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Improvisation nomade (version intégrale) English translation pending
by Nicodilo · 2009-07-30 · 14 replies
PROLOGUE

Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?

« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »

Nicolas Bouvier

Les Saints de Glace

Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.

Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…

Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…

De bonheur ce matin

À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !

Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…

Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !

Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.

À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche

Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…

Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube

Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains

Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise

Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose

On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Improvisation Nomade (10) Iran et fin English translation pending
by Nicodilo · 2009-07-30 · 1 reply
Le grand Iwan Frontière iranienne.

Une dizaine d’Afghans s’agitaient quelques kilomètres avant la frontière. Soudain, deux pick-up sortirent du désert et vinrent se coller au bus qui stoppa sur un signe des kalachnikovs. Sans comprendre, on saisit les traits sur les visages qui trahissent l’émotion. Impatience, angoisse et échange de sourires de compassion pour se souhaiter bonne chance. On devine aussi qu’ils gagnent l’Iran illégalement avec des passeurs de frontière. En échange d’une poignée de billets donnée de la main à la main, ils sautent dans des pick-up qui partent en trombe dans ces fossés et ces carrières de pierres qui jalonnent le désert. Autant d’Afghans qui émigrent chaque jour pour chercher l’argent disparu de leur propre pays. C’est ainsi sur toutes les frontières du monde entre des pays qui ne possèdent pas les mêmes richesses… dans une page de l’histoire. Entre deux montagnes de roches infranchissables, de barbelés et de mines, la ville frontière de Taftan s’étend dans une vallée balayée par les vents de sable. À peine arrivés dans un carrefour entre deux pistes qui semble être le centre de ce village fantôme, nous sommes assaillis par des hommes qui veulent échanger leur argent contre le nôtre et en tirer un petit bénéfice. Un euro vaut 76 roupies pakistanaises, et 1.500.000 rials iraniens. J’ai 3.200 roupies, combien dois-je obtenir de rials ? Tout absorbé par mes calculs, je ne prêtais pas attention au drame qui se jouait à côté de moi. Un des hommes, un peu trop sûr de lui, prit une gifle qui claqua comme un coup de fusil, décochée par l’une des deux petites Japonaises qui nous suivaient depuis Quetta, profitant d’une présence occidentale pour traverser ces contrées tribales et machistes. Tous ces hommes s’emportèrent alors comme une volée de chasseurs sur une perdrix et j’ai bien cru, un moment, qu’ils allaient la pendre. La fatigue de ces nuits sans sommeil conjuguée à l’angoisse de cette ambiance frontalière, à l’extrémité du monde, où la corruption et le trafic dominent, avaient eu raison de ses nerfs. Sa main était partie toute seule mais je crois qu’elle rêvait, depuis longtemps, de rabattre l’orgueil de ces hommes, pour toutes les femmes qui souffrent en silence. Sans se démonter, elle continua de hurler, fièrement, sous les menaces de l’homme, qui finit par laisser tomber, appelant tous les diables que son langage lui permettait sous la surveillance du Très Haut. Les autres hommes riaient dans leur moustache, se moquaient de l’imprudent qui venait de perdre son honneur et traitèrent dorénavant avec respect et admiration la toute petite femme sous son voile mauve qui la gênait tant. A la douane, des militaires, aussi bruts dans leurs gestes et leurs paroles que des SS sous Hitler, suspectèrent nos sacs et plus particulièrement nos livres. Enfin, nous traversions le portait métallique qui nous séparait de la Perse. Des voitures neuves attendaient devant pour rejoindre Zehidan, la première ville de l’Est iranien, par une route asphaltée impeccable qui traçait une droite rectiligne dans la plaine de sable s’étendant à tout l’horizon. C’en était fini des pistes chaotiques et modelées par les paysages tropicaux de l’Asie, des bus sans fenêtre dont les moteurs semblent s’épuiser définitivement à chaque vallon… À Zehidan, les Japonaises prennent un bus pour Mechhed 600 km au nord. Nous leur souhaitons bonne chance et, surtout, leur conseillons de se reposer afin d’être plus détendues lors d’une prochaine mésaventure. Elles paraissaient si fatiguées... À nouveaux seuls, apaisés d’avoir franchi cet obstacle, nous prenons une chambre dans le premier hôtel venu. La porte fermée, nous sortons de nos sacs la liasse de billets cachée depuis Quetta où le change était plus favorable. Elle n’a pas disparu, évaporée dans la soute moite du bus qui traversait la nuit. Une grosse somme d’argent. Nécessaire pour un mois en Iran où les banques ne sont pas connectées au réseau international. Les élastiques sautent, la liasse large d’une main s’envole dans les airs. Nous sommes recouverts de centaines de billets verts et gris. On est riches, mon gars ! Le sommeil, alors, ne tarde pas à venir nous prendre. Nous aviserons demain pour la suite. Demain seulement, nous réaliserons dans quel nouveau monde nous sommes rendus, à quelle atmosphère nous devrons nous mêler, avec quel degré d’hospitalité, la population iranienne nous recevra chez elle pendant notre séjour.

Route de Kermân

L’Iran n’apparaît pas. Huit heures dans le bus sans croiser un chameau, dans un désert de cyclones et un fond de montagnes immenses et stériles jusqu’aux neiges éternelles qui les recouvrent, sans doute à une centaine de kilomètres, sur la frontière afghane. Le bus fonce à toute allure mais il semble, dans l’immensité, qu’on soit immobiles. La journée passe, autant de kilomètres parcourus sans que l’Iran ne veuille se montrer. Elle est un mirage. Un conte des mille et une nuits, imaginé par des âmes égarées trop longtemps sous le soleil atterrant de ce désert… Le paysage devient ennuyeux. Un relais, une voiture arrêtée sur le côté, restent visibles pendant plusieurs minutes, voire une dizaine de minutes, avant de passer dernière nous. Nous roulons pourtant à vive allure. Dire que le Suisse rencontré à Lahore venait de parcourir ce désert du Lout à vélo ! Que certains le font à pied, jusqu’en Chine, comme Bernard Olivier ! Et que d’autres, pour tenter de rentrer dans le livre des records, tournent en moto autour de l’Iran, sans s’arrêter, à part la nuit, pendant plusieurs semaines… Le chauffeur glisse un DVD. Le film commence. Pas de cinéma iranien qui nous aurait intéressés, non, un film français. Taxi avec Samy Naceri. Un film français au fond du désert sud de l’Iran. À plus de 5.000 km de chez nous. Ce n’est pas une coïncidence au moment où la France nous manque singulièrement. Juste en sortant d’Asie, passés le désert du Baloutchistan, notre pays nous appelle… Le film a sans doute été vendu pour faire la promo des voitures, puisqu’en Iran, il n’y a de neuf que Peugeot. Il y en a beaucoup. J’espère pour eux qu’elles n’ont pas été sabotées comme le film que la censure défigure chaque fois qu’il y apparaît une femme dévoilée… Enfin, c’est amusant de voir que l’humour peut être internationalisé car on entend les gens rire. À un check point sur la route, des militaires antipathiques cherchent dans nos yeux un doute, un signe qui les inciterait à nous fouiller. Nous n’avons presque rien à nous reprocher. Pas d’alcool, pas de drogue, pas de photo de femmes impudiques. Mais nous avons quelque chose de plus interdit encore. De plus dangereux dans la lutte d’un peuple sans liberté. Un livre. Un livre d’Omar Khayyâm. Ses plus beaux poèmes revus et corrigés par Hedayat : une hérésie…

Quel homme n’a jamais transgressé Ta loi, dis ? Une vie sans péché, quel goût a-t-elle, dis ? Si tu punis le mal que j’ai fait par le mal, Quelle est la différence entre Toi et moi, dis ?

Heureusement, leurs noms n’apparaissent pas sur la couverture. Et, j’imagine que les militaires, pour la plupart, se contentent de regarder les images à défaut de pouvoir lire notre alphabet. Le bus repart enfin et, à la tombée de la nuit, nous franchissons le dernier col avant d’arrivée à l’oasis. Le désert parsemé de touffes d’herbe déjà jaunies se transforme alors en prairies, en cultures verdoyantes et en jardins sublimes éclaboussés de fontaines. Le mot paradis vient du farsi et veut dire jardin… Il n’y a en effet rien de plus beau et de plus rassurant qu’une oasis aux couleurs éclatantes dans un désert brûlé par le soleil. 18 degrés en sortant du bus et une pluie fine qui, poliment, nous accueille, avec ce goût, qui rappelle celui connu sous nos latitudes. Ce goût oublié depuis que nous errons sous les tropiques… Du fond de mon sac, je ressors un vieux pull chiffonné et échange mes claquettes contre des chaussures fermées, prêt à patauger dans les rues de la ville. Nous devons avoir quelques heures d’avance sur le temps, car nous remontons en principe avec le soleil et le printemps… Nous visitons plusieurs hôtels. Il ne semble pas qu’on essaie de nous arnaquer. Pourtant les prix ont doublé, triplé même, pour un standing identique. Finalement, nous choisissons une chambre double honorable, de plain-pied, qui donne sur une large cour ombragée par d’énormes platanes, près de la vieille ville. Notre hôte, un Arménien, s’empresse de nous servir le thé. Il sait que sa réputation dépendra de nous, quelque peu, qui allons continuer de voyager et semer son adresse au delà des frontières, parmi les voyageurs qui, si il nous donne satisfaction, finiront chez lui. La douche est chaude et les robinets brillants. Ce n’est plus un seau d’eau fraîche qu’on se jette à petit baquet dans une salle de bain inclinée sur un orifice béant. Ce n’est plus, non plus, des toilettes à la turque qui affermissent les cuisses, cependant, il n’y a toujours pas de papiers... Au coin de l’hôtel, l’odeur de mouton gras et parfumé vient nous allécher, puis dans des draps frais, nous nous endormons dans l’oasis de Kerman, pour une deuxième nuit iranienne, dans le murmure des contes de Schéhérazade.

Dans la rue

La première chose qu’on remarque en Iran, ce sont ces immenses peintures qui recouvrent des façades entières de bâtiments. La barbe épaisse, l’air grave et l’œil bienveillant sous de lourdes paupières broussailleuses, le visage de l’ayatollah Khomeyni, guide de la révolution islamique, mesure souvent une dizaine de mètres de haut et semble peser sur les villes. Il est l’âme d’une population qui s’est révoltée pour reprendre son destin en main. Il est l’âme du peuple perse, de toute son histoire, des fiers Darios et Xerxès, des sassanides qui dominèrent de l’Inde à l’Arabie, de l’invasion arabe qui répandit la loi du prophète, du culte des martyres Ali et Hussein des chiites, aux grands poètes, astrologues ou sufis Ferdowsi, Nezami, Djalal al-Din Rumi et Omar Khayyâm, des apogées Samanides et Seldjoukides, des villes légendaires de Samarkand et d’Ispahan, de l’histoire contemporaine du moderniste Rezâ Chah, du nationaliste Mossadegh et de sa première victoire économique sur les pays riches, enfin de l’insurrection qui renversa le dernier Chah, absolutiste aux mains de l’hégémonie occidentale, contre la prise de pouvoir des religieux depuis un quart de siècle qui risque de se voir renversée à son tour par les maîtres d’un monde qui ne se veut qu’américain. La deuxième chose qu’on observe, c’est le style vestimentaire. Ce ne sont plus les couleurs des saris de l’Inde, les grandes barbes et turbans des bergers du Pakistan. Mis à part les religieux dans leur longue tunique blanche et leur barbe noire, et les vieilles dames toutes en noires, voûtées, la population s’habille à l’occidentale. Les messieurs sont rasés en chemises et pantalons de toile grise pour les commerçants. En smoking pour les hommes d’affaires. Les jeunes femmes portent des jeans et des petits talons. Un voile obligatoire cache leurs cheveux mais elles lui donnent un style, une transparence et le tirent en arrière le plus possible laissant une frange sur le front qui met en valeur leur visage et leurs yeux maquillés. Les jeunes hommes en jean baskets laissent apparaître leurs muscles souvent gonflés par le body-building sous des tee-shirts moulants. Ils font hurler le moteur de leur voiture et passent avec de la musique qui carillonne aux oreilles devant les sorties des écoles, comme ça se fait chez nous. Bref l’attitude vestimentaire montre que les jeunes Iraniens ont attrapé le virus des marques et la folie de la mode, des corps qu’on met en valeur, des attraits matériels et modernes qui les font remarquer, et enfin des artifices occidentaux : belles voitures, poupées de luxe et consommation. On dirait notre monde. Celui où je retourne... Si encore je n’étais pas pressé ! Une musique a retenu particulièrement mon attention à Ispahan alors que j’étais invité par des jeunes que j’avais rencontrés. Dans leur voiture qui fonçait dans la ville, ils ont passé une musique et chanté, dans une ambiance électrique qui me rappelait certains concerts de hip hop, façon iranienne. Les instruments sont les milliers de poings, lourds, abattus sur des poitrines gonflées, en un rythme sourd, comme les battements d’un cœur géant, amplifiés d’un chant religieux, hurlé à la mémoire d’Hussein le martyre et une énergie vibrante de foi. Impressionnant comme la jeune génération, très nombreuse comme dans beaucoup de pays encore sous-développés, a gardé avec la foi, les valeurs absolues dictées par la religion, une communion pour partager les diverses espérances sociales, économiques et politiques. Ils n’ont pas du tout le pessimisme européen, la morosité ambiante de la France. Ils sont baignés dans une espèce d’euphorie optimiste, une confiance sans borne dans la destiné de leur pays. Nous sommes plus avancés mais eux vont plus vite… J’exagère sans doute mais laissez-moi continuer. Les Iraniens s’enrichissent grâce à l’abondance de pétrole sur leur terre qui va de paire avec le développement économique et l’accroissement de la population. De plus, la reconnaissance et la solidarité récente des pays de l’Islam leur donnent en parallèle cette énergie et cette assurance si puissantes que rien, j’ai l’impression, ne pourra étouffer…

Le bazar de Kermân

Centre de la ville, il débute sur la place centrale qu’entoure un jardin public puis s’enfonce par la porte immense, l’Iwan, décorée de dessins et de reliefs en céramique de cette fameuse couleur turquoise de Mechhed, très chère à l’Iran. Des kilomètres de galeries transpercées par le soleil qui diffuse une lumière tamisée, douce et délicate. Des ruelles s’échappent sur les côtés, des places aux croisements que le soleil inonde, d’autres quartiers du bazar, d’autres commerces, toujours reliés par ces galeries qui parfois s’enfoncent plus profondément dans la terre, parfois s’ouvrent sur une cour intérieure ou un jardin fleuri de fontaines. Sortis du bazar par une ouverture sur la cour d’une mosquée cachée dans le cœur de la ville faite d’une immense place dallée, entourée d’arcades recouvertes d’arabesques, de céramiques d’un bleu pur, de minarets élégamment cerclés de briques rouges, de remparts discrets cannelés et moulés dans la terre sableuse et la paille qui donne une teinte ocre et qui reflète et met en valeur les véritables couleurs des décorations. Au centre de la place, une fontaine agréable où se baignent les pigeons autour de quelques croyants débarbouillés qui s’apprêtent à la prière. Des pins parasols, immenses, s’élèvent ici et là. Ils abritent du soleil ardent, protègent un espace de verdure, un banc. Nous sommes assis depuis une heure dans le calme et la réflexion qu’éveillent en nous les découvertes de la Perse. Les villes d’Iran sont des petits bijoux de finesse, de couleurs et d’architecture arabe du désert. Les dômes des mosquées en bulbes semblent vouloir s’envoler comme des ballons, les pointes des minarets, à l’inverse, s’élancent finement et se détachent du ciel au-dessus de la ville. Les places sont agencées de façon claire et simple. On sent la justesse qui les compose. Les traits d’un peintre merveilleux. Quelques couleurs bien distinctes. La parcimonie. La beauté naturelle. L’équilibre. L’art perse. La céramique, les vases, les moindres objets sont décorés très finement et très précisément dans une multitude de traits et d’arabesques qui se révèlent quand on s’approche et qui donnent aussi une illusion, un éclat, une étrange et jolie apparence, quand on s’en éloigne. Tout est donc une opposition entre la beauté naturelle, la simplicité d’un ensemble grandiose, représenté par les dimensions des iwans, des mosquées, par l’étendue du désert, et la finesse et la précision des arabesques, des céramiques, des objets d’art, des pierreries minutieuses et foisonnantes de richesses délicates et minuscules. L’élégance de l’ensemble se reflète aussi sur les commerces. Un marchand d’étoffes disposera ses effets avec dévotion autour de lui, dans une profusion qui n’altérera pas la beauté des lieux mais qui au contraire, se fondra dans le paysage et lui octroiera plus de valeur. Dans le quartier des bijouteries, espace réservé aux plus beaux et plus riches commerces du bazar, tout ne sera que brillance, reflets et diamants étincelants qui vous laisseront les mêmes sensations que celles d’un rêve dans la caverne d’Ali Baba… Enfin, dans le bazar des épices, ce sont des allées silencieuses de pains de sucre, de sacs de riz, d’amoncellements d’amandes et de pistaches, de noisettes et de graines de melons, des bassines pleines d’abricots secs ou de gingembre, des assiettes de cuivre avec de la cannelle, du curry, du poivre, du safran et des graines de pavot, ainsi que des quantités de petites coupes d’anis, de vanille, de cumin, de clous de girofle et d’innombrables herbes et racines imprégnant l’air d’arômes exaltants. Dominant ces amoncellements, les maîtres de ces couleurs sont assis, les jambes croisées comme des bouddhas… Le cœur et l’âme des habitants sont sans doute construits de la même manière, dans cette opposition. Une attitude claire et sincère dans les relations, un esprit simple et serein dans la conscience populaire, dans l’hospitalité, les valeurs acquises, contre un foisonnement et une diversité dans d’autres domaines, certainement spirituels, que quelques semaines ne suffisent malheureusement pas à déceler…

Voyage organisé Flicasseries.

Ai-je le droit de dire que l’imbécillité policière et militaire est internationale ? J’ai franchement l’impression que l’uniforme emprisonne la raison. Trois heures du matin. Accident sur la route. Des militaires font la circulation et nous envoient, nous et des dizaines de bus et de camions, sur une piste qui longe la route. Bientôt celle-ci se révèle impraticable. Les ornières sont profondes. Le dessous des bahuts touche, le sable est mou ; ils s’enlisent. Nous progressons dans les phares qui s’entrecroisent, évitons ceux qui tentent un demi-tour, à tâtons, pour éviter les trop gros trous. Nous dépassons quantité de moins chanceux qui sont tombés dans un fossé, qui se sont retournés en essayant de remonter sur la route et qui se sont coincés dans le sable entre deux dunes. Une heure de perdue. Les hommes descendent des bus et s’agitent dans tous les sens, mêlant leur ombre aux lumières aveuglantes. Des groupes se forment pour pousser. Partout, les gens et les moteurs grondent. Ça bouge aussi dans notre bus. Nous devons descendre à notre tour. Seulement les hommes. Femmes et enfants restent à l’intérieur. Il fait très froid. Le centre de l’Iran est un plateau désertique : le Kuh-e Rud, dont les pics peuvent dépasser 4.000 mètres d’altitude. Notre chauffeur va tenter de franchir le fossé, de passer l’accotement et de remonter sur la route au-dessus de nous, sur la gauche. Avec un bus, je pense que c’est impossible. Mais, il se prépare, tourne ses roues, prend son élan, patine, monte un peu, puis s’incline de façon à prendre la pente de travers... Il monte encore… Est près de se renverser… Moi, j’hallucine. Je ne voudrais pas être à la place des femmes et des enfants à l’intérieur. Aussi loin que porte la vue, les phares des bus et des camions sillonnent ce désert où nous ont conduit les militaires. Ça ronfle, ça patine, ça hurle. Notre chauffeur tente l’impossible. Une accélération, un coup de volant, le bus s’élève sur une roue, fléchit et, dans un coup de maître, donne l’impulsion juste qui lui fait franchir l’accotement dans un froissement de tôle terminé par un choc sous la carcasse. Le bus est sur la route. Il ne s’est pas renversé. Miracle. Les hommes sourient, applaudissent. On peut repartir. Nous sommes les seuls. Jusqu’à quelle heure l’ensemble des véhicules restera coincé ? Combien d’entre eux vont se retourner et s’enliser dans ces rudes montagnes, rendues glaciales par la nuit ? Comment se fait-il que des personnes aient pris cette décision imbécile et irresponsable ? Trois fois cette nuit-là, les policiers nous font signe de nous arrêter. Policiers et militaires sont omniprésents en Iran et ne sont pas diplomates. Ils montent dans le bus, réveillent femmes et enfants en éclairant leur visage, choisissent quelques personnes, les font descendre et les fouillent scrupuleusement ainsi que leurs bagages. Jamais vu des gens aussi méprisants et sauvages, nous dévisageant méchamment avec l’air de dire, mon boulot est intéressant, j’empêche les citoyens de se compromettre… Dans un train, en Inde, une bande de militaires a picolé toute la soirée. Dans la nuit, l’un d’eux, chancelant, vient pisser dans notre compartiment sur le jeune Allemand qui dort au-dessous de nous, sur la paillasse la plus basse, et sur ses affaires. Réveillé, Daoud repousse le militaire égaré, malgré ses protestations ridicules, son air fier et son uniforme. Renvoyé dans le couloir, c’est à peine s’il ne réveille pas ses confrères pour nous mettre dehors en criant comme un forcené. Dire que c’est eux qui sont censés faire respecter les lois. Moi, ils me font peur. On n’est pas en sécurité partout où ils sont présents. Les gens baissent le regard. Pourtant, ils n’ont rien à se reprocher. Ils ont peur. Plus de police pour plus de sécurité : un euphémisme. Taxi

Après cette nuit sans sommeil, nous arrivons à la station de bus au petit matin et devons atteindre le centre ville pour y trouver une chambre. Rituel maint fois reproduit. Négocier un taxi, négocier le prix d’une chambre… Une perte de temps bien nécessaire pour ceux, comme nous, qui voyagent avec peu d’argent. Dans la rue, les taxis attendent. L’un d’eux, jeune excité, empêche toute concurrence en abaissant son prix de façon exagérée. On aurait dû se méfier… On lui demande de nous emmener dans un certain hôtel. Un que nous savons modeste et que des voyageurs croisés ces derniers jours nous ont conseillé. Lui, évidemment, dit qu’il ne connaît pas ce nom, que ça doit être fermé, et réussit à nous déposer devant un autre hôtel… Je descends donc, pour demander le prix, bien plus cher, et surtout, me renseigner pour l’hôtel que nous cherchons. Ce qui est grave, c’est que le monsieur de l’accueil me confirme que l’autre est fermé ! Incroyable, il a fermé dans la nuit. Pendant ce temps, Daoud est dans la voiture. Le jeune chauffeur a sorti un seau et semble laver ses vitres. J’explique à Daoud, en remontant, comme ces gens mentent sans scrupule. On est fatigués et on aimerait aujourd’hui que ce soit plus facile. On est las de toujours se battre, de devoir faire attention à ne pas se faire arnaquer, de toujours devoir négocier… Mais, pourquoi le coffre est-il ouvert ? Et le gars derrière, que fait-il ? Je suis certain que ce mec est en train de nous voler. En une seconde, on se précipite hors de la voiture pendant que lui ferme le coffre promptement et fait signe qu’on peut y aller. C’est ça, mon gars. Prends-nous pour des jambons. On ouvre le coffre et nous apercevons que les affaires ont été bousculées et qu’il a cherché à nous voler… Après vérification, rien ne semble manquer. Il n’a pas eu assez de temps. Il fait l’innocent et ne comprend pas l’anglais. Quand ça les arrange… La voiture repart. Nos décisions se ressentent de notre nuit sans sommeil. Et surtout, on est trop las pour se fâcher vraiment alors on lui dit simplement de nous déposer en ville et de partir. Quand même, il essaie de nous demander plus d’argent que prévu, il proteste, il claque la porte. Je te jure. Le petit con… Quelques semaines plus tard, Daoud s’aperçoit qu’il a égaré 40 dollars qu’il avait mis de côté. Les 40 dollars qui étaient dans la sacoche de son sac dans le coffre de la voiture à ce moment-là. Daoud se fâche. Il pense comme moi. Ne cherchons plus, c’est le taxi de Chiraz. C’est écœurant de se faire voler. Il n’y aurait pas eu autant de kilomètres à faire pour calmer notre colère que nous l’aurions retrouvé…

