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Loger chez l'habitant à Cuba: contrôle? English translation pending
Bonjour,
Dans quelques jours, je m'envole pour Cuba. Lors de l'acquisition de mon visa, j'ai signalé que je serai logé en "casa particular". Seulement voilà, je vais en fait loger chez des "connaissances" locales, ce qui est interdit car ils n'ont pas l'autorisation officielle d'héberger des étrangers. Je voulais donc savoir à quel niveau tout ceci est contrôlé. Lors de mon arrivée ou de mon départ, les douanes vont-elles me demander une facture d'une casa particular officielle? Quel est le risque (pour moi et ceux qui me logent)?
Merci par avance Kirua
Dans quelques jours, je m'envole pour Cuba. Lors de l'acquisition de mon visa, j'ai signalé que je serai logé en "casa particular". Seulement voilà, je vais en fait loger chez des "connaissances" locales, ce qui est interdit car ils n'ont pas l'autorisation officielle d'héberger des étrangers. Je voulais donc savoir à quel niveau tout ceci est contrôlé. Lors de mon arrivée ou de mon départ, les douanes vont-elles me demander une facture d'une casa particular officielle? Quel est le risque (pour moi et ceux qui me logent)?
Merci par avance Kirua
La Première d'Air France English translation pending
Bonjour à tous!
Je suis optimiste et je créé ce nouveau topic en me disant que dorénavant La Première et la Classe Affaires allaient être deux produits différents.
Première info, la sélection pour le recrutement des PNC dédiés à La Première est lancée depuis le 22 juin, elle s'étalera jusqu'au 20 août. Les stages de formation suivront très rapidement. A suivre...
Je suis optimiste et je créé ce nouveau topic en me disant que dorénavant La Première et la Classe Affaires allaient être deux produits différents.
Première info, la sélection pour le recrutement des PNC dédiés à La Première est lancée depuis le 22 juin, elle s'étalera jusqu'au 20 août. Les stages de formation suivront très rapidement. A suivre...
Cuba: un peu d'ouverture... English translation pending
Recente nouvelle suivant la prise du pouvoir de Raul qui permettra ainsi au peuple Cubain un meilleur acces a l'information et au monde ....
Cuba lève toutes les restrictions sur la vente d'ordinateurs et de lecteurs DVD, signe d'une amélioration de l'accès aux biens de consommation.
Jusqu'à maintenant, seuls les étrangers et les entreprises pouvaient se procurer un ordinateur alors que les lecteurs DVD étaient saisis à l'aéroport, bien que les règles douanières se soient allégées récemment.
Désormais tous les insulaires peuvent se payer ces biens en peso cubain ou en peso cubain convertible.
Le gouvernement cubain explique dans un mémo que cette décision se base sur l'amélioration de la disponibilité en électricité de l'île. Aussi figure sur la liste des produits désormais accessibles aux consommateurs des cuiseurs vapeurs électriques, des bicyclettes électriques, des systèmes d'alarmes pour voitures et des fours micro-ondes.
La vente d'appareils électriques a été interdite à Cuba dans les années 1990 suite au démantèlement de l'Union soviétique qui a privé l'île de milliards de dollars de subventions et de stock pétroliers. L'alimentation électrique a alors été perturbée, avec des coupures de courant atteignant jusqu'à 18 heures. L'aide du Venezuela a permis de rétablir la situation à partir de 2006.
Les Cubains devront toutefois attendre 2009 pour mettre la main sur un air climatisé et 2010 pour s'acheter un grille-pain.
Cuba lève toutes les restrictions sur la vente d'ordinateurs et de lecteurs DVD, signe d'une amélioration de l'accès aux biens de consommation.
Jusqu'à maintenant, seuls les étrangers et les entreprises pouvaient se procurer un ordinateur alors que les lecteurs DVD étaient saisis à l'aéroport, bien que les règles douanières se soient allégées récemment.
Désormais tous les insulaires peuvent se payer ces biens en peso cubain ou en peso cubain convertible.
Le gouvernement cubain explique dans un mémo que cette décision se base sur l'amélioration de la disponibilité en électricité de l'île. Aussi figure sur la liste des produits désormais accessibles aux consommateurs des cuiseurs vapeurs électriques, des bicyclettes électriques, des systèmes d'alarmes pour voitures et des fours micro-ondes.
La vente d'appareils électriques a été interdite à Cuba dans les années 1990 suite au démantèlement de l'Union soviétique qui a privé l'île de milliards de dollars de subventions et de stock pétroliers. L'alimentation électrique a alors été perturbée, avec des coupures de courant atteignant jusqu'à 18 heures. L'aide du Venezuela a permis de rétablir la situation à partir de 2006.
Les Cubains devront toutefois attendre 2009 pour mettre la main sur un air climatisé et 2010 pour s'acheter un grille-pain.
Thaïlande - le retour English translation pending
- -- (Voir "Plongee a koh Tao" pour raccorder les wagons !) --
3 janvier 2005 : 2 ans ont passe et me voici donc, tout guilleret avec Khryz a mes cotes, devant le guichet de Gulf Air a Roissy Charles de Gaulle. Le monsieur a l'air embete parceqe je n'ai pas de billet de retour. Je lui explique que, restant moins d'un mois en Thailande, je n'ai pas besoin de visa touristique mais ca n'a pas l'air de le satisfaire. Tout a l'air en passe de s'arranger lorsque, subitement, nous remarquons que "4 Juin 2004" comme date d'expiration de mon passeport ca n'est pas un bon chiffre. Khryz rigole (elle n'a pas tout capte) et je m'affole.
Pour faire court, nous sommes donc alles a la consigne a bagages de l'aeroport, puis nous sommes retournes chez moi pour me faire ouvrir un dossier de demande de passeport a la mairie ; munis de ce viatique, de deux photos et d'un timbre fiscal nous avons ensuite file a la sous prefecture du raincy ou le-dit document m'a ete remis en trente minutes chronos -- suivant une procedure d'urgence qui me ravit encore a chaque fois que j'y pense ; 3H a poireauter dans un cabinet medical pour se faire delivrer de faux certificats medicaux au cas ou tout foirerait et ou il faudrait que nous trouvions une bonne excuse a servir a la compagnie d'assurance (apparemment la negligence qui me caracterise n'est pas une bonne excuse) puis dodo. Le lendemain, lever a 06H00 direction l'aeroport : Mise sur liste d'attente, deroutage sur Bahrein au lieu de l'escale a Abu Dhabi et 200 euros d'amende pour pouvoir monter dans l'avion. Oui c'est moi qui est tout paye, faut bien assumer ses conneries.
Bref, 23H plus tard, nous voila a Bangkok ! J'ai beau ne pas particulierment gouter cette ville polluee et surpeuplee, j'etais quand meme bien content d'y etre enfin ! Et me voila a saouler Khryz pendant tout le trajet jusqu'a Khao San Road avec des details qui me semblaient tous sur le coup de premiere importance mais qui bizarrement ne m'ont laisse aucun souvenir 48H plus tard... L'excitation sans doute.
Arrivee a Khao San, on flane un peu dans les Sois adjacents pour denicher une guest house pas chere. Mais je savais deja pertinemment laquelle je voulais : Ma VS Guest House avec son arbre au milieu du salon et ses japonais defonces tout autour. De l'arbre, pas du salon. Honnetement, ce n'etait pas la plus pimpante (sic) et il m'a fallu batailler ferme pour vendre a Khryz la piaule cellule de prison sans insonorisation, les salles de bain collectives sans eau chaude et les seaux en guise de chasse d'eau. Mais pour 2 euros par personne et par nuit ca vaut vraiment le coup, surtout a Bangkok. Et puis c'est tellement typique : chaque meuble laque, chaque autel, chaque paire de tongs laissee a l'entree vous rappellent immanquablement que vous etes en Asie...
A Khao San il y avait ces derniers jours une petite ambiance de World Trade Center avec des grands panneaux sur lesquels on avait accroche les noms et les photos des milliers de touristes morts ou disparus. Dans cette contemplation, les mots vous manquent.
Dans le salon de la guest House on a rencontre Al, un hollandais qui parle 8 ou 9 langues, routard au long cours comme beaucoup. Il nous a fait visiter un petit peu : On est alles jusqu'au debarcadere le plus proche sur le Chao Praya, on y a vu un joli fort du 18eme siecle que Khryz a mitraille (les photos suivront) et aussi un concert de rock Thaie intitule "Help the South" pour les victimes du Tsunami. Grande affluence et ambiance de fete bizarrement. Avons rencontre la-bas 2 indiens francophones et une coreenne. Sympas. Ensuite, nous sommes revenus manger des fallafels - grippe aviaire oblige - avec Al qui s'est revele un petit peu saoulant, du genre 'bougez pas, moi j'connais la vie", un vrai sac a conneries en fait : Il avait visiblement mal digere le petit precis de linguistique comparee de Saussure et a remonte tout le fil des mutations du larynx jusqu'a l'epoque ou les hommes avaient "un regime hyper-proteine parcequ'ils bouffaient tous les oeufs de dinosaures". Ce qui a bien sur cause leur extinction. No comment.
Hier, nous sommes alles jusqu'au Chao Praya et avons emprunte un Bus Boat jusqu'au Wat Pho, un grand ensemble de temples pas tres loin du palais royal. Des buddhas par centaines, dont un particulirement impressionnant : represente en position allongee, il fait approximativement 6M de haut pour 46M de long ! Le tout dore a l'or fin comme il se doit...
Khryz a deja craque pour 4 pantalons, des tongs, un sac, des lunettes et une memory card pour son appareil photo. Faut pas la contrarier, ca a l'air de lui faire plaisir : "T'as vu combien ca coute ca ?? C'est pas cher dis-donc, hein ?". Et honnetement, non, c'est pas cher. Au MBK, le grand magasin de Bangkok ou nous avons trouve sa carte memoire, je me suis fait couper les tifs et raser la barbe ; c'est rigolo de voir une thaie s'eclater sur ta barbe. Le systeme pileux thailandais etant ce qu'il est, c'etait pour elle un plaisir rare a savourer ! 😄 Ce qui est moins plaisant en revanche, c'est quand, au retour du grand magasin, ton conducteur de tuk-tuk te fait un remake de la "fureur de vivre" en conduisant en sens inverse sur 400M pour doubler les bouchons. A la fin, il rigole, pouces leves, l'air de dire : "Meme pas morts !".
Voila. C'est a peu pres tout pour le moment. Je vous donne RdV dans 72H ou on passera de James Dean a Elvis. Mais si, rappelez vous : Youkoulele et guirlandes autour du cou....
3 janvier 2005 : 2 ans ont passe et me voici donc, tout guilleret avec Khryz a mes cotes, devant le guichet de Gulf Air a Roissy Charles de Gaulle. Le monsieur a l'air embete parceqe je n'ai pas de billet de retour. Je lui explique que, restant moins d'un mois en Thailande, je n'ai pas besoin de visa touristique mais ca n'a pas l'air de le satisfaire. Tout a l'air en passe de s'arranger lorsque, subitement, nous remarquons que "4 Juin 2004" comme date d'expiration de mon passeport ca n'est pas un bon chiffre. Khryz rigole (elle n'a pas tout capte) et je m'affole.
Pour faire court, nous sommes donc alles a la consigne a bagages de l'aeroport, puis nous sommes retournes chez moi pour me faire ouvrir un dossier de demande de passeport a la mairie ; munis de ce viatique, de deux photos et d'un timbre fiscal nous avons ensuite file a la sous prefecture du raincy ou le-dit document m'a ete remis en trente minutes chronos -- suivant une procedure d'urgence qui me ravit encore a chaque fois que j'y pense ; 3H a poireauter dans un cabinet medical pour se faire delivrer de faux certificats medicaux au cas ou tout foirerait et ou il faudrait que nous trouvions une bonne excuse a servir a la compagnie d'assurance (apparemment la negligence qui me caracterise n'est pas une bonne excuse) puis dodo. Le lendemain, lever a 06H00 direction l'aeroport : Mise sur liste d'attente, deroutage sur Bahrein au lieu de l'escale a Abu Dhabi et 200 euros d'amende pour pouvoir monter dans l'avion. Oui c'est moi qui est tout paye, faut bien assumer ses conneries.
Bref, 23H plus tard, nous voila a Bangkok ! J'ai beau ne pas particulierment gouter cette ville polluee et surpeuplee, j'etais quand meme bien content d'y etre enfin ! Et me voila a saouler Khryz pendant tout le trajet jusqu'a Khao San Road avec des details qui me semblaient tous sur le coup de premiere importance mais qui bizarrement ne m'ont laisse aucun souvenir 48H plus tard... L'excitation sans doute.
Arrivee a Khao San, on flane un peu dans les Sois adjacents pour denicher une guest house pas chere. Mais je savais deja pertinemment laquelle je voulais : Ma VS Guest House avec son arbre au milieu du salon et ses japonais defonces tout autour. De l'arbre, pas du salon. Honnetement, ce n'etait pas la plus pimpante (sic) et il m'a fallu batailler ferme pour vendre a Khryz la piaule cellule de prison sans insonorisation, les salles de bain collectives sans eau chaude et les seaux en guise de chasse d'eau. Mais pour 2 euros par personne et par nuit ca vaut vraiment le coup, surtout a Bangkok. Et puis c'est tellement typique : chaque meuble laque, chaque autel, chaque paire de tongs laissee a l'entree vous rappellent immanquablement que vous etes en Asie...
A Khao San il y avait ces derniers jours une petite ambiance de World Trade Center avec des grands panneaux sur lesquels on avait accroche les noms et les photos des milliers de touristes morts ou disparus. Dans cette contemplation, les mots vous manquent.
Dans le salon de la guest House on a rencontre Al, un hollandais qui parle 8 ou 9 langues, routard au long cours comme beaucoup. Il nous a fait visiter un petit peu : On est alles jusqu'au debarcadere le plus proche sur le Chao Praya, on y a vu un joli fort du 18eme siecle que Khryz a mitraille (les photos suivront) et aussi un concert de rock Thaie intitule "Help the South" pour les victimes du Tsunami. Grande affluence et ambiance de fete bizarrement. Avons rencontre la-bas 2 indiens francophones et une coreenne. Sympas. Ensuite, nous sommes revenus manger des fallafels - grippe aviaire oblige - avec Al qui s'est revele un petit peu saoulant, du genre 'bougez pas, moi j'connais la vie", un vrai sac a conneries en fait : Il avait visiblement mal digere le petit precis de linguistique comparee de Saussure et a remonte tout le fil des mutations du larynx jusqu'a l'epoque ou les hommes avaient "un regime hyper-proteine parcequ'ils bouffaient tous les oeufs de dinosaures". Ce qui a bien sur cause leur extinction. No comment.
Hier, nous sommes alles jusqu'au Chao Praya et avons emprunte un Bus Boat jusqu'au Wat Pho, un grand ensemble de temples pas tres loin du palais royal. Des buddhas par centaines, dont un particulirement impressionnant : represente en position allongee, il fait approximativement 6M de haut pour 46M de long ! Le tout dore a l'or fin comme il se doit...
Khryz a deja craque pour 4 pantalons, des tongs, un sac, des lunettes et une memory card pour son appareil photo. Faut pas la contrarier, ca a l'air de lui faire plaisir : "T'as vu combien ca coute ca ?? C'est pas cher dis-donc, hein ?". Et honnetement, non, c'est pas cher. Au MBK, le grand magasin de Bangkok ou nous avons trouve sa carte memoire, je me suis fait couper les tifs et raser la barbe ; c'est rigolo de voir une thaie s'eclater sur ta barbe. Le systeme pileux thailandais etant ce qu'il est, c'etait pour elle un plaisir rare a savourer ! 😄 Ce qui est moins plaisant en revanche, c'est quand, au retour du grand magasin, ton conducteur de tuk-tuk te fait un remake de la "fureur de vivre" en conduisant en sens inverse sur 400M pour doubler les bouchons. A la fin, il rigole, pouces leves, l'air de dire : "Meme pas morts !".
Voila. C'est a peu pres tout pour le moment. Je vous donne RdV dans 72H ou on passera de James Dean a Elvis. Mais si, rappelez vous : Youkoulele et guirlandes autour du cou....
Discussion autour du thème de décembre 2017 "Les statues" English translation pending
Bonjour,
C'est ici qu'on discute ....
Boukhara en Ouzbékistan : Nasreddin Khodja

