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Un mois à travers l'Europe de l'Est, été 2012, de Fontainebleau à Sébastopol English translation pending
by Groscaca · 2013-05-09 · 31 replies
Récit d'un voyage effectué au mois de juillet 2012 à travers l'Europe de l'est.

I. Participants :

Grégoire (moi-même), jeune professeur des écoles en Seine St Denis David (pote), jeune ingénieur chez un sous traitant d'Areva (mais écolo !) Lulu (ma compagne) qui ne participera qu'une semaine sur les quatre car elle est enceinte de trois mois.

II. Concept

Aller jusqu'en Crimée et en revenir, tout en se promenant dans les pays traversés, et cela en Kangoo.

Couchage : - A deux, la plupart du temps en camping sauvage (matelas gonflable à l'arrière de la kangoo ou tentes Quechua 2sec), parfois en camping payant pour se refaire une beauté. - A trois, hôtel (Odessa) ou camping payant étant donné que Mlle, enceinte, a besoin de davantage de confort évidemment.

Restauration : on s'est autorisé un resto (bas de gamme) par jour, et le second repas, on faisait la popote à l'aide d'un camping gaz.

Hygiène : de temps en temps, une vraie douche en camping, mais la plupart du temps, douche fraîche au bidon d'eau avec robinet, posé sur le coffre ouvert de la kangoo, ou douches de plage quand il y en avait (en Grèce principalement)

III. Trajet

Aller : Départ de Fontainebleau jusqu'à Ancône en Italie, ferry jusqu’à Igoumenitsa en Grèce, traversée du nord de la Grèce jusqu'en Turquie, deux jours à Istanbul, puis on a longé plus ou moins la Mer Noire jusqu'en Crimée en passant par la Bulgarie, la Roumanie, la Moldavie et le sud de l'Ukraine.

Retour : de Crimée, on a retraversé le sud de l'Ukraine, la Bessarabie ukrainienne, petit passage de 20 km en Moldavie, puis transylvanie roumaine, nord-est de la Hongrie, est de la Slovaquie, extrême sud de la Pologne, République Tchèque, et autoroutes à travers l'Allemagne et la France jusqu'à Fontainebleau.

IV Carnet de voyage

Prise des notes en direct, et écriture sur ordinateur portable pendant les étapes de voiture un peu plus longues.

Etapes :

1. Fontainebleau (IDF, France) - Ancône (Toscane, Italie) 2.Ancone - Igoumenitsa (Epire, Grèce) 3. Igoumenitsa - Stomio (Théssalie, Grèce) 4. Stomio - Psakoydia (Chalcidique, Grèce) 5. Psakoydia - Aghios Charalampoulos (Thrace, Grèce) 6. Aghios Charalampoulos - Istanbul (Turquie) 7. Sultanahmet (Istanbul) 8. Istanbul - Rezovo (sud est de la Bulgarie) 9. Rezovo - Obzor (est de la Bulgarie) 10. Obzor - Vama Veche (sud est de la Roumanie) 11. Vama Veche - Bucarest (Roumanie) 12. Bucarest 13. Bucarest - Odessa (sud de l'Ukraine) 14. Odessa - Sebastopol (Crimée, Ukraine) 15. Sud ouest de la Crimée 16. Sud de la Crimée 17. Sébastopol - Odessa (sud de l'Ukraine) 18. Odessa - Bucarest (Roumanie) 19. Bucarest - Bran (Transylvanie, Roumanie) 20. Bran - Boiu (près de Sigishoara, Transylvanie, Roumanie) 21. Boiu - Gura Raului (près de Sibiu, Transylvanie, Roumanie) 22. Gura Raului - Sarand (près de Debrecen, est de la Hongrie) 23. Sarand - Eger (nord est de la Hongrie) 24. Eger - Roznava (sud est de la Slovaquie) 25. Roznava - Wadowice (sud de la Pologne) 26. Wadowice - Modrice (près de Brno, sud est de la Rep Tchèque) 27. Modrice - Plzen (ouest de la Rep Tchèque) 28. Plzen - Fontainebleau.

Etapes à suivre...
De France aux Antilles en porte-conteneurs - 2ème partie (Transat de Saint-Nazaire à Fort de France) English translation pending
by Jjmmsa · 2013-03-01 · 7 replies
DEPART DE SAINT-NAZAIRE

Lundi 26 Novembre 2012 - 1er jour de traversée

08 h 00, la manutention a repris de plus belle, trois portiques s'occupent du Fort Sainte-Marie. Et c'est justement la travée la plus proche de ma cabine qui est concernée. Depuis Rouen, cette travée est complètement vide y compris la cale. Toute la matinée, ce ne sont pas moins de 90 conteneurs qui vont être chargés en passant à raser le sabord de ma cabine (un sabord c'est carré ou rectangulaire, un hublot c'est circulaire), obscurcissant le ciel à chaque passage. A en donner le tournis.

15 h 20, je suis sur l'aileron de passerelle pour aider le commandant et le pilote à l'appareillage. Une manœuvre, cette fois-ci, sans remorqueur, uniquement à l'aide des propulseurs d'étrave et de poupe. Les amarres sont larguées les unes après les autres, le bateau décolle lentement du quai et gagne l'axe du chenal en passant sous le pont de Saint-Nazaire. Nous longeons plusieurs quartiers de la ville, des plages, des petites falaises brunes avant que le chenal n'oblique vers le Sud. Dernière vision de la terre avant longtemps.

16 h 35, le pilote débarque à l'extrémité du long chenal. Le Fort Sainte-Marie est en eau libre, cap à l'ouest. Au large, le vent n'a pas beaucoup molli. La mer est toujours bien formée, le bateau passe en force et tape de temps à autre dans les vagues en formant de jolies gerbes d'embruns.

Pointe à Pitre, la prochaine escale est encore loin. Et à partir de maintenant, il faut s'installer dans la durée.

17 h 45, fin de mon "quart". La nuit tombe rapidement et je pars à la chasse aux petits bruits dans la cabine…

18 h 15, ouverture de "La cave", qui est le magasin hors taxes du bord, géré par le commandant lui-même. Pas beaucoup de parfums dans cette boutique duty free, mais essentiellement des produits destinés à améliorer l'ordinaire de l'équipage et des passagers…

Remonté à la passerelle après le dîner. La mer est très forte, tout en puissance le bateau tape dans les vagues. On sent bien le choc et quelques secondes plus tard on voit une grosse gerbe jaillir de l'étrave jusqu'au-dessus des conteneurs, et être rabattue sur l'autre bord par la violence du vent.

Le Fort Sainte-Marie tangue et roule, il est difficile de tenir debout. En tout début de voyage, ces mauvaises conditions de mer cueillent tout le monde à froid, et il faut du temps pour s'y accoutumer. Lors du dîner, deux passagers font la grimace…

Après le dîner, sur la passerelle, j'ai encore bien discuté avec le lieutenant roumain, intrigué par mon expérience de la voile. Habitué des gros navires, il n'imagine pas que l'on puisse traverser un océan, ni parfois subir un tel temps sur un bateau de 11 ou 12 mètres. Il est étonné, comme moi je le suis dans l'autre sens par le gigantisme, la vitesse, la puissance du bateau qui se joue des mêmes éléments. Le partage du même milieu mais deux approches différentes.

A minuit, nous avons quitté le plateau continental pour naviguer au-dessus des grands fonds de l'Atlantique. Même si les vagues sont moins escarpées, le vent souffle presque dans l'axe, force 8 à 9. Le bateau roule et tape toujours. La nuit s'annonce agitée.

L'ATLANTIQUE

Mardi 27 Novembre 2012 - 2ème jour de traversée

Depuis hier soir 22 h 00, nous naviguons au-dessus des grands fonds. La haute marche entre les abysses atlantiques et le plateau continental du Golfe de Gascogne n'est pas sans influence sur l'état de la mer en cas de gros temps. La longue houle et les vagues escarpées perdent un peu de leur rudesse. S'il roule encore et est bien secoué, le bateau ne tape plus dans les vagues les plus hargneuses.

A minuit, nous avons passé l'heure du bord en heure T.U., c'est-à-dire reculé les montres d'une heure. Cette opération aura lieu cinq fois durant la traversée pour compenser le décalage horaire. Deux gros avantages : une heure de grasse matinée supplémentaire et une arrivée aux Antilles sans perturbation de l'horloge interne. Avantages que n'offre pas le voyage en avion.

A 03 h 00, nous avons croisé le trafic allant du cap Finisterre (Nord-Ouest de l'Espagne) à Ouessant. Tous les navires venant de Méditerranée, d'Afrique de l'Ouest, d'Amérique du Sud et qui remontent vers les ports du nord, et inversement, suivent cette route. J'avoue n'avoir pas eu le courage de me lever pour aider le lieutenant et le timonier de quart à faire la veille au milieu des autres cargos…

08 h 00, longitude du cap Finisterre. Bof ! Ciel chargé et bas, vent toujours fort, visibilité douteuse. La mer est hérissée de crêtes blanches jusqu'au bout de l'horizon. Pas suffisant pour remonter le moral des passagers qui attendent impatiemment l'embellie.

L'après-midi, les grains se succèdent en rangs serrés. Le Fort Sainte-Marie, droit sur sa trajectoire, ne fait rien pour les éviter. En hauteur, on les voit bien arriver. Au loin, l'horizon se voile, la mer s'aplatit sous la pluie et change de couleur, la pluie bat violemment sur les baies vitrées de la passerelle. Et le calme revient derrière le grain, une brève éclaircie nous offre un timide arc-en-ciel, quelques minutes de tranquillité et le grain suivant arrive déjà. Du fait de la vitesse du bateau, la cadence à laquelle nous arrivent ces grains me surprend, la rapidité à laquelle on les traverse, aussi.

Début de soirée, le vent et la mer semblent vouloir s'apaiser et prendre une direction qui nous soit plus favorable. Le baromètre amorce une timide remontée.

En cours de journée, je monte de temps en temps à la passerelle voir l'évolution des choses, jeter un œil sur la table à carte où les points GPS sont méthodiquement reportés toutes les heures. La table à cartes a toujours fait partie pour moi, du voyage en mer et du départ vers ailleurs.

Pourtant bien plus précis, les GPS, radars et cartes numériques, devenus indispensables, n'ont pas ce pouvoir de faire rêver. La carte papier synthétise d'un seul coup d'œil la navigation en cours. Elle concrétise le rythme d'une traversée en redonnant aussi la vraie dimension du monde et des océans. Si j'aime regarder une carte marine, je ne jette qu'un œil informatif sur un écran GPS, un radar ou une carte numérique, sans être capable de pouvoir m'y attarder.

J'aime bien passer un moment à la passerelle après le dîner. Il fait nuit, j'y retrouve mon ami, le lieutenant roumain. Un personnage cultivé et intéressant, parlant parfaitement le français, jovial et avenant, il contraste avec tous les autres marins ou officiers roumains du bord qui semblent porter avec tristesse, fatalité et résignation tout le poids de leur Histoire, sans un mot ni un sourire.

Il a 25 ans de marine marchande derrière lui. Passionné par son métier, il prend visiblement du plaisir à partager ce qu'il sait sur le bateau, la navigation, les instruments, l'organisation du bord ou ses responsabilités. Mon cursus nautique l'intrigue car la voile n'est pas dans la culture roumaine et il ne connait pas. Souvent, c'est lui qui revient vers moi et me pose des questions, en faisant des allers et retours entre voiliers et cargos.

DES BOÎTES, DES BOÎTES…

Mercredi 28 Novembre 2012 - 3ème jour de traversée

Encore une heure de décalage des montres cette nuit. Nous sommes maintenant en TU-1. La mer s'est calmée, la fin de nuit a été si paisible qu'un des passagers se croyait (encore ou déjà) à quai. Il est vrai que nous sommes loin des conditions d'inconfort d'il y a deux jours tant la mer s'est apaisée.

Ce matin, le second capitaine organise une visite guidée à notre attention. C'est lui qui est en charge de la gestion de la cargaison et nous explique que les conteneurs sont repérés en X, Y et Z (par travée, rangée et étage) par des numéros que l'on retrouve gravés sur les cloisons des cales. C'est grâce à ces X, Y et Z que les portiqueurs chargent la bonne boîte au bon endroit.

Le plan de chargement est établi préalablement par l'armateur mais c'est le second capitaine qui finalise le positionnement des conteneurs en fonction des contraintes mécaniques que la cargaison fait subir au bateau, en fonction des boîtes contenant des matières dangereuses, des reefers, du port de débarquement, etc..

Par informatique, les conteneurs sont également repérés par des codes de couleur selon les ports de provenance ou de destination, les matières dangereuses qui ne peuvent pas cohabiter ensemble, les branchements aux prises électriques pour les reefers. De puissants logiciels optimisent le remplissage des ballasts équilibrant l'assiette du bateau lors du chargement ou déchargement.

Aux escales, le second capitaine a aussi un gros travail administratif à exécuter avec l'armateur, la douane, les autorités portuaires, les sociétés de manutention avant que le bateau ne puisse larguer les amarres.

Il nous emmène ensuite dans le cœur du bateau, un dédale de coursives étroites ponctuées de portes étanches qu'il faut enjamber. Des files de câbles ou de canalisations courent sur les cloisons ou aux plafonds. Nous sommes dans la cale, assourdis par le grincement des conteneurs frottant les uns contre les autres, le puissant ronflement des appareils de ventilation qui tournent à plein régime, (dans la cale, il faut aussi refroidir le système de réfrigération des reefers… !). Le niveau sonore élevé nous plonge dans une ambiance industrielle.

Nous progressons vers l'avant passant d'une travée de conteneurs à l'autre et arrivons vers l'étrave dans un large espace occupé par des gros tubes en diagonale où passent les chaînes d'ancre. C'est un vaste local servant à stocker tout le matériel dont le bosco a besoin, amarres, câbles, caisses de matériel de rechange, consommables, etc… Sur un tas d'aussières en vrac, un cercueil est négligemment posé… Au cas où !

Nous repassons à l'extérieur et montons au poste de manœuvre avant. Le seul endroit calme du bateau où l'on n'entend plus que le bruit du vent et le chuintement du bulbe d'étrave fendant obstinément la mer. En navigation, l'endroit est donc plutôt paisible. Au port, d'énormes treuils servent raidir les aussières et moins utilisés, deux autres cabestans permettent de remonter les ancres au moyen de chaînes largement calibrées.

Nous terminons la visite par le local incendie au pied du château et de l'hôpital… On n'a pas trouvé l'infirmière !

Avant le dîner, le commandant nous fait l'honneur du salon des officiers pour un pot d'accueil des plus sympathiques où chacun peut mieux se connaître en discutant un verre à la main avec le chef-mécanicien, et deux jeunes lieutenants. Toutes les meilleures traditions de la Marine ne sont pas encore perdues.

DÉJÀ LES AÇORES !

Jeudi 29 Novembre 2012 - 4ème jour de traversée

Pas de décalage horaire cette nuit. En début de matinée, au milieu de l'Atlantique, nous croisons sans le voir le CMA CGM Fort Saint-Louis qui fait la route inverse, à 37 milles sur notre bâbord, c'est-à-dire tout près de nous, à l'échelle de l'océan.

Les rencontres avec d'autres bateaux sont des évènements plutôt rares tant la mer est immense et les routes différentes. Et comme par hasard, le second bateau rencontré dans la journée suit une route de collision obligeant à changer le cap jusqu'à ce que le danger soit écarté.

Le lieutenant navigation et le timonier de quart assurent une veille visuelle permanente jour et nuit, ce qui est un facteur de sécurité. Ils sont aidés par le radar qui le cas échéant, leur indique à quelle distance et dans quel laps de temps aura lieu la collision éventuelle avec un autre bateau. A eux d'agir au bon moment pour que cela ne se produise pas.

Deux fois par jour, dans le cadre d'un partenariat entre la compagnie et Météo France, un des membres d'équipage gonfle à l'hélium un ballon muni d'une sonde météorologique. Un fois lâché le ballon grimpe dans la stratosphère et explose vers 30.000 mètres d'altitude. Pendant son ascension puis sa chute, la sonde enregistre la température, la pression atmosphérique, le taux d'humidité, la vitesse et la direction du vent, etc. Ces informations sont retransmises à bord en continu et ensuite réexpédiées à Evelyne Dhéliat ou Nathalie Rihouet pour que vous ayez des informations météo fiables à la télé. Il en est ainsi sur les quatre bateaux de la ligne.

11 h 40, l'attraction du jour se dévoile progressivement. Tout au bout de l'horizon, sur notre avant tribord, on devine en filigrane à quarante milles, les silhouettes de Corvo et Flores, deux îles très isolées au nord-ouest de l'archipel des Açores. Lentement, leur contour se précise, abrupt pour Corvo et en pente plus douce pour Flores.

13 h 00, nous passons à 10 milles, au plus près de Flores, couverte de prairies verdoyantes. On arrive à deviner les constructions blanches de sa capitale, Santa Cruz. La proximité de la terre permet de téléphoner en direct à la famille et la communication est parfaitement claire.

16 h 15, exercice incendie obligatoire. Une sonnerie stridente met tout le bateau en alerte. Tous les passagers doivent se rassembler aussitôt à la passerelle. Le feu s'est déclaré dans un conteneur dans la cale à l'avant du bateau. Les échanges par talkies-walkies fusent. Bien sûr, l'exercice est émaillé de contretemps pour mettre les équipes de sécurité en situation. Finalement, le feu virtuel est éteint et tout est rentré dans l'ordre.

L'incendie est ce qui est le plus redouté à bord de tous les bateaux. Pourtant, ce n'est jamais l'eau qui manque autour ! La propagation du feu peut être extrêmement rapide et la chaleur peut provoquer des réactions en chaîne immaîtrisables. D'autant que le bateau transporte aussi de multiples matières chimiques dangereuses qui ne réagissent pas bien ensemble. Vous n'imaginez pas tous les risques que je prends durant ce voyage. Il suffit juste d'une fois. Et ces exercices périodiques sont faits pour éviter le pire.

QUE FAIRE A BORD ?

Vendredi 30 Novembre 2012 - 5ème jour de traversée

Il n'y a pas eu de changement de l'heure du bord à minuit. Et ce matin, le jour n'en finit pas de se lever. En réalité, c'est la pleine lune qui éclaire la cabine.

Lever à 07 h 00 et montée immédiate à la passerelle. Il fait encore bien nuit et la lune tombante se reflète largement sur la mer. Il y a quelque chose de différent ce matin, un changement imperceptible dans l'air du temps, une douceur relative de la température, une humidité plus palpable, des nuages plus légers et quand le jour finit de se lever, une autre densité dans la couleur de la mer. Le vent a repris de la force mais sa direction a changé aussi, passant au sud-est, trois-quarts arrière du bateau.

La température de la mer augmente régulièrement, 21.8 °C ce matin, et depuis l'une des coursives extérieures j'ai aperçu les premières sargasses, ces algues qui naissent dans la mer du même nom, bien au large de la Floride, et qui se baladent dans l'Atlantique au gré des courants. Autant de signes ténus, nous indiquant que nous changeons de zone climatique et que l'hiver… est bientôt derrière nous.

Je suis maintenant bien dans le rythme de ce voyage au long cours. Les notions de jours et de distances s'estompent progressivement. Le temps se dilue à mesure que le bateau progresse. Je ne sais déjà plus trop quand j'ai quitté Saint-Nazaire, ni combien de milles il reste à parcourir pour rallier Pointe à Pitre. Je ne me pose même pas la question. Est-ce si important de le savoir ?

