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Madagascar: ce jour le 9 février 2009 English translation pending
nous esperons de tous coeur que cette semaine ne sera pas celle de la mort mais de l espoir
les tours operators français (80% du CA sur mada) demande la suspenssion des voyages sur madagascar officielement
la mauvaise annee pour le tourisma gasy se precise
a plus
Poids des bagages autorisé pour Madagascar? English translation pending
bonjours,
je pars pour Madagascar mardi, et je ne comprend pas trés bien à quel poids j'ai droit en soute?
je sais que je suis en classe K et qu'a niveau des bagages il est indiqué "pc".
je pense avoir droit à 23kg fois deux, mais d'autres personnes me disent que j'ai droit à 32kg en tout!
pourriez vous me renseigner à ce sujet svp?
Démarches pour créer une association humanitaire? English translation pending
Salut à tous,
Je suis ici pour demander conseils à tous ceux qui liront ceci. En fait, je suis camerounais et je réside au cameroun. Soucieux des personnes très âgés et des enfants doués de potentiels mais n'ayant pas les moyens de réaliser leurs rêves, je voudrais bien donner de mon expestise et de mon temps et tous ceux-là qui tout comme nous ont vraiment besoin qu'on prenne soin d'eux les plus âgés et qu'on leur donne au moins cette opportunité de s'occuper de façon positive pour ceux qui n'ont les possibilités et qui èrent dans les rues de douala et partout ailleurs.
Pour cela, je voudrais avoir de vous, vous qui êtes bien informés et avez de l'expérience, des conseils qui pourront me permetrre de mettre sous pieds cette association.
Quelles seront les procédures à suivre déjà pour le réaliser?
Qu'est ce qui faut ?
Où dois je me diriger?
Aurais-je besoin de certaines autorisations?
S'il vous plaît, ce projet me tient VRAIMENT A COEUR, car j'ai bien envie de faire cela depuis tout petit. Pour ces enfants là qui sont découragés dans la vie car ils ne trouvent aucune opportunité de s'intégrer dans la société, prière de me donner des conseils et si possible s'associer pour enfin réaliser pour EUX ce projet et les permettre de connaître et de vivre le YES WE CAN de façon très personnelle.
Voici mes Coordonnées: Tchatat Roger Tel: +237 99857588
Email: tchatatroger@yahoo.fr MSN: rduplex@hotmail.com
S'il vous plaît, ce projet me tient VRAIMENT A COEUR, car j'ai bien envie de faire cela depuis tout petit. Pour ces enfants là qui sont découragés dans la vie car ils ne trouvent aucune opportunité de s'intégrer dans la société, prière de me donner des conseils et si possible s'associer pour enfin réaliser pour EUX ce projet et les permettre de connaître et de vivre le YES WE CAN de façon très personnelle.
Voici mes Coordonnées: Tchatat Roger Tel: +237 99857588
Email: tchatatroger@yahoo.fr MSN: rduplex@hotmail.com
Création d'entreprise à Tahiti English translation pending
Bonjour à tous et à toute.
Je me prénomme Morgan, j'ai 21 ans, je vis dans le Nord de la France et voici mon cas :
Je suis titulaire d'un BTS en gestion de PME et actuellement en formation de Chef de Rayon dans un magasin de bureautique réputé en France. Moi ainsi qu'une amie originaire de Tahiti, avons le projet de créer notre entreprise sur le territoire Tahitien. L'entreprise serait un magasin vestimentaire où le style des vêtements serait celui de la métropole, ayant réalisé une courte étude de marché, nous nous sommes aperçue qu'il y a peut être quelque chose à faire dans ce domaine tout en créant de l'emploi.
J'ai quelques petites questions.
Est ce que ce genre de commerce est réputé ? Est ce que ce genre de magasin est en abondance sur l'île ?
Pour information, mon amie repart vivre à Tahiti dans deux ans et c'est un projet qui nous tien très à coeur alors elle m'embarque dans ses valises. Est ce que avec un budget d'environ 10.000 € j'arriverai à vivre sur Tahiti 2 voir 3 mois pour connaitre un peu la vie et pourquoi pas trouver du travail sur l'île ? ( J'ai BAC+2 en gestion de PME et je suit une formation de chef de rayon en contrat de professionnalisation donc une experience confirmée de deux années ). Si oui dans quel domaine ?
Merci d'avance,
Cordialement,
Morgan.
Je me prénomme Morgan, j'ai 21 ans, je vis dans le Nord de la France et voici mon cas :
Je suis titulaire d'un BTS en gestion de PME et actuellement en formation de Chef de Rayon dans un magasin de bureautique réputé en France. Moi ainsi qu'une amie originaire de Tahiti, avons le projet de créer notre entreprise sur le territoire Tahitien. L'entreprise serait un magasin vestimentaire où le style des vêtements serait celui de la métropole, ayant réalisé une courte étude de marché, nous nous sommes aperçue qu'il y a peut être quelque chose à faire dans ce domaine tout en créant de l'emploi.
J'ai quelques petites questions.
Est ce que ce genre de commerce est réputé ? Est ce que ce genre de magasin est en abondance sur l'île ?
Pour information, mon amie repart vivre à Tahiti dans deux ans et c'est un projet qui nous tien très à coeur alors elle m'embarque dans ses valises. Est ce que avec un budget d'environ 10.000 € j'arriverai à vivre sur Tahiti 2 voir 3 mois pour connaitre un peu la vie et pourquoi pas trouver du travail sur l'île ? ( J'ai BAC+2 en gestion de PME et je suit une formation de chef de rayon en contrat de professionnalisation donc une experience confirmée de deux années ). Si oui dans quel domaine ?
Merci d'avance,
Cordialement,
Morgan.
Avis sur deux circuits organisés dans l'Ouest américain English translation pending
bonjour à tous, voilà je souhaite partir aux USA avec mon amie au début du mois de septembre, nous aurons tous les deux 22 ans, nous avons retenus pour l'instant 2 circuits:
celui de Jet Tours:Trésors de l'ouest et celui de voyages internationaux :l'ouest américain (la dernière image)
Ce qui nous parait important est la proximité des hôtels par rapport aux villes (mentionné dans celui de Jet Tours).
Ce sera notre premier voyage aux USA pour vous lequel serait le mieux?
merci beaucoup et bonne journée
Jet Tour
Voyages internationaux

Voyages internationaux

Plages inconnues du Vietnam English translation pending
Bonjour à Tous,
Je suis un nouveau sur ce forum mon pote Dao le consulte souvent je l'ai connu grâce à lui. Étant un vrai fan d'Asie, j'ai pu aller 7 fois au Cambodge 11 fois en Thaïlande 7 fois au vietnam 2 fois en Chine, Indonesie, Malaysie, Philippines. ... Mais concernant le Vietnam j'ai pu lire des choses vraiment peu intelligentes pourquoi ces personnes qui critiquent ils gratuitement ce pays alors qu'ils ignorent tout de ce pays? Parfois j'ai honte d'être français quand je vois comment certain francais se comportent en Asie.
Le Vietnam je l'aime je me sens vraiment bien comme chez moi, évitez les grosses villes et vous rencontreriez des personnes EXTRA d'une gentillesse d'une simplicité que nous FRANCAIS devrions prendre exemple. J'ai trouvé mon deuxième pays celui qui m'a adopté alors qu'il me connaissait pas.
Je me suis exilé en asie pendant près de 7 ans mais depuis 2 semaines j'ai du rentrer pour des raisons de santé cette nostalgie me ronge et j'aimerai partager avec vous des photos lors de mes séjours au vietnam afin de soulager le mal du pays.
J'ai décidé de poster des photos des plages qui sont peu connu pour beaucoup parce que j'en ai marre de voir toujours les mêmes plages sur ce site.
Les premières photos : Lieu Quan Lan derrière la baie d'halong j'étais parti en Janvier 2008 il faisait un 25° temps assez brumeux l'eau bizarrement chaude quand le soleil est au rdv l'eau est magnifique j'ai pu profiter des eclaircis
Je suis un nouveau sur ce forum mon pote Dao le consulte souvent je l'ai connu grâce à lui. Étant un vrai fan d'Asie, j'ai pu aller 7 fois au Cambodge 11 fois en Thaïlande 7 fois au vietnam 2 fois en Chine, Indonesie, Malaysie, Philippines. ... Mais concernant le Vietnam j'ai pu lire des choses vraiment peu intelligentes pourquoi ces personnes qui critiquent ils gratuitement ce pays alors qu'ils ignorent tout de ce pays? Parfois j'ai honte d'être français quand je vois comment certain francais se comportent en Asie.
Le Vietnam je l'aime je me sens vraiment bien comme chez moi, évitez les grosses villes et vous rencontreriez des personnes EXTRA d'une gentillesse d'une simplicité que nous FRANCAIS devrions prendre exemple. J'ai trouvé mon deuxième pays celui qui m'a adopté alors qu'il me connaissait pas.
Je me suis exilé en asie pendant près de 7 ans mais depuis 2 semaines j'ai du rentrer pour des raisons de santé cette nostalgie me ronge et j'aimerai partager avec vous des photos lors de mes séjours au vietnam afin de soulager le mal du pays.
J'ai décidé de poster des photos des plages qui sont peu connu pour beaucoup parce que j'en ai marre de voir toujours les mêmes plages sur ce site.
Les premières photos : Lieu Quan Lan derrière la baie d'halong j'étais parti en Janvier 2008 il faisait un 25° temps assez brumeux l'eau bizarrement chaude quand le soleil est au rdv l'eau est magnifique j'ai pu profiter des eclaircis
Preuve d'hébergement obligatoire en Côte d'Ivoire? English translation pending
voila, je suis canadien et je prépare un voyage en C.I., ou plutot un retour, car j'y ait séjourné l'année dernière, donc ma question est la suivante, dois-je fournir une preuve de l endroit ou je doit loger ? Car l'année dernière on m'en demandait une, et cette année, sur le site de l ambassade de la C.I. au canada, on n en fais pas mention...donc je suis un peu perdu.....merci 😉
Coût pour nager avec les dauphins à Varadero? English translation pending
ns voudrion savoir combien ca coute de nager avec les dauphins pas en catamaran mais je croit avoir entendu parlé qui il y avait une autre place pour le faire
Vélo pas cher pour la randonnée? possible? English translation pending
Je souhaite acquérir un vélo pour partir un an faire le tour de l'afrique. Je recherche un vélo en acier sans fourche téléscopique et à un prix très bas. Donc j'ai pu voir sur go sport un vélo a 130 euros qui est en acier et qui je pense pourrais faire l'affaire. En changeant les roues et en rajoutant des porte bagage arrière et avant plus d'autres modifications pensé vous que se genre de vélo puisse faire l'affaire?? J'aimerai avoir des discours de gens avec des vélo a petit prix et qui ont fait de veritable vélo de rando. merci
Quels vêtements prévoir pour la saison humide à Madagascar? English translation pending
Bonjor,
Je pars pour 1, 5 mois à Madagascar (Tananarive). Je sais que c'est en pleine saison humide. Pouvez-vous me conseiller sur le type de vêtements à emporter?
D'autre part avez-vous des conseils sur les précautions à suivre en cas de cyclone?
Merci! Milaiie
Merci! Milaiie
Manifestations à Madagascar ce jour 26 janvier 2009 English translation pending
manifestations a mada la radio d etat en feu, barrages routiers
le president rentre d urgence veut retablir l ordre apr la force
attention aux futur partant a mada
a plus
Risque de coup d'état à Madagascar (23 janvier 2009) English translation pending
AMBOHIJATOVO. On s'attend aujourd'hui à une intervention militaire et policière suite à une ferme mise en garde du préfet de police. Le Préfet de police redoute un « coup d’ Etat»
« Coup d'Etat ». « Le rassemblement prévu demain (aujourd'hui) à Ambohijatovo est illégal. » La précision est du préfet de police de la ville d'Antananarivo Edmond Rakotomavo. Aussi, ce dernier met-il en garde en invitant les tananariviens à ne pas venir au rendez-vous. Dans le communiqué remis hier à la presse, l'administrateur civil Edmond Rakotomavo revient sur le premier rassemblement du samedi 17 janvier en parlant des discours provocateurs incitant au coup d'Etat dont entre autres celui de Andry Rajoelina qui est allé jusqu'à accorder un délai pour la démission de certains membres du gouvernement. Le préfet de police évoque également ce qu'il qualifie de « refus d'exécution des décisions administratives et d'outrage aux Institutions de la République. » « Le rassemblement de demain 24 janvier (aujourd'hui) n'a pas fait l'objet de demande d'autorisation auprès de représentants de l'Etat », persiste le préfet de police.
« A haut risque ». Le consulat de France a déjà pris ses précautions. Il a envoyé hier par sms le message suivant aux français de Madagascar: « Pour cette fin de semaine, nous déconseillons fortement le centre ville pour cause de rassemblement à haut risque. » Le même message a été envoyé par sms hier aux portables des français de Madagascar. Le même message a été envoyé aux mêmes destinataires moins de 24 heures avant l'inauguration de la « Place de la démocratie », samedi dernier. Mais, rien d'anormal ne s'est passé ce samedi à Ambohijatovo car aucune présence des forces de l'ordre n'a été signalée sur place. Les manifestants, estimés à 40.000, sont rentrés chez eux sans être « blessés ». Cette fois-ci, il est fort possible que la « Place de la démocratie » soit dès le petit matin quadrillée par les forces de l'ordre pour empêcher le rassemblement que le préfet de police qualifie d'illégal. Or, Andry Rajoelina a lancé le défi de tripler le nombre des personnes qui ont fait le déplacement à Ambohijatovo samedi dernier. L'affrontement entre les manifestants et les forces de l'ordre sera-t-il inévitable aujourd'hui?
eh ben......c'était prévisible....
« Coup d'Etat ». « Le rassemblement prévu demain (aujourd'hui) à Ambohijatovo est illégal. » La précision est du préfet de police de la ville d'Antananarivo Edmond Rakotomavo. Aussi, ce dernier met-il en garde en invitant les tananariviens à ne pas venir au rendez-vous. Dans le communiqué remis hier à la presse, l'administrateur civil Edmond Rakotomavo revient sur le premier rassemblement du samedi 17 janvier en parlant des discours provocateurs incitant au coup d'Etat dont entre autres celui de Andry Rajoelina qui est allé jusqu'à accorder un délai pour la démission de certains membres du gouvernement. Le préfet de police évoque également ce qu'il qualifie de « refus d'exécution des décisions administratives et d'outrage aux Institutions de la République. » « Le rassemblement de demain 24 janvier (aujourd'hui) n'a pas fait l'objet de demande d'autorisation auprès de représentants de l'Etat », persiste le préfet de police.
« A haut risque ». Le consulat de France a déjà pris ses précautions. Il a envoyé hier par sms le message suivant aux français de Madagascar: « Pour cette fin de semaine, nous déconseillons fortement le centre ville pour cause de rassemblement à haut risque. » Le même message a été envoyé par sms hier aux portables des français de Madagascar. Le même message a été envoyé aux mêmes destinataires moins de 24 heures avant l'inauguration de la « Place de la démocratie », samedi dernier. Mais, rien d'anormal ne s'est passé ce samedi à Ambohijatovo car aucune présence des forces de l'ordre n'a été signalée sur place. Les manifestants, estimés à 40.000, sont rentrés chez eux sans être « blessés ». Cette fois-ci, il est fort possible que la « Place de la démocratie » soit dès le petit matin quadrillée par les forces de l'ordre pour empêcher le rassemblement que le préfet de police qualifie d'illégal. Or, Andry Rajoelina a lancé le défi de tripler le nombre des personnes qui ont fait le déplacement à Ambohijatovo samedi dernier. L'affrontement entre les manifestants et les forces de l'ordre sera-t-il inévitable aujourd'hui?eh ben......c'était prévisible....
Taux de change actuel en Thaïlande? English translation pending
Bonjour à tous,
Depuis quelque semaine, je remarque le bath chute de plus pour nous européen.
Je voudrais svaoir si quelqu'un ici avais déja connu un tau x de change inférieur à 40 bath/1eur? Et si cela pouvais se reproduire dans les prochains mois? voir semaines
Depuis quelque semaine, je remarque le bath chute de plus pour nous européen.