C'est ici qu'on discute ....
Boukhara en Ouzbékistan : Nasreddin Khodja

Discussion du concours "les marchés du monde" de novembre 2015 English translation pending
Bonjour à tous,
Le concours "les marchés du monde" du mois de novembre 2015 vient d'être lancé alors à vous de jouer !
C'est ici http://voyageforum.com/discussion/concours-photo-octobre-2015-marches-monde-d7234789/
Le concours "les marchés du monde" du mois de novembre 2015 vient d'être lancé alors à vous de jouer !
C'est ici http://voyageforum.com/discussion/concours-photo-octobre-2015-marches-monde-d7234789/
Retour de 20 jours de croisière Célébrity en Nouvelle-Zélande et Nouvelle-Caledonie English translation pending
Bonjour,
Pas tout à fait rentres, nous sommes dans le Lounge Emirates de Sydney nous serons à la maison demain soir.
Mes premières impressions sont très positives en ce qui concerne l'itinéraire mais très négatives en ce qui concerne Célébrity.
J'y reviendrai plus en détail. Mais une chose est sûre si nous repartons avec Célébrity ce sera parce qu'ils sont les seuls a proposer un itinéraire, sinon nous privilégierons un bateau plus petit. 2 500 passagers et même 2700 la deuxième croisière c'est difficile à gérer et le service s'en ressent.
Grève Air India: vols annulés jusqu'à fin juin 2012 English translation pending
faites attention si vous devez partir a DELHI avec air india tous les vols sont annulés jusque fin juin en raison de la grève des pilotes qui a débuté il y a trois semaines.Je devais partir le 17juin et ce matin confirmation mon vol est annulé , confirmation de ces données en téléphonant directement a air india ,
En direct d'une croisière sur le Celebrity Solstice English translation pending
PROLOGUE
Oui, oui, je vais faire bref, car ce prologue, tout le monde s’en fiche… Mais bon, toute rédaction doit avoir une intro, hein… 😉
Lundi 21 mai, 15 heures… Ca y est ! J’ai bouclé les dernières valises relevant de ma responsabilité… La maison est en mode « vacances »… Volets fermés, télésurveillance informée du départ imminent, simulateurs de présence installés et opérationnels, alarmes testées, poissons rouges mis au congélateur 😮(non, je rassure les âmes sensibles, y a pas de poissons rouges !)… Manque plus que Mme PAP qui arrive comme promis à 16 heures… Fin des valises avec placement des vestes (super-important, les vestes !😉), chargement de la voiture : Une routine bien réglée, chacune de nos valises trouve sa place habituelle dans la voiture, et départ à 17 heures pétantes… Trajet Poitiers-Bordeaux sans encombres, mais beaucoup plus pluvieux que d’habitude… Ajouter à cela que TOMTOM n’a toujours pas rectifié la position GPS du Novotel Mérignac, et nous ballade dans tout Mérignac… Pffff…😠Et ce, paraît-il, malgré des demandes réitérées du Novotel… Transfert des valises en chambre, sortie des vestes (super-important, les vestes !), repas, dodo (bref, non ? d’aucuns auraient détaillé le menu…)
Mardi 22 mai, remise des vestes en valises ((super-important, les vestes !😉), des valises en voiture, check-list, et autoroute de routine, mais un ciel de cochon (mais sec) Bordeaux Narbonne… Mais à Narbonne, grande innovation : au lieu de tourner à gauche comme d’habitude, on tourne à droite… Du coup il se met à pleuvoir, mais on n’est pas sûr de la relation de cause à effet…🤪 Heureusement, tel le nuage de Tchernobyl, notre nuage de pluie n’a pas passé la frontière, et nous passons en Espagne sous un ciel mitigé, mais à nouveau sec. Arrivée vers 16 heures à Barcelone…
C’est pas le Sofitel Marseille de l’an dernier, mais l’hôtel "EuroStars Grand Marina", dans le World Trade Center, n’est pas mal non plus, dans le genre… Le temps de sortir les vestes ((super-important, les vestes !😉), et on pourra, de la terrasse du 8ème étage, apercevoir au loin le Costa Magica et le NCL Spirit, qui paressent le long des quais, en attendant de repartir vers d’autre cieux dans la soirée. Repas gastronomique (très bon, mais c’est pas le ** Michelin de l’an dernier), et puis il est temps de rejoindre notre chambre… L’aventure commence demain…
Mercredi 23 mai : Barcelone
C’est marrant comme les jours à forte valeur loisirs ajoutée, on est content de se lever… Le réveil sonne à 7 heures, et nous allons goûter au superbe buffet du Grand Marina… Un petit passage à la terrasse pour voir que le Solstice est bien là, avec devant lui le Liberty of the Seas, et encore devant, au Palacrocieros, le Costa neoRomantica… Euh… il fait petit, à côté des deux autres…😮
Retour en chambre pour, une dernière fois, remettre les vestes en valises (super-important, les vestes😉)… Décoration de nos valises, qui arborent maintenant chacune 4 étiquettes « SOLSTICE 1114 », lisible de tous les côtés, on règle la note (ouille !😮), on récupère la voiture et nous voilà partis, direction le port… Un peu tôt, et comme on trouve du premier coup, à 9h 45, on abandonne nos 4 « grosses » valises au terminal A, qui est affecté aujourd’hui à Celebrity, le Celebrity-man prend 4 étiquettes sur un rouleau, gribouille « 1114 » dessus et les colle autour de nos poignées de valises… Rapide, pas angoissé, le gars, on voit nos valises partir sur un chariot déjà bien rempli… Bon, ça c’est fait…
Nous reprenons notre voiture pour faire 200 mètres jusqu’au terminal B où nous attend le voiturier de « Valet-Parking », à 10h, on la lui laisse avec 169 euros pour les 12 jours et un lavage la veille du retour, on prend nos bagages à main, et on retourne au terminal B, où il nous faut attendre jusqu’à 10h 30 pour le check-in… Heureusement, d’ailleurs, car le voiturier essoufflé nous appelle… on a oublié (hum… j’ai oublié…😊😊) de lui laisser la clé (enfin la carte) de la voiture… Le temps de réparer cet oubli, et on nous appelle pour le check-in…
Spectaculaire, 😮 le truc… Chez Costa, à l’arrivée, y a un guichet, parfois deux, où on vous donne juste une carte numérotée qui est censée définir la priorité, et tout le contrôle police et bagages à main se fait à l’embarquement… Quant à la carte Costa, on la trouve sur son lit en cabine, et ce n’est que dans les jours suivants qu’on enregistre la carte bancaire. Là, ça commence par le contrôle des bagages qui passent au scanner et le reste (ben nous, quoi) sous le portique, et on entre dans un hall immense, avec, je rigole pas, 44 guichets !!! Alors certes le 1 à 5 sont réservés au suites, le 6 à 10 aux cartes de fidélité Captain Club, le 11 à 15 aux aquaspa, le 16 à 20 aux concierge class, etc, la gars qui est arrivé en même temps que nous et qui a une intérieure au pont 3, il va tout simplement au guichet 44, et il n’attend pratiquement pas… Et là, tout est fait en même temps : contrôle des passeports, contrôle du billet et du papier du check-in fait quelques jours avant sur Internet, enregistrement de la carte bancaire qui avait été déjà déclaré (juste par ses 4 derniers chiffres), prises des photos numériques, et remise des cartes « SeaPass »… 😛🙂
Plus qu’à embarquer on se dit qu’avant 11 heures, on sera déjà à bord… Mais gloups !😕 on nous dit d’attendre sur les nombreux sièges de la salle, l’embarquement est marqué « 12h 30 »… Alors on va devoir attendre… mais moins que prévu, 🙂 à 11h 45, ils appellent les Penthouses (y en a que 2) et les suites (pour Celebrity, c’est pas la « Penthouse Suite », comme sur le site, la « Penthouse », c’est *au dessus* de la suite)… Et à midi, nous pénétrons dans le Solstice par le pont 5 (avec un système de « couloir » qui nous aurait permis de ne pas être mouillé un jour de pluie, mais qui là a dû nous permettre de perdre au moins 500 grammes de transpiration… ).
On nous dit que les cabines ne sont pas prêtes, mais nous, on applique immédiatement la procédure habituelle, … et on se casse le nez 😠, les portes coupe-feu sont fermées, mais surtout le trajet est barré par d’énormes chariots… pas moyen d’aller jusqu’à la cabine… On va donc aller "sagement" manger au buffet du pont 14… Chouette, le buffet… bon, c’est vrai qu’on n’est pas fana de ce genre de restau, mais pas non plus exigeants, alors notre jugement vaut ce qu’il vaut… Mais c’est bien présenté, par petit « patés » de mets de type variés (il y a le pâté « pâtes », le pâté « salades », etc… et je repère le pâté « glaces », bien sympathique, avec ses quelque 15 parfums 😛😛…). Certes, on est dans les premiers, donc tout est beau et propre… Chacun se sert, sauf pour les viandes à la découpe. MAis c'est marrant, les gens se servent dans l'ensemble *proprement* ! On se trouve une table en bordure de bateau (vitré du sol au plafond), on case tant bien que mal les quelque 30 kg de bagages à main qu’on trimbale... 🤪 Un peu de vin pour agrémenter tout ça… Note pour plus tard : ne pas acheter de « demi-bouteilles », elles valent presque aussi cher que les grandes… 😕 Il est courant sur ce bateau d’acheter une bouteille entière, d’en boire un verre, et de ramener la bouteille à sa cabine… On voit en effet plein de gens qui se baladent une bouteille à la main, mais personne n’est en état d’ébriété (c’est d’ailleurs contraire à la charte de « bonne conduite du croisiériste Celebrity » qui "sanctionne" l'état d'ivresse).
Le repas terminé, des annonces régulières annoncent (en anglais et parfois en espagnol, sur des hauts-parleurs qui saturent, ce qui les rend inaudibles) que les cabines ne sont pas encore prêtes…😠 Il est 14 heures, ça commence à faire long, on a visité tout le bateau avec notre chargement, je craque 😏😠😠 et on retourne vers notre cabine… On ouvre la porte coupe-feu, on pousse le chariot et on passe dans le couloir…
Personne… la porte 1114 est là, à trois mètres devant nous…
On y va…
Ca y est, il est 14h 05, on est dans notre suite… sans doute les premiers passagers… Elle est totalement prête et terminée, et on pose enfin nos bagages… Les grosses valises ne sont pas encore arrivées… à 14h 15, et pour une livraison « prioritaire », on ne trouve pas ça performant, 🙁Costa a *toujours* fait mieux sur nos 16 croisières… Mais bon, après quelques instants sur notre balcon, on ressort enfin les mains libres, on croise notre majordome qui nous dit qu’on devrait pas être là, mais bon, comme on comprend pas l’anglais (et encore moins que d’habitude !), on le salue, ou lui dit qu’on est français, et avec un petit billet en plus 😇😛, c’est presque lui qui se demande ce qu’il fait là…😎 Du coup, il se présente, nous demande encore un tout petit peu de temps pour repasser l’aspirateur dans une chambre apparemment parfaitement propre, et on retourne donc faire un tour de bateau, les mains dans les poches… que c’est bon !
15h 30, le « feu vert cabines » est enfin donné… Du coup, ruée sur les ascenseurs, on attend donc un peu en allant visiter chacun des restaurants de spécialités, tous très attirants, avec des menus à faire « baver »…sauf pour nous le restaurant asiatique, ça, c’est pas trop notre truc…
16 heures, retour à la cabine, l’exercice d’alerte a lieu dans ¼ d’heure, on a repéré sur notre porte de cabine notre « munster station », la E2, la façon de descendre jusqu’au pont 4, par le chemin direct et le chemin alternatif… 😇 On prend notre gilet, on le met correctement, bien attaché, l’alarme retentit, on est presque arrivés à notre sortie, mais là, on constate que personne n’a de gilet, même pas l’équipage, et des Celebrity-men nous convient simplement à aller nous asseoir dans le restaurant, pour entendre un speech en anglais auquel on ne comprend bien sûr rien, doublé heureusement d’un petit diaporama avec les textes écrits de ce qui se dit… ça, déjà on comprend mieux… Et 10 minutes après, c’est fini… Alors certes on nous dit que ce speech passera dans toutes les langues sur les écrans de télé des cabines, mais je ne peux m’empêcher de penser à ces angoissantes questions : à la minute présente, combien de celebrity-primo-croisiéristes savent où se trouve exactement dans leur cabine les gilets de sauvetage (dans le petit diaporama, le personnage le prend sous son lit), et combien de primo-croisiéristes sont capables d’enfiler correctement en moins de 10 secondes un gilet de sauvetage… Bref, ça donne l’impression que cette compagnie applique les textes internationaux a minima, avec la certitude très américaine qu’un bateau américain ne peut de toutes façons pas sombrer… 🤪
Retour à la cabine, on range les gilets sur leur étagère, et on assiste de notre balcon (et sur le grand écran 55 pouces de notre cabine qui nous donne une vue avant) au départ du Liberty of the Seas, et ¼ d’heure plus tard, vers 17 heures presque 30, au départ du Solstice… Echange de sirènes habituel « 3311 » avec le neoRomantica, et nous voilà en mer…🙂
On constate aussi en lisant les divers courriers qui nous sont adressés, que dans la mesure où nous sommes en Celebrity, Royale, ou Penthouse Suites, nous avons droit à une carte Captain-Club Elite 🙂🙂, avec tous les avantages, *sans aucune exception*, liés à ce statut… Ca, c’est bien sympathique, Costa considère certes ses passagers de grande suite, panorama suite et suite comme des « VIP », avec certains avantzages, mais ne leur a jamais donné pour autant *tous* les avantages des Gold-Pearl…
Mme PAP qui rongeait son frein en attendant les valises a soudain le plaisir de les voir arriver… Contre-perf sur la « livraison prioritaire des bagages en suites », 🏴☠️ mais vu leurs étiquettes, sans le moindre signe distinctif, avec un numéro de cabine écrit au stylo bille illisible à 2 mètres, il ne pouvait guère en être autrement…😐
Et sourire hilare du livreur qui nous montre la valise noire en nous disant : vous avez vu, l’étiquette de cette valise a été arrachée, vous aviez bien fait de coller dessus des étiquettes avec le numéro de cabine… Bon, tout est bien qui finit bien, mais Mme PAP (n’oubliez pas que le transport de produits précieux dans des temps chronométrés, c’est son job) persiste à trouver toute cette logistique bagages bien « légère »…🤪
Et à une heure où sur *toutes* nos croisières antérieures, sans *aucune* exception, tout était rangé et fini, on commence à déballer les valises… 😕 D'abord bien sûr les vestes, qui sont comme neuves, pas du tout froissées...🙂 On reparlera dans nos comparatifs de cabines de la place de rangement, mais disons tout de suite que Mme PAP a dû faire preuve de presque autant d’ingéniosité que dans la suite YC3 du Fantasia, il y a un an, même si la cabine est bien mieux « fichue » qu’une YC3 (on en reparlera).
Il est presque 20 heures quand nous avons fini… L’heure d’aller écouter Rachel, notre hôtesse internationale, en fait allemande, qui va nous présenter en quelques mots le bateau et répondre à nos questions. Très sympathique, et on aimerait bien parler anglais, ou allemand, comme elle parle français… Même si des esprits chagrins diraient qu’elle ne parle pas parfaitement le français… Elle est accompagnée de Mathieu, un animateur *français* qui parle, lui, un français très correct… 😉
Nous sommes 80 francophones à bord… A la réunion, une trentaine de gens sont là, ce qui prouve que les autres connaissent à fond tous les problèmes que peut poser le bateau…🤪
Nous avons fait la connaissance de ELJ et Monsieur, primocroisiéristes pas du tout « perdus » et qui semblent très contents de leur première journée, et de 4yne et Monsieur, qui en sont à leur nième croisière et leur 4ème Celebrity… On se donne rendez-vous pour l’apéro demain soir… Et chacun rejoint sa table au restaurant…
On nous a attribué une table pour deux dans un coin agréable et pas trop bruyant de ce merveilleux restaurant, beau, blanc, sobre, où les autofocus pourront faire leur boulot de mise au point sans s’affoler à cause de trucs qui brillent dans tous les sens… On aura l’occasion de reparler des menus, disons juste là que nous avons fait un excellent repas…
Après le repas, bagarre avec l’informatique de bord… pas moyen d’ouvrir un compte WiFi pour la connexion à Internet (le process est beaucoup plus « compliqué » que chez Costa ou MSC) et cerise sur le gâteau, l’informatique de bord refuse de nous inscrire sur ces fameuses excursions que nous n’avions jamais pu faire sur le site Celebrity sur Internet, à croire que cette informatique Celebrity a juré de me faire craquer… Il n’en sera rien, mais c’est tout de même très éprouvant pour les nerfs…😠😠😠
Alors on décide d’aller se coucher, non sans avoir acheté la fameuse « photo d’embarquement »… Tout ça se résoudra demain, et que le lecteur ne s’y trompe pas…
Même si certaines choses, aujourd’hui, nous ont surpris, ou même parfois un peu déçus, il n’en est pas moins vrai que nous sommes sur un très beau bateau, dans une cabine très plaisante par nombre de ses aspects… et que nous avons passé une journée globalement très agréable, où les « choses bien » l’ont largement emporté sur les « moins bien »… Bref, ça commence bien !!!
Ma seule tristesse est de penser au désespoir de milliers de lecteurs de VF (ah ? pas tant ? vous croyez ? ) qui pensaient avoir dès ce soir de nos nouvelles… Mais j’espère bien que demain ils auront double dose…
Oui, oui, je vais faire bref, car ce prologue, tout le monde s’en fiche… Mais bon, toute rédaction doit avoir une intro, hein… 😉
Lundi 21 mai, 15 heures… Ca y est ! J’ai bouclé les dernières valises relevant de ma responsabilité… La maison est en mode « vacances »… Volets fermés, télésurveillance informée du départ imminent, simulateurs de présence installés et opérationnels, alarmes testées, poissons rouges mis au congélateur 😮(non, je rassure les âmes sensibles, y a pas de poissons rouges !)… Manque plus que Mme PAP qui arrive comme promis à 16 heures… Fin des valises avec placement des vestes (super-important, les vestes !😉), chargement de la voiture : Une routine bien réglée, chacune de nos valises trouve sa place habituelle dans la voiture, et départ à 17 heures pétantes… Trajet Poitiers-Bordeaux sans encombres, mais beaucoup plus pluvieux que d’habitude… Ajouter à cela que TOMTOM n’a toujours pas rectifié la position GPS du Novotel Mérignac, et nous ballade dans tout Mérignac… Pffff…😠Et ce, paraît-il, malgré des demandes réitérées du Novotel… Transfert des valises en chambre, sortie des vestes (super-important, les vestes !), repas, dodo (bref, non ? d’aucuns auraient détaillé le menu…)
Mardi 22 mai, remise des vestes en valises ((super-important, les vestes !😉), des valises en voiture, check-list, et autoroute de routine, mais un ciel de cochon (mais sec) Bordeaux Narbonne… Mais à Narbonne, grande innovation : au lieu de tourner à gauche comme d’habitude, on tourne à droite… Du coup il se met à pleuvoir, mais on n’est pas sûr de la relation de cause à effet…🤪 Heureusement, tel le nuage de Tchernobyl, notre nuage de pluie n’a pas passé la frontière, et nous passons en Espagne sous un ciel mitigé, mais à nouveau sec. Arrivée vers 16 heures à Barcelone…
C’est pas le Sofitel Marseille de l’an dernier, mais l’hôtel "EuroStars Grand Marina", dans le World Trade Center, n’est pas mal non plus, dans le genre… Le temps de sortir les vestes ((super-important, les vestes !😉), et on pourra, de la terrasse du 8ème étage, apercevoir au loin le Costa Magica et le NCL Spirit, qui paressent le long des quais, en attendant de repartir vers d’autre cieux dans la soirée. Repas gastronomique (très bon, mais c’est pas le ** Michelin de l’an dernier), et puis il est temps de rejoindre notre chambre… L’aventure commence demain…
Mercredi 23 mai : Barcelone
C’est marrant comme les jours à forte valeur loisirs ajoutée, on est content de se lever… Le réveil sonne à 7 heures, et nous allons goûter au superbe buffet du Grand Marina… Un petit passage à la terrasse pour voir que le Solstice est bien là, avec devant lui le Liberty of the Seas, et encore devant, au Palacrocieros, le Costa neoRomantica… Euh… il fait petit, à côté des deux autres…😮
Retour en chambre pour, une dernière fois, remettre les vestes en valises (super-important, les vestes😉)… Décoration de nos valises, qui arborent maintenant chacune 4 étiquettes « SOLSTICE 1114 », lisible de tous les côtés, on règle la note (ouille !😮), on récupère la voiture et nous voilà partis, direction le port… Un peu tôt, et comme on trouve du premier coup, à 9h 45, on abandonne nos 4 « grosses » valises au terminal A, qui est affecté aujourd’hui à Celebrity, le Celebrity-man prend 4 étiquettes sur un rouleau, gribouille « 1114 » dessus et les colle autour de nos poignées de valises… Rapide, pas angoissé, le gars, on voit nos valises partir sur un chariot déjà bien rempli… Bon, ça c’est fait…
Nous reprenons notre voiture pour faire 200 mètres jusqu’au terminal B où nous attend le voiturier de « Valet-Parking », à 10h, on la lui laisse avec 169 euros pour les 12 jours et un lavage la veille du retour, on prend nos bagages à main, et on retourne au terminal B, où il nous faut attendre jusqu’à 10h 30 pour le check-in… Heureusement, d’ailleurs, car le voiturier essoufflé nous appelle… on a oublié (hum… j’ai oublié…😊😊) de lui laisser la clé (enfin la carte) de la voiture… Le temps de réparer cet oubli, et on nous appelle pour le check-in…
Spectaculaire, 😮 le truc… Chez Costa, à l’arrivée, y a un guichet, parfois deux, où on vous donne juste une carte numérotée qui est censée définir la priorité, et tout le contrôle police et bagages à main se fait à l’embarquement… Quant à la carte Costa, on la trouve sur son lit en cabine, et ce n’est que dans les jours suivants qu’on enregistre la carte bancaire. Là, ça commence par le contrôle des bagages qui passent au scanner et le reste (ben nous, quoi) sous le portique, et on entre dans un hall immense, avec, je rigole pas, 44 guichets !!! Alors certes le 1 à 5 sont réservés au suites, le 6 à 10 aux cartes de fidélité Captain Club, le 11 à 15 aux aquaspa, le 16 à 20 aux concierge class, etc, la gars qui est arrivé en même temps que nous et qui a une intérieure au pont 3, il va tout simplement au guichet 44, et il n’attend pratiquement pas… Et là, tout est fait en même temps : contrôle des passeports, contrôle du billet et du papier du check-in fait quelques jours avant sur Internet, enregistrement de la carte bancaire qui avait été déjà déclaré (juste par ses 4 derniers chiffres), prises des photos numériques, et remise des cartes « SeaPass »… 😛🙂
Plus qu’à embarquer on se dit qu’avant 11 heures, on sera déjà à bord… Mais gloups !😕 on nous dit d’attendre sur les nombreux sièges de la salle, l’embarquement est marqué « 12h 30 »… Alors on va devoir attendre… mais moins que prévu, 🙂 à 11h 45, ils appellent les Penthouses (y en a que 2) et les suites (pour Celebrity, c’est pas la « Penthouse Suite », comme sur le site, la « Penthouse », c’est *au dessus* de la suite)… Et à midi, nous pénétrons dans le Solstice par le pont 5 (avec un système de « couloir » qui nous aurait permis de ne pas être mouillé un jour de pluie, mais qui là a dû nous permettre de perdre au moins 500 grammes de transpiration… ).
On nous dit que les cabines ne sont pas prêtes, mais nous, on applique immédiatement la procédure habituelle, … et on se casse le nez 😠, les portes coupe-feu sont fermées, mais surtout le trajet est barré par d’énormes chariots… pas moyen d’aller jusqu’à la cabine… On va donc aller "sagement" manger au buffet du pont 14… Chouette, le buffet… bon, c’est vrai qu’on n’est pas fana de ce genre de restau, mais pas non plus exigeants, alors notre jugement vaut ce qu’il vaut… Mais c’est bien présenté, par petit « patés » de mets de type variés (il y a le pâté « pâtes », le pâté « salades », etc… et je repère le pâté « glaces », bien sympathique, avec ses quelque 15 parfums 😛😛…). Certes, on est dans les premiers, donc tout est beau et propre… Chacun se sert, sauf pour les viandes à la découpe. MAis c'est marrant, les gens se servent dans l'ensemble *proprement* ! On se trouve une table en bordure de bateau (vitré du sol au plafond), on case tant bien que mal les quelque 30 kg de bagages à main qu’on trimbale... 🤪 Un peu de vin pour agrémenter tout ça… Note pour plus tard : ne pas acheter de « demi-bouteilles », elles valent presque aussi cher que les grandes… 😕 Il est courant sur ce bateau d’acheter une bouteille entière, d’en boire un verre, et de ramener la bouteille à sa cabine… On voit en effet plein de gens qui se baladent une bouteille à la main, mais personne n’est en état d’ébriété (c’est d’ailleurs contraire à la charte de « bonne conduite du croisiériste Celebrity » qui "sanctionne" l'état d'ivresse).
Le repas terminé, des annonces régulières annoncent (en anglais et parfois en espagnol, sur des hauts-parleurs qui saturent, ce qui les rend inaudibles) que les cabines ne sont pas encore prêtes…😠 Il est 14 heures, ça commence à faire long, on a visité tout le bateau avec notre chargement, je craque 😏😠😠 et on retourne vers notre cabine… On ouvre la porte coupe-feu, on pousse le chariot et on passe dans le couloir…
Personne… la porte 1114 est là, à trois mètres devant nous…
On y va…
Ca y est, il est 14h 05, on est dans notre suite… sans doute les premiers passagers… Elle est totalement prête et terminée, et on pose enfin nos bagages… Les grosses valises ne sont pas encore arrivées… à 14h 15, et pour une livraison « prioritaire », on ne trouve pas ça performant, 🙁Costa a *toujours* fait mieux sur nos 16 croisières… Mais bon, après quelques instants sur notre balcon, on ressort enfin les mains libres, on croise notre majordome qui nous dit qu’on devrait pas être là, mais bon, comme on comprend pas l’anglais (et encore moins que d’habitude !), on le salue, ou lui dit qu’on est français, et avec un petit billet en plus 😇😛, c’est presque lui qui se demande ce qu’il fait là…😎 Du coup, il se présente, nous demande encore un tout petit peu de temps pour repasser l’aspirateur dans une chambre apparemment parfaitement propre, et on retourne donc faire un tour de bateau, les mains dans les poches… que c’est bon !
15h 30, le « feu vert cabines » est enfin donné… Du coup, ruée sur les ascenseurs, on attend donc un peu en allant visiter chacun des restaurants de spécialités, tous très attirants, avec des menus à faire « baver »…sauf pour nous le restaurant asiatique, ça, c’est pas trop notre truc…
16 heures, retour à la cabine, l’exercice d’alerte a lieu dans ¼ d’heure, on a repéré sur notre porte de cabine notre « munster station », la E2, la façon de descendre jusqu’au pont 4, par le chemin direct et le chemin alternatif… 😇 On prend notre gilet, on le met correctement, bien attaché, l’alarme retentit, on est presque arrivés à notre sortie, mais là, on constate que personne n’a de gilet, même pas l’équipage, et des Celebrity-men nous convient simplement à aller nous asseoir dans le restaurant, pour entendre un speech en anglais auquel on ne comprend bien sûr rien, doublé heureusement d’un petit diaporama avec les textes écrits de ce qui se dit… ça, déjà on comprend mieux… Et 10 minutes après, c’est fini… Alors certes on nous dit que ce speech passera dans toutes les langues sur les écrans de télé des cabines, mais je ne peux m’empêcher de penser à ces angoissantes questions : à la minute présente, combien de celebrity-primo-croisiéristes savent où se trouve exactement dans leur cabine les gilets de sauvetage (dans le petit diaporama, le personnage le prend sous son lit), et combien de primo-croisiéristes sont capables d’enfiler correctement en moins de 10 secondes un gilet de sauvetage… Bref, ça donne l’impression que cette compagnie applique les textes internationaux a minima, avec la certitude très américaine qu’un bateau américain ne peut de toutes façons pas sombrer… 🤪
Retour à la cabine, on range les gilets sur leur étagère, et on assiste de notre balcon (et sur le grand écran 55 pouces de notre cabine qui nous donne une vue avant) au départ du Liberty of the Seas, et ¼ d’heure plus tard, vers 17 heures presque 30, au départ du Solstice… Echange de sirènes habituel « 3311 » avec le neoRomantica, et nous voilà en mer…🙂
On constate aussi en lisant les divers courriers qui nous sont adressés, que dans la mesure où nous sommes en Celebrity, Royale, ou Penthouse Suites, nous avons droit à une carte Captain-Club Elite 🙂🙂, avec tous les avantages, *sans aucune exception*, liés à ce statut… Ca, c’est bien sympathique, Costa considère certes ses passagers de grande suite, panorama suite et suite comme des « VIP », avec certains avantzages, mais ne leur a jamais donné pour autant *tous* les avantages des Gold-Pearl…
Mme PAP qui rongeait son frein en attendant les valises a soudain le plaisir de les voir arriver… Contre-perf sur la « livraison prioritaire des bagages en suites », 🏴☠️ mais vu leurs étiquettes, sans le moindre signe distinctif, avec un numéro de cabine écrit au stylo bille illisible à 2 mètres, il ne pouvait guère en être autrement…😐
Et sourire hilare du livreur qui nous montre la valise noire en nous disant : vous avez vu, l’étiquette de cette valise a été arrachée, vous aviez bien fait de coller dessus des étiquettes avec le numéro de cabine… Bon, tout est bien qui finit bien, mais Mme PAP (n’oubliez pas que le transport de produits précieux dans des temps chronométrés, c’est son job) persiste à trouver toute cette logistique bagages bien « légère »…🤪
Et à une heure où sur *toutes* nos croisières antérieures, sans *aucune* exception, tout était rangé et fini, on commence à déballer les valises… 😕 D'abord bien sûr les vestes, qui sont comme neuves, pas du tout froissées...🙂 On reparlera dans nos comparatifs de cabines de la place de rangement, mais disons tout de suite que Mme PAP a dû faire preuve de presque autant d’ingéniosité que dans la suite YC3 du Fantasia, il y a un an, même si la cabine est bien mieux « fichue » qu’une YC3 (on en reparlera).
Il est presque 20 heures quand nous avons fini… L’heure d’aller écouter Rachel, notre hôtesse internationale, en fait allemande, qui va nous présenter en quelques mots le bateau et répondre à nos questions. Très sympathique, et on aimerait bien parler anglais, ou allemand, comme elle parle français… Même si des esprits chagrins diraient qu’elle ne parle pas parfaitement le français… Elle est accompagnée de Mathieu, un animateur *français* qui parle, lui, un français très correct… 😉
Nous sommes 80 francophones à bord… A la réunion, une trentaine de gens sont là, ce qui prouve que les autres connaissent à fond tous les problèmes que peut poser le bateau…🤪
Nous avons fait la connaissance de ELJ et Monsieur, primocroisiéristes pas du tout « perdus » et qui semblent très contents de leur première journée, et de 4yne et Monsieur, qui en sont à leur nième croisière et leur 4ème Celebrity… On se donne rendez-vous pour l’apéro demain soir… Et chacun rejoint sa table au restaurant…
On nous a attribué une table pour deux dans un coin agréable et pas trop bruyant de ce merveilleux restaurant, beau, blanc, sobre, où les autofocus pourront faire leur boulot de mise au point sans s’affoler à cause de trucs qui brillent dans tous les sens… On aura l’occasion de reparler des menus, disons juste là que nous avons fait un excellent repas…
Après le repas, bagarre avec l’informatique de bord… pas moyen d’ouvrir un compte WiFi pour la connexion à Internet (le process est beaucoup plus « compliqué » que chez Costa ou MSC) et cerise sur le gâteau, l’informatique de bord refuse de nous inscrire sur ces fameuses excursions que nous n’avions jamais pu faire sur le site Celebrity sur Internet, à croire que cette informatique Celebrity a juré de me faire craquer… Il n’en sera rien, mais c’est tout de même très éprouvant pour les nerfs…😠😠😠
Alors on décide d’aller se coucher, non sans avoir acheté la fameuse « photo d’embarquement »… Tout ça se résoudra demain, et que le lecteur ne s’y trompe pas…
Même si certaines choses, aujourd’hui, nous ont surpris, ou même parfois un peu déçus, il n’en est pas moins vrai que nous sommes sur un très beau bateau, dans une cabine très plaisante par nombre de ses aspects… et que nous avons passé une journée globalement très agréable, où les « choses bien » l’ont largement emporté sur les « moins bien »… Bref, ça commence bien !!!
Ma seule tristesse est de penser au désespoir de milliers de lecteurs de VF (ah ? pas tant ? vous croyez ? ) qui pensaient avoir dès ce soir de nos nouvelles… Mais j’espère bien que demain ils auront double dose…
Budget journalier en Thaïlande? English translation pending
Chers forumeurs thailandophiles, j'ai une petite question pour vous.
Est ce qu'un budget de 60 EUR/jour/personnes est encore un budget réaliste pour des vacances en Thailande en 2011? Avec cet argent, nous devrons : - nous loger : seules exigences : eau chaude et sdb privative - nous nourrir : alors là, on s'en fiche vraiment marchés et autres bouibouis, restos locaux, tout est bon. - nous déplacer : ok pour les bus de nuits et autres lentissimes trains. - nous divertir : temples, ruines, marchés plutot que boites de nuit et plages.
Alors, à votre avis?
Miss M.
Est ce qu'un budget de 60 EUR/jour/personnes est encore un budget réaliste pour des vacances en Thailande en 2011? Avec cet argent, nous devrons : - nous loger : seules exigences : eau chaude et sdb privative - nous nourrir : alors là, on s'en fiche vraiment marchés et autres bouibouis, restos locaux, tout est bon. - nous déplacer : ok pour les bus de nuits et autres lentissimes trains. - nous divertir : temples, ruines, marchés plutot que boites de nuit et plages.
Alors, à votre avis?
Miss M.
Jeu des photos (épisode 64) English translation pending
Bon voila 3 photo d'une belle ville laquelle ?
Itinéraire pour week-end à Barcelone English translation pending
Bonjour, je prévois un weekend à Barcelone en décembre, j'ai planché cet aprem sur l'itinéraire et je voudrais avoir votre avis (trop ambitieux, pas assez à tel endroit, je manque tel point essentiel).
Arrivée à l'aéroport à midi le vendredi, départ à 19h le dimanche:
Vendredi après midi : Arrivée à l’AJ vers 13h, déjeuner au marché de la Boqueria, visite du barri Gotic et de sa cathédrale, rue de las Ramblas, et place Real Vendredi soir : Montjuic, son château et sa belle fontaine Samedi matin : Sagrada Familia Samedi midi : pic nic au parc guell Samedi après midi : Musée Picasso Samedi soir : balade sur la plage Dimanche matin/midi : Parc de la Ciutadella (pique nique) Dimanche après midi : La pedrera et casa batilo jusque la place Catalunya pour reprendre le train direction l’aéroport
Merci de votre gentillesse
Vendredi après midi : Arrivée à l’AJ vers 13h, déjeuner au marché de la Boqueria, visite du barri Gotic et de sa cathédrale, rue de las Ramblas, et place Real Vendredi soir : Montjuic, son château et sa belle fontaine Samedi matin : Sagrada Familia Samedi midi : pic nic au parc guell Samedi après midi : Musée Picasso Samedi soir : balade sur la plage Dimanche matin/midi : Parc de la Ciutadella (pique nique) Dimanche après midi : La pedrera et casa batilo jusque la place Catalunya pour reprendre le train direction l’aéroport
Merci de votre gentillesse
Insécurité à Madagascar English translation pending
Bonjour.
Pour tous ceux qui partent à Mada, sans faire une crise de parano, je viens d'apprendre en direct de Tana que des touristes ont été attaqués à Tulear et à Tana . Alors, soyez attentifs .
Je tiens à rappeler qu'il y a eu tout de même 12 meurtres en une nuit sur Tana, info de Madagascar Tribune de vendredi .
Restez prudents, on ne veut perdre personne, on veut vous revoir sur ce forum !
Mémoires d'un road trip 2011 (Utah, Wyoming, South Dakota, Colorado) English translation pending
Voilà, quelques moi après notre retour (Femme, enfant 13ans et moi même), je me décide à livrer une modeste contribution à ce forum qui m'a tant apporté pour la préparation de ce second périple dans l'Ouest.
L'itinéraire intégral sur Google Map
Les "quelques" Photos
C'est parti !
Day 1 – Dimanche 3 Juillet 2011 (Paris – Salt Lake City)
Le grand jour… Pour diverses raisons, toute la famille est fébrile en ce jour de grand départ. Quoi qu’il arrive, il est 8h00 et le taxi nous attend. Sans état d’âme. « Roissy, Terminal 2E s’il vous plait ». Un Boeing 767 nous y attend. Son envol pour Salt Lake City est prévu pour 11h00. La réalité nous fera décoller vers 11h30 et la magie des fuseaux horaires nous fera poser les pieds sur le sol américain vers 14h00.
Nous récupérons alors nos bagages sur l’inamovible star des aéroports : le tapis roulant. Quelques formalités administratives plus tard, nous prenons possession de notre 4x4 sur le parking d’une société de location qui porte un nom bien de chez eux : Alamo. Oui, je précise qu’il nous faudra ce type de véhicule tout terrain, loin de nos habituels scooters parisiens, pour profiter pleinement de nos pérégrinations américaines.
Tout se goupille tellement bien que vers 16h00 nous avons déjà pris possession de notre chambre d’hôtel et que vers 16h30 nous arpentons les ruelles du centre commercial adjacent : The Gateway. Complexe qui semble bien avoir été conçu à l’occasion des Jeux Olympiques d’Hiver 2002, dont Salt Lake City était la ville hôte. Après avoir habillé pour la rentrée (chez Abercrombie), l’adolescent que nous avons conçu 13 ans auparavant, nous nous accordons une demie heure de repos à notre hôtel. Apres avoir voté à main levée, nous nous dirigeons vers un restaurant du centre ville : il est 19h00 et l’Hymalayan Kitchen nous sert une cuisine Népalo-indienne qui nous ravira tous les trois.
A 20h00 nous ne sacrifions pas à la visite du Capitol qui nous tendait les bras à quelques encablures du restaurant. De retour à l’hôtel vers 20h30, c’est en moins d’une demi-heure que tout le monde aura trouvé le sommeil.
Day 2 – Lundi 4 Juillet 2011 (Salt Lake City - Torrey)
4h30… c’est ce que dit le réveil. On dit que les anciens dorment moins. Il semblerait quand même que ce soit plutôt le décalage horaire qui nous joue des tours. L’adolescent, Tom (13 ans moins 40 jours) pousse jusqu’à 6h00.
Le rituel de la douche matinale passé, notre premier petit déjeuner à la mode yankee se tiendra aux alentours de 6h30, dans la salle prévue à cet effet par les concepteurs de notre hôtel.
7h15 : le moteur de notre tonnerre mécanique vrombit, nous promettant de nous conduire jusqu'au premier point de chute de notre épopée : Torrey.
Une demi-heure plus tard, une fois n’est pas coutume (sauf aux Etats Unis), Annaïck prend le volant.
Nous nous sommes éloigné par le sud de Salt Lake City, et au bout de 50 miles d’autoroute, plus rien. Mornes plaines. Qu’à cela ne tienne, ce sont les grands espaces de tout types que nous sommes venus chercher au delà de l’Atlantique.
Arrivés à LOA, à quelques miles de Torrey, un supermarket de bonne corpulence nous permet d’effectuer un premier ravitaillement : glacière, nécessaire pour la confection des premiers sandwiches, liquides désaltérants, et autres ustensiles pour familles nomades. A propos de sandwiches, un peu plus loin sur bord de la route, nous empilons pains, jambon et cornichons à l’arrière du 4x4.
12h30 : A l’horizon, la roche se fait de plus en plus rouge malgré un ciel un peu menaçant. Nous arrivons à Torrey, en avance sur l’heure de check in, mais Annaïck préconise que nous tentions notre chance en nous présentant à l’accueil du Best Western. Hôtel dans lequel nous résiderons deux nuits, le temps de visiter en long et en large le parc National de Capitol Reef. Bingo ! La chambre est prête, ce qui nous permet de prendre nos quartiers et vider la voiture des valises superflues le temps des visites.
13h45 : nous empruntons la route 24 (une des plus belles des Etats Unis) jusqu’au départ de la randonnée d’Hickman Bridge.
14h00 : C’est l’heure d’entamer notre première randonnée. Celle ci nous amène donc à Hickman Bridge. C’est un parcours facile, idéal pour se mettre dans le ton des prochains jours… Hickman Bridge est une de ces nombreuses arches naturelles qui se fondent dans la roche. Nous retrouverons ce type de formation géologique plusieurs fois lors de nos étapes dans l’Utah. Voilà, 1H30 aller-retour. Agréable, bel endroit très accessible. Une bonne mise en bouche.
15h30 : nous reprenons la route 24 en faisant une halte devant la Fruita School, petite cabine à l’intérieur de laquelle le temps s’est arrêté. Elle renferme une salle de classe de la fin du 19e siècle. Tout y est resté en l’état et parfaitement entretenu. Seul regret : nous ne pouvons pénétrer à l’intérieur. J’ai pensé que cela était du au caractère férié du 4 Juillet (Fête Nationale locale), mais le lendemain il en sera de même. Peut être faut-il se joindre à des visites guidées pour y accéder.
Nous faisons également un arrêt pour observer quelques Pétroglyphes (gravure sur pierre) laissés par les Indiens. Ils sont d’ailleurs les seuls à en connaître la signification. Pour nous autres contemporains, il nous faut nous contenter de fantasmer de quelconques significations.
17h30 : nous sommes revenus à l’hôtel et nous accordons une petite pause piscine et jacuzzi en plein air. Enfin, la piscine, nous la laissons à Tom qui ne semble pas avoir les mêmes terminaisons nerveuses que nous autres quadragénaires.
19h30 : A table ! Après avoir envisagé de longue date de diner au Café Diablo, quelques dernières lectures d’avis extérieurs nous laisse penser que le Capitol Reef & Café est un meilleur choix. Verdict : c’est bon, pas cher, bref… rien à dire, si ce n’est que nous n’avons plus faim en sortant de table.
21h00 : extinction des feux.
Day 3 – Mardi 5 Juillet 2011 (Torrey)
5h00 : réveil
Aujourd’hui l’unique objectif fixé si on se réfère à notre roadbook : Cathedral Valley.
Durée prévue de cette petite escapade : 7h00…
Alors à 6h00 tout le monde est en route pour ce qui représente le moment ludique de la journée : la traversée de la River Ford qui pour le parisien de base représente toute une aventure en soi. Oui, traverser un cours d’eau de 30 à 40 cm de profondeur n’est pas commun dans nos contrées urbaines.
Après un passage la veille au soir au Visitor Center pour prendre quelques infos rassurantes sur la faisabilité du projet, j’ai quelques certitudes que je renforce en envoyant le gamin en tongs dans la rivière, histoire de voir si ses genoux sont mouillés ou non. Faut bien trouver une utilité à un adolescent de 13 ans, à 7h00 du matin au moment de vivre le moment le plus périlleux de sa vie d’adulte. Et comme sa mère ne s’y oppose pas, je me dis que nous ne sommes pas indignes !
Verdict : genoux secs. Conclusion : ça va passer facilement.
Et nous voilà donc à rouler sur l’eau avec une légèreté qui n’a d’égal que quelques divinités d’au moins 2000 ans d’âge. La Cathedral Valley s’ouvre donc à nous. Majestueuse tout au long de sa traversée.
11h00 : Nous déjeunons au pied de Temple of the Moon et Temple of the Sun. 11h15 : C’est reparti, nous finissons la boucle deux heures plus tard
13h30 : nous voilà (enfin) revenus sur le bitume, et quel bitume. Celui que nous foulons appartient (encore) à cette superbe route 24 qui nous ramène à Torrey. C’est très beau, et nous offre un « sas de décompression » idéal après ces longues heures certes superbement décorées, mais bien tape-cul.
14h45 : Tout le monde s’écroule sur les lits de notre chambre les yeux pleins de . Pause.
18h30 : nous sommes encore assez valides pour traverser la route et nous nous rendons au restaurant du Rim Rock Inn qui fait face à notre Best Western. Belle vue sur les roches rouges (tout comme depuis notre hôtel. Non mais !!??), bon accueil, bonne cuisine US. Belle manière de clore une journée riche en panoramas de grande classe.
20h00 : oui je sais, c’est un horaire de maison de retraite mais nous assumons. Fin des programmes.
Day 4 – Mercredi 6 Juillet 2011 (Torrey - Moab)
5h00 : réveil. Toujours aussi matinaux.
Aujourd’hui nous allons affronter la boucle Burr Trail road – Nottom Bullfrog Road.
Il est 6h30 quand nous empruntons la 12 depuis Torrey. Le soleil se lève sur Capitol Reef. Arrivés à Boulder nous faisons un petit arrêt que je qualifierai de « technique » J Quelques photos et nous entamons la Burr Trail Road. Nous enchainons par le Water pocket Fold via la Nottom Bullfrog Road). Pas beaucoup plus de commentaires que les témoignages photographiques. Le reste réside entre nos rétines et nos cerveaux…
10h30 : retour sur l’asphalte. Encore une très belle sortie de parc. La route 24 jusqu’à Hanksville. D’Ouest en Est cette fois ci, puisque la veille nous étions sortie de la Cathedral Valley à Caineville pour rejoindre Torrey par la 24… d’Est en Ouest.
11h00 : c’est justement à Hanksville que nous nous restaurons. Vite fais, comme souvent le midi depuis notre arrivée. A cela deux avantages : nous limitons les calories superflues et nous ne perdons pas de temps inutilement. Le soir est la vraie reconnaissance de nos ventres !
12h00 – 12h30 : nous continuons la route jusqu’à un crochet par la Goblin Valley.
Il fait très chaud, nous avions des projets pour la visite de ce parc plus ambitieux (Little Wild Horse trail notamment) . Trop, peut être, vue les températures, zones d’ombres inexistantes, ainsi que l’énergie laissée dans l’activité Off Road du matin. Les highways sont plus reposantes pour les organismes que les « high clearance vehicles » trails.
Bref, nous nous contentons de baguenauder dans les rouges allées qui serpentent à travers les « Goblins ». Photos de rigueur. Les esprits les plus joueurs évoquent leur lecture des formes vues. Nous en rigolons !
13h15 : nous repartons, direction Moab. L’Inca Inn et sa piscine nous attendent.
14h30 : arrêt au Moab City Market .
16h00 : check in au Inca Inn.
16h30 – 18h30 : Piscine et/ou farniente.
19h00 : Diner chez Zax. C’est « bon ». Mais sera balayé par la Moab Brewery… les 3 soirs suivants !! On va peut être pouvoir témoigner sur le topic « les restaurant de l’Ouest américain » J
20h30 : qu’est ce qu’on fait depuis qu’on est arrivé à cette heure là ?...
Day 5 – Jeudi 7 Juillet 2011 (Moab)
6h00 : wake up !
7h00 : petit déjeuner compris au Inca Inn
7h45 : départ pour The Needles.
Nous ne le savons pas encore, mais cette journée sera marquée par 6h00 de randonnée (d’une traite avec arrêt lunch de 20 minutes compris), 11 miles parcourus, 5 litres d’eau engloutis, un dernier moment d’émotion quand nous avons vu poindre le parking au retour de la randonnée, et des souvenirs pleins la tête.
Mais à 7h45, les seules préoccupations sont de l’ordre de la météo, des distances à parcourir en voiture entre notre hôtel et l’entrée du parc, les quelques points de vues qui précèderont le départ de la randonnée de Chesler Park. A propos de météo, elle n’est pas très engageante, mais qu’à cela ne tienne, ce ne sont pas quelques formations gazeuses qui vont tout remettre en question. D’ailleurs, arrivés à l’entrée du parc le ciel est dégagé et il nous reste encore 34 miles à parcourir pour rejoindre le « trailhead » de Chesler Park et autre Elephant Hill. C’est plus que prévu, ou plutôt je n’avais rien anticipé de ce parcours en voiture.
8h45 : nous sommes à la hauteur des Petroglyphs. Ce que nous en avons retenus ? pas grand chose, si ce n’est qu’il y a toujours des cons qui se sentent obligés de mélanger ces témoignages du passé avec des « me and you forever ». Mais bon, pour en revenir aux Petroglyphs, ce ne seront pas nos visions préférées de ce voyage. D’un autre coté, les auteurs de ces gravures n’ont rien demandé J
9h30 : Visitor Center. Ca fait marrer les « deux autres », mais je me dis qu’il est toujours instructif et/ou rassurant d’y faire un tour même très bref.
9h45 : nous sommes au départ de la randonnée. A Elephant Hill. Nous nous préparons à affronter la « Bête ».
10h00 : c’est parti. 16h00 : retour… 18h00 : Hôtel. On est crevé. 19h30 : Moab Brewery (1ère…) 21h00 : Ca pionce à l’Inca Inn, chambre 111.
En résumé, cette journée aura été celle des « plus ». Plus de route que nous le pensions pour rallier l’entrée du parc, plus de distance sur la randonnée, plus de chaleur, plus d’eau, plus de beauté et de diversité dans les paysages traversés à pied…
Si pour vous, sport se résume à monter dans le bus, faites plus court. Sinon, faites cette rando. C’est un ordre J
Day 6 – Vendredi 8 Juillet 2011 (Moab)
6h20 : Debout là dedans ! (En fait, ce n’est pas du tout le ton de nos réveils matinaux… enfin sauf peut être pour le « petit »).
7h00 : Petit dèj’. Plus tôt c’est pas possible de toutes façons.
7h30 : départ pour False Kiva (Island In The Sky)
8h15 : arrivée à l’embranchement qui mène à Dead Horse, on se dirige vers Upheaval Dome et on suit les indications glanées ici et là. Mais malgré cela, nous avons (j’ai) été assez moyen dans mon rôle de guide…
9h00 : nous tombons sur un point qui est à l’à pic de False Kiva. Point de vue superbe, mais la magie du point non répertorié sur les cartes et auquel on se rend grace au bouche à oreille et quelques cairns laissés au sol n’est pas là.
9h15 – 10h30 nous longeons la falaise, encore et encore… on rame, il fait chaud. Ce que j’avais vendu à mes comparses comme 1/2h aller, se transforme en 2h45 aller retour, avec un retour en 35 minutes… bref, ça se mérite False Kiva.
10h30 : nous sommes dans le saint des saints. La vue est grandiose, nous témoignons de notre passage en français sur le petit registre enfermé dans une boite métallique qui semble dater de la seconde guerre mondiale… Pendant ce temps là, le gamin s’amuse à faire un cairn dans LE cercle formé par un empilage de pierres bien connu de ceux qui ont vu des photos de l’endroit. Quoi !!!??? un gamin qui fait un cairn dans un lieux sacré ?? Ca s’appelle un sacrilège, tout simplement. Et si il était bien matérialisé par une barrière qu’un endroit était interdit d’accès, le cercle principal ne l’était pas. Nous avons respecté ce qui nous semblait être respectable, mais le fait de rentrer à l’intérieur du Cercle ne nous parait pas condamnable. Erreur. Au moment ou nous nous apprêtons à repartir, j’aperçois à bonne distance un randonneur qui pointe des jumelles en notre direction. Bon, jusque là je me dis rien de grave, ce visiteur profiter de notre départ pour être au calme. Arrivé à notre hauteur, je m’aperçois que le quidam est en fait un Ranger, et ils nous annonce qu’un site archéologique, ça se respecte, qu’il a vu notre fils dans le lieux sacré et que c’est passible de $110 d’amende. Damn !! Mais nous devons lui être sympathique et surtout lui sembler de bonne foi. Nous nous en tirons avec une bonne leçon de morale ou pédagogie (c’est selon). Il prendra quand même mes coordonnées, et me dit qu’il fera un rapport à sa hiérarchie, mais me rassure en me disant que je n’entendrai plus jamais parler de lui à l’avenir. Mon sentiment après cet épisode : ok pour le cairn dans le cercle, c’est pas forcement la meilleure idée du moment. Néanmoins, il me semble dommage que l’endroit ne soit pas plus « protégé » par des écriteaux préventifs. Même si cet endroit n’est pas sur les cartes il est connu et donc visité (paroles du ranger lui même). La preuve, quand je vois ce qu’il reste des deux autres demi-cercles qui à l’origine étaient dans le même état que le cercle principal, je suis attristé. Ils n’apparaissent même plus.
Alors malgré notre erreur lors de cette visite, j’attire votre attention si vous comptez vous rendre à False Kiva, faites gaffe où vous mettez les pieds. Et puis le Ranger veille !! J
12h00 : nous nous remettons de nos émotions en déjeunant sur le parking de Green River Overlook. (quelle vue, mais quelle vue !)
13h00 : Grand View Point. Quelle vue, mais quelle vue ! J
13h40 : Attention, nous allons rentrer dans la légende de ceux qui ont passé leur brevet du Shafer Potash ! Nous descendons le Shafer Trail, nous nous arrêtons à l’embranchement de la White Rim Road pour rejoindre Musselman Arch vers 15h00 (rituel des photos en passant sur le pont, etc…)
16h00 : Thelma et Louise Point. Les quadras sont émus.
17h00 nous longeons les bassins de potasse de la… Potash Road. Des bassins d’un bleu étonnant au milieu de ces dégradés de rouge, de cette poussière qui vole et de ce vent qui nous fouette les mollets par rafales.
17h30 : Apres avoir frôlé l’ouverture d’un casier judiciaire le matin, voilà le gag du jour. Nous sommes au supermarket de Moab et nous nous accordons l’achat de quelques bières. Arrivés à la caisse on nous demande nos cartes d’identités pour prouver notre âge… Ca plait beaucoup à madame ! C’est drôle, en dessous de 40 ans, on doit prouver son âge pour acheter de l’alcool. Faut être un peu « profiler » pour être caissier maintenant. Détecter/Justifier qu’on à 21 ans pour acheter de l’alcool, Détecter/Justifier qu’on à 21 ans quand on a entre 21 et 40 ans et enfin laisser tranquille ceux qui ont (forcement) plus de 40 ans puisque « ça se voit » J
Bref, ça nous fait bien marrer tout le chemin du retour à l’hôtel.
Il est 18h00.
19h15 : Direction le restaurant Red Cliff ? Non, nous retournons à la Moab Brewery. Deuxième édition.
21h30 : nous nous couchons repus.
Quelle belle journée, une fois de plus. Autant je n’avais aucune idée préconçue de The Needles, ce qui est moins facilement générateur de déceptions, autant Island in the Sky, j’en avait rêvé. Et bein même pas déçu !
Day 7 – Samedi 9 Juillet 2011 (Moab)
Réveil(s) entre 5h30 et 6h00. Breakfast à 7h00.
7h30 : en route pour Arches. Il est bien ce parc, l’entrée se trouve à 2 miles du Inca Inn J
8h30 -> 11h35 : Devils Garden Trailhead - > Double O Trail avec retour par le Primitive Trail. Quelques passages qui demandent un peu d’application mais rien de très méchant. Le passage sur l’arête avant d’arriver à Double 0 fait son effet (vide à droite, vide à gauche) et une bande d’un mètre de slickrock pour passer. Je suis content d’avoir gardé Primitive Trail pour le retour. C’est toujours mieux d’être frais pour profiter des arches et si on doit en baver un peu, que ce soit pour le retour qui lui est moins riche en curiosités.
12h00 : déjeuner aux Windows. Entre l’horaire, le taux de fréquentation, la température et les objectifs de la journée, nous nous en tiendrons au parking de ce site, transformé pour l’occasion en restaurant.
12h45 : Nous voilà rendu au Delicate Arch Viewpoint. Mise en bouche de l’ascension qui comme la tradition le veut, se déroulera en fin d’après midi.
13h30 : à la demande générale, direction piscine de l’Inca Inn. Nous farnientons jusqu’au départ pour Delicate Arch. Nous ne perdrons jamais de vue durant ce séjour que nous sommes en vacances, même si parfois nous sommes en mode « guerrier » au moment d’attaquer les randos…
17h45 Départ pour Delicate Arch.
19h00 : Nous arrivons en haut, au niveau de l’amphithéâtre qui sert d’écrin à l’arche vedette de l’Etat de l’Utah. L’ambiance est nuageuse, il y règne une ambiance plutôt bon enfant, tant que le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Mais quand vers 20H15, un rayon vient frapper, que dis-je, faire rougir l’arche, là c’est plus « tendu ». Ceux qui pourraient gâcher ce moment rare en restant sous l’arche pour des clichés flous pris avec un appareil jetable sont priés en mode VO sous titrée de dégager vite fait. Je pense que ces jours de soleil voilés donnent aux quelques secondes de lumières une saveur particulière entre la frustration qui a précédé et l’extase collective du moment tant attendu. J’en fais trop ? Bon c’est vrai que d’avoir 1/2h de coucher de soleil pur permet surement aussi d’en profiter J
20h30 je redescends, il ne se passera plus rien. C’est marrant mais, en redescendant je croise des personnes avec des appareils photos qui font la montée à la nuit quasi tombée… Qu’ont ils vus arrivé là-haut ? le Halo de Moab au loin derrière les montagnes ?
21h00 on quitte le parc direction Moab Brewery. Trop tard pour aller au Red Cliff…
22h30 ronflements dans la chambre.
Day 8 – Dimanche 10 Juillet 2011 (Moab -> Vernal)
Réveil 6h30 – 7h00 Petit déjeuner
8h00 Départ. Nous empruntons la 128 qui est superbe. Nous faisons un court crochet pour apercevoir les Fisher Towers, mais ce n’est vraiment pas le bon moment pour faire des photos depuis le parking. Il faudrait entamer une rando, mais aujourd’hui, sur le roadbook était mentionné en gros : Repos.
C’est une journée de transition
9h00 on repart pour Dinosaur que nous atteignons à 12h00 sous la pluie. L’endroit est quelque peu sinistre.
12h30 nous arrivons à Vernal… moins sinistre, mais c’est juste une ville le long de la nationale avec plus de fast foods, d’Hôtels et de concessionnaires automobiles que d’habitants…
13h00 Burger King : sinistre mais ça fait plaisir au plus jeune. On enchaine par le ravitaillement de rigueur au supermarché du coin.
14h30 : Check Inn au Best Western Dinosaur Inn, puis piscine, jacuzzi et lessive, le tout sans sortir de l’hôtel. Parfaitement adapté à nos objectifs pour ce dimanche qui vient clore notre première semaine américaine.
Nous dinerons dans notre suite royale des denrées achetées dans l’après midi (poulet – purée). Du délire !
A noter qu’aujourd’hui le voyant de pression insuffisante des pneus s’est allumé. Suspens.
De mémoire, la journée s’est finie au lit.
Day 9 – Lundi 11 Juillet 2011 (Dinosaur)
6h00 : Réveil
7h00 : petit déjeuner
7h30 : départ pour Dinosaur
8h30 : on attaque la District Road 16 pour commencer la journée par Yampa Bench Road par l’Est, ce que peu se hasardent à faire… (Et pour cause).
9h00 nous attaquons donc la 16 et vers 9h30, sur la 95 nous assistons à une scène qui a elle seule justifie d’avoir pris ce bout de route désert. Deux cowboys adultes et un de 10-12 ans dirigent un troupeaux de steaks… euh pardons de bœufs. Je prends quelques photos alors qu’ils sont encore dans le champ, puis se retrouvent sur la route devant nous. Heureusement, Ils nous laisserons passer ensuite.
10h45 nous commençons à trouver le temps long…
11h00 nous arrivons enfin au premier point de vue de la Yampa Bench road : Wagon Wheel Point. Au passage, j’ai failli rater l’écriteau. Non pas que j’ai joué les fous du volant sur cette piste qui ne peut être emprunté avec n’importe quel véhicule (même dans les meilleures conditions), mais la pancarte est quand même assez discrète. Tant mieux pour le paysage et certainement plus évidente quand on vient de l’est après les deux autres points de vue.
11h30 : au tour de Harding Hole Overlook et Castle Point Overlook.
Ces trois points de vue sont sublimes, surtout si on est fan de boucles, méandres et autres « à la Horseshoe Bend »
12h30 : Déjeuner au pied du Steamboat Rock.
13h00 : retour sur Echo Park Road. 14h00 : retour sur le pavé direction Harpers Corner Drive que nous atteignons 15 min après. Nous voilà à Echo Park overlook. 15h45 : retour à l’hôtel. Un peu de lassitude. Tout le monde se détend entre la piscine et le jacuzzi.
Il est évident que l’option qui consiste à entamer la visite par l’intégralité Yampa Bench Road est trop chronophage et de trop fatigante du fait de sa longueur et de la « qualité » de la route. A la rigueur on peut finir par cette route si on veut vraiment faire du 4x4 avant d’aller se coucher J
17h30 retour à la réalité matérielle du supermarket, du lavage de la voiture et de remettre un peu de pression dans les pneus… cette affaire de voyant de pneu(s) sous gonflé(s) commence à m’inquiéter.
19h30 diner dans la chambre, etc…
Day 10 – Mardi 12 Juillet 2011 (Dinosaur –> Flaming Gorge)
7h00 : réveil
7h45 : Breakfast
8h30 : départ pour Jensen.
Au programme les randonnées Desert Voices et Sound of Silence.
Le tout sera bouclé sur un rythme plus sportif que contemplatif. Peut être un manque d’inspiration, la météo, le jour du mois… mais aucun d’entre nous n’a trouvé l’endroit ni photogénique ni enchanteur. Nous avons été mal habitué depuis notre arrivée.
Bref, entre 9h00 et 11H30 nous arpentons les lieux. Au passage, ces pistes sont jalonnées de panneaux avec des commentaires « écolos » un peu sirupeux et illustrés de dessins d’enfants que je qualifierai de naïfs. Ca n’engage que moi et pas plus de débat. Une simple réflexion. Allez, disons que cela nous fait une matinée agréable.
12h00 : Apres avoir retraversé Vernal que nous quittons définitivement, nous filons vers Flaming Gorge et son Red Canyon Lodge.
12h30 : Nous nous sustentons au bénéfice d’un beau point de vue, seuls au monde surplombant les alentours de Vernal. Une minute après notre arrivée, voilà qu’un couple de français et leurs trois gamins viennent se garer à 5 mètres de nous. C’est marrant parce que ce type de comportement me fait dire qu’ils vont surement vouloir entrer en contact avec nous… Et bien non, c’était peut être juste un instinct grégaire. A moins que nous les ayons intimidés, ce dont je doute. Bon, rien de grave, c’était juste un petit moment d’anthropologie et d’étude des comportements J
13h15 : comme il est un peu tôt pour le check in, je décide pousser jusqu’à Sheep Creek pour voir à quoi ressemble cette petite boucle « scenic ». Mais il se met à pleuvoir et je ne veux pas gâcher ce qui est ressorti de mes préparatifs comme un coin à visiter dans le secteur. Il est temps maintenant de prendre possession de notre Lodge.
14h00 : nous arrivons au Red Canyon Lodge et découvrons notre Cabin « Panderosa », face au lac. Un délice.
16h00 -18h00 : Au bénéfice du beau temps restauré nous décidons de pousser jusqu’à Manilla (« énorme bourgade »). En passant au Visitor Center du Red Canyon où nous avions demandé l’adresse d’un supermarket. On nous a recommandé de pousser jusque là. Nous faisons la route et découvrons de superbes points de vue. Nous ravitaillons en denrées et en essence. Je décide d’inspecter à nouveau mes pneus. Le voyant de pession est allumé. Verdict : je découvre un clou à moitié rentré sur la face interne de mon pneu arrière gauche.
Merde (!), ça recommence. En 2008 nous avions déjà eu ce type de mésaventure. Il s’était réglé en achetant un pneu neuf, sachant que la roue de secours était un galet sur notre voiture familiale standard. Cette fois ci, une vraie roue de secours, mais franchement je n’ai pas envie de me transformer en mécano sur ce 4X4.
Je refais un peu la pression quand même. Je spécule sur l’avenir. On verra bien.
19h00 nous dinons au restaurant du Lodge. Très bien. 20h00 : nous rentrons et allumons un feu��� il fait frais le soir, cette ambiance « coin du feu » au mois de Juillet nous ravit.
21h30 : extinction de tous les feux.
Day 11 – Mercredi 13 Juillet 2011 (Flaming Gorge)
6h00 : réveil des adultes. Petit déjeuner sur fond de premières lumières sur le lac. Lovely.
7h00 : c’est le bon moment pour faire un petit « safari » photo dans le Lodge et à proximité du Visitor Center pour observer les contours du Red Canyon. C’est beau. C’est calme et je suis accueilli par quelques bêtes à cornes qui visiblement finissaient leur petit déjeuner dans les massifs du parking du Visitor Center.
9h00 : deuxième petit déjeuner avec la famille au complet.
11h30 : tentative de connexion au reste du monde (WiFi). C’est aléatoire et d’une lenteur qui m’avait été annoncée.
12H00 : l’air de rien faut déjà songer au déjeuner. Hot Dogs « maison » (ou plutot Lodge) pour tous. Non, je sais, on ne se refuse rien !
13h00 : Départ pour le Canyon à Dutch John et visite du Red Canyon en famille cette fois ci.
14h30 – 19h00 : concours de farniente, avec café, sieste, feu de bois, lecture, serie TV sur portable, etc.
19h00 : départ pour le restau du Lodge.
20h15 : retour.
21h30 : on tire le rideau. A demain.
C’était une de nos plus grosses journées dans l’Ouest !! Passionnante, non ?
Day 12 – Jeudi 14 Juillet 2011 (Flaming Gorge -> Grand Teton)
6h30 : réveil – check-out – départ à 8h30.
Direction Grand Teton. La météo est idéale.
Comme évoqué à notre arrivée la veille à Flaming Gorge, nous avons pour objectif de faire la petite boucle de la route 218 (archeological road) à Sheep Creek. Nous l’entamons mais sommes refroidis au bout d’un petit mile. Route fermée, ce qui n’était pas mentionné à son entrée. Tant pis, nous savons que Grand Teton sera plus accueillant. Avec un nom comme ça J
9h00 : nous sommes de passage à Manilla pour essorer un second café.
Ensuite, la route que nous empruntons passe par Montpelier puis nous mène à Jackson. Les paysages sont très contrastés sur ces premières heures de route.
A l’approche de Mountain View, ce sont des dune pétrifiées qui nous accompagnent. Puis de belles plaines bien vertes. Mountain View est une « ville » proprette de 1200 habitants à 6800 pieds d’altitude qui n’est quasiment constituée que de commerces le long de la route. Son nom, elle le doit surement à la vue que l’on a des chaines de montagnes enneigées, au loin. La route 80, ensuite, est bordée de pairies bien vertes. Nous passons par Carter : une ville quasi fantôme. Bizarre.
