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Retour de cinq jours à Alger English translation pending
De retour d’une escapade en Algérie
Nous voilà bien installés pour le décollage, imminent, de notre vol pour Alger où nous passerons deux jours et demi avant de prendre la route pour la Kabylie.
Un petit chewing-gum pour le décollage et vlan !premier imprévu que nous devrons gérer sur place ; une couronne à remplacer. Le voyage commence bien !!!!
Pas de temps à perdre, nous n’avons que cinq jours.
Nous posons nos valises dans notre chambre d’hôtel (le Mercure près de l’aéroport, aucun intérêt sinon celui de ne pas payer très cher, car nous avons une carte qui nous donne de belles réductions.). De plus dans la boutique de l’hôtel on a acheté une carte routière 800 dinars. L’office du tourisme donne la même gratuitement !
Le cousin d’un ami nous attend et direction Alger centre. Les yeux grands ouverts nous avons très largement le temps de regarder le paysage car il y a des milliers de voitures qui créent de gros embouteillages et de nombreux conducteurs qui roulent n’importe comment et sont des dangers publics. Il y a pourtant des panneaux de signalisations et en Algérie aussi on passe, à priori, un examen pour obtenir son permis de conduire.…….
Alger est là. Nous sommes à Alger.
Nous passerons cette première journée à marcher, marcher dans cette ville magnifique extraordinairement belle. Notre première impression c’est la beauté et notre deuxième impression c’est la décrépitude dans laquelle est cette ville. C’est consternant. Il y a une telle richesse architecturale une telle différence selon les quartiers et tout est harmonieux. Tout s’accorde avec le ciel et la mer. C’est BEAU !!Mais quel laissé aller !
Nous avons arpenté les rues avec notre appareil photo. Ça n’a pas toujours été très bien vu. Pas le droit de photographier certains bâtiments. On s’est fait arrêter deux fois par des policiers pour bien vérifier ce que nous avions photographié. En passant devant le palais du gouvernement, un policier très sympa nous a indiqué notre chemin. Son collègue lui, a préféré faire du zèle et fouiller notre sac. C’est le premier jour et on est un peu frustré. Question sécurité à aucun moment on ne s’est senti mal à l’aise ou en danger. La Police est partout, partout, partout.
Plusieurs fois dans la rue des gens nous ont souhaité « la bienvenue dans notre pays » Nous avons engagé des conversations avec des algériens heureux et curieux de voir des touristes dans leur pays. Par contre d’autres paraissaient tellement surpris de rencontrer des gens avec un appareil photos. Nous avons mangé du super poisson dans un petit restaurant sous les voûtes sur le port.
Nous n’avons pas croisé d’autres touristes, mais Alger est étendue…
Le deuxième jour visite de « la dame d’Afrique » comme on dit là-bas. La basilique est somptueuse. En pleine réfection depuis bientôt trois ans. La fin des travaux est prévue pour septembre de cette année. Une des sœurs blanches nous en a fait l’historique et nous avons passé plus d’une heure avec elle à écouter sa passion pour le monument et le pays. Belle rencontre
Ensuite nous nous sommes mis à la recherche d’un dentiste dans les rues de Bab el oued. Nous avons été guidé dans nos recherches par des enfants sortant de l’école. Ils étaient heureux de nous aider et ils n’arrêtaient pas de nous demander de les prendre en photos. Et nous avons déclenché de grands éclats de rire à la vue des résultats. Grand moment !!!Inoubliable. Après trois essais nous avons fini par trouver un dentiste qui nous convenait ; super et très efficace.
Puis direction vers Tipasa par la route de la côte. D’un côté la mer, de l’autre des constructions d’immeubles partout. On sent bien qu’on ne cherche pas du tout à préserver le paysage. Mais il y a un réel souci de logements ici. Dommage !
On passe par Aïn benian (ex Guyotville), ensuite petit stop à la Madrague. Il y a un immense parking et on nous dit qu’en fait une partie de la plage a été sacrifiée pour faire ce parking. La station balnéaire est jolie du côté mer. Nous aurions pu déjeuner ici, car les restaurants sont, il parait, très bons, mais ils ont vue sur le parking. Du coup on a repris la route et on a très bien déjeuné un peu plus loin, à Staouli dans un petit restaurant pas cher et d’un très bon accueil.
Tipasa. MAGIQUE !!!! C’est magnifique. Après avoir déambulé dans les ruines romaines et pris des dizaines de photos, on ne peut faire autrement que de se poser et de regarder la mer. On est imprégné par le lieu. Les couleurs sont sublimes. Durant une heure on ne parle plus, on est seul au monde, et les quelques rares personnes qui sont là, sur le site, sont prises par le même enchantement que nous.
Nous nous dirigeons ensuite vers le Tombeau de la chrétienne, à seulement quelques Kilomètres de là. Et là aussi la beauté du site est à la hauteur de nos espérances. Personne. Il n’y a que nous, le Tombeau et des deux côtés, comme c’est en haut d’une colline, la vue à couper le souffle. D’un côté la plaine de la Mitidja qui s’étend sur des kilomètres. De l’autre, un dégradé de verts où se mêle le mauve des champs de chardons, et qui se jette dans le bleu de la mer. C’est sublime !!! J’espère que la beauté du site ne sera pas gâchée par la route à plusieurs voies qui est en construction juste en dessous.
La journée passe à une allure folle et nous ne voulons à aucun prétexte rater le stop que nous avons prévu à Sidi fredj (sidi feruche) où nous arrivons en fin d’après midi et où nous passons un moment agréable.
La route du retour vers notre hôtel est laborieuse à cette heure car il y a beaucoup d’embouteillages et de nombreux barrages de police, comme sur toutes les routes que nous prendrons au cours de notre périple. Petit dîner dans une gargote. On s’est régalé de brochettes, de piments et d’olives.
Pour cette troisième journée, nous avons loué (cher) une voiture pour nous rendre en Kabylie. Mais vu que nous ne l’aurons qu’aux alentours de midi on se réveille très tôt et après un copieux petit déj nous voilà partis visiter le cimetière St Eugène.
Le conservateur est super sympa et nous raconte un peu l’histoire de ce cimetière avant de nous en faire faire un tour. Le côté chrétien nous a paru beaucoup mieux entretenu que le côté juif qui est un peu laissé à l’abandon. C’est une ballade que nous avions très envie de faire. Nous n’avons pas été déçus.
En ce début d’après midi et en possession de notre véhicule de location qui est neuf, route vers la kabylie. On a hésité avant de choisir une route pour s’y rendre. J’avais interrogé pas mal de personnes à ce sujet. Les avis étaient tous différents.
Alors ;
On a pris la route de Tizi Ouzou, on s’y est arrêté un moment, mais on n’y a pas trouvé de grand intérêt. Peut être parce qu’on ne savait pas bien quoi chercher. De là, on a pris la route de Makouda et on est passé par le col pour atteindre Tigzir. On n’y voyait pas à cent mètres, plus on montait plus la visibilité était bouchée. La route est belle. Elle tourne beaucoup.
A la descente du col ça a été l’émerveillement. A nos pieds, La Majestueuse Kabylie était là sous nos yeux baignée de soleil. Les paysages à couper le souffle s’offraient à nous et, à chaque sortie de virages on était bluffé par les couleurs, les contrastes, la communion du ciel de la mer des terres. QUELLE BEAUTÉ !!
Quand nous avions pensé à ce voyage, on voulait juste aller faire un tour jusqu’à Bejaia. On s’est vite rendu compte que ça allait faire loin pour deux jours et demi. Car, entre la circulation, les dos d’ânes énormes à chaque entrée de ville ou village et les barrages tout trajet prend beaucoup de temps. Le cousin de notre relation, qui nous avait servi de guide sur Alger nous avait proposé d’appeler ses cousines qui habitent en Kabylie. Et les cousines, 74 et 68 ans, ont été d’accord pour nous recevoir.
Donc nous sommes allés, par cette route magnifique de la corniche, jusqu’à Azeffoun, ancien port Gueydon, rejoindre un petit village perché sur la montagne.
Nous avons passé deux jours et demi magiques en compagnie de ces deux vieilles dames. Elles nous ont reçu comme des membres de leur famille. Et nous avons vécu comme elles durant ces deux jours. Dans ce village perdu et perché nous nous sommes baladés en compagnie des chèvres et des moutons dans des paysages magnifiques. De partout, là haut, la mer à perte de vue. La terre belle et riche à cette période. Les femmes et leurs robes Kabyles colorées qui vivent au rythme du bled.
On nous a présenté à toute la famille. Chacun nous a invité et reçu chez lui. On nous a mijoté des petits plats. Deux jours de pur bonheur en toute simplicité.
Pour le chemin du retour nous n’avons pas emprunté la même route. Les gens nous ont dit que ce serait plus rapide et plus sûr de passer par Fréha. Il ne nous avait pas semblé avoir pris de risque par la route par laquelle nous étions venus. Ils n’ont pas été de cet avis et n’ont pas voulu que nous la reprenions.
Jusqu’à l’aéroport d’Alger où nous devions rendre notre voiture, nous avons compté 16 barrages et des milliers de voitures et camions.
Comme il nous restait quelques heures avant notre vol, nous avons repris la direction du centre et avons décidé d’aller visiter le Palais du Dey. Aucun des deux chauffeurs de taxi à qui nous avons demandé ne connaissaient. En fait je crois qu’il fallait dire la citadelle. Enfin arrivé devant, il ne nous a pas été possible de visiter car c’était en travaux. Pas grave on a trouvé un guide et on est redescendu par la casbah. Et on n’a pas été déçus. Car si il y a bien une chose à faire à Alger c’est de visiter la Casbah. On s’y était pas mal baladé déjà, mais là, de la faire de haut en bas et avec un guide…. Dommage on n’a pas eu assez de temps pour y flâner d’avantage car l’heure de notre vol approchait, et nous devions rejoindre l’aéroport.
Voilà !! Petit voyage de quelques jours seulement dans un si beau pays.
Nous avons beaucoup marché dans la ville (super) Nous avons visité : Le Palais du Raïs (bien) Notre dame d’Afrique (super), La Casbah (super), Le monument des Martyrs (bof), Le sacré cœur (bof). La grande poste (super) le cimetière St Eugène (super) Nous avons bien mangé et pour pas cher. Nous n’avons pas pris les taxis qui nous demandaient 1000,1200 ou 2000 dinars pour faire Alger aéroport ou l’inverse. On trouve des vrais taxis (pas des clandestins) qui sont honnêtes et qui prennent 600 dinars. On n’a pas pu prendre toutes les photos que nous aurions aimées, mais pas mal quand même. On évitera les réductions du Mercure et on prendra un hôtel dans le centre d’Alger.
En fait nous avons fait beaucoup de choses en peu de temps sur Alger. Je pense que sans un chauffeur qui connaissait parfaitement la ville, les routes, les parkings nous aurions perdu un temps considérable et cela n’aurait pas été possible. Merci Mustapha.
Des moments magiques. Des rencontres superbes. Et des images merveilleuses de l’Algérie.
Les quelques mots qui nous sont revenus le plus souvent à la bouche ; BEAU, MAGNIFIQUE, SUBLIME car c’est vraiment très très beau Et DOMMAGE, car il nous a souvent semblé que tout est à faire ou pas bien fait.
Nous voilà bien installés pour le décollage, imminent, de notre vol pour Alger où nous passerons deux jours et demi avant de prendre la route pour la Kabylie.
Un petit chewing-gum pour le décollage et vlan !premier imprévu que nous devrons gérer sur place ; une couronne à remplacer. Le voyage commence bien !!!!
Pas de temps à perdre, nous n’avons que cinq jours.
Nous posons nos valises dans notre chambre d’hôtel (le Mercure près de l’aéroport, aucun intérêt sinon celui de ne pas payer très cher, car nous avons une carte qui nous donne de belles réductions.). De plus dans la boutique de l’hôtel on a acheté une carte routière 800 dinars. L’office du tourisme donne la même gratuitement !
Le cousin d’un ami nous attend et direction Alger centre. Les yeux grands ouverts nous avons très largement le temps de regarder le paysage car il y a des milliers de voitures qui créent de gros embouteillages et de nombreux conducteurs qui roulent n’importe comment et sont des dangers publics. Il y a pourtant des panneaux de signalisations et en Algérie aussi on passe, à priori, un examen pour obtenir son permis de conduire.…….
Alger est là. Nous sommes à Alger.
Nous passerons cette première journée à marcher, marcher dans cette ville magnifique extraordinairement belle. Notre première impression c’est la beauté et notre deuxième impression c’est la décrépitude dans laquelle est cette ville. C’est consternant. Il y a une telle richesse architecturale une telle différence selon les quartiers et tout est harmonieux. Tout s’accorde avec le ciel et la mer. C’est BEAU !!Mais quel laissé aller !
Nous avons arpenté les rues avec notre appareil photo. Ça n’a pas toujours été très bien vu. Pas le droit de photographier certains bâtiments. On s’est fait arrêter deux fois par des policiers pour bien vérifier ce que nous avions photographié. En passant devant le palais du gouvernement, un policier très sympa nous a indiqué notre chemin. Son collègue lui, a préféré faire du zèle et fouiller notre sac. C’est le premier jour et on est un peu frustré. Question sécurité à aucun moment on ne s’est senti mal à l’aise ou en danger. La Police est partout, partout, partout.
Plusieurs fois dans la rue des gens nous ont souhaité « la bienvenue dans notre pays » Nous avons engagé des conversations avec des algériens heureux et curieux de voir des touristes dans leur pays. Par contre d’autres paraissaient tellement surpris de rencontrer des gens avec un appareil photos. Nous avons mangé du super poisson dans un petit restaurant sous les voûtes sur le port.
Nous n’avons pas croisé d’autres touristes, mais Alger est étendue…
Le deuxième jour visite de « la dame d’Afrique » comme on dit là-bas. La basilique est somptueuse. En pleine réfection depuis bientôt trois ans. La fin des travaux est prévue pour septembre de cette année. Une des sœurs blanches nous en a fait l’historique et nous avons passé plus d’une heure avec elle à écouter sa passion pour le monument et le pays. Belle rencontre
Ensuite nous nous sommes mis à la recherche d’un dentiste dans les rues de Bab el oued. Nous avons été guidé dans nos recherches par des enfants sortant de l’école. Ils étaient heureux de nous aider et ils n’arrêtaient pas de nous demander de les prendre en photos. Et nous avons déclenché de grands éclats de rire à la vue des résultats. Grand moment !!!Inoubliable. Après trois essais nous avons fini par trouver un dentiste qui nous convenait ; super et très efficace.
Puis direction vers Tipasa par la route de la côte. D’un côté la mer, de l’autre des constructions d’immeubles partout. On sent bien qu’on ne cherche pas du tout à préserver le paysage. Mais il y a un réel souci de logements ici. Dommage !
On passe par Aïn benian (ex Guyotville), ensuite petit stop à la Madrague. Il y a un immense parking et on nous dit qu’en fait une partie de la plage a été sacrifiée pour faire ce parking. La station balnéaire est jolie du côté mer. Nous aurions pu déjeuner ici, car les restaurants sont, il parait, très bons, mais ils ont vue sur le parking. Du coup on a repris la route et on a très bien déjeuné un peu plus loin, à Staouli dans un petit restaurant pas cher et d’un très bon accueil.
Tipasa. MAGIQUE !!!! C’est magnifique. Après avoir déambulé dans les ruines romaines et pris des dizaines de photos, on ne peut faire autrement que de se poser et de regarder la mer. On est imprégné par le lieu. Les couleurs sont sublimes. Durant une heure on ne parle plus, on est seul au monde, et les quelques rares personnes qui sont là, sur le site, sont prises par le même enchantement que nous.
Nous nous dirigeons ensuite vers le Tombeau de la chrétienne, à seulement quelques Kilomètres de là. Et là aussi la beauté du site est à la hauteur de nos espérances. Personne. Il n’y a que nous, le Tombeau et des deux côtés, comme c’est en haut d’une colline, la vue à couper le souffle. D’un côté la plaine de la Mitidja qui s’étend sur des kilomètres. De l’autre, un dégradé de verts où se mêle le mauve des champs de chardons, et qui se jette dans le bleu de la mer. C’est sublime !!! J’espère que la beauté du site ne sera pas gâchée par la route à plusieurs voies qui est en construction juste en dessous.
La journée passe à une allure folle et nous ne voulons à aucun prétexte rater le stop que nous avons prévu à Sidi fredj (sidi feruche) où nous arrivons en fin d’après midi et où nous passons un moment agréable.
La route du retour vers notre hôtel est laborieuse à cette heure car il y a beaucoup d’embouteillages et de nombreux barrages de police, comme sur toutes les routes que nous prendrons au cours de notre périple. Petit dîner dans une gargote. On s’est régalé de brochettes, de piments et d’olives.
Pour cette troisième journée, nous avons loué (cher) une voiture pour nous rendre en Kabylie. Mais vu que nous ne l’aurons qu’aux alentours de midi on se réveille très tôt et après un copieux petit déj nous voilà partis visiter le cimetière St Eugène.
Le conservateur est super sympa et nous raconte un peu l’histoire de ce cimetière avant de nous en faire faire un tour. Le côté chrétien nous a paru beaucoup mieux entretenu que le côté juif qui est un peu laissé à l’abandon. C’est une ballade que nous avions très envie de faire. Nous n’avons pas été déçus.
En ce début d’après midi et en possession de notre véhicule de location qui est neuf, route vers la kabylie. On a hésité avant de choisir une route pour s’y rendre. J’avais interrogé pas mal de personnes à ce sujet. Les avis étaient tous différents.
Alors ;
On a pris la route de Tizi Ouzou, on s’y est arrêté un moment, mais on n’y a pas trouvé de grand intérêt. Peut être parce qu’on ne savait pas bien quoi chercher. De là, on a pris la route de Makouda et on est passé par le col pour atteindre Tigzir. On n’y voyait pas à cent mètres, plus on montait plus la visibilité était bouchée. La route est belle. Elle tourne beaucoup.
A la descente du col ça a été l’émerveillement. A nos pieds, La Majestueuse Kabylie était là sous nos yeux baignée de soleil. Les paysages à couper le souffle s’offraient à nous et, à chaque sortie de virages on était bluffé par les couleurs, les contrastes, la communion du ciel de la mer des terres. QUELLE BEAUTÉ !!
Quand nous avions pensé à ce voyage, on voulait juste aller faire un tour jusqu’à Bejaia. On s’est vite rendu compte que ça allait faire loin pour deux jours et demi. Car, entre la circulation, les dos d’ânes énormes à chaque entrée de ville ou village et les barrages tout trajet prend beaucoup de temps. Le cousin de notre relation, qui nous avait servi de guide sur Alger nous avait proposé d’appeler ses cousines qui habitent en Kabylie. Et les cousines, 74 et 68 ans, ont été d’accord pour nous recevoir.
Donc nous sommes allés, par cette route magnifique de la corniche, jusqu’à Azeffoun, ancien port Gueydon, rejoindre un petit village perché sur la montagne.
Nous avons passé deux jours et demi magiques en compagnie de ces deux vieilles dames. Elles nous ont reçu comme des membres de leur famille. Et nous avons vécu comme elles durant ces deux jours. Dans ce village perdu et perché nous nous sommes baladés en compagnie des chèvres et des moutons dans des paysages magnifiques. De partout, là haut, la mer à perte de vue. La terre belle et riche à cette période. Les femmes et leurs robes Kabyles colorées qui vivent au rythme du bled.
On nous a présenté à toute la famille. Chacun nous a invité et reçu chez lui. On nous a mijoté des petits plats. Deux jours de pur bonheur en toute simplicité.
Pour le chemin du retour nous n’avons pas emprunté la même route. Les gens nous ont dit que ce serait plus rapide et plus sûr de passer par Fréha. Il ne nous avait pas semblé avoir pris de risque par la route par laquelle nous étions venus. Ils n’ont pas été de cet avis et n’ont pas voulu que nous la reprenions.
Jusqu’à l’aéroport d’Alger où nous devions rendre notre voiture, nous avons compté 16 barrages et des milliers de voitures et camions.
Comme il nous restait quelques heures avant notre vol, nous avons repris la direction du centre et avons décidé d’aller visiter le Palais du Dey. Aucun des deux chauffeurs de taxi à qui nous avons demandé ne connaissaient. En fait je crois qu’il fallait dire la citadelle. Enfin arrivé devant, il ne nous a pas été possible de visiter car c’était en travaux. Pas grave on a trouvé un guide et on est redescendu par la casbah. Et on n’a pas été déçus. Car si il y a bien une chose à faire à Alger c’est de visiter la Casbah. On s’y était pas mal baladé déjà, mais là, de la faire de haut en bas et avec un guide…. Dommage on n’a pas eu assez de temps pour y flâner d’avantage car l’heure de notre vol approchait, et nous devions rejoindre l’aéroport.
Voilà !! Petit voyage de quelques jours seulement dans un si beau pays.
Nous avons beaucoup marché dans la ville (super) Nous avons visité : Le Palais du Raïs (bien) Notre dame d’Afrique (super), La Casbah (super), Le monument des Martyrs (bof), Le sacré cœur (bof). La grande poste (super) le cimetière St Eugène (super) Nous avons bien mangé et pour pas cher. Nous n’avons pas pris les taxis qui nous demandaient 1000,1200 ou 2000 dinars pour faire Alger aéroport ou l’inverse. On trouve des vrais taxis (pas des clandestins) qui sont honnêtes et qui prennent 600 dinars. On n’a pas pu prendre toutes les photos que nous aurions aimées, mais pas mal quand même. On évitera les réductions du Mercure et on prendra un hôtel dans le centre d’Alger.
En fait nous avons fait beaucoup de choses en peu de temps sur Alger. Je pense que sans un chauffeur qui connaissait parfaitement la ville, les routes, les parkings nous aurions perdu un temps considérable et cela n’aurait pas été possible. Merci Mustapha.
Des moments magiques. Des rencontres superbes. Et des images merveilleuses de l’Algérie.
Les quelques mots qui nous sont revenus le plus souvent à la bouche ; BEAU, MAGNIFIQUE, SUBLIME car c’est vraiment très très beau Et DOMMAGE, car il nous a souvent semblé que tout est à faire ou pas bien fait.
Une semaine à New York en avril 2010: votre avis sur mon programme? English translation pending
Bonjour,
Nous allons partir en famille à New York, début avril 2010.
Voici une première idée de programme que nous comptons organiser, sachant que nous serons dans un hôtel près de Rockefeller Center.
Qu'en pensez-vous ? Est-il trop dense, trop vide, incohérent ? Je vous remercie d'avance pour votre avis A+
Vendredi 2 avril 2010 : Arrivée à New-York : découverte du quartier – Gare Centrale – Top of the Rock Départ de France / Arrivé à JFK vers 13h30 heure locale. Direction l’hôtel. Après-midi Petit tour dans le quartier de MidTown pour finir la journée (qui va être courte vu le décalage horaire) . Gare Centrale dans le quartier de l’hôtel. Soir Top Of The Rock de nuit (dans le Rockefeller Center), puis ballade dans Times Square
Samedi 3 avril 2010 : Statue de la Liberté – Ellis Island – Ground Zero – Pont de Brooklin Matin : Statue de la Liberté et Ellis Island : partir tôt car les contrôles sont longs. Après midi : Visite de Ground Zero, Fiancial District (quartier des affaires) et flâner dans Lower Mahattan. Soir : Pont de Brooklin en début de soirée : vue magnifique à la tombée de la nuit ! (prévoir du temps pour voir la ville s’éclairer)
Dimanche 4 avril 2010 : Gospel à Harlem – Central Park – Empire State Building Matin : Visite du Quartier d’Harlem avec participation à une messe : First Corinthian Baptist Church (au coin de la W116th St. et de Adam Clayton Powell). Horaires de la messe : 10h45. Apres midi : Central Park : s’imprégner de la vie new-yorkaise. Compter l’après-midi ! Soir : Empire State Building de nuit : y aller en fin d’après midi car beaucoup de monde et la nuit tombe vite.
Lundi 5 avril 2010 : Sud de Manhattan: Chinatown, Little Italy, Soho, TriBeCa , Greenwich Village – The View Matin : Chinatown et Little Italy Après midi : Soho, TriBeCa, Greenwich Village. Soir : Repas dans le Restaurant qui tourne : le « View » à l’hôtel Mariott (Times Square)
Mardi 6 avril 2010 Matin : Metropolitan Museum of Art Après midi : Rockefeller Center, 5ème avenue, Eglise Saint Patrick, Chrysler Building, NY Public Library, Les nations Unies … Soir : Match de Basket ? ?
Jeudi 7 avril 2010 : Musée d’histoire naturelle - Shopping Matin : Museum D’Histoire Naturelle Apres midi : Shopping : Century 21, Barney’s… Soir : ? ? ?
Vendredi 8 avril 2010 : Journée libre – Départ Journée libre Départ de l’hôtel à 11h donc petit problème nous allons avoir toutes nos valises et nous prenons l’avion à l’aéroport JFK à 22h donc avez-vous des idées de choses à faire possible pour cette dernière journée ?
Qu'en pensez-vous ? Est-il trop dense, trop vide, incohérent ? Je vous remercie d'avance pour votre avis A+
Vendredi 2 avril 2010 : Arrivée à New-York : découverte du quartier – Gare Centrale – Top of the Rock Départ de France / Arrivé à JFK vers 13h30 heure locale. Direction l’hôtel. Après-midi Petit tour dans le quartier de MidTown pour finir la journée (qui va être courte vu le décalage horaire) . Gare Centrale dans le quartier de l’hôtel. Soir Top Of The Rock de nuit (dans le Rockefeller Center), puis ballade dans Times Square
Samedi 3 avril 2010 : Statue de la Liberté – Ellis Island – Ground Zero – Pont de Brooklin Matin : Statue de la Liberté et Ellis Island : partir tôt car les contrôles sont longs. Après midi : Visite de Ground Zero, Fiancial District (quartier des affaires) et flâner dans Lower Mahattan. Soir : Pont de Brooklin en début de soirée : vue magnifique à la tombée de la nuit ! (prévoir du temps pour voir la ville s’éclairer)
Dimanche 4 avril 2010 : Gospel à Harlem – Central Park – Empire State Building Matin : Visite du Quartier d’Harlem avec participation à une messe : First Corinthian Baptist Church (au coin de la W116th St. et de Adam Clayton Powell). Horaires de la messe : 10h45. Apres midi : Central Park : s’imprégner de la vie new-yorkaise. Compter l’après-midi ! Soir : Empire State Building de nuit : y aller en fin d’après midi car beaucoup de monde et la nuit tombe vite.
Lundi 5 avril 2010 : Sud de Manhattan: Chinatown, Little Italy, Soho, TriBeCa , Greenwich Village – The View Matin : Chinatown et Little Italy Après midi : Soho, TriBeCa, Greenwich Village. Soir : Repas dans le Restaurant qui tourne : le « View » à l’hôtel Mariott (Times Square)
Mardi 6 avril 2010 Matin : Metropolitan Museum of Art Après midi : Rockefeller Center, 5ème avenue, Eglise Saint Patrick, Chrysler Building, NY Public Library, Les nations Unies … Soir : Match de Basket ? ?
Jeudi 7 avril 2010 : Musée d’histoire naturelle - Shopping Matin : Museum D’Histoire Naturelle Apres midi : Shopping : Century 21, Barney’s… Soir : ? ? ?
Vendredi 8 avril 2010 : Journée libre – Départ Journée libre Départ de l’hôtel à 11h donc petit problème nous allons avoir toutes nos valises et nous prenons l’avion à l’aéroport JFK à 22h donc avez-vous des idées de choses à faire possible pour cette dernière journée ?
Infos pratiques Laos (transports, hébergements,...) + Ko Samet English translation pending
Bonjour tout le monde,
De retour du laos (depuis plusieurs semaines déjà, mais désolée, je crois bien m’être laissée dépasser par le temps …), le cœur rempli d'émotions et de souvenirs, voici quelques infos pratiques qui serviront peut-être à de futurs voyageurs dans ce merveilleux pays qu’est le Laos (en gras des infos et/ou messages persos pour ceux qui m’ont aidée avant mon départ):
· Arrivés par Bangkok, puis vol Air Asia jusquà Chiang Rai (très bien Air Asia et pas cher du tout quand on réserve longtemps avant : 1495 baths p/pers mais on a réservé un peu tard)
· Chiang Rai : Ban Bua g.h. super et pas chère : 200 baths petite chambre avec ventilo, 300 baths grande chambre avec ventilo, 250 baths petite chambre A/C, la proprio est adorable, joli jardin. Marché de jour assez sympa, diner au marché de nuit très bon et pas cher
· Chiang Rai/Houay Xai : Chiang Rai/Chiang Kong en bus, départ à 7h, 80 baths, trajet : 3h, tuk-tuk du bus au bateau 30 baths, traversée du Mekong 30 baths p/pers + 10 baths p/bagage, visa à Houay Xai : facile, rapide (1/4 d’heure) 30 $ p/pers (+ 1 $ p/pers le weekend), tuk-tuk du Mekong à la gare de bus : 100 baths (on s’est sans doute fait avoir …),
· Houay Xai/Vieng Phukha en bus, 45.000 kip p/pers, trajet : 5h (route bitumée)
· Vieng Phukha : ThongMixai g.h. à l’entrée du village : petits bungalows en bambou, très propres 30.000 kip. La proprio est adorable, semble être partout en même temps, et se plie en 10 pour vous faire plaisir !! pour les repas, il faut commander ses plats à l’avance, pdj à 7h, diner à 19h, pas beaucoup de choix, mais c’est bon et pas cher. Attention : électricité de 19h à 22h …
· Trek : 3 agences dont 2 officielles. Nous on a fait un trek avec la non-officielle « akha authentic » mobile : (020) 570 81 38 et 533 43 40, programme « gibbons trail » 2 jours / 1 nuit 550.000 p/pers si on est 2, 410.000 kip p/pers si on est 4. Très physique, 6 à 7 heures de marche par jour, beaucoup de dénivelé, de gadoue (en août), de rivières à traverser, et quelques voraces sangsues … le camp où on passe la nuit est très sympa (mais sommaire), situé entre 2 cascades où on se baigne. Les prix sont sensiblement les mêmes dans les autres agences, c’est difficile de choisir car peu/pas de repères. Le mec de « akkha authentic » semblait plus sympa au départ, mais au final sans doûte juste plus commercial. Les treks des agences officielles étaient sans doute mieux… très physiques aussi… pour le trek, prévoir : lampes frontales, capes de pluie, godasses montantes qui tiennent la cheville, tongs pour le soir, sacs-à-viande, sarong pour les filles (pour se laver ou se baigner dans les cascades et les rivières)
· Vieng Phukha/Oudomxai : Vieng Phukha/Luang Namtha, départs 9h ou 11h, 20.000 kip p/pers, trajet : 1h, route bitumée. Luang Namtha/Oudomxai, départ 12h, 40.000 kip p/pers, trajet : 4h, route bitumée pdt la 1ère heure de trajet, puis en travaux ou abimée pdt 3h mais correcte
· Oudomxai : contrairement à ce que disent les guides, c’est une petite ville très sympa. Vivalong g.h. 50.000kip, chambre propre et spacieuse, famille proprio très sympa. Restaurant Sinphet à quelques mètres de la g.h. : très bon !! (par contre le pdj n’est pas terrible)
· Oudomxai/Nong Kiaw : départ 9h (mais il faut être là à 8h car il part lorsqu’il est plein … nous on est parti à 9h30), 35.000 kip p/pers, trajet 4h30, route correcte (revêtement abimé par endroit, un peu tape-cul). De PakMong à Nong Kiaw la route est très bien
· Nong Kiaw : c’est trop beau !!! les alentours sont chouettes aussi : prendre le petit chemin au-dessus de Riverside g.h. qui mène à un petit village hmong (+/- 6 km) charmant aux habitants adorables : des gosses surgissent de partout pour vous dire sabaidee et vous emboiter le pas au milieu des éclats de rires. Retour à Nong Kiaw possible par bateau de ce village : 15.000 kip p/pers (on s’est fait certainement un peu avoir mais les 2 gosses qui nous ont conduits à Nong Kiaw étaient si mignons …). A Nong Kiaw, côté Ban Sop Houn (de l’autre côté de la rivière) Sunset g.h. : 100.000 kip pour 1 bungalow avec sdb et balcon donnant sur la rivière (la vue sur Nong Kiaw au lever du soleil est un souvenir inoubliable !). Le proprio parle français, 2 points un peu négatif : la g.h. est ravitaillée en eau par la rivière nam Ou qui coule en contrebas, donc on se douche avec de l’eau un peu boueuse, la bouffe n’est vraiment pas terrible au restau de la g.h. … Pour info : Riverside g.h. superbe ! bungalows top classes pour 250.000 kip. Le restau y est extraordinaire (1 peu plus cher qu’ailleurs à Nong Kiaw mais très abordable) : cadre somptueux, et savoureuse cuisine : à ne rater sous aucun prétexte !!!!!
· Nong Kiaw/Luang Prabang en bateau lent : départ du bateau régulier à 11h00, 110.000 kip p/pers, trajet 7h. Lent, humide (garder les capes de pluie à portée de main pour quand il pleut, sous peine d'arriver trempés à L.P.) pas confortable, monotone, bruyant et beaucoup trop touristique : les laotiens prennent la route … j’ai pas aimé !
· Luang Prabang : très très très jolie ville, petite, aérée, romantique, sereine, entourée d’eau (on y a aussi vécu nos plus belles averses : j’adore la mousson en Asie !). Cette ville toute entière est un chef-d’œuvre, on s’y promène tout au long du jour s’en s’y ennuyer une seconde, et nos yeux ne peuvent qu’être émerveillés devant tant de beauté. En face de Luang Prabang, il y a un petit village qui s’appelle Xieng Maen : superbe ! les Vats y sont empreints de douceur, le village est tout calme et presque endormi comme un gros chat. Les gosses sont adorables et vous emboitent le pas tout au long de votre balade d’un Vat à l’autre en essayant de vous extorquer une poignée de kip contre quelques fleurs fanées à offrir à Boudha. Vue superbe depuis le Vat Chom Phet où 3 petites filles nous ont fait un petit spectacle de chants et danses laos, un de nos meilleurs souvenirs. Accès par petit bateau : 5.000 kip p/pers, mais pas d’horaire régulier et un peu difficile à trouver, ou par bateau privé plus ou moins grand à négocier (on a payé 30.000 kip pour le bateau, soit 15.000 kip p/pers aller et retour : le batelier revient vous chercher à l’heure de votre choix). Prévoir de passer au moins 3 heures sur place (et même plus si vous voulez voir tous les Vats). Khoun Savan g.h. très sympa, joli jardin où se reposer, chambres assez grandes au charme un peu vieillot (chambres avec ventilo basse saison : 70.000 kip, hte saison : 100.000 kip, chambre A/C basse saison : 100.000 kip, hte saison : 150.000 kip). Les proprios sont très très gentils et très serviables. Le quartier est sympa, dans une rue très calme, et toutefois très proche du marché de nuit (une merveille ce marché !). Tuk-tuk de Khoun Savan g.h. à la southern bus station : 20.000 kip
Cette partie s’adresse tout particulièrement à Strahov, Lung, Eggewaertsl et Bopenyang parce que votre aide et vos conseils m’ont été précieux, et que vous avez contribué à faire de mes vacances un magnifique voyage, encore merci !! :
· Luang Prabang/Sayaburi/Pak Lai : Luang Prabang/Sayaburi en bus (très vieux bus pas très confortable) : Départ 9h, 45.000 kip p/pers, trajet 4h30, route à revêtement très abimé, très tape-cul, mais largement compensée par un paysage superbe. Jumbo de la gare du nord de Sayaburi à celle du sud : 20.000 kip p/pers. Sayaburi/Pak Lai en Songtaew : départ 14h15, 45.000 kip p/pers, trajet 5h30, route de terre battue, parfois un peu de revêtement, très très très cabossée, donc très très très tape-cul, ambiance très laotienne, paysage magnifique. Bopenyang, nous on a beaucoup aimé cette partie de voyage malgré l’inconfort (mais vraiment inconfortable, çà c’est sur), pour l’ambiance, les laotiens qui font ce trajet (des familles, des vieux, des gosses), où tout le monde rigole et communique tant bien que mal en lao/franco/anglo/gesto … Voyage très sympa mais très long : je pense qu’il vaut mieux s’arrêter une nuit à Sayaburi afin de remettre ses vertèbres en place avant d’affronter la 2ème partie de route. On a oublié de noter le nom de la guesthouse de Pak Lai où on a dormi, mais elle est juste à côté de Jenny g.h. (un peu mieux je crois), proche du port (5mn à pieds), 100.000 kip pour une chambre avec tv, A/C, salle de bain avec eau chaude, très propre. Pas de restau à la g.h. mais un restau d’enfer après le port (Lung, est-ce celui dont tu dis qu’il est un des meilleurs du Laos ?) : Nang Noy restaurant servi par une petite dame adorable et très souriante, soupes géniales et goutues, plats à emporter pour le bateau, ferme de bonne heure le soir mais ouvre tôt le matin
· Pak Lai/Vientiane en bateau lent, départ 9h (il faut être au port à 8h), les lundi, mercredi, vendredi, samedi, 120.000 kip p/pers, trajet 7h. Un merveilleux voyage … pas très touristique et très fréquenté par les laotiens : à chaque stop on embarque des planches de 10m de long, des tables, des chaises, des poutres, des cartons de ravitaillement pour le village d’après, des motos, des gens tous plus souriants et communicatifs les uns que les autres. On échange des mots, des gestes, des sourires, des fruits, des légumes, de bonbons, des fou-rires, on somnole un peu aussi parfois, bercé par le courant, on regarde le paysage verdoyant … On a adoré ce trajet ! Arrivée à Kao Liew, à une dizaine de kilomètres de Vientiane, puis jumbo jusqu’à Vientiane : 20.000kip p/pers
· Vientiane : Que dire de Vientiane … une petite ville avec beaucoup de voitures et de motos, les vats y sont bien moins jolis qu’ailleurs et plus kitch aussi, le marché de jour Talat Sao est génial, la promenade du Patuxai au Mekong préconisée par le Lonely Planet est chouette et passe par tous les monuments importants de Vientiane. Un coup de foudre personnel pour le Vat Si Sakhet, le Haw Pha Kaeo et le That Dam. Les guinguettes du quai Fa Ngum sont sympas et on y mange bien et pas trop cher. Vientiane n’est pas une jolie ville, mais toutefois attachante et je trouve dommage de ne pas y passer au moins 2 jours pleins.
Un petit message perso à Lung : je n’ai lu les 2 bouquins de C. Cotteril qu’à notre retour (mon copain a mis 3 semaines à lire le 1er… aaaargh…) et j’ai ainsi pu revivre Vientiane à travers les yeux de Siri avec émotion et une certaine tendresse.
A Vientiane, les guesthouse sont chères, mais plus modernes et plus confortables qu’ailleurs, certaines incluent même le petit déjeuner dans leur tarif. Mali Namphu g.h. est la plus chouette qu’on ait vue, mais hélas complète pour la durée de notre séjour : 25$ p/nuit pdj inclus, chambres réparties sur 5 étages autour d’un très joli jardin, Joey g.h. était fermée pour travaux, Vayakorn avait l’air sympa, mais hélas complète (25$). On a finit au Family hotel, même proprio que Mali Namphu, dans la même rue, tout neuf, mais plus cher (35$ pour une chambre donnant sur l’extérieur, avec clim). Restaurants : Soukvemarn Lao food à côté du That Dam, très sympa, on y mange délicieusement bien, dans une ambiance familiale laotienne, les guinguettes sur le quai Fan Nghum sont également très sympas et pas très chères, mais surtout on mange au bord du Mekong, et çà, çà n’a pas de prix !
· Vientiane/Bangkok en train : maintenant on peut acheter son billet dans les guesthouses, l’avantage étant que du coup le transfert de la g.h. à la gare de Thanaleng est inclus. Prix en 2de classe : 950baths pour 1 couchette en haut A/C, 1050baths pour 1 couchette en bas A/C, 750baths pour 1 couchette en haut avec ventilo, 850baths pour 1 couchette en bas avec ventilo. Transfert en jumbo de la g.h. à la minuscule gare perdue de Thanaleng, douane à l’entrée de la gare (formalités rapides : moins de 5mn), sur le quai 1 micro magasin où acheter des boissons et des trucs à grignoter, petit train (3 voitures) de Thanaleng à Nong Kai : 15 mn, douane sur le quai à la descente du train à Nong Kai : formalités un peu plus longues que du côté laotien (+/- 20mn), puis on traverse la voie et le train pour Bangkok nous attend … ce trajet en train est très sympa et confortable.
Et quand il ne reste que 3 ou 4 jours avant le retour et qu’on n’a pas forcément envie de se taper de longs trajets pour rejoindre une ile paradisiaque, pourquoi ne pas aller à Koh Samet, qui malgré de nombreuses critiques des voyageurs, a su conserver malgré tout un certain charme. C’est une très jolie petite ile qui m’a agréablement surprise et mérite vraiment d’y faire un petit séjour : les plages sont superbes, les hotels et g.h, bien que bcp plus chers qu’ailleurs, sont de bon confort et il est encore possible de se prendre pour Robinson Crusoé sur quelques plages (certaines sont pour le moins sublimes !!). Pour les transports à l’intérieur de l’ile, c’est un peu n’importe quoi, surtout à la descente du bateau … Mais les balades à pieds sur les chemins à l’intérieur de l’ile et le côtier sont très agréables (le côtier est parfois un peu sportif !).
· Bangkok/Ban Phe/Kho Samet en bus + bateau : ne pas acheter le billet de bus pour Ban Phe à la gare ou dans ses proches environs car il vous en coûtera 500baths p/pers. Tuk-tuk de Hua Lamphong à Ekkamai (eastern bus terminal) 100baths pour 2, bus de Ekkamai à Ban Phe 157baths p/pers aller ou 174baths p/pers aller et retour, 3h30 par une route bitumée, bateau : 60baths p/pers, droits d’entrée au parc national : il me semble que c’était +/+ 200baths p/pers
J’espère que mes tuyaux vont pouvoir vous aider à construire un bout de votre voyage.
Le Laos est un des plus beaux pays que j’ai vu jusqu’à ce jour, mais au-delà des paysages à couper le souffle, de la beauté nonchalante de Luang Prabang, des vats sublimes, de la cuisine savoureuse, c’est la gentillesse des laotiens qu’il faut retenir avant tout : malgré l’extrême pauvreté de certains, ils sont toujours prêts à donner, partager et l’éclat de leurs sourires est un cadeau merveilleux …
Bonnes vacances à tous !!
De retour du laos (depuis plusieurs semaines déjà, mais désolée, je crois bien m’être laissée dépasser par le temps …), le cœur rempli d'émotions et de souvenirs, voici quelques infos pratiques qui serviront peut-être à de futurs voyageurs dans ce merveilleux pays qu’est le Laos (en gras des infos et/ou messages persos pour ceux qui m’ont aidée avant mon départ):
· Arrivés par Bangkok, puis vol Air Asia jusquà Chiang Rai (très bien Air Asia et pas cher du tout quand on réserve longtemps avant : 1495 baths p/pers mais on a réservé un peu tard)
· Chiang Rai : Ban Bua g.h. super et pas chère : 200 baths petite chambre avec ventilo, 300 baths grande chambre avec ventilo, 250 baths petite chambre A/C, la proprio est adorable, joli jardin. Marché de jour assez sympa, diner au marché de nuit très bon et pas cher
· Chiang Rai/Houay Xai : Chiang Rai/Chiang Kong en bus, départ à 7h, 80 baths, trajet : 3h, tuk-tuk du bus au bateau 30 baths, traversée du Mekong 30 baths p/pers + 10 baths p/bagage, visa à Houay Xai : facile, rapide (1/4 d’heure) 30 $ p/pers (+ 1 $ p/pers le weekend), tuk-tuk du Mekong à la gare de bus : 100 baths (on s’est sans doute fait avoir …),
· Houay Xai/Vieng Phukha en bus, 45.000 kip p/pers, trajet : 5h (route bitumée)
· Vieng Phukha : ThongMixai g.h. à l’entrée du village : petits bungalows en bambou, très propres 30.000 kip. La proprio est adorable, semble être partout en même temps, et se plie en 10 pour vous faire plaisir !! pour les repas, il faut commander ses plats à l’avance, pdj à 7h, diner à 19h, pas beaucoup de choix, mais c’est bon et pas cher. Attention : électricité de 19h à 22h …
· Trek : 3 agences dont 2 officielles. Nous on a fait un trek avec la non-officielle « akha authentic » mobile : (020) 570 81 38 et 533 43 40, programme « gibbons trail » 2 jours / 1 nuit 550.000 p/pers si on est 2, 410.000 kip p/pers si on est 4. Très physique, 6 à 7 heures de marche par jour, beaucoup de dénivelé, de gadoue (en août), de rivières à traverser, et quelques voraces sangsues … le camp où on passe la nuit est très sympa (mais sommaire), situé entre 2 cascades où on se baigne. Les prix sont sensiblement les mêmes dans les autres agences, c’est difficile de choisir car peu/pas de repères. Le mec de « akkha authentic » semblait plus sympa au départ, mais au final sans doûte juste plus commercial. Les treks des agences officielles étaient sans doute mieux… très physiques aussi… pour le trek, prévoir : lampes frontales, capes de pluie, godasses montantes qui tiennent la cheville, tongs pour le soir, sacs-à-viande, sarong pour les filles (pour se laver ou se baigner dans les cascades et les rivières)
