Search VoyageForum
FR
Hôtel Railay Garden Resort? English translation pending
by France7266 · 2011-03-07 · 7 replies
bonjour on me propose un bungalow pour 1700 baths la nuit avec peti déj pour ma famille nous sommes 5 au railay garden resort.... quelqu'un connait ? est-ce trop loin de tout ou pas ? loin pour les excursions ? comment est la plage??? combien coute le deplacement pour 5 pour faire des petites distances? merci
Avis sur itinéraire de trois semaines en Croatie English translation pending
by Bibouns51 · 2011-02-25 · 15 replies
Bonjour, Je pars avec femme et enfants (2 et 5 ans) cet été en Croatie pour trois semaines avec notre voiture person avec l'intention de dormir toutes les nuits en camping. Nous en profiterons également pour faire quelques étapes dans les pays voisins. J'aurais besoin de vos avis concernant mon itinéraire et éventuellement avoir quelques réponses à mes questions :

Mardi 2 août

Route Reims – Bled (départ vers 2h - 9h30 de route)

Lac de Bled en Slovénie

Nuit à Bled

Mercredi 3 août

Skofja Loka

Ljubljana

Route vers les lacs de Plitvice (en tout, 4h15 de route)

Nuit près du site des lacs

Jeudi 4 août

Lacs de Plitvice - Avez-vous un itinéraire à me suggérer sur le site ? De plus, une poussette est-elle envisageable ou est-il préférable de prendre un porte bébé ?

Nuit à Plitvice

Vendredi 5 août

Route vers Brela - Dans le coin, il paraît que les plages sont très belles, avez-vous des infos ?

Brela

Nuit à Brela

Samedi 6 août

Brela

Nuit à Brela

Dimanche 7 août

Bac pour Hvar - Y a-t-il des bacs le dimanche ?

Hvar

Nuit à Hvar

Lundi 8 août

Hvar

Nuit à Hvar

Mardi 9 août

Hvar

Nuit à Hvar

Mercredi 10 août

Route vers Dubrovnik

Dubrovnik

Nuit à Dubrovnik

Jeudi 11 août

Dubrovnik

Nuit à Dubrovnik

Vendredi 12 août

Cavtat

Dubrovnik

Nuit à Dubrovnik

Samedi 13 août

Bouches de Kotor (Montenegro)

Nuit à Dubrovnik

Dimanche 14 août

Route vers Mostar (Bosnie)

Mostar

Nuit sur Peljesac ou si possible sur Hvar

Lundi 15 août

Bac pour Korcula - Pas de réservation nécessaire ? Sinon, quelles sont les fréquences ?

Korcula

Nuit sur Korcula

Mardi 16 août

Korcula

Nuit sur Korcula

Mercredi 17 août

Korcula

Nuit sur Korcula

Jeudi 18 août

Route vers Trogir

Trogir

Nuit à Trogir

Vendredi 19 août

Split

Nuit à Trogir

Samedi 20 août

Primosten

Sibenik

Route vers Biograd

Nuit à Biograd

Dimanche 21 août

Excursion aux Kornati avec une agence au départ de Biograd - Cela vaut-il vraiment le coup ? Quel est le programme de ce genre d'excursion ?

Nuit à Biograd

Lundi 22 août

Route vers Piran (Slovénie)

Grottes de Postojna

Vue sur le château de Predjama

Nuit à Piran

Mardi 23 août

Piran

Nuit sur la route et retour en France

Ai-je loupé quelque chose dans mon itinéraire ?

Où pensez-vous qu'il convienne de réserver les campings ? Je suis preneur de vos suggestions et coups de coeur relatifs aux campings... (ou autres : plages, petites criques, resto pas chers, ...)

Merci d'avance,
Croisière sur l'Oasis of the Seas en 2012/2013 English translation pending
by Jmd2505 · 2011-02-13 · 39 replies
Bonjour apres avoir fait une croisiere sur l orchestra et une sur l orient queen Je voudrait partir avec ma femme sur l oasis of the seas en 2012 ou 13 Qui a des renseignement sur ce bateau peut on faire une croisiere en mediteranee qui pourrait me montrer des photos Les. Prix Les chambres

Merci d avance
Thaïlande touristique ou paradisiaque? English translation pending
by Annexmarie17 · 2011-02-10 · 31 replies
Bonjour,

j'aimerais aller en Thaïlande pour 3 semaines en mai.

J'ai entendu qu'il y a de plus en plus de touristes en Thaïlande, est-ce vrai?

Est-ce difficile de trouver de belles plages tranquilles? Ou est-ce qu'il y a partout beaucoup de monde?

J'ai pensé d'aller à Krabi d'abord, et peut-être d'aller sur une île après.

Merci de vos conseils

Anne-Marie :-)
Un mois cet été en Argentine-Bolivie, possible? English translation pending
by Max2000 · 2011-02-09 · 12 replies
Bonjour à tous!

Ici deux neophytes québécois des forums de ce genre qui appelent à l'aide! 🙂 Nous prévoyons partir 1 mois cet été en Amérique du Sud... Là s'arrête les certitudes! Après, que des questions pour lesquelles nous aimerions votre aide! Nous voulions initialement faire Buenos Aire-»Iguazu-»sud de la Bolivie-»retour au Qc via Santa Cruz ou La paz. Est-ce possible en un mois de tout faire cela ou nous allons manquer de temps pour vraiment profiter de notre voyage? Si c'est possible, comment voyageons-nous entre ces destinations, et à quel prix/temps? Avez-vous d'autres itinéraires à nous proposer, considérant que notre budget est celui d'étudiants et que nous visons plus l'«aventure» que les musées?

Merci infiniment!
Equipier cherche voilier pour apprendre English translation pending
by Khalem · 2011-02-08 · 4 replies
Bonjour à tous

Tout est dans le titre. J'ai 25 ans et souhaite depuis plusieurs années apprendre à naviguer en voilier et bénéficier du savoir de personnes navigant et souhaitant partager leurs expériences.

Je possède peu (ou pas) d'expérience, j'ai eu l'occasion de vivre à bord d'un voilier quelques semaines en mouillage en étant seul à bord, j'ai donc quelques connaissances sur les règles de bases de sécurités et de vie à bord.

Je crée ce sujet car je suis disponible pendant plusieurs mois (au moins jusqu'à fin juin) et possible peut être jusqu'à fin aout. Ceci peut être ENFIN l'occasion d'avoir le temps d'apprendre et d'entamer ce rêve aux côtés de personnes expérimentées.

Je suis conscient que l'on n'apprend pas en un claquement de doigt, même si l'envie est grande, mais je pense que ce rêve en vaut la peine. J'ai grandit en montagne avec pas mal de randos etc, la montagne à su je pense m'apprendre une certaine humilité que nous devons avoir face à la nature (valable en montagne comme sur les eaux). J'ai eu plusieurs belles expériences de voyages entre la Nouvelle Zelande en voiture, traversée des USA, trek seul en Papouasie Sac sur le dos, idem au Panama. Je parle anglais et connais les bases en italien, espagnol et arabe.

Je suis disponible de suite jusqu'à fin juin, autonome financièrement (si les frais restent raisonnables), je suis dynamique, facile à vivre et ne demande qu'à apprendre.

Je vis entre Grenoble et Albertville mais je peux me déplacer sans soucis, peu m'importe le lieu.

Merci d'avance pour votre aide, bon vent!

Clement
Écosse en voiture et camping l’été prochain? English translation pending
by Frankx · 2011-02-04 · 32 replies
Bonjour ,

On etudie des vacances en famille en Ecosse l’été prochain en voiture plus camping sous tente . On aimerait faire surtout des randos à la journée , voir des sites grandioses et des villages sympas en se posant 2 ou 3 jours là puis 2 ou 3 jours plus loin On se pose quelques questions : Quelles régions faut il privilégier ? Sur les guides j’ai vu l’ile d’Arran , la région du Ben Nevis , peut etre il y en a d’autres encore mieux ? Les conditions climatiques sous la tente Faut il vraiement s’attendre à des vacances humides ? Les moustiques ? On aimerait avoir une idée du budget à prévoir ? Les campings sont ils nombreux en toutes régions ?

S’il y avait une ville à visiter : laquelle privilégier ?

Merci de nous éclairer un peu
Avis sur itinéraire de 22 jours dans l'Ouest américain? English translation pending
by Cicie · 2011-02-02 · 50 replies
Coucou tout le monde,

Après avoir parcouru en long et en large ce beau forum j'ai eu envi de vous faire partager mon impatience. ENFIN mon mari et moi allons faire notre voyage de noce (marié depuis deux ans^^) et nous avons choisi comme destination le magnifique ouest américain.

Complétement dingue des USA depuis que je suis petite j'avais déjà une idée assez précise de ce que je voulais comme circuit. Voici donc la description de notre périple qui durera du 30 juillet 2011 au 21 aout 2011 😉

le 30/07/11 Décollage à 11h55 de Lyon saint exupéry et attérisage à Phoenix. Dodo sur phoenix.

le 31/07/2011 En route pour le grand canyon! Au passage arrêt au Montezuma Castle, Sedona et Flagstaff. Dodo au Maswik lodge à environ 1.4 miles du grand canyon.

le 01/08/2011 Aujourd'hui ce sera Monument Valley. Dodo à monument valley à l'hotel The View.

le 02/08/2011 Lake Powell et croisière de 1h30 (passage vers antelope canyon en bateau). Dodo au courtyard.

le 03/08/2011 Bryce Canyon. Dodo au Bryce View Canyon.

du 04/08/2011 au 06/08/2011 C'est partie pour Las Vegas! Nous sejournerons deux nuits au Luxor. Le 04 nous assisterons au spectacle "Criss Angel Believe". Nous pensions également voir l'exposition du Titanic au luxor si elle y est toujours en aout 2011. Sinon, on vera peut être se laissera t-on tenter de voir un spectacle pour le soir du 05, mais sa on vera directement sur place^^

le 06/08/2011 Alors là c'est la partie que je suis pas trop pressé de faire mais malheureusement on doit y passer pour regagner la côte^^ la death valley! Nous nous arrêterons au furnace creek ranch pour la nuit.

le 07/08/2011 On franchit les derniers kilomètres de la death valley et arrêt à Mammoth lake. Dodo au mammoth mountain inn.

le 08/08/2011 ahh là je suis pressé d'y être Yosemite et ses magnifiques montagnes :). Dodo au Miners Inn mariposa.

du 09/08/2011 au 13/08/2011 San Francisco, il m'y tarde d'y être, je veux même faire un détour pour arriver par le golden gate bridge mdr. Nous ferons en arrivant la 49 scenic drive, cela nous permettra de repérer quelques endroits avant d'approfondir notre exploration les jours suivants. Nous irons également visité la célèbre prison d'Alcatraz. Dodo au Radisson Fisherman.

le 13/08/2011 Après ces quelques jours à San Francisco on reprendra la route en direction de San luis Obispo. Nous passerons tout d'abord par Monterey puis Carmel et longerons la route 1 le long de la côte (big sur notamment qui me tiens à coeur^^). Dodo au Best western royal oak.

du 14/08/2011 au 17/08/2011 Los Angeles. Alors là, comme on est pas des grand fan de la cité des anges, on va surtout faire les parcs d'attraction^^, je pense que nous passerons par santa barbara avant de rejoindre notre hotel le sportsmen's lodge situé à quelques pas des studios universal. Le lendemain studio universal bien évidemment et le jour d'après nous ferons six flags magic mountain (passage obligé pour les grands fanatiques de coaster que nous sommes!)

le 17/08/2011 On descend sur Anaheim pour faire disney (bah oui j'adore disney moi^^ alors visité le tout premier parc disney j'ai hate!). Dodo au Hanaan plaza.

du 18/08/2011 au 20/08/2011 San Diego, nous allons allez à seaworld et au zoo de san diego après on ne sait pas trop.

Retour pour la France, décollage à 20h00 de l'aéroport de San Diego. Le lendemain reprise du boulot, sa va être dur ..... mais alors quelles vacances!!!!!
Hôtel Barcelo Punta Cana English translation pending
by Rodange · 2011-01-27 · 10 replies
Bonjour à tous, 😇

En mai 2011 je pars à l'hotel BARCELO PUNTA CANA en RD avec Nouvelles Frontières c'est la première avec ce TO. je souhaiterais savoir si des personnes ont participer au SPA quel tarif faut il compter pour un massage est ce chèr ? plussieurs personnes parlent des différents resto à la carte par contre personne ne donne une idée des menus qu'on nous propose sur le resto fruits de mer. je suis plus poisson que viande. quel différence y a t il entre les différent BARCELO PUNTA CANA ? merci à tous.
Itinéraire en Birmanie avec nos deux filles: votre avis? English translation pending
by Valy69 · 2011-01-19 · 26 replies
Bonjour, nous sommes au 9eme moi de notre TDm avec nos 2 filles de 3 et 6 ans> Nous venons d` arriver ce matin et je n` ai pas eu le temps de preparer notre itineraire. Dans quel ordre faire les visites , pour que cela soit le plus judicieux? Bien sur il y aura les incontournables Yangoon, Bago, rocher d`or, Bagan, Mandalay, lac Inle, mais nous voulons aussi sortir des sentiers battus , nous aimons avoir des contacts avec la population. Je pense que nous allons emprunter les transports locaux , peut etre faire un vol en avion, quel est le trajet a privilegier en avion? Peut etre aussi prendre 1 ou 2 fois une voiture privee, mais cela a l` air d`etre assez cher, si vous avez aussi des infos a ce niveau ? Que pouvez vous me conseiller? Le trajet en bateau Mandalay Bagan n` est il pas trop difficile pour les enfants? Sinon quel autre trajet en bateau vaut vraiment le coup? Nous resterons 36 jours en Birmanie , mais avec les enfants nous avons un rythme lent.

Qulqu`un a t il une info tres recente sur la prolongation du visa, jusqu`a present , il suffisait de payer a la sortie du pays, mais apparament cela n` est plus le cas , il faut faire la prolongation avant?

Merci pour votre aide precieuse
Un mois (et demi?) en Chine en mai 2011 English translation pending
by Albaniess · 2011-01-14 · 40 replies
Bonjour ;) J'ai déjà posté, mais dans la rubrique "tour du monde" ^^. Celui-ci étant reporté à 2012-2013, je m'organise un petit voyage en Chine, si tout se passe bien (comprendre : si mon patron est d'accord) du 24 avril au 7 juin (sinon, ce sera du 24 avril au 31 mai). Là, c’est un projet pour un mois et une semaine uniquement, le reste sera du plus je pense. J'ai pensé à mon itinéraire, et j'aimerais vous le soumettre, pour savoir : Si je ne fais pas trop de détours ? Si je peux éviter des endroits, ou au contraire en ajouter d'autres ?Je voyagerais surtout en train (le bus est plus cher d'après mon guide), mais si certaines fois sont plus avantageuses en avion, je suis preneuse de conseils.A savoir également que je suis surtout "paysages, architecture et locaux" que "lieux touristiques et connus". J’ai deux grosses envies ; je couds beaucoup, alors acheter de la soie ? Ou en trouver de bonne qualité et pas trop chère ? Et j’aimerais également gaver ma mère de souvenirs, dois-je attendre une ville précise, un marché particulier, ou est-ce aussi rentable d’en acheter au fur et à mesure ?Ah oui, et je suis sportive, connaissez-vous des randonnées intéressantes, ou des endroits où je pourrais faire des footings dont je me souviendrais toute ma vie ? (oui je sais mais vous m’avez comprise =D).Dernière chose, pensez-vous que je vais courir ? Je ne suis pas contre me lever à 6h du matin (je pars vraiment en mode découverte et sports que vacances et tourisme…) et dormir dans les trains de nuit ne me dérange pas si je peux gagner du temps pour voir plus de choses… Je sais qu’au Vietnam ou au Cambodge, on peut passer une journée avec des éléphants, est-ce faisable en Chine ?Ah, et j'aimerais passer deux jours à Tokyo voir une amie, savez-vous de quelle ville il est le moins cher de décoller ? J'ai regardé sur internet, ils me disent que c'est moins cher de Shanghai, mais avec une escale à Beijing, et en direct de Beijing, c'est plus cher... Allez comprendre...

Voilà, promis c’est fini les questions ;)

Alors voici (entre les > … >, ce sont les tarifs du train et la durée du dit-train jusqu'à la ville suivante) : Pékin (6 jours) : le traditionnel, avec un trek sur la grande muraille de 6 à 8h je pense, j'aimerais tester la luge d'été ;) est-ce facile de se déplacer en vélo dans la ville ? Je suis assez peureuse des voitures, alors si c'est comme Delhi, no way ^^ > 11h (170 Y) > Pingyao (2 jours) : visite du château de Zhangbi Cun, et grosses balades dans la ville qui, apparemment, est une des mieux conservée de la Chine d’antan ? > 11h (93Y) > Xi’an (3 jours) : Visites traditionnelles et petites ballades, à ce qu’il parait, au niveau architectural, c’est une ville magnifique… > 16h (113Y) > Chendgu (2 jours) : j’aimerais voir la réserve de Panda, évidemment, et les nombreux parcs de la ville. > 24h (375Y) j’hésites avec l’avion à 1130Y > Guilin (4 jours) : hormis des visites, j’aimerais faire une bonne ballade près des rizières en terrasses du dos du dragon. > 1h (14Y) > Yangshuo (2 jours) : au programme, la ballade entre Dazhai et Ping’an et un peu partout dans les environs > 1h (14Y) retour à Guilin pour attraper la correspondance vers Nanchang en 15h (200Y) tout ça pour aller à Huangshan en 8h (120Y) C’est là que je bloque… Comment rejoindre cette ville sans ce grand (et long) détour ? C’est malheureusement le seul détail qui bloque et me faire perdre beaucoup de temps et sûrement de fatigue. > Huangshan (4 jours) : l’escalade évidente de la montagne, avec couchage au sommet et lever de soleil mémorable, puis visite des environs. > 6h (60Y) > Hangzhou (4 jours) : randonnée dans les collines et visite du lac (sûrement bateau)… 4 jours est un peu beaucoup non ? > 6h30 (62Y) > Wenzhou (2 jours) : visite des environs de Wenzhou (je pense notamment aux campagnes du Nanxijiang) > 6h30 (62Y) pour rallier Hangzhou puis 1h18 (et 40Y) > Shanghai (2 jours) : visite évidente de la ville, mais ce n’est pas les buildings ni les magasins qui m’intéressent, alors je me contente du minimum parce que je suis à coté et que ce serait bête de ne pas aller y faire un tour !!) > 8 à 14h (207Y) > Tai’an (2 jours) : J’aimerais gravir la montagne Tai Shan, tant pour son histoire que pour la vision qu’en ont les chinois. OPTION > 5h30 (100Y) > Quindao (2 jours) : J’aimerais prendre un peu l’air de la mer, des plages et des parcs… Je ne pense pas que le détour vaille le coup ?? > 7 à 10h (150Y) > Pékin : Retour à la base !

Merci beaucoup à ceux qui me répondront =)

PS (EDIT) : j'ai calculé, rien que les trains, j'en ai pour environ 1800Y, soit à peu près 200E. A cela je rajoute à peu près 700e pour les dépenses de nourriture, logements et souvenirs, sachant que comme précisé, je préfèrerai dormir dans les trains. Est-ce suffisant niveau budget ? Niveau confort, un matelas, peu importe où me convient tant qu'il n'a pas de puces, alors je prendrais sans doute les hôtels pas trop trop chers... Et je mangerais sans aucun doute sur les marchés, les ptits bouibouis et tout...
Soixante-quatorze jours dans l'Ouest américain du 29 mars au 11 juin English translation pending
by Ninou98 · 2011-01-12 · 579 replies
Voyage Forum me demande de créer une nouvelle file parce que la précédente est trop longue. Donc, voici notre programme "à jour", jusqu'au 21 avril rien ne devrait plus bouger, au-delà ça peut encore évoluer.

Merci à tous qui m'avez tant aidée par vos conseils et vos commentaire, à choisir les sites et les randonnées. Nous ne passerons pas un jour certainement sans avoir une pensée pour vous.

1- mardi 29 mars - Maison > Las Vegas

2 - 30 mars - Las Vegas > Cameron (permis Grand Falls) > Flagstaff

3 - 31 mars - Flagstaff > Grand Falls > Sedona

4 - 1 avril - Sedona

5 - 2 avril - Sedona

6 - 3 avril - Sedona

7 - 4 avril - Sedona > Cottonwood > Payson > Tonto National Monument > Lost Dutchman

8 - 5 avril - Lost Dutchman SP > Goldfield

9 - 6 avril - Lost Dutchman SP > Boyce Thompson Arboretum > Saguaro National Park East > Saguaro NP West

10 - 7 avril - Saguaro West (Arizona Sonora Desert Museum) > Alamogrodo ou White Sands

11 - 8 avril - White Sands

12 - 9 avril - White Sands > Guadalupe NP (via Sacramento)

13 - 10 avril - Guadalupe NP

14 - 11 avril - Guadalupe NP > Carlsbad Caverns (Kings Palace Ranger led Tour)

15 - 12 avril - Carlsbad Caverns > Carrizozo > Santa Fe

16 - 13 avril - Santa Fe

17 - 14 avril - Santa Fe > Taos > Chaco Culture

18 - 15 avril - Chaco Culture > Bitsi Badlands

19 - 16 avril - Bisti Badlands (Peut-être Shiprock)

20 - 17 avril - Bisti Badlands > Shiprock > Canyon de Chelly

21 - 18 avril - Canyon de Chelly

22 - 19 avril - Canyon de Chelly (Crépuscule Hope Arch) > Retour Canyon de Chelly pour la nuit

23 - 20 avril - Canyon de Chelly > Gooseneck SP > Valley of Gods

24 - 21 avril - Valley of Gods > Monument Valley (The View)

25 - 22 avril - Monument Valley > Moky Dugway > Muley Point

26 - 23 avril - Muley Point > Mule Canyon > The Needles

27 - 24 avril - The Needles

28 - 25 avril - The Needles > Moab (Marching Men - Delicate)

29 - 26 avril - Moab

30 - 27 avril - Moab - Island in the Sky

31 - 28 avril - Island in the Sky (Mesa Arch)

32 - 29 avril - Island in the Sky > Deadhorse Point pour le coucher du soleil

33 - 30 avril - Dead Horse Point > Shafer Trail > White Rim

34 - 1 mai - White Rim > Potash Road > Five Hole Arch

35 - 2 mai - Five Hole Arch > Globlin Valley > Little Wild Horse Canyon

36 - 3 mai - Crack Canyon > Hanksville

37 - 4 mai - Hanksville > Factory Butte > Capitol Reef

38 - 5 mai - Capitol Reef

39 - 6 mai - Capitol Reef > Cathedral Valley

40 - 7 mai - Cathedral Valley > on sort par Thousand Lake

41 - 8 mai - Caineville Temples Moon and Sun > Nottom Road > Cedar Mesa Campground

42 - 9 mai - Nottom Road > Burr Trail > Devil's Garden

43 - 10 mai - Devil's Garden > Golden Cathedral

44 - 11 mai - Sur Hole in the Rock Road (programme cool Choprock canyon ?) On dort au RH de Coyotte Gulch

45 - 12 mai - Coyotte Gulch

46 - 13 mai - Coyotte Gulch > Harris Wash > Henrieville (The Blues) > Kodachrome Basin

47 - 14 mai - Kodachrome Basin > Mosy Cave > Bryce Canyon (Upper Inspiration Point ) > Kodachrome Basin

48 - 15 mai - Kodachrome Basin SP > Willis Creek > Kodachrome Basin

49 - 16 mai - Cottonwood Canyon Road

50 - 17 mai - Cottonwood Canyon Road (Wahweap – White Rocks) – Nuit Alstrom Point

51 - 18 mai - Page

52 - 19 mai - Page Croisière Rainbow bridge – Old Paria Movie Set

53 - 20 mai - Antelope Canyons – Waterhole Canyon – Cathedral Wash – Great Wall

54 - 21 mai - CBN

55 - 22 mai - Whire Pass - Buckskin Gulch

56 - 23 mai - Page

57 - 24 mai - Horse Shoe Bend > Petrified Forest

58 - 25 mai - Petrified Forest > Grand Canyon

59 - 26 mai - Grand Canyon

60 - 27 mai - Grand Canyon > Seligman

61 - 28 mai - Seligman > Havasupai

62 - 29 mai - Havasupai

63 - 30 mai - Havasupai > Seligman

64 - 31 mai - Seligman > Zion

65 - 1 juin - Zion

66 - 2 juin - Zion > Toroweap

67 - 3 juin - Toroweap > Mesquite

68 - 4 juin - Mesquite > Little Finland (Gold Butte)

69 - 5 juin - Gold Butte (Little Finland) > Valley of Fire

70 - 6 juin - Valley of Fire > Red Rock Canyon

71 - 7 juin - Red Rock Canyon > Death Valley

72 - 8 juin - Death Valley

73 - 9 juin - Death Valley

74 - 10 juin - Death Valley > Las Vegas

75 - 11 juin - Las Vegas > Maison
Journal au jour le jour, un mois à vélo en Équateur English translation pending
by Lucbertrand · 2011-01-09 · 2 replies
Au cours de notre première étape à travers l’Amérique du Sud à vélo nous avons traversé l’Equateur durant un mois. Arrivés par avion à Quito, nous avons d’abord effectué un petit tour au nord vers la frontière colombienne. Ensuite nous sommes revenus dans la capitale et avons entamé la descente en direction du Pérou en longeant la forêt tropicale, ce qui nous a permis d’éviter au maximum la panaméricaine qui est un enfer à vélo. Au cours de cette période j’ai tenu au jour le jour un journal de marche que je vous livre.