11h00 : arrivée à Kemerer. Je vois sur la gauche, un bâtiment blanc qui m’inspire confiance sur le bord de la route qui traverse cette petite bourgade. On y revendique la réparation de pneus… Parfait. Une demi-heure plus tard, Eric Wagner, propriétaire des lieux avait effacé un sujet d’inquiétude sous-jacente depuis quelques jours. Ouf, c’est reparti. On verra bien si ça tient.
12h00 – 12h30 : déjeuner sur le bord de la route à quelques encablures de Montpelier.
Apres avoir chatouillé les routes de l’Idaho pendant quelques miles, nous voilà arrivé à Jackson vers 14h15. Notre destination finale et pour les deux nuits à venir : Signal Mountain Lodge. On m’en a dit du bien. Les photos de la brochure et les tarifs aussi !...
15h00 : nous parcourons Mormon Row 16h00 : nous visitons la Chapell of Transfiguration 16h30 : retour sur la Teton Road.
17h00 : Check In au Lodge. 17h30 : bière sur notre balcon donnant sur le lac. Un grand moment. 18h00 : on visite les lieux.
19h00 : apéro. (bein quoi ?!) 20h00 : Diner au restau du Lodge. (on y a testé le vin de Francis Ford Coppola, pour le fun…) 22h00 : couvre feu.
Day 13 – Vendredi 15 Juillet 2011 (Grand Teton)
6h00 : réveil à point pour faire quelques photos sur le balcon du lodge. Une belle lumière matinale. Il faut profiter de l’opportunité d’un tel « Overlook » privatif 😛
7h00 : tout le monde est sur le pont, prêts à petit déjeuner.
8h00 : départ pour Taggart Lake. 8h30 – 10h15 : rando à Taggart Lake. C’est beau. On croise des cimes enneigées, des écureuils et des champignons.
10h30 : l’ambiance est bonne alors on décide d’enchainer sur Jenny Lake ! Nous optons pour un aller en bateau et un retour à pied après avoir fait une halte à Inspiration point et Hidden Falls. Le caractère fébrile d’un des ponts ayant poussé les Rangers à condamner ce dernier, l’accès aux Hidden Falls est modifié. Les accès aux autres points de la randonnée de retour aussi. Cela nous vaudra de tergiverser un peu pour retrouver le chemin de la randonnée du retour, mais rien de grave. 13h00 : nous sommes de retour sur le parking de Jenny Lake.
Verdict : Nous avons préféré Taggart Lake pour son coté plus « cosy » et moins autoroute à touristes. L’intérêt de la randonnée de retour nous est apparue bien subtile. Je pense qu’on peut faire l’aller-retour en bateau. A moins que l’alternative rando par le nord (vers String Lake) soit dotée d’intérêts supérieurs. Mais ça, nous ne le saurons pas avant que d’autres témoignages contradictoires ne vienne s’ajouter à ma contribution J
13h30 : ravitaillement supermarket et déjeuner au lodge.
14h00 « temps mort »
15h00 : je vais faire un saut en solo à la « Chapell of the Sacred Heart ». Une messe y est en cours. Je me contente donc de rester à l’extérieur. Je ne doute pas que tout le monde y soit potentiellement convié, mais je ne tiens pas à perturber un quelconque recueillement avec des comportements de touriste… Du coup, l’intérêt est limité. C’est malgré tout un beau petit chalet vu de l’extérieur. Et puis les 3 minutes qui me séparent du Signal Mountain Lodge rendent ce déplacement anecdotique.
17h00 – 18h30 : Tout aussi proche, La Signal Mountain donne accès à quelques belles vues panoramiques.
18h45 : nous partons pour le nord ! N’exagérons rien, nous nous rendons à Colter Bay et à Leeks Marina ou nous dégusterons des pizzas. Notre passage à Colter Bay ne nous laissera pas un grand souvenir. Il me semble que notre lieu de résidence relègue les autres points du voisinage au second rang. Les pizzas de Leeks Marina sont excellentes. Et dégustées en terrasse au soleil couchant donne encore plus de piquant au repas. Je parle évidemment des moustiques J
20h30 : retour à la base, etc.
Day 14 – Samedi 16 Juillet 2011 (Yellowstone)
6h30 : driiinnngg !
7h00 : …
8h00 : … Ça trainasse ce matin.
8h30 : départ pour Yellowstone. A nous les Geysers ! 9h00 : Yellowstone south entrance
9h30 : petit tour au visitor center 9h45 : essence à Grant Village. (je ne sais plus où j’ai lu qu’il fallait prendre ses dispositions pour le carburant une fois à l’intérieur du parc. Il y a des stations à tous les points principaux du parc. Tant mieux.
10h00 : nous voilà rendu au West Thumb Geyser Basin.
10h45 : Midway Geyser Basin
11h45 : Parking de Fairy Falls pour grimper voir le Grand Prismatic d’en haut.
12h45 -13h15 : pause déjeuner sur parking.
13h30 : Firehole lake drive. (sur le chemin, nous rencontrons notre premier bison sur le bord de la route)
14h00 : Madison vers West Entrance.
16h00 : Check In au Old Faitfull
17h24 : Première éruption du Old Faithfull Geyser J
18h00 : Ice Cream et repos
20h00 -22h00 : Old Faithfull Dinner Room (mouais…)
Day 15 – Dimanche 17 Juillet 2011 (Yellowstone)
6h00 : réveil et p’tit déjeuner en solo.
7h00 : allez hop ! toujours en solo, je me fais une petite éruption du Old Faithfull
8h00 : le fiston se réveille à son tour.
9h00 : c’est l’heure de la messe, pardon, de la laverie. Les hommes aident mais c’est madame qui s’y colle. L’art du sacrifice J
9h15 : Nous, les mecs, on se fait un petit tour du propriétaire : Upper Geyser Basin. Avec en point d’orgue une éruption du Grand Geyser à 10h40.
12h00 : tout le monde est réuni dans la chambre après avoir rapatrié le linge propre de la « guest laundry ». Mission propreté accomplie.
12h30 : départ pour la cafeteria située au Snow Lodge.
13h30 : anecdote… éruption du Old F. J
13h45 : pause – repos – temps calme – pas d’éruption visible de la chambre !
15h30 : nous laissons le gamin à la chambre avec internet et nous partons pour Biscuit et Black Sand Basin.
17h15 retour à la base. Mon objectif est d’observer une éruption du Old F. depuis observation point. Coup de bol, y’n a une dans 15 minutes à plus ou moins 10 minutes. Je grimpe en quatrieme vitesse le demi mile pour etre à l’heure. Sur ce coup là, je n’aimerais pas que « le Vieux » soit en avance de 10 minutes. Nickel : j’arrive en haut à l’heure, presque pas essoufflé, en m’étant payé le luxe de repousser une invitation à observer un tandem de bison en cours de route J La haut : joli point de vue et belle éruption. 18h45 : je rejoins les miens.
19h30 : nous tentons de diner dans la Dining room une seconde fois (par commodité) mais c’est plein et sans réservation, point de salut. Nous nous rabattons sur la brasserie voisine. La carte est plus restreinte, mais nous convient.
A peu de choses prêt, il ne se passera plus rien d’intéressant avant le lendemain, dans le cadre d’un carnet de voyage. A noter que les Geysers et les bassins colorés ont fait l’unanimité. Leur quantité et le coté répétitif a poussé à faire quelques impasses. Et puis comme ce sont des vacances, pas d’obligations de résultats J
Day 16 – Lundi 18 Juillet 2011 (Yellowstone)
6h30 : réveil
7h00 : Dej’
8h30 : Check Out
9h00 : Norris. Le Steamboat Geyser est calme, nous continuons de cheminer le long des planches désormais familières puisque présente dans tous les « bassins » du parc, mais…
9h30 : L’anneau !! ou est l’anneau !!... Madame se rend compte que l’anneau qui nous relie depuis la fin du 20e siècle n’est plus à son annulaire. Consternation. A ce moment là, il n’est plus question de roadbook, de changement d’objectif pour tel ou tel prise de vue, objectif : retour à Old Faithfull en espérant que l’aspirateur de la femme de ménage n’ait pas encore prouvé son efficacité ! 10h45 : Nous sommes au bout du couloir, les sacs de linge sale sont déjà au pied de notre ex-chambre, la suivante à déjà été « attaquée ». Nous demandons à la demoiselle qui semble être la tornade blanche du couloir si elle n’a pas trouvé une bague une demi-heure plus tôt… dans un anglais approximatif, elle nous dit qu’elle va voir avec son responsable… pendant ce temps là nous inspectons nous même la chambre, mais rien. 2 minutes plus tard, voilà que notre Messie réapparait (au passage, un Messie, deux fois dans la même heure ? c’est exceptionnel, je vous assure) : il y a une bague disponible à l’accueil. Nous nous ruons vers ledit accueil, et tout est rentré dans l’ordre 5 minutes et deux coups de fils internes plus tard. Ouf !! L’annuaire de madame est à nouveau orné d’or et d’argent J
Pas un matin ne suivra sans vérifier sa présence…
11h15 : nous repartons après avoir décompressé au bar du Grocery Store voisin. Direction Mammoth.
12h30 : nous voici à Mammoth upper Terrace.
13h00 : Snack.
13h30 : Lower Terrace en Solo. AK et Tom restent les pieds dans l’eau à proximité de deux quadrupèdes placides. Beaucoup de monde pour voir les terrasses. C’est Disney !!
15h30 : Petrified Tree
16h00 : Tower Falls. Trail fermé en bas.
16h45 : départ pour Lake Lodge. 18h00 : Check Inn au Lake Lodge. Découverte des lieux. Apéro au bar puis diner à la cafétéria. 20h30 : retour à la « chambre ». Demain, belle journée avec le retour des randonnées J Bien contents d’être à nouveau au calme.
Day 17 – Mardi 19 Juillet 2011 (Yellowstone)
6h00 : tentative de manipulation olfactive. Je fais du café dans la chambre pour provoquer une réaction : le réveil de mes congénères !
C’est pas tout, mais nous avons une rando de 3h00 ce matin. Alors si on veut éviter la meute et les températures élevées, c’est maintenant.
7h00 départ.
7h20 : troupeau de bisons, visiblement de retour du petit déjeuner en bordure de rivière J
8h10 : nous sommes à l’entrée de la Chittened Road et 5 minutes plus tard nous sommes au départ de la rando qui nous amènera au sommet du mont Washburn.
10h55 : nous sommes en forme en cette belle journée et nous bouclons l’aller-retour en 2h30.
11h15 : Nous atteignons le North Rim 13h00 : Déjeuner 13h30 : Nous nous rendons à South Rim
15h30 : retour à la chambre. 16h30 : repos – série TV 17h30 : temps mort
18h45 : départ pour le Lake Hotel Restaurant pour lequel nous avions réservé un peu plus tot pour 19h45.
21h30 – 23h00 : re-série TV
23h00 : fin des programmes.
Day 18 – Mercredi 20 Juillet 2011 (Yellowstone -> Cody)
7h30 : réveil pour départ à 8h30.
9h45 nous atteignons Roosevelt et sortons du Parc. La route 212 que nous empruntons nous fait traverser Lamar Valley puis nous mène à Beartooth Highway. Cette dernière est magnifique. C’est l’hiver !
12h45 : nous retrouvons les températures estivales à Red Lodge qui nous sert de halte méridienne. Un déjeuner copieux (une fois n’est pas coutume) au Bogart’s restaurant. Bon souvenir. 14h00 : nous repartons rassasiés pour Cody.
14h20 : Belfry 15h15 : Cody. Check in au Best Western.
16h30 : Old Trail Town 17h30 : Supermarket 18h00 : Piscine et Spa J 20H00 : on dine sur notre terrasse (commune aux voisins de chambre)
21h30 – 23h00 : on finit Breaking Bad S2 23h30 : ZZzzzzz…..
Day 19 – Jeudi 21 Juillet 2011 (Devils Tower)
8h00 : on quitte Cody après un réveil à 6h00 et un déjeuner à 7h00.
9h15 : nous traversons Big Horn Forest (très belle arrivée depuis Greybull)
12h00 déjeuner à proximité de Gillette (aire de repos)
14h00 : arrivée à Devils Tower
16h00 : Check Inn au Best Western de Hulett. 16h30 : Piscine 17h15 : repos avec (toute) petite visite de Hulett. Y’a quasiment qu’une rue que je qualifierais de principale. On en profite pour prendre un verre au Ponderosa Café. Typique. Arrivée mémorable dans les lieux.
19h00 : nous retournons au Ponderosa Café, cette fois ci coté restaurant pour diner. Petit endroit calme, accueil super chaleureux, et bonne « bouffe » J
20h30 : …serie TV. 21h30 : Ca ronfle.
Day 20 – Vendredi 22 Juillet 2011 (Deadwood)
6h00 : réveil pour certain(s) – 7h55 réveil pour d’autre(s)
9h00 -> 10h30 : on fait la route vers Deadwood.
A notre arrivée à Deadwood, le check-in au Celbrity Hotel n’étant pas pour tout de suite, nous faisons un petit tour de la ville en voiture afin de prendre la « température » de l’endroit. C’est froid :-/ une vraie artère principale, avec des (mini)casinos, des bâtiments de caractère factice, et voilà. Dans le doute je garde pour moi l’espoir que le soir est le meilleur moment pour découvrir la ville. Un petit tour au Visitor Center pour en savoir plus. Je récupère la « gazette » locale qui annonce la reconstitution de l’arrestation et du procès du meurtrier de Wild Bill Hickock. Soit. Egalement, il y a moyen de sillonner la ville dans u vieux bus aux allures de wagon de tramway. Soit. A ce moment là, je me sens un peu seul, moi qui voulais vraiment voir de mes yeux ce que j’avais vu dans la série Deadwood, un brin de déception m’envahit. Mes deux compères sont eux tout juste dubitatifs, mais sans plus, du fait qu’ils n’attendaient rien de cet étape.
11h30 :Nous provoquons un conseil de famille. Jusque là un roadbook faisant office de Bible, avait, jour après jour, guidé nos pas. Il faut reconnaître, que nous nous trouvons face à un cas de conscience : allons nous écrire à main levée notre journée ?? J Allez hop, on conclut qu’il ne faut pas trainer là, nous faisons route vers Rapid City. Apres un rapide passage par Sturgis, un des temples des Bikers (A la ville nous n’avons pas de voiture, que des scooters et ne sommes pas branchés Harley Davidson…) nous filons vers un parc aquatique avec Toboggans géants qui raviront les plus jeunes et les moins jeunes d’entre nous.
13h00 : Ce paradis s’appelle le Rushmore Waterslide de Rapid City. Cette étape constituera une bonne parenthèse sous un soleil radieux et dans un endroit pas trop encombré humainement. 16h30 : on retourne vers Deadwood. 18h00 : Check in au Celebrity Hotel 18h45 : Nous flânons dans la rue principale. Nous prenons un verre en terrasse haute et découverte d’une grande brasserie. 19h30 : la « reconstitution historique » démarre sous nos yeux au sons des Colt 45. La foule est amassée le long des trottoirs. L’interpellation de Jack McCall est suivie dix minutes plus tard, de son transfert vers le tribunal pour y être jugé. Un cortège de touristes suit ce transfert. A priori le prévenu sera acquitté. 19h45 : point de tribunal pour nous. Destination le Deadwood Social Club. Un bon restaurant juste en face dont les spécialités sont italiennes. Bonnes pates.
21h00 : nous trainons, la nuit tombe sur Deadwood. Et nous ne sommes toujours pas convaincu par ses charmes que nous considérons comme bien cachés J
22H00 : Nous nous en remettons à Morphée.
Day 21 – Samedi 23 Juillet 2011 (Deadwood -> Custer)
8h20 : oops, réveil tardif !
9h30 : départ
12h00 on déjeune en arrivant à Badlands.
12h45 – 13h30 : Rando Notch Trail
On traverse en suite le par cet on sort par Wall direction rapid City
15h45 on est à Mount Rushmore. C’était prévu pour le lendemain mais vu le temps finalement réduit consacré à Badlands, nous profitons du temps plutot clément pour faire ce qui se présente sur notre route. Nous empruntons le parcours en escaliers qui permet de s’approcher au pied des 4 tetes.
17h30 nous repartons directions Custer ou un Best Western nous attend !
18h00 : Check in au BW. 18h30 – 19h30 : traditionnel test de la piscine de l’hotel
20h00 Diner au Dakota Cowboy Café (Pas mal – standard)
22h00 : click.
Day 22 – Dimanche 24 Juillet 2011 (Custer)
6h45 : réveil 6h55 : on se jette sur les machines à laver de la guest laundry 7h15 : breakfast 8h20 : Laundry suite 9h15 : départ pour Custer State Park
9h30 : Route 16A jusqu’au Peter Norbeck Visitor center Route 14 vers sud et la Wild Life Loop Boucle jusqu’à Badger Hole. 11h00 : vers le nord, Needles highway scenic road jusqu’à Keystone
12h30 : Déjeuner au buffet « All you can eat » de Keystone
13h15 : on repart vers Crazy Horse 13h45 : Crazy Horse… Foutage de gueule. $27, sans nous.
C’est donc au Best Western et dans les rues de Custer que nous finirons notre journée. 14h00 : ça sent la piscine. 16h00 : Break 17h30 : un tour au supermarket 19h00 : bouffe « roots » dans la chambre 20h00 : Le gamin à nouveau dans la piscine 22h00 : Off.
Day 23 – Lundi 25 Juillet 2011 (Custer -> Cheyenne)
6h30 : réveil
7h30 : P’tit dèj.
8h30 : Check out.
12h30 : Arrivée à Cheyenne. On se gare à 50m de l’entrée des Frontier Days. On becte au cul du camion et on décide de passer un bout de l’après midi dans le parc des Frontier Days. Fête foraine (carnival midway) et danses indiennes. Demain c’est Rodeo !
16h30 : Check in au Holiday Inn 18h00 : on sort faire un tour en ville, un crochet par le Frontier Mall (aucun intérêt) 20h00 : Burger King. Une sorte de concession faite pour le plus jeune.
20h30 : Piscine pour le plus jeune, série TV pour les plus vieux.
22h30 : biiiiiiiiip.
Day 24 – Mardi 26 Juillet 2011 (Cheyenne)
7h00 : réveil
9h00 : départ pour la parade en ville
11h00 : break Café
12h00 : Frontier Days PRCA Rodeo
17h45 : Retour à l’hotel
18h30 : … Piscine.
20h45 : restaurant de l’hotel
22h00 : retour chambre, etc.
Day 25 – Mercredi 27 Juillet 2011 (Cheyenne -> Denver)
6h30 : Réveil
8h00 : Départ pour le Giant Breakfast sur une place de la ville.
8h15 : Arrivée sur place… trop de monde. Une file immense fait la queue pour se voir servir un pancake.
Bon bein, on s’impreigne un peu de l’ambiance, puis nous filon au Starbuck J
9h00 : Direction Denver.
11h00 : Cherry Creek Mall
16h00 : Check in au Comfort Inn de la 17th.
17h30 : direction la 16th street Mall. 18h00 pause pour prendre un verre
19H00 : Hotel
20h00 : Hard Rock Café (on nous refait le coup de l’ID card)
21h30 : Serie Tv 22h30 : Rrrrrrrrrzzzzzz.
Day 26 – Jeudi 28 Juillet 2011 (Denver)
8h00 : réveil 8h30 : breakfast à l’hotel 10h00 – 17h30 : Castle Rock Mall
19h30 : un super restau pour finir. Le Marlowe’s sur 16th Street Mall. Hamburger de bison pour madame, Charcuterie pour le petit et une grosse assiette de crabe pour moi. Miam, ça sent la fin, mais on finit en beauté.
Day 27 – Vendredi 29 Juillet 2011 (Denver -> Paris)
6h30 : réveil 8h00 : départ pour l’aéroport. 8h45 : remise de la voiture en 2minutes chez Alamo. 11h20 décollage.
Vol de 2h45 jusqu’à Detroit. Escale de 5h30 et c’est reparti pour un second décollage.
Arrivée à Paris à 11h15 le lendemain matin.
Super voyage J
FIN
L'itinéraire intégral sur Google Map
Les "quelques" Photos
C'est parti !
Day 1 – Dimanche 3 Juillet 2011 (Paris – Salt Lake City)
Le grand jour… Pour diverses raisons, toute la famille est fébrile en ce jour de grand départ. Quoi qu’il arrive, il est 8h00 et le taxi nous attend. Sans état d’âme. « Roissy, Terminal 2E s’il vous plait ». Un Boeing 767 nous y attend. Son envol pour Salt Lake City est prévu pour 11h00. La réalité nous fera décoller vers 11h30 et la magie des fuseaux horaires nous fera poser les pieds sur le sol américain vers 14h00.
Nous récupérons alors nos bagages sur l’inamovible star des aéroports : le tapis roulant. Quelques formalités administratives plus tard, nous prenons possession de notre 4x4 sur le parking d’une société de location qui porte un nom bien de chez eux : Alamo. Oui, je précise qu’il nous faudra ce type de véhicule tout terrain, loin de nos habituels scooters parisiens, pour profiter pleinement de nos pérégrinations américaines.
Tout se goupille tellement bien que vers 16h00 nous avons déjà pris possession de notre chambre d’hôtel et que vers 16h30 nous arpentons les ruelles du centre commercial adjacent : The Gateway. Complexe qui semble bien avoir été conçu à l’occasion des Jeux Olympiques d’Hiver 2002, dont Salt Lake City était la ville hôte. Après avoir habillé pour la rentrée (chez Abercrombie), l’adolescent que nous avons conçu 13 ans auparavant, nous nous accordons une demie heure de repos à notre hôtel. Apres avoir voté à main levée, nous nous dirigeons vers un restaurant du centre ville : il est 19h00 et l’Hymalayan Kitchen nous sert une cuisine Népalo-indienne qui nous ravira tous les trois.
A 20h00 nous ne sacrifions pas à la visite du Capitol qui nous tendait les bras à quelques encablures du restaurant. De retour à l’hôtel vers 20h30, c’est en moins d’une demi-heure que tout le monde aura trouvé le sommeil.
Day 2 – Lundi 4 Juillet 2011 (Salt Lake City - Torrey)
4h30… c’est ce que dit le réveil. On dit que les anciens dorment moins. Il semblerait quand même que ce soit plutôt le décalage horaire qui nous joue des tours. L’adolescent, Tom (13 ans moins 40 jours) pousse jusqu’à 6h00.
Le rituel de la douche matinale passé, notre premier petit déjeuner à la mode yankee se tiendra aux alentours de 6h30, dans la salle prévue à cet effet par les concepteurs de notre hôtel.
7h15 : le moteur de notre tonnerre mécanique vrombit, nous promettant de nous conduire jusqu'au premier point de chute de notre épopée : Torrey.
Une demi-heure plus tard, une fois n’est pas coutume (sauf aux Etats Unis), Annaïck prend le volant.Nous nous sommes éloigné par le sud de Salt Lake City, et au bout de 50 miles d’autoroute, plus rien. Mornes plaines. Qu’à cela ne tienne, ce sont les grands espaces de tout types que nous sommes venus chercher au delà de l’Atlantique.
Arrivés à LOA, à quelques miles de Torrey, un supermarket de bonne corpulence nous permet d’effectuer un premier ravitaillement : glacière, nécessaire pour la confection des premiers sandwiches, liquides désaltérants, et autres ustensiles pour familles nomades. A propos de sandwiches, un peu plus loin sur bord de la route, nous empilons pains, jambon et cornichons à l’arrière du 4x4.
12h30 : A l’horizon, la roche se fait de plus en plus rouge malgré un ciel un peu menaçant. Nous arrivons à Torrey, en avance sur l’heure de check in, mais Annaïck préconise que nous tentions notre chance en nous présentant à l’accueil du Best Western. Hôtel dans lequel nous résiderons deux nuits, le temps de visiter en long et en large le parc National de Capitol Reef. Bingo ! La chambre est prête, ce qui nous permet de prendre nos quartiers et vider la voiture des valises superflues le temps des visites.
13h45 : nous empruntons la route 24 (une des plus belles des Etats Unis) jusqu’au départ de la randonnée d’Hickman Bridge.
14h00 : C’est l’heure d’entamer notre première randonnée. Celle ci nous amène donc à Hickman Bridge. C’est un parcours facile, idéal pour se mettre dans le ton des prochains jours… Hickman Bridge est une de ces nombreuses arches naturelles qui se fondent dans la roche. Nous retrouverons ce type de formation géologique plusieurs fois lors de nos étapes dans l’Utah. Voilà, 1H30 aller-retour. Agréable, bel endroit très accessible. Une bonne mise en bouche.
15h30 : nous reprenons la route 24 en faisant une halte devant la Fruita School, petite cabine à l’intérieur de laquelle le temps s’est arrêté. Elle renferme une salle de classe de la fin du 19e siècle. Tout y est resté en l’état et parfaitement entretenu. Seul regret : nous ne pouvons pénétrer à l’intérieur. J’ai pensé que cela était du au caractère férié du 4 Juillet (Fête Nationale locale), mais le lendemain il en sera de même. Peut être faut-il se joindre à des visites guidées pour y accéder.
Nous faisons également un arrêt pour observer quelques Pétroglyphes (gravure sur pierre) laissés par les Indiens. Ils sont d’ailleurs les seuls à en connaître la signification. Pour nous autres contemporains, il nous faut nous contenter de fantasmer de quelconques significations.
17h30 : nous sommes revenus à l’hôtel et nous accordons une petite pause piscine et jacuzzi en plein air. Enfin, la piscine, nous la laissons à Tom qui ne semble pas avoir les mêmes terminaisons nerveuses que nous autres quadragénaires.
19h30 : A table ! Après avoir envisagé de longue date de diner au Café Diablo, quelques dernières lectures d’avis extérieurs nous laisse penser que le Capitol Reef & Café est un meilleur choix. Verdict : c’est bon, pas cher, bref… rien à dire, si ce n’est que nous n’avons plus faim en sortant de table.
21h00 : extinction des feux.
Day 3 – Mardi 5 Juillet 2011 (Torrey)
5h00 : réveil
Aujourd’hui l’unique objectif fixé si on se réfère à notre roadbook : Cathedral Valley.
Durée prévue de cette petite escapade : 7h00…Alors à 6h00 tout le monde est en route pour ce qui représente le moment ludique de la journée : la traversée de la River Ford qui pour le parisien de base représente toute une aventure en soi. Oui, traverser un cours d’eau de 30 à 40 cm de profondeur n’est pas commun dans nos contrées urbaines.
Après un passage la veille au soir au Visitor Center pour prendre quelques infos rassurantes sur la faisabilité du projet, j’ai quelques certitudes que je renforce en envoyant le gamin en tongs dans la rivière, histoire de voir si ses genoux sont mouillés ou non. Faut bien trouver une utilité à un adolescent de 13 ans, à 7h00 du matin au moment de vivre le moment le plus périlleux de sa vie d’adulte. Et comme sa mère ne s’y oppose pas, je me dis que nous ne sommes pas indignes !
Verdict : genoux secs. Conclusion : ça va passer facilement.
Et nous voilà donc à rouler sur l’eau avec une légèreté qui n’a d’égal que quelques divinités d’au moins 2000 ans d’âge. La Cathedral Valley s’ouvre donc à nous. Majestueuse tout au long de sa traversée.
11h00 : Nous déjeunons au pied de Temple of the Moon et Temple of the Sun. 11h15 : C’est reparti, nous finissons la boucle deux heures plus tard
13h30 : nous voilà (enfin) revenus sur le bitume, et quel bitume. Celui que nous foulons appartient (encore) à cette superbe route 24 qui nous ramène à Torrey. C’est très beau, et nous offre un « sas de décompression » idéal après ces longues heures certes superbement décorées, mais bien tape-cul.
14h45 : Tout le monde s’écroule sur les lits de notre chambre les yeux pleins de . Pause.
18h30 : nous sommes encore assez valides pour traverser la route et nous nous rendons au restaurant du Rim Rock Inn qui fait face à notre Best Western. Belle vue sur les roches rouges (tout comme depuis notre hôtel. Non mais !!??), bon accueil, bonne cuisine US. Belle manière de clore une journée riche en panoramas de grande classe.
20h00 : oui je sais, c’est un horaire de maison de retraite mais nous assumons. Fin des programmes.
Day 4 – Mercredi 6 Juillet 2011 (Torrey - Moab)
5h00 : réveil. Toujours aussi matinaux.
Aujourd’hui nous allons affronter la boucle Burr Trail road – Nottom Bullfrog Road.Il est 6h30 quand nous empruntons la 12 depuis Torrey. Le soleil se lève sur Capitol Reef. Arrivés à Boulder nous faisons un petit arrêt que je qualifierai de « technique » J Quelques photos et nous entamons la Burr Trail Road. Nous enchainons par le Water pocket Fold via la Nottom Bullfrog Road). Pas beaucoup plus de commentaires que les témoignages photographiques. Le reste réside entre nos rétines et nos cerveaux…
10h30 : retour sur l’asphalte. Encore une très belle sortie de parc. La route 24 jusqu’à Hanksville. D’Ouest en Est cette fois ci, puisque la veille nous étions sortie de la Cathedral Valley à Caineville pour rejoindre Torrey par la 24… d’Est en Ouest.
11h00 : c’est justement à Hanksville que nous nous restaurons. Vite fais, comme souvent le midi depuis notre arrivée. A cela deux avantages : nous limitons les calories superflues et nous ne perdons pas de temps inutilement. Le soir est la vraie reconnaissance de nos ventres !
12h00 – 12h30 : nous continuons la route jusqu’à un crochet par la Goblin Valley.
Il fait très chaud, nous avions des projets pour la visite de ce parc plus ambitieux (Little Wild Horse trail notamment) . Trop, peut être, vue les températures, zones d’ombres inexistantes, ainsi que l’énergie laissée dans l’activité Off Road du matin. Les highways sont plus reposantes pour les organismes que les « high clearance vehicles » trails.
Bref, nous nous contentons de baguenauder dans les rouges allées qui serpentent à travers les « Goblins ». Photos de rigueur. Les esprits les plus joueurs évoquent leur lecture des formes vues. Nous en rigolons !
13h15 : nous repartons, direction Moab. L’Inca Inn et sa piscine nous attendent.
14h30 : arrêt au Moab City Market .
16h00 : check in au Inca Inn.
16h30 – 18h30 : Piscine et/ou farniente.
19h00 : Diner chez Zax. C’est « bon ». Mais sera balayé par la Moab Brewery… les 3 soirs suivants !! On va peut être pouvoir témoigner sur le topic « les restaurant de l’Ouest américain » J
20h30 : qu’est ce qu’on fait depuis qu’on est arrivé à cette heure là ?...
Day 5 – Jeudi 7 Juillet 2011 (Moab)
6h00 : wake up !
7h00 : petit déjeuner compris au Inca Inn
7h45 : départ pour The Needles.Nous ne le savons pas encore, mais cette journée sera marquée par 6h00 de randonnée (d’une traite avec arrêt lunch de 20 minutes compris), 11 miles parcourus, 5 litres d’eau engloutis, un dernier moment d’émotion quand nous avons vu poindre le parking au retour de la randonnée, et des souvenirs pleins la tête.
Mais à 7h45, les seules préoccupations sont de l’ordre de la météo, des distances à parcourir en voiture entre notre hôtel et l’entrée du parc, les quelques points de vues qui précèderont le départ de la randonnée de Chesler Park. A propos de météo, elle n’est pas très engageante, mais qu’à cela ne tienne, ce ne sont pas quelques formations gazeuses qui vont tout remettre en question. D’ailleurs, arrivés à l’entrée du parc le ciel est dégagé et il nous reste encore 34 miles à parcourir pour rejoindre le « trailhead » de Chesler Park et autre Elephant Hill. C’est plus que prévu, ou plutôt je n’avais rien anticipé de ce parcours en voiture.
8h45 : nous sommes à la hauteur des Petroglyphs. Ce que nous en avons retenus ? pas grand chose, si ce n’est qu’il y a toujours des cons qui se sentent obligés de mélanger ces témoignages du passé avec des « me and you forever ». Mais bon, pour en revenir aux Petroglyphs, ce ne seront pas nos visions préférées de ce voyage. D’un autre coté, les auteurs de ces gravures n’ont rien demandé J
9h30 : Visitor Center. Ca fait marrer les « deux autres », mais je me dis qu’il est toujours instructif et/ou rassurant d’y faire un tour même très bref.
9h45 : nous sommes au départ de la randonnée. A Elephant Hill. Nous nous préparons à affronter la « Bête ».
10h00 : c’est parti. 16h00 : retour… 18h00 : Hôtel. On est crevé. 19h30 : Moab Brewery (1ère…) 21h00 : Ca pionce à l’Inca Inn, chambre 111.
En résumé, cette journée aura été celle des « plus ». Plus de route que nous le pensions pour rallier l’entrée du parc, plus de distance sur la randonnée, plus de chaleur, plus d’eau, plus de beauté et de diversité dans les paysages traversés à pied…
Si pour vous, sport se résume à monter dans le bus, faites plus court. Sinon, faites cette rando. C’est un ordre J
Day 6 – Vendredi 8 Juillet 2011 (Moab)
6h20 : Debout là dedans ! (En fait, ce n’est pas du tout le ton de nos réveils matinaux… enfin sauf peut être pour le « petit »).7h00 : Petit dèj’. Plus tôt c’est pas possible de toutes façons.
7h30 : départ pour False Kiva (Island In The Sky)
8h15 : arrivée à l’embranchement qui mène à Dead Horse, on se dirige vers Upheaval Dome et on suit les indications glanées ici et là. Mais malgré cela, nous avons (j’ai) été assez moyen dans mon rôle de guide…
9h00 : nous tombons sur un point qui est à l’à pic de False Kiva. Point de vue superbe, mais la magie du point non répertorié sur les cartes et auquel on se rend grace au bouche à oreille et quelques cairns laissés au sol n’est pas là.
9h15 – 10h30 nous longeons la falaise, encore et encore… on rame, il fait chaud. Ce que j’avais vendu à mes comparses comme 1/2h aller, se transforme en 2h45 aller retour, avec un retour en 35 minutes… bref, ça se mérite False Kiva.
10h30 : nous sommes dans le saint des saints. La vue est grandiose, nous témoignons de notre passage en français sur le petit registre enfermé dans une boite métallique qui semble dater de la seconde guerre mondiale… Pendant ce temps là, le gamin s’amuse à faire un cairn dans LE cercle formé par un empilage de pierres bien connu de ceux qui ont vu des photos de l’endroit. Quoi !!!??? un gamin qui fait un cairn dans un lieux sacré ?? Ca s’appelle un sacrilège, tout simplement. Et si il était bien matérialisé par une barrière qu’un endroit était interdit d’accès, le cercle principal ne l’était pas. Nous avons respecté ce qui nous semblait être respectable, mais le fait de rentrer à l’intérieur du Cercle ne nous parait pas condamnable. Erreur. Au moment ou nous nous apprêtons à repartir, j’aperçois à bonne distance un randonneur qui pointe des jumelles en notre direction. Bon, jusque là je me dis rien de grave, ce visiteur profiter de notre départ pour être au calme. Arrivé à notre hauteur, je m’aperçois que le quidam est en fait un Ranger, et ils nous annonce qu’un site archéologique, ça se respecte, qu’il a vu notre fils dans le lieux sacré et que c’est passible de $110 d’amende. Damn !! Mais nous devons lui être sympathique et surtout lui sembler de bonne foi. Nous nous en tirons avec une bonne leçon de morale ou pédagogie (c’est selon). Il prendra quand même mes coordonnées, et me dit qu’il fera un rapport à sa hiérarchie, mais me rassure en me disant que je n’entendrai plus jamais parler de lui à l’avenir. Mon sentiment après cet épisode : ok pour le cairn dans le cercle, c’est pas forcement la meilleure idée du moment. Néanmoins, il me semble dommage que l’endroit ne soit pas plus « protégé » par des écriteaux préventifs. Même si cet endroit n’est pas sur les cartes il est connu et donc visité (paroles du ranger lui même). La preuve, quand je vois ce qu’il reste des deux autres demi-cercles qui à l’origine étaient dans le même état que le cercle principal, je suis attristé. Ils n’apparaissent même plus.
Alors malgré notre erreur lors de cette visite, j’attire votre attention si vous comptez vous rendre à False Kiva, faites gaffe où vous mettez les pieds. Et puis le Ranger veille !! J
12h00 : nous nous remettons de nos émotions en déjeunant sur le parking de Green River Overlook. (quelle vue, mais quelle vue !)
13h00 : Grand View Point. Quelle vue, mais quelle vue ! J
13h40 : Attention, nous allons rentrer dans la légende de ceux qui ont passé leur brevet du Shafer Potash ! Nous descendons le Shafer Trail, nous nous arrêtons à l’embranchement de la White Rim Road pour rejoindre Musselman Arch vers 15h00 (rituel des photos en passant sur le pont, etc…)
16h00 : Thelma et Louise Point. Les quadras sont émus.
17h00 nous longeons les bassins de potasse de la… Potash Road. Des bassins d’un bleu étonnant au milieu de ces dégradés de rouge, de cette poussière qui vole et de ce vent qui nous fouette les mollets par rafales.
17h30 : Apres avoir frôlé l’ouverture d’un casier judiciaire le matin, voilà le gag du jour. Nous sommes au supermarket de Moab et nous nous accordons l’achat de quelques bières. Arrivés à la caisse on nous demande nos cartes d’identités pour prouver notre âge… Ca plait beaucoup à madame ! C’est drôle, en dessous de 40 ans, on doit prouver son âge pour acheter de l’alcool. Faut être un peu « profiler » pour être caissier maintenant. Détecter/Justifier qu’on à 21 ans pour acheter de l’alcool, Détecter/Justifier qu’on à 21 ans quand on a entre 21 et 40 ans et enfin laisser tranquille ceux qui ont (forcement) plus de 40 ans puisque « ça se voit » J
Bref, ça nous fait bien marrer tout le chemin du retour à l’hôtel.
Il est 18h00.
19h15 : Direction le restaurant Red Cliff ? Non, nous retournons à la Moab Brewery. Deuxième édition.
21h30 : nous nous couchons repus.
Quelle belle journée, une fois de plus. Autant je n’avais aucune idée préconçue de The Needles, ce qui est moins facilement générateur de déceptions, autant Island in the Sky, j’en avait rêvé. Et bein même pas déçu !
Day 7 – Samedi 9 Juillet 2011 (Moab)
Réveil(s) entre 5h30 et 6h00. Breakfast à 7h00.7h30 : en route pour Arches. Il est bien ce parc, l’entrée se trouve à 2 miles du Inca Inn J
8h30 -> 11h35 : Devils Garden Trailhead - > Double O Trail avec retour par le Primitive Trail. Quelques passages qui demandent un peu d’application mais rien de très méchant. Le passage sur l’arête avant d’arriver à Double 0 fait son effet (vide à droite, vide à gauche) et une bande d’un mètre de slickrock pour passer. Je suis content d’avoir gardé Primitive Trail pour le retour. C’est toujours mieux d’être frais pour profiter des arches et si on doit en baver un peu, que ce soit pour le retour qui lui est moins riche en curiosités.
12h00 : déjeuner aux Windows. Entre l’horaire, le taux de fréquentation, la température et les objectifs de la journée, nous nous en tiendrons au parking de ce site, transformé pour l’occasion en restaurant.
12h45 : Nous voilà rendu au Delicate Arch Viewpoint. Mise en bouche de l’ascension qui comme la tradition le veut, se déroulera en fin d’après midi.
13h30 : à la demande générale, direction piscine de l’Inca Inn. Nous farnientons jusqu’au départ pour Delicate Arch. Nous ne perdrons jamais de vue durant ce séjour que nous sommes en vacances, même si parfois nous sommes en mode « guerrier » au moment d’attaquer les randos…
17h45 Départ pour Delicate Arch.
19h00 : Nous arrivons en haut, au niveau de l’amphithéâtre qui sert d’écrin à l’arche vedette de l’Etat de l’Utah. L’ambiance est nuageuse, il y règne une ambiance plutôt bon enfant, tant que le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Mais quand vers 20H15, un rayon vient frapper, que dis-je, faire rougir l’arche, là c’est plus « tendu ». Ceux qui pourraient gâcher ce moment rare en restant sous l’arche pour des clichés flous pris avec un appareil jetable sont priés en mode VO sous titrée de dégager vite fait. Je pense que ces jours de soleil voilés donnent aux quelques secondes de lumières une saveur particulière entre la frustration qui a précédé et l’extase collective du moment tant attendu. J’en fais trop ? Bon c’est vrai que d’avoir 1/2h de coucher de soleil pur permet surement aussi d’en profiter J
20h30 je redescends, il ne se passera plus rien. C’est marrant mais, en redescendant je croise des personnes avec des appareils photos qui font la montée à la nuit quasi tombée… Qu’ont ils vus arrivé là-haut ? le Halo de Moab au loin derrière les montagnes ?
21h00 on quitte le parc direction Moab Brewery. Trop tard pour aller au Red Cliff…
22h30 ronflements dans la chambre.
Day 8 – Dimanche 10 Juillet 2011 (Moab -> Vernal)
Réveil 6h30 – 7h00 Petit déjeuner8h00 Départ. Nous empruntons la 128 qui est superbe. Nous faisons un court crochet pour apercevoir les Fisher Towers, mais ce n’est vraiment pas le bon moment pour faire des photos depuis le parking. Il faudrait entamer une rando, mais aujourd’hui, sur le roadbook était mentionné en gros : Repos.
C’est une journée de transition
9h00 on repart pour Dinosaur que nous atteignons à 12h00 sous la pluie. L’endroit est quelque peu sinistre.
12h30 nous arrivons à Vernal… moins sinistre, mais c’est juste une ville le long de la nationale avec plus de fast foods, d’Hôtels et de concessionnaires automobiles que d’habitants…
13h00 Burger King : sinistre mais ça fait plaisir au plus jeune. On enchaine par le ravitaillement de rigueur au supermarché du coin.
14h30 : Check Inn au Best Western Dinosaur Inn, puis piscine, jacuzzi et lessive, le tout sans sortir de l’hôtel. Parfaitement adapté à nos objectifs pour ce dimanche qui vient clore notre première semaine américaine.
Nous dinerons dans notre suite royale des denrées achetées dans l’après midi (poulet – purée). Du délire !
A noter qu’aujourd’hui le voyant de pression insuffisante des pneus s’est allumé. Suspens.
De mémoire, la journée s’est finie au lit.
Day 9 – Lundi 11 Juillet 2011 (Dinosaur)
6h00 : Réveil
7h00 : petit déjeuner
7h30 : départ pour Dinosaur
8h30 : on attaque la District Road 16 pour commencer la journée par Yampa Bench Road par l’Est, ce que peu se hasardent à faire… (Et pour cause).
9h00 nous attaquons donc la 16 et vers 9h30, sur la 95 nous assistons à une scène qui a elle seule justifie d’avoir pris ce bout de route désert. Deux cowboys adultes et un de 10-12 ans dirigent un troupeaux de steaks… euh pardons de bœufs. Je prends quelques photos alors qu’ils sont encore dans le champ, puis se retrouvent sur la route devant nous. Heureusement, Ils nous laisserons passer ensuite.10h45 nous commençons à trouver le temps long…
11h00 nous arrivons enfin au premier point de vue de la Yampa Bench road : Wagon Wheel Point. Au passage, j’ai failli rater l’écriteau. Non pas que j’ai joué les fous du volant sur cette piste qui ne peut être emprunté avec n’importe quel véhicule (même dans les meilleures conditions), mais la pancarte est quand même assez discrète. Tant mieux pour le paysage et certainement plus évidente quand on vient de l’est après les deux autres points de vue.
11h30 : au tour de Harding Hole Overlook et Castle Point Overlook.
Ces trois points de vue sont sublimes, surtout si on est fan de boucles, méandres et autres « à la Horseshoe Bend »
12h30 : Déjeuner au pied du Steamboat Rock.
13h00 : retour sur Echo Park Road. 14h00 : retour sur le pavé direction Harpers Corner Drive que nous atteignons 15 min après. Nous voilà à Echo Park overlook. 15h45 : retour à l’hôtel. Un peu de lassitude. Tout le monde se détend entre la piscine et le jacuzzi.
Il est évident que l’option qui consiste à entamer la visite par l’intégralité Yampa Bench Road est trop chronophage et de trop fatigante du fait de sa longueur et de la « qualité » de la route. A la rigueur on peut finir par cette route si on veut vraiment faire du 4x4 avant d’aller se coucher J
17h30 retour à la réalité matérielle du supermarket, du lavage de la voiture et de remettre un peu de pression dans les pneus… cette affaire de voyant de pneu(s) sous gonflé(s) commence à m’inquiéter.
19h30 diner dans la chambre, etc…
Day 10 – Mardi 12 Juillet 2011 (Dinosaur –> Flaming Gorge)
7h00 : réveil
7h45 : Breakfast
8h30 : départ pour Jensen.Au programme les randonnées Desert Voices et Sound of Silence.
Le tout sera bouclé sur un rythme plus sportif que contemplatif. Peut être un manque d’inspiration, la météo, le jour du mois… mais aucun d’entre nous n’a trouvé l’endroit ni photogénique ni enchanteur. Nous avons été mal habitué depuis notre arrivée.
Bref, entre 9h00 et 11H30 nous arpentons les lieux. Au passage, ces pistes sont jalonnées de panneaux avec des commentaires « écolos » un peu sirupeux et illustrés de dessins d’enfants que je qualifierai de naïfs. Ca n’engage que moi et pas plus de débat. Une simple réflexion. Allez, disons que cela nous fait une matinée agréable.
12h00 : Apres avoir retraversé Vernal que nous quittons définitivement, nous filons vers Flaming Gorge et son Red Canyon Lodge.
12h30 : Nous nous sustentons au bénéfice d’un beau point de vue, seuls au monde surplombant les alentours de Vernal. Une minute après notre arrivée, voilà qu’un couple de français et leurs trois gamins viennent se garer à 5 mètres de nous. C’est marrant parce que ce type de comportement me fait dire qu’ils vont surement vouloir entrer en contact avec nous… Et bien non, c’était peut être juste un instinct grégaire. A moins que nous les ayons intimidés, ce dont je doute. Bon, rien de grave, c’était juste un petit moment d’anthropologie et d’étude des comportements J
13h15 : comme il est un peu tôt pour le check in, je décide pousser jusqu’à Sheep Creek pour voir à quoi ressemble cette petite boucle « scenic ». Mais il se met à pleuvoir et je ne veux pas gâcher ce qui est ressorti de mes préparatifs comme un coin à visiter dans le secteur. Il est temps maintenant de prendre possession de notre Lodge.
14h00 : nous arrivons au Red Canyon Lodge et découvrons notre Cabin « Panderosa », face au lac. Un délice.
16h00 -18h00 : Au bénéfice du beau temps restauré nous décidons de pousser jusqu’à Manilla (« énorme bourgade »). En passant au Visitor Center du Red Canyon où nous avions demandé l’adresse d’un supermarket. On nous a recommandé de pousser jusque là. Nous faisons la route et découvrons de superbes points de vue. Nous ravitaillons en denrées et en essence. Je décide d’inspecter à nouveau mes pneus. Le voyant de pession est allumé. Verdict : je découvre un clou à moitié rentré sur la face interne de mon pneu arrière gauche.
Merde (!), ça recommence. En 2008 nous avions déjà eu ce type de mésaventure. Il s’était réglé en achetant un pneu neuf, sachant que la roue de secours était un galet sur notre voiture familiale standard. Cette fois ci, une vraie roue de secours, mais franchement je n’ai pas envie de me transformer en mécano sur ce 4X4.
Je refais un peu la pression quand même. Je spécule sur l’avenir. On verra bien.
19h00 nous dinons au restaurant du Lodge. Très bien. 20h00 : nous rentrons et allumons un feu��� il fait frais le soir, cette ambiance « coin du feu » au mois de Juillet nous ravit.
21h30 : extinction de tous les feux.
Day 11 – Mercredi 13 Juillet 2011 (Flaming Gorge)
6h00 : réveil des adultes. Petit déjeuner sur fond de premières lumières sur le lac. Lovely.7h00 : c’est le bon moment pour faire un petit « safari » photo dans le Lodge et à proximité du Visitor Center pour observer les contours du Red Canyon. C’est beau. C’est calme et je suis accueilli par quelques bêtes à cornes qui visiblement finissaient leur petit déjeuner dans les massifs du parking du Visitor Center.
9h00 : deuxième petit déjeuner avec la famille au complet.
11h30 : tentative de connexion au reste du monde (WiFi). C’est aléatoire et d’une lenteur qui m’avait été annoncée.
12H00 : l’air de rien faut déjà songer au déjeuner. Hot Dogs « maison » (ou plutot Lodge) pour tous. Non, je sais, on ne se refuse rien !
13h00 : Départ pour le Canyon à Dutch John et visite du Red Canyon en famille cette fois ci.
14h30 – 19h00 : concours de farniente, avec café, sieste, feu de bois, lecture, serie TV sur portable, etc.
19h00 : départ pour le restau du Lodge.
20h15 : retour.
21h30 : on tire le rideau. A demain.
C’était une de nos plus grosses journées dans l’Ouest !! Passionnante, non ?
Day 12 – Jeudi 14 Juillet 2011 (Flaming Gorge -> Grand Teton)
6h30 : réveil – check-out – départ à 8h30.
Direction Grand Teton. La météo est idéale.Comme évoqué à notre arrivée la veille à Flaming Gorge, nous avons pour objectif de faire la petite boucle de la route 218 (archeological road) à Sheep Creek. Nous l’entamons mais sommes refroidis au bout d’un petit mile. Route fermée, ce qui n’était pas mentionné à son entrée. Tant pis, nous savons que Grand Teton sera plus accueillant. Avec un nom comme ça J
9h00 : nous sommes de passage à Manilla pour essorer un second café.
Ensuite, la route que nous empruntons passe par Montpelier puis nous mène à Jackson. Les paysages sont très contrastés sur ces premières heures de route.
A l’approche de Mountain View, ce sont des dune pétrifiées qui nous accompagnent. Puis de belles plaines bien vertes. Mountain View est une « ville » proprette de 1200 habitants à 6800 pieds d’altitude qui n’est quasiment constituée que de commerces le long de la route. Son nom, elle le doit surement à la vue que l’on a des chaines de montagnes enneigées, au loin. La route 80, ensuite, est bordée de pairies bien vertes. Nous passons par Carter : une ville quasi fantôme. Bizarre.
11h00 : arrivée à Kemerer. Je vois sur la gauche, un bâtiment blanc qui m’inspire confiance sur le bord de la route qui traverse cette petite bourgade. On y revendique la réparation de pneus… Parfait. Une demi-heure plus tard, Eric Wagner, propriétaire des lieux avait effacé un sujet d’inquiétude sous-jacente depuis quelques jours. Ouf, c’est reparti. On verra bien si ça tient.
12h00 – 12h30 : déjeuner sur le bord de la route à quelques encablures de Montpelier.
Apres avoir chatouillé les routes de l’Idaho pendant quelques miles, nous voilà arrivé à Jackson vers 14h15. Notre destination finale et pour les deux nuits à venir : Signal Mountain Lodge. On m’en a dit du bien. Les photos de la brochure et les tarifs aussi !...
15h00 : nous parcourons Mormon Row 16h00 : nous visitons la Chapell of Transfiguration 16h30 : retour sur la Teton Road.
17h00 : Check In au Lodge. 17h30 : bière sur notre balcon donnant sur le lac. Un grand moment. 18h00 : on visite les lieux.
19h00 : apéro. (bein quoi ?!) 20h00 : Diner au restau du Lodge. (on y a testé le vin de Francis Ford Coppola, pour le fun…) 22h00 : couvre feu.
Day 13 – Vendredi 15 Juillet 2011 (Grand Teton)
6h00 : réveil à point pour faire quelques photos sur le balcon du lodge. Une belle lumière matinale. Il faut profiter de l’opportunité d’un tel « Overlook » privatif 😛
7h00 : tout le monde est sur le pont, prêts à petit déjeuner.8h00 : départ pour Taggart Lake. 8h30 – 10h15 : rando à Taggart Lake. C’est beau. On croise des cimes enneigées, des écureuils et des champignons.
10h30 : l’ambiance est bonne alors on décide d’enchainer sur Jenny Lake ! Nous optons pour un aller en bateau et un retour à pied après avoir fait une halte à Inspiration point et Hidden Falls. Le caractère fébrile d’un des ponts ayant poussé les Rangers à condamner ce dernier, l’accès aux Hidden Falls est modifié. Les accès aux autres points de la randonnée de retour aussi. Cela nous vaudra de tergiverser un peu pour retrouver le chemin de la randonnée du retour, mais rien de grave. 13h00 : nous sommes de retour sur le parking de Jenny Lake.
Verdict : Nous avons préféré Taggart Lake pour son coté plus « cosy » et moins autoroute à touristes. L’intérêt de la randonnée de retour nous est apparue bien subtile. Je pense qu’on peut faire l’aller-retour en bateau. A moins que l’alternative rando par le nord (vers String Lake) soit dotée d’intérêts supérieurs. Mais ça, nous ne le saurons pas avant que d’autres témoignages contradictoires ne vienne s’ajouter à ma contribution J
13h30 : ravitaillement supermarket et déjeuner au lodge.
14h00 « temps mort »
15h00 : je vais faire un saut en solo à la « Chapell of the Sacred Heart ». Une messe y est en cours. Je me contente donc de rester à l’extérieur. Je ne doute pas que tout le monde y soit potentiellement convié, mais je ne tiens pas à perturber un quelconque recueillement avec des comportements de touriste… Du coup, l’intérêt est limité. C’est malgré tout un beau petit chalet vu de l’extérieur. Et puis les 3 minutes qui me séparent du Signal Mountain Lodge rendent ce déplacement anecdotique.
17h00 – 18h30 : Tout aussi proche, La Signal Mountain donne accès à quelques belles vues panoramiques.
18h45 : nous partons pour le nord ! N’exagérons rien, nous nous rendons à Colter Bay et à Leeks Marina ou nous dégusterons des pizzas. Notre passage à Colter Bay ne nous laissera pas un grand souvenir. Il me semble que notre lieu de résidence relègue les autres points du voisinage au second rang. Les pizzas de Leeks Marina sont excellentes. Et dégustées en terrasse au soleil couchant donne encore plus de piquant au repas. Je parle évidemment des moustiques J
20h30 : retour à la base, etc.
Day 14 – Samedi 16 Juillet 2011 (Yellowstone)
6h30 : driiinnngg !
7h00 : …
8h00 : … Ça trainasse ce matin.8h30 : départ pour Yellowstone. A nous les Geysers ! 9h00 : Yellowstone south entrance
9h30 : petit tour au visitor center 9h45 : essence à Grant Village. (je ne sais plus où j’ai lu qu’il fallait prendre ses dispositions pour le carburant une fois à l’intérieur du parc. Il y a des stations à tous les points principaux du parc. Tant mieux.
10h00 : nous voilà rendu au West Thumb Geyser Basin.
10h45 : Midway Geyser Basin
11h45 : Parking de Fairy Falls pour grimper voir le Grand Prismatic d’en haut.
12h45 -13h15 : pause déjeuner sur parking.
13h30 : Firehole lake drive. (sur le chemin, nous rencontrons notre premier bison sur le bord de la route)
14h00 : Madison vers West Entrance.
16h00 : Check In au Old Faitfull
17h24 : Première éruption du Old Faithfull Geyser J
18h00 : Ice Cream et repos
20h00 -22h00 : Old Faithfull Dinner Room (mouais…)
Day 15 – Dimanche 17 Juillet 2011 (Yellowstone)
6h00 : réveil et p’tit déjeuner en solo.
7h00 : allez hop ! toujours en solo, je me fais une petite éruption du Old Faithfull
8h00 : le fiston se réveille à son tour.
9h00 : c’est l’heure de la messe, pardon, de la laverie. Les hommes aident mais c’est madame qui s’y colle. L’art du sacrifice J
9h15 : Nous, les mecs, on se fait un petit tour du propriétaire : Upper Geyser Basin. Avec en point d’orgue une éruption du Grand Geyser à 10h40.12h00 : tout le monde est réuni dans la chambre après avoir rapatrié le linge propre de la « guest laundry ». Mission propreté accomplie.
12h30 : départ pour la cafeteria située au Snow Lodge.
13h30 : anecdote… éruption du Old F. J
13h45 : pause – repos – temps calme – pas d’éruption visible de la chambre !
15h30 : nous laissons le gamin à la chambre avec internet et nous partons pour Biscuit et Black Sand Basin.
17h15 retour à la base. Mon objectif est d’observer une éruption du Old F. depuis observation point. Coup de bol, y’n a une dans 15 minutes à plus ou moins 10 minutes. Je grimpe en quatrieme vitesse le demi mile pour etre à l’heure. Sur ce coup là, je n’aimerais pas que « le Vieux » soit en avance de 10 minutes. Nickel : j’arrive en haut à l’heure, presque pas essoufflé, en m’étant payé le luxe de repousser une invitation à observer un tandem de bison en cours de route J La haut : joli point de vue et belle éruption. 18h45 : je rejoins les miens.
19h30 : nous tentons de diner dans la Dining room une seconde fois (par commodité) mais c’est plein et sans réservation, point de salut. Nous nous rabattons sur la brasserie voisine. La carte est plus restreinte, mais nous convient.
A peu de choses prêt, il ne se passera plus rien d’intéressant avant le lendemain, dans le cadre d’un carnet de voyage. A noter que les Geysers et les bassins colorés ont fait l’unanimité. Leur quantité et le coté répétitif a poussé à faire quelques impasses. Et puis comme ce sont des vacances, pas d’obligations de résultats J
Day 16 – Lundi 18 Juillet 2011 (Yellowstone)
6h30 : réveil
7h00 : Dej’
8h30 : Check Out9h00 : Norris. Le Steamboat Geyser est calme, nous continuons de cheminer le long des planches désormais familières puisque présente dans tous les « bassins » du parc, mais…
9h30 : L’anneau !! ou est l’anneau !!... Madame se rend compte que l’anneau qui nous relie depuis la fin du 20e siècle n’est plus à son annulaire. Consternation. A ce moment là, il n’est plus question de roadbook, de changement d’objectif pour tel ou tel prise de vue, objectif : retour à Old Faithfull en espérant que l’aspirateur de la femme de ménage n’ait pas encore prouvé son efficacité ! 10h45 : Nous sommes au bout du couloir, les sacs de linge sale sont déjà au pied de notre ex-chambre, la suivante à déjà été « attaquée ». Nous demandons à la demoiselle qui semble être la tornade blanche du couloir si elle n’a pas trouvé une bague une demi-heure plus tôt… dans un anglais approximatif, elle nous dit qu’elle va voir avec son responsable… pendant ce temps là nous inspectons nous même la chambre, mais rien. 2 minutes plus tard, voilà que notre Messie réapparait (au passage, un Messie, deux fois dans la même heure ? c’est exceptionnel, je vous assure) : il y a une bague disponible à l’accueil. Nous nous ruons vers ledit accueil, et tout est rentré dans l’ordre 5 minutes et deux coups de fils internes plus tard. Ouf !! L’annuaire de madame est à nouveau orné d’or et d’argent J
Pas un matin ne suivra sans vérifier sa présence…
11h15 : nous repartons après avoir décompressé au bar du Grocery Store voisin. Direction Mammoth.
12h30 : nous voici à Mammoth upper Terrace.
13h00 : Snack.
13h30 : Lower Terrace en Solo. AK et Tom restent les pieds dans l’eau à proximité de deux quadrupèdes placides. Beaucoup de monde pour voir les terrasses. C’est Disney !!
15h30 : Petrified Tree
16h00 : Tower Falls. Trail fermé en bas.
16h45 : départ pour Lake Lodge. 18h00 : Check Inn au Lake Lodge. Découverte des lieux. Apéro au bar puis diner à la cafétéria. 20h30 : retour à la « chambre ». Demain, belle journée avec le retour des randonnées J Bien contents d’être à nouveau au calme.
Day 17 – Mardi 19 Juillet 2011 (Yellowstone)
6h00 : tentative de manipulation olfactive. Je fais du café dans la chambre pour provoquer une réaction : le réveil de mes congénères !
C’est pas tout, mais nous avons une rando de 3h00 ce matin. Alors si on veut éviter la meute et les températures élevées, c’est maintenant.
7h00 départ.
7h20 : troupeau de bisons, visiblement de retour du petit déjeuner en bordure de rivière J8h10 : nous sommes à l’entrée de la Chittened Road et 5 minutes plus tard nous sommes au départ de la rando qui nous amènera au sommet du mont Washburn.
10h55 : nous sommes en forme en cette belle journée et nous bouclons l’aller-retour en 2h30.
11h15 : Nous atteignons le North Rim 13h00 : Déjeuner 13h30 : Nous nous rendons à South Rim
15h30 : retour à la chambre. 16h30 : repos – série TV 17h30 : temps mort
18h45 : départ pour le Lake Hotel Restaurant pour lequel nous avions réservé un peu plus tot pour 19h45.
21h30 – 23h00 : re-série TV
23h00 : fin des programmes.
Day 18 – Mercredi 20 Juillet 2011 (Yellowstone -> Cody)
7h30 : réveil pour départ à 8h30.9h45 nous atteignons Roosevelt et sortons du Parc. La route 212 que nous empruntons nous fait traverser Lamar Valley puis nous mène à Beartooth Highway. Cette dernière est magnifique. C’est l’hiver !
12h45 : nous retrouvons les températures estivales à Red Lodge qui nous sert de halte méridienne. Un déjeuner copieux (une fois n’est pas coutume) au Bogart’s restaurant. Bon souvenir. 14h00 : nous repartons rassasiés pour Cody.
14h20 : Belfry 15h15 : Cody. Check in au Best Western.
16h30 : Old Trail Town 17h30 : Supermarket 18h00 : Piscine et Spa J 20H00 : on dine sur notre terrasse (commune aux voisins de chambre)
21h30 – 23h00 : on finit Breaking Bad S2 23h30 : ZZzzzzz…..
Day 19 – Jeudi 21 Juillet 2011 (Devils Tower)
8h00 : on quitte Cody après un réveil à 6h00 et un déjeuner à 7h00.
9h15 : nous traversons Big Horn Forest (très belle arrivée depuis Greybull)12h00 déjeuner à proximité de Gillette (aire de repos)
14h00 : arrivée à Devils Tower
16h00 : Check Inn au Best Western de Hulett. 16h30 : Piscine 17h15 : repos avec (toute) petite visite de Hulett. Y’a quasiment qu’une rue que je qualifierais de principale. On en profite pour prendre un verre au Ponderosa Café. Typique. Arrivée mémorable dans les lieux.
19h00 : nous retournons au Ponderosa Café, cette fois ci coté restaurant pour diner. Petit endroit calme, accueil super chaleureux, et bonne « bouffe » J
20h30 : …serie TV. 21h30 : Ca ronfle.
Day 20 – Vendredi 22 Juillet 2011 (Deadwood)
6h00 : réveil pour certain(s) – 7h55 réveil pour d’autre(s)9h00 -> 10h30 : on fait la route vers Deadwood.
A notre arrivée à Deadwood, le check-in au Celbrity Hotel n’étant pas pour tout de suite, nous faisons un petit tour de la ville en voiture afin de prendre la « température » de l’endroit. C’est froid :-/ une vraie artère principale, avec des (mini)casinos, des bâtiments de caractère factice, et voilà. Dans le doute je garde pour moi l’espoir que le soir est le meilleur moment pour découvrir la ville. Un petit tour au Visitor Center pour en savoir plus. Je récupère la « gazette » locale qui annonce la reconstitution de l’arrestation et du procès du meurtrier de Wild Bill Hickock. Soit. Egalement, il y a moyen de sillonner la ville dans u vieux bus aux allures de wagon de tramway. Soit. A ce moment là, je me sens un peu seul, moi qui voulais vraiment voir de mes yeux ce que j’avais vu dans la série Deadwood, un brin de déception m’envahit. Mes deux compères sont eux tout juste dubitatifs, mais sans plus, du fait qu’ils n’attendaient rien de cet étape.
11h30 :Nous provoquons un conseil de famille. Jusque là un roadbook faisant office de Bible, avait, jour après jour, guidé nos pas. Il faut reconnaître, que nous nous trouvons face à un cas de conscience : allons nous écrire à main levée notre journée ?? J Allez hop, on conclut qu’il ne faut pas trainer là, nous faisons route vers Rapid City. Apres un rapide passage par Sturgis, un des temples des Bikers (A la ville nous n’avons pas de voiture, que des scooters et ne sommes pas branchés Harley Davidson…) nous filons vers un parc aquatique avec Toboggans géants qui raviront les plus jeunes et les moins jeunes d’entre nous.
13h00 : Ce paradis s’appelle le Rushmore Waterslide de Rapid City. Cette étape constituera une bonne parenthèse sous un soleil radieux et dans un endroit pas trop encombré humainement. 16h30 : on retourne vers Deadwood. 18h00 : Check in au Celebrity Hotel 18h45 : Nous flânons dans la rue principale. Nous prenons un verre en terrasse haute et découverte d’une grande brasserie. 19h30 : la « reconstitution historique » démarre sous nos yeux au sons des Colt 45. La foule est amassée le long des trottoirs. L’interpellation de Jack McCall est suivie dix minutes plus tard, de son transfert vers le tribunal pour y être jugé. Un cortège de touristes suit ce transfert. A priori le prévenu sera acquitté. 19h45 : point de tribunal pour nous. Destination le Deadwood Social Club. Un bon restaurant juste en face dont les spécialités sont italiennes. Bonnes pates.
21h00 : nous trainons, la nuit tombe sur Deadwood. Et nous ne sommes toujours pas convaincu par ses charmes que nous considérons comme bien cachés J
22H00 : Nous nous en remettons à Morphée.
Day 21 – Samedi 23 Juillet 2011 (Deadwood -> Custer)
8h20 : oops, réveil tardif !
9h30 : départ
12h00 on déjeune en arrivant à Badlands.
12h45 – 13h30 : Rando Notch Trail
On traverse en suite le par cet on sort par Wall direction rapid City15h45 on est à Mount Rushmore. C’était prévu pour le lendemain mais vu le temps finalement réduit consacré à Badlands, nous profitons du temps plutot clément pour faire ce qui se présente sur notre route. Nous empruntons le parcours en escaliers qui permet de s’approcher au pied des 4 tetes.
17h30 nous repartons directions Custer ou un Best Western nous attend !
18h00 : Check in au BW. 18h30 – 19h30 : traditionnel test de la piscine de l’hotel
20h00 Diner au Dakota Cowboy Café (Pas mal – standard)
22h00 : click.
Day 22 – Dimanche 24 Juillet 2011 (Custer)6h45 : réveil 6h55 : on se jette sur les machines à laver de la guest laundry 7h15 : breakfast 8h20 : Laundry suite 9h15 : départ pour Custer State Park
9h30 : Route 16A jusqu’au Peter Norbeck Visitor center Route 14 vers sud et la Wild Life Loop Boucle jusqu’à Badger Hole. 11h00 : vers le nord, Needles highway scenic road jusqu’à Keystone
12h30 : Déjeuner au buffet « All you can eat » de Keystone
13h15 : on repart vers Crazy Horse 13h45 : Crazy Horse… Foutage de gueule. $27, sans nous.
C’est donc au Best Western et dans les rues de Custer que nous finirons notre journée. 14h00 : ça sent la piscine. 16h00 : Break 17h30 : un tour au supermarket 19h00 : bouffe « roots » dans la chambre 20h00 : Le gamin à nouveau dans la piscine 22h00 : Off.
Day 23 – Lundi 25 Juillet 2011 (Custer -> Cheyenne)
6h30 : réveil
7h30 : P’tit dèj.
8h30 : Check out.12h30 : Arrivée à Cheyenne. On se gare à 50m de l’entrée des Frontier Days. On becte au cul du camion et on décide de passer un bout de l’après midi dans le parc des Frontier Days. Fête foraine (carnival midway) et danses indiennes. Demain c’est Rodeo !
16h30 : Check in au Holiday Inn 18h00 : on sort faire un tour en ville, un crochet par le Frontier Mall (aucun intérêt) 20h00 : Burger King. Une sorte de concession faite pour le plus jeune.
20h30 : Piscine pour le plus jeune, série TV pour les plus vieux.
22h30 : biiiiiiiiip.
Day 24 – Mardi 26 Juillet 2011 (Cheyenne)
7h00 : réveil
9h00 : départ pour la parade en ville
11h00 : break Café12h00 : Frontier Days PRCA Rodeo
17h45 : Retour à l’hotel
18h30 : … Piscine.20h45 : restaurant de l’hotel
22h00 : retour chambre, etc.
Day 25 – Mercredi 27 Juillet 2011 (Cheyenne -> Denver)
6h30 : Réveil
8h00 : Départ pour le Giant Breakfast sur une place de la ville.
8h15 : Arrivée sur place… trop de monde. Une file immense fait la queue pour se voir servir un pancake.
Bon bein, on s’impreigne un peu de l’ambiance, puis nous filon au Starbuck J9h00 : Direction Denver.
11h00 : Cherry Creek Mall
16h00 : Check in au Comfort Inn de la 17th.
17h30 : direction la 16th street Mall. 18h00 pause pour prendre un verre
19H00 : Hotel
20h00 : Hard Rock Café (on nous refait le coup de l’ID card)
21h30 : Serie Tv 22h30 : Rrrrrrrrrzzzzzz.
Day 26 – Jeudi 28 Juillet 2011 (Denver)
8h00 : réveil 8h30 : breakfast à l’hotel 10h00 – 17h30 : Castle Rock Mall
19h30 : un super restau pour finir. Le Marlowe’s sur 16th Street Mall. Hamburger de bison pour madame, Charcuterie pour le petit et une grosse assiette de crabe pour moi. Miam, ça sent la fin, mais on finit en beauté.
Day 27 – Vendredi 29 Juillet 2011 (Denver -> Paris)
6h30 : réveil 8h00 : départ pour l’aéroport. 8h45 : remise de la voiture en 2minutes chez Alamo. 11h20 décollage.
Vol de 2h45 jusqu’à Detroit. Escale de 5h30 et c’est reparti pour un second décollage.
Arrivée à Paris à 11h15 le lendemain matin.
Super voyage J
FIN

