous avons également adoré la calle Santa Ana qui part de l’église Santa Ana (au Nord Est de la ville) et rejoint le centre. Magnifique alignement de maisons colorées.
SI C’ETAIT A REFAIRE : Nous avons adapté notre voyage au fil de l’eau par rapport à nos prévisions. Ce fut très simple et très agréable. Nous avons choisi de prendre notre temps, heureux de pouvoir flâner. C’est une destination qui s’y prête. C’est un itinéraire qui ne conviendra qu’à ceux qui, comme nous, préfèrent les cascades aux plages. Il est tout à fait possible de serrer ce programme et, en supprimant 1 jour à La Havane, 1 jour à Trinidad voire 1 jour à Cienfuegos, on peut alors ajouter une étape balnéaire (les belles plages ne manquent pas) ou un saut à Santa Clara.
DIVERS : L’accueil : on a rarement eu affaire à un peuple plus courtois, serviable, chaleureux, respectueux. La langue : on baragouine l’espagnol, ne l’ayant jamais appris à l’école et l’ayant pratiqué seulement lors de nos voyages. Ca a suffi. Jamais personne ne m’a toisée avec une grimace de mépris devant mon charabia et j’ai toujours été comprise. On a même suivi une visite guidée avec une dame qui savait qu’on ne parlait pas sa langue. Elle a parlé lentement, en articulant et en accompagnant son discours de gestes. On a dû comprendre 80% de son exposé ! Par ailleurs, l’anglais est assez souvent bien parlé. La carte bancaire : une seule utilisation (qui coûte cher) à l’ATM de l’aéroport pour éviter la longue queue à la cadeca. On peut vraiment s’en passer. Emportez des Euros. Les cadeca (casa de cambio) : muni de votre passeport et d’un peu de patience, vous pourrez y changer vos Euros. Le taux est quasiment le même partout. Bien organisé et sûr. Toujours un peu de monde. L’habitude, en prenant la queue, est de demander qui est le dernier. Et vous aurez aussi à prévenir le prochain client que vous êtes le dernier. Ainsi, pas d’embrouille, pas de filou qui cherche à doubler, super pratique. Vous pourrez même quitter la queue. A Habana Vieja, cadeca au nord de la plaza de San Fransisco (de 8h30 à 20h du L au S, de 9h à 18h le D). J’y étais le dimanche vers 9h45, 20-25 minutes de queue. Vous pouvez en profiter pour aller acheter les timbres de vos cartes postales à la poste juste en face. Attention, à ce propos, certaines cartes postales sont vendues pré-timbrées. A Cienfuegos, cadeca dans l’avenue 56, entre les calles 33 et 35, beaucoup moins de touristes donc queue moins longue. J’ai dû attendre à peine 10 minutes. Le climat à cette époque : idéal Vêtements : on transpire beaucoup donc on se salit. L’affluence touristique à cette époque : destination en vogue, beaucoup de touristes, beaucoup de Français. Cienfuegos reste moins prisée. On en a bien profité. Les problèmes de santé : les jus de fruits naturels (goyave, ananas, mangue, tamarin …) sont délicieux, surtout rafraîchis avec de la glace pillée. Quant aux mojitos, les cubes de glace font partie intégrante de leur composition. Alors, par prudence, apportez quelques gélules d’imodium … J’ai eu besoin d’en avaler une. Une seule … Vraiment pas de quoi se passer de ces délicieux breuvages ! Les moustiques : prévoyez une bombe de répulsif. Internet : comme on avait lu que ça marchait mal, nous avons voyagé léger : ni tablette, ni smartphone. Rien. Ca ne nous a pas manqué du tout, je vous assure qu’on peut survivre. Cela dit, ça évolue, wifi gratuit sur les grandes places des villes. On a ainsi assisté à l’amusant spectacle de cubains et de touristes qui s’y regroupent, oreillettes branchées, pour surfer ou utiliser skype. Electricité : fiches plates. Prévoyez un adaptateur USA Les achats perso : de jolies nappes brodées à Trinidad. En dehors de ça, pas grand-chose de remarquable. Du rhum et des cigares bien sûr pour les amateurs. Et tout une panoplie de bibelots, tee shirts, magnets, porte-clés, affiches … à l’effigie du Che. Les groupes de musiciens qui jouent dans les bars ou les restaurants proposent souvent un CD. Nous en avons acheté 3, chaque fois 10$ (on n’a jamais discuté le prix). Sur les 3, 1 ne fonctionne pas du tout. Les 2 autres sont ok mais on ne retrouve pas la musique et les voix qu’on a entendues et aimées … Un peu regrettable.
On a beaucoup aimé : 🙂 L’extrême gentillesse des gens. Les hôtes des casas se mettent en 4 pour répondre à vos attentes. L’ambiance douce et festive. La balade à cheval à Viñales. Les baignades en cascade (El Nicho et environs de Trinidad). Les façades colorées, partout. Les mojitos.
On a moins aimé : 😕 Les pots d’échappement à La Havane. Les moustiques.
