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Masoala: contribution au voyage (Madagascar) English translation pending
by Filanzana · 2013-02-05 · 25 replies
Contribution à la connaissance de Masoala (baie d’Antongil)

Je lis ici les là des questions puis des réponses sur lesquelles j’ai parfois envie d’intervenir mais je me méfie des posts qui dégénèrent... Cette région mérite mieux que toutes les querelles.

Voici donc un résumé pour aborder la région si vous avez envie de la découvrir : Pour commencer et rassurer (s’il le faut) je dis que j’y habite, au village de Cap Masoala. Y venir et en repartir ? Trois villes constituent l’accès de cette zone : Antalaha au nord, Maroantsetra au sud-ouest et Mananara au sud. C’est une zone très «enclavée» et vraiment isolée, d’où son originalité et son caractère... Antalaha : La route «goudronnée» y vient du nord (Sambava) reliée par piste à la côte ouest (Ambanja -Nosy Be - Diego) : c’est «pas de tout repos» pour la partie piste. Pour la partie goudron, il faut 1 h00 entre Sambava et Antalaha. Solution «avion» : 3 vols par semaine (lundi-mardi-jeudi) entre Tana et soit Sambava, soit Antalaha (mais c’est du pareil au même) + 1 vol par semaine (jeudi) entre Diego et Sambava (très intéressant pour voyager !). Par la mer : Bateau brousse (!) car il n’y a pas de bateau «voyageur» au sens où on l’entend en Europe : c’est possible depuis Toamasina-Mananara mais ... aléatoire question sécurité et chaque année on compte 1, 2 et plus de naufrages avec beaucoup de morts (requins). Pedibus : oui, depuis Maroantsetra mais ce sera développé plus loin dans la partie trek (car il faut déjà «être sur zone»). Un peu de patience. Maroantsetra : La «route nationale 5» qui n’a de route que le nom, est une piste parmi les plus improbables de Madagascar. Le nombre de bacs (souvent en panne) et de ponts (défoncés, voire plus) en font un parcours de 4x4 des plus spectaculaires. Mais c’est un voyage «haut en émotions» et en «découvertes» pour les paysages et l’ambiance «côte-est» que l’on y vit comme nulle part. Pour faire court, elle commence au bac de Ste Marie, à «Soanirana-Ivongo») pour se terminer à Maroantsetra. Des taxi-brousse (pick-up bachés genre Hilux) la pratiquent en 3 jours (+1 pour rejoindre Toamasina sur le goudron maintenant fatigué). Solution «avion» : 4 vols par semaine (lundi-mardi-jeudi-samedi) entre Tana et Maroantsetra. Vous noterez que (lundi-mardi-jeudi) c’est «commun» avec la desserte de soit Sambava, soit Antalaha : cela permet d’organiser des options intéressantes ? Pour le vol du samedi : Il est aussi très intéressant car bien que ne desservant pas Sambava ou Antalaha ce jour là, il fait une escale à Toamasina à l’aller comme au retour (Tana-Toamasina-Maroantsetra à l’aller et Maroantsetra-Toamasina-Tana au retour) ... ce qui permet de composer un programme différent. Par la mer : Bateau «Mélissa» qui assure la liaison le samedi (quand tout va bien) entre Toamasina-Soanirana-Ivongo-Mananara-Maroantsetra / Le dimanche il repart dans l’autre sens Maroantsetra-Mananara-Soanirana-Ivongo-Toamasina. Cette solution est «jolie sur le papier», mais il ne s’agit que d’une coque «plate» et non d’un bateau prévu pour la mer. Je m’attends donc à un naufrage un jour ou l’autre. Par période de beau temps et de mer calme cela peut se faire, mais pas autrement. Mananara : mêmes indications «route et bateau» que Maroantsetra, mais plus d’avion (j’ai volé sur le dernier avec une équipe de télé de «Thalassa», et je m’en souviens encore, sur Antonov suspendu pour défaut d’assurance et pilote ukrainien non validé) Météo et période «favorable» ? Le sujet est amusant. Plus qu’ailleurs il faut dire qu’il y a deux saisons : la saison des pluies et la saison où il pleut. Après cette blague ... il faut rappeler «quand même» que Maroantsetra partage avec Andapa (pas loin) le «record de pluie» de Mada (entre 8 et 9 m/an quand en Fr on a 1,25 m au plus fort) ... C’est pour cela que la forêt de Masoala «là où la forêt tombe dans la mer» est si belle ... C’est pour cela que la forêt de Masoala est la dernière et seule grande forêt tropicale humide qui reste sur la grande île devenue rouge et plus verte. En fait, plutôt que de penser à la pluie (qui vient toute l’année comme une bénédiction et hélas moins souvent), les voyageurs en pensant «météo» devraient se préoccuper de l’état de la mer qui permet d’effectuer certaines liaisons nécessaires et de leur sécurité. C’est la mer qui compte, pas les gouttes de pluie (très jolies sur les feuilles). Je tente néanmoins un tableau climatique subjectif et très personnel (mais j’y habite quand même, donc je constate et j’observe) : - 15 janvier à 15 avril : période cyclonique avec 1 à 5 cyclones prévus ...C’est la région d’impact «majeur» pour Madagascar. Les dégâts du cyclone «Gafilo» ne sont pas encore réparés. Mais à cette période et «hors alerte cyclone», il fait beau et très chaud ... très très chaud ! La mer est belle (sauf alerte). C’est la période où tous les tour-opérators arrêtent leurs programmation (par peur des cyclones ... et parce-qu’il faut bien prendre des congés aussi). Mais la région est très belle pourvu que l’on ne dépende pas d’un planning et que l’on accepte les évènements climatiques ... Les voyageurs «qui ont le temps» adoreront cette période où il n’y a personne ! Attention : les «rares» hôtels (pour touristes) sont fermés (Tous ceux de Tampolo). - 15 avril à 15 juin: période «intersaison» que l’on appelle automne en Europe et qui n’existe pas sous cette latitude. J’y ai vécu des semaines de pluie «ininterrompue» et des semaines «radieuse» comme en septembre-octobre en Europe. Attention : il pleut ! Et quand il pleut, c’est fort ! Du coup, on peut se retrouver à marcher dans la boue «fotaka» en malagasy pendant plusieurs jours ... voire plus «si affinités». Pour les étoiles «Kintana en malagasy», c’est la période la plus favorable pour la croix du sud ! 15 juin à 15 sept : période de «hiver austral» : ben, il fait 25 °c (quand même supportable ?) mais la nuit, j’apprécie la couette ... et surtout, il y a une humidité à 80-90 % qui, même avec la température, fait un «petit froid humide» en plongeant sous les draps. J’y ai vécu des semaines de pluie «ininterrompue» et des semaines «radieuse» comme en été en Europe dans les alpes du nord (j’y habite une partie de l’année pour le ski bien sur). La mer est à cette époque «incertaine» avec des creux de 4m très inconfortables et la navigation est alors dangereuse, impossible. On peut décaler un départ bateau de 1, 2, 3 jours et il faut l’accepter, sinon ne pas venir. Pour moi qui habite les Alpes du nord et pratique l’alpinisme, c’est la même chose que ma prévision de course dérangée en juillet par une neige «imprévue» et du «mauvais temps installé» : rien de plus, sauf la distance et la gestion d’un planning de voyage. MAIS : C’est la période des baleines qui viennent se reproduire dans la baie d’Antongil (réserve de plancton alimentée par les cours d’eau douce des montagnes environnantes, dans une baie profonde de 60 m, longue de 100 km et large de 40 km) - plus encore que près de l’île Ste Marie (qui plus près des routes et plus facile d’accès, plus organisée sur le tourisme et sur le marketing a su imposer son image de «lieu unique» alors que c’est inexact). Les baleines sont là chaque jour de cette période de l’année, on les approche en kayak (pour ma part) et en bateau (à distance respectable et dans l’axe qui convient). Les baleines à Masoala sont un évènement en soi, malgré la pluie, la houle, le vent et les creux de mer qui peuvent en éloigner certains. 15 sept à 15 oct : période «intersaison» que l’on appelle printemps en Europe et qui n’existe pas sous cette latitude. J’y ai vécu des jours de pluie (rares) et du beau temps (presque toujours). La mer est calme (en général) et l’on marche plutôt «à sec». Les baleines sont parties ... Pour les étoiles «Kintana en malagasy», c’est la période la plus favorable pour le scorpion ! 15 oct à 15 janv : période d’été austral : Beau et chaud ! Mer calme et températures parfois extrêmes ... Les orages sont aussi là pour rafraichir tout le monde, comme des orages d’été. Le ciel est zébré d’éclairs et les circonvolutions des alto-cumulus sont superbes à peindre en aquarelle. C’est une période que j’adore. La navigation y est plus «sécurit» sauf à un avis de tempête qui peut survenir ... (le dérèglement clim en route» se sent très bien sur place). Merci de me faire un "retour" de vos avis pour savoir si je continue ou bien ...
Circuit autotour en quinze jours dans l'Ouest américain - Los Angeles - Las Vegas - San Francisco English translation pending
by Jimminho · 2013-01-23 · 35 replies
Bonsoir a tous,

Je suis nouveau sur ce forum. J'ai lu plusieurs carnets de voyage sur VF, je m'en suis inspiré et je vais donc vous exposer le projet de mon autotour alors soyez indulgents 😛 Nous serions 2, ma soeur (25ans) et moi (22ans), c'est notre premier voyage aux Etats-Unis. Nous avons prévus de louer une Ford Mustang convertible😉, c'est moi qui la conduirais donc je pense avoir un supplément puisque j'ai moins de 25ans...🤪 du coup je m'y perds un peu dans les sociétés de locations entre Hertz, Alamo, Dollar... Nous partirions mi-Juin en prenant soin d'arriver à Las Vegas en semaine (pour éviter les prix exorbitants des hôtels le weekend😛)

Jour 1: Vol Paris - Los Angeles (récuperation de la voiture de location, Observatoire Griffith et nuit à LA) Jour 2: Journée à LA (Universal Studio..., nuit à LA) Jour 3: Journée à LA (Hollywood Bvd, Beverly Hills, Santa Monica Beach, croisière d'observation des baleines..., et nuit à LA) Jour 4: Départ LA - Calico - Bagdad Cafe - Kingman (nuit à Kingman) Jour 5: Kingman - Seligman (Route 66) - Grand Canyon (visite de GC et nuit à GC) Jour 6: GC - Monument Valley (Visite de MV et nuit à MV) Jour 7: MV - Bryce Canyon (visite de BC et nuit à BC) Jour 8: BC -Valley of fire - Las Vegas (nuit à LV) Jour 9: Journée à LV (visite des différents hôtels et nuit à LV) Jour 10: LV - Bakersfield (nuit à Bakersfield) Jour 11: Bakersfield - Sequoia Park (???) -Yosemite (visite de Yosemite et nuit à Yosemite) Jour 12: Yosemite - San Francisco (Lombard Street et Golden Gate Bridge en voiture, restitution de la voiture de location et nuit à SF) Jour 13: Journée à SF (Alcatraz, Golden Gate Park, Cable Car... et nuit à SF) Jour 14: Journée a SF (Visite du centre ville, Chinatown, Coit Tower ou Twin Peaks, Alamo Square...et nuit à SF) Jour 15: Vol SF - Paris

Voilà mon circuit, pensez-vous qu'il est réalisable?? Que me conseillez-vous?? Est-il rentable de prendre le pass America The Beautiful vu les parcs qu'on veut visiter??

- Nous avons un budget d'environ 2000€ par personne tout compris (Vols, hôtels, nourriture, voiture, carburant) hors extra (shopping, visite d'Alcatraz, Universal Studio...), est ce qu'il vaut mieux passer par une agence de voyage ou organiser ce circuit soi-même? Sachant que nous n'avons pas de carte GOLD mais seulement une VISA (pour la location de voiture l'agence de voyage prend tout en charge au niveau assurance sans franchise, modèle du véhicule garantie et pas "OU SIMILAIRE..." Merci pour votre aide, j'attends vos réponses avec impatience 🙂
Sud de l'Inde du Sud. Impressions et carnet pratique English translation pending
by Chouhibou · 2013-01-23 · 29 replies
L’Inde ça commence par un chien prisonnier de la circulation, coincé contre le parapet central d’une 2X2 voies. Sa première tentative de traversée est repoussée par un bus. Deuxième tentative, deuxième bus. L’animal se glisse sous le châssis, yeux terrifiés. Une roue arrière lui happe une patte, immédiatement lui broie le corps et finit par lui faire éclater la tête.

Ca ne serait probablement pas très moral de s’attarder sur ce drame animalier, car depuis ½ heure et notre sortie de l’aéroport de Chennai, c’est le drame indien (humain !) que nous touchons du doigt. La misère qui longe la route, des cubes de béton qui tiennent lieu de maison, - des taudis -, et la vie qui se déroule sur un tapis d’immondices. 3 heures de taxi (carnet pratique à suivre) nous amènent à Pondichéry où la France a laissé quelques pans de sa culture. Le quartier français est agréable à arpenter. Les rues y sont relativement propres, relativement calmes, l’architecture souvent plaisante. Le quartier musulman (pas cité par le Lonely Planet qui nous guide) est lui aussi reposant et assez charmant. Au hasard de nos flâneries, nous tombons sur un chantier de rénovation d’une belle bâtisse ancienne. Les ouvrières portent des récipients remplis de gravier sur la tête. Ce pays, possesseur de l’arme atomique, d’une flopée de satellites, de chercheurs compétents, ne sait pas offrir une brouette à ses ouvriers. La ville moderne, 100% indienne, est toute proche. Les Indiens ont probablement inventé le klaxon et ils le font savoir, tout le temps. Autour du klaxon, ils ont ingénieusement construit des bus, des voitures, des camions, des motos (rarement plus de 150CC). Bien que la ville soit modeste en taille, la densité de population, l’absence de feux tricolores ou de stop font de la rue indienne le lieu d’une sacrée pagaille, un tintamarre plutôt joyeux. Dans le genre, le carrefour de la Bahadur shastu street avec la Mahatma Gandhi road est un must, spectacle garanti, peut-être plus encore à l’heure de sortie des écoles. Plus généralement c’est ça que nous avons aimé à Pondichéry, déambuler dans les rues sans véritable but, se gaver de ce spectacle inconnu sous nos latitudes occidentales. Le capharnaüm de la circulation est une attraction à lui seul : 3, 4 et jusqu’à 5 personnes sur un scooter, 10 enfants et un chauffeur dans un rickshaw, des carrioles, des voitures parfois de luxe, des vaches et là-dedans d’intrépides piétons. Dans la rue nous avons aussi aimé nous arrêter dans les bouis-bouis, pour, comme les indiens, profiter d’un café ou d’un thé au lait pour trois fois rien, quitte à le regretter un peu plus tard, au moment de courir vers les toilettes. Malheureusement les terrasses sont rarissimes et c’est debout qu’il faut le plus souvent profiter de la pause-café. D’autres échoppes, ou parfois des carrioles, proposent pour guère plus cher des samossas, brochettes ou petits plats. A Pondi nous avons aimé ceux de la plage où la promenade est bien agréable et très fréquentée le soir venu (1 petit plat pour 30 RPS, café ou thé pour 13 RPS avec 100RPS=1.50€).

Voilà. La rue, ce côté apocalyptique, ce grouillement, c’est ce que nous avons aimé au cours de nos premières heures indiennes. Et c’est cela même –augmenté tout de même de la misère et de la crasse exhibées à leur comble- qui doucement allait nous imprégner, nous emplir jusqu’à l’écœurement.

Trichy, à 5 heures de bus au sud-ouest de Pondi, est comme le reste, chaotique. C’est ici que je suis tombé malade, à ne plus rien pouvoir avaler. C’est vraiment dommage que cette cuisine orientale rende parfois malade à devenir repoussante car elle est le plus souvent savoureuse et nous avons apprécié la plupart des restos essayés (avec ou sans l’aide du LP). En ce qui me concerne, je peux même dire que de tous les pays que j’ai visité, l’Inde est celui où je me suis le plus régalé. Cette très temporaire indigestion ne nous a pas empêchés de visiter la ville. Le Rock fort temple, au pied duquel foisonnent notamment les boutiques à textiles, s’offre après une petite grimpette. Jolie vue de la ville au sommet, certes, mais on est quand même dubitatifs quant aux termes employés par le LP - « époustouflant »-, bon…, on peut rester mesuré non ? Au cours de la montée le monde tourne parfois à l’envers, et ce sont les touristes indiens qui insistaient pour nous prendre en photo. Ça, c’était un moment vraiment sympathique. Pour ma part le temple de sri Ranganathaswamy ne m’a pas transcendé. Il faut que je me rende à l’évidence : bien que curieux en matière de religion, l’hindouisme et ses kitschissimes édifices me laissent froid. Cette appréciation est évidemment (comme l’ensemble de ce journal) toute personnelle et Coralie, qui m’accompagne, a quant à elle plutôt aimé. Un indien francophone, armé d’un gros accent difficile à décrypter, nous a initiés à Shiva, Vishnu et quantité de leurs comparses. Ça avait l’air intéressant mais, je me répète, je suis un peu hermétique. J’ai déjà un peu de mal avec notre Trinité alors pensez bien que les Dieux qui se réincarnent à l’infini, ça m’épuise. Le tour à l’église de Lourdes ne s’impose pas, mais c’est tout près de là que nous avons pris le bus de ville pour rejoindre notre hôtel. Nous avons choisi d’excursionner une journée à Tanjavore en gardant notre base de Trichy, pourtant peu reluisante. Il s’agit là aussi de découvrir un temple hindou (Brihadishwara), mais cette fois-ci le charme du lieu opère mieux. Probablement parce que les statuettes, monochromes, qui ornent les édifices sont beaucoup moins kitsch ( ?). Par contre vous pouvez vous dispenser de la visite du Palais, un peu plus loin dans la ville (ville bruyante, polluée, crade…rien de neuf). Cette visite frise le foutage de gueule.

De Trichy nous avons rejoint Maduraï le 22 décembre, lendemain du jour de la fin du monde si l’on en croit les mauvais traducteurs des tablettes mayas. Ici en Inde, c’est tous les jours l’apocalypse, à Maduraï comme ailleurs. Une petite semaine après notre arrivée, l’Inde nous semble être le pays du trop : · Trop de monde · Trop de bruit · Trop de pollution · Trop de crasse · Trop de puanteur · Trop de misère Et quand il vous semble que vous avez choisi le bon hôtel –clean, calme, personnel à l’écoute- ben non, re-mauvaise pioche, un groupe électrogène démarre tôt sous votre fenêtre, très tôt le matin, et c’est la petite goutte de « trop » pour votre coéquipière qui là, pète un plomb, se demande ce qu’elle fout là, c’est quoi ce pays de tarés, quand est-ce qu’on rentre. Ce qu’on peut faire dans ce cas-là c’est prendre sur soi, se dire que ce pays ne peut pas se résumer à ça. Alors on espère, malgré le manque de signaux rassurants, on prend effectivement sur soi, et on replonge dans la rue –crasse évidemment- qui mène au temple de Sri Meenakshi. On se déchausse, on entre par l’une des 4 portes, on parcourt différentes salles et couloirs, on croise du monde, beaucoup de monde dont pas mal en pèlerinage, mais ça ne nous bouleverse pas. Nous quittons donc Maduraï sans regret et plein d’attente de notre prochaine étape.

Au cours des 2 premières heures de notre périple vers Munnar, le paysage est identique à ce qu’il a été depuis Chennai. : plat, désespérément. Les rares reliefs aperçus jusque-là tiennent plus, comme le souligne ma belge accompagnatrice, du terril que de la véritable montagne. Mais bientôt, ouf, la route s’élève, s’élève encore, parfois vertigineusement. Le paysage prend de nouvelles couleurs, le visage de Coralie aussi, la température devient douce. Le bus se traîne à 20 km/h, si, si, sur ces pentes abruptes mais l’essentiel est ailleurs : nous changeons doucement de pays. Et c’est vrai administrativement aussi, puisqu’une barrière en bois, frontière désuète, nous indique que nous quittons le Tamil Nadu pour le Kérala. A Munnar le sort semble s’acharner, tous les hôtels que nous visitons sont complets pour plusieurs jours. Cette fois nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous-mêmes : 2 jours avant Noël, les indiens sont nombreux à prendre des vacances et eux aussi aspirent au calme qui manque tant aux villes. Nous trouvons à nous loger à 7 km de Munnar. A 4000 RPS (60 euros tout de même !!), on s’attendait à un confort en proportion. Non. Nous sommes en Inde et pour 60 euros, votre balcon surplombe un tas d’immondices odorants… Au-delà de ces déboires et malgré ce que je viens d’écrire, Munnar aura été un grand bol d’air. Enfin…toutes proportions gardées hein ! Munnar est une petite ville encombrée, sale et bruyante, mais dans une certaine mesure. Acceptable. Surtout, il y a autour de Munnar les jolies plantations de thé, des montagnes qui ont de la gueule. On ne vous conseillera jamais assez de louer un scooter et de prendre la route par vous-même (plutôt que de louer un rickshaw), puis les routes transversales. Au hasard vous tomberez sur quelques très beaux paysages, une rivière où les hommes et les femmes sont affairés à laver dans la rivière le linge des grands hôtels, une petite fête de village, une terrasse riquiqui où le thé se boit en compagnie des chèvres. Loin du tumulte, loin des touristes, nous avons vécu là nos meilleures heures indiennes, 2 jours à sillonner la région au guidon de notre engin.

Personnellement j’appréhendais beaucoup le retour dans la plaine, mais côté ouest cette fois-ci. Kochi est en effet une grosse ville. Mais, au sein de la pagaille habituelle, fort Cochin est un quartier plutôt calme. A toute médaille son revers, fort Cochin est très touristique et, par exemple, nombre des restaurants ne sont fréquentés que par les occidentaux (et les prix s’en ressentent, la cuisine aseptisée aussi). Pour autant les indiens ne sont pas absents de la ville. Ils s’agglutinent au plus près de la mer où les échoppes (en-cas, jus de fruits..) sont légion. Nous avons goûté là notre premier concert hard-rock indien, ça déménage, loin des mélodies à l’eau de rose entendues dans les bus. La mer c’est aussi l’occasion pour des flopées de parents de laisser les enfants jouer dans l’eau ou sur le sable. Cela reste intrigant tout de même, si loin de notre culture, de le faire à quelques mètres d’une eau saumâtre, puante de pollution. On peut facilement échapper au flot de touristes, par exemple en rejoignant à pieds le quartier juif. La balade n’a rien d’exceptionnel mais c’est la vie de tous les jours qui se déroule là, et si on voyage, c’est aussi pour être témoin de ça. Le quartier juif en lui-même est à nouveau très touristique, et c’est l’endroit qu’il vous faut si vous souhaitez ramener quelques antiquités en France (toujours très pratique en sac à dos). Notez que le palais et la synagogue sont fermés le vendredi et le samedi, nous on ne l’avait pas noté. La pierre tombale vedette de l’église St François ne ressemble pas à grand-chose. Il n’empêche : un amoureux du voyage ne peut pas passer à proximité de la tombe de Vasco de Gama sans lui rendre un petit hommage. Il n’y a que des bonnes raisons d’aller faire un tour sur Vypeen island, à 5mn de ferry de fort Cochin. Il y a d’abord une jolie promenade à y faire en front de mer, étonnamment propre et bien aménagée (le contraste est saisissant avec le « versant » fort Cochin). Ici les pêcheurs ne mettent pas en action les grands filets chinois pour amuser les touristes, car il n’y en a pas. En continuant on se perd dans des ruelles étroites où voitures et scooters n’ont apparemment pas droit de cité. Le quartier est franchement bourgeois, calme. En rejoignant la route principale, le bus nous amène pour des clopinettes à Cheraï beach. Le temps d’y arriver on s’étonne du nombre d’églises et on traverse nombre de canaux, comme un premier aperçu des backwaters, notre prochaine étape. La plage est elle aussi étonnamment propre. Cependant si les détritus vous manquent, il suffit de s’approcher des quelques cabanons qui vendent des en-cas (5RPS, une misère), à déguster sous un parasol. La mer n’est pas turquoise mais ni les indiens ni les occidentaux n’hésitent à s’y baigner. Et si je n’avais pas oublié mon maillot, je n’aurais pas hésité. Avant de quitter fort Cochin nous avons visité un lieu d’expo de la biennale. Les artistes « art contemporain » prouvent que l’Inde ne se contente pas des traditions et des clichés, comme auparavant les hards-rockers.

Allepey est une petite ville, bruyante en son centre comme les autres. Les canaux y sont très pollués mais, pour profiter pleinement des backwaters, il ne faut pas s’éloigner de beaucoup. Nous avons loué ici une barque et son rameur pour 8 heures. Les éloges du LP sont cette fois-ci justifiées et, après avoir suivi le chemin qu’empruntent tous les bateaux, notre embarcation se faufile dans les plus petits canaux, loin du bruit des moteurs. Un vrai chouette moment, bucolique à souhait, même si le passage des touristes à quelques mètres de leurs habitations semble parfois incommoder les autochtones (on se met facilement à leur place). On profite donc un peu gênés du quotidien des habitants, rien de très exaltant au fond, le train-train des gens qu’on devine modestes : · . Martine lave son linge à la rivière · . Martine lave sa vaisselle à la rivière · . Martine lave ses cheveux à la rivière · . Martine papotte avec les voisins près de la rivière · . Martine a même pas peur des serpents de la rivière Nous avons (très très bien) déjeuné dans une gargote située sur un minuscule îlot émergeant d’un « étang » splendide, étonnamment ignoré des autres bateaux, le top. Le soir, la plage d’Allepey est semble-t-il le lieu de rendez-vous de toute la population locale. Jeunes, moins jeunes et familles se retrouvent là dans une ambiance très bon enfant. Quelques touristes sont noyés dans la foule indienne, curieuse de notre présence. Les échanges sont sympathiques. On s’aperçoit au fil de notre séjour que l’inde n’est pas si caricaturale qu’on veut bien le croire depuis l’occident. Il y a par exemple une vraie classe moyenne en Inde, des gens qui, sans rouler sur l’or, ont un niveau de vie « correct ». Et même si la misère n’est jamais loin, on côtoie beaucoup de ces gens-là qui, notamment, ont les moyens de se payer quelques jours de vacances dans leur propre pays (qui ne résume donc pas à une classe de très riches et une classe de pauvres). Un chiffre lu dans le journal est éloquent : 54% des habitants de Dehli ont un portable ! Les jeunes se baladent souvent les écouteurs d’un MP3 aux oreilles. En marchant de notre logement vers le centre-ville, nous sommes passés devant une grande église, à l’heure où la messe commençait. Nous nous sommes invités. L’église est remplie. On se déchausse à l’entrée, hommes à gauche, femmes voilées à droite. Beaucoup de chants, plutôt agréables. Une statue de Jésus (et quelques autres) est dévoilée au bout de 10 minutes, de façon très théâtrale. Chacun se recueille. C’est assez émouvant au fond de voir cette foule unie dans la communion, dans une célébration à la fois proche de la nôtre (catholique) et en même temps très éloignée (indienne).

Pour rejoindre le sud du Kérala depuis Allepey, nous avons choisi l’option bateau. Bonne pioche. Ça n’est évidemment pas la solution la plus rapide puisque la croisière dure 8 heures mais c’est assurément la plus agréable. On passe par différents paysages et par moments on se croirait en pleine jungle. Un chouette périple dans les backwaters pour une somme très modique. A ne pas manquer si vous êtes dans le coin. C’est sur ce bateau que nous nous sommes rendus compte de la quantité d’illuminés (occidentaux) qui viennent en Inde pour s’extasier gourou, méditer gourou, et même lui faire coucou au gourou (c’est du côté des backwaters que vit la grosse dame, vue à la télé c’est dire, qui vous prend dans ses bras pour quelques secondes, certes, mais en réalité pour une éternité de spiritualité). Nombre de ces jeunes gens ont ici cette gourou-attitude, une quête de l’essentiel si je comprends bien qui me laisse tout de même perplexe, un peu plus encore lorsque l’on voit ces mêmes jeunes gens consulter internet sur leur portable en sirotant un Coca Cola. C’est étrange il me semble de chercher la sérénité, la plénitude, dans un pays rongé par la misère et la corruption, envahi de détritus et de vacarme même si l’Inde, évidemment, ne se résume pas à ça.

Je n’ai pas grand-chose à dire sur Kollam où nous avons débarqué avant de poursuivre vers le sud. Un petit mot tout de même pour signaler la malhonnêteté des conducteurs de rickshaws qui vous assurent, sur la tête de leur descendance, qu’il n’existe pas de bus pour Varkala et que le mieux est d’y aller…en rickshaw ! Heureusement, ce genre de comportement est rarissime en Inde, mais pas à Kollam.

Le bus vous dépose en une petite heure et pour quelques roupies au village de Varkala. De là un rickshaw vous dépose près de la falaise où se concentrent les hôtels à touristes, les restaurants à touristes, les boutiques à touristes. Que dire de Varkala (je parle ici du quartier de la falaise) ? C’est un endroit pour oublier l’Inde quand on en est fatigué. C’est un endroit où vous mangerez à l’occidentale, où vous trouverez facilement une bière fraîche ce qui n’est pas gagné en Inde. C’est un endroit doté d’une promenade en bord de falaise, en bord de terrasses, à laquelle on peut trouver un certain charme. C’est un endroit qui garde de l’Inde, tout de même, une mer chaude, des cocotiers, des saisonniers indiens. C’est un endroit où on trouve beaucoup de bouquinistes car de prime abord il n’y a pas grand-chose d’autre à faire à Varkala qu’à filer à la plage au pied de la falaise, et alterner lecture et baignade. En ce qui me concerne c’est un endroit où, rapidement, l’Inde me manque. Pour la retrouver un peu, on peut marcher au hasard des ruelles, derrière les hôtels de 1ère ligne. On trouve là quelques bouis-bouis indiens mais qui tous, tout de même, font quelques concessions aux occidentaux qui font vivre le quartier. Pour la retrouver mieux, l’Inde, on peut prendre un bus depuis Temple junction pour la ville qui ne casse rien mais où les indiens vivent et mangent – ouf- indien. Et pour la trouver belle, l’Inde, vous poursuivrez vers le nord la promenade qui longe la mer (qui reste donc sur votre gauche). Bientôt les falaises s’effacent, la foule de touristes et la foultitude de restaurants aussi. Quelques baraques de pêcheurs. Filets étendus sur le sable. Une terrasse. Enfin, une vraie terrasse. Comme on aime, idéale pour prendre un thé, il faudra vous y faire, devant la mer. Et puis, en poursuivant, de temps en temps une autre terrasse, quelques hôtels clairsemés aux bungalows noyés dans la palmeraie. Et devant, LA plage d’Odayam. Des touristes certes, mais pas de grandes concentrations. Et puis des indiens, pour la plupart pêcheurs, dont la seule préoccupation est de ramener sur la plage, à la force des bras et par équipes d’une vingtaine de personnes, les filets déposés un peu plus tôt à plusieurs centaines de mètres du rivage. Une technique de pêche étonnante et rudimentaire à laquelle on peut participer, les bras supplémentaires n’étant pas de trop. En poursuivant le long de la mer, on remonte sur des falaises où les indiens ont repris leurs (mauvaises) habitudes : balancer leurs ordures n’importe où. Mais si on insiste sur ce chemin, on aperçoit une nouvelle plage. Avant d’y parvenir on tombe sur un petit hôtel, le « 8 wonders » au moment où ma coéquipière tombe, elle, sur les fesses et assez douloureusement sur le poignet. Une des 2 jeunes propriétaires, sympathique hollandaise, nous dépanne d’un peu de glace à appliquer sur la blessure. C’est l’occasion de discuter et d’apprendre qu’elles ont racheté cet ensemble de bungalows alors en ruine il y a 4 mois, ont ouvert il y a un mois. Et, miraculeusement, dans cet endroit relativement isolé en bordure d’un petit village, sans publicité, sans site internet, les touristes sont présents. Et, à lire le livre d’or, particulièrement enchantés de leur séjour. Un bel endroit qu’on recommande et qui fait rêver les routards qui, un jour, souhaitent eux aussi accueillir les touristes dans leur propre gîte, quelque part sur cette planète. Il n’y a pas grand-chose à faire, je vous l’ai dit, à Varkala, si ce n’est se reposer. Alors nous sommes revenus plusieurs fois sur la plage d’Odayam pour observer les pêcheurs, comprendre leur technique, vérifier que leur prise, cette fois encore, est bien maigre, et puis aussi pour profiter du soleil et jouer avec les rouleaux que font les vagues comme dans une lessiveuse, version essorage.

La route qui mène en 2 heures à Trivandrum, capitale du Kerala, n’est pas particulièrement agréable. Voilà une ville qui n’a pas grand-chose à offrir aux touristes mais qui nous a bien plu. Nous avons donc marché au hasard des rues, découvert le petit Connemara market. La visite du zoo fait une balade pas désagréable mais les conditions de vie de certains animaux font peine à voir.

Pour rejoindre Chennaï, nous avons choisi le train. 17 heures de voyage en classe 2AC (la deuxième en partant de la plus confortable). A ce prix vous partagez avec 3 autres voyageurs et quelques cafards un « compartiment ». Les couchettes sont dures, les draps et couvertures sont fournis. Le « super fast » de 17h10 laisse largement le temps d’admirer le paysage si vous avez la chance d’être assis devant une fenêtre propre, ce qui n’est pas gagné. Plats et boissons sont proposés par des vendeurs ambulants dans le train. Ce long voyage nous a permis d’échanger avec un jeune indien installé depuis 5/6 ans aux USA. Une vision intéressante de son propre pays par quelqu’un qui connait aussi le mode de vie occidental. Le paysage défile, les détritus longent sans fin la voie ferrée. Chennaï : Ville chaotique, sale, bruyante. Bidonvilles. Canaux servant de décharges. Le contraste est saisissant entre Tamil Nadu où nous sommes de retour et Kérala d’où nous venons. L’impression (définitive ?) que le Tamil Nadu n’offre pas de répit en terme de crasse, de vacarme, de misère (avec, comme exception confirmant la règle, les quartiers français et musulman de Pondichéry). Au Kérala, même si tout est très loin d’être parfait les efforts en terme de propreté sont encore timides mais réels, les gens paraissent globalement plus riches, le pays plus calme. Il faut tout de même reconnaître à l’administration de Chennaï un grand sens de l’humour : l’immense gare routière Moffusil est ISO-9001, fallait oser.

Nous voici au terme de notre voyage, à Mamallapuram, qui affiche moins de 15.000 habitants, donc relativement calme. En s’approchant de la mer on s’interroge beaucoup sur les indiens et cette espèce de complaisance à vivre à proximité immédiate, quand ce n’est pas sur les détritus : l’accès à la plage est juste immonde, ce qui n’empêche pas les pêcheurs de réparer ici leurs filets, trier les poissons. Même si c’est là que nous logeons, le quartier touristique offre peu d’intérêt avec sa succession d’hôtels, de restaurants branchés et de boutiques. Malheureusement les temples ne nous ont guère plus ému (et là on s’interroge sur la surenchère de superlatifs employés par les guides, LP comme routard). En attendant notre avion de retour pour Paris nous avons tout de même apprécié le calme du patio de notre hôtel, les balades autour des temples et même le long de la plage en allant vers le nord, devant les beaux Resorts parce qu’ailleurs c’est juste dégueu. Au sud du temple du rivage, nous sommes tombés sur une foule de toute évidence en pèlerinage. Un joli moment à voir ces femmes et surtout ces jeunes hommes jouer dans quelques dizaines de centimètres d’eau de mer alors que, de toute évidence, ils ne savent pas nager.

Nos 27 jours passés dans le sud de l’Inde du sud prennent fin. Mes (nos) sentiments sont très partagés et contrastés. Quand on marche dans la rue indienne, on est souvent heurté, choqué ou attristé par la crasse parfois immonde, la puanteur abjecte, le vacarme assourdissant, l’insupportable misère. Mais, dans la même rue, quelques mètres plus loin, les alléchantes odeurs des épices cuisinés vous invitent à pénétrer dans une cantine et vous régaler sous les yeux bienveillants des serveurs toujours trop nombreux. Pour moi, l’Inde est pareille à sa rue : souvent incompréhensible, indigeste, horripilante, mais aussi parfois aguicheuse, souriante, étonnante… et délicieusement épicée.

