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De Mandalay à Hpa-An, notre découverte de la Birmanie en transports en commun English translation pending
Voilà un pays qui ne laisse pas indifférent ! Bien sûr, les problèmes ne sont pas prêts d'y être résolus et nul ne peut prédire dans quel sens il va évoluer. Va-t-il s'ouvrir de plus en plus ou se refermer ?
Certes, ce n'est pas le pays où l'on peut admirer les plus merveilleux paysages mais l'extraordinaire accueil de la population fait oublier (un peu) la pollution et la poussière qui y règnent, ainsi que les conditions de vie et de travail des gens car, ici, tout se fait à la main, de l'empierrement et du goudronnage des routes (par des femmes et des adolescents, très souvent) à la construction des maisons et des pagodes, ainsi que la fabrication du gravier et du ciment sur le bord des routes de montagne... sans oublier les graves problèmes ethniques, le bouddhisme radical et omniprésent, pas toujours pacifiste... la main-mise des généraux et l'énorme corruption...
Malgré tout ça, pour les visiteurs que nous sommes, l'atmosphère birmane reste assez envoûtante et le sourire des habitants si heureux de voir leur pays s'ouvrir et de pouvoir essayer de communiquer avec les étrangers font que l'on s'y attache incontestablement...
Tout d'abord, voici notre parcours qui a duré 28 jours, durée autorisée par le visa, avant de passer la frontière terrestre pour la Thaïlande (qui fera le thème d'un autre carnet) :
-atterrissage à Mandalay, la ville et ses alentours (4 nuits)
-Monywa (1 nuit)
-Pakokku (1 nuit)
-Mindat (3 nuits)
-Bagan (Nyaung U) (4 nuits)
-Kalaw (3 nuits)
-marché d'Augban + lac Inle (Nyaungshwe) (3 nuits)
-Yangon (2nuits)
-Mawlaymine (2 nuits)
-Hpa-An (3 nuits)
Passage de la frontière birmano-thaïe à Myawaddy le 11 février
Nous avons dépensé pour 28 jours, sur place, à deux personnes : 1200€
Tout le monde nous avait dit que l'hébergement était très cher en Birmanie. Tout est relatif car nous avons réussi à trouver des hôtels corrects (à quelques exceptions près) pour 20 à 25€ mais comme le petit déjeuner pour 2 personnes est toujours compris, le prix n'est finalement pas si élevé. En revanche, la nourriture n'est pas chère du tout et pas si mauvaise que nous l'avions entendu dire (beaucoup de riz et de légumes). C'est vrai que c'est souvent cuisiné dans beaucoup d'huile, malheureusement...
La monnaie est le kyat. 1€ = 1440 kyats environ, pendant la durée de notre séjour Sur place, pendant 28 jours à deux, nous avons dépensé en tout 1 200€ Voici nos hébergements pour 2 personnes : HOTELS : Mandalay : ET Hôtel 18$ (grande chambre, salle de bain et bon petit déj compris, accueil sympa) N°129, 83rd street, bet 23rd and 24th tél : 02 65006,66547, 011203529 Monywa : hôtel Shwe Taung Tarn (ch 405, 18,50€ av s de b et petit déj très bon) et bon resto en bas, tél: 071 21478 Pakokku : Mya Yatanar Inn (ch très spartiate, petit déj minable, douche au seau, 16,6€ beaucoup trop chère pour ce que c'est) tél : 06221457, 0933081302 Mindat : Se Nang Family gh (grande ch avec salle de bain partagée, très bon petit déj, accueil très sympa, salon commun où l'on peut manger ce qu'on achète au marché, 21€) tél: 02442002645,0949205318 Bagan (Nyaung U) : Ever New gh (à 3kms du centre) (gde ch avec clim et frigo, s de b séparée mais privée, petit déj inégal selon les jours, certains jours pt dej continental, d'autres riz ou nouilles, calme, 23$, resto très copieux dans cour, loc de e-bikes) N°6, Aung Myay Thar quarter, 1 line, tél : 061 61178 Kalaw : Railroad gh (gde ch parquetée, confortable, s de b avec eau chaude, jardin, terrasse, 24,5€, petit déj très copieux et excellent servi sur terrasse : bien se couvrir le matin, il fait froid!) bien située, pas trop loin du centre mais au calme, près de la gare, tél: 081 50858 Nyaungshwe (lac Inle) : hôtel Nanda Wunn (bungalow dans jardin avec petite terrasse privée, très jolie ch confortable, gde s de b, clim, petit déj buffet, vraiment très bien et accueil excellent : 22€) tél: 081 20911, 081 20912 Yangon : Agga Youth hostel (ch très bien, propre, bonne douche chaude, clim, frigo, petit déj buffet, 25€) bien situé près du quartier chinois , N°86, 12th street, Lanmadaw Township, tél: 01 225460, 01 2300051, 09 5078195 ,09 253363403 Mawlamyine : plus de place à la Breeze gh, nous devons nous rabattre sur le Htun Yadanar Motel, situé près du marché, non loin de la rivière (ch propre et moderne mais très bruyante, on croirait dormir dans la rue, accueil très froid, petit déj minable servi ds la ch, très chère pour ce que c'est :28€) Hpan-An : Soe brother gh (gde ch n°25, avec clim, frigo, s de b et eau chaude, très bien mais il a plusieurs catégories de ch, pas de petit déj mais nous le prenions ds la ch car nous disposions d'une bouilloire, 22€) hôtel très routard toujours rempli, construit de bric et de broc mais très sympa... tél: 058 21372
Et maintenant, le récit de notre périple (mon mari et moi, la soixantaine...) : MANDALAY : Nous décollons de Paris le samedi 14 janvier 2017, à 11h50, avec la compagnie "China Eastern". Après 5h d'escale à Kunming, en Chine, nous arrivons le dimanche 15 à Mandalay à 14h30. Pour nous rendre de l'aéroport à l'hôtel E.T. que nous avions réservé sur Booking.com (c'est le seul hôtel que nous avions réservé d'avance), nous prenons un minibus (taxi partagé) pour 4000kyat (2,70€) par personne (l'aéroport est situé à 40kms de Mandalay). La ville paraît très vaste et assez déglinguée et chaotique... une fois installés à l'hôtel, dont l'accueil est très sympathique, nous prenons un peu de repos après ce long trajet et nous allons dîner au "Lashio lay", resto qui nous est recommandé par le patron de l'hôtel et qui est situé tout près. Nous découvrirons par la suite qu'il est dans le guide du Routard comme étant une très bonne adresse et c'est vrai que c'est bon (parfois assez étonnant comme cuisine) , nous y retournerons tous les soirs de notre séjour à Mandalay. E.T. hôtel : 83rd Street, between 23rd and 24th street. Lundi 16 : Après la visite d'un atelier de feuilles d'or, nous prenons des motos-taxis pour nous rendre au pied de la colline de Mandalay. Deux gros lions marquent l'entrée puis il faut grimper les escaliers couverts, pieds nus, jusqu'au sommet (1700marches environ). En haut, après avoir admiré bouddhas et pagodes, nous déjeunons dans un agréable petit resto avec terrasse, puis il faut redescendre, ce qui sollicite beaucoup les genoux et mollets!
En bas, encore des temples, monastères et pagodes et surtout le magnifique Shwe Nandaw Monastery, tout en bois sculpté. Ce monastère, tout en teck, faisait initialement partie des bâtiments du Palais royal où vécut le roi Mindon. En 1880, son fils le fit démonter et transporter à sa place actuelle, en dehors de l'enceinte du palais, ce qui lui a évité de brûler avec le reste du palais détruit pendant la guerre. Pour le visiter, il faut acheter le pass de 10 000k/pers, ce qui donne droit de voir plusieurs sites, dont le Palais royal et le beau monastère en bois d'Inwa. Puisque le Palais royal est inclus dans le passe, nous décidons d'y aller et pour cela, nous prenons des petites rues transversales très tranquilles, ce qui contraste avec le trafic intense des avenues, bordées de petites maisons en bois et en bambou entourées de jardins. Ambiance de village très sympa... ensuite nous traversons un marché qui longe la grande artère menant à l'entrée du palais (il ferme à 17h). Il faut laisser un passeport au militaire qui garde l'entrée et, contrairement à ce que nous pensions, il est impossible de traverser le parc et de sortir de l'autre côté, ce qui nous aurait bien arrangés pour rentrer à notre hôtel. Le palais initial ayant été complètement détruit pendant la seconde guerre mondiale, il a été reconstruit, peut-être pas tout à fait à l'identique, mais pas mal quand même. Après la visite, nous sommes donc obligés de repasser par la même entrée pour récupérer notre passeport puis nous prenons un taxi pour rentrer à l'hôtel (4000k). Les tuk-tuks ne sont pas nombreux dans cette ville, contrairement aux autres pays d'Asie que nous avons visités jusque là...
La monnaie est le kyat. 1€ = 1440 kyats environ, pendant la durée de notre séjour Sur place, pendant 28 jours à deux, nous avons dépensé en tout 1 200€ Voici nos hébergements pour 2 personnes : HOTELS : Mandalay : ET Hôtel 18$ (grande chambre, salle de bain et bon petit déj compris, accueil sympa) N°129, 83rd street, bet 23rd and 24th tél : 02 65006,66547, 011203529 Monywa : hôtel Shwe Taung Tarn (ch 405, 18,50€ av s de b et petit déj très bon) et bon resto en bas, tél: 071 21478 Pakokku : Mya Yatanar Inn (ch très spartiate, petit déj minable, douche au seau, 16,6€ beaucoup trop chère pour ce que c'est) tél : 06221457, 0933081302 Mindat : Se Nang Family gh (grande ch avec salle de bain partagée, très bon petit déj, accueil très sympa, salon commun où l'on peut manger ce qu'on achète au marché, 21€) tél: 02442002645,0949205318 Bagan (Nyaung U) : Ever New gh (à 3kms du centre) (gde ch avec clim et frigo, s de b séparée mais privée, petit déj inégal selon les jours, certains jours pt dej continental, d'autres riz ou nouilles, calme, 23$, resto très copieux dans cour, loc de e-bikes) N°6, Aung Myay Thar quarter, 1 line, tél : 061 61178 Kalaw : Railroad gh (gde ch parquetée, confortable, s de b avec eau chaude, jardin, terrasse, 24,5€, petit déj très copieux et excellent servi sur terrasse : bien se couvrir le matin, il fait froid!) bien située, pas trop loin du centre mais au calme, près de la gare, tél: 081 50858 Nyaungshwe (lac Inle) : hôtel Nanda Wunn (bungalow dans jardin avec petite terrasse privée, très jolie ch confortable, gde s de b, clim, petit déj buffet, vraiment très bien et accueil excellent : 22€) tél: 081 20911, 081 20912 Yangon : Agga Youth hostel (ch très bien, propre, bonne douche chaude, clim, frigo, petit déj buffet, 25€) bien situé près du quartier chinois , N°86, 12th street, Lanmadaw Township, tél: 01 225460, 01 2300051, 09 5078195 ,09 253363403 Mawlamyine : plus de place à la Breeze gh, nous devons nous rabattre sur le Htun Yadanar Motel, situé près du marché, non loin de la rivière (ch propre et moderne mais très bruyante, on croirait dormir dans la rue, accueil très froid, petit déj minable servi ds la ch, très chère pour ce que c'est :28€) Hpan-An : Soe brother gh (gde ch n°25, avec clim, frigo, s de b et eau chaude, très bien mais il a plusieurs catégories de ch, pas de petit déj mais nous le prenions ds la ch car nous disposions d'une bouilloire, 22€) hôtel très routard toujours rempli, construit de bric et de broc mais très sympa... tél: 058 21372
Et maintenant, le récit de notre périple (mon mari et moi, la soixantaine...) : MANDALAY : Nous décollons de Paris le samedi 14 janvier 2017, à 11h50, avec la compagnie "China Eastern". Après 5h d'escale à Kunming, en Chine, nous arrivons le dimanche 15 à Mandalay à 14h30. Pour nous rendre de l'aéroport à l'hôtel E.T. que nous avions réservé sur Booking.com (c'est le seul hôtel que nous avions réservé d'avance), nous prenons un minibus (taxi partagé) pour 4000kyat (2,70€) par personne (l'aéroport est situé à 40kms de Mandalay). La ville paraît très vaste et assez déglinguée et chaotique... une fois installés à l'hôtel, dont l'accueil est très sympathique, nous prenons un peu de repos après ce long trajet et nous allons dîner au "Lashio lay", resto qui nous est recommandé par le patron de l'hôtel et qui est situé tout près. Nous découvrirons par la suite qu'il est dans le guide du Routard comme étant une très bonne adresse et c'est vrai que c'est bon (parfois assez étonnant comme cuisine) , nous y retournerons tous les soirs de notre séjour à Mandalay. E.T. hôtel : 83rd Street, between 23rd and 24th street. Lundi 16 : Après la visite d'un atelier de feuilles d'or, nous prenons des motos-taxis pour nous rendre au pied de la colline de Mandalay. Deux gros lions marquent l'entrée puis il faut grimper les escaliers couverts, pieds nus, jusqu'au sommet (1700marches environ). En haut, après avoir admiré bouddhas et pagodes, nous déjeunons dans un agréable petit resto avec terrasse, puis il faut redescendre, ce qui sollicite beaucoup les genoux et mollets!
En bas, encore des temples, monastères et pagodes et surtout le magnifique Shwe Nandaw Monastery, tout en bois sculpté. Ce monastère, tout en teck, faisait initialement partie des bâtiments du Palais royal où vécut le roi Mindon. En 1880, son fils le fit démonter et transporter à sa place actuelle, en dehors de l'enceinte du palais, ce qui lui a évité de brûler avec le reste du palais détruit pendant la guerre. Pour le visiter, il faut acheter le pass de 10 000k/pers, ce qui donne droit de voir plusieurs sites, dont le Palais royal et le beau monastère en bois d'Inwa. Puisque le Palais royal est inclus dans le passe, nous décidons d'y aller et pour cela, nous prenons des petites rues transversales très tranquilles, ce qui contraste avec le trafic intense des avenues, bordées de petites maisons en bois et en bambou entourées de jardins. Ambiance de village très sympa... ensuite nous traversons un marché qui longe la grande artère menant à l'entrée du palais (il ferme à 17h). Il faut laisser un passeport au militaire qui garde l'entrée et, contrairement à ce que nous pensions, il est impossible de traverser le parc et de sortir de l'autre côté, ce qui nous aurait bien arrangés pour rentrer à notre hôtel. Le palais initial ayant été complètement détruit pendant la seconde guerre mondiale, il a été reconstruit, peut-être pas tout à fait à l'identique, mais pas mal quand même. Après la visite, nous sommes donc obligés de repasser par la même entrée pour récupérer notre passeport puis nous prenons un taxi pour rentrer à l'hôtel (4000k). Les tuk-tuks ne sont pas nombreux dans cette ville, contrairement aux autres pays d'Asie que nous avons visités jusque là...
53 jours en Argentine English translation pending
Bonjour à tous,
Nous nous sommes souvent servis des carnets de voyage postés ici pour préparer nos voyages ou simplement s'évader en lisant vos récits. A notre tour de vous racontez notre périple en Argentine.
Pour situer le contexte nous sommes un couple actuellement en tour du monde et après quelques jours en Uruguay l'Argentine est la première destination où nous sommes restés un petit moment.
Si vous êtes intéressé par notre aventure notre blog est: surlaroutedesflo Vous pouvez également nous suivre à travers nos photos sur instagram: @surlaroutedesflo
Le Carnet va suivre chronologiquement notre séjour, soit: - Buenos Aires - San Ignacio - Iguazu - Corrientes - Salta - Roadtrip autour de Salta, d'abord le nord puis le sud de la région - San Miguel de Tucuman - Bariloche - El Chalten - El Calafate - Ushuaïa - et enfin le bilan.
Les textes et photos sont issus directement de notre blog.
Nous nous sommes souvent servis des carnets de voyage postés ici pour préparer nos voyages ou simplement s'évader en lisant vos récits. A notre tour de vous racontez notre périple en Argentine.
Pour situer le contexte nous sommes un couple actuellement en tour du monde et après quelques jours en Uruguay l'Argentine est la première destination où nous sommes restés un petit moment.
Si vous êtes intéressé par notre aventure notre blog est: surlaroutedesflo Vous pouvez également nous suivre à travers nos photos sur instagram: @surlaroutedesflo
Le Carnet va suivre chronologiquement notre séjour, soit: - Buenos Aires - San Ignacio - Iguazu - Corrientes - Salta - Roadtrip autour de Salta, d'abord le nord puis le sud de la région - San Miguel de Tucuman - Bariloche - El Chalten - El Calafate - Ushuaïa - et enfin le bilan.
Les textes et photos sont issus directement de notre blog.
Une semaine en Islande au mois d'avril English translation pending
Tout a commencé au mois de novembre, nous avions la possibilité de partir une semaine début avril, mais aucune idée où aller. Le ski, il fait souvent trop chaud en avril, certaines destinations sont trop loin pour une semaine, une capitale, pourquoi pas, mais voilà, nous n’étions pas très encouragés à visiter une ville.
J’ai mis nos dates sur le site d’EasyJet et j’ai regardé une par une les destinations qui pourraient nous plaire. Reykjavik, eh oui, ça c’est une bonne idée. Mon mari était tout de suite emballé et hop, nous avons réservé nos billets le même soir. De plus, les billets n'étaient vraiment pas chers, Fr. 150.- pour un aller-retour par personne.🙂
J’ai commencé à lire des carnets et j'ai consulté les forums. Eh oui, il fallait encore réserver la voiture et trouver l'itinéraire avant de réserver les hôtels. Les retours que j’ai pu lire sur certains loueurs internationaux étaient catastrophiques, nous avons donc choisi un loueur islandais. Il faut dire que la location de voiture est très chère en Islande et les assurances le sont également. Encore quelques réservations d’hôtels soit en direct ou via booking et le voyage était organisé.🙂
Mercredi 1 avril Nous partons de l'aéroport de Genève à 14h30 avec 25 minutes de retard. Le vol de 4h30 avec EasyJet se passe bien et nous arrivons à Keflavik à 17h00 heure locale. En attendant notre bagage, nous retirons des couronnes islandaises dans un bancomat. Ouf, notre valise est là, nous pouvons donc passer la douane. Un employé de l'agence de location de voiture vient nous chercher pour nous amener dans l'agence à Keflavik. Nous remplissons les papiers et partons avec notre Toyota Auris qui affiche seulement 5000 kilomètres au compteur. Cette voiture est plus grande que celle que nous avons réservée, c’est une automatique, elle est parfaite.
Il fait beau, nous décidons de visiter un peu avant de rejoindre notre hôtel à Hveragerði. Premier arrêt, le Blue Lagon, ce bassin thermal est très beau, l’eau est bleue turquoise et la roche volcanique gris foncé.
Autour du Blue Lagon






Blue Lagon
Nous nous promenons un peu avant de partir pour Krisuvik notre prochain arrêt. La route est belle, le paysage très sauvage il y a de la roche volcanique à perte de vue. Nous avons également de belles vues sur l’océan. Quand nous arrivons à Krisuvik, le paysage est dans l'ombre et il fait très froid. Nous décidons de ne pas visiter ce site aujourd'hui, nous y reviendrons à la fin de notre séjour. Nous jetons juste un coup d’œil au lac Grænvatn, celui-ci est gelé.


Arrivés à l'hôtel, nous déposons nos bagages dans la chambre, puis nous allons manger au restaurant de l'hôtel. Le cadre est magnifique, nous avons une superbe vue sur la rivière et les fumerolles. Le repas est excellent, du canard pour Benoît et de l'agneau pour moi. Dommage qu'il fasse si froid et que le vent soit si fort, nous ne profitons pas de la piscine, ni des jacuzzis. Notre chambre est une petite maisonnette contiguë avec un balcon qui donne sur la rivière. Malheureusement, il ne fait pas très chaud dans la chambre, nous ne tardons pas à nous coucher.
J’ai mis nos dates sur le site d’EasyJet et j’ai regardé une par une les destinations qui pourraient nous plaire. Reykjavik, eh oui, ça c’est une bonne idée. Mon mari était tout de suite emballé et hop, nous avons réservé nos billets le même soir. De plus, les billets n'étaient vraiment pas chers, Fr. 150.- pour un aller-retour par personne.🙂
J’ai commencé à lire des carnets et j'ai consulté les forums. Eh oui, il fallait encore réserver la voiture et trouver l'itinéraire avant de réserver les hôtels. Les retours que j’ai pu lire sur certains loueurs internationaux étaient catastrophiques, nous avons donc choisi un loueur islandais. Il faut dire que la location de voiture est très chère en Islande et les assurances le sont également. Encore quelques réservations d’hôtels soit en direct ou via booking et le voyage était organisé.🙂
Mercredi 1 avril Nous partons de l'aéroport de Genève à 14h30 avec 25 minutes de retard. Le vol de 4h30 avec EasyJet se passe bien et nous arrivons à Keflavik à 17h00 heure locale. En attendant notre bagage, nous retirons des couronnes islandaises dans un bancomat. Ouf, notre valise est là, nous pouvons donc passer la douane. Un employé de l'agence de location de voiture vient nous chercher pour nous amener dans l'agence à Keflavik. Nous remplissons les papiers et partons avec notre Toyota Auris qui affiche seulement 5000 kilomètres au compteur. Cette voiture est plus grande que celle que nous avons réservée, c’est une automatique, elle est parfaite.
Il fait beau, nous décidons de visiter un peu avant de rejoindre notre hôtel à Hveragerði. Premier arrêt, le Blue Lagon, ce bassin thermal est très beau, l’eau est bleue turquoise et la roche volcanique gris foncé.
Autour du Blue Lagon






Blue LagonNous nous promenons un peu avant de partir pour Krisuvik notre prochain arrêt. La route est belle, le paysage très sauvage il y a de la roche volcanique à perte de vue. Nous avons également de belles vues sur l’océan. Quand nous arrivons à Krisuvik, le paysage est dans l'ombre et il fait très froid. Nous décidons de ne pas visiter ce site aujourd'hui, nous y reviendrons à la fin de notre séjour. Nous jetons juste un coup d’œil au lac Grænvatn, celui-ci est gelé.


Arrivés à l'hôtel, nous déposons nos bagages dans la chambre, puis nous allons manger au restaurant de l'hôtel. Le cadre est magnifique, nous avons une superbe vue sur la rivière et les fumerolles. Le repas est excellent, du canard pour Benoît et de l'agneau pour moi. Dommage qu'il fasse si froid et que le vent soit si fort, nous ne profitons pas de la piscine, ni des jacuzzis. Notre chambre est une petite maisonnette contiguë avec un balcon qui donne sur la rivière. Malheureusement, il ne fait pas très chaud dans la chambre, nous ne tardons pas à nous coucher.
Croisière MSC Meraviglia Norvège Cap Nord - 10 mai 2018 English translation pending
Avec 3 couples d'amis nous avons réservé cette magnifique croisière au départ de Hambourg.
Çà va être une belle aventure jusqu'au Cap Nord, un rêve...
Pour se rendre au port, on ne sait pas encore si ce sera en voiture ou en avion.
Ce forum nous permettra d'échanger avec des personnes qui ont déjà fait ce circuit.
Bienvenue
Maghnia et René


MSC Divina croisières transatlantiques de mars 2018 English translation pending
- Nataly03....................15029
- Marianna16..............10265
- Clau05........................15023
- Alexandre867............15011
- cristianh.....................15024
- Soran256....................15019
- PAP..............................16008
- Moniquefleur.............15027
- Minoquide..................16023
- Carocarao ..................15026
- Maralpine06.............. 12004
- Rosestories.................. 8195
- Panisalex....................15007
- Eterlous......................16003
- Eterlous (ami)............16002
- Eterlous (ami)............16004
- Migui 08...................... 9127
- Migui08 ( ami )......
- Granduduche...........
- Nostalgie74................12020
- Cajoline2.....................11219
- Dacy............................11205
- Déalé........................... 8170
- Christine76................10188
- Christine76 (famille) 10170
- foxpyzy ......................10176
En raison de la fermeture de notre fil initial, ci dessus ... ou nous en étions ...
A bientôt,
En raison de la fermeture de notre fil initial, ci dessus ... ou nous en étions ...
A bientôt,
Croisière Costa Favolosa Caraïbes + transatlantique, départ Fort-de-France 24 mars 2017 English translation pending
Comme annoncé je poste ici le détail de nos projets au point où ils en sont ...
Du nord au sud du Vietnam en décembre 2016 English translation pending
Vietnam 2016 (de Hanoï à Saïgon)
Jeudi 15 décembre : départ de Genval-Gare
Les photos du 1er jour
A 14h20, les valises sont prêtes et embarquées dans la Peugeot. Direction la gare de Genval. Enfin nous allons tester la ligne SNCB entre Schuman et l'aéroport. On se souvient qu'en juin, ils étaient en grève lors de notre départ vers Porto.
A l'aéroport, le contrôle douanier est maintenant complètement automatique : lecture électronique du passeport et ouverture du portique. Au contrôle de sécurité, mon sac à dos est embarqué sur une voie de garage : ouverture du sac et de la pochette des médocs : bon, je pensais la laisser dans la valise et j'ai oublié que mon canif qui m'accompagne partout depuis le Népal (en 1985 !!!) est dans cette trousse ! Rien n'y fait, le canif termine à la poubelle. On ne va pas se laisser abattre pour autant.
Le vol vers Istanbul est à l'heure. Ouf car nous n'avons qu'une heure pour le transfert dans l'immense aéroport Ataturc. Il y a bien de la place pour les jambes. On affiche enfin la gate B08. C'est à l'étage du dessous : un peu de pagaille pour prendre le bus, sous la pluie. Pour ce long vol de nuit, nous avons des places hublot à deux. Nous ne serons pas dérangés et nous pourrons nous lever à notre guise. J'allais m'endormir avec coussin, couverture, foulard, quand on nous sert encore un souper. Il est 3h du matin à Bruxelles. Enfin les lumières s'estompent et nous essayons de dormir. C'est moins confortable que le premier vol ! On nous réveille à 14h, heure de Hanoï pour un petit déj peu appétissant.
Vendredi 16 décembre : découverte de Hanoï
Après un atterrissage sans encombre, nous passons l'immigration en 15 minutes chrono. Attente des valises. Une famille vietnamienne avec 3 jeunes enfants réceptionne entre 10 et 15 bagages de toutes tailles ! Il doit s'agir d'un déménagement.
A la sortie, nous voyons tout de suite notre guide, TRUNG (prononcer Tchoung). La voiture de Mac (prononcer Maï) arrive et nous voilà dans la circulation. Dès l'entrée en ville, nous sommes assaillis de scooters de tous côtés. Le piéton n'est pas roi ici. Le guide est sympa. Il nous explique le change : 1 euro = 25000 dongs. Nous serons donc millionnaires 😏
Les maisons sont très étroites, une seule pièce, et hautes, tout en profondeur. L'hôtel est en plein centre ville. Sympa. Notre chambre est au 6e. C'est un peu vieillot, mais charmant, et beaucoup mieux que ce que j'attendais. Il fait bon, ni trop chaud, ni froid, bien que tous les locaux sont en anorak d'hiver bien fermé. Pour moi le t-shirt est parfait.
A 19h, souper à l'hôtel. Nous nous laissons conseiller par le serveur et c'est très bon, en particulier les nems.
Petit tour dans le quartier. Frayeur pour traverser la rue au milieu des scooters, voitures et klaxons. Un gentil monsieur me prend par le bras pour m'amener de l'autre côté, car Daniel est passé sans se soucier de moi ! Ceci dit, on s'habitue vite et la technique n'est finalement pas si compliquée.
Samedi 17 décembre : Journée libre à Hanoï
Après une excellente nuit, nous avons une journée entière libre pour découvrir la ville. Nous quittons l'hôtel vers 9h30. Il fait bon. Direction le km zéro et un circuit préparé par Daniel pour découvrir les plus belles rues de la vieille ville : le quartier des corporations : 36 quartiers dont la rue des bijoutiers, celle des lampions avec les très kitch décos de Noël et Nouvel An, la rue du poisson, celle des casseroles,
Nous prenons un verre à la rue des voiles où un liégeois nous annonce des inondations importantes dans la région du centre, où nous serons dans quatre jours.
Au grand carrefour du km zéro, à Hoan Kiem Lake, si encombré hier, près du lac de ‘Epée Restituée', des enfants jouent et roulent avec de petites voitures électriques, de petits go-karts très bas avec 2 manettes. C'est très agréable. Nous décidons que nous viendrons dîner au Avalon Lunch Café. L'après-midi, nous longeons le lac avec photos du stupa de la tortue Thap Rua. Visite de Bach Ma, le plus ancien temple de la ville. Nous sommes très contents de cette première journée, surtout de la visite du musée de la Femme Vietnamienne. Nous y avons découvert les rites de mariages dans plusieurs ethnies, l'histoire des femmes révolutionnaires, la déesse mère, les techniques pour moudre, la palanche, le film témoignage de femmes vendeuses de fruits ou autres marchandises dans la rue à Hanoï pour nourrir (difficilement) leur famille, les femmes héroïnes de la guerre et décorées suite à la perte de plusieurs de leur fils. Tout cela me touche énormément.
Passage dans la cathédrale Saint-Joseph. Des femmes y serinent des incantations lancinantes et ininterrompues.
Il nous reste juste une heure de repos avant le rdv avec notre guide et notre compagnon de voyage, Stéphane, genevois de 42 ans que nous connaitrons mieux dans les prochains jours.
Le repas dans un restaurant proche est excellent. Ensuite nous faisons le tour du lac de l'épée restituée au milieu d'une foule incroyable : danseurs de tango, mazurka, … Cela nous amuse un moment, puis retour à l'hôtel.
Première journée très remplie. Hanoï nous a déjà conquis.
Les photos du 3e jour
Dimanche 18 décembre : Hanoï avec le guide
Les photos du 4e jour
A 8h le guide nous attend. Un mariage se prépare dans la maison en face de l'hôtel. Notre minibus va nous mener au Temple de la Littérature, la 1e université du Vietnam, qui date de 1070, mais n'est pas reconnue par l'Unesco en tant qu'université. Des groupes d'enfants, les meilleurs écoliers du pays nous saluent, et font des selfies avec moi. Je n'ai jamais eu autant de succès avec ma peau si blanche ! Le lieu était consacré à la formation des mandarins, les hauts fonctionnaires de 1442 à 1779. Des stèles, portées par une tortue, aujourd'hui protégées par l'UNESCO honorent les dits mandarins. Il n'en reste aujourd'hui que 82 sur 116, suite aux bombardements de 1954. Le Yin et le Yang sont figurés partout : carré = terre, rond = ciel, tortue = terre, oiseau = ciel, tambour en bois – cloche ou gong en métal, homme - femme, bien - mal, montagne - eau, …
Nous admirons les colonnes en bois de fer souvent laquées en rouge, avec des idéogrammes très beaux.
Important à ne pas confondre : Un temple honore une ou des personnalités. La pagode honore toujours le Boudha.
Les offrandes peuvent être de la nourriture ou de l'argent. On donne aussi de faux billets pour les brûler pour garantir aux ancêtres qu'ils ne manquent pas d'argent dans leur nouvelle vie.
Ensuite se pose la question de la file d'attente d'une heure pour voir la dépouille d'Ho Chi Minh. Je ne suis pas vraiment prenante, mais nous n'y échappons pas. La file est sous haute surveillance, sans appareil-photo, pour juste passer davant le tombeau et voir la tête et les mains cirées du héros national. Puis nous visitons le parc, les maisons, dont celle sur pilotis, la Pagode au pilier unique, en forme de lotus, et les voitures de Ho Chi Minh, et nous nous arrêtons devant le palais présidentiel où sont reçus les visiteurs de marque étrangers.
Trung ne peut s'empêcher de nous raconter tous les détails des guerres gagnées par les Vietnamiens : l'indépendance contre les Français en 1954, les Américains en 1975, les Chinois.
Le dîner est moins apprécié que les précédents, le chauffeur s'étant fait arrêter par la police, suite à un feu soi-disant non respecté. Devant le restaurant, nous assistons à une scène violente d'une personne en crise complète : épilepsie ? drogue ?
Ensuite nous visitons la pagode sur le lac de l'épée restituée, via le pont rouge, déjà photographié à de multiples reprises.
La visite se poursuit avec le musée d'ethnographie. Les maisons des différentes ethnies minoritaires du pays sont présentées. La visite est très agréable. Il y a peu de monde et les constructions se visitent facilement, parfois à condition de se déchausser.
A l'entrée du soir nous allons au spectacle de marionnettes sur l'eau, typique du Vietnam. Plusieurs scénettes typiques sont représentées : des travaux des champs aux combats de dragons, de l'épopée de l'épée restituée aux différents instruments de musique.
Ensuite nous attend le cyclo-pousse qui nous fait visiter les rues animées aux lumières du soir et repassent dans des rues que nous avons découvertes hier. On se sent comme chez nous, à l'aise. Ce voyage nous plait de plus en plus.
Le repas dans un resto chic est vraiment délicieux, exceptionnel et le service est vraiment gentil : on se sent extrèmement bienvenu ici. Ce soir nous n'irons pas trainer autour du lac -) car demain il s'agit de se lever très tôt.
Les photos du 4e jour
Lundi 19 décembre : en route vers Ninh Binh
Les photos du 5e jour
Réveil à 5h45, plus tôt encore que pour aller au boulot !! Et après une mauvaise nuit, trop de bruit et de longues heures sans retrouver le sommeil.
Nous partons sans petit déjeuner pour la leçon de taï chi, en face du mausolée Ho Chi Minh, où des personnes âgées sont des habitués de l'exercice de cet art martial asiatique très matinal. Un professeur charmant, de +- 70 ans nous initie à quelques positions et mouvements lents de taï chi. C'est assez difficile de contrôler les jambes, les bras, les mains et sa position sur 2 axes. Mais on s'en sort pas trop mal. Dommage qu'à la fin des exercices, les habitués sont tous partis. Je comptais sur une démo de pros et quelques photos des positions les plus typiques.
Retour à l'hôtel pour le petit déjeuner et la valise plus le check-out. Stéphane est en retard et a du mal à boucler sa valise. Il pleuvine. Un petit crachin qui ne durera pas, et des files et des foules de scooters, de voitures, des bus, tout le monde est soudain dans les rues. C'est lundi.
Première visite à un atelier de laque. Après une seconde arrestation par la police, comme hier. Trung est scandalisé par les ‘voleurs', les fonctionnaires qui essaient de se faire un supplément avant les fêtes de fin d'année. Explications sur les techniques de peinture laquée : à la coquille d'oeuf (de canne), à la feuille d'or ou d'argent, avec des grains de coquillages, … Un travail d'équipe, et de bénédictin ! Puis nous visitons la boutique. Notre choix se porte sur un vase bien coloré, moderne, genre Picasso, avec d'un côté la représentation des quatre saisons et de l'autre, des instruments de musique. 70 euros quand même. Et je m'inquiète de la valise, déjà trop remplie.
Route vers la province du Ninh Binh, baie d'Halong terrestre. Les hommes se préparent pour une ballade à vélo avec le guide. Très peu pour moi. Je reste avec le chauffeur et on attend les bikers à 2 ou 3 endroits. Je fais ouvrir la valise de Daniel pour sortir les jumelles. C'est vrai que le long de l'eau, sur les rizières, il y a des oiseaux, et des personnes au travail, un peu éloignées. Les voilà partis. A la halte suivante, je les attends trop longtemps : il y a un problème. Ben oui, les jumelles sont perdues ! C'était bien la peine !
Le repas de midi se passe dans une famille, nombreuse ! Le monsieur a trois filles et une ribambelle de petites-filles. C'est charmant. Ils nous servent une dizaine de plats. Dur de faire honneur à tout ! Tout est délicieux, sauf les nems, curieusement. Avec les conseils de Tchung, on s'en sort honorablement pour le pourboire. Le guide nous explique que la famille élève des chiens pour les restaurants. C'est vrai que plusieurs chiens se baladent autour de nous, dont une femelle et de magnifiques chiots très attachants. Dommage que leur sort soit de finir à la casserole ! Quelle horreur !
Après quelques kilomètres de route, sans crier gare, nous voilà installés dans de minuscules barques très plates. Notre rameur connait quelques mots de français. La promenade se fait dans un calme parfait, contraste après l'effervescence de Hanoï et ses klaxons incessants.
Nous en profitons à fond. Le soleil apparaît timidement derrière le brouillard mystérieux. Nous passons dans une grotte à chauve-souris, brr ! Belle expérience, à placer dans notre top 5. A notre retour à l'embarcadère, deux couples de mariés posent pour leur photos de mariage dans ce décor magnifique.
Nous voilà repartis pour la dernière visite de la journée : le site de l'ancienne capitale de Hoa Lu. Deux temples du 17e siècle célèbrent le Vietnam indépendant des 9e et 10e siècles (du temps des croisades). Le temple de Dinh Tien Hong est le plus beau : le portique est remarquable avec une clotûre décorée de céramiques vertes. Drapeau du Vietnam ancestral et du moderne cohexistent bizarrement pour honorer une dynastie royale en pays communiste. Le temple de LiDai Hanh, successeur du précédent et second mari d'une veuve devenue célèbre.
Nous quittons ce site remarquable après une tentative ratée de visiter un cimetière bien gardé par des chiens turbulents. Dans la rizière voisine, nous remarquons un homme et son buffle. Des haut-parleurs diffusent le journal officiel de manière à ce que la population ne puisse en aucun cas échapper au message venu d'en haut.
Nous poursuivons notre route pour Ninh Bin où nous passerons la nuit dans un hôtel chic. Le repas servi assez pompeusement se termine par un yaourt proposé directement dans son pot, assez drôle.
Tout le monde n'est pas pauvre dans ce pays : un château privé ressemblant à l'église de Koekelberg est en construction en face de l'hôtel.
Les photos du 5e jour Mardi 20 décembre : Vers la baie de Halong
Les photos du 6e jour
Longue route vers la baie d'Halong en passant près de la ville portuaire de Haï Phong. Gros trafic de camions sur cette route parsemée de postes de police. Nous traversons plusieurs villages. Nouvelle interpellation par la police pour passage d'une ligne blanche imaginaire. Mais le chauffeur se défend bien et ne paie pas, avec ou sans bakshich, on ne saura jamais.
Tout le reste du trajet, lui et Tchung continuent à traiter les policiers de voleurs. C'est vrai que cela devient excessif !
Nous observons durant le trajet, à la fois l'activité rurale dans les rizières et la vie dans les petites villes, avec l'artisanat et le commerce local. Tchung prend plaisir à nous montrer les restaurants proposant du chien ou du chat, repas de fête pour les habitants du Nord.
Du côté de HaïPhong, nous traversons un village le long d'un fleuve avec des fours de fabrication de ciment, très pollué : tout est blanc. Nous passons trop vite, sans pouvoir faire de photos.
Vers 11h, nous arrivons à la baie d'Halong et nous faisons encore un arrêt dans un élévage d'huîtres perlières. Nous avons droit à une explication de tout le processus, dont la démonstration de l'opération pratiquée pour implanter et extraire une perle d'une huître porteuse.
La boutique offre un choix énorme de bijoux un peu trop kitsch et trop cher pour les perles. Je trouve de belles boucles d'oreilles modernes en nacre pour les filles : cadeau de Noël tout trouvé.
Dans le port de la baie d'Halong, le guide nous laisse aux mains d'un de ses collègues. Nous embarquons vers midi sur un bateau d'une vingtaine de cabines, de la compagnie Mirage. Notre cabine est confortable avec douche, petit salon avec porte sur un mini balcon, très agréable, très privé. La porte en face de notre cabine donne sur la soute : les machines et le logement du personnel, beaucoup moins bien logés que nous !
L'accueil par notre guide et le personnel du bateau est très sympa. Le jeune capitaine parle anglais, avec un humour et une efficacité désarmantes. On est très bien tombés. Nous avons l'occasion de faire connaissance avec d'autres francophones : un couple d'anversois bien sympas, actifs dans le textile pour les couturiers, des français du sud. Nous avons droit à une bouteille de vin blanc lors du premier repas. Pas terrible ce vin local, nous nous en tiendrons donc à l'eau et à la bière pour le reste du voyage.
La vue est splendide dès le départ de la croisière. Malgré le temps brumeux, nous nous rendons compte que cet endroit est l'un des plus beaux du monde et nous en profitons bien, du pont inférieur, au supérieur, à notre cabine. Il fait plus chaud qu'à Hanoï et je sors mon top préféré en espérant bronzer un peu. Des excursions sont prévues pour visiter des îles et nous avons le choix de partir en kayak ou en bateau en bambou. Je suis un peu inquiète de ce qui nous attend. Mais tout se passe bien. Nous embarquons sur les petits bateaux tirés derrière le Pelican 2, qui nous déposent à un embarcadère où nous attendent les barques en bambou. Nous empruntons un petit passage sous les rochers vers un lac intérieur où les rochers sont colonisés par des macaques dont les sauts et les grimaces amusent les touristes. Ensuite nous attend la surprise : c'est le nom d'une grotte vraiment magnifique dont plusieurs concrétions font penser qui à des amoureux, qui au ‘doigt de Dieu', hum ! Tchung avait essayé de me convaincre de ne pas participer à l'excursion à cause des marches et du dénivelé. Heureusement que je ne l'ai pas écouté ! Premier arrêt photo avec un panorama époustouflant. Pour faire un portrait il faut utiliser le flash, ce qui n'est pas évident pour tout le monde et finit par occasionner quelques disputes de couples car on ne repassera pas à cet endroit en fin de visite, Tchung me l'a bien expliqué. Nous nous en sortons très bien. De retour sur le bateau, nous profitons de la fin de la Happy Hour pour déguster une margarita en compagnie de nos amis flamands. Pendant le repas du soir, le capitaine met à l'honneur quelques personnes : anniversaires et anniversaires de mariage. C'est sympa. On nous propose le film Indochine, en français. Malheureusement nous sommes bien trop fatigués. Nous allons plutôt dormir pour espérer voir le lever du soleil à partir de notre lit demain matin. Nous passons une bonne nuit dans notre super cabine, entourés d'un nombre d'autres bateaux pareils au nôtre et de quelques barques et un grand bateau de croisière visible au loin.
Les photos du 6e jour
Mercredi 21 décembre : Baie de Halong
Les photos du 7e jour
Réveil matinal sur le bateau pour observer le lever du soleil. Malheureusement, la brume a bien du mal à se lever, elle. Le spectacle est quand même inoubliable. L'atmosphère est propice à une forme de nostalgie et à un grand calme intérieur. Au programme, la visite de l'île de Titop, astronaute russe qui a visité le Vietnam et qui est le seul étranger à avoir donné son nom à une île de la baie. La montée compte 425 marches, mais Tchung m'a appris qu'ici je peux faire demi-tour quand je veux si la montée est trop difficile. De toute façon, monter des marches, je sais faire ! Je remarque qu'exceptionnellement nous prenons du retard sur l'horaire annoncé. Et à notre arrivée sur l'île, il y a une file. Pas normal ici, tout est si bien organisé d'habitude. La raison de ce couac ? La dame qui a fermé le site hier soir a, par mégarde, emporté la clé ! Un bateau officiel arrive à toute vitesse et débarque une véritable armée de fonctionnaires. La porte s'ouvre et la file se résorbe immédiatement. Daniel veut monter vite pour ne pas être gèné par ceux qui descendent et prendre des photos à son aise. De mon côté, c'est un peu l'inverse, je préfère être dans une file pour pouvoir m'arrêter de temps en temps sans être celle qui freine tout le monde. Tout se passe bien. Il y a régulièrement des paliers avec une vue magnifique. En haut on a droit à un panorama à 360°. C'est juste grandiose. Aucun regret pour l'effort fourni. Après cela on aurait pu se baigner ou se promener sur la plage, mais c'est décidément pas mon truc, et nous attendons sagement au pied de l'immense statue de TiTov.
De retour sur le bateau, nous avons droit à un brunch à 10 h du matin ! Pas vraiment faim, mais comme nous ignorons la suite exacte du programme, nous en profitons quand même. A cette heure-là je choisis les plats froids qui me plaisent vraiment bien. Il faut déjà refaire les valises. Heureusement nous n'avions que notre sac à dos et nous sommes vite prêts. Sur le pont nous faisons encore quelques dernières photos, le soleil arrivant enfin, et chauffant vite l'atmosphère.
Notre guide et notre chauffeur nous attendent. Premier déchirement. C'est ‘le plus beau d'not'voyage' qui se termine déjà, j'ai un goût de trop peu !
Nous voilà en route vers l'aéroport de Hanoï. Nous allons également quitter notre guide, si drôle et attachant ! Snif !
Nous traversons une région de charbonnages, que nous ne verrons pas, mais l'état de l'environnement ne laisse pas de doutes. Petite pause dans un grand centre commercial qui vend de grandes statues pour l'extérieur. A l'intérieur, un atelier de brodeuses et des salles d'exposition et de vente de tous les produits vietnamiens : bijoux, objets laqués, gastronomie, soie, … l'usine à touristes.
A l'aéroport de Hanoï, tout est bien organisé. Tchung nous accompagne pour l'enregistrement des valises. Curieusement nous avons un léger dépassement du poids autorisé, mais finalement ça passe sans encombre. Nous échangeons nos coordonnées avec Tchung et nous nous assurons que tout est ok pour les pourboires.
Une heure trente plus tard nous débarquons à l'aéroport international de Danang, au coeur des souvenirs des combats de 1968, dans un aéroport qui a servi aux américains pour perpétrer leurs pires méfaits dans le pays, à savoir la guerre chimique avec le ‘composant orange' de Monsanto qui recyclait ici son herbicide que le monde entier ne voulait plus acheter à cause de la dioxine.
Notre nouveau guide, Lam, nous l'explique dans la voiture. Les inondations récentes qui ont causé plusieurs morts il y a 5 jours à Hoï An en sont une des conséquences liées au déboisement de cette région proche du 17e parallèle qui était la frontière Nord-Sud après la défaite des Français en 1954. Le guide nous conduit pour le souper sur une plage de Danang en bord de mer. On voit à seulement quelques mètres les grosses vagues prisées aujourd'hui des surfeurs américains qui ont remplacé les GI's.
Nous sommes fatigués et le chauffeur très prudent nous conduit à Hoï An, dans un hôtel à l'écart de la ville. Il pleut et cela n'augure rien de bon pour demain. Mais nous sommes vraiment trop épuisés pour y penser.
Les photos du 7e jour
Jeudi 22 décembre à Hoï An
Les photos du 8e jour
Nous nous réveillons de bonne heure, comme d'habitude, et selon les désirs de notre guide. Nous entendons la pluie qui tambourine à tout berzingue sur le toit. L'hôtel est un ensemble de chambres qui donnent directement sur l'extérieur. Je me dis que dans ces conditions, je ne me lève pas. Hors de question de visiter la ville en barque comme les touristes de la semaine dernière ! Finalement cela se calme et nous nous levons quand même. La salle du petit déjeuner est le long de la rivière, et il faut traverser le jardin pour y accéder. Des personnes s'activent autour d'un ponton et autour d'un petit bateau sur la rivière. C'est agréable et très calme.
Départ avec notre guide pour découvrir la plus belle ville du pays. Ville très commerçante qui vient donc d'être inondée. On voit les traces d'humidité à 1m50 sur les murs. Les habitants ont rapidement nettoyé et tout remis en ordre après la décrue de la rivière. En Belgique, pareille inondation aurait été traitée de catastrophe naturelle majeure et le roi aurait certainement enfilé ses bottes pour venir consoler les victimes. Ici on prend cela avec philosophie malgré que la saison des typhons devrait être terminée depuis la mi-novembre.
Notre visite commence par un arrêt dans un cimetière au milieu des rizières. Le guide nous explique la signification des pierres tombales qui indiquent à côté du nom du défunt, le nom de tous les donateurs de la famille qui ont financé la sépulture, ainsi que la liste des descendants du défunt. Selon le rite local boudhiste, la tête du mort est toujours orientée côté montagne et les pieds en direction de l'eau, toujours à cause du Yin et du Yang, et dans un esprit de Feng-Shui. Daniel remarque la tombe d'un jeune soldat, ou officier de l'armée sud-vietnamienne vaincue.
Quelques buffles au repos et des femmes au travail dans les rizières. On est en période de labour en vue de la transplantation des pousses de riz. Le lizeron d'eau est présent et cultivé. Nous en mangerons dans les prochains jours. Nous visitons ensuite à pied les quelques rues commerçantes de Hoï An. Premier arrêt pour visiter une fabrique de soie, doublée d'un atelier de confection express. La visite commence par des explications en français sur la culture du ver à soie, puis l'extraction des fils de soie.
Puis à l'étage, nous découvrons les tenues qu'on propose de confectionner pour nous sur mesure, dans le tissu que nous choisissons. Malgré la chaleur difficilement supportable, surtout pour prendre des mesures, j'ai tellement envie de la tenue traditionnelle qui rend les vietnamiennes si belles et élégantes, je finis par accepter et Daniel commande à son tour une belle chemise noire. La prise de mesures est comique : photos de dos, de devant, … et dictée d'un tas de chiffres. On nous promet la confection et la livraison pour 18h à l'hôtel avec essayage et retouches éventuelles pour le soir même. Dans une autre boutique, nous découvrons la fabrication des lampions et de la marquetterie.
Le guide nous explique les particularités architecturales des maisons anciennes de la vieille ville, piétonière en-dehors des heures de pointe. La visite est très agréable. Plusieurs maisons se visitent. Nous apprenons les styles chinois, vietnamien et colonial. Nous visitons un petit temple dédié à la dame maritime qui a protégé les premiers migrants venus de Chine par la mer. Puis le pont couvert japonais, avec un petit temple intégré en son centre. Des animaux protègent l'entrée et la sortie du temple. La visite se poursuit par le marché local, où j'achète du thé au gingembre pour Damien. La suite va se faire à vélo, pour le guide et pour les hommes. Moi j'ai droit au cyclo-pousse. Daniel prend le guidon du cyclo-pousse pour la photo qui fera le plaisir de mes collègues comme carte de voeux pour 2017.
Belle ballade de quelques km pour se rendre à travers les rizières et les champs inondés, couverts de lizeron. Nous arrivons à l'heure du repas dans un petit village de maraichers où nous aurons droit à une visite guidée des plantations d'herbes aromatiques et légumes divers par le fils de la maison, bien sympathique et très didactique. Il nous apprend à arroser les lopins de terre avec 2 arrosoirs et une palanche : sportif ! Tout est net, propre, sans la moindre mauvaise herbe. Daniel est scotché. Je retiens que les hommes travaillent sur la plantation, pendant que les femmes vont au marché et reviennent à la maison avec l'argent, ce qui les rend très importantes. Avant de manger, nous avons droit à un cours de cuisine pour préparer des crèpes de riz aux crevettes et à la viande. La recette est soigneusement notée. Nous comptons bien réaliser la recette à la maison. Nous sommes affamés, mais un massage des pieds va encore nous permettre de nous détendre avant de passer à table. C'est très agréable, et cela ne se limite pas aux pieds : les épaules, la nuque, le cuir chevelu, le visage, et cela semble très amusant à nos hôtesses. Elles doivent bien se moquer de nous. Le guide fait quelques photos bien chouettes à notre insu. Enfin le dîner est servi et c'est une fois de plus absolument divin. Un plat en particulier est très personnel : le riz donne lieu à une présentation artistique de ce que nous inspirons à la cuisinière : pour moi ce sera une tortue. Je ne sais pas pourquoi ! Daniel a une sorte d'araignée, et pour Stéphane, c'est un homme bien en forme, hoho.
Avant de quitter cette maison, et cette famille super attachante, nous avons encore une démonstration de calligraphie. Le professeur (un véritable chinois) dessine à l'encre de Chine des dessins figuratifs, puis des versions de plus en plus abstraites pour nous montrer comment on en est arrivé aux idéogrammes représentant le bonheur, la prospérité et la longévité. Je retiens que le soleil + la lune sont utilisés pour figurer la lumière : logique.
En chemin pour retrouver notre minibus, le guide nous montre encore la végétation locale en bord de rivière, et l'escargot rouge qui s'attaque aux plants de riz et qu'il faut combattre au moyen de produits chimiques. La voiture nous attend un peu plus loin. Nous voyons un troupeau de buffles que leur propriétaire ramène pour la soirée, et qui traverse la route sans ralentir malgré le flot ininterrompu de voitures et de scooters, impressionnant.
La nuit tombe et nous rentrons à l'hôtel. A 18h pile, on nous appelle de la réception pour la livraison des vêtements sur mesure. Je m'attendais à ce qu'une femme m'aide à décider si cela convient bien. Mais non, le livreur attendra sagement à la réception. Je dois retrouver le bon de commande dans mon sac. Panique, j'ai complètement perdu de vue ce papier dont je n'ai pas compris l'importance ce matin. L'essayage est ok. Nous sommes ravis et nous envoyons directement les photos sur What's app. Les filles n'en reviennent pas que nous ayons osé nous lancer dans cette aventure typique.
La soirée est libre. Nous allons retourner en ville pour souper dans un restaurant conseillé par le guide. Je demande à la jeune réceptionniste de réserver une table pour nous. Elle semble étonnée que nous choisissions ce restaurant et veut nous envoyer ailleurs. Tant pis. La navette pour HoÏ An arrive et nous voilà partis avec des français bruyants qui se prennent pour le centre du monde. Mauvaise surprise au restaurant : l'entrée choisie par Daniel est tellement piquante qu'il ne peut pas la manger et l'empêche même d'apprécier le plat suivant. Après une ballade dans la rue aux lampions, très animée, nous achetons une bougie à une veille dame qui nous montre qu'on pose ce lampion sur la rivière et qu'il emporte notre voeu. C'est romantique. Subitement à 21h30, un rapide message dans les hauts-parleurs annonce la fin de la période de rue piétonne. A l'instant des vélomoteurs déboulent de toute part. Il faut donc rentrer. Un jeune homme nous propose un taxi. Nous annonçons le nom de l'hôtel, je m'arrange pour le prix de la course et nous voilà partis. A un moment, il klaxonne comme un fou, et m'explique que sa sister habite là. Il veut juste lui faire un petit bonsoir. On ne se complique pas la vie, ici, c'est trop cool.
Les photos du 8e jour
Vendredi 23 décembre : Danang : le musée Cham et la route du Col des Nuages vers Hué
Les photos du 9e jour
Nous devons à nouveau partir tôt, car nous devons déposer Stéphane à temps à l'aéroport de Danang. De là il va rejoindre sa famille au Myanmar pour fêter Noël avec eux. Avant cela nous allons visiter le musée Cham. A l'hôtel je fais mes adieux à la charmante réceptionniste, Tho. Elle me laisse une carte avec son nom et ‘Your Daughter'. Je suis sous le charme.
Nous longeons la côte et les voies de chemin de fer en direction de Danang et de ses grands hôtels-resorts qui attirent beaucoup de riches touristes américains et russes. D'anciennes bases militaires avec leurs bunkers intéressent Daniel et le guide. Nous arrivons près de l'immense pont en forme de dragon que nous voyons enfin de jour, après notre passage de nuit dimanche soir. Danang, 3e ville du Vietnam (avec 1 million d'habitants) s'appelait Tourane pendant la colonisation française. Proche du 17e parallèle, les GI's américains y ont localisé leurs principales bases aéro-navales, point de départ des bombardements les plus horribles. Abandon de la base un mois avant la chute de Saïgon en mars 1975.
Nous visitons le musée des sculptures, qui abrite depuis sa création en 1915-1919 par Henri Parmentier, des sculptures en grès datant du Ve au XVe s. Les Chams sont venus d'Indonésie avec leur culture hindouiste. Représentations de Brahma, Shiva, qui mêle le corps d'un lion (force) et d'un éléphant (intelligence), statues de Ganesh, le dieu éléphant.
A l'entrée du musée une carte du Vietnam permet de resituer le Champa au Vietnam ainsi que les hauts-lieux de la culture Cham, notamment le site de My Son détruit en grande partie par les bombardements américains mais dont Parmentier avait établi des relevés topographiques et des plans et des maquettes exposés dans le musée.
A la sortie du musée, une exposition de belles photos sur la vie quotidienne au Vietnam ainsi que des lieux les plus remarquables du pays retient notre attention.
A l'aéroport nous rachetons les dongs qui restaient à Stéphane avant de le laisser continuer son voyage.
Et nous voilà sur la route à travers la montagne : la route du Col des Nuages : il y a du brouillard et nous ne faisons qu'un arrêt. Parfois une trouée nous permet de voir les belles plages en bas. Il n'y a pas tellement de monde sur cette route, un tunnel permettant d'éviter le col est emprunté par les camions. Il n'y a plus que les touristes qui veulent passer le col. Ce n'est pas la saison idéale mais nous apprécions quand même la route et la vue. Ce col est la barrière climatique entre le Nord et le Sud du pays. Au pied de la montagne, la route croise le chemin de fer qui traverse tout le pays de Hanoï à Saïgon, en passant par Hué. Un village de pêcheurs offre un panorama de carte postale, comme dit Lam.
Le long de la route nous remarquons des échoppes qui vendent de petites bouteilles jaunes. C'est de l'huile d'eucalyptus. A la halte suivante, nous en achetons un flacon. C'est bon pour traiter les courbatures et les piqures de moustiques.
Arrivée dans la ville de Hué (350.000 habitants) vers midi. Après le dîner, nous visitons la cité impériale, avec la citadelle au premier plan, face à la rivières des parfums. Ancienne capitale du Vietnam, de 1802 à 1954. Hué est classée au Patrimoine mondial de l'Unesco.
Le roi Gia Long construisit cette citadelle de 1805 à 1832. Il s'agit du fondateur de la dynastie des Nguyen. L'ensemble a un périmètre de 10 km. Je suis accueillie par trois magnifiques jeunes filles pour une intervieuw dans le cadre de leurs études. Elles m'interrogent sur les sports que je pratique, hihi, très drôle ! Le temps est menaçant, avec de la bruine par moments.
Lors de la guerre du Vietnam, les troupes Vietcong s'y regroupaient et les américains ont donc allègrement bombardé ce joyau du 19e siècle, détruisant une grande partie des bâtiments. Mais grâce à l'Unesco la reconstruction des bâtiments les plus emblématiques peut se poursuivre.
Trois enceintes composent la citadelle en s'inspirant de l'architecture des Cités impériales chinoises.
A l'entrée de la Cité impériale, deux rangées de canons nous accueillent. Il y en a 9, chiffre symbolique, dont 5 pour les 5 éléments : eau, bois, métal, feu et terre, et de l'autre côté, les 4 saisons. L'entrée principale, ou Porte de Midi est percée de cinq portes, l'entrée pour les mandarins d'un côté, pour les militaires de l'autre. Ici les poètes et les militaires ont une importance égale. Après les grands bassins d'eau, une allée mène au Palais du Trône.
Des sculptures d'animaux se retrouvent un peu partout à chacun de ces animaux est attaché une symbolique particulière : les dragons qui surveillent les visiteurs du haut des toits ou dans les escaliers représentent la sagesse et la puissance le griffon apporte bonheur et protection royale, le phoenix la vertu et la tortue est porteuse de longévité.
80 colonnes en bois de fer ont résisté aux bombardements mais pas aux termites.
Entrée dans la Cité Interdite : Il ne reste que des ruines excepté 2 galleries : le pavillon de lecture et un théâtre dans lequel on peut poser avec des costumes fastueux, comme celui du mandarin.
Nous visitons deux temples : le temple du Culte des empereurs Nguyen avec 9 urnes dynastiques puis nous visitons le jardin et nous sortons dans la Cité habitée par ????
Au soir du 23 décembre, nous soupons dans une magnifique maison, ancienne demeure d'un mandarin.
Les photos du 9e jour
Samedi 24 décembre : Seconde journée à Hué.
Les photos du 10e jour
Les cyclo-pousses couverts nous attendent devant l'hôtel. Nous démarrons immédiatement vers la Pagode de la Dame Céleste en bordure de la rivière des Parfums. Nous traversons les rues animées de la cité impériale ainsi que le pont Eiffel sur la rivière. Je surprends Daniel à boire sa bouteille d'eau offerte comme chaque jour par le guide, alors que son conducteur transpire dans les côtes et sur les pavés inégaux. Moi, au moins j'ai la présence d'esprit de proposer la mienne à mon conducteur.
Nous laissons le cyclo-pousse au pied de la pagode de Thien Mu, en face de l'embarcadère sur la rivière. Là, une scène que nous avons vue à de multiples reprises se déroule sur les escaliers au pied de la pagode : une jeune femme dans une tenue magnifique, un ao daï d'un bleu profond, pose pour un photographe professionnel. La scène dure un moment sans le moindre mouvement, ni même des yeux ou des cils. J'en profite pour photographier la belle, seule et avec Daniel. Puis le guide fait la photo à trois. Beau souvenir.
La pagode de Thien Mu se caractérise par une tour de 7 étages qui donne sur le fleuve : 7 étages comme les 7 réincarnations de Budha. Divers symboles ornent la tour : fleurs de lotus et svastiska rappelant une croix gammée à l'envers. A droite une tortue géante avec une stèle et à gauche, une cloche.
Dans le temple les trois boudhas représentant le passé, le présent et le futur. Joli jardin avec des bonzaïs et relique de l'Austin bleue utilisée par Tich Quang Due qui s'est immolé par le feu en 1963 à Saïgon pour protester contre le pouvoir anti-boudhiste de Diem, pro-catholique. Son coeur serait resté intact malgré la température très élevée de l'immolation. A l'arrière, nous découvrons les locaux du monastère où les bonzes arrivent par un long couloir pour aller dans les réfectoires où le repas les attend, avec des cadeaux que les visiteurs leur ont apportés : cannettes de coca entre autres.
Malheureusement, le temps se gâte : il va pleuvoir sans discontinuer le reste de la journée.
Nous visitons la maison typique de la famille d'un mandarin, où on nous sert le thé et des friandises au gimgembre. L'autel des ancêtres est bien fourni en nourriture par les deux soeurs âgées et célibataires qui vivent là.
Les petits hôtels à l'extérieur des maisons sont destinés à accueillir les âmes errantes et les esprits qui circulent la nuit autour des maisons.
Le dîner se passe dans une maison-jardin, un endroit magnifique avec des nénuphars et des fleurs de lotus.
L'après-midi est consacrée à la visite de deux tombeaux des rois de la dynastie Nguyen.
Selon les croyances, la vraie vie est dans l'au-delà et les morts continuent leur chemin avec les mêmes besoins que les vivants : manger, dormir, acheter des choses, … Le tombeau impérial sert aussi de résidence à la campagne. La construction répond à des critères de géomancie particuliers entre montagne et eau (du fleuve ou du lac artificiel). Lorsqu'un élément manque, on l'ajoute de façon artificielle. Il y a toujours un paravent avant l'élément principal de la construction.
Une vaste esplanade regroupe les statues de mandarins et leurs montures : éléphants et chevaux, un pavillon avec une stèle narrant la biographie du personnage, un temple, puis le site funéraire à proprement parler. Dans le parc nous reconnaissons de beaux arbres : frangipaniers, jacquiers, longanier, litchi. Nous visitons d'abord le tombeau de Tu Duc, qui a règné de 1848 à 1883, ou palais de la modestie, pas du tout modeste. Il a nécessité 3 ans de construction de 1864 à 1867 et a englouti des sommes faramineuses. Petites statues de mandarins, le roi lui-même étant petit. Le dais au-dessus du tombeau est en béton mais si bien fait qu'on dirait un rideau qui bouge. Impressionnant.
Le second tombeau, celui de Khai Dinh, dernier de la dynastie, est bien différent, en béton au lieu de la pierre. Il mélange les références traditionnelles et européennes : fleurs de lys. Le style est très kitsch. L'homme était complètement mégalo. La construction a pris 11 ans de 1920 à 1931. Des ardoises d'Anger, des fresques avec des bouteilles, du verres, des cuillères à soupe, des morceaux d'assiettes pour représenter moultes scènes de la vie, des animaux, des fleurs aux quatre saisons. Une pièce annexe regroupe des cadeaux reçus de son vivant des princes et rois occidentaux.
La dernière visite est bien différente, dans un monastère d'eunnuques impériaux. C'est l'heure de la prière et un jeune bonze psalmodie en frappant un gong pour envoyer ses prières vers le ciel. Un petit cimetière annexe comporte quelques tombes de bonzes. A côté on entend le chant d'une pagode de bonzesses.
Arrêt dans une fabrique de chapeaux vietnamiens traditionnels et de bâtons d'encens. L'agence de voyage nous offre un beau chapeau aux poèmes : dans lequel on voit des scènes typiques par transparence lorsque le chapeau est soumis à la lumière : magnifique. Encombrant aussi, mais Lam assure que Turkish Airlines acceptera sans problème un sac supplémentaire avec nos chapeaus et quelques bottes de bâtons d'encens très parfumés.
Ce soir, c'est le réveillon de Noël. Des bandes de jeunes vietnamiens se rassemblent dans le centre de la ville. Nous allons souper dans un magnifique restaurant jardin. Nous nous sommes mis sur notre 31 : Daniel porte sa nouvelle chemise sur mesure et j'ai mis ma longue jupe et de belles chaussures : un petit risque après une journée entière de pluie ! Nous commandons un cocktail. Malgré le niveau de standing du restaurant, le premier plat du menu est servi avant notre apéritif. Je me permets de demander à la charmante serveuse de reprendre la soupe et d'attendre un peu. Après le repas, il est encore temps de passer au 12e étage de notre hôtel où une boisson nous attend dans une ambiance musicale : deux jeunes musiciens jouent des airs connus pendant qu'un groupe de chinois émèchés renverse de la bière partout. Bon, nous allons dormir car la fatigue de cette longue journée a raison de notre envie de fêter Noël.
Les photos du 10e jour
Dimanche 25 décembre Jour de Noël : Saïgon – Ho Chi Minh Ville.
Les photos du 11e jour
Départ de bon matin : déjeuner à 5h45, avant même l'ouverture officielle du restaurant : nous sommes les premiers à nous restaurer, et nos valises sont déjà prêtes devant la porte de la chambre, et tout cela un jour de Noël ! La voiture nous attend pour le trajet vers l'aéroport de Hué et le transfert vers Saïgon. Petit aéroport et enregistrement rapide : notre guide et notre chauffeur vont pouvoir rentrer vite chez eux, l'un à Hoï An et l'autre à Danang. Lam nous apprend qu'on annonce à nouveau un typhon sur la région du centre, que nous quittons juste à temps. Il y aura de nouveau des inondations, et des morts. Il a l'air assez déprimé.
Dans le bus de transfert de l'aérogare vers l'avion, Daniel donne sa place assise à une jeune vietnamienne et son bébé qui pousse de petits cris de plaisir à mes grimaces. J'échange quelques mots avec la maman qui rentre chez elle après une visite à sa famille. Ca fait du bien, la chaleur humaine ! Dans l'avion des bonzes en tenue marron (grand véhicule) voyagent à nos côtés. Le vol ne dure qu'une heure et nous voilà à Ho Chi Minh Ville. Choc de chaleur à l'arrivée ! genre 32°. Nous sommes pris en charge par notre nouveau guide : Tien, une dame de mon âge. J'apprécie énormément cette diversité de guides qui nous font connaître les multiples facettes et visions de ce pays magique. Quelle chance nous avons ! Le chauffeur Hung, nous conduit directement dans le quartier de Cholon qui est un grand marché chinois : une enclave de 500.000 sino-vietnamiens (Hoa) à proximité du coeur de Saïgon. Saïgon a été rebaptisée par les communistes en 1975 en Ho Chi Minh City. Seul le quartier n°1 du centre-ville conserve la dénomination de Saïgon.
Avec 8 millions d'habitants, c'est la ville la plus importante du pays, Hanoï en comptant 3,1 millions et Hué 350.000. Danang compte 1 million d'habitants et Hoï An 120.000. La rivière Saïgon la traverse et est le siège d'une activité portuaire fortement développée avec la présence de l'armée américaine durant la guerre à partir de 1962 (plus de 100.000 civils et militaires américains à la ‘belle' époque !! Après la prise de Saïgon le 30 avril 1975, près de 1,5 millions d'habitants ont fuit de Saïgon et du Delta du Mekong avec les ‘boat people'. A mettre en perspective avec l'exode syrien de 2015-2016 ! Beau sujet de réflexion pour un jour de Noël !!
Dés le 1er mai 1975, Saïgon vivra dans la répression et les anciens militaires et fonctionnaires du régime déchu seront envoyés dans des camps de rééducation dans le Nord profond. Ce fut le cas d'une partie de la famille de notre guide dont le père, ancien colonel passera 10 ans dans un de ces camps. Notre guide et sa soeur, qui sortaient de l'adolescence ont aussi été envoyées en camp de travail et se sont vues mises à la rue comme nombre de sud-vietnamiens. Des traces profondes subsistent malgré les mesures de libéralisation prises par le régime à partir de 1987. Durant ces 12 ans de répression, l'économie de la région a régressé de 40 ans, mais actuellement les investisseurs reviennent. Le trafic des scooters est impressionnant mais un peu plus discipliné qu'à Hanoï quand même.
Visite du marché chinois : beaucoup de brol en plastique, surtout car le nouvel an approche et les gens achètent des cadeaux de toutes sortes. Petit cours linguistique de notre guide, cela semble être son dada : chaque lettre peut s'écrire avec toutes sortes d'accents qui vont en modifier la prononciation et le sens. Explications sur les plantes médicinales achat de champignons. Le marché chinois couvert est actuellement en cours de rénovation, et il est donc fermé.
Visite d'un temple chinois : Thieu Hau ou temple de la Dame Céleste, déesse protectrice des navigateurs. Des négociants originaires de Canton en assurent l'entretien et ont mis en place un système d'assistance financière mutuelle. La guide nous montre dans les personnages représentés dans la frise les deux seuls européens qui seraient … le capitaine Haddock d'un côté, … et Tintin de l'autre côté !
Repas dans un bon restaurant. Le proprio est particulièrement fier de sa moto Honda gros cylindre qui trône à la réception du restaurant. Dans la rue, nous remarquons à nouveau le réseau de fils téléphoniques enchevêtrés, une réparation étant justement en cours par la société locale de télécom.
Visite du quartier du centre-ville à pied : cela se limite à deux boulevards : l'avenue Nguyen Hué : l'avenue des champs-élysées de Saïgon : 750 m de long et 70 m de large, qui relie l'Hôtel de Ville à la rivière et est coupée par les travaux du metro. Le long de cette avenue, plusieurs centres commerciaux luxueux et de grands hôtels comme l'Hôtel Rex, et le centre commercial Union Square près de l'hôtel de ville. Devant l'hôtel de ville de style colonial qui a fait l'objet de travaux d'agrandissement récents, une grande statue de Ha Chi Minh. Nous passons devant le Théâtre Municipal et à l'extrémité de l'autre avenue importante (rue Dong Khai) la cathédrale Notre-Dame et la poste centrale en vis-à-vis. Jour de Noël et office en cours : la visite est impossible.Visite rapide de la Poste Centrale supportée par une charpente Gustave Eiffel et explication sur les plans de Saïgon datant de 1892 et 1936. La rue Dong Khai ou rue du soulèvement populaire est la seconde artère de la ville et est bordée également de grands hôtels dont le Caravelle, le Majestic et le Continental. Nous tenons encore à visiter le musée de la guerre. Les fameuses ‘cages à tigres' du Bagne de Poulo Condor ainsi que divers objets abandonnés par l'armée américaine nous impressionnent fortement. Dans le musée nous remarquons aussi l'exposition sur l'utilisation des défoliants (agent orange) et les suites causées sur la santé des habitants. On y voit entre autres la célèbre photo du massacre de My Lai en mai 1968 et la photo de la fille au napalm brûlée à l'âge de 9 ans, suite au largage de bombes. Dur, dur !
Egalement une salle sur les armes US utilisées dont le fameux Phal de la Fabrique Nationale d'Armes de Herstal.
Retour à l'hôtel et prise de possession de notre chambre. Ce n'est pas le meilleur hôtel de notre voyage, mais il est idéalement situé en plein centre-ville tout près de la nouvelle tour Bitexco.
Puis encore un merveilleux dîner sur le fleuve, sur un bateau-restaurant qui navigue pendant le repas. Superbes vues sur les tours illuminées de la ville et concert et danses pendant le trajet. Romantique au possible. Le service par une très jeune fille qui ne connait pas la Belgique, mais va regarder sur Google après son service : touchant !
Les photos du 11e jour
Lundi 26 décembre : Route vers Caber et croisière sur le Bassac
Les photos du 12e jour
La nuit a été difficile pour Daniel. La clim fonctionnant trop bien, et la couette étant trop étroite, Daniel dort tout habillé en grelottant. Aujourd'hui nous n'avons plus de guide. Nous laissons les valises à la réception et partons avec notre sac à dos avec le chauffeur pour 3 heures de route vers le port de Caber sur le delta du Mekong. Le produit anti-moustique et la crème solaire sont bien calés dans mon sac avec tout le reste. La Toyota Innovation roule très bien. La sortie de Saïgon en ce lundi matin n'est pas trop encombrée. Les feux sont synchro. Après la ville, nous découvrons les rizières, qui sont plantées dans cette région plus chaude. Dans le sud, il y a 3 récoltes par an, de 3 mois et 10 jours par récolte, au lieu de deux seulement dans le nord. Il y a des tombes un peu partout sur les parcelles. Des soldats ? nous l'ignorons. A certains carrefours, la police de la route est à l'oeuvre. Ici ils n'arrêtent pas les touristes mais certains véhicules plus ou moins trafiqués. Nous dépassons des véhicules en tous genres : les scooters avec 1, 2, 3 ou 4 personnes avec ou sans casque, chargés de sacs, de caisses, de barres de fer, de tout ce qu'on peut imaginer.
Dans une ville, la situation se corse. Il y a 3 bandes de circulation : à droite pour les scooters qui se doublent entre eux. Un camion en panne les oblige à mordre sur la 2e bande, la nôtre. Et à gauche, les camions, bus et autres véhicules plus lents mordent parfois la ligne de ce côté. Ca fait peur, il ne faudrait pas regarder ! On dirait bien qu'on arrive car la route devient étroite et cahoteuse. Nous stoppons devant un temple roccoco avec un signe distinctif : un oeil. Nous apprendrons plus tard qu'il s'agit d'un temple Cao Daï, modèle de religion synchrétiste qui associe Victor Hugo, Lao Tseu et Lénine avec les courants boudhistes et chinois.
Il fait chaud et je profite qu'une vendeuse me propose des chapeaux à 2 dollars pour m'en offrir un qui devrait bien me servir sur le bateau, pendant que Daniel s'apprête à changer des dongs pour 10 euros, alors que nous avons compté hier soir que nous aurions besoin de tout les dongs restants. Bizarre. Nous faisons plein de photos du temple sans savoir de quoi il s'agit, le chauffeur ne parlant ni Anglais ni Français. Le jardin attenant au temple est constitué de vasques avec des lotus dont les fleurs s'ouvrent : magnifique. C'est la première fois que nous observons des boutons et des fleurs dans toutes les phases de l'éclosion. Très chouette comme arrêt imprévu.
Nous sommes vraiment très proches de l'embarcadère où nous attend la guide de cette dernière étape de notre fabuleux voyage : encore une femme, plus jeune que la Saïgonnaise, également prénommée Tien. Je m'enduis de crème solaire. C'est un four ici. Un ‘petit' bateau vient nous chercher pour nous amener sur le Bassac II, bateau de croisière de taille modeste, avec ses 10 cabines. Je photographie tout. C'est magique. Nous sommes les premiers ‘invités' sur le Bassac II. Le personnel nous accueille comme des rois. Ils sont super gentils. Il y aura 14 personnes au total. Nous sommes les seuls francophones, avec un couple de suisses allemands, un couple de britanniques gays et une famille anglophone. C'est vraiment familial. Notre cabine est sur le pont supérieur, pas bien grande, mais il y a tout le comfort, la clim, la douche, et le lit. C'est l'étage de la capitainerie et de la salle de restaurant. Le dîner est à nouveau excellent avec en entrée de grosses crevettes à tremper dans le sel et à arroser de jus de citron. Mmmh !
Après le repas, les autres font tous la sieste, mais pas nous bien sûr ! Il y a tant de choses à voir sur les berges et sur le fleuve : les barges qui transportent la terre draguée par des grues dans la rivière, de petites embarcations guidées par des femmes à chapeaux coniques, des bateaux de touristes, … Nous traversons des villages où nous entendons les karaokés, où un bac amène les scooters d'une rive à l'autre. Nous passons sous quelques grands ponts, nous croisons des chantiers navals, des fours à briques, des raffineries, des usines de transformation du riz, … Cela grouille de vie.
A 16 h, nous embarquons sur un petit bateau pour nous rendre dans un de ces villages. La guide nous montre et nous laisse sentir les feuilles aromatiques et fruitières : le pamplemousse, la noix de coco, le bananier, le jaquier, …
Dans les plantations de riz, la culture a environ un mois. Ce sera mûr dans deux mois. Elle nous montre les oeufs d'escargot, qui font mourir le plant, qu'il faut donc arroser de pesticides. Ici aussi il y a des tombes un peu partout sur les parcelles. Ce sont les tombes des ancêtres de la famille qui voulaient rester sur leurs terres. A présent ces pratiques sont interdites car les parcelles seraient bientôt complètement occupées par les tombes ! Nous sommes accueillis dans la cour d'une maison avec des plats de fruits à déguster : pamplemousse, ananas, mandarines, banane, mangue et fruit du jacquier. La dame fabrique de petits animaux en feuilles tressées : une sauterelle et un oiseau. Nous avons vraiment apprécié cette visite, les fruits, les explications, l'accueil et tout.
De retour sur le bateau nous avons encore droit à un souper de rois. Les gambas sont à nouveau extra bonnes. Je sympathise avec le jeune couple suisse et nous avons une conversation en allemand sur les médicaments orphelins et la position spécifique de la Belgique en la matière. Fou, non ? Je prends aussi plaisir à discuter en anglais avec le monsieur un peu plus âgé que nous, qui est retraité depuis peu et aime les mêmes pays que nous, ainsi que son ami, un peu enrobé, qui a les mêmes problèmes que moi dès qu'il fait un peu plus chaud. Il agite son petit éventail à manche et je me sens moins seule à souffrir de la chaleur ambiante. Eux termineront leurs vacances sur l'île paradisiaque de Phu Quoc alors que les suisses vont passer le nouvel an à Hong Kong. Il fait noir. La navigation ne s'arrête pas. Les bateaux nous croisent pratiquement sans éclairage. Incroyable !
Les photos du 12e jour
Mardi 27 décembre : Fin de la croisière et de Cantho à Saïgon
Les photos du 13e jour
Lorsque le bateau lève l'ancre à 6h, il y a un peu de brume. Nous sommes les premiers sur le pont. A cette heure matinale, il fait bon. Petit déjeuner continental, délicieux.
A 8h30, les bagages bouclés, nous quittons le Bassac II pour un petit bateau et la visite du marché flottant de Phong Dien.
C'est un marché de gros. Un bateau est rempli d'ananas par exemple, un autre de noix de coco, un autre de patates douces. Les commerçants viennent s'approvisionner tôt le matin avant d'aller à leur tour vendre les produits sur leur marché local. Ensuite nous visitons une fabrique de nouilles, la dernière fabrique artisanale. Il y a donc beaucoup de touristes.
A 10h30, nous débarquons à Cantho, ville de 1,3 millions d'habitants. Hung, notre chauffeur nous attend. Petit stress, la Toyota Innova ne démarre pas. Hung jette un petit coup d'oeil sous le capot et ça repart. La route sera plus longue qu'à l'aller. Je veux absolument une photo d'un caphe-hamac, lieu où les conducteurs de scooter peuvent se reposer quelques minutes ou quelques heures au milieu de la longue route entre Saïgon et Cantho. C'est difficile car nous roulons vite. Il y a plus de trafic et de bosses qu'à l'aller. Hung accepte de faire un arrêt, mais notre caphe n'est pas très grand et personne ne s'y repose. Tant pis, je crois que je me souviendrai quand même toujours de cette spécificité du Vietnam.
A 12h30, nous faisons halte au Mekong Rest Place. Un endroit magnifique avec des arbres en fleur, des étangs, des nénuphars, des petits ponts, plusieurs salles de restaurant et à nouveau une table isolée, très bien située pour nous. Le repas démarre très bien avec les crevettes au pamplemousse. Les plats suivants sont moins à notre goût et il nous prend une subite envie de steak ! Ce doit être psychologique, car cette fois la fin des vacances est très proche.
La seconde moitié du trajet passe très vite. L'entrée en ville se passe sans problème et nous voilà de retour à l'hôtel ‘Au Lac II'. Nos valises nous attendent à la réception et nous prenons un moment pour nous rafraichir, nous reposer et écrire quelques cartes. Il est temps !
Nous sortons vers 17h. Objectif n° 1 : poster nos cartes à la grande poste, prendre un verre et marcher un peu dans le quartier de l'hôtel de ville, de la cathédrale et enfin choisir un resto pour notre dernier souper.
Près de la poste, nous découvrons une rue sympa, piétonne, consacrée aux librairies et aux bouquinistes. A la poste, Daniel photographie un bureau complètement désordonné juste à côté de la boîte aux lettres où je laisse mes cartes. Heureusement, je ne l'ai pas remarqué car je discute avec une dame japonaise, ancienne professeur d'Anglais, ravie de parler à des européens et qui m'a montré la boîte pour le moins pas typique et invisible pour moi. Avant de nous restaurer, petite halte dans le bistrot du Sheraton où le café glacé est délicieux mais hyper cher. Enfin bon, une fois n'est pas coutume !
Nous optons pour un restaurant italien, car les steaks du Steak House sont aussi hors de prix. Après la pizza de Daniel et mes linguine vongole, une glace achève ce repas purement européen.
Les photos du 13e jour
Mercredi 28 décembre : dernier jour à Saïgon
Les photos du 14e jour
Déjà notre dernier jour au Vietnam. Aujourd'hui nous prenons un peu plus de temps pour nous préparer et nous mettre en route. D'abord boucler la valise pour la dernière fois. La réception nous autorise à garder la chambre jusque 13h et le chauffeur viendra nous chercher à 16h.
Après un copieux petit déjeuner, nous partons à pied pour le Palais de la Réunification que notre guide n'a pas jugé opportun de nous montrer dimanche. Comme à Hanoï, les habitants mangent dans la rue leur soupe matinale, le phö. Nous passons près du temple hindou de Mariamman qui est le dernier de Saïgon et semble encore fréquenté. Un jeune couple hindou est venu présenter leur fils de 21 jours aux dieux. Divers autels avec des offrandes, une vache sacrée sur roues, typiques de ce genre de temples donnent à l'endroit un aspect rococco. Le temple dédié à la déesse Mariamman construit par des négociants tamouls a été fermé après la chute de Saïgon et réouvert en 1993. Hélas, nous n'avons pas regardé au-dessus du toit, la tour de 10m entourée de sculptures colorées. Vraiment notre guide aurait pu nous montrer ou du moins nous parler de bien des sites intéressants très proches de l'hôtel.
Nous poursuivons notre route via la rue Pasteur, une des rares rues à avoir conservé sa dénomination française, avant d'arriver à proximité du Palais de la Réunification. Auparavant nous faisons mine de vouloir entrer dans une propriété adjacente avec un beau bâtiment colonial gardé par des policiers et des militaires qui nous empêchent d'entrer. Bon, ce n'est pas la bonne entrée, ou pas le bon site. Nous poursuivons jusqu'au bout de la rue et nous arrivons devant une entrée qui est ouverte d'où on aperçoit le palais, siège du pouvoir sud-vietnamien de 1966 au 30 avril 1975 lorsque 2 chars nord vietnamiens de construction chinoise brisèrent la clotûre d'entrée. Construit entre 1962 et 1966 par le président Diem selon les plans d'un architecte sud-vietnamien qui s'est inspiré d'un idéogramme chinois, signifiant chance, prospérité et richesse pour le pays. Le palais a été conservé comme monument historique depuis 1975 et seulement ouvert au public depuis 1990. Le bâtiment reste meublé comme à l'époque et est construit dans un style moderne assez fonctionnel et emprunt d'une grande symbolique.
Nous entrons dans le parc en même temps qu'une troupe de jeunes filles en ao daï rouge et blanc. Plus tard nous verrons des répétitions de la troupe sur la pelouse devant le palais.
Au premier étage du palais se trouvent les salles de réception et du Conseil des Ministres. Au second étage, le bureau du président Thieu et divers salons, au troisième étage, des salles de réception et de loisirs dont un cinéma, au quatrième, les terrasses avec l'hélicoptère présidentiel, une salle de danse, … Au sous-sol on visite les cuisines et le garage avec la vieille Mercedes présidentielle.
Dans le parc on voit les 2 chars qui ont pris le palais en 1975 ainsi que l'avion du pilote sud-vietnamien qui a trompé la défense aérienne pour bombarder le Palais. Cette visite en valait vraiment la peine et on s'étonne qu'elle ne soit pas prévue au programme du catalogue. A proximité du palais se trouve le musée de Ho Chi Minh Ville mais nous n'avons plus assez de temps pour le visiter. Nous rentrons à l'hôtel pour une dernière douche et pour libérer la chambre. Daniel a repéré un restaurant français tout près de l'hôtel, au pied de la tour Bitexco : La Niçoise. Le patron français nous accueille chaleureusement et à la table voisine, deux belges sont attablés, dont un baroudeur pensionné domicilié à La Hulpe. Peut-être le reverrons nous un de ces jour à La Mazerine ? Pour ce dernier repas nous voulons manger autre chose que du riz et nous dégustons du poisson dont la recette mèle les aromates vietnamiens et provençaux. Avant de retourner à l'hôtel pour notre rdv avec le chauffeur, nous allons nous balader le long du fleuve Saïgon où on nous propose un tour en bateau. Dommage, il est trop tard pour nous. Un coup de blues m'envahit. Ce voyage était vraiment trop bien et se termine trop vite.
Nous rejoignons l'hôtel en traversant la tour Bitexco, la plus haute du Vietnam avec ses 262 m et ses 68 étages, construite en 2010. La vue panoramique y est payante et il ne nous reste que quelques dongs.
Le chauffeur est ponctuel à notre rdv pour le départ vers l'aéroport. Dernier trajet au milieu des embouteillages de scooters, avec un pincement de coeur. A l'aéroport j'achète encore 2 statues de dames vietnamiennes qui trouveront une belle place sur le meuble du bureau.
Le voyage de nuit sera pénible. Nous sommes tombés sur les pires voisins aux sièges devant nous. Un couple de russes, qui prennent leurs aises en baissant leur siège au maximum pendant le voyage entier. A Istanbul, il y a quatre heures d'attente. Il y a une tempête, des trombes d'eau, et il fait 7 degrés. Je remets mon pantalon et mes baskets en lieu et place du confortable pantacourt et des sandales. Les vacances sont bel et bien terminées.
A Bruxelles, tout se passe au mieux et dans un temps record. Damien est là et nous ramène de suite à Rixensart avec -2° au thermomètre : glagla !
Reste juste à digérer la fatigue, faire les lessives, les courses, regarder et sélectionner les photos pour créer ce petit reportage et le mettre en ligne au plus vite.
Vietnam, tu es dans notre coeur pour toujours.