En conclusion : Voyage lent, bercé par la musique omniprésente et les mojitos glacés. Voyage d’ambiance, d’atmosphère.
Extension du domaine de la chute English translation pending
« Fuir l’ignoble bêtise des assis » n’est pas le slogan d’une pub Quechua pour des chaussures de randonnée mais le sens que donnait Rimbaud à la marche. Une définition que Sylvain Tesson, dont le dernier bouquin est sorti il y a quelques semaines, trouve certainement pertinente.
Sauf erreur, l’ouvrage n’a pas encore été commenté dans cette rubrique. Alors je me lance…
Son titre Sur les chemins noirs fait référence aux petits chemins paumés, non balisés, truffés de ronces et d’orties d’où l’on ressort en général, les avant-bras rongés par les démangeaisons, les mollets ensanglantés, et que personnellement je n’emprunte que si je suis derrière un débroussailleur fiable, d’1,90 m au moins, à qui je fais jurer sur la vie de sa mère qu’il n’y a ni serpent sauteur ni prédateur en vue.
Bon, disons le d’emblée, et d’une Tesson m’énerve et de deux je paye pour être énervée. Voilà des années que ça dure. J’ai quasiment tous ses bouquins dans ma bibliothèque. Et il va sans dire que l’Everest de l’exaspération est atteint lorsqu’on m’emprunte un de ses bouquins sans me le rendre.
Alors bien évidemment, quand j’ai appris qu’un nouvel opus venait de sortir, je me suis précipitée en librairie pour raquer plein pot (15 €) pour le Gallimard, parce que patienter jusqu’à la version poche, ça aurait fait limite la fille cohérente... « Tu vas encore râler que c’est du fric foutu en l’air » m’a dit ma fille dont l’auteure fétiche est Jane Austen, et qui est aussi tentée par ce genre de littérature que par des séances de cuisson de gruau sur un réchau en Iakoutie ou de saut en parachute au dessus du Mont-Blanc… « T’occupe… »
La lecture du moment (un Zadie Smith en l’occurrence) fut abandonnée séance tenante.
Tesson est cet aventurier qu’on ne présente plus (du moins sur ce forum). Né avec une mappemonde en guise de cerveau, le quadra qui a la baroude dans le sang a traversé à cloche-pied, à dos de chameau, à la nage, en side-car etc. les déserts les plus arides, les taïgas les plus hostiles, des forêts infestées de sales bestioles, franchi des cols inaccessibles, des sommets vierges etc. jusqu’au jour où il a dévissé du sommet… d’un balcon, je crois.
« J’avais rêvé cette balade de France dans un lit, je m’étais levé pour l’accomplir, elle s’achevait. C’était un voyage né d’une chute. »
Nous voilà donc embarqués avec Tesson, des boulons en guise d’articulations, crapahutant non pas dans le Hoggar ni au fin fond du Sahara, mais entre la Provence et le Cotentin en passant par les Cévennes, le Massif central et la Champagne, souvent solitaire, parfois rejoint par des potes.
Ses aphorismes m’insupportent, tout comme son agitation effrénée à courir la planète, ne faisant là que déplacer son corps dans un espace. En revanche, l’introspection née d’une quasi sédentarité sur les rives du lac Baïkal m’avait enchantée. La force de caractère du gaillard force en tout cas l’admiration. A part ça, je trouve irritant que, peu importe l’aventure dans laquelle il nous embarque, il finisse toujours par se rengorger de ses contemplations sur la nature, en refaisant régulièrement les niveaux de vodka (sauf que, pour le coup, ordre de la Faculté oblige, il carbure au viandox), ressasser avec une légère condescendance les mêmes vérités faciles contre la modernité (notamment les nouvelles technologies : « Il ne fallait pas se leurrer, elles n’étaient pas de simples innovations destinées à simplifier la vie. Elles en étaient le substitut »), contre l’urbanisme (« le rêve pavillonnaire moucheta le territoire ») et bien d’autres cancers qui rongent la planète. On en revient toujours au même constat : Tesson ne dit pas grand chose, mais il le fait avec tant de magnificence et de fulgurances qu’on emprunterait bien son disque dur qui, lui, ne semble pas avoir été endommagé par la chute ! (« les buis luisaient, cirés de lumière »). A noter cependant au rayon nouveauté : l’auteur a choisi cette fois le passé (pas si) simple qui ne fait que renforcer l’effet ampoulé, voire sentencieux du texte.
La question qu’on se pose inévitablement en lisant le bouquin, c’est pourquoi et vers quoi marcher ? Pourquoi s’infliger six à neuf heures d’efforts physiques par jour ? Pourquoi aller de tel point géographique à l’autre ? Par masochisme, par plaisir, par besoin, pour dérouiller la carlingue, pour quitter, pour fuir, pour aller loin, ailleurs, d’un point d’interrogation à l’autre (de soi), pour rechercher l’authenticité, pour exorciser les craintes, les colères, les peines, pour s’extraire d’une identité encombrante, s’en inventer une nouvelle, pour relativiser, pour pousser les prises de conscience jusqu’à l’exacerbation, pour bifurquer, pour faire demi-tour, pour s’approprier la nature, saluer un ciel embrasé, lécher les gouttes d’une pluie d’orage, bâfrer des mûres sauvages, pour se faire courser par un chien…
La réponse de Tesson est livrée dès la page 18, ce qui évitera aux flemmards de s’enfiler tout le livre : « Mais la véritable raison de cette fuite à travers champs, je la tenais serrée sous la forme d’un papier froissé, au fond de mon sac ». Et toc, suspense. Les curieux devront quand même aller jusqu’au bout. Je l’ai fait, moi, alors hein… et suis prête à récidiver à la prochaine occasion !
