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Oman, le pays des Mille moins Une Merveilles English translation pending
by Muriel18 · 2020-03-04 · 163 replies
Bonjour à tous,

Petit clin d'oeil au carnet d'Isabelle (Rouquine 38) quant au choix du titre 😉.

Pourquoi "mille moins une"? Tout simplement parce qu'en 10 jours, on en voit moins qu'en 14 et qu'en berline on en voit (un peu) moins qu'en 4x4. Exit donc le Dhofar et le Jebel Akhdar. Pour ce qui est des 999 autres merveilles, c'est pas faute de ne pas vous avoir prévenus: il va y avoir des redites!

C'est parti.... Muriel
Un mois dans la région d'Aysén English translation pending
by Danmasse · 2020-02-02 · 36 replies
Bonjour !

Je suis un peu en retard pour commencer ce carnet - et je n'ai d'ailleurs pas le courage de me lancer maintenant dans un récit complet...

Je vais donc vous donner quelques orientations générales : - Ayant déjà passé le mois de décembre 2018 à explorer la Carretera Austral à partir de Puerto Montt (où nous avons loué une voiture), jusqu'à Cochrane, nous avons voulu y revenir en décembre 2019 (les paysages de cette région sont extraordinaires !). - Si l'on part de Puerto Montt, il faut tout de suite prendre un ferry à Hornopiren, ce qui pose quelques problèmes : il est recommandé de réserver d'avance, ce qui n'est pas très facile (site Internet confus, infos à fournir sur la voiture, horaires non garantis, etc...). - Passé le trajet en ferry, on traverse les Parcs Pumalin et Queulat, superbes, mais... fort arrosés... Le climat est par contre beaucoup plus sec lorsqu'on arrive du côté de Coyhaique : cela se constate facilement en regardant la végétation. Notre expérience l'a confirmé. - Nous avons donc décidé de prendre l'avion jusqu'à Balmaceda (Coyhaique) et de rester autour de cette ville. Parfait ! A refaire !

Notre principe de voyage : nous organisons tout nous-mêmes, en campant 2 à 3 nuits de suite, puis en nous reposant dans une cabaña. - Cette année, nous avons campé en "sauvage" plusieurs fois (aucun danger), et les autres fois, dans des campings de Parcs Nationaux (Jeinimeini, Parque Patagonia, Reserva Tamango). Nous y étions presque toujours seuls, ou presque... Puis nous allions dans une cabaña : il y en a beaucoup, qui étaient presque toutes disponibles, à cette période de l'année. Il n'y avait qu'à choisir... - La voiture était un SUV Renault Duster, absolument parfait, car avec une bonne garde au sol. - Nous faisions nos courses dans les villages, où les prix sont certes élevés par rapport au reste du pays, mais pas plus qu'en France.

Nous sommes d'abord allés au Lago Carro :



Puis nous sommes allés passer deux nuits dans une cabaña extraordinaire, au bord du Lago Tamango :

Nous voulions ensuite prendre le ferry de Puerto Ingeniero Ibanez jusqu'à Chile Chico, mais il était réservé pour un camion citerne de la COPEC... Il aurait fallu attendre le lendemain soir... Nous avons donc fait le tour du lac General Carrera. Mais, auparavant, nous avons exploré la piste menant à proximité des montagnes situées à l'Ouest : Los Leones.



Au début de la route, nous avons campé dans une ferme, qui nous a ouvert l'accès à leurs sanitaire : parfait ! Puis nous sommes revenus sur la 7, pour prendre l'embranchement vers Chile Chico. Superbe route ! Les arrêts photo sont fréquents...



Nous sommes allés directement à la Réserve Jenimeini (qui fait maintenant partie du Parque Patagonia), où nous avons campé 3 nuits : superbe endroit !

Retour sur Chile Chico, puis sur la route vers Puerto Guadal, et direction du Parque Patagonia, où nous avons d'abord campé au camping West Winds :



Puis, nous sommes allés camper au camping Alto Valle :

Avec de nombreux arrêts pour regarder les guanacos...



Un petit arrêt à Cochrane, pendant lequel nous avons approché le Lago Cochrane



Pour aller ensuite essayer de voir le sommet du San Lorenzo... Pas facile... Nous avons même planté la tente sur le belvédère du glacier Calluqueo... mais le ciel ne s'est pas découvert... (en fait, le lendemain, il pleuvait... Dommage... Il faudra y retourner...).

Nous avons un peu attendu que le temps s'améliore, en campant dans la vallée, dans un champ de lupins, en vain :

Nous sommes donc revenus à Cochrane, et de là à la réserve Tamango :



Et nous sommes allés passer deux nuits dans une cabaña où nous étions déjà restés en 2018, le long du Rio Baker. Un endroit de rêve...



Et nous sommes repartis vers le Nord, Puerto Rio Tranquilo, Baia Murta, et Puerto Sanchez, où nous espérions trouver une cabaña. Mais il n'y a absolument rien... De plus, le temps était un peu bouché...



Un essai sur le route des Exploradores... mais encore un temps bouché...

Alors, ce sera Puerto Ingeniero Ibanez, en attendant notre vol de retour, à partir de Balmaceda. Un temps chaud, superbe... Et une cabaña de rêve... Dur de partir...



Je suis évidemment prêt à vous donner des précisions si vous le souhaitez, mais j'ai un projet en cours, qui me prendra du temps : faire un montage photo/video du type de ceux que j'ai mis sur ma chaine Vimeo (voir adresse dans ma signature). J'en ai déjà fait deux sur cette région, suite à mon voyage de 2018 : "Un Rêve ?" et "Parque Patagonia". Chacun dure une dizaine de minutes. Faites de beaux rêves ! Daniel
Les voyageurs et l'observation du changement climatique English translation pending
by Hannahannah · 2020-01-21 · 79 replies
Dans mon village de Gironde les roses sont en fleurs depuis mi janvier .... Autrefois lors de mes balades en Aragon les amandiers étaient en fleurs mi février , à ce jour il n’est pas rare d’en voir en fleurs fin Décembre . Vous tous Lors de vos voyage de part le monde vous avez du faire des observations de ce genre . Ce post pourrait servir à faire remonter toutes nos observations . Merci d’y participer .
Retour en Amérique Centrale: Guatemala et Honduras English translation pending
by Vaikeaiti · 2020-01-15 · 14 replies
INTRO

Décidément nous sommes des inconditionnels de l' Amérique centrale où nous sommes allés maintes fois ( Guatemala il y a 12 ans environ, Panama ensuite, puis Nicaragua, Salvador, Costa Rica et cette année donc, le Honduras principalement même si nous passons quelques jours au Guatemala à l' arrivée et avant de quitter le pays, principalement sur la côte caribéenne. C' est avec notre ami R., à la tête d'une petite agence francophone de tourisme réceptif à San Salvador que nous avons fait nos deux derniers voyages, au Salvador et au Costa Rica, et c'est lui qui a imaginé ce circuit à partir de ses expériences personnelles. En effet, le Salvador étant un très petit pays, il a l' habitude d' organiser des voyages trans-frontières du genre Salvador / Nicaragua ou Salvador / Guatemala ou Salvador / Honduras. Cette fois ce sera Guatemala / Honduras; tout simplement parce que nous avons trouvé des billets d'avion à prix vraiment compétitifs - et vols directs en continuation - à partir de LAX vers Guatemala Ciudad. R. vient donc nous cueillir à l' aéroport international de Guatemala City ( ou GUA ) et nous repartirons de cette même capitale vers la Californie. Le Guatemala, comme je l' ai indiqué, nous y sommes allés une fois déjà il y a une douzaine d'années, un beau circuit laissant volontairement de côté la capitale pour se concentrer sur Antigua, le Peten, Tikal, et la partie ouest montagneuse autour de Chichicastenango. le tout centré sur la visite de centres archéologiques maya majeurs ( avec une incursion à Copan au Honduras comprise dans la prestation globale ). Une petite partie de notre séjour se passant au Guatemala, je parlerai des régions et endroits visités, mais sans m' étendre. L' idée générale est quand même de consacrer ce carnet au Honduras, pays aussi méconnu que le Salvador auquel j' ai consacré un carnet il y a 3 ans.

Le Honduras est un pays à faible visibilité touristique et de mauvaise réputation, montré du doigt comme le Salvador ou le Guatemala et mis à l' index pour son insécurité chronique. Bien sur le Honduras n' est pas Singapour mais on a tendance à exagérer et à dramatiser comme toujours Disons qu' il y a une façon de voyager dans ces pays d ' Amérique Centrale, des quartiers à éviter dans les capitales et des règles de vigilance élémentaire à respecter, comme dans beaucoup d'autres pays. Après quelques hésitations donc, va pour le Honduras, nous avons décidé avec R. d' y passer environ une semaine de découverte plus culturelle que balnéaire. L' un de ses amis honduriens, travaillant dans la police touristique, nous accompagne pendant la découverte des régions du Honduras visitées, de Omoa où il va nous rejoindre - rendez-vous à la forteresse - jusqu'à Santa Rosa de Copan. Nous repassons la frontière dans l' autre sens ensuite.

Vous allez penser, pourquoi le Honduras ? Justement parce qu'il est peu visité ( sauf les îles côté Caraïbes du genre Roatan qui - comme Cancun au Mexique - sont fréquentées par la jeunesse américaine et canadienne en quête de soleil et de sensations fortes ) et conserve une réelle authenticité.

UN PEU DE GEOGRAPHIE On sera surpris d' apprendre que le Honduras est le second plus grand pays d'Amérique centrale après le Nicaragua, de la taille de la Bulgarie. La côte caribéenne est immensément longue, s'étirant sur plus 750 kilomètres. Autre surprise de taille : le pays n' est pas - ou alors très peu - soumis aux tremblements de terre ni aux éruptions de volcans intempestives. Le relief du pays est tout à fait unique : en effet, les montagnes ne s'étendent pas du nord au sud, mais se chevauchent et se croisent dans tous les sens. Il existe un seul fleuve d'importance, le Rio Coco qui fait frontière avec le Nicaragua. Tiens, encore une surprise ! Le Honduras a davantage de forêts nuageuses et pluvieuses que le Costa Rica, champion du tourisme écolo dans l' Isthme. Le patrimoine naturel est donc riche et varié, et pourtant on ne peut pas parler de politique de conservation et de protection de l' environnement. Les gouvernements successifs sont plus intéressés par ce que peut rapporter la coupe intensive des arbres et la plantations de palmiers à huile africains, une véritable plaie partout en Amérique centrale, y compris dans le soit-disant vertueux Costa Rica ! L' agro-business américain et canadien est omniprésent et contrôle de larges étendues du territoire national. Les mauvaises habitudes perdurent donc, des écologistes ont été carrément assassinés dans le passé, l' écologie n' est pas au programme. Il faut dire qu'il y a des problèmes sociaux et économiques à régler d'urgence, et que l' écologie n' est pas l' urgence nationale.

La faune est la même que dans les pays avoisinants : jaguars, tapirs, paresseux, fourmiliers, singes, tatous, agoutis ( ou ' guatousas ' en espagnol ), coatis, pécaris, chauves-souris, cervidés, iguanes, reptiles de toutes sortes dont certains très venimeux comme le serpent-corail ( ou ' terciopelo ' ). Le lamantin est la star des eaux douces honduriennes. l' ara et le toucan sont les stars de la canopée.

UN PEU D'HISTOIRE

Je ne vais pas m' étendre plus que nécessaire sur l' histoire du Honduras, aussi catastrophique, chaotique et pleine de rebondissements et de drames divers que celle des pays limitrophes, et celle, plus généralement de la Grande Région allant du sud du Mexique au nord à la Colombie. Ce pays, le Honduras - mot qui signifie " profondeurs " en espagnol - fut découvert en 1502 par Christophe Colomb qui lui attribua ce nom, très probablement en raison de la profondeur des eaux aux abords de la côte. Les indigènes furent décimés par les colonisateurs espagnols et leurs richesses pillées. Contrairement aux pays voisins où fut créée une monoculture ( du café, de la canne à sucre et de l' élevage ), source de richesses et favorisant l' émergence d'une classe sociale aisée, le Honduras resta à l' écart de ce changement social, devenant par là un maillon faible soumis à des politiques étrangères centro - américaines et nord - américaines contradictoires, agressives et belliqueuses. Pedro de Alvarado - déjà " pacificateur " du Guatemala voisin - parviendra à conquérir le territoire en 1539 après avoir fait assassiner tous les opposants à la politique coloniale d'expansion, en particulier le lenca / maya Lempira, héros de son peuple indigène. Comayagua devient capitale du pays en 1540. On saute les siècles et on se retrouve au début du 19ème siècle en compagnie de Francisco Morazan, héros national et l' un des pères de l' Amérique centrale aux côté de Bolivar, et qui initia un projet grandiose d'union amérindienne. Libéral et laïc, il perdra la bataille contre les conservateurs, sera forcé à l' exil au Costa Rica, tentera le destin en revenant au Honduras où il finira exécuté en 1842. A partir de là, le pays sombre dans le chaos politique. L' anarchie et la révolution permanente amène au pouvoir des dictateurs nationalistes et conservateurs empêchant toute avancée sociale ou économique. En même temps, il faut lutter sans cesse contre les tentatives d'annexion territoriale des Anglais côté Caraïbes et des Américains dans toute la région. En 1880, alors que le pays est passé sous la coupe de libéraux tout aussi tyranniques que leurs opposants conservateurs, Tegucigalpa devient la nouvelle capitale, tout simplement parce que l'on a découvert des gisements d'argent et commencé à forer frénétiquement dans les environs de ce qui est à l' époque un gros village ! Et puis le président de l' époque a choisi Tegucigalpa contre Comayagua sur un coup de tête ! Le chaos continue. Les gouvernements, bousculés par les uns et les autres, tombent et changent sans cesse. On laisse s'installer d' énormes sociétés telles la United Fruit Company ou Cuyamel ou encore la Standard Fruit Company qui vont devenir des états dans l' Etat et soumettre le pays aux interêts puissants des pays étrangers voisins, en particulier les Etats-Unis. Le Honduras devient une république bananière où les compagnies bananières nomment les présidents, toujours conservateurs, dociles, soumis, corruptibles et vite corrompus. Les escarmouches entre pays voisins vont continuer pendant des décennies tandis que les riches conservateurs, l' Eglise Catholique et l' Armée tiennent le Honduras dans une main de fer et vont soutenir l' installation au pouvoir suprême de militaires reconvertis peu recommandables. Cependant, ils ne seront jamais aussi sanguinaires qu' au Nicaragua soumis et pillé par le dictateur Somoza pendant plus de 30 ans. " Nicaragua es mi finca ', avait-il coutume de dire !

Les civils reviennent au pouvoir en 1981, mais, c'est, hélas, pour le pire, car la CIA américaine choisit le Honduras comme terre d'entraînement pour les ' contras ' - ou brigades contre-révolutionnaires - dans la lutte sans merci contre les Sandinistas qui viennent de renverser Somoza au Nicaragua... et vont , à leur tour - et jusqu'à ce jour, hélas ! - mettre leur pays exsangue sous contrôle dictatorial. Pauvres Nicaraguayens, finalement plus à plaindre encore que leurs proches voisins ! Présidents - et partis - conservateurs et parfois libéraux se succèdent au pouvoir. La lutte contre l' insécurité - et contre les ' maras ', des gangs ayant fui les Etats-Unis sous l' ère Clinton pour se réfugier dans la région de San Pedro Sula - devient une priorité. Le libre-échange aussi. Il y aura encore des soubresauts politiques. Un coup d'état fomenté par l' armée en juin 2009 dépose le président Zelaya jugé trop social voire socialiste et trop engagé dans la lutte contre la criminalité et les narco-trafiquants qui gêne des gens de pouvoir car elle souligne combien le pays est gangrené par la corruption au niveau le plus élevé. Un comble ! Est nommé à sa place Sosa, un conservateur de centre-droit à l' échine plus souple et qui ne menace pas les interêts des grosses sociétés étrangères dans le pays. C' est lui qui changera de capitale. Des journalistes sont assassinés, les élections sont alors contestées par de nombreux pays.

C' est actuellement Juan Orlando Hernandez, ancien avocat, qui dirige le pays, et ce depuis janvier 2014. Les rapports du pays avec les Etats-Unis se sont fortement dégradés alors que le frère du président vient d'être arrêté aux Etats-Unis pour complicité avec les narco-trafiquants de son pays et pour blanchiment d'argent. Le président Trump, à sa manière brutale, exige une coopération du Honduras - et de son président - dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. En attendant des résultats concluants, le pays a été mis sur une liste noire.

ECONOMIE Le Honduras est l' un des pays les plus pauvres du monde : taux de chômage élevé, salaires bas, lois sociales quasi inexistantes, impôt sur le revenu inexistant, dépendance extrême aux aléas de la demande et de l' offre internationales sur le marché des matières premières ( argent, zinc, plomb, houille, cuivre ) et des produits agricoles, catastrophes naturelles telles l' ouragan Mitch en 1998 qui a mis l' économie du Honduras à genoux pour des années. Le Honduras est aussi un paradis fiscal pour les grosses entreprises nord-américaines et les industries de sous-traitance - ou ' maquilas ' - tenues par des Nord-Américains, des Chinois et des Coréens. Sous couvert de créer beaucoup d'emplois, pour des salaires de misère, les grosses sociétés étrangères sont exonérées d' impôt sur le revenu pour 30 ans. Scandaleux sans doute, mais c'est ainsi que vont les choses en Amérique Centrale !

LE HONDURAS UN PAYS METISSE

90% de la population est métissée , à la fois espagnole et amérindienne. Il y a aussi des Noirs, anciens esclaves venus de la Jamaïque et de Grand Cayman, des Garifunas aux racines amérindiennes ( caribes et africaines ) venus de l' île de St Vincent, des Blancs, des Turcs, Libanais et Syriens, des Asiatiques, des indigènes. Ces derniers ont beaucoup souffert au cours des siècles passés : 500 ans de tyrannie culturelle, économique et sociale et, à la clé, un génocide qui est reconnu désormais par la communauté internationale. Parmi les peuples indigènes, le plus remarquable est sans doute celui des Lencas qui sont plus de 100.000 actuellement. On les trouvera dans le département d' Intibuca, capitale La Esperanza, qui demeure le foyer actuel d'une culture lenca qui veut désormais s'affirmer. Egalement, les Chortis ( environ 5000 ) qui vivent dans les montagnes de l' Ouest, les Pipils proches de la frontière du Salvador ( et massacrés dans les année 30 ), les Jicaques ou Tolupanes qui sont, semble-t-il, originaires du Mexique, parlent une langue proche de celle des Sioux, et se rencontrent dans le département de Yoro, les Misquitos, les Pech et les Tawahkas qui peuplent la Mosquitie. Enfin il y a les Garifunas, métissés d'indigènes caribes des îles antillaises et de Noirs africains importés d'Afrique aux temps de l' esclavage par les Britanniques. A noter que les Français soutinrent les Garifunas dans leur dernière bataille contre les Anglais en 1795, non sans arrière-pensées politiques. Finalement ce furent les Anglais qui soumirent les Garifunas et décidèrent in fine de les déporter tous vers l' île de Roatan.

DETAILS PRATIQUES Le climat : janvier et février sont les mois idéaux pour visiter le Honduras, et, d'une manière générale, toute l' Amérique centrale. Températures agréables, voire fraîches le matin en montagne. Entre 13 et 26°. Plus chaudes sur la côte caribéenne dans le centre. Risques de mauvais temps malgré la ' bonne ' saison, côté atlantique.

ARGENT

La monnaie locale est le lempira, mais il est conseillé de se munir de dollars américains, surtout des petites coupures ( de 1, 5, 10, 20 ) et quelques grosses coupures ( 50 et 100 pour les hôtels en particulier ), et de changer au fur et à mesure. On peut changer dollars et euros dans les banques. Service lent, et queues. Eviter les distributeurs en extérieur. On peut aussi payer directement en USD les notes d' hôtels ou de B&B par exemple. Personnellement, je garde ma carte de crédit à portée au cas où mais je paie tout en dollars. C 'est notre ami R. qui nous sert de banque pour les quetzals au Guatemala et les lempiras au Honduras. Qui dit argent dit faire attention sans devenir paranoïaque ! Une vigilance permanente s'impose et il convient de ne pas grossièrement afficher son aisance financière - ou ses bijoux - dans la rue. Il faut être discret et respectueux des locaux, comme partout. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité en Amérique centrale précédemment. Ce sera de même ici au Honduras sauf au centre -ville de Tegucigalpa. . HOTELS Attention ! Les lits doubles - ou matrimoniaux comme on dit ici - sont en 150 de large, c'est à dire étroits pour des couples. Il vaut mieux demander des lits jumeaux qui sont tous les deux en 140. Différence minime, il est préférable de le savoir avant de faire des réservations en ligne.

ROUTES : Très peu de signalisation, genre panneaux de limitation de vitesse. C 'est normalement 90 km/h sur la route, y compris les 4 voies qui ne sont pas tout le temps séparées en deux fois deux voies. Parc automobile en état correct, sans plus. Beaucoup de voitures et de bus déglingués. A noter que beaucoup de voitures sont achetées accidentées aux Etats-Unis et transportées par camion au Honduras ( idem dans les pays limitrophes ) pour y être réparées et revendues. Mon conseil : Ne pas conduire soi-même, ni louer de voiture au Honduras mais payer les services d' un chauffeur ( et guide à l' occasion ). Cela évite bien des soucis.

DOCUMENTATION PERSONNELLE Il existe un guide Petit Fûté 2019 du Guatemala. Rien en revanche en ce qui concerne le Honduras, oublié par la sphère touristique. Deux bonnes cartes routières à emporter : Guatemala National Geographic Honduras International Travel Maps On peut acheter les deux en ligne sur Amazon, ainsi que le ou les guides.

NOTRE PERIPLE

Guatemala - Honduras - Guatemala Le séjour de 10 jours tout compris pour deux ( incluant une location de voiture du genre SUV, une Nissan Morano ), toutes les visites, une longue excursion en lancha sur le Rio Dulce ( et vers Livingston ) au Guatemala caribéen nous a été facturé 2300 USD par notre ami R. On peut facilement rajouter à ce voyage la visite à Copan, et compter une nuit de plus sur place au Honduras. Plutôt en fin de séjour quand on se trouve du côté de Santa Rosa de Copan. Les nuits d'hôtel sont en sus. Compter environ 45 à 70 USD pour une chambre standard ou supérieure. Le prix moyen d'un repas est de 12 USD ( 10 euros ), sans entrée ni dessert ni fromage. Petits déjeuners roboratifs avec oeufs et haricots noirs pour ceux qui aiment. Ou alors crêpes et fruits. Yaourts et lait à acheter dans les supermarchés. Le Honduras n' est pas une destination aussi coûteuse que le Costa Rica, champion en la matière ( surtout quand il s'agit de visites de parcs nationaux ). Mais rien n' est donné tout de même. Les étrangers paient davantage dans les musées ou les parcs naturels que les nationaux, environ 3 fois plus.

Départ mercredi 15 janvier de PPT, Tahiti.

1er jour, mercredi 15 janvier

Vol PPT - LAX - sur Air France ( vol facturé 420 euros AR par personne et acheté en octobre ). Puis LAX -GUA sur Delta Airlines ( DL ), vol de nuit facturé 700 USD AR en First Class ( grosse promo ) , quittant LAX à 23 h 55 et atterrissant le lendemain matin 16 janvier à Guatemala City vers 7 heures avec une demi-heure de retard. Il faut dire que l' embarquement à Los Angeles ( Terminal Delta ) est assez chaotique et retardé par le nombre impressionnant de personnes plus ou moins âgées mais corpulentes et à mobilité réduite arrivant à l' enregistrement en fauteuil roulant ! Une spécialité de ces vols sur l' Amérique centrale ! Les fauteuils sont souvent poussés par des employés américains plus âgés et plus mal en point que ceux qu'ils poussent jusqu'à la porte de l' avion et aident à s'extirper de leur siège ... Les sourds qui aident les aveugles en quelque sorte !! A noter qu' une majorité de vols quittant la Californie pour le Mexique ou l' Amérique centrale en fin de journée sont en fait des vols de nuit, quittant les Etats-Unis entre 22H 30 et minuit.



Arrivée sur Ciudad de Guatemala 6 H45 du matin



Ciudad de Guatemala vue d'avion au petit matin

2ème jour : jeudi 16 janvier

Aéroport International - Guatemala City - Rio Dulce

R. nous attend, fidèle à l' heure dite. Personne dans l' aéroport à part le personnel, c'est le premier vol qui atterrit au petit matin; nous sommes sortis en 10 mn. Et nous allons prendre la route de Rio Dulce sur la côte caribéenne immédiatement. Mais avant cela il faut traverser toute la capitale et ce n' est pas une mince affaire ! Guate est une mégalopole de plus de 3 millions d'habitants, située sur de hauts plateaux à 1500 m d'altitude. C 'est la capitale du pays depuis la fin du 18ème siècle, après avoir remplacé Antigua, toute proche à 40 kms seulement, détruite par une éruption volcanique violente. C 'est une ville construite sans plan d'ensemble, et on s' y perd facilement même avec un GPS, sans parler des embouteillages qui bloquent la circulation pendant des heures matin et soir. Elle est en proie à de graves problèmes chroniques de pollution, pauvreté et violence, mais comme d'autres dans la région ou ailleurs dans le monde ( à Manille aux Philippines par exemple ). On peut se passer d'un séjour à Guatemala City qui n' est pas une ville renversante, lors d'un voyage dans le pays ; on peut aussi décider d'y passer deux jours / 1 nuit, et de visiter son centre historique par exemple, rénové récemment. Les derniers gouvernements prétendent faire des efforts et prendre la mesure des problèmes mais il n' ont pas de baguette magique ! Comment - alors que cela n' a jamais été fait - remédier sérieusement à l' abandon social d'une immense partie de la population par les pouvoirs publics? Et où trouver les fonds ? La corruption rampante ne permet généralement pas de faire aboutir les projets ambitieux, souvent financés par des fonds internationaux. Affaire à suivre donc ... Il ne faut sans doute pas rêver !

Nous nous retrouvons rapidement sur une route à 4 voies qui file vers l' est, dans un paysage très montagneux tout d'abord, avec vallées encaissées et mamelons en suite verdoyants. Puis les montagnes et collines laissent la place à une région de cultures : palmiers à huile, bananeraies, plantations d'ananas, prairies dédiées à l' élevage de vaches bien nourries par une herbe verte et haute, qui laisse penser qu'il pleut beaucoup dans la région. D 'ailleurs nous continuons sous la pluie pendant une heure, puis au plus près de Rio Dulce ( appellation qui concerne à la fois la rivière qui s' écoule du Lac Izabal et la bourgade située à la naissance du Rio Dulce et dont le nom officiel est Relleno - Fronteras ). Le temps est à la pluie. Nous avons réservé deux nuits à l' hôtel Tortugal inaccessible par la route, mais que l'on rejoint du village en ' lancha ' en 5 mn . Nous nous y installons rapidement puis reprenons un bateau pour une courte échappée vers le Castillo San Felipe construit par les Espagnols à l' entrée du lac pour protéger cette voie d'accès stratégique contre les pirates ainsi que contre des prétendants anglais, hollandais et français forcément malintentionnés !.







Retour à l' hôtel pour une soirée tranquille et une nuit moins agitée que la nuit presque blanche passée dans l' avion. La durée du vol entre LAX et GUA n ' est que de 4 heures 20 mn et on n' a pas vraiment le temps de se reposer.



Hôtel Tortugal

Il se remet à pleuvoir fort en début de soirée et il va pleuvoir sans arrêt toute la nuit. Espérons que notre remontée du Rio Dulce en lancha n' est pas compromise...

3 ème jour : vendredi 17 janvier

Vellena-Fronteras - Rio Dulce - Livingston - Rio Dulce - Vellena-Fronteras

Miraculeusement, la pluie cesse brutalement au petit matin. Le ciel uniformément gris commence à blanchir à l' horizon et quelques taches de bleu apparaissent. Il va faire plutôt beau, selon notre lanchero, et la température va remonter... Il a raison et nous avons de la chance car est prévue une remontée du Rio Dulce vers Livingston, une balade d' environ 60 kilomètres AR. La pluie aurait tout gâché, il aurait sans doute fallu annuler l' excursion.

Tortugal Hôtel Hôtel en bambou, avec marina, accessible uniquement en bateau du village ( 5 mn de traversée ). Nous avions une chambre supérieure à 80 dollars la nuit. Heureusement car les autres chambres n' étaient pas terribles. Insonorisation exécrable. Repaire d' Américains plutôt âgés en bateau et en goguette, très bruyants. Etablissement dans le style écolo-bobo à l' américaine qui agace à la longue. Petit déjeuner pas à la hauteur. Mauvais rapport qualité-prix.

Départ à 8 h 30. Nous allons couvrir le trajet aller en plus de 3 heures avec beaucoup d'arrêts, et de découverte-nature surtout dans la première partie, celle où nous logeons à l' hôtel Tortugal, proche du Castillo San Felipe qui garde l' entrée du lac. Nous allons naviguer vers la mer, c'est à dire dans l' autre sens. Le Rio Dulce est large et il s'évase encore plus sur une vingtaine de kilomètres pour devenir une étendue d'eau de grande largeur, avec des îles, certaines seulement îles aux oiseaux où se rassemble une avifaune riche et variée, et des bras secondaires, domaine d'une mangrove épaisse et luxuriante, et de vastes tapis de nénuphars sur lesquelles évoluent gracieusement des jacanas. Hormis ces derniers, on peut voir, par centaines, des hérons blancs et gris, des cormorans et surtout des pélicans qui évoluent non seulement sur le fleuve mais aussi aux abords de l' embouchure du fleuve, là où eau salée et eau douce se mélangent et où évoluent suffisamment de poissons pour nourrir tous ces oiseaux voraces. Sur les parties hautes des arbres poussant sur ces îlots, on aperçoit également des iguanes de belle taille, orangés ( des mâles ) et dont les arêtes dorsales sont hérissées de piquants redoutables. Ils prennent le soleil revenu après une nuit de pluie battante. Le fleuve , à cet endroit, a changé de couleur, et est devenu limoneux. La navigation est ralentie par des branches et des troncs d'arbres qui flottent parfois entre deux eaux. Au plus près du village de Vellena-Fronteras, les premières îles abritent de luxueuses et vastes retraites appartenant à de riches guatémaltèques et quelques américains aussi fortunés. On les reconnaît aux pelouses parfaitement entretenues et vertes, aux marinas privées et aux hangars à bateaux abritant des yachts de belle taille. L'une a un zoo privé avec singes et aras, une autre un héliport avec hélicoptère prêt à décoller. Notre lanchero nous apprend qu'il y a un aérodrome tout proche qui permet des liaisons rapides avec la capitale distante de 400 kilomètres. Peu à peu, le fleuve qui s'étalait à l'infini, se resserre et on entre dans une sorte de canyon, pas trop encaissé tout de même. Le fleuve serpente paresseusement entre des falaises de calcaire recouvertes de verdure et d'arbres au contact de l' eau, sur lesquels sont perchés des dizaines d'oiseaux.