Jeudi 15 décembre : départ de Genval-Gare
Les photos du 1er jour
A 14h20, les valises sont prêtes et embarquées dans la Peugeot. Direction la gare de Genval. Enfin nous allons tester la ligne SNCB entre Schuman et l'aéroport. On se souvient qu'en juin, ils étaient en grève lors de notre départ vers Porto.
A l'aéroport, le contrôle douanier est maintenant complètement automatique : lecture électronique du passeport et ouverture du portique. Au contrôle de sécurité, mon sac à dos est embarqué sur une voie de garage : ouverture du sac et de la pochette des médocs : bon, je pensais la laisser dans la valise et j'ai oublié que mon canif qui m'accompagne partout depuis le Népal (en 1985 !!!) est dans cette trousse ! Rien n'y fait, le canif termine à la poubelle. On ne va pas se laisser abattre pour autant.
Le vol vers Istanbul est à l'heure. Ouf car nous n'avons qu'une heure pour le transfert dans l'immense aéroport Ataturc. Il y a bien de la place pour les jambes. On affiche enfin la gate B08. C'est à l'étage du dessous : un peu de pagaille pour prendre le bus, sous la pluie. Pour ce long vol de nuit, nous avons des places hublot à deux. Nous ne serons pas dérangés et nous pourrons nous lever à notre guise. J'allais m'endormir avec coussin, couverture, foulard, quand on nous sert encore un souper. Il est 3h du matin à Bruxelles. Enfin les lumières s'estompent et nous essayons de dormir. C'est moins confortable que le premier vol ! On nous réveille à 14h, heure de Hanoï pour un petit déj peu appétissant.
Vendredi 16 décembre : découverte de Hanoï
Après un atterrissage sans encombre, nous passons l'immigration en 15 minutes chrono. Attente des valises. Une famille vietnamienne avec 3 jeunes enfants réceptionne entre 10 et 15 bagages de toutes tailles ! Il doit s'agir d'un déménagement.
A la sortie, nous voyons tout de suite notre guide, TRUNG (prononcer Tchoung). La voiture de Mac (prononcer Maï) arrive et nous voilà dans la circulation. Dès l'entrée en ville, nous sommes assaillis de scooters de tous côtés. Le piéton n'est pas roi ici. Le guide est sympa. Il nous explique le change : 1 euro = 25000 dongs. Nous serons donc millionnaires 😏
Les maisons sont très étroites, une seule pièce, et hautes, tout en profondeur. L'hôtel est en plein centre ville. Sympa. Notre chambre est au 6e. C'est un peu vieillot, mais charmant, et beaucoup mieux que ce que j'attendais. Il fait bon, ni trop chaud, ni froid, bien que tous les locaux sont en anorak d'hiver bien fermé. Pour moi le t-shirt est parfait.
A 19h, souper à l'hôtel. Nous nous laissons conseiller par le serveur et c'est très bon, en particulier les nems.
Petit tour dans le quartier. Frayeur pour traverser la rue au milieu des scooters, voitures et klaxons. Un gentil monsieur me prend par le bras pour m'amener de l'autre côté, car Daniel est passé sans se soucier de moi ! Ceci dit, on s'habitue vite et la technique n'est finalement pas si compliquée.
Samedi 17 décembre : Journée libre à Hanoï
Après une excellente nuit, nous avons une journée entière libre pour découvrir la ville. Nous quittons l'hôtel vers 9h30. Il fait bon. Direction le km zéro et un circuit préparé par Daniel pour découvrir les plus belles rues de la vieille ville : le quartier des corporations : 36 quartiers dont la rue des bijoutiers, celle des lampions avec les très kitch décos de Noël et Nouvel An, la rue du poisson, celle des casseroles,
Nous prenons un verre à la rue des voiles où un liégeois nous annonce des inondations importantes dans la région du centre, où nous serons dans quatre jours.
Au grand carrefour du km zéro, à Hoan Kiem Lake, si encombré hier, près du lac de ‘Epée Restituée', des enfants jouent et roulent avec de petites voitures électriques, de petits go-karts très bas avec 2 manettes. C'est très agréable. Nous décidons que nous viendrons dîner au Avalon Lunch Café. L'après-midi, nous longeons le lac avec photos du stupa de la tortue Thap Rua. Visite de Bach Ma, le plus ancien temple de la ville. Nous sommes très contents de cette première journée, surtout de la visite du musée de la Femme Vietnamienne. Nous y avons découvert les rites de mariages dans plusieurs ethnies, l'histoire des femmes révolutionnaires, la déesse mère, les techniques pour moudre, la palanche, le film témoignage de femmes vendeuses de fruits ou autres marchandises dans la rue à Hanoï pour nourrir (difficilement) leur famille, les femmes héroïnes de la guerre et décorées suite à la perte de plusieurs de leur fils. Tout cela me touche énormément.
Passage dans la cathédrale Saint-Joseph. Des femmes y serinent des incantations lancinantes et ininterrompues.
Il nous reste juste une heure de repos avant le rdv avec notre guide et notre compagnon de voyage, Stéphane, genevois de 42 ans que nous connaitrons mieux dans les prochains jours.
Le repas dans un restaurant proche est excellent. Ensuite nous faisons le tour du lac de l'épée restituée au milieu d'une foule incroyable : danseurs de tango, mazurka, … Cela nous amuse un moment, puis retour à l'hôtel.
Première journée très remplie. Hanoï nous a déjà conquis.
Les photos du 3e jour
Dimanche 18 décembre : Hanoï avec le guide
Les photos du 4e jour
A 8h le guide nous attend. Un mariage se prépare dans la maison en face de l'hôtel. Notre minibus va nous mener au Temple de la Littérature, la 1e université du Vietnam, qui date de 1070, mais n'est pas reconnue par l'Unesco en tant qu'université. Des groupes d'enfants, les meilleurs écoliers du pays nous saluent, et font des selfies avec moi. Je n'ai jamais eu autant de succès avec ma peau si blanche ! Le lieu était consacré à la formation des mandarins, les hauts fonctionnaires de 1442 à 1779. Des stèles, portées par une tortue, aujourd'hui protégées par l'UNESCO honorent les dits mandarins. Il n'en reste aujourd'hui que 82 sur 116, suite aux bombardements de 1954. Le Yin et le Yang sont figurés partout : carré = terre, rond = ciel, tortue = terre, oiseau = ciel, tambour en bois – cloche ou gong en métal, homme - femme, bien - mal, montagne - eau, …
Nous admirons les colonnes en bois de fer souvent laquées en rouge, avec des idéogrammes très beaux.
Important à ne pas confondre : Un temple honore une ou des personnalités. La pagode honore toujours le Boudha.
Les offrandes peuvent être de la nourriture ou de l'argent. On donne aussi de faux billets pour les brûler pour garantir aux ancêtres qu'ils ne manquent pas d'argent dans leur nouvelle vie.
Ensuite se pose la question de la file d'attente d'une heure pour voir la dépouille d'Ho Chi Minh. Je ne suis pas vraiment prenante, mais nous n'y échappons pas. La file est sous haute surveillance, sans appareil-photo, pour juste passer davant le tombeau et voir la tête et les mains cirées du héros national. Puis nous visitons le parc, les maisons, dont celle sur pilotis, la Pagode au pilier unique, en forme de lotus, et les voitures de Ho Chi Minh, et nous nous arrêtons devant le palais présidentiel où sont reçus les visiteurs de marque étrangers.
Trung ne peut s'empêcher de nous raconter tous les détails des guerres gagnées par les Vietnamiens : l'indépendance contre les Français en 1954, les Américains en 1975, les Chinois.
Le dîner est moins apprécié que les précédents, le chauffeur s'étant fait arrêter par la police, suite à un feu soi-disant non respecté. Devant le restaurant, nous assistons à une scène violente d'une personne en crise complète : épilepsie ? drogue ?
Ensuite nous visitons la pagode sur le lac de l'épée restituée, via le pont rouge, déjà photographié à de multiples reprises.
La visite se poursuit avec le musée d'ethnographie. Les maisons des différentes ethnies minoritaires du pays sont présentées. La visite est très agréable. Il y a peu de monde et les constructions se visitent facilement, parfois à condition de se déchausser.
A l'entrée du soir nous allons au spectacle de marionnettes sur l'eau, typique du Vietnam. Plusieurs scénettes typiques sont représentées : des travaux des champs aux combats de dragons, de l'épopée de l'épée restituée aux différents instruments de musique.
Ensuite nous attend le cyclo-pousse qui nous fait visiter les rues animées aux lumières du soir et repassent dans des rues que nous avons découvertes hier. On se sent comme chez nous, à l'aise. Ce voyage nous plait de plus en plus.
Le repas dans un resto chic est vraiment délicieux, exceptionnel et le service est vraiment gentil : on se sent extrèmement bienvenu ici. Ce soir nous n'irons pas trainer autour du lac -) car demain il s'agit de se lever très tôt.
Les photos du 4e jour
Lundi 19 décembre : en route vers Ninh Binh
Les photos du 5e jour
Réveil à 5h45, plus tôt encore que pour aller au boulot !! Et après une mauvaise nuit, trop de bruit et de longues heures sans retrouver le sommeil.
Nous partons sans petit déjeuner pour la leçon de taï chi, en face du mausolée Ho Chi Minh, où des personnes âgées sont des habitués de l'exercice de cet art martial asiatique très matinal. Un professeur charmant, de +- 70 ans nous initie à quelques positions et mouvements lents de taï chi. C'est assez difficile de contrôler les jambes, les bras, les mains et sa position sur 2 axes. Mais on s'en sort pas trop mal. Dommage qu'à la fin des exercices, les habitués sont tous partis. Je comptais sur une démo de pros et quelques photos des positions les plus typiques.
Retour à l'hôtel pour le petit déjeuner et la valise plus le check-out. Stéphane est en retard et a du mal à boucler sa valise. Il pleuvine. Un petit crachin qui ne durera pas, et des files et des foules de scooters, de voitures, des bus, tout le monde est soudain dans les rues. C'est lundi.
Première visite à un atelier de laque. Après une seconde arrestation par la police, comme hier. Trung est scandalisé par les ‘voleurs', les fonctionnaires qui essaient de se faire un supplément avant les fêtes de fin d'année. Explications sur les techniques de peinture laquée : à la coquille d'oeuf (de canne), à la feuille d'or ou d'argent, avec des grains de coquillages, … Un travail d'équipe, et de bénédictin ! Puis nous visitons la boutique. Notre choix se porte sur un vase bien coloré, moderne, genre Picasso, avec d'un côté la représentation des quatre saisons et de l'autre, des instruments de musique. 70 euros quand même. Et je m'inquiète de la valise, déjà trop remplie.
Route vers la province du Ninh Binh, baie d'Halong terrestre. Les hommes se préparent pour une ballade à vélo avec le guide. Très peu pour moi. Je reste avec le chauffeur et on attend les bikers à 2 ou 3 endroits. Je fais ouvrir la valise de Daniel pour sortir les jumelles. C'est vrai que le long de l'eau, sur les rizières, il y a des oiseaux, et des personnes au travail, un peu éloignées. Les voilà partis. A la halte suivante, je les attends trop longtemps : il y a un problème. Ben oui, les jumelles sont perdues ! C'était bien la peine !
Le repas de midi se passe dans une famille, nombreuse ! Le monsieur a trois filles et une ribambelle de petites-filles. C'est charmant. Ils nous servent une dizaine de plats. Dur de faire honneur à tout ! Tout est délicieux, sauf les nems, curieusement. Avec les conseils de Tchung, on s'en sort honorablement pour le pourboire. Le guide nous explique que la famille élève des chiens pour les restaurants. C'est vrai que plusieurs chiens se baladent autour de nous, dont une femelle et de magnifiques chiots très attachants. Dommage que leur sort soit de finir à la casserole ! Quelle horreur !
Après quelques kilomètres de route, sans crier gare, nous voilà installés dans de minuscules barques très plates. Notre rameur connait quelques mots de français. La promenade se fait dans un calme parfait, contraste après l'effervescence de Hanoï et ses klaxons incessants.
Nous en profitons à fond. Le soleil apparaît timidement derrière le brouillard mystérieux. Nous passons dans une grotte à chauve-souris, brr ! Belle expérience, à placer dans notre top 5. A notre retour à l'embarcadère, deux couples de mariés posent pour leur photos de mariage dans ce décor magnifique.
Nous voilà repartis pour la dernière visite de la journée : le site de l'ancienne capitale de Hoa Lu. Deux temples du 17e siècle célèbrent le Vietnam indépendant des 9e et 10e siècles (du temps des croisades). Le temple de Dinh Tien Hong est le plus beau : le portique est remarquable avec une clotûre décorée de céramiques vertes. Drapeau du Vietnam ancestral et du moderne cohexistent bizarrement pour honorer une dynastie royale en pays communiste. Le temple de LiDai Hanh, successeur du précédent et second mari d'une veuve devenue célèbre.
Nous quittons ce site remarquable après une tentative ratée de visiter un cimetière bien gardé par des chiens turbulents. Dans la rizière voisine, nous remarquons un homme et son buffle. Des haut-parleurs diffusent le journal officiel de manière à ce que la population ne puisse en aucun cas échapper au message venu d'en haut.
Nous poursuivons notre route pour Ninh Bin où nous passerons la nuit dans un hôtel chic. Le repas servi assez pompeusement se termine par un yaourt proposé directement dans son pot, assez drôle.
Tout le monde n'est pas pauvre dans ce pays : un château privé ressemblant à l'église de Koekelberg est en construction en face de l'hôtel.
Les photos du 5e jour Mardi 20 décembre : Vers la baie de Halong
Les photos du 6e jour
Longue route vers la baie d'Halong en passant près de la ville portuaire de Haï Phong. Gros trafic de camions sur cette route parsemée de postes de police. Nous traversons plusieurs villages. Nouvelle interpellation par la police pour passage d'une ligne blanche imaginaire. Mais le chauffeur se défend bien et ne paie pas, avec ou sans bakshich, on ne saura jamais.
Tout le reste du trajet, lui et Tchung continuent à traiter les policiers de voleurs. C'est vrai que cela devient excessif !
Nous observons durant le trajet, à la fois l'activité rurale dans les rizières et la vie dans les petites villes, avec l'artisanat et le commerce local. Tchung prend plaisir à nous montrer les restaurants proposant du chien ou du chat, repas de fête pour les habitants du Nord.
Du côté de HaïPhong, nous traversons un village le long d'un fleuve avec des fours de fabrication de ciment, très pollué : tout est blanc. Nous passons trop vite, sans pouvoir faire de photos.
Vers 11h, nous arrivons à la baie d'Halong et nous faisons encore un arrêt dans un élévage d'huîtres perlières. Nous avons droit à une explication de tout le processus, dont la démonstration de l'opération pratiquée pour implanter et extraire une perle d'une huître porteuse.
La boutique offre un choix énorme de bijoux un peu trop kitsch et trop cher pour les perles. Je trouve de belles boucles d'oreilles modernes en nacre pour les filles : cadeau de Noël tout trouvé.
Dans le port de la baie d'Halong, le guide nous laisse aux mains d'un de ses collègues. Nous embarquons vers midi sur un bateau d'une vingtaine de cabines, de la compagnie Mirage. Notre cabine est confortable avec douche, petit salon avec porte sur un mini balcon, très agréable, très privé. La porte en face de notre cabine donne sur la soute : les machines et le logement du personnel, beaucoup moins bien logés que nous !
L'accueil par notre guide et le personnel du bateau est très sympa. Le jeune capitaine parle anglais, avec un humour et une efficacité désarmantes. On est très bien tombés. Nous avons l'occasion de faire connaissance avec d'autres francophones : un couple d'anversois bien sympas, actifs dans le textile pour les couturiers, des français du sud. Nous avons droit à une bouteille de vin blanc lors du premier repas. Pas terrible ce vin local, nous nous en tiendrons donc à l'eau et à la bière pour le reste du voyage.
La vue est splendide dès le départ de la croisière. Malgré le temps brumeux, nous nous rendons compte que cet endroit est l'un des plus beaux du monde et nous en profitons bien, du pont inférieur, au supérieur, à notre cabine. Il fait plus chaud qu'à Hanoï et je sors mon top préféré en espérant bronzer un peu. Des excursions sont prévues pour visiter des îles et nous avons le choix de partir en kayak ou en bateau en bambou. Je suis un peu inquiète de ce qui nous attend. Mais tout se passe bien. Nous embarquons sur les petits bateaux tirés derrière le Pelican 2, qui nous déposent à un embarcadère où nous attendent les barques en bambou. Nous empruntons un petit passage sous les rochers vers un lac intérieur où les rochers sont colonisés par des macaques dont les sauts et les grimaces amusent les touristes. Ensuite nous attend la surprise : c'est le nom d'une grotte vraiment magnifique dont plusieurs concrétions font penser qui à des amoureux, qui au ‘doigt de Dieu', hum ! Tchung avait essayé de me convaincre de ne pas participer à l'excursion à cause des marches et du dénivelé. Heureusement que je ne l'ai pas écouté ! Premier arrêt photo avec un panorama époustouflant. Pour faire un portrait il faut utiliser le flash, ce qui n'est pas évident pour tout le monde et finit par occasionner quelques disputes de couples car on ne repassera pas à cet endroit en fin de visite, Tchung me l'a bien expliqué. Nous nous en sortons très bien. De retour sur le bateau, nous profitons de la fin de la Happy Hour pour déguster une margarita en compagnie de nos amis flamands. Pendant le repas du soir, le capitaine met à l'honneur quelques personnes : anniversaires et anniversaires de mariage. C'est sympa. On nous propose le film Indochine, en français. Malheureusement nous sommes bien trop fatigués. Nous allons plutôt dormir pour espérer voir le lever du soleil à partir de notre lit demain matin. Nous passons une bonne nuit dans notre super cabine, entourés d'un nombre d'autres bateaux pareils au nôtre et de quelques barques et un grand bateau de croisière visible au loin.
Les photos du 6e jour
Mercredi 21 décembre : Baie de Halong
Les photos du 7e jour
Réveil matinal sur le bateau pour observer le lever du soleil. Malheureusement, la brume a bien du mal à se lever, elle. Le spectacle est quand même inoubliable. L'atmosphère est propice à une forme de nostalgie et à un grand calme intérieur. Au programme, la visite de l'île de Titop, astronaute russe qui a visité le Vietnam et qui est le seul étranger à avoir donné son nom à une île de la baie. La montée compte 425 marches, mais Tchung m'a appris qu'ici je peux faire demi-tour quand je veux si la montée est trop difficile. De toute façon, monter des marches, je sais faire ! Je remarque qu'exceptionnellement nous prenons du retard sur l'horaire annoncé. Et à notre arrivée sur l'île, il y a une file. Pas normal ici, tout est si bien organisé d'habitude. La raison de ce couac ? La dame qui a fermé le site hier soir a, par mégarde, emporté la clé ! Un bateau officiel arrive à toute vitesse et débarque une véritable armée de fonctionnaires. La porte s'ouvre et la file se résorbe immédiatement. Daniel veut monter vite pour ne pas être gèné par ceux qui descendent et prendre des photos à son aise. De mon côté, c'est un peu l'inverse, je préfère être dans une file pour pouvoir m'arrêter de temps en temps sans être celle qui freine tout le monde. Tout se passe bien. Il y a régulièrement des paliers avec une vue magnifique. En haut on a droit à un panorama à 360°. C'est juste grandiose. Aucun regret pour l'effort fourni. Après cela on aurait pu se baigner ou se promener sur la plage, mais c'est décidément pas mon truc, et nous attendons sagement au pied de l'immense statue de TiTov.
De retour sur le bateau, nous avons droit à un brunch à 10 h du matin ! Pas vraiment faim, mais comme nous ignorons la suite exacte du programme, nous en profitons quand même. A cette heure-là je choisis les plats froids qui me plaisent vraiment bien. Il faut déjà refaire les valises. Heureusement nous n'avions que notre sac à dos et nous sommes vite prêts. Sur le pont nous faisons encore quelques dernières photos, le soleil arrivant enfin, et chauffant vite l'atmosphère.
Notre guide et notre chauffeur nous attendent. Premier déchirement. C'est ‘le plus beau d'not'voyage' qui se termine déjà, j'ai un goût de trop peu !
Nous voilà en route vers l'aéroport de Hanoï. Nous allons également quitter notre guide, si drôle et attachant ! Snif !
Nous traversons une région de charbonnages, que nous ne verrons pas, mais l'état de l'environnement ne laisse pas de doutes. Petite pause dans un grand centre commercial qui vend de grandes statues pour l'extérieur. A l'intérieur, un atelier de brodeuses et des salles d'exposition et de vente de tous les produits vietnamiens : bijoux, objets laqués, gastronomie, soie, … l'usine à touristes.
A l'aéroport de Hanoï, tout est bien organisé. Tchung nous accompagne pour l'enregistrement des valises. Curieusement nous avons un léger dépassement du poids autorisé, mais finalement ça passe sans encombre. Nous échangeons nos coordonnées avec Tchung et nous nous assurons que tout est ok pour les pourboires.
Une heure trente plus tard nous débarquons à l'aéroport international de Danang, au coeur des souvenirs des combats de 1968, dans un aéroport qui a servi aux américains pour perpétrer leurs pires méfaits dans le pays, à savoir la guerre chimique avec le ‘composant orange' de Monsanto qui recyclait ici son herbicide que le monde entier ne voulait plus acheter à cause de la dioxine.
Notre nouveau guide, Lam, nous l'explique dans la voiture. Les inondations récentes qui ont causé plusieurs morts il y a 5 jours à Hoï An en sont une des conséquences liées au déboisement de cette région proche du 17e parallèle qui était la frontière Nord-Sud après la défaite des Français en 1954. Le guide nous conduit pour le souper sur une plage de Danang en bord de mer. On voit à seulement quelques mètres les grosses vagues prisées aujourd'hui des surfeurs américains qui ont remplacé les GI's.
Nous sommes fatigués et le chauffeur très prudent nous conduit à Hoï An, dans un hôtel à l'écart de la ville. Il pleut et cela n'augure rien de bon pour demain. Mais nous sommes vraiment trop épuisés pour y penser.
Les photos du 7e jour
Jeudi 22 décembre à Hoï An
Les photos du 8e jour
Nous nous réveillons de bonne heure, comme d'habitude, et selon les désirs de notre guide. Nous entendons la pluie qui tambourine à tout berzingue sur le toit. L'hôtel est un ensemble de chambres qui donnent directement sur l'extérieur. Je me dis que dans ces conditions, je ne me lève pas. Hors de question de visiter la ville en barque comme les touristes de la semaine dernière ! Finalement cela se calme et nous nous levons quand même. La salle du petit déjeuner est le long de la rivière, et il faut traverser le jardin pour y accéder. Des personnes s'activent autour d'un ponton et autour d'un petit bateau sur la rivière. C'est agréable et très calme.
Départ avec notre guide pour découvrir la plus belle ville du pays. Ville très commerçante qui vient donc d'être inondée. On voit les traces d'humidité à 1m50 sur les murs. Les habitants ont rapidement nettoyé et tout remis en ordre après la décrue de la rivière. En Belgique, pareille inondation aurait été traitée de catastrophe naturelle majeure et le roi aurait certainement enfilé ses bottes pour venir consoler les victimes. Ici on prend cela avec philosophie malgré que la saison des typhons devrait être terminée depuis la mi-novembre.
Notre visite commence par un arrêt dans un cimetière au milieu des rizières. Le guide nous explique la signification des pierres tombales qui indiquent à côté du nom du défunt, le nom de tous les donateurs de la famille qui ont financé la sépulture, ainsi que la liste des descendants du défunt. Selon le rite local boudhiste, la tête du mort est toujours orientée côté montagne et les pieds en direction de l'eau, toujours à cause du Yin et du Yang, et dans un esprit de Feng-Shui. Daniel remarque la tombe d'un jeune soldat, ou officier de l'armée sud-vietnamienne vaincue.
Quelques buffles au repos et des femmes au travail dans les rizières. On est en période de labour en vue de la transplantation des pousses de riz. Le lizeron d'eau est présent et cultivé. Nous en mangerons dans les prochains jours. Nous visitons ensuite à pied les quelques rues commerçantes de Hoï An. Premier arrêt pour visiter une fabrique de soie, doublée d'un atelier de confection express. La visite commence par des explications en français sur la culture du ver à soie, puis l'extraction des fils de soie.
Puis à l'étage, nous découvrons les tenues qu'on propose de confectionner pour nous sur mesure, dans le tissu que nous choisissons. Malgré la chaleur difficilement supportable, surtout pour prendre des mesures, j'ai tellement envie de la tenue traditionnelle qui rend les vietnamiennes si belles et élégantes, je finis par accepter et Daniel commande à son tour une belle chemise noire. La prise de mesures est comique : photos de dos, de devant, … et dictée d'un tas de chiffres. On nous promet la confection et la livraison pour 18h à l'hôtel avec essayage et retouches éventuelles pour le soir même. Dans une autre boutique, nous découvrons la fabrication des lampions et de la marquetterie.
Le guide nous explique les particularités architecturales des maisons anciennes de la vieille ville, piétonière en-dehors des heures de pointe. La visite est très agréable. Plusieurs maisons se visitent. Nous apprenons les styles chinois, vietnamien et colonial. Nous visitons un petit temple dédié à la dame maritime qui a protégé les premiers migrants venus de Chine par la mer. Puis le pont couvert japonais, avec un petit temple intégré en son centre. Des animaux protègent l'entrée et la sortie du temple. La visite se poursuit par le marché local, où j'achète du thé au gingembre pour Damien. La suite va se faire à vélo, pour le guide et pour les hommes. Moi j'ai droit au cyclo-pousse. Daniel prend le guidon du cyclo-pousse pour la photo qui fera le plaisir de mes collègues comme carte de voeux pour 2017.
Belle ballade de quelques km pour se rendre à travers les rizières et les champs inondés, couverts de lizeron. Nous arrivons à l'heure du repas dans un petit village de maraichers où nous aurons droit à une visite guidée des plantations d'herbes aromatiques et légumes divers par le fils de la maison, bien sympathique et très didactique. Il nous apprend à arroser les lopins de terre avec 2 arrosoirs et une palanche : sportif ! Tout est net, propre, sans la moindre mauvaise herbe. Daniel est scotché. Je retiens que les hommes travaillent sur la plantation, pendant que les femmes vont au marché et reviennent à la maison avec l'argent, ce qui les rend très importantes. Avant de manger, nous avons droit à un cours de cuisine pour préparer des crèpes de riz aux crevettes et à la viande. La recette est soigneusement notée. Nous comptons bien réaliser la recette à la maison. Nous sommes affamés, mais un massage des pieds va encore nous permettre de nous détendre avant de passer à table. C'est très agréable, et cela ne se limite pas aux pieds : les épaules, la nuque, le cuir chevelu, le visage, et cela semble très amusant à nos hôtesses. Elles doivent bien se moquer de nous. Le guide fait quelques photos bien chouettes à notre insu. Enfin le dîner est servi et c'est une fois de plus absolument divin. Un plat en particulier est très personnel : le riz donne lieu à une présentation artistique de ce que nous inspirons à la cuisinière : pour moi ce sera une tortue. Je ne sais pas pourquoi ! Daniel a une sorte d'araignée, et pour Stéphane, c'est un homme bien en forme, hoho.
Avant de quitter cette maison, et cette famille super attachante, nous avons encore une démonstration de calligraphie. Le professeur (un véritable chinois) dessine à l'encre de Chine des dessins figuratifs, puis des versions de plus en plus abstraites pour nous montrer comment on en est arrivé aux idéogrammes représentant le bonheur, la prospérité et la longévité. Je retiens que le soleil + la lune sont utilisés pour figurer la lumière : logique.
En chemin pour retrouver notre minibus, le guide nous montre encore la végétation locale en bord de rivière, et l'escargot rouge qui s'attaque aux plants de riz et qu'il faut combattre au moyen de produits chimiques. La voiture nous attend un peu plus loin. Nous voyons un troupeau de buffles que leur propriétaire ramène pour la soirée, et qui traverse la route sans ralentir malgré le flot ininterrompu de voitures et de scooters, impressionnant.
La nuit tombe et nous rentrons à l'hôtel. A 18h pile, on nous appelle de la réception pour la livraison des vêtements sur mesure. Je m'attendais à ce qu'une femme m'aide à décider si cela convient bien. Mais non, le livreur attendra sagement à la réception. Je dois retrouver le bon de commande dans mon sac. Panique, j'ai complètement perdu de vue ce papier dont je n'ai pas compris l'importance ce matin. L'essayage est ok. Nous sommes ravis et nous envoyons directement les photos sur What's app. Les filles n'en reviennent pas que nous ayons osé nous lancer dans cette aventure typique.
La soirée est libre. Nous allons retourner en ville pour souper dans un restaurant conseillé par le guide. Je demande à la jeune réceptionniste de réserver une table pour nous. Elle semble étonnée que nous choisissions ce restaurant et veut nous envoyer ailleurs. Tant pis. La navette pour HoÏ An arrive et nous voilà partis avec des français bruyants qui se prennent pour le centre du monde. Mauvaise surprise au restaurant : l'entrée choisie par Daniel est tellement piquante qu'il ne peut pas la manger et l'empêche même d'apprécier le plat suivant. Après une ballade dans la rue aux lampions, très animée, nous achetons une bougie à une veille dame qui nous montre qu'on pose ce lampion sur la rivière et qu'il emporte notre voeu. C'est romantique. Subitement à 21h30, un rapide message dans les hauts-parleurs annonce la fin de la période de rue piétonne. A l'instant des vélomoteurs déboulent de toute part. Il faut donc rentrer. Un jeune homme nous propose un taxi. Nous annonçons le nom de l'hôtel, je m'arrange pour le prix de la course et nous voilà partis. A un moment, il klaxonne comme un fou, et m'explique que sa sister habite là. Il veut juste lui faire un petit bonsoir. On ne se complique pas la vie, ici, c'est trop cool.
Les photos du 8e jour
Vendredi 23 décembre : Danang : le musée Cham et la route du Col des Nuages vers Hué
Les photos du 9e jour
Nous devons à nouveau partir tôt, car nous devons déposer Stéphane à temps à l'aéroport de Danang. De là il va rejoindre sa famille au Myanmar pour fêter Noël avec eux. Avant cela nous allons visiter le musée Cham. A l'hôtel je fais mes adieux à la charmante réceptionniste, Tho. Elle me laisse une carte avec son nom et ‘Your Daughter'. Je suis sous le charme.
Nous longeons la côte et les voies de chemin de fer en direction de Danang et de ses grands hôtels-resorts qui attirent beaucoup de riches touristes américains et russes. D'anciennes bases militaires avec leurs bunkers intéressent Daniel et le guide. Nous arrivons près de l'immense pont en forme de dragon que nous voyons enfin de jour, après notre passage de nuit dimanche soir. Danang, 3e ville du Vietnam (avec 1 million d'habitants) s'appelait Tourane pendant la colonisation française. Proche du 17e parallèle, les GI's américains y ont localisé leurs principales bases aéro-navales, point de départ des bombardements les plus horribles. Abandon de la base un mois avant la chute de Saïgon en mars 1975.
Nous visitons le musée des sculptures, qui abrite depuis sa création en 1915-1919 par Henri Parmentier, des sculptures en grès datant du Ve au XVe s. Les Chams sont venus d'Indonésie avec leur culture hindouiste. Représentations de Brahma, Shiva, qui mêle le corps d'un lion (force) et d'un éléphant (intelligence), statues de Ganesh, le dieu éléphant.
A l'entrée du musée une carte du Vietnam permet de resituer le Champa au Vietnam ainsi que les hauts-lieux de la culture Cham, notamment le site de My Son détruit en grande partie par les bombardements américains mais dont Parmentier avait établi des relevés topographiques et des plans et des maquettes exposés dans le musée.
A la sortie du musée, une exposition de belles photos sur la vie quotidienne au Vietnam ainsi que des lieux les plus remarquables du pays retient notre attention.
A l'aéroport nous rachetons les dongs qui restaient à Stéphane avant de le laisser continuer son voyage.
Et nous voilà sur la route à travers la montagne : la route du Col des Nuages : il y a du brouillard et nous ne faisons qu'un arrêt. Parfois une trouée nous permet de voir les belles plages en bas. Il n'y a pas tellement de monde sur cette route, un tunnel permettant d'éviter le col est emprunté par les camions. Il n'y a plus que les touristes qui veulent passer le col. Ce n'est pas la saison idéale mais nous apprécions quand même la route et la vue. Ce col est la barrière climatique entre le Nord et le Sud du pays. Au pied de la montagne, la route croise le chemin de fer qui traverse tout le pays de Hanoï à Saïgon, en passant par Hué. Un village de pêcheurs offre un panorama de carte postale, comme dit Lam.
Le long de la route nous remarquons des échoppes qui vendent de petites bouteilles jaunes. C'est de l'huile d'eucalyptus. A la halte suivante, nous en achetons un flacon. C'est bon pour traiter les courbatures et les piqures de moustiques.
Arrivée dans la ville de Hué (350.000 habitants) vers midi. Après le dîner, nous visitons la cité impériale, avec la citadelle au premier plan, face à la rivières des parfums. Ancienne capitale du Vietnam, de 1802 à 1954. Hué est classée au Patrimoine mondial de l'Unesco.
Le roi Gia Long construisit cette citadelle de 1805 à 1832. Il s'agit du fondateur de la dynastie des Nguyen. L'ensemble a un périmètre de 10 km. Je suis accueillie par trois magnifiques jeunes filles pour une intervieuw dans le cadre de leurs études. Elles m'interrogent sur les sports que je pratique, hihi, très drôle ! Le temps est menaçant, avec de la bruine par moments.
Lors de la guerre du Vietnam, les troupes Vietcong s'y regroupaient et les américains ont donc allègrement bombardé ce joyau du 19e siècle, détruisant une grande partie des bâtiments. Mais grâce à l'Unesco la reconstruction des bâtiments les plus emblématiques peut se poursuivre.
Trois enceintes composent la citadelle en s'inspirant de l'architecture des Cités impériales chinoises.
A l'entrée de la Cité impériale, deux rangées de canons nous accueillent. Il y en a 9, chiffre symbolique, dont 5 pour les 5 éléments : eau, bois, métal, feu et terre, et de l'autre côté, les 4 saisons. L'entrée principale, ou Porte de Midi est percée de cinq portes, l'entrée pour les mandarins d'un côté, pour les militaires de l'autre. Ici les poètes et les militaires ont une importance égale. Après les grands bassins d'eau, une allée mène au Palais du Trône.
Des sculptures d'animaux se retrouvent un peu partout à chacun de ces animaux est attaché une symbolique particulière : les dragons qui surveillent les visiteurs du haut des toits ou dans les escaliers représentent la sagesse et la puissance le griffon apporte bonheur et protection royale, le phoenix la vertu et la tortue est porteuse de longévité.
80 colonnes en bois de fer ont résisté aux bombardements mais pas aux termites.
Entrée dans la Cité Interdite : Il ne reste que des ruines excepté 2 galleries : le pavillon de lecture et un théâtre dans lequel on peut poser avec des costumes fastueux, comme celui du mandarin.
Nous visitons deux temples : le temple du Culte des empereurs Nguyen avec 9 urnes dynastiques puis nous visitons le jardin et nous sortons dans la Cité habitée par ????
Au soir du 23 décembre, nous soupons dans une magnifique maison, ancienne demeure d'un mandarin.
Les photos du 9e jour
Samedi 24 décembre : Seconde journée à Hué.
Les photos du 10e jour
Les cyclo-pousses couverts nous attendent devant l'hôtel. Nous démarrons immédiatement vers la Pagode de la Dame Céleste en bordure de la rivière des Parfums. Nous traversons les rues animées de la cité impériale ainsi que le pont Eiffel sur la rivière. Je surprends Daniel à boire sa bouteille d'eau offerte comme chaque jour par le guide, alors que son conducteur transpire dans les côtes et sur les pavés inégaux. Moi, au moins j'ai la présence d'esprit de proposer la mienne à mon conducteur.
Nous laissons le cyclo-pousse au pied de la pagode de Thien Mu, en face de l'embarcadère sur la rivière. Là, une scène que nous avons vue à de multiples reprises se déroule sur les escaliers au pied de la pagode : une jeune femme dans une tenue magnifique, un ao daï d'un bleu profond, pose pour un photographe professionnel. La scène dure un moment sans le moindre mouvement, ni même des yeux ou des cils. J'en profite pour photographier la belle, seule et avec Daniel. Puis le guide fait la photo à trois. Beau souvenir.
La pagode de Thien Mu se caractérise par une tour de 7 étages qui donne sur le fleuve : 7 étages comme les 7 réincarnations de Budha. Divers symboles ornent la tour : fleurs de lotus et svastiska rappelant une croix gammée à l'envers. A droite une tortue géante avec une stèle et à gauche, une cloche.
Dans le temple les trois boudhas représentant le passé, le présent et le futur. Joli jardin avec des bonzaïs et relique de l'Austin bleue utilisée par Tich Quang Due qui s'est immolé par le feu en 1963 à Saïgon pour protester contre le pouvoir anti-boudhiste de Diem, pro-catholique. Son coeur serait resté intact malgré la température très élevée de l'immolation. A l'arrière, nous découvrons les locaux du monastère où les bonzes arrivent par un long couloir pour aller dans les réfectoires où le repas les attend, avec des cadeaux que les visiteurs leur ont apportés : cannettes de coca entre autres.
Malheureusement, le temps se gâte : il va pleuvoir sans discontinuer le reste de la journée.
Nous visitons la maison typique de la famille d'un mandarin, où on nous sert le thé et des friandises au gimgembre. L'autel des ancêtres est bien fourni en nourriture par les deux soeurs âgées et célibataires qui vivent là.
Les petits hôtels à l'extérieur des maisons sont destinés à accueillir les âmes errantes et les esprits qui circulent la nuit autour des maisons.
Le dîner se passe dans une maison-jardin, un endroit magnifique avec des nénuphars et des fleurs de lotus.
L'après-midi est consacrée à la visite de deux tombeaux des rois de la dynastie Nguyen.
Selon les croyances, la vraie vie est dans l'au-delà et les morts continuent leur chemin avec les mêmes besoins que les vivants : manger, dormir, acheter des choses, … Le tombeau impérial sert aussi de résidence à la campagne. La construction répond à des critères de géomancie particuliers entre montagne et eau (du fleuve ou du lac artificiel). Lorsqu'un élément manque, on l'ajoute de façon artificielle. Il y a toujours un paravent avant l'élément principal de la construction.
Une vaste esplanade regroupe les statues de mandarins et leurs montures : éléphants et chevaux, un pavillon avec une stèle narrant la biographie du personnage, un temple, puis le site funéraire à proprement parler. Dans le parc nous reconnaissons de beaux arbres : frangipaniers, jacquiers, longanier, litchi. Nous visitons d'abord le tombeau de Tu Duc, qui a règné de 1848 à 1883, ou palais de la modestie, pas du tout modeste. Il a nécessité 3 ans de construction de 1864 à 1867 et a englouti des sommes faramineuses. Petites statues de mandarins, le roi lui-même étant petit. Le dais au-dessus du tombeau est en béton mais si bien fait qu'on dirait un rideau qui bouge. Impressionnant.
Le second tombeau, celui de Khai Dinh, dernier de la dynastie, est bien différent, en béton au lieu de la pierre. Il mélange les références traditionnelles et européennes : fleurs de lys. Le style est très kitsch. L'homme était complètement mégalo. La construction a pris 11 ans de 1920 à 1931. Des ardoises d'Anger, des fresques avec des bouteilles, du verres, des cuillères à soupe, des morceaux d'assiettes pour représenter moultes scènes de la vie, des animaux, des fleurs aux quatre saisons. Une pièce annexe regroupe des cadeaux reçus de son vivant des princes et rois occidentaux.
La dernière visite est bien différente, dans un monastère d'eunnuques impériaux. C'est l'heure de la prière et un jeune bonze psalmodie en frappant un gong pour envoyer ses prières vers le ciel. Un petit cimetière annexe comporte quelques tombes de bonzes. A côté on entend le chant d'une pagode de bonzesses.
Arrêt dans une fabrique de chapeaux vietnamiens traditionnels et de bâtons d'encens. L'agence de voyage nous offre un beau chapeau aux poèmes : dans lequel on voit des scènes typiques par transparence lorsque le chapeau est soumis à la lumière : magnifique. Encombrant aussi, mais Lam assure que Turkish Airlines acceptera sans problème un sac supplémentaire avec nos chapeaus et quelques bottes de bâtons d'encens très parfumés.
Ce soir, c'est le réveillon de Noël. Des bandes de jeunes vietnamiens se rassemblent dans le centre de la ville. Nous allons souper dans un magnifique restaurant jardin. Nous nous sommes mis sur notre 31 : Daniel porte sa nouvelle chemise sur mesure et j'ai mis ma longue jupe et de belles chaussures : un petit risque après une journée entière de pluie ! Nous commandons un cocktail. Malgré le niveau de standing du restaurant, le premier plat du menu est servi avant notre apéritif. Je me permets de demander à la charmante serveuse de reprendre la soupe et d'attendre un peu. Après le repas, il est encore temps de passer au 12e étage de notre hôtel où une boisson nous attend dans une ambiance musicale : deux jeunes musiciens jouent des airs connus pendant qu'un groupe de chinois émèchés renverse de la bière partout. Bon, nous allons dormir car la fatigue de cette longue journée a raison de notre envie de fêter Noël.
Les photos du 10e jour
Dimanche 25 décembre Jour de Noël : Saïgon – Ho Chi Minh Ville.
Les photos du 11e jour
Départ de bon matin : déjeuner à 5h45, avant même l'ouverture officielle du restaurant : nous sommes les premiers à nous restaurer, et nos valises sont déjà prêtes devant la porte de la chambre, et tout cela un jour de Noël ! La voiture nous attend pour le trajet vers l'aéroport de Hué et le transfert vers Saïgon. Petit aéroport et enregistrement rapide : notre guide et notre chauffeur vont pouvoir rentrer vite chez eux, l'un à Hoï An et l'autre à Danang. Lam nous apprend qu'on annonce à nouveau un typhon sur la région du centre, que nous quittons juste à temps. Il y aura de nouveau des inondations, et des morts. Il a l'air assez déprimé.
Dans le bus de transfert de l'aérogare vers l'avion, Daniel donne sa place assise à une jeune vietnamienne et son bébé qui pousse de petits cris de plaisir à mes grimaces. J'échange quelques mots avec la maman qui rentre chez elle après une visite à sa famille. Ca fait du bien, la chaleur humaine ! Dans l'avion des bonzes en tenue marron (grand véhicule) voyagent à nos côtés. Le vol ne dure qu'une heure et nous voilà à Ho Chi Minh Ville. Choc de chaleur à l'arrivée ! genre 32°. Nous sommes pris en charge par notre nouveau guide : Tien, une dame de mon âge. J'apprécie énormément cette diversité de guides qui nous font connaître les multiples facettes et visions de ce pays magique. Quelle chance nous avons ! Le chauffeur Hung, nous conduit directement dans le quartier de Cholon qui est un grand marché chinois : une enclave de 500.000 sino-vietnamiens (Hoa) à proximité du coeur de Saïgon. Saïgon a été rebaptisée par les communistes en 1975 en Ho Chi Minh City. Seul le quartier n°1 du centre-ville conserve la dénomination de Saïgon.
Avec 8 millions d'habitants, c'est la ville la plus importante du pays, Hanoï en comptant 3,1 millions et Hué 350.000. Danang compte 1 million d'habitants et Hoï An 120.000. La rivière Saïgon la traverse et est le siège d'une activité portuaire fortement développée avec la présence de l'armée américaine durant la guerre à partir de 1962 (plus de 100.000 civils et militaires américains à la ‘belle' époque !! Après la prise de Saïgon le 30 avril 1975, près de 1,5 millions d'habitants ont fuit de Saïgon et du Delta du Mekong avec les ‘boat people'. A mettre en perspective avec l'exode syrien de 2015-2016 ! Beau sujet de réflexion pour un jour de Noël !!
Dés le 1er mai 1975, Saïgon vivra dans la répression et les anciens militaires et fonctionnaires du régime déchu seront envoyés dans des camps de rééducation dans le Nord profond. Ce fut le cas d'une partie de la famille de notre guide dont le père, ancien colonel passera 10 ans dans un de ces camps. Notre guide et sa soeur, qui sortaient de l'adolescence ont aussi été envoyées en camp de travail et se sont vues mises à la rue comme nombre de sud-vietnamiens. Des traces profondes subsistent malgré les mesures de libéralisation prises par le régime à partir de 1987. Durant ces 12 ans de répression, l'économie de la région a régressé de 40 ans, mais actuellement les investisseurs reviennent. Le trafic des scooters est impressionnant mais un peu plus discipliné qu'à Hanoï quand même.
Visite du marché chinois : beaucoup de brol en plastique, surtout car le nouvel an approche et les gens achètent des cadeaux de toutes sortes. Petit cours linguistique de notre guide, cela semble être son dada : chaque lettre peut s'écrire avec toutes sortes d'accents qui vont en modifier la prononciation et le sens. Explications sur les plantes médicinales achat de champignons. Le marché chinois couvert est actuellement en cours de rénovation, et il est donc fermé.
Visite d'un temple chinois : Thieu Hau ou temple de la Dame Céleste, déesse protectrice des navigateurs. Des négociants originaires de Canton en assurent l'entretien et ont mis en place un système d'assistance financière mutuelle. La guide nous montre dans les personnages représentés dans la frise les deux seuls européens qui seraient … le capitaine Haddock d'un côté, … et Tintin de l'autre côté !
Repas dans un bon restaurant. Le proprio est particulièrement fier de sa moto Honda gros cylindre qui trône à la réception du restaurant. Dans la rue, nous remarquons à nouveau le réseau de fils téléphoniques enchevêtrés, une réparation étant justement en cours par la société locale de télécom.
Visite du quartier du centre-ville à pied : cela se limite à deux boulevards : l'avenue Nguyen Hué : l'avenue des champs-élysées de Saïgon : 750 m de long et 70 m de large, qui relie l'Hôtel de Ville à la rivière et est coupée par les travaux du metro. Le long de cette avenue, plusieurs centres commerciaux luxueux et de grands hôtels comme l'Hôtel Rex, et le centre commercial Union Square près de l'hôtel de ville. Devant l'hôtel de ville de style colonial qui a fait l'objet de travaux d'agrandissement récents, une grande statue de Ha Chi Minh. Nous passons devant le Théâtre Municipal et à l'extrémité de l'autre avenue importante (rue Dong Khai) la cathédrale Notre-Dame et la poste centrale en vis-à-vis. Jour de Noël et office en cours : la visite est impossible.Visite rapide de la Poste Centrale supportée par une charpente Gustave Eiffel et explication sur les plans de Saïgon datant de 1892 et 1936. La rue Dong Khai ou rue du soulèvement populaire est la seconde artère de la ville et est bordée également de grands hôtels dont le Caravelle, le Majestic et le Continental. Nous tenons encore à visiter le musée de la guerre. Les fameuses ‘cages à tigres' du Bagne de Poulo Condor ainsi que divers objets abandonnés par l'armée américaine nous impressionnent fortement. Dans le musée nous remarquons aussi l'exposition sur l'utilisation des défoliants (agent orange) et les suites causées sur la santé des habitants. On y voit entre autres la célèbre photo du massacre de My Lai en mai 1968 et la photo de la fille au napalm brûlée à l'âge de 9 ans, suite au largage de bombes. Dur, dur !
Egalement une salle sur les armes US utilisées dont le fameux Phal de la Fabrique Nationale d'Armes de Herstal.
Retour à l'hôtel et prise de possession de notre chambre. Ce n'est pas le meilleur hôtel de notre voyage, mais il est idéalement situé en plein centre-ville tout près de la nouvelle tour Bitexco.
Puis encore un merveilleux dîner sur le fleuve, sur un bateau-restaurant qui navigue pendant le repas. Superbes vues sur les tours illuminées de la ville et concert et danses pendant le trajet. Romantique au possible. Le service par une très jeune fille qui ne connait pas la Belgique, mais va regarder sur Google après son service : touchant !
Les photos du 11e jour
Lundi 26 décembre : Route vers Caber et croisière sur le Bassac
Les photos du 12e jour
La nuit a été difficile pour Daniel. La clim fonctionnant trop bien, et la couette étant trop étroite, Daniel dort tout habillé en grelottant. Aujourd'hui nous n'avons plus de guide. Nous laissons les valises à la réception et partons avec notre sac à dos avec le chauffeur pour 3 heures de route vers le port de Caber sur le delta du Mekong. Le produit anti-moustique et la crème solaire sont bien calés dans mon sac avec tout le reste. La Toyota Innovation roule très bien. La sortie de Saïgon en ce lundi matin n'est pas trop encombrée. Les feux sont synchro. Après la ville, nous découvrons les rizières, qui sont plantées dans cette région plus chaude. Dans le sud, il y a 3 récoltes par an, de 3 mois et 10 jours par récolte, au lieu de deux seulement dans le nord. Il y a des tombes un peu partout sur les parcelles. Des soldats ? nous l'ignorons. A certains carrefours, la police de la route est à l'oeuvre. Ici ils n'arrêtent pas les touristes mais certains véhicules plus ou moins trafiqués. Nous dépassons des véhicules en tous genres : les scooters avec 1, 2, 3 ou 4 personnes avec ou sans casque, chargés de sacs, de caisses, de barres de fer, de tout ce qu'on peut imaginer.
Dans une ville, la situation se corse. Il y a 3 bandes de circulation : à droite pour les scooters qui se doublent entre eux. Un camion en panne les oblige à mordre sur la 2e bande, la nôtre. Et à gauche, les camions, bus et autres véhicules plus lents mordent parfois la ligne de ce côté. Ca fait peur, il ne faudrait pas regarder ! On dirait bien qu'on arrive car la route devient étroite et cahoteuse. Nous stoppons devant un temple roccoco avec un signe distinctif : un oeil. Nous apprendrons plus tard qu'il s'agit d'un temple Cao Daï, modèle de religion synchrétiste qui associe Victor Hugo, Lao Tseu et Lénine avec les courants boudhistes et chinois.
Il fait chaud et je profite qu'une vendeuse me propose des chapeaux à 2 dollars pour m'en offrir un qui devrait bien me servir sur le bateau, pendant que Daniel s'apprête à changer des dongs pour 10 euros, alors que nous avons compté hier soir que nous aurions besoin de tout les dongs restants. Bizarre. Nous faisons plein de photos du temple sans savoir de quoi il s'agit, le chauffeur ne parlant ni Anglais ni Français. Le jardin attenant au temple est constitué de vasques avec des lotus dont les fleurs s'ouvrent : magnifique. C'est la première fois que nous observons des boutons et des fleurs dans toutes les phases de l'éclosion. Très chouette comme arrêt imprévu.
Nous sommes vraiment très proches de l'embarcadère où nous attend la guide de cette dernière étape de notre fabuleux voyage : encore une femme, plus jeune que la Saïgonnaise, également prénommée Tien. Je m'enduis de crème solaire. C'est un four ici. Un ‘petit' bateau vient nous chercher pour nous amener sur le Bassac II, bateau de croisière de taille modeste, avec ses 10 cabines. Je photographie tout. C'est magique. Nous sommes les premiers ‘invités' sur le Bassac II. Le personnel nous accueille comme des rois. Ils sont super gentils. Il y aura 14 personnes au total. Nous sommes les seuls francophones, avec un couple de suisses allemands, un couple de britanniques gays et une famille anglophone. C'est vraiment familial. Notre cabine est sur le pont supérieur, pas bien grande, mais il y a tout le comfort, la clim, la douche, et le lit. C'est l'étage de la capitainerie et de la salle de restaurant. Le dîner est à nouveau excellent avec en entrée de grosses crevettes à tremper dans le sel et à arroser de jus de citron. Mmmh !
Après le repas, les autres font tous la sieste, mais pas nous bien sûr ! Il y a tant de choses à voir sur les berges et sur le fleuve : les barges qui transportent la terre draguée par des grues dans la rivière, de petites embarcations guidées par des femmes à chapeaux coniques, des bateaux de touristes, … Nous traversons des villages où nous entendons les karaokés, où un bac amène les scooters d'une rive à l'autre. Nous passons sous quelques grands ponts, nous croisons des chantiers navals, des fours à briques, des raffineries, des usines de transformation du riz, … Cela grouille de vie.
A 16 h, nous embarquons sur un petit bateau pour nous rendre dans un de ces villages. La guide nous montre et nous laisse sentir les feuilles aromatiques et fruitières : le pamplemousse, la noix de coco, le bananier, le jaquier, …
Dans les plantations de riz, la culture a environ un mois. Ce sera mûr dans deux mois. Elle nous montre les oeufs d'escargot, qui font mourir le plant, qu'il faut donc arroser de pesticides. Ici aussi il y a des tombes un peu partout sur les parcelles. Ce sont les tombes des ancêtres de la famille qui voulaient rester sur leurs terres. A présent ces pratiques sont interdites car les parcelles seraient bientôt complètement occupées par les tombes ! Nous sommes accueillis dans la cour d'une maison avec des plats de fruits à déguster : pamplemousse, ananas, mandarines, banane, mangue et fruit du jacquier. La dame fabrique de petits animaux en feuilles tressées : une sauterelle et un oiseau. Nous avons vraiment apprécié cette visite, les fruits, les explications, l'accueil et tout.
De retour sur le bateau nous avons encore droit à un souper de rois. Les gambas sont à nouveau extra bonnes. Je sympathise avec le jeune couple suisse et nous avons une conversation en allemand sur les médicaments orphelins et la position spécifique de la Belgique en la matière. Fou, non ? Je prends aussi plaisir à discuter en anglais avec le monsieur un peu plus âgé que nous, qui est retraité depuis peu et aime les mêmes pays que nous, ainsi que son ami, un peu enrobé, qui a les mêmes problèmes que moi dès qu'il fait un peu plus chaud. Il agite son petit éventail à manche et je me sens moins seule à souffrir de la chaleur ambiante. Eux termineront leurs vacances sur l'île paradisiaque de Phu Quoc alors que les suisses vont passer le nouvel an à Hong Kong. Il fait noir. La navigation ne s'arrête pas. Les bateaux nous croisent pratiquement sans éclairage. Incroyable !
Les photos du 12e jour
Mardi 27 décembre : Fin de la croisière et de Cantho à Saïgon
Les photos du 13e jour
Lorsque le bateau lève l'ancre à 6h, il y a un peu de brume. Nous sommes les premiers sur le pont. A cette heure matinale, il fait bon. Petit déjeuner continental, délicieux.
A 8h30, les bagages bouclés, nous quittons le Bassac II pour un petit bateau et la visite du marché flottant de Phong Dien.
C'est un marché de gros. Un bateau est rempli d'ananas par exemple, un autre de noix de coco, un autre de patates douces. Les commerçants viennent s'approvisionner tôt le matin avant d'aller à leur tour vendre les produits sur leur marché local. Ensuite nous visitons une fabrique de nouilles, la dernière fabrique artisanale. Il y a donc beaucoup de touristes.
A 10h30, nous débarquons à Cantho, ville de 1,3 millions d'habitants. Hung, notre chauffeur nous attend. Petit stress, la Toyota Innova ne démarre pas. Hung jette un petit coup d'oeil sous le capot et ça repart. La route sera plus longue qu'à l'aller. Je veux absolument une photo d'un caphe-hamac, lieu où les conducteurs de scooter peuvent se reposer quelques minutes ou quelques heures au milieu de la longue route entre Saïgon et Cantho. C'est difficile car nous roulons vite. Il y a plus de trafic et de bosses qu'à l'aller. Hung accepte de faire un arrêt, mais notre caphe n'est pas très grand et personne ne s'y repose. Tant pis, je crois que je me souviendrai quand même toujours de cette spécificité du Vietnam.
A 12h30, nous faisons halte au Mekong Rest Place. Un endroit magnifique avec des arbres en fleur, des étangs, des nénuphars, des petits ponts, plusieurs salles de restaurant et à nouveau une table isolée, très bien située pour nous. Le repas démarre très bien avec les crevettes au pamplemousse. Les plats suivants sont moins à notre goût et il nous prend une subite envie de steak ! Ce doit être psychologique, car cette fois la fin des vacances est très proche.
La seconde moitié du trajet passe très vite. L'entrée en ville se passe sans problème et nous voilà de retour à l'hôtel ‘Au Lac II'. Nos valises nous attendent à la réception et nous prenons un moment pour nous rafraichir, nous reposer et écrire quelques cartes. Il est temps !
Nous sortons vers 17h. Objectif n° 1 : poster nos cartes à la grande poste, prendre un verre et marcher un peu dans le quartier de l'hôtel de ville, de la cathédrale et enfin choisir un resto pour notre dernier souper.
Près de la poste, nous découvrons une rue sympa, piétonne, consacrée aux librairies et aux bouquinistes. A la poste, Daniel photographie un bureau complètement désordonné juste à côté de la boîte aux lettres où je laisse mes cartes. Heureusement, je ne l'ai pas remarqué car je discute avec une dame japonaise, ancienne professeur d'Anglais, ravie de parler à des européens et qui m'a montré la boîte pour le moins pas typique et invisible pour moi. Avant de nous restaurer, petite halte dans le bistrot du Sheraton où le café glacé est délicieux mais hyper cher. Enfin bon, une fois n'est pas coutume !
Nous optons pour un restaurant italien, car les steaks du Steak House sont aussi hors de prix. Après la pizza de Daniel et mes linguine vongole, une glace achève ce repas purement européen.
Les photos du 13e jour
Mercredi 28 décembre : dernier jour à Saïgon
Les photos du 14e jour
Déjà notre dernier jour au Vietnam. Aujourd'hui nous prenons un peu plus de temps pour nous préparer et nous mettre en route. D'abord boucler la valise pour la dernière fois. La réception nous autorise à garder la chambre jusque 13h et le chauffeur viendra nous chercher à 16h.
Après un copieux petit déjeuner, nous partons à pied pour le Palais de la Réunification que notre guide n'a pas jugé opportun de nous montrer dimanche. Comme à Hanoï, les habitants mangent dans la rue leur soupe matinale, le phö. Nous passons près du temple hindou de Mariamman qui est le dernier de Saïgon et semble encore fréquenté. Un jeune couple hindou est venu présenter leur fils de 21 jours aux dieux. Divers autels avec des offrandes, une vache sacrée sur roues, typiques de ce genre de temples donnent à l'endroit un aspect rococco. Le temple dédié à la déesse Mariamman construit par des négociants tamouls a été fermé après la chute de Saïgon et réouvert en 1993. Hélas, nous n'avons pas regardé au-dessus du toit, la tour de 10m entourée de sculptures colorées. Vraiment notre guide aurait pu nous montrer ou du moins nous parler de bien des sites intéressants très proches de l'hôtel.
Nous poursuivons notre route via la rue Pasteur, une des rares rues à avoir conservé sa dénomination française, avant d'arriver à proximité du Palais de la Réunification. Auparavant nous faisons mine de vouloir entrer dans une propriété adjacente avec un beau bâtiment colonial gardé par des policiers et des militaires qui nous empêchent d'entrer. Bon, ce n'est pas la bonne entrée, ou pas le bon site. Nous poursuivons jusqu'au bout de la rue et nous arrivons devant une entrée qui est ouverte d'où on aperçoit le palais, siège du pouvoir sud-vietnamien de 1966 au 30 avril 1975 lorsque 2 chars nord vietnamiens de construction chinoise brisèrent la clotûre d'entrée. Construit entre 1962 et 1966 par le président Diem selon les plans d'un architecte sud-vietnamien qui s'est inspiré d'un idéogramme chinois, signifiant chance, prospérité et richesse pour le pays. Le palais a été conservé comme monument historique depuis 1975 et seulement ouvert au public depuis 1990. Le bâtiment reste meublé comme à l'époque et est construit dans un style moderne assez fonctionnel et emprunt d'une grande symbolique.
Nous entrons dans le parc en même temps qu'une troupe de jeunes filles en ao daï rouge et blanc. Plus tard nous verrons des répétitions de la troupe sur la pelouse devant le palais.
Au premier étage du palais se trouvent les salles de réception et du Conseil des Ministres. Au second étage, le bureau du président Thieu et divers salons, au troisième étage, des salles de réception et de loisirs dont un cinéma, au quatrième, les terrasses avec l'hélicoptère présidentiel, une salle de danse, … Au sous-sol on visite les cuisines et le garage avec la vieille Mercedes présidentielle.
Dans le parc on voit les 2 chars qui ont pris le palais en 1975 ainsi que l'avion du pilote sud-vietnamien qui a trompé la défense aérienne pour bombarder le Palais. Cette visite en valait vraiment la peine et on s'étonne qu'elle ne soit pas prévue au programme du catalogue. A proximité du palais se trouve le musée de Ho Chi Minh Ville mais nous n'avons plus assez de temps pour le visiter. Nous rentrons à l'hôtel pour une dernière douche et pour libérer la chambre. Daniel a repéré un restaurant français tout près de l'hôtel, au pied de la tour Bitexco : La Niçoise. Le patron français nous accueille chaleureusement et à la table voisine, deux belges sont attablés, dont un baroudeur pensionné domicilié à La Hulpe. Peut-être le reverrons nous un de ces jour à La Mazerine ? Pour ce dernier repas nous voulons manger autre chose que du riz et nous dégustons du poisson dont la recette mèle les aromates vietnamiens et provençaux. Avant de retourner à l'hôtel pour notre rdv avec le chauffeur, nous allons nous balader le long du fleuve Saïgon où on nous propose un tour en bateau. Dommage, il est trop tard pour nous. Un coup de blues m'envahit. Ce voyage était vraiment trop bien et se termine trop vite.
Nous rejoignons l'hôtel en traversant la tour Bitexco, la plus haute du Vietnam avec ses 262 m et ses 68 étages, construite en 2010. La vue panoramique y est payante et il ne nous reste que quelques dongs.
Le chauffeur est ponctuel à notre rdv pour le départ vers l'aéroport. Dernier trajet au milieu des embouteillages de scooters, avec un pincement de coeur. A l'aéroport j'achète encore 2 statues de dames vietnamiennes qui trouveront une belle place sur le meuble du bureau.
Le voyage de nuit sera pénible. Nous sommes tombés sur les pires voisins aux sièges devant nous. Un couple de russes, qui prennent leurs aises en baissant leur siège au maximum pendant le voyage entier. A Istanbul, il y a quatre heures d'attente. Il y a une tempête, des trombes d'eau, et il fait 7 degrés. Je remets mon pantalon et mes baskets en lieu et place du confortable pantacourt et des sandales. Les vacances sont bel et bien terminées.
A Bruxelles, tout se passe au mieux et dans un temps record. Damien est là et nous ramène de suite à Rixensart avec -2° au thermomètre : glagla !
Reste juste à digérer la fatigue, faire les lessives, les courses, regarder et sélectionner les photos pour créer ce petit reportage et le mettre en ligne au plus vite.
Vietnam, tu es dans notre coeur pour toujours.