· Vieng Phukha/Oudomxai : Vieng Phukha/Luang Namtha, départs 9h ou 11h, 20.000 kip p/pers, trajet : 1h, route bitumée. Luang Namtha/Oudomxai, départ 12h, 40.000 kip p/pers, trajet : 4h, route bitumée pdt la 1ère heure de trajet, puis en travaux ou abimée pdt 3h mais correcte
· Oudomxai : contrairement à ce que disent les guides, c’est une petite ville très sympa. Vivalong g.h. 50.000kip, chambre propre et spacieuse, famille proprio très sympa. Restaurant Sinphet à quelques mètres de la g.h. : très bon !! (par contre le pdj n’est pas terrible)
· Oudomxai/Nong Kiaw : départ 9h (mais il faut être là à 8h car il part lorsqu’il est plein … nous on est parti à 9h30), 35.000 kip p/pers, trajet 4h30, route correcte (revêtement abimé par endroit, un peu tape-cul). De PakMong à Nong Kiaw la route est très bien
· Nong Kiaw : c’est trop beau !!! les alentours sont chouettes aussi : prendre le petit chemin au-dessus de Riverside g.h. qui mène à un petit village hmong (+/- 6 km) charmant aux habitants adorables : des gosses surgissent de partout pour vous dire sabaidee et vous emboiter le pas au milieu des éclats de rires. Retour à Nong Kiaw possible par bateau de ce village : 15.000 kip p/pers (on s’est fait certainement un peu avoir mais les 2 gosses qui nous ont conduits à Nong Kiaw étaient si mignons …). A Nong Kiaw, côté Ban Sop Houn (de l’autre côté de la rivière) Sunset g.h. : 100.000 kip pour 1 bungalow avec sdb et balcon donnant sur la rivière (la vue sur Nong Kiaw au lever du soleil est un souvenir inoubliable !). Le proprio parle français, 2 points un peu négatif : la g.h. est ravitaillée en eau par la rivière nam Ou qui coule en contrebas, donc on se douche avec de l’eau un peu boueuse, la bouffe n’est vraiment pas terrible au restau de la g.h. … Pour info : Riverside g.h. superbe ! bungalows top classes pour 250.000 kip. Le restau y est extraordinaire (1 peu plus cher qu’ailleurs à Nong Kiaw mais très abordable) : cadre somptueux, et savoureuse cuisine : à ne rater sous aucun prétexte !!!!!
· Nong Kiaw/Luang Prabang en bateau lent : départ du bateau régulier à 11h00, 110.000 kip p/pers, trajet 7h. Lent, humide (garder les capes de pluie à portée de main pour quand il pleut, sous peine d'arriver trempés à L.P.) pas confortable, monotone, bruyant et beaucoup trop touristique : les laotiens prennent la route … j’ai pas aimé !
· Luang Prabang : très très très jolie ville, petite, aérée, romantique, sereine, entourée d’eau (on y a aussi vécu nos plus belles averses : j’adore la mousson en Asie !). Cette ville toute entière est un chef-d’œuvre, on s’y promène tout au long du jour s’en s’y ennuyer une seconde, et nos yeux ne peuvent qu’être émerveillés devant tant de beauté. En face de Luang Prabang, il y a un petit village qui s’appelle Xieng Maen : superbe ! les Vats y sont empreints de douceur, le village est tout calme et presque endormi comme un gros chat. Les gosses sont adorables et vous emboitent le pas tout au long de votre balade d’un Vat à l’autre en essayant de vous extorquer une poignée de kip contre quelques fleurs fanées à offrir à Boudha. Vue superbe depuis le Vat Chom Phet où 3 petites filles nous ont fait un petit spectacle de chants et danses laos, un de nos meilleurs souvenirs. Accès par petit bateau : 5.000 kip p/pers, mais pas d’horaire régulier et un peu difficile à trouver, ou par bateau privé plus ou moins grand à négocier (on a payé 30.000 kip pour le bateau, soit 15.000 kip p/pers aller et retour : le batelier revient vous chercher à l’heure de votre choix). Prévoir de passer au moins 3 heures sur place (et même plus si vous voulez voir tous les Vats). Khoun Savan g.h. très sympa, joli jardin où se reposer, chambres assez grandes au charme un peu vieillot (chambres avec ventilo basse saison : 70.000 kip, hte saison : 100.000 kip, chambre A/C basse saison : 100.000 kip, hte saison : 150.000 kip). Les proprios sont très très gentils et très serviables. Le quartier est sympa, dans une rue très calme, et toutefois très proche du marché de nuit (une merveille ce marché !). Tuk-tuk de Khoun Savan g.h. à la southern bus station : 20.000 kip
Cette partie s’adresse tout particulièrement à Strahov, Lung, Eggewaertsl et Bopenyang parce que votre aide et vos conseils m’ont été précieux, et que vous avez contribué à faire de mes vacances un magnifique voyage, encore merci !! :
· Luang Prabang/Sayaburi/Pak Lai : Luang Prabang/Sayaburi en bus (très vieux bus pas très confortable) : Départ 9h, 45.000 kip p/pers, trajet 4h30, route à revêtement très abimé, très tape-cul, mais largement compensée par un paysage superbe. Jumbo de la gare du nord de Sayaburi à celle du sud : 20.000 kip p/pers. Sayaburi/Pak Lai en Songtaew : départ 14h15, 45.000 kip p/pers, trajet 5h30, route de terre battue, parfois un peu de revêtement, très très très cabossée, donc très très très tape-cul, ambiance très laotienne, paysage magnifique. Bopenyang, nous on a beaucoup aimé cette partie de voyage malgré l’inconfort (mais vraiment inconfortable, çà c’est sur), pour l’ambiance, les laotiens qui font ce trajet (des familles, des vieux, des gosses), où tout le monde rigole et communique tant bien que mal en lao/franco/anglo/gesto … Voyage très sympa mais très long : je pense qu’il vaut mieux s’arrêter une nuit à Sayaburi afin de remettre ses vertèbres en place avant d’affronter la 2ème partie de route. On a oublié de noter le nom de la guesthouse de Pak Lai où on a dormi, mais elle est juste à côté de Jenny g.h. (un peu mieux je crois), proche du port (5mn à pieds), 100.000 kip pour une chambre avec tv, A/C, salle de bain avec eau chaude, très propre. Pas de restau à la g.h. mais un restau d’enfer après le port (Lung, est-ce celui dont tu dis qu’il est un des meilleurs du Laos ?) : Nang Noy restaurant servi par une petite dame adorable et très souriante, soupes géniales et goutues, plats à emporter pour le bateau, ferme de bonne heure le soir mais ouvre tôt le matin
· Pak Lai/Vientiane en bateau lent, départ 9h (il faut être au port à 8h), les lundi, mercredi, vendredi, samedi, 120.000 kip p/pers, trajet 7h. Un merveilleux voyage … pas très touristique et très fréquenté par les laotiens : à chaque stop on embarque des planches de 10m de long, des tables, des chaises, des poutres, des cartons de ravitaillement pour le village d’après, des motos, des gens tous plus souriants et communicatifs les uns que les autres. On échange des mots, des gestes, des sourires, des fruits, des légumes, de bonbons, des fou-rires, on somnole un peu aussi parfois, bercé par le courant, on regarde le paysage verdoyant … On a adoré ce trajet ! Arrivée à Kao Liew, à une dizaine de kilomètres de Vientiane, puis jumbo jusqu’à Vientiane : 20.000kip p/pers
· Vientiane : Que dire de Vientiane … une petite ville avec beaucoup de voitures et de motos, les vats y sont bien moins jolis qu’ailleurs et plus kitch aussi, le marché de jour Talat Sao est génial, la promenade du Patuxai au Mekong préconisée par le Lonely Planet est chouette et passe par tous les monuments importants de Vientiane. Un coup de foudre personnel pour le Vat Si Sakhet, le Haw Pha Kaeo et le That Dam. Les guinguettes du quai Fa Ngum sont sympas et on y mange bien et pas trop cher. Vientiane n’est pas une jolie ville, mais toutefois attachante et je trouve dommage de ne pas y passer au moins 2 jours pleins.
Un petit message perso à Lung : je n’ai lu les 2 bouquins de C. Cotteril qu’à notre retour (mon copain a mis 3 semaines à lire le 1er… aaaargh…) et j’ai ainsi pu revivre Vientiane à travers les yeux de Siri avec émotion et une certaine tendresse.
A Vientiane, les guesthouse sont chères, mais plus modernes et plus confortables qu’ailleurs, certaines incluent même le petit déjeuner dans leur tarif. Mali Namphu g.h. est la plus chouette qu’on ait vue, mais hélas complète pour la durée de notre séjour : 25$ p/nuit pdj inclus, chambres réparties sur 5 étages autour d’un très joli jardin, Joey g.h. était fermée pour travaux, Vayakorn avait l’air sympa, mais hélas complète (25$). On a finit au Family hotel, même proprio que Mali Namphu, dans la même rue, tout neuf, mais plus cher (35$ pour une chambre donnant sur l’extérieur, avec clim). Restaurants : Soukvemarn Lao food à côté du That Dam, très sympa, on y mange délicieusement bien, dans une ambiance familiale laotienne, les guinguettes sur le quai Fan Nghum sont également très sympas et pas très chères, mais surtout on mange au bord du Mekong, et çà, çà n’a pas de prix !
· Vientiane/Bangkok en train : maintenant on peut acheter son billet dans les guesthouses, l’avantage étant que du coup le transfert de la g.h. à la gare de Thanaleng est inclus. Prix en 2de classe : 950baths pour 1 couchette en haut A/C, 1050baths pour 1 couchette en bas A/C, 750baths pour 1 couchette en haut avec ventilo, 850baths pour 1 couchette en bas avec ventilo. Transfert en jumbo de la g.h. à la minuscule gare perdue de Thanaleng, douane à l’entrée de la gare (formalités rapides : moins de 5mn), sur le quai 1 micro magasin où acheter des boissons et des trucs à grignoter, petit train (3 voitures) de Thanaleng à Nong Kai : 15 mn, douane sur le quai à la descente du train à Nong Kai : formalités un peu plus longues que du côté laotien (+/- 20mn), puis on traverse la voie et le train pour Bangkok nous attend … ce trajet en train est très sympa et confortable.
Et quand il ne reste que 3 ou 4 jours avant le retour et qu’on n’a pas forcément envie de se taper de longs trajets pour rejoindre une ile paradisiaque, pourquoi ne pas aller à Koh Samet, qui malgré de nombreuses critiques des voyageurs, a su conserver malgré tout un certain charme. C’est une très jolie petite ile qui m’a agréablement surprise et mérite vraiment d’y faire un petit séjour : les plages sont superbes, les hotels et g.h, bien que bcp plus chers qu’ailleurs, sont de bon confort et il est encore possible de se prendre pour Robinson Crusoé sur quelques plages (certaines sont pour le moins sublimes !!). Pour les transports à l’intérieur de l’ile, c’est un peu n’importe quoi, surtout à la descente du bateau … Mais les balades à pieds sur les chemins à l’intérieur de l’ile et le côtier sont très agréables (le côtier est parfois un peu sportif !).
· Bangkok/Ban Phe/Kho Samet en bus + bateau : ne pas acheter le billet de bus pour Ban Phe à la gare ou dans ses proches environs car il vous en coûtera 500baths p/pers. Tuk-tuk de Hua Lamphong à Ekkamai (eastern bus terminal) 100baths pour 2, bus de Ekkamai à Ban Phe 157baths p/pers aller ou 174baths p/pers aller et retour, 3h30 par une route bitumée, bateau : 60baths p/pers, droits d’entrée au parc national : il me semble que c’était +/+ 200baths p/pers
J’espère que mes tuyaux vont pouvoir vous aider à construire un bout de votre voyage.
Le Laos est un des plus beaux pays que j’ai vu jusqu’à ce jour, mais au-delà des paysages à couper le souffle, de la beauté nonchalante de Luang Prabang, des vats sublimes, de la cuisine savoureuse, c’est la gentillesse des laotiens qu’il faut retenir avant tout : malgré l’extrême pauvreté de certains, ils sont toujours prêts à donner, partager et l’éclat de leurs sourires est un cadeau merveilleux …
Bonnes vacances à tous !!
Dans quel pays d'Europe retrouve-t-on des gens originaux? English translation pending
Dans quel pays d'Europe y-a t'il les gens les plus originaux mais pas dengeureux?
Voyage au Cambodge du 1er au 18 mai 2009: le retour English translation pending
Bonjour,
Après avoir bien profité des différents conseils, informations sur le site voici ma petite contribution avec un petit topo de mon voyage
Je donc suis partie 17 jours avec ma sœur à la découverte de ce beau pays qu’est le Cambodge.
Première étape SEAM REAP (4 jours ½) hébergement à la GH « Le Tigre de Papier » . Accueil chaleureux, chambre spacieuse, piscine, Internet gratuit. GH localisée dans une petite rue calme à 5min du centre et de l’effervescence touristique. Prix 25 $ la chb avec climatisation petit dej (copieux) compris. Mais une chb avec seulement un ventilo aurait été suffisant. Evidement le séjour à SR a été consacré à la visite des temples. Nous avions fait appel à KOSAL pour être notre guide pendant 3 j . Mais une fois sur place, il a eu un contretemps et nous a proposé un collègue à lui pour 2 j , le 3ème j étant à nouveau disponible. Avec SOM nous avons donc visité pendant 2 jours le site d’ANGKOR (petit et grand circuit). Magnifique, mystérieux. Une préférence pour le BAYON, TA PROHM, PREAH KHAN. Le 3ème jour avec KOSAL nous avons visité les temples et site plus éloignés BANTEAY SREI, la rivière aux Mille Linga et BENG MEALEA. Kosal est une guide charmant, bavard, blagueur et très ouvert. Cette journée avec lui a été très enrichissante. Dommage que nous ne l’ayons pas eu les 2 jours précédents. Je ne mets pas en doute la compétence de SOM mais les visites ont été beaucoup plus « scolaires ». Kosal est beaucoup plus avenant, jovial. Je le conseille fortement. Le 4ème jour a été consacré à la visite de SR. Location de vélos et nous avons sillonné la ville, visite des VATs, des berges de la rivière….. En ce qui concerne la restauration : Le Tigre de Papier (2 restaurants), KHMER Family Kitchen, et les petits stands de restauration de nuit au bout de « Bar st » (plat à 1 $ très bon), école hôtelière Sala Bai (mieux vaut réserver ou y aller assez tôt autrement les plats proposés ne sont plus disponibles, évidement c’est une école et donc ils cuisinent en quantité limitée) Nous avons également testé les massages Khmers. Notre choix s’est porté sur « Islands Massage ». 7 $ pour 1h de massage très tonique. Nous voulions aller au Seeing Hands Massage (masseurs aveugles) mais lorsque nous avons vu le bâtiment très douteux nous avons changé d’avis.
Deuxième étape BATTAMBANG. Pour s’y rendre nous avons pris le bateau. La durée du trajet a été plus longue que prévu (9h de navigation à la place des 5/6 h prévue). Le niveau du lac était un peu trop bas. Mais je ne regrette pas cette traversée à travers les villages lacustres. Prendre son temps. Savoir se poser et apprécier le moment présent avec tous les sourires des enfants sur les berges. A Battambang SAROM nous attendait. Hébergement chez lui dans sa maison d’hôte. Normalement nous devions rester 1 jour à Battambang. Mais après la première journée de visite avec SAROM nous avons été tellement emballées que nous y sommes restées un jour de plus. SAROM est jeune homme de 30 ans franco-khmer qui veut revenir s’installer au Cambodge et Battambang pour y mettre en place une maison d’hôte (pas une Guest House) et proposer la visite de sa région. N’hésiter pas à faire appel à lui. Nous avons passé 2 jours inoubliables à la découverte du Cambodge authentique : circuit culturel, circuit nature (rizières, promenade en barque, bamboo train … ) circuit artisanal (galette de riz, gâteaux de riz, fabrication filets de pêche, fabrication de bateau ..) . Nous rentrions le soir rouge de terre, fatiguées mais prêtes à repartir. Aidez-le à mener à bien son projet. Vous ne regretterez pas, bonne humeur assurée. Sarom : 012 24 19 16 samsarom@hotmail.com Restauration : stands au marché de nuit sur la rive
Troisième étape PHNOM PENH Ville que j’ai trouvée sans attrait. 1 jour a été suffisant pour la visite Palais Royal / Pagode d’Argent : bof ! (impératif avoir les épaules couvertes (t-shirt à manches courtes) avoir une étole/écharpe n’est pas suffisant). Musée National : très beau musée dans un joli bâtiment renfermant une belle collection de statues khmères Musée Tuol Sleng ou S-21 : à voir ou plutôt je dirai à ressentir. Ambiance lourde. Les murs, les photos tout transpire l’horreur qui a sévi en ce lieux. Hébergement à la GH : KEO MEAN , guest house assez centrale puisque proche du marché central donc des stations de bus. Chambre avec ventilo à 5 $. Chambre assez spartiate (lit, salle de bain avec froide) propre. Restauration : stand autour du marché central (environ 1 $ le plat) Massage : cette fois ci au Seeing Hands Massage (en face de la poste centrale) 6 $ / 1 h de massage. Professionnel. Je le conseille. Achat souvenirs au « marché russe » Psar Tuol Tom Pong (assez excentré)
Quatrième étape KEP (2 jours) Trajet en Bus compagnie Sorya 20 000 riels (5 $) Nous voulions descendre à la nouvelle GH Sary Rega à l’entrée de Kep City. Mais nous avons raté l’arrêt. Il faut dire que la notion de village / ville est difficile à apprécier. Juste une succession de maison le long de la route. Donc descente à l’arrêt suivant proche de la plage. Hébergement au VANNA BUNGALOW. Bungalow en bois à flanc de colline (10 $ avec ventilo). Vue magnifique sur la baie. Restauration sur place. Plats délicieux Pas grand-chose à faire à Kep même. Promenade le long de la cote. Plage de Kep : ne pas s’attendre à une superbe plage de sable blanc donc pas touristique mais très familiale. 1 journée à l’île du lapin (6$ tuk-tuk pour se rendre à l’embarcadère + traversée réservation auprès de la GH) : une journée de farniente à se prélasser au soleil. Très agréable. Plage beaucoup plus jolie. Rq : La GH Sary Rega est bien cotée au niveau du forum mais son emplacement est loin de la seule plage de Kep. Nécessité d’un moyen de locomotion. A refaire je séjournerai directement sur l’île du Lapin.
Cinquième étape KAMPOT (1 jour) Trajet KEP/KAMPOT en tuk-tuk partagé avec 2 autres personnes. Prix de revient 2$ /pers. Possibilité de prendre le bus provenant de Phnom Penh également 2 $. Hébergement Orchid Guesthouse chambre/bungalow avec une fourchette de prix de 4 à 15 $. Possibilité de restauration sur place. Location d’un vélo à la GH pour se promener dans la campagne environnante visite de la grotte de Phnom Chnork. La campagne est très jolie, belle balade. La ville de Kampot ne m’a pas emballée. Effectivement elle a du avoir son heure de gloire car il y a de très belles résidences laissées à l’abandon
Sixième étape L’ILE DE LA SOIE (2 j) Trajet KAMPOT/PHNOM PENH en bus compagnie Sorya 20 000 riels (5$) environ 5h30 de trajet. Lorsque nous avions fait notre première escale à Phnom Penh nous avions eu des contacts avec des chauffeurs de tuk-tuk. Nous avions discuté du prix pour aller à l’île de la soie. Trajet + traversée pour 16 $. Donc à notre arrivée, le chauffeur était là. Le trajet est assez long pour arriver jusqu’à la GH. La traversée par le bac est de 2 $/pers pour les touristes. (Passage par le bac de Kadey Cha) Hébergement à la villa Koh Dach (chb 7 $). Nous étions les seules personnes à la GH. Repas délicieux. Nous avons emprunté les vélos de la GH pour se promener sur l’île. 2 jours de flânerie, rencontre avec une jeune femme qui bien sûr nous a proposé la visite de sa maison, l’atelier des métiers à tisser et la vente de la soie. Mais gentiment et avec le sourire il suffit de dire que l’on n’est pas intéressé. Cela ne remet pas en cause le coté avenant des personnes puisque elle est venue nous voir le lendemain matin pour nous proposer d’aller à la plage. Effectivement par rapport Phnom Penh c’est un havre de paix. Mais pour ma part un séjour de 1 j voir 2 est suffisant. Mais tout dépend de ce que l’on recherche.
Départ Trajet Villa Koh Dach /aéroport de Phnom Penh en tuk-tuk avece le même chauffeur que pour l’aller. Nous avions négocié le prix à 20 $ (traversée comprise) cette fois-ci passage par le bac Preak Leap
Le Cambodge est un très beau pays avec un peuple souriant, chaleureux et accueillant. Etant 2 femmes seules à voyager, en aucun moment nous n’avons ressenti de l’insécurité. Effectivement en certain endroit nous avons été très sollicitées par les chauffeurs de tuk-tuk, moto dop. Mais il suffit de dire non avec un sourire pour qu’ils vous laissent tranquille. Leur comportement est un peu normal, c’est leur gagne pain. Mais par rapport à d’autre pays comme la Thaîlande je trouve que les personnes ne sont pas encore « pourries » par le tourisme. Les cambodgiens viennent vers vous sans agressivité et sans intérêt Sur les sites les enfants ne vous harcèlent pas avec « 1 $ please ! » . Au contraire ils sont très curieux, et veulent discuter avec vous. Evidement nous nous sommes faites arnaquer sur les prix pour l’achat des fruits, de l’eau … mais est-ce bien important par rapport au prix dérisoire payé lorsqu’on le reporte en euro.
En ce qui concerne le temps. Pour les personnes qui supportent la chaleur moite, chargée en humidité donc fatigante c’est une bonne période pour visiter. Nous sommes hors période touristique. A Angkor un plaisir de visiter les temples sans la foule. Pas grand monde à Phnom Penh. Pas besoin de réserver l’hébergement à l’avance. Nous avons eu les prémices de la mousson avec de la pluie mais seulement en fin de journée. Et les temples BAYON et TA PROHM ont un charme fou sous la pluie. Cela augmente leur mystère.
Je garde un très bon souvenir de ce voyage et j’espère pouvoir y retourner un jour. Mais peut-être ne faudra-t-il pas attendre trop longtemps. Pour le moment le tourisme n’a pas trop d’emprise sur la relation avec la population mais qui sait comment cela va évoluer…. Merci à tous pour avoir contribué à ce magnifique voyage par vos informations. Et bonne préparation, bon voyage au futur visiteur
Monique
Après avoir bien profité des différents conseils, informations sur le site voici ma petite contribution avec un petit topo de mon voyage
Je donc suis partie 17 jours avec ma sœur à la découverte de ce beau pays qu’est le Cambodge.
Première étape SEAM REAP (4 jours ½) hébergement à la GH « Le Tigre de Papier » . Accueil chaleureux, chambre spacieuse, piscine, Internet gratuit. GH localisée dans une petite rue calme à 5min du centre et de l’effervescence touristique. Prix 25 $ la chb avec climatisation petit dej (copieux) compris. Mais une chb avec seulement un ventilo aurait été suffisant. Evidement le séjour à SR a été consacré à la visite des temples. Nous avions fait appel à KOSAL pour être notre guide pendant 3 j . Mais une fois sur place, il a eu un contretemps et nous a proposé un collègue à lui pour 2 j , le 3ème j étant à nouveau disponible. Avec SOM nous avons donc visité pendant 2 jours le site d’ANGKOR (petit et grand circuit). Magnifique, mystérieux. Une préférence pour le BAYON, TA PROHM, PREAH KHAN. Le 3ème jour avec KOSAL nous avons visité les temples et site plus éloignés BANTEAY SREI, la rivière aux Mille Linga et BENG MEALEA. Kosal est une guide charmant, bavard, blagueur et très ouvert. Cette journée avec lui a été très enrichissante. Dommage que nous ne l’ayons pas eu les 2 jours précédents. Je ne mets pas en doute la compétence de SOM mais les visites ont été beaucoup plus « scolaires ». Kosal est beaucoup plus avenant, jovial. Je le conseille fortement. Le 4ème jour a été consacré à la visite de SR. Location de vélos et nous avons sillonné la ville, visite des VATs, des berges de la rivière….. En ce qui concerne la restauration : Le Tigre de Papier (2 restaurants), KHMER Family Kitchen, et les petits stands de restauration de nuit au bout de « Bar st » (plat à 1 $ très bon), école hôtelière Sala Bai (mieux vaut réserver ou y aller assez tôt autrement les plats proposés ne sont plus disponibles, évidement c’est une école et donc ils cuisinent en quantité limitée) Nous avons également testé les massages Khmers. Notre choix s’est porté sur « Islands Massage ». 7 $ pour 1h de massage très tonique. Nous voulions aller au Seeing Hands Massage (masseurs aveugles) mais lorsque nous avons vu le bâtiment très douteux nous avons changé d’avis.
Deuxième étape BATTAMBANG. Pour s’y rendre nous avons pris le bateau. La durée du trajet a été plus longue que prévu (9h de navigation à la place des 5/6 h prévue). Le niveau du lac était un peu trop bas. Mais je ne regrette pas cette traversée à travers les villages lacustres. Prendre son temps. Savoir se poser et apprécier le moment présent avec tous les sourires des enfants sur les berges. A Battambang SAROM nous attendait. Hébergement chez lui dans sa maison d’hôte. Normalement nous devions rester 1 jour à Battambang. Mais après la première journée de visite avec SAROM nous avons été tellement emballées que nous y sommes restées un jour de plus. SAROM est jeune homme de 30 ans franco-khmer qui veut revenir s’installer au Cambodge et Battambang pour y mettre en place une maison d’hôte (pas une Guest House) et proposer la visite de sa région. N’hésiter pas à faire appel à lui. Nous avons passé 2 jours inoubliables à la découverte du Cambodge authentique : circuit culturel, circuit nature (rizières, promenade en barque, bamboo train … ) circuit artisanal (galette de riz, gâteaux de riz, fabrication filets de pêche, fabrication de bateau ..) . Nous rentrions le soir rouge de terre, fatiguées mais prêtes à repartir. Aidez-le à mener à bien son projet. Vous ne regretterez pas, bonne humeur assurée. Sarom : 012 24 19 16 samsarom@hotmail.com Restauration : stands au marché de nuit sur la rive
Troisième étape PHNOM PENH Ville que j’ai trouvée sans attrait. 1 jour a été suffisant pour la visite Palais Royal / Pagode d’Argent : bof ! (impératif avoir les épaules couvertes (t-shirt à manches courtes) avoir une étole/écharpe n’est pas suffisant). Musée National : très beau musée dans un joli bâtiment renfermant une belle collection de statues khmères Musée Tuol Sleng ou S-21 : à voir ou plutôt je dirai à ressentir. Ambiance lourde. Les murs, les photos tout transpire l’horreur qui a sévi en ce lieux. Hébergement à la GH : KEO MEAN , guest house assez centrale puisque proche du marché central donc des stations de bus. Chambre avec ventilo à 5 $. Chambre assez spartiate (lit, salle de bain avec froide) propre. Restauration : stand autour du marché central (environ 1 $ le plat) Massage : cette fois ci au Seeing Hands Massage (en face de la poste centrale) 6 $ / 1 h de massage. Professionnel. Je le conseille. Achat souvenirs au « marché russe » Psar Tuol Tom Pong (assez excentré)
Quatrième étape KEP (2 jours) Trajet en Bus compagnie Sorya 20 000 riels (5 $) Nous voulions descendre à la nouvelle GH Sary Rega à l’entrée de Kep City. Mais nous avons raté l’arrêt. Il faut dire que la notion de village / ville est difficile à apprécier. Juste une succession de maison le long de la route. Donc descente à l’arrêt suivant proche de la plage. Hébergement au VANNA BUNGALOW. Bungalow en bois à flanc de colline (10 $ avec ventilo). Vue magnifique sur la baie. Restauration sur place. Plats délicieux Pas grand-chose à faire à Kep même. Promenade le long de la cote. Plage de Kep : ne pas s’attendre à une superbe plage de sable blanc donc pas touristique mais très familiale. 1 journée à l’île du lapin (6$ tuk-tuk pour se rendre à l’embarcadère + traversée réservation auprès de la GH) : une journée de farniente à se prélasser au soleil. Très agréable. Plage beaucoup plus jolie. Rq : La GH Sary Rega est bien cotée au niveau du forum mais son emplacement est loin de la seule plage de Kep. Nécessité d’un moyen de locomotion. A refaire je séjournerai directement sur l’île du Lapin.
Cinquième étape KAMPOT (1 jour) Trajet KEP/KAMPOT en tuk-tuk partagé avec 2 autres personnes. Prix de revient 2$ /pers. Possibilité de prendre le bus provenant de Phnom Penh également 2 $. Hébergement Orchid Guesthouse chambre/bungalow avec une fourchette de prix de 4 à 15 $. Possibilité de restauration sur place. Location d’un vélo à la GH pour se promener dans la campagne environnante visite de la grotte de Phnom Chnork. La campagne est très jolie, belle balade. La ville de Kampot ne m’a pas emballée. Effectivement elle a du avoir son heure de gloire car il y a de très belles résidences laissées à l’abandon
Sixième étape L’ILE DE LA SOIE (2 j) Trajet KAMPOT/PHNOM PENH en bus compagnie Sorya 20 000 riels (5$) environ 5h30 de trajet. Lorsque nous avions fait notre première escale à Phnom Penh nous avions eu des contacts avec des chauffeurs de tuk-tuk. Nous avions discuté du prix pour aller à l’île de la soie. Trajet + traversée pour 16 $. Donc à notre arrivée, le chauffeur était là. Le trajet est assez long pour arriver jusqu’à la GH. La traversée par le bac est de 2 $/pers pour les touristes. (Passage par le bac de Kadey Cha) Hébergement à la villa Koh Dach (chb 7 $). Nous étions les seules personnes à la GH. Repas délicieux. Nous avons emprunté les vélos de la GH pour se promener sur l’île. 2 jours de flânerie, rencontre avec une jeune femme qui bien sûr nous a proposé la visite de sa maison, l’atelier des métiers à tisser et la vente de la soie. Mais gentiment et avec le sourire il suffit de dire que l’on n’est pas intéressé. Cela ne remet pas en cause le coté avenant des personnes puisque elle est venue nous voir le lendemain matin pour nous proposer d’aller à la plage. Effectivement par rapport Phnom Penh c’est un havre de paix. Mais pour ma part un séjour de 1 j voir 2 est suffisant. Mais tout dépend de ce que l’on recherche.
Départ Trajet Villa Koh Dach /aéroport de Phnom Penh en tuk-tuk avece le même chauffeur que pour l’aller. Nous avions négocié le prix à 20 $ (traversée comprise) cette fois-ci passage par le bac Preak Leap
Le Cambodge est un très beau pays avec un peuple souriant, chaleureux et accueillant. Etant 2 femmes seules à voyager, en aucun moment nous n’avons ressenti de l’insécurité. Effectivement en certain endroit nous avons été très sollicitées par les chauffeurs de tuk-tuk, moto dop. Mais il suffit de dire non avec un sourire pour qu’ils vous laissent tranquille. Leur comportement est un peu normal, c’est leur gagne pain. Mais par rapport à d’autre pays comme la Thaîlande je trouve que les personnes ne sont pas encore « pourries » par le tourisme. Les cambodgiens viennent vers vous sans agressivité et sans intérêt Sur les sites les enfants ne vous harcèlent pas avec « 1 $ please ! » . Au contraire ils sont très curieux, et veulent discuter avec vous. Evidement nous nous sommes faites arnaquer sur les prix pour l’achat des fruits, de l’eau … mais est-ce bien important par rapport au prix dérisoire payé lorsqu’on le reporte en euro.
En ce qui concerne le temps. Pour les personnes qui supportent la chaleur moite, chargée en humidité donc fatigante c’est une bonne période pour visiter. Nous sommes hors période touristique. A Angkor un plaisir de visiter les temples sans la foule. Pas grand monde à Phnom Penh. Pas besoin de réserver l’hébergement à l’avance. Nous avons eu les prémices de la mousson avec de la pluie mais seulement en fin de journée. Et les temples BAYON et TA PROHM ont un charme fou sous la pluie. Cela augmente leur mystère.
Je garde un très bon souvenir de ce voyage et j’espère pouvoir y retourner un jour. Mais peut-être ne faudra-t-il pas attendre trop longtemps. Pour le moment le tourisme n’a pas trop d’emprise sur la relation avec la population mais qui sait comment cela va évoluer…. Merci à tous pour avoir contribué à ce magnifique voyage par vos informations. Et bonne préparation, bon voyage au futur visiteur
Monique
Retour d'un voyage à moto à Madagascar du 16 mars au 20 avril 2009 English translation pending
Comme la tradition le veut, voici quelques éléments d'un voyage qui n'était pas évident de réaliser compte tenu des événements de février dans ce pays.
Je m'interdis de faire des commentaires sur la politique de ce pays, mais je ne peux m'empêcher de dire que les malgaches n'avaient vraiment pas besoin de ce coup d'état qui va peser très lourd sur leur quotidien d'autant qu'il apparaît de plus en plus que le nouvel "homme fort" est à un milliard d'années lumière de l'étoffe d'un chef d'état.
On m'a rapporté de nombreuses exactions commises par les "nouvelles" forces de l'ordre qui ne sont que la répétition de ce qui s'est passé en février parce qu'en fait ce sont les mêmes personnes qui les commettent. En février, ils étaient infiltrés dans les forces de l'ordre et dans les manifestants et ont "organisé" la tuerie devant la présidence. En Avril, ils tirent sur les manifestant pro Ravalo et tabassent d'une manière horrible les personnes qu'ils arrêtent.
Bref...et bien que ces évènements soient limités à la ville de TANANARIVE, le coup d'état n'a rien arrangé... Même si le mot est fort, je considère que l'on a tous les ingrédients pour que cette "guerre civile" aboutisse à un bain de sang.
Pour en revenir au voyage... voici les endroits que j'ai fréquenté avec quelques commentaires.
Le circuit du sud. AMBOUSITRA: Hotel JOHNATAN dans le centre ville. Propre, chambre à 26000Ar avec douche chaude, WC et télé. Cour fermée pour la moto, gardien. L'accueil est sympa. MANANJARY: SORAFA hotel sur le bord de mer. Personne, le prix du petit futé est majoré de 50% donc cher et en plus pas sympa. Le parking pour la moto n'est pas fermé mais ils m'ont laissé la mettre dans l'entrée... Repas trés moyen... Pas envie d'y retourner... MANAKARA beaucoup de choses à faire dans le coin... Hotel LES DELICES: rien à dire 25000 la chambre avec eau chaude, douche WC, la première nuit puis négociée à 20000 les 4 autres. Le resto est bon, le service est resplendissant, les habitués très accueillants. J'ai mangé une langouste énorme pour 12€ préparée avec passion par Sully. A retenir Restaurant LE FUMOIR: Pas cher et bon. Y aller sans risque. Le basque qui le tient est haut en couleur et a besoin de travailler pour rester à flot... Restaurant à coté de la gare...bien et bon. Une bonne adresse pour manger des pizzas et bien d'autres choses.. FARANFAGANA: Hotel des Cocotiers... sans doute un des rares hotels de la ville. Chambre à 30000 avec douche chaude et WC. Correct ainsi que le resto mais ...pas de clients....donc morne.
Le circuit du Nord. MANKIPONY: Hotel les cocotiers. Pas de difficulté pour trouver mieux. J'ai pas cherché, parce que fatigué de la route. Chambre petite, douche froide pas de wc pour 15000. Cuisine à éviter....mais la patronne est sympa et voulait me marier à sa fille...alors... AMBAJA: Hotel MARAKECH. Neuf, 32000 douche chaude, wc et télé. Trés bien avec un acceuil sympa. Sécurité assurée pour la moto qui est à l'abri à l'intérieur mais hélas pas encore de restaurant. Restaurant PATRICIA. Bon mais à part le patron qui parle un peu...c'est hélas un peu froid comme ambiance. Les chambres sont bien pour 22000ar. J'ai meme eu une baignoire mais l'eau est froide (enfin c'est pas grave, il faisait chaud) WC et moustiquaire. La moto est dans l'enceinte pas trop bien gardée mais je l'ai mise sur la terrasse à coté de la porte de la chambre. Je ne pense pas qu'elle ait été exposée. DIEGO: Hotel MORA MORA à proximité de la station service pas loin du commissariat central. Chambre climatisée avec eau chaude, WC et télé pour 36000. Rien à dire propre, cool, petit dej parfait, restaurant au dessous et la moto gardée dans la cour du garage à coté qui est tenu par le frère du proprio de l'hotel. En ville...le choix mais je n'ai pas aimé la ville... alors forcément... MAJUNGA. Hotel KARON. Chambre eau chaude, wc et clim à 40000 sur la plage mais loin du centre. La moto n'est pas acceptée devant la chambre...il parait que cela peut géner les clients...qui ne sont pourtant pas nombreux. C'est mort...et parce que la moto pourrait réveiller les absents...je suis parti d'autant que la chambre était infectée de moustiques et abritait une souris que je n'ai pas pu déloger... Hotel BADAMIER. Neuf, norme européenne et finitions à la hauteur. Télé, eau chaude, clim, WC pour 60000. Bien. Lit avec bon matelas. Un bon établissement, sur 4 niveaux. Personnel correct. Restaurants VAHINY HOUSE. Superbe, bon. Patron sympa...sa femme est une reine de beauté.... Ambiance assurée avec des habitués sympa. Des chambres pour 40000 du même niveau que chez KARON mais sans la mer et sans les moustiques... Restaurant le SUD BAR. Excellent. Propre, patrons et personnel sympa. Jai mangé un crabe énorme...pour 10000. Les portions sont copieuses et la qualité irréprochable. Dommage que la terrasse ne soit pas trop bien placée.
Voila, je vous ai donné quelques éléments qui ne seront peut etre pas partagés par d'autres mais ce sont les miens et comme je respecte ceux des autres...
La route est goudronnée partout sauf 40km avant d'atteindre ¨Port Bergé. Par ailleurs la route est coupée à 10km de MANKIPONY et il a fallu transborder la moto sur une pirogue au retour à cause du niveau d'eau qui était monté. En deux séjours 8000 km environ, un pneu arrière changé chez TRACES à TANA que je recommande pour le sérieux et la disponibilité. Il loue également des motos de qualité. Pas de crevaison...sauf le dernier jour devant chez TRACES, pas de chute...mais beaucoup de situation de danger. Prudence indispensable.... Vitesse moyenne de l'ordre de 65km/h. Consommation de la moto 4.5 %...bien moins que le pilote.
En espérant que cela aidera quelqu'un ....et dispo pour répondre à toutes questions.
Quelques photos sur http://www.facebook.com/album.php?aid=2014113&id=1009261671&l=c2f6c1691c
Pour en revenir au voyage... voici les endroits que j'ai fréquenté avec quelques commentaires.
Le circuit du sud. AMBOUSITRA: Hotel JOHNATAN dans le centre ville. Propre, chambre à 26000Ar avec douche chaude, WC et télé. Cour fermée pour la moto, gardien. L'accueil est sympa. MANANJARY: SORAFA hotel sur le bord de mer. Personne, le prix du petit futé est majoré de 50% donc cher et en plus pas sympa. Le parking pour la moto n'est pas fermé mais ils m'ont laissé la mettre dans l'entrée... Repas trés moyen... Pas envie d'y retourner... MANAKARA beaucoup de choses à faire dans le coin... Hotel LES DELICES: rien à dire 25000 la chambre avec eau chaude, douche WC, la première nuit puis négociée à 20000 les 4 autres. Le resto est bon, le service est resplendissant, les habitués très accueillants. J'ai mangé une langouste énorme pour 12€ préparée avec passion par Sully. A retenir Restaurant LE FUMOIR: Pas cher et bon. Y aller sans risque. Le basque qui le tient est haut en couleur et a besoin de travailler pour rester à flot... Restaurant à coté de la gare...bien et bon. Une bonne adresse pour manger des pizzas et bien d'autres choses.. FARANFAGANA: Hotel des Cocotiers... sans doute un des rares hotels de la ville. Chambre à 30000 avec douche chaude et WC. Correct ainsi que le resto mais ...pas de clients....donc morne.
Le circuit du Nord. MANKIPONY: Hotel les cocotiers. Pas de difficulté pour trouver mieux. J'ai pas cherché, parce que fatigué de la route. Chambre petite, douche froide pas de wc pour 15000. Cuisine à éviter....mais la patronne est sympa et voulait me marier à sa fille...alors... AMBAJA: Hotel MARAKECH. Neuf, 32000 douche chaude, wc et télé. Trés bien avec un acceuil sympa. Sécurité assurée pour la moto qui est à l'abri à l'intérieur mais hélas pas encore de restaurant. Restaurant PATRICIA. Bon mais à part le patron qui parle un peu...c'est hélas un peu froid comme ambiance. Les chambres sont bien pour 22000ar. J'ai meme eu une baignoire mais l'eau est froide (enfin c'est pas grave, il faisait chaud) WC et moustiquaire. La moto est dans l'enceinte pas trop bien gardée mais je l'ai mise sur la terrasse à coté de la porte de la chambre. Je ne pense pas qu'elle ait été exposée. DIEGO: Hotel MORA MORA à proximité de la station service pas loin du commissariat central. Chambre climatisée avec eau chaude, WC et télé pour 36000. Rien à dire propre, cool, petit dej parfait, restaurant au dessous et la moto gardée dans la cour du garage à coté qui est tenu par le frère du proprio de l'hotel. En ville...le choix mais je n'ai pas aimé la ville... alors forcément... MAJUNGA. Hotel KARON. Chambre eau chaude, wc et clim à 40000 sur la plage mais loin du centre. La moto n'est pas acceptée devant la chambre...il parait que cela peut géner les clients...qui ne sont pourtant pas nombreux. C'est mort...et parce que la moto pourrait réveiller les absents...je suis parti d'autant que la chambre était infectée de moustiques et abritait une souris que je n'ai pas pu déloger... Hotel BADAMIER. Neuf, norme européenne et finitions à la hauteur. Télé, eau chaude, clim, WC pour 60000. Bien. Lit avec bon matelas. Un bon établissement, sur 4 niveaux. Personnel correct. Restaurants VAHINY HOUSE. Superbe, bon. Patron sympa...sa femme est une reine de beauté.... Ambiance assurée avec des habitués sympa. Des chambres pour 40000 du même niveau que chez KARON mais sans la mer et sans les moustiques... Restaurant le SUD BAR. Excellent. Propre, patrons et personnel sympa. Jai mangé un crabe énorme...pour 10000. Les portions sont copieuses et la qualité irréprochable. Dommage que la terrasse ne soit pas trop bien placée.
Voila, je vous ai donné quelques éléments qui ne seront peut etre pas partagés par d'autres mais ce sont les miens et comme je respecte ceux des autres...
La route est goudronnée partout sauf 40km avant d'atteindre ¨Port Bergé. Par ailleurs la route est coupée à 10km de MANKIPONY et il a fallu transborder la moto sur une pirogue au retour à cause du niveau d'eau qui était monté. En deux séjours 8000 km environ, un pneu arrière changé chez TRACES à TANA que je recommande pour le sérieux et la disponibilité. Il loue également des motos de qualité. Pas de crevaison...sauf le dernier jour devant chez TRACES, pas de chute...mais beaucoup de situation de danger. Prudence indispensable.... Vitesse moyenne de l'ordre de 65km/h. Consommation de la moto 4.5 %...bien moins que le pilote.
En espérant que cela aidera quelqu'un ....et dispo pour répondre à toutes questions.
Quelques photos sur http://www.facebook.com/album.php?aid=2014113&id=1009261671&l=c2f6c1691c
Afrique Australe: du Lesotho au parc Kruger en avril 2009 (1ère partie) English translation pending
Afrique australe : du Lesotho au Kruger (Afrique du sud) Avril 2009
Violence, pauvreté, criminalité, sida....
Oui, mais...
Il y a aussi la lumière de l'Afrique Australe, ses paysages, sa faune...
Pour voir le carnet en images cliquez ici
Et sans doute aussi sa population que nous ne connaissions qu'à peine malgré déjà 2 voyages dans cette partie de l'Afrique : - le premier en 2000 dans l'ouest de l'Afrique du sud (une dizaine d'années à peine après la libération de Mandela et la fin de l'Apartheid) : la population noire nous avait parue complètement « coincée », souffrant d'un immense complexe d'infériorité vis à vis des blancs. Étonnement des gens quand on les saluait, instant de perplexité, puis sourire timide et geste discret de la main. Attitude servile généralisée, évitement. A vous rendre honteux d'être blanc! Comment le pays avait-il évolué presque 10 ans plus tard? Comment allait-il encore évoluer? Vue d'Europe, la situation ne semblait pas sur une pente favorable : mieux valait peut-être y aller maintenant qu'avant qu'elle ne s'envenime encore plus.
- le deuxième en 2005 en Namibie : atmosphère plus détendue mais « apartheid social et économique » Contacts plus chaleureux, bien que rares (1, 8 millions d'habitants pour un pays une fois et demi plus grand que la France, c'est pas la foule!) et toujours à notre initiative, rien de spontané.
Courageuse mais pas téméraire, je décidai de centrer notre séjour d'abord sur le Lesotho à la réputation plus paisible que l'Afrique du Sud et dont les paysages me paraissaient prometteurs (j'adore les montagnes!), puis sur le parc Kruger, à la demande expresse de Fred et des enfants (maintenant âgés de 13, 14 et 15 ans), même si l'idée de me retrouver coincée dans une voiture pendant plusieurs jours dans un parc entièrement clôturé ne m'emballait pas vraiment à priori. Mais comme dit Fred qui est un garçon plein de bon sens : si le parc reçoit 1 million de visiteurs par an, il doit bien y avoir une raison! (UN million, ça fait beaucoup me disais-je en mon for intérieur, peut-être même trop.... )



