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Trekking dans les montagnes du Simien et dans la région de Lalibela (Éthiopie) English translation pending
Je vous livre un compte rendu rapide sur notre voyage ( trop court!) en 'Ethiopie, enfin surtout des infos pratiques pour ceux qui sont intéressés par le trekking...
J'ai trouvé ce pays fascinant à bien des égards et très différent de ce que je connaissais de l'Afrique ( de L'ouest) mon grand regret est de ne pas y être allé plus tôt!
Nous( ma femme et moi) sommes restés 24 jours sur place et avons fait 2 treks: Un dans le Simien sur 6 jours et un autre à Lalibela sur 4 jours.
Infos en vrac sur l'Ethiopie: Le visa peut se faire à l'arrivée et très rapidement. Tarif 17 euros ( ils acceptent même les pièces! et pas besoin de photos) Prix du taxi de l'aéroport à Piazza: 150 Birrs( 1 Euro=25 Birrs) Ne pas payer plus de 170 birrs sauf de nuit: 200 Birrs Le Taitu hotel que nous avons choisi au dernier moment( un taxi affrété par l'hotel attendait un passager) pour être dans un quartier central et animé ( on y rencontre pas mal de voyageurs) n'est pas vraiment terrible! surtout les sanitaires!! ..choisir de préférence les chambres( 3ch) au rez de chaussée qui donnent sur le jardin.35 dollars( ou 25?)L'avantage c'est surtout le quartier assez central et le Skybus ( compagnie de bus)attenant à l'hotel. On peut même réserver sa place de bus depuis la France!
Nous avons donc pris un bus ( skybus) pour Bahir Dar ( lac Tana et chutes du Nil): 345 Birrs; trajet sur bonne route goudronnée en 08heures. Sur place Hotel Ghion ( moyen / correct et pas cher:300 birrs) au bord du lac Tana et au milieu d'un jardin luxuriant et plein d'oiseaux. Le bus s'y arrête à 50m surtout ne pas prendre de Taxi ni Tuk Tuk pour 50m!!
Ne pas se laisser influencer par les rabatteurs pour prendre un pack visite monastère et chutes du Nil!.. D'abord on ne peut faire les 2 en 1 seul jour!
Pour la visite des monastères laisser tomber le bateau( durée 1 heure et demie aller et autant retour d'après mes infos!) alors qu'en bus local on peut aller au même endroit( presqu'île de Zege) en 40 minutes et pour 30 birrs au lieu des 400 ou plus en bateau!! A la presqu'île de zege ( ou quelquechose comme ça) lieu où se trouve les monastères faire la visite sans guide; belle ballade en forêt! ( pour le tarif d'un monastère une personne( sur place) fournit toutes les explications en Anglais)..pour chaque monastère c'est 100 birrs/pers! ce sont les seuls qu'on ait ensuite visités dans toute l'Ethiopie!( overdose d'églises et de monastères!) A Lalibela ( voir plus loin) c'est vraiment une arnaque( enfin pour moi) 50 dollars!! A la limite on peut accepter un tour ( si on est à plusieurs) pour aller aux chutes du Nil.( après la saison des pluies ça vaut vraiment le coup!) (15 ou 20 Dollars /pers maxi! et bien demander que tout soit compris :trajet en minibus + entrée aux chutes + traversée du Nil en bateau pour revenir au point où le minibus nous reprend pour le retour.. Refuser le guide ( d'ailleurs les rabatteurs ne le proposent même pas) mais une fois sur place ils sont là pour vous vendre leurs services.. Le trajet en bus sur piste poussièreuse dure environ 3/4 d'heure( aller simple) et la ballade (en boucle) vers les chutes dure environ 1h30 Le guide est totalement inutile mais mieux vaut y aller à plusieurs on est ainsi moins harcelé par les nombreux enfants et vendeurs en tous genre le long du parcours! Bref j'ai rencontré des gens qui ont payé 800 ou même 1000 birrs par personne pour le pack monastères + chutes du Nil alors qu'on peut faire le tout ( mais sur 2 jours !) pour 150 birrs! Au moment où nous avons visité les chutes du Nil le niveau d'eau était à son maxi et ça valait vraiment le coup..plus beau que sur les cartes postales! assez impressionnant( pas autant qu'Iguaçu au Brésil mais presque!)
Ensuite nous sommes allés à Gondar (porte du Simien) en mini bus ( 65 Birrs) à prendre à la gare routière! là encore ne pas suivre les conseils des rabatteurs de l'hotel qui prennent leur "petite" commission au passage la gare est à 5 minutes en Tuk tuk ( 10 birrs maxi) A Gondar loger au Mikael hotel ( c'est pas une obligation mais c'est d'un excellent rapport qualité prix) tout neuf; prix 300 birrs; il se trouve à côté du Shape Hotel ( plus connu) A Gondar nous avons a été sollicités par un dénommé Bocata (Bewketu kassa) bewketu200b@yahoo.com) qui oeuvrait pour Simien Mountain Trekking; après marchandage on s'est greffé à un groupe ( 2 français et un Allemand) pour un trek de 6 jours( les Français n'ont fait que 4 jours) tarif 55 dollars par jour et par personne avec aller et retour sur Gondar en minibus compris( 3 heures aller retour de mini bus) + logement +nourriture+ Guide+ Scout( obligatoire) +Muletiers ( on ne les a jamais vus!) bref tout compris Pour info tout était o.k mais il convient( pour les fragiles du dos!) d'emporter un matelas ( voir chez expe) car celui fourni était très très mince!( plutôt une natte!) Emporter aussi un duvet( je préconise un duvet 0° confort de chez Décathlon peu encombrant et suffisant) ils fournissent des duvets mais vraiment trop minces et souvent dégueux ;s'en servir en complément au cas où( pour les frileux) Sinon en journée il faisait autour de 20°C même à plus de 3500m!( on était en tee shirt la journée) les soirées sont fraiches et les nuits froides bien sûr ( givre sur la tente) mais ça ne doit guère descendre en dessous de -5°C au plus froid le matin. Une veste de trek légère ou/et une bonne polaire suffit pour le soir. On peut prendre son repas là où logent les cuisiniers et guides ( Tukul avec feu de camp) J1 route Gonder/ passage à Debark pour remplir les formalités à la maison du parc et poursuite en minibus ..on passe devant un campement de luxe (Le Simien lodge) puis on nous débarque avec le guide avant Sankaber et on commence le trek le long de l'escarpement( magnifiques vues sur la totalité du trek).passage près d'une cascade beaux paysages ( en dehors de la piste)logement au camp de Sankaber.. J2 : toujours en bordure de l'escarpement trek jusqu'à Gich camp J3: Gich/ Chenek avec passage à Imet Gogo ( sublime! vue à 360°) J4 : Chennek montée au Ras Bwahit ( 4400m) redescente au col Bwahit puis Sona ( on quitte l'escarpement pour la vallée) J5: Sona -Adiarkay J6: Adiarkay jusqu'à la piste où on est repris par le minibus avec retour sur Gondar.( 1heure 30 à 2 heures)
Point de vue paysages c'est sublime!!.. ( flore ;faune et paysages) on rencontre bien sûr des geladas( baboins) à plusieurs endroits et des troupeaux d'Ibex surtout du côté du Ras Bwahit. Le soir les loups d'Ethiopie ( ressemblant plus au renard!) viennent roder près des camps pour chaparder de la nourriture. Par contre à la différence de Lalibela( voir plus loin) peu de contact avec la population car on ne traverse pas de villages sauf celui de Gich où nous avons ma femme et moi pris un café chez l'habitant.. la cérémonie dure une bonne heure! préparation du feu grillage du café moulure des grains dans un mortier etc etc.. Pour le trek 6 jours c'est bien mais 4 jours peuvent suffire ( pour 4J ne pas dépasser 220 dollars par pers! Ils demandent d'abord 300 ou plus!) De Gondar nous avons pris l'avion pour Lalibela... autour de 80 dollars et demi tarif pour ceux qui sont venus sur Etiopian Considérant que la visite des 10 ou 12 monastères ( pack obligatoire à 50 Dollars!) est une arnaque ( 50 dollars/pers) on n'a rien visité ( overdose sur le lac Tana!) mais fait un trek de 4 jours qu'on n'a pas regretté! + 2 jours dans les environs... A l'arrivée sur Lalibela les principales guesthouses mettent en commun un minibus pour aller chercher les touristes à l'arrivée de l'avion: Choisir Lalibela hotel ( facile à se rappeler! dans la partie sud et basse de la "ville") très bon rapport qualité prix ;marchander le prix ( 400 birrs au lieu des 500 demandés) dire qu'on a été recommandé aide au marchandage. Sinon un peu plus cher( 35 dollars) en marchandant également avec petit dej compris et surtout magnifique vue sur la montagne: Le Jerusalem hotel (mais ne pas y manger) Au Lalibela hotel nous avons rencontré un guide très sympa: Mareg.. le pauvre travaille pour une agence qui l'exploite beaucoup mais il n'a guère le choix.. mareg asmro" A la fin du trek il nous a invité à prendre un café dans sa chambre minuscule sans fenêtre où il vit avec son frère.. L'agence pour laquelle il travaille s'appelle Lalibela eco trekking... Nous sommes donc partis tous les deux( ma femme et moi -même) avec lui , un cuisinier un muletier et 3 ânes pour emporter nourriture, matelas couvertures etc... tarif: 50 dollars/jour et par personne négociés avec le boss de l'agence..je me demande s'il ne serait pas possible de le court-circuiter? ( il empoche les 3/4 du tarif demandé) Le trek était vraiment super mais un peu spartiate!( recommandé uniquement pour les habitués de ce type d'expérience) En effet le logement se fait dans les villages et non en "lodge" comme avec l'agence TEFSA ( plus chère)..on prend ses repas chez l'habitant.( ils vivent dans une seule pièce avec les animaux...juste une petite barrière nous sépare des vaches moutons, ânes, chevaux... les agneaux et les poules eux ne sont pas mis à l'écart!;les propriétaires des lieux dorment sur une sorte de mezzanine faite de branchages et de peaux de bovins au dessus du bétail; le foyer ( 4 pierres) occupe le centre de la pièce et il n''existe pas de cheminée; il ne fauf donc pas avoir les yeux sensibles ou être allergique à la fumée. Pour dormir nous avions à notre disposition un tukul ( sans animaux!) pour nous seuls ;sol en terre battue avec du foin sur lequel étaient posé nos "matelas" ( un peu plus épais que dans le Simien) et nos duvets... toilettes( WC) inexistantes ou alors parfois très sommaires; eau froide dans une cuvette pour la toilette( à condition de demander!); parfois difficile de s'isoler..on est souvent l'attraction de tout le village.. Le soir chants et danses et injera et café avec les locaux ;bref 4 jours supers dans le style "voyage en terre inconnue" mais si on recherche le confort c'est à éviter! Sinon les paysages sont très beaux et on partage vraiment la vie locale!! On n'a rencontré AUCUN autre trekker ou touriste durant nos 4 jours de trek vers Abuna Joseph et la région environnante; ascension d'un sommet très escarpé dont j'ai oublié le nom et traversées de nombreux villages (dont j'ai oubliés les noms!) avec nos ânes et logement chaque nuit chez l'habitant retour par le monastère de Yemrane Christos (au fond d'une grotte! ) J'étais allé voir l'agence Tefsa en arrivant à Lalibela mais je n'ai pas pu obtenir de renseignements précis et concrets de leur part si ce n'est que le 4 ième jour de trek faisait 40km!! Je pense que pour partir avec eux il faut réserver à l'avance qu'ils ont des lodges ( plus confortables) à eux mais en dehors des villages( dommage!) et que c'est plus cher bien entendu. je ne regrette pas la formule qu'on a utilisée mais qui j'en conviens ne peux pas plaire à tout le monde! Voilà l'essentiel de notre voyage se résume à Bahir Dar ( Lac Tana et chutes du Nil bleu) Gondar et le Simien puis Lalibela..il nous restait 3 jours et comme Addis ne nous intéressait pas( c'est un véritable chantier!!) on a voulu aller à 40 km de là aux Muger gorges ( Chancho) comme indiqué dans le Bradt! C'est totalement nul de plus la piste est en reconstruction faut 1 heure pour faire 20 km dans la poussière..sur place les gamins vous caillassent les jeunes vous harcèlent pour vous servir de guide et le site ne vaut pas le déplacement: Une gigantesque usine ( on ne voit qu'elle) occupe le paysage et on ne peut descendre dans la gorge! Au retour j'ai été obligé de me battre pour payer le tarif de 10 birrs en bus ( pour Derba) le prix au retour était passé de 10 à 100 birrs! j'ai refusé de payer et une fois arrivés, passant par hasard devant un poste de police j'ai été voir les flics pour signaler le pb ( j'aurais pas dû!!) j'ai ensuite regrété car c'est surtout le chauffeur qui a tout pris ( il n'y était pour rien!) et les flics après avoir obligé le chauffeur à conduire son bus au poste de police ont démonté les plaques du bus et ont mis tout le monde ( chauffeur et encaisseur) au gnouf!!
J'ai trouvé ce pays fascinant à bien des égards et très différent de ce que je connaissais de l'Afrique ( de L'ouest) mon grand regret est de ne pas y être allé plus tôt!
Nous( ma femme et moi) sommes restés 24 jours sur place et avons fait 2 treks: Un dans le Simien sur 6 jours et un autre à Lalibela sur 4 jours.
Infos en vrac sur l'Ethiopie: Le visa peut se faire à l'arrivée et très rapidement. Tarif 17 euros ( ils acceptent même les pièces! et pas besoin de photos) Prix du taxi de l'aéroport à Piazza: 150 Birrs( 1 Euro=25 Birrs) Ne pas payer plus de 170 birrs sauf de nuit: 200 Birrs Le Taitu hotel que nous avons choisi au dernier moment( un taxi affrété par l'hotel attendait un passager) pour être dans un quartier central et animé ( on y rencontre pas mal de voyageurs) n'est pas vraiment terrible! surtout les sanitaires!! ..choisir de préférence les chambres( 3ch) au rez de chaussée qui donnent sur le jardin.35 dollars( ou 25?)L'avantage c'est surtout le quartier assez central et le Skybus ( compagnie de bus)attenant à l'hotel. On peut même réserver sa place de bus depuis la France!
Nous avons donc pris un bus ( skybus) pour Bahir Dar ( lac Tana et chutes du Nil): 345 Birrs; trajet sur bonne route goudronnée en 08heures. Sur place Hotel Ghion ( moyen / correct et pas cher:300 birrs) au bord du lac Tana et au milieu d'un jardin luxuriant et plein d'oiseaux. Le bus s'y arrête à 50m surtout ne pas prendre de Taxi ni Tuk Tuk pour 50m!!
Ne pas se laisser influencer par les rabatteurs pour prendre un pack visite monastère et chutes du Nil!.. D'abord on ne peut faire les 2 en 1 seul jour!
Pour la visite des monastères laisser tomber le bateau( durée 1 heure et demie aller et autant retour d'après mes infos!) alors qu'en bus local on peut aller au même endroit( presqu'île de Zege) en 40 minutes et pour 30 birrs au lieu des 400 ou plus en bateau!! A la presqu'île de zege ( ou quelquechose comme ça) lieu où se trouve les monastères faire la visite sans guide; belle ballade en forêt! ( pour le tarif d'un monastère une personne( sur place) fournit toutes les explications en Anglais)..pour chaque monastère c'est 100 birrs/pers! ce sont les seuls qu'on ait ensuite visités dans toute l'Ethiopie!( overdose d'églises et de monastères!) A Lalibela ( voir plus loin) c'est vraiment une arnaque( enfin pour moi) 50 dollars!! A la limite on peut accepter un tour ( si on est à plusieurs) pour aller aux chutes du Nil.( après la saison des pluies ça vaut vraiment le coup!) (15 ou 20 Dollars /pers maxi! et bien demander que tout soit compris :trajet en minibus + entrée aux chutes + traversée du Nil en bateau pour revenir au point où le minibus nous reprend pour le retour.. Refuser le guide ( d'ailleurs les rabatteurs ne le proposent même pas) mais une fois sur place ils sont là pour vous vendre leurs services.. Le trajet en bus sur piste poussièreuse dure environ 3/4 d'heure( aller simple) et la ballade (en boucle) vers les chutes dure environ 1h30 Le guide est totalement inutile mais mieux vaut y aller à plusieurs on est ainsi moins harcelé par les nombreux enfants et vendeurs en tous genre le long du parcours! Bref j'ai rencontré des gens qui ont payé 800 ou même 1000 birrs par personne pour le pack monastères + chutes du Nil alors qu'on peut faire le tout ( mais sur 2 jours !) pour 150 birrs! Au moment où nous avons visité les chutes du Nil le niveau d'eau était à son maxi et ça valait vraiment le coup..plus beau que sur les cartes postales! assez impressionnant( pas autant qu'Iguaçu au Brésil mais presque!)
Ensuite nous sommes allés à Gondar (porte du Simien) en mini bus ( 65 Birrs) à prendre à la gare routière! là encore ne pas suivre les conseils des rabatteurs de l'hotel qui prennent leur "petite" commission au passage la gare est à 5 minutes en Tuk tuk ( 10 birrs maxi) A Gondar loger au Mikael hotel ( c'est pas une obligation mais c'est d'un excellent rapport qualité prix) tout neuf; prix 300 birrs; il se trouve à côté du Shape Hotel ( plus connu) A Gondar nous avons a été sollicités par un dénommé Bocata (Bewketu kassa) bewketu200b@yahoo.com) qui oeuvrait pour Simien Mountain Trekking; après marchandage on s'est greffé à un groupe ( 2 français et un Allemand) pour un trek de 6 jours( les Français n'ont fait que 4 jours) tarif 55 dollars par jour et par personne avec aller et retour sur Gondar en minibus compris( 3 heures aller retour de mini bus) + logement +nourriture+ Guide+ Scout( obligatoire) +Muletiers ( on ne les a jamais vus!) bref tout compris Pour info tout était o.k mais il convient( pour les fragiles du dos!) d'emporter un matelas ( voir chez expe) car celui fourni était très très mince!( plutôt une natte!) Emporter aussi un duvet( je préconise un duvet 0° confort de chez Décathlon peu encombrant et suffisant) ils fournissent des duvets mais vraiment trop minces et souvent dégueux ;s'en servir en complément au cas où( pour les frileux) Sinon en journée il faisait autour de 20°C même à plus de 3500m!( on était en tee shirt la journée) les soirées sont fraiches et les nuits froides bien sûr ( givre sur la tente) mais ça ne doit guère descendre en dessous de -5°C au plus froid le matin. Une veste de trek légère ou/et une bonne polaire suffit pour le soir. On peut prendre son repas là où logent les cuisiniers et guides ( Tukul avec feu de camp) J1 route Gonder/ passage à Debark pour remplir les formalités à la maison du parc et poursuite en minibus ..on passe devant un campement de luxe (Le Simien lodge) puis on nous débarque avec le guide avant Sankaber et on commence le trek le long de l'escarpement( magnifiques vues sur la totalité du trek).passage près d'une cascade beaux paysages ( en dehors de la piste)logement au camp de Sankaber.. J2 : toujours en bordure de l'escarpement trek jusqu'à Gich camp J3: Gich/ Chenek avec passage à Imet Gogo ( sublime! vue à 360°) J4 : Chennek montée au Ras Bwahit ( 4400m) redescente au col Bwahit puis Sona ( on quitte l'escarpement pour la vallée) J5: Sona -Adiarkay J6: Adiarkay jusqu'à la piste où on est repris par le minibus avec retour sur Gondar.( 1heure 30 à 2 heures)
Point de vue paysages c'est sublime!!.. ( flore ;faune et paysages) on rencontre bien sûr des geladas( baboins) à plusieurs endroits et des troupeaux d'Ibex surtout du côté du Ras Bwahit. Le soir les loups d'Ethiopie ( ressemblant plus au renard!) viennent roder près des camps pour chaparder de la nourriture. Par contre à la différence de Lalibela( voir plus loin) peu de contact avec la population car on ne traverse pas de villages sauf celui de Gich où nous avons ma femme et moi pris un café chez l'habitant.. la cérémonie dure une bonne heure! préparation du feu grillage du café moulure des grains dans un mortier etc etc.. Pour le trek 6 jours c'est bien mais 4 jours peuvent suffire ( pour 4J ne pas dépasser 220 dollars par pers! Ils demandent d'abord 300 ou plus!) De Gondar nous avons pris l'avion pour Lalibela... autour de 80 dollars et demi tarif pour ceux qui sont venus sur Etiopian Considérant que la visite des 10 ou 12 monastères ( pack obligatoire à 50 Dollars!) est une arnaque ( 50 dollars/pers) on n'a rien visité ( overdose sur le lac Tana!) mais fait un trek de 4 jours qu'on n'a pas regretté! + 2 jours dans les environs... A l'arrivée sur Lalibela les principales guesthouses mettent en commun un minibus pour aller chercher les touristes à l'arrivée de l'avion: Choisir Lalibela hotel ( facile à se rappeler! dans la partie sud et basse de la "ville") très bon rapport qualité prix ;marchander le prix ( 400 birrs au lieu des 500 demandés) dire qu'on a été recommandé aide au marchandage. Sinon un peu plus cher( 35 dollars) en marchandant également avec petit dej compris et surtout magnifique vue sur la montagne: Le Jerusalem hotel (mais ne pas y manger) Au Lalibela hotel nous avons rencontré un guide très sympa: Mareg.. le pauvre travaille pour une agence qui l'exploite beaucoup mais il n'a guère le choix.. mareg asmro" A la fin du trek il nous a invité à prendre un café dans sa chambre minuscule sans fenêtre où il vit avec son frère.. L'agence pour laquelle il travaille s'appelle Lalibela eco trekking... Nous sommes donc partis tous les deux( ma femme et moi -même) avec lui , un cuisinier un muletier et 3 ânes pour emporter nourriture, matelas couvertures etc... tarif: 50 dollars/jour et par personne négociés avec le boss de l'agence..je me demande s'il ne serait pas possible de le court-circuiter? ( il empoche les 3/4 du tarif demandé) Le trek était vraiment super mais un peu spartiate!( recommandé uniquement pour les habitués de ce type d'expérience) En effet le logement se fait dans les villages et non en "lodge" comme avec l'agence TEFSA ( plus chère)..on prend ses repas chez l'habitant.( ils vivent dans une seule pièce avec les animaux...juste une petite barrière nous sépare des vaches moutons, ânes, chevaux... les agneaux et les poules eux ne sont pas mis à l'écart!;les propriétaires des lieux dorment sur une sorte de mezzanine faite de branchages et de peaux de bovins au dessus du bétail; le foyer ( 4 pierres) occupe le centre de la pièce et il n''existe pas de cheminée; il ne fauf donc pas avoir les yeux sensibles ou être allergique à la fumée. Pour dormir nous avions à notre disposition un tukul ( sans animaux!) pour nous seuls ;sol en terre battue avec du foin sur lequel étaient posé nos "matelas" ( un peu plus épais que dans le Simien) et nos duvets... toilettes( WC) inexistantes ou alors parfois très sommaires; eau froide dans une cuvette pour la toilette( à condition de demander!); parfois difficile de s'isoler..on est souvent l'attraction de tout le village.. Le soir chants et danses et injera et café avec les locaux ;bref 4 jours supers dans le style "voyage en terre inconnue" mais si on recherche le confort c'est à éviter! Sinon les paysages sont très beaux et on partage vraiment la vie locale!! On n'a rencontré AUCUN autre trekker ou touriste durant nos 4 jours de trek vers Abuna Joseph et la région environnante; ascension d'un sommet très escarpé dont j'ai oublié le nom et traversées de nombreux villages (dont j'ai oubliés les noms!) avec nos ânes et logement chaque nuit chez l'habitant retour par le monastère de Yemrane Christos (au fond d'une grotte! ) J'étais allé voir l'agence Tefsa en arrivant à Lalibela mais je n'ai pas pu obtenir de renseignements précis et concrets de leur part si ce n'est que le 4 ième jour de trek faisait 40km!! Je pense que pour partir avec eux il faut réserver à l'avance qu'ils ont des lodges ( plus confortables) à eux mais en dehors des villages( dommage!) et que c'est plus cher bien entendu. je ne regrette pas la formule qu'on a utilisée mais qui j'en conviens ne peux pas plaire à tout le monde! Voilà l'essentiel de notre voyage se résume à Bahir Dar ( Lac Tana et chutes du Nil bleu) Gondar et le Simien puis Lalibela..il nous restait 3 jours et comme Addis ne nous intéressait pas( c'est un véritable chantier!!) on a voulu aller à 40 km de là aux Muger gorges ( Chancho) comme indiqué dans le Bradt! C'est totalement nul de plus la piste est en reconstruction faut 1 heure pour faire 20 km dans la poussière..sur place les gamins vous caillassent les jeunes vous harcèlent pour vous servir de guide et le site ne vaut pas le déplacement: Une gigantesque usine ( on ne voit qu'elle) occupe le paysage et on ne peut descendre dans la gorge! Au retour j'ai été obligé de me battre pour payer le tarif de 10 birrs en bus ( pour Derba) le prix au retour était passé de 10 à 100 birrs! j'ai refusé de payer et une fois arrivés, passant par hasard devant un poste de police j'ai été voir les flics pour signaler le pb ( j'aurais pas dû!!) j'ai ensuite regrété car c'est surtout le chauffeur qui a tout pris ( il n'y était pour rien!) et les flics après avoir obligé le chauffeur à conduire son bus au poste de police ont démonté les plaques du bus et ont mis tout le monde ( chauffeur et encaisseur) au gnouf!!
Fabuleux GR 20 (juin-juillet 2014) English translation pending
Salut tout le monde,
Le récit de mon périple dans les montagnes corses au printemps-été dernier (une étape par message).
Mercredi 18 juin 2014 :
Après un agréable vol Nantes-Calvi, nous voici arrivés dans la capitale de la Balagne, à quelques kilomètres seulement de Calenzana, commune-départ du GR 20. A la sortie de l'aéroport, nous réalisons rapidement que la seule solution pour rejoindre le centre-ville de Calvi consiste à prendre un taxi. Nous appelons une compagnie locale et c'est une conductrice, à l'accent des Balkans prononcé, qui nous dépose sur le port, où nous choisissons un petit resto sur le quai Adolphe Landry, à l'ombre des parasols.
Sur les hauteurs, l'orage se fait entendre. Mais cet après-midi, il nous épargnera en se cantonnant aux sommets. C'est donc sous un franc soleil que nous flânons dans les rues commerçantes et que nous nous rendons en haut de la citadelle de Calvi, pour admirer le panorama et les montagnes corses qui semblent nous défier.

Des désagréments liés à mon appareil-photo et au retrait d'argent liquide viennent cependant ternir quelque peu cette première journée (Bertrand résoudra le problème le soir en désactivant le mode "retardateur"). Vers 17h, nous appelons le même taxi qui nous avait proposé de nous emmener au gîte municipal de Calenzana à un tarif intéressant. La douzaine de kilomètres à parcourir s'avère très sportive : les dépassements audacieux s'enchaînent, particulièrement lorsqu'il s'agit d'un véhicule à la couleur bleue pourtant très explicite. Nous arrivons entiers, prenons possession de notre chambre et allons nous informer à la maison du GR 20, notamment en ce qui concerne la météo pour les jours à venir.
En fin d'après-midi, nous allons faire un tour dans le village de Calenzana, buvons un verre avant de nous offrir une dernière bonne viande avant le grand départ.
Nous nous couchons vers 22h et programmons le réveil à 6h, pour être en forme pour cette première étape très montante et redoutée.
Jeudi 19 juin 2014 :
Étape 1 : Calenzana - Ortu di u Piobbu Temps de marche : 6h30 Altitude minimale : 275 m Altitude maximale : 1550 m Dénivelé positif : 1360 m Dénivelé négatif : 60 m
Comme pour les Espagnols au Brésil (défaite contre le Chili et élimination de la Coupe du Monde), la nuit a été difficile : chaleur, ronflements et sûrement aussi un peu d'excitation à l'idée de savoir que ça y est, c'est le jour J. Nous nous levons à 5h45, prenons un bon petit déjeuner et nous lançons à l'attaque de ce mythe qu'est le GR 20. Pour ma part, je suis comme un gamin qui, le matin de Noël, descend les escaliers qui mènent au sapin. Impatient et les yeux grands ouverts. Nous atteignons le départ "officiel" du GR 20 un peu avant 7h30.
Au programme de cette première étape, de la montée, de la montée et encore de la montée... 6h30 de marche sont annoncées.
Rapidement, nous dominons Calenzana, puis le golfe de Calvi, qui s'éloigne tout de même petit à petit.
Je suis surpris par la présence de nombreux arbres morts sur ce premier versant, comme s'ils avaient été punis par la foudre. L'immensité des pins maritimes attire également mon œil.
Au fur et à mesure que nous montons et que nous nous éloignons du littoral, le ciel se couvre, présageant une fin d'étape humide.
Au promontoire d'Arghjova (820 mètres), nous croisons une personne qui a déjà fait le GR 20 deux ans auparavant, accompagné d'un novice en la matière. Nous nous suivrons jusqu'à mi-parcours.
Un peu plus loin, je me retourne et constate l'avancée de notre entreprise : le chemin que nous venons d'emprunter paraît de plus en plus étroit.
Pour le moment, nous avalons la pente, assez peu marquée, à un bon rythme, même si une pause de temps à autre est bienvenue.
L'arrivée à la Bocca u Saltu (1250 mètres) nous offre un premier panorama grandiose, véritable transition entre le paysage de plaine et celui de montagne.
La suite du parcours se complexifie. Le souffle se met à manquer, en raison de lacets serrés en forêt. Olivier, lui, est contrarié par de tenaces crampes aux cuisses.
Puis, la randonnée se transforme par endroits en petite escalade. Le tracé du sentier n'existe plus et nous devons parfois chercher le balisage du GR.
Pour corser un peu le parcours, la grêle s'invite, heureusement de façon éphémère. Il n'empêche que nous nous empressons de sortir nos k-ways, ponchos et autres sursacs pour laisser au sec nos vêtements et vivres.
7h30 après notre départ, nous apercevons enfin le refuge d'Ortu di u Piobbu.
Mais il nous faudra encore une heure de marche pour l'atteindre. En milieu d'après-midi, nous bouclons cette première étape tant redoutée.
Nous commençons par réserver le dîner et le petit déjeuner du lendemain, avant de faire une lessive douloureuse en raison de la température glaciale de l'eau, ce qui n'augure rien de très agréable pour la suite, à savoir la douche. Ensuite, nous nous installons sur l'aire de bivouac et prenons possession de nos deux tentes. Olivier dormira avec Samuel, Bertrand avec moi.
En fin d'après-midi, nous allons boire un verre au refuge et étudier l'étape du lendemain, avant de passer au dîner constitué d'une soupe de lentilles aux figatellus (saucisse) et d'un gâteau en guise de dessert.
En début de soirée, le soleil fait sa réapparition. Nous nous couchons en même temps que lui, vers 21h.
Mercredi 18 juin 2014 :
Après un agréable vol Nantes-Calvi, nous voici arrivés dans la capitale de la Balagne, à quelques kilomètres seulement de Calenzana, commune-départ du GR 20. A la sortie de l'aéroport, nous réalisons rapidement que la seule solution pour rejoindre le centre-ville de Calvi consiste à prendre un taxi. Nous appelons une compagnie locale et c'est une conductrice, à l'accent des Balkans prononcé, qui nous dépose sur le port, où nous choisissons un petit resto sur le quai Adolphe Landry, à l'ombre des parasols.

Sur les hauteurs, l'orage se fait entendre. Mais cet après-midi, il nous épargnera en se cantonnant aux sommets. C'est donc sous un franc soleil que nous flânons dans les rues commerçantes et que nous nous rendons en haut de la citadelle de Calvi, pour admirer le panorama et les montagnes corses qui semblent nous défier.

