Nous vous proposons ce carnet de voyage intitulé "Iles Féroé, un bijou dans l'Atlantique Nord".
Pourquoi les Féroé ?
Parce qu'elles sont vraiment exceptionnelles : lors d'un voyage en Islande en 2005, notre bateau nous y avait déposés pour une escale de 48 heures. Insuffisant pour une découverte approfondie, mais suffisant pour nous éblouir et nous donner envie d'y revenir. Depuis 14 ans donc, nous en rêvons, cette fois nous allons réalise ce rêve.
Les Féroé quèsaco ?
Si vous les cherchez sur une carte, vous aurez du mal à les trouver : c'est un petit archipel de 18 îles, perdu tout là-haut dans l'Atlantique Nord, entre l'Islande et la Norvège, où vivent 50 000 Féroïens. Les Féroé se déclarent "nation indépendante au sein du Royaume de Danemark" : elles jouissent d'une large autonomie depuis 1948.
Qui sommes-nous ?
Nous sommes un couple qui se complète bien pour les voyages (lui ingénieur, elle géographe). Nous avons toujours aimé voyager, pour découvrir d'autres nations, d'autres cultures, d'autres paysages. Aujourd'hui retraités, nous avons parcouru à ce jour 65 pays. En outre nous avons une certaine attirance pour les îles (à cause de leur particularité géographique, de la vie spécifique des îliens, ...), ce qui fait que nous avons déjà visité 270 îles sur la planète.
Quel voyage ?
Nous aimons voyager en individuels et préparons minutieusement nos circuits. Pour ce retour aux Féroé, nous partons avec notre propre véhicule, une Renault Scénic, et emprunterons le ferry Norröna, seul bateau qui relie le Danemark aux Féroé une fois par semaine, dans une (très) longue traversée de 33 heures (les Féroé sont à 1100 km au large ...). Nous séjournerons une semaine complète chez l'habitant dans la capitale Tórshavn.
Carnet de voyage
Nous essaierons chaque soir de raconter nos aventures, de vous faire partager nos émotions, de vous montrer quelques photos, et de vous donner envie de découvrir vous aussi "ces îles de rêve de l'Atlantique Nord" comme les appellent les brochures touristiques.
Jour 1 : De Lille au Danemark
Ce matin 12 juillet c'est le départ. Grande excitation, car nous attendions ce moment depuis longtemps.
Nous quittons Lille à 7h45, un trajet de 1180 km nous attend pour rejoindre le port d'embarquement au Danemark.
Nous traversons la Belgique (Courtrai, Gand, Anvers), puis les Pays-Bas (Breda, Nimègue). Un pique-nique sur l'autoroute près de la frontière allemande.
Puis nous traversons l'Allemagne (Osnabrück, Brême, Hambourg, Flensburg).
Il est 19h lorsque nous entrons au Danemark, après 800 m de route.
Encore quelques kilomètres, puis nous arrivons à l'hôtel que nous avons réservé dans la ville de Kolding. Une bonne nuit réparatrice s'annonce avant le prochain épisode.
Quel super idée ce carnet sur ces îles!
Ce voyage est dans un coin de ma tête depuis un bout de temps. Je compte sur ton carnet pour convaincre ma moitié [;)]
Pour le ferry, tu as du le réserver longtemps à l’avance pour ce trajet en juillet?
J’attends la suite avec impatience.
Pascale
mes carnets de voyages : https://www.myatlas.com/Lofwyra
Je vais également suivre avec intérêt votre carnet de voyage.
Je ne connaissais pas ces îles et le titre de votre carnet a piqué ma curiosité. Je suis allée voir des photos sur le web et j'en suis restée bouche bée.
J'ai la nette impression que votre carnet m'incitera fortement à mettre cette destination dans notre "bucket list".
Bonne continuation!
Anne
Anne
Blogue: https://deuxnomades.blogspot.com/
YouTube: https://www.youtube.com/c/SouthAngelVideo?sub_confirmation=1
Vous avez raison, magnifique iles que nous avons découvert comme vous lors de notre retour d'Islande.
espérons y retourner un jour pour plus longtemps.
Tout d'abord un petit retour sur le jour 1.
- Bien sûr la distance entre Lille et le Danemark est de 800 km (et non de 800 m). Chacun aura rectifié. Comme quoi, même quand on se relit ...
- Après la canicule et la sécheresse en France, la route de Lille au Danemark fut une alternance de soleil et de chutes de pluie, parfois violentes. Une entrée en matière pour les Féroé ?
- L'Allemagne est le seul pays d'Europe qui n'impose pas de limite de vitesse sur autoroute. Alors on a testé la voiture : 150 ... 160 ... 170 ... 180 ..., le compteur a marqué 190 km/h !! C'est grisant, mais le trafic dense ne permet pas de faire durer l'expérience.
Jour 2 : Le Danemark et le début de la traversée
Nous partons à 9h, et traversons le Danemark par la presqu'île du Jutland (Aarhus, Aalborg), droit au nord : 280 km aujourd'hui.
En arrivant à Hirtshals nous pique-niquons au bord de la route. Nous sommes à la pointe extrême nord du Danemark, face à la Norvège, là où la mer du Nord et la mer Baltique se rejoignent. Le temps est superbe, ciel bleu et soleil nous accompagnent.
Dans le port notre ferry est à quai. Nous retrouvons avec plaisir notre Norröna d'il y a 14 ans. Il fait le plein de voitures (800), de passagers ((1500), de camions. Comme on l'a dit, c'est le seul lien entre le continent européen et d'autre part les Féroé et l'Islande. Et il n'y a qu'une traversée par semaine. C'est le bateau de la compagnie Smyril Line, une entreprise des îles Féroé.