Chaque jour à bord, il n'y a que les repas qui soient les points obligés auxquels les passagers se retrouvent pour échanger. En dehors de cela, aucune règle, aucune contrainte horaire, et chacun dispose de lui-même selon ses goûts et ses envies du moment : broderie, lecture, visionnage de DVD, randonnée sur les coursives extérieures, ascension des escaliers, information auprès de l'équipage, sieste, etc, etc… Que sais-je encore ? Une seule occupation : l'auto gestion !

Mon rythme à moi : après le p'tit dej, je vais à la passerelle pour vérifier s'il y a toujours de l'eau dans la mer et discuter de la situation avec le lieutenant roumain, puis un tour sur le pont du bateau, (430 mètres de parcours du combattant tant les obstacles fonctionnels sont nombreux et cinq étages à pied, bien qu'il y ait un ascenseur). Retour en cabine pour la tenue à jour des notes sur le déroulement du voyage. De nouveau à la passerelle avant le déjeuner, et sieste après celui-ci pour… récupérer.

L'après-midi se déroule à peu près au même rythme avec des passages plus fréquents à la passerelle pour regarder l'horizon pourtant vide, observer l'évolution des conditions météo, me pencher sur la table à cartes ou les instruments de navigation.

Après le dîner, long moment de méditation dans l'obscurité de la passerelle avant d'entamer une discussion philosophique avec le lieutenant roumain, puis descente en cabine pour transfert des photos et vidéos prises dans la journée.

Eh bien, malgré que certaines durent vingt-cinq heures, à cette cadence, il me semble que chaque journée est trop courte.

Et pendant ce temps le Fort Sainte-Marie, imperturbable, seul au milieu de l'Atlantique, taille sa route : 460 milles régulièrement parcourus chaque jour (852 km).

LA CROISIÈRE S'AMUSE (-t-elle ?)

Samedi 1er Décembre 2012 - 6ème jour de traversée

00 h00, encore un décalage de la montre du bord, réglée à TU-2, trois heures de différence avec la France.

Un gros grain ce matin au réveil et une épaisse couche de nuages gris barre l'horizon. L'air s'adoucit progressivement, il fait 21°C et il devient agréable de rester sur les ailerons de passerelle pour contempler tranquillement le paysage.

Nous sommes trois passagers à avoir demandé à visiter la salle des machines. Munis de bouchons d'oreilles, nous sommes pris en charge par un lieutenant pour descendre dans les tréfonds du Fort Sainte-Marie. Ca commence très fort, car nous pénétrons d'emblée dans une immense salle où le bruit et la chaleur nous assaillent déjà. Face à nous, l'énorme moteur principal de 8 cylindres assure la propulsion du bateau dans un boucan d'enfer. Nous sommes dans les entrailles du Léviathan, nous évoluons dans la démesure.

En dehors du moteur principal, il faut également gérer 4 énormes groupes électrogènes spécialement dédiés aux reefers qui consomment beaucoup d'électricité au retour des Antilles, des groupes pour ventiler l'atmosphère, climatiser l'air, dessaliniser l'eau de mer, produire du chaud, du froid, de la vapeur, etc, etc…

Les bruits de tous ces appareils s'ajoutent, se mélangent les uns aux autres. Toute cette mécanique dégage beaucoup de chaleur en tournant et rend l'atmosphère de cette salle étrangement pesante.

Après avoir bien transpiré à fond de cale, le retour à l'extérieur est un soulagement. C'est la première fois où la température est très douce et agréablement supportable. Je suis monté à plusieurs reprises à la passerelle, dont un long moment sur l'aileron bâbord en fin d'après-midi à discuter avec les deux autres passagers et le commandant qui n'est pas avare d'informations sur la marine marchande. Très intéressant à écouter. Le soleil s'est couché dans les nuages en produisant des effets orangés presque dramatiques.

19 h 00, soirée barbecue autour de la piscine. Là, il faut oublier tous les clichés que la série TV "La croisière s'amuse" à instillé dans l'inconscient candide et crédule des téléphages… La piscine est un trou de 4x4 m en tôle peinte en bleu foncé, située au pied d'une grue et à proximité d'une rangée de conteneurs. Et pas de fauteuils transat moelleux pour siroter nonchalamment un cocktail sirupeux servi par un steward empressé. Il faut oublier tout ça !

Pour le barbecue : apéritif, gambas, merguez, bœuf, cuisses de poulet à griller soit même au-dessus d'un demi-bidon de 200 litres rempli de braise. De quoi être rôti bien avant la viande… Nous avons partagé ce repas avec tout l'équipage, officiers et matelots roumains, assis sur des bancs en bois, face aux tables recouvertes de nappes en papier. Là encore, pas de sophistication dans le service. Cela n'a pas empêché de vivre un agréable moment de convivialité à se raconter histoires et anecdotes.

Et après le barbecue, pas de soirée romantique accoudé au bastingage du pont-promenade sous le clair de lune… Il n'y a tout simplement pas d'endroit équivalent pour cela à bord !

Plus sérieusement, comme chaque soir, je suis monté à la passerelle. Pas de vent sur l'aileron, l'air y était vraiment agréable, j'y suis resté un bon moment… à discuter avec le lieutenant roumain. Le porte-conteneurs, ce n'est pas "La croisière s'amuse" !

SOUS LE TROPIQUE

Dimanche 02 Décembre 2012 - 7ème jour de traversée

00 h 00, avant-dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes passés à TU-3, soit quatre heures de différence avec la France.

Tenue d'été ce matin. On sent la chaleur en sortant du château. Le soleil brille généreusement, les petits cumulus sont bien alignés dans le ciel, la mer a pris une couleur bleu marine très dense et les poissons volants sont de sortie. Autant de signes qui ne trompent pas, nous sommes tout près d'entrer dans la zone tropicale. Ce que confirment les relevés de températures, air : 25.5°C, mer : 26.8°C.

Après le petit-déjeuner, je pars en randonnée autour du bateau en suivant prudemment un itinéraire ponctué d'obstructions diverses qui ne permettent pas de marcher bien vite. Arrivé sur la plage avant, je m'installe un long moment sur la petite plate-forme qui domine l'étrave. C'est le seul endroit du bateau où l'on n'entende pas un bruit. Le silence complet, un vrai luxe à bord.

De ma plate-forme, je n'ai même pas besoin d'étendre les bras à l'horizontale pour devenir le roi du Monde, comme dans une scène d'un film célèbre… (Il est vrai que les icebergs sont très rares dans la région).

Je vais ainsi passer une bonne partie de la journée entre le pont, l'étrave et la passerelle à profiter de la douceur du climat, à fixer l'horizon. A ce rythme, il est vraiment impossible de s'ennuyer.

17 h 08, nous franchissons allègrement le Tropique du Cancer par 23°27' Nord. C'est une ligne fictive parallèle à l'Equateur, reliant tous les points du globe où le soleil est au zénith le jour de l'été. Pas de cérémonie spéciale pour le passage de cette ligne ; dommage, cela méritait bien un coup de rhum.

DE L'AUTRE CÔTÉ

Lundi 03 Décembre 2012 - 8ème jour de traversée

Minuit, dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes maintenant à l'heure antillaise, TU-4, cinq heures de différence avec la métropole.

Réveil dans la grisaille. Des nuages noirs lourds de menaces s'accumulent au-dessus de l'horizon. Dans la matinée, je me hasarde à faire ma rando quotidienne autour du navire. Je n'ai pas été bien loin, je n'ai eu que le temps de trouver refuge au poste de manœuvre, à l'arrière du bateau, quand un violent grain est tombé brutalement, aplatissant la mer et ramenant la visibilité à rien. Il en a été ainsi toute la matinée.

Aujourd'hui est le dernier vrai jour de navigation avant Pointe à Pitre, où nous arriverons demain aux petites heures. Le voyage n'est pas fini, mais la traversée, elle, se termine ! Et je ne peux pas dire que cela me mette en joie. Hier, avant-hier, avec le voilier c'était quatre fois plus de temps, mais la sensation ressentie à la veille de l'arrivée reste toujours la même : qu'elle soit courte ou longue, la traversée aurait pu durer plus longtemps.

C'est à chaque fois pareil : est-il nécessaire que cela s'arrête si vite ? Pourquoi ? Parce que, mentalement, ce voyage s'inscrit dans la durée, j'ai intégré cette durée et trouvé à bord le rythme me convient pour y parvenir.

Avec ce cargo, j'ai remis les Antilles à la bonne place sur la surface du globe, en distance et aussi en temps. Les Antilles ne se situent pas à l'extrémité de la piste d'Orly, elles sont bien de l'autre côté de l'océan Atlantique, au bout de 3.430 milles (6.353 km) et quasiment huit journées complètes de navigation depuis Saint-Nazaire. La traversée, c'est le voyage lui-même !

Et ce qui devait arriver, arrivât ! En début d'après-midi, le lieutenant de quart a sorti la carte d'atterrissage de la Guadeloupe et commencé à reporter les points dessus… J'ai bien demandé au commandant de ralentir, j'ai l'impression de ne pas avoir été entendu.

J'ai terminé la rando entamée ce matin, je suis resté un long moment assis sur la petite plate-forme qui surplombe l'étrave. Silence, soleil, pas trop de vent et l'océan immense… Je suis venu me faire la dernière piqure d'eau de mer avant l'arrivée…

De quart en fin de journée sur la passerelle. Nous croisons la route d'un vieux gréement, une grande goélette de 33 mètres qui se rend (au moteur, malheureusement), à Saint-Martin. De la passerelle, elle parait minuscule. Sa coque et sa mâture se détachent en silhouette dans la lumière du soleil qui décline trop rapidement. Ce moment-là aussi, aurait pu durer !

LA GUADELOUPE

Mardi 04 Décembre 2012 - 9ème et dernier jour de traversée

Pas de décalage horaire cette nuit. A minuit, il reste 89 milles à parcourir ; autant dire, rien !

04 h 30, réveil et montée immédiate à la passerelle pour aider le commandant. Le bateau est en avant lente devant l'îlot de Gosier à quelques encablures de Pointe à Pitre, en attendant l'embarquement du pilote prévu à 05 h 00.

Après avoir remonté le chenal qui serpente entre les îlets et les cayes, nous accostons au quai de Jarry en même temps que le jour se lève sur la ville. Tout doucement le profil de la côte émerge dans le contre-jour du petit matin. La température est douce sur l'aileron. Une belle arrivée !

Une belle arrivée après une jolie traversée. Les heures mouvementées du début sont déjà oubliées pour ne garder que le meilleur… Un beau parcours de 4.315 milles depuis Dunkerque (7.990 km), dont 3.430 milles de traversée pure (6.353 km).

Avant que tout ne soit complètement terminé, avec deux autres passagers, nous louons une voiture pour nous rendre à Basse Terre, chef-lieu de la Guadeloupe. Je ne connais pas cette ville et en dehors de la découverte, j'ai le secret espoir de trouver un spot Wi-Fi.

Rapidement, je comprends que je dois adapter mon mode de pensée à la philosophie locale et faire avec, ou plutôt faire sans. Je me fais promener d'un quartier à l'autre, de renseignements obsolètes en coups foireux, pour me rendre à l'évidence, je ne me connecterai pas à Internet aujourd'hui… Tant pis pour Internet, place à la découverte !

Cette chasse au spot Wi-Fi m'a donc permis de parcourir une petite ville tranquille par rapport aux souvenirs qu'il me reste de Pointe à Pitre : des rues étroites, bordées de vieilles maisons de style colonial dont certaines construites en pierre de lave, tout comme l'église. Un marché couleur locale. Une mairie toute blanche et au bout d'une large esplanade engazonnée, un monument aux Morts de la Grande Guerre, également blanc, se détache sur fond de Soufrière. Une longue esplanade en bord de mer, qu'une employée de la mairie, comparera à la Promenade des Anglais, pour que je comprenne bien.

Nous déjeunons au-delà de la "Promenade des Anglais" dans un petit restau de la marina de Rivière Sens les pieds dans l'eau, face à quelques bateaux de plaisance. Bah oui, on y revient toujours ! Ce restaurant s'appelle "Kafé Signes" sous-titré "Pou palé sans pawol" (véridique). Il est géré par une association d'aide et d'insertion de muets et malentendants. Le service est remarquable par sa discrétion bien sûr, mais plus sérieusement par l'extrême amabilité et la gentillesse de tout son jeune personnel, qui nous avait préparé une excellente assiette de produits de la mer.

Sur la route du retour, nous faisons un crochet vers les chutes du Carbet, au flanc du volcan de la Soufrière. Pour y parvenir, une petite route sinue à travers des paysages vallonnés et luxuriants. La nature ayant repris ses droits, ce site n'est plus vraiment accessible à pied, suite à un ancien séisme et des inondations. Cela nous permet néanmoins de suivre un parcours à travers la forêt humide guadeloupéenne : fougères arborescentes, lianes, plantes épiphytes sur les arbres, etc. Je n'ai pas de talents de botaniste, mais tout est démesuré, troncs, tiges et feuilles. Cela pousse sans problème.

Appareillage fixé à 23 h 00, arrivée en Martinique demain matin à 05 h 00. En prévision d'une courte nuit, je m'octroie un peu de repos après le dîner. Avant que le réveil ne sonne, dans un demi-sommeil, je réalise péniblement que le bateau est en route. Les lumières de Pointe à Pitre s'éloignent dans le sillage du Fort Sainte-Marie. Je n'ai toujours pas compris comment le commandant a pu appareiller avec une heure d'avance sans mon aide ! Vexant !

FORT DE FRANCE

Mercredi 05 Décembre 2012

Ayant raté le dernier appareillage de ce périple, hors de question de manquer l'ultime accostage ce matin à Fort de France. D'autant que mon épouse me tire de mon sommeil à 04 h 00 par téléphone pour me dire qu'elle me suit à la trace sur MarineTraffic et me confirme que j'arrive bien en Martinique. Bah oui, pendant qu'il est 09 h 00 du matin en France, il fait nuit noire aux Antilles !

Je m'octroie donc une grasse matinée jusqu'à 04 h 45 avant de monter à la passerelle rejoindre le commandant qui est déjà à son poste. "Bonjour commandant ! Cette fois, je suis bien réveillé. Vous pouvez compter sur moi !". Il a bien compris la signification de cette aide qui tient évidemment plus du gag que de l'efficacité réelle. C'est pour moi, une façon détournée de lui exprimer mon intérêt pour la navigation et tout ce qui rapporte à la marche du bateau.

Le Fort Sainte-Marie pénètre à petite vitesse dans la baie de Fort de France. Depuis l'aileron bâbord dans l'air tiède, je savoure, je distille ces dernières minutes de navigation devant les lumières de la ville qui défilent lentement.

06 h 10, le bateau est à quai, amarres capelées. L'ordre fuse dans les talkies walkies : "TPLM ! Terminé pour la machine !"… Terminé pour moi !

La voiture de location que j'avais réservée pour la suite des vacances ne sera pas disponible avant l'après-midi. A cause des lourds bagages, difficile d'aller et venir librement en attendant. Je suis donc contraint de rester à bord toute la matinée, ce qui me permet de poursuivre la mise à jour de mes notes de voyage.

En réalité, cela m'arrange bien, je ne suis pas pressé de débarquer…

1ère partie : de Dunkerque à Saint-Nazaire: http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=5847958;
Compte-rendu de croisière nouvel an MSC Splendida en Yacht Club English translation pending
by Sebsyl1 · 2013-01-09 · 9 replies
Bonjour à tous,

je me mets enfin à mon C/R de notre première croisière. C'était sur le MSC Splendida en Yacht club. Nous avions tapé haut pour la première mais ma femme et moi avions besoin de repos et de calme et c'est ce que nous avons eu pendant une semaine. Alors le bateau, c'est juste une merveille que ce soit dans la partie yacht club ou dans le reste du bateau, tout est décoré avec gout sans trop de kitch (perso en photo je trouve les Costas très kitch mais bon c'est mon avis). Le bateau est immense et il est facile de se perdre. Pour le Yacht club, nous avons eu tout ce qui était prévu dans le contrat et je dois dire que c'est du beau all inclusive. Depuis l'arrivée à Gènes pour monter sur le bateau jusqu'au débarquement, l'équipe du YC est toujours là pour vous aider. La chambre est très bien tant au niveau de l'aménagement que de la taille (peut être juste la salle bain limite mais bon) et que dire de la terrasse. Nous avions la cabine 16004 ce qui nous placait au pont 16 en façade du bateau plus ou moins au milieu. Nous avions un peu peur de ne pas avoir le sentiment d'être à l'extérieur à cause de la grande baie vitrée mais il n'en est rien. Nous avons trouvé ça magique comme endroit et avons d'ailleur passé beaucoup de temps sur notre terrasse. Le YC posséde juste pour ces clients le pont 15, 16 et 18 à l'avant ainsi que le restaurant l'olivio pont 15 mais tout à l'arrière. Il y règne un calme juste parfait pour les gens qui veulent se reposer. Après, c'était notre première nous voulions ce calme. Pour les gens qui ont l'habitude des croisières avec toute la foule du bateau, ça doit faire bizarre. Au niveau des bars, nous trouvions toujours notre compte pour ce qui est des boissons tant au niveau vin, cocktails, mix alcool ou bières en bouteilles (j'avoue n'avoir bu que des mojitos pendant toute la semaine et je dois avouer que c'est très agréable de ne jamais devoir signer un ticket) Pour le restaurant, nous y avons mangé quasi tout les soirs (un soir nous nous sommes fait livrer la pizza dans la chambre c'était terrible), une fois au matin et une fois à midi. Service très professionel et repas assez bon. Alors ok, c'est pas de la grande gastronomie mais c'est varié et bon donc pas trop à se plaindre. Bon je fais un premier envois et je continue cette après-midi avec la visite du bateau et les extras du YC
On part en vadrouille en Thaïlande! English translation pending
by Bibouns51 · 2013-01-02 · 74 replies
24 février - On s’thaï en Thaïlande ! Ahhhh, février… L'odeur de la raclette, la fierté se lisant dans mes yeux pétillants lorsque je réussis à descendre cette ô-combien-terrifiante-piste-noire... Pas de doute, ça sent la poudreuse, les soirées au chalet, le ski, le vin chaud, la goutte au nez... Les vacances aux sports d’hiver, quoi ! Et toi, ne reste pas planté là ! Ohé… Oui, c’est bien à toi que je parle ! Ne sois pas gêné, j’ai volontairement laissé ouvert pour que tu puisses monter à bord… Installe-toi confortablement, mets l’interrupteur en mode vacances et c’est parti !! Ça y est, tu as chaussé tes moonboots moumoute ? Et ton petit baume rose pour les lèvres, tu y as pensé ? Oui ? C’est bon ?... Ben je t’arrête de suite, car dans le top 50 de mes rêves d’enfant qui persistent, le ski arrive très très loin derrière le pouvoir de me transformer en superman, me marier avec Sharon Stone ou encore aller en Thaïlande… Et vu qu’ça fait un tantinet ringard de se trimballer avec un slip rouge au dessus d’un pantalon bleu et que Sharon Stone n’a jamais daigné répondre à ma lettre d’amour, ben c’est décidé, on part en vadrouille au pays du sourire pour trois longues semaines. Là, ce sera vraiment la grande vadrouille !