(Le carnet pratique suit)Chouhibou
Sept semaines de périple pour un septième voyage en Inde English translation pending
by Mariespagne · 2012-12-07 · 31 replies
INDE DU 10 OCTOBRE au 3 DECEMBRE 2012 10 octobre: Me voilà repartie pour mon dernier périple en Inde qui comprendra: 1. Le MAHARESHTA (Mumbai, Aurangabad, Ajanta, Ellorâ, Nasik, Saputara), 2. le GUJARAT complet (état en-dessous du Rajasthan), 3. PUSHKAR (au Rajasthan), 4. RICHIKESH et HARDWAR + NEW DELHI Je ne dors pas la nuit puisqu’il faut partir à 3H du matin. J’ai choisi la compagnie SWISS AIR. L’avion décolle à 7H ; je fais escale à Zurich. Fouillée à fond à Bruxelles, je leur demande si j’ai une tête de terroriste ce qui n’arrange pas mon cas! A Zurich, 1H30 de transit; j’ai le temps de troquer mes habits contre une tenue plus légère. Dans l’avion qui m’emmène à Mumbai, je suis à côté d’une indienne étudiante en français ce qui convient bien à mon cerveau qui ne veut rien entendre de l’anglais. Je m’assoupis et ne vois aucun des deux décollages. A MUMBAI, c’est avec angoisse que j’attends ma valise mais à ma grande surprise, elle arrive… Je change de l’argent qui semble être un bon taux mais au final, retenue de taxe de 10%; je redemande mes euros, je verrai ailleurs. Je me dirige vers les taxis prépayés qui, en principe, sont réglementaires. Quand même arnaque malgré ma vigilance, en ne me rendant pas le compte exact. Après 1H de route, j’arrive à l’hôtel face mer, près de Gâte India. 11 octobre Mes premiers pas dans la rue me mènent à l’HOTEL TAJ MAHAL, celui qui reçoit les stars, les hommes politiques. On peut en visiter une partie et s’asseoir dans le hall. En sortant, irrésistible tentation à mes yeux: massage thaïe. C’est une expérience; il faut être un peu maso pensais-je au début; j’ai ressenti mon épine calcanéenne oubliée au fond de ma mémoire. Ce sont de fortes pressions mais au final, c’est bien. Je vais boire une bière puis retourne à GATE INDIA manger des fruits et faire un tour en calèche qu’on me propose à 60 roupies. Au retour, c’est devenu 600! Discussion arde avant de me réfugier à l’hôtel Taj pour semer ce malhonnête. Il m’attend à la sortie. Je préviens la sécurité que c’est un voleur. Résultat: il n’a rien eu… 12 octobre: Je me lève de bonne heure pour faire le quartier COLABA. Inutile de dire que je me suis embrouillée avec les taxis à tout coup que je les prenais. Ce sont vraiment les pires à Mumbai. Ça se termine au bureau de Police; ca devient une habitude! La police coupe le coup en deux! Je visiter MANI BHAVAN, quartier général de Gandhi de 1917 à 1934. Il a pris ici plusieurs décisions capitales. C’est devenu un musée Gandhi avec photos, sa chambre, sa bibliothèque avec son œuvre, les volumes de sa vie. Le 04/01/1932, il fut arrêté lors de sa prière matinale. Sous le soleil de plomb de midi, je me rends à la mosquée HAJI HALI, située sur une île; on y accède par un passage. A Marée haute, c’est une île non accessible. La légende dit que le cercueil du Saint mort à la Mecque a flotté jusqu’à là! C’est vendredi, jour de prière c’est-à-dire foule… Au pas ralenti, je me rends au temple MAHALAXMI dédié à la Déesse de la fortune. Si elle pouvait tenir compte de ma visite ! Les DHOBIS WALLAH sont les hommes que je voulais voir dans la journée. Ils sont des centaines à laver le linge des hôtels, des hôpitaux, le nôtre quand on le donne à l’hôtel, etc.… Ils travaillent en plein air, frottant, piétinant ce linge. Il y a 1026 lavoirs en plein air (des cuves). C’est phénoménal. Je n’ai toujours pas compris comment ils s’y retrouvent car rien n’est inscrit sur rien. Un indien m’accompagne pour une poignée de roupies car c’est un peu dangereux (pas de touristes dans le coin). On y bat des tonnes de linge par jour. Le salaire journalier d’un dhobi wallah est de 100 rps (1,5€) Beaucoup dorment sur place dans des cases. Impressionnant! Je compte me relaxer à BYCULLA (jardin Victoria) mais pas terrible; le petit zoo est quasi désert et le musée est fatiguant bien que joliment décoré. Je compte me doucher puis sortir prendre un verre mais je m’endors après la douche. 13 octobre: Départ pour AURANGABAD en avion. Tout se passe bien à l’aéroport mais à l’heure où j’écris ces lignes, je panique pour mon bagage à main qu’ils ont enregistré en soute avec mes effets personnels importants!!! Je décolle à 15H. Ouf, tout est là et rien n’est cassé mais j’ai oublié mon adaptateur de courant à Mumbai et une paire de sandales. Le taxi de l’aéroport à l’hôtel me compte trop pour la courte distance. L’hôtel ne me plait pas et j’y suis pour cinq jours. La chambre est froide, défraîchie, sans fenêtre. Demain, je change. Pour me refaire le moral, je vais boire une bière dans un bar miteux; mieux aurait valu m’en passer. Je ne peux pas dormir. L’eau est coupée. Un moustique me tient compagnie. Je le déteste… 14 octobre: C’est samedi et les indiens font la fête bruyamment. De ce fait, je n’ai pas su m’endormir qu’au petit matin. Un rickshaw me conduit faire un tour de ville qui n’a rien d’exceptionnel d’après ce que j’ai vu. Il me conduit dans deux boutiques. J’ai demandé à voir les grottes d’Aurangabad mais sur place, je n’ai pas eu le courage de grimper les escaliers. Trop chaud et pas motivée. Je passe devant le petit Taj; ce sera pour demain. A l’hôtel, le wifi ne va pas. Je me rends dans un cyber à l’ambiance agitée; les jeunes jouent aux jeux en les vivant réellement. Tout à coup, ils s’encourent; je pense à une alerte à la bombe; ce n’est qu’une rixe. Je suis restée stoïque! J’ai changé de chambre; c’est mieux mais je tourne en rond ne trouvant pas mes repères. 15 octobre: Visite d’ELLORA, 18 km en rickshaw. Sur le site, 34 grottes creusées à la main dans la roche. Tout est découpé (200000m³ arrachés à la montagne). Quel courage pour creuser cet immense trou en y laissant de gros morceaux de roche pour sculpter leurs œuvres. Les grottes sont réparties sur 2 km le long d’une falaise, faisant référence à 3 religions : 12 grottes bouddhismes (7èmeau 9ème); 17 grottes hindoues (7èmeau10ème) et 5 jaïns (9ème au 11ème). Je commence par la plus grande (N°16): le temple Kailasha, construit en 760. C’est tout simplement estomaquant; je suis sous le charme; je n’en crois pas mes yeux. Autant dire que j’ai passé du temps en cet endroit! Le guide du routard conseille de visiter les plus importantes soit la 16, 15, 10, 29, 32, 1. La grotte N°10 est spectaculaire avec son immense bouddha. La 5 est un long couloir avec les cellules des moines. Je ne peux décrire toutes les grottes mais ça valait la peine d‘être vu. Je suis heureuse d’avoir fait cette expédition. Ce site est classé à l’Unesco. Dans 2 jours, je comparerai avec celles d’Ajanta. Je rencontre une française; nous échangeons nos idées qui se rejoignent. La visite aura duré 6 heures! Sur le chemin du retour, arrêt au fort Devagiri de DAULATABAD, datant du 12ème. La plus grande partie est en ruine mais en grimpant, on y voit une vue superbe. On se sent dans l’ambiance du fort avec ses canons, ses grandes portes en bois, ses singes et les touristes indiens voulant se faire photographier avec une européenne. Je ne la menais pas large en passant sous des arbres remplis de singes qui grognaient. L’endroit ne m’inspire pas pour m’y reposer! Je pensais vraiment qu’ils allaient me tomber dessus. Ouf, je suis passée. Je respire car j’avais arrêté le temps du passage… je ne pouvais pas finir cette journée bien remplie sans boire une bonne bière fraîche. 16 octobre: J’ai donné rendez-vous au même rickshaw pour aller visiter PANCHAKKI qui est un moulin d’époque très caractéristique, construit en 1624 en hommage à un Saint, gardien spirituel d’Aurangazeb. La tombe est là, belle, bien entretenue. Je n’ai pas compris appartient la 2ème.. Panchakki veut dire roue à eau; on y moulait les grains pour les pèlerins. Cette machine fonctionne toujours. L’eau arrive d’une rivière à 6 km dans la colline. Il y a un immense arbre nommé banian près du bassin aux nombreux poissons. La visite est courte, ce n’est pas grand. Je bois un thé et m’en vais, un peu plus loin, voir le baby-taj dit Taj Mahal du pauvre; le vrai nom est mosquée BIBI-KA-MASBARA. Ce site n’est pas très loin d’Aurangabad. C’est la copie conforme du Taj Mahal d’Agra en moins bien entretenu et moins imposant. A la place du marbre blanc, c’est du plâtre ou de la chaux. Construit en 1678 par le fils d’Aurangzeb en hommage à sa mère qui voulait rivaliser avec son père qui fit construire le Taj Mahal 25 ans plus tôt. Celui-ci ne voulu pas vider les caisses de l’état… Toujours est-il que la tombe est impressionnante, très jolie. Je suis sollicitée par des Indiens assez pauvres mais pas les pires car ils viennent quand même d’une autre ville pour visiter et sont bien habillés. Ils me demandent si j’ai la TV car eux ne l’ont pas; ils veulent être pris en photos. Je ne m’en sors plus et suis obligée de ranger mon appareil prétextant la batterie vide. Il fait très chaud. Le soleil brûle. 17 octobre: Aujourd’hui, rencontre avec mon chauffeur qui devra me supporter un mois. Il s’appelle Morari et travaille pour l’agence Maharaja Driver de Delhi. D’emblée, il décide de m’initier à l’anglais; je pense qu’il perdra vite espoir. Nous démarrons de bon matin pour un périple aux 26 grottes d’AJANTA, classées aussi à l’Unesco. Celles-ci sont restées dans l’oubli jusqu’au 19ème siècle; c’est au cours d’une chasse aux tigres qu’elles furent découvertes. Elles ont été oubliées au fil du temps au profit des grottes d’Ellora décrites plus haut. Pour ce que les grottes d’Ellorâ ont de belles sculptures, celles d’Ajanta ont de belles peintures gardées en bon état grâce justement à leur enfouissement. Elles sont plus anciennes et uniquement bouddhiques; la grotte n°10 est la plus ancienne datant de 200 ans avant J.C. On peut en visiter 26 qui forment un fer à cheval. On y voit des Bouddhas partout, debouts, assis. Dans la dernière grotte, un énorme Bouddha couché, magnifique! Heureusement que dans ma documentation, j’avais lu qu’il fallait mettre des chaussures faciles car il faut les enlever à chaque entrée de grottes! La 24 n’a pas été terminée; on se rend compte du travail! Dans certaines, il y a un stupa énorme (monument funéraire en forme de dôme). Ismaël m’attend pour m’emmener voir la cascade mais surtout sa boutique de pierres… La visite dure 5H. Les grottes d’Ellorâ et d’Ajanta sont belles et très différentes. 18 octobre: Je quitte l’hôtel d’Aurangabad et son personnel très sympa à 9H pour NASIK. J’avais vu sur internet qu’il y avait 85 km; mais c’était à vol d’oiseau. Nous avons fait 200 km. Nasik est en plein chantier; on y construit une route surplombant l’actuelle ou un métro? C’est le bazar! Tous les 12 ans, Nasik est le siège du pélérinage kumbhamelâ qui se réalise tous les 4 ans mais dans trois autres villes (Ujjain, Allahabad, Haridwar) à tour de rôle. L’hôtel est super, propre. Une heure de repos puis exploration de quelques temples. Pendant 4H, je me suis régalée dans cette ambiance festive car c’était l’anniversaire de je ne sais pas quel Saint. En Inde, il y a toujours une fête. On fête même la naissance d’un veau au même titre qu’un enfant. Je me balade à Tapovan où coule la rivière sacrée Godavari. Ici Lakshmana a coupé le nez de Shurpanaka! C’était le lieu de rendez-vous des ascètes suivant les sages en méditation. Il y en a encore quelques uns. Au-delà de la rivière, des tentes d’indiens défavorisés. Je continue par les temples proprement dit: le Kalarama Mandir, le plus sacré de Nasik; on y entre par quatre entrées face aux points cardinaux. Il est entouré d’une grande cour où je prends plaisir à flâner et regarder les hindous faire leur rituel. Ensuite, je pars à l’aventure au fil des chemins qui me mènent à deux temples dont je ne connais pas le nom car écrit en Hindi. Je me renseigne près d’un jeune couple pour me rendre au temple Ramkund et Kapaleshwar. Je dois d’abord traverser un marché de légumes très animé puis traverser un petit pont avant de trouver quelques petits temples où règnent toujours l’ambiance festive. Je passe voir le kapaleshwar temple qui est un des plus anciens de Nasik; la légende dit que Shiva ayant tué une vache par erreur, son taureau Nandi lui aurait ordonné d’aller prendre un bain dans la rivière à Nasik, là où est construit ce temple! Je continue par le temple Ramkund datant de 1696. Il se trouve sur les bords de la rivière où l’endroit est très animé et fait penser un peu à Vârânasî en voyant les bougies flotter, les pèlerins se nettoyer de leurs péchés. On y disperse les cendres des défunts mais je n’en ai pas vu lors de mon passage. Je continue à déambuler autour du bassin de Rama et mes pas me dirigent là où j’entends de la musique; des jeux se déroulent à l’occasion de cette fête. Ici, tous les hommes ont la toque blanche de Nehru (pointue devant et derrière); ça doit être dans tout l’état car il y en a à Mumbai aussi. Il fait noir; je dois retrouver le chemin et le taxi. Juste un peu trompée mais vite repérée. Je suis toute à la fête alors que je ne sais pas qui ni ce que j’ai fêté! 19 octobre: Aujourd’hui, je vais à 30 km de Nasik au célèbre temple TRIAMBAKESHVARA où des groupes de pèlerins affluent. J’avais oublié ces longues files d’attente de plus d’une heure et encore, j’ai la chance d’être arrivée tôt; derrière moi, les pèlerins arrivent en masse. Arrivé à mon tour, j’ai juste le temps de toucher les fesses de Nandi, d’offrir mon offrande, d’admirer dix secondes le lingam de Shiva et faire place au suivant. Cette attente pour dix secondes; faut le vouloir! Je déambule devant les échoppes qui se ressemblent; il fait soleil; j’ai oublié mon chapeau; je bois un jus de bambou, mange de l’ananas puis retrouve Morari. Sur le chemin du retour, nous faisons un détour pour aller au petit temple abritant Naushya Ganesh; normalement, les femmes y font un rituel pour être enceinte; pour l’instant, personne! Il y a 8 Ganesh oranges en galerie et pleins de cloches. Le Ganesh à l’intérieur est beau mais j’ai la main du responsable devant ma caméra au moment où je clique donc rien! Assez tôt rentrée, je me relaxe et me douche avant de me faire livrer un apéro. Cette commande a duré une grosse heure si pas plus entre des coups de fils de part et d’autres, des allées-venues dans ma chambre pour enfin avoir une bière... Je ne sais pourquoi, ils me racontent leur vie; quand je dis que je ne comprends pas, ils continuent donc je dis yes. De temps à autre un yes plus étonné ou un yes d’un ton interessé; ils sont contents. Après un moment, je les arrête. Ils sont gentils mes petits indiens! Le temps d’écrire ceci, il revient. Pendant 30 min, c’est reparti pour la parlote sur l’histoire du mont Kailash, cette fois. 20 octobre: Après avoir été malade une bonne partie de la nuit, départ pour SAPUTARA où nous arrivons à midi. Nous venons de franchir la frontière entre le Maharashtra et le Gujarat. Saputara est à 5 km. C’est la seule station de montagne au Gujarat. Elle est entourée de la forêt DANG où résident quelques 300 villages. La chaîne de montagne s’appelle SAHYADRI. Saputara signifie Résidence du SERPENT; L’hôtel domine la vallée et gère le plus long téléphérique du pays (1km) qui traverse la vallée d’un versant de montagne à l’autre (haut 250m). Signe particulier: il est très vieux et quand on se balance de là-haut, on se dit que si la nacelle doit tomber qu’elle le fasse dans les arbres! Sur l’autre versant, découverte d’une autre vallée aussi grandiose. Je passe le reste de l’après-midi à la terrasse de l’hôtel, sirotant un thaï masala avec Morari. Le coucher du soleil est époustouflant; grand moment magique l’espace de quelques secondes. 21 octobre: Ce matin, je descends au lac; je regarde les enfants s’amuser sur les jeux qui datent d’une autre époque. Visite de l’aquarium miniature artisanal. Visite du musée qui retrace l‘évolution de l‘homme, expose les bijoux des différentes tribus, leurs travaux. J‘ai retenu qu‘il y a dans cette région les tribus BHIL, KUNBI, VARLI, MAVCHI, KATHODIYA, KOTVALIYA et NAYAKA. Ils ont des tenues et des couleurs qui les différencient. Le soir, après une longue file d’attente, je prends le téléphérique pour voir le coucher du soleil sur l’autre versant; il se couche alors que je traverse la vallée. Majestueux! Ce week-end, il y a un festival fêté uniquement au Gujarat; hé oui, encore une fête! Les jeunes villageois dansent non-stop tournant en rond; les garçons sur une ligne; les filles, dont la plupart vêtues de l’habit traditionnel de leur village, sur l’autre. Mignon à voir. 22 octobre: Départ pour VADODARA en traversant la forêt du DANG. En descendant, nous passons à travers quelques villages tribaux tels que DENZI, DHANKA, HAWA, WAGAY, VANSDA. A WAGAY, il y a une cascade que je ne manque pas d’aller voir car j’adore. La route est très longue pour arriver à Vadodara et il y a des camions par millier. Il est 17H quand on arrive à l’hôtel réservé pour 4 nuits. Il ne me plait pas. Je pars à la recherche d’un autre mais ils sont hors prix donc retour à Kalyan pour la nuit. Demain, changement de programme! Je resterai un jour au lieu de 4 à Vadodara… 23 octobre: Je profite de la matinée pour visiter le City Muséum; celui-ci n’étant pas encore ouvert, je me balade et arrive à un zoo. Après la longue visite de celui-ci, je renonce au muséum. A défaut de voir Lakshmi Villas Palace fermé pour rénovation, je vais au Maharaja Fateh Singh Muséum où se trouvent des bronzes, statues de marbre et peintures. Passage à EME (militaire) avec un laissez-passer, pour voir le temple représentant les 4 religions (islam, bouddhisme, hindouisme, jaïn) ainsi que statues et pierres très anciennes. Départ pour CHOTTA-UDEPUR, Palace où je loge. Je suis la seule hôte et je me sens un mal à l’aise entourée de la famille descendant du Maharaja, en plus que je ne sais pas l’anglais; je tente la débrouille avec le dictionnaire. Expérience quand tu me tiens! Ce n’est pas fini. Voici l’heure du diner. Je suis invitée à une immense table face à face avec le chef de cérémonie. Un serviteur vient nous livrer sept plats. Je suis l’espace d’une soirée devenue maharani! Ce qui cloche un peu, c’est ma tenue vestimentaire à la cool… Le repas terminé, je m’intéresse à l’arbre généalogique familial avant de m’isoler dans ma chambre mais ce galant homme insiste pour que je boive un chocolat chaud pour bien dormir. Encore un peu de patience! On me l’amène à la chambre. Rendez-vous au pt-déj. 24 octobre: Ma vie de Maharani prenant fin, me voilà partie pour de nouvelles aventures. Morari qui n’en rate pas une, crois bon de me conduire photographier un autre palace 1 km plus loin. D’abord, l’autorisation fut refusée puis acceptée. En prenant la 2ème photo, le jeune maharadja m’invite du haut de son balcon à venir prendre le thé. J’accepte. Je me heurte de nouveau au problème de la langue. Ils se tiennent dans une grande salle qui fait office de salon et chambre. Voyant une corde pendre au lit, je cru bon demander à quoi elle servait; quand ils m’ont dit que c’est pour attacher le baxter du jeune homme malade, je me suis vraiment sentie seule au monde!!! Toujours est-il quand il a compris que j’allais explorer deux villages tribaux, qu’il demanda à son homme de main, faisant partie de la tribu des RATHWA, de m’accompagner. C’est sûr qu’avec lui, des portes se sont ouvertes au point que j’ai pu visiter certaines maisons. Enfin, je dirais plutôt étables. Ils dorment dans une partie et l’autre moitié est pour les animaux. Je vois donc deux tribus différentes: les RATHWA et les NAYAK. Leurs tatouages sur le visage sont différents. Leur mode de vie est très difficile et je prends conscience que nous sommes dans de la ouate … les enfants sont nombreux; ils sont sales, les plus petits sont nus, ils ne vont pas à l’école car il n’y en a pas et aucun moyen de locomotion pour les conduire à l’école la plus proche. Il n’y a pas d’hôpital ni de magasins. Pour moi, l’expérience des tribus est assez dure psychologiquement. Je suis dévisagée car pas beaucoup d’européens ne rentrent ici. Même Morari est regardé car il n’est pas des leurs. Ils ne sont pas souriants; on peut les comprendre. Le driver croyant que je n’ai pas encore pousser l’expérience assez loin, alors qu’il m’avait promis qu’on allait à l’hôtel, m’a réservé la surprise jusqu’au dernier moment de m’emmener dormir dans un autre palace à JAMNAGORHA. J’ai du mal à accepter mais ai-je le choix? Il n‘y a rien d‘autre ici. Il faut dire que les palaces au Gujarat ont bien vieillis et leurs héritiers n’ont pas l’argent pour les entretenir et les réparer; ils se contentent souvent de vivre dans quelques pièces, les autres étant scellées. Certains comme notamment les héritages palaces accueillent des clients pour arrondir leur budjet. Ces palaces ne sont pas comparables à ceux du Rajasthan. Je vais visiter les mosquées de CHAMPENER. Un singe ne me laisse pas monter les escaliers menant au-dessus de la citadelle. Il montre ses dents. Je ne lutte pas contre lui et change de direction. Je vais au marché local de Jamnagorha avant de rejoindre mon palace! Une princesse du Rajasthan vient à ma rencontre, pose des questions; là je râle de mon ignorance en anglais!!! 25 octobre: La princesse a l’air douce et gentille mais son dogue allemand, un de ses 5 chiens, a aboyé toute la nuit. Après mon déjeuner de Maharani, je m’évade vers d’autres sites. Longue route pour arriver à LOTHAL, site historique d’une cité ancienne de plus de 2400 ans. Il ne reste pas grand-chose à voir sur le site. Le petit musée retrace l’historique trop compliqué et je ne comprends pas bien l’histoire. Dans ma nouvelle ville d’accueil BHAVNAGAR, très polluée aussi, l’hôtel réservé doit encore être annulé car tout en travaux. Le chauffeur me trouve un autre un peu plus loin. Mon wifi n’allant toujours pas, je vais au cybercafé avec Morari mais à peine assise, une bagarre violente se déclare; j’ai eu le temps de me réfugier dans un coin à rat…C’est la première fois que j’assiste à une bagarre de si près! Hé oui, pas de chance, cyber petit! Morari m’accompagne à l’hôtel et me conseille d’y rester la soirée; c’était mon intention! Je n’arrive pas à dormir, pourtant demain départ à 7H pour les 3500 marches de Palitana. 26 octobre: C’est parti pour PALITANA à 50 km. Je ne suis pas l’exemple des pèlerins en faisant l’ascension à pied (1H30 de montée) non par fainéantise mais je connais le résultat final qui risque fortement de m‘handicaper pour le séjour. De toute manière, les porteurs de dholis (chaise en corde portée par 2 ou 4 hommes) sont ravis car c’est leur gagne-pain. Il faut marchander sec… Le site est toutefois incontournable. Là-haut, se trouve un groupe de 800 temples Jaïns du plus petit au plus grand. Du haut de cette colline de 539 m, la vue est surprenante. La nuit, tout le monde redescend car elle est réservée aux Dieux. En soirée, je visite l’ashram GANDHI SMRITI au BARTON Muséum à Bhavnagar. 27 octobre: J’ai un jour d’avance sur mon programme, Bhavnagar est fini. Je pars pour l’île de DIU. Je pense y rencontrer des touristes; ce qui n’a pas été le cas jusqu’à présent. 5H de longue et désagréable route pour arriver à DIU. Ici l’alcool coule à flot et la viande est permise. Je ne me prive pas de commander une bière en arrivant et suis surprise de voir le prix peu élevé par rapport au reste de l’Inde. Beaucoup d’indiens viennent en vacances et se désaltérer! Une poignée de touristes européens. Je passe un moment à la plage. A l’hôtel, je demande un massage très mal fait! 28 octobre: Je suis très fatiguée et ai mal au dos, la route surement en plus du massage mal fait! Je vais changer le pantalon que j’ai acheté hier car il serre, prend un peu de rhum pour les prochains jours au Gujarat mais le soir même, je vidais ce rhum dans l’évier. Quel idée j’ai eue de faire cet achat insensé! Enfin comme on dit, un moment de honte est vite passé. Je pense avoir une autre masseuse et redemande un massage. C’est la même qui fait son apparition dans ma chambre. J’abrège en la prenant 20 min. Journée de repos. En cette soirée, je me sens vraiment seule. Je bois une bière bord de mer (hé oui encore!)assise sur mon foulard avec toute compagnie une chienne qui veut absolument partager ce bout de foulard; je la chasse; elle insiste en me léchant un pied! Se couche à mes côtés avant d’apercevoir un copain chien. Elle m’abandonne. Je me retrouve seule face à moi-même. En ce moment précis, l’idée profonde me vient que je devrais écrire ma biographie… 29 octobre: Je pars pour visiter le fort portugais, les églises et la vieille ville. Le fort est très beau, bâti par les portugais en 1535. Les canons sont toujours en place. Il y 4 chapelles à chaque bastion. La prison actuelle de Diu se trouve dans la partie non visitable du fort. Je croise un Maharadja avec sa petite cour qui visitait ce fort. Malheureusement, je ne pourrais pas finir la visite et renonce à monter au phare car mon pied me fait mal suite au mauvais massage de hier et aux sandales que je portent. Je prends anti-douleurs et anti-inflammatoires, me repose. A 16H, partant pour Diu centre, je demande un arrêt au petit village de FUDAM où se trouve une grotte bord de mer avec 5 lingams de Shiva. Unique. Ambiance de recueillement. Morari ne connaît pas; il va voir de quoi il en retourne et le saura pour ses futurs clients. Je visite les églises: St. Paul de 1691 toujours en activité, St. Thomas devenu le musée de Diu et une 3ème actuellement transformée en hôpital. Le soir tombe, le fort s’illumine, magnifique! A l’apéro, je rencontre un jeune couple de Perpignan, sympa. Nous discutons avant d’aller manger à l’hôtel Apana où un népalais me fait la causette. 30 octobre: Aujourd’hui, journée repos. Le matin, je vais lire et faire quelques photos à la plage. Je marche un peu découvrir la plage voisine. Le soir, je mange à Apana bien situé et bonne nourriture! 31octobre Je décide de passer encore un peu de temps à Diu au lieu d’aller visiter le très célèbre temple de Somnath. Certains diront que c’est une erreur mais c’est mon choix et je ne le regrette pas. Je suis accompagnée du jeune Népalais jusqu’à mon départ pour la forêt de SASAN GIR dans le Saurashtra. C’est la dernière réserve des lions d’Asie (354, en 2005). Ce lion est plus petit que le lion d’Afrique. Il y a des léopards et d’autres espèces d’animaux. Le safari est trop cher car je suis seule à payer la Jepp; je ne le ferai que s’il y a un groupe. Morari n’en a pas trouvé mais pas trop sûr qu’il a beaucoup cherché… 1er novembre: Finalement, je décide de faire ce safari en bus avec des touristes indiens dans une petite réserve à DEVALIA (à 14km). Ne jamais refaire ce genre d’expérience. On a vu 2 lions endormis, 2 léopards en cage, quelques daims de loin et un taureau bleu! pour 1000 roupies (15€). Ca ou rien! Je demande à Morari qu’il m’emmène à la ferme des crocodiles; il ne connait pas et se demande sûrement si je ne perds pas un peu la tête (je le vois à son genre!). Il se renseigne et nous arrivons effectivement à cette ferme. A ne pas oublier qu’une ferme en Inde, ce sont comme leurs hôtels palaces…Le nom y est mais le reste ne suit pas… Dans une piscine, on voit quand même (car Morari m’accompagne ne croyant toujours pas à mon histoire de crocodiles) un bébé croco dormir au fond de l’eau et dans un coin, entassés les uns sur les autres 5, 6 ou 7 crocodiles des marais (ils sont plus petits). A l’autre fenêtre, je dis à Morari qu’ils sont en bois; nous restons longtemps à regarder et finalement voyons qu’ils respirent. C’est à s’y méprendre. On voit des tortues aussi. Je visite un musée au center orientation sans importance pour moi car toutes les explications sont en anglais. Les Siddhis (gens du village) sont noirs et crépus. Ils descendent d’esclaves africains venus au 11ème Siècle. Je termine l’après-midi en me promenant seule dans la forêt; je vois passer un animal de couleur fauve, je m’approche mais un daim ou un lion, c’est la même couleur de loin!!! Je me dis quand même que le daim s’enfuira en me voyant mais le lion… Je reste un moment sur place avant de faire marche arrière ayant bien repérer par où j’étais passée. En rentrant, je suis face à un troupeau de taureaux bleus (bœufs); je les regarde méfiante; aussi étonnés que moi, ils font de même; impressionnants avec leurs immenses cornes. En rentrant, le guide népalais me propose une balade dans la forêt, à pied, j’accepte. Il passe la soirée à ma terrasse sirotant son alcool local et me montrant 3 clés USB de photos d’oiseaux. 2 novembre: Fini la forêt, me voici partie aujourd’hui pour JŪNĀGADH. Je commence par le Fort Uparkot. Je fais la partie possible des remparts sous le soleil de midi. Puis continue mon parcours en visitant les grottes bouddhiques construites sur deux niveaux et bien enterrées. De là, je me rends aux ruines de Jama Masdjid du 15ème siècle et termine en allant voir les deux canons qui datent de 1531 et dont un mesure 5 mètres. Jūnāgadh est réputé pour le MONT GIRNAR, haut lieu de pèlerinage Jaïn, dont l’ascension est très longue: 10000 marches à gravir (non je n’ai pas mis un zéro en trop!). On peut louer un dholi; le prix varie selon votre poids (grosse balance à l’entrée). Il faut une journée complète pour faire l’aller-retour. Je me contente de monter les 100 premières marches n’ayant aucune intention d’aller plus loin. Je vois les pèlerins redescendent; ils sont courageux et ont la foi! Passage au complexe Mahabat Maqbara, magnifique monument peu entretenu, qui mêle librement musulmans et hindouistes. Bâtiment entouré de quatre minarets en colimaçon d’une splendeur inexplicable. A ses côtés, la mosquée verte qui est également une école coranique. 3 novembre J’ai passé la nuit à GONDAL, Orchad Palace. Le matin, je visite un wagon de train royal; quel luxe: chambre avec des vrais lits, salle à manger, cuisine…Il y a aussi le garage du Maharaja avec quelques ancêtres; il manque une belle Mercédès rouge avec les portes qui s’ouvrent sur le toit (vue en photo). Ils l’ont peut-être vendue! Je pousse la visite jusqu’au Palais Navlakha de 1748. Je visite une pharmacie ayurvédique ou plutôt l’usine; ils ont conservé les principes antiques. Je ne comprends pas les explications en anglais mais je vois et imagine le processus. La route est encore longue, car nous passons par PORBANDAR voir la maison de Gandhi et aussi celle où sa femme Kasturba est née, située un peu à l’arrière de la sienne dans une ruelle où j’ai vu un gros rat. C’est une belle haute maison. Celle où naquit Gandhi en 1869 se trouve dans le complexe Kirti Mandir. Il y a un musée avec ses photos. Après cet arrêt intéressant à mes yeux, la route reprend jusqu’à DWARKA. 4 novembre: DWARKA, je m’en réjouissais l’imaginant comme VRINDAVAN (MATHURA) où j’avais séjourné lors d’un autre voyage. Mais, ici ce n’est pas la même chose ni la même ambiance. Je quitte l’hôtel après un jour car on m‘arnaque. Je trouve un autre moins propre pour une nuit. DWARKA est une des 7 villes sacrées de l’Hindouisme. On y rend hommage à Lord KRISNA. Il s’y serait établi après avoir fui Mathura à sa 17ème bataille. Cette ville aurait été engloutie sept jours après la mort de Krisna; des historiens ont relevé la présence d’ancres en pierre datant de 2000 ans avant J.Ch… La légende rejoindrait la réalité!!!! Le temple de Dwarkanath, datant de 2500 ans, est très beau, bâti en cinq étages et superbement sculpté. Comment ont-ils pu faire ça à cette époque quand on voit l’état actuel de la ville… Je me balade dans la cour du temple. Je ne fait pas la longue file pour passer devant la statue de Krisna. Je me pose, regarde les pèlerins, assise à côté d’un chiot que j’ai envie d’emmener! Je me perds volontairement dans les ruelles de Dwarka pour tâter l’ambiance. Je n’irai pas à la plage ni à Bet Dwarka où les non-hindous ne peuvent entrer au temple. Je quitterai ce lieu demain matin, un jour plus tôt que prévu. Dur pour moi le Gujarat! 5 novembre: A 10H, départ pour JAMNAGAR qui possède une Université Ayurvédique dont les cours sont en anglais et attirant des étudiants du monde entier. J’aime assez cette ville; je déambule dans les rues comme j’aime le faire, ce qui a été assez rare depuis mon séjour dans le Gujarat. Je commence par visiter le Palace Lakhota Talav qui se trouve au milieu d’un lac. Le maharaja a voulu donner du travail aux hommes et c’est pourquoi, il a fait construire ce palais. On y arrive en traversant une passerelle. Il y a un musée, une galerie mais sa spécificité est le vieux puits où on tire l’eau en soufflant dans des petits trous dans le plancher! Je m’en vais par l’autre passerelle pour voir le Bhujio Kotho qui est impressionnant par sa circonférence et ses 5 étages, ne peut pas se visiter. Je pousse jusqu’à la porte de la ville puis regagnant la voiture par la rue, un temple m’attire; je rentre et je m’aperçois que c’est le temple Bala Hanuman mondialement connu, qui est dans le Guinness des records car depuis 1964, le mantra est chanté en continu 24H/24 par des prêtres se relayant. Il n’a jamais été arrêté une minute. Impressionnant!!! 6 novembre: Aujourd’hui, journée cool. Le matin, j’erre dans la vieille ville, visite un grand temple Jain. Je suis invitée à manger une glace par un bijoutier qui fait l’ouverture de sa boutique. J’espère visiter le Pratap Palace mais il faut une autorisation au-préalable. Je la demande. Le manager me passe au téléphone le King parlant bien français. A 17H30, je reçois l’accord d’aller voir et photographier le palace en visite extérieur car il est fermé suite aux importants dégâts qu’il a subi lors du tremblement de terre en 2001. Je manque de temps pour visiter l’intérieur puisque je pars demain et il leur faut du temps pour l‘ouvrir. Il est très grand et très beau, joliment décoré. Le manager me conduit en exclusivité dans la réserve naturelle privée; je vois des animaux que je n’ai jamais vus même pas en photo! 7 novembre: Départ pour BHUJ, ville complètement détruite par un tremblement de terre important en 2001, ayant causé la mort de 30000 personnes et des milliers de blessés. La route est longue et en mauvais état. Fin d’après-midi, visite du mémorial Chhatri (cénotaphes) qui est en bien mauvais état suite au tremblement de terre. Beau coucher de soleil par contre! 8 novembre: Aujourd’hui, grande journée dans les villages tribaux du district BANNI, les Ethnies du KUTCH, au nord de Bhuj. Départ de bon matin. Il faut aller chercher l’autorisation muni du passeport et d’une copie et 100 rp/personne+50 rp pour la voiture. Elle est délivrée à BHIRANDIALA Village (Police Station) à 51 km de Bhuj. Nullement besoin d’un guide quand on a un bon chauffeur qui connait! On commence par le petit village où l’on délivre les permis. Les femmes font de la broderie. Elles portent un costume dont le dos est nu. Un homme pressé nous emmene un couple de français et moi vers le magasin. Tout au long du chemin, on verra des hommes portant le turban blanc, pantalon blanc serrant aux jambes et veste indienne blanche. Pendant le voyage, on verra des hommes vêtus de bleu y compris le ruban. Ce sont des tribus différentes. Nous nous empressons de quitter les lieux pour nous rendre au dessert de sel à 20 km, à la frontière pakistanaise. C’est magnifique avec la mer au loin. On dirait une grande patinoire! L’idéal serait de voir ça au coucher du soleil. Le 2ème village sera DHORDO, ce sera mon petit coup de cœur avec ses minis ruelles et ses huttes rondes -Bhunga-, ses jeunes mamans refusant de se laisser photographier. Le 3ème sera HODKA, plus grand, avec des ateliers d’artisans; j’y achète un petit miroir encadré de cuir. Il y a un grand hôtel ressort pour les touristes. Le 4ème sera KHAVDA où l’on m’offre une sucrerie; ils font de la poterie de façon ancestrale. Ils sont nombreux à coudre pour les Pakistanais. Le 5ème sera LUDYA, moins intéressant, commercial. J’achète une taie faite main. C’est fatiguant; il fait très chaud. La journée terminant, je me mets à la recherche d’un permis de boire… (ce n’est pas une blague!). D’ailleurs, je ne devrais pas dire ça, on va vraiment me prendre pour une alcoolo mais voyage pour moi rime avec plaisir et boire une bière en est un! C’est la croix, la bannière pour obtenir ce permis: attestation de l’hôtel, permis au magasin pour obtenir la plus petite quantité qu’on peut imaginer. Le permis n’est valable que pour la ville om le permis a été délivré ou il faut payer 1000 roupies pour l’avoir un mois (si j’avais sû au début). 9 novembre: Départ pour MANDVI à 60 km de Bhuj. On y va pour voir les chantiers navals en activité. On y construit de grands bateaux en bois appelés Dhow; assez surprenant de près. Evidemment, j’ai dû m’attarder sur une chienne et ses six chiots dont un était perdu sous les décombres de bois; j’ai surveillé la chienne qui faisait tout pour le retrouver et suis partie seulement quand j’ai pu recompter six chiots! Après je visite le VIJAY VILAS PALACE à 8 km. Là, je me régale car après avoir contemplé le palace et être montée à la terrasse, je ne me suis pas privée de me promener dans le parc un peu hors sentis battus. J’adore. C’est dans ces moments là que j’apprécie de voyager seule. J’y trouve des plumes de paons et une peau de serpent. Je découvre un petit bâtiment qui, je pense, devait être un bassin d’eau; ensuite, un puits inaccessible. En fait, le palace date de 1929; je ne comprends pas pourquoi il n’est plus habité! Personne ne s’étonnera si je dis avoir joué avec un chiot que j‘ai encore envie d‘emmener:! Sur le chemin du retour, petit coup de cœur de Morari; il voit une tortue au milieu de la route. Il la ramasse; elle doit au-moins peser 2 kg. Et là, c’est lui qui veut l’emmener pour chez lui. En attendant, elle embarque et vient en voyage avec nous jusqu’au lac où il la dépose et où elle s’empresse de nager. Subitement, quelques mètres plus loin, elle vient à la surface comme pour nous dire merci… puis replonge…Nous lui avons sauvé la vie! Je termine ma journée au mémorial Chattri pour y voir le coucher de soleil… 10 novembre Ce dernier jour à Bhuj sera consacré à la visite de la ville et ses monuments. Le Prag Mahal Palace de fin du 19ème a été lourdement endommagé par le tremblement de terre; ça me laisse une impression étrange de tristesse; j’ ai envie de verser une larme. On y voit tout laissé là comme près à un départ imminent… J’imagine ce qu’a dû être le lieu au lendemain du séisme! On y voit des lustres provenant de Belgique!!! Je monte jusqu’à la tour de l’horloge puis dégoulinant de sueur, je redescends pour aller au musée Aina Mahal de 1761 où le lit du roi au pied d’or est exposé. On y voit aussi des chaises à porteur et une toile de plusieurs mètres représentant une expédition de l’époque. Le roi a séjourné 17 ans en Hollande d’où on retrouve des verres, céramique, etc de là-bas! On y découvre une salle de 27 miroirs rococo. Le musée de Bhuj étant fermé aujourd’hui, Morari me fait voir un temple tout en marbre blanc d’une beauté immaculée. Je pense que nous irons le soir pour la cérémonie. J’insiste pour voir la prison où un mur écroulé lors du séisme a permis à 420 prisonniers de s’évader mais tout est reconstruit et bien fermé. En fait, je voudrais savoir si on les a retrouvé? Morani ne sachant pas où la prison se trouve me dit qu’elle a été détruite par le séisme. Ça c’est bien le truc indien mais on ne me l’a fait pas!!!! On en a bien rigolé….mais on l’a trouvée…Je profite pour rentrer dans l’hôpital entièrement détruit; ça me laisse vraiment un sentiment de profonde tristesse. Le soir, je fait le bazar de Bhuj . J’assiste à l’office du soir au temple. 11 novembre: Départ pour ZAINABAD. A peine arrivée vers 16H que me voilà partie en safari dans le Little Rann avec une famille française habitant l’Inde et une anglaise. Nous allons à la rencontre des onagres ou hémiones ou gudkhur: ânes sauvages d’une beauté saisissante, mélange entre le cheval et l’âne, de couleur sable à la crinière châtain et aux oreilles courtes, style zèbre sans raie. Ils peuvent courir pendant deux heures à 24 km/h avec des pointes de 70. En les approchant, ils s’en vont; pas sauvages pour rien! Ils sont en voie de disparition et ne se trouvent plus qu’en Inde et en Mongolie. Dans ce désert salin, on voit quelques bull nilgai ou antilopes bleus (comme une vache à la tête d’un cheval). Rentrée au campement péniblement après un beau coucher de soleil et plusieurs pannes. 12 novembre: Journée détente dans ce havre de paix jusque 16H où je pars à la découverte de la tribu des Ribaris. Les hommes sont tout de blanc vêtus; ils portent des boucles d’oreilles en or. Les femmes ont le ventre nu, des grands bracelets de 20 cm à chaque bras qu’elles ne pourront jamais enlever, des bouches d’oreilles en or et un anneau en or dans le nez; elles sont tatouées sur les bras et le haut de la poitrine. En parcourant le village, tout un attroupement d’enfants me suit jusqu’à la visite d’une maison type où l’on me présente des ouvrages merveilleux en broderie; ils sont fait main par les dames de la tribu. Je rencontre plusieurs troupeaux de chèvres et de buffles avant de rentrer au campement où les pétards commencent à l’entendre vu que la fête DIWALI est pour demain… Excitation ! 13 novembre: Je quitte Zainabad pour rejoindre AHMEDABAD. En chemin, arrêt à BECHARAJI pour voir le temple des Hijras, les énuqués. Très grand temple; belle ambiance comme j’aime à l’intérieur du temple. J’assiste à une puja qui me rempli de joie. Je continue ma route jusqu’à MODHERA visiter le temple dédié à Sûrva, le Dieu solaire. Il date de 1026. Ce temple n'est plus en activité et a été rénové après avoir été ravagé par plusieurs séismes; il faut savoir que la région est située sur une zone de fractures de l’écorce terrestre. Le site est toutefois très beau avec un grand et profond bassin d’ablution devant le temple, admirablement sculpté. Dans le temple, on trouve plusieurs scènes du Kâma-Sûtra. Je poursuis la route jusqu’à PATAN pour découvrir le puits de la Reine, le Rani-Ki-Vav. Je suis époustouflée quand je le vois; je n’ai jamais vu une telle merveille. Pour descendre dans ce puits profond de 65 mètres, on découvre de superbes sculptures au mur tout le long des escaliers. Il y en a beaucoup dans le Gujarat; on les appelle des baolis. Celui-ci date de 1075 et a été conservé du fait qu’il est resté comblé de terre jusqu’à il y a une trentaine d’années. Je découvre un peu plus loin un grand réservoir avec des ghâts (escaliers) où il y a pleins de singes. Je fais le tour du réservoir et reviens par les escaliers mais petit problème, j’ai dû marcher où il y a pleins de picots de plantes sauvage. J’ai passé ½ H à les enlever de mon pantalon sous le regard amusé des indiens. Dernier petit arrêt, au Kalicat temple de structure spéciale. Cette fois, départ pour AHMEDABAD où j’ai réservé un hôtel dont je me réjouis. En arrivant, le booking n’a pas été fait. Je suis déçue. Avec Morari, nous décidons de quitter le Gujarat pour rejoindre directement le Rajasthan. Arrivée à minuit à UDAIPUR. 14 novembre: J’ai très mal dormi. La chambre était très humide et j’ai eu froid. Je demande à changer et me retrouve dans une superbe chambre avec vue sur le lac. Je vais déjeuner dans un resto au bord du lac où j’entends les femmes taper le linge sur les ghâts. Ensuite, je fais un massage relaxant. Fin d’après-midi, je pars me promener à pied dans la vieille ville où règne une ambiance que j’aime. Je finirais la soirée de nouveau par un massage! 15 novembre: Départ pour CHITTORGARH. Je vis mal cette journée. C’est la première fois depuis mon départ que je rencontre beaucoup de français. Je suis seule et aujourd’hui, je le vis mal. Je me suis un peu imposée à une table; ils m’ont accepté mais c’était osé de ma part. Fin d’après-midi, je vais faire une carte de téléphone avec Morari qui se rend compte que je ne suis pas bien. Il fait son possible en me parlant pour me consoler. Je regrette de ne pas être restée à Udaipur; je me sentais moins seule, beaucoup d’indiens parlant français. 16 novembre: Je connais le fort de Chittorgarh donc je ne le revisite pas quoiqu‘il est formidable; ça doit être le plus grand du monde; il fait 20 km de circonférence. Je visite le château de BIJAIPUR à une trentaine de km. Le château en lui-même n’a rien d’extraordinaire; il est transformé en Hôtel avec des chambres très accueillantes. En fait, c’est surtout le chemin pour y aller qui est magnifique et à lui seul vaut le déplacement. On commence par longer une grande partie de la forteresse que l’on admire du bas. Ensuite, on rentre dans une nature pure, l’Inde non polluée, en passant par plusieurs villages tribaux. J’apprécie aussi le tour du village de Bijaipur à pied et le contact avec les villageois. Là, je n’ai pas honte de ne pas savoir l’anglais car eux non plus ne le parle pas. Et c’est comme ça que je me sens le mieux. Sur le chemin du retour, je demande à Morari de me laisser marcher 1km pour respirer l’air pur sur une route non bondée. 17 novembre: Départ pour PUSHKAR. Dernier jour avec Morari. Je suis satisfaite de ses services. Il a été chauffeur, confident, complice, de bonne humeur; pour lui j’étais maharani belgium. En lui donnant son pourboire, je le vois déçu; je lui rends un supplément. Il est content. Il le mérite bien que par la suite, je suis déçue en m’apercevant qu’il me demande le double du prix pour venir me chercher à Pushkar et veut récupérer sa carte de téléphone. 18 novembre: Ici c’est les arrivées des nomades en grand nombre. Je passe cette première matinée en compagnie de Jonathan avec qui j’avais communiqué sur voyage forum. Nous allons voir les chameaux ensemble et le temple de Brahma, sans y rentrer toutefois vu la foule! Ensuite, nous prendrons des chemins différents. Je suis un peu perdue et j’ai envie de retourner à Udaipur. Je prends les dispositions pour effectuer mon changement. 19 novembre La nuit porte conseille, je ne pars plus à Udaipur. Je reste ici. Le matin, massage. Après-midi, balade dans la ville et autour du lac. Je suis étonnée de voir les femmes se mettre seins nus pour se laver dans le lac, aux yeux de tous alors que sur les plages, elles vont dans la mer toute habillée. Je termine la soirée énervée; je n’ai plus de téléphone. Morari a coupé l’abonnement! 20 novembre: C’est définitivement sans téléphone que je terminerais mon séjour puisque le temps d’attente pour avoir une carte Sim en activité est de 7 jours!!!nouvelle loi… J’ai réussi à changer mon billet de train du 23 pour Vârânasî au 25 pour rester deux jours de plus à Pushkar; chose que je n’aurais jamais dû faire. La journée a été très dure car j’ai marché beaucoup. J’ai fait beaucoup de photos de chameaux et d’hommes venant des montagnes, aux turbans colorés et aux longues moustaches. Je reste sur le site jusqu’au-delà du coucher du soleil. Les enfants sont infernales; ils n’arrêtent de mendier et veulent qu’on les prennent en photo pour de l’argent. Des parents font mendier leurs enfants; j’ai vu une petite fille de 3-4 ans en tenue de Shiva avec les ustensiles qui vont avec…, une autre avec un gros turban sur la tête qu’on faisait danser… On ne sait jamais trop bien le programme ici en Inde; rien n’est affiché; rien n’est officiel. C’était la même chose il y a deux ans. On m’a dit que le festival commençait le 20 mais apparemment, ils sont toujours en train de préparer donc ça doit être pour demain! Ils font des piercings aux chameaux qui saignent et qui pleurent, c’est horrible à entendre! 21 novembre: Ce matin, je suis descendue à la camel fair. La foule arrive à la volée. C’est trop. J’ai le programme, rien pour l’instant. Je rentre et me reposer l’après-midi. On verra demain! 22 novembre: Changement de programme. Je décide de partir demain pour JAIPUR. Trop de monde ici et j’ai vu assez. La fête foraine n’est pas encore ouverte. J’ai fait mon tour de chameau en charrette8 23 novembre: Je suis à JAIPUR. Le taximen est désagréable, encore heureux que je ne l’ai que pour 3H. Décidément, ce n’est pas un voyage comme les autres. Je vais devoir faire des choix. 24 novembre: Invitée au festival de mariage, je préfére récupérer. Or, le soir, je tombe dans un horrible piège! 25 novembre: Départ en train pour VARANASI pour le festival Ganga Mohotsav. Je viens ici pour la 2ème fois. J’attends 3H le train comme je fais habituellement. Au moment d’embarquer, on me refuse l’accès; en fait, ma place n’existe pas; le billet n’a pas été confirmé. J’en veux quand même un peu à Milna de ne pas m’avoir averti. Je tente de monter mais pas de place de libre et mauvais contrôleur qui n’a rien fait pour moi. Voici mon programme chamboulé. Que faire? C’était trop beau qu’il ne m’était encore rien arrivé…Je me réjouissais d’aller à Varanasi. C’est vraiment déçue que je pars à la recherche d’un hôtel et d’une agence. Je dois agir et quitter Jaipur. Le richwash m’emmène à l’agence Aman Tour que je ne recommande à personne. Je ne prends aucune décision; je dois réfléchir: Gwalior, Lucknow? Où ailleurs? 26 novembre Je pars à la recherche d’autres agences en tuc-tuc. Rien ne m’inspire. Je suis paumée là sur le coup. Je téléphone à Béatrice qui n’a aucun chauffeur de libre et me conseille d’aller à HAIDWAR et RISHIKESH au nord de Delhi. Je ne me sens plus capable de prendre un billet de train et suis trop chargée pour prendre le bus. Je vais à l’agence Aman qui me fait le circuit en 5 jours pour un gros prix mais avec hôtel fabuleux! Je ne sais pas ce qu’il y a à visiter là-bas! 27 novembre: Le chauffeur passe me prendre à 9H. Nous mettons 14H de route. J’ai regretté mille fois mon choix pendant le trajet. J’arrive à près de minuit à l’hôtel fabuleux qui, en fait, n’avait rien de tel et m’a mis dans une colère folle. Rien n’allait! Je suis habituée à ce genre d’hôtel mais pour le prix, je m’attendais à tout autre chose. Je téléphone à l’agence pour qu’on me change direct; Pas évident par téléphone quand on ne parle pas anglais mais ils m’ont bien compris quand même et m’ont raccroché au nez. Toutefois, ils ont téléphoné au chauffeur et je change d’hôtel demain. Je pars à minuit à la recherche d’un resto; tout est fermé sauf un petit boui-boui. Il fait très froid. Quelle idée d’aller au nord de l’Inde quand on est frileux! Je continue à regretter! 28 novembre: Je déjeune dans une ambiance glacial avant de me lancer faire la visite de RISHIKESH. Alors là, je suis agréablement surprise. C’est l’Inde comme je l’aime avec ses nombreux temples, ses singes, ses marchands, des pèlerins. Le Gange ici a une toute autre allure qu’à Vârânasî. Il parait plus pur, dévalant entre les montagnes, il est vraiment sacré ici! Après la visite prolongée de l’immense temple dont je ne connais pas le nom, j’oublie mon sac avec mon passeport, cartes de crédit, argent au pied de la statue du Dieu Hanuman. C’est en voulant acheter une bouteille d’eau que je m’en suis aperçue. Ca m’était déjà arrivé à l’aéroport de Barcelone où j’avais paniqué à mort. Ici, j’ai fait demi-tour et suis restée confiante ne voulant pas imaginer la suite. Mon sac m’attendait, ce qui vaut certainement au fait qu’il est vieux et sale, ce qui a dû faire penser à un sac de sâdhu. Je poursuis sereine ma longue et magnifique promenade avant de terminer dans un ashram pour faire un mauvais massage. Il fait glacial! 29 novembre: Visite de HAIDWAR. Je commence par aller voir les Sâdhus qui vivent là en grand nombre. Je vais sur les ghâts du Gange pour un moment de méditation; je baigne mes pieds dans le fleuve. Nous mettrons 6H pour arriver à DELHI et 3H pour trouver mon hôtel. Le chauffeur est nul! A cause de lui, je ne profite pas de ma soirée; je pensais faire un bon massage! Pas de pourboire! 31 novembre : Brève nuit à DELHI puis maison d’hôtes chez Ben dans le quartier Nizamuddin. Un taxi vient me chercher et l’agence de Jaipur s’engage à payer mon hôtel, encore bien!!! 1er décembre: Il me faut trouver un endroit que je n’ai pas encore fait à DELHI. J’avais vu sur le forum qu’il y a un temple récent, ouvert au public depuis 2005: Akshardhaam temple. Je vais donc voir ce gigantesque temple avec des exhibitions et une promenade en bateau représentant la vie au fil des ans. Il y a une reproduction miniature des grottes d’Ajanta et d’Ellorâ, un village avec une école, un hôpital, un bazar ayurvédique… On y présente un film sur la vie de Swaminarayan. Dans le jardin, de grandes statues en bronze. Le temple est entouré d’éléphants sculptés dans diverses situations. C’est grandiose, 3H pour la visite sans le film. Je passe ensuite au marché tibétain que je n’avais pas encore eu l’occasion de voir. 2 décembre: Départ en bus vers Panhar Ganj pour faire mes achats: épices, thé, crèmes ayurvédiques. 3 décembre: Dernier jour; comme prévu, je ne fait rien. L’avion est déjà annoncé avec un retard; il décolle à 3H30 du matin. Le retour se passe bien sauf que je n’arrive pas à dormir dans l’avion. En conclusion: ce voyage a été très différent des autres. J’ai apprécié le Gujarat malgré que ce fut difficile pour moi à cause du manque de communication qui m’a manqué beaucoup durant ce périple. J’ai ressenti plus de solitude que lors de mes précédents voyages mais je partais avec un autre état d‘esprit! Je n’aime pas visiter deux fois le même endroit; j’aime la découverte. C’est pourquoi, après ce 7ème voyage en Inde, j’ai décidé de fermer la boucle… HOTELS MUMBAI: SEA PALACE: propre, face mer. 5’ à pied Gâte India, bon repas - 60€ AURANGABAD : SPEARLING PEARL: personnel sympa, bruyant, ch défraîchies - 18€ NASIK : SEVEN HAEVEN: luxe, très propre. Personnel sympa - 30€ SAPUTARA : VAITI ROPEWAY RESORT: bien situé au-dessus montagne, bon repas, sympa. 45€/nuit all in. VADODARA: HOTEL KALIAN: pas accueillant , moyennement propre, vieux A EVITER - 18€ CHOTTA UDEPUR: Maharaj SAJJANSINK. heritage palace KALINIKETAN Bon accueil; bon repas; propre; calme, charme, 55€ Pet déj + diner du soir Tél: +91/912669/233577 /9374568090. JAMBUGHODA: endroit calme, accueil moyen, bon repas, vieillot mais propre, pas eau chaude: 46€ Pet déj + diner du soir et boissons compris www.jambughoda.com . +91 2676 241258 BHAVNAGAR: HOTEL APPOLO en rénovation et pas ascenseur, sera bien après rénovation - 16€ HOTEL WITH ROSE: propre, bon repas, demander chambre arrière, personnel sympa - 20€ DIU: HOTEL RESAL BEATH: propre, bruyants indiens, 2 min plage, Personnel pas sympa. Repas chers. 45€ SASAN GIR: GIR BIRDING LODGE: propre, tout confort, pens compl. Safari organisé. Personnel sympa -40€ GONDAL : ORCHAD PALACE: très cher, propre, luxe - 63€ DWARKA RESIDENCY: propre, ne se laissant pas arnaquer par le réceptionniste. 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Élever nos enfants tout en voyageant English translation pending
by Kékéridan · 2012-11-16 · 16 replies
j'ai décidé de tout faire pour élever mes enfants jusqu'a leur 3 ans. comme j'en ai 4 de bas age (4, 3, 2 et 4 mois), j'ai d'abord demandé à mon mari d'arrêter un temps le travail pour m'aider; ce qu'il a fini par accepter ensuite étant donné qu'on ne travaillait pas tous les deux et que les enfants n'etaient pas à un age pour la scolarité obligatoire, nous nous sommes dit qu'il fallait quitter la france pour vivre en asie ou en amérique du sud dans des pays où le pouvoir dachat était plus faible qu'en france et en profiter pour voyager et faire un tour du monde mais avec des enfants de ces bas age, ce n'est pas évident de visiter un pays e large et en travers nous nous sommes donnés donc un thème celui des mers et des iles afin de préserver nos enfants et de leur donner un cadre assez ludique que celle des grandes villes, des visites culturelles ou des randonnées en for^ts ou autres. mais j'ai peur de passer à coté de ce grand voyage et de le regretter plus tard Déja, nous en sommes au début de notre voyage en Thailande et je regrette dejà une décision prise ensemble. celle d'avoir dès le départ abandonner la chine le cambodge et le vietnam de notre parcours en asie du sud est et se débuter notre voyage par la thailande, la malaisie, l'indonesie et finir aux philippines et ce pour 10 MOIS EN TOUT. Cette décision de laisser tomber la chine, le cambodge et le vietnam est du au fait de préserver nos enfants de trop nombreux voyages. alors je ne sais pas quoi faire. je ne suis pas de celle qui fait des concessions c'est mon mari qui me freine je pense que des enfants peuvent s'adapter aussi bien voire mieux que des adultes (l'idée étant juste de rester au mini 15 jours dans un endroit) et après avoir fait ces concessions JE REGRETTE ET ME POURRI LA VIE DE N AVOIR PAS FAIT CE QU IL FALLAIT Je suis entre deux feux quoi faire???? je suis consciente qu'avoir des enfants demande un autre mode de vie ce que j'ai fait je ne demande pas à sortir en boite ou au resto ou faire des choses que l'on fait qu'en mode célibat mais je ne veux pas penser qu'avoir des enfants vous limite en tout le reste. et vous pousse à être quelqu'un d'autres et à agir d'une autre manière
Discussion autour du concours du mois de novembre 2012 "Les forêts et les hommes" English translation pending
by Nerol · 2012-11-01 · 212 replies
Et voilà le lieu de toutes les discussions relatives au concours de novembre 🙂 N'hésitez pas 😉
Out of Namibia English translation pending
by Genevois · 2012-10-17 · 27 replies
Petite intro. Imaginez un pays dont la superficie est égale à 1,5 fois la France, mais avec seulement 2 millions d’habitants recensés, soit la population du grand Lyon. Si peu de monde pour un si grand territoire. La notion de grands espaces prend tout son sens dans ce pays du sud de l’Afrique. Combien de kilomètres avons-nous parcouru sans voir la moindre présence humaine ? Combien de paysages avons-nous contemplé sans y voir la moindre intervention de l’Homme ?