A bord, avant tout des Allemands et des Danois, un seul autre Français. Et quelques Féroïens aussi qui s'en retournent chez eux.
Nous prenons possession de notre cabine, confortable (TV, toilettes, douche), puis nous visitons les 8 ponts du navire : bars, restaurants, boutique, cinéma, piscine, sauna, terrain de foot (réduit), piste pour hélicoptère, etc. Le confort est bien là pour nous faire passer le temps. Ce sera long, très long : il est 16h, le Norröna s'ébranle, notre arrivée n'est prévue que demain soir à 22h30.
Entre les promenades d'un pont à l'autre, d'un salon à l'autre, la lecture, les mots fléchés, le Scrabble, la "croisière" s'écoule lentement, dans un calme étonnant : la mer, l'océan devrais-je dire, est totalement plate, pas la moindre vaguelette. On se croirait sur un lac.
Cette longue traversée est pour nous une période opportune de repos. Profitons-en.
Bonjour
Nous embarquons le 18, dans 2 jours, quittant l’Islande, pour 3 jours d’escale aux Feroe, j’espère que vous aurez le temps de signaler les endroits qui vous paraissent les plus beaux à voir...
La nuit a été très paisible : on oublie qu'on est dans un bateau au milieu de l'océan. Seul point à signaler : entre 3h et 5h du matin quelques petits tangages sans grande importance.
Ce matin le navire continue, imperturbable, sa lente progression, ligne toute droite vers un but invisible. Ce sera long jusqu'à ce soir pour voir enfin les côtes des îles Féroé, vraiment perdues au bout de nulle part. Le ciel est couvert.
Nous prenons le petit-déjeuner à la cafétéria, puis se succèdent les animations de la matinée de ce dimanche : cours de langue féroïenne (pour les acharnés ...), projection du film féroïen Barbara, jeu de loto.
Soudain apparaissent des terres à bâbord. On s'en approche très fort. Il s'agit des îles Shetland (partie extrême nord de l'Ecosse). Le ciel s'éclaircit et le soleil apparait.
Nous prenons le repas de midi à la cafétéria.
Puis nous tuons le temps de l'après-midi avec la lecture et une partie de Scrabble. Aujourd'hui c'est le 14 juillet, et nous pensons à la France, si lointaine : pour nous cette année pas de défilé militaire, pas de feu d'artifice, pas de bal populaire. C'est journée repos, au milieu de nulle part sur l'Océan Atlantique Nord. Allez, depuis l'un des bars du navire, nous buvons à votre santé une excellente bière des Féroé.
A votre santé !
Nous dînons à la cafétéria (toujours la même). Sur les écrans TV du navire, on retransmet le Tour de France. Grand intérêt marqué par tous les passagers bien qu'aucun n'étant Français : notre pays fascine vraiment.
Il est 23h (22h en heure locale) quand le navire entre enfin dans les eaux féroïennes, se faufilant entre les îles de l'archipel, après une traversée de 31 heures. La capitale Tórshavn est devant nous et grossit à vue d'oeil. Tout le monde se précipite pour la photo. Mais le bateau est tellement rempli que la sortie des voitures des différents ponts garages va prendre 1 heure et demi. Nous aurons appris à être patients.
Enfin nous roulons dans la ville. La nuit est à peine tombée, mais nous trouvons facilement l'adresse de notre logement. Notre logeuse Elsa ne nous a pas attendus : elle a tout simplement laissé sa maison ouverte et les clés dans l'entrée. Nous nous installons rapidement et filons au lit pour une nuit bien méritée, même si nous n'avons pas fait grand chose de notre journée.
Jour 4 : La capitale Tórshavn
Notre logement est en fait une maison entière, dont les propriétaires sont partis ailleurs pour nous en laisser la jouissance.Une maison petite (un séjour au rez-de-chaussée et 2 chambres et un coin bureau à l'étage. Elle est tout en bois, peinte en rouge à l'extérieur, et tout en blanc à l'intérieur. C'est une maison en série, au nord de la ville, dans un quartier que nous qualifierons de résidentiel. La propriétaire est une jeune Féroïenne, étudiante en santé publique, mariée et mère d'une petite fille de 3 ans. Le contact se fait bien sûr en anglais, Elsa est sympathique (et blonde évidemment, une vraie viking).
Même si ce n'est pas ici que nous allons trouver ce qu'on est venu rechercher aux Féroé, les paysages grandioses, aujourd'hui pour commencer ce sera la visite de Tórshavn. Elle se qualifie de "plus petite capitale du monde" : elle compte environ 20 000 habitants, et on n'a évidemment pas l'impression d'être dans une capitale.
Nous partons à sa découverte :
- the Nordic House, sorte de maison de la culture très moderne, construite avec la participation de tous les pays scandinaves
- le port (de pêche et de plaisance) et ses quais où se succèdent des bars avec des terrasses (ce n'était pas le cas en 2005)
- la presqu'île de Tinganes, plus vieux quartier de la ville, où se pressent les une contre les autres de pittoresques petites maisons anciennes en bois avec leurs typiques toits d'herbe. 'est aussi ici que se trouvent les bâtiments du gouvernement des Féroé (premier ministre et les différents ministères) installés dans quelques unes de ces petites maisons
- le centre ville et sa rue piétonne, ses boutiques, ses bar et ses hôtels
Le port
Cet après-midi nous poursuivons la visite de Tórshavn :
- le centre commercial SMS, sur le modèle que nous connaissons bien chez nous, qui apporte aux Féroïens les enseignes et le choix pour leurs achats
- la poste, point de passage obligé pour les philatélistes, les Féroé émettant leurs propres timbres, différents de ceux du Danemark
- l'église de l'Ouest, à l'architecture très moderne, élevée en 1972-1975 pour faire face à la croissance de la population
- les quartiers d'habitations à l'ouest de la ville : pas d'immeubles à appartements, mais d'innombrables petites maisons individuelles, en bois et très bien entretenues
L'église de l'Ouest
Pour cette première journée, nous avons eu un échantillon de la météo des Féroé : une alternance de nuages, de soleil, une averse, du brouillard, le tout se succédant à vive allure. Et une température de 13 à 17°, ce qui est bien pour l'endroit. Tout à fait supportable.