D'Antigua au lac Atitlan, en passant par l'Altiplano. Ou comment j'ai fui l'hiver québécois.... English translation pending
Bonjour ami(e)s VFistes,
Après avoir passé 2 semaines au Guatemala, il est temps pour moi de raconter un peu mon voyage!!
Avant d'aller plus loin je voudrais préciser que ce voyage était un voyage organisé, non pas par un Tour Operator mais par une guide privée locale, Bernadette, qui est une amie. Une opportunité s'est présentée à moi (et ma famille) d'aller découvrir ce pays d'Amérique Centrale en compagnie de Bernadette, et après quelques minutes de reflexion nous nous sommes ''embarqués'' dans le ''trip''. Et franchement, on a bien fait!! 😉
Allez maintenant que les ''présentations'' sont faites, passons au récit!!
Dimanche 25 Décembre : Départ de Montréal Il est 04h00 en ce matin du 25 Décembre quand je me réveille. Je profite de ce réveil matinal pour aller ranger les ''vestiges'' du Réveillon d'hier. Vers 5h30 nous quittons la maison direction l'aéroport d'où nous nous envolerons direction Guatemala City (via Panama City) sur les ailes de Copa Airlines. L'enregistrement des bagages se fait très vite (nous étions les seuls aux comptoirs 😛) et à cette heure matinale, le passage de la sécurité est très rapide!! A 7h30 nous sommes devant la porte 55, l'avion nous attend sagement!! Après un vol Montréal-Panama, une escale de quelques heures à l'aéroport Tocumen de Panama et un vol Panama-Guatemala City, il est 21h00 quand nous ''humons'' l'air ''chaud et Humide'' (contrairement à celui du matin qui était frette et sec 😏) du Guatemala. A la sortie de l'aéroport nous attendent Bernadette, notre guide pour les 15 prochains jours, Azucena, la gérante guatémaltèque de notre hébergement, ainsi que Byron, le chauffeur de notre bus privé, sans oublier Colette et Maryse. Après une heure de route nous arrivons ''à notre camp de base'', la Casa Chapina Francesa.

Nous prenons possession de nos appartements, dinons d'une excellente soupe maison, et filons dans nos lits (la journée a été longue!!)
Dimanche 25 Décembre : Départ de Montréal Il est 04h00 en ce matin du 25 Décembre quand je me réveille. Je profite de ce réveil matinal pour aller ranger les ''vestiges'' du Réveillon d'hier. Vers 5h30 nous quittons la maison direction l'aéroport d'où nous nous envolerons direction Guatemala City (via Panama City) sur les ailes de Copa Airlines. L'enregistrement des bagages se fait très vite (nous étions les seuls aux comptoirs 😛) et à cette heure matinale, le passage de la sécurité est très rapide!! A 7h30 nous sommes devant la porte 55, l'avion nous attend sagement!! Après un vol Montréal-Panama, une escale de quelques heures à l'aéroport Tocumen de Panama et un vol Panama-Guatemala City, il est 21h00 quand nous ''humons'' l'air ''chaud et Humide'' (contrairement à celui du matin qui était frette et sec 😏) du Guatemala. A la sortie de l'aéroport nous attendent Bernadette, notre guide pour les 15 prochains jours, Azucena, la gérante guatémaltèque de notre hébergement, ainsi que Byron, le chauffeur de notre bus privé, sans oublier Colette et Maryse. Après une heure de route nous arrivons ''à notre camp de base'', la Casa Chapina Francesa.

Nous prenons possession de nos appartements, dinons d'une excellente soupe maison, et filons dans nos lits (la journée a été longue!!)
Lumière d'automne au cœur du Southwest English translation pending
Hello à tous,
Une de mes bonnes résolutions 2017 : mettre en ligne le carnet de voyage de notre dernier road-trip. D'ailleurs, meilleurs vœux à tous ! Et comme il fait gris, froid et moche, j'ai bien envie de me replonger dans une ambiance un peu plus sympathique. Alors, si ça vous dit, embarquez avec nous ...
Il s'agissait d'un circuit de 16 jours, en couple, en Arizona et Nouveau-Mexique, avec une petite incursion au sud du Colorado, du 2 au 18 octobre, donc en automne.
· Notre premier voyage, l'été 2013 consistait en un circuit classique en famille (Californie, Arizona, Utah, Nevada). Carnet ici. · Notre deuxième voyage d'une dizaine de jours, à deux, en hiver, se concentrait sur la Californie et l'Utah. Carnet ici
Il nous reste donc, vous l'avez deviné, à revenir au printemps 😇
Voici notre parcours et, accessoirement, le plan de ce carnet qui vous permettra d'atteindre directement les sites qui vous intéressent plus particulièrement en cliquant simplement dessus (lorsqu'ils seront en ligne bien évidemment) et de passer ceux que vous trouverez prodigieusement ennuyeux.
Préambule : remerciements, partir en automne, j'ai testé J0 France > Phoenix : le voyage J1 Phoenix > Tuba City : Watson Lake, Sunset Crater Volcano, Wupatki nm J2 Tuba City > Holbrook : Coal Mine Canyon & Ha Ho No Geh, Little Painted Desert, Painted Desert J3 Holbrook > Chinle : Petrified Forest, Canyon de Chelly south rim - Scene de vie 1 - J4 Chinle > Mesa Verde : Hope Arch, White House trail, route via Lukachukai, Shiprock - Scene de vie 2 - J5 Mesa Verde > Durango : Mesa Verde avec Balcony House et Petroglyph trail, Durango J6 Durango : Bus Durango-Silverton, tour organisé en jeep ghost mines et retour en train Silverton-Durango J7 Durango > Gallup : Bisti Badland secteur south J8 Gallup > Albuquerque : El Morro, El Malpais secteur est, Albuquerque Old Town J9 Albuquerque > Santa Fe : Jemez Mountain Scenic Road, High road ou route des chapelles J10 Santa Fe : Tent Rocks, Santa Fe Old Town J11 Santa Fe >Alamogordo : White Sands Dunes J12 Alamogordo > Willcox : White Sand Alkali Flat trail, City of Rocks sp Scene de vie 3 J13 Willcox > Tucson : Chiricahua np J14 Tucson : Sonora Desert Museum, Old Tucson Studio, Saguaro np secteur ouest J15 Tucson > Apache Jonction via Apache Trail J16 Phoenix > France : Peralta Canyon Trail
Bon, je m'y mets tout de suite pour le préambule ...
Une de mes bonnes résolutions 2017 : mettre en ligne le carnet de voyage de notre dernier road-trip. D'ailleurs, meilleurs vœux à tous ! Et comme il fait gris, froid et moche, j'ai bien envie de me replonger dans une ambiance un peu plus sympathique. Alors, si ça vous dit, embarquez avec nous ...
Il s'agissait d'un circuit de 16 jours, en couple, en Arizona et Nouveau-Mexique, avec une petite incursion au sud du Colorado, du 2 au 18 octobre, donc en automne.
· Notre premier voyage, l'été 2013 consistait en un circuit classique en famille (Californie, Arizona, Utah, Nevada). Carnet ici. · Notre deuxième voyage d'une dizaine de jours, à deux, en hiver, se concentrait sur la Californie et l'Utah. Carnet ici
Il nous reste donc, vous l'avez deviné, à revenir au printemps 😇
Voici notre parcours et, accessoirement, le plan de ce carnet qui vous permettra d'atteindre directement les sites qui vous intéressent plus particulièrement en cliquant simplement dessus (lorsqu'ils seront en ligne bien évidemment) et de passer ceux que vous trouverez prodigieusement ennuyeux.
Préambule : remerciements, partir en automne, j'ai testé J0 France > Phoenix : le voyage J1 Phoenix > Tuba City : Watson Lake, Sunset Crater Volcano, Wupatki nm J2 Tuba City > Holbrook : Coal Mine Canyon & Ha Ho No Geh, Little Painted Desert, Painted Desert J3 Holbrook > Chinle : Petrified Forest, Canyon de Chelly south rim - Scene de vie 1 - J4 Chinle > Mesa Verde : Hope Arch, White House trail, route via Lukachukai, Shiprock - Scene de vie 2 - J5 Mesa Verde > Durango : Mesa Verde avec Balcony House et Petroglyph trail, Durango J6 Durango : Bus Durango-Silverton, tour organisé en jeep ghost mines et retour en train Silverton-Durango J7 Durango > Gallup : Bisti Badland secteur south J8 Gallup > Albuquerque : El Morro, El Malpais secteur est, Albuquerque Old Town J9 Albuquerque > Santa Fe : Jemez Mountain Scenic Road, High road ou route des chapelles J10 Santa Fe : Tent Rocks, Santa Fe Old Town J11 Santa Fe >Alamogordo : White Sands Dunes J12 Alamogordo > Willcox : White Sand Alkali Flat trail, City of Rocks sp Scene de vie 3 J13 Willcox > Tucson : Chiricahua np J14 Tucson : Sonora Desert Museum, Old Tucson Studio, Saguaro np secteur ouest J15 Tucson > Apache Jonction via Apache Trail J16 Phoenix > France : Peralta Canyon Trail
Bon, je m'y mets tout de suite pour le préambule ...
Petite tournée à Paris du 3 au 7 janvier 2017 English translation pending
PETITE TOURNEE A PARIS DU 3 AU 7 JANVIER 2017
Avec le plus grand de mes petit-fils de 14 ans
Mardi 3 janvier Nous prenons le Thalys à Bruxelles pour nous rendre à la gare du nord de Paris. C’est la première fois que nous visitons cette capitale tant et tant vantée. Personnellement, je n’ai jamais été attirée vers cette ville mais mon raisonnement a complètement changé depuis ce séjour ! Nous arrivons dans un petit hôtel du 11ème arrondissement (hypotel du Père Lachaise) réservé avec booking à un prix très intéressant. Propre, sympa, à 400 mètres du métro et des bus ; rien à redire. Nous arrivons vers 14 H à la gare du nord, prenons le métro 2 (très loin de l’arrêt du Thalys) vers la station Père Lachaise et trouvons de suite notre hôtel. Nous déposons nos affaires pour partir directement avec le bus 69 (arrêt Parmentier) en direction du terminus au champ de Mars. Nous parcourons ainsi la ville pour la première fois en bus. Nous voyons la Tour Eiffel à moitié à cause de la brume. Nous tournons autour, rentrons dans la cour mais ne montons pas à l’intérieur. Le temps de faire cette balade, la brume disparaît et la tour est visible complètement. Le soir arrivant, la tour est encore plus belle illuminée. Nous nous rendons au bord de la Seine pour faire une croisière d’une heure afin de voir les bâtiments illuminés de la ville. Il faisait froid, surtout sur le pont, mais ne sommes pas du tout déçus de ce petit tour où nous voyons des bâtiments dont nous ne connaissions pas encore le nom à part Notre Dame de Paris et le Louvre. Après coup, nous avons su que nous étions passés devant les Invalides, l’Hôtel de ville, au loin le Panthéon, le Grand Palais, etc… Après cette mini croisière, nous prenons un bus pour nous rendre au rond point des Champs Elysées afin de voir les illuminations. Subitement, je pense que si nous restons deux arrêts de plus, nous aurons fait une partie des Champs Elysées en bus car à pied, ce n’est pas très marrant. Nous voyons l’arc de Triomphe au loin mais n’irons pas jusque là; au milieu de l’avenue, entre deux feux rouges, nous le prenons en photo. Retour à l’hôtel avec le bus 69 et arrêt à ST. Maur (direction Gambetta). Nous irons prendre l’apéro au café du coin et sommes très étonnés du prix onéreux de nos boissons… ce n’est pas le prix de mon bled! Nous mangerons un peu plus loin dans un resto turc bien moins cher…
Mercredi 4 janvier : Nous prenons un café à l’hôtel et un croissant en chemin, tout en marchant en direction du cimetière du Père Lachaise à 1,5 km. D’abord, nous visitons la Basilic en face du cimetière dont j’ai oublié le nom. Le cimetière est très grand ; il y a de grandes allées puis des plus petites puis encore des plus petites, puis on circule entre les tombes. Nous avons un plan mais c’est très difficile de trouver les tombes que nous avions sélectionnées. Nous en avons quand même vu quelques unes : Jean de la Fontaine et Molière côte à côte, Parmentier garnie de pommes de terre, Gramme, Apollinaire, Edith Piaf et devant Henri Salvador, Georges Moustaki, Frank Alamo, Gilbert Bécaud, Sarah Bernard, Yves Montant et Simone Signoret à ses côtés, Oscar Wild écrivain Irlandais, Mireille, Jean Lenoir dont son corps est sculpté sur sa tombe. Nous avons marché trois heures sans guide donc pas trop mécontents de nos recherches. J’en avais sélectionné d’autres mais nous y aurions passé la journée. En sortant, nous prenons le bus 69 (qui sera notre préféré) pour aller au Louvre mais mon ticket n’est pas valable avant vendredi ; le programme est perturbé… Que faire ? Ben aller manger au restaurant Quasimodo de Notre Dame de Paris, très bon. Nous nous rendons sur l’Ile de la Cité et découvrons la superbe et magnifique Cathédrale Notre Dame de Paris. La visite nous prendra quand même 2H30 avec un audio-guide. Nous apprenons que la couronne d’épine du Christ et un morceau de la croix sont conservés en cet endroit actuellement. Auparavant, ils étaient à la Ste. Chapelle. Cette Cathédrale est tout aussi belle de dehors qu’à l’intérieur. Inoubliable. Puis l’idée nous prend de traverser l’Ile St. Louis, histoire de se faire une avance pour les autres jours. Nous passons au monument des martyrs de la déportation mais il est trop tard pour visiter l’intérieur; la brave dame nous propose de revenir le lendemain avec des fleurs, mais nous n’aurons pas l’occasion. Quant à l’Ile St- Louis, belle petite balade sans plus. Nous retournons à l’hôtel pour y prendre l’apéro et ensuite allons manger une succulente pizza.
Jeudi 5 janvier : Ce matin, je commence la journée en renversant mon café sur le lit et mon pantalon… Bien… On sèche tout ça… On recommande un café et voilà!!! Nous prenons le métro 3 puis le 4 pour nous rendre au cimetière de Montparnasse surtout pour y voir la tombe de Serge Gainsbourg, recouverte de cigarettes et de tickets de métro. Il y a sur notre liste aussi celle de Philippe Noiret avec un petit chien sur sa tombe, celle de Jean Poiret en face, les frères Hachettes, Michel Morgan couverte de fleurs vu que sa mort est récente, à côté son mari Gérard Oury, Sartre le philosophe. Nous parlons avec un gars qui travaillait dans le cimetière et en regardant notre plan s’aperçoit qu’il est complètement erroné. Pas pour rien qu’on a du mal à trouver. On y reste 2 H. Direction la tour de Montparnasse au 56ème étage (38 secondes en ascenseur) pour y admirer la vue à 360°. Le tout Paris est à nous !
Après avoir mangé un panini pas trop bon, nous avons des difficultés pour trouver un bus qui nous conduira au quai Voltaire pour voir la maison de Gainsbourg pleine de graffitis. D’après un monsieur du coin, ils sont différents tous les jours ; pas très joli tout ça… Nous nous baladons à St Germain des Prés et y achetons quelques souvenirs. Après avoir traversé le pont, nous sommes à nouveau sur l’Ile de la Cité. Nous passons devant les bâtiments tels que le Palais de Justice, la conciergerie et la Sainte Chapelle que nous allons visiter ; elle est en deux étages et d’une beauté inimaginable. Les vitraux, l’architecture, les couleurs ne sont que beauté pour les yeux. Elle fut construite de 1242 à 1249. Une des premières puisqu’on sait que l’Ile de la Cité est le berceau de Paris. Nous retournons sur le parvis de Notre Dame de Paris pour y prendre une dernière photo. En principe, le Panthéon, le musée Cluny et le jardin médiéval étaient au programme mais impossible à faire manque de temps.
Vendredi 6 janvier : Aujourd’hui, départ directement pour le quartier de Montmartre (métro 2). Nous apercevons en premier le Sacré-Cœur, une beauté aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur. Je monte en funiculaire tandis que Louis monte les 270 marches. Nous devions aller jusqu’au dôme mais heureusement, ce n’était pas possible avant le 14 janvier… Je n’y serais pas arrivée ! Les cloches du Sacré-Cœur sonne une fois l’an, à Pâques, et on entend les cloches des kilomètres à la ronde. Nous partons ensuite pour un petit tour à pied dans Montmartre en passant par l’église St. Pierre, la petite place Dalida où l’on peut voir son buste, le moulin de la Galette, le moulin Radet qui est le plus ancien moulin de Paris, un mur où l’on voit passe-muraille qui est une sculpture de Jean Marais. Nous remontons ensuite vers la place du Tertre où il y a des dizaines d’artistes peintres. Louis veut se faire faire le portrait mais s’aperçoit trop tard que c’est une calligraphie. Pas bien faite du tout, nous refusons de la prendre. Plus loin, un artiste lui fera le portrait et là, il est content, nous le prenons. Petit tour en petit train qui ne nous montrera rien de plus que ce qu’on a déjà découvert à pied à part le clos des vignobles et le Moulin Rouge. Il devait nous arrêter au cimetière de Montmartre mais n’a pas précisé qu’il fallait descendre au Moulin rouge donc retour à la place du Tertre où nous repartons à pied le long de la rue Lepic, repassant devant le Moulin Rouge, pour arriver au cimetière. Je profite d’aller voir les prix pour un souper spectacle: 175 euros par personne. Je rêve d’y aller un jour ainsi que chez Michou un peu moins cher: 145 euros. Enfin au cimetière de Montmartre, nous voyons la tombe de Dalida en premier, très bien entretenue par rapport à celles d’autres artistes. Nous trouvons aussi la tombe de Sacha Guitry, celle de Galabru et la belle tombe aussi de Michel Berger. Par hasard, nous trouvons celle de la Goulue qui fut la créatrice du French Can Can. Nous terminons notre visite car il est déjà 16 H et devons encore visiter le musée du Louvre, heureusement qui ferme à 21h45 le vendredi. Mais nous sommes fatigués et ne restons que 2 heures en ce lieu visité par des millions de personnes. Nous verrons la salle égyptienne, le Louvre Médiéval. Dans une autre salle, la Joconde et les noces de Cana. Nous terminerons là cette visite pour aller prendre l’apéro et manger dans un restaurant italien.
Samedi 7 janvier : Ce dernier jour, nous irons au musée Grévin qui nous a bien plu. En entrant, on arrive dans la salle des mirages où on nous plonge d’abord dans le noir. S’ensuivent des jeux de lumière et des effets spéciaux assez surprenants. Plusieurs célébrités en cire sont présentes, je ne peux pas les citer tellement il y en a. Certaines sont très bien faites et d’autres moins bien… La visite dure 2 H.
A 13 H, nous retournons à l’hôtel chercher nos bagages et démarrons à la recherche d’un bus pour nous conduire à la gare du nord où il y a justement une grande manifestion. Cela veut dire que nous devons prendre deux métros pour y arriver.
Mon petit fils et moi avons passé un excellent séjour et pensons déjà à y retourner l’année prochaine certainement accompagné de mon autre petit-fils.
Résumé fait à Visé le 9 janvier 2017.
MARIE
Mardi 3 janvier Nous prenons le Thalys à Bruxelles pour nous rendre à la gare du nord de Paris. C’est la première fois que nous visitons cette capitale tant et tant vantée. Personnellement, je n’ai jamais été attirée vers cette ville mais mon raisonnement a complètement changé depuis ce séjour ! Nous arrivons dans un petit hôtel du 11ème arrondissement (hypotel du Père Lachaise) réservé avec booking à un prix très intéressant. Propre, sympa, à 400 mètres du métro et des bus ; rien à redire. Nous arrivons vers 14 H à la gare du nord, prenons le métro 2 (très loin de l’arrêt du Thalys) vers la station Père Lachaise et trouvons de suite notre hôtel. Nous déposons nos affaires pour partir directement avec le bus 69 (arrêt Parmentier) en direction du terminus au champ de Mars. Nous parcourons ainsi la ville pour la première fois en bus. Nous voyons la Tour Eiffel à moitié à cause de la brume. Nous tournons autour, rentrons dans la cour mais ne montons pas à l’intérieur. Le temps de faire cette balade, la brume disparaît et la tour est visible complètement. Le soir arrivant, la tour est encore plus belle illuminée. Nous nous rendons au bord de la Seine pour faire une croisière d’une heure afin de voir les bâtiments illuminés de la ville. Il faisait froid, surtout sur le pont, mais ne sommes pas du tout déçus de ce petit tour où nous voyons des bâtiments dont nous ne connaissions pas encore le nom à part Notre Dame de Paris et le Louvre. Après coup, nous avons su que nous étions passés devant les Invalides, l’Hôtel de ville, au loin le Panthéon, le Grand Palais, etc… Après cette mini croisière, nous prenons un bus pour nous rendre au rond point des Champs Elysées afin de voir les illuminations. Subitement, je pense que si nous restons deux arrêts de plus, nous aurons fait une partie des Champs Elysées en bus car à pied, ce n’est pas très marrant. Nous voyons l’arc de Triomphe au loin mais n’irons pas jusque là; au milieu de l’avenue, entre deux feux rouges, nous le prenons en photo. Retour à l’hôtel avec le bus 69 et arrêt à ST. Maur (direction Gambetta). Nous irons prendre l’apéro au café du coin et sommes très étonnés du prix onéreux de nos boissons… ce n’est pas le prix de mon bled! Nous mangerons un peu plus loin dans un resto turc bien moins cher…
Mercredi 4 janvier : Nous prenons un café à l’hôtel et un croissant en chemin, tout en marchant en direction du cimetière du Père Lachaise à 1,5 km. D’abord, nous visitons la Basilic en face du cimetière dont j’ai oublié le nom. Le cimetière est très grand ; il y a de grandes allées puis des plus petites puis encore des plus petites, puis on circule entre les tombes. Nous avons un plan mais c’est très difficile de trouver les tombes que nous avions sélectionnées. Nous en avons quand même vu quelques unes : Jean de la Fontaine et Molière côte à côte, Parmentier garnie de pommes de terre, Gramme, Apollinaire, Edith Piaf et devant Henri Salvador, Georges Moustaki, Frank Alamo, Gilbert Bécaud, Sarah Bernard, Yves Montant et Simone Signoret à ses côtés, Oscar Wild écrivain Irlandais, Mireille, Jean Lenoir dont son corps est sculpté sur sa tombe. Nous avons marché trois heures sans guide donc pas trop mécontents de nos recherches. J’en avais sélectionné d’autres mais nous y aurions passé la journée. En sortant, nous prenons le bus 69 (qui sera notre préféré) pour aller au Louvre mais mon ticket n’est pas valable avant vendredi ; le programme est perturbé… Que faire ? Ben aller manger au restaurant Quasimodo de Notre Dame de Paris, très bon. Nous nous rendons sur l’Ile de la Cité et découvrons la superbe et magnifique Cathédrale Notre Dame de Paris. La visite nous prendra quand même 2H30 avec un audio-guide. Nous apprenons que la couronne d’épine du Christ et un morceau de la croix sont conservés en cet endroit actuellement. Auparavant, ils étaient à la Ste. Chapelle. Cette Cathédrale est tout aussi belle de dehors qu’à l’intérieur. Inoubliable. Puis l’idée nous prend de traverser l’Ile St. Louis, histoire de se faire une avance pour les autres jours. Nous passons au monument des martyrs de la déportation mais il est trop tard pour visiter l’intérieur; la brave dame nous propose de revenir le lendemain avec des fleurs, mais nous n’aurons pas l’occasion. Quant à l’Ile St- Louis, belle petite balade sans plus. Nous retournons à l’hôtel pour y prendre l’apéro et ensuite allons manger une succulente pizza.
Jeudi 5 janvier : Ce matin, je commence la journée en renversant mon café sur le lit et mon pantalon… Bien… On sèche tout ça… On recommande un café et voilà!!! Nous prenons le métro 3 puis le 4 pour nous rendre au cimetière de Montparnasse surtout pour y voir la tombe de Serge Gainsbourg, recouverte de cigarettes et de tickets de métro. Il y a sur notre liste aussi celle de Philippe Noiret avec un petit chien sur sa tombe, celle de Jean Poiret en face, les frères Hachettes, Michel Morgan couverte de fleurs vu que sa mort est récente, à côté son mari Gérard Oury, Sartre le philosophe. Nous parlons avec un gars qui travaillait dans le cimetière et en regardant notre plan s’aperçoit qu’il est complètement erroné. Pas pour rien qu’on a du mal à trouver. On y reste 2 H. Direction la tour de Montparnasse au 56ème étage (38 secondes en ascenseur) pour y admirer la vue à 360°. Le tout Paris est à nous !
Après avoir mangé un panini pas trop bon, nous avons des difficultés pour trouver un bus qui nous conduira au quai Voltaire pour voir la maison de Gainsbourg pleine de graffitis. D’après un monsieur du coin, ils sont différents tous les jours ; pas très joli tout ça… Nous nous baladons à St Germain des Prés et y achetons quelques souvenirs. Après avoir traversé le pont, nous sommes à nouveau sur l’Ile de la Cité. Nous passons devant les bâtiments tels que le Palais de Justice, la conciergerie et la Sainte Chapelle que nous allons visiter ; elle est en deux étages et d’une beauté inimaginable. Les vitraux, l’architecture, les couleurs ne sont que beauté pour les yeux. Elle fut construite de 1242 à 1249. Une des premières puisqu’on sait que l’Ile de la Cité est le berceau de Paris. Nous retournons sur le parvis de Notre Dame de Paris pour y prendre une dernière photo. En principe, le Panthéon, le musée Cluny et le jardin médiéval étaient au programme mais impossible à faire manque de temps.
Vendredi 6 janvier : Aujourd’hui, départ directement pour le quartier de Montmartre (métro 2). Nous apercevons en premier le Sacré-Cœur, une beauté aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur. Je monte en funiculaire tandis que Louis monte les 270 marches. Nous devions aller jusqu’au dôme mais heureusement, ce n’était pas possible avant le 14 janvier… Je n’y serais pas arrivée ! Les cloches du Sacré-Cœur sonne une fois l’an, à Pâques, et on entend les cloches des kilomètres à la ronde. Nous partons ensuite pour un petit tour à pied dans Montmartre en passant par l’église St. Pierre, la petite place Dalida où l’on peut voir son buste, le moulin de la Galette, le moulin Radet qui est le plus ancien moulin de Paris, un mur où l’on voit passe-muraille qui est une sculpture de Jean Marais. Nous remontons ensuite vers la place du Tertre où il y a des dizaines d’artistes peintres. Louis veut se faire faire le portrait mais s’aperçoit trop tard que c’est une calligraphie. Pas bien faite du tout, nous refusons de la prendre. Plus loin, un artiste lui fera le portrait et là, il est content, nous le prenons. Petit tour en petit train qui ne nous montrera rien de plus que ce qu’on a déjà découvert à pied à part le clos des vignobles et le Moulin Rouge. Il devait nous arrêter au cimetière de Montmartre mais n’a pas précisé qu’il fallait descendre au Moulin rouge donc retour à la place du Tertre où nous repartons à pied le long de la rue Lepic, repassant devant le Moulin Rouge, pour arriver au cimetière. Je profite d’aller voir les prix pour un souper spectacle: 175 euros par personne. Je rêve d’y aller un jour ainsi que chez Michou un peu moins cher: 145 euros. Enfin au cimetière de Montmartre, nous voyons la tombe de Dalida en premier, très bien entretenue par rapport à celles d’autres artistes. Nous trouvons aussi la tombe de Sacha Guitry, celle de Galabru et la belle tombe aussi de Michel Berger. Par hasard, nous trouvons celle de la Goulue qui fut la créatrice du French Can Can. Nous terminons notre visite car il est déjà 16 H et devons encore visiter le musée du Louvre, heureusement qui ferme à 21h45 le vendredi. Mais nous sommes fatigués et ne restons que 2 heures en ce lieu visité par des millions de personnes. Nous verrons la salle égyptienne, le Louvre Médiéval. Dans une autre salle, la Joconde et les noces de Cana. Nous terminerons là cette visite pour aller prendre l’apéro et manger dans un restaurant italien.
Samedi 7 janvier : Ce dernier jour, nous irons au musée Grévin qui nous a bien plu. En entrant, on arrive dans la salle des mirages où on nous plonge d’abord dans le noir. S’ensuivent des jeux de lumière et des effets spéciaux assez surprenants. Plusieurs célébrités en cire sont présentes, je ne peux pas les citer tellement il y en a. Certaines sont très bien faites et d’autres moins bien… La visite dure 2 H.
A 13 H, nous retournons à l’hôtel chercher nos bagages et démarrons à la recherche d’un bus pour nous conduire à la gare du nord où il y a justement une grande manifestion. Cela veut dire que nous devons prendre deux métros pour y arriver.
Mon petit fils et moi avons passé un excellent séjour et pensons déjà à y retourner l’année prochaine certainement accompagné de mon autre petit-fils.
Résumé fait à Visé le 9 janvier 2017.
MARIE
Ténérife... tu kiffes? English translation pending
Bonjour,
Nous voilà de retour d'une semaine à Tenerife en partant le Samedi 26 Novembre. C'est un voyage qui s'est décidé 15 jours plus tôt 🤪, donc au niveau préparation, c'est le minimum syndical. Pour ceux qui cherchent des infos incontournables sur la randonnée, passez votre chemin ... j'avais pas le temps de faire un tri et des choix réfléchis. Et puis, on n'a pas la condition physique pour se lancer dans du dénivelé ou des trucs de 4h00, je m'ennuie rapidement 😛
Pour agrémenter le séjour, et comme je ne suis pas sûr de remplir 7 jours sur Tenerife uniquement, j'ai prévu 1 jour et 1 nuit sur La Gomera.
Donc, j'ai une liste d'endroits, le Routard à peine parcouru, une Mauricette en état de marche et vaccinée, une CB Gold Premium remplie à bloc et des slips de rechange. Je suis prêt quoi 😎
Voici en gros nos journées que je vais détailler.

Nous séjournerons pour les 4 premières nuits à l'Ouest sur Puerto de Santiago, à côté de Los Gigantes. Ensuite, une nuit à La Gomera. Puis, nos 2 derniers jours à Santa Cruz, la capitale au Nord.
Suite aux conseils lus ici, j'ai loué la voiture chez CICAR à l'aéroport. 120€ pour la semaine pour une Opel Corsa 3 portes. Finalement, on sera upgradés sur une Opel Astra 5 portes, toute neuve.

Je lisais aussi partout que Novembre était dans la Haute Saison 😇 Effectivement, les prix des hôtels ne sont pas soldés et sur Booking, j'arrivais à 90% de remplissage. J'ai même eu du mal à trouver où je voulais. Une fois sur place, c'est une autre histoire.
Si les prix se maintiennent, c'est aussi parce que beaucoup de résidences sont fermées donc moins de dispos. L'hôtel que j'avais réservé sur Puerto de Santiago m'a écrit 3 jours après avoir accepté ma résa de 4 nuits qu'il n'avait plus de places 😠 Et il me propose une résidence à 100m de là, avec un grand appartement. Pas trop le choix donc j'accepte, vu que j'avais eu du mal à trouver ici. Et une fois sur place, il est bien ouvert mais fermera 2 jours plus tard. Ca veut bien dire qu'il n'avait que peu de résa à date et a préféré fermer jusqu'à Noël peut-être. Dans notre résidence, je pense qu'il y avait 10 ou 15 maisons occupées sur les 100 dispos.
Dans plusieurs villes, pas mal des restaurants indiqués par le Routard étaient fermés provisoirement 😕
Donc, il y a du monde mais je suppose que ça n'a rien à voir avec des mois plus chauds.
Dans tous les cas, ça nous va bien.
Notre objectif : Visiter en évitant au maximum les zones à resort et plages.
Pour les bordelais 😉, nous avons voyagé avec VOLOTEA en vol direct de 3h30 tous les samedis. Avion rempli à 50-60% en gros. Prix = 210€ AR par personne sans bagage en soute.
Je vais faire pipi et je reviens !
Nous voilà de retour d'une semaine à Tenerife en partant le Samedi 26 Novembre. C'est un voyage qui s'est décidé 15 jours plus tôt 🤪, donc au niveau préparation, c'est le minimum syndical. Pour ceux qui cherchent des infos incontournables sur la randonnée, passez votre chemin ... j'avais pas le temps de faire un tri et des choix réfléchis. Et puis, on n'a pas la condition physique pour se lancer dans du dénivelé ou des trucs de 4h00, je m'ennuie rapidement 😛
Pour agrémenter le séjour, et comme je ne suis pas sûr de remplir 7 jours sur Tenerife uniquement, j'ai prévu 1 jour et 1 nuit sur La Gomera.
Donc, j'ai une liste d'endroits, le Routard à peine parcouru, une Mauricette en état de marche et vaccinée, une CB Gold Premium remplie à bloc et des slips de rechange. Je suis prêt quoi 😎
Voici en gros nos journées que je vais détailler.

Nous séjournerons pour les 4 premières nuits à l'Ouest sur Puerto de Santiago, à côté de Los Gigantes. Ensuite, une nuit à La Gomera. Puis, nos 2 derniers jours à Santa Cruz, la capitale au Nord.
Suite aux conseils lus ici, j'ai loué la voiture chez CICAR à l'aéroport. 120€ pour la semaine pour une Opel Corsa 3 portes. Finalement, on sera upgradés sur une Opel Astra 5 portes, toute neuve.

Je lisais aussi partout que Novembre était dans la Haute Saison 😇 Effectivement, les prix des hôtels ne sont pas soldés et sur Booking, j'arrivais à 90% de remplissage. J'ai même eu du mal à trouver où je voulais. Une fois sur place, c'est une autre histoire.
Si les prix se maintiennent, c'est aussi parce que beaucoup de résidences sont fermées donc moins de dispos. L'hôtel que j'avais réservé sur Puerto de Santiago m'a écrit 3 jours après avoir accepté ma résa de 4 nuits qu'il n'avait plus de places 😠 Et il me propose une résidence à 100m de là, avec un grand appartement. Pas trop le choix donc j'accepte, vu que j'avais eu du mal à trouver ici. Et une fois sur place, il est bien ouvert mais fermera 2 jours plus tard. Ca veut bien dire qu'il n'avait que peu de résa à date et a préféré fermer jusqu'à Noël peut-être. Dans notre résidence, je pense qu'il y avait 10 ou 15 maisons occupées sur les 100 dispos.
Dans plusieurs villes, pas mal des restaurants indiqués par le Routard étaient fermés provisoirement 😕
Donc, il y a du monde mais je suppose que ça n'a rien à voir avec des mois plus chauds.
Dans tous les cas, ça nous va bien.
Notre objectif : Visiter en évitant au maximum les zones à resort et plages.
Pour les bordelais 😉, nous avons voyagé avec VOLOTEA en vol direct de 3h30 tous les samedis. Avion rempli à 50-60% en gros. Prix = 210€ AR par personne sans bagage en soute.
Je vais faire pipi et je reviens !
Retour d'Ethiopie - 12 jours au nord du pays en octobre 2016 English translation pending
Hello tous,
Ca y est le carnet est prêt 🙂 .... ici version blog avec photos
Je vais commencer par les préparatifs pour enchaîner par ce qui fâche avant de vous narrer le carnet lui-même 😉
Notre itinéraire: AXUM - GHERALTA - MEKELE - DANAKIL - MEKELE - ABY ADDI - LALIBELA - ADDIS ABEBA
Amateur de volcan de de paysages extraordinaires, le Danakil, depuis que j’en ai vu des photos, m’a attiré. En me documentant, j’ai appris qu’une route goudronnée a été construite pour arriver au cœur du Danakil afin de faciliter le développement de l’exploitation minière. Cette donne risque de changer profondément la configuration des lieux et la consommation d’eau risque de faire disparaître le lac de lave, du moins c’est une possibilité. Du coup il nous a paru « urgent » d’y aller avant tous ces changements.

Lorsque j’ai commencé à étudier la destination, j’ai découvert un pays passionnant offrant de nombreux points d’intérêts : outre les paysages époustouflants (Danakil, Tigray, Simiens) il y a une vraie histoire et une civilisation ancienne dont les origines recoupent notre propre mythologie chrétienne (royaume de Saba, roi Salomon, etc, ..), de plus il y a de nombreuses possibilités de randonner. Les églises du Tigray sont un bon exemple de ce « mixte ».

En revanche on ne peut pas conduire en Ethiopie et nous ne sommes pas routards dans l’âme, donc exit les bus qui roulent à tombeau ouvert le long des précipices.
Je commence donc à chercher un contact ou une agence avec laquelle je puisse travailler. Dans un premier temps je regarde avec les réceptifs francophones locaux. Malheureusement ils sont tous basés à Addis Abeba, hors comme notre séjour est relativement court et ciblé sur le nord du pays, j’ai privilégié un itinéraire nous faisant arriver à Axum et repartir de Lalibela. Pour une agence de Addis Abeba cela revient à envoyer un chauffeur qui va rouler 3 jours à vide pour rejoindre Axum et qui va rouler 2 jours à vide après nous avoir laissé à Lalibela. Cela est naturellement onéreux. En parallèle j’aime bien avoir un « contact » sur place, avec qui je puisse créer un « lien » autre qu’une carte de crédit. En général je trouve (Jean-Pierre au Vietnam, Win en Birmanie, …). Là je trouve un site Makeda Voyages tenu par un Français installé à Mekele qui fait guide et tient une Guesthouse. Impeccable, je regarde avec lui pour qu’il nous serve de guide un ou deux jours et lui propose de loger dans sa Guesthouse les deux jours que nous avons prévu de passer à Mekele. Pour le reste je lui demande conseil pour une agence locale. Il me conseille soit Magma Flow réputé pour leur connaissance du Danakil ou Naizgi Tour qui est plus généraliste et « chaleureux ». Je contacte donc les deux, Naizgi étant plus rapide à répondre et les prix étant équivalents nous traiterons avec lui.
A un mois du départ j’envoie un et puis plusieurs mails à mon contact français de Mekele, notamment concernant la sécurité et l’opportunité d’amener des habits à offrir. Point de réponse, du coup je contacte Naizgi qui au bout d’un moment me répond que le gars a disparu de la circulation sans rien dire !. Ok ça commence bien !. Du coup on réserve un hôtel à la place de la Guesthouse et exit le contact privilégié local. Concernant Naizgi, il devient aussi moins prompt à la réponse …
L’AGENCE Naizgi Tours : Lorsque nous arriverons à Addis Abeba, nous lui enverrons un mail pour demander quelques précisions, nous n’aurons jamais de réponses. Arrivée à Axum : il y avait bien un guide qui nous attendait, qui a d’ailleurs tenté de se faire passer pour un guide francophone au début mais qui a rapidement avoué qu’il ne connaissait qu’une dizaine de mots … nous avions payé pour un guide qui parle notre langue car on trouvait que les explications historiques seraient plus simples pour nous à comprendre dans notre langue. Tout le reste du voyage sera de la même « veine ». Le chauffeur parle peu de nature et encore moins anglais, le véhicule est un mini bus assez âgé et les pneus ont perdu leurs crampons il y a plusieurs années. Arrivée à Mekele : le chauffeur, qui a l’origine devait nous accompagnés tout du long, nous annonce que c’est fini pour lui et qu’il retourne à Axum. Naizgi viendra lui-même nous prendre en charge le lendemain matin à 8h30 … Naturellement il ne viendra jamais et ne répondra à aucun sms. Lorsque l’hôtel l’a appelé il a répondu qu’il arrivait. En fait c’est un guide de ETT qui est venu à sa place et c’est avec eux qu’on a fait le Danakil. Dire qu’à l’origine je n’avais pas voulu travailler avec eux pour ne pas être avec 15 autres personnes à faire le Danakil … ben on a tout de même fini à 17. Au retour du Danakil le « contact » local de Naizgi tour (soit disant son frère) est venu nous voir pour nous expliquer qu’on aurait dû visiter le Danakil avec un couple d’Allemands et le véhicule de Naizgi Tour mais qu’ils ont eu un accident et que c’est pour cela qu’il nous a reporté sur ETT … Pour la suite du voyage nous aurons un bon chauffeur et un bon véhicule a-t-il dit … nous aurons un petit jeune qui a passé son temps à frôler les précipices, accélérer en ville pour faire le cacou rouler en tenant le volant à une main. Le véhicule n’était pas adapté à la piste que nous allions faire avec des pneus encore plus lisses que sur le précédent véhicule. De plus on nous avait annoncé un temps de trajet de 3 à 4 heures pour le lendemain (entre Abbiy Addi et Bilbila) au final nous mettrons 12 h avec la pause de midi !. En revanche il faut reconnaitre que le « contact local » de Naizgi à Lalibela avait tout bien organisé, ce fut un presque sans faute (il avait oublié qu’un touriste ça peut avoir des bagages …). Etait également prévu lors de notre escale retour à Addis Abeba un city tour … qui fut des plus sommaires dans une Yaris … heureusement que nous sommes de petits gabarits et que nous n’avons pas de grosses valises.
Bref je ne peux pas recommander cette agence, certes nous avons fait tout ce qui était prévu mais les « standards » éthiopiens ne sont pas les « standards » européens et nous ne sont pas habitués à une telle « nonchalance » . 🤪
Maintenant que le sujet qui fâche est passé, l'Ethiopie c'est aussi ça ....









Ca y est le carnet est prêt 🙂 .... ici version blog avec photos
Je vais commencer par les préparatifs pour enchaîner par ce qui fâche avant de vous narrer le carnet lui-même 😉
Notre itinéraire: AXUM - GHERALTA - MEKELE - DANAKIL - MEKELE - ABY ADDI - LALIBELA - ADDIS ABEBA
Amateur de volcan de de paysages extraordinaires, le Danakil, depuis que j’en ai vu des photos, m’a attiré. En me documentant, j’ai appris qu’une route goudronnée a été construite pour arriver au cœur du Danakil afin de faciliter le développement de l’exploitation minière. Cette donne risque de changer profondément la configuration des lieux et la consommation d’eau risque de faire disparaître le lac de lave, du moins c’est une possibilité. Du coup il nous a paru « urgent » d’y aller avant tous ces changements.

Lorsque j’ai commencé à étudier la destination, j’ai découvert un pays passionnant offrant de nombreux points d’intérêts : outre les paysages époustouflants (Danakil, Tigray, Simiens) il y a une vraie histoire et une civilisation ancienne dont les origines recoupent notre propre mythologie chrétienne (royaume de Saba, roi Salomon, etc, ..), de plus il y a de nombreuses possibilités de randonner. Les églises du Tigray sont un bon exemple de ce « mixte ».

En revanche on ne peut pas conduire en Ethiopie et nous ne sommes pas routards dans l’âme, donc exit les bus qui roulent à tombeau ouvert le long des précipices.
Je commence donc à chercher un contact ou une agence avec laquelle je puisse travailler. Dans un premier temps je regarde avec les réceptifs francophones locaux. Malheureusement ils sont tous basés à Addis Abeba, hors comme notre séjour est relativement court et ciblé sur le nord du pays, j’ai privilégié un itinéraire nous faisant arriver à Axum et repartir de Lalibela. Pour une agence de Addis Abeba cela revient à envoyer un chauffeur qui va rouler 3 jours à vide pour rejoindre Axum et qui va rouler 2 jours à vide après nous avoir laissé à Lalibela. Cela est naturellement onéreux. En parallèle j’aime bien avoir un « contact » sur place, avec qui je puisse créer un « lien » autre qu’une carte de crédit. En général je trouve (Jean-Pierre au Vietnam, Win en Birmanie, …). Là je trouve un site Makeda Voyages tenu par un Français installé à Mekele qui fait guide et tient une Guesthouse. Impeccable, je regarde avec lui pour qu’il nous serve de guide un ou deux jours et lui propose de loger dans sa Guesthouse les deux jours que nous avons prévu de passer à Mekele. Pour le reste je lui demande conseil pour une agence locale. Il me conseille soit Magma Flow réputé pour leur connaissance du Danakil ou Naizgi Tour qui est plus généraliste et « chaleureux ». Je contacte donc les deux, Naizgi étant plus rapide à répondre et les prix étant équivalents nous traiterons avec lui.
A un mois du départ j’envoie un et puis plusieurs mails à mon contact français de Mekele, notamment concernant la sécurité et l’opportunité d’amener des habits à offrir. Point de réponse, du coup je contacte Naizgi qui au bout d’un moment me répond que le gars a disparu de la circulation sans rien dire !. Ok ça commence bien !. Du coup on réserve un hôtel à la place de la Guesthouse et exit le contact privilégié local. Concernant Naizgi, il devient aussi moins prompt à la réponse …
L’AGENCE Naizgi Tours : Lorsque nous arriverons à Addis Abeba, nous lui enverrons un mail pour demander quelques précisions, nous n’aurons jamais de réponses. Arrivée à Axum : il y avait bien un guide qui nous attendait, qui a d’ailleurs tenté de se faire passer pour un guide francophone au début mais qui a rapidement avoué qu’il ne connaissait qu’une dizaine de mots … nous avions payé pour un guide qui parle notre langue car on trouvait que les explications historiques seraient plus simples pour nous à comprendre dans notre langue. Tout le reste du voyage sera de la même « veine ». Le chauffeur parle peu de nature et encore moins anglais, le véhicule est un mini bus assez âgé et les pneus ont perdu leurs crampons il y a plusieurs années. Arrivée à Mekele : le chauffeur, qui a l’origine devait nous accompagnés tout du long, nous annonce que c’est fini pour lui et qu’il retourne à Axum. Naizgi viendra lui-même nous prendre en charge le lendemain matin à 8h30 … Naturellement il ne viendra jamais et ne répondra à aucun sms. Lorsque l’hôtel l’a appelé il a répondu qu’il arrivait. En fait c’est un guide de ETT qui est venu à sa place et c’est avec eux qu’on a fait le Danakil. Dire qu’à l’origine je n’avais pas voulu travailler avec eux pour ne pas être avec 15 autres personnes à faire le Danakil … ben on a tout de même fini à 17. Au retour du Danakil le « contact » local de Naizgi tour (soit disant son frère) est venu nous voir pour nous expliquer qu’on aurait dû visiter le Danakil avec un couple d’Allemands et le véhicule de Naizgi Tour mais qu’ils ont eu un accident et que c’est pour cela qu’il nous a reporté sur ETT … Pour la suite du voyage nous aurons un bon chauffeur et un bon véhicule a-t-il dit … nous aurons un petit jeune qui a passé son temps à frôler les précipices, accélérer en ville pour faire le cacou rouler en tenant le volant à une main. Le véhicule n’était pas adapté à la piste que nous allions faire avec des pneus encore plus lisses que sur le précédent véhicule. De plus on nous avait annoncé un temps de trajet de 3 à 4 heures pour le lendemain (entre Abbiy Addi et Bilbila) au final nous mettrons 12 h avec la pause de midi !. En revanche il faut reconnaitre que le « contact local » de Naizgi à Lalibela avait tout bien organisé, ce fut un presque sans faute (il avait oublié qu’un touriste ça peut avoir des bagages …). Etait également prévu lors de notre escale retour à Addis Abeba un city tour … qui fut des plus sommaires dans une Yaris … heureusement que nous sommes de petits gabarits et que nous n’avons pas de grosses valises.
Bref je ne peux pas recommander cette agence, certes nous avons fait tout ce qui était prévu mais les « standards » éthiopiens ne sont pas les « standards » européens et nous ne sont pas habitués à une telle « nonchalance » . 🤪
Maintenant que le sujet qui fâche est passé, l'Ethiopie c'est aussi ça ....










Route d'Haridwar à Calcutta (et west Bengal) et fin à Udaipur English translation pending
c'est parti !!!
mon voyage s'est déroulé du 26 oct au 10 décembre. Oui j'ai vécu la démonétisation de plein fouet, et j'ai bien compris la formule " l'Inde ne se visite pas mais se vit !!!"
et que de galères avec ces problèmes mais je n'y suis pas encore
Je suis arrivée à Dehli vers minuit, douane, taxi et me voici à l'hôtel Cottage yes please, réservé et confirmé par mail !!! et en arrivant je réveille le personnel qui cherche longuement ma réservation !!! non enregistrée et il me demande le mail que je retrouve !! ok ok no problem, no problem et me donne une chambre...ouf je suis fatiguée.
Le lendemain avant de partir je vérifie si ma réservation pour le retour est enregistrée, et que nenni, donc là il la note devant moi !!!
je tiens à vous signaler que cet hôtel n'est plus aussi fiable qu'auparavant.
Je change mes euros avant de prendre le train pour être tranquille pendant mon voyage!!!
j'ai de grosses liasses à cacher dans différents endroits.
Je traverse la rue et me rends à la gare prendre mon train de 15h20 (Ddn Janshtbdi), nous arrivons avec une heure de départ à 20h30
J'ai réservé l'hôtel Sun city où j'arrive fatiguée et une fois installée je pars dîner au premier restaurant sur la rue principale .Cet hôtel est simple, propre et le personnel très serviable.
Ma première journée à Haridwar se passe en grande partie sur les ghats et rues commerçantes avoisinantes avec des touristes indiens venant pour Divali qui approche.