Ici point ou peu de musées, de monuments. Ou plutôt si. La nature, un musée, un monument, une oeuvre quasi parfaite et permanente. Si belle, si sauvage, si conservée depuis la nuit des temps, la Namibie est un retour à la nature, à ce qu’elle nous apporte de plus beau, dans ses couleurs, ses formes, ses animaux, ses paysages spectaculaires. On y vit au rythme du soleil, les jours sont longs, les soirées sont courtes et les nuits sont bonnes. Les plaisirs y sont si simples, loin des sophistications nécessairement indispensables à l’Occident.

On dit de la Namibie qu’elle est le paradis des photographes. Mais c’est faux. Archi faux. Ce serait plutôt l’enfer. Car tout y est tellement beau et photogénique que l’on passerait les journées l’oeil collé au viseur. A peine avait-on crû avoir le bon angle, la couleur parfaite, le paysage idéal, l’animal dans une posture de magazine, que 50 mètres plus loin, 10 minutes plus tard, tout a changé pour une énième extase. Le tri est impossible, le choix est cornélien. L’enfer.

La Namibie est un pays africain, mais les colonisations d’abord par les Allemands, puis par les Sud-Africains lui ont donné cette rigueur quasi germanique dans l’organisation du pays. Les routes y sont bien indiquées, la propreté est une valeur entretenue (presque) partout, la sécurité est de mise, une sorte d’Afrique pour les nuls qui permet aux novices de ce continent de se lancer sur les pistes sans appréhension. Bien sûr, on y rencontrera souvent ce joyeux foutoir qui caractérise le grand continent noir. Un foutoir qui fonctionne malgré tout, qui s’appréhende avec le sourire et l’esprit du lieu. Un proverbe africain ne dit-il d’ailleurs pas que les Blancs ont des montres et que les Africains ont le temps ... ?

Il y a toujours un envers du décor. Ici, une séparation nette des communautés blanches et noires, une sorte d’apartheid officieux et consenti (encore que), une répartition des biens et richesses peu équitable. Les Blancs roulent en 4x4 onéreux, les Noirs sont contents s’ils peuvent avoir une épave, sinon l’âne ou une paire de chaussure fera l’affaire. Nous avons vu des gens mendier non pas de l’argent, mais de l’eau, de la nourriture, des habits ou des chaussures, bien que ces comportements ne sont pas exclusifs au continent africain. Même si les communautés cohabitent pacifiquement, il semble, vu d’un oeil novice, que la communion entre les ethnies est difficile.

Malgré cela, pour les amoureux de la nature la Namibie est fascinante, belle, sauvage. A l’évidence, vivre l’expérience namibienne en campant nous paraît être la meilleure façon de communier avec son environnement. Mais pour ceux qui sont moins enclin à quitter le confort douillet ou qui rebutent à nomader, les nombreuses lodges luxueuses ou plus modestes sont suffisamment présentes dans tous le pays. Même si la beauté naturelle n’a pas de prix, la Namibie a même eu la brillante idée de s’offrir à tous les budgets.

Petite intro avais-je commencé, donc place à la suite. Nous avons passé 3 semaines palpitantes en Namibie, en voici le détail.

Jeudi 20 et vendredi 21 septembre

Pour atteindre la capitale Windhoek, nous avons opté pour la compagnie nationale Air Namibia, qui a le grand avantage d’avoir une liaison directe avec Francfort et de surcroît par un vol de nuit qui permet de gagner une bonne journée, contrairement au transit via Johannesburg. Premier vol donc entre Genève et Francfort, sans histoire. Ou plutôt avec une anecdote : toutes deux membres de Star Alliance, le billet pour ce trajet a été acheté chez Swiss, mais le vol a été opéré par Lufthansa. Jusque là, rien d’exceptionnel. Par contre, le tarif n’est pas le même pour un même billet auprès des 2 compagnies, Swiss nous ayant permis d’économiser quelques deniers à dépenser sur place.

L’aéroport de Francfort est assez énorme, fonctionnel, mais pas spécialement attractif, mais bon, ce n’est pas la fonction primaire d’un aéroport. Le 737 de la Lufthansa a posé au terminal 1 et Air Namibia décolle en début de soirée du terminal 2, qu’une petite navette rejoint. Attention, si vous venez avec 2 billets séparés, il faut IMPERATIVEMENT repasser par le check-in au comptoir d’Air Namibia pour valider l’enregistrement des bagages, sinon vos sacs resteront à Francfort.

Air Namibia est une petite compagnies. 8 appareils au total, dont deux A340-300 dédiés uniquement à la ligne Windhoek-Francfort. Des A340 assez âgés, sans système de divertissement individuel, mais propre et visiblement bien entretenu par la maintenance de Lufthansa. Les passagers sont quasi exclusivement Blancs, Allemands et plutôt âgés. 9h20 de vol plus tard, nous posons le pied sur le continent africain. Seuls deux guichets de l’Immigration sont ouverts et les fonctionnaires présentes ne sont guère sympathiques pour un premier contact. Deux coups de tampons dans notre passeport et nous voilà prêts à récupérer nos bagages.

A la sortie, un employé de la société Camping-Car Hire est là, avec une pancarte et nos noms. Après plusieurs demandes de devis, cette agence nous proposait le meilleur rapport qualité-prix, pour un 4x4 Nissan double cabine avec sa tente sur le toit. La ville de Windhoek est à 40 km de l’aéroport et nous arrivons au dépôt de l’agence vers les 08h00. Le service est très professionnel, les formalités sont vite remplies, des documents et des cartes routières nous sont remises. Un employé nous décrit le matériel, nous explique en anglais le montage et démontage de la tente. En peu de temps, nous sommes sur la route. A une courte distance de l’agence se trouve un grand centre commercial SuperSpar où nous pouvons trouver de tout pour nos premières courses, y compris une carte SIM locale chez l’opérateur MTC.

Première expérience de la conduite à gauche et en ville de surcroît. Le plus dur est de se faire à l’inversion des essuies-glace et des clignotants. Plusieurs fois, j’indiquais notre direction par un mouvement des balais ... Une fois les courses de base faites, vin sud-africain compris, nous rejoignons la monotone B1 en direction du sud, vers l’Afrique du sud. La route est rectiligne et bordée de plaines. Le temps est nuageux et gris, la pluie menace même.

Petite halte au lac d’Oanab, qui est en fait un resort privé et dont l’accès est payant. Petit pique-nique sous la grisaille au bord de ce lac, qui ne mérite pas le détour. A Kalkrand, première piste, la C21 pour nous enfoncer dans les dunes rouges du Kalahari. La piste est roulante, mais nous nous imposons une limite de 70-75 km/h au grand maximum. De toute façon, la Nissan est équipée d’un tracker. En cas d’accident, l’appareil peut mesurer la vitesse au moment des faits et en cas de dépassement de 80 km/h, tous les frais sont à la charge du conducteur, quelle que soit l’assurance choisie. Ca freine les ardeurs et donc l’allure... Je comprends de toute façon le pourquoi de la limitation à 80 km/h sur les pistes. A cette vitesse, l’avant de la voiture flotte un peu et en cas de coup de volant, le 4x4 se retourne à coup sûr.

Cette portion du Kalahari nous offre ses dunes régulières, au sable rouge, toutes orientées dans le même sens, la piste passant de l’une à l’autre. Magie des voyages, hier en Europe, aujourd’hui dans le Kalahari, dont le nom évoque une Afrique sauvage aux peuplades tribales. Peu avant Hoachanas, nous bifurquons sur la D1268 le long de laquelle se trouve le Bagatelle Game Ranch, notre première étape namibienne. Personne sur plus de 40 km, premier contact aussi avec les grands espaces.

Le Bagatelle est un magnifique endroit, lové entre les sables rouges et les herbes jaunies de cette fin d’hiver, peuplé de Springboks et d’oiseaux colorés. Accueil souriant à la réception et direction le camp, 5 emplacements à l’écart du lodge. Chaque emplacement, suffisamment espacé pour ne pas être dérangé par les voisins, a sa petite cabane en dur, avec douche chaude, lavabo et WC privatifs. Aucun bruit si ce n’est celui des oiseaux et du vent, une nature intacte et sauvage, un petit paradis.

Première cuisine en camping aussi, pas forcément concluante. Nous avons oublié d’acheter des allume-feux, indispensables pour faire démarrer le feu du grill. De plus, le brûleur à gaz n’est pas très puissant, surtout s’il y a du vent. Finalement, nous ferons tout à la poêle, patates rôties et viande de boeuf. Et une bouteille de vin sud-africain. Nous mangeons assez tard, nous devons encore nous caler au rythme local, car la nuit tombe vite. Et la nuit, il fait frais ! Nous pensions pouvoir dormir en laissant ouvertes les «portes» latérales de la tente. Mais nous avons dû nous relever dans la nuit pour nous couvrir d’habits, la température étant vraiment fraîche. Première nuit africaine, au milieu des sables ...

Samedi 22 septembre

Le réveil est évidemment matinal. Les couleurs du ciel au lever du jour sont splendides et les springboks broutent paisiblement dans les herbes jaunies autour de notre 4x4. Le ciel est limpide, mais un vent frais empêche encore le soleil de réchauffer l’atmosphère. Exclu de prendre le petit-déjeuner en t-shirt. Un peu de rangement et nous gagnons la réception du Bagatelle à pied, à une vingtaine de minutes du camp.

Il existe une balade à faire à pied, sans guide, depuis un chemin qui part sur la dune derrière le camp et qui suit sa crête basse sur 4 kilomètres. Une fois la dune atteinte, le chemin disparaît, mais il suffit de suivre les traces de pas et de rester sur le sommet arrondi. Ces dunes n’ont rien à voir avec celles de Sossusvlei que nous verrons dans quelques jours. Elles sont basses et arrondies, rien à gravir. La boucle fait 6.5 kilomètres et il est impossible de se perdre. Les seules recommandations que nous avons eues étaient de ne pas nous aventurer dans les hautes herbes, les serpents commençant à sortir de leur trou après un hiver froid. Et avec les premières chaleurs, les reptiles ont tendance à se prélasser et à ne pas fuir en sentant les vibrations de nos pas. Mais point de serpent ce matin.

A part des springboks et des oiseaux magnifiques, rien. Rien que le bruit du vent, des gazouillis des volatiles et des insectes, rien qu’un paysage d’arbres verts, de dunes rouges et d’herbes jaunies, sous un ciel d’un bleu intense. Rien qu’un patchwork de couleurs splendides, rien que le calme qu’aucun bruit «humain» ne vient troubler. Rien que ça. La sensation est immense, un feeling de sérénité, qui nous accompagnera à plusieurs reprises au long du périple.

Il serait facile de se perdre dans cet immense Kalahari. La dune que nous suivons ressemble tellement à la suivante, laquelle est pareille que celle d’après. En fin d’après-midi, le Bagatelle organise un Drive pour une excursion dans l’immense réserve du domaine et le repas de 3 guépards qu’ils tiennent en captivité dans un énorme enclos derrière la réception. Nous nous contenterons d’un peu de repos et de lecture au soleil. En fin d’après-midi, nous retournons vers la réception et le responsable nous invite à nous rapprocher de l’enclos des guépards, ceux-ci étant couchés près du grillage. Nous pouvons donc les observer de très près, seul le treillis métallique nous séparant des félins. Il nous explique qu’ils ont été récupérés très petits et qu’ils n’ont donc jamais appris à chasser, raison pour laquelle ils doivent les nourrir. Pas de femelle dans l’enclos, car la loi namibienne interdit la reproduction des guépards en captivité, ceux-ci étant dans l’impossibilité d’apprendre la chasse à leurs petits.

Le Bagatelle Game Ranch possède 3 chalets avec terrasse posés sur une dune, face au coucher de soleil. A côté de ces constructions, il y a une autre terrasse depuis laquelle nous observons le sunset sur les sables du Kalahari. Les tons changent au fil de la descente du soleil, les couleurs foncent passant du rouge à l’ocre, fabuleux spectacle naturel.

Notre repas du soir se fera au restaurant du Ranch, tables avec nappe blanche, bougies, pieds dans le sable et service attentionné. Petit moment romantique, un feu brûle gentiment dans une âtre au coeur de la terrasse. Pas de carte ni de menu, excepté pour les vins, nous mangeons la préparation du jour. Filet d’agneau, d’oryx et de springbok, légumes et pommes de terre rôties, un repas succulent pour à peine 200 $ par personne. Avec en prime, une belle cave au prix également doux.

Retour à notre emplacement à pied, sous le clair de lune. Même sans couleur, dans la nuit, la magie du Kalahari opère.

Dimanche 23 septembre

Le froid de la nuit dernière a laissé des traces, donc nous avons fermé les pans latéraux de la tente. Mais en fin de nuit, les parois intérieurs perlent de condensation, il va falloir trouver le juste milieu. Vers 06h30, nous nous levons et ce matin, pas de vent. Le soleil réchauffe donc rapidement la température qui devient agréable au moment de notre petit-déjeuner.

Premier pliage de tente, nous ne sommes pas encore complètement au point. Une fois prêts, nous prenons la D1268 direction Mariental. Il y a un grand supermarché Spar à l’entrée de la ville, sur la gauche, attenant à une station-service. Premier achat de biltong, cette viande séchée de boeuf ou de springbok, émincée en petit morceaux, que l’on trouve partout. Le Spar est largement suffisant pour nous réapprovisionner en fruits, légumes et autres produits.

Retour sur la B1 asphaltée qui sera monotone jusqu’à Keetmanshop. 230 kilomètres sans croiser de villes, villages, exceptés parfois quelques bicoques en tôle au milieu de nulle part. Les plaines s’étendent à perte de vue, dans une immensité impressionnante. A Keetmanshop, nous rejoignons le Quivertree Rest Camp sur la M29, mais des panneaux indiquent l’endroit depuis la B1. Une fois au camp, nous nous renseignons sur les visites à faire à proximité.

Il vaut mieux garder la balade dans la Quivertree Forest pour la fin de l’après-midi et le soleil couchant. Nous partons donc au Giant’s Playground, un enchevêtrement de rochers posés les uns sur les autres dans un décor parfois chaotique. Comment ces rochers se sont-ils retrouvés là ? Pourquoi ici et pas ailleurs ? Mystère de la nature. Un chemin balisé permet de se retrouver au coeur de l’endroit et au gré des changements de direction, il pourrait être facile de se perdre et d’avoir de la peine à retrouver la sortie. Selon l’heure de la journée, les rochers prennent des teintes chaudes donnant un charme supplémentaire à l’endroit.

Retour au camp, directement attenant à la forêt des Quivertrees. Dépliage rapide de la tente à un emplacement sous un arbre, près d’un grill. Les commodités communes sont très propres. Le camp n’est pas très fréquenté, nous pouvions nous poser où bon nous semblait, le choix était large. Nous profitons du soleil, de la lecture et du spectacle animalier. En effet, les oiseaux sont peu farouches et viennent très près de nous. Nous voyons aussi des mangoustes et quelques suricates qui gambadent au milieu du camp. Les mangoustes sont particulièrement appréciées ici, car elles se nourrissent de scorpions, de serpents, ce qui les rend forcément assez populaires. Elles ne sont pas sauvages et s’approchent à quelques mètres de nous.

A 17h00, nous retournons vers la réception, à côté de laquelle il y a des enclos avec des guépards. Les touristes du camp sont invités (gratuitement) à entrer dans les enclos pour assister au repas des félins. Nous sommes une quinzaine à être près des guépards, sans protection aucune, alors qu’une employée des lieux leur donne de gros morceaux de viande. Cela reste malgré tout assez impressionnant, surtout lorsque les félins se lèvent et déambulent au milieu de nous, frôlant nos jambes.

Le conseil était judicieux. La Quivertree au coucher de soleil est à ne manquer sous aucun prétexte tant les couleurs naturelles sont exceptionnelles. Même si nous avons vu des Quivertree dans d’autres endroits de Namibie, il n’y a qu’ici qu’ils composent une forêt. Les tons changent à chaque minute, pour une apothéose orangée au moment où le soleil part éclairer d’autres horizons.

Nous avions retenu la leçon des allume-feux et cette fois-ci, le barbecue est parfait. La nuit sera tranquille, toujours aussi fraîche en cet fin d’hiver africain. Les sacs de couchage sont vraiment limites, voire insuffisants, puisqu’il est impossible d’y dormir sans s’habiller un minimum.

Lundi 24 septembre

Petit-déjeuner au soleil, pliage et rangement. Premier arrêt, Keetmanshop au grand supermarché Spar du centre-ville. A peine garés devant une échoppe, un jeune se présente vers nous et nous dit qu’il ne quittera pas notre véhicule des yeux, que nous pouvons donc aller faire nos courses tranquilles. La ville est majoritairement noire ici et le contraste est immédiat avec la communauté blanche. La pauvreté est visible, beaucoup d’hommes et de jeunes errent sur les trottoirs. Certains viennent mendier une pièce ou de la nourriture, mais sans agressivité.

Le biltong a rapidement été englouti, nous en rachetons. Il se choisit en une seule pièce et il faut ensuite demande de le faire émincer. Au retour des courses, nous donnons 5 $ à notre gardien de voiture qui visiblement est content de son «salaire». Direction la B4 en direction de Aus. Peu après Keetmanshop, la route asphaltée traverse des montagnes, dans des décors splendides pouvant rappeler l’Ouest américain. Puis, ce sera une longue rectiligne à travers les plaines sans relief de cette portion de trajet. A 40 kilomètres de Aus, le paysage redevient extraordinaire, des collines entourant des plaines où paissent boeufs et moutons.

Nous ne nous arrêtons pas à Aus, mais poursuivons 20 kilomètres pour aller voir les chevaux du désert. Leur point d’eau, au coeur d’une vaste plaine, est signalé depuis la route principale et une piste d’environ 2 kilomètres y mène. Ces chevaux sont originaires de la colonisation allemande et sont restés sur place lors du retrait des troupes, s’adaptant à la vie sauvage et à l’environnement désertique des lieux. Ni hostile, ni agressif envers la présence humaine, ils sont des dizaines autour du point d’eau et des environs, sous un soleil de plomb. Certains se chamaillent, des mâles honorent des juments, d’autres sont couchés ou plantés sur leurs 4 sabots.

Au bout de 20 minutes d’observation, un groupe d’une dizaine d’oryx arrive au point d’eau. Les deux espèces s’ignorent royalement et la vasque est partagée sans souci. Même si nous ne voyons «que» des chevaux, les observer dans un cadre si vaste et si naturel est exceptionnel.

Retour sur Aus pour rejoindre notre campement du soir, le Klein Aus Vista Camp. Le camping est séparé de la réception et se trouve 2 kilomètres plus loin, au pied d’une petite montagne. Nous achetons un BBQ Pack pour notre repas du soir (110 $ p.pers.), composé d’une entrée, de viande et de salade, plus un dessert, un vrai repas complet. Au camping, les emplacements sont libres et assez nombreux. Un groupe de camping-car est déjà installé, l’endroit a du succès.

Le must à ne pas rater ici, c’est le sundown trail. Un chemin part sur la gauche du bâtiment des commodités communes, balisé, et mène en 30-40 minutes à un point de vue exceptionnel sur la plaine après Aus. Une étendue de territoire immense s’offre à nos yeux, au soleil couchant. Là encore, nous sommes surpris par l’absence de bruit, hormis le vent. Une fois l’astre couché, il ne faut pas trop tarder en haut, sous peine de redescendre le sentier dans la nuit qui tombe rapidement.

Le feu brûle sur le grill, le vin est débouché, excellente journée dans ce cadre somptueux. Le vent se lèvera pendant la nuit, secouant la tente. Mais la température nocturne n’est pas aussi basse qu’auparavant.

Mardi 25 septembre

A 06h15, le jour se lève et nous aussi. Après les obligations matinales, direction Aus où une station-service au centre du village permet de faire le plein. Aujourd’hui sera une journée de route puisque nous devons rejoindre Sesriem par des pistes, quelque 400 kilomètres plus au nord.

D’abord sur une cinquantaine de kilomètres par la C13, empruntée peu après Aus. Mais l’attraction du jour sera la D707. Parfois caillouteuse, souvent ondulée, nous lui pardonnerons tous ses défauts tant cette piste traverse des paysages somptueux. La beauté est partout, à chaque seconde, à chaque mètre parcouru. Couleurs, reliefs, ciel d’un bleu intense, tout y passe, la nature, intacte et quasi sans intervention humaine, a fait un sacré bon boulot ici. A peine une photo prise, le même paysage est encore plus beau 200 mètres plus loin. Et ainsi de suite tout au long du parcours. L’émerveillement est total au long des 120 kilomètres que cette piste parcourt.

Aux environs de Betta, retour sur la C27 où il y a un petit shop qui propose du ravitaillement, notamment des BBQ Pack et de l’essence. Nous en profitons pour faire la pause de midi, sous un arbre. Des chiens du village viennent vers nous et se couchent à nos pieds, certainement à l’affût de quelque chose qui pourraient tomber de la table.

Il reste 140 kilomètres de piste pour atteindre Sesriem, le long de la C27. La beauté des paysages ne nous quitte pas. Vers 15h30, Sesriem est en vue. Nous nous installons au Sesriem Campsite qui a l’avantage d’être à l’intérieur du parc et de pouvoir donc partir en direction des dunes de Sossusvlei avant les autres. Nous payons les entrées du parc (340 $ pour 2 jours et pour 2 personnes) et un employé du camp nous désigne notre emplacement. Un coin parfait, à l’écart du gros des autres campeurs, sous un grand arbre. Le shop du camp n’offre pas vraiment de ravitaillement, mais plus facilement des boissons fraîches et des souvenirs. Par contre, celui de la station-service à l’entrée de Sesriem est mieux achalandé, on y trouve même de quoi faire des grillades, vu que notre emplacement comporte un grill, comme presque partout dans les campings namibiens.

Vers la fin de l’après-midi, nous allons à la dune Elim, la plus proche du camp. Attention la dune n’est pas mentionnée par un panneau. Il faut donc être attentif au premier chemin sur la droite une fois la grille du parc franchie, après environ 1 kilomètre. Il ne faut pas s’y prendre non plus au dernier moment pour voir le coucher de soleil, car pour aller au sommet de la dune, il faut bien compter 30-40 minutes de marche dans le sable mou. Un pas en avant, deux en arrière ... D’en haut, la vue est splendide sur la plaine de Sesriem.

De retour au camp, nous grillons nos excellentes saucisses, la soirée est agréable, la nuit aussi.

Mercredi 26 septembre

Ici, le lever est matinal car il ne faut pas manquer le lever du soleil sur les immenses dunes de sable de ce parc. Mais il y a des kilomètres à faire pour les atteindre. Certains tenteront d’aller jusqu’à Sossusvlei, mais pas sûr que les 60 km peuvent être parcourus dans les temps. A 06h00, les grilles s’ouvrent et nous roulons. Les limitations de vitesse sont mentionnées à 60km/h, mais tous n’ont pas la même interprétation de ce chiffre, voulant absolument être les premiers et fonçant donc dans la nuit.