Je m'inscris pour découvrir la suite de votre périple aux Iles Féroé. Quel courage que cette longue traversée, mais quel avantage que de pouvoir conduire votre propre véhicule sur place. J'ai hâte de découvrir la suite
Mes voyages à travers Europe c'est ici : http://revedeurope.over-blog.com/
Nous avons passé 3 jours ces magnifiques iles perdu dans l'Atlantique Nord.
Ici sur un terrain de camping, 2ème terrain de sport synthétique de ce village.
Pour ceux qui aiment les tunnels , vous serez servis, quasi tous à voie unique, sauf 2 à péages qui passent à -160 m sous la mer Superbe, comme l'Islande forte envie d'y retourner
Aujourd'hui nous visitons l'île de Streymoy, la plus grande de l'archipel et celle où se trouve la capitale Tórshavn. Journée magnifique, au cours de laquelle nous retrouvons les superbes paysages des Féroé. Partout une nature intacte, sauvage, peuplée essentiellement de moutons (blancs et noirs). Des villages assez nombreux, mais très petits (parfois seulement quelques dizaines d'habitants), parsèment ce paysage, et leurs jolies maisons en bois au toit d'herbe participent à composer des paysages de carte postale.
Alors, plutôt qu'un long discours, nous mettons dans ce récit quelques photos suggestives (difficile de sélectionner parmi une grande série ...).
Voici quelques noms des lieux traversés :
- Hvalvik, au bord d'un fjord
- Saksun (8 habitants), une des images clés figurant sur les catalogues de tourisme, avec sa petite église blanche isolée au fond du fjord
- Tjørnuvik (54 habitants), un autre lieu de prédilection pour les photos, avec sa plage (oui il y en a au moins une aux Féroé) donnant sur le panorama unique des rochers d'Eiđi
- Hafdarsvik, avec sa petite église circulaire au bord du fjord
- Kirkjubøur (74 habitants), un des plus anciens villages des Féroé
Ce soir nous allons nous endormir avec de belles images plein la tête, avant de recommencer demain à explorer une autre île.
Trois remarques conseils pour terminer :
- ce matin nous étions noyés dans un épais brouillard. Un conseil : partez quand même en excursion, le temps va bientôt changer, ce qu'il a fait plusieurs fois au long de la journée.
- dans un programme de visite des Féroé, même court, il faut voir sans hésiter ces deux sites et les petites routes qui y mènent : Saksun et Tjørnuvik, un enchantement.
- depuis notre visite en 2005, nous constatons que les Féroé se développent fortement et sont en train de devenir une destination touristique qui attire : beaucoup de touristes en effet, beaucoup de camping-cars, beaucoup aussi de voitures de location. Un business est en train de naître. Et à Tórshavn les grues et les chantiers se multiplient : travaux routiers, construction de grands hôtels (les chaînes Hilton et autres s'installent). Alors allez vite visiter les Féroé !
Aujourd'hui découverte de la seconde plus grande île des Féroé, Eysturoy. Elle est reliée à Streymoy par un pont que les Féroïens appellent "le pont au-dessus de l'Atlantique". On va y voir à nouveau de très jolis villages nichés dans des paysages somptueux, mais le temps va malheureusement nous jouer un mauvais tour : la pluie, arrivée à midi, ne nous a plus quittés jusqu'au soir, cachant tous les points de vue et panoramas. Dommage.
Alors on va se contenter de vous restituer la matinée :
- Eiđi, où nous faisons quelques courses dans l'unique supérette du village
- La splendide route de montagne, et panoramique, avec vue sur les rochers d'Eiđi, le lac de barrage, le sommet des Féroé à 882 m (un peu caché dans un nuage)
- Gjógv (33 habitants), village pittoresque avec de très belles maisons en bois, et un plan incliné pour remonter les bateaux le long d'une gorge
Gjógv
- La route vertigineuse en lacets qui descend vers Funningur
- Funningur (46 habitants), et sa jolie petite église tout au bord du fjord
Funningur
Vu les conditions météo, le pique-nique préparé est consommé à l'intérieur de la voiture, mais devant un très beau panorama.
La pluie continue à tomber tout l'après-midi, et le thermomètre marque seulement 11°. Alors on passe sans pouvoir s'arrêter dans les autres villes de l'île d'Eysturoy : Fligafjørdur, Runavik, Rituvik.
Puis c'est le retour (un peu tôt) chez nous à Tórshavn.
Un conseil pour les voyageurs en puissance : ne rater absolument pas les villages de Eiđi, Gjógv et Funningur, surtout pour les routes extraordinaires qui les relient et les panoramas qu'elles offrent.
Superbe reportage, très belle photos, que de souvenir.
Le Ferry pour l'Islande passe pas loin de Gjógv, Du large il salue toujours sa "maitresse" en se rapprochant à l'image d'un célèbre "Costa" et un coup de corne de brume...
Ce matin, une bonne surprise : nous sommes réveillés par le soleil qui illumine le décor environnant. Il y a longtemps que nous ne l'avions plus vu. Alors nous partons découvrir Vágar, la troisième île des Féroé.