Des désagréments liés à mon appareil-photo et au retrait d'argent liquide viennent cependant ternir quelque peu cette première journée (Bertrand résoudra le problème le soir en désactivant le mode "retardateur"). Vers 17h, nous appelons le même taxi qui nous avait proposé de nous emmener au gîte municipal de Calenzana à un tarif intéressant. La douzaine de kilomètres à parcourir s'avère très sportive : les dépassements audacieux s'enchaînent, particulièrement lorsqu'il s'agit d'un véhicule à la couleur bleue pourtant très explicite. Nous arrivons entiers, prenons possession de notre chambre et allons nous informer à la maison du GR 20, notamment en ce qui concerne la météo pour les jours à venir.

En fin d'après-midi, nous allons faire un tour dans le village de Calenzana, buvons un verre avant de nous offrir une dernière bonne viande avant le grand départ.
Nous nous couchons vers 22h et programmons le réveil à 6h, pour être en forme pour cette première étape très montante et redoutée.Jeudi 19 juin 2014 :
Étape 1 : Calenzana - Ortu di u Piobbu Temps de marche : 6h30 Altitude minimale : 275 m Altitude maximale : 1550 m Dénivelé positif : 1360 m Dénivelé négatif : 60 m
Comme pour les Espagnols au Brésil (défaite contre le Chili et élimination de la Coupe du Monde), la nuit a été difficile : chaleur, ronflements et sûrement aussi un peu d'excitation à l'idée de savoir que ça y est, c'est le jour J. Nous nous levons à 5h45, prenons un bon petit déjeuner et nous lançons à l'attaque de ce mythe qu'est le GR 20. Pour ma part, je suis comme un gamin qui, le matin de Noël, descend les escaliers qui mènent au sapin. Impatient et les yeux grands ouverts. Nous atteignons le départ "officiel" du GR 20 un peu avant 7h30.
Au programme de cette première étape, de la montée, de la montée et encore de la montée... 6h30 de marche sont annoncées.
Rapidement, nous dominons Calenzana, puis le golfe de Calvi, qui s'éloigne tout de même petit à petit.
Je suis surpris par la présence de nombreux arbres morts sur ce premier versant, comme s'ils avaient été punis par la foudre. L'immensité des pins maritimes attire également mon œil.
Au fur et à mesure que nous montons et que nous nous éloignons du littoral, le ciel se couvre, présageant une fin d'étape humide.
Au promontoire d'Arghjova (820 mètres), nous croisons une personne qui a déjà fait le GR 20 deux ans auparavant, accompagné d'un novice en la matière. Nous nous suivrons jusqu'à mi-parcours.
Un peu plus loin, je me retourne et constate l'avancée de notre entreprise : le chemin que nous venons d'emprunter paraît de plus en plus étroit.
Pour le moment, nous avalons la pente, assez peu marquée, à un bon rythme, même si une pause de temps à autre est bienvenue.
L'arrivée à la Bocca u Saltu (1250 mètres) nous offre un premier panorama grandiose, véritable transition entre le paysage de plaine et celui de montagne.
La suite du parcours se complexifie. Le souffle se met à manquer, en raison de lacets serrés en forêt. Olivier, lui, est contrarié par de tenaces crampes aux cuisses.
Puis, la randonnée se transforme par endroits en petite escalade. Le tracé du sentier n'existe plus et nous devons parfois chercher le balisage du GR.
Pour corser un peu le parcours, la grêle s'invite, heureusement de façon éphémère. Il n'empêche que nous nous empressons de sortir nos k-ways, ponchos et autres sursacs pour laisser au sec nos vêtements et vivres.
7h30 après notre départ, nous apercevons enfin le refuge d'Ortu di u Piobbu.
Mais il nous faudra encore une heure de marche pour l'atteindre. En milieu d'après-midi, nous bouclons cette première étape tant redoutée.
Nous commençons par réserver le dîner et le petit déjeuner du lendemain, avant de faire une lessive douloureuse en raison de la température glaciale de l'eau, ce qui n'augure rien de très agréable pour la suite, à savoir la douche. Ensuite, nous nous installons sur l'aire de bivouac et prenons possession de nos deux tentes. Olivier dormira avec Samuel, Bertrand avec moi.
En fin d'après-midi, nous allons boire un verre au refuge et étudier l'étape du lendemain, avant de passer au dîner constitué d'une soupe de lentilles aux figatellus (saucisse) et d'un gâteau en guise de dessert.
En début de soirée, le soleil fait sa réapparition. Nous nous couchons en même temps que lui, vers 21h.Concours photo VF octobre 2014 "Vous montez ou vous descendez?" English translation pending
Bonjour à tous,
Je lance le nouveau thème du concours photo VF d'octobre 2014 : "Vous montez ou vous descendez ?"
A l'aube de l'humanité l'homme n'avait pas grand choix pour s'affranchir des obstacles, en fait il ne devait compter sur lui même mais c'était sans compter sur son intelligence et sa réflexion, c'est ainsi qu'il inventa l'échelle puis plus tard l'escalier beaucoup plus esthétique et efficace. Avec l'avènement de l'électricité il fit "exploser" son imagination, ascenseurs, escaliers roulants, etc ...
Bon j'imagine que vous avez déjà une bonne idée sur ce thème. Aujourd'hui l'homme est capable de franchir monts et montagnes, pour cela il fit construire : routes, voies ferrées, chemins aménagés, que dis je ? funiculaires ou autres téléphériques. Coté distraction n'hésitez pas à aller faire un tour à la fête foraine ça monte et ça descend bien aussi. Vous aimez l'aviation ? ... clichés d'Ovbi (Objets volants bien identifiés) autorisés à condition qu'ils ne soient pas "cloués" au sol et que leur trajectoire s'inscrive dans une certaine déclivité.
Ponts à l'horizontal , buildings s'abstenir, ils seront hors sujet !
Si on résume, sur ce thème il s'agira bien de mettre en valeur tous les "outils" créés par l'homme pour monter ou descendre !
Règlement en quelques points :
Dépôt des images jusqu'au dimanche 19 octobre à 22h00 !
3 photos maxi postées par membre avec un petit commentaire sur le lieu et le contexte de sa prise de vue. 1 seule photo par message svp.
Prises de vues réalisées en voyage (mais ballades pour nous faire découvrir son pays ou sa région acceptées).
Votes ouverts à tous du lundi 20 au dimanche 26 octobre à 00h00 !
Interdiction de voter pour ses propres clichés.
Photo n°1 = 3 points Photo n°2 = 2 points Photo n°3 = 1 point
Tout le monde peut (devrait) voter en précisant sans ambiguité le pseudo du déposant suivi du numéro de photo avec si possible un petit commentaire pour expliquer son choix.
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. L'heureux vainqueur aura la tâche d'organiser le concours du mois de novembre. En cas d'égalité le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places.
Ici c'est le fil pour déposer vos photos (Un post par photo svp !) et plus tard ce sera celui pour les votes.
Pour discuter sur les photos il faut aller sur le fil de discussion intitulé : Discussion autour du Concours photo VF octobre 2014 "Vous montez ou vous descendez ?"
Cliquez ici pour visualiser le diaporama de toutes les photos (merci encore à Herikles pour sa collaboration).
Cordialement Magellan18
Je lance le nouveau thème du concours photo VF d'octobre 2014 : "Vous montez ou vous descendez ?"
A l'aube de l'humanité l'homme n'avait pas grand choix pour s'affranchir des obstacles, en fait il ne devait compter sur lui même mais c'était sans compter sur son intelligence et sa réflexion, c'est ainsi qu'il inventa l'échelle puis plus tard l'escalier beaucoup plus esthétique et efficace. Avec l'avènement de l'électricité il fit "exploser" son imagination, ascenseurs, escaliers roulants, etc ...
Bon j'imagine que vous avez déjà une bonne idée sur ce thème. Aujourd'hui l'homme est capable de franchir monts et montagnes, pour cela il fit construire : routes, voies ferrées, chemins aménagés, que dis je ? funiculaires ou autres téléphériques. Coté distraction n'hésitez pas à aller faire un tour à la fête foraine ça monte et ça descend bien aussi. Vous aimez l'aviation ? ... clichés d'Ovbi (Objets volants bien identifiés) autorisés à condition qu'ils ne soient pas "cloués" au sol et que leur trajectoire s'inscrive dans une certaine déclivité.
Ponts à l'horizontal , buildings s'abstenir, ils seront hors sujet !
Si on résume, sur ce thème il s'agira bien de mettre en valeur tous les "outils" créés par l'homme pour monter ou descendre !
Règlement en quelques points :
Dépôt des images jusqu'au dimanche 19 octobre à 22h00 !
3 photos maxi postées par membre avec un petit commentaire sur le lieu et le contexte de sa prise de vue. 1 seule photo par message svp.
Prises de vues réalisées en voyage (mais ballades pour nous faire découvrir son pays ou sa région acceptées).
Votes ouverts à tous du lundi 20 au dimanche 26 octobre à 00h00 !
Interdiction de voter pour ses propres clichés.
Photo n°1 = 3 points Photo n°2 = 2 points Photo n°3 = 1 point
Tout le monde peut (devrait) voter en précisant sans ambiguité le pseudo du déposant suivi du numéro de photo avec si possible un petit commentaire pour expliquer son choix.
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. L'heureux vainqueur aura la tâche d'organiser le concours du mois de novembre. En cas d'égalité le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places.
Ici c'est le fil pour déposer vos photos (Un post par photo svp !) et plus tard ce sera celui pour les votes.
Pour discuter sur les photos il faut aller sur le fil de discussion intitulé : Discussion autour du Concours photo VF octobre 2014 "Vous montez ou vous descendez ?"
Cliquez ici pour visualiser le diaporama de toutes les photos (merci encore à Herikles pour sa collaboration).
Cordialement Magellan18
Discussion autour du concours septembre 2014: "Il était 3 fois..." English translation pending
Le concours est http://voyageforum.com/discussion/concours-photo-septembre-2014-il-etait-3-fois-d6688533/
Pour les échanges, les à-côtés, et autres discussion, c'est là !
17 jours en Thaïlande avec un enfant de 2 ans en décembre English translation pending
Bonjour à tous,
Après avoir parcouru mon forum préféré, quelques sites internets spécialisés sur la destination ainsi qu'usé des calculs d'itinéraires de Google map...j'ai concocté un projet de circuit sur lequel j'aimerai votre avis, notamment sur la faisabilité avec un enfant de 2 ans.
Le fil rouge c'est de se détendre mais avec découverte du pays et en évitant les longs trajets fatiguants pour un enfant.
J'ai ajouté la région de l'Isan car mon cousin y habite mais en fait...il faudrait presque l'enlever parce que je sens que ça fait beaucoup... Ou alors enlever la visite d'Angkor, peut être pas l'idéal avec une enfant (il vaudra mieux y retourner quand elle sera + grande ?). Comment faire ?
Voilà donc le circuit que je vous soumet avec les options entre lesquelles j'hésite :
14/12/2014 Départ de Paris / 19h30 15/12/2014 Arrivée à Bangkok / 18h05 NUIT à Bangkok
16/12/2014 Départ pour Ko Phangan en avion via Ko Samui (1h) ou Ko Chang 3 NUITS à Had Tien Bay 17/12/2014 18/12/2014
19/12/2014 Retour à Bangkok en avion (1h) puis Phetchaburi (2h de route) ou Kanchanaburi (2h de route) 2 NUITS à Petchaburi ou Kanchanaburi 20/12/2014
21/12/2014 Départ pour Sukhotai (5h30 de route depuis Kanchanaburi et 7h depuis Phetchaburi) ETAPE ? 🤪 Lopburi ? (singes agressifs ?!) Uthai Thani ? (croisière sur la rivière Sakaekrang ?)
21/12/2014 Sukhotai / Sri Satchanalai 2 NUITS 22/12/2014 visite de Sri Satchanalai historical park
23/12/2014 Départ pour Chiang Mai (4h de route ou 1h d’avion) 3 NUITS 24/12/2014 Noël 25/12/2014
26/12/2014 Départ vers Udon Thani (9/10h de route ou 1h d’avion) 2 NUITS 27/12/2014 Isan et Mékong
28/12/2014 Départ vers Angkor (via Bangkok en 2h d’avion) 2 NUITS 29/12/2014 Visite
30/12/2014 Départ vers Bangkok 3 NUITS 31/12/2014 Réveillon 01/01/2015
02/01/2015 Départ de Bangkok / 06h10 02/01/2015 Arrivée à Paris / 17h45
Merci à tous ceux qui voudront bien me donner leur conseils pour profiter de ce beau pays avec notre pitchoune. 😉 A très vite pour vous lire.
Après avoir parcouru mon forum préféré, quelques sites internets spécialisés sur la destination ainsi qu'usé des calculs d'itinéraires de Google map...j'ai concocté un projet de circuit sur lequel j'aimerai votre avis, notamment sur la faisabilité avec un enfant de 2 ans.
Le fil rouge c'est de se détendre mais avec découverte du pays et en évitant les longs trajets fatiguants pour un enfant.
J'ai ajouté la région de l'Isan car mon cousin y habite mais en fait...il faudrait presque l'enlever parce que je sens que ça fait beaucoup... Ou alors enlever la visite d'Angkor, peut être pas l'idéal avec une enfant (il vaudra mieux y retourner quand elle sera + grande ?). Comment faire ?
Voilà donc le circuit que je vous soumet avec les options entre lesquelles j'hésite :
14/12/2014 Départ de Paris / 19h30 15/12/2014 Arrivée à Bangkok / 18h05 NUIT à Bangkok
16/12/2014 Départ pour Ko Phangan en avion via Ko Samui (1h) ou Ko Chang 3 NUITS à Had Tien Bay 17/12/2014 18/12/2014
19/12/2014 Retour à Bangkok en avion (1h) puis Phetchaburi (2h de route) ou Kanchanaburi (2h de route) 2 NUITS à Petchaburi ou Kanchanaburi 20/12/2014
21/12/2014 Départ pour Sukhotai (5h30 de route depuis Kanchanaburi et 7h depuis Phetchaburi) ETAPE ? 🤪 Lopburi ? (singes agressifs ?!) Uthai Thani ? (croisière sur la rivière Sakaekrang ?)
21/12/2014 Sukhotai / Sri Satchanalai 2 NUITS 22/12/2014 visite de Sri Satchanalai historical park
23/12/2014 Départ pour Chiang Mai (4h de route ou 1h d’avion) 3 NUITS 24/12/2014 Noël 25/12/2014
26/12/2014 Départ vers Udon Thani (9/10h de route ou 1h d’avion) 2 NUITS 27/12/2014 Isan et Mékong
28/12/2014 Départ vers Angkor (via Bangkok en 2h d’avion) 2 NUITS 29/12/2014 Visite
30/12/2014 Départ vers Bangkok 3 NUITS 31/12/2014 Réveillon 01/01/2015
02/01/2015 Départ de Bangkok / 06h10 02/01/2015 Arrivée à Paris / 17h45
Merci à tous ceux qui voudront bien me donner leur conseils pour profiter de ce beau pays avec notre pitchoune. 😉 A très vite pour vous lire.
Croisière positionnement de Venise à Dubaï English translation pending
Bonjour
Dans le cadre de cette croisière du 25/11/2014 au 13/12/2014 sur le navire MSC ORCHESTRA.
Nous serons mon épouse et moi à DUBAÏ le vendredi 12/12/2014 de 8H à minuit.
Nous envisageons pour la journée une visite guidée par VALERIE (Française résident à Dubaï et guide Officielle, excellente critique sur le forum et ailleurs..)
Le programme proposé est le suivant: durée environ 9H Tarif 420€ tout inclus sauf repas (et celui de la guide environ 15€ par personne). A ce tarif pour 2 personnes il y a lieu d'ajouter 50€ par personne supplémentaire soit 520€ pour 4 ou 620€ pour 6 (7 personnes maxi + le guide).
-Bastakia -Musée de Dubaî -Souk -traversée du Crek en Abra -Palm Jumeirah via Monorail -Atlantis -Mail Of Emirates -Souk Madinat Jumeirah -Burj AL Arab (extérieur) -Dubaï Mall (aquarium, fontaines musicales). -Burj Khalifa et vue imprenable du 124° étage. Pas de visite de mosquée le vendredi
Nous recherchons 2 couples ou 4/5 personnes souhaitant faire cette visite et partager avec nous l'ensemble des frais soit pour 6 par exemple (105€ par personne environ hors repas ).
Réponse par message privé sur mon mail.
Autres possibilités d'excursions hors MSC en petit groupe à SALALAH par exemple (ou ailleurs)
Je sais c'est dans 4 mois, mais mieux vaut s'y prendre tôt.
CORDIALEMENT
Dans le cadre de cette croisière du 25/11/2014 au 13/12/2014 sur le navire MSC ORCHESTRA.
Nous serons mon épouse et moi à DUBAÏ le vendredi 12/12/2014 de 8H à minuit.
Nous envisageons pour la journée une visite guidée par VALERIE (Française résident à Dubaï et guide Officielle, excellente critique sur le forum et ailleurs..)
Le programme proposé est le suivant: durée environ 9H Tarif 420€ tout inclus sauf repas (et celui de la guide environ 15€ par personne). A ce tarif pour 2 personnes il y a lieu d'ajouter 50€ par personne supplémentaire soit 520€ pour 4 ou 620€ pour 6 (7 personnes maxi + le guide).
-Bastakia -Musée de Dubaî -Souk -traversée du Crek en Abra -Palm Jumeirah via Monorail -Atlantis -Mail Of Emirates -Souk Madinat Jumeirah -Burj AL Arab (extérieur) -Dubaï Mall (aquarium, fontaines musicales). -Burj Khalifa et vue imprenable du 124° étage. Pas de visite de mosquée le vendredi
Nous recherchons 2 couples ou 4/5 personnes souhaitant faire cette visite et partager avec nous l'ensemble des frais soit pour 6 par exemple (105€ par personne environ hors repas ).
Réponse par message privé sur mon mail.
Autres possibilités d'excursions hors MSC en petit groupe à SALALAH par exemple (ou ailleurs)
Je sais c'est dans 4 mois, mais mieux vaut s'y prendre tôt.
CORDIALEMENT
D'Égypte à Israël... la longue route du Caire à Jérusalem English translation pending
Bonjour,
Je me lance dans cette rubrique pour une première fois...on verra ou ça mène. Je vous ferez voir avec nos yeux et notre vision différente des choses avec des images classiques et humaines.
13 déc. 2011 En 2012 nous avons décidé (la famille, papa, maman et les fistons 11 et 15 à l'époque) d'atterrir au Caire avec quelques idées en têtes et 4 sac à dos. Voyageant avec Royal Air Maroc depuis Montréal, on a vite compris que l'arabe deviendrais la langue d'usage...

Comme nous avions pris soins de réserver notre hôtel..., notre hôte avait pris soins de nous envoyer son chauffeur à l'aéroport. Heureusement car jusqu'à l’hôtel, c'est une concert de klaxon et de cris en arabe. Le folklore surprend les garçons et nous regardent en se disant probablement ou est-ce que vous nous avez amenez ? Arrivé tôt en soirée nous en profitons pour marcher autour de l’hôtel histoire de renifler les saveurs locales.

Tout sent bon mais la barrière de langue nous empêche de savoir exactement qu'est-ce qu'on mange. Heureusement les enfants sont habitués aux aventures et mange de tout. C'est avec la photo que nous saurons plus tard à l'hotel qu'il y a avait du foie dans le sandwich et de chèvre dans le plat pour le reste on en a déduis.
15 déc. 2011 Pour ceux qui se demande ce qui est arrivé avec le 14 déc., on l'a perdu dans le transport transatlantique ! Évidemment nous débutons avec le musée du Caire pour l'histoire et les reliques les plus importantes de l'époque des pharaons. Comme nous sommes qu'à 15 minutes à pieds du musée nous prendrons l'air du Caire...monoxyde de carbone au menu pour déjeuner.
Les enfants me font remarquer que les chauffeurs de camions défis la loi de la gravité en Égypte...!
Le musée est très ancien et n'a rien de sécurisé, on y circule librement et aléatoirement au travers les pièces anciennes et probablement de valeurs inestimables. C'est une surprise totale.



Il y a un nombre incalculable de pièces à voir..le musée est un incontournable ! nous terminerons notre journée avec un stop aux cuisiniers ambulants de la rue avant le repos du soir.
16 déc. 2011 Aujourd'hui, le classique des classiques, nous allons à Gizeh voir les empilades de briques qui tiennent depuis 7 000 ans. Nous utilisons un taxi qui s'exprime en anglais à peu près comme moi avec mon arabe, mais on arrivera à se comprendre sur les conseils donnés par le proprio de l’hôtel Mohamed qui est très serviable d'ailleurs. La signalisation étant bilingue ont devine vite que l'on approche de notre destination.
Nous nous rendons vite compte que l'urbanisation n'est pas au même niveau touristique que le site des pyramides, ,
Une fois arrivé sur place, il faut acquitter les droits d'entrée et acheter (facultatif) un billet supplémentaire pour entrer dans la grande pyramide pour le voir aucuns hiéroglyphes, aucunes peintures murales, aucunes reliques et grimper jusqu'à la chambre du pharaon dont la momie est au musée du Caire...bon on est quitte pour un premier piège à touristes. Comme le site est grand et qu'il fait déjà très chaud à 7h du matin, nous allons louer des montures histoires de ne pas marcher dans le sable mou et brûlant du désert...et oui les pyramides sont au portes du Sahara.
Histoire de faire connaissance !
Après quelques dunes, voici ce qui apparait sous nos yeux, pas sensible de nature mais là....impressionné !
On ne publiera pas la séance de photos, mais il y en a plusieurs...dont celle-ci que j'aime bien.
Après avoir rapporté nos montures nous prendrons le reste de la journée pour récupérer et réapprendre à marcher droit, c'est vraiment pas évident de rester 3h sur un chameau...charmant, rustique et d'ambiance mais c'est pas le confort recherché. Voici quelques clichés pris sur le chemin du retour en stoppant pour goûter les productions locales.


Journée bien rempli, une planification avec le patron de l’hôtel et demain nous prendrons la route des oasis du Sahara pour se rendre à Louxor par la route.
17 déc. 2011 Aujourd'hui comme nous avons du temps nous décidons de prendre la route des oasis pour se rendre à Louxor. Il nous faudra 5 ou 6 jours par le désert. Nous remarquons que le paysage change rapidement de visage au fur et à mesure que l'on s'éloigne du Caire.




On se rend vite compte que le visage urbain est complètement disparu en quelques heure pour laisser place au monde des bédouins. Le temps, l'époque semble avoir arrêté nous arrivons au point de contrôle de l'oasis Bahariya.
Point de contrôle franchi, nous prenons la direction du campement Badr's ou nous seront accueilli avec l'excellent thé local dans une incroyable verdure au beau milieu du désert...

Je me lance dans cette rubrique pour une première fois...on verra ou ça mène. Je vous ferez voir avec nos yeux et notre vision différente des choses avec des images classiques et humaines.
13 déc. 2011 En 2012 nous avons décidé (la famille, papa, maman et les fistons 11 et 15 à l'époque) d'atterrir au Caire avec quelques idées en têtes et 4 sac à dos. Voyageant avec Royal Air Maroc depuis Montréal, on a vite compris que l'arabe deviendrais la langue d'usage...

Comme nous avions pris soins de réserver notre hôtel..., notre hôte avait pris soins de nous envoyer son chauffeur à l'aéroport. Heureusement car jusqu'à l’hôtel, c'est une concert de klaxon et de cris en arabe. Le folklore surprend les garçons et nous regardent en se disant probablement ou est-ce que vous nous avez amenez ? Arrivé tôt en soirée nous en profitons pour marcher autour de l’hôtel histoire de renifler les saveurs locales.

Tout sent bon mais la barrière de langue nous empêche de savoir exactement qu'est-ce qu'on mange. Heureusement les enfants sont habitués aux aventures et mange de tout. C'est avec la photo que nous saurons plus tard à l'hotel qu'il y a avait du foie dans le sandwich et de chèvre dans le plat pour le reste on en a déduis.
15 déc. 2011 Pour ceux qui se demande ce qui est arrivé avec le 14 déc., on l'a perdu dans le transport transatlantique ! Évidemment nous débutons avec le musée du Caire pour l'histoire et les reliques les plus importantes de l'époque des pharaons. Comme nous sommes qu'à 15 minutes à pieds du musée nous prendrons l'air du Caire...monoxyde de carbone au menu pour déjeuner.
Les enfants me font remarquer que les chauffeurs de camions défis la loi de la gravité en Égypte...!
Le musée est très ancien et n'a rien de sécurisé, on y circule librement et aléatoirement au travers les pièces anciennes et probablement de valeurs inestimables. C'est une surprise totale.


Il y a un nombre incalculable de pièces à voir..le musée est un incontournable ! nous terminerons notre journée avec un stop aux cuisiniers ambulants de la rue avant le repos du soir.
16 déc. 2011 Aujourd'hui, le classique des classiques, nous allons à Gizeh voir les empilades de briques qui tiennent depuis 7 000 ans. Nous utilisons un taxi qui s'exprime en anglais à peu près comme moi avec mon arabe, mais on arrivera à se comprendre sur les conseils donnés par le proprio de l’hôtel Mohamed qui est très serviable d'ailleurs. La signalisation étant bilingue ont devine vite que l'on approche de notre destination.
Nous nous rendons vite compte que l'urbanisation n'est pas au même niveau touristique que le site des pyramides, ,
Une fois arrivé sur place, il faut acquitter les droits d'entrée et acheter (facultatif) un billet supplémentaire pour entrer dans la grande pyramide pour le voir aucuns hiéroglyphes, aucunes peintures murales, aucunes reliques et grimper jusqu'à la chambre du pharaon dont la momie est au musée du Caire...bon on est quitte pour un premier piège à touristes. Comme le site est grand et qu'il fait déjà très chaud à 7h du matin, nous allons louer des montures histoires de ne pas marcher dans le sable mou et brûlant du désert...et oui les pyramides sont au portes du Sahara.
Histoire de faire connaissance !Après quelques dunes, voici ce qui apparait sous nos yeux, pas sensible de nature mais là....impressionné !
On ne publiera pas la séance de photos, mais il y en a plusieurs...dont celle-ci que j'aime bien.
Après avoir rapporté nos montures nous prendrons le reste de la journée pour récupérer et réapprendre à marcher droit, c'est vraiment pas évident de rester 3h sur un chameau...charmant, rustique et d'ambiance mais c'est pas le confort recherché. Voici quelques clichés pris sur le chemin du retour en stoppant pour goûter les productions locales.

Journée bien rempli, une planification avec le patron de l’hôtel et demain nous prendrons la route des oasis du Sahara pour se rendre à Louxor par la route.
17 déc. 2011 Aujourd'hui comme nous avons du temps nous décidons de prendre la route des oasis pour se rendre à Louxor. Il nous faudra 5 ou 6 jours par le désert. Nous remarquons que le paysage change rapidement de visage au fur et à mesure que l'on s'éloigne du Caire.




On se rend vite compte que le visage urbain est complètement disparu en quelques heure pour laisser place au monde des bédouins. Le temps, l'époque semble avoir arrêté nous arrivons au point de contrôle de l'oasis Bahariya.
Point de contrôle franchi, nous prenons la direction du campement Badr's ou nous seront accueilli avec l'excellent thé local dans une incroyable verdure au beau milieu du désert...
Météo à Krabi mi-septembre English translation pending
Salut à Toute et Tous,
L'année dernière, avec la merveilleuse expérience de l'A380 et avec services et conforts de Malaysia Aerlines, à la mi-Septembre, j'ai fait Koh Samui, météo bien, seulement quelques averses.
Cette année au même période +/-, j'ai aimerais Krabi ou environs, pour cette période comme se présente le climat? Recommandations pour des lieux/hôtels ou/au se loger, se détendre et relaxer? Les transferts de/à l’aéroport?
J'espère toujours avec Malaysia Aerlines! 😉
L'année dernière, avec la merveilleuse expérience de l'A380 et avec services et conforts de Malaysia Aerlines, à la mi-Septembre, j'ai fait Koh Samui, météo bien, seulement quelques averses.
Cette année au même période +/-, j'ai aimerais Krabi ou environs, pour cette période comme se présente le climat? Recommandations pour des lieux/hôtels ou/au se loger, se détendre et relaxer? Les transferts de/à l’aéroport?
J'espère toujours avec Malaysia Aerlines! 😉Croisière tour du monde sur le Luminosa, septembre 2015 English translation pending
Bonjour,
Ça y est!, Costa a commencé à publier la liste des excursions pour le tour du monde qui partira en septembre 2015 à bord du Luminosa, et le compte à rebours a commencé 😎. (J-478 à l'heure ou nous écrivons ces quelques lignes!).
Nous lançons cette nouvelle discussion, afin d'échanger toutes les informations utiles pour réussir ce tour du monde, recueillir suffisamment de participant à l'organisation d'excursions, et pour ceux qui le souhaitent, signaler qu'ils participeront à ce voyage au longs cours et pourquoi pas constituer un groupe VF (Histoire de boire un coup pour fêter le départ!😮).
De temps en temps, j'établirais la liste des participants qui se seront signalés sur cette discussion.
Pour info, nous souhaitons faire organiser par un tour opérateur local une excursion lors notre l'escale à Los Angeles, avec prise en charge à notre arrivée, départ pour las Vegas par moyens terrestres, visite avec une nuit dans un hôtel Casino, et retour le lendemain sur Los Angeles pour une visite au Studio Tour et de la ville de Los Angeles, et se faire déposer " à temps" au bateau!.

Hervé et Isabelle
Ça y est!, Costa a commencé à publier la liste des excursions pour le tour du monde qui partira en septembre 2015 à bord du Luminosa, et le compte à rebours a commencé 😎. (J-478 à l'heure ou nous écrivons ces quelques lignes!).
Nous lançons cette nouvelle discussion, afin d'échanger toutes les informations utiles pour réussir ce tour du monde, recueillir suffisamment de participant à l'organisation d'excursions, et pour ceux qui le souhaitent, signaler qu'ils participeront à ce voyage au longs cours et pourquoi pas constituer un groupe VF (Histoire de boire un coup pour fêter le départ!😮).
De temps en temps, j'établirais la liste des participants qui se seront signalés sur cette discussion.
Pour info, nous souhaitons faire organiser par un tour opérateur local une excursion lors notre l'escale à Los Angeles, avec prise en charge à notre arrivée, départ pour las Vegas par moyens terrestres, visite avec une nuit dans un hôtel Casino, et retour le lendemain sur Los Angeles pour une visite au Studio Tour et de la ville de Los Angeles, et se faire déposer " à temps" au bateau!.