Dimanche 05/04/09: Bref, nous atterrissons finalement à Johannesburg après une escale express au Caire à une heure du matin (moins de 5 minutes montre en main dans l'aéroport) au cours de laquelle nous sommes pris en charge par un préposé qui nous entraîne dans une cavalcade ébouriffante entre différents portiques qui sonnent et clignotent tous azimuts sans émouvoir quiconque : notre escale initialement prévue pour durer 5 h a été réduite au minimum pour compenser les 5h de retard au décollage à Amsterdam pour « mystérieuse raison technique »
A 14 h, nous avons récupéré la voiture, fait les courses. 'Y plus qu'à! Direction le Golden Gate National Park, parc sudafricain situé au NO du Lesotho à 350 km de Johannesburg. La route est parfaite et les km défilent rapidement au volant de notre 4X4 équipé camping.

Nous y arrivons pour le coucher du soleil, l'atmosphère est magique, le relief à la fois doux et torturé. Quelques zèbres et antilopes ponctuent les pentes d'herbe rase. J'adore!

Je me réjouis de la journée qui s'annonce pour demain! Nous nous installons dans un superbe lodge tout en rondins à Highland Mountain Retreat, à flanc de colline avec l'Afrique qui se déroule à perte de vue sous nos yeux (un peu rougis par le voyage quand même...)
Lundi 06/04/09 5h55, je me lève comme un diable sort de sa boîte : de notre lit, je vois que le ciel rosit...

Le soleil se lève à toute vitesse et très vite réchauffe l'atmosphère un peu fraîche car nous sommes à 1900 m d'altitude. Branle-bas de combat, je houspille tout le monde, il fait grand beau (contrairement aux prévisions d'internet) Nous sommes tout près du « vulture restaurant » qui n'est pas comme je l'avais d'abord cru un restaurant avec vue panoramique sur des vautours mais bien un « restaurant » pour les vautours. Nous décidons d'y faire un tour même si à cette heure matinale nos chances sont minces de voir ces bestioles qui ont besoin d'ascendances. De fait il n'y a que la carcasse censée les attirer mais la vue est belle et la grimpette pas bien longue.

Puis afin de prendre la mesure du parc, nous parcourons en voiture 2 charmantes petites boucles de qq km (Oribi Loop et Blesbok Loop)

Vraiment, ce parc est magnifique, nous décidons de passer une 2ème nuit ici, en camping cette fois. J'ai fait le choix de ne rien réserver au début du voyage (en dehors de la 1ère nuit) afin de pouvoir aviser en fonction de la météo et de l'état des routes. Notre équipement de camping nous laisse ainsi la liberté de décider au fur et à mesure de notre programme. Nous installons notre campement le long de la rivière au pied des falaises ocres

et partons vers 10h pour une balade de 4h vers Wodehouse Peak.

Nous longeons d'abord en contrebas une muraille de falaises rouges puis nous élevons peu à peu au-dessus.

On se rend vite compte que nous n'avons pas pris assez d'eau, quelle chaleur alors que nous sommes en automne (25°C environ mais nous sortons d'un bel hiver!)

Heureusement un ruisseau inespéré nous permet de refaire le plein. Aaahh!

Il nous faut attendre d'être vraiment sur la ligne de crête pour nous affranchir du bruit de la route qui transperce le parc de part en part (seul défaut du parc!)

Le ciel change.... D'abord de beaux gros cumulus comme je les aime...

Puis des cirrus qui n'annoncent rien de bon.

Le Lesotho à quelques km à vol d'oiseau est dans les nuages.

On a bien fait d'en profiter tant qu'il fait beau!
Au loin, le tonnerre gronde mais le vent nous dit que ce ne sera pas pour nous et ça vaut mieux car on ne ferait pas les fiers perchés sur notre crête dénudée....

Nous profitons des derniers rayons de soleil dans la descente. Belle balade, dommage pour le bruit de la route...
De retour au camp, nous allons voir à quoi ressemble la piscine « naturelle » : l'eau est glacée et le bassin pas franchement avenant. Il faudra donc sans doute attendre le Kruger pour faire un plouf.
Pendant notre absence, les petits (Arnaud et Marion) ont entrepris d'allumer le « braï » avec leurs petits doigts musclés, une tonne d'allumettes et du petit bois ramassé alentour. Heureusement les voisins, charmants, viennent à la rescousse, sauvant la situation d'un coup d'allume- feu magique. Le braï est une institution en Afrique du sud, comme le thé en Angleterre ou le pastis dans le sud de la France. Chaque aire de pique-nique ou de camping est équipée et chacun voyage avec son « nécessaire à braï » : allume-feu donc, charbon de bois, bois fendu, grille à saucisses, pique, grande fourchette, grande pince... Notre 4X4 minutieusement préparé possède tout cet attirail ça va de soi!
La nuit s'annonce agitée, le vent souffle dans tous les sens... Au lit ! Les parents dans la tente de toit et les enfants dans la tente de sol, choisie au dernier moment car bien plus spacieuse qu'une 2ème tente de toit qui aurait été trop juste pour les 3 enfants.
Mardi 07/04/09 Petit déjeuner à l'abri dans la tente car il pleuviote. On a mal dormi, le vent a fait battre les pans de notre abri toute la nuit. Bref, on prend notre temps pour décoller.... Nous roulons vers Clarens et en qq km le ciel se dégage : comme souvent ce sont les montagnes qui accrochent les nuages. J'ai lu qu'il n'était pas partout facile de trouver du carburant au Lesotho, aussi faisons-nous le plein (le réservoir fait 160l!) avant d'y entrer par le poste frontière de Calendonspoort. Les formalités s'effectuent rapidement et nous quittons la jolie plaine vallonnée de l'Etat Libre d'Orange pour partir à l'ascension des montagnes du Lesotho. L'ensemble du pays se situe au-dessus de 1400 m d'altitude, ce qui en fait le pays dont l'altitude moyenne est la plus élevée sur notre planète. Il culmine à 3482 m à l'est du Royaume. La partie ouest est la plus urbanisée mais en quelques dizaines de km nous nous retrouvons au milieu des montagnes arides et croisons de nombreux villages de huttes rondes.

Quelle harmonie!

La lessive est une activité sociale à part entière. Ce doit être moins fun en hiver!

Le cheval est le fidèle compagnon du Basotho: il y en a partout, tous ont fière allure mais leur usage est réservé aux hommes.

Quelques ânes, chèvres et vaches également.

Les bergers sont presque tous chaussés d'énormes bottes en caoutchouc et drapés dans une grande couverture de laine.

Il y a des gens partout : impossible de s'arrêter sans que surgisse en qq minutes un berger qui abandonne ses 3 biques pour venir nous voir et quasi systématiquement tendre la main. Seule la présence des adultes empêche les enfants de se livrer à ce « petit jeu » qui n'est pas sans danger quand ils courent pour prendre la voiture de vitesse.
Il faut dire que les 2/3 de la population vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Aussi avant de partir avions-nous rassemblé quelques vêtements, chaussures et livres en anglais pour les donner dans une école.
Depuis qq centaines de mètres nous croisons de petits groupes d'écoliers tous en uniforme : nous approchons d'une école. C'est la fin de la récréation et le « principal » nous demande de l'attendre un peu car il est en train de préparer les fêtes de Pâques avec sa classe de grands : 140 élèves!

Nous devenons aussitôt l'attraction locale pour les petits qui ont fini la classe et les enfants se bousculent pour se faire prendre en photo.

Chacun veut avoir son portrait. Certains sont désespérés de ne pas pouvoir être seul sur la photo car tous s'agglutinent pour y figurer.

Ils prennent le plus souvent la chose très au sérieux.

Les cours se font en anglais dès l'école primaire et les enfants sont très contents de pouvoir utiliser leur savoir pour communiquer avec des étrangers! Nous nous retrouvons tous les 5 avec les paumes décorées de prénoms exotiques à rallonge.

Echange de bons procédés, nous inscrivons à notre tour nos prénoms sur d'innombrables petites paumes rosées. Au bout d'un moment, une dame âgée vient dire aux enfants qu'il est temps de rentrer chez eux car leurs parents risquent de s'inquiéter : certains habitent à plusieurs km de l'école et mieux vaut rentrer avant la nuit. Une bonne partie des enfants obtempère.

Certains préfèrent rester et se donner en spectacle!

Les petits aussi, très impressionnés, ont droit à leur portrait!

Ça fait 2 heures qui nous attendons le principal et nous aussi nous aimerions arriver à notre étape du soir avant la nuit : toujours pas de principal en vue.... Une jeune fille un peu timide d'une vingtaine d'année engage la conversation : elle est étudiante à Maseru la capitale et vient tenir la boutique de son frère pendant quelques jours. Elle tient à nous montrer ses propres photos sur son « laptop »! Ça alors! Si je m'attendais à voir un portable ici, dans cette région dépourvue d'eau courante et d'électricité! C'est un honneur qu'elle nous fait d'allumer son PC car elle ne pourra pas recharger sa batterie avant d'avoir regagné la ville. Elle nous montre avec fierté les photos de sa promotion d'étudiants et de son université.

Nous n'avons pas bien compris ce qu'elle étudiait, les Basotho ayant pour habitude de parler tout doucement, en murmurant sur un ton monocorde un anglais bizarre. Impossible de savoir où commence et où finit une phrase! Finalement devant le sérieux de la jeune fille nous lui remettons les affaires que nous avions apportées en la chargeant de les distribuer : elle est très fière de notre confiance et je suis persuadée qu'elle s'acquittera de cette tâche difficile du mieux possible.
Après un ultime échange d'adresses email, nous quittons Mapholaneng et reprenons la route, pensifs.... Parmi tous ces enfants, combien sont orphelins du Sida? Combien sont eux-mêmes malades? Au Lesotho (source OMS), 1 adulte sur 4 est contaminé. 43000 enfants sont orphelins de père et de mère à cause de cette maladie. 1 sur 6 a perdu au moins l'un de ses 2 parents. 29% des femmes enceintes sont porteuses du virus. Tous les jours dans ce petit pays de 1, 8 millions d'habitants, 63 personnes meurent du Sida. L'espérance de vie n'atteint pas 40 ans!
Et pourtant, quels sourires, quelle joie de vivre....

Nous traversons la rivière Orange (Senqu en Sesotho)

qui roule ses diamants jusque sur la côte atlantique de l'Afrique du sud. Elle est bien maigrelette comparée aux cataractes puissantes des Augrabies Falls que nous avions découvertes il y a presque 10 ans dans l'ouest de l'Afrique du sud.

Mais son lit est superbe!

Vu l'heure déjà avancée nous décidons de nous arrêter au Molumong Lodge au sud de Mokhotlong.

Je sais qu'on peut aussi y camper au cas où ce serait complet. Il reste de la place dans le dortoir, très rustique mais assez propre

et dont la vue achève de nous convaincre.

Je sais aussi qu'on peut y faire des randonnées à cheval et les filles y comptent bien! La petite demi-douzaine de sudafricains présents nous proposent de nous joindre à eux pour le braï mais nous sommes trop crevés et préférons nous coucher avec les poules. Rendez-vous est pris pour partir en rando demain à 8h.
Mercredi 08/04 Notre guide est là avec ses montures, à l'heure dite. Nous partons pour 2 h d'une très belle balade sur les hauteurs du village.



Les filles ont des chevaux assez vifs et galopent à bride abattue pendant que le « groupe des nuls » (Fred, Arnaud et moi) avance prudemment au pas.

Puis, mis en confiance par le caractère vraiment serein des bestioles, nous partons au trot puis au galop, cramponnés à la selle. Tout se passera bien en dehors d'un mal aux fesses qui durera bien 2 jours.

Ces poneys basotho ont le pied très sûr : dans les passages un peu difficiles, mieux vaut les laisser faire leur trace. Ils ont l'air hyperconcentré et plein de bons sens. Le mien m'a vraiment épaté quand en redescendant vers le lodge par la mauvaise piste (réservée aux 4X4) il a fait un écart pour éviter une branche basse qui m'aurait gênée...
Le paysage est époustouflant.

Nous surplombons la vallée de la Senqu : notre guide

nous explique qu'autrefois la rumeur de la rivière emplissait toute la vallée et que maintenant qu'il y a des « robinets partout dans la montagne » elle n'est plus si belle. Par solidarité féminine, je ne peux m'empêcher que ces robinets ont quand même du bon pour la vie des femmes. D'ailleurs ils sont finalement assez rares et il n'est pas rare de croiser des filles ou des femmes rapportant de l'eau sur leur tête ou dans des brouettes. Les chevaux sont réservés à des tâches plus nobles comme de transporter ces messieurs.

Les ânes servent au transport des céréales dont la culture et la transformation sont entièrement manuelles.


Je meurs d'envie d'aller voir le parc national de Sehlabathebe, situé dans une région paumée du Sud est du Lesotho. Son accès est difficile et constitue « une aventure » en soi-ai-je lu... Ce serait « un joyau méconnu ». Alléchant non? Après concertation avec le propriétaire du lodge nous décidons d'y aller par la piste passant par Sehonghong : « not so bad » nous dit-il...
En effet la piste est très roulante jusque Sehonghong, escaladant patiemment chaque repli de ce vaste territoire montagneux.

Une carte est toutefois nécessaire car depuis que nous avons quitté la route A1 à Mokhotlong nous n'avons pas vu le moindre panneau indicateur.

Très peu de voitures circulent sur ces routes: principalement des taxis collectifs pleins à ras-bord. Cependant chaque carrefour (ils sont finalement très peu nombreux vu la faible densité du réseau routier) est un lieu de rassemblement où les gens attendent qui un taxi, qui un client pour lui vendre ses 3 légumes. La plupart semble être là pour passer le temps en voyant du monde.

Tous vous renseignent volontiers pour vous confirmer la bonne direction : mieux vaut ne pas se tromper vu les temps de parcours dans ce relief montagneux et les difficultés d'approvisionnement en essence. Les seuls panneaux ponctuant notre parcours sont ceux qui indiquent la présence des écoles : « primary school du district de Sehonghong », par exemple, ce qui est bien utile au voyageur pour le rassurer dans ses choix.
Car en effet, il y a eu des moments où on s'est demandé si on était bien sur une « vraie piste » en particulier après Sehonghong. Nous n'avions jamais parcouru une piste aussi difficile : des déclivités incroyables, des cailloux énormes, des crevasses dans tous les sens. Il nous a fallu 5 heures pour faire les 50 derniers km!

Mais quels paysages! Un mélange de sud-ouest américain et de nord-ouest argentin!

Nous sommes précédés d'un taxi collectif type combi VW dont on se demande comment il arrive à passer. En fait il va nous distancer de plusieurs km, impressionnant!

Finalement nous franchissons le Matebeng Pass et entamons la descente vers Sehlabathebe.

Il nous faut une bonne demi-heure depuis l'entrée du parc (gratuite et matérialisée par un panneau déglingué) jusqu'au lodge. Le soleil se couche alors que nous arrivons...

Ouf! Quel parcours en effet! Le Sehlabathebe se mérite! Je pense qu'il doit être plus facilement accessible en passant par la route qui longe tout le sud du Lesotho (à vérifier) En arrivant nous sommes accueillis par un homme et 3 femmes qui s'occupent du lodge : nous sommes les seuls clients. Nous nous installons dans ce qui pourrait ressembler à une résidence d'été pour le roi : grand salon avec profonds canapés brodés de fils d'or, cheminée design au centre. Salle à manger avec longue table cernée de chaises très rustiques lourdingues dont l'une placée à une extrémité paraît encore plus « royale » que les autres. Nappe et napperons en dentelle. Portraits de rois et de princes figurant en bonne place dans le salon. Bibliothèque vitrée avec bocaux contenant différents serpents formolés. C'est vraiment très moche et incongru mais finalement assez confortable. Pas d'électricité donc l'éclairage est fourni par un système de lampes à gaz dont le réseau court dans les plafonds (tout ça fuit un peu et il faut veiller à aérer!). La cuisine est équipée pour faire à manger pour au moins un roi et sa cour. Il y a 4 SDB! Les 3 hôtesses sont visiblement très fières de s'occuper d'un tel endroit dans ce pays de huttes le plus souvent sans aucune commodité... Le fond de l'air est très frais à 2400 m et nous sommes bien contents de ne pas avoir à camper!
Jeudi 09/04/09 Ciel un peu couvert ce matin... Nous avons bien dormi dans notre lit royal « king size of course » avec tête de lit ornée d'une tapisserie encore recouverte de son plastique d'origine.

Nous partons pour une grande balade dans le parc. Pas de plan, pas de carte, l'homme du lodge nous montre du doigt quelques points remarquables et c'est parti!

Nous déambulons dans un dédale de formations rocheuses variées :

arches,

« mushrooms », pools, pozzines

avec en toile de fond les pics du Drakensberg et l'Afrique du sud.


Mélange incroyable d'Irlande, de Sud-ouest américain, de Corse, de Mongolie (enfin il me semble) Nous avons quelques rayons de soleil, quelle chance!

Plus loin nous rencontrons quelques chevaux destinés à la rando (mais nos postérieurs ne sont pas encore tout à fait remis!)

Dès qu'on s'éloigne un peu les sentiers disparaissent

et la marche dans les hautes herbes n'est pas de tout repos

mais quel régal.
Après avoir fait nos adieux à nos hôtes qui vont retrouver leur solitude loin de tout, nous reprenons la piste vers le col de Ramatselisao

qui doit nous ouvrir les portes de l'Afrique du sud.


Nous manquons de rater le poste frontière, pas signalé. Le tronçon de piste entre le poste du Lesotho et celui de l'Afrique du sud fait penser à une épreuve de sélection avant d'être jugé apte à descendre au-delà du col : complètement défoncé! Arrivé au poste sudaf : 100 m de pavés autobloquants parfaitement alignés puis nous retrouvons une piste digne de celle de la veille. Epique! Nous croisons plusieurs taxis collectifs bondés qui négocient la piste avec une maîtrise incroyable. Comment font-ils? Nous arrivons finalement en territoire zoulou

et croisons encore quelques beaux villages

avant de retrouver une architecture plus banale. Nous filons à toute allure sur les pistes parfaites du pays zoulou, serpentant au milieu des collines harmonieusement ponctuées de bosquets. C'est très beau, je ne m'y attendais pas. Quel pays de cocagne que l'Afrique du sud : on comprend l'enthousiasme des premiers immigrants! Bien sûr, après avoir craint 100 fois de crever sur les mauvaises pistes du Lesotho, c'est sur cette piste insignifiante que nous perçons un pneu, sans doute (comme souvent) à cause d'une vitesse excessive. La seule voiture rencontrée s'arrête gentiment pour nous proposer de l'aide mais tout va bien : nous avons 2 roues de secours.
Nous faisons le plein à Underberg, ville commerçante très animée où on trouve de tout et en particulier de nombreuses agences qui proposent des excursions au Sani Pass. Il faut 1 heure pour faire le plein, ça refoule, peut-être à cause d'un débit trop rapide à la pompe. Cela nous laisse le temps d'aller nous ravitailler au supermarché Spar du coin. Nous regrettons de n'avoir pas pris les lampes frontales pour aller faire nos emplettes : les coupures d'électricité se succèdent dans l'indifférence générale. Nous n'avions pas ce problème au Lesotho puisqu'il n'y avait pas d'électricité du tout.... Pas facile de trouver ce que l'on cherche dans la pénombre! Enfin nous sortons du supermarché au moment ou Fred arrive sur le parking et remplissons notre frigo de vivres frais. Nous décidons de voir à quoi ressemble le versant sudafricain du Drakensberg et choisissons d'aller camper à Drakensberg garden, tout proche.
Le visitor center est déjà fermé aussi nous installons-nous sur un emplacement libre tout simplement (on a de la chance car il n'y a que 10 places en tout mais le WE de Pâques ne commence que demain). Le site est magnifique, à la lisière d'une forêt d'eucalyptus qui embaume l'atmosphère, avec la vue sur les montagnes.

Le temps se gâte et nous installons le tarp, enfilons nos vêtements de pluie et nos bonnets.

Eh oui c'est l'automne. A vrai dire il ne fait pas vraiment froid mais c'est l'occasion d'utiliser tout ce fourbi que j'avais plutôt prévu pour le Lesotho au cas où nous aurions du camper en altitude sous la pluie.
La suite dans une 2ème partie : voyageforum.com/...eme_partie_D2550453/
Violence, pauvreté, criminalité, sida....
Oui, mais...
Il y a aussi la lumière de l'Afrique Australe, ses paysages, sa faune...
Pour voir le carnet en images cliquez ici
Et sans doute aussi sa population que nous ne connaissions qu'à peine malgré déjà 2 voyages dans cette partie de l'Afrique : - le premier en 2000 dans l'ouest de l'Afrique du sud (une dizaine d'années à peine après la libération de Mandela et la fin de l'Apartheid) : la population noire nous avait parue complètement « coincée », souffrant d'un immense complexe d'infériorité vis à vis des blancs. Étonnement des gens quand on les saluait, instant de perplexité, puis sourire timide et geste discret de la main. Attitude servile généralisée, évitement. A vous rendre honteux d'être blanc! Comment le pays avait-il évolué presque 10 ans plus tard? Comment allait-il encore évoluer? Vue d'Europe, la situation ne semblait pas sur une pente favorable : mieux valait peut-être y aller maintenant qu'avant qu'elle ne s'envenime encore plus.
- le deuxième en 2005 en Namibie : atmosphère plus détendue mais « apartheid social et économique » Contacts plus chaleureux, bien que rares (1, 8 millions d'habitants pour un pays une fois et demi plus grand que la France, c'est pas la foule!) et toujours à notre initiative, rien de spontané.
Courageuse mais pas téméraire, je décidai de centrer notre séjour d'abord sur le Lesotho à la réputation plus paisible que l'Afrique du Sud et dont les paysages me paraissaient prometteurs (j'adore les montagnes!), puis sur le parc Kruger, à la demande expresse de Fred et des enfants (maintenant âgés de 13, 14 et 15 ans), même si l'idée de me retrouver coincée dans une voiture pendant plusieurs jours dans un parc entièrement clôturé ne m'emballait pas vraiment à priori. Mais comme dit Fred qui est un garçon plein de bon sens : si le parc reçoit 1 million de visiteurs par an, il doit bien y avoir une raison! (UN million, ça fait beaucoup me disais-je en mon for intérieur, peut-être même trop.... )



Dimanche 05/04/09: Bref, nous atterrissons finalement à Johannesburg après une escale express au Caire à une heure du matin (moins de 5 minutes montre en main dans l'aéroport) au cours de laquelle nous sommes pris en charge par un préposé qui nous entraîne dans une cavalcade ébouriffante entre différents portiques qui sonnent et clignotent tous azimuts sans émouvoir quiconque : notre escale initialement prévue pour durer 5 h a été réduite au minimum pour compenser les 5h de retard au décollage à Amsterdam pour « mystérieuse raison technique »
A 14 h, nous avons récupéré la voiture, fait les courses. 'Y plus qu'à! Direction le Golden Gate National Park, parc sudafricain situé au NO du Lesotho à 350 km de Johannesburg. La route est parfaite et les km défilent rapidement au volant de notre 4X4 équipé camping.

Nous y arrivons pour le coucher du soleil, l'atmosphère est magique, le relief à la fois doux et torturé. Quelques zèbres et antilopes ponctuent les pentes d'herbe rase. J'adore!

Je me réjouis de la journée qui s'annonce pour demain! Nous nous installons dans un superbe lodge tout en rondins à Highland Mountain Retreat, à flanc de colline avec l'Afrique qui se déroule à perte de vue sous nos yeux (un peu rougis par le voyage quand même...)
Lundi 06/04/09 5h55, je me lève comme un diable sort de sa boîte : de notre lit, je vois que le ciel rosit...

Le soleil se lève à toute vitesse et très vite réchauffe l'atmosphère un peu fraîche car nous sommes à 1900 m d'altitude. Branle-bas de combat, je houspille tout le monde, il fait grand beau (contrairement aux prévisions d'internet) Nous sommes tout près du « vulture restaurant » qui n'est pas comme je l'avais d'abord cru un restaurant avec vue panoramique sur des vautours mais bien un « restaurant » pour les vautours. Nous décidons d'y faire un tour même si à cette heure matinale nos chances sont minces de voir ces bestioles qui ont besoin d'ascendances. De fait il n'y a que la carcasse censée les attirer mais la vue est belle et la grimpette pas bien longue.

Puis afin de prendre la mesure du parc, nous parcourons en voiture 2 charmantes petites boucles de qq km (Oribi Loop et Blesbok Loop)

Vraiment, ce parc est magnifique, nous décidons de passer une 2ème nuit ici, en camping cette fois. J'ai fait le choix de ne rien réserver au début du voyage (en dehors de la 1ère nuit) afin de pouvoir aviser en fonction de la météo et de l'état des routes. Notre équipement de camping nous laisse ainsi la liberté de décider au fur et à mesure de notre programme. Nous installons notre campement le long de la rivière au pied des falaises ocres

et partons vers 10h pour une balade de 4h vers Wodehouse Peak.

Nous longeons d'abord en contrebas une muraille de falaises rouges puis nous élevons peu à peu au-dessus.

On se rend vite compte que nous n'avons pas pris assez d'eau, quelle chaleur alors que nous sommes en automne (25°C environ mais nous sortons d'un bel hiver!)

Heureusement un ruisseau inespéré nous permet de refaire le plein. Aaahh!

Il nous faut attendre d'être vraiment sur la ligne de crête pour nous affranchir du bruit de la route qui transperce le parc de part en part (seul défaut du parc!)

Le ciel change.... D'abord de beaux gros cumulus comme je les aime...

Puis des cirrus qui n'annoncent rien de bon.

Le Lesotho à quelques km à vol d'oiseau est dans les nuages.

On a bien fait d'en profiter tant qu'il fait beau!
Au loin, le tonnerre gronde mais le vent nous dit que ce ne sera pas pour nous et ça vaut mieux car on ne ferait pas les fiers perchés sur notre crête dénudée....

Nous profitons des derniers rayons de soleil dans la descente. Belle balade, dommage pour le bruit de la route...
De retour au camp, nous allons voir à quoi ressemble la piscine « naturelle » : l'eau est glacée et le bassin pas franchement avenant. Il faudra donc sans doute attendre le Kruger pour faire un plouf.
Pendant notre absence, les petits (Arnaud et Marion) ont entrepris d'allumer le « braï » avec leurs petits doigts musclés, une tonne d'allumettes et du petit bois ramassé alentour. Heureusement les voisins, charmants, viennent à la rescousse, sauvant la situation d'un coup d'allume- feu magique. Le braï est une institution en Afrique du sud, comme le thé en Angleterre ou le pastis dans le sud de la France. Chaque aire de pique-nique ou de camping est équipée et chacun voyage avec son « nécessaire à braï » : allume-feu donc, charbon de bois, bois fendu, grille à saucisses, pique, grande fourchette, grande pince... Notre 4X4 minutieusement préparé possède tout cet attirail ça va de soi!
La nuit s'annonce agitée, le vent souffle dans tous les sens... Au lit ! Les parents dans la tente de toit et les enfants dans la tente de sol, choisie au dernier moment car bien plus spacieuse qu'une 2ème tente de toit qui aurait été trop juste pour les 3 enfants.
Mardi 07/04/09 Petit déjeuner à l'abri dans la tente car il pleuviote. On a mal dormi, le vent a fait battre les pans de notre abri toute la nuit. Bref, on prend notre temps pour décoller.... Nous roulons vers Clarens et en qq km le ciel se dégage : comme souvent ce sont les montagnes qui accrochent les nuages. J'ai lu qu'il n'était pas partout facile de trouver du carburant au Lesotho, aussi faisons-nous le plein (le réservoir fait 160l!) avant d'y entrer par le poste frontière de Calendonspoort. Les formalités s'effectuent rapidement et nous quittons la jolie plaine vallonnée de l'Etat Libre d'Orange pour partir à l'ascension des montagnes du Lesotho. L'ensemble du pays se situe au-dessus de 1400 m d'altitude, ce qui en fait le pays dont l'altitude moyenne est la plus élevée sur notre planète. Il culmine à 3482 m à l'est du Royaume. La partie ouest est la plus urbanisée mais en quelques dizaines de km nous nous retrouvons au milieu des montagnes arides et croisons de nombreux villages de huttes rondes.

Quelle harmonie!

La lessive est une activité sociale à part entière. Ce doit être moins fun en hiver!

Le cheval est le fidèle compagnon du Basotho: il y en a partout, tous ont fière allure mais leur usage est réservé aux hommes.

Quelques ânes, chèvres et vaches également.

Les bergers sont presque tous chaussés d'énormes bottes en caoutchouc et drapés dans une grande couverture de laine.