Mais auparavant, nous faisons un petit crochet (c'est sur la route) pour voir la partie ouest de l'île de Streymoy que nous avions laissée de côté :
- Kvivik, village tout mignon dans un très joli site en face de l'île de Vágar, et au loin l'impressionnante et massive île de Koltur
Kvivik
- Vestmanna, joli port d'où partent les bateaux d'excursion aux falaises voisines remplies d'oiseaux (nous l'avions faite en 2005)
Puis nous passons dans le tunnel sous la mer (5 km). Je reparlerai plus tard des tunnels féroïens.
Nous voici donc arrivés dans l'île de Vágar. Nous passons successivement à :
- Sandavágur, et son église rouge qui évoque une construction en Lego
- Miđvágur, et son église blanche
- le Leitisvatn, plus grand lac des Féroé (nous ne pourrons malheureusement pas faire la randonnée le long du lac jusqu'à la célèbre cascade finale dans la mer, car le chemin d'accès à cette randonnée est tout simplement cadenassé avec une pancarte "Close")
- l'aéroport de Vágar, le seul du pays, qui assure les liaisons avec Copenhague et Reykjavik quand la météo le permet (notons que les Féroé ont créé leur propre compagnie aérienne"Atlantic Airways")
- Sørvágur, port qui assure la liaison avec l'île de Mykines, terre sauvage qui abrite d'immenses colonies de macareux et de fous de Bassan. Deuxième déception de la journée : aucune place n'est disponible sur le petit ferry pendant au moins une semaine. Décidément les îles Féroé deviennent une destination de plus en plus prisée, c'est bien dommage
- Bøur (69 habitants), tout petit village situé en face de l'îlot impressionnant de Tindhólmur (avec ses pointes hérissées au sommet) et la massive île de Mykines
L'îlot de Tindhólmur
L'île de Mykines
- Gásadalur (13 habitants), minuscule village resté isolé du reste du monde jusqu'en 2006 avec le creusement d'un tunnel d'accès, où nous pique-niquons (au soleil, mais oui), avant de faire une petite balade jusqu'à la cascade de Múlafossur qui tombe dans la mer devant un paysage enchanteur seulement peuplé par les moutons très occupés à brouter l'herbe verte et que rien ne dérange
La cascade de Múlafossur
Puis nous rentrons à Tórshavn, pour y continuer nos visites :
- le musée Listasavn, autrement dit la National Gallery of the Faroe Islands, où sont exposées les oeuvres (essentiellement des peintures) des artistes féroïens. Il faut préciser que l'art féroïen est relativement récent, il s'est développé depuis la fin de la seconde guerre mondiale
- le parc Viđarlundin, l'espace vert public de la capitale, et l'un des rares endroits où l'on peut voir des arbres aux Féroé qui en sont totalement dépourvues. Le parc, proche du musée précédent, est parsemé de statues d'art contemporain
- enfin nous prenons un rafraichissement au pittoresque Essabarr (anciennement Café Natur, qui était une institution à Tórshavn jusqu'à tout récemment)
En terminant ce récit du jour, voici deux remarques utiles pour les voyageurs :
- le carburant ici est moins cher qu'au Danemark : le litre de diesel est au prix de 8.03 couronnes, soit seulement 1.07 euros. Dommage que ce soit un peu loin pour venir faire son plein régulièrement !
- il y a aux Féroé environ 18 tunnels qui permettent de passer facilement d'un endroit à l'autre, certains à 2 voies, d'autres à une seule voie, mais tous gratuits. Il existe en outre 2 tunnels sous la mer, qui eux sont payants. Le montant du péage est de 100 couronnes (13 euros), pour l'aller et retour quand même, il n'y a pas de poste de péage, la plaque minéralogique est enregistrée automatiquement et il faut aller ensuite régler le péage dans n'importe quelle station service du pays. On nous fait confiance ...
Continuant notre visite des différentes îles de l'archipel, nous allons aujourd'hui dans les îles du Nord.
Pour les rejoindre, il faut d'abord passer dans un tunnel sous la mer (il y en a deux aux Féroé), donc avec péage comme on l'a dit hier. Celui-ci est long de 6.3 km et remplace le ferry que nous avions emprunté en 2005. Les Féroïens ne reculent décidément devant rien : ils terminent actuellement de creuser un nouveau tunnel sous la mer de 11.2 km entre les îles Streymoy et Eysturoy. Et ils commencent à en creuser un 4ème de 10.9 km qui reliera en 2023 les îles Streymoy et Sandoy. Une audace qui impressionne. Ainsi le pays, malgré une géographie morcelée et très hostile, s'unifie petit à petit et permet les échanges et les déplacements entre toutes ses îles. Il faut dire que la voiture semble ici très importante si on en juge par la quantité en circulation et la qualité du parc automobile.
Donc nous voici d'abord à Klaksvik, la seconde ville des Féroé et la capitale de la pêche. Nous parcourons le port, faisons une étape à l'office du tourisme installé dans une belle ancienne maison, nous visitons la très belle église du Roi Christian (du nom du roi Christian X, grand-père de l'actuelle reine Margrethe II). Enfin une étape à la célèbre brasserie Føroya Bjør qui fabrique nombre de bières consommées ici.
L'église du Roi Christian
A consommer avec modération, bien sûr
Nous traversons ensuite l'île Børdoy par deux longs tunnels routiers, non éclairés et à une seule voie, dangereux pour les croisements malgré de petites niches à cet effet de part en part.
Nous voici arrivés dans l'île Viđoy. Le village de Viđareiđi est le plus septentrional des Féroé, tout là-haut, et sa petite église blanche au toit argenté constitue un des tableaux les plus enchanteurs des Féroé. C'est devant ce décor idyllique que nous pique-niquons. Nous n'irons pas plus haut.
Au milieu d'une tombe viking
Puis nous passons par l'île Kunoy (77 habitants) accessible par un long tunnel (encore ...).