Je voudrais svaoir si quelqu'un ici avais déja connu un tau x de change inférieur à 40 bath/1eur? Et si cela pouvais se reproduire dans les prochains mois? voir semaines
Deux Marseillais à Rio English translation pending
« Deux Marseillais à Rio »
Dimanche 26 octobre Galeão, 5h30 du mat. Les bagages récupérés, nous cherchons la sortie. A l’extérieur, il fait lourd. Nous ne supportons plus nos vestes. Le soleil n’a pas encore fait son apparition, mais la température dépasse déjà les 20° ! Nous voilà dans le bain. Impossible d’échapper aux sollicitations des taxis à l’affût de potentiels clients. Nous repoussons poliment leurs avances, préférant aux voitures jaunes l’autocar, plus économique. Vingt minutes plus tard, la navette de la compagnie Real pointe son nez. Santa Clara, Copacabana. C’est ce que je me contente de glisser au chauffeur qui hoche la tête. En espérant qu’il ait compris, je viens m’asseoir à côté d’Anne. Derrière les vitres défile la proche banlieue de la « cidade ». Et pour le moment, elle n’a vraiment rien de « maravilhosa » avec ses favelas où s’étale la misère. Cramponnés à nos fauteuils, nous faisons connaissance avec la conduite à la brésilienne. Je me souviens avoir évoqué les automobilistes italiens sur Voyage Forum. Un post qui m’avait d’ailleurs attiré les foudres d’un membre sans doute originaire de la botte et visiblement froissé par mes propos. Ce dernier louait mon culot, soulignant qu’un Marseillais été bien mal placé pour critiquer la façon de conduire des transalpins. Et bien, qu’il soit rassuré ! Car si Naples et Rome sont cauchemardesques pour les piétons, ce n’est rien en comparaison de Rio ! Dépassements dangereux, vitesse excessive, feux rouges grillés… Je vous en passe et des meilleures. Ayrton Senna a visiblement fait des émules dans son pays, et pas seulement sur les circuits de F1. Moins d’une heure de trajet et l’on nous dépose sains et saufs sur l’Avenida Atlantica. Nos sacs sur le dos, nous pénétrons dans Santa Clara. J’ai mon plan du quartier dans les mains mais je n’hésite pas toutefois pas à demander mon chemin. Un marchand de journaux nous explique clairement où trouver la rua Lacerda Coutinho. Au numéro 45, le Bamboo Rio Hostel, une adresse discrète adossée au pied d’une colline. Nous sommes bien en avance sur l’horaire prévu. A la réception, un imbroglio administratif nous attend… Un bug a semble-t-il perturbé notre réservation en ligne. Résultat des courses, la première nuit a été enregistrée mais pas les deux suivantes. Idem pour la seconde partie du séjour à Rio prévue ici même. Dans un anglais qu’elle manie difficilement, la réceptionniste nous invite à laisser nos bagages dans le hall, d’aller faire un tour et de revenir d’ici deux heures afin qu’elle puisse trouver une solution avec le gérant. Vu les options qui nous sont offertes, nous nous exécutons. A deux pas du Bamboo, découverte de l’Apolo, une sorte de boulangerie où nous prenons place pour un petit déj qui commençait à se faire désirer. Café pour Anne, chocolat chaud pour moi, et gâteaux pour tout le monde. C’est acté, ce sera notre squat pour les matinées à venir. Rassasiés, nous ne pouvons pas faire autrement que de prendre la direction de la plage. Ciel bleu et soleil sont présents. Peaux blanches et jeans baskets, on ne passe pas inaperçus. Autant déambuler avec une pancarte « TOURISTE » autour du cou. Les vendeurs à la sauvette se succèdent tous les 50 mètres, arborant bracelets, t-shirts, casquettes et bibelots en tous genres. L’un d’eux, moyennant 15R$, réussi à me refourguer un paréo aux couleurs de la « bandeira brasileira ». Une courte pause sur un banc ne tarde pas à se transformer en petite sieste pour Anne qui essaye de terminer sa nuit. Au terme de Copa, nous tournons les talons et rentrons à l’hôtel. Nous avons enfin une chambre, du moins pour la nuit à venir. Nous installons donc nos quartiers dans une pièce exiguë occupée par deux lits superposés et une salle d’eau. Nous y déballons le minimum car il faudra déménager dès le lendemain matin. De toute façon, nous disposons de si peu d’espace que le problème ne se pose même pas. Une douche salvatrice pour nous requinquer et nous quittons nos pénates. Il est 14h passé, nos estomacs se manifestent. A l’angle de l’Avenida Atlantica et de Santa Clara, un resto au nom bien franchouillard : « la Maison ». Pour pas cher, nous mangeons si copieusement que nous ne viendrons jamais à bout de nos assiettes. En guise de digestion, une balade s’impose. Anne et moi optons pour traîner sur Copacabana le restant de la journée. Pas très rassuré jusqu’à lors par tout ce que j’avais pu lire sur la dangerosité de Rio, j’hésite encore à sortir mon numérique. Mais l’envie l’emportant sur la précaution, je me décide à réaliser mes premiers clichés. J’entame une longue série de photos par des sculptures de sable. Anne ne tient plus le coup, elle souhaite rentrer pour se reposer. Je l’accompagne jusqu’à Santa Clara puis guide mes pas vers le Othon Palace, un établissement de luxe planté au milieu de l’Avenida Atlantica. Un ascenseur me hisse au dernier étage qui héberge un bar et une piscine. Mais c’est surtout un point de vue imprenable sur la plus célèbre plage du monde que je découvre. Vagues de mosaïques, palmiers, parasols multicolores, écume de l’océan… Rien n’échappe à mon appareil. Le soleil disparaît lentement. Je m’en vais rejoindre Anne. Elle a un peu dormi, mais pas suffisamment pour reprendre des forces, et ne trouve pas le courage de sortir à nouveau. Je me charge donc d’aller acheter de quoi grignoter dans le quartier. Ainsi prend fin notre première soirée à Rio. Nous avons vraiment besoin de repos. Demain, nous attaquons les visites…
Lundi 27 octobre La nuit a été des plus bénéfiques. La chambre jouxtant la forêt, le chant des oiseaux nous tire doucement des bras de Morphée. Une douche rapide et nous filons à l’Apolo. Le planning de la journée n’est pas encore établi. Mais d’ores et déjà, Corcovado et Pain de Sucre sont à exclure, car le ciel laiteux qui plane sur nos têtes ne s’y prête guère. Ce sera donc le Jardin Botanique. Je consulte la liste des lignes d’autobus que j’ai déniché sur le web avant le départ. Mon papier m’indique le 572, mais outre le numéro, je ne dispose pas davantage d’indices. Et trouver le bon transport se révèle être un sacré casse-tête. Les principales lignes sont circulaires, il y a plusieurs abribus sur une même rue et certains n’affichent aucune information ! On se fait indiquer par des passants l’arrêt correspondant sur Barata Ribeiro, une quatre voies à sens unique comme la majorité des artères de Copa. La circulation automobile y est dense, composée en grande partie de taxis et de bus. Le notre ne tarde pas. Cela devient une habitude, je demande confirmation de la destination auprès du chauffeur, sait-on jamais. Un receveur encaisse nos piécettes et nous fait passer par un tourniquet. Original. Un petit quart d’heure de route et l’on nous fait signe de descendre. Nous y voilà. 4R$ chacun pour entrer, c’est cadeau. Cet espace de verdure, deux fois centenaire, s’étend sur plus de 130 hectares entièrement dédiés à la flore mondiale. On ne peut être qu’impressionné par les allées de palmiers impériaux, dont la cime semble tutoyer les cieux. Des héliconias écarlates font briller les yeux d’Anne, fervente amatrice de fleurs tropicales. Cet endroit respire le calme. Seuls le crissement des bambous géants caressés par le vent et des mélodies d’oiseaux parviennent à troubler cette quiétude. La minuscule silhouette du Cristo Redentor peine à se détacher d’un ciel qui tend désormais vers le gris. Soudain, au détour d’un chemin, sous le regard amusé de privilégiés, deux puis trois singes « macaco-prego » descendent des branches les plus hautes en quête de nourriture. Ils viennent chiper un morceau des énormes fruits jaunâtres du jacquier, un arbre tropical qui prolifère dans le parc. Un peu plus loin, ce sont deux ouistitis qui cherchent de quoi se ravitailler près d’un banc abandonné par des enfants. Le Jardin Botanique est tout proche de Tijuca, la plus grande forêt urbaine du monde. Approcher aussi facilement des singes en liberté n’est donc pas si surprenant. Nous sortons du jardin pour nous rendre au Lagoa Rodrigo de Freitas, une immense étendue d’eau située à quelques minutes de marche. Mais il nous faut traverser une route pour y accéder. Etre un piéton, c’est pourtant si simple partout ailleurs. Oui, partout, sauf à Rio. Sûrement le troisième sport national après le foot et le volley… Sans avoir manqué de laisser nos vies sur le bitume, l’obstacle est victorieusement franchi. Les ventres commencent à gargouiller, il est temps pour nous de les remplir. Un resto snack en bordure du lac fera l’affaire. Nous tombons par hasard sur le siège du Clube de Regatas do Flamengo. Créé à l’origine pour la pratique de l’aviron, ce club a vu sa section football devenir au fil des décennies l’une des plus titrées du Brésil. Anne et moi entrons pour jeter un œil. Piscines, terrains d’entraînement et courts de tennis agrémentent ce joli complexe sportif. Dans la salle des trophées s’alignent les coupes et les récompenses glanées dans chaque discipline. Le rayon foot n’est pas en reste avec notamment la prestigieuse Coupe Intercontinentale remportée en 1981 par la bande à Zico face aux Anglais de Liverpool. Notre itinéraire se poursuit naturellement jusqu’à Ipanema, l’autre fameuse plage de Rio. Les fesses incrustées dans le sable fin, le Morro Dois Irmãos pour décor, nous prenons la pose à tour de rôle pour une petite séance photo. Puis on s’attable un instant sur le front de mer pavé de mosaïques pour plonger une paille dans une coco bien fraîche. Un artiste expose ici diverses peintures inspirées des beautés de Rio. L’une de ses œuvres attise notre envie, mais le prix nous refroidi un peu. Entre hésitations et marchandages, nous repartons finalement avec la toile qui trouvera sa place dans notre salon. Nous atteignons tranquillement la Pedra do Arpoador, belvédère naturel séparant Copacabana et Ipanema. En contrebas, les surfeurs défient les vagues de l’océan qui s’échouent sur la Praia do Diabo. Arpoador semble être le coin romantique par excellence. Le coucher de soleil depuis ce promontoire rocheux est réputé magnifique, mais nous n’aurons hélas pas le loisir de le vérifier. Les nuages qui tapissent l’horizon empêchent l’astre du jour de nous offrir ses plus belles couleurs. Deux ou trois clichés tout de même, mais on ne campe pas bien longtemps. Le spectacle ne sera pas pour ce soir. On reviendra si l’occasion se présente et à condition que le ciel veuille bien y mettre un peu du sien. Ce soir, pas de prise de tête pour le dîner. Nous échouons dans un fast food. Dernier petit détour par l’Othon afin d’admirer la vue panoramique, avec Anne cette fois-ci. La nuit est tombée sur la ville. Parasols et paréos ont déserté le sable refroidi. Eclairés par les lampadaires de l’Avenida Atlantica, quelques gamins courent après un ballon. Jusqu’à quelle heure vont-il encore taper le cuir ? Pour nous en revanche, la journée s’achève…
Mardi 28 octobre Petit flash-back. Fin septembre, rivé sur mon ordi, je navigue sur le web. Je suis en pleine préparation du voyage. Mais j’ai un peu de mal à dénicher des infos très précises sur le football brésilien. Google me renvoie vers le blog d’un dénommé Sergio. C’est un passionné de football qui vit à Rio et qui supporte Flamengo. Il propose ses services en qualité de guide pour assister à un match ou tout simplement pour répondre aux questions des internautes. Je crois que j’ai trouvé la bonne personne. Je lui envoie un mail afin qu’il m’aide dans mes investigations. Il me répond très gentiment et, dans un français remarquable, m’explique précisément à quelles rencontres je peux assister lors de mon séjour, où et comment me procurer les billets, les tarifs, etc… Retour à Rio, un mois plus tard. En ce mardi matin, je reçois un mail signé Sergio. Il m’informe de l’ouverture officielle de la billetterie pour Flamengo-Portuguesa, match du championnat brésilien qui doit se tenir dans quatre jours. Ce qui tombe bien, car la visite du Maracanã étant au menu du jour, autant faire d’une pierre deux coups. Si le bus est de loin la meilleure option pour accéder aux principales attractions touristiques de la ville, le métro s’avère en revanche plus approprié pour rallier des points plus éloignés tel que le stade. A la station Siqueira Campos, la plus proche du Bamboo, nous empruntons pour la première fois les couloirs souterrains de Rio. Achats de cartes magnétiques que la machine avale dès la première validation. Les rames sont très spacieuses, rien à voir avec les wagons étriqués des métros européens. Changement à Estacio, unique carrefour des deux lignes que compte la ville. Le stade est cerné par les bidonvilles. Il y en aurait plus de 700 dans la seule ville de Rio ! Des agences de voyage proposent même à leurs clients des excursions dans Rocinha, la plus grande favela d’Amérique du Sud. Un peu trop malsain pour nous, on se contentera des classiques. Nous voici donc devant les grilles de l’Estadio Jornalista Mario Filho, mondialement connu sous le nom de Maracanã. Depuis le temps que j’en rêvais ! Mais je ne m’extasie pas bien longtemps. Ma bien-aimée est là pour me rappeler que la priorité du moment, ce sont les billets pour la rencontre de samedi. Les infos de Sergio sous le nez, Anne me suit à la recherche des précieux sésames. Ne me demandez pas comment on s’y est pris, mais une heure et deux tours de stade plus tard (et croyez-moi qu’il est grand !), nous n’avions toujours pas trouvé le guichet en question. Finalement, c’est chose faite grâce aux indications des supporters présents autour des grilles, et auprès desquels nous avons parlementé dans un spanglish approximatif. Le fameux guichet 8, ce sont en fait deux petits fenestrons creusés dans un mur (à l’époque médiévale, on aurait appelé ça des meurtrières…) par lesquels des employés cachés délivrent les tickets. Cela nous revient à 30R$ par personne, soit une dizaine d’euros. Le « futbol » est un sport grandement populaire au Brésil, et assister à un match ne coûte pas bien cher. Nos poches sont désormais vides. Nous visitons le quartier voisin dans l’espoir d’y trouver une banque. Nous questionnons une passante qui nous renvoie à une autre. Cette dernière habite ici et parle un peu français. Quelle chance ! Elle pourrait se contenter de nous indiquer où retirer de l’argent, mais elle nous prend en main et se propose de nous accompagner. Nous suivons donc Marisa - c’est son prénom - dans la première agence bancaire qui se présente. Elle se renseigne auprès d’un employé pour savoir si nos cartes de retrait peuvent y être utilisées. Raté ! Deuxième essai un peu plus loin. Idem. Nous poussons alors la porte d’une station service dans laquelle se trouve un distributeur « 24 Horas ». Le sigle Visa est apposé sur la machine, c’est bon signe. Nous tirons de quoi tenir plusieurs jours. Sourires aux lèvres, nous rejoignons Marisa qui faisait le guet à l’entrée. Nous redescendons la rue pour revenir là où nous l’avions rencontré. Nous l’embrassons et la couvrons de remerciements. Sans son aide, je pense qu’on aurait pu galérer bien longtemps. Nous pouvons maintenant partir à l’assaut du stade. Mon numérique s’attarde sur les plaques du « Hall of Fame » qui fleurissent à l’entrée. Garrincha, Romario, Ronaldo... Les plus grands joueurs de la Seleção ont laissé ici leurs empreintes de pieds. La visite débute par la présentation de Flamengo, Fluminense, Botafogo et Vasco. L’histoire et les principaux faits d’armes des quatre grands clubs cariocas sont retracés via une expo photo. Sur un mur voisin, une énorme plaque rend hommage à l’équipe nationale qui remporta la Coupe du Monde en 1958, la toute première pour le Brésil et pour un gamin de 18 ans, un certain Pelé. Après avoir découvert les vestiaires et la salle d’échauffement, nous abordons un couloir décoré des portraits géants des idoles de tout un pays. Anne me mitraille alors que je pose aux côtés de Ronaldinho et de Kaka. Au bout du tunnel, l’arène nous attend. C’est étrange, mais du bord de la pelouse, ce colosse de béton n’en n’impose pas tant que ça. Bâti pour la Coupe du Monde de 1950 que le Brésil perdit face à l’Uruguay (un véritable drame national !), il pouvait alors contenir jusqu’à 200.000 personnes ! Mais après des années de travaux et de mises aux normes, sa capacité fut réduite à 95.000 places. De nouveaux chantiers sont prévus très bientôt car le Brésil organisera la Coupe du Monde de 2014. Mais pour l’heure, le Maracanã accueille certains matchs de la Seleção, mais surtout les rencontres des meilleurs ennemis de Rio, Flamengo et Fluminense. D’ailleurs, les derbies entre ces deux équipes, les « Fla-Flu » comme on les surnomme ici, déclenchent la passion de toute une ville ! Anne et moi posons pour une photo souvenir. Il nous faut grimper dans les tribunes pour mieux apprécier l’immensité de l’enceinte. En temps normal, nous devrions pouvoir admirer le Cristo Redentor, mais le sommet du Corcovado est noyé sous d’épais nuages… Le soleil n’est encore pas de la partie aujourd’hui. Nous ne tardons pas à déserter les abords du stade. Non sans avoir au passage relevé dans le hall d’entrée une citation de Mario Filho. Le journaliste y a résumé avec humour l’engouement que le football peut susciter auprès du peuple brésilien : « E mais dificil deixar de amar um clube do que uma mulher ». Traduisez par : « Il est plus difficile d’arrêter d’aimer un club qu’une femme ». La gente féminine appréciera… Un rapide trajet en métro jusqu’à la station Carioca. Il est presque 14h30. Nous déjeunons dans un Bob’s, le Mc Do local. Bon, c’est vrai, de la malbouffe à la sauce carioca, ça reste de la malbouffe ! Sur mon plan, j’ai repéré deux ou trois curiosités à voir dans le coin. Autant vous le dire tout de suite, le Centro n’est pas le quartier le plus touristique de la ville, loin s’en faut. Nous improvisons une balade qui nous amène pour commencer à la Nossa Senhora de la Candelaria. Nous y entrons brièvement pour l’admirer. Nous arrivons ensuite devant une autre église, celle attenante au Monastère de São Bento. Mais l’intérieur est si sombre que même avec mon flash je ne réussis pas à capturer d’images potables. Ce qui m’amuse davantage, c’est ce que nous apercevons de l’autre côté de la rue. Un terrain de football sur le toit d’un parking ! J’adore ! Je shoote sans retenue. L’insolite, nous le rencontrons également un peu plus tard lorsqu’un groupe de jeunes, armés de palangrottes artisanales, s’amuse à ramener d’énormes poissons des eaux de Guanabara. On s’en voit même proposer… Euh, sans façon non ! Notre vadrouille s’achève sur la Praça XV, en référence au 15 novembre 1889, date de la proclamation de la République. On y trouve le modeste Paço Imperial, ancien palais reconverti en musée, ainsi que la statue équestre un peu altérée du Général Osorio, un politique brésilien. La station Carioca est toute proche, la boucle est bouclée. Nous tirons jusqu’à la route menant à Lapa. Derrière l’immense cube de métal qui abrite le siège de la Petrobras, la Catedral Metropolitana nous dévoile sa surprenante structure conique. Le cœur de cet édifice est illuminé par quatre vitraux vertigineux qui s’élancent jusqu’au sommet, un immense cercle serti d’une croix translucide. Anne et moi continuons sur l’Avenida Republica do Paraguai d’où nous apercevons les Arcos de Lapa, un ancien aqueduc sur lequel circule désormais le vieux tramway de Santa Teresa. Justement, nous décidons de finir la journée par une virée en tram. Nous sommes parmi les premiers à monter à bord de cette machine d’un autre temps. Et nous faisons bien, car le wagonnet jaune se rempli rapidement de nouveaux passagers. Les plus chanceux se serrent sur les banquettes de bois, les retardataires devant se contenter du marchepied. Après une longue attente, le « bondinho » se réveille brutalement. Le franchissement périlleux des Arcos de Lapa marque le début d’un circuit d’une heure à travers les rues sinueuses de Santa Teresa. Nous en revenons enchantés, tant et si bien que nous convenons de renouveler l’expérience au retour d’Iguaçu. Il est 19h30. L’obscurité s’est emparée de la ville. Un copieux dîner dans un resto de Santa Clara conclura parfaitement une journée riche en émotions...