Il y a des gens partout : impossible de s'arrêter sans que surgisse en qq minutes un berger qui abandonne ses 3 biques pour venir nous voir et quasi systématiquement tendre la main. Seule la présence des adultes empêche les enfants de se livrer à ce « petit jeu » qui n'est pas sans danger quand ils courent pour prendre la voiture de vitesse.
Il faut dire que les 2/3 de la population vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Aussi avant de partir avions-nous rassemblé quelques vêtements, chaussures et livres en anglais pour les donner dans une école.
Depuis qq centaines de mètres nous croisons de petits groupes d'écoliers tous en uniforme : nous approchons d'une école. C'est la fin de la récréation et le « principal » nous demande de l'attendre un peu car il est en train de préparer les fêtes de Pâques avec sa classe de grands : 140 élèves!

Nous devenons aussitôt l'attraction locale pour les petits qui ont fini la classe et les enfants se bousculent pour se faire prendre en photo.

Chacun veut avoir son portrait. Certains sont désespérés de ne pas pouvoir être seul sur la photo car tous s'agglutinent pour y figurer.

Ils prennent le plus souvent la chose très au sérieux.

Les cours se font en anglais dès l'école primaire et les enfants sont très contents de pouvoir utiliser leur savoir pour communiquer avec des étrangers! Nous nous retrouvons tous les 5 avec les paumes décorées de prénoms exotiques à rallonge.

Echange de bons procédés, nous inscrivons à notre tour nos prénoms sur d'innombrables petites paumes rosées. Au bout d'un moment, une dame âgée vient dire aux enfants qu'il est temps de rentrer chez eux car leurs parents risquent de s'inquiéter : certains habitent à plusieurs km de l'école et mieux vaut rentrer avant la nuit. Une bonne partie des enfants obtempère.

Certains préfèrent rester et se donner en spectacle!

Les petits aussi, très impressionnés, ont droit à leur portrait!

Ça fait 2 heures qui nous attendons le principal et nous aussi nous aimerions arriver à notre étape du soir avant la nuit : toujours pas de principal en vue.... Une jeune fille un peu timide d'une vingtaine d'année engage la conversation : elle est étudiante à Maseru la capitale et vient tenir la boutique de son frère pendant quelques jours. Elle tient à nous montrer ses propres photos sur son « laptop »! Ça alors! Si je m'attendais à voir un portable ici, dans cette région dépourvue d'eau courante et d'électricité! C'est un honneur qu'elle nous fait d'allumer son PC car elle ne pourra pas recharger sa batterie avant d'avoir regagné la ville. Elle nous montre avec fierté les photos de sa promotion d'étudiants et de son université.

Nous n'avons pas bien compris ce qu'elle étudiait, les Basotho ayant pour habitude de parler tout doucement, en murmurant sur un ton monocorde un anglais bizarre. Impossible de savoir où commence et où finit une phrase! Finalement devant le sérieux de la jeune fille nous lui remettons les affaires que nous avions apportées en la chargeant de les distribuer : elle est très fière de notre confiance et je suis persuadée qu'elle s'acquittera de cette tâche difficile du mieux possible.
Après un ultime échange d'adresses email, nous quittons Mapholaneng et reprenons la route, pensifs.... Parmi tous ces enfants, combien sont orphelins du Sida? Combien sont eux-mêmes malades? Au Lesotho (source OMS), 1 adulte sur 4 est contaminé. 43000 enfants sont orphelins de père et de mère à cause de cette maladie. 1 sur 6 a perdu au moins l'un de ses 2 parents. 29% des femmes enceintes sont porteuses du virus. Tous les jours dans ce petit pays de 1, 8 millions d'habitants, 63 personnes meurent du Sida. L'espérance de vie n'atteint pas 40 ans!
Et pourtant, quels sourires, quelle joie de vivre....

Nous traversons la rivière Orange (Senqu en Sesotho)

qui roule ses diamants jusque sur la côte atlantique de l'Afrique du sud. Elle est bien maigrelette comparée aux cataractes puissantes des Augrabies Falls que nous avions découvertes il y a presque 10 ans dans l'ouest de l'Afrique du sud.

Mais son lit est superbe!

Vu l'heure déjà avancée nous décidons de nous arrêter au Molumong Lodge au sud de Mokhotlong.

Je sais qu'on peut aussi y camper au cas où ce serait complet. Il reste de la place dans le dortoir, très rustique mais assez propre

et dont la vue achève de nous convaincre.

Je sais aussi qu'on peut y faire des randonnées à cheval et les filles y comptent bien! La petite demi-douzaine de sudafricains présents nous proposent de nous joindre à eux pour le braï mais nous sommes trop crevés et préférons nous coucher avec les poules. Rendez-vous est pris pour partir en rando demain à 8h.
Mercredi 08/04 Notre guide est là avec ses montures, à l'heure dite. Nous partons pour 2 h d'une très belle balade sur les hauteurs du village.



Les filles ont des chevaux assez vifs et galopent à bride abattue pendant que le « groupe des nuls » (Fred, Arnaud et moi) avance prudemment au pas.

Puis, mis en confiance par le caractère vraiment serein des bestioles, nous partons au trot puis au galop, cramponnés à la selle. Tout se passera bien en dehors d'un mal aux fesses qui durera bien 2 jours.

Ces poneys basotho ont le pied très sûr : dans les passages un peu difficiles, mieux vaut les laisser faire leur trace. Ils ont l'air hyperconcentré et plein de bons sens. Le mien m'a vraiment épaté quand en redescendant vers le lodge par la mauvaise piste (réservée aux 4X4) il a fait un écart pour éviter une branche basse qui m'aurait gênée...
Le paysage est époustouflant.

Nous surplombons la vallée de la Senqu : notre guide

nous explique qu'autrefois la rumeur de la rivière emplissait toute la vallée et que maintenant qu'il y a des « robinets partout dans la montagne » elle n'est plus si belle. Par solidarité féminine, je ne peux m'empêcher que ces robinets ont quand même du bon pour la vie des femmes. D'ailleurs ils sont finalement assez rares et il n'est pas rare de croiser des filles ou des femmes rapportant de l'eau sur leur tête ou dans des brouettes. Les chevaux sont réservés à des tâches plus nobles comme de transporter ces messieurs.

Les ânes servent au transport des céréales dont la culture et la transformation sont entièrement manuelles.


Je meurs d'envie d'aller voir le parc national de Sehlabathebe, situé dans une région paumée du Sud est du Lesotho. Son accès est difficile et constitue « une aventure » en soi-ai-je lu... Ce serait « un joyau méconnu ». Alléchant non? Après concertation avec le propriétaire du lodge nous décidons d'y aller par la piste passant par Sehonghong : « not so bad » nous dit-il...
En effet la piste est très roulante jusque Sehonghong, escaladant patiemment chaque repli de ce vaste territoire montagneux.

Une carte est toutefois nécessaire car depuis que nous avons quitté la route A1 à Mokhotlong nous n'avons pas vu le moindre panneau indicateur.

Très peu de voitures circulent sur ces routes: principalement des taxis collectifs pleins à ras-bord. Cependant chaque carrefour (ils sont finalement très peu nombreux vu la faible densité du réseau routier) est un lieu de rassemblement où les gens attendent qui un taxi, qui un client pour lui vendre ses 3 légumes. La plupart semble être là pour passer le temps en voyant du monde.

Tous vous renseignent volontiers pour vous confirmer la bonne direction : mieux vaut ne pas se tromper vu les temps de parcours dans ce relief montagneux et les difficultés d'approvisionnement en essence. Les seuls panneaux ponctuant notre parcours sont ceux qui indiquent la présence des écoles : « primary school du district de Sehonghong », par exemple, ce qui est bien utile au voyageur pour le rassurer dans ses choix.
Car en effet, il y a eu des moments où on s'est demandé si on était bien sur une « vraie piste » en particulier après Sehonghong. Nous n'avions jamais parcouru une piste aussi difficile : des déclivités incroyables, des cailloux énormes, des crevasses dans tous les sens. Il nous a fallu 5 heures pour faire les 50 derniers km!

Mais quels paysages! Un mélange de sud-ouest américain et de nord-ouest argentin!

Nous sommes précédés d'un taxi collectif type combi VW dont on se demande comment il arrive à passer. En fait il va nous distancer de plusieurs km, impressionnant!

Finalement nous franchissons le Matebeng Pass et entamons la descente vers Sehlabathebe.

Il nous faut une bonne demi-heure depuis l'entrée du parc (gratuite et matérialisée par un panneau déglingué) jusqu'au lodge. Le soleil se couche alors que nous arrivons...

Ouf! Quel parcours en effet! Le Sehlabathebe se mérite! Je pense qu'il doit être plus facilement accessible en passant par la route qui longe tout le sud du Lesotho (à vérifier) En arrivant nous sommes accueillis par un homme et 3 femmes qui s'occupent du lodge : nous sommes les seuls clients. Nous nous installons dans ce qui pourrait ressembler à une résidence d'été pour le roi : grand salon avec profonds canapés brodés de fils d'or, cheminée design au centre. Salle à manger avec longue table cernée de chaises très rustiques lourdingues dont l'une placée à une extrémité paraît encore plus « royale » que les autres. Nappe et napperons en dentelle. Portraits de rois et de princes figurant en bonne place dans le salon. Bibliothèque vitrée avec bocaux contenant différents serpents formolés. C'est vraiment très moche et incongru mais finalement assez confortable. Pas d'électricité donc l'éclairage est fourni par un système de lampes à gaz dont le réseau court dans les plafonds (tout ça fuit un peu et il faut veiller à aérer!). La cuisine est équipée pour faire à manger pour au moins un roi et sa cour. Il y a 4 SDB! Les 3 hôtesses sont visiblement très fières de s'occuper d'un tel endroit dans ce pays de huttes le plus souvent sans aucune commodité... Le fond de l'air est très frais à 2400 m et nous sommes bien contents de ne pas avoir à camper!
Jeudi 09/04/09 Ciel un peu couvert ce matin... Nous avons bien dormi dans notre lit royal « king size of course » avec tête de lit ornée d'une tapisserie encore recouverte de son plastique d'origine.

Nous partons pour une grande balade dans le parc. Pas de plan, pas de carte, l'homme du lodge nous montre du doigt quelques points remarquables et c'est parti!

Nous déambulons dans un dédale de formations rocheuses variées :

arches,

« mushrooms », pools, pozzines

avec en toile de fond les pics du Drakensberg et l'Afrique du sud.


Mélange incroyable d'Irlande, de Sud-ouest américain, de Corse, de Mongolie (enfin il me semble) Nous avons quelques rayons de soleil, quelle chance!

Plus loin nous rencontrons quelques chevaux destinés à la rando (mais nos postérieurs ne sont pas encore tout à fait remis!)

Dès qu'on s'éloigne un peu les sentiers disparaissent

et la marche dans les hautes herbes n'est pas de tout repos

mais quel régal.
Après avoir fait nos adieux à nos hôtes qui vont retrouver leur solitude loin de tout, nous reprenons la piste vers le col de Ramatselisao

qui doit nous ouvrir les portes de l'Afrique du sud.


Nous manquons de rater le poste frontière, pas signalé. Le tronçon de piste entre le poste du Lesotho et celui de l'Afrique du sud fait penser à une épreuve de sélection avant d'être jugé apte à descendre au-delà du col : complètement défoncé! Arrivé au poste sudaf : 100 m de pavés autobloquants parfaitement alignés puis nous retrouvons une piste digne de celle de la veille. Epique! Nous croisons plusieurs taxis collectifs bondés qui négocient la piste avec une maîtrise incroyable. Comment font-ils? Nous arrivons finalement en territoire zoulou

et croisons encore quelques beaux villages

avant de retrouver une architecture plus banale. Nous filons à toute allure sur les pistes parfaites du pays zoulou, serpentant au milieu des collines harmonieusement ponctuées de bosquets. C'est très beau, je ne m'y attendais pas. Quel pays de cocagne que l'Afrique du sud : on comprend l'enthousiasme des premiers immigrants! Bien sûr, après avoir craint 100 fois de crever sur les mauvaises pistes du Lesotho, c'est sur cette piste insignifiante que nous perçons un pneu, sans doute (comme souvent) à cause d'une vitesse excessive. La seule voiture rencontrée s'arrête gentiment pour nous proposer de l'aide mais tout va bien : nous avons 2 roues de secours.
Nous faisons le plein à Underberg, ville commerçante très animée où on trouve de tout et en particulier de nombreuses agences qui proposent des excursions au Sani Pass. Il faut 1 heure pour faire le plein, ça refoule, peut-être à cause d'un débit trop rapide à la pompe. Cela nous laisse le temps d'aller nous ravitailler au supermarché Spar du coin. Nous regrettons de n'avoir pas pris les lampes frontales pour aller faire nos emplettes : les coupures d'électricité se succèdent dans l'indifférence générale. Nous n'avions pas ce problème au Lesotho puisqu'il n'y avait pas d'électricité du tout.... Pas facile de trouver ce que l'on cherche dans la pénombre! Enfin nous sortons du supermarché au moment ou Fred arrive sur le parking et remplissons notre frigo de vivres frais. Nous décidons de voir à quoi ressemble le versant sudafricain du Drakensberg et choisissons d'aller camper à Drakensberg garden, tout proche.
Le visitor center est déjà fermé aussi nous installons-nous sur un emplacement libre tout simplement (on a de la chance car il n'y a que 10 places en tout mais le WE de Pâques ne commence que demain). Le site est magnifique, à la lisière d'une forêt d'eucalyptus qui embaume l'atmosphère, avec la vue sur les montagnes.

Le temps se gâte et nous installons le tarp, enfilons nos vêtements de pluie et nos bonnets.

Eh oui c'est l'automne. A vrai dire il ne fait pas vraiment froid mais c'est l'occasion d'utiliser tout ce fourbi que j'avais plutôt prévu pour le Lesotho au cas où nous aurions du camper en altitude sous la pluie.
La suite dans une 2ème partie : voyageforum.com/...eme_partie_D2550453/
Vietnam 08, la plus belle journée du côté de Ninh Binh! English translation pending
Est-ce un signe ? Est-ce un geste de bouddha ? Quelqu'un aurait-il fait une offrande pour nous ?
Quoiqu'il en soit, cette journée semble bien différente des autres ! Oui, pour la première fois depuis le séjour, le ciel est bleu, pâle mais bleu, le soleil illumine les chambres, et nous nous apprêtons à sortir en tshirt !
On a pas mal pesté sur le froid et les nuages, mais la, il semble que le ciel ait décidé d'illuminer le décor du jour, de magnifier les merveilles du Vietnam qui nous attendent pour cette journée au programme chargé. En effet, hier soir, avec la précieuse aide du boss de l'hôtel, nous avons planifié un bon programme : Tam Coc, puis Hang Mua, Keng Ga, et enfin Van Long.
Pourquoi Tam Coc en premier ? Pour éviter la potentielle horde de touristes qui y débarquent en fin de matinée. Beaucoup de visites de Tam Coc se font en effet depuis Hanoi, dans des minitours à la journée. A éviter bien sur !!! Dormez absolument à Nihn Bihn !Tam Coc Nous y voila donc après quelques minutes dans notre habituel minibus 14 places et son chauffeur sympatique.
L'embarcadère a son charme. Des dizaines de petites barques attendent au pied d'un grand escalier en pierre. On imagine bien le nombre de touristes attendus dans la journée.
Nous prenons place à 2 ou 3 par bateau, plus le rameur ou la rameuse, et pour certains une deuxième personne, dénommée ci-après "la vendeuse".
Dans mon bateau, point de "vendeuse", uniquement le vieux rameur vêtu de kaki et du traditionnel casque militaire vietnamien.
Le départ s'effectue dans un vaste chenal circulaire et dallé de part et d'autre. Nous nous demandons bien ce qui nous attend plus loin, car pour le moment nous sommes encore en vue de la ville et de ses bruits.
Le chenal se rétrécit, s'enfonçant entre quelques habitations où les habitants vaquent à leur occupation. Très vite, quelques bateaux stoppés sur les bords nous hèlent pour nous proposer boissons et gateaux. Ils se révèlent peu insistants vu l'heure matinale.
A noter qu'à cette heure là, vers les 9h, nos trois bateaux sont quasiment les seules à avancer doucement dans le lit de la rivière.
Très vite les maisons s'effacent pour laisser voir la végétations. Les fameuses parois, qui valent à cette région le nom de baie d'halong terrestre, commencent à se dresser au dessus de nos minuscules embarcations. Le soleil tant attendu nous chauffe le dos, si bien qu'il illumine tout le paysage face à nous. Un petit pont metallique passé, et nous voila dans Tam Coc ! Tout est devenu calme. Même les bruits d'oiseau sont discrets. Seul le bruit des rames rompt le silence de cette douce quiétude. Certaines rameuses rament avec les pieds, au plus grand étonnement des enfants. Les fameux pains de sucre nous encerclent, sont omniprésents, face à nous, sur les côtés, dans le ciel et jusque dans les reflets de la rivère.
Le vert de la végétation rompt le côté obscur de la roche. Au pied des falaises vivent des arbres, arbustes et quelques bananiers. A cette époque, point de culture de riz. Toute la vallée est inondée et on distingue l'étroitesse de la rivière aux périodes où la terre est immergée. Avec les rizières vertes, le paysage doit être encore plus merveilleux qu'il ne l'est à l'instant présent. Quelques posters à l'hôtel en témoigne. Mais notre vision demeure magnifique, impressionnante, dans ces conditions idéales de calme matinal.
La première des trois grottes apparaît. Elle paraît si basse de loin, et si petite et fragile comparé à l'énorme masse de la falaise qui la surplombe. L'air se raffraichit dès l'entrée, le bruit des rames et le clapotis du bateau sont emplifiés. On peut toucher le plafond et il faut parfois se baisser pour éviter la roche. La lumière réapparait et nous retrouvons à chaque fois soleil et chaleur. Ces grottes sont en fait des passages sous les montagnes. Après la troisème grotte, on sent que le demi-tour de prépare. Pourtant la rivière se poursuit vers on ne sait où...
Avant cela, nous sommes rejoints par des bateaux de vendeurs de boissons et gateaux. C'est une des raisons pour lesquelles nous n'avions pas voulu venir sur cette baie d'halong terrestre en 1996 : on racontait déjà que c'était une usine à touristes, où les vietnamiens devenaient très insistants pour que chaque touriste achète au moins quelquechose sur le circuit.
Finalement, ce fut assez cool, et nulle obligation d'acheter. Nous repartons vers notre point de départ. Les vendeuses de napperons à bord des bateaux n'ont pas non plus été très insistantes. Encore une bonne raison surement pour venir tôt le matin. Les vendeurs doivent être plus pressants dans la journée, à moins que nos filles les aient attendris, qui sait... Bref, bilan très positif de cette virée dans ce lieu si connu de Tam Coc : paysage impressionnant, ambiance excellente, sérénité. Arrivés sur la terre ferme ravis, nous embarquons dans le minibus pour rejoindre, non loin de là, la petite pagode de Bich Dong.La pagode Bich Dong Celle ci se trouve nichée au pied d'une petite montagne. La pagode d'origine est encastrée dans une grotte. A visiter ! Ne pas oublier de monter à la grotte surplombant le site, ni d'aller voir le panorama d'un petit col un peu plus loin. Si nous avions eu le temps, nous serions bien descendus de là pour aller explorer la petite vallée cultivée.
Mais on a un timing à assurer, et quelques estomacs crient famine, donc le minibus nous ramène à Tam Coc, et nous dépose au restaurant face à l'embarcadère, un peu en retrait, sans nous demander autre chose. Ce grand restaurant, à la très grande salle est sans aucun doute le rendez-vous des groupes qui mangent ici entre deux visites.
Bon, peu importe, ca ira, on mangera vite. La patrone parle très bien français, est souriante, et nous servira rapidement une nourriture standard. Allez, en route pour Hang Mua !Hang Mua Hang Mua, ce nom ne nous disait rien. Ni le routard, ni le Lonely Planet n'en parlait. C'est un voyageur qui nous en a parlé un soir, à l'hôtel de Nihn Bihn. C'est en fait un site payant, avec jardin paysagé en bas, petite pagode, et surtout deux grands intérêts : - sur la gauche du site en arrivant, se trouve une grotte-passage sous la montagne. En la prenant, on arrive rapidement de l'autre côté sur le site de Tam Coc ! On se retrouve ainsi à pied, à revoir les petites barques sur lesquelles nous étions peu de temps avant. Beaucoup d'eau à cette époque, donc impossibilité d'aller beaucoup plus loin. En période plus sèche, il peut être intéressant d'explorer davantage. Les bateaux sont quand même assez loin, mais on entend le bruit des rames. Etrange moment que d'être là, spectateur de cette scène qui nous avait tant séduite
- mais le clou de la visite se situe en haut. Un long escalier dallé zigzague pour rejoindre le sommet de la montagne. A priori 200m de dénivelé, que nous avalons en peu de temps malgré la chaleur.
Du sommet, panaroma fantastique ! D'un côté, la petite rivière de Tam Coc et ses barques (bien plus nombreuses déjà). De l'autre côté, une plaine cultivée, encore très inondée, dans laquelle s'érigent ici et là des pains de sucre.
Superbe ! Et très très peu de touristes, nous sommes même seuls la plupart du temps.
Mais bon, c'est pas le tout, la dernière étape de la journée nous attend : le site de Van Long ! Ah oui c'est vrai, il était prévu au départ de se rendre au village de Keng Ga, le village aux poulets. C'est une petite étape connue, un village semi flottant avec des canaux. L'entrée au village semble payant, on ne pourrait le voir qu'en bateau. On aussi pu comparer des photos anciennes, qui font encore office de publicités, et des photos r��centes, avec pas mal de modifications, modernisations des berges. Enfin bref, on a l'impression que Keng Ga vit sur une réputation devenu un peu surfaite et moins intéressante. Donc on évite l'étape, peut-être à tort !?; et partons pour Van Long : on ne le regrettera pas !Van Long Van Long est un site que certains guides comparent à Tam Coc, mais en moins bondé.
J'annonce la couleur de suite, ces deux sites n'ont rien à voir entre eux, en terme de paysages, de faune et d'ambiance générale. Bref, je le dis immédiatement de peur d'oublier, il faut impérativement voir les deux sites ! Vous n'avez pas le temps ? Difficile d'en conseiller un... Allez, je vote Van Long, et je ne dois pas être le seul dans notre petit groupe. Autre intérêt de visiter les deux sites dans la journée : la route empruntée passe dans les paysages vues depuis Hang Mua. Routes très étroites, petits villages vivants, de l'authentique Vietnam !
L'arrivée au site est surprenante ! Notre route arrive perpendiculairement à une très grande digue surélevée. Ce n'est qu'au moment où le bus s'arrête en haut de la digue, un peu à l'instar d'une arrivée à un col montagneux, que le panorama jaillit d'un coup, dans un travelling vertical digne des plus belles images d'Arthus Bertrand.
Nous sortons du bus, légèrement shootés par cette image imprévue. Autour, presque rien. Quelques vietnamiens qui attendent, des gens qui travaillent la, ou vers les quelques échopes de nappes non loin de là. Derrière nous, le bureau de vente des tickets, et devant, en contrebas, des barques, encore plus petites et typiques que celles de Tam Coc.
Nous prenons place dans trois bateaux, nous sommes une fois encore les seuls visiteurs. C'est parti. Nous longeons la digue quelques minutes en contemplant le panorama sur notre gauche. Une immense étendue d'eau, en grande partie occupée par des herbes aquatiques d'un joli et tendre vert. En guise de fond, à peut-être 200m de là, des falaises verticales, d'une roche noire et acérée, sur laquelle la végétation a su trouver sa place, juste pour apporter une touche de couleur à ce tableau idyllique.
L'eau est très calme. Des hérons blancs solitaires ou en groupe rasent le plan d'eau pour se reposer plus loin. Ce site est en effet une zone naturelle avec une faune riche et protégée (?). Nos petites barques apportent la touche finale à ce tableau de maître. Nous vivons ça comme un petit bonheur, simple, intérieur. Splendide. L'ambiance est unique. Il y a des paysages plus impressionnants, plus spectaculaires, mais ici c'est l'ambiance générale qui règne qui est fantastique. Les barques s'éloignent de la digue et se dirigent vers le coeur des lieux, enfin, du moins elles s'en approchent. Magique !
Toujours cette eau, ces falaises autour, et la vie. On frolle des oeufs d'escargots aquatiques accrochés à leur herbe, des pièges à carpe, et on verra plus tard des singes noirs à culotte blanche, perdus au milieu de la roche. Toutes ces merveilles nous sont montrés par notre rameur, un vieil homme qui connaît quelques mots de français, et qui nous montre tout, avec sourire, sans esprit mercantile.
Il est plus de 16h, la magie des lieux est doucement éclairée par le soleil rasant Contrairement à ce que nous pensions, il y a même une petite grotte à traverser, qui donne derrière dans une sorte de marais aux grandes herbes. La grotte est basse, même les enfants peuvent lever les mains au plafond, saisir et pousser sur la roche pour faire avancer la bateau. Nous revenons accompagné d'un soleil encore plus bas, plus doux pour clore cette merveilleuse soirée. Un enchantement sans pression touristique, à vivre et revivre, et c'est au Vietnam ! Merci aussi à nos bateliers, un homme, une femme et une jeune fille (une famille peut-être), qui ont été charmants et ont en partie contribué à cet excellent moment. Retour comblés en minibus, avec toujours son flot d'images à voir, des villages, des cochons sur les motos, des rizières, etc....
Départ pour Hoi An. Ce fut notre dernier jour à Nihn Bihn ! Ce soir, nous allons utiliser les billets de bus de nuit achetés à Hanoi. Nous dînons une dernière fois à l'hôtel (qui aura aussi fait office de restaurant habituel, tellement il était bon), attendons le feu vert du boss pour rejoindre la grande route à 100m de là. Le boss nous y accompagnera de nuit avec sa lampe de poche. Une bonne adresse qu'était cet hôtel la.
2 bus attendent sur le bord de la route : un 2 étages flambant neuf qui semble nous tendre les oreillers, et derrière un simple niveau avec quelques km au compteur comparé au premier.
Bon, manque de bol, c'est le deuxième que nous indique le boss. En fait notre bus comporte sur la première moitié des rangées de sièges pour ceux qui ont payé des places assises, et sur la deuxième moitié des sièges inclinés à l'horizontal en guise de lit, avec couvertures et oreillers. Nous sommes finalement bien installés ! Seul petit hic sécurité, la dernière rangée tout au fond comporte 5 lits, donc celui du milieu donne tout droit dans l'allée centrale. Si jamais le bus se met à piler la nuit, c'est le risque de se tomber au beau milieu de l'allée.
Comme un hic ne va pas sans un deuxième hic, nous sommes semble t-il tombé sur un conducteur qui serait plutôt dans la catégorie pilote de course ! La sortie de la ville et les premiers kilomètres sont carrément flippants. Bon c'est souvent la coutûme en Asie que les conducteurs de bus soient aussi pilotes, mais la, celui la, il mise la pole position ! Tentatives de dépassement, freinages, dépassements réussis (il est pas pilote pour rien quand même), appesl de phare, klaxons, tout est présent pour passer une sale nuit. Ajouté à celà que j'ai la place du milieu, celle au lit éjectable, j'ai du mal à fermer l'oeil. Et puis finalement, une voix boudhiste a dû me sussurer qu'il ne servait à rien de suivre le grand prix et que je ferais mieux de dormir. Alors en écartant les jambes, les pieds se coincent pile poil sur les sièges de devant. En verrouillant les jambes bien tendues, je suis à même d'encaisser les multiples freinages, y compris les bosses qui ont tendance à nous soulever du lit. En revanche, il faudra se faire une raison : ne pas quitter cette position, interdiction de dormir sur le côté.
Au final, ce fut une assez bonne nuit, d'autant que le second chauffeur était plus cool.
Voila, j'ai tenu à mettre le compte rendu de cette plus belle journée en Asie depuis bien longtemps. L'intégralité des 15 jours de voyage est sur mon site, avec une visualitation des photos plus sympa : http://www.namast.com/asie/pag.php?pag=viet
Le départ s'effectue dans un vaste chenal circulaire et dallé de part et d'autre. Nous nous demandons bien ce qui nous attend plus loin, car pour le moment nous sommes encore en vue de la ville et de ses bruits.
Le chenal se rétrécit, s'enfonçant entre quelques habitations où les habitants vaquent à leur occupation. Très vite, quelques bateaux stoppés sur les bords nous hèlent pour nous proposer boissons et gateaux. Ils se révèlent peu insistants vu l'heure matinale.
A noter qu'à cette heure là, vers les 9h, nos trois bateaux sont quasiment les seules à avancer doucement dans le lit de la rivière.
Très vite les maisons s'effacent pour laisser voir la végétations. Les fameuses parois, qui valent à cette région le nom de baie d'halong terrestre, commencent à se dresser au dessus de nos minuscules embarcations. Le soleil tant attendu nous chauffe le dos, si bien qu'il illumine tout le paysage face à nous. Un petit pont metallique passé, et nous voila dans Tam Coc ! Tout est devenu calme. Même les bruits d'oiseau sont discrets. Seul le bruit des rames rompt le silence de cette douce quiétude. Certaines rameuses rament avec les pieds, au plus grand étonnement des enfants. Les fameux pains de sucre nous encerclent, sont omniprésents, face à nous, sur les côtés, dans le ciel et jusque dans les reflets de la rivère.
Le vert de la végétation rompt le côté obscur de la roche. Au pied des falaises vivent des arbres, arbustes et quelques bananiers. A cette époque, point de culture de riz. Toute la vallée est inondée et on distingue l'étroitesse de la rivière aux périodes où la terre est immergée. Avec les rizières vertes, le paysage doit être encore plus merveilleux qu'il ne l'est à l'instant présent. Quelques posters à l'hôtel en témoigne. Mais notre vision demeure magnifique, impressionnante, dans ces conditions idéales de calme matinal.
La première des trois grottes apparaît. Elle paraît si basse de loin, et si petite et fragile comparé à l'énorme masse de la falaise qui la surplombe. L'air se raffraichit dès l'entrée, le bruit des rames et le clapotis du bateau sont emplifiés. On peut toucher le plafond et il faut parfois se baisser pour éviter la roche. La lumière réapparait et nous retrouvons à chaque fois soleil et chaleur. Ces grottes sont en fait des passages sous les montagnes. Après la troisème grotte, on sent que le demi-tour de prépare. Pourtant la rivière se poursuit vers on ne sait où...
Avant cela, nous sommes rejoints par des bateaux de vendeurs de boissons et gateaux. C'est une des raisons pour lesquelles nous n'avions pas voulu venir sur cette baie d'halong terrestre en 1996 : on racontait déjà que c'était une usine à touristes, où les vietnamiens devenaient très insistants pour que chaque touriste achète au moins quelquechose sur le circuit.
Finalement, ce fut assez cool, et nulle obligation d'acheter. Nous repartons vers notre point de départ. Les vendeuses de napperons à bord des bateaux n'ont pas non plus été très insistantes. Encore une bonne raison surement pour venir tôt le matin. Les vendeurs doivent être plus pressants dans la journée, à moins que nos filles les aient attendris, qui sait... Bref, bilan très positif de cette virée dans ce lieu si connu de Tam Coc : paysage impressionnant, ambiance excellente, sérénité. Arrivés sur la terre ferme ravis, nous embarquons dans le minibus pour rejoindre, non loin de là, la petite pagode de Bich Dong.La pagode Bich Dong Celle ci se trouve nichée au pied d'une petite montagne. La pagode d'origine est encastrée dans une grotte. A visiter ! Ne pas oublier de monter à la grotte surplombant le site, ni d'aller voir le panorama d'un petit col un peu plus loin. Si nous avions eu le temps, nous serions bien descendus de là pour aller explorer la petite vallée cultivée.
Mais on a un timing à assurer, et quelques estomacs crient famine, donc le minibus nous ramène à Tam Coc, et nous dépose au restaurant face à l'embarcadère, un peu en retrait, sans nous demander autre chose. Ce grand restaurant, à la très grande salle est sans aucun doute le rendez-vous des groupes qui mangent ici entre deux visites.
Bon, peu importe, ca ira, on mangera vite. La patrone parle très bien français, est souriante, et nous servira rapidement une nourriture standard. Allez, en route pour Hang Mua !Hang Mua Hang Mua, ce nom ne nous disait rien. Ni le routard, ni le Lonely Planet n'en parlait. C'est un voyageur qui nous en a parlé un soir, à l'hôtel de Nihn Bihn. C'est en fait un site payant, avec jardin paysagé en bas, petite pagode, et surtout deux grands intérêts : - sur la gauche du site en arrivant, se trouve une grotte-passage sous la montagne. En la prenant, on arrive rapidement de l'autre côté sur le site de Tam Coc ! On se retrouve ainsi à pied, à revoir les petites barques sur lesquelles nous étions peu de temps avant. Beaucoup d'eau à cette époque, donc impossibilité d'aller beaucoup plus loin. En période plus sèche, il peut être intéressant d'explorer davantage. Les bateaux sont quand même assez loin, mais on entend le bruit des rames. Etrange moment que d'être là, spectateur de cette scène qui nous avait tant séduite
- mais le clou de la visite se situe en haut. Un long escalier dallé zigzague pour rejoindre le sommet de la montagne. A priori 200m de dénivelé, que nous avalons en peu de temps malgré la chaleur.
Du sommet, panaroma fantastique ! D'un côté, la petite rivière de Tam Coc et ses barques (bien plus nombreuses déjà). De l'autre côté, une plaine cultivée, encore très inondée, dans laquelle s'érigent ici et là des pains de sucre.
Superbe ! Et très très peu de touristes, nous sommes même seuls la plupart du temps.
Mais bon, c'est pas le tout, la dernière étape de la journée nous attend : le site de Van Long ! Ah oui c'est vrai, il était prévu au départ de se rendre au village de Keng Ga, le village aux poulets. C'est une petite étape connue, un village semi flottant avec des canaux. L'entrée au village semble payant, on ne pourrait le voir qu'en bateau. On aussi pu comparer des photos anciennes, qui font encore office de publicités, et des photos r��centes, avec pas mal de modifications, modernisations des berges. Enfin bref, on a l'impression que Keng Ga vit sur une réputation devenu un peu surfaite et moins intéressante. Donc on évite l'étape, peut-être à tort !?; et partons pour Van Long : on ne le regrettera pas !Van Long Van Long est un site que certains guides comparent à Tam Coc, mais en moins bondé.
J'annonce la couleur de suite, ces deux sites n'ont rien à voir entre eux, en terme de paysages, de faune et d'ambiance générale. Bref, je le dis immédiatement de peur d'oublier, il faut impérativement voir les deux sites ! Vous n'avez pas le temps ? Difficile d'en conseiller un... Allez, je vote Van Long, et je ne dois pas être le seul dans notre petit groupe. Autre intérêt de visiter les deux sites dans la journée : la route empruntée passe dans les paysages vues depuis Hang Mua. Routes très étroites, petits villages vivants, de l'authentique Vietnam !
L'arrivée au site est surprenante ! Notre route arrive perpendiculairement à une très grande digue surélevée. Ce n'est qu'au moment où le bus s'arrête en haut de la digue, un peu à l'instar d'une arrivée à un col montagneux, que le panorama jaillit d'un coup, dans un travelling vertical digne des plus belles images d'Arthus Bertrand.
Nous sortons du bus, légèrement shootés par cette image imprévue. Autour, presque rien. Quelques vietnamiens qui attendent, des gens qui travaillent la, ou vers les quelques échopes de nappes non loin de là. Derrière nous, le bureau de vente des tickets, et devant, en contrebas, des barques, encore plus petites et typiques que celles de Tam Coc.
Nous prenons place dans trois bateaux, nous sommes une fois encore les seuls visiteurs. C'est parti. Nous longeons la digue quelques minutes en contemplant le panorama sur notre gauche. Une immense étendue d'eau, en grande partie occupée par des herbes aquatiques d'un joli et tendre vert. En guise de fond, à peut-être 200m de là, des falaises verticales, d'une roche noire et acérée, sur laquelle la végétation a su trouver sa place, juste pour apporter une touche de couleur à ce tableau idyllique.
L'eau est très calme. Des hérons blancs solitaires ou en groupe rasent le plan d'eau pour se reposer plus loin. Ce site est en effet une zone naturelle avec une faune riche et protégée (?). Nos petites barques apportent la touche finale à ce tableau de maître. Nous vivons ça comme un petit bonheur, simple, intérieur. Splendide. L'ambiance est unique. Il y a des paysages plus impressionnants, plus spectaculaires, mais ici c'est l'ambiance générale qui règne qui est fantastique. Les barques s'éloignent de la digue et se dirigent vers le coeur des lieux, enfin, du moins elles s'en approchent. Magique !
Toujours cette eau, ces falaises autour, et la vie. On frolle des oeufs d'escargots aquatiques accrochés à leur herbe, des pièges à carpe, et on verra plus tard des singes noirs à culotte blanche, perdus au milieu de la roche. Toutes ces merveilles nous sont montrés par notre rameur, un vieil homme qui connaît quelques mots de français, et qui nous montre tout, avec sourire, sans esprit mercantile.
Il est plus de 16h, la magie des lieux est doucement éclairée par le soleil rasant Contrairement à ce que nous pensions, il y a même une petite grotte à traverser, qui donne derrière dans une sorte de marais aux grandes herbes. La grotte est basse, même les enfants peuvent lever les mains au plafond, saisir et pousser sur la roche pour faire avancer la bateau. Nous revenons accompagné d'un soleil encore plus bas, plus doux pour clore cette merveilleuse soirée. Un enchantement sans pression touristique, à vivre et revivre, et c'est au Vietnam ! Merci aussi à nos bateliers, un homme, une femme et une jeune fille (une famille peut-être), qui ont été charmants et ont en partie contribué à cet excellent moment. Retour comblés en minibus, avec toujours son flot d'images à voir, des villages, des cochons sur les motos, des rizières, etc....
Départ pour Hoi An. Ce fut notre dernier jour à Nihn Bihn ! Ce soir, nous allons utiliser les billets de bus de nuit achetés à Hanoi. Nous dînons une dernière fois à l'hôtel (qui aura aussi fait office de restaurant habituel, tellement il était bon), attendons le feu vert du boss pour rejoindre la grande route à 100m de là. Le boss nous y accompagnera de nuit avec sa lampe de poche. Une bonne adresse qu'était cet hôtel la.
2 bus attendent sur le bord de la route : un 2 étages flambant neuf qui semble nous tendre les oreillers, et derrière un simple niveau avec quelques km au compteur comparé au premier.
Bon, manque de bol, c'est le deuxième que nous indique le boss. En fait notre bus comporte sur la première moitié des rangées de sièges pour ceux qui ont payé des places assises, et sur la deuxième moitié des sièges inclinés à l'horizontal en guise de lit, avec couvertures et oreillers. Nous sommes finalement bien installés ! Seul petit hic sécurité, la dernière rangée tout au fond comporte 5 lits, donc celui du milieu donne tout droit dans l'allée centrale. Si jamais le bus se met à piler la nuit, c'est le risque de se tomber au beau milieu de l'allée.
Comme un hic ne va pas sans un deuxième hic, nous sommes semble t-il tombé sur un conducteur qui serait plutôt dans la catégorie pilote de course ! La sortie de la ville et les premiers kilomètres sont carrément flippants. Bon c'est souvent la coutûme en Asie que les conducteurs de bus soient aussi pilotes, mais la, celui la, il mise la pole position ! Tentatives de dépassement, freinages, dépassements réussis (il est pas pilote pour rien quand même), appesl de phare, klaxons, tout est présent pour passer une sale nuit. Ajouté à celà que j'ai la place du milieu, celle au lit éjectable, j'ai du mal à fermer l'oeil. Et puis finalement, une voix boudhiste a dû me sussurer qu'il ne servait à rien de suivre le grand prix et que je ferais mieux de dormir. Alors en écartant les jambes, les pieds se coincent pile poil sur les sièges de devant. En verrouillant les jambes bien tendues, je suis à même d'encaisser les multiples freinages, y compris les bosses qui ont tendance à nous soulever du lit. En revanche, il faudra se faire une raison : ne pas quitter cette position, interdiction de dormir sur le côté.
Au final, ce fut une assez bonne nuit, d'autant que le second chauffeur était plus cool. Voila, j'ai tenu à mettre le compte rendu de cette plus belle journée en Asie depuis bien longtemps. L'intégralité des 15 jours de voyage est sur mon site, avec une visualitation des photos plus sympa : http://www.namast.com/asie/pag.php?pag=viet
Hébergement à Siem Reap au Cambodge? English translation pending
> Bonjour,
>
> Nous nous rendons (en famille à 4) à Siem Reap fin Juillet pour une semaine ou plus. Quelqu'un connaît-il un hotel sympa et pas trop cher ?
Autre question au Cambodge vaut-il mieux avoir des dollars ou des euros ?
> Merci de vos infos > > Bruno
Autre question au Cambodge vaut-il mieux avoir des dollars ou des euros ?
> Merci de vos infos > > Bruno
Les sept nouvelles Merveilles du Monde: qu'en pensez-vous? English translation pending
Que pensez vous de ce choix ?
Les avez -vous vues ( moi, une 😊 ! La grande muraille de Chine!!)
Aveyron: quels sont les incontournables? English translation pending
Bonjour,
Sur la route des vacances, nous avons décidé de faire une halte en Aveyron durant deux jours... Je sais, c'est court mais nous aimerions avoir un bon aperçu de ce qu'il y a à y voir... avant peut-être d'y retourner ! Pouvez-vous me donner, selon vous, les sites incontournables à visiter... Merci d'avance
Rh tours pour les excursions? English translation pending
salut je voudrais poser des question sur le tour operateur rh tours.
1- qui est deja parti avec eux ? est ce que les prestation sont bien ?
2- je cherche quelque commentaire sur les excursion suivante ? SAONA EXCLUSIF. SAMANA EN AVION . TRUCK SAFARI . CRAZY WHEELS .
je recherche une excursion isla catalina a partir de punta cana .
merci de me repondre.
1- qui est deja parti avec eux ? est ce que les prestation sont bien ?
2- je cherche quelque commentaire sur les excursion suivante ? SAONA EXCLUSIF. SAMANA EN AVION . TRUCK SAFARI . CRAZY WHEELS .
je recherche une excursion isla catalina a partir de punta cana .
merci de me repondre.
Koh Dach au Cambodge? English translation pending
bonjour à tous,
Dans le cadre de mon passage au Cambodge, je compte passer une journée à visiter les environs de Phnom penh : le camp de Choeung Ek (matin) l'île de la soie (Koh Dach) - déjeuner + après midi
Connaissez vous l'île de la soie ? est ce bien ? incontournable? Merci de vos avis 😉
Dans le cadre de mon passage au Cambodge, je compte passer une journée à visiter les environs de Phnom penh : le camp de Choeung Ek (matin) l'île de la soie (Koh Dach) - déjeuner + après midi
Connaissez vous l'île de la soie ? est ce bien ? incontournable? Merci de vos avis 😉
Turquie: sites antiques peu ou mal connus English translation pending
Bonjour,
Ceux qui sont déjà allés en Turquie ne peuvent l'ignorer, la turquie est très riche en sites antiques, grecs, romains, lyciens, etc.
En Méditerrranée, seule l'italie en possède, peut-être, autant.
Outre Ephèse, Pergame, Didyme, Troie, Aspendos, Pergé, Phaselis, Nemrut Dagh, beaucoup d'autres sites méritent notre attention par leur état de conservation parfois expetionnel, presque ''pomépeien''.
Je vous recommande :Aphrodisias, près de Pamukkale, ville romaine bien préservé, avec notamment le stade antique le mieux conservé du monde antiqueSagalassos, à 1435m d'habltitude, ville abandonnée dont ont a retrouvé 90% des pierres, ce qui est très rare. Un reportage d'Arte a longuemment parlé de ce site, un samedi soir.Termessos, qui aurait résistée à Alexandre le grand, abandonnée au Ve s ap JCAnamurium, bien conservé, voir son site Internet très illustré
Et totalement inconnue : la forterresse hellénistique de Kydna, qui ne figure dans aucun guide. ce foreterresse grecque du IVe s av JC (2300 ans) est conservée à 90%. Elle setrouve près de Xanthos, à l'embouchure du fleuve éponyme, face à la mer. Il n'existe, à ma connaissance, qu'un chemin pour y accéder. Pas de route. Il faudra marcher un peu. Source : J.-P. Adam, L'architecture militaire grecque. Cet archéologue a ''découvert'' le fort à la fin des années 1970.
En espérant vous avoir incité à aller visiter ces sites qui se trouvent souvent dans un environnement naturel remarquable, n'hésiter pas à compléter cette liste !
Ceux qui sont déjà allés en Turquie ne peuvent l'ignorer, la turquie est très riche en sites antiques, grecs, romains, lyciens, etc.
En Méditerrranée, seule l'italie en possède, peut-être, autant.
Outre Ephèse, Pergame, Didyme, Troie, Aspendos, Pergé, Phaselis, Nemrut Dagh, beaucoup d'autres sites méritent notre attention par leur état de conservation parfois expetionnel, presque ''pomépeien''.
Je vous recommande :Aphrodisias, près de Pamukkale, ville romaine bien préservé, avec notamment le stade antique le mieux conservé du monde antiqueSagalassos, à 1435m d'habltitude, ville abandonnée dont ont a retrouvé 90% des pierres, ce qui est très rare. Un reportage d'Arte a longuemment parlé de ce site, un samedi soir.Termessos, qui aurait résistée à Alexandre le grand, abandonnée au Ve s ap JCAnamurium, bien conservé, voir son site Internet très illustré
Et totalement inconnue : la forterresse hellénistique de Kydna, qui ne figure dans aucun guide. ce foreterresse grecque du IVe s av JC (2300 ans) est conservée à 90%. Elle setrouve près de Xanthos, à l'embouchure du fleuve éponyme, face à la mer. Il n'existe, à ma connaissance, qu'un chemin pour y accéder. Pas de route. Il faudra marcher un peu. Source : J.-P. Adam, L'architecture militaire grecque. Cet archéologue a ''découvert'' le fort à la fin des années 1970.
En espérant vous avoir incité à aller visiter ces sites qui se trouvent souvent dans un environnement naturel remarquable, n'hésiter pas à compléter cette liste !
Lugu Hu: J'ai fait un voyage en groupe! English translation pending
Tout avait pourtant bien commencé lors de ce petit voyage de dix jours dans le Yunnan:
J'ai remarqué une jolie fille qui n'arrêtait pas de me faire de l'oeil dans la salle d'embarquement et en sortant de l'avion... mais qui malheureusement ne descendait pas à Kunming comme moi, mais au terminus,
Je me suis détruit la bouche en ingurgitant un ananas entier à Kunming,
Je me suis fait avoir en achetant une grenade pas assez mure, toujours à Kunming,
Je me suis engueulé pendant plus d'une heure avec des chauffeurs de taxi à l'aéroport de Dali, pour économiser quelques yuans et sauver la face, aidé en cela par un couple rencontré dans l'avion et pressé d'en découdre avec les locaux,
Je me suis donc retrouvé comme un con sur le parking de l'aéroport sans aucun moyen de locomotion disponible (y a pas de bus à l'aéroport de Dali) avant que n'arrive un taxi providentiel,
Je me suis cassé le nez dans une dizaine d'hôtels complets à Dali, avant de trouver miraculeusement un lit pourri à 10 yuans la nuit,
Je me suis retrouvé sous un orage cataclysmique en pleine ascension d'une colline boisée et boueuse au dessus de Dali, et en ai profité pour initier mes vêtements à la couleur marron qu'ils ignoraient jusqu'alors,
J'ai subi les sarcasmes des chinois qui me passaient juste au-dessus en télésiège et qui criaient "eh l'étranger, t'as pas vu qu'il pleut? ah ah ah" ou bien "laisse tomber, tu n'y arriveras jamais". Et bien si bande d'imbéciles j'y suis arrivé, et même en un temps record. Vous avez même dû me féliciter à mon arrivée😠,
Je me suis retrouvé dans un petit temple des bords du lac Erhai... en compagnie d'une armée de touristes chinois dont les guides équipés des derniers hauts parleurs à la mode ont parfaitement réussi leur mission de décourager les voyageurs individuels,
J'ai dû minutieusement expliquer, sur le bateau du retour, à un groupe de nankinois pourquoi il est plus intéressant de voyager seul, et pourquoi la liberté est si importante quand on voyage... sans malheureusement réussir à les convaincre (mission impossible),
Je me suis retrouvé pendant trois heures de bus de Dali à Lijiang assis à côté d'un type qui empestait le crottin de cheval et qui, ayant malheureusement remarqué que je parlais chinois, s'est cru obligé de raconter des stupidités pendant tout le voyage,
Je suis tombé sur une menteuse hors pair qui voulait absolument m'emmener dans un hôtel minable du nouveau Lijiang, en me jurant sur tous les saints du monde qu'on était bien dans le vieux Lijiang (la différence c'est pas très compliqué: le vieux Lijiang, ce sont des ruelles pavées et des maisons basses de style traditionnel, le nouveau Lijiang... c'est la Chine moderne bruyante et sale)
Je me suis perdu dans les rues du vieux Lijiang, ce qui est tout à fait normal d'après le Lonely Planet, mais n'en représente pas moins un affront considérable à mon amour propre,
Le ventre vide et les pieds et les jambes détruits, j'ai dû déambuler pendant une heure et demi pour trouver un restaurant qui accepte d'offrir une table à un voyageur seul (Lijiang, c'est une des densités de touristes les plus importantes au monde après Disneyland),
Le lendemain, j'ai partagé la table avec des jeunes du Sichuan bien sympathiques, mais qui ne m'avaient pas dit d'où ils venaient en m'invitant à les rejoindre pour déjeuner. Je ne l'ai su que trop tard... quelques minutes avant de voir arriver les premiers insectes et doufus pimentés sous mes yeux ébahis. Bon, au moins je peux maintenant dire que j'ai mangé des larves de libellule. Ca fera bien sur mon CV.
(suite dans un instant)
J'ai remarqué une jolie fille qui n'arrêtait pas de me faire de l'oeil dans la salle d'embarquement et en sortant de l'avion... mais qui malheureusement ne descendait pas à Kunming comme moi, mais au terminus,
Je me suis détruit la bouche en ingurgitant un ananas entier à Kunming,
Je me suis fait avoir en achetant une grenade pas assez mure, toujours à Kunming,
Je me suis engueulé pendant plus d'une heure avec des chauffeurs de taxi à l'aéroport de Dali, pour économiser quelques yuans et sauver la face, aidé en cela par un couple rencontré dans l'avion et pressé d'en découdre avec les locaux,
Je me suis donc retrouvé comme un con sur le parking de l'aéroport sans aucun moyen de locomotion disponible (y a pas de bus à l'aéroport de Dali) avant que n'arrive un taxi providentiel,
Je me suis cassé le nez dans une dizaine d'hôtels complets à Dali, avant de trouver miraculeusement un lit pourri à 10 yuans la nuit,
Je me suis retrouvé sous un orage cataclysmique en pleine ascension d'une colline boisée et boueuse au dessus de Dali, et en ai profité pour initier mes vêtements à la couleur marron qu'ils ignoraient jusqu'alors,
J'ai subi les sarcasmes des chinois qui me passaient juste au-dessus en télésiège et qui criaient "eh l'étranger, t'as pas vu qu'il pleut? ah ah ah" ou bien "laisse tomber, tu n'y arriveras jamais". Et bien si bande d'imbéciles j'y suis arrivé, et même en un temps record. Vous avez même dû me féliciter à mon arrivée😠,
Je me suis retrouvé dans un petit temple des bords du lac Erhai... en compagnie d'une armée de touristes chinois dont les guides équipés des derniers hauts parleurs à la mode ont parfaitement réussi leur mission de décourager les voyageurs individuels,
J'ai dû minutieusement expliquer, sur le bateau du retour, à un groupe de nankinois pourquoi il est plus intéressant de voyager seul, et pourquoi la liberté est si importante quand on voyage... sans malheureusement réussir à les convaincre (mission impossible),
Je me suis retrouvé pendant trois heures de bus de Dali à Lijiang assis à côté d'un type qui empestait le crottin de cheval et qui, ayant malheureusement remarqué que je parlais chinois, s'est cru obligé de raconter des stupidités pendant tout le voyage,
Je suis tombé sur une menteuse hors pair qui voulait absolument m'emmener dans un hôtel minable du nouveau Lijiang, en me jurant sur tous les saints du monde qu'on était bien dans le vieux Lijiang (la différence c'est pas très compliqué: le vieux Lijiang, ce sont des ruelles pavées et des maisons basses de style traditionnel, le nouveau Lijiang... c'est la Chine moderne bruyante et sale)
Je me suis perdu dans les rues du vieux Lijiang, ce qui est tout à fait normal d'après le Lonely Planet, mais n'en représente pas moins un affront considérable à mon amour propre,
Le ventre vide et les pieds et les jambes détruits, j'ai dû déambuler pendant une heure et demi pour trouver un restaurant qui accepte d'offrir une table à un voyageur seul (Lijiang, c'est une des densités de touristes les plus importantes au monde après Disneyland),
Le lendemain, j'ai partagé la table avec des jeunes du Sichuan bien sympathiques, mais qui ne m'avaient pas dit d'où ils venaient en m'invitant à les rejoindre pour déjeuner. Je ne l'ai su que trop tard... quelques minutes avant de voir arriver les premiers insectes et doufus pimentés sous mes yeux ébahis. Bon, au moins je peux maintenant dire que j'ai mangé des larves de libellule. Ca fera bien sur mon CV.
(suite dans un instant)
Peru: A Childhood Dream Finally Fulfilled
Preamble
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice. For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice. For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
To the Top West End
In this time of general travel-journal scarcity, I’m stepping up to tell you about a far-too-short getaway to the Top West End, a local term for the very northern part of Western Australia, right on the border ( ;) ) with the Northern Territory.
As usual, I didn’t manage to keep it short, but this time I’ve got photos to go with it!
August 2020. Since the opportunities to explore the world are extremely limited right now, all we (R&X) can do is explore our own island! Well, just a part of it, because with the state borders still closed, we’re stuck in Western Australia (WA).
Luckily, we’re pretty fortunate because this state is huge: over 2.5 million km² (that’s more than four times the size of France or 1.5 times Quebec). What’s more, stretching over 20 degrees of latitude between the Antarctic Ocean and the Timor Sea, you’ll find climates ranging from Mediterranean to arid to tropical. That’s actually why we decided to head as far north as possible. Sick of the endless rainy winter in Perth, bring on the heat of the Kimberley... way up Nooorth!
Friday. At the airport, the main terminal was closed (not enough flights), so we ended up in the annex (where flights to the various mines usually depart from). There was no crowd at the gate, and in this huge, single departure lounge, empty seats were plentiful. Only three flights were listed on the screens for the rest of the morning: the first to Coondewanna (?), the second to Darwin, and ours to Kununurra (code KNX).
A cool breeze swept through the half-open corridors along the runways. At the top of the walkway leading to the Fokker 100 (the Airbuses and Boeings are now parked!), a flight attendant greeted us with a basket full of sanitary masks. We were actually the only masked passengers (the staff weren’t wearing them either). With zero Covid-19 cases in WA at the time, the only rule was to maintain social distancing—something pretty hard to do on a full plane!
It was also my first time wearing a mask—it felt weird, pretty uncomfortable, and after a while, painful behind the ears. I really feel for those who have to wear one all day, every day. The flight lasted three long hours, but luckily, I had a good book. From the window, I watched an endless expanse of salt lakes in all shapes and sizes—round, elongated, gray, white, sometimes blue and green—and an infinity of winding, capricious meanders, along with long straight lines that led nowhere. The last half-hour got more interesting as rocky, swollen formations and long, sloping plateaus appeared. Against the vast ochre landscape, green patches became more frequent.