Après ce périple nous rentrons à Tórshavn. La journée a été ponctuée de pluies, de brouillard, de quelques éclaircies ensoleillées aussi.
Aujourd'hui découverte d'une nouvelle île, Sandoy. Une vraie île, car pour y aller il n'y a ni pont ni tunnel. Donc on prend un petit ferry, durée de la traversée 30 minutes, ce n'est pas très loin de Torshavn.
L'île est un peu différente des autres, moins montagneuse, et permet donc quelques cultures (maraichères) et un peu d'élevage (quelques vaches, très rares aux Féroé).
Il y a six villages sur l'île, que nous allons voir successivement :
- Skopun, c'est ici que le ferry nous débarque. Une curiosité : la plus grande boîte aux lettres du monde (dixit le Guinness Book of Records !)
Bienvenue dans l'île de Sandoy
Comment faire pour déposer une carte postale des Féroé ?
- Sandur, le village le plus important (enfin un peu plus important ...)
- Skarvanes, un tout petit hameau au bout d'une route étroite accrochée au flanc des falaises
Le hameau de Skarvanes
- le temps semblant devenir plus dégagé, et même ensoleillé, nous pique-niquons au milieu des moutons devant un décor panoramique de toute beauté, avec trois îles qui ferment l'horizon
Le décor du pique-nique, pas mal non ?
- Skalavik
- Husavik (65 habitants) et sa grande plage de sable
- Dalur (32 habitants), village minuscule isolé au bout de l'île
Le beau temps ne tient hélas pas très longtemps, et le brouillard vient à envelopper tous les paysages. Il n'y a plus rien à voir. Cela tombe bien, c'est l'heure de regagner le ferry qui va nous ramener à Torshavn.
Et nous allons faire la route dans un brouillard à couper au couteau. Nous sommes le 20 juillet ? Ah bon, on se croyait en automne en France.
J'avais déjà envisagé ce voyage pour cet été mais le budget était un peu trop élevé en avion et location de voiture pour nous.
Je garde ça dans un coin de ma tête pour l'été prochain pour y aller en ferry depuis le Danemark moi aussi...j'ai vu que c'était moins onéreux bien qu'il faille mettre plus de temps pour s'y rendre.
Comble du comble, ce serait aussi en Renault Scenic :p !
Je vais suivre attentivement ce carnet de voyage, merci pour le partage d'informations!
Bonjour
Je suis venue par hasard sur ce site et j'ai tellement aimé votre carnet que je me suis inscrite .
Vous avez beaucoup de chance de pouvoir voyager à deux . Je suis seule et j'hésite quelquefois pour partir .
En tous cas merci pour votre carnet que je lis aujourd'hui dans la pleine chaleur provençale .
D'abord un petit retour sur la soirée d'hier samedi. Voulant voir à quoi ressemble Tórshavn by night, nous sortons dans le centre ville habituellement très calme. Mais là il y a un festival visant particulièrement la jeunesse : la rue piétonne est inaccessible, entourée de clôtures et de bâches, contrôlées par des vigiles, et on entend dans l'intérieur de cet enclos des orchestres de rock et de pop music. La jeunesse locale afflue de toutes les rues environnantes, garçons et filles tous ont à la main un verre de bière, ou carrément une bouteille d'alcool. La soirée (et la nuit sans doute ...) sera chaude.
Aujourd'hui dimanche le soleil brille et nous bénéficions d'une belle lumière : ce sera la plus belle journée de la semaine, la dernière (déjà) de notre séjour aux Féroé.
Nous partons sur la route de montagne juste au nord de Tórshavn. On n'y voit que des moutons, des vues impressionnantes sur le fjord tout en bas, et aussi la prison, la seule des Féroé, qui ne ressemble pas du tout à une prison et située dans un décor que les détenus ont peut-être l'occasion d'admirer ?
A Tórshavn nous visitons le fort de Skansin, construit au XVIIème siècle pour protéger la ville des invasions étrangères, qui servit plus récemment de quartier général aux forces britanniques lors de leur occupation de l'archipel pendant le 2ème guerre mondiale. Du fort on a une belle vue sur le port et le trafic des ferrys.
Profitant du ciel dégagé, nous allons vers les quartiers ouest pour jouir d'un panorama global sur l'ensemble de "la plus petite capitale du monde" comme on dit ici. La ville se développe vers l'ouest et le nord, elle se présente comme un ensemble de maisons individuelles (très peu d'immeubles) dispersées sur les pentes du relief, très aéré car entrecoupé de zones vertes(pour combien de temps encore ?). Des moutons, des chevaux même, paissent en liberté dans cette ville très verte.
Panorama sur Tórshavn
L'après-midi nous retournons à Kirkjubøur revoir les belles maisons anciennes, qui sont un sujet de belles peintures à réaliser sous un soleil bien présent et dont nous profitons bien.
Les bagages sont bouclés pour la rencontre avec notre logeuse Elsa, à qui nous faisons nos adieux à 19h. Il reste à attendre 4 heures avant d'embarquer. Nous nous installons sur un parking devant le port et devisons sur le bilan de notre beau voyage. Nous avons parcouru au cours de cette semaine 1050 km dans les îles Féroé.
Le Norröna arrive à 22h, et commence alors un très long débarquement, puis un très long embarquement. Il y a énormément de monde, voitures, passagers, camping-cars, motos, et aussi beaucoup de gros camions. Et pour notre départ la pluie s'invite, une grosse pluie intense et continue. Enfin nous sommes à bord, nous prenons possession de notre cabine (pour deux nuits). Le navire s'ébranle à 1h du matin, direction le Danemark.