On arrive vers midi à Livingston, ville de 8000 habitants qui sommeille un peu à l' embouchure du Rio Dulce. Ville typique de la côte caraïbe de tous ces pays d'Amérique Centrale, un peu oubliée par le pouvoir central qui regarde plutôt côté pacifique, multi-ethnique aussi. Les amérindiens côtoient les mayas dont la gent féminine a gardé et porte le costume traditionnel à savoir longue jupe et chemisier-caracot, et les Garifunas, issus d' anciens métissages entre les derniers indiens caraïbes et les esclaves ayant fui l' enfer des plantations ou ayant été déportés vers les îles honduriennes comme Roatan ou les côtes du Honduras et du Guatemala par les anglais quand leur présence devint inutile et encombrante. Livingston fut créée au début du 18ème siècle et connut une période d'abondance et de richesse en devenant le principal port guatémaltèque à exporter la richesse du pays, à savoir le café. Cette période est terminée et la ville vivote de la pêche et surtout du tourisme. Quelques jolis hôtels de style colonial et surtout une ambiance très caribe attirent des visiteurs toute l' année. On rajoutera au tableau un patrimoine architectural un peu délabré voire lépreux, beaucoup de petits restaurants Garifunas, une nourriture typée ( bananes plantain, riz coco, gâteaux coco ), des habitants souriants et aimables. Livingston est une agréable surprise, car la ville n' est pas considérée comme une destination touristique incontournable. Encore une erreur de jugement ! Car Livingston, c'est vraiment une autre facette du Guatemala. Elle mérite ses trois étoiles.

L'un des lavoirs publics municipaux









Au retour en lancha vers notre hôtel, nous allons nous arrêter déjeuner dans un restaurant de bord de fleuve, goûter la spécialité locale, à savoir une soupe de poissons et de petits crabes du fleuve agrémentée de crevettes d'estuaire, puis faire une seconde halte là où se trouvent des sources chaudes et soufrées en bord de fleuve. Nom de l' endroit : Agua Caliente. Bien nommé donc. Bref, nous avons beaucoup apprécié cette excursion tout à fait exceptionnelle par sa durée et les lieux parcourus et visités. Curieusement , la remontée du Rio Dulce est mal notée dans des guides du genre Petit Futé, on se demande pourquoi, seulement une étoile. Mauvaise appréciation car la balade vaut trois étoiles au moins uniquement pour le Rio Dulce en tant que tel. Le Rio Dulce et Livingston sont notre premier coup de coeur du voyage.

Nous arrivons à l' hôtel sous une pluie battante qui va durer une heure et se calmer rapidement. Climat typiquement tropical de ces régions avec une grosse averse en fin de journée. Tropical mais pas trop chaud. Et puis, heureuse surprise, pas de moustiques. Dans la nuit, une autre averse très violente, puis plus rien jusqu'au matin. On se réveille avec nuages et soleil, et chaleur revenue. La journée s'annonce prometteuse, elle le sera moins que prévu. Le ciel va se couvrir de nouveau mais sans qu'il pleuve comme sur la côte même.

4ème jour : samedi 18 janvier

Rio Dulce - Frontière du Honduras - Omoa - San Pedro Sula

Nous démarrons à huit heures, direction la frontière du Honduras, à environ 50 kilomètres de là. Peu de circulation, on roule facilement, et puis, alors que l'on se rapproche de la frontière, la route devient mauvaise. Elle est en réparation, il semble être question de la re-goudronner... En attendant, elle est truffée de nids-de-poule et le goudron a disparu par plaques sur des dizaines de mètres. Vraiment inattendu ! Paysage de collines et de prairies verdoyantes dédiées à l' élevage, mais aussi aux palmeraies et bananeraies à perte de vue le long de la route. Arrivée au poste-frontière qui, heureusement regroupe les deux douanes. Il y a peu de monde et nous passons tous les trois en dix minutes les formalités de sortie du Guatemala et d'entrée au Honduras. Coût du passage : 3 dollars américains par personne. ( il vaut mieux les avoir sous la main, cela va plus vite, en liquide et compte rond ). On repart sur une très belle route, lisse, refaite de neuf et bien signalisée. Quel changement ! La réfection des principaux axes routiers du pays est l' une des seules promesses présidentielles tenues à ce jour. Ceci étant, le réseau secondaire hondurien est abîmé et la circulation y est ralentie.

Notre première étape va être Omoa, village de pêcheurs et bourgade caraïbe qui vaut surtout par son imposante forteresse espagnole ou Castillo de San Fernando ( en l' honneur du Roi Ferdinand VI d'Espagne ), construite de 1752 à 1775. A l' époque, la mer venait lécher les murailles, ce qui n' est plus le cas aujourd'hui. Comme d'autres constructions militaires espagnoles de la Grande Région , la forteresse dut subir les assauts des anglais dont les plans étaient de contrôler toute la côte du Nicaragua au Mexique. Ils parvinrent à vaincre les Espagnols et à s'emparer de la forteresse mais furent vaincus lors d'une seconde attaque, cette fois par les espagnols bien décidés à reprendre cette place-forte. On dit que des trésors sont enfouis dans la mer aux abords du village, ce qui ne manque pas de susciter de l' interêt chez les chercheurs de trésors, d'autant qu'un butin de pièces d'or fut découvert en 1972. Omoa n' a pas d'étoiles dans les guides, elle en mérite deux ou trois pour son imposante forteresse. et puis nous y avons très bien déjeuné en bord de plage. Ce gros village est donc à découvrir et non à éviter, surtout quand on vient du Guatemala côté caraïbe, comme c'était notre cas. C 'est à Omoa que nous retrouvons Alexi, originaire de San Pedro Sula et policier dans la vie. Il a quelques jours de congé et vient découvrir son pays avec nous. D' ailleurs c'est lui qui va conduire la voiture à partir de maintenant. Sa présence sera rassurante, il veille sur nous. Et puis, réflexe professionnel oblige, il est déjà aller repérer l' endroit où se trouve notre prochain hôtel à San Pedro Sula. Et puis nous roulons portes verrouillées... comme tout le monde, semble-t-il.







Après déjeuner, nous prenons la route de San Pedro Sula où nous faisons étape. Pas de chance, nous sommes samedi et le musée est fermé. SPS est une ville moderne et vivante aux larges avenues fleuries, aux rues propres et bien tenues, du moins les axes principaux. C 'est la capitale industrielle et commerciale du pays. Fondée en 1536 par Pedro de Alvarado sous le nom de ' Villa de San Pedro de Puerto Caballos ', San Pedro Sula ( ' sula ' en dialecte local indigène signifie ' vallée des oiseaux ' ), ville coloniale par excellence, se développa rapidement pour devenir l' étape incontournable du transport passagers et marchandises vers l' Europe ainsi qu'un carrefour entre Guatemala et Nicaragua. Elle fut attaquée et détruite par les pirates, puis finit par renaître à la prospérité grâce à l' industrie bananière. Il ne reste rien de son passé colonial et pas grand chose de son passé archéologique excepté au Musée. Des fouilles ont montré qu'une civilisation ancienne, antérieure d 'un millénaire à celle découverte à Copan - existait sur le site de la ville actuelle, après découvertes de statues anthropomorphiques en basalte évoquant l' ère olmèque, la mère de toutes les civilisations en Amérique centrale. SPS est aujourd'hui un centre majeur de ' maquilas ' - ou industries de sous-traitance - sous contrôle principalement nord-américain. SPS vaut, à l' occasion, une visite d'une demi-journée pour son musée ( fermé le samedi et le dimanche, hélas ), ainsi que pour sa minuscule place centrale flanquée d'une cathédrale dans laquelle on admirera les fresques religieuses moderne de style populaire réaliste qu' est en train de réaliser un peintre local avec beaucoup de talent. Des immeubles en mauvais état, de piètre construction années 70 et sans grâce encadrent malheureusement la cathédrale et gâchent l' ensemble. SPS - comme la capitale Tegucigalpa - est marquée par sa mauvaise réputation en matière de sécurité. Qu' en penser ? Retour à l' hôtel pour la nuit.

Guanacaste Hotel : 55 dollars la nuit. Bien situé, dans un quartier tranquille. Construit comme comme un bunker ou une prison de haute sécurité, au choix. Du jamais vu dans le genre ! Chambre au calme. Bonne climatisation. Mais ensemble vieillot, style années 70. Les peintures sont d'origine, la salle de bain aussi et tout cela date terriblement. Et puis personnel indolent peu professionnel . Rien n' était prêt pour le petit déjeuner quand nous sommes arrivés en salle. Celle-ci, sur le toit, n' avait même pas été balayée le soir précédent. En fait, il n' y avait que nous quatre dans l' hôtel, plus le veilleur de nuit effondré et endormi. Nous avons donc petit-déjeuné en extérieur. Pas terrible donc... Etablissement à éviter. Je dirais même : SPS à éviter ! C 'est une perte de temps dans un itinéraire serré, il vaut mieux voir autre chose.

Et l' on passe à la page 2 du carnet.....
Voyage de 3 semaines au Maroc en moto English translation pending
by Gloglor1 · 2020-01-14 · 11 replies
3 semaines au Maroc à moto Du 14 septembre au 4 octobre 2019 4 personnes et 3 motos BMW 1200 GS (conducteur et passager), Yamaha MT09 et une Kawasaki Versys 1000,

Notre première étape nous emmène à Barcelone où l’on doit prendre le ferry pour Nador le 15 septembre. Départ de Pamiers en Ariège le samedi à 14 h. direction AX Les Thermes, Col de Porté Puymorens, Puigcerda, col de Toses, Ripoll, Vic, Granollers et l’hôtel Ibis Cornella à Barcelone.

Donc lever aux aurores nous avons 12 km à faire pour nous rendre au port de Barcelone le ferry doit partir à 8 h. donc nous devons y être 2 heures avant soit à 6 h. nous partons de l’hôtel à 5h.30 arrivés au port impossible de trouver le quai d’embarquement de la GVN on se rend au bureau où déjà plusieurs voyageurs attendent au bout de 1/2 heures d’attente



branle-bas de combat il faut aller sur un parking situé à 500 m. nous prenons le chemin et à l’entrée ls voitures sont acceptées mais pas les motos la personne à l’entrée nous indique d’aller «plus loin sur la droite» ??? Au hasard on s’arrête au premier endroit où on est sensé déboucher sur un quai au fur et à mesure du temps qui passe plusieurs motards nous rejoignent dont nous reverrons certains au cours de notre périple avec chacun leur anecdote et mésaventures sur leur voyage



En définitive c'est le bon endroit, le ferry aura 4 heures de retard L'attente à été longue et nous embarquons avec 4h.30 de retard.



Les motos bien arrimées nous regagnons le pont du Ferry



Nous partirons à 12h.30 du quai de Barcelone.



27 heures plus tard nous arrivons en vue de Mélillia.



Le passage de la douane n'est qu'une formalité les papiers pour les motos et le fichier de chacun à été rempli sur le ferry et enregistré par des agents des services marocains. Descente du ferry tout se passe bien le passage de la frontière n’est qu’une formalité (nous avons rempli tous les papiers sur le ferry auprès du représentant des douanes) nous commençons par nous rendre dans une banque (toutes les banques sont présentent juste à la sortie du poste frontière) afin de changer des euros en dirhams (le cours est à 0.93) et là une meute de jeunes nous accoste pour nous échanger leurs dirhams avec nos euros (à leur taux de change certainement) propositions que nous déclinons. Nous prenons la direction de Nador par la N15 qui se trouve à une quinzaine de km de Mélillia, petit arrêt au bord de la mer, notre premier contact avec le Maroc



Courte visite de la ville de Nador, en passant arrêt au marché aux poissons et aux légumes au passage nous prenons un petit en cas (salade marocaine, acompagné d’un thé à la menthe) puis nous prenons la direction de l’hôtel s'appelle "Motel Paris Dakar" ah nostalgie !!! Près de la ville de Sélouane situé à 17 km au sud de Nador en bordure de la N15, où nous avons réservé nos chambres.



Nous garons nos motos sous une gloriette et notre hôte nous dis qu'elles seront surveillées toute la nuit par le gardien (il vient d'arriver d'ailleurs au guidon de sa monture...



Nous nous installons dans nos chambres et note hôte nous invite pour prendre le thé de bienvenue



Nous prendrons notre premier repas au restaurant tout près de l'hôtel.



Une bonne nuit de sommeil et nous serons prêts à attaquer notre voyage
Avis itinéraire de 4 semaines en Afrique du Sud en septembre-octobre English translation pending
by Legibus · 2020-01-10 · 10 replies
Bonjour à tous 🙂

Après de nombreux voyages aux USA, nous nous sommes décidés pour un road-trip de quatre semaines à la découverte de l'Afrique du Sud en septembre-octobre 2020. Grâce aux conseils apportés sur ce forum et aux superbes carnets de voyage que je dévore depuis décembre ( Attila, Marati, Ticapi, Rouquine38, Montagnard74, Michel85200...) , j'ai réussi à définir nos envies et priorités 😎

Les vols sont réservés (532€ bagage soute inclus le multidestination NTE-JNB / CPT-NTE avec KLM)

J'ai déjà commencé les réservations des hébergements mais tous les logements sont annulables hormis au Kruger, pas mal de logements étaient déjà réservés donc je n'ai pas trainé pour réserver ! 😮

J'hésite entre deux itinéraires, un trajet Johannesburg-Durban puis boucle depuis le Cap ou une boucle Johannesburg-Johannesburg puis la même boucle depuis le Cap:

J1 vendredi 11/09 Vol Nantes-Johannesburg via Amsterdam (arrivée 21h20) (nuit Airport Tower Lodge ou Emerald Guesthouse à Kempton Park, car navette gratuite pour éviter d'avoir à conduire de nuit...)

J2 samedi 12/09 Johannesburg (retrait voiture de location, courses, achat glacière...) > Dullstroom > Lydenburg > Long Tom Pass > Sabie > Mac Mac falls > Pilgrim’s Rest ? > Graskop (nuit Graskop) (405km, 4h45)

J3 dimanche 13/09 Blyde River Canyon (Leopard Trail ou Tufa Trail, Bourke’s Luck Potholes, Lowveld View, Three Rondavels Viewpoint...) (nuit Graskop)

J4 lundi 14/09 Graskop > Abel Erasmus Pass > Kruger NP (nuit Olifants Camp) (228km, 3h20)

J5 mardi 15/09 Kruger NP (nuit Satara Camp)

J6 mercredi 16/09 Kruger NP (nuit Satara Camp)

J7 jeudi 17/09 Kruger NP (nuit Lower Sabie Camp )

J8 vendredi 18/09 Kruger NP (nuit Lower Sabie Camp)

J9 samedi 19/09 Kruger NP (nuit Airbnb Malelane)

J10 dimanche 20/09 Kruger NP > Swaziland via entrée Jeppe's Reef : Mlilwane Wildlife Sanctuary (Hippo Track) (nuit Mlilwane Wildlife Sanctuary) (252km, 4h05)

J11 lundi 21/09 Milwane > Hluhluwe–Imfolozi Park via Lavumisa et Memorial Gate (safari self-drive) (nuit Hilltop Camp) (286km, 4h)

J12 mardi 22/09 Hluhluwe–Imfolozi Park (safari self-drive) > St Lucia (nuit St Lucia) (60km, 1h depuis Nyalazi Gate)

J13 mercredi 23/09 Isimangaliso Wetland Park en self drive (partie Eastern Shore) + St Lucia Beach (nuit St Lucia)

J14 jeudi 24/09 Isimangaliso Wetland Park (Western Shore). Balade bateau sur l’estuaire de St Lucia en fin d’aprem (crocos, hippos…) (nuit St Lucia)

J15 vendredi 25/09 St Lucia > Drakensberg Royal Natal NP (nuit Ledges Retreat B&B) (484km, 6h25)

J16 samedi 26/09 Drakensberg : Royal Natal NP (rando Tugela Gorge) (nuit Ledges Retreat B&B)

J17 dimanche 27/09 Drakensberg (rando Royal Natal puis Giant Castle Game Reserve : Rainbow Gorge Hike (5,5km – 2h) (nuit Cathkin Park)

J18 lundi 28/09 Drakensberg (secteur central Monks Cowl, rando Blind Man’s Corner 8km AR, 3h, 500m D+) (nuit Cathkin Park)

J19 mardi 29/09 Cathkin Park > Durban (246km, 2h50). Vol vers Le Cap en fin d’aprem (vol Mango 17h40-19h55 45€) (nuit Airbnb Stellenbosch). Problème de l'arrivée nocturne du vol. Peut-on quand même rejoindre Stellenbosch depuis l'aéroport à cette heure là ??? sinon il y a un vol Kulula à 13h10 mais ça me paraît trop juste pour rejoindre l'aéroport de Durban depuis Cathkin Park, il faut arriver combien de temps avant le vol, 2h ?

J20 mercredi 30/09 Vignobles autour du Cap (Stellenbosch, Franschhoek, Hellshoogte Pass, Babylonstoren...) (nuit Airbnb Stellenbosch)

J21 jeudi 01/10 Vignoable et Petit Karoo (Franschhoek Pass > Montagu > Old English Fort 1899) (nuit Montagu) (274km, 3h15)

J22 vendredi 02/10 Petit Karoo (Montagu > Tradouw Pass > Barrydale > Ronnie’s Sex Shop > Ladismith > Sewewekkspooort et Towerkop Nature Reserve > Calitzdorp > Red Stone Hills ?) (nuit Airbnb Oudtshoorn)

J23 samedi 03/10 Petit Karoo (boucle avec Swartzberg Pass - Prince Albert - Meiringspoort Waterfall (mieux après-midi) - De Rust - Oudtshoorn élevageautruches) (nuit Airbnb Oudtshoorn)

J24 dimanche 04/10 Oudtshoorn > Robinson Pass > Swellendam > De Hoop Nature Reserve > Cap des Aiguilles (nuit Cap des Aiguilles) (313km, 3h40)

J25 lundi 05/10 Cap des Aiguilles > Hermanus (baleines) (nuit Hermanus)

J26 mardi 06/10 Hermanus > Route côtière 44 (Harold Porter Botanical Garden, Stony Point NR = colonie pinguoins…) > Muizenberg > Le Cap (nuit Airbnb Hout Bay)

J27 mercredi 07/10 Simon’s Town (pingouins de Boulder’s Beach), Cap Point, Cap de Bonne espérance, Chapman’s Peak Drive, Hout Bay (port pêche, sorties bateau phoques) (nuit Airbnb Hout Bay)

J28 jeudi 08/10 Le Cap : Visite ville (City Bowl coeur commerçant, Bo Kaap quartier musulman maisons colorées, Waterfront, + montée à Table Mountain (nuit Airbnb Hout Bay)

J29 vendredi 09/10 Le Cap : Robben Island, Montées à Signal Hill (en voiture) et Lions Head (à pied), Camps Bay en fin de journée (nuit Airbnb Hout Bay)

J30 samedi 10/10 Le Cap (jardins de Kirtenbosch, Groot Constantia) Vol retour vers la France le soir à 23h05

J31 dimanche 11/10 retour à Nantes à 17h30 ou

J11 lundi 21/09 Mlilwane > St Lucia (nuit St Lucia) (326km, 4h15)

J12 mardi 22/09 Isimangaliso Wetland Park en self drive (partie Eastern Shore) + St Lucia Beach (nuit St Lucia)

J13 mercredi 23/09 Isimangaliso Wetland Park (Western Shore). Balade bateau sur l’estuaire de St Lucia en fin d’aprem (crocos, hippos…) (nuit St Lucia)

J14 jeudi 24/09 St Lucia > Hluhluwe–Imfolozi Park (safari self-drive, entrée via Memorial Gate Hluhluwe, repas midi au Hiltop puis descente vers Mpila) (nuit Mipla Camp) (80km, 1h10 jusqu’à Memorial Gate puis 57km, 1h30 brut jusqu’au Mpila Camp). On ferait Hluhluwe–Imfolozi Park après St Lucia dans cette version de l'itinéraire, avec nuit en tente au Mpila plutôt que nuit au Hiltop

J15 vendredi 25/09 Mpila Camp (safari Self drive côté Imfolozi le matin) > Drakensberg Monks Cowl (nuit Cathkin Park) (393km, 5h20)

J16 samedi 26/09 Drakensberg (secteur central Monks Cowl, rando Blind Man’s Corner 8km AR, 3h, 500m D+) (nuit Cathkin Park)

J17 dimanche 27/09 Drakensberg (Giant Castle Game Reserve : Rainbow Gorge Hike (5,5km – 2h, puis rando Royal Natal) (nuit Ledges Retreat B&B)

J18 lundi 28/09 Drakensberg : Royal Natal NP (rando Tugela Gorge) (nuit Ledges Retreat B&B)

J19 mardi 29/09 Royal Natal Ledges Retreat > OR Tambo Aiport Johannesburg (345km, 3h35). Vol dans l'après-midi (Mango 16h20-18h30 ou 14h35-16h45, ou Kulula 15h25-17h35). Pensez-vous que c'est jouable en partant tôt de faire ce trajet et de prendre un vol à 14h35 ou 15h25 à Tambo, ça nous permettrait d'arriver de jour au Cap pour rejoindre Stellenbosch ?). Le sunset est à 18h47 et la nuit noire à 19h12 ce jour là donc le vol qui arrive à 18h30 est déjà trop tardif...

L'avantage de ce 2e itinéraire est d'éviter les frais d'abandon de la voiture, et d'avoir plus de choix de vols pour rejoindre Le Cap, mais il y a 1h de route en plus. Quelle route est la meilleure, la plus roulante, celle du Drakensberg à Durban ou celle du Drakensberg à Joburg ?

Merci d'avance aux spécialistes de la destination pour leurs retours et avis sur ces options possibles 🙂

A+
Long week-end à Mataiva, atoll des Tuamotu English translation pending
by Vaikeaiti · 2019-12-12 · 8 replies
Mata Hiva ou L'ïle aux Neuf Yeux

INTRO

Après Ana'a en octobre, nous continuons notre découverte d'îles nouvelles, en particulier aux Tuamotu ou le choix est vaste, si tant est que les îles choisies soient desservies assez fréquemment par la compagnie AT ce qui n' est pas toujours le cas surtout en ce qui concerne les Tuamotu-Est qui restent difficiles à visiter, même quand on réside à Tahiti. L'idée générale est aussi de vous faire profiter de ces courts voyages- découverte pour qu' à l' avenir, lors d'une première visite ou d'une seconde visite en Polynésie, vous optiez pour des destinations hors sentiers battus. Certaines îles aux Îles du Vent ou sous le Vent ou aux Tuamotu deviennent très touristiques : Moorea, Raiatea, Rangiroa, Fakarava, Tikehau, etc... et les prix des pensions ont tendance à s' envoler. Si l'on veut découvrir la vraie Polynésie comme il y a encore 20 ans, il faut sortir de Séjours Dans Les Îles ( Air Tahiti ) et partir à l' aventure ( toute relative ). Je vous renvoie à mes carnets sur Ahe et Ana'a. Cette fois ce sera Mataiva, en et février Tikehau.

UN PEU DE GEOGRAPHIE

Selon la légende, Mata Hiva ( ou, par analogie, ' neuf yeux ' en tahitien ) serait un morceau de Huahine qu'aurait transporté là où l'atoll se trouve actuellement le roi-guerrier Tu Paure qui , aux temps anciens, régnait sur l'île et la protégeait des raids ennemis. il n' en est rien bien sur et Mataiva, comme d'autres atolls voisins, tels Tikehau ou Ahe ou Rangiroa, est l' excroissance corallienne du sommet d'un énorme volcan ayant émergé il y a plus de 65 millions d'années, et de presque 3000 mètres de hauteur depuis le plancher océanique. Le fondement basaltique de l' atoll se trouverait à presque 2 kms sous la surface de l'atoll, en comparaison avec les - 180 m à Mururoa, dont la base volcanique est beaucoup plus jeune ( 11 millions d'années ) L' atoll, le plus occidental des Tuamotu Nord, est situé à environ 300 kms au nord de Tahiti et à 40 kms de Tikehau, l' atoll voisin le plus proche. Il a une longueur de 10 kms et une largeur de 5, 5 kms pour une surface de terres émergées de 16 km2 environ. Son lagon couvre une superficie de 25 km2. Vert tacheté de bleu , il s'ouvre vers l' océan par une passe unique au nord-ouest ( courants entrant et sortant ) et huit chenaux - ou ' hoa ' - ( courant entrant ) , d'où la référence aux neuf yeux. Ce qui fait la particularité unique de Mataiva, c'est son lagon alvéolaire ou réticulé, formé d'un réseau dense et concentré d'environ 70 bassins ou vasques dont les sommets sont proches de la surface et dont la taille et la largeur des cloisons varient de quelques mètres à parfois plusieurs centaines de mètres, créant ainsi des platiers à l'intérieur même du lagon. L' atoll est d'une extraordinaire luminosité en raison de la faible profondeur des eaux du lagon, avec des dégradés éblouissants de turquoise et de jade. Sous ce lagon magnifique dorment 20 millions de tonnes de phosphate, qui, espérons-le, ne seront jamais exploités. Ce serait la mort annoncée de cette île.



Comme à Makatea, Mataiva a été exploité pour son phosphate, mais seulement pendant 3 ans, de 1978 à 1981. On a fait miroiter à la population les avantages qu'elle tirerait d'une telle activité industrielle en termes de confort et modernisme, mais celle-ci n' a pas écouté les sirènes et a pu ainsi préserver les paysages et la beauté première de l' atoll, sans qu'il reste de vestiges visibles. A Makatea en revanche, l' exploitation du phosphate a perduré de 1911 à 1966, avec les dégâts écologiques que l'on soupçonne et que l'on connait. Un vrai désastre qui fait de Makatea une île-martyr ! Depuis les années 1980, Il a été régulièrement question de recommencer à exploiter les ressources en phosphate dans les deux atolls. Les résidents ont affiché leur hostilité à tout redémarrage d'une activité économique très dommageable écologiquement parlant, mais certains politiques locaux ou territoriaux, certains propriétaires terriens extérieurs aux deux atolls l' entendent autrement. Cupides et aiguillonnés par l' appât du gain, en collusion avec des groupes industriels étrangers - dont un groupe australien -, ils veulent imposer à la population un changement qui impliquera à terme des bouleversements dans le cadre de vie, le mode de vie, la manière de se nourrir aussi avec une impossibilité de consommer les poissons du lagon bourrés de toxines. Il convient vraiment d'aider la population de ces deux atolls à se faire entendre au niveau local, national et international, et à alerter les ONG ou autres instituts qui militent pour la protection de l' environnement sur les dangers scandaleux que l'on ferait courir à des polynésiens otages de leur gouvernement et de puissances extérieures, et trop peu nombreux et trop faibles pour se défendre.

Il existe un unique village, Pahua, établi de part et d'autre de l'unique passe Faratue, traversée par un pont, construction unique au dessus d'une passe dans l'archipel des Tuamotu. Ce pont a une histoire mouvementée : d'abord une passerelle en bois de kahaia et planches de cocotier dans les années 50, il est devenu pont en béton, pas assez solide pour résister aux houles énormes et cyclones - dont celui de 1998 - qui ont touché l' atoll de plein fouet dans la seconde moitié du 2àème siècle. Un vrai pont routier - le plus long de Polynésie française à ce jour - a été construit en l' an 2000, permettant les échanges entre les deux berges de la passe. C' est un endroit agréable et tranquille où aller bavarder, pêcher ou simplement regarder passer mulets, raies, carangues, poissons-perroquets et petits requins. Très curieusement, la passe a des berges bétonnées, et est très peu profonde, peu agitée aussi contrairement aux passes de Rangiroa, par exemple, dont les mascarets sont impressionnants. L'unique passe de Mataiva s'ouvre sur l'océan via un goulet d'étranglement très agité et écumant d'une quinzaine de mètres de large qui permet l' entrée de petites embarcations mais pas celle de la goélette qui ancre à l' extérieur et dont le chargement passe le goulet sur des barges.

A noter que la pêche est facile à Mataiva. L' endroit est poissonneux, et les poissons sont sains et consommables sans risque de ciguatera. A noter également que les moustiques de l' atoll ne transmettent pas la dengue qui n' est pas arrivée jusqu'ici.

Il reste une mini- forêt primaire, ayant échappé à une certaine époque aux tronçonneuses venues faire place nette pour la plantation extensive de cocotiers, tropicale semi-sèche, avec fougères, arbres et arbustes endémiques. Les oiseaux ont, pour des raisons inconnues, migré de la forêt vers un petit motu sur platier qui, curieusement, se trouve au milieu du lagon. plue encore que la forêt elle-même, sur terre ferme, il demeure très exposé aux houles très fortes qui, même si elles restent exceptionnelles, recouvrent les motu et envahissent même le village, comme cela a été le cas en 1998.