Ces pays où il ne faut pas aller English translation pending
Quand je me suis inscrit à voyageforum il y a déjà 12 ans, je pensais que le mérite principal était l'entraide entre voyageurs, car les renseignements sur les diverses destinations sortant un peu des sentiers battus n'étaient pas très bien documentés.
Il y avait donc ceux qui en revenaient et donnaient des témoignages, et ceux qui voulaient y aller et demandaient des renseignements.
Et puis, petit à petit, avec l'essor des réseaux sociaux (que j'ai décidé de ne plus utiliser*), il est apparu plusieurs courants de comportements un peu dommageable à cet objectif d'entraide.
Il y a bien entendu toujours ces extrémistes d'opinion 😠, ceux qui sont souvent plein de haine vis à vis d'autres (religions, ethnies, politiques, communautés sociétales ou rassemblées autour d'une passion, etc ...). Cela a toujours existé, sur l'internet et même avant que cela ne devienne internet, et on n'a jamais réussi à s'en débarrasser. Cela constitue un bruit de fond désagréable auquel on finit par s'accoutumer en étant un peu agacé, comme pour le spam ou les moustiques. Par contre, une dérive est apparue ces dernières années qui dans un premier temps m'ont fait délaisser voyageforum : des donneurs de leçon d'opinion qui parfois n'y connaissent pas grand chose ou d'autres fois ont une vision de la réalité déformée.
Par exemple, sur le Myanmar (que certains s'obstinent à appeler Birmanie, ce qui en soi est déjà un positionnnement idéologique), on a vu passer ceux farouchement pour les pauvres bouddhistes massacrés et/ou opprimés par le régime militaire, Puis, avec l'arrêt du régime militaire, les pauvres rohingas massacrés et/ou opprimés par le régime démocratique bouddhiste.**
Ou encore le Zimbabwe où le "dictateur Mugabe"*** vient d'être démis de ses fonctions par l'armée en libérant le peuple.
Et les exemples sont très nombreux, il suffit d'aller surfer sur voyageforum pour les reconnaître.
Et donc, on voit fleurir à partir de ces élements de nombreuses recommandations pour ne pas aller visiter le Myanmar, le Zimbabwe, Madagascar, l'Algérie, le Brésil etc ...
On peut donner -et cela est souhaitable- donner une opinion basée sur des faits objectifs en explicitant pourquoi on ne va pas visiter tel ou tel pays. Mais aller raconter des salades dont on a eu les rumeurs pour donner des conseil inavisés n'est pas ce que l'on pourrait appeler de l'entraide. Cela relève de la désinformation, qu'elle soit consciente ou non, et c'est à chacun de se poser des questions au moment où il écrit.
============================== Notes (pour expliciter ce que j'ai écrit de façon un peu abrupte): * Il est désormais patent que, à part cet espèce de voyeurisme mélangé à son côté opposé des troubles comportements histrioniques, les réseaux sociaux sont devenus un des vecteurs principaux de désinformation. Ce qui y circule est donc plus que jamais sujet à caution, y compris d'ailleurs des documents photographiques bidons ou détournés. Je me suis donc désabonné de tout réseau social. Je ne dis pas que c'est ce que chacun doit faire (chacun doit avoir son propre jugement), mais que chacun doit à chaque instant se poser la question de l'intérêt d'y être quand cela peut constituer une arme contre soi-même utilisée par d'autres (famille, mésentente avec ses proches, employeur, communautés, malfaiteurs, administration etc ...)
** Je ne me positionne ni contre ni pour les bouddhistes, les militaires ou les Rohingas, mais les exemples excessifs de ce qui s'est passé et se passe au Myanmar montrent bien que comme malheureusement partout dans le monde et dans le temps (il y en a même décrits dans l'ancien testament, récit religieux faisant partie des textes sacrés de la quasi totalité des cultes en France : diverses formes de christianisme, judaisme et islam), les minorités ont toujours été opprimées et souvent par des violences. Et d'ailleurs on fait souvent partie de la minorité de quelqu'un d'autre. Cela dit, je n'y suis pas allé en refusant d'organiser quoique que ce soit lorsqu'il y avait un régime militaire qui organisait le travail des enfants pour fabriquer les routes. J'ai agit ainsi par conviction politique, mais à tous ceux qui me demandaient mon avis, ma réponse était que cela se ferait sans moi (par conviction), mais que le pays était maginifique et les gens accueillants. Et maintenant, je n'y vais toujours pas par conviction à cause de l'oppression des Rohingas, mais si on me demande mon avis, je dis toujours que c'est un pays magnifique avec des gens adorables (je ne peux pas en dire grand chose d'autre, ce ne sont que les retours directs que j'ai eu d'amis et de la famille). J'espère que j'irai quand même à un moment donné ...
*** Les mots sont souvent utilisés et répétés avec un peu de légèreté. Ainsi le mot dictateur renvoie dans notre inconscient collectif à Hitler, mais si Mugabe est très autoritaire, il n'est pas un dictateur : en particulier, il a perdu les élections législatives de 2008, ce qui l'a mis dans l'obligation d'avoir un premier ministre de l'opposition, et la cohabitation (on connaît ça en France) a duré 5 ans jusqu'à la législative suivante. Cela montre à la fois qu'il n'est pas un dictateur (par définition), et que les élections sont démocratiques, au moins plus que dans de nombreux pays dans le monde. J'ai également entendu un interview d'un "grand reporter" de l'Express qui disait que les terres des fermiers blancs avaient été confisquées par Mugabe pour les remettre aux fermiers noirs "par vengeance". C'est clairement une contre vérité, car ce transfert des terres des fermiers blancs aux fermiers noirs fait partie de la constitution du Zimbabwe (1980), cette constitution étant rédigée à partir des accords de Lancaster House signées en Grande Bretagne par les mouvement révolutionnaires noirs (dont Mugabe représentant un de ces mouvements), Ian Smith (au nom des blancs de ce qui était la Rhodésie du Sud à l'époque) et la GB de Thatcher représentée par Lord Soames. Et la date limite était 2000, date effective de la réforme agraire qui entérinait ce transfert, ce qui a provoqué le couroux de la GB de Tony Blair et a amené ce pays à une grande campagne de guerre économique avec gel des avoirs du Zimbabwe dans les banques britanniques et l'échange des voix de la GB sur des sujets européens (France) ou politiques mondiaux (USA) pour un boycott complet du Zimbabwe et a plongé ce pays dans une dégringolade économique grave et provoqué la fuite de tous ceux qui pouvaient d'enfuir dans les pays voisins (professeurs, infirmiers, docteurs, avocats, industriels etc ...) Le pays ne s'en est aujourd'hui toujours pas remis, et il est à espérer qu'avec le nouveau gouvernement qui va sortir des prochaines élections de aout 2018 pourra permettre à cette force vive installée dans les pays voisins de revenir et relancer le pays. Ce n'est pas évident, car ils ont refait leur vie ailleurs... Cela dit, c'est bien ce qu'a réussit la Chine ! Mais pendant que tout le monde disait que le pays était sous la férule d'un "dictateur sanguinaire" et qu'il ne fallait surtout pas y aller, j'y suis allé en 2004. Le pays est magnifique et j'y suis retourné 8 fois, dont la dernière l'été dernier. C'est un pays fantastique, et on n'y court pas de danger lié à la sécurité (ni politique, ni délinquance), en tout cas moins qu'en France. Pendant cette période, il y a d'ailleurs eu plusieurs missions d'universitaires français pour des missions de restauration de monuments (ruines de Khami, sous l'égide de l'Uniesco) ou d'étude de la nature (à Hwange, université de lyon pendant plusieurs années). Et les amis avec qui j'y suis allé se sont faits traités de fous par des connaissances (qu'y n'y sont jamais allé), alors que nous y avons loué une voiture et circulé sans aucun problème dans tout le pays. Comme quoi, il n'y a pas que sur voyageforum que l'on dit n'importe quoi, n'importe comment ...
Et puis, petit à petit, avec l'essor des réseaux sociaux (que j'ai décidé de ne plus utiliser*), il est apparu plusieurs courants de comportements un peu dommageable à cet objectif d'entraide.
Il y a bien entendu toujours ces extrémistes d'opinion 😠, ceux qui sont souvent plein de haine vis à vis d'autres (religions, ethnies, politiques, communautés sociétales ou rassemblées autour d'une passion, etc ...). Cela a toujours existé, sur l'internet et même avant que cela ne devienne internet, et on n'a jamais réussi à s'en débarrasser. Cela constitue un bruit de fond désagréable auquel on finit par s'accoutumer en étant un peu agacé, comme pour le spam ou les moustiques. Par contre, une dérive est apparue ces dernières années qui dans un premier temps m'ont fait délaisser voyageforum : des donneurs de leçon d'opinion qui parfois n'y connaissent pas grand chose ou d'autres fois ont une vision de la réalité déformée.
Par exemple, sur le Myanmar (que certains s'obstinent à appeler Birmanie, ce qui en soi est déjà un positionnnement idéologique), on a vu passer ceux farouchement pour les pauvres bouddhistes massacrés et/ou opprimés par le régime militaire, Puis, avec l'arrêt du régime militaire, les pauvres rohingas massacrés et/ou opprimés par le régime démocratique bouddhiste.**
Ou encore le Zimbabwe où le "dictateur Mugabe"*** vient d'être démis de ses fonctions par l'armée en libérant le peuple.
Et les exemples sont très nombreux, il suffit d'aller surfer sur voyageforum pour les reconnaître.
Et donc, on voit fleurir à partir de ces élements de nombreuses recommandations pour ne pas aller visiter le Myanmar, le Zimbabwe, Madagascar, l'Algérie, le Brésil etc ...
On peut donner -et cela est souhaitable- donner une opinion basée sur des faits objectifs en explicitant pourquoi on ne va pas visiter tel ou tel pays. Mais aller raconter des salades dont on a eu les rumeurs pour donner des conseil inavisés n'est pas ce que l'on pourrait appeler de l'entraide. Cela relève de la désinformation, qu'elle soit consciente ou non, et c'est à chacun de se poser des questions au moment où il écrit.
============================== Notes (pour expliciter ce que j'ai écrit de façon un peu abrupte): * Il est désormais patent que, à part cet espèce de voyeurisme mélangé à son côté opposé des troubles comportements histrioniques, les réseaux sociaux sont devenus un des vecteurs principaux de désinformation. Ce qui y circule est donc plus que jamais sujet à caution, y compris d'ailleurs des documents photographiques bidons ou détournés. Je me suis donc désabonné de tout réseau social. Je ne dis pas que c'est ce que chacun doit faire (chacun doit avoir son propre jugement), mais que chacun doit à chaque instant se poser la question de l'intérêt d'y être quand cela peut constituer une arme contre soi-même utilisée par d'autres (famille, mésentente avec ses proches, employeur, communautés, malfaiteurs, administration etc ...)
** Je ne me positionne ni contre ni pour les bouddhistes, les militaires ou les Rohingas, mais les exemples excessifs de ce qui s'est passé et se passe au Myanmar montrent bien que comme malheureusement partout dans le monde et dans le temps (il y en a même décrits dans l'ancien testament, récit religieux faisant partie des textes sacrés de la quasi totalité des cultes en France : diverses formes de christianisme, judaisme et islam), les minorités ont toujours été opprimées et souvent par des violences. Et d'ailleurs on fait souvent partie de la minorité de quelqu'un d'autre. Cela dit, je n'y suis pas allé en refusant d'organiser quoique que ce soit lorsqu'il y avait un régime militaire qui organisait le travail des enfants pour fabriquer les routes. J'ai agit ainsi par conviction politique, mais à tous ceux qui me demandaient mon avis, ma réponse était que cela se ferait sans moi (par conviction), mais que le pays était maginifique et les gens accueillants. Et maintenant, je n'y vais toujours pas par conviction à cause de l'oppression des Rohingas, mais si on me demande mon avis, je dis toujours que c'est un pays magnifique avec des gens adorables (je ne peux pas en dire grand chose d'autre, ce ne sont que les retours directs que j'ai eu d'amis et de la famille). J'espère que j'irai quand même à un moment donné ...
*** Les mots sont souvent utilisés et répétés avec un peu de légèreté. Ainsi le mot dictateur renvoie dans notre inconscient collectif à Hitler, mais si Mugabe est très autoritaire, il n'est pas un dictateur : en particulier, il a perdu les élections législatives de 2008, ce qui l'a mis dans l'obligation d'avoir un premier ministre de l'opposition, et la cohabitation (on connaît ça en France) a duré 5 ans jusqu'à la législative suivante. Cela montre à la fois qu'il n'est pas un dictateur (par définition), et que les élections sont démocratiques, au moins plus que dans de nombreux pays dans le monde. J'ai également entendu un interview d'un "grand reporter" de l'Express qui disait que les terres des fermiers blancs avaient été confisquées par Mugabe pour les remettre aux fermiers noirs "par vengeance". C'est clairement une contre vérité, car ce transfert des terres des fermiers blancs aux fermiers noirs fait partie de la constitution du Zimbabwe (1980), cette constitution étant rédigée à partir des accords de Lancaster House signées en Grande Bretagne par les mouvement révolutionnaires noirs (dont Mugabe représentant un de ces mouvements), Ian Smith (au nom des blancs de ce qui était la Rhodésie du Sud à l'époque) et la GB de Thatcher représentée par Lord Soames. Et la date limite était 2000, date effective de la réforme agraire qui entérinait ce transfert, ce qui a provoqué le couroux de la GB de Tony Blair et a amené ce pays à une grande campagne de guerre économique avec gel des avoirs du Zimbabwe dans les banques britanniques et l'échange des voix de la GB sur des sujets européens (France) ou politiques mondiaux (USA) pour un boycott complet du Zimbabwe et a plongé ce pays dans une dégringolade économique grave et provoqué la fuite de tous ceux qui pouvaient d'enfuir dans les pays voisins (professeurs, infirmiers, docteurs, avocats, industriels etc ...) Le pays ne s'en est aujourd'hui toujours pas remis, et il est à espérer qu'avec le nouveau gouvernement qui va sortir des prochaines élections de aout 2018 pourra permettre à cette force vive installée dans les pays voisins de revenir et relancer le pays. Ce n'est pas évident, car ils ont refait leur vie ailleurs... Cela dit, c'est bien ce qu'a réussit la Chine ! Mais pendant que tout le monde disait que le pays était sous la férule d'un "dictateur sanguinaire" et qu'il ne fallait surtout pas y aller, j'y suis allé en 2004. Le pays est magnifique et j'y suis retourné 8 fois, dont la dernière l'été dernier. C'est un pays fantastique, et on n'y court pas de danger lié à la sécurité (ni politique, ni délinquance), en tout cas moins qu'en France. Pendant cette période, il y a d'ailleurs eu plusieurs missions d'universitaires français pour des missions de restauration de monuments (ruines de Khami, sous l'égide de l'Uniesco) ou d'étude de la nature (à Hwange, université de lyon pendant plusieurs années). Et les amis avec qui j'y suis allé se sont faits traités de fous par des connaissances (qu'y n'y sont jamais allé), alors que nous y avons loué une voiture et circulé sans aucun problème dans tout le pays. Comme quoi, il n'y a pas que sur voyageforum que l'on dit n'importe quoi, n'importe comment ...
Guides de voyages, bons pour les ch...ou pas!? English translation pending
Salut a tous les accros des guides de voyages (redefinis parfois comme blaireaux ou moutons sur le forum!), a ceux chez qui cette deshonorante utilisation provoque urticaire et nausee, et aux autres, qui en font une utilisation plus moderee. Pour ma part, ayant trace et habite plus de 20 annees en dehors de la metropole ou mere patrie en utilisant le bouche a oreille, j'ai fini par me laisser convaincre par des pots d'investir dans un de ces guides (que je ne nommerai pas bien entendu afin de ne pas declencher le courroux du comite centrale!)........ Eh bien, a ma grande surprise, j'ai pu constater que ce guide, bien que comportant de nombreuses failles ou defauts m'etait parfois utile pour des renseignements pratiques et infos diverses! Qu'en est il pour vous? Est ce que les guides vous sont utiles en voyage ou bien vous en tenez vous au strict bouche a oreille? P.S. : Il serait agreable que ce sujet entraine des echanges d'avis divergeants ou pas, plutot qu'il ne se transforme, comme c'est souvent le cas, en defouloir sterile pour aigris stresses, la liberte de parole ayant toutefois la primeur!
Laos, au cœur de la province de Phongsaly, trente-cinq jours d'itinérance à pied English translation pending
Laos, au cœur de la province de Phongsaly, trente-cinq jours d'itinérance à pied
Aux côtés des minorités ethniques montagnardes, les Akha, les Moutchi, les Poussang, les Khamu, les Hmong, les Yao et les Taï Lue
~
« C'est en leur accordant notre attention que nous faisons apparaître des endroits merveilleux, et non en trouvant des endroits "vierges" qui nous émerveillent. » D. G. Haskell
~
Lors de précédentes pérégrinations dans cette région du monde, après d'innombrables randonnées effectuées à la journée, j'entrepris finalement trois traversées un peu plus ambitieuses. D'abord un trajet d'une durée de cinq jours entre Vieng Phuka et Muang Long, un autre d'un peu plus d'une semaine entre Muang Long et Muang Sing - accédant à cette occasion à des villages des ethnies Khui, Akha et Hmong, via la montagne et à une époque où aucune piste ne reliait encore les deux premiers de ces bourgs de la province de Luang Nam Tha - puis un itinéraire en boucle de quatre ou cinq journées en amont de la ville de Phongsaly, dans la province du même nom, en direction des premiers groupes de villages Akha localisés dans le secteur.
J'égarai malheureusement assez rapidement les notes que je rapportai de ces premières expériences mais, au delà de ce regret, celles-ci confortèrent mon envie d'entreprendre désormais des périples plus engagés, tant au regard de leurs durées que des étendues de territoires parcourus. Le texte qui suit se présente donc, chronologiquement, comme le premier que je propose. Il résume un séjour de quarante-deux journées au Laos, dont trente-cinq de marche, seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes de la fascinante province septentrionale de Phongsaly, à la rencontre des innombrables minorités ethniques qui y résident, parmi lesquelles les divers groupes Akha - Nuqui, Nutchi, Eupa, Djepiah, Luma, Oma, Pouli Noy, etc. - ainsi que les Moutchi, les Poussang, les Khamu, les Hmong, les Yao et les Taï Lue. La totalité des nuits se déroulèrent en compagnie de ces villageois.
~
TABLE - 18 & 19 septembre - Vientiane - La capitale - 20 & 21 septembre - Luang Prabang - La route - 22 septembre - Ban Phanasa - Les tuniques - 23 septembre - Ban Khouansi - Les foyers - 24 septembre - Ban Loupha - Les sentiers - 25 septembre - Ban Shika - L'alcool - 26 septembre - Ban Kioukhan Khao - Les ethnies - 27 septembre - Ban Souphsoy Khao - La fête - 28 septembre - Ban Likna - L'étape - 29 septembre - Ban Silé - Le chamanisme - 30 septembre - Ban Xiang - La hutte - 1er octobre - Ban Sakhan - L'opiomanie (1) - 2 octobre - Ban Lahang - L'opiomanie (2) - 3 octobre - Ban Khaoso - Le ya-baa - 4 octobre - Ban Likna - La police - 5 octobre - Phongsaly - Le commerce - 6 octobre - Ban Mohan Taï - La nature - 7 octobre - Ban Vanaïkho - La boue - 8 octobre - Ban Sumpoy Neu - Le massage - 9 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les animaux - 10 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les trafiquants - 11 octobre - Ban Poutcha Khao - Les crétins - 12 octobre - Ban Poutcha Khao - L'intimité - 13 octobre - Ban Pamlan Khao - Les vautours - 14 octobre - Ban Ouychoun - Les aigrettes - 15 octobre - Ban Soulane Noy - La rivière - 16 octobre - Ban Poukhoua Khao - L'argent - 17 octobre - Ban Nanoy - Le retour - 18 octobre - Ban Nanoy - La cabane - 19 octobre - Ban Nongfeu - Les bêtes - 20 octobre - Ban Moukhang - L'eau - 21 octobre - Ban Moukhang - Le coton - 22 octobre - Ban Moukhang - L'habitat - 23 octobre - Ban Kioukho - La riziculture - 24 octobre - Ban Nangoy Kho - La veillée funèbre - 25 octobre - Boun Neua - Les obsèques - 26 octobre - Oudomxaï - Le bordel - 27 octobre - Luang Prabang - La mixité - 28 octobre - Vientiane - Le transport - 29 octobre - Vientiane - La fin
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« C'est en leur accordant notre attention que nous faisons apparaître des endroits merveilleux, et non en trouvant des endroits "vierges" qui nous émerveillent. » D. G. Haskell
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Lors de précédentes pérégrinations dans cette région du monde, après d'innombrables randonnées effectuées à la journée, j'entrepris finalement trois traversées un peu plus ambitieuses. D'abord un trajet d'une durée de cinq jours entre Vieng Phuka et Muang Long, un autre d'un peu plus d'une semaine entre Muang Long et Muang Sing - accédant à cette occasion à des villages des ethnies Khui, Akha et Hmong, via la montagne et à une époque où aucune piste ne reliait encore les deux premiers de ces bourgs de la province de Luang Nam Tha - puis un itinéraire en boucle de quatre ou cinq journées en amont de la ville de Phongsaly, dans la province du même nom, en direction des premiers groupes de villages Akha localisés dans le secteur.
J'égarai malheureusement assez rapidement les notes que je rapportai de ces premières expériences mais, au delà de ce regret, celles-ci confortèrent mon envie d'entreprendre désormais des périples plus engagés, tant au regard de leurs durées que des étendues de territoires parcourus. Le texte qui suit se présente donc, chronologiquement, comme le premier que je propose. Il résume un séjour de quarante-deux journées au Laos, dont trente-cinq de marche, seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes de la fascinante province septentrionale de Phongsaly, à la rencontre des innombrables minorités ethniques qui y résident, parmi lesquelles les divers groupes Akha - Nuqui, Nutchi, Eupa, Djepiah, Luma, Oma, Pouli Noy, etc. - ainsi que les Moutchi, les Poussang, les Khamu, les Hmong, les Yao et les Taï Lue. La totalité des nuits se déroulèrent en compagnie de ces villageois.
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TABLE - 18 & 19 septembre - Vientiane - La capitale - 20 & 21 septembre - Luang Prabang - La route - 22 septembre - Ban Phanasa - Les tuniques - 23 septembre - Ban Khouansi - Les foyers - 24 septembre - Ban Loupha - Les sentiers - 25 septembre - Ban Shika - L'alcool - 26 septembre - Ban Kioukhan Khao - Les ethnies - 27 septembre - Ban Souphsoy Khao - La fête - 28 septembre - Ban Likna - L'étape - 29 septembre - Ban Silé - Le chamanisme - 30 septembre - Ban Xiang - La hutte - 1er octobre - Ban Sakhan - L'opiomanie (1) - 2 octobre - Ban Lahang - L'opiomanie (2) - 3 octobre - Ban Khaoso - Le ya-baa - 4 octobre - Ban Likna - La police - 5 octobre - Phongsaly - Le commerce - 6 octobre - Ban Mohan Taï - La nature - 7 octobre - Ban Vanaïkho - La boue - 8 octobre - Ban Sumpoy Neu - Le massage - 9 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les animaux - 10 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les trafiquants - 11 octobre - Ban Poutcha Khao - Les crétins - 12 octobre - Ban Poutcha Khao - L'intimité - 13 octobre - Ban Pamlan Khao - Les vautours - 14 octobre - Ban Ouychoun - Les aigrettes - 15 octobre - Ban Soulane Noy - La rivière - 16 octobre - Ban Poukhoua Khao - L'argent - 17 octobre - Ban Nanoy - Le retour - 18 octobre - Ban Nanoy - La cabane - 19 octobre - Ban Nongfeu - Les bêtes - 20 octobre - Ban Moukhang - L'eau - 21 octobre - Ban Moukhang - Le coton - 22 octobre - Ban Moukhang - L'habitat - 23 octobre - Ban Kioukho - La riziculture - 24 octobre - Ban Nangoy Kho - La veillée funèbre - 25 octobre - Boun Neua - Les obsèques - 26 octobre - Oudomxaï - Le bordel - 27 octobre - Luang Prabang - La mixité - 28 octobre - Vientiane - Le transport - 29 octobre - Vientiane - La fin
"Les ruines de l'intelligence" de D.S.Shiffer (la guerre en ex-Yougoslavie) English translation pending
Durand la guerre en ex-Yougoslavie, au début des années 90, nous avons été pris dans la nasse d'une manipulation ehontée, phénoménale, qui a consisté à "sataniser" le peuple serbe, à déverser une émotion frelatée sur les victimes et les "nettoyages ethniques qui ne pouvaient que concerner les Bonsniaques et les Croates.
Daniel Salvatore Shiffer (D.S.S), dans son livre "Les ruines de l'intelligence-les intellectuels et la guerre en ex-yougoslavie" démonte avec précisions le mécanisme infernal de ce bourrage de crâne, et tous ceux qui ne pensaient pas comme BH Lévy, A.Fielkelkrault, A.Gluskman, P.Bruckner, M.Polac, et bien d'autres très connus, étaient insultés, voués aux gémonies, et DSS ne fut pas le seul à l'être. Même le grand Peter Handke, d'habitude toujours enscensé par notre presse, fut réduit plus bas que terre à la sortie de son livre "Un Voyage hivernal vers le Danube, la Save, la Morava et la Drina" (Gallimard). Cet ouvrage fut considéré comme un crime de lèse-pensée unique ! D Salvatore Shiffer cite une juste une phrase :
Dans cette guerre, les rôles de l'agresseur et de l'agressé, des simples victimes et des purs salauds avaient trop rapidement été établis et fixés une fois pour toutes...
Impardonnable !
Rares étaient ceux qui tentaient d'enrayer cette propagande. Les premiers à s'insurger furent Max Gallo, JF Khan et DSS, le général Pierre Marie Gallois, Paul Marie de La Gorce, entre autres, mais personne n'occulta les exactions des serbes ! Seulement la sarabande impudique du dogme anti-serbe qui jetait l'opprobre sur tout un peuple vit le comble de l'indécence, et du mépris, quand un journaliste demanda à Jacques Chirac pourquoi il n'expérimentait pas notre bombe atomique sur les serbes de Pale !
Tout le monde sait qu'en reconnaissant trop vite l'indépendance de la Croatie et de la Slovénie, l'Allemagne, l'Autriche, et le Vatican, mirent le feu aux poudres. Que le Vatican reconnaisse la Croatie, rien que de plus naturel. Voici ce qu'écrit Guy Hermet dans "Histoire des nations et du nationalisme en Europe" sur ce pays au moment de l'occupation allemande :
....elle offre aux 4 millions de Croates nantis d'une patrie l'occasion de la vengeance sur les 1 900 000 Serbes...Cette vengeance va toutefois dépasser l'outrage subit depuis 1919, pour se transformer en un massacre systématique érigé en politique le 30 avril 1941... De manière plus insoutenable encore, L'Eglise catholique se joint à la partie pour solder son inimitié séculaire avec sa rivale orthodoxe de Belgrade. Des moines franciscains bénisssaient les tueurs, l'un d'eux, Miroslav Philipovitch-Mastorovitch, poussant le zèle jusqu'à diriger le plus effroyable des camps de concentration, celui de Jasenovac....(toujours en 40, la Croatie)...il s'agit d'un état clérical catholique dirigé sans masque par un prélat en la personne de Mgr Tiso...Mgr Tiso déclare la guerre à la France et la Grande Bretagne...puis à la Russie en juin 1941...(la croatie aujourd'hui)...cependant qu'en Croatie le cardinal Kuharic a pratiquemment intronisé le président Tudjman.
(mon compteur tourne vite, demain je parlerai des interviews d'Elie Wiesel et de Simon Wiesenthal que l'on peu lire dans "Les ruines de l'intelligence", mais, évidemment, elles n'ont pu être publié en France, Daniel Salvatore Shiffer étant "ostracisé", mais dans le Corriere della Serra)
Quelle compagnie pour Toulouse ou Bordeaux-Maurice? English translation pending
Bonjour,
Nous désirons nous rendre à l'ile Maurice, nous avons le choix entre plusieurs compagnies aériennes British Airways : Bordeaux Londres Maurice Air Mauritius : Bordeaux (AF) Paris Maurice Air Austral : Toulouse La Réunion Maurice Air France : Bordeaux Paris Maurice Certaines compagnies sont plus ou moins chères, mais que pensez vous de celles-ci au point de vue accueil, services, sécurité, ponctualité, etc... Merci par avance
Nous désirons nous rendre à l'ile Maurice, nous avons le choix entre plusieurs compagnies aériennes British Airways : Bordeaux Londres Maurice Air Mauritius : Bordeaux (AF) Paris Maurice Air Austral : Toulouse La Réunion Maurice Air France : Bordeaux Paris Maurice Certaines compagnies sont plus ou moins chères, mais que pensez vous de celles-ci au point de vue accueil, services, sécurité, ponctualité, etc... Merci par avance
Philippines (Luzon-Bohol) - Avril 2011 English translation pending
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …
La montagne et la mer. 2 semaines aux Philippines. 2 voyages en 1. D'abord 1 semaine à la montagne, au nord de Luzon, à monter dénicher les rizières (elles se méritent et elles le méritent !) ; ensuite 1 semaine à la mer, à Bohol, une île qui a aussi autre chose à offrir que de fabuleux fonds marins.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 2 Avril – Vol KLM Paris CDG / Amsterdam / Manille Dim – Arrivée à Manille NAIA à 8h55 – Taxi prépayé (durée 30min-330p) jusqu'au terminal de Victory Liner à Pasay - Bus jusqu'à Baguio (5h30-715p/p) - Nuit à Baguio Lun – Bus GL Lizardo jusqu'à Sagada (6h-220p/p) par la Halsema Highway – Sagada : grotte de Lumiang - Nuit à Sagada Mar – Sagada : grotte de Sumaging – Echo Valley – Kiltepan Peak - Nuit à Sagada Mer – Jeepney jusqu'à Bontoc (50min-40p) – Bus jusqu'à Banaue (3h-120p) - Nuit à Banaué Jeu – Trek Banaué-Bangaan J1 – Nuit à Cambulo Ven – Trek Banaué-Bangaan J2 - Nuit à Bangaan Sam – Jeepney jusqu'à Banaué (1h-cadeau) – Bus de nuit Florida jusqu'à Manille (9h–500p) – Nuit dans le bus Dim – Taxi jusqu'au Terminal 3 (30min?-236p) - Vol CEBU Manila / Tagbilaran – Arrivée à 13h25 – Tricycle jusqu'à la Villa Belza sur Panglao (45min-300p) - Nuit à Panglao Lun – Balicasag et Virgin Island (1200p la banca) - Nuit à Panglao Mar – Bohol en scooter : Chocolate Hills – Butterflies Garden – Pont suspendu – Loboc River - Nuit à Panglao Mer – Bohol en scooter : Tarsier Sanctuary – Mag Aso Falls– Punta Cruz Watch Tower - Nuit à Panglao Jeu – Panglao en scooter : Doljo Beach – Bohol Bee Farm – Dumaluan Beach - Nuit à Panglao Ven – Panglao en scooter : Bohol Bee Farm (encore !) – Hinagdanan Cave – Nuit à Panglao Sam – Tricycle jusqu'à Tagbilaran (30min-300p) - Vol CEBU Tagbilaran / Manila – Arrivée à 11h25 – Taxi ordinaire (30min-145p) jusqu'à l'hôtel - Nuit à Manille Dim 17 Avril – Taxi jusqu'à l'aéroport (40min-170p) - Vol KLM retour vers Paris – Arrivée à Paris à 22h
BUDGET : Cours : 100 Pesos Philippins = 1,64 € ; 1 € = 60,98 p
Dépenses préalables : Vols réguliers KLM (en coopération avec AF) Paris/Amsterdam/Manille : 928 €/p l'A/R Vols réguliers CEBU Manila/Tagbilaran : 80 €/p l'A/R
Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : 970 € (environ 60 000 p)
Budget total tout compris (hors achats perso) : 2990 € pour nous 2 Remarque : nous n'avons dépensé que 11€ pour les achats perso ! Pas grand-chose à rapporter … Comme je le précise à chaque fois, ce récapitulatif budgétaire est indicatif.
Les paiements en CB sont encore bien peu répandus. Il faut prévoir du cash. Or, mauvaise surprise, le retrait dans les ATM est plafonné à 10 000 p par transaction. Malgré la commission de votre banque, ça reste néanmoins un poil plus intéressant que le change (à peine). Mais 10 000 p, ça peut ne pas suffire. Nous avions emporté des € que l'on a changés facilement pour compléter (à un très mauvais taux à Banaué). Ne misez pas tout sur la CB. Le taux du petit bureau de change près des comptoirs d'enregistrement de la Cebu Pacific à Manille (NAIA terminal 3) est le meilleur qu'on ait trouvé (1€=59,90p).
GUIDES :
Lonely Planet Philippines – Edition française 2009
J'ai également beaucoup utilisé le site de l'Australien John Piechnick pour préparer mon voyage : http://travel-philippines.com/index.html
Enfin, je remercie également les membres de VF lemonk68 et navigator646 qui m'ont bien guidée dans mes hésitations. Rien ne vaudra jamais l'expérience vécue ! Merci encore !
TRANSPORTS :
1 – Les vols et les taxis Paris/Amsterdam/Manille - KLM Achetés fin janvier en ligne sur le site d'Air France. Pas de vol direct depuis Paris. Celui-ci n'est pas le moins cher. Cathay et Qatar proposent d'autres options intéressantes. Arrivée à 9h à Manila à l'aéroport NAIA (Ninoy Aquino International Airport). On passe l'immigration (patience !) et la douane sans problème ; on récupère nos sacs ; on cherche un ATM. Il y en a 2 dans le hall des arrivées. On part ensuite en quête d'un taxi pour la gare routière de la compagnie Victory Liner à Pasay (quartier de Manille proche de l'aéroport). J'avais lu (notamment ici http://travel-philippines.com/...ns/Manila/Manila.htm) beaucoup de mises en garde sur les taxis. On décide donc de faire simple et prudent en prenant un taxi prépayé. On trouve le comptoir dès la sortie du hall. Impossible de le rater ! Tarif forfaitaire de 330p pour Pasay. Pour prendre votre vol international de retour, ne vous effrayez pas des queues que vous verrez à chaque porte d'entrée (c'est vrai aussi pour les vols domestiques d'ailleurs). Tous les bagages sont passés aux rayons X. Donc, ça fait de bien longues queues mais ça avance bien. Taxe d'aéroport à Manille pour un vol international = 750p (payable en $ aussi). Quand même … Ca se prévoit …
Manila/Tagbilaran(Bohol) - CEBU Pacific Réservés et payés (par CB) début février sur le site CEBU http://www.cebupacificair.com/index.html C'est facile et fiable. Terminal 3 de l'aéroport NAIA. Comme nous arrivions de Banaué par le bus de nuit, par prudence, j'avais réservé le vol de midi. Finalement, on est arrivé à l'aéroport vers 5h45 du matin ! Le comptoir de vente de CEBU est ouvert. Je m'y engage pour modifier mon vol. Mauvaise surprise : impossible (sinon 24h à l'avance … tu parles d'un intérêt …). Si on veut partir plus tôt, on doit repayer un billet plein pot. Ben non … Tant pis. Dommage. 6 heures, ce n'est plus une marge de sécurité, c'est une erreur. Mon conseil : prenez un bus qui part un peu plus tôt de Banaué (vers 18h). Ca vous mettra à Manille vers 3h du matin. Et là, sans grand risque, vous pourrez réserver un vol assez matinal. En fin de voyage, au retour sur Manille, un peu plus aguerris, nous refuserons de prendre le taxi prépayé qui nous demandait 550p pour aller jusqu'à l'hôtel. Nous chercherons et trouverons la file des taxis ordinaires. Le compteur est activé et la course nous reviendra à 145p. Presque 4 fois moins cher, ça valait le coup de chercher un peu. Taxe d'aéroport à Manille pour un vol domestique = 200p ; à Tagbilaran = 20p.
2 – Les bus On achète le billet au guichet du terminal, à défaut, dans le bus. Dans tous les bus avec A/C, la clim' souffle à fond. Résultat, on se caille ! Prévoyez …
Manille – Baguio Victory Liner – Deluxe – 715p/p – 5 heures ½ - Départ à 11h15 Ce n'est pas la première fois qu'on fait ça. Quand on peut, on aime sauter dans un bus dès la descente de l'avion. Histoire de ne pas rester dans la capitale, d'être tout de suite dans le voyage. Et puis, les sacs à dos sont encore bien emballés, prêts pour changer de soute. Quant à nous, de toute façon, on est déjà fatigué … Le taxi de l'aéroport nous dépose rapidement au terminal Pasay de la compagnie Victory Liner. Première surprise : nous ne sommes pas en Inde (réminiscences de notre dernier voyage). Le terminal est ordonné, des chaises sont alignées pour permettre une attente confortable, quelques Philippins font sagement (!) la queue devant le guichet. Je m'y engage. Le prochain bus part dans 40 minutes et il reste quelques places. C'est un deluxe. 715p (440 pour un ordinaire). Paiement par CB. Départ à l'heure. Allez, bingo ! Bus vraiment confortable, en bon état, wc intérieurs propres … Vraiment du luxe. Il sera plein. Leur site : http://www.victoryliner.com/ J'avais tenté de réserver depuis la France. J'ai abandonné quand j'ai constaté qu'il fallait verser un acompte. In fine, à cette époque, la réservation était bien inutile.
Baguio – Sagada GL Lizardo – 220p/p – 6 heures - Départ à 8h30 Le terminal se cache en pleine ville. Jolie route (la fameuse Halsema Highway) mais éprouvante (que de virages !). Petit coucou à Vanilla de VF rencontrée dans ce bus.
Sagada – Bontoc Jeepney – 40p/p – 50 minutes – Départ à 6h30 Un jeepney, c'est le résultat surprenant de l'union d'une jeep, d'un bus et d'un camion de l'armée. A l'intérieur : 2 banquettes face à face. Colorés, décorés, enguirlandés, c'est le concours du kitsch ! Si vous grimpez sur le toit, couvrez-vous s'il s'agit d'un voyage tôt le matin (comme le 1er Sagada-Bontoc). Les horaires de la liaison Sagada-Bontoc sont affichés sur la porte de l'office du tourisme sur la petite place "centrale" de Sagada.
Bontoc – Banaué Compagnie ? - 120p/p – 3 heures – Départ prévu à 8h, rétardé à 9h30 en raison d'une fête folklorique Le jeepney de Sagada fait un 1er arrêt à l'entrée de la ville de Bontoc. Juste à côté d'un bus pour Banaué. Les locaux présents dans le jeepney nous préviennent. La correspondance est simple, immédiate. Pour notre plus grand bonheur, le bus part avec 1 heure ½ de retard en raison d'une fête folklorique qui envahit toute la rue principale. On attend que les derniers chars soient passés pour partir. Les costumes étaient superbes, les danses joyeuses, l'ambiance à la fête. Tous les Philippins de Bontoc étaient là pour assister à ce superbe défilé. On s'est octroyé les 2 places avant, à côté du chauffeur, juste devant le grand pare-brise. Heureux de savoir qu'on allait pouvoir ainsi profiter au mieux des paysages à venir et des points de vue sur les prochaines terrasses de Banaué. "Si personne ne nous déloge, on va se régaler !" chuchotais-je à Philippe. "Mais pourquoi veux-tu qu'on nous déloge ?" me répondit-il. Nous partons. Le paysage défile. Il est déjà magnifique ! Soudain, la route disparait. Elle n'existe plus. Un énorme glissement de terrain l'a totalement engloutie sur 100 mètres, dans une grande courbe. De l'autre côté, on aperçoit la route resurgir des éboulis. Quelques véhicules sont bloqués comme nous, en sens inverse. Tout le monde descend du bus. Nous sommes 3 couples de touristes. Petit conciliabule … On se décide rapidement (pas beaucoup de choix de toute façon) : on va traverser l'éboulement à pied pour rejoindre l'autre rive et, là-bas … on verra bien. Prudemment, on s'engage. Ca continue à dégringoler doucement mais c'est sans danger véritable. Il parait que ça a eu lieu la veille à 21h, sans victime. Nous voilà donc partis dans cet enchevêtrement de caillasse, de sable, de racines, de branches … Tout le monde suit sagement. Que faire d'autre ? Les vieux sont aidés par les plus jeunes. Tout se passe calmement, sans cri, sans énervement. Après 15 petites minutes, on rejoint l'autre côté. Et ça ne manque pas (en Asie, il y a toujours une solution), les pieds ont à peine touché l'asphalte que le conducteur d'un mini van nous aborde et nous propose ses services. Moyennant finances bien sûr. Pour 100p chacun (argh !), il remplit son van et nous conduit à Banaué que nous atteindrons rapidement. Mais, coincés au fond du petit van, fenêtres fermées et teintées, la vue panoramique sur les rizières, çe fut raté !… Personne ne nous a délogés de notre grand écran. Juste la Nature. En ces temps troublés, elle nous a rappelés combien elle est toujours et partout maîtresse des lieux.
Banaué – Manille Florida – 500p/p – 9 heures non stop – Départ à 20h Nous avions réservé nos billets dès notre arrivée à Banaué directement auprès du terminal de Florida (en haut de la ville, un tricycle vous y emmènera pour 10p/p) Susan, du Sanafé Lodge, nous prévient que les tricycles arrêtent leur service à 18h. Nous voilà donc obligés de monter au terminal Florida à 18h et d'attendre 2 heures là-haut. Pas très drôle. Mauvais plan. Le bus n'avait pas encore démarré que la vidéo gueulait déjà à tue-tête. Jusque là, rien de très surprenant. Le problème, le gros problème, c'est qu'il s'agissait d'un épouvantable film japonais ultra gore. De l'horreur, du sang, des tortures inimaginables, des hurlements pendant 1h30 ! Je ne supporte pas ce genre de films. J'étais enfouie dans mon bouquin, sans plus oser lever les yeux. 1h30 de calvaire !! Enfin, ça se termine. J'espérais qu'on allait avoir droit à La mélodie du bonheur pour changer. Tu parles ! Ils nous remettent ça avec un film, certes qui n'était plus gore mais encore ultra violent. J'abrège, vous avez compris, ça a été ça toute la nuit : des combats, des carnages, de la mauvaise science fiction, des monstres, des cadavres, des tueries … C'est heureusement le seul bus où l'on ait eu droit à de telles horreurs. D'où mon coup de gueule. Il y a d'autres compagnies qui font le trajet Banaué-Manille. Boycottez Florida. A moins que vous soyez amateurs du genre … Ajouté à cela, des sièges très inconfortables, qui vous niquent le dos en 1 heure. Et la cerise sur le gâteau, mon sac à dos sort de soute non seulement tout sale (ça encore, passe …) mais déchiré. Coup de gueule ! Vraiment mauvais plan. 🏴☠️
3 – Les tricycles Ce sont les tuk-tuk locaux. Une espèce de side-car. Nous montons à 2 dans la voiturette accrochée à droite de la moto. C'est poussif … Les prix sont raisonnables et assez fixes. Pas de démesure, pas d'arnaque, du coup pas de gros marchandage.
HEBERGEMENT : Sans jamais verser d'arrhes, nous avions réservé quelques étapes par internet. Précaution finalement inutile à cette période, sauf peut-être à la Villa Belza.
Baguio – Holiday Park Hotel – 1800 p – CB acceptée http://www.holidayparkhotel.com.ph/accomodation.html Hôtel classique, sans charme particulier mais chambre vraiment confortable et spacieuse. Prenez votre petit déj (100p) ailleurs … Pourquoi pas au sympathique restaurant Café by the ruins juste à côté.
Sagada – Sagada Homestay – 250 p/p sanitaires communs sagadahomestay@yahoo.com Toute petite chambre en pin verni. Sanitaires communs simples et propres. A une centaine de mètres de la place principale, où les bus et les jeepneys s'arrêtent. En hauteur. Petit déj pris au Yogurt House.
Banaué – Sanafé Lodge – 1600p la double deluxe (1200 la standard) sanafelodge@yahoo.com Malgré mon refus de verser des arrhes (via Western Union) pour garantir une réservation, Susan me gardera quand même une chambre. Nous n'y resterons qu'une seule nuit au lieu de 2 prévues initialement. Pas de problème. Consigne sûre pour les sacs à dos. La double deluxe est spacieuse, très lumineuse avec une belle vue sur les rizières. Sdb privée. Restaurant abrité sur une jolie terrasse face aux rizières. Susan nous a donné d'excellents conseils et nous a trouvé Elmer, un guide ultra compétent pour notre trek. Seul reproche : tout est un poil cher. Le summum étant le sandwich préparé pour le trek à 110p ! Ridiculement petit.
Cambulo – Cambulo Guest House – 200 p/p Petite guesthouse toute simple dans un village perdu au milieu des rizières. Sanitaires très rudimentaires mais propres. Eau froide et baquet. 3 ou 4 chambres à l'étage, toutes simples. 2 lits par chambre (au mini), pas de draps (on s'en est passé !) mais énorme stock de couvertures à disposition sur le grand palier. Le tout, bien propre. Table d'hôte. Repas ultra copieux (ça rattrapait le micro sandwich du Sanafé) et délicieux, à la lueur d'une grosse lampe tempête. Le matin, pancakes au petit déj !!! Pas d'électricité - Apportez votre papier toilette. J'ai sincèrement adoré cette étape, simple mais tellement authentique.
Bangaan – Family Inn & Restaurant – 150 p/p Sur la route de Banaué. Structure plus grande, permettant d'accueillir un plus grand nombre de touristes qui peuvent arriver ici en bus. Le restaurant est face à la route, les quelques chambres sont réparties dans un bâtiment à côté. Même simplicité que le précédent. Moins de soin, moins propre. Chambre à 2 lits, pas de draps non plus, et juste 2 couvertures un peu minces. J'ai eu froid ici. Sanitaires beaucoup moins propres qu'à Cambulo. Il passe ici plus de monde et l'entretien ne suit pas. Restauration traditionnelle (carte), préparation longue.
Bohol – Villa Belza – Chambre fan - 1300 p – paiement cash (Yannick accepte les € pour dépanner) http://www.villabelza.com/ Réservation faite par mail (et en français !) auprès de Yannick, le patron breton. Est-il bien utile d'en parler encore ? Les commentaires élogieux abondent sur VF … Je me dois alors d'être un peu originale si je veux ajouter quelque chose ! Essayons … Les photos de leur site doivent dater un peu car, depuis, la végétation a poussé. Fleurs et plantes sont soigneusement et quotidiennement entretenues et ajoutent encore plus de charme au lieu. 7 chambres réparties dans 3 grands bungalows de part et d'autre d'une superbe piscine d'une propreté absolument irréprochable (comme tout le reste d'ailleurs). Notre chambre était très grande, claire, carrelée, décorée avec goût, agrémentée d'un joli meuble de rangement tout en bambou, literie excellente, sanitaires privés, tout ce qu'il faut pour se poser confortablement quelques jours. Rien à redire. Possibilité de ½ pension pour 600p/p incluant le petit déj et un repas. Petit déj seul à 230p/p. Ordi wifi disponible en permanence sur le bar. Le lieu est très au calme (les nuits y sont divines) mais nécessairement un peu à l'écart de la plage. Nous avons décidé de louer un scooter pour la totalité de notre séjour (que nous garions à l'intérieur de la villa pour la nuit). En 5 minutes, nous étions alors sur Alona Beach sur laquelle nous avons souvent dîné. Conduite de nuit sans problème car : 1- ce n'est pas bien loin (900 mètres tout au plus) et 2-personne sur la route. On aurait aussi pu utiliser les services des tricycles. Le scooter nous a donné un sentiment encore plus grand de liberté. Et puis, de toute façon, nous en avions besoin dans la journée pour nos pérégrinations à travers l'île. Yannick a quelques motos à louer mais aucune automatique. Enfin, une masseuse vient prodiguer ses merveilleux bienfaits sous une paillotte en hauteur, face à la piscine, bien plus confortablement installée (et de façon plus discrète) que sur la plage. 350p pour un massage complet d'une heure (c'est 300 sur la plage). J'ai fait. Je recommande. C'est extra. Yannick connait bien Bohol et Panglao et ses nombreux conseils nous ont permis de passer un séjour très agréable. Par sa chaleur, son entrain, son expérience, il sait créer une ambiance extrêmement conviviale. Il aime favoriser les échanges (en lançant de belles parties de billard, en commentant des photos sur l'ordi, en rapprochant les tables pour le dîner …). Le soir, les plongeurs racontent des anecdotes autour du bar ou du billard dans une belle fraternité. Bon … mais jusque là, rien d'original, n'est-ce pas ?… J'y arrive. L'originalité de mon ajout réside dans notre caractère. Ceux qui nous connaissent (ou qui pour le moins ont lu mes précédents carnets) savent ou devinent qu'en vrais Lorrains nous sommes réservés, froids, distants et pas liants du tout. Des ours, des sauvages, des hirsutes, des bourrus … mais fort sympathiques au demeurant. Mais si, c'est possible, croyez-moi ! C'est donc en spectatrice passive que j'ai profité de cette ambiance joviale et j'ai pris un immense plaisir à remplir mon carnet de voyage ici … juste un peu à l'écart … Et c'est là toute l'intelligence de Yannick : il a su comprendre et respecter notre souhait d'intimité et d'isolement, pas du tout habituel ici. Nous avons dîné plusieurs fois à la Villa, et déjeuné chaque matin : jamais à la table commune … Tout ça pour dire que quels que soient votre tempérament et votre recherche, vous y trouverez votre compte grâce à la finesse des hôtes. Voilà ce que les autres n'avaient pas encore dit.
Manille – Orchid Garden Suites (LP) – Chambre fan – 3 000 p – petit déj buffet inclus - paiement CB http://www.orchidgardenhotel.com/index.htm J'avais réservé par mail. Hôtel bien situé pour nous, entre l'aéroport et le Manila Ocean Park. Grand hôtel standard sans grand intérêt ni grand charme. Pour 1 nuit, c'est bien. Nous avons eu la chance d'être surclassés dans une junior suite A/C … sympa ! Piscine (dont nous n'avons pas profité, après celle de la Villa Belza, la comparaison était dure). Le petit déj est divin !! Grand buffet philippin et occidental. Il est servi dès 6h00, pour notre dernier repas, on s'est gavé !
REPAS : A quelques exceptions près, les petits restaurants proposent un peu toujours les mêmes plats : fried rice with veggies, noddles, omelettes … Pas super varié mais c'est bon. Moi, j'ai adoré le pancit bihol : vermicelles de riz sautées aux petits légumes. Un plat avec viande ou poisson tourne autour de 200-250p, et sans, autour de 130-150p. Encore moins pour du fried rice.
Quelques prix (indicatifs) : 1 bouteille d'eau (1 litre) : moins de 30p (comme toujours, c'est assez variable selon le lieu d'achat) 1 bière locale San Miguel (33cl) : 45p 1 canette de Coca : 45p 1 plain rice : 20p 1 veg fried rice : 70p 1 pancit bihol : 130p 1 mango shake : 80p
Quelques beaux (et moins beaux) souvenirs :
Sagada - Log Cabin Une belle cheminée réchauffe l'unique pièce. Mieux vaut réserver, c'est petit. Cuisine très originale avec une forte influence française. Certes, ça change, c'est très bon, pas excessif (les spécialités de la maison sont à 220-250p) mais venons-nous à Sagada pour manger un émincé de poulet à la crème et aux champignons ? Aussi bon soit-il … Cela étant dit, on y a passé une excellente soirée.
Sagada - Yogurt House Nous n'y avons pris que notre petit déjeuner, excellent. Mais on en a entendu beaucoup de bien pour tout le reste aussi.
Sagada - Bana's Café Les milk-shake sont sans milk alors forcément, c'est beaucoup moins bon …
Banaué – Sanafé Lodge Surtout pour la belle terrasse.
Panglao – Bohol Bee Farm http://www.boholbeefarm.com/ Notre super extra méga coup de cœur - Magnifique expérience. C'est une véritable entreprise : tissage de fibres végétales, artisanat, culture de légumes, quelques bungalows, plusieurs restaurants, un solarium … Dit comme ça, ça pourrait laisser supposer qu'il s'agit d'un complexe ultra chicos, ultra snob. Non, c'est du brut, du nature, du bon goût, du beau et du bon ! Nous y venons pour manger. On choisit le grand restaurant tout en bois. Magnifique architecture, superbe charpente, on est séduit, on y est seul, ça nous va bien ! L'autre restaurant, face à la mer, n'a que sa "vue-sur-mer-bleu-turquoise" pour séduire (excusez du peu !) La carte arrive. Surprenante … On choisit les plats recommandés par le LP : Fresh herb pasta : 190p Yoga salad w/ cheese : 220p Et là, c'est la révélation. D'abord, c'est super beau. La salade yoga est couverte de pétales de fleurs. Qui se mangent. Et qui sont bons ! Non, ce n'est pas un coup de frime pour surfer sur la mode du bio. Ces 2 plats étaient vraiment délicieux. A tel point qu'ayant fini ma salade, je regrette les pâtes de Philippe (parce que vous croyez qu'il m'aurait fait goûter ?!) et Philippe aurait bien goûté ma salade (ben … pas de raison !). Bon, qu'à cela ne tienne : on redouble la commande ! La jeune Leonera nous fait répéter pour être sûre d'avoir bien compris. Oui, oui !! Cette fois, je goûte ces pâtes au miel et aux herbes d'une délicatesse digne d'une grande maison. Et Philippe avale les pétales, la salade, le radis blanc émincé, le fromage aux herbes … Même régal surpris. En guise de dessert, nous nous offrons (dans une boutique à côté du restau) 2 boules de glace maison (avocat, mangue, chocolat …). C'est toujours bio et là, avouons que ça manque un peu de goût. Forcément, on est tellement habitué à avoir des saveurs forcées que, quand on revient à du naturel, nos papilles atrophiées et paresseuses trouvent ça fadasse. Ca nous a tellement plu qu'on est revenu le lendemain. On a commandé la même chose aux proportions près : 2 plats de pâtes et 1 salade, les 3 servis en même temps svp. Grand sourire de Leonera ! Ca vous plait, donc ? Tu parles ! Du pur bonheur ! D'accord, c'est un peu cher pour du végétarien. Mais vraiment, c'est une belle expérience.
Plusieurs expériences sympas sur Alona Beach :
Isis Thaï On s'est régalé avec de la bonne cuisine thaï, copieuse et relevée juste comme il faut. Chicken Green Curry : 250p SeaFood Red Curry : 250p
Trudis Place La banana split est à 120p et le banana pancake à 80p … alors forcément, que voulez-vous, c'est vite devenu une sale manie …
Roderick & Vivien et Pyramid Poisson grillé le soir sur la plage. On choisit à chaque fois un gros Red Snapper (vivaneau) d'environ 1kg (600 à 700p le poisson ; le Trudis Place est un peu moins cher). Il sera farci de petits légumes puis grillé au BBQ. On y ajoutait 2 brochettes de légumes (50p) et 2 riz nature (20p) ce qui mettait ce superbe dîner pour 2 à 750-850p hors boisson. On a beaucoup aimé l'ambiance le soir sur la plage, ni trop coincée, ni trop branchée, ni trop lâchée. Le bon niveau. Ceux qui étaient là étaient heureux d'y être et ne cherchaient ni à jouer les blasés ni à bouder leur plaisir. Oui, c'est beau, c'est bon, c'est agréable et on a bien de la chance d'être là. On mange à 3 mètres de l'eau, pieds nus dans le sable (le nombre de personnes qui, comme moi, se déchaussait !). Des flambeaux, des petites guirlandes électriques, des lumignons colorés accrochés aux arbres, des bougies … tout ça apporte une belle ambiance douce. Un peu de musique live (qualité très inégale), jamais violente. Le soleil qui se couche sur la mer, les voiles blanches des bancas qui prennent une teinte violette, le bruit des vagues qui viennent mourir à quelques pas … c'était magique. A chaque fois, on est arrivé assez tôt pour profiter pleinement de la soirée et du coucher du soleil (vers 18h30). Une lampe frontale et un bon couteau suisse peuvent aider à dépiauter le poisson. On a testé les cocktails. Ceux du Roderick sont bien meilleurs que ceux du Pyramid. D'après Philippe, la Tequila Sunrise du Pyramid, c'était du Fanta !🏴☠️
L’ITINERAIRE : D'abord les rizières. Ce sont elles qui nous ont donné l'envie de venir aux Philippines. Et puis, ensuite, les fonds marins de Palawan. Oui, j'ai bien dit Palawan, c'était bien notre 1ère idée. On s'est très vite rendu compte (grâce à VF !) qu'une seule petite semaine pour Palawan, c'était bien trop court ! Et bien dommage. Du coup, changement de programme : on se donne un peu plus de temps dans les rizières et on choisit Bohol pour la fin du séjour, île plus petite et plus facilement accessible. Et nous consacrerons 2 belles semaines pleines à Palawan, qui, aux dires de tous, les mérite. Maintenant, avec le recul, si c'était à refaire, plutôt que de choisir entre Bohol et Palawan, peut-être aurions-nous dû finalement n'en choisir aucune des 2 cette fois-ci, rester sur Luzon pendant nos 2 semaines, abandonner Bohol et garder Palawan pour un prochain voyage. Non pas que Bohol nous ait déplu, loin de là, mais Luzon nous a enchantés et aurait largement mérité 2 pleines semaines. Nous aurions pu ainsi approfondir notre immersion dans les rizières et découvrir d'autres richesses (les rizières de Hapao, les momies de Kabayan, Vigan, le volcan Pinatubo …) et nous aurions évité une perte de temps (retour sur Manille et transfert en avion) en proportion trop importante. Nous aurions alors eu un voyage plus homogène et moins fatigant. C'est toujours plus facile de refaire le voyage après. Pour nous, c'est trop tard, mais pour vous qui préparez, si vous n'avez comme nous que 2 semaines, réfléchissez bien avant de vous éparpiller.