Jour 11 : Des Féroé au Danemark
Nous passons une nuit très calme. Contents de retrouver notre Norröna, nous constatons aujourd'hui qu'il y a pas mal de Français (et de Belges) à bord, tous de retour de leurs vacances en Islande à l'issue desquelles ils ont fait une escale de trois jours aux Féroé (ce qui avait été notre cas il y a 14 ans).
La traversée, toujours aussi longue, dure 2 nuits et 1 journée, et nous devons débarquer au Danemark seulement demain matin.
En guise de bilan
Cette longue journée est l'occasion d'un petit bilan. Nos prévisions n'ont pas été déçues, nous restons sans voix devant la beauté des paysages, ce que nous étions venus chercher. Malgré un temps globalement maussade, les paysages sont intacts, sublimes, et nuages et brouillard font partie du décor. Les températures sont restées entre 10 et 13° toute la semaine.
A noter la clarté nocturne : à minuit il fait encore assez clair pour circuler, à 3h du matin le jour est totalement levé, les lampadaires ne sont même pas allumés la nuit.
Si vous lisez ces lignes, c'est que ce carnet de voyage vous a intéressé et que les îles Féroé ont retenu votre attention. Quelques remarques avant de terminer :
- Curieux peuple que ces 50 000 Féroïens qui jouissent d'une très grande autonomie et utilisent des symboles en ce sens : drapeau, timbres-postes, billets de banque (sans qu'apparaissent le mot Danemark ni le visage de la reine Margrethe), immatriculation des voitures FO, équipe de football qui participe aux compétitions internationales, rien ici n'est estampillé Danemark.
Le drapeau des Féroé
Billets en couronnes féroïennes
Plaque d'immatriculation des Féroé
- L'ndépendance est à l'ordre du jour, des référendums ont eu lieu ou sont prévus. A l'heure actuelle les avis sont partagés 50 - 50, plus précisément 51% pour l'indépendance.
- L'éventualité de ressources pétrolières dans les eaux territoriales donne lieu à des campagnes de prospection. En cas de résultats positifs, cela pourrait peut-être changer la donne politique.
- Enfin nous avons vu exploser le tourisme entre nos deux voyages de 2005 et 2019. Attention aux possibilités d'accueil qui restent limitées sur ce petit archipel, qui doit conserver sa nature intacte et protéger ce qui fait sa beauté.
Jour 12 : Du Danemark à l'Allemagne
Arrivée ce matin dans le port d'Hirtshals au Danemark à 8h30 (soit 9h30 heure locale). Enfin ... , après une traversée de 31 heures 30. Le thermomètre affiche 19°, bigre ! Et il va vite monter à 25°, puis 27°. En arrivant à l'étape ce soir à Brême en Allemagne, il fait 32° ! Il va falloir de réadapter.
Jour 13 : De Brême à Lille
Ceci est la fermeture de ce carnet de voyage. Nous sommes à votre disposition si vous avez des questions pratiques pour préparer un éventuel voyage. Nous essaierons de vous y répondre.
Merci de votre lecture.
Merci Patrick pour ce carnet fort intéressant et très rafraîchissant en cette période caniculaire.
Je vous souhaite beaucoup de beaux voyages à vous deux, et quelques carnets pour nous lecteurs. 😉
Merci pour ce CR qui fait bien envie, malgré le temps qui n'a pas l'air extraordinaire, mais d'un autre côté, si on va aux Féroé, ce n'est pas pour leur climat tropical...
Curieux peuple que ces 50 000 Féroïens qui jouissent d'une très grande autonomie
Oui, curieux.
Si les îles Féroé sont connues dans le monde entier, ce n'est pas seulement à cause de leurs maisons rouges et de leurs vallées vertes, c'est surtout à cause d'une tradition séculaire, le Grindadrap, massacre annuel de centaines de baleines noires et de dauphins blancs.
Merci Patrick pour ce merveilleux voyage.
C'est rare de trouver des destinations qui ont encore un charme authentique, même si ça tend à s'ouvrir de plus en plus au tourisme.
En revanche, comme dit mon prédécesseur, on connait la mauvaise réputation des féroiens pour leur massacre de cétacés et de dauphins [:/] je ne pense pas m'y rendre tant que cette pratique existera.
Mes voyages à travers Europe c'est ici : http://revedeurope.over-blog.com/
Bonjour
tre intéressant carnet bien documenté.
J ai une question pratique très précise. Avez vous utilisé de la monnaie danoise (échangée avant de partir, retiré au dab, ...) ou bien réalisé tous les paiements en carte bancaire comme c est le cas au Danemark ?
merci
Je me permets de mettre mon grain de sel, j'en reviens depuis 2 jours. On peut tout payer par carte SAUF les campings, à première vue. Nous avons passé 2 nuits sur les Feroé, en camping avec notre van, et nous avons dû payer chaque fois en cash, la première fois en mettant l'argent dans une enveloppe dans une boîte, et l'autre à une personne qui encaissait mais n'avait pas de machine à carte de crédit.Je ne peux pas me prononcer pour tous les campings, bien sûr, mais la prudence serait d'avoir du cash pour les campings. Le prix est forfaitaire, 200 DKK, tout inclus.
Bonjour,
De retour, nous venons de faire les comptes.
Le 1er poste est le logement. Nous étions en Airbnb, alors il y a tous les prix, voir sur leur site. Mais les Féroé sont très demandées en été, saison courte, et il y a une offre assez limitée. Il y a aussi quelques hôtels à Tórshavn, mais assez chers. On est en train d'en construire plusieurs grands, mais ce sont des chaînes type Hilton, donc il n'y aura sans doute pas de prix bas. Enfin il y a aussi une grande auberge de jeunesse à Tórshavn, ouverte à tous (pas seulement aux "jeunes").