Mercredi 29 octobre Depuis notre arrivée à Rio, nous cherchons de quelle manière rallier l’aéroport en autocar. En vain. Sur Copa, nous en avons vu passer plusieurs, mais impossible de savoir d’où ils viennent et surtout où ils s’arrêtent. Nous ne prendrons pas de risques, c’est un taxi qui nous amènera à Galeão. Ce matin, on s’est levé plus tôt que d’habitude. Nos bagages bouclés depuis la veille, nous faisons une halte à l’Apolo avant d’attraper un taxi sur Santa Clara. Il nous demande 40R$. C’est ce que nous avions prévu, nous embarquons. La circulation est fluide, l’aéroport est bientôt en vue. L’enregistrement des bagages vite expédié, nous nous accordons une séance de lèche-vitrine avant le décollage. A 10h20 et des poussières, l’appareil s’élance, cap à l’ouest. Pour tuer le temps, on s’adonne au rituel des cartes postales. Au terme de trois heures de vol, ponctuées d’une escale à Curitiba, l’avion atterrit sur le tarmac détrempé du champêtre aéroport de Foz do Iguaçu. Il tombe des cordes. Décidément, la météo est bien cruelle avec nous. Nos sacs sur les épaules, Anne et moi nous dirigeons vers la sortie. Le guide de l’agence Brésil Découverte nous guette, nos noms inscrits sur un panneau. Il se présente à nous dans un français hésitant, et sur le ton de la plaisanterie : « Je m’appelle Edio, attention pas idiot !». Sur ce coup-là, il aura perdu l’occasion de se taire… A l’extérieur, un van nous récupère. Edio ne m’a pas encore réclamé les vouchers, ce qui m’étonne un peu. Mais bon, je me dis qu’il doit avoir l’habitude, ça ne m’inquiète pas davantage. Le chauffeur décharge tout son petit monde devant les portes du San Martin Hotel. Edio nous abandonne aussi vite. Il nous récupèrera dans une petite heure pour nous emmener au Parc des Oiseaux Tropicaux. Nous voilà seuls à nous débrouiller avec le réceptionniste. Mais le type à beau feuilleter à plusieurs reprises les pages de son registre, nos noms ne figurent nulle part ! Troublé, je sors mes papiers. Nous ne sommes pas au bon endroit. Pas de panique. Nous stockons les bagages dans le hall et, affamés, nous prenons une table au restaurant de l’hôtel pour déguster un repas chaud. Edio se pointe avec un léger retard. Nous lui expliquons son erreur. Les sacs à dos réintègrent le coffre du van. Un court trajet et on nous dépose sur le parking du site. La pluie est plus que jamais présente. Et nous n’avons pas l’ombre d’un parapluie ! Edio, en bon guide qu’il est, nous achète nos billets et nous lâche à l’entrée. Colibris, ibis rouges, toucans, perroquets et aras multicolores cohabitent au cœur de cette réserve tropicale. Tropical l’est tout autant le déluge qui s’abat sur nos têtes, nous empêchant de profiter pleinement de la visite. Des rares photos que je tente de faire, le résultat s’avèrera désastreux. Nous retrouvons Edio dans une boutique après une bonne heure et demie sous la flotte. Trempés jusqu’aux os, le van nous rapatrie jusqu’au bon logement cette fois-ci. L’Iguassu Charm Suites est une belle pousada proche du centre ville de Foz do Iguaçu. La chambre est spacieuse, elle nous convient parfaitement. Premier réflexe en arrivant, nous débarrasser de nos vêtements humides. Nous tentons de les faire sécher avec les moyens dont nous disposons, c'est-à-dire pas grand-chose. Pendant que certaines fringues pendent sur des cintres, je m’attaque au jean gorgé d’eau de ma chère Anne avec un sèche-cheveux branché sur du 110 ! Au bout d’une demi-heure, le résultat n’est guère encourageant, je stoppe mes efforts. Des habits secs sur le dos, nous partons dîner dans le centre. Nous trouvons facilement un restaurant. Nous y mangeons abondamment et ce à un prix raisonnable. Le repas terminé, on se contente d’une petite flânerie dans le supermarché local, plus par curiosité que par nécessité. D’ailleurs, nous en ressortons les bras vides. Cette soirée aurait dû s’achever de la sorte, mais c’était sans compter sur un évènement inattendu. Figurez-vous qu’on ne trouva plus notre chemin ! A l’aller, encore éclairés par un soleil couchant, nous avions dévalé avec insouciance une longue avenue menant au centre ville. Mais la nuit est apparue et nous voilà bêtement piégés par l’obscurité. Au bout d’une bonne demi-heure de déambulations et d’inquiétude, nous décidons de frapper à la porte d’une maison. Par chance, j’avais gardé dans la poche de ma veste un papier avec les coordonnées de notre hôte, informations qu’Anne aussi bien que moi n’avions même pas pensé à retenir. Une femme se présente à nous et nous indique la direction à suivre. Nous n’étions en réalité pas si perdus que ça, encore fallait-il connaître les lieux. Encore une péripétie à classer au rayon des anecdotes. Remis de nos frayeurs, nous ne tarderons pas à nous endormir…
Jeudi 30 octobre La nuit s’est très bien passée. Dans la salle à manger, une multitude de gâteaux, pains et fruits sont dispersés sur une grande table. Il n’y a que l’embarras du choix. Alors que je me restreins au classique cacao et tartines de confiture, Anne ne peut s’empêcher de goûter à toutes les sortes de pâtisseries qui sont à sa portée. Le ventre plein, nous rejoignons le van stationné devant la pousada. La pluie de la veille a cessé, mais les nuages eux, n’ont pas disparu. Une petite demi-heure de route est nécessaire pour atteindre le Parc National d’Iguazu. Le passage de la frontière brésilo-argentine se fait sans aucun souci. A l’entrée du site, je me procure un plan, histoire de suivre le déroulement de la journée. Edio nous amène jusqu’à une petite gare. Il nous faut en effet emprunter un train puis marcher un petit kilomètre pour approcher l’une des principales attractions, la Garganta del Diablo (Gorge du Diable). Depuis le belvédère stratégiquement placé, Anne et moi sommes émerveillés par cette cascade de 90 mètres, la plus haute du parc. Ces tonnes d’eau qui se déversent forment des embruns, rendant la prise de photos délicate. De petits malins exploitent à merveille la situation en faisant commerce de cirés et de parapluies ! Après être revenus sur nos pas, la visite se poursuit par le circuit inférieur qui permet d’explorer les chutes d’en bas. Nous y croisons de nombreuses personnes avec un maillot de bain comme unique vêtement. Et pour cause, ils vont se placer au plus près des torrents pour une douche 100% naturelle. L’expérience est tentante, mais nous n’avons pas l’équipement pour les imiter. 11h50. Après avoir conversé avec un employé posté à un guichet, Edio nous remet les tickets pour la balade en bateau. Comme à son habitude, il ne nous donne aucune explication, si ce n’est qu’il nous attendra au terme de notre parcours d’environ une heure trente. Il aurait pu par exemple nous dire que notre embarcation partait à 12h ! Nous descendons prudemment la petite voie pentue menant à la rivière, et alors que nous nous apprêtons à intégrer le zodiac, on se fait gentiment refouler. Je suis furieux lorsque je comprends que la navette de midi vient de nous passer sous le nez ! Maudissant Edio pour cette nouvelle bourde, je suis Anne dans la remontée du sentier jusqu’au guichet. Là, l’employé nous confirme qu’il nous faudra patienter une petite heure pour le prochain départ. C’est parfait, ça me laisse assez de temps pour me calmer. 13h. Cette fois-ci, c’est la bonne. Nous ôtons chaussures, chaussettes, et retroussons les pantalons dans le but de limiter les dégâts. Quelle naïveté de notre part ! Nos effets à l’abri dans des pochettes étanches, nous sommes prêts pour le moment fort de la journée. Le zodiac démarre bientôt, garni d’une trentaine de passagers, et s’approche doucement des torrents. En quelques secondes, la foule se retrouve noyée sous des trombes d’eau. Le pilote prend plaisir à zigzaguer d’une cascade à l’autre avant de ramener une deuxième puis une troisième fois son embarcation sous une nouvelle rincée. Nous voilà trempés comme si on avait plongé dans l’eau tout habillés. A peine les pieds posés sur la terre ferme, nous enchaînons par une traversée de la forêt à bord d’un camion. Afin de savoir dans quelle langue elle va s’exprimer, la guide qui nous accueille questionne les participants sur leur nationalité. Et elle ne va pas être déçue. Français, Italiens, Espagnols, Britanniques, Argentins, etc… Bon, alors ce sera anglais pour tout le monde. Tandis que le véhicule s’enfonce dans l’épaisse jungle, elle délivre à son auditoire diverses explications sur les espèces végétales qui peuplent cet espace naturel préservé. En mauvais élève, je n’écoute que d’une demi oreille son discours et concentre mon attention sur ce qui nous entoure. 14h30. Le camion stoppe sa course. Evidement, Edio n’est pas un brin surpris de nous voir réapparaître avec une bonne heure de retard. Mais le meilleur reste à venir… Alors que nous manifestons auprès de lui une faim insistante, nous le suivons vers un établissement qu’il nous dit connaître à deux pas de là. Il va enfin nous être utile ! Je ravale vite mes pensées. Il nous fait sortir puis semble aussi surpris que nous de ne trouver trace d’un quelconque restaurant. Là, il ose nous proposer de rentrer à notre hébergement pour y déjeuner. Mais lorsque ma chère et tendre le questionne sur le programme de l’après-midi, il ne se démonte pas en lui répondant que les visites de la journée s’arrêtent là. Pour Anne, qui a fait preuve jusqu’à présent d’un sang-froid admirable, c’est la goûte d’eau qui fait déborder le vase. Elle me prend le plan des mains pour le coller sous le nez d’Edio et lui fait remarquer preuve à l’appui qu’il a omis l’un des itinéraires. Gêné, il nous fait donc réintégrer le parc pour trouver un snack. Anne donne sèchement congé à notre guide afin que nous puissions manger en paix. Enervée, elle grommelle que s’il avait l’intention de profiter du restant de l’après-midi en nous lâchant à Foz, il a eu tout faux. Et elle a bien l’intention de squatter les lieux pour en découvrir les moindres recoins. Le repas achevé, Edio nous conduit jusqu’au petit sentier où débute le parcours supérieur des chutes. Il se propose de patienter là et de nous laisser continuer seuls. Nous le plantons, soulagés de nous débarrasser pour un temps d’un guide plus encombrant qu’autre chose. Et le temps, nous le prenons ! Suivant une passerelle qui domine et enjambe les cascades, nous pouvons les admirer sous un angle nouveau mais tout aussi merveilleux. Mon numérique est en pleine effervescence devant l’impressionnant mur d’eau formé par le Salto San Martin. Une fois n’est pas coutume, les nuages gris en suspension au-dessus des torrents se fondent bien dans ce décor sauvage. Papillons aux couleurs éclatantes posent également devant mon objectif. Edio nous aura attendu 90 bonnes minutes au final. Mais avant de partir, passage obligé par les boutiques de souvenirs. Le hic, c’est que nous nous trouvons en territoire argentin. Certes, nous pouvons régler en réals brésiliens, mais c’est en pesos que la monnaie nous est rendue… S’ensuit alors pour Anne et moi une séance de calcul mental à vous filer une migraine. Mais je perds vite patience à jongler entre les devises et tente de convaincre Anne de freiner sa fièvre acheteuse. Il est 17h30 environ quand nous retrouvons le proche Brésil. De retour à la pousada, nous convenons avec Edio d’un horaire pour le lendemain. Nous partons ensuite en direction du centre. Pour éviter de nous paumer une nouvelle fois, nous prenons un ou deux repères. Nos pas nous mènent un peu plus loin que la veille, en chasse d’une curiosité à se mettre sous les yeux. Mais Foz n’est définitivement pas d’un grand intérêt touristique. Principalement dédiée à l’hôtellerie, elle ne semble exister que par la présence des Cataratas voisines. En cette douce soirée, nous nous contenterons seulement d’un dîner en terrasse. Nous faisons ainsi nos adieux à cette ville, sans vraiment de regrets…
Vendredi 31 octobre Le soleil daigne enfin se montrer. Ca tombe bien, nous repartons cet après-midi ! Notre hôte nous fait part de l’existence d’une boutique de souvenirs à la sortie de la ville. Frustrés du peu d’emplettes que nous avons eu le loisir d’effectuer jusqu’ici, l’info est la bienvenue. Nous demandons à Edio d’y faire une halte avant de nous rendre aux chutes. Le magasin en question, au nom évocateur de « Tres Fronteiras », est en fait un véritable hypermarché. Du calendrier illustré des « Cataratas » aux toucans de bois, en passant par les produits artisanaux sud-américains, il y a ici de quoi ravir le plus exigeant des touristes. On nous laisse quartier libre une petite demi-heure, plus qu’il n’en faut pour faire marcher la carte bancaire. L’exploration du côté brésilien est assez courte. 90 minutes nous suffisent pour sillonner le chemin balisé qui fait face à l’Argentine. Ce sont des vues inédites qui se dévoilent devant nous. Aidé par un soleil radieux, je parviens à réaliser de superbes images, agrémentées pour la plupart d’arcs-en-ciel féeriques ! Je capture également une petite dizaine de séquences vidéo de la grandeur du spectacle dont nous sommes les témoins. Une passerelle de bois et de métal permet au visiteur d’accéder au cœur de la rivière. Cernés de part et d’autre par des torrents assourdissants, Anne et moi nous y aventurons pour un ultime frisson. A l’extrémit�� du promontoire, on peine à distinguer la Garganta del Diablo derrière un rideau de vapeur d’eau. Les photos y sont très difficiles à faire. Alors on se contente d’admirer la puissance de la nature. Les yeux écarquillés par tant de beauté, nous prenons congé des merveilles d’Iguaçu pour rejoindre l’aéroport. Nous disons au revoir à Edio, sans regrets et sans pourboire. Le vol est prévu pour 14h, nous avons le temps de prendre un repas avant d’embarquer. Nous nous installons dans une cafétéria pour reprendre des forces avant les trois heures de voyage qui nous attendent. Avec un peu de retard sur l’horaire, nous finissons par décoller. Derrière le hublot, la nature nous offre un dernier récital. Un fleuve couleur ocre serpente à travers une verte et dense jungle, ce qui est du plus bel effet. 17h30. L’appareil effleure les toits des favelas avant de se poser sur la piste de Galeão. Pour rallier Santa Clara, nous attrapons un autocar Real qui se retrouve bientôt piégé dans les embouteillages. La soirée sera des plus calmes. Dans notre fast food préféré de Copa, nous faisons un passage éclair pour un dernier casse-croûte avant de rentrer. Quelques mails vers la France, puis nous allons dormir. Demain, c’est une grande journée qui s’annonce…
Samedi 1er novembre En préparant le voyage, j’ai découvert l’existence d’une curiosité située non loin du Centro. En cette grise matinée, Lapa est donc notre première destination. Aux pieds des Arcos, nous questionnons les passants. Le coin n’est pas très fréquentable, nous y croisons un groupe de toxicos défoncés. Une habitante du quartier semble avoir deviné le but de notre visite. Elle nous indique une ruelle escarpée qu’Anne et moi gravissons sous une pluie fine. Puis, sur notre gauche, se déroule un escalier… Nous y sommes ! L’Escadaria Manuel Carneiro, rebaptisé Selaron par l’artiste qui l’a métamorphosé en œuvre d’art. Il est chilien et son look soigneusement travaillé n’est pas sans rappeler un certain Dali. Son travail a vu le jour en 1990. Il a commencé par décorer les marches de mosaïques bleues, vertes et jaunes, aux couleurs du Brésil. Et depuis, il n’a cessé de transformer son œuvre, grâce notamment aux petits carreaux que les visiteurs lui apportent des quatre coins de la planète. Une œuvre qu’il qualifie lui-même de « rêve unique et fou qui ne prendra fin que le jour de sa mort ». Le résultat est spectaculaire. Dans un troquet tout proche, nous demandons si quelqu’un sait où vit l’auteur de cet ouvrage. Un jeune se lève. Il nous demande de patienter avant d’avaler une bonne dizaine de marches. Posté devant une fenêtre, il se met à hurler « Selaron ! Selaron ! ». L’épaisse moustache de notre artiste fait son apparition. Il nous convie dans une minuscule pièce qui lui sert d’atelier. De nombreuses peintures recouvrent les murs et le sol. Autoportraits, femmes enceintes et vues de Rio constituent ses principales sources d’inspiration. Nous lui remettons un carreau déniché à Marseille, illustré du Vieux Port et de la Bonne Mère. Pour nous remercier, il nous fait cadeau de jolies cartes postales, puis nous présente fièrement les nombreuses photos et articles de presse relatant son histoire et son travail. On y apprend que les escaliers ont servi de décor pour des séries télévisées et même pour des clips de U2 ou de Snoop Dogg. Nous le suivons ensuite à l’extérieur où il s’improvise en guide pour nous expliquer la provenance de ses plus beaux carreaux, dont certains sont rares et précieux. Il y en a du monde entier. La France y est bien sûr représentée. Notre surprise est totale lorsqu’on tombe nez à nez avec deux tuiles estampillées « MARSEILLE » qui se mélangent aux centaines de mosaïques. Je multiplie les clichés avant que nous posions avec Selaron devant les marches colorées. Nous le quittons bientôt, satisfait de notre rencontre avec ce drôle de personnage. La Confeitaria Colombo est l’étape suivante. Ce somptueux salon de thé situé dans une ruelle du Centro arbore marbres et vitraux. Pendant que je m’attarde pour une poignée de photos, Anne s’en va acheter des pâtisseries qui lui font de l’œil. Le tram n’est pas très loin, autant refaire un tour de Santa Teresa. Dans la file d’attente, les pasteis de chez Colombo nous aident à patienter. Ces petits flans sont délicieux, mais rien à voir avec ceux de Belém que nous avions goûté à Lisbonne lors de notre escapade portugaise. A bord du tram, nous nous rappelons des sensations ressenties quatre jours auparavant. Le chauffeur se plait à divertir ses passagers, bringuebalant son jouet dans les virages les plus serrés. La bruyante carcasse peine à avaler les pentes du quartier perché entre les favelas. Elle souffle un court instant devant un Corcovado toujours embrumé. Tout au long du trajet, des jeunes s’amusent à attraper le véhicule en marche. Folklorique au possible ! Lorsque la virée prend fin, on s’engouffre dans le métro pour en ressortir à Copa. On y avale un bon repas avant de retrouver le Bamboo. Nous avons rendez-vous avec Sergio à 16h30. A Siqueira Campos, les couleurs rouges et noires commencent à fourmiller. Station après station, ils sont de plus en plus nombreux. Le temple du football brésilien se dessine bientôt derrière les vitres de notre rame. Drapeaux et maillots contrefaits s’étalent autour de l’enceinte. Parmi les supporters agglutinés devant le socle de la statue de Bellini, je reconnais facilement Sergio. Il parle aussi bien le français qu’il ne l’écrit. Il nous présente un couple de touristes finlandais qui, comme nous, viennent pour la première fois voir un match dans ce stade mythique. Nous suivons Sergio jusqu’à l’entrée. En habitué des lieux, il nous place au cœur de l’ « arquibancada verde », un peu à l’écart des supporters les plus chauds. Près de l’ambiance mais loin des embrouilles. C’est parfait ! En l’espace d’un an et demi, je réalise mes deux plus grands rêves footballistiques. Après avoir vu jouer le Barça au Nou Camp, me voici donc dans les gradins du Maracanã. Je suis comme un gosse ! Le coup d’envoi est donné à 18h30. Les « Mengão » ouvrent rapidement le score. Un but superbe qui fait s’enflammer le stade. Dans la tribune que nous occupons, c’est du délire ! Les supporters « Rubro Negra » font le show. J’immortalise l’instant par quelques photos et vidéos. Après ça, Flamengo joue moins bien et la rencontre perd de son intensité. A la mi-temps, les deux équipes se séparent sur ce score de 1-0 en faveur des locaux. Sur l’un des écrans géants s’affiche le nombre de spectateurs. Il dépasse à peine les 44.000. C’est peu, moins de la moitié des places ont trouvé preneur. Dès le retour des vestiaires, le match prend une autre tournure. Portuguesa fait parler son réalisme et inscrit deux buts en moins de cinq minutes. C’est la douche froide pour Sergio. Les supporters commencent à siffler leurs joueurs. A cinq minutes du coup de sifflet final, Flamengo égalise pour le plus grand bonheur des torcidas. Malgré ce sursaut d’orgueil, ce résultat nul n’est pas une bonne opération pour le club carioca. Le titre de champion semble s’éloigner… Alors que le stade se vide, Sergio nous propose de terminer la soirée avec lui. Nous acceptons bien volontiers. Il est tellement sympa que c’est un plaisir d’être en sa compagnie. Il dépose les deux finlandais devant leur hôtel et trace en direction d’Ipanema. Dans le resto où il nous entraîne, nous faisons connaissance avec ses amis, Jean-Michel et Caro. Ce couple de français n’en est pas à sa première expérience en terre brésilienne. Ils nous racontent de petites anecdotes de leurs nombreux voyages à travers le pays. D’ailleurs, leur prochaine destination s’appelle… Iguaçu ! Comme nous, ils ont acheté un pack auprès de l’agence Brésil Découverte. Nous leur relatons les exploits de notre fameux guide, leur souhaitant de ne pas tomber sur le même. Aux dernières infos de Sergio, ils y auront échappé… Le repas terminé, Sergio nous dépose à Santa Clara. Nous le remercions pour cette soirée inoubliable, la plus belle de notre séjour dans la Cidade Maravilhosa…