Munis d’un thermos de thé chaud, nous nous arrêtons à la dune 45 comme bien d’autres voyageurs. Un petit parking est au pied de l’arête qu’il faut entamer rapidement pour voir le lever du soleil. C’est la queue-leu-leu sur la crête, mais sans le sentiment d’être au milieu d’une foule. Chacun s’arrêtera où il voudra sur la crête, assis dans le sable, à contempler le soleil apparaître derrière les montagnes. Le ciel est un peu nuageux, variant d’autant les couleurs et les tons. Nous nous posons dans le sable, buvant notre thé chaud, bien agréable dans la fraîcheur du matin.

Certains ne feront qu’un passage rapide, mais nous prolongeons le plaisir jusqu’à ce que le soleil nous réchauffe de ses rayons. Nous redescendons de la dune dans les derniers, depuis son sommet en courant dans la pente raide.

Nous poursuivons notre chemin vers Sossusvlei, il reste 15 kilomètres de route asphaltée. Au bout de la route, encore 5 kilomètres pour atteindre le site. Mais 5 kilomètres de sable assez profond, dans lequel s’ensabler est facile. Dégonfler les pneus ? Prendre la navette payante ? Non, nous tentons le coup. Quelques règles de base, récoltées sur les sites de voyageurs et autres blogs : enclencher le 4x4, 1ère, 2ème, prendre de la vitesse, viser une trace existante et y aller à fond sans jamais ralentir. Bien sûr il faut oser. En étant seuls sur la piste, ce serait encore assez facile, mais là, il faut encore tenir compte des autres véhicules, de ceux qui n’osent pas foncer, de ceux qui se sont ensablés ou des navettes qui viennent d’en face et qui ne se poussent pas pour vous laisser la voie libre.

Nous laissons donc de la distance avec ceux qui nous précèdent et nous nous lançons. A fond. Même si cela secoue pas mal, nous gardons notre vitesse, prenons les traces et comptons aussi sur la chance. 5 kilomètres de stress, il faut humblement l’avouer. A part une petite alerte, c’est passé sans encombre. D’autres n’auront pas eu cette veine et auront eu besoin d’aide pour se sortir du sable.

Nous nous arrêtons à Deadvlei en premier, sur un petit parking au sable dur. Un kilomètre à parcourir à pied et nous voilà dans la fameuse cuvette d’un lac asséché, au sol dur et blanc au milieu des dunes rougeâtres, avec sa forêt d’arbres morts. Le site est évidemment exceptionnel. Contraste entre la magie des couleurs chaudes présentes et les arbres morts qui riment avec désolation. Le mariage naturel est pourtant parfait. Chacun recherche LA photo à faire, auprès de chaque arbre, mais tout est si beau. Chaque angle amène son émotion visuelle, il est difficile de faire un choix définitif. Il existe aussi un joli challenge, que nous n’aurons pas relevé. Celui de grimper l’énorme dune qui surplombe le site de plusieurs centaines de mètres en montant par la crête pour ensuite se lancer en ligne droite dans une descente raide dans la pente.

Il reste quelques centaines de mètres pour aller à Sossusvlei, toujours par une piste bien sableuse pour laquelle les recommandations sont les mêmes qu’auparavant. Là, le lac n’est pas asséché, mais le point d’eau est bien présent. Nous grimpons la dune derrière l’étendue d’eau et du sommet, la vue sur l’ensemble du site est difficile à décrire vu sa palettes de couleurs, de courbes. C’est la contemplation depuis le haut du mont de sable, restant assis en silence, à profiter des lieux. Petit plaisir enfantin, la redescente en courant dans le sable.

C’est le moment du retour et de parcourir le bac à sable. Nous gardons le même principe, à fond. Cette fois, nous avons bien failli nous ensabler. Nous avions la bonne vitesse, mais à un passage assez étroit, nous avions choisi une trace identique à celle d’une navette arrivant en sens inverse. Evidemment, son chauffeur n’a modifié ni sa trajectoire, ni sa vitesse. Nous avons donc dû ralentir et la voiture a fini par se planter. Réaction immédiate, enclencher le 4x4 petite vitesse, marche arrière, marche avant et on s’en sort ! Une fois de retour dans une trace, nous revenons sur le 4x4 conventionnel et nous pouvons reprendre de la vitesse. Ce n’est pas passé loin ... Notre coffre n’a pas particulièrement apprécié l’exercice, il en est tout chamboulé.

De retour sur l’asphalte, nous voyons quelques 4x4 regonfler leurs pneus avec le petit compresseur fourni avec le véhicule. Petit compresseur qui permet de revenir à la pression initiale, mais il faut du temps, il n’est pas puissant.

Vers 15h00, nous sommes de retour au camp pour profiter du soleil, faire lessive et vaisselle. L’excursion de Sesriem est un must. Les paysages y sont juste époustouflants et les Namibiens ont l’intelligence de préserver l’endroit en le réglementant. La fin de l’après-midi est tranquille sur notre emplacement de choix. Par contre, dès la nuit tombée, la fraîcheur revient et nous promet une nuit assez froide. Jeudi 27 septembre

Ce matin au réveil, surprise. Sesriem est noyé dans un brouillard épais et il fait donc bien frais. La polaire est de rigueur pour le repas du matin. Le soleil ne percera que vers 09h30 pour laisser la place à un ciel limpide.

Nous faisons le plein à la station de Sesriem où le jeune pompiste parle football. Il connaît tout sur le club d’Arsenal et rêve de devenir une star du ballon rond, tout en restant bien lucide sur le fait d’y parvenir. Le contact avec les gens n’est pas toujours facile, notamment avec les Noirs qui semblent avoir une certaine réserve ou retenue avec les Blancs (et inversement d’ailleurs). Un sourire, un encouragement, une plaisanterie débloque souvent ce sentiment. Le plein met du temps car la Nissan est équipé d’un double réservoir ne permettant pas un débit rapide.

Solitaire est à environ 90 kilomètres par une piste parfois parfaite, parfois ondulée. Solitaire porte assez bien son nom. Une station-service, un lodge/camping et une boulangerie ! Et rien d’autre. Un petit air de Far-West américain avec ses carcasses de vieilles voitures au milieu des cactus, son ambiance Bagdad Café. Une boulangerie. Mais pas n’importe laquelle. Une boulangerie qui propose des gâteaux et autres pâtisseries à tomber. Des cakes, des brownies, des strudels aux pommes, tout y semble frais et succulent. Une véritable caverne gourmande. Qui doit faire son (pur) beurre, tous les voyageurs dans cette région y faisant un stop.

Nous n’y ferons bien entendu pas exception avec une belle part de strudel, voire de crumble.

Retour sur la piste pour une trentaine de kilomètres en direction du Gecko Camp sur la D1275. Nous sommes accueillis par une employée, les patrons s’étant absentés à Windhoek. Nous pensions profiter du dîner organisé par le camp, mais en l’absence des propriétaires, cela ne sera pas possible. Nous arriverons tout de même à acheter un BBQ Pack qui nous permettra de faire un grill.

Notre emplacement, le Hilltop, est juste époustouflant. Comme son nom l’indique, il est au sommet d’une colline qui domine la savane qui s’étend à nos pieds, à perte de vue jusqu’à venir s’arrêter au pied de montagnes, à des dizaines de kilomètres au loin. Comme le dit la publicité du camp, un décor digne d’Out of Africa. Il y a sur cette colline une petite construction, le Lapa, où sont organisés les repas. Une salle splendide, pied dans le sable, au mur de bois et de pierre ornés de décorations locales. Pas de repas pour nous malheureusement. Le seul qui aura eu la chance d’y manger, c’est le serpent qui se trouve dans le vivarium. Au moment de notre arrivée, c’était l’heure du rongeur mensuel. Une souris vivante a donc été jetée dans le vivarium et le reptile n’a pas mis long avant de l’attraper et de le gober lentement. Spectacle toujours impressionnant tant les mâchoires du serpent sont élastiques.

Plus qu’ailleurs, du haut de cette colline, les seuls bruits que nous percevons sont ceux de la nature. Vent, oiseaux, insectes, une impression de sérénité, de communion avec la nature que nos vies et nos environnements d’Occidentaux stressés ne permet plus. L’après-midi est consacrée à profiter de ce cadre si majestueux. Le soir, nous grillons notre viande achetée au Gecko. Le vent souffle fort et une fois le soleil disparu, dans des couleurs évidemment magiques, la fraîcheur du soir nous oblige à nous habiller plus chaudement.

Vendredi 28 septembre

Autant le coucher du soleil était grandiose, autant son lever est également splendide. Nous prenons notre petit-déjeuner dès que le soleil apparaît et réchauffe la peau. Rangement et nettoyage avant de redémarrer par la route C14 direction Walvis Bay. Ce sera une journée de route assez pénible. Pénible, car les pistes du jour sont peu roulantes, caillouteuses et ondulées. Même si certaines portions du trajet, notamment le Kuiseb Pass, sont magnifiques. De Kuiseb à Walvis Bay, les plaines se font de plus en plus désertiques dans les paysages et la piste est peu fréquentée. Si nous avons croisé 4 ou 5 véhicules de la matinée, c’est un maximum.

Walvis Bay est en vue, mais le vent qui souffle extrêmement fort provoque un énorme nuage de sable qui donne une impression de fin du monde, avec une couleur brunâtre étrange qui enveloppe les environs, une visibilité fortement réduite et une lumière qui s’assombrit. La ville de Walvis Bay est évitée par une large route d’évitement direction Swakopmund, trente kilomètres plus loin. Arrivés dans cette ville, le nuage de sable a disparu, Swakopmund n’étant pas entourée par des dunes comme sa voisine. L’architecture urbaine est autant allemande que le nom de la cité, cela surprend.

Nous faisons les courses dans un supermarché, mais nous demandons aussi l’adresse d’une boucherie que nous trouvons sans souci. Les supermarchés ne proposent que rarement de la viande sauvage, alors que les boucheries en ont. Donc pour ce soir, achat de steak de springbok et de koudou, viandes succulentes et tendres.

Le vent est toujours violent et il fait carrément froid. Nous nous rendons au camp Alte Brücke, légèrement à l’écart de la ville en bord de mer, mais très facile à trouver. Chaque emplacement a son petit carré de pelouse, un grill et ses sanitaires privés. Bien organisé, propre comme toujours.

Une fois le repas de soir pris, nous montons dans la tente vu le froid ambiant et le vent. Lecture à la lampe de poche, avant de nous endormir assez tôt.

Samedi 29 septembre

Au réveil, l’extérieur de la tente est trempé à cause de la rosée. Nous nous levons vers les 06h45, pour le petit-déjeuner. A 08h00, un 4x4 de Laramon Tours vient nous prendre à la réception de l’Alte Brücke pour nous emmener à Walvis Bay. Nous allons passer la journée en sortant sur l’Océan, le matin, puis en excursion dans les dunes de Sandwich Harbour en 4x4 l’après-midi. La voiture est là et direction Walvis Bay, 30 kilomètres plus au sud.

Toutes les agences qui proposent des tours similaires sont au même endroit. A 09h00, le bateau part en mer et nous sommes une petite vingtaine de touristes à embarquer sur le catamaran. Le vent est tombé et la mer est calme, Walvis Bay étant dans une baie protégée des courants du large.

A peine avons-nous navigué 10 minutes qu’une otarie monte à l’arrière du bateau, sans prévenir. Une dame qui se trouvait à l’endroit même où le mammifère est apparu a la peur de sa vie et pousse un cri de surprise. Les otaries connaissent bien le jeu, elles reçoivent des poissons sur tous les bateaux qui sortent en excursion. Après quelques explications sur l’animal, le show commence puisque l’otarie grimpe sur les genoux des personnes assises, n’ayant aucune crainte des humains. Chacun y va de sa photo avec l’animal qui semble ravi d’être la star. En même temps, de gros pélicans viennent se poser sur le bastingage du bateau, nous pourrions presque les toucher. Un employé de Laramon siffle et l’oiseau vient chercher des poissons qu’il attrape au vol. Malgré le côté amusant, nous ne sommes pas dans un zoo, et ces animaux, bien que presque domestiqués, évoluent dans leur élément.

Vers le bout de la baie, nous approchons de la terre et nous pouvons voir sur des plages désertes des colonies d’otaries se reposant sur le sable. Il y a là des centaines de mammifères, soit dans l’eau, soit sur la terre ferme.

Cap ensuite plus au large, juste à la sortie de la baie, à la recherche des dauphins. Les vagues se font plus hautes, mais tout le monde est focalisé sur la recherche de ces mammifères marins que personne ne sent le roulis. Nous verrons 3-4 dauphins venir respirer en surface, parfois près du bateau, parfois plus loin, soit tranquillement, soit en sautant hors de l’eau.

Le tour sur l’eau touche à sa fin et le bateau nous débarque à terre pour la suite de notre programme du jour. Nous serons d’ailleurs les seuls à ne pas rentrer à terre. Des 4x4 nous attendent, de bons vieux LandRover passe-partout. Le but, Sandwich Harbour, à environ 60 kilomètres de là. 60 kilomètres de sable, d’abord sur la plage, puis dans le désert le long et à travers des dunes. Le chauffeur doit jouer avec le ressac pour passer entre les dunes et l’océan. Jouer aussi avec le relief, les courbes et les déclinaisons des dunes pour se frayer un chemin au milieu de ce désert. Le pilote maitrise son véhicule, en montée ou en descente, sur des pentes bien raides.

Au milieu des dunes, nous stoppons dans une cuvette à l’abri du vent pour le repas de midi. En moins de 10 minutes, incroyable, mais une table à nappe blanche est dressée. Au menu, huitres, calamars, poisson frit, champagne frais. Un petit festin dans ce lieu si inattendu. Après ce repas, nous repartons sur la plus haute dune de l’endroit, à quelques centaines au-dessus des flots de l’Atlantique. La vue y est incroyable. Au pied des sables, la mer fait communion avec la dune, les vagues venant se casser juste avant le monticule sur des kilomètres. Les couleurs sont une fois de plus incroyables entre les bleus de la mer et du ciel et les dunes de sable. Cette partie de la journée aura eu un côté bien ludique avec la LandRover jouant dans les dunes et un côté bien naturel vu les lieux. Un excellent moment.

Le retour sur Walvis Bay prend une bonne heure, d’abord dans les dunes, puis sur les plages. En chemin, nous rencontrons des springboks, des renards du désert, des vols de pélicans. A 16h30, nous revoilà sur le quai de départ. La femme du patron de Laramon Tours nous ramènera à Swakopmund, non sans avoir fait un détour à une compétition d’un sport de combat s’approchant du freefight. Apparemment, un membre de sa famille y concourt. Les coups de pieds et de poings pleuvent, même si les combattants sont principalement des ados. Le nombreux public, majoritairement blanc, est en délire et à chaque coup qui atteint son but, il pousse des cris d’encouragement.

Retour sur Swakopmund où nous voulions acheter du poisson, mais le commerce est fermé en cette journée de week-end. Idem pour une bouteille de vin. Les commerces namibiens ne vendent pas d’alcool depuis le samedi à 13h00 jusqu’au lundi matin 08h00. Diète donc ce soir en ce qui concerne un bon Shiraz sud-africain.

Le vent est tombé, il fait bien moins frais qu’hier. Quelle journée !

Dimanche 30 septembre

Au lever, le brouillard est à nouveau bien présent. La tente en est trempée de rosée. Le soleil n’aura pas encore percé à notre départ de Swakopmund à 08h45. Quelques courses et nous empruntons la C34 direction Henties Bay, puis Cape Cross, pour voir la plus célèbre colonie d’otaries de Namibie. La route est bonne, mais avec un revêtement assez traître. Sel, sable et humidité, ce qui la rend glissante, surtout avec cette rosée du matin.

Il faut bien 1h30 depuis Swakopmund pour atteindre la colonie de Cape Cross. Nous payons notre droit d’entrée (90 $ pour 2 personnes et une voiture) et nous nous rendons au point de vue sur les otaries. A peine sortis de la voiture, l’odeur nauséabonde nous saisit. Le premier choc olfactif passé, nous voilà devant des milliers de mammifères, tant sur terre que dans la mer. Impressionnant. Dormir, se battre, crier, nager, chaque otarie s’en donne à coeur joie. 20-30 minutes sont suffisantes pour vouloir repartir, car même si on se fait à l’odeur, difficile de l’oublier.

Retour sur Henties Bay, où nous voulons voir si une station-service peut vérifier le niveau de notre bonbonne de gaz. Possible, mais pas le dimanche ... L’employée m’indique une échoppe qui pourrait nous satisfaire. Je suis ses indications et nous nous retrouvons au coeur du quartier noir de la petite ville. Vieilles bicoques de briques ou de tôle, tous les regards se tournent vers nous, nous mettant un peu mal à l’aise. Aucun Blanc à l’horizon. Je trouve le magasin indiqué, mais la tenancière ne répond même pas à mon bonjour, se contentant d’un simple «No» à ma question. Une démonstration de plus sur les difficultés que semblent avoir les communautés à vivre ensemble ici. C’est en tous les cas l’impression que nous ressentons. Pas d’agressivité, pas de racisme évident, mais juste un dédain qui parle de lui-même. Pas question ici de pointer du doigt la communauté noire, nous avons vécu des moments où nous étions aussi mal à l’aise, tant il était évident que les Blancs affichaient une certaine supériorité et que les Noirs étaient cantonnés dans un rôle subalterne. Un sentiment de société à 2 vitesses. N’étant pas des spécialistes de l’Afrique, et particulièrement de cette région sud du continent, nous ne jugeons pas, il s’agit juste d’un ressenti.

Retour sur les routes et nous empruntons la D1918, direction Usakos. La piste est en très bon état, très roulante, on y maintient son 70 km/h de croisière. Le Spitzkoppe est en vue au loin, son relief se détache nettement des plaines de la savane. Nous ignorons la D1925 pour prendre la D3716 peu après. L’arrivée sur le village de Spitzkoppe est splendide. A la sortie du village, un panneau indique le RestCamp, géré par la communauté du village qui en récolte les bénéfices. En plus de loger dans un endroit magnifique, nous contribuons à une bonne action. Des enfants et leurs familles vendent des petits souvenirs sur la route du camping. Nous achetons une petite girafe en bois à une gamine au sourire resplendissant, qui tient le stand avec sa petite soeur et son frère. Ils parlent un peu anglais et nous pouvons communiquer. Distribution de pommes qui élargiront encore les sourires.

Nous arrivons au camp qui occupe un territoire immense au pied de la montagne du Spitzkoppe. L’endroit est une nouvelle fois magique, avec la vue sur le montagnes et ses amoncellements de rochers orangés. Nous pouvons choisir notre emplacement et nous nous posons dans la région appelée «The Bridge» en raison d’une arche naturelle. Le camp est spartiate, ni eau, ni électricité, ni douche, juste des toilettes sèches. Mais bien au coeur de la nature namibienne. Une fois installés, nous partons à pied sur les rochers derrière notre campement. La vue est évidemment unique, au coucher de soleil le granit des rochers prend des couleurs chaudes, l’appareil photo n’a pas droit à une pause. Rester assis sur un bout de caillou au soleil couchant, contempler ce spectacle fascinant et jamais lassant, s’émerveiller des couleurs, profiter des dernières chaleurs de la journée. Des plaisirs simples avais-je dit en introduction. Des plaisirs simples qui nous rappellent que le bonheur est parfois juste là, sans chichi.

Une fois l’astre couché, nous mangeons, isolés dans notre coin. Le Spitzkoppe RestCamp est un camping à l’état pur. Simple, aucun confort, mais les emplacements sont si espacés que l’on se croirait seuls au monde. Plus qu’ailleurs, l’esprit d’aventure et d’évasion africaine est bien présent. Pour la première fois depuis notre arrivée, la nuit sera chaude et nous pourrons laisser les pans de notre tente ouverts. Enfin.

Lundi 1er octobre

Pas question, évidemment, de manquer le lever du soleil ici. Les couleurs du matin, dans les tons plus pastels, sont toutes aussi belles que celles du soir, mais sur l’angle opposé bien sûr. Avant de partir, nous allons voir quelques peintures rupestres, les Bushmen Paradise, pour lesquelles un permis supplémentaire (150 $) est requis. Les férus d’Histoire seront peut-être déçus, quelques dessins sur des murs, rien de vraiment exceptionnel ici. Mais un guide local donne quelques explications. Le Spitzkoppe RestCamp est un camping communautaire, géré par le village voisin. Il donne du travail à la communauté locale qui fait de son mieux, et qui s’en sort très bien d’ailleurs. Dans cet esprit nous ne regrettons pas les 150 $ dépensés.

Avant de sortir du site, nous allons encore parcourir quelques pistes et grimpons sur des rochers de granit. Les vues sont chaque fois différentes, mais toutes magnifiques. Spitzkoppe mérite son son arrêt, ce n’est pas un camp d’étape. C’est une découverte où il faut prendre le temps d’aller se balader.

Nous repartons vers le Nord, d’abord par la D3716, puis la D1930, direction Uis. Là, il est possible de se ravitailler en victuailles, bien que le choix en produits frais soit bien limité, en vin pour les amateurs et en essence. A peine garés, des jeunes viennent vers nous, ils veulent nous vendre des pierres issues des mines aux alentours, garder notre voiture. Ils nous demandent de leur acheter de la nourriture, nous expliquant que les mines sont désormais fermées et que presque plus personne dans le village n’a de travail. Réalité ? Tentative de profiter des touristes ? Nous donnerons quelques pièces au gardien de la voiture (bien qu’elle ne risquait vraiment rien ici) et un filet de quelques kilos d’oranges achetés sur place, à partager entre tous. Cela fait visiblement l’affaire, vu les sourires et les remerciements.

Uis est partagé en deux parties, séparées de 4 kilomètres. Là aussi, nous voulons faire contrôler le niveau de gaz de notre réchaud, mais il nous faut remonter à l’autre partie de la petite ville, près de la station de police. Là, pour 15 $, nous refaisons le plein de la bonbonne afin d’assurer de ne pas manquer de gaz en pleine préparation d’un repas.

Retour sur les pistes. Après une petite quinzaine de kilomètres, nous prenons la D2319 vis Sorris Sorris, belle petite piste roulante, bien moins fréquentée que la C35. La terre est rouge, les paysages traversés sont splendides, une belle option. Notre but du soir est le Aabadi Camp, le long de la D2612. Là encore, cette piste est splendide, elle serpente entre des petites collines, soit arrondies, soit pointues. Nous croisons souvent des bergers qui font signe aux véhicules pour avoir de l’eau. Nous nous arrêtons quelques fois pour en offrir et désormais, nous gardons nos bouteilles en plastique vides dans ce but. L’eau est ici un bien très précieux, alors que chez nous, elle est disponible en tout temps qu’on ne se rend même plus compte de son rôle essentiel.

Le Aabadi Camp est installé au bord d’un lit de rivière avec suffisamment d’arbres pour avoir de l’ombre. C’est assez sableux, donc poussiéreux, mais l’ensemble est agréable, malgré l’absence de vue particulière. Comme presque partout, chaque emplacement a son coin pour faire un feu. Les douches et WC sont en plein air sous un arbre, protégés par une haie artisanale de bois. Certains ont eu la chance de voir des éléphants arpenter le lit de la rivière, mais la réception tient le compte, aucun pachyderme n’a été vu dans le coin depuis deux semaines. Nous n’aurons droit qu’à leurs crottes ...

Depuis deux jours, la température a bien augmenté et désormais, plus besoin de se réfugier dans la tente pour avoir un peu plus chaud, plus besoin de tout fermer pour dormir.

Mardi 2 octobre

Le soleil illumine déjà le camp lorsque nous nous levons. A 09h00, nous voici en train de rouler ver le nord, d’abord par la D2612, puis la C43 direction Palmwag. Avant Bersig, la piste grimpe dans de magnifiques montagnes aux couleurs ocres, non sans nous rappeler une fois de plus certains décors américains. Palmwag est marqué sur la carte comme un village. En fait, il n’y a que deux choses à Palmwag : la barrière sanitaire nord-sud et trois pompes à essence. Rien d’autre. Le contrôle consistait surtout à recenser les véhicules qui passaient, puisque notre frigo et nos victuailles n’ont pas été contrôlés.

C’est aussi ici que nous voyons les premières femmes Himbas, qui tentent de vendre des objets artisanaux à la barrière, pendant que les voitures attendent de passer. A partir de là, nous en verrons régulièrement, sur les bords de route ou dans leur minuscule village à proximité des pistes. Sans eau, ni électricité, en plein soleil, ils vivent parfois à quelques dizaines de mètres des gros 4x4 qui sillonnent les pistes, deux modes de vie tellement opposé l’un de l’autre. Nous en avions évidemment vues en photo lors de la préparation de notre voyage, mais les observer ici, dans leur environnement est une chose différente. Les jeunes filles sont souvent très belles dans leur tenue traditionnelle, laissant leur poitrine dénudée. Parées de bijoux et d’ornement, la peau teintée de rouge, leur coiffe si spéciale, elles sont en valeur. Mais nous visiterons un village Himba dans la région d’Epupa, il sera alors temps d’en reparler.

Après les Himbas, voici nos premiers zèbres, qui broutent tranquillement dans les buissons à 200 mètres de la piste. Nous arrêtons le Nissan, sortons les jumelles. Ils nous regardent, mais ne s’approcheront pas. Une large plaine s’annonce, parcourue régulièrement par les troupeaux de vaches et de chèvres, sous la surveillance d’un berger qui les suit, sous l’ardent soleil.

Nous arrivons à Khowarib et nous nous installons au Khowarib Community RestCamp, qui comme son nom l’indique est aussi un camping géré par la communauté locale. Joséphine nous accueille très aimablement. Elle s’est enduit le visage d’une préparation rougeâtre pour se protéger du soleil. Le camp est vide et Joséphine nous dit de prendre l’emplacement No 3, c’est le meilleur. Une belle place avec commodités individuelles immaculées, un petit abri à l’ombre et une place pour faire du feu. Le camp est dans une vallée étroite, entouré de montagnes et il surplombe un ruisseau qui ravitaille en eau le village en bas de la petite vallée.

Le coin douche/WC/lavabo est en fait en plein air, juste protégé par un toit de bois et un muret. Ainsi, une fois sur le trône, on admire le paysage aux alentours, idem pendant la douche ... L’endroit est parfait, d’autant plus que Joséphine a des bières bien fraîches dans son petit frigo à la réception. Nous profitons de cet arrêt pour vider et nettoyer notre coffre qui est sacrément empoussiéré. Bien que nous roulons avec la petite trappe latérale ouverte, régulant ainsi la pression dans le coffre et limitant l’introduction de la poussière (si, si, ça marche), il ne faut pas espérer retrouver ses affaires sans poussière. Nous lavons aussi quelques habits qui sécheront facilement au vent et au soleil.

Joséphine nous dit que nous pouvons aller marcher au bord du ruisseau et remonter un peu dans la vallée. Nous y descendons. L’eau qui nous arrive aux chevilles est chaude et des ânes assez craintifs sont également dans le coin. La balade est agréable, sans être exceptionnelle. Comme presque partout, seuls les bruits de la nature nous parviennent, surtout les oiseaux qui indiquent notre présence par des chants et des cris inédits pour nous. De retour à la voiture, nous apercevons un gros babouin sur le versant de la montagne en face de nous, à environ 200 mètres. Il nous regarde, mais ne s’approche pas. Nous aurons l’occasion de mieux connaître cette race de singe, plus loin au Waterberg, une race pas très sympathique...

La journée passe dans ce coin de montagne. En début de soirée, un vent violent se lève et nous serons bien secoués sur le toit du Nissan pendant la nuit.

Mercredi 3 octobre

Le vent qui a soufflé toute la nuit a soulevé poussière et sable. L’atmosphère est jaunâtre, la couleur est bizarre, comme très brumeuse, on ne voit pas le ciel. Nous retrouvons Joséphine qui dit avoir pensé à nous pendant la nuit à cause du vent. Nous payons notre dû et espérons pour la communauté que le camp sera plus fréquenté dans les prochains jours. Au revoir souriante Joséphine.

Grosse journée de route aujourd’hui puisque nous avons prévu de rejoindre Epupa Falls, tout au nord au bord de la frontière avec l’Angola. Nous empruntons la C43 qui n’a rien d’exceptionnel, surtout avec cette lumière sableuse. Depuis hier, nous sommes dans une région beaucoup plus rurale et surtout où les Blancs ne se sont pas installés. Plus de grosses fermes, de grands domaines, de beaux 4x4. Mais des petits villages en bord de pistes, des multitudes de troupeaux de vaches et de chèvres conduits par des bergers, qui là encore, font souvent des signes aux véhicules pour avoir de l’eau ou de la nourriture. Les seuls Blancs croisés sont maintenant des touristes.

A Joubert Pass, nous repérons la pente de loin. Le dernier tronçon est sacrément raide. Avant d’entamer la montée, nous enclenchons le 4x4, mais la Nissan est lourde et peu puissante. Elle perd régulièrement de la vitesse et nous n’arrivons pas en haut. Nous devons redémarrer au petit 4x4 pour arriver au sommet du col. Mais comment font les poids lourds que nous voyons sur le bord de la piste ?

Puis vient une longue descente en direction d’Opuwo. Nous sommes en territoire Himba ici. Nous en voyons très fréquemment sur le bord de la piste. Les jeunes garçons, plus hardis, se mettent parfois en travers de la route pour forcer les véhicules à s’arrêter. Ils demandent eau, nourriture et même parfois bonbons prouvant que le tourisme est bien présent... La coiffe des jeunes garçons est surprenante, avec une grosse tresse qui part vers l’avant ou l’arrière et qui indique le statut de coeur à prendre ou déjà pris.

Opuwo est en vue. Fini la ville bien organisée avec les 4x4 rutilants devant les centres commerciaux. Ici, c’est le joyeux foutoir de l’Afrique noire, sans interprétation péjorative. Les Himbas poitrine dénudée côtoyent des hommes en cravate ou des policiers en uniforme. D’autres femmes, plus âgées, portent carrément des robes de bal, avec des coiffes en forme de cornes. Le spectacle est dans la rue, pas dans le paysage à Opuwo. On trouve ici des marchés en plein air, des épiceries locales, des banques, des stations-service et un grand supermarché pour se ravitailler avant de monter à Epupa. Devant le commerce, des dizaines de gens attendent à l’ombre, là un taxi, là un bus, là le temps qui passe, là rien. L’Afrique.

Le Nissan à peine garé, nous voilà assaillis pacifiquement par une horde de filles, dont certaines Himbas qui veulent nous vendre des bracelets, colliers et autres babioles. En gardant le sourire, tout se passe bien. Nous achèterons un petit truc à plusieurs d’entre elles, histoire de partager les dépenses, mais il est impossible de toutes les satisfaire.

A la sortie des courses, il y a des gardes qui vérifient les tickets des achats, les sacs et qui fouillent même certaines personnes. Apparemment, le vol de marchandises doit être à la mode ici. Nous sommes quasiment les seuls Blancs dans la rue à ce moment, mais contrairement à ce que nous avions pu lire ça et là, aucun souci particulier pour prendre de l’essence ou pour être harcelés par des jeunes. Nous donnons quelques $ au gardien de notre voiture et nous reprenons la route.

Il reste 180 kilomètres de piste jusqu’à Epupa. Une piste de bonne qualité, mais monotone et vite ennuyeuse. La seule portion intéressante arrive à 30 kilomètres d’Epupa, lorsque le relief change et nous fait traverser des petites collines. Epupa a un peu une allure de bout du monde. De bout de route, c’est certain, le fleuve Kunene stoppe la piste et même le pays. Sur l’autre rive, c’est l’Angola. 3-4 lodges/camping, un dispensaire médical, un petit village et une base de la police namibienne dédiée à la surveillance de la frontière.

Nous nous installons à l’Omarunga Camp, sous les palmiers en bordure du fleuve. La réceptionniste nous donne les conseils d’usage. Dont celui de ne surtout pas mettre le pied dans la rivière et même de se tenir à 2-3 mètres minimum des berges. Une femelle crocodile réside dans le coin, une pièce de 6 mètres de long qui peut facilement sauter hors de l’eau, happer une jambe et nous embarquer dans le fleuve pour une dégustation. Nous verrons la bête, installée sur des rochers sur un îlot au milieu des eaux, à quelque 150 mètres de nous. Elle nous dit aussi que le camp n’est pas responsable de ce qui tombe des palmiers. Notamment les énormes feuilles qui, par grand vent, ont tendance à finir au sol. Ou les noix, de la taille d’une balle de tennis, mais de la consistance d’une balle de golf.

Nous déplions la tente et partons en balade au bord des chutes, à 10 minutes à pied du camp. L’endroit est magnifique, mais nous nous réservons pour le lendemain, il est temps de préparer le repas. Un vent fort s’est levé, nos regards se tournent vers le sommet des palmiers. Quelques noix sont déjà tombées au sol et effectivement, en recevoir une sur le crâne pourrait provoquer de sacrés dégâts. Et soudain, un gros craquement et une énorme branche sèche finit sur la tente. Le bord de ces branches est fait de pics pointus qui ont déchiré l’auvent en deux endroits. Super. Un campeur allemand m’aide à enlever la lourde branche sans faire plus de dégâts et vu qu’au loin un orage menace, nous décidons de bouger. Repliage rapide de la tente et nous allons nous installer un peu plus loin du fleuve, hors de portée des feuilles de palmiers. Nous avons bien fait, car 20 minutes plus tard, une deuxième feuille tombe de l’arbre. L’orage ne nous atteint pas, mais le vent est toujours fort. Le risque d’endommager la tente était trop grand, nous avons bien fait de changer de place.

Le vent atténue la chaleur et nous passerons une bonne nuit.

Jeudi 4 octobre

Ce matin, lever aux aurores, nous avons rendez-vous avec un guide local à 08h00 pour aller visiter un village Himba. L’Omarunga Camp proposait aussi cette activité, mais nous avions lu sur des récits de voyage qu’un guide local prénommé Jao pouvait aussi emmener les touristes dans les villages. Non seulement le prix en est bien moins cher pour nous, mais cela procure aussi du travail et un revenu à un résident des lieux plutôt qu’au Lodge.

Hier soir hors du camp, nous avions donc demandé à un jeune s’il connaissait un certain Jao. Bien sûr. Il nous l’a présenté et l’affaire a été vite conclue. Seule différence, avec le Lodge, la visite des villages se fait en Jeep, avec Jao nous devons prendre notre Nissan.

A 08h00 tapantes, Jao est à la porte du camp à nous attendre. Première étape, aller à l’épicerie du village d’Epupa pour acheter des produits de base à amener comme cadeaux. Un sac de 10 kilos de farine à porridge, du sucre, de l’huile et nous voilà partis. Nous roulons 16 kilomètres sur la piste d’Opuwo et Jao nous indique un petit chemin qui part dans la végétation. Le village est quelques centaines de mètres plus loin. Nous arrivons devant un groupe de 7-8 huttes, entourées par une haie en bois. Jao nous demande d’attendre à l’extérieur, pendant qu’il va parlementer avec le chef du village. 2 petits enfants viennent vers nous et font des roulades dans la terre. Pieds et culs nus, ils sont loin des standards des bambins européens. Ils ramassent cailloux et bout de bois qu’ils croquent et avalent.

Jao revient, nous pouvons entrer dans le village, mais il nous pr��vient que seules les femmes sont là, les hommes ont quitté l’endroit depuis une semaine avec les bêtes. Apparemment, c’est également le cas dans les autres villages autour d’Epupa d’après ce que nous avions vu. Il nous enseigne quelques mots de base pour les salutations d’usage et nous pénétrons dans le village. Nous sommes accueillis par la première femme du chef, plus âgée que les autres filles présentes. Nous la saluons et lui remettons les cadeaux qu’elle s’empresse de prendre et de ranger dans sa hutte. Jao nous explique au fur et à mesure de la visite du village le mode de vie si particulier des Himbas, mode de vie qui se pérennise depuis des centaines d’années, même si nos habitudes occidentales viennent perturber leurs habitudes.

Les femmes présentes sont magnifiques, ornées de bijoux confectionnés par elles-mêmes, vêtues d’un simple pagne de peau de bête. Leur peau est rougeâtre, vu l’enduit qu’elles étalent plusieurs fois par jour, enduit qui entretient leur peau et remplace l’eau pour tout ce qui est hygiène. Les Himbas ont la particularité de ne pas utiliser d’eau pour se laver. Afin de neutraliser les odeurs corporelles, même intimes, elles utilisent la fumée d’un bois qu’elles font brûler. Certains bracelets qu’elles portent aux chevilles indiquent aussi le nombre d’enfants qu’elles ont déjà eues. Bref, il est difficile de décrire tout ce que nous avons vu ou reçu comme explications de la part de Jao tant ce mode vie est particulier. Nous avons aussi pu prendre toutes les photos que nous avons voulu, même si nous nous sommes abstenus de mitrailler à tout va, pour éviter le côté «voyeur» de cette visite. Après chaque photo sur laquelle une femme était le sujet, nous la lui montrions, ce qui provoquait rires et sourires. Malgré cela, il faut bien admettre que nous étions un peu mal à l’aise de nous immiscer dans leur vie l’espace de deux heures.

A la fin de la visite, les femmes Himbas ont par contre vite compris le principe de l’économie de marché en sortant les objets qu’elles ont confectionnés. Les prix qu’elles demandent sont largement supérieurs à ceux pratiqués à Opuwo. Nous négocions pour la forme et achetons quelques babioles. Alors que nous partons, Jao nous demande si nous serions d’accord de transporter une des jeunes filles au dispensaire d’Epupa, car elle doit consulter pour des douleurs au cou. Bien entendu. Nous chargeons donc une jeune Himba dans la voiture, son bébé et quelques affaires dont elle a besoin. Nous la déposons au dispensaire avant de repartir pour poursuivre notre visite avec Jao, à un cimetière.

Nous reverrons la jeune fille en fin de journée, elle s’était installée sous un arbre pour la nuit...

Jao nous emmène sur un autre site pour voir des tombes Himba. Il nous explique les rites funéraires, notamment la présence de crânes de vache sur les tombes. Crânes qui sont déposés sur la tombe en honneur au décédé. Le nombre de crânes dépend évidemment du niveau de richesse de la famille de la personne disparue. Les explications de Jao sont très instructives et c’est un plaisir d’avoir fait la visite avec lui. A la fin de la matinée, de retour à Epupa, nous sommes juste un peu déçus de ne pas avoir rencontré d’hommes dans le village et d’avoir eu un contact très limité avec les femmes Himbas, pour qui notre venue était surtout l’occasion de recevoir des cadeaux et de vendre leurs objets. Mais malgré cela, la visite d’un village Himba est à faire, à Epupa ou ailleurs.

Retour à l’Omarunga Camp pour le reste de l’après-midi. En fin de journée, nous retournons vers les chutes et nous empruntons le sentier qui part sur le flanc de la colline en face des chutes. Après quelques centaines de mètres, les chemins se séparent et une partie monte en direction du sommet de la colline. C’est de là que le coucher du soleil est le plus impressionnant, surtout que la nature a eu la bonne idée de placer les chutes face au soleil couchant, donnant au site des couleurs magnifiques. La petite terrasse naturelle est atteinte rapidement. Alors que nous profitons des lieux, une Jeep arrive dans notre dos. Evidemment, cette terrasse est aussi le lieu où les Lodge amènent leurs clients, qui paient pour venir accompagnés assister au spectacle. Alors qu’il suffit de marcher un peu.

Les chutes de la rivière Kunene sont non seulement impressionnantes, puisque le cours d’eau est tellement large à cet endroit qu’il y a une multitude de chutes, plus ou moins grandes, au débit plus ou moins important. Le fleuve reprend ensuite son cours normal pour filer en direction de l’Océan, le long de la frontière angolaise.

De retour vers les camps, nous voyons encore des habitants d’Epupa qui viennent baigner leurs enfants dans des petites gouilles formées dans des cuvettes de rochers. Ici aucun risque de crocodile ou de courant. Les gamins s’y baignent et jouent sous la surveillance de leurs mères, joli spectacle, belles scènes de vie. Nous verrons encore une fois notre amie la femelle crocodile, sur son îlot, à demi immergée, mais les yeux en direction de nos berges.

Vendredi 5 octobre

Comme d’habitude, nous nous levons au rythme du soleil. Après un rapide petit-déjeuner et le rangement habituel, nous prenons la route vers 08h00, car nous avons 450 kilomètres à rouler aujourd’hui pour nous rapprocher du parc d’Etosha.