« Et sinon, tu pars avec qui ? Tu as préparé un itinéraire ? Et comment tu bougeras sur place ? » Ça, c’est le genre de questions que tout le monde me pose… J’imagine que ça te turlupine également… Donc allons-y : à l’origine de l’origine, si on remonte encore plus loin que la question de l’œuf et de la poule, seule Sandrine et moi devions partir en Thaïlande… en 2004 ! Cette année-là, le rock’n’roll venait d’ouvrir ses ailes et quelques poules se refilaient la grippe aviaire en Thaïlande. Game over, voyage annulé. Depuis ces temps anciens, il s’en est passé des choses, comme par exemple la naissance de nos deux mini-routardes qui vadrouillent donc maintenant avec nous. Et puis, contraint et forcé, j’ai dû également ajouter mes parents à la liste, eux qui en avaient marre de ne voyager que par le biais de mes carnets de route … Désolé, vraiment pas eu le choix sur c’coup-là ! Concernant l’itinéraire, il a été vraiment compliqué à mettre en place. En trois semaines, impossible de tout voir ! Trois jours ici, deux jours là-bas… Comment aller de tel endroit à tel autre ? Mais si je vais là, je ne pourrai pas aller là-bas… Certains choix ont été déchirants… Il a fallu par exemple annoncer à mon père que nous n’irions pas à Koh Lanta… Il n’a pas pleuré mais c’était limite limite ! Devant tant de tristesse, je n’ai eu d’autre choix que de revoir une fois de plus mon itinéraire… Papa, ne t’en fais pas, Koh Lanta, on y va ! Au final, j’ai concocté un mix de tout ce qu’il y a à voir : le nord, ses montagnes couvertes de jungle et ses tribus, le sud, ses îles et ses plages de rêve, et le centre et ses temples ! Pour se déplacer, on utilisera les moyens de transports locaux allant du tuk-tuk à l'avion en passant par les taxis, les bateaux longue queue, les bus, les scooters, les trains, les vans, les motoneiges, les éléphants, les ferrys, les songthaews… (cherchez l’erreur)...

Allez, le départ est imminent ! La liste de médicaments à prendre est prête, la liste de nos vols, la liste de nos étapes, la liste des articles de toilette, la liste des adresses pour les cartes postales, la liste des numéros de carte de crédit, et enfin la liste de toutes les listes !!! Carte de paiement ?...ok….Cash ?...ok… Passeports ?... ok… Capotes ?...ok… Naaaan, j’déconne ! Allez, les testaments sont signés, on est prêt à décoller !!! En plus, nos proches sont super contents pour nous : « C’est trop loin, plus de douze heures de vol ! Et avec deux enfants, en plus ! Et pis tu verras, là-bas, les gens ont un langage bizarroïde et ils sourient tout le temps. C'est louche, ça, des gens qui sourient tout le temps. J’suis sûr que c’est une technique de diversion pour mieux te dépouiller à la première occasion ! Et la cuisine, t’es au courant pour la cuisine ? Elle va t’anesthésier les amygdales pour le restant de tes jours ! Ils mettent autant de piment pour que tu ne te rendes pas compte qu’ils te servent du chien… Et sinon, t’as pas peur de te faire kidnapper ? Parce que dans les tribus du nord, ils paraissent bien gentils comme ça, mais j’ai entendu dire qu’ils te faisaient mijoter dans leur grande marmite dès que tu avais le dos tourné… » Allez, rendez-vous à l’aéroport de Roissy, terminal 2F et n’oublie pas tes mouchoirs ! Mais non, ne pleure pas, je serai bientôt de retour...

25 février - Un jour, j’irai à Bangkok avec toi Pour Sandrine, il est l’heure de profiter de la plage en plein hiver et de se pavaner en sirotant des pina coladas. Pour Anna et Sasha, il est l’heure de côtoyer des éléphants, des singes, des tigres, des cafards... Pour mes parents, il est l’heure d’aller se faire masser la couenne et de découvrir la vie de routard. Pour moi, il est l’heure de rencontrer les thaïlandais et de croquer ce pays à pleines dents. Et pour toi alors ?... Ben, il est l’heure de lire mon carnet de route et de sentir ! Non, tu ne sens rien ? Dilate un peu plus tes narines et sens pourtant comme ça sent bon ! Ben oui, ça sent bon les vacances, pardi ! Bon, avant de partir, nous pensons bien évidemment à faire nos deux petites prières traditionnelles. Avec Sandrine, on se met donc à genoux devant notre petit lit et entonnons en cœur: « Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, je t’implore de ne pas faire grève aujourd’hui même si, je le sais, c’est devenu ton passe-temps favori. Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, merci de te contenter de tes petits six mille euros mensuels même si dix heures de travail par semaine, je comprends que cela soit très fatiguant… »

Quant à la seconde, même si elle n’a pas toujours fonctionné, nous la récitons quand même : « Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, je m’incline devant ta puissance et te supplie de ne pas me refaire le même coup que la dernière fois. Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, si vraiment tu as une grosse envie, retiens-toi pendant trois semaines avant d’envoyer la sauce pour éventuellement nous empêcher de revenir… » Nos petites prières ont apparemment fonctionné car notre grand oiseau blanc a pu quitter le sol parisien pile poil à l’heure ! Mais avant de te raconter les péripéties de notre marathon jusqu’à Bangkok (enfin, si on atterrit, car là, je t’écris de l’avion et peut-être que personne ne lira jamais ma prose…), il a bien fallu que je m’organise pour emmener ma petite tribu jusqu’à Paris… Oui, oui, je sais, c’est vraiment balaise l’organisation d’un voyage...

Bon, déjà, c’est Sandrine qui s’est occupé de préparer les sacs. De ce côté-là, je ne m’inquiète pas, elle pense à tout… mais ne porte rien ! Ouuuh, ça, ça ne va pas lui plaire… Ensuite, pour économiser une place de parking pendant trois semaines, j’ai prévu de partir à six dans un seul véhicule. On ne se prive pas, c’est la sécurité routière qui régale ! C’est bon, tout le monde est prêt ? Les sacs sont dans le coffre ? Allez, j’entre l’adresse du parking de l’aéroport dans le GPS et paf, première question blonde du voyage : « Papa, tu as entré l’adresse de notre hôtel à Bangkok ? » Tu vois, Sandrine, même si elle n’a que cinq ans, c’est à cause de ce genre de question que j’aimerais qu’à notre retour, on fasse un test de paternité… Bref, nous arrivons à l’aéroport dans les temps et commençons les formalités habituelles. Comme d’hab’, j’ai droit à une fouille corporelle intégrale, … Enfin, presque… Le touché rectal n’est pas inclus...

Pour ce qui est des vols, quoi te dire ? Bon, ok, comme je ne suis pas radin en bons plans, en voici un rien que pour ta pomme : Nous avons voyagé sur Air India. Et bien je recommande ! Outre le prix du billet intéressant, l’espace entre les sièges est énorme et me laisse, à moi et mes petites gambettes, toute la place pour prendre mes aises et piquer un petit roupillon. En plus, il y a une super ambiance à bord. Tout le monde chante en cœur des chansons paillardes, les hôtesses dansent en sous-vêtements et le pilote fait des loopings. Bon, pour les loopings, tu auras compris que c'étais une blague, n’est-ce pas ? Nous avons quitté Paris à 21h30 et avons atterri à New Dehli à 10h, heure locale. La petite aiguille de ma rolex a fait direct un bon en avant de 4h30... Ensuite, on a redécollé à 13h40. Là, on survol le delta du Gange et on arrivera à Bangkok en vie, je l’espère, à 19h20, toujours en heure locale. Et paf, 1h30 de plus que je n’aurai pas pu vivre dans ma petite vie… Bilan des débats : deux heures de voiture, deux heures d’attente, puis quinze heures d’avion… Reste encore à atterrir, récupérer les bagages, passer de nouveau devant le FBI des contrôles de passeports, … Ajoute à cela une heure de taxi et on aura retracé nos vingt dernières heures… Moi je dis, on est des héros !!!







Allez, dernier virage... PNC aux portes… Désarmement des toboggans… Vérification de la porte opposée... Ça y est, je foule enfin le tarmac thaïlandais ! C’est un petit pas pour l’homme, mais un nouveau grand pas dans ma vie de globe trotteur… Euh… Par contre, la dernière petite brise glaciale humée avant de grimper dans l’avion en France n’est plus qu’un lointain souvenir… Là, je comprends concrètement que je suis loin, très loin de mon pays natal… Welcome in Bangkok ! A ce sujet, sais-tu que Bangkok n’est pas le vrai nom de la ville ? Le vrai nom est… Attention, retiens bien ta respiration : Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit. Le Guinness des records le classe comme étant le nom de lieu le plus long au monde... A peu de chose près, si mon thaï appris en vingt-cinquième langue à l’école ne me trahit pas, la traduction pourrait donner ça : Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dont l'énorme Palais Royal ressemble à la demeure céleste, règne du dieu réincarné et construite par Vishnukarn. Pour plus de simplicité et une meilleure fluidité dans mon récit, je continuerai simplement à l’appeler Bangkok... J'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur !

Alors, … Maman, as-tu bien rempli ta petite fiche pour l’immigration ? Anna, arrête de poser pour les photos ! Papa, pas envie d’aller aux toilettes ? Et est-ce que tout le monde a récupéré son sac ? C’est bon ? Ok, direction la station de taxis ! Le truc que tout le monde te dira si tu veux aller de l’aéroport au centre de Bangkok, c’est qu’il faut descendre à la station des taxis, donner l’adresse de ton hôtel à un des guichets où on te donnera le numéro d’un taxi officiel qui mettra le compteur. Pas d’arnaque possible, pas d’entourloupe assurée ! Confiant, j’arrive donc aux fameux guichets et y donne l’adresse de mon hôtel. Là, la dame me sort sèchement : « Vous êtes six, ça fera donc sept cents baths en liquide… - Madame, I’m Franck the great traveller, I'm not a pigeon ! On ne me la fait pas, à moi ! Je sais qu’en passant par votre guichet, j’aurai un taxi avec compteur et que ça nous reviendra à environ trois cent cinquante baths ! - Oui, mais là, vous êtes six. Pas de compteur. Ça fera sept cents baths !…» Et là, ma mère qui me dit : « Qu’est-ce qu’elle dit la dame ? - Rien, maman, la dame me dit qu’elle me prend pour un télétubbies… » Un petit coup d’œil au guichet de droite, personne… Un petit coup d’œil au guichet de gauche, personne… J’y vois plus clair dans son jeu… Seul son guichet est ouvert et elle en profite pour m’entuber comme un grand monsieur bien membré… Ça, c’est sans compter sur mon esprit de pitbull : « Madame, je vous renouvelle ma requête qui m’apparaît légitime. J’ambitionne obtenir de votre part un taxi avec compteur comme vous êtes censée m’en octroyer un… Comprenez bien que j’ai perçu votre tentative d’escroquerie mais que celle-ci est vouée à l’échec. Je ne vous en tiendrai toutefois pas rigueur. Merci d’avance. - N’insiste pas blanc bec, c’est sept cents baths cash ou à ton Bangkok, ben tu t‘y rendras à pied avec tes mioches sous l’bras ! » Je veux bien être courtois, mais faut arrêter de prendre les gens pour des biiiiiiiip, quand même ! Mais bon, pas d’autre choix que d’accepter son deal… Et puis j’ai dix heures de transport dans chaque œil, tout le monde est cuit à la coque, … donc allons-y pour sept cents baths… Là, elle fait signe à un type qui se pointe aussi sec. Elle lui refile comme prévu un papier avec le nom de notre hôtel… et v’la t’y pas qu’le gars lui r’file un p’tit billet pour la remercier de m’avoir bien farci le colon. En voyant c’que j’vois, j’ai raison de penser c’que j’pense !

Là, on saute dans le fameux taxi qui saute lui-même dans les embouteillages… D’ailleurs, que ceux qui détestent la circulation et le trafic à Paris veuillent bien se dénoncer et aillent au coin les mains derrière la tête... La ville déploie ses tentacules, les échangeurs routiers s'entremêlent, les panneaux publicitaires sont aussi grands qu’un terrain de foot, les bouchons se dévoilent sur des kilomètres… Une heure ! C’est le temps qu’il nous aura fallu pour atteindre le Rambuttri Village, l’hôtel dans lequel j’ai réservé deux chambres doubles à huit cents baths l’unité. En me présentant à l’accueil, la p’tite dame tente de me refiler des chambres un peu plus chères. Elle me propose deux options. La première, de dormir dans une chambre plus grande « with fan ». Là, forcément, je m'imagine passer la nuit avec une adolescente hystérique scandant mon nom et me demandant des autographes en arrachant ma chemise. Mais renseignement pris, il ne s'agit pas de ce genre de fan, juste un truc avec trois hélices tournant au plafond pour vous donner un semblant d'air. Ou alors une autre chambre avec « air con ». Dit comme ça, ça ne donne pas tellement envie d'autant que c'est plus cher. Payer plus pour avoir l'air intelligent, je n’dis pas, mais là... Pourtant, il paraît que la majorité des gens choisissent cette option pour rester au froid... Non merci madame, du froid, on en vient. On s’en tiendra donc à ce que j’ai réservé...

Allez, une p’tite douche et on redescend plonger dans le bruit et la moiteur de la rue. Ok, dit comme ça, ça ne donne pas très envie… Et pourtant… La première impression de notre quartier est positive. Après quelques minutes, la seconde l’est aussi ! C’est animé, c’est coloré, … Plein de vendeurs de babioles, des masseurs en pleine rue, … et surtout des gargotes dans tous les coins ! Autant il est facile de trouver des vendeurs de hot-dogs aux Etats-Unis, autant il est facile de trouver n’importe quoi à manger dans les rues de Bangkok. Une bouteille de gaz, une casserole, un chien qui traine, ça fait un resto ! Et si on se mangeait un pad thaï ? Pour ta culture gastronomique, le pad thaï est un repas traditionnel thaïlandais que l’on trouve partout. C’est paraît-il bathement bon et surtout bathement pas cher ! D’après ce que j’ai lu, environ trente baths l’assiette, soit soixante quinze centimes d’euros. Ok, six pad thaï, s’il vous plait ! Par contre, l’inflation nous a suivis jusqu’ici. Le pad thaï est maintenant à quarante baths (un euro) ! Et voilà, à peine arrivés et le budget vacances a déjà pris une méchante claque… On en profite également pour boire notre première Singha, Chang, Leo ou Tiger. Pas besoin de te préciser que ce sont des bières et non des concurrents de Tropicana ! Pad thaï et Chang dans la rue… Et bien je dois t’avouer que le mélange est sacrément bon ! On se régale à s’en éclater le ceinturon et on n’en laisse pas une nouille...



Sur ce, s’rait p’têtre temps d’aller digérer tout ça dans notre lit… On a un décalage horaire à combattre, nous ! En tout cas, j’espère que la lecture de cette journée t’a plu. Si c’est le cas, parles-en à tes amis. Par contre, si ce n’était pas à ton goût, crois bien en l'expression de mes regrets sincères pour t’avoir fait perdre ton temps et sois assuré que je ferai mon possible pour m’améliorer autant que le permettront mes capacités intellectuelles réduites pour nos aventures de demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
Avis sur mon itinéraire de trois semaines au Japon? English translation pending
by Adonya · 2012-12-17 · 22 replies
Durant ces 3 semaines, voici mon projet :

Tokyo : 7 jours Kyoto : 7 jours Nara : 1 jour Kanazawa : 2 jours (train Thunderbird compris dans le JRPass) Retour à Kyoto et de là train pour Hiroshima Hiroshima et Myajima : 3 jours

Et retour d’une seule traite vers Tokyo et Narita où je compte passer une nuit avant mon vol du lendemain.

Est–ce réaliste pour une première approche et est-ce rentable d'avoir le JRPass ???

Merci de vos avis et conseils.
Croisière transatlantique sur le MSC Magnifica du 28 mars 2013 English translation pending
by Milou2607 · 2012-12-05 · 28 replies
bonjour nous allons faire la transat sur le msc magnifica du 28/03/2013 de santos a hambourg depart de paris le 27/03/2013 en avion pour sao paulo via londres (depart prevu d'orly) etapes: santos (depart a 18h) - buzios - salvador de bahia - recife - lanzarotte - cadix - la corogne - douvres - amsterdam - hambourg - paris via berlin nous sommes preneur de toutes infos concernant ce voyage et ce qu'il faut voir absolument aux etapes merci et a bientot salutations
Accessibilité de Prague pour une personne en fauteuil? English translation pending
by Roultoutseul · 2012-11-06 · 39 replies
Bonjour Amis Voyageurs Nous avons prévu de partir à Prague, pour 4 jours en Mars 2013. Mon mari est en fauteuil, le métro est-il accessible ? Car nous ne avons pas prévu de louer une voiture pour si peu de temps. Pouvez-vous me donner votre avis si vous avez déjà visiter cette ville. On a l'habitude de voyager on s'adapte, mais certaines fois c'est difficile ??? Alors si je peux avoir des conseils avant cela me permettra d'organiser et de planifier les lieux à visiter ? Merci
Neuchâtel: goûter un plat du pays/ville English translation pending
by Nan25 · 2012-07-18 · 15 replies
Bonjour! Je vais visiter Neuchatel 2 jours à la fin du mois. Quelqu'un pourrait me dire svp la spécialité culinaire de Neuchatel? Si possible un petit resto qui sert cette specialité. Chaque fois je visite un endroit j'essaie de goûter la spécialité du coin. Merci d'avance!
Les Bardenas fin octobre début novembre en camping? English translation pending
by Calaz · 2012-06-27 · 29 replies
bonjour à tous ,

Le désert des Bardenas nous intéresse mais je me demandais si j'étais réaliste de vouloir dormir en tente fin octobre / début novembre ? Comme j'ai déjà lu sur certain post , il vaut mieux éviter juillet/Août car il fait très chaud et très sec ( paysage cuit et recuit ) . Il ne me reste donc que fin octobre pour mes derniers congés 😕 . Ou bien dois-je plutôt attendre mai 2013 ? Apparemment 3 jours suffisent pour faire le " tour " mais comme j'aurai + de 1000km de route, je préfère descendre sur 2 jours et idem pour remonter en Belgique.

des avis , des conseils , des adresses de camping pas trop cher ?

merci d'avance calaz
Premier voyage à Paris - Itinéraire de dix jours en septembre English translation pending
by Ginout · 2012-06-22 · 61 replies
C'est notre premier voyage à Paris. Nous y serons le 6 septembre pour 10 jours.

Nous serons deux couples. Nous avons beaucoup de questions, alors, je commence:

- A notre arrivé à Charles de Gaule, est-il mieux de prendre un taxi que le RER? Et quel en sera le cout? (Nous serons logés dans le 2e arrondissement, dans Montergueuil).

- Nous aimerions être conseillés sur un itinéraire pour découvrir Paris. Nous lisons sur les forums mais cela devient un peu mêlant.... Voici quelques endroits que nous aimerions découvrir: - Versailles (est-ce mieux acheter nos billet sur le Web et quel jour est le mieux?

- La tour Eiffel

- Notre-Dame

- Arche Triomphe

- Bateau mouche avec souper (quel prix?)

- Cimetière Père Lachaise

- Louvre

Il est suggéré de prendre L'autobus avec tickets pour 2 jours pour visiter, je ne me souviens plus quoi c'est exactement?

Avec notre situation de logement, que nous conseillez-vous pour nos déplacements. Nous ne voulons pas louer une voiture. Y-a-t-il une itinéraire meilleur selon notre logement?

- Nous aimerions aussi faire du shopping

- Restos à ne pas manquer

Nous sommes ouverts à toute suggestion. Est-il meiux d'acheter toutes nos visites à l'avance sur le Web ou si sur place il y a des forfaits?