PS. S’il existe-t-il une Association des Lecteurs Anonymes de Sylvain Tesson, je veux bien les coordonnées …
PS2. Merde, à quand un vrai grand roman de Tesson ?!
Sauf erreur, l’ouvrage n’a pas encore été commenté dans cette rubrique. Alors je me lance…
Son titre Sur les chemins noirs fait référence aux petits chemins paumés, non balisés, truffés de ronces et d’orties d’où l’on ressort en général, les avant-bras rongés par les démangeaisons, les mollets ensanglantés, et que personnellement je n’emprunte que si je suis derrière un débroussailleur fiable, d’1,90 m au moins, à qui je fais jurer sur la vie de sa mère qu’il n’y a ni serpent sauteur ni prédateur en vue.
Bon, disons le d’emblée, et d’une Tesson m’énerve et de deux je paye pour être énervée. Voilà des années que ça dure. J’ai quasiment tous ses bouquins dans ma bibliothèque. Et il va sans dire que l’Everest de l’exaspération est atteint lorsqu’on m’emprunte un de ses bouquins sans me le rendre.
Alors bien évidemment, quand j’ai appris qu’un nouvel opus venait de sortir, je me suis précipitée en librairie pour raquer plein pot (15 €) pour le Gallimard, parce que patienter jusqu’à la version poche, ça aurait fait limite la fille cohérente... « Tu vas encore râler que c’est du fric foutu en l’air » m’a dit ma fille dont l’auteure fétiche est Jane Austen, et qui est aussi tentée par ce genre de littérature que par des séances de cuisson de gruau sur un réchau en Iakoutie ou de saut en parachute au dessus du Mont-Blanc… « T’occupe… »
La lecture du moment (un Zadie Smith en l’occurrence) fut abandonnée séance tenante.
Tesson est cet aventurier qu’on ne présente plus (du moins sur ce forum). Né avec une mappemonde en guise de cerveau, le quadra qui a la baroude dans le sang a traversé à cloche-pied, à dos de chameau, à la nage, en side-car etc. les déserts les plus arides, les taïgas les plus hostiles, des forêts infestées de sales bestioles, franchi des cols inaccessibles, des sommets vierges etc. jusqu’au jour où il a dévissé du sommet… d’un balcon, je crois.
« J’avais rêvé cette balade de France dans un lit, je m’étais levé pour l’accomplir, elle s’achevait. C’était un voyage né d’une chute. »
Nous voilà donc embarqués avec Tesson, des boulons en guise d’articulations, crapahutant non pas dans le Hoggar ni au fin fond du Sahara, mais entre la Provence et le Cotentin en passant par les Cévennes, le Massif central et la Champagne, souvent solitaire, parfois rejoint par des potes.
Ses aphorismes m’insupportent, tout comme son agitation effrénée à courir la planète, ne faisant là que déplacer son corps dans un espace. En revanche, l’introspection née d’une quasi sédentarité sur les rives du lac Baïkal m’avait enchantée. La force de caractère du gaillard force en tout cas l’admiration. A part ça, je trouve irritant que, peu importe l’aventure dans laquelle il nous embarque, il finisse toujours par se rengorger de ses contemplations sur la nature, en refaisant régulièrement les niveaux de vodka (sauf que, pour le coup, ordre de la Faculté oblige, il carbure au viandox), ressasser avec une légère condescendance les mêmes vérités faciles contre la modernité (notamment les nouvelles technologies : « Il ne fallait pas se leurrer, elles n’étaient pas de simples innovations destinées à simplifier la vie. Elles en étaient le substitut »), contre l’urbanisme (« le rêve pavillonnaire moucheta le territoire ») et bien d’autres cancers qui rongent la planète. On en revient toujours au même constat : Tesson ne dit pas grand chose, mais il le fait avec tant de magnificence et de fulgurances qu’on emprunterait bien son disque dur qui, lui, ne semble pas avoir été endommagé par la chute ! (« les buis luisaient, cirés de lumière »). A noter cependant au rayon nouveauté : l’auteur a choisi cette fois le passé (pas si) simple qui ne fait que renforcer l’effet ampoulé, voire sentencieux du texte.