Dimanche 2 novembre Nous entamons la journée par une image insolite. Depuis la fenêtre de notre chambre, nous assistons au ballet d’une petite dizaine de ouistitis débarqués des branches. Des pensionnaires du Bamboo prennent leur petit dej en terrasse et les singes de la forêt voisine s’y sont invités. Le soleil brille enfin ! Il faut en profiter, on ne sait pas trop si ça va durer. Un petit tour à l’Apolo comme tous les matins, puis nous attrapons le 511 qui trace vers Urca. Même pas besoin de demander au chauffeur si c’est la bonne ligne. On constate rapidement qu’il n’y a que des touristes à bord. Le trajet n’est pas très long. Le bus décharge tous ses occupants près de la Praia Vermelha. Le téléphérique du Pain de Sucre apparaît bientôt. Il n’y a pas encore foule. La première cabine qui se présente à nous est la bonne. En quelques minutes, nous voilà à mi-chemin du sommet. La vue y est splendide mais nous ferons des photos plus tard. Pour l’heure, c’est l’un des grands moments du voyage qui nous attend. C’est ici que se trouve l’un des héliports destiné aux touristes. Auprès du stand qui gère les vols, nous choisissons un circuit parmi ceux qui nous sont proposés. Le notre durera 11 à 12 minutes pour la modique somme de… 120€ par personne ! Je vous l’accorde, c’est pas donné. Avant de quitter la France, j’étais très hésitant quant à l’utilité d’une telle dépense. J’avais d’ailleurs questionné des membres de VF qui, avant moi, avaient déboursé une petite fortune pour découvrir Rio depuis le ciel. Est-ce que ça valait le coup de sortir tant d’argent pour une visite aussi courte ? Tous m’avaient répondu de manière positive. Et bien, je peux maintenant confirmer leurs propos. Oui, il faut le faire ! Notre hélicoptère se pose, mais il ne stationne guère longtemps. Nous prenons place, Anne derrière, moi aux côtés du pilote, prêt à filmer. Nous décollons dans la foulée. Première étape du circuit, le stade. Après une longue ligne droite, l’appareil fait un lent virage au-dessus d’un Maracanã plus impressionnant que jamais ! Puis il prend la direction du Corcovado. Anne et moi sommes subjugués par l’image de carte postale que nous découvrons. Arrivant derrière le Cristo Redentor, la baie de Rio s’offre à nos yeux émerveillés. Une rotation autour de la statue colossale, puis nous traçons vers l’océan. Nos regards sont braqués sur Ipanema et Copa, dont on peut mesurer toute la beauté. Magique ! De retour sur Terre, Anne et moi échangeons nos premières impressions. Tous deux sommes d’accord, c’était fantastique. On se remet doucement de nos émotions pour continuer la visite des lieux. Dans une petite salle de projection, un film passe en boucle. Il raconte l’histoire du téléphérique et de sa construction. Un projet qui a semble-t-il suscité beaucoup de doutes et d’interrogations lors de son lancement au début des années 1900. D’après les interviews et les archives, l’idée même qu’on puisse relier le sommet du pic rocheux par des cabines semblait relever de la pure folie. Près d’un siècle plus tard, à en juger par l’affluence touristique présente sur le site, force est de constater que les précurseurs avaient vu juste. On a jamais été aussi proches du Pain de Sucre. Avant que nous empruntions le second tronçon, je shoote ce symbole de la ville, encore et encore. La cabine nous dépose bientôt au sommet. Nous dominons les plages et les îles qui baignent dans la baie. Anne et moi posons devant ces jolis décors. Nous errons là près d’une heure, à la recherche de vues toujours plus belles. Revenus 400 mètres plus bas, nous battons le pavé de l’Avenida Pasteur. Dans une station service, on se pose le temps d’avaler un morceau et de décider de la suite des opérations. Le ciel est avec nous aujourd’hui, nous n’hésitons pas longtemps. Le Corcovado n’attend que nous. Botafogo est toute proche. De nombreux bateaux sont amarrés dans cette paisible plage sur laquelle semble veiller le Pain de Sucre. Je jette un œil sur mon papelard. Le hasard faisant bien les choses, le bus dont nous avons besoin passe par là. Mais le problème est toujours le même. On a le numéro mais pas l’arrêt. Nous sollicitons à nouveau la gentillesse des cariocas. Mais ils semblent aussi pommés que nous. C’est finalement escortés par un flic bien sympa que nous débusquons le bon abribus. Le 583 nous ouvre bientôt ses portes. Un bus qui se videra presque entièrement devant la gare de Cosme Velho, point de départ du train à crémaillère. Le wagon rouge transperce la dense forêt de Tijuca pour nous emmener au sommet du Corcovado. Le trajet compte quelques étapes, où passagers entrent et sortent. Les « Bom de Samba » s’invitent bientôt à bord. C’est un groupe de musiciens qui, plusieurs fois par jour, vient égayer le court voyage des visiteurs contre quelques réals. La vidéo est à faire. Je filme Anne pendant qu’elle s’essaye à la pratique du ganza, un instrument à percussion que l’un des musiciens lui a prêté. Mais bon, n’est pas « sambista » qui veut… « Bem-vindo ao Cristo Redentor ». C’est ce qu’indique un écriteau. On emprunte un escalier pour accéder au sommet. Au fur et à mesure des marches, le panorama se dévoile. L’hippodrome, proche du Jardin Botanique, est le premier à se mettre en évidence. La statue, de dos, se dresse droit devant. Nous sommes bientôt à ses pieds. Nous pouvons alors contempler la Cidade. Sur notre droite, le Lagoa Rodrigo de Freitas dont les eaux verdâtres contrastent avec le bleu de l’Atlantique. La plage se cache derrière les immeubles d’Ipanema. Nous découvrons aussi le Morro dos Cabritos, l’énorme colline boisée au flanc de laquelle se trouve le Bamboo. A notre gauche, le paysage est moins glamour. Des favelas qui s’entassent ici et là, triste écrin pour l’ovoïde Maracanã facilement repérable. Le Christ Rédempteur ouvre ses bras face à la baie, comme pour protéger la cité carioca. Anne s’impatiente pendant que je fais tourner mon numérique à plein régime, capturant des clichés de l’imposante statue sous tous les angles. En vrai gosse, je demande à Anne de me tirer le portrait les bras en croix devant le colosse. Ça fait touriste de base mais j’assume ! D’ailleurs, je me demande encore comment j’ai convaincu Anne d’en faire autant. Non, en réalité, elle faisait des essais de pose pour moi quand je l’ai shootée à son insu… En éternel insatisfait de mes photos, je propose à ma chère et tendre de revenir ici même le lendemain matin pour de nouveaux clichés. En effet, j’ai le soleil en pleine poire et le rendu des images n’est pas à la hauteur de mes espérances. De toute façon, le programme du séjour est bouclé, autant continuer en roue libre jusqu’au départ. Avant de retrouver le train, courte halte par le socle, occupé par une petite chapelle. Bus et métro pour Copa. Sur un marché nocturne face à la plage, nous achetons deux ou trois souvenirs avant d’aller dîner. On dînera asiatique ce soir. Aussitôt quitté le resto, il commence à pleuvoir. C’est bientôt un déluge qui s’abat sur nos têtes. C’est ça les averses tropicales, il tombe des cordes, mais ça ne dure jamais bien longtemps. Je ne me doutais pas à quel point le ciel pouvait être capricieux. Sitôt passée cette rincée, nous regagnons notre chambre…
Lundi 3 novembre Nous commençons la journée par… une grasse matinée. Nous n’émergeons réellement qu’attablés à l’Apolo pour un petit dej un peu tardif. Puis, comme convenu, nous retrouvons les sentiers menant au Corcovado pour un pèlerinage photographique. Nous aurons finalement dû attendre les ultimes jours pour bénéficier d’un soleil brésilien digne de ce nom. Aux pieds du Cristo, je m’attarde pour des photos. Comme la veille, Anne est presque déçue par la taille de la statue. A l’été 2007, nous avions visité le Cristo Rei à Lisbonne, une statue inspirée de celle de Rio, deux mètres plus petite. Ce qui explique qu’elle s’attendait à une œuvre plus impressionnante. L’heure passe, il fait faim. Nous déjeunons sur place. Dans le train qui nous rapatrie vers Cosme Velho, nous tombons par hasard sur le couple de Finlandais rencontré lors du match. Ils ne sont toujours pas très causants… Les « Bom de Samba » sont de retour. Cette fois, je me porte volontaire pour faire vibrer le ganza. Anne se saisit du numérique pour immortaliser la scène. L’après-midi est déjà bien entamé. Et nous n’avons pas encore en notre possession tous les souvenirs que nous comptons ramener à nos proches et… à nous-mêmes. C’est à Copa que nous trouvons de quoi étancher notre soif d’achats. Les échoppes se suivent et se ressemblent, mais chaque fois que nous entrons dans une boutique, nous trouvons quelque chose que la précédente n’avait pas. La carte bleue chauffe, le porte-monnaie se vide. Drapeaux, bracelets, posters, magnets… Nous trouvons presque tout ce que nous cherchons, voire même ce que nous ne cherchons pas. Pour nous remettre de cette séance de shopping intensive, nous nous asseyons pour siroter nos premiers « sucos ». Du coup, on enrage de ne pas avoir testé avant ces délicieux jus de fruits qu’il est possible de déguster à chaque coin de rue. La soirée s’achève comme souvent sur la plage. Dans le marché nocturne de l’Avenida Atlantica, les dernières emplettes finissent de nous plumer. Nous squattons Santa Clara pour le dîner avant de rentrer. Demain soir, l’aventure brésilienne prendra fin…
Mardi 4 novembre Nous terminons notre séjour comme il avait commencé, sur la plage de Copa. Le soleil brille, la balade est plaisante. Le thermomètre affiche 27°. De courageux joggers brûlent leurs calories sur l’Avenida Atlantica. Les inflexibles marchands ambulants ont bien du mal à écouler leurs stocks de paréos. Anne et moi errons en suivant le dessin du littoral pour rejoindre Ipanema. Nous n’avons encore jamais pris de bain depuis notre arrivée au Brésil. Anne avait bien approché les eaux de l’océan le premier jour, tentative avortée par un orteil trop frileux. Cette fois-ci, c’est moi qui m’y colle. Anne s’est calée à l’ombre d’un palmier. J’hésite un peu avant de me jeter dans les rouleaux. Je la trouve à mon goût, si bien que ma chère et tendre ne me reverra réapparaître qu’une bonne demi-heure plus tard ! Ici, les ballons roulent et volent à longueur de journée. Après la baignade, j’aimerai bien taquiner le cuir comme le font les cariocas. On stagne un moment devant une partie de foot-volley prenante. Têtes, ailes de pigeon, amortis poitrine… C’est un vrai récital de gestes techniques ! Cela à l’air si facile. A l’air seulement… Je ne me démonte pas. Aussitôt la partie terminée, je demande la permission de prendre part à la suivante. Ni une, ni deux, me voilà tout fier, planté dans le sable d’Ipanema. Je rattrape ou tente de rattraper ce que je peux, conseillé que je suis par une équipière désabusée mais compréhensive. Malgré quelques rares ballons bien négociés, mon niveau me trahit rapidement et cause l’inéluctable défaite du binôme improvisé. Je remercie les jeunes pour la leçon, et c’est encore essoufflé que je suis Anne dans le quartier jouxtant la plage pour y casser la croûte. Nous ne ferons pas grand-chose du restant de la journée. Nous errons dans les rues jusqu’à remonter à l’hôtel. Sur le trajet, nous nous délectons d’un dernier jus de mangue « do Brasil ». En passant devant Arpoador, nous distinguons le Morro Dois Irmãos perdu dans la brume. Nous faisons ainsi le deuil d’un beau coucher de soleil. Nous quittons définitivement Santa Clara à bord d’un taxi. Galeão est atteint dans la nuit tombante. Dans le hall, des fresques représentant le Corcovado, le Pain de Sucre et le Maracanã nous font prendre conscience de ce que nous laissons dans notre sillage. En 1999, l’aéroport a été rebaptisé Antonio Carlos Jobim, en mémoire d’un grand compositeur brésilien. Mon dernier cliché est destiné à une plaque qui lui rend hommage, et sur laquelle on peut lire les paroles de sa chanson « Samba do Avião » : « Minha alma canta Vejo o Rio de Janeiro Estou morrendo de saudade Rio, teu mar, praias sem fim Rio, você foi feito pra mim ».
« Mon âme chante Je vois Rio de Janeiro Je me meurs de mélancolie Rio, ta mer, tes plages sans fin Rio, tu a été faite pour moi ».
Tout est dit…
* * * * *
Dimanche 26 octobre Galeão, 5h30 du mat. Les bagages récupérés, nous cherchons la sortie. A l’extérieur, il fait lourd. Nous ne supportons plus nos vestes. Le soleil n’a pas encore fait son apparition, mais la température dépasse déjà les 20° ! Nous voilà dans le bain. Impossible d’échapper aux sollicitations des taxis à l’affût de potentiels clients. Nous repoussons poliment leurs avances, préférant aux voitures jaunes l’autocar, plus économique. Vingt minutes plus tard, la navette de la compagnie Real pointe son nez. Santa Clara, Copacabana. C’est ce que je me contente de glisser au chauffeur qui hoche la tête. En espérant qu’il ait compris, je viens m’asseoir à côté d’Anne. Derrière les vitres défile la proche banlieue de la « cidade ». Et pour le moment, elle n’a vraiment rien de « maravilhosa » avec ses favelas où s’étale la misère. Cramponnés à nos fauteuils, nous faisons connaissance avec la conduite à la brésilienne. Je me souviens avoir évoqué les automobilistes italiens sur Voyage Forum. Un post qui m’avait d’ailleurs attiré les foudres d’un membre sans doute originaire de la botte et visiblement froissé par mes propos. Ce dernier louait mon culot, soulignant qu’un Marseillais été bien mal placé pour critiquer la façon de conduire des transalpins. Et bien, qu’il soit rassuré ! Car si Naples et Rome sont cauchemardesques pour les piétons, ce n’est rien en comparaison de Rio ! Dépassements dangereux, vitesse excessive, feux rouges grillés… Je vous en passe et des meilleures. Ayrton Senna a visiblement fait des émules dans son pays, et pas seulement sur les circuits de F1. Moins d’une heure de trajet et l’on nous dépose sains et saufs sur l’Avenida Atlantica. Nos sacs sur le dos, nous pénétrons dans Santa Clara. J’ai mon plan du quartier dans les mains mais je n’hésite pas toutefois pas à demander mon chemin. Un marchand de journaux nous explique clairement où trouver la rua Lacerda Coutinho. Au numéro 45, le Bamboo Rio Hostel, une adresse discrète adossée au pied d’une colline. Nous sommes bien en avance sur l’horaire prévu. A la réception, un imbroglio administratif nous attend… Un bug a semble-t-il perturbé notre réservation en ligne. Résultat des courses, la première nuit a été enregistrée mais pas les deux suivantes. Idem pour la seconde partie du séjour à Rio prévue ici même. Dans un anglais qu’elle manie difficilement, la réceptionniste nous invite à laisser nos bagages dans le hall, d’aller faire un tour et de revenir d’ici deux heures afin qu’elle puisse trouver une solution avec le gérant. Vu les options qui nous sont offertes, nous nous exécutons. A deux pas du Bamboo, découverte de l’Apolo, une sorte de boulangerie où nous prenons place pour un petit déj qui commençait à se faire désirer. Café pour Anne, chocolat chaud pour moi, et gâteaux pour tout le monde. C’est acté, ce sera notre squat pour les matinées à venir. Rassasiés, nous ne pouvons pas faire autrement que de prendre la direction de la plage. Ciel bleu et soleil sont présents. Peaux blanches et jeans baskets, on ne passe pas inaperçus. Autant déambuler avec une pancarte « TOURISTE » autour du cou. Les vendeurs à la sauvette se succèdent tous les 50 mètres, arborant bracelets, t-shirts, casquettes et bibelots en tous genres. L’un d’eux, moyennant 15R$, réussi à me refourguer un paréo aux couleurs de la « bandeira brasileira ». Une courte pause sur un banc ne tarde pas à se transformer en petite sieste pour Anne qui essaye de terminer sa nuit. Au terme de Copa, nous tournons les talons et rentrons à l’hôtel. Nous avons enfin une chambre, du moins pour la nuit à venir. Nous installons donc nos quartiers dans une pièce exiguë occupée par deux lits superposés et une salle d’eau. Nous y déballons le minimum car il faudra déménager dès le lendemain matin. De toute façon, nous disposons de si peu d’espace que le problème ne se pose même pas. Une douche salvatrice pour nous requinquer et nous quittons nos pénates. Il est 14h passé, nos estomacs se manifestent. A l’angle de l’Avenida Atlantica et de Santa Clara, un resto au nom bien franchouillard : « la Maison ». Pour pas cher, nous mangeons si copieusement que nous ne viendrons jamais à bout de nos assiettes. En guise de digestion, une balade s’impose. Anne et moi optons pour traîner sur Copacabana le restant de la journée. Pas très rassuré jusqu’à lors par tout ce que j’avais pu lire sur la dangerosité de Rio, j’hésite encore à sortir mon numérique. Mais l’envie l’emportant sur la précaution, je me décide à réaliser mes premiers clichés. J’entame une longue série de photos par des sculptures de sable. Anne ne tient plus le coup, elle souhaite rentrer pour se reposer. Je l’accompagne jusqu’à Santa Clara puis guide mes pas vers le Othon Palace, un établissement de luxe planté au milieu de l’Avenida Atlantica. Un ascenseur me hisse au dernier étage qui héberge un bar et une piscine. Mais c’est surtout un point de vue imprenable sur la plus célèbre plage du monde que je découvre. Vagues de mosaïques, palmiers, parasols multicolores, écume de l’océan… Rien n’échappe à mon appareil. Le soleil disparaît lentement. Je m’en vais rejoindre Anne. Elle a un peu dormi, mais pas suffisamment pour reprendre des forces, et ne trouve pas le courage de sortir à nouveau. Je me charge donc d’aller acheter de quoi grignoter dans le quartier. Ainsi prend fin notre première soirée à Rio. Nous avons vraiment besoin de repos. Demain, nous attaquons les visites…