Le 2ème poste est le ferry Danemark - Féroé. La compagnie Smyril Line est la seule à assurer cette liaison, donc pas de négociation possible ou de concurrence. Les prix sont au catalogue, dépendent de la saison, du type de cabine réservée, de la taille du véhicule. Sachez que nous avons payé 820 euros (aller retour bien sûr) pour une voiture, 2 adultes, et une cabine à 2 lits sans hublot, en haute saison (juillet). Il faut penser aussi aux repas et petits-déjeuners sur le bateau (la traversée est très longue). Mais le gros avantage c'est d'avoir son propre véhicule sur place et évite de recourir aux loueurs de voiture (très nombreux).
Le coût de la vie est assez élevé sur les îles : boissons au café, repas au restaurant surtout (mais si on est en location d'appartement ce poste n'existe pas, on fait la cuisine chez soi le plus souvent possible).
En contrepartie ce qui n'est pas cher :
- le carburant : le litre de diesel est à 1.07 euros seulement
- les ferrys entre les îles : pour aller à l'île de Sandoy on a payé 22 euros pour la voiture et le chauffeur (AR) et 2 euros par passager supplémentaire.
- les dépenses touristiques : il y a peu d'attractions payantes, peu de musées, et les paysages sont gratuits !
Bonjour,
Les gros postes du budget ont été réglés en France avant le départ (ferry, logement).
Sur place nous avons retiré des couronnes danoises dans un DAB, et donc réglé les dépenses courantes en espèces. Les dépenses plus importantes ont été réglées par carte bancaire, mais attention aux frais que prélèvela banque sur chaque opération car nous ne sommes pas dans la zone euro.
A noter aussi que les Féroé ont leurs propres billets de banque, avec une parité avec la couronne danoise. Mais ces billets ne sont pas acceptés au Danemark, il faut donc les utiliser avant de quitter les Féroé. Pour les pièces il n'y pas de pièces féroïennes, mais danoises uniquement.
Ceci étant, c'est vrai que les Féroïens paient beaucoup avec leur carte bancaire, même pour les petits montants. Question de culture ...
Je reviens moi aussi des îles Féroé. Nous y sommes allés à 5 (avec nos 3 enfants jeunes adultes). Nous y étions déjà allés en 2016. Nous adorons toujours ces paysages merveilleux et avons beaucoup randonné même si certaines balades ont été écourtées à cause du mauvais temps.
Nous avons senti un grand changement en 3 ans. Les prix des Airbnb ont exposé, mais surtout nous avons été surpris de voir des randonnées payantes !
C'est bien le premier pays où je vois ça. Les propriétaires terriens vous font payer 200 à 250 DKK (25 à 30 euros) pour des chemins classiques sans entretiens particuliers. Parfois il y a des menaces de payer des amendes si on s'engage sur le sentier sans guide ! C'est très décevant.
Autre déception: des Airbnb avec aucun contact avec les propriétaires. Juste une boite à clefs pour ouvrir avec un code. C'est vrai, ils nous font confiance mais avant tout ils cherchent à faire de plus en plus d'argent.
Donc, si vous voulez y aller, allez y vite avant que tous ces magnifiques paysages et que la mentalité des Féroéens soient pourris par l'arrivée des touristes.
Bonsoir merci pour ces précisions nos nous envolons demain pour la première fois aux Feroes et avons effectivement découvert il y a 2 jours que des randonnées étaient payantes notamment celle du lac sur Vagar. Quelle déception. Pouvez vous nous préciser les randos que vous avez constatées payantes.
merci
Bonjour,
Les randonnées payantes sur Vagar: celle du lac, celle du phare (au bout du port de Sorvagur). Il y en a d'autres magnifiques, gratuites avec très peu de monde : la randonnée du facteur entre autre. De plus, à partir du village de Gasadalur, Il faut partir au fond de la vallée et monter environ 1h30. Il y a des travaux avec une pelleteuse qui trace un chemin (gratuit pour l'instant).
Sur Streymoy: il semble que l'accès à la baie de Saksun soit payante. Une randonnée magnifique est de passer par le village de Tjornuvik de l'autre côté et d'arriver à Saksun à pied: superbe ! Bonne gaufres aux coeur du village.
Sur Esturoy: au dessus de Gjogv. Une petite porte où il faut laisser 50 DKK. Au niveau de cette porte on aperçoit des macareux qui nichent.
Sur Vidoy (tout au nord): très belle randonnée difficile mais superbe. Elle est payante avec caméra...A ne faire que par temps clair.
Il y a de multiples randonnées sympas et gratuites. Vous trouverez des idées en prenant à l'office du tourisme la brochure gratuite (Hiking in Féroé).
N'oubliez pas vos vêtements de pluie. N'hésitez pas à démarrer certaines randonnées, il y a parfois un dégagement sur les hauteurs qui vous permet de profiter de panoramas magnifiques.
Nous avons été au bout du canyon de Saksun il y a 10 jours, en nous étant garé du côté gauche en arrivant (panneau indiquant parking 500m, à droite c’est un panneau disant parking 1km), nous n’avons rien payé et il n’y avait aucune indication d’avoir à payer ni le parking ni la balade
Bonjour à tous
Je ne voudrais pas jouer les trouble-fêtes, je ne conteste absolument pas la beauté éventuelle de ce pays
MAIS un pays qui massacre chaque année des MILLIERS de dauphins au nom d'une tradition ancestrale ce n'est pas admissible de nos jours, et n'est pas fréquentable.
Aujourd'hui alors que nous nous préoccupons tant du sort des animaux (quels qu'ils soient) nous ne pouvons pas cautionner un tel massacre en contribuant au tourisme local.
regardez ces images abominables et réfléchissez
https://www.30millionsdamis.fr/actualites/article/14172-iles-feroe-le-massacre-des-baleines-continue-presque-dans-lindifference/
https://www.youtube.com/watch?v=OUIfxUFChsQ
J'espère simplement faire réfléchir certains futurs visiteurs de ce pays.