J1 20 août Madrid Quito

Il fait encore nuit à Madrid quand nous quittons l'hôtel. Les derniers noctambules s'esclaffent bruyamment. Les bagages récupérés à la consigne du terminal 1 sont chargés dans la navette qui nous amène au terminal 3. Nos cartons de vélo sont filmés pour plus de sécurité. Les billets d'avion de sortie de l'Equateur nous sont demandés et le temps passé la veille à résoudre cette épineuse question n'était pas vain. En effet nous fumes obligés de prendre des billets Quito Bogota, car notre voyage à vélo ne justifiait pas de notre sortie du territoire équatorien. Or pour des problèmes de réciprocité diplomatique, toute personne doit justifier du fait qu’il ne sera pas un immigré clandestin. Ce qui se conçoit. La compagnie Iberia, est habituée à ce genre de situations. Les billets que nous avons achetés nous ont été remboursés la semaine suivante sur simple demande téléphonique, une taxe de vingt euros par billet étant retenue.

L'aéroport Bajaras est immense et pour rejoindre la zone d'embarquement nous empruntons une sorte de métro express. L’A340 et ses 4 réacteurs nous attendent. Pendant 12 heures il nous emmènera à la poursuite du soleil. Partis à 12h20 nous arriverons un peu plus tard à 16h30, heure locale. Avant de se poser l'avion survole Quito et sa forêt d'immeubles, gigantesque mégalopole qui part à l’assaut des versants des volcans environnants. Grâce au nouvel aéroport, l'an prochain cette situation dangereuse aura disparu, les avions ne se poseront plus en pleine agglomération. À l'hôtel Inn, où nous avons posé nos bagages quelque peu hébétés par cette longue journée, nous modifions l’heure à nos montres pour plusieurs mois. Quelques nuages filandreux accrochent les volcans qui cernent la ville. Un vent d'octobre infléchit les palmiers. Chez nous il doit être 2h du matin, raisonnablement il faut aller dormir, mais après quelques heures de sommeil la nuit sera interminable.

J2 21 août Quito

La nuit fut étrange. Nous fûmes réveillés à 23heures locales, ce qui correspondait 7 heures du matin en France. Puis nous avons replongé dans le sommeil.

Petit déjeuner à 7heures30, excellent. Nous nous ressentons des tribulations des jours précédents. Le moment de vérité concernant les vélos approche. En effet nous avions constaté que nos cartons subissaient de fortes contraintes et nous nous demandions quels dommages les vélos en récolteraient. Mais non après avoir bataillé pour tout régler au mieux, nos engins sont sur roues et semblent en état de fonctionner.

Il nous faut nous organiser pour le départ. Une équipée de très longue durée de ce genre fait naître une forme d’angoisse. Nous sommes deux, Alain et moi, prêts à foncer vers le sud pour commencer à entamer cette immense distance qui nous sépare de Santiago, mon but et de la terre de feu, but de Alain et Jean. Ce dernier ne voit pas les choses sous le même angle. D’abord il propose de commencer à faire de la montagne au nord de Quito, afin de s’acclimater puis de reprendre ensuite notre chemin vers le sud et au passage d’escalader quelques sommets de 5000 d’altitude dans de bonnes conditions d’acclimatation.

Il emportera la décision, mais il est indéniable que se lancer dans une immense descente du continent sud américain en commençant par une remontée au nord ça intrigue quelque peu. Mais nous avons le temps ayant prévu large, et la région envisagée vers Otavalo est magnifique. Il faut nous sortir de nos schémas très rationnels qui nous font tirer des lignes droites sur des cartes et mesurer le rapport temps kilomètres.

Une fois ce débat de fond clos, nous allons manger dans un petit restaurant et nous sommes agréablement surpris par la qualité, la propreté et les prix très bas.

Ensuite une petite balade à pied à l’assaut des hauteurs construites de la ville au pied du Pinchincha, nous permet d’avoir un panorama assez impressionnant sur la ville nichée au milieu des montagnes. Les rues sont vraiment très raides, plus de 15 pour cent. Cela lui donne un petit air de San Francisco. Puis nous allons flâner dans l’une des parties basses de la ville. Un immense parc aux cyprès gigantesques accueille un orchestre qui joue des musiques andines. Hélas nous arrivons pratiquement à la fin de la représentation. La nuit est tombée. Nous rejoignons notre hôtel. La fatigue est bien là, sans doute un petit mélange d’altitude, de stress nerveux des jours derniers, et des questions que l’on se pose nécessairement avant une grande aventure, dont le départ est imminent.

J3 Dimanche 22 août Quito

Premiers tours de pédale dans Quito pour vérifier que les vélos fonctionnent bien et reconnaître l'itinéraire de sortie de la ville. Nous avons mangé près du marché dans un petit restaurant propre.

J4 Lundi 23 août Quito

De retour à l’hôtel nous passons un long moment avec les sympathiques Christian et Gerald de l'agence « Equateur voyage passion » pour essayer le matériel en vue de l’ascension du Cotopaxi 5890m qui aura lieu le jeudi 2 septembre. Notre programme est établi pour une dizaine de jours. Demain, nous partirons vers le nord en direction d’Ibarra pour un séjour équitable dans la communauté Quechua de San Clemente. Notre hôte nous guidera vers l’Imbabura, un sommet de plus de 4000, puis nous reviendrons à Quito, pour gravir le Cotopaxi.

J 5 Mardi 24 août Quito Cayambe 71 km

Départ prévu pour San Clemente pour 8heures, mais nous ne nous mettons en route qu’à 10heures trente. Nous avons perdu une bonne heure à la banque, car je ne réussissais pas à retirer de l’argent dans les distributeurs. Donc départ effectif à 10h30. Il nous faut d’abord sortir de Quito, ce qui nous prend plus de vingt kilomètres avant de voir la densité des habitations diminuer. Par contre le trafic reste le même, une quantité énorme de camions et de cars, qui crachent des nuages de gaz d’échappement noirs qui parfois nous enveloppent complètement.

Une fois la ville derrière, nous une grande descente d’une dizaine de kilomètres nous donne une première idée des terrains que nous allons rencontrer. Bien évidemment la descente est vite effectuée. Alors nous attaquons une interminable montée de plus de vingt kilomètres qui nous conduit à plus de trois mille mètres. Le souffle ne nous manque pas. De toute évidence, les quelques jours passés à Quito à 2800 mètres d’altitude nous ont permis de nous acclimater. La route pourrait être agréable, s’il n’y avait pas ce trafic infernal, des camions monstrueux et des cars de tous types du plus neuf au plus déglingué qui nous frôlent en permanence. On finit par s’y faire mais le danger reste présent. Cela d’autant plus que les bas-côtés ne sont pas stabilisés et que tout écart pourrait occasionner une chute probablement aux conséquences graves. L’attention est permanente entre ravin et gros engins bruyants. Les récits d’autres cyclotouristes lus concernant la panaméricaine, parlant d’enfer, ne sont pas exagérés une fois que l’on a goûté à cette route mythique.

Profitant d'un arrêt nous faisons la première de nos photos du passage de l'équateur. Eh oui, Quito se situe quelques dizaines de kilomètres au sud de la latitude zéro. Cela me fait penser au livre de Mike Horn, justement appelé « Latitude zéro ». Il relate son tour du monde sans utilisation de moyens mécaniques et sas jamais s’éloigner de plus de quarante kilomètres de l’équateur.

Après 71 kilomètres, il est dix sept heures et alors que nous commençons à nous inquiéter de notre point de chute, car la nuit tombe tôt à l’équateur, car nous sommes pile dessus, une petite auberge un peu avant la ville de Cayambe nous invite à l’arrêt. Nous y sommes très bien, et le petit restaurant à côté nous permet un dîner agréable. Nous découvrons le jus de babako, succulent. Nous allons nous coucher alors qu’il n’est que 20 heures. La journée aura été assez difficile, mais demain il nous faut effectuer la seconde partie du trajet qui nous sépare de San Clemente.

J6 mercredi 25 août Cayambe San Clemente 75 km

Départ à 8heures30, une légère pluie fait son apparition, le ciel semble bien chargé. À nouveau nous plongeons dans la circulation hurlante et crachante. Rouler dans ces conditions n’est pas une vraie partie de plaisir, mais paradoxalement cette situation de danger nécessitant une attention soutenue au milieu de ce trafic rapide, le long d'une bande jamais stabilisée où l'écart s'avérerait très dangereux, procure une espèce de jouissance. Mais il ne faut peut-être pas trop en abuser! Nous atteignons la ville d’Otavalo. Nous n’avons pas très bien compris où nous sommes passés. Il faut reconnaître que la carte que nous possédons n’est absolument pas précise et qu’elle a plutôt tendance à nous induire en erreur. Dans un village une déviation conduit à travers ses ruelles en pente. Le flot ininterrompu de la panaméricaine s’y déverse. Avec nos vélos au milieu des montagnes de ferraille, et engloutis dans la poussière soulevée, nous nous sentons comme des intrus minuscules et très vulnérables. Enfin nous atteignons la ville d’Ibarra. La circulation y est toujours très dense. Nous y mangeons une pizza, pas très dans la tradition du lieu. À quinze heures nous attaquons les neuf derniers kilomètres qui vont nous faire monter de quelques sept cents mètres le long d’une immense ligne droite qui attaque directement en pleine pente. Pour compliquer l’affaire les trois derniers kilomètres sont en petits pavés très irréguliers avec une inclinaison bien supérieure à 10 pour cent. Nous finirons en poussant les vélos. Enfin nous arrivons à San Clemente, il est 17 heures. L’accueil par le fils du propriétaire Manuel Guatemal, est très aimable.

Manuel et Laurita, son épouse, sont des gens au calme et à la gentillesse époustouflants. Leur maison offre une vaste perspective sur Ibarra et ses environs. Ici la proximité de l’Amazonie et des glaciers du Cayambe influence le climat, qui est un compromis entre altitude et latitude. Nos hôtes nous servent un repas délicieux et très original, où nous découvrons les zumos (fruits pressés) Babako, tomates des arboles etc… La salle à manger est magnifiquement arrangée. Le bois est très présent, ce qui donne un réel cachet à l’ensemble.

La chambre qui nous est proposée est originale et nous nous y sentons très bien. Nous avons vécu une nouvelle journée riche en émotions en 75 kilomètres seulement.

J7 jeudi 26 août ascension de l’Imbabura 4609 mètres

Le départ pour l’Imbabura est fixé à six heures du matin. La veille, pour nous expliquer le profil de la voie normale, Manuel avait allongé un bras et de l’autre main était remonté jusqu’à la tête, la partie la plus difficile étant l’oreille. À l’heure dite, une camionnette où l’on reste debout, nous conduira à la fin de la piste. Manuel nous accompagne et sa présence est bien utile car il faut évoluer dans des prés avant de trouver la sente qui s’attaque directement aux pentes raides. En pays quechua les lacets n’existent pas. L’Imbabura qui tire son nom de la période pré-inca se cache dans les nuages. Ce n’est pas une montagne à vaches. La fin de l’ascension se déroule sur des arêtes de roches noires au-dessus de pentes vertigineuses. Avec sa sérénité indienne Manuel nous donne ses consignes dans les passages délicats. En trois heures dix de montée nous sommes au sommet après 1200 mètres de dénivelé. Le brouillard ne se lèvera pas. Dommage, car la vue sur le proche Cayambe devait être superbe. Manuel nous expliquera les plantes, les fleurs, le caracara, grand faucon aux ailes blanches, la patchamama (le monde) qui selon la tradition quechua est une famille harmonieuse avec ses composantes que sont la montagne, la rivière, la forêt, les animaux et les hommes. En montant nous avons vu des excréments du loup qui vient quelquefois au village se servir en poules, bien que celles-ci nichent la nuit dans les arbres.

70 habitants vivent à San Clemente et 16 familles quechua sont impliquées dans l’écotourisme. En fin de descente Manuel nous conduit à travers les champs qui dominent le village. Les parcelles cultivées y sont nombreuses : trigo (blé), sabada (houblon) et papas (patate). On y voit aussi vaches, moutons, porcs et lamas, souvent au piquet. Il nous montre aussi le « lago de Sangre ». Ici a eu lieu une grande bataille opposant deux grands chefs et frères incas. Les vainqueurs jetèrent les cadavres sanglants des vaincus dans le lac, d’où l’origine de son nom, le lac de sang.

Pour terminer la soirée, Manuel nous invite au coin de la cheminée. Manuel nous indique la piste pour contourner l’Imbabura, qui nous évitera d’emprunter la panaméricaine sur plusieurs dizaines de kilomètres.

J8 vendredi 27 août tour Imbabura Ayacundo 45 km

Ce matin très tôt, à trois heures, alors que je ne dors pas, je jette un coup d’œil par la fenêtre, et je vois au milieu des nuages trois étoiles verticales légèrement inclinées par rapport à la verticale. Puis lentement les nuages se déchirent et dans toute sa splendeur la Croix du Sud se dévoile. Elle semble un signe ostensible de l’être supérieur. Cette vision me coupe littéralement le souffle et je reste collé à la vitre à la contempler. Immense croix plus large que haute qui de toute sa luminosité accapare le ciel.

Le jour apparaît et nous allons nous séparer de nos hôtes après ce moment privilégié passé en leur compagnie. Cette communauté indienne vit non seulement en harmonie avec la nature, mais cette harmonie nous la constatons au sein de la famille, entre époux et entre parents et enfants. Sur leurs visages je décèle cette plénitude, que je n’ai vue seulement que chez certaines religieuses, qui par un simple regard vous font comprendre qu’elles ont été touchées par la grâce.

Avant le départ, Laurita nous a gentiment fait une démonstration de confection de tortillas, qui sont des galettes de blé cuites sur un plat de terre.

Après un succulent petit déjeuner le moment de se séparer arrive. Comme nous l’a indiqué Emmanuel hier, afin d’éviter en partie la panaméricaine, nous allons partir par des chemins escarpés et nous effectuerons le tour du volcan Imbabura grimpé hier.

On nous avait prévenus que ce serait difficile, mais ce que nous avons vécu était au-dessus de nos attentes. 10 kilomètres en 3heures30. Un chemin empierré, qui affiche des inclinaisons supérieures à quinze pour cent. Enfin après quelles hésitations concernant la direction nous arrivons à un col à près de 3400 mètres. Le temps commence à nous sembler interminable. Cependant le paysage est de toute beauté, mais hélas les sommets gardent leur voile de nuages. En particulier, le Cayambe, haut volcan enneigé reste obstinément caché. Nous entamons une longue descente sur une piste en terre, nettement plus agréable que les routes empierrées, car les secousses sont bien moindres. Mais attention tout de même au poids des vélos qui rend parfois l'équilibre précaire. Jean en fait l'expérience par une chute spectaculaire sans gravité bien que la tête ait porté au sol. Nous rejoignons San Pablo, et de là un jeune cavalier nous guide par des pistes détournées qui nous ramènent à l’enfer de la panaméricaine.

Le temps est menaçant et quelques gouttes d’eau ajoutent à l’incertitude. Nous en profitons pour manger dans un petit restaurant sur le bord de la route. Le trafic est énorme, camions, bus, voitures et quelques motos lancés à pleine vitesse dans des nuages de fumée noire. Lors des changements de vitesses, de véritables boules noires sont éjectées. Il y a deux jours en nous rendant à Ibarra, dans une côte Alain devant moi a littéralement disparu dans ce nuage de pollution. Pour le moment ce n’est pas les Andes telles qu’on peut les voir sur les images!

Après cette pose sympathique et un plat de bonne qualité nous reprenons notre route en commençant par l’une de ces immenses rampes qui va nous faire passer à plus de trois mille mètres. Après une vingtaine de kilomètres nous atteignons Ayacundo. Cette petite ville se trouve sur l’équateur. D’ailleurs dans la cour de l’hôtel dans lequel nous descendons il y a un petit tertre sur lequel vous avez paraît-il un pied dans chaque hémisphère. En tout cas ce que je peux dire, c’est que l’équateur n’est pas loin, car le sommet du Cayambé est tout proche et la ligne du milieu du monde passe juste dessus. Il faut dire que l’équateur est revendiqué par beaucoup de monde dans une zone sans doute de quelques kilomètres et de nombreuses personnes vous invitent à vous positionner « al mitad del mondo ». En ce qui nous concerne c’est la troisième fois. Nous avons effectué seulement 45 kilomètres dans la journée. Les routes d'Equateur ne se laissent pas facilement apprivoiser.

J9 samedi 28 août Ayacundo Quito 85 km

Site archéologique de Colchasqui et retour à Quito de nuit

Après une nuit confortable, et un petit déjeuner où il nous faut pratiquement réclamer de quoi manger, nous nous sentons en forme pour le départ. Manifestement nous avons bien récupéré des rudes efforts de la veille. Après dix kilomètres de descente un embranchement à droite indique le site archéologique pré-inca de Cochasqui. Et c’est là que l’aventure de la journée va commencer. D’après les indications il serait à huit kilomètres, mais souvent les données chiffrées sont approximatives. Nous savons seulement que nous avons parcouru 10 kilomètres en trois heures et demie la veille. Aujourd’hui après la visite, il nous faudra rentrer à Quito et la nuit à l’équateur arrive vite. Le spectre de rouler sur la panaméricaine dans l'obscurité ne me quittera plus jusqu’à notre arrivée à l’hôtel après 19h30.

Donc nous attaquons une rampe à la déclivité terrible, on a l’impression de monter au ciel. Il faut appuyer comme des sourds pour rester sur les vélos. Le problème des faibles vitesses à vélo, c’est que l’on ne peut pas dégager les pieds des cale-pieds et cela nous a occasionné des chutes les jours précédents. Alain se fera une grande frayeur en entendant un camion prêt à le doubler, alors qu’il est à faible vitesse santant qu’il allait être obligé de s’arrêter, donc de tomber. Alors il appuie encore plus sur les pédales pour rester en équilibre dans l’attente d’être dépassé. Il en mettra ensuite pied à terre, et le temps de récupérer, il n’aura d’autre solution que de pousser son vélo un certain temps. La route plus loin est empierrée, un enfer en côte que l’on commence à bien connaître. Nous nous arrêtons devant une maison, où est assis un grand-père en compagnie de ses petites-filles et un chat. Trop mignon, il nous autorise à faire une photo. La fin du parcours pour atteindre le site, comme précédemment nécessitera un pousser de vélo sur un kilomètre. Bilan de la montée, neuf kilomètres en deux heures trente.

Le site pré-inca n’est pas très impressionnant, une quinzaine de pyramides tronquées de différentes tailles, ressemblant plus à des tertres de terre. Malheureusement le guide nous ne l’avons pas bien compris, car notre espagnol est trop basique.

A treize heures, nous prenons le chemin de Quito. Plus de soixante kilomètres avec des côtes interminables et en prime vingt cinq kilomètres dans la capitale. Il nous faut rejoindre la panaméricaine par un chemin qui nous secoue sur une dizaine de kilomètres. Cette première partie nous demande une heure. Jean va pincer son pneu et le temps de réparer, une demi-heure d’envolée dans notre course contre la nuit. À quinze heures nous sommes à nouveau sur la panaméricaine et il nous faut plus de quatre heures trente pour atteindre notre but. La dernière grande côte nous fait perdre tout espoir d’arriver de jour. La traversée de Quito de nuit dans l’enfer de la circulation, surtout dans les faubourgs est une expérience digne de Kazanzakis«un jour où je n’ai pas souffert est un jour où je n’ai pas vécu».

J10 dimanche 29 août Journée forcée à Quito

Hier soir Jean a oublié sa sacoche sur une chaise de l'hôtel et le temps de retourner la chercher, elle a disparu. Consternation, malgré un branle-bas général dans l'hôtel, elle ne réapparaîtra pas. De plus nous sommes dimanche, l'ambassade est fermée, il faut attendre lundi. Il va cependant faire une déclaration de vol au commissariat, où il peut voir toute la faune locale.

Donc journée de repos forcé, il faut dire que les jours derniers nous avons beaucoup donné. Cependant, aucun d'entre nous n'a de courbatures. Cela nous semble de bon augure pour les grosses épreuves qui nous attendent en Bolivie du côté du désert de l'Atacama.

Cet arrêt forcé nous permet de prendre le temps et de lire les journaux locaux. Notre compréhension de l'espagnol s'améliore. Nous en profitons pour découvrir cette ville tentaculaire qu'est Quito.

J11 lundi 30 août Journée à Quito

Les démarches pour renouvellement du passeport sont bien enclenchées, bien que le premier contact avec l'ambassade ait été plutôt froid. Je profite de cet arrêt forcé pour faire de l'espagnol en lisant le journal. De nombreux articles sur la vie locale, en particulier l'un d'entre eux qui relate les conditions de circulation et le dénombrement des accidents de la route!

Balade l'après-midi dans le quartier historique. Nous allons sur un petit marché très original, où l'on vend principalement des fruits, en particulier les fameux babako, qui produisent un si bon jus lorsqu'on les mixte.

Jean et Alain décident de partir bivouaquer sur les pentes du volcan, le Pinchincha, qui domine la ville, en prenant le téléphérique qui les laisse à 4100 mètres. Pour ma part je préfère rester dans ma chambre.