Je profite de mon séjour à Haridwar pour aller passer une journée à Rishikesh qui est à 1h de bus d'ici C'est une ville touristique pour occidentaux essentiellement, ashram, cures ayurvédiques, boutiques, restaurants , il y a du choix Les paysages sont beaux


Je déambule d'une rue à une autre et arrive sur une plage paisible

De retour à Haridwar , j'assiste au spectacle de l'Aarti Ganga
petite méditation pendant que la foule s'installe


désolée, je dois partir travailler je vous souhaite un bon Noel et à très vite pour la suite






Je profite de mon séjour à Haridwar pour aller passer une journée à Rishikesh qui est à 1h de bus d'ici C'est une ville touristique pour occidentaux essentiellement, ashram, cures ayurvédiques, boutiques, restaurants , il y a du choix Les paysages sont beaux


Je déambule d'une rue à une autre et arrive sur une plage paisible

De retour à Haridwar , j'assiste au spectacle de l'Aarti Ganga
petite méditation pendant que la foule s'installe

désolée, je dois partir travailler je vous souhaite un bon Noel et à très vite pour la suite
Sierras, canyons et déserts du nord de l'Espagne (mais pas seulement!) English translation pending
Après un voyage en Aragon et Navarre (2016) et un séjour express sur la Costa Brava (2017), nous sommes retournés en Espagne en 2019, mais cette fois l'Espagne "d'outre-mer", pour découvrir les picos, roques et barrancos des îles canariennes de La Gomera et Ténérife.
Le récit du voyage aux Canaries (2019) est ici : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescanaries/
Celui de la Costa Brava (2017) est là : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescostabrava/
Aragon et Navarre ci-dessous : sites.google.com/...uleuxvoyagesespagne/ Bonne découverte. 🙂
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Sierras, gorges, déserts, cheminées de fée... A la vue d'un tel programme, notre destination aurait pu être l'Ouest américain. Or c'est dans le nord de l'Espagne que nous avons trouvé ces paysages au cours d'un voyage de quinze jours dont dix au pays de Don Quichotte.
En effet, le nord de l'Espagne, notamment les provinces d'Aragon et de Navarre, recèle des trésors naturels inestimables que nous sommes impatients de découvrir.
Pas de vol ni de location de voiture, nous partons directement depuis la région parisienne en voiture. Afin de profiter au maximum des journées déjà courtes en novembre, nous passons à chaque étape au moins deux ou trois nuits.
Un déplacement à Toulouse ayant été le prétexte à l'organisation de ce voyage, nous commençons par passer deux jours dans la ville rose.
De l'autre côté des Pyrénées, nous poursuivons notre séjour entre les paysages montagneux du parc national d'Ordesa et Monte Perdido, les canyons encaissés de la Sierra de Guara, les gorges étroites du Congost de Mont-Rebei et les plateaux désertiques des Bardenas Reales.
Le voyage se terminera par une courte incursion au Pays basque à Saint-Jean-de-Luz.
En plus des sites naturels, nous profiterons aussi des richesses architecturales des villes et des villages sur notre parcours.
Et la météo à cette saison ? Nous l'espérons encore clémente. Dans tous les cas, des réservations d'hébergement (presque) toutes annulables jusqu'au dernier moment devraient nous permettre de changer de plan si nécessaire.
En préambule, la carte de notre itinéraire et la liste de nos étapes.
Du château de Thegra au… centre-ville de Toulouse
J1 et 2 : Dimanche 13 et lundi 14 novembre 2016
7 heures : il fait encore nuit quand nous quittons notre domicile mais il pleut déjà à cette heure matinale. Cette pluie va nous accompagner tout au long des 660 kilomètres qui nous séparent de la région toulousaine. Mais ne dit-on pas "vacances pluvieuses, vacances heureuses" ? L'espoir est donc permis !
Sur place, ce n'est guère mieux. Des trombes d'eau nous accueillent à notre arrivée au château de Thégra (où nous avons réservé deux nuits), nous clouant tout l'après-midi dans notre chambre.
C'est alors l'occasion d'expérimenter la vie de château en allant à la découverte de cette bâtisse du XVIe siècle, avec ses cheminées monumentales, ses plafonds peints et ses fresques d'époque.
En fin d'après-midi, bravant les éléments, nous nous décidons à quitter notre donjon pour un bref passage par le centre-ville de Toulouse et sa célèbre place du Capitole.
Agréable fin de soirée chez Marie Caroline et Frédéric autour d'un bon dîner, à parler voyages, bien entendu !
Le lendemain…
Le soleil a fait un retour timide. Mais il risque de ne pas briller toute la journée, alors ne traînons pas. Nous avons en effet prévu de retourner dans le centre-ville pour en poursuivre la visite.
Petit déjeuner dès 8 heures dans l'élégante salle à manger du château où les portraits des ascendants de la châtelaine trônent au-dessus de l'imposante cheminée. Nous sommes presque intimidés.
Le château étant situé à cinq minutes en voiture de la station Gramont, nous abandonnons notre carrosse pour nous engouffrer dans le métro toulousain en direction de la place du Capitole.
Au programme ce matin, tant que la météo est favorable, une randonnée urbaine sur les bords de la Garonne.
D'un pont à l'autre, nous cheminons sur les berges du fleuve, à la découverte de parcs et de jardins, de canaux, d'écluses et d'îles.
Bref, en tout une belle boucle de13 kilomètres en 3 heures au terme de laquelle nous ne sommes pas mécontents de reprendre des forces à la terrasse d'un café. Les lunettes de soleil sont de sortie, même si le fond de l'air reste frais.
Après une matinée au grand air, on préférerait néanmoins passer la suite au chaud. Un musée devrait faire l'affaire. A ce sujet, j'avais lu beaucoup de bien du musée des Augustins.
Aussitôt dit, aussitôt fait !
Le musée est installé dans un ancien monastère d'architecture gothique méridionale, datant pour l'essentiel des XIVe et XVe siècles. Il s'organise autour d'un cloître où l'on peut admirer toute une série de gargouilles.
Un bel ensemble de sculptures du XIXe siècle sont présentées autour de l'escalier monumental qui monte à l'étage et où sont réunis les salons de peinture du XVIIe au XXe siècles.
Mais le clou du musée, c'est sa salle de sculptures romanes avec ses chapiteaux issus de différents édifices religieux.
Confiée à Jorge Pardo, la collection a été mise en scène et en lumière dans un décor contemporain par l'artiste cubain jusqu'à devenir une œuvre d'art à part entière. Magnifique !
C'est ce festival de couleurs qui clôt en beauté notre visite. Le métro nous ramène à Gramont et la voiture à Thégra.
Il nous reste à honorer le rendez-vous à l'origine de notre déplacement avant de conclure la journée au restaurant "Côté Garonne", une adresse que nous a conseillée Marie-Caroline et que nous recommandons à notre tour.
Deuxième nuit au château. Demain cap sur l'Espagne !
Distance parcourue pendant ces deux premiers jours : 740 kilomètres.
Dans le musée des Augustins
De Revilla à Tella : miradores et ermitas
J3 : Mardi 15 novembre 2016
Notre voyage commence véritablement aujourd'hui avec la traversée des Pyrénées. Si le ciel est encore couvert lors de notre départ de Toulouse, il ne va pas le rester bien longtemps, la météo prévoit une très belle journée côté espagnol. Chic !
En effet, très vite, la chaîne pyrénéenne scintille sous les rayons du soleil, nous offrant un panorama d'exception pendant toute la durée du trajet.
La seule petite contrariété vient du GPS de la voiture qui refuse catégoriquement de nous faire passer par l'itinéraire prévu, c'est-à-dire par le tunnel de Bielsa. Il n'arrête pas de nous harceler, nous demandant incessamment "Faites demi-tour dès que possible" ou " A 500 mètres prenez à gauche la départementale…" jusqu'à nous faire douter de la pertinence de notre choix. Ce n'est qu'en toute fin de course, à l'approche du tunnel, qu'il finit par nous donner raison. Non, mais !
Après le tunnel, notre parcours bascule sur le versant aragonais des Pyrénées où la température qui avait chuté à 2 degrés côté français remonte en flèche. A Hospital de Tella (ne cherchez pas d'hôpital, c'est le nom du village), notre parcours s'écarte de la route principale et grimpe en lacets jusqu'au village semi-abandonné de Revilla. Il est un peu plus de 13 heures quand nous arrivons sur place.
Nous pique-niquons rapidement à côté de la voiture avant de partir pour notre première balade. Il règne ici une douceur presque printanière. Manches courtes de rigueur !
Intégré au parc national de Monte Perdido et Ordesa, le sentier mène vers le Mirador (point de vue) de Angones puis rejoint le village de Revilla en formant une boucle.
Le secteur est réputé pour l'observation des vautours, en été le parc national y organise des visites guidées.
Pour l'instant, pas de rapaces en vue mais dans le ciel ce drôle de nuage duveteux !
A l'arrivée au mirador, le fond du canyon est déjà à l'ombre mais le soleil inonde encore largement le massif calcaire du parc national et les sommets qui le coiffent.
Le sentier en boucle s'élève ensuite en lacets à travers la forêt avant d'atteindre un plateau couvert d'une sorte de coussin végétal épineux, sur lequel il vaut mieux ne pas s'asseoir.
Il s'agit de Echinospartum horridum ou genêt horrible, espèce endémique aragonaise dont la capacité colonisatrice participe au maintien des sols. Sa floraison, au printemps et en début d'été, est spectaculaire, le genêt teintant de jaune des versants entiers.
Aujourd'hui c'est l'automne qui apporte quelques touches orangées aux adrets alors que l'hiver a déjà saupoudré de blanc les plus hauts sommets.
Tout d'un coup, le paysage s'anime. Au-dessus de nos têtes, des dizaines de chocards s'unissent pour nous offrir un ballet bien réglé, digne d'une patrouille aérienne, le vacarme en moins. ;-)
Bientôt apparaît le clocher du hameau de Revilla, mais le hameau, en dehors de la présence de quelques chèvres et moutons, a l'air abandonné en dehors de l'ét��.
Fin de la randonnée après 2 heures de marche pour une distance de 5 kilomètres et un dénivelé de 200 mètres.
L'arrivée à la voiture à 16 heures nous laisse le temps d'un détour supplémentaire sur la route entre Revilla et la vallée, jusqu'à Tella. Depuis ce village, un circuit à pied fait le tour de plusieurs ermitas (petites chapelles ou sanctuaires isolés).
A cette heure, nous profitons en outre des plus belles lumières.
Des trois ermitas, celle de San Juan y Pablo jouit indiscutablement de la meilleure situation dans un décor grandiose.
Mais du sentier en balcon la vue porte aussi sur le village de Tella, sur les montagnes qui l'encadrent et jusqu'au fond de la vallée.
Avant de rejoindre notre hébergement, dernier arrêt devant le dolmen de Tella où le soleil couchant a l'air d'avoir mué les pierres en braises rougeoyantes
Il est 18 heures quand nous rejoignons l'hôtel Revestido à Escalona, un hôtel familial où nous nous installons pour deux nuits, dans une petite chambre confortable, récemment rénovée.
Pour le dîner il faut se caler sur le rythme espagnol et attendre 20 heures. C'est devant la carte des menus que nous réalisons à quel point notre maîtrise de la langue espagnole laisse à désirer. Heureusement la serveuse s'occupe de nous la traduire.
Le dîner est par ailleurs excellent pour un prix défiant toute concurrence. Ça nous change des additions norvégiennes.
Décidément cette première journée en Aragon est une réussite à tout point de vue !
Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.
Ermita de San Juan y Pablo à Tella
Randonnée au Sestrales Alto
J4 : Mercredi 16 septembre 2016
Grand beau temps ce matin malgré une gelée blanche au lever du jour. A 9 h 30, quand nous quittons l'hôtel, la température est cependant déjà remontée de 5 degrés et frôlera les 15 au meilleur de la journée.
Nous avons prévu aujourd'hui une nouvelle incursion dans le parc national d'Ordesa et Monte Perdido mais cette fois par une autre entrée, celle de Plana Canal desservie par la piste de Sensa.
Pour y accéder, direction Puertolas puis Bestué à une dizaine de kilomètres de notre pied-à-terre. Juste avant Bestué, l'asphalte cède la place à une piste assez rugueuse dont les deux premiers kilomètres sont les moins roulants.
Certes nous avons un SUV 4x4 mais équipé de pneus de ville. De ce fait, nous roulons tout doux dans cette montée de 10 kilomètres supplémentaires. Une bonne heure est nécessaire pour parcourir toute la distance entre l'hôtel et le point d'arrivée.
Sur le trajet nous dépassons un véhicule de la FCQ (Fundacion para la Conservacion del Quebranhuesos) dont le conducteur est déjà en plein travail d'observation. Nous ne tardons pas à apercevoir ses sujets d'étude.
A Plana Canal (1749 mètres), la piste est fermée par une barrière. C'est là que nous garons la voiture. Nous sommes seuls.
Il est 10 h 30 quand nous nous lançons à l'assaut du sommet du Sestrales. L'itinéraire suit les panneaux indiquant à intervalle régulier les limites du parc national.
Très vite la vue très ouverte est spectaculaire sur les vallées alentour ainsi que sur les plus hauts sommets flirtant avec les 3 000 mètres.
D'ouest en est, on trouve dans le premier groupe, le Mont Perdu, le Pic d'Anisclo et la Punta de las Olas. Dans le second groupe, le Pic d'Anisclo inférieur et les Trois Sœurs (ou les trois Marie). Dans le creux entre les deux groupes, le col d'Anisclo.
Les alpages à l'avant-plan ont un petit air de steppe mongole. Il ne manque que les chevaux ? Non, regardez bien et cherchez l'enclos où ils sont parqués.
Plus loin, on distingue aussi le rond-point matérialisant la fin de la piste et l'entrée du parc national où nous sommes garés.
De colline en crête, nous avançons avec détermination jusqu'au bord d'un profond canyon, celui de la rivière Anisclo.
Des pins à crochets (bien nommés) poussent sur ces pentes improbables.
12 h 30 : après deux heures de marche, nous atteignons le Sestrales Alto, 2100 mètres. Sur notre gauche, son petit frère, le Sestrales Bajo, 2075 mètres. Sur le plateau en face, les villages de Nerin et Buerba.
Nouveau panorama sur la chaîne du Mont Perdu, dont nous ne nous lassons pas.
Après avoir cassé la croûte au sommet, retour par le même chemin tout en continuant à admirer la vue, cette fois, plus à l'est. La montagne tabulaire (au milieu de la photo) comprend la Pena l'Ombre (1969 m) et le Castillo Mayor (2014 m)
Comme hier, la douceur ambiante nous ferait presque oublier que nous sommes en automne. Pourtant des indices sont là pour nous le rappeler.
D'abord, les couleurs de la forêt entre rouille et or ne trompent pas. Ici elles tirent même étonnamment vers des teintes violacées.
La présence de crocus qui fleurissent justement à partir de la fin de l'été est également là pour nous le confirmer.
Trop occupé à observer les fleurs, le photographe n'a pas le temps de dégainer au passage d'un chamois, rapide comme l'éclair.
En revanche, pas de risque de louper ce troupeau de chevaux. Ce sont ceux que nous avions déjà vus auparavant, parqués dans un enclos. Ils ont été libérés par leurs gardiens en vue de la transhumance. Ils migrent en direction de la vallée en prenant la même piste que celle que nous devons emprunter nous aussi.
De ce fait, nous serions bloqués derrière eux si nous prenions la route tout de suite. Nous avons par conséquent tout le temps de nous attarder autour de Plana Canal d'autant qu'il n'est que 14 h 30 quand nous retrouvons la voiture.
En tout, nous avons mis 4 heures pour une distance de 8 kilomètres avec 500 mètres de dénivelé. Très belle randonnée.
Comme nous avons ramené des chaises pliantes dans notre voiture, c'est le moment idéal pour en faire usage. Nous les déplions sur la pelouse devant ce belvédère d'exception et prenons un bain de soleil comme en plein été (ou presque). Gare aux coups de soleil !
Le calme est impressionnant, à peine interrompu par le cri des vautours.
Quand les chevaux sont loin, nous leur emboîtons le pas, ou plutôt les roues. Nous ne tardons pas à les retrouver plus bas dans les alpages où leurs accompagnateurs ont déjà installé le camp pour la nuit.
Quant à nous, une fois arrivés au carrefour avec la route bitumée, nous faisons un écart vers Bestué, encore un joli village traditionnel, mais contrairement à Revilla vu hier, celui-ci est habité et la plupart de ses maisons en cours de rénovation.
Retour à Escalona en fin d'après-midi après une journée une nouvelle fois bien optimisée et un coup de cœur qui se confirme pour cette belle région des Pyrénées aragonaises.
Deuxième nuit à l'hôtel Revestido. Demain, déplacement vers la Sierra de Guara.
Distance parcourue dans la journée : 45 kilomètres.
Vers le sommet du Sestrales Alto
Dans la Sierra de Guara, du Portal de la Cunarda au village d'Alquézar
J5 : Jeudi 17 novembre 2016
Pas de gelée ce matin, 4 degrés et grand bleu alors que nous prenons la route vers notre destination suivante, le village d'Alquézar, à moins de 70 kilomètres. Nous y avons réservé trois nuits afin de profiter des paysages spectaculaires de la Sierra et des Canyons de Guara.
Entre l'Ebre et les Pyrénées, le parc naturel renferme un impressionnant massif de calcaire dont les reliefs sculptés par l'action érosive de l'eau et de l'air en font l'un des hauts lieux de la pratique du canyoning en Europe. Les randonneurs ne sont pas en reste et trouvent dans ces paysages de gorges, de falaises et de ravins un terrain idéal.
Pour ce qui nous concerne, c'est la randonnée que nous visons. Le canyoning, nous avons déjà eu l'occasion de l'expérimenter dans cette région pendant l'été 2000. Alors que nous séjournions dans la vallée française de Luchon, nous sommes venus passer deux jours dans les environs et y retrouver des amis qui nous avaient organisé une descente de canyon. Mais lequel et à partir d'où ? Nous espérons que ce nouveau séjour va aussi nous guérir de notre amnésie. ;-)
Revenons-en maintenant à notre itinéraire vers la Sierra. A partir d'Ainsa, nous quittons la route principale pour emprunter la A-2205, ondulant paisiblement à travers la campagne, au gré de jolis villages pour la plupart perchés.
A l'approche du massif, la route devient franchement sinueuse, suivant au plus près les méandres des rios.
Nous ignorons les premiers points de vue, peu photogéniques, pour nous rendre directement à proximité de Colungo. C'est là que démarre notre randonnée du jour.
Une fois sur place, nous réalisons que le début du circuit se fait sur une bonne piste. Pour gagner du temps et éviter une partie peu intéressante, nous poursuivons en voiture un kilomètre de plus. C'est toujours ça de pris !
Quand l'itinéraire quitte la piste, il n'y a plus d'autre choix que de poursuivre à pied. Il est 11 h 30 quand nous nous mettons en marche.
Le sentier descend dans le canyon des Arruellos puis s'enfonce dans la pinède de Cunarda, parfumée de senteurs de garrigue et de sous-bois. Des bouquets de thym et de romarin parsèment les pentes, j'en cueille quelques brins pour aromatiser les tomates de notre pique-nique. Pour échapper à l'hypoglycémie, nous n'avons qu'à tendre la main pour récolter quelques arbouses.
D'un canyon à l'autre, nous enchaînons les montées et les descentes en nous demandant où peut bien se cacher le point d'intérêt qui a motivé notre déplacement.
Ce n'est qu'au dernier moment, à partir de la confluence des deux dernières gorges qu'il se dévoile enfin. Il s'agit d'une impressionnante cavité creusée par l'érosion dans la roche calcaire. Plus qu'une fenêtre, c'est un véritable portail d'où son nom de Portal de la Cunarda.
Pour s'en approcher, les derniers mètres sont un peu exposés, mais pas véritablement dangereux. C'est sous sa voûte que l'on réalise pleinement sa majesté.
Les vautours aussi apprécient ce décor hors norme.
Après avoir mangé un morceau, nous rebroussons chemin, en partie par le même itinéraire, avant d'opter pour un raccourci qui rejoint directement la piste de Suelves, celle sur laquelle nous sommes garés.
Retour à 14 h 30 après un parcours en boucle de 3 heures pour une distance de 8 kilomètres et 550 mètres de dénivelé.
Nous reprenons la voiture pour la dernière ligne droite jusqu'à Alquézar dont la silhouette haut perchée se voit de loin, dominant la plaine environnante couverte de champs d'oliviers et d'amandiers.
C'est ce magnifique village médiéval regroupé autour de son château et de sa Collégiale que nous avons retenu pour notre séjour. A l'hôtel Villa de Alquézar, nous prenons possession d'une chambre "spéciale" de 40 m 2 avec une vue unique sur le village et le massif de la Sierra de Guara.
Après avoir contemplé le village depuis nos fenêtres, si on allait le visiter un peu plus avant ! Précisons que le centre est piéton, les visiteurs doivent laisser leur véhicule sur les parkings extérieurs.
De ruelle en placette, nous en faisons le tour tout en commençant à nous préoccuper de trouver une table pour le dîner, seules deux ou trois restaurants étant ouverts hors saison.
Finalement le choix est vite fait parmi les deux adresses recommandées par la réceptionniste de notre hôtel. Avec ses petites salles réparties sur plusieurs niveaux comme suspendues au-dessus de la vallée, son intérieur mariant la pierre et le bois dans un design épuré, la Casa Pardina est immédiatement retenue. Pour ce qui est du contenu de l'assiette, il faudra attendre 20 heures passées, bien entendu !
Nous poursuivons par conséquent notre déambulation, de l'église paroissiale St Michel l'Archange à la Collégiale Ste Marie Majeure.
Au cœur du village, la terrasse du café "Meson del Vero" ne nous est pas inconnue. Eureka, nous nous rappelons y avoir partagé des tapas à la fin de notre journée de canyoning en 2000. Petit à petit, la mémoire revient. Nous pouvons par conséquent en conclure que la descente de canyon s'est terminée à Alquézar.
Après cette parenthèse, reprenons la balade vers le sommet du village.
C'est là, sur les bases d'une forteresse musulmane, que se dresse l'église Ste Marie flanquée d'un cloître, baigné à cette heure par une lumière particulièrement seyante.
De l'intérieur de l'édifice religieux, on retient notamment la riche décoration des plafonds et quelques œuvres majeures comme ce retable.
Avant de quitter les hauteurs de la citadelle, nous nous attardons sur le magnifique panorama qui s'étend à nos pieds. Par-delà les tours et les remparts, le regard porte jusqu'au fond du canyon, jusqu'au lit du rio Vero, celui qui sera au cœur de nos explorations demain. Nous avons déjà hâte d'y être.
Une fois le soleil couché, nous profitons du confort de notre chambre avant de savourer la cuisine de la Casa Pardina, aussi soignée que son décor.
Hmmm… ce séjour en Sierra de Guara s'annonce prometteur !
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres.
La Collégiale d'Alquézar
Randonnée de Alquézar à Asque via les passerelles du rio Vero
J6 : Vendredi 18 novembre 2016
Après un petit déjeuner très copieux, avec tous les ingrédients déjà prêts sur la table (pas besoin de se lever pour se servir), nous sommes d'attaque pour la journée.
Aujourd'hui la voiture reste dans le garage de l'hôtel, nous partons directement à pied.
Il est 10 heures quand nous commençons à descendre vers le rio Vero sous un ciel légèrement plus voilé que les autres jours.
Une fois le lit de la rivière atteint, surprise… le parcours se poursuit en surplomb du cours d'eau grâce à des passerelles suspendues dans le vide.
Nous avançons à notre rythme, d'abord avec précaution, en baissant la tête pour certains passages puis avec de plus en plus d'aisance au fil de la progression.
Nous avons de la chance d'être absolument tout seuls. En cas d'affluence, ça doit être plus compliqué de se croiser.
Sans ce système ingénieux, on ne pourrait pas accéder au cœur de la gorge. Les falaises tombant à pic dans le rio ne laissent aucune place à un éventuel cheminement.
Plus on s'enfonce dans le canyon, plus les passerelles sont installées haut sur la falaise. Mais grâce aux câbles garde-fous, pas de crainte à avoir, pas de sensation de vertige non plus. Bien au contraire, le parcours à la limite de la canopée est vraiment amusant.
En dehors des avantages techniques, arrêtons-nous aussi sur les qualités visuelles et picturales du parcours ! Entre les couleurs menthe à l'eau du rio, orangé des parois du canyon, jaune d'or des feuilles d'automne et vert persistant des résineux, c'est l'harmonie parfaite.
Cela fait quasiment une heure que nous sommes en route, mais à force de musarder, nous avons l'impression de ne pas avoir beaucoup avancé. Il suffit d'ailleurs de lever la tête pour nous rendre compte que nous sommes toujours à la verticale du village, ou presque.
Après avoir traversé le Vero au niveau du pont roman de Fuentebanos, nous nous éloignons de la rivière pour grimper en direction du village d'Asque.
Dernière vue d'ensemble du canyon de Vero laissé derrière nous.
C'est alors le moment de nous intéresser à de petits détails botaniques.
En arrivant à proximité d'Asque, nous ignorons le village et coupons à travers un champ d'oliviers. A ce niveau, nous sommes presque étonnés de trouver deux randonneurs devant nous alors que jusqu'à présent nous étions toujours seuls dans nos balades.
Un arrêt pique-nique (pour nous) va permettre aux deux marcheurs de creuser à nouveau un peu leur avance avant qu'on ne les rattrape près du pont de Villacantal. C'est à cet endroit que nous retrouvons aussi le rio Vero.
Dernière pause pour profiter de la beauté sauvage du canyon.
Puis nous attaquons la dernière ligne droite, une longue montée bien raide jusqu'au village. Elle nous en rappelle une autre, celle faite il y a 16 ans, à l'issue de notre journée de canyoning. Hervé s'en souvient d'autant plus douloureusement qu'il l'avait faite, chaussons de plongée aux pieds. Nous pouvons en conclure que c'est bien le rio Vero (supérieur) que nous avons descendu en 2000. Cette balade a donc bien permis de nous rafraîchir la mémoire.
Le temps aussi s'est un peu rafraîchi sous un ciel de plus en plus couvert au fil de la journée. C'est donc par une boisson chaude bien méritée que nous clôturons cette randonnée de 10 kilomètres en 4 heures et avec 550 mètres de dénivelé. Un parcours très ludique dans un environnement de toute beauté !
La Sierra de Guara tient effectivement toutes ses promesses.
Pour l'heure, nous nous retirons dans notre chambre jusqu'au dîner pour lequel nous nous ne prenons pas de risque en retournant comme hier à la Casa Pardina. Nous avons été tellement bien accueillis et bien servis que c'est une évidence. Nous avons été séduits une nouvelle fois.
Deuxième nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.
Distance parcourue dans la journée : 0 kilomètre (en voiture).
Passerelles du rio Vero
Real del Mascun, randonnée circulaire de Rodellar à Otin
J7 : Samedi 19 novembre 2017
Encore une journée consacrée à la Sierra de Guara, mais aujourd'hui nous changeons de point de départ et de canyon.
Nous nous rendons en voiture à Rodellar, situé au bout d'une route en cul-de-sac à 35 kilomètres de Alquézar, afin d'explorer un autre canyon emblématique de la région, celui de Mascun.
En saison, parking obligatoire à l'extérieur du village mais à cette époque de l'année, nous trouvons quelques places disponibles à l'entrée.
Bonne nouvelle, le ciel est à nouveau dégagé et le soleil généreux même si pour l'instant il ne fait que 5 degrés. Pull et veste seront vite remisés au fond du sac.
Un peu avant 11 heures, nous verrouillons la voiture, c'est parti en même temps que 5 jeunes que nous suivons comme des moutons sans faire attention ni aux indications du GPS ni aux panneaux. Or nous le comprendrons un peu plus tard, eux viennent là pour faire de l'escalade donc choisissent la pente la plus rapide et la plus raide pour accéder au canyon.
Cette variante nous oblige ensuite à passer la rivière plusieurs fois à gué, ce qui, grâce à quelques pierres bien placées, se révèle heureusement facile.
Une fois le parcours initial récupéré, il suffit de suivre le cheminement sur les berges du rio.
Une trentaine de minutes après notre départ, nous arrivons en vue du premier point d'intérêt, une belle cavité creusée dans une falaise.
Mais c'est après l'avoir dépassée et nous être retournés que nous réalisons sa véritable particularité. Sa forme ne vous évoque-t-elle pas quelque chose ?
Oui, sans aucun doute, il s'agit bien d'un dauphin.
Plus on avance, plus les falaises en surplomb du canyon prennent des formes évocatrices. Forteresse, tours crénelées, aiguilles rocheuses… il y a ici comme un air de canyon ouest américain !
A partir de maintenant, le sentier se dirige vers les hauteurs, atteignant 1000 mètres d'altitude à l'issue d'une série de zigzags bien sentis. Mais grâce à quelques distractions, la montée passe comme une lettre à la poste.
Nous nous amusons, en effet, à observer les différentes ouvertures percées dans les colonnes rocheuses. Fenêtre classique ou cintrée… Oeil de bœuf… Chas d'aiguille…
Pas étonnant que les rapaces eux aussi aient trouvé ces anfractuosités propices à leur habitat.
Deux heures après notre départ, nous atteignons le point culminant de notre randonnée d'où nous contemplons ces draperies rocheuses qui ornent le versant opposé.
Le sentier se faufile ensuite entre deux rangées de murets jusqu'à ces chênes robustes et sans doute pluricentenaires.
Nous ne tardons pas à atteindre le hameau de Otin, vraiment abandonné et carrément en ruine.
Nous sommes donc d'autant plus surpris de trouver… un cheval dans l'une de ces masures à moitié écroulées ! L'animal porte un mors, mais pas de selle. Il n'est pas attaché mais manifestement enfermé et pourtant calme. Que fait-il là ? Son propriétaire l'a-t-il momentanément parqué ici, le temps d'une petite balade à pied dans les environs ? Nous n'avons pourtant vu personne à des lieues à la ronde.
Nous en sommes maintenant à la moitié de notre circuit en boucle. Le retour dans le rio Mascun, contrairement à nos craintes, se fait en pente douce en passant... - d'abord par un gigantesque champ de genêt horrible,
puis à proximité du dolmen de Losa Mora,
enfin dans un pierrier un peu inconfortable dont nous oublions vite l'inconfort en nous focalisant sur les couleurs dorées que l'automne a posé sur tous les versants.
Nous retrouvons le rio Mascun à proximité de l'arche du dauphin. Contrairement à ce matin et sans doute aussi parce que nous sommes samedi, il y a un peu plus de monde, quelques randonneurs comme nous mais aussi quelques vététistes chevronnés dans le fond du canyon et surtout quelques grimpeurs accrochés telles des araignées aux parois rocheuses.
Voilà nous sommes presque arrivés. Dernière immersion dans ce fabuleux canyon de Mascun et fin d'un très beau parcours de 15 kilomètres fait en 6 heures avec 570 mètres de dénivelé.
A notre retour à Alquézar nous constatons également plus de monde dans le village que lors des soirs précédents, week-end oblige. Nous avons par conséquent bien fait de réserver notre table pour le dîner. Pour notre dernier soir nous avons voulu changer et essayer la Marmita de Guara.
Conclusion : la cuisine y est très bonne aussi (pour un prix assez similaire). En revanche, le décor et l'accueil sont un cran en dessous de ceux de la Casa Pardina.
Dernière nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres. Dans le canyon de Mascun
De l'auberge de Montfalco au Congost de Mont-Rebei par les passerelles
J8 : Dimanche 20 novembre 2016
Après six jours consécutifs de très beau temps, la météo prévoit, à partir d'aujourd'hui et pour plusieurs jours, une dégradation pluvieuse en provenance de l'ouest. Notre itinéraire nous emmenant une centaine de kilomètres plus à l'est, nous espérons prendre un peu d'avance et échapper aux précipitations pour quelques heures encore.
En effet, en cours de route, nous trouvons même du soleil, ce qui nous conforte dans nos déductions.
Notre destination pour les deux nuits prochaines est l'auberge de Montfalco, une sorte de refuge pour randonneurs en plein milieu de nulle part, depuis laquelle nous avons prévu d'explorer deux sites d'intérêt : les murailles de Finestras aujourd'hui et le Congost de Mont-Rebei demain. Du moins, c'était l'enchaînement initialement prévu, mais vu les incertitudes météorologiques, nous préférons faire le contraire, la gorge et ses passerelles étant notre priorité.
Le défilé de Mont-Rebei forme la limite naturelle entre les provinces d'Aragon et de Catalogne. L'auberge de Montfalco se trouve au bout d'une piste carrossable d'une quinzaine de kilomètres qui débute dans le village de Viacamp, situé lui sur la route N-123 à l'est de Barbastro.
Quand nous arrivons à l'auberge autour de 11 heures, le parking est déjà plein et autour de la maison, des groupes de grimpeurs préparent cordes et baudriers. L'endroit est effectivement connu pour l'escalade, pour le kayak en été et est le point de départ de nombreuses randonnées.
La plus réputée d'entre elles relie le refuge au Congost (mot catalan signifiant canyon) de Mont-Rebei via plusieurs séries de passerelles et deux ponts suspendus. Le parcours intégral fait 13 kilomètres avec x mètres de dénivelé. En raison de la météo, nous revoyons nos objectifs à la baisse et espérons pouvoir couvrir au moins la moitié, c'est-à-dire la partie la plus spectaculaire entre l'auberge et le premier pont suspendu, et ce, sans pluie.
Allez, c'est parti tout d'abord à travers la forêt jusqu'à découvrir, au détour d'une falaise, l'étendue des eaux turquoises de l'Embalse de Canelles.
C'est à partir de ce point qu'il faut emprunter une première série de passerelles. Après avoir déjà expérimenté celles du rio Vero, nous sommes déjà un peu familiarisés avec ce type de parcours, mais contrairement aux précédentes en acier ajouré, celles-ci sont composées de lattes en bois plus aérées.
Si les précédentes suivaient un tracé assez horizontal, celles-ci ont un aspect beaucoup plus vertical.
Autre différence : si dans le canyon de Vero nous avions les passerelles pour nous tout seuls, ce n'est pas le cas ici. La grande majorité des touristes commencent cette randonnée par l'extrémité opposée où, près de Puente de Montanana, le parking est plus facilement accessible. Nous ne tardons donc pas à rencontrer sur les lattes des randonneurs ayant fait ce choix. Et comme nous sommes dimanche, ils sont très nombreux. Pour se croiser, c'est chacun son tour !
Après la première série de passerelles, un cheminement bien aménagé prend le relais et continue à grimper jusqu'au pied d'une deuxième série.
C'est après avoir emprunté toutes ces passerelles que la pluie commence à s'inviter dans la danse, rendant immédiatement glissante la pente rocheuse qui mène au pont suspendu. Nous décidons d'y descendre malgré tout en avançant avec précaution.
Depuis le milieu de la structure on jouit du meilleur point de vue sur cet impressionnant défilé en profitant de la couleur étonnante des eaux de la Noguera Ribagorzana. Dans sa partie la plus étroite, le goulet fait une vingtaine de mètres à peine.
Même s'il ne tombe pour l'instant qu'une petite pluie fine, nous préférons faire demi-tour. En ayant parcouru la moitié de l'itinéraire intégral en aller simple, nous avons tenu nos objectifs. Il reste à espérer que le retour ne se fasse pas sous une pluie battante.
Si nous avions continué, nous aurions pris le sentier taillé dans la falaise que l'on aperçoit sur la rive opposée. Spectaculaire lui aussi !
Nous tournons alors le dos à la gorge pour emprunter une deuxième fois ces passerelles s'enroulant tels des échafaudages autour des parois rocheuses.
Vue plongeante sur le canyon depuis le point le plus haut.
Dans la forêt nous séparant de Montfalco, nous avions repéré une table de pique-nique. Celle-ci tombe maintenant à point nommé pour une pause déjeuner bien tardive. Nous sommes au bord de l'hypoglycémie et plus très performants. Mais après nous être sustentés, fini le coup de barre, ça repart jusqu'à notre destination finale.
Un peu après 15 heures, nous sommes de retour à l'auberge. Au final, en dehors de quelques gouttes, il n'a pas vraiment plu et avec le recul, nous aurions pu tenter le parcours intégral dans les gorges. Dommage !
C'est maintenant le moment de prendre possession de notre hébergement, au milieu d'une ribambelle d'enfants courant dans tous les sens et d'autant d'adultes se hélant d'un étage à l'autre. Alors qu'il est presque 15 h 30, tout ce petit monde est seulement en train de passer à table.
Au milieu de ce brouhaha, on nous énonce les règles de la maison. Premièrement, pas de chaussures à l'intérieur, des sabots sont disponibles (mais nous avons amené nos chaussons). Deuxièmement, l'eau, notamment pour la douche, est à utiliser avec parcimonie.
A l'étage, nous nous installons dans une chambre, certes petite, mais aménagée avec soin (parquet et armoire en bois massif), et dotée d'une salle de bain privative. Les draps et les serviettes sont fournis dans notre cas, mais il faut préparer les lits. Des détails qui prouvent que ce n'est pas tout-à-fait un hôtel !
Le refuge comprend par ailleurs des chambres pour groupes avec salle de bains partagée.
Après un moment de repos dans la chambre, comme il ne pleut toujours pas, nous décidons de ressortir vers 17 heures pour explorer les alentours immédiats de l'auberge. Au rez-de-chaussée, les convives ne sont toujours pas sortis de table.
Nous partons en direction de l'Ermita de San Quitiera d'où nous contemplons une nouvelle vue sur le Congost de Mont-Rebei.
A notre retour, l'animation est toujours à son comble dans et autour de l'auberge. Les enfants cavalent dans les escaliers, les adultes rentrent et sortent, chargent les voitures, claquent les portes. Ce séjour risque d'être animé !
Pourtant, une heure plus tard, depuis notre chambre, nous sommes étonnés de ne plus entendre de bruit. Il nous faut même tendre l'oreille pour distinguer des sons paraissant provenir d'une télé. Seraient-ils tous réunis autour du petit écran ? Dans le sous-sol, ce n'est pas autour de la télé (il n'y a ni télé ni Internet) mais autour d'un écran de projection que nous retrouvons une petite poignée de personnes (sans doute des guides) en train de visionner un film sur… l'Islande. Petit à petit, les quelques personnes s'éclipsent une à une, toutes les autres (familles avec enfants) ayant déjà quitté le refuge, fin de week-end oblige.
Conclusion… au moment du dîner à 20 heures, il ne reste plus que nous deux (ainsi que le couple de gardiens et leur chien). Ça alors ! Nous avons le refuge pour nous tout seuls.
Dîner en tête à tête et nuit très calme rythmée par la pluie.
Distance parcourue dans la journée : 85 kilomètres.
Congost de Mont-Rebei
Une journée à Lérida, balade en ville
J9 : Lundi 21 novembre 2016
Si hier nous avons encore pu échapper à la pluie, aujourd'hui ça a l'air impossible. Il a plu toute la nuit sans discontinuer. Ce matin il tombe toujours des cordes et la météo ne prévoit aucune amélioration dans la journée.
Dans ces conditions, nous faisons une croix sur les Murailles de Finestras tout en réfléchissant à une alternative valable. Un coup d'œil sur une carte de la région nous apprend que la grande agglomération la plus proche est la ville catalane de Lérida, à une centaine kilomètres tout même de Montfalco. Mais puisqu'on a rien d'autre à faire…
Sans guide papier de Catalogne, sans Internet, nous ne savons pas exactement à quoi nous attendre mais sommes persuadés d'y trouver musées et/ou monuments où nous abriter, si besoin, de la pluie.
En arrivant à Lérida en fin de matinée, pas de chance côté musées et monuments, ils sont tous fermés le lundi, mais coup de bol, il n'y pleut pas. A défaut de visites culturelles, nous nous contentons alors d'une balade en ville.
Depuis les petites ruelles piétonnes du centre-ville, escalators et ascenseurs nous hissent sans effort sur les hauteurs où se dresse la Seu Vella. Ancienne cathédrale de Lérida, bâtie entre le XIIIe et le XVe siècles, elle témoigne de la transition entre art roman et art gothique. Sa grande tour s'impose au regard et son cloître attenant est, paraît-il, d'une grande beauté.
Nous nous limitons bien entendu à une vue de l'extérieur avant de trouver une porte laissée ouverte par inadvertance par une équipe de télévision en train d'y faire un reportage. Nous en profitons pour pénétrer dans le cloître, juste le temps d'une photo, avant de nous faire refouler par le gardien, de retour à son poste.
Nous sommes immédiatement frappés par sa taille ainsi que la beauté et la variété des remplages des fenêtres, tous différents.
Nous continuons alors à faire le tour de l'édifice toujours à l'extérieur en profitant de la vue depuis ce belvédère haut perché avant de nous perdre à nouveau dans le dédale des petites rues piétonnes.
A peine sortis de l'agglomération de Lérida, nous retrouvons la pluie qui n'a pas cessé non plus à Montfalco. Notre choix de passer la journée à Lérida a donc été pertinent.
Deuxième nuit à l'auberge où, vu la météo, nous sommes toujours tout seuls.
Distance parcourue dans la journée : 200 kilomètres.

De Tudela aux Bardenas Reales, premier aperçu
J10 et 11 : Mardi 22 et mercredi 23 novembre 2016
On dirait qu'il fait un peu meilleur. Au réveil, il ne pleut pas et les nuages bas sont en train de se disperser, levant le voile sur le réservoir et les reliefs hier totalement invisibles.
Mais cette timide amélioration n'est qu'éphémère. A notre départ de l'auberge, une heure plus tard, la pluie en remet une couche.
Bah, ayant prévu aujourd'hui une étape de transition, cette météo perturbée ne nous dérange pas outre mesure. Nous devons rejoindre la province de Navarre où nous avons réservé trois nuits dans un appartement dans le centre historique de Tudela. 250 kilomètres nous en séparent. Nous avons prévenu la propriétaire de notre arrivée entre 14 heures et 15 heures.
Nous y serons en self-catering. Alors quand un supermarché Simply se présente sur notre trajet et à défaut de pouvoir randonner, nous en profitons pour arpenter les rayons de la grande surface et faire un ravitaillement. Tout au long du parcours jusqu'en Navarre, la météo reste très humide.
Nous arrivons comme prévu, un peu après 14 heures, aux portes de Tudela.
Nous nous attendions à avoir quelques difficultés à pénétrer dans le cœur historique piétonnier, mais pas à ce point. Après avoir tourné en rond plusieurs fois, impossible d'arriver à l'adresse indiquée. Le centre est un dédale de petites rues médiévales, étroites et tortueuses, la plupart en sens unique. Même le GPS de la voiture n'est pas fichu de nous guider. Nous finissons par abandonner notre véhicule sur un stationnement pour nous rendre à pied à la Casa Soto del Ebro.
Sur place, la propriétaire, jambe dans le plâtre, réussit entre espagnol et un peu d'anglais rudimentaire, avec dessin à l'appui, à nous expliquer le circuit à emprunter. Elle nous remet surtout la télécommande, véritable sésame permettant l'accès à ce quartier historique barré par un plot rétractable. Elle nous indique aussi dans quel secteur nous garer gratuitement ensuite, une fois nos bagages déchargés.
Grâce à ses conseils avisés nous arrivons effectivement à bon port. Mais les complications reprennent quand il s'agit de trouver une place de stationnement gratuite. La mission s'avère impossible en pleine après-midi. Même les agents de police ne savent pas nous conseiller. Au final, c'est dans un parking payant que nous atterrissons. Nouveau casse-tête pour retrouver la maison depuis notre stationnement. Le GPS du téléphone lui aussi a du mal à trouver ses repères dans ce labyrinthe urbain.
Quand enfin nous réintégrons l'appartement, c'est pour ne plus le quitter de toute la soirée, profiter de son confort douillet et de son équipement moderne pour nous préparer un petit dîner devant la télé alors que dehors la pluie redouble d'intensité.
Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.
Le lendemain…
Ploc, ploc, ploc… toute la nuit, notre sommeil a été rythmé par la pluie tombant par la gouttière percée de l'immeuble voisin sur l'auvent en plexiglas de l'entrée. Encore 100 % de précipitations prévues pour la journée.
Si nous avons choisi Tudela comme pied-à-terre pour trois nuits, c'est pour explorer les plateaux désertiques des Bardenas Reales qui s'étendent à une vingtaine de kilomètres de la ville. Vaste zone de 42 000 hectares, ce désert offre des paysages uniques en Europe caractérisés par une végétation spécifique et des formations rocheuses spectaculaires sculptées par l'érosion qui donnent vraiment au visiteur qui les traverse l'impression d'évoluer dans les paysages mythiques de l'Ouest américain.
Or dans cette région habituellement désertique il tombe aujourd'hui des seaux d'eau. Et l'on sait que le terrain des Bardenas, habituellement sec, peut rapidement devenir impraticable en cas de fortes pluies. Les routes et surtout les chemins qui sillonnent le plateau se transforment alors en torrents de boue dont on ne peut plus s'extraire.
A ce propos, j'avais vu des photos impressionnantes de motos engluées dans la boue, de camping-cars obligés de s'équiper de chaînes à neige pour se sortir du bourbier et même de 4x4 enlisés.
Dans ces conditions, nous ne sommes pas pressés de mettre le nez dehors et encore moins nos roues dans la glaise des Bardenas.
C'est pourquoi nous passons la matinée à paresser. Ce n'est qu'après le déjeuner que nous décidons de sortir afin de recueillir quelques informations auprès du centre des visiteurs du parc, accessible par une route bitumée.
Autour de Tudela, les étendues agricoles dédiées à la culture maraîchère donnent un avant-goût de ce qui nous attend plus loin. Les champs cultivés se sont transformés en rizières. Le bétail, les pieds dans l'eau, a dû se réfugier sur quelques promontoires moins détrempés.
Sans surprise, l'employée nous déconseille toute visite du désert pendant les deux prochains jours. La seule possibilité, dit-elle, consiste à poursuivre la route bitumée en cul-de-sac jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à la base militaire qui occupe une partie du parc naturel. Toutes les pistes qui sillonnent les lieux sont, de son point de vue, impraticables.
Une fois la caserne atteinte, la tentation de nous engager sur la piste qui fait le tour du polygone de tir est trop forte. Finalement, son état n'est pas aussi catastrophique qu'annoncé. Certes, elle est trempée mais grâce à sa structure caillouteuse elle reste carrossable. Certes, il nous faut traverser à plusieurs reprises de larges flaques boueuses dont le fond est heureusement solide et d'où notre SUV ressort repeint couleur gadoue. Mais c'est le prix à payer pour découvrir a minima quelques reliefs emblématiques.
Ici la star du parc, Castildetierra, pour laquelle Hervé se risque à faire quelques pas dans la marne argileuse. Il a failli rester scotché dans la boue ;-) Là, les pentes bicolores de las Cortinas.
Pour l'instant, nous préférons ne pas tenter le diable et en rester là. Demain la météo prévoit une belle amélioration. Si randonner paraît d'ores et déjà compromis, nous espérons pouvoir poursuivre la visite tout en restant sur les pistes.
Dans l'immédiat, retour à Tudela pour une deuxième nuit à la Casa Soto del Ebro.
Distance parcourue dans la journée : 55 kilomètres.
Dans le désert des Bardenas Reales
Bardenas Reales, le désert après la pluie
J12 : Jeudi 24 novembre 2016
La pluie a cessé durant la nuit, mais les immeubles dans ce quartier de Tudela sont si proches et si serrés qu'il est impossible de voir le ciel depuis nos fenêtres. La météo a prévu une amélioration progressive qui devrait se généraliser à partir de la mi-journée.
Alors en attendant qu'il fasse vraiment très beau, nous passons la matinée à nous promener en ville. L'objectif est de grimper au pied du Corazon de Jesus, la statue du Christ qui surplombe la ville un peu à la manière du Corcovado de Rio. C'est de là qu'on a la meilleure vue sur la cité et sur l'Ebre qui la traverse.
En chemin, petit aperçu des ruelles pavées et des immeubles en briques, très caractéristiques des vieilles villes espagnoles.
Bon, mais on n'est pas là pour rester en ville. Après avoir déjeuné tôt, hop, dès 13 heures, on part comme hier en direction du centre d'information des Bardenas Reales. Non pas pour y prendre des renseignements, on sait ce qu'on nous répondrait, mais juste pour profiter du goudron du parking pour changer de chaussures, car on s'attend à quelques dégâts de ce côté-là. ;-)
Immédiatement après le centre d'information, nous tournons à gauche sur la piste déjà empruntée hier, toujours garnie de larges flaques mais déjà un peu moins profondes que la veille. La décrue commence bien à s'amorcer.
Elle nous mène droit vers Castildetierra qui, sous le ciel bleu, a une bien meilleure tête qu'hier. Ça fait plaisir !
Avec sa robe à plis tombant telle une traîne, on dirait une reine dominant fièrement le royaume qui s'étend à ses pieds.
On peut en fait le tour, mais aujourd'hui c'est exclu. Même si les conditions sont meilleures, les sols sont encore trop spongieux pour pouvoir envisager de randonner.
L'objectif est donc de poursuivre en voiture en faisant le tour complet du polygone de tir et d'organiser nos arrêts selon nos envies au gré des sites se présentant sur notre parcours.
En longeant le côté nord, premier arrêt pour réaliser que la base militaire est réellement en activité. Waouh, il vaut mieux ne pas se trouver dans le champ d'action ! 8043 Concentrons-nous maintenant sur les mesas et les buttes striées qui font la renommée des Bardenas et que nous sommes hélas contraints de contempler de loin au téléobjectif.
Sur le côté Est du parcours, voyant à deux reprises un véhicule (français de surcroît) arrêté sans ses occupants à bord, nous sondons un peu les alentours mais à part faire quelques pas, impossible de s'éloigner.
Par conséquent c'est toujours à distance que nous admirons ces tertres plissés.
Après avoir fait le tour complet du champ de tir, presque de retour à la Castildetierra, voici enfin une possibilité de se dégourdir un peu les jambes en grimpant vers le Cabezo de Cortinillas.
Un escalier de 219 marches par endroits emportées par l'érosion mène au sommet d'un ancien observatoire militaire pour une vue imprenable sur les paysages alentour.
C'est également l'endroit idéal pour se rendre compte de l'engorgement des sols.
Hervé en profite pour poser entre deux demoiselles coiffées, ce qui n'est pas pour lui déplaire. ;-)
Et devant ce champignon géant, nous réalisons combien la ressemblance avec certains hoodoos de l'Utah ou de l'Arizona est flagrante. On se croirait du côté de Page (AZ).
Les Bardenas Reales ont indiscutablement beaucoup de points communs avec les déserts ouest-américains.
Il est presque 16 heures quand nous sommes de retour à la Castildetierra. Un peu trop tôt pour y attendre le coucher de soleil, mais par ce beau temps, pas question non plus de rentrer. Alors nous décidons de faire un saut jusqu'à la partie sud des Bardenas, accessible uniquement depuis Fustiñana, un détour d'une quarantaine de kilomètres tout de même.
Une dizaine de kilomètres après Fustiñana, une piste quitte la route NA-126 pour pénétrer dans le désert jusqu'au pied de Peña del Fraile, cette butte rocheuse qui culmine à 650 mètres.
Vu l'heure et la qualité du terrain, il n'est pas question d'y monter. Nous arrivons néanmoins à parcourir quelques centaines de mètres sur un sentier moyennement boueux jusqu'à ce qu'il le devienne vraiment trop.
Nous choisissons alors d'attendre le coucher de soleil à cet endroit. Il est 17 heures passées. Bientôt, les collines alentour, les pentes et le sommet de la Peña del Fraile se parent de jolies teintes dorées, une belle récompense après deux jours de conditions difficiles.
Il nous reste à constater les dégâts sur la voiture (ah, oui quand même), des stigmates dont plusieurs lavages successifs auront bien du mal à arriver à bout et dont on gardera les traces plusieurs semaines après notre séjour comme autant de souvenirs d'un désert qui se sera fait désirer.
Retour à Tudela à la nuit tombée pour une troisième et dernière nuit. Comme hier, nous arrivons à nous garer gratuitement non loin du centre. Pour la première fois depuis trois jours, nous arrivons à nous diriger à pied jusqu'à la Casa sans recourir au GPS.
Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.
Castildetierra, la star des Bardenas
Deux jours à Saint-Jean-de-Luz
J13 et 14 : vendredi 24 et samedi 25 novembre 2016
Ça y est, notre séjour à Tudela et plus généralement en Espagne s'achève. Des amis nous vantent depuis longtemps le charme de Saint-Jean-de-Luz, c'est l'occasion de finir ce séjour entre montagnes, canyons et déserts… par la mer !
Grâce à l'Autopista de Navarre, les quelque 200 kilomètres qui nous séparent de la côte basque sont rapidement couverts. Une fois le brouillard levé, il fait très beau tout au long de l'itinéraire. Au passage d'un col à plus de 800 mètres, quelques restes de neige sur les bas-côtés témoignent des intempéries récentes.
A destination dès midi, nous prenons immédiatement possession de notre studio à trois kilomètres du centre-ville, au rez-de-chaussée de la maison des propriétaires dans un grand jardin arboré avec piscine (bon, la piscine, c'est pour l'été).
Après un rapide déjeuner, nous sommes prêts à découvrir les environs. Nous prenons immédiatement la route de la corniche vers Hendaye où nous pensons suivre à pied le sentier côtier, mais comme ce dernier longe en grande partie la route, nous jugeons préférable de poursuivre en voiture pour tenter de se rapprocher de la mer.
J'avais repéré une boucle faisant le tour du Domaine d'Abbadia via la pointe Sainte-Anne. Nous garons la voiture en face de la ferme d'Asporotsttipi.
En réalité, là encore, une bonne partie du parcours se fait à distance de la mer, entre bois et landes. Seul le tour de la pointe Sainte-Anne permet véritablement de jouir d'un beau panorama, notamment sur Hendaye et les deux célèbres rochers des Jumeaux.
Un endroit également prisé des cormorans et des goélands.
La mer est d'un calme impressionnant. Nous imaginions trouver un océan plus agité sur cette côte réputée pour la pratique du surf. Profiterions-nous de conditions exceptionnelles ? C'est sur ces réflexions que nous poursuivons notre promenade qui, après avoir longé les falaises, se dirige à nouveau vers les terres, nous dévoilant au passage le célèbre château d'Abbadia.
Dressé face à l'océan, le château observatoire a été construit par Viollet le Duc entre 1864 et 1884 pour Antoine Abbadie, ethnologue, géographe et homme de science. Il le légua à la fin de sa vie à l'Académie des Sciences qui en est toujours propriétaire.
Petit détour du chemin pour jeter un œil à la charmante baie de Loya où il n'est plus permis de descendre en raison de l'éboulement d'une falaise.
Après cette petite balade bien sympa de 5 kilomètres en 2 heures avec très peu de dénivelé, retour dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz pour arpenter la baie avec son front de mer, ses maisons à colombages typiques, son casino et ses bains de mer.
Douceur et calme sont au rendez-vous en cette saison. C'est très agréable !
Nous en profitons aussi pour repérer une bonne adresse en vue du déjeuner de demain midi. Parmi les trois recommandations de nos hôtes, la première avec vue sur mer, Le Brouillarta, est fermée pour travaux (dommage, ça nous plaisait bien), la troisième (Le Petit Grill Basque) ne nous dit rien. C'est par conséquent le deuxième choix, situé à distance de la mer, Le Tourasse, que nous retenons.
En attendant, une petite dînette maison dans notre studio très confortable, situé entre golf et mer, fait parfaitement l'affaire.
Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres.
Le lendemain…
La météo annonce une matinée encore relativement belle avant l'arrivée de la pluie en début d'après-midi, une donnée d'importance pour l'organisation de la journée. Il faut tâcher d'en profiter un maximum ce matin.
Le sentier littoral dont nous avons parcouru une partie hier vers le sud et Hendaye se poursuit également vers le nord, reliant Saint-Jean-de-Luz à Bidart. Nous n'avons pas la prétention de faire l'intégralité du parcours, long de 13 kilomètres aller, d'autant qu'à 12 h 30 nous avons réservé une table dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz.
L'idée est d'avancer autant qu'il nous chante en espérant bénéficier cette fois de la vue sur mer durant tout le trajet.
Après avoir laissé la voiture à proximité du jardin botanique, nous partons en direction du nord.
Très vite nous nous rendons compte qu'en raison de l'effondrement de falaises, le sentier qui initialement suivait strictement le bord de mer, a été détourné pour s'en écarter à plusieurs reprises. Nous qui fréquentons assidûment les chemins côtiers du nord de la Bretagne sommes un peu déçus de ce côté-là.
C'est pour cette raison que nous jugeons inutile de dépasser la plage d'Erromardie. De retour sur nos pas, nous décidons néanmoins de poursuivre vers le sud jusqu'à la plage de Saint-Jean-de-Luz via la pointe Sainte-Barbe, une bonne façon d'étoffer notre balade et éviter ainsi d'avoir à déplacer la voiture pour la garer dans le centre-ville le temps de déjeuner. Jolies vues sur Saint-Jean-de-Luz et sa baie.
Cette option nous amène par conséquent dans le centre-ville pas loin de midi, pile pour l'heure du déjeuner au Tourasse. Un déjeuner délicieux mais bien trop copieux. Nous ne sommes donc pas mécontents de pouvoir brûler quelques calories en refaisant à pied le trajet jusqu'au jardin botanique.
Un timing parfait puisqu'à l'instant même où nous arrivons à la voiture, nous recevons les premières gouttes.
Nous n'avons alors plus qu'à nous replier dans notre studio pour une fin d'après-midi et une fin de vacances tranquille. Demain plus de 700 kilomètres nous attendent pour le retour chez nous.
Distance parcourue dans la journée : 10 kilomètres. Distance totale parcourue pendant tout le voyage : 2 900 kilomètres de porte à porte.
Les Deux Jumeaux, entre St Jean-de-Luz et Hendaye
Le mot de la fin
Nous avons été ravis de notre voyage, à la fois dépaysant et pas très lointain, qui nous a fait découvrir ou redécouvrir des paysages très variés, des montagnes aux déserts en passant par les canyons. Une image un peu différente des classiques espagnols !
La météo de cette arrière-saison a été particulièrement belle la première semaine, un peu plus mitigée la deuxième, mais nous a permis de voir presque tout ce que nous souhaitions.
Pour avoir moins de risque côté météo, octobre est sans doute plus adapté.
Néanmoins, avec un séjour à nos dates, nous étions assurés de profiter des belles couleurs d'automne qui ont contribué à sublimer les paysages.
Ce que nous avons aimé : - les belles randonnées dans des sites peu fréquentés, où nous étions presque toujours seuls, - les beaux villages traditionnels, souvent admirablement situés, pour beaucoup en cours de rénovation, - la douceur du climat, - le réseau routier, en excellent état, - l'accueil, souriant et chaleureux partout, - la cuisine locale, très bonne et beaucoup beaucoup moins chère qu'en France, - le vin, notamment le vignoble du Somontano, une belle découverte !
Bref, vous l'aurez compris, l'Espagne, on a adoré !
Un regret : N'avoir pas pu explorer le désert des Bardenas Reales à pied peut-être, mais nous reviendrons, la péninsule ibérique a encore tellement de ressources à offrir.
Bibliographie/webographie
Côté ouvrages papier, j'ai eu entre les mains deux guides du Routard : * Madrid, Castille avec Aragon, Rioja et Estrémadure * Pays basque (France, Espagne, Navarre y compris)
Mais en réalité je me suis surtout servie d'Internet et notamment des sites suivants :
Si belle la terre (Aragon, Bardenas Reales, Sierra de Guara) qui a été ma principale source d'inspiration,
Topo Pyrénées qui recense de nombreuses randonnées dans le sud-ouest de la France et en Espagne, bien documentées et illustrées, avec traces GPS,
Turismo Somontano, le site de l'office de tourisme du Somontano qui a guidé mon choix pour les randonnées dans la Sierra de Guara,
Wikiloc et ses traces GPS très utiles, un incontournable,
Vazyvite pour appréhender la région des Bardenas Reales tout en passant un moment de franche rigolade,
Trip in Wild pour le plaisir des yeux et les belles images, toujours des Bardenas.
Voilà, c'est la fin de ce récit et de notre fabuleux voyage. En attendant le suivant, nous vous souhaitons une belle année 2017. 🙂
Romarin
FIN
Le récit du voyage aux Canaries (2019) est ici : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescanaries/
Celui de la Costa Brava (2017) est là : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescostabrava/
Aragon et Navarre ci-dessous : sites.google.com/...uleuxvoyagesespagne/ Bonne découverte. 🙂
===============================================================================Sierras, gorges, déserts, cheminées de fée... A la vue d'un tel programme, notre destination aurait pu être l'Ouest américain. Or c'est dans le nord de l'Espagne que nous avons trouvé ces paysages au cours d'un voyage de quinze jours dont dix au pays de Don Quichotte.
En effet, le nord de l'Espagne, notamment les provinces d'Aragon et de Navarre, recèle des trésors naturels inestimables que nous sommes impatients de découvrir.
Pas de vol ni de location de voiture, nous partons directement depuis la région parisienne en voiture. Afin de profiter au maximum des journées déjà courtes en novembre, nous passons à chaque étape au moins deux ou trois nuits.
Un déplacement à Toulouse ayant été le prétexte à l'organisation de ce voyage, nous commençons par passer deux jours dans la ville rose.
De l'autre côté des Pyrénées, nous poursuivons notre séjour entre les paysages montagneux du parc national d'Ordesa et Monte Perdido, les canyons encaissés de la Sierra de Guara, les gorges étroites du Congost de Mont-Rebei et les plateaux désertiques des Bardenas Reales.
Le voyage se terminera par une courte incursion au Pays basque à Saint-Jean-de-Luz.
En plus des sites naturels, nous profiterons aussi des richesses architecturales des villes et des villages sur notre parcours.
Et la météo à cette saison ? Nous l'espérons encore clémente. Dans tous les cas, des réservations d'hébergement (presque) toutes annulables jusqu'au dernier moment devraient nous permettre de changer de plan si nécessaire.
En préambule, la carte de notre itinéraire et la liste de nos étapes.
Du château de Thegra au… centre-ville de Toulouse
J1 et 2 : Dimanche 13 et lundi 14 novembre 2016
7 heures : il fait encore nuit quand nous quittons notre domicile mais il pleut déjà à cette heure matinale. Cette pluie va nous accompagner tout au long des 660 kilomètres qui nous séparent de la région toulousaine. Mais ne dit-on pas "vacances pluvieuses, vacances heureuses" ? L'espoir est donc permis !
Sur place, ce n'est guère mieux. Des trombes d'eau nous accueillent à notre arrivée au château de Thégra (où nous avons réservé deux nuits), nous clouant tout l'après-midi dans notre chambre.
C'est alors l'occasion d'expérimenter la vie de château en allant à la découverte de cette bâtisse du XVIe siècle, avec ses cheminées monumentales, ses plafonds peints et ses fresques d'époque.
En fin d'après-midi, bravant les éléments, nous nous décidons à quitter notre donjon pour un bref passage par le centre-ville de Toulouse et sa célèbre place du Capitole.
Agréable fin de soirée chez Marie Caroline et Frédéric autour d'un bon dîner, à parler voyages, bien entendu !
Le lendemain…
Le soleil a fait un retour timide. Mais il risque de ne pas briller toute la journée, alors ne traînons pas. Nous avons en effet prévu de retourner dans le centre-ville pour en poursuivre la visite.
Petit déjeuner dès 8 heures dans l'élégante salle à manger du château où les portraits des ascendants de la châtelaine trônent au-dessus de l'imposante cheminée. Nous sommes presque intimidés.
Le château étant situé à cinq minutes en voiture de la station Gramont, nous abandonnons notre carrosse pour nous engouffrer dans le métro toulousain en direction de la place du Capitole.
Au programme ce matin, tant que la météo est favorable, une randonnée urbaine sur les bords de la Garonne.
D'un pont à l'autre, nous cheminons sur les berges du fleuve, à la découverte de parcs et de jardins, de canaux, d'écluses et d'îles.
Bref, en tout une belle boucle de13 kilomètres en 3 heures au terme de laquelle nous ne sommes pas mécontents de reprendre des forces à la terrasse d'un café. Les lunettes de soleil sont de sortie, même si le fond de l'air reste frais.
Après une matinée au grand air, on préférerait néanmoins passer la suite au chaud. Un musée devrait faire l'affaire. A ce sujet, j'avais lu beaucoup de bien du musée des Augustins.
Aussitôt dit, aussitôt fait !
Le musée est installé dans un ancien monastère d'architecture gothique méridionale, datant pour l'essentiel des XIVe et XVe siècles. Il s'organise autour d'un cloître où l'on peut admirer toute une série de gargouilles.
Un bel ensemble de sculptures du XIXe siècle sont présentées autour de l'escalier monumental qui monte à l'étage et où sont réunis les salons de peinture du XVIIe au XXe siècles.
Mais le clou du musée, c'est sa salle de sculptures romanes avec ses chapiteaux issus de différents édifices religieux.
Confiée à Jorge Pardo, la collection a été mise en scène et en lumière dans un décor contemporain par l'artiste cubain jusqu'à devenir une œuvre d'art à part entière. Magnifique !
C'est ce festival de couleurs qui clôt en beauté notre visite. Le métro nous ramène à Gramont et la voiture à Thégra.
Il nous reste à honorer le rendez-vous à l'origine de notre déplacement avant de conclure la journée au restaurant "Côté Garonne", une adresse que nous a conseillée Marie-Caroline et que nous recommandons à notre tour.
Deuxième nuit au château. Demain cap sur l'Espagne !
Distance parcourue pendant ces deux premiers jours : 740 kilomètres.
Dans le musée des Augustins