Chiraz

La ville est très jolie. Le fort, le bazar magnifique, les mosquées… Derrière une rivière de sable, un mausolée est à l’intérieur muré d’une multitude d’éclats de glace merveilleusement disposés. Dans la calme bibliothèque qui l’accole, nous choisissons un des nombreux textes de foi et admirons l’écriture calligraphiée à défaut de pouvoir la comprendre… Une demoiselle vient nous saluer. Elle s’enquiert discrètement de nos recherches et de nos identités avant de se présenter elle-même puis enfin, nous signale gentiment et avec un grand sourire que nous sommes installés dans la partie réservée aux femmes… Dans le bazar de Chiraz, en son milieu, une petite cour intérieure s’ouvre aux quatre coins, sur le labyrinthe des galeries. Je le signale quoique n’ayant aucun mot pour décrire cette simple place. Encore une fois, il faut la voir pour imaginer sa pure beauté, son atmosphère tranquille, tout ce que l’Orient nous montre d’élégance et de plaisir de vivre… Au retour de nos balades à travers la ville, nous ralentissons le pas, nous pesons nos mots, nos bras se croisent dans notre dos, nous sommes teintés de cette nonchalance tranquille, de ce souffle spirituel de sérénité, de cette légèreté émotionnelle qui émanent de ces murs, de ces places et de ce peuple… Pourtant, nous approchons d’un an de voyage et notre désir de rentrer ne peut plus être étouffé. Chaque nuit, mes rêves me font revivre les douces journées avec ma famille. Je ne peux penser sans angoisse à la distance et aux temps qui me séparent de mes frères et de mes parents. Le beau temps n’y fait rien. La richesse des lieux, le mouvement, les mystères résolus et les découvertes non plus. Je suis las de voyager. Je suis las de ne pas être dans un chez moi, de promener ma maison sur mon dos, d’avoir à faire chaque jour avec les soucis d’alimentation, de logement et de transport. J’ai l’impression d’avoir déjà tout vu et une minute de trop dans un lieu m’exaspère. J’étouffe. Des efforts me sont nécessaires pour m’intéresser aux gens et aux choses que je regarde avec dédain. Il faut pourtant être patient. Quelque 5.000 km nous en séparent encore. Et de n’être pas suffisamment ouverts et motivés peut d’autant plus nous créer des problèmes comme avant-hier… À la fraîche, nous nous asseyons en terrasse dans la fumée des narguilés avec un thé brûlant et très sucré. Ne sommes-nous pas bien ? Perdus dans ce monde, dans ce désert où personne ne nous connaît. Patience ! et la récompense n’en sera que plus grande. Patience, et le voyage sera terminé pour toujours ! Chaque jour, un de nous deux devient plus renfermé, moins souriant. Chaque jour, un de nous deux prend l’initiative de motiver l’autre. Chacun notre tour, nous nous laissons aller à la mélancolie. Seul, ces moments auraient été difficiles. Penser à celle qui nous attend… Ou qui ne nous attend plus… Personne ne devrait nous attendre. Sans nous l’avouer, nous abrégeons nos souffrances en repartant plus vite. Plus vite vers le nord. Plus vite encore. Plus vite les transports... Entre temps, au contraire, notre nonchalance domine. On s’exerce à cette souffrance qu’est la nostalgie. On reste sages et tranquilles dans notre rôle jusqu’au soir où l’angoisse serre le ventre quand les pensées s’emmêlent et sillonnent toutes dans la même direction, pour une nuit animée de rêves annonciateurs de retour.

Persépolis.

Une terrasse le long d’une falaise dans les sèches vallées du Zagros. Des monuments du Vème siècle avant J-C élevés par Darios à l’époque achéménide où les arts du monde grec rencontraient ici ceux de l’Orient. Je ne sais pourquoi les ruines de Persépolis sont si connues. Il me semble que ces temples n’ont pas eu le temps d’accueillir les héros sculptés avant qu’Alexandre ne vienne brûler l’ensemble sur sa route. Enfin, ce qu’il en reste est un chantier de pierres énormes, quelques colonnes encore debout, une ou deux gravures que l’érosion n’a pas terminé d’effacer et des statues de dieux animaux dont les trompes et les cornes n’ont pas eu le temps d’être assemblées à l’ébauche du corps. Non vraiment, je n’ai ni la connaissance, ni le réel intérêt pour l’architecture qui me permettrait d’éprouver de l’adoration devant ces pierres. Pour moi, elles ne contiennent pas, si vous écoutez tout bas, l’histoire des temps qui les ont élevées. Elles ne me parlent pas. Je ne comprends pas leur langage… Assis sur la partie supérieure qui domine l’ensemble, nous passons un moment à regarder les touristes. Eléments d’analyse sociologique de notre temps qui m’intéressent. Mais là, ce qui nous absorbe, c’est seulement l’attitude de gens que nous connaissons bien puisqu’ils viennent de chez nous. Les mimiques de nos retraités. Les petits couples de septuagénaires qui se donnent toujours la main, ceux qui sont seuls et cherchent une compagnie, les comiques qui ne s’expriment qu’avec des boutades, les grincheux qui râlent tout le temps, tous ces visages européens. Nous les étudions comme sujets d’examen et cela semble les ennuyer d’être à leur tour éléments d’observations… Moi, je me dissimulerais bien, discrètement, dans leur bus, calé au fond de la soute où je m’endormirais volontiers. Et après de longs rêves, je m’éveillerais juste devant chez moi. Au lieu de ça, le sac sur le dos sous le soleil du sud de l’Iran, et trop radins pour acheter, trop cher une bouteille d’eau, nous sortons de Persépolis et devons négocier un transport pour aller plus loin, vers un autre carrefour, une autre ville, sans jamais savoir ce que nous trouverons demain.

Mélancolie Pasdaranes

Route d’Ispahan.

Cette fois-ci encore, des heures de bus pour parcourir les longues distances qui séparent les villes, avec quelques pauses pour grignoter dans les restaurants un peu sales du bord des routes. Pas la même saleté qu’en Inde où la densité de la population fait que les aliments n’ont pas le temps de pourrir. Le sandwich à l’agneau pas cuit mêlé de quelques oignons aura du mal à être digéré. Encore faut-il avoir faim ! Pas bon à manger mais alors à vomir… Ces nuits de bus sans sommeil ne seront jamais récupérées. Les arrêts, les check-points, le bruit du moteur pour passer les montagnes, les virages, les gens, les enfants, la vidéo… Quelle est la part du temps passé, en voyage, dans les transports ? Certainement pas dérisoire. Des journ��es de bus nous attendent encore pour rejoindre Téhéran, Tabriz, puis l’Est de la Turquie avant de la traverser. Toujours en bus, des journées et des journées. Encore faut-il avoir à rêver ! Encore faut-il pouvoir lire dans un bus ! Avoir le sommeil facile et le repos instantané. Cependant, dans ce bus, sur la route d’Ispahan, le temps ne va bientôt plus compter. Nous rencontrons un personnage que nous ne nous lasserons pas d’écouter. Ingénieur en électronique, il travaille dans l’industrie et parle très bien anglais, ce qui est aussi fréquent en Iran qu’en France... Qui plus est, il a un point de vue sur la politique, le social, l’histoire et la religion qu’il va nous développer tout au long de la nuit. Nous bavardons dans un premier temps de nos impressions sur l’Iran puis, finalement, nous lui avouons notre désapprobation concernant la présence trop nombreuse de militaires, la propagande sur les martyrs de guerre dont les visages sont partout en posters sur les murs des maisons et sur les pare-brise des voitures… Alors, il nous raconte sa version concernant ces martyrs… « Vous, les Français, vous pouvez vous vanter d’avoir eu une politique étrangère qui a toujours soutenu Saddam Hussein depuis la guerre en Iran jusqu’à sa chute en 2003. L’Irak est depuis longtemps votre client en armement, tous les armements, du chimique au nucléaire. Quand Saddam a attaqué l’Iran, ces armes ont détruit sans pitié des villes iraniennes entières dont la population civile est maintenant entassée dans les cimetières. Allez visiter celui d’Ispahan vendredi, toute la ville y sera. Et comprenez pourquoi l’Iran pleurera toujours ses martyrs tant que le monde ne reconnaîtra pas cette ignominie. Si vous remettez les choses dans leur contexte historique, que vous ne connaissez peut être pas, vous allez mieux comprendre ce qui influence directement la situation actuelle. À l’époque de cette guerre, dans le début des années 80, vos pays occidentaux ont favorisé un dictateur mégalomane et sans scrupule – Saddam – parce qu’ils craignaient les nouveaux chefs issus de la vague de la révolution khomeyniste qui ne voulaient plus se plier aux exigences américaines. Avez-vous entendu parler de la révolution verte ? La révolution islamique si vous préférez. Ecoutez-moi encore un peu si vous désirez savoir. Quand la monarchie absolue du dernier Chah a été renversée lors de la révolution, le peuple a, dans le même temps, fait s’écrouler la cinquième puissance militaire mondiale, créée de toutes pièces par les Américains. L’Iran devait servir de chien de garde contre l’Union soviétique de l’époque de la guerre froide et contre les pays du Proche et du Moyen Orient qui possèdent le pétrole. Évidemment, cette insurrection n’arrangea pas les intérêts américains et la déception fut grande alors, dans les obscurs couloirs de la CIA. La suite est facile à deviner. On ne contredit pas l’Amérique. Alors, la CIA organisa des coups d’état pour renverser le nouvel homme fort du pays, Khomeyni, qui n’aboutirent pas mais qui se terminèrent par une prise d’otage des citoyens américains de l’ambassade par les moudjahidins. Cette situation dura longtemps et s’envenima encore. Les pro-américains et les démocrates iraniens furent progressivement « mis de côté » pendant que, parallèlement, la communauté internationale désapprouvait définitivement cette révolution dont le sort ne dépendait plus que d’elle-même. Et puis, le con de Saddam en a profité pour nous attaquer. C’était le bon moment pour ses rêves de grandeur. Et la communauté internationale ferma les yeux sur ses crimes qui firent le nombre de morts par gaz chimique le plus important de tous les temps à travers le monde. Malheureusement pour lui, l’attaque d’un ennemi extérieur a renforcé le sentiment patriotique de la population et il lui fut impossible de nous envahir. Au contraire, nous menacions bientôt l’Irak à notre tour et comptions renverser Saddam pour libérer nos frères chiites prisonniers du dictateur. Une fois encore, c’est l’aide occidentale à l’Irak qui ne nous permit pas de mener à bien notre projet sinon nous aurions éliminé définitivement un dictateur et la population irakienne ne connaîtrait pas aujourd’hui une telle injustice... Non, la guerre se stabilisa sur ses positions pendant 7 années. Sept années qui firent s’effondrer notre économie déjà fragile, qui diminuèrent et appauvrirent notre population. Tout cela sans accéder à la moindre aide extérieure. Bien au contraire, puisque les Américains mirent en place un embargo qui s’est durci à mesure des années et qui nous empêcha d’accéder à la moindre aide extérieure. On ne contredit pas l’Amérique même si c’est tout un peuple à l’autre extrémité du monde qui le désire. Vous comprenez maintenant pourquoi, lors de manifestations dans notre pays, la haine contre l’Occident est sensible. Nous sommes aujourd’hui complètement autonomes, revitalisés par l’argent du pétrole mais aussi par l’énergie bénéfique de l’islam qui se transmet à travers le monde, et plus rien ne nous empêche de dénoncer l’hégémonie dévastatrice occidentale et peut-être même un jour d’aller plus loin... » La nuit passe dans le bus mais nous ne dormons pas. Ces accusations parfois abusives semblent tellement proches de la réalité. Nous ne trouvons pas les arguments pour relativiser l’injustice qui fait trembler ses lèvres. Nous ne pouvons qu’écouter respectueusement sa version dramatique des faits, tout en sachant seulement que, Occidentaux, Iraniens ou Chinois : nous ne sommes que des hommes et nos bassesses, dans tous les niveaux hiérarchiques, ne sont plus à démontrer... Après une pause bienvenue pour déjeuner, le monsieur reprend de lui-même son bavardage. Nous ne sommes qu’au milieu de la nuit et il lui reste du temps pour nous convaincre tout à fait. Il nous sent réceptifs, intéressés, bien que parfois sceptiques, ce qui l’encourage à développer totalement ses opinions et tenter de nous les faire partager... « Rejeter la religion catholique fut la meilleure chose que vous ayez faite, vous les Français, car après avoir apporté une richesse extraordinaire, elle finissait par abolir complètement l’esprit critique des individus, les avilir dans un système de servitude sous la dépendance d’un clergé avide, éloigné de Dieu lui-même. Nous avons fait le contraire. La religion nous manquait. Et je vais vous expliquer pourquoi. Cela aussi est facile à comprendre car tout s’explique grâce à l’Histoire. Depuis deux siècles, la société européenne, et les sociétés qui en sont nées, semblent ne connaître qu’une seule foi positive : le culte du progrès matériel, avec la croyance qu’il n’y a d’autre but dans la vie que de la rendre toujours plus facile et indépendante de la nature. Votre Dieu n’est plus spirituel. Il s’appelle le progrès. Et vos prêtres sont devenus des hommes politiques ou des acteurs de cinéma et vos églises des télévisions. Le désir insatiable de pouvoir et de plaisir a conduit aux guerres mondiales avec l’horreur que vous connaissez car il n’y a plus, dans votre société, de morale ou d’accord sur le bien et le mal. Plus de limite. Et tout est encore conduit aujourd’hui par la règle de l’opportunisme, du capitalisme. Vos problèmes ne sont pas résolus. L’insatisfaction occidentale est évidente, sa décadence culmine dans une illusion confortable, dépendante de la richesse, la richesse assise sur les autres peuples qui n’apporte pourtant pas le vrai bonheur. La vie occidentale est confuse et malheureuse parce qu’il n’y a plus de véritable communion entre les hommes, parce que vos gratte-ciel, vos machines et vos télévisions ne peuvent rien faire pour restaurer l’intégrité brisée de vos âmes. Dieu vous a quittés et le progrès technique sans lui ne développe que l’individualisme amer et avide. Jamais plus de Bach et de Beethoven ne s’élèveront parmi vous mais certainement de nouveaux Hitler et Bush qui se valent dans mon cœur. Votre société a une culture égocentrique et vous exigez qu’elle devienne la seule réalité possible. Vous exigez de laïciser les pays musulmans car vous croyez en ce sens de l’évolution. Mais vous vous trompez encore. Et on ne vous laissera pas faire. Il n’y a ni église, ni clergé, ni hiérarchie dans l’islam qui puisse nous oppresser. Et puis l’islam n’est pas seulement une religion mais, est, à la fois, pouvoir politique, communauté et manière de vivre. Les musulmans ont une unité profonde quels que soient leurs origines et ils sont unis à travers le monde dans leur manière de penser et de distinguer le juste du faux. Les Occidentaux pensent que l’islam demeure une survivance des siècles passés, un signe d’arriération sociale et politique qui va disparaître, mais pour nous, dans le système violent et dévastateur de la mondialisation provoquée et dirigée par l’Occident, c’est au contraire une unité de rapprochement conservatrice, un mouvement d’avant-garde et un levier porteur de libération ! » Cette fois, le monsieur a fini. Oui, parce qu’on arrive. Il aura convaincu très certainement quelqu’un : lui-même. C’est déjà pas mal. Quand tu cherches une réponse à tes questions, le principal ce n’est pas d’avoir La réponse mais c’est d’en avoir Une. Le bonheur est dans la certitude. Pour notre part, on va commencer par digérer tout ça et essayer de savoir s’il y a des petites choses où il pourrait bien avoir raison quand même… Et puis, comme on ne l’a pas vraiment contrarié, le monsieur nous aide, en arrivant dans sa ville, puisque c’est la nuit, à trouver le bon bus pour le centre. Ensuite, il nous invite à aller visiter le cimetière dont il nous parlait. Mais bien que cela paraisse intéressant, nous en avons assez entendu pour le moment. Daoud est d’accord avec moi ; cherchons plutôt des personnes qui pourraient avoir un avis qui nous ferait moins peur. Nous avons comme dans l’idée que ce monsieur va un peu trop loin et que tous les Iraniens ne seront pas d’accord avec lui, bien que, malheureusement, il doive en représenter une bonne partie… Ispahan. Une semaine plus tard.

Ce matin en me levant, je me suis demandé ce que j’allais faire. Cinq minutes… Puis, suis descendu déjeuner chez Hassan, dans un café iranien où est servi le thé et où les gens fument le narghilé. Le thé n’était pas encore trop fort et le cake juste chaud. Hassan ne me fait plus payer depuis que nous travaillons tous les deux, lui à l’anglais et moi au farsi et à l’alphabet arabe, l’écriture qui marche à reculons. Je l’ai vu un jour faire de la calligraphie et je m’y suis intéressé. Depuis, nous sommes devenus amis et je passe des journées entières à travailler la langue arabe avec ce jeune professeur improvisé. J’aime bien Hassan. Il est droit. Il est sincère. Il est vrai. Quand il est arrivé de son village dans cette ville et dans ce commerce, il a commencé par nettoyer les gamelles. Maintenant avec la même allure : survêtement et chaussures en cuir, il est devenu responsable. Tout le monde le respecte ici bien qu’il soit modeste. Il devrait me donner, en plus, des leçons d’humilité… Hassan ne parle pas beaucoup. Il ne rit pas beaucoup non plus mais garde un petit rictus au coin de ses lèvres. Il m’apprend beaucoup de choses sur l’Iran, aussi sur les Kurdes dont il fait partie. Puis, il met une cassette dans le lecteur, musique traditionnelle, contemporaine, classique, ûd iranienne ou kurde, toujours choisie avec subtilité… Ce ne sont pas des sentiments passionnels, des émotions fugaces qu’expriment les musiques que me fait écouter Hassan, mais réellement des airs sans âge, sans violence, des airs de la vie dans sa simplicité, dans ses valeurs immuables et fondamentales comme le rythme du vent dans le désert, la sensation des grands espaces et la contemplation d’un éternel présent… J’aime ces musiques et ça lui donne beaucoup de plaisir de me voir les apprécier. Des personnes entrent dans cet espace sonore, des sportifs, des hommes d’affaires, des religieux : Personne ne prête attention aux mélodies sacrées. Si, peut-être, les visages ensanglantés des martyrs, figés dans la contemplation, sur les tapis muraux, autour d’aigles royaux, de chevaux volants et de princesses célestes… Shaddy a ouvert son café Internet un peu plus loin dans la rue. Elle est avec sa sœur Soufia. Toutes deux me sourient de façon entendue. Je monte leur dire bonjour. Une poignée de main. La bise se fera seulement le jour des adieux, en cachette. Nous avons passé la soirée ensemble hier, dans les rues de la ville, avec Minah et Nahib, leurs cousines. Soufia, qui préfère qu’on l’appelle Zizi même après lui avoir donné la signification française, est étudiante. Elle a donc plus de temps à nous consacrer et parle mieux anglais que sa sœur et ses cousines qui ne le parlent pas du tout. Ensemble, nous avons visité la très belle église arménienne d’Ispahan puis le musée qui se trouve à côté. L’histoire arménienne est passionnante. Cette petite famille orthodoxe du Caucase, au pied du mont Ararat où s’est perché Noé, est entourée de musulmans géorgiens, turcs, tchétchènes, azerbaïdjanais et iraniens… Le musée insiste sur le génocide perpétré par les Turcs à la fin de l’ère ottomane. De tristes images qui rappellent celles de l’holocauste et que les Turcs ne veulent pas reconnaître bien que ce soit le sujet d’une opposition importante à leur entrée dans l’Europe… En sortant de ce musée, nous allons dans un jardin public. Nous sommes allongés dans l’herbe quand la police arrive en civil. Trop près d’une demoiselle ! Les policiers nous demandent nos contrats de mariage. Soufia leur dit qu’on est ses cousins venus de France. Perplexes, ils nous demandent nos papiers et, ne constatant rien de répréhensible, exigent seulement que Zizi replace son voile trop largement tiré en arrière... Pas facile de trouver des couples non mariés en Iran, pas facile d’empêcher Cupidon de tirer ses flèches pourtant et d’étouffer la liberté de cette jeunesse qui se veut moderne au plus grand désarroi des Pasdarans, les gardiens de la révolution…