Just before landing, rows of green fields briefly appeared, along with an surprisingly wide river—but we were already rolling down the tarmac. A few hangars, a myriad of small, stationary planes, and a tiny terminal topped with a sign: “Welcome to Kununurra.”



We wanted heat, and here it was—34°C the moment we stepped off the plane! We felt alive again and totally ridiculous in our jeans and sweaters. We quickly grabbed our suitcase and picked up the 4x4 we’d rented—more out of necessity, since only that type of vehicle can access the national parks we planned to visit.
Just four kilometers separated us from Kununurra, a town of 5,000 people founded in 1961 during the construction of the Lake Argyle Dam and the development of the Ord River Irrigation Area Scheme (more on that later). On the horizon, mountain ranges (a bit of an exaggeration, since we know Mt. Meharry, WA’s highest ‘mountain,’ doesn’t even reach 1,250 meters!) and closer to the road, a few irrigation canals cutting through stretches of bush, then a huge park overlooking a small lake lined with reeds.
A row of baobabs (yes, there are baobabs in Australia too!), a series of motels with immaculate lawns, a gas station, and there’s the main street leading to the town center—that is, the parking lots of the two supermarkets, the bottleshop, the pub, the Town Hall, the municipal pool, and the Tourist Office (already closed!), and at the next roundabout, another park, the Presbyterian church, and a few other shops. In short, two or three green blocks that you can explore in no time.
One road leads to the small industrial area and one of the town’s three or four campgrounds, while another heads toward the residential neighborhoods, which look just like the typical suburbs you find in any Australian city—except with tropical vegetation. We stocked up at Coles, an identical copy of the one near our place, and—surprise—the prices were practically the same.
We checked into one of the motels. The receptionist listed the town’s three or four restaurants, insisting that it’s always better to book a table. She recommended the Pump House, a bit outside town on the lake’s edge. “Best spot to watch the sunset, but hurry up.” she told us. It was only 5:00 PM!
When we got there half an hour later, the place was packed, and the sun had already disappeared behind a row of trees! Sure enough, we’d see a few days later that the sunset can be a stunning spectacle—if you wait a bit for the sky (especially if it’s cloudy) to blaze and reflect in the lake’s calm waters. A little disappointed, we headed back into town, where we easily found the other lively spot in town: the pub (nothing like an old English pub). Above the long L-shaped bar, several giant screens (thankfully muted) were broadcasting live footy, rugby league, etc. In one corner, players circled the pool table, while in another, customers were digging into plates of the day’s special. Instead of rooms, there were various patios where groups of friends and coworkers (easily recognizable by the fluoro vests they were still wearing) were gathered. We found a table under a mango tree—unfortunately, a little too close to the guitarist strumming his entire Country Music repertoire, complete with Keith Urban-style tremolos. Guaranteed culture shock!
Since it’s the custom here, we called the Country Club to book a table before the kitchen closed! The CC is the town’s—and even the region’s—fancy spot. Dark decor, modern furniture, dim lighting, and the air conditioning blasting. The twenty or so customers had taken refuge on the vast terrace, lit by torches. The view of the tall eucalyptus trees, illuminated by spotlights shifting from red to blue, was breathtaking.
The menu was minimal, but the grilled salmon was excellent, and the Pavlova (the meringue dessert Kiwis and Aussies have been arguing over since 1906) with melon and watermelon was absolutely divine.
It wasn’t even 9:00 PM, and we were already in bed. Had we already adopted the Top West End’s chicken schedule?!
To be continued... Journal dedicated to Attila
As usual, I didn’t manage to keep it short, but this time I’ve got photos to go with it!
August 2020. Since the opportunities to explore the world are extremely limited right now, all we (R&X) can do is explore our own island! Well, just a part of it, because with the state borders still closed, we’re stuck in Western Australia (WA).
Luckily, we’re pretty fortunate because this state is huge: over 2.5 million km² (that’s more than four times the size of France or 1.5 times Quebec). What’s more, stretching over 20 degrees of latitude between the Antarctic Ocean and the Timor Sea, you’ll find climates ranging from Mediterranean to arid to tropical. That’s actually why we decided to head as far north as possible. Sick of the endless rainy winter in Perth, bring on the heat of the Kimberley... way up Nooorth!
Friday. At the airport, the main terminal was closed (not enough flights), so we ended up in the annex (where flights to the various mines usually depart from). There was no crowd at the gate, and in this huge, single departure lounge, empty seats were plentiful. Only three flights were listed on the screens for the rest of the morning: the first to Coondewanna (?), the second to Darwin, and ours to Kununurra (code KNX).
A cool breeze swept through the half-open corridors along the runways. At the top of the walkway leading to the Fokker 100 (the Airbuses and Boeings are now parked!), a flight attendant greeted us with a basket full of sanitary masks. We were actually the only masked passengers (the staff weren’t wearing them either). With zero Covid-19 cases in WA at the time, the only rule was to maintain social distancing—something pretty hard to do on a full plane!
It was also my first time wearing a mask—it felt weird, pretty uncomfortable, and after a while, painful behind the ears. I really feel for those who have to wear one all day, every day. The flight lasted three long hours, but luckily, I had a good book. From the window, I watched an endless expanse of salt lakes in all shapes and sizes—round, elongated, gray, white, sometimes blue and green—and an infinity of winding, capricious meanders, along with long straight lines that led nowhere. The last half-hour got more interesting as rocky, swollen formations and long, sloping plateaus appeared. Against the vast ochre landscape, green patches became more frequent.



Just before landing, rows of green fields briefly appeared, along with an surprisingly wide river—but we were already rolling down the tarmac. A few hangars, a myriad of small, stationary planes, and a tiny terminal topped with a sign: “Welcome to Kununurra.”



We wanted heat, and here it was—34°C the moment we stepped off the plane! We felt alive again and totally ridiculous in our jeans and sweaters. We quickly grabbed our suitcase and picked up the 4x4 we’d rented—more out of necessity, since only that type of vehicle can access the national parks we planned to visit.
Just four kilometers separated us from Kununurra, a town of 5,000 people founded in 1961 during the construction of the Lake Argyle Dam and the development of the Ord River Irrigation Area Scheme (more on that later). On the horizon, mountain ranges (a bit of an exaggeration, since we know Mt. Meharry, WA’s highest ‘mountain,’ doesn’t even reach 1,250 meters!) and closer to the road, a few irrigation canals cutting through stretches of bush, then a huge park overlooking a small lake lined with reeds.
A row of baobabs (yes, there are baobabs in Australia too!), a series of motels with immaculate lawns, a gas station, and there’s the main street leading to the town center—that is, the parking lots of the two supermarkets, the bottleshop, the pub, the Town Hall, the municipal pool, and the Tourist Office (already closed!), and at the next roundabout, another park, the Presbyterian church, and a few other shops. In short, two or three green blocks that you can explore in no time.
One road leads to the small industrial area and one of the town’s three or four campgrounds, while another heads toward the residential neighborhoods, which look just like the typical suburbs you find in any Australian city—except with tropical vegetation. We stocked up at Coles, an identical copy of the one near our place, and—surprise—the prices were practically the same.
We checked into one of the motels. The receptionist listed the town’s three or four restaurants, insisting that it’s always better to book a table. She recommended the Pump House, a bit outside town on the lake’s edge. “Best spot to watch the sunset, but hurry up.” she told us. It was only 5:00 PM!
When we got there half an hour later, the place was packed, and the sun had already disappeared behind a row of trees! Sure enough, we’d see a few days later that the sunset can be a stunning spectacle—if you wait a bit for the sky (especially if it’s cloudy) to blaze and reflect in the lake’s calm waters. A little disappointed, we headed back into town, where we easily found the other lively spot in town: the pub (nothing like an old English pub). Above the long L-shaped bar, several giant screens (thankfully muted) were broadcasting live footy, rugby league, etc. In one corner, players circled the pool table, while in another, customers were digging into plates of the day’s special. Instead of rooms, there were various patios where groups of friends and coworkers (easily recognizable by the fluoro vests they were still wearing) were gathered. We found a table under a mango tree—unfortunately, a little too close to the guitarist strumming his entire Country Music repertoire, complete with Keith Urban-style tremolos. Guaranteed culture shock!
Since it’s the custom here, we called the Country Club to book a table before the kitchen closed! The CC is the town’s—and even the region’s—fancy spot. Dark decor, modern furniture, dim lighting, and the air conditioning blasting. The twenty or so customers had taken refuge on the vast terrace, lit by torches. The view of the tall eucalyptus trees, illuminated by spotlights shifting from red to blue, was breathtaking.
The menu was minimal, but the grilled salmon was excellent, and the Pavlova (the meringue dessert Kiwis and Aussies have been arguing over since 1906) with melon and watermelon was absolutely divine.
It wasn’t even 9:00 PM, and we were already in bed. Had we already adopted the Top West End’s chicken schedule?!
To be continued... Journal dedicated to Attila
Quatre jours au centre du Vietnam English translation pending
Bonjour,
Avec une amie nous avons prévu de passer 4 jours dans le centre du Vietnam. Je sais qu'il faudrait plus de jours que ça pour visiter pleinement le centre mais notre programme nous empêche de dépasser 4 jours. De plus, nous avons lu que Danang pourrait être sacrifiée pour consacrer une journée supplémentaire à Hoi An ou à Hue mais cette ville nous intéresse vraiment, notamment les montagnes de marbre, Lady Buddha et le pont dragon (là encore certains déconseillent ce pont qui ne serait pas très intéressant mais nous sommes tous les 2 d'accord pour vouloir le faire absolument, chacun ses préférences j'imagine).
L'idée serait alors la suivante :
- Vendredi soir : Bus de nuit au départ de Hanoï en direction de Danang.
- Samedi : Visite de Danang : Montagnes de marbre + Lady Buddha + Pont du dragon à 21h (pour l'animation exclusive du week end) + autres en fonction du temps disponible. Est-ce envisageable en 1 seule journée ? Nuit à Danang.
- Dimanche : Bus le matin en direction de Hoi An. Visite de Hoi An entre dimanche et lundi. Nous souhaiterons visiter la vieille ville bien sûr mais pour le reste nous ne sommes pas encore sûrs de nous. Que recommandez vous avec le ticket qui offre le droit de visiter 5 monuments/musées ? Tra Que, Water Coconuts et l'île de Cam Kim valent-ils le coup? De manière générale, que nous conseilleriez-vous à Hoi An en 2 jours ? Dimanche nuit à Hoi An.
-Lundi : Poursuite de la visite de Hoi An. Bus le soir en direction de Hue. Nuit à Hue.
- Mardi : Concernant Hue en 1 jour, vous semble-t-il possible de visiter la cité impériale, la pagode de la dame céleste et 2 tombeaux ? Un autre programme serait-il préférable ? En sachant que vers 18h sera pris un bus retour pour Hanoï.
Le choix de 1 jour Danang / 2 jours Hoi An / 1 jour Hue est quasiment définitif (bien que nous aurions aimé consacrer 1 jour de plus à Hue mais nous ne voulons pas sacrifier Danang à part si tout le monde est d'accord pour nous dire que c'est la meilleure solution ?).
Je vous remercie d'avance pour votre aide concernant notre programme, et pour vos éventuels conseils supplémentaires (compagnie de bus, bonnes adresses de restaurants, activités, ...).
Bonne journée, Kévin
Avec une amie nous avons prévu de passer 4 jours dans le centre du Vietnam. Je sais qu'il faudrait plus de jours que ça pour visiter pleinement le centre mais notre programme nous empêche de dépasser 4 jours. De plus, nous avons lu que Danang pourrait être sacrifiée pour consacrer une journée supplémentaire à Hoi An ou à Hue mais cette ville nous intéresse vraiment, notamment les montagnes de marbre, Lady Buddha et le pont dragon (là encore certains déconseillent ce pont qui ne serait pas très intéressant mais nous sommes tous les 2 d'accord pour vouloir le faire absolument, chacun ses préférences j'imagine).
L'idée serait alors la suivante :
- Vendredi soir : Bus de nuit au départ de Hanoï en direction de Danang.
- Samedi : Visite de Danang : Montagnes de marbre + Lady Buddha + Pont du dragon à 21h (pour l'animation exclusive du week end) + autres en fonction du temps disponible. Est-ce envisageable en 1 seule journée ? Nuit à Danang.
- Dimanche : Bus le matin en direction de Hoi An. Visite de Hoi An entre dimanche et lundi. Nous souhaiterons visiter la vieille ville bien sûr mais pour le reste nous ne sommes pas encore sûrs de nous. Que recommandez vous avec le ticket qui offre le droit de visiter 5 monuments/musées ? Tra Que, Water Coconuts et l'île de Cam Kim valent-ils le coup? De manière générale, que nous conseilleriez-vous à Hoi An en 2 jours ? Dimanche nuit à Hoi An.
-Lundi : Poursuite de la visite de Hoi An. Bus le soir en direction de Hue. Nuit à Hue.
- Mardi : Concernant Hue en 1 jour, vous semble-t-il possible de visiter la cité impériale, la pagode de la dame céleste et 2 tombeaux ? Un autre programme serait-il préférable ? En sachant que vers 18h sera pris un bus retour pour Hanoï.
Le choix de 1 jour Danang / 2 jours Hoi An / 1 jour Hue est quasiment définitif (bien que nous aurions aimé consacrer 1 jour de plus à Hue mais nous ne voulons pas sacrifier Danang à part si tout le monde est d'accord pour nous dire que c'est la meilleure solution ?).
Je vous remercie d'avance pour votre aide concernant notre programme, et pour vos éventuels conseils supplémentaires (compagnie de bus, bonnes adresses de restaurants, activités, ...).
Bonne journée, Kévin
Voyage dans les Cyclades en été English translation pending
Bonjour
Je prépare mon voyage en Grèce pour l'été 2019..Quelqu'un peut il me dire s'il est possible d'aller sur l'île d'Amorgos depuis Santorin connaissez vous la fréquence des bateaux ainsi qu'un ordre de prix car je ne trouve pas d'informations, ou pensez vous qu'il vaut mieux faire en premier Naxos puis Santorin. Notre road trip sera le suivant : arrivée à Heraklion (5nuits), Santorin(4 nuits), Amorgos(3 nuits), (Naxos 4 nuits) et pour finir Athènes(3nuits)
Merci d'avance pour vos réponses car je suis bloqué dans ma préparation de voyage, sachant que Amorgos est un incontournable pour ma femme et Santorin est un incontournable pour mon fils..Pour info les billets d'avion sont déjà achetés. Paris-Heraklion retour par Athènes départ le 22 juin retour 11 juillet 2019.
Dans l'attente de vous lire.
Cordialement,
Sébastien
10 à 15 jours pour une première fois en Issan English translation pending
Bonjour à tous,
Mon post est tout simple : Actuellement en Thaïlande depuis Octobre, j'aurai une 10-15aine de jours "libres" début Février. J'en suis actuellement à mon troisième voyage et n'ayant jamais mis le pied en ISSAN (ni à Pattaya, mais pour la seconde, je m'en porte bien), je suis vraiment tenté malgré que deux semaines ne soient pas tant pour une première approche. Je potasse mon vieux Lonely Planet de 2009 depuis une demi-heure mais les descriptions des villes ne font pas rêver, Roi Et, Nakhon Ratchasima, Khon Kaen, Buriram, etc.
Quoi de mieux donc, que de demander alors à des gens qui vivent là-bas ou qui y sont allés/en sont tombés amoureux ?
Quelle(s) ville(s) me conseilleriez-vous pour 10-15 jours ? Je peux "gagner" 5 jours en faisant sauter Krabi (que je ne connais pas non plus)... si certains pensent que c'est judicieux.
J'attends vos avis pour me faire le mien :)
Merci à tous, et profitez des moments avec votre famille pour cette fin d'année.
Mon post est tout simple : Actuellement en Thaïlande depuis Octobre, j'aurai une 10-15aine de jours "libres" début Février. J'en suis actuellement à mon troisième voyage et n'ayant jamais mis le pied en ISSAN (ni à Pattaya, mais pour la seconde, je m'en porte bien), je suis vraiment tenté malgré que deux semaines ne soient pas tant pour une première approche. Je potasse mon vieux Lonely Planet de 2009 depuis une demi-heure mais les descriptions des villes ne font pas rêver, Roi Et, Nakhon Ratchasima, Khon Kaen, Buriram, etc.
Quoi de mieux donc, que de demander alors à des gens qui vivent là-bas ou qui y sont allés/en sont tombés amoureux ?
Quelle(s) ville(s) me conseilleriez-vous pour 10-15 jours ? Je peux "gagner" 5 jours en faisant sauter Krabi (que je ne connais pas non plus)... si certains pensent que c'est judicieux.
J'attends vos avis pour me faire le mien :)
Merci à tous, et profitez des moments avec votre famille pour cette fin d'année.
Itinéraire de 27 jours à Madagascar English translation pending
Bonjour,
Nous partons à Madagascar du 16 juillet au 11 août 2016 soit 27 jours et 26 nuits. Nous partons plus pour un itinéraire en deux parties : le nord et ensuite les baobabs + Tsingy si on a le temps.
Voici la première version de l'itinéraire :
Arrivée Tana + hôtel (1 nuit) Trajet Tana vers Nosy Be (1 nuit) Nosy Be (4 nuits) Parc d’Ankarana et les Tsingys gris (1 nuit) Diego (2 nuits) Ramena (1 nuit) Trajet retour Diego → Tana (2 nuits)
Bonus : sud Madagascar (Baobab) + grand Tsingy Trajet Tana → Antsirabe (1 nuit) Trajet Antsirabe → Miandrivazo → Morondava (1 nuit) Trajet Morondava → Tsingy (1 nuit) Tsingy (1 nuit) Retour vers Morondava puis Tana (2 nuits).
Est-ce que cela se tiens d'après vous ? Je rajouterai bien l'île au nattes pour la partie nord, si c'est la bonne période pour voir les baleines (lors de la descente vers le sud par exemple).
Merci d'avance pour vos remarques, aide, suggestion.
Nous partons à Madagascar du 16 juillet au 11 août 2016 soit 27 jours et 26 nuits. Nous partons plus pour un itinéraire en deux parties : le nord et ensuite les baobabs + Tsingy si on a le temps.
Voici la première version de l'itinéraire :
Arrivée Tana + hôtel (1 nuit) Trajet Tana vers Nosy Be (1 nuit) Nosy Be (4 nuits) Parc d’Ankarana et les Tsingys gris (1 nuit) Diego (2 nuits) Ramena (1 nuit) Trajet retour Diego → Tana (2 nuits)
Bonus : sud Madagascar (Baobab) + grand Tsingy Trajet Tana → Antsirabe (1 nuit) Trajet Antsirabe → Miandrivazo → Morondava (1 nuit) Trajet Morondava → Tsingy (1 nuit) Tsingy (1 nuit) Retour vers Morondava puis Tana (2 nuits).
Est-ce que cela se tiens d'après vous ? Je rajouterai bien l'île au nattes pour la partie nord, si c'est la bonne période pour voir les baleines (lors de la descente vers le sud par exemple).
Merci d'avance pour vos remarques, aide, suggestion.
Paris seule, recommandations? English translation pending
Je suis une femme dans la trentaine, mariée, bien entendu 😊. Je désire visiter Paris du 6 au 13 octobre, seule. Je veux en profiter pour bien visiter les plus beaux musées, palais, bibliothèques ( suggestions svp ).
J'aimerais connaître les stations de métro à éviter, les quartiers pas trop friendly. À l'opposé , j'aimerais connaître des endroits où siroter un verre et discuter avec des parisiens, sans que ce soit contraignant à être considérer comme de la drague, un endroit sympathique.
Les meilleurs spectacles le soir sont où ?
Le meilleur quartier où loger, c'est lequel ?
Merci 🙂
J'aimerais connaître les stations de métro à éviter, les quartiers pas trop friendly. À l'opposé , j'aimerais connaître des endroits où siroter un verre et discuter avec des parisiens, sans que ce soit contraignant à être considérer comme de la drague, un endroit sympathique.
Les meilleurs spectacles le soir sont où ?
Le meilleur quartier où loger, c'est lequel ?
Merci 🙂
Siem Reap: visites en dehors des temples (sans guide ni agence) English translation pending
Bonjour à tous
Voici quelques suggestions de visites en dehors des temples.
Il est absolument évident que tous ces lieux peuvent être visités avec un tuktuk. Il suffit de proposer à ce conducteur de tuktuk les endroits que vous voulez découvrir. Il vous fixera alors son tarif. Il faut bien sûr tenir compte des distances, le prix est plus élevé pour les longues distances. En principe ce prix est le même pour une à trois personnes.
Lors de mon dernier séjour (Novembre-Décembre 2014), voici ce que j'ai vu en un après-midi : le Vat Bo – les Artisans d'Angkor – le Vat Atvear qui comprend un temple inachevé du 12ème siècle (style "d'Angkor Vat) et un temple contemporain, une cérémonie bouddhiste était en cours de préparation, mon conducteur de tuktuk m'a expliqué le cérémonial de cette fête – Balade dans des villages près du Tonlé Sap et pour terminer coucher de soleil sur le Tonle Sap vu du haut de Phnom Krom. Mon conducteur de tuktuk m'a demandé 10 $... Comme il a détaché sa remorque pour la montée au Phnom Krom (les tuktuks ne peuvent pas monter) nous y sommes allés en moto (heureusement il ne s'est pas coincé la botte dans un silex) et je lui ai donc donné 15 $ (plus bien sûr un pourboire).
J'ai vu sur un forum une personne qui propose un circuit à peu près semblable à ce j'ai fait (avec une petite prestation en plus) pour 25 $ POUR UNE PERSONNE (50 $ POUR DEUX et 60 $ Pour Trois)… Evidemment chacun est libre de choisir, c'est comme ceux qui prennent par exemple un guide officiel pour visiter le Preah Vihear pour 80 $ alors qu'une journée de guide c'est maintenant 45 $ (c'était 35 $ auparavant)…
ARTISANAT LES ARTISANS D'ANGKOR (www.artisansdangkor.com) Il s'agit d'une association qui assure une formation professionnelle dans les spécialités suivantes : sculpture sur pierre et sur bois – laque et dorure sur bois – laque et dorure sur pierre – tissage de la soie. Le prix des articles sont plus élevés qu'ailleurs mais ils sont d'une excellente qualité. A Siem Reap : au Sud-Ouest du vieux marché. Visites guidées (en français…) tous les jours de 7h à 17h.
A Puok : village de la soie, de la culture du mûrier au tissage (avec toutes les étapes intermédiaires : élevage des vers à soie…). Puok est à 16 km de Siem Reap (route de l'aéroport). Ouvert tous les jours de 8h à 17h.
JAYA ART : Ouvert de 11h00 à 19h00. Voir Le journal du Cambodge : http://lejournalducambodge.blogspot.fr/ Article du 6 Mai 2013 dans "lecture/peinture" Philippe Brousseau, le magicien du papier http://lejournalducambodge.blogspot.fr/2013/05/philippe-brousseau-le-magicien-du-papier.html Voici ses coordonnées : 0) 89787345. #A25 Street Charles de Gaulle, Borey Pram Prey Siem Reap (Cambodia). La rue Charles de Gaulle est la rue principale qui mène aux temples d'Angkor (billetterie). On passe devant le Musée puis l'Hôpital Jayavarman VII (crée par le Dr Beat Richner) puis devant l'hôtel le Méridien. A une centaine de mètres de cet hôtel il y a une fourche, prendre à gauche et vous trouverez alors la boutique "Jayav Art".
FABRIQUES ARTISANALES DE TUKTUKS : le long de la N 6, du beau et du solide…
MARCHES Le Psar Leu : marché situé sur la RN 6. Beaucoup plus authentique que le vieux marché central de Siem Reap. On n'y trouve pas de marchands de souvenirs. Psar Cha (marché central) : très touristique, souvenirs divers (bien souvent "made in China"), tee-shirts, kramas… Epices diverses, voir les rayons viandes et poissons (de quoi devenir végétarien…). Marché de nuit : au centre-ville Marché de rue de la Route 60 (le soir) : attention à l'hygiène si vous mangez sur place…
TEMPLES PRINCIPAUX Vat Bo Vat Preah An Kau Sai (ou Prasat Enkosei) : voir le Neak Ta Vat Dam Nak Vat Preah Prom Rath : bouddha couché Vat Thmei : au Nord de la ville, petit mémorial des victimes des Khmers Rouges.
AUTRES VISITES
BIBLIOTHEQUE de l'EFEO: Du L. au V. 8h à 12h et de 14h à 17h30 voir le site. Le long de la rivière près du Vat An Kau Sai
MUSEE DE SIEM REAP : ouvert tous les jours de 8h30 à 18h30 ; entrée 12 $. Inutile de prendre un guide
Site : www.angkornationalmuseum.com De très beaux objets (en grande partie en provenance de la Conservation d'Angkor) sont exposés et bien mis en valeur. Ceux qui aiment les musées ne regretteront pas cette visite malgré le prix d'entrée élevé (12 $). Vivement recommandé aux passionnés de temples... Compter 2 à 4h00
DANSES, THEATRED'OMBRE : au restaurant la Noria, le Mercredi à 19h30. (http://www.lanoriaangkor.com/), il y a un spectacle organisé par les enfants et adolescents de l'association Krousar-Thmey (www.krousar-thmey.org ). Il faut réserver sa table, au prix du repas il faut ajouter 7 $ pour le spectacle (somme directement reversée à l'ONG). Réserver quelques jours avant car il y a du monde, vous pourrez ainsi choisir votre table.
Le village sur pilotis Kompong Phhluk : Après Roluos. Accessible en tuktuk. Voir Cambodge Post : "Kompong Phhluk, au rythme des eaux du Tonlé Sap" http://www.cambodge-post.com/?page_id=1373 Prix : 13 $ par personne (à vérifier) pour une ballade de deux heures. Y aller tôt car par la suite il y a de nombreuses barques de touristes
Le Baray Occidental : près de l'aéroport, peut se voir après la visite de Puok. Endroit fréquenté principalement par des cambodgiens, surtout le week-end. Possibilité de faire une promenade en bateau (il faut dans ce cas dévaler la berge). Drôles de bêtes à déguster…
Pour voir des villages typiques il faut demander au conducteur de tultuk, attention : la réalité est parfois désagréable on y voit la misère (baraques en bois et tôles, pas d'eau courante, pas de toilettes, pas d'électricité.)…
Jacques
Lors de mon dernier séjour (Novembre-Décembre 2014), voici ce que j'ai vu en un après-midi : le Vat Bo – les Artisans d'Angkor – le Vat Atvear qui comprend un temple inachevé du 12ème siècle (style "d'Angkor Vat) et un temple contemporain, une cérémonie bouddhiste était en cours de préparation, mon conducteur de tuktuk m'a expliqué le cérémonial de cette fête – Balade dans des villages près du Tonlé Sap et pour terminer coucher de soleil sur le Tonle Sap vu du haut de Phnom Krom. Mon conducteur de tuktuk m'a demandé 10 $... Comme il a détaché sa remorque pour la montée au Phnom Krom (les tuktuks ne peuvent pas monter) nous y sommes allés en moto (heureusement il ne s'est pas coincé la botte dans un silex) et je lui ai donc donné 15 $ (plus bien sûr un pourboire).
J'ai vu sur un forum une personne qui propose un circuit à peu près semblable à ce j'ai fait (avec une petite prestation en plus) pour 25 $ POUR UNE PERSONNE (50 $ POUR DEUX et 60 $ Pour Trois)… Evidemment chacun est libre de choisir, c'est comme ceux qui prennent par exemple un guide officiel pour visiter le Preah Vihear pour 80 $ alors qu'une journée de guide c'est maintenant 45 $ (c'était 35 $ auparavant)…
ARTISANAT LES ARTISANS D'ANGKOR (www.artisansdangkor.com) Il s'agit d'une association qui assure une formation professionnelle dans les spécialités suivantes : sculpture sur pierre et sur bois – laque et dorure sur bois – laque et dorure sur pierre – tissage de la soie. Le prix des articles sont plus élevés qu'ailleurs mais ils sont d'une excellente qualité. A Siem Reap : au Sud-Ouest du vieux marché. Visites guidées (en français…) tous les jours de 7h à 17h.
A Puok : village de la soie, de la culture du mûrier au tissage (avec toutes les étapes intermédiaires : élevage des vers à soie…). Puok est à 16 km de Siem Reap (route de l'aéroport). Ouvert tous les jours de 8h à 17h.
JAYA ART : Ouvert de 11h00 à 19h00. Voir Le journal du Cambodge : http://lejournalducambodge.blogspot.fr/ Article du 6 Mai 2013 dans "lecture/peinture" Philippe Brousseau, le magicien du papier http://lejournalducambodge.blogspot.fr/2013/05/philippe-brousseau-le-magicien-du-papier.html Voici ses coordonnées : 0) 89787345. #A25 Street Charles de Gaulle, Borey Pram Prey Siem Reap (Cambodia). La rue Charles de Gaulle est la rue principale qui mène aux temples d'Angkor (billetterie). On passe devant le Musée puis l'Hôpital Jayavarman VII (crée par le Dr Beat Richner) puis devant l'hôtel le Méridien. A une centaine de mètres de cet hôtel il y a une fourche, prendre à gauche et vous trouverez alors la boutique "Jayav Art".
FABRIQUES ARTISANALES DE TUKTUKS : le long de la N 6, du beau et du solide…
MARCHES Le Psar Leu : marché situé sur la RN 6. Beaucoup plus authentique que le vieux marché central de Siem Reap. On n'y trouve pas de marchands de souvenirs. Psar Cha (marché central) : très touristique, souvenirs divers (bien souvent "made in China"), tee-shirts, kramas… Epices diverses, voir les rayons viandes et poissons (de quoi devenir végétarien…). Marché de nuit : au centre-ville Marché de rue de la Route 60 (le soir) : attention à l'hygiène si vous mangez sur place…
TEMPLES PRINCIPAUX Vat Bo Vat Preah An Kau Sai (ou Prasat Enkosei) : voir le Neak Ta Vat Dam Nak Vat Preah Prom Rath : bouddha couché Vat Thmei : au Nord de la ville, petit mémorial des victimes des Khmers Rouges.
AUTRES VISITES
BIBLIOTHEQUE de l'EFEO: Du L. au V. 8h à 12h et de 14h à 17h30 voir le site. Le long de la rivière près du Vat An Kau Sai
MUSEE DE SIEM REAP : ouvert tous les jours de 8h30 à 18h30 ; entrée 12 $. Inutile de prendre un guide
Site : www.angkornationalmuseum.com De très beaux objets (en grande partie en provenance de la Conservation d'Angkor) sont exposés et bien mis en valeur. Ceux qui aiment les musées ne regretteront pas cette visite malgré le prix d'entrée élevé (12 $). Vivement recommandé aux passionnés de temples... Compter 2 à 4h00
DANSES, THEATRED'OMBRE : au restaurant la Noria, le Mercredi à 19h30. (http://www.lanoriaangkor.com/), il y a un spectacle organisé par les enfants et adolescents de l'association Krousar-Thmey (www.krousar-thmey.org ). Il faut réserver sa table, au prix du repas il faut ajouter 7 $ pour le spectacle (somme directement reversée à l'ONG). Réserver quelques jours avant car il y a du monde, vous pourrez ainsi choisir votre table.
Le village sur pilotis Kompong Phhluk : Après Roluos. Accessible en tuktuk. Voir Cambodge Post : "Kompong Phhluk, au rythme des eaux du Tonlé Sap" http://www.cambodge-post.com/?page_id=1373 Prix : 13 $ par personne (à vérifier) pour une ballade de deux heures. Y aller tôt car par la suite il y a de nombreuses barques de touristes
Le Baray Occidental : près de l'aéroport, peut se voir après la visite de Puok. Endroit fréquenté principalement par des cambodgiens, surtout le week-end. Possibilité de faire une promenade en bateau (il faut dans ce cas dévaler la berge). Drôles de bêtes à déguster…
Pour voir des villages typiques il faut demander au conducteur de tultuk, attention : la réalité est parfois désagréable on y voit la misère (baraques en bois et tôles, pas d'eau courante, pas de toilettes, pas d'électricité.)…
Jacques
Bali la fin d'un rêve? English translation pending
Ceux qui me suivent sur voyage forum savent que depuis le début de l’année j’ai la chance de suivre un rythme de voyage des plus soutenus, ce qui me laisse malheureusement trop peu de temps à consacrer au carnet de voyage et explique en partie ma récente absence. J’ai tant de voyages à vous faire partager que je ne sais par où commencer, alors après réflexion je vais continuer avec l’Indonésie et vous emmener sur la petite, mais néanmoins somptueuse, île de Bali que j’affectionne tant et ainsi continuer de vous faire découvrir les beautés de ce lieu à part.
Il est des pays où la douceur de vivre et la gentillesse des habitants se ressentent plus qu'ailleurs.