La question qu’on se pose inévitablement en lisant le bouquin, c’est pourquoi et vers quoi marcher ? Pourquoi s’infliger six à neuf heures d’efforts physiques par jour ? Pourquoi aller de tel point géographique à l’autre ? Par masochisme, par plaisir, par besoin, pour dérouiller la carlingue, pour quitter, pour fuir, pour aller loin, ailleurs, d’un point d’interrogation à l’autre (de soi), pour rechercher l’authenticité, pour exorciser les craintes, les colères, les peines, pour s’extraire d’une identité encombrante, s’en inventer une nouvelle, pour relativiser, pour pousser les prises de conscience jusqu’à l’exacerbation, pour bifurquer, pour faire demi-tour, pour s’approprier la nature, saluer un ciel embrasé, lécher les gouttes d’une pluie d’orage, bâfrer des mûres sauvages, pour se faire courser par un chien…
La réponse de Tesson est livrée dès la page 18, ce qui évitera aux flemmards de s’enfiler tout le livre : « Mais la véritable raison de cette fuite à travers champs, je la tenais serrée sous la forme d’un papier froissé, au fond de mon sac ». Et toc, suspense. Les curieux devront quand même aller jusqu’au bout. Je l’ai fait, moi, alors hein… et suis prête à récidiver à la prochaine occasion !
PS. S’il existe-t-il une Association des Lecteurs Anonymes de Sylvain Tesson, je veux bien les coordonnées …
PS2. Merde, à quand un vrai grand roman de Tesson ?!
Répartition du temps de séjour dans les îles thaïlandaises English translation pending
Bonjour,
Après avoir passé du temps sur les différents forums et pris en compte vos
avis experts, nous avons finalement orienté notre choix sur notre
parcours dans les îles de la mer Andaman.
Reste à définir combien de temps nous resterons sur chacune, et c'est là que nous avons à nouveau besoin de vos conseils:
Nous arrivons à Kua la Lumpur le lundi 13 février et prenons aussitôt vol pour Phuket. Donc le parcours prévu est Phuket > koh Yao Noi / Yai > Krabi / Ao Nang > Koh Lanta > Krabi pour retour en avion à Kuala Lumpur afin de rentrer en France le jeudi 23 février au soir. Comment découper tout cela au mieux?
Ce qui est sûr c'est que nous souhaitons rester le minimum de temps sur Phuket, l'objectif étant quand même d'avoir vu ce qu'est - en partie - cette île ( en dépit des nombreux commentaires peu élogieux surtout concernant l'exploitation touristique, j'ai toutefois cru comprendre qu'elle était quand même très belle!).
Merci pour vos réponses!
Merci pour vos réponses!
Mon rêve de Canada... un peu revu à la baisse English translation pending
bonjour à vous tous,
j'ai posté il y a quelques jours une discussion sur un rêve : le Canada + Terre Neuve, etc..
Suite à vos commentaires et conseils avisés, j'ai revu ma copie à la baisse car il va de soi que si l'on veut profiter de cette vaste étendue qu'est le Canada, il vaut mieux le faire en plusieurs voyages 😉
Je vous soumets donc notre nouvel itinéraire et vous remercie de me faire part de vos commentaires sur la faisabilité ou non (en un mois si possible) 🙂
je suis aussi ouverte à toutes vos suggestions et conseils 😊
j'ai "découpé" le circuit en 4 étapes avec Google Maps pour afficher également le nombre de kilomètres à parcourir.
1ère "étape" : Vol Paris-Toronto Chutes du Niagara Kingston- Mille Iles - OTTAWA Parc de la Gatineau - Mont Tremblant MONTREAL
2ème "étape" : Montréal-3 rivières Parc de la Mauricie Québec Canyon Ste Anne Saguenay Tadoussac
3ème "Etape" : Saint Siméon Rivière du Loup Parc du Bic Rimouski Parc de la Gaspésie Sainte Anne des Monts L'Anse aux Griffons Parc Forillon Percé
4ème "étape" : Percé New Carlisle Amqui La Pocatière Quebec- Parc de Champlain Montréal : retour PARIS
Ce trip représente 3800 à 4000 km ..... ce qui m'amène à vous parler de la location de voiture... J'ai simulé 2 contrats chez AUTHENTIK VOYAGE qui est vraiment compétitif au niveau de la location à proprement parler, mais ce qui est hallucinant ce sont les tarifs DROP OFF 🤪
c'est la raison pour laquelle j'ai simulé 2 contrats :
1° l'un de Toronto à Montréal : les tarifs diffèrent selon les régions * Québec et Ontario : de 500 à 1000 km : 40 $ pour une compacte et 50 $ pour une luxueuse au-delà de 1000 km : ce montant passe à 1300 $ et 1600 $ 🤪
2° l'autre de Montréal à Montréal (en faisant la boucle, pas de drop off)
Il convient aussi de comparer les avantages compris dans cette location (assurance, etc...)
Pour les connaisseurs, avez-vous rencontré ce problème chez d'autres loueurs ?
Y-a-t-il un moyen de contourner ces frais extrêmement élevés ?