Avec Daoud, nous partons en taxi de l’autre côté de la ville, à l’extrémité du bazar que nous voulons remonter tranquillement jusqu’au centre. On nous dépose en banlieue d’Ispahan. Quoique le mot banlieue soit tellement péjoratif en France qu’il en devient trop fort pour décrire cette partie de la ville iranienne. La banlieue d’Ispahan ne rassemble pas les minorités, ni les citoyens du pays qui ont peu d’argent pour vivre. Elle n’est pas faite d’immeubles fermés sur eux-mêmes mais des mêmes maisons un peu plus petites qu’en ville. Les différences sociales dans la population iranienne n’ont pas les proportions que nous avons atteintes… Donc à l’extrémité d’Ispahan, nous commençons par nous promener dans le marché aux légumes entre l’entrée du bazar et la mosquée du Vendredi. C’est le seul à l’air libre, le long des rues sableuses. Nous y retrouvons les regards perçants et les gestes centenaires des commerçants, leur voix attrayante et, leur béret français. Une mode datée de la vieille époque de Reza Chah et de son voisin Atatürk qui se préoccupaient principalement de moderniser leur pays en l’occidentalisant. Il faut croire que le béret français tient une place importante dans le développement d’un peuple… Dans le bazar, les heures creuses sont en début d’après-midi. Les commerçants mangent tranquillement, boivent le thé et s’allongent sur leurs étoffes pour piquer un roupillon. Nous marchons pour la première fois dans le silence et le calme à travers un bazar. Celui-ci fait plus de deux kilomètres rien qu’en allant tout droit. Une ville à lui tout seul. Il s’ouvre comme toujours sur des jardins, des mosquées, des cours intérieures et des petites places avec des fontaines où l’on ne peut s’empêcher d’entrer pour se poser quelques instants. Une pelouse, des arbres, le silence et, tout autour, la beauté persane. En revenant dans le bazar, l’agitation a repris. J’ai, par réflexe, une hésitation en me mêlant à la foule. Une hésitation en souvenir des samedis noirs, en France, dans les grandes surfaces. Je hais les grandes surfaces : l’abondance de camelotes manufacturées, le choix entre tous ces produits qui n’ont de différence que la marque, les rayons surchargés, la classification, la publicité alléchante, mensongère parfois et surtout la lumière éclatante qui rayonne. Aussi, je hais l’attente devant les caisses dans un cérémonial silencieux qui prépare la sortie du portefeuille pas assez lourd pour qu’on puisse acheter tous les produits qu’on nous fait miroiter. Un habitant du Tiers-monde serait époustouflé en entrant dans ces magasins immenses, ces villes de rayons symétriques. Pénurie : non ! Surproduction : ah là d’accord ! Mon anxiété s’évacue rapidement. Nous sommes dans le charme d’un bazar oriental. Sombres petites échoppes pleines d’artisanat. En face, disposées dans un patio, les soies les plus luxueuses d’Asie. À côté, l’atelier d’un fabricant de cordes. Puis, une niche de textiles multicolores de Kâchmar. Dans les ruelles transversales, des maroquiniers imprègnent l’air de l’odeur aigre de cuir. Dans des renfoncements, on entend le bruit des machines à coudre cachées derrière des broderies. Plus loin, des chaudronniers martèlent du cuivre, du bronze, du laiton, symphonie curieuse, mélodie de la créativité artisanale. Les Iraniens ont une capacité de concentration qui leur permet de nouer, à la main, et au moyen d’innombrables fils de laine colorée, fil après fil, millimètre après millimètre, des tapis d’une perfection ahurissante. Ce n’est pas par hasard qu’ils sont les plus beaux du monde. Pourrait-on trouver ailleurs ce recueillement profond, cette absorption tranquille dans l’occupation ? Verrait-on ailleurs pareils yeux, sombres profondeurs pour lesquelles le temps qui passe signifie si peu. Des rues, encore des rues entières d’artisanat, de bruits et parfois de silence là où des peintres copient des images de vieux livres sur des pages blanches, trait après trait, ombre après ombre. Le temps passe et les peintres, les calligraphes restent penchés sur leur travail, étrangers au présent. Le temps passe. Dans les rues voisines, la pacotille occidentale pénètre dans les boutiques et progresse obstinément. Le temps passe pour nous aussi, sous ces dômes protégés du soleil et dans ces ruelles qui s’entrecroisent, fraîches, agréables et remplies de merveilles. Aveuglés par le soleil, nous débouchons sur une place en clignant des yeux. Un mirage de beauté et d’espace. Longue de cinq cents mètres, agrémentée de toutes parts de jardins, de fontaines, la place Meidun-é Eman Khomeyni est entourée d’arcades et ouverte par de grands iwans disposés sur les axes croisés de la cour, se reflétant sur la pièce d’eau centrale. Ces Iwans sont surmontés d’alvéoles comme des nids d’abeilles en arc brisé, avec des stalactites de céramique, des façades de faïence turquoise et verte où des inscriptions en kufique blanche - l’écriture arabe la plus ancienne - se découpent dans la brique au-dessus de mille arabesques. Au-dessus encore, flottent, dans l’espace, les immenses dômes de la mosquée royale. La ville d’Ispahan dans toute sa grandeur, telle qu’elle est depuis des siècles, relatée par tant de marchands et d’explorateurs comme la ville la plus belle du monde.

Dans la soirée, Zizi, Minah, Shadi et Nahib marchent avec nous dans la ville, à la fraîche, comme tout Ispahan. Elles sont bien habillées, se donnent la main, leur voile couvre juste le derrière de la tête et elles matent les mecs en balançant leur petit sac à main. Plus habitués à ces comportements, nous sommes tout émoustillés de nous faire reluquer et d’être en compagnie d’élégantes jeunes femmes. Les trottoirs sont bondés, les magasins brillent, tout le monde est classe. Demain, je vais m’acheter une paire de basket ! Depuis le temps que je traîne ces chaussures de montagne. Bien qu’elles aient traversé avec moi les Alpes, il faudra que nous nous séparions un jour. Et puis ces fringues distendues, ces deux tee-shirts portés depuis un an et cette barbe trop longue. Nous sommes des clochards parmi la foule et cependant, joliment accompagnés… Voici le pont Khadju, une des dernières merveilles de la ville et de la floraison artistique persane. Un pont piétonnier que les gens traversent pour recueillir, dans le vent léger, les fines gouttelettes qu’un jet d’eau envoie du milieu du fleuve, comme une pluie de diamants, réverbérée par les projecteurs. Partout, c’est propre, c’est fin, c’est beau, c’est géant, c’est Ispahan !

Téhéran.

À l’inverse d’Ispahan la merveilleuse, Téhéran est la plus triste ville qu’on ait vue. Les rues sont bouchées de voitures. Les façades noires. Les hauts immeubles dissemblables. Les longues avenues rectilignes n’ont rien de plaisant pour les yeux. Aucune zone piétonne, aucun arbre. Pas même de vieux quartiers ou de centre ville. C’est triste, triste, triste. Pour couronner le tout, notre hôtel est sale et bruyant. Toute la journée, je marche dans ces rues à la recherche des quelques beaux quartiers, des universités, des petits parcs séparés par des avenues commerciales, toujours dans le bruit des klaxons et dans la pollution. C’est décourageant. Il n’y a vraiment rien de beau, ni même d’historique et surtout ce n’est pas une ville faite pour les piétons. Elle est trop étendue. J’arrive près du Lalé parc. Enfin, un peu de verdure. D’ailleurs, toute la population est là ! J’espère qu’ils n’ont pas fait autant de kilomètres que moi pour venir ici. Et surtout, maintenant je dois retourner… Il faudra attendre encore une longue journée que des amis iraniens, Saman et Susan, les amis des amis qui nous ont aidés à avoir le visa lorsqu’on était au Pakistan, viennent nous chercher et nous emmènent en voiture. Plus d’une heure pour traverser la ville dans l’autre sens. Ce n’est peut être pas plus rapide en voiture mais c’est plus reposant. Et on peut parler. Susan travaille dans une banque et apprend le français pendant ses heures perdues avec l’espoir un jour d’aller en France. Saman, son grand frère, est ingénieur en informatique. À l’inverse du monsieur rencontré dans le bus allant à Ispahan il y a une semaine et qui avait des opinions politiques très conservatrices comme j’ai pu en transmettre quelques unes, Susan et Saman sont, eux, des libéraux modernistes. Sans être pro-américains, ils ne veulent plus de ce régime islamique. « Si l’Occident pouvait nous sortir de cette dictature, si nos dirigeants faisaient l’erreur d’agresser Israël. Alors, tout serait à nouveau possible… En attendant, nous n’avons aucune liberté ici, nos choix de vie sont dictés, tout comme nos opinions. Les écrivains, les journalistes, les opposants au pouvoir, tous se cachent ou émigrent. Les femmes n’ont aucun droit alors que, de plus en plus, elles aimeraient s’émanciper. Nous souhaiterions tellement former une nation ouverte au monde entier, républicaine et laïque avec une vraie démocratie. » Ces mots sont chuchotés mêmes si nous sommes dans une voiture et que personne ne peut nous entendre et, quand ils prononcent le mot démocratie, leurs yeux ne peuvent s’empêcher de briller. Les élections iraniennes sont dans peu de temps mais les réformes sont inenvisageables puisque le futur président ne peut être élu que s’il est déjà accepté par le congrès de religieux… La première visite sera, en l’occurrence, le King palace, le château du roi, l’ex-propriété du Chah d’Iran qui est devenu un musée depuis qu’il a été déchu et s’est enfui d’Iran. Le palace, d’architecture assez simple, est situé sur les hauteurs de Téhéran au pied des montagnes enneigées qui culminent à plus de cinq mille mètres, la chaîne d’Elbourz. À l’intérieur du palais, sont disposées les richesses du roi qui n’ont pas été vendues, c’est-à-dire peu de choses, des cadeaux que lui ont fait les nations occidentales, quelques photos de famille… Le lieu est surtout symbolique. Toujours guidés par Saman et Susan, nous entrons dans un restaurant, sur les hauteurs qui dominent la ville. Elle s’étend à perte de vue, dans un amoncellement d’immeubles modernes, jusqu’au désert. Une télécabine part directement de Téhéran et monte à plus de trois mille mètres d’altitude pour atteindre un air plus respirable. Les citadins vont se balader l’été en famille et faire du ski l’hiver. Enfin, pour digérer l’incontournable brochette d’agneau, nous allons marcher dans deux différents parcs de la ville, seuls espaces vivables – les Iraniens eux-mêmes le disent – avant de nous faire déposer à notre hôtel dans un des endroits les plus malfamés de la ville. Téhéran nous déplaît, nous décidons de partir le lendemain à la première heure.
De l'Alsace à l'Asie Centrale (Ouzbékistan, Tadjikistan et Kirghizistan) en été 2007 English translation pending
by Opai · 2008-01-20 · 64 replies
De l'Alsace aux Tien-Shan (Monts célestes) en passant par Minsk, Moscou, l'Ouzbékistan, le Tajikistan, les Pamirs...

Je vous propose de suivre mon voyage par voie terrestre depuis Colmar jusque Bishkek. J'ai d'abord rejoint Samarcande en train en traversant rapidement l'Europe de l'est, la Russie et le Kazakhstan. Une fois arrivé en Asie centrale, j'y ai passé presque deux mois. Un peu de temps en Ouzbékistan puis, le Tadjikistan et le Kirghizistan.

J'ai l'habitude de tenir un carnet lors de mes voyages. Cette année, rien! Dès mon entré au Tadjikistan, je ne me suis plus tenu à cette discipline, préférant peut-être regarder les paysages qu'une feuille blanche.

Suite à la remarque d'un ami plus âgé, j'ai décidé de reprendre tout le fil de mon voyage car "la mémoire me fera des infidélités" m'a-t-il prédit. De peur de perdre petit à petit la beauté de ce voyage, je me suis mis à écrire. Chaque jour, je prends donc le temps de me replonger dans une journée de voyage. Je revis en temps réel tout ce qui a fait la richesse de mon périple. Cela me demande quelques efforts de concentration mais les souvenirs me reviennent facilement. A partir du réveil, je déroule les expériences d'une journée comme les perles d'un collier!

Je vous propose ce carnet de note différé, accompagné d'images.

Jour après jour...
Espace Affaires et Espace Première sur Air France English translation pending
by Poseidon · 2007-05-03 · 500 replies
De nombreux forums sur VF traitent des salons, des sièges, des repas ou de l'accueil à bord sur Air France, mais aucun ne regroupe les quatre sur un même forum. Je propose cette page -sur le modèle de Skytrax- pour traiter des expériences, heureuses ou malheureuses en cabine l'Espace Affaires ou l'Espace Première sur Air France. En voilà quelques unes pour commencer.

Merci à tous pour vos contributions ! 🙂
La boulette de la délégation française en Thaïlande English translation pending
by Yoyothai · 2006-02-17 · 64 replies
Sawadee

J imagine que nombreux sont ceux qui savent que JC (pas celui qui est mort sur une croix) le president Francais est actuellement en visite officielle en Thailande et bien sure il est accompagne de quelques ministres . Je ne sais pas si la presse Francaise vous en souffleras mot mais nos charmants ministres ont commis une erreur de protocole l un d entre a rien de trouver de mieux qu un costume noir alors que l on ne sepresente jamais devant le roi vetue de cette couleur . On se demande a quoi est payer le chef du protocole de l ambassade . Bien evidement que ce detail n as pas echappe a la presse locale
Bollywood: films indiens English translation pending
by Sethi · 2005-11-21 · 513 replies
bonjour bonjour! je suis fan de Bollywood, ces films indiens qui durent au minimum 3 heures et qui sont tout en musique, couleurs, danses, chants... je n'en connais pas beaucoup mais si vous avez quelques bons titres à me proposer pour que je puisse continuer à écarquiller les yeux devant mon poste de télé, ça serait super sympa! merci a tous (ttes)!
Est des Etats-Unis au départ de New York en huit jours English translation pending
by PatrickBJ · 2008-10-11 · 4 replies
Bonjour, je vais courir le marathon de NY le 02/11/08 et rester 1 semaine à NY en voyage géré par agence, puis j'ai différé le vol retour pour rester 8 jours de plus, afin de visiter la ou les régions autour.Seul, parlant tres mal l'anglais, je pensais le faire en bus, j'apprécie les paysages et l'architecture plus que les musés ou les centres villes . l'idée est un circuit en boucle avec retour à NY...Bus (eventuellement location de voiture), motels sans reservation .
Une belle trouvaille à Hanoi English translation pending
by Larsay · 2015-03-26 · 18 replies
A un bloc au sud du lac Hoan Kiem, au 22A Hai Ba Trung, vous entrez dans un passage couvert et débouchez dans un endroit étonnant, un grand patio entouré de vieux immeubles coloniaux d'un étage ; à droite, un petit hotel pour jeunes artistes désargentés, l'hotel des Artistes ; en face, la cinémathèque de Hanoi, gérée par un américain qui a accumulé plus de 4000 films et fait venir les nouveautés du monde entier ; au premier étage gauche, deux belles galeries d'art, la Cuci Fine Arts et la Maison des Arts ; et surtout, dans le patio, un café en plein air et à gauche, une superbe salle avec colonnes en bois de fer et mezzanine abritant un délicieux restau, le Ciné, les 2 gérés par la très classe et très francophone Mme Thu Hien ; cuisine viet et française à prix doux comme on dit. C'est vraiment à voir (et à manger !)
Nord du Nouveau-Mexique (Bandelier, Santa Fe, Tent Rocks) English translation pending
by Karin15 · 2009-02-01 · 11 replies
Bonjour,

J'ai un doute quant à la réalisation du programme suivant pour deux de nos journées lors d'un petit voyage en mars prochain.

Mardi 3 mars: Taos (départ direct après le petit-déj) – Bandelier NM (trajet = 1h30) Bandelier NM – Santa Fe (trajet = 1h)

Mercredi 4 mars: Santa Fe – Tent Rocks (trajet = 1h) Tent Rocks – Bisti Wilderness (trajet = 4h)

Mes questions: Les temps de trajets vous paraissent-ils corrects? Combien de temps consacreriez-vous à Bandelier, Santa Fe et Tent Rocks respectivement? Quels sont les immanquables pour chacun de ces trois sites?

Quelques précisions (et autres questions😊): A Santa Fe, je pensais flâner autour de la Plaza, ainsi que le long de Canyon Road. Je suis également intéressée par le Museum of Fine Arts (et non le Museum of International Folk Art) et par le Museum of Indian Arts and Culture (et non l'Institute of American Art Museum). Les connaissez-vous? Qu'en pensez-vous? J'imagine qu'en gros nous aurons l'après-midi et la soirée du 3 à Santa Fe, donc nous n'aurons peut-être le temps que pour 1 musée et qqs flâneries; remarques, par rapport à mes plans aux must see dans cette ville en si peu de temps? A Bandelier, je voyais Main Loop Trail plus aller jusqu'à Alcove House. Mais pour l'instant, je ne me base que sur les infos de nps.gov. Des suggestions particulières sur ce qui vaut la peine d'être vu en 2-3 heures (ou alors injonctions pour que nous passions plus de temps là-bas)? Tent Rocks m'a l'air petit, mais là encore, j'ai slmt les infos de blm.gov et de ouestusa.fr (est-ce que les deux sentiers que Thierry et Philippe indiquent sont les seuls?).

Dernière question, quelqu'un s'est-il promené vers Shiprock (la montagne, pas la ville)? Conseils à ce sujet? (oui, ça fait 2 questions😊)

D'avance, merci pour toute info pratique ou bon plan que vous auriez concernant ce coin.

Karin
Festival de musique carnatique à Chennai? English translation pending
by Celia29 · 2008-06-29 · 9 replies
quelqu'un peut m'en dire plus sur ce festival en décembre!!!

merci!!
Bons conseils et idées de souvenirs pour un voyage en Thaïlande début février? English translation pending
by Sidoune13 · 2010-01-01 · 11 replies
salut, on part en thailande, à l'aventure, dans un mois, on aimerait avoir pleins de bons conseils, et aussi, peut on ramener des souvenirs tels que petits boudha ect....ca passe à la douane? merci d'avance
Quelques jours à Bruxelles English translation pending
by Fanjoy · 2008-12-08 · 16 replies
j'envisage de passer quelques jours à Bruxelles (fin d'année ou début janv), il s'agit pour moi d'un séjour de découverte de la ville que je ne connais pas, et j'apprécierais beaucoup quelques conseils amicaux qui me permettraient de ne pas rater mon court séjour ! merci par avance
Achat de tissus iranien English translation pending
by Andreliege · 2008-03-25 · 5 replies
😉et oui encore moi encore merci a ceux qui me repondrons envie de faire un cadeau original et typique d iran on ma parler de yazd pour la soie auriez vous des adresse ? ou d une autre ville ?pour sa soie ? ces tissus ? en me repondant vous me ferai plaisir pour que ensuite je fasse plaisir a mes parents echange de bon proceder lol😎
Week-end à Bruxelles English translation pending
by Gregox · 2005-10-23 · 20 replies
Bonjour je vais passer deux jours à Bruxelles et j'aimerai savoir ce qu'il y a d'original et d'incourtonable à visiter j'y suis un samedi et un dimanche

merci G
Visites et hôtel en centre ville de Boston English translation pending
by Gilpel · 2006-08-13 · 6 replies
Je prépare un petit voyage à Boston du 6 au 9 octobre 2006.

J'aimerais obtenir des conseils pour choisir un bon hotel dans le centre ville et quoi faire dans cette belle ville.

Nous partirons de Québec en voiture et notre fille de 14 ans nous accompagnera.

Merci
Ébauche itinéraire Thaïlande et Laos English translation pending
by Lili4013 · 2014-07-02 · 61 replies
Bonjour à tous,

Bon je me lance, premier post sur ce forum :-)

Après quelques semaines de réflexion, de recherches, de lecture de blog, de forums ... j'ai une (petite ou grosse, à vous de juger) ébauche d'un itinéraire de : un mois en Thaïlande et un mois au Laos. J'ai effectué pas mal de changement, au début, c'était même prévu de faire 3 pays (le Cambodge), mais ça me semble trop. Je pars avec mon conjoint, on a prévu un budget de 1000 € par pays par personne, billet d'avion à part. On part en Octobre et Novembre (on a pas les dates exactes, tout dépendra de mon travail et des dates de contrat, mais je pense partir vers le 3 octobre et retour le 6 décembre, voire avant)

C'est vraiment une ébauche, mon esprit s'embrouille un peu à force de lire toutes les infos que je trouve, je commence même à me sentir perdue :-( , donc surtout n'hésitez à me dire le nombre de jours (sur place ou des transports) que vous pensez le plus logique à passer dans les différents lieux, ce qui est à voir, ce qui vous a "déçu", les "must see" (je ferai d'autres recherches de mon côté). J'allais oublié, on est plutôt voyage culturel que fêtes (on travaille tous les deux dans le monde du tourisme (serveur et barmaid), on veut des beaux paysages, plus que des gens saouls :-) ), on aime bien les randos, ...

Allez c'est parti :

Arrivée à Bangkok 2 jours pour s'acclimater, visiter

Ayutthaya visite, et départ pour le Parc de Khao Yai, avec sans doute nuit sur place, prendre un guide pour un "trek"

Départ pour Sukhothai (bus ou train) avec peut être un arrêt de quelques heures à Lopburi

Chiang Mai 2 jours et départ pour

Mae Hong Son Loop sur 3 jours

Chiang Rai 2 jours

Chiang Khong pour passer la frontière direction le Laos

Arrivée à Houay Xai, et là hésitation, soit aller direction nord pour visiter les villages tel que Luang Namtha, Udomxay Nong Khiaw ( grottes...) et ensuite descendre sur Luang Prabang par la rivière Nam Ou (ou par bus) ou alors direction Luang Prabang soit par bus (mais ça me donne pas très envie), ou par bateau (2 jours il me semble, avec un arrêt) plus attrayant pour moi)

Luang Prabang 3-5 jours, visite de Pak Ou, chutes de Kuang Si et les alentours

Van Vieng 2 jours

Vientane 2 jours et bus de nuit direction Paksé, ou alors faire le trajet en "étape" (Savanakehet)

Paksé 1 ou 2 jours / Champassak

Plateau des Bolovens (petite ou grande boucle, découverte des cascades et peut être des plantations de café) 3 - 4 jours

et direction les 4000 iles (sans doute Don Khon) 3 jours

et ensuite, nous voulions finir (ou continuer) notre périple par les îles de Thaïlande (Ko Tao et Ko Samui), 3 jours par Iles mais je ne sais pas trop comment les rejoindre (j'ai vu par avion, ou remonter un peu au Laos et traverser la frontière et ferry ? )

Pour finir, la partie un peu en vrac des idées qui nous passent par la tête (et elles sont nombreuses) nous aimerions voir un temple troglodyte en Thaïlande (mais lequel ?? et où), aller au parc national de Khao Sam Roi Yot ( et dormir sur place si besoin), Kanchanaburi, voir le fameux pont de la rivière Kwaï, le parc Erawan (oui, on aime bien les parcs :-) ) et passer une journée dans un "parc" qui prend soin des éléphants (pas se balader sur leur dos, mais les regarder, les nourrir, "prendre soin" d'eux), qui a une bonne adresse ??

Cette dernière partie "en vrac", nous ne savons pas trop comment l'intégrer à notre périple, en partant du Laos, retourner sur Bangkok, Kanchanaburi, le parc de Khao Sam Roi Yot et descendre sur les îles, ou du Laos rejoindre la frontière et descendre vers les îles, pour remonter en direction de Kanchanaburi... A voir selon les transports, visa...

Pour les jours indiqués, c'est une approximation, normalement, notre voyage doit durer entre 60 et 65 jours, on peut adorer une ville et y rester plus longtemps, ou en détester une et écourter notre "pause". J'ai pas pris en compte non plus les durées de trajet, et je souhaite garder une petite marge pour les imprévus, les coups de coeur, peut être les fêtes locales (Loi Kratong par exemple), la météo...

Bon mon post est super long, j’espère ne pas vous avoir endormi

Je suis prête à noter toutes vos suggestions, avis, ...

Merci :-)
Vietnam du Sud: idée de visite English translation pending
by TomC78 · 2013-09-25 · 31 replies
Bonjour tout le monde.

J'aurais besoin de conseils avisés. Certains (tout au moins 3) sur le forum me connaissent un petit peu (touuut petit peu :) ). Je vais donc me marier en 2014 et je prévois un retour au source pour ma femme qui est originaire du Viet Nam (sa gd mère maternelle est de Hanoi ).

Nous partirions pour, disons 22 jours de fin mars début avril 2015 et j'aurais aimé visité si possible l'ensemble du VietNam. Ce serait donc du Sud vers le Nord en passant par le Milieu.