Sagada : Gros village sympathique, au milieu de formations rocheuses karstiques et d'une belle végétation tropicale de bambou et de bananiers. Lumiang Cave : on y arrive facilement, sans guide. A l'entrée de la grotte, quelques dizaines de cercueils sont entassés dans un désordre figé et poussiéreux. A voir. Sumaging Cave : celle-ci, nous l'avons visitée accompagnés d'un guide (500p) proposé par "l'office du tourisme", sur la place principale : ¾ h pour y aller à pied, 1h de visite, ¾ h pour revenir. Jolie grotte, naturelle, pas du tout aménagée (donc pas d'électricité), superbes concrétions orange polies par l'eau omniprésente. On s'y promène pieds nus et pantalons remontés au dessus des genoux car on patauge beaucoup. Certains plus que d'autres … C'est fabuleux de pouvoir s'amuser sur ces concrétions qu'habituellement on ne peut que regarder de loin. Le sol est à la fois poli et rugueux. Donc, très agréable d'y marcher pieds nus : c'est doux et ça accroche. Le guide nous éclaire de sa méga lampe tempête. Des passages vraiment sympas. Pas de difficultés, que du bonheur et de l'inédit. Et comme on entendait les bruits et les rires des autres, on ne souffre pas de claustrophobie. Evidemment, pour des amateurs de spéléologie, c'est du pipi de chat. Inutile de vous couvrir : il fait très bon dans cette grotte. Mon conseil : tee-shirt, short et sandales. Ca suffit. On avait apporté une polaire ! les neuneux !… Bon à savoir : comme la grotte est très humide, les pierres de l'entrée sont assez glissantes. Pour descendre au cœur de la grotte, attendez-vous à devoir vous aider de vos mains … Tiens, impression bizarre. Les pierres sont moites et glaiseuses, comme enduites d'une espèce de pâte. Bizarre. On ne voit pas très clair, le guide est devant et éclaire le chemin au sol. Puis, arrive véritablement la grotte et ses concrétions. On s'arrête pour se déchausser. On trouve un petit coin pour y laisser nos chaussures et nos polaires superflues. L'eau court partout. Le guide nous éclaire. Nos mains ! Argh !! Cette pâte, on a compris : du guano !… On a les mains pleines de m…. 😕 Et oui, comme souvent, l'entrée de la grotte est habitée par les chauves-souris. On se rince abondamment dans l'eau claire. Et on oublie bien vite ce petit désagrément … jusqu'à la remontée ! Car au sortir de la grotte, pas d'eau cette fois pour se rincer ! Pour votre confort (car quand même, sans vouloir jouer les chochottes, je vous assure que c'est désagréable), prévoyez une petite bouteille d'eau pour vous rincer à la sortie. Nous partons seuls dans Echo Valley à la recherche des cercueils suspendus. Je vous assure qu'il n'y a pas de risque de se perdre. Depuis le cimetière, montez jusqu'au point de vue en suivant les indications du LP. Ca a assez peu d'intérêt en soi mais ça permet de repérer le sentier d'en haut qui sera ensuite plus facile à suivre une fois en bas. Pas besoin d'un guide pour cette balade d'une heure. Nous poussons ensuite jusqu'à Kiltepan Peak par la route (¾h de marche depuis le cimetière). C'est un point de vue. Et vraiment, oui, ça vaut le coup. Jolies rizières cachées dans une vallée. Toutes ces visites ont bien occupé la journée ½ passée ici. Et il y a de quoi s'occuper plus longtemps.
Banaué : Cette petite ville n'est pas bien jolie. Mais c'est le point de départ vers les merveilles ! Pas de banque, pas d'ATM. On a réussi à changer quelques dizaines d'€ à un taux déplorable dans un bureau à l'étage du grand bâtiment principal. Demandez … ou mieux, prévoyez avant.
Trek Banaué-Bangaan : Ce fut le clou de notre voyage. Appelé par Susan, la proprio du Sanafé Lodge, Elmer nous rejoint un soir pour discuter de nos envies. Nous sommes avec un jeune couple de Suisses-Allemands qui, puisqu'ils avaient la même envie de randonner dans les rizières, nous ont proposé de faire groupe. Quitte à être guidés, autant l'être à 4. Nous exposons donc notre projet à Elmer, il n'a rien de bien original : partir à pied de Banaué, rejoindre Bangaan et de là prendre un jeepney ou un bus, pour rentrer vers Banaué. Elmer parle un parfait Anglais, l'esprit vif et ouvert, beaucoup d'humour, tout ce qu'il faut pour profiter pleinement de cette expérience. Il nous plait. On fait très vite affaire : 1200p par couple pour 1½ jour d'accompagnement (ça ne comprend que sa prestation, transport, repas et hébergement restent à notre charge). Il nous quittera à Batad pour attraper le bus de midi. Rendez-vous est pris pour le lendemain matin, 8h. Nous laissons en consigne au Sanafé nos 2 sacs à dos (alors même que nous ne reviendrons pas y dormir). En toute sécurité. Nous partons légers. A 8h, Elmer est là avec les 2 tricycles prévus (300p par couple). Ils vont nous monter au Nord de Banaué pour démarrer la rando. Petit arrêt sur la route aux 2 points de vue. C'est un peu voilé mais ça n'empêche pas Elmer de commencer à nous donner des explications techniques sur les rizières. On atteint le point de départ de la rando à 8h45. Allez, c'est parti. Forêt tropicale. Jolie, ombragée … Elmer s'arrête et confectionne avec rapidité et dextérité 5 bâtons de marche. Nous qui sommes de l'école "sans bâton", on sent qu'on n'a pas le choix et on ne la ramène pas. L'occasion de tester. La marche est soutenue sans être rapide, nous avons tous les 5 le même rythme et nous avançons régulièrement dans une splendide forêt tropicale. Comme on est venu ici pour voir des rizières, on en oublierait presque de profiter de cette végétation tout aussi splendide. Enfin, la forêt s'éclaircit et, pour notre plus grand bonheur, les 1ères rizières apparaissent. Ce sont celles de Pula. Des villageois y travaillent : ils désherbent, ils repiquent, ils aplanissent, ils labourent … Elmer expliquent, encore et encore. C'est près d'un torrent, aux abords du village, que nous décidons de déjeuner. Repas frugal : le sandwich du Sanafé nous laisse pantois ! Nous étions confiants et n'avions prévu aucun complément. On aurait vraiment dû ! Petite trempette des pieds dans le torrent, petite pause, puis on repart. On traverse Pula. Un groupe d'enfants est réuni au centre du village, ce sont les vacances scolaires. Nous leur offrons les bonbons qu'Elmer nous avait conseillé d'emporter. Ils les attendaient, sagement, sans réclamer et tous ont remercié gentiment. Pour autant, je ne pense vraiment pas que ce soit une bonne idée cette habitude de demander aux touristes de se transformer en distributeurs de friandises pour les enfants et de feuilles de tabac pour les adultes. Ca nous a paru difficile de dire non, mais c'est dommage. Je pense que ça va vite fausser les rapports. C'est juste mon point de vue, alors pitié, ne venez pas me chercher des noises sur ça, je ne me battrai pas … et en attendant, j'ai distribué mes bonbons … Nous voilà repartis dans les rizières vers Cambulo. Cette fois, on va droit dedans, on s'y enfonce, on les traverse en empruntant les petites digues de boue ou de pierre, parfois cimentées, qui servent de frontière à chaque parcelle. Pas bien larges, 50 cm, d'un côté la rizière inondée et, de l'autre le précipice vers la rizière inférieure. Le précipice ?!… Ben quand même … 2 à 3 mètres. Donc, forcément, le 1er passage impressionne un peu. Et là, je suis contente d'avoir mon bâton pour me protéger. Je ne sais pas bien de quoi … Je m'en sers soit comme d'une rambarde virtuelle côté précipice, soit comme d'une canne côté rizière. Le tout, c'est d'y croire. Je n'ai pas fait la fiérote mais je n'allais pas non plus passer pour une empotée. Donc, j'avance sans ralentir le pas, en file indienne derrière les Suisses. Philippe derrière moi mort de rire (en silence, mais je l'ai entendu quand même !) car il se doute de l'effort fourni. "Retourne-toi pour la photo". Me retourner ? Mais il est malade ou quoi ? Comment veut-il que je me retourne sur 50 cm ? Du coup, sur toutes les photos, je suis de dos … C'est comme ça. Bon, je rassure les nunuches du même genre que moi, on s'habitue très très vite. Et puis, sérieux, il n'y a aucun danger. Et même de dos, ça fait des photos extraordinaires : perdue au milieu d'un patchwork de rizières. Parfois, on s'éloigne un peu des rizières et on suit un petit canal d'irrigation, le long d'une paroi, tout comme les levadas de Madère. Nous arrivons à Cambulo vers 16h. Petit village. Une seule guesthouse. On s'y installe dans des chambres simples mais propres. 2 lits (mini) par chambre, 1 oreiller, pas de draps mais couvertures à volonté. Les 2 couvertures déjà posées sur chacun de nos lits nous suffiront. Le coin sanitaire est rudimentaire : un wc, un robinet d'eau froide, un grand baquet pour recueillir l'eau, une louche pour s'asperger. Que faut-il de plus ? On y va tant qu'il fait encore jour. Pas d'électricité ici. Que ça fait du bien cette eau fraîche ! Rafraîchis et propres, la fin d'après-midi va s'écouler tranquillement. Le repas se prépare, nous avons tous demandé un fried rice with veggies and eggs. Ca tombe bien, les Suisses sont aussi peu portés sur la viande que nous. On s'installe tous les 5 sur la grande table commune. Un énorme plat de riz blanc arrive. Oups, en voici un 2ème identique ! Ensuite arrive le saladier de légumes sautés. Re oups, un autre, puis encore un … Ah, c'est un saladier par personne ! Enfin, 2 œufs sur le plat pour chacun. Bref, paumés au milieu de nulle part, sous la seule lumière d'une grosse lampe tempête accrochée au plafond, sur une superbe table en bois massif patiné, protégés sous un auvent, avec pour seul bruit le vent dans les arbres, nous sommes servis comme des rois, avec une gentillesse et un sourire sans égal. C'est hyper copieux (et si c'est moi qui le dis, vous pouvez me croire !), c'est hyper bon, les légumes sont d'une rare fraîcheur, c'est … le paradis. Rien dans mes voyages ne me plait autant que ces étapes très natures, très authentiques, où tout le superflu a disparu, tout le paraitre, tout l'inutile. Ne reste que le vrai. Je n'exagère pas en disant que c'est pour de tels moments que l'on voyage. Nous mangeons (on ne finira pas le riz, mais les 5 saladiers de légumes seront engloutis. Car, quand même, tout le monde avait faim, pas que moi …), nous parlons, nous écoutons Elmer, nous écoutons le bruit de la campagne. La grosse thermos d'eau chaude revient sur la table avec sa collection de sachets de thé, de café, de sucre et de lait en poudre. On profite, on est bien, on sait que ce moment est unique et qu'on va tous, bien vite, le regretter. Allez, il le faut, on monte se coucher à la lueur d'une bougie (et de nos lampes frontales). Et on s'endort comme des bébés, sourire aux lèvres !! 7h30 – On se retrouve de nouveau à la table commune. Le petit déjeuner arrive : des pancakes ! Non ? Incroyable. Nous payons notre nuit, nos repas, nos boissons. La nuit : 200p/p, les repas + boissons, je n'ai pas noté mais ce n'était vraiment pas ruineux même si chaque sachet de thé est décompté. Cette étape à Cambulo est fabuleuse. A 8h30, nous reprenons la route, non … nous reprenons la digue … Nous traversons des paysages magnifiques, sous une lumière matinale extraordinaire. Nous arriverons à Batad vers 10h. Notre toute 1ère idée avait été de faire Banaué-Batad en une seule étape. Techniquement, physiquement, c'est faisable. Mais quel dommage ! De rater l'étape à Cambulo, de rater la lumière du matin sur les rizières de Batad, de courir. Idée stupide, aucun intérêt. Nous entrons dans l'amphithéâtre de Batad, un petit refuge de bambou abrite une petite échoppe de boissons. Au fond de la vallée, le vieux village avec quelques maisons Ifugao ; face à nous, de l'autre côté de l'amphithéâtre les guesthouses. En contrebas, la cascade Tappia. Nous libérons Elmer (qui pourra ainsi attraper le bus pour rentrer à Banaué) en lui expliquant que, dès lors, on peut se débrouiller seuls. Vous êtes bien sûrs ? Oui, oui, vas-y Elmer et merci pour tout ! On décide de descendre jusqu'à la cascade. On a le temps. Des marches, un sentier bien aménagé. 30 minutes de marche depuis le refuge. Comme toujours, on entend la cascade bien avant de la voir. Elle apparait enfin, bien cachée dans un écrin de verdure. Avez-vous noté ? C'est toujours l'expression qu'on emploie pour décrire le cadre d'une cascade : un écrin de verdure. Mais là, vraiment, il ne peut pas y en avoir d'autres. Silvia est la seule à avoir prévu un maillot de bain. Bon, et alors ?… Au bout de quelques minutes, on barbotte tous avec grand bonheur. L'eau est fraîche mais pas glaciale, parole de Lorrains. Mais je sais que sur ce point, notre parole ne vaut pas tripette pour des Drômois. En tous cas, cette fraîcheur, on va vite la regretter pendant notre remontée … De retour au refuge, on part pour rejoindre les guesthouses. Tout l'amphi à traverser. Elles sont toutes regroupées en hauteur pour offrir les plus belles vues. Impossible de se perdre. En 15 minutes, on y est. On choisit la Rita's Guesthouse pour déjeuner. Son restaurant offre une très belle vue. Carte habituelle, rien d'original, mais c'est bon. Il est 13h30. Que fait-on ? On reste à Batad ? On poursuit jusqu'à Bangaan ?… Les rizières de Batad sont superbes mais les guesthouses, toutes regroupées en amont du vieux village, manquent un peu d'âme … C'est sûr qu'après Cambulo, c'est autre chose. On décide de poursuivre. La gentille Rita nous explique comment rejoindre Bangaan. Facile : le chemin démarre juste derrière chez elle. C'est parti. Encore des rizières. Toujours magnifiques. Plus petites, plus cachées. Des petits coins paradisiaques. On n'arrête pas de s'émerveiller. On va croiser plusieurs villageois, chargés comme des mules, qui vont vers Batad. Il nous faudra 2h30 de marche pour rejoindre Bangaan. Chemin sans difficulté, nous ne nous sommes pas trompés. Et les personnes croisées confirmaient que nous étions sur la bonne voie. Nous arrivons sur la "route" de Bangaan à Banaué. La seule guesthouse de Bangaan est ici : Family Inn & Restaurant. On s'y installe. 2 chambres de 2 lits, sanitaires communs. Structure plus grande qu'à Cambulo. C'est plus un petit hôtel simple qu'une guesthouse. Nettement moins propre qu'à Cambulo. Douche froide mais réparatrice. Ici, ce n'est pas une table d'hôte comme à Cambulo mais un vrai restaurant, joliment installé sous une véranda. Carte classique. Le fried rice & veggies est à 80p mais, ici, la portion ne me suffit pas. Je redouble. Quel goinfre je peux être !! Nuit calme. Les Suisses décident de rejoindre Banaué le plus vite possible. Ils prennent le jeepney de 8h (qui passe devant la guesthouse). Nous, nous décidons de prendre le temps de descendre visiter le vieux village de Bangaan, au fond des rizières. Jolie lumière encore, magnifiques rizières, superbement entretenues mais … quelle horreur ! ici, les digues sont protégés par une rambarde en métal. Elle est assez discrète mais suffit quand même à dénaturer ce beau paysage naturel. Nous descendons vers le village. Quelques échoppes à l'entrée. Le tour en est vite fait. Qu'elles sont jolies ces maisons Ifugao de bambou, de bois, sur pilotis, perdues au milieu de ce camaïeu de vert. Des chiens, des poules, des chats, des canards … la campagne. Au retour sur la route, nous comptions attendre le bus de midi quand un jeepney passe. A tout hasard je lui fais signe. Le chauffeur nous fait signe NON, nous dépasse et … s'arrête. La porte du jeepney s'ouvre. 7 ou 8 Philippins à l'intérieur (sous-entendu : seulement !!). Un peu surpris, on grimpe, le jeepney repart et on comprend vite qu'il s'agit en fait d'un jeepney privé, loué par une famille philippine en goguette. Elle aussi est venue découvrir cette 8ème merveille du monde. Nous insisterons pour payer notre quote-part. Sans succès. L'heure nécessaire à rejoindre Banaué sera passée à échanger nos impressions sur les Philippines. Belle rencontre. A midi, nous serons à Banaué. On est samedi. Un marché populaire sympathique et bruyant encombre la petite place.
Initialement (dans notre salon), nous avions envisagé d'aller simplement en jeepney jusqu'à Batad, dormir à Batad, puis, le lendemain pousser jusqu'à Bangaan et, de là, rejoindre Banaué en jeepney. Possible. Mais quel dommage ! Sur place (à Banaué), notre projet évolue, on sent bien que les rizières méritent plus qu'un simple et bête coup d'œil depuis une terrasse de restaurant. Nous commençons à penser à un petit trek. Nous l'envisageons dans l'autre sens : rejoindre Batad en jeepney et revenir à Banaué à pied. Mais dans ce cas, quid de l'incontournable Bangaan ? Au Sanafé, nous finalisons notre projet, avec les Suisses et Elmer. Facile ! J1 - départ de Banaué, rizières de Pula, sandwiches, dîner et nuit à Cambulo (6 heures de marche) – On se garde l'option de pousser jusqu'à Batad (option que nous balaierons dès notre arrivée à Cambulo tellement cette étape nous a charmés) J2 – rizières de Batad, cascade Tappia, lunch à Batad, rizières de Bangaan, dîner et nuit à Bangaan (6 heures de marche : 1h30 pour arriver à Batad + 1h pour la cascade + 2h30 pour arriver à Bangaan) J3 – retour à Banaué en jeepney (qui passe devant la guesthouse). Arrivée à Banaué à 13h au plus tard. Les bus et jeepneys pour Banaué ne roulent que le matin. L'intérêt est triple de faire le trek dans ce sens : 1 – globalement, de Banaué à Batad, on descend 2 – la beauté des paysages et des rizières va crescendo pour finir en apothéose à Batad et Bangaan 3 – la logistique (hébergement et transport) suit bien Pour vous rassurer, physiquement, aucune difficulté pour ce trek, il est accessible à tous. Quelques passages sur digues un peu troublants mais, encore une fois, sans aucun danger et au bout de 10 minutes, on courait presque … Presque. Ce petit trek a été fabuleux. Trop court. Nous aurions pu/dû finalement consacrer ce 1er voyage aux Philippines uniquement à cette région. Avec une immersion plus longue dans les rizières. Ca peut parfaitement se justifier.
Panglao : Location d'un scooter Pour être libres et indépendants, on décide de louer un scooter automatique (125cc). On trouve notre bonheur auprès d'un loueur professionnel, ATDA (Alona Transport Drivers Association), situé en haut de la route principale qui mène à Alona Beach, juste après la barrière manuelle. Djodjo (l'orthographe m'appartient) nous propose un scooter Yamaha en très bon état pour 1000p pour 2 jours. Nous négocierons les 2 jours suivants à 850p/2j. Pas d'état des lieux, ni avant, ni après. Ultra facile, location faite en 5 minutes. Je recommande ce loueur, sérieux, aimable et souriant. Un sourire à la Noah avec les dents du bonheur. Son scooter était en parfait état, quasi neuf, stable, et une super pêche ! Et on était à 2 dessus ! Pas de casque. Pas besoin de présenter son permis pour la location mais nous avons dû le présenter à un check point à l'entrée du pont de Panglao à Bohol. Notre permis français a suffi et a satisfait le policier. Nous gardions le scooter avec nous le soir et le garions à l'intérieur de la Villa Belza. Nous avons fait 3½ pleins (615p au total). Bref, un compagnon bien agréable, qui change le séjour ! Pour finalement 616p (soit 10€) par jour, essence comprise. Petit luxe qui change tout. Nous avons trouvé une carte de Bohol au village, à la grande épicerie du coin (en face de la police et à quelques mètres de la location de scooter) . Merci Yannick une fois de plus ! Balicasag et Virgin Island On ne manque pas d'être abordé sur Alona Beach pour nous voir proposer les services d'une banca pour nous emmener à Balicasag puis retour par Virgin Island. Ainsi que d'autres prestations éventuellement (dont les dauphins que Yannick nous avait déconseillés). Nous avons négocié, le matin même, la journée Balicasag+Virgin Island pour 1200p (la banca). On part aussitôt. 9h30. 45min de navigation sur une belle mer aux couleurs changeantes, entre le bleu turquoise, le bleu nuit, le vert émeraude … Arrivée à Balicasag, la banca s'arrête sur la plage. On descend. Les poissons sont à 100 mètres du bord, au niveau du tombant, là où l'eau passe de turquoise à bleu nuit. Nous avions apporté nos propres masques et tubas. On décline la location des palmes (300p la paire). Par contre, on se laisse tenter par l'acheminement par petite barque jusqu'au tombant (300p pour nous 2 et la barque nous attend). Soit disant que la banca ne peut pas s'arrêter près du tombant, qu'il y a du courant pour y arriver, que c'est plus sécur, blablabla, blablabla … on se laisse tenter, on se laisse berner. Car c'est une erreur. Pour y être retourné seul en nageant (et sans palmes), on sait que la petite barque ne sert strictement à rien ! Bref, qu'importe. On y arrive, on ajuste notre masque, on descend de la barque, on se glisse dans l'eau chaude et on immerge la tête pour découvrir … un véritable aquarium ! Non, bien mieux qu'un aquarium ! D'abord, on comprend pourquoi on parle de "tombant" (excusez-nous les pros de la plongée, nous, ce terme ne nous parlait pas). Les poissons sont très nombreux, très colorés. Mais surtout, au-delà de tout cela, les fonds, les coraux, sont incroyablement préservés, colorés, variés, de toutes tailles. Dans mon tuba, je hurle de stupéfaction devant ces couleurs si vives. Même avec juste un masque et un tuba, c'est déjà un spectacle extraordinaire, inoubliable, émouvant … Alors, j'imagine avec des bouteilles ! Après 1 petite heure de contemplation, nous décidons de remonter. On regrimpe (aussi élégamment que possible !) dans la petite barque, on rejoint la plage. Les 2 boatmen de "notre" banca sont là, qui à jouer au billard, qui à sommeiller. Nous décidons de manger un poisson grillé. Des petits restau proposent du poisson frais. Embarras du choix. Il sera super bon bien sûr. Et pas cher. 400p le gros poisson pour 2 (qu'on paiera ensuite 600 sur Alona Beach …). Après le repas, Philippe décide de retourner voir les poissons. Sans moi, pas tentée, j'ai eu assez. Il se baignera encore ½ h. Il conviendra que des palmes l'auraient quand même bien aidé à rejoindre le tombant. Donc, à choisir, il vaut mieux louer des palmes plutôt qu'une barque. Attention, mise en garde. Nous sommes des voyageurs expérimentés (sans aucune vanité), sages et prudents. Avec un masque et un tuba, on est à fleur d'eau et on sait qu'il n'y a rien de plus mauvais. Aussi, avions-nous enfilé sur nos maillots de bain, l'un comme l'autre, un vieux tee-shirt (et on n'était vraiment pas les seuls). Le reste : les bras, le cou, le crâne de Philippe (là où normalement on a des cheveux) ont été enduits soigneusement de protection solaire écran total. On plonge ainsi sans hésitation. Mais … on n'avait pas pensé à l'arrière des jambes. Philippe dont la peau blanche est ultra-sensible a brûlé. Mais vraiment brûlé. Du haut des cuisses jusqu'aux chevilles, transformées en d'énormes poteaux rigides et violets ! Impressionnants. Inutile de vous dire à quel point il s'en est voulu de cet oubli ! Un ami nous disait (après coup !) plonger avec un bas de pyjama. A défaut, n'oubliez surtout pas la crème protectrice sur l'arrière des jambes, chevilles comprises. Comme quoi, même expérimentés, on peut toujours faire de sacrées boulettes ! Balicasag est vraiment incontournable. Sans les brûlures de Philippe, nous y serions très probablement retournés une 2ème fois. C'est rare que je sois aussi péremptoire dans mes carnets mais là, je le suis. Si vous venez à Bohol, ce serait une hérésie de ne pas y aller. Le retour à Panglao passe par Virgin Island, île vierge, minuscule, dont on fait le tour en 5 minutes et qui est prolongée d'une longue langue de sable blanc à fleur d'eau. C'est superbe ! L'intérieur de Panglao Quel bonheur de parcourir les belles routes goudronnées, et parfois les mauvaises pistes caillouteuses, en scooter, à travers une jolie campagne à la végétation tropicale luxuriante, fleurie, en traversant des petits hameaux aux maisons typiques de bois ou de bambou tressé. Cela nous a permis aussi de découvrir des petites plages désertes superbes dont la très belle Djolo Beach à l'extrémité Ouest de l'île. Ils sont en train de l'aménager pour y construire un resort. Dépêchez-vous ! La petite grotte Hinagdanan (15p/p+5p pour Scooty) est située sur la route Nord. Ses abords sont désormais envahis par des échoppes de tee-shirts dont les vendeuses vous accrochent toutes de la même voix trainante et agaçante … Un guide payé (il refusera fermement notre pourboire) nous conduit dans la grotte. Il y a du monde. Un gouffre, une belle grande étendue d'eau claire dans laquelle de jeunes Philippins plongent avec enthousiasme, quelques stalactites, et quelques peintures rupestres surprenantes dont je me demande encore de quand elles datent … C'est une petite halte sympathique, fatigante car populeuse et qui n'est pas incontournable. Pendant notre périple, nous avons crevé. Pooh, qu'à cela ne tienne, nous étions à 20m d'un atelier de vulcanizing (traduisez "réparation des pneus crevés"). Normal, il y a en partout … On pousse Scooty jusque là. Ah mais zut, aujourd'hui il y a une coupure générale d'électricité sur l'île donc réparation impossible. Impossible ? Ici ? non, je n'y crois pas … Le mécano (qui s'est avéré être aussi le gardien de nuit de la Villa Belza, lui nous avait reconnus, pas nous … shame on us !) essaie de vulcaniser "manuellement", mais non, ça ne marche pas. Finalement, il nous propose d'acheter une nouvelle chambre à air, il ne voit plus que ça comme solution. 165p, oui, ça nous va. Il part la chercher, la remonte, regonfle le pneu. Et voilà c'est réparé, sans électricité. Je savais ! Sa motivation à nous sortir du pétrin nous a sauvé la journée. Comme d'hab ici, les galères se transforment en beaux souvenirs !
Bohol : Grâce à Scooty (et aux conseils éclairés de Yannick), nous avons pu découvrir la partie Sud-Ouest de l'île. Sur 2 petites journées. D'abord Chocolate Hills (il faut bien compter 1h30 de route pour y arriver). On y est vers 10h30. Il fait beau. Certes, il y a du monde mais que c'est joli ! Que c'est original cette immense étendue de petits mamelons, verdoyants à cette époque. Et que la route est belle pour y arriver ! Nous déjeunons au Butterflies Garden d'un excellent repas et visitons ensuite la petite serre aux papillons. Pause sympathique. En redescendant vers Loboc, nous faisons un petit détour en remontant vers le Nord, sur la route de Sevilla. Un double pont suspendu est devenu l'attraction du coin. 10p l'aller/retour pour tester sa résistance au vertige. Plus rien de m'arrête après les digues des rizières. Tiens, j'arrive même à me lâcher ici (mais toujours pas à me retourner …). Nous redescendons à Loboc et décidons de faire une petite croisière sur la Loboc River. A Loboc même, nous trouvons un petit embarcadère privé. En effet, les grands bateaux touristiques, avec buffet et musique à donf, ne nous tentent pas du tout. Pour 700p, petit tour d'1 heure jusqu'à la cascade où l'on se serait volontiers baigné s'il n'avait pas plu autant. De retour à l'embarcadère, on attendra patiemment une accalmie (qui arrivera bien vite !) en observant la petite dizaine de tarsiers regroupés ici dans un minuscule enclos. Ce petit embarcadère est situé à Loboc, sur la gauche de la route (en montant de Tagbilaran à Chocolate Hills), à environ 1km de l'église, du musée et du pont inachevé (dont la construction a été stoppée car il devait terminer sa course dans l'église). Immanquable avec un soupçon d'attention. Nous serons de retour sur Alona Beach vers 16h. Le lendemain, nous partons vers le sanctuaire des tarsiers (50p) à Corella. Cette fois, nous devons traverser Tagbilaran. La circulation est dense mais sage. Pas de panneau indicateur pour Corella. Mais avec une boussole et une langue, on s'en sort très bien. Nous serons déçus car finalement, nous ne verrons ici que 3 tarsiers, certes dans un vaste environnement naturel mais c'était bien pauvre … Hier chez le moussaillon de la Loboc, nous en avions vu bien plus et de tout près. On a presque regretté de ne pas les avoir photographiés là-bas (on se l'était interdit pour ne pas encourager la capture sauvage de ces petits lémuriens). On décide ensuite de rejoindre Antequera pour aller voir la cascade Mag-Aso (20p). La route de Corella à Balilihan est splendide. Végétation luxuriante d'immenses et fiers cocotiers, de bananiers, de bambous, de belles rizières … A Balilihan, on se trompe de route et on descend vers Cortes au lieu de rejoindre Antequera. Qu'importe les quelques km de plus. La cascade est jolie, des bassins naturels remplis d'une eau bleue laiteuse invitent à la baignade. Les parois couvertes de mousse et de végétation apportent une fraîcheur bien agréable. La Watch Tower (5p) de Punta Cruz est bien conservée. Bastion d'observation massif et impressionnant face à la mer. Et enfin des vieilles pierres à visiter !! Ouf … je rigole, on a survécu à ce sevrage. Pas trouvé de petite gargote pour manger. Dommage mais là aussi, on a survécu à cet autre sevrage. Globalement, Bohol (tout au moins, cette toute petite partie Sud-Ouest qu'on a vue) est plus verdoyante, plus luxuriante que Panglao. Ca vaut vraiment le coup de s'y balader. La moto est à mon avis le moyen idéal, offrant une totale liberté. 6 nuits passées sur place suffisent à avoir un bon aperçu de Bohol et Panglao (hors plongée bouteille mais en comptant la sortie à Balicasag). Au-delà, on commence à radoter … Cela dit, il est des lieux où il faut bon radoter, celui-ci en est un.
Manille : On a tout fait pour y passer le minimum de temps : dès notre arrivée d'Europe, on se sauve à Baguio et dès notre retour de Banaué, on s'envole pour Bohol. Mais, tout de même, impossible d'éviter d'y passer une nuit avant notre vol international. Vous imaginez donc dans quel état d'esprit on arrive à Manille, vers midi, la veille de notre départ : le voyage était fini et on n'était pas très heureux de cette dernière étape avant nos 15 heures de vol. J'avais tellement lu d'horreurs sur la circulation à Manille que j'avais réservé un hôtel sur Internet, pas trop loin de l'aéroport. Un taxi ordinaire nous y emmène. Directement, rapidement, sans embrouille. Tiens, ça commence bien. L'hôtel est convenable. On pose nos sacs. Allez, on a une après-midi à tuer. Direction le Manila Ocean Park (400p-CB) histoire de mettre un nom sur nos souvenirs aquatiques. Taxi (60p). Pas d'embrouille non plus. C'est samedi, les Philippins sont de sortie et l'aquarium est bourré de gamins enthousiastes. Ca se comprend, c'est vraiment sympa. On y passera une grosse heure, à regarder autant les poissons que les familles philippines … L'aquarium est dans un grand centre commercial dédié aux enfants. Les magasins et les restaurants visent essentiellement cette jeune clientèle. Un Pancake House. Chouette. Vue sur la baie. Pas si mal !! On prend notre temps pour laisser passer la grosse chaleur. Vers 17h, on ressort de ce centre moderne pour aller au moins jusqu'au quartier historique. Un brouhaha nous attire. Une grande fête populaire a lieu : défilés, danses folkloriques, chars, costumes splendides. On comprend qu'il s'agit d'un concours. Chaque province ou région a envoyé une délégation de danseurs et de musiciens pour faire un petit spectacle devant de grandes tribunes où un jury semble procéder à une évaluation des performances. Un écran géant permet d'en profiter. C'est assez fabuleux et de très bonne qualité. On imagine le long travail qu'il a fallu pour mettre au point ces costumes, ces grands décors ambulants, ces chorégraphies. Il nous semble que tous tournent autour de la culture du riz, de Mère Nature, de Jésus … Le cycle de la vie. Sujet classique. Ambiance festive. Vendeurs ambulants de glaces et de cerf volants … De l'autre côté de la rue, des jets d'eaux multicolores jaillissent vers le ciel au rythme de musiques variées. Devant l'air émerveillé des Philippins et les travaux encore en cours dans les bassins, on suppose qu'il s'agit peut-être d'une inauguration. C'est beau et ça devrait l'être encore plus quand tout sera fini et que les bassins seront vraiment en eau. Un peu plus loin, des joueurs d'échec concentrés retiennent notre attention encore quelque temps. Ce sont les moustiques qui finiront par nous déloger. Le soir tombe. Et nous n'avons toujours pas vu le quartier historique … Nous n'en verrons que les belles murailles. Nous n'irons pas plus loin. Retour à l'hôtel à pied en logeant la baie. Il fait nuit. La digue et la rue sont éclairées de lampadaires multicolores ultra kitsch mais sympathiques. Les buildings de ce quartier sont beaux. L'ambiance est toujours à la fête. On se restaure, en marchant, de mangues pelées, coupées, et saupoudrées de sel pimenté. 20p le sachet de 3 mangues vertes prêtes à la consommation. Elles sont croquantes, c'est excellent. Ce sera notre dernier dîner. Au final, le peu que nous avons vu de Manille nous a bien plu. C'est une ville active que j'imaginais beaucoup plus polluée et plus dégradée qu'elle ne l'est. En tous cas, pour le très peu qu'on en a vu mais j'imagine bien qu'elle doit receler son lot de quartiers plus misérables. Et contre toute attente, nous y avons finalement passé une très agréable après-midi.
DIVERS : L’accueil : La plupart parle Anglais, peu ou prou. La communication est facile. Pas de sollicitation, pas d'arnaque, pas d'embrouille (par ex : le prix des bus, on a toujours payé le même prix que notre voisin). Pas besoin de négocier pendant 3 plombes pour obtenir un prix correct d'un service. Ca facilite le voyage, les rapports sont francs et amicaux. La carte bancaire : Comme toujours, ne comptez pas sur elle pour payer dans les petites guesthouses, les petits restau, les bus … Même sur Bohol, elle est assez peu acceptée. Ne comptez pas non plus sur elle pour retirer tout le cash dont vous aurez besoin. Retrait ATM plafonné à 10 000 p. Emportez des € pour changer au fil de l'eau (et là c'est facile, à des taux plus ou moins intéressants selon le lieu, mais au moins, ça dépanne). Le climat à cette époque (2 premières semaines d'Avril) : Frais dans la cordillère (entre 10-12°C le soir et autour de 18 dans la journée), on supportait bien notre polaire en soirée. J'ai d'ailleurs dormi avec à Bangaan et j'ai encore eu froid (on y survit !). A Bohol, très agréable malgré des nuages fréquents et de la pluie quasi quotidienne. Une température qui devait tourner autour de 25-28°C. Visiter l'île à scooter est très rafraichissant. Le ventilateur dans la chambre nous a largement suffit. A Manille, étouffant de 14h à 17h. Soirée par contre très douce. Et les rizières … Sont-elles vertes à cette époque ? Grande question … Nous avons eu droit à tous les stades de la culture du riz. Depuis le labourage des rizières vides qui ressemblent alors à de grandes mares de boues (c'était le cas pour certaines du côté de Banaué), jusqu'au riz en pleine maturité (à Batad et Bangaan notamment), d'un beau vert bien pétant. Et ces rizières peuvent se côtoyer : ici les petits plants très verts, très serrés qui attendent d'être repiqués, à côté, une rizière qui vient juste d'être replantée avec les jeunes pousses cette fois très espacées, cette autre en pleine maturité avec des plants drus, hauts et bien verts … et toute la déclinaison entre ces différentes étapes. C'est pourquoi je parle souvent d'un camaïeu de vert. Vêtements : Dans les montagnes du Nord, un sweat-shirt et une petite polaire n'étaient pas superflus. Pour les amatrices de short, n'hésitez pas. Les jeunes filles locales s'habillent court. L’affluence touristique à cette époque : High season mais juste avant la semaine sainte. J'avais réservé le vol intérieur et le séjour à la Villa Belza. J'ai également réservé nos billets de bus Banaué-Manille dès notre arrivée à Banaué, 3 jours avant le départ. Précaution inutile pour le bus qui, au final, n'était pas plein (peut-être que tout le monde sait éviter Florida et son festival de l'horreur !) Je pense que la semaine sainte change toute la donne. Les problèmes de santé : Aucun en dehors du très violent coup de soleil que Philippe a pris à Balicasag. Les moustiques : Ni plus ni moins qu'ailleurs … Décision personnelle, sans revendication ni débat : on a arrêté de bouffer des médocs et d'engraisser des labos pour se protéger du palu. Plus confiance … Photos : Les rizières sont grandioses mais les montagnes sont souvent voilées. Les couleurs des jeepneys et des tricycles apportent un peu de variété dans ce grand camaïeu de vert. L'artisanat : Pas grand-chose … De jolis tissages à Sagada.
On a beaucoup aimé : 🙂 L'immersion dans les rizières, l'étape à Cambulo L'aquarium naturel de Balicasag Sillonner Panglao et le SO de Bohol en scooter Manger du poisson grillé sur Alona Beach le soir au coucher du soleil
On a moins aimé : 😕 Le bus Florida de Banaué à Manille
En conclusion : Un dépaysement assuré et un grand émerveillement face à ce chef d'œuvre de l'art paysager que sont les rizières en terrasse. Un grand regret : ne pas avoir consacré la totalité de nos 2 semaines à cette seule région qui le mérite amplement.
La montagne et la mer. 2 semaines aux Philippines. 2 voyages en 1. D'abord 1 semaine à la montagne, au nord de Luzon, à monter dénicher les rizières (elles se méritent et elles le méritent !) ; ensuite 1 semaine à la mer, à Bohol, une île qui a aussi autre chose à offrir que de fabuleux fonds marins.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 2 Avril – Vol KLM Paris CDG / Amsterdam / Manille Dim – Arrivée à Manille NAIA à 8h55 – Taxi prépayé (durée 30min-330p) jusqu'au terminal de Victory Liner à Pasay - Bus jusqu'à Baguio (5h30-715p/p) - Nuit à Baguio Lun – Bus GL Lizardo jusqu'à Sagada (6h-220p/p) par la Halsema Highway – Sagada : grotte de Lumiang - Nuit à Sagada Mar – Sagada : grotte de Sumaging – Echo Valley – Kiltepan Peak - Nuit à Sagada Mer – Jeepney jusqu'à Bontoc (50min-40p) – Bus jusqu'à Banaue (3h-120p) - Nuit à Banaué Jeu – Trek Banaué-Bangaan J1 – Nuit à Cambulo Ven – Trek Banaué-Bangaan J2 - Nuit à Bangaan Sam – Jeepney jusqu'à Banaué (1h-cadeau) – Bus de nuit Florida jusqu'à Manille (9h–500p) – Nuit dans le bus Dim – Taxi jusqu'au Terminal 3 (30min?-236p) - Vol CEBU Manila / Tagbilaran – Arrivée à 13h25 – Tricycle jusqu'à la Villa Belza sur Panglao (45min-300p) - Nuit à Panglao Lun – Balicasag et Virgin Island (1200p la banca) - Nuit à Panglao Mar – Bohol en scooter : Chocolate Hills – Butterflies Garden – Pont suspendu – Loboc River - Nuit à Panglao Mer – Bohol en scooter : Tarsier Sanctuary – Mag Aso Falls– Punta Cruz Watch Tower - Nuit à Panglao Jeu – Panglao en scooter : Doljo Beach – Bohol Bee Farm – Dumaluan Beach - Nuit à Panglao Ven – Panglao en scooter : Bohol Bee Farm (encore !) – Hinagdanan Cave – Nuit à Panglao Sam – Tricycle jusqu'à Tagbilaran (30min-300p) - Vol CEBU Tagbilaran / Manila – Arrivée à 11h25 – Taxi ordinaire (30min-145p) jusqu'à l'hôtel - Nuit à Manille Dim 17 Avril – Taxi jusqu'à l'aéroport (40min-170p) - Vol KLM retour vers Paris – Arrivée à Paris à 22h
BUDGET : Cours : 100 Pesos Philippins = 1,64 € ; 1 € = 60,98 p
Dépenses préalables : Vols réguliers KLM (en coopération avec AF) Paris/Amsterdam/Manille : 928 €/p l'A/R Vols réguliers CEBU Manila/Tagbilaran : 80 €/p l'A/R
Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : 970 € (environ 60 000 p)
Budget total tout compris (hors achats perso) : 2990 € pour nous 2 Remarque : nous n'avons dépensé que 11€ pour les achats perso ! Pas grand-chose à rapporter … Comme je le précise à chaque fois, ce récapitulatif budgétaire est indicatif.
Les paiements en CB sont encore bien peu répandus. Il faut prévoir du cash. Or, mauvaise surprise, le retrait dans les ATM est plafonné à 10 000 p par transaction. Malgré la commission de votre banque, ça reste néanmoins un poil plus intéressant que le change (à peine). Mais 10 000 p, ça peut ne pas suffire. Nous avions emporté des € que l'on a changés facilement pour compléter (à un très mauvais taux à Banaué). Ne misez pas tout sur la CB. Le taux du petit bureau de change près des comptoirs d'enregistrement de la Cebu Pacific à Manille (NAIA terminal 3) est le meilleur qu'on ait trouvé (1€=59,90p).
GUIDES :
Lonely Planet Philippines – Edition française 2009
J'ai également beaucoup utilisé le site de l'Australien John Piechnick pour préparer mon voyage : http://travel-philippines.com/index.html
Enfin, je remercie également les membres de VF lemonk68 et navigator646 qui m'ont bien guidée dans mes hésitations. Rien ne vaudra jamais l'expérience vécue ! Merci encore !
TRANSPORTS :
1 – Les vols et les taxis Paris/Amsterdam/Manille - KLM Achetés fin janvier en ligne sur le site d'Air France. Pas de vol direct depuis Paris. Celui-ci n'est pas le moins cher. Cathay et Qatar proposent d'autres options intéressantes. Arrivée à 9h à Manila à l'aéroport NAIA (Ninoy Aquino International Airport). On passe l'immigration (patience !) et la douane sans problème ; on récupère nos sacs ; on cherche un ATM. Il y en a 2 dans le hall des arrivées. On part ensuite en quête d'un taxi pour la gare routière de la compagnie Victory Liner à Pasay (quartier de Manille proche de l'aéroport). J'avais lu (notamment ici http://travel-philippines.com/...ns/Manila/Manila.htm) beaucoup de mises en garde sur les taxis. On décide donc de faire simple et prudent en prenant un taxi prépayé. On trouve le comptoir dès la sortie du hall. Impossible de le rater ! Tarif forfaitaire de 330p pour Pasay. Pour prendre votre vol international de retour, ne vous effrayez pas des queues que vous verrez à chaque porte d'entrée (c'est vrai aussi pour les vols domestiques d'ailleurs). Tous les bagages sont passés aux rayons X. Donc, ça fait de bien longues queues mais ça avance bien. Taxe d'aéroport à Manille pour un vol international = 750p (payable en $ aussi). Quand même … Ca se prévoit …
Manila/Tagbilaran(Bohol) - CEBU Pacific Réservés et payés (par CB) début février sur le site CEBU http://www.cebupacificair.com/index.html C'est facile et fiable. Terminal 3 de l'aéroport NAIA. Comme nous arrivions de Banaué par le bus de nuit, par prudence, j'avais réservé le vol de midi. Finalement, on est arrivé à l'aéroport vers 5h45 du matin ! Le comptoir de vente de CEBU est ouvert. Je m'y engage pour modifier mon vol. Mauvaise surprise : impossible (sinon 24h à l'avance … tu parles d'un intérêt …). Si on veut partir plus tôt, on doit repayer un billet plein pot. Ben non … Tant pis. Dommage. 6 heures, ce n'est plus une marge de sécurité, c'est une erreur. Mon conseil : prenez un bus qui part un peu plus tôt de Banaué (vers 18h). Ca vous mettra à Manille vers 3h du matin. Et là, sans grand risque, vous pourrez réserver un vol assez matinal. En fin de voyage, au retour sur Manille, un peu plus aguerris, nous refuserons de prendre le taxi prépayé qui nous demandait 550p pour aller jusqu'à l'hôtel. Nous chercherons et trouverons la file des taxis ordinaires. Le compteur est activé et la course nous reviendra à 145p. Presque 4 fois moins cher, ça valait le coup de chercher un peu. Taxe d'aéroport à Manille pour un vol domestique = 200p ; à Tagbilaran = 20p.
2 – Les bus On achète le billet au guichet du terminal, à défaut, dans le bus. Dans tous les bus avec A/C, la clim' souffle à fond. Résultat, on se caille ! Prévoyez …
Manille – Baguio Victory Liner – Deluxe – 715p/p – 5 heures ½ - Départ à 11h15 Ce n'est pas la première fois qu'on fait ça. Quand on peut, on aime sauter dans un bus dès la descente de l'avion. Histoire de ne pas rester dans la capitale, d'être tout de suite dans le voyage. Et puis, les sacs à dos sont encore bien emballés, prêts pour changer de soute. Quant à nous, de toute façon, on est déjà fatigué … Le taxi de l'aéroport nous dépose rapidement au terminal Pasay de la compagnie Victory Liner. Première surprise : nous ne sommes pas en Inde (réminiscences de notre dernier voyage). Le terminal est ordonné, des chaises sont alignées pour permettre une attente confortable, quelques Philippins font sagement (!) la queue devant le guichet. Je m'y engage. Le prochain bus part dans 40 minutes et il reste quelques places. C'est un deluxe. 715p (440 pour un ordinaire). Paiement par CB. Départ à l'heure. Allez, bingo ! Bus vraiment confortable, en bon état, wc intérieurs propres … Vraiment du luxe. Il sera plein. Leur site : http://www.victoryliner.com/ J'avais tenté de réserver depuis la France. J'ai abandonné quand j'ai constaté qu'il fallait verser un acompte. In fine, à cette époque, la réservation était bien inutile.
Baguio – Sagada GL Lizardo – 220p/p – 6 heures - Départ à 8h30 Le terminal se cache en pleine ville. Jolie route (la fameuse Halsema Highway) mais éprouvante (que de virages !). Petit coucou à Vanilla de VF rencontrée dans ce bus.
Sagada – Bontoc Jeepney – 40p/p – 50 minutes – Départ à 6h30 Un jeepney, c'est le résultat surprenant de l'union d'une jeep, d'un bus et d'un camion de l'armée. A l'intérieur : 2 banquettes face à face. Colorés, décorés, enguirlandés, c'est le concours du kitsch ! Si vous grimpez sur le toit, couvrez-vous s'il s'agit d'un voyage tôt le matin (comme le 1er Sagada-Bontoc). Les horaires de la liaison Sagada-Bontoc sont affichés sur la porte de l'office du tourisme sur la petite place "centrale" de Sagada.
Bontoc – Banaué Compagnie ? - 120p/p – 3 heures – Départ prévu à 8h, rétardé à 9h30 en raison d'une fête folklorique Le jeepney de Sagada fait un 1er arrêt à l'entrée de la ville de Bontoc. Juste à côté d'un bus pour Banaué. Les locaux présents dans le jeepney nous préviennent. La correspondance est simple, immédiate. Pour notre plus grand bonheur, le bus part avec 1 heure ½ de retard en raison d'une fête folklorique qui envahit toute la rue principale. On attend que les derniers chars soient passés pour partir. Les costumes étaient superbes, les danses joyeuses, l'ambiance à la fête. Tous les Philippins de Bontoc étaient là pour assister à ce superbe défilé. On s'est octroyé les 2 places avant, à côté du chauffeur, juste devant le grand pare-brise. Heureux de savoir qu'on allait pouvoir ainsi profiter au mieux des paysages à venir et des points de vue sur les prochaines terrasses de Banaué. "Si personne ne nous déloge, on va se régaler !" chuchotais-je à Philippe. "Mais pourquoi veux-tu qu'on nous déloge ?" me répondit-il. Nous partons. Le paysage défile. Il est déjà magnifique ! Soudain, la route disparait. Elle n'existe plus. Un énorme glissement de terrain l'a totalement engloutie sur 100 mètres, dans une grande courbe. De l'autre côté, on aperçoit la route resurgir des éboulis. Quelques véhicules sont bloqués comme nous, en sens inverse. Tout le monde descend du bus. Nous sommes 3 couples de touristes. Petit conciliabule … On se décide rapidement (pas beaucoup de choix de toute façon) : on va traverser l'éboulement à pied pour rejoindre l'autre rive et, là-bas … on verra bien. Prudemment, on s'engage. Ca continue à dégringoler doucement mais c'est sans danger véritable. Il parait que ça a eu lieu la veille à 21h, sans victime. Nous voilà donc partis dans cet enchevêtrement de caillasse, de sable, de racines, de branches … Tout le monde suit sagement. Que faire d'autre ? Les vieux sont aidés par les plus jeunes. Tout se passe calmement, sans cri, sans énervement. Après 15 petites minutes, on rejoint l'autre côté. Et ça ne manque pas (en Asie, il y a toujours une solution), les pieds ont à peine touché l'asphalte que le conducteur d'un mini van nous aborde et nous propose ses services. Moyennant finances bien sûr. Pour 100p chacun (argh !), il remplit son van et nous conduit à Banaué que nous atteindrons rapidement. Mais, coincés au fond du petit van, fenêtres fermées et teintées, la vue panoramique sur les rizières, çe fut raté !… Personne ne nous a délogés de notre grand écran. Juste la Nature. En ces temps troublés, elle nous a rappelés combien elle est toujours et partout maîtresse des lieux.
Banaué – Manille Florida – 500p/p – 9 heures non stop – Départ à 20h Nous avions réservé nos billets dès notre arrivée à Banaué directement auprès du terminal de Florida (en haut de la ville, un tricycle vous y emmènera pour 10p/p) Susan, du Sanafé Lodge, nous prévient que les tricycles arrêtent leur service à 18h. Nous voilà donc obligés de monter au terminal Florida à 18h et d'attendre 2 heures là-haut. Pas très drôle. Mauvais plan. Le bus n'avait pas encore démarré que la vidéo gueulait déjà à tue-tête. Jusque là, rien de très surprenant. Le problème, le gros problème, c'est qu'il s'agissait d'un épouvantable film japonais ultra gore. De l'horreur, du sang, des tortures inimaginables, des hurlements pendant 1h30 ! Je ne supporte pas ce genre de films. J'étais enfouie dans mon bouquin, sans plus oser lever les yeux. 1h30 de calvaire !! Enfin, ça se termine. J'espérais qu'on allait avoir droit à La mélodie du bonheur pour changer. Tu parles ! Ils nous remettent ça avec un film, certes qui n'était plus gore mais encore ultra violent. J'abrège, vous avez compris, ça a été ça toute la nuit : des combats, des carnages, de la mauvaise science fiction, des monstres, des cadavres, des tueries … C'est heureusement le seul bus où l'on ait eu droit à de telles horreurs. D'où mon coup de gueule. Il y a d'autres compagnies qui font le trajet Banaué-Manille. Boycottez Florida. A moins que vous soyez amateurs du genre … Ajouté à cela, des sièges très inconfortables, qui vous niquent le dos en 1 heure. Et la cerise sur le gâteau, mon sac à dos sort de soute non seulement tout sale (ça encore, passe …) mais déchiré. Coup de gueule ! Vraiment mauvais plan. 🏴☠️
3 – Les tricycles Ce sont les tuk-tuk locaux. Une espèce de side-car. Nous montons à 2 dans la voiturette accrochée à droite de la moto. C'est poussif … Les prix sont raisonnables et assez fixes. Pas de démesure, pas d'arnaque, du coup pas de gros marchandage.
HEBERGEMENT : Sans jamais verser d'arrhes, nous avions réservé quelques étapes par internet. Précaution finalement inutile à cette période, sauf peut-être à la Villa Belza.
Baguio – Holiday Park Hotel – 1800 p – CB acceptée http://www.holidayparkhotel.com.ph/accomodation.html Hôtel classique, sans charme particulier mais chambre vraiment confortable et spacieuse. Prenez votre petit déj (100p) ailleurs … Pourquoi pas au sympathique restaurant Café by the ruins juste à côté.
Sagada – Sagada Homestay – 250 p/p sanitaires communs sagadahomestay@yahoo.com Toute petite chambre en pin verni. Sanitaires communs simples et propres. A une centaine de mètres de la place principale, où les bus et les jeepneys s'arrêtent. En hauteur. Petit déj pris au Yogurt House.
Banaué – Sanafé Lodge – 1600p la double deluxe (1200 la standard) sanafelodge@yahoo.com Malgré mon refus de verser des arrhes (via Western Union) pour garantir une réservation, Susan me gardera quand même une chambre. Nous n'y resterons qu'une seule nuit au lieu de 2 prévues initialement. Pas de problème. Consigne sûre pour les sacs à dos. La double deluxe est spacieuse, très lumineuse avec une belle vue sur les rizières. Sdb privée. Restaurant abrité sur une jolie terrasse face aux rizières. Susan nous a donné d'excellents conseils et nous a trouvé Elmer, un guide ultra compétent pour notre trek. Seul reproche : tout est un poil cher. Le summum étant le sandwich préparé pour le trek à 110p ! Ridiculement petit.
Cambulo – Cambulo Guest House – 200 p/p Petite guesthouse toute simple dans un village perdu au milieu des rizières. Sanitaires très rudimentaires mais propres. Eau froide et baquet. 3 ou 4 chambres à l'étage, toutes simples. 2 lits par chambre (au mini), pas de draps (on s'en est passé !) mais énorme stock de couvertures à disposition sur le grand palier. Le tout, bien propre. Table d'hôte. Repas ultra copieux (ça rattrapait le micro sandwich du Sanafé) et délicieux, à la lueur d'une grosse lampe tempête. Le matin, pancakes au petit déj !!! Pas d'électricité - Apportez votre papier toilette. J'ai sincèrement adoré cette étape, simple mais tellement authentique.
Bangaan – Family Inn & Restaurant – 150 p/p Sur la route de Banaué. Structure plus grande, permettant d'accueillir un plus grand nombre de touristes qui peuvent arriver ici en bus. Le restaurant est face à la route, les quelques chambres sont réparties dans un bâtiment à côté. Même simplicité que le précédent. Moins de soin, moins propre. Chambre à 2 lits, pas de draps non plus, et juste 2 couvertures un peu minces. J'ai eu froid ici. Sanitaires beaucoup moins propres qu'à Cambulo. Il passe ici plus de monde et l'entretien ne suit pas. Restauration traditionnelle (carte), préparation longue.
Bohol – Villa Belza – Chambre fan - 1300 p – paiement cash (Yannick accepte les € pour dépanner) http://www.villabelza.com/ Réservation faite par mail (et en français !) auprès de Yannick, le patron breton. Est-il bien utile d'en parler encore ? Les commentaires élogieux abondent sur VF … Je me dois alors d'être un peu originale si je veux ajouter quelque chose ! Essayons … Les photos de leur site doivent dater un peu car, depuis, la végétation a poussé. Fleurs et plantes sont soigneusement et quotidiennement entretenues et ajoutent encore plus de charme au lieu. 7 chambres réparties dans 3 grands bungalows de part et d'autre d'une superbe piscine d'une propreté absolument irréprochable (comme tout le reste d'ailleurs). Notre chambre était très grande, claire, carrelée, décorée avec goût, agrémentée d'un joli meuble de rangement tout en bambou, literie excellente, sanitaires privés, tout ce qu'il faut pour se poser confortablement quelques jours. Rien à redire. Possibilité de ½ pension pour 600p/p incluant le petit déj et un repas. Petit déj seul à 230p/p. Ordi wifi disponible en permanence sur le bar. Le lieu est très au calme (les nuits y sont divines) mais nécessairement un peu à l'écart de la plage. Nous avons décidé de louer un scooter pour la totalité de notre séjour (que nous garions à l'intérieur de la villa pour la nuit). En 5 minutes, nous étions alors sur Alona Beach sur laquelle nous avons souvent dîné. Conduite de nuit sans problème car : 1- ce n'est pas bien loin (900 mètres tout au plus) et 2-personne sur la route. On aurait aussi pu utiliser les services des tricycles. Le scooter nous a donné un sentiment encore plus grand de liberté. Et puis, de toute façon, nous en avions besoin dans la journée pour nos pérégrinations à travers l'île. Yannick a quelques motos à louer mais aucune automatique. Enfin, une masseuse vient prodiguer ses merveilleux bienfaits sous une paillotte en hauteur, face à la piscine, bien plus confortablement installée (et de façon plus discrète) que sur la plage. 350p pour un massage complet d'une heure (c'est 300 sur la plage). J'ai fait. Je recommande. C'est extra. Yannick connait bien Bohol et Panglao et ses nombreux conseils nous ont permis de passer un séjour très agréable. Par sa chaleur, son entrain, son expérience, il sait créer une ambiance extrêmement conviviale. Il aime favoriser les échanges (en lançant de belles parties de billard, en commentant des photos sur l'ordi, en rapprochant les tables pour le dîner …). Le soir, les plongeurs racontent des anecdotes autour du bar ou du billard dans une belle fraternité. Bon … mais jusque là, rien d'original, n'est-ce pas ?… J'y arrive. L'originalité de mon ajout réside dans notre caractère. Ceux qui nous connaissent (ou qui pour le moins ont lu mes précédents carnets) savent ou devinent qu'en vrais Lorrains nous sommes réservés, froids, distants et pas liants du tout. Des ours, des sauvages, des hirsutes, des bourrus … mais fort sympathiques au demeurant. Mais si, c'est possible, croyez-moi ! C'est donc en spectatrice passive que j'ai profité de cette ambiance joviale et j'ai pris un immense plaisir à remplir mon carnet de voyage ici … juste un peu à l'écart … Et c'est là toute l'intelligence de Yannick : il a su comprendre et respecter notre souhait d'intimité et d'isolement, pas du tout habituel ici. Nous avons dîné plusieurs fois à la Villa, et déjeuné chaque matin : jamais à la table commune … Tout ça pour dire que quels que soient votre tempérament et votre recherche, vous y trouverez votre compte grâce à la finesse des hôtes. Voilà ce que les autres n'avaient pas encore dit.
Manille – Orchid Garden Suites (LP) – Chambre fan – 3 000 p – petit déj buffet inclus - paiement CB http://www.orchidgardenhotel.com/index.htm J'avais réservé par mail. Hôtel bien situé pour nous, entre l'aéroport et le Manila Ocean Park. Grand hôtel standard sans grand intérêt ni grand charme. Pour 1 nuit, c'est bien. Nous avons eu la chance d'être surclassés dans une junior suite A/C … sympa ! Piscine (dont nous n'avons pas profité, après celle de la Villa Belza, la comparaison était dure). Le petit déj est divin !! Grand buffet philippin et occidental. Il est servi dès 6h00, pour notre dernier repas, on s'est gavé !