Hervé et Isabelle
Sauver le Wadi Rum English translation pending
Bonjour à tous et toutes,
Je reviens d'un voyage en Jordanie et de deux jours dans le Wadi Rum. Expérience unique et splendide mais qui m'a poussée également à vous écrire quelques mots. Je pensais trouver un Wadi Rum respecté, sauvegardé, un désert dans lequel tout le monde ne faisait pas n'importe quoi... 1° J'ai eu un mal de fou à trouver un groupe qui accepte un véritable concept de nomadisme; toutes les adresses trouvées sur les guides et envoyant à des "tours Bedouins" me renvoyaient à des camps fixes où l'on se retrouve tous (et on peut être nombreux) autour d'un feu entre dix marabouts... 2° Lorsque vous rentrez dans le Wadi, durant des kilomètres, vous ne pouvez échapper aux camps en question, à flanc de falaises, qui alignent les marabouts aux toiles noires. Lorsque vous soulevez la toile... des parpaings. Pas grave me direz vous. Sauf que ces camps pullulent, sont pour plus de la moitié illégaux (j'ai fait des recherches) et ne respectent absolument pas les coutumes de protection du Wadi Rum...
Mais rassurez vous. J'ai trouvé la perle rare. Durant deux jours, j'ai fait de la piste, de la marche, hors des sentiers battus, avec de véritables amoureux du Rum et nous dormions dans les rochers, dans le sable, toujours en bivouac, en ramassant nos poubelles et en brûlant nos papiers toilette... ça existe. Mais dur dur de trouver. Ne voulant pas faire de pub, je me tiens à la dispo de ceux ou celles que cela intéresse; Simplement, faites attention. Les bédouins ne sont pas toujours ceux que l'on croit et si l'on peut comprendre qu'ils aient, comme tout le monde, envie de faire des affaires, ils ne le font pas tous de façon correcte. Faites passer le message sans quoi, dans moins de 10 ans, le Wadi Rum ne sera plus qu'une grande autoroute où l'on se croisera difficilement et où les dromadaires devront apprendre le code de la route !!
Cordialement Caroline
Je reviens d'un voyage en Jordanie et de deux jours dans le Wadi Rum. Expérience unique et splendide mais qui m'a poussée également à vous écrire quelques mots. Je pensais trouver un Wadi Rum respecté, sauvegardé, un désert dans lequel tout le monde ne faisait pas n'importe quoi... 1° J'ai eu un mal de fou à trouver un groupe qui accepte un véritable concept de nomadisme; toutes les adresses trouvées sur les guides et envoyant à des "tours Bedouins" me renvoyaient à des camps fixes où l'on se retrouve tous (et on peut être nombreux) autour d'un feu entre dix marabouts... 2° Lorsque vous rentrez dans le Wadi, durant des kilomètres, vous ne pouvez échapper aux camps en question, à flanc de falaises, qui alignent les marabouts aux toiles noires. Lorsque vous soulevez la toile... des parpaings. Pas grave me direz vous. Sauf que ces camps pullulent, sont pour plus de la moitié illégaux (j'ai fait des recherches) et ne respectent absolument pas les coutumes de protection du Wadi Rum...
Mais rassurez vous. J'ai trouvé la perle rare. Durant deux jours, j'ai fait de la piste, de la marche, hors des sentiers battus, avec de véritables amoureux du Rum et nous dormions dans les rochers, dans le sable, toujours en bivouac, en ramassant nos poubelles et en brûlant nos papiers toilette... ça existe. Mais dur dur de trouver. Ne voulant pas faire de pub, je me tiens à la dispo de ceux ou celles que cela intéresse; Simplement, faites attention. Les bédouins ne sont pas toujours ceux que l'on croit et si l'on peut comprendre qu'ils aient, comme tout le monde, envie de faire des affaires, ils ne le font pas tous de façon correcte. Faites passer le message sans quoi, dans moins de 10 ans, le Wadi Rum ne sera plus qu'une grande autoroute où l'on se croisera difficilement et où les dromadaires devront apprendre le code de la route !!
Cordialement Caroline
Retour d'Oman: 2 semaines en 4x4 et camping (mars 2014) English translation pending
Bonsoir
Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont beaucoup aidé à préparer mon passage à Oman…. Les guides sur ce pays ne courent pas les rues…. Et le Petit Futé s’est avéré … comme son nom l’indique … « petit » , et à mon avis sans intérêt. Manque de plans, d’infos, etc … on est à des kms des guides LP ou GDR. Heureusement, j’avais imprimé toutes vos notes…
En vrac quelque impressions. Donc nous avons passé 2 semaines à Oman, 2 au 16 mars 2014, avec location de 4x4 land cruiser chez Rentalcar et Budget . Billet Swiss acheté chez Go voyage en septembre et donc bon tarif… enfin il me semble… Nous sommes d’abord partis sur le Hajar , puis les Wahibas Sands, puis un rapide passage sur la côte avant le retour. En résumé, on campait, repas du soir et petit dèj en bivouac. Dans la journée on roulait sur les pistes et on randonnait chaque jour, repas midi dans les restos indiens , si bourgade, (j’adore la cuisine indienne …. même si à Oman c’est pour 99% poulet byriani). 2 nuits d’hôtel, au milieu du séjour et à la fin : Oriental Nights Rest House (face wadi Bani Khalid) (53 € avec petit déj) et Mutrah hôtel à Mascate (60€ avec petit déj pantagruélique) . Hôtels corrects, propres mais sans charme. On a donc « visité » la plupart des wadis mentionnés dans le OOR, fait un bout de piste vers les 1000 nights, et on s’est baladé en 4x4 dans les dunes. (à pied aussi) .On a aimé la formule 4x4 + camping : je re-louerai un 4x4, c’est sûr, … car on va revenir. La location est relativement chère, mais les meilleurs moments étaient ceux où le 4x4 était indispensable…. Difficile de faire un choix parmi les lieux visités. En gros on a aimé les wadis, les Wahiba Sands, et un peu moins la côte d’où notre ½ tour vers Al Ashkhara. Les villes et la côte ne nous ont pas vraiment emballés : paysages moyens à nos yeux, vent fou, pas de tortues (on n’y est pas allé …. On a sympathisé avec les 2 gars du centre qui nous ont dit low season, et la nuit dernière pas de tortue…) et donc on a laissé tomber les Sugar Dunes. Idem la côte nord, sauf du côté de Yiti. Mais les ambiances dans les bourgades ou villes le soir étaient très agréables… et difficile de ne pas se croire en Inde …pour ceux qui connaissent. Le 4x4 boîte auto (on apprend et apprécie très vite) , s’est avéré très facile malgré la taille, la longueur…. La piste du plateau de Salmah s’est avérée la plus difficile et impressionnante, cassante, je priais pour mon véhicule : piste extrêmement pentue, rampes incroyables, piste étroite, et en mauvaise état. Travaux à 2 endroits. On a du utiliser les démultiplications maxi du 4x4… et je craignais pour les pneus. On a pris grand soin de notre voiture. Vérification du véhicule régulière. Pas la moindre folie. Parfois je repérais d’abord à pied les passages ardus … et j’enlevais certains gros cailloux . Je fais moins attention à mon propre véhicule en France. Pour les Wahiba Sands, pneus à 1,8 psi, et … sans problème du côté des 1000 nights. Inutile d’utiliser les services d’un guide, il n’y a qu’une possibilité. On trouve aussi les panneaux du 1000 nights le long de la piste. Et si on flippe on s’arrête , et on regarde où passent les gens du coin et les touristes avec guide…. Et à 1,8 on passe partout. Quelques sollicitations à la pompe Shell… mais plutôt sympas. On a même sympathisé avec Salam. On a continué une dizaine de kms après les 1000 nights. On envisageait de traverser… mais si la piste ne semble pas poser de pbm pour ce type de véhicule, comme on était seuls, sans matos, sans gps… on a choisi de faire ½ tour par sécurité. On a regardé les Omanais qui escaladaient les dunes… et on a fait pareil…fabuleux de se balader la haut au milieu des dunes… On a dormi un peu après les 1000 nights, là où il y a des arbres, c’est très beau, mais comme c’était vraiment crade… on a tt nettoyé autour de nos 4/6 arbres : 1h ½ de boulot à ramasser les papiers, les os de poulet, les mégots, les piques brochettes, etc nuit de rêve on devait bien ça à ce magnifique désert.. et on était seuls...
On n’a pas aimé faire la queue pour les visas pendant 1h30 à l’arrivée à minuit après 9 h de vol. On n’a pas aimé le taux de change pour les visas (2,11) et on a changé le minimum soit 50 €. Le lendemain, en allant sur Carrefour, aperçu à gauche, on a du continuer un peu pour faire ½ tour et comme on apercevait une banque HSBC on s’est arrêté … mais pas de change : ils nous ont signalé un bureau de change indien juste à côté (Modern Exchange) … et le taux était très agréable…1 OR = 1,93 € De même calculez bien, car au départ d’Oman, si vous rechangez vos OR contre des euros, ce n’est pas glorieux : pour un équivalent 88 €, on nous donné 70 €…
Les moustiques sont très agressifs . Notre Insect ecran (LA référence en Asie) était périmé (pas fait gaffe) … les moustiques ont apprécié, et dans les pharmacies ou super marchés, on n’a pas trouvé de répulsif. Les 2 hôtels étaient tristounets, même si corrects. Heureusement les bivouacs étaient au top. On n’a pas systématiquement utilisé les bivouacs mentionnés par le OOR…. Il y a de la place … On s'est toujours senti en sécurité totale.
Pour l’eau, achat au départ de 12 bouteilles de Alain. Ensuite les bouteille vides rejoignaient un carton et nous servaient de réserve d’eau de robinet. Facile, toutes les mosquées ont des points d’eau pour les ablutions. Si nécessaire on demandait l’autorisation, toujours accordée avec le sourire. On avait donc environ 18 l d’eau pour le camping.et pour refaire le plein, dans ce pays, les mosquées ne manquent pas .... La bouteille de 1,5 est facile à manipuler… pour la douche par exemple. On s’est aperçu qu’il était possible de trouver l’essentiel, côté nourriture, un peu partout dans les bourgades. Et si on amène son matos camping, il ne nous a pas paru indispensable de passer par Carrefour. On peut aussi acheter des take away et réchauffer le soir. Hum, on avait bien acheté 3 cartouches de gaz, mais comme les Suisses nous avaient confisqué notre réchaud… et bien matin et soir, feu de bois entre 4 pierres… à l’ancienne.(c’est de ma faute, j’avais oublié d’enlever la cartouche du réchaud…) Cela n’a pas posé de pbm. Pour les matelas, on avait avec nous de vieux matelas pneumatiques de 10 cm… vieux en effet car depuis le temps qu’on ne les avaient pas utilisés… ils se dégonflaient en 2 h… : on a donc acheté 2 bons matelas mousse de 10 cm pour 5 OR le matelas (10€), à Niswa, qu’on a donnés avant de partir. Indispensable: on avaient 2 sangles qui les comprimaient dans la voiture . Et la nuit, quel confort !!
On a apprécié la population, les paysages, les randos, la baignade, les soirées en fin de journée dans les bourgades et la pratique du 4x4 qui m’a rappelé nos descentes en Afrique via le désert algérien et nigérien. Pays tranquille, souriant
A Oman, on a retrouvé des paysages que l’on connaissait, mais à Oman ils sont quand même grandioses… On a trouvé utile : -Le matelas mousse à 5 OR. -Le feu de bois s’est avéré très facile à mettre en œuvre. -Pour les sites qu’on comptait visiter, (Hajar, Wahiba, par exemple) on avait scanné des parties de la carte Reise (merci Jean Baptiste) en les agrandissant. Très pratique à utiliser dans une pochette plastique. -Les mosquées sont parfaites pour faire le plein d’eau pour le camping : toilette, cuisine etc… et il est facile de les repérer grâce aux minarets. -Le Oman Off Road est INDISPENSABLE à mes yeux, une bible… (merci Jean Baptiste) -Amener son Insect Ecran… -On trouve l’essentiel dans les patelins. Les magasins sont très bien fournis. -La nourriture indienne est très bonne, pas de soucis niveau hygiène, même avec les salades, prix autour de 3 à 4 OR ( 6 à 8 €) pour 2 personnes : plat, salade, boisson, café. -On a trouvé les cafés au lait excellents. -On trouve dans les coffee shop d’excellents milk shake mangue, citron, etc …Idem samosas et petits plats indiens. -J’avais imprimé les différents conseils donné sur ce forum. 10 pages. Sur place vos conseils m’ont été utiles pls fois, merci. -du 2 au 16 mars, les nuits sous la tente avec un duvet style été France, étaient sans soucis. Très souvent j'ai simplement utilisé un sac à viande. Nous avons eu un peu froid sur le Jabal Shams où on s’est levé la nuit pour se vêtir chaudement . -dans la journée, les températures évoluaient entre 25° et 34 °. Très supportable, même si le soleil cogne à Oman. Je n’ai passé que 2 semaines à Oman mon topo est un simple ressenti… mais si vous pensez que je peux vous aider …n’hésitez pas…. Et re merci à tous les participants qui m’ont consacré du temps. Bonne nuit Gilles







Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont beaucoup aidé à préparer mon passage à Oman…. Les guides sur ce pays ne courent pas les rues…. Et le Petit Futé s’est avéré … comme son nom l’indique … « petit » , et à mon avis sans intérêt. Manque de plans, d’infos, etc … on est à des kms des guides LP ou GDR. Heureusement, j’avais imprimé toutes vos notes…
En vrac quelque impressions. Donc nous avons passé 2 semaines à Oman, 2 au 16 mars 2014, avec location de 4x4 land cruiser chez Rentalcar et Budget . Billet Swiss acheté chez Go voyage en septembre et donc bon tarif… enfin il me semble… Nous sommes d’abord partis sur le Hajar , puis les Wahibas Sands, puis un rapide passage sur la côte avant le retour. En résumé, on campait, repas du soir et petit dèj en bivouac. Dans la journée on roulait sur les pistes et on randonnait chaque jour, repas midi dans les restos indiens , si bourgade, (j’adore la cuisine indienne …. même si à Oman c’est pour 99% poulet byriani). 2 nuits d’hôtel, au milieu du séjour et à la fin : Oriental Nights Rest House (face wadi Bani Khalid) (53 € avec petit déj) et Mutrah hôtel à Mascate (60€ avec petit déj pantagruélique) . Hôtels corrects, propres mais sans charme. On a donc « visité » la plupart des wadis mentionnés dans le OOR, fait un bout de piste vers les 1000 nights, et on s’est baladé en 4x4 dans les dunes. (à pied aussi) .On a aimé la formule 4x4 + camping : je re-louerai un 4x4, c’est sûr, … car on va revenir. La location est relativement chère, mais les meilleurs moments étaient ceux où le 4x4 était indispensable…. Difficile de faire un choix parmi les lieux visités. En gros on a aimé les wadis, les Wahiba Sands, et un peu moins la côte d’où notre ½ tour vers Al Ashkhara. Les villes et la côte ne nous ont pas vraiment emballés : paysages moyens à nos yeux, vent fou, pas de tortues (on n’y est pas allé …. On a sympathisé avec les 2 gars du centre qui nous ont dit low season, et la nuit dernière pas de tortue…) et donc on a laissé tomber les Sugar Dunes. Idem la côte nord, sauf du côté de Yiti. Mais les ambiances dans les bourgades ou villes le soir étaient très agréables… et difficile de ne pas se croire en Inde …pour ceux qui connaissent. Le 4x4 boîte auto (on apprend et apprécie très vite) , s’est avéré très facile malgré la taille, la longueur…. La piste du plateau de Salmah s’est avérée la plus difficile et impressionnante, cassante, je priais pour mon véhicule : piste extrêmement pentue, rampes incroyables, piste étroite, et en mauvaise état. Travaux à 2 endroits. On a du utiliser les démultiplications maxi du 4x4… et je craignais pour les pneus. On a pris grand soin de notre voiture. Vérification du véhicule régulière. Pas la moindre folie. Parfois je repérais d’abord à pied les passages ardus … et j’enlevais certains gros cailloux . Je fais moins attention à mon propre véhicule en France. Pour les Wahiba Sands, pneus à 1,8 psi, et … sans problème du côté des 1000 nights. Inutile d’utiliser les services d’un guide, il n’y a qu’une possibilité. On trouve aussi les panneaux du 1000 nights le long de la piste. Et si on flippe on s’arrête , et on regarde où passent les gens du coin et les touristes avec guide…. Et à 1,8 on passe partout. Quelques sollicitations à la pompe Shell… mais plutôt sympas. On a même sympathisé avec Salam. On a continué une dizaine de kms après les 1000 nights. On envisageait de traverser… mais si la piste ne semble pas poser de pbm pour ce type de véhicule, comme on était seuls, sans matos, sans gps… on a choisi de faire ½ tour par sécurité. On a regardé les Omanais qui escaladaient les dunes… et on a fait pareil…fabuleux de se balader la haut au milieu des dunes… On a dormi un peu après les 1000 nights, là où il y a des arbres, c’est très beau, mais comme c’était vraiment crade… on a tt nettoyé autour de nos 4/6 arbres : 1h ½ de boulot à ramasser les papiers, les os de poulet, les mégots, les piques brochettes, etc nuit de rêve on devait bien ça à ce magnifique désert.. et on était seuls...
On n’a pas aimé faire la queue pour les visas pendant 1h30 à l’arrivée à minuit après 9 h de vol. On n’a pas aimé le taux de change pour les visas (2,11) et on a changé le minimum soit 50 €. Le lendemain, en allant sur Carrefour, aperçu à gauche, on a du continuer un peu pour faire ½ tour et comme on apercevait une banque HSBC on s’est arrêté … mais pas de change : ils nous ont signalé un bureau de change indien juste à côté (Modern Exchange) … et le taux était très agréable…1 OR = 1,93 € De même calculez bien, car au départ d’Oman, si vous rechangez vos OR contre des euros, ce n’est pas glorieux : pour un équivalent 88 €, on nous donné 70 €…
Les moustiques sont très agressifs . Notre Insect ecran (LA référence en Asie) était périmé (pas fait gaffe) … les moustiques ont apprécié, et dans les pharmacies ou super marchés, on n’a pas trouvé de répulsif. Les 2 hôtels étaient tristounets, même si corrects. Heureusement les bivouacs étaient au top. On n’a pas systématiquement utilisé les bivouacs mentionnés par le OOR…. Il y a de la place … On s'est toujours senti en sécurité totale.
Pour l’eau, achat au départ de 12 bouteilles de Alain. Ensuite les bouteille vides rejoignaient un carton et nous servaient de réserve d’eau de robinet. Facile, toutes les mosquées ont des points d’eau pour les ablutions. Si nécessaire on demandait l’autorisation, toujours accordée avec le sourire. On avait donc environ 18 l d’eau pour le camping.et pour refaire le plein, dans ce pays, les mosquées ne manquent pas .... La bouteille de 1,5 est facile à manipuler… pour la douche par exemple. On s’est aperçu qu’il était possible de trouver l’essentiel, côté nourriture, un peu partout dans les bourgades. Et si on amène son matos camping, il ne nous a pas paru indispensable de passer par Carrefour. On peut aussi acheter des take away et réchauffer le soir. Hum, on avait bien acheté 3 cartouches de gaz, mais comme les Suisses nous avaient confisqué notre réchaud… et bien matin et soir, feu de bois entre 4 pierres… à l’ancienne.(c’est de ma faute, j’avais oublié d’enlever la cartouche du réchaud…) Cela n’a pas posé de pbm. Pour les matelas, on avait avec nous de vieux matelas pneumatiques de 10 cm… vieux en effet car depuis le temps qu’on ne les avaient pas utilisés… ils se dégonflaient en 2 h… : on a donc acheté 2 bons matelas mousse de 10 cm pour 5 OR le matelas (10€), à Niswa, qu’on a donnés avant de partir. Indispensable: on avaient 2 sangles qui les comprimaient dans la voiture . Et la nuit, quel confort !!
On a apprécié la population, les paysages, les randos, la baignade, les soirées en fin de journée dans les bourgades et la pratique du 4x4 qui m’a rappelé nos descentes en Afrique via le désert algérien et nigérien. Pays tranquille, souriant
A Oman, on a retrouvé des paysages que l’on connaissait, mais à Oman ils sont quand même grandioses… On a trouvé utile : -Le matelas mousse à 5 OR. -Le feu de bois s’est avéré très facile à mettre en œuvre. -Pour les sites qu’on comptait visiter, (Hajar, Wahiba, par exemple) on avait scanné des parties de la carte Reise (merci Jean Baptiste) en les agrandissant. Très pratique à utiliser dans une pochette plastique. -Les mosquées sont parfaites pour faire le plein d’eau pour le camping : toilette, cuisine etc… et il est facile de les repérer grâce aux minarets. -Le Oman Off Road est INDISPENSABLE à mes yeux, une bible… (merci Jean Baptiste) -Amener son Insect Ecran… -On trouve l’essentiel dans les patelins. Les magasins sont très bien fournis. -La nourriture indienne est très bonne, pas de soucis niveau hygiène, même avec les salades, prix autour de 3 à 4 OR ( 6 à 8 €) pour 2 personnes : plat, salade, boisson, café. -On a trouvé les cafés au lait excellents. -On trouve dans les coffee shop d’excellents milk shake mangue, citron, etc …Idem samosas et petits plats indiens. -J’avais imprimé les différents conseils donné sur ce forum. 10 pages. Sur place vos conseils m’ont été utiles pls fois, merci. -du 2 au 16 mars, les nuits sous la tente avec un duvet style été France, étaient sans soucis. Très souvent j'ai simplement utilisé un sac à viande. Nous avons eu un peu froid sur le Jabal Shams où on s’est levé la nuit pour se vêtir chaudement . -dans la journée, les températures évoluaient entre 25° et 34 °. Très supportable, même si le soleil cogne à Oman. Je n’ai passé que 2 semaines à Oman mon topo est un simple ressenti… mais si vous pensez que je peux vous aider …n’hésitez pas…. Et re merci à tous les participants qui m’ont consacré du temps. Bonne nuit Gilles








Maroc: que visiter sur place? English translation pending
Bonjour,
Mon mari et moi envisageons de nous rendre au Maroc à Agadir pour nos vacances. Que pouvons-nous visiter sur place ? Est-ce intéressant ? D'autres villes sont-elles plus intéressantes ? merci pour vos réponse.
sophy
Mon mari et moi envisageons de nous rendre au Maroc à Agadir pour nos vacances. Que pouvons-nous visiter sur place ? Est-ce intéressant ? D'autres villes sont-elles plus intéressantes ? merci pour vos réponse.
sophy
Sur terre comme au ciel, récit d'un GR20 English translation pending
Après avoir livré sur ce forum mon carnet d’un stage infirmier au Cambodge, je récidive pour partager avec vous mes notes prises sur le GR20, ce sentier qui coupe la Corse d’un trait de crayon et qui s’est acquis la réputation d’une des randonnées les plus rudes d’Europe. Classé au top 20 des meilleurs treks au monde selon le National Geographic et numéro un des 10 plus belles randonnées pour le Lonely Planet, il me tardait de me frotter moi aussi à ce trail et d’aller vérifier de mes yeux de quoi était faite la légende. C'est ce que j'ai fait en juin 2013.
Sur cette piste qui escalade et dégringole la montagne sur près de 180 kilomètres et plus de 13000 mètres de dénivelé positif, j’ai vécu des moments de grâce et d’autres où j’aurais voulu me coucher par terre et mourir. Partis à trois amis pour terminer ce trail, nous avons connu des hauts et des bas et… oh ! après tout, vous saurez bien assez tôt si nous sommes allés ou non au bout de l’aventure…
L’affaire n’est pas neuve et bien d’autres voyageurs ont livré le récit de leur GR20. Pourtant, chacune de ces histoires est unique et vaut la peine d’être vécue et racontée. Je vous propose donc de vous narrer la mienne, sans prétention, comme si nous avions le cul posé sur le banc d’un refuge ou sur la pierre dure d’une plaine chauffée au soleil méditerranéen. On y parlera vertus du nomadisme, esthétique de la randonnée, ascétisme de la marche, écologie sauvage, philosophie de bord de chemin et marche ultra-légère, entre autres choses…
Vous en êtes ? Alors pardonnez d'avance mes coquilles et chaussez vos chaussures de rando, nous partons sur ce chemin qui s’étire entre Conca et Vizzavona, en oscillant entre terre et ciel.
Aujourd'hui : l'introduction.
Sur cette piste qui escalade et dégringole la montagne sur près de 180 kilomètres et plus de 13000 mètres de dénivelé positif, j’ai vécu des moments de grâce et d’autres où j’aurais voulu me coucher par terre et mourir. Partis à trois amis pour terminer ce trail, nous avons connu des hauts et des bas et… oh ! après tout, vous saurez bien assez tôt si nous sommes allés ou non au bout de l’aventure…
L’affaire n’est pas neuve et bien d’autres voyageurs ont livré le récit de leur GR20. Pourtant, chacune de ces histoires est unique et vaut la peine d’être vécue et racontée. Je vous propose donc de vous narrer la mienne, sans prétention, comme si nous avions le cul posé sur le banc d’un refuge ou sur la pierre dure d’une plaine chauffée au soleil méditerranéen. On y parlera vertus du nomadisme, esthétique de la randonnée, ascétisme de la marche, écologie sauvage, philosophie de bord de chemin et marche ultra-légère, entre autres choses…
Vous en êtes ? Alors pardonnez d'avance mes coquilles et chaussez vos chaussures de rando, nous partons sur ce chemin qui s’étire entre Conca et Vizzavona, en oscillant entre terre et ciel.
Aujourd'hui : l'introduction.
La route des Rois - Jordanie English translation pending
La Jordanie a été Nabatéenne, Byzantine, Ottomane, Perse, Grecque, Musulmane…
Elle a accueilli des réfugiés d'Irak, de Syrie, de Palestine, elle partage ses frontières avec l’Arabie saoudite, l'Irak, la Palestine, la Syrie.
Le passage en douane s'est révélé simple et rapide «Welcome to Jordan!».
En fait, je me suis rarement senti aussi bien en arrivant pour la première fois dans un pays.
Les habitants de Jordanie sont cosmopolites, chaleureux et très hospitaliers.
Amman, pour la petite histoire, à l’époque romaine, était appelée Philadelphia.

Amman est également la plus grande ville de Jordanie, et l’une des plus vieilles villes du monde à être toujours habitée.
A seulement 30 kilomètres d'Amman, par l'historique Route des Rois (vieille de 5000 ans) se trouve l'un des lieux les plus illustres de la Terre Sainte. Après avoir traversé un chapelet de sites anciens, la première ville que l'on atteint est Madaba, aussi appelée « Ville des mosaïques ».

Connue pour ses spectaculaires mosaïques byzantines et omeyyades, Madaba abrite la fameuse carte en mosaïque de Jérusalem et de la Terre Sainte datant du VIe siècle.

Cette carte recouvre le sol de l'église grecque orthodoxe de Saint Georges, située au nord ouest du centre de la ville. Cette église fut bâtie en 1896 ap. J.C., sur les ruines d'une église byzantine bien plus ancienne, datant du VIe siècle. Le panneau en mosaïque comprenant la carte mesurait à l'époque environ 15,6 x 6 m, couvrant une surface de 94 m², dont il ne reste aujourd'hui qu'un quart.
Jérusalem Des murs sont visibles autour des grandes villes, comprenant Jérusalem, Jéricho et Asdod. Jérusalem est au centre d'attention de la carte. Clairement visibles sont le Cardo nord-sud et les rues de vallées (longées de colonnes), la place de la porte de Damas et son pilier, les murs de la ville, l'Eglise du Saint-Sépulcre, l'Eglise Saint Sion (Hagion Sion) et l'Eglise "Nea" de Justinien.

Visite d'un atelier de poterie, mosaïque à Madaba.

Au détour d'un rond point un F104, exposé par l'armée en hommage à la défaite du pays durant la guerre des six jours. Cette guerre fut déclenchée comme une « attaque préventive » d'Israël contre ses voisins arabes. Le soir de la première journée de guerre, la moitié de l'aviation arabe était détruite ; le soir du sixième jour, les armées égyptiennes, syriennes et jordaniennes étaient défaites.

Direction le mont Nébo, situé dans les monts de Moab à 817 mètres, le récit biblique du livre du Deutéronome (chapitre 34) relate comment Moïse, interdit d'entrer sur la Terre promise vers laquelle il a conduit les Hébreux sortis d'Égypte, observe le Pays de Canaan du haut de cette montagne avant d'y mourir.

Vous pourrez admirer, comme le fit Moïse, un panorama comprenant la vallée de la rivière Jourdain, la mer Morte, Jéricho et Jérusalem.

Selon la légende, il s'agirait également de l'endroit où Jérémie cacha l'arche d'Alliance. Le mont Nébo est resté un lieu de pèlerinage pour les premiers chrétiens et sa première église a été construite au 4è siècle, pour marquer le site où Moïse mourut, lorsque nous y sommes passés, la basilique était en travaux et ne pouvait être visitée.

Nous repartons de Madaba en milieu de journée, plein sud en empruntant la légendaire route des Rois qu'auraient emprunté les Hebreux en marche vers la terre promise.

Les paysages que nous traversons (le wadi Mujib) sont magnifiques, je vous laisse admirer...

La ville Al-Karak, comprise autrefois au sein du Royaume de Jérusalem abrite une forteresse croisée qui date du XIIème siècle et qui a été agrandie au fur et à mesure des siècles. Les accès sont assez difficiles à atteindre, en raison des pentes très raides. Le site, tel qu’on le connait aujourd’hui, semble avoir été aménagé sous Foulques V d’Anjou, roi de Jérusalem, qui cherche à consolider le territoire conquis sous la période expansionniste de Baudouin Ier, premier roi de Jérusalem.

le château sera assiégé trois fois dans les années 1180. La première fois, en octobre 1183, Saladin assiège le château, mais en décembre, l’armée royale de Jérusalem intervient pour défendre Kerak, obligeant les assaillants à battre en retraite. En juillet 1184, les Musulmans entreprennent un nouveau siège, qui échoue à nouveau, car les défenseurs ont pu construire d’efficaces engins de siège durant l’hiver : Saladin, qui décide alors de concentrer son armée sur le côté nord du château, doit à nouveau abandonner car l’armée royale menace à nouveau de venir en aide à Renaud de Chatillon.

Le dernier siège, mené par le neveu de Saladin, Sa’d al-Din, en mars 1188, sera cette fois-ci couronné de succès : en effet, bien que la défense tienne, la lourde défaite de l’armée royale à Hattin en 1187 (où Renaud de Chatillon est tué) ne laisse plus aucun espoir aux soldats de Kerak d’être secourus la famine les force finalement à capituler en octobre-novembre 1188, et la légende raconte que les Musulmans auraient laisser la liberté aux vaincus, tant ceux-là avaient fait preuve de courage et de bravoure. Ainsi, après la capitulation des Croisés, Kerak devient ayyoubide.

Assez impressionnant d’extérieur, ce n’est rien comparé à toutes les galeries souterraines qu’on y trouve !

“Lâ ilâha illâ Allah”, Nul ne mérite l'adoration sauf Allah inscrit sur une pierre.

Amman, pour la petite histoire, à l’époque romaine, était appelée Philadelphia.

Amman est également la plus grande ville de Jordanie, et l’une des plus vieilles villes du monde à être toujours habitée.
A seulement 30 kilomètres d'Amman, par l'historique Route des Rois (vieille de 5000 ans) se trouve l'un des lieux les plus illustres de la Terre Sainte. Après avoir traversé un chapelet de sites anciens, la première ville que l'on atteint est Madaba, aussi appelée « Ville des mosaïques ».

Connue pour ses spectaculaires mosaïques byzantines et omeyyades, Madaba abrite la fameuse carte en mosaïque de Jérusalem et de la Terre Sainte datant du VIe siècle.

Cette carte recouvre le sol de l'église grecque orthodoxe de Saint Georges, située au nord ouest du centre de la ville. Cette église fut bâtie en 1896 ap. J.C., sur les ruines d'une église byzantine bien plus ancienne, datant du VIe siècle. Le panneau en mosaïque comprenant la carte mesurait à l'époque environ 15,6 x 6 m, couvrant une surface de 94 m², dont il ne reste aujourd'hui qu'un quart.
Jérusalem Des murs sont visibles autour des grandes villes, comprenant Jérusalem, Jéricho et Asdod. Jérusalem est au centre d'attention de la carte. Clairement visibles sont le Cardo nord-sud et les rues de vallées (longées de colonnes), la place de la porte de Damas et son pilier, les murs de la ville, l'Eglise du Saint-Sépulcre, l'Eglise Saint Sion (Hagion Sion) et l'Eglise "Nea" de Justinien.
Visite d'un atelier de poterie, mosaïque à Madaba.