J'ai déjà eu un joli compte rendu d'un membre du forum très explicite avec force de détails, bonne adresses et conseils pour le Nord. Donc sur ce point, c'est réglé. Il donne des adresses d’hôtel et de resto, des lieux à visiter et fort cours d'histoires très intéressant (merci à lui).

Une autre personne vient d'éclairer ma lanterne pour Hoi-An donc 2 jours sur place devraient suffire. Me manque juste des adresses de logement et de resto sur place ... ainsi que des idées de visites ?

Maintenant ... le Sud ... J'aurais aimé faire la croisière 2J, sur le Mekong via "Lecochinchine" puis prendre l'avion à Can Tho pour passer 2J au moins sur l'ile de Phu Quoc.

Donc au final, sur les 22j, je vais donc enlever 2j de croisière, 2j de Phu Quoc, 2/3j (à me confirmer ?) sur Hoi-An et disons 5/6j pour le Nord. Ce qui me fait 22j (départ un vendredi de France pour arriver le samedi vers 7/8h du mat' à HCMV) - 12 J = 10J pour le Sud ou un peu moins et un peu plus dans le Nord.

Sur Phu Quoc, 2 jours semblent un peu light pour un couple en lune de miel non ? 3J semblent mieux ? De toute façon je modulerais en fonction des conseils de visites ... S'il y a finalement "peu" (notez les guillemets) de choses au Sud je réduirais le temps général, mettrais 3/4j à Phu Quoc et augmenterais le temps sur le Nord ou sur Hoi-An et proximité.

A combien s'élève une location sur Phu Quoc sachant qu'on en cherche pas non plus un 10* +++ (façon de parler ...) mais un petit coin sympa ou bien dormir après avoir mangé tranquillement et s'être reposé sur la plage ? Auriez vous des conseils et retour sur des logements sur place ? Je vois de bon avis sur le "BO RESORT" à Phu Quoc. www.boresort.com

Je sais qu'un des foreumeur ne comprend pas l'attrait des touristes pour la plage lorsqu'ils vont à l'étranger ... je vais lui répondre très simplement : vient faire 365 jours à Paris ou je boss, au milieu des bouchons, des grèves de RER / train et METRO, avec la grisaille et la mauvaise humeur général des Parigots d'être compressé à outrance dans ces fichue transports en communs ...

HCMV, des conseils en plus des tunnels de Cu chi, de l'église caodaïst et l'excursion à Can Gio dans le bayou (combien de temps ?). J'ai pris note de la série d’hôtel Madame Cu, auriez vous d'autres conseils ?

Merci à vous pour votre aide et pour m'aider à budgétiser tout cela afin de savoir à combien va s'élever le voyage et comment le gérer au mieux pour que cela reste un voyage qui ne se re-concrétisera peut être jamais (on ne gagne pas assez pour s’offrir ce genre de luxe :'( c'est uniquement grâce au futur don du mariage que l'on va pouvoir faire ca ).

Comme vous le voyez, c'est pas encore complet mais je m'y prends laaargement à l'avance pour pouvoir organiser cela. J'aimerais essayer d'avoir un cachet "authentique" et si possible pas trop "touristiques"' mais il y a des incontournables (baie d'allong par exemple :) ) Hô et me renvoyez pas sur les agences de voyages ... 3700 € / personnes pour 22j c'est impossible ;)

Merci à l'ensemble déjà d'avoir pris le temps de me lire et un second merci à ceux qui prendront le temps de me répondre :)

Thomas.
Bruxelles en décembre avec les enfants English translation pending
by ForzAndrea · 2018-10-28 · 17 replies
Bonjour à tous,

Aujourd'hui nous avons choisi une destination proche de chez nous mais que nous n'avons finalement jamais exploré : Bruxelles 😉 Ce qui nous a décidé c'est la passion de notre aîné de 8 ans pour la paléontologie, nous voulons absolument lui montrer le Museum des Sciences Naturelles qui a priori est l'un des plus sympas d'Europe. Nous arriverons le 26 décembre au matin pour nous installer dans notre hôtel proche de la gare midi et irons directement au Museum. Nous pensons laisser la voiture à l'hôtel et utiliser les transports en commun, la ville est-elle bien desservie de ce côté là? Est-ce aisé de les emprunter avec de jeunes enfants? Avez-vous des restaurants rapides à nous recommander dans le coin du Museum? Le 27 décembre nous avons décidé de nous balader dans la ville, dans l'hyper centre, quelques recommandations? Monuments, brasseries, fromageries, magasins où acheter des produits locaux, petites ruelles, rues animées, des endroits où grimper, des endroits insolites? Ou manger? Le 28 décembre nous voudrions voir l'atomium et pourquoi pas faire la petite Europe, mais est-ce approprié en hiver? Nous voulions cumuler avec le musée de l'extrême orient avec le pavillon chinois et la tour japonaise, mais je viens de lire que celui-ci est fermé jusqu'à nouvel ordre...avez-vous plus d'infos? Des restaurants rapides à nous recommander dans le coin?

Merci à ceux qui prendrons le temps de nous aiguiller 🙂
Voyage routier de deux semaines dans l'Ouest américain: autour de Moab et Page English translation pending
by Gnou75 · 2010-01-18 · 93 replies
Chers forumeurs,

J'ai la chance de pouvoir repartir dans le grand ouest fin Mars/début Avril prochain. Cette fois-ci je pars à LA pour mon job et j'enchaine avec deux semaines en compagnie de mon padre. Je ne connais pas exactement les dates pour l'instant, ni même si ce sera 14 jours ou plutôt 16, mais je commence un peu le parcours quand même quitte à tailler dedans pour ne pas être trop speed ensuite.

L'idée c'est de refaire les incontournables pour lui et de rajouter la "boucle Moab" que je n'avais pas faite l'année dernière. On compte planifier à grosse maille le parcours et on dormira alternativement dans des Motels/Hotels ou en camping lorsque ce sera adapté et pas trop galère. On n'a pas de souci avec les rando au contraire, par contre il faut qu'elles soient plutôt simples et bien réparties pour pas être trop crevés.

J'ai des contraintes et même quelques envies, sisi :

- Départ de Los Angeles obligatoire, le retour peut se faire soit via Phoenix soit via LV sachant qu'on doit faire un vol intérieur pour SF ensuite. Au début je voulais faire la région de Sedona mais j'ai tellement de choses à voir sur la double boucle classique que je me dis que ce sera une autre fois et dans ce cas LV est mieux adapté que Phoenix.

- Pas de death valley que j'ai déjà vu et pas trop envie de le refaire surtout en A/R dêpuis Vegas.

- Je ne tiens pas spécialement à Zion. Trop de temps nécessaire pour en profiter et d'autres envies plus prononcées.

- J'aimerais retourner à Valley of Fire et y dormir si je trouve le temps. Si ce luxe me coute trop sur les autres points je ferai sans...

- On doit absolument faire GC, Bryce et MV qui sont pour moi les trois indispensables pour lui qui n'a encore rien vu

- Las Vegas me gonfle mais il faut y passer au moins un soir, voire deux pour qu'il voit les excentricités de cette ville qui ne me plait pas...

- J'aimerais rayonner autour de Page et autour de Moab.

- Il fait la route de la côte SF -> LA avant de me rejoindre donc inutile de prévoir un parcours alternatif là bas.

Pour l'instant je suis sur cette base là :

J1 : LA -> GC, sunset GC, nuit GC

J2 : jour GC (sunrise puis spots west), qqs arrets sur la route vers l'est – Page, nuit Page

J3 : test tirage CBN sinon les spots sur page, nuit Page

J4 : test tirage CBN sinon White Pocket, nuit Page

J5 : test tirage CBN sinon CBS, nuit Page

J6 : fin spots sur Page, Navajo NM, sunset MV, nuit MV

J7 : Gooseneck, Canyonlands the Needles, nuit Moab (+Valley of Gods?)

J8 : Arches NP, nuit Moab

J9 : Canyonlands Island in the Sky + Dead Horse Point, nuit Moab

J10 : Moab - Capitol Reef – nuit Torrey

J11 : Torrey – une partie de burr trail road – Calf Creeck - Escalante Petrified Forrest - nuit Escalante

J12 : Hole in the Rock road (Peekaboo gulch, Broken Bow Arch, Sunset Arch et Devil’s Garden) puis début Bryce, nuit Bryce

J13 : Fin Bryce - bout de Cottonwood canyon road (Grosvenor Arch, Yellow Rock, Old paria), nuit Big Water

J14 : Fin Cottonwood Canyon road (Wahweap Hoodoos, White Rock) - Zion sans pause - Valley Of Fire sunset - nuit VoF

J15 : sunrise et fin VoF - Las Vegas, nuit LV

Nota : spots sur Page pour moi = Antelope Canyon (lower/upper), Lee Ferry, Cathedral Walsh, Horseshoe Bend.

Questions :

- Que pensez vous de l'itinéraire ? J'aimerais en voir pas mal mais sans trop courir non plus, je me dis que le fait de se poser 4 nuits à Page et 5 nuits Moab/Torrey/Escalante permet de ne pas être dans un rythme trop élevé.

- Je ne sais pas trop comment organiser intelligemment CBS et White Pocket sachant qu’un outfitter semble nécessaire. Comment coupler les deux par exemple ? Il me semblait particulièrement bien de camper sur place en plus. Un peu dur de gérer l'alentour de page avec l'incertitude de CBN et ces besoins particuliers pour les routes qui passent moyen tout seul.

- De J11 à J14 n'y a t'il pas moyen de gagner une journée en supprimant éventuellement quelques points, au cas où j'aurais une journée de moins ?

- Des spots que j'aurais oubliés? Goblin Canyon par exemple?

- Où pourrais-je mettre les spots autour de Moab comme Fisher tower ou les arches qui ne sont pas dans arches NP, quel jour serait le plus approprié?

- Je souhaite vraiment trouver les fameux hoodoos secrets, mais bon pour ça je vais me démerder tout seul, en plus ça me fait un jeu débile qui va m'avaler 50h d'épluchage forum… :D

Merci par avance pour vos conseils et remarques, s'il faut tout changer je suis prêt, tinlinlin!

A+
Où acheter un bouddha à Bangkok? English translation pending
by Elody31 · 2008-10-11 · 29 replies
Bonjour, à tous,

nous repartons en thailande pour la 4eme fois en fevrier, cette année ce sera pour koh chang. Nous passons également qq jours a bangkok ou nous aimerions acheter un bouddha et le faire expedier en france. J'ai lu qu'il fallait une autorisation délivrée par l'administration pour importer l'image de bouddha. Nous ne voulons pas un authentique bouddha.

Ou pouvons-nous aller a bangkok? dans quel magasins?

merci

elodie
Trois semaines aux États-Unis, de la Nouvelle-Angleterre à Washington English translation pending
by FrenchKorean · 2013-01-13 · 17 replies
Bonjour à tous, je retracerai ici le voyage de trois semaines que j'ai fait avec mes parents, mon frère et ma sœur le long de la Côte Est des États-Unis, tout d'abord en bateau en Nouvelle-Angleterre puis à travers les grandes villes du Mid-Atlantic. Bonne lecture à l'avance et n'hésitez pas à mettre un petit mot si vous avez aimé ou si vous avez des questions 🙂.

J-1 : nous arrivons à l'aéroport de Boston en ce jeudi 3 août, fatiguée par le voyage. Mais il faut vite repartir pour récuperer le bateau à Jamestown, Rhodes Island, en face de la mythique Newport, capitale des Skipper du monde entier. Le temps est magnifiques et on voit au loin le pont de Newport, certe moins connu que le Golden Gate mais tout aussi beau. On s'installe dans notre voilier, un petit monocoque avec deux cabines doubles. Puis le soir venu, dîner dans un petit restaurant et premier Lobster Roll, une sorte de hot dog avec du homard, plat qui semblerait impensable en France mais pas là-bas où le homard est un plat répandu et bon marché 😇 !



J-2 : après des courses dans la matinée, départ enfin pour notre première étape, la petite île de Cuttyhunk au bout des îles Elizabeth. malheureusement, nous n'en verrons rien à cause du brouillard qui tombe dès notre sortie du port, créant une ambiance fantomatique, avec des cargos, voiliers et bouées de signalisation sortant de nulle part. À l'arrivée, nous avons même failli heurter un récif, le GPS tombant évidemment en panne 🤪. Heureusement, d'autres bateau nous le signale et nous avons évité le pire même si ce n'est que le début de nos aventure avec ce GPS !



J-3 : on repart tôt le lendemain direction la première grande étape de notre voyage, l'île de Martha's Vineyard, avec un allié de poids, le vent qui nous rejoint enfn ! C'est donc une traversée tranquille qui nous attends vers le port d'Edgartown. Ce port est tout ce qu'on pourrait attendre d'un port américain, avec ses maisons en bois sur le rivage. Sur notre droite, un autre bateau à voile entre dans le port, uniquement grâce aux vents 😮 ! Tandis que ma soeur et moi sommes des matelots assez inefficace qui, selon mon père, aurait déjà perdu 15 fois l'America's Cup.



J-4 : aujourd'hui pas de bateau, mais un tour en vélo autour de l'île (pour l'instant on est plutôt écolos 😉). On se baigne pour la première fois sur les plages où à été tourne le film culte de Spielberg, Les Dents de la Mer, (celui avec les requins 😛) ce qui ne rassure pas trop mon frère. À midi, nous nous rendons dans le village d'Oaks Bluffs pour voir les Gingerbread House, des maisons de couleur vives comme pour des poupées puis rentrons vers Edgartown en voyant au passage des sortes de dindons sauvage, une plage pour les surfeurs et la maison du chinois fou. en fin de journée, nous rencontrons et sympathisons avec un couple de Boston, eux aussi fan de voile. Ils nous invitent à dîner chez eux quand nous y arriverons, mais j'en reparlerai.



J-5 : le lendemain, départ d'Edgartown après un petit déjeuner mémorable et départ pour l'île des baleiniers, Nantucket. Ce lieu est déjà plus traditionnel que Martha's Vineyard, repère de l'intelligentsia bostonienne. Nantucket est encore empreinte de son passé malgré le fait que les maisons de capitaines coûte plusieurs millions !





J-6 : visite de Nantucket en vélo encore une fois après le musée de la baleine (un des 100 lieux qu'il faut avoir vu dans sa vie parait-il 😮) on en retiendra surtout les dessins sur dent de cachalot, la chaise en forme de baleine et le documentaire très patriotique sur l'île, comme dans la plupart des monuments américain d'ailleurs. Ensuite on se ballade, et on se baigne, la routine pour l'instant ! En recherchant les lieux de tournage d'Un Été 42 (en fait c'était en Californie 😕) Puis on part le soir pour la "traversée de la mort".



J-7 : Pour comprendre la traversée que nous avons faite cette nuit là, il faut savoir que le Cape Cod est une vast langue de sable formée par les courants. Or ces braves courants sont encore à l'œuvre, créant sans cesse des bancs de sables qui font de la pointe sud du Cape une zone redoutée de tous, sauf de "crazy french" ! Selon les dire de mon père et de ma sœur (je me suis endormi une fois mon tour de garde passé 😛) le GPS tomba en panne dans cette zone, tandis que le brouillard tombait, rendant les feux des bouées impossible à voir. Mon père fit donc confiance à une boussole et se dirigeait toujours vers l'ouest quand ils entendirent des bruits de vagues et que le fond se rapprochait dangereusement. Fort heureusement, la mer était calme et nous n'avons rien eu, plus de peur que de mal donc. Au matin, en me réveillant, ignorant des événements de la nuit, nous fumes récompensé par les falaises du Cape Cod pour nous seul et surtout un groupe de quatres baleines à bosses qui passèrent à côté de nous. La zone est en effet un réservoir de vie marine unique, en une journée nous y avons vus quatre baleines, un phoque, un dauphin et un groupe d'américain qui avait pêche un poisson de la taille d'un homme ! Anecdote amusante, à Nantucket mon frère souhaitait acheter de quoi pêcher des petits poissons, ils n'avaient que des instruments pour la pêche au gros !





Après cette journée riche en événement, nous sommes enfin arrivés à Provincetown, ville de la pointe du Cape peuple, en été, à plus de 50% d'homosexuelles. Il y avait donc une ambiance absolument unique dans cette ville joyeuse et festive dont les murs était tous tague et coloré.



J-8 : Après une seule soirée à Provincetown, nous partons pour Boston dans la pluie et le brouillard. Arrivés au pied des gratte ciel de la mégalopole, nous apprenons que la marina n'a plus d'emplacement disponible, nous serons donc forcé de prendre un bouée, ce qui nous permettra d'avoir une vue unique sur le port en nous levant le matin. On finit la soirée en dégustant un homard (entier) au Legal Sea Food, un restaurant de fruit de mer très sympathique et avec des produits archi-frais !



J'achève ici le récit de cette première semaine, en viendront deux autres avec Romney, la Guerre d'Independance, le vol du siècle, le Mayflower, les Vanderbilts et des limules !
Ouest américain, entre geysers, forêts et canyons (2 et fin) English translation pending
by Krikri6792 · 2008-08-07 · 37 replies
Voici la suite de notre voyage nature de 40 jours à travers le Wyoming, l'Utah, le Colorado et l'Arizona au départ de Salt Lake City.

Ci-dessous le récit accompagné de quelques photos.

Pour une version avec davantage de photos, allez directement là :

sites.google.com/.../fabuleuxvoyagesusa/



========================================================================= La première partie du récit sur VF est... là

Du canyon de Chelly à Navajo NM

J22 (23/06) : Bluff – Canyon de Chelly

Adieu Bluff, bonjour le Canyon de Chelly ! Afin de ne rien louper des deux rives du canyon, nous bifurquons via Lukachukaï pour arriver par la North Rim Drive et jouir de ses 4 points de vue. Dès le premier coup d’œil, nous sommes agréablement surpris : cette vue nous donne une grande impression de calme et de sérénité ! Nous apprécions !

Nous poursuivons jusqu’à notre hôtel, l’Holiday Inn que nous atteignons à midi. Trop tôt pour s’installer, mais le restaurant de l’hôtel (intérieur chaleureux) nous séduit. Cela tombe bien, nous n’avons pas encore fait de ravitaillement. Finalement nous sommes très déçus par son salad bar, très peu garni et assez cher !

Après le check-in, courses et repos avant de poursuivre la découverte de Chelly.

Le seul sentier autorisé est celui de White House, alors forcément c’est celui que nous prenons en cette fin d’après-midi. Il y a un peu de monde, mais ce n’est tout de même pas la procession. Les paysages le long du sentier font penser aux Coyotes Buttes, non ?

Au fond, le canyon est beaucoup moins beau que d’en haut : de nombreuses souches d’arbres calcinées lui donnent par endroits un aspect désolé ! Heureusement qu’il y a les belles ruines de White House qui compensent cette note négative !

Il nous reste à présent à aller jusqu’au bout de la South Rim Drive pour voir LE symbole du Canyon de Chelly : Spider Rock.

Eh, bien, voilà, nous avons fait le tour ! Ce soir dînette dans notre chambre. Un orage gronde tout près, mais rien sur Chelly.

J23 (24/06) : Canyon de Chelly – Page.

Nous ne voulons pas quitter le Canyon de Chelly sans une petite incursion en son sein….et pourquoi pas à cheval ? Oh, on n’ira pas très loin en 2h…. jusqu’à First Ruin mais ça change un peu des randonnées pédestres et c’est cool !

Ma monture est d’une docilité exemplaire, mais la jument d’Hervé ne fait que ce qui lui plaît, aussi rebelle que son cavalier ! Elle hennit à qui mieux mieux (en fait, elle a laissé au ranch son petit poulain !!!) et n’a qu’une idée en tête : faire demi-tour. La monter n’est pas une mince affaire.

Notre impression sur le canyon va se confirmer : très beau d’en haut, beaucoup moins d’en bas. En fait, au début, le canyon est très large et surtout, il y a de la circulation ! Eh ! oui, habitants, touristes en 4x4, …c’est fou ce qu’il y a comme trafic !

La balade se termine peu avant midi. Direction Page mais avec un arrêt au Navajo National Monument. Comme nous ne trouvons pas de coin pique-nique en route, celui du Monument est le bienvenu : il est déjà 14H.

Il fait bon, voire frais, j’ai presque la chair de poule. Ici on est en altitude, plus de 2200m.

Après manger, allons découvrir plus avant ce petit parc en enchaînant deux petites randonnées :

- Le Sandal Trail nous amène en 1 mile A/R à un point de vue permettant d’apercevoir les ruines indiennes de Betatakin.

- L’Aspen Trail qui, avec ses 100m de dénivelé, nous permet d’apercevoir une ancienne forêt de bouleaux.

C’est aussi l’endroit que nous choisissons pour une petite sieste au frais avant d’affronter la chaleur de Page.

Nous continuons notre route vers Page en passant par Kaïbito et par des paysages qui nous évoquent Red & White Canyon, mais je crains fort qu’aucun des connaisseurs de ce canyon secret ne veuille nous confirmer nos hypothèses ! Alors, il faudra peut-être un jour revenir explorer les alentours pour en avoir le cœur net !

A Page, nous nous installons pour trois nuits au Motel6, correct et prix très sage !

C’est notre deuxième séjour dans cette ville et nous y avons déjà nos habitudes, du moins pour la restauration : ce sera Ken’s Old West. On n'est pas le week-end, donc pas d’orchestre, mais une surprise : entre deux services, la barmaid prend sa guitare et chante quelques airs à la Joan Baez ! Sympa !

Spider Rock

Autour de Page : canyons et hoodoos

J24 (25/06) : Page

Séjourner à Page sans aller voir Antelope Canyon ? Impensable deux années de suite …alors cette fois-ci, nous nous sommes laissés convaincre, laissant au placard nos à-prioris négatifs (foule +++ sur un canyon d’à peine 200m !!!). Mieux encore, nous sommes allés visiter les deux : Lower et Upper.

Dès 8h du matin nous attendons devant la porte du Lower, les Navajos n’ouvriront finalement que vers 8H20 et pour la visite de 8H30 (à visiter très tôt le matin en raison de la lumière) nous sommes 4 + le guide. Chouette, cela se présente bien !

Grâce à un système d’échelles, nous descendons palier par palier dans le fond du canyon et nous sommes conquis. Oui, Antelope Canyon est vraiment une merveille !

Pour l’Upper, c’est une autre histoire. Il y a d’abord le parcours en 4X4 navajo : très fun et secousses garanties !

A l’entrée du canyon, une bonne dizaine de ces 4X4 sont déjà garés, à raison de 10 touristes par camion, le compte est vite fait : près d’une centaine de personnes à l’intérieur !

On avance à la queue leu leu…quand il n’y a pas encombrement.

Sur les photos, on pourrait croire qu’il n’y a que nous !

La réalité, c’est ça !

Mais au final, on n’a pas regretté car c’est vraiment très beau ô ô ô

Après tant de beautés, mieux vaut faire un petit break. Il fait une chaleur torride alors la fraîcheur de notre chambre est la bienvenue jusqu’en milieu d’après-midi.