REPAS : A quelques exceptions près, les petits restaurants proposent un peu toujours les mêmes plats : fried rice with veggies, noddles, omelettes … Pas super varié mais c'est bon. Moi, j'ai adoré le pancit bihol : vermicelles de riz sautées aux petits légumes. Un plat avec viande ou poisson tourne autour de 200-250p, et sans, autour de 130-150p. Encore moins pour du fried rice.
Quelques prix (indicatifs) : 1 bouteille d'eau (1 litre) : moins de 30p (comme toujours, c'est assez variable selon le lieu d'achat) 1 bière locale San Miguel (33cl) : 45p 1 canette de Coca : 45p 1 plain rice : 20p 1 veg fried rice : 70p 1 pancit bihol : 130p 1 mango shake : 80p
Quelques beaux (et moins beaux) souvenirs :
Sagada - Log Cabin Une belle cheminée réchauffe l'unique pièce. Mieux vaut réserver, c'est petit. Cuisine très originale avec une forte influence française. Certes, ça change, c'est très bon, pas excessif (les spécialités de la maison sont à 220-250p) mais venons-nous à Sagada pour manger un émincé de poulet à la crème et aux champignons ? Aussi bon soit-il … Cela étant dit, on y a passé une excellente soirée.
Sagada - Yogurt House Nous n'y avons pris que notre petit déjeuner, excellent. Mais on en a entendu beaucoup de bien pour tout le reste aussi.
Sagada - Bana's Café Les milk-shake sont sans milk alors forcément, c'est beaucoup moins bon …
Banaué – Sanafé Lodge Surtout pour la belle terrasse.
Panglao – Bohol Bee Farm http://www.boholbeefarm.com/ Notre super extra méga coup de cœur - Magnifique expérience. C'est une véritable entreprise : tissage de fibres végétales, artisanat, culture de légumes, quelques bungalows, plusieurs restaurants, un solarium … Dit comme ça, ça pourrait laisser supposer qu'il s'agit d'un complexe ultra chicos, ultra snob. Non, c'est du brut, du nature, du bon goût, du beau et du bon ! Nous y venons pour manger. On choisit le grand restaurant tout en bois. Magnifique architecture, superbe charpente, on est séduit, on y est seul, ça nous va bien ! L'autre restaurant, face à la mer, n'a que sa "vue-sur-mer-bleu-turquoise" pour séduire (excusez du peu !) La carte arrive. Surprenante … On choisit les plats recommandés par le LP : Fresh herb pasta : 190p Yoga salad w/ cheese : 220p Et là, c'est la révélation. D'abord, c'est super beau. La salade yoga est couverte de pétales de fleurs. Qui se mangent. Et qui sont bons ! Non, ce n'est pas un coup de frime pour surfer sur la mode du bio. Ces 2 plats étaient vraiment délicieux. A tel point qu'ayant fini ma salade, je regrette les pâtes de Philippe (parce que vous croyez qu'il m'aurait fait goûter ?!) et Philippe aurait bien goûté ma salade (ben … pas de raison !). Bon, qu'à cela ne tienne : on redouble la commande ! La jeune Leonera nous fait répéter pour être sûre d'avoir bien compris. Oui, oui !! Cette fois, je goûte ces pâtes au miel et aux herbes d'une délicatesse digne d'une grande maison. Et Philippe avale les pétales, la salade, le radis blanc émincé, le fromage aux herbes … Même régal surpris. En guise de dessert, nous nous offrons (dans une boutique à côté du restau) 2 boules de glace maison (avocat, mangue, chocolat …). C'est toujours bio et là, avouons que ça manque un peu de goût. Forcément, on est tellement habitué à avoir des saveurs forcées que, quand on revient à du naturel, nos papilles atrophiées et paresseuses trouvent ça fadasse. Ca nous a tellement plu qu'on est revenu le lendemain. On a commandé la même chose aux proportions près : 2 plats de pâtes et 1 salade, les 3 servis en même temps svp. Grand sourire de Leonera ! Ca vous plait, donc ? Tu parles ! Du pur bonheur ! D'accord, c'est un peu cher pour du végétarien. Mais vraiment, c'est une belle expérience.
Plusieurs expériences sympas sur Alona Beach :
Isis Thaï On s'est régalé avec de la bonne cuisine thaï, copieuse et relevée juste comme il faut. Chicken Green Curry : 250p SeaFood Red Curry : 250p
Trudis Place La banana split est à 120p et le banana pancake à 80p … alors forcément, que voulez-vous, c'est vite devenu une sale manie …
Roderick & Vivien et Pyramid Poisson grillé le soir sur la plage. On choisit à chaque fois un gros Red Snapper (vivaneau) d'environ 1kg (600 à 700p le poisson ; le Trudis Place est un peu moins cher). Il sera farci de petits légumes puis grillé au BBQ. On y ajoutait 2 brochettes de légumes (50p) et 2 riz nature (20p) ce qui mettait ce superbe dîner pour 2 à 750-850p hors boisson. On a beaucoup aimé l'ambiance le soir sur la plage, ni trop coincée, ni trop branchée, ni trop lâchée. Le bon niveau. Ceux qui étaient là étaient heureux d'y être et ne cherchaient ni à jouer les blasés ni à bouder leur plaisir. Oui, c'est beau, c'est bon, c'est agréable et on a bien de la chance d'être là. On mange à 3 mètres de l'eau, pieds nus dans le sable (le nombre de personnes qui, comme moi, se déchaussait !). Des flambeaux, des petites guirlandes électriques, des lumignons colorés accrochés aux arbres, des bougies … tout ça apporte une belle ambiance douce. Un peu de musique live (qualité très inégale), jamais violente. Le soleil qui se couche sur la mer, les voiles blanches des bancas qui prennent une teinte violette, le bruit des vagues qui viennent mourir à quelques pas … c'était magique. A chaque fois, on est arrivé assez tôt pour profiter pleinement de la soirée et du coucher du soleil (vers 18h30). Une lampe frontale et un bon couteau suisse peuvent aider à dépiauter le poisson. On a testé les cocktails. Ceux du Roderick sont bien meilleurs que ceux du Pyramid. D'après Philippe, la Tequila Sunrise du Pyramid, c'était du Fanta !🏴☠️
L’ITINERAIRE : D'abord les rizières. Ce sont elles qui nous ont donné l'envie de venir aux Philippines. Et puis, ensuite, les fonds marins de Palawan. Oui, j'ai bien dit Palawan, c'était bien notre 1ère idée. On s'est très vite rendu compte (grâce à VF !) qu'une seule petite semaine pour Palawan, c'était bien trop court ! Et bien dommage. Du coup, changement de programme : on se donne un peu plus de temps dans les rizières et on choisit Bohol pour la fin du séjour, île plus petite et plus facilement accessible. Et nous consacrerons 2 belles semaines pleines à Palawan, qui, aux dires de tous, les mérite. Maintenant, avec le recul, si c'était à refaire, plutôt que de choisir entre Bohol et Palawan, peut-être aurions-nous dû finalement n'en choisir aucune des 2 cette fois-ci, rester sur Luzon pendant nos 2 semaines, abandonner Bohol et garder Palawan pour un prochain voyage. Non pas que Bohol nous ait déplu, loin de là, mais Luzon nous a enchantés et aurait largement mérité 2 pleines semaines. Nous aurions pu ainsi approfondir notre immersion dans les rizières et découvrir d'autres richesses (les rizières de Hapao, les momies de Kabayan, Vigan, le volcan Pinatubo …) et nous aurions évité une perte de temps (retour sur Manille et transfert en avion) en proportion trop importante. Nous aurions alors eu un voyage plus homogène et moins fatigant. C'est toujours plus facile de refaire le voyage après. Pour nous, c'est trop tard, mais pour vous qui préparez, si vous n'avez comme nous que 2 semaines, réfléchissez bien avant de vous éparpiller.
Sagada : Gros village sympathique, au milieu de formations rocheuses karstiques et d'une belle végétation tropicale de bambou et de bananiers. Lumiang Cave : on y arrive facilement, sans guide. A l'entrée de la grotte, quelques dizaines de cercueils sont entassés dans un désordre figé et poussiéreux. A voir. Sumaging Cave : celle-ci, nous l'avons visitée accompagnés d'un guide (500p) proposé par "l'office du tourisme", sur la place principale : ¾ h pour y aller à pied, 1h de visite, ¾ h pour revenir. Jolie grotte, naturelle, pas du tout aménagée (donc pas d'électricité), superbes concrétions orange polies par l'eau omniprésente. On s'y promène pieds nus et pantalons remontés au dessus des genoux car on patauge beaucoup. Certains plus que d'autres … C'est fabuleux de pouvoir s'amuser sur ces concrétions qu'habituellement on ne peut que regarder de loin. Le sol est à la fois poli et rugueux. Donc, très agréable d'y marcher pieds nus : c'est doux et ça accroche. Le guide nous éclaire de sa méga lampe tempête. Des passages vraiment sympas. Pas de difficultés, que du bonheur et de l'inédit. Et comme on entendait les bruits et les rires des autres, on ne souffre pas de claustrophobie. Evidemment, pour des amateurs de spéléologie, c'est du pipi de chat. Inutile de vous couvrir : il fait très bon dans cette grotte. Mon conseil : tee-shirt, short et sandales. Ca suffit. On avait apporté une polaire ! les neuneux !… Bon à savoir : comme la grotte est très humide, les pierres de l'entrée sont assez glissantes. Pour descendre au cœur de la grotte, attendez-vous à devoir vous aider de vos mains … Tiens, impression bizarre. Les pierres sont moites et glaiseuses, comme enduites d'une espèce de pâte. Bizarre. On ne voit pas très clair, le guide est devant et éclaire le chemin au sol. Puis, arrive véritablement la grotte et ses concrétions. On s'arrête pour se déchausser. On trouve un petit coin pour y laisser nos chaussures et nos polaires superflues. L'eau court partout. Le guide nous éclaire. Nos mains ! Argh !! Cette pâte, on a compris : du guano !… On a les mains pleines de m…. 😕 Et oui, comme souvent, l'entrée de la grotte est habitée par les chauves-souris. On se rince abondamment dans l'eau claire. Et on oublie bien vite ce petit désagrément … jusqu'à la remontée ! Car au sortir de la grotte, pas d'eau cette fois pour se rincer ! Pour votre confort (car quand même, sans vouloir jouer les chochottes, je vous assure que c'est désagréable), prévoyez une petite bouteille d'eau pour vous rincer à la sortie. Nous partons seuls dans Echo Valley à la recherche des cercueils suspendus. Je vous assure qu'il n'y a pas de risque de se perdre. Depuis le cimetière, montez jusqu'au point de vue en suivant les indications du LP. Ca a assez peu d'intérêt en soi mais ça permet de repérer le sentier d'en haut qui sera ensuite plus facile à suivre une fois en bas. Pas besoin d'un guide pour cette balade d'une heure. Nous poussons ensuite jusqu'à Kiltepan Peak par la route (¾h de marche depuis le cimetière). C'est un point de vue. Et vraiment, oui, ça vaut le coup. Jolies rizières cachées dans une vallée. Toutes ces visites ont bien occupé la journée ½ passée ici. Et il y a de quoi s'occuper plus longtemps.
Banaué : Cette petite ville n'est pas bien jolie. Mais c'est le point de départ vers les merveilles ! Pas de banque, pas d'ATM. On a réussi à changer quelques dizaines d'€ à un taux déplorable dans un bureau à l'étage du grand bâtiment principal. Demandez … ou mieux, prévoyez avant.
Trek Banaué-Bangaan : Ce fut le clou de notre voyage. Appelé par Susan, la proprio du Sanafé Lodge, Elmer nous rejoint un soir pour discuter de nos envies. Nous sommes avec un jeune couple de Suisses-Allemands qui, puisqu'ils avaient la même envie de randonner dans les rizières, nous ont proposé de faire groupe. Quitte à être guidés, autant l'être à 4. Nous exposons donc notre projet à Elmer, il n'a rien de bien original : partir à pied de Banaué, rejoindre Bangaan et de là prendre un jeepney ou un bus, pour rentrer vers Banaué. Elmer parle un parfait Anglais, l'esprit vif et ouvert, beaucoup d'humour, tout ce qu'il faut pour profiter pleinement de cette expérience. Il nous plait. On fait très vite affaire : 1200p par couple pour 1½ jour d'accompagnement (ça ne comprend que sa prestation, transport, repas et hébergement restent à notre charge). Il nous quittera à Batad pour attraper le bus de midi. Rendez-vous est pris pour le lendemain matin, 8h. Nous laissons en consigne au Sanafé nos 2 sacs à dos (alors même que nous ne reviendrons pas y dormir). En toute sécurité. Nous partons légers. A 8h, Elmer est là avec les 2 tricycles prévus (300p par couple). Ils vont nous monter au Nord de Banaué pour démarrer la rando. Petit arrêt sur la route aux 2 points de vue. C'est un peu voilé mais ça n'empêche pas Elmer de commencer à nous donner des explications techniques sur les rizières. On atteint le point de départ de la rando à 8h45. Allez, c'est parti. Forêt tropicale. Jolie, ombragée … Elmer s'arrête et confectionne avec rapidité et dextérité 5 bâtons de marche. Nous qui sommes de l'école "sans bâton", on sent qu'on n'a pas le choix et on ne la ramène pas. L'occasion de tester. La marche est soutenue sans être rapide, nous avons tous les 5 le même rythme et nous avançons régulièrement dans une splendide forêt tropicale. Comme on est venu ici pour voir des rizières, on en oublierait presque de profiter de cette végétation tout aussi splendide. Enfin, la forêt s'éclaircit et, pour notre plus grand bonheur, les 1ères rizières apparaissent. Ce sont celles de Pula. Des villageois y travaillent : ils désherbent, ils repiquent, ils aplanissent, ils labourent … Elmer expliquent, encore et encore. C'est près d'un torrent, aux abords du village, que nous décidons de déjeuner. Repas frugal : le sandwich du Sanafé nous laisse pantois ! Nous étions confiants et n'avions prévu aucun complément. On aurait vraiment dû ! Petite trempette des pieds dans le torrent, petite pause, puis on repart. On traverse Pula. Un groupe d'enfants est réuni au centre du village, ce sont les vacances scolaires. Nous leur offrons les bonbons qu'Elmer nous avait conseillé d'emporter. Ils les attendaient, sagement, sans réclamer et tous ont remercié gentiment. Pour autant, je ne pense vraiment pas que ce soit une bonne idée cette habitude de demander aux touristes de se transformer en distributeurs de friandises pour les enfants et de feuilles de tabac pour les adultes. Ca nous a paru difficile de dire non, mais c'est dommage. Je pense que ça va vite fausser les rapports. C'est juste mon point de vue, alors pitié, ne venez pas me chercher des noises sur ça, je ne me battrai pas … et en attendant, j'ai distribué mes bonbons … Nous voilà repartis dans les rizières vers Cambulo. Cette fois, on va droit dedans, on s'y enfonce, on les traverse en empruntant les petites digues de boue ou de pierre, parfois cimentées, qui servent de frontière à chaque parcelle. Pas bien larges, 50 cm, d'un côté la rizière inondée et, de l'autre le précipice vers la rizière inférieure. Le précipice ?!… Ben quand même … 2 à 3 mètres. Donc, forcément, le 1er passage impressionne un peu. Et là, je suis contente d'avoir mon bâton pour me protéger. Je ne sais pas bien de quoi … Je m'en sers soit comme d'une rambarde virtuelle côté précipice, soit comme d'une canne côté rizière. Le tout, c'est d'y croire. Je n'ai pas fait la fiérote mais je n'allais pas non plus passer pour une empotée. Donc, j'avance sans ralentir le pas, en file indienne derrière les Suisses. Philippe derrière moi mort de rire (en silence, mais je l'ai entendu quand même !) car il se doute de l'effort fourni. "Retourne-toi pour la photo". Me retourner ? Mais il est malade ou quoi ? Comment veut-il que je me retourne sur 50 cm ? Du coup, sur toutes les photos, je suis de dos … C'est comme ça. Bon, je rassure les nunuches du même genre que moi, on s'habitue très très vite. Et puis, sérieux, il n'y a aucun danger. Et même de dos, ça fait des photos extraordinaires : perdue au milieu d'un patchwork de rizières. Parfois, on s'éloigne un peu des rizières et on suit un petit canal d'irrigation, le long d'une paroi, tout comme les levadas de Madère. Nous arrivons à Cambulo vers 16h. Petit village. Une seule guesthouse. On s'y installe dans des chambres simples mais propres. 2 lits (mini) par chambre, 1 oreiller, pas de draps mais couvertures à volonté. Les 2 couvertures déjà posées sur chacun de nos lits nous suffiront. Le coin sanitaire est rudimentaire : un wc, un robinet d'eau froide, un grand baquet pour recueillir l'eau, une louche pour s'asperger. Que faut-il de plus ? On y va tant qu'il fait encore jour. Pas d'électricité ici. Que ça fait du bien cette eau fraîche ! Rafraîchis et propres, la fin d'après-midi va s'écouler tranquillement. Le repas se prépare, nous avons tous demandé un fried rice with veggies and eggs. Ca tombe bien, les Suisses sont aussi peu portés sur la viande que nous. On s'installe tous les 5 sur la grande table commune. Un énorme plat de riz blanc arrive. Oups, en voici un 2ème identique ! Ensuite arrive le saladier de légumes sautés. Re oups, un autre, puis encore un … Ah, c'est un saladier par personne ! Enfin, 2 œufs sur le plat pour chacun. Bref, paumés au milieu de nulle part, sous la seule lumière d'une grosse lampe tempête accrochée au plafond, sur une superbe table en bois massif patiné, protégés sous un auvent, avec pour seul bruit le vent dans les arbres, nous sommes servis comme des rois, avec une gentillesse et un sourire sans égal. C'est hyper copieux (et si c'est moi qui le dis, vous pouvez me croire !), c'est hyper bon, les légumes sont d'une rare fraîcheur, c'est … le paradis. Rien dans mes voyages ne me plait autant que ces étapes très natures, très authentiques, où tout le superflu a disparu, tout le paraitre, tout l'inutile. Ne reste que le vrai. Je n'exagère pas en disant que c'est pour de tels moments que l'on voyage. Nous mangeons (on ne finira pas le riz, mais les 5 saladiers de légumes seront engloutis. Car, quand même, tout le monde avait faim, pas que moi …), nous parlons, nous écoutons Elmer, nous écoutons le bruit de la campagne. La grosse thermos d'eau chaude revient sur la table avec sa collection de sachets de thé, de café, de sucre et de lait en poudre. On profite, on est bien, on sait que ce moment est unique et qu'on va tous, bien vite, le regretter. Allez, il le faut, on monte se coucher à la lueur d'une bougie (et de nos lampes frontales). Et on s'endort comme des bébés, sourire aux lèvres !! 7h30 – On se retrouve de nouveau à la table commune. Le petit déjeuner arrive : des pancakes ! Non ? Incroyable. Nous payons notre nuit, nos repas, nos boissons. La nuit : 200p/p, les repas + boissons, je n'ai pas noté mais ce n'était vraiment pas ruineux même si chaque sachet de thé est décompté. Cette étape à Cambulo est fabuleuse. A 8h30, nous reprenons la route, non … nous reprenons la digue … Nous traversons des paysages magnifiques, sous une lumière matinale extraordinaire. Nous arriverons à Batad vers 10h. Notre toute 1ère idée avait été de faire Banaué-Batad en une seule étape. Techniquement, physiquement, c'est faisable. Mais quel dommage ! De rater l'étape à Cambulo, de rater la lumière du matin sur les rizières de Batad, de courir. Idée stupide, aucun intérêt. Nous entrons dans l'amphithéâtre de Batad, un petit refuge de bambou abrite une petite échoppe de boissons. Au fond de la vallée, le vieux village avec quelques maisons Ifugao ; face à nous, de l'autre côté de l'amphithéâtre les guesthouses. En contrebas, la cascade Tappia. Nous libérons Elmer (qui pourra ainsi attraper le bus pour rentrer à Banaué) en lui expliquant que, dès lors, on peut se débrouiller seuls. Vous êtes bien sûrs ? Oui, oui, vas-y Elmer et merci pour tout ! On décide de descendre jusqu'à la cascade. On a le temps. Des marches, un sentier bien aménagé. 30 minutes de marche depuis le refuge. Comme toujours, on entend la cascade bien avant de la voir. Elle apparait enfin, bien cachée dans un écrin de verdure. Avez-vous noté ? C'est toujours l'expression qu'on emploie pour décrire le cadre d'une cascade : un écrin de verdure. Mais là, vraiment, il ne peut pas y en avoir d'autres. Silvia est la seule à avoir prévu un maillot de bain. Bon, et alors ?… Au bout de quelques minutes, on barbotte tous avec grand bonheur. L'eau est fraîche mais pas glaciale, parole de Lorrains. Mais je sais que sur ce point, notre parole ne vaut pas tripette pour des Drômois. En tous cas, cette fraîcheur, on va vite la regretter pendant notre remontée … De retour au refuge, on part pour rejoindre les guesthouses. Tout l'amphi à traverser. Elles sont toutes regroupées en hauteur pour offrir les plus belles vues. Impossible de se perdre. En 15 minutes, on y est. On choisit la Rita's Guesthouse pour déjeuner. Son restaurant offre une très belle vue. Carte habituelle, rien d'original, mais c'est bon. Il est 13h30. Que fait-on ? On reste à Batad ? On poursuit jusqu'à Bangaan ?… Les rizières de Batad sont superbes mais les guesthouses, toutes regroupées en amont du vieux village, manquent un peu d'âme … C'est sûr qu'après Cambulo, c'est autre chose. On décide de poursuivre. La gentille Rita nous explique comment rejoindre Bangaan. Facile : le chemin démarre juste derrière chez elle. C'est parti. Encore des rizières. Toujours magnifiques. Plus petites, plus cachées. Des petits coins paradisiaques. On n'arrête pas de s'émerveiller. On va croiser plusieurs villageois, chargés comme des mules, qui vont vers Batad. Il nous faudra 2h30 de marche pour rejoindre Bangaan. Chemin sans difficulté, nous ne nous sommes pas trompés. Et les personnes croisées confirmaient que nous étions sur la bonne voie. Nous arrivons sur la "route" de Bangaan à Banaué. La seule guesthouse de Bangaan est ici : Family Inn & Restaurant. On s'y installe. 2 chambres de 2 lits, sanitaires communs. Structure plus grande qu'à Cambulo. C'est plus un petit hôtel simple qu'une guesthouse. Nettement moins propre qu'à Cambulo. Douche froide mais réparatrice. Ici, ce n'est pas une table d'hôte comme à Cambulo mais un vrai restaurant, joliment installé sous une véranda. Carte classique. Le fried rice & veggies est à 80p mais, ici, la portion ne me suffit pas. Je redouble. Quel goinfre je peux être !! Nuit calme. Les Suisses décident de rejoindre Banaué le plus vite possible. Ils prennent le jeepney de 8h (qui passe devant la guesthouse). Nous, nous décidons de prendre le temps de descendre visiter le vieux village de Bangaan, au fond des rizières. Jolie lumière encore, magnifiques rizières, superbement entretenues mais … quelle horreur ! ici, les digues sont protégés par une rambarde en métal. Elle est assez discrète mais suffit quand même à dénaturer ce beau paysage naturel. Nous descendons vers le village. Quelques échoppes à l'entrée. Le tour en est vite fait. Qu'elles sont jolies ces maisons Ifugao de bambou, de bois, sur pilotis, perdues au milieu de ce camaïeu de vert. Des chiens, des poules, des chats, des canards … la campagne. Au retour sur la route, nous comptions attendre le bus de midi quand un jeepney passe. A tout hasard je lui fais signe. Le chauffeur nous fait signe NON, nous dépasse et … s'arrête. La porte du jeepney s'ouvre. 7 ou 8 Philippins à l'intérieur (sous-entendu : seulement !!). Un peu surpris, on grimpe, le jeepney repart et on comprend vite qu'il s'agit en fait d'un jeepney privé, loué par une famille philippine en goguette. Elle aussi est venue découvrir cette 8ème merveille du monde. Nous insisterons pour payer notre quote-part. Sans succès. L'heure nécessaire à rejoindre Banaué sera passée à échanger nos impressions sur les Philippines. Belle rencontre. A midi, nous serons à Banaué. On est samedi. Un marché populaire sympathique et bruyant encombre la petite place.
Initialement (dans notre salon), nous avions envisagé d'aller simplement en jeepney jusqu'à Batad, dormir à Batad, puis, le lendemain pousser jusqu'à Bangaan et, de là, rejoindre Banaué en jeepney. Possible. Mais quel dommage ! Sur place (à Banaué), notre projet évolue, on sent bien que les rizières méritent plus qu'un simple et bête coup d'œil depuis une terrasse de restaurant. Nous commençons à penser à un petit trek. Nous l'envisageons dans l'autre sens : rejoindre Batad en jeepney et revenir à Banaué à pied. Mais dans ce cas, quid de l'incontournable Bangaan ? Au Sanafé, nous finalisons notre projet, avec les Suisses et Elmer. Facile ! J1 - départ de Banaué, rizières de Pula, sandwiches, dîner et nuit à Cambulo (6 heures de marche) – On se garde l'option de pousser jusqu'à Batad (option que nous balaierons dès notre arrivée à Cambulo tellement cette étape nous a charmés) J2 – rizières de Batad, cascade Tappia, lunch à Batad, rizières de Bangaan, dîner et nuit à Bangaan (6 heures de marche : 1h30 pour arriver à Batad + 1h pour la cascade + 2h30 pour arriver à Bangaan) J3 – retour à Banaué en jeepney (qui passe devant la guesthouse). Arrivée à Banaué à 13h au plus tard. Les bus et jeepneys pour Banaué ne roulent que le matin. L'intérêt est triple de faire le trek dans ce sens : 1 – globalement, de Banaué à Batad, on descend 2 – la beauté des paysages et des rizières va crescendo pour finir en apothéose à Batad et Bangaan 3 – la logistique (hébergement et transport) suit bien Pour vous rassurer, physiquement, aucune difficulté pour ce trek, il est accessible à tous. Quelques passages sur digues un peu troublants mais, encore une fois, sans aucun danger et au bout de 10 minutes, on courait presque … Presque. Ce petit trek a été fabuleux. Trop court. Nous aurions pu/dû finalement consacrer ce 1er voyage aux Philippines uniquement à cette région. Avec une immersion plus longue dans les rizières. Ca peut parfaitement se justifier.
Panglao : Location d'un scooter Pour être libres et indépendants, on décide de louer un scooter automatique (125cc). On trouve notre bonheur auprès d'un loueur professionnel, ATDA (Alona Transport Drivers Association), situé en haut de la route principale qui mène à Alona Beach, juste après la barrière manuelle. Djodjo (l'orthographe m'appartient) nous propose un scooter Yamaha en très bon état pour 1000p pour 2 jours. Nous négocierons les 2 jours suivants à 850p/2j. Pas d'état des lieux, ni avant, ni après. Ultra facile, location faite en 5 minutes. Je recommande ce loueur, sérieux, aimable et souriant. Un sourire à la Noah avec les dents du bonheur. Son scooter était en parfait état, quasi neuf, stable, et une super pêche ! Et on était à 2 dessus ! Pas de casque. Pas besoin de présenter son permis pour la location mais nous avons dû le présenter à un check point à l'entrée du pont de Panglao à Bohol. Notre permis français a suffi et a satisfait le policier. Nous gardions le scooter avec nous le soir et le garions à l'intérieur de la Villa Belza. Nous avons fait 3½ pleins (615p au total). Bref, un compagnon bien agréable, qui change le séjour ! Pour finalement 616p (soit 10€) par jour, essence comprise. Petit luxe qui change tout. Nous avons trouvé une carte de Bohol au village, à la grande épicerie du coin (en face de la police et à quelques mètres de la location de scooter) . Merci Yannick une fois de plus ! Balicasag et Virgin Island On ne manque pas d'être abordé sur Alona Beach pour nous voir proposer les services d'une banca pour nous emmener à Balicasag puis retour par Virgin Island. Ainsi que d'autres prestations éventuellement (dont les dauphins que Yannick nous avait déconseillés). Nous avons négocié, le matin même, la journée Balicasag+Virgin Island pour 1200p (la banca). On part aussitôt. 9h30. 45min de navigation sur une belle mer aux couleurs changeantes, entre le bleu turquoise, le bleu nuit, le vert émeraude … Arrivée à Balicasag, la banca s'arrête sur la plage. On descend. Les poissons sont à 100 mètres du bord, au niveau du tombant, là où l'eau passe de turquoise à bleu nuit. Nous avions apporté nos propres masques et tubas. On décline la location des palmes (300p la paire). Par contre, on se laisse tenter par l'acheminement par petite barque jusqu'au tombant (300p pour nous 2 et la barque nous attend). Soit disant que la banca ne peut pas s'arrêter près du tombant, qu'il y a du courant pour y arriver, que c'est plus sécur, blablabla, blablabla … on se laisse tenter, on se laisse berner. Car c'est une erreur. Pour y être retourné seul en nageant (et sans palmes), on sait que la petite barque ne sert strictement à rien ! Bref, qu'importe. On y arrive, on ajuste notre masque, on descend de la barque, on se glisse dans l'eau chaude et on immerge la tête pour découvrir … un véritable aquarium ! Non, bien mieux qu'un aquarium ! D'abord, on comprend pourquoi on parle de "tombant" (excusez-nous les pros de la plongée, nous, ce terme ne nous parlait pas). Les poissons sont très nombreux, très colorés. Mais surtout, au-delà de tout cela, les fonds, les coraux, sont incroyablement préservés, colorés, variés, de toutes tailles. Dans mon tuba, je hurle de stupéfaction devant ces couleurs si vives. Même avec juste un masque et un tuba, c'est déjà un spectacle extraordinaire, inoubliable, émouvant … Alors, j'imagine avec des bouteilles ! Après 1 petite heure de contemplation, nous décidons de remonter. On regrimpe (aussi élégamment que possible !) dans la petite barque, on rejoint la plage. Les 2 boatmen de "notre" banca sont là, qui à jouer au billard, qui à sommeiller. Nous décidons de manger un poisson grillé. Des petits restau proposent du poisson frais. Embarras du choix. Il sera super bon bien sûr. Et pas cher. 400p le gros poisson pour 2 (qu'on paiera ensuite 600 sur Alona Beach …). Après le repas, Philippe décide de retourner voir les poissons. Sans moi, pas tentée, j'ai eu assez. Il se baignera encore ½ h. Il conviendra que des palmes l'auraient quand même bien aidé à rejoindre le tombant. Donc, à choisir, il vaut mieux louer des palmes plutôt qu'une barque. Attention, mise en garde. Nous sommes des voyageurs expérimentés (sans aucune vanité), sages et prudents. Avec un masque et un tuba, on est à fleur d'eau et on sait qu'il n'y a rien de plus mauvais. Aussi, avions-nous enfilé sur nos maillots de bain, l'un comme l'autre, un vieux tee-shirt (et on n'était vraiment pas les seuls). Le reste : les bras, le cou, le crâne de Philippe (là où normalement on a des cheveux) ont été enduits soigneusement de protection solaire écran total. On plonge ainsi sans hésitation. Mais … on n'avait pas pensé à l'arrière des jambes. Philippe dont la peau blanche est ultra-sensible a brûlé. Mais vraiment brûlé. Du haut des cuisses jusqu'aux chevilles, transformées en d'énormes poteaux rigides et violets ! Impressionnants. Inutile de vous dire à quel point il s'en est voulu de cet oubli ! Un ami nous disait (après coup !) plonger avec un bas de pyjama. A défaut, n'oubliez surtout pas la crème protectrice sur l'arrière des jambes, chevilles comprises. Comme quoi, même expérimentés, on peut toujours faire de sacrées boulettes ! Balicasag est vraiment incontournable. Sans les brûlures de Philippe, nous y serions très probablement retournés une 2ème fois. C'est rare que je sois aussi péremptoire dans mes carnets mais là, je le suis. Si vous venez à Bohol, ce serait une hérésie de ne pas y aller. Le retour à Panglao passe par Virgin Island, île vierge, minuscule, dont on fait le tour en 5 minutes et qui est prolongée d'une longue langue de sable blanc à fleur d'eau. C'est superbe ! L'intérieur de Panglao Quel bonheur de parcourir les belles routes goudronnées, et parfois les mauvaises pistes caillouteuses, en scooter, à travers une jolie campagne à la végétation tropicale luxuriante, fleurie, en traversant des petits hameaux aux maisons typiques de bois ou de bambou tressé. Cela nous a permis aussi de découvrir des petites plages désertes superbes dont la très belle Djolo Beach à l'extrémité Ouest de l'île. Ils sont en train de l'aménager pour y construire un resort. Dépêchez-vous ! La petite grotte Hinagdanan (15p/p+5p pour Scooty) est située sur la route Nord. Ses abords sont désormais envahis par des échoppes de tee-shirts dont les vendeuses vous accrochent toutes de la même voix trainante et agaçante … Un guide payé (il refusera fermement notre pourboire) nous conduit dans la grotte. Il y a du monde. Un gouffre, une belle grande étendue d'eau claire dans laquelle de jeunes Philippins plongent avec enthousiasme, quelques stalactites, et quelques peintures rupestres surprenantes dont je me demande encore de quand elles datent … C'est une petite halte sympathique, fatigante car populeuse et qui n'est pas incontournable. Pendant notre périple, nous avons crevé. Pooh, qu'à cela ne tienne, nous étions à 20m d'un atelier de vulcanizing (traduisez "réparation des pneus crevés"). Normal, il y a en partout … On pousse Scooty jusque là. Ah mais zut, aujourd'hui il y a une coupure générale d'électricité sur l'île donc réparation impossible. Impossible ? Ici ? non, je n'y crois pas … Le mécano (qui s'est avéré être aussi le gardien de nuit de la Villa Belza, lui nous avait reconnus, pas nous … shame on us !) essaie de vulcaniser "manuellement", mais non, ça ne marche pas. Finalement, il nous propose d'acheter une nouvelle chambre à air, il ne voit plus que ça comme solution. 165p, oui, ça nous va. Il part la chercher, la remonte, regonfle le pneu. Et voilà c'est réparé, sans électricité. Je savais ! Sa motivation à nous sortir du pétrin nous a sauvé la journée. Comme d'hab ici, les galères se transforment en beaux souvenirs !
Bohol : Grâce à Scooty (et aux conseils éclairés de Yannick), nous avons pu découvrir la partie Sud-Ouest de l'île. Sur 2 petites journées. D'abord Chocolate Hills (il faut bien compter 1h30 de route pour y arriver). On y est vers 10h30. Il fait beau. Certes, il y a du monde mais que c'est joli ! Que c'est original cette immense étendue de petits mamelons, verdoyants à cette époque. Et que la route est belle pour y arriver ! Nous déjeunons au Butterflies Garden d'un excellent repas et visitons ensuite la petite serre aux papillons. Pause sympathique. En redescendant vers Loboc, nous faisons un petit détour en remontant vers le Nord, sur la route de Sevilla. Un double pont suspendu est devenu l'attraction du coin. 10p l'aller/retour pour tester sa résistance au vertige. Plus rien de m'arrête après les digues des rizières. Tiens, j'arrive même à me lâcher ici (mais toujours pas à me retourner …). Nous redescendons à Loboc et décidons de faire une petite croisière sur la Loboc River. A Loboc même, nous trouvons un petit embarcadère privé. En effet, les grands bateaux touristiques, avec buffet et musique à donf, ne nous tentent pas du tout. Pour 700p, petit tour d'1 heure jusqu'à la cascade où l'on se serait volontiers baigné s'il n'avait pas plu autant. De retour à l'embarcadère, on attendra patiemment une accalmie (qui arrivera bien vite !) en observant la petite dizaine de tarsiers regroupés ici dans un minuscule enclos. Ce petit embarcadère est situé à Loboc, sur la gauche de la route (en montant de Tagbilaran à Chocolate Hills), à environ 1km de l'église, du musée et du pont inachevé (dont la construction a été stoppée car il devait terminer sa course dans l'église). Immanquable avec un soupçon d'attention. Nous serons de retour sur Alona Beach vers 16h. Le lendemain, nous partons vers le sanctuaire des tarsiers (50p) à Corella. Cette fois, nous devons traverser Tagbilaran. La circulation est dense mais sage. Pas de panneau indicateur pour Corella. Mais avec une boussole et une langue, on s'en sort très bien. Nous serons déçus car finalement, nous ne verrons ici que 3 tarsiers, certes dans un vaste environnement naturel mais c'était bien pauvre … Hier chez le moussaillon de la Loboc, nous en avions vu bien plus et de tout près. On a presque regretté de ne pas les avoir photographiés là-bas (on se l'était interdit pour ne pas encourager la capture sauvage de ces petits lémuriens). On décide ensuite de rejoindre Antequera pour aller voir la cascade Mag-Aso (20p). La route de Corella à Balilihan est splendide. Végétation luxuriante d'immenses et fiers cocotiers, de bananiers, de bambous, de belles rizières … A Balilihan, on se trompe de route et on descend vers Cortes au lieu de rejoindre Antequera. Qu'importe les quelques km de plus. La cascade est jolie, des bassins naturels remplis d'une eau bleue laiteuse invitent à la baignade. Les parois couvertes de mousse et de végétation apportent une fraîcheur bien agréable. La Watch Tower (5p) de Punta Cruz est bien conservée. Bastion d'observation massif et impressionnant face à la mer. Et enfin des vieilles pierres à visiter !! Ouf … je rigole, on a survécu à ce sevrage. Pas trouvé de petite gargote pour manger. Dommage mais là aussi, on a survécu à cet autre sevrage. Globalement, Bohol (tout au moins, cette toute petite partie Sud-Ouest qu'on a vue) est plus verdoyante, plus luxuriante que Panglao. Ca vaut vraiment le coup de s'y balader. La moto est à mon avis le moyen idéal, offrant une totale liberté. 6 nuits passées sur place suffisent à avoir un bon aperçu de Bohol et Panglao (hors plongée bouteille mais en comptant la sortie à Balicasag). Au-delà, on commence à radoter … Cela dit, il est des lieux où il faut bon radoter, celui-ci en est un.
Manille : On a tout fait pour y passer le minimum de temps : dès notre arrivée d'Europe, on se sauve à Baguio et dès notre retour de Banaué, on s'envole pour Bohol. Mais, tout de même, impossible d'éviter d'y passer une nuit avant notre vol international. Vous imaginez donc dans quel état d'esprit on arrive à Manille, vers midi, la veille de notre départ : le voyage était fini et on n'était pas très heureux de cette dernière étape avant nos 15 heures de vol. J'avais tellement lu d'horreurs sur la circulation à Manille que j'avais réservé un hôtel sur Internet, pas trop loin de l'aéroport. Un taxi ordinaire nous y emmène. Directement, rapidement, sans embrouille. Tiens, ça commence bien. L'hôtel est convenable. On pose nos sacs. Allez, on a une après-midi à tuer. Direction le Manila Ocean Park (400p-CB) histoire de mettre un nom sur nos souvenirs aquatiques. Taxi (60p). Pas d'embrouille non plus. C'est samedi, les Philippins sont de sortie et l'aquarium est bourré de gamins enthousiastes. Ca se comprend, c'est vraiment sympa. On y passera une grosse heure, à regarder autant les poissons que les familles philippines … L'aquarium est dans un grand centre commercial dédié aux enfants. Les magasins et les restaurants visent essentiellement cette jeune clientèle. Un Pancake House. Chouette. Vue sur la baie. Pas si mal !! On prend notre temps pour laisser passer la grosse chaleur. Vers 17h, on ressort de ce centre moderne pour aller au moins jusqu'au quartier historique. Un brouhaha nous attire. Une grande fête populaire a lieu : défilés, danses folkloriques, chars, costumes splendides. On comprend qu'il s'agit d'un concours. Chaque province ou région a envoyé une délégation de danseurs et de musiciens pour faire un petit spectacle devant de grandes tribunes où un jury semble procéder à une évaluation des performances. Un écran géant permet d'en profiter. C'est assez fabuleux et de très bonne qualité. On imagine le long travail qu'il a fallu pour mettre au point ces costumes, ces grands décors ambulants, ces chorégraphies. Il nous semble que tous tournent autour de la culture du riz, de Mère Nature, de Jésus … Le cycle de la vie. Sujet classique. Ambiance festive. Vendeurs ambulants de glaces et de cerf volants … De l'autre côté de la rue, des jets d'eaux multicolores jaillissent vers le ciel au rythme de musiques variées. Devant l'air émerveillé des Philippins et les travaux encore en cours dans les bassins, on suppose qu'il s'agit peut-être d'une inauguration. C'est beau et ça devrait l'être encore plus quand tout sera fini et que les bassins seront vraiment en eau. Un peu plus loin, des joueurs d'échec concentrés retiennent notre attention encore quelque temps. Ce sont les moustiques qui finiront par nous déloger. Le soir tombe. Et nous n'avons toujours pas vu le quartier historique … Nous n'en verrons que les belles murailles. Nous n'irons pas plus loin. Retour à l'hôtel à pied en logeant la baie. Il fait nuit. La digue et la rue sont éclairées de lampadaires multicolores ultra kitsch mais sympathiques. Les buildings de ce quartier sont beaux. L'ambiance est toujours à la fête. On se restaure, en marchant, de mangues pelées, coupées, et saupoudrées de sel pimenté. 20p le sachet de 3 mangues vertes prêtes à la consommation. Elles sont croquantes, c'est excellent. Ce sera notre dernier dîner. Au final, le peu que nous avons vu de Manille nous a bien plu. C'est une ville active que j'imaginais beaucoup plus polluée et plus dégradée qu'elle ne l'est. En tous cas, pour le très peu qu'on en a vu mais j'imagine bien qu'elle doit receler son lot de quartiers plus misérables. Et contre toute attente, nous y avons finalement passé une très agréable après-midi.
DIVERS : L’accueil : La plupart parle Anglais, peu ou prou. La communication est facile. Pas de sollicitation, pas d'arnaque, pas d'embrouille (par ex : le prix des bus, on a toujours payé le même prix que notre voisin). Pas besoin de négocier pendant 3 plombes pour obtenir un prix correct d'un service. Ca facilite le voyage, les rapports sont francs et amicaux. La carte bancaire : Comme toujours, ne comptez pas sur elle pour payer dans les petites guesthouses, les petits restau, les bus … Même sur Bohol, elle est assez peu acceptée. Ne comptez pas non plus sur elle pour retirer tout le cash dont vous aurez besoin. Retrait ATM plafonné à 10 000 p. Emportez des € pour changer au fil de l'eau (et là c'est facile, à des taux plus ou moins intéressants selon le lieu, mais au moins, ça dépanne). Le climat à cette époque (2 premières semaines d'Avril) : Frais dans la cordillère (entre 10-12°C le soir et autour de 18 dans la journée), on supportait bien notre polaire en soirée. J'ai d'ailleurs dormi avec à Bangaan et j'ai encore eu froid (on y survit !). A Bohol, très agréable malgré des nuages fréquents et de la pluie quasi quotidienne. Une température qui devait tourner autour de 25-28°C. Visiter l'île à scooter est très rafraichissant. Le ventilateur dans la chambre nous a largement suffit. A Manille, étouffant de 14h à 17h. Soirée par contre très douce. Et les rizières … Sont-elles vertes à cette époque ? Grande question … Nous avons eu droit à tous les stades de la culture du riz. Depuis le labourage des rizières vides qui ressemblent alors à de grandes mares de boues (c'était le cas pour certaines du côté de Banaué), jusqu'au riz en pleine maturité (à Batad et Bangaan notamment), d'un beau vert bien pétant. Et ces rizières peuvent se côtoyer : ici les petits plants très verts, très serrés qui attendent d'être repiqués, à côté, une rizière qui vient juste d'être replantée avec les jeunes pousses cette fois très espacées, cette autre en pleine maturité avec des plants drus, hauts et bien verts … et toute la déclinaison entre ces différentes étapes. C'est pourquoi je parle souvent d'un camaïeu de vert. Vêtements : Dans les montagnes du Nord, un sweat-shirt et une petite polaire n'étaient pas superflus. Pour les amatrices de short, n'hésitez pas. Les jeunes filles locales s'habillent court. L’affluence touristique à cette époque : High season mais juste avant la semaine sainte. J'avais réservé le vol intérieur et le séjour à la Villa Belza. J'ai également réservé nos billets de bus Banaué-Manille dès notre arrivée à Banaué, 3 jours avant le départ. Précaution inutile pour le bus qui, au final, n'était pas plein (peut-être que tout le monde sait éviter Florida et son festival de l'horreur !) Je pense que la semaine sainte change toute la donne. Les problèmes de santé : Aucun en dehors du très violent coup de soleil que Philippe a pris à Balicasag. Les moustiques : Ni plus ni moins qu'ailleurs … Décision personnelle, sans revendication ni débat : on a arrêté de bouffer des médocs et d'engraisser des labos pour se protéger du palu. Plus confiance … Photos : Les rizières sont grandioses mais les montagnes sont souvent voilées. Les couleurs des jeepneys et des tricycles apportent un peu de variété dans ce grand camaïeu de vert. L'artisanat : Pas grand-chose … De jolis tissages à Sagada.
On a beaucoup aimé : 🙂 L'immersion dans les rizières, l'étape à Cambulo L'aquarium naturel de Balicasag Sillonner Panglao et le SO de Bohol en scooter Manger du poisson grillé sur Alona Beach le soir au coucher du soleil
On a moins aimé : 😕 Le bus Florida de Banaué à Manille
En conclusion : Un dépaysement assuré et un grand émerveillement face à ce chef d'œuvre de l'art paysager que sont les rizières en terrasse. Un grand regret : ne pas avoir consacré la totalité de nos 2 semaines à cette seule région qui le mérite amplement.
Retour du Playa Costa Verde, août 2010, premier voyage! English translation pending
Ce texte relate notre voyage, du 19 au 26 aout 2010. C'est mon premier voyage, alors les grands voyageurs seront peut-être navrés de la multitude de détails sur des choses probablement anodines... Veuillez excuser mon enthousiasme narratif délirant!
Jeudi le 19-08-2010 Départ de la maison vers 1:15h, on mange sur la route. Il y a des détours causés par des travaux à Montréal; j’espère qu’on ne se perdra pas... On arrive au stationnement Éconoparc à 3:15h, mais là, on fait quoi? Aucune idée où aller, on s’informe et c’est parti. C’est dont bien grand l’aéroport! Nous trouvons où nous enregistrer, une petite clope avant d’attendre en ligne durant une heure.À la douane, tout se déroule à merveille. Nous étions un peu nerveux car c’était notre première expérience. Arrêt au Duty Free pour des cigarettes, et recherche du meilleur sandwich à 7$! Il était temps; l’embarquement commence! J’ai trop hâte de monter dans l’appareil; j’enfourne la moitié de mon sandwich dans mon bagage à main et piétine d’exaspération pendant que Seb, d’un calme olympien, prend le temps de se laver les mains… Enfin, on y est! Nous voyageons avec CanJet.C’est un petit avion d’environ 200 places qui nous fera survoler l’Atlantique à 35 000 pieds d’altitude! Nous prenons place près d’un hublot, tel que demandé. Les agentes de bord exécutent la chorégraphie de la sécurité aérienne et nous avançons sur la piste. Le décollage nous impressionne, car toutes ces sensations sont nouvelles pour nous. Nos oreilles se bouchent de façon fort déplaisante, mais quel panorama! Je ne peux cesser de regarder la vue, je suis incapable d’écouter Iron man 2, alors que les villes, les forets, les nuages défilent sous mes yeux. Tout devient blanc, plus rien à voir, je m’endors en pleine face sur mon bagage posé sur la tablette! Je me réveille pour le mini bagel au fromage à la crème et le yogourt, mais surtout pour le café! Le ciel et la mer se confondent, c’est indescriptible, et je me décide enfin à demander si il est permis d’utiliser l’appareil photo dans l’avion alors que nous survolons les Bahamas… Wow! Une coupe de champagne, et on redescend… Cette fois c’est insupportable, on dirait que nos oreilles vont exploser et même la vue si prometteuse de Cuba ne peut faire taire nos souffrances auriculaires…(au retour nous macherons de la gomme et tout ira mieux) Nervosité à l’arrivée, peut-être due au tank et aux hommes armés… Aucun pépin là bas non plus, le douanier était plutôt sympa! On ne prend pas de photo de l’aéroport; question de ne pas passer pour des espions. On monte en dernier dans l’autobus, afin de voir nos valises rentrer dans la soute et d’être certains qu’elles y restent…Durant le trajet, Orlando, le représentant de Tour Mont Royal, nous donne les informations relatives au fonctionnement de l’hôtel, aux excursions offertes et aux formalités de départ, alors que des paysages à couper le souffle défilent sous nos yeux. De vertes montagnes, des petits villages, des poules au bord de routes sans nom ni signalisation, des chèvres, des vaches et des chevaux dans les champs, des bananiers, des cannes à sucre, des arbres en fleur et des paysans pieds nus… C’est la campagne! La végétation est luxuriante et très différente du Québec, et des urubus planent dans un ciel sans nuage! Nous sommes sous le charme de Holguin! Pas de doute; nous avons choisi la bonne destination! Arrivés à l’hotel, vers midi, nous sommes accueillis par xxxx qui nous offre une coupe de champagne, un petit buffet d’étranges grignotines est à notre disposition. On nous assigne notre chambre : 3328, une unité de coin, donc 2 fenêtres et grand balcon, chambre fumeurs, un deuxième étage, avec lit king et vue sur la zone écologique protégée (marais) qui mène à la mer! Nous avons obtenus tout ce que nous avions demandé! On s’y installe et on teste le coffret de sûreté, avant d’y ranger nos documents… Ça ne veut plus ouvrir… On nous envoie un technicien qui arrive dans les 5 minutes, et repart en disant qu’il va revenir d’ici 5 minutes. Finalement tout s’arrange et nous quittons enfin la chambre vers 16h. On explore un peu, on se jette dans la mer pour notre première plongée en apnée. C’est merveilleux, il y a des tas de poissons! Nous sommes au comble de la joie en voyant les poissons à long nez, appelés ballyhoo, qui nous avaient tant intrigués sur les vidéos que nous avions vus avant de partir! Une petite douche, il y a deux chevaux qui passent devant la chambre, puis on change un peu d’argent. Nous soupons au buffet, où Seb se fait faire un plat de pâtes à un comptoir alors que j’essaie un peu de tout. Il y a bien sûr des choses que je n’aime pas, et un goût non familier se retrouve dans presque tous les plats, mais bon, c’est Cuba et il est possible de s’y alimenter! Beaucoup de choses sont très bonnes par contre! Une petite gorgée d’eau nous permet d’identifier le goût étrange : c’est leur eau! Potable, soit, mais dégueulasse! Nous avons une eau délicieuse au Québec! Là bas ça goûte la terre, les minéraux… Bref notre instinct nous dit de ne boire que de l’eau embouteillée, et c’est ce que nous faisons à partir de ce moment! Sebastian est mort de fatigue et ne mange presque pas. À la fin du repas, nous demandons à notre serveur, si il est possible d’apporter une bouteille de vin pour la chambre! Nous n’avons eu qu’à attendre le départ de son patron, au bout de quelques minutes et sommes discrètement repartis avec notre bouteille, délestés d’à peine quelques pesos! Un peu de vin à la chambre, coup d’œil à la télé cubaine, par curiosité. Seb est si crevé que je lui concède la permission de ne pas mettre de cadran.
Vendredi le 20-08-2010 Nous nous levons vers 9h, juste à temps pour réserver notre V.I.P. pour le retour (fortement conseillé par mon père, mais finalement, je trouve que ça n'a pas valu 25 pesos! Nous devions sortir du salon pour fumer au fumoir et les files d'attente n'étaient pas longues, alors!) et choisir une excursion, que nous payerons demain par Master Card; le taux de change étant meilleur que changer du contant. Le buffet étant fermé après notre merveilleux café au Lobby, nous déjeunons au snack bar d’un sandwich très acceptable et d’une salade trop vinaigrée. Ensuite, la plage! Et pas question de se prélasser au soleil avec tous ces poissons qui nous attendent! À deux pieds du bord, il y a des milliers de bernards l’hermite; des beiges et des jolis bleus! Des vers marins qui ressemblent à des chenilles poilues se promènent au fond de l’eau, il y a des spirographes et autres variétés de ses cousins, les anfractuosités du corail regorgent d’oursins variés, de petits poissons genre blennies, de crustacés qui semblent être des bébés langoustes et de divers mollusques. Un peu plus loin c’est la danse des poissons, des centaines de poissons de toutes les couleurs! Des petits jaunes, des bleus et orange, des jaune et mauve, des jaunes avec une ocelle près de la queue. Des poissons plus gros, comme une main, (surgeon fish) pâles mais irisés de couleurs changeantes , des poissons perroquets comme on les connaît; avec leurs belles couleurs, et d’autres, mois colorés, des juvéniles je crois… Il y a des poissons bleus violacés, ( blue tang) gros comme une tête humaine mais plats, et des poissons rayés de plusieurs variétés. Bien sûr, les poissons ‘’à long nez’’, qui eux nagent en surface et sont superbes avec leurs tons de bleu et leurs lignes jaune-orangées; en fait, ils ont plutôt un long menton, le long pic est situé sur la mâchoire inférieure. Ces derniers sont les plus téméraires; quoi que tous ces poissons approchent pour manger devant nos yeux les bananes qu’on leur apporte, les long nez passent par dizaines à quelques centimètres du masque et de nos têtes! Nous avons aussi rencontré une petite plie, qui changeait de couleur pour se camoufler et s’est enfouie ! Ça donne faim cette plongée, on partage une petite pizza, pas fantastique mais tout à fait correcte, au snack bar, où se promènent un paon et un gros dindon, et c’est reparti. Un peu de bière, beaucoup de crème solaire, et la plongée continue, avec ses coraux et ses poissons! Un forumniste nous avait demandé d'apporter des photos d'elles à deux barmaid; elles étaient ravies et nous les avons photographiées à nouveau au cours de notre séjour. Nous avons constaté que les cubains aiment se faire photographier et veulent voir la photo!
On rentre se préparer pour souper après un petit tour à la piscine, question de boire un verre les fesses dans l’eau. Sur notre chemin, on rencontre un lapin tout noir et on voit la basse cour, où sont enfermés un aigle et un genre de petit faucon. Nous réalisons que nous avons passé pas moins de 5 heures en apnée durant la journée : Seb, plus résistant, est rouge… De mon côté tout l’arrière de mon corps à l’air d’un homard cuit et ça fait tellement mal! Surtout le bas des fesses, car je m’en sert pour m’asseoir! Ouche! T-shirt pour faire de la plongée à l'avenir!
Nous avons entendu beaucoup de bien du resto japonais, mais comme notre réservation n’est que lundi, on s’essaie quand même! 5 pesos et comme il y avait de la place, l’hôtesse nous installe avec un couple d’Anglais, un couple d’Irlandais et un couple de Québécois, Alain et Josée, tous très sympas! Notre chef parle français avec l’accent québécois, et il connaît la géographie de notre province mieux que moi-même! C’est renversant! Cet homme est un autodidacte et n’a jamais quitté Cuba! Luc parle couramment 3 langues et connaît les rudiments de deux autres! Il semble au fait du reste du monde aussi car il parlait de Liverpool et Belfast, d’où viennent les 2 autres couples, avec une aisance déconcertante! Notre serveuse est très gentille et essaie de nous apprendre quelques mots d’espagnol. Pas moyen d’avoir de l’eau en bouteille par contre! Qu’à cela ne tienne; le champagne coule à flot! La soirée est fantastique, les sushi sont bons et la soupe de miso aussi. Ensuite nous mangeons du riz frit aux légumes, du poulet, du bœuf délicieux accompagné d’oignons marinés sublimes, suivi de crevettes et de poisson grillé. (Désolé, les crevettes sont trop salées!) Il ne reste pas de place pour le dessert; en fait Sebastian a tout mangé, mais je n’ai pas très faim, ce qui est surprenant dans mon cas, et je laisse une assiette presque pleine! Alain et Josée vont voir le spectacle, Seb, en pantalons et souliers fermé, comme l’exige le code vestimentaire des restos à la carte, veut d’abord se changer. J’en profite pour remplacer mes dessous par un bikini, au cas ou! Finalement, il y a un gros cochon noir près du pont de la plage, ce qui retient notre (mon!) attention. Le gardien nous apprend que plusieurs paysans laissent leurs animaux en liberté. Génial! On en profite pour donner un peso au gardien, qui n’en reçoit pas souvent! La soirée se termine à la piscine, car j’ai envie de me baigner. Seb va nous chercher à boire au lobby tout près, où Alain et Josée jasent avec les Irlandais et d’autres personnes. En route vers la chambre, j’attrape un beau crapaud alors que Seb crie Nooon! Ne fais pas ça! … Hé hé!
Samedi le 21-08-2010 Nous déjeûnons au buffet, où Sebastian se fait faire une omelette alors que je me contente d’une demie rotie coiffée d’un œuf et de fromage et de quelques morceaux de fruits.