De Revilla à Tella : miradores et ermitas
J3 : Mardi 15 novembre 2016
Notre voyage commence véritablement aujourd'hui avec la traversée des Pyrénées. Si le ciel est encore couvert lors de notre départ de Toulouse, il ne va pas le rester bien longtemps, la météo prévoit une très belle journée côté espagnol. Chic !
En effet, très vite, la chaîne pyrénéenne scintille sous les rayons du soleil, nous offrant un panorama d'exception pendant toute la durée du trajet.
La seule petite contrariété vient du GPS de la voiture qui refuse catégoriquement de nous faire passer par l'itinéraire prévu, c'est-à-dire par le tunnel de Bielsa. Il n'arrête pas de nous harceler, nous demandant incessamment "Faites demi-tour dès que possible" ou " A 500 mètres prenez à gauche la départementale…" jusqu'à nous faire douter de la pertinence de notre choix. Ce n'est qu'en toute fin de course, à l'approche du tunnel, qu'il finit par nous donner raison. Non, mais !
Après le tunnel, notre parcours bascule sur le versant aragonais des Pyrénées où la température qui avait chuté à 2 degrés côté français remonte en flèche. A Hospital de Tella (ne cherchez pas d'hôpital, c'est le nom du village), notre parcours s'écarte de la route principale et grimpe en lacets jusqu'au village semi-abandonné de Revilla. Il est un peu plus de 13 heures quand nous arrivons sur place.
Nous pique-niquons rapidement à côté de la voiture avant de partir pour notre première balade. Il règne ici une douceur presque printanière. Manches courtes de rigueur !
Intégré au parc national de Monte Perdido et Ordesa, le sentier mène vers le Mirador (point de vue) de Angones puis rejoint le village de Revilla en formant une boucle.
Le secteur est réputé pour l'observation des vautours, en été le parc national y organise des visites guidées.
Pour l'instant, pas de rapaces en vue mais dans le ciel ce drôle de nuage duveteux !
A l'arrivée au mirador, le fond du canyon est déjà à l'ombre mais le soleil inonde encore largement le massif calcaire du parc national et les sommets qui le coiffent.
Le sentier en boucle s'élève ensuite en lacets à travers la forêt avant d'atteindre un plateau couvert d'une sorte de coussin végétal épineux, sur lequel il vaut mieux ne pas s'asseoir.
Il s'agit de Echinospartum horridum ou genêt horrible, espèce endémique aragonaise dont la capacité colonisatrice participe au maintien des sols. Sa floraison, au printemps et en début d'été, est spectaculaire, le genêt teintant de jaune des versants entiers.
Aujourd'hui c'est l'automne qui apporte quelques touches orangées aux adrets alors que l'hiver a déjà saupoudré de blanc les plus hauts sommets.
Tout d'un coup, le paysage s'anime. Au-dessus de nos têtes, des dizaines de chocards s'unissent pour nous offrir un ballet bien réglé, digne d'une patrouille aérienne, le vacarme en moins. ;-)
Bientôt apparaît le clocher du hameau de Revilla, mais le hameau, en dehors de la présence de quelques chèvres et moutons, a l'air abandonné en dehors de l'ét��.
Fin de la randonnée après 2 heures de marche pour une distance de 5 kilomètres et un dénivelé de 200 mètres.
L'arrivée à la voiture à 16 heures nous laisse le temps d'un détour supplémentaire sur la route entre Revilla et la vallée, jusqu'à Tella. Depuis ce village, un circuit à pied fait le tour de plusieurs ermitas (petites chapelles ou sanctuaires isolés).
A cette heure, nous profitons en outre des plus belles lumières.
Des trois ermitas, celle de San Juan y Pablo jouit indiscutablement de la meilleure situation dans un décor grandiose.
Mais du sentier en balcon la vue porte aussi sur le village de Tella, sur les montagnes qui l'encadrent et jusqu'au fond de la vallée.
Avant de rejoindre notre hébergement, dernier arrêt devant le dolmen de Tella où le soleil couchant a l'air d'avoir mué les pierres en braises rougeoyantes
Il est 18 heures quand nous rejoignons l'hôtel Revestido à Escalona, un hôtel familial où nous nous installons pour deux nuits, dans une petite chambre confortable, récemment rénovée.
Pour le dîner il faut se caler sur le rythme espagnol et attendre 20 heures. C'est devant la carte des menus que nous réalisons à quel point notre maîtrise de la langue espagnole laisse à désirer. Heureusement la serveuse s'occupe de nous la traduire.
Le dîner est par ailleurs excellent pour un prix défiant toute concurrence. Ça nous change des additions norvégiennes.
Décidément cette première journée en Aragon est une réussite à tout point de vue !
Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.
Ermita de San Juan y Pablo à Tella

Randonnée au Sestrales Alto
J4 : Mercredi 16 septembre 2016
Grand beau temps ce matin malgré une gelée blanche au lever du jour. A 9 h 30, quand nous quittons l'hôtel, la température est cependant déjà remontée de 5 degrés et frôlera les 15 au meilleur de la journée.
Nous avons prévu aujourd'hui une nouvelle incursion dans le parc national d'Ordesa et Monte Perdido mais cette fois par une autre entrée, celle de Plana Canal desservie par la piste de Sensa.
Pour y accéder, direction Puertolas puis Bestué à une dizaine de kilomètres de notre pied-à-terre. Juste avant Bestué, l'asphalte cède la place à une piste assez rugueuse dont les deux premiers kilomètres sont les moins roulants.
Certes nous avons un SUV 4x4 mais équipé de pneus de ville. De ce fait, nous roulons tout doux dans cette montée de 10 kilomètres supplémentaires. Une bonne heure est nécessaire pour parcourir toute la distance entre l'hôtel et le point d'arrivée.
Sur le trajet nous dépassons un véhicule de la FCQ (Fundacion para la Conservacion del Quebranhuesos) dont le conducteur est déjà en plein travail d'observation. Nous ne tardons pas à apercevoir ses sujets d'étude.
A Plana Canal (1749 mètres), la piste est fermée par une barrière. C'est là que nous garons la voiture. Nous sommes seuls.
Il est 10 h 30 quand nous nous lançons à l'assaut du sommet du Sestrales. L'itinéraire suit les panneaux indiquant à intervalle régulier les limites du parc national.
Très vite la vue très ouverte est spectaculaire sur les vallées alentour ainsi que sur les plus hauts sommets flirtant avec les 3 000 mètres.
D'ouest en est, on trouve dans le premier groupe, le Mont Perdu, le Pic d'Anisclo et la Punta de las Olas. Dans le second groupe, le Pic d'Anisclo inférieur et les Trois Sœurs (ou les trois Marie). Dans le creux entre les deux groupes, le col d'Anisclo.
Les alpages à l'avant-plan ont un petit air de steppe mongole. Il ne manque que les chevaux ? Non, regardez bien et cherchez l'enclos où ils sont parqués.
Plus loin, on distingue aussi le rond-point matérialisant la fin de la piste et l'entrée du parc national où nous sommes garés.
De colline en crête, nous avançons avec détermination jusqu'au bord d'un profond canyon, celui de la rivière Anisclo.
Des pins à crochets (bien nommés) poussent sur ces pentes improbables.
12 h 30 : après deux heures de marche, nous atteignons le Sestrales Alto, 2100 mètres. Sur notre gauche, son petit frère, le Sestrales Bajo, 2075 mètres. Sur le plateau en face, les villages de Nerin et Buerba.
Nouveau panorama sur la chaîne du Mont Perdu, dont nous ne nous lassons pas.
Après avoir cassé la croûte au sommet, retour par le même chemin tout en continuant à admirer la vue, cette fois, plus à l'est. La montagne tabulaire (au milieu de la photo) comprend la Pena l'Ombre (1969 m) et le Castillo Mayor (2014 m)
Comme hier, la douceur ambiante nous ferait presque oublier que nous sommes en automne. Pourtant des indices sont là pour nous le rappeler.
D'abord, les couleurs de la forêt entre rouille et or ne trompent pas. Ici elles tirent même étonnamment vers des teintes violacées.
La présence de crocus qui fleurissent justement à partir de la fin de l'été est également là pour nous le confirmer.
Trop occupé à observer les fleurs, le photographe n'a pas le temps de dégainer au passage d'un chamois, rapide comme l'éclair.
En revanche, pas de risque de louper ce troupeau de chevaux. Ce sont ceux que nous avions déjà vus auparavant, parqués dans un enclos. Ils ont été libérés par leurs gardiens en vue de la transhumance. Ils migrent en direction de la vallée en prenant la même piste que celle que nous devons emprunter nous aussi.
De ce fait, nous serions bloqués derrière eux si nous prenions la route tout de suite. Nous avons par conséquent tout le temps de nous attarder autour de Plana Canal d'autant qu'il n'est que 14 h 30 quand nous retrouvons la voiture.
En tout, nous avons mis 4 heures pour une distance de 8 kilomètres avec 500 mètres de dénivelé. Très belle randonnée.
Comme nous avons ramené des chaises pliantes dans notre voiture, c'est le moment idéal pour en faire usage. Nous les déplions sur la pelouse devant ce belvédère d'exception et prenons un bain de soleil comme en plein été (ou presque). Gare aux coups de soleil !
Le calme est impressionnant, à peine interrompu par le cri des vautours.
Quand les chevaux sont loin, nous leur emboîtons le pas, ou plutôt les roues. Nous ne tardons pas à les retrouver plus bas dans les alpages où leurs accompagnateurs ont déjà installé le camp pour la nuit.
Quant à nous, une fois arrivés au carrefour avec la route bitumée, nous faisons un écart vers Bestué, encore un joli village traditionnel, mais contrairement à Revilla vu hier, celui-ci est habité et la plupart de ses maisons en cours de rénovation.
Retour à Escalona en fin d'après-midi après une journée une nouvelle fois bien optimisée et un coup de cœur qui se confirme pour cette belle région des Pyrénées aragonaises.
Deuxième nuit à l'hôtel Revestido. Demain, déplacement vers la Sierra de Guara.
Distance parcourue dans la journée : 45 kilomètres.
Vers le sommet du Sestrales Alto

Dans la Sierra de Guara, du Portal de la Cunarda au village d'Alquézar
J5 : Jeudi 17 novembre 2016
Pas de gelée ce matin, 4 degrés et grand bleu alors que nous prenons la route vers notre destination suivante, le village d'Alquézar, à moins de 70 kilomètres. Nous y avons réservé trois nuits afin de profiter des paysages spectaculaires de la Sierra et des Canyons de Guara.
Entre l'Ebre et les Pyrénées, le parc naturel renferme un impressionnant massif de calcaire dont les reliefs sculptés par l'action érosive de l'eau et de l'air en font l'un des hauts lieux de la pratique du canyoning en Europe. Les randonneurs ne sont pas en reste et trouvent dans ces paysages de gorges, de falaises et de ravins un terrain idéal.
Pour ce qui nous concerne, c'est la randonnée que nous visons. Le canyoning, nous avons déjà eu l'occasion de l'expérimenter dans cette région pendant l'été 2000. Alors que nous séjournions dans la vallée française de Luchon, nous sommes venus passer deux jours dans les environs et y retrouver des amis qui nous avaient organisé une descente de canyon. Mais lequel et à partir d'où ? Nous espérons que ce nouveau séjour va aussi nous guérir de notre amnésie. ;-)
Revenons-en maintenant à notre itinéraire vers la Sierra. A partir d'Ainsa, nous quittons la route principale pour emprunter la A-2205, ondulant paisiblement à travers la campagne, au gré de jolis villages pour la plupart perchés.
A l'approche du massif, la route devient franchement sinueuse, suivant au plus près les méandres des rios.
Nous ignorons les premiers points de vue, peu photogéniques, pour nous rendre directement à proximité de Colungo. C'est là que démarre notre randonnée du jour.
Une fois sur place, nous réalisons que le début du circuit se fait sur une bonne piste. Pour gagner du temps et éviter une partie peu intéressante, nous poursuivons en voiture un kilomètre de plus. C'est toujours ça de pris !
Quand l'itinéraire quitte la piste, il n'y a plus d'autre choix que de poursuivre à pied. Il est 11 h 30 quand nous nous mettons en marche.
Le sentier descend dans le canyon des Arruellos puis s'enfonce dans la pinède de Cunarda, parfumée de senteurs de garrigue et de sous-bois. Des bouquets de thym et de romarin parsèment les pentes, j'en cueille quelques brins pour aromatiser les tomates de notre pique-nique. Pour échapper à l'hypoglycémie, nous n'avons qu'à tendre la main pour récolter quelques arbouses.
D'un canyon à l'autre, nous enchaînons les montées et les descentes en nous demandant où peut bien se cacher le point d'intérêt qui a motivé notre déplacement.
Ce n'est qu'au dernier moment, à partir de la confluence des deux dernières gorges qu'il se dévoile enfin. Il s'agit d'une impressionnante cavité creusée par l'érosion dans la roche calcaire. Plus qu'une fenêtre, c'est un véritable portail d'où son nom de Portal de la Cunarda.
Pour s'en approcher, les derniers mètres sont un peu exposés, mais pas véritablement dangereux. C'est sous sa voûte que l'on réalise pleinement sa majesté.
Les vautours aussi apprécient ce décor hors norme.
Après avoir mangé un morceau, nous rebroussons chemin, en partie par le même itinéraire, avant d'opter pour un raccourci qui rejoint directement la piste de Suelves, celle sur laquelle nous sommes garés.
Retour à 14 h 30 après un parcours en boucle de 3 heures pour une distance de 8 kilomètres et 550 mètres de dénivelé.
Nous reprenons la voiture pour la dernière ligne droite jusqu'à Alquézar dont la silhouette haut perchée se voit de loin, dominant la plaine environnante couverte de champs d'oliviers et d'amandiers.
C'est ce magnifique village médiéval regroupé autour de son château et de sa Collégiale que nous avons retenu pour notre séjour. A l'hôtel Villa de Alquézar, nous prenons possession d'une chambre "spéciale" de 40 m 2 avec une vue unique sur le village et le massif de la Sierra de Guara.
Après avoir contemplé le village depuis nos fenêtres, si on allait le visiter un peu plus avant ! Précisons que le centre est piéton, les visiteurs doivent laisser leur véhicule sur les parkings extérieurs.
De ruelle en placette, nous en faisons le tour tout en commençant à nous préoccuper de trouver une table pour le dîner, seules deux ou trois restaurants étant ouverts hors saison.
Finalement le choix est vite fait parmi les deux adresses recommandées par la réceptionniste de notre hôtel. Avec ses petites salles réparties sur plusieurs niveaux comme suspendues au-dessus de la vallée, son intérieur mariant la pierre et le bois dans un design épuré, la Casa Pardina est immédiatement retenue. Pour ce qui est du contenu de l'assiette, il faudra attendre 20 heures passées, bien entendu !
Nous poursuivons par conséquent notre déambulation, de l'église paroissiale St Michel l'Archange à la Collégiale Ste Marie Majeure.
Au cœur du village, la terrasse du café "Meson del Vero" ne nous est pas inconnue. Eureka, nous nous rappelons y avoir partagé des tapas à la fin de notre journée de canyoning en 2000. Petit à petit, la mémoire revient. Nous pouvons par conséquent en conclure que la descente de canyon s'est terminée à Alquézar.
Après cette parenthèse, reprenons la balade vers le sommet du village.
C'est là, sur les bases d'une forteresse musulmane, que se dresse l'église Ste Marie flanquée d'un cloître, baigné à cette heure par une lumière particulièrement seyante.
De l'intérieur de l'édifice religieux, on retient notamment la riche décoration des plafonds et quelques œuvres majeures comme ce retable.
Avant de quitter les hauteurs de la citadelle, nous nous attardons sur le magnifique panorama qui s'étend à nos pieds. Par-delà les tours et les remparts, le regard porte jusqu'au fond du canyon, jusqu'au lit du rio Vero, celui qui sera au cœur de nos explorations demain. Nous avons déjà hâte d'y être.
Une fois le soleil couché, nous profitons du confort de notre chambre avant de savourer la cuisine de la Casa Pardina, aussi soignée que son décor.
Hmmm… ce séjour en Sierra de Guara s'annonce prometteur !
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres.
La Collégiale d'Alquézar

Randonnée de Alquézar à Asque via les passerelles du rio Vero
J6 : Vendredi 18 novembre 2016
Après un petit déjeuner très copieux, avec tous les ingrédients déjà prêts sur la table (pas besoin de se lever pour se servir), nous sommes d'attaque pour la journée.
Aujourd'hui la voiture reste dans le garage de l'hôtel, nous partons directement à pied.
Il est 10 heures quand nous commençons à descendre vers le rio Vero sous un ciel légèrement plus voilé que les autres jours.
Une fois le lit de la rivière atteint, surprise… le parcours se poursuit en surplomb du cours d'eau grâce à des passerelles suspendues dans le vide.
Nous avançons à notre rythme, d'abord avec précaution, en baissant la tête pour certains passages puis avec de plus en plus d'aisance au fil de la progression.
Nous avons de la chance d'être absolument tout seuls. En cas d'affluence, ça doit être plus compliqué de se croiser.
Sans ce système ingénieux, on ne pourrait pas accéder au cœur de la gorge. Les falaises tombant à pic dans le rio ne laissent aucune place à un éventuel cheminement.
Plus on s'enfonce dans le canyon, plus les passerelles sont installées haut sur la falaise. Mais grâce aux câbles garde-fous, pas de crainte à avoir, pas de sensation de vertige non plus. Bien au contraire, le parcours à la limite de la canopée est vraiment amusant.
En dehors des avantages techniques, arrêtons-nous aussi sur les qualités visuelles et picturales du parcours ! Entre les couleurs menthe à l'eau du rio, orangé des parois du canyon, jaune d'or des feuilles d'automne et vert persistant des résineux, c'est l'harmonie parfaite.
Cela fait quasiment une heure que nous sommes en route, mais à force de musarder, nous avons l'impression de ne pas avoir beaucoup avancé. Il suffit d'ailleurs de lever la tête pour nous rendre compte que nous sommes toujours à la verticale du village, ou presque.
Après avoir traversé le Vero au niveau du pont roman de Fuentebanos, nous nous éloignons de la rivière pour grimper en direction du village d'Asque.
Dernière vue d'ensemble du canyon de Vero laissé derrière nous.
C'est alors le moment de nous intéresser à de petits détails botaniques.
En arrivant à proximité d'Asque, nous ignorons le village et coupons à travers un champ d'oliviers. A ce niveau, nous sommes presque étonnés de trouver deux randonneurs devant nous alors que jusqu'à présent nous étions toujours seuls dans nos balades.
Un arrêt pique-nique (pour nous) va permettre aux deux marcheurs de creuser à nouveau un peu leur avance avant qu'on ne les rattrape près du pont de Villacantal. C'est à cet endroit que nous retrouvons aussi le rio Vero.
Dernière pause pour profiter de la beauté sauvage du canyon.
Puis nous attaquons la dernière ligne droite, une longue montée bien raide jusqu'au village. Elle nous en rappelle une autre, celle faite il y a 16 ans, à l'issue de notre journée de canyoning. Hervé s'en souvient d'autant plus douloureusement qu'il l'avait faite, chaussons de plongée aux pieds. Nous pouvons en conclure que c'est bien le rio Vero (supérieur) que nous avons descendu en 2000. Cette balade a donc bien permis de nous rafraîchir la mémoire.
Le temps aussi s'est un peu rafraîchi sous un ciel de plus en plus couvert au fil de la journée. C'est donc par une boisson chaude bien méritée que nous clôturons cette randonnée de 10 kilomètres en 4 heures et avec 550 mètres de dénivelé. Un parcours très ludique dans un environnement de toute beauté !
La Sierra de Guara tient effectivement toutes ses promesses.
Pour l'heure, nous nous retirons dans notre chambre jusqu'au dîner pour lequel nous nous ne prenons pas de risque en retournant comme hier à la Casa Pardina. Nous avons été tellement bien accueillis et bien servis que c'est une évidence. Nous avons été séduits une nouvelle fois.
Deuxième nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.
Distance parcourue dans la journée : 0 kilomètre (en voiture).
Passerelles du rio Vero

Real del Mascun, randonnée circulaire de Rodellar à Otin
J7 : Samedi 19 novembre 2017
Encore une journée consacrée à la Sierra de Guara, mais aujourd'hui nous changeons de point de départ et de canyon.
Nous nous rendons en voiture à Rodellar, situé au bout d'une route en cul-de-sac à 35 kilomètres de Alquézar, afin d'explorer un autre canyon emblématique de la région, celui de Mascun.
En saison, parking obligatoire à l'extérieur du village mais à cette époque de l'année, nous trouvons quelques places disponibles à l'entrée.
Bonne nouvelle, le ciel est à nouveau dégagé et le soleil généreux même si pour l'instant il ne fait que 5 degrés. Pull et veste seront vite remisés au fond du sac.
Un peu avant 11 heures, nous verrouillons la voiture, c'est parti en même temps que 5 jeunes que nous suivons comme des moutons sans faire attention ni aux indications du GPS ni aux panneaux. Or nous le comprendrons un peu plus tard, eux viennent là pour faire de l'escalade donc choisissent la pente la plus rapide et la plus raide pour accéder au canyon.
Cette variante nous oblige ensuite à passer la rivière plusieurs fois à gué, ce qui, grâce à quelques pierres bien placées, se révèle heureusement facile.
Une fois le parcours initial récupéré, il suffit de suivre le cheminement sur les berges du rio.
Une trentaine de minutes après notre départ, nous arrivons en vue du premier point d'intérêt, une belle cavité creusée dans une falaise.
Mais c'est après l'avoir dépassée et nous être retournés que nous réalisons sa véritable particularité. Sa forme ne vous évoque-t-elle pas quelque chose ?
Oui, sans aucun doute, il s'agit bien d'un dauphin.
Plus on avance, plus les falaises en surplomb du canyon prennent des formes évocatrices. Forteresse, tours crénelées, aiguilles rocheuses… il y a ici comme un air de canyon ouest américain !
A partir de maintenant, le sentier se dirige vers les hauteurs, atteignant 1000 mètres d'altitude à l'issue d'une série de zigzags bien sentis. Mais grâce à quelques distractions, la montée passe comme une lettre à la poste.
Nous nous amusons, en effet, à observer les différentes ouvertures percées dans les colonnes rocheuses. Fenêtre classique ou cintrée… Oeil de bœuf… Chas d'aiguille…
Pas étonnant que les rapaces eux aussi aient trouvé ces anfractuosités propices à leur habitat.
Deux heures après notre départ, nous atteignons le point culminant de notre randonnée d'où nous contemplons ces draperies rocheuses qui ornent le versant opposé.
Le sentier se faufile ensuite entre deux rangées de murets jusqu'à ces chênes robustes et sans doute pluricentenaires.
Nous ne tardons pas à atteindre le hameau de Otin, vraiment abandonné et carrément en ruine.
Nous sommes donc d'autant plus surpris de trouver… un cheval dans l'une de ces masures à moitié écroulées ! L'animal porte un mors, mais pas de selle. Il n'est pas attaché mais manifestement enfermé et pourtant calme. Que fait-il là ? Son propriétaire l'a-t-il momentanément parqué ici, le temps d'une petite balade à pied dans les environs ? Nous n'avons pourtant vu personne à des lieues à la ronde.
Nous en sommes maintenant à la moitié de notre circuit en boucle. Le retour dans le rio Mascun, contrairement à nos craintes, se fait en pente douce en passant... - d'abord par un gigantesque champ de genêt horrible,
puis à proximité du dolmen de Losa Mora,
enfin dans un pierrier un peu inconfortable dont nous oublions vite l'inconfort en nous focalisant sur les couleurs dorées que l'automne a posé sur tous les versants.
Nous retrouvons le rio Mascun à proximité de l'arche du dauphin. Contrairement à ce matin et sans doute aussi parce que nous sommes samedi, il y a un peu plus de monde, quelques randonneurs comme nous mais aussi quelques vététistes chevronnés dans le fond du canyon et surtout quelques grimpeurs accrochés telles des araignées aux parois rocheuses.
Voilà nous sommes presque arrivés. Dernière immersion dans ce fabuleux canyon de Mascun et fin d'un très beau parcours de 15 kilomètres fait en 6 heures avec 570 mètres de dénivelé.
A notre retour à Alquézar nous constatons également plus de monde dans le village que lors des soirs précédents, week-end oblige. Nous avons par conséquent bien fait de réserver notre table pour le dîner. Pour notre dernier soir nous avons voulu changer et essayer la Marmita de Guara.
Conclusion : la cuisine y est très bonne aussi (pour un prix assez similaire). En revanche, le décor et l'accueil sont un cran en dessous de ceux de la Casa Pardina.
Dernière nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres. Dans le canyon de Mascun

De l'auberge de Montfalco au Congost de Mont-Rebei par les passerelles
J8 : Dimanche 20 novembre 2016
Après six jours consécutifs de très beau temps, la météo prévoit, à partir d'aujourd'hui et pour plusieurs jours, une dégradation pluvieuse en provenance de l'ouest. Notre itinéraire nous emmenant une centaine de kilomètres plus à l'est, nous espérons prendre un peu d'avance et échapper aux précipitations pour quelques heures encore.
En effet, en cours de route, nous trouvons même du soleil, ce qui nous conforte dans nos déductions.
Notre destination pour les deux nuits prochaines est l'auberge de Montfalco, une sorte de refuge pour randonneurs en plein milieu de nulle part, depuis laquelle nous avons prévu d'explorer deux sites d'intérêt : les murailles de Finestras aujourd'hui et le Congost de Mont-Rebei demain. Du moins, c'était l'enchaînement initialement prévu, mais vu les incertitudes météorologiques, nous préférons faire le contraire, la gorge et ses passerelles étant notre priorité.
Le défilé de Mont-Rebei forme la limite naturelle entre les provinces d'Aragon et de Catalogne. L'auberge de Montfalco se trouve au bout d'une piste carrossable d'une quinzaine de kilomètres qui débute dans le village de Viacamp, situé lui sur la route N-123 à l'est de Barbastro.
Quand nous arrivons à l'auberge autour de 11 heures, le parking est déjà plein et autour de la maison, des groupes de grimpeurs préparent cordes et baudriers. L'endroit est effectivement connu pour l'escalade, pour le kayak en été et est le point de départ de nombreuses randonnées.
La plus réputée d'entre elles relie le refuge au Congost (mot catalan signifiant canyon) de Mont-Rebei via plusieurs séries de passerelles et deux ponts suspendus. Le parcours intégral fait 13 kilomètres avec x mètres de dénivelé. En raison de la météo, nous revoyons nos objectifs à la baisse et espérons pouvoir couvrir au moins la moitié, c'est-à-dire la partie la plus spectaculaire entre l'auberge et le premier pont suspendu, et ce, sans pluie.
Allez, c'est parti tout d'abord à travers la forêt jusqu'à découvrir, au détour d'une falaise, l'étendue des eaux turquoises de l'Embalse de Canelles.
C'est à partir de ce point qu'il faut emprunter une première série de passerelles. Après avoir déjà expérimenté celles du rio Vero, nous sommes déjà un peu familiarisés avec ce type de parcours, mais contrairement aux précédentes en acier ajouré, celles-ci sont composées de lattes en bois plus aérées.
Si les précédentes suivaient un tracé assez horizontal, celles-ci ont un aspect beaucoup plus vertical.
Autre différence : si dans le canyon de Vero nous avions les passerelles pour nous tout seuls, ce n'est pas le cas ici. La grande majorité des touristes commencent cette randonnée par l'extrémité opposée où, près de Puente de Montanana, le parking est plus facilement accessible. Nous ne tardons donc pas à rencontrer sur les lattes des randonneurs ayant fait ce choix. Et comme nous sommes dimanche, ils sont très nombreux. Pour se croiser, c'est chacun son tour !
Après la première série de passerelles, un cheminement bien aménagé prend le relais et continue à grimper jusqu'au pied d'une deuxième série.
C'est après avoir emprunté toutes ces passerelles que la pluie commence à s'inviter dans la danse, rendant immédiatement glissante la pente rocheuse qui mène au pont suspendu. Nous décidons d'y descendre malgré tout en avançant avec précaution.
Depuis le milieu de la structure on jouit du meilleur point de vue sur cet impressionnant défilé en profitant de la couleur étonnante des eaux de la Noguera Ribagorzana. Dans sa partie la plus étroite, le goulet fait une vingtaine de mètres à peine.
Même s'il ne tombe pour l'instant qu'une petite pluie fine, nous préférons faire demi-tour. En ayant parcouru la moitié de l'itinéraire intégral en aller simple, nous avons tenu nos objectifs. Il reste à espérer que le retour ne se fasse pas sous une pluie battante.
Si nous avions continué, nous aurions pris le sentier taillé dans la falaise que l'on aperçoit sur la rive opposée. Spectaculaire lui aussi !
Nous tournons alors le dos à la gorge pour emprunter une deuxième fois ces passerelles s'enroulant tels des échafaudages autour des parois rocheuses.
Vue plongeante sur le canyon depuis le point le plus haut.
Dans la forêt nous séparant de Montfalco, nous avions repéré une table de pique-nique. Celle-ci tombe maintenant à point nommé pour une pause déjeuner bien tardive. Nous sommes au bord de l'hypoglycémie et plus très performants. Mais après nous être sustentés, fini le coup de barre, ça repart jusqu'à notre destination finale.
Un peu après 15 heures, nous sommes de retour à l'auberge. Au final, en dehors de quelques gouttes, il n'a pas vraiment plu et avec le recul, nous aurions pu tenter le parcours intégral dans les gorges. Dommage !
C'est maintenant le moment de prendre possession de notre hébergement, au milieu d'une ribambelle d'enfants courant dans tous les sens et d'autant d'adultes se hélant d'un étage à l'autre. Alors qu'il est presque 15 h 30, tout ce petit monde est seulement en train de passer à table.
Au milieu de ce brouhaha, on nous énonce les règles de la maison. Premièrement, pas de chaussures à l'intérieur, des sabots sont disponibles (mais nous avons amené nos chaussons). Deuxièmement, l'eau, notamment pour la douche, est à utiliser avec parcimonie.
A l'étage, nous nous installons dans une chambre, certes petite, mais aménagée avec soin (parquet et armoire en bois massif), et dotée d'une salle de bain privative. Les draps et les serviettes sont fournis dans notre cas, mais il faut préparer les lits. Des détails qui prouvent que ce n'est pas tout-à-fait un hôtel !
Le refuge comprend par ailleurs des chambres pour groupes avec salle de bains partagée.
Après un moment de repos dans la chambre, comme il ne pleut toujours pas, nous décidons de ressortir vers 17 heures pour explorer les alentours immédiats de l'auberge. Au rez-de-chaussée, les convives ne sont toujours pas sortis de table.
Nous partons en direction de l'Ermita de San Quitiera d'où nous contemplons une nouvelle vue sur le Congost de Mont-Rebei.
A notre retour, l'animation est toujours à son comble dans et autour de l'auberge. Les enfants cavalent dans les escaliers, les adultes rentrent et sortent, chargent les voitures, claquent les portes. Ce séjour risque d'être animé !
Pourtant, une heure plus tard, depuis notre chambre, nous sommes étonnés de ne plus entendre de bruit. Il nous faut même tendre l'oreille pour distinguer des sons paraissant provenir d'une télé. Seraient-ils tous réunis autour du petit écran ? Dans le sous-sol, ce n'est pas autour de la télé (il n'y a ni télé ni Internet) mais autour d'un écran de projection que nous retrouvons une petite poignée de personnes (sans doute des guides) en train de visionner un film sur… l'Islande. Petit à petit, les quelques personnes s'éclipsent une à une, toutes les autres (familles avec enfants) ayant déjà quitté le refuge, fin de week-end oblige.
Conclusion… au moment du dîner à 20 heures, il ne reste plus que nous deux (ainsi que le couple de gardiens et leur chien). Ça alors ! Nous avons le refuge pour nous tout seuls.
Dîner en tête à tête et nuit très calme rythmée par la pluie.
Distance parcourue dans la journée : 85 kilomètres.
Congost de Mont-Rebei

Une journée à Lérida, balade en ville
J9 : Lundi 21 novembre 2016
Si hier nous avons encore pu échapper à la pluie, aujourd'hui ça a l'air impossible. Il a plu toute la nuit sans discontinuer. Ce matin il tombe toujours des cordes et la météo ne prévoit aucune amélioration dans la journée.
Dans ces conditions, nous faisons une croix sur les Murailles de Finestras tout en réfléchissant à une alternative valable. Un coup d'œil sur une carte de la région nous apprend que la grande agglomération la plus proche est la ville catalane de Lérida, à une centaine kilomètres tout même de Montfalco. Mais puisqu'on a rien d'autre à faire…
Sans guide papier de Catalogne, sans Internet, nous ne savons pas exactement à quoi nous attendre mais sommes persuadés d'y trouver musées et/ou monuments où nous abriter, si besoin, de la pluie.
En arrivant à Lérida en fin de matinée, pas de chance côté musées et monuments, ils sont tous fermés le lundi, mais coup de bol, il n'y pleut pas. A défaut de visites culturelles, nous nous contentons alors d'une balade en ville.
Depuis les petites ruelles piétonnes du centre-ville, escalators et ascenseurs nous hissent sans effort sur les hauteurs où se dresse la Seu Vella. Ancienne cathédrale de Lérida, bâtie entre le XIIIe et le XVe siècles, elle témoigne de la transition entre art roman et art gothique. Sa grande tour s'impose au regard et son cloître attenant est, paraît-il, d'une grande beauté.
Nous nous limitons bien entendu à une vue de l'extérieur avant de trouver une porte laissée ouverte par inadvertance par une équipe de télévision en train d'y faire un reportage. Nous en profitons pour pénétrer dans le cloître, juste le temps d'une photo, avant de nous faire refouler par le gardien, de retour à son poste.
Nous sommes immédiatement frappés par sa taille ainsi que la beauté et la variété des remplages des fenêtres, tous différents.
Nous continuons alors à faire le tour de l'édifice toujours à l'extérieur en profitant de la vue depuis ce belvédère haut perché avant de nous perdre à nouveau dans le dédale des petites rues piétonnes.
A peine sortis de l'agglomération de Lérida, nous retrouvons la pluie qui n'a pas cessé non plus à Montfalco. Notre choix de passer la journée à Lérida a donc été pertinent.
Deuxième nuit à l'auberge où, vu la météo, nous sommes toujours tout seuls.
Distance parcourue dans la journée : 200 kilomètres.

De Tudela aux Bardenas Reales, premier aperçu
J10 et 11 : Mardi 22 et mercredi 23 novembre 2016
On dirait qu'il fait un peu meilleur. Au réveil, il ne pleut pas et les nuages bas sont en train de se disperser, levant le voile sur le réservoir et les reliefs hier totalement invisibles.
Mais cette timide amélioration n'est qu'éphémère. A notre départ de l'auberge, une heure plus tard, la pluie en remet une couche.
Bah, ayant prévu aujourd'hui une étape de transition, cette météo perturbée ne nous dérange pas outre mesure. Nous devons rejoindre la province de Navarre où nous avons réservé trois nuits dans un appartement dans le centre historique de Tudela. 250 kilomètres nous en séparent. Nous avons prévenu la propriétaire de notre arrivée entre 14 heures et 15 heures.
Nous y serons en self-catering. Alors quand un supermarché Simply se présente sur notre trajet et à défaut de pouvoir randonner, nous en profitons pour arpenter les rayons de la grande surface et faire un ravitaillement. Tout au long du parcours jusqu'en Navarre, la météo reste très humide.
Nous arrivons comme prévu, un peu après 14 heures, aux portes de Tudela.
Nous nous attendions à avoir quelques difficultés à pénétrer dans le cœur historique piétonnier, mais pas à ce point. Après avoir tourné en rond plusieurs fois, impossible d'arriver à l'adresse indiquée. Le centre est un dédale de petites rues médiévales, étroites et tortueuses, la plupart en sens unique. Même le GPS de la voiture n'est pas fichu de nous guider. Nous finissons par abandonner notre véhicule sur un stationnement pour nous rendre à pied à la Casa Soto del Ebro.
Sur place, la propriétaire, jambe dans le plâtre, réussit entre espagnol et un peu d'anglais rudimentaire, avec dessin à l'appui, à nous expliquer le circuit à emprunter. Elle nous remet surtout la télécommande, véritable sésame permettant l'accès à ce quartier historique barré par un plot rétractable. Elle nous indique aussi dans quel secteur nous garer gratuitement ensuite, une fois nos bagages déchargés.
Grâce à ses conseils avisés nous arrivons effectivement à bon port. Mais les complications reprennent quand il s'agit de trouver une place de stationnement gratuite. La mission s'avère impossible en pleine après-midi. Même les agents de police ne savent pas nous conseiller. Au final, c'est dans un parking payant que nous atterrissons. Nouveau casse-tête pour retrouver la maison depuis notre stationnement. Le GPS du téléphone lui aussi a du mal à trouver ses repères dans ce labyrinthe urbain.
Quand enfin nous réintégrons l'appartement, c'est pour ne plus le quitter de toute la soirée, profiter de son confort douillet et de son équipement moderne pour nous préparer un petit dîner devant la télé alors que dehors la pluie redouble d'intensité.
Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.
Le lendemain…
Ploc, ploc, ploc… toute la nuit, notre sommeil a été rythmé par la pluie tombant par la gouttière percée de l'immeuble voisin sur l'auvent en plexiglas de l'entrée. Encore 100 % de précipitations prévues pour la journée.
Si nous avons choisi Tudela comme pied-à-terre pour trois nuits, c'est pour explorer les plateaux désertiques des Bardenas Reales qui s'étendent à une vingtaine de kilomètres de la ville. Vaste zone de 42 000 hectares, ce désert offre des paysages uniques en Europe caractérisés par une végétation spécifique et des formations rocheuses spectaculaires sculptées par l'érosion qui donnent vraiment au visiteur qui les traverse l'impression d'évoluer dans les paysages mythiques de l'Ouest américain.
Or dans cette région habituellement désertique il tombe aujourd'hui des seaux d'eau. Et l'on sait que le terrain des Bardenas, habituellement sec, peut rapidement devenir impraticable en cas de fortes pluies. Les routes et surtout les chemins qui sillonnent le plateau se transforment alors en torrents de boue dont on ne peut plus s'extraire.
A ce propos, j'avais vu des photos impressionnantes de motos engluées dans la boue, de camping-cars obligés de s'équiper de chaînes à neige pour se sortir du bourbier et même de 4x4 enlisés.
Dans ces conditions, nous ne sommes pas pressés de mettre le nez dehors et encore moins nos roues dans la glaise des Bardenas.
C'est pourquoi nous passons la matinée à paresser. Ce n'est qu'après le déjeuner que nous décidons de sortir afin de recueillir quelques informations auprès du centre des visiteurs du parc, accessible par une route bitumée.
Autour de Tudela, les étendues agricoles dédiées à la culture maraîchère donnent un avant-goût de ce qui nous attend plus loin. Les champs cultivés se sont transformés en rizières. Le bétail, les pieds dans l'eau, a dû se réfugier sur quelques promontoires moins détrempés.
Sans surprise, l'employée nous déconseille toute visite du désert pendant les deux prochains jours. La seule possibilité, dit-elle, consiste à poursuivre la route bitumée en cul-de-sac jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à la base militaire qui occupe une partie du parc naturel. Toutes les pistes qui sillonnent les lieux sont, de son point de vue, impraticables.
Une fois la caserne atteinte, la tentation de nous engager sur la piste qui fait le tour du polygone de tir est trop forte. Finalement, son état n'est pas aussi catastrophique qu'annoncé. Certes, elle est trempée mais grâce à sa structure caillouteuse elle reste carrossable. Certes, il nous faut traverser à plusieurs reprises de larges flaques boueuses dont le fond est heureusement solide et d'où notre SUV ressort repeint couleur gadoue. Mais c'est le prix à payer pour découvrir a minima quelques reliefs emblématiques.
Ici la star du parc, Castildetierra, pour laquelle Hervé se risque à faire quelques pas dans la marne argileuse. Il a failli rester scotché dans la boue ;-) Là, les pentes bicolores de las Cortinas.
Pour l'instant, nous préférons ne pas tenter le diable et en rester là. Demain la météo prévoit une belle amélioration. Si randonner paraît d'ores et déjà compromis, nous espérons pouvoir poursuivre la visite tout en restant sur les pistes.
Dans l'immédiat, retour à Tudela pour une deuxième nuit à la Casa Soto del Ebro.
Distance parcourue dans la journée : 55 kilomètres.
Dans le désert des Bardenas Reales

Bardenas Reales, le désert après la pluie
J12 : Jeudi 24 novembre 2016
La pluie a cessé durant la nuit, mais les immeubles dans ce quartier de Tudela sont si proches et si serrés qu'il est impossible de voir le ciel depuis nos fenêtres. La météo a prévu une amélioration progressive qui devrait se généraliser à partir de la mi-journée.
Alors en attendant qu'il fasse vraiment très beau, nous passons la matinée à nous promener en ville. L'objectif est de grimper au pied du Corazon de Jesus, la statue du Christ qui surplombe la ville un peu à la manière du Corcovado de Rio. C'est de là qu'on a la meilleure vue sur la cité et sur l'Ebre qui la traverse.
En chemin, petit aperçu des ruelles pavées et des immeubles en briques, très caractéristiques des vieilles villes espagnoles.
Bon, mais on n'est pas là pour rester en ville. Après avoir déjeuné tôt, hop, dès 13 heures, on part comme hier en direction du centre d'information des Bardenas Reales. Non pas pour y prendre des renseignements, on sait ce qu'on nous répondrait, mais juste pour profiter du goudron du parking pour changer de chaussures, car on s'attend à quelques dégâts de ce côté-là. ;-)
Immédiatement après le centre d'information, nous tournons à gauche sur la piste déjà empruntée hier, toujours garnie de larges flaques mais déjà un peu moins profondes que la veille. La décrue commence bien à s'amorcer.
Elle nous mène droit vers Castildetierra qui, sous le ciel bleu, a une bien meilleure tête qu'hier. Ça fait plaisir !
Avec sa robe à plis tombant telle une traîne, on dirait une reine dominant fièrement le royaume qui s'étend à ses pieds.
On peut en fait le tour, mais aujourd'hui c'est exclu. Même si les conditions sont meilleures, les sols sont encore trop spongieux pour pouvoir envisager de randonner.
L'objectif est donc de poursuivre en voiture en faisant le tour complet du polygone de tir et d'organiser nos arrêts selon nos envies au gré des sites se présentant sur notre parcours.
En longeant le côté nord, premier arrêt pour réaliser que la base militaire est réellement en activité. Waouh, il vaut mieux ne pas se trouver dans le champ d'action ! 8043 Concentrons-nous maintenant sur les mesas et les buttes striées qui font la renommée des Bardenas et que nous sommes hélas contraints de contempler de loin au téléobjectif.
Sur le côté Est du parcours, voyant à deux reprises un véhicule (français de surcroît) arrêté sans ses occupants à bord, nous sondons un peu les alentours mais à part faire quelques pas, impossible de s'éloigner.
Par conséquent c'est toujours à distance que nous admirons ces tertres plissés.
Après avoir fait le tour complet du champ de tir, presque de retour à la Castildetierra, voici enfin une possibilité de se dégourdir un peu les jambes en grimpant vers le Cabezo de Cortinillas.
Un escalier de 219 marches par endroits emportées par l'érosion mène au sommet d'un ancien observatoire militaire pour une vue imprenable sur les paysages alentour.
C'est également l'endroit idéal pour se rendre compte de l'engorgement des sols.
Hervé en profite pour poser entre deux demoiselles coiffées, ce qui n'est pas pour lui déplaire. ;-)
Et devant ce champignon géant, nous réalisons combien la ressemblance avec certains hoodoos de l'Utah ou de l'Arizona est flagrante. On se croirait du côté de Page (AZ).
Les Bardenas Reales ont indiscutablement beaucoup de points communs avec les déserts ouest-américains.
Il est presque 16 heures quand nous sommes de retour à la Castildetierra. Un peu trop tôt pour y attendre le coucher de soleil, mais par ce beau temps, pas question non plus de rentrer. Alors nous décidons de faire un saut jusqu'à la partie sud des Bardenas, accessible uniquement depuis Fustiñana, un détour d'une quarantaine de kilomètres tout de même.
Une dizaine de kilomètres après Fustiñana, une piste quitte la route NA-126 pour pénétrer dans le désert jusqu'au pied de Peña del Fraile, cette butte rocheuse qui culmine à 650 mètres.
Vu l'heure et la qualité du terrain, il n'est pas question d'y monter. Nous arrivons néanmoins à parcourir quelques centaines de mètres sur un sentier moyennement boueux jusqu'à ce qu'il le devienne vraiment trop.
Nous choisissons alors d'attendre le coucher de soleil à cet endroit. Il est 17 heures passées. Bientôt, les collines alentour, les pentes et le sommet de la Peña del Fraile se parent de jolies teintes dorées, une belle récompense après deux jours de conditions difficiles.
Il nous reste à constater les dégâts sur la voiture (ah, oui quand même), des stigmates dont plusieurs lavages successifs auront bien du mal à arriver à bout et dont on gardera les traces plusieurs semaines après notre séjour comme autant de souvenirs d'un désert qui se sera fait désirer.
Retour à Tudela à la nuit tombée pour une troisième et dernière nuit. Comme hier, nous arrivons à nous garer gratuitement non loin du centre. Pour la première fois depuis trois jours, nous arrivons à nous diriger à pied jusqu'à la Casa sans recourir au GPS.
Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.
Castildetierra, la star des Bardenas

Deux jours à Saint-Jean-de-Luz
J13 et 14 : vendredi 24 et samedi 25 novembre 2016
Ça y est, notre séjour à Tudela et plus généralement en Espagne s'achève. Des amis nous vantent depuis longtemps le charme de Saint-Jean-de-Luz, c'est l'occasion de finir ce séjour entre montagnes, canyons et déserts… par la mer !
Grâce à l'Autopista de Navarre, les quelque 200 kilomètres qui nous séparent de la côte basque sont rapidement couverts. Une fois le brouillard levé, il fait très beau tout au long de l'itinéraire. Au passage d'un col à plus de 800 mètres, quelques restes de neige sur les bas-côtés témoignent des intempéries récentes.
A destination dès midi, nous prenons immédiatement possession de notre studio à trois kilomètres du centre-ville, au rez-de-chaussée de la maison des propriétaires dans un grand jardin arboré avec piscine (bon, la piscine, c'est pour l'été).
Après un rapide déjeuner, nous sommes prêts à découvrir les environs. Nous prenons immédiatement la route de la corniche vers Hendaye où nous pensons suivre à pied le sentier côtier, mais comme ce dernier longe en grande partie la route, nous jugeons préférable de poursuivre en voiture pour tenter de se rapprocher de la mer.
J'avais repéré une boucle faisant le tour du Domaine d'Abbadia via la pointe Sainte-Anne. Nous garons la voiture en face de la ferme d'Asporotsttipi.
En réalité, là encore, une bonne partie du parcours se fait à distance de la mer, entre bois et landes. Seul le tour de la pointe Sainte-Anne permet véritablement de jouir d'un beau panorama, notamment sur Hendaye et les deux célèbres rochers des Jumeaux.
Un endroit également prisé des cormorans et des goélands.
La mer est d'un calme impressionnant. Nous imaginions trouver un océan plus agité sur cette côte réputée pour la pratique du surf. Profiterions-nous de conditions exceptionnelles ? C'est sur ces réflexions que nous poursuivons notre promenade qui, après avoir longé les falaises, se dirige à nouveau vers les terres, nous dévoilant au passage le célèbre château d'Abbadia.
Dressé face à l'océan, le château observatoire a été construit par Viollet le Duc entre 1864 et 1884 pour Antoine Abbadie, ethnologue, géographe et homme de science. Il le légua à la fin de sa vie à l'Académie des Sciences qui en est toujours propriétaire.
Petit détour du chemin pour jeter un œil à la charmante baie de Loya où il n'est plus permis de descendre en raison de l'éboulement d'une falaise.
Après cette petite balade bien sympa de 5 kilomètres en 2 heures avec très peu de dénivelé, retour dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz pour arpenter la baie avec son front de mer, ses maisons à colombages typiques, son casino et ses bains de mer.
Douceur et calme sont au rendez-vous en cette saison. C'est très agréable !
Nous en profitons aussi pour repérer une bonne adresse en vue du déjeuner de demain midi. Parmi les trois recommandations de nos hôtes, la première avec vue sur mer, Le Brouillarta, est fermée pour travaux (dommage, ça nous plaisait bien), la troisième (Le Petit Grill Basque) ne nous dit rien. C'est par conséquent le deuxième choix, situé à distance de la mer, Le Tourasse, que nous retenons.
En attendant, une petite dînette maison dans notre studio très confortable, situé entre golf et mer, fait parfaitement l'affaire.
Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres.
Le lendemain…
La météo annonce une matinée encore relativement belle avant l'arrivée de la pluie en début d'après-midi, une donnée d'importance pour l'organisation de la journée. Il faut tâcher d'en profiter un maximum ce matin.
Le sentier littoral dont nous avons parcouru une partie hier vers le sud et Hendaye se poursuit également vers le nord, reliant Saint-Jean-de-Luz à Bidart. Nous n'avons pas la prétention de faire l'intégralité du parcours, long de 13 kilomètres aller, d'autant qu'à 12 h 30 nous avons réservé une table dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz.
L'idée est d'avancer autant qu'il nous chante en espérant bénéficier cette fois de la vue sur mer durant tout le trajet.
Après avoir laissé la voiture à proximité du jardin botanique, nous partons en direction du nord.
Très vite nous nous rendons compte qu'en raison de l'effondrement de falaises, le sentier qui initialement suivait strictement le bord de mer, a été détourné pour s'en écarter à plusieurs reprises. Nous qui fréquentons assidûment les chemins côtiers du nord de la Bretagne sommes un peu déçus de ce côté-là.
C'est pour cette raison que nous jugeons inutile de dépasser la plage d'Erromardie. De retour sur nos pas, nous décidons néanmoins de poursuivre vers le sud jusqu'à la plage de Saint-Jean-de-Luz via la pointe Sainte-Barbe, une bonne façon d'étoffer notre balade et éviter ainsi d'avoir à déplacer la voiture pour la garer dans le centre-ville le temps de déjeuner. Jolies vues sur Saint-Jean-de-Luz et sa baie.
Cette option nous amène par conséquent dans le centre-ville pas loin de midi, pile pour l'heure du déjeuner au Tourasse. Un déjeuner délicieux mais bien trop copieux. Nous ne sommes donc pas mécontents de pouvoir brûler quelques calories en refaisant à pied le trajet jusqu'au jardin botanique.
Un timing parfait puisqu'à l'instant même où nous arrivons à la voiture, nous recevons les premières gouttes.
Nous n'avons alors plus qu'à nous replier dans notre studio pour une fin d'après-midi et une fin de vacances tranquille. Demain plus de 700 kilomètres nous attendent pour le retour chez nous.
Distance parcourue dans la journée : 10 kilomètres. Distance totale parcourue pendant tout le voyage : 2 900 kilomètres de porte à porte.
Les Deux Jumeaux, entre St Jean-de-Luz et Hendaye

Le mot de la fin
Nous avons été ravis de notre voyage, à la fois dépaysant et pas très lointain, qui nous a fait découvrir ou redécouvrir des paysages très variés, des montagnes aux déserts en passant par les canyons. Une image un peu différente des classiques espagnols !
La météo de cette arrière-saison a été particulièrement belle la première semaine, un peu plus mitigée la deuxième, mais nous a permis de voir presque tout ce que nous souhaitions.
Pour avoir moins de risque côté météo, octobre est sans doute plus adapté.
Néanmoins, avec un séjour à nos dates, nous étions assurés de profiter des belles couleurs d'automne qui ont contribué à sublimer les paysages.
Ce que nous avons aimé : - les belles randonnées dans des sites peu fréquentés, où nous étions presque toujours seuls, - les beaux villages traditionnels, souvent admirablement situés, pour beaucoup en cours de rénovation, - la douceur du climat, - le réseau routier, en excellent état, - l'accueil, souriant et chaleureux partout, - la cuisine locale, très bonne et beaucoup beaucoup moins chère qu'en France, - le vin, notamment le vignoble du Somontano, une belle découverte !
Bref, vous l'aurez compris, l'Espagne, on a adoré !
Un regret : N'avoir pas pu explorer le désert des Bardenas Reales à pied peut-être, mais nous reviendrons, la péninsule ibérique a encore tellement de ressources à offrir.
Bibliographie/webographie
Côté ouvrages papier, j'ai eu entre les mains deux guides du Routard : * Madrid, Castille avec Aragon, Rioja et Estrémadure * Pays basque (France, Espagne, Navarre y compris)
Mais en réalité je me suis surtout servie d'Internet et notamment des sites suivants :
Si belle la terre (Aragon, Bardenas Reales, Sierra de Guara) qui a été ma principale source d'inspiration,
Topo Pyrénées qui recense de nombreuses randonnées dans le sud-ouest de la France et en Espagne, bien documentées et illustrées, avec traces GPS,
Turismo Somontano, le site de l'office de tourisme du Somontano qui a guidé mon choix pour les randonnées dans la Sierra de Guara,
Wikiloc et ses traces GPS très utiles, un incontournable,
Vazyvite pour appréhender la région des Bardenas Reales tout en passant un moment de franche rigolade,
Trip in Wild pour le plaisir des yeux et les belles images, toujours des Bardenas.
Voilà, c'est la fin de ce récit et de notre fabuleux voyage. En attendant le suivant, nous vous souhaitons une belle année 2017. 🙂
Romarin

FIN
7 jours dans le Michigan part 1 de 19 jours hors des sentiers battus English translation pending
7 jours dans le Michigan jours 2 à 8 de notre trip :
19 jours hors des sentiers battus Michigan, Ohio, Indiana et plus
Le début du voyage et l’introduction sont là :
voyageforum.com/...diana-plus-d7704837/
Jour 3 : lundi 12 septembre Pour résumé nous sommes partis ce matin de Chicago à 8h50, après 4 h de route nous arrivons sur l’aire d’autoroute au visitor center du Michigan, pour une 2ieme pause technique et faire le plein de documentations, cartes, et dépliants touristiques.


Surprise nos montres indique 11h50 l’horloge de la voiture et celle du visitor center 12h50, « merde, sheet , Sugar plus poliment » on change de fuseau et je n’avais pas prévu ça, on va maintenant être dans le jus sur le prévisionnel !!!. On ne s’éternise pas on prend les docs, fait quelques photos et on trace, 13h08 donc à l’heure du Michigan on reprend la route encore 1h42 avant destination. On arrive enfin à 14h48 après une petite erreur de programmation qui nous fait encore perdre de précieuses minutes. Le Gilmore heritage center se trouve en rase campagne, au milieu de nulle part et on ne se douterait pas trouver un musée de cette qualité dans un lieu aussi perdu, il est entouré de prés et une allée bordée d’arbre permet d’entrée sur le grand parking.

Billets pris on commence la visite par plusieurs halls avec de très belle fifties, seventies, de diverses marques, on sort ensuite dans une rue, ou on peut voir plusieurs bâtiments reconstruits dans le plus pure style d’époque, station service et concession Ford, abritant l’expo du même nom, ensuite un bâtiment art déco abritant lui un show room et l’expo Cadillac, un autre est consacré aux Lincoln, d’autres sont classés par décennies, avec des modèles plus beaux les uns que les autres, on y trouve aussi quelques anciennes caravanes, un bâtiment est consacré aux mascottes impossible de les dénombrer et de prendre le temps de les étudier plus en détails.










Dans un autre on trouve une très belle collection de jouet et voitures à pédales, plus loin un d’entre eux est consacrer à la marque Hudson, le musée qui mérite une bonne demie journée de visite si ce n’est la journée entière possède une belle station service shell, et un diner dans lequel on peut se restauré. Notre arrivée tardive ne nous permettra pas de visiter le bâtiment consacré au vélo et celui des miniatures. En partant nous posons la question pour un éventuel billet pour le lendemain et les hébergements à proximité. De retour à la voiture nous faisons le tour des possibilités de plan A, B et C pour la soirée et le lendemain, mais après réflexion nous en restons au plan initial à savoir tracer la route pour étape nuit à Lansing et visite de Réo olds. Le fait de rester sur Hickory corner aurait impacté le planning d’une demi journée de plus en regard des heures d’ouverture et aurait tout décaler, ce qui pouvait être critique pour la suite du voyage presque chronométré en regard des heures d’ouverture des différentes visites planifiées. Finalement à 17h45 nous partons et nous regagnons Lansing par de petites routes de campagne fort agréables et bien plus intéressantes, mais moins rapides que l’autoroute faite le matin. (1h05 56m) N’ayant pas réservé d’hôtel à l’avance ce qui permet beaucoup plus de souplesse, ma moitié, sur le trajet en recherche un sur la brochure de coupons prise ce matin au visitor center. Lorsque nous arrivons à celui sélectionné il ne prend plus les coupons ce soir et la chambre passe de 65$ à 114$, il ne nous en faut pas moins pour trouver un plan B en se connectant avec la wifi de cet hotel sur hotel.com et nous en trouvons un autre à 10 miles d’ici au nord de Lansing dans nos prix et avec piscine. Nous y arrivons à 19h39, et sitôt les valises déposées, allons manger dans le resto préconisé par l’hôtesse d’accueil : Reno’s, un resto bar avec terrain de beach volley en terrasse, les joueurs se relayent et alterne entre le terrain et leur table. Nous y mangeons une très bonne et copieuse salade BBQ. 21h15 lors de notre retour à l’hôtel, la piscine de ce lui-ci est finalement out of order, l’eau est verte et moussante, ça ne donne vraiment pas envie, sans cela j’aurai bien été faire trempette avant d’aller au lit. Du coup il nous faut faire le point du programme de demain et réserver un hôtel, nous en prenons un à Ann Arbord à côté de Ypsilanti, il est maintenant temps de dormir un peu il est 22h, 4h en France et la journée a été bien remplie.
Dépense de la journée : Gilmore 26$, resto Reno’s 23$, hôtel 62.39 € (hotel.com) Mileages parcourus 264m soit 425 kms
Le début du voyage et l’introduction sont là :
voyageforum.com/...diana-plus-d7704837/
Jour 3 : lundi 12 septembre Pour résumé nous sommes partis ce matin de Chicago à 8h50, après 4 h de route nous arrivons sur l’aire d’autoroute au visitor center du Michigan, pour une 2ieme pause technique et faire le plein de documentations, cartes, et dépliants touristiques.


Surprise nos montres indique 11h50 l’horloge de la voiture et celle du visitor center 12h50, « merde, sheet , Sugar plus poliment » on change de fuseau et je n’avais pas prévu ça, on va maintenant être dans le jus sur le prévisionnel !!!. On ne s’éternise pas on prend les docs, fait quelques photos et on trace, 13h08 donc à l’heure du Michigan on reprend la route encore 1h42 avant destination. On arrive enfin à 14h48 après une petite erreur de programmation qui nous fait encore perdre de précieuses minutes. Le Gilmore heritage center se trouve en rase campagne, au milieu de nulle part et on ne se douterait pas trouver un musée de cette qualité dans un lieu aussi perdu, il est entouré de prés et une allée bordée d’arbre permet d’entrée sur le grand parking.

Billets pris on commence la visite par plusieurs halls avec de très belle fifties, seventies, de diverses marques, on sort ensuite dans une rue, ou on peut voir plusieurs bâtiments reconstruits dans le plus pure style d’époque, station service et concession Ford, abritant l’expo du même nom, ensuite un bâtiment art déco abritant lui un show room et l’expo Cadillac, un autre est consacré aux Lincoln, d’autres sont classés par décennies, avec des modèles plus beaux les uns que les autres, on y trouve aussi quelques anciennes caravanes, un bâtiment est consacré aux mascottes impossible de les dénombrer et de prendre le temps de les étudier plus en détails.










Dans un autre on trouve une très belle collection de jouet et voitures à pédales, plus loin un d’entre eux est consacrer à la marque Hudson, le musée qui mérite une bonne demie journée de visite si ce n’est la journée entière possède une belle station service shell, et un diner dans lequel on peut se restauré. Notre arrivée tardive ne nous permettra pas de visiter le bâtiment consacré au vélo et celui des miniatures. En partant nous posons la question pour un éventuel billet pour le lendemain et les hébergements à proximité. De retour à la voiture nous faisons le tour des possibilités de plan A, B et C pour la soirée et le lendemain, mais après réflexion nous en restons au plan initial à savoir tracer la route pour étape nuit à Lansing et visite de Réo olds. Le fait de rester sur Hickory corner aurait impacté le planning d’une demi journée de plus en regard des heures d’ouverture et aurait tout décaler, ce qui pouvait être critique pour la suite du voyage presque chronométré en regard des heures d’ouverture des différentes visites planifiées. Finalement à 17h45 nous partons et nous regagnons Lansing par de petites routes de campagne fort agréables et bien plus intéressantes, mais moins rapides que l’autoroute faite le matin. (1h05 56m) N’ayant pas réservé d’hôtel à l’avance ce qui permet beaucoup plus de souplesse, ma moitié, sur le trajet en recherche un sur la brochure de coupons prise ce matin au visitor center. Lorsque nous arrivons à celui sélectionné il ne prend plus les coupons ce soir et la chambre passe de 65$ à 114$, il ne nous en faut pas moins pour trouver un plan B en se connectant avec la wifi de cet hotel sur hotel.com et nous en trouvons un autre à 10 miles d’ici au nord de Lansing dans nos prix et avec piscine. Nous y arrivons à 19h39, et sitôt les valises déposées, allons manger dans le resto préconisé par l’hôtesse d’accueil : Reno’s, un resto bar avec terrain de beach volley en terrasse, les joueurs se relayent et alterne entre le terrain et leur table. Nous y mangeons une très bonne et copieuse salade BBQ. 21h15 lors de notre retour à l’hôtel, la piscine de ce lui-ci est finalement out of order, l’eau est verte et moussante, ça ne donne vraiment pas envie, sans cela j’aurai bien été faire trempette avant d’aller au lit. Du coup il nous faut faire le point du programme de demain et réserver un hôtel, nous en prenons un à Ann Arbord à côté de Ypsilanti, il est maintenant temps de dormir un peu il est 22h, 4h en France et la journée a été bien remplie.
Dépense de la journée : Gilmore 26$, resto Reno’s 23$, hôtel 62.39 € (hotel.com) Mileages parcourus 264m soit 425 kms
Carnet de voyage: 30 jours à Cuba English translation pending
Nous avons passé un mois à Cuba en février mars.
Excellent voyage, pays attachant, population sympathique.
Arrivée à La Havane où nous avons d'abord passé 3 jours dans une casa de La Habana Vieja, 25 cuc la nuit, contact très agréable, conseils pertinents pour notre voyage.La ville nous a beaucoup plu, c'est une ambiance, c'est un patrimoine colonial extraordinaire.



Puis, on a pris un bus pour aller jusqu'à Cienfuegos, petite ville du bord de mer. On y a passé 2 nuits en casa particular, on a pris la carriole taxi pour aller à Punta Gorda, boire un cuba libre au Palacio de Valle qui offre une superbe vue sur les alentours. Le soir, on s'est régalé au dîner préparé à la casa, soupe de poisson, crabes et chupito pour digérer le tout.

Puis, vers 10h, départ pour Trinidad, une superbe ville de carte postale.Des maisons colorées, des rues pavées, de jolies églises, de la musique et des touristes en grand nombre.
Visite de la vallée de Los Ingénios en taxi, ancienne zone sucrière aujourd'hui plantée de manguiers, d'avocatiers, de cocotiers.... Soirée musique à la casa de la musica. Très festif, très gaie, excellente ambiance.
Journée plage à Ancon, à 12 km de Trinidad.Belle plage, pas trop de monde, des arbres pour avoir un peu d'ombre.Mais très peu de Cubains. Idéal pour la baignade.


Ensuite, pour aller à Santiago, on fera une étape d'une nuit à Camaguey, dans une casa du centre, chambre très bruyante, on a eu l'impression de coucher sur le trottoir.
Le lendemain on arrivera à Santiago après avoir traversé des plaines plantées de canne à sucre, de bananeraies, de quelques rizières et on croisera des troupeaux énormes avec leurs cow boys à cheval. On reste 3 nuits à Santiago dans une casa du centre, très sympa, excellents dîners à prix plus que raisonnables. Visite de la maison Velasquez, très vieille maison de maître, très belle maison. L'ambiance de la rue est sympa, petits étals de fruits, de viande, d'oignons...


Après, direction Baracoa via Guantanamo, en bus.Végétation luxuriante, montagnes majestueuses. Un bicy-taxi nous attend pour nous conduire à notre casa. Baracoa est une petite ville très vivante, très animée. Il est agréable d'y flâner. Musique en soirée. Beaucoup de monde. Journée randonnée pédestre, départ le long de la plage en direction de la playa blanca. Superbe balade, traversée du Rio Miel, pont suspendu, petit village de pêcheurs. C'est charmant. On se laisse tenter et on goûte au cucurucho, de la noix de coco râpée de la goyave, de la papaye et du sucre servis dans un cornet... Puis journée découverte des alentours en taxi réservé pour la journée au prix de 20cuc. Visite d'une plantation de cacao, de caféiers, de cocotiers. Fabrication artisanale du chocolat. Taxi jusqu'à la plage de Manglito, superbe, un petit coin de paradis au bout du monde.



Retour à Santiago pour 2 nuits avant de repartir pour Holguin.Sur la route on croisera des attelages de boeufs, des cavaliers....Beaucoup d'animation dans cette petite ville bien agréable. Le propriétaire de la casa nous réserve nos nuits suivantes à Gibara, on souhaite y aller pour profiter de la plage mais on a trop de vent. Donc, on fera de la marche. Et dès plages "lectures" dans le jardin calme de notre jolie casa.On est surpris de constater que la vie s'arrête très tôt dans cette petite ville balnéaire, heureusement que notre casa sert d'excellents dîners.
Retour sur Holguin avant de repartir pour Santa Clara, la ville où serait enterré le Che. On s'installe dans une jolie casa coloniale en plein coeur de la ville. On y est au calme. Le lendemain, visite de la place de la révolution, on est impressionnés par la statue du Che, par la lettre gravée dans la pierre sur une énorme stèle. Visite du théâtre construit en 1885.Il est très très joli et la guide qui nous accompagne tellement agréable. Belle visite. Visite d'une fabrique de cigares, les employés ne semblent pas nager dans le bonheur.


Puis, en route pour Remédios, une heure en taxi,15cuc. Petite casa très simple mais pour une nuit, ça ira. Taxi pour aller jusqu'à Santa Maria, accessible par une route longue de 48km, en pleine mer, pour une part, en pleine mangrove pour le reste.Plage sauvage mais occupée par des complexes touristiques all included. Un peu décevant...Malgré les eaux turquoises. Visite du village de Caribeen, petit port de pêche. Sympa! Retour à Remédios où la fête foraine bat son plein. Une sono d'enfer...difficile de rester sur la place. Repas langoustes le soir, la 1ère langouste de notre voyage...Bon...mais pas extra.... Remédios est une ville charmante où les maisons anciennes sont superbement restaurées, la place est très jolie.
Retour à La Havane en taxi collectif qui nous laisse juste devant notre casa.Une nuit et re-taxi collectif pour Viñales, cette fois.Jolis paysages, champs de tabac, bohios, casa de tabaco, fruitiers....Très belle région...On a une casa en plein centre, sur la route des mogotes. Beaucoup de charme, beaucoup d'espace pour randonner, que ce soit à pied, à vélo ou à cheval. Mais que de touristes ! C'est énorme ! Mais ça vaut vraiment le déplacement. On est dans un autre univers et c'est tellement beau. Multiples randonnées pour découvrir la campagne environnante. Un vrai coup de coeur !