Au détour d'un rond point un F104, exposé par l'armée en hommage à la défaite du pays durant la guerre des six jours. Cette guerre fut déclenchée comme une « attaque préventive » d'Israël contre ses voisins arabes. Le soir de la première journée de guerre, la moitié de l'aviation arabe était détruite ; le soir du sixième jour, les armées égyptiennes, syriennes et jordaniennes étaient défaites.

Direction le mont Nébo, situé dans les monts de Moab à 817 mètres, le récit biblique du livre du Deutéronome (chapitre 34) relate comment Moïse, interdit d'entrer sur la Terre promise vers laquelle il a conduit les Hébreux sortis d'Égypte, observe le Pays de Canaan du haut de cette montagne avant d'y mourir.

Vous pourrez admirer, comme le fit Moïse, un panorama comprenant la vallée de la rivière Jourdain, la mer Morte, Jéricho et Jérusalem.

Selon la légende, il s'agirait également de l'endroit où Jérémie cacha l'arche d'Alliance. Le mont Nébo est resté un lieu de pèlerinage pour les premiers chrétiens et sa première église a été construite au 4è siècle, pour marquer le site où Moïse mourut, lorsque nous y sommes passés, la basilique était en travaux et ne pouvait être visitée.

Nous repartons de Madaba en milieu de journée, plein sud en empruntant la légendaire route des Rois qu'auraient emprunté les Hebreux en marche vers la terre promise.

Les paysages que nous traversons (le wadi Mujib) sont magnifiques, je vous laisse admirer...

La ville Al-Karak, comprise autrefois au sein du Royaume de Jérusalem abrite une forteresse croisée qui date du XIIème siècle et qui a été agrandie au fur et à mesure des siècles. Les accès sont assez difficiles à atteindre, en raison des pentes très raides. Le site, tel qu’on le connait aujourd’hui, semble avoir été aménagé sous Foulques V d’Anjou, roi de Jérusalem, qui cherche à consolider le territoire conquis sous la période expansionniste de Baudouin Ier, premier roi de Jérusalem.

le château sera assiégé trois fois dans les années 1180. La première fois, en octobre 1183, Saladin assiège le château, mais en décembre, l’armée royale de Jérusalem intervient pour défendre Kerak, obligeant les assaillants à battre en retraite. En juillet 1184, les Musulmans entreprennent un nouveau siège, qui échoue à nouveau, car les défenseurs ont pu construire d’efficaces engins de siège durant l’hiver : Saladin, qui décide alors de concentrer son armée sur le côté nord du château, doit à nouveau abandonner car l’armée royale menace à nouveau de venir en aide à Renaud de Chatillon.

Le dernier siège, mené par le neveu de Saladin, Sa’d al-Din, en mars 1188, sera cette fois-ci couronné de succès : en effet, bien que la défense tienne, la lourde défaite de l’armée royale à Hattin en 1187 (où Renaud de Chatillon est tué) ne laisse plus aucun espoir aux soldats de Kerak d’être secourus la famine les force finalement à capituler en octobre-novembre 1188, et la légende raconte que les Musulmans auraient laisser la liberté aux vaincus, tant ceux-là avaient fait preuve de courage et de bravoure. Ainsi, après la capitulation des Croisés, Kerak devient ayyoubide.

Assez impressionnant d’extérieur, ce n’est rien comparé à toutes les galeries souterraines qu’on y trouve !

“Lâ ilâha illâ Allah”, Nul ne mérite l'adoration sauf Allah inscrit sur une pierre.

Hésitations sur prochaine destination en Asie du Sud-Est English translation pending
Bonsoir à tous
je sollicite l'aide de routards ayant voyagé en Asie du Sud Est :D Je souhaite partir 5 semaines avec un ami. Seulement, je ne sais pas où me diriger. Thaïlande, Laos, Cambodge? Vous parait-il possible de faire un circuit sur deux pays? La Thaïlande semble plus nous correspondre au niveau du prix des vols et de la taille du pays (pas mal de choses à voir). J'ai vu que c'était un pays très touristique dans lequel on perdait un peu moins nos repères occidentaux qu'au Laos par exemple. Qu'en pensez vous? Qu'est ce qui pourrait nous plaire en sachant que l'on aime beaucoup la nature et nous envisageons de faire un trek.
J'attends vos conseils et votre point de vue :)
Pour ceux qui me diront une énième fois de passer par la recherche, je préfère être en contact avec des personnes et pouvoir interagir, les post qui ont 3 ans avec des personnes qui ne reviendront jamais sur le forum ne m'intéresse pas!
Merci à tous pour vos réponses que je me hâte de lire!
je sollicite l'aide de routards ayant voyagé en Asie du Sud Est :D Je souhaite partir 5 semaines avec un ami. Seulement, je ne sais pas où me diriger. Thaïlande, Laos, Cambodge? Vous parait-il possible de faire un circuit sur deux pays? La Thaïlande semble plus nous correspondre au niveau du prix des vols et de la taille du pays (pas mal de choses à voir). J'ai vu que c'était un pays très touristique dans lequel on perdait un peu moins nos repères occidentaux qu'au Laos par exemple. Qu'en pensez vous? Qu'est ce qui pourrait nous plaire en sachant que l'on aime beaucoup la nature et nous envisageons de faire un trek.
J'attends vos conseils et votre point de vue :)
Pour ceux qui me diront une énième fois de passer par la recherche, je préfère être en contact avec des personnes et pouvoir interagir, les post qui ont 3 ans avec des personnes qui ne reviendront jamais sur le forum ne m'intéresse pas!
Merci à tous pour vos réponses que je me hâte de lire!
Tour du monde de 2 ans en solo (départ août 2014) English translation pending
Bonjour à tous !
J'envisage de prendre un congé sans solde (dans l’administration on appelle ça une disponibilité pour convenances personnelles) pour partir en août 2014 faire un tour du monde de 24 mois en solo en mode sac-à-dos (à raison d'un pays par mois, soit environ 24 pays en tout). Mon projet est encore en phase de construction, mais j'ai déjà quelques idées... Voici ce que ça donne maintenant sur ma Google Maps (possibilité de cliquer sur les différents points de la carte (y compris les lignes de trajets) pour zoomer et pour afficher des informations, les plans et des photos des lieux)
Je cherche donc des conseils pour l'organisation de ce type de voyage. J'ai plein de questions, mais si chacun répond à 2 ou 3 questions on va y arriver, donc no stress !... 😉
Itinéraire :
Cela donnerait ceci, avec un départ de France en août 2014 : vol low cost Paris-Saint-Pétersbourg puis train Saint-Pétersbourg-Moscou (ou vol direct Paris-Moscou si pas trop cher) puis traversée de la Russie en train par le transsibérien jusqu’à Vladivostok (2 semaines), Japon (3 semaines), Chine du nord (2-3 semaines), Chine du sud (3-4 semaines), Laos (3-4 semaines), Thaïlande (3-4 semaines), Birmanie (4-5 semaines), Inde (où je suis déjà allé 4 fois mais que j’adoooore… donc 6 semaines), Sri Lanka (4 semaines), Malaisie (2 semaines), Singapour (3-4 jours), Nouvelle-Zélande (3 semaines), îles Vanuatu (4 semaines), île de Pâques (1 semaine), Chili (3 semaines), Argentine (3 ou 4 semaines en incluant 1 trek), Brésil (5 semaines), Bolivie (3 semaines), Pérou (4 semaines en incluant 1 trek), Colombie (4 semaines), Panama (2 semaines), Equateur (1 à 2 semaines), Costa Rica (3 semaines), Nicaragua (1 semaine), Guatemala (2 semaines), Mexique (3 semaines), Cuba (2 semaines pour visiter la partie que je ne connais pas), Canada-Québec (3 semaines), New-York (1 semaine), et retour Paris. En tout ça fait environ 2 ans de voyage. Comme je n’ai jamais mis les pieds en Amérique du sud, ce sera une grande découverte pour moi... d'ailleurs je vais me mettre vite fait à apprendre l'espagnol !!! Si j’ai le temps, j’aimerais faire plusieurs treks (en Asie et surtout en Amérique latine), ainsi que 1 ou 2 retraites de méditation et peut-être 1 petit stage de yoga (Inde, Sri Lanka, Birmanie ou Thaïlande). J’ai volontairement exclu de mon parcours des pays super mais que je connais déjà (Népal, Vietnam, Cambodge, Indonésie), car il faut bien faire des choix et ma liste de pays est déjà longue !... Quels sont vos coups de cœur au niveau des pays à visiter (ou des étapes à y faire) ? Quelles sont les zones géographiques qui favorisent une exploration spontanée, la possibilité d'improviser son itinéraire ses transports et ses hébergements (ex. l'Inde), et quelles sont celles qui exigent une préparation et parfois des contacts préalables sur place ? (transsibérien ? Chine ?...) Pour le transsibérien Moscou – Vladivostok, est-ce que je m’arrête juste à Irkoutsk (avec aller-retour depuis Baikal avec le petit train Circum-Baikal Railway le long du lac Baïkal jusqu’à Kultuk (passer une nuit ?) puis retour à Irkoutsk) ou bien y a-t-il d’autres étapes sur le trajet pour lesquelles il est intéressant de dormir en-dehors du train ? Pour info, j’ai déjà visité les pays suivants (hors Europe) : 4 fois en Inde (Delhi, Agra, Rajasthan, Calcutta, Orissa, Tamil Nadu, Kerala, Varanasi, Bodh Gaya, Haridwar, Rishikesh), 2 fois au Népal (tour du Manaslu, tour des Annapurnas), Indonésie (Bali, Lombok, Java), La Réunion, Ile Maurice, Cambodge, Cuba, Vietnam, Pologne, Russie, Islande. Pour info toujours, je n’aime pas trop voyager dans les pays « riches », que si je pars pour 24 mois j’aimerais pouvoir faire une retraite de méditation de 10 jours (Birmanie ou Thaïlande, voire Inde ou Sri Lanka). En fait, pour chaque pays j'aurais besoin de définir 5-6 étapes théoriques = 5-6 lieux où me poser pour visiter ce qu'il y a autour (sachant que sur place je pourrai improviser en fonction des circonstances, bien entendu).
Visas :
Comment je procède pour obtenir mes « visas compliqués » ? (Russie, Chine, Inde, Etats-Unis) Je les demande lorsque je suis dans quel pays, et combien de semaines (ou mois) à l’avance ? y a-t-il des astuces à savoir ? (par ex. j’envisage après le Japon de passer 6 semaines en Chine et de sortir de la Chine par la voie terrestre pour aller au Laos (passer en bus la frontière Chine-Laos) or j’ai entendu que l’ambassade de Chine peut exiger que je présente un billet d’avion de sortie de Chine avant d’accorder son visa, est-ce exact ?) Mon visa pour l’Inde je le demande depuis l’ambassade d’Inde à Bangkok ? Mon visa pour le Sri Lanka je le demande depuis l’ambassade du Sri-Lanka à New-Delhi ?
Jouer avec les climats selon les périodes :
En gros avec mon itinéraire (qui est modifiable car je n'ai encore pris aucun billet d'avion !) je commencerai la Russie en août 2014, je serai en Inde vers février 2015, j'arriverai en Nouvelle-Zélande ou aux îles Vanuatu en juillet 2015, donc se pose la question de la suite... car Ushuaïa en août je crois qu'il fait un peu froid ! Peut-être que je vais devoir zapper l'île de Pâques (vol cher et résa 6 mois à l'avance) et prendre un vol Aukland - Los Angeles ou Aukland Mexico, puis descendre progressivement jusqu'à Ushuaïa par le Chili et remonter ensuite par l'Argentine et le Brésil, et finir en juillet 2016 par un vol Rio-Paris ? (donc ça veut dire que je zappe le Canada, tant pis c'est pas ma priorité) Au niveau des températures, je n'aime pas avoir trop chaud (pour moi 38 degrés c'est un maximum), et comme (presque) tout le monde je souhaite éviter de visiter les pays en pleine période mousson ou très forte chaleur !...
Rétroplanning (liste des choses à faire avant le départ mois par mois) : que pensez-vous de ce rétroplanning ? et de celui-ci ?
Billets d’avion :
Comme les billets « tour du monde » (avec une agence type Zip World) sont valables 12 mois maxi, comment je fais si je pars 24 mois ? j'achète mes billets au fur et à mesure ? (a priori c’est cette solution qui semble la plus adaptée), ou bien j’achète un « billet multi-destinations » ? je passe par une alliance de compagnies aériennes ? ou bien encore j’achète 2 billets TDM (1. Asie 2. Amérique) en revenant 3 à 4 semaines en France entre les 2 ?... Avez-vous des expériences de bateau-stop ? Dans quelles parties de mon itinéraire ça pourrait être intéressant ?
Aspects administratifs avant le départ et pendant le voyage :
Comme je suis un propriétaire qui rembourse son prêt immobilier, comment louer mon appart en meublé pendant mon absence ? (passer par un site spécialisé ou une agence immobilière de proximité ? qu’est-ce que je fais de mes affaires perso – vêtements, linge de maison, CD, papiers administratifs, bouquins… - sachant que ma cave est déjà pleine aux 2/3 ? est-ce que je résilie mon abonnement internet ADSL Freebox, sachant que le locataire ne pourra alors plus utiliser la TV ni se connecter à internet en WI-FI ? comment gérer à distance tous les trucs administratifs comme les impôts et les factures à payer, pour quel genre de choses est-il utile d’établir des procurations ?…
Logement pendant le tour du monde :
Quelles sont vos expériences de logement chez l'habitant ex via le couchsurfing ou le site Airbnb ? Y a-t-il des pays où il faut obligatoirement réserver ses hébergements ? (moi d’habitude quand je vais en Inde ou en Asie je ne réserve que la première nuit…) Quelles sont vos expériences de woofing ? (travail dans des fermes contre un hébergement et la nourriture)
Matos informatique et téléphonique à emporter :
Pour consulter ses mails et tenir un blog : prendre un netbook léger de 1kg ? une tablette 7 ou 10 pouces avec clavier ? ou juste un smartphone performant ? Sachant que je n'ai jamais utilisé ni de smartphone tactile ni de tablette… Ce qui me ferait peut-être pencher pour l’achat d’un netbook ou d’une tablette c’est la possibilité certains soirs de mater un petit film… Acheter une liseuse pour lire des romans et autres ?
Livres et guides de voyage :
Acheter le Lonely Planet de chaque pays en fichier numérique ou bien en version papier ? (lourd !)... Est-ce un bon plan d’emporter des livres audio à écouter le soir ou dans les transports ? (jamais utilisé mais pourquoi pas…). Est-ce facile d’échanger des bouquins et des guides en français dans les guest-houses ou backpackers au fur et à mesure du voyage ? ou bien est-ce qu’on ne trouve que des livres en anglais ?
Blog de voyage et compte Facebook :
En parallèle de mon futur blog (que je vais créer avec l’outil Blogger = blogspot.fr), est-ce conseillé de me créer un compte Facebook et/ou Google+ pour garder le contact avec les voyageurs rencontrés en route ? (et il paraît que certains blogs peuvent se synchroniser avec Facebook ?)
Equipement indispensable à emporter :
Y a-t-il des trucs à ne pas oublier ou qu’on trouve difficilement une fois qu’on est dans des pays d’Asie ou d’Amérique latine ? c’est mieux de prendre un sac à dos de 50 l, 60 l ou 70 l ? (sachant que je mesure 1,86 m pour 83 kg) Et comme petit sac à dos à la journée : 20, 25 ou 30 l ? Est-ce possible de louer un duvet, des vêtements chauds ou des chaussures de marche pour des treks en Amérique du sud ? Est-ce que je dois emporter un sac de couchage ? Si oui, pourquoi ?
Comment faire du sport pendant un tour du monde ?
En France j’ai besoin de mes 2h de sport hebdomadaires (jogging et badminton, parfois vélo, et randos l’été) pour me sentir bien dans mon corps, mais en Asie et en Amérique du sud comment faire pour pratiquer des sports régulièrement ? (en dehors des quelques treks que je pourrai faire, d'ailleurs si vous avez des idées de treks sur mon itinéraire je suis preneur !)
Moyens de paiement :
Je viens de m'apercevoir que mes 2 cartes de crédit Visa et Mastercard (pourtant récentes) viendront à expiration l'une en novembre 2015 et l'autre en mars 2016, alors que mon TDM doit s'achever en aout 2016 : je vais faire comment ? C'est possible de m'en faire refaire depuis l'étranger ou demander à ma banque un renouvellement anticipé ? Est-ce que les 2 cartes de crédit Visa et Mastercard marchent toutes les 2 dans la quasi-totalité des pays où je vais aller ? J’envisage de partir avec une Visa (Hello Bank) et une Mastercard (Fortuneo).
Sécurité (vols, agressions) :
il y a des pays qui sont vraiment craignos ? (on m’a mis en garde pour le Venezuela, le Guatemala, le Brésil et le Nicaragua par exemple) comment faire pour ne pas se faire voler ses objets de valeur (ex : notebook) pendant le tour du monde ? on les laisse quand même dans sa chambre de la guest-house en priant pour que personne n'entre par effraction ? on achète un packsafe? (petit filet métallique cadenassé qu’on met autour du sac) on les garde toujours sur soi ? et quand on va à la plage on fait comment ?
Divers :
Concernant le rythme du voyage, donc le nombre d’endroits à visiter dans chaque pays : en général quand je vais en Inde ou en Asie, je bouge beaucoup à chaque fois (je ne suis pas le genre à rester 10 jours au même endroit, sauf si je souhaite faire un trek, une retraite de méditation ou un stage de yoga…). Mes petits plaisirs quand je vais en Inde ou en Asie : me balader à vélo dans les petits villages pour papoter avec les habitants et prendre de jolies photos, me perdre dans les quartiers populaires des grandes villes, manger avec les locaux, prendre quelques cours de yoga, me joindre à un groupe de locaux pratiquant la méditation, profiter de l'ambiance relax du bord de mer, faire quelques balades en moyenne montagne pour échapper à la chaleur étouffante des plaines, bavarder avec les routards de tous pays... Je n’aime pas trop les grandes villes (bruit, foule, pollution), je préfère les ambiances de bord de mer (même si je nage peu et plonge peu), la campagne et la montagne (j’ai fait plusieurs grands treks dans l’Himalaya et à la Réunion).
Un grand merci d’avance ! 😎 Et bravo à ceux qui m'ont lu jusqu'au bout !... 😉
J'envisage de prendre un congé sans solde (dans l’administration on appelle ça une disponibilité pour convenances personnelles) pour partir en août 2014 faire un tour du monde de 24 mois en solo en mode sac-à-dos (à raison d'un pays par mois, soit environ 24 pays en tout). Mon projet est encore en phase de construction, mais j'ai déjà quelques idées... Voici ce que ça donne maintenant sur ma Google Maps (possibilité de cliquer sur les différents points de la carte (y compris les lignes de trajets) pour zoomer et pour afficher des informations, les plans et des photos des lieux)
Je cherche donc des conseils pour l'organisation de ce type de voyage. J'ai plein de questions, mais si chacun répond à 2 ou 3 questions on va y arriver, donc no stress !... 😉
Itinéraire :
Cela donnerait ceci, avec un départ de France en août 2014 : vol low cost Paris-Saint-Pétersbourg puis train Saint-Pétersbourg-Moscou (ou vol direct Paris-Moscou si pas trop cher) puis traversée de la Russie en train par le transsibérien jusqu’à Vladivostok (2 semaines), Japon (3 semaines), Chine du nord (2-3 semaines), Chine du sud (3-4 semaines), Laos (3-4 semaines), Thaïlande (3-4 semaines), Birmanie (4-5 semaines), Inde (où je suis déjà allé 4 fois mais que j’adoooore… donc 6 semaines), Sri Lanka (4 semaines), Malaisie (2 semaines), Singapour (3-4 jours), Nouvelle-Zélande (3 semaines), îles Vanuatu (4 semaines), île de Pâques (1 semaine), Chili (3 semaines), Argentine (3 ou 4 semaines en incluant 1 trek), Brésil (5 semaines), Bolivie (3 semaines), Pérou (4 semaines en incluant 1 trek), Colombie (4 semaines), Panama (2 semaines), Equateur (1 à 2 semaines), Costa Rica (3 semaines), Nicaragua (1 semaine), Guatemala (2 semaines), Mexique (3 semaines), Cuba (2 semaines pour visiter la partie que je ne connais pas), Canada-Québec (3 semaines), New-York (1 semaine), et retour Paris. En tout ça fait environ 2 ans de voyage. Comme je n’ai jamais mis les pieds en Amérique du sud, ce sera une grande découverte pour moi... d'ailleurs je vais me mettre vite fait à apprendre l'espagnol !!! Si j’ai le temps, j’aimerais faire plusieurs treks (en Asie et surtout en Amérique latine), ainsi que 1 ou 2 retraites de méditation et peut-être 1 petit stage de yoga (Inde, Sri Lanka, Birmanie ou Thaïlande). J’ai volontairement exclu de mon parcours des pays super mais que je connais déjà (Népal, Vietnam, Cambodge, Indonésie), car il faut bien faire des choix et ma liste de pays est déjà longue !... Quels sont vos coups de cœur au niveau des pays à visiter (ou des étapes à y faire) ? Quelles sont les zones géographiques qui favorisent une exploration spontanée, la possibilité d'improviser son itinéraire ses transports et ses hébergements (ex. l'Inde), et quelles sont celles qui exigent une préparation et parfois des contacts préalables sur place ? (transsibérien ? Chine ?...) Pour le transsibérien Moscou – Vladivostok, est-ce que je m’arrête juste à Irkoutsk (avec aller-retour depuis Baikal avec le petit train Circum-Baikal Railway le long du lac Baïkal jusqu’à Kultuk (passer une nuit ?) puis retour à Irkoutsk) ou bien y a-t-il d’autres étapes sur le trajet pour lesquelles il est intéressant de dormir en-dehors du train ? Pour info, j’ai déjà visité les pays suivants (hors Europe) : 4 fois en Inde (Delhi, Agra, Rajasthan, Calcutta, Orissa, Tamil Nadu, Kerala, Varanasi, Bodh Gaya, Haridwar, Rishikesh), 2 fois au Népal (tour du Manaslu, tour des Annapurnas), Indonésie (Bali, Lombok, Java), La Réunion, Ile Maurice, Cambodge, Cuba, Vietnam, Pologne, Russie, Islande. Pour info toujours, je n’aime pas trop voyager dans les pays « riches », que si je pars pour 24 mois j’aimerais pouvoir faire une retraite de méditation de 10 jours (Birmanie ou Thaïlande, voire Inde ou Sri Lanka). En fait, pour chaque pays j'aurais besoin de définir 5-6 étapes théoriques = 5-6 lieux où me poser pour visiter ce qu'il y a autour (sachant que sur place je pourrai improviser en fonction des circonstances, bien entendu).
Visas :
Comment je procède pour obtenir mes « visas compliqués » ? (Russie, Chine, Inde, Etats-Unis) Je les demande lorsque je suis dans quel pays, et combien de semaines (ou mois) à l’avance ? y a-t-il des astuces à savoir ? (par ex. j’envisage après le Japon de passer 6 semaines en Chine et de sortir de la Chine par la voie terrestre pour aller au Laos (passer en bus la frontière Chine-Laos) or j’ai entendu que l’ambassade de Chine peut exiger que je présente un billet d’avion de sortie de Chine avant d’accorder son visa, est-ce exact ?) Mon visa pour l’Inde je le demande depuis l’ambassade d’Inde à Bangkok ? Mon visa pour le Sri Lanka je le demande depuis l’ambassade du Sri-Lanka à New-Delhi ?
Jouer avec les climats selon les périodes :
En gros avec mon itinéraire (qui est modifiable car je n'ai encore pris aucun billet d'avion !) je commencerai la Russie en août 2014, je serai en Inde vers février 2015, j'arriverai en Nouvelle-Zélande ou aux îles Vanuatu en juillet 2015, donc se pose la question de la suite... car Ushuaïa en août je crois qu'il fait un peu froid ! Peut-être que je vais devoir zapper l'île de Pâques (vol cher et résa 6 mois à l'avance) et prendre un vol Aukland - Los Angeles ou Aukland Mexico, puis descendre progressivement jusqu'à Ushuaïa par le Chili et remonter ensuite par l'Argentine et le Brésil, et finir en juillet 2016 par un vol Rio-Paris ? (donc ça veut dire que je zappe le Canada, tant pis c'est pas ma priorité) Au niveau des températures, je n'aime pas avoir trop chaud (pour moi 38 degrés c'est un maximum), et comme (presque) tout le monde je souhaite éviter de visiter les pays en pleine période mousson ou très forte chaleur !...
Rétroplanning (liste des choses à faire avant le départ mois par mois) : que pensez-vous de ce rétroplanning ? et de celui-ci ?
Billets d’avion :
Comme les billets « tour du monde » (avec une agence type Zip World) sont valables 12 mois maxi, comment je fais si je pars 24 mois ? j'achète mes billets au fur et à mesure ? (a priori c’est cette solution qui semble la plus adaptée), ou bien j’achète un « billet multi-destinations » ? je passe par une alliance de compagnies aériennes ? ou bien encore j’achète 2 billets TDM (1. Asie 2. Amérique) en revenant 3 à 4 semaines en France entre les 2 ?... Avez-vous des expériences de bateau-stop ? Dans quelles parties de mon itinéraire ça pourrait être intéressant ?
Aspects administratifs avant le départ et pendant le voyage :
Comme je suis un propriétaire qui rembourse son prêt immobilier, comment louer mon appart en meublé pendant mon absence ? (passer par un site spécialisé ou une agence immobilière de proximité ? qu’est-ce que je fais de mes affaires perso – vêtements, linge de maison, CD, papiers administratifs, bouquins… - sachant que ma cave est déjà pleine aux 2/3 ? est-ce que je résilie mon abonnement internet ADSL Freebox, sachant que le locataire ne pourra alors plus utiliser la TV ni se connecter à internet en WI-FI ? comment gérer à distance tous les trucs administratifs comme les impôts et les factures à payer, pour quel genre de choses est-il utile d’établir des procurations ?…
Logement pendant le tour du monde :
Quelles sont vos expériences de logement chez l'habitant ex via le couchsurfing ou le site Airbnb ? Y a-t-il des pays où il faut obligatoirement réserver ses hébergements ? (moi d’habitude quand je vais en Inde ou en Asie je ne réserve que la première nuit…) Quelles sont vos expériences de woofing ? (travail dans des fermes contre un hébergement et la nourriture)
Matos informatique et téléphonique à emporter :
Pour consulter ses mails et tenir un blog : prendre un netbook léger de 1kg ? une tablette 7 ou 10 pouces avec clavier ? ou juste un smartphone performant ? Sachant que je n'ai jamais utilisé ni de smartphone tactile ni de tablette… Ce qui me ferait peut-être pencher pour l’achat d’un netbook ou d’une tablette c’est la possibilité certains soirs de mater un petit film… Acheter une liseuse pour lire des romans et autres ?
Livres et guides de voyage :
Acheter le Lonely Planet de chaque pays en fichier numérique ou bien en version papier ? (lourd !)... Est-ce un bon plan d’emporter des livres audio à écouter le soir ou dans les transports ? (jamais utilisé mais pourquoi pas…). Est-ce facile d’échanger des bouquins et des guides en français dans les guest-houses ou backpackers au fur et à mesure du voyage ? ou bien est-ce qu’on ne trouve que des livres en anglais ?
Blog de voyage et compte Facebook :
En parallèle de mon futur blog (que je vais créer avec l’outil Blogger = blogspot.fr), est-ce conseillé de me créer un compte Facebook et/ou Google+ pour garder le contact avec les voyageurs rencontrés en route ? (et il paraît que certains blogs peuvent se synchroniser avec Facebook ?)
Equipement indispensable à emporter :
Y a-t-il des trucs à ne pas oublier ou qu’on trouve difficilement une fois qu’on est dans des pays d’Asie ou d’Amérique latine ? c’est mieux de prendre un sac à dos de 50 l, 60 l ou 70 l ? (sachant que je mesure 1,86 m pour 83 kg) Et comme petit sac à dos à la journée : 20, 25 ou 30 l ? Est-ce possible de louer un duvet, des vêtements chauds ou des chaussures de marche pour des treks en Amérique du sud ? Est-ce que je dois emporter un sac de couchage ? Si oui, pourquoi ?
Comment faire du sport pendant un tour du monde ?
En France j’ai besoin de mes 2h de sport hebdomadaires (jogging et badminton, parfois vélo, et randos l’été) pour me sentir bien dans mon corps, mais en Asie et en Amérique du sud comment faire pour pratiquer des sports régulièrement ? (en dehors des quelques treks que je pourrai faire, d'ailleurs si vous avez des idées de treks sur mon itinéraire je suis preneur !)
Moyens de paiement :
Je viens de m'apercevoir que mes 2 cartes de crédit Visa et Mastercard (pourtant récentes) viendront à expiration l'une en novembre 2015 et l'autre en mars 2016, alors que mon TDM doit s'achever en aout 2016 : je vais faire comment ? C'est possible de m'en faire refaire depuis l'étranger ou demander à ma banque un renouvellement anticipé ? Est-ce que les 2 cartes de crédit Visa et Mastercard marchent toutes les 2 dans la quasi-totalité des pays où je vais aller ? J’envisage de partir avec une Visa (Hello Bank) et une Mastercard (Fortuneo).
Sécurité (vols, agressions) :
il y a des pays qui sont vraiment craignos ? (on m’a mis en garde pour le Venezuela, le Guatemala, le Brésil et le Nicaragua par exemple) comment faire pour ne pas se faire voler ses objets de valeur (ex : notebook) pendant le tour du monde ? on les laisse quand même dans sa chambre de la guest-house en priant pour que personne n'entre par effraction ? on achète un packsafe? (petit filet métallique cadenassé qu’on met autour du sac) on les garde toujours sur soi ? et quand on va à la plage on fait comment ?
Divers :
Concernant le rythme du voyage, donc le nombre d’endroits à visiter dans chaque pays : en général quand je vais en Inde ou en Asie, je bouge beaucoup à chaque fois (je ne suis pas le genre à rester 10 jours au même endroit, sauf si je souhaite faire un trek, une retraite de méditation ou un stage de yoga…). Mes petits plaisirs quand je vais en Inde ou en Asie : me balader à vélo dans les petits villages pour papoter avec les habitants et prendre de jolies photos, me perdre dans les quartiers populaires des grandes villes, manger avec les locaux, prendre quelques cours de yoga, me joindre à un groupe de locaux pratiquant la méditation, profiter de l'ambiance relax du bord de mer, faire quelques balades en moyenne montagne pour échapper à la chaleur étouffante des plaines, bavarder avec les routards de tous pays... Je n’aime pas trop les grandes villes (bruit, foule, pollution), je préfère les ambiances de bord de mer (même si je nage peu et plonge peu), la campagne et la montagne (j’ai fait plusieurs grands treks dans l’Himalaya et à la Réunion).
Un grand merci d’avance ! 😎 Et bravo à ceux qui m'ont lu jusqu'au bout !... 😉
Iran 2014: seule? English translation pending
Bonjour,
Je souhaite vivement aller en Iran l'année prochaine. Malheureusement, ni mon compagnon ni mes amis ne peuvent m'accompagner. Que me recommanderiez-vous : un guide ou une petite agence locale afin de ne pas être tout le temps seule (si oui laquelle ?), passer une annonce pour trouver des compagnons de voyage ?
Enfin quel mois me recommanderiez-vous ?
Un grand merci par avance pour vos réponses...
karine.
Un grand merci par avance pour vos réponses...
karine.