A la sortie d’Epupa, nous sommes arrêtés par des policiers qui effectuent un contrôle routier. Permis de conduire, prochaine destination, tout est consigné. Les agents, très courtois, me signalent que mon pneu avant droit a besoin d’un coup de pression, ce que je n’avais pas remarqué. Nous roulons ainsi sur 70 kilomètres jusqu’à Okongwati, premier village avec Epupa. Nous repérons une cahutte en tôle qui répare les pneus, ce que me confirme avec le sourire un homme qui marchait sur le bord de la route. La cahutte renferme un compresseur et le jeune qui tient cet atelier local vérifie la pression de mes quatre roues et m’ajoute un peu d’air dans le pneu qui en avait besoin. Pour 10 $.

Sur la piste d’Opuwo, des jeunes Himbas ou des bergers tentent encore régulièrement de stopper les voitures pour quémander. Chacun fait comme il veut, mais s’arrêter pour tous est impossible. Opuwo est en vue, toujours aussi animée. Les mêmes vendeuses de bracelets nous repèrent à peine arrivés vers la station-service. Et c’est reparti pour les avoir toutes autour de nous. Même en prenant une ou deux pièces, elles veulent toujours en vendre plus. Nous refuserons, avec le sourire, ce qui permet de garder l’ambiance détendue. Plein d’essence et quelques courses au supermarché, mais surtout pas de viande, la barrière sanitaire doit encore être passée.

Nous prenons la C41 et ensuite nous coupons par la D3709 qui nous fait gagner 35 kilomètres, mais peut-être aucun temps. Cette piste est parfois sableuse, parfois bosselée, de sorte que la vitesse est bien inférieure à celle que l’on peut atteindre sur la C35 asphaltée. Mais certainement moins monotone. De retour sur la C35, nous prenons notre rythme de croisière, lorsqu’un chauffeur de poids lourd arrivant en face nous fait des appels de phare en nous faisant signe de ralentir avec son bras. Quelques centaines de mètres plus loin, une girafe traverse tranquillement la route et broute les arbres sur le bas côté. Notre première girafe.

A 80 kilomètres au nord de Kamanjab, nous atteignons la barrière sanitaire. Un policier vérifie mon permis de conduire international, alors qu’un autre fonctionnaire contrôle notre frigo dans le coffre de la voiture pour s’assurer que nous ne transportons pas de viande, ni d’oeuf. A Kamanjab, il y a un supermarché où nous trouvons tous les produits de base, quelques légumes et de la viande de Koudou que nous grillerons ce soir. Nous complétons notre essence et nous partons pour les 30 derniers kilomètres, vers le Rustig Toko Lodge, notre étape du soir. Le camp est séparé de trois kilomètres de la Lodge, en pleine nature, isolé dans la savane. Sur la piste qui y mène, nous croisons une gazelle et deux magnifiques Hornbills. Cette région abrite de nombreuses espèces d’oiseaux, parfois colorés, et au chant souvent mélodieux. Les emplacements de camping sont bien aménagés avec tables et bancs en pierre, grill, robinet d’eau et des douches/WC impeccables.

Nous y passerons la nuit complètement seuls, au milieu de cette végétation africaine. Comme souvent, le vent s’est levé pendant la nuit, secouant la tente parfois violemment. La grillade de Koudou s’est avérée être finalement une catastrophe, les morceaux achetés n’était pas faits pour être grillés mais plutôt bouillis. Résultat, cela ressemblait plus à une semelle de chaussure de ski ...

Samedi 6 octobre

En route pour Etosha, un des points forts du voyage. Pour s’y rendre depuis le Rustig Toko, deux options : passer par les pistes via Mon Desir et rejoindre la route principale pour le parc ou redescendre à Outjo par les routes goudronnées. L’avantage d’Outjo est la possibilité de se ravitailler pour les quatre jours à passer dans le parc. Donc Outjo. Surtout aussi parce que nous avons lu que nous trouverons une bonne boucherie dans cette ville.

160 kilomètres de route asphaltée, au bord de laquelle nous apercevons de nombreux phacochères, et nous arrivons à Outjo. La ville est agréable, propre et vraiment différente d’Opuwo. A la sortie sud, sur la C38, nous trouvons la fameuse boucherie. Pas de viande de steppe aujourd’hui, alors nous nous rabattons sur d’appétissants T-Bone steaks de boeuf. A des prix incroyablement bas. Quelques courses dans un supermarché et nous avalons les 110 kilomètres restants pour arriver à Okaukuejo. Après un premier portail où on nous délivre le permis de visite, nous gagnons la réception du camp. Première étape, payer le permis remis (à présenter) selon le nombre de nuits passées dans le parc. Puis, nous récupérons notre emplacement auprès de l’employée du camp.

C’est le milieu de l’après-midi, nous avons le temps de partir sur les pistes autour du camp, vu que les grilles du parc ferment vers 18h50, heure officielle du coucher du soleil. Pas besoin de rouler longtemps pour voir de nombreux animaux. Girafes, antilopes et gazelles, zèbres ... Mais le must : alors que nous roulons vers le point d’eau de Wolfsnes, un automobiliste nous fait des signes et, s’arrêtant à notre hauteur, nous annonce que trois lionnes sont sur le bord de la piste près du point d’eau. En arrivant sur place, pas besoin de chercher, les lionnes sont là, à moins de deux mètres de la voiture, couchées à l’ombre des arbres, insensibles à la présence des véhicules. Elles nous regardent, prenant presque la pause pour des portraits en gros plan. Nous coupons le moteur et restons en admiration devant ces félidés.

Après le must, voici le must du must. Au point d’eau suivant, à Okondeka, nous repérons un lion mâle, à environ 200 mètres sur le haut de la piste, à l’ombre d’un buisson. Couché ou immobile sur ses quatre pattes, bougera, bougera pas ? Nous coupons le moteur et nous armons de patience. Trente minutes plus tard, notre attente est récompensée. Le mâle descend la colline et passe tranquillement devant notre capot. Nous pouvons le voir à moins de trois mètres, alors qu’il se rend au point d’eau. Mais la surprise n’est pas terminée, ce mâle sera suivi successivement par 7 lionnes qui prennent le même chemin. Nous ne les avions pas vues, elles étaient sans doute couchées dans les hautes herbes. Un second lion mâle clôture le groupe et part sur le point d’eau. Les autres animaux présents, zèbres, autruches, gazelles, ont tous déserté l’endroit, laissant la place aux rois de la steppe. Premier jour à Etosha et déjà plus de dix lions vus de très près ...

Au soleil couchant, nous revenons au camp, les grilles allant fermer. Nous nous rendons au point d’eau d’Okaukuejo, accessible en deux minutes à pied. Un grand point d’eau dont nous sommes séparés par un petit mur de pierre et des barrières inclinées. Le silence est de mise afin de ne pas effrayer les animaux et de ne pas perturber leur environnement naturel. Autre moment magique, une dizaine d’éléphants s’abreuvent avec un gros soleil rond et rougeâtre en toile de fond. Image de reportage ou de livre animalier, et pourtant décor bien réel.

De retour à notre emplacement, nous grillons nos T-Bone sur le grill équipant les places de camping. Il fait maintenant bien nuit, et bien chaud aussi. Après le repas, retour au point d’eau qui est éclairé. Après les pachydermes, c’est le tour maintenant des rhinocéros de fréquenter l’endroit, un groupe d’une dizaine de bêtes. Dont un qui sent clairement la présence humaine devant lui et qui ne semble pas vraiment l’apprécier. Il gratte nerveusement le sol avec ses sabots, sa corne, il grogne et souffle fort, il fait des mouvements brusques, à l’écart du groupe de ses congénères.

2 éléphants sortent de l’obscurité et rejoignent les rhinos. Qui leur laissent la place et s’éclipsent dans la nuit. Magique Etosha.

Dimanche 7 octobre

Le lever est matinal dans les camps d’Etosha. Les grilles du parc ouvrent à 06h50 et les visiteurs veulent tous être prêts à l’heure. Certains sont très prévoyants puisqu’ils se lèvent à 05h30, réveillant du coup leurs voisins immédiats. Il est vrai que les chances de voir des animaux sont certainement plus grandes le matin, avant que les chaleurs de la journée ne les poussent à l’ombre de la végétation.

En arrivant au point d’eau de Nebrowni, deux éléphants traversent la piste devant nous. Ne nous prêtant aucune attention, nous nous approchons encore au plus près, environ 25 mètres derrière la bête. Il mange les branches d’un arbuste et nous pouvons le photographier sans souci. Nous surveillons tout de même ses attitudes, mais il reste bien calme. Moteur coupé, nous l’observons et assistons au spectacle.

Plus loin, sur la route du point d’eau d’Aus, deux voitures sont arrêtées sur le bord de la route. Nous stoppons et cherchons ce qu’elles ont vu. Nous voyons bien un Koudou, seul et l’air inquiet, s’arrêtant après chaque pas, regardant tout autour de lui. A la jumelle, nous repérons 4 lionnes en pleine partie de chasse quelques dizaines de mètres derrière l’antilope. La lionne la plus proche de la proie se dissimule dans les herbes, garde la tête basse, à l’affût. Les trois autres suivent le mouvement, moins discrètes, mais hors de vue du Koudou. De temps à autre, elles se relaient pour suivre l’animal. Cette tactique durera près de 45 minutes, puis le Koudou choisira de s’enfoncer dans la végétation, toujours suivi des lionnes, et nous perdrons la vue sur cette scène incroyable.

Moins d’animaux pour cette fin de matinée, même vers les points d’eau. La chaleur est bien là et les mammifères économisent sans doute leurs efforts à l’ombre d’un buisson. Vers midi, nous revenons au camp pour faire notre vaisselle du matin et du rangement. Nous profitons aussi de la fraîcheur de la piscine d’Okaukuejo. Nous retournons au point d’eau du camp en fin d’après-midi et 4 lionnes sont couchées à proximité. Leur présence rend l’endroit désert. La nuit apparaît, mais les lionnes ont décidé de rester propriétaires des lieux. Point d’autres animaux ce soir à Okaukuejo. Hormis quelques chacals qui passent en courant entre les emplacements, à la recherche de nourriture facile.

Les mammifères autour du camp grillagé donnent de la voix. Eléphants ? Lions ? Rhinos ? Nous manquons d’expérience pour l’identifier. Mais en tous les cas, ces cris impressionnent dans le silence de la nuit.

Lundi 8 octobre

Tout comme hier matin, les premières alarmes retentissent dans les tentes à 05h30. Le camp s’éveille encore dans la nuit, les premières lueurs du jour apparaissant vers 06h10. Le rituel est rôdé, même dans l’obscurité. Petit-déjeuner léger, rangement et nous sommes prêts à partir sur les pistes à 07h00. Direction Halali, le camp «du milieu» à Etosha où nous camperons ce soir.

En direction de l’Est, les animaux se font de plus en plus rares. Les points d’eau sont vides de toute présence animale. Ou presque. La chance nous accompagne aujourd’hui encore. En revenant de la gouille de Salvadora, déserte, nous voyons une hyène au loin dans les herbes. Nous stoppons le 4x4, arrêtons le moteur et l’animal vient pile sur nous pour finalement passer devant notre capot.

Direction ensuite le point d’eau de Rietfontein. cinq ou six 4x4 sont là. Quelques koudous s’abreuvent tranquillement, rien d’exceptionnel. Alors que nous allions partir, un visiteur nous fait un signe de nous approcher de son véhicule. Il y a là cinq lionceaux couchés dans l’herbe, seuls sans leur mère. Là aussi, le truc c’est la patience. Attendre. Et les lionceaux bougeront pour aller se mettre à l’ombre d’un tronc, un à un, comme si chacun voulait être pris en photo par les chanceux qui ont profité de ce moment.

Nous prenons ensuite la décevante Rhino Drive, piste en mauvais état, où nous ne voyons aucun animal. Vers midi, nous allons récupérer notre emplacement à Halali. Grand camp, quasi désert en cette-mi-journée. Une épicerie avec beaucoup de souvenirs et peu de nourriture, où il vaut mieux avoir fait les courses avant d’arriver. Il y a aussi une piscine, mais l’eau est plutôt verte et peu encourageante à la baignade. Puisque nous sommes là, nous descendons au point d’eau de Moringa, en contrebas du camp.

Si un groupe de Koudous s’abreuvent, nous repérons surtout un groupe d’une quinzaine d’éléphants, un peu plus loin dans la végétation. Les Koudous quittent l’endroit et les éléphants font alors mouvement vers la vasque. Pendant près de deux heures, les éléphants boivent, se rafraichissent, les jeunes collés à leur mère. Le point d’eau a une petite terrasse ombragée, au vent, à une vingtaine de mètres des animaux. Deux heures à ne jamais se lasser d’observer les pachydermes.

Pour l’après-midi, nous repartons sur les pistes autour d’Halali. Moins d’animaux dans la nature environnante. Nous rejoignons alors le Etosha Lookout, sur les bords du lac asséché. La piste pénètre l’ancien plan d’eau sur près d’un kilomètre. Malgré qu’il ne s’agisse que d’une étendue infinie et plate de terre sèche, le paysage est fascinant, inédit. C’est aussi un des rares endroits où il est possible de sortir de son véhicule. Nous nous y amusons à faire des photos humoristiques, avec un couteau suisse, une bouteille de coca, une fourchette en plastique ou une paire de lunettes, objets sur lesquels nous donnons l’impression trompe-l’oeil de surfer.

Retour au camp en fin d’après-midi et nous redescendons à pied au point d’eau de Moringa. Un seul animal, mais un beau rhinocéros qui boit, en levant souvent sa corne vers nous. Le soleil est couché, il est temps de prendre le repas du soir. Avant de retourner au point d’eau ! Ou cette fois, ce sont cinq rhinos, dont un très jeune, qui profitent de l’endroit.

La nuit est parfaite, ni chaude, ni froide. Parfaite.

Mardi 9 octobre

Ce matin, pas de rush, nous nous levons tranquillement vers les 07h00. Après les obligations matinales, départ sur les pistes pour notre dernier jour dans le parc d’Etosha, direction plein Est vers le camp de Namutoni. Toujours peu d’animaux dans cette partie de la réserve, même si le point d’eau de Moringa a été riche en visites. Peu après le point de Spingbokfontein, nous prenons la piste qui longe le lac asséché.

Là, c’est le paysage qui est grandiose, avec des couleurs dans les tons vert et jaune, voire bleu, ensemble coloré qui donne des vues encore jamais aperçues en Namibie. Au détour d’un virage, un éléphant de belle taille, au moins le double de notre 4x4, mange tranquillement dans un gros buisson à deux mètres de la route. Nous arrivons à nous approcher gentiment assez prêt, toujours attentif à sa réaction. Il ne porte aucune attention à nous et nous nous tenons à quelques mètres de lui. Il est le dernier d’un troupeau qui a déjà poursuivi sa route, plus loin dans les plaines. Moteur arrêté, nous le regardons arracher les hautes branches du buisson de sa puissante trompe, avant d’engloutir ses prises.

Direction ensuite le point d’eau de Kalkheuvel. A notre arrivée, 5 girafes sont là, à une vingtaine de mètres, écartant leurs longues jambes pour pouvoir atteindre l’eau et boire. Elles semblent inquiètes et regardent toutes dans la même direction. Un petit groupe de springboks qui se tenait là tranquillement part soudainement dans la forêt. C’est certain, un prédateur est à proximité. A la jumelle, nous apercevons un lion mâle, couché tranquillement à l’ombre d’un arbre, observant les autres animaux, n’ayant pas l’air de vouloir bouger de son calme apparent.

Arrivent alors cinq éléphants qui viennent compléter le tableau déjà bien fourni. Hormis le lion qui ne se mêle pas à la faune présente, tous les animaux partagent pacifiquement le point d’eau. Une belle tolérance naturelle. Après avoir rempli nos yeux de ce spectacle saisissant, nous prenons la route du camp de Namutoni. Quelques kilomètres avant d’y arriver, ce sont les girafes qui sont sur le bord de la route et que nous admirons. Nous pouvons nous arrêter à quelque trois mètres d’elles, sans les perturber.

Il est l’heure de se restaurer et nous nous enregistrons à Namutoni. Les emplacements sont herbeux et sous les arbres. Après le repas, départ à nouveau sur les pistes, nous voulons profiter sans fin de ces moments magiques à Etosha. Fishermen’s Drive, Tsumor, nous ne verrons que quelques animaux, dont à nouveau des girafes très présentes dans cette partie du parc. De retour à Namutoni, le temps s’est couvert, l’orage menace. Quelques gouttes, mais aucune pluie qui nous obligerait à nous réfugier dans notre tente.

Mercredi 10 octobre

Le réveil est, une fois n’est pas coutume, très matinal. A 04h45 déjà, les premiers campeurs remuent, rangent et surtout font du bruit. Notamment, deux touristes francophones qui avaient déjà piqué la place d’une autre 4x4 en lui bougeant table et chaises pour s’installer... Pas très fair-play. A 06h00, leur moteur tourne déjà, alors que les grilles n’ouvrent qu’à 06h50. Bref.

Nous quittons le parc vers les 08h00 vers Tsumeb, où nous stoppons pour quelques courses, notamment notre dernier biltong. Pour le repas de midi, nous nous arrêtons sur une des nombreuses aires de pique-nique qui bordent les routes principales. Deux hommes, sales et habillés presque de loque, sortent de nulle part et s’approchent de nous. Il s’agit en fait d’ouvriers qui refont les barrières au bord des voies. Ils ne viennent pas sur place le matin pour repartir le soir, mais ils campent dans des tentes de fortune sur le bas côté de la route, se déplaçant au gré de l’avancement des travaux. Nous les voyons faire les poubelles et ramasser des déchets de nourriture, des services en plastique, c’est assez dur à voir. Vu que c’est notre dernier jour, c’est le moment d’utiliser utilement les provisions que nous n’aurons pas consommées. Nous les abordons et leur proposons tout ce que nous gardons pas, pain, riz, pâtes, conserves, eau. Ils nous en sont très reconnaissants, nous remerciant très chaleureusement.

Suite sur la B1, direction Otjiwarongo, une jolie petite ville fleurie et propre. Les employés des stations-service, comme partout, nous hèlent depuis le bord de la route pour nous attirer chez eux par de grands signes, sans succès, puisque nous avons encore suffisamment d’essence. Continuation sud, par la C22 asphaltée vers le Waterberg. Pour atteindre ce site, nous devons emprunter la jolie piste D2512, au sable rouge. La piste est bien plate, le sable est fin, il faut faire attention de ne pas se laisser aller avec la vitesse, surtout que cela glisse.

Le Waterberg est en vue, une montagne longue et plate sur son sommet, qui se détache dans le paysage. Le Waterberg RestCamp est le premier rencontré sur cette piste, il y en a un autre huit kilomètres plus loin. Le camp en lui-même n’a rien d’exceptionnel, mais un sentier monte sur le plateau, donc l’arrêt ici est tout de même intéressant.

Nous attendons 16h30 et un peu moins de chaleur pour entamer la montée de 40 minutes qui va nous conduire sur le plateau. Une montée dans la rocaille, où il faut parfois s’aider des mains pour gravir quelques rochers. Ludique et jamais dangereuse, la montée est agréable. Du sommet, la vue sur la plaine est époustouflante devant le Waterberg, des dizaines de kilomètres devant soi. Aucune habitation à l’horizon, excepté le camp 250 mètres en contrebas de la falaise abrupte. Nous profitons de la vue, du soleil couchant et de la brise qui nous rafraîchit un peu, avant de reprendre le sentier pour redescendre au camp.

Dernier soir en Namibie, nous avons distribué nos dernières provisions, donc nous mangerons au restaurant du camp. Un bon steak d’Oryx, une bonne bouteille de vin, une jolie terrasse, une bonne manière de passer notre dernière soirée sur le sol africain. Le camp est à 15 minutes à pied, et dans le noir, la lampe de poche nous guide jusqu’à notre tente. La nuit sera très calme, les touristes étant peu nombreux ici.

Jeudi 11 octobre

On nous avait prévenus. Le problème ici, ce sont les singes. De gros babouins pas peureux du tout, pouvant même être agressifs. Nous n’en avions pas vu hier soir, mais ce matin, c’est tout autre chose. Il ne faut absolument rien laisser sans surveillance, fermer portes et coffre de la voiture m’avait-on dit. Dès le lever du soleil, nous les voyons, ces babouins, déambuler dans le camp, passer de poubelle en poubelle.

Pensant qu’ils ne s’approcheraient pas des humains, nous installons la table du petit-déjeuner cinquante centimètres derrière le coffre de la voiture, laissé ouvert pour mettre la table. Alors que nous sommes prêts à manger, je vois trois gros singes adultes s’approcher. Ca sent l’embrouille. Je me lève, pensant leur faire peur, mais rien de cela. Au contraire, ils se mettent à courir dans notre direction et en quelques secondes, un des singes est dans mon coffre pour s’emparer d’un sachet en plastique avant de partir en courant dans la forêt. Un des gardes du camp a vu la scène et part derrière eux. Le sachet ne contenait que quelques céréales, rien d’important, mais cela aurait été l’appareil photo ou la besace des passeports, c’était pareil.

Tout le camp subit les assauts des babouins. Un autre couple, à quelques dizaines de mètres de nous était attablés lorsque trois ou quatre singes sont carrément montés sur leur table pour dévaliser toute nourriture, pain, confiture, lait, tout. S’interposer pourrait être dangereux, ces babouins ont des canines impressionnantes et une morsure de leur part pourrait avoir des conséquences graves. La technique consiste à ne pas les laisser approcher et les éloigner en leur lançant des cailloux. Mais autant le dire, ils réessaieront. Enfin, cela met l’ambiance dès le matin.

Dernier trajet avant la capitale, nous reprenons la route direction Windhoek. Nous faisons un arrêt à Okahandja, à 60 kilomètres de notre destination finale. A la station-service où nous faisons notre plein, nous demandons s’il y a un car-wash qui pourrait nous dépoussiérer la voiture. Le pompiste nous propose de laver la voiture, à la main, dans une cour intérieure derrière le garage. Vendu pour quelques dizaines de $. Nous rendrons ainsi la voiture en bien meilleure état que sans ce lavage extérieur.

Pendant ce temps, nous allons dépenser nos derniers deniers dans le petit marché artisanal en face de la station Puma, côté nord de la ville. Objets en bois, plats, masques, animaux sculptés, il y a là de jolis achats à faire. La règle est au marchandage, chacun appréciera ensuite la part de bénéfice qu’il sera prêt à lâcher à ces populations peu aisées. Nous achetons plusieurs cadeaux, mais à chaque fois dans une échoppe différente, histoire de faire profiter plusieurs personnes.

Les habitants d’Okahandja savent bien que les touristes sont sur la route de Windhoek et à la fin de leur voyage. Ils viennent donc autour de notre voiture et nous réclament les restes de nourriture qu’il pourrait avoir, des t-shirts, des pantalons et même nos chaussures ! C’est le moment de laisser quelques habits usagés qui auront encore une longue vie ici. Cela fera en plus de la place dans les sacs pour les objets achetés.

Le dernier tronçon jusqu’à Windhoek est vite avalé. Grâce au plan fourni par Camping-Car Hire, nous retrouvons facilement l’agence au sud de la ville, dans une zone industrielle. Le centre-ville que nous traversons est bien fleuri et il y a du monde sur les trottoirs.

De retour à l’agence, nous vidons le véhicule pour refaire nos bagages, ce qui n’était pas possible ce matin avec tous ces babouins autour de nous. Le véhicule est ensuite rentré dans un atelier, monté sur un lift pour un contrôle assez sérieux du châssis. Tout joue, même les déchirures de l’avant-toit de la tente suite à la chute d’une feuille de palmier à Epupa. Les bagages sont prêts, une navette nous conduit à l‘aéroport où l’enregistrement est rapide et efficace. Encore quelques heures et nous quitterons cette terre d’Afrique qui nous a comblés.

L’A340 d’Air Namibia laisse le sol sous sa carlingue, nous voilà remontant tout le continent africain, parfois bien secoués par les forts courants d’altitude. Le lendemain matin, il pleut à Francfort et il fait froid. Le contraste n’a pas attendu bien longtemps pour nous remettre dans l’automne européen. Nous n’avons que peu de temps pour rejoindre la porte de notre dernier vol pour Genève. C’est la fin du périple, le retour à la maison.

Petite conclusion. Première expérience africaine après plusieurs voyages sac à dos en Asie. Première fois aussi que la communion avec la nature a été aussi présente, longues journées, longues nuits.

Que dire de ses paysages uniques, de ses animaux vus tellement de fois à la télévision ou dans un zoo et qui pourtant nous captivaient, de cette vie simple sans internet, sans média, sans sonnerie de téléphone portable ? Rien, ne rien dire, tellement c’était agréable, exceptionnel, jouissif. Tout comme écouter le silence, le vent ou le chant des oiseaux.

Exceptionnel, jouissif.

La Namibie est faite sur mesure pour les amoureux de la nature, pour les amateurs d’indépendance et de découverte. Une vraie décompression, une impression de retour à l’essentiel, un sentiment que la vraie vie n’est pas forcément celle que l’on croyait être.

Exceptionnel, jouissif.
Voyage d'une dizaine de jours au Japon avec enfants à la Toussaint English translation pending
by Natfau · 2012-08-27 · 29 replies
Bonjour, Nous souhaiterions faire avec mon mari un voyage au Japon d'une dizaine de jours avec nos 3 enfants pour les vacances de la Toussaint. Avez-vous vécu cette expérience et quels conseils pourriez-vous de donner afin de préparer notre séjour. En vous remerciant de vos réponses.
Résumé de trois belles semaines passées au Québec et en Ontario English translation pending
by Wallis06 · 2012-08-23 · 31 replies
Bonjour à tous, Nous rentrons de 3 belles semaines de voyage au Québec et en Ontario, en famille, avec nos filles de 11 et 13 ans. Tous mes remerciements à ceux qui dans ce forum donnent de leur temps pour permettre à d’autres de voir plein de belles choses et un grand MERCI aussi aux Canadiens en général et aux Québécois en particulier pour leur gentillesse et bonne humeur. Ils ont beaucoup contribué à la réussite de ces vacances.

Pour le vol, le choix a été simple puisque seul AirTransat assure un vol direct Nice - Montréal. Pour la réservation des hôtels et de la voiture, nous sommes passés par Authentik Canada, une agence canadienne basée à Montréal. Le surcoût est négligeable par rapport à tout faire soit même et nous avons été très satisfaits de leur travail.

J 1 : Montréal Après un vol matinal et un passage de l’immigration rapide et agréable (rien à voir avec la version US !), nous avons eu la chance d’être accueillis à l’aéroport par une amie française fraichement installée à Montréal. Nous avons bien sûr commencé notre visite par le Vieux Montréal, qui est très agréable à arpenter à pied, d’autant plus qu’il n’est pas très étendu. La rue St-Paul est particulièrement belle mais j’ai surtout été étonnée par la Basilique Notre Dame dont l’intérieur est unique. La promenade s’est poursuivie dans le Vieux Port, jusqu’à la tour de l’horloge. Puis retour à l’hôtel en passant par le quartier chinois (sans intérêt) et la rue Sainte Catherine où l’œil des filles s’est mis à briller en voyant une telle quantité de magasins !



J 2 : Montréal Le réveil ayant été très matinal (merci le décalage horaire), nous sommes partis découvrir à 8h du matin le Montréal souterrain avant l’arrivée de notre copine. Cela s’est avéré très économique puisqu’à cette heure là, tout est fermé ! Les filles ont dû se contenter d’admirer les vitrines en se demandant si je ne l’avais pas fait exprès… La matinée a été ensuite consacrée à visiter le Biodôme qui a plu a tout le monde. Nous sommes également montés à la tour d’observation qui est par contre très chère pour la vue lointaine qu’elle offre sur Montréal. Notre copine ayant eu pitié de ces pauvres enfants privées de magasinage, nous sommes allés déjeuner dans un grand centre commercial à Rockport avant de partir découvrir Montréal du haut du Mont-Royal. En plus de la vue, on croise dans ce beau parc des écureuils et même des ratons laveurs, ce qui évidement nous a beaucoup amusé. Puis avantage d’être avec une presque Montréalaise, nous avons passé la soirée dans son quartier à Outremont, ce qui à amené ma fille ainée à décider que la vie à Montréal a l’air très agréable et qu’elle viendrait y faire ses études. Chouette ! On pourra revenir lui rendre visite.

Vue sur Montréal du Mont Royal

J 3 : La Mauricie Aujourd’hui on récupère la voiture chez Avis, une Chrysler « Town and country (tout à fait la même taille que ma Clio que je dois pouvoir garer dedans !) et direction la Mauricie. Premier arrêt à Mokotakan, un site qui permet de se familiariser avec les différentes cultures amérindiennes. La visite a été passionnante et instructive. Puis traversée du Parc de la Mauricie comme « des Japonais », en s’arrêtant à tous les points de vue pour faire une photo. Inutile de préciser que ce n’est pas le meilleur moyen de voir le parc mais nous avons tout de même eu la surprise de voir au bord de la route, deux renards aussi curieux que nous. A la sortie du parc, dernier arrêt à St-Jean des Piles où j’avais réservé une observation de l’ours. J’avais posé la question sur ce forum sur l’intérêt d’une telle observation avec un ours attiré par de la nourriture. Et bien voilà mon impression : on voit très bien l’ours, à environ 5 mètres mais si on va par la suite au Zoo St-Félicien, ce n’est pas indispensable.

rencontres dans le parc de la Mauricie

J 4 : La Mauricie Petite visite matinale du village de bucherons à Grandes-Piles à côté de notre hôtel. Une erreur de casting, les filles se sont élégamment fait suer en écoutant les explications détaillées de la vie des bucherons mais j’imagine que ça peut intéresser du monde. Puis route pour la Seigneurie du Triton, un lieu exceptionnel avec un arrêt à la Tuque, au Parc des chutes de la petite rivière Bostonnais, un très joli endroit avec une cascade, une tour d’observation, un centre d’information sur la fourrure où l’on peu admirer une belle collection d’animaux naturalisés ( le seul endroit où l’on peut poser à côté d’un orignal …) et en plus le tout est gratuit ! Après quelques kilomètres d’une route en montagnes russes (l’estomac de ceux qui la connaissent doit s’en souvenir), on arrive au bout du monde sur un parking où d’autres personnes attendent déjà et un bateau vient nous chercher pour aller à la pourvoirie, située au milieu de lacs et de rivières. C’est juste magique !

route inoubliable pour aller à la Seigneurie du Triton

J 5 : La Mauricie La Seigneurie du Triton, c’est un peu pour un Européen, l’image d’Epinal du Canada. A perte de vue des forêts, des lacs, le calme, bref, un lieu merveilleux où l’on peut à volonté se promener, faire du canoë, du kayak, du pédalo, du rabaska … Les filles s’en sont donné à cœur joie. A midi, on va sur une île où un déjeuner barbecue est servi et le soir, on a droit à un bon repas dans le bâtiment historique de la Pourvoirie où un jour Roosevelt et Churchill sont venus (bon, à l’époque, ce n’était pas ouvert aux péquenots comme nous !). Pas de télé, mais des jeux de société et un vieux piano où les filles ont été ravies de jouer. Vous l’avez compris, j’ai adoré cet endroit-là.



J 6 : Lac St-Jean Arrivée en début d’après-midi à Chambord, sur le bord du lac et visite du village abandonné de Val-Jalbert. Une après-midi agréable sans plus.



J 7 : Lac St-Jean Visite du zoo St-Félicien. L’attrait réside surtout dans son train grillagé qui permet de voir les animaux, dont des ours, dans un cadre naturel en oubliant que l’on est dans un zoo. Le reste est plus classique mais les animaux sont dans un joli cadre, ont de l’espace et il est d’ailleurs difficile de les apercevoir en dehors des heures des repas. Une belle journée pour tous.



J 8 : Les Escoumins Du lac St-Jean jusqu’au Fjord du Saguenay, la route est magnifique. Nous avons beaucoup apprécié notre pose pique-nique à Sainte-Rose du Nord, en haut du belvédère avec vue sur le fjord. La dame qui s’occupe de l’office du tourisme à l’entrée du village est très agréable et indique tout ce qu’il y a à y faire. Arrivés à Tadoussac, nous avions une croisière d’observation des baleines réservée. Je ne me faisais pas beaucoup d’illusions sur son intérêt et donc je n’ai pas été déçue de ne voir qu’un banc de phoques et quelques petits rorquals de loin. Par contre, j’avais bien fait de prévoir des vêtements chauds pour tous. Donc, avec l’impression de ne pas avoir vu grand-chose, nous avons rejoint aux Escoumins la réserve Essipit où nous logions dans des condos avec vue sur la mer. Et là, surprise, nous avions à peine posé les valises, que depuis les fenêtres en quelques minutes, nous avions vu plus de rorquals passer qu’en trois heures de croisière. C’était incroyable, dehors, il était possible de voir et d’entendre le souffle des baleines passant tout près. Si vous prévoyez d’aller dans le coin, je ne peux que vous recommander de loger aux condos Natakam, c’est un endroit extraordinaire.



J 9 : Les Escoumins J’avais tellement envie de voir les baleines, que je me suis levée à 7h pour sortir déjeuner sur la terrasse. Quel spectacle ! J’ai vu plusieurs fois une énorme baleine et son souffle que l’on entendait parfaitement et plusieurs petits rorquals, tout ça dans un cadre magnifique. J’avais prévu pour faire plaisir aux filles, une après-midi de kayak en mer avec « Mer et Monde ». Ils sont très pros, tout l’équipement est fourni et on doit juste avoir son maillot de bain. Au final, mon mari et moi-même avons adoré mais les filles qui avaient voulu se mettre ensemble en ont bavé à cause de la houle et sont reparties beaucoup moins enthousiastes.

J 10 : Charlevoix En route pour la région de Charlevoix après avoir pris le traversier de la baie Ste-Catherine. Nous avons passé quelques heures au parc des Hautes Gorges qui est très, très beau. On dirait un petit fjord. On s’est contenté d’une petite marche mais l’idéal serait de louer un canoë. En fin de journée, nous avons découvert la Baie St-Paul et sa très animée rue st-Jean-Baptiste où les galeries et restaurants se succèdent. Un endroit bien agréable même sous un parapluie.

Parc des Hautes-Gorges

J 11 : Charlevoix Aujourd’hui, journée consacrée au parc des Grands Jardins et départ pour la randonnée du Pioui. Après avoir grimpé environ deux heures dans un joli petit sentier en forêt, sous une pluie fine, nous sommes enfin arrivés sur le plateau d’où l’on domine toute la région de Charlevoix. La vue doit être extraordinaire ! Je dis « doit » car il s’est mis à tomber des trombes d’eau qui nous laissaient à peine assez de visibilité pour voir le marquage au sol. Ce déluge s’est enfin arrêté lorsque nous avons rejoint le sentier du Mont des Cygnes (large et très emprunté) pour finir la randonnée.



J 12 : Québec Toujours sous la pluie, départ pour Québec avec un arrêt aux chutes Montmorency qui m’ont davantage impressionnée par leur surexploitation commerciale que par les chutes elles-mêmes. Et enfin Québec que je me faisais une joie de revoir. Même sous des bourrasques de vent, sous la pluie et avec 17°C (la prochaine fois, on reviendra en été …), le Vieux Québec est un petit bijou. La rue très touristique du petit Champlain est particulièrement belle, et les fleurs qui ornent les façades rendent encore plus belles les vieilles pierres. Sur le haut de la place de l’hôtel de ville rue de Buade, il faut entrer dans « La Boutique du Père Noël » si vous avez des enfants. On y vend des décorations magnifiques mais la boutique est en elle-même à voir. La rue St-Jean, très animée est des plus agréables et je ne vous dis pas ma frustration de ne pas avoir pu m’installer sur une terrasse de la Grande Allée, désertée sous la pluie. Boulet rue Saint Louis

J 13 : Québec Aujourd’hui, temps nuageux mais pas de pluie. Nous partons voir la citadelle mais apprenant que la relève de la garde est annulée pour cause de mauvais temps, nous repartons voir la vieille ville. L’après-midi départ pour Valcartier pour faire du rafting avec « Rafting Valcartier ». Ils sont très drôles et très pros. Nous avons passé une après-midi inoubliable. La pluie des jours précédents avait bien gonflé la rivière (il fallait bien qu’elle serve à quelque chose !) et les rapides niveaux III et IV ont été excellents. Au final, un des temps forts du voyage.

J14 : Mont Tremblant Pour couper la route, j’avais prévu un arrêt aux factoreries de St-Sauveur. J’avais bien prévenu les filles que la taille et les prix n’avaient rien à voir avec les Outlets Américains et j’avais bien raison. Par contre, la station Mont-Tremblant nous a beaucoup plu avec ses couleurs vives et ses rues piétonnes pavées. L’été on peut y faire une descente en luge sur roulette ainsi que d’autres activités, les filles ont adoré. Juste un petit conseil, il faut aller aux parkings gratuits du bas car nous, nous nous sommes garés la première fois dans un parking du haut à 3 $/h ce qui fait cher au final.

J 15 : Mont-Tremblant Troisième parc au programme, celui du Mont-Tremblant offre de superbes vues dès que l’on monte un peu (exemple la randonnée «La Roche») et en plus cette fois, il ne pleuvait pas à l’arrivée en haut. Pour finir la journée, nous sommes retournés à la Station du Mont-Tremblant faire un peu de luge.

Station du Mt tremblant et Parc du Mt Tremblant sous la grisaille

J 16 : Ottawa Arrivée à Ottawa en fin de matinée et visite du Musée des Civilisations à Gatineau qui est au Québec alors qu’Ottawa, de l’autre côté du fleuve est en Ontario. Très beau et grand musée, en trois heures nous n’en avons pas fait le tour complet. J’ai beaucoup aimé la ville elle-même. S’y promener est très agréable et y vivre certainement aussi. Le marché By est à voir ainsi que les écluses du canal rideau. Seul regret, le spectacle Mosaika que nous comptions voir a été annulé ce soir là.



J 17 : Toronto Une longue route jusqu’à Toronto (presque 5 heures) et une grande surprise en découvrant la rue Yonge où se trouvait notre hôtel. Après le calme d’Ottawa, autant de monde, de gratte-ciels, de lumières, ça a fait un petit choc ! Mais bon, on a adoré. Sans perdre de temps, on est allé prendre le ferry qui dessert les îles. Là, c’est tout le contraire de ce que j’ai précédemment décrit : du calme, des jardins magnifiques et une vue imprenable sur la ville.

Yonge street et vue de Toronto depuis les îles

J 18 : Toronto Journée consacrée à rendre visite à des amis Américano-Canadiens vivant à 1 h de Toronto. Une excellente journée toute en anglais et en fin de journée, balade dans le quartier de Kensington, le quartier chinois (beaucoup plus grand que celui de Montréal mais, on ne rate rien si on n’y passe pas) et la rue Queen West, très commerçante.

J 19 Niagara A la question qui se pose souvent sur le forum de savoir si le long trajet en vaut la peine, je réponds OUI, sans hésiter. D’une part, Toronto vaut à elle seule le déplacement et les chutes du Niagara sont magnifiques. Le soir, elles sont illuminées et comme nous étions vendredi, il y avait en prime un feu d’artifice à 10h. Que demander de plus ? Les voir sans la cohue ? Et bien, il suffit d’y revenir le lendemain matin à 9 h, et on est presque seul.

chutes Américaines et Canadiennes

J 20 Gananoque Après un arrêt à Kingstown (on fait vite le tour), une très belle croisière dans les Mille-Îles au départ de Rockport. Sous le soleil, c’est très beau et on se prend à rêver …



J 21 Snif, Snif, il faut rentrer Avant de reprendre l’avion à Montréal en fin de journée, un arrêt de quelques heures à Upper Village qui est un village reconstitué avec de vraies maisons des années 1850, beaucoup de figurants, on s’y croit vraiment. Il a plu davantage aux filles que Val-Jalbert.