Merci de nous donner vos précieux conseils afin de profiter de notre voyage
Qu'elle était verte mon Irlande English translation pending
by Leprolo · 2012-06-04 · 4 replies
Pour tous ceux qui comptent partir en Irlande, voici quelques retours d'expériences de mon séjour de 9 jours en mai 2012.

Considérations générales

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2 jours sur 9 de soleil. Le reste du temps, gris, nuageux avec pluie intermittente surtout l'après-midi. L'Irlande n'est pas verte pour rien.

Bon accueil des gens en général. Beaucoup d'ambiance dans les pubs. Musique live en général à partir de 21H30. Dans les B&B, le petit déjeuner Irlandais est un must. Oubliez le cholesterol et enjoy !

Sur la route, conduire à gauche avec volant à droite et changement de vitesse à main gauche demande un certain temps d'adaptation. Attention surtout lorsqu'on reprend la route après un arrêt, on repart sytématiquement à droite... Les routes sont très étroites dans la campagne. La ligne médiane sert juste de décor car deux voitures ne peuvent ps toujours se croiser. Il faut rouler très prudemment et faire attention aux murets et autres haies, vu qu'on a tendance à serrer à gauche.

La nourriture est excellente et variée surtout le poisson qui est très frais et bien accompagné. Pour les boissons, si vous n'aimez pas la Guiness comme moi, essayez la Murphy ou la Smithwicks (prononcez smidicks).

Rayon prix, c'est similaire à ce qu'on rencontre en Belgique.

Pour l'organisation du voyage, le routard, le site tripadvisor.com, guide-irlande.com, discoverireland.ie....

Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Plus de détail et de photos sur
http://2carolosenirlande2012.blogspot.com/

Aéroport de Dublin (terminal Ryanair)

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Le parking des voitures de location se trouve à 4 ou 5 Km de l'aéroport. Une navette spécifique à la compagnie de loc vous transporte de l'aéroport au parking. Le point de départ se trouve sur un îlot au milieu des voies de circulation juste devant l'aéroport.

Si vous empruntez la M50 (vers Galway par ex), vous devrez vous acquitter endéans 48H de 3€. Il y a une notice délivrée par la société de loc. Si vous ne le faites pas, il y a une surtaxe que la compagnie de loc vous fera payer de toutes façons. Pour payer, c'est soit par téléphone (ne marchait pas...), soit par le net (OK) ou via un commerce avec l'enseigne qui va bien (pas testé). Il y a également deux ou trois péages sur la route vers Galway (environ 8 € au total)

Clifden

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B&B : Mallmore House : Rien à redire. Endroit très calme à 3' en voiture de clifden. Chambre spacieuse (sauf sdb), grand jardin et vue sur la mer et Clifden (à 500M) Restaurants : Mitchell's et Boconi. Très bien tous les deux. Menu 3 plats + 1 bouteille de vin => environ 75 € pour deux.

Sky Road : Très belles vues sur la côte de Clifden. Routes très étroites et aucune visibilité de ce qui arrive en face à certains endroits. Rouler très prudemment.

Parc National du Conemara : Escalade de Diamond Hill. Vues magnifiques. Escalade déconseillée par grand vent ou pluie. Reprendre la R374 pour revenir vers Clifden. Nombreux lacs et vues sur les montagnes.

Kylemore Abbey (12 € pp !) : Très bel endroit, mais on peut juste visiter 5 pièces dans l'abbaye ! navette vers les jardins.

Ballynahinch castle : Un super endroit avec de belles promenades balisées. Belles photos pour les amateurs. Plan des ballades disponible à la réception de l'hôtel. Le pub de l'hôtel n'est pas cher et on peut y manger de délicieux sandwiches. L'hôtel quant à lui reste hors budget.

Galway

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B&B : Sli Na Mara. A 10-15' à pied du centre ville. Chambre exigue mais propre, dans quartier calme. OK pour une nuit.

Restaurants : "Tratoria" : Pas cher ni vraiment mauvais, mais je n'y retournerais pas.

Centre-ville classique avec enseignes internationales, pubs et restaurants à volonté. Chouette cathédrale assez moderne.

Cliffs of moher : Très belles falaises (6€ pp). On peut se ballader sur les chemins non protégés (à gauche avec le visitor center dans le dos) Il faut juste emjamber un petit muret et fermer les yeux sur le panneau "prohibited". Déconseillé par grand vent et avec des enfants.

Bunratty folk village : Visite du château et du village reconstitué. Démarrer par le château car il ferme tôt. Château médiéval classique avec reconstitution des chambres d'époques. Escalier en colimaçons pas facile lors de grandes affluences.

Pour le parc, très belle ballade à travers les maisons (19 ème siècle) qui sont toutes plus jolies les unes que les autres. Grand souci du détail au niveau de la décoration. Le parc est entouré de verdure. Ne pas hésiter à explorer les parties les plus éloignées. A recommander.

Dingle

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B&B : Towerview : à 3' du centre en voiture (Grand parking payant 1€/H au port). Bon accueil de la patronne qui renseigne les bons plans. Chambres spacieuses (gde SDB). Endroit calme et cossu mais literie à revoir.

Restaurants :

An Canteen : Très bon rapport qualité/prix. Décor minimaliste et réservation souhaitée. Bull's head : Bonne adresse. Plats copieux et goûteux. 75 € pour deux avec vin argentin.

Soirée irlandaise : Les nombreux pubs accueillent des groupes à partir de 21H30. A faire (Bennet's pub).

Slea head drive : Superbe route de corniche. Plan dispo au tourist office (au port).

Fort dun Beig : Vestige d'un fort de l'âge du bronze. 3 € pour quelques pierres, mais bel endroit.

S'arrêter à la plage Coumeenoole Beach du film "La fille de Ryan" (parking à gauche en sortant du village). Escalader la colline. Vues superbes sur les îles blaskets. Descendre et profiter de la plage.

Oratoire de Gallarus : Exemple de construction étanche en pierre. Bien pour la construction mais visite en 10'.

Ballade agréable dans les rues de la ville avec beaucoup de maisons colorées.

Killarney

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B&B : Fuschia house : Sur la route de Kenmare à la sortie de Killarney. Ancienne demeure au charme certain. Bonne literie et grande chambre. Calme malgré la proximité de la grande route. Parking aisé.

Restaurants :

Hannigan's : Bar + restaurant. Pas mal du tout. Situé juste à l'entrée de la ville en venant du fushia house. Personnel très prévenant et nourriture OK.

Salvador's : Cuisine italienne et irlandaise. Rapport qualité prix OK mais musique envahissante.

Torc waterfall : A partir de la muckross's house, chemins de ballade bien balisés. A environ 45' sur chemin plat. C'est une cascade très romantique. De la, possibilité de ballades en boucle dans la montagne (différents niveaux de difficultés)

Muckross's abbey : Tjs à partir de la muckross's house, 40' de ballade vers une abbaye en ruine dont la structure est tjs bien visible. On peut visiter gratuitement. L'endroit est sympa.

Centre-ville : Très touristique, beaucoup de cars, de magasins. Parking payant partout.

Ring of kerry :

Partir tôt le matin et dans le sens anti-horlogique pour ne pas se prendre les cars en face sur des routes pas faites pour.

Arrêt à la plage de Rossbeigh, belle vue.

Valentia islands : Prendre le pont à Portmagee et explorer l'île. Plan touristique disponible au tourist office de knighstown Monter à Geokaun Mountain & Fogher Cliffs. Parking à proximité des points de vue à chaque fois.

Prendre le "ring of Skellig". Très beaux paysages sur la côte et les vertes collines. Belles vues sur les îles skellig.

Kenmare. Jolie ville colorée très animée avec nombreux pubs.

De Kenmare à Killarney, la route est splendide mais étroite et sinueuse (moll's gap / Ladie's view). Beaux petits lacs accessibles.

Dublin

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Hôtel : Guesthouse Fitzwilliam. Je ne recommande pas. Rapport qualité prix pas correct. Pas d'ascenceur et chambre vieillote au 4ème...

Restaurant :

Friday (à côté de St Stephen shopping center). Chaîne de franchisés classique mais bel endroit et serveuses sympas. Matt the thresher : Superbe Bar restaurant, très animé. Poissons d'excellente qualité et fish & chips mortels.

Killmainham Geol : Visite guidée de la prison (prendre le bus 79 à Ashton quay). Très intéressant, mais il faut s'accrocher à l'accent irlandais du guide.

St Stephen green : Joli parc à l'anglaise

St Stephen shopping center : Très bel ensemble architectural. A voir.

Merrion Square : Bof

Musée national : Belles galeries d'animaux de toutes sortes (du papillon à l'ours des neiges). A faire avec les enfants.

Dublinia : Reconstitution et explication sur l'histoire de Dublin : Si vous n'avez rien d'autres à faire.

Trinity college : Petite ballade dans les allées de l'université. Bâtiments variés. Queue pour le livre de kells et la bibliothèque.

O'connell et Grafton street : Rues commerçantes dédiés au dieu shopping. Beaucoup de monde !
Visiter l'Ecosse en voiture: paysages/nature English translation pending
by VanquishV12 · 2012-05-13 · 14 replies
Bonjour,

Nous passons un peu moins de 4 jours en Ecosse entre le 17 Mai (à 8h30 du matin, à Glasgow Prestwick) et le 20 Mai (décollage à 16h30 de à Glasgow Prestwick)... sans le petit 😛 Je vous sollicite car je suis déjà allé deux fois en Ecosse mais la première nous avons été immobilisés à Inverness pour les 5 jours pour cause de santé, et la seconde fois c'était une tournée des bars avec des amis sur trois jours et nous avions oublié le guide... le whisky ne nous a pas aidé non plus.

J'y retourne pour ne pas rester sur mes impressions mitigées. Mon objectif : souffler après deux ans sans vacances et cette fois ci voir enfin des paysages époustouflants.

Nous sommes très axés paysages, assez peu la ville. Nous voudrions voir des "paysages du bout du monde", avec de jolis panoramas... Highlands, iles et grandes plaines. Auriez vous des conseils pour nous ?

Niveau budget, nous disposons de 600 euros sur place (vol et voiture déjà payés).

Précision utile : je sais que c'est bizarre mais nous nous accommodons parfaitement de vacances 75% dans la voiture donc la route ne nous fait pas peur.

J'ai déjà lu pas mal mais ne voudrais rien indiquer ici pour ne pas orienter le sujet ;)

Merci à vous !
Préparation de la croisière MSC Opera au départ de La Rochelle cet été 2012 English translation pending
by Croisifan · 2012-04-28 · 433 replies
Bonjour à tous,

En regardant le (super😉) calendrier de Titi, j’ai remarqué que nous étions un certain nombre à faire la croisière MSC Opéra au départ de la Rochelle cet été et je vous propose d’ouvrir une discussion pour préparer les escales et partager nos infos.

Tout d’abord les CR de ceux qui sont partis l’année dernière avec presque le même parcours (merci à eux🙂), c’est là :

http://voyageforum.com/v.f?post=4408739;search_string=La%20Rochelle

et là :

http://voyageforum.com/v.f?post=3816056;search_string=La%20Rochelle

J’en oublie sûrement, n’hésitez pas à signaler d’autres CR.

Pour ceux qui arrivent en voiture à La Rochelle, les infos sur le parking de croisière sont là :

http://voyageforum.com/v.f?post=4366024;search_string=parking%20La%20Rochelle

en attendant des nouvelles du parking en cours de réalisation.

La première escale est Southampton 7H /16H30 :

Pour notre part nous envisageons d’aller à Stonehenge par nos propres moyens et si nous avons le temps, de visiter la cathédrale de Salisbury qui est apparemment magnifique . En effet, pour aller à Stonehenge, il faut prendre le train de Southampton jusqu’à Salisbury puis un bus touristique jusqu’à Stonehenge.

La gare de Southampton à l’air facile à atteindre à pied d’après le plan :

Ici l’endroit où l'accostages des bateaux dans le port est prévu, par date :

http://www.southamptonvts.co.uk/Live_Information/Shipping_Movements_and_Cruise_Ship_Schedule/Cruise_Ship_Schedule/

Ici le plan du port qui permet de voir la distance avec la gare (c’est le dernier plan tout en bas de la page) :

http://www.southamptonvts.co.uk/Port_Maps/

Pour les trains, le site où trouver les horaires (de Southampton à Salisbury) :

http://ojp.nationalrail.co.uk/service/planjourney/search

Puis les bus touristiques de la gare de Salisbury à Stonehenge :

http://www.thestonehengetour.info/times.shtml

Voilà pour Southampton, je pense qu’avec ça on devrait pouvoir se débrouiller.

J'attends vos remarques et vos retours sur ce que vous avez prévu de faire à Southampton.

Prochain épisode, Ijmuiden.
Compte rendu "Vers les Iles Grecques" - Costa Fortuna - avril 2012 English translation pending
by Bleumarine23 · 2012-04-23 · 24 replies
C/R Costa Fortuna - Vers les Iles Grecques - avril 12

Lundi 09 avril 12 - VENISE -Italie

Après un vol "Bruxelles-Venise " sans histoire avec une "Commandante", nous sommes accueillis dès la sortie par une Costawoman qui nous dirige vers un guichet Costa. Là, on nous donne un ticket pour le transfert (Vol et transfert Costa) et le départ se fait à 09h00. A 09h30, nous sommes au port et distribution de notre ticket d'embarquement, le n° 5. Les bagages confiés aux Costamen, nous partons, à pied jusqu'à la Piazzale Roma (+/- 15min) et nous voilà au début du Grand Canal. Il y a moyen de prendre un tramway Moever (1€) qui va du port à la Piazzale Roma. On part le long du Canal et de sa vie grouillante, on observe ravis, 🙂 gondoles, bateaux de police, poubelles, de chantiers, ambulances...Nous sommes déjà venus à Venise Zhom' et moi, mais c'est toujours un plaisir d'arpenter ruelles, courettes, ponts . Nous traînerons nos guêtres dans les quartiers de Santa Croce et San Simeon Piccolo, San Giacomo dell'Orio, Fondation deï Turchi, Stan Stae, Ca Pesaro, Ca d'Oro, Fabbriche Nuove, le Marché aux Poissons, San Polo, Santa Maria dei Frari et j'en passe...

Nos yeux sont émerveillés, il fait nuageux , 12-13° mais en gens du nord, cela n'a pas d'influence sur notre bonne humeur...Et puis cela donnera de bonnes photos....😎😉

On retourne vers l'entrepôt n° 107, 1° étage, et là, une foule impatiente de monter sur le Fortuna. Et....et voilà que c'est l'embarquement des n° 5, c'est nouuuussss....😉.Passage de douane, vérifications des documents d'embarquement, photo, puis ça y est en un rien de temps, nous sommes guidés par des Costamen jusqu'au Christophe Colomb, le self-service où nous pouvons manger un pti bout. Bon, y a du monde....et il faut se battre pour avoir une table. 🤪Donc, il y en a un qui doit garder la table et l'autre aller faire la file. Ca, ça ne nous plaît pas de trop...Ensuite, allons à la découverte de notre cabine, grande, une terrasse, biennnn....

Nos valises sont arrivées en 2X, nous partons à la découverte de ce "monstre" des mers, ponts, et différents salons avant la foule, puis enregistrement de la carte bancaire.

Exercice de sauvetage à 16h15....on arrive avec nos bouées sur le pont 4 au point C comme indiqué, et là, là, comment dire, le boxon total, la désorganisation, une pagaille sans nom, des va-et-vient, des sans gilets...Ca a duré 1 heure!!!!, le personnel inorganisé ne disait rien devant ces gens se promenant...le temps passe, le bateau doit appareiller à 17h!!!!! 🤪😠😠

A 17h15, on est "libérés", vite les gilets dans la cabine et viiite sur les ponts supérieurs pour admirer le départ de Venise.... Quelle merveille, quelle splendeur sous un pti soleil....à ne pas manquer....Heureusement que le Fortuna est un peu en retard sur son planning....🙂

Mais, il y a un mais.....En même temps, il y a la réunion des francophones au Théâtre Rex avec Gaëlle....🤪 Le choix est vite fait : le départ de Venise.... et sans regrets...

Après, on va à la réunion de Gaëlle (multi média en panne) on reste 3 minutes, puis il est temps d'aller souper (enfin, dîner). J'avais RV avec Pifounette, mais parmi les 1000 francophones et cette réunion en plein départ, je l'ai loupée....😕par après, j'ai essayé de la repérée mais sur un tel bateau....

Nous sommes au 1° service (ah?!) et comme d'habitude nous avons demandé une table francophone et comme d'hab, nous nous sommes retrouvés à une table....avec plein de Hollandais....Nous avions une table au Michelangelo près des fenêtres arrières, très joli...

Mais, après le repas, on va demander un changement de table....au 2° service et sur le côté.... Au retour dans la cabine, nos tickets d'excursions réservées par le Net nous attendent....Ainsi que le Today...

Debout depuis 3h00 du matin, on s'écroule sur notre lit..

RRrrrrZZzzzzzzz

Marine

Help, je n'arrive pas à insérer des photos...😕
Séjour de deux semaines combiné Lousiane Floride, on the road! English translation pending
by Charlotte86 · 2012-04-12 · 5 replies
Bonjour à tous,

Pour ceux que ça intéresse, voici le résumé de notre voyage en mars 2012. Nous avons loué une voiture avec GPS (vraiment utile, car aux Etats-Unis, trouver une direction n'est pas une chose facile). On avait plus ou moins fait un circuit avant de partir, mais finalement on a géré beaucoup de choses au jour le jour. Nous dormions dans des motels. Les coupons n'ont pas toujours eu de succès: durant les jours de grandes affluences (comme pendant le Springbreak), les hotels n'acceptent pas les coupons... En Floride, nous n'avons pas eu de problèmes avec les "Bedbugs" (on redoutait juste un peu ça, compte tenu de ce que nous avions lu sur internet). Le budget est assez important pour 2 semaines ( + de 5000 euros pour 2 personnes, tout compris). On ne s'est toutefois pas restreint sur les activités et visites. Le guide du routard nous a beaucoup appuyé, même s'il n'est pas toujours au point sur tout.

Allez je me lance:

Jour 1: Arrivée à la Nouvelle-Orléans le soir. On avait réservé 3 nuits à l'hotel "Historic French Market Inn". Le service de l'hotel est simple, mais il est bien situé: à l'entrée du French Quarter, et tout près du Central Business. Petit-déjeuner non compris. Le soir, on dine au Ralph's & Kacoos, pas très loin. Le repas est bon, mais les desserts trop sucrés! Il fait très froid, environ 16 degrés (nous habitons les Antilles, le contraste est difficile!).

Jour 2: Visite du French Quarter (on récupère une brochure à l'office du tourisme, qui donne une idée de visite, avec quelques explications sur les maisons ou monuments). Le quartier est beau. On se balade dans le French Market, pas grand chose d'interessant, sauf si l'on sait repérer des petits artisans plutot sympas (il y en a quelques uns)... Midi, hamburger au "Port of Call", vraiment bon! Visite du Calbido Museum, qui retrace l'histoire de la Louisiane. On s'arrete un peu devant les musiciens et autres "showmens" autour de Jackson Square. Le soir, en allant manger, on tombe sur une parade (Mardi-Gras est pourtant passé!), où les hommes distribuent aux femmes des colliers et des fleurs en plastiques, en échange de baisers :) Il y a des chars, de la musique, et des Cheerleaders. Dinner dans un restaurant dont j'ai oublié le nom, malheureusement, car c'était franchement bon. Balade dans la très animée Bourbon Street. On a du mal à circuler tellement il y a de monde. L'ambiance c'est rock, bière, carnaval, prostituées, balcons, ... mais honnetement je n'ai jamais ressenti d'insécurité. Pourtant le douanier qui a fait mes papiers d'entrée aux USA m'avait dit de rester prudente et toujours accompagnée... Allez savoir. On boit un coup dans un bar à musique Cajun, avec accordéon et frottoir à linge, on danse un petit peu.