UN PEU D'HISTOIRE

Si l'on remonte dans le passé, on sait que la population de Mataiva a été martyrisée , suite aux raids fréquents et sanguinaires menées par les guerriers Parata d' Ana'a contre Rangiroa et les atolls voisins. La population originelle de l' atoll fut quasiment totalement exterminée au 18ème siècle, les rares survivants se réfugiant à Tahiti sous la protection du roi Pomaré Ier jusqu'au milieu des années 1820. Plus récemment des cyclones accompagnés de tsunami ont dévasté l' atoll en 1878, puis 1903, puis 1906 puis plus récemment 1983 et 1998.

Mataiva fut découverte par le navigateur russe von Bellinghausen le 30 juillet 1820, qui nomma l' atoll Lazareff sans avoir le loisir d'y faire escale, même brièvement. Puis l' atoll fut également signalé et situé sur cartes marines par le navigateur-explorateur américain Charles Wilkes en 1839, au retour de sa mission scientifique dans les Terres Australes.

MATAIVA AU 20EME SIECLE

En raison des conditions difficiles décrites plus haut, l' atoll demeura inhabité toute la première partie du 20ème siècle. A cette époque et pendant une cinquantaine d'années, il ne fut fréquenté que par des coprahculteurs venus des atolls voisins, et uniquement lors de la période d'autorisation d'exploitation et de récolte du coprah d'une durée de 6 mois environ. Des ouvriers agricoles originaires de Rurutu venaient aider la population locale à gérer un nombre impressionnant de cocoteraies. Le coprah récolté était échangé, à l' arrivée souvent très irrégulière de la goélette, contre d'autres marchandises permettant de vivre et de se nourrir de façon plus variée. Depuis lors, la récolte du coprah est restée l' activité principale de l' île comme à Ana'a. Dans les années 50, des familles sont revenues s'installer définitivement sur l' atoll, venant principalement de Tikehau, Rangiroa et Kaukura. Une école primaire officielle a été ouverte en 1960. Un village s'est créé, avec école primaire, poste, mairie et commerces.

MATAIVA AUJOURD'HUI

Si le coprah reste l' activité première de l' atoll, le tourisme décolle grâce aux deux pensions de famille et la construction d'un aérodrome d'abord en 1989, puis en 1999 - suite à la destruction totale - piste et installations comprises - de ce premier aérodrome en 1998 ; Il est doté d'une piste de 1200 m. Mataiva est facile d'accès par les airs pour des séjours d'une semaine, ou de 3 ou 4 jours, grâce à la mise en place de deux vols hebdomadaires. L' atoll est aussi desservi par deux goélettes, le Mareva Nui et le Maria Stella, deux fois par mois.

A signaler que l' atoll voisin de Makatea, surélevé de 110 mètres et sauvagement exploité pour son phosphate, est troué comme un morceau de gruyère et uniquement accessible par bateau, la construction d'un aérodrome y étant impossible. N' y habitent qu'une cinquantaine de personnes. On y trouvera les vestiges d'un port et d'un long ponton, et, en pleine brousse, d'une voie de chemin de fer, d' une locomotive avec ses wagons, ainsi que de belles maisons d'habitation de style colonial qui, à l' époque, devaient être d'un grand confort. Jusqu'à trois mille personnes ont habité Makatea pendant cette longue période d'activité, mais tout cela est terminé et a eu un coût non négligeable, écologiquement et humainement parlant.

DETAILS PRATIQUES

Deux pensions de famille se partagent les visiteurs curieux de découvrir Mataiva. Mataiva Village Pension Ariihe'e Vai

Le paiement de la pension se fait en chèque local ou en espèces. Comme je l' ai déjà indiqué, le séjour est en pension complète, il n'y a donc pas de faux frais. Comme partout dans les Tuamotu, prévoir d'emporter du liquide en quantité suffisante.

NOTRE SEJOUR

Départ jeudi 12 décembre, retour dimanche 15 décembre. Trois nuitées. Nous avons opté pour la pension Ariihe'e Vai, en pension complète ( pas vraiment le choix, mais préférable de toute façon ) avec excursions comprises dans le prix : 16000 FCP à deux ( ou 130 euros environ ). Taxes de 300 FCP en sus pour 2 personnes sur 3 jours. Le tarif est très compétitif par rapport aux prix pratiqués, ne serait-ce qu' à Tikehau, l' île voisine. Les commentaires sur l' accueil, l' état des bungalows climatisés, et la nourriture saine, fraîche variée et savoureuse, sont louangeurs.



Jeudi 12 décembre

Départ en milieu de matinée, une escale prévue à Rangiroa. Une heure de vol jusqu'à l' escale, 20 mn d'arrêt, puis 20 mn de vol jusqu'à Mataiva. Arrivée festive avec, au milieu des touristes, les enfants originaires de Mataiva , internes au Collège de Rangiroa, qui rentrent à la maison pour un mois de vacances de Noël. Nous sommes couronnés par Priscillia, l'une de nos hôtesses et rejoignons une voiture pour le transport passagers vers la pension tandis que les bagages sont entassés à l' arrière d'un 4X4. Pot d'arrivée et toasts au poisson et à l' omelette. Ensuite nous vaquons donc direction le bord de lagon tout proche. Le lagon est particulièrement peu profond et laiteux, chaud également avec une eau qui dépasse les 30°. Un peu trop chaud, à vrai dire... Il faut donc chercher les endroits plus profonds où nager agréablement, avec possibilité de voir le fond, en particulier en cas de rencontre avec des raies. J' en rencontrerai une d'ailleurs, une raie-léopard , pas dangereuse en soi, mais il ne faut pas les toucher même par inadvertance, car elles peuvent méchamment blesser avec le dard situé à la base de leur queue. Après le bain et l' exercice, retour au bungalow ( bien climatisé, et la climatisation est nécessaire car il fait très chaud en cette mi-décembre ) puis nous décidons de traverser le pont et d'aller d'abord vers le récif extérieur ( et l' entrée de passe ) puis vers l' autre pension, le Mataiva Village, histoire de la comparer à la nôtre.





Le Mataiva Village a l' avantage de donner directement sur la passe dans sa partie tranquille, un bon point donc. Les bungalows sont semblables à celui que nous occupons, climatisés également. Les tarifs sont les mêmes à quelques détails près. Nos hôtes et hôtesses sont charmants et attentionnés, on verra pour la cuisine dès ce soir. C 'est un membre plus âgé de la famille qui officie aux fourneaux dès 16 heures. Nous sommes arrivés sous un beau temps nuageux comme souvent à cette saison. Il a plu toute la nuit précédente, ce qui n' est pas inhabituel non plus. Pas de vent, lagon immobile et mer calme sauf à l' entrée de la passe où les courants contraires s'affrontent.

Vendredi 13 décembre

Départ prévu en excursion pour un tour de l' île en 4X4. Avant le départ, nous sommes tous conviés à confectionner / tresser nos assiettes pour le déjeuner- bord de lagon avec des palmes de cocotier.



Il est prévu de pique-niquer au plus près du marae Papiro ou Paure - et de ce qui fut, jusqu'au cyclone dévastateur de 1906, Tevaihara, l' unique village de l' île. C' est aussi une journée-baignade qui se terminera par un arrêt au coeur la mini-forêt primaire et un dernier arrêt au rocher aux tortues, nommé Ofai Taunoa, un vestige de l' ancien récif fiché sur le platier côté océan. Le marae a du être reconstitué, suite au cyclone de 1998 et à la montée des eaux du lagon qui a dispersé les dalles de corail d'origine. La légende raconte que le roi-guerrier Tu y fit construire un large siège dallé où il venait s'asseoir longuement pour surveiller l' horizon. En même temps, il ordonnait à neuf guerriers de se poster à l' entrée de chacun des huit ' hoa ' et de la passe et de signaler l' arrivée de pirogues étrangères par l' envoi dans le ciel de cerfs-volants, à partir d'une plate-forme de corail spécialement aménagée, un endroit secret à l' époque.. Quand le cerf-volant flottait très haut dans les airs, cela signifiait que les visiteurs / ou ennemis étaient encore loin du rivage. Si le cerf-volant était bas, les arrivants étaient sur le point d'accoster, et l'on choisissait alors soit de les accueillir cordialement soit de les attaquer avant qu'ils ne débarquent si leurs intentions étaient belliqueuses. Le plus souvent, c'était le cas, et Mataiva, comme d'autres atolls proches, dut subir les raids meurtriers des guerriers Parata de Ana'a.





Deux autres ' marae ' sont notables à Mataiva : l' un au lieu-dit Temiromiro sur la côte nord de l' atoll, submergé en 1998 et largement recouvert de sable . N' émergent du sol actuellement qu'un alignement de petites dalles de corail ainsi qu'une belle pierre dressée. L' autre se trouve au lieu-dit Faretauhonu ( ou ' maison de la tortue ' en langue paumotu ) tout près du village de l' atoll. Il est en assez mauvais état, a été endommagé par des brûlis intempestifs. Il a aussi été abîmé par le cyclone de 1998. Détail intéressant, il est entouré d'anciennes fosses à culture, comme il en existait beaucoup à Ana'a ( voir mon carnet sur cet atoll ). Ce sont les survivants des raids organisés par les guerriers de Ana'a sur les rivages des atolls avoisinants, dont certains anciens esclaves sur l' atoll de Ana'a, qui ont ramené dans leur île d'origine, la tradition Ana'a des fosses à culture.

Quant au rocher aux tortues appelé Ofai Taunoa, il se dresse, tel une sentinelle, à la limite du platier corallien côté océan, bloc de calcaire sculpté et découpé de trois mètres de haut environ qui ressemble à un champignon dont le sommet est placé sur une frêle embase érodée par la mer, le sel, le soleil et le temps. Un secret concerne ce rocher : à une certaine époque de l' année, celle de la ponte des tortues marines, on raconte que la population observe le ciel avec une attention soutenue, attendant que passe un nuage ayant peu ou prou la forme exacte du rocher. Cela signifie que, lors de la nuit qui suit, des tortues vont sortir de l' eau et venir pondre leurs oeufs sur la plage. On ne dira pas si les habitants en profitent pour venir ramasser des oeufs pour les manger, mais l' on sait que la consommation d'oeufs et de chair de tortue a toujours été appréciée aux Tuamotu même si la capture illicite des tortues et la consommation de leur chair est actuellement passible de lourdes amendes. Des habitudes perdurent, hélas !







On peut aussi demander à voir, sur le trajet, la grotte O'Tao en bordure de l' un des ' hoa ' dans le sud de l' atoll. L' eau , à l' intérieur de la grotte, est vert émeraude. Selon la légende, les crânes des ennemis capturés, puis tués, puis mangés par le roi Tu et ses guerriers, étaient placés par les serviteurs du roi au fond de la grotte...

La forêt primaire s'étale sur deux ou trois kilomètres carrés avec une végétation dense et variée, et une terre noire et fertile. Nous avions vu une mini-forêt similaire sur un motu de l' atoll de Ahe, le plus septentrional des Tuamotu, mais à Ahe, il y avait une colonie impressionnante de fous de Bassan à pieds rouges ainsi que de sternes.



Retour à la pension vers 15 heures. Nous avons eu un temps contrasté : soleil et nuages, et puis deux averses, l' une en arrivant au lieu de pique-nique, et l' autre au retour sur la piste qui serpente entre les arbres, de cocoteraie en cocoteraie, en traversant la fête primaire. Pas désagréable en fait de ne pas brûler sous le soleil, la température a été parfaite tout au long de la journée.

Après une heure de repos, sortie sur la route, vers le pont et le village. Temps un peu trop couvert pour admirer le coucher de soleil. Ce sera peut-être pour demain samedi. il est prévu une sortie en bateau à la journée.

Samedi 14 décembre

Le temps s'annonce très instable, ensoleillé avec des averses qui menacent dans tous les coins de l' île. Nous allons avoir la chance de passer quasiment entre les gouttes du départ au retour. Une performance ! Départ à deux bateaux ( construction locale ) sur un lagon difficilement navigable en raison de sa faible profondeur et des remontées de corail. Heureusement, Mataiva est un atoll de taille modeste comparé à d'autres comme Rangiroa ou Ana'a et on est vite arrivé à destination. Traverser le lagon de long en large reste un jeu de pistes, même pour ceux des habitants qui sont avertis et experts en navigation lagunaire. Il y faut uniquement des bateaux à fond plat et de préférence en bois pour se faufiler entre vasques affleurantes et remontées de patates de corail dangereuses pour les coques, en plastique ou en bois, et surtout pour les hélices. D' après ce que l'on m' a dit, il faut compter utiliser 3 hélices par an si l'on utilise son bateau fréquemment, ce qui est forcément le cas dans les pensions de famille !

Premier arrêt au motu aux oiseaux , en plein milieu du lagon. C 'est ce motu qui a été récemment colonisé par des familles de sternes blanches et de noddis bruns et noirs, ainsi que par des fous aux pattes rouges et brunes. Le motu est de petite taille, les oiseaux sont partout sur les arbustes, y compris les bébés-fous, tout blancs, tête ébouriffée, et aussi gros que leurs parents, mais patauds et installés très inconfortablement dans des nids de fortune, très mal faits... Certains d'ailleurs, vu leur poids, finissent par tomber au sol et y rester, attendant, le bec ouvert, d'être nourris par leurs parents.















On reste peu de temps pour troubler le moins possible la quiétude du lieu, et on repart vers un minuscule platier tout proche, appelé Papa Mataiva - ' papa ' ou ' pito ' ( le nombril ou centre spirituel de l' atoll- un endroit qu'il faut fouler à pieds nus pour dire que l'on est bien venu sur l' île. Un orage menace de l' autre côté de l' atoll et semble se diriger vers nous, et nous rejoignons en 5 mn un endroit superbe situé à la sortie côté lagon de l' un des ' hoa ' de l' île. Si le ciel est noir du côté opposé, le soleil brille de notre côté, et le lagon affiche les couleurs classiques que l'on retrouve partout aux Tuamotu : eau claire, et dégradés de bleus.



Demi-journée consacrée à la baignade et à la balade car l'on traverse facilement les ' hoa ' peu profonds. Déjeuner classique à base de poisson cru à la tahitienne, thon grillé et riz, oranges et pastèques en dessert.



Retour à la pension en début d'après-midi car le mauvais temps finit par menacer sérieusement... Nous allons attendre que le gros de l'orage passe et tombe et profiter d'une longue accalmie pour retourner à la pension.

Dernière soirée à la pension : il est prévu un apéritif, dîner amélioré ( langoustes ) et un spectacle de danses ( avec chants ) autour de 19 heures. Nous sommes couronnés pour l' occasion. L' une de nos hôtesses Violette va danser pour nous sur la version polynésienne de l' Hymne à l' Amour d'Edith Piaf, et puis nous allons tous être conviés à danser nous-mêmes sous sa houlette. Repas très amélioré avec langoustes donc comme prévu, poisson grillé, viande grillée, légumes, desserts toujours à base d'oranges ( américaines... ) et de pastèques produites localement.

On passe à la page 2...
Neuf jours pour faire aimer le Maroc English translation pending
by Darzel · 2019-12-02 · 92 replies
Bonjour,

C'est parti pour un nouveau carnet de voyage photographique , avec de nouveaux endroits, de nouvelles découvertes, de nouveaux émerveillements .

Mon défi cette fois ci était de faire visiter le Maroc en 9 jours chrono à ma petite famille, en l’occurrence à ma fille aînée, mon gendre et mes 2 petits enfants de 6 et 9 ans , pendant les vacances de Toussaint . Ils n'avaient jamais mis les pieds au Maroc, ni dans un pays de culture arabo-musulmane . Choc culturel assuré .

J'avais plusieurs contraintes dont le lieu de départ et d'arrivée, Fes , qui est complètement excentrée par rapport au grand Sud . Ma fille voulait aussi voir absolument Essaouira . Et tout le monde voulait, bien sûr , faire un bivouac au fin fond du désert ....

J'ai donc monté un séjour itinérant, avec un nouvel hébergement chaque soir, pour que tout le monde en ai plein la vue et revienne en France avec des souvenirs éternels .

En simplifié, voici le voyage photo que je vous propose :

J0 : Arrivée à Fez à 20 heures, Autoroute jusqu'à Rabat . J1 : Rabat Médina, Kasbah des Oudayas, ..... J2 : Essaouira ...... J3 : Tichka et vallée d'Ounila ...... J4 : Tamdaghte, Aït Benhaddou, Kasbah de Taourirt , Agdz J5 : Vallée du Draa ( rive gauche ), Foumzguid, erg El M'hazil, bivouac J6 : Bivouac , lac d'Iriki , Zaouia Sidi Abdenbi, ..... J7 : Retour Foum Zguid, N'kob, Bab N'Ali, Tizi n'Tazazert, Boulmane, El Kelaa des M'Gouna J8 : Route 307 ( Haut Atlas central ), visite de Megdaz ( village berbère ), Imi n'Ifri, Ouzoud J9 : Cascade d'Ouzoud, retour sur Fes via Beni Mellal, Azrou, repas à Bab Boujloud, balade nocturne dans la médina de Fez .... J10 : Réveil à 5 heures, direction aéroport ....

Comme vous le constatez, j'ai finalement éliminé les 2 grandes médinas que sont Fez et Marrakech . C'est mon choix, car j'ai pensé que tout un chacun peu revenir seul dans ces villes, s'il en a l'envie, surtout après un premier séjour accompagné . De plus, mon voyage intègre aussi 2 médinas , Rabat et Essaouira , qui sont également toutes deux remarquables .

Ayant déjà montré dans de précédents carnets certains des lieux visités, je veillerai à éviter les redites et à montrer de nouveaux lieux ....

Et " en voiture Simone" .....
Concours photo du mois de décembre 2019: "Châteaux et palais dans le monde" English translation pending
by Rouquine38 · 2019-12-01 · 132 replies
Ouverture du 113ème Concours Photos de Voyage Forum. Après les lieux de cultes, la transition était toute trouvée pour le thème suivant :

" Châteaux et palais dans le monde"

Pour ce dernier mois de l’année, j’aimerais un feu d’artifice de photos qui me fassent rêver. Des photos de châteaux dignes de la Belle au bois dormant, des palais issus des Contes des mille et une nuits...

Les édifices peuvent être pris à l’extérieur comme à l’intérieur, on ne peut y voir que certaines parties, une pièce, le toit… Les ruines sont acceptées mais le bâtiment doit être tout de même reconnaissable.

Quelques exemples

Le palais royal de Madrid



Le palais royal de Phnom Penh



Les toits du château des rois de Navarre à Olite



Une cour intérieure du palais des Nasrides à l’Alhambra de Grenade



Dépôt des photos jusqu’au Lundi 23 décembre minuit. Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées et postées dans des messages différents, accompagnées d’un petit descriptif (lieu, anecdote...)

Vote du Mardi 24 décembre au Mardi 30 décembre minuit. Merci d’indiquer le numéro de la photo, le pseudo et le nombre de points attribués. Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos).

En cas d’égalité de points pour la première position, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ères places, puis de secondes places ! L’heureux (se) gagnant(e) devra organiser le premier concours photo de l’année 2020.

Pour discuter, c’est par ici
Un mois dingue en Bolivie et au Pérou English translation pending
by Patbill · 2019-11-26 · 184 replies
Voici le récit de notre extra voyage d’1 mois en Bolivie- Perou sac à dos, mon pote Christian et moi, Patrick (chacun 58 ans)

Tout d’abord le circuit fait en juillet 2017- oui je sais j’ai mis du temps à cette mise en ligne mais depuis j’ai été au Myanmar, Canada, Oman, Vietnam. Et maintenant que notre futur trip en Namibie l’été prochain est booké, je me lance dans ce retour arrière de 2 ans. Après énormément de recherches sur de nombreux blogs perso, carnets de voyages et forum de voyages, on a finalisé notre circuit :

J1 : départ de Bruxelles J2 :arrivée La Paz- transfert le soir sur Uyuni J3 :Uyuni-Tupiza J4 :Tupiza J5 :Tupiza- sud Lipez J6 :sud Lipez J7 :sud Lipez J8 :sud Lipez- Uyuni-La Paz J9 :La Paz-Rurrenabaque J10 :Amazonie J11 :Amazonie J12 :Amazonie J13 :Amazonie J14 :Amazonie J15 :Amazonie-Rurrenabaque J16 :Rurrenabaque-La Paz- Copacabana J17 :Copacabana-isla del sol J18 :isla del sol-Puno J19 :Puno- Cusco J20 :Cusco J21 :Cusco-Ollantaytambo J22 :Ollantaytambo- Pisac J23 :Pisac- Cusco J24 :inca trail J25 :inca trail J26 :inca trail J27 :Machu picchu- Cusco J28:Cusco J29 :Cusco-La paz J30 :La Paz- départ J31 :arrivée

Parcours de 12 jours en Islande, randonnée et camping English translation pending
by Marc029 · 2019-11-25 · 92 replies
Bonjour Je prépare un voyage d'environ 12 jours sur place au mois de juin, en Islande, pour faire de la rando à la journée et camping. On pense opter pour une location de voiture et faire la route circulaire; S'arrêter pour les randos à la journée sur les sites bien sympa et aller de camping en camping. J'ai acheté le Rother Islande 6 eme édition. Il y a de nombreuses ballades, de 1h30 à 6h... Je ne connais pas l’échelle de niveau de difficulté du guide. Elles sont classé vert rouge noir. On a un gps outdoor garmin, la carte qui va avec et les randos en gpx. Mais il est difficile de choisir, de plus je ne me rends pas compte des temps de trajet sur la route circulaire. Je suis déjà frustré de ne pouvoir accéder à Landmannalaugar avec la voiture de location. On peut y aller en bus mais cela demande un investissement, pour 2 ou 3 randos au final... Bref, je cherche une aide dans ces choix à faire. Avez vous des retours d'expériences à partager? Pour la bouffe, est ce qu'il y a de quoi chauffer à manger dans les camping, ou faut il un réchaud? S' il faut un réchaud, quel cartouche peut on acheter las-bas? J'imagine qu'il n'y a pas les modèles français camping-gaz! Merci d'avance. Marc
USA nous voilà! English translation pending
by Miladigalina · 2019-11-10 · 31 replies
Bonjour à tous,

C’ est avec beaucoup de nostalgie que j’entame ce carnet de voyage de l’Ouest des Etats-Unis. Tout d’abord, merci à tous ceux qui nous ont permis, grâce à leurs récits, de réaliser le parcours de notre road trip.

C’est à notre tour de partager notre expérience en espérant qu’elle puisse servir à d’autres voyageurs.

Nous sommes un couple de trentenaires (Choue et Chou) sans enfant, qui adore voyager. Nous sommes déjà allés au Maroc, au Canada, en Italie, en Suisse, en Autriche, en Slovénie, au Mexique et en Thaïlande. Je connaissais les Etats-Unis pour y avoir passé 3 mois près de Las Vegas en tant que fille au pair et Chou avait déjà fait un road trip comprenant les principales grandes villes. Y retourner ensemble et visiter les grands parcs de l’Ouest Américain a donc été le rêve que l’on s’est offert pour notre voyage de noces.

Même si nous avons toujours un petit côté aventurier, nous avons appris plusieurs choses de nos précédents voyages :

- On aime un minimum de confort ) = pas de campings ou d’auberge de jeunesse. - On aime voir beaucoup de choses quitte parfois à privilégier l’essentiel mais on ne veut plus en faire « trop », enchainer les heures de routes non-stop, accumuler trop de fatigue, se lever à 5h du mat’ pour prendre un vol interne, etc… - On doit faire attention à notre budget, pour des raisons professionnelles nous sommes obligés de partir pendant les vacances scolaires et ce n’est pas ce qu’il y a de plus économique. Il faut donc s’y prendre un maximum à l’avance pour avoir les meilleurs prix.

J’ai toujours aimé organiser nos voyages mais je deviens de plus en plus méticuleuse, je laisse de moins en moins de place à l’improvisation, certains détesteraient ça, mais il y a beaucoup d’avantages : on voyage l’esprit tranquille, on ne perd pas de temps à faire des recherches sur places, on ne se dispute (presque) pas. L’inconvénient et si vous me lisez, vous vous en êtes déjà rendu compte, cela prend ENORMEMENT de temps, c’est pourquoi j’espère que vous pourrez trouver quelques informations utiles en me lisant.

Les billets d’avion : Pour l’achat des billets, je m’y suis pris en février pour faire un cadeau de saint Valentin à Chou avec un vol direct à 750€/personne depuis Paris pour San Fransisco avec XL Airways (ce sera le dernier vol avec cette compagnie malheureusement…). Il y avait légèrement moins cher mais plus long et avec escale, je vous ai dit, on s’est habitué à un certain confort…

Le véhicule : je savais qu’un SUV était fortement recommandé (et on ne le démentira pas !!!). Nous avons trouvé le meilleur tarif chez Hertz depuis l’agence sur Almany Boulevard à San Francisco. Nous n’avions pas besoin de la voiture pour les deux premiers jours et c’est moins cher que depuis l’aéroport. Nous ne prenons pas d’assurance complémentaire car elle est déjà comprise dans notre carte bancaire Visa Premier débit. Pour ce qui est du GPS, on jongle avec nos téléphones (forfait free 25go de data à l’étranger et une tablette sur laquelle on a l’appli TomTom avec les cartes de l’Amérique du Nord pour les zones sans réseau). La réservation nous a finalement coûté 592€ pour 20 jours.

Le parcours : environ 6 000 kilomètres… (pour moins de 400€ d’essence, c’est un budget mais cela reste 2 fois moins cher qu’en France). Chou s’est « amusé » à retracer notre itinéraire, je mets le lien pour y accéder mais attention ce n’est qu’une reconstitution il y a des endroits où nous n’avons pas pris exactement la même route…
https://www.calculitineraires.fr/index.php?id=957526#map



Le programme et les coûts pour la ou les nuits :

Nous partirons du 13 juillet au 04 août soit 22 jours sur place. Une fois le programme bien établi, j’ai réservé les nuitées avec Booking et Airbnb pour un montant moyen de 90€ la nuit.

13 et 14/07 : San Fransisco à l’hôtel Epik pour 236€ 15/07 : Tracy dans un airbnb pour 40€ 16/07 : Mariposa dans un airbnb pour 58€ 17/07 : Strelkovoye au Big Meadow Lodge pour 88€ 18/07 : Amargosa Valley au Longstreet Inn Casino pour 72€ 19/07 : Las Vegas au Royal Resort pour 70€ 20 et 21/07 : Alton dans un airbnb pour 109€ 22 et 23/07 : Moab au Inca inn Motel pour 243€ 24/07 : Monument Valley au Gouldings Lodge pour 192€ 25/07 : Page dans un airbnb pour 85€ 26 et 27/07 : Flagstaff dans un airbnb pour 159€ 28/07 : Lake Havasu City au Days Inn by Wyndham pour 58€ 29, 30 et 31/07 : Los Angeles au Friendship Motor Inn pour 286€ 01/08 : Grover Beach dans un airbnb pour 71€ 02/08 : Boulder Creek dans un airbnb pour 75€

Pour les hôtels, j’ai sélectionné les plus accessibles niveaux tarifs sans faire trop de concession sur le confort, c’est-à-dire le plus souvent en dehors des parcs nationaux et de préférence sans les petits déjeuners étant en général toujours déçus de leur déjeuner « continental industriel et chimique » d’autant plus que nous ne mangeons pas beaucoup le matin, nous avons acheté des petits gâteaux et des jus de fruits et ce fut suffisant.

Pour ce qui est des repas, comme je vous l’ai dit, j’ai été très méticuleuse, notre roadbook comprenais quasiment tous les endroits où manger, où acheter les sandwichs et où prendre l’essence. Dans d’aussi grands espaces, il vaut mieux prévoir à l’avance que de laisser place à l’improvisation car souvent on se rabat sur le premier « resto » ou fast food que l’on voit faute de temps et d’énergie (ce qui nous est tout de même arrivé une ou deux fois). En tout cas nous n’avons rien regretté et avons pu manger varié et un minimum équilibré sans exploser le budget et sans avoir la contrainte de cuisiner sur place. Après chacun sa façon de voyager )

Le départ : notre aventure démarre le vendredi 12 juillet avec une étape de 4h de route afin de rejoindre l’hôtel B&B près de Roissy où nous dormons pour 49€ et où nous laissons la voiture durant notre séjour au parking couvert pour 125€ réservé avec Onepark. Le vol décollant à 11h, je ne voulais pas prendre de risque

Samedi 13 juillet : Paris-San Fransisco

En avant l’aventure ! Nous descendons de notre chambre afin de prendre la Pink navette qui nous conduis au Terminal 2 à 7h30 en 30 minutes. Enregistrement des bagages, duty free, un peu d’attente et c’est l’embarquement, enfin !

Après deux films, deux « repas » et plusieurs micro-siestes, nous atterrissons à San Fransisco à 14h. XL Airways était une compagnie que j’appréciais car c’était la moins chère de toute, elle nous avait déjà amené à Cancun et à New York sans aucun souci. Après une dizaine de minutes d’attente à l’immigration, nous comprenons grâce aux agents de l’aéroport qu’étant déjà venus aux Etats-Unis, nous pouvions accéder aux bornes électroniques… on y fonce et c’est beaucoup plus rapide, cela prend qu’une minute, coup de tampon de l’officier des douanes et là, impatiente, je retrouve… MA VALISE ! En tant que grande stressée, j’avoue que l’angoisse de la perte de ma valise est présente à chaque fois que je prends l’avion…

Nous prenons ensuite l’aéronavette (avec les quelques dollars qu’il me restait de ma visite de New York l’été dernier) pour rejoindre la station BART qui nous mènera au centre. Nous descendons à la station Civic Center et regagnons notre hôtel à pieds. Le quartier qui entoure l’hôtel n’est pas très charmant (beaucoup de sans abris).

Une fois les valises déposées nous passons devant l’hôtel de ville qui malheureusement était fermé à 17h puis nous dégustons une glace au Smitten Ice Cream. Glaces originales car fabriquées avec de l’azote liquide mais qui ne détrônerons pas les gelati italiennes tant par le goût que par le prix, mais bon, on aura essayé cette technologie.

Nous reprenons notre chemin et après une montée bien raide nous voici arrivé à Alamo Square Park avec vue sur les fameuses Painted Ladies.