En conclusion : des vacances sans stress et sans moustiques (ça c’était la bonne surprise !). Des gens partout agréables et des paysages magnifiques surtout en Mauricie, dans le Saguenay et la région de Charlevoix. Voici la lite des hôtels testés : Montréal : Delta Montréal (excellent à tout point de vue) Mauricie : Auberge le Bôme (calme mais vieillot) Seigneurie du Triton (magnifique endroit, réserver bien à l’avance pour avoir des chambres avec salle de bains) Lac st-Jean : Condos du Lac ( juste au bord du lac, très beaux et bien équipés mais les enfants ne pourront utiliser la piscine que de 8h à 13h et avec un supplément de 8 ou 10 $) Les Escoumins : Condos Natakam (Magnifique endroit ! Condos très bien équipés, il y a même des jumelles !) Baie St-Paul : Auberge Belle Plage (à part l’excellent petit-déjeuner et l’accueil sympathique, pas grand-chose de positif à dire sur les chambres) Québec : Delta Québec (moins bien que le Delta Montréal et attention au parking. Il vaut vieux le payer directement que de passer par l’hôtel. Mais c’est un très bon hôtel). Mont-Tremblant : Gite le Voyageur (endroit agréable mais bruyant côté route) Ottawa : Best Western Victoria Park (très bien, à environ 20 min à pied de la colline du parlement) Toronto : Marriott Downtown Toronto (excellent, petit-déjeuner fantastique et à côté du métro). Niagara : Hampton Inn at the Falls ( chambres à rénover mais bien dans l’ensemble et proche des chutes à pied) Gananoque : Holiday Inn (très bien)

En ce qui concerne la restauration, nous avons mangé beaucoup de hamburgers et pizzas mais il y a quelques endroits qui m’ont bien plu. A Québec, la boulangerie Paillard sur la rue St-Jean. Ils préparent des sandwiches délicieux qui sortent de l’ordinaire Aux Escoumins, le restaurant « La poissonnerie », le homard était bon (heureusement, je l’ai attendu 1h …). A Baie St-Paul, le café des artistes propose de bonnes pizzas. A Toronto, un endroit extraordinaire au vrai sens du terme et pas cher qui s’appelle « Marché » au 181 Bay St. A ne pas rater !!!
Faut-il tuer les requins? English translation pending
by Danny88 · 2012-07-31 · 36 replies


j 'ai vu ce titre ce jour au journal de 20h sur france 2, entre l'actu d'un camping débile animé par vincent Mc doom et les nouvelles godasses de Madonna . des trucs graves , quoi. Un sujet traité en quelques secondes par un guignol en cravate qui scelle la vie de milliers de requins peut -être , comme çà , en actualités -spectacle , "en passe d'être sacrifiés sur l'autel de nos loisirs " (Sea Shepherd ) pour la mort d'un surfeur de 22 ans , ce qui est évidemment tragique.😐 Là n'est pas la question.

De plus, les requins bouledogues sont impropres à la consommation et, après 400 millions d'années de bons et loyaux services rendus à l'écosystème , ils sont devenus persona non grata. il y aurait eut 7 attaques de requin dont 3 mortelles contre des surfeurs à la Réunion depuis janvier 2011... Les requins s'attaquent aux surfeurs car ils les confondent avec des proies potentielles.

"En effet, l'éléphant, le crocodile, l'hippopotame ou le cobra tuent des milliers de personnes chaque année dans le monde sans pour autant que cela soit médiatisé, en revanche une attaque ou même la seule présence d'un requin dans l'eau donne lieu à un article en bonne place dans les journaux. En fait, la raison de cette crainte est surtout liée à la perception psychologique, voire psychanalytique, des profondeurs sombres et inconnues des océans qui alimentent tous les fantasmes." wikipédia

Merci au film "les dents de la mer"...

Trois nanas dans l'Ouest américain pour trois semaines English translation pending
by Titechoz31 · 2012-07-10 · 18 replies
Bonjour à tous,

Cela fait des mois maintenant que j'écume le forum et les sujets relatifs à des voyages dans l'ouest américains. Nous sommes 3 jeunes femmes à se lancer dans l'aventure pour trois semaines en septembre 2012 !!

J'ai découvert le sujet de Bastinj avec les propositions pour un voyage de cette durée. Mais nous avons deux impératifs : le premier est d'atterrir à SFO car nous devons retrouver un ami d'une d'entre nous pour le premier w-e, le deuxième est bien d'aller à LA car un super ami à moi vit à Santa Monica et je ne l'ai pas vu depuis 2 ans !!

Comme la côte ne nous intéresse franchement pas mais que Yosemite et Death Valley et Vegas et Zion et Bryce et (enfin vous avez compris)... Nous voilà contraint de faire cette fichue route Grand Canyon LA...

Je me demandais si vous aviez des suggestions d'itinéraires sur cette distance ? Y a-t-il quelque chose à voir tout de même ? NOus pensions faire un tit stop à Selingman (mais ca reste au début)... bref je prends toute les suggestions mais si vous conseillez de tracer.... nous tracerons tout droit !! (ou presque)

Aussi je vous mets notre voyage ... il a fallut composer avec les désirs de chacune mais nous sommes globalement bien tristes de faire l'impasse sur Monument Valley... Peut-être que la dernière partie du voyage peut être encore améliorée !! VOyez donc ci-dessous

J1 : Vol pour SF, arrivée en soirée J2 : SF J3 : SF J4 : SF J5 : SF, en fin d'aprem récupération de la voiture et direction Yosemite Nous nous rapprochons seulement ce soir là et dormons à Merced J6 : Yosemite par le " Sud" (entrée vers Mariposa Grove). Nuit à Yosemite Village J7 : Yosemite (tite ballade, rando, nature, ...) et nuit à Yosemite village J8 : départ tôt pour prendre la Tioga Road et filer vers Death Valley, on espère pour le coucher de soleil. Nuit à Death Valley. (question ici : avons-nous le temps ? devrions nous faire un détour par Bodie ? ) J9 : Lever de soleil à Death Valley puis route jusqu'à Vegas. Aprem et nuit à Vegas. La on a pris l'hotel Mirage pour profiter un peu. J10 : Vegas + Nuit à VEgas J11 : Vegas. Vers 15h départ pour Valley of Fire, pour y voir le coucher de soleil et se ballader (on a prévu 4h sur place), puis on taille la route vers Zion (pour le moment on a booké un hotel à Hurricane) J12 : Zion Park, le soir départ vers Bryce, (pour le moment on a booké un hotel à Panguitch) J13 : Bryce, nuit dans le même hotel J14 : Départ tôt pour Page (nous souhaitons faire Antelope Canyon à 11h), puis HorseSHoe Bend et direction le Grand Canyon - points de vue en arrivant par l'est (au départ nous avions prévu de dormir à Page ce soir là mais ensuite on s'est aperçu qu'on passait peu de temps à Grand Canyon...). Nuit à Tuyasan J15 : Grand Canyon J16 : Matinée Grand Canyon ? - Départ pour LA (arrêt à Selingman + Route 66). Nuit à LA J17 : LA J18 : LA (Universal Studio) J19 : San Diego pour la journée J20 : LA J21: matinée LA et retour France aprem.

Si ca ne tenait qu'à moi je passerai quand même moins de temps à LA et je zapperai San Diego (même si on me dit qu'il y fait super bon vivre je me dis qu'en une journée on le verra pas forcément...). Mais une de nous y tient et ma foi quand on part entre potes il en faut pour tous les goûts. Par contre je me dis que si j'essaie de la convaincre que c'est San Diego ou Munument Valley j'ai tetre une chance... en gros ca donnerait ça :

J14 : après Antelope/HorseSHoe Bend et éventuellement picnic à Lake Powell, on trace vers Monument Valley où on dort (tetre le tps d'en voir un bout le soir ??) J15 : Monument Valley puis direction Grand Canyon avec les points de vue par l'est J16 : Grand Canyon J17 : matinée Grand Canyon ( à voir ?) et départ vers LA après manger. J18 : LA J19 : LA (Universal Studio) J20 : LA J21: matinée LA et retour France aprem.

Faisable selon vous ? Je ne sais pas du tout combien de temps prend la visite de Monument Valley ....

J'ai aussi quelques questions parce que j'ai découvert Valley Of fire via ce site et que comme on fait l'impasse sur Moab et les parcs environnants je me suis dit que ca serait un "joli lot de consolation" pour en citer certains ici.

Par contre, beaucoup insistait sur le fait d'y aller en fin de journée... d'où le positionnement dans le programme. Maintenant on pourrait sans doute gagner un jour et dormir à Page avant la visite de Antelope si on le visitait le matin du J11... (est-ce vraiment mauvaise idée ?)

Ou potentiellement, je ne pense pas qu'on s'attarde à Death Valley très tard (on sera lever pour le lever de soleil de toute façon, bon ok on ira surement se recoucher). Donc on devrait être à Vegas à 14h le J9... serait-ce mieux de faire l'AR en fin de journée ? (bon on sera surement crevées vu le réveil matinal...). Ce qui permettrait de quitter Vegas en J11 vers midi et de faire une partie de Zion l'aprem et de dormir à Page J13 au soir. J'avoue je ne sais pas trop...

Autre question pour Antelope Canyon. Lower ou Upper ??? On sera en pleine saison donc pas moyen de réserver le guide à Page. A quelle heure faut-il être sur place pour y etre à la bonne heure pour la lumière ??

Merci pour vos réponses. Je suis ouvertes à tous commentaires !!!
De retour de Floride... English translation pending
by Julietta34 · 2012-05-02 · 34 replies
Bonjour à tous. Je suis rentrée de Floride, il y a maintenant 5 jours. Je souhaitais raconter vite fait ce magnifique voyage.

Nous sommes partis presque 1 mois. Tous les 3. Mon mari, notre fille ( 4 ans ) et moi même. Nous avons voyager avec Air France ( montpellier/mimi avec escale a Paris ) Les voyages se sont très bien passés. Nous voyageons en éco. Les avions étaient propres, le personnel très sympa, les sièges étaient très bien, les repas corrects, et nous avions un très grand choix de film sur les écrans perso. Bref, rien à dire.

Notre premier pied à terre se trouvait a Kissimmee. ( nous avons fait un échange de maison ) Nous y sommes restés 17 jours. Une super maison, dans un quartier typiquement américain avec des voisins adorables. Contrairement à ce qu'on lit un peu partout, il y a ENORMEMENT de choses à faire et à voir du côté de Orlando. Tout d'abord, la ville elle même !!! MAGIQUE !!! L'équipe de Basket ne porte pas son nom pour rien 😉 Le quartier de Church street, puis la downtown, la superbe promenade autour du lake eola... Old Town Kissimmee. Un joli voyage dans le temps, dans ce quartier des années 70, magasins, manèges, restaurant, et cerise sur le gateau le vendredi et le samedi, rassemblement de vieilles voitures. Les parcs. Disney Animal Kingdom, la déception 😕, Seaworld, sa réputation est méritée, les shows sont tous simplement spectaculaires et pour finir Island Of Adventure de Universal... LE coup de coeur, LA grosse claque 😉 Plus de 12 heures d'affilées passées dans le parc et on en redemandé 😎 Et le parc est complétement adapté pour les jeunes enfants. Au top !!! La côte atlantique, 45 minutes de Kissimmee a Cocoa Beach, une très belle journée, LE shop de surf avec le fameux Ron Jon, les plages immenses avec ses surfeurs, ses piers et son eau délicieuse. Le golfe du Mexique. 1h30 de route ( nous avons dormi dans un môtel une nuit ) De Siesta Key a Clearwater en passant par sarasota, Bradenton, st pete, etc etc... Des plages avec des sables plus blancs les uns que les autres, de l'eau turquoise, des couchers de soleil a couper le souffle, des villes superbes.... Intenational Drive, vous trouverez tout et rien sur cette immense avenue, et vous y passerez un bon moment à vous dire " mais ils sont fous !!" 😉 Prévoir soit un bon portefeuille, soit des œillères... ( d'ailleurs achetez vos entrées pour les parcs sur cette avenue, belles économies en perspective ) Les outlet... Quand faire du shopping devient un vrai plaisir. Je ne parle pas que des prix qui sont 60 fois moins élevés qu'en france, mais aussi du choix des magasins, du nombres d'entre eux et des outlet extérieurs qui sont une promenade à part entière. Prévoir de très grosses valises pour le retour. Et je zappe, cape canaveral, saint augustine, tarpon spring...

Nous sommes ensuite descendus dans les Keys, notre pied à terre se situé a Islamorada. Un petit cottage sous les cocotiers, les pieds dans l'eau chaude du golfe du mexique. Nous n'étions plus en échange de maison, nous sommes passés par le site Airb'n'b a recommandé !!! Nous avons visité le theatre de la mer. Un petit seaworld a taille humaine, ou la proximité avec les animaux vous laissera sans voix. J'ai nagé ici avec les dauphins. Beaucoup beaucoup moins cher que dans les grands parcs, beaucoup plus de temps avec les dauphins, et en plus on nage dans leur habitat naturel. Ne pas avoir peur de se baigner dans la mangrove, et surtout savoir nager. Il y a aussi une petite plage, rempli d'énorme poisson perroquet bleu, notre fille a nagé avec eux des heures !!! et c'est gratuit 😉 Une journée à Key West. la fameuse photo avec la balise représentant le point le plus au sud des états unis, la maison d'hemingway, les "markets", les rues colorées et chantantes... Les plages de bahia honda... il n'y a pas de mots... à faire, refaire et refaire encore.

Nous avons ensuite filés a Miami, là aussi appart trouvé via Airb'n'b. Une journée à Florida city. Histoire de visiter les everglades. En premier petite ferme aux alligators avec un tour de airboat !! Génial !! Puis randonnées dans les everglades. Magnifiques !!! Les randos ( que nous avons faites ) sont ouvertes à tous, et gratuites. Alligators sur alligators, paysages somptueux, des oiseaux très curieux... un plaisir sans nom.

Nous avons profité de metro mover a Miami. Metro aérien gratuit là aussi, qui vous promène dans tout Miami de downtown a financial district. Il y a plusieurs arrêts qui vous permettent de descendre et visiter la ville. Miami Beach, les plages sont immenses et très belles, l'eau très chaude. Collins avenue et ocean Drive sont particulières. Ambiance très bling bling. Il faut aimer, mais c'est à voir. Les plages de North Beach, sont du coup plus agréables. A faire absolument : Key Biscayne. Tout au sud de Miami. Ce parc national est somptueux. Avec son phare, sa faune et sa flore, magnifique. Sur la route du retour vous aurez une vue imprenable sur Miami !!! Le soir attendre le coucher du soleil, sous l'échangeur de Miami beach, pour avoir THE vue sur la skyline de Miami. Tranquillité assurée car la plupart des touristes ne connaissent pas du tout le coin. Seuls quelques pécheurs se trouvent là.

Je vous ai fait un résumé rapide et peu détaillé. Vous avez les grandes lignes. Et pour finir je dirais que la Floride c'est un Voyage 3 en 1. Sur un seul état vous voyagez dans plusieurs pays !!! Surtout n'hésitez pas !! Vous allez adorer !!!
Premier voyage au Canada de deux semaines English translation pending
by Pacalin · 2012-04-27 · 22 replies
bonjour à tous et à toutes

nous partons pour la premiere fois au Canada du 17 au 31 juillet un couple et un enfant de 12 Ans arrivée/ depart de Montreal 😎

on y connait absolument rien !! nous avons reservé les billets et nous sommes en pleins preparatifs du parcours terrestre nous arrivons donc le 17 en fin d'aprem je crois on va se reposer un jour et prendre la route (voiture de location) à partir 19 dans un premiere temps on voudrait voir les chutes du Niagara (évidemment) j'ai beaucoup de mal à evaluer les distances je pense quil faut qu'on fasse une pause d'une nuit mais où. Kingston à mi chemin ou direct Toronto ? combien de jours faut-il prevoir pour cette escapade montreal- les chutes- montreal à apres une autre pause à Montreal direction le Quebec on voudrait ensuite voir des ours et des baleines mais de ce coté je ne me suis pas encore assez renseignée 😕

voilà les grandes lignes de nos envies je suis à l'ecoute de tous vos conseils et de vos infos merci d'avance😉
Avis sur trajet au Québec avec des enfants de 20 mois et 4,5 ans? English translation pending
by Catheline78 · 2012-04-27 · 23 replies
Bonjour,

Mi septembre 2012 nous partons au Canada pour 16 jours. Nous avons choisi la solution camping-car vu que nous voyageons avec un petit garçon de 4ans et demi et une petite fille de 20 mois. J'ai essayé de composer un voyage en fonction d'eux, mais ce n'est pas toujours facile. Il y a tellement de choses à voir! ;-) Ci-dessous la proposition.

Jour 1 - 14 septembre 2012 - Arrivée à Montréal Jour 2 - 15 septembre 2012 - Montréal / Mauricie (193 km / 02h23) Jour 3 - 16 septembre 2012 - Mauricie Jour 4 - 17 septembre 2012 - Mauricie/ Lac St-Jean (270 km / 04h01) Jour 5 - 18 septembre 2012 - Lac St-Jean (Parc Sauvage de St-Félicien) Jour 6 - 19 septembre 2012 – Lac St-Jean - Fjord du Saguenay (156 km / 02h12) Jour 7 - 20 septembre 2012 – Fjord du Saguenay / Tadoussac (155 km / 02h29) Jour 8 - 21 septembre 2012 - Tadoussac Jour 9 - 22 septembre 2012 - Tadoussac / Charlevoix (111 km / 01h55) Jour 10 - 23 septembre 2012 - Charlevoix / Parc J-Cartier (181 km / 03h14) Jour 11 - 24 septembre 2012 - Parc J-Cartier Jour 12 - 25 septembre 2012 - Excursion à Québec Jour 13 - 26 septembre 2012 - Parc J-Cartier (Excursion au site traditionnel Huron / Cantons-de-l’Est (303 km / 03h36) Jour 14 - 27 septembre 2012 - Cantons-de-l’Est Jour 15 - 28 septembre 2012 - Cantons-de-l’Est / Montréal (126 km / 01h33) Jour 16 - 29 septembre 2012 - Montréal

Je n'ai pas encore réservé les campings, je veux d'abord être sûre du trajet... Qu'en pensez-vous? Donc si vous avez des bons endroits, n'hésitez pas! :-) J'aimerais également faire un jour un parc d'attraction avec eux mais fin septembre il y en pas mal de fermé!! Avez-vous une proposition à me faire!

D'avance merci pour votre aide!

Bonne journée, cdtl, Catheline
Retour de la Malaisie (février 2012) English translation pending
by Sunhae · 2012-02-21 · 165 replies
Une autre Asie... C'est exactement l'impression que nous avons eu en atterrissant à Kuala Lampur ce 4 février 2012. Certes une chaleur à faire transpirer les cailloux était là, dès la descente de l'avion. Moite et exotique, quoique finalement très supportable pour nous qui nous les caillons grave depuis quelques mois en Corée du sud.

Très vite les trombines qui nous entourèrent ne nous laissèrent aucun doutes ; nos six heures d'avion nous avaient bel et bien transporté vers un ailleurs inconnu. Mais un ailleurs Tellement éloigné de nos ex-pénates européennes, et de celles d'Asie du Nord-Est ou nous vivons, ou bien encore même de celles d'Asie du Sud-est que nous connaissons si bien, que le fait est que même le globe-trotteur le plus aguerrit n'y retrouverait pas ses petits. Car la Malaisie comment vous dire, ça ne ressemble à rien de répertorié sur la carte du tendre touristique. C'est un peu comme si on avait pris le meilleur d'un peu partout pour le réunir dans une belle vitrine qui s'offre à vous et n'en finit plus de vous faire baver d'envie. Oui j'ai bien dit baver. Voici donc grosso modo ce que vous y trouverez juste à côté des soldes du mois. Visez moi donc un peu le topo : - Une stabilité politique à toute epreuve voulue par un couple royal adoré (et qui apparemment se décarcasse franchement du trognon pour son peuple) dans un pays à fonctionnement libre et démocratique, - Une accession à l'éducation et à la santé qui donnerait envie d'aller se cacher à n'importe quel soi-disant pays développé. - Une sécurité omni-presente et des infrastructures développées qui rendent le moindre déplacement aussi facile qu'une promenade de santé, - Une population supra-accessible et ouverte à la causette en toute circonstances. Et une gentillesse naturelle chez l'otochtone qui doit être génétique (c'est pas possible autrement), - Des paysages d'une variété extrême, tant par leur beauté que par leur différences et qui n'on absolument rien à envier aux plages paradisiaques de la Thailande du sud ou des Maldives, Des plantations de thé dans les hauteurs montagneuses si rafraichissantes en passant par les villes au passé colonial les plus belles et les mieux conservées d'Asie, sans oublier les jungles primaires les plus étendues de la planète, les innombrables îles ou il y a tellement à faire qu'il serait vraiment trop stupide de ne faire que s'y cramer le derme sur la plage (mais ou c'est possible aussi). - Des spots de plongée tel que Sipadan à Borneo (top 10 mondial). - Un culte des traditions aborigènes captivant. Notamment avec les orang Asli. - Un calme royal y compris dans les lieux les plus touristiques car il y a belle lurette qu'on a comprit dans ce pays qui semble être dirigé par autre chose que des neuneux du jakpot touristique, qu'il est hors de question de voir ici apparaître des enfers tels que Ko Phi Phi ou Pataya en Thaïlande pour ceux qui connaissent (les autres ne perdent vraiment rien). - Un coût de la vie équivalent à celui de la Thaïlande mais avec un service BIEN supérieur, tant en qualité qu'en quantité (à commencer par le comestible). - Un choix culinaire infiniment plus vaste que dans les autres pays d'Asie, puisque qu'on mange ici malais, indonésien, chinois, baba nonya (du non d'une ethnie que j'évoquerais plus tard), indien, pakistanais, népalais, européen ou même russe. Ceci pour un rapport qualité prix qui laissera pantois tous les affolés de la fourchette et du porte- monaie. Pays étranger Numéro 1 à ce jour pour nous en terme de plaisir et de variété. - Et par dessus tout, comme une magistrale surprise sur le gâteau, ce qui nous a VRAIMENT touché au coeur, et nous y a même fait des ricochets dessus, l'incroyable, l'unique tolérance de ce pays pour qui le mélange des populations ethniques et religieuses est une seconde nature. Voir même une qualité élevée au statut de richesse suprême. Malais de souche, malais baba nonya chinois et malais indiens sont les 3 grandes communautés visibles puisqu'elles composent 70 % de la population, (les dernières étant les descendants des couples chinois-malais ou indien-malais mais qui ont conserve intactes les traditions de leurs pays d'origine, tant religieuses, vestimentaires que culinaires). Quand je vous aurais dit que la Malaisie est probablement l'un des seuls pays ou il est possible de voir se bidonner ensembles attablées au même café, une malaise portant le voile musulman, une chinoise en short et en top sexy, une musulmane portant le niqab et une indienne en sari multicolore, je vous aurais tout dit. La Malaisie c'est ça et comme le dit si justement son premier Ministre : " Peu importe dans ce pays d'être malais de souche, baba nonya chinois ou malais-indiens. Ce qui importe c'est que toutes les races puissent continuer à partager un roti canai à la même table". Tun Abdullah Ahmad Badawi. Un roti canai étant une sorte de galette dont les malais se délectent à toutes les sauces (et nous aussi). On pourrait croire que ce ne sont que des mots trempés dans le miel des beaux discours de campagnes, et bien non. En Malaisie vous pouvez bien faire partie de la secte des adorateurs de teckel à poil dur si ça vous chante, qu'on vous fichera toujours une paix aussi royale. Et cette mixité tellement surnaturelle à nos yeux d'occidentaux habitués aux ghettos, ici on fait plus que la tolérer, on la provoque. Ma parole ces gens auraient pu inspirer le contenu de notre si distinguée déclaration des droits de l'homme. Mieux que ça, ils en assurent les travaux pratiques au quotidien, naturellement et ce depuis le 16 éme siècle ! date à laquelle ont commencé les premiers " mélanges " . Tandis que nous, les pseudo inventeurs de la liberté du peuple, continuons à utiliser la chose comme un joli coussin de supériorité intellectuelle et d'humanisme. On sait fort bien s'y asseoir dessus mais passé le temps de la théorie nos actes ne valent souvent pas tripette. A ce sujet, tout au long de ce sejour que je m'en va maintenant vous compter par le menu, (histoire de rencarder illico les futurs découvreurs avec moulte photos et infos), une petite voix obssédante n'a cesse de me dire : " Mais si cela existe ici, toute cette tolérance, cette acceptation de l'autre, tous les autres, c'est donc possible ! ". Et croyez le ou non, cette petite voix n'a pas fini de résonner en moi. Bon voyage virtuel donc, en espèrant du fond de mon petit coeur que tres vite ce voyage n'aura plus pour vous de virtuel que le mot. Courez, courez visiter la Malaisie, vous m'en direz des nouvelles. Foi de Barbara. Si cela peut aider de futurs voyageur je m'engage a publier ici le detail de notre parcours, nos infos, nos adresses. La suite viendra tout bientot.
Parcours dans les Chiapas au Mexique? English translation pending
by Yannetmilou · 2012-01-20 · 11 replies
bonjour, nous partons au mexique du 25 février au 10 mars 2012, nous sommes entrain d'établir notre parcours dans le yucatan et les chiapas, avec quelques destinations en tête incontournables.... Problème: nous bloquons sur le parcours à suivre dans les chiapas...et avons besoin de l'aide de connaisseurs 😉😉😉 Aprés avoir visité Palenque, nous avons quatre jours pour faire le tour à partir du 1er mars en souhaitant visiter: - cascade de Mizol-Ha - San cristobal de las casas - Tuxtla et son Zoo - le canyon del sumidero - san juan chamila - les cascades d'el Chiflon - (et si on a le temps, le site de Yaxchilan!) Nous devons être à Tulum le 5 mars puisque nous visitons son site et ses cénotes ce jour là. Nous voulons prendre notre temps sur la route, dormir dans des hotels et ne pas rouler de nuit, est-ce possible d'aprés vous? Comment faire notre itinéraire en comptant les routes et les éventuels imprévus, connaissez vous des hotels sur la route? Nous vous remercions beaucoup !!! 🙂
Northwest Vietnam circuit with an agency in April/May 2012: has anyone done it?
by Lanilodo · 2012-01-08 · 136 replies
Hi everyone, we’re a couple in our thirties and we’ve decided to visit northwest Vietnam with AmicaTravel for their "meet-up in Lolo Land" circuit. I’m currently looking at the itinerary with the Lonely Planet and reading the many posts on this site, especially Lansay’s, which are really inspiring. Here are the stages of the circuit: Day 1: Hanoi – arrival Day 2: Hanoi visit Day 3: Hanoi – Thac Ba Day 4: Thac Ba – Luc Yen – Ha Giang Day 5: Ha Giang – Dong Van Day 6: Dong Van – Meo Vac – Bao Lac Day 7: Bao Lac – Ba Be Lake Day 8: Ba Be visit Day 9: Ba Be – Cao Bang Day 10: Cao Bang – Ban Gioc – Cao Bang Day 11: Cao Bang – Lang Son Day 12: Lang Son – Halong Bay Day 13: Halong Bay – Hanoi Day 14: Hanoi – departure Otherwise, the period would be from April 21, 2012, to May 5, 2012, but this could vary by a day or two if it’s worth it. I haven’t made the reservation yet because I’m trying to find out if all the stages of the circuit are interesting (thanks to this forum). We’d like to stay with locals as much as possible and maybe spend an extra day in one region to avoid just "passing through"—settle in a bit. We’d also like to do some trekking, and I read in Lansay’s posts that Bac Ha would be a good option for that (this stage isn’t included in the initial circuit), unless other stages of the circuit are just as good for trekking.

Finally, regarding the last stage in Halong Bay, what’s the best way to explore it? It seems very crowded (and I don’t know if the junk boat included in the circuit is designed for a small group or very large groups, which we’d prefer to avoid if possible). I read a post here that I can’t find anymore about a couple who did a stage with a small stay on an island or something like that—it sounded paradise-like.

Generally, we’d like to avoid running into too many tourists (yes, I know it’s a bit paradoxical), but it’s mainly to encourage encounters with locals and maybe with a small group of travelers. If others want to do this circuit, why not... but we’re hoping to travel in a very small group (maximum 6 people).

Otherwise, for the flight, I was thinking of booking with Vietnam Airlines—is that a good choice? Thanks in advance for your great tips.
49 jours en Thaïlande, un couple avec deux enfants English translation pending
by Ablabla · 2011-12-14 · 29 replies
Bonjours a tous😎

Je suis en pleine préparation pour un voyage en Thaïlande avec ma petite famille. 49 jours dans ce pays mi février fin à mars, Il me reste encore beaucoup de questions sans réponse Est ce qu'un membre de forum voyage pourrais me conseiller. Question: Bouger avec des enfants en bas age 2 ans et demi et 6 mois?😮 Santé?🏴‍☠️ Nord et sud ?😐 Transport avec les enfants?🤪

Merci d'avance pour votre aide.
En direct d'une croisière sur le Costa Pacifica English translation pending
by PAP86 · 2011-11-17 · 348 replies
PROLOGUE

Voilà… Il est 23 heures et nous sommes à bord du Costa Pacifica… 😎

Enfin, je crois… tellement ça bouge peu… pourvu que ça dure… Mme PAP écoute France 24, seule chaine française reçue à bord, mais quitte à faire, c’est agréable, on a au moins des nouvelles fraiches du Pays…

On va très vite passer sur notre départ de Poitiers lundi soir, sous un superbe soleil après mise de la maison en mode « vacances » (alarme, télésurveillance, simulateurs de présence, double condamnation des portes… ). Mme PAP avait tout préparé et il lui a juste fallu rajouter dans les valises les vestes 😛 qui, jusqu’à la dernière minute, étaient restées sur des cintres. Deux bonnes heures de route, escale à Bordeaux… Sortie des vestes à l’hôtel (remises sur des cintres) 😛. Dîner avec des amis et dodo…

Mardi, vestes dans les valises (surtout ne pas oublier les vestes ! 😛), départ 8h 30, superbe beau ciel bleu. Simulation du film « Nimitz, retour vers l’enfer » entre Toulouse et Nimes… 😮 Ciel brusquement noir, pluie torrentielle, obligeant à réduire l’allure sous les 80 km/h, et brusquement, à nouveau temps splendide jusqu’à Nice où nous arrivons vers 17 heures… Rapide comparaison entre le Radisson de Nice et le Sofitel de Marseille, en mai dernier, mais par charité pour le premier, on restera discret… 🤪 Sortie des vestes des valises… Elles sont toujours sans un seul pli… 😛 Le secret : jamais plus de 12 heures dans la valise… Agréable soirée en amoureux 😊😊 et dodo2…

Mercredi à Nice : temps splendide ! Journée entière chez des amis, qui habitent sur le Mont Boron, un peu en dessous de chez Elton Jones, pour ceux qui connaissent… 😉 Super sympa, mais on est déjà en overdose alimentaire alors que la croisière a pas commencé… On rentre tard au Radisson et dodo3…

Bon, tout le monde va me dire, « tout ça, on s’en fiche, la croisière ! », ça va, ça va, les gens, on y arrive ! 😇

Jeudi 17 novembre : SAVONE

Nous quittons Le Radisson vers 10 heures… Je suis pas mécontent, j’ai fait valoir leur pub « pas satisfait ? vous ne payez pas » pour obtenir la gratuité d’une nuit sur 2 petits déj compris… 😎 on a eu en effet très très chaud dans la chambre, et la clim de l’hôtel était coupée… (mais on n’a pas oublié les vestes ! 😛)

Malgré une autoroute pleine de travaux, de voies uniques, voire des doubles sens, il fait un soleil sans nuage, et nous arrivons au Palacrociere vers 11h 45. Et là, le process habituel bien huilé : nous emportons la voiture au parking : les valises sont extraites de la voiture : elles ont bien sûr été, au départ de Nice, comme d’habitude, doublement étiquetées : les étiquettes « « COSTA » autour des poignées, ce sont les plastifiées, indéchirables, issues du carnet récemment reçu, et aussi « nos » étiquettes, collées sur chaque valise avec la date, « Pacifica », et « 7286 ». On nous remet une étiquette « 9 », et nous accomplissons alors l’exploit sportif de rejoindre avec nos bagages à main (dont la valise de mon ordinateur) le Palacrociere ! (on a fait au moins 200 mètres ! 🙂😮).

Le temps de passer au bureau d’embarquement, d’échanger notre « 9 » contre un « 1 » rouge (suites), et on annonce l’embarquement… Zut, même pas le temps d’aller se faire offrir un en-cas dans le salon réservé aux suites et Gold-Pearl… 😉 Et nous voilà dans la file précédés par quelques « 2 » qui campent là depuis un moment ». Mais c’est pas Amsterdam, ici, et Costa sait faire la police : on appelle les « 1 », les Costawomen, tout sourire mais fermement 😐, font attendre les « 2 » et passer les « 1 »… Nous voilà au contrôle de police, la photo, et paf, nous sommes à bord… Il est midi… Il y a 20 minutes, nous n’étions pas encore à Savone !!! 😮 Belle performance de Costa (ou belle synchro liée au hasard, on aurait peut-être plus attendu en quittant Nice plus tôt, mais Mme PAP avait des vestes à ranger… 😛)

12h 05… premier contact avec le Costa Pacifica… le « bateau de la musique »… bof… l’est pas beau…😕 rouge sombre et sinistre (le théatre notamment est atroce) autant que le Deliziosa était rouge pimpant et agréable… Tout ce qu’on va voir par la suite nous confortera dans notre opinion… on n’aime pas, mais bon, c’est de la décoration, ça change rien au bateau… Même si certains coins, comme la chocolaterie, ou le salon du fond du pont 5, ne sont pas vilains… Je crois que je vais me plaire à la chocolaterie, et seuls des esprits pervers pourraient penser que c’est à cause du chocolat… 😇

12h 10… Nous voici dans notre grande suite. La 7286. Tiens, c’est une « droite »… c’est-à-dire que quand on rentre, le lit est sur la droite… curieusement, sur 16 croisières Costa, et sans l’avoir jamais fait exprès, ce n’est que la deuxième fois… 😐 D’habitude notre cabine est une gauche… Bon, on va pas insister sur les problèmes que ça pose du fait que on va pas changer pour autant notre côté dans le lit, ni à la salle de bain… Je dors à droite (dans le sens de la marche du lit) et je me lave à droite (en se regardant dans la glace)… du coup, je ne suis pas à côté du placard qui contient mes affaires, et le miroir grossissant, que Mme PAP aime bien pour des histoires de maquillage de zyeux, est de mon côté, mais on fera avec… Sur le lit, tous les documents habituels, avec un bouquet de fleurs envoyées par le directeur de l’hôtellerie, qui nous invite à le rencontrer ce soir à 19h…

12h 30… Nous voici à la cafétéria et là, nous constatons une grande nouveauté : on ne se sert plus !!! 😮 ce sont des Costamen qui servent obligatoirement… A vérifier les jours suivants, mais cela semble une superbe innovation, car les plats, même à moitié vides, ne ressemblent pas à des champs de ruines… Nous achetons aussi un forfait café (22 cafés et 3 capuccinos) à 27.50, un forfait (13) eaux à 22.56 et un Boys and Girls (20) à 42 (rajouter les 15%).

13h 00… Retour cabine : les valises arrivent en même temps que nous, et Mme PAP se met au grand déballage… Les vestes en premier, bien évidemment… 😛 Et elles sont absolument intactes ! pas un faux pli ! ah ! Mme PAP a encore réussi ! 😎😎

La majordome se présente (oui, « la ») et la cabinière aussi… Whaooo ! Rien que du personnel féminin… Va falloir que je fasse drôlement gaffe en sortant de la salle de bains, moi… 😊

14h 30 : Passage chez le Maître d’hôtel… L’impression que nous avons (mais qu’il va falloir confirmer) que le bateau n’est pas plein se trouve confortée par le fait que notre inscription au restaurant Samsara pour toute la croisière ne pose aucun problème… Ah, si ! l’imprimante du maître d’hôtel joue les récalcitrantes 😠, alors ils s’absente deux minutes et revient avec un beau ticket à 360 euros à me faire signer… Bon, eh bien ça, c’est fait… 🙂

15h 45 : c’est l’heure de la réunion d’informations avec l’hôtesse francophone. Stéphanie Dazzi. Rien de bien spécial, elle présente le bateau, le Today, les excursions, elle se mélange un peu les crayons 🤪😮 quant aux deux jours à Haïfa, en disant d’abord que les excursions au départ de cette ville sont « exactement les mêmes » les deux jours, mais que finalement, le deuxième jour, ils en ont rajouté… Notamment « Massada et la Mer morte » (ce qui me fait un peu grincer des dents, vu que cette excursion que j’vais réservée au départ d’Ashdod m’a été signalée par Costa comme annulée 😠😠), mais en attirant bien l’attention sur le fait que c’est une excursion de plus de 12 heures, avec rien que le trajet aller de plus de 3 heures 30… Il y a aussi une excursion de deux jours avec nuit à Jérusalem… Mais bon, autour de 350 euros l’excursion par personne… Quand on pense que les dernières places sur le bateau étaietn bradées à 532 euros, on se demande si cette « sortie » va avoir du succès… 🤪

Mais il y a aussi une visite de Tel Aviv et Jaffa, plus axée sur l’Israël moderne 🙂 et moins sur l’Israël religieux, ouf il y en a quand même une, que nous allons probablement prendre… si… parce qu’il y a hélas un si… s’il y a assez de demandes… 😕 parce que vue la salle clairsemée de cette réunion, ou les francophones ont boudé Stéphanie, ou ils ne sont pas très nombreux… A l’heure où j’écris demeurent deux questions : quel est le taux de remplissage (le bateau ne semble pas bondé) et quel est le taux de francophones (même si nous pouvons constater la présence d’au moins un groupe : ‘CE’ ou truc dans ce genre)…

16h 45 : exercice d’alerte… bon, là, on a l’impression qu’il y a quand même du monde… mais le pompon d’honneur est décerné à cet exercice dans la mesure où si toutes les cartes rouges sont bien relevées, et tout le monde sagement rangé par colonnes de 5, dans tout le coin où nous étions, nous n’avons pas entendu un seul mot des speeches dans les différentes langues… 🤪🤪🤪 Il devait y avoir au moins 3 ou 4 haut-parleurs en panne, on n’entendait qu’un vague ronronnement lointain… Bon, heureusement, ça a été relativement court (ou alors j’ai dormi un peu, j’étais appuyé contre le mur et un tuyau…)

18 h : il a dû y avoir un retard d’un car lié au retard d’un avion… Nous quittons seulement Savone (il fait nuit noire)… alors que le départ était prévu une heure plus tôt… 😐

19h : nous nous rendons à notre rendez-vous chez le directeur de l’hôtellerie… Il doit y avoir un problème, il semble en grande conversation avec des collaborateurs… Il sort dans le couloir, nous donne sa carte, nous dit que nous pouvons compter sur lui au moindre besoin, il ne faut pas hésiter à l’appeler, bavarde 3 minutes, au cours desquelles nous apprenons que « oui, Marion est partie, mais elle reviendra 🤪 »… et nous laisse là… Vraiment le minimum syndical, là… C’est le genre de truc où l’invitant se ridiculise plus qu’autre chose quand on relit sa lettre… D’ailleurs précédemment, avec d’autres, ça avait été une bonne ½ heure d’entretien dans le bureau…

19h 30 : Du coup, on décide d’aller manger… Le Samsara a repris, contrairement à cet été sur le Deliziosa son fonctionnement habituel : on y va quand on veut, sans prévenir, entre 18h 30 et 21h… 🙂 Il n’est pas plein, loin de là, même si plusieurs couples arriveront après nous… Il n’y avait d’ailleurs ce soir que des tables de deux…Quant à la seconde salle « Samsara », elle n’est même pas « en service ». Par contre, les arrivées en permanence rendent le service assez lent (cela ne nous dérange pas) : il nous faudra presque une heure et quart pour manger entrée plat dessert… Mais le service est parfait, de bonne classe… 😛 Et c'était très bon... On aura l'occasion d'en reparler...