Jour 3: Messe Gospel à St Augustine Church. C'est magique et ca donnerait presque envie de retourner à l'Eglise! Faites le, même si la religion vous rebute. Visite du Garden District: à voir pour les maisons qui ont des tailles de chateau, et surtout parce qu'on s'y rend en tramway, ... et ca vaut le détour. Au retour on descend dans le Central Business, et on rejoint l'hotel à pied. On admire les différences entre les gros buildings et les vieilles batisses, transformées ou non. Le soir, diner au French Market, et soirée au Spotted Cat, pour un live de jazz de qualité!

Jour 4: On récupère la voiture de location à l'aéroport. Visite de Laura's Plantation. Visite en français, et vraiment très intéressante. A faire absolument si vous faites les plantations. Un très gros orage inonde tout en 10 minutes, on décide donc de prendre la route pour Lafayette, la pluie ne s'arrêtant pas. On trouve une chambre au Super 8 motel pour 2 nuits. Diner au Randol's. La cuisine est simple mais vraiment bonne. Les crawfish au bouillon sont délicieuses.

Jour 5 : Visite du Lake Martin avec le désormais célèbre Norbert Leblanc (1000 fois recommandé par le routard). Eh bien, je le recommande 2000 fois même! Ce type est un authentique « gars du cru », et malheureusement un des derniers à parler le cajun francophone… Le lac est très beau, une véritable invitation au calme et à la méditation. Après le Lake Martin, direction St Martinville, une bourgade tranquille : visite du mémorial des Acadiens, Evangeline Oak (juste à côté, il s’agit du chêne d’Evangeline, un poème plus connu par nos cousins canadiens) et la maison de Longfellow Evangeline State. Bonne surprise, la guide est francophone mais parle plutôt le français de France, car malheureusement (et comme beaucoup) elle a oublié le cajun que sa grand-mère parlait. Elle a posé ses valises quelques années en France pour apprendre la langue. La visite guidée est intéressante, à faire si vous êtes dans le secteur. Le soir diner au Pont Breaux (ancien Mulate’s), seul le nom a changé. On passe une 2e nuit Lafayette.

Jour 6 : Visite de l’Acadian Village. Dommage que ce musée à ciel ouvert ne soit pas un peu mieux entretenu car c’est un témoignage original de la vie quotidienne des acadiens et de leurs descendants. Départ pour Avery Island. Visite de l’Usine Tabasco (j’ai découvert que le Tabasco est louisianais et non mexicain, comme son nom aurait pu le supposer). La visite est rapide, mais ce qui vaut le détour c’est le gift shop : si vous aimez manger pimenté, profitez parce qu’on ne trouve pas ces produits Tabasco en France. Jungle Garden juste à côté, joli mais pas indispensable. Ceci dit on a pu prendre quelques belles photos d’alligators et de hérons. Diner au Pelican’s on the Bayou à New Iberia : un restaurant combiné à un bar où on y rencontre des gens de bonne humeur et qui rient fort (la bière est bonne!). Très typique, les hamburgers étaient corrects et la serveuse très contente de voir débarquer des français. Elle nous conseille de visiter Jefferson Island…

Jour 7 : … ce que nous faisons le lendemain. Visite de Jefferson Island (Jefferson était un acteur de théâtre américain, très connu à son époque) : la maison Rip Van Winckler et les jardins attenants, le lac Peigneur (qui a été le lieu d’un phénomène impressionnant, je n’en dit pas plus je vous laisse le découvrir si vous passez par là). Je conseille la visite guidée de la maison (uniquement en anglais), très intéressante. On prend la route direction Houma, mais avant on s’arrête à Cypremort State Park. Pas grand-chose à faire, mais le calme est de la partie. Pique-niquez sur place, il y a des tables et même des barbecues. On continue notre chemin sur la route LA 182. Traversée des villes de Franklin, Centerville, Morgan City, Gibson, … on s’imprègne (rapidement) du way of life Lousianais. Arrivée à Houma pour 2 nuits au Fairfield. Dinner au Dave’s Cajun Kitchen (correct mais sans plus).

Jour 8 : Visite du Bayou Terrebonne Waterlife Museum à Houma. Intéressant surtout pour en savoir plus sur les techniques de pêche dans le golfe du Mexique. Une petite vidéo en français cajun agrémente la visite. Swamp tour dans le Bayou Black avec « A Cajun man’s swamp cruise ». On découvre la face cachée du bayou a savoir…. des pipelines! Mais aussi le copain de Ron (le guide). On y rencontre tout de même une faune et une flore variée (notamment les aigles…) Le soir, dinner au Seafood & Oyster Bar (Mmmhh les crawfish) et soirée dansante au Jolly Inn juste à côté. A ne pas rater, et surtout n’hésitez pas à participer aux danses c’est vraiment sympa!

Le lendemain c’est le grand départ pour la Floride.

Je vais détailler cette 2e partie du voyage plus tard. Ce que je retiens de la Louisiane, c’est son côté historique et culturel, la sympathie et l’authenticité de ses habitants. C’est un pays où je retournerai volontiers afin de m’imprégner un peu plus de leur façon de vivre…
Serres royales de Laeken English translation pending
by Lucbertrand · 2012-04-03 · 2 replies
Visite des serres royales de Laeken

Dire que jusqu’à très récemment j’ignorais tout simplement l’existence de ce petit paradis sur terre, construit en 1873 pour le roi Léopold II. De l’extérieur cet ensemble ressemble à une ville de verre, recouverte de vastes coupoles, qui prendrait presque un air oriental. A notre époque du transport rapide, train, avion ou autoroute, il se situe à une petite poignée d’heures de Lyon, il ne faut donc pas se priver d’aller y faire un petit tour. En effet, Bruxelles par la route se trouve très exactement à 734 kilomètres de chez nous.

Il a fallu la proposition d’un camarade de promotion d’organiser la première réunion de notre promotion, 36 après que nous ayons fait le choix d’une école, qui nous a fait parcourir le monde au travers d’une vie professionnelle au pas de charge, pour que je visite ces splendides serres.

Nous nous retrouvons le samedi 30 avril 2011 au matin, avec comme programme de cette première journée une visite à vélo de quarante kilomètres à travers les grands parcs de la capitale belge. Ce fut une splendide balade, nous étions une trentaine de participants avec les conjoints. Au gré des trois heures de cette promenade nous nous sommes rappelé nos souvenirs de potache, qui faisaient les quatre cents coups, et pour ceux qui s’étaient plus ou moins perdus de vue, nous nous sommes raconté nos parcours professionnels. Mais il est étonnant de constater l’effet produit sur un groupe de cadres supérieurs et très supérieurs pour certains d’entre nous, lorsqu’ils se retrouvent et se replongent plus de trente ans en arrière, dans l’insouciance de la jeunesse. J’ai pu constater avec plaisir que l’homme au fond de lui-même reste un enfant, et il ne faut pas grand-chose pour que les barrières de la convention cèdent, et que sa nature profonde refasse surface.

Pourquoi ce préambule alors que je compte vous parler des serres royales ? Tout simplement pour ne pas passer pour des malotrus au début de la narration que je vais entreprendre. En effet, ces serres ne sont ouvertes que trois semaines par an. Alors vous imaginez la cohue. Notre camarade organisateur fixe le départ au pied de chez lui à huit heures trente pétantes le dimanche premier mai, afin d’être en bonne position pour la visite, les guichets ouvrant à neuf heures trente. Le prix est modique, 2,50 euros et l’argent récupéré est utilisé pour une œuvre caritative. Donc, nous voilà réunis devant l’immense esplanade qui donne accès au château et à ses serres. La foule grossit rapidement, les bus arrivent sans discontinuer et déversent leurs flots de visiteurs. Derrière les grilles à quelques deux cents mètres nous entrevoyons les guichets, un peu similaires à un péage d’autoroute. La police nous canalise de l’autre côté de la route très passante. Puis à l’heure fatidique, les grandes grilles en fer forgé rehaussées de dorure s’ouvrent. La police bloque le trafic routier. La foule traverse au premier signal et s’engouffre en direction du lieu où donner son obole, ce qui permettra d’accéder à la magnificence. Des personnes sont devant nous, la marche est alerte, personne ne voulant céder sa place, car il ne faut pas grand-chose pour perdre cinquante places voire plus. Mais voilà l’esprit jeune retrouvé, l’un d’entre nous se met à courir comme un gamin en doublant le long des immenses allées bordées de pelouses. Nous lui emboîtons le pas en rigolant, sous le regard stupéfait de certaines de nos épouses qui n’auraient jamais imaginé que leurs maris puissent faire ce genre de blague. J’entends l’une d’entre elles faire la remarque suivante à son époux hilare « ça fait franchement franchouard » , mais tout en le disant elle avance presque à notre rythme au côté de son mari qui rit aux larmes, alors que dans la vie c’est un monsieur très distingué avec lequel il est très certainement déconseillé de se départir d’une réserve de bon aloi. A peine a-telle fait sa remarque que le premier d’entre nous touche au but et dégaine sa monnaie en mettant le poing en l’air en guise de victoire et en annonçant d’une voix triomphante « number one ». Ce qui nous fait littéralement éclater de rire. Cependant nous n’oublions pas les gens encore à quelle distance, se demandant sans doute d’où sort cette bande d’énergumènes courant. Je reconnais que cela ne renforce pas l’image du Français, cela ne fait que rajouter un cliché au crédit de ce peuple de France si déroutant et parfois considéré comme odieux par nombre d’étrangers.

Mais je n’arrive pas à regretter notre course, car cela nous permettra de parcourir ces immenses espaces fleuris presque seuls. Etant lyonnais, j’aime à me promener dans les serres du parc de la Tête d’Or (déjà de belle taille, mais sans communes mesures avec celles de Laeken), qui recèlent de magnifiques collections. Mais là à Bruxelles, je suis subjugué, une multitude de fleurs, grosses voire énormes ou minuscules mais toujours très nombreuses. Des murs végétaux épais cachent par endroits totalement les parois de verre. Des pelouses de plantes indéterminées entre la mousse et la fougère miniature, qui par secteurs prennent au cordeau des teintes de vert multiples, recouvrant une large palette de tons du très clair proche du blanc, au vert profond presque noir. De grandes coursives le long desquelles dégoulinent une multitude de fleurs en cascade me laissent sans souffle le nez en l’air. Je m’extasie devant des coloris et des nuances que je n’avais jamais vus dans la nature, des marrons clairs, des jaunes luminescents, des bleus profonds sombres et éclatants, des roses évanescents, des rouges éblouissants. Et cela dure, dure, le long de ces couloirs qui ouvrent sur des espaces envahis de ces splendeurs versicolores. Les mots me manquent pour décrire tant de beautés. Par endroits les fleurs sont si serrées ou parfois si denses, que l’on imagine un tapis sur lequel on pourrait marcher. Et toujours ces couleurs à l’infini qui se mélangent, vives et diversifiées. Je vais ressortir de ce lieu magique dans un état que je qualifie avec difficulté, je ne sais quel mot employé peut-être plusieurs n’y suffiraient pas, conquis, ensorcelé, envoûté, enchanté, fasciné, émerveillé ; tout cela à la fois et sans doute plus. Le plus étonnant, toutes les plantes sans exception sont en fleur. D’habitude dans les serres, en particulier à Lyon au fil des saisons, certains végétaux puis d’autres vous gratifient de leur floraison, mais ici tout est en fleur en même temps et à foison ! Mais comment réalisent-ils ce miracle ?

Je ne peux que conseiller de faire cette visite. Même ceux qui ne sont pas particulièrement attirés par les fleurs seront ébahis par cet incroyable et colossal mélange de formes et de couleurs qui s’associent avec harmonie le long des ces immenses espaces royaux.

Je vous ai parlé des serres de Bruxelles en les qualifiant de plus belles et plus grandes que celles de Lyon. Mais dans cette dernière ville les serres se trouvent dans le parc de la Tête d’or, et cet ensemble de plus de 100 hectares avec ses 8800 arbres provenant de la terre entière, son jardin alpin et botanique et par-dessus tout, sa roseraie, la plus grande d’Europe, qui s’étend sur 40 000 mètres carrés, sur lesquels s’épanouissent 30 000 pieds de rosiers de 350 espèces mérite bien plus qu’une visite. Ma tante qui va fêter ses 90 dix ans à la fin du mois d’avril 2012, y fait sa promenade journalière de 6 kilomètres depuis 50 ans et ressort de ce lieu de verdure, blotti en pleine ville, toujours plus émerveillée. Je viens de vous livrer l’essentiel, la recette pour vivre longtemps dans de très bonnes conditions physiques et psychiques. A vos chaussures de marche !
Itinéraire de dix jours en Jordanie votre avis? English translation pending
by Ben25 · 2012-01-21 · 15 replies
Bonjour à tous,

Je pars en Jordanie avec ma famille du 30 mars au 10 avril 2012. Ne connaissant pas le pays, j'ai établi l'itinéraire suivant avec les infos que j'ai pu trouver dans les guides et sur ce forum. Pourriez-vous me donner votre avis ?

Nuit du 30 mars au 31 mars Arrivée à 1h50 du matin à Amman. Récupération de la voiture de location Départ vers Madaba pour dormir

Jour 1 (31 mars) Visite de Madaba - Mon Nébo - Béthanie du Jourdain Retour à Madaba en soirée pour dormir.

Jour 2 (1 avril) Route vers la panorama de la mer morte - baignade dans la mer morte, route vers Kerak Logement à Kerak

Jour 3 (2 avril) Visite de Kerak Départ vers la réserve de Dana Logement près (dans ?) la réserve de Dana

Jour 4 (3 avril) Randonnée dans la réserve de Dana Logement près (dans ?) la réserve de Dana

Jour 5 (4 avril) Visite de Shobak - Arrivée à Litle Petra le soir Logement à Little Petra

Jour 6 (5 avril) Visite de Petra Logement à Little Petra

Jour 7 (6 avril) Randonné de little Petra au monastère de Petra Départ le soir pour le Wadi Rum Logement le soir près (dans ?) le Wadi Rum

Jour 8 (7 avril) Randonnée dans le Wadi Rum Logement en campement dans le Wadi Rum

Jour 9 (8 avril) Fin randonnée dans le Wadi Rum + Ascension Djebel Burdah ? Départ vers Aquaba en fin de journée Logement à Aquaba

Jour 10 (9 avril) Journée plage-Snorkeling à Aquaba Retour à Madaba en soirée Logement à Madaba

Jour 11 (10 avril) Avion pour Bruxelles à 6h40 du matin

Qu'en pensez-vous ? Les trajets/visites/randonnées sont-elles bien réparties ? Ce trajet est-il faisable dans le timing proposé ?

Un tout grand merci pour vos réponses.

Benoît
Conseils pour deux semaines au Japon? English translation pending
by Akakitsune · 2011-12-26 · 26 replies
Bonjour tout le monde, voila nous sommes un couple qui préparons un voyage au pays du soleil levant. Nous y passerons 13 jours du 8 au 22 avril. Le but de cette période est de voir les cerisiers ^^ Après plusieurs recherches nous avons préparé (enfin plutôt ma copine ^^) cet itinéraire :

Tokyo => 4 jours sur place Kamakura => 1 jour Hakone => 1 Jour + 1 nuit Nikko => 1 jour kyoto => 3 Jours Nara => 1 Jour Mont Koya => 1 jour + 1 nuit Himeji + Osaka => 1 journée et une soirée

Bien sur ce n'est pas mis dans l'ordre ... et on optimisera ensuite Avez vous des suggestions, des conseils, des modifications ???

Nous comptons prendre un JR pass 7 jours et pour l’hébergement en priorité des auberges de jeunesses (nous sommes jeunes et nous profitons ^^) et quelques ryokan.

Merci a vous tous de nous lire...
Nouvel An - que choisir: Portugal, Suisse, Italie? English translation pending
by Florence2010 · 2011-12-01 · 16 replies
Bonjour a tous! Quels sont vos conseils pour ces 3 pays pour y passer le Reveilon 2012? Savez-vous les traditions de feter Nouvel an a ces villes? Nous reflichissons de: 1. Montreux-Luzern-Bale ou Zurich 2. Monaco-Genes- Florence 3. Lisbonne - Porto

Merci pour vos idees! (nous avons visite beaucoup de villes d'Europe, c'est pourquoi c 'est dificile a choisir...)
Excursion de croisière en tram à Lisbonne avec Costa English translation pending
by Buteau58 · 2011-10-10 · 9 replies
Bonjour à tous,

Est ce que l'un d'entre vous a eu l'occasion de faire l'excursion en tram bois à Lisbonne avec Costa? 74€ l'excursion me semble abusif mais peut être est ce justifié. Merci d'avance à ceux qui pourront nous faire un retour d'expérience.

Virginie
Voyage d'un mois en Écosse en fourgon aménagé English translation pending
by Tyftou · 2011-07-04 · 10 replies
Bonjour

merci d avance pour votre aide !

je plante le decor : voyage d un mois en fourgon amenagé avec comme activitées principales : la rando et l observation de la faune et flore ,

pour l instant l itineraire est le suivant stirling et les trossachs puis la vallee de glencoe ben navis la peninsule d ardnamurchan mallaig direction l ile de skye le ross occidental ( j en suis arrivée la , mais j y travaille encore pour faire une sorte de boucle )

mais mes questions sont diverses alors je post en général :

je me lance !! , que pensez vous du loch morar ? faut il y prevoir une etape ?

faut t il absolument reserver le ferry pour l ile de skye ? ( environ mi aout )

pour les randos :

grace au site walkhighland je trouve toutes les randos possibles et imaginables mais lesquelles choisir ? Surtout dans la vallee de glen coe et dans les cuillins je pense en prévoir une seule par etape mais laquelle ( randos à la journée d environ 10 15 km ) ?? vos experiences me seront j en suis sure précieuse !

Quelles sont vos plus belles randos ?

Pour la conduite en " imitation camping car " :

dans le ross occidental , a priori deux routes semblent plus on moins deconseillées mais rien n est tres clair on peut ou on peut pas ?

La route qui va de locharron, appelcross, feanmore, shielding ( avec la superbe rando a bealach na bo )est elle accessible ou pas du tout ?

la route qui parcours la region de achiltibuie ( lochinver bardnagyle )?

Si c est dangereux ou non accessible y a t il des panneaux ? je ne voudrai pas me retrouver en danger si c est interdit je n irai pas mais l est ce ?

a velo

j aimerais prevoir une escapade de deux jours a velo avec la tente , j ai lu que sur orkney il y avait peu de denivellé se serait un bon moyen de decouvrir cette partie en laissant le fourgon sur le continent qu en pensez vous ? ( nous pouvons rouler 70 km par jour quand c est plat ! ) Mon conjoint lui adore quand ca grimpe quelles routes ou parties lui conseilleraient vous ?

Merci d avance pour votre aide vos remarques ou suggestions qui seront les bienvenues !

tyftou
Les Causses à vélo en juin 2011 English translation pending
by Lucbertrand · 2011-06-29 · 8 replies
650 km sur les Causses à vélo

Juin 2011

Depuis longtemps l’idée de partir à vélo à travers les causses et leurs environs au sens large me trottait dans la tête. Je me suis déjà souvent promené dans ces régions à pied ou en voiture, mais partir une dizaine de jours à vélo à travers tous ces plateaux et gorges qui les entaillent m’apparaissait comme un bon moyen de faire une synthèse de ces coins de France fabuleux et pas toujours bien connus par les Français.