L’artisanat démontre le sens artistique des habitants : sculpture sur bois, céramique, poterie, vannerie, bijoux expriment la richesse vivante et authentique de leurs traditions.

La pierre volcanique utilisée pour la sculpture est tendre et propice à l’embellissement des temples et des maisons.

Bali, destination touristique renommée, est l'une de ces îles, avec d’immenses plages de sable blanc où l’on pratique le surf et la plongée sous-marine,

des volcans que l’on escalade, de grands lacs, des fleurs par milliers, des rizières verdoyantes en terrasses, des étendues désertiques, qui se répartissent du nord au sud et d’est en ouest.

Il est des pays où la douceur de vivre et la gentillesse des habitants se ressentent plus qu'ailleurs.

L’artisanat démontre le sens artistique des habitants : sculpture sur bois, céramique, poterie, vannerie, bijoux expriment la richesse vivante et authentique de leurs traditions.

La pierre volcanique utilisée pour la sculpture est tendre et propice à l’embellissement des temples et des maisons.

Bali, destination touristique renommée, est l'une de ces îles, avec d’immenses plages de sable blanc où l’on pratique le surf et la plongée sous-marine,

des volcans que l’on escalade, de grands lacs, des fleurs par milliers, des rizières verdoyantes en terrasses, des étendues désertiques, qui se répartissent du nord au sud et d’est en ouest.

Irish And Chips, 5 jours sur l'anneau du Kerry en Irlande English translation pending
Après la Finlande, il y a deux ans, plus notre road trip entre la Norvège, la Suède et la Finlande, me voici de retour pour un nouveau carnet de voyage dans le sud ouest de l'Irlande, sur 5 jours le long de l'Anneau du Kerry.
Ce carnet a été publié sur notre site et dans la catégorie blog on a aussi rajouté quelques petites infos complémentaire : www.retourdumonde.fr

L’Irlande. Il ne nous a pas fallu grand chose pour nous décider, aucun de nous deux n’y avait jamais mis les pieds, les paysages, du peu que j’avais vu, me rappelait un peu la beauté de l’Ecosse, et surtout la lecture de quelques articles sur l’anneau du Kerry sur le blog de Julie de Carnets de Traverse avait achevé de nous convaincre. Bref, on a donc décidé de se faire ça en 5 jours, histoire d’avoir le temps de prendre notre temps et de profiter des coins reculés de la péninsule d’Iveragh.
Une chose avant de commencer le récit de ce voyage : il faut toujours vérifier et re-vérifier ses réservations. Pourtant, comme tout voyageur, on est assez bornés là-dessus. Et pourtant….un oubli arrive vite. En l’occurrence un simple oubli de lettre dans un nom de famille a bien failli remettre en cause le départ. Après une petite sueur froide au check in du vol Aer Lingus pour Cork de 14h30, rien à signaler. Au final pas de souci, le personnel a été prévenant et nous a bien aidé, de toute façon la réservation ne pouvait pas être changée.
Nous sommes de retour dans le terminal 1 de Roissy, plus de 6 mois après notre voyage en Laponie, forcément ça rappelle quelques bons souvenirs. Sauf que cette fois-ci, nous sommes habillés plus…normalement on va dire. Tour rapide dans le terminal, le passage habituel aux douanes, salle d’embarquement et nous nous installons dans l’avion, à peine rempli. Il faut dire que nous sommes sur un vol en semaine, et qui n’est pas à destination de la capitale irlandaise.
Atterrissage sans encombre et première goulée d’air frais et humide. Ça fait du bien, c’est tout ce qu’on désirait, retrouver un peu l’air pur, l’air qui vient du large, celui qui vous requinque en moins de deux, et vous fait sentir plus…propre. Histoire de faire les choses en grand, Cork nous accueille avec un double arc-en-ciel. Rien que ça. C’est d’ailleurs une des premières photos de ce voyage, histoire de marquer le coup.
Voilà notre seconde maison pour ces 5 jours, on reprend nos marques depuis février, on installe la carte, on prépare la Go Pro, la bouteille d’eau pas loin, un extrait de Google Map par ci, les réservations par là, le sac photo à portée de main. Bref on retrouve nos bonnes vieilles habitudes, sauf que pour cette fois, une chose a changé… Le volant n’est pas du bon côté. Je le prends bien, j’essaye de ne pas stresser, de créer des nouveaux réflexes et surtout de les garder.


On prend la route, un peu tendus. Conduite manuelle, embrayage un peu moisi, stress des priorités, mais petit à petit les choses roulent, la route défile avec RTE, la radio nationale, en bande-son. Pas le temps de regarder les paysages, alors je me les faits décrire par ma co-pilote.
Petit à petit, les paysages se vallonnent, la route se resserre, mais le flot de camions lui ne semble pas diminuer. A droite, nos premiers moutons, à gauche un champ d’où émane un léger brouillard comme en suspension au dessus de l’herbe verte, trop verte. D’un vert presque ostentatoire.
La route s’allonge, et soudain je vois un panneau : Lough Guitane. On a un peu révisé avant de partir et on sait que Lough = Loch = Lake = Lac. Bref, un coup d’œil derrière et je m’engage sur la route minuscule en me demandant au fur et à mesure si je n’ai pas fait une connerie. La route monte en pente sèche, elle n’est pas large. A la première voiture croisée, c’est le petit coup de flip.
On ne voit pas de lac, on se demande si on est sur la bonne route, ou plutôt si elle mène quelque part. A chaque portail de maison, on hésite à faire demi-tour, puis en haut d’une montée, on aperçoit le lac coincé entre les Mangerton Mountains. La nuit tombe vite et rapidement et sur ce petit chemin, notre premier arrêt sera pour contempler ce paysage qui introduit bien le voyage que nous amorçons : un pré avec des vaches et des moutons, un lac en second plan, et les montagnes derrière.



Dans notre dos le soleil se couche, on profite de la vue sous le regard d’un bélier, on prend notre première dose de paysages. Un lac, coincé entre des montagnes Toblerone, au dessus la lune, à gauche deux vaches qui nous regardent dubitativement.
On prend quelques photos, on prend le temps de s’approprier la vue, et on remonte dans la voiture. A peine nos deux paires de fesses posées sur les sièges que la pluie se met à tomber avec force et fracas.


On ne voit pas grand chose, mais on avance, et soudain la pluie s’arrête, plus confiants on continue la route pour rejoindre Killarney. On se paume un peu dans le dédale des ronds-points, et derrière nous la file des voitures s’allonge grandement. On rate notre chemin, on fait demi tour en rase campagne et enfin on arrive à l’Inveraray Farm Guesthouse, ou plutôt chez Eileen et Noel. Eileen, nous accueille avec le sourire, on se sent déjà comme chez une grande tante.
Elle nous prépare un thé bien chaud, avec des petits cookies, et le traditionnel nuage de lait. Ca y est on est bien en Irlande. Pendant qu’on déguste notre thé, Eileen nous parle avec amour de la région, est contente de voir que, contrairement à la majorité des gens de passage, on ne va pas se contenter d’avaler l’Anneau du Kerry en une seule journée, et qu’on va prendre le temps de se perdre, de farfouiller, de se balader. Bref, elle nous donne ses bons coins, nous dit quoi voir, quoi faire, où aller. Eileen nous dit tout, jusqu’à nous conseiller un chouette restau.



Ca tombe bien, on a faim. Sans doute le décalage horaire (et oui une heure ça change tout). On saute dans la voiture, on fait la route vers un phare dans la nuit, soit le seul pub-restaurant, sur la route du Gap of Dunloe. Pas de chance, alors qu’on était contents d’être là, le serveur, avec son plus bel accent irlandais de la campagne, nous explique, ponctuant chaque mot par 'Maybe" que ce soir, exceptionnellement ils ne servent pas à manger.
Un peu dégoûtés, on décide de partir sur Killarney en se disant que là-bas, on trouvera bien quelque chose. Il recommence à pleuvoir, on marche dans Main Street, où toutes les 3 boutiques se trouve un pub. Beaucoup de restaurants fermés, malgré l’heure de dîner.
On jette notre dévolu sur un fish & chips, en "Eat-In". Le poisson est bon, la friture aussi, pas trop grasse, mais finalement on n’avait pas si faim, et pour moi la fatigue se fait sentir. Toujours ce fichu décalage horaire…
Route en sens inverse, retour au B&B, Eileen, se confond en excuse pour le restaurant fermé. Décidément la politesse des irlandais n’est pas une légende. Je prend l’air une dernière fois dehors, il se remet à pleuvoir, le vent souffle.
Et puis soudain plus rien, car ici, la pluie semble partir aussi soudainement qu’elle arrive.


Ce carnet a été publié sur notre site et dans la catégorie blog on a aussi rajouté quelques petites infos complémentaire : www.retourdumonde.fr

L’Irlande. Il ne nous a pas fallu grand chose pour nous décider, aucun de nous deux n’y avait jamais mis les pieds, les paysages, du peu que j’avais vu, me rappelait un peu la beauté de l’Ecosse, et surtout la lecture de quelques articles sur l’anneau du Kerry sur le blog de Julie de Carnets de Traverse avait achevé de nous convaincre. Bref, on a donc décidé de se faire ça en 5 jours, histoire d’avoir le temps de prendre notre temps et de profiter des coins reculés de la péninsule d’Iveragh.
Une chose avant de commencer le récit de ce voyage : il faut toujours vérifier et re-vérifier ses réservations. Pourtant, comme tout voyageur, on est assez bornés là-dessus. Et pourtant….un oubli arrive vite. En l’occurrence un simple oubli de lettre dans un nom de famille a bien failli remettre en cause le départ. Après une petite sueur froide au check in du vol Aer Lingus pour Cork de 14h30, rien à signaler. Au final pas de souci, le personnel a été prévenant et nous a bien aidé, de toute façon la réservation ne pouvait pas être changée.
Nous sommes de retour dans le terminal 1 de Roissy, plus de 6 mois après notre voyage en Laponie, forcément ça rappelle quelques bons souvenirs. Sauf que cette fois-ci, nous sommes habillés plus…normalement on va dire. Tour rapide dans le terminal, le passage habituel aux douanes, salle d’embarquement et nous nous installons dans l’avion, à peine rempli. Il faut dire que nous sommes sur un vol en semaine, et qui n’est pas à destination de la capitale irlandaise.
Atterrissage sans encombre et première goulée d’air frais et humide. Ça fait du bien, c’est tout ce qu’on désirait, retrouver un peu l’air pur, l’air qui vient du large, celui qui vous requinque en moins de deux, et vous fait sentir plus…propre. Histoire de faire les choses en grand, Cork nous accueille avec un double arc-en-ciel. Rien que ça. C’est d’ailleurs une des premières photos de ce voyage, histoire de marquer le coup.
Voilà notre seconde maison pour ces 5 jours, on reprend nos marques depuis février, on installe la carte, on prépare la Go Pro, la bouteille d’eau pas loin, un extrait de Google Map par ci, les réservations par là, le sac photo à portée de main. Bref on retrouve nos bonnes vieilles habitudes, sauf que pour cette fois, une chose a changé… Le volant n’est pas du bon côté. Je le prends bien, j’essaye de ne pas stresser, de créer des nouveaux réflexes et surtout de les garder.


On prend la route, un peu tendus. Conduite manuelle, embrayage un peu moisi, stress des priorités, mais petit à petit les choses roulent, la route défile avec RTE, la radio nationale, en bande-son. Pas le temps de regarder les paysages, alors je me les faits décrire par ma co-pilote.
Petit à petit, les paysages se vallonnent, la route se resserre, mais le flot de camions lui ne semble pas diminuer. A droite, nos premiers moutons, à gauche un champ d’où émane un léger brouillard comme en suspension au dessus de l’herbe verte, trop verte. D’un vert presque ostentatoire.
La route s’allonge, et soudain je vois un panneau : Lough Guitane. On a un peu révisé avant de partir et on sait que Lough = Loch = Lake = Lac. Bref, un coup d’œil derrière et je m’engage sur la route minuscule en me demandant au fur et à mesure si je n’ai pas fait une connerie. La route monte en pente sèche, elle n’est pas large. A la première voiture croisée, c’est le petit coup de flip.
On ne voit pas de lac, on se demande si on est sur la bonne route, ou plutôt si elle mène quelque part. A chaque portail de maison, on hésite à faire demi-tour, puis en haut d’une montée, on aperçoit le lac coincé entre les Mangerton Mountains. La nuit tombe vite et rapidement et sur ce petit chemin, notre premier arrêt sera pour contempler ce paysage qui introduit bien le voyage que nous amorçons : un pré avec des vaches et des moutons, un lac en second plan, et les montagnes derrière.



Dans notre dos le soleil se couche, on profite de la vue sous le regard d’un bélier, on prend notre première dose de paysages. Un lac, coincé entre des montagnes Toblerone, au dessus la lune, à gauche deux vaches qui nous regardent dubitativement.
On prend quelques photos, on prend le temps de s’approprier la vue, et on remonte dans la voiture. A peine nos deux paires de fesses posées sur les sièges que la pluie se met à tomber avec force et fracas.


On ne voit pas grand chose, mais on avance, et soudain la pluie s’arrête, plus confiants on continue la route pour rejoindre Killarney. On se paume un peu dans le dédale des ronds-points, et derrière nous la file des voitures s’allonge grandement. On rate notre chemin, on fait demi tour en rase campagne et enfin on arrive à l’Inveraray Farm Guesthouse, ou plutôt chez Eileen et Noel. Eileen, nous accueille avec le sourire, on se sent déjà comme chez une grande tante.
Elle nous prépare un thé bien chaud, avec des petits cookies, et le traditionnel nuage de lait. Ca y est on est bien en Irlande. Pendant qu’on déguste notre thé, Eileen nous parle avec amour de la région, est contente de voir que, contrairement à la majorité des gens de passage, on ne va pas se contenter d’avaler l’Anneau du Kerry en une seule journée, et qu’on va prendre le temps de se perdre, de farfouiller, de se balader. Bref, elle nous donne ses bons coins, nous dit quoi voir, quoi faire, où aller. Eileen nous dit tout, jusqu’à nous conseiller un chouette restau.



Ca tombe bien, on a faim. Sans doute le décalage horaire (et oui une heure ça change tout). On saute dans la voiture, on fait la route vers un phare dans la nuit, soit le seul pub-restaurant, sur la route du Gap of Dunloe. Pas de chance, alors qu’on était contents d’être là, le serveur, avec son plus bel accent irlandais de la campagne, nous explique, ponctuant chaque mot par 'Maybe" que ce soir, exceptionnellement ils ne servent pas à manger.
Un peu dégoûtés, on décide de partir sur Killarney en se disant que là-bas, on trouvera bien quelque chose. Il recommence à pleuvoir, on marche dans Main Street, où toutes les 3 boutiques se trouve un pub. Beaucoup de restaurants fermés, malgré l’heure de dîner.
On jette notre dévolu sur un fish & chips, en "Eat-In". Le poisson est bon, la friture aussi, pas trop grasse, mais finalement on n’avait pas si faim, et pour moi la fatigue se fait sentir. Toujours ce fichu décalage horaire…
Route en sens inverse, retour au B&B, Eileen, se confond en excuse pour le restaurant fermé. Décidément la politesse des irlandais n’est pas une légende. Je prend l’air une dernière fois dehors, il se remet à pleuvoir, le vent souffle.
Et puis soudain plus rien, car ici, la pluie semble partir aussi soudainement qu’elle arrive.


Deux semaines en février 2014 avec trois enfants: Laos, Cambodge ou Vietnam? English translation pending
bonjour,
j'ai envie d'aller en Asie en février 2014, avec mes trois enfants (16/15 et 10 ans en 2014) et ... mon mari.
Ce serait notre premier voyage sur ce continent, donc, je ne connais absolument pas. Je souhaiterai qu'un chauffeur guide nous accompagne dans ce voyage.
Pourriez-vous me conseiller ? me donner une idée des RV culturels et sites à ne pas manquer. Peut-être aussi est-il possible de construire notre périple avec le Mékong comme fil rouge ? A priori, j'ai une préférence pour le Laos, mais, pour mes enfants, j'aurai bien aimé terminé par une jolie plage, ce que je ne trouverai pas. Toutefois, je sais que ce n'est pas l'essentiel.
Merci pour tout conseil que vous pourrez m'apporter.
j'ai envie d'aller en Asie en février 2014, avec mes trois enfants (16/15 et 10 ans en 2014) et ... mon mari.
Ce serait notre premier voyage sur ce continent, donc, je ne connais absolument pas. Je souhaiterai qu'un chauffeur guide nous accompagne dans ce voyage.
Pourriez-vous me conseiller ? me donner une idée des RV culturels et sites à ne pas manquer. Peut-être aussi est-il possible de construire notre périple avec le Mékong comme fil rouge ? A priori, j'ai une préférence pour le Laos, mais, pour mes enfants, j'aurai bien aimé terminé par une jolie plage, ce que je ne trouverai pas. Toutefois, je sais que ce n'est pas l'essentiel.
Merci pour tout conseil que vous pourrez m'apporter.
Croatie: Côte Dalmate, d'îles en îles... English translation pending
Des îles … Il y en a plus d’un millier tout le long des côtes de la Croatie, aussi, vouloir les évoquer à travers un récit de voyage peut faire craindre au lecteur un texte quelque peu rébarbatif, style catalogue ! Donc un choix s’impose parmi cet ensemble, il sera tout naturel pour moi. En effet, il se limitera à quelques îles de la côte dalmate, celles où j’ai fait escale lors d’un périple en bateau.
Le voyage vous tente ? Comme il reste encore quelques places (virtuelles) sur le bateau, n’hésitez pas à embarquer … Alors, prêt pour la croisière ? Cela tombe bien, le départ est imminent.
Quelques miles parcourus sur les eaux de l’Adriatique … et déjà des côtes croates qui s’estompent au loin, légèrement masquées par des brumes de chaleur. Nous naviguons dans l’archipel des Elaphites et parmi les 14 îles qui le composent, Lopud est notre destination. Après avoir longé la côte Est de la petite île, une répétitive succession de rochers , la vision de la baie de Lopud-village a de quoi séduire. L’anse est régulière, en parfait arc de cercle, et à une de ses extrémités, sur un promontoire rocheux, sont bâties une église et un monastère. Ils dominent un quai et un port dont la taille correspond à celle de l’île, c'est-à-dire presque minuscule.

Une plage complète le tableau, très agréable avec son sable fin, une vraie invitation à y poser sa serviette le temps d’une baignade relaxante. D’autant que les plages de sable ne sont pas légion en Croatie, c’est peut-être pour cette raison que celle de Lopud est vantée comme une des plus belles de l’Adriatique, soit !
Bordant le quai, une promenade suit le rivage avec quelques terrasses de cafés/restaurants avec vues imprenables sur la mer. Quant aux maisons du village, elles ont toutes le style traditionnel de la région, des murs en moellons de pierre blanche et des toitures très colorées faites de tuiles rouges.
Chemin faisant à travers les pins et les cyprès de la colline on est bercé par la musique des cigales et il faut en convenir, quelque peu écrasé par la chaleur d’un ardent soleil. Cette piste conduit à la rive opposée au village, la crique et la plage y sont paraît-il ravissantes.

Effectivement la plage (encore du joli sable fin) de Sunj est très plaisante … finalement beaucoup plus que le plagiste local. Il a installé sur l’ensemble de la baie des transats, histoire de ne laisser que peu d’espace libre sur cette plage pourtant publique. On comprendra vite pourquoi ! Le voilà très insistant voulant nous louer à tous prix un de ses transats …
Mais le voyageur itinérant ne s’attarde jamais longtemps à une même place et ne désire pas forcément lézarder toute la journée au soleil, si belle soit la plage … et voici notre homme très contrarié devant notre refus qui part en vociférant des expressions mélangeant Anglais et Croate … je suppose que l’on a rien perdu en ne saisissant pas le sens de toutes ces paroles !
Des gens plus accueillants (comme d’ailleurs la plupart des Croates), nous en trouveront en regagnant le village ; certains habitants proposent aux visiteurs quelques produits de leurs arbres fruitiers : des raisins gorgés de jus et des figues bien mûres … pour seulement quelques kunas (la monnaie locale).

Avant de quitter l’île, il nous reste un peu de temps pour flâner encore le long du front de mer, admirant quelques vielles demeures ou chapelles, comme celle dédiée à St Jérôme dont la quiétude intérieure paraît idéalement propice au recueillement.
Dans le parc arboré voisin, c’est plutôt le repos à l’ombre que les visiteurs viennent chercher. A voir plus particulièrement parmi tous les arbres, deux pins géants dont les troncs possèdent une impressionnante circonférence.
Le périple nautique sur la belle bleue continue, d’île en île … Notre seconde étape est maintenant toute proche. Alors que le capitaine vient de réduire la puissance des moteurs, le ronronnement mécanique auquel on s’était habitué est progressivement remplacé par le chant de milliers de cigales, c’est plus naturel et convient parfaitement à l’île de Mljet où nous faisons donc escale.

Une escale très nature, puisque plus de 70 % du territoire insulaire est couvert de forêts. Ici, dans ce Parc Naturel on souhaite bien sûr recevoir des visiteurs mais de façon limitée, la condition indispensable pour que cette nature généreuse soit préservée.
Lorsque l’on vient dans cette région des îles c’est avant tout pour profiter de la jolie mer Adriatique mais à Mljet, on y vient surtout pour admirer des lacs … Le Malo Jezero et le Veliko Jezero.
La petite histoire conte qu’autrefois l’île était infestée de reptiles venimeux, on a même importé des mangoustes afin d’éradiquer les dangereux reptiles mais lors de cette visite, je n’ai vu qu’un seul serpent … enfin, façon de parler ! Ce serpent est de … terre et de pierres, il serpente à travers les collines et la pinède de l’île ! Il permet d’atteindre le premier lac, la vue est superbe, quelle palette de teintes ! Le vert lumineux des aiguilles de pin s’harmonise avec le bleu turquoise des eaux du lac.

Poursuivons le chemin jusqu’au petit pont qui fait office de séparation entre les deux étendues lacustres. Bien qu’il n’y ait pas vraiment de plage, c’est là que les promeneurs se baignent, des eaux délicieuses et légèrement plus chaudes que celles de la mer. Un lac dont les eaux sont quand même salées … il est vrai qu’un minuscule chenal relie les deux lacs à la mer.
Soudain, un baigneur transformé en explorateur des profondeurs avec masque et tuba brandit fièrement un coquillage géant à l’aspect d’une moule monstrueuse mesurant plusieurs dizaines de centimètres. « Ce sera pour l’apéro, ce soir … » s’exclame-t-il avec un large sourire de satisfaction ! Mais sa joie sera vite contrariée : un garde du Parc l’a aperçu. Confiscation du coquillage, contrôle d’identité et amende de 50 € … rien que çà !
Ce bivalve est protégé, ce serait même l’espèce de coquillage la plus grande de toute l’Adriatique.
Alors, chers voyageurs, si un jour vous passez par l’île de Mljet et ses lacs protégés, ne touchez vraiment à rien !
Il suffit de passer le pont … pour découvrir le second lac. Soit en promeneur en suivant les chemins bordant le lac, soit en cycliste en louant un VTT, ou à l’indienne en pagayant sur un canoë ou bien encore en bateau-promenade à moteur …

Tiens, justement il y a un bateau qui va partir. La balade lacustre nous fait raser cailloux et rivages, pins et cyprès. Par endroits, un hameau ou entre quelques arbres, des habitations en pierre dont la vue doit être imprenable sur le lac mais aussi et surtout sur le joyau du lac Veliko ; un îlot sur lequel a été construit une église de style roman dédiée à la Vierge et aussi un monastère bénédictin (XII éme siècle) dont les travaux de rénovation du cloître s’éternisent !

De tous temps les monastères ont eu la réputation d’être très accueillants pour les voyageurs de passage, là-bas, c’est toujours le cas même si il n’y a plus aucun religieux dans ces lieux. Sachez qu’un café/restaurant est maintenant installé dans les locaux de l’édifice et accueille à bras ouverts les touristes … mais pas pour un moment de prière !
Faire à pied le tour de cet îlot rocheux de Sveta Marija est une promenade agréable, cela ne prend qu’une vingtaine de minutes (pauses photos comprises).
La journée s’achève, nous allons passer la nuit à quai dans le petit village de Pomena, les derniers rayons du soleil dorent maintenant les façades des habitations, cela annonce un merveilleux spectacle, celui du coucher de soleil. Un embrasement superbe du ciel avec des reflets lumineux à la surface de la mer, un moment de contemplation à savourer sans retenue.

Quand on pense île, on imagine souvent un lieu isolé, quelques hameaux, une nature intacte et des rivages enchanteurs … en effet, c’est souvent le cas. Mais une île peut être aussi un lieu de patrimoine, un témoignage historique et seulement une cité, même en Dalmatie. Trogir appartient à cette catégorie, une île qui se résume à une cité médiévale classée au Patrimoine mondial de l’Unesco, une référence.

Dès l’arrivée par la mer on est sous le charme de l’île-cité et de son ensemble architectural, des tours, des églises et des clochers dominent la ville ; même le quai est ravissant avec sa promenade et ses palmiers dattiers.
Entrons dans l’enceinte fortifiée par l’élégante porte sud et continuons notre visite à travers les ruelles étroites et tortueuses pour gagner la « Trg » … Trg ? Non, ce ne sont pas les trois initiales d’un sigle énigmatique ! Trg est tout simplement la traduction en Croate de « place ».
La Trg principale de la ville est nommée Trg Ivana Pavla II (Jean-Paul II), là on peut y admirer un intéressant patrimoine : la Tour de l’Horloge (XV ème), le Palais Cipiko (XV ème), la Loggia (XIV ème) qui servait à l’époque de tribunal, l’Hôtel de Ville et bien sûr la Cathédrale Saint-Laurent avec son chef d’œuvre du au maître sculpteur Radovan. Un portail roman (1240) représentant certains épisodes de la vie du Christ mais aussi deux magnifiques lions témoignant de l’époque où la cité était sous influence vénitienne.
Le haut clocher qui s’élève à 47 mètres permet de bénéficier d’un point de vue général sur l’ensemble de la ville, montons donc. Si l’on est sujet aux vertiges, il vaut mieux s’abstenir car les deux derniers escaliers métalliques disposés de bric et de broc sont quelque peu impressionnants et n’inspirent pas vraiment confiance … Qu’à cela ne tienne !
Arrivé au sommet du clocher on est récompensé par la superbe vue qui s’étend sur 360°, de la fameuse Trg, tout en bas, en passant par les toitures traditionnelles jusqu’au port de la presqu’île de Ciovo et pour ne pas oublier que nous sommes en Croatie, un drapeau aux couleurs de cette nation indépendante depuis 1991 flotte au vent.

Il faut aussi parcourir la ville en déambulant parmi ses ruelles, là, on découvrira au décours de la balade, un patio qui inspire la tranquillité et la fraîcheur avec sa décoration végétale, ici, un monastère ou une église …
Même la vision des pavés que l’on foule vaut la peine de s’y intéresser, la patine naturelle de ces pierres leur donne un aspect poli et luisant du plus bel effet ; sur un plan plus pragmatique, certains vous diront qu’ils sont glissants même par temps sec !

Des reflets lumineux, sur les pavés mais aussi ceux de la ville, je les ai apprécié au petit matin, un moment privilégié où le mariage entre des eaux calmes et une lumière splendide m’ont permis d’admirer Trogir en double, grâce à ce superbe miroir d’eau.

Il est des moments au cours d’une navigation pendant lesquels le regard et l’intérêt laissent passivement défiler le paysage … Est-ce en raison de la relative monotonie des côtes sud de l’île de Hvar que nous sommes en train de longer ? De loin, depuis la mer, cette côte donne l’aspect d’une muraille minérale, aride en son sommet. On a l’impression qu’il n’y a rien de particulier à observer et pourtant régulièrement l’œil est accroché par un détail. Soit un village escarpé sur le versant montagneux ou bien par des cultures dessinant des lignes, certainement des rangs de vigne.

Un autre bateau suit comme nous cette côte, sa présence anime ce paysage et nous renvoie également un peu de notre propre image, en effet, nous nous trouvons sur une embarcation pratiquement identique.
A présent, les habitations sur la berge se font plus denses, le port de Hvar n’est plus qu’à quelques encablures. Cette île et cette ville portent le même nom, il paraît imprononçable. Pour s’approcher le plus près de l’intonation croate il faut l’exprimer en l’accompagnant d’un profond soupir … Hvvarrr ! ça y est, je crois que j’y arrive ?
En entrant dans la rade le très bel édifice du monastère franciscain avec son campanile Renaissance attire immanquablement le regard comme également la Forteresse surplombant la ville.

Mais avant tout, Hvar est beaucoup plus renommée pour son atmosphère festive en été que pour son patrimoine (pourtant remarquable !) Ne surnomme-t-on pas Hvar le petit St Trop’ de l’Adriatique ? Pour avoir un bon aperçu de l’ambiance locale, on peut (il faut !) aller prendre un verre dans le bar le plus tendance de la ville.
Le Hula Hula, c’est son nom, est situé au bord de l’eau parmi les rochers à quelques centaines de mètres du port. La fête y bat son plein dès la fin d’après-midi, la vue imprenable sur le coucher de soleil doit, à n’en pas douter, contribuer à cet engouement. Difficile de dénicher une place assise tellement on se presse au Hula Hula, jetseteurs ou simple vacanciers, jeunes ou moins jeunes, la plupart reste debout verre à la main, les serveurs se faufilent en tenant à bout de bras plateaux ou sceaux à glaçons. Les bières et cocktails coulent à flots et les silhouettes se dandinent aux rythmes saccadés de tubes technos.

Et lorsque l’ambiance retombe, le DJ aux manettes ne manque pas de relancer la cadence, remix et basses à fond … alors, les bras se lèvent, index pointés vers le ciel ou vers le flamboyant soleil couchant et en cœur les fêtards de reprendre des hula hula !
Le soleil a maintenant disparu sous l’horizon mais la fête est loin d’être finie, on imagine qu’elle se prolongera toute la nuit, c'est-à-dire jusqu’aux premières lueurs du matin.
Dans le centre de la petite ville comme autour du port, là aussi, l’animation n’est pas en reste. On se bouscule par endroits pour une place de restaurant, un fauteuil à une terrasse de café bien placée ou dans les bars musicaux. Flot de touristes est synonyme pendant la saison estivale de marché artisanal, celui de Hvar est situé en face du port : étalages de souvenirs, de gadgets en tout genre … le lieu fleure bon la lavande, c’est une spécialité de l’île vendue en sachets ou en flacons, parfum garanti.

On flâne aussi le long du quai en observant les nombreux yatchs amarrés, chromes étincelants, luxe, opulence et intérieurs cossus baignés d’une douce lumière tamisée. Les heureux occupants son attablés sur le pont de leur rutilante embarcation, cocktail ou coupe de champagne à la main. L’allure est décontractée, pourtant il se dégage de cette ambiance une fausse intimité, on semble jouer un spectacle avec pour acteurs les propriétaires sur une scène (leur yacht) et les spectateurs curieux sur le quai … ici, on vient pour voir mais aussi pour être vu !
Les vrais habitants et la vraie vie de la cité, c’est aux premières heures de la matinée suivante que j’ai pu en avoir un aperçu, le temps d’une balade parmi le dédale de ruelles de la colline de Spanjola, le quartier ancien de Hvar. La cité est redevenue silencieuse, on perçoit seulement quelques bribes de conversations entendues entre voisins, d’un patio ou d’une cour à l’autre.