Après la séance photo, nous retournons à notre hôtel et nous dinerons juste à côté au restaurant « Thai Idea Vegetarian » (original, bon et prix raisonnable).

Dimanche 14 juillet : San Fransisco

Réveil matinal à 5h30, le décalage horaire ne nous aura pas épargné, les occupants de l’hôtel non plus. N’ayant pas de fenêtre dans notre chambre, nous enfilons, très confiant, chemisettes et pantacourts. Nous sortons de notre chambre lunette de soleil sur le nez et arrivés sur le seuil de l’hôtel, arrêt net, nous nous regardons, mais où est le soleil ? On ne voyait même pas le toit des immeubles d’en face ! J’avoue que je ne m’attendais pas à ça, la veille il faisait beau mais là, la brume avait envahi tout San Francisco, il commençait même à pleuvoir ! Bon, demi-tour, on retourne dans la chambre, ouvrons les valises et pour Chou, facile, il prévoit toujours comme si on allait au pôle nord mais pour ma part j’ai dû improviser un mélange de style improbable n’ayant pris que des habits d’été, je vous laisse imaginer la superposition… tant pis, le ridicule ne tue pas.

Enfin prêts, nous repartons bien décidés à sillonner à pieds comme prévu cette jolie ville malgré le temps maussade de cette journée.

Nous commençons par un arrêt croissant chez Mr. Holmes Bakehouse pour le petit déjeuner. Après une bonne grimpette, nous traversons Nob Hill puis nous suivons des rails au sol, nous sommes sur le bon chemin !



Nous arrivons ensuite sur Lombard Street que nous descendons afin d’avoir une vue depuis le bas.

Nous continuons notre chemin vers le port et nous croisons enfin les populaires cable car.



Nous longeons ainsi les rails du cable car jusqu’à la station Powel Hyde. Nous continuons jusqu’au port. Un rapide coup d’œil au sous-marin USS Pampanito et au navire USS Jeremiah O’Brian et nous voici au pier 39 où nous faisons la rencontre des quelques courageux lions de mer qui restaient sur les pontons.



J’ignore encore s’ils posaient pour les photos ou si c’était un couple qui venait de se quereller mais cette photo m’a beaucoup fait pensé à Chou et moi après une dispute.



Après avoir fait le tour de tout ce qu’il y avait à voir autour du pier 39, nous décidons de manger sur place une clam chowder (une sorte de soupe de crabe servie dans une petite miche de pain), une découverte originale mais un peu écœurante.





Nous partons ensuite au pier 33 où se situe l’embarcadère pour l’île d’Alcatraz, visite que j’avais réservée sur internet deux mois auparavant (36€ par personne).

Nous embarquons à 13h, 20 minutes de navigation plus tard, nous voici sur l’île.

Nous récupérons nos audioguides et s’en suit une visite de 3h de la prison et de ses extérieurs.

Nous sommes vraiment imprégnés par l’atmosphère qui règne dans cette prison. On s’imagine très bien la vie des prisonniers et des gardiens à travers leurs récits. Si vous aimez ce lieu vous devez regarder le film « l’évadé d’Alcatraz » avec Clint Eastwood !



Cette dernière photo témoigne de l’évasion spectaculaire de trois détenus encore recherchés à ce jour. La visite terminée nous reprenons le ferry et profitons de la vue sur San Francisco qui s’est dégagée pendant l’après-midi.



Pour finir la journée, nous nous dirigeons vers le quartier de Little Italy (qui est vraiment très petit), puis continuons jusqu’au quartier Chinois (nettement plus grand).

Nous faisons un arrêt Shopping à Union Square, dinons dans un restaurant chinois à côté, le « City Chopsticks » (bon, rapide et économique) et revenons prendre un dessert au Cheesecake Factory, hummm !

Lundi 15 juillet : Points de vues de San Fransisco et Tracy

Aujourd’hui nous croisons les doigts pour avoir du beau temps car ce sont les points de vues sur San Francisco et le Golden Gate que nous visons, mais pour ce faire, il faut récupérer la voiture ! En sortant de l’hôtel, agréable surprise, le ciel était bien dégagé, ouf !

Nous faisons un léger détour afin de prendre nos sandwichs pour le midi au « Saigon Sandwich Shop » (vietnamien très correct qui prépare vos sandwichs à la demande, attention aux piments !)

Puis sur la route de la station de métro nous passons devant l’Hôtel de ville, une visite éclair de l’intérieur des lieux s’impose. C’est très joli et cela rappelle la Public Library de New York avec en plus un défilé de couple venant se marier.



Nous prenons le métro jusqu’à la station Daly City, attention, comme dans beaucoup de grandes villes le prix des billets dépend de la destination où vous vous rendez, vous pouvez donc entrer dans le métro avec un billet premier prix mais vous ne pourrez en sortir qu’en régularisant votre ticket à une borne automatique une fois arrivé à destination.

Nous avons ensuite marché jusqu’à l’agence où nous avions réservé le véhicule pour 10H. Aucune attente, on nous prend en charge et on nous accompagne afin d’inspecter le véhicule, un Nissan Rogue, parfait pour nous.

Les valises chargées, nous embarquons pour notre road trip avec un premier arrêt à Twin Peaks avec une vue à 180° sur la ville.

L’arrêt suivant est prévu à Baker Beach où nous en profitons pour pique-niquer et où Chou a pu se tremper les pieds.

Et enfin le dernier point de vue à Crissy Field.

Nous prenons ensuite la route en direction de Tracy, ville étape pour rejoindre le parc de Yosemite.

A proximité de Tracy, j’avais prévu une étape shopping au San Fransisco Premium Outlets qui nous a quand même prix 2h30 (eh oui c’est les vacances, il faut bien ramener des souvenirs !)

Puis une fois à Tracy nous en avons profité pour faire les courses au Walmart pour les petits déjeuners et pique-nique à venir.

Nous mangeons dans un fast food Mexicain du West Valley Mall (que je ne recommanderais pas mais qui a fait plaisir à Chou) puis nous regagnons notre airbnb situé dans une petite banlieue qui m’a beaucoup fait penser à Wisteria Lane dans la série Desperate Housewives.

Bonne période pour la descente du Mékong (climat) English translation pending
by Juheltravel · 2019-11-05 · 14 replies
Hello Un voyageur peut il me préciser les bonnes périodes pour descendre en bateau le Mékong du Nord de la Thaïlande à Luang Prabang? Nous pensons le faire fin janvier /début février.merci
Itinéraire dans les îles de la Polynésie English translation pending
by ChristelDV · 2019-11-02 · 19 replies
Bonjour à tous !

Pour fêter nos 50 ans, un coup de folie nous a pris.... Nous partons (à 2) en Polynésie !!! 😎

Nos billets Paris/Papeete sont déjà achetés. 1300€ le billet avec ATN, j'ai trouvé ça raisonnable par rapport à ce que j'avais pu lire un peu à droite à gauche. Donc je me suis lancée. 3 semaines en août/sept prochain. Que l'année à venir va nous sembler longue...

Notre casse tête maintenant est d'établir notre circuit et c'est là que nous aurions besoin des précieux conseils des connaisseurs.

Nous souhaitons à la fois profiter pleinement de chaque endroit donc prendre notre temps et à la fois en voir un maximum bien sure. Nous sommes donc partis dans l'idée de rester 4 jours sur chaque île.

Est-ce trop pour certaines ? pas assez pour d'autres ?

Voici les îles que nous avons relevées : - Moorea - Raiatea ou Huahine - Bora bora - Maupiti - Rangiroa - Fakarava

Nous ne pensons pas faire Tahiti malheureusement. Il y a tellement d'autres îles qui nous semblent tellement plus belles et plus intéressantes. Nous arriverons donc le soir vers 22h et repartirons au plus tôt dès le lendemain matin.

L'ennui c'est que malgré tout, 4 jours sur 6 îles, ça ne rentre pas dans nos 20 jours....

Devons-nous supprimer une île un peu similaire à une autre (Bora bora/Maupiti ou Rangiroa/Fakarava) ou réduire le temps sur l'une des 6 îles pour les caser toutes mais sans pour autant avoir l'impression de courir avec les temps de transfert ? Car Bora bora & Maupiti ou Rangiroa & Fakarava nous font tellement envie !!!

Si vous avez aussi quelques recommandations quant à l'ordre d'enchaînement des îles, je suis également preneuse... j'ai commencé à regarder les jours & horaires des vols intérieurs et je sais que la tâche va être rude 😠

A noter que nous ne sommes pas des plongeurs, nous n'avons pas nos niveaux, mais adorons le snorkeling bien entendu.

Voilà pour nos premières interrogations 🤪

Je vous remercie par avance pour toutes vos précieuses réponses.
L'archipel des Tuamotu English translation pending
by Vaikeaiti · 2019-10-19 · 22 replies
ANA'A , L'ÎLE FABULEUSE

INTRODUCTION AUX TUAMOTU

Anciennement nommé archipel des Îles Basses, Îles du Grand Océan, Îles Archipélagiennes ou encore Archipel de la Mer Mauvaise, les Pomautu , mot qui signifiait " Îles Soumises " et fut utilisé par la Royauté Tahitienne après la conquête, devinrent définitivement et officiellement les Îles Tuamotu en 1854. L' expression ' Archipel Dangereux ' ne concerne que Ana'a et les atolls environnants sur lesquels Ana'a étendait jadis sa domination. L' archipel est composé de 80 îles environ qui s'étirent sur une longue traînée de 1500 kms de long sur 600 kms de large, du Nord-Ouest au Sud-Est. Dans leur prolongement méridional se trouve le groupe des Gambier ou Mangareva. Au nord, se trouvent 8 îles, au Centre 52, au sud 16. Plusieurs îles sont inhabitées, soit parce qu'elles présentent peu d'interêt ou sont difficiles et dangereuses d'accès, soit parce que les missionnaires les ont vidées de leurs habitants, rapatriés vers des îles plus importantes, afin qu 'il ne reste pas de " poches païennes "- c'était l' expression utilisée - dans cet immense ensemble. Les principales sont Hao, découverte par Bougainville, Hikuera connue pour sa nacre, Takaroa, Ana'a découverte par Cook en 1773, Kaukura, Ahe et Takapoto fameuses pour leurs perles, Fakarava, Rangiroa, le plus vaste atoll de l' archipel. Certains atolls n' ont pas de passe et ne sont alimentés en eau océanique que par les ' hoa ' , des chenaux de faible profondeur qui, en cas de houle importante, font rapidement monter le niveau des lagons. C' est le cas de Ana'a. L' eau potable est souvent un problème récurrent auquel on remédie en consommant l' eau de pluie précieusement récupéré dans des citernes ou de l' eau distillée, l' eau naturelle étant saumâtre. Le climat est chaud et plutôt agréable, avec une saison des pluies irrégulière qui va de novembre à janvier. Les cyclones sont rares. Le dernier, en date de 1983, a ravagé Ana'a. Le précédent datait de 1906. La flore est pauvre, mais moins qu' elle ne l' était jadis. Le cocotier, l' hibiscus, le miro ( ou bois de rose ), et puis un tubercule comme le taro, l' arbre à pain - ou ' uru ', le bananier, le papayer, ont été progressivement introduits, alors que les populations avaient appris à creuser des fosses à culture, rapprochant les plantes de l' humidité latente de la lentille des eaux de précipitations retenues dans le socle corallien, après filtrage naturel de l' eau saumâtre entre pierres plates de corail superposées, l'une servant de bouchon. C 'est à Ana'a que des fosses de grande taille ( 18 à 28 mètres de long ), chacune dédiée à une plante, un tubercule ou un arbre fruitier bien défini - bananier ou papayer ou taro ou hibiscus ont été creusées et entretenues par les esclaves, des captifs saisis sur d' autres îles. Ceux qui ont eu la chance - une fois un accord de paix trouvé entre Tahiti et Ana'a - de rentrer enfin chez eux ont aussi rapporté cette façon de cultiver la terre arable en optimisant les rendements, là où c'était possible bien sur, certains atolls étant très plats et peu fertiles. La faune marine est riche, la faune terrestre est limitée par destruction des habitats originels, en raison de la chasse ( Ex : le Lori de Kühl à Rimatara pour les deux plumes rouges qui surmontent sa queue ) et aussi de l'introduction fatale d' espèces allogènes nocives. Beaucoup d' espèces d'oiseaux très fragiles du genre perruches ou pigeons, endémiques à parfois une seule île, ont été décimées par le rat noir, une véritable plaie.

DE L'USAGE DU COCOTIER

Ana'a est à l' origine de la diffusion du cocotier, ' l'arbre aux cent usages ', dans tout l' archipel. Jadis l'implantation du cocotier était limitée aux alentours de la maison d'habitation pour ensuite, très rapidement, devenir l' arbre de vie, planté à l'infini dans des cocoteraies intensives. Le cocotier est l'un des facteurs ayant contribué à l' influence grandissante de l' île dans la Grande Région aux 17ème et 18ème siècles. Les guerriers de l' atoll avaient l' habitude de planter des cocotiers sur les atolls conquis avant de rentrer chez eux avec leurs captifs, une forme d'expansionnisme et d'impérialisme économique avant la lettre. En 1860, Ana'a exportait déjà 200 tonnes de coprah par an vers Tahiti, alors que, par exemple, Fakarava n' en exportait que 20 tonnes, et Rangiroa 30. A la fin du 19ème siècle, le protectorat français choisit Ana'a pour devenir l'une des toutes premières îles exportatrices de coprah vers Tahiti. On notera que dans l' atoll voisin de Niau, a été bâtie une structure ultra-moderne qui produit directement sur place une huile de coco de qualité supérieure exceptionnelle, vendue à prix élevé sur place, à Tahiti bien sur, et qui commence à s'exporter en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. La fabrication du coprah - ou séchage de la noix de coco - reste l'unique activité économique de l'île de Ana'a, permettant à ses habitants de vivre décemment. Toutes les deux semaines, le coprah stocké dans de petits entrepôts modernes, est transporté par bateau puis raffiné et transformé en huile à Tahiti même. La légende raconte que les guerriers Parata s' entraînaient régulièrement au lancer de javelot - ou ' patia fa ' - mais, à l' époque, ce n' étaient pas des noix de coco que l'on plantait au bout d' un mât, mais les têtes coupées de prisonniers vaincus au combat et ramenés captifs à Ana'a. C 'est sans doute plus qu' une légende car les écrits anciens corroborent cette version des choses. Ils suggèrent même que les Parata se réjouissaient d'entendre chanter le vent dans les crânes desséchés fichés sur de longs mâts... De nos jours, le lancer de javelot est toujours pratiqué à Ana'a, et est l'un des sports pratiqués aussi aux Fêtes de Juillet - ou Heiva I Tahiti - à Papeete, Tahiti. La hauteur du mât est fixée officiellement à 7 mètres à Tahiti. Les Ana'a excellent à ce jeu et remportent généralement les premières places. A Ana'a même, la hauteur des mâts peut atteindre 9 mètres et plus, voire 11 mètres. D' après les écrits anciens, du temps des Parata, la hauteur du mât pouvait atteindre 13 à 15 mètres.

Les Tuamotu furent, semble-t-il, conquises par des immigrants venus des Marquises au 16ème siècle, alors que l' on y introduisait déjà le cocotier. Rapidement placés sous influence des Tahitiens, ils furent soumis par ces derniers avant l' arrivée des Européens. A partir du 17ème siècle, quelques-uns de ces atolls furent découverts par des navigateurs tels Quiros, Lemaire, Schouten - en 1616 - Bougainville en 1768 et Cook en 1769 et 1773. Les rois de Tahiti conquirent Makatea et en firent un lieu de déportation pour des éléments rebelles de leur société; les rois Oton et Pomaré Ier finirent par dominer tout l' archipel. Sous présence française de plus en plus prégnante, les Tuamotu passèrent sous protectorat en 1842 en même temps que Tahiti, la puissance suzeraine, et devinrent dans la foulée colonie française en 1880, au même titre que le reste du territoire.

INTRODUCTION A ANA'A

UN PEU DE GEOGRAPHIE

L' atoll d' Ana'a est situé à 377 kms à l' est de Tahiti, et à 66 kms de Faaite, l' atoll le plus proche. C 'est une île de forme ovale de 28 kms de long et 7 kms de large pour une superficie de 38 km2 environ, ce qui la place comme le second plus grand atoll après Rangiroa. Les terres émergées sont constituées de 11 ' motu ' bordant un lagon de 90 km2. Géologiquement parlant, l' atoll est la crête corallienne d'une énorme montagne volcanique sous-marine de 3500 m de haut environ qui s'est formée il y a environ 60 millions d'années. Cette formation volcanique colossale, c'est l'île de Tahiti / Moorea, soulevée par des éruptions violentes successives qui ont fini par déformer le plancher océanique. Ce phénomène dit de bombement a aussi soulevé les îles avoisinantes de Mataiva et surtout Makatea - surélevée de 110 mètres - et puis Ana'a et Niau ( de 8 à 12 mètres ). L' atoll d' Ana'a fait donc partie de ce petit groupe des îles dites soulevées, car soumises à un certain moment de leur vie géologique à des forces telluriques puissantes. Cette particularité explique la présence de formations de corail fossilisé, de puits profonds et même de grottes, qui, au fil de l' eau et en bateau lors d'excursions, offrent un paysage exceptionnel entre lagon, récif et motu.

A NOTER Selon les traditions anciennes, les puits et cavités étaient des lieux d'accès au Pô, le monde des abysses, le monde des profondeurs ténébreuses et maléfiques, habité par certains dieux, par des créatures fabuleuses et par les morts, les ancêtres disparus. Face à ce monde du dessous, il y avait le monde de la lumière qui lui aussi avait ses dieux. Révérés ou craints, les dieux des deux mondes étaient ceux de la religion ancienne.

Le lagon compte de larges zones ensablées d'un blanc éblouissant et des piscines naturelles aux eaux peu profondes d'une clarté et d'une limpidité exceptionnelles. Vu du ciel, alors que l' avion se rapproche, l'atoll laisse apparaître les couleurs stupéfiantes de son lagon, des dégradés sans fin de bleu, de turquoise et d' un vert clair rappelant le jade. Ce camaïeu de couleurs est du à la faible profondeur du lagon, 5 à 8 mètres au lieu des 15 à 25 mètres - et plus parfois - habituels. Cette particularité naturelle est à l' origine d'un effet de réfraction lumineuse qui a surpris les premiers explorateurs et surprend toujours de nos jours si on vient à Ana'a en bateau. Le lagon vert clair se reflète dans les nuages de basse altitude. ' Te nuku taeroto ' est le nom donné à ce reflet couleur jade permettant de repérer Ana'a à distance uniquement quand il y a un plafond de nuages bas. Ce nuage serait visible par moments à partir de Tautira à Tahiti où on l' appelle " la montagne de Ana'a ". Ce phénomène unique n' existe que pour les atolls de Ana'a et de Niau.

Sur les rivages des ' motu ', au milieu des étendues d'eau, on verra des ' feo ', ces enrochements faits de corail fossilisé, alors que des méga-blocs de ce même corail se retrouvent posés sur le récif même, projetés là lors de convulsions volcaniques passées. Moins soumis que d'autres atolls à la submersion des océans en raison de son altitude plus élevée ( 8 à 12 mètres ), Ana'a a conservé une flore terrestre diversifiée. On y a recensé 55 espèces indigènes et 4 endémiques, dont un arbuste emblématique aux fleurs rouges appelé le ' kôfaiou 'ofai '. Cet atout naturel ainsi que sa superficie supérieure ont été mis à profit pour le développement de formes d'agriculture adaptées - dont les fameuses fosses à culture ou ' maite ' - qui expliquent la puissance et l' influence acquises par l' atoll aux temps pré-chrétiens.

LES GUERRIERS PARATA La société se divisait en plusieurs groupes : celui des esclaves, celui de la population ordinaire qui comptait le plus grand nombre et vivait une vie simple et tranquille, celui des grands prêtres qui formaient une caste supérieure à part et gouvernaient le peuple, celui des chefs- guerriers - ou ' ariki ' - en Pomautu, un groupe singulier qui au départ s'était constitué sous forme de milice pour se retrouver, au fil du temps, telle une armée, sous contrôle étroit des grands prêtres et à leur service. Dès le 17ème siècle, Ana'a imposait sa domination économique mais aussi guerrière et politique sur une grande partie de l' archipel. Les guerriers Parata - du nom donné au requin longimane, dit océanique à ailerons blancs, massif, belliqueux et dangereux - étaient redoutés pour la violence sanguinaire de leurs raids et razzias , en quête permanente d'esclaves sur les rivages d'autres atolls. La légende et la tradition sont ambivalentes en ce qui concerne les Parata : des chants célèbrent leurs exploits, leur témérité, leur courage, leur force physique, mais s'ils étaient audacieux, c'étaient surtout des combattants implacables, cruels et formatés pour la guerre, au sommet de leur forme physique, expérimentés, tacticiens hors pair, capables de construire des pirogues rapides et maniables. Mettant en pratique une expertise militaire exceptionnelle, ils tétanisaient littéralement leurs ennemis lorsque leurs pirogues abordaient les rivages. Ils combattaient toujours deux par deux, dos à dos pour éviter de prendre des coups de lance par derrière, et utilisaient des lances à double pointe d'une terrible efficacité. Naviguant uniquement de nuit et se repérant aux seules étoiles avec l' aide d'un grand prêtre présent à bord de la pirogue principale, ils attaquaient toujours par surprise, à l' aube. Vivant entre eux, ils avaient interdiction de se marier et de procréer, et leurs femmes ou compagnes étaient sacrifiées si elles se retrouvaient enceintes. Et puis surtout, ils étaient cannibales par obligation coutumière, contrairement au reste de la population, ce qui permettait aux grands prêtres de les garder sous influence et au service de leurs ambitions. On peut se demander légitimement pourquoi ils acceptaient aussi facilement un contrôle aussi étroit des grands prêtres : en fait, leurs ancêtres sur Ana'a avaient enfreint un tabou majeur, amenant le maléfice permanent sur leurs têtes et celles de leurs successeurs s'ils osaient un jour contester l' autorité supérieure. C' étaient des mercenaires au service d'une politique belliqueuse initiée par la caste religieuse. Ne pouvant fonder une famille et étant sans descendance, ils recrutaient certains captifs lors de leurs raids- c' était cela ou la mort - pour grossir leurs rangs.

La dernière guerre inter-insulaire eut lieu entre 1800 - peut-être avant dans les années 1790 - et 1820, entre Ana'a d'une part et Rangiroa plus Mataiva, Makatea, Fakarava, Arutua, Kaukura et Makemo. Elle fut terrible et sanglante, incitant une grande partie de la population de tous ces atolls à se cacher ou fuir par la mer et chercher protection auprès du roi Pomaré Ier de Tahiti, agacé par l' expansionnisme militaire de Ana'a. A noter que l' ancêtre originel de la lignée Pomaré des rois de Tahiti venait de Ana'a, ce qui créait un lien de sang compliquant les discussions. Des délégations de guerriers Parata très agressives se succédèrent à Tahiti ( les rencontres formelles se faisant à Tautira dans la presqu'île de Tahiti, , mais aussi à Moorea) , réclamant qu'on leur livre leurs captifs. Le roi Pomaré Ier qui avait accordé sa protection aux habitants de Rangiroa et des autres atolls et l' avait fait savoir, les faisait lanterner et boudait volontiers ces rencontres. Ce fut son successeur Pomaré II à qui revint le privilège de devoir trouver un terrain d'entente pour un accord qui permettait à Ana'a de garder une forme de suzeraineté sur un certain groupe d'atolls des Tuamotu nord, à Tahiti de contrôler un autre groupe d''îles et aux îles précédemment soumises et martyrisées par les Parata de retrouver leurs habitants et de vivre enfin en paix.

Une guerre intestine meurtrière entre guerriers Parata brisa l' équilibre de la société de l' île au moment de choisir entre religion mormone et religion catholique dans les années 1850. Tout s' écroula comme un château de cartes, et l' ancienne société disparut en un rien de temps. Ana'a était prête pour une autre histoire religieuse - avec l' abandon de l' ancienne religion - et politique, cette fois-ci sous protectorat français puis au sein de l' Etablissement des Pays d'Océanie Française.

Beaucoup plus tard, sous l' impulsion de l' administration coloniale, Ana'a devint un centre pour la culture du coprah, ce que l' île est toujours de nos jours. Le prix du coprah - fixé à environ 60 FCP au cours mondial - est subventionné par le Territoire et indirectement par la France, et fixé à 145 FCP le kilo pour la qualité supérieure, 55 FCP pour une qualité moindre, assez haut pour donner envie aux habitants de rester dans leur île ou d'y revenir après un séjour malheureux à Tahiti. En pleine saison, on peut collecter 30 sacs de 25 kgs par jour. On peut facilement calculer un revenu moyen pour un agriculteur actif et dynamique travaillant dans une belle cocoteraie qui reste tout à fait honorable : autour de 150.000 FCP par mois. La coprahculture se pratique toute l' année.

La pêche également est un atout de Ana'a. Près de l' ancien village de Putuahara, sur l'un des plus grands motu de l' atoll, se trouve une vaste zone de mares peu profondes, ancien domaine maritime royal, où l'on pêche le ' pati ' ou poisson-lait aux brillantes écailles ainsi que le ' kiokio ' ou " bone fish " en anglais, espèce communément consommée sur l' atoll. Un ' rahui ' - à savoir une interdiction temporaire de pêche - est imposé tous les ans du moi de mars au mois de mai sur la pêche au ' kiokio ' mais cette interdiction ne concerne pas la pêche à la mouche. La pêche au ' kiokio ' attire de plus en plus de visiteurs du monde entier qui viennent s'essayer à la pêche à la mouche - ou ' fly-fishing ' -, pratiquée depuis l' an 2000 environ, au départ par des visiteurs américains, éblouis par les paysages naturels marins de l' atoll et ses étendues uniques d' eau claire et peu profonde, très poissonneuses. Ana'a, au niveau international, concurrence la sublime île d' Aitutaki aux Cook ou le cap York en Australie, la Jordanie, la Slovénie, l' Alaska et tant d'autres destinations. On pêche aussi à Ana'a le tétrodon, ou ' fugu ' en japonais, pour le manger. Ce poisson se gonfle quand il se sent en danger. Mais surtout, sa consommation est toxique et mortelle si la poche de fiel proche de la région caudale vient à se déchirer. Le poisson devient alors inconsommable. Au Japon, les chefs découpent le poisson devant les clients des restaurants. La découpe à la polynésienne est différente mais les dangers sont les mêmes. Il y a des parcs à poisson privés un peu partout dans île, mais aussi un parc communal, accessible à tous, et où l'on peut venir collecter du poisson pour sa consommation personnelle. Cette mise en commun des ressources d' une île n 'est pas spécifique à Ana'a. Elle existe un peu partout en Polynésie.

L' avifaune de l' atoll est riche et variée, certains oiseaux étant endémiques à toutes les îles, d'autres ayant disparu de certains atolls : rousserolle des Tuamotu - ou ' kotiotio ' -, une sorte de grosse grive au ramage aussi mélodieux que celui du rossignol, fauvette des Tuamotu, chevalier errant ou ' uriri ', un oiseau ressemblant au vanneau européen qui fréquente les plages de sable, de corail et de cailloux ainsi que les récifs et qui, tout menu et passe-partout qu'il soit, ne se reproduit que dans l' hémisphère nord, en Sibérie, en Alaska et dans le Nord du Canada pour venir ensuite, à tire-d'aile, passer l' été austral dans les atolls des Tuamotu. Les jeunes ou premières nichées resteront toute une année sur place après ce long voyage entre les deux hémisphères. Côté lagon, ' hoa ' ou récif, on rencontre le héron blanc et le héron gris, le fou brun, le fou à pieds rouges - les fous nichent souvent dans les anfractuosités des énormes ' feo ' entourés d'eau et proches du récif -, le noddi noir et le noddi brun, la sterne blanche et la sterne huppée, la gygis blanche ou ' kotake '. Il y en a sans doute d'autres encore, Ana'a est une île à l' avifaune riche et diversifiée.

Le principal village d' Ana'a est Tukuhora, peuplé d'environ 500 âmes. Il existe des villages anciens, désormais inhabités depuis le cyclone ravageur de 1983 sur les motu Temarie au nord, Otepipi à l' ouest, Putuahara au sud-ouest, Tematahoa au sud-est, Tekahora au sud. Ces villages ne sont pas complètement désertés car habités pendant de longues semaines à la suite par les coprahculteurs qui y ont construit des cabanons. Par ailleurs, à l' occasion de processions et fêtes religieuses, les habitants de l' atoll se retrouvent dans les églises qui ont résisté au temps et aux cataclysmes naturels au milieu des maisons abandonnées et ont donc été préservées et plus ou moins rénovées. Selon l' Annuaire des Etablissements d'Océanie publié en 1863, l' atoll comptait alors environ 1300 habitants. En 1825, la population avait été estimée à 2500 habitants environ, dont un millier de captifs des deux sexes enlevés dans les atolls voisins et qui retournèrent dans leurs îles d'origine quand le roi Pomaré II signa un traité de paix définitif avec les guerriers d'Ana'a. On tourne donc bon an mal an autour de 1200 habitants originaires de l' atoll jusqu' à la fin du 19ème siècle. Le cyclone ravageur de 1906 fit de tels dégâts sur l' atoll, submergé par des vagues de 15 à 19 mètres, que celui-ci resta exsangue pendant des années sans compter la centaine d'habitants disparus pendant le cyclone. Et puis il y eut les maladies dont la grippe espagnole qui vont décimer une population affaiblie et appauvrie et faire tomber Ana'a dans l' oubli. Le nombre d'habitants qui était tombé à 400 en 1900 est remonté depuis aux alentours de 600 personnes. La population est très majoritairement catholique après avoir été très peu de temps mormone. Les mormons, sentant une partie de la population leur résister et leur échapper, en vinrent même à menacer physiquement des prêtres catholiques et à tuer, dans l'un des districts, un gendarme qui se portait au secours d'un prêtre avec un fusil. Le prêtre blessé à la tête survécut à ses blessures. On chercha longtemps les assassins sans les trouver ; ils s'étaient réfugiés dans une grotte de la pointe sud de l' atoll, et l' affaire remonta jusqu'à Tahiti qui envoya des militaires pour débusquer les coupables. On les trouva enfin et ils furent pendus sans délai sur place. Ce fut la fin de l' évangélisation mormone, d' anciens fidèles décidant de se convertir en masse au catholicisme tandis que d'autres décidèrent de fuir définitivement vers Tahiti. Cet épisode marqua aussi la fin de l' ancienne société pré-chrétienne.