Donc fort de ce préambule, le lundi 6 juin nous partons à deux Evelyne et moi pour cette balade à « saute-causses », en effet nous avons l’intention de monter et descendre ces grandes zones par tous les côtés. Notre itinéraire va nous conduire de la haute vallée du Lot vers le Mont Lozère, le causse Méjean, l’Aigoual, les gorges de la Vis, le cirque de Navacelles, le causse du Larzac, la vallée du Lot, la vallée de la Dourbie, le causse Noir, la vallée de la Jonte et celle du Tarn, le causse Sauveterre, l’Aubrac, la Margeride et en final la vallée du Lot qui va nous permettre de terminer la boucle.

Nous laissons la voiture au gîte des Alpiers, endroit perché sur la rive nord du Lot à trente kilomètres à l’est de Mende, où la propriétaire très gentiment va nous la garder dix jours.

Premier jour : Le Bleymard Florac 47 km

Du gîte des Alpiers qui domine la vallée du Lot, la vue porte au sud vers l’autre versant de la vallée, sur la masse du Mont Lozère. Le temps n’est pas très beau mais pas non plus très menaçant. Nous nous mettons en route pour partir à la découverte de cette magnifique région, qui s’étale devant nous, toute sculptée de bosses, de creux et de gorges.

Après une courte descente qui nous conduit auprès du Lot, encore petit ruisseau dans ses débuts, nous attaquons la route qui monte au col Finiels sur le Mont Lozère. Je n’ai pas la grosse forme, en effet depuis 6 mois je n’ai pas fait beaucoup de sport en général et de vélo en particulier. Mais les sept cents mètres de dénivelé en quelques 11 ou 12 kilomètres, qui conduisent au col de Finiels, sont vite absorbés. La motivation pour une belle randonnée de dix jours palie le manque de forme, et je piaffe à l’idée des grands espaces à venir. Evelyne, qui a plus d’entraînement que moi, montre aussi la même envie de partir à la rencontre de cette région aux charmes secrets mais bien réels et grandioses.

Une fois le col atteint, une immense descente de plus de trente kilomètres nous attend. Le versant sud du Mont Lozère est très impressionnant, vaste étendue désertique, recouverte de prairies à l’herbe rase, sur lesquelles une multitude de blocs erratiques aux formes plus ou moins arrondies, disposés de façon aléatoire, donnent au panorama une facture étrange. Parfois ils s’empilent les uns sur les autres dans des équilibres hypothétiques, ce qui renforce le style de cette région granitique que je qualifie de très austère, effet accentué par le ciel gris qui nous domine. La seule touche lumineuse, dans ce décor oscillant entre le gris du granit et le vert sombre de la lande, s’affiche dans le jaune des genêts, qui illumine ce paysage terne sous une couche nuageuse triste et menaçante.

Nous nous lançons dans la descente. Nous ne boudons pas notre plaisir dans ces grandes glissades sur de longues distances. En effet, je suis toujours aussi étonné des performances des roulements de mes roues, car je ressens plutôt une impression de glisse comme sur des skis, que de descente à vélo. Il faut rester concentré car la vitesse frôle rapidement les 60 kilomètres à l’heure et le spectacle magnifique ne doit pas trop nous distraire. En effet le moindre caillou ou aspérité mal négocié peut se payer cash par une chute magistrale.

Nous atteignons le joli village de Pont de Montvert. Cette petite cité à la pierre sombre, perchée sur les flancs du Mont Lozère, traversée par le Tarn tout juste né de la montagne, a subi des événements violents. En effet en ces lieux le protestantisme connut l’un de ses bastions les plus âpres. Au tout début du XVIII siècle le soulèvement des camisards s’y déclencha.

En ce commencement de juin, il y a affluence de randonneurs. Nous sommes sur le chemin de Stevenson, qui connait à notre époque un grand regain d’intérêt. Plus nous descendons et plus la forêt se fait présente et remplace les pâturages à l’herbe courte des hauteurs. On y trouve des sapins des chênes et aussi des châtaigniers, ces derniers donnant un petit air de montagne corse à ces vallées ravinées. Des touristes allemands nous demandent si nous sommes des compatriotes, dans leur langue je leur réponds que non, mais que leur pays nous l’aimons beaucoup et l’avons aussi traversé à vélo.

Notre descente nous mène au pied des à-pics du causse Méjean. La roche de sombre et granitique devient claire et calcaire, le contraste est saisissant. Rapidement nous rejoignons Florac, au nom qui fleure déjà bon la Provence. Les gens y ont déjà cet accent chantant que Pagnol a si bien révélé. Le gîte communal nous accueille en début d’après-midi après cette courte étape de mise en train. La soirée sera très agréable, à discuter avec différents protagonistes lancés sur le chemin de Stevenson et qui se retrouvent au gré des étapes. Chacun parlera plus ou moins longuement de ses expériences de voyage à pied ou autrement. A cette occasion nous ferons presque un tour de la planète, avec un arrêt prolongé en Australie. Une pluie diluvienne s’abat plusieurs heures durant, et nous sommes très contents d’être arrivés tôt.

Deuxième jour : Florac La Viale (causse Méjean) 74 km

L’aube est maussade, les prévisions météorologiques pas très enthousiastes. Après cette immense période de sécheresse qui a assoiffé l’agriculture française et tari les nappes phréatiques depuis des mois, nous nous disons que nous sommes poursuivis de malchance dans notre choix de dates de voyage. Déjà l’année dernière au mois de juin nous étions partis 17 jours à travers les Préalpes, pensant que nous souffririons de la chaleur. Ce ne fut pas le cas, loin de là en effet la pluie, le vent et le froid nous avaient mis à rude épreuve.

Cependant nous nous mettons en route après avoir dit au revoir aux différents randonneurs qui continuent leur cheminement vers le sud. En ce qui nous concerne, nous mettons le cap au nord en direction de Saint-Enimie, petite cité sur le Tarn, l’un des lieux d’accès au causse Méjean. Ce dernier est enserré sur trois côté par la vallée que le Tarn a creusé entre différents massifs. Le fait de contourner ce grand plateau qui se dresse au-dessus de hautes falaises blanches qui en barrent l’accès, durant trente kilomètres, attise notre désir de le traverser, ce qui est au programme de cet après-midi. Quelques ondées ponctuent notre route, mais rien de bien méchant. La rivière aux couleurs vert sombre du fait du ciel nuageux tranche sur le blanc des rochers qui y plongent. Nous marquons un arrêt face au château ruiné de Castelbouc, qui se dresse sur un promontoire au pied duquel quelques maisons à l’architecture caussenarde, serrées les unes contre les autres, s’agrippent au rocher. Une légende est liée au patronyme du lieu. Je vous la livre telle que vous la trouverez sur le site internet le concernant :

« Pendant les croisades, tous les hommes étaient partis guerroyer à l'exception du jeune seigneur du château. Il dut alors satisfaire toutes les jeunes filles de la seigneurie et mourut bientôt de fatigue. A sa mort, un bouc plana au dessus du château qui prit le nom de Castelbouc».

Encore quelques kilomètres et nous atteignons Saint-Enimie, blottie à l’intersection des Causses Méjean et Sauveterre. Une montée de sept kilomètres nous conduit après cinq cents mètres de dénivelé au col de Coperlac. Nous entrons dans le monde des grands causses, région déserte ou presque. Seuls, de loin en loin, quelques hameaux pratiquement inhabités s’accrochent aux creux des mouvements de terrain aux environs des mille mètres d’altitude. Afin de découvrir un peu plus ce bout de France et aussi de rester un peu plus sur nos vélos, nous n’empruntons pas le chemin le plus direct vers la Viale au sud du plateau. Nous nous dirigeons vers son bord ouest et rejoignons le Tarn à la Malène, par une route tout en lacets et très aérienne, qui permet de magnifiques points de vue sur les toits du village, son pont et la rivière. Une fois au fond de la vallée, nous suivons la gorge vers le sud jusqu’aux Vignes. Parcours d’une dizaine de kilomètres, les falaises surplombent, au sens littéral, la route. En effet on circule au pied d’immenses bombements rocheux. Cette section est la plus impressionnante des gorges, qui pourtant sont riches de panoramas de toute beauté.

Arrivés aux Vignes il nous faut de nouveau grimper sur le causse Méjean. Une route étroite s’élance dans un grand pan raide sur une dizaine de kilomètres. Il n’y a aucune circulation, et malgré les efforts exigés nous éprouvons un grand plaisir à nous élever dans ce décor majestueux. La rivière nous apparait comme un ruban de couleur sombre au fond de son écrin de falaises claires, je ne dirais pas blanches car elles prennent des teintes jaunes et brunes dans les zones de surplombs, alors qu’elles sont gris clair ou blanches dans les parties verticales.

Une fois sur le causse nous pensons en avoir terminé avec les montées. Erreur! Après quelques kilomètres à peu près plats, nous passons au lieu dit la Bourgarie, et là la route semble monter directement dans le ciel avec une inclinaison infernale, supérieure à dix pour cent. Il nous faut forcer sur les pédales. À un moment, nous sommes tous deux presque obligés de mettre pied à terre en nous traînant à quatre kilomètres à l’heure. Heureusement cela ne dure pas très longtemps et enfin c’en est fini des montées pour ce jour, car devant nous le panorama se dévoile à l’est jusqu’au Mont Aigoual tout là-bas à l’autre bout du causse Méjean. En quelques minutes d’une belle descente nous rejoignons le très pittoresque groupe de maisons dénommé Saint Pierre des Tripiers. Ce hameau, que j’ai déjà à plusieurs reprises visité, a un charme fou. Il trouve son origine au moyen-âge, le modernisme ne l’a pas atteint, toutes les constructions sont anciennes dans ce très esthétique style caussenard aux murs épais et aux formes arrondies. Son église du XII siècle ajoute la touche de perfection à ce petit coin perdu au bout du monde. Nous nous y arrêtons quelques instants. Que le lieu respire la tranquillité ! Un chat noir nous accueille et vient se faire gratter. Ce sera le seul être vivant que nous verrons. Nous nous arrachons à l’emprise du lieu et rejoignons la Viale toute proche, où se trouve notre point de chute pour les deux nuits à venir. L’accueil y est très chaleureux, le gîte a été rénové. Je me souviens y avoir séjourné il y a bien longtemps, et j’en avais le souvenir de dortoirs vétustes et non de pièces bien agencées. Nous avons même droit à un petit coin séparé avec deux lits, ce qui nous donne l’impression d’avoir notre propre chambre.

Troisième jour : à pied sur les corniches du Tarn et de la Jonte 6 heures

Nous allons délaisser nos vélos pour une randonnée à pied très originale le long des fameux balcons de la Jonte et du Tarn. Nous rejoignons à partir de notre gîte en suivant le GR 6 l’extraordinaire chemin, qui se glisse au sommet des falaises dans le coin sud-ouest du causse Méjean. Sur ce parcours les points de vue sur les falaises et les deux vallées du Tarn et de son affluent la Jonte sont absolument extraordinaires. Des à-pics dévalent à nos pieds sur plusieurs centaines de mètres. Les sculptures naturelles du rocher offrent de véritables œuvres d’art, dont la plus célèbre porte le nom évocateur de vase de Sèvres. Dans ce décor aérien de toute beauté, les vautours planent à quelques dizaines de mètres de nous et étalent leur envergure impressionnante. Nous avons du mal à avancer tellement les perspectives sont stupéfiantes à chaque pas. Tout étonnés nous constatons que nous sommes quasiment seuls sur ce chemin unique, alors que nous pensions y trouver la foule. Sur ces immenses piliers qui s’élancent à l’assaut du ciel, nous distinguons quelques grimpeurs à peine plus gros que des fourmis. Nous sommes dans un paradis de la grimpe. Cette journée à pied nous laissera un souvenir impérissable, bien que nous trouvions le déplacement à vélo plus facile donc plus agréable.

Quatrième jour : la Viale Le Vigan par le Mont Aigoual 86km

Ce matin après deux nuits, nous quittons presque à regret ce gîte tranquille où nous avons été si bien traités. L’étape de la journée risque d’être rude, le Mont Aigoual ayant la réputation d’être toujours froid et venteux, et le temps ne semble pas très beau. Nous rejoignons le village de la Parade, passons à côté du fameux Aven Armand et longeons la bordure sud du causse Méjean en direction de l’est. Dans cette partie, la forêt a disparu, seule subsiste une prairie rase et une multitude de fleurs en bordure de route. Pédaler dans ces immenses espaces, où la circulation automobile est presque absente est un vrai plaisir. À nos pieds tout en bas dans la vallée de la Jonte, nous distinguons le pittoresque village de Meyrueis, à partir duquel de grandes crêtes aux formes douces montent à l’assaut de l’Aigoual, que nous voyons maintenant très distinctement.

Le col de Perjuret est jeté à la manière d’une passerelle entre le causse Méjean et le Mont Aigoual. De façon étonnante on ne monte pas mais on descend pour le rejoindre, son altitude est de 1028 mètres. Les pentes de l’Aigoual sont couvertes de grands conifères à la livrée sombre. La pente est régulière et pas très difficile. Nous sommes dépassés par une équipe importante de cyclistes belges, mais ils ont des vélos de course et pas de sacoches ! Enfin nous voilà au sommet, tout étonné je constate qu’il n’y a pas de vent. Nous pique-niquons dehors puis prenons un café accompagné d’une part de tarte aux myrtilles. Nous apercevons la mer loin au sud. Elle est couleur gris métallisé, reflet du ciel chargé qui nous domine.

Nous nous lançons sans trop attendre dans la descente en direction du village de l’Espérou. Il ne fait pas très chaud, sur la digestion cela n’arrange rien. Après quelques kilomètres alors que nous marquons la halte pour réaliser des photographies, nous sommes rattrapés par un couple de cyclistes anglais, d’âge déjà avancé, au moins soixante dix ans chacun et aux bagages particulièrement légers. Nous engageons la discussion et je suis très étonné d’apprendre qu’ils sont partis d’Angleterre à vélo et que leur destination se trouve dans le département du Var à Draguignan. Ils n’ont pas chaud non plus.

Après une bonne et longue discussion animée et ponctuée d’éclats de rire, nous reprenons notre route. Au village de l’Espérou, nous optons pour une route minuscule qui descend par un grand pan de montagne sauvage jusqu’au Vigan. Cela commence non par la descente espérée mais par une montée qui nous conduit au col de la Lusette à 1351 mètres d’altitude. À partir de ce lieu la descente s’amorce sur une trentaine de kilomètres et plus de mille mètres de dénivelé à travers une montagne sauvage couverte de châtaigniers. Nous plongeons vers le sud de la France. Les senteurs changent, la température augmente, la luminosité se modifie. Oui nous entrons dans le Midi. Sans transition nous passons de l’austère région de plateaux et de montagnes des causses et de l’Aigoual, aux zones méditerranéennes. Cet immense versant de montagne que nous dévalons est totalement dépourvu d’habitations. Le vélo procure au cours de ces longues descentes un plaisir prodigieux. Le vent siffle aux oreilles, la sensation de vitesse est importante sur cette route étroite. Les points de vue changent à chaque mètre, le regard essaie de ne rien laisser échapper de la beauté de la nature. Cependant il faut garder tous les sens en éveil, un trou non vu, un caillou mal placé, une plaque de gravillons et l’on se retrouve par terre, dans le meilleur des cas sur la route, ou alors dans le fossé, et parfois il est profond ! La ville du Vigan grossit et cette apparition nous fait prendre conscience que cette belle étape aux paysages très variés arrive à son terme.

Le logement en cette période de grand week-end de la Pentecôte nous cause quels soucis. C’est comme cela que nous allons atterrir pour la nuit dans un château et la salle de bain circulaire se situe dans l’une des tours, très original !

Jean mon compagnon d’autres grandes escapades à vélo, traversée de l’Europe ou des Andes nous rejoint ce soir. Nous marquons cette retrouvaille, par un dîner de qualité dans le restaurant du château. En effet Jean et moi nous étions quittés en novembre dernier à Uyuni en Bolivie après trois mois d’une fabuleuse chevauchée à travers la chaîne des Andes depuis Quito en Equateur. Je rentrais en France et lui continuait son périple vers l’extrême sud du continent sud américain.

Cinquième jour : Le Vigan Lodève par gorges de la Vis et Navacelles 101 km

Maintenant c’est à trois que nous reprenons notre voyage à travers cette région de France aux reliefs si variés et contrastés. L’étape de ce jour est prometteuse. La première partie va se dérouler le long des gorges de la Vis, qui se jette dans l’Hérault à Ganges. À proximité de cette ville nous visitons un site où de curieuses roues à aubes, appelées meuses, entraînées par le courant de canaux fournissent l’eau nécessaire à l’irrigation. Par un système ingénieux de petits réservoirs fixés sur le bord extérieur de la roue, entraînée par le mouvement du courant, les récipients se remplissent en plongeant dans l’eau et restituent leur cargaison lors de leur passage au sommet de la roue. Cela permet aux maraîchers, depuis plus de cent ans, d’arroser leurs cultures sans trop se fatiguer.

La remontée de la Vis commence par un parcours agréable à proximité d’une eau transparente, qui prend des couleurs différentes en fonction de la profondeur, variant du bleu sombre des trous d’eau au clair des fonds caillouteux peu profonds sur lesquels l’onde glisse avec rapidité. Après une quinzaine de kilomètres, la rivière se faufilant dans une gorge inaccessible, la route s’en sépare et part à l’assaut d’une grande pente rocailleuse qui s’élève sur plusieurs centaines de mètres. Cet obstacle constitue le premier des trois passages difficiles de cette journée. La route est étroite sinueuse et la circulation en particulier de camping cars importante. Cela nous change des itinéraires peu fréquentés des jours précédents. Arrivés sur le plateau il nous faut lutter contre un vent adverse durant une dizaine de kilomètres avant de plonger vers l’extraordinaire cirque de Navacelles. Le lieu est prodigieux, creusé par l’eau de la Vis, qui du fait de la différence de vitesse du courant dans les courbes de son lit, a sculpté un décor unique. Nous y pique-niquons et prenons un café absolument détestable. Manifestement dans ce troquet on sait que le touriste passe et ne revient pas, donc pas de pitié on le plume en lui servant un infect breuvage maintes fois réchauffé. On ne va quand même pas se battre pour si peu, bien qu’il soit toujours désagréable d’être pris pour le pigeon de passage.

Il nous faut une seconde fois repartir à l’assaut de ces grandes falaises calcaires pour rejoindre le village de Blandas. Sept kilomètres de côte raide, mais des points de vue de toute beauté sur Navacelles, cette portion d’itinéraire est un enchantement. Une fois arrivés dans ce village, nous avons la désagréable surprise d’apprendre que notre itinéraire est utilisé par un rallye automobile. En ce qui nous concerne nous ne pouvons envisager un parcours bis sans effectuer un détour considérable, ce qui n’est pas compatible avec notre arrivée à Lodève avant la nuit. La mort dans l’âme nous nous engageons sur ce tronçon de route de tous les dangers. Nous pédalons en écoutant attentivement le bruit de moteur des bolides grondant en rapprochement, et lorsque les véhicules participant au rallye sont visibles, nous nous rangeons prudemment dans l’herbe. Heureusement cela ne va durer que sur une distance de trois kilomètres, ensuite notre chemin se différencie de celui de la course. Expérience forte et désagréable dont je me serais bien passé, bien que les véhicules ne roulent pas franchement vite, ce qui n’a donc rien à voir avec Sébastien Loeb, lancé à des vitesses stupéfiantes en dérapage dans des endroits très escarpés.