J12 mardi 31 août Journée à Quito

Je passe une très bonne nuit, couché à 17h et réveillé à 5h du matin. Cela ne m'était jamais arrivé. Jean et Alain rentrent de leur bivouac à 4400 mètres. Ils sont enthousiasmés. La vue de Quito de là-haut, de nuit, était extraordinaire. Ils ont vu les sommets environnants, qui étaient restés cachés lors de l'ascension que nous avions faite la semaine dernière. De plus, Jean à son tour a pu observer la Croix du Sud.

Je l'accompagne en fin de matinée à l'ambassade. Son passeport provisoire, valable un an, est prêt. En début d'après-midi il va au bureau de l'émigration équatorienne, pour régulariser sa situation. Tout est bien qui finit bien.

En milieu d'après-midi, il se met à pleuvoir. Nous ne sommes cependant pas trop inquiets pour la suite. Demain départ pour le refuge du Cotopaxi.

J13 mercredi premier septembre Quito refuge du Cotopaxi

Avant notre départ pour le refuge du Cotopaxi, nous discutons avec un jeune qui, il y a quelques années, a traversé l'Amérique du sud à vélo. Il nous parle longuement du sud de la Bolivie, en particulier d'Uyuni et du sud Lipez. L'heure du départ arrive, nous rencontrons notre guide, en avant pour le parc du Cotopaxi. Nous quittons Quito par le sud. Le nord est impressionnant, mais au sud, la ville a un aspect tentaculaire surprenant. On dirait qu'elle s'étire à l'infini dans une plaine, dominée d'une multitude de collines complètement colonisées par des constructions. Nous nous imaginons mal quitter la ville dans deux jours à vélo par l'itinéraire que nous suivons ce matin en véhicule. Après une heure de route nous pénétrons dans le parc du Cotopaxi. La région est très belle, et ce grand volcan la domine des ses 5897 mètres. Nous laissons la voiture à 4500 mères. Trois cents mètres de dénivelé le long d'un chemin raide nous donnent accès au refuge, grande bâtisse au toit jaune. Il se met à neiger et cela ne s'arrêtera pas durant notre séjour jusqu'au lendemain matin. Nous nous allongeons pour un bref repos à 19heures, réveil prévu à minuit.

J14 jeudi 2 septembre Cotopaxi retour Quito

Comme prévu, nos guides nous réveillent à l'heure prévue. Effectivement nous avons deux guides, car nous sommes trois et qu'une cordée ne dépasse pas trois pour des raisons évidentes de sécurité. Départ à une heure du matin sous la neige. Je me sens fatigué, ne m'étant pas reposé, en effet à 4800 mètres il est difficile de trouver le sommeil. Après une bonne heure de marche dans la neige qui a recouvert le pierrier, nous nous arrêtons pour chausser les crampons, car nous allons attaquer le glacier. Le début sans être très raide est assez délicat car la glace vive est toute proche. Ce glacier est vraiment tourmenté. Nous monterons jusqu'à 5700 mètres. Il neigera sans discontinuer toute l’ascension. Nous faisons demi-tour à 200 mètres du sommet. Pour ma part, je ne pense pas que je serais allé beaucoup plus haut, car depuis le départ une forte migraine me retire tout plaisir, et elle a tendance à s'accentuer avec l'altitude, phénomène classique du mal des montagnes. La descente se fait dans la tourmente et une visibilité très faible. Nos guides ont une parfaite connaissance des lieux, ils louvoient entre pentes raides et crevasses sans aucune hésitation, alors qu'il n'y plus aucune trace de notre passage. Ayant pourtant une très bonne expérience de la haute montagne, si j’avais été seul, je ne pense pas que je serais sorti de ce dédale de crevasses. À huit heures nous sommes de retour au refuge. J'ai l'impression que ma tête va exploser. J’aurais sans doute du abandonner plus tôt. À neuf heures retour à la voiture. Il a vraiment neigé très bas, jusque vers les 4000 mètres. Cela peut paraître bizarre, d'associer bas et 4000 mètres, cependant nos guides nous confirment que c’est exceptionnel pour cette période de l’année. La veille, la neige apparaissait à 5200 mètres.

À 11heures 30, nous sommes de retour à Quito. J'ai vraiment envie que notre périple à vélo vers le sud commence, déjà deux semaines que nous sommes dans le coin, je suis très impatient de quitter cette ville et de mettre le cap au sud en direction de Santiago du Chili. Nous allons négocier notre transport en pick-up avec nos vélos, vers un point situé à une trentaine de kilomètres au sud de la ville pour éviter ce véritable enfer que nous venons de traverser à deux reprises en voiture.

J15 vendredi 3 septembre Quito Latacunga 68 km

Départ prévu à 9heures, le pick-up réservé la veille ne vient pas. Décidément Quito ne veut pas nous lâcher. Nous retournons dans la rue du marché couvert et nous en trouvons un autre, qui pour trente euros nous fera parcourir les trente kilomètres pour sortir de Quito par le sud. Cette ville est incroyable, un enchevêtrement de collines très raides et couvertes de maisons. Au milieu de ce fouillis de constructions des voies rapides à la pente effrayante. Heureusement que nous ne partons pas à vélo. Avec Alain nous nous mettons avec les vélos sur le haillon. Au revoir Quito, nous sommes contents de vraiment attaquer notre descente vers Santiago. À 11heures nous enfourchons nos montures. Le vent est contraire. L'enfer de la panaméricaine reprend. Par chance souvent il y a une bande sur le bord nous permettant de rouler en assez bonne sécurité. Cette espace a une largeur intermédiaire entre la bande d'arrêt d'urgence et la piste cyclable. Ça commence par monter, pas trop fort mais la côte va se poursuivre durant trente kilomètres, avec un passage vers les 3600 mètres. D'ailleurs cela se sent à la température qui se rafraîchit nettement. Quelques centaines de mètres en dessous de ce col sans nom, une petite baraque nous permet de prendre un repas chaud et consistant. Il s'agit d'un routier local, en effet plusieurs gros camions viennent y stationner et leurs conducteurs s'y nourrir. Il est 14h30 lorsque nous repartons. Il nous reste un peu plus de trente kilomètres pour atteindre la ville de Latacunga. Par chance, et c'est une bonne surprise uniquement de la descente. Il nous arrive même de dépasser des camions freinant en descente. Parfois nous les doublons à gauche, mais parfois en restant sur notre bande à droite. Dans ce dernier cas, on prend le risque de voir le camion se rabattre car il ne nous voit pas toujours. Mais s'engager à gauche avec des bolides dévalant les côtes, surtout les cars, on n'ose pas toujours. Ne pas oublier que la panaméricaine ressemble plus à une autoroute qu'à une route. D'ailleurs on passe un péage, qui est gratuit pour les vélos, mais cela fait bizarre de se présenter au péage à bicyclette. Un peu avant 17heures notre but est atteint. Nous faisons le point à un carrefour où une « policière » armée d’un sifflet en bouche essaie sans trop de résultat de contrôler la circulation. Pourtant elle arbore un beau pistolet à la ceinture. Lorsque nous lui demandons un renseignement concernant un hôtel, elle laisse tomber sa circulation et très gentiment nous explique où aller. Nous descendons dans un petit établissement très propre où la chambre individuelle nous revient à 7euros. En même temps que nous, arrive un cyclotouriste japonais qui roule depuis 4ans et qui a déjà parcouru 63 000 kilomètres. Nous dînons tous les quatre. Il nous parle de ces différents trajets avec son vélo de 70 kilogrammes bagages compris. Il y a vraiment des martiens sur cette terre!

J16 samedi 4 septembreLatacunga Banos 87 km

Réveil matinal, dès quatre heures du matin j'entends la ronde infernale des véhicules sur la panaméricaine. Alain de sa chambre avant que les nuages ne deviennent trop présents a aperçu le Cotopaxi. A 7heures, tous deux nous partons nous promener sur le marché de la ville. Il est immense, on y vend tous les légumes possibles et imaginables. Outre les variétés des zones tempérées, jusqu’au cardons, de jolis fruits exotiques rehaussent la couleur des étals.

Nous retrouvons notre Japonais pour le petit-déjeuner. Nos routes sont identiques sur les trente premiers kilomètres, que nous effectuons ensemble. À Ambato, nos itinéraires se séparent. Lui continue par la panaméricaine, nous bifurquons vers la ville de Banos. Nous espérons que sur cet itinéraire la circulation sera moins dense. Ce en quoi nous nous trompons. Des portions de route en travaux, desquelles s'élèvent des nuages de poussière ajoutent à l'agrément de pédaler. A treize heures nous déjeunons dans un petit local en bord de route. On nous sert un poisson pas très gros mais à la chair ferme. Il ressemble à une espèce de perche ou à un piranha. Sur ce bord de route une circulation incroyable de bus, plusieurs à la minute, produit un bruit assourdissant. Bien repus pour 6 dollars à trois nous reprenons notre route. De temps en temps des panneaux publicitaires vantent les bienfaits des réalisations du gouvernement, par des slogans du type: vois ce que nous faisons de tes impôts, cette route; vive la patrie le pouvoir est à toi...

Lorsque nous nous rapprochons de Banos, le temps devient menaçant, de gros nuages sombres rôdent. Un vent défavorable nous ralentit. Cela fait maintenant deux jours que nous peinons contre. Le volcan qui domine la ville apparaît dans toute sa grandeur. Il se nomme Tungurahua et culmine à 5023 mètres. Il écrase littéralement la ville. Une immense descente nous conduit à notre destination. Un peu avant d'entrer dans Banos, nous traversons d'immenses dépressions qui manifestement sont les voies par lesquelles s'écoule la lave lorsque le volcan se réveille. Les premiers panneaux que nous voyons nous intriguent. Ils indiquent la direction à prendre en cas d'éruption volcanique pour se retrouver en sécurité!

Banos est une petite ville très touristique logée au fond d'un cirque montagneux aux pentes très raides, couvertes d'une végétation équatoriale exubérante. L'altitude n'est plus que de 1800 mètres et il y fait très doux. L'hôtel dans lequel nous descendons est absolument charmant pour un prix dérisoire de 10 dollars. J'ai l'impression de vraiment rentrer dans mon périple Quito Santiago.

J17 dimanche 5 septembre Banos Puyo 60 km

Ce matin nous prenons notre temps. En effet l'étape ne devrait pas être très longue ni très difficile. 60 kilomètres en descendant des gorges, de plus l'altitude passera de 1800 à 1000 mètres, donc nous nous attendons à un court moment de plaisir. Nous flânons dans la ville de Banos. Cette cité est vraiment étonnante, enserrée au milieu des montagnes. Nous effectuons un petit tour dans un internet café afin de poser quelques textes. Pour des raisons de compatibilité, entre Word et Open Office, je n'arrive pas à mettre mes textes, ce sera pour plus tard. Un petit tour du côté de l'église, nous permet de constater, s'il en était besoin, que l'Amérique du sud est une région très catholique. La très grande église est archi-comble. Dans cette ville tout rappelle que l'on vit sous la menace du grand volcan qui domine les lieux du haut de ces 5023 mètres, ce qui fait un dénivelé de plus de trois mille mètres par rapport aux habitations. La dernière éruption n'est pas vieille, elle remonte à 2006. La population avait été évacuée, mais elle était revenue d'elle-même, avant qu'on lui donne l'autorisation.

11heures30, nous démarrons. Le temps est toujours menaçant, de gros nuages encombrent la vallée resserrée que nous allons descendre. Malgré la descente, un fort vent contraire nous ralentit. En ce dimanche, il y a beaucoup de monde. Tout au long de cette journée, nous aurons le loisir de voir une multitude de gens s'adonner à différents sports liés au lieu, du fait de l'eau et des pentes, canons, saut à l'élastique, tyrolienne...

Au fur et à mesure que nous progressons l'altitude diminuant, la végétation change. Nous pénétrons en Amazonie. Une multitude d'arbres, de toutes espèces, j'ai ouï dire, trois cents espèces à l'hectare, colonise les pans de montagne qui nous entourent. La chaleur devient plus forte. Nous ne faisons pas que descendre. De temps à autre des côtes, certes pas très longues, mais très raides brisent notre élan. Enfin au débouché de la gorge, alors que nous dominons encore la vallée, devant nous la forêt amazonienne déroule ses frondaisons jusqu'à l'infini.

A 16 heures nous arrivons à Puyo. Petite ville en longueur, qui fait penser à ces cités du far-west. Les chevaux ont simplement été remplacés par des cars rugissants. Un petit hôtel propre nous accueille pour six dollars. À ce tarif, le personnel peut se permettre d'être à la limite de la politesse! Nous voulons prendre une bière dans un bistrot le long de la rue. Il nous est répondu que cela n'est pas possible, car sur directive du gouvernement pas d'alcool le dimanche. Nous dînons dans une petite gargote. La nourriture est excellente et abondante et le tout pour deux dollars chacun.

J18 lundi 6 septembre

Puyo Chuitayo (bivouac en bordure Rio Pastaza) 73 km

Cette nuit il a beaucoup plu. Le toit de ma chambre est en tôle, ce qui fait que les gouttes d'eau font un boucan terrible, un peu comme si l'on tapait sur un tambour. Petit déjeuner vers les 8 heures, ce matin comme pour la majorité des repas, ce sera riz avec du poulet, cela passe très bien et ça tient au ventre. Ce qui ne nous empêche pas de boire un grand café. Avant de partir nous effectuons quelques courses, nous faisons le plein en essence de notre réservoir de réchaud. En effet, en Amérique du sud, en particulier Équateur, Pérou et Bolivie il est très difficile de trouver du gaz, d'où le fait d'utiliser un réchaud à essence.

Tout cela prend du temps et nous nous mettons en route vers 9 heures trente. Nous traversons la ville qui est tout en longueur. Une fois les dernières maisons dépassées, comme par magie, la circulation devient pratiquement inexistante. D'autre part la chaussée est toute neuve et parfaitement lisse. Cela nous change de ce que nous avons vu jusqu'à présent dans ce pays. Seul petit point négatif, à plusieurs reprises des chiens surgissant de leur propriété se lancent à notre poursuite. Chacun sa technique de gérer sa défense. Jean lui opte pour le jet sur la tête du chien à l'aide de son bidon de cycliste. Pour ma part, je ne veux pas que le chien s'approche trop près. Je descends donc généralement du vélo, en lui faisant face et en criant plus fort qu'il n'aboie, ce qui le stoppe dans son élan et le maintient à distance.

La route traverse la forêt. Une multitude de plantes, qui pour la grande majorité me sont inconnues avive notre curiosité. Sans que nous puissions les voir, de nombreux oiseaux font entendre leur chant, parfois tout à fait curieux. Il me semble reconnaître le sifflement du perroquet.

Pour le déjeuner nous nous arrêtons dans un village et mangeons devant un grand hangar qui abrite un terrain de hand-ball, sous le regard des Indiens, tout étonnés de voir des vagabonds occidentaux.

Dans l'après-midi, il se met à pleuvoir, par moments très intensément. Mais cela n'altère pas notre plaisir à rouler dans un tel décor. Vers 17 heures, nous atteignons le Rio Pastaza, rivière impétueuse, qui roule des eaux couleur terre. Un drôle de lieu va nous permettre de bivouaquer. Une ancienne hostellerie, dont nous ne verrons pas le gardien à temps situé au confluent du Rio Pastaza et de l'un de ses affluents. De ce fait nous nous installerons sous un grand préau, où nous passerons somme toute une nuit confortable. Mais avant de prendre nos quartiers de nuit, nous allons dîner dans un petit restaurant, seul isolé en bordure de fleuve en pleine forêt. Un peu avant la tombée de la nuit, nous assistons à un spectacle étonnant, une trentaine d'aigles font quelques tours avant de disparaître dans les arbres.

J19 mardi 7 septembre Rio Pastaza Macas 63 km

La nuit a été assez bonne. Je me suis fait un lit avec quatre bancs. L'atmosphère était étonnante. Ces deux rivières juste sous notre lieu de bivouac faisaient un bruissement du à la rapidité de leur courant. Le réveil au lever du jour avec ce spectacle, eaux vive, forêt dense et grande nappe de brouillard noyant le tout, donne vraiment l'impression d'être très loin au cœur d'un lieusauvage. Nous plions nos affaires, donnons cinq dollars au gardien du lieu et partons petit-déjeuner dans le même établissement qu'hier soir. Nous déclinons la proposition de manger du poulet. Ce matin ce sera, pain, fromage, œufs et café.

Alors que nous finissons notre repas, une pluie serrée se met à tomber. Mais nous ne serons pas arrêtés, et nous ferons les quarante premiers kilomètres de notre étape du jour dans une ambiance très humide.

Le spectacle de cette forêt aux essences multiples est un enchantement. Malheureusement je suis incapable de mettre un nom sur la plupart des arbres qui se dressent sur notre route. Cependant, je reconnais bambous géants, roseaux, canne à sucre, bananiers, avocatiers.

À quatorze heures après avoir traversé le territoire des Jivaros, les réducteurs de têtes, nous atteignons la petite ville de Macas. Le lieu est agréable, le beau temps revient. Nous nous y promenons longuement. Puis à vingt heures nous partons manger notre ration de poulet au riz, que nous arrosons d'un super jus de fruit. Pour ma part je prends un succulent jus de « tomates des arbres».

J20 mercredi 8 septembre visite en forêt

Étant dans une ville, située en bordure de forêt, Jean trouve qu'il serait intéressant d'aller y faire un petit tour en compagnie d'un indien, en mesure de nous expliquer certains secrets de cet endroit mythique de la planète. Après quelques tribulations, nous voilà partis pour une petite communauté indienne implantée une quinzaine de kilomètres au sud de Macas.

Vers les quatorze heures, Moïse nous accueille. Eh oui! C’est bien son nom. Cependant il n'est pas catholique, son épouse l'est, et ses parents sont batistes. Drôle de mélange, mais à priori cela ne génère aucun conflit. Leur véritable religion, ce qui est valable pour tout le peuple Shuar, c'est le respect de la forêt de laquelle ils tirent leur énergie et leur motivation pour la vie.

Il y encore un demi-siècle ces tribus pratiquaient la réduction de têtes. Mais si j'ai bien compris ce que nous disait notre guide, il ne fallait pas croire qu'à tous les coups on allait vous réduire la tête. Non, il fallait le mériter, c'est-à-dire être un guerrier vaillant, duquel le réducteur pouvait retirer de l'énergie pour se fortifier. Moïse, sur son bras à l'aide d'une coque qu'il cueille et d'une brindille, dessine le symbole des peuples réducteurs de têtes.

Après être allés nous baigner à la rivière, nous dînons frugalement de riz et de plantes de la montagne, genre tubercules qui ont un peu le goût de la patate douce. Ensuite il nous emmène faire le tour du village et de ses amis. Nous sommes reçus amicalement. Puis vient le moment d'aller se coucher. Il nous conduit vers une grande bâtisse en bois, l'ouvre, elle est vide de tout meuble. Nous mettrons nos sacs de couchage à même le sol. La nuit sera assez «dure»!

J21 jeudi 9 septembre visite en forêt

En pleine nuit, je me suis levé pour essayer de voir une seconde fois la Croix du Sud. Malheureusement, une lumière même faible due à l'éclairage électrique du village ne permet pas une bonne visibilité du ciel. J'aurais sans doute d'autres occasions sur l'Altiplano pour la contempler. De plus, nous sommes seulement vers les mille mètres d'altitude et l'humidité ambiante ne favorise pas non plus l'observation du ciel.

A six heures trente l'une des filles de Moïse vient nous chercher pour le petit-déjeuner frugal, et peu de temps après, nous voilà partis pour la forêt. Nous montons dans une camionnette déjà bien remplie, qui nous conduit quelques kilomètres plus loin au démarrage d'une piste raide.

Durant quatre heures, Moïse va nous montrer les joyaux de cette forêt. Il est originaire d'un endroit beaucoup plus à l'est en pleine forêt loin de toutes routes. Il y a vécu toute sa jeunesse. Par ses parents et ses grands-parents il a été initié aux secrets de la selva. Nous aurons le plaisir de goûter un certain nombre de produits étonnants, tout en cheminant sur des pentes escarpées et boueuses. Il cueille une branche de quelques centimètres de section, en retire l'écorce et nous la propose à mâcher. Il en sort une sève abondante au goût acidulé. Un peu plus loin, il fait une fine entaille dans l'écorce d'un immense arbre avec sa machette. Se met alors à couler un liquide rouge sang, l'arbre saigne véritablement. Lorsqu'on récupère ce liquide dans la main, on a vraiment l'impression d'être blessé. Il nous demande de nous en mettre un peu sur la langue. C'est amer, mais les vertus médicamenteuses sont multiples, en particulier pour les reins et l'estomac. Ensuite, il nous demande de nous en frotter sur la peau. Cela donne immédiatement une émulsion blanche collante, aux vertus répulsives contre les insectes et protectrices contre les rayons du soleil. Cet arbre est appelé « le sang du dragon». Un peu plus loin, nous admirons de superbes fleurs jaunes et rouges qui attirent les colibris. Puis il nous fait patienter quelques minutes, le temps de cueillir de petites bananes succulentes sucrées douces et bien mûres. Il s'arrête vers une grosse termitière accrochée au tronc d'un arbre et nous explique que les termites servent à nourrir les poules. Le poulet en Amérique du Sud, c'est quasiment à tous les repas qu'on vous le propose, petit-déjeuner compris. D'autres fruits comme le citron ou la goyave nous accompagneront au cours de cette matinée. Durant cette promenade initiatique en pleine forêt, pratiquement aucun insecte n'est venu nous importuner. Certes nous avons reçu quelques piqures, sans nous en apercevoir, mais du fait de l'altitude du lieu la malaria n'est pas présente.

Vers onze heures nous sommes redescendus vers sa maison de planches très sommaire. Sa femme et ses filles nous ont préparé une bonne soupe et puis nous les avons quittés en faisant une dernière photo de la famille réunie devant la porte. Sur la grande route le bus nous a ramené à Macas. Là, nous attend notre chambre d'hôtel. Bien qu'il s'appelle le Splendid, les chambres ne sont vraiment pas reluisantes, pour ne pas dire plus! Nous ne payons que 8 dollars, mais pour 7 dollars à Banos nous avions une chambre qui elle était splendide. Généralement les hôtels fournissent en Équateur de bonnes prestations pour des prix faibles.

J22 vendredi 10 septembre Macas Limon 115 km

Étape difficile, nous sommes partis à 8heures 20. Les premiers 70 kilomètres ont été parcourus rapidement. À midi nous étions au niveau de la ville de Mendez, où nous envisagions de nous arrêter. Mais vu la vitesse avec laquelle nous avons parcouru ces 70 kilomètres, nous décidons de pousser jusqu'à la ville de Limon, qui se situe 43 kilomètres plus loin. Pour effectuer cette distance, il va nous falloir presque 6 heures. D'abord la chaleur terrible qui sévit à partir de midi, 45 au soleil, puis des côtes qui n'en finissent jamais. La route passe d'un versant à un autre, enserrée entre des montagnes boisées aux pentes raides. Mais toujours, ça monte. Enfin à dix huit heures nous atteignons la petite ville de Limon, pour un repos attendu avec impatience. L'Équateur à vélo c'est vraiment très difficile, nous l'avions lu à plusieurs reprises, et bien nous pouvons le confirmer.