On parle le ' Parata ' ou ' Putahi ' à Anaa. Et aussi le tahitien et le français, langue unitaire.

L' aérodrome - lien essentiel avec l' extérieur et Tahiti- existe depuis 1976.

UN PEU D HISTOIRE

Dans les temps anciens pré-chrétiens, Ana'a s'appelait autrement. Nganaia est l'un de ces anciens noms que l' on a trouvé dans un manuscrit de l' atoll de Manihi. Mais aussi Ngana ou Gana, mot altéré ensuite en Ana'a. Un autre nom, Hae-rangi a aussi pu être utilisé. On passe ensuite à la période européenne.

L' atoll aurait été aperçu pour la première fois par Pedro Fernandes de Queiros en février 1606. Pourtant, c'est Bougainville qui découvre et recense l' atoll en 1768. Cook abordera l' atoll en 1769, en le nommant Chain Island, puis c'est au tour du navigateur espagnol Domingo de Boenechea de visiter l' île en novembre 1772, puis une seconde fois en novembre 1774, en le nommant " Todos Los Santos ". Un autre navigateur espagnol, Jose de Andia y Varela abordera Ana'a également en novembre 1774, mais c'est le capitaine britannique Frederick William Beechey qui note dans son journal de bord le nom d' Ana'a le 1er avril 1837. Les recherches ethno-historiques et archéologiques menées depuis un siècle, ainsi que la tradition révèlent que l' île a connu des heures glorieuses. Au 17ème et au 18ème siècles, son influence sur le reste des Tuamotu fut prédominante. L' état de protection naturelle de l' île - qui ne compte aucune passe en raison du soulèvement géologique et est donc quasiment impossible à envahir - lié à à d' impressionnantes possibilités de production alimentaire, a permis le développement social et culturel d'un groupe cohérent, organisé et dynamique, et très structuré qui s'est imposé sur la grande région avec autorité et audace, mais aussi avec une violence aveugle terrifiante inconnue dans les atolls avoisinants. Aucune chefferie adverse n' était capable de faire face aux féroces guerriers Parata venus pour conquérir, mettre en esclavage et tuer. Au moment du basculement dans l' ère chrétienne et de l' évangélisation, une majorité de grands prêtres et de membres éminents des chefferies décide de fuir Ana'a plutôt que de se convertir. Ils emportent à Hawaii les objets de l' ancien culte, sculptures en bois et pierres sacrées, et aussi leur précieuse connaissance des rites et de l' histoire glorieuse de l'île. A partir de là, on perd leur trace.

C 'est pourquoi l' atoll d' Ana'a doit beaucoup à un ethnologue français, Frédéric Torrente, qui a redécouvert un manuscrit ignoré et qui dormait dans les archives du Bishop Museum de Hawaii et du Peabody Museum de Salem aux Etats-Unis. Ce manuscrit fut écrit par un sage paumotu, Paea-a-Avehe, né à Ana'a en 1889, et descendant d'une longue lignée de chefs et de grands prêtres. Paea consigna par écrit dans la langue natale ancienne l' ensemble des connaissances acquises ou transmises ( en particulier par son oncle, sage et prêtre traditionnel ), un millier de pages - hélas dans le désordre le plus complet - qui furent dument recopiées par le linguiste américain Franck Stimson, auteur du fameux dictionnaire paumotu dans les années 30. Torrente s' est rendu maintes fois à Ana'a pour rencontrer ses habitants. Ils ont ensemble, et avec l' aide des anciens encore en vie et celle, précieuse, de l' Académie Paumotu, redécouvert et traduit les récits mythiques de l' atoll, la religion ancienne, les chants, les odes aux guerriers valeureux, les histoires et traditions d'antan, les techniques d'utilisation des ressources, la cosmogonie. La thèse de doctorat de Torrente intitulée " Buveurs de mers, mangeurs de terres, histoire des guerriers d' Ana'a aux îles Tuamotu ' s'est construite au contact d'érudits locaux de l' association culturelle de l' atoll, Pu Tati Haga no Ganaa. Torrente note que l' île possédait " des sols plus riches et plus variés, de nombreux points d'eau douce et des ressources végétales plus abondantes. Son récif lui ouvrait aussi des potentialités de pêche et de collecte de coquillages plus vastes ". Ce qui " fournit un ensemble d'éclairage inédit sur la cosmogonie, les fondements mythiques de l' organisation sociale, la religion ancienne, les techniques d'exploitation des ressources, les récits mythiques sur les pérégrinations des grands guerriers, des chants louant les prouesses guerrières ou les chefs principaux de l' île et leurs généalogies rattachées à leurs principes cosmogoniques ". Cette thèse de doctorat - en date de 2010 - a permis aux Paumotu, souvent raillés pour leur histoire banale et de second ordre comparée à celle de Tahiti ou des Marquises - et en particulier aux habitants de Ana'a de retrouver la fierté de leurs origines et d'un passé prestigieux d' agriculteurs et de sculpteurs hors pair, de guerriers redoutables et redoutés.

ANA'A AUJOURD'HUI

L' atoll relève le défi de son développement en s'ouvrant à un éco-tourisme durable, adapté au rythme de vie des habitants, en proposant des micro-niches touristiques susceptibles d'attirer des visiteurs passionnés de nature et de culture, hors des sentiers battus. Ana'a a rejoint à titre de projet-pilote le cercle des destinations mondiales convoitées par les amateurs de ' fly-fishing '. Il s'agit de promouvoir l' autonomie de l' île en favorisant la gestion et la valorisation durable des ressources. Un projet original et ambitieux qui implique les élèves de l' école de Tukuhora, sous l' impulsion du directeur Jean-Pierre Beaury.





Il est proposé également, via un financement de l' Union Européenne ( programme BEST ) des formations qualifiantes aux métiers du tourisme au profit de jeunes résidents de l' île.

DETAILS PRATIQUES Le paiement de la pension se fait généralement par virement inter-bancaire avant l' arrivée sur le Territoire et dans l' île. Pas de carte de crédit. Les excursions se règlent cash. il faut donc prévoir de se munir d'argent liquide avant le départ de Tahiti. Dans un distributeur, à l' aéroport, ou en ville à Tahiti. Bureau de change à l' aéroport. Le FCP étant aligné sur l' euro ( 120 FCP pour 1 euro ), aucun problème. Taxe de change, quelle que soit la somme, de 500 FCP, en ce qui concerne l' euro uniquement. Une excursion à la journée est facturée 14000 FCP pour deux personnes ( déjeuner sur un motu inclus ). Pour les îles, prévoir de l' anti-moustiques ainsi qu 'un petit nécessaire de pharmacie contre les coupures sur corail. Egalement des chaussures pour marcher sur le corail, sur les platiers, sur la barrière, chaussures fermées ou sandales en plastique à porter avec de grosses chaussettes. Prévoir aussi de petites chaussettes à mettre dans les palmes. On se retrouve vite avec des ampoules. NB : Pour calmer les démangeaisons dues à des coupures sur corail, on utilise ici du jus de citron vert. A appliquer rapidement après l'incident. L' urine est également très efficace...

NOTRE SEJOUR Du 17 au 24 octobre. Un seul vol Air Tahiti par semaine, le jeudi. Au départ de Tahiti-Faa'a. Un second vol le dimanche est proposé au moment des vacances scolaires de Tahiti, qui permet de raccourcir le séjour à 4 nuitées, du dimanche au jeudi ou 3 nuitées du jeudi au dimanche. Intéressant quand on vient de France et que l'on veut découvrir plusieurs facettes de la Polynésie. Billet acheté sur le site Internet de la compagnie. Compter environ 22 à 25000 FCP pour un billet AR. ( environ 200 euros ). Il y a deux pensions : l'une se trouve dans la partie reconstruite du village principal, entre nouvelle mairie, école primaire et magasin principal. Elle est un peu coincée, et n' a aucune vue sur la mer. Il y fait chaud, le vent du soir n' arrive pas jusque là. A déconseiller donc. Il reste la pension Toku Taiga : Paiement par virement bancaire. Quatre bungalows confortables, propres, calmes en bord de mer, bien ventilés par le petit vent du soir et de la nuit. Peu ou pas de moustiques. Certains bungalows sont équipés de moustiquaires sur lit. Literie et oreillers très propres. Lits confortables et serviettes de douche de qualité. On peut dormir tout ouvert sur le lagon et la plage. Sécurité totale. Excellents petits déjeuners et dîners. On déguste le matin le miel récolté par Joël autour de sa propriété mais aussi sur les motu. Les abeilles prospèrent dans un milieu exceptionnel, butinant uniquement les fleurs indigènes, celle de cocotier, celle de kahaia - ou tafano -, celle de pandanus - ou 'fera ' en tahitien, l' arbre qui donne le tapa - , celle de tamanu - ou ati -, l' arbre tabou que l'on plantait uniquement dans les ' marae ' royaux et qui servait à fabriquer les tiki - et puis celle du miki-miki, un arbuste au bois rouge sombre, résistant à la salinité, que l'on trouve en première ligne le long des atolls et qui a la particularité de fleurir toute l' année. Joël vend son miel à Tahiti et à ses hôtes qui, parait-il, en rapportent jusqu'en France.

Pension chère ( effet d'aubaine réel dans une île comme Ana'a, hors sentiers battus ). Compter entre 25 et 30000 FCP la nuit en demi-pension. ( environ 250 euros ). C' est pourquoi les semaines où il y a deux vols au départ de Tahiti sont intéressantes financièrement: 3 ou 4 nuits maximum. Et en 3 nuits / 4 jours, on a largement le temps de faire la principale excursion et celles que propose Joël à la demi-journée. Connection internet correcte quand il s'agit de rentrer son courrier, un peu lente si on veut télécharger ou envoyer des photos. En fait, cela dépend du moment. Pour la petite histoire, le maire a ' oublié ' de se rendre à une réunion importante - il n' aime pas aller à Tahiti - où il fallait demander à être relié au nouveau câble sous-marin reliant Hawaii à Tahiti via les Marquises et les Tuamotu Nord et Centre. Du coup, Faaite, petit atoll voisin bénéficie d'une connexion Internet rapide, et Ana'a a raté le coche pour un moment ... La population est furieuse, mais le mal est fait !

17 octobre 1er jour. Vol de 4 heures un quart, avec deux escales, la première à Raroia, et l' autre à Makemo. Survol d'une multitude d'atolls, grands, petits, minuscules, beaucoup inhabités. Il fait un temps magnifique, les couleurs sont magnifiées.

















Arrivée vers 13h 30 et réception par notre hôte, Joël Dexter, propriétaire de la pension Anaa Toku Kaiga où nous allons résider une semaine entière. Installation en bungalow face au lagon magnifique, et longue baignade dans une eau claire, plus chaude qu'à Tahiti en ce moment. Beau temps chaud.







Pas de moustiques dans un bungalow confortable, mais il peut y faire chaud les nuits sans vent , au coeur de la saison chaude. Il faut donc ouvrir en grand les portes-fenêtres donnant sur le bord de lagon. Cela implique aussi d' accepter de se réveiller tôt, entre aboiements de chiens dans le lointain, cocoricos avant l' aube, chants de rousserolles dans les arbres entourant le bungalow à l'aube qui pointe, cloches de l' église qui sonnent dès 5 heures du matin, mer qui murmure en permanence sur le sable tout proche, bruits divers d'une île qui s'éveille tôt de toute façon... Il ne faut pas compter faire de grasse matinée dans les îles ! Balade à pied dans le village.



Excellent dîner à 3 + le propriétaire. Un autre visiteur est écossais d'origine, passionné de pêche à la mouche et qui a réservé 6 jours de suite pour s'adonner à son passe-temps favori. Il réside à Singapour et a fait ce long voyage via Auckland et Tahiti uniquement pour assouvir sa passion. Son dernier pays visité est la Papouasie Nouvelle Guinée où l'on pratique aussi cette pêche dans les îles éloignées.

18 octobre

Petit déjeuner et entraînement d' endurance dans le lagon. Nous y sommes seuls. Pas de concentration touristique à craindre à Ana'a... Ensuite nous allons retourner faire une longue balade à pied vers le village nouveau et reconstruit avec mairie surélevée en cas de cyclone, école primaire flambant neuve et magasin. Les gens sont souriants et accueillants, et l' on s'arrête souvent pour échanger. C' est, pour notre plaisir et typiquement la vie des îles et aussi la manière de recevoir les étrangers. Retour au bungalow pour le déjeuner. Début de rédaction de mon carnet de voyage et séjour à Ana'a. Demain est prévue une longue excursion à la journée vers le sud de l' atoll et ses merveilles naturelles. En compagnie justement du directeur de l' école primaire, issu d'une grande famille de l'île, parlant la langue ancienne, ayant travaillé longuement sur l' histoire glorieuse d' Ana'a , ancien ministre aussi du gouvernement territorial, et qui est l'un des initiateurs du programme de valorisation éco-touristique de l'île.

19 octobre Excursion à la journée. Départ à 8 heures et retour vers 17 heures. Nous sommes plusieurs à participer à cette excursion, et deux bateaux sont nécessaires pour transporter tout le monde. Des enseignants de l' atoll voisin de Makemo sont venus voir leurs collègues de l' école primaire d'Ana'a , suite à la mise en place cette rentrée d'une 6ème de transition entre le primaire et le collège ( Les enfants de Ana'a entreront en 5ème au collège de Makemo l' année prochaine ). Nous partons d'abord en direction du motu O' Terekia qui se distingue tout d'abord par son immense platier de corail, partie intégrante d'un ' hoa ' de grande largeur. Il est au sec en général, et il faut une houle puissante en extérieur pour que les chenaux se remplissent et fassent la jonction avec le lagon.









La cocoteraie est également immense. Cette immensité, c'est ce qui surprend au premier abord dans cet atoll ; tout semble hors normes. Dans la cocoteraie, des vestiges archéologiques nombreux, sous forme de petits ' marae ' formés de pierres dressées en cercle ou en rectangle ( comme aux Australes ), la plus haute pierre étant le dossier d'un siège de chef ou de grand prêtre.



Sur le platier se dressent à 3 mètres de hauteur des ' feo ' faits de corail fossilisé et tranchant , dont trois ont la particularité de sonner quand on les frappe avec une pierre. Selon la légende, ce seraient des entités malveillantes échappées du monde ténébreux du Pô qui, après avoir semé la terreur chez les habitants du village tout proche, auraient fini par être maîtrisées, forcées de rentrer dans des trous du sol à l' aube naissante, annonciatrice du pouvoir supérieur de la lumière sur les ténèbres, et enfin changées en pierres pour l' éternité.

Nous retournons ensuite aux bateaux et devons modifier l'itinéraire prévu pour la balade sur le lagon en raison d'un orage qui menace au sud de l' atoll où nous devons aller. Cap donc par le travers vers le motu Temarie et passage dans ce que l'on appelle ici le second lagon. Il se met à pleuvoir un peu au moment où nous arrivons au ' motu ', mais ce n' est rien à côté de ce qui tombe un peu plus loin...! Nous prenons trois gouttes sur la tête, et puis c'est fini. Nous rentrons à l' intérieur du motu pour visiter une église, l' Eglise St Michel, datant de 1880, bâtie par la Congrégation de Jésus, originaire de Plöermel en Bretagne et dont les membres ont aussi construit la cathédrale, et les multiples églises, séminaires et couvents que l' on peut toujours voir aux Gambier. La marque de la congrégation est un coeur rouge surmonté d'une croix, ou un coeur rouge transpercé d'une flèche. Ici, c' est le coeur à la croix qui est sculpté sur le fronton de l' église. L' endroit est infesté de moustiques comme rarement dans les îles, surtout l' entrée de l' église. On est cerné !





On s'enfonce un peu plus vers l' intérieur du motu pour trouver le cimetière qui, pour une fois, ne jouxte pas l' édifice religieux. S' y trouvent deux tombeaux imposants, plus un troisième dont la partie supérieure hors terre a été détruite il y a longtemps suite à une tentative avortée de violation de sépulture, les ossements se trouvant dans la partie souterraine. Il s'agissait sans doute pour le ou les voleur(s), de récupérer la ceinture, le collier de plumes précieux et la parure de tête qui accompagnaient le défunt d'un haut niveau social, chef ou grands prêtre, dans sa tombe. Quelques autres tombes plus récentes dans un coin.

Retour aux bateaux. Le temps s'améliore, il y a du bleu dans le ciel. Nous continuons du même côté, le long d'une longue plage de sable blanc de plusieurs kilomètres vers le motu Ogogo où se trouve ce que l' on appelle ici le tourbillon, ou le ' pito ' ( = nombril ) d' Ana'a, un trou bleu dans le platier où l'eau tourbillonne dans un sens pendant que le courant supérieur venant de l' océan provoque un tourbillon contraire. On peut s'y baigner dans les remous, c'est ce que nous faisons avec masque et tuba. On ne voit pas clairement le fond, mais on devine un tunnel qui relie ce trou à l' océan. Une particularité géologique, peut-être un ancien conduit de lave dont les habitants d'Ana'a pensaient qu'il reliait leur atoll à Fakarava.



Fin de la baignade et retour aux bateaux. Nous filons vers le sud du lagon vers le motu Tematahoa où l'on devine de loin dans le vert des cocotiers, la structure d'une superbe petite église, l' Eglise St Etienne bâtie en 1856, consacrée en 1858 et qui sert de temps en temps pour des offices, lors de fêtes religieuses. C 'est le seul édifice qui demeure du village initial qui existait alors sur cet îlot. Abîmée par le cyclone de 1906, elle a été rénovée dans les années 70. Les collecteurs de coprah et leurs familles viennent s'y mettre à l' ombre et au frais, au calme aussi, et y prier. Son intérieur est plus sophistiqué que celui de l' église St Michel. Pas de moustiques sur ce motu...



Petite histoire : La supervision de la construction originale avait été confiée à un grand prêtre de l' ancienne religion, converti... mais pas totalement convaincu ! A l' insu des missionnaires, peu au fait des anciens rites et coutumes, le grand prêtre s' est permis quelques fantaisies dans la décoration en bois qui orne le mur derrière l' autel et rappelle les lances que maniaient les Parata tandis que les statues de bois - dont la Vierge - tiennent des pierres dans la main, sans parler d'autres détails foncièrement païens dans la sculpture du bois. Bref, une façon de faire le lien entre l' ancien dieu et le nouveau mais sans renier ce qui était et rattachait au passé. Rappelons que la pierre tient une place prépondérante dans les rites anciens; elle est sacrée et chargée de ' mana ' (= puissance ). Elle sert à construire les ' marae ', à faire des outils et des armes. Une fois la visite de l' église terminée, nous nous enfonçons à l' intérieur du motu. Tout de suite, on tombe sur les fameuses fosses à culture, désormais en déshérence, qui permettaient aux habitants de l'île de vivre en autarcie alimentaire, mais étaient creusées et entretenues par des esclaves travaillant sous contrôle des Parata, et, de toute façon, condamnés à être tués et mangés le moment venu. On continue le long d'un sentier vers le récif, côté océan donc, un endroit sauvage et magnifique. Toujours beaucoup de ' feo ', une eau cristalline, des bancs de poissons dont un banc de perroquets constitué d'une centaine d'individus dont un - de couleur orangée vive - qui mène la troupe dans tous les sens, et de gros coquillages - du genre bulot -collés sur le récif au contact de la vague, dont certains d'entre nous vont ramasser une brassée pour le déjeuner à venir. La marée est basse, les bancs de poissons qui tournent dans tous les sens attendent le moment où ils pourront franchir le récif vers l' océan.

Retour par le même chemin et vers le bord de lagon. Et en quelques minutes nous sommes sur le motu Ovana où nous allons déjeuner. Il est 14 heures déjà. Une partie du groupe est venue directement pour préparer le repas, faire griller les poissons, et faire cuire un ' uru '. Repas typique et local : poissons grillé, uru, pain fait à base de germe de coco, corned beef américain - on en trouve absolument partout dans le Pacifique Sud. Eau et bière. Après le repas, repos dans l' eau tiède ou natation dans le chenal. La vie des îles, le week-end, quand il fait beau, . On est au ' district ' ou au ' secteur ', comme l' on dit ici. Les copraculteurs y passent la semaine et sont rejoints par leurs femmes et leurs enfants en fin de semaine. De petites cabanes simples voire sommaires ont été construites en lisière de la cocoteraie et donnant sur la plage et le lagon pour ces séjours en pleine nature. Bien sur, il y a les moustiques, mais certains ' motu ' en sont exempts, alors que d'autres ( peu en fait ) sont infestés. Difficile à comprendre... Quand il y a du vent le soir et la nuit, les moustiques se cachent et n' attaquent pas.

Il est 16 H 30 et donc temps de rentrer. Le lagon est navigable mais dangereux car parsemé de patates de corail entre lesquelles il faut serpenter en permanence. Notre pilote est un expert car il mène son bateau à vive allure. il faut être né sur l' atoll pour en connaître le lagon aussi parfaitement, d'autant qu'il n' y a pas de balises. L' expertise est particulièrement nécessaire quand on se retrouve pris dans un grain violent au milieu du lagon, et sans visibilité.

20 octobre ( dimanche )

Matinée plage et lagon. Nous sommes ici aussi pour nous relaxer. Le plan d'eau devant la pension est superbe. Pas de coraux, aucun danger. L' eau est claire. Et il n' y a personne. Notre ami écossais est parti à la pêche comme tous les matins dès 7 H 30.

On nous a dit que dans l' après-midi, il y aurait une compétition amicale entre jeunes de l' île de lancer de javelot traditionnel. Mais quelqu'un est décédé brutalement ce dimanche matin et la compétition a été annulée au dernier moment. Quand nous passons le long de l' aire derrière l' église dédiée au lancer de javelot, nous y rencontrons seulement un jeune couple. Le mât est dressé et le jeune homme s'entraîne, avec beaucoup de talent. Nous allons apprendre qu' il est le fils du champion reconnu de Ana'a lors de toutes les compétitions passées. Tel père, tel fils donc. Ensuite, nous allons assister aux répétitions du groupe de danse féminin à la salle omnisports flambant neuve construite auprès de l' école primaire. Demain lundi, en soirée , il y a spectacle de danse en costume traditionnel. Nous sommes conviés.

Suivez moi en page 2...
Between Réunion and Nosy Bé
by Jlcro · 2019-10-17 · 62 replies
Saturday, September 28, 2019

On the Orly-Saint-Denis flight, under the pretext that Air France had paired their delicious chicken with mushrooms meal with a little bottle of rum, Dom noticed that some passengers hadn’t even opened theirs. So he bribed a flight attendant to bring him the abandoned mini bottles! Needless to say, the guy slept like a baby!



Sunday, September 29, 2019 Saint-Pierre

A flawless journey (well, except for a minor distraction in the massive Hertz queue that led me to cut in front of a few young couples, who weren’t too happy about it—though I joked with the agent about it: *"It happens!"*). We ended up at Hôtel Le Battant des Lames in Saint-Pierre, a gorgeous combo of an infinity pool and the Indian Ocean. We rushed straight into the pool—after over ten hours of sitting on a plane, it felt *amazing*!



We didn’t waste any time—you know Dom—exploring the city on foot. It’s lovely: the seaside is well-developed, it’s tropical, but with the budget of a wealthy country.



Réunion is also famous for its killer sharks…



A Creole music group was playing at a seaside bar, so we settled in.



Night fell, and with it, swarms of insects suddenly invaded the city!



One of the few signs of the tropics here! Insects, geckos, and cockroaches...



Monday, September 30, 2019

Saint-Pierre



We were disappointed, of course! We could’ve gotten a photo of our *aura* and missed the chance by just a week! In tears, we decided to tackle the island’s most famous site.

Excursion to Piton de la Fournaise. The plan was to head to one of the nearby parking lots and take a relaxed stroll. But it quickly turned into… something else.

First, I realized the built-in GPS operates on a pretty basic algorithm—like the earliest models. If there’s a bumpy road that even the toughest Mitsubishi 4x4 struggles with, a path through a junkyard, or any shortcut to save a few meters, it’ll proudly suggest it. So instead of taking the main road—the royal route to the famous volcano—we ended up on charming little mountain roads…



Visiter Madagascar en self drive et location 4x4 English translation pending
by Max68 · 2019-10-12 · 32 replies
Bonjour,

La question est toute "simple": est-ce une bonne idée de vouloir visiter Madagascar en self drive ?.

Et arrive-t-on à trouver des 4x4 "corrects" à louer ?

Y a-t-il une région plus "sûr" qu'une autre ?, je pensais peut-être la partie sud de l'île.

Le projet serait pour août 2020.

Par avance merci 🙂
Conduire au Guatemala English translation pending
by Momotup · 2019-10-03 · 23 replies
Bonjour Est il si difficile que cela de conduire au Guatemala ; nous sommes 2 couples et nous partirons en janvier 2020 nous avons conduit à Cuba au Mexique et au Costa Rica sans pb Trajets envisagés arrivée avion Guatemala City prendre un shuttle pour Antigua puis panjachel et Lac atitlan et chichitenango puis quetzaltenango et environ huehuetenango dodos Santos et les villages de chancol kebab et acul Peut on continuer vers Coban ou faut il revenir prendre une plus grande route vers Guatemala City mais cela allonge sérieusement les km pour aller à lanquin semuc champ ey puis el remate et Tikal avant de rentrer par Rio dulce et Copan Merci pour vos réponses
Voyage un mois au Laos en novembre English translation pending
by Jp1948 · 2019-09-25 · 18 replies
Bonjour Nous sommes un couple de 70 ans toujours pas fatigué des voyages . Nous allons partir le 1 novembre au Laos pour 1 mois. Comme d'habitude : 1 billet d'avion , 2 guides papier et le reste se décide sur place . Quelques questions : - A l'arrivée à Vientiane quelqu'un peut il me donner une adresse d'un hôtel ou guest housse pas cher ? - A l'aéroport quelle est la meilleure solution pour rejoindre le centre de Vientiane ? Bus , Taxi ... -Habituellement comment est la météo au mois de novembre ? - Le visa coûte moins cher quand on le prend à l'arrivée mais est ce facile et pas trop long pour l'obtenir ? - Si quelqu'un connaissant bien le Laos peut me donner des idées sur les choses les plus intéressantes à voir en 1 mois avec un petit budget je suis preneur .