Les chemins de Saint-Jacques "objet d'apparat"? English translation pending
Bonjour.
Je lis actuellement un ouvrage contant le récit d'un marcheur solitaire sur un itinéraire assez long en France.
L'auteur fait ressortir un point assez intéressant (et auquel je ne m'attendais pas): dès lors qu'il rencontre quelqu'un et explique qu'il fait une marche de long cours, on lui demande s'il est sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. (Cela l'agace d'ailleurs pour le moins...).
Aussi j'en suis venu à m'interroger: ces chemins de Saint-Jacques seraient-ils devenus aujourd'hui un "objet d'apparat" que bon nombre de marcheurs voudraient "avoir en portefeuille" pour le présenter autour d'eux? Et si c'est le cas je ne comprends pas pourquoi... Suivre ces chemins serait plus valorisant que suivre un itinéraire "lambda"? Est-ce pour leur dimension religieuse? Ou pour d'autres raisons? Cela signerait-il le caractère "pédant" dudit marcheur? Si vous avez une ébauche de réponse, je suis preneur!
Bonne réflexion et bonne marche...(!)😉
Magnifique dépaysement en République Turque de Chypre du nord (2013) English translation pending
On en parle peu de cette partie de l'île et pourtant... J'ai été tellement enchantée de ce voyage en République turque de Chypre du Nord en juin 2013, que j'ai envie de le partager!
A présent, nous voici en juin, et dans quelques jours, je quitte mon éperon et m’envole, avec ma dynamique voisine, vers Chypre du Nord, je précise « du Nord » car je suis déjà allée à Chypre, mais côté sud. La République turque de Chypre du Nord (en turc, Kibris) désigne l’Etat autoproclamé en novembre 1983 par les dirigeants turcs de l’île de Chypre. L’armée turque de la région territoriale d’Anatolie a envahi le territoire, en réaction au coup d’état des nationalistes grecs désirant rattacher Chypre à la Grèce, alors sous la dictature des colonels. Cet état turque de Chypre du Nord n’est pas reconnu internationalement, mais uniquement par la Turquie. La capitale Nicosie est divisée en deux par une ligne de démarcation, appelée « ligne verte ». Cette ligne avait été imposée par les Nations Unies en 1974. Il y a donc Nicosie-Nord et Nicosie-Sud, chacune dépendant d’un territoire. En 2004, Chypre du Sud a adhéré à l’Union européenne. Le gouvernement de ce territoire n’a aucun contrôle de la partie nord de l’île. Cette partie n’est pas encore intégrée à l’Union européenne. Chronologiquement, tout commença en 1960 alors que la République de Chypre obtenu son indépendance de la domination britannique, basée sur le principe de l’égalité entre les communautés grecques et turques. La Turquie, la Grèce et la Grande-Bretagne étaient garanties de l’intégrité territoriale de la nouvelle république. A Noël 1963, le partenariat entre ces 2 communautés se termina. Depuis lors, les chypriotes turcs se gouvernent eux-mêmes. En 1974, la junte militaire grecque à Athènes porta un coup d’état à Chypre, pour l’union avec la Grèce. Le 20 juillet 1974, l’armée turque intervenait sur l’île avec le but de restaurer l’ordre constitutionnel de la république de Chypre, en utilisant les droits garantis par le traité de 1960. Le résultat de cette opération de paix turque fut que les chypriotes turques déménagèrent vers le nord et les chypriotes grecs vers le sud, abandonnant leurs biens. Le 13 février 1975, les turques chypriotes déclarent l’état fédéral turque de Chypre et le 15 novembre 1983, la république turque du nord de Chypre est proclamée. Le 23 avril 2003, la frontière entre le nord et le sud de l’île fut ouverte, et le passage entre les 2 régions commença… mais reste néanmoins sous contrôle. Deux drapeaux flottent côte à côte : le turc et le chypriote turc, l’un sur fond rouge et l’autre sur fond blanc.
L’hôtel se situe dans un village côtier, proche de Kyrenia, la 3ème ville de Chypre du Nord, après Nicosie-Nord et Famagouste. Kyrenia, ville portuaire, est dominée par la chaîne de Kyrenia et le massif montagneux Pentadactylos, une chaîne étroite et escarpée (point culminant à 1.024 mètres d'altitude) qui sépare la ville de la plaine de Mésorée (grenier à grains du pays) et de Nicosie. Avant l'invasion turque, Kyrenia était un haut lieu touristique de l’île. Son petit port fermé, entouré de maisons vénitiennes et dominé par une citadelle, une église et une mosquée, a une certaine élégance. Bien que le voyage soit décrit comme « circuit », je reste 7 nuits dans le même hôtel, et visiterai en excursions organisées la partie nord de l’île. Enfin, je vais pouvoir découvrir ce petit pays à un rythme moins endiablé qu’au Rajasthan, et ce, dans tous les sens du terme !
Lors de mes 2 séjours au sud de l’île, j’ai souvent entendu que cette partie de l’île était dangereuse car peuplée d’habitants irrespectueux. Certes, les chypriotes turcs évoquent davantage le conflit, mais de là à trouver risqué de s’y rendre, il y a un fossé! Rappelons-nous qu’autrefois, deux communautés vivaient en parfaite harmonie.
A 70 km de la Turquie (passage obligé), cette île fut l’hôte de nombre de civilisations au travers des siècles, grâce à sa localisation stratégique aux carrefours des routes commerciales et religieuses. La République turque de Chypre du Nord s’étend sur 3.350 km² et son héritage du passé remonte à 10.000 ans. La 1ère occupation de l’île date de 8.000 av. J.-C., de la période néolithique à nos jours.
Quand on a déjà visité Chypre du Sud (en 93 et 98), on se rend compte de la grande différence entre les 2 parties, et par ailleurs, entre les 2 communautés – les chypriotes grecs et les chypriotes turcs. Le nord n’est pas encore exploité de manière optimale. L’environnement est fort sauvage, naturel, authentique. Les traces et les camps militaires sont encore très présents, et l’embargo se fait ressentir lorsque l’on est touriste. Les biens de consommation sont originaires de l’île ou importés de la seule Turquie.
La première journée complète sur place emmena les 25 personnes qui formèrent le groupe à Famagouste (Gazimaguza). Cette ville est très souvent nommée « un musée à ciel ouvert ». Qu’il est agréable de déambuler dans cette ville, on y rencontre des églises dont certaines furent transformées en mosquées par l’ajout de minarets (le nord est musulman mais non pratiquant, ou si peu) ; des remparts créés par les lusignans des portes de la vieille ville la tour d’Othello, élevée au 14ème siècle pour protéger la ville contre les invasions. Selon une légende, c’est dans cette tour que les actions de la tragédie de Shakespeare ont eu lieu un palais vénitien datant de 1522 les bains turcs … Une partie de la ville est appelée « ville fantôme », une cité balnéaire datant des années 60. Les chypriotes grecs et turcs ont été chacun « renvoyé » dans leur partie de l’île, devant abandonner leurs biens. Des points étaient attribués en fonction de leurs possessions et ils avaient droit à une maison de même valeur en points dans l’autre partie de l’île… Depuis le contrôle par l’armée turque en 1974, plus personne n’y habite. C’est une zone militaire, une ruine qui ne sert à rien depuis longtemps. Tout autant que l’on peut voir de nombreuses maisons, encore meublées, devenues des ruines avec les années…
Nous nous rendrons au monastère de Saint-Barnabé, où le saint patron de l'île fut supplicié. Il était l'un des fondateurs de l'église indépendante grecque orthodoxe, et est le mécène de Chypre. Le hasard fit qu’en ce 11 juin, c’est sa fête et que beaucoup de chypriotes grecs y vinrent en pèlerinage. Le magnifique palais a été construit dans un joli parc par les occupants vénitiens de Chypre sur les vestiges d'un palais Lusignan du 13ème siècle. L'église byzantine à trois coupoles date du 9ème siècle et fut, jusqu'au 16ème siècle, siège de l'archevêché de Chypre. Elle intègre le musée des icônes. Les icônes, un véritable art cypriote, qui date du VIIème au XXème siècle. A quelques pas s'élève la chapelle funéraire de l'apôtre, sans ornement, ainsi que la crypte dans laquelle furent, selon la légende, retrouvés les ossements du saint. C’est une destination importante du tourisme religieux.
Nous poursuivons par une visite du site archéologique de Salamis. Ses origines sont anciennes, mais l’essentiel de ce qu’on y voit remonte aux périodes romaine et paléochrétienne. Il semblerait que la ville ait été fondée en 1181 av. J.-C. par Teucer, fils de Télamon, roi de l'île grecque de Salamine. Une situation favorable, un port naturellement bien dessiné, et le commerce actif du cuivre, du blé, de l'huile et du sel lui valurent très rapidement la première place parmi les cités-royaumes de Chypre. A l'époque archaïque (environ 700-475), alors même que l'île était sous domination étrangère, elle conservait encore une autonomie locale considérable. Après un tremblement de terre au 4ème siècle apr. J.-C., Salamine fut reconstruite par l'empereur Constantin qui lui donna le nom de Constantia. Après les incursions arabes du 7ème siècle, la partie de la ville qui entoure la basilique de Saint-Epiphanios fut consolidée et rebaptisée Nea Justinianopolis. En conséquence à de nouveaux séismes, les derniers habitants allèrent s'installer à Famagouste. La majeure partie de la ville de Salamine qui, à l'époque romaine, avait une superficie de 5 km² et comptait quelque 200.000 habitants, n'est aujourd'hui que décombres. Les fouilles en cours dégagent la ville romaine et ses grands aménagements. Ce site demande un peu d’imagination pour recréer visuellement le lieu et s’y représenter la manière d’y vivre jadis… Ah les ruines, c’est bien joli… mais encore.
De retour à l’hôtel, nous y découvrons l’ambiance « familiale » autour de la piscine et son jardin fleuri, arboré de nombreux palmiers et orchidées endémiques. Le lendemain, nous nous rendons au château de St-Hilarion construit sur 3 niveaux et dont le dernier, atteint après plusieurs centaines d’escaliers, est dans le brouillard... Il fut construit à l’origine comme tour de garde. Son nom provient d’un moine ermite exilé de la Palestine qui se promenait dans le désert afin de convertir les gens au christianisme (4ème siècle). Il termina sa vie tranquille à Limassol, où une famille grecque lui a trouvé une grotte pour y finir paisiblement ses jours… Le château apparait comme dans un conte de fées, il inspira Walt Disney dans les années 1920 pour la création de son château de Blanche-Neige. Nous grimpons et arrivons à hauteur des nuages… sans pouvoir les toucher… drôle de sensation. Ce lieu est un havre de paix comme beaucoup d’autres. L’après-midi se poursuivit dans un sympathique petit village hissé dans la montagne : Bellapais. Le cloître de Bellapais (Abbaye de la Paix) date du 12ème siècle et est un admirable exemple de l'architecture gothique de la dynastie de Lusignan. Le panorama suggère au regard de se poser sur de spacieuses demeures avec piscine, où on aurait déjà bien envie de se jeter, tellement l’air est chaud !
Le quatrième jour, nous nous dirigeons vers la région des agrumes, dans la partie occidentale de l’île, à Morphou (Guzelyurt – Guzel = beau Yurt = pays). D’abord, le musée de la nature et de l’archéologie nous ouvre ses portes. Ce n’est pas un musée très transcendant, on y voit quelques pots anciens et de nombreux animaux empaillés. Sans grand intérêt ! Nous traversons Lefke, réputé pour ses mines de cuivre. Ensuite le monastère Saint-Mamas nous accueille. L'église du cloître était un bâtiment Byzantin à l'origine, construite au lieu d'un temple pour la déesse Aphrodite. Cet édifice fut d’abord une église byzantine. Les Lusignan y ajoutèrent des éléments gothiques. Puis, en 1725, elle fut en grande partie reconstruite. C’est à cette période que le dôme fut érigé. Avant 1974, on y venait nombreux pour se recueillir devant la tombe de Saint-Mamas, un des saints les plus vénérés de l’île. Celui-ci était un ermite qui aurait vécu aux alentours de la période byzantine. Sa condition ne lui permettait pas de payer les taxes imposées aux autres citoyens, dès lors, il fut convoqué à Nicosie. Mais sur le chemin, il défendit un agneau attaqué par un lion. Et c’est sur le dos du félin et avec l’agneau dans les bras qu’il fit son entrée en ville, tout fier ! Le gouverneur, impressionné, le déclara exempt de toutes taxes. Un peu plus loin, sur une colline à 250 m au-dessus du niveau de la mer, les vestiges de Vuni Palace, demandent beaucoup d’imagination malgré les explications du guide ! Mais le tableau qui se présente sur l’îlot Petra Tou Limnidi et sur un pont qui servait de bande passante pour l’apport du cuivre en train vers les bateaux est impressionnant. Le nom Chypre vient d’ailleurs du grec signifiant cuivre. On remarque que les rivières sont asséchées. Dans la montagne Troodos au sud de l’île, des barrages ont été érigés afin que l’eau n’arrive pas au nord… L’eau est importée de… Turquie.
Non loin de Guzelyurt, nous faisons une halte aux ruines d'une basilique byzantine et d’un théâtre de l’époque romaine, un véritable voyage dans le temps vers l’époque de Constantin le Grand, dont le sol est composé de mosaïques. Elles semblent représenter une oie mais il s’agit d’un cygne qui est l’incarnation d’Aphrodite, déesse de l’amour.
Après le repas du soir à l’hôtel, nous avons droit à une soirée dansante, où tous les convives ont pu se défouler… Bien amusant et sympathique, car il est vrai que l’on a vite fait le tour du village de Karaoglanoglu où nous logeons. Cette localité a été désertée. Il reste quelques petites échoppes en bord de route, mais il n’y a guère de vie… sauf des chats, plein de chats ! A mon grand bonheur ! Il y a bien 2 biquettes à côté de l’hôtel, sur… le terrain de tennis, lui aussi déserté, de lignes, et de joueurs…
Le 5ème jour, nous nous rendons dans la capitale de l’île : Nicosie (Lefkosa). Depuis l'invasion de la Turquie en juillet 1974, Nicosie est une ville coupée en deux. La ligne de démarcation la traverse d'ouest en est, du bastion de Rocca au bastion de Flatro. C’est en 1962/63, qu’un arménien, le colonel Green, marqua une ligne sur la carte de Chypre, avec un stylo vert, d’où le nom de « ligne verte ». Il y a 3 portes d’accès. Les postes militaires grecs d'un coté, les postes militaires turcs de l'autre, sont tenus à distance les uns des autres. Le touriste ou le chypriote de l’autre communauté y est tenu d’y présenter son visa à l’entrée comme à la sortie. La situation n'est pas sans évoquer Berlin... Une fois que nous avons passé un poste frontière, nous découvrons une ville relativement bien entretenue aux frais du l'Union Européenne qui tente de réduire les inégalités nord/sud a grand renfort d'aides.
Le dernier jour d’excursion organisé nous emmena en jeep (de l’arm��e pour certaines) à travers les villages montagnards. La chaîne de montagne est appelée « les 5 doigts ». Il existe plusieurs légendes autour du nom de cette montagne. En voici une : Il y avait une jolie jeune fille qui vivait dans un village des montagnes. Deux jeunes hommes étaient amoureux d’elle. Un avec un grand cœur et l’autre non. Ils ont parié entre eux pour savoir vers qui irait la fille. Et ils décidèrent d’avoir un duel. Un des deux a sauté dans la mer d’Anatolie et a laissé son empreinte de main dans le sol, ses 5 doigts formant les sommets déchiquetés des montagnes. Les paysages sont à perte de vue. Cette expérience en jeep est à ne pas manquer ! Il y règne un calme inimaginable et des paysages à couper le souffle… Nous nous sommes arrêtés à Mavi Kösk, la « maison bleue », qui se trouve dans un camp militaire. Elle fut construite en 1957 pour Paul Pavlides, l’avocat de Makarios, élu président en 1959. Là aussi, un certain nombre de mythes ont été mentionné. Une rumeur dit qu’il était trafiquant d’armes, et qu’en 1974, il a du fuir par un sas de secours sis derrière son lit, quand l’armée turque a pris le contrôle de cette partie de l’île. Jusqu’il y a quelques années, la maison a été utilisée comme résidence pour un général turc, et est devenue musée à son départ. Seize pièces de grande taille, mobilier d’époque, air conditionné, cela parait démesuré. Une pièce intéressante est la salle à manger faite sur mesure et un bar recouvert d’une peau de crocodile ! Du jardin, on a une magnifique vue, qui, malheureusement, ne fut pas instaurée pour le plaisir des yeux, mais pour sa position stratégique, d’où il était aisé de mitrailler l’ennemi.
Nous voici déjà à la fin du séjour. Les 2 dernières journées sont très chaudes. Pas de vent, un soleil radieux et un ciel sans nuage… Nous décidons de prendre le dolmus (bus local) pour nous rendre à Kyrénia toute proche. Cette cité est incontestablement le centre du tourisme et a les caractéristiques d’une ville méditerranéenne avec son petit port, ses restaurants et ses quelques petits bateaux. La ville de pêcheurs est fondée autour du château fort. Il porte les marques des périodes byzantine, lusignanne et vénitienne. La date précise de sa construction est toutefois difficile à établir malgré les fouilles archéologiques. A l’intérieur, le musée du « navire coulé » présente une épave, enfin quelques morceaux de bois… Ses donjons sont bien préservés, de même que sa tour vénitienne, sa citerne, la tour lusignane. Kyrénia, une agréable baie, pour une vue panoramique sur la mer cristalline.
La gastronomie fait partie des découvertes d'un voyage... La cuisine chypriote est très proche des cuisines grecque dans le sud et turque dans le nord. Les mezzes sont présents dans les 2 parties de l’île, à la différence que dans le nord, ils ne contiennent pas de porc. Un aliment célèbre est l’halloumi, du fromage, avec une texture semblable à la mozzarella, un goût salé, et souvent accompagné de menthe. Le poulet est cuit avec des molohiya, une plante verte qui ressemble un peu à des épinards. On savoure également des kebab, de la viande hachée, de même que des fruits locaux tels que les oranges ou la pastèque. Un autre produit réputé est le café. La clé pour sa réussite est dans les méthodes utilisées pour broyer les grains. Ils sont ensuite cuits avec du sucre pour créer une mousse crémeuse, tout à fait unique à cette partie du monde. Hélas, on ne trouve pas de pâtisseries mais plutôt des loukoums ou des fruits secs. La zivania, l’une des boissons alcoolisées traditionnelles, une eau de vie au raisin, est produite sur l’île depuis la fin du 14ème siècle.
Ne pas parler de la flore serait un impair. La flore de Chypre du nord est riche et colorée. La plaine est recouverte d’oliviers, et de caroubiers dont ses fruits, en forme de haricots, auraient un goût de chocolat. Bien que la terre soit très aride, une végétation qui s’adapte à peu d’eau s’est développée. L'hibiscus est la plante (ou plutôt un arbre) par excellence, les fleurs sont magnifiques et s'ouvrent dès le premier rayon de soleil, une vraie merveille. La couleur principale est le rouge. Les lauriers roses se rencontrent à tous les coins de rue, ils sont très beaux vu le climat. Les orchidées, les tulipes pasiplia endémiques fleurissent en nombre ainsi que les roses trémières, des roses à hautes tiges dont les fleurs foisonnent tout au long de l’été, qui dure 360 jours par an...
Oui, un séjour à Chypre du nord est agréable et reposant. A un moment donné, je me suis exclamée : « Si ce n’est pas le bonheur, ça y ressemble ! ». Les touristes n’ont pas encore trop envahi ce coin de paradis en bordure de Méditerranée. La beauté de la nature reste intacte et originelle. Le climat y est doux en hiver et chaud en été. La pluie est très rare. Sa riche histoire et sa diversité culturelle attirent les amateurs d’histoire. Ce charme d’antan préservé, la chaleur, la quiétude et l’authenticité des paysages ne peuvent que séduire une personne souhaitant associer détente, flânerie, petites excursions et visites de sites antiques, et nature à l’état pur ! Mais à abuser avec modération sinon on risque de trouver le temps long. Car oui, là, on est coupé du monde et les moyens pour y vivre sont limités et ressemblent à une vie en autarcie.
J'espère que ce carnet vous donnera l'envie de vous rendre dans cette partie du monde qui n'est pas encore envahie du tourisme de masse. En tout, je vous le conseille si vous appréciez le calme, la nature à l'état sauvage et le soleil! D'autres photos sont visibles sur mon site personnel.
Carine
A présent, nous voici en juin, et dans quelques jours, je quitte mon éperon et m’envole, avec ma dynamique voisine, vers Chypre du Nord, je précise « du Nord » car je suis déjà allée à Chypre, mais côté sud. La République turque de Chypre du Nord (en turc, Kibris) désigne l’Etat autoproclamé en novembre 1983 par les dirigeants turcs de l’île de Chypre. L’armée turque de la région territoriale d’Anatolie a envahi le territoire, en réaction au coup d’état des nationalistes grecs désirant rattacher Chypre à la Grèce, alors sous la dictature des colonels. Cet état turque de Chypre du Nord n’est pas reconnu internationalement, mais uniquement par la Turquie. La capitale Nicosie est divisée en deux par une ligne de démarcation, appelée « ligne verte ». Cette ligne avait été imposée par les Nations Unies en 1974. Il y a donc Nicosie-Nord et Nicosie-Sud, chacune dépendant d’un territoire. En 2004, Chypre du Sud a adhéré à l’Union européenne. Le gouvernement de ce territoire n’a aucun contrôle de la partie nord de l’île. Cette partie n’est pas encore intégrée à l’Union européenne. Chronologiquement, tout commença en 1960 alors que la République de Chypre obtenu son indépendance de la domination britannique, basée sur le principe de l’égalité entre les communautés grecques et turques. La Turquie, la Grèce et la Grande-Bretagne étaient garanties de l’intégrité territoriale de la nouvelle république. A Noël 1963, le partenariat entre ces 2 communautés se termina. Depuis lors, les chypriotes turcs se gouvernent eux-mêmes. En 1974, la junte militaire grecque à Athènes porta un coup d’état à Chypre, pour l’union avec la Grèce. Le 20 juillet 1974, l’armée turque intervenait sur l’île avec le but de restaurer l’ordre constitutionnel de la république de Chypre, en utilisant les droits garantis par le traité de 1960. Le résultat de cette opération de paix turque fut que les chypriotes turques déménagèrent vers le nord et les chypriotes grecs vers le sud, abandonnant leurs biens. Le 13 février 1975, les turques chypriotes déclarent l’état fédéral turque de Chypre et le 15 novembre 1983, la république turque du nord de Chypre est proclamée. Le 23 avril 2003, la frontière entre le nord et le sud de l’île fut ouverte, et le passage entre les 2 régions commença… mais reste néanmoins sous contrôle. Deux drapeaux flottent côte à côte : le turc et le chypriote turc, l’un sur fond rouge et l’autre sur fond blanc.
L’hôtel se situe dans un village côtier, proche de Kyrenia, la 3ème ville de Chypre du Nord, après Nicosie-Nord et Famagouste. Kyrenia, ville portuaire, est dominée par la chaîne de Kyrenia et le massif montagneux Pentadactylos, une chaîne étroite et escarpée (point culminant à 1.024 mètres d'altitude) qui sépare la ville de la plaine de Mésorée (grenier à grains du pays) et de Nicosie. Avant l'invasion turque, Kyrenia était un haut lieu touristique de l’île. Son petit port fermé, entouré de maisons vénitiennes et dominé par une citadelle, une église et une mosquée, a une certaine élégance. Bien que le voyage soit décrit comme « circuit », je reste 7 nuits dans le même hôtel, et visiterai en excursions organisées la partie nord de l’île. Enfin, je vais pouvoir découvrir ce petit pays à un rythme moins endiablé qu’au Rajasthan, et ce, dans tous les sens du terme !
Lors de mes 2 séjours au sud de l’île, j’ai souvent entendu que cette partie de l’île était dangereuse car peuplée d’habitants irrespectueux. Certes, les chypriotes turcs évoquent davantage le conflit, mais de là à trouver risqué de s’y rendre, il y a un fossé! Rappelons-nous qu’autrefois, deux communautés vivaient en parfaite harmonie.
A 70 km de la Turquie (passage obligé), cette île fut l’hôte de nombre de civilisations au travers des siècles, grâce à sa localisation stratégique aux carrefours des routes commerciales et religieuses. La République turque de Chypre du Nord s’étend sur 3.350 km² et son héritage du passé remonte à 10.000 ans. La 1ère occupation de l’île date de 8.000 av. J.-C., de la période néolithique à nos jours.
Quand on a déjà visité Chypre du Sud (en 93 et 98), on se rend compte de la grande différence entre les 2 parties, et par ailleurs, entre les 2 communautés – les chypriotes grecs et les chypriotes turcs. Le nord n’est pas encore exploité de manière optimale. L’environnement est fort sauvage, naturel, authentique. Les traces et les camps militaires sont encore très présents, et l’embargo se fait ressentir lorsque l’on est touriste. Les biens de consommation sont originaires de l’île ou importés de la seule Turquie.
La première journée complète sur place emmena les 25 personnes qui formèrent le groupe à Famagouste (Gazimaguza). Cette ville est très souvent nommée « un musée à ciel ouvert ». Qu’il est agréable de déambuler dans cette ville, on y rencontre des églises dont certaines furent transformées en mosquées par l’ajout de minarets (le nord est musulman mais non pratiquant, ou si peu) ; des remparts créés par les lusignans des portes de la vieille ville la tour d’Othello, élevée au 14ème siècle pour protéger la ville contre les invasions. Selon une légende, c’est dans cette tour que les actions de la tragédie de Shakespeare ont eu lieu un palais vénitien datant de 1522 les bains turcs … Une partie de la ville est appelée « ville fantôme », une cité balnéaire datant des années 60. Les chypriotes grecs et turcs ont été chacun « renvoyé » dans leur partie de l’île, devant abandonner leurs biens. Des points étaient attribués en fonction de leurs possessions et ils avaient droit à une maison de même valeur en points dans l’autre partie de l’île… Depuis le contrôle par l’armée turque en 1974, plus personne n’y habite. C’est une zone militaire, une ruine qui ne sert à rien depuis longtemps. Tout autant que l’on peut voir de nombreuses maisons, encore meublées, devenues des ruines avec les années…
Nous nous rendrons au monastère de Saint-Barnabé, où le saint patron de l'île fut supplicié. Il était l'un des fondateurs de l'église indépendante grecque orthodoxe, et est le mécène de Chypre. Le hasard fit qu’en ce 11 juin, c’est sa fête et que beaucoup de chypriotes grecs y vinrent en pèlerinage. Le magnifique palais a été construit dans un joli parc par les occupants vénitiens de Chypre sur les vestiges d'un palais Lusignan du 13ème siècle. L'église byzantine à trois coupoles date du 9ème siècle et fut, jusqu'au 16ème siècle, siège de l'archevêché de Chypre. Elle intègre le musée des icônes. Les icônes, un véritable art cypriote, qui date du VIIème au XXème siècle. A quelques pas s'élève la chapelle funéraire de l'apôtre, sans ornement, ainsi que la crypte dans laquelle furent, selon la légende, retrouvés les ossements du saint. C’est une destination importante du tourisme religieux.
Nous poursuivons par une visite du site archéologique de Salamis. Ses origines sont anciennes, mais l’essentiel de ce qu’on y voit remonte aux périodes romaine et paléochrétienne. Il semblerait que la ville ait été fondée en 1181 av. J.-C. par Teucer, fils de Télamon, roi de l'île grecque de Salamine. Une situation favorable, un port naturellement bien dessiné, et le commerce actif du cuivre, du blé, de l'huile et du sel lui valurent très rapidement la première place parmi les cités-royaumes de Chypre. A l'époque archaïque (environ 700-475), alors même que l'île était sous domination étrangère, elle conservait encore une autonomie locale considérable. Après un tremblement de terre au 4ème siècle apr. J.-C., Salamine fut reconstruite par l'empereur Constantin qui lui donna le nom de Constantia. Après les incursions arabes du 7ème siècle, la partie de la ville qui entoure la basilique de Saint-Epiphanios fut consolidée et rebaptisée Nea Justinianopolis. En conséquence à de nouveaux séismes, les derniers habitants allèrent s'installer à Famagouste. La majeure partie de la ville de Salamine qui, à l'époque romaine, avait une superficie de 5 km² et comptait quelque 200.000 habitants, n'est aujourd'hui que décombres. Les fouilles en cours dégagent la ville romaine et ses grands aménagements. Ce site demande un peu d’imagination pour recréer visuellement le lieu et s’y représenter la manière d’y vivre jadis… Ah les ruines, c’est bien joli… mais encore.
De retour à l’hôtel, nous y découvrons l’ambiance « familiale » autour de la piscine et son jardin fleuri, arboré de nombreux palmiers et orchidées endémiques. Le lendemain, nous nous rendons au château de St-Hilarion construit sur 3 niveaux et dont le dernier, atteint après plusieurs centaines d’escaliers, est dans le brouillard... Il fut construit à l’origine comme tour de garde. Son nom provient d’un moine ermite exilé de la Palestine qui se promenait dans le désert afin de convertir les gens au christianisme (4ème siècle). Il termina sa vie tranquille à Limassol, où une famille grecque lui a trouvé une grotte pour y finir paisiblement ses jours… Le château apparait comme dans un conte de fées, il inspira Walt Disney dans les années 1920 pour la création de son château de Blanche-Neige. Nous grimpons et arrivons à hauteur des nuages… sans pouvoir les toucher… drôle de sensation. Ce lieu est un havre de paix comme beaucoup d’autres. L’après-midi se poursuivit dans un sympathique petit village hissé dans la montagne : Bellapais. Le cloître de Bellapais (Abbaye de la Paix) date du 12ème siècle et est un admirable exemple de l'architecture gothique de la dynastie de Lusignan. Le panorama suggère au regard de se poser sur de spacieuses demeures avec piscine, où on aurait déjà bien envie de se jeter, tellement l’air est chaud !
Le quatrième jour, nous nous dirigeons vers la région des agrumes, dans la partie occidentale de l’île, à Morphou (Guzelyurt – Guzel = beau Yurt = pays). D’abord, le musée de la nature et de l’archéologie nous ouvre ses portes. Ce n’est pas un musée très transcendant, on y voit quelques pots anciens et de nombreux animaux empaillés. Sans grand intérêt ! Nous traversons Lefke, réputé pour ses mines de cuivre. Ensuite le monastère Saint-Mamas nous accueille. L'église du cloître était un bâtiment Byzantin à l'origine, construite au lieu d'un temple pour la déesse Aphrodite. Cet édifice fut d’abord une église byzantine. Les Lusignan y ajoutèrent des éléments gothiques. Puis, en 1725, elle fut en grande partie reconstruite. C’est à cette période que le dôme fut érigé. Avant 1974, on y venait nombreux pour se recueillir devant la tombe de Saint-Mamas, un des saints les plus vénérés de l’île. Celui-ci était un ermite qui aurait vécu aux alentours de la période byzantine. Sa condition ne lui permettait pas de payer les taxes imposées aux autres citoyens, dès lors, il fut convoqué à Nicosie. Mais sur le chemin, il défendit un agneau attaqué par un lion. Et c’est sur le dos du félin et avec l’agneau dans les bras qu’il fit son entrée en ville, tout fier ! Le gouverneur, impressionné, le déclara exempt de toutes taxes. Un peu plus loin, sur une colline à 250 m au-dessus du niveau de la mer, les vestiges de Vuni Palace, demandent beaucoup d’imagination malgré les explications du guide ! Mais le tableau qui se présente sur l’îlot Petra Tou Limnidi et sur un pont qui servait de bande passante pour l’apport du cuivre en train vers les bateaux est impressionnant. Le nom Chypre vient d’ailleurs du grec signifiant cuivre. On remarque que les rivières sont asséchées. Dans la montagne Troodos au sud de l’île, des barrages ont été érigés afin que l’eau n’arrive pas au nord… L’eau est importée de… Turquie.
Non loin de Guzelyurt, nous faisons une halte aux ruines d'une basilique byzantine et d’un théâtre de l’époque romaine, un véritable voyage dans le temps vers l’époque de Constantin le Grand, dont le sol est composé de mosaïques. Elles semblent représenter une oie mais il s’agit d’un cygne qui est l’incarnation d’Aphrodite, déesse de l’amour.
Après le repas du soir à l’hôtel, nous avons droit à une soirée dansante, où tous les convives ont pu se défouler… Bien amusant et sympathique, car il est vrai que l’on a vite fait le tour du village de Karaoglanoglu où nous logeons. Cette localité a été désertée. Il reste quelques petites échoppes en bord de route, mais il n’y a guère de vie… sauf des chats, plein de chats ! A mon grand bonheur ! Il y a bien 2 biquettes à côté de l’hôtel, sur… le terrain de tennis, lui aussi déserté, de lignes, et de joueurs…
Le 5ème jour, nous nous rendons dans la capitale de l’île : Nicosie (Lefkosa). Depuis l'invasion de la Turquie en juillet 1974, Nicosie est une ville coupée en deux. La ligne de démarcation la traverse d'ouest en est, du bastion de Rocca au bastion de Flatro. C’est en 1962/63, qu’un arménien, le colonel Green, marqua une ligne sur la carte de Chypre, avec un stylo vert, d’où le nom de « ligne verte ». Il y a 3 portes d’accès. Les postes militaires grecs d'un coté, les postes militaires turcs de l'autre, sont tenus à distance les uns des autres. Le touriste ou le chypriote de l’autre communauté y est tenu d’y présenter son visa à l’entrée comme à la sortie. La situation n'est pas sans évoquer Berlin... Une fois que nous avons passé un poste frontière, nous découvrons une ville relativement bien entretenue aux frais du l'Union Européenne qui tente de réduire les inégalités nord/sud a grand renfort d'aides.
Le dernier jour d’excursion organisé nous emmena en jeep (de l’arm��e pour certaines) à travers les villages montagnards. La chaîne de montagne est appelée « les 5 doigts ». Il existe plusieurs légendes autour du nom de cette montagne. En voici une : Il y avait une jolie jeune fille qui vivait dans un village des montagnes. Deux jeunes hommes étaient amoureux d’elle. Un avec un grand cœur et l’autre non. Ils ont parié entre eux pour savoir vers qui irait la fille. Et ils décidèrent d’avoir un duel. Un des deux a sauté dans la mer d’Anatolie et a laissé son empreinte de main dans le sol, ses 5 doigts formant les sommets déchiquetés des montagnes. Les paysages sont à perte de vue. Cette expérience en jeep est à ne pas manquer ! Il y règne un calme inimaginable et des paysages à couper le souffle… Nous nous sommes arrêtés à Mavi Kösk, la « maison bleue », qui se trouve dans un camp militaire. Elle fut construite en 1957 pour Paul Pavlides, l’avocat de Makarios, élu président en 1959. Là aussi, un certain nombre de mythes ont été mentionné. Une rumeur dit qu’il était trafiquant d’armes, et qu’en 1974, il a du fuir par un sas de secours sis derrière son lit, quand l’armée turque a pris le contrôle de cette partie de l’île. Jusqu’il y a quelques années, la maison a été utilisée comme résidence pour un général turc, et est devenue musée à son départ. Seize pièces de grande taille, mobilier d’époque, air conditionné, cela parait démesuré. Une pièce intéressante est la salle à manger faite sur mesure et un bar recouvert d’une peau de crocodile ! Du jardin, on a une magnifique vue, qui, malheureusement, ne fut pas instaurée pour le plaisir des yeux, mais pour sa position stratégique, d’où il était aisé de mitrailler l’ennemi.
Nous voici déjà à la fin du séjour. Les 2 dernières journées sont très chaudes. Pas de vent, un soleil radieux et un ciel sans nuage… Nous décidons de prendre le dolmus (bus local) pour nous rendre à Kyrénia toute proche. Cette cité est incontestablement le centre du tourisme et a les caractéristiques d’une ville méditerranéenne avec son petit port, ses restaurants et ses quelques petits bateaux. La ville de pêcheurs est fondée autour du château fort. Il porte les marques des périodes byzantine, lusignanne et vénitienne. La date précise de sa construction est toutefois difficile à établir malgré les fouilles archéologiques. A l’intérieur, le musée du « navire coulé » présente une épave, enfin quelques morceaux de bois… Ses donjons sont bien préservés, de même que sa tour vénitienne, sa citerne, la tour lusignane. Kyrénia, une agréable baie, pour une vue panoramique sur la mer cristalline.
La gastronomie fait partie des découvertes d'un voyage... La cuisine chypriote est très proche des cuisines grecque dans le sud et turque dans le nord. Les mezzes sont présents dans les 2 parties de l’île, à la différence que dans le nord, ils ne contiennent pas de porc. Un aliment célèbre est l’halloumi, du fromage, avec une texture semblable à la mozzarella, un goût salé, et souvent accompagné de menthe. Le poulet est cuit avec des molohiya, une plante verte qui ressemble un peu à des épinards. On savoure également des kebab, de la viande hachée, de même que des fruits locaux tels que les oranges ou la pastèque. Un autre produit réputé est le café. La clé pour sa réussite est dans les méthodes utilisées pour broyer les grains. Ils sont ensuite cuits avec du sucre pour créer une mousse crémeuse, tout à fait unique à cette partie du monde. Hélas, on ne trouve pas de pâtisseries mais plutôt des loukoums ou des fruits secs. La zivania, l’une des boissons alcoolisées traditionnelles, une eau de vie au raisin, est produite sur l’île depuis la fin du 14ème siècle.
Ne pas parler de la flore serait un impair. La flore de Chypre du nord est riche et colorée. La plaine est recouverte d’oliviers, et de caroubiers dont ses fruits, en forme de haricots, auraient un goût de chocolat. Bien que la terre soit très aride, une végétation qui s’adapte à peu d’eau s’est développée. L'hibiscus est la plante (ou plutôt un arbre) par excellence, les fleurs sont magnifiques et s'ouvrent dès le premier rayon de soleil, une vraie merveille. La couleur principale est le rouge. Les lauriers roses se rencontrent à tous les coins de rue, ils sont très beaux vu le climat. Les orchidées, les tulipes pasiplia endémiques fleurissent en nombre ainsi que les roses trémières, des roses à hautes tiges dont les fleurs foisonnent tout au long de l’été, qui dure 360 jours par an...
Oui, un séjour à Chypre du nord est agréable et reposant. A un moment donné, je me suis exclamée : « Si ce n’est pas le bonheur, ça y ressemble ! ». Les touristes n’ont pas encore trop envahi ce coin de paradis en bordure de Méditerranée. La beauté de la nature reste intacte et originelle. Le climat y est doux en hiver et chaud en été. La pluie est très rare. Sa riche histoire et sa diversité culturelle attirent les amateurs d’histoire. Ce charme d’antan préservé, la chaleur, la quiétude et l’authenticité des paysages ne peuvent que séduire une personne souhaitant associer détente, flânerie, petites excursions et visites de sites antiques, et nature à l’état pur ! Mais à abuser avec modération sinon on risque de trouver le temps long. Car oui, là, on est coupé du monde et les moyens pour y vivre sont limités et ressemblent à une vie en autarcie.
J'espère que ce carnet vous donnera l'envie de vous rendre dans cette partie du monde qui n'est pas encore envahie du tourisme de masse. En tout, je vous le conseille si vous appréciez le calme, la nature à l'état sauvage et le soleil! D'autres photos sont visibles sur mon site personnel.
Carine
Récit de quinze jours en Oman (octobre - novembre 2013) English translation pending
Janvier 2019 : ajout de photos à ce récit (je ne savais pas faire en 2013 😊). Les prix, le change ont pu changer depuis !
Voyage de quinze jours sur place en itinérant (du 25/10 au 10/11). Aucune réservation préalable d'hôtels. Juste l'avion via Oman Air réservé huit mois à l'avance et le 4x4 via Rentalcars (loueur final Hertz). Avons emporté petite tente, matelas de camping, duvets, réchaud et timbales. Itinéraire préparé grâce à l'Oman Off Road et aux nombreux conseils glanés sur les forums (merci à vous tous et bien sûr, mention spéciale à Gilles 😉). Nos journées étaient ponctuées de mini randos et de nombreux arrêts photos.
Jour 1, 26 octobre
Attente longue à l'arrivée à Mascate pour le change et l'obtention du visa (tarif plutôt élevé vu que nous restons plus de dix jours : 20 rials par personne. Première dépense chère vu le taux de change à 2,14 !). Prise en charge rapide du véhicule à l'aéroport. A défaut du Toyota Prado réservé, nous obtenons un Ford Explorer, boîte automatique. Direction Carrefour très facilement trouvé grâce aux indications précises de Gilles (sur la route 1 en direction de Sohar, laisser la sortie Nizwa sur la droite et continuer tout droit. La sortie pour le centre commercial est sur la droite peu après). Achat de café, céréales, lait en poudre, riz, sans oublier la cartouche de gaz pour notre réchaud ! Nous partons ensuite pour le fort de Nakhal. A l'instar des autres forts que nous verrons, nous nous contenterons de l'admirer et de le photographier de l'extérieur.