En tout cas dans ce pays la protection de la nature est vraiment prise en compte. Il y un nombre considérable de panneaux rappelant qu'il faut faire attention à l'environnement, à l'eau, aux arbres et aux animaux sauvages.

J23 samedi 11 septembre Limon San Don Bosco 36 km

La nuit a été très bonne, l'hôtel très confortable, eau chaude à profusion et le tout pour six dollars la chambre individuelle, c'est moins cher que le camping en France. J'ai dormi d'un seul somme de 21h à 5h45, ce qui ne m'arrive jamais. Je me réveille frais et commence par lire, un peu de Maupassant, puis je fais ma leçon quotidienne d'espagnol. Je fais des progrès sensibles. Selon les interlocuteurs je comprends soit très bien soit rien du tout. C'est un peu comme l'anglais, la manière de parler, le débit et surtout l'articulation sont des éléments qui font toute la différence.

Je donne un petit coup de main à Alain pour frapper les textes qu'il a écrit concernant les jours derniers. A sept heures petit-déjeuner, la salle à manger de l'hôtel est pleine et ça continue à bourrer, d'où viennent tous ces gens? Beaucoup de Noirs d'un certain âge avec des grands chapeaux. Nous allons déjeuner dans une boulangerie qui sert des cafés. Nous apprenons, la bonne surprise, que la route dans la portion qui suit n'est pas asphaltée et que son état n'est pas très bon. Nous nous mettons en route seulement à neuf heures. Mais comment avons-nous fait pour mettre tant de temps?

Comparée à l'étape d'hier, celle prévue aujourd'hui, 81 kilomètres, nous semble facile, mais les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Hier en 1h40 nous avions effectué 40 kilomètres, aujourd'hui dans le même temps moins de huit. Cela augure bien de la journée. Les onze premiers kilomètres se déroulent le long d'un chemin raide plein de pierres et poussiéreux, sur lequel circulent camions et cars, le tout soulevant de gros nuages de poussière. Je fais ma première chute. En redémarrant dans un raidillon, ma chaussure se clipe sur la pédale et la roue dérape sur le sol instable, donc je me retrouve par terre. Mais, heureusement sans mal, mon gant m'a protégé d'un caillou pointu. Il nous faut deux heures et demie pour venir à bout de ce tronçon d’à peine dix kilomètres. Au sommet de cette première côte une baraque vend des boissons fraîches, nous achetons une bouteille de trois litres de coca-cola que nous entamons très nettement. La chaleur, malgré l'altitude de 1600 mètres, monte. Mais pour le moment c'est mieux qu'hier. Une grande descente sur gravillons demande de l'attention. Puis oh! Miracle le goudron fait son apparition, mais bien vite à nouveau la terre. Par portion asphalte et chemin de terre se succèdent. La route s'insinue dans d'immenses pans de montagnes boisés, sans que de mouvements de terrain bien identifié ne fixent un axe. On a vraiment l'impression de partir pour nulle part, de gigantesque moutonnement en gigantesque moutonnement. Une espèce de brume sèche, qui efface les reliefs, augmente cette impression de nulle part, d'autant plus au milieu de ce foisonnement de montagnes. Certaines sont de véritables dents qui nous dominent sans doute de plusieurs milliers de mètres, mais c'est très difficile à évaluer. Des côtes, qui comme les jours précédents, ne semblent jamais finir, alors qu'à chaque virage on a l'impression d'arriver à un col. Nous comprenons que notre objectif du jour s'éloigne. À la petite ville de San Don Bosco vers treize heures trente nous décidons de nous arrêter. En effet, les 45 kilomètres restant dans la chaleur et la poussière, nous n'avons aucune chance de les parcourir avant la nuit. Cette ville est accueillante, une belle église peinte avec un Jésus sortant d'un volcan est du meilleur effet. Nous déjeunons dans un restaurant agréable pour un prix dérisoire, huit dollars à trois avec une nourriture de qualité et très saine, poissons d'Amazonie, genre de grosses perches soleil, et puis profusion de jus de fruits. Depuis que nous sommes en Équateur, cela fait plus de trois semaines, nous nous en gavons. Mon préféré est le jus de tomates des arbres, fruit sucré et très doux, donnant un liquide consistant et très rafraîchissant. Nous trouvons des chambres pour la nuit, desquelles nous pouvons admirer une forêt de pics colonisés par la jungle.

J 24 dimanche 12 septembre

San Don Bosco à Gualaquiza 54,5 km en 8h45

Lever à 5h30, nous avons droit à un petit-déjeuner consistant, confectionné par une Mama dont l'espagnol est difficile à comprendre. J'effectue un dernier tour devant l'église de cette petite ville à l'atmosphère tranquille, dominée par cette énorme montagne en forme de pain de sucre. J'ai été étonné hier en pénétrant dans l'église de constater qu'un office était en cours, mais je n'ai pas vu le prêtre. J'ai eu l'impression que le rite se déroulait au rythme d'une bande enregistrée. Cependant les fidèles reprenaient en chœur les cantiques.

Départ à 6h45, immédiatement le ton est donné, un chemin caillouteux raide et instable part au beau milieu des montagnes. Après 8 kilomètres de montée sans interruption qui nous demande presque deux heures, un panneau indique Gualaquiza à 51 kilomètres. Cela me donne un coup sérieux au moral. Va-t-on y arriver aujourd'hui? Enfin un premier col est atteint après plus de dix kilomètres et six cents mètres de dénivelé. Durant toute cette côte nous avons gardé sur notre droite cet énorme pain de sucre, ce qui donne la dimension de ce qui nous entoure.

Cependant, un point positif, il y a très peu de trafic. Il faut reconnaître que la correspondance entre ces deux villes n'est pas facile. Après une descente entrecoupée de quelques montées, nous arrivons à une rivière qui marque un point bas. Le compteur affiche 26 kilomètres. Nous repartons dans une montée de quatorze kilomètres, qui semble ne plus finir avec une fois de plus six cents mètres de dénivelé. Les quelques véhicules rencontrés, souvent des pick-up Chevrolet nous gratifient de petits coups de klaxon d'encouragement. Des fous de notre genre il ne doit pas en passer beaucoup. Cependant, une dame nous a dit à San Don Bosco que trois Français à vélo nous précédaient de deux jours. Nous aurons peut-être l'occasion de les rencontrer? Mais peut-être avons-nous mal compris et étaient-ils en voiture.

Mais si nous n'avons pas vu grand monde, à plusieurs reprises il nous a fallu gérer les chiens qui nous entendant, se ruaient à nos trousses. La technique de Jean, consistant à laisser le chien aboyant s'approcher et de lui envoyer une giclée d'eau avec son bidon, est radicale. L'animal tout surpris de ce qui lui tombe sur la tête abandonne toute velléité de poursuite. On voit qu'il n'a pas compris ce qui lui arrivait. On se ferait poursuivre rien que pour voir la tête des chiens recevant leur giclée. Mais cependant, il faut rester vigilant, car on n'est jamais à l'abri d'une mauvaise réaction et la morsure dans ces pays peut être problématique malgré notre vaccination antirabique. Donc la technique la plus sûre est de s'arrêter et de les menacer, voire plus, avec des cailloux avant qu'ils ne soient trop proches, car ils arrivent fréquemment à plusieurs.

Au kilomètres quarante, une immense descente de quinze kilomètres nous conduit à Qualaquiza. Sur ce versant de grands travaux préparatoires à l'asphaltage sont en cours. La pente est accentuée, et les doigts crispés sur les freins font mal. La vitesse est à peine supérieure à celle de la montée. Le dosage du freinage est primordial. Ne pas accélérer au-delà d'une vitesse qui rend la monture instable, sans pour autant serrer trop fort, car la roue avant dérape sans prévenir et la chute devient inévitable avec l'inertie du poids des bagages.

Vers les quinze heures, nous touchons enfin notre but, encore une petite ville blottie au creux des montages et de la forêt équatoriale. La journée aura été difficile, du fait de la chaleur, de l'instabilité du chemin et de la moyenne horaire très faible. Par moments, on ne peut s'empêcher de faire le lien entre cette allure d'escargot et le fait de vouloir traverser l'Amérique du sud, et là le moral en prend un petit coup. Mais c'est sans doute un défaut de notre mode de pensée occidental, qui veut absolument tout rationaliser et tout mettre en équation. Nous avons prévu dans les parties les moins intéressantes de notre périple de nous avancer en bus, car je ne dois pas perdre de vue la date que j'ai donnée, le dix décembre à Santiago.

J 25 lundi 13 septembre Gualaquiza à Yantzaza 80 km

Après une nuit réparatrice je me réveille vers les cinq heures du matin. Incroyable le nombre d'animaux que l'on entend, alors que l'on se trouve en pleine ville. Les chiens ne sont pas les derniers, mais les poules elles sont les premières. On a vraiment l'impression chaque matin de dormir au milieu d'une basse-cour, alors que l'on ne voit pas un seul gallinacé.

Vers les sept heures trente, les humains commencent à sortir. Des quantités d'élèves entre cinq et quinze ans se rendent à l'école ou au collège. Tous sont en uniforme, chemise bleu clair et pantalon ou jupe bleu marine. Tous arborent, même les plus petits, une belle cravate sombre. Dans ce pays une discipline bien acceptée règne.

Alain découvre que son pneu est crevé, sans doute conséquence du chemin mal pavé d'hier. Nous démarrons à huit heures trente. Nous avons appris qu'il ne fallait pas tirer de plan sur la comète en matière d'horaire et de difficulté de parcours, la topographie du pays impose sa loi. Mais tout commence très bien, une excellente route, pas trop de côtes, le vent inverse pas trop fort. Nous forçons avec plaisir sur les pédales dans un décor agréable et une quasi-absence de circulation. Cette sensation qui me pousse à partir à vélo je la ressens bien ce matin. À tour de rôle, chacun ouvre la voie à bonne allure et les deux autres se glissent derrière avec un effort moindre. Tout au long de la route, des chevaux et des vaches sont à l'attache. Nous croisons deux chevaux qui se sont libérés de leur entrave, pourvu qu’il ne leur arrive rien. Nous passons souvent devant des maisons isolées très simples, mais magnifiquement entourées de jardins multicolores. Malheureusement, je suis bien incapable de donner un nom à ces différentes plantes, hormis les youkas, les bananiers et des espèces de grands palmiers. Nous faisons une petite halte pour prendre un chocolat dans un village. Tous ces villages sont à maisons à un niveau et tous possèdent une église multicolore qui règne sur le lieu.

Un jeune élève en tenue reste sur le passage clouté en nous voyant arriver. Manifestement il est très intrigué. Nous nous arrêtons pour lui dire bonjour. D'une voix timide, il me demande comment je m'appelle, ainsi que le nom de mes compagnons. Puis il me demande où je vis. Je lui réponds en France. Il ouvre de grands yeux, marquant son incompréhension. Je lui parle de l'Europe de l'autre côté de la mer après la forêt loin à l'est. Son ébahissement reste le même. Mais à la réflexion, je ne sais pas si l'Amérique du Sud évoquerait quelque chose chez un jeune Français de cinq ans!

Vers les treize heures, un arrêt de bus en plein campagne nous procure l'ombre indispensable à notre pique-nique frugal. Il nous reste 26 kilomètres, que nous allons franchir en nous relayant à vive allure, malgré la chaleur. J'adore ces étapes abattues à grande vitesse, un peu à la manière d'une course. Le corps répond bien malgré l'effort qu'on lui demande, on a l'impression d'avoir dix-huit ans!

Il est quatorze heures et, déjà, nous sommes au terme de notre étape, une fois de plus dans une petite ville à l'aspect très tranquille. Les hôtels fourmillent, alors qu'il n'y a pas trace de tourisme. Nous n'avons que l'embarras du choix.

J 26 mardi 14 septembre Yantzaza à Loja 104 km

L'étape de ce jour se promet d'être belle longue et ardue. On s'attend donc à quelques heures intenses. Nos espoirs seront nettement dépassés. En effet, le parcours de la journée se découpe en deux parties différentes. La première, 43 kilomètres, légèrement vallonnée en remontant le cours d'une rivière. La seconde devrait présenter plus de montée car nous passerons de 950 mètres à 2100 mètres d'altitude en un plus de 60 kilomètres. Mais notre carte étant au 1/700 000, ces indications restent assez imprécises quant au relief réel. Ce que nous allons découvrir!

À la sortie de Yantzaza je prends la photo de la représentation qui trône au milieu du rond-point, qui symbolise l'harmonisation des peuples locaux et de la colonisation. D'ailleurs un peu plus loin je prendrai une autre statue toujours au milieu d'un rond-point qui symbolise le chercheur d'or. En effet nous sommes dans une région aurifère.

Comme prévu la première partie est parcourue à vive allure sur une route peu passante, entourée de végétation tropicale. Seuls les chiens qui nous coursent régulièrement nous donnent parfois quelques émotions. Jean dans un village se fait prendre à partie par un roquet devant deux femmes. Il dégaine son bidon et lui envoie une giclée en pleine figure, ce qui le bloque net. Les deux femmes éclatent de rire et le chien s'enfuit tout honteux. Pour ma part je vais affiner ma technique. La petite poche droite de ma sacoche de guidon me sert de réserve de cailloux et si les cris ne suffisent pas je me mets à canarder. Je commence par des petits, et si le claquement au sol ne suffit pas je sors la grosse artillerie et je vise la tête. J'ai du au cours de cette journée m'arrêter à plusieurs reprises pour faire le plein de munitions. Mais c'est surtout dans la seconde partie que nous serons harcelés.

Arrivés à la ville intermédiaire de Zamora, nous nous arrêtons un peu avant la ville intrigués par un avion de combat sur un pylône. Il rappelle le sacrifice des pilotes équatoriens morts au combat durant la guerre de 1981 contre le Pérou, dont je ne connais pas la raison.

Nous buvons un chocolat à Zamora, il n'est que 9h30. Ma roue arrière semble un peu voilée, Alain découvre que j'ai un rayon cassé. Il est expert en mécanique de vélo et en vingt minutes ma monture est réparée. Entre le petit arrêt casse-croûte et la réparation une heure s'est envolée. Mais pour la soixantaine de kilomètres restant, nous pensons avoir tout notre temps. Nous repartons à 10h30, la montée est raide, la pluie commence. La vallée dans laquelle nous nous enfonçons disparaît dans le brouillard. La route est large et le trafic relativement dense. La chaussée est bétonnée, ce travail est en cours, entreprise gigantesque. Après une quinzaine de kilomètres nous sommes arrêtés, car la circulation est alternée à cause des travaux. Je constate qu'il me manque une vis au porte-bagages. Heureusement celle de mon bidon fera l'affaire. L'arrêt se prolonge. Le chauffeur du bus qui attend à côté de nous vient proposer ses services pour réparer. Mais ce n'est pas nécessaire. La discussion s'engage et il nous demande nos âges et est tout étonné. Alain sort son appareil photo est lui montre la photo de son petit-fils.

Nous repartons, la côte n'en finit plus, sur ce grand pan de montagne on se demande toujours où la route va passer. Une fois atteinte l'altitude de 2100 mètres, nous commençons à nous poser des questions. En effet rien n'indique un répit dans la côte. Le temps devient exécrable, pluie forte et brouillard. À ce rythme nous allons nous retrouver de nuit en route. Ça monte, ça monte! Nous passons allégrement les 2500 mètres puis nous arrivons enfin au sommet avec moins de cinquante mètres de visibilité. Il est 17h30 et sous ces latitudes dans moins d'une heure la nuit sera totale. L'altimètre dépasse les 2850 mètres, ce qui veut dire que depuis notre arrêt à Zamora, en tenant compte des trois petites descentes, nous avons fait plus de 2000 mètres de dénivelé avec une montée presque continue sur 46 kilomètres. Les derniers cinq kilomètres dans un brouillard épais et une pluie battante, nous ont presque fait croire que jamais cela ne finirait, d'autant plus que nous ne connaissions pas l'altitude du col. En effet depuis notre départ de Quito, nous sommes passés plusieurs fois à plus de trois mille mètres à vélo, et je commençais à sérieusement m’interroger sur l’altitude de ce dernier. Enfin la descente, je suis transi, j’attends Jean et Alain qui un peu avant se sont habillés. Tels deux spectres je les vois surgir du brouillard à cinquante mètres. Mais plus inquiétant, je distingue une voiture qui fait un écart au dernier moment pour ne pas les écraser. Je les préviens qu’il est indispensable de s’éclairer. Ce qui nécessite de fouiller dans les sacoches à la recherche des phares amovibles.

J’ai trop froid et ne les attends pas. Je me précipite. Quelques centaines de mètres plus bas nous sommes sous la couche nuageuse et tout en bas la ville de Loja apparaît. Je suis complètement congelé et pourtant j’appuie à fond sur les pédales. Pourvu qu’un chien ne vienne pas à l’attaque car je me sens démuni de tous réflexes. Nous atteignons la cité juste à la tombée de la nuit. Cette journée nous nous en souviendrons longtemps.

J27 mercredi 15 septembre Loja à Vilcabamba 48 km

Ce matin le temps n'est pas terrible, il pleut sans discontinuer. Nous allons déjeuner dans un petit bistrot qui nous sert comme à l'accoutumée d'excellents jus de fruits. Malgré la pluie intense nous partons. Par intermittence ça se calme. Après vingt kilomètres, nous croisons deux cyclos, un Canadien et un Suisse qui sont en route depuis 9 mois. Ils ont démarré en terre de feu. Sur le bord de la route, ils nous donnent des renseignements précieux pour la suite, à tel point que nous modifions notre projet initial. Ils ont un look d'enfer. Manifestement leur voyage à travers les Andes leur a donné un visage rayonnant, comme s'ils étaient touchés par la grâce. Nous déjeunons à Malacatos après une bonne rincée où une fois de plus j'ai eu bien froid. Mais dès que le soleil apparaît la chaleur remonte en flêche. Un dernier coup de collier est nous arrivons à la charmante petite ville de Vilcabamba réputée pour ses centenaires. Nous descendons dans un hôtel superbe, même s'il est un peu plus cher que d'habitude de 11 à 15 dollars la chambre, tout de même pas la ruine.

J28 jeudi 16 septembre Vilcabamba à Yangana 22km

Après une bonne nuit dans une chambre superbe, je pars me promener matinalement dans la ville. Dès six heures trente, nombreux sont les élèves en uniforme, qui convergent vers leur établissement scolaire. Durant plus d'une demi-heure, ils apparaissent de toutes parts. Tous les matins depuis bientôt deux semaines nous pouvons assister à ce même spectacle, des enfants entre 6 et 15 ans, bien propres, se rendant à l'école ou au collège.

Huit heures, petit-déjeuner dans la splendide cour de notre hôtel, nous prenons notre temps et y passons une heure. Ce matin, nous ne nous sentons pas pressés. Jean part alimenter sa page de blog. Alain finit de mettre au point ses derniers récits, et nous allons actualiser sa page. Essayer de tenir une rubrique sur internet relève d'une forme d'esclavage. En effet, le voyage à vélo, avec le programme que nous nous sommes fixés, ne nous permet pas de nous éterniser dans les lieux où nous passons la nuit. En plus, le fait de devoir écrire, puis chercher un point internet pour alimenter nos récits en textes et photos, nous impose de courir bien souvent. Paradoxe du voyage dans la lenteur qu'évoque le voyage à vélo. Jean a un gros déboire, sa page personnelle fait des siennes, ses écrits et ses photos disparaissent sans qu'il en identifie la raison. Espérons que la cause sera trouvée. Cependant, je constate que s’astreindre à une petite écriture, si possible journalière, est très bénéfique pour la famille restée en France.

À l'hôtel nous discutons longuement avec la tenancière provisoire de l'établissement qui habite dans la Drôme, pas très loin de la magnifique montagne des Trois Becs, plus communément appelée la Pelle par les grimpeurs.

À midi nous nous mettons en route pour une étape de courte durée. Immédiatement ça monte sérieusement. Une fois de plus le temps est instable, et nous sommes soumis à quelques ondées. Pourvu que la période des pluies ne soit pas en avance cette année. Après seulement onze kilomètres arrêt pique-nique. Jean constate que ses patins de freins sont très usés, séance de changement. Hier soir Alain avait déjà procédé à cette opération sur sa monture. Le terrain que nous pratiquons est particulièrement éprouvant pour les vélos. Depuis trois jours nous n'arrêtons pas d'intervenir pour réparer soit un rayon, un porte-bagages, une chambre à air ou des patins de freins. Bien que nous ayons franchi le cap des mille kilomètres, nous n'en sommes qu'au début de notre périple. Dans quel état sera le matériel dans deux mois?

Vers seize heures nous arrivons dans le village de Yangana, où nous trouvons à nous loger chez une femme qui nous loue une chambre pour trois au prix dérisoire de 12 dollars. Certes le confort est minimum, mais le lit est de bonne qualité et les draps sont propres.

Aujourd'hui cette courte étape nous a conduits à travers un relief accidenté qui ressemble à certaines vallées reculées de la Lozère, aux couleurs sombres et aux pentes pelées et raides. Nous avons identifié sur le bord de la route de nombreux épineux aux dards acérés, qui en cas de piqure causent un réel handicap pour plusieurs jours voire quelques semaines. Donc attention, la jeune Française avec laquelle nous avons dîné hier est incapable de marcher depuis douze jours suite à une piqure de cet épineux dans le genou. Elle nous a expliqué que cette épine développerait un champignon dans le corps, qui entraînerait une forme de paralysie longue à se résorber.

J29 vendredi 17 septembre Yangana Palanda 61 km

Eh oui! Mon anniversaire c'est aujourd'hui et non comme l'a écrit Alain le 15, 57 ans, aïe, aïe, aïe!

Lever matinal, car nous nous attendons à une étape carabinée. La nuit a été très bonne, malgré l'espace réduit et l'aspect spartiate des lieux. Depuis que nous sommes dans ce pays nous constatons avec beaucoup de satisfaction l'accueil excellent dans des infrastructures à la propreté impeccable et à des prix modiques. Nous payons 4 dollars chacun pour une literie très propre, pour cette nuit.

Petit déjeuner à six heures trente. Nous retournons dans le petit restaurant où nous avons mangé hier soir. De nombreux travailleurs employés à la modernisation de la route que nous allons prendre sont en train de sérieusement casser la croûte avec d'énormes assiettes du sempiternel «pollo arroz» ou en français poulet au riz. Nous engageons la conversation et ils nous expliquent les conditions de travail dans le pays. Dans la réfection des routes ils travaillent dix voire douze heures par jour, dimanche inclus, si nous avons bien compris ce qu'ils nous disaient. Ce qui n'était pas facile, car ils parlent vite, notre maîtrise de la langue n'est pas fabuleuse, et la noria des camions a commencé et ils nous frisent les moustaches au point que l'on ne s'entend plus parler.

Sept heures trente, nous démarrons. La côte est immédiatement supérieure à dix pour cent. L'un des ouvriers nous a prédit que nous devrions pousser les vélos dans les passages raides de la piste. L’étape de ce jour se fera exclusivement sur route en terre. La première partie tout le long de la zone des travaux sera très désagréable, dans la poussière des gros camions qui montent du remblai afin de stabiliser les fondements de la chaussée. Les travaux en cours sont de grande ampleur. Creusement puis remplissage avec des gros galets afin de favoriser le drainage, puis préparation en vue du bétonnage. Les ouvriers nous ont expliqué qu'une route bétonnée avait une durée de vie de quarante à cinquante ans, contre cinq à dix ans pour une chaussée goudronnée.