Concernant les hébergements, nous privilégions les BnB que les hôtels, sauf s'il n'y a pas d'autre moyen de se loger, ou si cet hôtel nous apporte vraiment quelque chose qu'il ne faut pas rater 😉
Là aussi, j'ai trouvé quelques infos publiées par des forumeurs mais suis à l'écoute de vos conseils, si ceux-ci rentrent dans notre budget 🙂
Merci à vous de m'avoir lue et à bientôt 🙂
Cordialement,
j'ai posté il y a quelques jours une discussion sur un rêve : le Canada + Terre Neuve, etc..
Suite à vos commentaires et conseils avisés, j'ai revu ma copie à la baisse car il va de soi que si l'on veut profiter de cette vaste étendue qu'est le Canada, il vaut mieux le faire en plusieurs voyages 😉
Je vous soumets donc notre nouvel itinéraire et vous remercie de me faire part de vos commentaires sur la faisabilité ou non (en un mois si possible) 🙂
je suis aussi ouverte à toutes vos suggestions et conseils 😊
j'ai "découpé" le circuit en 4 étapes avec Google Maps pour afficher également le nombre de kilomètres à parcourir.
1ère "étape" : Vol Paris-Toronto Chutes du Niagara Kingston- Mille Iles - OTTAWA Parc de la Gatineau - Mont Tremblant MONTREAL
2ème "étape" : Montréal-3 rivières Parc de la Mauricie Québec Canyon Ste Anne Saguenay Tadoussac
3ème "Etape" : Saint Siméon Rivière du Loup Parc du Bic Rimouski Parc de la Gaspésie Sainte Anne des Monts L'Anse aux Griffons Parc Forillon Percé
4ème "étape" : Percé New Carlisle Amqui La Pocatière Quebec- Parc de Champlain Montréal : retour PARIS
Ce trip représente 3800 à 4000 km ..... ce qui m'amène à vous parler de la location de voiture... J'ai simulé 2 contrats chez AUTHENTIK VOYAGE qui est vraiment compétitif au niveau de la location à proprement parler, mais ce qui est hallucinant ce sont les tarifs DROP OFF 🤪
c'est la raison pour laquelle j'ai simulé 2 contrats :
1° l'un de Toronto à Montréal : les tarifs diffèrent selon les régions * Québec et Ontario : de 500 à 1000 km : 40 $ pour une compacte et 50 $ pour une luxueuse au-delà de 1000 km : ce montant passe à 1300 $ et 1600 $ 🤪
2° l'autre de Montréal à Montréal (en faisant la boucle, pas de drop off)
Il convient aussi de comparer les avantages compris dans cette location (assurance, etc...)
Pour les connaisseurs, avez-vous rencontré ce problème chez d'autres loueurs ?
Y-a-t-il un moyen de contourner ces frais extrêmement élevés ?
Concernant les hébergements, nous privilégions les BnB que les hôtels, sauf s'il n'y a pas d'autre moyen de se loger, ou si cet hôtel nous apporte vraiment quelque chose qu'il ne faut pas rater 😉
Là aussi, j'ai trouvé quelques infos publiées par des forumeurs mais suis à l'écoute de vos conseils, si ceux-ci rentrent dans notre budget 🙂
Merci à vous de m'avoir lue et à bientôt 🙂
Cordialement,
Alaska... Enfin! English translation pending

« Pas banal comme destination » me disait une connaissance juste avant notre départ. Et effectivement, quand je disais « Alaska », on me répondait « super … mais …. et les températures, les moustiques, la pluie, les ours…. ?? ».
Eh bien oui j’étais prête à tout ça (et heureusement !) et j’avais préparé mes troupes en conséquence (et heureusement aussi !). Mais j’étais surtout prête pour les paysages superbes, les montagnes enneigées, les rivières à saumon, les glaciers descendant dans la mer, cette nature que j’imaginais foisonnante et sauvage, cette wildlife que je pensais omniprésente.
Après avoir conçu à l’automne un séjour classique basé essentiellement sur la rando et quelques activités touristiques, j’ai cherché comment lui donner une tournure un peu différente. Il me semblait qu’il fallait autre chose pour 1 voyage en Alaska … Mais quoi ?
La rando itinérante étant exclue par nos garçons farouchement opposés à l’idée du bivouac, la solution est venue suite à notre inscription à un club de kayak en fin d’année dernière. Je tenais une idée… inclure une partie découverte par voie d’eau. Restait à la concrétiser....
Cette préparation-là m’a demandé un temps certain : déjà pour trouver le matériel adéquat. J’ai rapidement décidé d’investir dans des kayaks gonflables plutôt que de louer et ai jeté mon dévolu sur des Gumotex Twist 2, fiables, à gonflage / séchage rapide et pesant - de 10kg. Ensuite pour trouver les spots adéquats, qui ne mettent pas nos vies dans des situations que nous pourrions avoir à regretter. J’ai trouvé mon bonheur dans le livre Paddling Alaska qui recense, entre autres, des spots faciles faisables à la journée et adaptés aux débutants que nous sommes.
J’ai ensuite annulé mes 2 nuits à Fairbanks pour les remplacer par 2 nuits sur la Denali Hwy (ce qui m’en faisait 3 en tout), et ai glissé 4 paires de crampons dans nos sacs.