Une fois encore nous plongeons du haut du plateau vers le fond de la gorge de la Vis en direction du village de Vissec, blotti dans un méandre de la rivière un peu semblable à celui qui abrite Navacelles. Ce nom de Vissec est directement issu des conditions géologiques locales, la rivière devenant souterraine, elle réapparaît quelque distance après. Une fois au fond, il nous faut pour la troisième fois de la journée rejoindre le plateau. Tranquillement tout en discutant nous entreprenons ce dernier gros effort. Ensuite une grande étendue à peu près plate, déserte et austère nous conduit sur les hauteurs de Lodève. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure sur une belle route qui amène au centre de cette petite cité. Notre gîte, très sympathique, est mitoyen de la mosquée. L’imam vient nous parler, on pourrait se croire en d’autres lieux, en d’autres pays.

Nous faisons chambre commune avec une Anglaise plus très jeune qui arpente le chemin d’Arles depuis Saint Jacques de Compostelle. Sa conversation est très intéressante et sa connaissance des différents itinéraires conduisant à Saint Jacques de Compostelle est prodigieuse. La soirée à discuter avec cette « pèlerine » est fort sympathique et instructive. Le voyage c’est aussi cela, d’ailleurs peut-être surtout cela. Les nuits en hôtel ne permettent pas ce type de rencontre, chacun se murant dans son isolement convenu. Certes le prix à payer est de se retrouver à plusieurs dans la même chambre, au risque de subir un ou plusieurs ronfleurs. Mais le risque mérite d’être couru et je n’hésite pas longtemps entre le confort de ma nuit et le plaisir de discuter avec des gens qui ont décidé de ne pas se laisser enfermer par la routine et le conformisme de nos modes de vie.

Sixième jour : Lodève Saint-Eulalie-de-Cernon 54km

Après un petit-déjeuner une fois de plus très agréable avec notre Anglaise qui est dans sa dernière semaine d’errance, nous faisons quelques courses au supermarché du coin. Alors que Jean et Evelyne font les courses, je garde les vélos. J’engage la conversation avec un paumé, qui semble connu de tout le monde dans cette ville, car chacun s’arrête prendre de ses nouvelles. La conversation est instructive. De toute évidence nous n’avons pas tous la même chance dans la vie. Certains ne savent manifestement et malheureusement pas ce que veut dire « bonne étoile », car ils sont nés sous une mauvaise. Mon éclopé de la vie a la ferme intention de rester assis sur son muret jusqu’à épuisement de ses seize cannettes de bière, ce qui fait quand même huit litres, mais il n’est que huit heures trente du matin ! Son temps de lucidité pour ce matin ne devrait pas aller au-delà des 9 ou 10 heures ;

L’étape de la journée commence par une longue montée de près de vingt kilomètres en direction de Roqueredonde. Le dénivelé finit par être important bien que la pente ne soit pas très raide. Au fur et à mesure de notre progression le panorama s’élargit et nous embrassons du regard de vastes contrées jusque vers le Pic Saint-Loup au-dessus de Montpellier.

Nous nous arrêtons au temple bouddhiste de Lérab-Ling, haut lieu de pèlerinage. Cet édifice religieux avait été inauguré par le Dalaï-lama en 2008. Malheureusement nous n’avons pas pu le visiter, les horaires n’étant pas compatibles avec notre itinéraire, dommage. Il nous faudra revenir. Cependant nous avons pu profiter des chaises et tables pour pique-niquer tranquillement en regardant les drapeaux multicolores flotter au vent.

Nous reprenons notre route à travers le causse du Larzac. Habituellement après avoir mangé le midi, nous nous arrêtons au premier bistrot pour boire un café. Depuis plusieurs années que nous roulons ensemble, cela fait partie intégrante du mode de fonctionnement lors de nos voyages à vélo. Eh bien aujourd’hui de bistrot il n’y en a pas l’ombre d’un sur ce plateau ! Au village les Rives, Jean interroge une habitante. Cette dernière nous enlève tout espoir de trouver un bar dans les vingt cinq kilomètres des environs. Cependant très gentiment elle propose de nous confectionner un café. Etant trois, nous n’osons pas accepter et après l’avoir remerciée nous continuons notre traversée de ce grand causse, jusqu’au village médiéval de Saint-Eulalie-de-Cernon. Le Cernon est la petite rivière qui coule dans cette vallée. Les templiers ont marqué cette région, et ce lieu en particulier, où nous profitons d’une pause agréable au bistrot tant convoité. Mais il nous reste un dernier raidillon pour arriver au gîte des Baraques, notre point de chute de ce soir. Nous y sommes après un dernier coup de collier et un endroit merveilleux se dévoile au détour du dernier virage, perché sur un promontoire embrassant un large panorama sur le causse du Larzac. Les propriétaires sont charmants, nous passerons un moment très sympathique.

Septième jour : Les Baraques Millau par Roquefort et la vallée du Tarn 63km

Aujourd’hui l’étape ne sera pas très longue, mais prendre le temps de contempler les lieux que l’on traverse, voire visiter certains sites réputés participe au voyage au même titre que l’accumulation des kilomètres. Il est vrai que lorsque la forme physique est présente et s’installe durablement, le voyage peut rapidement tourner en une course effrénée à la chasse au kilomètre, et au plaisir de regarder avec satisfaction le soir venu sur une carte les immensités abattues. Il n’est pas toujours facile de se défaire de ce travers, qui flatte par trop l’égo.

Mais ce jour, nous sommes résolus à mettre en exergue la lenteur et notre premier point de passage est Roquefort. La visite de la fromagerie Société est au programme. Pour moi ce n’est pas le meilleur fromage du coin, je préfère le Papillon, mais les caves Société sont vraiment magnifiquement agencées pour recevoir les visiteurs. Pour un prix modique de cinq euros tous les secrets de ce roi des fromages vous sont révélés. Cela commence par les hasards et les secrets de la géologie, une grande falaise qui glisse à la manière d’un mille feuilles debout, laissant de hautes cheminées verticales entre les pans de roche s’étant déplacés. Ces « tuyaux d’aération » appelés fleurines sont à l’origine du secret du roquefort. En effet la hauteur de la falaise équipée de cet énorme système d’aération naturelle, crée un courant d’air très favorable au développement du fameux champignon donnant toute sa qualité et sa particularité au roquefort.

Au sortir de cette visite, le temps à la pluie nous attend, mais il ne mettra pas sa menace à exécution. Au lieu de partir directement sur Millau, nous décidons de prendre le chemin des écoliers par une petite route qui nous conduit sur les bords du Tarn que nous remonterons durant vingt cinq kilomètres, en suivant les immenses méandres que la rivière fait dans ces parages.

Suivre une rivière à vélo est toujours un plaisir intense, outre les paysages changeant d’une vallée, l’eau elle-même constitue un attrait aux variations permanentes, induites par une multitude de facteurs, comme le courant, la profondeur, la sinuosité du lit, la transparence, la présence de poissons que l’on voit directement ou qui se révèlent par de gros ronds en surface etc. Le Tarn est particulièrement agréable en cet après-midi où une douce chaleur encore très supportable nous baigne. Nous traversons le pittoresque village de Peyre accroché à sa falaise au-dessus de l’eau.

Un peu avant Millau le viaduc fait son apparition. Il est tout simplement stupéfiant, un peu à la manière d’un immense vaisseau déployant ses voiles entre les causses du Larzac et du Sauveterre. On ne se lasse pas de le contempler. Plus on approche, plus les perspectives sont surprenantes. Comment pourrait-il en être autrement ? La plus haute des piles a une hauteur supérieure à la tour Eiffel ! Passer dessous est un grand moment. Nous faisons de nombreux arrêts pour nous imprégner d’images aux perspectives époustouflantes. C’est alors que nous sommes rejoints par un cycliste à l’âge respectable, quatre vingt trois ans, mais qui parcourt sans problème ses cinquante kilomètres journaliers. Une discussion animée s’engage qui va durer pas loin d’une heure. Il nous raconte par le menu toutes les péripéties cyclistes de la région au cours des soixante dix dernières années. Quand il était plus jeune les étapes de deux cent cinquante kilomètres ne lui faisaient pas peur. Il nous parle de sa philosophie de vie et de liberté, il est plein de bon sens. Pour appuyer ses démonstrations il effectue de grands gestes et afin d’être plus convainquant il pousse de la main Jean en petites tapes amicales soit dans le dos ou sur le torse. Avec Évelyne la scène nous fait bien rigoler, mais ce cycliste attire tout notre respect. Cela nous réconforte peut-être aussi un peu, en nous disant que nous avons sans doute encore devant nous de beaux jours à pédaler.

Après cette rencontre étonnante, en quelques kilomètres nous atteignons Millau et son gîte communal très bien situé en bordure du Tarn. Le week-end de la Pentecôte prend fin, et nous avons ce grand bâtiment pour nous seuls. Nous commençons à respirer. En effet les jours précédents nous avons eu des difficultés à trouver des hébergements, car traditionnellement ce grand week-end est l’un des plus chargés de l’année. Evelyne et moi avons fait l’impasse sur la tente et le sac de couchage, ce qui certains soirs a fait monter notre taux d’adrénaline, mais finalement nous nous en sommes sortis !

Pour apporter une dernière touche à cette belle journée à travers causses et gorges du Tarn, la nature nous fait un magnifique clin d’œil en nous gratifiant d’un arc en ciel très lumineux, qui s’appuie sur les causses du Larzac et Noir.

Huitième jour : Millau Blayac (Sauveterre) par Jonte, Causse Noir, Tarn 61km

Aujourd’hui nous nous lançons dans une étape à travers causses et rivières. Sur la carte cet itinéraire ressemble à un serpent se tortillant dans tous les sens. Le but recherché, outre la découverte des coins secrets de ce fragment de France, est de parcourir de petites routes pittoresques qui permettent des points de vue magnifiques sur les falaises, les vallées et les rivières, qui s’appellent Dourbie, Jonte et Tarn.

Dans un premier temps, nous remontons la merveilleuse vallée de la Dourbie. Le temps est beau, il fait bon, un petit air frais nous permet de pédaler sans difficulté. À quelques mètres de la route, la rivière s’éclaire aux rayons du soleil qui vient de passer la crête du plateau du causse Noir. Ces trais de lumière suscitent des couleurs et des teintes presque irréelles sur cette eau qui s’écoule avec calme. Par endroits, quelques poissons se laissent voir, il s’agit pour la plupart de chevennes ou de barbeaux. Ces derniers sont reconnaissables outre leur teinte légèrement ocre, au fait qu’ils passent leur temps à labourer le fond de la rivière avec leurs moustaches et leur grosse bouche. J’adore rouler et freiner brusquement, lorsqu’une partie de rivière propice se dévoile, à la recherche de ces habitants laboureurs de la rivière ! Le plaisir, la joie et pourquoi pas le bonheur peuvent suivre des chemins peu compliqués et facilement accessibles !

Avec une petite pointe de chagrin nous quittons ce merveilleux cours d’eau pour nous lancer sur une minuscule route montant à l’assaut du causse Noir. Notre changement de direction commence au joli village de la Roque-Sainte-Marguerite. Très vite l’envoûtement de cette petite gorge que nous remontons se produit et l’intensité du plaisir ne faiblira pas. A l’entrée de la route, un panneau prévient que l’étroitesse de la chaussée entraîne des difficultés de croisement. À vélo, nous ne nous sentons pas concernés par cette difficulté. Durant six kilomètres nous nous déplaçons dans un monde féerique constitué d’à-pics rocheux, de forêts sombres et de petites fleurs multicolores qui colonisent le bord de cette chaussée perdue et sinueuse. Nous sommes seuls, on pourrait se croire très loin de cette belle France, quelque part au fond d’un pays oublié en dehors des routes touristiques. Notre beau pays se permet tous les contrastes, on passe des zones visitées en masse aux petits coins secrets, un peu au hasard et sans préavis. Ces découvertes au coup par coup font tout l’intérêt de ce type de voyage en zigzagant dans ces recoins qui se cachent, et se taisent. En effet la carte ne révèle pas toujours du premier coup d’œil ces bijoux. D’ailleurs cet itinéraire nous le suivant grâce à une suggestion de dernière minute de Jean. L’insolite, c’est ce que nous recherchons, et je constate que c’est effectivement ce que nous trouvons. Ce voyage au fond des causses répond à toutes nos attentes.

Nous voilà au cœur du causse Noir que nous traversons du sud au nord. Après cette montée de toute beauté, la descente sur la vallée de la Jonte se révèle aussi de toute splendeur. Se dévoile, en face de nous de l’autre côté de la vallée dans toute sa grandeur, le chemin que nous avons suivi il y a quelques jours au cours de cette randonnée pédestre sur les corniches du Tarn et de la Jonte. On se rend compte de notre position actuelle, que le parcours que nous avons effectué se glisse littéralement au sommet de ces grands à-pics très impressionnants. Cette région prodigue des beautés multiples qui vous sautent à la figure à tous les virages, et pourtant ils sont très nombreux les virages !

Nous descendons au fond de la vallée de la Jonte vers le village du Rozier, établi au confluent du Tarn et de la Jonte. Nous y faisons une halte et envoyons quelques cartes postales. Nous reprenons notre chemin le long de la gorge du Tarn qui s’insinue entre les causses Sauveterre et Méjean. Aux Vignes nous quittons la rivière et montons sur le causse Sauveterre. Dans ces coins la magie fait toujours son effet, dès que l’on escalade un causse quel qu’il soit, rapidement le panorama sur ces magnifiques vallées, envahies de grandes forêts et bordées d’immenses parois, s’étend presque à l’infini. Après plus de dix kilomètres nous sommes sur ce nouveau causse. La première chose qui attire mon attention, ce sont de grands champs de blé blonds, ponctués d’une multitude de taches bleues, des milliers de bleuets qui poussent parmi les blés. Le soleil sur ces deux couleurs qui s’harmonisent très bien donne à la nature une touche du meilleur effet.

Le gîte de Blayac se situe au bout du monde, nous le rejoignons par des routes, presque des chemins. Le hameau est tranquille, la ferme qui nous accueille chaleureuse et nous sommes seuls. Encore une belle soirée en perspective, la fermière nous vend de très goûteuses côtelettes d’agneau, que je fais griller à cœur, au point que la salle en restera totalement enfumée, et que nos habits sentiront le mouton pour un bon moment.

Neuvième jour : Blayac (Sauveterre) Fau de Peyre (Aubrac) 90km

Nous terminons la traversée du causse Sauveterre et ensuite partons à la découverte de l’Aubrac. A partir de la ville de la Canourgue sur le Lot une longue, même très longue montée d’une vingtaine de kilomètres nous donne accès à cet espace unique que représente l’Aubrac. On pourrait se croire perdu quelque part au fond du pays de Galle ou de l’Ecosse. Cette région du centre de la France est vraiment surprenante par la multiplicité des ambiances qui se développent sur chacun de ces grands causses. Mais l’Aubrac n’est plus un causse, en effet ces derniers sont de grands plateaux calcaires creusés et délimités par les rivières qui les bordent. L’Aubrac est une formation granitique d’origine volcanique comme généralement lorsqu’il s’agit de roches métamorphiques. Durant quarante kilomètres la petite route serpente au milieu de ce paysage austère où la pierre est sombre. Heureusement le temps est beau, des fleurs parmi lesquelles le jaune domine tempèrent la sévérité de la région.

Des petites rivières, paradis de la truite, serpentent à travers ces immenses landes. Je discute avec quelques pêcheurs qui me livrent leurs inquiétudes sur le faible débit de ces rus en cette période de sécheresse. Un village porte un nom directement tiré de la physionomie de ces ruisseaux. Il se nomme Rieutort, qui signifie ruisseau au cours sinueux. En cet endroit passe le fameux GR 65, ou chemin de Compostelle. Nous y croisons une multitude de pèlerins qui se dirige vers Nasbinals en quête d’hébergement. Volontairement nous avons choisi un point de chute assez éloigné de ce lieu de passage fréquenté, afin de ne pas nous trouver dans un gîte bondé. Notre choix sera le bon, car une fois encore nous serons seuls dans un lieu très agréable. À proximité pour une somme modique, nous mangeons comme des gargantuas, mon sommeil en sera troublé !

Dixième jour : traversée des bordures de la Margeride 75 km

Aujourd’hui le dernier jour de notre errance à travers les causses arrive. Nous n’avons pas la grande forme. S’agit-il d’une baisse de forme ou d’une baisse de moral avec la venue de la fin de ce beau voyage auquel nous rêvions depuis longtemps.

Aumont-Aubrac petite ville symbole de l’Aubrac, nous y faisons une courte halte. Les pèlerins lancés sur les chemins de Compostelle sont nombreux. Je constate qu’effectivement les femmes, lancées dans cette aventure, sont plus nombreuses que les hommes. Y-a-t-il une explication ? J’en ai entendu plusieurs, mais pas certain de leur véracité et pas toujours politiquement correctes, je me garderai bien de vous les livrer !

Le temps très menaçant nous fait hésiter sur le chemin à suivre. Nous optons finalement pour l’itinéraire le plus direct en direction de Mende. Arrêt à Javols, cité antique, qui a connu une forte expansion à la fin de l’ère romaine. Nous y croisons un groupe de marcheurs engagé sur le chemin de la bête du Gévaudan. Il s’agit d’un nouveau parcours, tout récent, qui lie en quelques deux ou trois cents kilomètres, tous les lieux sur lesquels des victimes de la bête ont été répertoriées, et elles furent nombreuses. Le balisage de ce chemin au parcours en forme de patte se concrétise à l’aide d’une patte griffue de couleur mauve.

Nous finissons par arriver à Mende, là nos chemins vont se séparer. Jean partira sur Florac pour retourner à sa voiture laissée au Vigan. Evelyne et moi, nous dirigerons vers le Bleymard, où depuis dix jours notre voiture nous attend. En buvant un dernier café ensemble, alors qu’un orage passe, nous envisageons nos prochains projets, et ils sont légion et concernent tous les continents. Evelyne envisage l’Asie, Jean un retour en Amérique du Sud et pour ma part une traversée des USA par sa côte pacifique me tente bien. Mais partir n’est pas toujours si facile malgré l’envie. Bien souvent les excuses, prétextes en tous genres, ou obligations réelles ou imaginaires pour rester s’accumulent. Pourtant, en définitive il faut toujours décider de partir et cela malgré le doute et la douleur. On verra donc un peu plus tard pour les décisions, qui comme toujours ne seront pas faciles à prendre.

Sur ces considérations philosophico-voyageuses nous nous séparons. Evelyne et moi avons trente kilomètres de montée à parcourir pour rejoindre le gîte des Alpiers au-dessus du Bleymard. De manière étonnante la fatigue du matin a fait place à une forte envie d’appuyer sur les pédales. C’est à vive allure que nous parcourons cette dernière portion de route montante. Nous rattrapons un couple d’Anglais lancés dans une traversée de la France d’ouest en est (d’Arcachon au col Agnel dans les Alpes). Nous discutons un long moment et nous échangeons nos adresses. Ce sera la dernière surprise de ces dix jours de pérégrination dans cette merveilleuse région du centre de la France.