Une fois passée cette portion en travaux, nous retrouvons une piste déserte ou presque qui monte vers les nuages. Le site est austère, une succession de montagnes couvertes de végétation qui semblent s'étendre à l'infini. Le temps est bien en harmonie avec la sauvagerie du lieu, des nuages menaçants masquent les sommets, un vent froid s'oppose à notre progression. Cependant nous avançons sans trop de difficultés, bien que nous mettions cinq heures trente pour parcourir les trente kilomètres de montée. L'altitude maximum atteinte est de deux mille sept cent cinquante mètres.

Durant ces longues montées à vitesse d'escargot, souvent en limite d'adhérence du pneu arrière sur la terre, voire la poussière, j'ai l'impression de grignoter l'Amérique du Sud centimètre par centimètre. Il vaut mieux ne pas trop réfléchir et ne pas essayer de se représenter la carte du continent!

Un peu avant l'immense descente qui va nous conduire à Palanda, alors que nous sommes arrêtés au niveau d'un ruisseau à franchir, un véhicule type jeep s'arrête et le chauffeur engage la conversation. Il s'agit d'un jeune Australien de Melbourne, qui est parti d'Alaska, il y six mois, et qui compte aussi rejoindre la Terre de Feu. Il a dessiné sur son capot la carte des Amériques et au fur et à mesure de sa progression il matérialise son itinéraire par un trait de couleur jaune.

Une descente de trente kilomètres va nous conduire à notre point de chute de ce jour. Dès que nous basculons en versant sud, la végétation change complètement et redevient tropicale. De magnifiques arbres couverts de fleurs d'un mauve profond, rehaussé par le soleil qui fait des apparitions moins timides donnent à l'espace qui nous environne un aspect riant. Jean crève par pincement de la chambre à air sur un caillou. Nous effectuons un arrêt repas vers les quinze heures à Valladolid, où nous mangeons nos sandwichs assis sur une pierre dans une chaleur retrouvée. Il est étonnant de constater à quelle vitesse la température change dans ces contrées. On ne sait jamais comment se vêtir, un coup très frais avec un air glacial, voire avec une ondée puis dix minutes plus tard un soleil franc et massif qui nous fait suffoquer. Mais dans tous les cas de figure, une humidité ambiante importante qui empêche les habits de sécher.

Un peu avant cinq heures nous arrivons dans la petite ville de Palanda, accrochée au flanc de la montagne. Elle est très animée et le contraste avec les contrées que nous venons de traverser sur soixante kilomètres est saisissant.

Ce fut une étape magnifique, que l'on nous avait prédit très difficile. Nous l'avons trouvée moins éprouvante que certaines effectuées précédemment. Cela est sans doute de bon augure pour ce qui nous attend au Pérou, que nous espérons atteindre après-demain.

Pour le moment nous allons profiter de notre soirée dans cette charmante petite cité. Notre logement dans un hôtel bien sympathique à cinq dollars la chambre individuelle nous ravit une fois de plus par sa propreté et sa gaité.

J30 samedi 18 septembre Palanda à Zumba 50 km de piste

Une fois de plus nous passons la nuit dans une petite ville tranquille, bien que quelques gamins aient fait la foire durant la nuit. Après un petit déjeuner «continental», c'est-à-dire lait, café, pain, fromage et œufs et un excellent jus de fruit nous nous mettons en route. Le temps n'est pas terrible. La pluie se met de la partie, ce qui transforme la piste en un cloaque boueux. Nos vélos souffrent. Puis le temps s'améliore temporairement. Nous allons passer trois côtes dont la première et la dernière seront terribles. Dans les portions planes, nous sommes à flanc de montagne, et loin en-dessous coule une rivière. On a l'impression de circuler sur une route suspendue entre terre et ciel. Quelques mésaventures vont ponctuer la journée, l'un de nous se fait mordre par un jeune chien, dont il ne s'est pas méfié. Ensuite une crevaison nous immobilisera quelque temps. Au cours de la dernière montée de neuf kilomètres, une pluie soutenue va nous doucher copieusement. Enfin nous touchons au but. À l’entrée de la ville, un check-point militaire, il nous faut montrer nos passeports. Puis nous rentrons sans transition dans la ville. Ces petites villes sud-américaines perdues au milieu de la forêt ont un charme fou. Sans que les gens ne soient très démonstratifs à notre présence, nous ressentons une atmosphère bienveillante. Après avoir visité un premier hôtel aux chambres carcérales, nous en trouvons un, qui oh grand luxe ! propose des douches avec eau chaude, ce qui est rare dans ce pays. En effet, le manque d'eau chaude, constitue le seul point faible de l'hôtellerie. Nous passons notre dernière nuit en Équateur, la frontière n'est qu'à quinze kilomètres. Avec Alain nous partons déambuler le long de la rue principale toute en pente. De nombreux commerces sont ouverts, nous nous gavons de glace, bien que ce ne soit pas conseillé, à cause des ruptures possibles de la chaîne du froid.

J31 dimanche 19 septembre Zumba à Namballe 35km de piste

Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.

Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.

Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire Nos passeports sont contrôlés, puis le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire, il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Nous repartons par une crête qui semble monter dans le ciel. Que c'est raide. Un tout dernier petit hameau avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou : finie pour vous la tranquillité.

Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls, aucun autre passage. Une barrière barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous. Ce que nous faisons, puis nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe, guitare à la main, qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là, un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. En quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer.

Voilà, notre voyage à travers l’Equateur prend fin et une autre aventure nous attend, la traversée des Andes péruviennes jusqu’au lac Titicaca.
Vietnam: Mui Ne ou Phu Quoc? English translation pending
by Marijanick · 2010-12-25 · 18 replies
Nous serons au VN en août et avant de rejoindre Hoï An que nous adorons, nous serons sur HCMV. J'hésite entre Mui Ne et Phu Coc pour passer 3 jours de plage. Si on peut me conseiller, me donner des infos sur l'un ou l'autre, sur les hôtels aussi, ce serait super ! merci à tous
Expériences vécues suites à une maladie de bébé pendant un voyage à Cuba English translation pending
by Nat12345 · 2010-12-22 · 19 replies
Bonjour,

j'ai réservé en dernière minute un voyage à Cuba. On part dans 3 jours. Depuis la réservation, bébé (qui a onze mois) a attrapé un rhume (qui se passe bien) et une gastro (qui ne semble pas vouloir guérir). J'ai bien peur que bébé ne soit pas remis tout à fait dans 3 jours. C'est certain que si mon bébé est en mauvais état dans 3 jours, on ne part pas mais si ça s'améliore, je suis vraiment indécise. Ou bien, je perds mon voyage pour 4 personnes et on n'y va pas, ou bien on y va et on se fie au système de santé là-bas en cas d'aggravation. Alors, je me demandais si quelqu'un ici a déjà eu à voir des médecins là-bas et si ça s'est bien passé.
Visites incontournables en Guadeloupe de mi-mars au 5 avril? English translation pending
by Mimitch · 2010-12-15 · 13 replies
😎 bonjour partons en guadeloupe mi mars au 5 avril en vol sec; avons louer un studio a st françois... qu els sont les endroits à visiter et à ne pas louper ( bien sur en voiture !) à par les plages !!!! merci !!!😉
Mutation au Gabon English translation pending
by Vi55 · 2010-12-14 · 61 replies
bonsoir, mon mari a fait une demande de mutation pour être instructeur au sein de la gendarmerie nationale gabonaise. En cas d'acceptation de sa fiche de voeux nous serons logé à l'école nationale, or je n'arrive pas à trouver l adresse de cette école. Quelqu'un pourrait-il m'aider à la situer ? Nous avons deux filles et j aimerais avoir plus de renseignements pour une expatriation pendant 2 ans, et surtout savoir où nous serions logés car mis à part la commune d'Owendo, c 'est tout ce que nous savons. J'ai regardé sur internet sans avoir de réponses concrètes et surtout avec des pages "faisant peur" sur la vie au Gabon. Nous sommes très partant pour un nouveau chapitre de notre vie et voulons pouvoir acquérir de nouvelles expériences. Merci par avance pour vos réponses et si possible pour d'autres questions "subsidiaires" !!!! merci par avance. Virginie.
Hôtel Carisol Los Corales à Santiago de Cuba le 16 décembre? English translation pending
by Maya2627 · 2010-12-09 · 8 replies
Je pars en solo pour une semaine au Carisol Los Corales, est-ce que d'autres y seront à la même période que moi?

N'hésitez pas à me faire signe!
Compte rendu de croisière sur l'Oasis of the Seas du 20 au 27 novembre 2010 English translation pending
by Stal38 · 2010-12-06 · 28 replies
Tout d’abord merci aux personnes ayant postés des messages sur le site. Cela m’a grandement servi à préparer cette croière.

Départ le jeudi 18 de Paris à 10h50 pour arriver dans l’après midi à Miami

Vendredi 19 :

Excursion d’une journée afin de faire un tour de la ville en bus touristique le matin puis visite des everglades l’après midi. Le soir balade à Miami Beach

Samedi 20 novembre : Départ de miami vers 11h30 pour arriver vers 12h15 à Fort Lauderdale avec un taxi. Le bateau est très imposant. A notre arrivée, Il faut donner 1 dollar par bagage au porteur. Apres on se dirige aux comptoirs des enregistrements. Les formalités sont réglées en 15 mn environ. J’avais déjà pré-rempli les documents sur le site de Royal carribean avant de partir. J’avais aussi réservé les spectacles et les heures de repas car j’avais l’option ‘my time dinning’.

Apres la traditionnelle photo, on monte dans le bateau pour arriver au pont 5. Cette royale promenade est impressionnante et magnifique. Ca change des navires Costa et MSC. Puis direction le restaurant du 16 eme étage. La encore c’est gigantesque avec vue sur Central Park lors de la traversée du bateau.

Pas grand monde dans le restaurant. Il y a différents stands indépendant pour les buffets. C’est quand même plus pratique que chez Costa ou MSC ou ca fait cantine. Le choix est très varié et la qualité est au dessus de Costa et MSC.

Apres le déjeuner visite du bateau dont l’aquatheatre, le center park, le casino et le théâtre.

Nous rentrons dans notre chambre avec balcon extérieur (7eme étage à l’avant). Elle semble plus petite que chez Costa et moins bien agencée. Nous sommes 3 dans la cabine et tous les soirs il est nécessaire d’ouvrir le canapé. De ce fait, il n’y a plus beaucoup place pour se rendre sur la balcon.

Apres nous quittons le port vers 17h et nous rencontrons en cours de route le Allure of the seas. Le sistership de l’oasis. Les 2 bateaux vont se mettre cote a cote quelques temps. Il fait déjà nuit et les flash crépitent des 2 bateaux.

Diner au restaurant à 19h30. Il y a une queue monstre. On patiente plus de 20 mn. Comme nous sommes Français, nous avons droit au menu en Français. Le restaurant est sur 3 étages et le 3eme serait réservé à ceux avec l’option ‘my time dinning’. La qualité de la nourriture me semble au dessus de Costa et MSC. Très bon service. En discutant avec un serveur, nous apprenons qu’il y aurait les meilleurs serveurs à cet étage car ils sont assurés d’avoir leurs pourboire. Avec l’option ‘my time dinning’, le paiement des pourboires serait obligatoire lors de la réservation de la croisière. A vérifier.

Le soir comédie musicale ‘Hairspray’ au théatre. Très réussi mais pas tout compris car je suis nul en anglais

Dimanche 21 novembre : Escale à Nassau. On prend un taxi sur le quai avec 5 autres personnes pour faire un tour de l’ile. Cela nous coute 25 $. Nous pouvons rentrer dans l’hôtel Atlantis mais nous n’avons pas accès à l’aquarium car il faut payer. Très bel hôtel.

Le soir, le temps d’attente pour le diner est d’environ 5 mn.

Lundi 22 novembre : Journée en mer à visiter le bateau et à bronzer

Mardi 23 novembre : Escale à Charlotte Amelie (Saint Thomas). On prend un taxi pour se rendre a maegen plage. Cela coute 10 $ + 9 $ au retour.. Le problème c’est qu’il y avait 3 ou 4 autres bateaux à quai donc la plage est noire de monde. Nous sommes allés aussi à Paradise Point via le téléphérique. Nous avons une belle vue du haut de la montagne mais 21 $ ca fait cher.

Le soir spectacle à l’aquathéatre. C’est magnifique puis spectacle au théâtre avec des chanteurs.

Mercredi 24 novembre : Escale à philipsburg (Saint Martin) On prend un taxi pour faire un tour de l’ile en 3 heures (25 $) avec un arrêt shopping à Marigot et arrêt à la plage se trouvant devant l’aéroport Princess Juliana. Nous avons la chance de voir un avion décoller et 2 atterrir. Très impressionnant. Il y avait 5 autres bateaux à quai et après la nuit tombée, nous les voyons partir un par un tout éclairé dont le Carnival Dream Le soir spectacle dans la patinoire. Très réussi.

Jeudi 25 et vendredi 26 novembre En mer. Spectacle ‘come fly with me’ le jeudi soir. Encore une réussite. Autrement, j’en profite pour faire les différentes activités à Bord. Le mini golf, du patinage, le mur d’escalade, du surf et la tyrolienne. Au pont 5, on peut faire le tour du bateau avec une ligne pour les marcheur et 1 autre pour les coureurs. 1 tour = 667 mètres.

Vendredi soir, nous dinons au restaurant gastronomique pour 35 $. C’est bon mais sans plus.

Samedi 27 novembre :

On quitte le bateau à 7h du mat et nous sommes au parking des taxi 15 mn après. Il nous emmène à Miami Nous passons ne partie de la journée à Bayside ou nous avons pris un bateau pour faire un tour du port. Nous apercevons le NCL Epic. Il faut déjà rentrer en France…

Conclusion : Très beau bateau. Qualité de la nourriture supérieure à Costa et MSC. Le soir on peut manger soit au restaurant soit au buffet. Beaux spectacles. Le bateau était plein (au moins 5400 personnes) mais nous avons toujours pu trouver facilement de la place sur les transats, dans les jacuzzi et dans le buffet à midi. Ceci n’est pas le cas sur les bateaux Costa et MSC. Le bateau est plus calme que chez MSC et Costa. Par contre ca manque d’animation le soir Le solarium du pont 15 est réservé aux adultes. Pas de chaine TV5 pour les français dans la TV de la chambre.

Une très belle expérience. Ca va être dur de refaire une croisière maintenant. Ca me démange de réserver une nouvelle croisière sur l’allure of the seas….

Pour visualiser mes photos ainsi que des comparatifs sur le bateau et les scan des programmes du jour : 1ere partie :
http://picasaweb.google.com/Stephane2.allemand/CroisiereDu20Au27Novembre1erePartie?authkey=Gv1sRgCKf68-CvxbbT2wE&feat=directlink 2eme partie : http://picasaweb.google.com/Stephane2.allemand/CroisiereDu20Au27Novembre2emePartie?authkey=Gv1sRgCIC3vI3NvtK5CA&feat=directlink

Je reste à votre disposition.
Retour d'expérience 100% dans le désert tunisien en 4x4 English translation pending
by Nalanico · 2010-11-27 · 8 replies
Je suis de retour de Tunisie, voyage du 14 au 21 novembre 2010 où j'ai effectué le circuit 100% désert en 4x4. Je suis parti en pension compléte (hors boisson) par le site lastminute.com à 399€ la semaine (+65€ d'excursion optionnelle).

Je vais vous raconter mon voyage qui s'est plutot bien passé.

Départ d'Orly le dimanche 14 novembre 2010 à 8h30 (Transavia), rdv à 5h30 à l'aéroport!!!! (à noter le changement d'heure de vol l'avant veille du départ et pour le retour la veille du départ!!!! génial pour les billets de train et la préparation du voyage. Retour à "Roissy" le 21 novembre et oui pas le même aéroport que celui de départ!! pour ceux qui y vont en voiture et la laisse au parking c'est top!!!!! décollage à 7h30 de Djerba sur vol Tunisair (au lieu de 19h pour Orly initialement prévu une semaine avant!!!)

Avant le décollage : dans orly, pas facile de trouver le comptoir de l'agence de voyage Amplitude (à l'étage!!)(qui en fait s'appelle Amplitravel à l'aéroport). Prévoir un retrait important d’argent en Euro à Paris pour changer en dinars en Tunisie (moins de frais banquaires). Vol avec Transavia, pas de boisson ni repas à bord, prévoir un casse dalle !!

Décollage en retard de 55min à 9h25 au lieu de 8h30 Arrivé à Djerba mellita à 11h45 après 2h20 de vol. Température 19°C. Formalité de douane à l'arrivée. Accueil par un chauffeur d'Amélie Voyage (Amplitravel), qui nous fait attendre les autres arrivants. Une fois les 2 autres personnes présentes, départ pour un hôtel à Zarzis (et non Djerba) l’hôtel Giktis. A l’arrivée 13h45, le réceptionniste (pas très agréable) nous donne nos clefs de chambres, un verre d’accueil nous est offert au bar. Les chambres sont correctes (mais en tunisie les finitions ils ne connaissent pas, beaucoup de défaut de finition dans tous les hôtels). Belle vue sur la piscine. Rien ne nous est donné à manger (pas prévu dans le prix). Après midi, on se baigne à la piscine de l’hôtel, très fraiche 16°C, et on prend un petit bain de soleil, ça fait du bien, petite balade sur la plage, superbe couché de soleil. Les derniers arrivants pour le circuit arrivent à 22h00 !!! (de marseille) La bouffe le soir à 19h30 n’est pas super, on en a pour notre prix. Pas énormément de choix, on voit qu’on est en basse saison. On goutte les crudités (beurk pas assaisonnée), on en reprendra plus. Du couscous est à disposition ! (ce sera le plat de la semaine !!!!) RDV nous est donné à 7h30 devant l’hôtel le lundi matin.

Journée 1 Lundi : Première étape : Zarzis-Tataouine-Chenini-Ksar Ghilane (campement Ain Essbat 15km au sud de Ksar Ghilane)

Le RDV 7h30, toujours des retardataires, ça commence bien ! Le guide nous annonce qu’il ne pourra pas être là pendant 2 jours puisque sa mère est souffrante. C’est un chauffeur qui fera office de guide pendant ce temps !!! Nous sommes un petit groupe 14 personnes et 3 4x4. Nous sommes en basse saison ! en saison haute le nombre de 4x4 peut être multiplié par 2 ou 3 ! Le guide Mohamed nous explique le parcours sur une carte avant le départ. Et nous présente les 3 excursions optionnelles : balade en dromadaire, amusement en 4x4 sur le lac salé El Gharsa et visite du lieu de tournage Star Wars, et enfin soirée folklorique. Les 3 pour 65€ par personne. C’est parti pour le circuit.

Nous n’avons pas le chauffeur guide (Boulbaba) désigné en remplacement du guide officiel, comme conducteur. Nous sommes 4 touristes dans le 4x4, les autres sont 6 et 4 par voiture, nous n’avons donc pas beaucoup d’explications. Lors des arrêts techniques Boulbaba nous explique ce qu’on a vu, très professionnel. Notre conducteur est beaucoup plus silencieux Momo (timide ??), que les 2 autres Boulbaba et Ali. Premier arrêt à Tataouine à l’entrée de la ville. 2ème arrêt dans la fabrique de cornes de gazelle (spécialité de tataouine), dans la boutique à touriste, des placiers nous trouvent même des places pour garer les 4x4 devant la boutique !! visite éclair des cuisines par le guide local qui s’empresse de nous vendre ses affaires !! il nous dit même dépêchez vous, d’autres personnes attendent !!! un conseil, ne pas acheter là, allez voir ailleurs il y a d’autre vendeur à 50m vers la place du marché qui sont surement moins cher. Par contre je vous conseil d’en acheter, c’est délicieux !! Quartier libre d’1h ensuite pour aller dans les souks de Tataouine (premier harcèlement par les vendeurs à touriste des souks !! ce n’est que le début !!!) Retour au 4x4 et départ pour la visite d’un Ksour, grenier à grain, prés de Tataouine. Très beau !!! Départ pour Chenini le village Semi troglodyte. Les chauffeurs de 4x4 nous laissent au guide local (en nous disant de lui laisser la pièce !!). Le guide local nous fait visiter une maison troglodyte. Puis nous fait monter jusqu’en haut du village et la mosquée. Les explications ne sont pas très bonne, le guide à l’air pressé !! Mais le paysage est magnifique. Les vendeurs de souvenirs nous harcèlent une fois de plus en haut du village et la descente. 2 dinars de pourboire pour le guide. Descente en bas du village et repas au restaurant Mabrouke. Soupe tunisienne, couscous et cornes de gazelle en dessert (boissons payantes). Serveurs pas très agréables.

Départ pour la meilleure partie du voyage, le vrai désert !! Les routes ne sont plus goudronnées, on prend les routes caillouteuses à 60km/h, à travers le Reg, désert de roche, pendant 1 heure 30. Paysages magnifiques. En route vers Ksar ghilane. Boulbaba prend nos inscriptions pour les excursions.

Le sable prend de plus en plus la place des cailloux. Arrivée dans l’oasis de Ksar Ghilane à 15h45. On traverse l’oasis brièvement (on y retournera le lendemain matin) et on escalade les dunes de sables de l’Erg (désert de sable) pour rejoindre le fort romain au milieu des dunes. Superbe. Les dunes à perte de vue et soleil couchant. Balade de 20min dans le fort romain. Puis reprise de la route vers le campement à 15km au sud de Ksar ghilane en plein désert. On ne dort pas à Ksar ghilane (trop touristique selon le guide) mais au campement Ain Essbat, petit oasis isolé. Arrivé après le couché du soleil vers 17h15 au campement. Répartition dans les tentes. Logement dans des tentes spartiates mais c’est tellement génial de dormir dans le désert, il fait frais (autour de 10° le matin), prévoir un sac de couchage surtout en novembre et en hiver. Le groupe électrogène est mis en route pour quelques heures. Il y a des douches et sanitaires correctes. Repas dans un petit batiment, soupe tunisienne, couscous et dattes en déssert. Après le repas, Ali un des chauffeurs a préparé un feu de camp. On s’installe autour et c’est partie pour le tamtam et les musiques arabes !! génial. A noter qu’après notre arrivé dans le camp, un groupe Marmara avec 8 4x4 est arrivé. Nous étions donc à une 60ène dans le camp. Vers 22h, arrêt du groupe électrogéne, plus de lumière. Dodo ! enfin, pour nous, d’autre (les Marmara !!) font la fête jusqu’à 1h du mat, une personne vomis à côté de la tente d’un de chez nous ! dur dur de bien dormir donc ! Surtout quand une personne alcoolisé ronfle dans la tente d’à côté !!

Journée 2 : Etape Ksar ghilane-Douz-Hotel El Faouar

Matin, réveil à 6h40, départ 7h30, je m’en vais regarder le levé du soleil à 6h50 sur le désert ! excellent. Ptit déj légé, pas grand-chose sur le buffet, mais bon nous sommes dans le désert donc pardonnable !! Départ vers Ksar Ghilane, baignade possible dans la source d’eau chaude de l’oasis à 38°. Temps libre d’une heure. Nous allons faire des photos dans le désert de sable pendant que d’autres se baignent. Les « marmaras »sont déjà à Ksar ghilane !! ils font le même parcours que nous…. On fera la remarque au guide pour les éviter au maximum ! marre de se voir débarquer comme un troupeau de mouton de 60 personnes ! Départ de Ksar ghilane, reprise d’une route goudronnée, vers le nord et vers douz. Arrêt dans un café sympa sur la route. Dégustation d'une bonne galette de pain berbère. Traversé de douz, temps libre dans Douz, personne dans la ville, souk clairsemé, c’est la fête de l’Aïd où les musulmans tuent le mouton. Nous avions été prévenus par le guide.