C’est sur ces bases que nous sommes en ce 14 juillet enfin en partance avec nos 4 énormes sacs en limite de poids autorisé et nos 2 garçons de 16 et 18 ans pas franchement emballés par ce qui les attend (les températures, les moustiques, la pluie, les ours, le kayak et …. 0 piscine !!!)
A suivre le programme et la carte du trajet mais avant, un grand merci à ceux qui m’ont aidée dans la préparation. Merci donc à Cheechako, Moruto, Willemspie, Etrefal, Olivier50, Galipote et Lilevis.
Une pensée spéciale à Mlefevre qui m’a prêté 2 paires de crampons, donné des tuyaux fort utiles sur le paddling et prêté l’excellent livre d’Ike Waits sur les randos dans le Denali.
Une autre pensée spéciale à Framboise95 qui partait aussi découvrir cette belle région presque en même temps et qui a fait aussi 1 merveilleux voyage….
Un début raté pour un superbe voyage dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour amis voyageurs,
Après deux voyages dans cette magnifique région, nous avions encore l'envie d'y retourner.
Cette fois, il s'agit de faire une boucle en partant de Denver. Notre circuit contient des grands classiques bien connus de beaucoup d'entre vous comme Yellowstone ou Moab mais aussi des coins un peu moins fréquentés comme Bighorn Canyon ou Black Canyon of the Gunisson.
Pour préparer ce voyage, j'ai consulté des sites très bien faits tels que www.ouestusa.fr ; west-usa-dream.blogspot.be. J'ai lu quantité de carnets de voyage sur ce forum y trouvant très souvent réponse à mes questions. Parfois, je vous ai soumis une question ou demandé un conseil. J'en profite pour remercier tous ceux qui m'ont aidée en répondant à mes interrogations.
Cette année, nous partons à trois, mon mari, mon fils et moi.
Voici l'itinéraire prévu :
28 juin : Départ Bruxelles / Reykjavík / Denver 29 juin : Denver / Estes Park 30 juin : Estes Park (Rocky Mountain National Park) 1 juillet : Estes Park / Keystone 2 juillet : Keystone / Wall 3 juillet : Wall (Parc des Badlands) 4 juillet : Wall / Deadwood / Devils Tower / Sheridan 5 juillet : Sheridan / Bighorn Canyon / Red Lodge 6 juillet : Red Lodge / Gardiner 7 juillet : Gardiner / Grand Canyon de Yellowstone / Gardiner 8 juillet : Gardiner / Mammoth Hot springs / Norris geyser Basin / West Yellowstone 9 juillet : West Yellowstone / Old Faithful / West Yellowstone 10 juillet : West Yellowstone / Old Faithful / West Thumb / West Yellowstone 11 juillet : West Yellowstone / Brigham City 12 juillet : Brigham City / Antelope Island / Moab 13 juillet : Moab : Parc des Arches 14 juillet : Moab : Dead Horse Point State Park / Canyonland / Moab 15 juillet : Moab : Parc des Arches 16 juillet : Moab / Montrose : Canyon of the Gunisson 17 juillet : Montrose / Glenwoods Springs : Hanging Lake 18 juillet : Glenwoods Springs / Denver
Passons au récit jour par jour.
28 juin : Le départ.
"Un début raté pour un superbe voyage dans l'Ouest américain " Pourquoi un tel titre ?
Je crois que certains d'entre vous le savent déjà. J'en ai déjà parlé sur ce forum. Pour les autres, je vous explique.
C'est le grand jour, nous sommes très contents de partir. Nous décollons de Bruxelles avec 45 minutes de retard. Je ressens un petit stress car notre escale à Reykjavík n'est que d'une heure 30. Une hôtesse me rassure. Elle me dit que de toute façon notre avion nous attendra. Pas besoin de s'inquiéter. Je me détends. Le vol se passe bien quand tout à coup une pensée traverse mon esprit. Je demande à mon mari s'il a bien pris son permis de conduire. C'est en effet lui qui est chargé de nous conduire durant tout le voyage. Moi, je n'aime pas la conduite et ces grosses autoroutes américaines me font peur. Et là, c'est le drame, il me dit qu'il a changé de portefeuille et qu'il n'a pas transféré son permis. Punaise ! Que faire ??? Comment avoir une voiture de location sans permis ??? Je ressens un énorme découragement. Je me dis que cela ne vaut pas la peine d'aller plus loin et qu'une fois arrivé à Reykjavík on n'a plus qu'à chercher un vol pour Bruxelles et rentrer. Après quelques instants de panique, on tente d'élaborer une stratégie. Dès notre atterrissage nous téléphonerons à notre fille pour qu'elle nous envoie une copie du permis, ce qu'elle fera immédiatement. Nous trouvons alors un ordinateur avec une imprimante et nous voila en possession de la copie du permis de conduire. Notre avion pour Denver décolle avec 2 heures de retard. Nous avons donc eu tout notre temps. Dans l'avion, je me sens stressée. J'ai peu d'espoir. Est-il possible d'avoir une voiture avec juste une copie de permis ? J'en doute très fort mais on va quand même tenter le coup.