Mais d’autres merveilles nous attendent, alors c’est reparti vers Lee’s Ferry et Cathedral Wash (4 miles, 2h). Il fait encore beaucoup trop chaud quand nous arrivons au trailhead. Alors avant d’entamer la randonnée, nous trempons les pieds dans le Colorado à Lee’s Ferry : ça fait un bien !

Ragaillardis nous allons randonner une heure plus tard et entre temps le soleil a baissé un peu, c’est mieux ! En fait, la balade suit un wash mais il faut parfois chercher sa route et les cairns, s’aider de ses mains.

Le wash débouche sur le Colorado !

A nouveau quel plaisir de faire trempette ! Même si l’eau est vraiment glacée.

Dommage qu’il soit déjà tard, on y resterait bien encore un peu. Il fait presque nuit quand nous rentrons à notre hôtel où nous trouvons un message. Philippe (Sedonax) nous attend à la pizzeria Stromboli : bien sûr notre voyage et nos premières impressions sont au cœur de la conversation toute la soirée.

J25 (26/06) : Page (suite).

Décidément à Page et dans ses environs, il y a plein de choses à faire ! Ce matin, nous partons pour voir des hoodoos ou cheminées de fées.

D’abord les White Rocks.

L’année dernière, nous avions déjà voulu voir ce site mais un wash très boueux nous avait fait renoncer. Aujourd’hui aucun souci, la piste est sèche, archi-sèche !

Voilà les cheminées de fées !

Certaines sont très curieuses : il y en a de toutes les tailles !

Dans le même secteur se trouvent aussi les Toadstool Hoodoos : ils sont accessibles à partir de l’US 89 après une courte randonnée (1h A/R). Contrairement aux précédents, ils se déclinent dans des couleurs caramel. Malheureusement notre appareil-photo tombe en panne sèche de batterie et l’appareil de secours est resté à l’hôtel : pas de chance ! Pas de photo !

Cela nous donne une excuse pour retourner à Page, nous reposer jusqu’en soirée avant de nous aventurer vers Alstrom Point, le meilleur point de vue sur le lac Powell, d’après les connaisseurs.

Après quelques interrogations au départ (sommes-nous bien sur la bonne route ?), nous voilà lancés sur la Smoky Mountain Road qui porte bien son nom !

Au bout de quelques miles nous rattrapons un autre baroudeur : il s’agit de Philippe. Il veut comme nous rallier Alstrom Point après un détour par Kelly Grade Overlook. Nous ne l’accompagnons pas pour ce détour, car Hervé vient de s’apercevoir que l’essence risque d’être juste (j’ai conduit toute la journée jusque là sans faire attention à la jauge).

Nous poursuivons seuls vers Alstrom Point : la piste se dégrade de plus en plus au fur et à mesure de notre progression. Quand notre GPS nous indique que le point de vue est à 2 kms nous continuons à pied (à cause de l’état de la piste, mais surtout pour économiser de l’essence pour le retour !)

La vue sur le lac Powell est déjà pas mal !

2kms plus loin, persuadés d’être arrivés, nous explorons un peu les alentours, à l’écart de la piste. Philippe ne devrait plus tarder à nous rejoindre. Au loin, nous apercevons son véhicule laissant un panache de poussière.

Une autre vue sur le lac !

A l’issue de notre petit écart, en revenant sur la piste, nous nous rendons compte que Philippe, toujours en 4X4, vient de nous dépasser et continue encore et encore sur la piste de plus en plus défoncée. Le GPS nous a berné, Alstrom Point était donc plus loin.

Dépités, nous le suivons avec nos jumelles : avons-nous le temps de le suivre à pieds et d’arriver avant le coucher su soleil ? Hésitations….Nous le voyons s’arrêter, descendre de sa voiture, regarder en dessous (eh oui ! le bas de caisse a dû racler !!!) puis disparaître au bord de la falaise !

A force d’hésiter, il est trop tard maintenant…Le soleil se couche et nous pensons avec regrets aux beaux panoramas qu’on a dû rater.

Mais l’aventure est devant nous. Le challenge : revenir sur l’US 89 de nuit et sans tomber en panne d’essence. L’aiguille est dans le rouge depuis belle lurette, alors on échafaude un plan au cas où : la tente est dans la voiture, nous avons de l’eau ainsi que quelques en-cas, très bien ça pourrait nous servir !

Le trajet est interminable et on se demande par quel miracle la voiture roule toujours quand nous débouchons sur la route 89. Enfin la pompe de Big Water est en vue et dieu merci elle fonctionne ! Nous mettons 19, 98 gallons (sur20) dans le réservoir ! Ouf, on a eu chaud ! Dorénavant, la consigne sera de refaire le plein dès la moitié du réservoir !

Petite dînette dans la chambre, nous sommes vannés !

Lake Powell depuis Alstrom Point

Coyote Buttes South

J26 (27/06) : Page – Coyote Buttes South

Une nouvelle aventure nous attend aujourd’hui pour laquelle il est plus prudent d’avoir toutes nos affaires avec nous (tente, ravitaillement, eau +++) en cas de pépin. Nous avons en effet des permis pour Coyote Buttes South et en période sèche, le risque d’ensablement est élevé.

C’est parti sur la House Valley Road que nous connaissons déjà pour l’avoir pratiquée 2 fois l’an passé, notamment pour aller à la Wave. A Lone Tree nous bifurquons à gauche vers Paw Hole. Effectivement le sable est mou, très mou mais notre Nissan se révèle très efficace et arrive à destination sans encombre. Ce n’est pas le cas du couple de Texans que nous rencontrons en chemin et qui a dû laisser le 4X4 au parking de Lone Tree.

De là l’exploration peut commencer, au gré des teepees et de notre inspiration !

Pique-nique à l’ombre d’un genévrier puis suite de l’aventure. Nous voulons maintenant rejoindre l’autre partie de CBS : Cottonwood Cove. Pour cela il est recommandé de faire un grand détour par le sud pour limiter le risque d’ensablement. Zones de sable mou et zones de roches alternent mais une nouvelle fois, notre 4X4 négocie à merveille les difficultés.

Nous arrivons enfin sur place où une seule autre voiture est garée et une tente plantée. Mais où sont les 10 personnes ayant toutes obtenu un permis ?

Afin de mieux en profiter, nous avons prévu de camper. Nous choisissons notre emplacement le long de la piste gérée par le BLM, sous un genévrier, montons la tente (en 2 secondes, merci la marque française ). Nous nous installons tranquillement puis en milieu d’après-midi allons à la découverte de ces buttes jusqu’au coucher du soleil.

C’est un endroit fascinant !!!

Des formes très travaillées voire torturées !

Celle-ci très évocatrice !

Que dire de cette mini-arche : tout simplement unique !

Et ces couleurs !

On ne se lasse pas de toutes ces formations rocheuses, d’ailleurs l’après-midi y passe et quand on rejoint notre campement, le soleil est bien couché, on a juste le temps de dîner avant la nuit !

Ce soir, il fait bon : on devrait bien dormir !

Coyote Buttes South

Par la Cottonwood Road jusqu'à Escalante

J27 (28/06) : CBS – Kodachrome Basin.

La butte aux coyotes porte bien son nom et cette nuit nous les avons entendus hurler à plusieurs reprises, mais la nuit a été excellente, de quoi nous réconcilier avec le camping !

Lever de très bonne heure (avant 5h), petit déjeuner et en avant pour une nouvelle exploration du site jusqu’à 7h.

Coyotes Buttes peu après le lever du soleil !

Nos ombres entre deux teepees !

A 7h nous levons le camp, ça tombe bien, en même temps que nos voisins de campement. A deux véhicules, c’est plus rassurant ! Mais très vite, on ne les voit plus dans notre rétroviseur : ils ont dû prendre le raccourci par Paw Hole !

Nous, on n’a pas osé alors on a sagement fait le grand tour par le sud. Sur le parking de Wire Pass, on les retrouve, ils nous ont devancés de quelques minutes. Finalement le raccourci fait gagner un peu de temps !

Avant de rejoindre la Cottonwood Road, un petit détour par Old Paria. Certes le décor de cinéma est parti en flammes, mais dans les badlands en arrière-plan on trouve toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.

Sur la Cottonwood Road (dont nous avions déjà parcouru une partie l’an passé), nous nous arrêtons au pied du trailhead vers Yellow Rock avec l’intention de faire cette randonnée, une fois notre pique-nique terminé. Mais la chaleur de midi a eu raison de nous et une nouvelle fois, nous renonçons au rocher jaune. Il faut bien en laisser pour la prochaine fois !

Alors nous continuons vers Cannonville sur cette route distillant quelques paysages hauts en couleurs !

Grosvenor Arch est notre étape suivante : très belle arche triple !

L’étape finale, c’est Kodachrome Basin SP, parc dans lequel nous envisageons de louer une petite cabine. Aucun problème, toutes sont libres et seule la nôtre sera occupée. Dire que nous craignions ne pas trouver de place un samedi !

En fin d’après-midi, bravant la chaleur, nous voulons voir à quoi ressemble ce petit state park. Il ne ressemble à aucun autre parc avec ses drôles de pitons rocheux qui ressemblent à des pains de pâte à modeler !

Formes érectiles, vestiges d’anciens geysers ! Sans commentaire !

Après cette première balade dans le parc, nous passons la soirée dans notre cabine dans un décor kodachrome !

J28 ( 29/06) : Kodachrome Basin SP – Escalante

Le début de la randonnée de ce matin n’est qu’à quelques pas de notre cabine. Un gros gain de temps et la possibilité de marcher tant qu’il ne fait pas encore trop chaud sont vraiment appréciables.

Pour avoir une vue d’ensemble du parc, nous enchaînons Panorama Trail + Big Geyser Trail (6miles, 3H30) pour une randonnée facile dans la partie ouest, la plus sauvage de Kodachrome.

Au retour, nous profitons encore un peu de notre cabine pour déjeuner au frais puis direction Willis Creek dont le trailhead se situe sur la Skutumpah Road.

C’est un slot canyon. Il y fait très bon bien qu’on soit en tout début d’après-midi, un mince filet d’eau y coule au fond .

Impression de fraicheur encore, grâce à ces jolies cascades !

Nous avançons dans les gorges jusqu’à la jonction avec Averett Canyon (3 miles A/R)

Au retour, des nuages annonciateurs d’orage commencent à se former au loin. Mais notre souci premier est de toute autre nature : nos provisions sont à sec, il faut absolument refaire le stock de nourriture. Je suis quasiment sûre qu’à Escalante nous ne trouverons pas d’épicerie ouverte le jour du seigneur, mais du côté de Bryce nous devrions avoir plus de chance.

Cap sur Bryce et stop à Tropic, puisque nous y trouvons toutes les commodités : petit supermarché, laverie juste à côté (et hop, la lessive aussi). Dommage le candy-shop est fermé !

Pendant ce temps, l’orage a progressé.

Alors si nous avons un moment pensé poursuivre jusqu’à Bryce Canyon, histoire de revoir le magnifique amphithéâtre sous les couleurs du soir, cela n’est plus d’actualité avec l’orage.

Nous rejoignons immédiatement Escalante et prenons une chambre au Prospector Inn, motel de base correct. Il n’a certes rien à voir avec le charme du B&B de Catherine l’année dernière, mais offre un avantage, celui de pouvoir partir très tôt le matin et, demain matin, le programme exige un départ matinal !

Pour le dîner, nous voulons vérifier que les pizzas sont toujours aussi bonnes chez Outfitters : elles le sont ! Et que dire du Brownie Sandwich : tout simplement divin !

Cottonwood Road

Neon Canyon : Golden Cathedral

J29 (30/06) : Escalante – Hole in the Rock Road – Escalante

Lever très, très tôt (5h). Départ 6h. Arrivée au parking d’Egypt Trailhead à 7H30. Objectif : Neon Canyon et Golden Cathedral (10 miles = 8, 5h prévues). L’hôtelière nous annonce des risques d’orages en milieu d’après-midi. Nous en tiendrons compte.

Deux itinéraires sont possibles pour cette randonnée : - Soit tracer directement à travers la mesa en direction de Neon Canyon. - Soit passer par Fence Canyon, une variante un peu plus longue mais plus scénique dixit « Photographing… »

Bien, on préfère voir du paysage, alors va pour Fence Canyon. Comme d’habitude, c’est de la descente pour commencer, d’abord sur du rocher puis du sable, mais elle se fait très progressivement, tout en douceur.

Le fond du canyon est en vue !

Tout se passe pour le mieux, rien à voir avec la difficulté de la randonnée d’Owl Creek. Mais nous n’avons encore aucune idée de l’enfer qui nous attend au fond !!!

En effet, dès que nous pénétrons dans la jungle du wash, une armée de taons s’abat sur nous !! Nous tentons de nous défendre comme des diables : nos chapeaux ne nous servent plus de couvre-chefs mais de tapettes à mouches ! C’est l’horreur et ça dure…….J’en pleurerai. Les Deer Fly, ou Horse Fly, ne nous lâchent pas !

Heureusement il y a plusieurs passages de rivière pendant lesquels nous avons quelques minutes de répit. De surcroît, l’eau est claire et bonne, j’y barboterai bien.

Enfin nous pénétrons dans Neon Canyon et les bestioles abandonnent la partie. Ouf, car je suis au bord de la crise de nerfs. Là nous profitons de la fraîcheur et surtout de l’extraordinaire couleur du Neon.

Un dernier effort et au bout de 3h30, nous y voilà, nous sommes aux pieds de la Cathédrale d’Or.

La pause tombe à pic pour nous sustenter un peu et nous remettre de nos émotions. C’est aussi le moment de réfléchir à un plan bis, car il est hors de question de retraverser cette zone infestée. On décide de prendre la variante pour le retour, c.à.d. au bout de Neon Canyon traverser l’Escalante River, monter sur la mesa et une fois arrivés sur le plateau, tout droit jusqu’au point de départ. Encore faut-il trouver la trace ?

Ce qui est dit est fait et par chance, Hervé trouve directement la trace (au milieu d’une végétation dense) une fois la rivière traversée. La montée sur la mesa se fait à vitesse grand V (malgré le sable mou et la chaleur), car quelques taons nous poursuivent malgré tout, heureusement très peu de temps.

En prime, voilà les nuages qui comme prévus commencent à se rapprocher. Il ne faut pas s’attarder. A 14h30 nous sommes de retour à la voiture après avoir tracé à travers le plateau et finalement cette variante nous a fait gagner une heure. Merci au GPS.

Neon Canyon et Golden Cathedral sont deux endroits magiques qui méritent largement qu’on souffre un peu pour les atteindre ! Cette randonnée fera partie des musts de notre séjour.

Pas d’autres balades pour aujourd’hui : le temps se couvre, l’orage gronde mais donne à peine quelques gouttes de pluie.

En soirée, nous nous rendons à une autre adresse déjà expérimentée l’an passé : Cow Boy Blues Restaurant puis passons notre deuxième nuit au Prospector.

Golden Cathedral

En passant par la Scenic Road 12

J30 ( 01/07) : Escalante – Boulder

Aujourd’hui une toute petite étape nous attend : Escalante – Boulder. Mais depuis deux jours des orages se développent à partir du début d’après-midi, alors une balade de matinée suffira : c’est la randonnée vers Escalante Natural Bridge. Après, on rompt avec le programme, car on a envie de se mettre au frais. Une idée : prendre la Hells Backbone Road à Boulder !

Mais d’abord direction le pont au-dessus de l’Escalante sur la très belle route 12, où chaque virage dévoile un nouveau point de vue. C’est là que démarre le sentier vers l’autre pont, naturel celui-là.

Après l’expérience « deer flies », le pantalon long est de rigueur cette fois-ci.

L’idéal serait de porter des chaussures d’eau. Nous n’en avons pas alors ce sera corvée déchaussage et re-chaussage et ce, 5 fois à l’aller et autant au retour ! De quoi faire râler Hervé !

Au bout de 2 miles, la « Natural Bridge » se dresse devant nous !

Il est bientôt midi et l’aire de pique-nique de Calf Creek n’est pas loin : c’est le lieu idéal pour manger au frais. Comme les jours précédents, la chaleur est au rendez-vous et le ciel devient plus orageux.

Sur la route 12 !

Avec de telles températures s’éloigner un peu du désert et rejoindre les Boulder Mountains devrait être une bonne option. La Hell’s Backbone Road nous amène jusqu’à 2700m : vive la fraîcheur, quelques gouttes de pluie, des bouleaux, des lupins…C’est bon !

Ensuite nous continuons jusqu’à la Hell’s Backbone Bridge qui surplombe Box Death Hollow. Vues époustouflantes sur le canyon !

Au retour un ranch retient notre attention, le Boulder Mountain Ranch (à ne pas confondre avec le Lodge du même nom). C’est ici que nous choisissons de passer la nuit : par chance une chambre est disponible, « a bunk room » mais elle fait très bien l’affaire (l’Indépendance Day approche) !

Une petite balade s’improvise, vers des cascades sur le domaine du ranch.

Nous sommes si bien que nous n’avons pas envie de bouger pour aller dîner. Nos hôtes nous proposent de nous confectionner des buritos maison avec des produits bio. Correct mais un peu cher pour ce que c’est. Pas de dessert ni même de fruit. Manger en ville aurait été un meilleur choix.

Dernière promenade dans la propriété au coucher du soleil ! Nous apprécions la fraîcheur du soir à 2000m d’altitude…..et les couleurs du ciel.

J31(02/07) : Boulder – Torrey

Pas moyen de « décoller » de bonne heure ce matin : nous nous attardons un peu sur la terrasse du ranch à la fraîche. Enfin, tout est relatif nous partons à 9h ce qui n’est finalement pas si tard !

Il y a tout de même plus d’une heure de route par le Burr Trail jusqu’à la bifurcation vers Strike Valley. Nous nous engageons sur le début de la piste mais stop ! elle est vraiment très mauvaise après le premier parking et suit un wash particulièrement boueux après les orages d’hier soir ! Nous jouons la carte de la prudence et préférons faire marche arrière jusqu’au parking. Bon, avec ça la randonnée de Upper Muley Twist Canyon est compromise car impossible d’enchaîner 3 miles de piste + 5 miles de sentier, le tout multiplié par deux, soit 16 miles, vu l’heure (10H30).

Alors, très modestement, nous nous contentons des 6 miles/ 2h 30 A/R (tout de même) pour contempler la vue au Strike Valley Overlook.

Nous suivons la fameuse piste, partagés entre le regret de n’avoir pas continué en voiture et la raison qui nous a fait rester prudents.

Du bord du chemin, vue sur deux arches.

Encore une troisième arche ? Oui, C’est Peek-a-boo Arch !

Après 2, 4 miles de piste, il reste à gravir la colline pour avoir LA vue sur le Waterpocket Fold, Strike Valley, la Notom Bullfrog Road et les Henry Mountains.

La fin de la randonnée sonne déjà l’heure du pique-nique. Reste à trouver une aire sympa. La carte nous en indique une tout juste avant les lacets du Burr Trail. C’est parfait : il reste à tirer la table à l’ombre et c’est avec une vue 4* que nous mangeons notre salade composée.

Les lacets du Burr Trail se négocient sans problème et nous voilà sur la Notom Bullfrog Road en direction de Torrey.

Une route au moins aussi belle que la Cottonwood Road !

Arrivés sur la Hwy24, je propose de jeter un coup d’œil au gué sur la Fremont. C’est là que devrait se terminer après demain notre périple à Cathedral Valley. Le panneau « River Ford » nous indique que c’est bien là….Hervé s’engage sur le chemin d’accès. Bouh, c’est humide… ! Après quelques glissades incontrôlables, je le supplie d’évacuer la première à droite pour nous sortir de là…Ouf, nous retrouvons la route principale, sans avoir été jusqu’à la rivière et très sceptiques quant à la possibilité d’emprunter cet itinéraire dans 2 jours. A suivre…

Dans l’immédiat nous poursuivons jusqu’à Torrey dans un but bien précis : randonner, me diriez-vous ? Eh bien, non, pour aller déguster des chocolats chez Cafe & Candy à Torrey (adresse déjà expérimentée l’an passé). On en rêve depuis des jours. Quelles douceurs !

Après cette pause gourmandise, il faut aller à la recherche d’une chambre. Austin’s Chuck Wagon Inn nous avait donné toute satisfaction en 2007, alors une possibilité chez eux serait top ! En cette veille de week-end férié, l’hôtelière nous propose soit une suite-famille soit la petite chambre derrière l’épicerie, sans climatisation ! La suite, non, et la chambre, faut voir ! Aussitôt vue, aussitôt prise : il fait très bon dans cette chambre (d’ailleurs dans toute la propriété en raison de la présence de grands arbres et de l’altitude, 2085m) et le prix très doux en fait une excellente affaire.

Après-midi piscine, dîner chez Capitol Reef Inn (toujours aussi bon)….ce sont les vacances, quoi !

Nottom Bullfrog Road

Cathedral Valley

J32 (03/07) : Torrey – Cathedral Valley via Loa et Fishlake

Qui l’eût cru ! Ce matin à Torrey il faut « déterrer » les polaires enfouis au fond de la valise pour prendre notre petit déjeuner sur la table installée devant notre chambre. Il ne fait pas plus de 10°, mais cela se réchauffera vite.

Aujourd’hui nous avons prévu : - Randonnée à Hickman Bridge dans Capitol Reef - Si possible Cathedral Valley avec nuit sur place.

Alors le plein de courses et d’eau (chez Austin’s y a tout ce qu’il faut) et en route vers Capitol Reef NP. D’abord l’arrêt « règlementaire » au Visitor Center pour un avis sur Cathedral Valley. Nous exposons notre projet :

- Rejoindre la vallée des Cathédrales non par l’un des 2 accès sur la 24, mais par Loa avec un détour dans la région de Fishlake (brièvement traversée en 2007) pour profiter de la fraîcheur de ces sites avant le désert.

Le ranger trouve notre projet très intéressant et ne tarit pas de renseignements. Nous ressortons avec dessin à main levée du meilleur itinéraire et plan pré-imprimé du passage à gué de la Frémont River. Il nous confirme les bonnes conditions météo : au moins 3 jours de beau temps devant nous ! Alors c’est le moment ou jamais !

Dans l’immédiat nous prenons le sentier vers Hickman Natural Bridge (2, 8miles-3hA/R)

Avant d’y arriver une autre bridge très mignonne : Nels Johnson Bridge

Voilà le pont naturel en question qui ressemble beaucoup à ceux de Natural Bridges NM !

Au retour nous jouissons d’une belle vue sur deux « highlights » du parc.

Capitol Dome, avec en avant-plan les fameux "boulders".

Pectol Pyramid !

L’arrêt de la mi-journée se fait dans l’oasis de Fruita, sur une belle pelouse peuplée de daims pour un repas tiré du sac !

Une nouvelle visite chez Cafe & Candy (on devient accros !) et c’est parti vers Cathedral Valley via Loa et la Fishlake National Forest !

Quelques pas autour du lac (Fishlake), bordé d’une belle forêt de bouleaux ! Qu’il fait bon !

Puis une petite pause devant le Johnson Lake, un peu trop fréquenté en cette veille de jour férié, alors nous fuyons sur les hauteurs au lieu-dit « Ridley Springs » pour une randonnée jusqu’à Pole Canyon (8kms A/R) sur un bout du Great Western Trail

Ici la tranquillité est assurée dans un paysage très vert !