Arrivé à l’Hôtel El Faouar à El Faouar. Prise des chambres (une nouvelle fois ce sont deux lits simples, ils ne connaissent pas les lits doubles !) dépose des bagages et repas. Repas tristounet et pas bon, nappes de table sales. Quelques clémentines en déssert !! l’Hôtel n’est pas propre, tapis dans les chambres pas aspiré, détour vers la piscine, celle-ci est verte et au ¾ vide avec déchet dedans !! Je veux bien qu’on soit en basse saison mais y’a un minimum quand même ! très déçu par cet hôtel. Pause jusque 14h30.

L’après midi, départ à 14h30 pour la balade à dos de dromadaire (optionnelle) à Za’faran près de Douz , les marmaras nous ont pris de vitesse et sont là bas avant nous. Quand on arrive il y a 40 personnes qui attendent leur dromadaire, on attend qu’ils partent avant que notre groupe de 14 prennent le même chemin. On nous déguise pour l’occasion avec « chèche (turban) » et Djelaba. Départ pour 2h de dromadaire (selon le guide qui a nous rejoint ce jour à Douz, celui qui avait sa mère souffrante) avec visite d’un ancien village ensevelit sous les dunes de sable. Après 15min de dromadaire, arrivé sur le site. Arrêt photo et temps libre de ¾ d’heure. Le paysage est magnifique. Attention des cavaliers déguisés en guerrier vous propose de faire un tour à cheval, contre rémunération bien sur !! Un berbère montre la cuisson du pain dans le sable bouillant. Nous devons attendre que les « marmaras » soit parti pour assister à la démonstration pour notre groupe. Le pain est délicieux et pas de pourboir à donner!!

Départ du site à dos de dromadaire, avec le couché de soleil en prime, durée 30min. Très beau souvenir. On est bien content de descendre des dromadaires, mal à l’entrejambe !!!Fin de l’excursion à 17h00.

Retour à l’hôtel, repas à 19h30, toujours aussi "délicieux"…. Les tâches sur les nappes du midi sont toujours là !! peut être un problème d’eau pour faire la lessive…. !!!! Pas grand monde dans l’hôtel le soir, la soirée est vite terminée, au dodo. Il fait froid dans les chambres, pas de chauffage qui marche.

Journée 3 : El Faouar – Nefta – Tozeur – excursion amusement 4x4+star wars Départ de l’hôtel à 7h00. En route vers la carrière de rose des sables proches du chott El Jerid. On y arrive après 45min de route. Il fait frais, 14-15°. Le guide local nous présente les différentes sortes de rose des sables et comment elles se forment. On nous propose ensuite d’en acheter. Il ne faut pas les acheter là, c’est bien trop cher. Où alors faire un tour un peu plus loin dans le secteur et en ramasser par terre !!!! Départ vers Nefta, 1h30 de route nous attends. On contourne le Chott El Jerid, on passe un poste de police tunisienne avec contrôle des papiers avant de s’engager le long de la frontière et on roule le long de la frontière Algérienne (on voit les piquets de frontière dans le désert à 50 m de la route). On croise des troupeaux de dromadaires qui broutent dans le désert, on doit même s’arrêter pour en laisser passer un qui traverse la route. Le paysage est de type steppe. Avant Nefta, on passe à côté du poste frontière Tunisie-Algérie d’Hazoua. Je tente de prendre une photo mais le chauffeur me dit que c’est interdit !!! Arrêt pour prendre en photo un panneau « attention traversée de dromadaire ».

Arrivée à Nefta vers 11h00, on s’arrête pour observer la fameuse corbeille de Nefta, oasis naturelle, sur les hauteurs. Il fait bon, on peut se mettre en short. Un vendeur de dattes est présent (comme de par hasard !), le guide nous propose d’en acheter, ce sont soit disant les meilleurs. Ce n’est pas très cher, 5 dinars les 500 g. Elles sont bonnes. Le guide repart avec 2kg de dattes en cadeau ! On ne visitera pas l’oasis. Départ vers le centre de Nefta, où le guide nous propose de déguster une citronade, 1 dinar le verre. Bof. Le guide ressort avec un cadeau du bar !! ben oui il ramène des clients. Temps libre dans le centre de Nefta, souk etc… Il est l’heure de manger, direction l’hôtel à Tozeur. L’Hôtel Hafsid, où on dépose nos affaires. Correct. Heureusement on y reste 2 nuits, mais encore 2 lits simples, pas de lit double. On ne mange pas trop mal. Les plats sont variés. Ça nous change d’El Faouar. En attendant 14h30 et le départ pour l’excursion 4x4 + star wars (2 personnes n’ont pas fait l’excursion et sont restés à l’hôtel), on pique une tête dans la piscine qui est encore à 19-20°. Il fait bon 22-23° et grand soleil. Départ en 4x4, on va sur d’anciennes dunes de sable pétrifiées. Les chauffeurs s’amusent à nous faire peur en montant des pentes et en jouant avec le 4x4. On croise sur la route les décors du film « La soif noire » qui sortira en 2011. Direction un magnifique point de vue. On s’y arrête 10min. On prend la route vers Onk Jemel, un rocher en forme de tête de dromadaire. Arrêt de 30min, on peut monter en haut du rocher. C’est superbe. Départ vers les vrais dunes de sable, les chauffeurs appuient sur le champignon pour ne pas d’enliser. C’est excellent. On arrive face aux décors de Star wars en carton pâte (la menace fantôme, ville de Tatooine), qu’on visite pendant 30min. On repart avec un beau couché de soleil. Arrivé à l’hôtel vers 17h45. Bon repas le soir.

Journée 4 : Tozeur – Chebika – Tamerza -Tozeur Ce jour là, la balade en 4x4 ne durera que la matinée, l’après midi c’est musée + visite tozeur. Départ à 7h30 pour Chebika, l’oasis de montagne, le temps est légèrement couvert, il fait pas chaud (14-15°). On arrive à Chebika vers 8h45. On se fait accompagner par un guide local (on nous recommande de lui laisser la pièce à la fin). Visite de l’ancien village détruit par les inondations des années 60. On monte vers la source de l’oasis de Chebika, on a de très beaux points de vue. Il y a beaucoup de touristes (qu’est ce que ça doit être en haute saison). Il y a des vendeurs de faux souvenirs partout sur le parcours, avec des roses des sables « bleu !! » « Rien n’est cher », des enfants mendient et demandent des produits de france et des dinars ou euros !!!! Le guide ne nous explique pas grand-chose finalement. On arrive à s’esquiver pour rien lui donner comme pourboire (il est payé par l’office de tourisme). Beau site mais le harcèlement des trop nombreux vendeurs nous gâche le plaisir. On s’en va un peu amer.

On s’en va vers Tamerza, un autre oasis de montagne, on est tout proche de la frontière algérienne. On monte à 850m. On arrive dans le hall d’un bel hôtel de luxe qui a une vue sur l’ancien village de Tamerza également détruit. On accède c’est vrai à une belle vue. Bien sur l’intérêt pour le guide est à ce que nous passions dépenser de l’argent dans la boutique souvenir. Il repart avec un cadeau !!! On repart et sur le parking qui était vide à notre arrivée, il y a des 10ène de 4x4 et des 100ène de touristes qui débarquent sur le même point de vue (les fameux marmaras sont arrivés là également !!). On continu notre route vers la « Grande Cascade » de Tamerza. On sent le piège à touristes. Des 10ène de 4x4 sont là. Il y a des boutiques à touristes partout. On se gare. On a 45min de temps libre pour aller voir la cascade. On descend un petit chemin 10 mètres après les boutiques pour arriver à un grand éclat de rire de tout le groupe : « c’est ça la Grande Cascade », une petite cascade de 5m de haut avec très peu d’eau !! ça sent vraiment l’arnaque. Les vendeurs nous harponnent de partout, 1 dinar la photo d’un lézard, vente de palmier etc… On se sauve de misère, on n'ose plus rien regarder. On attend 20min sur le parking le départ de nos 4x4. Tout le monde est dégouté de cette matinée.

Retour à Tozeur, repas à l’Hotel, et à 14h30 départ à pied vers le musée de la vie tunisienne. On a 50min dans le musée. Musée = Mouais…, pas trop mon truc. Ça permet de découvrir un peut l’histoire tunisienne mais bon… Départ ensuite en 4x4 qui nous attendait à la sortie du musée vers la médina de Tozeur. Le guide cette fois nous accompagne dans la médina. Très beau. On sort de la médina, on retrouve le centre et ses souks. Temps libre de 1h30 dans Tozeur. On en profite pour acheter des costumes pour la soirée folklo du soir (en option).

Le soir, à 19h départ vers la palmerais de Tozeur. 10 personnes du groupe sont déguisés, c’est sympa !! on est accueillis par la musique traditionnelle à l’entrée d’un château, verre de bienvenue, visite d’une tente avec des dames qui montrent les différents métiers traditionnels, tissage de la laine, cuisson du pain, écrasement des graines etc… Un peu plus tard, spectacle de chevaux avec guerriers traditionnels dans une sorte d’arène. On nous installe sous un chapiteau pour le repas et le spectacle. Pendant que l’on mange (couscous !!), des groupes de musiques traditionnels et artistes se succèdent, serpents, scorpions etc... Vin à volonté lors du repas. Vers 22h30, fin de la musique alors que l’on commençait à tous danser et bien s’amuser. Le guide nous presse pour partir. Retour à l’hôtel et dodo. Journée 5 : Tozeur – Gabes – Matmata Départ de l’hôtel à 7h00. On traverse le chott El Jerid sur 90km. Superbe, de l’eau à droite et à gauche. On s’arrête au milieu dans un petit café. Vendeurs habituels, toilettes très spéciaux à prendre en photo. Attention, on entend pas les voitures arriver, c’est impressionnant. On continu notre route, on s’arrête une heure après dans un café sympa avec une petite fontaine à l’extérieur : en plein désert !! On peut y manger une fameuse galette de pain berbère avec de la vache qui rit !!! Départ vers Gabes où on arrive vers 11h00. Il est vendredi, jour de grande prière, les minarets hurlent des versets du coran. Le guide nous prévient qu’à 12h00 les magasins ferment pour la prière. A noter que les vendeurs du marché aux épices de Gabes sont encore plus agressifs qu’ailleurs, c’est fatiguant, je vous conseille d’aller dans le marché et les magasins normaux, hors du centre à touriste qu’est la place du marché aux épices !! Rien de spécial à voir dans cette ville.

On part vers 12h00 pour l’hôtel à Matmata, où on déjeunera vers 13h30 (du couscous, servi à table, très bon !!). Chambre avec 2 lits simple collés encore une fois. Hôtel et chambres correctes, piscine pas entretenue, personne ne veut s’y baigner.

Temps libre jusque 15h30, bronzette au soleil !! Puis on part visiter une maison troglodyte. Chez l’habitant. Une petite pièce est demandée en sortant ! On goute la galette de pain trempé dans le miel et l’huile d’olive. Visite intéressante. On reprend la route vers Tamezret, village Berbère. Rien de vraiment spécial à voir. Juste un beau point de vue au dessus du café dans lequel le guide nous dépose. On peut observer le couché de soleil. Retour vers l’hôtel, diner, et dodo avec « chauffage » dans les chambres !!!

Journée 6 : Matmata-Djerba-Zarzis Départ de l’hôtel très tôt, 5h30. Le guide ne veut pas être bloqué à 7h30 au bac vers Djerba. Il risque d’y avoir du monde. On arrive à 7h15 au bac, aucun problème, on monte direct. Traversé de 20min. On descend et en route vers Guelalla le village de poterie. Les chauffeurs et le guide nous déposent dans la boutique à touriste (un chauffeur nous dira qu’il ne peut pas nous déposer ailleurs, qu’il voudrait bien, mais il y a des accords avec la société). Démonstration d’un potier et vente des objets. Prix exorbitant, personne n’a acheté !! On n’est pas des bleus !!!! En route vers la capital de Djerba Houmt souk. On nous dépose devant une fabrique de tapis de l’Etat tunisien avec normalement une démonstration de la fabrique de tapis. Hors c’est samedi et personne ne travaille !! On ne la verra pas. Par contre les vendeurs sont bien là pour nous vendre les tapis. On rentre dans la pièce pour la vente, les vendeurs commencent leur cinéma, un membre de notre groupe arrête tout, il demande qui veut en acheter, personne ne répond, il dit 1,2,3 c’est bon on s’en va !!!! et on est tous parti. trop fort !! A noter que dans le soit disant magasin d’Etat adjacent, la contrefaçon est vendu en magasin, est ce que l’état cautionne la contre façon, le guide et les chauffeurs étaient bien embarrassé de nous répondre !!! Temps libre d’une heure et demi dans la ville. On boit un excellent verre de jus d’orange frais au soleil dans le centre de houmt souk, 1/2 L pour 3 dinars. On fait rapidos les souks qui commencent à nous gonfler sérieusement avec de la contrefaçon à gogo. On tombe sur des magasins à prix fixes tenus par des femmes qui sont excellent avec des produits originaux et de qualité !! Il faut juste les trouver. Départ à 12h00 pour la plage de Zarzis, où on mangera du poisson grillé avec frites et éclair au chocolat en dessert. Pas mal. On nous annonce à ce moment là les horaires retours de nos vols. Le notre est avancé de 19h00 le dimanche à 7h00 du matin( donc levé 3h00) !!! génial…

Retour à l’hôtel du départ, Girkis. Temps libre l’après midi, baignade dans la piscine très fraiche, bronzette. Dernier repas, dodo à 21h00, car levé le dimanche matin à 3h00 pour partir de l’hôtel à 4h00. Journée 7 : Djerba-Paris !!

Conclusion : Bon voyage, superbe paysage surtout le 1er jour, bon rapport qualité prix 399€ on ne trouvera pas mieux ailleurs. C’est pour ça qu’on fera l’impasse sur les hôtels pas toujours propres, la bouffe moyenne, les attrapes touristes et les vendeurs tête à claque des souks qu’on ne supporte plus dès le premier jour !! Je pense que pour ceux qui payent le prix fort hors remise plus de 600€, il y a quand même à redire !! Les chauffeurs sont super sympas, le guide ressort de partout avec des cadeaux, mais reste disponible pour des explications et sympa. Le groupe des 14 ne donnera des pourboires qu'aux chauffeurs mais pas au guide.
Que se passe-t-il en Corée? (fin novembre 2010) English translation pending
by Vanillasky59 · 2010-11-23 · 61 replies
bon bah voila .... alor je viens de voir aux infos ce soir qu il y a eu des incidents a séoul, situé a 30km de la coree du nord ils ont parlé carrément que la corée du nord serai en guerre avec la coree du sud .... ca m 'inquiette car j 'ai reservé un trip de 2 semaines en corée du sud en avril biensur on est pas en avril , pas encore du moins mes billets d 'avion sont deja pris pour eviter toute polémique sur les pays (car je commence a avoir l habitude sur ce forum) je souhaite dire que je compatie pour les victimes de la coree et ce qui s'est passé la bas ces dernieres 24h que pensez vous de ce qui se passe la bas ? eceque ca craint si j y vais quand meme en avril ? si il y a des problemes politiques au moment ou je dois venir se pourrait t il que je ne puisse pas rentrer ds le pays ??

merci a tous pour vos reponses vanilla
De retour de Thaïlande (5 au 21 novembre 2010) English translation pending
by Jphm · 2010-11-23 · 15 replies
Bonjour, De retour de thailande je voulais livrer mes impressions et avis sur ce que j'ai expérimenté que cela puisse, éventuellement servir à de futurs voyageurs : Séjour du 5 novembre au 21 novembre Mon vol : Paris / Phuket par ETIHAD AIRWAYS jusqu'à Bangkok puis BANGKOK AIRWAYS jusqu'à PHUKET acheté directement à la compagnie ETIHAD sur leur site, 830 € fin août : super compagnie comme souvent décrite, bon enchaînement des vols sans s'éterniser à Abu Dabi, nourriture correcte, place pour les jambes, pas de retard, une tonne de films, ... Ma première étape : Koh Phi Phi : en sortant de l'avion direction le port, bateau et arrivée sur l'île que j'avais visitée en 2008 et que je voulais faire découvrir à mes amis : séjour au View Point Resort : 1 500 bath la nuit (32 € environ) petit dej compris dans bungalow ventilateur au plafond et vue sur la baie de Phi Phi : simple mais bien, de Tonsaï (le village) il faut marcher un peu tout de même mais bon c jouable, chambre propre, bon accueil rien à dire sinon qu'à partir de 20h le concours de bar qui fera le plus de bruit débute pour s'achever vers 1 heure du mat. De loin TONSAI ressemble alors à une espèce de fête foraine où l'alcool remplace la barbe à papa et les enfants sont plus des fêtards que des routards s'abreuvant de buckets (seaux d'alcools) qui laisseront à même le sol une fois finis. Immonde. Pire qu'il y a 2 ans, à mon avis. Les restos : j'ai adoré près du débarcadère Mr TEE restaurant un peu en retrait sous des tentes, bonne nourriture thaïe, le plat autour de 100 - 150 bath (2.5 à 3.5 €) hors SINGHA (bière locale : 60 bath soit plus d'un €). Très bon Green Curry et très bon Tom Yam (soupe bien épicée). Autre resto notable le Garlic 1992 que l'on a trouvé authentique. Nous avons évité APACHE BAR, REAGGAE BAR, CARLITO, HIPPIE BAR, ...par contre juste avant le resort View Point bar très sympa avec musique plus Lounge et bon esprit. Excursions : Une journée sur BAMBOO ISLAND avec au retour arrêt sur un spot sympa de snockerling (masques et tubas) sorte d'aquarium géant, Bamboo Island où comment se sentir seul au monde à quelques minutes de la grouillante Phi Phi. le Long Tail (bateau Taxi) pour 2 000 baths (à 4 personnes soit 10 € chacun, ...tout de même, on a payé je pense trop cher) Une journée en s'arrêtant à Monkey Beach puis Loh Lana Bay toujours à Phi Phi : 800 bath à 4 le Long Tail (17 €) mais hélas Monkey Beach et Loh Lana Bay sont dans un état de saleté très alarmant, impossible de jeter une serviette sans avoir à repousser les immondices un peu plus loin : dommage car la plage de Lana Bay est très déserte et la baignade agréable. Une journée sur Phi Phi Lee (petite île au large de Phi Phi Don abritant notamment la plage du film La Plage) : 1 200 bath à 4 (25-26 €) Un arrêt sur le lagon propice à la baignade assez agréable, un snokerling sur une autre partie de l'île très sympa, puis bien sûr la plage, The Beach MAYA BAY que l'on tente de découvrir derrière les dizaines de speed boat amarés setant pour quelques minutes leur centaines de curieux. Bon que critiquer, on en était aussi. On nous conseille de plutôt venir en fin de journée (16 heures) quand les speed boats sont repartis. Le seul intérêt et source d'amusement fut de voir les coréens ou japonais faire leurs poses photos sur la plage : c irracontable, il faut le voir ! mais je suis sûr que nous les faisons rire aussi d'une autre manière ... Puis 4 jours à Koh LIPE : ferry jusqu'à Lanta puis Speed Boat 50 places jusqu'à Koh LIPE compter 2100 bath par personne (plus de 40 € ) pour 5 h de croisière. Hébergement au PORN RESORT (ouais je sais le nom prête à confusion) petits bungalows posés sur la plage de Sunset Beach (500 bath la nuit soit 10 €) sorte de koh Phi Phi 10 ou 15 ans en arrière, bref, ce que je voulais, le pied total. Bons Mojitos au Mojito Bar, Bonne cuisine thaie un peu partout idéal de trainer sur la plage de PATTAYA BEACH (rien à voir avec la ville de PATTAYA attention) sur une natte posée sur le sable, la tête soutenue par un coussin triangle thaï. Très bonnes sessions snokerling autour de Koh Lipe, .....le rêve : je retournerai à Koh LIPE ! Puis 2 jours à KRABI, plage TONSAI BEACH à côté de RAILEY BEACH : De koh Lipe prendre un spedd Boat jusqu'à PAKBARA puis un Bus jusq'à KRABI puis taxi et Long Tail le tout 1 000 bath (20 €) par personne. Nuits dans huttes dans la jungle au Green Village (350 bath soit 8 € environ). J'ai beaucoup aimé cette ambiance saine et sportive ici ce n'est pas la plongée mais l'escalade, la promenade dans la jungle au mileu de dizaines de singes, le small world Bar et son Peace Cake 😉, rien faire sur la plage ...les Prawns Squid et poissons au BBQ (compter quand même 500 bath par personne soit un peu plus de 10 € pour le repas) Puis 1 journée PHUKET avec nuit à RAWAI beach chez un français tenant un resort dont j'ai oublié le nom (850 bath la nuit soit moins de 20 €) retrouvant pour le prix un peu d'eau chaude sous la douche ce qui fait du bien ! Location scooter la journée (4 €) histoire de faire une balade vers quelques plages et retour FRANCE ! N'hésitez pas à m'écrire si vous avez besoin d'infos ou questions. J'ai trouvé sur ce site beaucoup de conseils utiles, je serai donc heureux de pouvoir aider, à mon niveau de connaissance, certains d'entre vous.
Retour d’expérience de randonnée Toubkal (Atlas marocain) en novembre 2010 English translation pending
by Nonel · 2010-11-16 · 12 replies
Bonjour tout le monde !

Un petit retour d’expérience de mon récent séjour dans l’Atlas marocain, histoire de contribuer un peu à voyageforum - après avoir glané tant d’infos sur ce site magique, c’est à mon tour d’en donner !

Notre objectif : nous évader de la grisaille parisienne le temps d’une semaine au Maroc, avec au programme 5 jours de rando dans la région d’Imlil (dont la fameuse ascension du Toubkal), et 1 jour de glandouille à Marrakech, mais pour le moins cher possible parce que j'ai pas un rond. Comme nous avons décidé de partir à deux totalement en indépendants (ie on a tout sur le dos : bouffe, tente, réchaud etc., et on ne prendra ni guide ni muletier) et à une saison pas forcément propice, je pense que mon post peut servir (j’avais trouvé relativement peu d’infos sur le site à ce sujet).

J1 : Vol Paris-Marrakech puis trajet Marrakech-Imlil

Histoire de ne pas perdre de temps, on a décidé de prendre le premier vol de la journée (9h du matin avec Ryanair). Réveil à 4h du mat et derniers préparatifs. On voulait marcher de chez nous (Montparnasse) jusqu’à la porte Maillot pour prendre la navette Ryanair (puisqu’à 5h du mat il n’y a pas encore de métro, ah ah !), mais… il pleut des cordes. Ce sera donc en taxi (et bim, 20€ dans la gueule) puis en navette (et vlan, 15€ par personne dans la gueule) que nous rejoignons l’aéroport de Beauvais.