Il y a tant de beauté dans ce monde.
Certes ce sont des pratiques plus que condamnables et abominables.
Mais il devient difficile de trouver des lieux exempts de toutes critiques: je n'approuve pas qu'on arrache les cuisses des grenouilles, dois je éviter la France, et devez vous émigrer?
Ce qui nous intéresse, les copains et moi, ce sont les oiseaux de mer qui nichent. Je m'aperçois que vous avez vu des macareux , nous avons fait le déplacement en Écosse, nous en avons vu quelques-uns mais très peu par rapport fou de Bassan . Y en en a-t-il beaucoup dans les Feroe et y a-t-il d'autres types d'oiseaux que l'on puisse voir facilement , c'est-à-dire du haut des falaises ?
Bien à vous.
Paul
Chacun ses convictions...plein de monde va au Japon et pourtant ils ne sont pas irréprochables non plus il me semble. Il y a du bien et du mal partout.
Pour aller à la case prison, il faut prendre la route 50 qui part de Torshavn vers le nord. Superbe itinéraire.
A une dizaine de km, dans un virage, se trouve la prison dans un site magnifique sur la droite dominant le fjord de Kaldbak, il y a un parking pour les photos. Attention la prison ne ressemble pas du tout à une prison comme chez nous : pas de mur de clôture, pas de miradors, mais plusieurs bâtiments bas avec des toits recouverts d'herbe.
Je l'ai trouvé sur une carte, merci pour les infos [:)]
C'est justement ce qui m'attire, c'est quelque chose de différent par rapport à ce qu'on connaît, et j'avoue avoir un penchant pour visiter les prisons lors de mes voyages
Il faut se perdre pour trouver l’introuvable, sinon tout le monde trouverai l’introuvable.
Certes ce sont des pratiques plus que condamnables et abominables.
Mais il devient difficile de trouver des lieux exempts de toutes critiques: je n'approuve pas qu'on arrache les cuisses des grenouilles, dois je éviter la France, et devez vous émigrer?
Aucun pays n'est irréprochable... Même la Suisse...[:P]
Néanmoins, on ne peut pas comparer le Grind avec l'élevage de grenouilles : dans l'un des cas, on tue pour de la nourriture. Les globicéphales et les dauphins ne sont tués que tradition.
De plus, malgré les îles Féroé refusent d'appliquer les directives de l'UE relatives à ce massacre (oui, c'est un massacre) sous prétexte de leur autonomie relative... Mais ne se privent pas d'utiliser les fonds des subventions européennes...[:|]
Tout à fait, une étude récente a révélé qu'ici, bon nombre d'agriculteurs ne suivent pas très scrupuleusement les directives sur le confort de leurs animaux. Mais les grenouilles, on leur arrache les pattes et on les laissent crever.....ce n'est pas très sympa. Et il est bien évident que rien ne justifie le massacre des dauphins.
je serais assez curieux de connaître les pays visités par les personnes qui souhaitent le boycot des îles Feroes. Très sincèrement ce serait très instructif pour tout le monde de connaître les endroits qu ils ont visités récemment. Chiche ....
Je n'ai jamais appelé au boycott des îles Féroé, puisque, in fine, cette destination m'attire également (sinon, je n'aurais pas suivi ce carnet...[:|]).
Je n'apportais que ma vision (et donc personnelle) du Grind ; à savoir qu'aucun abattoir ne pouvait être pire que cette pratique. Pour une simple raison : même si les conditions peuvent être douteuses, tout abattage a un but, nourrir la planète. Alors que le but du Grind... Assouvir une tradition ? Rapprocher une communauté autour de l'égorgement d'animaux ? On n'est pas sur le même portage...
Il n'y a pas énormément de Macareux. Nous en avons vu à 2 endroits (gorvg et Kalsoy). En revanche, Il y en a beaucoup paraît-il sur l'île de Mykines. Nous avons annulé notre voyage car le temps n'était pas au plus beau. Nous avons su le soir même que la balade jusqu'au bout de l'île avait été fermée pour préserver les macareux et les fous de bassan des nombreux touristes.
Il y a cependant beaucoup d'oiseaux sur les falaises et dans les prairies. Je ne suis pas experte mais il y avait des huîtriers pie, des sternes, des goélands ...des oiseaux à bec courbés (assez agressifs quand on marche dans les prairies).
Tous ces oiseaux sont la police des Féroé! et c'est une très bonne chose. Dès que l'on s'éloigne du sentier, ils crient et peuvent piquer sur nous sans doute pour préserver leurs nids.
Aucun pays n'est parfait même la France.
Mais ce pays ne vit pratiquement que du tourisme, pour lui c'est vital.
Parlons du grind, une pratique abominable (avez-vous vu les images?) un massacre annuel qui ne sert ABSOLUMENT à rien. A quoi sert d'égorger, tailler, trancher ces animaux?
Rien n'y fait. Alors le boycoot du tourisme, l'achat de leurs produits est peut être la solution pour les raisonner. J'ai simplement fait part de mon écoeurement vis à vis de ce pays, après chacun fait ce qu'il veut en son âme et conscience.
Bonjour,
Merci pour votre récit. Toutefois vous ne semblez pas avoir eu connaissance du massacre annuel et "traditionnel" de centaines de dauphins par ces sympathiques Féroïens. Pourquoi avoir occulté ce sinistre aspect qui pourrait, à titre personnel, m'empécher d'aller visiter ce magnifique archipel. Si ce boycot pouvait, à terme, faire changer cette culture épouvantable et incroyablement barbare, les touristes auraient alors joué un rôle capital.
Martine et Jean Jacques Challiol