C’est déjà la fin de l’après-midi et le moment de rejoindre la vallée des cathédrales par la Thousand Lake Mountain Road. Bien qu’étant en territoire connu (sommes passés par là en 2007), nous ne reconnaissons pas l’endroit où nous avons failli nous enliser ! A cette saison la piste est bien sèche, un peu rugueuse tout de même !

Destination atteinte : nous plantons la tente dans le camping de Cathedral Valley où il n’y a pas un chat ! Dans les toilettes, il ya bien un avertissement sur la présence possible d’un couguar, mais comme cette affiche date de deux ans (n’est-ce-pas Marie ?), cela ne nous alarme pas plus que ça !

Un coup d’œil sur la vallée. Les cathédrales sont majestueuses !

Puis un petit tour au pied des monolithes !

Profitons des couleurs chaudes de la soirée !

Retour au campement : après le dîner, assis sur une pierre au bord de la falaise, nous dissertons sur notre solitude et notre chance d’être dans ce décor unique tout en regardant le soleil se coucher.

Une petite flambée de pommes de pin (ramassage de bois interdit)….pas pour se réchauffer (la température est très agréable) mais pour l’ambiance….Et de l’ambiance il ne va pas tarder à y en avoir !!!

Une « visite » d’abord : celle d’un drôle de petit rongeur bondissant. Hervé brandit l’appareil-photo et moi, la lampe-torche. Mais tout à son excitation, le photographe oublie d’ôter le capuchon de l’appareil et s’énerve de ne pas arriver à déclencher. L’animal se sauve sous la voiture et nous ne le reverrons plus. Donc pas d’image de ce que notre documentation ultérieure révélera être un rat-kangourou ! Si vous voulez voir à quoi il ressemble, voilà un lien vers ce rongeur.

La nuit est maintenant tombée et voilà qu’on entend…. cela

D’abord à distance puis plus rapprochés, les rugissements finissent par se produire certainement à moins d’une centaine de mètres.

Nous bondissons dans la voiture et réfléchissons à la conduite à adopter. Convaincus que nous ne dormirions pas tranquilles dans la tente, nous décidons d’y faire « dormir » nos bagages pendant que nous, nous resterions à l’abri dans le 4X4. En deux temps trois mouvements, les valises sont transférées et les couchages installés dans le véhicule. Nous pouvons maintenant dormir sur nos deux oreilles. Le ou les couguars de l’affiche ne sont donc pas une légende !

J33 (04/07) : Cathedral Valley – Hanksville

J’ai passé une bonne nuit dans la voiture, Hervé pas vraiment car il n’a pas pu s’étendre suffisamment ! Réveillés par les premières lueurs du jour, nous prêtons l’oreille. Non seulement on entend le puma pousser son cri au loin, mais on a nettement l’impression qu’un autre lui répond : peut-être un couple ?

Comme il fait jour, nous craignons moins son apparition mais restons malgré tout vigilants tout en petit déjeunant puis en repliant nos affaires.

N’ayant pas véritablement envie de nous attarder ici, nous sommes sur le départ avant 7h.

Une fois dans la voiture, si le lion des montagnes voulait bien se montrer pour un petit cliché, ce serait vraiment sympa. Mais pas de chance, il restera caché !

Notre plan pour la matinée consiste à rejoindre la Hwy24 par Hartnett Road (Caineville Wash Road avait été empruntée en 2007) pour un passage du gué en fin de matinée.

Ça roule ! Mais avec de nombreux stops pour voir les différents points de vue et attractions le long de cette piste.

- Upper Cathedral Valley Overlook

- Upper South Desert Overlook

- Vue sur Temple of the Sun et Temple of the Moon depuis un col qu’on atteint après 2 miles de marche A/R.

- Lower South Desert Overlook

- Bentonite Hills

- Vestige d'un passé révolu !

Les 28 miles de piste nous amènent à la Hwy24 comme prévu vers 11H. La Fremont River est devant nous, il faut la passer. Je serre un peu les fesses, mais ça passe les doigts dans le nez et nous prenons la direction d’Hanksville (glissades évitées !).

Trois quarts d’heure plus tard nous nous attablons au Red Rock Restaurant (ça change du pique-nique quotidien). Nous avons une bonne idée car ce soir, il sera fermé pour cause d’Independance Day. Bonnes grillades et glaces.

La chaleur suffocante à Hanksville invite au repos en arrivant au Whispering Sand, motel de base avec frigo et micro-ondes pour un prix très sage ! Même un week-end férié ici ce n’est pas la foule !

Quand nous sortons en fin d’après-midi la chaleur est toujours torride ! Plutôt que d’aller visiter Little Egypt, pourquoi ne pas aller jusqu’aux Henry Mountains, destination probablement plus fraîche.

La décision est prise. Mais nous n’arriverons jamais au pied des dites montagnes, car au bout de quelques miles le voyant lumineux de la pression des pneus clignote : un pneu crevé !

Il faut alors trouver la « tige » qui permet de faire descendre la roue de secours, le crique.. . tout cela bien caché et pas tout au même endroit. Cela nous vaut quelques suées et quelques mots de travers ! Mais pas le choix, il faut y arriver. Un seul véhicule nous croise et sa conductrice ne daigne même pas nous jeter un coup d’œil. Finalement c’est fait …mais adieu doux climat des Henry Mountains. Il ne reste plus qu’à retourner à Hanksville pour réparer. N’oublions pas que nous sommes le 4 juillet.

Et bien même un jour férié, nous avons trouvé une station-service où le patron nous a fait la réparation illico ! Pour à peine 26$ !

Soirée dans la chambre : internet, visionnage des photos, et plateau -télé….pépère, quoi !

Cathedral Valley

De Green River à Park City

J34(05/07) : Hanksville – Green River.

Malgré notre crevaison, une nouvelle piste est à l’ordre du jour, celle amenant dans la partie excentrée de Canyonlands, Horseshoe Canyon pour une randonnée qui allie nature et culture, en direction de la Great Gallery et trois autres sites de pétroglyphes.

Le départ est matinal en raison du trajet : 30 miles dont 19 sur de la piste ! Et si on ne veut pas randonner sous le cagnard….Mais le ciel est couvert ce matin, alors… ?

Bon, rendons nous sur place, nous aviserons après. Nous traversons ces paysages de dunes sous de gros nuages !

A 8h30, nous y sommes mais il nous faudra une heure pour nous décider ! Que faire ? Quelques gouttes de pluie, des coups de vents, toujours des nuages, les nombreux avertissements sur les dangers et les désagréments du canyon (flash flood, éclairs, taons…), sur les difficultés de la randonnée (chaleur, dénivelé, déshydratation) n’aident pas à prendre une décision.

Après avoir tourné en rond, nous décidons finalement d’y aller mais de rebrousser chemin au moindre petit changement de temps et en ayant bien pris soin de mettre un pantalon (présence de taons indiquée !). Durée prévue dans la documentation du parc : 6, 5 miles/ 3 à 8h / dénivelé 250m.

Le temps imprévisible nous fait accélérer la cadence : on ne court pas, mais presque, dans la descente et aussi dans le fond du canyon. De toute façon, la présence de moustiques et moucherons ne nous engagent guère à flâner !

Les pétroglyphes sont superbes !

Ici Alcove Springs Gallery

Là dans Great Gallery

Nous faisons une courte pause près de la dernière galerie pour nous restaurer un peu puis reprenons aussitôt le chemin du retour tant que le temps se maintient.

Finalement ce temps couvert aura été un atout, car nous n’avons pas eu à souffrir de la chaleur, notamment à la montée finale. A 13h, nous sommes de retour au parking nettement en avance par rapport à nos prévisions.

Un peu de pluie et surtout un ciel désespérément gris nous incite à zapper Goblin Valley et à rejoindre immédiatement notre prochaine destination, Green River (la ville).

Au Comfort Inn nous restons dans notre chambre tout l’après-midi puis nous décidons tout de même d’aller voir Crystal Geyser en soirée sous un ciel d’orage

Détails…

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le photographe n’est pas tout seul. Il y a foule près du geyser (qui doit être en fin d’éruption car l’eau ruisselle encore sur les concrétions calcaires) : rafteurs, campeurs, pique-niqueurs, promeneurs, baigneurs….

Retour à Green River pour un dîner au Tamarisk Restaurant attablés derrière de grandes baies vitrées qui donnent sur le fleuve du même nom, sympa pour le coucher du soleil. Cuisine correcte.

J35 (06/07) : Green River – Park City

Nous voici à trois jours de la fin de notre voyage ! Suite aux différentes modifications faites en cours de route, nous bénéficions toujours de deux jours d’avance alors nous choisissons de les passer dans les montagnes de Salt Lake City . La station de sports d’hiver ayant accueilli des épreuves des Jeux Olympiques de 2002, Park City, est retenue. Altitude 2070m : hum, il doit y faire très bon !

Alors ce matin, le désert, c’est fini ! En route pour la montagne !

Green River…Price….Provo….la route est très belle et la ville de Provo surprenante avec ses belles maisons bourgeoises….Heber City où nous prenons le meilleur expresso de tout le Southwest (la patronne est flattée !)….et arrivée à Park City en tout début d’après-midi.

J’avais repéré sur internet un studio très mignon mais en arrivant sur place, la résidence est complète. Où trouver ? A l’accueil, le gars nous dit « Peut-être au Marr… ? » Sans vraiment comprendre la fin de sa réponse, nous faisons le tour du pâté de maisons espérant trouver un hébergement dans la résidence voisine. Au moment de pénétrer dans la dite résidence, je m’aperçois que nous sommes au Marriott Hotel. Bah, demandons tout de même les prix !

Finalement, l’hôtel n’est pas plus cher que celui que nous avions pris à Gardiner, Grand Teton ou Flaming Gorge….alors un petit plaisir pour la fin du voyage n’est pas de refus.

Nous nous installons pour les trois dernières nuits au Marriott Hotel. Ah, ça change des motels de base !

Une petit tour au Visitor Center, histoire de nous documenter sur la station… et puisque ce dernier se trouve à proximité des fameux outlets de Park City, nous nous octroyons une après-midi shopping.

Ici, aux Tanger Outlets, 50 magasins d’usine (Levi’s, Nike, Reebok, Gap, Calvin Klein, Ralph Lauren..) permettent de renouveler sa garde-robe à moindres frais. Oh, on n’a pas fait de folies…. juste renouvelé nos shorts usés jusqu’à la trame sur le slickrock du Southwest plus quelques tee-shirts et polos pour nous et pour nos enfants (gare au surpoids des valises ! ).

Tout l’après-midi y passe …et c’est presque aussi fatigant qu’une randonnée…alors quelques brasses dans la piscine du Marriott sont bienvenues.

Pour le dîner, tout juste deux étages à descendre ! Ce soir, on essaie le restaurant de l’hôtel (Park City Grill) qui nous offre une remise le premier soir (autant en profiter !). Les crevettes sautées sont excellentes avec un bon verre de Cabernet blanc californien !

Pétroglyphes de Great Gallery

Park City et environs J36 (07/07) : Park City

Aujourd’hui allons voir de plus près à quoi ressemblent les montagnes de Park City !

Nous nous rendons jusqu’à Silver Lake Village en voiture. Au Visitor Center, on nous avait indiqué qu’à partir de là nous pouvions prendre un télésiège jusqu’au sommet puis redescendre à pied.

Mais franchement il y a à peine 250 m de dénivelé, une bagatelle après tout ce qu’on a fait depuis 5 semaines…alors la montée à pied s’impose. Aller par Silver Lake Trail (2 miles), retour par Ontario Trail (2, 5 miles).

Le chemin croise à plusieurs reprises des télésièges.

Vue plongeante sur Jordanelle Reservoir dans la vallée.

Encore des névés présents près du chemin et pas plus de 10° à l’ombre (à l’arrêt, polaire bienvenue) mais chaud au soleil !

Le sentier traverse des bosquets de bouleaux !

L’après-midi se finit à la piscine de l’hôtel : après quelques longueurs, un peu de lecture sur les transats…tranquilles !

Ce soir, nous rejoignons le centre ville de Park City. Nous déambulons dans Main Street, très animée, afin de choisir un restaurant. Un trottoir puis l’autre….Il y a de nombreux restaurants, plutôt chers dans l’ensemble, à l’image de cette station assez huppée !

Notre choix se porte sur Zoom, un restaurant appartenant à l’acteur Robert Redford (ça, nous l’apprenons sur place ). D’abord attablés à l’extérieur, nous migrons vite vers l’intérieur car avec la nuit qui tombe, les températures se rafraîchissent sérieusement ! On est à la montagne ici !

« Roasted Half Chicken with an Orange-Sesame Glaze, Jasmine Rice and Ponzou Stir » pour moi et pour Hervé…. « Herb and Asiàgo Crusted Alaskan Halibut with a Red Pepper Vinaigrette, Seared Spinach and Grilled Asparagus » De quoi vous mettre l’eau à la bouche !

En sortant, on prend une petite glace chez Chocolate Factory. Oui, vous l’avez compris, nous sommes très gourmands !

J37 (08/07) : Park City – Mirror Lake Road – Park City.

C’est notre dernière journée complète ! A cette occasion nous décidons de parcourir une Scenic Byway, la Mirror Lake Road qui relie Kamas (UT) à Evanston (WY). Nous n’irons pas jusqu’au bout mais jusqu'au Mirror Lake, ce qui fait environ 50 miles l’aller.

La route grimpe doucement dans les Uintas Mountains. Qui voudrait camper sur cette route aurait l’embarras du choix, on trouve ici une multitude de campings !

Notre premier arrêt se fait aux Provo River Falls, de jolies cascades encadrées d’une très belle forêt de conifères.

La route au col de Bald Mountain passe à plus de 3500m, puis plonge vers le Mirror Lake, pas si miroir que cela malgré tout !

Nous mettons 6$ dans un enveloppe car on est ici dans une Recreation Area dès qu’on s’arrête ! L’aire de pique-nique est sympathique mais infestée de moustiques, nous finissons notre sandwich dans la voiture.

On risque tout de même le tour du lac après manger, mais on est quitte pour quelques piqûres. Familles et pêcheurs fréquentent les abords en grand nombre, ce qui fait que l’on ne s’attarde pas davantage, préférant poursuivre en voiture jusqu’au parking vers Ruth Lake.

Un sentier (1, 5 miles A/R) mène jusqu’à ce lac, beaucoup moins fréquenté et plus sauvage que le précédent.

De retour à l’hôtel en milieu d’après-midi, il est temps de préparer les valises. Pour le dîner nous liquidons notre ravitaillement….Demain c’est le grand retour !

Mirror Lake

La fin du voyage

J38 (09/07) : Park City – Salt Lake City – Paris

Ce matin il faut rejoindre Salt Lake City et pour en profiter jusqu’au bout nous quittons l’hôtel à 8H.

Nous voilà avant 9h dans le centre de la Capitale des Mormons.

Une petite visite de Temple Square s’impose ! Nous déclinons la visite guidée et préférons tout juste jeter un rapide coup d’œil aux différents bâtiments.

Impressionnants, d’ailleurs !!!

Salt Lake Temple

En une demi-heure, c’est fait ! Puis direction Museum of Fine Arts dans le Campus Universitaire.

C’est l’exposition temporaire « Monet to Picasso » qui a motivé notre visite. En attendant qu’elle ouvre, nous parcourons rapidement le premier étage et ses salles permanentes.

Une pièce du musée !

Puis nous passons le reste de la matinée à admirer les tableaux des peintres européens les plus célèbres : Renoir, Degas, Monet, Van Gogh, Dali, Picasso, Matisse et encore d’autres.

Les photos sont interdites, mais voici un lien vers les « highlights » de l’exposition.

Après cette parenthèse culturelle, revenons à des considérations plus matérielles : il est midi, où aller manger ? Nous nous rapprochons de Main Street et après avoir consulté notre guide, nous retenons « Lamb’s Grill Cafe », l’un des plus vieux restaurant d’Utah. Malgré son nom, il ne propose pas que de l’agneau mais une cuisine américaine variée. D’ailleurs je choisis du poisson et Hervé une bonne grillade.

Pour l’expresso il faut aller au Starbucks voisin et sur la place se produit un orchestre country. Dommage que l’on ne puisse pas s’attarder. Non, décidément, c’est l’heure, il est bientôt 14H….début de l’enregistrement.

Un dernier hoodoo qui trône en plein cœur de Salt Lake City !!!

A l’aéroport, après avoir rendu la voiture, nous nous présentons au comptoir d’enregistrement. L’employé après avoir ouvert mon passeport, me montre son badge : il porte le même patronyme que moi. Ravi, il me fait le check-in dans la langue de Goethe (manifestement sa langue maternelle !) et du même coup, ferme les yeux sur les 25 kg (au lieu des 23 règlementaires) que pèse une de nos valises !

Passage des contrôles, attente….l’avion décolle à 17h !

J39 (10/07) : Paris – retour maison.

11H15 : l’avion se pose à Paris-Roissy. Il faut maintenant affronter le RER avec tous nos bagages…pas une mince affaire, quand il faut passer les tourniquets avec sur le dos une tente 2 secondes (une tortue Ninja dans le métro) ! Une dizaine de stations et nous voilà à destination.

Les meilleures choses ont une fin alors....

It's really .............. the End !

Hoodoo en plein coeur de Salt Lake City

Le mot de la fin

Un voyage exceptionnel !

Plus de 7000 kms parcourus en voiture dont pas mal sur des pistes mais surtout, beaucoup, beaucoup de kms parcourus à pied !

Le fait de n’avoir réservé aucun hébergement d’avance nous a donné une grande liberté et nous a permis d’adapter le programme à la météo, surtout au début à Yellowstone où le temps était capricieux ! Cela était d’autant plus facile que nous étions en juin.

Autres avantages du mois de juin :

- Une fréquentation touristique modérée, essentiellement des Américains, quelques Européens, très peu de Français !

- Un temps sec (à partir de Moab), ce qui nous a permis de mieux pouvoir gérer les excursions sur les pistes et les sentiers de randonnée. Moins de risques de flash-flood et d’orages. Un circuit tel que le nôtre est difficile à tenir en août où les orages sont quotidiens.

- Des journées longues !

- Une flore très riche dans les déserts (non visible l'été)

Inconvénient :

- La présence +++ de moustiques et dans le fond de certains canyons de taons : prévoir pantalons et répulsifs.

Nos coups de cœur !

On a tout aimé ….le classement est difficile..

Disons que, malgré quelques aventures, ce sont des lieux où l’on a campé (car immergés dans le wilderness) dont nous gardons les souvenirs les plus forts : Dinosaur, Canyonlands, CBS, Cathedral Valley.

Sinon beaucoup d’autres sites nous ont permis des randonnées remarquables, voire exceptionnelles : ruines indiennes de Mule Canyon, Road Canyon et Moon House… Golden Cathedral…les pétroglyphes de Cedar Mesa et Horseshoe Canyon…. Arches….Natural Bridges.. Colorado NM…des lieux où nous étions toujours seuls ou presque !

Appréciant particulièrement les grands espaces vierges et la solitude qui les accompagnent, nous avons été comblés par le sud ouest américain.

Nous avons apprécié Yellowstone davantage pour sa faune que pour ses phénomènes volcaniques, mais le temps ne s’y prêtait pas.

Ce sont les endroits en général mythiques ou classiques (comme Monument Valley par exemple ) pour lesquels nous avons été le moins enthousiastes.

Bibliographie

- « Photographing the Southwest » volumes Utah et Arizona (Laurent Martres), guides auxquels Philippe (Sedonax) a beaucoup contribué.

- « Yellowtone & Grand Teton NP /Must-do hikes for everyone » (Andrew Dean Nystrom) pour la description de randonnées dans ces 2 parcs.

Routard et Lonely Planet Ouest Américain (ont seulement servis pour trouver hôtels et/ou restaurants)

Le site www.ouestusa.fr de Thierry (Wavemaster) et Philippe (Sedonax) déjà cité en introduction : incontournable pour la description de beaucoup de sites et de randonnées.

- Le site de photos de Philippe (Sedonax) www.phschuler.com.....pour vous donner envie !

Pour compléter la documentation précédente, quelques sites internet qui m'ont été particulièrement utiles pour la préparation de certaines randonnées :

- Fort Bottom J12 www.utahtrails.com/FortBottom.html - Moses & Zeus J12 www.utahtrails.com/Moses.html - Tower Arch J14 climb-utah.com/Moab/tower.htm - Confluence Overlook J16www.utahtrails.com/Confluence.html - Mule Canyon J18 climb-utah.com/CM/mule.htm - Owl Creek to Nevilles Arch J19 www.localhikes.com/...s/Owl_Creek_0000.asp - Golden Cathedral J29 www.dankat.com/swhikes/maps/neoncn.htm

Début 2009, le virus de l'Ouest Américain nous a repris et nous sommes allés découvrir l'Arizona et le Nouveau-Mexique au printemps. C'est ici.



Mon voyage Montréal - Boston - New York d'août 2007 English translation pending
by Libellud · 2008-07-31 · 7 replies
Au mois d'août 2007, sur un coup de tête, je suis parti aux États-Unis, via le canada pour un séjour d'un peu moins de trois semaines.

Via le Canada car j'avais trouvé 4 jours plus tôt une promotion sur internet, via le site de nouvelles frontières. Ce voyage a donc été plus qu'improvisé et j'ai souhaité ici, donner à celui ou celle souhaitant effectuer le même voyage ou à peu près, des informations pratiques, que vous pourrez d'ailleurs retrouver dans la plupart des guides touristiques.

En tout cas, il est très facile de voyager aux États-Unis et passer par Montréal pour découvrir la côte est peut être une bonne initiative à ceux qui ne connaissent pas encore le Québec.

I/ Transport :

A/ Mode de transport

Avion

Environ 7 heures 20 de vol pour 6 heures de décalage.

Bus

The chinesebus

Autant le dire de suite, il n’existe pas de compagnies chinoises permettant de relier Montréal à Boston. J’ai mené ma petite enquête dans les quartiers chinois de Montréal et de New York. Rien. Seuls les GreyHound Bus s’y rendent. Les bus chinois permettent en tout cas sur la côte de voyager à moindre coût sur un ensemble de villes américaines dont Boston au départ de New York par exemple…et pour un coût modique.

http://www.staticleap.com/chinatownbus/ http://www.gotobus.com/bus/

The GreyHound Bus

Greyhound produit des passes permettant un nombre de voyage illimité sur son réseau. Si vous avez l’intention de bouger, je vous le conseille vivement.

Le Prix du pass (Domestic Ameripass) Adultes Enfants Etudiants Seniors 7 jours 219 $ 120 $ 195 $ 195 $ 10 jours 269 $ 145 $ 240 $ 240 $ 15 jours 319 $ 180 $ 283 $ 283 $ 21 jours 379 $ 210 $ 337 $ 3337 $ 30 jours 419 $ 240 $ 371 $ 371 $ 45 jours 479 $ 270 $ 425 $ 425 $ 60 jours 589 $ 335 $ 522 $ 522 $

Si vous ne prenez pas le pass, je vous conseille aussi vivement d’acheter vos billets à l’avance afin de bénéficier de réductions intéressantes. http://www.greyhound.com/home.asp

B/ Montréal – Boston – New-York- Montréal en bus.