Service minimum dans l’avion (visiblement le sourire aussi c’est payant chez Ryanair…) mais on s’en fout, de toute façon nous tout ce qu’on veut c’est dormir ! Arrivée à 11h30 à l’aéroport de Marrakech (avec le décalage horaire on gagne une heure, c’est toujours ça de pris), il fait chaud, il fait beau, les gens sont serviables et accueillants… Ça fait du bien.

Après s’être renseignés sur le prix d’un taxi aéroport-Imlil (400DHM !), on décide de prendre la navette de l’aéroport (20DHM) qui nous dépose à l’entrée de la Médina, puis on marche pendant 10-15min jusqu’à une ‘borne’ de taxis collectifs. Normalement les taxis collectifs (ou ‘grands taxis’) sont beaucoup moins chers que les individuels, mais comme nous sommes les seuls à vouloir aller à Imlil à cette heure-là, finalement ça nous revient quand même 200DHM.

Arrivée à Imlil vers 15h et installation à l’auberge Dar Thigoula (18€ pour une chambre double, réservée sur hostelbookers –attention je l’épelle peut-être mal). Accueil adorable et tajine inoubliable (60DHM pour un repas copieux et délicieux), je recommande chaudement cette adresse.

J2 : Trek Imlil - refuge du Toubkal

Réveil aux aurores, petit dej traditionnel du même acabit que le dîner de la veille, puis départ pour le refuge du Toubkal. Le chemin est relativement bien balisé, mais on confirme quand même l’itinéraire auprès de chaque personne qu’on croise, au cas où. Ce n’est que de la montée (on passe quand même de 1700m à 3200m en une journée !), mais c’est vraiment sublime, et le ciel est bleu immaculé. Arrivée au refuge vers 16h.

On plante la tente près du refuge du CAF (10DHM par personne pour avoir le droit d’utiliser les sanitaires - sinon le lit en dortoir au refuge est à 150DHM je crois, et en novembre inutile de réserver ils ont de la place) et après un bon repas chaud on se prépare pour la nuit.

J3 : Trek refuge du Toubkal - Toubkal - refuge du Toubkal

Réveil tardif (il faut dire qu’on a vraiment passé une nuit de merde !!!) et départ pour le Toubkal à 9h30. Le chemin est moins bien balisé que la veille, et comme il n’y a personne sur le sentier pour nous renseigner- forcément, les berbères du coin ne s’amusent pas à escalader le Toubkal pour la forme ! -, on hésite un peu à certains endroits. Ça monte, ça monte… Toujours personne… Mais où sont donc tous les touristes qu’on a croisés hier au refuge??? (réponse : ils sont partis bien plus tôt que nous et ils sont déjà en haut, ahem !).

Vers midi on arrive enfin au ‘pied’ du Toubkal, où se présentent deux options. A droite, des traces dans la neige qui montent en pente douce jusqu’au sommet, à gauche, un sentier poussiéreux ultra escarpé. Comme on n’est pas équipés pour la neige, on finit par choisir le chemin de gauche. …Erreur, grossière erreur ! On se galère pendant une bonne heure et demie sur une pente quasi verticale (holy shit, comment on va bien pouvoir faire pour redescendre tout ça ???) pour finalement arriver dans un cul de sac (on apprendra par la suite qu’il y avait bien un chemin pour rejoindre le sommet, sisi, tu vois pas là, caché entre les deux rochers… mais de toute façon c’était de l’escalade plus que de la rando, et même si on l’avait vu je sais pas si on l’aurait tenté). Bon cela dit en haut c’est vraiment très beau, même si nous n’avons pas la vue à 360° qu’on aurait eu au sommet…

On dévale la pente à moitié sur le cul, puis on redescend doucement jusqu’au refuge que nous atteignons à 16h.

Bilan de la journée : malgré le temps sublime et les paysages de rêve on n’a pas vraiment profité de l’ascension… Cumuler un départ tardif, en novembre, et sans guide, c’était trop.

Alors à l’attention de tout ceux qui se diraient ‘houlaaaa la ptite nature, c’est une débutante, même pas peur, moi j’ai déjà fait mille fois pire !’ : je tiens à préciser que je suis une bonne marcheuse et que généralement je trekke seule et sans guide (Camp de Base de l’Everest, W à Torres del Paine au Chili, Laugavegurinn en Islande, …) – je dis pas ça pour me la péter (enfin un peu quand même, hihi !), mais parce que prendre le Toubkal à la légère sous prétexte qu’on a déjà randonné ailleurs c’est exactement l’erreur que j’ai faite en lisant les posts d’autres voyageurs.

J4 : Trek refuge du Toubkal - Imlil

Après une deuxième nuit sous tente un peu plus agréable que la première (on a dormi avec nos manteaux il faut dire !), on remballe tout notre barda et on redescend à Imlil par le même chemin que le J2 (ie : refuge du Toubkal – Sidi Chamarouch – Aremd – Imlil).

Arrivée à Imlil vers 16h, installation de la tente au camping d’Imlil (80DHM pour deux, mine de rien ! mais à ce prix-là on a droit à une douche presque chaude) puis dîner assez moyen dans un restau du village (un tajine pour deux à 80DHM, mais qui n’a rien à voir avec celui goûté au Dar Thigoula le premier jour).

J5 : Trek Imlil - Matat - Tizi Oudit - Matat - route d'Imlil puis trajet jusqu'à Marrakech

On packe nos affaires et c’est parti pour la boucle des Azzaden (une randonnée d’un jour et demi dans la vallée des Azzaden, et qui se fait aussi depuis Imlil). Le sentier n’est vraiment pas bien balisé, mais il y a suffisamment de gens sur la route pour nous indiquer le chemin. Le temps est toujours au beau fixe, et les paysages sont toujours aussi chouettes (et encore différents de ceux de la vallée du Toubkal), mais avec nos gros sacs sur le dos on avance vraiment lentement. A 14h on se rend compte qu’on n’arrivera jamais à notre étape du soir avant la nuit, et on décide de rentrer à Marrakech un peu plus tôt que prévu.

On se poste donc sur la route d’Imlil, dans l’espoir d’attraper un taxi (les habitants qu’on a croisés nous ont rassurés : pas de problème, il en passe plein, on va forcément pouvoir en chopper un). Pas de taxi, mais au bout de 5 minutes un bus pour Asni (20DHM) dans lequel on a la chance de rencontrer deux Français qui rentrent eux aussi à Marrakech. A Asni on négocie un taxi pour 4 à 120DHM, et on rentre à Marrakech en bavardant avec notre adorable chauffeur.

Je vous fais grâce du détail de nos deux derniers jours à Marrakech, il y a probablement un milliard de post sur le forum à ce sujet ! Juste quelques infos en vrac, quand même :

- L’hôtel Riad Rabbat dans lequel nous étions est plutôt sympa, pas trop cher (240DHM la double avec salle de bain - même si visiblement on peut trouver beauuuucoup moins cher) et très bien situé, mais le petit dej est tout simplement dé-gueu-lasse

- Le restaurant Dar Mimoun (il est dans le guide du Routard, je crois) et une petite merveille : accueille charmant, décor superbe, et cuisine délicieuse pour pas cher

- Un plat à tajine pour deux ça se négocie à 50DHM (et probablement moins si on a le courage), mais bien faire attention que ça ne soit pas juste un plat de décoration (en prendre un sans peinture dessus)

- En novembre 2010, un taxi pour l’aéroport c’est 50DHM, pas 100 et encore moins 150 !!!

Voilà, je crois que c’est tout… Ah, non, une dernière chose quand même : je tiens à souligner (trois fois, en gras, et en rouge) que les Marocains en général, et les Berbères en particulier, sont tout simplement des gens A-DO-RABLES. Jamais vu ça de ma vie nulle part ailleurs. Partout où nous sommes allés les gens se sont montrés accueillants, ouverts, souriants, polis, discrets, et surtout : contrairement aux préjugés qu’on peut avoir (moi la première, je l’admets honteusement), ils sont ultra serviables et ne veulent rien en échange !!! Il y a une ‘culture du service’ (donner une information, une direction, aider quelqu’un pour rien du tout, juste pour le plaisir) tout simplement incroyable.

Bilan de la semaine:

Les +: les gens, les paysages, le temps (mais ils connaissent les nuages dans ce pays ou quoi???), les tajines, les prix

Les -: le poids du sac, le balisage des sentiers, la neige en haut du Toubkal, le froid la nuit

J'espère que ça vous servira, n'hésitez pas à poser des questions au besoin!!!

Bon voyage,

Mélanie.
Voyager au Costa Rica avec un kodak reflex ou non? English translation pending
by Dora2010 · 2010-11-12 · 25 replies
Je pars au Costa rica pour trois semaines au mois de mars, ma question : Est-il risqué de voyager avec un appareil photo reflex comme un canon 550D t2 ? C'est mon premier voyage en sac a dos et je viens de recevoir ce nouveau bijou. Devrais-je opter pour mon appareil numerique compact? Merci pour vos conseils!
Jour de l'An à l'hôtel Breezes Trelawny, Jamaïque English translation pending
by Dominiquetes · 2010-11-11 · 7 replies
bonjour nous sommes deux filles de 30 ans et 22 ans a aller a hotel breezes trelawny en jamaique du 31dec au 7 janvier...jaimerais avoir des commentaires sur cet hotel svp pour ceux qui y ont deja sejourner! savez vous sil y aura un party du jour de l'an....serez vous des notres??? merci
Faire la boucle de Quilotoa en Équateur English translation pending
by Papaludo · 2010-11-10 · 12 replies
Bonjour, Nous serons 6 adultes à faire la boucle de Quilotoa (6 et 7 décembre) Mon programme est de faire Quito - Latacunga en bus, puis de louer un véhicule avec chauffeur à Latacunga, pour aller à Quilotoa (via zumbahua) Nuit à Quilotoa, le lendemain matin = marche de Quilotoa à Chugchilan, et l'AM route vers Sighos et retour sur Latacunga, puis quito Je pense que ce serait compliqué en bus, c'est surtout le retour de Chugchilan qui me préoccupe Que nous faudra t-il compter pour la location du véhicule avec chauffeur pour ces 2 jours ? Je suis preneur de bons plans
Partir trois semaines en Thaïlande du Nord ou du Sud? English translation pending
by Lediscret · 2010-10-24 · 13 replies
Bonjour à tous,

Avec mon mari, nous avons prévu de partir 3 semaines en Thaïlande cet été (arrivée à Bangkok le 20 juillet 2011 et départ de Bangkok le 10 août). C'est la première fois que nous allons là-bas et ne connaissons donc encore rien (sauf ce que nous avons pu lire dans divers guides et sur internet). Nous aimerions nous organiser par nous-mêmes sans passer par une agence de voyage (les tours organisés sont beaucoup trop chers!). Mon mari n'est pas difficile mais en ce qui me concerne c'est une autre histoire : je ne suis pas sportive/endurante (donc j'oublie tout ce qui nécessite trop d'efforts genre grandes marches, etc...). De plus je ne suis pas aventurière car j'ai un peu la poisse et, notamment, tombe facilement malade... Donc j'évite aussi les endroits douteux, les jungles infestées de bestioles dangereuses ou autre... Et j'ai le vertige aussi. D'autre part, nous ne sommes pas des oiseaux de nuit et recherchons de l'animation mais aussi des endroits paisibles et sûrs. Tout ça pour dire que nous avons prévu un circuit sur 3 semaines et aimerions bien votre avis sur nos choix en tenant compte de nos personnalités (et surtout de la mienne :-)) :

20.07 arrivée, journée et nuit à Bangkok

2 jours à Pattaya et région (j'aimerais aller à un endroit où on peut donner le biberon aux bébés tigres, mais si vous connaissez un autre endroit que Pattaya...)

2-3 jours à Kanchanaburi et région (entre autres, parc national d'Erawan)

2-3 jours à Hua Hin

3 jours à Ayutthaya

1 jour Lopburi

5-6 jours à Koh Samui

3-4 jours à Bangkok

Qu'en pensez-vous? Cela représente-t-il trop de longs trajets (Pattaya --> Kanchanaburi ; Hua Hin --> Ayutthaya)? Devrions-nous plutôt remplacer une étape pour aller au Nord ?... Bref, nous aurions bien besoin de vos avis. Merci d'avance !
Vingt-cinq jours entre Salt Lake City et San Francisco en août 2011 English translation pending
by Nadette42 · 2010-10-09 · 67 replies
bonjour à tous

sur ça y est mon itinéraire est bien avancé et comme me le demandent Pierre 77N et vnoa je viens le soumettre à tous ceux qui voudront bien y jeter un petit ( ou même un gros ) oeil et m'aider à corriger ce qui ne va pas. Merci pour vos conseils que j'attends avec beaucoup d'impatience.

Petit récapitulatif: Nous serons 4 adultes ( mon mari , moi même et nos 2 enfants qui l'an prochain auront 20 et 18 ans) nous pouvons partir 25 jours sans problème . Nos dates sont flexibles à une semaine prêt ce qui devrait pouvoir nous permettre de profiter de certains billets un peu moins chers et d'éviter dans la mesure du possible Las vegas le WE. nous essayerons d'allier les marches + visites et les parties " routes" avec le sourire même si on sait que nous auront 2 ou 3 journées que je qualifierai "d'étapes" je ne peux pas hélas réserver mes billets d'avion ces jours ci car nous sommes en attente de résultats médicaux qui conditionneront le top départ pour leur achat. J'ai cependant trouvé des billets avec la dela air lines qui nous conviendraient que ce soit pour le prix ( toujours trop chers bien sûr mais j'ai privilégié le confort avec des vols directs sur les vols transatlantiques soit 5174€44 pour 4 TTC aller et retour) je suis donc partie sur des dates qui peuvent bouger puisque les billets ne sont pas réservés mais il faut bien commencer par cadrer un peu toutes les infos que j'ai prises !!!!!! dès le départ j'ai travaillé sur un circuit Salt lake city - San francisco mais max 68 suggère de partir de SF pour que "l'acclimatation " se fasse plus "en douceur " de plus on commence par les "petits parcs" pour finir par le Yellowstone.!! donc tant que les billets ne sont pas pris pas de problème pour changer le sens du circuit .faudra juste que je revois toutes mes heures d'arrivée et de départ des visites afin de profiter au mieux des sites.

voici ce que cela donne aujourd'hui

j1 = 30/07 lyon salt lake city avec une arrivée à 14h05 je prévois donc de commencer notre route jusqu'à garden city ( 201kms 2h25 de route) ou d'aller plus loin vers montpelier . Mon idée de départ était de commencer la route et de s'arrêter lorsque la fatigue nous le dirait donc de ne pas réserver d'hotel . PB il faut donner une adresse à la douane donc faudra que je me décide en temps et en heure pour notre première nuit!

j2 : garden city ( ou autre) j - ballade du jenny lake - grand téton _ jackson (soirée)

j3 jackson hole west thumb beyser basin . Ici j'avais mis cody comme lieu d'étape mais aux vues de ce qui se dit sur le forum je me demande si tous ces kilomètres se justifient et si on ne ferait pas mieux de profiter du parc plus longtemps et surtout en veillée ? Je pense que tous les hôtels sur le parc doivent maintenant être complets mais en sortant un peu il doit bien y avoir encore qq ressources en lits ?

J4 : cody( ou autre) mud vulcano - canyon de yellowstone - gardiner

J5 gardiner - mammoth hot spring - norris basin- west yellowstone

j6 : west yellowstone -old faithful - west yellowstone

j7 journée étape jusqu"à moab

j8: arches

j9 canyon lands et dead horse point

j10 moki dugway- monument valley

j11 MV- valley of gods tusayan (ou environ) début de la visite du GC

j12 grand canyon et route le soir vers page

j13 antelope canyon

j14 lake powell ( un peu ....du genre pick nique au bord de l'eau ?) et route vers bryce canyon + début de la visite ( on privilégie ++ ce site / au lac .... il faut bien faire des choix ...)

j15 : bryce canyon

j16 : bryce - traversée de Zion ( on ne s'y attardera pas malgré notre envie mais là aussi il faut choisir) - valley of fire - vegas ( oui on sera dimanche mais on aura évité le vendredi et le samedi !!!)

j17: vegas

j18 : vegas le matin et route vers shoshone l'après midi

j19: shoshone + death valley route vers olancha

j 20 : olancha visalia début de la visite de séquias parc

j21: séquoias parc ( suite et fin) san francisco

j 22-23-24 san francisco ( et "cerise sur le gâteau" il y a un dimanche donc à nous la messe gospel !!!)

j25 retour avec un vol au départde SF à 15h50 donc super tout le matin pour visiter encore et encore SF avant le triste retour ...........

voilà où j'en suis aujourd'hui. J'avoue qu'à force de regarder les cartes et lire tous ces beaux carnets de voyage je ne sais plus trop si j'ai fait les bons choix ?

merci à tous ceux qui m'aideront et me conseilleront

a+
Qui part en croisière sur le Sovereign le 31 octobre? English translation pending
by Panache06 · 2010-10-06 · 58 replies
Bonsoir,

Y a t-il des forumeursqui partent sur le Sovereign le 31 octobre ?

Je ne suis pas la seule quand même ? 😉

Dans l'attente de vous lire
Ouest USA: Erosion Fusion Passion (2ème Partie) English translation pending
by Laurence49b · 2010-09-24 · 64 replies
Vous l'avez rêvé... vous l'avez demandé... tant pis pour vous !

Bali - Balo... Chapi – Chapo... Chapeau l'artiste; Je vais essayer de faire aussi bien !! (Patrick)

Le 16 juin



Aujourd'hui … Destination mythique de l'Ouest : The Wave... Gagnée pour la 3 ème fois consécutive par Laurence: ce qui défie toutes les lois de la statistique. Je ne vais pas m'en plaindre.

Nous allons chercher les permis à la station of Paria.

D'emblée, je suis surpris par l'atmosphère de recueillement et de silence qui règne dans cette pièce malgré un nombre important de personnes... Il faut dire que nous sommes à 5 mn du fameux tirage au sort et de l'obtention du fameux sésame...

Permis in the pocket, nous prenons la piste qui mène au parking et trailhead de «The Wave»

GPS en état de marche..Eau...Nourriture (fruits pour moi et cochonneries diverses pour Laurence)

Le trail, un mélange de sable et de slickrock ne nous paraît pas difficile, l'entraînement à Escalante paye, et puis la destination vaut bien cette marche si pénible soit-elle (amen)

Laurence ouvre la marche, elle connait ..comme si elle était dans son propre jardin...

La fameuse fissure en point de mire... droit dessus. Nous sommes seuls comme d'habitude.

Au bout de 1h30 heure de promenade, nous arrivons à... (peut-on encore trouver des qualificatifs à ce lieu)

… un bijou protégé par un écrin pour le moins aussi fabuleux... Un endroit qui défie toute imagination inventée par Dame Nature.









3 personnes sur le lieu... aucun souci pour prendre les photos... nous prenons notre temps.. cet endroit l'impose et nous l'impose... j'imagine la joie et le dilemme des premiers explorateurs (fallait-il garder ce point secret ?)

Nous prenons la direction de Second Wave... remarquable à ne pas manquer...



Nous essayons la «Sedonax way» pour atteindre Melody Arch sur le plateau. Impossible d'accéder, la voie nous paraît bien trop difficile... et avouons-le nous manquons d'expérience en escalade... Qu'importe ... plan B ... Nous décidons de redescendre vers le wash en direction de Boneyard et contournement de la vague... 150m de descente vers des roches multicolores...



un régal pour les yeux.. Nouvelle discussion, nous décidons de suivre le petit canyon un sympathique endroit sableux.



(Attention, pour les non sportifs, il y a un muret de 2m de haut, construit par je ne sais qui, à sauter) puis nous contournons «The wave» et poursuivons vers les «Teepees» pour aller admirer le fameux «Big Mac»

une randonnée entièrement dans le sable ! Et une grimpette en direction du plateau... vent et soleil nous accompagnent.





La Melody Arch doit-être dans le coin mais raisonnablement nous n'aurons pas le temps de chercher plus..Il faut songer à entrer. 6H de crapahutage commencent à avoir raison de nous. Il nous reste les 1h30 de retour...

Sur le chemin, nous rattrapons 2 jeunes randonneurs.

Sur le parking, ils nous demandent si nous pouvons les ramener au départ de la piste. Ils avaient laissé leur voiture là bas... ce que nous manquons pas de faire avec plaisir... solidarité du Wilderness oblige...

Ils nous apprennent qu'ils ont fait toute la piste à l'aller, à pied, pas trouvé de voiture !!!

Je comprends alors que nous les ayons rattrapés facilement... Ils ont toute mon admiration de spartiate.

Le surlendemain, une situation prouve leur sage décision, car une berline était bien plantée dans le sable à 20m de l'endroit où leur voiture était stationnée. Preuve qu'il ne faut pas faire n'importe quoi dans le wilderness!

Le 17 juin

BEE PLANT Cleome serrulata & COMMON SUNFLOWER Helianthus annuus & PHLOX longifolia

Edmaïer’s Secret.. Un endroit encore assez méconnu, mais pour combien de temps encore.

De nouveau sur la piste de House Rock Valley Road où nous rejoignons le wash.

1h de randonn��e dans le sable sans aucune difficulté particulière.

Nous atteignons le point stratégique dit «les chenilles»





Nous grimpons le flanc du RIM et déjà nous apercevons ce qui fait la particularité de ce lieu... Une trame de pointes façonnées par le vent, un mélange de sable et de roches. Ce rempart de sarisses semble défendre cette place intemporelle.

Mais ce ne sont que des remparts de dentelles fragiles. Nous retrouvons cette architecture disséminée le long du rim. Nous faisons attention à ne pas les briser en faisant de larges détours pour éviter de marcher dessus.

Nous crapahutons et nous avons en ligne de mire la fameuse fissure de «The Wave». C’était hier déjà!!













A l’aller comme au retour, je suis à la recherche du secret, mais impossible de le trouver. Des Teepees, des hoodoos aux roches noircies se dévoilent... Ce lieu vaut que l’on s’y attarde.

Pour moi, le secret d’Edmaîer restera un mystère !!!

(Laurence) : en fait, Patrick a cherché pendant ces 4H ( j’exagère un peu ! ) un lieu photographié par Philippe et repart d' Edmaîer’s avec une touche d’amertume; quant à moi je ne cherchais rien en particulier donc heureuse comme à l'accoutumée…

Le retour se fait par le même chemin où l’on rencontre enfin une personne... Elle nous interpelle : aurait-elle besoin d’aide ? En fait, non !! Nous continuons notre chemin, une progression toute tranquille.

Parking : nous reprenons nos forces en nous restaurant, bientôt rejoints par le randonneur. Un chercheur de pétroglyphs, tout content de les avoir trouvés autour du wash et canyon adjacent. Amateurs de pétroglyphs… Cherchez !!! Il y en a dans le coin !! Ne cherchez plus, Sedonax a sûrement les coordonnées !!

Nous reprenons la piste jusqu’au parking de «The Wave» direction Wire Pass et Buckskin Gulch… petite randonnée d’1/2h pour accéder au slot canyon. Nous pénétrons dans l’antre, une petite dénivellation à franchir (facile et amusant)... hein ! qui m'a traité de gosse ! ... On a connu pire avec Crack Canyon et Peek-A-Boo Canyon !

Ce slot canyon est agréable à parcourir, nous arrivons au confluent avec cette vaste alcôve où des pétroglyphs se mélangent avec des noms plus récents.. Dommage, que ces vestiges archéologiques ne soient pas respectés comme il se doit..