21h 15 : spectacle du « 1er service »… quelconque… 🤪 mais là, je crois qu’une fois qu’on a vu les spectacles du Fantasia, on devient trop exigeant, et Costa ne semble pas jouer « dans la même cour »… Espérons qu’il y aura quand même une ou deux « guest stars »…

22 h : un dernier petit alcool au « piano bar » du bout du pont 5, qui va sans doute devenir « notre bar », et retour cabine… Avec un constat qui reste à vérifier, mais surprenant pour un bateau qui se dit « de la musique » : en dehors de l’atrium au pont 3 et du « grand bar » au pont , aucune musique dans aucun autre bar avant 20 h 30 (contrôlé sur le Today) ! 😮😮 On n’avait jamais vu ça sur un bateau Costa… 😕

Eh bien il est temps maintenant, d’aller faire un dodo4… D’autant que dès demain, on passe à l’heure grecque…ça fait une heure de moins à dormir... mais j'ai de l'avance... 🙂
Village flottant (Panee island) en baie de Phang Na English translation pending
by Philgbo · 2011-11-13 · 158 replies
Je lis souvent des commentaires souhaitant dormir dans un endroit authentique, avec si possible peu de touristes (Lol !) et abordable 😛: ce qui relève désormais d'une gageure au PDS. Mais quand on sait ouvrir les yeux il existe certaines opportunités dont celle-ci. C'est aussi bien sûr l'occasion de découvrir la baie différemment en mode "voyageur" plus que "touriste", pour peu que l'on prenne le temps.... 😉.

Arrivé à l'embarcadère de Phang Na a 14h (et parti de chez Mathilde à Kao Sok vers midi) je choppe un capitaine de longtail afin de faire le tour de la baie et notamment le tour du "rocher James Bond" sans m'y arréter (par principe) vers 16h30 afin de bénéficier d'une lumière optimale pour faire de bons clichés.



Après 2h environ de bateau j'avais prévu de dormir dans le seul hotel disponible dans le "village flottant" (officiellement Panee Island) dans ladite baie (facile c'est le dernier batiment de l'ile, 600 bahts la chambre basique avec fan et grand matelas). Si en journée cet endroit est un "nid à touristes" venus y manger et ramener quelques souvenirs (sic... 🤪) le soir après 17h le village retrouve sa quiétude et son authenticité jusqu'à 9h le lendemain. Bref c'est la bonne fenêtre de tir pour être a peu près sûr d'être désormais le seul farang à des kilomètres à la ronde doublé d'une tranquillité que vous n'imaginez pas.



Prenez votre appareil photo et laissez vous porter par l'atmosphère du soleil couchant et des thais tout heureux de vous faire partager ce lieu si particulier 😉: les photos parlent d'elles mêmes... 😎









De bon matin (7h-7h30 max) après une bonne nuit de sommeil ponctuée des moteurs pétaradants de longtails vous parcourez à nouveau l'ile pour assister comme dans tout village au départ pour l'école, aux personnes agées qui discutent entre elles. Atmosphère et lumiere propices à de nouveaux clichés plein d'authenticité avec le sourire en bandoulière.... 😉😉





A 9h je croise un longtail avec son plein de touristes. Il est temps de lever le camp avec le longtail de la veille : je vous laisse pour info l'hotel en photo. Y séjourner ne dépend plus de moi... 😛.



PS J'ai assez souvent conseillé cette halte dans les colonnes de VF. Pas sûr que les lecteurs ne l'aient suivi.... Ils ne savent pas ce qu'ils ont perdu 😇
En France en hiver, faire du tourisme? English translation pending
by Rhnma · 2011-11-09 · 42 replies
Bonjour,

Je suis une calédonienne. J'ai mis les pieds la première fois en France en 1997, j'en garde un bon souvenir. Mon mari et moi aimerions partir en vacance avec nos enfants, c'est un de nos projets pour 2012. En effet nous souhaiterions passer un mois en métropole ( 15 déc au 20 janv). Pourquoi cette période ? Cela correspand aux vacances scolaires, et ce serait l'occasion pour nos fils de 11 et 7 ans de découvrir la neige.

Nous avons commencé à réfléchir sur comment va se dérouler notre séjour (Hébergement, itinéraires ...) . On voulait faire le tour de France ( les plus grandes villes, les sites les plus connus...) en voiture pour apprécier mais surtout découvrir le paysage à notre rythme. Je vais paraître bête, mais en essayant de comprendre une océanienne qui connait que le soleil, pourriez-vous me répondre SVP. Les questions que l'on se posait, était: est ce que la neige ne va pas nous gâcher nos itinéraires ? est ce qu'il ne fera pas trop froid sur les routes pour nos enfants ? Quelle serait les heures idéales pour faire les trajets en voiture ?

En Calédonie la plus basse température que j'ai connu, je crois était de 9° degrès la nuit et 18° le jour, alors je vais peut être vous paraître un peu folle de faire le tour de France avec mes enfants à cette période. Si vous pouvez m'aider à préparer mon séjour, ou à me rassurer ou même me conseiller, je serais très ravie.

Au plaisir,
Itinéraire de trois semaines au Québec, de Montréal à la Côte-Nord English translation pending
by Annebéné · 2011-10-25 · 36 replies
Je compte partir l'été 2012 faire une p'tite virée au Québec. J'espère partir un peu plus de trois semaine et rester du côté gauche du Saint Laurent. Mon itinéraire débuterait à Montréal, ensuite route vers Québec (passer par l'île d'Orléans), Charlevoix, et continuer sur la côte nord "jusqu'au bout de la route" . Retour par l'estuaire du Saguenay, le lac St Jean, Laurentides, Mauricie , si possible le Mont tremblant et Montréal. Je ne l'ai pas encore fait en détail et donc il changera peut-être. Mes questions sont:: - est ce que cela vaut la peine d'aller jusqu'au bout de la route et est ce que 5 jours suffisent. - est ce que cet itinéraire est réalisable. Il y a 1250 kms à peu près de Montréal au bout de la route mais je le fais en plusieurs étapes. - Je n'aurai mes dates de séjour définitives qu'en janvier, est ce trop tard pour réserver à certains endroits?

Et j'attend vos suggestions, bons plans pas cher (comme beaucoup de monde 😉)

Merci à tous!😏
Dilemme English translation pending
by WallyGator · 2011-10-04 · 273 replies
Merveilleux voyages qui permettent de s'évader, de se rencontrer, d'élargir son horizon, sa pensée... Malheureusement, il y a un sérieux revers à la médaille.

Petit article parut récemment :

http://petrole.blog.lemonde.fr/2011/09/24/shell-il-faut-4-arabies-saoudites-en-plus-dici-a-2020/ Après avoir nié l'évidence pendant tant d'années, même les compagnies pétrolières avouent désormais que la situation en termes de réserves de pétrole est critique. Sachant qu'un A/R en Thailande (par exemple) nécessite environ 1000 litres de kérozène par passager et génère environ 2 tonnes de CO2 (soit les émissions d'un français moyen durant plus de 3 mois), le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?

Personnellement, n'ayant pu résoudre ce dilemme, j'ai tiré un trait sur les voyages en avion, ce qui, bien évidemment, ne m’empêche pas de voyager autrement. On y perd en vitesse, en distance mais pas en qualité.
Shanti India... Xème fois English translation pending
by Parvat · 2011-09-13 · 90 replies
9/7/11 Air India... Le steward passe avec les boissons... "May I have a whisky please? " "One or two?" "😮 euh... two!😎 " Les portes de l'avion s’ouvrent... Il fait chaud à Delhi en ce début de matinée, très chaud... Je récupère mon sac, passe les formalités, et papote avec deux français qui préfèrent prendre un taxi plutôt que le metro, pour voir un peu la ville. On partage un taxi, à l'interieur du stand prepaid, un indien fume une beedie... Mon corps réclame sa dose de goudron et de nicotine après ces longues heures d'avion. Seulement c'est interdit de fumer dans l'enceinte de l'aéroport... Zut, je demande une beedie, et la fume discrètement... Rhaa glub lovelyyyyy!!!! 😏 J'adore le gout de cette petite cigarette, remplie d'un peu de tabac et roulée à la main dans un feuille de "Tendu", un genre d'eucalyptus. Je la savoure quelques minutes, avec les deux ou trois indiens autour me souriant l'air de dire... "Alala ces femmes européennes fumant... Mais celle là on voit qu'elle l'a déguste" Bref, on monte dans le taxi... Tiens.... Bizarre.... On arrive à la gare de New Delhi sans être restés bloqués dans des embouteillages :) Au premier étage, là ou les étrangers réservent leurs tickets de train, l'air conditionné à été installé, je me souviens l'année passée il y avait un gros ventilateur devant lequel plusieurs touristes trempés de sueur essayaient de se secher... Un indien éternue... Je fais la file comme tout le monde, assise dans les gros divans datant sans doute d'avant la partition, et je change de place à chaque fois, pour rester dans la file... Mon tour arrive, et youpie toutoubidou je t'aime la vie, j'ai de la place dans le train de ce soir! Direction Almora via Haldwani, dans l'Uttarankhand. Je quitte Mathieu et Maxime, et vais chez Tarik. Tarik est grossiste en bijoux, cela fait 10 ans qu'on se connait. L'année passée il m'avait donné un gros sac à crédit, je vais donc lui apporter son du. Il n'est pas là, mais son frère m'accueille d'un thé au safran, on papote et il me propose de laisser mon sac ici la journée, de prendre une douche et de dîner avec lui et son domestique avant de prendre le train. Avec plaisir 🙂 Je pars faire mes petites courses, je trouve de l'odomos (anti-moustique) en spray, mon talc préferé, deux trois autres petites affaires, je rentre dîner d'un curry de mouton, prends mon sac, un rickshaw et vais à la gare de Old Delhi. 22h, le train part à l'heure... Je retrouve avec quelqu' appréhension la classe Sleeper... Mais ca va, ce n'est pas la foire, je parviens à dormir relativement bien pendant la petite nuit... 6h du mat', "Chai chai chaiyéé?" "Yes chai!" "Biskit biskit?", "cold drinks pani bottle?" J'arrive à Haldwani... Prends une jeep collective jusqu'Almora... Paysage grandiose... La route est sinueuse au possible, on longe les montagnes, des ravins abruptes, on tourne à gauche, à droite... Oulala.... Stop! Le curry de mouton doit resortir en vitesse par la gueule.... 😕 .../... Arrivée à Almora, je ne marche pas longtemps avant de trouver un hotel, il n'est pas terrible, mais pour une nuit, en attendant de trouver mieux, ca fera l'affaire... Je dépose mon sac, prends une bonne douche, quelques chaï avec un paquet de biscuits, et pars me balader... Au bout de 500 mètres, paf! Il pleuvine... Je me réfugie dans un chai shop, et apprends quelques mots d'hindi avec le chai wallah. Je continue ma route... Je cherche un guest house sympa... J'ai vu le Tara GH dans mon guide, je vais voir... Sur la route, je croise un motard, les longs cheveux blonds volants au vent qui descend vers la ville... J'arrive chez Tara. Ouais bof, les chambres sont sympas, avec une belle vue, mais non. Alors je bois un chai et fume une beedie sur le banc à côté d'une échoppe... .../... Le temps passe doucement... J'entends le moteur caractèristique d'une Enfield.... Oh! Le motard blond! Et si j'allais lui demander de m'emmener??? Allé hop! "Namasté" :) "Namasté :)" "Can you bring me up?" "Yeah sure, why not?" "😎 Oh great! Thanks!" Et zou! me voilà sur la moto, derrière cet inconnu, m’emmenant je ne sais ou... Il m'emmène en fait à un point de vue, mais tout dépité qu'il est, on ne voit rien à cause des nuages... Il va chez des amis à lui... Tu veux venir? Pourquoi pas... Et je passe une bonne partie de l'après midi avec lui et ses amis. Kevin est allemand, marié à une indienne, deux enfants, il vit là depuis 23 ans. Parmis ses amis il y a une suissesse, enceinte et mariée avec un indien et une japonaise maman d'une petite fille de deux ans, mariée elle aussi à un indien. On m'offre un succulent chai, des fruits, on papote, la vue est magnifique...

.../...
Avis sur notre itinéraire au Québec English translation pending
by Bounji · 2011-08-25 · 16 replies
Bonjour à tous,

Je me suis inscrits sur ce site car on prepare notre premier grand voyage à l'étranger, au Québec donc !

Ce voyage aura lieu du 28 spetembre au 10 Octobre, il durera donc 13 jours.

Voici l'itinéraire que l'on a prévu :Mercredi 28 Septembre : arrivé à Montréal Jeudi 29 Septembre : visite de Montréal Vendredi 30 Septembre : Montréal Samedi 1er Octobre : départ vers baie st paulDimanche 2 Octobre : baie st paul – départ vers TadoussacLundi 3 Octobre : TadoussacMardi 4 Octobre : TadoussacMercredi 5 Octobre : départ vers Sainte Rose du NordJeudi 6 Octobre : Sainte Rose du NordVendredi 7 Octobre : départ sur Québec Samedi 8 Octobre : Québec Dimanche 9 Octobre : Québec Lundi 10 Octobre : retour sur Montréal et avion !!!Voilà ! J'aimerais savoir ce que vous pensez de cet itinéraire : Trop chargé ? Ne convient pas au moment de l'été des indiens ? Bref j'aimerais savoir si nous faisons bonne route avant de commencer à caler les lieux d'hébergement.

D'ailleurs, connaissez vous des lieux sympa d'hébergement sur notre itinéraire (on a deja de sérieuses piste sur Québec et Montréal mais plutot en ce qui concerne : Tadoussac, Bais st paul (ou ile aux coudres) et Sainte Rose du Nord). Nous privilégions notamment les bead&breakfast, par soucis d'économie, c'est vrai, mais aussi et surtout pour pouvoir rencontrer des personnes du Québec.

en vous remerciant par avance.

cordialement
Ma petite tribu au "far west" américain English translation pending
by Missnine · 2011-07-27 · 84 replies
j'hésitais à faire part de nos 24 jours ds l'ouest américain mais les nombreux post et divers récits de voyage m'ont tellement aidée à organiser mon voyage que je me suis dit (enfin surtout mes enfants) que si ça pouvait aider je devais raconter notre périple certes très classique, mais pour une première fois, on commence par suivre les guides... et les touristes !!... donc tout d'abord je tiens à remercier tous les fidèles du forum, dont j'ai fidèlement et consciencieusement lu les posts et m'ont bien aidé à trouver mon chemin dans ce vaste continent, je ne les citerai pas tous mais le coeur y est !!! j'ai préparé ce voyage pdt 2 ans, nous devions partir en aout dernier mais un contretemps médical (mon fils Merlin a été découvert diabétique) nous a obligé à annuler le voyage à 4 jours du départ.... ce ne fut que partie remise et nous sommes partis le 30 juin... enfin !!! lyon-londres-Los angeles avec british airways (780€/ pers)voyage ss souci sauf que sur les centaines de passagers du vol le tirage au sort de la fouille est tombée sur moi, 3 douaniers pour moi et mon sac à dos pdt 25 minutes devant tout les passagers embarquant, ça a bcp fait rire mes enfants... mais c'est long !! par contre on a été surclassé en class world au premier rang ce qui veut dire de la place pour allonger ses jambes et basculer son siège..donc 25 mn de honte c'est vite passée pour avoir 12h de confort !! passage en douane sans trop de problème , sauf que ma fille fatiguée (bien sur c’était tellement plus tentant de passer 12 heures devant un écran avec Ashton Kutcher que de dormir) le ventre vide + la chaleur s'est prise de nausées juste devant le douanier (pas souriant du tout !!) elle était verte, mon mari l'a assise par terre , une gentille maman suisse dans la file d'attente m'a tendu un sac plastique "tenez ça peu servir mon fils a eu le même problème..." "-il a eu mal au coeur aussi ???" "- lui il a vomi sur l'hotesse !!" (et dire que ce métier fait parfois rêver !!) le douanier voyant qu'elle allait lui "redécorer" non seulement son comptoir mais aussi sa chemise, a accéléré son inspection, nous a rendu nos passeports et a complètement zappé mon fils !!!

arrivée 15h prise de la voiture de loc chez Dollar (via voituredelocation 970€ pour 24 jours un ford explorer qui a l'avantage d'etre un vrai 4x4) direction l'hotel saharan motor , rien à redire... on a voulu passer par Hollywood bvld complétement bouché par la première d'"horrible bosses"(sortie en france fin aout) et on appelle ça la chance du débutant toutes les stars du film ont traversé juste devant notre Ford pour aller signer des autographes: jamie foxx, jenifer Aniston, jason Bateman.... et quant on est à l'arrière et qu'on a 15 ans(et qu'on a plus du tout envie de vomir !!) c'est une TRES grand moment !!!!! après tant d’émotions, on a diner au Mel's diner et dodo !

1/07 debout 4h pour ma part (première matinée de grande solitude d'une longue, très longue série !!) 6h30 prem's au petit dej avec 8 bikers avec ts les attributs et de très bonne humeur... je suis ds le bain! aujourd'hui ce sera beverly hills et venice beach/santa monica et je peux vous dire qu'à beverly hills à 8h du matin à part les jardiniers (qui ne semblent pas connaitre la crise vu le nombre) il n'y a pas grand monde ! on a rêvé dvt les maisons de luxe, fait une photo sous le célèbre panneaux, passé à rodéo drive, bu du vrai café au starbuck (parce que George et son "what else" il ne fait pas le malin aux states !!!), puis fait qq courses au westside pavilion (pas loin de berverly hills , sur la route de santa Monica )car on a des ados de 13 et 15 ans et on n’échappe pas à Abercrombie , hollister et autre aeropostale et AEO... quel chance c'est tt au même endroit ! puis Venice beach toujours aussi haut en couleurs (au parking hors de prix) franchement la nuit je ne serais pas rassurée ! mon mari n'a pas croisé de belles blondes en roller par contre on a vu que la marijuana thérapeutique etait à 40$....et la pas thérapeutique ??? bref on s'est baigné dans le Pacifique (trop heureux et même pas froide) puis on a fait un tour à Santa monica et nous sommes rentrés... ma fille voulait des palmiers, elle en a eu!

2/07 toujours debout avec le soleil... dc nous sommes partis Downtown (sur les conseil de virginath, et bien merci!!!) comme c'etait samedi matin, on s'est pris pour Will Smith ds "je suis une légende" , tellement il n'y avait personne ! le Disney concert hall est magnifique, ce downtown donne du cachet à une ville qui franchement n'en a pas beaucoup mais mérite largement d’être explorée et possède de très belles choses qd on sort un peu du traditionnel.. on a fait le tour, ne pas oublier le Bradbury building... surtout !!!

puis retour sur hollywood bvld avec au loin les lettres Hollywood (mais loin qd même !!) les étoiles les empreintes...les enfants étaient ravis , pour nous un peu trop touristique mais il faut le faire ! ma fille a les mêmes mains que Marilyn... et moi les pieds plus petits que Dark vador..(quelle chance !) bon L.A. on aime , ou pas, moi je dis qu'il faut prendre le temps de la connaitre (c'était une seconde fois pour moi ...) et surtout ne pas négliger les distances... c'est grand... très grand.... et ça prend du temps... bien savoir ce que l'on veut voir et un bon GPS! pas le genre du notre!

puis on a pris l'autoroute l'aventure commence !!!

2h de route pour quitter enfin la ville pour du désert et 110°F.....des cabanes au milieu de nulle part, ça sent un peu la misère..... on a pris la route 66 et fait halte à 18h à Kingman à la recherche d'un hôtel (l'un des 2 que je n'avais pas réservé)et bien croyez le ou non KIngman était complet !!! après 5 hôtels on a enfin trouvé une chambre au Motel6, et même avec une piscine....à coté de la voie ferrée et de ses trains qui passent toutes les heures, même la nuit, et klaxonnent 12 fois au cas ou on ne les verrait pas avec leur 100 wagons !!! mais moi j'ai trouvé Kingman sympa.. si on est sourd... il n'y a rien, mais c'est l'ouest ! diner au Calico avec la serveuse qui nous prend pour des allemands , nous lui disons que nous sommes français, pas de problème , elle nous parle en italien !!

3/07 en route pour le grand canyon !!! passage à Hackberry (vraiment à ne pas rater) on se croirait ds un film...on a bien discuté avec le propriétaire de l'unique bar resto souvenirs, avec son stetson et son colt , qui nous a montré son trophée (serpent à sonnette) qu'il avait tué la semaine précédente ds la corvette garée devant...disons qu’après on a fait attention ou l'ont mettait les pieds ! puis arrêt à Williams :charmante bourgade en plein préparatifs du 4 juillet avec exposition de tracteurs.

puis route pr le Grand canyon et là , magnifique orage qui nous a obligé à pique niquer ds la voiture et la température est passée de 92°F à 56... dc on a sorti les pulls! comme ça ne s'arrangeait pas on est allé à voir le film IMAX (bien mais pas extraordinaire selon moi...) et achat du pass (80$) pour les parcs. à l'arrivée sur le gd Canyon la pluie avait cessé (mais toujours très nuageux, on ne reverra pas le soleil, ce ne fut que le début du "pas de coucher de soleil pour cette année !!") on a donc commencé les points de vue et à part Mather point avec ses touristes en tongs , les autres points de vue étaient déserts...pour un début on était bluffé devant une telle immensité même si avec le recul ça ne restera pas le souvenir le plus marquant, par contre on s'est dit qu'on reviendrait en compagnie du soleil et faire la north rim...

diner et nuit au Maswick (très bien pour le prix et cafeteria pratique et aux tarifs très abordables) accompagnés de biches pas farouches du tout.

4/07 7h15 on est tous à Hopi point (les chipmunks en tête) pour le lever du soleil (qui traine derrière les nuages bas) on était 6 ds la navette !! c'est vraiment très beau et le calme rend cette immensité encore plus imposante... sauf que ma fille a le vertige (son frère c'est l'inverse il faut le retenir)! on enchainera ts les points de vue, tranquilles sous le soleil sur la rim est jusqu'à Cameron (grand view point est l'un de nos préférés ). je rajouterai juste qu'on a été très étonné du peu de "sécurité" du parc à part les qq points de vue les + touristiques, le reste du parc est à l’état brut (et c'est tant mieux) mais on s’étonne presque qu'il y ai si peu de morts par an !!

en route pour Page, assez magnifique désertique et vaste, le grand canyon se poursuit, c'est une route sublime , lunaire presque; ce n'est que le début de notre émerveillement. passage à Lee's ferry paysage vraiment très impressionnant (début des "photos qui courent" sous les mushrooms, on prendra le plus gros, et des touristes allemands le petit, normal ils ne sont que 2, et on courra tous aussi vite pour retrouver la clim de la voiture !) , on en prend plein les yeux et déjà on se dit qu'on reviendra pour prendre plus le temps...... on se trempe les pieds ds le colorado, qui est le plus fier des enfants ou du père... mais elle est fraiche !! mais à l’extérieur une chaleur à peine supportable... lee's ferry est vraiment à recommander pour son calme et sa beauté... le grand ouest est bien là et nous attend !!! checking au best western Arizona inn (qui a une magnifique vue de la salle du petit dej', pas cher et une piscine à18°C !!)... que dire de Page, souvent dénigrée... petite ville fondée en 1957, lors de la construction du barrage, un oasis au milieu de nulle part, ( et alors là vraiment NULLE PART !!!).... sa Main street..et au bout, bien alignées, ses 8 églises pour 8000 hab.!! certes pas beaucoup de cachet mais une vue magnifique et tellement de belles choses autour qu'on lui a trouvé plein de charme et qu'on reviendra c'est sur ! entre arizona et Utah on est allé se baigner sur la plage de Lone Rock au milieu des indiens qui étaient venus passer le W-E de la fête nationale et nous regardaient qq peu circonspects... le lac powell est magnifique... un vrai coup de coeur pour cette région. on reviendra et on fera du bateau..promis! eau nettement plus chaude que le colorado et vue magnifique!

il faut aller voir le point de vue aussi sur le chemin du retour. diner pizza au Stromboli ( parce qu'à Page il n'y a pas affluence de resto il faut l'avouer...) avec tous les touristes de Page (et tous les lecteurs du routard), puis feux d'artifice de 30 mn digne de celui de Paris ss exagérer!!) debout sur le capot de voiture comme tout les locaux !!

5/07 THIS IS MY DAY (mon cadeau d'anniversaire d'il y a 2 ans ) !!! enfin quand je me levée (à 4h) c’était pas trop bien partie , la clim avait eu raison de moi et j'avais une énorme rhinite, puis après le retour de petit dej' j'avais fait connaissance avec un énorme (selon les locaux) scorpion en villégiature sur la moquette du couloir, qui après mes cris, ceux de ma fille, ceux de 4 femmes de chambre, de la réceptionniste, fut délogé par un ado allemand de 15ans et d'un balai !! j'avais réservé ce gd jour depuis des mois: Coyote buttes south (à défaut d'avoir eu permis pour the waves)

et white pocket , c'est grâce à tous les fidèles et accro de l'ouest que j'ai d'abord découvert virtuellement ces sites si magiques... donc j'avais décidé que ce serait mon cadeau de 40 ans...et que ma tribu n'aurait qu'à suivre !! mais pour les novices il faut un permis , pris sur le site officiel 3 mois avant et que les premiers arrivés sont les premiers servis, donc grâce à ma rapidité et mes nombreux post-it, nous furent parmi les 20élus de la journée, à défaut d'avoir été tiré au sort pour the Wave, mais aucun regret !! pour ceux qui ont un peu eu vent de mes questions sur le forum, trouver un guide ne fut pas une mince affaire, les Dobson étant en vacances et ce genre d'excursion ne semble pas être monnaie courante dans la région....en fait c'est + à la réservation que ce fut compliqué... il a fallu trouver un outfitters en premier lieu, et on a comme "pas eu de choix", ce fut Kayak powell (les seuls dispo et ayant l'agrément) et ce ne fut que le début de nombreux e-mail avec Kyle de kayak powell après avoir encaissé nos 650$ a sous traité avec Antelope tours qui comme son nom l'indique fait les visites de Antelope canyon... j'ai dc eu multiples échanges de mails avec Carolyn Elkis qui ne semblait pas du tout connaitre Coyote buttes mais ravie et tout à fait prête à nous y conduire.....nos échanges étaient limite risibles tellement surnaturels !!! bref sur les conseils de Kyle on a pris rendez vous à 12h pour partir visiter CBS ( et avoir une belle lumière de fin journée) et white pocket avec notre guide, un indien nommé Elroy..... après une matinée off à me moucher( j'adore la clim, et elle me le rend bien !!) et regarder "maisons à vendre" version USA le temps restait couvert... 12h15 il était là.... c'est déjà ça !!! et nous voilà partis sans clim celine Dion à fond !!!! arrivés sur la piste, Elroy nous dit que si les nuages tournent on fera demi tour.....(en fait on suivait l'orage... et moi j'étais au bord des larmes !!!) mais non , coup de chance après une heure de piste l'orage est parti ds un sens et nous ds l'autre.... je demande à Elroy s'il vient souvent ds le coin... réponse "c'est la deuxième fois..."... "ah ????" "je suis déjà venu il y a 3 ans , avec steve Dobson....." (quand on sait que c'est presuqe 2h de no man's land , pistes sans aucune indication, un très grand RIEN mais un si beau rien.....) et bien nous aussi on aurait bien aimé venir avec steve Dobson...et revenir aussi !!! mon mari était mort de rire ! bref on est arrivé je ne sais comment et sans GPS à bon port ( ah oui il n'a non seulement pas de GPS mais surement un bon sens de l'orientation) mais pas de portable non plus...!! ..... ciel couvert , moyen pour les photos mais parfait pour la température.... c’était magique, vraiment magnifique , on a tous les 4 adoré et pour nous tout seul..... on s'est baladé tous les 4, Elroy faisait des photos... et nous a perdu !!!! au bout d'une heure ils nous a retrouvés, essoufflé et inquiet, nous pas du tout ! puis on a pris la route pour White Pocket toujours avec céline et sans GPS... mais pas de souci et la le soleil a fait son apparition et ce fut grandiose pour ma part encore plus beau que CBS mais tellement différent et avec le soleil de fin de journée, je crois que c'est mon plus beau souvenir.

pour clore les émotions de la journée en prenant le sentier retour on a croisé un magnifique serpent à sonnette! mais on avait de la chance c’était un gros, s'il nous mordait on mourrait pas tout de suite...on aurait 1h ou 2 devant nous... mais à white pocket, 2 heures ce n'est pas vraiment nécessaire, on meurt quand même, on souffre juste plus longtemps !!! mon mari l'a pris en photo...pour ma part j'étais hors service !

on est rentré à la voiture...on a mangé nos sandwichs, nos pommes assis sur la barrière, les pieds bien en hauteur et nous sommes rentrés au milieu des biches et des lapins la nuit tombante, et on se demande encore comment il a retrouvé son chemin de nuit, mais à 22h on était à l'hotel morts de fatigue mais avec tellement de belles images... je crois que c’était notre jour !!!

après réflexion on s'est dit qu'il nous envoyé Elroy parce que c'etait le seul a y être déjà allé... et qu'on a essuyé les plâtres, avec succès pour notre part.... par contre le lendemain on voulait aller voir horseshoes bend mais un touriste a eu le malheureuse idée de tomber et le site fut fermé pour la journée, donc je rassure Jacqueline, on ne peut pas gagner à tous les coups ! on reviendra !! ça reste l'un des moments forts de notre voyage qui récompense toutes les heures de préparation et nous rend humble . mes 3 co-voyageurs m'ont remerciée d'une si belle journée...

voilà dc je ne conseillerai pas kayak powell( qui s'appelle Vermillions cliffs d'ailleurs et avec un beau site internet !!) pour l'instant en attendant que la machine soit rodée... ou demander à y aller avec Elroy qui visiblement a un GPS ds la tête (et aime celine Dion !!)!!! par contre la fin de journée donne de très belles lumières et couleurs si le soleil fait son apparition, en revanche si le soleil plombe on meurt de chaud en début d'après midi... donc.....

6/07 Lower antelope canyon... pourquoi celui là plutôt que l'autre ??? parce qu'il fallait faire un choix (104$ à 4 ), parce que je voulais éviter un peu la foule, parce que je pensais que ce serait plus fun... dc je ne ferais aucune comparaison ne connaissant pas l'autre, mais c'etait super!! à 8h30 on etait 12 avec notre guide très sympa (à 10h ils étaient 40...) , on est resté 1h30 ds le canyon à notre rythme c’était super fun et MAGNIFIQUE, le plus beau souvenir de ma fille qui l'a même mis en fond d'écran sur son portable , et ça c'est pas rien !!!

d'ailleurs pour l'anecdote , au bout de 5 jours elle n'avait plus de crédit MAIS du réseau de partout même ds les endroits les + reculés alors que mois même à Vegas je n'ai eu que 2h de réseau puis plus rien jusqu'à San Francisco !!!)

pour en revenir à Lower :MAGIQUE !!!une pure merveille... par contre pour faire des photos il faut un pied de préférence... je pense que c'est notre plus beau souvenir...

puis on pensait faire horseshoe bend... et bien non, un accident a contrecarré nos projets, c'est pour nous faire revenir...donc on a fait le walmart...c'est autre chose.... pas mal non plus; on a rempli la glacière, acheté des fruits tout propres et épluchés ds leur barquette... et en route pour Monument Valley, dans un décors de western, mon mari retrouvait ses 8 ans, il était au anges ! franchement on s'attendait à être un peu déçu, forcement c'est des paysages que l'on connait.... et bien pas du tout dans le top 3 de nos préférences !! on est dans le film, mais en mieux !! on a pris la piste vers 18h sous un beau soleil avec un bel orage (un de plus) en toile de fond juste pour faire de magnifiques photos... on a croisé, allez, 10 voitures (dont des français), autant dire personne... on a fait des pauses, des photos, les enfants ont décoré la voiture de leurs empreintes de mains avec la terre rouge des indiens (elle a donc fait l'attraction jusqu'à vegas, où on du changer de carrosse mais c'est une autre histoire) bref on a passé un moment extraordinaire avec une lumière de rêve...

on a fait le tour en 2h30. on a fait pleins de photos, qui "courent " (si je veux être dans le paysage moi aussi !!) ou pas; parce que je suis multitâche : j'organise, je lis les cartes, je filme, je fais les photos, tiens un journal de bord..et même écris des cartes postales....!

la piste est un peu défoncée (ça dépend de la météo du moment) par contre très faisable en allant doucement, et éviter les "bus" touristique navajo (sauf pour ceux qui voyagent en camping car bien sur...) à moins de vouloir manger du sable pendant 2 heures.. c'est un choix ...

diner pique nique ds notre bungalow du camping du goulding lodge, que j'ai trouvé charmant , ma fille moins " ils savent qu'on n' a pas la taille des Barbie??" dixit... car vraiment petit, mais ça nous a fait rire, le cadre est super! encore une journée de rêve...

7/07 encore une nuit qui se termine à 4h pour moi... chic je vais aller voir le lever du soleil... et bien non... je vais attendre l'ouverture de la superette à 7h avec les scouts qui attendent pour prendre une douche (et bien nous on loge ds 7 m2 mais on a une douche !!) j’achète de quoi déjeuner et et je profite du calme, des écureuils, du soleil qui sort des nuages et des français qui rangent leur camping car... et je ne dirais qu'une chose (et je m'inclus) le français est bruyant !! j'admire ceux qui rangent leur tente et tt ce qui avec, en me disant "non décidément le camping n'est pas fait pour moi !!"

ce matin c'est Gooseneck , très beau mais sans soleil au départ, couleurs écrasées ce n'était sans doute pas le meilleur moment pour le faire) puis Valley of the gods (mais là sous le soleil!)avec multiples arrêts, photos de la route qui part de Monument valley , la lumière n'est pas la meilleure mais c'est sublime qd meme !!

et pour ceux qui hésitent.... n'hésitez plus: c'est à faire !!!! on a croisé une seule voiture, le soleil a fait son apparition, c'est super beau rien à rajouter sauf que pour nous ce fut un gd moment , enfin surtout pour mon fils car son père lui a laissé le volant sur toute la piste !!! est ce qu'il y a un mot plus fort que FIER ???? les filles à l'arrière on s'est assises sur les portières et profité à fond du paysage !!



puis remontée par Mokey dugway, trop géniale cette route, splendide (euh mon mari avait repris le volant.... au cas ou) on a pris la 261 ds un changement de décors avec enfin des arbres, mais toujours personne sur la route pourtant très belle.. dejeuner à Blanding ou Elijah nous a servi , ma fille était hypnotisée tellement il était beau avec ses yeux bleu et son sourire ultrabright, on a discuté d’où on venait quel était notre parcours et là, il nous a demandé si le grand canyon c’était beau??? il aimerait bien y aller.....??? et là mes enfants m'ont dit "mais on n'a pas de grand canyon en France???" - "mais non mon chéri il parle bien du grand canyon en Arizona celui qui est à250miles..." Elijah n'avait jamais quitté l'Utah.... ça remet certaines choses en place ce genre de conversation... puis re-route... vers Moab.

MOAB Jolie petite ville de l'ouest ou il fait bon vivre (un peu sportifs soixante-huitards..) entouré de belles montagnes bien rouges... on posera nos valises pour 3 jours au sleep inn , un peu excentré mais sympa avec une piscine à 35° toujours vide à nos heures de baignade, on fera une lessive...... et comme on n'est pas fatigués et qu'on a pas quitté la voiture, on va aller s'oxygéner et donc on repart à l'assaut de Delicate Arch ou j'ai cru voir ma dernière heure lors de l'ascension en plein soleil...... il faut l'avouer je suis une fille pas trop sportive, mais quand même, mais elle est raide...super raide !! une bonne pente sur une roche bien lisse et pas un brin d'ombre j'ai cru mourir, mon mari a même ralenti sa cadence histoire que je me sente moins seule, quand à mon fils il est arrivé 1h avant moi !! mais j'ai ressuscité en la voyant ! l'emblème de l'Utah !

pour ma part, elle est magnifique, c'est la plus belle du parc (mon mari a préféré landscape Arch) suspendue au milieu de nulle part, majestueuse... on est arrivé à 18h on était une bonne 20aine pas plus, on a fait des photos avec un beau soleil , admiré jusqu'à 19h30.. les nuages sont apparus (je le savais qu'on aurait pas de coucher de soleil... c'est juste une question d'habitude !!) on est donc redescendu en croisant 150 personnes cramoisies (dont en tong est sans eau, alors que nous on a bu 3 litres) venant admirer le coucher de soleil qu'ils ne verraient pas !! pour l'anecdote on a encore croisé des français qui m'ont encore fait honte en ne voulant pas que leur fils aille se mettre sous l'Arche pour faire une photos ...de peur qu'elle ne s'effondre !!! j'ai demandé à mon mari si on était aussi cons et qu'on s'en rendait pas compte?? il m'a répondu "t'inquiète c'est pas spécifique aux français seulement les autres on les comprends pas !!!" ouf rassurés !!! dc nous on est allé sous l'arch en parlant bien fort et on a fait 15 photos ds toutes les positions, le ridicule on connait pas !!!! elle reste un moment fort de mon voyage, même si j'ai préféré le parc de Canyonlands à celui d'Arches

, la suite si ça vous intéresse est pour plus tard !! mon linge fait la queue devant le sèche linge dc mon devoir 'd'organisatrice avant- pendant -après voyage m'attend !!

virginie au pays des lessives !
Sevrage du voyage pour cause de parentalité English translation pending
by Yatra · 2011-07-26 · 225 replies
Bonjour,

Juste quelques mots pour avoir des avis sur le sevrage de voyages du à l'arrivée d'un enfant.

Je vais être papa dans quelques jours et j'en suis très heureux. Néanmoins, je continue à passer les 3/4 de mon temps sur des sites, des forums, des centrales de réservation de billets d'avion, à comparer les prix pour un voyage qui me parait aussi probable que la venue de petits hommes verts.

Bref, je suis accro au voyage, et après des trips monstrueux avec mon sac à dos de part le monde, pour des durées - qui, si elles n'étaient pas non plus énormes : 1 mois tout au plus - qui me permettait de "déconnecter", j'ai du mal à imaginer que, pendant 20 ans, mes prochains voyages ne dépasseront pas les deux semaines, et que ce sera plus à quelques petites heures de vol qu'au fin fond de l'Asie ou de l'Amérique du Sud.

On a bien prévu un voyage de 10 jours pour se retrouver en tête à tête avec ma femme lorsque la petite aura 8 mois, mais on sera loin du voyage roots et d'une immersion totale (ce sera surement un gite à la Réunion ou en Guadeloupe). Pas de taxi brousse, de bemo, de guesthouse pleine de cafards, de galères et de rencontres au milieu de nul part. Juste la nécessité d'avoir du réseau téléphonique et la possibilité impérieuse de pouvoir être, en cas de souci, dans les 12 heures de retour en France.

Bref, j'ai le bonheur d'être papa, mais toujours ce manque récurrent, cette idée fixe qui me taraude : quand le prochain trip, où et surtout comment ?

Laisser bébé aux grand-parents et partir égoïstement ou prendre bébé avec nous et partir tout aussi égoïstement car elle n'en profitera pas...

Pas envie de ces atroces "fammily portrait" où des millions de neuneux prennent l'autoroute A7 pour descendre dans le Lubéron ou sur la Cote d'Azur, ou prendre un charter vers la Crête avec d'autres dizaines de milliers de neuneus qui vont au club de plage... Tous à la même période...

Je ne veux pas tomber dans le cliché et continuer à vivre le voyage tel que je le vivais avant. Des solutions, des idées, des suggestions pour y parvenir ou, tout simplement, faire le deuil du "backpaping" ???
Mike's Road trip Côte Est USA English translation pending
by Mikenola · 2011-07-16 · 2 replies
Introduction :



Au mois de Janvier pour parachever une bonne résolution, je décide de prendre mes billets pour New York, au départ de Paris. Un retour prévu 2 mois après avec un stop dans mon rêve de gosse (bien que du haut de mes 24 ans ce n'est pas si lointain) : La Nouvelle Orléans ! La résolution est bien entendu un prétexte pour prendre un nouveau départ, car je prévoyais cela depuis Novembre. Mais pourquoi la Nouvelle Orleans ? Fan de Jazz, de l'ambiance qui s'y dégage, des New Orleans Hornets, des New Orleans Saints. Récapitulons, 2 mois aux Etats Unis avec comme ville New York et la Nouvelle Orleans, du moins c'est ce que je pensais. Comme le dit si bien Antoine De Maximy : C'est quand rien n'est prévu que tout est possible.