1. Montréal – Boston

Modalités 1

Se présenter à la station de bus Berry Uqam de Montréal. Prendre sont ticket pour Boston (ne pas prononcer mais comme ). Coût : 80, 50 $ (rien que çà !)

La frontière Américaine n’est qu’à une heure de route de Montréal. Arriver à la frontière, nous devons descendre du bus avec nos bagages à mains (au retour, entre New-York et Montréal nous avons dû également prendre nos sacs à dos) et nous présenter devant l’officier des douanes. Durée de l’opération, une demi-heure, le temps que tous les passagers se présentent, indiquent le motif de leur visite aux Etats-Unis et que tous les passagers réintègrent le bus.

Modalités 2

Car en effet, tout le monde n’a pas droit au même traitement selon son pays d’origine. Ce jour-ci plusieurs français, dont moi, avons eu droit au grand jeu. Welcome to USA ! L’opération commence par le scannage de l’index et du visage via une Webcam. Ensuite, certains passeront un interrogatoire plus poussé dans une pièce à part et des questions de ce type vous serons posées : Pourquoi êtes vous venu aux États-Unis ? Pourquoi avez vous pris votre décision si tard (j’ai préparé mon voyage en trois jours) ? Quel est votre budget ? Combien vous a coûté votre billet d’avion ? Pouvez-vous nous montrer les originaux (surtout celui du retour) ? Avez vous déjà voyagé en Irak ou en Afghanistan (mon passeport étant nouveau, aucune trace de ces voyages n’y figuraient, de toute manière je n’y étais jamais allé…) ? Quel est votre métier (ne dites pas que vous êtes en recherche d’emploi, car cela pourrait passer pour une tentative d’immigration). Que transportez-vous dans votre bagage et dans votre gourde ?

Cette inspection m’a rendu vraiment mal à l’aise sachant que je ne comprenais qu’un mot sur deux. A la fin, les deux hommes ont été amenant et m’ont expliqué qu’ils étaient dans l’obligation de procéder à ce type d’interrogatoire, qu’il n’y avait rien de « personal ».

En remontant dans le bus, je faisais profil bas. Les passagers m’attendaient depuis une demi-heure.

Autrement, le voyage vaut vraiment le coup. Le bus passe en effet par le Vermont. Ses montagnes, ses arbres. J'aurai voulu faire un stop à Burlington (le bus en provenance de Montréal, s'y arrête). Une ville très « liberal » comme me l'a dit un passager assis à côté de moi, vivant dans cette paisible mais dynamique ville de l'est Américain.

2. Boston-New-York

Pour ma part et par souci de coût, j’ai utilisé la compagnie Fungwahbus (wwww.fungwahbus.com). Pour cela, il suffit de se rendre à la station centrale de bus de Boston et de chercher les guichets des deux compagnies chinoises faisant le trajet (Fungwahbus et Lucky Star). Ces deux compagnies se trouvent l’une en face de l’autre. Pas de réservation nécessaire. Des départs sont organisés toutes les heures pleines de 7 heures du matin à 22 heures le soir. Seulement 15 dollars à débourser, c’est dire…. Les cars sont en bon état et la conduite sûre. Ils vous déposeront dans le quartier de Chinatown. Un métro (Canal Street) non loin de là vous emmènera à votre hôtel sans difficultés.

3. New-York – Montréal.

Comme je l’ai précédemment indiqué, uniquement les GreyHound bus empruntent le trajet. Voici la TimeTable des bus au départ de New-York et ce Montréal (horaires en vigueur à partir du 26 juin 2007).

New-York Montréal

Départs quotidiens

Départ Arrivée O.O1 07.55 08.00 16.05 8.30 16.55 11.15 20.05 13.00 20.55 17.30 02.10 21.30 05.50 23.00 06.20

Départs supplémentaires le vendredi et le dimanche

11.45 19.05 13.30 21.20 21.0 04.55

Montréal->New-York

Départs quotidiens

7.45 16.15 9.15 18.00 11.45 20.15 16.15 00.15 22.30 06.15 23.00 06.30 23.45 07.15

Coût = 76, 50 $ (tarif plein sans réduction)

C/ Budget

1.Transports

Le bus Montréal Boston : 80 $ 50 Boston- New-York : 15 $ New-York- Montréal : 76, 50 $ = 172 $ (soit environ 124 euros) Avion Vol Corsairfly : 396 euros + Frais billetterie = 30 euros + frais de dossier = 15 euros + assurance annulation = 48 euros. Total = 489 euros.

Métro New york = Metrocard, Tranports illimités sur 7 jours = 24 dollars (76 dollars pour un mois) http://www.mta.info/metrocard/mcgtreng.htm#unlimited

Boston = Charlieticket = Pass mensuel = 59$ . 15$ Hebdomadaire. Vous avez aussi la possibilité de recharger votre pass en fonction de vos besoins, avec 10 $ par exemple. http://www.mbta.com/fares_and_passes/passes/

Coût total transport (avion + Bus) 489 Euros + 124 Euros (=172 $) = 613 Euros

Budget :

Traveller US : 496 euros = 650 dollars Espèces US : 150 euros = 200 dollars Espèces Canada : 150 euros = 109 dollars

II/ Hébergement

A/ Montréal

Auberge de jeunesse Maeva Montréal😉 4755, rue St-Hubert, Montreal, QC H2J 2X6 Tel. 514-523-0840 Réception est ouverte de 8h à 23h temps GMT-5 Est (usa et canada) Tarif : 22 dollars http://www.aubergedejeunessemaevamontréal.com/ Comme vous le verrez sur le site, de l'aéroport, vous pouvez soit prendre la navette directe, vous emmenant au terminal de Bus Berri-Uquam. L'opération coûte tout de même 13 $, alors qu'en prenant le bus, il ne vous en coûtera que 2, 50 $ par personne. Prendre le bus 204, jusqu'à l'arrêt Cardinal (gare Dorval), passez par le sous terrain, pour vous rendre de l'autre côté de la gare. Là prendre le bus 211 jusqu'au métro Lionel Groulx. C'est simple, un peu plus long (comptez une bonne heure), mais le bus prend à peu près la même route que la navette. Il faut juste attendre le bus 211 pour la correpondance. C'est ce qui retarde un peu.

L'auberge de jeunesse est vraiment sympa, conviviale et située sur le plateau Mont Royal. Des chambres de 4/6lits. Une cuisine commune, comme à la maison. Un accès gratuit à internet. Un accueil remarquable. Que dire de plus. J'adore.

De plus, le quartier très dynamique, à la fois résidentiel et festif, à deux pas du parc du mont royal, mérite la visite. La bouche de métro Laurier est à deux pas et vous amène en quelques minutes soit dans le vieux Montréal ou dans tout autre quartier.

Pour y séjourner, pas besoin d'être titulaire de la carte des auberges de jeunesse. Un atout non négligeable si vous ne comptez pas

B/ Boston

Auberge de jeunesse de Boston😉 12 Hemenway Street. Boston, MA, 02115 http://www.bostonhostel.org/contact.shtml Tarif : 35 dollars

Cette auberge de jeunesse, contrairement à celle de Montréal, nécessite une carte. Elle vous ai remis dès votre première nuit. Au bout de 6 nuitées passées dans le réseau des auberges de jeunesse, la carte vous donne droit à des tarifs avantageux.

L'auberge de jeunesse se situe dans un quartier très vivant. Écoles de musique, salles de spectacles, parcs, restaurants bons marchés (notamment un thaïlandais très sympa à l'angle). Tout y est. Vous n'êtes pas dans le centre touristique de Boston, mais le métro vous y emmène rapidement.

L'auberge est propre et sa structure (grande cuisine, salle de repas, laverie, internet, fauteuil relaxant) ainsi que son organisation (concert, boite de nuit, visite de Harvard....), facilite les contacts.

Le petit déjeuner à volonté est compris dans le prix. Ce qui n'est pas négligeable.

L'accueil est correct, même si la taille de l'auberge ne facilite pas forcément les relations de proximité avec le personnel. Je les ai trouvé parfois « un peu sec » (a little dry).

J'y retournerai, c'est sûr.

C/NewYork

Chelsea Iinternational Hotel.🙁 251 west 20th street Prix = 30 dollars

Cette hôtel est situé dans le quartier de Chelsea, comme son nom l’indique. Il est donc possible de se déplacer à pied jusqu’à Soho, Greenwich ou l’Empire State Building. C’est bien là un des seuls avantages de cet hôtel. Car cette auberge est avant tout fonctionnelle. Les chambres, les douches et toilettes sont propres, mais les chambres sont vraiment exiguës (si vous avez de grosses valises, cela devient même très compliqué pour les poser). La chambre dispose de « Locker » consignes, permettant uniquement d’y mettre un sac à dos de 60 litres ou un peu plus (pensez à prendre un cadenas à clés ou à code). Les cuisines quant à elles ne disposent presque pas de vaisselles. Pensez donc à prendre vos ustensiles.

L’accueil est quant à lui vraiment décevant. On voit bien que cet hôtel brasse des milliers de voyageurs par an. Derrière la vitre, l’agent d’accueil, ne faisait aucun effort pour me comprendre ou du moins pour me mettre à l’aise. La fatigue du voyage, la chaleur étouffante, la découverte d’un nouveau lieu m’avait quelque peu épuisé et mon premier contact fut donc décevant. Ici, on accueille pas les touristes on les logent. Son boulot consistait seulement à procéder à l’enregistrement d’un nième client. Point d’indications sur les activités, les visites organisées. Car tout simplement car il y en avait pas (contrairement aux auberges de jeunesse estampillées Hostelling International, qui elles, proposent des sorties, facilitant ainsi les rencontres et une connaissance plus approfondie et à moindre coût de la ville).

Le seul lieu de rencontre était la cour (fermant à 22 heures) avec ses deux immenses tables toutes en longueur, me faisant penser à un camp de colonies de vacances. Ici, comme d’ailleurs dans toutes les auberges de jeunesse que j’ai pu visiter, des accès internet son possibles pour la somme de deux dollars les 20 minutes. Autant prévoir du cash, car le temps passe vite.

Il est facile de se restaurer autour de l’hôtel pour tout budget. Des supermarchés sont également présents à quelques pas. Ainsi que la station de métro situé sur la 23ème rue.

Jazz on the city 😐 201 W. 95th Street, Déjà, on s'éloigne du centre pour se rendre non loin de Central Park. Le quartier est (j'ai trouvé) un peu quelconque. L'hôtel a été refait à neuf. Les chambres sont grandes (contrairement à Chelsea International Hotel) et propres.

Seul Hic. Les étages. Çà monte dur. D'autant que la salle de convivialité (très petite) est située au dernier étage, sur le toit. Autant dire, qu'il vaut mieux être en forme.

L'accueil est très sympa (du fait certainement de sa capacité). Par contre, les activités sont inexistantes. Pas de cuisine non plus.

Cet hôtel est situé non loin de l'auberge de jeunesse internationale de New-York. http://www.hihostels.com/dba/hostel060003.fr.htm A en croire certaines personnes rencontrées à New-York, ce lieu semble être un bon endroit pour séjourner. Gros inconvénient. Sa localisation. Un rien éloigné du centre.

III/ Activités touristiques

A/Les « Tour »

A New-York, comme dans d’autres, ici ou ailleurs, foisonnent les possibilités de découvertes express de ce qui est censé faire la ville et la vie. Du fameux Double Deck permettant une vue dégagée et aérienne, au walk Tour, les opérateurs touristiques, plus ou moins indépendants, rivalisent d’inventivité afin de réjouir le touriste désireux de s’abandonner pour quelques temps dans les mains d’experts, ayant pris le soin de choisir ce qu’il fallait voir.

Comment s’opère la sélection de ces lieux désirables, désirés et à désirer ? Pourquoi les mêmes lieux reviennent-ils dans la plupart des offres ? L’offre répond-elle à une demande ? Si oui, d’où vient la genèse de celle-ci ? La connaissance préalable de la ville à visiter via la lecture de guides touristiques, construit-elle l’offre des opérateurs ? Celle-ci, est-elle simplement une mise en pratique du désir suscité par cette même industrie ?

Ainsi, est-il nécessaire d’aller assister à une messe à Harlem le dimanche matin ? De gravir l’empire State Building la nuit ? De se prendre en photo sur Times Square ? D’aller visiter la statut de la liberté, le musée de l’immigration, le Metropolitan ou le MOMA, pour savoir ? Ces lieux condenseraient-ils l’histoire et la culture d’un peuple ? Leurs visites épargneraient-elles la rencontre avec les habitants ?

Que nous apportent ces visites ? Comment ces lieux sont-ils devenus sujets d’attention ? Pourquoi sont-ils si importants à visiter ? Qu’en retient-on ?

Observer nos propres pratiques dans nos propres villes est digne d’intérêt. Combien de nous avons emprunté le petit train, marché en compagnie d’une guide touristique dans une ville où l’on travaille, faisons nos courses, aimons, se distrayons ? Quelle est la différence entre touriste et un « non touriste » ? Ce dernier sait, et l’autre non ? Que sait-il que le touriste ne sait pas ? Quelles sont donc ces « merveilles » à découvrir ? Qu’est-ce qui nous pousse à prendre du temps de nos vacances, de l’argent de nos comptes, des coups du soleil pour nous rendre plus loin, ailleurs ?

Ces questions restent en suspend. Chacun y trouvera ses réponses. Nous avons tous de bonnes raisons de partir ou pas. Et si partir il y a, nous avons aussi nos raisons nous amenant à visiter tel ou tel lieu. La peur de l’inconnu, l’envie de faire vite, d’aller à l’essentiel (lequel d’ailleurs ?)…

Voici un florilège des possibilités offertes par Boston et New York et pour elles, à destination de nous ou de eux, comme vous voudrez, souhaitant voir ce qu’il y a à voir.

1. New York

- CitySight NY / Hop on Hop off. Double Deck Tours Wwww.citysightsny.com Plusieurs formules de Manhattan, Brooklyn, Harlem, Statue de la liberté, Tour TV & Movie Site, Tour Sex & the city, Harlem Gospel Tours, Tours en bateaude (the Beast…), tour nocturne. A noter que les double deck passent passent la plupart du temps par des avenues. Dans la partie basse de Manhattan (Soho, Greenwich, little italy, chinatown, east village), il est selon moi préférable de descendre à pied pour se promener. En fonction de la formule choisie, il faut compter aux alentours de 60 $.

- Big Apple Greeter 1 center St, 20ème étage. 1-212-669-8159. Ouvert en semaine de 9 heures à 17 heures du lundi au vendredi. http://www.bigappelgreeter.org. Big Apple Greeter est une association de bénévoles supervisée par la mairie. En compagnie de New-Yorkais bénévoles découvrez la ville à travers leurs yeux et leur expérience. Du vécu en somme. Il faut les contacter au moins trois semaines à l’avance et remplir une fiche de vœux, avec les quartiers que vous désirez visiter, les langues parlées, votre date d’arrivée, le nombre de jours de visite, les coordonnées de votre hôtel… A faire. A Nantes, l’initiative est lancée. http://www.greeters-nantes.com/. Allez jeter un coup d’œil sur le site, franchement bien ficelé. Rencontrer les « autochotones », connaître leur vision de la ville et de la vie dans la ville. Voilà une idée originale pour sortir des sentiers battus, à arpenter en parallèle.

- Grand Jerry Tour

L'auberge de jeunesse de New-York (sur Amsterdam avenue) propose de nombreuses activités, tel que le Grand Jerry Tour. Départ vers 8 heures 30 du matin de l'auberge de jeunesse le samedi uniquement. Et là, vous allez marcher....jusqu'au lendemain matin minuit. Visite de Brooklyn, du pont, wall street, Statue de la liberté (uniquement en Ferry), ChinaTown et Little Italy, Greenwhich, Soho, Empire State Building, Central station et...enfin Times Square.... Jerry est un ancien prof à la retraite qui bénévolement depuis plusieurs années s'anime à faire découvrir sa ville aux touristes (jeunes ou non). Ses explications sont très riches et, détail non négligeable, fait l'effort de parler distinctement et à haute voix. Un conseil. Prévoyez de l'eau bien sûr et de quoi manger. Lors de cette expérience, le seul repas de la journée, a été pris vers 17 heures dans un restaurant chinois, après 8 heures de marche non stop. Beaucoup d'entre nous rouspétaient, mais Jerry continuait sa route en nous rassurant par un «We'll eat soon, don't worry ». Dur. Coût de la promenade : 10 Dollars.

Repas : 10 dollars environ. (les billets sont à acheter à l'auberge de jeunesse. Il faut me semble-t-il faire partie de l'auberge de jeunesse pour acheter les billets (mais bon...) Big onion walking tours

Je ne l'ai pas fait, mais à en croire leur prospectus l'offre est alléchante : « Immigrant New York » « The Original Multi-ethnic Eating Tour » « The official Gangs of New-York » « Revolutionary New-York » And so on... avec des visites thématiques historico culturelles sur les différents quartiers de la ville. Www.bigonion.com

- Newyork Waterwaytours www.nywaterwaytours.com Différentes croisières en bateau par themes (histoire, architecture, statute liberté, pour les enfants). Bien sûr ce tour opérator propose également des Double Deck Tours, Movie Tour…. Déjà vu plus haut.

- Bike and Roll Tours www.bikeandroll.com

Société proposant des tours à vélo le long de l’Hudson River Greenway (une piste cyclable permettant de faire le tour d’une partie de l’île de Manhattan, avec vue constante sur l’eau. Donc point de visites des quartiers. Peut être en raison d’une circulation automobile dense), des locations à l’heure (8 $), demi journée ou à la journée. Des visites de Central Park à vélo. Les visites guidées tournent autour de 40 £ pour environ 2 heures 30 de balade.

- New York Party Shuttle Tours www.newyorkpartyshuttle.com

Leur devise : “Arrive a tourist. Leave a local » Cette offre m’a l’air assez intéressante car les durées de visites sont relativement longues (maxi 5 heures 30 pour 68 $) et le moyen de transport utilisé (une navette) offre des possibilités de déplacement et d’excursion, que les Bus à double étages ne permettent pas

- Worl Trade Visitor Center. Sur le lieu du drame, vous pourrez visiter un lieu de souvenir mais aussi une visite du site avec un accompagnateur. www.tributewtc.org.

Autres lieux

Top of the rock, observation deck. Rockfeller Center. Un autre point de vue de la ville, vue d’en haut, avec vue sur l’Empire State Builidng…que l’on peut visiter par la suite. www.topoftherocknyc.com

Empire state builing Observatory. Dommage qu'il ne soit pas éclairé entièrement la nuit, en raison d'un coût de l'énergie important.

Liberty Island et Ellis Island.😉 J'ai beaucoup aimé ces lieux, car retranchés de la chaleur et de la pollution de la ville. La mythique statue est relativement impressionnante de part sa hauteur. Elle est entourée d'un parc arborée permettant de se reposer. Je regrette de ne pas avoir prévu plus large pour profiter plus sereinement des deux îles et y flâner. Vous pouvez visiter l'intérieur de la statue, mais à ma grande surprise, lorsque j'y suis allé, il était nécessaire de réserver.

Ellis Island et le musée de l'immigration est exceptionnel. Avant de devenir un musée, ce sont près de 100 millions de migrants qui ont fréquenté cette plaque tournante, entre 1892 et 1954. Seuls 2 % d'entre eux se voyaient refuser l'accès au nouveau monde. Les autres rejoignaient leur famille, ou tentaient the american way of life. L'endroit est impressionnant de part sa taille. On a sans mal à imaginer les millions de personnes ayant parcouru des milliers de kilomètres attendant le verdict du bureau à l'immigration. Au rez-de-chaussée les visiteurs peuvent consulter la base de données recensant le nom des personnes ayant fréquenté cette plate-forme. Peut-être un de vos ancêtres s'y trouve-t-il ?

Puis, vous croiserez au détour de votre visite le long des trois niveaux, d'importantes ressources iconographiques (photos d'époques, objets, vidéo, musique). Ce traitement rend la visite dynamique et l'identification avec ces migrants possible. De part l'histoire de leur passé, les raisons de leur venue, les façons qu'ils ont eu à s'intégrer à leur pays d'adoption, la comparaison n'en est pas moins universelle.

Le Ferry se prend à Battery Park, non loin du Downtown. Premier arrêt Statue de la liberté. Deuxième arrêt Ellis Island. On descend au premier, visitons la statue, puis faisons la queue une deuxième fois pour nous rendre à Ellis Island. Pour la statue : www.nps.gov/stli

Il faut prévoir une bonne demi-journée si vous comptez également pique-niquer dans le parc.

Les pass

Explorer Pass www.explorerpass.com/newyorkcity Ce pass permet de choisir entre 3 et 5 attractions et de les « consommer » pendant 30 jours. Ce pass permet d’éviter les files d’attente et quelques 30 $ si chaque visite est consommée individuellement. 3 attractions : 65 $ 5 attractions : 99 $

Ex de visites : Statue de la liberté – Top of the rock – Double Deck Tour – Metropolitant Museum – MOMA – NBC Studio Tour – Skyline Cruise – Sex and the City Hotspot Tour – Water Taxi…

Ce système de pass existe aussi à Boston, Chicago, San Francisco, Wine Country, Orlando, Miami et Hollywood.

New York City Pass www.citypass.com Pour 65 $, et pendant 9 jous, ce passe vous offre la possibilité de découvir, l’empire State Building, Circle Line Sightseeing tour (deux heures de croisière sur Mid and Lower Manhattan), American Museum of Natural History, Guggenheim Museum, Museum of Modern Art, Metropolitant Museum.

Broolkyn Pass Valable deux jours, ce passe donne l’admission à des musées, zoo, restaurant, aquarium. Coût 25 $.

B/ Boston

Quelle belle surprise que Boston. Les douaniers à la frontière ne s'étaient pas trompés, alors qu'ils s'évertuaient à me vanter les mérites de Boston, comparativement à New-York.

Que vous le vouliez ou non, vous n'y échapperez pas. Le freedom Trail est partout. Une ligne au sol à suivre. Des groupes de touristes suivant la ligne jaune au sol. Vous, suivant le groupe de touristes suivant la ligne jaune au sol. Et des groupes de touristes derrière vous, pensant que vous suivez la ligne jaune au sol. Et que vous suivez en effet, par l'intermédiaire de ce ceux qui la suivent.

Ce parcours vous entraînera à travers différents quartiers centraux de Boston. Le départ se situe à Boston Common (parc central de Boston), pour vous rendre vers le quartier de North End (un quartier historique où vivent en partie, une communauté italienne) et vers Charlestown de l'autre côté de Charles River.

Pourtant, comme tout sentier, il faut savoir s'en éloigner pour découvrir d'autres rues beaucoup plus calmes et authentiques. Le quartier de North End, ainsi que celui de Beacon Hill (où çà monte et çà descend, comme son nom l'indique) sont à voir absolument. Briques rouges, pavés, grilles noires, Bowindows, on se croirait en certains endroits à Londres.

Backday et ses longs blocs répartis autour de plusieurs avenues chics, bordées tantôt de maisons victoriennes, tantôt de galeries d'arts et de restaurants, m'a fasciné.