Après le repas et une courte baignade, nous allons du côté du Blau Costa Verde, où un sentier suit le bord de la mer derrière un rideau de végétation. Le sentier est par moment en béton, par moment en roches marines coralliennes semi fossilisées! C’est magnifique! Nous atteignons une plage où il n’y a personne, trouvons des carapaces de tortues, rencontrons des crabes, et mourrons littéralement de chaleur! C’est l’été à Cuba aussi, il faut donc écourter notre randonnée, pour ne pas risquer d’avoir un malaise. Nous partageons un très bon cheeseburger, avec bacon et concombre, au snack bar, où nous sommes de nouveau servis! Un homme de 71 ans, arrive et joue de la guitare…La lumière dans les yeux de mon musicien de conjoint rivalisait avec l’éclat du soleil! Il n’avait plus qu’une idée; emprunter la guitare du monsieur! Il accompagnait sa musique tantôt de son chant, tantôt d’une feuille, dont il se sert comme d’un harmonica. Seb a tenté de ‘’jouer de la feuille’’ alors que je l’ai acompagné en marquant le rythme d’un cha cha avec des claves. C’était très amusant! Nous retournons plonger et voyons une petite rascasse près d’un oursin à très longs piquants! Pas de danger que quelqu’un s’approche trop : quelle défense! Pour souper nous avons une réservation au Vénétia, le resto italien, où nous sommes encore une fois servis par xxx! Nous avons apporté notre bouteille d’eau, et xxx nous apporte des glaçons!La soupe minestrone est bonne, de même que le saumon fumé, qui est très fumé! Les pâtes Da Michelle sont tout à fait correctes, Sebastian a demandé qu’elles soient gratinées. Mon médaillon de bœuf sur proscuito est plutôt un minute steak sur champignons, mais bon; ça va! Comme il y a du gâteau au fromage comme dessert, Seb informe xxxx que j’adore ça! Je me retrouve donc à manger par politesse deux morceaux du moins bon gâteau au fromage de mon existence! Seb n’est pas en reste : xxx voulait qu’il prenne deux desserts aussi… Disons que le dessert n’est pas le point fort de la cuisine cubaine! Une petite trempette, et la soirée se poursuit en amoureux. Nous passons la nuit au balcon avec une bouteille de rhum achetée au magasin de l’hôtel, de la glace rapportée du lobby, et du Tu Kola qui était dans notre frigo. Nous avons parlé jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de rhum. C’était une nuit importante, une nuit qui permet de se remettre au diapason. Ça valait la peine de se coucher à cinq heures du matin!
Dimanche le 22-08-2010 Nous nous levons à midi; qu’importe! On fait changer des sous et on mange un peu au buffet. En fait, je picore et Seb mange! Comme il a encore faim, il se prend un autre de ces hamburgers au snack bar. Les oiseaux de proie sont hors de leur cage! Un aigle sur mon épaule! Je suis émerveillée! Au tour de Seb! Il y a une corde à la patte de l’oiseau et alors que celui-ci part en voletant de l’épaule de Seb, le ‘’dresseur’’ le ramène en tirant brutalement sur la corde! Pauvre bête! Je prends sur mon doigt un autre oiseau, un faucon peut-être, qui est très joli! Nous retournons à la chambre, avec l’intention de prendre l’autobus pour Guardalavaca, mais le coffre fort ne veut plus barrer, alors pas question de partir avant que nos passeports soient en sûreté! Tout s’arrange, mais le bus est passé… Nous décidons donc de prendre le taxi; 24 pesos aller-retour, un prix honnête. (La madame est bien renseignée!) Un seul hic : c’est dimanche et nous ne sommes pas au Québec, donc la plupart des magasins de cigares, raison de notre visite, sont fermés! Seb achète tout de même une boîte de 10 Partagas à 68 pesos! Visite du marché des artisans (J’aurais dû acheter des masques de bois et une tunique crochetée, mais bon!) et de la plage… La plage est bondée, surtout pleine des cubains qui habitent la ville. C’est dimanche et en plus fin de semaine de Carnaval dans la province de Holguin! Grosse musique forte, plage sale, nous nous félicitons de ne pas loger au Club Amigo! Les touristes des hôtels avoisinants semblent avoir choisis de se terrer dans leur complexe! Seb avait oublié son chapeau dans le taxi, le chauffeur nous l’a remis! Au retour, douche rapide car il fait très chaud, et notre plongée nous fait rencontrer un très gros poisson bleu gris! Dommage; il n’est pas intéressé par les bananes! Un tour à la piscine, où ça travaille fort derrière le bar, et nous rencontrons tout un groupe de Québécois, arrivés la veille. En chemin vers la chambre, au crépuscule, j’ai le grand plaisir de voir des chauves-souris!
En quittant la chambre, nous tombons sur deux québécois fort gentils; Richard et Christine. Un joli crabe sur la céramique nous fait faire les présentations, intéressés que nous sommes à le photographier! Lorsqu’un crapaud passe tout près, je le prends pour le leur montrer. Le pauvre animal est si effrayé qu’il urine dans mes mains!
Au resto végétarien, où nous n’avons pas de réservation, la serveuse s’informe auprès de ses patrons, attablés près de la porte, pour savoir si elle peut nous accueillir. Ils acquiescent et elle refuse nos 5 pesos, nous enjoignant de ne les lui donner que si le service et la nourriture les valent! Le restaurant est très charmant; nous sommes attablées sous un toit de palmier, au son de la musique cubaine, devant une table digne de nos grands restaurants; les petits plats dans les grands et même le cendrier est assorti à la vaisselle! Une fois le champagne servi, je vérifie auprès de Ajee, notre serveuse, que les deux hommes sont bien ses patrons, et vais leur dire que leur employée est excellente, et que mon conjoint et moi passons un bon moment. Elle semble emballée, va en parler aux cuisiniers, et les deux patrons nous envoient par la suite un geste de la main. Les entrées sont délicieuses : rouleau de printemps au fromage : il s’agit en fait d’un feuilleté de légumes gratiné, vraiment bon! Champignons sautées : goût surprenant, c’est délicieux! Salade russe à la créole : Très bon, légumes en sauce aux œufs Salade d’épinards aux champignons : surtout bon à cause des champignons, les mêmes que dans l’entrée, donc à ne pas prendre l’un à la suite de l’autre! Plats principaux et accompagnement : lasagne aux légumes : bonne, Tomates farcies : très bonnes Poisson : sec et avec arrêtes. Pommes de terres : Bonnes Pas de place pour le dessert! Nous donnons un pourboire aux cuisiniers, prenons tout le personnel en photo, et partons avec une bouteille de champagne pour plus tard. Lorsque j’ai mentionné à Ajee que je n’avais pas encore mangé de mangue alors que c’est la saison, elle m’a demandé d’attendre et est revenue avec une énorme mangue, une petite d’après elle! Nous déposons le tout à la chambre et continuons la soirée au Beer Corner, où nous discutons avec la serveuse, Dixie, de la vie des cubains. Angelo vient jouer de la guitare et de la feuille, l’Italien chante que sera avec Dixie, Seb essaie à nouveau la feuille, et avant qu’il puisse jouer de la guitare, Angelo doit quitter pour ne pas rater l’autobus. Dixie nous donne 4 bières take out (Don’t tell anyone!).
On boit notre champagne bien tranquillement et bonne nuit!
Lundi le 23-08-2010 Lever à 9 heures, café au lobby, où on voit Christine et Richard. Nous déjeunons au buffet, où pour une fois il y a de la mangue! Pour faire changement, Seb prend une omelette et je me fais faire 2 œufs tournés. Bizarre; même les œufs ont un goût différent! En route pour la plage! Encore du snorkeling! Sur la plage, une grosse guêpe vert pomme creuse le sable! Une petite marche dans le haut de la plage me conduit à un bel oiseau jaune! Diner au snack bar, Seb prend le duo BBQ : porc et poulet, très bon. J’essaie le foccacia : une chance qu’il y avait des frites, grâce à Maria! Un tour à la piscine où, intriguée par un drink bleu, je demande ce que c’est : Water from the pool, me dit Jesus! Super bon, nous buvons plusieurs love in the pool! (Glace, jus de citron, rhum pâle, liqueur de pêches, vin blanc, curaçao bleu, sprite) J’ai photographié un beau papillon! On retourne à la plage, le gardien des chaises m’attrape un crabe! Ça prend bien de l’insistance pour qu’il accepte un peso! Vers l'heure du souper, les Cubains viennent profiter de la plage, c'est charmant! J'ai plongé avec un enfant adorable qui ne parlait qu'Espagnol! Par contre, on m’a demandé si j’étais mariée, et c’était facile à voir que les hommes de la place cherchent les touristes seules…Il y a même un jeune garçon qui m’a pointé à son père! Seb se promenait partout et j’ai couru à sa rencontre! Il était un peu sceptique là dessus, mais Dixie n’était pas surprise du tout! Nous allons souper au Japonais; cette fois avec réservation, et c’est encore Luc notre chef! Nous avons l'occasion de parler des conditions de vie des employés; très interessant!
La soirée se termine au Beer Corner, Seb emprunte la guitare d'Angelo le temps d'un petit blues de son cru, on parle beaucoup avec Dixie et Angelo, on retourne chercher un petit sac pour Dixie. Angelo nous donne son e-mail, et on rapporte quelques bières à la chambre. Ces fins de soirées sont fantastiques!
Mardi le 24-08-2010 Le wake up call est en retard d’une demie heure; une chance que nous avions aussi notre petit cadran et que nous l’avions prévu plus tôt! À 7 :45h, départ en autobus pour l’excursion à Cayo Saetia (69 pesos chacun). Le bus arrive alors que nous buvons un café, le guide nous dit de le finir; il nous reprend après avoir embarqué les gens du Playa Pesquero! Nous sommes les seuls de notre hôtel et l’autobus embarque des gens à plusieurs hôtels différents. On roule une bonne heure, paysage superbes et routes que l’on jurerait avoir été bombardées! On traverse un petit village, et on embarque sur le catamaran. L’eau est pleine de méduses! Beaucoup de touristes du U.K., on fait la connaissance d’un jeune couple en lune de miel, pas bien riches, qui viennent d’un petit village d’Angleterre. Super gentils! On fait une heure de snorkeling, il n’y a que quelques méduses, mais des beaux poissons, certains déjà vus mais d’autres inédits pour nous; des rouges qui ressemblent à des épinoches, entre autre. Un gros poisson bleu se cache dans les cavernes de coraux, ainsi qu’une énorme rascasse! Retour au catamaran, on arrive bientôt sur l’île; c’est superbe! Le buffet servi est bon et varié, mais le poisson goûte l’eau cubaine! J’ai pu avoir un morceau de mangue, et j’ai donné mes ananas, pas mûrs, à un gros perroquet! Pour 9 pesos chacun, on prend l’excursion en jeep. Quelle chance, nous sommes seuls avec Martin, le conducteur. L’île est superbe, on se croirait dans la savane : Nous rencontrons plein d’antilopes, de chevaux, de buffles d’Asie et d’Afrique, des zèbres… Il y a de grosses termitières et un arbre gigantesque! On arrête à une petite halte où je nourris un crocodile et prend une grosse tortue dans mes mains. Sur le chemin du retour, la route surplombe la mer! C’est splendide! Nous revenons à temps pour une petite baignade, j’observe la vie étrange des rochers alors que la marée descend. On repart en bateau et on joue à la bouteille musicale pour une bouteille de rhum. Quelques gouttes de pluie et un peu de vent : hissez la grande voile! On accoste, des sternes et des pélicans mangent et se posent. Dans l’autobus qui traverse Antilla, le village d’où nous sommes partis en catamaran, on se rend compte que si certains cubains envoient la main à l’autobus, ce n’est pas le cas de tous… En effet, ils nous voient passer, avec notre argent, mais jamais l’autobus ne s’arrête. Ils n’ont même pas une petite chance de nous vendre leur artisanat, de profiter de la manne touristique. On leur passe devant le nez combien de fois par semaine… Devant un parc, Seb remarque le geste d’un petit garçon : il nous indique son pied nu… Je ne peux retenir mes larmes. Sommes nous les seuls passagers à être touchés? Comment ne pas remarquer le dénuement extrême de ces gens vêtus de vieilles hardes? Ces maisons sans toiture? Ces porches délabrés? Nous sommes complètement retournés. La prochaine fois, nous arrêterons l’autobus, nous apporterons des chaussures et des vêtements, nous ferons au moins quelque chose!
Au retour, petite baignade, puis on s’essaie au japonais. Comme ça ne fonctionne pas, on se restaure au buffet alors qu l’heure du souper se termine. On prend un verre au lobby, on ne s’attarde pas sur le spectacle; peu intéressant ce soir-là! Je me baigne dans l’eau beaucoup trop chlorée, alors je me rince! Petit tour au Beer. Petit déjeuner au buffet, je n’ai pas faim, c’est fou! On prend l’autobus pour Guardalavaca, en compagnie de Christine et Richard, et d’un autre couple. Nous visitons un centre commercial gardé par un flic avec un très gros fusil, puis on trouve un magasin où Seb trouve les cigares qu’il cherchait. Je vois passer notre autobus alors qu’il complète la transaction. On s’installe pour fumer un cigare, et on revoit l’autobus! Je cours comme une dératée, un des québécois au deuxième étage tape sur le côté du bus et nous pouvons monter! Merci mon homme; désolée, je ne sais pas ton nom! Nous avions apporté un sac garni des produits que l’hôtel laisse dans la chambre (Impossible de les donner au personnel!) et de quelques vêtements dans le but de faire un chanceux à Guardalavaca, mais comme nous n’avons pas eu le temps, c’est du haut de l’autobus que nous avons repéré une femme à qui nous avons lancé le paquet! Elle avait l’air contente, nous étions satisfaits, et j’espère que ce geste a pu donner aux touristes qui en ont été témoins l’idée de donner aux gens de Cuba tout ce qu’il n’est pas important de ramener au pays! Au retour à l’hôtel, on a encore des problèmes de safe! J’ai tellement le goût de profiter au maximum de cette journée : on file à la plage! On fait un peu de plongée, mais comme Seb n’a pas apporté son rasoir, sa barbe trop longue permet à l’eau d’envahir son masque, qu’il doit vider très souvent! Un Québécois qui a appris plein de choses des cubains nous montre que les oursins blancs ne piquent presque pas, et nous fait voir un poisson bien caché. Lorsque je vois une étoile de mer, il l’attrape et j’ai le plaisir de la tenir! Je vois une superbe rascasse, mais le temps que Sebastian arrive, elle est cachée dans une anfractuosité corallienne. Je reste à distance, espérant qu’elle sorte, alors que Seb explore le récif. Il revient près de moi et, comme il doit vider son masque, pose ses palmes… Juste devant le trou de la rascasse! Heureusement, il a compris que mon cri informe dans le tuba en était un de panique et pas un cri de joie émerveillée! Il s’éloigne promptement à la nage. Par la suite, nous avons eu le grand bonheur de la voir quitter son antre, et avons pu l’observer tout à loisir. Quel magnifique poisson! Seb s’essaie un peu à la planche à voile, mais le vent est trop fort pour une leçon. Il ne se débrouille pas trop mal vu les circonstances! Au bout d’une heure, il est épuisé… C’est qu’il fait 40 degrés à l’ombre! En fait j’ai cru qu’il allait tourner de l’œil! Toute la journée, notre sac de plage nous suit, plein de petits sacs remplis d’ibuprofène, de shampoing, de dessous, etc. à l’intention des cubains. Nous avons préparé ces sacs suite à notre passage à Antilla, et aux conversations avec le personnel. Ils sont toujours chaleureusement accueillis Nous passons de la plage à la piscine, et comme le temps file, qu’une réservation au restaurant cubain nous attend et que nous devons faire provision de rhum, nous laissons nos ensembles de plongée et notre serviette près de la piscine, question de faire toutes ces courses au lobby. Nous rentrons a la chambre et filons droit vers le resto cubain, où nous sommes accueillis par la serveuse sympa du végétarien! Le service à notre table est assuré par notre fameuse xxx! Nous avons des cadeaux pour elles deux! Quel bonheur : Angelo illumine notre repas de sa charmante musique! Le repas est délicieux : la soupe traditionnelle cubaine que xxx nous assure être réellement traditionnelle, est succulente! Dans un bouillon flottent poulet et porc, ainsi que quelques petits légumes et de gros quartiers de pommes de terre. L’autre soupe est bonne, mais sans plus. Bouillon tomaté et pâtes. La langouste est délicieuse; c’est la première fois que nous en mangeons. Elle est servie en moitié avec ses accompagnements et sa saveur est encore relevée en y ajoutant du beurre. Sebastian en reprend une seconde portion! Côté desserts, les glaces ne sont pas convaincantes, mais la tarte à la goyave de grand-mère (à la mangue ce soir là!), est plutôt bonne. À la fin du repas, xxx est absente, nous informons une serveuse que nous avons quelque chose pour elle, et je glisse son sac sous ma serviette de table… Elle ne revient pas, nous donnons son cadeau à Ajee et direction le Beer Corner! Oups! Le paquet pour xxx est sous ma serviette de table! Alors que je laisse tomber, Seb y retourne et demande si ils ont trouvé un paquet. ‘’Oui, le paquet pour xxx!’’, fut la réponse qu’il obtint! Les employés étaient réunis, et montrait à tous le sac à main que nous lui avions offert! Tout semble très ouvert à ce sujet parmi le personnel; je ne doute pas que xxx ait reçu son cadeau! Au Beer Corner l’Italien me fait danser sur la musique d’Angelo, je ne sais pas les pas; qu’importe! Angelo est très gentil, il prête sa guitare à mon bluesman, qui interprète Jonnhy Be Good sous les applaudissements des clients. Il nous donne le e-mail de son fils, qui vit aux îles caïman, afin que nous lui fassions parvenir des photos de lui. Un petit cadeau pour Angelo, un autre pour Dixie, à qui je demande si c’est sécuritaire pour les touristes d’aller sur la plage le soir. Elle nous donne quelques bières pour la plage, et du champagne pour la chambre. Comme c’est notre dernier soir, D. nous fait un beau câlin. A. nous en fait un aussi; comme d’habitude! À la plage, Sebastian me montre la caméra, que je n’avais pas remarquée, et engage la conversation avec le garde alors que je me baigne là où il n’y a pas de corail. Il lui offre une bière, qu’il accepte, et un cigarillo Cohiba, qu’il met dans sa poche plutôt que de l’allumer… Compréhensible : il semble difficile pour un cubain d’acheter ces produits, pourtant produits par leurs concitoyens!Ça fait deux jours que mon amour se demande à qui donner ses sandales de cuir; ce garde est le chanceux qui promet de les donner à quelqu’un d’autre si il n’en a pas besoin. Tout le monde semble s’entraider dans cette Île pleine de charme! Je trouve une cenne de chance; un sous noir Canadien, et aperçoit comme un feu d’artifice qui n’éclate pas; une étrange étoile filante juste pour moi! Je choisis d’y voir la promesse d’un nouveau voyage! J’ai fait un vœu sur ‘’l’étoile’’ et je conserve ma cenne de chance! Nous retournons à la chambre, et je découpe enfin la mangue offerte par Ajee à l’aide d’une bobby pin! C’est la meilleure et plus juteuse mangue de ma vie, que je dévore au dessus du balcon du deuxième étage en buvant du champagne! Ça devait être charmant : moi dans ma petite robe jaune, une fleur dans les cheveux, en pleine face dans un énorme fruit! Nous complétons la préparation des valises, et Seb s’écroule, épuisé, avant la fin. À 3 heures du matin, je réalise que nos ensembles de plongée et la serviette de plage sont restés près de la piscine! J’enfile une robe et file vers la piscine, où plus rien ne se trouve, et c’est à la réception que je récupère le tout, Dieu merci! Très honnêtes, les cubains! En revenant, je passe devant un spa, et je m’y plonge. Bonne nuit!
Jeudi le 26-08-2010 Nous terminons les valises, prenons une douche, déjeunons, donnons les derniers effets dont nous pouvons nous départir et ça y est! Lina nous assure que nous reviendrons plus vite qu’on pense, je vois ça comme un bon présage plutôt que comme un souhait… On monte dans l’autobus. Nous regardons déjà le paysage avec nostalgie, l’intention de revenir au plus vite au fond du cœur. Viva Cuba!
Jeudi le 19-08-2010 Départ de la maison vers 1:15h, on mange sur la route. Il y a des détours causés par des travaux à Montréal; j’espère qu’on ne se perdra pas... On arrive au stationnement Éconoparc à 3:15h, mais là, on fait quoi? Aucune idée où aller, on s’informe et c’est parti. C’est dont bien grand l’aéroport! Nous trouvons où nous enregistrer, une petite clope avant d’attendre en ligne durant une heure.À la douane, tout se déroule à merveille. Nous étions un peu nerveux car c’était notre première expérience. Arrêt au Duty Free pour des cigarettes, et recherche du meilleur sandwich à 7$! Il était temps; l’embarquement commence! J’ai trop hâte de monter dans l’appareil; j’enfourne la moitié de mon sandwich dans mon bagage à main et piétine d’exaspération pendant que Seb, d’un calme olympien, prend le temps de se laver les mains… Enfin, on y est! Nous voyageons avec CanJet.C’est un petit avion d’environ 200 places qui nous fera survoler l’Atlantique à 35 000 pieds d’altitude! Nous prenons place près d’un hublot, tel que demandé. Les agentes de bord exécutent la chorégraphie de la sécurité aérienne et nous avançons sur la piste. Le décollage nous impressionne, car toutes ces sensations sont nouvelles pour nous. Nos oreilles se bouchent de façon fort déplaisante, mais quel panorama! Je ne peux cesser de regarder la vue, je suis incapable d’écouter Iron man 2, alors que les villes, les forets, les nuages défilent sous mes yeux. Tout devient blanc, plus rien à voir, je m’endors en pleine face sur mon bagage posé sur la tablette! Je me réveille pour le mini bagel au fromage à la crème et le yogourt, mais surtout pour le café! Le ciel et la mer se confondent, c’est indescriptible, et je me décide enfin à demander si il est permis d’utiliser l’appareil photo dans l’avion alors que nous survolons les Bahamas… Wow! Une coupe de champagne, et on redescend… Cette fois c’est insupportable, on dirait que nos oreilles vont exploser et même la vue si prometteuse de Cuba ne peut faire taire nos souffrances auriculaires…(au retour nous macherons de la gomme et tout ira mieux) Nervosité à l’arrivée, peut-être due au tank et aux hommes armés… Aucun pépin là bas non plus, le douanier était plutôt sympa! On ne prend pas de photo de l’aéroport; question de ne pas passer pour des espions. On monte en dernier dans l’autobus, afin de voir nos valises rentrer dans la soute et d’être certains qu’elles y restent…Durant le trajet, Orlando, le représentant de Tour Mont Royal, nous donne les informations relatives au fonctionnement de l’hôtel, aux excursions offertes et aux formalités de départ, alors que des paysages à couper le souffle défilent sous nos yeux. De vertes montagnes, des petits villages, des poules au bord de routes sans nom ni signalisation, des chèvres, des vaches et des chevaux dans les champs, des bananiers, des cannes à sucre, des arbres en fleur et des paysans pieds nus… C’est la campagne! La végétation est luxuriante et très différente du Québec, et des urubus planent dans un ciel sans nuage! Nous sommes sous le charme de Holguin! Pas de doute; nous avons choisi la bonne destination! Arrivés à l’hotel, vers midi, nous sommes accueillis par xxxx qui nous offre une coupe de champagne, un petit buffet d’étranges grignotines est à notre disposition. On nous assigne notre chambre : 3328, une unité de coin, donc 2 fenêtres et grand balcon, chambre fumeurs, un deuxième étage, avec lit king et vue sur la zone écologique protégée (marais) qui mène à la mer! Nous avons obtenus tout ce que nous avions demandé! On s’y installe et on teste le coffret de sûreté, avant d’y ranger nos documents… Ça ne veut plus ouvrir… On nous envoie un technicien qui arrive dans les 5 minutes, et repart en disant qu’il va revenir d’ici 5 minutes. Finalement tout s’arrange et nous quittons enfin la chambre vers 16h. On explore un peu, on se jette dans la mer pour notre première plongée en apnée. C’est merveilleux, il y a des tas de poissons! Nous sommes au comble de la joie en voyant les poissons à long nez, appelés ballyhoo, qui nous avaient tant intrigués sur les vidéos que nous avions vus avant de partir! Une petite douche, il y a deux chevaux qui passent devant la chambre, puis on change un peu d’argent. Nous soupons au buffet, où Seb se fait faire un plat de pâtes à un comptoir alors que j’essaie un peu de tout. Il y a bien sûr des choses que je n’aime pas, et un goût non familier se retrouve dans presque tous les plats, mais bon, c’est Cuba et il est possible de s’y alimenter! Beaucoup de choses sont très bonnes par contre! Une petite gorgée d’eau nous permet d’identifier le goût étrange : c’est leur eau! Potable, soit, mais dégueulasse! Nous avons une eau délicieuse au Québec! Là bas ça goûte la terre, les minéraux… Bref notre instinct nous dit de ne boire que de l’eau embouteillée, et c’est ce que nous faisons à partir de ce moment! Sebastian est mort de fatigue et ne mange presque pas. À la fin du repas, nous demandons à notre serveur, si il est possible d’apporter une bouteille de vin pour la chambre! Nous n’avons eu qu’à attendre le départ de son patron, au bout de quelques minutes et sommes discrètement repartis avec notre bouteille, délestés d’à peine quelques pesos! Un peu de vin à la chambre, coup d’œil à la télé cubaine, par curiosité. Seb est si crevé que je lui concède la permission de ne pas mettre de cadran.
Vendredi le 20-08-2010 Nous nous levons vers 9h, juste à temps pour réserver notre V.I.P. pour le retour (fortement conseillé par mon père, mais finalement, je trouve que ça n'a pas valu 25 pesos! Nous devions sortir du salon pour fumer au fumoir et les files d'attente n'étaient pas longues, alors!) et choisir une excursion, que nous payerons demain par Master Card; le taux de change étant meilleur que changer du contant. Le buffet étant fermé après notre merveilleux café au Lobby, nous déjeunons au snack bar d’un sandwich très acceptable et d’une salade trop vinaigrée. Ensuite, la plage! Et pas question de se prélasser au soleil avec tous ces poissons qui nous attendent! À deux pieds du bord, il y a des milliers de bernards l’hermite; des beiges et des jolis bleus! Des vers marins qui ressemblent à des chenilles poilues se promènent au fond de l’eau, il y a des spirographes et autres variétés de ses cousins, les anfractuosités du corail regorgent d’oursins variés, de petits poissons genre blennies, de crustacés qui semblent être des bébés langoustes et de divers mollusques. Un peu plus loin c’est la danse des poissons, des centaines de poissons de toutes les couleurs! Des petits jaunes, des bleus et orange, des jaune et mauve, des jaunes avec une ocelle près de la queue. Des poissons plus gros, comme une main, (surgeon fish) pâles mais irisés de couleurs changeantes , des poissons perroquets comme on les connaît; avec leurs belles couleurs, et d’autres, mois colorés, des juvéniles je crois… Il y a des poissons bleus violacés, ( blue tang) gros comme une tête humaine mais plats, et des poissons rayés de plusieurs variétés. Bien sûr, les poissons ‘’à long nez’’, qui eux nagent en surface et sont superbes avec leurs tons de bleu et leurs lignes jaune-orangées; en fait, ils ont plutôt un long menton, le long pic est situé sur la mâchoire inférieure. Ces derniers sont les plus téméraires; quoi que tous ces poissons approchent pour manger devant nos yeux les bananes qu’on leur apporte, les long nez passent par dizaines à quelques centimètres du masque et de nos têtes! Nous avons aussi rencontré une petite plie, qui changeait de couleur pour se camoufler et s’est enfouie ! Ça donne faim cette plongée, on partage une petite pizza, pas fantastique mais tout à fait correcte, au snack bar, où se promènent un paon et un gros dindon, et c’est reparti. Un peu de bière, beaucoup de crème solaire, et la plongée continue, avec ses coraux et ses poissons! Un forumniste nous avait demandé d'apporter des photos d'elles à deux barmaid; elles étaient ravies et nous les avons photographiées à nouveau au cours de notre séjour. Nous avons constaté que les cubains aiment se faire photographier et veulent voir la photo!
On rentre se préparer pour souper après un petit tour à la piscine, question de boire un verre les fesses dans l’eau. Sur notre chemin, on rencontre un lapin tout noir et on voit la basse cour, où sont enfermés un aigle et un genre de petit faucon. Nous réalisons que nous avons passé pas moins de 5 heures en apnée durant la journée : Seb, plus résistant, est rouge… De mon côté tout l’arrière de mon corps à l’air d’un homard cuit et ça fait tellement mal! Surtout le bas des fesses, car je m’en sert pour m’asseoir! Ouche! T-shirt pour faire de la plongée à l'avenir!
Nous avons entendu beaucoup de bien du resto japonais, mais comme notre réservation n’est que lundi, on s’essaie quand même! 5 pesos et comme il y avait de la place, l’hôtesse nous installe avec un couple d’Anglais, un couple d’Irlandais et un couple de Québécois, Alain et Josée, tous très sympas! Notre chef parle français avec l’accent québécois, et il connaît la géographie de notre province mieux que moi-même! C’est renversant! Cet homme est un autodidacte et n’a jamais quitté Cuba! Luc parle couramment 3 langues et connaît les rudiments de deux autres! Il semble au fait du reste du monde aussi car il parlait de Liverpool et Belfast, d’où viennent les 2 autres couples, avec une aisance déconcertante! Notre serveuse est très gentille et essaie de nous apprendre quelques mots d’espagnol. Pas moyen d’avoir de l’eau en bouteille par contre! Qu’à cela ne tienne; le champagne coule à flot! La soirée est fantastique, les sushi sont bons et la soupe de miso aussi. Ensuite nous mangeons du riz frit aux légumes, du poulet, du bœuf délicieux accompagné d’oignons marinés sublimes, suivi de crevettes et de poisson grillé. (Désolé, les crevettes sont trop salées!) Il ne reste pas de place pour le dessert; en fait Sebastian a tout mangé, mais je n’ai pas très faim, ce qui est surprenant dans mon cas, et je laisse une assiette presque pleine! Alain et Josée vont voir le spectacle, Seb, en pantalons et souliers fermé, comme l’exige le code vestimentaire des restos à la carte, veut d’abord se changer. J’en profite pour remplacer mes dessous par un bikini, au cas ou! Finalement, il y a un gros cochon noir près du pont de la plage, ce qui retient notre (mon!) attention. Le gardien nous apprend que plusieurs paysans laissent leurs animaux en liberté. Génial! On en profite pour donner un peso au gardien, qui n’en reçoit pas souvent! La soirée se termine à la piscine, car j’ai envie de me baigner. Seb va nous chercher à boire au lobby tout près, où Alain et Josée jasent avec les Irlandais et d’autres personnes. En route vers la chambre, j’attrape un beau crapaud alors que Seb crie Nooon! Ne fais pas ça! … Hé hé!
Samedi le 21-08-2010 Nous déjeûnons au buffet, où Sebastian se fait faire une omelette alors que je me contente d’une demie rotie coiffée d’un œuf et de fromage et de quelques morceaux de fruits.
Après le repas et une courte baignade, nous allons du côté du Blau Costa Verde, où un sentier suit le bord de la mer derrière un rideau de végétation. Le sentier est par moment en béton, par moment en roches marines coralliennes semi fossilisées! C’est magnifique! Nous atteignons une plage où il n’y a personne, trouvons des carapaces de tortues, rencontrons des crabes, et mourrons littéralement de chaleur! C’est l’été à Cuba aussi, il faut donc écourter notre randonnée, pour ne pas risquer d’avoir un malaise. Nous partageons un très bon cheeseburger, avec bacon et concombre, au snack bar, où nous sommes de nouveau servis! Un homme de 71 ans, arrive et joue de la guitare…La lumière dans les yeux de mon musicien de conjoint rivalisait avec l’éclat du soleil! Il n’avait plus qu’une idée; emprunter la guitare du monsieur! Il accompagnait sa musique tantôt de son chant, tantôt d’une feuille, dont il se sert comme d’un harmonica. Seb a tenté de ‘’jouer de la feuille’’ alors que je l’ai acompagné en marquant le rythme d’un cha cha avec des claves. C’était très amusant! Nous retournons plonger et voyons une petite rascasse près d’un oursin à très longs piquants! Pas de danger que quelqu’un s’approche trop : quelle défense! Pour souper nous avons une réservation au Vénétia, le resto italien, où nous sommes encore une fois servis par xxx! Nous avons apporté notre bouteille d’eau, et xxx nous apporte des glaçons!La soupe minestrone est bonne, de même que le saumon fumé, qui est très fumé! Les pâtes Da Michelle sont tout à fait correctes, Sebastian a demandé qu’elles soient gratinées. Mon médaillon de bœuf sur proscuito est plutôt un minute steak sur champignons, mais bon; ça va! Comme il y a du gâteau au fromage comme dessert, Seb informe xxxx que j’adore ça! Je me retrouve donc à manger par politesse deux morceaux du moins bon gâteau au fromage de mon existence! Seb n’est pas en reste : xxx voulait qu’il prenne deux desserts aussi… Disons que le dessert n’est pas le point fort de la cuisine cubaine! Une petite trempette, et la soirée se poursuit en amoureux. Nous passons la nuit au balcon avec une bouteille de rhum achetée au magasin de l’hôtel, de la glace rapportée du lobby, et du Tu Kola qui était dans notre frigo. Nous avons parlé jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de rhum. C’était une nuit importante, une nuit qui permet de se remettre au diapason. Ça valait la peine de se coucher à cinq heures du matin!
Dimanche le 22-08-2010 Nous nous levons à midi; qu’importe! On fait changer des sous et on mange un peu au buffet. En fait, je picore et Seb mange! Comme il a encore faim, il se prend un autre de ces hamburgers au snack bar. Les oiseaux de proie sont hors de leur cage! Un aigle sur mon épaule! Je suis émerveillée! Au tour de Seb! Il y a une corde à la patte de l’oiseau et alors que celui-ci part en voletant de l’épaule de Seb, le ‘’dresseur’’ le ramène en tirant brutalement sur la corde! Pauvre bête! Je prends sur mon doigt un autre oiseau, un faucon peut-être, qui est très joli! Nous retournons à la chambre, avec l’intention de prendre l’autobus pour Guardalavaca, mais le coffre fort ne veut plus barrer, alors pas question de partir avant que nos passeports soient en sûreté! Tout s’arrange, mais le bus est passé… Nous décidons donc de prendre le taxi; 24 pesos aller-retour, un prix honnête. (La madame est bien renseignée!) Un seul hic : c’est dimanche et nous ne sommes pas au Québec, donc la plupart des magasins de cigares, raison de notre visite, sont fermés! Seb achète tout de même une boîte de 10 Partagas à 68 pesos! Visite du marché des artisans (J’aurais dû acheter des masques de bois et une tunique crochetée, mais bon!) et de la plage… La plage est bondée, surtout pleine des cubains qui habitent la ville. C’est dimanche et en plus fin de semaine de Carnaval dans la province de Holguin! Grosse musique forte, plage sale, nous nous félicitons de ne pas loger au Club Amigo! Les touristes des hôtels avoisinants semblent avoir choisis de se terrer dans leur complexe! Seb avait oublié son chapeau dans le taxi, le chauffeur nous l’a remis! Au retour, douche rapide car il fait très chaud, et notre plongée nous fait rencontrer un très gros poisson bleu gris! Dommage; il n’est pas intéressé par les bananes! Un tour à la piscine, où ça travaille fort derrière le bar, et nous rencontrons tout un groupe de Québécois, arrivés la veille. En chemin vers la chambre, au crépuscule, j’ai le grand plaisir de voir des chauves-souris!
En quittant la chambre, nous tombons sur deux québécois fort gentils; Richard et Christine. Un joli crabe sur la céramique nous fait faire les présentations, intéressés que nous sommes à le photographier! Lorsqu’un crapaud passe tout près, je le prends pour le leur montrer. Le pauvre animal est si effrayé qu’il urine dans mes mains!
Au resto végétarien, où nous n’avons pas de réservation, la serveuse s’informe auprès de ses patrons, attablés près de la porte, pour savoir si elle peut nous accueillir. Ils acquiescent et elle refuse nos 5 pesos, nous enjoignant de ne les lui donner que si le service et la nourriture les valent! Le restaurant est très charmant; nous sommes attablées sous un toit de palmier, au son de la musique cubaine, devant une table digne de nos grands restaurants; les petits plats dans les grands et même le cendrier est assorti à la vaisselle! Une fois le champagne servi, je vérifie auprès de Ajee, notre serveuse, que les deux hommes sont bien ses patrons, et vais leur dire que leur employée est excellente, et que mon conjoint et moi passons un bon moment. Elle semble emballée, va en parler aux cuisiniers, et les deux patrons nous envoient par la suite un geste de la main. Les entrées sont délicieuses : rouleau de printemps au fromage : il s’agit en fait d’un feuilleté de légumes gratiné, vraiment bon! Champignons sautées : goût surprenant, c’est délicieux! Salade russe à la créole : Très bon, légumes en sauce aux œufs Salade d’épinards aux champignons : surtout bon à cause des champignons, les mêmes que dans l’entrée, donc à ne pas prendre l’un à la suite de l’autre! Plats principaux et accompagnement : lasagne aux légumes : bonne, Tomates farcies : très bonnes Poisson : sec et avec arrêtes. Pommes de terres : Bonnes Pas de place pour le dessert! Nous donnons un pourboire aux cuisiniers, prenons tout le personnel en photo, et partons avec une bouteille de champagne pour plus tard. Lorsque j’ai mentionné à Ajee que je n’avais pas encore mangé de mangue alors que c’est la saison, elle m’a demandé d’attendre et est revenue avec une énorme mangue, une petite d’après elle! Nous déposons le tout à la chambre et continuons la soirée au Beer Corner, où nous discutons avec la serveuse, Dixie, de la vie des cubains. Angelo vient jouer de la guitare et de la feuille, l’Italien chante que sera avec Dixie, Seb essaie à nouveau la feuille, et avant qu’il puisse jouer de la guitare, Angelo doit quitter pour ne pas rater l’autobus. Dixie nous donne 4 bières take out (Don’t tell anyone!).
On boit notre champagne bien tranquillement et bonne nuit!
Lundi le 23-08-2010 Lever à 9 heures, café au lobby, où on voit Christine et Richard. Nous déjeunons au buffet, où pour une fois il y a de la mangue! Pour faire changement, Seb prend une omelette et je me fais faire 2 œufs tournés. Bizarre; même les œufs ont un goût différent! En route pour la plage! Encore du snorkeling! Sur la plage, une grosse guêpe vert pomme creuse le sable! Une petite marche dans le haut de la plage me conduit à un bel oiseau jaune! Diner au snack bar, Seb prend le duo BBQ : porc et poulet, très bon. J’essaie le foccacia : une chance qu’il y avait des frites, grâce à Maria! Un tour à la piscine où, intriguée par un drink bleu, je demande ce que c’est : Water from the pool, me dit Jesus! Super bon, nous buvons plusieurs love in the pool! (Glace, jus de citron, rhum pâle, liqueur de pêches, vin blanc, curaçao bleu, sprite) J’ai photographié un beau papillon! On retourne à la plage, le gardien des chaises m’attrape un crabe! Ça prend bien de l’insistance pour qu’il accepte un peso! Vers l'heure du souper, les Cubains viennent profiter de la plage, c'est charmant! J'ai plongé avec un enfant adorable qui ne parlait qu'Espagnol! Par contre, on m’a demandé si j’étais mariée, et c’était facile à voir que les hommes de la place cherchent les touristes seules…Il y a même un jeune garçon qui m’a pointé à son père! Seb se promenait partout et j’ai couru à sa rencontre! Il était un peu sceptique là dessus, mais Dixie n’était pas surprise du tout! Nous allons souper au Japonais; cette fois avec réservation, et c’est encore Luc notre chef! Nous avons l'occasion de parler des conditions de vie des employés; très interessant!
La soirée se termine au Beer Corner, Seb emprunte la guitare d'Angelo le temps d'un petit blues de son cru, on parle beaucoup avec Dixie et Angelo, on retourne chercher un petit sac pour Dixie. Angelo nous donne son e-mail, et on rapporte quelques bières à la chambre. Ces fins de soirées sont fantastiques!
Mardi le 24-08-2010 Le wake up call est en retard d’une demie heure; une chance que nous avions aussi notre petit cadran et que nous l’avions prévu plus tôt! À 7 :45h, départ en autobus pour l’excursion à Cayo Saetia (69 pesos chacun). Le bus arrive alors que nous buvons un café, le guide nous dit de le finir; il nous reprend après avoir embarqué les gens du Playa Pesquero! Nous sommes les seuls de notre hôtel et l’autobus embarque des gens à plusieurs hôtels différents. On roule une bonne heure, paysage superbes et routes que l’on jurerait avoir été bombardées! On traverse un petit village, et on embarque sur le catamaran. L’eau est pleine de méduses! Beaucoup de touristes du U.K., on fait la connaissance d’un jeune couple en lune de miel, pas bien riches, qui viennent d’un petit village d’Angleterre. Super gentils! On fait une heure de snorkeling, il n’y a que quelques méduses, mais des beaux poissons, certains déjà vus mais d’autres inédits pour nous; des rouges qui ressemblent à des épinoches, entre autre. Un gros poisson bleu se cache dans les cavernes de coraux, ainsi qu’une énorme rascasse! Retour au catamaran, on arrive bientôt sur l’île; c’est superbe! Le buffet servi est bon et varié, mais le poisson goûte l’eau cubaine! J’ai pu avoir un morceau de mangue, et j’ai donné mes ananas, pas mûrs, à un gros perroquet! Pour 9 pesos chacun, on prend l’excursion en jeep. Quelle chance, nous sommes seuls avec Martin, le conducteur. L’île est superbe, on se croirait dans la savane : Nous rencontrons plein d’antilopes, de chevaux, de buffles d’Asie et d’Afrique, des zèbres… Il y a de grosses termitières et un arbre gigantesque! On arrête à une petite halte où je nourris un crocodile et prend une grosse tortue dans mes mains. Sur le chemin du retour, la route surplombe la mer! C’est splendide! Nous revenons à temps pour une petite baignade, j’observe la vie étrange des rochers alors que la marée descend. On repart en bateau et on joue à la bouteille musicale pour une bouteille de rhum. Quelques gouttes de pluie et un peu de vent : hissez la grande voile! On accoste, des sternes et des pélicans mangent et se posent. Dans l’autobus qui traverse Antilla, le village d’où nous sommes partis en catamaran, on se rend compte que si certains cubains envoient la main à l’autobus, ce n’est pas le cas de tous… En effet, ils nous voient passer, avec notre argent, mais jamais l’autobus ne s’arrête. Ils n’ont même pas une petite chance de nous vendre leur artisanat, de profiter de la manne touristique. On leur passe devant le nez combien de fois par semaine… Devant un parc, Seb remarque le geste d’un petit garçon : il nous indique son pied nu… Je ne peux retenir mes larmes. Sommes nous les seuls passagers à être touchés? Comment ne pas remarquer le dénuement extrême de ces gens vêtus de vieilles hardes? Ces maisons sans toiture? Ces porches délabrés? Nous sommes complètement retournés. La prochaine fois, nous arrêterons l’autobus, nous apporterons des chaussures et des vêtements, nous ferons au moins quelque chose!
Au retour, petite baignade, puis on s’essaie au japonais. Comme ça ne fonctionne pas, on se restaure au buffet alors qu l’heure du souper se termine. On prend un verre au lobby, on ne s’attarde pas sur le spectacle; peu intéressant ce soir-là! Je me baigne dans l’eau beaucoup trop chlorée, alors je me rince! Petit tour au Beer. Petit déjeuner au buffet, je n’ai pas faim, c’est fou! On prend l’autobus pour Guardalavaca, en compagnie de Christine et Richard, et d’un autre couple. Nous visitons un centre commercial gardé par un flic avec un très gros fusil, puis on trouve un magasin où Seb trouve les cigares qu’il cherchait. Je vois passer notre autobus alors qu’il complète la transaction. On s’installe pour fumer un cigare, et on revoit l’autobus! Je cours comme une dératée, un des québécois au deuxième étage tape sur le côté du bus et nous pouvons monter! Merci mon homme; désolée, je ne sais pas ton nom! Nous avions apporté un sac garni des produits que l’hôtel laisse dans la chambre (Impossible de les donner au personnel!) et de quelques vêtements dans le but de faire un chanceux à Guardalavaca, mais comme nous n’avons pas eu le temps, c’est du haut de l’autobus que nous avons repéré une femme à qui nous avons lancé le paquet! Elle avait l’air contente, nous étions satisfaits, et j’espère que ce geste a pu donner aux touristes qui en ont été témoins l’idée de donner aux gens de Cuba tout ce qu’il n’est pas important de ramener au pays! Au retour à l’hôtel, on a encore des problèmes de safe! J’ai tellement le goût de profiter au maximum de cette journée : on file à la plage! On fait un peu de plongée, mais comme Seb n’a pas apporté son rasoir, sa barbe trop longue permet à l’eau d’envahir son masque, qu’il doit vider très souvent! Un Québécois qui a appris plein de choses des cubains nous montre que les oursins blancs ne piquent presque pas, et nous fait voir un poisson bien caché. Lorsque je vois une étoile de mer, il l’attrape et j’ai le plaisir de la tenir! Je vois une superbe rascasse, mais le temps que Sebastian arrive, elle est cachée dans une anfractuosité corallienne. Je reste à distance, espérant qu’elle sorte, alors que Seb explore le récif. Il revient près de moi et, comme il doit vider son masque, pose ses palmes… Juste devant le trou de la rascasse! Heureusement, il a compris que mon cri informe dans le tuba en était un de panique et pas un cri de joie émerveillée! Il s’éloigne promptement à la nage. Par la suite, nous avons eu le grand bonheur de la voir quitter son antre, et avons pu l’observer tout à loisir. Quel magnifique poisson! Seb s’essaie un peu à la planche à voile, mais le vent est trop fort pour une leçon. Il ne se débrouille pas trop mal vu les circonstances! Au bout d’une heure, il est épuisé… C’est qu’il fait 40 degrés à l’ombre! En fait j’ai cru qu’il allait tourner de l’œil! Toute la journée, notre sac de plage nous suit, plein de petits sacs remplis d’ibuprofène, de shampoing, de dessous, etc. à l’intention des cubains. Nous avons préparé ces sacs suite à notre passage à Antilla, et aux conversations avec le personnel. Ils sont toujours chaleureusement accueillis Nous passons de la plage à la piscine, et comme le temps file, qu’une réservation au restaurant cubain nous attend et que nous devons faire provision de rhum, nous laissons nos ensembles de plongée et notre serviette près de la piscine, question de faire toutes ces courses au lobby. Nous rentrons a la chambre et filons droit vers le resto cubain, où nous sommes accueillis par la serveuse sympa du végétarien! Le service à notre table est assuré par notre fameuse xxx! Nous avons des cadeaux pour elles deux! Quel bonheur : Angelo illumine notre repas de sa charmante musique! Le repas est délicieux : la soupe traditionnelle cubaine que xxx nous assure être réellement traditionnelle, est succulente! Dans un bouillon flottent poulet et porc, ainsi que quelques petits légumes et de gros quartiers de pommes de terre. L’autre soupe est bonne, mais sans plus. Bouillon tomaté et pâtes. La langouste est délicieuse; c’est la première fois que nous en mangeons. Elle est servie en moitié avec ses accompagnements et sa saveur est encore relevée en y ajoutant du beurre. Sebastian en reprend une seconde portion! Côté desserts, les glaces ne sont pas convaincantes, mais la tarte à la goyave de grand-mère (à la mangue ce soir là!), est plutôt bonne. À la fin du repas, xxx est absente, nous informons une serveuse que nous avons quelque chose pour elle, et je glisse son sac sous ma serviette de table… Elle ne revient pas, nous donnons son cadeau à Ajee et direction le Beer Corner! Oups! Le paquet pour xxx est sous ma serviette de table! Alors que je laisse tomber, Seb y retourne et demande si ils ont trouvé un paquet. ‘’Oui, le paquet pour xxx!’’, fut la réponse qu’il obtint! Les employés étaient réunis, et montrait à tous le sac à main que nous lui avions offert! Tout semble très ouvert à ce sujet parmi le personnel; je ne doute pas que xxx ait reçu son cadeau! Au Beer Corner l’Italien me fait danser sur la musique d’Angelo, je ne sais pas les pas; qu’importe! Angelo est très gentil, il prête sa guitare à mon bluesman, qui interprète Jonnhy Be Good sous les applaudissements des clients. Il nous donne le e-mail de son fils, qui vit aux îles caïman, afin que nous lui fassions parvenir des photos de lui. Un petit cadeau pour Angelo, un autre pour Dixie, à qui je demande si c’est sécuritaire pour les touristes d’aller sur la plage le soir. Elle nous donne quelques bières pour la plage, et du champagne pour la chambre. Comme c’est notre dernier soir, D. nous fait un beau câlin. A. nous en fait un aussi; comme d’habitude! À la plage, Sebastian me montre la caméra, que je n’avais pas remarquée, et engage la conversation avec le garde alors que je me baigne là où il n’y a pas de corail. Il lui offre une bière, qu’il accepte, et un cigarillo Cohiba, qu’il met dans sa poche plutôt que de l’allumer… Compréhensible : il semble difficile pour un cubain d’acheter ces produits, pourtant produits par leurs concitoyens!Ça fait deux jours que mon amour se demande à qui donner ses sandales de cuir; ce garde est le chanceux qui promet de les donner à quelqu’un d’autre si il n’en a pas besoin. Tout le monde semble s’entraider dans cette Île pleine de charme! Je trouve une cenne de chance; un sous noir Canadien, et aperçoit comme un feu d’artifice qui n’éclate pas; une étrange étoile filante juste pour moi! Je choisis d’y voir la promesse d’un nouveau voyage! J’ai fait un vœu sur ‘’l’étoile’’ et je conserve ma cenne de chance! Nous retournons à la chambre, et je découpe enfin la mangue offerte par Ajee à l’aide d’une bobby pin! C’est la meilleure et plus juteuse mangue de ma vie, que je dévore au dessus du balcon du deuxième étage en buvant du champagne! Ça devait être charmant : moi dans ma petite robe jaune, une fleur dans les cheveux, en pleine face dans un énorme fruit! Nous complétons la préparation des valises, et Seb s’écroule, épuisé, avant la fin. À 3 heures du matin, je réalise que nos ensembles de plongée et la serviette de plage sont restés près de la piscine! J’enfile une robe et file vers la piscine, où plus rien ne se trouve, et c’est à la réception que je récupère le tout, Dieu merci! Très honnêtes, les cubains! En revenant, je passe devant un spa, et je m’y plonge. Bonne nuit!
Jeudi le 26-08-2010 Nous terminons les valises, prenons une douche, déjeunons, donnons les derniers effets dont nous pouvons nous départir et ça y est! Lina nous assure que nous reviendrons plus vite qu’on pense, je vois ça comme un bon présage plutôt que comme un souhait… On monte dans l’autobus. Nous regardons déjà le paysage avec nostalgie, l’intention de revenir au plus vite au fond du cœur. Viva Cuba!
Algérie: drague sur l'internet? English translation pending
J'ai été témoin d'un évènement qui m'a quelque peu bouleversé, qui l'aurais été beaucoup grandement si cela avait été ma fille. J'aimerais vous en faire part.
Je ne suis pas de nature raciste et je respecte le mode de vie de chacun, tant qu'il ne contrevient pas au mien ou à celui de mes proches.
Une jeune fille début vingtaine achète un billet d'avion Montréal - Alger. Elle n'est pas certaine de la date de retour. Elle voyage seule. C'est la première fois qu'elle quitte le Canada. Chose étant assez rare, on s'informe un peu plus...
Elle a fait la connaissance d'une jeune algérien sur le net 4 mois auparavent et va maintenant le rejoindre là-bas pour se marier avec lui. Elle ne l'a jamais rencontré en personne, si non que par la caméra web, mais elle semble en amour et pleine d'enthousiasme. Elle n'est pas trop trop au courant des procédures de voyage, en étant à son premier et ne semble pas non plus à l'affût des moeurs et coutumes de ce pays musulman, à par ce que le garçon lui a raconter. Selon ses dires, sa famille organise et pait tout pour la noce, etc etc... Il lui enverra de l'argent pour payer une partie du billet, car elle n'a pas suffisamment d'argent.
Sommes-nous dans le champs ma collègue et moi pour être offuquée de ce scénario ? Mais il me semble que c'est une attrappe scandaleuse. Pauvre petite !.. Il me semble qu'elle s'embarque dans une aventure incensée.
J'ai beaucoup voyagé, entre autre en Tunisie et au Maroc, qui ressemblent sensiblement à l'Algerie. J'ai eu des copains algériens qui étaient de très bonnes personnes et que j'adorais, mais bon sang !... Le comment se passe cet "idylle", me bouleverse. J'ai communiqué avec des gens de l'étranger sur le net moi aussi, mais en gardant toujours mes distance. J'ai eu des "petis copains" lors de mes nombreux séjours à l'étrangers, mais sans jamais les marier ou me laisser convaincre de les ramener dans mon pays le Canada.
Je trouve cela triste que de jeunes femmes se laissent attirer dans des pièges comme cela, s'il en est un.
J'espère me tromper pour cette jeune fille et que tout se passe pour le mieux pour elle. Si c'était ma fille, car je suis maman d'une adolescente, je crois que j'aurais TOUT fait pour l'empècher de faire ça, mais les parents n'ont peut-être pas tous les même moyens de conviction.
J'aimerais avoir votre opinions sur ce sujet. Algériens !.. exprimez-vous, vous aussi. Je désire lire votre point de vue.
Je ne suis pas de nature raciste et je respecte le mode de vie de chacun, tant qu'il ne contrevient pas au mien ou à celui de mes proches.
Une jeune fille début vingtaine achète un billet d'avion Montréal - Alger. Elle n'est pas certaine de la date de retour. Elle voyage seule. C'est la première fois qu'elle quitte le Canada. Chose étant assez rare, on s'informe un peu plus...
Elle a fait la connaissance d'une jeune algérien sur le net 4 mois auparavent et va maintenant le rejoindre là-bas pour se marier avec lui. Elle ne l'a jamais rencontré en personne, si non que par la caméra web, mais elle semble en amour et pleine d'enthousiasme. Elle n'est pas trop trop au courant des procédures de voyage, en étant à son premier et ne semble pas non plus à l'affût des moeurs et coutumes de ce pays musulman, à par ce que le garçon lui a raconter. Selon ses dires, sa famille organise et pait tout pour la noce, etc etc... Il lui enverra de l'argent pour payer une partie du billet, car elle n'a pas suffisamment d'argent.
Sommes-nous dans le champs ma collègue et moi pour être offuquée de ce scénario ? Mais il me semble que c'est une attrappe scandaleuse. Pauvre petite !.. Il me semble qu'elle s'embarque dans une aventure incensée.
J'ai beaucoup voyagé, entre autre en Tunisie et au Maroc, qui ressemblent sensiblement à l'Algerie. J'ai eu des copains algériens qui étaient de très bonnes personnes et que j'adorais, mais bon sang !... Le comment se passe cet "idylle", me bouleverse. J'ai communiqué avec des gens de l'étranger sur le net moi aussi, mais en gardant toujours mes distance. J'ai eu des "petis copains" lors de mes nombreux séjours à l'étrangers, mais sans jamais les marier ou me laisser convaincre de les ramener dans mon pays le Canada.
Je trouve cela triste que de jeunes femmes se laissent attirer dans des pièges comme cela, s'il en est un.
J'espère me tromper pour cette jeune fille et que tout se passe pour le mieux pour elle. Si c'était ma fille, car je suis maman d'une adolescente, je crois que j'aurais TOUT fait pour l'empècher de faire ça, mais les parents n'ont peut-être pas tous les même moyens de conviction.
J'aimerais avoir votre opinions sur ce sujet. Algériens !.. exprimez-vous, vous aussi. Je désire lire votre point de vue.
Les Américains English translation pending
...en tant que voyageur individuel depuis pas mal d'années, j'en ai finalement assez peu croisé sur ma route. Sans doute leur espace de voyage est plus restreint que le notre pour des raisons politiques??
Tantôt ils sont détestés à cause de Bush, puis mis sur un piédestal avec Obama. On les annonce en déclin et moribonds, pourtant ils sont à l'origine de la plus formidable révolution technologique et culturelle de ces 50 dernières années. Révolution qui aura eu en plus le mérite de n'envoyer personne dans un camp.
Alors pourquoi détestez-vous autant les américains?
Breathtaking Kyrgyzstan!
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan? Not in the end.
The south or not the south? Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow? Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
---/---
You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek! (Steak for my partner’s mischievous nephews...)