Une fois cette réservation effectué, il me reste tout de même plus de 3 mois à attendre (Départ prévu le 6 Avril). C'est une grande première pour moi, non pas de prendre l'avion, non pas de visiter un pays (j'en suis à plus de 30), non pas de partir à New York ou aux Etats Unis mais bien entendu de partir seul à "l'aventure".

Je me dis que je ne vais pas attendre toute ma vie pour partir, depuis la lecture du livre Backpacker (jeune Français parti en Australie durant 1 an), j'ai une réel envie de tenter cette mini expérience (la durée est moindre pour mon trip). C'est aussi un bon moyen de voir si je tiens la distance, de me surprendre en quelque sorte. Fini les coups de fils passé à mes amis, pour savoir si ils sont exciter à l'idée de voyager avec moi etc ... Je suis seul et je dois dire que j'aime plutôt cette idée, du moins pour le moment. 3 jours auparavant je me rends à la place de la bourse pour y échanger mes euros. 2900 dollars pour 2 mois cela peut sembler énorme, mais quand on a absolument rien payer pour l'hébergement, il va falloir se serrer la ceinture. Néanmoins c'est le genre de voyage que je voulais, qui mettra en avant la découverte et non pas les dépenses inutiles.

La veille de mon départ, je prépare mon bagage qui est pour une fois assez rempli. Il est vrai qu'entre New York et la Nouvelle Orleans le climat n'est décidément pas le même. Le départ est à 6h du matin, je tue le temps en regardant le superbowl des Saints (Rediffusion, équipe de la Nouvelle Orleans) pour me mettre directement dans le bain, même si cela ne réside pas être la première étape de mon voyage.

Un compte rendu intimiste, le but n'est pas bien entendu de me mettre en avant, mais de donner des idées de voyages à d'autres. Presque tout y sera raconté, avec bons nombres d'anecdotes et un style assez particulier (je suis navré si cela choque) , sur ce enjoy

PREMIERE PARTIE / NEW YORK

6 Avril 2011 :

Je suis excité à l'idée de revoir la grosse pomme, pour vous communiquer cette folle envie je pense que la comparaison avec une jeune pucelle qui va voir un concert de Justin Bieber pour la première fois est assez juste. Ce n'est pas New York en lui même qui m'excite, encore que, mais ce voyage qui me semble juste parfait et que je souhaite modifier par la suite. Ce bonheur de faire sa valise et de partir sans aucune attache, sans besoin d'être redevable envers qui que ce soit. La valise faite (5h du matin) je descend mes 3 étages avec un bras droit qui souffre déjà, un petit tour en enfer, dans ce RER B que connaissent si bien les banlieusards donc je fait évidemment parti (ce sera la dernière fois pour moi avant fin Mai).

Le passage des valises se fait sans encombre, je pars avec 23 kilos (ma valise en faisait déjà 6 .. Pas vraiment eu le temps de m'atteler à l'achat de la valise parfaite, j'ai beau téléphoner à Arthur rien n'y fait). Une astuce néanmoins, c'est de prendre quelques fringues que vous êtes sur de jeter avant votre retour en France. 1h avant le grand décollage, je me mets à l'heure américaine : Un baggel avec cream cheese, egg and bacon, Un muffin et pour finir car c'est trop bon, un macaron. Comme pour témoigner du passage de relais que je m'apprête à faire. Néanmoins la déception m'envahit au menu pas de fromage et de vin, moi qui suit adepte de ce genre de repas.

Le vol débute enfin et à ma grande surprise le rêve puisque je suis seul à l'arrière de l'appareil. Disposant de 3 sièges pour commencer une magnifique sieste. Le stewart, me dit même de poser mes chaussures sur le siège. Ca y est je suis bel et bien en vacances !! 7h15 plus tard me voici à Newark, j'aurais pris tout de même la peine de contempler à travers le hublot l'empire state bulding, le downtown de New York, le stade des Yankees et la statue de la liberté. Bref m'y voila enfin et il me tarde de fouler le sol New Yorkais tout en esquivant très rapidement cette aéroport aux tendances sombres. Une fois arrivée à Penn Station je décide de marcher quelques block pour trouver un starbucks (pas pour y manger car je déteste leur bouffe .. mais car le wifi est bien meilleur qu'à mcdonalds). J'aperçoit ensuite Timesquare mais il temps pour moi d'aller faire mon check in à Wanderers inn west sur la 113ème au début d'Harlem et à 3 blocks de Central Park.

Me voilà enfin débarasser de ce lourd fardeau que constituait mon immense valise. Les bras légers, je m'en vais découvrir un peu plus la ville et mange un délicieux cheesecake sur broadway ( EAG = Expensive and good, le cheap à 6.50 dollars on repassera quand même). Plus tôt dans l'après midi j'ai fait la connaissance d'un couple d'Australien avec qui j'ai discuter une bonne demi heure, le temps de tenter de me connecter en wifi via l'hotel sans grande réussite. Mais il manque quelque chose à ma journée d'intégration !!!! Un long island bien entendu et c'est dans le pig'n hustle que je trouve mon bonheur (et un et deux et trois zéro !!). Une Milf vient me voir ? Nan j'appelerais plutôt ça un last choice au vue de l'âge avancée de cette personne, mais j'accepte de danser avec elle. Il est vrai que cette journée fut vraiment fun !!!

7 Avril 2011

C'est la journée des retrouvailles. Nan je suis toujours seul pour ce voyage mais néanmoins je m'en vais au Yankees stadium. Après 950 jours d'attente je retrouve enfin mon équipe favorite de Baseball. Une fois le contrôle de sécurité passé, l'émotion m'envahit et la joie d'entendre Alex Rodriguezzzzz par le speaker me plait fortement. Pas vraiment un grand match, mais une victoire 4 à 3. Swisher fait le show en faisant participer le public et Derek Jeter à une côte de popularité hallucinante, une célèbre chaine new yorkaise de fitness porte son nom . C'est une nouveauté pour moi, car en Aout 2008 les Yankees avait perdu assez lourdement face aux Blue Jays de Toronto.

Une discussion avec des fans s'installent mais il est déjà 17h et j'ai une envie insistante de poursuivre ma journée. Le temps se couvre mais la pluie ne tombe pas fort heureusement. Après un wendys fort concluant je décide de rentrer tranquillement car je dors très peu (3h la nuit dernière). J'en profite pour prendre un pack de bière, histoire de faire connaissance avec les backpackers qe je n'ai pas pu voir précédemment. La soirée s'installe, des cigarettes allumés, des bières en veux tu en voila. Le climat est plutôt chaleureux. Pour une première expérience dans un hotel de ce genre c'est plutôt réussi mais attendons la suite. Ah oui j'oubliais ce soir c'était Pizza Gratos, d'ou ma présence !! Il faut bien sauver un peu d'argent et minimiser les dépenses. Parce que ma casquette New Era "Mike" et mon t shirt d'Arod ca fait quand même 65 dollars.

8 Avril 2011

Ce matin, je suis très matinale. Il faut dire que pour pouvoir prendre le petit dej il faut l'être. De 8h à 9h30 sinon il vous passe sous le nez. J'entends un groupe parler de sujet qui m'interpelle je décide donc de prendre une chaise, et de participer à la discussion. Un natif de Houston, un Français de la banlieue parisienne et une Anglaise de London. La mixité est de mise, le courant passe bien mais je ne parlerais pas français même avec quelqu'un de ma contrée. Pour tout simplement ne pas créer de secte qui pourrais créer certaine tension, du genre "mais qu'est ce qu'il disent tous les deux ?" On part à 10h15 de l'hotel avec ma nouvelle équipe. J'accompagne en compagnie de James, Lindsey (Angleterre) pour une location de véhicule chez Hertz si mes souvenirs ne me trahissent pas. Cette dernière souhaitent partir à Philadelphie c'est donc une rencontre de courte durée pour le moment mais nous resterons en contact. Anecdote assez drôle lorsque nous montons dans la voiture, elle part à droite pour conduire !!

Nous ne sommes plus que deux. James et moi. James veut à tout prix aller à Timesquare pour prendre plusieurs photos. Pourquoi pas ? Après tut il faudrait bien passer par ce quartier à tendance touristique. Un petit détour par Jamba Juice dont je suis un fervent fan et nous voilà armée pour prendre quelques clichés, histoire de rendre jaloux nos amis resté à quai. Des photos qui sont dans l'ensemble réussi mais chose assez drôle pour moi 'en ai foiré deux trois et je me rappelle encore le "Keep on focus" de mon pote texan. Une fois la séance photo fini, direction la 42ème mais sur la 6ème avenue ou nous décidons ensemble de tester la street food !! Vous devez connaitre le concept des marchands ambulants et bah c'est tout à fait ça. Loin d'être dégueu', mais rien de bien transcendant mon Phily Cheesecake me cale pour un moment. Un petit détour par l'hotel car je n'ai plus de batterie sur mon iphone, je fais la connaissance de trois jolie allemande qui logeront dans la même chambre que moi, une bonne accroche mais il est déjà temps pour moi de partir. Néanmoins je leur promet de leur parler plus amplement des demain. Quelques bières dans le quartier de Chelsea, la journée se termine ainsi. Une rencontre éphémère avec une fanatique des Yankees et hop direction mon lit même si le local train tarde à arrivée. Je décide donc de marcher quelques blocks pour arrivée à destination. Et Hop, les allemandes sont encore là. Une discussion autour de l'Europe, des bières, des banalités de la vie !! Et nous voilà ensemble autour de quelques Mike's Hard. Une d'entres elles me bombardent de question (Pourquoi tu es seul ? Et ta copine ? Tu fais du sport ? AH ouais vraiment de la boxe ? ) Elle change même de siège pour venir à côté de moi !! Me voila fort bien intégré.

9 Avril 2011

Toujours en compagnie de James que j'ai d'ailleurs réveillé sur sa demande, pour faire du shopping. Cette après midi constituera une réelle déception tellement New York n'est pas fait pour les bonnes affaires du moins c'est très rare. Si vous avez de l'argent vous trouverez votre bonheur mais si come moi vous voulez gérer un minimum votre budget alors tout explose très vite. Même le Wendys est cher sur Broadway c'est vous dire. Aucun achat en vue donc, la pluie vient s'en mêler. On se réfugie dans le converse store et là c'est le drame ... Quel scandale ce magasin, un design épuré mais une fois à l'intérieur l'intérêt est moindre. Les chaussure sont chers (toujours moins qu'en France cela dit !!) , le mur de chaussure est juste noir et blanc, les t shirt sont plus immondes les uns que les autres (question de gout surement). Bref, une adresse à oublier à part si on veut dire qu'on a été au nouveau converse store de New York.

Pareils pour Maccy's et Century 21 je n'y trouve pas mon compte. Les affiches "Big Sale" nous font exploser de rire. Au lieu de 1200 dollars, 800 dollars. Rien dans nos gammes de prix, bon je m'en serais douté mais tout de même. Le seul truc que je ramène de cette journée shopping c'est le sac desigual offert par la boutique. Tellement content de ma trouvaille, que je m'empresse de l'offrir à une des filles de l'hotel pour y mettre son parapluie. La soirée sera tout de même meilleur, car au dela de la flotte et de cette déception, un orgasme culinaire me parvient. Il s'appelle Chipotle. Bon certes, ce n'est pas local, certes ce n'est pas un déli's de New York mais mon dieu quel pied. Un burrito vraiment succulent et bien relevé comme je l'aime. En dessert les Donuts de Dunkin me tentent bien et je ne vais pas bouder mon plaisir. De retour à l'Hotel on est une bonne dizaine à discuter de tout et de rien, des allemands, des norvégiens, des péruviens, des suédois. Je leur propose donc mon jeu ... le King !! Certains connaissent d'autres nan !! Le principe est simple, chaque carte à une signification par exemple la dame avec le "Q" veut dire question, si ce dernier ne trouve pas de réponse il doit boire !! Stupide mais sympa pour mettre en confiance les plus timides. Le Japonais est le premier à lâcher prise, peut être trop mince pour poursuivre ou peut être étais ce la première fois ? Il faut dire que la Tsing Tao n'est pas une bière très forte !!

10 Avril 2011

Un réveil assez difficile au vue de la partie de la veille ! Néanmoins je parviens non sans peine à être présent pour le petit déjeuner. Dans un débat de longue haleine on décide tous de prendre d'assaut l'église du coin pour assister à un gospel. L'entrée est gratuite néanmoins lors de la quête il est toujours préférable de laisser un tips pour le spectacle !! On est donc 20 de l'hotel à assister au spectacle et personnellement je reste effaré par le manque de respect qu'on certaine personne à quitter l'assistance au beau milieu du show. On est pris d'une intense émotion car le déplacement en vaut vraiment la peine, j'avais déjà fait cela en 2008 mais ce n'était que des chants. Tout le monde se tient la main comme pour communier la tristesse qui est enfouit. Plus qu'une thérapie pour certains, c'est tout simplement un aboutissement. Les plus touchés sont surement ceux qui ont perdus un proche récemment. Après 2 heures de "show" nous quittons tous l'église à 12h30 pour retourner déposer nos sacs pour certains à l'hotel qui était sur notre routes. D'autres mangeront, d'autres feront une sieste trop fatigué de la veille mais je décide de rester dans un petit groupe qui avait pour rendez vous Wall Street. Après tout pourquoi pas je vais passer plus d'un mois à New York, j'aurais le temps de faire d'autre chose. Je fais d'ailleurs la connaissance de Manuel avec qui je lierais une amitié soudaine. Manuel vient d'Allemagne également près de Munich.

Wall street est bien entendu le quartier des affaires mais il ne m'est pas désagréable pour autant. Un stop au burger king, je laisse un pourboire d'un dollar au serveur et vu que c'est rare il décide de lui même de m'offrir une "small fries" décidément j'y gagne au change. Je me sens seul dans ce burger king car je suis le seul à prendre une boisson d'un litre !!! Quelques gorgés plus tard Esther (Allemagne nous rejoint) car ses copines ont décidés d'aller dans un endroit qui ne la branchait pas plus que cela m'a t-elle dit. Du moins c'était sa version des faits, mais ses sourires complice me faisait penser que ce n'était pas l'unique raison. Soit, ma parano passé, direction le flea market (littéralement marché aux puces pour les futurs interrogations ). Le moins que l'on puisse dire c'est que cette endroit sombre et lugubre me fit pensé que j'irais bien marché quelques block plus loin pour découvrir un peu plus la vile, Esther part également. On passe une partie de l'aprem ensemble, block par block .. Je préfère être avec elle que dans ce flea market de pacotille, je suis sectaire sur ce coup mais je ne suis pas du tout sensible à cette cave. On parle assez longuement on apprend à se connaitre. Des rires, des fous rires, des moqueries, je suis taquin aujourd'hui. Surtout quand elle me demande si je regarde Gossip Girl ... Quelle idée en me regardant !! Ais je l'air si efféminé que celà ?

La journée se poursuit, on retrouve notre petit groupe. Manuel s'est égarré dans les profondeurs de la ville et on ne le retrouvera pas. La nuit tombé je leur propose assez justement d'aller à Chelsea je connais un bar vraiment sympa !! Mis à part mon envie de boire, je les vois s'arrêter prendre une glace !! 30 minutes d'attente j'en profite pour aller dans un bar écouter du jazz et je ressors quelques vingtaines de minutes plus tard. Je ne vais pas m'empêcher de vivre mon trip simplement pour des latences. Une fois arrivée dans le bar je tente de chanter en allemand, tout le monde explose de rire, je crois que mon accent est encore perfectible !! Timac avait raison, la phrase "Ich bin a kartofel salat " a fait des émules. Je suis le bout en train, toujours le sourire, il faut dire que mes 5 bières et 2 cocktail me mettent rapidement dans l'ambiance. Par ailleurs Esther boit son whisky coca presque cul sec, en me disant à toi maintenant .. Comme un vulgaire abruti je m'atèle à la tache en redemandant à Johanna la serveuse une deuxième Margarita pour marquer les esprits. Hop les culs secs sont réussis mais j'ai un nain de jardin qui frappe dans mon crâne avec un marteau, saloperie de fierté !!

11 Avril 2011

Le réveil est particulièrement difficile, et si New York est la ville qui ne dort jamais, moi j'aimerais bien dormir un peu plus ce matin. Malgré cette pensée qui m'habite je dois partir à 10h30 pour Central park que je n'ai pas encore fait auparavant. Après un cheesecake et un hot dog me voilà fin prêt. On commence par l'entrée situé à Colombus Circle !! Ah j'oubliais ce matin je suis avec Manuel, Ary (France) Des photos sympathiques, un temps qui se veut agréable tout est fait pour que la journée soit bonne. De plus une Samuel Adams vient délicatement envahir mon palais, ce qui sous ce soleil n'est pas négligeable !! Dans l'après midi j'ai des envies de tatouage, je ne sais pas encore le motif, rien ne me branche réellement et je veux que ce dernier est une signification pour le reste de ma vie !

Plus tard, dans Central park on apperçoit la tombe de John Lennon qui est vraiment splendide, rien à dire l'émotion est présente pour bons nombres de touristes.

Le soir venu, on avait rendez vous avec les filles (Allemagne) mais Manuel a trop tardé avec son linge qui n'en finissait plus malheureusement. Cela m'aurait bien plus, mais les plans à New York ce n'est pas ce qu'il manque. L'ami de Manuel arrive à destination et c'est sous des salutations amicales et une entente très rapide que nous décidons de faire le pont de Brooklyn de nuit. Splendide, je brande mon casque et écoute "99 problems, Lucider ou encore Dirt off my shoulder" pour que l'émotion soit totale.

Fin de la journée passé dans une chaine de Pizza (Non ce n'est pas stratto) et enfin devant un Poker que je gagne par la suite avec quelques bières (Budweiser, Bud light, Modello).

12 Avril 2011

Les filles rencontrés ont désormais changés d'hotel on s'échange quelques messages sur Facebook mais mes plans sont différents. Je décide donc de retrouver ma liberté et de partir en direction de Chinatown et de Little Italy. Actuellement Little Italy n'a pas grand interêt, cela dit il évoque pour moi mes racines donc autant le refaire ca me fera passer une petite demi heure !!

Pour Chinatown l'histoire n'est pas tout à fait la même, mais je décide tout d'abord de prendre un parapluie vendu à 3 dollars qui rendra l'âme 2 jours plus tard. Un petit tour au mcdonnals pour prévenir ma famille que tout va bien après une semaine, je me dis que j'aurais pu faire un effort. Mais à quoi bon avoir des regrets !! En sortant du mcdo je vois des shops assez rigolo avec des messages évocateurs, je m'arrête donc pour acheter un t shirt qui a pour message : "I drink for meet some people like U" Peut être efra t-il mouche ce soir ? Why not ! D'ailleurs je trouve aussi mes Levis Shoes un peu plus loin. Il va falloir se calmer si je veux tenir jusqu'à la fin de mon trip.

En rentrant à l'hotel pour charger mon téléphone je fais la connaissance de Jason, un londonien assez junkie au premier abord. Il n'a que 20 ans et est assez frustré de ne pas pouvoir boire. On va au Yankee game ensemble ce soir mais au vue de la pluie on change nos plans et direction la Jazz Gallery, une expérience enrichissante avec une musique qui résonnera longtemps dans ma tête.

13 Avril 2011

Le matin je fais la connaissance d'une brésilienne, portant le nom de Thais. On parle de son pays, des rythme musicaux mais aussi de la France même si ça ne m'enchante pas car ce n'est en aucun cas mon sujet préféré. Je ne travaille pas pour l'eurovision, devrais je avoir un sentiment de culpabilité ? je ne pense pas. Manuel me rejoins pour le petit dej et me chambre sur mes rencontre, du genre : Il faut toujours que tu nous piques les gonzesses !! Une pure invention car la copine de Manuel ressemblait vraiment à une top model !

Le Queens c'est limité, un resto .. un point wifi pour essayer de capter d'autres backpackers mais la journée n'est pas exceptionnelle loin de là. Le quartier est sombre, on en profite pour faire quelques clichés assez rigolo ou le manque de sérieux est mis à l'épreuve.

Avant de sortir avec Manuel, Sven et Jorn je vais au Yankee stadium pour assister à un de ems rêves. Un home run d'Alex Rodriguez je suis dans un état d'existation énorme.

La soirée est une autre histoire, je trouve sur lonely planet un bar qui propose une sélection de bière à 1.25 dollars !! l'endroit idéal pour se détendre et faire des rencontres. Je tente une chanson en allemand, le portable en main Manuel et Yohann n'en peuvent plus. Je dois pas être un bon chanteur visiblement, mais cela dit mon karaoké nous amènent deux autres allemande qui finiront la soirée avec nous *Censored*.

14 Avril 2011

Je rentre le matin à 8h30 et certains commencent déjà à prendre le petit dej'. Il est temps pour moi d'aller dormir. Je sens le fenec' mais je ne peux m'empêcher de dormir avant de faire une quelconque action. Au reveil à Midi, et après une bonne douche, je me fais à manger avec les courses que j'avais fait précédemment à Whole Foods Market. Un peu de poisson, des champignons de Paris, des haricots verts et des mangues. Tout le monde sent mon repas, comme si c'était spectaculaire !!! T'es Français nan me dis une Norvégiennes ? Oui pourquoi ? - Parce que les Français aiment bien faire à manger et sont soignés dans ce qu'ils font !! Estomaqués par cette réflexion, car vraiment ce n'est pas la vision que j'ai, soit passons !

Le temps n'est pas clément mais je me vois mal resté une journée entière enfermé à pianoter sur mon macbook, ou à lire un roman entier comme le font certains pensionnaires. J'affronterais le temps, je suis seul et je compte bien en profiter avec un peu de Lenny Kravitz et de Jedi Mind Tricks sur les oreilles.

Le transport est tout de même un peu long, 1h de route pour aller à Coney Island. L'île est sympa, le sable, les stands, la bouffe idéal pour les amoureux mais à part me tenir le manche en gage de compensation je ne peux pas faire grand chose. Sur l'île je rencontre Michelle native de New York mais qui vit désormais à San Francisco. Connaissant bien la ville, on en parle assez longuement. On passe l'après midi ensemble, elle me raconte des anecdotes croustillante à propos de New York, des bons plans. Malheureusement, les seuls anecdotes que je peux lui raconter tourne autour de l'alcool et de la débauche. Il y a mieux comme entame nan ? Plus tard nos chemins se sépareront, je devais me rendre absolument à Chelsea pour manger avec une des deux allemandes rencontrés la veille. Un moyen pour moi de perpétuer cette drague ridicule dont j'étais vraiment friand.

Une longue soirée en perspective, avec des shots en veux tu en voila. Et quand je lui dis que quand je travaille je suis barman, ses yeux se mettent à briller comme par enchantement. Elle tente de parler en Français avec les bases scolaires qu'elle a, je trouve ça tellement sexy mais parfois pathétique. 5h du matin, je ne tiens plus debout ... Est ce la fatigue accumulé ou bien l'alcool qui me monte à la tête ? Est ce la dépense physique ? Je n'en sais rien ... Toujours est il que je vais dormir avec des potes qui ne finissent plus de me chambrer sur mon addiction à la débauche.

L'un d'entre eux me dit !! Bon demain c'est fini demain tu tournes au jus d'orange je m'occupe de toi. Difficile à croire, et en plus je veux dormir.

15 Avril 2011 :

Que c'est bon de dormir, j'avais déjà oublier le plaisir que cela pouvait me procurer. 8 longues heures !!! Il est déjà 13h00 à New York, je me dépêche donc de prendre ma douche. Direction staten island pour prendre quelques clichés de la statue de la liberté. Néanmoins pas question de payé pour voir la statue à 1 mètre avec une armée de touriste, prenant 89 clichés ! Je suis assez prêt dans le ferry de Staten Island, cela me satisfait amplement, pas besoin de plus.

Je décide tout de même de m'attarder à Staten Island pour y découvrir les joyaux qu'ils pourraient y avoir et mis à part quelques activités pour enfants et adolescents attardés je n'y vois aucun interêt, il est donc temps pour moi de rebrousser chemin au plus vite. Pour moi Staten Island c'est le calme plât et surtout le lieu de naissance de Ghostface Killah, passé cette anecdote, pas de signification particulière.

En revenant, j'assiste à une belle vue, à de nombreuses activités, quelques spectacles de break dancing. Je décide de m'y attarder mais fini les tips j'ai dépenser pas mal d'argent avec des t shirts nike, Yankees et autres. Il est déjà 16h, allez un tour à Chipotle qui réside être mon fast food préféré. Je m'arrache les intestins avec un menu mexicain épicé mais le bonheur de ce diner tardif est au rendez vous. Après cela, je rencontre dans un bar en regardant les Yankees des supportrices déchainée avec qui encore une fois j'enchaine les margarita, pauvre de moi, c'est mon point faible ! 5 heures plus tard, il est déjà minuit et je décide de rentrer. Que le temps passe vite quand vous n'êtes pas seul ... L'alcool ne me quittera plus à New York. Un mal ? Un bien ? je n'en sais rien et il est difficile de faire son autocritique mais ce jour est étonnement vide il faut vite remédier à cela pour ne pas tomber dans un trip de Monsieur tout le monde ! Demain est un autre jour.

16 Avril 2011

Pas mal de monde partent de l'auberge de jeunesse situé à Harlem, mais également de New York. Je prends donc mon temps pour déjeuner, pour voir ce que je pourrais faire. Ce sera le MET pour aujourd'hui et ses environs dans un premier temps. Le MET se trouve entre la fin de Central park côté East et la 5ème avenue. Un musée que je recommande vivement, tellement on peut y passé des heures. Malgré tout c'est l'heure de manger, et mon estomac crie Famine "FAMINE" ...

Pas le temps de chercher vraiment un truc qui me plait, encore que j'apperçois un shack shake !! Devant le resto se trouve un ami à moi rencontré il y a 3 jour de cela. Ca tombe bien il entre également dans le restaurant à proximité de la 80ème.Le coin est sympa mais l'attente dure tout de même quelques minutes. Je parle à une charmante jeune fille qui viendra s'assoir avec nous peu de temps après. Un Afro américain me ramène encore des frites, en me remerçiant d'avoir attendu si longtemps. Je n'ai pas vu le temps passé avec Ana, mais vraiment pas.

Le temps passe et il est venu pour moi de quitter le restaurant, on échange nos numéros et je promet de l'appeler quand j'aurais un moment (sans doute sur Paris mais pas avant). La librairie de New York me tend les bras et son architecture me plait énormément je m'y attarde quelques minutes. Même si la 5ème avenue n'attire pas vraiment mes faveurs il faut dire que cet endroit me plait énormément.

La poursuite se fait du côté du Rockafeller, pas vraiment mon trip à première vue mais un coin à faire quand on passe par New York. Il est déjà l'heure d'aller boire un verre au rythme des Playoffs NBA et NHL, mais le Baseball avec les Yankees attire soudainement mon attention. Pas très longtemps car le match est annulé pour cause de pluie. Je décide de rentrer à l'hotel ou plusieurs de mes camarades sy trouve, une longue discussion se met en place. Plutôt sympa !

17 Avril 2011

Je me lève .. Je te bous.. Nan c'est pas ça, bullshit ! Je me lève tôt ce matin car je dois quitter Harlem pour Brooklyn. Pas très prudent le garçon. Rendez vous sur Lafayette Street, je prends le train C sans aucun stop. Mes valises me détruise quelque peu les épaules mais on fait avec. Une fois arrivée à destination l'hôte me dit de repasser dans 40 minutes, le temps de nettoyer la chambre. Parfait ça me laisse le temps de manger et surtout de poser mes bagages dans le hall. Mon fardeau est terminé pour cette fois !! OUF.

En arrivant au Mcdonalds de Fulton Street (rue peu fréquentable ) je me dis que j'aurais pu jouer dans un de ses films ou Al Pacino est la vedette. Je suis le seul "européen", entouré d'Afro Américain qui semble me regarder d'un oeil inquiet parsemé de colère envers la race blanche. Je pense que la 2ème solution est plus proche de la vérité. Je commande mon repas, m'assoie et me connecte au wifi. Fulton Street est une rue mal rangé et ou les cartons arborent les trottoirs. Elle est loin l'ambiance touristique du Brooklyn Bridge et de High Street. De retour à l'auberge de jeunesse, je demande ma route à une dame d'environ 35 ans .. "Vite c'est par là je ne parle pas aux blancs" me dit-elle d'un ton sec et esquivant mon regard. Ce séjour à Brooklyn commence tellement bien ...

Je m'installe et repars aussitôt. Ce soir c'est playoffs pour les Hornets pas question de raté ça. Il est 14h, je traverse une nouvelle fois le pont de Brooklyn à pied, histoire de me détendre après tant de péripéties. Un petit détour vers Pier 17, Upper East Side et Tribeca pour prendre quelques clichés. L'heure est arrivée, je mange chez Applebees. La pub c'est bien beau avec des produits alléchants mais à l'intérieur rien de bien croustillant. Vite direction un vrai pub pour le match. Je trouve accoudé au bar un mec passionné de Basketball comme moi et ancien membre de Duke University !! On est mal barré c'est pile l'équipe que je déteste, mais il déteste les Lakers.

Les Kobe Sucks retentissent, je dois avouer que j'ai déclencher le mouvement de foule. Dans la foulée je reçois un message sur whatapps d'Esther. Elle me dit qu'elle est désolé qu'on ai pas pu se revoir, mais néanmoins ses études et conférences lui ont pris un temps considérable. "Il faut qu'on se revoie ça serait coll, si je peux te capter sur Paris ..." un léger sourire puis une réflexion soudaine : "On verra quand je rentrerais à Paris". Une nouvelle qui disparait car les Hornets domine le match et sur un big shot de Paul je bondis de ma chaise. Je crois que je suis repéré, je suis le seul content de l'hypothétique victoire des Hornets et non pas de la défaite des Lakers. 1/0 pour les Hornets je jubile même si je sais que ce sera compliqué.

18 Avril 2011

Mon avant dernier jour à New York avant de toucher à un vieux rêve : La Nouvelle Orleans, ses bateaux, Bourbon Street, le Superdome et bien entendu en tant que fan hystérique que je suis le New Orleans Arena !! Je n'ai toujours pas mes places d'ailleurs pour les playoffs des Hornets, mais je décide de ne pas me stresser pour autant. Une fois cette pensée partie, je me rappelle que je suis encore à New York et qu'il me faut profiter de cette journée particulièrement ensoleillée. Tiens donc, une belle journée à New York, j'avais déjà oublier que cela pouvait exister. L'occasion est trop belle et après avoir fait le pont de Brooklyn et celui de Manhattan auparavant, je m'attaque au Williamsburg Brdige.

Beaucoup moins connus que les deux autres, il a ce que je voulais voir de haut à New York : Le street art. Je dégaine mon iphone, oui parfois j'ai honte !! Après un nombre de pays incalculable déjà effectué je ne détiens pas encore de Reflex, mais je mets un point d'honneur pour en acquérir un dès mon retour en France (Enfin avant le début 2012 quoi !!).

C'est tout de même dommage que ce pont tout comme celui de Brooklyn soit quadrillé, mais cela ne m'empêchera pas de m'engouffrer pour prendre quelques clichés qui valent le détour. Il est déjà l'heure d'aller manger, j'ai décidé de décliner l'invitation faite par une charmante Hollandaise car d'une part elle est avec son copain et de l'autre j'ai envie de continuer mon trip seul pour ces derniers jours à New York. Hum tiens donc le Shack Shake me tend les bras. Une demi heure de queue, la lumière rouge s'illumine, tout comme mon visage. Comment peut il en être autrement lorsque vous déguster le meilleur burger du monde, oui je pèse mes mots comme toujours, mon côté italien refait surface, damn !

Je me balade de quartiers en quartiers, parlent baseball avec quelques fans qui auront remarqués mon t shirt d'Alex Rodriguez puis je rentre assez tôt sur els coups de 19h. Il me tarde de continuer mon trip à la Nouvelle Orleans, mais ce n'est en aucun cas un dégout de New York disons plutôt que l'auberge de jeunesse est tout simplement invivable, personne ne se parle, le danger semble omniprésent !!

Cependant sur les coups de 20h, deux filles m'interpèlent dans la chambre : "Hey on va au concert de Mister Vegas, t'as l'air assez Funky ca t'intéresse ? " Why not après tout, ça va me permette de sortir. J'appellerais tout ma famille plus tard après tout, je ne vie pas pour eux. Le concert est une sorte de foutage de gueule organisé, mis à part la présence de Mister Vegas pendant 10 minutes, c'est plus une promo pour que ses potes sortent du trou. L'ambiance était sympa je rentre à minuit je ne vais pas m'en plaindre .... La seconde fille reste avec moi, découvre mon univers musical et le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle aime tout mais n'y connais rien. Du Jedi Minds Tricks, 7L Estoric, Torae, Dutch, Outerspace, Large Pro et The Left, avec bien entendu du Jazz et un peu de Funk Music.

19 Avril 2011

Un petit tour dans Chelsea pour passer une agréable matinée, je boycotte une fois n'est pas coutume le Starbucks (Le café à 5 dollars c'est pas ma tasse de thé ..), en revanche le Chelsea market attire mon attention avec les cupcakes notamment. Vous savez ces petits gâteaux américains bourrés de sucre et vraiment dégueux si on en juge par le goût. Du fromage en dégustation ? ARE YOU KIDDING ME ... ? FIRST !!! Bouarf, j'avais oublier cette agréable sensation que pouvais me procurer un vulgaire clakos. Ce bleu d'Auvergne me ravit, même si j'aurais préféré avoir le fromage et le rouge. Je suis dans l'élite de la beaufitude Française.

Un Cheesecake et puis s'en va. mais définitivement ce petit tour du Chelsea market est vraiment agréable. En parcourant Central Park à partir de la 59ème je vois un mec qui me dit heyyyy !! t'as une casquette des Yankees comme tous ses européens (j'explose de rire) ou tu aimes vraiment le baseball mec ? Je lui réponds que j'adore le baseball et qu'en plus je peux lui bôter le cul (je n'en pense pas un mo, mais je suis tellement excité de jouer). Il me prends au mots et j'intègre leur équipe en 3ème base dans un vrai terrain de baseball, le pied.

Les spots sont allumés et il est 18h00 déjà (je ferais bien quelques musées avant). Il me présente à son équipe. C'est un entrainement organisé, il me demande à quel poste je suis le plus à l'aise, je serais 3eme base !! Mon équipe gagnera par 12 runs à 6, j'inscrirais 2 points avec notamment un double et un 3/6 à la batte. Le mec vient me voir pour me demander si je veux rejouer demain. Malheureusement je suis à New Orleans demain, j'en viendrais presque à regretter mon choix ... L'envie de repousser mon vol me prend l'espace de 2 secondes mais j'aurais bien d'autre péripéties dans une nouvelle ville.

Il est déjà 22h00 , le temps pour moi d'aller à Applebee's près de time square qui jouit d'une réputation assez bonne (je n'ai pas compris pourquoi en engloutissant mon steak). Mais j'ai l'avantage d'avoir un écran géant juste au dessus de ma gueule avec le match de Dallas face à Portland (Game 2). Une belle perf de Peja Stojakovic et de Jason Kidd pour infliger 12 points dans la gueule des coéquipiers de Brandon Roy !! Il est grand temps de rentrer car je n'ai pas envie de risquer ma vie dans ce quartier assez différent de ce que je fréquente pendant mes journées. Demain, nouveau départ !!!

20 Avril 2011 :

Un vol de 3h durant lequel je m'écroule dans un sommeil assez profond. Bien arrivée à destination, première surprise : Je dois prendre un taxi à 33 dollars pour retrouver mon auberge de jeunesse situé près de Magazine Street. Le chauffeur de taxi n'est pas des plus sympathique mais ça me permet d'admirer la ville, qui au premier abord me semble somptueuse. Absolument, dans mon état d'esprit. Un peu de mal a trouvé le numéro 1606 mais ça y est j'y arrive enfin.

La stupéfaction m'envahit, le maître des lieux (enfin celui qui m'accueille) me dit qu'ici c'est pas New York (je lui ai expliqué quelque peu mon trip), je peux fumer ce que je veux à l'intérieur de l'auberge (extérieur bien entendu) et qu'ici c'est no stress. Il m'explique sur la carte tout les bons coins à faire. Le Wallmart pour m'alimenter, Bourbon Street, Magazine Street, les diverses universités à promximité, le zoo, l'aquarium et j'en passe.

Je file vers le New Orleans Arena, autant effectuer le gratin et la crème tout de suite. Le box Office est fermé mais cela ne m'empêche pas de prendre quelques clichés et de contemplé juste après le Superdome. Une des personnes présente sur le site m'interroge sur ma présence, on discute un bon moment, très agréable. La nuit tombé, je prends la direction de Bourbon Street pour un repérage, je sens que je vais bien m'éclater ici.

A SUIVRE ...
Voyage au Maghreb, juillet 2011 English translation pending
by Lsttx · 2011-07-04 · 71 replies
Bonjour la famille !

Après de joyeuses aventures au Moyen Orient en 2008-2009 (trois gros carnets de voyages ici, ici, ici et là), je reprends enfin la route ! Pour être tout à fait exact, je vais passer quelques semaines de l'autre côté de la Méditerranée (Algérie, Tunisie) pour retrouver les sensations, impressions, le bonheur de la vadrouille. Le voyage en Inde, qui devait avoir lieu en 2010 (mais qui a été repoussé, pour valider le concours de l'agrégation en sciences économiques et sociales), devrait se faire en 2012.. si Dieu le veut :)

Bref en route ! Il y a énormément de choses à voir/à dire me semble-t-il, d'autant plus en cette merveilleuse année de révoltes. Je n'ajoute rien pour ceux qui m'ont déjà lu ; pour les autres (que j'invite à lire, ou à tenter/commencer de lire mes précédents carnets) les choses se font donc en quasi-direct, je me débrouille en arabe, je pars sans vêtements ni bagages comme toujours, seul. On s'efforcera de s'ouvrir aux pays et aux gens rencontrés, histoire d'en cerner les beautés et richesses. Yallah !
Croisière sur le Costa Pacifica: "Islande et Nord Extrême" English translation pending
by Cove70 · 2011-07-03 · 73 replies
bonjour, je tenais à laisser un commentaire sur la croisiere que nous venons de vivre mon mari et moi même durant 18 jours "Islande et Nord Extreme" sur le Costa Pacifica. Nous avons vécu une magnifique croisiere, tout était parfait: un bateau luxueux sur le théme de la musique avec un personnel toujours souriant, à notre écoute et à nos petits soins, qui se pli en quatre pour satisfaire notre bien être; la restauration digne des trés bons restaurants avec une nourriture trés variée et équilibrée; Nous avions une cabine avec fenêtre, là encore rien à redire, spacieuse, confortable, faite 3-4 fois par jours; des spectacles dynamiques, trés variés, haut en couleurs avec parfois des artistes époustoufflants; Les excursions sont trés biens organisées, nous conseillons toute fois de les réservées chez soi par internet bien à l'avance car elles sont trés prisées et vous risqueriez de ne plus rien avoir le jour J. Pour ce qui est du théme de notre croisiere l'islande et nord extreme, il n'y a pas de mots assez grand pour décrire ces paysages grandioses, cette nature à nous couper le souffle, je recommande fortement cette croisiere à tous ceux qui adore comme moi les pays nordique et en plus durant quelques jours nous vivons une expérience hors du commun puisque le soleil ne se couche pas, il fait jour 24h sur 24 on est completement déconnecté, le cerveau ne sait plu où il en est, on est un peu comme les nouveaux nés qui confondent le jour et la nuit. Si vous avez des questions je suis à votre disposition, je me ferais un plaisir de vous répondre le plus rapidement possible.

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