Dès ce premier site, nous constaterons que la préservation de l'environnement est loin d'être une préoccupation nationale (je ne porte pas de jugement, je crains que certains touristes contribuent malheureusement aussi à cette pollution tant écologique que visuelle).
Quelques photos sur le long de la route





Nous allons ensuite au wadi Mistall (OOR 16) où nous ferons une petite balade. 4x4 indispensable pour ce site !

Première nuit dans les montagnes, nous décidons de basculer les banquettes arrière du véhicule pour dormir allongés et y passerons la majorité de nos nuits en montagne.

Voyage de quinze jours sur place en itinérant (du 25/10 au 10/11). Aucune réservation préalable d'hôtels. Juste l'avion via Oman Air réservé huit mois à l'avance et le 4x4 via Rentalcars (loueur final Hertz). Avons emporté petite tente, matelas de camping, duvets, réchaud et timbales. Itinéraire préparé grâce à l'Oman Off Road et aux nombreux conseils glanés sur les forums (merci à vous tous et bien sûr, mention spéciale à Gilles 😉). Nos journées étaient ponctuées de mini randos et de nombreux arrêts photos.
Jour 1, 26 octobre
Attente longue à l'arrivée à Mascate pour le change et l'obtention du visa (tarif plutôt élevé vu que nous restons plus de dix jours : 20 rials par personne. Première dépense chère vu le taux de change à 2,14 !). Prise en charge rapide du véhicule à l'aéroport. A défaut du Toyota Prado réservé, nous obtenons un Ford Explorer, boîte automatique. Direction Carrefour très facilement trouvé grâce aux indications précises de Gilles (sur la route 1 en direction de Sohar, laisser la sortie Nizwa sur la droite et continuer tout droit. La sortie pour le centre commercial est sur la droite peu après). Achat de café, céréales, lait en poudre, riz, sans oublier la cartouche de gaz pour notre réchaud ! Nous partons ensuite pour le fort de Nakhal. A l'instar des autres forts que nous verrons, nous nous contenterons de l'admirer et de le photographier de l'extérieur.


Dès ce premier site, nous constaterons que la préservation de l'environnement est loin d'être une préoccupation nationale (je ne porte pas de jugement, je crains que certains touristes contribuent malheureusement aussi à cette pollution tant écologique que visuelle).
Quelques photos sur le long de la route





Nous allons ensuite au wadi Mistall (OOR 16) où nous ferons une petite balade. 4x4 indispensable pour ce site !

Première nuit dans les montagnes, nous décidons de basculer les banquettes arrière du véhicule pour dormir allongés et y passerons la majorité de nos nuits en montagne.

Croisière sur le Fantasia du 25 novembre (12 jours/11 nuits) English translation pending
Bonsoir à tous!
Ca y est!!!! je suis sur le point de signer pour une nouvelle croisière!!!!😎 mais, avant, les amis, je vais à mon tour, avoir besoin de vous!: Je vais essayer d'être brève et concise!:
Donc voilà: croisière prévue au départ de Gênes le 25 novembre sur le Fantasia. C'est une croisière de 12 jours, sur le Fantasia (je ne connais que le Splendida) escales: Nice, Gênes, Katakolon, Heraklion, Haïfa, Haïfa, Athènes / Le Pirée, Civitavecchia (Rome), Gênes, Nice, cette croisière s'intitule: Cités antiques et Terre Sainte.
Ma question la plus importante est: Peut-on entrer en Israël avec juste sa carte d'identité????????(en tant que croisiériste bien sur!)
Nous avons (presque ) réservé avec Webcroisières, (qu'en pensez vous????????) il me semble avoir lu récemment, qu'un jeune couple avait eu des problèmes pour embarquer suite à ce genre de soucis! (mais je ne retrouve plus l'info!)
Merci également pour les liens, infos, C/R que vous pourrez me faire parvenir sur le bateau, les escales......
Donnez moi vos avis, ils sont précieux!
Merci d'avance.
Bien cordialement.
Lala.(Laurence)
21 jours en Inde de Delhi à Varanasi English translation pending
Mardi , mon mari et moi , partons en Inde pour 21 jours , avec Air India .(1161€ pour 2)
Après deux jours à Delhi , direction Mandawa, Bikaner, Jaisalmer, Jodhpur , Ranakpur et Kumbhalgarh, Udaipur, Chittorgarh et Bundi, Ranthambhore , Jaipur, Agra, Varanasi et retour Delhi.
Nous avons reservé une voiture avec chauffeur chez Bobby Thakur ,15 jours 34000INR(1€=80INR ou Roupies ).
Nous avons reservé les deux premières nuits à Delhi(hotel Ajanta), l'hotel d'Agra et de Varanasi, ainsi que nos deux safaris à Ranthambhore et les deux nuits d'hotel..
Nous avons préféré acheter nos billets de train entre Agra et Varanasi par bobby Thakur (300INR de frais par billets ), cela revient à 2014 INR pour 2, environ25€.
Nous avons aussi acheté les billets d'avion entre Varanasi et Delhi(151€ pour 2).
Nous allons tenter de tenir ce carnet au jour le jour en fonction des connexions Wifi et de donner un maximum de renseignements, nos impressions aussi, en esperant que cela servira aux autres voyageurs .A bientot sur le forum
Aller de Huay Xaï à Xieng Kok (Laos) English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons le 11 novembre prochain pour 3 semaines dans le nord Laos.
Arrivant par Huay Xaï, nous aimerions avoir des informations récentes et précises sur les moyens de rejoindre directement Xieng Kok (pour tenter d'y être le 14, jour de marché) sans être obligés de remonter jusqu'à Luang Namtha et Muang Sing.
Nous avons fait des recherches et trouvé que l'on pouvait emprunter les speed boat. Mais est-ce encore possible (jours et horaires et temps de trajet), et est-ce toujours aussi risqué ? Par la route, y a t il des transports locaux qui font la route depuis Huay Xai, et bifurquent à Phimonsin en direction de Muang Meung puis Xieng Kok ?
Bonne journée et merci d'avance pour toutes les réponses que vous pourrez nous apporter.
Nous partons le 11 novembre prochain pour 3 semaines dans le nord Laos.
Arrivant par Huay Xaï, nous aimerions avoir des informations récentes et précises sur les moyens de rejoindre directement Xieng Kok (pour tenter d'y être le 14, jour de marché) sans être obligés de remonter jusqu'à Luang Namtha et Muang Sing.
Nous avons fait des recherches et trouvé que l'on pouvait emprunter les speed boat. Mais est-ce encore possible (jours et horaires et temps de trajet), et est-ce toujours aussi risqué ? Par la route, y a t il des transports locaux qui font la route depuis Huay Xai, et bifurquent à Phimonsin en direction de Muang Meung puis Xieng Kok ?
Bonne journée et merci d'avance pour toutes les réponses que vous pourrez nous apporter.
Islande... le tour de l'île et plus encore! English translation pending
Avec ses chutes d'eau puissantes, ses hautes terres dénudées, ses vastes glaciers, ses volcans imprévisibles, ses sources chaudes et ses fjords profonds, l'Islande allait immanquablement susciter notre intérêt.
Voici le récit de 28 jours au pays de glace et de feu !
La version accompagnée de toutes les photos et de cartes de tous nos trajets se trouve ici :
sites.google.com/site/fabuleuxvoya...
Ci-dessous, le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte et à + 🙂
_
Table des matières :
Premiers jours en Islande : le Cercle d'or… sous la pluie Gjain, Haifoss, Veidivötn : des cascades et des lacs Du Landmannalaugar à la côte sud par les pistes F225 et F208 Double ration de Laki Tout autour de Kirkjubaejarklaustur Vik : randonnée de Thakgil vers le glacier de Myrdal Vik (bis) : de Hjörleifshöfdi à Reynisfjara Du parc national de Skaftafell à la lagune glaciaire de Jökulsarlon Dans les fjords de l'Est : de Berufjördur à Mjoifjördur par la côte Fjords de l'Est : du Mjoifjördur au Borgarfjördur Retour dans les hautes terres : Askja par les pistes F910 et F88 Jökulsargljufur NP : des chutes de Detifoss aux grottes de Vesturdalur Skutustadir, Hverir et Namafjall : pseudo-cratères, sources chaudes et fumerolles Du lac Myvatn à Husavik Akureyri : Plongées dans l'Eyjafjördur Nouvelle traversée des hautes terres : Hveravellir et Kerlingarfjöll De la montagne à la mer… via Linuvegur (F338) et Kaldidalur (550) Fjords de l'Ouest : rendez-vous avec les macareux de Latrabjarg Le tour de péninsule de Snaefellsnes de Stykkisholmur à Arnarstapi Dernière étape de Thingvellir à Reykjavik De Thingvellir à Reykjavik : plongée dans la faille de Silfra et balade en ville Le mot de la fin _
Présentation
Avec ses chutes d'eau puissantes, ses hautes terres dénudées, ses vastes glaciers, ses volcans imprévisibles, ses sources chaudes et ses fjords profonds, l'Islande allait immanquablement susciter notre intérêt.
Néanmoins, l'idée de devoir subir son climat rude et changeant, même en plein été, nous a fait hésiter longtemps.
Mais, cette année, nous sommes prêts à dépasser nos réticences, bien décidés à découvrir enfin les nombreux attraits du pays.
Pour augmenter nos chances d'avoir du beau temps, nous choisissons de partir quatre semaines à partir de fin juin. C'est le début de l'été et les journées sont très longues (pas de nuit). C'est aussi à ce moment-là que les F-roads menant aux Hautes Terres du Centre commencent à être praticables.
Par conséquent, départ le 27 juin et retour le 24 juillet.
Pour nous déplacer partout dans le pays, y compris sur les pistes, nous retenons un 4 x 4 chez Iceland Car Rental.
Dans l'idéal, nous aurions souhaité ne réserver aucun hébergement afin d'adapter notre itinéraire sur place en fonction de la météo. Mais en juillet, c'est la haute saison en Islande, nous avons donc préféré réserver une partie de nos étapes. Pour les nuitées, restantes, nous tenterons de trouver un toit au dernier moment et éventuellement, en dernier ressort, nous pourrons toujours dormir dans notre véhicule choisi suffisamment grand dans ce but.
Notre parcours, très varié, doit nous mener un peu partout en Islande : du Sud au Nord, d'Est en Ouest avec plusieurs incursions au Centre. La durée de notre séjour nous permet de prévoir de petites étapes que nous espérons pouvoir agrémenter de quelques randonnées à la journée… si le temps le permet !
J – 30 : Je commence à surveiller l'ouverture des pistes, plutôt tardive cette année en raison d'un hiver particulièrement long et rude. Parmi celles que nous comptons emprunter durant les premiers jours, les F228, F225 et F206 ont fini par ouvrir quelques jours avant notre départ alors que la F208 est toujours fermée dans sa partie sud. Il faudra se tenir au courant en arrivant !
J – 5 : Je surveille avec anxiété les prévisions météorologiques. Aïe, aïe, aïe…Sur le site islandais de la météo vedur.is, la prédiction à cinq jours n'est pas fameuse. Beaucoup de pluie annoncée pour le jour de notre arrivée et surtout le lendemain. Temps variable pour les jours suivants. Je décide néanmoins de ne pas modifier l'itinéraire, advienne que pourra ! Sur la carte ci-dessous, notre itinéraire définitif :

Premiers jours en Islande : le Cercle d'or… sous la pluie
J0 : Mercredi 27 juin 2013
Notre vol Icelandair décolle ce soir à 22 h 35 à Roissy avec une arrivée prévue à minuit (heure locale) à Reykjavik.
Impatients de partir, nous sommes les premiers à faire la queue pour le check-in dès 19 heures en compagnie de deux professeures de français islandaises qui nous parlent avec enthousiasme de leur pays. "Vous verrez, nous dit l'une d'elle, vous aimerez l'Islande ! Même sous la pluie, vous aimerez… son air frais, ses grands espaces..." Nous l'espérons de tout cœur !
Durant les trois heures trente de voyage, la climatisation souffle tantôt le froid tantôt le chaud, nous obligeant sans cesse à retirer puis à remettre une épaisseur de vêtement. Est-ce un avant-goût de ce que nous réserve l'Islande, une façon de nous habituer à la différence de température entre l'air frais extérieur et la chaleur des intérieurs islandais ?
A l'approche de l'île, les nuages se teintent de rose sous le soleil de minuit. Nous atterrissons finalement sous un ciel nuageux, mais pas plombé. Il ne pleut pas mais les flaques d'eau sur le tarmac témoignent d'averses sans doute récentes.
Déboussolés par tant de clarté, on se croirait plutôt le matin, prêts à prendre un bon petit déjeuner. Au lieu de cela, il est l'heure d'aller dormir… alors, hep taxi, en route vers la ville voisine de Keflavik et l'hôtel que nous avons réservé.
A l'accueil de l'hôtel… personne ! Au bout de cinq minutes, un réceptionniste décoiffé nous indique que nous ne figurons pas sur sa liste. En étudiant avec attention notre voucher, il nous fait remarquer que c'est à l'hôtel voisin (hôtel Keflavik… tout court) que nous sommes attendus. Heureusement il n'y a qu'une centaine de mètres à parcourir à pied et que dehors il fait aussi clair qu'en plein jour (ou presque) !
Arrivés enfin à bon port, il ne reste qu'à trouver le sommeil, il est presque deux heures du matin et les rideaux n'occultent pas grand chose. Ce ne sera pas facile de le trouver !
J1 : Jeudi 28 juin 2013
Premier matin en Islande : il fait 8° C et … il pleut !
Alors autant s'attarder un peu au buffet du petit déjeuner : un buffet gargantuesque où – en plus des classiques – nous nous régalons de saumon fumé, de sandwichs hawaïens, de gâteaux à la crème et de ces fameux "Matarkistan", des barres céréalières islandaises pour lesquelles Hervé va nous faire écumer tous les supermarchés du pays pour en retrouver. Bref, un petit déjeuner qui restera dans les annales !
A 9 heures, comme prévu, le loueur vient nous livrer notre 4 x 4. Surprise ! Sachant que nous souhaitions pouvoir ponctuellement y dormir, il nous a surclassés. Nous nous retrouvons par conséquent avec un Dodge Durango à la place du Grand Cherokee que nous avions réservé.
Tout automatique et bénéficiant d'un grand espace plat une fois les sièges rabattus, avec ses 11 000 km au compteur et sa carrosserie en parfait état, il pourrait être le véhicule idéal mais une consommation plus importante et une hauteur de garde au sol moindre ne plaident pas en sa faveur. De surcroît, il s'agit d'un 4 x 4 permanent ! Mais bon, on n'a guère d'autre choix alors autant l'adopter et faire avec !
Dans l'immédiat, c'est surtout de bons essuie-glaces dont nous avons besoin car il pleut toujours alors que nous nous dirigeons vers notre premier point d'intérêt de la journée : le champ géothermique de Krisuvik.
La randonnée prévue à cet endroit tombe à l'eau (!) mais s'il fallait attendre le beau temps en Islande, on ne ferait jamais rien. Alors c'est sur une passerelle en bois, sans nous salir les chaussures, que nous promenons au-dessus des marmites de boue colorées nimbées de vapeurs soufrées.
Puis de fil en aiguille nous quittons les planches pour grimper au sommet de la colline. Une bonne idée pour la vue… mais pas pour nos godillots, bientôt alourdis par trois kilos de boue glaiseuse. Glissades assurées dans la descente. !
Heureusement, les Islandais ont tout prévu et sur le parking nous attend un ingénieux système de brosses. Notre véhicule encore tout propre nous en est reconnaissant !
C'est alors le moment d'expérimenter le système de climatisation du Dodge. Le trajet se poursuit, chauffage à fond pour tenter de sécher nos vestes ruisselantes.
Après une cinquantaine de kilomètres à travers des champs de lave à perte de vue, la rivière Ölfusa marque l'entrée dans une région plus agricole émaillée de fermes et de hameaux.
A Selfoss, la plus grande ville du sud de l'Islande (6500 habitants), nous finissons de sécher dans le supermarché Kronan tout en faisant nos courses, et dans l'Intersport voisin nous investissons dans un surpantalon imperméable. Un achat de circonstance vu… qu'il pleut encore !
C'est donc toujours sous les gouttes que nous faisons le tour du lac de cratère Kerid avant de rejoindre deux sites majeurs de l'Islande, Geysir et Gullfoss qui, avec Thingvellir (que nous verrons plus tard au cours du voyage) sont regroupés sous le nom de "Cercle d'or". Hum, "Cercle d'eau" serait sans doute plus approprié… ;-)
Que d'eau, que d'eau, que d'eau : elle tombe du ciel et elle jaillit de la terre aussi, comme à Geysir, la zone géothermique la plus visitée du pays. D'ailleurs, c'est de là que vient le terme de "geyser". Pourtant, la vedette du site n'est pas le Grand Geyser qui ne jaillit plus que 2 ou 3 fois par jour, mais le Strokkur, très régulier. En général, on n'attend pas plus de cinq minutes avant de le voir éructer.
Une bulle d'eau bleue gonfle, gonfle comme le lait sur le feu… Puis explose sous la forme d'une majestueuse colonne de 15 à 30 mètres pour le plus grand plaisir des touristes !
Encore de l'eau à Gullfoss, les plus célèbres et les plus spectaculaires chutes d'eau du pays sous la forme d'une double cascade, haute de 32 mètres, plongeant dans un étroit ravin, créant un véritable mur d'écume dans un vacarme assourdissant ! Impressionnant !
Bien rincés, nous n'aspirons qu'à une chose : vite, vite, nous mettre au sec dans notre hôtel à Fludir. Pourtant, à peine arrivés et malgré toute la pluie prise sur la tête tout au long de la journée, nous ne résistons pas à expérimenter le hot pot dans le jardin : un délicieux bain à 38 ° dans lequel nous oublions les contrariétés météorologiques tout en espérant que demain sera moins… humide !
Distance parcourue dans la journée : 220 km

Gjain, Haifoss, Veidivötn : des cascades et des lacs J2 : Vendredi 29 juin 2013
Dans la nuit, j'ai entendu des trombes d'eau s'abattre sur les toits mais ce matin, bonne nouvelle, il ne pleut pas… du moins pas pour l'instant !
Départ avant 9 heures, ciel nuageux, 8° mais la météo est un peu plus optimiste qu'hier. Croisons les doigts !
Direction la Route 32 qui suit le cours de la Thjorsa, le plus long fleuve d'Islande.
Au bout d'une demi-heure, un premier crochet vers Hjalparfoss, de ravissantes chutes dévalant en une double cascade sur des orgues basaltiques.
En regardant le ciel, ce n'est pas encore le grand beau temps mais on sent comme un frémissement d'éclaircie. Ça tombe bien car quelques kilomètres plus loin nous avons prévu une petite randonnée.
Nous laissons la voiture au parking de la ferme de Stöng sur la F327 pour une balade bucolique entre bouleaux nains et bouquets d'angéliques jusqu'à Gjain, une étrange petite vallée où se succèdent cascades et coulées de lave torsadées.
Le soleil est même de la partie au retour, inondant de lumière la vallée en contrebas.
Mais déjà de gros nuages menaçants progressent inexorablement, nous avons tout juste le temps de rejoindre la voiture avant une grosse averse. Pas trop grave ! Pour l'instant, bien à l'abri derrière notre pare-brise, nous poursuivons vers Haifoss sur la F332.
Arrivés à destination, il reste quelques minutes à patienter dans la voiture avant de voir réapparaître le soleil, nous permettant alors d'admirer les chutes sous un coin de ciel bleu.
En face de nous, la rivière Fossa tombe de 122 mètres depuis le rebord du plateau, creusant un canyon austère aux pentes verdies de mousse.
Encore plus austères les paysages que nous abordons ensuite via la F228 en direction de Veidivötn. Une piste caillouteuse dans un décor de cendre et de lave débouche sur un premier lac d'un bleu céleste.
Mais bientôt le ciel devient aussi noir que la terre, annonçant un orage imminent.
Dans cette ambiance apocalyptique, nous passons les deux gués de la piste avec un peu d'appréhension (mais rien de méchant finalement) en nous hâtant vers Tjarnakot - un hameau regroupant quelques cabanes de pêcheurs.
Arrivés à destination… c'est le déluge ! Mais, encore une fois, il suffit de patienter un peu pour voir le retour de belles éclaircies.
Néanmoins, pas question de randonner ici, il y a un vent terrible qui manque de nous jeter à terre à chacune de nos sorties.
C'est donc en voiture que nous décrivons un grand huit autour des lacs, découvrant un étonnant enchevêtrement d'îles, de presqu'îles, d'isthmes, de cratères et de crêtes à perte de vue.
En zoomant, quelques détails stimulent notre imagination… Ici ces sillons jaunes sur les dépôts de théphra comme autant de larmes coulant dans le lac… Là une publicité pour la marque aux chevrons ou encore un froncement de sourcil de quelque troll ;-)
En tout cas, les curiosités géologiques ne manquent pas. Nous sommes dans un bassin volcanique.
Avec un peu d'imagination, on verrait bien un cachalot surgir de ces marécages pétrifiés !
Dans cet univers fantasmagorique, seul le glissement de quelques cygnes chanteurs sur les eaux paisibles d'un lac apporte un peu de douceur à l'ensemble.
Tout à la contemplation de ces paysages uniques, nous ne retrouvons la civilisation que vers 19 heures en ralliant Hrauneyar, une Guesthouse isolée au pied des hautes terres, à l'entrée de la F26 qui traverse le centre du pays et qui en cette fin juin n'est pas encore ouverte de bout en bout.
En revanche, la F208 dont la partie sud était encore fermée avant notre arrivée en Islande est à présent ouverte. Nous pouvons donc envisager de la prendre dans les prochains jours.
Distance parcourue dans la journée : 205 km