Et pour terminer,2 nuits à La Havane, ville magnifique, qu'on a beaucoup aimée.

Magnifique voyage, construit avec l'aide des discussions sur ce forum. Merci à tous.



Puis, on a pris un bus pour aller jusqu'à Cienfuegos, petite ville du bord de mer. On y a passé 2 nuits en casa particular, on a pris la carriole taxi pour aller à Punta Gorda, boire un cuba libre au Palacio de Valle qui offre une superbe vue sur les alentours. Le soir, on s'est régalé au dîner préparé à la casa, soupe de poisson, crabes et chupito pour digérer le tout.

Puis, vers 10h, départ pour Trinidad, une superbe ville de carte postale.Des maisons colorées, des rues pavées, de jolies églises, de la musique et des touristes en grand nombre.
Visite de la vallée de Los Ingénios en taxi, ancienne zone sucrière aujourd'hui plantée de manguiers, d'avocatiers, de cocotiers.... Soirée musique à la casa de la musica. Très festif, très gaie, excellente ambiance.
Journée plage à Ancon, à 12 km de Trinidad.Belle plage, pas trop de monde, des arbres pour avoir un peu d'ombre.Mais très peu de Cubains. Idéal pour la baignade.


Ensuite, pour aller à Santiago, on fera une étape d'une nuit à Camaguey, dans une casa du centre, chambre très bruyante, on a eu l'impression de coucher sur le trottoir.
Le lendemain on arrivera à Santiago après avoir traversé des plaines plantées de canne à sucre, de bananeraies, de quelques rizières et on croisera des troupeaux énormes avec leurs cow boys à cheval. On reste 3 nuits à Santiago dans une casa du centre, très sympa, excellents dîners à prix plus que raisonnables. Visite de la maison Velasquez, très vieille maison de maître, très belle maison. L'ambiance de la rue est sympa, petits étals de fruits, de viande, d'oignons...


Après, direction Baracoa via Guantanamo, en bus.Végétation luxuriante, montagnes majestueuses. Un bicy-taxi nous attend pour nous conduire à notre casa. Baracoa est une petite ville très vivante, très animée. Il est agréable d'y flâner. Musique en soirée. Beaucoup de monde. Journée randonnée pédestre, départ le long de la plage en direction de la playa blanca. Superbe balade, traversée du Rio Miel, pont suspendu, petit village de pêcheurs. C'est charmant. On se laisse tenter et on goûte au cucurucho, de la noix de coco râpée de la goyave, de la papaye et du sucre servis dans un cornet... Puis journée découverte des alentours en taxi réservé pour la journée au prix de 20cuc. Visite d'une plantation de cacao, de caféiers, de cocotiers. Fabrication artisanale du chocolat. Taxi jusqu'à la plage de Manglito, superbe, un petit coin de paradis au bout du monde.



Retour à Santiago pour 2 nuits avant de repartir pour Holguin.Sur la route on croisera des attelages de boeufs, des cavaliers....Beaucoup d'animation dans cette petite ville bien agréable. Le propriétaire de la casa nous réserve nos nuits suivantes à Gibara, on souhaite y aller pour profiter de la plage mais on a trop de vent. Donc, on fera de la marche. Et dès plages "lectures" dans le jardin calme de notre jolie casa.On est surpris de constater que la vie s'arrête très tôt dans cette petite ville balnéaire, heureusement que notre casa sert d'excellents dîners.
Retour sur Holguin avant de repartir pour Santa Clara, la ville où serait enterré le Che. On s'installe dans une jolie casa coloniale en plein coeur de la ville. On y est au calme. Le lendemain, visite de la place de la révolution, on est impressionnés par la statue du Che, par la lettre gravée dans la pierre sur une énorme stèle. Visite du théâtre construit en 1885.Il est très très joli et la guide qui nous accompagne tellement agréable. Belle visite. Visite d'une fabrique de cigares, les employés ne semblent pas nager dans le bonheur.


Puis, en route pour Remédios, une heure en taxi,15cuc. Petite casa très simple mais pour une nuit, ça ira. Taxi pour aller jusqu'à Santa Maria, accessible par une route longue de 48km, en pleine mer, pour une part, en pleine mangrove pour le reste.Plage sauvage mais occupée par des complexes touristiques all included. Un peu décevant...Malgré les eaux turquoises. Visite du village de Caribeen, petit port de pêche. Sympa! Retour à Remédios où la fête foraine bat son plein. Une sono d'enfer...difficile de rester sur la place. Repas langoustes le soir, la 1ère langouste de notre voyage...Bon...mais pas extra.... Remédios est une ville charmante où les maisons anciennes sont superbement restaurées, la place est très jolie.
Retour à La Havane en taxi collectif qui nous laisse juste devant notre casa.Une nuit et re-taxi collectif pour Viñales, cette fois.Jolis paysages, champs de tabac, bohios, casa de tabaco, fruitiers....Très belle région...On a une casa en plein centre, sur la route des mogotes. Beaucoup de charme, beaucoup d'espace pour randonner, que ce soit à pied, à vélo ou à cheval. Mais que de touristes ! C'est énorme ! Mais ça vaut vraiment le déplacement. On est dans un autre univers et c'est tellement beau. Multiples randonnées pour découvrir la campagne environnante. Un vrai coup de coeur !


Et pour terminer,2 nuits à La Havane, ville magnifique, qu'on a beaucoup aimée.

Magnifique voyage, construit avec l'aide des discussions sur ce forum. Merci à tous.
Je vous invite à découvrir Tenerife English translation pending
Bonjour,
Nous avons opté pour les Îles Canaries (Espagne) pour notre voyage de mai 2016, plus précisément l'île de Tenerife. Il y avait quelque temps déjà que nous avions cette destination en vue. Alors, lorsque American Airlines a offert un forfait vol+hôtel à un prix très intéressant, nous avons sauté sur l'occasion.
J'ai eu amplement de temps pour effectuer des recherches afin de découvrir les nombreux attraits touristiques de Tenerife et ainsi préparer une itinéraire complet et détaillé avec l'application Google Maps.
Nous sommes donc partis de Montréal le 14 mai 2016 pour un séjour de deux semaines. Notre vol n'était cependant pas direct. Nous avons eu 2 escales, soit une à New-York et une à Madrid. Tenerife est la plus grande île de l'archipel des Îles Canaries. Il y a deux aéroports sur cette île, un au nord et l'autre au sud. Nous avons atterri au nord de Tenerife en milieu d'avant-midi.
Nous avons récupéré notre voiture de location directement à l'aéroport auprès de la compagnie CICAR. Nous avions effectué une réservation au préalable. Service courtois et prise de possession très rapide.
Donc, après plusieurs heures de vol et une nuit blanche, quoi de mieux pour contrer le décalage horaire que d'entreprendre une belle randonnée au sommet de la Montaña de Guaza.
JOUR 1
Des vidéos sont insérées dans le texte. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.
1. Montaña de Guaza
Coordonnées: 28°02'32.0"N 16°42'28.5"W
La Montaña de Guaza, d'une hauteur d'environ 400 m, est située dans la région de Los Cristianos, au sud de l'île. Différents sentiers mènent à son sommet. Celui que nous avons entrepris était plutôt rocailleux.
La vue d'en haut est tout à fait formidable. Nous avons une vue panoramique du littoral composé de multiples plages (Los Cristianos, Las Americas, etc.). L'eau de la mer est tellement limpide que nous pouvons apercevoir les fonds marins du haut de cette montagne.
De multiples cônes volcaniques parsèment également le paysage, lui donnant plutôt un air mystérieux.
2. Plages d'Arona
Par la suite, nous avons décidé d'aller faire une randonnée sur la promenade longeant le littoral afin de découvrir les différentes plages de la région d'Arona. Aucun besoin de prendre la voiture pour nous y rendre, l'entrée de la promenade se trouvant à proximité de la Montaña de Guaza
La plage de Los Tarajales est située dans un endroit un peu moins fréquenté et on y retrouve de nombreux transats et parasols. Il faut dire cependant que sur une certaine section de cette plage, l'entrée à la mer est plutôt hasardeuse dû à la présence d'une multitude de gros cailloux.
La longue plage de sable blanc de Los Cristianos est vraiment superbe. On y retrouve toutes les commodités (toilettes, douches, location de transats et parasols). A cet endroit, la mer est très calme. C'est une plage très fréquentée.
Tout de suite après le port de Los Cristianos se trouve la plage de Las Vistas. Elle n'a rien a envier à sa voisine. Elle est tout aussi magnifique et est également très animée.
La plage El Camison est plus petite que les précédentes, mais tout aussi belle. En fait, il s'agit d'une succession de plages séparées par des rochers qui forment un brise-lames.
Par la suite, la promenade borde la mer sur une certaine distance et nous amène vers la plage Honda. Celle-ci est fréquentée surtout par les surfeurs. Il y a justement des écoles de surf qui proposent des cours et qui offrent la location d'équipement.
La plage de Troya en fait est composée de deux plages de sable blond qui ont d'ailleurs obtenu le pavillon bleu (qualité de l'eau et installations). Il y a plusieurs chaises longues et palapas. On retrouve dans ce secteur une multitude de restaurants, bars et plusieurs activités de loisirs y sont offertes.
Las Americas est une station balnéaire très animée. C'est l'endroit idéal pour faire la fête 24h/24. On y retrouve une multitude de restaurants, boutiques, bars, discothèques. Pour ceux qui préfèrent la tranquillité, rien n'empêche d'y passer la journée et loger plutôt dans un secteur plus approprié.
3. Hotel Catalonia Oro Negro
Coordonnées: 28°03'49.4"N 16°43'37.4"W
Cet hôtel est très bien situé, à proximité de la plage, des restaurants, boutiques, supermarché et de l'accès à l'autoroute.
Le stationnement est situé de l'autre côté de la rue, face à l'hôtel. Il est presque toujours rempli à pleine capacité. Cependant, même si nous revenions à l'hôtel en fin de journée, il nous a toujours été possible de trouver un espace de stationnement, sauf à une occasion où nous avons dû nous stationner dans une rue avoisinante.
L'ameublement de notre chambre est plutôt minimaliste et le matelas du lit est dur, donc plutôt inconfortable. Bon, on s'y fait tout de même! Nous avons un grand balcon et nous avons une vue partielle sur la mer.
Plusieurs commodités sont présentes dans notre chambre: wifi, coffre-fort numérique ($), frigo, téléphone, TV, climatisation.
L'hôtel offre le plan en demi-pension, mais nous ne l'avons pas pris, étant donné la présence dans le secteur de nombreux restaurants (asiatique, indien, italien, steak house, etc.) qui offraient des menus à un coût vraiment intéressant.
Cependant, à quelques reprises, nous avons pris le petit déjeuner et le repas du soir, les deux sous forme de buffet, et le tout était varié et succulent. Le personnel était vraiment sympathique.
On y retrouve également une piscine entourée de plusieurs chaises longues et parasols. Nous ne l'avons pas utilisée puisque nous partions très tôt le matin et arrivions en début de soirée, le temps de prendre une douche, un apéro et le repas du soir.
Il y a également une salle de gym avec plusieurs appareils en excellent état.
Le bar de l'hôtel est très fréquenté. Des spectacles variés y sont présentés chaque soir.
Voici un aperçu de cet hôtel:
Nous avons opté pour les Îles Canaries (Espagne) pour notre voyage de mai 2016, plus précisément l'île de Tenerife. Il y avait quelque temps déjà que nous avions cette destination en vue. Alors, lorsque American Airlines a offert un forfait vol+hôtel à un prix très intéressant, nous avons sauté sur l'occasion.
J'ai eu amplement de temps pour effectuer des recherches afin de découvrir les nombreux attraits touristiques de Tenerife et ainsi préparer une itinéraire complet et détaillé avec l'application Google Maps.
Nous sommes donc partis de Montréal le 14 mai 2016 pour un séjour de deux semaines. Notre vol n'était cependant pas direct. Nous avons eu 2 escales, soit une à New-York et une à Madrid. Tenerife est la plus grande île de l'archipel des Îles Canaries. Il y a deux aéroports sur cette île, un au nord et l'autre au sud. Nous avons atterri au nord de Tenerife en milieu d'avant-midi.
Nous avons récupéré notre voiture de location directement à l'aéroport auprès de la compagnie CICAR. Nous avions effectué une réservation au préalable. Service courtois et prise de possession très rapide.
Donc, après plusieurs heures de vol et une nuit blanche, quoi de mieux pour contrer le décalage horaire que d'entreprendre une belle randonnée au sommet de la Montaña de Guaza.
JOUR 1
Des vidéos sont insérées dans le texte. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.
1. Montaña de Guaza
Coordonnées: 28°02'32.0"N 16°42'28.5"W
La Montaña de Guaza, d'une hauteur d'environ 400 m, est située dans la région de Los Cristianos, au sud de l'île. Différents sentiers mènent à son sommet. Celui que nous avons entrepris était plutôt rocailleux.
La vue d'en haut est tout à fait formidable. Nous avons une vue panoramique du littoral composé de multiples plages (Los Cristianos, Las Americas, etc.). L'eau de la mer est tellement limpide que nous pouvons apercevoir les fonds marins du haut de cette montagne.
De multiples cônes volcaniques parsèment également le paysage, lui donnant plutôt un air mystérieux.
2. Plages d'Arona
Par la suite, nous avons décidé d'aller faire une randonnée sur la promenade longeant le littoral afin de découvrir les différentes plages de la région d'Arona. Aucun besoin de prendre la voiture pour nous y rendre, l'entrée de la promenade se trouvant à proximité de la Montaña de Guaza
La plage de Los Tarajales est située dans un endroit un peu moins fréquenté et on y retrouve de nombreux transats et parasols. Il faut dire cependant que sur une certaine section de cette plage, l'entrée à la mer est plutôt hasardeuse dû à la présence d'une multitude de gros cailloux.
La longue plage de sable blanc de Los Cristianos est vraiment superbe. On y retrouve toutes les commodités (toilettes, douches, location de transats et parasols). A cet endroit, la mer est très calme. C'est une plage très fréquentée.
Tout de suite après le port de Los Cristianos se trouve la plage de Las Vistas. Elle n'a rien a envier à sa voisine. Elle est tout aussi magnifique et est également très animée.
La plage El Camison est plus petite que les précédentes, mais tout aussi belle. En fait, il s'agit d'une succession de plages séparées par des rochers qui forment un brise-lames.
Par la suite, la promenade borde la mer sur une certaine distance et nous amène vers la plage Honda. Celle-ci est fréquentée surtout par les surfeurs. Il y a justement des écoles de surf qui proposent des cours et qui offrent la location d'équipement.
La plage de Troya en fait est composée de deux plages de sable blond qui ont d'ailleurs obtenu le pavillon bleu (qualité de l'eau et installations). Il y a plusieurs chaises longues et palapas. On retrouve dans ce secteur une multitude de restaurants, bars et plusieurs activités de loisirs y sont offertes.
Las Americas est une station balnéaire très animée. C'est l'endroit idéal pour faire la fête 24h/24. On y retrouve une multitude de restaurants, boutiques, bars, discothèques. Pour ceux qui préfèrent la tranquillité, rien n'empêche d'y passer la journée et loger plutôt dans un secteur plus approprié.
3. Hotel Catalonia Oro Negro
Coordonnées: 28°03'49.4"N 16°43'37.4"W
Cet hôtel est très bien situé, à proximité de la plage, des restaurants, boutiques, supermarché et de l'accès à l'autoroute.
Le stationnement est situé de l'autre côté de la rue, face à l'hôtel. Il est presque toujours rempli à pleine capacité. Cependant, même si nous revenions à l'hôtel en fin de journée, il nous a toujours été possible de trouver un espace de stationnement, sauf à une occasion où nous avons dû nous stationner dans une rue avoisinante.
L'ameublement de notre chambre est plutôt minimaliste et le matelas du lit est dur, donc plutôt inconfortable. Bon, on s'y fait tout de même! Nous avons un grand balcon et nous avons une vue partielle sur la mer.
Plusieurs commodités sont présentes dans notre chambre: wifi, coffre-fort numérique ($), frigo, téléphone, TV, climatisation.
L'hôtel offre le plan en demi-pension, mais nous ne l'avons pas pris, étant donné la présence dans le secteur de nombreux restaurants (asiatique, indien, italien, steak house, etc.) qui offraient des menus à un coût vraiment intéressant.
Cependant, à quelques reprises, nous avons pris le petit déjeuner et le repas du soir, les deux sous forme de buffet, et le tout était varié et succulent. Le personnel était vraiment sympathique.
On y retrouve également une piscine entourée de plusieurs chaises longues et parasols. Nous ne l'avons pas utilisée puisque nous partions très tôt le matin et arrivions en début de soirée, le temps de prendre une douche, un apéro et le repas du soir.
Il y a également une salle de gym avec plusieurs appareils en excellent état.
Le bar de l'hôtel est très fréquenté. Des spectacles variés y sont présentés chaque soir.
Voici un aperçu de cet hôtel:
Découverte du Nicaragua du 21 septembre au 16 octobre 2016 English translation pending
Au début, quand mon épouse et moi nous sommes décidés à partir en voyage dans ce pays, beaucoup de gens autour de nous nous ont dit : " ah, le Nicaragua?! Bizarre cette destination, pourquoi pas plutôt le Costa Rica ? Non, moi à votre place j'irai au Costa Rica ! En plus ça 'craint' non le Nicaragua ! Ils ne sont pas toujours en guerre ?! Et puis vous n'y allez pas à la bonne saison !"
Bon, à tous ceux-là, je vais pouvoir montrer que nous sommes revenus entier... et leur expliquer tout ce qui nous a plu, beaucoup plus jusqu'à emballé dans ce pays aux multiples facettes. Leur parler de toutes ces rencontres faites au hasard des visites, des moments de repos où spontanément des gens sont venus discuter avec nous. Leur expliquer toute la richesse du pays en matière de faune et de flore. Mais aussi une histoire et une culture très riches que nos guides locaux, hôteliers ou autres personnes rencontrés se sont fait une joie de nous raconter. Bon c'est vrai, il vaut mieux assez bien comprendre l'espagnol et le parler suffisamment pour se faire comprendre. Et leur dire surtout, à tous ces sceptiques, que nous sommes très heureux d'avoir pu partir en cette saison, car dans de nombreux endroits, nous étions les seuls touristes, que la nature y est très belle en ce moment et que rares sont les jours où la pluie a perturbé nos projets de visite. Je proposerai un carnet de voyage rétrospectif pour chacune de nos étapes :
Étape 1 : Las Peñitas pour récupérer après un long été au boulot Étape 2 : León ou découverte de deux facettes du pays, la religion (fête religieuse) et les sandinistes Étape 3 : Granada, les volcans et les isletas Étape 4 : El Castillo, la magie du rio San Juan Étape 5 : Ometepe, une île à visiter tranquillement à pied, en vélo, en scooter ou en bus Étape 6 (et fin) : Jinotepe, ville au milieu de tout un ensemble de centres d'intérêt (volcans, réserves naturelles, plages du Pacifique, relative proximité de Managua et de son aéroport), et le plaisir de rencontrer enfin Philippe V. et son épouse dans leur quinta Sonrisa...
1ere étape : Las Peñitas du 21 au 23 septembre (arrivée en fait le 20/09 à 22h30 heure locale)
Après un long été de travail, mon épouse et moi étions relativement fatigués. Aussi, pour bien profiter de notre voyage, j'avais prévu une étape de récupération. Mon choix s'est porté sur Las Peñitas. J'avais réservé un taxi pour nous y rendre directement dès notre arrivée tardive à l'aéoroport de Managua (vers 19h30) afin dès le lendemain matin d'être sur place plutôt que d'avoir à reprendre des bus (Managua/Leon puis Leon/Las Peñitas). Ce n'est pas la solution la plus économique que j'avais choisie mais la plus efficace en matière de récupération. Le chauffeur de taxi nous attendait avec une pancarte à la sortie de la salle de débarquement et après environ 2 heures de route, nous sommes arrivés à notre hôtel (taxi réservé par l'intermédiaire de l'hôtel), La Barca de Oro. Accueil très sympa par Lionel. Chambre parfaite.
Le 1er matin, je me suis levé assez tôt. J'ai ainsi pu assister au retour des pêcheurs et voir que les poissons et crustacés proposés au restaurant de La Barca étaient directement livrés par les pêcheurs.... Là, je me suis dis que j'allais faire une "cure" de poisson frais....

1er petit déjeuner très apprécié. Ca y est, on est en vacances !
En cette saison, peu de monde à Las Peñitas et à La Barca (2 chambres occupées, quelques repas le soir avec des nicas, car la table de La Barca est réputée dans la région). Récupération dans les hamacs ou dans les chaises à bascule a été le principal de nos occupations, entrecoupée par des baignades dans le Pacifique (grande plage pour nous tout seul (ou presque)

et visite de la réserve de l'île San Verano (barque de pêcheur pour y accéder et petite marche pour accéder à la nursery des tortues marines, avec Felipe (original !) notre guide pêcheur.
Le 23 est arrivé très vite et nous avons quitté cet endroit un peu à regret, mais bon, nous avions plein d'autres étapes sympa à faire. Et l'objectif "Récupération" était en partie atteint. L'arrêt de bus pour rejoindre Leon est devant la porte de La Barca. Environ 45mn de trajet, prix 13 cordobas/ personne, soit un peu moins de 0,50 cts d'euro..... Nous avons pris le bus vers 9h00 ce qui nous a permis de commencer la visite de Leon très rapidement le jour même après avoir déposé nos valises à l'hostal.
2eme étape : Leon du 23 au 25 septembre J'avais prévu d'y rester un jour de plus mais changement de programme car mon épouse n'était pas assez en forme pour aller sur le volcan Cerro Negro et n'avait pas envie de tenter l'activité Marché/Cuisine. Décision donc de partir un jour plus tôt à Granada.
En revanche, nous avons eu la chance d'arriver la veille de la procession de La Merced... Hébergement au Lazybones. Parfait également. Ici aussi, peu de monde dans cet hostal. Mais ce sera le cas à chacune de nos étapes, car nous sommes vraiment dans une période hors saison. Nous y avons notamment apprécié la piscine en fin de journée, le café ou thé à volonté toute la journée, le calme de ses patios...
1ere journée consacrée à la visite de la ville. Au programme, les "murales"
les églises, cathédrale (dont le très beau toit de la cathédrale) et la fondation Ortiz. Cela peut paraître beaucoup mais je vous assure que nous l'avons fait très tranquillement et que Leon n'est pas une très grande ville. Nous avons également pu nous poser sur des bancs dans le "parque central" face à la cathédrale et observer, échanger des sourires, poser des questions (notamment sur les marchands de glace ambulants), ....
En soirée, j'ai été faire un petit tour dans le centre pour voir à quoi correspondait tous ces pétards et feux d'artifice tirés en continu. Bien m'en a pris, c'est la fête autour de l'église de La Merced. Mais retour rapide vers l'hostal avant que la pluie (averse du soir...) ne tombe trop fort....
Dimanche 24 : nous décidons d'aller visiter le musée de la révolution. Nous avons la chance d'y trouver Juan (au centre photo, debout, tee-shirt noir), ancien combattant, qui nous racontera l'histoire du pays avec passion.

Il nous accompagnera également au musée des mythes et des légendes, installé dans une ancienne prison et lieu de tortures du temps de la dictature Somoza. Juan a eu la gentillesse de parler lentement, de nous aider du mieux possible à nous exprimer dans notre espagnol hésitant que nous n'avions plus pratiqué, mon épouse et moi, depuis au moins 30 ans (même si je m'étais astreint depuis un an à réviser du vocabulaire et lire quelques bouquins en espagnol). Sur place, Juan nous a davantage commenté l'histoire du site plutôt que les mythes et légendes....
Moment très riche passé avec lui. Sur le chemin du retour vers le parc central, il nous a appris que l'après midi aurait lieu la suite de la grande procession de La Merced, qu'elle passerait sous les balcon et toit du musée de la révolution et que si nous le voulions nous pourrions la voir d'en haut. Rendez-vous pris pour 14h environ. Toute la ferveur que l'on peut imaginer était présente autour de cette procession qui dure toute la journée et une partie de la nuit. En nous baladant en fin de journée, par hasard, dans une rue où allait passer en soirée la procession, nous avons pu voir de nombreux autels devant ou dans l'entrée des maisons ou magasins (font ils un concours du plus "bel" autel ?), des podiums et balcons de particuliers avec des musiciens et chanteurs, un bout de rue recouverte de sable coloré faisant comme un tapis de fleurs et beaucoup de monde qui se promenait dans la rue ou attendait la procession. Nous avons eu beaucoup de chance d'être à Leon ce jour là ! Fin de cette journée très riche.

Lundi 25 septembre : départ pour Granada J'avais réservé 2 places dans un mini bus via la réception du Lazybones qui nous a récupérés directement devant le Lazybones et qui nous a déposés devant notre hostal à Granada (La Siesta). Plus cher que les bus mais cela nous a évité de prendre un taxi pour rejoindre la "gare routière" de Leon, de changer de gare routière à Managua en taxi et de reprendre un taxi à Granada pour rejoindre notre hostal. Coût du minibus 9$ (/pers). Départ 9h de Leon, arrivée vers 12h à Granada. Le temps gagné (en plus du confort et du côté pratique) nous a permis de commencer à visiter Granada dès le 25 après-midi. Mais ça c'est une autre histoire qui fera l'objet de la suite de ce carnet de voyage où je vous parlerai de Granada, de Masaya, de Mombacho et des isletas.
Étape 3 (du 25 au 29 septembre) : Granada, les volcans et les isletas
Nous sommes donc arrivés à Granada vers midi.
Accueillis à La Salsa avec un grand sourire et un très bon jus de fruits maison. Quelques conseils (restaurants, quartier à éviter la nuit, ...).
Passés l'enregistrement, l'installation, les premiers échanges, nous partons à la découverte de la ville. Rapidement, pour en avoir un aperçu assez complet, nous optons pour un tour en calèche. Prise devant le parc central, face à la cathédrale, je négocie un peu le tarif et partons pour un petit tour de la ville.
Nous nous baladons ensuite dans les différentes rues très calmes de la ville en repérant toutes les visites que nous avons prévues de faire (mi museo, choco museo, musée du couvent San Francisco, cathédrale et églises, le marché municipal), et descendons jusqu'au bord du lac. On en profite pour regarder une partie de base ball.
Après mangé, le soir, en rentrant à La Siesta, on entend de la musique dans la rue proche de l'hostal. On part voir et... surprise ! Nous voici en plein Carnaval !
Belle surprise !

26 septembre : matinée au volcan Mombacho et fin d'après-midi, visite de musées. Nous partons le matin assez tôt pour prendre un bus qui nous déposera devant la petit route d'accès au parc du volcan. Nous passons d'abord par le marché de Granada puis prenons très vite le bus. Comme prévu, nous sommes déposés où nous l'avons demandé, résistons à la tentation de prendre un tchuk-tchuk pour accéder au parc et faisons à pied le kilomètre et demi sur la petite route d'accès. Nous prenons ensuite l'option d'attendre le camion qui nous montera aux bord du cratère. Un petit groupe de 5 personnes se joint à nous. Ils parlent anglais, puis allemand entre eux et espagnol avec les gardiens du parc..... D'où notre surprise quand, un peu plus tard, 3 d'entre eux se mettent à nous parler en français.... Une fois arrivés en haut du volcan, nous partons tous pour le petit circuit qui fait le tour du cratère. C'est notre première expérience avec la forêt tropicale humide. Végétation luxuriante, fleurs, papillons, et nous entendons nos premiers singes hurleurs.

Malheureusement le temps est couvert et nous ne pourrons pas bénéficier d'une vue dégagée sur les Isletas, même si du haut du belvédère et avec un peu de patience et un petit coup de vent, nous pourrons les apercevoir rapidement. Un peu plus loin, sur les conseils d'une personne du groupe de 5 qui nous a rejoint (et qui connaît très bien le site) nous allons voir des fumerolles sortir d'un "trou". Une fois le tour du cratère terminé, nous rejoignons la maison du parc et attendons le camion qui va nous redescendre. Pendant l'attente, nous voyons nos premiers colibris venir butiner des fleurs. Retour ensuite en bus à Granada en début d'après-midi et visite de Mi Museo et de Choco Museo. Le premier est dédié à l'art précolombien dans un cadre magnifique, le second est plus boutique que musée (entrée gratuite) mais contient quelques affiches explicatives sur le chocolat très intéressantes. Repas en soirée au restaurant (L'hacienda) qui deviendra une de nos "cantines" à Granada.
27 septembre : journée dédiée à la visite de la ville. Eglises, cathédrale, musée du couvent San Francisco (incontournable !) et en fin de journée, les Isletas. Je vous conseille vraiment cette balade en fin de journée pour bénéficier du coucher de soleil mais aussi de ne pas hésiter à négocier le prix avec les multiples agences qui vous proposeront cette excursion (entre autres).

28 septembre : journée à Masaya (volcan, ville, citadelle) Sur les conseils de Boris (La Siesta), nous prenons le bus tout à côté de l'hostal (détail important pour le retour...) en direction de Managua. Nous nous faisons arrêter à côté de l'entrée du parc du volcan. Attention, ce volcan est en activité. On ne peut y monter qu'avec une navette du parc et en théorie on ne peut rester sur les bords de son cratère que 5 minutes. Nous aurons droit à environ 15 minutes en compagnie d'un jeune étudiant nica qui vient voir l'évolution du niveau du "lac" de lave toutes les semaines. Toutes les agences de Granada proposent cette excursion de jour ou de nuit. De nuit cela doit être encore plus impressionnant car les bouillonnements de la lave sont encore plus visibles.

Retour en bus à Masaya. Nous déjeunons dans un comedor du parc central, observons la vie locale (les parcs sont très animés car dans toutes les villes le wifi y est gratuit... bon, côté performance, ce n'est pas terrible !.... mais quand même, cette gratuité en fait un lieu de rendez-vous de nombreux jeunes à toute heure).

Je profite de cette pause en ville pour faire un peu de change (dollars/cordobas) auprès d'un des changeurs officiels installé sur son siège pliant. Puis nous prenons un taxi pour aller visiter la citadelle de Masaya, haut lieu de la résistance à l'envahisseur américain, mais aussi ancienne prison et lieu de torture sous la dictature Somoza... et Philippe Veyrat me l'apprendra plus tard, les sandinistes utiliseront ce lieu qui domine la ville pour la bombarder (ce que notre guide local oubliera de nous raconter...). La citadelle est un site un peu à l'abandon. La route d'accès est en très mauvais état et j'ai compris pourquoi le chauffeur de taxi avait un peu grogné quand je lui ai indiqué où nous voulions aller. (Boris me dira le soir que nous faisons partie des 5% des touristes qui auront visité cet endroit qui au-delà de son histoire offre de belles vues sur les volcans et sur la ville). Au retour de la citadelle, pour échapper à la lourdeur de ce que le guide nous avait raconté (conditions de vie (survie) des prisonniers politiques, tortures pratiquées, lieu qui a maintenant la réputation d'être habité par des esprits, ...), nous nous faisons déposer, par notre guide devenu par un coup de baguette magique "taxi", devant l'entrée du marché artisanal (il s'agit de repérage car pas question d'acheter si tôt dans le voyage quelques souvenirs). Nous y reviendrons ! Puis nous regagnons la "gare routière" pour prendre le bus qui nous ramènera à Granada.
En route, le déluge est tombé sur nous ! Nous expliquons à "l'encaisseur" où nous souhaiterions descendre à Granada. Et fort heureusement nous nous faisons bien comprendre, ce qui nous permet de descendre assez prêt de La Siesta et de ne pas trop prendre l'eau. La pluie cesse en début de soirée et nous pourrons partir manger au sec. Je profite de ces instants pour modifier la suite de notre voyage. Après discussion avec Boris, en effet, nous avons pris la décision de prendre le bus du lendemain (jeudi) qui part de Granada pour San Carlos plutôt que de passer par Managua. Annulation de la réservation de l'hôtel à Managua, anticipation de notre arrivée à San Carlos et surtout réservation d'une nuit supplémentaire à El Castillo. En cette saison où il y a très peu de touristes, tout est possible ! Granada est une très jolie ville. J'avais pris l'option de ne pas visiter les "pueblos blancos" et la Laguna de Apoyo car nous en serons très près lors de notre étape finale à Jinotepe. En quelques jours nous aurons visité la ville sandiniste (Leon) et la ville conservatrice (Granada). Les deux ont leur ambiance. La première est plus populaire, la seconde plus coquette et beaucoup plus ouverte sur le tourisme. Les deux sont à voir. Et se poser sur un banc (ou une terrasse a proximité) de leur parque central est un bon moment qui permet d'observer la vie locale, d'échanger des sourires avec les nicas et parfois (souvent !) d'entamer des discussions.
Étape 4 (du 29 septembre au 06 octobre) : El Castillo, la magie du rio San Juan, et San Carlos Jeudi 29 septembre : départ de Granada en bus Après 7 à 8 heures de trajet bien animées, nous arrivons en fin de journée à San Carlos. Direction l'hôtel Gran Lago pour une nuit car dès le 30 matin nous prendrons une lancha pour rejoindre El Castillo. El Castillo.... Il est des endroits comme ça qui marquent un voyage. Lors de nos trois derniers "grands" voyages, nous avions adoré Meknès, nous avions été émus par le site de Bagan et par le lac Sankhar. Ici, nous serons charmés par cette étape et je ne regretterai pas de l'avoir prolongée d'un jour en prenant le bus direct depuis Granada sans passer comme prévu initialement par Managua. 30 septembre : nous sommes arrivés vers midi (la première lancha était complète et nous avons dû attendre la suivante pour quitter San Carlos). La navigation sur le rio San Juan est un vrai bonheur. Chaque passager doit tout d'abord enfiler un gilet de sauvetage et dès le premier méandre du rio San Juan passé, tout le monde s'empresse de le retirer (car nous échappons au contrôle des militaires). Après environ 3 heures de navigation, nous arrivons à El Castillo. Et tout de suite nous tombons sous le charme ! (après avoir remis les gilets bien sûr !)

Nous nous enregistrons auprès des militaires dès notre arrivée. L'un d'eux, tout sourire, se "fend" d'un "Mes hommages Madame !" qui nous fait bien sourire (et lui aussi!). Puis nous rejoignons notre hôtel par la "rue" qui longe le fleuve. Depuis plusieurs mois j'avais préparé cette étape avec Margarita et son mari Manuel. Nos échanges étaient cordiaux. Nous avons été accueillis par des beaux sourires qui ne les ont jamais quittés. Notre chambre ? Sans être immense, elle était confortable et très agréable. Sa terrasse donnant sur le fleuve et ses "rapides" m'a permis de passer des heures merveilleuses, à regarder le jour se lever, à observer la vie sur le fleuve, à essayer de ne rater aucun des tarpons qui remontent de l'océan atlantique vers le lac Cocibolca, et à profiter des couchers de soleil.
Mais revenons à nos visites réalisées à El Castillo et ses environs.... En fin d'après-midi du 1er jour, nous partons visiter la citadelle. La température et les couleurs en cette fin de journée y sont parfaites. Notre guide (qui est aussi la "guichetière" et contrôleuse des entrées) est bavarde... Si bien que nous ne pourrons pas tout voir avant la fermeture et du coup elle nous a invités à y revenir le lendemain. L'histoire de la citadelle est très riche et ce point stratégique sur le fleuve, édifié par les espagnols, finira par décourager tous les pirates (français, anglais, américains) de passer par là pour aller piller Granada. Le siège de cette citadelle valut la vie à l'amiral Nelson.
Nous passerons ensuite trois journées de bonheur. Nous visiterons une plantation de cacao, une coopérative de chocolat, nous irons de nuit à la "chasse" aux caïmans, nous naviguerons sur les rios San Juan et Santa Cruz, nous ferons une belle balade dans la réserve Indio Maïz. Au fil de ces balades, nous découvrirons une nature luxuriante peuplée de nombreux animaux : des oiseaux bien sûr, des singes, des papillons de toute taille et de toutes les couleurs, des grenouilles venimeuses verte et d'autres rouge fluo, des chauves souris endormies sous une branche, des fourmis plus ou moins venimeuses, des araignées plus ou mois grosses, une tarentule dans son nid, un opossum, des iguanes et des "Jésus", etc.... Et des paysages, dont on ne peut pas se lasser, en voguant paisiblement. Merci à Manuel de nous avoir proposé ces belles excursions et aux guides qui nous ont accompagnés, toujours prêts à nous montrer ce que nous n'aurions jamais pu voir tout seul ! Non franchement il n'y a pas eu tromperie sur ce que Margarita et Manuel m'avaient "vendu" pendant ma préparation de cette étape !


Le 04 octobre est arrivé très vite. Notre séjour chez Margarita a été parfait. Ses petits déjeuners au bord du fleuve, son café, ses conseils, son sourire... Manuel, lui, nous a raconté plein de choses sur la région, les réserves naturelles, leurs habitants, sur le projet de construction d'une route qui reliera bientôt le village au Costa Rica, sur le projet de canal. Etrange aussi d'être quasiment les seuls touristes (nous avons dû en croiser moins d'une dizaine durant tout notre séjour) dans ce village d'environ 1 500 habitants. Mais le 04 octobre, nous avons dû partir pour poursuivre notre voyage. Margarita nous avait réservé deux places sur la lancha de 11h. J'oubliais... à la fin du séjour, j'ai découvert que Margarita reverse 5% de ses bénéfices à l'école du village pour aider les plus nécessiteux à acheter des fournitures scolaires ou leurs enfants à se rendre à l'école.... 04 et 05 octobre : San Carlos Nous resterons 2 nuits à San Carlos car le 05 j'avais prévu une excursion sur le rio Frio en coordination avec le propriétaire de l'hôtel Gran Lago. En arrivant le 04, a priori rien n'était réservé et je commençais à me demander ce que nous allions bien pouvoir faire de cette journée du lendemain. Mais en quelques coups de téléphone, tout est arrangé. Nous ferons une balade avec Lionel. Ce n'est pas tout à fait ce que nous avions convenu mais bon, ce sera mieux que rien. Et le tarif très largement revu à la baisse par rapport à ce que nous avions convenu avant notre départ de France. Nous naviguerons sur le rio Frio, verrons d'autres oiseaux, iguanes, ... Nous ferons une balade dans un "bosque" et croiserons notre premier (et seul) serpent du séjour. Le tout en un peu plus de 3 heures. Finalement l'histoire s'est bien terminée ! En fin de journée nous nous installerons sur le malecon. Un marchand de glace ambulant viendra spontanément s'asseoir à nos côtés pour discuter. Dès les premiers instants, après lui avoir dit que nous n'étions pas américains mais français, il nous a parlé de la vie à San Carlos, de sa vie, de sa famille, de son travail. Il nous a aussi interrogés sur la France, sur notre vie, nos métiers...

06 octobre matin : départ en "avioneta" de "l'aéoroport international" de San Carlos pour Ometepe. Un très long vol de 30mn maximum nous attend.... La "salle d'embarquement" sera ouverte pour nous.... Moyen de transport un peu onéreux, contraignant (uniquement 2 vols par semaine) mais qui nous fera gagner au moins une journée de transport (bus (San Carlos/Managua/Rivas) + ferry) car il n'y a plus de ferry entre San Carlos et Ometepe, le niveau de l'eau du lac étant insuffisant. A l'arrivée sur l'île, la route principale sera coupée afin de permettre à l'avion de se poser en toute sécurité, car la route traverse la piste (ou inversement).
Étape 5 (du 06 au 12 octobre) : Ometepe, une île à visiter tranquillement à pied, en vélo, en scooter ou en bus 6 jours à Ometepe ! Certains m'ont dit, c'est trop ! D'autres me disaient, c'est bien tu vas pouvoir tout visiter tranquillement. Bon eh bien c'est entre les deux. 6 jours, oui c'est bien, mais on n'a pas tout vu, ni tout fait bien sûr ! Nous avons visité à notre rythme !.... Le jour de notre arrivée, installation à l'hôtel El Encanto à Santa Cruz. J'avais lu que le propriétaire était un peu "ours". Je confirme ! J'avais lu que le jardin était extraordinaire. Je confirme ! Quel jardin ! Plusieurs centaines de sortes de plantes, des oiseaux, des papillons (bien sûr !), mais aussi, le soir venu, des moustiques.... J'avais négocié le prix de la chambre. Pas besoin de le rappeler, c'était bien enregistré. Et sans rien demander, le propriétaire nous a installés dans un beau bungalow, très confortable. Sympa ! (faut dire que nous serons, encore une fois, quasiment ses seuls clients pendant tout notre séjour.... La vue sur le volcan Concepcion de la salle/préau du petit déj et des repas est magnifique à toute heure du jour.
Pendant ce séjour sur l'île nous nous baignerons dans le lac à côté de chevaux venant s'abreuver et de gamins organisant une partie de foot, nous nagerons dans les piscines de l'Ojo de agua (arrivés à l'ouverture, le site ne sera que pour nous deux pendant presque 2 heures !), nous ferons du scooter autour du volcan Maderas (l'état de la piste nous gâchera un peu le plaisir toutefois), mais aussi pour aller visiter la réserve de Charco Verde puis la pointe de Jesus Maria (après avoir déjeuné d'une pizza à Mogoyalpa). Nous avons visité la finca Magdalena et suivi le circuit de la plantation de café et des pétroglyphes. Nous y avons dégusté un très bon café bio. Dans la foulée, alors que mon épouse souffrante a décidé de rentrer en bus à Santa Cruz, je suis parti à pied jusqu'au village d'El Corozal (environ 1h30 à 2h00 de marche depuis Balgüe) où un cavalier aura la gentillesse de m'indiquer un petit chemin pour découvrir d'autres pétroglyphes après toutefois sêtre assuré que je ne voulais que voir et faire des photos (c'est simple m'a-t-il dit, tu prends le sentier là, et c'est tout en haut... sauf que le sentier, au bout de 10 m maximum, il n'y en avait plus... Alors j'ai été tout en haut à travers la végétation bien touffue, faisant lever des vols de perroquets. Mais quelle satisfaction au bout ! Superbe ! Bêtement je me suis senti dans la peau d'un archéologue découvrant un site..... Et quelle vue sur le lac ! Pour rejoindre la piste, il suffisait de descendre... Bien sûr, impossible de trouver le sentier. Donc je suis descendu presque out droit... Sauf que sur la piste des enfants sortant de l'école du village m'ont regardé arriver en riant. Et à mon approche, il s m'ont dit que le chemin était... juste à côté !... après les rires on a discuté. L'un d'entre eux m'a même invité à aller chez lui le lendemain... Mais dommage, ce n'était pas possible car le lendemain, dernier jour complet sur l'île, nous avions kayak sur l''Istian river.... Et pour rejoindre le loueur de kayak, nous avons loué des vélos... Ometepe, c'est une île qui n'est pas plate ! et donc... il y a aussi des descentes pour faire du vélo... et des montées...pour marcher.... ! Kayak sur le rio Istian ! Quel bonheur ! Encore une fois nous n'étions que mon épouse et moi avec un jeune guide. Dans notre kayak double, répartition des rôles : mon épouse sera la photographe et moi le moteur. Cela nous a probablement évité quelques disputes dues à des défauts de coordination entre rameurs ! Le midi (enfin, presque à l'heure espagnole), nous déjeunerons tout à côté à Caballitos de Mar (adresse que m'avait conseillé Boris à Granada). Sur Ometepe nous avions un rendez vous quotidien vers 16h... avec la pluie. Très ponctuelle ! Cela ne nous a pas empêché de prendre quelques douches ! chaudes.... Nous avons fait d'autres balades, mais en résumé voilà les principales. Ma randonnée de Magdalena à El Corozal puis le retour à Santa Cruz m'a permis de discuter avec beaucoup de monde croisé sur la piste. Des agriculteurs ramassant des pastèques, un fermier conduisant son troupeau de vaches, ce cavalier, ces enfants, etc... J'ai aussi reçu beaucoup de signes d'encouragements car a priori peu de touristes à pied dans le secteur, de sourires... Dans une école, en fin de journée, j'ai assisté à une répétition de musique, un peu plus loin j'ai pu regarder un groupe de gamins jouer au base ball (sport national ici)....
Certes nous avons croisé quelques touristes (dont quelques américains bruyant en scooter) mais nous avons pu aussi profiter sereinement du temps qui passe sur cette île.
J'oubliais : nous avons été contrôlés par la police sur la route entre Santa Cruz et Altagracia. J'avais lu sur le forum qu'avec un permis international, aucun souci. J'avais suivi le conseil (en plus c'est gratuit) et nos nous en étions fait faire avant de partir, même si je savais pertinemment que pour des scooters cela n'était pas obligatoire. Eh bien je confirme! Le fait de les présenter nous a permis de repartir aussitôt.... (il faut dire aussi que les papiers des deux scooters étaient en règle et que nous portions fièrement de magnifiques casques qui nous donnaient un air parfaitement... ridicule (non pas de photo.... plus tard peut être !).



Le 12 octobre est arrivé finalement très vite. Nous avons pris le ferry en milieu de matinée. Dernières photos prises depuis le ferry, et déjà nous partons pour notre dernière étape de ce beau voyage : Jinotepe et la rencontre avec Philippe et sa souriante épouse Salvadora dans la bien nommée quinta Sonrisa.
Étape 6 (et fin) : Jinotepe (du 12 au 16 octobre)12 octobre : nous sommes partis d'Ometepe par le ferry de 10h00, el Che.... Environ une heure plus tard, nous accostons. Direction Jinotepe. Nous prenons le bus qui stationne devant le débarcadère, le chauffeur m'ayant confirmé qu'il passait par Jinotepe... Erreur...mal exprimé, mal compris ? Du coup, nous descendons du bus à quelques kilomètres de la ville (le bus'engageait sur la route de Granada en direction de Managua)... Bon là au bord de la route, 2 options : attendre le bus suivant ou accepter la proposition du chauffeur de taxi qui venait de déposer quelqu'un au carrefour. Nous choisissons cette 2eme option et il s'avérera que notre jeune chauffeur de taxi n'était pas très dégourdi... Mais bon, nous arrivons quand même à la quinta Sonrisa. Nous sommes accueillis par Philippe (qui s'était avancé pour nous indiquer le chemin) et sa souriante et charmante épouse Salvadora. Nous nous installons dans le bungalow très confortable que Philippe nous avait réservé au milieu de leur beau jardin. Nous avons également trouvé un petit en-cas dans le réfrigérateur ! A peine installés et restaurés, direction le marché avec nos hôtes. Philippe se renseigne auprès des chauffeurs de bus (la gare routière est au même endroit). Nous décidons de profiter de leur table d'hôtes. Tous les repas seront excellents (merci Salvadora) et très animés, avec de belles discussions comme si de vieux amis se retrouvaient après quelques mois. Nous en profitons pour échanger sur notre programme des jours à venir et en retour nous recevons tous les conseils éclairés de Philippe et Salvadora.
13 octobre : priorité à l'achat de souvenirs mais aussi visite des villages de Catalina, de la laguna de Apoyo et de San Juan de Oriente. Catalina et le belvédère de la laguna de Apoyo : le point de vue est sublime. Un petit sentier permet également une jolie promenade avec de beaux points de vue.
Le village est joli, très fleuri car c'est un village de fleuristes et horticulteurs et toutes les fleurs sont exposées en bord de route et sur les trottoirs. C'est aussi jour de course cycliste dans le village. Course étonnante ! Les coureurs utilisent toutes sortes de vélos : du plutôt rutilant vélo de course au plutôt très rouillé VTT. Les équipements des coureurs ? Assortis !
De Catalina, nous rejoignons à pied le village des artisans potiers de San Juan de Oriente. Philippe et Salvadora nous y avaient conseillé une boutique : la coopérative des artisans unis, Quetzacoalt. A l'intérieur tout est beau ! Difficile de choisir d'autant plus qu'il y a en pour toutes les bourses ! Mais il faut aussi prendre en compte la taille de nos bagages.... C'est selon nous la plus belle adresse du village !
Nous décidons ensuite de retourner au marché artisanal de Masaya. Et quelques emplettes (et heures) plus tard, nous rentrons à Jinotepe à la nuit tombée. Nouveau très bon repas animé à la quinta Sonrisa !
14 octobre : réserve de la Makina et plage de la Boquita. Enfin, c'est ce que nous avions prévu ! Philippe nous a gentiment déposé devant la gare routière du village voisin (Dirramba) afin de nous éviter un changement de bus. Là nous en prenons un en direction de La Boquita et nous demandons de nous arrêter devant l'entrée de la réserve de la Makina. En descendant, je me doute que quelque chose ne va pas.... les grilles sont fermées... Nous nous approchons, et en effet, la réserve semble fermée. On se résigne donc à attendre le prochain bus.... Passées quelque minutes, un employé de la réserve vient nous ouvrir et nous explique que l'eau est sale (un des intérêts de cette réserve, ce sont ses cascades). Et avant de nous faire payer l'entrée, il nous propose de venir nous rendre compte par nous même, en nous expliquant que les orages de la nuit ont chargé le rio d'alluvions et donc que l'eau est marron. Et en effet... bref la visite perd de son charme, remerciements et nous sortons. Fort heureusement nous n'attendrons pas trop longtemps (environ 15 mn) avant qu'un bus n'arrive et vers 10h nous arrivons à la Boquita. Comme ce qui est devenu une habitude pendant ce voyage, nous sommes les seuls touristes à descendre du bus. Même l'entrée du site est gratuite.... Et à peine passée cette entrée, de nombreux propriétaires des paillotes nous abordent, tous en même temps, et nous proposent de passer la journée (et donc consommer) chez eux... Au bout de quelques minutes, je les arrête et leur propose un marché : "puisque vous voulez tous que l'on vienne chez vous, c'est que nous sommes importants, de vrais "people". Donc combien êtes vous prêts à nous payer pour que l'on vienne chez vous ?" Certains rient, d'autres s'écartent. Finalement, aux plus résistants, nous leur disons que notre priorité est de faire un tour sur la plage.

Nous nous installerons finalement chez Francisco (El plaza), pour plusieurs raisons : - il nous a laissé tranquille quand nous sommes arrivés et nous a juste proposé de nous installer chez lui quand nous nous sommes approchés de son restaurant ; - il n'y avait pas de musique ; - les hamacs étaient orientés vers le Pacifique ; - et Francisco nous a plu (Felipe, c'est latin ça ?! Tu n'es pas américain !). Il a commencé par me présenter, sur un plateau, les poissons, langoustes et gambas du jour pour que nous choisissions. Tout en nous disant que l'on ne vient pas au bord de la mer pour manger de la viande... et pour nous proposer de nous préparer le repas pour 13h. Ce sera donc gambas à la plancha !
Mais aussi, baignade, hamac, baignade, balancelle en bambou (pas très confortable !), hamac et baignade. Ah j'oubliais ! Le rince-doigts ! En fin de repas, Francisco est arrivé avec une grande bassine dans laquelle avaient été pressés des citrons verts.... Nous avons donc eu droit au rince-doigts XXL ! Francisco passait régulièrement pour nous demander si tout allait bien. Il ne nous a jamais poussé à consommer quoique ce soit en plus de notre repas (ici par tradition les restaurateurs offrent une salade de crevettes en entrée). En milieu d'après-midi, il nous a demandé avec quel bus nous comptions repartir et nous a conseillé celui de 16h30 plutôt que celui de 17h00 (le dernier) afin de pouvoir voyager plus confortablement. Il nous a même raccompagné jusqu'à l'arrêt de bus (probablement très satisfait de la propina (pourboire) que je lui ai donnée).
Retour à Jinotepe avec changement de bus à Dirramba. Et comme d'habitude, excellent repas et nouvelles discussions à la table de Philippe et Salvadora.
15 octobre : dernier jour avant le départ. Comme convenu la veille, Philippe nous conduit à la réserve/plantation de café de Concepcion de Maria. Nous effectuerons la visite guidée en compagnie d'un jeune français qui travaille dans une plantation de café au Honduras. La visite est très intéressante. Aucune pesticide n'est utilisé. Les plans de caféier sont protégés par d'autres plantes qui écartent les parasites. Les animaux disposent d'une partie "sauvage" dans la plantation, pour aller s'y réfugier notamment quand la plantation est très animée lors de la cueillette.
Retour le midi à la quinta Sonrisa où Philippe et Salvadora nous attendaient pour le déjeuner. Le chauffeur de taxi qui nous a ramenés de la plantation/réserve à la quinta a été plutôt malhonnête. Je n'avais pas pris la précaution de demander le tarif en montant dans la voiture et je ne connaissais pas le prix de la course (à San Carlos, cela m'était aussi arrivé mais là je savais que la course coûtait 15 cordobas et non 30 comme il me demandait...). Là il m'en a demandé 80 pour une course qui en valait 50....). Son numéro de plaque a été relevé. Philippe a appelé la réserve pour le leur signaler et probablement que ce taxi ne travaillera plus aussi facilement avec la réserve et la quinta Sonrisa ! Pour le dernier après-midi, nous avions prévu une balade dans Jinotepe avec Philippe (malheureusement Salvadora devait rester à la quinta). Quelques derniers achats (notamment du rhum Flor de caña) et en cours de promenade, nous assistons à un événement devant le parc central. Un podium a été dressé dans le cadre de la campagne électorale des présidentielles et au pied du podium (sponsorisé par D. Ortega), un groupe folklorique est en train de danser. De plus, il y a beaucoup d'animation dans le parc. Nous terminons cette promenade au "café de Paris" où Philippe et moi consommerons un expresso au son de chansons populaires (Maurice Chevalier, ...), dans un décors de pulbos et de photos de la tour Eiffel ! Mon épouse sera un peu moins raisonnable au niveau consommation et craquera pour un milk shake fraise chantilly.... Notre séjour se terminera par un repas très convivial et la confirmation de notre réservation de taxi pour le lendemain matin à 7h30 (Philippe s'est occupé de tout !).
16 octobre : c'est la fin de notre beau voyage dans ce pays chaleureux. Nous y avons fait de très belles rencontres, vécu de très bons moments et n'en gardons que de très bons souvenirs. Ce dernier jour, nous embarquons vers midi pour Mexico. Après une très longue escale (environ 5 heures), nous prendrons l'A380 jusqu'à Paris avant de prendre notre correspondance pour rentrer à la maison.
Merci à tous ceux qui m'avaient aidé dans la préparation de ce périple et tout particulièrement à Philippe pour ses conseils lors de cette préparation, la qualité de son site et pour son aide lors des derniers jours. Merci aussi à Lionel, Boris, et bien sûr Margarita et Salvadora pour l'accueil qui nous a été réservé chez eux jusqu'au point qu'on s'y sente aussi un peu chez nous !
Nous avons été séduits par ce pays et je suis déjà jaloux de ceux qui vont y partir dans les prochaines semaines ou mois.... Quant à moi, l'heure est déjà à la préparation d'un nouveau voyage, probablement l'an prochain. Il me reste juste à décider où......

Bon, à tous ceux-là, je vais pouvoir montrer que nous sommes revenus entier... et leur expliquer tout ce qui nous a plu, beaucoup plus jusqu'à emballé dans ce pays aux multiples facettes. Leur parler de toutes ces rencontres faites au hasard des visites, des moments de repos où spontanément des gens sont venus discuter avec nous. Leur expliquer toute la richesse du pays en matière de faune et de flore. Mais aussi une histoire et une culture très riches que nos guides locaux, hôteliers ou autres personnes rencontrés se sont fait une joie de nous raconter. Bon c'est vrai, il vaut mieux assez bien comprendre l'espagnol et le parler suffisamment pour se faire comprendre. Et leur dire surtout, à tous ces sceptiques, que nous sommes très heureux d'avoir pu partir en cette saison, car dans de nombreux endroits, nous étions les seuls touristes, que la nature y est très belle en ce moment et que rares sont les jours où la pluie a perturbé nos projets de visite. Je proposerai un carnet de voyage rétrospectif pour chacune de nos étapes :
Étape 1 : Las Peñitas pour récupérer après un long été au boulot Étape 2 : León ou découverte de deux facettes du pays, la religion (fête religieuse) et les sandinistes Étape 3 : Granada, les volcans et les isletas Étape 4 : El Castillo, la magie du rio San Juan Étape 5 : Ometepe, une île à visiter tranquillement à pied, en vélo, en scooter ou en bus Étape 6 (et fin) : Jinotepe, ville au milieu de tout un ensemble de centres d'intérêt (volcans, réserves naturelles, plages du Pacifique, relative proximité de Managua et de son aéroport), et le plaisir de rencontrer enfin Philippe V. et son épouse dans leur quinta Sonrisa...
1ere étape : Las Peñitas du 21 au 23 septembre (arrivée en fait le 20/09 à 22h30 heure locale)
Après un long été de travail, mon épouse et moi étions relativement fatigués. Aussi, pour bien profiter de notre voyage, j'avais prévu une étape de récupération. Mon choix s'est porté sur Las Peñitas. J'avais réservé un taxi pour nous y rendre directement dès notre arrivée tardive à l'aéoroport de Managua (vers 19h30) afin dès le lendemain matin d'être sur place plutôt que d'avoir à reprendre des bus (Managua/Leon puis Leon/Las Peñitas). Ce n'est pas la solution la plus économique que j'avais choisie mais la plus efficace en matière de récupération. Le chauffeur de taxi nous attendait avec une pancarte à la sortie de la salle de débarquement et après environ 2 heures de route, nous sommes arrivés à notre hôtel (taxi réservé par l'intermédiaire de l'hôtel), La Barca de Oro. Accueil très sympa par Lionel. Chambre parfaite.
Le 1er matin, je me suis levé assez tôt. J'ai ainsi pu assister au retour des pêcheurs et voir que les poissons et crustacés proposés au restaurant de La Barca étaient directement livrés par les pêcheurs.... Là, je me suis dis que j'allais faire une "cure" de poisson frais....

1er petit déjeuner très apprécié. Ca y est, on est en vacances !
En cette saison, peu de monde à Las Peñitas et à La Barca (2 chambres occupées, quelques repas le soir avec des nicas, car la table de La Barca est réputée dans la région). Récupération dans les hamacs ou dans les chaises à bascule a été le principal de nos occupations, entrecoupée par des baignades dans le Pacifique (grande plage pour nous tout seul (ou presque)

et visite de la réserve de l'île San Verano (barque de pêcheur pour y accéder et petite marche pour accéder à la nursery des tortues marines, avec Felipe (original !) notre guide pêcheur.
Le 23 est arrivé très vite et nous avons quitté cet endroit un peu à regret, mais bon, nous avions plein d'autres étapes sympa à faire. Et l'objectif "Récupération" était en partie atteint. L'arrêt de bus pour rejoindre Leon est devant la porte de La Barca. Environ 45mn de trajet, prix 13 cordobas/ personne, soit un peu moins de 0,50 cts d'euro..... Nous avons pris le bus vers 9h00 ce qui nous a permis de commencer la visite de Leon très rapidement le jour même après avoir déposé nos valises à l'hostal.
2eme étape : Leon du 23 au 25 septembre J'avais prévu d'y rester un jour de plus mais changement de programme car mon épouse n'était pas assez en forme pour aller sur le volcan Cerro Negro et n'avait pas envie de tenter l'activité Marché/Cuisine. Décision donc de partir un jour plus tôt à Granada.
En revanche, nous avons eu la chance d'arriver la veille de la procession de La Merced... Hébergement au Lazybones. Parfait également. Ici aussi, peu de monde dans cet hostal. Mais ce sera le cas à chacune de nos étapes, car nous sommes vraiment dans une période hors saison. Nous y avons notamment apprécié la piscine en fin de journée, le café ou thé à volonté toute la journée, le calme de ses patios...
1ere journée consacrée à la visite de la ville. Au programme, les "murales"
les églises, cathédrale (dont le très beau toit de la cathédrale) et la fondation Ortiz. Cela peut paraître beaucoup mais je vous assure que nous l'avons fait très tranquillement et que Leon n'est pas une très grande ville. Nous avons également pu nous poser sur des bancs dans le "parque central" face à la cathédrale et observer, échanger des sourires, poser des questions (notamment sur les marchands de glace ambulants), ....
En soirée, j'ai été faire un petit tour dans le centre pour voir à quoi correspondait tous ces pétards et feux d'artifice tirés en continu. Bien m'en a pris, c'est la fête autour de l'église de La Merced. Mais retour rapide vers l'hostal avant que la pluie (averse du soir...) ne tombe trop fort....
Dimanche 24 : nous décidons d'aller visiter le musée de la révolution. Nous avons la chance d'y trouver Juan (au centre photo, debout, tee-shirt noir), ancien combattant, qui nous racontera l'histoire du pays avec passion.
Il nous accompagnera également au musée des mythes et des légendes, installé dans une ancienne prison et lieu de tortures du temps de la dictature Somoza. Juan a eu la gentillesse de parler lentement, de nous aider du mieux possible à nous exprimer dans notre espagnol hésitant que nous n'avions plus pratiqué, mon épouse et moi, depuis au moins 30 ans (même si je m'étais astreint depuis un an à réviser du vocabulaire et lire quelques bouquins en espagnol). Sur place, Juan nous a davantage commenté l'histoire du site plutôt que les mythes et légendes....
Moment très riche passé avec lui. Sur le chemin du retour vers le parc central, il nous a appris que l'après midi aurait lieu la suite de la grande procession de La Merced, qu'elle passerait sous les balcon et toit du musée de la révolution et que si nous le voulions nous pourrions la voir d'en haut. Rendez-vous pris pour 14h environ. Toute la ferveur que l'on peut imaginer était présente autour de cette procession qui dure toute la journée et une partie de la nuit. En nous baladant en fin de journée, par hasard, dans une rue où allait passer en soirée la procession, nous avons pu voir de nombreux autels devant ou dans l'entrée des maisons ou magasins (font ils un concours du plus "bel" autel ?), des podiums et balcons de particuliers avec des musiciens et chanteurs, un bout de rue recouverte de sable coloré faisant comme un tapis de fleurs et beaucoup de monde qui se promenait dans la rue ou attendait la procession. Nous avons eu beaucoup de chance d'être à Leon ce jour là ! Fin de cette journée très riche.

Lundi 25 septembre : départ pour Granada J'avais réservé 2 places dans un mini bus via la réception du Lazybones qui nous a récupérés directement devant le Lazybones et qui nous a déposés devant notre hostal à Granada (La Siesta). Plus cher que les bus mais cela nous a évité de prendre un taxi pour rejoindre la "gare routière" de Leon, de changer de gare routière à Managua en taxi et de reprendre un taxi à Granada pour rejoindre notre hostal. Coût du minibus 9$ (/pers). Départ 9h de Leon, arrivée vers 12h à Granada. Le temps gagné (en plus du confort et du côté pratique) nous a permis de commencer à visiter Granada dès le 25 après-midi. Mais ça c'est une autre histoire qui fera l'objet de la suite de ce carnet de voyage où je vous parlerai de Granada, de Masaya, de Mombacho et des isletas.
Étape 3 (du 25 au 29 septembre) : Granada, les volcans et les isletas
Nous sommes donc arrivés à Granada vers midi.
Accueillis à La Salsa avec un grand sourire et un très bon jus de fruits maison. Quelques conseils (restaurants, quartier à éviter la nuit, ...).
Passés l'enregistrement, l'installation, les premiers échanges, nous partons à la découverte de la ville. Rapidement, pour en avoir un aperçu assez complet, nous optons pour un tour en calèche. Prise devant le parc central, face à la cathédrale, je négocie un peu le tarif et partons pour un petit tour de la ville.
Nous nous baladons ensuite dans les différentes rues très calmes de la ville en repérant toutes les visites que nous avons prévues de faire (mi museo, choco museo, musée du couvent San Francisco, cathédrale et églises, le marché municipal), et descendons jusqu'au bord du lac. On en profite pour regarder une partie de base ball.
Après mangé, le soir, en rentrant à La Siesta, on entend de la musique dans la rue proche de l'hostal. On part voir et... surprise ! Nous voici en plein Carnaval !
Belle surprise !
26 septembre : matinée au volcan Mombacho et fin d'après-midi, visite de musées. Nous partons le matin assez tôt pour prendre un bus qui nous déposera devant la petit route d'accès au parc du volcan. Nous passons d'abord par le marché de Granada puis prenons très vite le bus. Comme prévu, nous sommes déposés où nous l'avons demandé, résistons à la tentation de prendre un tchuk-tchuk pour accéder au parc et faisons à pied le kilomètre et demi sur la petite route d'accès. Nous prenons ensuite l'option d'attendre le camion qui nous montera aux bord du cratère. Un petit groupe de 5 personnes se joint à nous. Ils parlent anglais, puis allemand entre eux et espagnol avec les gardiens du parc..... D'où notre surprise quand, un peu plus tard, 3 d'entre eux se mettent à nous parler en français.... Une fois arrivés en haut du volcan, nous partons tous pour le petit circuit qui fait le tour du cratère. C'est notre première expérience avec la forêt tropicale humide. Végétation luxuriante, fleurs, papillons, et nous entendons nos premiers singes hurleurs.

Malheureusement le temps est couvert et nous ne pourrons pas bénéficier d'une vue dégagée sur les Isletas, même si du haut du belvédère et avec un peu de patience et un petit coup de vent, nous pourrons les apercevoir rapidement. Un peu plus loin, sur les conseils d'une personne du groupe de 5 qui nous a rejoint (et qui connaît très bien le site) nous allons voir des fumerolles sortir d'un "trou". Une fois le tour du cratère terminé, nous rejoignons la maison du parc et attendons le camion qui va nous redescendre. Pendant l'attente, nous voyons nos premiers colibris venir butiner des fleurs. Retour ensuite en bus à Granada en début d'après-midi et visite de Mi Museo et de Choco Museo. Le premier est dédié à l'art précolombien dans un cadre magnifique, le second est plus boutique que musée (entrée gratuite) mais contient quelques affiches explicatives sur le chocolat très intéressantes. Repas en soirée au restaurant (L'hacienda) qui deviendra une de nos "cantines" à Granada.
27 septembre : journée dédiée à la visite de la ville. Eglises, cathédrale, musée du couvent San Francisco (incontournable !) et en fin de journée, les Isletas. Je vous conseille vraiment cette balade en fin de journée pour bénéficier du coucher de soleil mais aussi de ne pas hésiter à négocier le prix avec les multiples agences qui vous proposeront cette excursion (entre autres).