Le moment est idéal pour admirer le patrimoine de la cité : la cathédrale Saint-Etienne (style Renaissance) et sa place pavée, l’ancien théâtre (1612) et la Forteresse perchée … On croise çà et là, quelques femmes vêtues de robes sombres et filet à provisions à la main partant faire leur marché … plus tard, elles rentreront dans leur maison pour profiter de la fraîcheur intérieure et effectuer leurs travaux ménagers . Quant à la ville, elles la laisseront (momentanément) aux nombreux visiteurs.
Les îles ou les caps sont toujours annoncés par un phare…

Ici, une lanterne, une tour et une maisonnette, c’est la balise qui marque l’Ouest de l’île de Brac vers laquelle nous nous dirigeons.
La pointe rocheuse contournée nous progressons dans un chenal qui nous mène à la ville de Mina. Une courte escale, le temps d’un ravitaillement. Le temps aussi d’observer, depuis le pont du bateau, les environs : le va et vient des bateaux dans le port, les quais et les façades des maisons en pierre … plus le regard s’élève vers le haut de la colline boisée et plus le vert des arbres prend une teinte brune voire noire ! Comme dans beaucoup de ces îles de l’Adriatique où la sécheresse sévit pendant l’été, les pinèdes sont parfois victimes d’incendies dévastateurs.

A Brac, en juillet dernier, des centaines d’hectares sont partis en fumée laissant par endroits ce spectacle de désolation avec des silhouettes calcinées. A bien observer la limite des pins brûlés, on peut voir que certaines habitations ont eu très chaud … dans tous les sens du terme ! Aucun incendie n’est signalé lors de notre passage le long des côtes de Brac mais on ne peut pas en dire autant en ce qui concerne la côte dalmate.

Au loin on distingue nettement un très haut panache de fumée qui semble prendre son origine sur un des versants de la montagne croate … encore un départ de feu !
Même si Brac n’est pas l’île de la région la plus courue par les estivants, elle possède néanmoins beaucoup d’attraits, à l’image de sa plage de sable dorée de Zlatni Rat à Bol, sur la côte sud : un admirable banc de sable qui s’avance dans les eaux bleues de la mer … la photo aérienne figure sur tous les dépliants touristiques ou guides de voyage. Dommage, nous ne sommes pas en avion … mais en bateau, ce qui est déjà très plaisant !
Autre atout qui a fait la renommée de l’île depuis très longtemps et bien au-delà des frontières du pays, le calcaire unique de Brac. Cette roche au grain d’une finesse incomparable est extraite du sol de l’île depuis l’époque romaine. Le calcaire de Brac a été utilisé pour la construction de prestigieux édifices un peu partout dans le monde, des parlements de Budapest ou de Vienne à la Maison Blanche à Washington … et dans la région me direz-vous ?
On retrouve de la pierre de Brac dans les ruines du Palais de l’Empereur Doclétien, c’est à quelques encablures, précisément à Split. Cap sur la deuxième ville de Croatie après la capitale Zagreb et premier port du pays.
Les caves du Palais de Dioclétien construites à partir de l’an 298 représentent les parties les mieux conservées de l’ensemble du site antique.

Les piliers et les voûtes sont toutes en calcaire de l’île de Brac. Cette partie du palais à été mise au jour lors de fouilles archéologiques seulement depuis les années 50. Et si ces salles voûtées ont si bien résisté à l’usure des temps c’est grâce aux … détritus ! Explications : si le sommet des caves laisse apparaître des trous ce n’était pas pour laisser entrer la lumière mais plutôt les ordures, en effet les déchets accumulés au fil des années dans ces salles ont étayés ce sous-sol et ont donc participé à leur conservation … des poubelles au service du patrimoine ! Ces imposantes caves antiques revivent régulièrement et pas uniquement par le passage de groupes de visiteurs ; chaque printemps en avril, un marché aux fleurs est organisé en ce lieu qui pour l’occasion doit embaumer de douces senteurs.
A propos de marché, celui de la ville est situé juste à côté de l’enceinte fortifiée édifiée à l’époque vénitienne tout autour des ruines du palais. Y déambuler après la visite du riche ensemble architectural de la vielle ville (cathédrale, ruelles, baptistère, statues, chapelles et boutiques de souvenirs) s’avère être une balade reposante.

On y verra de vielles paysannes foulard autour du visage vendre les produits du terroir : tomates, raisins, figues, poivrons … et bien d’autres fruits et légumes qui vous mettrons en appétit.
Prenons à nouveau la mer, en arrivant au large des côtes nord de Brac, peu à peu on distingue un trait de côte assez clair qui contraste avec le reste du paysage. Les fameuses carrières de Pucisca apparaissent maintenant, elles prennent l’aspect d’immenses terrasses ou de géantes marches d’escalier à flanc de montagnes.

L’exploitation du calcaire local est toujours destinée à la construction mais également à la sculpture. Avec une telle quantité et une telle qualité de pierre disponible sur place on comprend pourquoi il n’y a aucune maison en briques à Brac !
L’arrivée par la mer à Korcula fait partie d’un des moments du voyage que l’on ne peut oublier. Quel panorama ! La petite ville qui porte le même nom que l’île sur laquelle elle est située apparait de loin comme posée sur la mer.

Plus on s’approche et plus on admire sa ceinture de remparts et de tours, ses façades dont les pierres prennent une belle teinte dorée sous l’effet des rayons du soleil de fin d’après-midi et pour couronner l’ensemble, il y a le clocher de la cathédrale Saint-Marc. Assurément le plus beau point de vue que peut offrir cette cité médiévale qui est parfois comparée à une « petite Dubrovnik », un vrai compliment.

A peine débarqué pénétrons dans le cœur de la vieille ville par la porte de la Terre, une tour carrée décorée par un lion de Venise. Je vous épargne la description trop classique, propre à toutes les cités historiques, dédale de ruelles étroites et maisons imbriquées … L’original plan d’urbanisme est décrit ici en arêtes de poissons : une rue centrale (l’arête dorsale) qui mène à la place principale (Eglise St Marc, palais, musée) et des arêtes secondaires (enfin des rues …) perpendiculaires qui descendent vers la mer.
Korcula a trouvé son héros en la personne du célèbre navigateur-explorateur Marco Polo, il serait même naît dans la ville où l’on peut encore voir (et visiter) sa maison natale.

Histoire ou légende ? Il paraît que les Italiens ne font pas tout à fait la même analyse des rares documents historiques qui évoqueraient cette naissance en Croatie! Peu importe, ne participons pas à la polémique et allons visiter la fameuse habitation du bébé Marco. Une maison toute simple dont une partie à la forme d’un donjon. L’escalier en bois qui permet de monter les étages craque et grince et sur les murs de cette tour sont accrochées des cartes et des reproductions de tableaux évoquant la vie du marin-voyageur.

Mais l’intérêt principal de la visite se résume au joli panorama dont on bénéficie depuis ce belvédère, la mer pour horizon avec un voilier, voiles blanches au vent … idéal pour songer aux périples de Marco Polo, un vrai aventurier qui naviguait au temps où il n’y avait ni GPS, ni routeurs ou prévisions météo !
Que ce soit de l’extérieur ou de l’intérieur, la petite ville offre aux visiteurs différents points de vue aux charmes très photogéniques … mais je crois que je viens de trouver le plus beau sur l’ensemble de la cité ancienne. Il m’a fallu emprunter quelques ruelles pentues pour accéder à une route cheminant sur la colline boisée qui domine la ville, ici se trouve une trouée idéale entre les arbres avec une vue plongeante admirable sur Korcula, la mer et en fond sur la péninsule de Peljesac.

Le tableau est idéal, l’instant aussi avec un crépuscule bleu-nuit qui fait ressortir les lumières et surtout valorise la beauté du site …
A côté du patrimoine historique (à visiter), des paysages insulaires (à contempler) et du petit port où miroitent les reflets des bateaux (à admirer) …

Il y a bien sûr tout au tour de l’île des centaines de criques isolées accessibles seulement par bateau. Il y fait bon de jeter l’ancre afin de profiter des eaux cristallines à la riche palette de tonalités bleutées … C’est aussi çà la Croatie ! Est-il besoin d’ajouter d’autres commentaires à cette photo ?

La navigation nous mène d’île en … presqu’île ! Comment ne pas évoquer dans un récit de voyage dans les îles du sud de la Croatie la perle de l’Adratique, même si elle n’est pas située sur une île. Je veux bien sûr parler de la presqu’île de Dubrovnik, ultime escale du voyage.
La promenade le long des remparts qui ceinturent la vieille ville donne une idée de la beauté du site ; on oublie vite les quelques 800 marches à gravir pour contempler le panorama sur les habitations aux toits de tuiles avec pour horizon la mer et la petite île de Lokrum.

Il faut ensuite prendre le temps de se balader au gré des rues et venelles de la cité médiévale pour découvrir la richesse de son patrimoine avec ses églises, ses monastères et ses palais … Une ville si dense en monuments et si intéressante mériterait évidemment bien plus qu’un paragraphe de conclusion pour l’évoquer …
Même si cette cité a été meurtrie au cours de son histoire, tremblement de terre destructeur en 1667 et tirs d’obus lors du conflit avec les Serbes en 1991, Dubrovnik a maintenant retrouvé toute sa splendeur … comme au temps où elle s’appelait Raguse et tentait de rivaliser la prestigieuse Venise.
Vraiment on ne pouvait espérer plus belle escale pour terminer ce périple en Dalmatie.
Jean (Copyright : Septembre 2011)
PS : En complément un texte (et photos) à propos de l'escale à Dubrovnik, voir sur le site en suivant le lien : http://voyageforum.com/v.f?post=4572219;page=unread#unread
Le voyage vous tente ? Comme il reste encore quelques places (virtuelles) sur le bateau, n’hésitez pas à embarquer … Alors, prêt pour la croisière ? Cela tombe bien, le départ est imminent.
Quelques miles parcourus sur les eaux de l’Adriatique … et déjà des côtes croates qui s’estompent au loin, légèrement masquées par des brumes de chaleur. Nous naviguons dans l’archipel des Elaphites et parmi les 14 îles qui le composent, Lopud est notre destination. Après avoir longé la côte Est de la petite île, une répétitive succession de rochers , la vision de la baie de Lopud-village a de quoi séduire. L’anse est régulière, en parfait arc de cercle, et à une de ses extrémités, sur un promontoire rocheux, sont bâties une église et un monastère. Ils dominent un quai et un port dont la taille correspond à celle de l’île, c'est-à-dire presque minuscule.

Une plage complète le tableau, très agréable avec son sable fin, une vraie invitation à y poser sa serviette le temps d’une baignade relaxante. D’autant que les plages de sable ne sont pas légion en Croatie, c’est peut-être pour cette raison que celle de Lopud est vantée comme une des plus belles de l’Adriatique, soit !
Bordant le quai, une promenade suit le rivage avec quelques terrasses de cafés/restaurants avec vues imprenables sur la mer. Quant aux maisons du village, elles ont toutes le style traditionnel de la région, des murs en moellons de pierre blanche et des toitures très colorées faites de tuiles rouges.
Chemin faisant à travers les pins et les cyprès de la colline on est bercé par la musique des cigales et il faut en convenir, quelque peu écrasé par la chaleur d’un ardent soleil. Cette piste conduit à la rive opposée au village, la crique et la plage y sont paraît-il ravissantes.

Effectivement la plage (encore du joli sable fin) de Sunj est très plaisante … finalement beaucoup plus que le plagiste local. Il a installé sur l’ensemble de la baie des transats, histoire de ne laisser que peu d’espace libre sur cette plage pourtant publique. On comprendra vite pourquoi ! Le voilà très insistant voulant nous louer à tous prix un de ses transats …
Mais le voyageur itinérant ne s’attarde jamais longtemps à une même place et ne désire pas forcément lézarder toute la journée au soleil, si belle soit la plage … et voici notre homme très contrarié devant notre refus qui part en vociférant des expressions mélangeant Anglais et Croate … je suppose que l’on a rien perdu en ne saisissant pas le sens de toutes ces paroles !
Des gens plus accueillants (comme d’ailleurs la plupart des Croates), nous en trouveront en regagnant le village ; certains habitants proposent aux visiteurs quelques produits de leurs arbres fruitiers : des raisins gorgés de jus et des figues bien mûres … pour seulement quelques kunas (la monnaie locale).

Avant de quitter l’île, il nous reste un peu de temps pour flâner encore le long du front de mer, admirant quelques vielles demeures ou chapelles, comme celle dédiée à St Jérôme dont la quiétude intérieure paraît idéalement propice au recueillement.
Dans le parc arboré voisin, c’est plutôt le repos à l’ombre que les visiteurs viennent chercher. A voir plus particulièrement parmi tous les arbres, deux pins géants dont les troncs possèdent une impressionnante circonférence.
Le périple nautique sur la belle bleue continue, d’île en île … Notre seconde étape est maintenant toute proche. Alors que le capitaine vient de réduire la puissance des moteurs, le ronronnement mécanique auquel on s’était habitué est progressivement remplacé par le chant de milliers de cigales, c’est plus naturel et convient parfaitement à l’île de Mljet où nous faisons donc escale.

Une escale très nature, puisque plus de 70 % du territoire insulaire est couvert de forêts. Ici, dans ce Parc Naturel on souhaite bien sûr recevoir des visiteurs mais de façon limitée, la condition indispensable pour que cette nature généreuse soit préservée.
Lorsque l’on vient dans cette région des îles c’est avant tout pour profiter de la jolie mer Adriatique mais à Mljet, on y vient surtout pour admirer des lacs … Le Malo Jezero et le Veliko Jezero.
La petite histoire conte qu’autrefois l’île était infestée de reptiles venimeux, on a même importé des mangoustes afin d’éradiquer les dangereux reptiles mais lors de cette visite, je n’ai vu qu’un seul serpent … enfin, façon de parler ! Ce serpent est de … terre et de pierres, il serpente à travers les collines et la pinède de l’île ! Il permet d’atteindre le premier lac, la vue est superbe, quelle palette de teintes ! Le vert lumineux des aiguilles de pin s’harmonise avec le bleu turquoise des eaux du lac.

Poursuivons le chemin jusqu’au petit pont qui fait office de séparation entre les deux étendues lacustres. Bien qu’il n’y ait pas vraiment de plage, c’est là que les promeneurs se baignent, des eaux délicieuses et légèrement plus chaudes que celles de la mer. Un lac dont les eaux sont quand même salées … il est vrai qu’un minuscule chenal relie les deux lacs à la mer.
Soudain, un baigneur transformé en explorateur des profondeurs avec masque et tuba brandit fièrement un coquillage géant à l’aspect d’une moule monstrueuse mesurant plusieurs dizaines de centimètres. « Ce sera pour l’apéro, ce soir … » s’exclame-t-il avec un large sourire de satisfaction ! Mais sa joie sera vite contrariée : un garde du Parc l’a aperçu. Confiscation du coquillage, contrôle d’identité et amende de 50 € … rien que çà !
Ce bivalve est protégé, ce serait même l’espèce de coquillage la plus grande de toute l’Adriatique.
Alors, chers voyageurs, si un jour vous passez par l’île de Mljet et ses lacs protégés, ne touchez vraiment à rien !
Il suffit de passer le pont … pour découvrir le second lac. Soit en promeneur en suivant les chemins bordant le lac, soit en cycliste en louant un VTT, ou à l’indienne en pagayant sur un canoë ou bien encore en bateau-promenade à moteur …

Tiens, justement il y a un bateau qui va partir. La balade lacustre nous fait raser cailloux et rivages, pins et cyprès. Par endroits, un hameau ou entre quelques arbres, des habitations en pierre dont la vue doit être imprenable sur le lac mais aussi et surtout sur le joyau du lac Veliko ; un îlot sur lequel a été construit une église de style roman dédiée à la Vierge et aussi un monastère bénédictin (XII éme siècle) dont les travaux de rénovation du cloître s’éternisent !

De tous temps les monastères ont eu la réputation d’être très accueillants pour les voyageurs de passage, là-bas, c’est toujours le cas même si il n’y a plus aucun religieux dans ces lieux. Sachez qu’un café/restaurant est maintenant installé dans les locaux de l’édifice et accueille à bras ouverts les touristes … mais pas pour un moment de prière !
Faire à pied le tour de cet îlot rocheux de Sveta Marija est une promenade agréable, cela ne prend qu’une vingtaine de minutes (pauses photos comprises).
La journée s’achève, nous allons passer la nuit à quai dans le petit village de Pomena, les derniers rayons du soleil dorent maintenant les façades des habitations, cela annonce un merveilleux spectacle, celui du coucher de soleil. Un embrasement superbe du ciel avec des reflets lumineux à la surface de la mer, un moment de contemplation à savourer sans retenue.

Quand on pense île, on imagine souvent un lieu isolé, quelques hameaux, une nature intacte et des rivages enchanteurs … en effet, c’est souvent le cas. Mais une île peut être aussi un lieu de patrimoine, un témoignage historique et seulement une cité, même en Dalmatie. Trogir appartient à cette catégorie, une île qui se résume à une cité médiévale classée au Patrimoine mondial de l’Unesco, une référence.

Dès l’arrivée par la mer on est sous le charme de l’île-cité et de son ensemble architectural, des tours, des églises et des clochers dominent la ville ; même le quai est ravissant avec sa promenade et ses palmiers dattiers.
Entrons dans l’enceinte fortifiée par l’élégante porte sud et continuons notre visite à travers les ruelles étroites et tortueuses pour gagner la « Trg » … Trg ? Non, ce ne sont pas les trois initiales d’un sigle énigmatique ! Trg est tout simplement la traduction en Croate de « place ».
La Trg principale de la ville est nommée Trg Ivana Pavla II (Jean-Paul II), là on peut y admirer un intéressant patrimoine : la Tour de l’Horloge (XV ème), le Palais Cipiko (XV ème), la Loggia (XIV ème) qui servait à l’époque de tribunal, l’Hôtel de Ville et bien sûr la Cathédrale Saint-Laurent avec son chef d’œuvre du au maître sculpteur Radovan. Un portail roman (1240) représentant certains épisodes de la vie du Christ mais aussi deux magnifiques lions témoignant de l’époque où la cité était sous influence vénitienne.
Le haut clocher qui s’élève à 47 mètres permet de bénéficier d’un point de vue général sur l’ensemble de la ville, montons donc. Si l’on est sujet aux vertiges, il vaut mieux s’abstenir car les deux derniers escaliers métalliques disposés de bric et de broc sont quelque peu impressionnants et n’inspirent pas vraiment confiance … Qu’à cela ne tienne !
Arrivé au sommet du clocher on est récompensé par la superbe vue qui s’étend sur 360°, de la fameuse Trg, tout en bas, en passant par les toitures traditionnelles jusqu’au port de la presqu’île de Ciovo et pour ne pas oublier que nous sommes en Croatie, un drapeau aux couleurs de cette nation indépendante depuis 1991 flotte au vent.

Il faut aussi parcourir la ville en déambulant parmi ses ruelles, là, on découvrira au décours de la balade, un patio qui inspire la tranquillité et la fraîcheur avec sa décoration végétale, ici, un monastère ou une église …
Même la vision des pavés que l’on foule vaut la peine de s’y intéresser, la patine naturelle de ces pierres leur donne un aspect poli et luisant du plus bel effet ; sur un plan plus pragmatique, certains vous diront qu’ils sont glissants même par temps sec !

Des reflets lumineux, sur les pavés mais aussi ceux de la ville, je les ai apprécié au petit matin, un moment privilégié où le mariage entre des eaux calmes et une lumière splendide m’ont permis d’admirer Trogir en double, grâce à ce superbe miroir d’eau.

Il est des moments au cours d’une navigation pendant lesquels le regard et l’intérêt laissent passivement défiler le paysage … Est-ce en raison de la relative monotonie des côtes sud de l’île de Hvar que nous sommes en train de longer ? De loin, depuis la mer, cette côte donne l’aspect d’une muraille minérale, aride en son sommet. On a l’impression qu’il n’y a rien de particulier à observer et pourtant régulièrement l’œil est accroché par un détail. Soit un village escarpé sur le versant montagneux ou bien par des cultures dessinant des lignes, certainement des rangs de vigne.

Un autre bateau suit comme nous cette côte, sa présence anime ce paysage et nous renvoie également un peu de notre propre image, en effet, nous nous trouvons sur une embarcation pratiquement identique.
A présent, les habitations sur la berge se font plus denses, le port de Hvar n’est plus qu’à quelques encablures. Cette île et cette ville portent le même nom, il paraît imprononçable. Pour s’approcher le plus près de l’intonation croate il faut l’exprimer en l’accompagnant d’un profond soupir … Hvvarrr ! ça y est, je crois que j’y arrive ?
En entrant dans la rade le très bel édifice du monastère franciscain avec son campanile Renaissance attire immanquablement le regard comme également la Forteresse surplombant la ville.

Mais avant tout, Hvar est beaucoup plus renommée pour son atmosphère festive en été que pour son patrimoine (pourtant remarquable !) Ne surnomme-t-on pas Hvar le petit St Trop’ de l’Adriatique ? Pour avoir un bon aperçu de l’ambiance locale, on peut (il faut !) aller prendre un verre dans le bar le plus tendance de la ville.
Le Hula Hula, c’est son nom, est situé au bord de l’eau parmi les rochers à quelques centaines de mètres du port. La fête y bat son plein dès la fin d’après-midi, la vue imprenable sur le coucher de soleil doit, à n’en pas douter, contribuer à cet engouement. Difficile de dénicher une place assise tellement on se presse au Hula Hula, jetseteurs ou simple vacanciers, jeunes ou moins jeunes, la plupart reste debout verre à la main, les serveurs se faufilent en tenant à bout de bras plateaux ou sceaux à glaçons. Les bières et cocktails coulent à flots et les silhouettes se dandinent aux rythmes saccadés de tubes technos.

Et lorsque l’ambiance retombe, le DJ aux manettes ne manque pas de relancer la cadence, remix et basses à fond … alors, les bras se lèvent, index pointés vers le ciel ou vers le flamboyant soleil couchant et en cœur les fêtards de reprendre des hula hula !
Le soleil a maintenant disparu sous l’horizon mais la fête est loin d’être finie, on imagine qu’elle se prolongera toute la nuit, c'est-à-dire jusqu’aux premières lueurs du matin.
Dans le centre de la petite ville comme autour du port, là aussi, l’animation n’est pas en reste. On se bouscule par endroits pour une place de restaurant, un fauteuil à une terrasse de café bien placée ou dans les bars musicaux. Flot de touristes est synonyme pendant la saison estivale de marché artisanal, celui de Hvar est situé en face du port : étalages de souvenirs, de gadgets en tout genre … le lieu fleure bon la lavande, c’est une spécialité de l’île vendue en sachets ou en flacons, parfum garanti.

On flâne aussi le long du quai en observant les nombreux yatchs amarrés, chromes étincelants, luxe, opulence et intérieurs cossus baignés d’une douce lumière tamisée. Les heureux occupants son attablés sur le pont de leur rutilante embarcation, cocktail ou coupe de champagne à la main. L’allure est décontractée, pourtant il se dégage de cette ambiance une fausse intimité, on semble jouer un spectacle avec pour acteurs les propriétaires sur une scène (leur yacht) et les spectateurs curieux sur le quai … ici, on vient pour voir mais aussi pour être vu !
Les vrais habitants et la vraie vie de la cité, c’est aux premières heures de la matinée suivante que j’ai pu en avoir un aperçu, le temps d’une balade parmi le dédale de ruelles de la colline de Spanjola, le quartier ancien de Hvar. La cité est redevenue silencieuse, on perçoit seulement quelques bribes de conversations entendues entre voisins, d’un patio ou d’une cour à l’autre.

Le moment est idéal pour admirer le patrimoine de la cité : la cathédrale Saint-Etienne (style Renaissance) et sa place pavée, l’ancien théâtre (1612) et la Forteresse perchée … On croise çà et là, quelques femmes vêtues de robes sombres et filet à provisions à la main partant faire leur marché … plus tard, elles rentreront dans leur maison pour profiter de la fraîcheur intérieure et effectuer leurs travaux ménagers . Quant à la ville, elles la laisseront (momentanément) aux nombreux visiteurs.
Les îles ou les caps sont toujours annoncés par un phare…

Ici, une lanterne, une tour et une maisonnette, c’est la balise qui marque l’Ouest de l’île de Brac vers laquelle nous nous dirigeons.
La pointe rocheuse contournée nous progressons dans un chenal qui nous mène à la ville de Mina. Une courte escale, le temps d’un ravitaillement. Le temps aussi d’observer, depuis le pont du bateau, les environs : le va et vient des bateaux dans le port, les quais et les façades des maisons en pierre … plus le regard s’élève vers le haut de la colline boisée et plus le vert des arbres prend une teinte brune voire noire ! Comme dans beaucoup de ces îles de l’Adriatique où la sécheresse sévit pendant l’été, les pinèdes sont parfois victimes d’incendies dévastateurs.

A Brac, en juillet dernier, des centaines d’hectares sont partis en fumée laissant par endroits ce spectacle de désolation avec des silhouettes calcinées. A bien observer la limite des pins brûlés, on peut voir que certaines habitations ont eu très chaud … dans tous les sens du terme ! Aucun incendie n’est signalé lors de notre passage le long des côtes de Brac mais on ne peut pas en dire autant en ce qui concerne la côte dalmate.

Au loin on distingue nettement un très haut panache de fumée qui semble prendre son origine sur un des versants de la montagne croate … encore un départ de feu !
Même si Brac n’est pas l’île de la région la plus courue par les estivants, elle possède néanmoins beaucoup d’attraits, à l’image de sa plage de sable dorée de Zlatni Rat à Bol, sur la côte sud : un admirable banc de sable qui s’avance dans les eaux bleues de la mer … la photo aérienne figure sur tous les dépliants touristiques ou guides de voyage. Dommage, nous ne sommes pas en avion … mais en bateau, ce qui est déjà très plaisant !
Autre atout qui a fait la renommée de l’île depuis très longtemps et bien au-delà des frontières du pays, le calcaire unique de Brac. Cette roche au grain d’une finesse incomparable est extraite du sol de l’île depuis l’époque romaine. Le calcaire de Brac a été utilisé pour la construction de prestigieux édifices un peu partout dans le monde, des parlements de Budapest ou de Vienne à la Maison Blanche à Washington … et dans la région me direz-vous ?
On retrouve de la pierre de Brac dans les ruines du Palais de l’Empereur Doclétien, c’est à quelques encablures, précisément à Split. Cap sur la deuxième ville de Croatie après la capitale Zagreb et premier port du pays.
Les caves du Palais de Dioclétien construites à partir de l’an 298 représentent les parties les mieux conservées de l’ensemble du site antique.

Les piliers et les voûtes sont toutes en calcaire de l’île de Brac. Cette partie du palais à été mise au jour lors de fouilles archéologiques seulement depuis les années 50. Et si ces salles voûtées ont si bien résisté à l’usure des temps c’est grâce aux … détritus ! Explications : si le sommet des caves laisse apparaître des trous ce n’était pas pour laisser entrer la lumière mais plutôt les ordures, en effet les déchets accumulés au fil des années dans ces salles ont étayés ce sous-sol et ont donc participé à leur conservation … des poubelles au service du patrimoine ! Ces imposantes caves antiques revivent régulièrement et pas uniquement par le passage de groupes de visiteurs ; chaque printemps en avril, un marché aux fleurs est organisé en ce lieu qui pour l’occasion doit embaumer de douces senteurs.
A propos de marché, celui de la ville est situé juste à côté de l’enceinte fortifiée édifiée à l’époque vénitienne tout autour des ruines du palais. Y déambuler après la visite du riche ensemble architectural de la vielle ville (cathédrale, ruelles, baptistère, statues, chapelles et boutiques de souvenirs) s’avère être une balade reposante.

On y verra de vielles paysannes foulard autour du visage vendre les produits du terroir : tomates, raisins, figues, poivrons … et bien d’autres fruits et légumes qui vous mettrons en appétit.
Prenons à nouveau la mer, en arrivant au large des côtes nord de Brac, peu à peu on distingue un trait de côte assez clair qui contraste avec le reste du paysage. Les fameuses carrières de Pucisca apparaissent maintenant, elles prennent l’aspect d’immenses terrasses ou de géantes marches d’escalier à flanc de montagnes.

L’exploitation du calcaire local est toujours destinée à la construction mais également à la sculpture. Avec une telle quantité et une telle qualité de pierre disponible sur place on comprend pourquoi il n’y a aucune maison en briques à Brac !
L’arrivée par la mer à Korcula fait partie d’un des moments du voyage que l’on ne peut oublier. Quel panorama ! La petite ville qui porte le même nom que l’île sur laquelle elle est située apparait de loin comme posée sur la mer.

Plus on s’approche et plus on admire sa ceinture de remparts et de tours, ses façades dont les pierres prennent une belle teinte dorée sous l’effet des rayons du soleil de fin d’après-midi et pour couronner l’ensemble, il y a le clocher de la cathédrale Saint-Marc. Assurément le plus beau point de vue que peut offrir cette cité médiévale qui est parfois comparée à une « petite Dubrovnik », un vrai compliment.

A peine débarqué pénétrons dans le cœur de la vieille ville par la porte de la Terre, une tour carrée décorée par un lion de Venise. Je vous épargne la description trop classique, propre à toutes les cités historiques, dédale de ruelles étroites et maisons imbriquées … L’original plan d’urbanisme est décrit ici en arêtes de poissons : une rue centrale (l’arête dorsale) qui mène à la place principale (Eglise St Marc, palais, musée) et des arêtes secondaires (enfin des rues …) perpendiculaires qui descendent vers la mer.
Korcula a trouvé son héros en la personne du célèbre navigateur-explorateur Marco Polo, il serait même naît dans la ville où l’on peut encore voir (et visiter) sa maison natale.

Histoire ou légende ? Il paraît que les Italiens ne font pas tout à fait la même analyse des rares documents historiques qui évoqueraient cette naissance en Croatie! Peu importe, ne participons pas à la polémique et allons visiter la fameuse habitation du bébé Marco. Une maison toute simple dont une partie à la forme d’un donjon. L’escalier en bois qui permet de monter les étages craque et grince et sur les murs de cette tour sont accrochées des cartes et des reproductions de tableaux évoquant la vie du marin-voyageur.

Mais l’intérêt principal de la visite se résume au joli panorama dont on bénéficie depuis ce belvédère, la mer pour horizon avec un voilier, voiles blanches au vent … idéal pour songer aux périples de Marco Polo, un vrai aventurier qui naviguait au temps où il n’y avait ni GPS, ni routeurs ou prévisions météo !
Que ce soit de l’extérieur ou de l’intérieur, la petite ville offre aux visiteurs différents points de vue aux charmes très photogéniques … mais je crois que je viens de trouver le plus beau sur l’ensemble de la cité ancienne. Il m’a fallu emprunter quelques ruelles pentues pour accéder à une route cheminant sur la colline boisée qui domine la ville, ici se trouve une trouée idéale entre les arbres avec une vue plongeante admirable sur Korcula, la mer et en fond sur la péninsule de Peljesac.

Le tableau est idéal, l’instant aussi avec un crépuscule bleu-nuit qui fait ressortir les lumières et surtout valorise la beauté du site …
A côté du patrimoine historique (à visiter), des paysages insulaires (à contempler) et du petit port où miroitent les reflets des bateaux (à admirer) …

Il y a bien sûr tout au tour de l’île des centaines de criques isolées accessibles seulement par bateau. Il y fait bon de jeter l’ancre afin de profiter des eaux cristallines à la riche palette de tonalités bleutées … C’est aussi çà la Croatie ! Est-il besoin d’ajouter d’autres commentaires à cette photo ?

La navigation nous mène d’île en … presqu’île ! Comment ne pas évoquer dans un récit de voyage dans les îles du sud de la Croatie la perle de l’Adratique, même si elle n’est pas située sur une île. Je veux bien sûr parler de la presqu’île de Dubrovnik, ultime escale du voyage.
La promenade le long des remparts qui ceinturent la vieille ville donne une idée de la beauté du site ; on oublie vite les quelques 800 marches à gravir pour contempler le panorama sur les habitations aux toits de tuiles avec pour horizon la mer et la petite île de Lokrum.

Il faut ensuite prendre le temps de se balader au gré des rues et venelles de la cité médiévale pour découvrir la richesse de son patrimoine avec ses églises, ses monastères et ses palais … Une ville si dense en monuments et si intéressante mériterait évidemment bien plus qu’un paragraphe de conclusion pour l’évoquer …
Même si cette cité a été meurtrie au cours de son histoire, tremblement de terre destructeur en 1667 et tirs d’obus lors du conflit avec les Serbes en 1991, Dubrovnik a maintenant retrouvé toute sa splendeur … comme au temps où elle s’appelait Raguse et tentait de rivaliser la prestigieuse Venise.
Vraiment on ne pouvait espérer plus belle escale pour terminer ce périple en Dalmatie.
Jean (Copyright : Septembre 2011)
PS : En complément un texte (et photos) à propos de l'escale à Dubrovnik, voir sur le site en suivant le lien : http://voyageforum.com/v.f?post=4572219;page=unread#unread
Ouest américain 2010: de Dinosaur à Sedona (2ème partie) English translation pending
28 AOUT :

Ah, tiens, il pleut… Original pour cette ville qui est généralement une véritable étuve.
Je remarque que le ciel semble un peu plus clair vers l’ouest, au dessus de Canyonland. Ca tombe bien, c’est là, que je vais.
Première ballade de la matinée : White Rim trail qui comme son nom l’indique offre un point de vue spectaculaire sur le plateau déchiqueté de la White rim road. C’est court, c’est facile et il ne pleut pas mais le ciel est sombre. En plus, j’ai laissé sur mon appareil un réglage datant de la veille qui sous expose pas mal. Mes photos vont en pâtir. Trop sombres, elles aussi


J’attends patiemment sur place qu’un brin de soleil apparaisse. Le temps passe et toujours rien. Je finis par renoncer et retourne à ma Jeep.
Quoi faire par ce temps ? J’opte pour Aztec butte que j’avais gravie il y a 4 ans en oubliant les ruines cachées sous la corniche. Un comble ! Un peu comme si vous montiez à la tour Eiffel sans sortir de l’ascenseur.
D'abord il faut grimper au sommet d'une butte de taille moyenne, puis, une fois arrivé sur le plateau, poursuivre le sentier et redescendre un peu à l'arrière, face à Taylor canyon, pour découvrir un ensemble de petites ruines blotties sous la corniche. Pas grandiose, mais sympa. Dommage pour la lumière qui n'est toujours pas au top


Sous un ciel obstinément gris, je rentre déjeuner à Moab où m'attend la succulente pizza BBQ Chicken de chez « Zak ». J'en profite pour faire une tournée de linge dans la laverie libre service qui jouxte le restaurant. Ce lot « Pizza et Lavage » est très pratique. Je le recommande vivement aux voyageurs qui ne désirent pas perdre de temps.
Et après ? Pour commencer, le soleil est revenu. J'avais prévu une fin d'après midi dans les "Klondike bluffs" au nord d'Arches NP, ou une boucle complète autour des Fisher towers que je n'avais pas pu terminer l'année dernière. Sur un coup de tête, je décide finalement de gagner dès cet après midi la Goblin Valley que je ne connais pas pour y profiter du soleil couchant.
Je suis un peu surpris à mon arrivée sur le site, deux heures de route plus tard. On est tellement loin de tout ici que je m'attendais à me retrouver seul au milieu de nulle part. Or le camping, certes de taille modeste, est non seulement bien rempli mais aussi remarquablement pourvu en commodités. Il y a même des douches et d'étranges constructions métalliques autour des tables de pique nique pour s'abriter du vent.
Heureusement, la Goblin Valley elle-même se vide de ses derniers visiteurs bien avant la nuit, ceux ci préférant farnienter au camping. C'est donc dans une solitude bienvenue que je descends au milieu de ces curieux petits personnages de pierre et boue




On dit que les enfants adorent cet endroit et je le crois sans peine car c'est un site à leur mesure, loin du gigantisme de Canyonland et absolument sans risques pour peu qu'on abstienne d'escalader la falaise qui le borde. Je m'enfonce avec plaisir dans cet étrange labyrinthe, à la recherches des plus curieuses formations



La lumière de cette fin de journée est superbe, dorée à souhait. Je décide de suivre les conseils de "PTS", le guide providentiel maintes fois cité ici, et de me diriger vers le fond du cirque ou un étroit passage permet de gagner une seconde vallée peuplée de hautes formations.




Le soleil continue de baisser et seules les plus hautes cimes en captent à présent la lumière. Mais je ne suis pas pressé de rentrer. La « golden hour » doit se savourer jusqu'au dernier instant.





Je continue mon exploration jusqu'à ce que l'ombre ait entièrement recouvert Goblin valley. Puis je retourne au camping en me disant qu'une séance photo sous la lune devrait être géniale. Mais je ne ferais que l’envisager par manque de courage...
29 AOUT :
Je me lève aux aurores, comme d'habitude serais-je tenté de dire.
Orienté plein est, le camping est baigné ce matin d'une magnifique lumière orangée (les petites constructions que vous pouvez distinguer sont les abris anti-vent évoqués plus haut).



De plus, les nuages qui circulent doucement au dessus du désert sont particulièrement photogéniques ce matin. Du coup, je m'autorise une ballade au fond de la Goblin Valley pour profiter de ce beau soleil levant. Une petite heure, pas plus.






Cela fait, je me rends au visitor center du coin. Le ranger qui garde le lieu n'a manifestement pas l'habitude de voir débarquer des visiteurs aussi matinaux que moi. Il me confirme que les chances de pluies sont réelles en fin de matinée. Vu les caractéristiques de l'endroit dans lequel je vais maintenant aller me fourrer (et le terme n'est pas anodin !), ces prévisions peuvent inquiéter.
"Litte Wild Horse canyon" fait partie de la catégorie des "slot canyon", slot signifiant "fente". Ce sont donc des canyons particulièrement étroits au fond desquels la lumière n'entre pratiquement jamais. Je galère pas mal pour trouver le parking. En fait, je passe à côté sans le voir et vais me garer un peu plus loin, sur un large terre plein, juste avant l'entrée d'un wash qui marque la fin de la piste. A cause de ce mauvais départ, je vais ensuite passer une bonne heure à essayer de multiples sentiers qui ne mènent nulle part.
Je ne comprends pas et retourne mon plan dans tous les sens. C'est en revenant un peu en arrière que je m'aperçois de mon erreur. Le parking est là, à seulement quelques dizaines de mètres de l'endroit ou je me morfondais. De là, le sentier menant au canyon est parfaitement indiqué. Il y a vraiment de quoi se fâcher tout rouge...




Little Wild Horse est l'un des plus étroits parmi les slot canyons de l'ouest. Par endroits, on n'a même plus la place de poser un seul pied par terre. Si vous y croisez quelqu'un, ce qui ne sera pas mon cas, vous n'aurez pas d'autre solution que de passer l'un par dessus l'autre.




C'est pendant les premiers miles d'exploration que l'on passe par les parties les plus étroites. C'est dans celles-ci que je vais m'attarder. Pas encore de pluie, heureusement.
Plus tard. La pluie est finalement venue et m'accompagne depuis ma sortie de Little Wild horse. Pause déjeuner à Torrey, puis à nouveau la route. Je parcours la portion la plus spectaculaire de la scenic byway 12, celle qui mène de Boulder à Escalante, sous un ciel d'orage.
J'ai prévu de faire étape à Escalante de façon à enchainer le lendemain par la Cottonwood canyon road. Avant cela, je me décide pour une courte visite de Devil's garden, un site minuscule situé sur la "Hole in the rock road". Je ne suis pas emballé. Sans doute en partie parce que je n'aurais droit qu'à un embryon de soleil. Trois minutes de lumière dorée, pas une de plus. Depuis, j'ai vu les sublimes photos réalisées là-bas en 2009 par Sedonax et je suis très jaloux.



Je termine la journée par une agréable ballade dans les rues d'Escalante que recouvre à présent un immense arc en ciel. L'exploration des rues adjacentes à la traditionnelle Main street permet d'appréhender une vision de « l'Amérique profonde » pleine de charme que l'on ne perçoit pas forcément lorsque l'on se contente d’une rapide traversée.