Ces escapades à vélo qu’elles se situent en France ou de l’autre côté de la planète, qu’elles durent trois, dix jours, ou qu’elles s’étalent sur plusieurs mois nous apportent une telle joie, de telles satisfactions dans l’effort physique et la découverte de régions toujours différentes, que dès que la fin approche, nous nous projetons déjà dans le prochain périple. En ce qui nous concerne Evelyne et moi, il devrait s’agir d’une traversée des Alpes françaises par les grands cols.

J’apprends que cette magnifique région des Cévennes et des Causses vient d’être classée, ce jour-même le 28/06/2011, patrimoine mondial de l’UNESCO, sur une superficie de 300 000 hectares. Cela fait une raison supplémentaire pour aller à la découverte de ses trésors cachés au fond des gorges, au pied des falaises et sur les plateaux, là où l’espace s’agrandit et où les nuages parfois donnent un petit air d’altiplano bolivien.
Avis sur quatorze jours en JRpass à Kyushu? (Japon) English translation pending
by Gtl · 2011-06-05 · 14 replies
Bonjour à tous,

je suis en train d'organiser un tour en train à Kyushu pour fin juillet. En lisant un peu le forum j'étais arrivé à ce trajet là, mais je ne me rends pas compte des villes qui sont plus intérresantes et où il faut rester un peu plus ?? des conseils ?

17 juillet --> Fukuoka (arrivée depuis osaka _ 1er jour du pass) 18 Fukuoka visite 19 Fukuoka --> Karatsu .... nuit à Karatsu ? (est-ce que ca vaut le coup ? pas trop cher les minshuku la bas ?) 20 Karatsu --> Imari --> Nagasaki (arrivée le soir) 21 Nahazaki 22 Nagazaki --> Shimabara -->ferry --> Kumamoto (le soir) 23 Kumamoto 24 Kumamoto -- Aso --Kumamoto ?? est-ce que ca vaut le coup sans voiture? 25 --> Kagoshima 26 Kagoshima 27 Kagosahima --> Miyazaki 28 Miyazaki --> Beppu ou s'il ya mieux car je vois dans les commentaires que beaucoup n'aiment pas beppu 29 Beppu --> Hiroshima (arrivée le soir) 30 Hiroshima --> Kyoto (fin du pass)

Qu'en pensez-vous, des étapes à rallonger ? supprimer ?

merci à tous !
MSC Splendida en mai: quelle visite faire en dehors des excusions organisées? English translation pending
by Patcal · 2011-05-15 · 3 replies
Bonjour à tous, Je pars le 28 mai 2011 sur le MSC SPLENDIDA au départ de Marseille pour Gènes, Naples, Palerme, Palma de Majorque et Barcelone. Il s'agit de ma troisième croisière. Les 2 autres faites avec Costa sur le Méditerranée et le Concordia. J'ai personnellement horreur des excursions organisées lais je respecte ce qui font ce choix. Nous voyageons à 4 adultes. Nous parlons couramment l'italien et l'espagnol donc pas de soucis lors des escales pour communiquer. Pour l'instant, j'ai loué une voiture à Palerme, l'agence est à coté du Port pour moins e 60€ la journée. Mon intention est de visiter la côte jusqu'à Cefalu, revenir à Palerme par l'autoroute et si il nous reste du temps faire la visite de quelques monuments de Palerme. Nous préférons les beau site et paysage que les vielles pierres. Si vous avez des suggestion pour un autre parcours au départ de Palerme je suis à l'écoute. Que me conseillez vous à Gènes. Peut être un aller retour à Portofino en Train ou en Bateau ? Au départ de naples, j'ai déjà été à Capri, c'était super mais pas assez de temps pour vraiment profiter de l'îles. cette fois je me tâte à visiter Herculenum plutôt que Pompei; La visite du Vesuve me tente aussi mais ceux qui m'accompagnent sont âgés et auront du mal à faire beaucoup de marche. Que me conseillerez vous? J'adore la mozarella di Buffala, j'aimerai une dégustation mais avec le problème des toxine dans la région j'hésite beaucoup. A Palma je voudrais louer une voiture également mais compte tenu de l'heure d'arrivée et de départ(14h à minuit) je n'ai pas trouver une agence de location près du port ouverte vers 14h30 et capable de reprendre la voiture vers 22h sans surtaxes. Donc pour l'instant je cherche des idées. Barcelone je connais bien j'ai toujours eu une voiture pour me déplacer, je recommande de monter au Montjuic et de visiter le "pueblo espanol" pour la vue de Barcelone et la visite de l'Espagne en quelques ruelles, ensuite les Ramblas pour le côté ambiance attention aux pic-pockets. La Sagrada Familia même si il y a souvent beaucoup de touriste et à voir et pour les amateurs de Foot bien sur le "Camp Nou" se visite. Merci à ceux qui ont des idées d'excursions originales à Gênes, Naples et Palma.
Compte rendu de l'hôtel Ersan Resort & Spa à Bodrum English translation pending
by Mette · 2011-04-26 · 12 replies
Bonjour,

voici mes impressions sur cet hotel dans lequel nous venons de passer une excellente semaine n'hésitez pas à me contacter si vous souhaitez d'autres infos...

Voyage du 17 au 24 avril au ERSAN resort & Spa à bodrum Voyagiste : FRAM

Transfert : Assuré par FRAM, bonne organisation. Pas d’attente. 30mn de bus jusqu’à l’hotel Bonne organisation aussi pour la remise des clés, la récupération des bagages et l’accompagnement jusqu’au chambre.

Chambres : situées dans le bâtiment « famille » qui jouxte la piscine-tobogan. Bien décorées, refaites à neuf. Pas de fenêtre pour le coin enfants (sorte de grand coin montagne à l’entrée). Suffisamment spacieuse pour nous 4. Petit soucis d’eau froide vers 18h00 au moment ou tout le monde se douche. Acoustique un peu légère, heureusement que nous n’avons pas eu de voisins bruyants. Lits excellents, ménage bien fait.

Restaurants : Le grand restaurant est correctement décoré aussi. Un peu bruyant à l’heure de pointe. Manque de place vers 20h… Nourriture très correcte. Pas trop d’attente au self. Petit déjeuner très complet. Dommage que le jus d’orange (gratuit) soit du TANG (cela vous donnera l’occasion de reboire du tang !) et que le vrai jus d’orange soit payant (3 euros !)

Restaurant à la carte : En réservant (tôt, dès 10h), on peut aller dîner dans un des 3 restaurants avec service à table. Y aller pour la vue (pour le mexicain et le turc en extérieur uniquement) mais pas pour le service très lent…

Activités : On est pas au club med ! c’est fléchettes, ping-pong, aerobic, pétanque, jeux apéro…l’équipe d’animation Fram fait son boulot. Un cours de tennis (bien entretenu) Pas de sport nautique gratuit. Nous n’avons pas testé le spa. Le mini aspendos (mini amphihéatre proche de la piscine et de la page) est le lieu de rdv privilégié pour les juniors et les ados… centre de plongée payant.

Bars : 2 bars très sympa. Cocktail « all inclusive » un peu cheap (vodka orange, gin tonic, raki, tequilla sunrise, bière…rondelle de ciron et glaçon quand le serveur y pense) cocktail hors « all inclusive » hors de prix (9 euros le mojito !) on regrette l’absence d’une petite soucoupe de cacahuètes.

Service : Service impeccable. Les Turcs sont vraiment sympas. Heureusement pour nous, nous n’avons pas eu à tester leur capacité à résoudre un problème.

Plage et piscine : Parfaitement adapté pour les goûts de chacun : La piscine toboggans pour les enfants La piscine centrale pour ceux qui veulent griller La piscine a débordement pour les adultes qui aiment le calme (et griller aussi…) Pas de plage mais des pontons en bois magnifiques pour profiter de la mer. Aucun problème pour accéder à l’eau par des échelles ou des « mini-plages » aménagées Des transats confortables en bois et matelas partout en nombre suffisant ( mais on est au printemps…attention l’été !)

Température de l’eau fin avril : 17.7°

Ambiance musicale : Le ERSAN est parfaitement sonorisé, des haut parleur partout ! Ne pas hésiter, comme moi, à demander à l’accueil de baisser ou changer de musique pour profiter de la plage à l’heure de la sieste ou pendant votre premier café à 7h du matin….

Shop : Stricte minimum. Dommage : pas de presse ni de bouquins. N’oubliez pas les votre !

Excursions : Nous n’en avons pas fait. Quelques sites archéologiques intéressants pour ceux que cela intéressent… Visite de Bodrum à 10mn de l’hotel. Y passer une demi-journée pour visiter le château et acheter une paire de fausse rayban pour la cousine. La liaison se fait par des mini bus stationnés devant l’hotel (1.25 euros par personne par trajet)

Conclusion : Le ERSAN est un magnifique hôtel entièrement refait. la décoration est presque luxueuse et les jardins bien entretenues. Des pontons en bois, une mer turquoise, des auvent en toile pour l’ombre, des couchers de soleil de carte postale, … tout y est ! Quelques détail nous rappellent que nous sommes dans un hôtel qui accueille des tour opérator par centaines mais le ERSAN est, à mon sens un excellent rapport qualité/prix et c’est l’essentiel non ?
Tour des glaciers de la Vanoise (5 jours) English translation pending
by Coralie42 · 2011-02-24 · 10 replies
Bonjour a tous, Jeune couple désirant s'initier au plaisir de la randonnée en montagne sur plusieurs jours, nous avons choisi le parc national de la Vanoise comme première expérience. Nous disposons de 5jours maximum ce qui semble suffisant selon les sites et discussions déjà consultées et qui nous ont servi à établir un premier programme.

Jour 1:Les prioux - Refuge de la dent parachée Jour 2:Refuge de la dent parachée - Refuge de l'arpont Jour 3: Refuge de l'arpont - Refuge Felix Faure Jour 4:Refuge Felix Faure - Refuge de la Valette jour 5: Refuge de la Valette - Les prioux

Nous aimerions avoir des avis sur le parcours, les modifications possible afin de profiter au mieux des paysages, de la faune et de la flore. Ce séjour se déroulerait la dernière semaine de Juin (neige ?? équipements spécifiques ??) et nuitées hors sac afin de reduire les frais.
Seule avec un enfant de 9 ans au Japon... English translation pending
by JoulieP · 2011-01-21 · 8 replies
Bonjour à vous tous!!!

Voilà, je pars seule avec mon fils de 9 ans, pour le Japon!!!😏 Nous partons pour une période de 14 à 16 jours la deuxième semaine de mars.

Nos billets ne sont toujours pas achetés et rien n'est réservé encore.....

Je pense passer grosso modo une semaine à Tokyo et une semaine à Kyoto. Pendant notre semaine à Kyoto j'aimerais bien aller passer une journée à Osaka et une journée à Nara.

Par contre, j'aurais bien aimé faire l'expérience d'un onsen pour une nuit........ Est-ce que les enfants (tranquilles on s'entend) sont bien acceptés dans ce type d'établissement?? Est-ce que ça vaut vraiment le coup??? (parce que je voyais que c'était quand même assez cher)

Avez-vous des hotels/ryokans particuliers où un enfant se plairait particulièrement??? Ou des sorties à ne pas manquer pour un mini-geek??

N'étant ni l'un ni l'autre fan de Mickey ou de manèges, j'imagine que le Disney World n'est pas un must.......😕

J'attend vos conseils!!!!!!!! :D Et merci à l'avance!!!!!!! Julie :)
Compte rendu de croisière sur le Costa Magica (Noël 2010) English translation pending
by Missrambo · 2010-12-30 · 117 replies
Marseille, Savone, Rome, Palerme, Tunis, Palma de Majorque, Barcelone … du 21 au 28 décembre 2010.

Retour de notre croisière à bord du Costa Magica pour les fêtes de Noël. Voici nos impressions et quelques informations pratiques pour les futurs passagers.

Première croisière, nous sommes un couple de 24 ans. Ce qui va suivre n’est que notre avis. A chacun ses propres impressions.

Le bateau. Le Costa Magica est un bateau de 13 ponts, aménagé dans le plus pur style italien : décors baroques, statues, tableaux de paysages monumentales ... Certains aimeront, d’autres auront plus de mal : c’est notre cas. Le Magica est un joli navire, mais trop « chargé » à notre goût (dans l’un des restaurants, des bras de statue en imitation bronze terne tiennent les ampoules : mais qu’est t-il passé par la tête du décorateur ?).

Equipements. Le navire est bien doté en piscine (une à l’arrière couverte et réservé aux enfants, 1 petite à la salle sport, et une sur le pont central). 7 jacuzzis de grande taille, dont 3 intérieurs (suffisant pour tout le navire) et un toboggan viennent compléter le dispositif. Une salle de sport panoramique très bien équipée et spacieuse. 2 magnifiques saunas et hammam : gros point négatif, ces derniers ne sont pas mixtes. Un théâtre de taille standard, mais mal conçu : arrivez en retard et vous vous retrouverez assis au niveau des places latérales avec vue sur les coulisses au lieu de la scène.

Loisirs à bord. Tous les soirs avait lieu un spectacle avec des artistes différents au théâtre. D’une durée moyenne de 45min, nous les avons tous trouvé distrayants, voir amusants, mais perfectibles. En dehors de ces spectacles avait lieu des animations sur les principaux ponts. Nous les avons trouvés pathétique et ridicule. Exemple. Animation « création de bijoux » : une ficelle et des perles dans une assiette. Animation « création de cocktail » : un serveur fait 3 cocktails à 10m de vous sans aucune explication, durée, 4min. Animation « Miss Costa et Mister Costa » : les femmes doivent simuler un orgasme et les hommes chanter le lac des signes en tutu ou guêpière. Après, chacun est libre d’y participer ou non, heureusement le bateau est assez grand pour y échapper.

Chambre. Pour notre première croisière nous avions choisi une cabine intérieure au premier pont. Avec des escales et des spectacles tous les soirs, elle convient très bien pour y dormir et s’y préparer. Le bruit des machines à ce niveau est présent, mais pas du tout dérangeant. Le service de chambre est irréprochable : passage deux à trois fois par jour, tout y est propre en permanence.

La nourriture et les boissons. Tous les jours, il est possible de manger soit dans l’un des trois restaurants, soit dans l’un des trois buffet- grills. Au début de la croisière, un restaurant et une table de 10 personnes vous est attribué pour toute la durée du séjour. Au début nous étions réticent à manger avec des inconnus, mais nous y avons rencontré des personnes formidables : nous avons vraiment aimé ce concept. Au niveau de la nourriture des restaurants, beaucoup de plats différents pour la plus part de bonne qualité. Le service, toujours irréprochable : personnel francophone (du moins faisant des efforts), souriant et professionnel. Pour les buffet-grills : nourriture bonne mais sans plus, à volonté de 06h à 01h. Pour les boissons, pas la peine de payer un forfait pour l’eau : l’eau du bord est potable et bonne. Un forfait « boys and girls »(10 boissons non alcoolisées pour 20€) agrémente les repas ou les soirées à moindre prix (2€ la boisson au lieu de 5€ pour les cocktails). Attention aux pourboires : à chaque achat, vous devrez payer 15% de plus, et ce n’est pas précisé.

La météo. Pour une croisière à la fin du mois de décembre, nous avons eu 1 jour de pluie et 6 jours de soleil avec des températures moyennes de 15°C. Une mer agitée. Très agréable.

Les excursions. Voici des conseils pour éviter de payer les excursions exorbitantes de Costa. Savonne est une jolie petite ville italienne avec le port donnant sur le centre ville. Civitavecchia est aussi une jolie petite ville avec une plage. Pour aller à Rome, 9€ a/r en train depuis la gare. Le bateau est au bout du port, alors pour s’y rendre, prendre soit les navettes misent en place gratuitement par le port (bus blanc « Royal Shuttle Bus ») et marcher 5 min jusqu’à la gare, soit marcher tout court pendant 30min. La navette Costa coûte 9€ pour le même trajet !!! Palerme, que nous avons moins apprécié à cause du trafic et de la pollution, dont le port est situé au centre ville. Tunis, le port est éloigné de la ville : pour 60€ nous avons pu nous rendre en taxi à la médina, Sidi Bou Said et Carthage avec un guide. Ne prenez pas les taxis à la sortie du bateau au niveau des guichets de la douane, allez discuter avec les chauffeurs de taxi après la douane. Palma : la plus jolie ville de notre étape, le port est au centre ville. Possibilité de prendre des bus de la ville juste devant le port. Barcelone, 30min de marche à pied pour se rendre du bateau jusqu’au Rambla, ou bien prenez des navettes de la ville disponibles depuis le bateau.

Conclusion : nous avons beaucoup aimé notre croisière, le bateau, l’itinéraire, et le concept. Oui nous recommanderions Costa et le Costa Magica : la compagnie comme le bateau ne sont pas parfait, mais nous y avons passé une excellente croisière et serions prêt à y repartir. Cependant, notre prochaine croisière sera une Royal Carribean aux caraïbes avec le Freedom of the Sea, un 5 étoiles avec patinoire, rue commerçante, piscine à surf, mur d’escalade, et j’en passe. RDV à la fin du mois de septembre pour notre prochain compte rendu : )

Et merci à notre « Major Costa » dit « Alcati » pour tous ses précieux conseils et sa passion pour les croisières qu’il nous a transmis.
Hôtel Sol Kipriotis Village à Psalidi, Kos English translation pending
by Running10km · 2010-12-12 · 30 replies
Bonjours, a tous le monde, des 4 coins de la terre. Je suis a la recherche d'infos sur l'hote Sol Kipriotis Village a Kos. En tous genres. Que ce soit de la réception aux réstaurants, en passant part la piscine et la mer ect ect ect............ Un grand merci a vous J'attend avec impatience vos commentaires. MERCI
Votre avis sur notre itinéraire de huit jours en Jordanie? English translation pending
by Zoupinettee · 2010-11-11 · 36 replies
Bonjour,

Je souhaiterai avoir votre avis sur note itinéraire en Jordanie sachant que nous viendrons de la Syrie:

J1 : Arrivés à Amman depuis Damas. Visite d'Amman. Questions : Est ce une après midi de perdu que de rester à Amman car j'ai lu pas mal d'avis négatif ?

J2: Visite de Jerash et de Ajlun(et Umm Qais si possible) Dodo à Amman

J3: Chateaux du desert Qasr el Azraq Qasr el Kharana Qasr el Mushatta Qasr el Amra Nuit à Madaba

Est il vraiment necessaire de les visiter ?

J4: Est ce necessaire de Visiter le matin de Madaba pour voir les mosaïques. Visite du Mont Nebo, Mer morte et Wadi Mujib. Est il important de visiter Um el rassas classé Unesco ? Visite de Kerak Nuit à Dana

J5: Excursion seul dans les alentours du village de Dana. Arret pour voir la forteresse de Shobak Nuit au Wadi Moussa

J6: Petra Nuit au Wadi Moussa

Avez vous des bonnes adresses pas cher pour les hotels du Wadi Moussa ?

J7: Petra Nuit au Wadi Rum dans un camp bedouin Avez vous des adresses d'un bon camp pas trop cher pour une nuit.?

J8: Excursion du désert Puis retour vers Amman ou Madaba Dodo à Amman ou Madaba.

Vaut il mieux s'arreter à Madaba ou Amman pour passer par le King Hussin Bridge pour aller à Jerusalem

Concernant la voiture: Vaut il mieux la louer depuis notre J3 ou notre J2?

Jerusalem: Est le fait d'aller en Israel posera il des problèmes pour re rentrer en Jordanie et Syrie car sur le passeport il sera indiquer que l'on a quitté la Jordanie et que nous sommes rerentrés ?

Merci de votre aide

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