You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
---/---
As a supplement, the route track. Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
From Bishkek to Karakol:

From Karakol to Kochkor:

From Kochkor to Baetov:

From Baetov to Kara-Köl:

From Kara-Köl to Bishkek:


But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan? Not in the end.
The south or not the south? Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow? Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek! (Steak for my partner’s mischievous nephews...)

You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track. Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
From Bishkek to Karakol:

From Karakol to Kochkor:

From Kochkor to Baetov:

From Baetov to Kara-Köl:

From Kara-Köl to Bishkek:


Retour de croisière aux îles britaniques du 11 au 22 août 2013 English translation pending
Bonjour à tous et bienvenus à bord pour vous raconter notre belle aventure pendant cette croisiere
je vais commencer par noter les différents postes sur le navire
chaque note sera sur 10 ; 10 points étant le maximum en terme de satisfaction
ok ? alors c'est parti
cuisine à bord (restaurant ) = 10 buffet cafetéria choix et qualité = 9 ménage cabine = 8 propreté bateau général = 9 spectacles = 9 casino= 8 salle de sport = 7 ( manque de rameurs et de tapis de courses ) pas agréable quand il faut faire la queue cabinier de chambre = j ai meme pas retenu son prénom mais y a mieux pas très agréable serveur restaurant = son prénom ARDI et VRAIMENT LE MEILLEUR EN SALLE vu jusqu ici !!!!!!!!un régal ce jeune homme note maximum de 10 !!!!!!!!! spa et auréa = pas utilisé
ASPECT GENERAL ET NOTE GLOBALE de 8 /10
*********************************************************
nous venons d arriver à amsterdam à l heure convenue un peu avant 16H et le trajet m a paru bcq moins long que ce que j avais imaginé je l avais fait en car il y a bien longtemps et ça m avait semblé terriblement long le movenpick se dresse fierement devant nous ; nous sortons de la gare et longeons la riviere ou bien le fleuve c'est là , si vous suivez bien que mes craintes commencent;: alors , arnaque ou pas arnaque. , , ?? j ai reservé une nuit chez olotel pour deux à 128e au movenpick depuis le mois de février !! vu les prix pratiqués depuis, et surtout en pleine saison je me dis soit j ai du bol soit c est l arnaque et je vais me retrouver au sous sol de l hotel
c'est grand et chic à l intérieur je m approche de la reception je tend ma convocation; on appelle cela un voucher puis elle tape sur son clavier et là je me sens nerveuse d un coup puis je l entend me parler en anglais d une taxe de 58 euros pour les frais de service et autres taxe de sejour probablement bon oufffffff de soulagement ça va ; je m en tire pas trop mal quand même je m attendais à un plus de 100e environ on ira diner au fifteen avec la différence nous prenons possession de la chambre !!!! et c est plutot une belle surprise aussi ; ça n a rien du sous sol de l hotel mais nous sommes bien situé juste devant le quai ou accostera demain le magnifica; et cette vue !!!!!!!!! du tonerre et la chambre à tomber !!!!! vraiment superbe ; le personnel est courtois mais sans plus
bernard s allonge pour une sieste, moi je pars directement au fifteen reserver pour ce soir ; ensuite j enfilerai ma tenue de sport pour commencer mon entrainement et pas perdre le fil des kilos perdus un rameur à eau? vous connaissiez ? ben voilà y en a un au movenpick c bizarre et en plus ça fait pas mal de bruit
le fifteen , je m attendais à mieux, c est bon certes mais rien dans les assiettes que de la déco ; le poisson était délicieux mais les désserts très chers ; on s en est sorti pour plus de 70e !!!!!!!!!!!! sans vin puisqu on ne boit pas
nous sommes à 400m de l hotel et dehors il souffle un vent presque glacial nous repérons le terminal de croisiere pour demain mais ça je l avais déjà fait via le net allez vite dodo la journée s achève pour ce premier soir aux pays bas que nous retrouverons 10 J plus tard
les photos à suivre juste après
cuisine à bord (restaurant ) = 10 buffet cafetéria choix et qualité = 9 ménage cabine = 8 propreté bateau général = 9 spectacles = 9 casino= 8 salle de sport = 7 ( manque de rameurs et de tapis de courses ) pas agréable quand il faut faire la queue cabinier de chambre = j ai meme pas retenu son prénom mais y a mieux pas très agréable serveur restaurant = son prénom ARDI et VRAIMENT LE MEILLEUR EN SALLE vu jusqu ici !!!!!!!!un régal ce jeune homme note maximum de 10 !!!!!!!!! spa et auréa = pas utilisé
ASPECT GENERAL ET NOTE GLOBALE de 8 /10
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nous venons d arriver à amsterdam à l heure convenue un peu avant 16H et le trajet m a paru bcq moins long que ce que j avais imaginé je l avais fait en car il y a bien longtemps et ça m avait semblé terriblement long le movenpick se dresse fierement devant nous ; nous sortons de la gare et longeons la riviere ou bien le fleuve c'est là , si vous suivez bien que mes craintes commencent;: alors , arnaque ou pas arnaque. , , ?? j ai reservé une nuit chez olotel pour deux à 128e au movenpick depuis le mois de février !! vu les prix pratiqués depuis, et surtout en pleine saison je me dis soit j ai du bol soit c est l arnaque et je vais me retrouver au sous sol de l hotel
c'est grand et chic à l intérieur je m approche de la reception je tend ma convocation; on appelle cela un voucher puis elle tape sur son clavier et là je me sens nerveuse d un coup puis je l entend me parler en anglais d une taxe de 58 euros pour les frais de service et autres taxe de sejour probablement bon oufffffff de soulagement ça va ; je m en tire pas trop mal quand même je m attendais à un plus de 100e environ on ira diner au fifteen avec la différence nous prenons possession de la chambre !!!! et c est plutot une belle surprise aussi ; ça n a rien du sous sol de l hotel mais nous sommes bien situé juste devant le quai ou accostera demain le magnifica; et cette vue !!!!!!!!! du tonerre et la chambre à tomber !!!!! vraiment superbe ; le personnel est courtois mais sans plus
bernard s allonge pour une sieste, moi je pars directement au fifteen reserver pour ce soir ; ensuite j enfilerai ma tenue de sport pour commencer mon entrainement et pas perdre le fil des kilos perdus un rameur à eau? vous connaissiez ? ben voilà y en a un au movenpick c bizarre et en plus ça fait pas mal de bruit
le fifteen , je m attendais à mieux, c est bon certes mais rien dans les assiettes que de la déco ; le poisson était délicieux mais les désserts très chers ; on s en est sorti pour plus de 70e !!!!!!!!!!!! sans vin puisqu on ne boit pas
nous sommes à 400m de l hotel et dehors il souffle un vent presque glacial nous repérons le terminal de croisiere pour demain mais ça je l avais déjà fait via le net allez vite dodo la journée s achève pour ce premier soir aux pays bas que nous retrouverons 10 J plus tard
les photos à suivre juste après
Southwest and Sturgis: hot summer 2015 English translation pending
Bonjour à tous
De retour après trois semaines, je ne ferai pas ici un carnet chronologique et classique et relatant au jour le jour notre voyage car d'autres l'ont fait ici et très bien. Je préfère donner des impressions et des remarques un peu en vrac au fil des souvenirs qui reviennent par vagues. C'était en effet mon douzième séjour aux Etats Unis et j'ai trouvé pas mal de changements depuis mon dernier trip là-bas en 2011. Peut être un peu de lassitude, de la fatigue (j'ai quatre ans de plus 😉) ou bien est ce effectivement vrai que le pays a évolué, et pas toujours dans le bon sens, en adéquation avec notre monde connecté ? Un mélange de tout cela... mais encore évidemment des moments de magie et de plaisir et des photos par centaines car ce magnifique coin de notre planète reste spectaculaire et uniquement scenic sous tous les angles. A bientôt,
Take care
Chris
Missionnaires: quel impact selon vous? English translation pending
Bonjour,
suite à quelques voyages, quelques rencontres surprenantes dans des coins dit reculés et des lectures d'articles et de bouquins, je me pose bien des questions sur les missionnaires.
Ces hommes et ces femmes parcourent la terre avec comme seul élément dans leur sac à dos, la Bible ou certainement le Coran, (pour ma part, je n'en pas rencontré) et autres livres religieux. Ceux-là, ces itinérants ont tendance à me faire "rire", j'avoue...en même temps, cela m'intrigue d'avoir un tel but dans son voyage. Amener à des inconnus sa vérité et tenter de faire accepter celle-ci plutôt que d'en découvrir d'autres.
Ou bien, plus encore, ils se posent, famille réunie, avec l'accord d'un chef auprès d'une minorité, d'une ethnie ou autre appelation d'autochtones. Et là, il s'agit d'un travail en profondeur, en ce sens que le blanc fait un travail d'acceptation pour tenter de devenir lui-même, de part son attitude, un exemple auprès de minorités de culture ancestrale...jusqu'à ce qu'ils se penchent sur le fameux livre.
Evangéliser, christianniser...ça me gène...en même temps, on va me dire, c'est pour revaloriser la place de la femme, leur donner des notions d'hygiène etc...
Oui, une femme des Témoins de Géovah avait tout laché en France avec son mec pour d'après ces dires, "alphabétiser" les plus démunis dans un village de la brousse béninoise via...leur "livre". Je n'avais pas assez de temps pour rester avec eux voir comment cela se passait, et me faire un avis sur des réalités plus concrêtes que ces dires. D'un côté, il y avait quelque chose de reconnaissant, d'un autre il y a le profit de la vulnérabilité etc...il y a ce côté intérressé. Comme un appat.
Une famille entière a quitté sa grande ville californienne et tout le confort qui va avec, ainsi que la situation, pour attérir avec les 2 jeunes enfants dans un village Samburu au Kenya. Les photos dévoilent leur chemise plus que blanche à col rond, la raie sur le côté. Eux ont bien du mal à imposé leur livre, du coup, ils veulent l'adapter, faire des cours sous l'accacia par exemple pour plus d'impact. Et la fille de 13 ans qui signe de son "le message de Dieu ne m'a jamais dit d'être missionnaire" puisqu'elle a du mal ici, et subit le choix de ses parents.
Une autre famille s'installant chez les Fayou oblige les enfants à s'habiller et se laver pour aller dans l'école créé par la mère, et donnée en indonésien (alors que linguistes, les missionnaires avaient appris parfaitement leur langue, habitant depuis 10 ans à leurs côtés). Là, évidemment, leur présence a permis de préserver leur communauté, dans le sens où se faisant la guerre continuellement par rapport à la terre, aux femmes ou au cochon, les fayou vivaient dans la terreur et souvent peu de temps.
Au Soudan, ce sont les missionnaires qui tentent de convaincre le gournement de Bush de mettre des moyens ...
Il y a un sentiment colonisateur dans leurs missions que je garde dans la tête, un pas de plus vers la mondialisation...
Bon, je vais m'arrêter là, mais je voulais savoir quel est votre sentiment sur ce sujet, s'il vous interresse ou interpelle. Si vous aviez rencontré des missionnaires, et quels ont été vos sentiments sur leur impact, leur place etc.
Merci.
(je précise que je suis agnostique)
suite à quelques voyages, quelques rencontres surprenantes dans des coins dit reculés et des lectures d'articles et de bouquins, je me pose bien des questions sur les missionnaires.
Ces hommes et ces femmes parcourent la terre avec comme seul élément dans leur sac à dos, la Bible ou certainement le Coran, (pour ma part, je n'en pas rencontré) et autres livres religieux. Ceux-là, ces itinérants ont tendance à me faire "rire", j'avoue...en même temps, cela m'intrigue d'avoir un tel but dans son voyage. Amener à des inconnus sa vérité et tenter de faire accepter celle-ci plutôt que d'en découvrir d'autres.
Ou bien, plus encore, ils se posent, famille réunie, avec l'accord d'un chef auprès d'une minorité, d'une ethnie ou autre appelation d'autochtones. Et là, il s'agit d'un travail en profondeur, en ce sens que le blanc fait un travail d'acceptation pour tenter de devenir lui-même, de part son attitude, un exemple auprès de minorités de culture ancestrale...jusqu'à ce qu'ils se penchent sur le fameux livre.
Evangéliser, christianniser...ça me gène...en même temps, on va me dire, c'est pour revaloriser la place de la femme, leur donner des notions d'hygiène etc...
Oui, une femme des Témoins de Géovah avait tout laché en France avec son mec pour d'après ces dires, "alphabétiser" les plus démunis dans un village de la brousse béninoise via...leur "livre". Je n'avais pas assez de temps pour rester avec eux voir comment cela se passait, et me faire un avis sur des réalités plus concrêtes que ces dires. D'un côté, il y avait quelque chose de reconnaissant, d'un autre il y a le profit de la vulnérabilité etc...il y a ce côté intérressé. Comme un appat.
Une famille entière a quitté sa grande ville californienne et tout le confort qui va avec, ainsi que la situation, pour attérir avec les 2 jeunes enfants dans un village Samburu au Kenya. Les photos dévoilent leur chemise plus que blanche à col rond, la raie sur le côté. Eux ont bien du mal à imposé leur livre, du coup, ils veulent l'adapter, faire des cours sous l'accacia par exemple pour plus d'impact. Et la fille de 13 ans qui signe de son "le message de Dieu ne m'a jamais dit d'être missionnaire" puisqu'elle a du mal ici, et subit le choix de ses parents.
Une autre famille s'installant chez les Fayou oblige les enfants à s'habiller et se laver pour aller dans l'école créé par la mère, et donnée en indonésien (alors que linguistes, les missionnaires avaient appris parfaitement leur langue, habitant depuis 10 ans à leurs côtés). Là, évidemment, leur présence a permis de préserver leur communauté, dans le sens où se faisant la guerre continuellement par rapport à la terre, aux femmes ou au cochon, les fayou vivaient dans la terreur et souvent peu de temps.
Au Soudan, ce sont les missionnaires qui tentent de convaincre le gournement de Bush de mettre des moyens ...
Il y a un sentiment colonisateur dans leurs missions que je garde dans la tête, un pas de plus vers la mondialisation...
Bon, je vais m'arrêter là, mais je voulais savoir quel est votre sentiment sur ce sujet, s'il vous interresse ou interpelle. Si vous aviez rencontré des missionnaires, et quels ont été vos sentiments sur leur impact, leur place etc.
Merci.
(je précise que je suis agnostique)
A Bold Combo: Southern Peru, Bolivia, and Northern Chile
Hello everyone,
For our latest 3-week family trip (yes, the kids are growing up, and two of them are about to enter the working world), we’re heading to South America! For our first time on this continent, I had planned a classic 3-week loop in Peru.
But since we won’t be returning to this part of the world anytime soon, I thought: why not follow in the footsteps of Franck, aka Bibouns51, who, in 18 days, didn’t just stick to Peru but also added two of the planet’s most stunning landscapes to his itinerary... the Salar de Uyuni in Bolivia and its neighbor, the fabulous Atacama Desert in northern Chile !!
So, I set about the tricky task of limiting the regions we’d visit in Peru to those we considered must-sees, to avoid rushing too much. The visit schedules were optimized, including several comfortable overnight buses that have the huge advantage of letting us hop between regions.
So, we’re off on a somewhat adventurous trip with three domestic flights (two on the first day and one on the last), two overnight buses for quick hops, several car rentals, the services of a few drivers to make the trip more comfortable, and even a tour operator for crossing the Salar...
Our main concern is altitude sickness, and we’re bringing Diamox, aspirin, etc., just in case.
Our second worry before departure was not even getting off the ground... Yes, for once, we’re leaving from France—Marseille, to be exact. The week before our departure, with the surprise air traffic controllers’ strike, I remembered why we usually prefer to leave from abroad, like Turin or Barcelona... In the end, it wasn’t the air traffic controllers who made us nervous but the early July wildfires that paralyzed the airport a few days before our departure. Fortunately, the fires were quickly brought under control, and on the big day, everything was smooth sailing!
Detailed itinerary (which changed on Day 1 due to departure hiccups): Day 0: Flight Marseille - Madrid - Lima PERU Theoretical and abandoned Day 1: Flight Lima - Cuzco and visit Cuzco (Puka Pukara, Tambomachay, Cristo Blanco Observatory, Sacsayhuaman sunset) - Night in Cuzco Day 2: Taxi -> Chinchero - Moray - Maras Salt Mines - Ollantaytambo - Train to Aguas Calientes Day 3: Machu Picchu - Return train to Ollantaytambo Day 4: 2-day taxi -> Pisac - Tipon - Andahuaylillas - Huaro - Night in San Pedro Day 5: Palcoyo - Checacupe - Vinicunca - Return and night in Cuzco Day 6: Day in Cuzco (catch-up on Sacsayhuaman, San Blas district, Temple of the Sun) - Overnight bus to Arequipa Day 7: Rental car -> On the road to Colca Canyon, night in Cabanaconde Day 8: Descent to the bottom of Colca Canyon, night at Oasis Sangalle Day 9: Ascent from the canyon - Maca - Chivay - Return and night in Arequipa Day 10: Visit Arequipa (Santa Catalina Convent, La Recoleta Church and Monastery, La Compañía Church, Cathedral) - Overnight bus to Puno Day 11: Lake Titicaca - Night in Puno BOLIVIA Day 12: Shared taxi -> Road to La Paz, visit downtown La Paz - Night 1 in La Paz Day 13: Moon Valley and Las Animas Valley - Night 2 in La Paz Day 14: Day in La Paz - Night 3 in La Paz Day 15: Flight to Uyuni - Day 1 of Salar de Uyuni tour - Night at the edge of the Salar Day 16: Crossing the Lipez region and lagoons - Night near Laguna Colorada Day 17: Sol de Mañana CHILE Day 17 cont.: Pre-booked transfer to SPDA - 4x4 rental - Pukara de Quitor - Stargazing tour - Night 1 in SPDA Day 18: Death Valley and Moon Valley - Night 2 in SPDA Day 19: Miscanti and Miniques Lagoons, Salar de Aguas Calientes and its Piedra Roja, Tebenquiche Lagoon and Quebrada del Diablo - Night 3 in SPDA Day 20: Rainbow Valley and swim in the Puritama River - Night 4 in SPDA Day 21: Tebenquiche Lagoon - Bus to Calama - Flight to Santiago Day 22: Return Santiago - Madrid - Marseille
Day 0 - 11/07: Destination Lima
Our first flight from Marseille went smoothly to our Iberia layover in Madrid.
In Madrid, just after getting off the plane around 8 PM, and as we were walking through the terminal, we got a rude awakening!!
We saw the word "Cancelled" next to our flight number on the display boards. Thinking it must be a glitch, we checked another screen, but the system was stubborn, and the same dreaded word appeared !
So, we headed to the Iberia counter, where an agent confirmed that our Friday evening flight was canceled and rescheduled for the next morning. The reason? A breakdown and no replacement plane, even though we were in Madrid, Iberia’s home base!
To make matters worse, I remembered our super-tight schedule, planned to the minute, with no buffer day in Lima. Since I’m a bit phobic of megacities and hadn’t found anything appealing in the Peruvian capital in our guidebooks, we’d planned to leave Lima as soon as possible for Cusco, the heart of the Sacred Valley, to spend our first day there.
Bad idea, because we already knew the 4-hour buffer wouldn’t be enough, and we’d miss the domestic flight, which was, of course, non-refundable and non-changeable. So, we had to call LATAM from Madrid to find another flight for Saturday evening and negotiate a rate to recover some of our initial outlay.
After an hour on the phone with customer service, several endless holds, and three failed attempts to dictate our credit card number over the phone to a Spaniard speaking English with a thick accent, we finally managed to confirm the transaction, securing our new flight tickets for a moderate extra cost of just 150 € total.
At first, we were pretty bummed about losing a day and incurring extra fees to reschedule the domestic flight, but then, when we learned from an Iberia customer service rep that we’d receive the max compensation of 600 € per traveler, we even ended up grinning... because 3000 € in refunds for only losing the first day in Cusco? We’d sign up for that 10 times over!!
Iberia then took care of us, putting us up in a hotel where we had dinner before a short 5-hour night and an early morning departure. I took the opportunity to improvise a quick day of sightseeing in Lima, focusing on the Barranco and Miraflores districts.
For our latest 3-week family trip (yes, the kids are growing up, and two of them are about to enter the working world), we’re heading to South America! For our first time on this continent, I had planned a classic 3-week loop in Peru.
But since we won’t be returning to this part of the world anytime soon, I thought: why not follow in the footsteps of Franck, aka Bibouns51, who, in 18 days, didn’t just stick to Peru but also added two of the planet’s most stunning landscapes to his itinerary... the Salar de Uyuni in Bolivia and its neighbor, the fabulous Atacama Desert in northern Chile !!
So, I set about the tricky task of limiting the regions we’d visit in Peru to those we considered must-sees, to avoid rushing too much. The visit schedules were optimized, including several comfortable overnight buses that have the huge advantage of letting us hop between regions.
So, we’re off on a somewhat adventurous trip with three domestic flights (two on the first day and one on the last), two overnight buses for quick hops, several car rentals, the services of a few drivers to make the trip more comfortable, and even a tour operator for crossing the Salar...
Our main concern is altitude sickness, and we’re bringing Diamox, aspirin, etc., just in case.
Our second worry before departure was not even getting off the ground... Yes, for once, we’re leaving from France—Marseille, to be exact. The week before our departure, with the surprise air traffic controllers’ strike, I remembered why we usually prefer to leave from abroad, like Turin or Barcelona... In the end, it wasn’t the air traffic controllers who made us nervous but the early July wildfires that paralyzed the airport a few days before our departure. Fortunately, the fires were quickly brought under control, and on the big day, everything was smooth sailing!
Detailed itinerary (which changed on Day 1 due to departure hiccups): Day 0: Flight Marseille - Madrid - Lima PERU Theoretical and abandoned Day 1: Flight Lima - Cuzco and visit Cuzco (Puka Pukara, Tambomachay, Cristo Blanco Observatory, Sacsayhuaman sunset) - Night in Cuzco Day 2: Taxi -> Chinchero - Moray - Maras Salt Mines - Ollantaytambo - Train to Aguas Calientes Day 3: Machu Picchu - Return train to Ollantaytambo Day 4: 2-day taxi -> Pisac - Tipon - Andahuaylillas - Huaro - Night in San Pedro Day 5: Palcoyo - Checacupe - Vinicunca - Return and night in Cuzco Day 6: Day in Cuzco (catch-up on Sacsayhuaman, San Blas district, Temple of the Sun) - Overnight bus to Arequipa Day 7: Rental car -> On the road to Colca Canyon, night in Cabanaconde Day 8: Descent to the bottom of Colca Canyon, night at Oasis Sangalle Day 9: Ascent from the canyon - Maca - Chivay - Return and night in Arequipa Day 10: Visit Arequipa (Santa Catalina Convent, La Recoleta Church and Monastery, La Compañía Church, Cathedral) - Overnight bus to Puno Day 11: Lake Titicaca - Night in Puno BOLIVIA Day 12: Shared taxi -> Road to La Paz, visit downtown La Paz - Night 1 in La Paz Day 13: Moon Valley and Las Animas Valley - Night 2 in La Paz Day 14: Day in La Paz - Night 3 in La Paz Day 15: Flight to Uyuni - Day 1 of Salar de Uyuni tour - Night at the edge of the Salar Day 16: Crossing the Lipez region and lagoons - Night near Laguna Colorada Day 17: Sol de Mañana CHILE Day 17 cont.: Pre-booked transfer to SPDA - 4x4 rental - Pukara de Quitor - Stargazing tour - Night 1 in SPDA Day 18: Death Valley and Moon Valley - Night 2 in SPDA Day 19: Miscanti and Miniques Lagoons, Salar de Aguas Calientes and its Piedra Roja, Tebenquiche Lagoon and Quebrada del Diablo - Night 3 in SPDA Day 20: Rainbow Valley and swim in the Puritama River - Night 4 in SPDA Day 21: Tebenquiche Lagoon - Bus to Calama - Flight to Santiago Day 22: Return Santiago - Madrid - Marseille
Day 0 - 11/07: Destination Lima
Our first flight from Marseille went smoothly to our Iberia layover in Madrid.
In Madrid, just after getting off the plane around 8 PM, and as we were walking through the terminal, we got a rude awakening!!
We saw the word "Cancelled" next to our flight number on the display boards. Thinking it must be a glitch, we checked another screen, but the system was stubborn, and the same dreaded word appeared !
So, we headed to the Iberia counter, where an agent confirmed that our Friday evening flight was canceled and rescheduled for the next morning. The reason? A breakdown and no replacement plane, even though we were in Madrid, Iberia’s home base!
To make matters worse, I remembered our super-tight schedule, planned to the minute, with no buffer day in Lima. Since I’m a bit phobic of megacities and hadn’t found anything appealing in the Peruvian capital in our guidebooks, we’d planned to leave Lima as soon as possible for Cusco, the heart of the Sacred Valley, to spend our first day there.
Bad idea, because we already knew the 4-hour buffer wouldn’t be enough, and we’d miss the domestic flight, which was, of course, non-refundable and non-changeable. So, we had to call LATAM from Madrid to find another flight for Saturday evening and negotiate a rate to recover some of our initial outlay.
After an hour on the phone with customer service, several endless holds, and three failed attempts to dictate our credit card number over the phone to a Spaniard speaking English with a thick accent, we finally managed to confirm the transaction, securing our new flight tickets for a moderate extra cost of just 150 € total.
At first, we were pretty bummed about losing a day and incurring extra fees to reschedule the domestic flight, but then, when we learned from an Iberia customer service rep that we’d receive the max compensation of 600 € per traveler, we even ended up grinning... because 3000 € in refunds for only losing the first day in Cusco? We’d sign up for that 10 times over!!
Iberia then took care of us, putting us up in a hotel where we had dinner before a short 5-hour night and an early morning departure. I took the opportunity to improvise a quick day of sightseeing in Lima, focusing on the Barranco and Miraflores districts.
"Take me east": Écrire un livre English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai toujours eu le rêve d'écrire un livre... sur n'importe quoi. Mais écrire un livre est une tache difficile, beaucoup de questions de posent, sur la légitimité, l'intérêt, le quand, la foi en la motivation pour mener à bien le projet, la peur du ridicule, de l'over-dramatisation, quelle langue, quel style, quel genre et arrivé à la moitié de mes interrogations, il me devient évident que je ne peux pas écrire ça tout seul.
Pourquoi? Parce que je ne suis pas un auteur averti. Je n'ai pas de formation littéraire, du moins pas plus que la moyenne. Je ne suis pas non plus un grand lecteur; en matière de récit de voyages, j'ai du lire un peu de David-Néel et c'est tout. Grand tort m'en fait, je préfère écrire que lire.
J'ai donc pris la décision, si je veux avoir une change de mener le projet à l'aboutissement, il me faut écrire ça en public. J'ai besoin d'un public pour déceler les maladresses si faciles à voir d'un point de vue extérieur mais imperceptibles de l'intérieur parce que l'on est bien plus critique envers les autres qu'envers soi-même. Et j'ai besoin d'un public aussi pour les encouragements qui me permettraient d'avancer. Et j'ai besoin d'un public pour toute les autres questions du premier paragraphe.
J'aimerais donc des pensées sur tout ce que j'écris dans ce post-même, avant même que je pose la 1ère ligne.
Déjà, pourquoi écrit-on un livre? J'ai d'abord pensé que pour partager quelque chose d'exceptionnel. Certains auteurs ont effectué des voyages toujours plus poussés et c'est le fait d’être le premier à être allé quelque part où à effectuer une action dangereuse qui légitimise la l'oeuvre. Désormais, je pense que le livre sur le voyage n'a pas tant de comptes à rendre que l'on pourrait penser: par exemple, il serait tout à fait honorable d'écrire un voyage vers chez ma grand-mère, à condition qu'il m'apporte suffisamment pour que je sois inspiré à écrire. Mon avis c'est que les meilleurs livres n'ont pas été écrits sur les meilleurs voyages (et qu'est ce que ça pourrait bien vouloir dire?) mais plutôt sur les meilleurs vécus, c'est à dire la richesse interne que ces voyages ont engendrés, la signature émotionnelle que l'on en a récolté canalisable en la volonté d'écrire. Dans mon cas, c'est l'optique que je vais essayer d'adopter. Je n'ai pas la prétention de placer mon voyage plus haut que d'autres qui n'ont pas écrit des livres ni plus bas que ceux d'auteurs à succès. J'ai envie de l'écrire parce qu'écrire est quelque chose que j'aime bien faire et j'ai envie de le publier parce que partager est quelque chose que j'aime aussi faire.
La thématique du livre que j'aimerais écrire est un voyage que j'ai effectué entre la République Tchèque et l'ile de Sakhaline en Russie, illustré par cette carte:
Le voyage a duré 1 an en observant les règles suivantes:Un transport coute aussi peu qu'une suite de pas: pas d'argentUn logement est aussi cher qu'une nuit sous les étoiles: gratuitLimite budgétaire de 2 euros/jour maximum (à dépenser de préférence pour la nourriture)Ne jamais solliciter l'hospitalité mais attendre qu'elle se présenteCe code sert à valoriser la dépendance à la coïncidence au lieu de la dépendance à l'organisation. J'ai posté certaines photos du voyage dans ce billet sur ce forum, si vous voulez voir la couleur: http://voyageforum.com/discussion/ma-traversee-eurasie-par-autres-ne-vont-pas-en-auto-bateau-avion-stop-d6776856/
A ce stade, j'aimerais déjà savoir:Est ce que ça vous intéresse?Quelles thématiques seraient intéressantes à développer? A savoir un tel voyage représente beaucoup de facettes. Des cultures, des religions, des personnes, des co-voyageurs, les défis physiques, les feux de l'amour, et beaucoup d'autres choses.Réalité ou basé sur la réalité?Où l'écrire? Dans les carnets de voyage (ici)? Autre part sur ce forum? Un site d'écriture? Reddit? Français ou Anglais?Je ne commence pas à partir de rien. J'ai tenu un blog au cours de mon voyage, un blog, qui, transposé en traitement de texte contient dans les 500 pages... Il y a beaucoup d'informations et c'est un blog, pas un livre. Mais ce sera ma base pour le livre. J'ai aussi des photos et vidéos sur lesquelles me baser ainsi que l'itinéraire détaillé (j'avais une balise GPS qui enregistrait mes positions).
Je sais que beaucoup de mes questions pourraient être répondues par "écoutes ton cœur, seul toi peut prendre la décision." A quoi je réponds: "je compte bien prendre la décision mais j'aime quand même les conseils."
Enfin, pour mon prochain post ici si je ne me décourage pas du projet, sera le plan du livre ou du moins un plan partiel.
Merci d'avoir lu jusque là si vous avez lu jusque là et j'attends vos réactions.
J'ai toujours eu le rêve d'écrire un livre... sur n'importe quoi. Mais écrire un livre est une tache difficile, beaucoup de questions de posent, sur la légitimité, l'intérêt, le quand, la foi en la motivation pour mener à bien le projet, la peur du ridicule, de l'over-dramatisation, quelle langue, quel style, quel genre et arrivé à la moitié de mes interrogations, il me devient évident que je ne peux pas écrire ça tout seul.
Pourquoi? Parce que je ne suis pas un auteur averti. Je n'ai pas de formation littéraire, du moins pas plus que la moyenne. Je ne suis pas non plus un grand lecteur; en matière de récit de voyages, j'ai du lire un peu de David-Néel et c'est tout. Grand tort m'en fait, je préfère écrire que lire.
J'ai donc pris la décision, si je veux avoir une change de mener le projet à l'aboutissement, il me faut écrire ça en public. J'ai besoin d'un public pour déceler les maladresses si faciles à voir d'un point de vue extérieur mais imperceptibles de l'intérieur parce que l'on est bien plus critique envers les autres qu'envers soi-même. Et j'ai besoin d'un public aussi pour les encouragements qui me permettraient d'avancer. Et j'ai besoin d'un public pour toute les autres questions du premier paragraphe.
J'aimerais donc des pensées sur tout ce que j'écris dans ce post-même, avant même que je pose la 1ère ligne.
Déjà, pourquoi écrit-on un livre? J'ai d'abord pensé que pour partager quelque chose d'exceptionnel. Certains auteurs ont effectué des voyages toujours plus poussés et c'est le fait d’être le premier à être allé quelque part où à effectuer une action dangereuse qui légitimise la l'oeuvre. Désormais, je pense que le livre sur le voyage n'a pas tant de comptes à rendre que l'on pourrait penser: par exemple, il serait tout à fait honorable d'écrire un voyage vers chez ma grand-mère, à condition qu'il m'apporte suffisamment pour que je sois inspiré à écrire. Mon avis c'est que les meilleurs livres n'ont pas été écrits sur les meilleurs voyages (et qu'est ce que ça pourrait bien vouloir dire?) mais plutôt sur les meilleurs vécus, c'est à dire la richesse interne que ces voyages ont engendrés, la signature émotionnelle que l'on en a récolté canalisable en la volonté d'écrire. Dans mon cas, c'est l'optique que je vais essayer d'adopter. Je n'ai pas la prétention de placer mon voyage plus haut que d'autres qui n'ont pas écrit des livres ni plus bas que ceux d'auteurs à succès. J'ai envie de l'écrire parce qu'écrire est quelque chose que j'aime bien faire et j'ai envie de le publier parce que partager est quelque chose que j'aime aussi faire.
La thématique du livre que j'aimerais écrire est un voyage que j'ai effectué entre la République Tchèque et l'ile de Sakhaline en Russie, illustré par cette carte:

Le voyage a duré 1 an en observant les règles suivantes:Un transport coute aussi peu qu'une suite de pas: pas d'argentUn logement est aussi cher qu'une nuit sous les étoiles: gratuitLimite budgétaire de 2 euros/jour maximum (à dépenser de préférence pour la nourriture)Ne jamais solliciter l'hospitalité mais attendre qu'elle se présenteCe code sert à valoriser la dépendance à la coïncidence au lieu de la dépendance à l'organisation. J'ai posté certaines photos du voyage dans ce billet sur ce forum, si vous voulez voir la couleur: http://voyageforum.com/discussion/ma-traversee-eurasie-par-autres-ne-vont-pas-en-auto-bateau-avion-stop-d6776856/
A ce stade, j'aimerais déjà savoir:Est ce que ça vous intéresse?Quelles thématiques seraient intéressantes à développer? A savoir un tel voyage représente beaucoup de facettes. Des cultures, des religions, des personnes, des co-voyageurs, les défis physiques, les feux de l'amour, et beaucoup d'autres choses.Réalité ou basé sur la réalité?Où l'écrire? Dans les carnets de voyage (ici)? Autre part sur ce forum? Un site d'écriture? Reddit? Français ou Anglais?Je ne commence pas à partir de rien. J'ai tenu un blog au cours de mon voyage, un blog, qui, transposé en traitement de texte contient dans les 500 pages... Il y a beaucoup d'informations et c'est un blog, pas un livre. Mais ce sera ma base pour le livre. J'ai aussi des photos et vidéos sur lesquelles me baser ainsi que l'itinéraire détaillé (j'avais une balise GPS qui enregistrait mes positions).
Je sais que beaucoup de mes questions pourraient être répondues par "écoutes ton cœur, seul toi peut prendre la décision." A quoi je réponds: "je compte bien prendre la décision mais j'aime quand même les conseils."
Enfin, pour mon prochain post ici si je ne me décourage pas du projet, sera le plan du livre ou du moins un plan partiel.
Merci d'avoir lu jusque là si vous avez lu jusque là et j'attends vos réactions.
Insécurité actuelle à Madagascar? English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un peut-il me donner son avis sur le climat
d'insécurité qui semble régner à Mada en ce moment ?
Majunga reste t elle une ville "sans pb" pour les vazahas ?
Merci à tous