Par avance merci Jean Pierre
GPS ou tablette pour voyage Russie (Sibérie), Kazakhstan, Mongolie English translation pending
by Pepe42300 · 2019-09-23 · 22 replies
Bonjour à tous,

je prépare un voyage : Russie (Sibérie) Kazakhstan, Mongolie je recherche des conseils pour trouver un GPS ou Tablette pour me guider par la route dans ces pays. Je ne fais pas de tout-terrain je veux juste utiliser les routes qui dans certains coins de ces pays sont plutot des piste. dans l'attente de vos infos, amicalement.
Groenland 2019 English translation pending
by Mlefevre · 2019-09-22 · 40 replies


Bonjour à tous, Le carnet de notre voyage de cet été au Groenland est terminé (ouf!) Bonne lecture! Marie

Pour voir le texte et les photos, cliquez ici

Ça faisait longtemps que j’avais envie de retourner au Groenland après un 1er voyage en famille et en kayak il y a …11 ans.CLIQUEZ ICI

Cette fois nous allons découvrir à pied, en kayak, et en bateaux côtiers toute la côte sud-ouest de ce pays gigantesque (4 fois la France) dont seules les côtes sont habitées (en tout 50000 habitants !) PREPARATIFS : Le parcours prévu était donc le suivant : Vol Copenhague-Narsarsuaq Bateau de Narsarsuaq à Qassiarssuq Trek 5/6 jours jusqu’à Narsaq Bateau de Narsaq à Nanortalik Transfert zodiac de Nanortalik à Klosterdalen Valley dans le Tasermiut Fjord avec le kayak pour 3/4 jours puis retour en zodiac à Nanortalik depuis Tasermiut Camp Bateau de Nanortalik à Qaqortoq Express côtier Sarfaq Ittuk de Qaqortoq à Ilulissat (5 jours/4 nuits) Bde Ilulissat à Qeqertarsuaq sur Disko Island Trek 4/5 jours sur Disko Island Transfert bateau de Disko Island à Ilulissat Avion de retour Ilulissat Copenhague. (en fait la météo en décidera autrement !) Les réservations ont été effectuées fin 2018 pour un voyage en aout 2019. Il m’a fallu composer avec les horaires des bateaux-bus locaux et de l’express côtier pour « optimiser » le voyage. Les sites de Air Greenland, Disko Line et Arctic Umiaq Line m’ont permis de tout réserver en ligne très facilement. J’ai réservé des hébergements en dur environ 1 fois/semaine, histoire de bien nous reposer et de pouvoir faire des lessives. Une fois sur place nous avons sans problème trouvé à nous loger même sans réservation quand nous avons dû modifier le planning, sans doute car nous étions déjà en fin de saison. Le reste du temps nous avons campé. L’organisation de la partie kayak au départ de Nanortalik a été bien plus laborieuse mais finalement tout s’est bien passé. Niels qui s’occupait avec brio de l’Office de Tourisme de Nanortalik a pris sa retraite en février dernier et j’ai finalement sollicité les espagnols de Tasermiut Camp pour nous louer un kayak double et organiser le transfert en zodiac. Il m’a fallu des mois et d’innombrables mails et relances pour y arriver. J’ai eu l’impression que les voyageurs individuels n’étaient pas leur priorité…ça n’a été à peu près finalisé que quelques jours avant le départ…J’avais au départ imaginé partir en kayak de Nanortalik et nous faire récupérer au fond du fjord de Tasermiut mais les distances sont si grandes (et nos muscles si petits !) et la météo si capricieuse dans cette région que j’ai préféré opter pour un transfert en zodiac à l’aller et au retour. Pour les treks, j’ai préparé à l’avance les traces GPS sur wikiloc et les ai téléchargées dans nos 2 smartphones. Sur le site de Blue Ice, on peut télécharger la trace du trek de Qassiarsuq à Narsaq. J’ai ajouté la petite variante vers Tasiusaq.
http://blueice.gl/francais/randonnee-a-pied/qassiarsuk-narsaq/

J’ai sollicité Jacky Simoud de Blue Ice pour transférer nos sacs contenant les affaires inutiles pour le 1er trek (combin’ de kayak, vêtements de rechange, bouffe pour le kayak et le 2ème trek) de Narsarsuaq à Narsaq. Toujours aussi efficace ! On lui a aussi acheté du gaz. Pour le trek sur l’île de Disko, les informations étaient vraiment rares. J’ai tout de même trouvé quelques traces wikiloc dont je me suis inspirée pour réaliser une boucle. J’ai aussi utilisé les cartes papier suivantes : Les cartes de Greenland Tourism au 1/100000 Narsaq, Tasermiut Fjorden-Nanortalik, Ilulissat Les cartes Sagamaps Qaqortoq-Kap Farvel et Qeqertarsuaq Disko. On a téléchargé sur nos 2 smartphones les cartes wikiloc et maps.me. Nous avions une balise PLB et un téléphone satellite. L’un ou l’autre est nécessaire compte-tenu de l’isolement : nous n’avons rencontré personne sur nos 2 treks. Le téléphone nous a permis aussi de caler notre retour en kayak et de rassurer la famille. Dans les régions où nous sommes allés, il n’y a plus d’ours polaires ou alors très exceptionnellement. Les locaux ont toujours des histoires d’ours à raconter dont je ne sais pas si c’est du marketing, un fantasme ou la vérité vraie. Nous n’avons pas pris de précaution particulière. A priori le risque est quasi nul en fin d’été (même s’il se dit qu’un ours aurait été vu à Nanortalik cette année fin juillet…) Le reste de l’équipement est celui que l’on utiliserait en été en altitude dans les Alpes. Il y a eu de petites gelées nocturnes et dans la journée il faisait de 6 à 18°C. Nous avions pris des moustiquaires de tête et du répulsif mais n’avons pas vu le moindre moustique ! Pour optimiser le poids, l’encombrement, et les surprises gustatives, nous avons emmené la bouffe nécessaire pour les treks et la partie kayak (18 kg !) Sinon on trouve très facilement sur place de quoi se nourrir : il y a dans presque tous les villages un petit supermarché où l’on trouve de tout (des produits frais aux fusils et cartouches en passant par le matériel de pêche, la pharmacie ou la déco de la maison). Bien sûr comme presque tout est importé c’est environ 2 fois plus cher que chez nous
Petit retour d'un voyage de presque 3 semaines en Islande English translation pending
by Papatte88 · 2019-09-17 · 27 replies
Bonjour, Il me sera impossible de réaliser un carnet de voyage sur notre périple en Islande, mais je souhaite ici, faire un petit récapitulatif de notre voyage. J’ai eu beaucoup de mal à trouver toutes les informations que j’aurais aimé trouver avant de partir, et j’espère ainsi, pouvoir répondre à certaines interrogations. Voici donc un post regroupant des infos, un peu en vrac, qui peuvent peut-être vous intéresser.

Voyage de 18 jours : du 12 au 29 Août en famille (2 adultes et 2 ados de 14 et 16 ans). Tour classique sur la circulaire + Myvatn + Askja + Landmannalaugar.

Guides utilisés : Guide Rother des randonnées : 16,50€ Une carte ITMB d’Islande waterproof : 11€ (les stations essence y figurent, et cela nous a bien été utile un jour !) Lonely planet surtout pour se documenter sur le pays, l’histoire : 22,50€

Vol : Coût total pour le vol : 1 140€ Nous sommes partis de Bâle-Mulhouse avec Easyjet. Coût : 285€ par personne (avec 3 bagages en soute)

Voiture : Coût total pour la voiture : 3 299€ Loueur : Mycar.is. : Landcruiser version GX récent (20 000 km) et propre. Pas d’agence à l’aéroport mais une navette est venue nous chercher (1 navette par heure) et nous a emmenés au bureau situé dans un hôtel (Eldey Airport Hotel) à 10-15 min de l’aéroport. Il s’agit d’une petite agence locale, très réactive par mail. Aucune mauvaise surprise. Prix pour la location : 2 657€ Carburant : 594€ Diverses dépenses (nettoyage véhicule, péage, parking) : 47€

Assurances incluses dans la location :

· l’assurance au tiers : cette assurance est systématiquement incluse dans le prix de votre location · l’assurance contre les collisions (CDW ou ETC) Elle couvre les dommages excédant les 175 000 ISK. Donc on est responsable des dégâts à hauteur de ce montant · l’assurance contre le vol (TP) : elle diminue la part personnelle en cas de vol · l’assurance anti-gravier (GP) : elle couvre les dégâts infligés aux phares, au pare-brise et au véhicule quand des graviers, pierres ou cailloux sont projetés sur celle-ci par une autre voiture

Assurances non incluses dans la location :

· l’assurance contre le sable et les cendre (SADW) : a prendre si la météo annonce des tempêtes · l’assurance totale contre les collisions (ETDC / SCDW). Elle rabaisse la couverture aux dommages excédant les 75 000 ISK. Elles ne couvrent pas les dommages d’infiltration · A savoir : même avec toutes les assurances, le bas de caisse n’est pas assuré

Attention : certaines cartes premium excluent l’assurance des 4x4. Bien regarder dans vos conditions d’assurance si vous êtes protégés par votre carte ou pas, et sinon, voir l’intérêt de prendre une assurance complémentaire. Pour notre part, la Visa Infinite couvre bien les 4x4 (mais pas les camping-cars).

Méthode utilisée pour construire le circuit : J’ai eu beaucoup de mal à construire ce roadtrip. Les noms des endroits ne sont pas facilement mémorisables, et en plus, il y a des lettres qui ne figurent pas dans notre alphabet et que j’ai eu du mal à « traduire » ! Pour savoir combien de temps passer aux différents endroits, j’ai listé ce que nous avions à y faire, à y voir et les temps de trajet : - Concernant le sens dans lequel faire le roadtrip : nous avons choisi le sens anti-horaires pour 3 raisons : w J’avais espéré qu’il y ait monde de monde à la fin de notre parcours puisque nous y sommes arrivés fin Août : je ne sais pas s’il y en avait moins, mais il y en avait beaucoup, beaucoup plus que ce que je m’étais imaginé. w J’avais lu que le Sud était très spectaculaire, et que commencer le trip par le Sud pouvait rendre le reste du voyage plus fade. w Comme notre voyage se déroulait jusqu’au 29/08, les nuits commençaient à se raccourcir, et ce, plus dans le Nord que dans le Sud.

- Concernant les randos : J’ai retenu les rando du guide Rother figurant dans le Top 11 sauf Skogar – Fimmvörduhals (rando n°1 dans le guide édité en 2018 - trop difficile) et Thingvellir (rando n° 59 – elle m’a parue pas très intéressante selon plusieurs avis trouvés sur Internet). Lorsque le temps (météo et durée) l’a permis, nous en avons fait plus.

- Nous avons sélectionné en famille les activités à réserver, et donc les durées correspondantes. Coût total des activités : 1 302€ * Piscines islandaises classiques (Snaefellsbaer - Akureyri - Egilsstadir - Selfoss) : 84€ * Krauna Geothermal Bath à Reykholt : 88€ * Whale watching à Hjalteyri : 203€ * Myvatn Nature Bath : 95€ * Kayak à Jökursarlon : 262€ * Rando sur Falljökull glacier (durée : 5h30) : 484€ * Musée Lava center à Hvolsvollur : 53€ * Musée Perlan à Reyjkavik : 33€ (mais l’hôtesse s'est trompée lors de la vente des billets, cela aurait dû etre plus onéreux)

- Concernant les cascades : J’ai trouvé différentes listes des (10 ? 15 ?) plus belles et j’ai sélectionnées celles qui étaient sur le parcours. Pour celles qui nécessitaient un détour, j’ai consulté les avis, les photos sur Tripadvisor afin savoir si on jugeait nécessaire de faire le détour ou pas (propre à chacun). Par ailleurs, d’autres proches de lieux où nous allions se sont rajoutées.

- Concernant les hot spots et les piscines : J’ai utilisé les liens suivant pour les sélectionner : hotpoticeland.com/ www.islandenpoche.net/sources.html

- Pour les temps de trajet, j’ai utilisé googlemaps qui s’est avéré fiable SAUF pour les pistes. Pour les pistes, je me suis plutôt fiée aux retours des forumeurs.

- Une fois ce travail finalisé (qui m’a paru long), la trame de notre circuit était bouclée. Il a été aménagé au fil des mois précédant le voyage, au fur et à mesure des infos glanées sur Internet et sur ce forum tellement riche. J’ai alors enfin pu chercher les hébergements.

Hébergement : Coût moyen par nuit : 244€ - Coût total : 4 148€ Nous n’avons pas fait de camping, donc hébergement uniquement en dur : guesthouse, appartement, cabane ou maison.

Nous avons utilisé plusieurs sources pour choisir l’hébergement, sachant qu’aucune n’est complète : Tripadvisor – Googlemaps (possible de trouver des hébergements en faisant une recherche avec nom de l’endroit + hotels) - Hotels.com – Booking - AirBnB - Bungalo.com Une fois l’hébergement choisi, nous avons utilisé ces sites pour effectuer les réservations : hotels.com – booking – AirBnB – en direct (via le site Internet ou le compte Facebook de l’hébergement).

Cela vaut le coup de chercher car le même hébergement est à des tarifs complètement différents d’un site à l’autre.

Dans ce post, je mettrai des courts avis sur les hébergements ou restaurants. Certains de mes avis sont plus détaillés sont sur Tripadvisor, sous le pseudo PatVosges.

Courses alimentaires : Nous avons essentiellement fait nos courses dans des supermarchés discount : Bonus, Kronan et Netto. Il est possible de se ravitailler dans des stations essence, mais le prix y est plus élevé, et le choix très restreint. Attention : bien prévoir où faire ses courses car selon son trip, il est possible de passer 4 jours sans voir l’ombre d’un supermarché. Nous avons fait nos courses dans ces villes : Akranes – Borgarnes – Akureyri – Egilsstadir – Hofn – Selfoss - Hvolsvollur Concernant l’achat de bière, il est possible d’acheter de la bière peu alcoolisée dans les supermarchés. Pour une bière normalement alcoolisée, le mieux est de faire le stock au duty free, à l’arrivée. La bière étant taxée à 30%, cela fait une belle différence de tarif.

GPS utilisés sur place : Nous en avons utilisé plusieurs car certaines destinations étaient introuvables sur Here we go, mais l’étaient sur Waze… l’inverse aussi. Nous avons donc jonglé avec 3 applications. Here We go (télécharger la carte d’Islande au préalable) - Waze – Plan

Applications utilisées sur place : - yr et vedur pour la météo : permet parfois d’adapter le programme du jour suivant selon la météo. - alertes routes : safetravel.is : à regarder chaque jour car les conditions de circulation et de visite évoluent vite, même en été - services urgence : 112 Iceland - XE Currency : pour convertir les isk en € - GPXViewer : permet de charger les traces GPS des randos figurant dans le guide Rother. En page 13 du guide, figurent le nom d’utilisateur et mot de passe qui permet de télécharger ces traces sur le site internet Rother.de. Franchement utile car certaines randos ne sont pas très bien balisées. De plus, le site permet de télécharger un pdf avec les coordonnées GPS des points de départ de toutes les randos. Aide : Ce qui est noté N63.529735 W19.512200 sur le pdf doit être enregistré 63.529735, -19.512200 sur Herewego. Utiliser GPXViewer une fois avoir atteint le point de départ de la rando uniquement.

Divers : Quelques code promo sont disponibles là (notamment pour le Myvatn Bath, le whale watching… ) : issuu.com/...?e=19439808/68155996
L'Indonésie, une si belle mosaïque English translation pending
by Xeta · 2019-08-26 · 206 replies
Disons-le tout de suite, d'entrée de jeu, j'ai été conquise par ce beau pays ... quelle splendeur, quelle beauté, quelles merveilles, quelle diversité, quelles rencontres 🙂

- la splendeur de ses rizières : des rizières plates, des rizières en toile d'araignée, des rizières en terrasse, des rizières en eau, des rizières avec du riz fraîchement planté, des rizières avec les tiges bien hautes et vertes du riz proche de la récolte - la beauté de ses temples : des petits temples au détour d'une rue, des temples imposants, le temple de Borobudur, unique en son genre - les merveilles de ses fonds marins : petits et gros poissons monochromes et multicolores, étoiles de mer rouges, bleues, à gros points noirs, des coraux mous, des coraux durs, des raies mantas, des tortues - la diversité de ses plages : du sable blanc, du sable rose, du sable noir, des galets bleus - les rencontres animalières : des orangs outans, des varans, des chauve-souris, des singes Thomas Leaf, des babouins, les petits et gros poissons

et partout une constante : la gentillesse des Indonésiens que nous avons trouvés si accueillants, souriants, serviables et globalement désintéressés.



Bonjour à tous, bienvenue dans mon carnet sur cette si belle destination.

L'Indonésie, je l'avais initialement envisagée pour nos vacances en famille à la Toussaint 2018 mais pour différentes raisons (dont certaines bassement matérielles 😊), j'avais finalement choisi la Thaïlande qui fut une belle découverte. Ayant de la suite dans les idées et décidant de vaincre cette frustration 😛, je décidais donc de la reprogrammer pour cet été et estimais un budget grâce à l'aide précieuse de Lhorizon. Comme à son habitude, mon mari me donne carte blanche pour organiser. Objectif : contenter petits (deux garçons de 10 et 11 ans) et grands. Pour la première fois, nous décidons de partir un mois.

J'avais déjà collecté quelques informations au printemps 2018 grâce aux conseils des forumeurs et notamment de Lhorizon (décidément 😉), Kartoffel, OldPlatypus et Eiger. Vos carnets de voyage du forum m'ont également été très utiles, surtout pour la préparation de Bali, Java et Sumatra et j'ai ainsi dévoré les récits de Lhorizon, Marati, Muriel 18, Kate, Tokala, Max68 et Sambre01 et quelques autres (désolée si je ne vous nomme pas tous 😊).

L'Indonésie est un vaste archipel dont le choix des îles à visiter, si l'on ne tient pas à visiter Bali, n'est de prime abord pas évident. Certains lieux étaient à mon sens incontournables pour nos vacances : - Florès : énorme envie de découvrir cette île encore aux balbutiements du tourisme - Java : pour certains de ses volcans, le mont Bromo et le Kawah Ijen - Sumatra : pour les orangs outans

Bali était une étape qui nous permettait de rejoindre d'autres îles, par voie aérienne ou maritime. J'ai volontairement restreint la visite de cette belle île en raison de son fort développement touristique. J'ai par conséquent ciblé les endroits pas trop touristiques, même si je n'ai pas pu résister à certains endroits très courus.

Quelques détails logistiques en global avant d'entamer le récit de notre voyage : * billets d'avion : - pour les liaisons internes, j'ai fait des simulations sur de nombreuses combinaisons pour retenir les vols de Garuda et Air Asia qui alliaient un tarif pas trop onéreux et une durée de trajet pas trop longue et sans escales. Les vols internes ont été réservés en mars. - pour le trajet international, les prix des billets d'avion ont conditionné l'ordre de nos visites. Lors de mes réservations en novembre, il était financièrement plus intéressant de voyager à l'aller jusqu'à Bali et de repartir de Malaisie *logements : Habitués à voyager en couple en mode routard sans réservations d'hébergement, nous souhaitions des vacances un peu plus cadrées pour nos enfants, notamment sur les logements qui étaient tous réservés à l'avance. Soit en direct auprès des hébergements, soit sur Booking.com * billets de train Pour nos déplacements sur Java, ils ont été achetés en ligne au mois de juin via le site tiket (très simple d'utilisation) * croisière Komodo Trouvant les prix élevés pour une prestation à réserver depuis la France, je décidais d'attendre notre arrivée à Florès pour trouver un bateau qui nous permette de réaliser une croisière en quatre jours/trois nuits, avec idéalement seulement nous à bord.

J'espère que vous aurez plaisir à lire ce carnet et que ceux qui projettent de se rendre en Indonésie y trouveront des informations utiles 😎

Jour 0 - jeudi 11 juillet

Vol sur China Eastern prévu à 21h20 au départ de Roissy CDG. Nous arrivons au guichet d'embarquement vers 19h et sommes pris en charge immédiatement car il n'y a pas de file d'attente Le personnel reste ébahi devant la taille, et surtout le poids, de nos bagages : 3 sacs à dos en soute pour moins de 30 kg pour nous quatre. Quand on sait que chaque passager avait le droit à un bagage de 23 kg, moi je dis qu'on aurait mérité un surclassement 😇 Décollage ponctuel, hôtesses de l'air charmantes, le vol se déroule sans problème jusqu'à Shanghai.

Jour 1 - vendredi 12 juillet

Arrivée à Shanghai à 14h40, escale de 3h20. Initialement prévu à 18h, l'avion partira finalement avec 45 minutes de retard. Rien de particulier ; nous dormons tant bien que mal. Sauf quand certains se mettent à jacasser fort alors que manifestement, tout le monde dort, toutes les lumières étant éteintes 😠

Jour 3 - samedi 13 juillet

Magie des fuseaux horaires, partis le 11 juillet de France, nous atterrissons 22 heures après, dans la nuit du 12 au 13 juillet. Le retard au décollage n'a pas été résorbé en vol. Nous atterrissons donc à 1h15 du matin au lieu de 00h30 et devons attendre un temps certain (1h15 au bas mot) pour passer l'immigration. La récupération des bagages se fait heureusement rapidement. Le chauffeur réservé via notre hôtel nous attend comme convenu dans le hall de l'aéroport. L'avantage de cette heure tardive est qu'il n'y a pas d'embouteillages. Nous arrivons à l'hôtel peu après 3h00, ravis de pouvoir nous glisser dans des lits bien confortables non sans avoir oublié programmé nos réveils pour 10h15 afin de profiter du petit déjeuner de l'hôtel et découvrir quand même un peu Bali en journée.

Après quelques petites heures de sommeil réparateur, nous émergeons grâce au réveil et à la dépose de notre petit déjeuner sur notre terrasse. Pour cette (demi) nuit et la nuit suivante, nous logeons au Tropical Bali Hotel à Sanur, un hôtel dont la gérance est assurée par un couple de Français, Mathieu et Audrey, depuis plusieurs années. Le cadre est très agréable avec une belle végétation et une piscine. Nous profitons de ce début de matinée au calme avec ce qui sera le meilleur petit dej de toutes nos vacances.

Audrey nous brosse un plan des alentours et nous conseille d'acheter une carte SIM. Nous décidons de nous promener sur la promenade littorale jusqu'à remonter à la station balnéaire de Sanur et réservons via l'intermédiaire de l'hôtel un chauffeur qui nous retrouvera à un carrefour, facilement identifiable grâce à un fast-food avec un M jaune 🙂. Audrey nous prend en photo avec son téléphone afin d'envoyer ensuite notre bouille au chauffeur pour l'aider à nous reconnaître.

C'est parti pour une balade d'un peu plus d'une heure largement entrecoupée comme à notre habitude par de nombreux arrêts photos. Peu de touristes croisés lors de cette balade. Nous verrons surtout des Balinais qui vaquent à leurs occupations diverses et variées, des travaux, la pêche, confection d'offrandes.











Nous échangeons régulièrement des Hello et grands sourires.

Le photographe ...

photographié 🙂



Arrivée à Sanur, bien plus de monde. Nous apercevons les touristes embarquant sur les bateaux rapides en direction notamment de Nusa Lembogan et les Gili.



Nous photographions les bateaux à balancier typiques de cet endroit.



Nous quittons le front de mer pour nous diriger vers le point de rencontre prévu avec le chauffeur. Sur le chemin, nous en profitons pour faire des retraits d'espèces car nous n'avions pas réussi la veille à l'aéroport. Les distributeurs se trouvent dans des petits bâtiments climatisés réservés aux distributeurs. Les distributeurs délivrent soit des coupures de 50 000 roupies (auquel cas le montant maximal de retrait est de 2 500 000 roupies), soit des coupures de 100 000 roupies (retrait max de 3 000 000 roupies). Facilement repérables grâce aux étiquettes apposées sur les DAB. Plusieurs essais sont nécessaires car certains distributeurs nous rendent instantanément notre carte. Mon mari et moi réussissons finalement à opérer un retrait chacun. 15 krp = 1€ (environ)

Nous retrouvons notre chauffeur Komang (coordonnées en MP) et nous partons en direction du Pura Tanah Lot (pura = temple). Dans une petite boutique sur le trajet, nous achetons avec l'aide de notre chauffeur qui parle un anglais excellent une carte SIM de 8 Go pour 97 krp. En route, nous prendrons des photos insolites en Europe mais habituelles en Asie (peut-être pas au Japon, bien que je ne connaisse - pas encore - le pays 😉).





Moi qui apprécie peu les endroits bondés vais être servie au Pura Tanah Lot ! Mais je reste stoïque car je savais qu'il y aurait énormément de monde, l'endroit étant renommé. Une fois garés, il faut passer le long de nombreuses boutiques de souvenirs mais nous ne nous sommes pas sentis harcelés. Notre chauffeur nous indique qu'il nous attendra le temps nécessaire et nous conseille d'en profiter et de ne pas nous presser. Le surnom de Mont St Michel indonésien me semble adapté : le lieu est magnifique, le temple est situé dans la mer. Il y a effectivement beaucoup de monde. Ce temple est l'un des plus vénérés par les Balinais qui sont les seuls à pouvoir y pénétrer. Nous observons d'ailleurs plusieurs personnes et leurs offrandes.







Quelques photos de loin, de près. La marée monte mais nous verrons globalement le Tanah Lot à marée basse.





Le spectacle doit valoir le coup d'œil lorsque le temple est cerné par les flots à marée haute ! Nous assistons au coucher de soleil et décidons de dîner sur place histoire de laisser les voitures repartir un peu. Nasi goreng (riz sauté) pour notre fils cadet, mie goreng (nouilles sautées) pour notre fils aîné et ayam satay (brochettes de poulet servie avec une sauce aux cacahuètes) pour les parents. Le dîner fût bon. Celui des moustiques aussi semble-t-il, nous nous sommes fait dévorer pendant le repas 😠





Retour à l'hôtel, préparation de nos sacs car nous quittons déjà Bali le lendemain en direction de Florès.
Aux aguerris de la Thaïlande vos impressions sur l'évolution du tourisme en 20 ans English translation pending
by Xander45 · 2019-08-22 · 75 replies
Salut !

Je viens de regarder les chiffres du tourisme .Et c'est bien ce que je pensais le nombre de voyageurs/touristes pour la Thailande a explosé .On me dira qu'il y a pas mal de chinois dans le lot.Je me demande si c'est pas comme aller à Noire moutier ou sur la côte d'Azur désormais en pleine été.

Je lis sur le forum que les prix ont explosé .Effet du tourisme de masse ?

Il y a aussi le change 1€ pour 34 baths qui pique.Je suis parti à l'époque des 1€ = 45/50 baths.2005 à 2008 J'ai fais 1 an en tous là bas.

Est ce que vous avez vu une sacrée différence sur la période 2010 jusqu'à maintenant? J'ai l'impression que c'est par tranche...

Avec les reportage tv en Fr, j'ai aussi l'impression que ça a rameuté pas mal de monde. Je suis rentré dans une boutique des jeunes vendeurs parlaient de leurs futurs vacances en Thailande. Il y a 15/20 ans ces jeunes seraient parti sur la côte d'azur , noiremoutier...Alors qu'il y avait des billets pas cher .J'avais payé allé retour 550€ en 2005.

Je pense pas que je retournerai en Thailande car plus le temps que j'avais à 25 ans.Je m'oriente plus vers des endroits ou il y a moins de tourisme de masse, pour l'Asie du Sud Est mais c'est pas au programme pour l'instant.

(Partir en vacances pour retrouver Nanard entrains de se faire gueuler dessus par Ginette .Car Popole commençait à se lever pendant le massage thai. vu à Khao San ou voir Magloire et Momo et mauricette et zoubida "vas y va la baiser c'est toute des putes les thaies!" vu au skytrain etc.Non merci)

Question ouverte quels sont vos ressentis?

J'imagine les gens qui y ont été dans les années 80/90 ça devait vraiment être top.Moi 2005 c'était sympas après j'ai commencé à voir que l'engouement monté.

Après on nous bassine avec la fin du pétrole mais les billets longs trajets sont vraiment pas cher.Je pense que c'est ça aussi qui crame la destination.

chiffres nombres touristes ici

en 2005 : 11 millions 500 000

en 2017: 35 millions 400 000

Ils en attendent 40 millions pour 2019 !

fr.wikipedia.org/...me_en_Tha%C3%AFlande
Récit de 28 jours en Namibie English translation pending
by Thahie · 2019-08-14 · 140 replies
Nous sommes de retour de 28 jours en Namibie. Nous sommes partis à deux 4X4 avec des amis marseillais en majorité en camping. Il faut reconnaître que lorsqu'on prévoit 80 à 90% de pistes, il est toujours très sécurisant de savoir qu'on a un deuxième véhicule en cas de pépin. D'autant plus que, sur certaines pistes, nous n'avons pas croisé énormément de monde. Sur base d'un itinéraire concocté par nos soins, nous sommes passés via la société Namvic pour confirmer que tout tenait la route et pour la location des véhicules ainsi que pour les réservations de camping. Namvic a un contact à Paris, Pascal, ce qui est bien entendu plus simple pour les échanges. Le véhicule était un 4X4 de deuxième catégorie, c'est-à-dire un véhicule qui avait déjà pas mal baroudé. Cela fait sans doute moins "standing" mais le portefeuille s'en porte mieux et finalement il sera aussi poussiéreux et sâle qu'un neuf. La vraie différence est dans l'agencement du coffre. Pour nous, il fallait vider le coffre chaque jour pour accéder au matériel, ou au frigo alors que les nouveaux véhicules sont mieux pensés et donc plus pratiques. Pour le camping, nous disposions de deux tentes sur le toit qui se montaient en 5 minutes et se repliaient en 10 jusqu'à la troisième semaine où, avec la poussière et l'âge les tirettes devenaient difficiles à refermer et les jurons commencaient à fuser. En humidifant les tirettes avec de l'eau ou avec du liquide vaisselle, on vient à bout de se repliage. J'ai été assez étonnée du confort de ces tentes. Pas mal de place, un matelas finalement confortable, oreillers et sacs de couchage fournis. Nous avions un téléphone satellite et un petit GSM avec un peu de forfait afin de pouvoir appeler si nécessaire. Deux roues de secours mais que nous n'utiliserons heureusement pas. Les assurances sont compliquées en Namibie, il n' y a pas grand chose de couvert. Nous étions assurés pour un accident avec un tiers, un animal mais il fallait pouvoir prouver par des photos notre bonne foi, le bris du pare-brise et un pneu, tout le reste était à notre charge. Cela paraît assez complet mais quand on tente de compter le nombre de cailoux qui tapent la voiture, les animaux qui traversent inopinément et l'état de certaines pistes, la prudence est de mise. Aussi si un couvercle de casserole est perdu, et bien il faut payer la casserole soit une vingtaine d'euros, tout doit revenir en l'état sous peine de frais supplémentaires lorsqu'on rend le véhicule. Le véhicule doit être également nettoyé afin que la société puisse aisément vérifier l'état du véhicule, sinon de nouveau c'est facturé. Nous avons de notre côté profité d'un des derniers campings pour donner un coup de chiffon car il y avait un tuyau, ce qui n'est pas forcément possible en lodge. Pour le trajet, nous avons resigné avec Qatar en passant par Doha, Johannesburg puis Windhoek via South Africa Airlines. Namvic nous avait déconseillé de passer par Johannesburg, apparemment connu pour ses problèmes de bagages. Les compagnies aériennes l'ont bien compris car les vols évitant l'Afrique du Sud étaient hors de prix. Pour nous tout s'est bien passé mais nos amis qui voyageaient de Marseile avec Turkish ont eu des soucis avec le dernier vol assuré par Namibian Airlines. Ils ont perdu une journée, bloqués à Johannesburg, et ils ont du courir après leurs bagages. J'ai rencontré pas mal de gens qui avaient un à deux jours de retard sur leur itinéraire à cause de bagages perdus.
Cuba... à la recherche du temps passé English translation pending
by Drocher · 2019-08-12 · 128 replies
4 juillet : Arrivée à La Havane

Partis ce matin de Marseille, nous sommes arrivés à Cuba ce même jour grâce au décalage horaire. A l'aéroport les formalités n'ont pris que 5 minutes. Pour les bagages nous avons patienté une quarantaine de minutes. Sortis de l'aéroport nous voyons notre nom sur une pancarte. C'est bon le taxi commandé auprès de la casa est bien là. Climatisé OUF! il est 22 h une chaleur écrasante pire que notre canicule du départ. Nous sommes plongés dans l'ambiance direct ! une vieille voiture, il fait nuit, je n'ai pas vu la marque. Nous circulons sur des axes peu éclairés et une trentaine de minutes plus tard nous arrivons chez nos hôtes Maria et Javier. Très bonne impression ce couple est charmant. Notre chambre est spacieuse. Climatisation + ventilateur. Une douche avec peu de pression mais ça il faudra que l'on s'y habitue car c'est souvent à Cuba. Nous nous mettons au lit vers 23h00 soit 4h00 du matin à Marseille à J+1. Le sommeil est long a venir mais finira par nous prendre.

Iles Féroé, un bijou dans l'Atlantique Nord English translation pending
by Patver · 2019-07-12 · 91 replies
Nous vous proposons ce carnet de voyage intitulé "Iles Féroé, un bijou dans l'Atlantique Nord".