28 septembre : journée à Masaya (volcan, ville, citadelle) Sur les conseils de Boris (La Siesta), nous prenons le bus tout à côté de l'hostal (détail important pour le retour...) en direction de Managua. Nous nous faisons arrêter à côté de l'entrée du parc du volcan. Attention, ce volcan est en activité. On ne peut y monter qu'avec une navette du parc et en théorie on ne peut rester sur les bords de son cratère que 5 minutes. Nous aurons droit à environ 15 minutes en compagnie d'un jeune étudiant nica qui vient voir l'évolution du niveau du "lac" de lave toutes les semaines. Toutes les agences de Granada proposent cette excursion de jour ou de nuit. De nuit cela doit être encore plus impressionnant car les bouillonnements de la lave sont encore plus visibles.

Retour en bus à Masaya. Nous déjeunons dans un comedor du parc central, observons la vie locale (les parcs sont très animés car dans toutes les villes le wifi y est gratuit... bon, côté performance, ce n'est pas terrible !.... mais quand même, cette gratuité en fait un lieu de rendez-vous de nombreux jeunes à toute heure).

Je profite de cette pause en ville pour faire un peu de change (dollars/cordobas) auprès d'un des changeurs officiels installé sur son siège pliant. Puis nous prenons un taxi pour aller visiter la citadelle de Masaya, haut lieu de la résistance à l'envahisseur américain, mais aussi ancienne prison et lieu de torture sous la dictature Somoza... et Philippe Veyrat me l'apprendra plus tard, les sandinistes utiliseront ce lieu qui domine la ville pour la bombarder (ce que notre guide local oubliera de nous raconter...). La citadelle est un site un peu à l'abandon. La route d'accès est en très mauvais état et j'ai compris pourquoi le chauffeur de taxi avait un peu grogné quand je lui ai indiqué où nous voulions aller. (Boris me dira le soir que nous faisons partie des 5% des touristes qui auront visité cet endroit qui au-delà de son histoire offre de belles vues sur les volcans et sur la ville). Au retour de la citadelle, pour échapper à la lourdeur de ce que le guide nous avait raconté (conditions de vie (survie) des prisonniers politiques, tortures pratiquées, lieu qui a maintenant la réputation d'être habité par des esprits, ...), nous nous faisons déposer, par notre guide devenu par un coup de baguette magique "taxi", devant l'entrée du marché artisanal (il s'agit de repérage car pas question d'acheter si tôt dans le voyage quelques souvenirs). Nous y reviendrons ! Puis nous regagnons la "gare routière" pour prendre le bus qui nous ramènera à Granada.
En route, le déluge est tombé sur nous ! Nous expliquons à "l'encaisseur" où nous souhaiterions descendre à Granada. Et fort heureusement nous nous faisons bien comprendre, ce qui nous permet de descendre assez prêt de La Siesta et de ne pas trop prendre l'eau. La pluie cesse en début de soirée et nous pourrons partir manger au sec. Je profite de ces instants pour modifier la suite de notre voyage. Après discussion avec Boris, en effet, nous avons pris la décision de prendre le bus du lendemain (jeudi) qui part de Granada pour San Carlos plutôt que de passer par Managua. Annulation de la réservation de l'hôtel à Managua, anticipation de notre arrivée à San Carlos et surtout réservation d'une nuit supplémentaire à El Castillo. En cette saison où il y a très peu de touristes, tout est possible ! Granada est une très jolie ville. J'avais pris l'option de ne pas visiter les "pueblos blancos" et la Laguna de Apoyo car nous en serons très près lors de notre étape finale à Jinotepe. En quelques jours nous aurons visité la ville sandiniste (Leon) et la ville conservatrice (Granada). Les deux ont leur ambiance. La première est plus populaire, la seconde plus coquette et beaucoup plus ouverte sur le tourisme. Les deux sont à voir. Et se poser sur un banc (ou une terrasse a proximité) de leur parque central est un bon moment qui permet d'observer la vie locale, d'échanger des sourires avec les nicas et parfois (souvent !) d'entamer des discussions.
Étape 4 (du 29 septembre au 06 octobre) : El Castillo, la magie du rio San Juan, et San Carlos Jeudi 29 septembre : départ de Granada en bus Après 7 à 8 heures de trajet bien animées, nous arrivons en fin de journée à San Carlos. Direction l'hôtel Gran Lago pour une nuit car dès le 30 matin nous prendrons une lancha pour rejoindre El Castillo. El Castillo.... Il est des endroits comme ça qui marquent un voyage. Lors de nos trois derniers "grands" voyages, nous avions adoré Meknès, nous avions été émus par le site de Bagan et par le lac Sankhar. Ici, nous serons charmés par cette étape et je ne regretterai pas de l'avoir prolongée d'un jour en prenant le bus direct depuis Granada sans passer comme prévu initialement par Managua. 30 septembre : nous sommes arrivés vers midi (la première lancha était complète et nous avons dû attendre la suivante pour quitter San Carlos). La navigation sur le rio San Juan est un vrai bonheur. Chaque passager doit tout d'abord enfiler un gilet de sauvetage et dès le premier méandre du rio San Juan passé, tout le monde s'empresse de le retirer (car nous échappons au contrôle des militaires). Après environ 3 heures de navigation, nous arrivons à El Castillo. Et tout de suite nous tombons sous le charme ! (après avoir remis les gilets bien sûr !)

Nous nous enregistrons auprès des militaires dès notre arrivée. L'un d'eux, tout sourire, se "fend" d'un "Mes hommages Madame !" qui nous fait bien sourire (et lui aussi!). Puis nous rejoignons notre hôtel par la "rue" qui longe le fleuve. Depuis plusieurs mois j'avais préparé cette étape avec Margarita et son mari Manuel. Nos échanges étaient cordiaux. Nous avons été accueillis par des beaux sourires qui ne les ont jamais quittés. Notre chambre ? Sans être immense, elle était confortable et très agréable. Sa terrasse donnant sur le fleuve et ses "rapides" m'a permis de passer des heures merveilleuses, à regarder le jour se lever, à observer la vie sur le fleuve, à essayer de ne rater aucun des tarpons qui remontent de l'océan atlantique vers le lac Cocibolca, et à profiter des couchers de soleil.
Mais revenons à nos visites réalisées à El Castillo et ses environs.... En fin d'après-midi du 1er jour, nous partons visiter la citadelle. La température et les couleurs en cette fin de journée y sont parfaites. Notre guide (qui est aussi la "guichetière" et contrôleuse des entrées) est bavarde... Si bien que nous ne pourrons pas tout voir avant la fermeture et du coup elle nous a invités à y revenir le lendemain. L'histoire de la citadelle est très riche et ce point stratégique sur le fleuve, édifié par les espagnols, finira par décourager tous les pirates (français, anglais, américains) de passer par là pour aller piller Granada. Le siège de cette citadelle valut la vie à l'amiral Nelson.
Nous passerons ensuite trois journées de bonheur. Nous visiterons une plantation de cacao, une coopérative de chocolat, nous irons de nuit à la "chasse" aux caïmans, nous naviguerons sur les rios San Juan et Santa Cruz, nous ferons une belle balade dans la réserve Indio Maïz. Au fil de ces balades, nous découvrirons une nature luxuriante peuplée de nombreux animaux : des oiseaux bien sûr, des singes, des papillons de toute taille et de toutes les couleurs, des grenouilles venimeuses verte et d'autres rouge fluo, des chauves souris endormies sous une branche, des fourmis plus ou moins venimeuses, des araignées plus ou mois grosses, une tarentule dans son nid, un opossum, des iguanes et des "Jésus", etc.... Et des paysages, dont on ne peut pas se lasser, en voguant paisiblement. Merci à Manuel de nous avoir proposé ces belles excursions et aux guides qui nous ont accompagnés, toujours prêts à nous montrer ce que nous n'aurions jamais pu voir tout seul ! Non franchement il n'y a pas eu tromperie sur ce que Margarita et Manuel m'avaient "vendu" pendant ma préparation de cette étape !


Le 04 octobre est arrivé très vite. Notre séjour chez Margarita a été parfait. Ses petits déjeuners au bord du fleuve, son café, ses conseils, son sourire... Manuel, lui, nous a raconté plein de choses sur la région, les réserves naturelles, leurs habitants, sur le projet de construction d'une route qui reliera bientôt le village au Costa Rica, sur le projet de canal. Etrange aussi d'être quasiment les seuls touristes (nous avons dû en croiser moins d'une dizaine durant tout notre séjour) dans ce village d'environ 1 500 habitants. Mais le 04 octobre, nous avons dû partir pour poursuivre notre voyage. Margarita nous avait réservé deux places sur la lancha de 11h. J'oubliais... à la fin du séjour, j'ai découvert que Margarita reverse 5% de ses bénéfices à l'école du village pour aider les plus nécessiteux à acheter des fournitures scolaires ou leurs enfants à se rendre à l'école.... 04 et 05 octobre : San Carlos Nous resterons 2 nuits à San Carlos car le 05 j'avais prévu une excursion sur le rio Frio en coordination avec le propriétaire de l'hôtel Gran Lago. En arrivant le 04, a priori rien n'était réservé et je commençais à me demander ce que nous allions bien pouvoir faire de cette journée du lendemain. Mais en quelques coups de téléphone, tout est arrangé. Nous ferons une balade avec Lionel. Ce n'est pas tout à fait ce que nous avions convenu mais bon, ce sera mieux que rien. Et le tarif très largement revu à la baisse par rapport à ce que nous avions convenu avant notre départ de France. Nous naviguerons sur le rio Frio, verrons d'autres oiseaux, iguanes, ... Nous ferons une balade dans un "bosque" et croiserons notre premier (et seul) serpent du séjour. Le tout en un peu plus de 3 heures. Finalement l'histoire s'est bien terminée ! En fin de journée nous nous installerons sur le malecon. Un marchand de glace ambulant viendra spontanément s'asseoir à nos côtés pour discuter. Dès les premiers instants, après lui avoir dit que nous n'étions pas américains mais français, il nous a parlé de la vie à San Carlos, de sa vie, de sa famille, de son travail. Il nous a aussi interrogés sur la France, sur notre vie, nos métiers...

06 octobre matin : départ en "avioneta" de "l'aéoroport international" de San Carlos pour Ometepe. Un très long vol de 30mn maximum nous attend.... La "salle d'embarquement" sera ouverte pour nous.... Moyen de transport un peu onéreux, contraignant (uniquement 2 vols par semaine) mais qui nous fera gagner au moins une journée de transport (bus (San Carlos/Managua/Rivas) + ferry) car il n'y a plus de ferry entre San Carlos et Ometepe, le niveau de l'eau du lac étant insuffisant. A l'arrivée sur l'île, la route principale sera coupée afin de permettre à l'avion de se poser en toute sécurité, car la route traverse la piste (ou inversement).
Étape 5 (du 06 au 12 octobre) : Ometepe, une île à visiter tranquillement à pied, en vélo, en scooter ou en bus 6 jours à Ometepe ! Certains m'ont dit, c'est trop ! D'autres me disaient, c'est bien tu vas pouvoir tout visiter tranquillement. Bon eh bien c'est entre les deux. 6 jours, oui c'est bien, mais on n'a pas tout vu, ni tout fait bien sûr ! Nous avons visité à notre rythme !.... Le jour de notre arrivée, installation à l'hôtel El Encanto à Santa Cruz. J'avais lu que le propriétaire était un peu "ours". Je confirme ! J'avais lu que le jardin était extraordinaire. Je confirme ! Quel jardin ! Plusieurs centaines de sortes de plantes, des oiseaux, des papillons (bien sûr !), mais aussi, le soir venu, des moustiques.... J'avais négocié le prix de la chambre. Pas besoin de le rappeler, c'était bien enregistré. Et sans rien demander, le propriétaire nous a installés dans un beau bungalow, très confortable. Sympa ! (faut dire que nous serons, encore une fois, quasiment ses seuls clients pendant tout notre séjour.... La vue sur le volcan Concepcion de la salle/préau du petit déj et des repas est magnifique à toute heure du jour.
Pendant ce séjour sur l'île nous nous baignerons dans le lac à côté de chevaux venant s'abreuver et de gamins organisant une partie de foot, nous nagerons dans les piscines de l'Ojo de agua (arrivés à l'ouverture, le site ne sera que pour nous deux pendant presque 2 heures !), nous ferons du scooter autour du volcan Maderas (l'état de la piste nous gâchera un peu le plaisir toutefois), mais aussi pour aller visiter la réserve de Charco Verde puis la pointe de Jesus Maria (après avoir déjeuné d'une pizza à Mogoyalpa). Nous avons visité la finca Magdalena et suivi le circuit de la plantation de café et des pétroglyphes. Nous y avons dégusté un très bon café bio. Dans la foulée, alors que mon épouse souffrante a décidé de rentrer en bus à Santa Cruz, je suis parti à pied jusqu'au village d'El Corozal (environ 1h30 à 2h00 de marche depuis Balgüe) où un cavalier aura la gentillesse de m'indiquer un petit chemin pour découvrir d'autres pétroglyphes après toutefois sêtre assuré que je ne voulais que voir et faire des photos (c'est simple m'a-t-il dit, tu prends le sentier là, et c'est tout en haut... sauf que le sentier, au bout de 10 m maximum, il n'y en avait plus... Alors j'ai été tout en haut à travers la végétation bien touffue, faisant lever des vols de perroquets. Mais quelle satisfaction au bout ! Superbe ! Bêtement je me suis senti dans la peau d'un archéologue découvrant un site..... Et quelle vue sur le lac ! Pour rejoindre la piste, il suffisait de descendre... Bien sûr, impossible de trouver le sentier. Donc je suis descendu presque out droit... Sauf que sur la piste des enfants sortant de l'école du village m'ont regardé arriver en riant. Et à mon approche, il s m'ont dit que le chemin était... juste à côté !... après les rires on a discuté. L'un d'entre eux m'a même invité à aller chez lui le lendemain... Mais dommage, ce n'était pas possible car le lendemain, dernier jour complet sur l'île, nous avions kayak sur l''Istian river.... Et pour rejoindre le loueur de kayak, nous avons loué des vélos... Ometepe, c'est une île qui n'est pas plate ! et donc... il y a aussi des descentes pour faire du vélo... et des montées...pour marcher.... ! Kayak sur le rio Istian ! Quel bonheur ! Encore une fois nous n'étions que mon épouse et moi avec un jeune guide. Dans notre kayak double, répartition des rôles : mon épouse sera la photographe et moi le moteur. Cela nous a probablement évité quelques disputes dues à des défauts de coordination entre rameurs ! Le midi (enfin, presque à l'heure espagnole), nous déjeunerons tout à côté à Caballitos de Mar (adresse que m'avait conseillé Boris à Granada). Sur Ometepe nous avions un rendez vous quotidien vers 16h... avec la pluie. Très ponctuelle ! Cela ne nous a pas empêché de prendre quelques douches ! chaudes.... Nous avons fait d'autres balades, mais en résumé voilà les principales. Ma randonnée de Magdalena à El Corozal puis le retour à Santa Cruz m'a permis de discuter avec beaucoup de monde croisé sur la piste. Des agriculteurs ramassant des pastèques, un fermier conduisant son troupeau de vaches, ce cavalier, ces enfants, etc... J'ai aussi reçu beaucoup de signes d'encouragements car a priori peu de touristes à pied dans le secteur, de sourires... Dans une école, en fin de journée, j'ai assisté à une répétition de musique, un peu plus loin j'ai pu regarder un groupe de gamins jouer au base ball (sport national ici)....
Certes nous avons croisé quelques touristes (dont quelques américains bruyant en scooter) mais nous avons pu aussi profiter sereinement du temps qui passe sur cette île.
J'oubliais : nous avons été contrôlés par la police sur la route entre Santa Cruz et Altagracia. J'avais lu sur le forum qu'avec un permis international, aucun souci. J'avais suivi le conseil (en plus c'est gratuit) et nos nous en étions fait faire avant de partir, même si je savais pertinemment que pour des scooters cela n'était pas obligatoire. Eh bien je confirme! Le fait de les présenter nous a permis de repartir aussitôt.... (il faut dire aussi que les papiers des deux scooters étaient en règle et que nous portions fièrement de magnifiques casques qui nous donnaient un air parfaitement... ridicule (non pas de photo.... plus tard peut être !).



Le 12 octobre est arrivé finalement très vite. Nous avons pris le ferry en milieu de matinée. Dernières photos prises depuis le ferry, et déjà nous partons pour notre dernière étape de ce beau voyage : Jinotepe et la rencontre avec Philippe et sa souriante épouse Salvadora dans la bien nommée quinta Sonrisa.
Étape 6 (et fin) : Jinotepe (du 12 au 16 octobre)12 octobre : nous sommes partis d'Ometepe par le ferry de 10h00, el Che.... Environ une heure plus tard, nous accostons. Direction Jinotepe. Nous prenons le bus qui stationne devant le débarcadère, le chauffeur m'ayant confirmé qu'il passait par Jinotepe... Erreur...mal exprimé, mal compris ? Du coup, nous descendons du bus à quelques kilomètres de la ville (le bus'engageait sur la route de Granada en direction de Managua)... Bon là au bord de la route, 2 options : attendre le bus suivant ou accepter la proposition du chauffeur de taxi qui venait de déposer quelqu'un au carrefour. Nous choisissons cette 2eme option et il s'avérera que notre jeune chauffeur de taxi n'était pas très dégourdi... Mais bon, nous arrivons quand même à la quinta Sonrisa. Nous sommes accueillis par Philippe (qui s'était avancé pour nous indiquer le chemin) et sa souriante et charmante épouse Salvadora. Nous nous installons dans le bungalow très confortable que Philippe nous avait réservé au milieu de leur beau jardin. Nous avons également trouvé un petit en-cas dans le réfrigérateur ! A peine installés et restaurés, direction le marché avec nos hôtes. Philippe se renseigne auprès des chauffeurs de bus (la gare routière est au même endroit). Nous décidons de profiter de leur table d'hôtes. Tous les repas seront excellents (merci Salvadora) et très animés, avec de belles discussions comme si de vieux amis se retrouvaient après quelques mois. Nous en profitons pour échanger sur notre programme des jours à venir et en retour nous recevons tous les conseils éclairés de Philippe et Salvadora.
13 octobre : priorité à l'achat de souvenirs mais aussi visite des villages de Catalina, de la laguna de Apoyo et de San Juan de Oriente. Catalina et le belvédère de la laguna de Apoyo : le point de vue est sublime. Un petit sentier permet également une jolie promenade avec de beaux points de vue.
Le village est joli, très fleuri car c'est un village de fleuristes et horticulteurs et toutes les fleurs sont exposées en bord de route et sur les trottoirs. C'est aussi jour de course cycliste dans le village. Course étonnante ! Les coureurs utilisent toutes sortes de vélos : du plutôt rutilant vélo de course au plutôt très rouillé VTT. Les équipements des coureurs ? Assortis !
De Catalina, nous rejoignons à pied le village des artisans potiers de San Juan de Oriente. Philippe et Salvadora nous y avaient conseillé une boutique : la coopérative des artisans unis, Quetzacoalt. A l'intérieur tout est beau ! Difficile de choisir d'autant plus qu'il y a en pour toutes les bourses ! Mais il faut aussi prendre en compte la taille de nos bagages.... C'est selon nous la plus belle adresse du village !
Nous décidons ensuite de retourner au marché artisanal de Masaya. Et quelques emplettes (et heures) plus tard, nous rentrons à Jinotepe à la nuit tombée. Nouveau très bon repas animé à la quinta Sonrisa !
14 octobre : réserve de la Makina et plage de la Boquita. Enfin, c'est ce que nous avions prévu ! Philippe nous a gentiment déposé devant la gare routière du village voisin (Dirramba) afin de nous éviter un changement de bus. Là nous en prenons un en direction de La Boquita et nous demandons de nous arrêter devant l'entrée de la réserve de la Makina. En descendant, je me doute que quelque chose ne va pas.... les grilles sont fermées... Nous nous approchons, et en effet, la réserve semble fermée. On se résigne donc à attendre le prochain bus.... Passées quelque minutes, un employé de la réserve vient nous ouvrir et nous explique que l'eau est sale (un des intérêts de cette réserve, ce sont ses cascades). Et avant de nous faire payer l'entrée, il nous propose de venir nous rendre compte par nous même, en nous expliquant que les orages de la nuit ont chargé le rio d'alluvions et donc que l'eau est marron. Et en effet... bref la visite perd de son charme, remerciements et nous sortons. Fort heureusement nous n'attendrons pas trop longtemps (environ 15 mn) avant qu'un bus n'arrive et vers 10h nous arrivons à la Boquita. Comme ce qui est devenu une habitude pendant ce voyage, nous sommes les seuls touristes à descendre du bus. Même l'entrée du site est gratuite.... Et à peine passée cette entrée, de nombreux propriétaires des paillotes nous abordent, tous en même temps, et nous proposent de passer la journée (et donc consommer) chez eux... Au bout de quelques minutes, je les arrête et leur propose un marché : "puisque vous voulez tous que l'on vienne chez vous, c'est que nous sommes importants, de vrais "people". Donc combien êtes vous prêts à nous payer pour que l'on vienne chez vous ?" Certains rient, d'autres s'écartent. Finalement, aux plus résistants, nous leur disons que notre priorité est de faire un tour sur la plage.

Nous nous installerons finalement chez Francisco (El plaza), pour plusieurs raisons : - il nous a laissé tranquille quand nous sommes arrivés et nous a juste proposé de nous installer chez lui quand nous nous sommes approchés de son restaurant ; - il n'y avait pas de musique ; - les hamacs étaient orientés vers le Pacifique ; - et Francisco nous a plu (Felipe, c'est latin ça ?! Tu n'es pas américain !). Il a commencé par me présenter, sur un plateau, les poissons, langoustes et gambas du jour pour que nous choisissions. Tout en nous disant que l'on ne vient pas au bord de la mer pour manger de la viande... et pour nous proposer de nous préparer le repas pour 13h. Ce sera donc gambas à la plancha !
Mais aussi, baignade, hamac, baignade, balancelle en bambou (pas très confortable !), hamac et baignade. Ah j'oubliais ! Le rince-doigts ! En fin de repas, Francisco est arrivé avec une grande bassine dans laquelle avaient été pressés des citrons verts.... Nous avons donc eu droit au rince-doigts XXL ! Francisco passait régulièrement pour nous demander si tout allait bien. Il ne nous a jamais poussé à consommer quoique ce soit en plus de notre repas (ici par tradition les restaurateurs offrent une salade de crevettes en entrée). En milieu d'après-midi, il nous a demandé avec quel bus nous comptions repartir et nous a conseillé celui de 16h30 plutôt que celui de 17h00 (le dernier) afin de pouvoir voyager plus confortablement. Il nous a même raccompagné jusqu'à l'arrêt de bus (probablement très satisfait de la propina (pourboire) que je lui ai donnée).
Retour à Jinotepe avec changement de bus à Dirramba. Et comme d'habitude, excellent repas et nouvelles discussions à la table de Philippe et Salvadora.
15 octobre : dernier jour avant le départ. Comme convenu la veille, Philippe nous conduit à la réserve/plantation de café de Concepcion de Maria. Nous effectuerons la visite guidée en compagnie d'un jeune français qui travaille dans une plantation de café au Honduras. La visite est très intéressante. Aucune pesticide n'est utilisé. Les plans de caféier sont protégés par d'autres plantes qui écartent les parasites. Les animaux disposent d'une partie "sauvage" dans la plantation, pour aller s'y réfugier notamment quand la plantation est très animée lors de la cueillette.
Retour le midi à la quinta Sonrisa où Philippe et Salvadora nous attendaient pour le déjeuner. Le chauffeur de taxi qui nous a ramenés de la plantation/réserve à la quinta a été plutôt malhonnête. Je n'avais pas pris la précaution de demander le tarif en montant dans la voiture et je ne connaissais pas le prix de la course (à San Carlos, cela m'était aussi arrivé mais là je savais que la course coûtait 15 cordobas et non 30 comme il me demandait...). Là il m'en a demandé 80 pour une course qui en valait 50....). Son numéro de plaque a été relevé. Philippe a appelé la réserve pour le leur signaler et probablement que ce taxi ne travaillera plus aussi facilement avec la réserve et la quinta Sonrisa ! Pour le dernier après-midi, nous avions prévu une balade dans Jinotepe avec Philippe (malheureusement Salvadora devait rester à la quinta). Quelques derniers achats (notamment du rhum Flor de caña) et en cours de promenade, nous assistons à un événement devant le parc central. Un podium a été dressé dans le cadre de la campagne électorale des présidentielles et au pied du podium (sponsorisé par D. Ortega), un groupe folklorique est en train de danser. De plus, il y a beaucoup d'animation dans le parc. Nous terminons cette promenade au "café de Paris" où Philippe et moi consommerons un expresso au son de chansons populaires (Maurice Chevalier, ...), dans un décors de pulbos et de photos de la tour Eiffel ! Mon épouse sera un peu moins raisonnable au niveau consommation et craquera pour un milk shake fraise chantilly.... Notre séjour se terminera par un repas très convivial et la confirmation de notre réservation de taxi pour le lendemain matin à 7h30 (Philippe s'est occupé de tout !).
16 octobre : c'est la fin de notre beau voyage dans ce pays chaleureux. Nous y avons fait de très belles rencontres, vécu de très bons moments et n'en gardons que de très bons souvenirs. Ce dernier jour, nous embarquons vers midi pour Mexico. Après une très longue escale (environ 5 heures), nous prendrons l'A380 jusqu'à Paris avant de prendre notre correspondance pour rentrer à la maison.
Merci à tous ceux qui m'avaient aidé dans la préparation de ce périple et tout particulièrement à Philippe pour ses conseils lors de cette préparation, la qualité de son site et pour son aide lors des derniers jours. Merci aussi à Lionel, Boris, et bien sûr Margarita et Salvadora pour l'accueil qui nous a été réservé chez eux jusqu'au point qu'on s'y sente aussi un peu chez nous !
Nous avons été séduits par ce pays et je suis déjà jaloux de ceux qui vont y partir dans les prochaines semaines ou mois.... Quant à moi, l'heure est déjà à la préparation d'un nouveau voyage, probablement l'an prochain. Il me reste juste à décider où......

Carnet de voyage Nicaragua, du 21 septembre au 16 octobre 2016 English translation pending
Au début, quand mon épouse et moi nous sommes décidés à partir en voyage dans ce pays, beaucoup de gens autour de nous nous ont dit : " ah, le Nicaragua?! Bizarre cette destination, pourquoi pas plutôt le Costa Rica ? Non, moi à votre place j'irai au Costa Rica ! En plus ça 'craint' non le Nicaragua ! Ils ne sont pas toujours en guerre ?! Et puis vous n'y allez pas à la bonne saison !"
Bon, à tous ceux-là, je vais pouvoir montrer que nous sommes revenus entier... et leur expliquer tout ce qui nous a plu, beaucoup plus jusqu'à emballé dans ce pays aux multiples facettes. Leur parler de toutes ces rencontres faites au hasard des visites, des moments de repos où spontanément des gens sont venus discuter avec nous. Leur expliquer toute la richesse du pays en matière de faune et de flore. Mais aussi une histoire et une culture très riches que nos guides locaux, hôteliers ou autres personnes rencontrés se sont fait une joie de nous raconter. Bon c'est vrai, il vaut mieux assez bien comprendre l'espagnol et le parler suffisamment pour se faire comprendre. Et leur dire surtout, à tous ces sceptiques, que nous sommes très heureux d'avoir pu partir en cette saison, car dans de nombreux endroits, nous étions les seuls touristes, que la nature y est très belle en ce moment et que rares sont les jours où la pluie a perturbé nos projets de visite. Je proposerai un carnet de voyage rétrospectif pour chacune de nos étapes : Étape 1 : Las Peñitas pour récupérer après un long été au boulot Étape 2 : León ou découverte de deux facettes du pays, la religion (fête religieuse) et les sandinistes Étape 3 : Granada, les volcans et les isletas Étape 4 : El Castillo, la magie du rio San Juan Étape 5 : Ometepe, une île à visiter tranquillement à pied, en vélo, en scooter ou en bus Étape 6 (et fin) : Jinotepe, point central au milieu de tout un ensemble de points d'intérêt (volcans, réserves naturelles, plages du Pacifique, relative proximité de Managua et de son aéroport), et le plaisir de rencontrer enfin Philippe V. et son épouse dans leur quinta Sonrisa... mais cette étape n'est pas encore terminée ....
J'avais promis à certain(e)s ce petit carnet de voyage. Je le partagerai donc sur le forum qui m'a bien aidé dans ma préparation ! A très vite... ne m'en veuillez pas mais il me reste encore une journée à déguster sur place... alors je rédigerai probablement la 1ère partie pendant le voyage de retour.... Quelques photos à venir pour chacune des étapes. A bientôt.
Bon, à tous ceux-là, je vais pouvoir montrer que nous sommes revenus entier... et leur expliquer tout ce qui nous a plu, beaucoup plus jusqu'à emballé dans ce pays aux multiples facettes. Leur parler de toutes ces rencontres faites au hasard des visites, des moments de repos où spontanément des gens sont venus discuter avec nous. Leur expliquer toute la richesse du pays en matière de faune et de flore. Mais aussi une histoire et une culture très riches que nos guides locaux, hôteliers ou autres personnes rencontrés se sont fait une joie de nous raconter. Bon c'est vrai, il vaut mieux assez bien comprendre l'espagnol et le parler suffisamment pour se faire comprendre. Et leur dire surtout, à tous ces sceptiques, que nous sommes très heureux d'avoir pu partir en cette saison, car dans de nombreux endroits, nous étions les seuls touristes, que la nature y est très belle en ce moment et que rares sont les jours où la pluie a perturbé nos projets de visite. Je proposerai un carnet de voyage rétrospectif pour chacune de nos étapes : Étape 1 : Las Peñitas pour récupérer après un long été au boulot Étape 2 : León ou découverte de deux facettes du pays, la religion (fête religieuse) et les sandinistes Étape 3 : Granada, les volcans et les isletas Étape 4 : El Castillo, la magie du rio San Juan Étape 5 : Ometepe, une île à visiter tranquillement à pied, en vélo, en scooter ou en bus Étape 6 (et fin) : Jinotepe, point central au milieu de tout un ensemble de points d'intérêt (volcans, réserves naturelles, plages du Pacifique, relative proximité de Managua et de son aéroport), et le plaisir de rencontrer enfin Philippe V. et son épouse dans leur quinta Sonrisa... mais cette étape n'est pas encore terminée ....
J'avais promis à certain(e)s ce petit carnet de voyage. Je le partagerai donc sur le forum qui m'a bien aidé dans ma préparation ! A très vite... ne m'en veuillez pas mais il me reste encore une journée à déguster sur place... alors je rédigerai probablement la 1ère partie pendant le voyage de retour.... Quelques photos à venir pour chacune des étapes. A bientôt.
7 semaines de rêve dans l’Ouest US sans randonner (ou si peu) fin mai-début juillet 2016 English translation pending
Bonjour à tous!
Encore l'Ouest US me direz-vous! Mais nous ne nous en lassons pas. Je crains juste de vous lasser un peu, vous, avec des endroits vus maintes et maintes fois.
Mais ces partages d'expériences font vivre nos voyages encore et encore....
Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:
Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :
- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,
- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).
Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.
Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.
Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.
Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.
Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.
Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.
Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.
Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,
sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.
Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.
(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).
Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !
Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.
Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.

J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.
1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.

Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide.
Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛.
Les repas sont tout à fait corrects :
Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate
Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert
Champagne en apéritif.
Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.
Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !
Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines.
L’arrivée à LA est abracadabrantesque.
Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.
L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.
Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.
On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:
Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :
- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,
- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).
Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.
Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.
Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.
Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.
Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.
Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.
Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.
Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,
sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.
(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).
Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !
Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.
Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.

J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.
1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.

Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide.
Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛.
Les repas sont tout à fait corrects :
Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate
Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert
Champagne en apéritif.
Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !
Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines.
L’arrivée à LA est abracadabrantesque.
Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.
Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.
On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
De l'Atacama à la Patagonie: récit d'un voyage au Chili (février 2016) English translation pending
Bonjour chères voyageuses et chers voyageurs! Vous trouverez ci-après mes impressions sur mon périple au Chili et quelques conseils pour un voyage réussi. J'y suis allé avec ma copine en février dernier, pour une durée de 3 semaines (du 31 janvier au 20 février plus précisément).
Au menu : la région de San Pedro de Atacama, la Patagonie du sud et le parc Torres del Paine, le premier tronçon de la Carretera Austral (entre Puerto Montt et le Lago Yelcho), l’île de Chiloé et Santiago.
L’album de photos est ici :
www.flickr.com/...ms/72157666893658214
Pour les déplacements, nous avons opté pour la voiture de location pour les déplacements locaux, l’avion pour les longues distances et les ferries sur la Carretera (parce que pas le choix de faire autrement!) :
Vol Montréal / Santiago, via Miami avec American Airlines: 865 $ (600 euros) par personne;
4 vols internes achetés d’avance avec LAN Airlines : 715 $ (496 euros) par personne;
Ferry Hornopiren / Caleta Gonzalo avec Transportes Austral: 80 $ (55 euros) pour une voiture et deux passagers;
Ferry Chaiten / Quellon (Chiloé) avec Naviera Austral : 166 $ (115 euros) pour une voiture et deux passagers;
La prestation d’American Airlines a été médiocre. Notre avion Miami / Santiago a été retardé de plus de 4h30, en pleine nuit, parce que le pilote avait oublié… son passeport! Oui oui! Malgré ce délai, ils ont trouvé le moyen d’oublier mon bagage à Miami, de sorte que je n’ai pu le récupérer que le lendemain de mon arrivée à Santiago. Gros moment de stress. Heureusement que nous avions prévu une journée dans la capitale à notre arrivée!
Rien à redire sur LAN, qui a offert un bon service. Pour les ferries, aucun problème sinon que c’est un peu compliqué d’acheter les billets d’avance en ligne. Écrivez-moi si vous désirez en savoir plus à ce sujet.
Jour 1 : Santiago
Visite du centre de la ville à pieds (Parque Forestal, Plaza de Armas). Mais bon, n’étant à ce moment pas rassuré de pouvoir récupérer mes bagages à temps pour quitter vers le nord du pays, j’avais la tête ailleurs…
Dodo en chambre privée au Rado Hostel, une auberge de jeunesse située dans le Barrio Bellavista. Accueil très sympathique, confort rudimentaire pour le prix (bruyant, car certaines chambres donnent directement sur la rue des bars Pio Nono, pas de clim). Petit déjeuner inclus très correct. Magnifique terrasse sur le toit qui donne sur le Patio Bellavista et le Cerro San Cristobal. La Chascona, maison de Pablo Neruda, est située deux pas, tout comme les sympathiques restos-terrasses de la rue Constitucion. Ambiance animée assurée :
www.radohostel.com/
Jour 2 : Santiago / Calama / San Pedro de Atacama (SPA)
Récupération de mes bagages à l’aéroport (ouf!) et direction Calama!
Prise de la voiture de location chez Econorent, une compagnie locale. Une Toyota Yaris Sport en très piteux état… mais qui, étonnamment, a fait le travail. Premier contact avec le désert d’Atacama, direction San Pedro de Atacama! Dépaysant. Compter environ 1h de trajet;
Arrivée à SPA, bourgade quadrillée de rues en terre battue où il n’est pas nécessairement facile de s’orienter au début (nombreuses rues à sens unique, rues piétonnes). C’est ultra touristique mais, quoiqu’en disent plusieurs, le charme de la ville demeure indéniable;
Dodo en chambre double à l’Hostal Campo Base. Très bien, propre, belle cour intérieure, petit dèj extra, mais sachez que l’espace de stationnement est limité à 2 véhicules… et qu’autrement il n’est pas facile de se garer pour la nuit dans les rues étroites de SPA :
www.hostalcampobase.cl/es/
Jour 3, 4 et 5 : SPA et environs
Trois jours consacrés à la visite des (nombreux) sites d’intérêt autour de SPA. Nous n’avons fait appel à aucune agence et nous nous sommes fiés à la solidité de notre super Toyota Yaris, en évitant de s’aventurer dans les zones ou un véhicule 4x4 s’avère impératif (ou très fortement recommandé). Sachez cependant que, contrairement à ce qu’affirment les guides de voyage, bon nombre de sites sont accessibles en véhicule de tourisme ordinaire. Il suffit de prendre son temps. Dans l’ordre nous avons visités :
La Laguna Chaxa et ses flamants roses. À voir sans faute;
La Laguna Tebinquiche, à qui les amas de sel donne des airs de banquise. En route, nous avons zappé Laguna Cejar, où il est possible de se baigner pour y flotter comme dans la mer Morte. Les frais d’accès sont exorbitants!
Toconao, village typique de l’Atacama qui n’a rien à voir avec SPA!
La Vallée de la mort. Grimpez jusqu’aux sommet du sentier qui longe la dune, la vue sur la région de SPA en vaut la peine. Chaleur et coups de soleil garantis;
Vallée de la lune, en solitaire avant la folie du coucher du soleil;
La route 27 jusqu’au Licancabur (près frontière Bolivie). Grimpette jusqu’à plus de 4500 m d’altitude : volcans, lamas, camions qui peinent à monter, paysages martiens : à faire!!!
La Route des geysers del Tatio (B-245) jusqu’au village de Machuca. Route parfaitement praticable en véhicule de tourisme et déserte après la folie matinale des tours organisés qui cheminent vers les geysers. À faire pour voir l’altiplano dans toute sa splendeur;
Pucara de Quitor. À quelques pas de SPA, cette forteresse précolombienne vaut le détour. Belle marche jusqu’au belvédère qui surplombe l’oasis de SPA, la Vallée de la mort et le salar de Atacama. Attention cependant, le soleil cogne.
Jour 6 : SPA / Calama / Santiago / Punta Arenas
Grosse journée de voyagement!
Départ de SPA pour retourner prendre l’avion à Calama, direction plein sud vers Punta Arenas (avec changement d’avion à Santiago). Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons au charmant village de Chiu Chiu, où se trouve la plus vieille église du pays, de même qu’à la très photogénique Laguna Inca Coya;
Arrivée à Punta Arenas, très tard en soirée. Brève nuit au Hostal Mi Casa. Accueil charmant, propreté irréprochable, lit confortable :
www.hostalmicasa.cl/
Jour 7 : Punta Arenas / Torres del Paine
Une autre grosse journée en perspective, direction le Parc national Torres del Paine!
Prise de possession de la voiture au comptoir Europcar de l’aéroport. Pas le choix, c’est dimanche et le comptoir en ville est fermé. En fait, sachez-le : tous les comptoirs de location en ville sont fermés le dimanche. Malgré ma réservation qui indique 11h am, il n’y a personne au comptoir, car aucun vol d’arrivée avant 13h! Après avoir fait des pieds et des mains pour rejoindre la compagnie, un représentant décide de se pointer le bout du nez vers midi… Mais bon, il est sympathique et je me calme. Nous avons droit à une Nissan Sentra (berline), qui nous véhiculera sans problème sur les routes gravillonnées du Parc national;
Arrêt à Puerto Natales pour manger et faire le plein d’essence, impératif car aucune pompe dans le Parc!
Direction Torres del Paine par la route de la Cueva del Milodon, la Y-290. Ma-gni-fique et pratiquement déserte!!! À faire;
Dodo pour 3 nuits à l’Hosteria Lago del Toro, dans le Villa Serrano, à la porte sud-ouest du Parc Torres del Paine. C’est l’hôtel le plus modeste du Parc, mais, comme tous les hôtels dans la région, très onéreux. L’accueil est cependant chaleureux et la vue sur le massif du Paine de la salle à manger, où crépite en permanence un immense feu de foyer, est magique :
www.tripadvisor.fr/...gallanes_Region.html
Jour 8 et 9 : Torres del Paine
Je sais, je sais, deux jours complets c’est trop peu. Mais bon, on ne visite pas la Patagonie chaque année, alors autant en tirer e maximum! S’il existe un paradis sur terre, il se trouve à Torres del Paine. Par beau temps… et si ce n’était du vent, qui souffle ici en permanence! Pour notre part, nous avons été gâtés côté météo! Sauf le vent, mais ça, beau temps mauvais temps, on n’y échappe pas.
Matinée du 1er jour : excursion en bateau sur le Lago Grey pour aller voir le glacier du même nom. Onéreux, mais spectaculaire. Mieux vaut réserver d’avance en haute saison :
www.lagogrey.com/...to-grey-glacier.html
À la descente du bateau, faites un détour par le sentier de la presqu’île qui mène à une vue imprenable sur le Lago Grey;
Après-midi du 1er jour : traversée du parc jusqu’à la Porteria Sarmiento, à l’est. Le soleil est de la partie, la route est magnifique, les arrêts photos nombreux. Belle randonnée sur le sentier, peu fréquenté, qui part de la Porteria Sarmiento jusqu’à un promontoire rocheux où l’on peut voir des pétroglyphes. Nombreux guanacos, vue imprenable sur le massif du Paine;
2e journée : direction le Mirador las Torres, pour voir les fameuses tours de près. Magnifique rando, très populaire donc beaucoup de piétons. Il faut aussi arriver tôt pour trouver du stationnement à l’Hosteria La Torres. Comptez un bon 3 à 4h de marche jusqu’aux Torres. Ça grimpe au début et assez raide à la fin. À faire.
Jour 10 : Torres del Paine / Punta Arenas
C’est déjà l’heure du départ. Avant de quitter, une dernière incursion dans le Parc pour faire la (courte) randonnée jusqu’au Mirador Cuernos. À ne pas manquer, le panorama tout au long de la marche est phénoménal.
Arrêt à Puerto Natales pour faire le plein d’essence et de victuailles, un peu de lessive, et hop retour sur la route jusqu’à Punta Arenas. Dodo dans une cabanas en ville peu mémorable, dont j’oublie d’ailleurs le nom… Cherchez mieux, l’offre est abondante.
Jour 11 : Punta Arenas / Puerto Montt
Comme le vol vers Puerto Montt est prévu à 19h, nous profitons de la journée pour visiter Punta Arenas. La ville ne manque pas de charmes aves ses maisons colorées et le détroit de Magellan en toile de fond, mais elle n’a rien de transcendant, sinon ce sentiment de se promener au bout du monde. Il convient cependant d’aller casser la croûte à la Marmita! Le meilleur repas qualité / prix de tout le voyage. Excellente bière maison :
www.marmitamaga.cl/
Arrivée à Puerto Montt tard en soirée, direction l’hôtel Tren del Sur, très ordinaire contrairement à ce qu’en disent les bonnes critiques des guides de voyage. Propreté douteuse…
www.trendelsur.cl/
Jour 12 : Puerto Montt / Hornopiren
Prise de possession de la voiture chez Econorent ( au centre-ville). Nous avions réservé un Toyota Rav4, nous héritons d’une Toyota Corolla (flambant neuve) qui a finalement fait le travail malgré l’état parfois lamentable du premier tronçon Carretera Austral jusqu’à Chaiten. Suffit de prendre son temps!
Direction Hornopiren sous parfois le soleil, parfois la pluie battante (la météo est très volatile dans ce coin de pays) pour prendre le lendemain matin les deux traversiers qui nous amènerons à Chaiten. Dodo à l’Hosteria Catalina, l’un des coups de cœur du voyage. Non pas en raison des chambres (très ordinaires), mais en raison de l’accueil du couple propriétaire, qui sert le repas dans une grande salle à manger où il fait bon siroter l’apéro ou le digestif devant le feu de foyer. Charmant et réconfortant malgré la grosse flotte qui sévit à l’extérieur.
Jour 13 : Hornopiren / Chaiten
LA journée de galère du voyage.
Nous arrivons assez tôt au quai du traversier, question de nous assurer de nous garer rapidement sur le bateau (inquiétude futile, nos billets sont réservés depuis plus d’un mois et imprimés depuis le port de Puerto Montt…). La gaffe d’arriver si tôt… Oui l’embarquement est chaotique, mais mieux vaut savoir que les derniers embarqués seront les premiers sortis à Leptepu et, de ce fait, les premiers embarqués dans le 2e ferry vers Caleta Gonzalo! Comme vous le verrez, je paierai le prix de ma prudence…
La traversée de 4 heures jusqu’à Leptepu est magnifique. Les problèmes commencent après le tronçon de route qui mène jusqu’au 2e traversier. Devancés par tous ceux qui sont rentrés après nous sur le 1er bateau, nous nous garons à la file indienne derrière plus d’une centaine de voitures. Problème majeur : le bateau qui généralement embarque une soixantaine de voitures vers Caleta Gonzalo est en panne et seul un petit ferry pouvant contenir une quinzaine de voitures est en service! Considérant que l’aller-retour prend plus d’une heure et que les bus et les camions ont la priorité, nous en sommes quitte pour une attente de plus de sept heures sur un tronçon de route sans service (ni alimentaires ni sanitaires). Bref, prévoyez le coup, on ne sait jamais, et ne vous précipitez pas pour embarquer les premiers à Hornopiren!
Arrivée à Caleta Gonzalo dans la pénombre, ce que je redoutais. La traversée de la route défoncée du Parc Pumalin, dans la noirceur la plus totale, s’est révélée particulièrement stressante.
Nous finissons finalement par trouver notre hébergement à la Posada Kahuel, à quelques encablures de Chaiten. Un autre coup de cœur. Sous ses abords rugueux, le propriétaire Horacio est un sympathique personnage qui brasse une bière maison particulièrement savoureuse (et fortement alcoolisée, vous êtes prévenus!) :
www.posadakahuel.cl/posada/
Jour 14 et 15 : Région de Chaiten (Glacier Yelcho et Parque Pumalin)
1re journée : direction le LagoYelcho pour aller marcher jusqu’au glacier suspendu Yelcho. Le sentier se situe quelques km après le pont de Puerto Cardenas. Route en piteux état lors de notre passage. La randonnée est surréelle. L’humidité ici pousse les plantes au gigantisme et la mousse pousse partout. Dépaysement garanti;
Au retour, visite de a ville de Chaiten, dévastée par le volcan du même nom en 2008, que les habitants ont choisi de se réapproprier plutôt que d’aller vivre ailleurs. Les cicatrices du désastre sont encore béantes
2e journée consacrée au magnifique (et gratuit!) Parque Pumalin. Randonnée dans le sentier Cascadas Esconidas et le Sendero de Alerces. Magique. Une jungle tempérée, des chutes d’eau, des arbres géants. L’après-midi est consacrée à l’ascension de la caldera du volcan Chaiten, plus difficile qu’il n’y parait sous un soleil de plomb! Plus de 8 ans après l’éruption, il fume encore au sommet. Pour les sentiers, voir :
www.parquepumalin.cl/en/senderos.htm
En début de soirée, petit détour par la plage de sable noir de Santa Barbara, légèrement au nord de Chaiten;
Jour 16 : Chaiten / Castro (Chiloé)
Journée de bateau (6h) sur le confortable traversier qui dessert Chaiten en direction de Quellon, sur l’île de Chiloé. Inutile de s’attarder à la très ordinaire ville de Quellon : direction Castro, son église et ses palafitos. Dodo au Palafito 1326. Déjeuner très gourmand inclus :
www.palafito1326.cl/
Jour 17 : Castro / Ancud (Chiloé)
Direction Ancud, pour nous rapprocher à la fois du traversier vers le continent et pour aller voir les pingouins (qui n’en sont pas au strict sens du terme) au Monumento Natural Islotes de Puñihuil. Le tour de bateau pour voir les « pingouins » de Humbolt et de Magellan en vaut la chandelle. Agréable soirée dans la très animée Ancud. Dodo au très ordinaire et défraichi Hotel Arena Gruesa, qui fait aussi office de camping. Point positif cependant, la vue y est magnifique :
www.hotelarenagruesa.cl/
En somme, je dois convenir que, contrairement à d’autres, Chiloé ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. Surtout après avoir tâté le désert altiplanique et la Patagonie.
Jour 18 : Chiloé / Puerto Montt / Santiago
Journée de voyagement et retour au Rado Hostel, dans le toujours très animé Barrio Bellavista. Souper à l’excellent restaurant Laminga, sur la rue Constitucion :
www.lamingabella.cl/
Jour 19 : Santiago / Montréal
Visite matinale de La Chascona, l’une des résidences de Pablo Neruda. Même si je ne connaissais l’homme que de nom et de réputation, la visite est fort instructive et divertissante. On y découvre un grand homme.
Ensuite, ascension du Cerro San Cristobal par le très à-pic funiculaire, à deux pas de La Chascona. Visite du sommet (vue spectaculaire sur Santiago) et descente à pieds par l’un des nombreux sentiers.
Après-midi de balade dans la ville (Plaza de Armas, Cerro Santa Lucia, Barrio Bella Artes).
Conclusion
L’un de mes plus beau voyage jusqu’à maintenant. Oui, c’était parfois la course et j’aurais aimé explorer plus à fond chacune des régions, mais je ne regrette aucun choix dans l’itinéraire. Cela dit, je n’aurai d’autre choix que d’y retourner! Je dois absolument finir la Carretera Austral, que je n’ai qu’effleurée.
Au menu : la région de San Pedro de Atacama, la Patagonie du sud et le parc Torres del Paine, le premier tronçon de la Carretera Austral (entre Puerto Montt et le Lago Yelcho), l’île de Chiloé et Santiago.
L’album de photos est ici :
www.flickr.com/...ms/72157666893658214
Pour les déplacements, nous avons opté pour la voiture de location pour les déplacements locaux, l’avion pour les longues distances et les ferries sur la Carretera (parce que pas le choix de faire autrement!) :
Vol Montréal / Santiago, via Miami avec American Airlines: 865 $ (600 euros) par personne;
4 vols internes achetés d’avance avec LAN Airlines : 715 $ (496 euros) par personne;
Ferry Hornopiren / Caleta Gonzalo avec Transportes Austral: 80 $ (55 euros) pour une voiture et deux passagers;
Ferry Chaiten / Quellon (Chiloé) avec Naviera Austral : 166 $ (115 euros) pour une voiture et deux passagers;
La prestation d’American Airlines a été médiocre. Notre avion Miami / Santiago a été retardé de plus de 4h30, en pleine nuit, parce que le pilote avait oublié… son passeport! Oui oui! Malgré ce délai, ils ont trouvé le moyen d’oublier mon bagage à Miami, de sorte que je n’ai pu le récupérer que le lendemain de mon arrivée à Santiago. Gros moment de stress. Heureusement que nous avions prévu une journée dans la capitale à notre arrivée!
Rien à redire sur LAN, qui a offert un bon service. Pour les ferries, aucun problème sinon que c’est un peu compliqué d’acheter les billets d’avance en ligne. Écrivez-moi si vous désirez en savoir plus à ce sujet.
Jour 1 : Santiago
Visite du centre de la ville à pieds (Parque Forestal, Plaza de Armas). Mais bon, n’étant à ce moment pas rassuré de pouvoir récupérer mes bagages à temps pour quitter vers le nord du pays, j’avais la tête ailleurs…
Dodo en chambre privée au Rado Hostel, une auberge de jeunesse située dans le Barrio Bellavista. Accueil très sympathique, confort rudimentaire pour le prix (bruyant, car certaines chambres donnent directement sur la rue des bars Pio Nono, pas de clim). Petit déjeuner inclus très correct. Magnifique terrasse sur le toit qui donne sur le Patio Bellavista et le Cerro San Cristobal. La Chascona, maison de Pablo Neruda, est située deux pas, tout comme les sympathiques restos-terrasses de la rue Constitucion. Ambiance animée assurée :
www.radohostel.com/
Jour 2 : Santiago / Calama / San Pedro de Atacama (SPA)
Récupération de mes bagages à l’aéroport (ouf!) et direction Calama!
Prise de la voiture de location chez Econorent, une compagnie locale. Une Toyota Yaris Sport en très piteux état… mais qui, étonnamment, a fait le travail. Premier contact avec le désert d’Atacama, direction San Pedro de Atacama! Dépaysant. Compter environ 1h de trajet;
Arrivée à SPA, bourgade quadrillée de rues en terre battue où il n’est pas nécessairement facile de s’orienter au début (nombreuses rues à sens unique, rues piétonnes). C’est ultra touristique mais, quoiqu’en disent plusieurs, le charme de la ville demeure indéniable;
Dodo en chambre double à l’Hostal Campo Base. Très bien, propre, belle cour intérieure, petit dèj extra, mais sachez que l’espace de stationnement est limité à 2 véhicules… et qu’autrement il n’est pas facile de se garer pour la nuit dans les rues étroites de SPA :
www.hostalcampobase.cl/es/
Jour 3, 4 et 5 : SPA et environs
Trois jours consacrés à la visite des (nombreux) sites d’intérêt autour de SPA. Nous n’avons fait appel à aucune agence et nous nous sommes fiés à la solidité de notre super Toyota Yaris, en évitant de s’aventurer dans les zones ou un véhicule 4x4 s’avère impératif (ou très fortement recommandé). Sachez cependant que, contrairement à ce qu’affirment les guides de voyage, bon nombre de sites sont accessibles en véhicule de tourisme ordinaire. Il suffit de prendre son temps. Dans l’ordre nous avons visités :
La Laguna Chaxa et ses flamants roses. À voir sans faute;
La Laguna Tebinquiche, à qui les amas de sel donne des airs de banquise. En route, nous avons zappé Laguna Cejar, où il est possible de se baigner pour y flotter comme dans la mer Morte. Les frais d’accès sont exorbitants!
Toconao, village typique de l’Atacama qui n’a rien à voir avec SPA!
La Vallée de la mort. Grimpez jusqu’aux sommet du sentier qui longe la dune, la vue sur la région de SPA en vaut la peine. Chaleur et coups de soleil garantis;
Vallée de la lune, en solitaire avant la folie du coucher du soleil;
La route 27 jusqu’au Licancabur (près frontière Bolivie). Grimpette jusqu’à plus de 4500 m d’altitude : volcans, lamas, camions qui peinent à monter, paysages martiens : à faire!!!
La Route des geysers del Tatio (B-245) jusqu’au village de Machuca. Route parfaitement praticable en véhicule de tourisme et déserte après la folie matinale des tours organisés qui cheminent vers les geysers. À faire pour voir l’altiplano dans toute sa splendeur;
Pucara de Quitor. À quelques pas de SPA, cette forteresse précolombienne vaut le détour. Belle marche jusqu’au belvédère qui surplombe l’oasis de SPA, la Vallée de la mort et le salar de Atacama. Attention cependant, le soleil cogne.
Jour 6 : SPA / Calama / Santiago / Punta Arenas
Grosse journée de voyagement!
Départ de SPA pour retourner prendre l’avion à Calama, direction plein sud vers Punta Arenas (avec changement d’avion à Santiago). Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons au charmant village de Chiu Chiu, où se trouve la plus vieille église du pays, de même qu’à la très photogénique Laguna Inca Coya;
Arrivée à Punta Arenas, très tard en soirée. Brève nuit au Hostal Mi Casa. Accueil charmant, propreté irréprochable, lit confortable :
www.hostalmicasa.cl/
Jour 7 : Punta Arenas / Torres del Paine
Une autre grosse journée en perspective, direction le Parc national Torres del Paine!
Prise de possession de la voiture au comptoir Europcar de l’aéroport. Pas le choix, c’est dimanche et le comptoir en ville est fermé. En fait, sachez-le : tous les comptoirs de location en ville sont fermés le dimanche. Malgré ma réservation qui indique 11h am, il n’y a personne au comptoir, car aucun vol d’arrivée avant 13h! Après avoir fait des pieds et des mains pour rejoindre la compagnie, un représentant décide de se pointer le bout du nez vers midi… Mais bon, il est sympathique et je me calme. Nous avons droit à une Nissan Sentra (berline), qui nous véhiculera sans problème sur les routes gravillonnées du Parc national;
Arrêt à Puerto Natales pour manger et faire le plein d’essence, impératif car aucune pompe dans le Parc!
Direction Torres del Paine par la route de la Cueva del Milodon, la Y-290. Ma-gni-fique et pratiquement déserte!!! À faire;
Dodo pour 3 nuits à l’Hosteria Lago del Toro, dans le Villa Serrano, à la porte sud-ouest du Parc Torres del Paine. C’est l’hôtel le plus modeste du Parc, mais, comme tous les hôtels dans la région, très onéreux. L’accueil est cependant chaleureux et la vue sur le massif du Paine de la salle à manger, où crépite en permanence un immense feu de foyer, est magique :
www.tripadvisor.fr/...gallanes_Region.html
Jour 8 et 9 : Torres del Paine
Je sais, je sais, deux jours complets c’est trop peu. Mais bon, on ne visite pas la Patagonie chaque année, alors autant en tirer e maximum! S’il existe un paradis sur terre, il se trouve à Torres del Paine. Par beau temps… et si ce n’était du vent, qui souffle ici en permanence! Pour notre part, nous avons été gâtés côté météo! Sauf le vent, mais ça, beau temps mauvais temps, on n’y échappe pas.
Matinée du 1er jour : excursion en bateau sur le Lago Grey pour aller voir le glacier du même nom. Onéreux, mais spectaculaire. Mieux vaut réserver d’avance en haute saison :
www.lagogrey.com/...to-grey-glacier.html
À la descente du bateau, faites un détour par le sentier de la presqu’île qui mène à une vue imprenable sur le Lago Grey;
Après-midi du 1er jour : traversée du parc jusqu’à la Porteria Sarmiento, à l’est. Le soleil est de la partie, la route est magnifique, les arrêts photos nombreux. Belle randonnée sur le sentier, peu fréquenté, qui part de la Porteria Sarmiento jusqu’à un promontoire rocheux où l’on peut voir des pétroglyphes. Nombreux guanacos, vue imprenable sur le massif du Paine;
2e journée : direction le Mirador las Torres, pour voir les fameuses tours de près. Magnifique rando, très populaire donc beaucoup de piétons. Il faut aussi arriver tôt pour trouver du stationnement à l’Hosteria La Torres. Comptez un bon 3 à 4h de marche jusqu’aux Torres. Ça grimpe au début et assez raide à la fin. À faire.
Jour 10 : Torres del Paine / Punta Arenas
C’est déjà l’heure du départ. Avant de quitter, une dernière incursion dans le Parc pour faire la (courte) randonnée jusqu’au Mirador Cuernos. À ne pas manquer, le panorama tout au long de la marche est phénoménal.
Arrêt à Puerto Natales pour faire le plein d’essence et de victuailles, un peu de lessive, et hop retour sur la route jusqu’à Punta Arenas. Dodo dans une cabanas en ville peu mémorable, dont j’oublie d’ailleurs le nom… Cherchez mieux, l’offre est abondante.
Jour 11 : Punta Arenas / Puerto Montt
Comme le vol vers Puerto Montt est prévu à 19h, nous profitons de la journée pour visiter Punta Arenas. La ville ne manque pas de charmes aves ses maisons colorées et le détroit de Magellan en toile de fond, mais elle n’a rien de transcendant, sinon ce sentiment de se promener au bout du monde. Il convient cependant d’aller casser la croûte à la Marmita! Le meilleur repas qualité / prix de tout le voyage. Excellente bière maison :
www.marmitamaga.cl/
Arrivée à Puerto Montt tard en soirée, direction l’hôtel Tren del Sur, très ordinaire contrairement à ce qu’en disent les bonnes critiques des guides de voyage. Propreté douteuse…
www.trendelsur.cl/
Jour 12 : Puerto Montt / Hornopiren
Prise de possession de la voiture chez Econorent ( au centre-ville). Nous avions réservé un Toyota Rav4, nous héritons d’une Toyota Corolla (flambant neuve) qui a finalement fait le travail malgré l’état parfois lamentable du premier tronçon Carretera Austral jusqu’à Chaiten. Suffit de prendre son temps!
Direction Hornopiren sous parfois le soleil, parfois la pluie battante (la météo est très volatile dans ce coin de pays) pour prendre le lendemain matin les deux traversiers qui nous amènerons à Chaiten. Dodo à l’Hosteria Catalina, l’un des coups de cœur du voyage. Non pas en raison des chambres (très ordinaires), mais en raison de l’accueil du couple propriétaire, qui sert le repas dans une grande salle à manger où il fait bon siroter l’apéro ou le digestif devant le feu de foyer. Charmant et réconfortant malgré la grosse flotte qui sévit à l’extérieur.
Jour 13 : Hornopiren / Chaiten
LA journée de galère du voyage.
Nous arrivons assez tôt au quai du traversier, question de nous assurer de nous garer rapidement sur le bateau (inquiétude futile, nos billets sont réservés depuis plus d’un mois et imprimés depuis le port de Puerto Montt…). La gaffe d’arriver si tôt… Oui l’embarquement est chaotique, mais mieux vaut savoir que les derniers embarqués seront les premiers sortis à Leptepu et, de ce fait, les premiers embarqués dans le 2e ferry vers Caleta Gonzalo! Comme vous le verrez, je paierai le prix de ma prudence…
La traversée de 4 heures jusqu’à Leptepu est magnifique. Les problèmes commencent après le tronçon de route qui mène jusqu’au 2e traversier. Devancés par tous ceux qui sont rentrés après nous sur le 1er bateau, nous nous garons à la file indienne derrière plus d’une centaine de voitures. Problème majeur : le bateau qui généralement embarque une soixantaine de voitures vers Caleta Gonzalo est en panne et seul un petit ferry pouvant contenir une quinzaine de voitures est en service! Considérant que l’aller-retour prend plus d’une heure et que les bus et les camions ont la priorité, nous en sommes quitte pour une attente de plus de sept heures sur un tronçon de route sans service (ni alimentaires ni sanitaires). Bref, prévoyez le coup, on ne sait jamais, et ne vous précipitez pas pour embarquer les premiers à Hornopiren!
Arrivée à Caleta Gonzalo dans la pénombre, ce que je redoutais. La traversée de la route défoncée du Parc Pumalin, dans la noirceur la plus totale, s’est révélée particulièrement stressante.
Nous finissons finalement par trouver notre hébergement à la Posada Kahuel, à quelques encablures de Chaiten. Un autre coup de cœur. Sous ses abords rugueux, le propriétaire Horacio est un sympathique personnage qui brasse une bière maison particulièrement savoureuse (et fortement alcoolisée, vous êtes prévenus!) :
www.posadakahuel.cl/posada/
Jour 14 et 15 : Région de Chaiten (Glacier Yelcho et Parque Pumalin)
1re journée : direction le LagoYelcho pour aller marcher jusqu’au glacier suspendu Yelcho. Le sentier se situe quelques km après le pont de Puerto Cardenas. Route en piteux état lors de notre passage. La randonnée est surréelle. L’humidité ici pousse les plantes au gigantisme et la mousse pousse partout. Dépaysement garanti;
Au retour, visite de a ville de Chaiten, dévastée par le volcan du même nom en 2008, que les habitants ont choisi de se réapproprier plutôt que d’aller vivre ailleurs. Les cicatrices du désastre sont encore béantes
2e journée consacrée au magnifique (et gratuit!) Parque Pumalin. Randonnée dans le sentier Cascadas Esconidas et le Sendero de Alerces. Magique. Une jungle tempérée, des chutes d’eau, des arbres géants. L’après-midi est consacrée à l’ascension de la caldera du volcan Chaiten, plus difficile qu’il n’y parait sous un soleil de plomb! Plus de 8 ans après l’éruption, il fume encore au sommet. Pour les sentiers, voir :
www.parquepumalin.cl/en/senderos.htm
En début de soirée, petit détour par la plage de sable noir de Santa Barbara, légèrement au nord de Chaiten;
Jour 16 : Chaiten / Castro (Chiloé)
Journée de bateau (6h) sur le confortable traversier qui dessert Chaiten en direction de Quellon, sur l’île de Chiloé. Inutile de s’attarder à la très ordinaire ville de Quellon : direction Castro, son église et ses palafitos. Dodo au Palafito 1326. Déjeuner très gourmand inclus :
www.palafito1326.cl/
Jour 17 : Castro / Ancud (Chiloé)
Direction Ancud, pour nous rapprocher à la fois du traversier vers le continent et pour aller voir les pingouins (qui n’en sont pas au strict sens du terme) au Monumento Natural Islotes de Puñihuil. Le tour de bateau pour voir les « pingouins » de Humbolt et de Magellan en vaut la chandelle. Agréable soirée dans la très animée Ancud. Dodo au très ordinaire et défraichi Hotel Arena Gruesa, qui fait aussi office de camping. Point positif cependant, la vue y est magnifique :
www.hotelarenagruesa.cl/
En somme, je dois convenir que, contrairement à d’autres, Chiloé ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. Surtout après avoir tâté le désert altiplanique et la Patagonie.
Jour 18 : Chiloé / Puerto Montt / Santiago
Journée de voyagement et retour au Rado Hostel, dans le toujours très animé Barrio Bellavista. Souper à l’excellent restaurant Laminga, sur la rue Constitucion :
www.lamingabella.cl/
Jour 19 : Santiago / Montréal
Visite matinale de La Chascona, l’une des résidences de Pablo Neruda. Même si je ne connaissais l’homme que de nom et de réputation, la visite est fort instructive et divertissante. On y découvre un grand homme.
Ensuite, ascension du Cerro San Cristobal par le très à-pic funiculaire, à deux pas de La Chascona. Visite du sommet (vue spectaculaire sur Santiago) et descente à pieds par l’un des nombreux sentiers.
Après-midi de balade dans la ville (Plaza de Armas, Cerro Santa Lucia, Barrio Bella Artes).
Conclusion
L’un de mes plus beau voyage jusqu’à maintenant. Oui, c’était parfois la course et j’aurais aimé explorer plus à fond chacune des régions, mais je ne regrette aucun choix dans l’itinéraire. Cela dit, je n’aurai d’autre choix que d’y retourner! Je dois absolument finir la Carretera Austral, que je n’ai qu’effleurée.
27 jours au Vietnam du 27 novembre au 23 décembre English translation pending
Bonjour, Xin chao à vous toutes et tous,
Nous partons au Vietnam du 27 novembre au 23 décembre 2016. (Soit 27 jours sur place) C'est notre premier voyage en Asie du sud est. Nous sommes un couple David & Nathalie de 54 et 50 ans (madame est beaucoup plus jeune 😉) Après avoir pas mal parcouru le forum, lu des carnets de voyage je suis en train de faire le périple. Nous sommes encore en forme et nous alternons avec plaisir voyage un peu root et luxe et volupté quand c'est possible. Nathalie à un peu le souffle court donc on évite les grandes randonnées de plus de 10 km et les gros dénivelés (ça c'est pour le nord)
PS : j'oubliais on aime beaucoup prendre notre temps, découvrir des endroits pas forcément touristique et se mêler à la population.
Afin de vous présenter notre périple et recueillir vos précieux avis de spécialiste j'ai plusieurs questions à poser :
Pour info nous arrivons à Hanoi et repartons ho chi min ville
Pour les visas si nous passons par une agence genre Vietnam visa center ou cap Vietnam est ce fiable ? Avez vous tester ce serai bête de rester coincé à l’aéroport. Nous avons besoin d'un visa ulti entrée.
Nous irions bien à sapa mais est-ce bien raisonnable si nous voulons juste y rester 2 nuits/3 jours. J'ai vu que le train de nuit permettais d'arrivé le matin très tôt et ensuite prendre un bus pour sapa. De hanoi il y a la nouvelle autouroute qui mets 6 heures il me semble.
Si nous allons à Mai Chau pour découvrir les villages de montagnes et une première approche des Thais , voir les rizieres en espaliers, les marchés (d'ailleurs y a til un marché à Mai Chau ?) est-ce suffisant ou cela ne vaut il pas le coup et il serai préférable d'aller à Son La ou Sapa ?
A propos de centre nous y serions début décembre y aura t il de la pluie qui rendrait le farniente sur la plage impossible (beaucoup d'avis contradictoires). Pour hué et Hoi An même question.
Quelqu'un a t il déjà utilisé les services de guide de so-guide.com au vietnam (pou hanoi). Nous avions eu l'occasion de prendre un guide dans le désert marocain et avions été très content.
Faire une pause à Jungle beach au lieu de Nha trang vaut il le coup (on aime bien le côté crusoé d'après ce que j'ai vu sur le site)
voilà vous l'avez compris je suis en phase de préparation sur le circuit et important : nous souhaitons nous rendre à Angkor en bateau a partir de ho chi min et y rester 4 jours.
De vous lire avec impatience, nous aimons également les endroit authentique même s'il n 'y a pas de site touristique, juste pour humer l'air du pays. Vos adresses "secrètes" sont les bienvenues.
Je peaufine le trajet et vous le soumet rapidement.
Merci à tous ceux qui auront pris la peine de lire ce "long" message.
cam o'n ban
Cordialement David
Nous partons au Vietnam du 27 novembre au 23 décembre 2016. (Soit 27 jours sur place) C'est notre premier voyage en Asie du sud est. Nous sommes un couple David & Nathalie de 54 et 50 ans (madame est beaucoup plus jeune 😉) Après avoir pas mal parcouru le forum, lu des carnets de voyage je suis en train de faire le périple. Nous sommes encore en forme et nous alternons avec plaisir voyage un peu root et luxe et volupté quand c'est possible. Nathalie à un peu le souffle court donc on évite les grandes randonnées de plus de 10 km et les gros dénivelés (ça c'est pour le nord)
PS : j'oubliais on aime beaucoup prendre notre temps, découvrir des endroits pas forcément touristique et se mêler à la population.
Afin de vous présenter notre périple et recueillir vos précieux avis de spécialiste j'ai plusieurs questions à poser :
Pour info nous arrivons à Hanoi et repartons ho chi min ville
Pour les visas si nous passons par une agence genre Vietnam visa center ou cap Vietnam est ce fiable ? Avez vous tester ce serai bête de rester coincé à l’aéroport. Nous avons besoin d'un visa ulti entrée.
Nous irions bien à sapa mais est-ce bien raisonnable si nous voulons juste y rester 2 nuits/3 jours. J'ai vu que le train de nuit permettais d'arrivé le matin très tôt et ensuite prendre un bus pour sapa. De hanoi il y a la nouvelle autouroute qui mets 6 heures il me semble.
Si nous allons à Mai Chau pour découvrir les villages de montagnes et une première approche des Thais , voir les rizieres en espaliers, les marchés (d'ailleurs y a til un marché à Mai Chau ?) est-ce suffisant ou cela ne vaut il pas le coup et il serai préférable d'aller à Son La ou Sapa ?
A propos de centre nous y serions début décembre y aura t il de la pluie qui rendrait le farniente sur la plage impossible (beaucoup d'avis contradictoires). Pour hué et Hoi An même question.
Quelqu'un a t il déjà utilisé les services de guide de so-guide.com au vietnam (pou hanoi). Nous avions eu l'occasion de prendre un guide dans le désert marocain et avions été très content.
Faire une pause à Jungle beach au lieu de Nha trang vaut il le coup (on aime bien le côté crusoé d'après ce que j'ai vu sur le site)
voilà vous l'avez compris je suis en phase de préparation sur le circuit et important : nous souhaitons nous rendre à Angkor en bateau a partir de ho chi min et y rester 4 jours.
De vous lire avec impatience, nous aimons également les endroit authentique même s'il n 'y a pas de site touristique, juste pour humer l'air du pays. Vos adresses "secrètes" sont les bienvenues.
Je peaufine le trajet et vous le soumet rapidement.
Merci à tous ceux qui auront pris la peine de lire ce "long" message.
cam o'n ban
Cordialement David
Alaska juillet 2016 English translation pending
"Ah ! Vous allez en Alaska pour vos vacances d'été ??? Il y a encore de la neige ? Vous n'avez pas peur d'avoir froid ?"
Voilà les réactions de nos amis lorsqu'on leur donnait notre destination de vacances. Pour nous un rêve , pour eux une bien drôle d'idée !
Cette année nous sommes donc partis tous les deux (mon mari et moi) contrairement à l’année dernière où nous avions emporté notre traducteur dans l’Ouest canadien …pardon notre benjamine qui est bilingue…pratique pour nous qui n’avions pas pratiqué l’anglais depuis……très longtemps
Nous préparons ce voyage depuis l’automne 2015 et conséquence du paragraphe précédent : j’ai assisté à des cours d’anglais toute l’année… avec un bon dictionnaire on espère pouvoir s’en sortir.
Après avoir lu bon nombre de récits (Merci Trois14) posé mille questions sur VF (merci Trois14, Etrefal, Durandale2, Cheechako et bien sûr Calisson94 avec qui j’ai beaucoup correspondu !) le parcours s’est affiné. Peu habitués à voyager et pas aventuriers comme Calisson94 nous avons choisi l’option location de voiture et hébergement en hôtel. Le parcours alternera voiture, hydravion, excursions en bateau et possibles survols.
J’ai donc épluché les guides et le Milepost pour bâtir les différentes étapes. Même si on ne prévoit pas d’activités extérieures la question de la météo se pose. Comme l’a dit Laure l’Alaska c’est « Weather permitting ». Donc quand il a fallu faire les sacs on a prévu des vêtements multicouches des moustiquaires, polaires, impers, capes de pluie et chaussures de marche étanches mais pas de crème solaire.
Notre parcours : J1 : Paris - Keflavik - Anchorage . Arrivée à Anchorage (nuit Anchorage : Susitna Place B&B) J2 : Route vers Homer et mini croisière sur Portage lake (nuit à Homer, Hotel Ocean Store ) J3 : Hydravion vers Katmaï . Bear viewing à Brooks Falls (nuit à Homer) J4 : Bateau au départ d’Homer : Gull Island et Seldovia (nuit à Homer) J5 : Route vers Seward. Ninilchick, Kenaï, Exit Glacier (nuit à Seward : Exit Glacier Lodge) J6 : Croisière Kenaï Fjord (nuit à Seward) J7 : Route vers Valdez en repassant par Anchorage et par la Glenn Highway : longue étape (nuit à Valdez : Best Western) J8 : Croisière au Meares Glacier (nuit à Valdez) J9 : Route vers Chitina, Thompson Pass, Worthington Glacier (nuit à Chitina Gilpatrick Hotel ) J10 : Minibus vers Mac Carthy / Survol de Wrangell / Mine de Kennicott (nuit Chitina) J11 : Route vers Fairbanks. Passage à Summit Lake. Arrivée de la pluie en soirée (nuit à Fairbanks : Bridgewater Hotel) J12 : Route vers Denali …sous la pluie (nuit sur la Georges Park Hwy : Denali Bluffs Hotel) J13 : Denali Eielson Center, mini trail ( Maintained trail) , pluie pluie pluie (nuit sur la Georges Park Hwy : Denali Bluffs Hotel) J14 : Route vers Palmer, nuit près de la Knik River ( Knik River Lodge) J15 : Route vers Anchorage, Independance Mine, grosse pluie et Hatcher Pass dans le brouillard ( nuit à Anchorage : Susitna place B&B) J16 Retour en France avec escale à Keflavik