Lundi 27 octobre La nuit a été des plus bénéfiques. La chambre jouxtant la forêt, le chant des oiseaux nous tire doucement des bras de Morphée. Une douche rapide et nous filons à l’Apolo. Le planning de la journée n’est pas encore établi. Mais d’ores et déjà, Corcovado et Pain de Sucre sont à exclure, car le ciel laiteux qui plane sur nos têtes ne s’y prête guère. Ce sera donc le Jardin Botanique. Je consulte la liste des lignes d’autobus que j’ai déniché sur le web avant le départ. Mon papier m’indique le 572, mais outre le numéro, je ne dispose pas davantage d’indices. Et trouver le bon transport se révèle être un sacré casse-tête. Les principales lignes sont circulaires, il y a plusieurs abribus sur une même rue et certains n’affichent aucune information ! On se fait indiquer par des passants l’arrêt correspondant sur Barata Ribeiro, une quatre voies à sens unique comme la majorité des artères de Copa. La circulation automobile y est dense, composée en grande partie de taxis et de bus. Le notre ne tarde pas. Cela devient une habitude, je demande confirmation de la destination auprès du chauffeur, sait-on jamais. Un receveur encaisse nos piécettes et nous fait passer par un tourniquet. Original. Un petit quart d’heure de route et l’on nous fait signe de descendre. Nous y voilà. 4R$ chacun pour entrer, c’est cadeau. Cet espace de verdure, deux fois centenaire, s’étend sur plus de 130 hectares entièrement dédiés à la flore mondiale. On ne peut être qu’impressionné par les allées de palmiers impériaux, dont la cime semble tutoyer les cieux. Des héliconias écarlates font briller les yeux d’Anne, fervente amatrice de fleurs tropicales. Cet endroit respire le calme. Seuls le crissement des bambous géants caressés par le vent et des mélodies d’oiseaux parviennent à troubler cette quiétude. La minuscule silhouette du Cristo Redentor peine à se détacher d’un ciel qui tend désormais vers le gris. Soudain, au détour d’un chemin, sous le regard amusé de privilégiés, deux puis trois singes « macaco-prego » descendent des branches les plus hautes en quête de nourriture. Ils viennent chiper un morceau des énormes fruits jaunâtres du jacquier, un arbre tropical qui prolifère dans le parc. Un peu plus loin, ce sont deux ouistitis qui cherchent de quoi se ravitailler près d’un banc abandonné par des enfants. Le Jardin Botanique est tout proche de Tijuca, la plus grande forêt urbaine du monde. Approcher aussi facilement des singes en liberté n’est donc pas si surprenant. Nous sortons du jardin pour nous rendre au Lagoa Rodrigo de Freitas, une immense étendue d’eau située à quelques minutes de marche. Mais il nous faut traverser une route pour y accéder. Etre un piéton, c’est pourtant si simple partout ailleurs. Oui, partout, sauf à Rio. Sûrement le troisième sport national après le foot et le volley… Sans avoir manqué de laisser nos vies sur le bitume, l’obstacle est victorieusement franchi. Les ventres commencent à gargouiller, il est temps pour nous de les remplir. Un resto snack en bordure du lac fera l’affaire. Nous tombons par hasard sur le siège du Clube de Regatas do Flamengo. Créé à l’origine pour la pratique de l’aviron, ce club a vu sa section football devenir au fil des décennies l’une des plus titrées du Brésil. Anne et moi entrons pour jeter un œil. Piscines, terrains d’entraînement et courts de tennis agrémentent ce joli complexe sportif. Dans la salle des trophées s’alignent les coupes et les récompenses glanées dans chaque discipline. Le rayon foot n’est pas en reste avec notamment la prestigieuse Coupe Intercontinentale remportée en 1981 par la bande à Zico face aux Anglais de Liverpool. Notre itinéraire se poursuit naturellement jusqu’à Ipanema, l’autre fameuse plage de Rio. Les fesses incrustées dans le sable fin, le Morro Dois Irmãos pour décor, nous prenons la pose à tour de rôle pour une petite séance photo. Puis on s’attable un instant sur le front de mer pavé de mosaïques pour plonger une paille dans une coco bien fraîche. Un artiste expose ici diverses peintures inspirées des beautés de Rio. L’une de ses œuvres attise notre envie, mais le prix nous refroidi un peu. Entre hésitations et marchandages, nous repartons finalement avec la toile qui trouvera sa place dans notre salon. Nous atteignons tranquillement la Pedra do Arpoador, belvédère naturel séparant Copacabana et Ipanema. En contrebas, les surfeurs défient les vagues de l’océan qui s’échouent sur la Praia do Diabo. Arpoador semble être le coin romantique par excellence. Le coucher de soleil depuis ce promontoire rocheux est réputé magnifique, mais nous n’aurons hélas pas le loisir de le vérifier. Les nuages qui tapissent l’horizon empêchent l’astre du jour de nous offrir ses plus belles couleurs. Deux ou trois clichés tout de même, mais on ne campe pas bien longtemps. Le spectacle ne sera pas pour ce soir. On reviendra si l’occasion se présente et à condition que le ciel veuille bien y mettre un peu du sien. Ce soir, pas de prise de tête pour le dîner. Nous échouons dans un fast food. Dernier petit détour par l’Othon afin d’admirer la vue panoramique, avec Anne cette fois-ci. La nuit est tombée sur la ville. Parasols et paréos ont déserté le sable refroidi. Eclairés par les lampadaires de l’Avenida Atlantica, quelques gamins courent après un ballon. Jusqu’à quelle heure vont-il encore taper le cuir ? Pour nous en revanche, la journée s’achève…
Mardi 28 octobre Petit flash-back. Fin septembre, rivé sur mon ordi, je navigue sur le web. Je suis en pleine préparation du voyage. Mais j’ai un peu de mal à dénicher des infos très précises sur le football brésilien. Google me renvoie vers le blog d’un dénommé Sergio. C’est un passionné de football qui vit à Rio et qui supporte Flamengo. Il propose ses services en qualité de guide pour assister à un match ou tout simplement pour répondre aux questions des internautes. Je crois que j’ai trouvé la bonne personne. Je lui envoie un mail afin qu’il m’aide dans mes investigations. Il me répond très gentiment et, dans un français remarquable, m’explique précisément à quelles rencontres je peux assister lors de mon séjour, où et comment me procurer les billets, les tarifs, etc… Retour à Rio, un mois plus tard. En ce mardi matin, je reçois un mail signé Sergio. Il m’informe de l’ouverture officielle de la billetterie pour Flamengo-Portuguesa, match du championnat brésilien qui doit se tenir dans quatre jours. Ce qui tombe bien, car la visite du Maracanã étant au menu du jour, autant faire d’une pierre deux coups. Si le bus est de loin la meilleure option pour accéder aux principales attractions touristiques de la ville, le métro s’avère en revanche plus approprié pour rallier des points plus éloignés tel que le stade. A la station Siqueira Campos, la plus proche du Bamboo, nous empruntons pour la première fois les couloirs souterrains de Rio. Achats de cartes magnétiques que la machine avale dès la première validation. Les rames sont très spacieuses, rien à voir avec les wagons étriqués des métros européens. Changement à Estacio, unique carrefour des deux lignes que compte la ville. Le stade est cerné par les bidonvilles. Il y en aurait plus de 700 dans la seule ville de Rio ! Des agences de voyage proposent même à leurs clients des excursions dans Rocinha, la plus grande favela d’Amérique du Sud. Un peu trop malsain pour nous, on se contentera des classiques. Nous voici donc devant les grilles de l’Estadio Jornalista Mario Filho, mondialement connu sous le nom de Maracanã. Depuis le temps que j’en rêvais ! Mais je ne m’extasie pas bien longtemps. Ma bien-aimée est là pour me rappeler que la priorité du moment, ce sont les billets pour la rencontre de samedi. Les infos de Sergio sous le nez, Anne me suit à la recherche des précieux sésames. Ne me demandez pas comment on s’y est pris, mais une heure et deux tours de stade plus tard (et croyez-moi qu’il est grand !), nous n’avions toujours pas trouvé le guichet en question. Finalement, c’est chose faite grâce aux indications des supporters présents autour des grilles, et auprès desquels nous avons parlementé dans un spanglish approximatif. Le fameux guichet 8, ce sont en fait deux petits fenestrons creusés dans un mur (à l’époque médiévale, on aurait appelé ça des meurtrières…) par lesquels des employés cachés délivrent les tickets. Cela nous revient à 30R$ par personne, soit une dizaine d’euros. Le « futbol » est un sport grandement populaire au Brésil, et assister à un match ne coûte pas bien cher. Nos poches sont désormais vides. Nous visitons le quartier voisin dans l’espoir d’y trouver une banque. Nous questionnons une passante qui nous renvoie à une autre. Cette dernière habite ici et parle un peu français. Quelle chance ! Elle pourrait se contenter de nous indiquer où retirer de l’argent, mais elle nous prend en main et se propose de nous accompagner. Nous suivons donc Marisa - c’est son prénom - dans la première agence bancaire qui se présente. Elle se renseigne auprès d’un employé pour savoir si nos cartes de retrait peuvent y être utilisées. Raté ! Deuxième essai un peu plus loin. Idem. Nous poussons alors la porte d’une station service dans laquelle se trouve un distributeur « 24 Horas ». Le sigle Visa est apposé sur la machine, c’est bon signe. Nous tirons de quoi tenir plusieurs jours. Sourires aux lèvres, nous rejoignons Marisa qui faisait le guet à l’entrée. Nous redescendons la rue pour revenir là où nous l’avions rencontré. Nous l’embrassons et la couvrons de remerciements. Sans son aide, je pense qu’on aurait pu galérer bien longtemps. Nous pouvons maintenant partir à l’assaut du stade. Mon numérique s’attarde sur les plaques du « Hall of Fame » qui fleurissent à l’entrée. Garrincha, Romario, Ronaldo... Les plus grands joueurs de la Seleção ont laissé ici leurs empreintes de pieds. La visite débute par la présentation de Flamengo, Fluminense, Botafogo et Vasco. L’histoire et les principaux faits d’armes des quatre grands clubs cariocas sont retracés via une expo photo. Sur un mur voisin, une énorme plaque rend hommage à l’équipe nationale qui remporta la Coupe du Monde en 1958, la toute première pour le Brésil et pour un gamin de 18 ans, un certain Pelé. Après avoir découvert les vestiaires et la salle d’échauffement, nous abordons un couloir décoré des portraits géants des idoles de tout un pays. Anne me mitraille alors que je pose aux côtés de Ronaldinho et de Kaka. Au bout du tunnel, l’arène nous attend. C’est étrange, mais du bord de la pelouse, ce colosse de béton n’en n’impose pas tant que ça. Bâti pour la Coupe du Monde de 1950 que le Brésil perdit face à l’Uruguay (un véritable drame national !), il pouvait alors contenir jusqu’à 200.000 personnes ! Mais après des années de travaux et de mises aux normes, sa capacité fut réduite à 95.000 places. De nouveaux chantiers sont prévus très bientôt car le Brésil organisera la Coupe du Monde de 2014. Mais pour l’heure, le Maracanã accueille certains matchs de la Seleção, mais surtout les rencontres des meilleurs ennemis de Rio, Flamengo et Fluminense. D’ailleurs, les derbies entre ces deux équipes, les « Fla-Flu » comme on les surnomme ici, déclenchent la passion de toute une ville ! Anne et moi posons pour une photo souvenir. Il nous faut grimper dans les tribunes pour mieux apprécier l’immensité de l’enceinte. En temps normal, nous devrions pouvoir admirer le Cristo Redentor, mais le sommet du Corcovado est noyé sous d’épais nuages… Le soleil n’est encore pas de la partie aujourd’hui. Nous ne tardons pas à déserter les abords du stade. Non sans avoir au passage relevé dans le hall d’entrée une citation de Mario Filho. Le journaliste y a résumé avec humour l’engouement que le football peut susciter auprès du peuple brésilien : « E mais dificil deixar de amar um clube do que uma mulher ». Traduisez par : « Il est plus difficile d’arrêter d’aimer un club qu’une femme ». La gente féminine appréciera… Un rapide trajet en métro jusqu’à la station Carioca. Il est presque 14h30. Nous déjeunons dans un Bob’s, le Mc Do local. Bon, c’est vrai, de la malbouffe à la sauce carioca, ça reste de la malbouffe ! Sur mon plan, j’ai repéré deux ou trois curiosités à voir dans le coin. Autant vous le dire tout de suite, le Centro n’est pas le quartier le plus touristique de la ville, loin s’en faut. Nous improvisons une balade qui nous amène pour commencer à la Nossa Senhora de la Candelaria. Nous y entrons brièvement pour l’admirer. Nous arrivons ensuite devant une autre église, celle attenante au Monastère de São Bento. Mais l’intérieur est si sombre que même avec mon flash je ne réussis pas à capturer d’images potables. Ce qui m’amuse davantage, c’est ce que nous apercevons de l’autre côté de la rue. Un terrain de football sur le toit d’un parking ! J’adore ! Je shoote sans retenue. L’insolite, nous le rencontrons également un peu plus tard lorsqu’un groupe de jeunes, armés de palangrottes artisanales, s’amuse à ramener d’énormes poissons des eaux de Guanabara. On s’en voit même proposer… Euh, sans façon non ! Notre vadrouille s’achève sur la Praça XV, en référence au 15 novembre 1889, date de la proclamation de la République. On y trouve le modeste Paço Imperial, ancien palais reconverti en musée, ainsi que la statue équestre un peu altérée du Général Osorio, un politique brésilien. La station Carioca est toute proche, la boucle est bouclée. Nous tirons jusqu’à la route menant à Lapa. Derrière l’immense cube de métal qui abrite le siège de la Petrobras, la Catedral Metropolitana nous dévoile sa surprenante structure conique. Le cœur de cet édifice est illuminé par quatre vitraux vertigineux qui s’élancent jusqu’au sommet, un immense cercle serti d’une croix translucide. Anne et moi continuons sur l’Avenida Republica do Paraguai d’où nous apercevons les Arcos de Lapa, un ancien aqueduc sur lequel circule désormais le vieux tramway de Santa Teresa. Justement, nous décidons de finir la journée par une virée en tram. Nous sommes parmi les premiers à monter à bord de cette machine d’un autre temps. Et nous faisons bien, car le wagonnet jaune se rempli rapidement de nouveaux passagers. Les plus chanceux se serrent sur les banquettes de bois, les retardataires devant se contenter du marchepied. Après une longue attente, le « bondinho » se réveille brutalement. Le franchissement périlleux des Arcos de Lapa marque le début d’un circuit d’une heure à travers les rues sinueuses de Santa Teresa. Nous en revenons enchantés, tant et si bien que nous convenons de renouveler l’expérience au retour d’Iguaçu. Il est 19h30. L’obscurité s’est emparée de la ville. Un copieux dîner dans un resto de Santa Clara conclura parfaitement une journée riche en émotions...
Mercredi 29 octobre Depuis notre arrivée à Rio, nous cherchons de quelle manière rallier l’aéroport en autocar. En vain. Sur Copa, nous en avons vu passer plusieurs, mais impossible de savoir d’où ils viennent et surtout où ils s’arrêtent. Nous ne prendrons pas de risques, c’est un taxi qui nous amènera à Galeão. Ce matin, on s’est levé plus tôt que d’habitude. Nos bagages bouclés depuis la veille, nous faisons une halte à l’Apolo avant d’attraper un taxi sur Santa Clara. Il nous demande 40R$. C’est ce que nous avions prévu, nous embarquons. La circulation est fluide, l’aéroport est bientôt en vue. L’enregistrement des bagages vite expédié, nous nous accordons une séance de lèche-vitrine avant le décollage. A 10h20 et des poussières, l’appareil s’élance, cap à l’ouest. Pour tuer le temps, on s’adonne au rituel des cartes postales. Au terme de trois heures de vol, ponctuées d’une escale à Curitiba, l’avion atterrit sur le tarmac détrempé du champêtre aéroport de Foz do Iguaçu. Il tombe des cordes. Décidément, la météo est bien cruelle avec nous. Nos sacs sur les épaules, Anne et moi nous dirigeons vers la sortie. Le guide de l’agence Brésil Découverte nous guette, nos noms inscrits sur un panneau. Il se présente à nous dans un français hésitant, et sur le ton de la plaisanterie : « Je m’appelle Edio, attention pas idiot !». Sur ce coup-là, il aura perdu l’occasion de se taire… A l’extérieur, un van nous récupère. Edio ne m’a pas encore réclamé les vouchers, ce qui m’étonne un peu. Mais bon, je me dis qu’il doit avoir l’habitude, ça ne m’inquiète pas davantage. Le chauffeur décharge tout son petit monde devant les portes du San Martin Hotel. Edio nous abandonne aussi vite. Il nous récupèrera dans une petite heure pour nous emmener au Parc des Oiseaux Tropicaux. Nous voilà seuls à nous débrouiller avec le réceptionniste. Mais le type à beau feuilleter à plusieurs reprises les pages de son registre, nos noms ne figurent nulle part ! Troublé, je sors mes papiers. Nous ne sommes pas au bon endroit. Pas de panique. Nous stockons les bagages dans le hall et, affamés, nous prenons une table au restaurant de l’hôtel pour déguster un repas chaud. Edio se pointe avec un léger retard. Nous lui expliquons son erreur. Les sacs à dos réintègrent le coffre du van. Un court trajet et on nous dépose sur le parking du site. La pluie est plus que jamais présente. Et nous n’avons pas l’ombre d’un parapluie ! Edio, en bon guide qu’il est, nous achète nos billets et nous lâche à l’entrée. Colibris, ibis rouges, toucans, perroquets et aras multicolores cohabitent au cœur de cette réserve tropicale. Tropical l’est tout autant le déluge qui s’abat sur nos têtes, nous empêchant de profiter pleinement de la visite. Des rares photos que je tente de faire, le résultat s’avèrera désastreux. Nous retrouvons Edio dans une boutique après une bonne heure et demie sous la flotte. Trempés jusqu’aux os, le van nous rapatrie jusqu’au bon logement cette fois-ci. L’Iguassu Charm Suites est une belle pousada proche du centre ville de Foz do Iguaçu. La chambre est spacieuse, elle nous convient parfaitement. Premier réflexe en arrivant, nous débarrasser de nos vêtements humides. Nous tentons de les faire sécher avec les moyens dont nous disposons, c'est-à-dire pas grand-chose. Pendant que certaines fringues pendent sur des cintres, je m’attaque au jean gorgé d’eau de ma chère Anne avec un sèche-cheveux branché sur du 110 ! Au bout d’une demi-heure, le résultat n’est guère encourageant, je stoppe mes efforts. Des habits secs sur le dos, nous partons dîner dans le centre. Nous trouvons facilement un restaurant. Nous y mangeons abondamment et ce à un prix raisonnable. Le repas terminé, on se contente d’une petite flânerie dans le supermarché local, plus par curiosité que par nécessité. D’ailleurs, nous en ressortons les bras vides. Cette soirée aurait dû s’achever de la sorte, mais c’était sans compter sur un évènement inattendu. Figurez-vous qu’on ne trouva plus notre chemin ! A l’aller, encore éclairés par un soleil couchant, nous avions dévalé avec insouciance une longue avenue menant au centre ville. Mais la nuit est apparue et nous voilà bêtement piégés par l’obscurité. Au bout d’une bonne demi-heure de déambulations et d’inquiétude, nous décidons de frapper à la porte d’une maison. Par chance, j’avais gardé dans la poche de ma veste un papier avec les coordonnées de notre hôte, informations qu’Anne aussi bien que moi n’avions même pas pensé à retenir. Une femme se présente à nous et nous indique la direction à suivre. Nous n’étions en réalité pas si perdus que ça, encore fallait-il connaître les lieux. Encore une péripétie à classer au rayon des anecdotes. Remis de nos frayeurs, nous ne tarderons pas à nous endormir…