Pourquoi les Féroé ? Parce qu'elles sont vraiment exceptionnelles : lors d'un voyage en Islande en 2005, notre bateau nous y avait déposés pour une escale de 48 heures. Insuffisant pour une découverte approfondie, mais suffisant pour nous éblouir et nous donner envie d'y revenir. Depuis 14 ans donc, nous en rêvons, cette fois nous allons réalise ce rêve.

Les Féroé quèsaco ? Si vous les cherchez sur une carte, vous aurez du mal à les trouver : c'est un petit archipel de 18 îles, perdu tout là-haut dans l'Atlantique Nord, entre l'Islande et la Norvège, où vivent 50 000 Féroïens. Les Féroé se déclarent "nation indépendante au sein du Royaume de Danemark" : elles jouissent d'une large autonomie depuis 1948.

Qui sommes-nous ? Nous sommes un couple qui se complète bien pour les voyages (lui ingénieur, elle géographe). Nous avons toujours aimé voyager, pour découvrir d'autres nations, d'autres cultures, d'autres paysages. Aujourd'hui retraités, nous avons parcouru à ce jour 65 pays. En outre nous avons une certaine attirance pour les îles (à cause de leur particularité géographique, de la vie spécifique des îliens, ...), ce qui fait que nous avons déjà visité 270 îles sur la planète.

Quel voyage ? Nous aimons voyager en individuels et préparons minutieusement nos circuits. Pour ce retour aux Féroé, nous partons avec notre propre véhicule, une Renault Scénic, et emprunterons le ferry Norröna, seul bateau qui relie le Danemark aux Féroé une fois par semaine, dans une (très) longue traversée de 33 heures (les Féroé sont à 1100 km au large ...). Nous séjournerons une semaine complète chez l'habitant dans la capitale Tórshavn.

Carnet de voyage Nous essaierons chaque soir de raconter nos aventures, de vous faire partager nos émotions, de vous montrer quelques photos, et de vous donner envie de découvrir vous aussi "ces îles de rêve de l'Atlantique Nord" comme les appellent les brochures touristiques.



Jour 1 : De Lille au Danemark Ce matin 12 juillet c'est le départ. Grande excitation, car nous attendions ce moment depuis longtemps. Nous quittons Lille à 7h45, un trajet de 1180 km nous attend pour rejoindre le port d'embarquement au Danemark. Nous traversons la Belgique (Courtrai, Gand, Anvers), puis les Pays-Bas (Breda, Nimègue). Un pique-nique sur l'autoroute près de la frontière allemande. Puis nous traversons l'Allemagne (Osnabrück, Brême, Hambourg, Flensburg). Il est 19h lorsque nous entrons au Danemark, après 800 m de route. Encore quelques kilomètres, puis nous arrivons à l'hôtel que nous avons réservé dans la ville de Kolding. Une bonne nuit réparatrice s'annonce avant le prochain épisode.
Dormir chez les Lolos Noirs sans guide. Incroyable! English translation pending
by TheWildTrip · 2019-07-07 · 47 replies


La tribu des Lolos noirs est une très petite ethnie vivant près de Bao Lac, la tribu ne compte que 4 000 individus et pourtant elle possède sa propre croyance et son propre langage, le nom vient de leurs costumes traditionnels qui sont majoritairement noir. Les Lolos noirs ne descende presque jamais de leur montagne, sauf le jour du marché ethnique, ce qui conduit évidemment à une consanguinité mais ce n’est pas un problème là bas, ils ne restent qu’entre eux.

Avant tout je précise que je ne suis pas passé par un tour opérateur comme les quelques personnes qui ont aussi eu cette expérience; justement j’écris aussi cette article pour vous donner l’astuce pour dormir dans le village. Nomade Aventure propose un tour de 15 Jours dans le Nord dont 4 Chez les Lolos Noirs pour plus de 1800 Euro, c’est une solution cher mais si vous ressentez le besoin d’avoir un guide et d’être entouré ça peut être une solution !

Il existe en fait des homestays "récents" et pas cher dont il est assez dur de trouver une trace sur internet, mais tout ce que vous avez à faire et d’aller au village et demander un « homestay », il faut juste oser. Ensuite je vous conseillerai d’aller passer le bonjour à Chièn et sa famille, je suis sur qu’il vous proposeront de dormir chez eux.

Le village



Il est encore tôt alors je décide de sortir faire un tour dans le village et les alentours; je commence par le lavoir, c’est la rivière irrigué par des bambous, qui est la seule source d’eau du village; tout le monde vient ici pour faire sa lessive ou avec un sceau et le transporte jusque chez eux. Je commence à voir de plus en plus de sourire sur les visages; les gens savent maintenant pourquoi je suis là et ont l’air plus heureux de me voir.





Un peu plus loin se trouve ce que j’appellerai le centre du village; ce n’est que quelques maisons de bois mais l’atmosphère est différente; je pense que ce sont les familles importantes qui vivent là, je ne les ai jamais vus sans leur costumes dans ce coin. En face il y a un terrain pour jouer, autrefois le terrain était une rizière donnant sur les montagnes.



C’est ici que je rencontre un petit bonhomme, qui porte déjà le costume traditionnel.



Puis je rencontre mon futur photographe; qui sera très heureux de jouer avec ma caméra et réussira même à me prendre en photo.





Après avoir joué un peu avec les enfants je continue ma route hors du village; les maisons sont de plus en plus éloigné, mais c’est ici que l’on trouve les rizières, elles sont partout, c’est magnifique.



La famille de Chièn

C’est là que je rencontre une femme, très gentille; je lui demande si je peux prendre une photo, elle est très contente de faire le modèle, puis elle me fait comprendre que je dois la suivre.



Elle m’amène jusqu’à sa maison où attendent son mari, son fils et sa fille. Je discute avec la famille, ils ont l’air très content lorsque je dis que je suis Français (je me fais comprendre); le mari me dit avec un mime que je traduit par dormir et en disant « Michalak »; que Frédéric Michalak aurait dormi ici !

Là j’ai un doute sur le fait d’avoir vraiment compris ou non, ce serai vraiment un grand hasard de tomber sur la même famille, je mets alors dans un coin de ma tête qu’il faut que je regarde le documentaire pour voir si c’est bien ça, et effectivement j’avais bien compris !







Le Monsieur que vous voyez là, c’est « Chièn », le mari; celui qui a effectivement accueilli l’équipe de Rendez vous en terre inconnu.

Bref la famille insiste pour que je mange et m’offre des friandises sucrés qu’ils font ici; je demande comment ils les font, ils me montrent d’énormes jarres, 3 fois plus larges que moi et grandes jusqu’à ma poitrine; débordant de graines, ce sont les provisions qu’ils font toute l’année, en ce moment ce n’est pas la période des récoltes. Elles étaient d’ailleurs toutes succulente ! Vraiment incroyable !



On arrive enfin à discuter un peu grâce au traducteur du téléphone qui me traduit en Vietnamien; et la petite fille parle assez bien Vietnamien, en effet depuis l’émission une école à été construite pas loin du village.

Ils me proposent alors de dormir chez eux; ce à quoi je dois répondre non car je reste à l’homestay à l’entrée du village; mais je leur dit oui pour demain ! Et là il n’y a pas de question d’argent, c’est la seule chose qui me dérangeait dans l’autre famille; c’était d’avoir l’impression d’être un client, chez les Chièn c’est uniquement un échange culturel.

Retour dans l’autre famille

Je rentre donc au homestay, ils ont préparé à manger pour tout le monde; petit aparté…

J’ai mangé beaucoup de choses depuis que je voyage; parfois périmé, ou très mal cuisiné, mais je n’ai jamais mangé quelque chose comme ça !

C’était de la viande avec le gras et la peau (ici on ne gâche rien), la viande avait surement périmée, ils ont dû la refaire cuire, ça a ensuite repérimée, ils l’ont refait cuire… Sinon je ne peut pas expliqué le goût atroce mais je ne fais pas la fine bouche et je mange, le respect avant tout. Et puis je me dit que si il le mange; alors il n’y a aucune raison de ne pas le faire.

Et avec ça je bois le fameux alcool de riz que j’avais déjà bu en Thaïlande et au Laos; mais l’alcool de riz de ce village est vraiment pas bon (je m’excuse); je pense qu’ils le font en fait avec du maïs (selon un local qui me montre du maïs lorsque je lui demande).



J’étais donc coincé dans une spirale infernal entre viande périmée et alcool de maïs vraiment pas bon pour essayé de faire passer; ce qui empirait le goût. Heureusement on me servait parfois du thé que je dont je me délectais comme si c’était un nectar venant directement du paradis.



Direction famille de Chièn ! Le lendemain je me rend chez les Lolos que j’ai rencontré hier ! Petit bémol… La maison est loin et la route est difficilement praticable avec la moto… Tant pis, je tente le coup, je fais comme les locaux je conduis le long des rizières, mais si je fait tomber ma moto je ne la retrouverai plus jamais. Je descends de grandes pentes, je me perd, puis passe sous une maison, une vraie galère de 3h.

Lorsque les locaux de la maison sous laquelle je suis passé pour trouver un chemin, sortent et viennent m’aider, ils m’indiquent le chemin mais en plein élan pour repartir, ils m’invitent à manger et picoler ! Il y a 4 hommes et 4 femmes qui vivent ensemble; les familles ici vivent dans la même maison. Ils sont tous très heureux de m’inviter, bon sur la photo ça ne se voit pas beaucoup; faut dire qu’ils n’ont pas vraiment l’habitude du sourire forcé des photos. En tout cas une famille incroyable ! Et ils sont d’autant plus content lorsque je sort le nom de mon hôte : « Chièn ».



Chez Chièn

Le lendemain matin je pars avec le père promener les bœufs dans la montagne, j’ai vraiment eu l’impression d’être dans un autre monde, plus rien n’a d’importance dans ces moments là





Cet article est un résumé rapide de l'article complet sur : the-wild-trip.fr/...ribu-des-lolo-noirs/
Carnet d'un circuit classique en Namibie de 19 jours: Waterberg, Etosha, Aussicht camp, Twyfelfonte English translation pending
by Jacou0109 · 2019-07-05 · 6 replies
22 mai : Avion de Mulhouse/Bâle à Londres/Heathrow et JohannesburgPour bénéficier d'un tarif compétitif nous n'avons pas économisé notre temps : Bâle-Heathrow : 1h30 de vol mais 7h d'attente puis Heathrow-Johannesburg 10h et10mn de vol en Boeing 787-9 dans des sièges et un espace très contraint mais avec une nourriture plus que correcte, heureuse surprise !

Calao

23 mai : Avion de Johannesburg à Windhoeck Atterrissage à Johannesburg un peu après 6h du matin. Il fait bon dehors et le soleil vient de se lever, les formalités de transit sont vite expédiées. Et c'est reparti pour 4h d'attente. Ici aussi on va tuer le temps à regarder passer les voyageurs de toutes races, de toutes vêtures, des « fantômes » aussi, tout de noir revêtus avec des maris tout en blanc, quel contraste ! Nous visitons les quelques échoppes qui vendent de l'artisanat touristique. On y retrouve les statuettes africaines en bois sculptées, certaines sont petites d’autres sont gigantesques, des tissus aux couleurs caractéristiques (marron, noir, beige) mais le tout à des prix vraiment exagérés. Un peu plus loin, on retrouve les incontournables boutiques du luxe mondial; Gucci, L. Vuiton, Hermès etc. puis c'est le décollage dans un Boeing 737-400 de la Comair sous pavillon B.A. pour 1h45mn de vol jusqu'à Windhoeck. Temps clair, le paysage sous nos yeux est désertique, une savane plate très superficiellement arborée et traversée par de rares pistes rectilignes. L'aéroport de Windhoeck est installé en pleine brousse à 45 km de la ville et n'est pas bien grand. Le représentant de Namvic notre loueur de 4x4 est là et nous emmène directement à son agence située sur la route de WDK. Là nous allons passer 2 heures à écouter toutes les explications relatives à la voiture, les consignes particulières pour rouler sur les pistes, les manœuvres à faire ou à ne pas faire, les contrôles à faire chaque matin (niveaux d'huile et d'eau, écrous de serrage des roues, pression des pneus). Puis c'est au tour de la partie camping avec les explications du montage/démontage des deux tentes de toit, explication du fonctionnement du frigidaire, du réchaud à gaz, du compresseur, du téléphone satellitaire, du mobile, du gps etc. Deux heures n'ont pas été de trop. Et nous voilà maintenant parti pour WDK distant d'environ 15km. La circulation sur la route principale est fluide, et en suivant le GPS que nous avons programmé nous trouvons sans peine notre hôtel, le Chameleon GH. Bel endroit, très propre avec une piscine, des espaces de repos, une grande cuisine ouverte sur une terrasse extérieure. Notre chambre dispose de tout le confort : ventilo, clim, sdb et wc privés, grand lit confortable, bouilloire avec dosettes de café, thé, roibos ! Après avoir pris une bonne douche nous sortons découvrir la capitale. C’est une ville improbable construite sur de petites collines : Le centre est occupé par un quartier moderne avec des tours de verre et acier mais le reste de la ville est assez informe. Des gamins mendiants se précipitent sur nous en implorant de l'argent avec le refrain habituel. Nous avons essayé de repérer des restos à partir du guide LP mais sans succès, finalement nous tombons sur le restaurant « Marmite impériale » à côté du « Zoo Park » en fait c'est le seul que nous ayons trouvé sur notre chemin, il n'est que 19h et la ville est déjà endormie, il n’y a quasiment plus personne dans les rues. Nous nous installons sur une terrasse couverte mais ouverte sur le jardin. Nous choisissons d'une part un steak de springbok et un curry d'agneau, tous les deux plats sont excellents. Nous repartons vers notre hôtel et sommes de nouveau abordés par quelques gamins collants au point qu'un d’eux est en train d'essayer de me faire les poches en me tenant la main pour m' attendrir. Retour au GH, excellente nuit calme et réparatrice.

Waterberg

24 mai : De Windhoeck à Waterberg Levé vers 7h, il fait à peine jour et un soleil rouge apparaît à l'horizon. Nous prenons le petit-déjeuner buffet en libre service, il y a de tout, salé, sucré, céréales, pains, margarine, confiture, jus de fruits, fruits et café ou thé. Nous remballons nos affaires dans le 4x4 et partons d'abord faire le plein car il ne nous reste plus que ¼ et dans ce pays on nous a recommandé de faire le plein dès que possible. Grâce au gps et aussi à mapsme (mieux vaut 2 avis qu'un seul) nous prenons la belle route en direction de Waterberg notre étape du jour. Le soleil luit il fait déjà chaud, la circulation est fluide et régulière. Des panneaux nous indiquent la présence de phacochères, que nous verrons effectivement en nombre au bord de la route mais dès que l'on s'approche d'eux en ralentissant ils fuient vers les clôtures omniprésentes et se glissent par dessous pour se mettre à l'abri. Après quelques 200km nous bifurquons vers l'Est en direction du plateau de Waterberg et bientôt c'est le 1er contact avec les pistes non revêtues. Nous continuons de scruter la savane qui borde la piste de part et d'autres et tout à coup je distingue devant moi à 100 m une girafe bien cachée par un arbre qu'elle est en train de brouter, arrêt photos, nous mitraillons malgré un éclairage moyen et la présence des arbres qui nous cachent deux autre girafes. Nous arrivons au camping de Waterberg, en fait c'est un complexe hôtelier avec lodge, camping, restaurant, piscine. Nous choisissons notre emplacement, il y a très peu de monde et l'espace est grand. Comme nous n'avons pas encore déjeuné nous sortons table et chaises et préparons de quoi faire des sandwiches. Je commence par mettre un paquet de pain sur la table et retourne au 4x4 chercher le reste, mais à peine le dos tourné j'entends un gros bruit et une cavalcade accompagnée de gris gutturaux : la table est vide et un gros babouin est en train de fuir avec le paquet de pain de mie dans la gueule suivi par toute sa meute qui réclame sont dû. Premier avertissement, nous devons nous méfier de ces babouins très rapides et chapardeurs qui zonent dans le camping. Comme nous avons assez de pain, ce vol ne porte pas à conséquence mais on est maintenant sur nos gardes vérifiant que ces singes ne zonent pas trop près de la tente. Après ce déjeuner nous décidons d'aller faire le sentier « mountain walk » qui depuis le camping nous mènera sur les hauteurs du plateau d'où nous devrions jouir d'une belle vue. En montant nous voyons notre première antilope « dik dik», c’est un petit herbivore. Le chemin traverse la forêt puis grimpe dans des éboulis assez pentus et acrobatiques à franchir, nous soufflons tous les deux en montant. En escaladant la dernière pente au niveau de la falaise terminale je me claque ou un tendon, ou un muscle, nerf, ou ligament sous la plante des pieds, c'est assez douloureux mais je peux heureusement continuer à marcher en boitant. En haut le spectacle est magnifique à cette heure, la falaise rougeoie sous le soleil couchant, des oiseaux, dont des rapaces nous survolent. Il se fait tard, presque 18H et nous ne voulons pas redescendre dans le noir d'autant que Pat n'a que ses lunettes de soleil. En redescendant nous tombons sur des damans en train de mâchouiller des herbes, puis un peu plus bas nous verrons des babouins qui doivent nicher au pied de la falaise. Le soir nous déplions nos tentes et déplaçons le 4x4 car les branchages de l'arbre sous lesquels nous sommes placés empêchent l'ouverture des tentes basculantes. Après avoir manœuvré et procédé au dépliage des deux tentes de toit, nous pouvons enfin nous coucher non sans avoir, au préalable, dîné d'une excellente omelette aux lardons. Bonne nuit fraiche et silencieuse, accompagnée par deux énormes zébus qui broutent à deux pas de notre tente.

Etosha : Rhinocéros

25 mai : De Waterberg à Etosha au Namutoni camp Préparation du petit déjeuner mais à peine avons-nous commencé à manger que le gros mâle babouin surgit à une vitesse folle devant nous empoigne notre boite plastique de vivre et s'échappe en courant, je le suis en hurlant pour l’impressionner et en me protégeant d'une chaise pliante, il essaye de m’impressionner lui aussi en montrant ses crocs de belle taille mais il lâche la boite et s’enfuie avec une boite d'allumettes. Finalement deux gardiens armés de bâtons viennent faire le guet pour nous permettre de terminer tranquillement notre petit-déjeuner. De beaux oiseaux au plumage bleu se promènent autour de notre table pour récupérer les miettes tombées à terre. Au réveil nous avons aussi vu un blaireau faire les poubelles du camping. Nous plions tentes et bagages et reprenons la même piste et route qu’hier sur une cinquantaine de km en direction de la ville d’Otjiwarongo. L'entrée de la ville est assez misérable avec sa rangée de cahutes « bidonvillesques » et quelques échoppes, ou plutôt tréteaux de vendeurs de bois sculpté. Nous nous arrêtons au Superspar compléter nos achats, prendre de l'essence et repartir vers le nord. Nous arrivons à Namutoni vers 15h et choisissons l'emplacement n°16 bien abrité avec son braai, sa table ses chaises en béton et son alimentation électrique. Nous déplions nos tentes en 15mn déjeunons de sandwiches puis partons avant la nuit faire un petite boucle des points d’eau les plus proches : Koinachas, Klein Okevi, Groot Okevi. Il n'y a pas beaucoup d'animaux à part deux grands échassiers (outardes de Kori) et quelques herbivores dont nous ne connaissons pas encore les noms ! En revenant nous voyons deux 4x4 arrêtés au bord de la piste, c’est un signe qu’il doit y avoir des animaux, en effet, en regardant bien nous voyons, couchées sous deux arbrisseaux, trois lionnes faisant langoureusement la sieste. Au bout d'un petit moment deux d’entre elles se lèvent et s’éloignent tranquillement vers le nord puis s'arrêtent et se recouchent : quel beau spectacle ! Il se fait tard nous retournons au camping au moment du coucher de soleil vers 18h15. Le temps passe vite entre la préparation du dîner, se doucher, faire la vaisselle, préparer nos sacs pour la nuit et le lendemain, trier les photos etc. La voûte étoilée est magnifique.

26 mai : Etosha partie Est : Trous d’eau du jour : Chudop, Ngobib, Batia, Goas, Noniams, Halali, retour par Nuamses, Springbokfontein, Okerfontein.

Réveil à 6h15, le soleil n'est pas encore levé, il fait plutôt frais et une polaire est bienvenue. Il nous faut ensuite tout boucler, alors que nous revenons dormir ici mais c'est comme ça. À 8H nous sommes prêts à arpenter et découvrir les trésors d 'Etosha nous allons faire une boucle de l' E. vers l'W. en passant par la boucle sud et en revenant par la piste principale au N. Premier arrêt au point d'eau de Chudop. En arrivant c'est assez calme puis progressivement vont arriver des zèbres en grand nombre puis des herbivores de toutes sortes (impalas, gnous, springboks), c’est un spectacle magnifique avec cet éclairage du matin et le bleu du point d'eau, les zèbres se reflétant dans l'eau au moment de s’abreuver. Toute la journée nous allons alterner les points d'eau et voir de nouveaux animaux ! Les herbivores les plus nombreux sont les koudous, les zèbres et les springboks. Les jeunes springboks sont les plus étonnants quand ils sautent, les quatre pattes simultanément en l'air, comme s’ils étaient montés sur des ressorts ! On voit ensuite les beaux oryx avec leurs grandes cornes qui pointent vers le ciel dans la même famille des herbivores le grand koudou est très beau également : Il a les flancs veinés de rayures brun foncé sur un corps brun clair, il a de larges oreille et les mâles portent de magnifiques bois contournés. Retour au camp peu avant le coucher du soleil à 18h30, c'est l'heure où les portes du camp vont fermer pour la nuit. Ce soir on se paie le restaurant du camp : excellent steak d'oryx avec un peu de riz pilaf et quelques rares légumes pour décorer, le tout arrosé d'un excellent verre de vin blanc du coin. Addition 344$ soit 24€ pour deux. La nuit est fraîche et on supporte le sac de couchage et même plus surtout vers le matin.

Trou d'eau de Chudop

27 mai : traversée du parc d'Etosha de Namutoni à Okaukuejo Boucle par Tsumcor, Groot Okevi, Springbkfontein, Riestfontein, Salavadora, Sueda, Homob et Okaukuejo.

On est de plus en plus rapide pour plier les tentes même si c'est une gymnastique fastidieuse de grimper plusieurs fois sur les passages de roue pour replier les tentes vers l’intérieur avant de les coiffer avec les bâches rigides et poussiéreuses. Le plus pénible c’est les crevasses aux doigts à cause de la sècheresse et du froid matinal et comme ils sont très sollicités c’est douloureux ! Nous prenons notre petit-déjeuner puis c'est le départ vers 8h par d'autres pistes et d'autres points d'eau. Le premier arrêt à Tsumcor nous permet de voir des éléphants, le reste de la tournée sera contrasté : presque rien sur les derniers points d'eau, d'ailleurs certains n'ont plus d'eau : c’est le résultat d’une sècheresse catastrophique qui touche le pays depuis le mois de février. A l’un des trous d’eau quelqu’un nous signale que nous avons la demi-porte arrière haute ouverte ! En fait la vis qui bloque le hayon s’est cassée parce que le système d'attaches a été bricolé et n’est pas suffisamment solide pour résister aux secousses importantes de la piste. On essaye une réparation de fortune, pas très rassuré de sortir ne serait-ce qu’une minute de la voiture dans cet environnement sauvage mais ça ne tient pas, on continue notre route le hayon à demi ouvert. Nous raterons de peu un léopard que l'on nous avait signalé au bord de la piste. Installation au camping d’Okaukuejo : c’est un grand complexe avec un grand camping, des appartements, des bungalows du plus simple au plus luxueux, un restaurant, une station d'essence. C’est tellement grand et mal signalisé qu’il m’est arrivé plusieurs fois d’aider des gens qui s’étaient perdus à retrouver leur chemin.

On casse la croûte puis on répare notre hayon arrière, la vis cassée est remplacée grâce à l’amabilité des employés du site qui nous ont dépannés. Puis on repart visiter d'autres points d'eau : on nous a conseillé, le trou d’eau Nebrownii où nous pourrions avec un peu de chance y voir lion et lionne ! Une longue attente commence, des herbivores se succèdent sur le site. A la jumelle il me semble apercevoir très au loin une silhouette rousse qui pourrait bien être celle d’un lion, mais cette silhouette décide de se coucher dans les herbes là-bas au loin et je perds sa trace. Vers 17h30 on voit arriver, visible de loin en terrain découvert une lionne s’avançant tranquillement vers le point d’eau : Tous les autres animaux se sont évaporés ou gardent une distance respectable par rapport au point d’eau. Après avoir bu, la lionne s’éloigne et c’est alors que l’on voit arriver le lion que j’avais repéré tantôt. D’un pas majestueux et assuré il vient boire puis contourne notre parking pour repartir dans une autre direction, c’est magique ! Il se fait tard, les portes du camp vont bientôt se fermer nous repartons et filons vers le camp où nous arrivons juste à l’heure. A la tombée du jour, les chacals rodent, il y en a même un qui a essayé d’ouvrir notre boite en plastique pour en récupérer de la nourriture ! Le site d’Okaukuejo dispose de son propre trou d’eau éclairé la nuit, nous allons donc y faire un tour à la nuit tombée et oh surprise plusieurs rhinocéros s’y sont donnés rendez-vous. Nous allons y assister à un ballet étrange : deux rhinocéros s’affrontent calmement, lentement se défiant corne contre corne mais sans jamais dépasser le stade du jeu, donc sans violence ni brutalité pendant plus d’une demie heure ils vont se renifler, se jauger, se pousser, passer leurs cornes sous la patte arrière du rival pendant que la femelle attend tranquillement un peu plus loin le résultat du match !



28 mai : Autour d'Okaukuejo Boucle : Wolfnes, Okondeka (girafe à l'horizon) Adamax (pas d'eau) Grunewald (bof), Natco et Leeubron. L'après-midi : Gaseb, (rhino peu avant dans la savane), Gemsbokvlakte (grand koudou) Olifantsbad (troupeau d'éléphants), Aus (girafes).

Notre tournée de ce matin n’a pas été très fructueuse, peu ou pas d’animaux, retour au camping pour casser la croûte au camp et en profiter pour faire la lessive, puis nous repartons pour la boucle du Sud –Est visiter les trous d’eau de Gaseb. Deux 4x4 sont arrêtés au bord de la piste, on aperçoit un rhinocéros à 50 m de la piste, un peu plus loin un superbe troupeau d'éléphants s’en va se désaltérer au trou d’eau d’Olifantsbad, le bien nommé ! à Aus un troupeau de koudous et de nouveau un troupeau d'éléphants à coté de la piste, enfin une lionne au bord de la route en revenant vers Okaukuejo. Entre temps notre hayon s'est de nouveau ouvert, la vis est cassée, il faudra trouver une autre solution car la poussière envahit le coffre et tout le matériel est rempli de sable ! Retour au point d'eau éclairé après le coucher du soleil pour voir quelques éléphants s'abreuver et les rhinocéros d'hier soir prêt à en découdre une nouvelle fois.

Etsoha : le roi lion fait son entrée...

29 mai d'Okaukuejo à Aussicht Camp (60km au sud d'Epuwo) Réveil à 6h00 pour démarrer tôt avec une journée avec beaucoup de km. Hier en voulant faire le plein de gasoil à la station d'essence du camping nous avons appris avec stupeur que la pompe diesel était en panne et que notre projet d'aller vers Dolomite camping était compromis par manque de carburant. Ce matin, je suis le premier à descendre de ma tente, je vais ouvrir la voiture, laisse les clefs sur le siège avant et 5 secondes plus tard mon petit sac à dos s'affale tout doucement sur les clés en actionnant la fermeture des portes !!! Nous voilà avec une voiture verrouillée et les clés à l'intérieur. Nous allons tous les deux pendant plus d’une heure nous escrimer avec les tiges métalliques de la tente, pour essayer d'actionner et d'ouvrir le système de verrouillage par la porte conducteur fermée seulement au 1er cran, sans résultat. De guerre lasse je suis allé chercher du renfort du côté des employés africains du camping il ne leur aura pas fallu plus de 10 mn pour venir à bout du problème : C’est ça l’Afrique !!!

Le petit-déjeuner rapidement avalé, il est déjà 9h. Nous partons en direction d'Outjo par une belle route goudronnée, contrôle sanitaire en sortant et paiement du parc d’Etosha : l’employée va, de façon très évidente se mettre dans la poche l'argent destiné au parc !!! A Outjo nous profitons de la ville pour faire le plein de gasoil et refournir nos réserves alimentaires. Nous reprenons une très bonne route asphaltée vers la ville de Kamandjab puis d’Opuwo où nous refaisons le plein de diesel. La ville n'est pas très attrayante, à la station d'essence nous sommes assaillis par des vendeuses de colifichets très insistantes, nous voyons aussi passer des femmes Himbas et Héréros reconnaissables à leurs habits. Nous quittons Opuwo ainsi que la route goudronnée pour emprunter une piste sableuse de bonne qualité mais avec des passages de gués plus ou moins escarpées, mieux vaut bien les anticiper pour éviter d'être fortement secoué sur son siège. Au coucher du soleil vers 18h30 nous quittons la C38 pour prendre la piste vraiment rustique sur 6km qui permet d'accéder à l’Aussicht Camp dans un très beau paysage vallonné et arboré. Marius nous accueille et nous recommande de monter la tente avant la nuit puis de revenir si nous voulons diner chez lui. Nous choisissons un bel espace, nous somme presque seuls, l'autre couple de Français à choisi un emplacement un plus haut invisible du nôtre. Vers 19H nous descendons dîner en bas au restaurant. Ines, la collaboratrice de Marius nous accueille, un peu plus tard alors que nous buvons tranquillement nos bières, un, puis deux puis trois porcs-épics viennent sur la terrasse pour se régaler de polenta préparée par le maître de maison. Nous en verrons au moins une dizaine pendant près d'une heure !! Etonnant

femme Himba

30 mai : Balade dans deux villages Himbas Notre arrêt dans ce camping était motivé par la possibilité d’aller visiter des villages Himbas. Nous avons évidemment beaucoup hésité à franchir le pas, ne voulant pas participer à un zoo humain ! Marius parait sincèrement convaincu de la nécessité de maintenir la culture Himba fortement menacée par les politiques d’assimilation du gouvernement namibien. Il connait bien ces villages Himbas, il est né dans cette région. Il s’est chargé des formalités et cadeaux à leur remettre. Pour faciliter le contact, Pat. a emmené un petit appareil Polaroid pour tirer quelques portraits qu’il pourra offrir et distribuer directement sur place. Vers 9H Marius nous emmène en voiture en direction d’un premier village situé à 20 mn de voiture du camp. Nous sommes accueillis très simplement par quelques femmes Himbas de ce petit hameau composé de quelques cases rondes ou rectangulaires en torchis revêtues de paille ou de tôle ondulée. Les femmes Himbas sont reconnaissables à leurs coiffures très élaborées et à la façon dont elles tressent leurs chevelures. Elles portent de plus des vêtements traditionnels et des bijoux particuliers. Leurs chevilles sont enserrées dans des guêtres métalliques. Enfin et surtout elles s’enduisent le corps d’un emplâtre de couleur ocre, mélange de graisse de vache et de poudre d’ocre.