En revenant vers votre auberge de jeunesse. Faisait un crochet par Cambridge😉. Une ville charmante, aux maisons de bois, et où se trouve le fameux campus d'Harvard. D'ailleurs, pour y aller, franchissez le Harvard Bridge, d'où vous aurez une vue magnifique sur Boston. L'appareil photo s'impose, surtout à la tombée de la nuit.

Cette ville mérite du temps. A taille humaine, elle offre de réelles perspectives sur la vie américaine. Des comédies musicales se produisent à Boston. A ce titre, un guichet vous proposant des tarifs réduits office non loin de Coppley place (me semble-t-il)

Vous pouvez également vous rendre à Cape Code (cf les fameuses peintures de Hopper)sur la côte. Des navettes maritimes vous y emmène. Je ne connais que celle-ci : CapeCod Fast Ferry, située au port de Boston et plus particulièrement au Boston's Long Wharf. Un aller retour pour un adulte coûte 70 $.

A vélo, « Urban AdvenTours » vous propose des visites guidées thématiques entre 50 et 75 $, fonction du thème choisit. Les visites durent entre deux et trois heures.

A/ Les Tour :

Vous ne les raterez pas. Ils sont partout. Même en détournant les yeux, vous ne pourrez manquer les « Coin Coin » que les visiteurs émettent au croisement d'un engin amphibie à l'enseigne des Ducks Tours. Sur la route et dans l'eau, vous découvrirez Boston, en compagnie d'un guide/conducteur/moitié homme, moitié canard.

Plus sage, le Trolley, dans le quel vous pouvez montez et descendre en fonction de vos enviez de découverte. Je pense que ce type de service peut être utile si vous ne disposez pas de beaucoup de temps.

Vous avez adoré Mystic River, ou Good Will Hunting. Vous êtes un fan d'Ally Mac Beal. Boston Movie Tours est à votre service pour visiter les lieux de tournage de ces films et séries, à pied ou en bus. A vous de choisir. Cela vous en coûtera 35 $ (adulte) en bus, pour une promenade d'environ 2 heures 30, et 20 $, à pieds pour une promenade d'une heure 30.

Boston by foot, vous propose des visites thématiques de Boston...et bien sûr à pied : Beacon Hill, Boston pour enfants, freedom Trail (bien sûr), Boston et ses écrivains, North End, Back Bay. De mai à octobre pour 12 $. J'ai entendu de bons échos sur cette offre. www.bostonbyfoot.com

B/ Les Pass :

Boston City Pass : pour 39, 50 $ vous avez droit à quatre attractions au choix parmi celles-ci : au New England Aquarium, Harvard Museum of natural history, John F.Kennedy presidential library and Museum, Museum of fine arts (à voir), Museum of science, Skywalk Observatory at Prudential Center.

Ce pass est valable 9 jouors et coûte 39, 50 $ www.citypass.com

Go Boston Card Ce pass vous offre droit à un choix illimité d'attractions, parmi une soixantaine. Par contre, pour les voir toutes, il faut du temps. Et le temps...c'est de l'argent. Votre pass illimité, vous coûtera donc 49 $ pour une journée, 79 $ pour 2 jours, 109 $ pour 3 jours, 149 $ pour 5 jours, et 169 $ pour 7 jours. A noter que ce pass vous permet de faire une excursion à Cape Code par exemple. Il faut donc bien étudier chaque attractions, et le temps dont on dispose pour les faire. Ce pass peut ainsi être économique...ou pas. IV / Divers

IV/ Conseils

Avant de partir pensez à vous informer sur le « jetlag ». Pour ma part, le retour a été pénible. Habituer son corps au décalage qu’il va subir quelques jours avant le départ peut être une bonne résolution, surtout si vous partez peu de temps aux Etats-Unis. Rien de plus frustrant de devoir assister à une comédie musicale sur Broadway, avachi par manque de sommeil. La chaleur aidant, l’effet est assuré.

La chaleur.

Je ne suis pas sûr que le mois d'août soit la meilleure période pour partir😎. Pour mois la chaleur a été un vrai calvaire et a certainement déterminé mon regard sur les villes et personnes rencontrés. Le printemps et l'automne semble être plus propices aux visites, car comme je l'ai déjà dit, il fait chaud, très chaud, limitant les déplacements trop longs.

Nourriture.

On trouve de tout et pour toutes les bourses. Du vendeur ambulant vendant des Tacos ou des hot dog, au restaurant ethnique. Tout y est. Les portions n'ont rien à voir avec les portions européennes. Vous vous trouverez rapidement rassasié avec un sandwiche ou un burger. De même pour les boissons. Je me suis fait avoir plus d'une fois quand après avoir commandé un format Large pour un jus de fruit ou un chocolat chaud je me retrouvai avec une sorte de pot de fleur géant, faisant office de verre. Soyez donc prudent...

J'ai aimé les fameux « Diner » à l'américaine, avec la serveuse avec son prénom inscrit sur son badge. Non loin de Jazz on the city (2532 Broadway, 94th street), j'aimé manger au Key West Diner à NY. On vous sert des jus de fruis maison, omelettes, pancakes, gaufres, french toast, muffins, baggles, pour le petit-déjeuner. Burger, sandwich special (pain de mie grillé), salades, poissons, viandes, pâtes.

Les sandwichs et burgers sont servis avec salade, frites, tomate, Cole slaw et cornichon.

Comptez environ 10 $ pour les sandwichs (très copieux), sans oublier les taxes et pourboires, soit au total environ 15 $

Si vous êtes fauchés, vous trouverez des pizzeria. A la différence de la France, il ne s'agit pas d'un service classique à la place, mais plutôt d'un service Fast Food, où vous commandez au comptoir et mangez sur place ou au dehors. L'employé vous posera d'ailleurs la question suivante : « To stay or to go » (c'est-à-dire sur place ou à emporter).

Comptez entre 1$75 et 3$95 pour une part de pizza (ou une pointe de pizza comme le dise les québécois), en fonction du « toping » (garniture). Ils proposent également des pâtes, salades et plats traditionnels (entre 6 et 8 $).

Les restautants asiatiques, méxicains foisonnent également et proposent le même système de restauration rapide.

Dans ces types de restaurants rapides, les taxes sont incluses dans le prix. Pas de mauvaises surprises donc. Un mug est souvent placé près de la caisse pour le pourboire. A vous de voir en fonction du service et de la qualité des produits proposés.

Vous trouvez également les grandes marques franchisées telles que KFC, Columbus café, Subway...J'ai par contre été surpris de la faible part des restaurants de type Mac Donald. Se trouveraient-ils davantage hors centre ville ?

Il est intéressant de constater que les régimes sains (fruit, légume, lowfat) envahissent les étales des supermarchés et les messages publicitaires. On trouve par exemple au rayon frais des supermarchés des linéaires entiers de salade de fruits frais présentés dans des coupes en plastique. Il est faux de penser que les Etats-unis est le pays de la malbouffe. Les choses évoluent. Et nous mêmes et autres Français, allons bientôt voir nos modes de consommation évoluer (si ce n'est déjà fait) pour suivre l'exemple américain (comme souvent d'ailleurs). Le culte du corps est omniprésent de l'autre côté de l'atlantique, se déclinant souvent ou par un sur poids (quoique je n'ai que très peu rencontré d'obèses) ou par une hygiène de vie proche de l ascétisme (centre de remise en forme, joggings, diététique, pharmacopée, décolletés chez les femmes). Bref, le corps se montre et on montre son corps.

Achats

Juste une petite remarque sur l'achat d'un appareil photo. J'ai été frappé du faible nombre de grands magasins sur Boston (à la différence de New-york) vendant des produits électroniques. J'ai perdu des heures et des heures à essayer de trouver un magasin à Boston.

Je n'ai trouvé que Best Buy non loin d'ailleurs de l'auberge de jeunesse de la ville. il venait d'ouvrir (août 2007) et leur gamme d'appareil photo était plutôt limité. http://www.bestbuy.com/site/olspage.jsp?id=abcat0401004&type=category

Il existe également quelques petits magasins downtown mais pas de quoi fouetter un chat.

Par contre acheter du Levi's vaut vraiment le coup, vu la parité dollars//euro. A NY vous trouverez de nombreuses jeaneries.

PS :

Au fait, je n'ai pas aimé NY. Ville beaucoup trop verticale pour moi, sans horizon à part celui fabriqué par les buildings. Une ville sale, comme laissée à l'abandon. Point d'espaces verts à part le fameux central park, mais loin du Downtown (30 min de métro). J'avais entendu dire que NY n'était pas les USA. Je suis bien d'accord. NY ne m'a pas dépaysé. Boutiques, culture, nourriture. L'europe est présente à chaque coin de rue. Rue embouteillée, polluée. Ville marchandise. Au bout de 2 jours je n'avais qu'une envie. Partir.
Thaïlande: importer des bouddhas pour les vendre English translation pending
by Jeanseb · 2007-02-15 · 41 replies
salut a tous comme je vais faire les marches cet ete avec de la marchandise thai, je voulais en partie miser sur "bouddha super star" avec un stand digne de ce nom. mais, grosse deception, on viens de m'expliquer qu'il faut une licence pour exporter tout ce qui est statues et tetes, meme si ce sont de simples moulages. par contre les image de bouddha ne serait pas interdites (tableaux, luminaires...) genre il faudrait payer 500b de plus pour une minuscule statue. ca tue mon business, desuite est-ce bien vrai ? je trouve ca legerement aberrant etat donne que ce ne sont pas des antiquites mais des productions industrielles massives, il n'y a donc pas pillage de tresors. mais bon j'y peux rien et cependant je respecte.
Itinéraire de 10 jours en Iran English translation pending
by Laurie42 · 2018-05-23 · 6 replies
Bonjour à tous !

Je souhaitais avoir votre avis sur le circuit ci-dessous que me propose une agence de voyages pour début septembre (il me semble d'ailleurs que c'est une bonne période pour partir ?) :

1/Téhéran : musée archéologique+ Iran Bastan + Banque Melli + Bazar Téhéran 2/ Musée des arts contemporains + randonnée région de Daraké (nord Téhéran) 3/ Vol pour Shiraz - excusion à Persépolis 4/Journée Visite Shiraz : mausolée Hafez + mosquée Nasirol Molk + Bazar Vakil + jardin de Narenjesta + cours cuisine 5/Route pour Yazd : arrêt à Pasagardes (tombeau Cyrus le Grand) + arrêt village Faragheh 6/ Visite de Yazd: temple du feu + musée de l'eau + promenade Bazar + tours du silence 7/Départ pour Ispahan : en route - découverte de Meybod + promenade fleuve Zayandeh 8/ Découverte Ispahan - place Nagshe Jahan 9/ Ispahan - quartier arménien de Djolfa + Cathédrale Vank + musée de la musique pour concert tradi +départ pour Abyaneh pour y dormir et voir lever de soleil le lendemain 10/Oasis de kashan + maison des Boroujerdi + jardin Fine + retour Téhéran

Qu'en pensez-vous ? Merci pour vos avis !

Laurie
Visa Iran: numéro MFA refusé English translation pending
by Guipe · 2015-05-30 · 16 replies
Bonjour à tou(te)s,

Encore une discussion sur le vaste sujet du visa pour l'Iran. Voici mon cas, vos conseils et retours d'expérience sont les bienvenus!

Je devais partir 1 mois pour Téhéran en juin, hébergé par un ami sur place.

Passage au consulat à Paris, on me dit qu'un numéro du MFA est obligatoire et on me prend mes empreintes. J'ai donc demandé un numéro MFA à l'agence perse voyage. Ils n'ont pas réussi à l'obtenir (sans vraiment d'explication) et m'ont remboursé les frais. Bizarre, je ne me décourage pas pour autant.

Je me suis donc tourné vers l'agence "key to persia". Au bout de plus 15 jours, après que j'insiste fortement pour avoir des nouvelles, pareil: pas de numéro pour moi, sans beaucoup plus d'explication. Ils me proposent de leur fournir plus de documents afin d'argumenter ma demande: billets d'avion, certificat d'employeur (je suis prof d'arts plastiques). J'envoies tout ça et pourtant... toujours pas de numéro! Un VOA? ils me le déconseillent, me disent que je risque de ne pas l'avoir vu qu'on m'a refusé le numéro. J'ai donc dû annuler mon voyage.

Je voudrais retenter ma chance pour la fin d'année 2015. L'un d'entre vous s'est-il déjà vu refusé sont numéro MFA? Je me demande aussi quels sont les délais pour refaire une demande, ou si je ne devrais pas tenter un VOA... Bref, je suis un peu perdu, compliqué ces histoires de visa!

Merci pour vos conseils

Guipe
Suivre des études en Inde, des difficultés imprévues... English translation pending
by Bcarole0131 · 2010-06-16 · 1 reply
Bonjour à tous,

Je m'appelle Carole et j'ai comme projet de partir ( de 6 mois à 1 an ) suivre des études en Inde. le départ est encore loin ( Juin-Juillet de l'année prochaine sûrement ), mais je préfère préparer tot car je tiens vraiment à cette expérience. Je suis actuellement en études aux Beaux-Arts de Caen et j'ai commencé des recherches pour organiser mon départ depuis le début de l'année Alors même que mon projet devient concret (j'ai trouvé des fonds et du boulot pour financer mon voyage, j'ai déterminé 2 écoles qui m'intéressent beaucoup et je commence à préparer un dossier). Des barrières se dressent sur mon chemin, gare ! ;-)

Je m'attendais à des difficultées mais là je ne sais pas quoi faire, la première école que je désirais était le college of fine art de Baroda, bien que je savais que des affaires avaient eu lieu il y a de cela quelques années, je pensais toujours pouvoir y aller. Depuis 2 ans, j'ai découvert qu'ils ont rompus tout contacts avec les écoles d'arts françaises...Bon

heureusement (prévenante xb), j'avais une deuxième école dans ma poche, celle de Bangalore, que je désirais toute autant. Miracle, un étudiant indien voudrait venir également à Caen de cette même école. Une lueur d'espoir ! Néanmoins, je ne sais pas pourquoi le sujet semble tabou à l'école, le directeur et le responsable des relations internationales prennent des gants avec moi et ne veulent rien me promettre et cherchent (vraiment) à me dissuader. Je savais que des difficultés allaient avoir lieu et je m'étais préparé à cela mais je ne voudrais pas que mes responsables se découragent de ce projet qui me tient à coeur...

Puis, en fouillant un peu et en questionnant des gens, j'ai finis par découvrir qu'il y a 4-5 ans, ils ont envoyé 2-3 étudiants en inde et que l'école n'a plus voulu les accueillir alors qu'ils étaient déjà sur place...

Quelqu'un connaît t'il "le pourquoi de ces difficultés" ? Je cherche des solutions mais un peu d'aide et discuter serait bienvenu ! Je n'arrive pas à trouver d'explications concréte sur les actes de chacun...

Merci à vous, à bientôt et voyagez bien !
Lieux branchés de Bangkok? English translation pending
by Nonoka · 2007-06-09 · 36 replies
Salut à tous! Un petit retour sur ce forum que je n'ai pas arrêter de consulter pour préparer notre voyage (5 semaines cet été) Quels sont les lieux branchés du moment bar, boites galeries d'art comtemporain existe t-il à Bangkok des lieux un peu alternatifs d'etudiants thais aux beaux arts par exemple des petits bars où les artistes du coin aiment se retrouver, des magasins de jeunes stylistes thailandais... Merci
Kuala Lumpur ou Singapour English translation pending
by Poupsworld · 2016-03-08 · 9 replies
Bonjour, ns comptons intercaler durant notre voyage en Thaïlande, un citytrip à Kuala Lumpur ou Singapour. Que ns conseillez-vs? On y resterait 4 nuitées... Merci, merci
Carnet de voyage Espagne, Valence & Barcelone English translation pending
by Ericfox · 2009-05-21 · 2 replies
J’étais en Espagne entre le 19 mars et le 29 mars. Je recommande le guide Michelin de l’Espagne méditerranéenne, il est vraiment à jour et donne de bonnes indications. Je m’y suis référer plus d’une fois, particulièrement pour ma visite de Barcelone.

Donc en Espagne, j’ai été principalement à Valence où j’ai assisté à la fête des Fallas qui vaut vraiment le coup d’être vu, mais ça se tient chaque année en mars et la grande fête est le 19 mars jour de la St-Joseph. C’est vraiment le coup de cœur de Valence. Il y a aussi la cité des arts et des sciences qui est vraiment incomparable avec son architecture futuriste. Bien sure le marché central avec son architecture typique et ses étals de fruits & légumes, viande, fromage charcuterie, etc. Wow! La gare du nord avec ses murs de céramique tout en mosaïque. Le lit du Fleuve Turia détourné et réaménager en espace public. Nous sommes aussi allez visiter de petit village au sud de Valence, soit Cullera avec sa petite montagne et une vue splendide, Tavernes où nous avons habités en bordure de la méditerranée, Benidorm qui est une station touristique où beaucoup de touriste passent leur vacance, Calpe, Denia, Gandia et le plus spectaculaire Guadalest avec des pics rocheux à couper le souffle et un lac de la couleur du lac louise à Banff, vraiment Wow!

Nous sommes allés à Barcelone en train 4 jours et trois nuits. Nous avons loué un appartement, nous étions 4 personnes. Voir l’appartement au lien suivant :

http://www.oh-barcelona.com/fr/accomm_descr_short/refnr_449322/

Avant de partir, si vous n’avez jamais vu le Film l’auberge Espagnole, il faut que vous le voyez. C’est un film de Cédric Klapisch. Voici le lien pour le film :

http://www.cedric-klapisch.com/films/aubergeespagnole.html

Vous y verrai plein de scène tournée à Barcelone en plus d’un très bon film!

Dans le cartier de L’Eixample ou j’ai résidé, je vous recommande de marcher l’avenue Gaudi (Avinguda de Gaudi) entre la Sangrada Familia et l’hôpital Sant-Pau, c’est une rue piétonnière très typique avec Boutiques, restaurant et quelques pharmacies! Vraiment différente d’ici. La visite de l’Hôpital Sant-Pau et de ses jardins vaut vraiment le coup. Au bout de l’avenue Gaudi vous passez l’arche de l’hôpital cela débouche sur les jardins. Orangés, verdures, fleurs et L’architecture des bâtiments du début du siècle, ornés de céramiques tout ça très différent de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont! Ça donne presque le gout d’une petite convalescence…

Le parc Güell est à ne pas manquer, le coup de cœur de mon voyage. L’escalier et le dragon en céramique, la salle aux cent colonnes (il y en a en fait 86…) et la grande place circulaire entouré par le célèbre banc ondulé tout en céramiques multicolore avec une vue extraordinaire sur Barcelone. La visite de la maison Casa Museu Gaudi vaut la peine également sur le site.

La casa Milà (ou appelée La Pedrera) est une autre réalisation de Gaudi. La visite en vaut le coup, l’architecture, la vue du toit et de ses cheminées sont vraiment Wow!

Bien sure la Sangrada Familia mérite une visite, c’est en fait une église en chantier! Elle sera terminée en 2022 si ma mémoire en bonne… Le petit film de son histoire durant la visite mérite d’être vu. Il semble que le palau de la musica catalana mérite une visite pour sa spectaculaire coupole tout en vitraux. J’ai toutefois mis cette visite de côté par manque de temps…

Dans le cartier La Ribera, l’arc de triomphe en brique rouge de même que le passeig de Sant Joan mérite d’être parcouru à pied vraiment très beau. Celui-ci débouche sur le parc de la ciutadella avec ses jardins et fontaines dont celle des très dragons qui malgré qu’elle soit en restauration mérite le détour. Il y a aussi le parc zoologique que je n’ai pas visité, mais qui est surement très beau et pertinent à voir.

La Rambla qui débute par la plaça catalunya et se termine au port de Barcelone, mérite aussi une marche d’un bout à l’autre. Playa Catalunya est un grand parc, ou tu y verras beaucoup de touriste, et de pigeon… Quelque monument. C’est aussi là où tu trouveras le hard rock Café, mon lieu de pèlerinage obligé dans tous mes voyages! À l’entrée de la Rambla il y a une fontaine et la légende dit que quiconque y boit est assuré de revenir à Barcelone… Ce que j’ai fait! Il y a de nombreux point d’intérêt sur cette rue. Sans tout le nommer je de donne mes coup de cœur : Le marché Sant Josep tout comme celui de Valence est incomparable pour ses étals haut en couleur et en variété. Toi qui a une épicerie fine tu seras ravi de voir tout ça. Le palais de Güell est aussi semble t-il à voir et j’aurai bien aimé, toutefois lors de ma visite il était fermé pour restauration… L. La Plaça Reial vaut le détour, amuseur public, restaurent, architecture typique. Pour un bon rafraichissement au soleil, un super endroit. Les 2 réverbères de la plaça Reial sont de Gaudi.

La façade maritime s’ouvre avec le mirador de Colom dans lequel tu peux monter (je ne l’ai pas fait, trop de marche…). L’ensemble des bâtiments qui entourent le port est splendide. La douane, le musée maritime, l’hôtel de ville sont tous très beau. La Rambla Del Mar petit pont piétonnier à l’architecture particulière et la vue sur la marina et le téléphérique qui surplombe le port sont vraiment très beau. J’aurai bien voulu prendre le téléphérique, mais lorsqu’il y a trop de vent, il le ferme. Ça été le cas quand j’ai voulu y aller. Il semble que se soit souvent plus venteux en après midi, je te suggère d’y aller en avant midi si tu veux y monter. L’autre côté du pont, il y a un petit centre commercial, boutique, restaurent, aquarium et Imax.

Le village Olympique et les installations olympiques (Stade) sont deux endroits différents. Le village olympique est au bord de la mer, juste après le parc Zoologique. Tu y trouveras le tour Mapfre, l’hôtel Arts avec restaurants, Casino, et une marina avec des cafés et restaurants le long du quai. Il y a quelques monuments intéressants à y voir tel « David et Goliath » qui ressemblent plus à une feuille dans laquelle on aurait découpé deux yeux un nez et une bouche par lesquelles on aurait fait passer un trombone... C’est dans ce secteur que tu pourras aussi voir une arène pour les corridas en restauration, mais dont les travaux sont arrêter à cause de la crise économique.

L’ascension du Montjuic par le téléphérique et la visite du Castell de Montjuic sont très intéressante. Une vue imprenable sur la ville au 4 points cardinaux. Dun côté, le port commercial, de l’autre le port touristique, la ville puis le parc olympique avec le musée d’art Catalan. Le parc olympique est agréable à visiter, mais il n’y a rien d’ouvert, enfin quand j’y suis allé. Mais simplement de se promener sur le site et de voir les bâtiments vaut le détour. Le musée d’art Catalan est sur le même site et tous les jardins qui l’entourent méritent une petite ballade et un petit café sur la terrasse!

Voilà C’est long à résumé, mais je tenais à le faire!

Pour vous véhiculez dans la ville le transport en commun avec son métro et ses autobus est la façon la plus pratique. Tu te procure une passe à la journée ou à la semaine dans des distributeurs automatiques dans les bouches de Metro. C’est très sécuritaire.

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