Jeudi 30 octobre La nuit s’est très bien passée. Dans la salle à manger, une multitude de gâteaux, pains et fruits sont dispersés sur une grande table. Il n’y a que l’embarras du choix. Alors que je me restreins au classique cacao et tartines de confiture, Anne ne peut s’empêcher de goûter à toutes les sortes de pâtisseries qui sont à sa portée. Le ventre plein, nous rejoignons le van stationné devant la pousada. La pluie de la veille a cessé, mais les nuages eux, n’ont pas disparu. Une petite demi-heure de route est nécessaire pour atteindre le Parc National d’Iguazu. Le passage de la frontière brésilo-argentine se fait sans aucun souci. A l’entrée du site, je me procure un plan, histoire de suivre le déroulement de la journée. Edio nous amène jusqu’à une petite gare. Il nous faut en effet emprunter un train puis marcher un petit kilomètre pour approcher l’une des principales attractions, la Garganta del Diablo (Gorge du Diable). Depuis le belvédère stratégiquement placé, Anne et moi sommes émerveillés par cette cascade de 90 mètres, la plus haute du parc. Ces tonnes d’eau qui se déversent forment des embruns, rendant la prise de photos délicate. De petits malins exploitent à merveille la situation en faisant commerce de cirés et de parapluies ! Après être revenus sur nos pas, la visite se poursuit par le circuit inférieur qui permet d’explorer les chutes d’en bas. Nous y croisons de nombreuses personnes avec un maillot de bain comme unique vêtement. Et pour cause, ils vont se placer au plus près des torrents pour une douche 100% naturelle. L’expérience est tentante, mais nous n’avons pas l’équipement pour les imiter. 11h50. Après avoir conversé avec un employé posté à un guichet, Edio nous remet les tickets pour la balade en bateau. Comme à son habitude, il ne nous donne aucune explication, si ce n’est qu’il nous attendra au terme de notre parcours d’environ une heure trente. Il aurait pu par exemple nous dire que notre embarcation partait à 12h ! Nous descendons prudemment la petite voie pentue menant à la rivière, et alors que nous nous apprêtons à intégrer le zodiac, on se fait gentiment refouler. Je suis furieux lorsque je comprends que la navette de midi vient de nous passer sous le nez ! Maudissant Edio pour cette nouvelle bourde, je suis Anne dans la remontée du sentier jusqu’au guichet. Là, l’employé nous confirme qu’il nous faudra patienter une petite heure pour le prochain départ. C’est parfait, ça me laisse assez de temps pour me calmer. 13h. Cette fois-ci, c’est la bonne. Nous ôtons chaussures, chaussettes, et retroussons les pantalons dans le but de limiter les dégâts. Quelle naïveté de notre part ! Nos effets à l’abri dans des pochettes étanches, nous sommes prêts pour le moment fort de la journée. Le zodiac démarre bientôt, garni d’une trentaine de passagers, et s’approche doucement des torrents. En quelques secondes, la foule se retrouve noyée sous des trombes d’eau. Le pilote prend plaisir à zigzaguer d’une cascade à l’autre avant de ramener une deuxième puis une troisième fois son embarcation sous une nouvelle rincée. Nous voilà trempés comme si on avait plongé dans l’eau tout habillés. A peine les pieds posés sur la terre ferme, nous enchaînons par une traversée de la forêt à bord d’un camion. Afin de savoir dans quelle langue elle va s’exprimer, la guide qui nous accueille questionne les participants sur leur nationalité. Et elle ne va pas être déçue. Français, Italiens, Espagnols, Britanniques, Argentins, etc… Bon, alors ce sera anglais pour tout le monde. Tandis que le véhicule s’enfonce dans l’épaisse jungle, elle délivre à son auditoire diverses explications sur les espèces végétales qui peuplent cet espace naturel préservé. En mauvais élève, je n’écoute que d’une demi oreille son discours et concentre mon attention sur ce qui nous entoure. 14h30. Le camion stoppe sa course. Evidement, Edio n’est pas un brin surpris de nous voir réapparaître avec une bonne heure de retard. Mais le meilleur reste à venir… Alors que nous manifestons auprès de lui une faim insistante, nous le suivons vers un établissement qu’il nous dit connaître à deux pas de là. Il va enfin nous être utile ! Je ravale vite mes pensées. Il nous fait sortir puis semble aussi surpris que nous de ne trouver trace d’un quelconque restaurant. Là, il ose nous proposer de rentrer à notre hébergement pour y déjeuner. Mais lorsque ma chère et tendre le questionne sur le programme de l’après-midi, il ne se démonte pas en lui répondant que les visites de la journée s’arrêtent là. Pour Anne, qui a fait preuve jusqu’à présent d’un sang-froid admirable, c’est la goûte d’eau qui fait déborder le vase. Elle me prend le plan des mains pour le coller sous le nez d’Edio et lui fait remarquer preuve à l’appui qu’il a omis l’un des itinéraires. Gêné, il nous fait donc réintégrer le parc pour trouver un snack. Anne donne sèchement congé à notre guide afin que nous puissions manger en paix. Enervée, elle grommelle que s’il avait l’intention de profiter du restant de l’après-midi en nous lâchant à Foz, il a eu tout faux. Et elle a bien l’intention de squatter les lieux pour en découvrir les moindres recoins. Le repas achevé, Edio nous conduit jusqu’au petit sentier où débute le parcours supérieur des chutes. Il se propose de patienter là et de nous laisser continuer seuls. Nous le plantons, soulagés de nous débarrasser pour un temps d’un guide plus encombrant qu’autre chose. Et le temps, nous le prenons ! Suivant une passerelle qui domine et enjambe les cascades, nous pouvons les admirer sous un angle nouveau mais tout aussi merveilleux. Mon numérique est en pleine effervescence devant l’impressionnant mur d’eau formé par le Salto San Martin. Une fois n’est pas coutume, les nuages gris en suspension au-dessus des torrents se fondent bien dans ce décor sauvage. Papillons aux couleurs éclatantes posent également devant mon objectif. Edio nous aura attendu 90 bonnes minutes au final. Mais avant de partir, passage obligé par les boutiques de souvenirs. Le hic, c’est que nous nous trouvons en territoire argentin. Certes, nous pouvons régler en réals brésiliens, mais c’est en pesos que la monnaie nous est rendue… S’ensuit alors pour Anne et moi une séance de calcul mental à vous filer une migraine. Mais je perds vite patience à jongler entre les devises et tente de convaincre Anne de freiner sa fièvre acheteuse. Il est 17h30 environ quand nous retrouvons le proche Brésil. De retour à la pousada, nous convenons avec Edio d’un horaire pour le lendemain. Nous partons ensuite en direction du centre. Pour éviter de nous paumer une nouvelle fois, nous prenons un ou deux repères. Nos pas nous mènent un peu plus loin que la veille, en chasse d’une curiosité à se mettre sous les yeux. Mais Foz n’est définitivement pas d’un grand intérêt touristique. Principalement dédiée à l’hôtellerie, elle ne semble exister que par la présence des Cataratas voisines. En cette douce soirée, nous nous contenterons seulement d’un dîner en terrasse. Nous faisons ainsi nos adieux à cette ville, sans vraiment de regrets…
Vendredi 31 octobre Le soleil daigne enfin se montrer. Ca tombe bien, nous repartons cet après-midi ! Notre hôte nous fait part de l’existence d’une boutique de souvenirs à la sortie de la ville. Frustrés du peu d’emplettes que nous avons eu le loisir d’effectuer jusqu’ici, l’info est la bienvenue. Nous demandons à Edio d’y faire une halte avant de nous rendre aux chutes. Le magasin en question, au nom évocateur de « Tres Fronteiras », est en fait un véritable hypermarché. Du calendrier illustré des « Cataratas » aux toucans de bois, en passant par les produits artisanaux sud-américains, il y a ici de quoi ravir le plus exigeant des touristes. On nous laisse quartier libre une petite demi-heure, plus qu’il n’en faut pour faire marcher la carte bancaire. L’exploration du côté brésilien est assez courte. 90 minutes nous suffisent pour sillonner le chemin balisé qui fait face à l’Argentine. Ce sont des vues inédites qui se dévoilent devant nous. Aidé par un soleil radieux, je parviens à réaliser de superbes images, agrémentées pour la plupart d’arcs-en-ciel féeriques ! Je capture également une petite dizaine de séquences vidéo de la grandeur du spectacle dont nous sommes les témoins. Une passerelle de bois et de métal permet au visiteur d’accéder au cœur de la rivière. Cernés de part et d’autre par des torrents assourdissants, Anne et moi nous y aventurons pour un ultime frisson. A l’extrémit�� du promontoire, on peine à distinguer la Garganta del Diablo derrière un rideau de vapeur d’eau. Les photos y sont très difficiles à faire. Alors on se contente d’admirer la puissance de la nature. Les yeux écarquillés par tant de beauté, nous prenons congé des merveilles d’Iguaçu pour rejoindre l’aéroport. Nous disons au revoir à Edio, sans regrets et sans pourboire. Le vol est prévu pour 14h, nous avons le temps de prendre un repas avant d’embarquer. Nous nous installons dans une cafétéria pour reprendre des forces avant les trois heures de voyage qui nous attendent. Avec un peu de retard sur l’horaire, nous finissons par décoller. Derrière le hublot, la nature nous offre un dernier récital. Un fleuve couleur ocre serpente à travers une verte et dense jungle, ce qui est du plus bel effet. 17h30. L’appareil effleure les toits des favelas avant de se poser sur la piste de Galeão. Pour rallier Santa Clara, nous attrapons un autocar Real qui se retrouve bientôt piégé dans les embouteillages. La soirée sera des plus calmes. Dans notre fast food préféré de Copa, nous faisons un passage éclair pour un dernier casse-croûte avant de rentrer. Quelques mails vers la France, puis nous allons dormir. Demain, c’est une grande journée qui s’annonce…
Samedi 1er novembre En préparant le voyage, j’ai découvert l’existence d’une curiosité située non loin du Centro. En cette grise matinée, Lapa est donc notre première destination. Aux pieds des Arcos, nous questionnons les passants. Le coin n’est pas très fréquentable, nous y croisons un groupe de toxicos défoncés. Une habitante du quartier semble avoir deviné le but de notre visite. Elle nous indique une ruelle escarpée qu’Anne et moi gravissons sous une pluie fine. Puis, sur notre gauche, se déroule un escalier… Nous y sommes ! L’Escadaria Manuel Carneiro, rebaptisé Selaron par l’artiste qui l’a métamorphosé en œuvre d’art. Il est chilien et son look soigneusement travaillé n’est pas sans rappeler un certain Dali. Son travail a vu le jour en 1990. Il a commencé par décorer les marches de mosaïques bleues, vertes et jaunes, aux couleurs du Brésil. Et depuis, il n’a cessé de transformer son œuvre, grâce notamment aux petits carreaux que les visiteurs lui apportent des quatre coins de la planète. Une œuvre qu’il qualifie lui-même de « rêve unique et fou qui ne prendra fin que le jour de sa mort ». Le résultat est spectaculaire. Dans un troquet tout proche, nous demandons si quelqu’un sait où vit l’auteur de cet ouvrage. Un jeune se lève. Il nous demande de patienter avant d’avaler une bonne dizaine de marches. Posté devant une fenêtre, il se met à hurler « Selaron ! Selaron ! ». L’épaisse moustache de notre artiste fait son apparition. Il nous convie dans une minuscule pièce qui lui sert d’atelier. De nombreuses peintures recouvrent les murs et le sol. Autoportraits, femmes enceintes et vues de Rio constituent ses principales sources d’inspiration. Nous lui remettons un carreau déniché à Marseille, illustré du Vieux Port et de la Bonne Mère. Pour nous remercier, il nous fait cadeau de jolies cartes postales, puis nous présente fièrement les nombreuses photos et articles de presse relatant son histoire et son travail. On y apprend que les escaliers ont servi de décor pour des séries télévisées et même pour des clips de U2 ou de Snoop Dogg. Nous le suivons ensuite à l’extérieur où il s’improvise en guide pour nous expliquer la provenance de ses plus beaux carreaux, dont certains sont rares et précieux. Il y en a du monde entier. La France y est bien sûr représentée. Notre surprise est totale lorsqu’on tombe nez à nez avec deux tuiles estampillées « MARSEILLE » qui se mélangent aux centaines de mosaïques. Je multiplie les clichés avant que nous posions avec Selaron devant les marches colorées. Nous le quittons bientôt, satisfait de notre rencontre avec ce drôle de personnage. La Confeitaria Colombo est l’étape suivante. Ce somptueux salon de thé situé dans une ruelle du Centro arbore marbres et vitraux. Pendant que je m’attarde pour une poignée de photos, Anne s’en va acheter des pâtisseries qui lui font de l’œil. Le tram n’est pas très loin, autant refaire un tour de Santa Teresa. Dans la file d’attente, les pasteis de chez Colombo nous aident à patienter. Ces petits flans sont délicieux, mais rien à voir avec ceux de Belém que nous avions goûté à Lisbonne lors de notre escapade portugaise. A bord du tram, nous nous rappelons des sensations ressenties quatre jours auparavant. Le chauffeur se plait à divertir ses passagers, bringuebalant son jouet dans les virages les plus serrés. La bruyante carcasse peine à avaler les pentes du quartier perché entre les favelas. Elle souffle un court instant devant un Corcovado toujours embrumé. Tout au long du trajet, des jeunes s’amusent à attraper le véhicule en marche. Folklorique au possible ! Lorsque la virée prend fin, on s’engouffre dans le métro pour en ressortir à Copa. On y avale un bon repas avant de retrouver le Bamboo. Nous avons rendez-vous avec Sergio à 16h30. A Siqueira Campos, les couleurs rouges et noires commencent à fourmiller. Station après station, ils sont de plus en plus nombreux. Le temple du football brésilien se dessine bientôt derrière les vitres de notre rame. Drapeaux et maillots contrefaits s’étalent autour de l’enceinte. Parmi les supporters agglutinés devant le socle de la statue de Bellini, je reconnais facilement Sergio. Il parle aussi bien le français qu’il ne l’écrit. Il nous présente un couple de touristes finlandais qui, comme nous, viennent pour la première fois voir un match dans ce stade mythique. Nous suivons Sergio jusqu’à l’entrée. En habitué des lieux, il nous place au cœur de l’ « arquibancada verde », un peu à l’écart des supporters les plus chauds. Près de l’ambiance mais loin des embrouilles. C’est parfait ! En l’espace d’un an et demi, je réalise mes deux plus grands rêves footballistiques. Après avoir vu jouer le Barça au Nou Camp, me voici donc dans les gradins du Maracanã. Je suis comme un gosse ! Le coup d’envoi est donné à 18h30. Les « Mengão » ouvrent rapidement le score. Un but superbe qui fait s’enflammer le stade. Dans la tribune que nous occupons, c’est du délire ! Les supporters « Rubro Negra » font le show. J’immortalise l’instant par quelques photos et vidéos. Après ça, Flamengo joue moins bien et la rencontre perd de son intensité. A la mi-temps, les deux équipes se séparent sur ce score de 1-0 en faveur des locaux. Sur l’un des écrans géants s’affiche le nombre de spectateurs. Il dépasse à peine les 44.000. C’est peu, moins de la moitié des places ont trouvé preneur. Dès le retour des vestiaires, le match prend une autre tournure. Portuguesa fait parler son réalisme et inscrit deux buts en moins de cinq minutes. C’est la douche froide pour Sergio. Les supporters commencent à siffler leurs joueurs. A cinq minutes du coup de sifflet final, Flamengo égalise pour le plus grand bonheur des torcidas. Malgré ce sursaut d’orgueil, ce résultat nul n’est pas une bonne opération pour le club carioca. Le titre de champion semble s’éloigner… Alors que le stade se vide, Sergio nous propose de terminer la soirée avec lui. Nous acceptons bien volontiers. Il est tellement sympa que c’est un plaisir d’être en sa compagnie. Il dépose les deux finlandais devant leur hôtel et trace en direction d’Ipanema. Dans le resto où il nous entraîne, nous faisons connaissance avec ses amis, Jean-Michel et Caro. Ce couple de français n’en est pas à sa première expérience en terre brésilienne. Ils nous racontent de petites anecdotes de leurs nombreux voyages à travers le pays. D’ailleurs, leur prochaine destination s’appelle… Iguaçu ! Comme nous, ils ont acheté un pack auprès de l’agence Brésil Découverte. Nous leur relatons les exploits de notre fameux guide, leur souhaitant de ne pas tomber sur le même. Aux dernières infos de Sergio, ils y auront échappé… Le repas terminé, Sergio nous dépose à Santa Clara. Nous le remercions pour cette soirée inoubliable, la plus belle de notre séjour dans la Cidade Maravilhosa…
Dimanche 2 novembre Nous entamons la journée par une image insolite. Depuis la fenêtre de notre chambre, nous assistons au ballet d’une petite dizaine de ouistitis débarqués des branches. Des pensionnaires du Bamboo prennent leur petit dej en terrasse et les singes de la forêt voisine s’y sont invités. Le soleil brille enfin ! Il faut en profiter, on ne sait pas trop si ça va durer. Un petit tour à l’Apolo comme tous les matins, puis nous attrapons le 511 qui trace vers Urca. Même pas besoin de demander au chauffeur si c’est la bonne ligne. On constate rapidement qu’il n’y a que des touristes à bord. Le trajet n’est pas très long. Le bus décharge tous ses occupants près de la Praia Vermelha. Le téléphérique du Pain de Sucre apparaît bientôt. Il n’y a pas encore foule. La première cabine qui se présente à nous est la bonne. En quelques minutes, nous voilà à mi-chemin du sommet. La vue y est splendide mais nous ferons des photos plus tard. Pour l’heure, c’est l’un des grands moments du voyage qui nous attend. C’est ici que se trouve l’un des héliports destiné aux touristes. Auprès du stand qui gère les vols, nous choisissons un circuit parmi ceux qui nous sont proposés. Le notre durera 11 à 12 minutes pour la modique somme de… 120€ par personne ! Je vous l’accorde, c’est pas donné. Avant de quitter la France, j’étais très hésitant quant à l’utilité d’une telle dépense. J’avais d’ailleurs questionné des membres de VF qui, avant moi, avaient déboursé une petite fortune pour découvrir Rio depuis le ciel. Est-ce que ça valait le coup de sortir tant d’argent pour une visite aussi courte ? Tous m’avaient répondu de manière positive. Et bien, je peux maintenant confirmer leurs propos. Oui, il faut le faire ! Notre hélicoptère se pose, mais il ne stationne guère longtemps. Nous prenons place, Anne derrière, moi aux côtés du pilote, prêt à filmer. Nous décollons dans la foulée. Première étape du circuit, le stade. Après une longue ligne droite, l’appareil fait un lent virage au-dessus d’un Maracanã plus impressionnant que jamais ! Puis il prend la direction du Corcovado. Anne et moi sommes subjugués par l’image de carte postale que nous découvrons. Arrivant derrière le Cristo Redentor, la baie de Rio s’offre à nos yeux émerveillés. Une rotation autour de la statue colossale, puis nous traçons vers l’océan. Nos regards sont braqués sur Ipanema et Copa, dont on peut mesurer toute la beauté. Magique ! De retour sur Terre, Anne et moi échangeons nos premières impressions. Tous deux sommes d’accord, c’était fantastique. On se remet doucement de nos émotions pour continuer la visite des lieux. Dans une petite salle de projection, un film passe en boucle. Il raconte l’histoire du téléphérique et de sa construction. Un projet qui a semble-t-il suscité beaucoup de doutes et d’interrogations lors de son lancement au début des années 1900. D’après les interviews et les archives, l’idée même qu’on puisse relier le sommet du pic rocheux par des cabines semblait relever de la pure folie. Près d’un siècle plus tard, à en juger par l’affluence touristique présente sur le site, force est de constater que les précurseurs avaient vu juste. On a jamais été aussi proches du Pain de Sucre. Avant que nous empruntions le second tronçon, je shoote ce symbole de la ville, encore et encore. La cabine nous dépose bientôt au sommet. Nous dominons les plages et les îles qui baignent dans la baie. Anne et moi posons devant ces jolis décors. Nous errons là près d’une heure, à la recherche de vues toujours plus belles. Revenus 400 mètres plus bas, nous battons le pavé de l’Avenida Pasteur. Dans une station service, on se pose le temps d’avaler un morceau et de décider de la suite des opérations. Le ciel est avec nous aujourd’hui, nous n’hésitons pas longtemps. Le Corcovado n’attend que nous. Botafogo est toute proche. De nombreux bateaux sont amarrés dans cette paisible plage sur laquelle semble veiller le Pain de Sucre. Je jette un œil sur mon papelard. Le hasard faisant bien les choses, le bus dont nous avons besoin passe par là. Mais le problème est toujours le même. On a le numéro mais pas l’arrêt. Nous sollicitons à nouveau la gentillesse des cariocas. Mais ils semblent aussi pommés que nous. C’est finalement escortés par un flic bien sympa que nous débusquons le bon abribus. Le 583 nous ouvre bientôt ses portes. Un bus qui se videra presque entièrement devant la gare de Cosme Velho, point de départ du train à crémaillère. Le wagon rouge transperce la dense forêt de Tijuca pour nous emmener au sommet du Corcovado. Le trajet compte quelques étapes, où passagers entrent et sortent. Les « Bom de Samba » s’invitent bientôt à bord. C’est un groupe de musiciens qui, plusieurs fois par jour, vient égayer le court voyage des visiteurs contre quelques réals. La vidéo est à faire. Je filme Anne pendant qu’elle s’essaye à la pratique du ganza, un instrument à percussion que l’un des musiciens lui a prêté. Mais bon, n’est pas « sambista » qui veut… « Bem-vindo ao Cristo Redentor ». C’est ce qu’indique un écriteau. On emprunte un escalier pour accéder au sommet. Au fur et à mesure des marches, le panorama se dévoile. L’hippodrome, proche du Jardin Botanique, est le premier à se mettre en évidence. La statue, de dos, se dresse droit devant. Nous sommes bientôt à ses pieds. Nous pouvons alors contempler la Cidade. Sur notre droite, le Lagoa Rodrigo de Freitas dont les eaux verdâtres contrastent avec le bleu de l’Atlantique. La plage se cache derrière les immeubles d’Ipanema. Nous découvrons aussi le Morro dos Cabritos, l’énorme colline boisée au flanc de laquelle se trouve le Bamboo. A notre gauche, le paysage est moins glamour. Des favelas qui s’entassent ici et là, triste écrin pour l’ovoïde Maracanã facilement repérable. Le Christ Rédempteur ouvre ses bras face à la baie, comme pour protéger la cité carioca. Anne s’impatiente pendant que je fais tourner mon numérique à plein régime, capturant des clichés de l’imposante statue sous tous les angles. En vrai gosse, je demande à Anne de me tirer le portrait les bras en croix devant le colosse. Ça fait touriste de base mais j’assume ! D’ailleurs, je me demande encore comment j’ai convaincu Anne d’en faire autant. Non, en réalité, elle faisait des essais de pose pour moi quand je l’ai shootée à son insu… En éternel insatisfait de mes photos, je propose à ma chère et tendre de revenir ici même le lendemain matin pour de nouveaux clichés. En effet, j’ai le soleil en pleine poire et le rendu des images n’est pas à la hauteur de mes espérances. De toute façon, le programme du séjour est bouclé, autant continuer en roue libre jusqu’au départ. Avant de retrouver le train, courte halte par le socle, occupé par une petite chapelle. Bus et métro pour Copa. Sur un marché nocturne face à la plage, nous achetons deux ou trois souvenirs avant d’aller dîner. On dînera asiatique ce soir. Aussitôt quitté le resto, il commence à pleuvoir. C’est bientôt un déluge qui s’abat sur nos têtes. C’est ça les averses tropicales, il tombe des cordes, mais ça ne dure jamais bien longtemps. Je ne me doutais pas à quel point le ciel pouvait être capricieux. Sitôt passée cette rincée, nous regagnons notre chambre…