Arrivés à Denver, après toutes les formalités, nous prenons la navette pour le bureau de location Alamo. Il est très tard, on est mort fatigué. On attend dans la file. Pas trop longtemps, heureusement ! Voilà, c'est notre tour. On donne nos papiers de réservation, puis on explique notre "petit" problème. Et là patatras ! Tout s'effondre. Le peu d'espoir qui nous restait s'envole. Pas question de nous donner une voiture avec seulement la copie du permis. J'insiste un peu mais inutile. Le gars nous propose de nous faire envoyer le permis par DHL express. Il dit que cela ne prendra que 24 heures. Ça, par contre j'ai du mal à le croire mais ce sera pour nous la seule solution. Il ne nous reste plus qu'à reprendre la navette jusqu'à l'aéroport, ensuite un taxi jusqu'à notre hôtel à une dizaine de kilomètres de l'aéroport.
Dès notre arrivée à l'hôtel, nous contactons notre fille pour lui demander de faire les démarches pour nous envoyer le permis. Ensuite douche et dodo, on est épuisé.
A notre réveil nous avons un message de notre fille nous disant qu'elle a fait le nécessaire. Il ne nous reste plus qu'à espérer que cela ne prendra pas trop de temps. Nous allons sur le site DHL. La livraison est estimée à vendredi soit dans deux jours.
Deux jours bloqués ici dans un motel au milieu de nulle part. En effet, ce motel c'était juste pour la première nuit. Nous étions censés le quitter dès le lendemain matin. Ici, nous avons un petit déjeuner très sommaire et pour les autres repas, il y a un restaurant Benny's juste en face. La nourriture y est dégueulasse et en plus ce n'est pas propre. Question distraction, ici il n'y a rien. Le chauffeur de l'hôtel nous a conduit pour quelques heures dans un joli centre commercial mais à part cela nous avons passés ces deux journées enfermés dans notre chambre. Bon, voyons le côté positif, nous avons eu ainsi l'occasion de nous reposer avant d'entamer notre périple et moi j'ai eu tout le temps de surfer sur Voyage Forum, mon site préféré. J'ai relancé une discussion concernant ce sujet afin d'encourager tous les futurs voyageurs à bien vérifier tous les documents avant de partir. J'y ai découvert que cela était déjà arrivé à plusieurs d'entre vous et que certains avaient eu plus de chance que nous car ils avaient réussi à avoir une voiture avec une copie. Si j'avais lu cela avant, peut-être que j'aurais insisté plus. Je me suis aussi gentiment fait traiter de tête de linotte. Chose que j'accepte avec le sourire car c'est complètement vrai. Cet oubli est une erreur impardonnable mais voilà, cela arrive.
La suite, c'est pour plus tard pour vous raconter des choses plus agréables et vous montrer quelques photos. Je commencerai mon récit au 3eme jour car vous connaissez maintenant le programme des deux premiers jours. Nous avons donc zapper l'étape du Rocky Mountain National Park. Ce sera pour un prochain voyage
A bientôt
Après deux voyages dans cette magnifique région, nous avions encore l'envie d'y retourner.
Cette fois, il s'agit de faire une boucle en partant de Denver. Notre circuit contient des grands classiques bien connus de beaucoup d'entre vous comme Yellowstone ou Moab mais aussi des coins un peu moins fréquentés comme Bighorn Canyon ou Black Canyon of the Gunisson.
Pour préparer ce voyage, j'ai consulté des sites très bien faits tels que www.ouestusa.fr ; west-usa-dream.blogspot.be. J'ai lu quantité de carnets de voyage sur ce forum y trouvant très souvent réponse à mes questions. Parfois, je vous ai soumis une question ou demandé un conseil. J'en profite pour remercier tous ceux qui m'ont aidée en répondant à mes interrogations.
Cette année, nous partons à trois, mon mari, mon fils et moi.
Voici l'itinéraire prévu :
28 juin : Départ Bruxelles / Reykjavík / Denver 29 juin : Denver / Estes Park 30 juin : Estes Park (Rocky Mountain National Park) 1 juillet : Estes Park / Keystone 2 juillet : Keystone / Wall 3 juillet : Wall (Parc des Badlands) 4 juillet : Wall / Deadwood / Devils Tower / Sheridan 5 juillet : Sheridan / Bighorn Canyon / Red Lodge 6 juillet : Red Lodge / Gardiner 7 juillet : Gardiner / Grand Canyon de Yellowstone / Gardiner 8 juillet : Gardiner / Mammoth Hot springs / Norris geyser Basin / West Yellowstone 9 juillet : West Yellowstone / Old Faithful / West Yellowstone 10 juillet : West Yellowstone / Old Faithful / West Thumb / West Yellowstone 11 juillet : West Yellowstone / Brigham City 12 juillet : Brigham City / Antelope Island / Moab 13 juillet : Moab : Parc des Arches 14 juillet : Moab : Dead Horse Point State Park / Canyonland / Moab 15 juillet : Moab : Parc des Arches 16 juillet : Moab / Montrose : Canyon of the Gunisson 17 juillet : Montrose / Glenwoods Springs : Hanging Lake 18 juillet : Glenwoods Springs / Denver
Passons au récit jour par jour.