Du Landmannalaugar à la côte sud par les pistes F225 et F208
J3 : Samedi 30 juin 2013
Cinq petits degrés seulement mais 50% de ciel bleu au-dessus de nos têtes, pas de temps à perdre, à 8 h 01 top départ !
Le programme de la journée est encore flou. Ce qui est certain, c'est que nous voulons rejoindre la réserve naturelle du Landmannalaugar et y randonner. Pour le reste, on décidera le moment venu. En tout cas, nous n'avons aucune réservation pour ce soir.
Les 50% de ciel bleu ne résistent pas longtemps à la progression des nuages et c'est sous un ciel couvert que nous nous engageons sur la F225.
Petit à petit, les étendues poussiéreuses, noires comme du charbon, des premiers kilomètres laissent la place à des collines tapissées de mousse vert tendre, égayées par une multitude de petits bouquets roses de silènes acaule.
Puis, l'altitude aidant, les montagnes se parent de zébrures blanches, vestiges d'un hiver long et rigoureux.
Enfin, au bout de deux heures environ, apparaissent les sommets multicolores du Landmannalaugar.
Là, au pied des montagnes, sur un terrain caillouteux, un camping rudimentaire et un refuge autour duquel s'affairent un grand nombre de campeurs, trekkeurs et promeneurs. Bref, une véritable ruche !
Le froid nous saisit en sortant de la voiture. C'est donc bien (trop) couverts que nous nous attaquons immédiatement à la "montagne bleue" ou Blahnukur en islandais.
Pourquoi bleue ? Nous ne tardons pas à le comprendre en prenant un peu de hauteur P419
La montée est raide, en lacets serrés, sur un terrain volcanique instable.
En cours de route, nous sommes photographiés à notre insu ;-) par un jeune couple de Français. Quelques semaines après notre retour, nous aurons la surprise d'apparaître dans leur carnet de voyage.
Au bout d'une heure d'effort, la récompense est au bout du sentier et le panorama grandiose sur les toits de l'Islande. Nous sommes à plus de 900 mètres d'altitude.
L'instant est immortalisé par Nico, à notre demande, cette fois-ci ;-)
De crête en crête, nous pouvons apprécier à loisir tous les détails de ces montagnes colorées avant d'entamer la descente sur quelques névés qui font de la résistance en ce début d'été.
Vers 13 h 30 nous sommes de retour au parking après avoir traversé un gigantesque champ de lave basaltique.
En tout : 3 heures de randonnée et 385 mètres de dénivelé. Une très belle balade, il ne manquait que le soleil !
Autour du refuge, ça grouille toujours de monde. Nous avions envisagé de passer une nuit sur place, mais la météo très moyenne, l'environnement rudimentaire du camping et la surfréquentation des lieux nous font changer d'avis.
Le ciel a l'air beaucoup plus clément au sud. Nous décidons donc, après deux heures de tergiversations, de rejoindre la côte dès ce soir. Direction Kirkjubaejarklaustur (plus simplement Klaustur) par la F208 sud.
Cette piste est réputée être l'une des plus belles d'Islande ! Elle commence par contourner lac Kylingavatn aux reflets magiques. Déroule son ruban de terre entre les méandres des rivières… Se faufile entre les montagnes encore tapissées de neige… Longe ou traverse de nombreux cours d'eau en enchaînant les gués… … tout ça, sous le soleil… youpi !
Mon guide indique à Klaustur un camping sur un joli terrain verdoyant, bien équipé avec cuisine, douches chaudes et laverie. Nous ne cherchons pas d'autre alternative, nous y fonçons illico.
Pour 2 milliers de couronnes, nous posons le Dodge sur un coin de gazon, à côté d'une table de pique-nique, entre un van et une tente. Le soleil brille jusque fort tard, c'est très agréable.
En fin de soirée, nous passons en mode couchage. Toutes les valises sont transférées sur les sièges avant du véhicule. Les banquettes rabattues laissent place à un espace suffisamment long mais pas uniformément plat. Nous étalons nos matelas fins et nos sacs de couchage grand froid. Il n'y a plus qu'à trouver le sommeil. Pas évident sans rideaux et alors qu'il fait jour toute la nuit !
Distance parcourue dans la journée : 180 km

Double ration de Laki J4 : Dimanche 30 juin 2013
Le couchage dans le 4 x 4 a été très inconfortable. Nous n'avons pas fermé l'œil de la nuit. Alors ce matin très tôt nous sommes impatients de quitter l'habitacle, déclenchant malencontreusement l'alarme du Dodge, au grand dam de nos voisins de gazon ! A 8 h tout est plié.
Avec 11° et un ciel bleu à 70%, le programme est vite trouvé. Il faut profiter du beau temps pour aller au Laki.
Le Laki est ce volcan (éteint) qui a donné son nom au Lakagigar, une fissure volcanique de 25 kilomètres de long constituée de plus d'une centaine de cratères alignés.
Son éruption en 1783 a été catastrophique pour l'Islande, mais les perturbations météorologiques et les famines qui ont suivi ont affecté toute l'Europe. En France, l'événement aurait été l'un des déclencheurs de la Révolution française.
La piste menant au Laki est la F206. Elle démarre sur la Route 1 puis cahin-caha laisse derrière elle les verts pâturages de la côte pour rejoindre des reliefs tourmentés de cendres et de laves, témoins d'un cataclysme sans précédent. A plusieurs reprises, elle enfourche des rivières à gué.
A notre étonnement, pour un dimanche, pas un seul véhicule croisé ni rattrapé sur tout le parcours, à croire que nous sommes les seuls à avoir fait le choix du Laki ce matin.
Notre étonnement est encore plus grand quand, en arrivant, sur place nous trouvons une corde et un panneau "Closed" empêchant le passage. Personne ! Pas de touristes, pas de gardien, personne ! Nous sommes perplexes.
Bah, puisque nous sommes là, autant faire tomber la corde et accéder au parking. Il est 10 heures. Nous suivons immédiatement les cairns vers le sommet du Laki pour un panorama à 360°.
Malgré un ciel légèrement voilé… Au nord-est, l'étincelante calotte glaciaire du Vatnajökull et devant nous une première série de cratères. A l'ouest, les lacs Lambavatn et Kambavatn. En continuant vers le sud-ouest… la mythique fissure : un chapelet de cratères alignés tels des muffins à la pistache sortant du four ! Craquants sur le dessus et tendres à l'intérieur !
Dire que, de ces cônes se sont échappés, il y a 230 ans, 14 milliards de m3 de lave basaltique et de gaz qui se sont répandus sur 565 km2 !
Au pied du Laki, nous poursuivons nos observations sur un sentier d'interprétation en 13 stations. Une véritable immersion au cœur d'un cratère !
Pendant ce temps, le parking s'est un peu rempli et deux rangers assurent maintenant l'accueil.
Quant à nous, nous quittons le Laki par la F207 (= boucle du Laki), une variante qui passe par le cratère de Tjarnagigur.
Du parking, si l'on se contente d'aller voir le lac de cratère à pied, dix minutes suffisent mais nous optons pour le tour complet du cratère, soit environ une heure trente de déambulation entre laves, prairies humides et neige sculptée.
Puis, pour finir en beauté et alors que le ciel se dégage en cours d'après-midi, Hervé préconise une nouvelle montée (partielle) au Laki, histoire de capter l'alignement sous une meilleure lumière.
Après cette double ration de Laki, nous prenons définitivement le chemin du retour non sans jeter un œil aux chutes Fagrifoss. Dire que si l'on plante le véhicule dans le gué qui précède, c'est là qu'on atterrit ! Ça fait froid dans le dos !
Mais le Dodge assure vaillamment le passage et nous ramène sur la Route 1 vers 18 heures.
Une question reste en suspens : où allons-nous dormir ? Au camping, comme hier ? Pas vraiment enthousiastes, nous tentons quelques hébergements au passage.
Le premier sur notre route, Hundabakkar a l'air très mignon mais est complet. Le deuxième dans le village, l'hôtel Geirland, a bien une disponibilité mais pour demain soir.
Après ces deux échecs, c'est sans grand espoir que nous faisons une dernière tentative à l'hôtel Laki sur la Route 204. Là, nous sommes tout étonnés d'entendre qu'il reste des disponibilités, soit en chambre, soit en cottage. La chambre, nous la trouvons ordinaire pour le prix. En revanche, coup de cœur pour le cottage. Comme nous avons un peu d'avance sur notre planning, nous décidons d'y passer deux nuits.
A retenir : première journée sans pluie !
Distance parcourue dans la journée : 150 km

Tout autour de Kirkjubaejarklaustur J5 : Lundi 1er juillet 2013
Après quelques 750 km déjà parcourus en 4 jours, aujourd'hui on fait relâche mais pas question de ne rien faire, car avec 11 ° et un grand soleil, il faut en profiter au maximum, ça risque de ne pas durer. Sans aller très loin, les alentours de Kirkjubaejarklaustur méritent qu'on s'y attarde.
Revenons d'abord sur son nom imprononçable qui, une fois décortiqué, devient beaucoup plus limpide : Kirkju = église, Baejar = ferme, Klaustur = couvent. Jadis appelé Kirkjubaer, on lui a ajouté le suffixe "klaustur" en 1186, après la fondation d'un couvent de bénédictines.
800 ans après, ces sœurs (systra en islandais) ont largement inspiré l'histoire des sites de la région.
C'est notamment le cas de Systrafoss (la cascade des sœurs) d'où débute notre première randonnée de la journée.
En suivant un petit sentier entre bouleaux nains et géraniums sauvages, nous quittons le village en contrebas et débouchons sur le haut de la falaise.
Là se niche le Systravatn, le lac des sœurs, où dit-on les nonnes se baignaient jadis. Aujourd'hui, c'est un jeune cygne qui y barbote.
Sur le vaste plateau herbeux avec comme seule compagnie quelques moutons, nous nous laissons aller à la contemplation… des méandres de la rivière Skafta aux falaises rocheuses très loin, à l'est !
Au bout d'une heure de flânerie champêtre, la descente digne d'une piste de ski rouge rejoint Kirkjugolf. Rien à voir avec une quelconque pratique sportive (golf) ni même avec le sol d'une vieille église de l'époque des bénédictines (golf = pavé en islandais). Non, il s'agit bien d'une œuvre de la nature, du sommet affleurant d'une structure alvéolaire de 80 m2 de colonnes de basalte, comme aplanies et cimentées par la mousse, au milieu d'une prairie.
Un dernier arrêt à Sjornarfoss pour un ultime conseil sur la suite de la journée (Sjornar = conseil).
Après ces 6 kilomètres et 140 mètres de dénivelé, que faire de mieux qu'une pause déjeuner au soleil, devant notre petit chalet. Pourvu que le beau temps se maintienne !
En début d'après-midi, c'est reparti, cette fois-ci en direction de Fjardrargljufur, encore un nom imprononçable pour un canyon à la beauté étrange et sombre.
Formées de palagonite et entrecoupées de lave et de roches intrusives, les gorges datent de l'ère glaciaire, il y a deux millions d'années
Un sentier longe la rive sud sur deux kilomètres, permettant à plusieurs occasions des vues vertigineuses sur les gorges.
Changement de décor dans les collines de Landbrotsholar, une vaste zone de pseudo-cratères, formés lors de l'éruption du Laki en 1783, quand la lave en fusion se déversa sur ces marécages et que les gaz explosèrent, formant alors ces monticules semblables à des tumulus effondrés.
Nous découvrons, amusés, les spécificités de toute une série de cratères.Certains présentent un fond herbeux, d'autres sont tapissés de mousses et de fleurs, d'autres encore cachent une cavité humide ou sont coiffés d'une drôle de cheminée.
Bref, une heure et demie de balade ludique, le nez dans les cratères, en oubliant que la menace pouvait venir du ciel. Vite, coupons à travers champs (merci le GPS) pour retrouver la voiture in extremis avant l'orage.
Renonçant à capituler devant les éléments, nous tentons une dernière halte à Systrastapi. Au pire, nous nous contenterons de jeter un œil au rocher des deux sœurs, au mieux nous pourrons en faire le tour !
Yes, on a pu en faire le tour et encore mieux… sous un soleil éclatant !
L'imposant rocher des sœurs marque l'emplacement où deux nonnes auraient été exécutées et enterrées pour avoir couché avec le diable.
Le profil d'une des protagonistes est figée dans la pierre alors que la cascade porte encore la griffe du diable !
Une chaîne permet de monter sur le rocher. Moi, je me dégonfle mais eux l'ont fait ! Chapeau !
Sur ce spectacle s'achève notre journée autour de Klaustur, une journée bien remplie qui finit en apothéose avec un superbe arc-en-ciel sur les prés salés islandais et… sur notre cottage.
Distance parcourue dans la journée :

Vik : randonnée de Thakgil vers le glacier de Myrdal J6 : Mardi 2 juillet 2013
Nous quittons définitivement Klaustur et notre petite maisonnette mais, contrairement à ce que voudrait la logique géographique, pas pour continuer vers l'Est mais pour retourner vers l'Ouest.
En effet, ce soir, nous avons une réservation pour deux nuits à Hrifunes, une guesthouse située au pied de la piste F208 (celle allant au Landmannalaugar), à une quarantaine de km à peine d'ici.
Dans la journée, nous comptons même pousser encore plus à l'ouest, c'est-à-dire jusqu'à Vik d'où j'avais repéré la possibilité de randonner jusqu'au glacier Myrdalsjökull. Avec 90% de ciel bleu et 12 degrés ce matin, c'est le jour idéal pour le faire.
Cinq kilomètres à l'est de Vik, la route 214, une mauvaise piste en terre, quitte la Route circulaire et mène au camping de Thakgil 14 kilomètres plus loin.
Derrière les collines verdoyantes, on commence à entrevoir la calotte glaciaire du Myrdal. Le quatrième plus grand glacier d'Islande couvre 700 km2 et atteint par endroits 750 mètres d'épaisseur. Il abrite sous sa calotte le Katla, un volcan très actif qui connaît en moyenne deux éruptions par siècle. La dernière datant de 1821, les Islandais se préparent à une éruption imminente (en temps géologique). Espérons qu'elle ne soit pas pour aujourd'hui !
Avant de finir en cul-de-sac au camping, la piste vient flirter avec les vastes champs de sable volcanique noir où s'écoulent les eaux de fonte du glacier.
Nous laissons le Dodge près du camping bien que la piste se prolonge en direction du glacier. Les gros 4 x 4 des tour-opérateurs locaux doivent pouvoir l'emprunter. Pour nous, ce sera à pied.
Altitude de départ : 180 mètres
Il fait un temps magnifique et la montée se fait presque sans effort, d'autant qu'un certain nombre de curiosités nous distraient.
Ici, un rhinocéros à la corne menaçante Là, un troll au menton en galoche Ici une flamme torsadée
Là un pluvier doré affairé à protéger son nid !
Au bout de deux heures, nous atteignons les premiers névés… à 600 mètres d'altitude.
Petit à petit, les névés font place à des champs de neige de plus en plus vastes, espacés de quelques pierriers disséminés sur cette immensité blanche comme autant de petits îlots.
A partir de ce moment-là, nous progressons à vue, avec prudence, à la quête d'un lac glaciaire (indiqué par nos sources) en prenant soin de rejoindre un pierrier à chaque occasion.
Ayant l'impression que le lac recherché pouvait se cacher dans le creux visible devant nous, on se hâte dans sa direction.
Mais pour l'instant pas de lac. En revanche, vue spectaculaire sur les langues glaciaires du Myrdalsjökull ! …et sur une cascade éclairée par les couleurs d'un arc-en-ciel !
Altitude d'arrivée : 740 mètres
La quête du lac restera vaine, mais le parcours dans ce cirque glaciaire avec son tapis de neige en dégradés de gris vaut à lui seul le déplacement.
Au retour, derniers gros névés avec la mer à l'horizon ! Les deux sont si proches en Islande ! IG037
La mer, on y court, juste après cette randonnée. En tout : 15 km AR, 5 heures et 560 mètres de dénivelé. Une de nos préférées !
Fin d'après-midi à Vik.
D'abord sur la plage de Reynisdrangur.
Vers l'est, un aperçu de sa longue bande de galets et de sable noir. Vers l'ouest, vue sur les célèbres pitons rocheux.
Ils représentent deux géants, voulant tirer vers la côte un navire à voile. Mais le mauvais temps les a surpris et aussi bien les géants que le bateau ont été pétrifiés !
Puis, dix kilomètres à l'ouest de Vik, au bout de la Route 218, le promontoire rocheux de Dirholaey. Vers l'est, vue sur l'arche naturelle (qu'on devine).
Vers l'ouest, vue sur les falaises de Vik et ses géants de pierre avec, au premier plan, cette imposante colonne de basalte.
Un excellent dîner au Ströndin Bistro vient clore cette très belle journée entre montagne et mer. Arrivée tardive (21 heures) à Hrifunes Guesthouse.
A noter : deuxième journée sans pluie depuis le début de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 215 km

Vik (bis) : de Hjörleifshöfdi à Reynisfjara J7 : Mercredi 3 juillet 2013
Même météo qu'hier, 80 % de ciel bleu et… 17 degrés, du jamais vu jusqu'à ce jour !
En attendant le petit déjeuner (servi à partir de 8 heures), une petite balade matinale s'impose sur la propriété de la guesthouse, blottie au creux de vertes collines surplombant l'estuaire de la rivière Kudafljot.
Notre chambre (avec lits twin) se trouve au sous-sol de la maison blanche qui comprend une grande cuisine/salon/salle à manger (à disposition si l'on souhaite se faire à manger), une salle de bains et deux WC que se partagent cinq chambres. Décoration chaleureuse et soignée. Hors saison, cette maison est louée en entier tandis qu'en été, elle est louée "à la découpe".
Les deux maisons rouges abritent d'autres chambres encore, ainsi que la cuisine et la salle à manger où la maitresse de maison nous sert le petit déjeuner et, sur demande, le dîner. Comme dans tous les intérieurs islandais, on se déchausse dans l'entrée.
Nous appréhendions un peu le concept de salle de bains partagée, mais au final - car nous aurons l'occasion de l'expérimenter à plusieurs reprises - tout s'est toujours bien passé. De manière générale en Islande, les chambres sont très petites mais les installations sont neuves, de très bonne qualité et très propres
Après cette petite digression, nous voici prêts pour une nouvelle journée à Vik.
En route, petit arrêt rapide au Laufskalavarda, l'emplacement d'une ancienne ferme où la tradition veut que chaque voyageur dépose une pierre sur les cairns déjà existants afin d'assurer le bon déroulement de son voyage. Je rajoute donc notre petit caillou à l'édifice en formulant le même vœu !
Comme hier, notre première halte a lieu à l'est de Vik où une courte piste mène, côté mer, au pied de Hjörleifshöfdi, un promontoire rocheux de palagonite posé tel une île au bord de l'océan.
En gravissant les 232 mètres de dénivelé qui nous séparent du sommet, nous sommes frappés par le contraste saisissant entre les pentes verdies de lupins et la vaste étendue de sable noir, totalement désertique, aux alentours.
Appelée "sandur" en islandais et dans ce cas particulier, Myrdallssandur, cette morne plaine a été formée par la projection de matériaux provenant du volcan caché sous la calotte glaciaire du Myrdallsjökull.
La balade a également un objectif historique. Au sommet se dressent un tumulus ainsi que la tombe de Hjörleifur, Viking norvégien et deuxième colon à s'être installé en Islande, tué en 875. Je signe le livre d'or !
Tout en poursuivant, nous profitons de la vue qui s'étend depuis le glacier Myrdall jusqu'aux aux falaises de Vik. En étant très attentifs, on devine les pitons rocheux de Vik.
Après avoir longé le bord de la falaise dressée telle une proue de navire échoué sur le sable, nous voilà de retour dans les champs de lupins au bout de deux heures !
Petit aparté à propos de ces plantes : originaires d'Ecosse, elles ont été introduites en Islande pour pallier à l'érosion des sols. Si elles ont effectivement reverdi de vastes zones, elles nuisent désormais à la biodiversité de l'île. Comme les moutons ne les mangent pas en raison de leur goût amer, les lupins prolifèrent et bloquent la lumière aux espèces locales (mousses, lichens).
La région de Vik est tout particulièrement concernée par cette question. Ici la petite église du village cernée de lupins.
Autour de Vik, nous avons déjà vu le bord de mer depuis le centre du village ainsi qu'au bout de la Route 218, il manque l'extrémité de la Route 215 à explorer.
Au lieu-dit Reynisfjara, une plage volcanique noire, des falaises percées de grottes de basalte aux formes torturées et sans doute la meilleure vue à la fois sur les pitons rocheux de Reynisdrangur et sur le promontoire et l'arche de Dirholaye.
Après avoir parcouru les environs de Vik en long, en large et en travers, il nous reste une dernière expérience à faire et puisque nous avons quelques heures devant nous, allons-y ! Où ? A la piscine !
En Islande, chaque petite localité possède son Sundlaug (= piscine chauffée). Vik a donc bien sûr la sienne, chauffée mais en plein air. Après avoir acquitté quelques couronnes, l'accès au bain n'est possible qu'après le passage très réglementé par la douche comme le montre de façon très explicite le panneau à l'entrée. En effet, l'eau des piscines n'est pas chlorée, une hygiène irréprochable est donc demandée aux utilisateurs.
Il fait 10°, un soleil radieux et un ciel (encore) bleu ! Trois bassins sont à la disposition des baigneurs : le premier à 28° pour nager, le deuxième à 37° pour chauffer et le dernier à 40° pour bouillir ! Nous ferons l'impasse sur le dernier mais utiliserons sans modération les deux premiers.
Bien ramollis, le retour à la guesthouse se fait aujourd'hui de bonne heure (18 heures), ce qui nous laisse le temps de faire connaissance avec les autres hôtes : un couple islandais, un couple hollandais, deux couples allemands. C'est toute l'Europe réunie autour de la table pour un dîner traditionnel !
Une soirée sympathique qui fait momentanément oublier la pluie qui a commencé à tomber en début de repas !
Distance parcourue dans la journée : 100 km.

Du parc national de Skaftafell à la lagune glaciaire de Jökulsarlon J8 : Jeudi 4 juillet 2013
Notre séjour dans la région de Vik s'achève, nous migrons définitivement vers l'Est mais sans avoir réservé d'hébergement pour la nuit prochaine.
Hum, le bulletin météo n'est guère fameux ce matin : ciel 100% nuageux, pluie et 7 petits degrés seulement.
Dire que nous avons prévu une grande randonnée de 5 à 7 heures dans le parc national de Skaftafell, un projet qui pour l'instant est suspendu aux caprices du ciel. Mais sait-on jamais ?
En effet, en arrivant à l'entrée du parc national de Skaftafell vers 10 heures, les nuages ont l'air d'être un peu moins noirs, les gouttes un peu moins grosses même si l'état du ciel reste très incertain.
Après avoir étudié les différents itinéraires possibles, nous finissons par opter pour les parcours S6 + S5 sur la carte du parc, c'est-à-dire un aller jusqu'à Sjonarnipa Lookout et le retour par Svartifoss.
A 10 h 30, c'est parti. Altitude de départ : 100 mètres
La première partie de la randonnée se fait dans un sous-bois de bouleaux ce qui nous met à l'abri des gouttes tout comme ce lagopède alpin se cachant dans les fourrés.
11 h 30 : A Sjonarnipa Lookout (altitude 320 mètres), grâce à un vent d'Est, le ciel se déchire comme par magie laissant apparaître une trouée de ciel bleu pour la plus grande satisfaction de tous les photographes présents.
Vue spectaculaire sur la langue glaciaire du Skaftafelljökull.
Ce revirement des conditions météo remet en question nos choix initiaux. C'est le moment décisif : soit on revient au point de départ via Svartifoss et en moins d'une heure, la balade est pliée soit on poursuit pour faire un grand tour via Glama. Entre les deux, aucune alternative possible si jamais le temps se dégradait.
A gauche, la facilité, à droite peut-être la galère car on s'engage pour quatre heures au minimum alors s'il devait pleuvoir…! Alors, on y va ou pas ?
En voyant d'autres randonneurs prendre l'option Glama, on finit par céder à la tentation d'un grand tour. Au début, l'ascension est progressive, on a la pêche, tout va bien malgré un ciel de plus en plus menaçant.
Mais bientôt un vent fou latéral vient durcir les conditions.
Je m'accroche à mes bâtons, heureuse d'être lestée par mon sac à dos, sous des rafales de vent qui tentent à chaque instant de me mettre à terre.
Dès que le vent faiblit un peu, nous nous octroyons une petite pause. Un coup de barre… de céréales islandaises… et ça repart ! Laissant certains randonneurs loin derrière, nous atteignons Glama (680 mètres d'altitude) avec brio ! Il est 13 h 30.
Vue sur la coulée de glace s'étirant à nos pieds !
De Glama, le sommet du Kristinartindar (1126 mètres) offre une variante supplémentaire. Une guirlande de petits drapeaux himalayens avertit les éventuels candidats qu'il s'agit là d'un parcours de haute montagne.
Nous laissons par conséquent cette boucle aux marcheurs chevronnés, nous contentant d'admirer la montagne d'en bas sur la traversée d'Ouest en Est entre Glama et Nydrihnaukur (708 mètres)
Le vent chasse les nuages et le soleil darde ses rayons à intervalle régulier, illuminant la vallée de Morsadalur sur le flan Est de notre itinéraire.
En quittant les étendues de lande dénudées, en perdant de l'altitude et en pénétrant dans une zone arbustive plus abritée, nous allons même de tomber la veste.
L'arrivée à Svartifoss se fait en tee-shirt. Devant cette très belle cascade dégringolant sur des orgues basaltiques, il fait si bon et nos pieds sont tellement échauffés que nous ne résistons pas à les plonger dans le torrent.
Retour au parking à 17 heures après une superbe randonnée de 6 heures et demie, 18 km et 1100 mètres de dénivelé cumulé.
Une journée qui est loin d'être terminée puisque nous comptons rallier la lagune de Jökulsarlon, autre incontournable. En plus nous n'avons pas réservé d'hébergement pour ce soir. Ça promet !
Cinquante kilomètres plus à l'est : la fameuse lagune glaciaire dans une ambiance… polaire ! Dire que nous étions en bras de chemise une heure plus tôt, le climat islandais est vraiment imprévisible !
Mais cette grisaille rend la scène encore plus surréaliste : des icebergs d'un bleu lumineux se détachent du glacier à l'arrière-plan, flottent sur la lagune, s'entrechoquent et basculent parfois, puis dérivent inexorablement vers la mer.
Côté océan, ils finissent leur course en beauté. Durant quelques heures, la plage devient une vitrine pour ces œuvres éphémères dignes de Lalique.
Encore plus abstraite… à la Dali !
Fascinés par la beauté de ces sculptures de glace, on y passerait la nuit mais justement, à 19 h 30 il serait temps de se mettre sérieusement à la recherche d'un toit.
Nous décidons de filer directement vers Höfn qui, avec ses 1600 habitants, fait figure de grande ville à l'échelle islandaise. Il y a bien quelques opportunités sur le trajet mais on craint de perdre trop de temps à toutes les passer en revue avec le risque de se faire éconduire.
Néanmoins, une vingtaine de kilomètres avant Höfn, un panneau n'échappe pas à notre attention. "Rooms available" annonce-t-il mais on voit bien que c'est le genre de panneau en place toute l'année et non pas mis à jour quotidiennement.
Sans trop d'espoir, nous tournons malgré tout sur la route 984 en direction du lieu-dit Hoffel et de la guesthouse du même nom. "Sorry, we are fully booked" nous répond la propriétaire. Heureusement, j'ai le réflexe de lui demander si elle savait où nous pourrions trouver une disponibilité.
Un coup de téléphone plus tard, elle nous dirige vers la maison d'une amie : Birkifell Guesthouse qui comporte une cuisine, un salon, une salle de bains que se partagent trois chambres. Deux couples allemands de Leipzig y sont déjà installés. Nous héritons de la dernière chambre, la plus petite avec deux lits twin, mais vu l'heure, on ne va pas faire les difficiles, elle nous conviendra très bien.
Le petit déjeuner se prend sous la forme "make your own breakfast" avec tous les ingrédients fournis (y compris le pain chaud amené à 8 heures le lendemain matin). Petit bonus supplémentaire : le hot pot du hameau est inclus dans le prix.
On a vraiment eu de la chance de trouver si vite et si bien !
Distance parcourue dans la journée : 240 km.