Lundi 3 novembre Nous commençons la journée par… une grasse matinée. Nous n’émergeons réellement qu’attablés à l’Apolo pour un petit dej un peu tardif. Puis, comme convenu, nous retrouvons les sentiers menant au Corcovado pour un pèlerinage photographique. Nous aurons finalement dû attendre les ultimes jours pour bénéficier d’un soleil brésilien digne de ce nom. Aux pieds du Cristo, je m’attarde pour des photos. Comme la veille, Anne est presque déçue par la taille de la statue. A l’été 2007, nous avions visité le Cristo Rei à Lisbonne, une statue inspirée de celle de Rio, deux mètres plus petite. Ce qui explique qu’elle s’attendait à une œuvre plus impressionnante. L’heure passe, il fait faim. Nous déjeunons sur place. Dans le train qui nous rapatrie vers Cosme Velho, nous tombons par hasard sur le couple de Finlandais rencontré lors du match. Ils ne sont toujours pas très causants… Les « Bom de Samba » sont de retour. Cette fois, je me porte volontaire pour faire vibrer le ganza. Anne se saisit du numérique pour immortaliser la scène. L’après-midi est déjà bien entamé. Et nous n’avons pas encore en notre possession tous les souvenirs que nous comptons ramener à nos proches et… à nous-mêmes. C’est à Copa que nous trouvons de quoi étancher notre soif d’achats. Les échoppes se suivent et se ressemblent, mais chaque fois que nous entrons dans une boutique, nous trouvons quelque chose que la précédente n’avait pas. La carte bleue chauffe, le porte-monnaie se vide. Drapeaux, bracelets, posters, magnets… Nous trouvons presque tout ce que nous cherchons, voire même ce que nous ne cherchons pas. Pour nous remettre de cette séance de shopping intensive, nous nous asseyons pour siroter nos premiers « sucos ». Du coup, on enrage de ne pas avoir testé avant ces délicieux jus de fruits qu’il est possible de déguster à chaque coin de rue. La soirée s’achève comme souvent sur la plage. Dans le marché nocturne de l’Avenida Atlantica, les dernières emplettes finissent de nous plumer. Nous squattons Santa Clara pour le dîner avant de rentrer. Demain soir, l’aventure brésilienne prendra fin…
Mardi 4 novembre Nous terminons notre séjour comme il avait commencé, sur la plage de Copa. Le soleil brille, la balade est plaisante. Le thermomètre affiche 27°. De courageux joggers brûlent leurs calories sur l’Avenida Atlantica. Les inflexibles marchands ambulants ont bien du mal à écouler leurs stocks de paréos. Anne et moi errons en suivant le dessin du littoral pour rejoindre Ipanema. Nous n’avons encore jamais pris de bain depuis notre arrivée au Brésil. Anne avait bien approché les eaux de l’océan le premier jour, tentative avortée par un orteil trop frileux. Cette fois-ci, c’est moi qui m’y colle. Anne s’est calée à l’ombre d’un palmier. J’hésite un peu avant de me jeter dans les rouleaux. Je la trouve à mon goût, si bien que ma chère et tendre ne me reverra réapparaître qu’une bonne demi-heure plus tard ! Ici, les ballons roulent et volent à longueur de journée. Après la baignade, j’aimerai bien taquiner le cuir comme le font les cariocas. On stagne un moment devant une partie de foot-volley prenante. Têtes, ailes de pigeon, amortis poitrine… C’est un vrai récital de gestes techniques ! Cela à l’air si facile. A l’air seulement… Je ne me démonte pas. Aussitôt la partie terminée, je demande la permission de prendre part à la suivante. Ni une, ni deux, me voilà tout fier, planté dans le sable d’Ipanema. Je rattrape ou tente de rattraper ce que je peux, conseillé que je suis par une équipière désabusée mais compréhensive. Malgré quelques rares ballons bien négociés, mon niveau me trahit rapidement et cause l’inéluctable défaite du binôme improvisé. Je remercie les jeunes pour la leçon, et c’est encore essoufflé que je suis Anne dans le quartier jouxtant la plage pour y casser la croûte. Nous ne ferons pas grand-chose du restant de la journée. Nous errons dans les rues jusqu’à remonter à l’hôtel. Sur le trajet, nous nous délectons d’un dernier jus de mangue « do Brasil ». En passant devant Arpoador, nous distinguons le Morro Dois Irmãos perdu dans la brume. Nous faisons ainsi le deuil d’un beau coucher de soleil. Nous quittons définitivement Santa Clara à bord d’un taxi. Galeão est atteint dans la nuit tombante. Dans le hall, des fresques représentant le Corcovado, le Pain de Sucre et le Maracanã nous font prendre conscience de ce que nous laissons dans notre sillage. En 1999, l’aéroport a été rebaptisé Antonio Carlos Jobim, en mémoire d’un grand compositeur brésilien. Mon dernier cliché est destiné à une plaque qui lui rend hommage, et sur laquelle on peut lire les paroles de sa chanson « Samba do Avião » : « Minha alma canta Vejo o Rio de Janeiro Estou morrendo de saudade Rio, teu mar, praias sem fim Rio, você foi feito pra mim ».
« Mon âme chante Je vois Rio de Janeiro Je me meurs de mélancolie Rio, ta mer, tes plages sans fin Rio, tu a été faite pour moi ».
Tout est dit…
* * * * *
Israël-Palestine: les islamistes indonésiens se mobilisent (Indonésie) English translation pending
Un p'tit texte envoyé par un copain et qui me donne selon l'humeur envie de rire ou pleurer:
GAZA • En Indonésie, les islamistes se mobilisent "Le Front de défense de l'islam (FPI) et le Front de libération de Gaza du département de Poso, dans les Célèbes, viennent d'ouvrir un bureau d'inscription pour les volontaires désireux de partir aider les Palestiniens à combattre l'agression militaire israélienne", rapporte le site de l'hebdomadaire Tempo. "On leur fait bien comprendre qu'ils doivent être prêts à ne jamais revoir leur mère patrie", souligne-t-il. Depuis une semaine, trente-six volontaires se sont déjà inscrits, affirmant vouloir mener le djihad en Palestine. Le coordinateur du FPI de Poso, Sugianto Kaimudin, explique que c'est un devoir pour chaque musulman. Il rappelle également que l'usage d'armes sophistiquées dans les combats ne fait pas peur aux volontaires qui, avant leur départ, sont sélectionnés d'après leurs capacités mentales et physiques.
Ils avaient fait le coup pour l'Afghanistan si mes souvenirs sont bons... le gouvernement les avait prévenu qu'ils seraient déchus de leur nationalité indonésdienne s'ils partaient là-bas!! Entre parenthèse, cette fascination du musulman indo de base pour le monde arabo-musulman est un peu malsaine: toujours prêts à bouger pour le moindre conflit là-bas, parfois sans savoir le moins du monde ce qui se passe vraiment (ces débiles du FPI ont même pris la défense de "frère Saddam")... alors que l'inverse n'est pas vrai...
GAZA • En Indonésie, les islamistes se mobilisent "Le Front de défense de l'islam (FPI) et le Front de libération de Gaza du département de Poso, dans les Célèbes, viennent d'ouvrir un bureau d'inscription pour les volontaires désireux de partir aider les Palestiniens à combattre l'agression militaire israélienne", rapporte le site de l'hebdomadaire Tempo. "On leur fait bien comprendre qu'ils doivent être prêts à ne jamais revoir leur mère patrie", souligne-t-il. Depuis une semaine, trente-six volontaires se sont déjà inscrits, affirmant vouloir mener le djihad en Palestine. Le coordinateur du FPI de Poso, Sugianto Kaimudin, explique que c'est un devoir pour chaque musulman. Il rappelle également que l'usage d'armes sophistiquées dans les combats ne fait pas peur aux volontaires qui, avant leur départ, sont sélectionnés d'après leurs capacités mentales et physiques.
Ils avaient fait le coup pour l'Afghanistan si mes souvenirs sont bons... le gouvernement les avait prévenu qu'ils seraient déchus de leur nationalité indonésdienne s'ils partaient là-bas!! Entre parenthèse, cette fascination du musulman indo de base pour le monde arabo-musulman est un peu malsaine: toujours prêts à bouger pour le moindre conflit là-bas, parfois sans savoir le moins du monde ce qui se passe vraiment (ces débiles du FPI ont même pris la défense de "frère Saddam")... alors que l'inverse n'est pas vrai...
Randonner dans le Rif marocain English translation pending
bonjour,
Habituée et passionnée par le Maroc, cet été, j'envisage de randonner dans le Rif. Je recherche surtout la nature et le contact avec les gens en toute simplicité. Je cherche des adresses chez l'habitant, des gites, et/ou des associations proposant des randonnées dans le Rif et dans le nord du Maroc. Si vous en connaissez, ou si vous avez déjà voyagé dans le Rif, je vous remercie pour vos bons tuyaux et conseils.
Habituée et passionnée par le Maroc, cet été, j'envisage de randonner dans le Rif. Je recherche surtout la nature et le contact avec les gens en toute simplicité. Je cherche des adresses chez l'habitant, des gites, et/ou des associations proposant des randonnées dans le Rif et dans le nord du Maroc. Si vous en connaissez, ou si vous avez déjà voyagé dans le Rif, je vous remercie pour vos bons tuyaux et conseils.
Photos de l'hôtel Dreams La Romana à Bayahibe English translation pending
Voilà les photos attendues par certains.. ce serait bien q d'autres complètes..
Bon dépaysement..
Je ne peux mettre de photos où il y a des personnes dessus pour éviter tout problème donc je ne peux vous mettre plus de photos
Bonne année 2009 à tous aussi
Bizzz
Croiser de petites et grosses bêbêtes en Inde? English translation pending
Bonjour à tous!!!
tout d'abord, meilleurs voeux pour 2009, pour ceux d'ici, et d'ailleurs..
Bon, alors voilà, nous partons avec une amie dans quelques jours pour kochi, et remonterons doucement jusqu'à bombay..
Ma grosse angoisse ce n'est pas l'avion, ni même le fait de se perdre au milieu de la jungle, mais se sont....les serpents!!!!!!!
🤪
pouvez vous me dire si il y a une forte probalité d'en croiser??? et s'il faut vérifier sous son lit, ses chaussures??😕
merci merci pur vos réponses ou vos anecdotes..
Croisière sur l'Emerald Princess du 20 au 30 mars 2009 English translation pending
🙂bonjour, j'aimerais savoir si quelqu'un a des informations sur cette croisiere et sur les iles, St-kitts, St-Thomas, Ste-Lucie, Antigua et la Barbade.
Au plaisirs de ce voir sur le bateau pour ceux qui seront de la croisiere.😇
Commandos pour combattre les coupeurs de route et les pirates au Cameroun (30 décembre 2008) English translation pending
800 commandos, pour combattre les coupeurs de route et les pirates au Cameroun La remise des diplômes qui s’est déroulée au centre de perfectionnement de l’armée à Ombé, dans le Sud-ouest, a été l’occasion d’une démonstration force pour ce corps d’élite qui prendra service, dès la semaine prochaine.
Le commandant de la deuxième région militaire pour le Littoral et le Sud-ouest, basé à Douala, le général de brigade Sali Mohammadou, a déclaré que les militaires qui viennent de subir quatorze mois de « formation âpre et intensive », sont à même de relever le défi sécuritaire.
Les commandos sont polyvalents, c’est-à-dire, à même d’intervenir contre les coupeurs de route que contre les pirates de mer, a-t-on indiqué.
Le renforcement des mesures de sécurité fait partie des préoccupations des autorités camerounaises. Le budget du ministère de la Défense, est passé à 150 milliards de francs CFA, le second en terme d’importance après celui de l’Education nationale.
Ces derniers mois, les incursions des coupeurs de route ont été signalées particulièrement dans les régions de l’Adamaoua, de l’Extrême Nord, et du Nord, frontalières avec le Nigeria et le Tchad.
Par ailleurs, plusieurs attaques menées par des pirates de mer ont été enregistrées dans les eaux territoriales camerounaises, notamment dans la région de la péninsule de Bakassi, dans le Sud-ouest, frontalière avec Nigeria. Saluons l'action du gouvernement Camerounais qui vient peut-être avec un cran de retard, mais effective. espèrons qu elle sera efficace face à la montée et l excés de zèle des pirates et des coupeurs de route. Avis aux pessimistes notoires et aux adeptes du scepticisme profond.
Le commandant de la deuxième région militaire pour le Littoral et le Sud-ouest, basé à Douala, le général de brigade Sali Mohammadou, a déclaré que les militaires qui viennent de subir quatorze mois de « formation âpre et intensive », sont à même de relever le défi sécuritaire.
Les commandos sont polyvalents, c’est-à-dire, à même d’intervenir contre les coupeurs de route que contre les pirates de mer, a-t-on indiqué.
Le renforcement des mesures de sécurité fait partie des préoccupations des autorités camerounaises. Le budget du ministère de la Défense, est passé à 150 milliards de francs CFA, le second en terme d’importance après celui de l’Education nationale.
Ces derniers mois, les incursions des coupeurs de route ont été signalées particulièrement dans les régions de l’Adamaoua, de l’Extrême Nord, et du Nord, frontalières avec le Nigeria et le Tchad.
Par ailleurs, plusieurs attaques menées par des pirates de mer ont été enregistrées dans les eaux territoriales camerounaises, notamment dans la région de la péninsule de Bakassi, dans le Sud-ouest, frontalière avec Nigeria. Saluons l'action du gouvernement Camerounais qui vient peut-être avec un cran de retard, mais effective. espèrons qu elle sera efficace face à la montée et l excés de zèle des pirates et des coupeurs de route. Avis aux pessimistes notoires et aux adeptes du scepticisme profond.
Voyage au Portugal en camping-car à Pâques 2009 English translation pending
Nous comptons faire un voyage en camping-car au PORTUGAL à PAQUES 2009. Nous souhaitons savoir si vous connaissez des campings à Porto et Lisbonne, qui permettent un accès facile vers un bus et/ou un métro pour aller dans le centre ville sans sortir le CC.
Merci.
Merci.
Nouvel An 2009 à New York English translation pending
Hello tout le monde,
Nous serons a New York pour le nouvel an 2009 mais malheureusement nous ne sommes que tout les 2 car on arrive a peine dans la ville et pas encore le temps de faire de connaissances.
Si vous etes dans le meme cas de figure pourquoi pas se retrouver pour faire la fete entre francophones ou autre, on parle aussi espagnol!
On a 22 ans et nous sommes de vrais sudistes from Marseille city...
On sera a New York a partir du 26 decembre jusqu'au 20 janvier.
Et si vous avez simplement des bons conseils a nous filer concernant le nouvel an a New York n'hesitez pas on est preneur.
A plus
Nous serons a New York pour le nouvel an 2009 mais malheureusement nous ne sommes que tout les 2 car on arrive a peine dans la ville et pas encore le temps de faire de connaissances.
Si vous etes dans le meme cas de figure pourquoi pas se retrouver pour faire la fete entre francophones ou autre, on parle aussi espagnol!
On a 22 ans et nous sommes de vrais sudistes from Marseille city...
On sera a New York a partir du 26 decembre jusqu'au 20 janvier.
Et si vous avez simplement des bons conseils a nous filer concernant le nouvel an a New York n'hesitez pas on est preneur.
A plus
Utiliser le système "Follow Me" pour vélo? English translation pending
Bonjour,
voilà nous sommes déjà parti l'année dernière, en vacances vélos, avec nos deux enfants. La solution était chacun sa remorque.
Pour cette année, notre fille ayant 5 ans et demi l'été prochain, c'est difficile d'envisager la remorque.
On cherche donc un nouveau système.
En fait, on hésite entre les barres trail gator etc...le système follow me .....et le tandem Pino...
Rien à voir au niveau prix ...
Est-ce qu'ici certains ont utilisé le Follow me ?Pour quels types de voyage (durée km ?) Au final est-ce une bonne solution?
D'avance merci pour vos réponses
Française disparue à Budapest (décembre 2008) English translation pending
Bonjour à Tous,
Je me dois de poster ce message: une fille de mon école en Erasmus à Budapest a disparu depuis mercredi dernier. Merci de relayer le message!!!
URGENT
Ophélie BRETNACHER, 22 ans, étudiante française a disparu à Budapest
OPHELIE BRETNACHER, 22 ans, étudiante en 3ème année à Reims Management School, a disparu à la fin de la semaine dernière à Budapest. Selon ses parents, elle était sortie le soir du mercredi 3 décembre et elle a été vue pour la dernière fois le jeudi 4 décembre vers 3h du matin. Depuis ils n’ont pas eu de nouvelles d’Ophélie. Son sac a été retrouvé avec ses papiers et son téléphone. Elle était arrivée en Hongrie en septembre dernier, dans le cadre du programme d’échanges ERASMUS, à l’université Corvinus de Budapest.
Les parents d’Ophélie lancent aujourd’hui un appel à la presse pour relayer l’annonce de la disparition de leur fille afin que les éventuels témoins puissent apporter des informations concernant Ophélie. Vous pouvez appeler :
• + 43 66 46 12 09 64, +36 30 543 1975 • Depuis la Hongrie : 06 20 94 52 966 vagy 107 (Rendőrség)
Contact presse : Caroline Million – Attachée de Presse Reims Management School - Tel : 06 81 33 09 17 – caroline@pamplemoussepresse.com
Catherine Zang – Directeur Marketing & Communication Reims Management School – Tel : 03 26 77 52 85 ou 06 71 62 04 43; catherine.zang@reims-ms.fr
Photo:
Je me dois de poster ce message: une fille de mon école en Erasmus à Budapest a disparu depuis mercredi dernier. Merci de relayer le message!!!
URGENT
Ophélie BRETNACHER, 22 ans, étudiante française a disparu à Budapest
OPHELIE BRETNACHER, 22 ans, étudiante en 3ème année à Reims Management School, a disparu à la fin de la semaine dernière à Budapest. Selon ses parents, elle était sortie le soir du mercredi 3 décembre et elle a été vue pour la dernière fois le jeudi 4 décembre vers 3h du matin. Depuis ils n’ont pas eu de nouvelles d’Ophélie. Son sac a été retrouvé avec ses papiers et son téléphone. Elle était arrivée en Hongrie en septembre dernier, dans le cadre du programme d’échanges ERASMUS, à l’université Corvinus de Budapest.