28 juin : Le départ.
"Un début raté pour un superbe voyage dans l'Ouest américain " Pourquoi un tel titre ?
Je crois que certains d'entre vous le savent déjà. J'en ai déjà parlé sur ce forum. Pour les autres, je vous explique.
C'est le grand jour, nous sommes très contents de partir. Nous décollons de Bruxelles avec 45 minutes de retard. Je ressens un petit stress car notre escale à Reykjavík n'est que d'une heure 30. Une hôtesse me rassure. Elle me dit que de toute façon notre avion nous attendra. Pas besoin de s'inquiéter. Je me détends. Le vol se passe bien quand tout à coup une pensée traverse mon esprit. Je demande à mon mari s'il a bien pris son permis de conduire. C'est en effet lui qui est chargé de nous conduire durant tout le voyage. Moi, je n'aime pas la conduite et ces grosses autoroutes américaines me font peur. Et là, c'est le drame, il me dit qu'il a changé de portefeuille et qu'il n'a pas transféré son permis. Punaise ! Que faire ??? Comment avoir une voiture de location sans permis ??? Je ressens un énorme découragement. Je me dis que cela ne vaut pas la peine d'aller plus loin et qu'une fois arrivé à Reykjavík on n'a plus qu'à chercher un vol pour Bruxelles et rentrer. Après quelques instants de panique, on tente d'élaborer une stratégie. Dès notre atterrissage nous téléphonerons à notre fille pour qu'elle nous envoie une copie du permis, ce qu'elle fera immédiatement. Nous trouvons alors un ordinateur avec une imprimante et nous voila en possession de la copie du permis de conduire. Notre avion pour Denver décolle avec 2 heures de retard. Nous avons donc eu tout notre temps. Dans l'avion, je me sens stressée. J'ai peu d'espoir. Est-il possible d'avoir une voiture avec juste une copie de permis ? J'en doute très fort mais on va quand même tenter le coup.
Arrivés à Denver, après toutes les formalités, nous prenons la navette pour le bureau de location Alamo. Il est très tard, on est mort fatigué. On attend dans la file. Pas trop longtemps, heureusement ! Voilà, c'est notre tour. On donne nos papiers de réservation, puis on explique notre "petit" problème. Et là patatras ! Tout s'effondre. Le peu d'espoir qui nous restait s'envole. Pas question de nous donner une voiture avec seulement la copie du permis. J'insiste un peu mais inutile. Le gars nous propose de nous faire envoyer le permis par DHL express. Il dit que cela ne prendra que 24 heures. Ça, par contre j'ai du mal à le croire mais ce sera pour nous la seule solution. Il ne nous reste plus qu'à reprendre la navette jusqu'à l'aéroport, ensuite un taxi jusqu'à notre hôtel à une dizaine de kilomètres de l'aéroport.
Dès notre arrivée à l'hôtel, nous contactons notre fille pour lui demander de faire les démarches pour nous envoyer le permis. Ensuite douche et dodo, on est épuisé.
A notre réveil nous avons un message de notre fille nous disant qu'elle a fait le nécessaire. Il ne nous reste plus qu'à espérer que cela ne prendra pas trop de temps. Nous allons sur le site DHL. La livraison est estimée à vendredi soit dans deux jours.
Deux jours bloqués ici dans un motel au milieu de nulle part. En effet, ce motel c'était juste pour la première nuit. Nous étions censés le quitter dès le lendemain matin. Ici, nous avons un petit déjeuner très sommaire et pour les autres repas, il y a un restaurant Benny's juste en face. La nourriture y est dégueulasse et en plus ce n'est pas propre. Question distraction, ici il n'y a rien. Le chauffeur de l'hôtel nous a conduit pour quelques heures dans un joli centre commercial mais à part cela nous avons passés ces deux journées enfermés dans notre chambre. Bon, voyons le côté positif, nous avons eu ainsi l'occasion de nous reposer avant d'entamer notre périple et moi j'ai eu tout le temps de surfer sur Voyage Forum, mon site préféré. J'ai relancé une discussion concernant ce sujet afin d'encourager tous les futurs voyageurs à bien vérifier tous les documents avant de partir. J'y ai découvert que cela était déjà arrivé à plusieurs d'entre vous et que certains avaient eu plus de chance que nous car ils avaient réussi à avoir une voiture avec une copie. Si j'avais lu cela avant, peut-être que j'aurais insisté plus. Je me suis aussi gentiment fait traiter de tête de linotte. Chose que j'accepte avec le sourire car c'est complètement vrai. Cet oubli est une erreur impardonnable mais voilà, cela arrive.
La suite, c'est pour plus tard pour vous raconter des choses plus agréables et vous montrer quelques photos. Je commencerai mon récit au 3eme jour car vous connaissez maintenant le programme des deux premiers jours. Nous avons donc zapper l'étape du Rocky Mountain National Park. Ce sera pour un prochain voyage
A bientôt