Voilà les réactions de nos amis lorsqu'on leur donnait notre destination de vacances. Pour nous un rêve , pour eux une bien drôle d'idée !
Cette année nous sommes donc partis tous les deux (mon mari et moi) contrairement à l’année dernière où nous avions emporté notre traducteur dans l’Ouest canadien …pardon notre benjamine qui est bilingue…pratique pour nous qui n’avions pas pratiqué l’anglais depuis……très longtemps
Nous préparons ce voyage depuis l’automne 2015 et conséquence du paragraphe précédent : j’ai assisté à des cours d’anglais toute l’année… avec un bon dictionnaire on espère pouvoir s’en sortir.
Après avoir lu bon nombre de récits (Merci Trois14) posé mille questions sur VF (merci Trois14, Etrefal, Durandale2, Cheechako et bien sûr Calisson94 avec qui j’ai beaucoup correspondu !) le parcours s’est affiné. Peu habitués à voyager et pas aventuriers comme Calisson94 nous avons choisi l’option location de voiture et hébergement en hôtel. Le parcours alternera voiture, hydravion, excursions en bateau et possibles survols.
J’ai donc épluché les guides et le Milepost pour bâtir les différentes étapes. Même si on ne prévoit pas d’activités extérieures la question de la météo se pose. Comme l’a dit Laure l’Alaska c’est « Weather permitting ». Donc quand il a fallu faire les sacs on a prévu des vêtements multicouches des moustiquaires, polaires, impers, capes de pluie et chaussures de marche étanches mais pas de crème solaire.
Notre parcours : J1 : Paris - Keflavik - Anchorage . Arrivée à Anchorage (nuit Anchorage : Susitna Place B&B) J2 : Route vers Homer et mini croisière sur Portage lake (nuit à Homer, Hotel Ocean Store ) J3 : Hydravion vers Katmaï . Bear viewing à Brooks Falls (nuit à Homer) J4 : Bateau au départ d’Homer : Gull Island et Seldovia (nuit à Homer) J5 : Route vers Seward. Ninilchick, Kenaï, Exit Glacier (nuit à Seward : Exit Glacier Lodge) J6 : Croisière Kenaï Fjord (nuit à Seward) J7 : Route vers Valdez en repassant par Anchorage et par la Glenn Highway : longue étape (nuit à Valdez : Best Western) J8 : Croisière au Meares Glacier (nuit à Valdez) J9 : Route vers Chitina, Thompson Pass, Worthington Glacier (nuit à Chitina Gilpatrick Hotel ) J10 : Minibus vers Mac Carthy / Survol de Wrangell / Mine de Kennicott (nuit Chitina) J11 : Route vers Fairbanks. Passage à Summit Lake. Arrivée de la pluie en soirée (nuit à Fairbanks : Bridgewater Hotel) J12 : Route vers Denali …sous la pluie (nuit sur la Georges Park Hwy : Denali Bluffs Hotel) J13 : Denali Eielson Center, mini trail ( Maintained trail) , pluie pluie pluie (nuit sur la Georges Park Hwy : Denali Bluffs Hotel) J14 : Route vers Palmer, nuit près de la Knik River ( Knik River Lodge) J15 : Route vers Anchorage, Independance Mine, grosse pluie et Hatcher Pass dans le brouillard ( nuit à Anchorage : Susitna place B&B) J16 Retour en France avec escale à Keflavik

11 jours entre Varsovie et Cracovie English translation pending
J'ai le plaisir d'entamer ce nouveau carnet de voyage ! Un mois et demi après l'Ukraine, me revoici à "l'est", à la découverte de la capitale polonaise.
Edit : vous pouvez découvrir plus de photos, informations pratique et détails selon les quartiers sur mon blog :
http://www.lasourisglobe-trotteuse.fr/varsovie/ http://www.lasourisglobe-trotteuse.fr/cracovie/
Après déjà 4 voyages dans ce pays, il paraissait évident de découvrir enfin sa capitale et plus grande ville. Nous passons donc une semaine ici, avant de prendre le train pour Cracovie, première ville du pays que nous avons eu l'occasion de visiter il y a déjà un peu plus de temps, et qui suscita un coup de cœur pour cette contrée pas si éloignée mais finalement plutôt méconnue de mes compatriotes, aux préjugés tenaces !
6 jours donc, pour explorer la capitale, sa vieille ville détruite lors de la Seconde Guerre mondiale, reconstruite à l'identique grâce à la ténacité d'un peuple fier de son patrimoine ; ses quartiers plus modernes, ses musées nationaux, ses palais, jardins, et nous l'espérons, sa vie nocturne ! Puis 4 jours pour la belle Cracovie, pour avoir de nouveau le plaisir d'arpenter les rues de sa vieille ville, si bien préservée, flâner le soir dans le vieux quartier juif à la rencontrer d'une jeunesse qui a soif de vie (et de vodka...), et nous y tenons cette fois, la visite des mines de sel, qui ne put se produire la dernière fois !
Nous voilà donc partis de Beauvais, nous ne comptons plus le nombre de fois où nos pieds ont foulé le sol de cet aéroport, finalement bien pratique pour nous !
Arrivés à Modlin, nous prenons la navette jusqu'à la gare de la ville, puis le train de banlieue jusqu'à la gare Wschodnia (je vous laisse le plaisir d'en chercher la prononciation, malgré la mélodie agréable de la langue polonaise dont se délectent mes oreilles, ma langue fourche toujours quand il s'agit d'essayer de le parler... pour ça je préfère encore les langues transcrites en cyrillique !), pour changer pour un autre train de banlieue pour deux arrêts. Une heure en tout, pas de couac, des trains propres et à l'heure (ça nous change...). Le studio déniché sur Airbnb est à quelques encablures de là, 5 mn d'une marche à rythme normal et nous y voilà ! Pour 20€/nuit, rien à dire ! Pour ceux qui ne connaissent ce site, qui offre des bons plans pour qui cherche bien, quelques conseils ici.
L'appart est propre, assez spacieux, calme une fois les fenêtres fermées, et nous nous réjouissons de la présence de stores plus ou moins opaques, si précieux dans ce pays où les habitants semblent défier avec aise les lois scientifiques et médicales du sommeil, en dormant sans rideaux ! Ce qui nous apporta quelques petits tracas par le passé... (j'ai besoin de dormir dans le noir et le calme !).
Nous sortons vers la vieille ville afin de trouver de quoi nous restaurer, nous réjouissant d'avance de regouter aux joies de la cuisine polonaise que nous apprécions. Peu différente de celle d'Ukraine, cela nous rappelle bien sûr notre précédent voyage !
15 mn de marche dans un quartier ni beau ni moche, nous parvenons enfin dans la vieille ville, pour le plus grand plaisir de nos yeux ébahis devant tant de beauté, bien que la nuit déjà tombée nous empêche d'en jouir pleinement. Notre dévolu se porte sur un restaurant de pierogi, ces délicieux petits raviolis de l'est (on en trouve des équivalents dans différents pays) que les Polonais se plaisent désormais à décliner au gré de recettes originales. Farce saumon-camembert pour moi, sauce cranberry, mon palais s'en trouve comblé ! Nous retrouvons aussi les habitudes typiques du pays, à savoir qu'on nous amène le dessert alors que nos plats ne se trouvent pas encore entièrement dans nos estomacs, car à 22h il faut partir ! Oui, pays de couche-tôt, il y a encore un peu de boulot sur le service, mais à force nous sommes habitués !
C'est donc parti pour une balade nocturne dans le quartier, un bout de la "ville nouvelle", dont le nom porte à confusion vu qu'elle date du XVIe siècle, très jolie aussi, puis un bout de la voie royale et de la "Nowy Swiat", rue de sortie des jeunes Polonais.
Pour le moment cela nous a bien plu, la vieille ville, si ce n'est qu'elle fut reconstruite et donc dans le fond pas si "vieille" que ça, n'a rien à envier aux centres des jolies villes d'Europe centrale ! Entre églises, palais baroques et rues joliment pavées, nous l'avons bien appréciée ! Petit "détour" dans une des nombreuses supérettes ouvertes 24h/24 (à quand cela en France ?) pour succomber à mon péché mignon : les vodkas fruitées ! Nul doute qu'un petit shot de vodka cerise m'aidera à plonger plus rapidement dans les bras de Morphée !
Hâte de revoir tout ça de jour !
Edit : vous pouvez découvrir plus de photos, informations pratique et détails selon les quartiers sur mon blog :
http://www.lasourisglobe-trotteuse.fr/varsovie/ http://www.lasourisglobe-trotteuse.fr/cracovie/
Après déjà 4 voyages dans ce pays, il paraissait évident de découvrir enfin sa capitale et plus grande ville. Nous passons donc une semaine ici, avant de prendre le train pour Cracovie, première ville du pays que nous avons eu l'occasion de visiter il y a déjà un peu plus de temps, et qui suscita un coup de cœur pour cette contrée pas si éloignée mais finalement plutôt méconnue de mes compatriotes, aux préjugés tenaces !
6 jours donc, pour explorer la capitale, sa vieille ville détruite lors de la Seconde Guerre mondiale, reconstruite à l'identique grâce à la ténacité d'un peuple fier de son patrimoine ; ses quartiers plus modernes, ses musées nationaux, ses palais, jardins, et nous l'espérons, sa vie nocturne ! Puis 4 jours pour la belle Cracovie, pour avoir de nouveau le plaisir d'arpenter les rues de sa vieille ville, si bien préservée, flâner le soir dans le vieux quartier juif à la rencontrer d'une jeunesse qui a soif de vie (et de vodka...), et nous y tenons cette fois, la visite des mines de sel, qui ne put se produire la dernière fois !
Nous voilà donc partis de Beauvais, nous ne comptons plus le nombre de fois où nos pieds ont foulé le sol de cet aéroport, finalement bien pratique pour nous !
Arrivés à Modlin, nous prenons la navette jusqu'à la gare de la ville, puis le train de banlieue jusqu'à la gare Wschodnia (je vous laisse le plaisir d'en chercher la prononciation, malgré la mélodie agréable de la langue polonaise dont se délectent mes oreilles, ma langue fourche toujours quand il s'agit d'essayer de le parler... pour ça je préfère encore les langues transcrites en cyrillique !), pour changer pour un autre train de banlieue pour deux arrêts. Une heure en tout, pas de couac, des trains propres et à l'heure (ça nous change...). Le studio déniché sur Airbnb est à quelques encablures de là, 5 mn d'une marche à rythme normal et nous y voilà ! Pour 20€/nuit, rien à dire ! Pour ceux qui ne connaissent ce site, qui offre des bons plans pour qui cherche bien, quelques conseils ici.
L'appart est propre, assez spacieux, calme une fois les fenêtres fermées, et nous nous réjouissons de la présence de stores plus ou moins opaques, si précieux dans ce pays où les habitants semblent défier avec aise les lois scientifiques et médicales du sommeil, en dormant sans rideaux ! Ce qui nous apporta quelques petits tracas par le passé... (j'ai besoin de dormir dans le noir et le calme !).
Nous sortons vers la vieille ville afin de trouver de quoi nous restaurer, nous réjouissant d'avance de regouter aux joies de la cuisine polonaise que nous apprécions. Peu différente de celle d'Ukraine, cela nous rappelle bien sûr notre précédent voyage !
15 mn de marche dans un quartier ni beau ni moche, nous parvenons enfin dans la vieille ville, pour le plus grand plaisir de nos yeux ébahis devant tant de beauté, bien que la nuit déjà tombée nous empêche d'en jouir pleinement. Notre dévolu se porte sur un restaurant de pierogi, ces délicieux petits raviolis de l'est (on en trouve des équivalents dans différents pays) que les Polonais se plaisent désormais à décliner au gré de recettes originales. Farce saumon-camembert pour moi, sauce cranberry, mon palais s'en trouve comblé ! Nous retrouvons aussi les habitudes typiques du pays, à savoir qu'on nous amène le dessert alors que nos plats ne se trouvent pas encore entièrement dans nos estomacs, car à 22h il faut partir ! Oui, pays de couche-tôt, il y a encore un peu de boulot sur le service, mais à force nous sommes habitués !
C'est donc parti pour une balade nocturne dans le quartier, un bout de la "ville nouvelle", dont le nom porte à confusion vu qu'elle date du XVIe siècle, très jolie aussi, puis un bout de la voie royale et de la "Nowy Swiat", rue de sortie des jeunes Polonais.
Pour le moment cela nous a bien plu, la vieille ville, si ce n'est qu'elle fut reconstruite et donc dans le fond pas si "vieille" que ça, n'a rien à envier aux centres des jolies villes d'Europe centrale ! Entre églises, palais baroques et rues joliment pavées, nous l'avons bien appréciée ! Petit "détour" dans une des nombreuses supérettes ouvertes 24h/24 (à quand cela en France ?) pour succomber à mon péché mignon : les vodkas fruitées ! Nul doute qu'un petit shot de vodka cerise m'aidera à plonger plus rapidement dans les bras de Morphée !
Hâte de revoir tout ça de jour !
Notre voyage de noce en Alaska (19 juillet - 16 août) English translation pending
Nous sommes donc rentrés de notre voyage de noce en Alaska et souhaitons faire partager notre expérience d'un road trip d'un mois à travers la Péninsule du Kenai, la vallée Matanuska et le Denali National Park. Nous n'avons pas pu aller au Nord car en un mois ce n'était pas possible de tout concilier, nous n'avons pas non plus fait les îles Aléoutiennes et le Sud Est.
Notre voyage a lieu 1 an et demi après notre retour du Chili e où nous avions mis la barre très haute au niveau des paysages et où nous avions eu beaucoup de chance avec le climat.
Les paysages alaskaiens ne nous ont pas déçus et se sont avérés très différents de ceux de la Patagonie chilienne, nous avons vu beaucoup plus d'animaux mais nous avons été beaucoup moins chanceux avec la météo : sur un mois, nous avons eu quasiment 3 semaines de pluie/brouillard/nuages bas.
Jour 1 : Nice - Anchorage Nous sommes partis de Nice, trois jours après notre mariage avec la compagnie aérienne Lufthansa. Départ très matinal et arrivée à Anchorage à 16H (heure locale) avec 10 heures de décalage horaire et 2 escales (Francfort et Seattle). Attention, il faut récupérer les bagages à Seattle donc prévoir une correspondance en conséquence (nous on avait prévu 1h30 ça passait mais c'était juste). Arrivés à Anchorage, nous récupérons le véhicule loué chez avis (une nissan sentra bien confortable avec un bel espace de rangement pour nos bagages dans le coffre). On file à l'auberge de jeunesse où nous avions réservé notre première nuit. On était tellement fatigué qu'on n'a même pas eu le courage de ressortir et on s'est endormi très rapidement malgré le jour qui ne tombe presque pas ! (2 heures de "nuit claire" au début de notre voyage)
Jour 2 : Anchorage - Girdwood Il fait beau. Nous passons la matinée au Wallmart et au REI (magasin de sport outdoor où nous achetons des recharges coleman pour notre réchaud à gaz, un bear proof container et un pepper spray - ce dernier élément est indispensable si vous prévoyez de randonner en territoire ours). Départ vers Girdwood sur la Seward Highway. Excellents points de vue sur le Turnagain Arm et les montagnes. Nous déjeunons à Bird Point face au Turnagain Arm .
Passage par Indian Meat Valley pour acheter quelques produits alimentaire locaux style saucisse de caribou ou onserve de saumon (on a pas trop été emballé à l'usage). Arrivée à Alyeska et rando "Winner creek trail" (facile et sympa). On continue après les gorges jusqu'au handtram au dessus de Glacier Creek. On plante la tente au camping de Girdwood. Les campings en Alaska sont super, on choisit un emplacement dispo et on paye dans une petite boite au lettre (entre 15 et 20 dollars). Il n'y a presque jamais de douche mais toujours des toilettes et souvent des bears proof containers (et des poubelles anti ours).

Jour 3 : Girdwood - Crow Pass Trail Ce matin, reveil sous la pluie. Nous partons tardivement pour la randonnée de crow pass trail en espérant une amélioration du temps. Belle randonnée de 8 km A/R jusqu'au Crystal Lake (. Au col, le vent souffle et il fait bien froid. On pic nic et on redescend car vu le brouillard ça ne sert à rien de continuer jusqu'à Raven Glacier. Au retour on passe par les vestige d'une ancienne mine d'or. Nuit au camping de Girdwood (il y a un abris en bois pour pic-niquer quand il pleut !)

Jour 4 : Girdwood – Hope Journée pluvieuse. Visite du Alaska Wildlige center (pas prévu au programme mais une bonne activité à faire quand il pleut). On a bien aimé la visite de ce parc animalier (qui n’est pas du tout un zoo mais plutôt un centre où sont récupérés et soignés les animaux malades). On a vu de très près des caribous, des élans, des renards, des lynxs, des bisons, des porcs-épics, des cerfs, des daims de Sitka, des bœufs musqués, des ours bruns et des ours noirs. Ça nous a appris à connaître les différentes espèces présentes en Alaska afin de mieux les reconnaitre plus tard. On reprend ensuite la route (toujours sous la pluie) vers Whittier. Vu le temps, on renonce à la randonnée jusqu'à Portage Glacier. On n’a pas vu grand-chose de la ville à part l’excellent Swiftwater seafood cafe (fish and chips de Halibut). C'est un peu dommage, me direz-vous, de payer le tunnel pour juste aller manger un bout au resto, c'est clair ... On continue vers Hope. Nuit en cabine rustique donnant sur la rivière (Discovery cabins) et repas au Seaview café (super ambiance, bières locales et bons burgers).
Jour 5 : Hope - Canyoning sur la Sixmiles Creek
Belles éclaircies. Petite visite de Hope et de ses mignonnes petites cabanes en bois. Nous nous attardons à observer les nombreux pêcheurs sur la Resurrection Creek et promenade au bord du Turnagain Arm (dans des herbiers bien marécageux). On a réservé une après-midi de rafting avec NovaRiver sur la Six Miles Creek. L'équipement fourni est super (combinaison étanche car l'eau est très froide). Petit entraînement en rivière pour vérifier si on arrive à nager dans le courant (en cas de chute) et départ pour les 3 canyons où les rapides vont crescendo de classe 3 à classe 5 ! Super expérience et jolis paysages . On ne regrette vraiment pas.
Le soir on profite du beau temps pour retourner à Portage et on randonne jusqu'à Byron Glacier (rando facile et jolis paysages). On termine la soirée au bord du lac Portage avec un très bel éclairage sur le glacier du même nom. On monte notre tente au camping Tenderfoot sur la Seward Highway à 22H30 avec le jour !


Jour 6 : Seward Jolis paysages sur la Seward Highway malgré la pluie. On tente d’aller jusqu’à Exit glacier pour faire une randonnée mais la météo est vraiment mauvaise on renonce. On fait le Coastal Trail au départ de Lowell Point. Après un passage dans une belle forêt d’épicéas (spruce), on arrive Tonsina Creek où on voit plein de saumons. On continue le long de la mer on voit plusieurs bald eagle et des loutres mais on doit faire demi-tour à cause de la marée montante. Déception de débutants : on aurait vraiment dû regarder les tables de marée car cette randonnée est très sympa, même sous la pluie. Par beau temps, on doit probablement avoir un très bel aperçu des fjords de Resurection Bay. Camping à Seward au bord de la mer (avec le spectacles des loutres). Repas du soir à la Seward Brewery Company : excellentes bières locales, délicieux burgers et playlist rock (notre coup de cœur).

Jour 7 : Seward Pluie toute la journée. Visite du Sealife Center (notre plan B en cas de pluie) très intéressant : phoques, lions de mer, nombreux oiseaux (dont macareux). Assez utiles pour repérer plus tard les différentes espèces dans la nature. On visite ensuite le port puis on randonne autour de bear Lake. Nombreux saumons qui sautent dans la rivière un peu avant bear lake (indiqué dans le Milepost). On a croisé (de beaucoup trop près) une maman ours et ses bébés tout près du lac. Une bonne dose de panique mais plus de peur que de mal. Nuit au camping de Seward.


Jour 1 : Nice - Anchorage Nous sommes partis de Nice, trois jours après notre mariage avec la compagnie aérienne Lufthansa. Départ très matinal et arrivée à Anchorage à 16H (heure locale) avec 10 heures de décalage horaire et 2 escales (Francfort et Seattle). Attention, il faut récupérer les bagages à Seattle donc prévoir une correspondance en conséquence (nous on avait prévu 1h30 ça passait mais c'était juste). Arrivés à Anchorage, nous récupérons le véhicule loué chez avis (une nissan sentra bien confortable avec un bel espace de rangement pour nos bagages dans le coffre). On file à l'auberge de jeunesse où nous avions réservé notre première nuit. On était tellement fatigué qu'on n'a même pas eu le courage de ressortir et on s'est endormi très rapidement malgré le jour qui ne tombe presque pas ! (2 heures de "nuit claire" au début de notre voyage)
Jour 2 : Anchorage - Girdwood Il fait beau. Nous passons la matinée au Wallmart et au REI (magasin de sport outdoor où nous achetons des recharges coleman pour notre réchaud à gaz, un bear proof container et un pepper spray - ce dernier élément est indispensable si vous prévoyez de randonner en territoire ours). Départ vers Girdwood sur la Seward Highway. Excellents points de vue sur le Turnagain Arm et les montagnes. Nous déjeunons à Bird Point face au Turnagain Arm .
Passage par Indian Meat Valley pour acheter quelques produits alimentaire locaux style saucisse de caribou ou onserve de saumon (on a pas trop été emballé à l'usage). Arrivée à Alyeska et rando "Winner creek trail" (facile et sympa). On continue après les gorges jusqu'au handtram au dessus de Glacier Creek. On plante la tente au camping de Girdwood. Les campings en Alaska sont super, on choisit un emplacement dispo et on paye dans une petite boite au lettre (entre 15 et 20 dollars). Il n'y a presque jamais de douche mais toujours des toilettes et souvent des bears proof containers (et des poubelles anti ours).

Jour 3 : Girdwood - Crow Pass Trail Ce matin, reveil sous la pluie. Nous partons tardivement pour la randonnée de crow pass trail en espérant une amélioration du temps. Belle randonnée de 8 km A/R jusqu'au Crystal Lake (. Au col, le vent souffle et il fait bien froid. On pic nic et on redescend car vu le brouillard ça ne sert à rien de continuer jusqu'à Raven Glacier. Au retour on passe par les vestige d'une ancienne mine d'or. Nuit au camping de Girdwood (il y a un abris en bois pour pic-niquer quand il pleut !)

Jour 4 : Girdwood – Hope Journée pluvieuse. Visite du Alaska Wildlige center (pas prévu au programme mais une bonne activité à faire quand il pleut). On a bien aimé la visite de ce parc animalier (qui n’est pas du tout un zoo mais plutôt un centre où sont récupérés et soignés les animaux malades). On a vu de très près des caribous, des élans, des renards, des lynxs, des bisons, des porcs-épics, des cerfs, des daims de Sitka, des bœufs musqués, des ours bruns et des ours noirs. Ça nous a appris à connaître les différentes espèces présentes en Alaska afin de mieux les reconnaitre plus tard. On reprend ensuite la route (toujours sous la pluie) vers Whittier. Vu le temps, on renonce à la randonnée jusqu'à Portage Glacier. On n’a pas vu grand-chose de la ville à part l’excellent Swiftwater seafood cafe (fish and chips de Halibut). C'est un peu dommage, me direz-vous, de payer le tunnel pour juste aller manger un bout au resto, c'est clair ... On continue vers Hope. Nuit en cabine rustique donnant sur la rivière (Discovery cabins) et repas au Seaview café (super ambiance, bières locales et bons burgers).

Jour 5 : Hope - Canyoning sur la Sixmiles Creek
Belles éclaircies. Petite visite de Hope et de ses mignonnes petites cabanes en bois. Nous nous attardons à observer les nombreux pêcheurs sur la Resurrection Creek et promenade au bord du Turnagain Arm (dans des herbiers bien marécageux). On a réservé une après-midi de rafting avec NovaRiver sur la Six Miles Creek. L'équipement fourni est super (combinaison étanche car l'eau est très froide). Petit entraînement en rivière pour vérifier si on arrive à nager dans le courant (en cas de chute) et départ pour les 3 canyons où les rapides vont crescendo de classe 3 à classe 5 ! Super expérience et jolis paysages . On ne regrette vraiment pas.
Le soir on profite du beau temps pour retourner à Portage et on randonne jusqu'à Byron Glacier (rando facile et jolis paysages). On termine la soirée au bord du lac Portage avec un très bel éclairage sur le glacier du même nom. On monte notre tente au camping Tenderfoot sur la Seward Highway à 22H30 avec le jour !


Jour 6 : Seward Jolis paysages sur la Seward Highway malgré la pluie. On tente d’aller jusqu’à Exit glacier pour faire une randonnée mais la météo est vraiment mauvaise on renonce. On fait le Coastal Trail au départ de Lowell Point. Après un passage dans une belle forêt d’épicéas (spruce), on arrive Tonsina Creek où on voit plein de saumons. On continue le long de la mer on voit plusieurs bald eagle et des loutres mais on doit faire demi-tour à cause de la marée montante. Déception de débutants : on aurait vraiment dû regarder les tables de marée car cette randonnée est très sympa, même sous la pluie. Par beau temps, on doit probablement avoir un très bel aperçu des fjords de Resurection Bay. Camping à Seward au bord de la mer (avec le spectacles des loutres). Repas du soir à la Seward Brewery Company : excellentes bières locales, délicieux burgers et playlist rock (notre coup de cœur).

Jour 7 : Seward Pluie toute la journée. Visite du Sealife Center (notre plan B en cas de pluie) très intéressant : phoques, lions de mer, nombreux oiseaux (dont macareux). Assez utiles pour repérer plus tard les différentes espèces dans la nature. On visite ensuite le port puis on randonne autour de bear Lake. Nombreux saumons qui sautent dans la rivière un peu avant bear lake (indiqué dans le Milepost). On a croisé (de beaucoup trop près) une maman ours et ses bébés tout près du lac. Une bonne dose de panique mais plus de peur que de mal. Nuit au camping de Seward.


De Seattle à Los Angeles: carnet d'un voyage en famille le long du Pacifique (ou presque), été 2016 English translation pending
Allez je me lance dans la rédaction du carnet de nos vacances !
En préambule, je voudrais remercier tous ceux sur ce forum qui m'ont aidée à préparer ce voyage et qui ont si gentiment et patiemment répondu à toutes les questions que je me posais pendant son organisation ! C'est grâce à eux que ce périple a été une réussite !
Petite présentation des voyageurs d'abord :
De droite à gauche, entre Bob le minion et Gru : P. mon mari, L. 15 ans, M. 17 ans (si si, la petite tête au chapeau tout derrière !), T. 12 ans et moi !
Nous souhaitions faire un grand voyage aux Etats-Unis avec nos enfants et j'imaginais que cela se ferait plutôt à l'été 2017, lorsque nous aurions enfin fini de rembourser notre maison. Mais à l'automne dernier, nous avons réalisé que notre fille allait passer le bac en 2017, puis enchaînerait sur des études et que donc l'été 2016 serait certainement le dernier où cela serait facile d'organiser des vacances en famille au complet. Alors zou, on casse la tirelire et à nous les Usa !
La décision du grand voyage prise, il a fallu déterminer le parcours.
J'avais le vieux rêve de descendre le long du Pacifique par la route 101/1, les enfants voulaient voir Seattle pour la Space Needle (à force de la voir en fond d'écran sur leur ordi 😏) et pour se rendre sur les terres de leur chanteur préféré, Macklemore, ils souhaitaient aller à San Francisco parce que San Francisco et à Los Angeles pour les studios Universal, et mon mari, accommodant comme toujours était d'accord pour tout. De plus, une de nos belles-soeurs vit à Los Angeles et cela nous donnait enfin une occasion de lui rendre visite. Le trajet était trouvé !
Voici au jour le jour nos nuitées : - Du 11/07 au 14/07 Seattle - 14/07 - 15/07 Port Angeles - 15/07 - 17/07 La Push - 17/07 - 19/07 Ilwaco - 19/07 - 21/07 Portland - 21/07 - 23/07 Bend - 23/07 - 24/07 White city - 24/07 - 25/07 Eureka - 25/07 - 26/07 Mendocino - 26/07 - 29/07 San Francisco - 29/07 - 31/07 Pacific Grove (Monterey) - 31/07 - 01/08 Morro Bay - 01/08 - 02/08 Santa Barbara - 02/08 - 04/08 Los Angeles
Nous sommes rentrés depuis un peu plus de quinze jours maintenant, et je vis encore ce voyage. J'essaie de faire un bilan, de définir ce qui m'a le plus étonnée, le plus marquée, et c'est difficile parce que tout se bouscule dans ma tête et que nous avons vécu tant de chose pendant ces 24 jours ! J'espère que raconter au jour le jour ce voyage en reprenant les notes prises chaque soir va m'aider à faire le tri... En tout cas, nous avons fait un séjour inoubliable, tous les jours l'un d'entre nous y fait référence... et j'ai déjà envie de repartir ! Pour ce qui est de la logistique et de l'organisation matérielle : - billets d'avion pris chez Air France en novembre. Vols multidestinations Paris-Seattle et Los Angeles-Paris, opérés à l'aller par Delta Airlines et au retour par Air France. 6500 euros pour nous 5 (4 prix adultes et 1 jeune), j'ai privilégié les vols directs. Les vols se sont bien passés, malgré du retard au départ à chaque fois. - voiture réservée en janvier chez Alamo. Catégorie Dodge Gran Caravan. Grâce à un lien donné par un forumeur (je suis désolée, je ne sais plus qui exactement, en tout cas merci infiniment encore !), j'obtiens une réduction de 10 %, le conducteur additionnel gratuit et la possibilité de rendre le réservoir d'essence vide. Nous aurons une Toyota Sienna, parfaite pour nous 5 et nos 5 valises. - nuits en hôtels uniquement, quasiment tous réservés via booking.com. Aucun souci concernant les réservations. A 5 personnes nécessitant un couchage adulte, j'ai dû la plupart du temps réserver deux chambres séparées. Il y a également eu des fois où nous étions dans un seul logement, avec deux chambres et parfois une cuisine. - repas pris le plus souvent sous forme de pique-nique le midi et au restaurant le soir. Restaurants souvent fast-food, nous ne sommes pas de grands gastronomes, et nos 3 ados étaient ravis de toute façon. T. s'est même lancé le challenge de manger le plus de hamburgers possibles pendant le séjour, et est arrivé à 13 ! La plupart des petits déjeuners ont été pris à l'hôtel. - les billets pour la majorité des attractions prévues ont été pris à l'avance, pour bénéficier de prix intéressants (Universal studios à 85 $) et de places disponibles (Alcatraz). Ils avaient été offert comme cadeaux de Noël en avance aux enfants par leurs grands-parents. Pour ceux que ça intéresserait, au total ce voyage nous a coûté presque 18000 euros pour nous 5.
Dans le prochain message, notre arrivée à Seattle ! (ici )

De droite à gauche, entre Bob le minion et Gru : P. mon mari, L. 15 ans, M. 17 ans (si si, la petite tête au chapeau tout derrière !), T. 12 ans et moi !
Nous souhaitions faire un grand voyage aux Etats-Unis avec nos enfants et j'imaginais que cela se ferait plutôt à l'été 2017, lorsque nous aurions enfin fini de rembourser notre maison. Mais à l'automne dernier, nous avons réalisé que notre fille allait passer le bac en 2017, puis enchaînerait sur des études et que donc l'été 2016 serait certainement le dernier où cela serait facile d'organiser des vacances en famille au complet. Alors zou, on casse la tirelire et à nous les Usa !
La décision du grand voyage prise, il a fallu déterminer le parcours.
J'avais le vieux rêve de descendre le long du Pacifique par la route 101/1, les enfants voulaient voir Seattle pour la Space Needle (à force de la voir en fond d'écran sur leur ordi 😏) et pour se rendre sur les terres de leur chanteur préféré, Macklemore, ils souhaitaient aller à San Francisco parce que San Francisco et à Los Angeles pour les studios Universal, et mon mari, accommodant comme toujours était d'accord pour tout. De plus, une de nos belles-soeurs vit à Los Angeles et cela nous donnait enfin une occasion de lui rendre visite. Le trajet était trouvé !Voici au jour le jour nos nuitées : - Du 11/07 au 14/07 Seattle - 14/07 - 15/07 Port Angeles - 15/07 - 17/07 La Push - 17/07 - 19/07 Ilwaco - 19/07 - 21/07 Portland - 21/07 - 23/07 Bend - 23/07 - 24/07 White city - 24/07 - 25/07 Eureka - 25/07 - 26/07 Mendocino - 26/07 - 29/07 San Francisco - 29/07 - 31/07 Pacific Grove (Monterey) - 31/07 - 01/08 Morro Bay - 01/08 - 02/08 Santa Barbara - 02/08 - 04/08 Los Angeles
Nous sommes rentrés depuis un peu plus de quinze jours maintenant, et je vis encore ce voyage. J'essaie de faire un bilan, de définir ce qui m'a le plus étonnée, le plus marquée, et c'est difficile parce que tout se bouscule dans ma tête et que nous avons vécu tant de chose pendant ces 24 jours ! J'espère que raconter au jour le jour ce voyage en reprenant les notes prises chaque soir va m'aider à faire le tri... En tout cas, nous avons fait un séjour inoubliable, tous les jours l'un d'entre nous y fait référence... et j'ai déjà envie de repartir ! Pour ce qui est de la logistique et de l'organisation matérielle : - billets d'avion pris chez Air France en novembre. Vols multidestinations Paris-Seattle et Los Angeles-Paris, opérés à l'aller par Delta Airlines et au retour par Air France. 6500 euros pour nous 5 (4 prix adultes et 1 jeune), j'ai privilégié les vols directs. Les vols se sont bien passés, malgré du retard au départ à chaque fois. - voiture réservée en janvier chez Alamo. Catégorie Dodge Gran Caravan. Grâce à un lien donné par un forumeur (je suis désolée, je ne sais plus qui exactement, en tout cas merci infiniment encore !), j'obtiens une réduction de 10 %, le conducteur additionnel gratuit et la possibilité de rendre le réservoir d'essence vide. Nous aurons une Toyota Sienna, parfaite pour nous 5 et nos 5 valises. - nuits en hôtels uniquement, quasiment tous réservés via booking.com. Aucun souci concernant les réservations. A 5 personnes nécessitant un couchage adulte, j'ai dû la plupart du temps réserver deux chambres séparées. Il y a également eu des fois où nous étions dans un seul logement, avec deux chambres et parfois une cuisine. - repas pris le plus souvent sous forme de pique-nique le midi et au restaurant le soir. Restaurants souvent fast-food, nous ne sommes pas de grands gastronomes, et nos 3 ados étaient ravis de toute façon. T. s'est même lancé le challenge de manger le plus de hamburgers possibles pendant le séjour, et est arrivé à 13 ! La plupart des petits déjeuners ont été pris à l'hôtel. - les billets pour la majorité des attractions prévues ont été pris à l'avance, pour bénéficier de prix intéressants (Universal studios à 85 $) et de places disponibles (Alcatraz). Ils avaient été offert comme cadeaux de Noël en avance aux enfants par leurs grands-parents. Pour ceux que ça intéresserait, au total ce voyage nous a coûté presque 18000 euros pour nous 5.
Dans le prochain message, notre arrivée à Seattle ! (ici )

Juillet 2016: d’une randonnée dans les White Domes à l’autre, 16 jours qui passent trop vite! English translation pending
Après trois voyages dans le sud ouest des États-Unis, j’aurais aimé aller visiter d’autres contrées un peu plus au nord tandis que Yannick, mon mari, avait envie de rester dans notre zone de prédilection pour continuer à explorer des lieux en dehors des sentiers battus.
C’est finalement une promo chez British Airlines qui nous a mis d’accord : les billets n’étaient vraiment pas chers pour l’été, mais la promo ne fonctionnait que vers Los Angeles, Las Vegas ou encore Denver… pas pour Seattle en tous cas ! Nous avons acheté nos billets pour Las Vegas fin août 2015 pour juillet 2016 et avons payé 654 € par personne.
Nous nous sommes ensuite aperçus que la plupart des hôtels avaient augmenté depuis l’an passé, la faute à la reprise économique des États-Unis paraît-il… Tant mieux pour eux, mais cela n’arrangeait pas nos affaires, surtout que l’Euro n’était pas bien vaillant face au Dollar… Impossible donc de tenir une aussi bonne moyenne par nuitée que l’année dernière ! Pour que ce post ne fasse pas trop flamber notre budget, j’ai donc proposé à Yannick de faire du camping cette année, lui qui y était toujours farouchement opposé… Il a finalement validé l’idée en se disant qu’il fallait en profiter pour dormir dans des coins où cela apporte un plus (cela nous permettrait par exemple de faire plusieurs sites sur la Hole In The Rock Road sans avoir à retourner dormir à Escalante).
Pour la voiture, nous avions loué un SUV Standard l’an passé et nous avions eu la chance d’avoir un Grand Cherokee 4X4. Nous étions satisfaits sur toute la ligne et, après avoir hésité à louer un Tahoe (mais trop cher en juillet), nous avons finalement repris un SUV Standard. Nous espérions bien sûr revoir notre cher ami le Grand Cherokee… mais toutes les années ne se ressemblent pas !
Voilà le programme réalisé cette année : - Red Cliffs Recreation Area - Water Canyon et White Domes - Coal Mine Canyon et Ha Ho No Geh Canyon - Blue Canyon et Alstrom Point - Cottonwood Canyon Road et Yellow Rock - Dry Fork, Peek a Boo Canyon et Sunset Arch - Broken Bow Arch - Scenic drive de Bryce Canyon, Bristlecone loop trail, Little Hollywood et Coral Pink Sand Dunes - Johnson Canyon Road et Toadstool Hoodoos - Coyote Buttes South (Paw Hole) - Edmaier’s Secret - Many Pools et les Narrows - Observation Point - Yant Flat et soirée à Las Vegas - Début de journée à Las Vegas et Valley of Fire - White Domes (Valley of Fire) et Wet’N Wild (parc aquatique)
Le bilan budget est le suivant : - Billets d’avion : 2615 € pour 4 (achetés directement sur le site de BA). - Hôtels : 1365 € pour 16 nuits, soit une moyenne de 85 € par nuit. Mais à ce total, j’ai préféré rajouter l’achat du matériel de camping puisque nous n’avions rien et que nous n’aurions pas fait ces achats si nous n’étions pas partis aux Etats-Unis. Nous avons donc dépensé 1688 € pour 16 nuits, soit une moyenne de 105,50 € par nuit. Cela reste raisonnable. - Voiture : 733 € pour 16 jours de location d’un SUV standard. - Nourriture : 77 $ par jour en moyenne (pour 4 personnes). Nous avons fait beaucoup de courses pour des pique-niques ainsi que des fast-foods, mais nous nous sommes aussi fait plaisir plusieurs fois au restaurant.
Nous avons donc dépensé au total 6650 € pour 4 personnes pour 16 jours sur place.
Nous nous sommes ensuite aperçus que la plupart des hôtels avaient augmenté depuis l’an passé, la faute à la reprise économique des États-Unis paraît-il… Tant mieux pour eux, mais cela n’arrangeait pas nos affaires, surtout que l’Euro n’était pas bien vaillant face au Dollar… Impossible donc de tenir une aussi bonne moyenne par nuitée que l’année dernière ! Pour que ce post ne fasse pas trop flamber notre budget, j’ai donc proposé à Yannick de faire du camping cette année, lui qui y était toujours farouchement opposé… Il a finalement validé l’idée en se disant qu’il fallait en profiter pour dormir dans des coins où cela apporte un plus (cela nous permettrait par exemple de faire plusieurs sites sur la Hole In The Rock Road sans avoir à retourner dormir à Escalante).
Pour la voiture, nous avions loué un SUV Standard l’an passé et nous avions eu la chance d’avoir un Grand Cherokee 4X4. Nous étions satisfaits sur toute la ligne et, après avoir hésité à louer un Tahoe (mais trop cher en juillet), nous avons finalement repris un SUV Standard. Nous espérions bien sûr revoir notre cher ami le Grand Cherokee… mais toutes les années ne se ressemblent pas !
Voilà le programme réalisé cette année : - Red Cliffs Recreation Area - Water Canyon et White Domes - Coal Mine Canyon et Ha Ho No Geh Canyon - Blue Canyon et Alstrom Point - Cottonwood Canyon Road et Yellow Rock - Dry Fork, Peek a Boo Canyon et Sunset Arch - Broken Bow Arch - Scenic drive de Bryce Canyon, Bristlecone loop trail, Little Hollywood et Coral Pink Sand Dunes - Johnson Canyon Road et Toadstool Hoodoos - Coyote Buttes South (Paw Hole) - Edmaier’s Secret - Many Pools et les Narrows - Observation Point - Yant Flat et soirée à Las Vegas - Début de journée à Las Vegas et Valley of Fire - White Domes (Valley of Fire) et Wet’N Wild (parc aquatique)
Le bilan budget est le suivant : - Billets d’avion : 2615 € pour 4 (achetés directement sur le site de BA). - Hôtels : 1365 € pour 16 nuits, soit une moyenne de 85 € par nuit. Mais à ce total, j’ai préféré rajouter l’achat du matériel de camping puisque nous n’avions rien et que nous n’aurions pas fait ces achats si nous n’étions pas partis aux Etats-Unis. Nous avons donc dépensé 1688 € pour 16 nuits, soit une moyenne de 105,50 € par nuit. Cela reste raisonnable. - Voiture : 733 € pour 16 jours de location d’un SUV standard. - Nourriture : 77 $ par jour en moyenne (pour 4 personnes). Nous avons fait beaucoup de courses pour des pique-niques ainsi que des fast-foods, mais nous nous sommes aussi fait plaisir plusieurs fois au restaurant.
Nous avons donc dépensé au total 6650 € pour 4 personnes pour 16 jours sur place.
De la côte californienne à l'Apache Trail après un "petit" détour au Nouveau-Mexique et Sud Colorado English translation pending
Bonjour à tous,
Le road trip dans l'Ouest USA, on adore. 😏
La lecture de nombreux carnets et blogs des participants à ce forum m'a été très utile pour construire ce voyage qui est notre 4ème road trip dans l'Ouest. Je vous remercie tous et, à mon tour, je vous présente mon circuit qui s'est déroulé du 24 juin au 20 juillet 2016.
Nous avons souhaité - varier les paysages : mer, déserts, montagnes ; - découvrir le Nouveau-Mexique (tout du moins, une partie) ; - alterner visites dans les villes, randonnées pédestres, et autres activités ; - essayer de passer par tous les tronçons de la route 66 de notre itinéraire.
Voici notre itinéraire : 24/06 : vol Paris > San Francisco 25/06 : San Francisco > Monterey 26/06 : Monterey > Big-Sur 27/06 : Big-Sur > Morro Bay 28/06 : Morro Bay > Santa Barbara 29/06 : Santa Barbara > Yucca Valley 30/06 : Yucca Valley > Kingman 01/07 : Kingman > Sedona 02/07 : secteur de Sedona 03/07 : Sedona > Holbrook 04/07 : Holbrook > Albuquerque 05/07 : Albuquerque > Santa Fe 06/07 : les environs de Santa Fe 07/07 : Santa Fe > Taos 08/07 : Taos 09/07 : Taos > Great Sand Dunes NP 10/07 : Great Sand Dunes NP > Durango 11/07 : train Durango > Silverton 12/07 : Durango > Ouray 13/07 : Ouray > Cortez 14/07 : Cortez > Monument Valley 15/07 : Monument Valley > Page 16/07 : secteur de Page 17/07 : Page > Tuba City 18/07 : Tuba City > Mesa 19/07 : Apache Trail 20/07 : vol du retour
Nous sommes partis à trois : mon mari (Yann), moi-même (Christine) et une amie (Sylvie).
Nous avons pris un vol direct Paris > San Francisco en réservant sur le site de la compagnie aérienne Delta Airlines. Mais, ce vol était opéré par Air France et le stress est monté quand nous avons eu connaissance du préavis de grève qui démarrait précisément le 24 Juin.
Heureusement, 48 h avant le départ, notre vol a été confirmé !
Une fois installés à bord, il a fallu attendre 1 h 30 avant que l'avion ait l'autorisation de décoller. Là, je me suis dit : "Avec un vol direct, nous sommes tranquilles, même si nous atterrissons avec un retard important. Si nous avions eu une escale, nous aurions pu manquer le 2ème avion".
Après un vol d'une dizaine d'heures, nous nous dirigeons vers San Francisco
Comme je suis à côté d'un hublot, je photographie le paysage. Je discute avec ma voisine de derrière. Je lui demande si elle reconnaît les montagnes et le lac qui sont en dessous. Mais, elle ne trouve pas. Quelqu'un pourrait-il me dire quel est ce lac situé entre les deux montagnes au sommet enneigé ?
Je continue de photographier l'approche vers San Francisco. Je vois ceci :

Je suis étonnée de voir ce type de paysage. J'ai l'impression que ce sont des marais salants.
Comme nous sommes dans un A 380, je crains que le passage au Service de l'Immigration soit très long. Notre amie, Sylvie, n'est pas revenue aux USA depuis une vingtaine d'années et elle ne peut donc pas utiliser les bornes APC. Nous marchons le plus vite possible de façon à arriver dans les premiers. Et, oh miracle ! Il n'y a quasiment personne devant nous et je remarque les nombreux guichets. Nous mettrons à peine 5 minutes pour passer le Service de l'Immigration. C'est la 1ère fois que c'est si rapide.
Nous prenons le métro aérien qui permet d'accéder aux agences des loueurs. Nous nous présentons au comptoir d'Alamo. Il n'y a qu'une famille devant nous. Nous aurons une Santa Fe Hyundai. Elle est bien. Le coffre est grand. Le GPS est inclus dans le forfait. C'est parti, youpi, le road trip commence. La 1ère étape, c'est notre hôtel : le "Comfort Inn & Suites San Francisco Airport North".
Nous sommes déjà venus plusieurs fois à San Francisco et, pour ce circuit, nous n'avions prévu qu'une seule nuitée. Ce n'était donc pas gênant de dormir à l'extérieur de la ville. La chambre est très bien. Après avoir monté les bagages, nous partons visiter un quartier de San Francisco où nous n'étions pas encore allés lors des précédents road trips : Mission District. Nous voulions surtout découvrir les "murals".
A tout à l'heure !
Le road trip dans l'Ouest USA, on adore. 😏
La lecture de nombreux carnets et blogs des participants à ce forum m'a été très utile pour construire ce voyage qui est notre 4ème road trip dans l'Ouest. Je vous remercie tous et, à mon tour, je vous présente mon circuit qui s'est déroulé du 24 juin au 20 juillet 2016.
Nous avons souhaité - varier les paysages : mer, déserts, montagnes ; - découvrir le Nouveau-Mexique (tout du moins, une partie) ; - alterner visites dans les villes, randonnées pédestres, et autres activités ; - essayer de passer par tous les tronçons de la route 66 de notre itinéraire.
Voici notre itinéraire : 24/06 : vol Paris > San Francisco 25/06 : San Francisco > Monterey 26/06 : Monterey > Big-Sur 27/06 : Big-Sur > Morro Bay 28/06 : Morro Bay > Santa Barbara 29/06 : Santa Barbara > Yucca Valley 30/06 : Yucca Valley > Kingman 01/07 : Kingman > Sedona 02/07 : secteur de Sedona 03/07 : Sedona > Holbrook 04/07 : Holbrook > Albuquerque 05/07 : Albuquerque > Santa Fe 06/07 : les environs de Santa Fe 07/07 : Santa Fe > Taos 08/07 : Taos 09/07 : Taos > Great Sand Dunes NP 10/07 : Great Sand Dunes NP > Durango 11/07 : train Durango > Silverton 12/07 : Durango > Ouray 13/07 : Ouray > Cortez 14/07 : Cortez > Monument Valley 15/07 : Monument Valley > Page 16/07 : secteur de Page 17/07 : Page > Tuba City 18/07 : Tuba City > Mesa 19/07 : Apache Trail 20/07 : vol du retour
Nous sommes partis à trois : mon mari (Yann), moi-même (Christine) et une amie (Sylvie).
Nous avons pris un vol direct Paris > San Francisco en réservant sur le site de la compagnie aérienne Delta Airlines. Mais, ce vol était opéré par Air France et le stress est monté quand nous avons eu connaissance du préavis de grève qui démarrait précisément le 24 Juin.
Heureusement, 48 h avant le départ, notre vol a été confirmé !
Une fois installés à bord, il a fallu attendre 1 h 30 avant que l'avion ait l'autorisation de décoller. Là, je me suis dit : "Avec un vol direct, nous sommes tranquilles, même si nous atterrissons avec un retard important. Si nous avions eu une escale, nous aurions pu manquer le 2ème avion".
Après un vol d'une dizaine d'heures, nous nous dirigeons vers San Francisco

Comme je suis à côté d'un hublot, je photographie le paysage. Je discute avec ma voisine de derrière. Je lui demande si elle reconnaît les montagnes et le lac qui sont en dessous. Mais, elle ne trouve pas. Quelqu'un pourrait-il me dire quel est ce lac situé entre les deux montagnes au sommet enneigé ?

Je continue de photographier l'approche vers San Francisco. Je vois ceci :


Je suis étonnée de voir ce type de paysage. J'ai l'impression que ce sont des marais salants.
Comme nous sommes dans un A 380, je crains que le passage au Service de l'Immigration soit très long. Notre amie, Sylvie, n'est pas revenue aux USA depuis une vingtaine d'années et elle ne peut donc pas utiliser les bornes APC. Nous marchons le plus vite possible de façon à arriver dans les premiers. Et, oh miracle ! Il n'y a quasiment personne devant nous et je remarque les nombreux guichets. Nous mettrons à peine 5 minutes pour passer le Service de l'Immigration. C'est la 1ère fois que c'est si rapide.
Nous prenons le métro aérien qui permet d'accéder aux agences des loueurs. Nous nous présentons au comptoir d'Alamo. Il n'y a qu'une famille devant nous. Nous aurons une Santa Fe Hyundai. Elle est bien. Le coffre est grand. Le GPS est inclus dans le forfait. C'est parti, youpi, le road trip commence. La 1ère étape, c'est notre hôtel : le "Comfort Inn & Suites San Francisco Airport North".
Nous sommes déjà venus plusieurs fois à San Francisco et, pour ce circuit, nous n'avions prévu qu'une seule nuitée. Ce n'était donc pas gênant de dormir à l'extérieur de la ville. La chambre est très bien. Après avoir monté les bagages, nous partons visiter un quartier de San Francisco où nous n'étions pas encore allés lors des précédents road trips : Mission District. Nous voulions surtout découvrir les "murals".
A tout à l'heure !
Alaska... Enfin! English translation pending

« Pas banal comme destination » me disait une connaissance juste avant notre départ. Et effectivement, quand je disais « Alaska », on me répondait « super … mais …. et les températures, les moustiques, la pluie, les ours…. ?? ».
Eh bien oui j’étais prête à tout ça (et heureusement !) et j’avais préparé mes troupes en conséquence (et heureusement aussi !). Mais j’étais surtout prête pour les paysages superbes, les montagnes enneigées, les rivières à saumon, les glaciers descendant dans la mer, cette nature que j’imaginais foisonnante et sauvage, cette wildlife que je pensais omniprésente.
Après avoir conçu à l’automne un séjour classique basé essentiellement sur la rando et quelques activités touristiques, j’ai cherché comment lui donner une tournure un peu différente. Il me semblait qu’il fallait autre chose pour 1 voyage en Alaska … Mais quoi ?
La rando itinérante étant exclue par nos garçons farouchement opposés à l’idée du bivouac, la solution est venue suite à notre inscription à un club de kayak en fin d’année dernière. Je tenais une idée… inclure une partie découverte par voie d’eau. Restait à la concrétiser....
Cette préparation-là m’a demandé un temps certain : déjà pour trouver le matériel adéquat. J’ai rapidement décidé d’investir dans des kayaks gonflables plutôt que de louer et ai jeté mon dévolu sur des Gumotex Twist 2, fiables, à gonflage / séchage rapide et pesant - de 10kg. Ensuite pour trouver les spots adéquats, qui ne mettent pas nos vies dans des situations que nous pourrions avoir à regretter. J’ai trouvé mon bonheur dans le livre Paddling Alaska qui recense, entre autres, des spots faciles faisables à la journée et adaptés aux débutants que nous sommes.
J’ai ensuite annulé mes 2 nuits à Fairbanks pour les remplacer par 2 nuits sur la Denali Hwy (ce qui m’en faisait 3 en tout), et ai glissé 4 paires de crampons dans nos sacs.
C’est sur ces bases que nous sommes en ce 14 juillet enfin en partance avec nos 4 énormes sacs en limite de poids autorisé et nos 2 garçons de 16 et 18 ans pas franchement emballés par ce qui les attend (les températures, les moustiques, la pluie, les ours, le kayak et …. 0 piscine !!!)
A suivre le programme et la carte du trajet mais avant, un grand merci à ceux qui m’ont aidée dans la préparation. Merci donc à Cheechako, Moruto, Willemspie, Etrefal, Olivier50, Galipote et Lilevis.
Une pensée spéciale à Mlefevre qui m’a prêté 2 paires de crampons, donné des tuyaux fort utiles sur le paddling et prêté l’excellent livre d’Ike Waits sur les randos dans le Denali.
Une autre pensée spéciale à Framboise95 qui partait aussi découvrir cette belle région presque en même temps et qui a fait aussi 1 merveilleux voyage….
Compte rendu Serenade of the Seas fjords de Norvège du 6 au 13 août 2016 English translation pending
Bonsoir à tous 😉
En préambule, les fjords me tentaient depuis longtemps, nous avons chois RCI car la croisière similaire sur MSC s'effectuait sur le musica que nous connaissions déjà et que nous aimons bien découvrir de nouveaux paquebots à chaque nouvelle croisière, le second bateau était trop petit à notre goût. Après notre découverte de l' Allure et de RCI en octobre nous avons été conquis par cette compagnie et avons donc réitéré
Après avoir réservé une cabine balcon garantie chez un prestataire allemand connu ici, je n'ai pas pu m'empêcher de regarder les prix ailleurs par la suite et banco !! Un mois après, elle était a moitié prix sur le site de RCL, j'ai pu annuler ( je n'ai perdu que 296€ ) et réserver du coup une mini suite 😏
Départ jeudi soir en TGV Nimes Roissy, nuit au Novotel, pas de vue sur les avions dommage ! Lever très matinal car nous avions choisi un vol très tôt pour pouvoir visiter Copenhague dans la journée. La grève d'Air France s'est arrêtée juste à temps pour nous 😏
Vol sans encombre, taxi jusqu'à l'hôtel dans le quartier de la gare où nous posons nos bagages et nous voilà partis à la découverte de Copenhague, très sympa, nous avons tout fait à pied ( entre 10 et 15 km ). Beaucoup de beaux monuments assez imposants, des vélos partout, une ville où il doit faire bon vivre, malgré le temps pluvieux et changeant




Après une bonne nuit de sommeil, nous prenons un taxi pour nous rendre au port.
RCI nous avait envoyé un mail il y a quelques jours pour organiser l'embarquement, une heure était dédiée à chaque pont et comme nous étions au pont 10, celui des suites, nous étions convoqués à 10h30, SUPER !!
Après avoir rempli le questionnaire de santé, nous avons été dirigés vers une ligne réservée aux suites, de toute façon pas grand monde aux guichets, en 20 mn nous étions sur le bateau ! On me tend le journal de bord en anglais 🤪
Pas de verre de bienvenue, nous montons directement au pont 10 ou l'accès aux cabines est fermé, une affiche indique qu'elles seront prêtes à 13h 00.
À plus tard pour la découverte du bateau 😛
En préambule, les fjords me tentaient depuis longtemps, nous avons chois RCI car la croisière similaire sur MSC s'effectuait sur le musica que nous connaissions déjà et que nous aimons bien découvrir de nouveaux paquebots à chaque nouvelle croisière, le second bateau était trop petit à notre goût. Après notre découverte de l' Allure et de RCI en octobre nous avons été conquis par cette compagnie et avons donc réitéré
Après avoir réservé une cabine balcon garantie chez un prestataire allemand connu ici, je n'ai pas pu m'empêcher de regarder les prix ailleurs par la suite et banco !! Un mois après, elle était a moitié prix sur le site de RCL, j'ai pu annuler ( je n'ai perdu que 296€ ) et réserver du coup une mini suite 😏
Départ jeudi soir en TGV Nimes Roissy, nuit au Novotel, pas de vue sur les avions dommage ! Lever très matinal car nous avions choisi un vol très tôt pour pouvoir visiter Copenhague dans la journée. La grève d'Air France s'est arrêtée juste à temps pour nous 😏
Vol sans encombre, taxi jusqu'à l'hôtel dans le quartier de la gare où nous posons nos bagages et nous voilà partis à la découverte de Copenhague, très sympa, nous avons tout fait à pied ( entre 10 et 15 km ). Beaucoup de beaux monuments assez imposants, des vélos partout, une ville où il doit faire bon vivre, malgré le temps pluvieux et changeant




Après une bonne nuit de sommeil, nous prenons un taxi pour nous rendre au port.
RCI nous avait envoyé un mail il y a quelques jours pour organiser l'embarquement, une heure était dédiée à chaque pont et comme nous étions au pont 10, celui des suites, nous étions convoqués à 10h30, SUPER !!
Après avoir rempli le questionnaire de santé, nous avons été dirigés vers une ligne réservée aux suites, de toute façon pas grand monde aux guichets, en 20 mn nous étions sur le bateau ! On me tend le journal de bord en anglais 🤪
Pas de verre de bienvenue, nous montons directement au pont 10 ou l'accès aux cabines est fermé, une affiche indique qu'elles seront prêtes à 13h 00.
À plus tard pour la découverte du bateau 😛