Le village ne « respire »pas l’abondance mais ce n'est pas la misère même si ça y ressemble vu de notre point de vue occidental. Les Himbas ont l'air très heureux, mangent à leur faim (surtout de la polenta et de la viande, pas ou peu de fruits et légumes). Les gamins, comme toujours sont omniprésents, peureux au début puis très curieux. Les femmes nous souhaitent la bienvenue en nous disant « moro-moro ». Pat a beaucoup de succès avec son polaroid tant auprès des femmes que des enfants. Pendant qu’elles sont occupées à se faire belles pour la photo, j’en profite pour les photographier discrètement. Nous allons ensuite visiter un 2me village un peu plus loin. La doyenne du village est en train de préparer la polenta de la communauté, d’autres femmes travaillent des peaux de cuir pour les assouplir avant de les transformer en jupe traditionnelle. Il y a peu d’hommes adultes, ils s’occupent du bétail la seule richesse des Himbas. Avant de repartir nous allons choisir et acheter quelques objets artisanaux, une façon de remercier les villageois de leur accueil. En conclusion, nous n’avons pas eu l’impression de participer à l’exploitation touristique de ce peuple, nous n’étions que deux touristes avec Marius et la plupart des femmes continuaient à vaquer à leurs occupations sans se préoccuper de notre présence. Marius nous a aussi expliqué la façon dont l’Europe par ses dons contribuait à éradiquer la culture des Himbas, par exemple en leur offrant des WC en tôle ondulé ne correspondant pas à leurs habitudes traditionnelles. Pour fréquenter l’école les enfants Himbas ont l’obligation de se couper les cheveux ce qui est contraire à leur tradition. En voiture, Marius nous confiera sa vision pessimiste du monde actuel, influencée par les prophéties de Daniel et de St-Jean ce qui nous mènera, d’après lui au troisième et ultime conflit mondial. En fin de journée nous irons visiter avec Ines les anciennes mines exploitées par le père de Marius où l’on trouve encore des dioptases et des roches colorées de bleu.

La chef du village Himba

31 mai : D'Aussicht camp à Palmwag Bonne nuit légèrement fraîche. Ce matin les calaos nous ont fait la fête en dansant et criant sur les arbres autour de nous. Nous prenons la piste caillouteuse qui part du camp vers le Sud, elle est un peu plus longue mais en meilleur état que la piste Nord empruntée en arrivant, puis on rejoint la grande piste gravillonnée en bon état qui nous mène vers le sud en direction de Sesfontein. Arrêt à Sesfontein, un minuscule hameau avec une station service où nous refaisons le plein par sécurité, quelques échoppes rudimentaires vendent des pierres précieuses et quelques babioles touristiques. Nous repartons vers la route de Palmwag et admirons au passage le canyon de Khowarib avec ses belles roches rouges. Puis c'est 101km de piste en bon état jusqu'à Palmwag. Arrivés là, nous hésitons entre deux possibilités : nous installer au camping du Palmwag Lodge devant nous où faire encore une 40aine de km pour nous installer dans un autre camping, passer obligatoirement une barrière sanitaire où l'on nous délestera de nos charcuteries et saucisses ! Le choix est vite fait, on choisit la 1re solution et on s'en félicite, le camping est de qualité, avec piscine (très froide) et beaux emplacements avec tout le confort : douche chaude emplacement ombragé avec évier, branchement électrique et prix correct. Les saucisses sauvées du contrôle sanitaire seront délicieuses…

Femme Héréro

On nous a quand même avertis que le camping était environné de bêtes sauvages et qu'il ne saurait être tenu pour responsable si on devait se faire bouffer ou attaquer par un lion, un éléphant ou un rhino !!! On en profite pour faire des lessives, prendre une bonne douche, actualiser nos comptes...

1er Juin : de Palmwag à Madisa camp Levé vers 7H nous traînons un peu pour une fois, puis allons voir le lever de soleil vers 7h45 juste derrière le camping. Puis c'est la routine, petit-déjeuner et rangement. Vers 10h nous passons à la réception pour nous faire expliquer le fonctionnement du téléphone que le loueur nous a prêté et essayons de faire réserver le camping à Sesriem mais samedi ce n'est pas possible ni dimanche d'ailleurs, nous verrons bien d’ici là. Nous quittons ce camping agréable et prenons la route en direction de Twyfelfontein, par une belle piste roulante et large mais évidemment poussiéreuse, comme d'habitude. Nous prenons la direction de Twyfelfontein sans avoir vu ni éléphants déserticoles ni rhinocéros noirs dont c'est le milieu préféré. Le paysage devient de plus en plus désertique avec des arbrisseaux rachitiques et quasiment plus de feuilles ! Si les éléphants doivent brouter ce qui reste il n'y aura bientôt plus rien. A Twyfelfontein nous payons le droit d'entrée et une guide nommée Monalisa (véridique) nous guide sur un itinéraire qui permet de voir de magnifiques peintures rupestres d'animaux comme des lions, des oryx, éléphants, girafes, otaries, autruches... ces gravures pourraient avoir entre 5000 et 6000 ans. Il est 13h30 et l'éclairage est parfait. Nous quittons Twyfelfontein pour revenir sur nos pas et prendre la direction (impasse) qui mène en quelques km vers les orgues basaltiques et la Burnt mountain : si les orgues basaltiques sont impressionnantes nichées dans une gorge de rivière à sec, la burnt mountain fait penser à ce que nous avons déjà tant vu aux Canaries en Italie ou à la Réunion. Nous revenons vers la route principale et prenons la direction de la « petrified forest » à 45 km d'ici. Le paysage semi désertique change, la couleur du sable passe de l’ocre au rouge puis au blanc en fonction des oxydes présents dans le sol. De temps à autres de gros reliefs tabulaires barrent notre horizon ensuite on roule de nouveau dans une plaine plate et monotone puis on aperçoit de grosses boules de roches rouges entassés en forme de chaos. Nous visitons la forêt pétrifiée avec un guide qui nous montre quelques exemplaires relativement jeunes de la fameuse fleur welwitschia et nous arrivons devant un magnifique spécimen de pin pétrifié au large tronc et aux cernes bien visibles plus loin un autre pin à demi enterré mesure 37m de long. Retour au parking où nous reprenons la voiture pour rejoindre notre camp de ce soir distant de 48km encore, sur des pistes relativement roulantes qui traverse de magnifiques amas de grosses boules de roches rouges, bien éclairés en cette fin d'après-midi. Vers 18H nous voilà au Madisa camp, superbement installé devant un amas chaotique de roches rouges, il y a même une piscine mais il est un peu tard pour en profiter, nous montons les tentes, allons faire quelques photos des environs. L'éclairage du soleil couchant est magique sur ce camping. La nuit est tombée et il fait déjà plus frais en raison d'une brise qui balaye notre coin.

Madisa camp

2 juin : De Madisa camp au Spitzkoppe Départ en direction du sud et des Spitzkoppe. Le paysage se désertifie à mesure que nous descendons vers le sud, de vastes espaces plats remplacent de plus en plus les montagnes vues plus haut. Les pistes sont de plus en plus sablonneuses mais restent de belle qualité puisqu'on peut y rouler entre 60 et 80 km/h sauf à certains endroits quand des affleurements rocheux cisaillent la route où à la suite de passages de gués trop profonds dont on ne voit la pente qu’au dernier moment !

En cours de route nous faisons un petit détour pour aller admirer les fresques de la Dame blanche plus connues sous le nom de « White lady ». Il s’agit d’un site mondialement connu par les préhistoriens dont la visite est payante et guidée. On y voit des fresques colorées de plusieurs personnages ainsi que d’animaux, elles dateraient d’il y a environ 2000 ans. C’est très beau et d’une grande finesse.

Nous nous arrêtons ensuite dans la petite ville d’Uis pour faire le plein de gasoil et changer de l’argent. Malheureusement l’ATM de la station essence est vide et il n’y a pas d’alternatives, comme on est dimanche tout est fermé ! La jeune femme que nous avons pris en stop à White Lady nous indique la possibilité de changer de l’argent chez le Chinois aussitôt dit aussitôt fait, nous voilà devant le Chinastore. La jeune femme va taper à la porte cadenassée du magasin et notre Chinois arrive encore tout ensommeillé ! Il nous ouvre la porte et le marchandage commence, il me demande de lui indiquer sur sa machine à calculer quel montant en € je veux changer et à quel cours. A partir de là nous allons, l’un comme l’autre, essayer de réaliser une bonne opération, sachant que pour moi l’essentiel est de repartir avec des $, n’en ayant plus, quitte à les payer un peu plus cher ! Finalement je les obtiens à un cours raisonnable. Nous profitons de cet arrêt pour aller acheter des bières dans un « liquor store » lui aussi cadenassé et hyper-protégé contre toute tentative de vol, étonnant !

Sur la piste on aperçoit de temps en temps des cabanes lépreuses abritant des « échoppes de souvenirs et dès qu’une voiture approche des mioches de 6 à 12 ans se précipitent vers les voitures pour essayer de vendre de petits objets d’artisanat en tôles ou en bois. Certaines échoppes se signalent de loin grâce à des répliques d’animaux en grandeur nature en treillis de fil de fer recouvert de boue séchée. La température doit évoluer entre 20 et 28° au soleil, il y a assez souvent des coups de vents mais dans l'ensemble la température reste supportable. La preuve, quand nous sentons le besoin de mettre la climatisation dans le 4x4 ce n’est jamais pour très longtemps et dès que la température à l’intérieur nous convient on la coupe ! Vers 16 nous arrivons aux Spitzkoppe que nous avons vus venir de loin puisque ce sont les seuls pics à émerger d'une plaine aride et plate. A l'entrée le gardien nous donne un plan et nous explique la topographie, il y a heureusement peu de monde et nous pouvons à loisir choisir notre emplacement, ce sera le n° 6, isolé sans voisin visible mais proche de la fameuse arche que nous allons visiter en 10mn à peine de notre emplacement, la tente montée. Il y a malheureusement un groupe de Brésiliens qui squattent l'arche pour faire des photos et en particulier une fille, la « topmodel » du groupe qui n'arrête pas de prendre des poses avec ou sans chapeau en squattant évidemment l’emplacement central de l’arche !!! Finalement après avoir longtemps attendu nous arriverons à photographier l’arche sans plus personne. Après le coucher du soleil nous allons consacrer un peu de temps à essayer de photographier la voûte étoilée ce qui est plus facile à dire qu’à faire les essais en mode manuel avec une ouverture de 2.8 et une pause de 60 secondes seront les plus convaincants, mais pas extraordinaires non plus !

orgues basaltiques

3 Juin : de Spitzkoppe à Swakopmund Levé vers 7h, nous partons vers l'arche pour contempler le lever de soleil, nous sommes en avance et il n'y a encore personne, les campeurs vont arriver au moment où le soleil fait son apparition vers 8h. Les montagnes environnantes se teintent dune belle couleur orangée. Nous quittons le camp et prenons la route vers Henties Baai par une belle piste sablonneuse bien roulante, on ne rencontrera que quelques rares voitures sur 100km. A Henties nous voilà au bord de l'océan et la brume fait son apparition, la température chute brutalement et l'humidité nous enveloppe, nous nous arrêtons au bord de la mer à côté de familles venues pêcher dans l'océan, le vent est froid et nous remontons vite fait dans notre voiture. Encore 60 km et nous voilà à Swakopmund. Grâce au GPS de mon mobile je repère facilement le Tiger reef camping où nous pensons nous arrêter. C'est un super camping ultra propre avec des sanitaires nickel et des emplacements tout confort avec électricité, table et bancs, auvent et braai. Nous repartons tout de suite en voiture pour aller faire des courses au Superspar, n'ayant plus grand chose dans notre garde manger, n'ayant pas pu hier dimanche faire des courses. Nous allons ensuite changer de l'argent liquide faire quelques magasins et passer à l'O.T. nous renseigner sur les différents tours à Sandwich Harbour un peu plus loin nous achetons quelques vis pour réparer les fermetures du 4x4 toujours douteuses. Swak. est une ville improbable : le centre commercial est bien achalandé, on y trouve de nombreux magasins de souvenirs avec des articles de belle qualité, des bars et restaurants, des hôtels, des supermarchés et des banques. Les maisons sont soit de style traditionnel allemand du début du siècle très colorées ou d'un style international assez bâtard. Pour se prémunir de vols les magasins sont fermés par des grilles cadenassées et il faut sonner pour qu'on vous ouvre. Il fait relativement frais et le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Le soir nous ressortons pour aller diner, il est 19h il fait nuit noire et il n'y a quasiment plus personne dans les rues. La brume s'est levé, un vent froid souffle on se croirait au bord de la Baltique, tout à fait raccord avec le style des maisons. Nous mettons 15mn à pied pour rejoindre notre restaurant, le Fish Deli, conseillé par l‘employée de l'OT, c’est un sympathique petit restaurant spécialisé en poissons et fruits de mer : excellent

Spitzkoppe : l'arche

4 Juin : Tour organisé autour de Walvis Bay, (Pelican Point et Sandwich Harbour)

Vers 7h le gardien du camping nous appelle pour rejoindre la réception où nous attend le taxi qui va nous emmener pour un tour organisé d’une journée autour de Walvis Bay. Dans le minibus sont déjà installés quelques touristes Chinois. Il nous faut 45 mn pour rejoindre la ville de Walvis Bay : la ville se divise en plusieurs secteurs, ici ils disent « location », celui de toutes petites maisons alignées sur des rues de terre battue semblent réservées aux «indigènes», plus loin se trouve le port et la zone industrielle et plus loin encore près de la plage la ville touristique balnéaire avec de belles villas alignées le long de la promenade maritime. Là au waterfront nous rejoignons un groupe d'une quinzaine de Chinois et embarquons dans un catamaran qui va nous emmener jusqu'à Pelican Point où nous verrons non pas des pélicans mais des milliers de phoques à fourrures, espèce très commune ici. Certains s'amusent à monter sur le catamaran attirés par la distribution de poissons organisée par l’équipage. A un autre moment ce sont des pélicans qui viendront quémander leur pitance à la grande joie des Chinois qui mitraillent et mitrailleront d’ailleurs durant toute la journée ! Le temps est assez gris et pour la photo ce n'est pas terrible vers 11h on nous propose un excellent déjeuner à base d'huîtres, de nems, de beignets de poissons, de porc ou de poulet en boisson il y a du vin mousseux et de la bière. Retour au port en fin de matinée. Nous embarquons ensuite dans des 4x4 en direction des marais salants, propriété d’une grosse entreprise qui fournit à l'Afrique du Sud 90% de ses besoins en sel. Nous traversons ensuite une zone de marécages et de petites dunes puis nous longeons la mer en empruntant la plage de sable. Certains passages entre mer et dunes ont juste la largeur de la voiture et seront impraticables dans 1h. Durant l'après-midi nous allons sillonner en 4x4 les dunes de Sandwich Harbour, roulant sur des pistes assez acrobatiques avec de forte pentes tant en montée qu'en descente. Jared notre sympathique chauffeur s'en tire très bien même s’il s'est ensablé une fois. Avant de retourner à Walvis bay nous prenons une dernière collation avec du vin pétillant rosé d'Afrique du sud. Retour à Walvis vers 18h et à Swk. vers 19H. Grâce au sympathique et aimable gérant du camping, qui a bien voulu téléphoner pour nous à Seseriem, nous avons un emplacement réservé pour deux nuits au camping, ça nous rassure car il est souvent complet étant le plus proche des fameuses dunes de Sossusvlei. La brume a de nouveau tout recouvert, il fait humide et froid

Sandwich Harbour

5 Juin : De Swakopmund à Sesriem camp.

Nous quittons Swak. Peu après le lever du soleil et prenons la route très chargée à cette heure (c’est bien la 1ère fois !) jusqu'à Walvis où nous refaisons le plein de gasoil, puis nous prenons la route C 14 et au bout d'à peine 10km le soleil revient en force, finit les brumes de la côte, nous allons rouler ainsi dans un quasi désert assez monotone puis avec un relief plus accentué au moment de passer le beau canyon de Kuiseb. Arrêt à Solitaire, un hameau avec quelques maisons, une boulangerie réputée et des carcasses de vieilles bagnoles, tout pour plaire au touriste en mal d'exotisme. C’est l’endroit idéal pour s’arrêter à l’ombre d’une terrasse et manger quelques viennoiseries typiquement germaniques (bien que Vienne soit autrichienne !) Nous arrivons à Sesriem dans l'après-midi : A l'entrée du campsite on nous donne le n° 111 qu'il faudra indiquer à la réception du camping, là on paye l'entrée du parc puis les deux nuits (chères) de camping et on nous attribue la place n° 10, les espaces sont plutôt étroits et l'ombre rare, mais il y a de l'électricité, des douches, des wc et même une piscine. Mais le gros avantage du camping est d’être dans le parc et de bénéficier de l’ouverture de la barrière dès 6h30 et non 7h15 pour les gens venant de l’extérieur. Comme il n'est pas trop tard nous allons découvrir la dune Elim distante de quelques km du camping. Pour y accéder on prend la route bitumée vers Sossusvlei et on tourne au bout de 1km à droite sur une piste qui s'arrête au pied de la dune. On monte dans le sable, c'est un peu fatigant car on monte de deux marches et on redescend d’une. On est pas les seuls à avoir eu cette idée et on rejoint un groupe de Francais sur le sommet de la dune. Le coucher de soleil n’est pas extraordinaire mais on bénéficie d’une belle vue sur la plaine et le village de Sesriem.

Sossusvlei

6 Juin : Balade à Sossusvlei et environs

Réveil matinal el pleine nuit à 5h en même temps que la plupart des campeurs. Manœuvre habituelle et à 6h30 pile on passe la barrière et pour s’engager sur une belle route goudronnée en direction de Sossusvlei. Au parking à la fin de la route goudronnée on dégonfle nos pneus passant de 1.9 à 1.4 bar et, après avoir enclenché les 4 roues motrices en régime « low gear » c’est parti pour les 5 km de piste sablonneuse qui nous séparent du parking terminal des dunes de Big Daddy et Big Mama. Si dans certains passages je sens les roues patinées dans l’ensemble ça passe plutôt bien. A cette heure matinale l'éclairage est magnifique : nous descendons de voiture et partons vers Big Daddy et Dead vlei, malheureusement un groupe important de Chinois, discrets comme d'habitude empruntent le même chemin que nous. Arrivés vers Dead vlei nous préférons bifurquer à droite et grimpons sur une petite dune qui nous ramène vers Hiddenvlei ou par bonheur il n'y a personne ! Comme quoi hidden voulant dire « caché » les Chinois ne l’ont pas vu ! Nous en profitons photographiant tranquillement le décor superbe de ce petit salar émaillé d'arbres morts et desséchés puis rejoignons Dead vlei où quelques Chinoises ont improvisé un ballet dansé assez ridicule devant les nombreux objectifs braqués par leurs compatriotes !!! Nous grimpons ensuite vers la première partie de Big daddy pour faire quelques photos et nous redescendons vers le parking où quelques oryx se sont rapprochés des toilettes. Retour au camping pour déjeuner, faire des lessives et se reposer. Vers 16h30 nous reprenons le 4x4 et refaisons la route vers la dune 45 (à 45km de Sesriem), le paysage est toujours aussi magnifique et nous nous arrêtons plusieurs fois pour faire des photos. Arrivés à la dune 45 nous décidons de la gravir, en compagnie d'autres Chinois plus discrets, pour faire quelques photos en profitant de ce bel éclairage de fin de journée.

Sossusvlei

7 Juin : de Sesriem à Naukluft National Park levé vers 7H nous faisons le plein et partons voir le canyon de Sesriem à 4km du camping accessible par une piste parallèle à la grande piste. Au début nous empruntons le sentier qui domine la gorge et offre de beaux points de vue sur celle-ci, puis ayant repéré le sentier qui descend vers le fond de la gorge je le suis et me retrouve au fond de la gorge et c'est magnifique : quand on arrive sur le sentier sablonneux, en fait il s’agit du lit de la rivière on peut prendre à gauche et alors on s'enfile dans la partie la plus étroite et la plus sombre de la gorge, c'est très impressionnant et très beau car seul la partie haute de la gorge est illuminée. Si on part à droite à partir du chemin d'accès on s’achemine vers la partie la plus large et la plus ensoleillée, c'est moins impressionnant mais tout aussi agréable. Nous reprenons la voiture et partons en direction du parc de Naukluft où nous pensons passer la nuit. Il y a environ 150 km sur des pistes acceptables, vers midi la conduite est toujours plus délicate car avec le soleil au zénith on ne voit plus les pièges de la route comme les nids de poule et la tôle ondulée. Nous arrivons au Naukluft campsite vers 14h, nous prenons notre casse-croûte surveillant de l'œil les babouins qui nous guettent mais de loin, ils sont nettement moins agressifs qu'à Waterberg ! Le déjeuner terminé nous décidons de faire un bout de la ballade Waterkluft trail de 17km en partant du bout du camping vers les emplacements 6 et 7 : C'est une belle balade qui longe une petite gorge et qui est parsemée de petits points d'eau où viennent s'abreuver les bêtes nombreuses à voir les quantités de crottins qui jonchent le sol. Nous continuons jusqu'au croisement avec une autre piste au bout d'une heure et revenons sur nos pas. Douche glacée, dommage, ce camping se révèle être d’un mauvais rapport qualité/prix car on a quand même payé 500$ la nuit (sans électricité) alors que dans d'autres campings nettement mieux équipés on ne payait que 360$.

Naukluft N. Park

8 Juin : De Naukluft N.P. À Hartdap Lake Nuit très fraîche, le matin nous avons l'onglée en repliant les tentes, nos mains et nos doigts sont gelés, j'estime la température entre 3 et 7° ! Nous replions nos affaires et quittons le camping pour prendre la piste qui mène 4km plus loin au début de l’« Olive trail » une randonnée de 10/11km à faire en 4/5h. Il est 8h45 quand nous démarrons sous un soleil encore timide et un bel éclairage, le chemin bien balisé avec des marques de pied blanc monte doucement à travers une steppe arborée comptant entre autres des oliviers sauvages et cet arbre original, qu’est le kokerboom. Le chemin commence ensuite à grimper vers le haut de la montagne, un bruit d'éboulement rocheux m'alerte, un troupeau de zèbres dérangés par notre arrivée fuient en grimpant sur le versant opposé. Le chemin ensuite va suivre une gorge de plus en plus resserrée avec de la roche d'une couleur rouge et de temps à autres des plaques d'ardoise noire et des schistes. Il faut être attentif pour repérer les marques pas toujours bien visibles et on a, à plusieurs reprises dû revenir sur nos pas ou consulter le GPS pour retrouver la piste. Certains passages de verrous glaciaires sont assez acrobatiques mais le pompon reste une falaise à franchir dominant un gros trou rempli d'eau et à laquelle on se tient d'abord dans le vide sur une minuscule corniche puis en se tenant à une chaîne, le vide sous les pieds et peu de surplomb où poser les pieds !!! Finalement en surmontant son appréhension on y arrive sans trop de problèmes, il y aura encore quelques passages scabreux puis le sentier se confond avec la piste 4x4 et on se retrouve au parking peu de temps après être sorti de la gorge il nous a fallu 4h15mn pour faire la balade, arrêt photos et pique-nique compris. C’est bien fatigués que nous prenons la longue route vers Mariental. Environ 140 km de piste correcte jusqu'à Maltahöhe où nous faisons le plein. Une route goudronnée en bel état nous mène jusqu'à Mariental distant de 110km. La ville de Mariental n'a rien pour séduire le touriste, pas de centre ville mais des rues poussiéreuses, des gamins qui vous assaillent dès que vous vous arrêtez sur un parking pour faire des courses. Nous continuons encore 15km jusqu'au Resort du lac de Hardap. Nous nous inscrivons à la réception, payons nos droits d’entrée et nos 2 nuits puis allons choisir un emplacement : il y a le choix car nous sommes tout seuls ! Les emplacements sont assez quelconques avec peu d’ombre mais les sanitaires sont propres et bien équipés.



Olive trail : le passage délicat à la chaîne

9 Juin : Hartdap Lake Vers 10h nous prenons la piste qui longe le lac par le N-E, empruntant les petites pistes en cul de sac qui permettent d'approcher des bords du lac, le niveau à l'air bien bas et on peut voir loin à l'horizon quelques oiseaux comme des aigrettes, des cormorans et même une colonie de pélicans qui nous offrirons un bel envol et des figures de style haut dans le ciel. Nous continuons notre balade avec le mirador de « eagle point of view » et d’autres points de vue. Retour au camping. Nous passerons l'après-midi du coté du restaurant, l’eau de la piscine est glacée par contre nous pourrons profiter du wifi payant seulement accessible ici. Nous nous installons sur la belle terrasse circulaire qui domine le lac, lisons nos mails, passons des coups de téléphone et buvons une bière bien fraîche ! En résumé un bel après-midi bulle(s), dans tous les sens du terme !

Hartdap lake

10 Juin : de Hartdap Lake à Windhoeck

Levé avec le soleil, dernier et définitif repliage des tentes, nettoyage intérieur de la voiture, un employé du camping nous amène un tuyau d'arrosage et nous propose de laver la voiture au jet. Vers 9h30 nous sommes prêts à partir et ce sera ensuite 2h30 de route goudronnée jusqu'à Windhoeck, souvent rectiligne donc assez monotone, la route traversant des paysages de savane. Le relief n'apparait que dans les environs de Windhoeck. Nous trouvons rapidement le chemin du Chameleon GH, installation dans notre chambre « girafe ». Déjeuner sur place avec nos derniers sandwich puis je pars à la découverte des quelques bâtiments historiques de la ville : Christuskirche, l’église luthérienne, le bâtiment Gathemann typique de l’architecture allemande du début du siècle, le bâtiment moderne de l'Indépendance, en fait rien de très extraordinaire. Retour au GH puis derniers achats de souvenir au Namibian craft center, c’est, comme son nom l’indique un centre qui regroupe plusieurs magasins d’artisanat avec beaucoup de choix et des prix dans l’ensemble très raisonnables. Excellent diner de gibiers à la Marmite Royale.

Windhoeck : mélange architectural

11 Juin : De Windhoeck à Johannesbourg et Londres

Le petit-déjeuner buffet pris nous quittons le GH et prenons la route de l'aéroport, nous déposons la voiture chez Namvic, après un contrôle minutieux de la voiture, Otto nous amène à l'aéroport distant de 15km de leur garage. Nous décollons dans un Boeing 737 pour 1h30mn de vol jusqu'à Jo'burg. Attente d’environ 5h, puis décollage dans un Boeing 787 pour 10h 33 de vol jusqu’à Londres Heathrow.

12 Juin : De Londres à Bâle/Mulhouse, fin du voyage.

L’album de photos est visible en cliquant sur ce lien :

photos.app.goo.gl/Nq98keCseSQrxE6s9

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BUDGET pour 2 personnes : 7300 €

Dont : avion : British A., et Virgin : Bâle-Londres-Johannesbourg-Windhoeck AR 1085 € location Nissan 4x4 avec tentes de toit pour 19 jours + carburant diesel 2920 €

autres dépenses sur place 3595 €

Scènes typiques

– l'arrivée très précautionneuse des animaux (sauf les prédateurs) devant les points d'eau ! – la voûte étoilée, avec une magnifique voie lactée, – les paysages essentiellement désertiques – la présence des braai (barbecue) dans les campings – les voitures que l'on voit venir de loin à cause du nuage de poussière qu’elles génèrent – les « traces germaniques » : nom de rues, plaques de magasins, architecture, langue, les boulangeries et pâtisseries… – les petites échoppes de souvenir au bord des pistes, montées de bric et de broc – les costumes des Héréros et des Himbas – les femmes Himbas seins à l'air gesticulant au bord des routes pour attirées les touristes dans leurs échoppes

Les coups de cœur – ***Etosha – * Waterberg – *** les villages Himbas – ** Madisa Camping – *** Spitzkoppe camp – * Swakopmund – *** Sossusvlei, Deadvlei, Hiddenvlei, Dune 45 – ** Canyon de Sesriem – *** « Olive trail » dans le Naukluft National Park – * Hartdap resort – ***une population très accueillante partout – **excellente nourriture (meilleure qu’escomptée) dans les restaurants où nous avons dîné.

Les désagréments

– la poussière omniprésente qui s'infiltre dans les moindres recoins : voiture, sacs à dos, vêtements... – certaines pistes dégradées, mais on en a au final peu rencontrées. – Le dimanche tous les magasins sont fermés, et quand de plus le seul ATM est vide ça devient compliqué – dans certaines régions il y a peu de station essence, alors prudence – les barrières sanitaires, plus dans le Nord que le Sud, où l’on vérifie que vous n'ayez pas de viande ou de charcuterie dans le frigidaire, si oui c’est confisqué à moins de le faire immédiatement cuire avant de passer la barrière !

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