Nous continuons un peu... 12 miles (mais non ! c’est la longueur total du canyon Je vous ai fait peur hein !! ) … quelques centaines de mètres et c’est le retour.

A l’avenir, je voudrais bien le parcourir sur une plus longue distance.

Comme il nous restait quelques forces (surtout Laurence), moi j'étais épuiiiisééé !!! une petite visite chez nos amis les Toadstools Hoodoos





Le 18 Juin

SPIDERWORT Tradescantia occidentalis

Une rude mais belle journée nous attend.. CBS et White Pocket.

Rendez-vous sur le parking de Outpost of Paria avec Steeve notre guide.

Steeve et Susan, le couple sympa d'outfitters propriétaire du Bed & Breakfast «Outpost of Paria» n'est plus à présenter, du moins sur ce forum...

La piste très sablonneuse qui mène à CBS/White Pocket nécessite un vrai 4*4.

Le trail est à l'image de la piste... du sable et encore du sable.

Steeve, un solide texan marche d'un bon pas : histoire peut-être de tester le «bétail». D'instinct, je lui colle à la roue (mais là, pas de roue de chariot)... Alors, je lui file au train (mais le train ne siffle pas, même pas 3 fois)... De guerre lasse, je lui colle aux basques (mais pas de Basques à l'horizon)... Je le suis pas à pas, et sa respiration m'indique qu'il n'ira pas plus vite...bonne nouvelle.

...resteront la chaleur et la soif à gérer... Mais ça, maintenant, nous savons le faire.

Au fait, et Laurence? … Laurence, tranquillement en arrière, occupée à photographier ses « feufleurs »... Elle va avoir un sacré bouquet à force d'en photographier.

CBS se dévoile... Dame Nature s'est déchainée sur ce lieu.. Des sentinelles de roc aux contours ciselés, striés, des gardes aux nervures dessinées par des millénaires de vent, de pluies et d'orages se dressent impassibles.

Nous déambulons au milieu de ces roches tourmentées, multicolores. Le sol , un mélange de slickrock et de sable participe également par ses couleurs pastels, à la magie du lieu. Epoustoufflant !!!

Sous un soleil de plomb, s'offre à nous, un chef d'œuvre de sculptures et de couleurs ouvert sur un horizon sans limite.

…Pour moi, le plus bel endroit de l'ouest américain...









La 3ème vague..



The Frog..







plus un petit trésor archéologique caché par Steeve (une flèche d'indien, une vraie !!!) Des souvenirs d'enfance remontent..du temps où l'on jouait aux indiens et aux cow-boy et pas derrière une console.

Puis, nous retournons au parking. A l'abri du soleil, protection bien maigre fournie par quelques arbres, nous nous restaurons de sandwichs «typical» américains... made in Susan... je bois même un coca.. ça faisait au moins 20 ans que je n'avais pas bu de coca... j'en avais oublié le goût... ça pique !! hein ! qui m'a traité de sale gosse !! donc, à dans 20 ans le prochain coca.

Comptez une bonne heure pour accéder à White Pocket...

Une colline d'un blanc presque immaculée se détache de l'horizon. C'est un contraste étonnant avec CBS et ses débauches de couleurs.



Mais au fur et à mesure que nous progressons dans la chaleur de l'après midi augmentée par la réverbération du lieu, des coulures aux couleurs chatoyantes jaune, orange, rouge et brun font leur apparition.. White pocket cachait bien son jeu.



Nous marchons au milieu de ce qui semble être l'atelier d'un maître pâtissier qui aurait laissé ses œuvres fondre au soleil.. un régal pour nos sens.. et nos sens régalés par cette pépite naturelle au milieu de nulle part.





Une journée sublime, où la fatigue n'aura pas de prise. Cela tombe bien, car nous avons RDV ce soir à Page au Ken's Old West, avec UTAFAN et ses amis : forumers que nous ne connaissons pas.. et MADSEB que je connais pour avoir savourer quelques pichets à Moabrewery en 2009 et 4x4 sur Top of the world!!

Une journée mémorable et une soirée toute autant !!!

Le 19 juin :

LUPINE Lupinus pusillus & MAIDENHAIR SUD FERN Adiantum capillus-veneris & PHLOX Phlox longifolia

Nous allons nous laisser traîner... pour une fois en 19 jours.

Départ prévu à la Marina à 7 h30. Autant dire que la levée du corps est pénible après la soirée au Ken’s Old West où nous avons fait presque la fermeture.. Merci à Utafan et sa bande sans oublier Madseb et sa petite famille.

Nous sommes en retard sur le timing.. Ca bouchonne déjà à l’entrée de Glen Canyon National Recreation Area

Bon à savoir, le pass « National Park » est valide pour rentrer à la Marina. Autrement, il faut payer uniquement en ca$h... normal, il faut payer en liquide pour le lac !

Heureusement que je connaissais les lieux, je n’ai pas à chercher le point de RDV qui est Marina Resort Hotel. C’est juste, mais le bateau nous attendait.. ouf !!!

Nous voilà sur « la baignoire » en direction de Rainbow bridge. 2h de traversée..

Plus de 100 m de profondeur qui cachent à tout jamais quelques vestiges archéologiques. Bien que son niveau ait baissé, la trace blanche de calcite en témoigne, le lac Powel demeure immense avec son dédale de canyons noyés.

Autrefois, ce dédale avait servi à sauver une famille de Navajos de la déportation organisée par Kit Carson.

Accostage et accès par pontons flottants, un aménagement typiquement à l’américaine nous mène à un petit sentier de randonnée. Autant dire que nous ne sommes pas seuls au monde. Ça nous change !!

Le Rainbow Bridge se dresse entre les deux rives tel un arc-en-ciel de roc, imposant majestueux. Je comprends que cet endroit soit sacré pour les indiens: aucun Navajo d’ailleurs ne passe en dessous.



55 mn pour apprécier, c’est peu ! Suffisant pour le touriste Lamda, mais l’accès est limité par la loi de la réserve. Nous ne pouvons pas vadrouiller aux alentours. Dommage !!! et frustrant.. mais respectons la loi tribale... puis c’est le retour vers Page.

Le lac s’est animé, jets boat et jets ski s’amusent à traverser notre sillage histoire d’avoir des sensations. Accostage au ponton de la Marina à 12h30.

Rainbow Bridge reste tout de même un endroit à visiter pour ceux qui s’arrêtent à Page.

Nous avons du temps: nous profitons de ce moment de répit pour faire le ravitaillement, lessive et nous restaurer.

Puis nous fonçons en direction d’Alstrom Point. Sur la route , nous faisons halte à Hanging Garden, un petit trail qui mène à un mur de végétation d’un vert prononcé abrité sous une alcôve. Ce lieu est à la fois particulier, rafraîchissant et sympa.



Direction Big Water.. après quelques hésitations, nous trouvons la piste, très roulante à ses débuts au milieu d’un paysage lunaire, mais à certains endroits sur la fin, elle se perd sur le slickrock, nous obligeant à des petites recherches.





Ici, le vent est maître des lieux, nous décidons de ne pas aller jusqu’au bout, et nous réfugier dans un endroit protégé, dominant le lac.

Des a-pics de roches rouges tombant sur le bleu du lac et la bande blanche omniprésente les séparant, renforcent la magnificence du lieu.



Bientôt, les eaux s’endorment, les lumières s’allument sur les bateaux amarrés dans les criques. Le lac devient paisible au coucher de soleil, plus rien ne vient troubler sa surface. Nous profitons des ces instants propices aux rêves… et à la rêverie…





Laurence souligne :

Patrick étant très peu loquace côté expression sensation; j’ose vous préciser avant de me réfugier dans un sommeil profond, le spectacle est d’un haut niveau, les couleurs contrastées bleu et colorado (oui ! celle-ci existe) /blanc cassé sont merveilleusement belles et inattendues. Grands moments aussi, inoubliables !

Le 20 juin

Vers Coal Mine

PHLOX Phlox longifolia



Debout pour assister aux premières lueurs de l'aube sur le lac, tout est paisible... Le soleil ne tarde pas à darder ses rayons, les eaux et les roches reprennent progressivement leurs couleurs diurnes. Il reste encore des lieux et des moments de calme dans ce monde... instants privilégiés... instants magiques.



Dans quelque temps tout va s'animer et reprendre vie.

Petit déjeuner frugal..toilette minimaliste , tout est rangé dans le 4*4... un dernier regard porté sur ce site magnifique. Let's go !

Direction Page et en route pour Coal Mine Canyon, cette journée ne devrait pas poser de difficulté particulière... Highway et pistes d'accès faciles.

En effet, nous atteignons sans problème grâce à son éolienne facilement repérable de la route, le 1er point de vue de ce canyon.

Quelques tables, quelques bancs, ce site est manifestement aménagé. Pour qui ? Vu que l'accès est simplement toléré et que randonner au fond du canyon est interdit pour qui n'est pas Navajo.

Ceci dit, le site ne manque de charme, et le canyon révèle ses trésors... des couleurs blanches, rouges et noires, des rochers déchirés des pitons aiguisés... au loin, nous devinons un Hole in the rock.

Nous déambulons le long du rim dans la limite de ce qui est autorisé... quoique nous ne voyons pas de limites dessinées.





Il est temps de rechercher le 2ième point de vue, nous essayons de repérer la «Gate» qui correspond au point GPS... Point de porte au point GPS !! mal-en-point !! est-ce le point final ?... Non point. Nous repérons un accès qui semble correspondre. Allez! Franco ! Franchissement!

Au passage, je remarque des cadenas, Tiens ! c'est inhabituel.. mais bon, nous continuons sur la piste....au fur et à mesure de notre progression, nous distinguons bien être un ranch, et des personnes y travaillant... Aucun doute possible, la piste y mène tout droit. Il m'est difficile de faire demi tour, et Laurence n'y tient pas particulièrement...

J'évalue rapidement la situation:

- Nous sommes en plein Navajoland. - Forte chance que cela soit une propriété Navajo dans laquelle nous allons débarquer sans y être invités! - Pas d'armes fatales: genre Galettes Saint Michel ! (Méthode éprouvée par Sedonax !!) - On nous «invitera» certainement à déguerpir. Je n'ose imaginer par quel moyen !

Voilà, nous apercevons moutons et chevaux... toute la panoplie d'un ranch et naturellement... Navajo !!!

Un sacré bonhomme bien portant, pas souriant.. un Navajo pure souche. Très tranquille; il s'approche (pas d'arme; c'est toujours cela de pris, au pire l'option coups de botte dans la portière)

A voir nos visages un peu contrits; très calme, il entame la conversation.Tout indiquant... que nous sommes dans sa propriété... forcément et très honnêtement, nous lui disons que nous en sommes désolés. Il devine que nous cherchons Coal Mine Canyon et indique la direction... Mais nous fait savoir, que nous pouvons admirer Coal Mine de chez lui, au bord du rim.

Avons-nous nous bien entendu, bien compris avec notre anglais un peu sommaire (enfin surtout moi)??? Pas de problème pour lui, il nous y invite!

Nous marchons encore surpris, au bord de la falaise et au milieu des crottes de moutons, puis nous décidons de ne pas abuser de l'hospitalité quelque peu impromptue de notre Hôte.

Nous reprenons la voiture.

D'un geste calme, il nous fait signe d'arrêter. Aie !!! Ça va être le moment de payer !! Il nous demande si nous avons du papier, un stylo. Laurence lui tend son carnet de voyage et tout de go, il dessine les accès pour Coal Mine et … tout de go... nous donne son nom car il est sur Facebook... et pas Nous... Nous éclatons de rire et après une bonne poignée de mains !! Promis, on se contacte par delà l'océan.

Imaginez la situation: nous sommes en Arizona.. en plein milieu de Navajoland et pénétrant dans une propriété privée sans y être invités et tranquillement ce Navajo nous donne l'occasion de nous faire partager ses idées , sa façon de voir le monde... bref : d'échanger.

Une situation cocasse, avec une dimension humaine, en toute simplicité et humilité, riche en émotion. Peut-être avons nous eu de la chance !!

Ironie du sort, malgré ses indications, nous n'avons pas trouvé la piste qui mène au second point de vue.

Mais peu importe, nous avons gagné un ami commun Laurence et moi sur Facebook où nous nous sommes inscrits depuis !!!!!

Donc ami (es) forumeurs, si vous débarquez un jour chez lui, dîtes lui que vous venez de la part de Laurence et Patrick «the lost frenchies» et lost, vous aussi par la même occasion!...Ca devrait bien se passer !!!

Aparté



Aujourd'hui, direction Red and White Canyon.

Par respect pour la tribu propriètaire de ce terrain, nous ne dévoilerons aucune indication

Le secret du lieu s'étiole au fil du temps, pour ne devenir bientôt plus qu'un secret de polichinel.

Nous jettons de la poudre de perlimpimpin pour encore garder le secret intact.

Une piste d'un accès aisée. Le canyon se dessine très vite à l'horizon et nous reconnaissons sa caractéristique spécifique qui donne à cet endroit son aspect unique.

Si à CBS et CBN, la nature a su montrer sa folie créatrice, Red & White est sans aucun doute, l'oeuvre conjointe d'un architecte et d'un décorateur.

Des strates bien définies, aux couleurs bien séparées, nous distinguons des figures, des formes, des fusions de roches. Des stries et des zébrures ornent des rocs qui s'entrelacent.









Nous repèrons « the Sedonax Castle » où une tour a chuté, le temps a fait son oeuvre et le propriètaire ne fait pas beaucoup d'entretien !





Fusion et entrelacs

Conscients d'être encore des privilégiés, nous adorons déambuler tout en discrétion sur le terrain plat du wash.. un lieu magique, digne de Merlin l'enchanteur et des chevaliers de la table ronde...

Magique ! Assurément.... mais...pour encore combien de temps ?

21 juin

PRINCE PLUME Stanleya pinnata

Plus particulièrement aujourd’hui, Laurence a une pensée pour sa fille qui passe le BAC de français.

Nous, nous plongeons dans l’immense bac à sable qu’on ne présente plus. Ce lieu représente «THE MYTHE» du Far-West : Monument Valley. Connu et reconnu de par le monde.

Tout a été dit et redit. Tout a été photographié et re-photographié, filmé et re-filmé depuis John Ford.

Mais nous aimons toujours autant ces paysages… Souvenirs de notre enfance vus au travers des écrans de cinéma et de télévision.

Monument Valley dans la brume !



La classique Piste Valley Drive: - Three Sisters - Totem Pole - Artist’s Point - John Ford Point







Nous envisageons de rejoindre la HWY 160 par la piste 6440. Une piste très roulante au moins au début.

De très belles vues sur Monument Valley et de Gypsum Creek. La piste se rétrécit au fur et à mesure et nous sommes bloqués par des sablons. Impossible d’aller plus loin. Nous décidons de faire demi-tour et nous reprenons la route classique.

Nous passons la frontière de l’état de l’Arizona, et roulons au travers de bourgs pauvres et tristes. Nous traversons une tempête de sable… Appelé un «grain» dans le langage marin... Nous traversons alors un «Grain de sable» !!!

Nous arrivons vers 18h30 à Chinle… Check in et en avant pour Rim South de Chelly et sa petite ballade du dimanche vers les ruines impressionnantes de White House (1h30). Il y a du monde sur la piste.

Je m’amuse des efforts déployés par certains et certaines pour remonter et je suis en admiration pour d’autres qui grimpent au pas de course.



Puis nous fonçons sur la vue imprenable de Spider Rock. Sous le coucher de soleil, il ressemble à un obélisque coiffé d’un pyramidion de rayons lumineux orange.



Ce canyon est vraiment imposant, dommage que nous ne puissions pas le parcourir seuls.





Le 22 juin

DESERT PLANTS

Nous prenons la rim North et stoppons à Antelope House Overlook dans le Del Muerto. Ce canyon est profond, immense et bien vert dans le fond.



Dommage que nous ne puissions pas l’aborder d’une autre façon et vadrouiller à notre guise.

Nous continuons notre route par Lukachukaï- Shiprock-Farmington en passant par le col ?? dont on n'a pas retrouvé le nom. Laurence est ravie, retrouvant ses paysages préférés (montagne, sapins, … la verdure)

En direction de Farmington... Shiprock



RDV à Farmington avec Lindy, la manager du Kokopelli B&B . On se convient d’un second RDV le soir vers 19h. Je ne sais pas pourquoi ? Je le comprendrais plus tard.

Nous profitons pour foncer vers Ah Shi Sle Pah. Le GPS est nécessaire pour trouver la dernière piste.

Sur le parking, rien ne se dévoile à nos yeux, il va falloir descendre en se faufilant dans des dépressions (des mini ravins) pour accéder au wash. La progression est aisée, sans aucune difficulté, c’est plaisant même...

Nous atteignons le wash et déjà nous apercevons les Hoodoos de couleur grisâtre, des piliers de cendre chapeautés d’une pierre blanche. Le silence règne. Nous sommes seuls, malgré un couple qui nous avait rejoint sur le parking.







Nous nous promenons le long du wash à la recherche des Hoodoos jaunes. Nous déambulons au hasard de ces formations... enchantés… Encore un lieu particulier du wilderness... des terres grisâtes séparées par une couche de cendre. Des Hoodoos de toutes les tailles, de toutes les formes, du bois pétrifié… un bonheur... un de plus !

Yellow Hoodoos





Round Rocks



A l'ombre des géants !



Assurément, Ah Shi Sle Pah est un ravissement de plus… Un lieu, vers lequel nous retournerons volontiers.

Sur le retour, une petite visite à Angel Peak.. sans plus…. Kokopelli Cave nous attend !! surtout Lindy la manager du Kokopelly Cave.

Lizzard & Tamias & Kokopelli

Il n’est pas dans la tradition de montrer en images les hôtels dans les carnets de voyage. Mais ce Bed & Breakfast est classé en 3ième position parmi les 10 endroits les plus particuliers dans le monde. Un endroit insolite, paisible. Vous êtes seuls au monde.

Il est un excellent souvenir pour nous deux.

Imaginez : un véritable appartement, une grotte creusée de main d’homme, à flanc de falaise à 100m de hauteur.

Imaginez: un énorme pilier au milieu de la grotte qui sert à la fois de soutien et de séparation des pièces ; chambre sur vue, cuisine, salon, salle de bain avec jacuzzi (s'il vous plait), kiva. Le tout équipé à l’américaine, il ne manque rien. Même les animaux sauvages des parages (écureuils, rings tail) ont leur nourriture entreposée dans leur frigo perso. Les propriétaires avaient vécu là auparavant.

Joliment décoré avec délicatesse et finesse par la maîtresse des lieux et ses filles, reprenant le thème du Kokopelli. Des Kokopelli partout ….

Donc RDV à 19h chez Lindy… Une personne assez frêle, énergique qui respire la joie de vie et la décontraction, (ce qui ne l’empêche pas de contrôler l’exactitude de ma CB ) et aussi… très bavarde... oui très très bavarde !

Moi, qui préfère l’action aux parlottes, je suis servi... très vite je décroche (mon anglais est plus que limité). Laurence semble suivre (normal, elles sont entre femmes !)

Lindy m’envoie vanne sur vanne, et malheur je ne peux répliquer.. je suis désarmé…Argh

Après une bonne heure de discutaille, elle nous fournit des Talky Walky, et nous voilà partis (enfin !) chacun dans sa voiture vers Kokopelli’s Cave.

Nous comprenons l’utilité de ce matériel, Lindy tout en conduisant commente les lieux traversés.

Arrivés sur le lieu retiré, autant dire que le 4x4 est conseillé et GPS devient indispensable si vous voulez retrouver ce lieu enchanteur.

Et c’est reparti pour un tour… le tour du propriétaire avec commentaires et vannes à profusion..

Bref, si vous êtes pressés ou fatigués, ne réservez pas !

Enfin, des mots que je comprends.. Lindy pour souhaiter la bienvenue, nous offre une bouteille de vin rouge : le choix .. Merlot ou Cabernet... au hasard... Merlot..

Lindy me tend la bouteille demandée et m’offre également la seconde... voici le style du personnage.

Ce n’est pas Lindy mais Super Lindy et son show bien rôdé! Une charmante personne rigolote sympathique que nous ne sommes pas prêts d’oublier.

Il est à peu près 21h30 lorsque nous goûtons enfin le calme du lieu…. !!!!

2h30 mn de check-in... record à battre !!











Kokopelli

Pour les curieux et surtout les curieuses !: Qui est, ... ce Kokopelli ?

Kokopelli est un personnage mythique souvent représenté comme un joueur de flûte bossu, issu des anciennes croyances amérindiennes du Sud-Ouest des Etats Unis, il a plus de 3000 ans. Kokopelli était une image de la mythologie des Indiens Anasazi, symbole de fertilité, de joie, de fête, de longue vie. C’est aussi un ménestrel, un esprit de la musique, un conteur, un voyageur de commerce, un faiseur de pluie, un guérisseur, un professeur, un magicien farceur, un séducteur, un fertilisateur (il a d’ailleurs aussi comme autres noms "le Casanova Anasazi" ou "Cassanova of the Cliff Dwellers" car il est parfois représenté avec un attribut mâle d’une taille exagérée). Kokopelli possède la sagesse de l’âge. Ce voyageur joyeux a une leçon pour chacun. Sa plus grande leçon semble être de nous montrer que nous ne devrions pas prendre la vie trop au sérieux. Il est plus particulièrement présent dans le pays du « Four corners », Néanmoins des peintures rupestres le représentant ont été trouvées au Canada et au Pérou.

Dans certains mythes, la bosse de Kokopelli contient des graines, des plantes, des bébés, des mocassins et des couvertures, des sacs de chansons, des objets sacrés ou médicinaux, le tout étant destiné à être offert aux personnes qu'il souhaite séduire ou contenter. Tout en semant les graines cachées au creux de sa bosse, il chante et il joue de la flûte. Il insuffle, ainsi, dans les semences, le souffle de la vie. Il est le bienvenu pendant la saison des plantations de maïs et il est recherché par les épouses stériles. Dans d’autres mythes, il parle au vent et au ciel. On entend sa flûte dans la brise de printemps, apportant la chaleur après le froid d'hiver. Il incarne donc aussi la pureté et le spirituel de la musique. Selon cette légende, Kokopelli apporte la bonne fortune et la prospérité à celui qui écoute ses chansons. Sa flûte annonce sa venue et à son départ la récolte est abondante et toutes les femmes sont enceintes. (Laurence a dormi dans un endroit avec plein de Kokopelli... mince alors) Dans d’autres enfin, il possède un phallus proéminent voire détachable qui flotte en aval et qui, non détecté, imbibe les demoiselles se baignant dans le fleuve. C’était un grand honneur pour une femme de l’avoir comme « compagnon d’un temps de rêve » lors de sa venue dans un village. Kokopelli est donc une divinité positive, adorée des indiens, Son nom est composé de « KOKO » pour le bois et « Pilau » pour la bosse en langue Navajo et se prononce kô kô pel´ lê. Une autre étymologie en langue Zuni rapproche « Koko » de Dieu et « Pelli » du nom d’une mouche voleuse de dessert qui porte aussi une bosse et une trompe nasale proéminente. Il porte aussi d’autres noms tels que « Kokopilau », « Kokopele », « Kokopetiyot » et "Olowlowishkya".

Je laisse les femmes rêver du Kokopelli et le voyage continue........

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display