Les parents d’Ophélie lancent aujourd’hui un appel à la presse pour relayer l’annonce de la disparition de leur fille afin que les éventuels témoins puissent apporter des informations concernant Ophélie. Vous pouvez appeler :
• + 43 66 46 12 09 64, +36 30 543 1975 • Depuis la Hongrie : 06 20 94 52 966 vagy 107 (Rendőrség)
Contact presse : Caroline Million – Attachée de Presse Reims Management School - Tel : 06 81 33 09 17 – caroline@pamplemoussepresse.com
Catherine Zang – Directeur Marketing & Communication Reims Management School – Tel : 03 26 77 52 85 ou 06 71 62 04 43; catherine.zang@reims-ms.fr
Photo:
Recettes de petits déjeuners en Inde? English translation pending
Vanakam, namasté
Je souhaiterais connaitre les différents petits déjeuners que l'on peut trouver en inde du sud et inde du nord, ici les petits déjeuners sont plutôt sucrés alors qu'en inde je crois qu'ils sont plutôt salés, et si vous avez des recettes je suis prenneuse également, merci à tous
😉
Je souhaiterais connaitre les différents petits déjeuners que l'on peut trouver en inde du sud et inde du nord, ici les petits déjeuners sont plutôt sucrés alors qu'en inde je crois qu'ils sont plutôt salés, et si vous avez des recettes je suis prenneuse également, merci à tous
😉
Voyage à vélo avec une personne non sportive... English translation pending
Bien le bonjour, amis sportifs...
Peut-être certains d'entre vous ont-ils déjà voulu voyager avec une personne moins costaude, qui peine déjà après une dizaine de kilomètres. si oui, c'est à vous que je m'adresse.
Je souhaiterais emmener ma copine avec moi pour une remontée de l'Italie à vélo au mois d'août, mais malheureusement, elle se fatigue très rapidement. Or, je souhaiterais boucler le voyage Italie-Belgique en un mois.
Ma question est donc : comment faire ? Quel serait le moyen de transport le plus convenable, le plus pratique? Tandem ? Vélo électrique (qui me donne déjà l'impression d'être plein d'inconvénients...) ? Autre? A savoir que pour moi, ce serait la fin d'un voyage de six mois, et que donc le portefeuille sera probablement à sec pour louer des places de camping. Mais bon, si vous me dites que le tandem c'est mort, on s'arrangera toujours...
merci à tous pour vos infos
merci à tous pour vos infos
Français bloqués à Bangkok English translation pending
Bonjour a tous
Etant donnee l'attitude des autorites Francaises qui se defaussent sur les compagnies aeriennes, elles memes non reactives depuis le 26 novembre, nous creons ce message afin de recenser les Francais bloques a Bangkok et rassembler les diverses informations obtenues par chacun.
Envoyez nous vos coordonnees : nom, prenom, email, compagnie aerienne, date de retour prevue, a l'adresse suivante : francaisbloquesabangkok@gmail.com Nous creons une mailing liste afin de vous tenir au courant.
Nous vous proposons de nous rencontrer demain matin lundi 1er decembre a 9 heures devant l'ambassade de France (35 avenue Charoen Krung). Venez nombreux.
Etant donnee l'attitude des autorites Francaises qui se defaussent sur les compagnies aeriennes, elles memes non reactives depuis le 26 novembre, nous creons ce message afin de recenser les Francais bloques a Bangkok et rassembler les diverses informations obtenues par chacun.
Envoyez nous vos coordonnees : nom, prenom, email, compagnie aerienne, date de retour prevue, a l'adresse suivante : francaisbloquesabangkok@gmail.com Nous creons une mailing liste afin de vous tenir au courant.
Nous vous proposons de nous rencontrer demain matin lundi 1er decembre a 9 heures devant l'ambassade de France (35 avenue Charoen Krung). Venez nombreux.
Où passer l'hiver au chaud en dehors du Maroc et de l'Andalousie? English translation pending
Bonjour à tous les voyageurs .... ou aller cet hiver ?
Aprés l'Andalousie, et le Maroc, nous rechechons une destination pour passer deux mois au chaud, si possible (mi janvier- mi mars).
Merci de vos suggestions.
Aprés l'Andalousie, et le Maroc, nous rechechons une destination pour passer deux mois au chaud, si possible (mi janvier- mi mars).
Merci de vos suggestions.
Pour comprendre Thaksin English translation pending
Pourquoi après le coup d'état les États unis ont sanctionné la Thaïlande?
Thaksin fait partie du groupe Carlyle:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Carlyle
Mais qu'est ce que le groupe Carlyle?
"Carlyle Group : anatomie d’une pieuvre
Le fonds d’investissement, proche de la famille Bush, serait une "CIA des affaires"
Infoguerre.com, le site d’informations édité par l’Ecole de guerre économique (EGE) publie une enquête sur Carlyle Group, l’un des fonds d’investissement privés les plus puissants de la planète, très proche de l’administration Bush.
On y apprend que Carlyle, déjà connu pour son emprise sur le complexe militaro-industriel américain et ses liens avec la famille Ben Laden, est de mieux en mieux implantée dans les nouvelles technologies.
L’auteur de l’enquête, Pascal Dallecoste est chercheur associé au LAREGE, le Laboratoire de Recherche de l’Ecole de guerre économique, qui travaille sur les logiques de puissance et de guerre de l’information.
Carlyle, c’est 70 000 salariés, 13 milliards de dollars d’actifs et des participations dans 164 sociétés. "L’un des premiers groupes d’investissement privés de la planète", souligne Pascal Dallecoste, pour qui il s’agit aussi d’un "service de renseignement à part entière".
"Privatisation de la sécurité nationale"
Créé en 1987, Carlyle commence à se développer massivement en 1989, après la nomination à sa tête d’un certain Franck Carlucci. Après avoir dirigé la CIA de 1977 à 1981, Carlucci est nommé directeur de Wackenhut, une société de sécurité "communément décrite comme un paravent de la CIA, proche de l’extrême droite", d’après Dallecoste.
Wackenhut est spécialisée, entre autres, dans la sécurité des ambassades et des centrales nucléaires américaines, ainsi que dans "la mise au point de centres de recherche quasi-clandestins sur les armes biologiques et chimiques", précise Dallecoste.
Wackenhut fut également impliquée dans l’un des plus grands scandales d’espionnage industriel et technologique, l’affaire Promis : un logiciel commercialisé dans le monde entier auprès d’un grand nombre de forces de l’ordre, sociétés privées et services de renseignement, au profit du Pentagone, qui y avait préalablement installé une "porte dérobée", de sorte de pouvoir accéder aux données soit-disant "sécurisées".
Conseiller pour la sécurité nationale de Ronald Reagan, Carlucci est nommé en 1987 secrétaire d’Etat à la Défense. Il en profite pour réformer les procédures d’appel d’offres de la Défense américaine. Fort de ses relations dans les milieux du renseignement, de la police et de l’armée, il passe, en 1989 à la tête de Carlyle Group, qui réalisera dès lors l’essentiel de son chiffre d’affaires dans l’industrie militaire.
"Le grand mouvement de privatisation de la sécurité nationale se met alors en marche", explique Dallecoste. "Au milieu des années 90, le Carlyle Group participe de manière très active à la reconstruction du complexe militaro-industriel américain", au point que d’aucuns la surnomme la "CIA des affaires".
"Carlyle est un proxy anonymisant"
Grâce à une très forte rentabilité financière, Carlyle attire rapidement les banques. Carlyle compte dans ses rangs des conseillers issus, pour bonne partie, des services de renseignements, de l’armée, "du gotha politique des Etats-Unis et des plus hauts dignitaires de l’administration Bush", dont Bush père en personne. Dans les années 90, le groupe se montre capable d’identifier les technologies émergentes à surveiller et les sociétés publiques qu’il convient de privatiser, sur fond de déréglementation des marchés.
"Carlyle est un proxy anonymisant : le groupe ne dévoile rien de ses investisseurs, ce qui permet à des sociétés ou à des pays d’accéder à des brevets sans se faire repérer", poursuit Dallecoste, qui note aussi son utilisation intensive des paradis fiscaux. "Chantre de la privatisation et du rôle des marchés financiers, Carlyle n’est pas coté en Bourse et n’est donc pas obligé de dévoiler l’identité de ses nombreux associés et actionnaires."
La société "montre une attention toute particulière envers les leaders d’opinion". L’ancien Premier ministre conservateur britannique John Major est par exemple le représentant européen du groupe.
En France, après avoir pris des parts dans Le Figaro en 1999, Carlyle a investi dans Vivendi Universal Publishing, dont les groupes Tests et Moniteur sont les leaders de la presse professionnelle informatique, BTP et marchés publics.
"Des postes d’observation essentiels : le laboratoire du groupe Tests figure parmi les premiers centres européens de tests informatiques", quand "l’annuaire France R&D" de L’Usine Nouvelle est "le premier annuaire des laboratoires et centres de recherche français".
L’ombre des Ben Laden
"Une oreille à Washington, une autre au Pentagone", la société profite financièrement de la menace terroriste : "les postes budgétaires qui ont le plus augmenté après les attentats du 11 septembre (biodéfense, sécurité informatique et technologies de protection de pointe, sont au coeur de Carlyle", rappelle Dallecoste.
Ironie de l’histoire, le groupe a commencé à faire parler de lui après que l’on eut découvert que la famille Ben Laden avait investi deux millions de dollars en 1994 dans l’un de ses fonds, centré sur l’industrie de la défense et de l’aérospatial. Une somme considérée comme une "mise de départ" par plusieurs analystes : il se pourrait bien que la famille Ben Laden fasse encore partie des principaux investisseurs du groupe.
D’abord concentré sur les secteurs militaires et pétroliers, Carlyle prend position dans le domaine des nouvelles technologies dès le début des années 2000. En janvier 2003, Carlucci ayant mauvaise presse, Carlyle nomme à sa tête Louis Gerstner, le très médiatique ex-directeur d’IBM.
Colonne vertébrale du réseau
"Capable de répondre à n’importe quel appel d’offres, de l’aéronautique aux télécoms, de l’électronique de défense à la décontamination nucléaire, bactériologique et chimique, en passant par la production de chars, de canons, de missiles..., écrit Dallecoste en introduction de son enquête, les participations du Carlyle Group dans les nanotechnologies, les biotechnologies et les semi-conducteurs en font l’un des principaux centres de recherche et développement sur les infrastructures de l’information, le nucléaire et les programmes génétiques."
Mais, selon le chercheur, le pire reste à venir : "La plupart des câbles sous-marins, notamment asiatiques, appartiennent à Carlyle. La société contrôle une partie des ’backbones’ mondiales, capitalise les routeurs, l’internet tactique et militaire, les radiofréquences, contrôle à peu près l’ensemble de la chaîne, en amont et en aval... En cas de conflit, c’est hautement stratégique".
Depuis peu, Carlyle se concentre aussi sur les places de marché virtuelles et les solutions de commerce électronique, les systèmes de cryptage et les produits interbancaires : "un accès aux flux d’informations les plus critiques de la planète le rendrait immensément riche et quasiment intouchable", selon Dallecoste. Jean-Marc Manach
http://www.transfert.net/Carlyle-Group-anatomie-d-une Économie "
Thaksin fait partie du groupe Carlyle:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Carlyle
Mais qu'est ce que le groupe Carlyle?
"Carlyle Group : anatomie d’une pieuvre
Le fonds d’investissement, proche de la famille Bush, serait une "CIA des affaires"
Infoguerre.com, le site d’informations édité par l’Ecole de guerre économique (EGE) publie une enquête sur Carlyle Group, l’un des fonds d’investissement privés les plus puissants de la planète, très proche de l’administration Bush.
On y apprend que Carlyle, déjà connu pour son emprise sur le complexe militaro-industriel américain et ses liens avec la famille Ben Laden, est de mieux en mieux implantée dans les nouvelles technologies.
L’auteur de l’enquête, Pascal Dallecoste est chercheur associé au LAREGE, le Laboratoire de Recherche de l’Ecole de guerre économique, qui travaille sur les logiques de puissance et de guerre de l’information.
Carlyle, c’est 70 000 salariés, 13 milliards de dollars d’actifs et des participations dans 164 sociétés. "L’un des premiers groupes d’investissement privés de la planète", souligne Pascal Dallecoste, pour qui il s’agit aussi d’un "service de renseignement à part entière".
"Privatisation de la sécurité nationale"
Créé en 1987, Carlyle commence à se développer massivement en 1989, après la nomination à sa tête d’un certain Franck Carlucci. Après avoir dirigé la CIA de 1977 à 1981, Carlucci est nommé directeur de Wackenhut, une société de sécurité "communément décrite comme un paravent de la CIA, proche de l’extrême droite", d’après Dallecoste.
Wackenhut est spécialisée, entre autres, dans la sécurité des ambassades et des centrales nucléaires américaines, ainsi que dans "la mise au point de centres de recherche quasi-clandestins sur les armes biologiques et chimiques", précise Dallecoste.
Wackenhut fut également impliquée dans l’un des plus grands scandales d’espionnage industriel et technologique, l’affaire Promis : un logiciel commercialisé dans le monde entier auprès d’un grand nombre de forces de l’ordre, sociétés privées et services de renseignement, au profit du Pentagone, qui y avait préalablement installé une "porte dérobée", de sorte de pouvoir accéder aux données soit-disant "sécurisées".
Conseiller pour la sécurité nationale de Ronald Reagan, Carlucci est nommé en 1987 secrétaire d’Etat à la Défense. Il en profite pour réformer les procédures d’appel d’offres de la Défense américaine. Fort de ses relations dans les milieux du renseignement, de la police et de l’armée, il passe, en 1989 à la tête de Carlyle Group, qui réalisera dès lors l’essentiel de son chiffre d’affaires dans l’industrie militaire.
"Le grand mouvement de privatisation de la sécurité nationale se met alors en marche", explique Dallecoste. "Au milieu des années 90, le Carlyle Group participe de manière très active à la reconstruction du complexe militaro-industriel américain", au point que d’aucuns la surnomme la "CIA des affaires".
"Carlyle est un proxy anonymisant"
Grâce à une très forte rentabilité financière, Carlyle attire rapidement les banques. Carlyle compte dans ses rangs des conseillers issus, pour bonne partie, des services de renseignements, de l’armée, "du gotha politique des Etats-Unis et des plus hauts dignitaires de l’administration Bush", dont Bush père en personne. Dans les années 90, le groupe se montre capable d’identifier les technologies émergentes à surveiller et les sociétés publiques qu’il convient de privatiser, sur fond de déréglementation des marchés.
"Carlyle est un proxy anonymisant : le groupe ne dévoile rien de ses investisseurs, ce qui permet à des sociétés ou à des pays d’accéder à des brevets sans se faire repérer", poursuit Dallecoste, qui note aussi son utilisation intensive des paradis fiscaux. "Chantre de la privatisation et du rôle des marchés financiers, Carlyle n’est pas coté en Bourse et n’est donc pas obligé de dévoiler l’identité de ses nombreux associés et actionnaires."
La société "montre une attention toute particulière envers les leaders d’opinion". L’ancien Premier ministre conservateur britannique John Major est par exemple le représentant européen du groupe.
En France, après avoir pris des parts dans Le Figaro en 1999, Carlyle a investi dans Vivendi Universal Publishing, dont les groupes Tests et Moniteur sont les leaders de la presse professionnelle informatique, BTP et marchés publics.
"Des postes d’observation essentiels : le laboratoire du groupe Tests figure parmi les premiers centres européens de tests informatiques", quand "l’annuaire France R&D" de L’Usine Nouvelle est "le premier annuaire des laboratoires et centres de recherche français".
L’ombre des Ben Laden
"Une oreille à Washington, une autre au Pentagone", la société profite financièrement de la menace terroriste : "les postes budgétaires qui ont le plus augmenté après les attentats du 11 septembre (biodéfense, sécurité informatique et technologies de protection de pointe, sont au coeur de Carlyle", rappelle Dallecoste.
Ironie de l’histoire, le groupe a commencé à faire parler de lui après que l’on eut découvert que la famille Ben Laden avait investi deux millions de dollars en 1994 dans l’un de ses fonds, centré sur l’industrie de la défense et de l’aérospatial. Une somme considérée comme une "mise de départ" par plusieurs analystes : il se pourrait bien que la famille Ben Laden fasse encore partie des principaux investisseurs du groupe.
D’abord concentré sur les secteurs militaires et pétroliers, Carlyle prend position dans le domaine des nouvelles technologies dès le début des années 2000. En janvier 2003, Carlucci ayant mauvaise presse, Carlyle nomme à sa tête Louis Gerstner, le très médiatique ex-directeur d’IBM.
Colonne vertébrale du réseau
"Capable de répondre à n’importe quel appel d’offres, de l’aéronautique aux télécoms, de l’électronique de défense à la décontamination nucléaire, bactériologique et chimique, en passant par la production de chars, de canons, de missiles..., écrit Dallecoste en introduction de son enquête, les participations du Carlyle Group dans les nanotechnologies, les biotechnologies et les semi-conducteurs en font l’un des principaux centres de recherche et développement sur les infrastructures de l’information, le nucléaire et les programmes génétiques."
Mais, selon le chercheur, le pire reste à venir : "La plupart des câbles sous-marins, notamment asiatiques, appartiennent à Carlyle. La société contrôle une partie des ’backbones’ mondiales, capitalise les routeurs, l’internet tactique et militaire, les radiofréquences, contrôle à peu près l’ensemble de la chaîne, en amont et en aval... En cas de conflit, c’est hautement stratégique".
Depuis peu, Carlyle se concentre aussi sur les places de marché virtuelles et les solutions de commerce électronique, les systèmes de cryptage et les produits interbancaires : "un accès aux flux d’informations les plus critiques de la planète le rendrait immensément riche et quasiment intouchable", selon Dallecoste. Jean-Marc Manach
http://www.transfert.net/Carlyle-Group-anatomie-d-une Économie "
Hébergements bons marchés à Sipadan (Malaisie) et au sud de Palawan (Philippines)? English translation pending
Bonjour les voyageurs,
Petite question hébergement pour ceux qui ont plongé à Sipadan. Existe-t-il une alternative bon marché, enfin, pour le moins raisonnable ( grand max 15 euros la nuit), pour loger sur Mabul, hors longhouse de Scuba junkie et Uncle Chang? Il parait que c'est vraiment très bruyant, et la perspective d'y passer 5 nuits à sussurer des mots doux à mes boules quies ne m'enchante pas vraiment. Sinon y a-t-il d'autres îles dans le coin où l'on peu trouver des petits bungalows sympas, à bon prix et plonger avec Scuba junkie (ce que je projette de faire donc) .
D'ailleurs je serai dans le coin du 12 déc. au 19 environ, si vous y êtes aussi, n'hésitez pas à me faire signe.
Ensuite je repars rejoindre un ami à KUdat, il a un voilier, et nous comptons tirer des bords jusqu'aux îles au sud de Palawan, aux Philippines. Qui connait ces îles (Balacbac? par ex. ) Je trouve très peu d'infos? Quid du visa philippin quand on emprunte la voie des mers?
Merci à tous pour vos précieux conseils.
Petite question hébergement pour ceux qui ont plongé à Sipadan. Existe-t-il une alternative bon marché, enfin, pour le moins raisonnable ( grand max 15 euros la nuit), pour loger sur Mabul, hors longhouse de Scuba junkie et Uncle Chang? Il parait que c'est vraiment très bruyant, et la perspective d'y passer 5 nuits à sussurer des mots doux à mes boules quies ne m'enchante pas vraiment. Sinon y a-t-il d'autres îles dans le coin où l'on peu trouver des petits bungalows sympas, à bon prix et plonger avec Scuba junkie (ce que je projette de faire donc) .
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