30 AOUT :
Je passe la matinée au Kodakrome State Basin, tout petit parc à proximité de Bryce et complètement écrasé par la réputation et la magnificence de ce dernier. J'entends dire qu'il y a eu hier soir un coucher de soleil d'anthologie. Je me souviens avoir longtemps hésité entre visiter Devil's garden ou pousser jusque là et je me dis que j'ai sûrement fait le mauvais choix.



Midi : Je passe à la maison des Park Rangers pour m'assurer que le franchissement de la Cottonwood canyon road ne pose pas de problèmes. Le soleil brille haut dans le ciel et je m’attends à ce que cette visite ne soit qu’une formalité. Aussi je tombe de haut quand le ranger de garde m'annonce que les orages d'été l'ont durablement inondée et qu'elle est actuellement impraticable. Pour le convaincre, il me montre les photos récentes d’un gros 4X4 planté dans un wash inondé.
Séquence déception et gros coup de massue derrière les oreilles car cette piste de 30 miles qui relie la Scenic Byway 12 à l'US89 était l'un de mes principaux objectifs cette année.
Il faut que je revoie mon programme. Réfléchissons un peu... Il est encore tôt et je dois pouvoir rallier Grand Canyon rive nord en milieu d'après midi. J'avais prévu cette étape pour plus tard mais je n'ai pas le choix si je veux pouvoir sauver cette journée. Vendu. Direction Bryce, puis Kanab, et droit au sud vers cette rive nord du Grand Canyon que je n'ai encore jamais admirée.
Comme prévu, j'atteins l'entrée du parc en milieu d'après midi. Tout commence par une grosse frayeur lorsque je vois un panneau indiquer que le camping affiche complet, mais le Ranger à la guérite d'entrée me rassure : il reste encore quelques places libres.
La route est encore longue après l'entrée officielle du parc. Je progresse lentement - limitation de vitesse oblige - dans un environnement de type canadien, entre deux rangées de hauts sapins. A des années lumières du désert que je traversais il y a moins d'une heure. Pour info, cette rive nord se trouve à près de 2400 mètres d'altitude, contre 2000 à 2200 pour la rive sud.
Je réserve mon emplacement, puis gagne le Bright Angel point. Temps idéal. L'Hôtel, le seul de la rive nord, est somptueux et sa terrasse extérieure offre une vue qui ne l'est pas moins. De quoi me faire oublier un peu ma déception du jour.



Après avoir longuement arpenté Bright Angel point et ses environs, je reprends ma Jeep pour aller parcourir la route de l'est. Celle-ci dessert trois principaux points de vue : Roosevelt point, Imperial point et Cape Royal. Ils sont très éloignés les uns des autres et Cape Royal, le plus lointain, se trouve à plus de 40 miles de l'hôtel. Il est réputé pour être particulièrement somptueux au lever du jour, c'est pourquoi, ce soir, je vais le délaisser au profit des deux autres
.
Roosevelt point offre un formidable panorama sur "Tritle peak" d'un côté et "Kwagunt valley" de l'autre. Au delà, très loin devant, s'étendent les terres de la réserve Hopi, aussi lisses et vertes qu'un tapis de billard. L'heure est idéale pour la photo. Le soleil affleure juste assez pour faire sortir de l'ombre les buissons du premier plan




Peu de monde dans les environs. Je ne vais pas croiser plus de 10 voitures à l'heure.
Je retourne en arrière pour gagner Imperial point. A couper le souffle ! Cette butte solitaire à la robe orangée nimbée de lumière, dressée au centre du précipice, offre un spectacle prodigieux.

On peut aussi se tourner vers le nord et découvrir le canyon qui, telle une balafre géante, poursuit sa course jusqu'à Marble canyon

Cette rive nord, beaucoup moins courue que la rive sud qui attire 90% des visiteurs du Grand Canyon, est sûrement moins riche en points de vue spectaculaires mais permet une meilleure appréhension de sa géographie. Du coup, je ne regrette pas mon détour.
Retour au Brigh Angel Lodge, juste à temps pour y profiter des dernières lueurs du jour. Les gens se sont installés un peu partout pour savourer le spectacle. Les plus jeunes juchés sur les rochers environnants, les autres sagement installés le long des terrasses du Lodge.



C'est l'heure la plus silencieuse de la journée. La plus intense aussi, car chacun semble avoir à cœur de profiter de chaque seconde qui passe, jusqu'à ce que la lumière remonte au delà des cimes du canyon et s'en aille au loin.

La soirée se clôt sur un épisode particulièrement sympathique qui résume bien l'état d'esprit des hôtes de ce lieu : une chauve souris est parvenue à s'introduire dans la salle panoramique dont les immenses baies vitrées donnent sur le canyon. Aussitôt, les occupants se répartissent les tâches. Certains se précipitent pour ouvrir en grand les portes qui donnent sur l'extérieur tandis que d'autres se regroupent en rangées et battent des bras pour pousser le malheureux animal vers la sortie. Il leur faudra une bonne dizaine de minutes, mais la créature nocturne va finir par trouver le chemin de la liberté sous les rires et les applaudissements de l'assemblée.
31 AOUT :
La nuit est encore profonde quand j'ouvre les yeux. Rien d'accidentel à cela, j'ai réglé mon réveil sur 5 heures car je veux être sur place à Cape Royal pour le lever du jour.
Je replie ma "chambre" en grelottant et me mets au volant. J'en ai pour une heure au moins avant d'arriver. Je fais gaffe sur la route. Ces bois pullulent de bêtes à cornes qui prennent un malin plaisir à s'encastrer dans les calandres automobiles.
J'arrive juste à temps pour le spectacle. Je m'aperçois alors avec consternation que les photos de cet endroit qui m'ont donné envie d'y venir étaient en fait réalisées au coucher du soleil ! Heureusement, le lever n'est pas non plus dénué de grandeur.




Je retourne au Lodge, histoire d'avaler quelque chose avant de quitter North Rim. Je prends mon petit déjeuner sur la terrasse. Jamais je n'avais siroté mon café matinal devant un tel panorama

Rien ne me presse et je profite de ce cadre somptueux jusqu'au milieu de la matinée. J'apprends que la route de l'est que j'ai pris tôt ce matin pour me rendre à Cape Royal est à présent fermée pour cause de travaux. Ça râle sec du côté des visiteurs ! Et ça la ramène pas trop du côté des rangers qui la veille encore prenaient des réservations pour guider des randonneurs dans ce coin. …
Je reprends la route en milieu de matinée.
Trois heures plus tard, je me gare sur le parking de Wire Pass et me prépare à randonner pour la seconde fois vers l'un des plus purs joyaux du southwest : The Wave.
C'est un endroit que tous les photographes du monde rêvent de découvrir au moins une fois. Cependant, son accès est rigoureusement réglementé et seules vingt personnes par jour ont le droit de s'y rendre. Parmi ces vingt, dix ont gagné ce droit en participant à une loterie sur internet, trois mois plus tôt. Je suis l'un de ces dix petits veinards.
Précisons que je m’étais également inscrit à la loterie du 1er septembre pour laquelle j’ai aussi été tiré au sort. Je suis donc l’heureux possesseur de deux permis, pour deux journées consécutives. C’est agaçant, je sais…
J'ai fait quelques réserves d'eau et de "trailmix" en passant par Kanab, la ville la plus proche. Car cette fois, je suis prévenu. La journée sera longue, la marche dure et la chaleur implacable. Pas question de me retrouver dans le même état que lors de ma précédente visite, en 2008.
Je marche vite car je crains d'être parti un peu tard et de trouver ce lieu féérique envahi par des ombres disgracieuses. Au creux du wash, je croise deux compatriotes en train d’uriner sur le slickrock




Une heure et demie plus tard, j'aborde la dernière montée dans le sable. Terrible, destructrice. Puis c'est l'arrivée, l'irruption dans ce rêve minéral. On a beau savoir ce qui nous attend, on se retrouve quand même sur le cul.



J'arpente la zone comme si c'était la première fois. La journée est plus bien avancée que lors de ma visite de 2008 et l'orientation du soleil est différente. Du coup, les couleurs aussi paraissent différentes. Plus orangées. J'enchaine les clichés sans interruption. Quand on aime on ne compte pas.



J'échange quelques mots avec le plus âgé d'un groupe de quatre allemands qui étaient présents à mon arrivée sur le site. C'est un quinquagénaire sympathique, alors que les autres sont de grands ados lymphatiques. Je lui propose de les mener à "Second Wave" qu'ils ont vainement cherché un peu plus tôt.


Il ne faut qu'un petit quart d'heure pour s'y rendre. Nous passons près d'un lac de belle taille niché au creux de Top Rock. C'est très rare de trouver autant d'eau à cet endroit, sous une chaleur qui dépasse allégrement les 40 degrés. Cela donne une idée de la force et du nombre des orages qui ont du s'abattre sur la région pendant l'été. Cela aurait également du me mettre la puce à l'oreille, mais c'est une autre histoire.



Nous atteignons Second Wave et tournons autour pendant quelques minutes. Je leur propose ensuite de m'accompagner dans l'ascension de Top Rock. Ils commencent par me suivre, puis décident de renoncer quand la pente s'accentue. Je continuerai donc seul.



Je trouve le chemin sans problème et débouche au sommet à peine un quart d'heure plus tard. Puis je me mets à la recherche de l'arche qui me donnera un peu plus de mal. Incroyable endroit (un de plus) ! On y trouve à la fois une arche, une alcove et une fenêtre.



On se sent vraiment seul au monde ici. Je me repose un peu en avalant du trailmix. En regardant à travers la fenêtre, je découvre par hasard "Big Mac rock" en contrebas. Je l'avais raté la dernière fois. Cette fois, je sais où le trouver. Parmi les autres créatures de pierre décrites dans PTS, je tente de trouver "Hourglass rock", mais pas moyen de le dénicher. Pour une autre fois, peut-être. Je redescends Top Rock par la face est car je veux m'approcher de Big Mac Rock. Cela fait, je cherche "The animal", autre curiosité minérale du coin qui doit être tout près de là, mais sans succès.



Je retourne ensuite vers la Wave pour retraverser le plateau vers l'ouest car j'ai le projet de rentrer par Sand Cove. C'est un petit canyon très étroit et très beau qui rejoint le wash, puis le sentier du retour. C'est une bien mauvaise idée mais je ne le sais pas encore...



Je m'engage dans Sand Cove. Au début c'est très sympa. Frais, surtout. Puis le canyon se rétrécit, et apparaissent les premiers passages inondés. Je passe comme je peux en grimpant, puis en m'accrochant aux parois.
Plus j'avance et plus ça devient compliqué. Il y a peu de prises et la seule solution est de prendre appui sur les deux parois à la fois, comme un alpiniste gravissant une cheminée de montagne.



Puis je traverse un espace inondé particulièrement large, environ 1m80, en poussant avec mes mains et mes pieds sur les faces opposées du canyon. Technique particulièrement casse-gueule à éviter en fin de journée et même en début. Je ne sais pas comment mais je passe.
J'arrive finalement devant une mare d'eau brune visiblement profonde. L’obstacle est impassable par les moyens utilisés jusque là car la paroi de gauche est creuse et abrite une caverne qui m’était invisible depuis le précédent passage. La paroi de droite n’offrant aucune prise ou s’agripper, je me retrouve bloqué.
Je teste la profondeur de la mare. Dès le second pas, je ne trouve plus le fond.
La seule solution est de retourner en arrière, mais avant cela je dois me débarrasser de mon sac. Aucune chance avec ce poids sur le dos de refaire en phase montante ce que je viens de faire en descendant. Je le lance de l'autre côté de la mare en essayant de doser mon effort pour ne pas risquer d’exploser mon matériel photo. Dosage presque maitrisé. Mais pas tout à fait. Le sac atterrit bien sur la berge mais commence à glisser lentement vers l'eau à cause de la pente.
Horreur !!! Il y a tout là dedans : papiers, passeport, argent liquide, en plus de l’appareil et des objectifs… Je me jette à l'eau sans réfléchir et je me précipite pour repousser le sac sur la berge avant qu'il ne coule. Puis je tente de me hisser moi aussi.
Pas moyen. Je ne fais que glisser sur le slickrock et patauger dans cette eau sombre.
Je m’inquiète sérieusement pour mon avenir immédiat pendant deux ou trois secondes, avant de me rendre compte que j’ai finalement pieds, même si le niveau de l’eau me monte pratiquement jusqu’au cou.
Devant l’impossibilité de me hisser sur la berge, je finis par retourner de l'autre côté, à mon point de départ. Je parviens à remonter au sec en me tortillant comme un ver. A présent, il est temps de réfléchir. Il va me falloir trouver un moyen de passer.
Je tâche de repérer sur l’autre rive quelques aspérités où je pourrais placer mes doigts. Peut-être qu’en arrivant très vite et en me plaçant correctement, j’arriverai à me projeter et à sortir de cet entonnoir.
Deux ou trois tentatives plus tard, je suis obligé de reconnaître l’inefficacité de la méthode.
C’est alors que je remarque quelques gros rochers qui affleurent au fond de la grotte créée par cette mare. L’eau est certainement moins haute à cet endroit. Si je peux déplacer un ou deux rocs pour les poser au fond de l’eau près de la berge, puis que je monte dessus, peut-être que ça me sortira suffisamment de l'eau pour que j'arrive à grimper sur la rive. Ca vaut la peine d'essayer.
Allez hop, on retourne à l'eau !
Je vais chercher un premier rocher que je dépose sous la surface mais cela se révèle insuffisant. J'en ramène un second, plus gros et plus lourd, et j'ai l'idée de le déposer sur le bord et de m'appuyer dessus pour me hisser. Et ça marche ! Je me sors enfin de ce bourbier, dans l'état que vous imaginez...

Une heure et demie de marche plus tard, je suis de retour à ma voiture. Je me lave intégralement et j'enfile des vêtements secs.
Puis je prends le volant, direction Page. Sur la piste, à mi chemin de l’accès à la route 89, je tombe sur un énorme camping car dont les occupants me font signe. Je stoppe. Ce sont des autrichiens. Ils se sont arrêtés là pour la nuit car ils ne peuvent passer le wash avec ce véhicule et cherchent des infos sur les inondations dans la région. Ca tombe bien, depuis peu je suis très calé sur le sujet.
Ils m'offrent une bière pendant que je leur raconte ma mésaventure. De leur côté, ils ont gagné une place, mais une seule, le matin même à la loterie, pour une visite de Coyote Buttes North le lendemain. Je leur propose aussitôt mon second permis qu’ils insistent pour me payer. Voilà une histoire qui finit bien.
Le temps passe et l’obscurité tombe. Finalement, je décide de rester ici pour la nuit. J’installe mon matelas et je m’installe dans ma jeep, finalement ravi de cette journée riche en émotions des plus variées.
A suivre...
aller vers la 3ème partie : http://voyageforum.com/v.f?post=4257121;page=unread#unread

Ah, tiens, il pleut… Original pour cette ville qui est généralement une véritable étuve.
Je remarque que le ciel semble un peu plus clair vers l’ouest, au dessus de Canyonland. Ca tombe bien, c’est là, que je vais.
Première ballade de la matinée : White Rim trail qui comme son nom l’indique offre un point de vue spectaculaire sur le plateau déchiqueté de la White rim road. C’est court, c’est facile et il ne pleut pas mais le ciel est sombre. En plus, j’ai laissé sur mon appareil un réglage datant de la veille qui sous expose pas mal. Mes photos vont en pâtir. Trop sombres, elles aussi


J’attends patiemment sur place qu’un brin de soleil apparaisse. Le temps passe et toujours rien. Je finis par renoncer et retourne à ma Jeep.
Quoi faire par ce temps ? J’opte pour Aztec butte que j’avais gravie il y a 4 ans en oubliant les ruines cachées sous la corniche. Un comble ! Un peu comme si vous montiez à la tour Eiffel sans sortir de l’ascenseur.
D'abord il faut grimper au sommet d'une butte de taille moyenne, puis, une fois arrivé sur le plateau, poursuivre le sentier et redescendre un peu à l'arrière, face à Taylor canyon, pour découvrir un ensemble de petites ruines blotties sous la corniche. Pas grandiose, mais sympa. Dommage pour la lumière qui n'est toujours pas au top


Sous un ciel obstinément gris, je rentre déjeuner à Moab où m'attend la succulente pizza BBQ Chicken de chez « Zak ». J'en profite pour faire une tournée de linge dans la laverie libre service qui jouxte le restaurant. Ce lot « Pizza et Lavage » est très pratique. Je le recommande vivement aux voyageurs qui ne désirent pas perdre de temps.
Et après ? Pour commencer, le soleil est revenu. J'avais prévu une fin d'après midi dans les "Klondike bluffs" au nord d'Arches NP, ou une boucle complète autour des Fisher towers que je n'avais pas pu terminer l'année dernière. Sur un coup de tête, je décide finalement de gagner dès cet après midi la Goblin Valley que je ne connais pas pour y profiter du soleil couchant.
Je suis un peu surpris à mon arrivée sur le site, deux heures de route plus tard. On est tellement loin de tout ici que je m'attendais à me retrouver seul au milieu de nulle part. Or le camping, certes de taille modeste, est non seulement bien rempli mais aussi remarquablement pourvu en commodités. Il y a même des douches et d'étranges constructions métalliques autour des tables de pique nique pour s'abriter du vent.
Heureusement, la Goblin Valley elle-même se vide de ses derniers visiteurs bien avant la nuit, ceux ci préférant farnienter au camping. C'est donc dans une solitude bienvenue que je descends au milieu de ces curieux petits personnages de pierre et boue




On dit que les enfants adorent cet endroit et je le crois sans peine car c'est un site à leur mesure, loin du gigantisme de Canyonland et absolument sans risques pour peu qu'on abstienne d'escalader la falaise qui le borde. Je m'enfonce avec plaisir dans cet étrange labyrinthe, à la recherches des plus curieuses formations



La lumière de cette fin de journée est superbe, dorée à souhait. Je décide de suivre les conseils de "PTS", le guide providentiel maintes fois cité ici, et de me diriger vers le fond du cirque ou un étroit passage permet de gagner une seconde vallée peuplée de hautes formations.




Le soleil continue de baisser et seules les plus hautes cimes en captent à présent la lumière. Mais je ne suis pas pressé de rentrer. La « golden hour » doit se savourer jusqu'au dernier instant.





Je continue mon exploration jusqu'à ce que l'ombre ait entièrement recouvert Goblin valley. Puis je retourne au camping en me disant qu'une séance photo sous la lune devrait être géniale. Mais je ne ferais que l’envisager par manque de courage...
29 AOUT :
Je me lève aux aurores, comme d'habitude serais-je tenté de dire.
Orienté plein est, le camping est baigné ce matin d'une magnifique lumière orangée (les petites constructions que vous pouvez distinguer sont les abris anti-vent évoqués plus haut).



De plus, les nuages qui circulent doucement au dessus du désert sont particulièrement photogéniques ce matin. Du coup, je m'autorise une ballade au fond de la Goblin Valley pour profiter de ce beau soleil levant. Une petite heure, pas plus.






Cela fait, je me rends au visitor center du coin. Le ranger qui garde le lieu n'a manifestement pas l'habitude de voir débarquer des visiteurs aussi matinaux que moi. Il me confirme que les chances de pluies sont réelles en fin de matinée. Vu les caractéristiques de l'endroit dans lequel je vais maintenant aller me fourrer (et le terme n'est pas anodin !), ces prévisions peuvent inquiéter.
"Litte Wild Horse canyon" fait partie de la catégorie des "slot canyon", slot signifiant "fente". Ce sont donc des canyons particulièrement étroits au fond desquels la lumière n'entre pratiquement jamais. Je galère pas mal pour trouver le parking. En fait, je passe à côté sans le voir et vais me garer un peu plus loin, sur un large terre plein, juste avant l'entrée d'un wash qui marque la fin de la piste. A cause de ce mauvais départ, je vais ensuite passer une bonne heure à essayer de multiples sentiers qui ne mènent nulle part.
Je ne comprends pas et retourne mon plan dans tous les sens. C'est en revenant un peu en arrière que je m'aperçois de mon erreur. Le parking est là, à seulement quelques dizaines de mètres de l'endroit ou je me morfondais. De là, le sentier menant au canyon est parfaitement indiqué. Il y a vraiment de quoi se fâcher tout rouge...




Little Wild Horse est l'un des plus étroits parmi les slot canyons de l'ouest. Par endroits, on n'a même plus la place de poser un seul pied par terre. Si vous y croisez quelqu'un, ce qui ne sera pas mon cas, vous n'aurez pas d'autre solution que de passer l'un par dessus l'autre.




C'est pendant les premiers miles d'exploration que l'on passe par les parties les plus étroites. C'est dans celles-ci que je vais m'attarder. Pas encore de pluie, heureusement.
Plus tard. La pluie est finalement venue et m'accompagne depuis ma sortie de Little Wild horse. Pause déjeuner à Torrey, puis à nouveau la route. Je parcours la portion la plus spectaculaire de la scenic byway 12, celle qui mène de Boulder à Escalante, sous un ciel d'orage.
J'ai prévu de faire étape à Escalante de façon à enchainer le lendemain par la Cottonwood canyon road. Avant cela, je me décide pour une courte visite de Devil's garden, un site minuscule situé sur la "Hole in the rock road". Je ne suis pas emballé. Sans doute en partie parce que je n'aurais droit qu'à un embryon de soleil. Trois minutes de lumière dorée, pas une de plus. Depuis, j'ai vu les sublimes photos réalisées là-bas en 2009 par Sedonax et je suis très jaloux.



Je termine la journée par une agréable ballade dans les rues d'Escalante que recouvre à présent un immense arc en ciel. L'exploration des rues adjacentes à la traditionnelle Main street permet d'appréhender une vision de « l'Amérique profonde » pleine de charme que l'on ne perçoit pas forcément lorsque l'on se contente d’une rapide traversée.







30 AOUT :
Je passe la matinée au Kodakrome State Basin, tout petit parc à proximité de Bryce et complètement écrasé par la réputation et la magnificence de ce dernier. J'entends dire qu'il y a eu hier soir un coucher de soleil d'anthologie. Je me souviens avoir longtemps hésité entre visiter Devil's garden ou pousser jusque là et je me dis que j'ai sûrement fait le mauvais choix.



Midi : Je passe à la maison des Park Rangers pour m'assurer que le franchissement de la Cottonwood canyon road ne pose pas de problèmes. Le soleil brille haut dans le ciel et je m’attends à ce que cette visite ne soit qu’une formalité. Aussi je tombe de haut quand le ranger de garde m'annonce que les orages d'été l'ont durablement inondée et qu'elle est actuellement impraticable. Pour le convaincre, il me montre les photos récentes d’un gros 4X4 planté dans un wash inondé.
Séquence déception et gros coup de massue derrière les oreilles car cette piste de 30 miles qui relie la Scenic Byway 12 à l'US89 était l'un de mes principaux objectifs cette année.
Il faut que je revoie mon programme. Réfléchissons un peu... Il est encore tôt et je dois pouvoir rallier Grand Canyon rive nord en milieu d'après midi. J'avais prévu cette étape pour plus tard mais je n'ai pas le choix si je veux pouvoir sauver cette journée. Vendu. Direction Bryce, puis Kanab, et droit au sud vers cette rive nord du Grand Canyon que je n'ai encore jamais admirée.
Comme prévu, j'atteins l'entrée du parc en milieu d'après midi. Tout commence par une grosse frayeur lorsque je vois un panneau indiquer que le camping affiche complet, mais le Ranger à la guérite d'entrée me rassure : il reste encore quelques places libres.
La route est encore longue après l'entrée officielle du parc. Je progresse lentement - limitation de vitesse oblige - dans un environnement de type canadien, entre deux rangées de hauts sapins. A des années lumières du désert que je traversais il y a moins d'une heure. Pour info, cette rive nord se trouve à près de 2400 mètres d'altitude, contre 2000 à 2200 pour la rive sud.
Je réserve mon emplacement, puis gagne le Bright Angel point. Temps idéal. L'Hôtel, le seul de la rive nord, est somptueux et sa terrasse extérieure offre une vue qui ne l'est pas moins. De quoi me faire oublier un peu ma déception du jour.



Après avoir longuement arpenté Bright Angel point et ses environs, je reprends ma Jeep pour aller parcourir la route de l'est. Celle-ci dessert trois principaux points de vue : Roosevelt point, Imperial point et Cape Royal. Ils sont très éloignés les uns des autres et Cape Royal, le plus lointain, se trouve à plus de 40 miles de l'hôtel. Il est réputé pour être particulièrement somptueux au lever du jour, c'est pourquoi, ce soir, je vais le délaisser au profit des deux autres
.

Roosevelt point offre un formidable panorama sur "Tritle peak" d'un côté et "Kwagunt valley" de l'autre. Au delà, très loin devant, s'étendent les terres de la réserve Hopi, aussi lisses et vertes qu'un tapis de billard. L'heure est idéale pour la photo. Le soleil affleure juste assez pour faire sortir de l'ombre les buissons du premier plan




Peu de monde dans les environs. Je ne vais pas croiser plus de 10 voitures à l'heure.
Je retourne en arrière pour gagner Imperial point. A couper le souffle ! Cette butte solitaire à la robe orangée nimbée de lumière, dressée au centre du précipice, offre un spectacle prodigieux.

On peut aussi se tourner vers le nord et découvrir le canyon qui, telle une balafre géante, poursuit sa course jusqu'à Marble canyon

Cette rive nord, beaucoup moins courue que la rive sud qui attire 90% des visiteurs du Grand Canyon, est sûrement moins riche en points de vue spectaculaires mais permet une meilleure appréhension de sa géographie. Du coup, je ne regrette pas mon détour.
Retour au Brigh Angel Lodge, juste à temps pour y profiter des dernières lueurs du jour. Les gens se sont installés un peu partout pour savourer le spectacle. Les plus jeunes juchés sur les rochers environnants, les autres sagement installés le long des terrasses du Lodge.



C'est l'heure la plus silencieuse de la journée. La plus intense aussi, car chacun semble avoir à cœur de profiter de chaque seconde qui passe, jusqu'à ce que la lumière remonte au delà des cimes du canyon et s'en aille au loin.

La soirée se clôt sur un épisode particulièrement sympathique qui résume bien l'état d'esprit des hôtes de ce lieu : une chauve souris est parvenue à s'introduire dans la salle panoramique dont les immenses baies vitrées donnent sur le canyon. Aussitôt, les occupants se répartissent les tâches. Certains se précipitent pour ouvrir en grand les portes qui donnent sur l'extérieur tandis que d'autres se regroupent en rangées et battent des bras pour pousser le malheureux animal vers la sortie. Il leur faudra une bonne dizaine de minutes, mais la créature nocturne va finir par trouver le chemin de la liberté sous les rires et les applaudissements de l'assemblée.
31 AOUT :
La nuit est encore profonde quand j'ouvre les yeux. Rien d'accidentel à cela, j'ai réglé mon réveil sur 5 heures car je veux être sur place à Cape Royal pour le lever du jour.
Je replie ma "chambre" en grelottant et me mets au volant. J'en ai pour une heure au moins avant d'arriver. Je fais gaffe sur la route. Ces bois pullulent de bêtes à cornes qui prennent un malin plaisir à s'encastrer dans les calandres automobiles.
J'arrive juste à temps pour le spectacle. Je m'aperçois alors avec consternation que les photos de cet endroit qui m'ont donné envie d'y venir étaient en fait réalisées au coucher du soleil ! Heureusement, le lever n'est pas non plus dénué de grandeur.




Je retourne au Lodge, histoire d'avaler quelque chose avant de quitter North Rim. Je prends mon petit déjeuner sur la terrasse. Jamais je n'avais siroté mon café matinal devant un tel panorama

Rien ne me presse et je profite de ce cadre somptueux jusqu'au milieu de la matinée. J'apprends que la route de l'est que j'ai pris tôt ce matin pour me rendre à Cape Royal est à présent fermée pour cause de travaux. Ça râle sec du côté des visiteurs ! Et ça la ramène pas trop du côté des rangers qui la veille encore prenaient des réservations pour guider des randonneurs dans ce coin. …
Je reprends la route en milieu de matinée.
Trois heures plus tard, je me gare sur le parking de Wire Pass et me prépare à randonner pour la seconde fois vers l'un des plus purs joyaux du southwest : The Wave.
C'est un endroit que tous les photographes du monde rêvent de découvrir au moins une fois. Cependant, son accès est rigoureusement réglementé et seules vingt personnes par jour ont le droit de s'y rendre. Parmi ces vingt, dix ont gagné ce droit en participant à une loterie sur internet, trois mois plus tôt. Je suis l'un de ces dix petits veinards.
Précisons que je m’étais également inscrit à la loterie du 1er septembre pour laquelle j’ai aussi été tiré au sort. Je suis donc l’heureux possesseur de deux permis, pour deux journées consécutives. C’est agaçant, je sais…
J'ai fait quelques réserves d'eau et de "trailmix" en passant par Kanab, la ville la plus proche. Car cette fois, je suis prévenu. La journée sera longue, la marche dure et la chaleur implacable. Pas question de me retrouver dans le même état que lors de ma précédente visite, en 2008.
Je marche vite car je crains d'être parti un peu tard et de trouver ce lieu féérique envahi par des ombres disgracieuses. Au creux du wash, je croise deux compatriotes en train d’uriner sur le slickrock




Une heure et demie plus tard, j'aborde la dernière montée dans le sable. Terrible, destructrice. Puis c'est l'arrivée, l'irruption dans ce rêve minéral. On a beau savoir ce qui nous attend, on se retrouve quand même sur le cul.



J'arpente la zone comme si c'était la première fois. La journée est plus bien avancée que lors de ma visite de 2008 et l'orientation du soleil est différente. Du coup, les couleurs aussi paraissent différentes. Plus orangées. J'enchaine les clichés sans interruption. Quand on aime on ne compte pas.



J'échange quelques mots avec le plus âgé d'un groupe de quatre allemands qui étaient présents à mon arrivée sur le site. C'est un quinquagénaire sympathique, alors que les autres sont de grands ados lymphatiques. Je lui propose de les mener à "Second Wave" qu'ils ont vainement cherché un peu plus tôt.


Il ne faut qu'un petit quart d'heure pour s'y rendre. Nous passons près d'un lac de belle taille niché au creux de Top Rock. C'est très rare de trouver autant d'eau à cet endroit, sous une chaleur qui dépasse allégrement les 40 degrés. Cela donne une idée de la force et du nombre des orages qui ont du s'abattre sur la région pendant l'été. Cela aurait également du me mettre la puce à l'oreille, mais c'est une autre histoire.



Nous atteignons Second Wave et tournons autour pendant quelques minutes. Je leur propose ensuite de m'accompagner dans l'ascension de Top Rock. Ils commencent par me suivre, puis décident de renoncer quand la pente s'accentue. Je continuerai donc seul.



Je trouve le chemin sans problème et débouche au sommet à peine un quart d'heure plus tard. Puis je me mets à la recherche de l'arche qui me donnera un peu plus de mal. Incroyable endroit (un de plus) ! On y trouve à la fois une arche, une alcove et une fenêtre.



On se sent vraiment seul au monde ici. Je me repose un peu en avalant du trailmix. En regardant à travers la fenêtre, je découvre par hasard "Big Mac rock" en contrebas. Je l'avais raté la dernière fois. Cette fois, je sais où le trouver. Parmi les autres créatures de pierre décrites dans PTS, je tente de trouver "Hourglass rock", mais pas moyen de le dénicher. Pour une autre fois, peut-être. Je redescends Top Rock par la face est car je veux m'approcher de Big Mac Rock. Cela fait, je cherche "The animal", autre curiosité minérale du coin qui doit être tout près de là, mais sans succès.



Je retourne ensuite vers la Wave pour retraverser le plateau vers l'ouest car j'ai le projet de rentrer par Sand Cove. C'est un petit canyon très étroit et très beau qui rejoint le wash, puis le sentier du retour. C'est une bien mauvaise idée mais je ne le sais pas encore...



Je m'engage dans Sand Cove. Au début c'est très sympa. Frais, surtout. Puis le canyon se rétrécit, et apparaissent les premiers passages inondés. Je passe comme je peux en grimpant, puis en m'accrochant aux parois.
Plus j'avance et plus ça devient compliqué. Il y a peu de prises et la seule solution est de prendre appui sur les deux parois à la fois, comme un alpiniste gravissant une cheminée de montagne.



Puis je traverse un espace inondé particulièrement large, environ 1m80, en poussant avec mes mains et mes pieds sur les faces opposées du canyon. Technique particulièrement casse-gueule à éviter en fin de journée et même en début. Je ne sais pas comment mais je passe.
J'arrive finalement devant une mare d'eau brune visiblement profonde. L’obstacle est impassable par les moyens utilisés jusque là car la paroi de gauche est creuse et abrite une caverne qui m’était invisible depuis le précédent passage. La paroi de droite n’offrant aucune prise ou s’agripper, je me retrouve bloqué.
Je teste la profondeur de la mare. Dès le second pas, je ne trouve plus le fond.
La seule solution est de retourner en arrière, mais avant cela je dois me débarrasser de mon sac. Aucune chance avec ce poids sur le dos de refaire en phase montante ce que je viens de faire en descendant. Je le lance de l'autre côté de la mare en essayant de doser mon effort pour ne pas risquer d’exploser mon matériel photo. Dosage presque maitrisé. Mais pas tout à fait. Le sac atterrit bien sur la berge mais commence à glisser lentement vers l'eau à cause de la pente.
Horreur !!! Il y a tout là dedans : papiers, passeport, argent liquide, en plus de l’appareil et des objectifs… Je me jette à l'eau sans réfléchir et je me précipite pour repousser le sac sur la berge avant qu'il ne coule. Puis je tente de me hisser moi aussi.
Pas moyen. Je ne fais que glisser sur le slickrock et patauger dans cette eau sombre.
Je m’inquiète sérieusement pour mon avenir immédiat pendant deux ou trois secondes, avant de me rendre compte que j’ai finalement pieds, même si le niveau de l’eau me monte pratiquement jusqu’au cou.
Devant l’impossibilité de me hisser sur la berge, je finis par retourner de l'autre côté, à mon point de départ. Je parviens à remonter au sec en me tortillant comme un ver. A présent, il est temps de réfléchir. Il va me falloir trouver un moyen de passer.
Je tâche de repérer sur l’autre rive quelques aspérités où je pourrais placer mes doigts. Peut-être qu’en arrivant très vite et en me plaçant correctement, j’arriverai à me projeter et à sortir de cet entonnoir.
Deux ou trois tentatives plus tard, je suis obligé de reconnaître l’inefficacité de la méthode.
C’est alors que je remarque quelques gros rochers qui affleurent au fond de la grotte créée par cette mare. L’eau est certainement moins haute à cet endroit. Si je peux déplacer un ou deux rocs pour les poser au fond de l’eau près de la berge, puis que je monte dessus, peut-être que ça me sortira suffisamment de l'eau pour que j'arrive à grimper sur la rive. Ca vaut la peine d'essayer.
Allez hop, on retourne à l'eau !
Je vais chercher un premier rocher que je dépose sous la surface mais cela se révèle insuffisant. J'en ramène un second, plus gros et plus lourd, et j'ai l'idée de le déposer sur le bord et de m'appuyer dessus pour me hisser. Et ça marche ! Je me sors enfin de ce bourbier, dans l'état que vous imaginez...

Une heure et demie de marche plus tard, je suis de retour à ma voiture. Je me lave intégralement et j'enfile des vêtements secs.
Puis je prends le volant, direction Page. Sur la piste, à mi chemin de l’accès à la route 89, je tombe sur un énorme camping car dont les occupants me font signe. Je stoppe. Ce sont des autrichiens. Ils se sont arrêtés là pour la nuit car ils ne peuvent passer le wash avec ce véhicule et cherchent des infos sur les inondations dans la région. Ca tombe bien, depuis peu je suis très calé sur le sujet.
Ils m'offrent une bière pendant que je leur raconte ma mésaventure. De leur côté, ils ont gagné une place, mais une seule, le matin même à la loterie, pour une visite de Coyote Buttes North le lendemain. Je leur propose aussitôt mon second permis qu’ils insistent pour me payer. Voilà une histoire qui finit bien.
Le temps passe et l’obscurité tombe. Finalement, je décide de rester ici pour la nuit. J’installe mon matelas et je m’installe dans ma jeep, finalement ravi de cette journée riche en émotions des plus variées.
A suivre...
aller vers la 3ème partie : http://voyageforum.com/v.f?post=4257121;page=unread#unread
Pourquoi le tutoiement sur VoyageForum? English translation pending
Bonjour,
On tutoie facilement sur le forum. C'est presque automatique. Mais, pourquoi ? Personne ne se connaît, chacun est anonyme... Et pourtant, dès le premier message, on dit spontanément "tu". Je trouve cette façon de communiquer sympathique, mais (en même temps) bizarre. Pas spécialement naturelle. En décalage avec la vie courante...
Voyageforum (comme plein d'autres forums) rapprocherait-il les gens ???
On tutoie facilement sur le forum. C'est presque automatique. Mais, pourquoi ? Personne ne se connaît, chacun est anonyme... Et pourtant, dès le premier message, on dit spontanément "tu". Je trouve cette façon de communiquer sympathique, mais (en même temps) bizarre. Pas spécialement naturelle. En décalage avec la vie courante...
Voyageforum (comme plein d'autres forums) rapprocherait-il les gens ???
Faire du vélo en Turquie English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons bientôt visiter la Turquie, à vélo. Nous nous posons encore quelques questions; et cherchons des conseils pour notre route et pour l'organisation (choses à emporter ou prévoir).
- le camping sauvage est-il possible ? Nous hésitons à nous délester ou non de nos duvets et tentes. Trouve t on facilement des hôtels bon marché dans tous le pays ?
- trouve t on régulièrement de quoi manger, et surtout boire sur les routes dans le centre du pays et les autres régions peu touristiques. les villages sont-ils rares ?
- Quel budget moyen devrons nous prévoir pour un quotidien simple mais pas draconien non plus (petits hotels/camping libre - cantine/nourriture basique - et les visites)
- quelles sont les routes que vous nous conseillerez de suivre (nous avons le temps)
- des infos sur les liaisons trains/ bus, peut on se rendre dans tous le pays facilement et embarquer sans problèmes nos vélo
- pour moi qui suis une fille, pourrais-je me permettre de pédaler en short/ tee shirt ou est ce que je dois prévoir des vêtements légers qui couvre cuisse et épaules?
en fait tout conseil sera bienvenu ! Nous ne souhaitons pas organiser précisément notre voyage, mais pas non plus se retrouver pris au dépourvu sur place par quelques déconvenues ... Appel donc à l'expérience et aux souvenirs des voyageurs qui ont visité ainsi ce pays, en vous remerciant d'avance🙂
Nous partons bientôt visiter la Turquie, à vélo. Nous nous posons encore quelques questions; et cherchons des conseils pour notre route et pour l'organisation (choses à emporter ou prévoir).
- le camping sauvage est-il possible ? Nous hésitons à nous délester ou non de nos duvets et tentes. Trouve t on facilement des hôtels bon marché dans tous le pays ?
- trouve t on régulièrement de quoi manger, et surtout boire sur les routes dans le centre du pays et les autres régions peu touristiques. les villages sont-ils rares ?
- Quel budget moyen devrons nous prévoir pour un quotidien simple mais pas draconien non plus (petits hotels/camping libre - cantine/nourriture basique - et les visites)
- quelles sont les routes que vous nous conseillerez de suivre (nous avons le temps)
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- pour moi qui suis une fille, pourrais-je me permettre de pédaler en short/ tee shirt ou est ce que je dois prévoir des vêtements légers qui couvre cuisse et épaules?
en fait tout conseil sera bienvenu ! Nous ne souhaitons pas organiser précisément notre voyage, mais pas non plus se retrouver pris au dépourvu sur place par quelques déconvenues ... Appel donc à l'expérience et aux souvenirs des voyageurs qui ont visité ainsi ce pays, en vous remerciant d'avance🙂