Dans les fjords de l'Est : de Berufjördur à Mjoifjördur par la côte J9 : Vendredi 5 juillet 2013
Alors, que dit la météo ce matin ? Nuages bas, pluie, 11degrés… pas de quoi se réjouir ! Du coup, nous repoussons à 10 heures notre départ, laissant une chance au ciel de pouvoir se découvrir.
Entre temps, la pluie a effectivement faibli. Si randonner est d'ores et déjà exclu, rien n'empêche d'aller jeter un coup d'œil au lac glaciaire du Hoffelsjökull.
La lagune est très belle. Pourtant, à peine avons nous le temps de l'apercevoir qu'elle disparaît dans la brume et sous une pluie battante.
Mais comme en Islande, rien n'est jamais prévisible, voilà qu'en repassant à Hoffel, une brève amélioration va nous permettre de profiter du hot pot (celui compris dans le prix de notre hébergement).
Un cabanon pour se changer, cinq petits bassins ronds (37- 40°) au pied d'un rocher… et c'est le moral qui remonte en flèche ! Même le ciel a l'air moins triste !
Certes il reste couvert alors que nous rejoignons la petite ville de Höfn. Les montagnes à l'arrière-plan sont dans les nuages et le Vatnajökull invisible.
Mais pour l'instant, il ne pleut plus, ce qui nous permet une courte balade entre mer et marécages, derrière le port, l'occasion de nous intéresser à l'avifaune islandaise.
On a été étonnés du nombre d'espèces de canards en Islande, tout particulièrement en mer.
Ici des eiders à duvet.
Là un arlequin plongeur.
Beaucoup d'oiseaux marins aussi. Ici un huîtrier pie.
La météo reste inchangée dans l'après-midi et c'est sous un ciel toujours nuageux que nous continuons notre route vers l'Est, le long d'une côte découpée, battue par les vents et les flots. Un petit air de Bretagne, quoi !
Il est 16 heures quand nous atteignons le petit village de pêcheurs de Djupivogur. Ça tombe bien, c'est l'heure de goûter ou du moins de se réchauffer avec une boisson chaude au Langabud Kaffi.
Depuis Djupivogur, notre destination finale n'est qu'à quelques kilomètres à vol d'oiseau mais comme le Dodge n'est pas encore équipé d'ailes, il faut faire tout le tour du Berufjördur soit une quarantaine de kilomètres encore.
Alors que nous nous enfonçons vers le fond du fjord, les nuages jouent à cache-cache avec les sommets, laissant tour à tour apparaître puis disparaître des reliefs fantomatiques.
Le ciel est toujours gris quand nous arrivons à Berunes Hostel, une auberge de jeunesse (pour gens de tous âges !) où nous avons réservé une cabine… "avec la meilleure vue du coin", nous précise l'aimable gérant.
Pour la vue, il faut se dépêcher car très vite, elle disparaît derrière un rideau de pluie. Heureusement, dans notre cottage bien douillet, nous sommes bien au chaud.
Mais rien qu'en allant du bâtiment principal à notre cabine après le dîner, nous rentrons trempés et toute la nuit durant, la pluie va continuer à tambouriner sur notre toit !
Distance parcourue dans la journée : 180 km.
J10 : Samedi 6 juillet 2013
Pluie encore et toujours au réveil. Pourtant le baromètre indique "change" ! L'espoir est permis !
En attendant, on traîne un peu, en s'attardant au petit déjeuner, en parcourant longuement le net, en étudiant consciencieusement le parcours des jours prochains jusqu'à ce que vers 10 heures quelques rayons diffus arrivent à fendre la couche nuageuse.
Vite, profitons de cette éclaircie momentanée pour reprendre la route !
Notre destination du jour se trouve dans le Mjoifjördur à 135 km seulement. Mais le trajet au gré des fjords (via les Routes 96 et 955) va être le prétexte à nombre de tours et détours. Comme d'habitude, il faudra composer avec l'état du ciel et aujourd'hui avec la force du vent pour improviser des arrêts en conséquence.
Le premier détour est d'ailleurs un coup pour rien : sur la 964, la vallée de Fagridalur est noyée dans la brume, randonner dans ces conditions n'a pas de sens. Poursuivons !
A Breiddalsvik, clic clac, une photo de la plage entre deux gouttes ! Bref, passons !
A Stodvarfjördur, jetons un œil à la collection de minéraux de Petra, un passe-temps amusant mais pas incontournable. Seul avantage : la possibilité de s'abriter de la pluie. Continuons !
A Fakrusfjödur, c'est l'occasion de s'attarder un peu afin de saluer la mémoire des pêcheurs français d'Islande, ceux célébrés dans le roman de Pierre Loti.
Le village a été à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle l'un des principaux ports d'attache des marins français en Islande alors que les campagnes de pêche françaises connaissaient une apogée entre 1880 et 1914. Les dernières goélettes françaises ont gagné Fakrusfjördur jusqu'en 1930.
La mer a exigé un lourd tribut de ces hommes et 49 d'entre eux reposent ici dans ce petit cimetière marin.
Leurs noms sont gravés dans la pierre, accompagnés d'un poème de Cantel. "Elles étaient une centaine, Qui s'en allaient tous les printemps, Au gré des flots, au gré des vents, Là-bas, vers l'Islande lointaine."
Un moment d'émotion dans un décor grandiose magnifié par la brève apparition du soleil.
D'un fjord à l'autre, le spectacle est à la fois permanent et différent au gré du vent apportant son lot d'averses ou d'éclaircies.
Pour sortir apprécier le paysage, il faut veiller à bien retenir les portières de la voiture (le loueur n'a pas manqué de nous avertir), le vent a vite fait de les arracher.
Il vaut mieux être bien couvert aussi, ce mouton l'a bien compris.
A Reydarsfjördur, le fjord le plus controversé depuis qu'une gigantesque aluminerie s'y est installée, notre itinéraire s'écarte de la côte, rentre dans les terres puis une vingtaine de kilomètres plus au nord, se dirige à nouveau vers l'est, sur la 953, en direction de "notre" fjord, le Mjoifjördur où nous avons réservé deux nuits.
Il est déjà 14 h 30, l'heure de nous accorder une pause pique-nique car le trajet jusqu'au bout du fjord est réputé à la fois difficile et pittoresque. La trentaine de kilomètres risquent de nous prendre un certain temps.
Bien que référencée en tant que route – ce qui permet à tout véhicule de l'emprunter – il s'agit bien d'une piste en terre, cahoteuse, grimpant à 600 mètres au dessus du niveau de la mer, flanquée de congères encore bien épaisses pour la saison. Elle n'est praticable que depuis quelques semaines. Au col, la trace laissée par le chasse-neige dans l'épaisseur du manteau neigeux est aussi nette qu'une tranche coupée dans un gâteau glacé.
Alors que la route n'en finit plus de monter, voici enfin la vue de l'autre côté, sur le fjord.
En lacets serrés, palier par palier, tout en suivant le cours d'eau, la piste rejoint ensuite le bord du fjord.
Partout, des eaux tumultueuses dévalent en cascades, creusant des terrasses sur ces falaises verdoyantes.
Enfin, arrivée au niveau de la mer, la route suit la côte jusqu'à Brekkuthorp (Brekka pour faire court) en passant devant cette épave.
Brekka : quelques maisons autour d'un port minuscule, 40 habitants, une école transformée en guesthouse en saison et sur les hauteurs, deux cottages en pin. C'est l'un d'eux que nous avons réservé pour deux nuits.
Entre mer et montagne, sa situation au calme et son aménagement cosy dépassent nos attentes. Nous multiplions les "Whaouh !"
Promis demain, on vous fait visiter car ce soir, nous sommes très occupés… à faire tourner le linge dans la machine, à déguster des moules tout en savourant la vue et à faire une promenade vespérale vers le petit port.
Le ciel relativement dégagé à notre arrivée s'est à nouveau couvert en soirée. Mais à 3 heures du matin, Hervé m'annonce qu'il fait très beau. Alors vivement demain !
Distance parcourue dans la journée : 195 km

Fjords de l'Est : du Mjoifjördur au Borgarfjördur J11 : Dimanche 7 juillet 2013
85 % de ciel bleu au-dessus du fjord et malgré un vent assez fort, la promesse d'une très belle journée en perspective !
Vue depuis notre cottage ! (Le vent crée des vagues dans le fjord)
Alors que nous sommes attablés devant notre petit déjeuner (self catering), un randonneur accompagné de son chien est déjà en train de grimper vers les hauteurs derrière notre cabine.
Nous avons prévu nous aussi de randonner mais sans avoir rien réellement planifié.
A l'extrémité de la rive nord du fjord, nous avions repéré qu'un sentier reliait le phare de Dalantagi au hameau de Skalanes. Peut-être une opportunité ?
C'est donc cette direction que nous prenons aussitôt le petit déjeuner avalé.
Les quinze kilomètres de piste jusqu'au deuxième plus ancien phare d'Islande nous dévoilent nombre de cascades et de vallées inattendues.
Mais le sentier envisagé, escaladant des falaises abruptes, nous semble trop périlleux. Alors, changeant notre fusil d'épaule, nous préférons revenir à Brekka pour suivre les traces de notre randonneur matinal.
Le sentier qu'il a pris relie Mjoifjödur au fjord voisin de Seydisfjördur en 18 km aller/retour soit 8 heures de marche.
Vu l'heure (bientôt midi) nous n'avons pas l'ambition de faire l'intégralité du parcours. La gérante de la guesthouse nous a prévenu qu'il restait beaucoup trop de neige en altitude, nous devrions sans doute nous arrêter bien avant le col. Par conséquent, l'objectif consiste tout simplement à monter le plus haut possible, à profiter de la vue puis à revenir.
Après quelques errements au départ dus à une balise mal placée, nous finissons par trouver les piquets aux extrémités rouges délavées qui nous conduisent à travers une lande buissonneuse jusqu'aux premiers névés dans un cirque glaciaire aux allures pyrénéennes.
Altitude : un peu plus de 300 mètres.
Les toutes premières plaques de neige se traversent facilement mais bientôt, la pente devient trop raide, le parcours trop périlleux sur des névés prêts à céder sous nos pas. Il est plus prudent de nous arrêter là, au pied d'une cascade.
C'est pourtant depuis le haut de la falaise que nous voyons dégringoler notre homme et son chien. Randonneur aguerri, connaissant parfaitement le terrain, cet Islandais vient de boucler la randonnée dans son intégralité. Bravo !
Quant à nous, nous profitons de la vue, du soleil, de la douceur avant de retrouver Brekka où entre temps, le vent est complètement tombé.
Et… il n'y pas que le vent qui soit tombé ;-)
Très belle balade (3 heures AR) malgré un petit goût d'inachevé. Ah ! Que j'aurais aimé voir la vue depuis le col sur le fjord voisin ! Une prochaine fois…
En ce milieu d'après-midi, le thermomètre affiche 19 °. Un record… et troisième journée sans pluie depuis le début du voyage !
Fin d'après-midi à profiter de la terrasse et du confort douillet de notre petit chalet !
Distance parcourue dans la journée : 30 km
J12 : Lundi 8 juillet 2013
Nous quittons Brekka sans réservation pour les deux prochaines nuits, ce qui nous donne une petite marge de manœuvre bienvenue à ce stade de notre parcours.
En effet, le bulletin météo laisse apparaître une journée maussade pour aujourd'hui mais une journée exceptionnellement belle pour demain. Or pour atteindre la caldeira d'Askja, situé à 1000 mètres d'altitude au bout d'une piste réputée longue et difficile, il vaut mieux bénéficier des meilleures conditions. Nous reportons par conséquent notre crochet vers Askja d'une journée en improvisant une étape intermédiaire.
Cap sur Borgarfjördur eystri, le plus septentrional des fjords de l'Est.
La météo est fidèle à ce qui avait été annoncé : 9 degrés, ciel couvert, petit crachin !
Nous sommes donc tout étonnés de trouver du soleil plus au nord, dans la baie de Njardhvik à l'entrée du fjord de Borgar.
Mais cela ne va pas durer. Quelques kilomètres plus loin, alors que nous atteignons le petit village de Bakkagerdi, le soleil commence déjà à se voiler.
Il est midi, nous nous mettons immédiatement à la recherche d'un hébergement.
Atfheimar Guesthouse, indiquée par le Lonely Planet comme étant la meilleure adresse, est, sans surprise, complète. En revanche, on nous dirige vers Blabjörg Guesthouse où nous trouvons notre bonheur.
Située dans une ancienne usine à poisson entièrement rénovée, la maison flambant neuve offre 11 chambres se partageant 3 salles de bains, une grande cuisine et une salle de séjour avec télé et WIFI. Petit déjeuner sous la forme "make your own".
Certes, notre chambre n'offre pas la vue sur mer mais en arrivant sans prévenir, il ne faut pas être trop exigeant.
D'ailleurs, nous n'avons pas l'intention de nous attarder dans la chambre, nous partons aussitôt vers la passerelle d'observation de Hafnarholmi, au nord-est du village. Car, si nous sommes venus dans ce fjord du bout du monde, c'est pour eux… pour la colonie de macareux.
Ces fascinants petits oiseaux, au bec coloré en période nuptiale, qui creusent des terriers pour abriter leur famille, nichent en nombre ici (10 000 couples). A la mi-journée, beaucoup sont encore en mer mais on tentera de revenir plus tard.
En attendant et tout en conjurant le ciel gris, nous ne résistons pas à l'envie de randonner. La baie solitaire de Brunavik sera l'objectif de notre après-midi.
Le sentier pentu (365 mètres de dénivelé) monte vers la croupe du Brunavikurskard surmontée par les pentes rhyolitiques du Geitfell.
Le temps de reprendre notre souffle devant cette prairie spongieuse aux airs de bodefal bolivien, nous enchaînons avec une descente encore plus escarpée jusqu'à la baie.
Devant les sommets qui se couvrent sérieusement, Hervé propose de ne pas descendre jusqu'à la plage mais je tiens à poursuivre coûte que coûte. Moralité : mon obstination va nous coûter le retour sous une pluie battante. Pas cool !
Bilan : 4 km en 3 heures aller-retour avec 365 mètres de dénivelé mais aussi… 2 vestes, 2 pantalons, 2 paires de chaussures et de chaussettes… trempés !
Il n'y a plus qu'à rentrer à la guesthouse pour nous sécher et attendre des heures meilleures pour espérer revoir les macareux.
Vers 20 heures, le retour du soleil permet une nouvelle sortie, l'occasion de… - jeter un œil à cette maison traditionnelle - aller revoir les macareux - voir les sommets se parer d'une belle lumière orangée.
La météo confirme pour demain une journée exceptionnellement belle, partout en Islande. Alors Askja, nous voilà…
Distance parcourue dans la journée : 140 km

Retour dans les hautes terres : Askja par les pistes F910 et F88 J13 : Mardi 9 juillet 2013
100 % de ciel bleu, 12 degrés (mais beaucoup plus dans la journée) : à 8 heures nous sommes partis.
Direction Askja en longeant d'abord la rive Est de la rivière Jökulsa jusqu'à la Route 1 puis sa rive Ouest jusqu'à Bru par la 923.
A partir de là, les choses sérieuses commencent. Les photos parlent d'elles même.
Au début, il y encore un peu de vert !
Mais bientôt tout n'est plus que cendre…
Seul le panache de poussière d'un 4 x 4 anime de temps à autre cette étendue lunaire.
Puis, après le pont sur la Kreppa, voilà les interminables champs de lave… couronnés par la "Reine des montagnes", le Herdubreid (1682 mètres) visible à des kilomètres à la ronde.
Presque cinq heures seront nécessaires pour boucler le parcours avec une moyenne dépassant à peine les 30 km/heure. Il est 12 h 30 passées quand nous arrivons au refuge de Dreki, juste à temps pour le pique-nique.
Il fait 22 degrés et les rangerettes arborent leur uniforme d'été : short et petit tee-shirt. On dirait des plagistes !
Mais s'il souffle sur Dreki un air estival, plus haut sur le plateau d'Askja (altitude 1080 mètres), c'est encore l'hiver malgré un soleil radieux.
Les voitures doivent s'arrêter bien avant le parking habituel, la piste n'est pas praticable au-delà et le sentier menant aux lacs Öskjuvatn et Viti reste enfoui sous la neige. Heureusement, des piquets rouges guident le randonneur.
Dire que c'est une étendue de scories noires et rouges qu'il faut traverser habituellement, aujourd'hui c'est un tapis blanc qu'on foule jusqu'au cratère !
Ce sont des raquettes qu'il nous aurait fallu car la progression dans la neige n'est pas des plus aisées.
Allez, un dernier petit effort pour grimper sur la berge et admirer enfin les deux lacs.
Quelques précisions sur leur origine. Le cataclysme qui les a formés est récent, puisqu'il date de 1875. Le volcan projeta alors 2 km3 de téphra avec une violence telle que les débris atteignirent l'Europe continentale (notamment la ville de Stockholm). Les cendres empoisonnèrent quantité d'animaux dans tout le nord du pays. Le volcan n'étant pas éteint, une telle catastrophe pourrait se reproduire.
A l'issue de cette éruption, une chambre magmatique s'effondra, formant un cratère de 11 km2 qui se remplit d'eau pour devenir le lac bleu saphir d'Öskjuvatn (à l'arrière-plan sur la photo), le lac le plus profond d'Islande (220 mètres de profondeur).
Durant cette même éruption, un évent forma le cratère Viti, dont le fond est constitué d'un lac géothermique, aux eaux d'un bleu laiteux.
Le maillot de bains est au fond du sac mais la descente dans le cratère Viti est interdite, car trop glissante. Dommage, on aurait bien aimé tester cette eau sulfureuse à 28 degrés.
Alors il n'y a plus qu'à revenir sur nos pas pour retrouver la voiture après une randonnée de 3 heures.
A l'origine, nous avions émis l'hypothèse de dormir au camping de Dreki mais comme il est 16 h 15, nous avons tout le temps de rallier un endroit moins hostile. Une centaine de kilomètres nous séparent de la Route 1 et l'hébergement le plus proche semble être Grimsstadir. Sur place nous devrions trouver soit une chambre en guesthouse si nous avons de la chance, soit un camping aménagé.
La silhouette de la "Reine des montagnes" nous accompagne à nouveau tout au long de notre trajet sur la F88, se dressant tel un phare guidant le voyageur dans ce désert de dunes et de lave.
Au pied de la montagne la plus chère aux Islandais, ces rochers aux allures seychelloises nous retiennent un court instant avant de continuer par monts et par vaux jusqu'à Grimsstadir.
Alors aurons-nous de la chance ? Et bien oui, sur le pas de sa porte, Sigríður est heureuse de nous annoncer qu'il lui reste une chambre. Si ce n'est pas de la chance, ça ! En plus, cet hébergement est idéalement placé pour ce que nous prévoyons de faire demain.
Les propriétaires nous accueillent véritablement dans leur maison où ils louent en B&B leurs trois chambres. Celle que nous occupons est manifestement celle du couple propriétaire comme en témoignent les photos de famille sur les murs. Idem pour la salle de bains, c'est celle de la famille qui est mise à la disposition des hôtes.
Pour ce faire, Sigridur dort dans le bureau, son mari Bragi sur le divan du salon, leur fille et leur petite-fille dans une caravane à côté de la maison. En saison, toute la famille se sacrifie pour accueillir les touristes.
Fin de soirée à profiter de la terrasse et de la véranda de cette charmante demeure. Seul point noir : les mouches qui, avec l'arrivée de la chaleur, s'agglutinent autour et dans les habitations.
Car il fait toujours aussi beau et chaud. Aux dires des Islandais, c'est leur première vraie journée d'été et pour nous la quatrième journée sans pluie depuis le début du voyage.
Distance parcourue dans la journée : 335 km

Jökulsargljufur NP : des chutes de Detifoss aux grottes de Vesturdalur J14 : Mercredi 10 juillet 2013
Ciel couvert à 60 % mais déjà 18 degrés de bon matin (et le thermomètre grimpera encore).
Nous prenons congé de nos hôtes à 8 h 30 après un excellent petit déjeuner au cours duquel ils nous livrent quelques bribes de leur vie sur ce rude plateau en commentant des photos de leur maison enfouie sous 4 mètres de neige l'hiver dernier. Impressionnant !
Leur histoire a même fait la une du site Internet du Monde.
En tout cas, leur vaste propriété est très bien placée, tout particulièrement pour nous qui voulons explorer le parc national de Jökulsarglfur (partie Nord du Vatnajökull NP) avant de rejoindre les berges du lac Myvatn où nous avons réservé trois nuits.
Le parc national s'étend de part et d'autre du canyon de la Jökulsa, second plus long fleuve d'Islande.
Il renferme notamment, dans sa partie sud, la cascade de Detifoss, la plus puissante d'Europe. Mesurant 44 mètres de hauteur, elle voit s'écouler… 193 m3 d'eau par seconde ! Les embruns ainsi créés sont visibles à un kilomètre.
Il est possible d'observer la cascade depuis l'une ou l'autre rive. Néanmoins, la rive ouest offre le point de vue le plus large, alors c'est par la route 862 que nous l'abordons.
Sur le sentier menant du parking aux chutes, je suis intriguée par le ronronnement permanent d'un hélicoptère. Des touristes se seraient-ils fait déposer ? Non, bien sûr, c'est tout simplement le vacarme de la chute.
Cherchant un peu de calme sur les hauteurs, ces rochers propices à une réunion de druides nous invitent à quelques instants de méditation !
Puis, après avoir jeté un coup d'œil à Selfoss (une deuxième cascade), nous avançons vers le centre du parc où nous avons prévu de randonner. La route 862 bitumée jusqu'à Detifoss s'est transformée en piste truffée de nids de poule. Une heure pour parcourir les 20 km est une bonne moyenne.
Dans la large palette de possibilités sur l'ensemble du parc, nous avons retenu les parcours en boucle V5 + V6 dans Vesturdalur (9km, 3 heures).
Il est 11 heures quand nous démarrons du parking de Hljóðaklettar. Il fait 26 degrés, c'est le moment ou jamais de troquer le pantalon contre un short.
En surplomb de la tumultueuse Jökulsa, un petit chemin nous conduit jusqu'aux imposantes formations rocheuses de Karl og Kerling, l'homme et la femme en islandais. Je ne résiste pas à l'envie de les voir de plus près.
Selon la légende, ces pitons de basalte représenteraient un couple de trolls pétrifiés par le lever du jour, alors qu'ils regagnaient leur caverne.
En face, Tröllahellir, la grotte des trolls.
En complétant notre parcours par la variante V6, nous poursuivons dans des paysages champêtres à travers un bois de bouleaux nains tapissé de fleurs.
Un cheminement rythmé par le doux murmure d'un ruisseau ou le calme apaisant d'un étang. Encore une bien belle balade !
Cette "zen attitude" va bientôt nous quitter car nous n'avons plus que très peu de carburant. Heureusement au nord du parc se trouve (en principe) une station d'essence. C'est un peu fébriles que nous roulons à l'économie dans la direction d'Asbyrgi, plein nord.
Mais la route 862 prend fin et toujours pas de pompe à essence, sur la 85, pas plus. Ce n'est qu'en tournant finalement sur la 864 que nous la trouvons. Ouf ! Nous voilà sauvés !
Ainsi ravitaillés, nous pouvons poursuivre cette fois sur la rive Est du parc national. Passant très à distance du canyon, cette piste poussiéreuse (qui est pourtant une route) ne devient réellement intéressante que dans sa partie sud, quand elle se rapproche de la gorge à la hauteur de Hafragilfoss et Detifoss.
Hafraglifoss : encore des chutes ? Oui, mais quelles chutes… époustouflantes !
Et nous revoilà à Detifoss, vue de la rive Est… impressionnante aussi !
Ainsi la boucle est bouclée. Il nous reste à rejoindre notre étape sur les rives du lac Myvatn (le lac des mouches) où nous avons réservé trois nuits, mais pour une question de disponibilité, dans deux hébergements différents.
Ce soir, ce sera une nuit à Vogafjos Guesthouse, sur la rive Est du lac. En dépit de l'appellation de "guesthouse", son organisation et ses prix sont plus proches de ceux d'un hôtel. Nous y sommes cependant accueillis de façon très personnalisée par un employé ayant à cœur de nous détailler, plan à l'appui, tous les incontournables de la région. Il y a donc indéniablement matière à occuper deux journées pleines.
Nous nous installons confortablement dans une très grande chambre (configuration rare en Islande) avec salle de bains privée avant un bon dîner dans leur "Cowshed Cafe" qu'une baie vitrée sépare de l'étable de la ferme mitoyenne. Original !
Après deux jours de beau temps, la pluie finit par s'inviter en soirée. Grrr !
Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres.

Skutustadir, Hverir et Namafjall : pseudo-cratères, sources chaudes et fumerolles J15 : Jeudi 11 juillet 2013
Sur les rives du lac Myvatn… c'est le déluge ce matin et au petit déjeuner le sujet est dans toutes les conversations. Va-t-il seulement y avoir une amélioration dans la journée questionnent les touristes inquiets ? Pas vraiment alors… il faudra faire avec !
Comment ? D'abord repousser l'heure du check out au maximum, en l'occurrence jusqu'à 10 heures.
Ensuite en profiter pour passer un moment à la laverie. Pas de chance, ici on donne son linge à laver chez Daddy's Pizza et on revient le chercher deux heures plus tard.
Un peu de shopping pendant ce temps ? A Reykjhalid, le village voisin (200 habitants), à part la petite supérette, il n'y a rien. Pourtant, c'est ici que nous avons fini par dénicher les fameuses barres de céréales Matarkistan que nous recherchions désespérément dans tous les supermarchés depuis le début de notre voyage. Nous n'avons donc pas perdu notre temps.
Un bain à la piscine ? En plein air ? Avec toute cette eau qui tombe du ciel, non merci !
Une randonnée ? Pas enthousiasmant sous cette pluie diluvienne !
Il nous faudrait un endroit couvert ! Une grotte peut-être ? Justement, il y en a deux, listées dans nos points d'intérêt : Storagja et Grjotagja. Bon, avouons qu'on n'a pas trouvé ça transcendant. Le seul intérêt, c'est que non loin de là, on peut observer un fossé d'effondrement, clairement visible dans le sol. Celui-ci correspond à la frontière entre les plaques eurasienne et américaine, à la limite desquelles se situe l'Islande.
Impressionnantes ces vapeurs s'échappant des entrailles de la terre !
Deux heures se sont ainsi écoulées, il est temps de récupérer notre paquet de linge et comme il pleut toujours, il n'y a rien de mieux à faire que le check in dans notre prochain hôtel. Celui-ci se trouve sur la rive Sud du lac dans le petit hameau de Skutustadir. Nous y avons retenu les deux nuits suivantes.
Il y a moins de 15 kilomètres jusqu'à l'hôtel Gigur, un hôtel de 37 chambres, plutôt prisé par les groupes, principalement de Japonais. Nous emménageons dans une petite chambre avec lits twin (configuration très fréquente en Islande), à la décoration un peu vieillissante mais très bien placé au bord du lac et au pied d'une zone de pseudo-cratères.
Il est 13 heures à peine, le temps est toujours aussi triste alors en attendant, plongeons-nous dans un bon roman de l'Islandais Indridason. Ambiance !
15 heures passées : on dirait que ça s'arrange un peu côté météo, il ne pleut presque plus, vite sortons ! Certes ce n'est pas le grand beau temps mais une courte balade (une petite heure) autour des pseudo-cratères va nous faire le plus grand bien.
Ici aussi, ces phénomènes géologiques ont été formés par des explosions de vapeur provoquées par l'entrée en contact de la lave en fusion avec le lac.
Le ciel laiteux n'étant pas très photogénique, concentrons-nous plutôt sur ce qui se passe au ras du sol.
Côté flore… des véroniques des rochers (Veronica fructicans) et des ? (à identifier)
Côté faune… une famille de canards siffleurs ! Des phalaropes à bec étroit Une sterne arctique
En effet, le lac constitue un excellent terrain d'observation pour les passionnés d'ornithologie.
Après cette petite mise en jambe, la météo étant égale à elle-même, ni pire ni meilleure, nous décidons de rejoindre en voiture le nord-est du lac, riches en sites géothermiques.
Mais 20 kilomètres plus au nord, avec 300 mètres d'altitude supplémentaires, à l'extrémité de la route 863, le site de Krafla est complètement dans "la ouate". On ne voit pas plus loin que le capot de la voiture. Après un rapide coup d'œil au cratère Stora-Viti, hop, demi-tour.
En perdant un peu d'altitude, du côté de Hverir/ Namafjall, nous passons sous la couche nuageuse, c'est sans doute le moment le plus favorable pour explorer cette zone géothermique.
D'abord cantonnés aux sources chaudes et marmites de boue les plus proches du parking par crainte de nous enfoncer dans la glaise collante, nous nous enhardissons peu à peu pour finalement grimper jusqu'au sommet du Namafjall (430 mètres d'altitude) "pour un magnifique panorama" indique notre documentation.
Là-haut, en guise de panorama ce sera… purée de poix !
Mais quand la purée se disloque, elle laisse apparaître une pente aux tons ocres percée de colonnes de vapeur et surmontée d'une cheminée dressée telle une forteresse au-dessus de cette plaine colorée.
La visibilité est même suffisamment bonne pour nous permettre d'assister à l'arrivée d'une interminable caravane de camping-cars. Manifestement, certains n'aiment pas voyager seuls.
Nous, on apprécie la solitude au sommet du Namafjall, mais nos chaussures beaucoup moins ;-) Elles porteront encore pendant quelques jours les stigmates de cette palette de couleurs.
Après cette dure journée côté météo, on aura bien mérité une bonne pizza chez Daddy's ! Il pleut à nouveau en sortant…
Distance parcourue dans la journée : 60 kilomètres.

Du lac Myvatn à Husavik J16 : Vendredi 12 juillet 2013
9 degrés et ciel nuageux à 99 % ! Nous sommes bien décidés à profiter immédiatement du 1 % restant.
A 7 h 50, nous démarrons le Dodge. Dix minutes plus tard nous le garons au pied du Vindelgarfjall (altitude 529 mètres). Or il ne reste déjà plus que 0,5 % de ciel bleu et il y a 250 mètres de dénivelé à gravir ! A la course avec les nuages, nous ne sommes pas sûrs de gagner.
En effet, ils enveloppent rapidement la montagne et quand nous arrivons au sommet à 9 h 04, on n'y voit… rien, nada…
Seuls un tas de cailloux et un livre d'or en guise de repères !
Mais un proverbe islandais ne dit-il pas "Si le temps ne te plaît pas, attends cinq minutes…" alors on attend cinq minutes mais rien ne se passe, dix minutes, rien non plus.
J'en profite pour laisser mes impressions dans le livre d'or. Hervé s'occupe à photographier une fleur enveloppée de rosée. Quelle délicatesse !
Quinze minutes se sont maintenant écoulées et la vue est toujours aussi bouchée. Mais alors qu'on s'apprête à redescendre, tout à coup, à la vingtième minute, le miracle islandais se produit.
Tel un mirage, l'étendue du lac Myvatn nous apparaît… d'abord furtivement puis un peu plus nettement !
Mais rien ne dure jamais longtemps ici. Au cours de la descente, la pluie fait son retour et le temps d'arriver à la voiture, le ciel est durablement plombé. C'est un temps à rouler, alors roulons ! Cinquante kilomètres nous séparent de Husavik, au bord de la mer. Peut-être qu'il y fait meilleur !
Meilleur ? Je crois qu'il y fait encore plus mauvais. La pluie pénétrante nous refroidit jusqu'aux os. Seule solution : nous réfugier au café Gamli Baukur pour trouver un peu de chaleur.
Husavik est devenue la destination prisée des amateurs de cétacés. Plusieurs compagnies y organisent des sorties d'observation. Nous hésitons mais finalement le froid, la pluie et l'éventualité de ne pas en voir nous en dissuadent.
A la place de cette excursion, nous préférons continuer encore un peu plus au nord de Husavik, toujours avec l'espoir qu'il y fasse meilleur, mais aussi parce qu'on y trouve des falaises côtières riches en fossiles.
Quelques spécimens, mélanges de coquillages fossilisés et de lignite, retiennent notre attention.
Mais je suis transie de froid. Pour tenter de nous réchauffer, nous faisons quelques pas sur la plage de galets, tout en découvrant des œuvres de la nature, comme vernies par la pluie.
Seul un nouveau passage au café de Husavik (Skuld Cafe, cette fois) nous fera oublier provisoirement le mauvais temps. Pourtant, en ressortant, on a l'impression d'une légère amélioration, ce qui nous permet un petit tour dans le port.
Mais cette amélioration n'est que passagère, la pluie nous accompagne jusqu'à notre retour à Myvatn où… c'est le comble… il fait beau !
Nous passons alors la soirée sur la péninsule de Höfdi et Kalfaströnd où le soleil de cette fin d'après-midi donne une toute autre teinte au lac, ragaillardit les oiseaux et redonne le sourire aux touristes.
Cette journée aura donc mieux fini qu'elle n'a commencé ! Deuxième nuit à l'hôtel Gigur.
Distance parcourue dans la journée : 180 kilomètres
J17 : Samedi 13 juillet 2013
Cette dernière matinée dans la région du lac Myvatn s'annonce plutôt bien. Il fait beau, avec 50 % de ciel bleu et 9 degrés.
Nous avons encore quelques heures à consacrer aux alentours, ce soir nous avons une réservation à Akureyri pour deux nuits.
Nous espérions monter au Hlidrafjall (771mètres) mais malheureusement la piste repérée ne permet pas de s'approcher de la montagne autant qu'on ne l'espérait. Or ce matin, nous n'avons ni le temps ni la motivation pour faire une longue marche d'approche avant l'ascension proprement dite.
Par conséquent, changement de plan afin de retourner du côté de Krafla que nous avions seulement entraperçu il y a deux jours. Aujourd'hui, nous comptons suivre à pied le parcours de Leirhnjukur (5 kilomètres, 1 h 30)
Le Krafla est un volcan central d'un diamètre de 20 kilomètres, caractérisé par un ensemble de fissures s'étendant sur un axe nord-sud et cachant une immense chambre magmatique. Il s'agit d'une zone active, la dernière éruption date de 1984. L'élévation actuelle du sol laisse entrevoir une éruption prochaine, le site est sous surveillance permanente.
Tous les ingrédients sont réunis pour donner l'impression d'être au commencement du monde.
Les merveilleuses couleurs des sources chaudes ! Les vapeurs odorantes des solfatares ! Des fissures béantes ! Des boursouflures brûlantes ! Un brasier rougeoyant ! Un âtre encore chaud ! Un chaudron fumant !
C'est véritablement un site fascinant et c'est sur ces impressions que se termine notre séjour à Myvatn. Le temps ne nous a guère gâtés, mais il a eu un avantage, celui d'éloigner les mouches qui rendent parfois toute sortie insupportable sans filet de protection. On a au moins échappé à ce fléau !
Il est 10 heures. Cap sur Akureyri mais pas sans un petit arrêt à Godafoss afin de mettre la chute des dieux dans la boîte.
Trois heures plus tard, nous arrivons dans le centre d'Akureyri qui, en dépit de ses 17 000 habitants seulement, est pourtant la deuxième plus grande ville du pays. Un petit tour dans la ville avec son église moderne, son centre pavé et ses maisons colorées et son café "Amour" !
Puis une petite balade dans la réserve naturelle de Krossanborgir au milieu des rochers de granit survolés par des mouettes qui poussent les mêmes piaillements que leurs congénères bretonnes.
Nous continuons encore 22 km plus au nord jusqu'à Hjalteyri pour qu'Hervé repère l'endroit où il a rendez-vous demain. Car si nous avons fait étape à Akureyri, c'est pour lui, parce qu'il a l'intention d'expérimenter la plongée en combinaison étanche dans les eaux froides de l'EyjafJördur.
C'est dans une ancienne fabrique de harengs qu'Erlendur Bogason a installé son centre de plongée. Il est le découvreur d'un cône géant de 55 mètres s'élevant du fond de l'océan et crachant de l'eau bouillante, surnommé Strytan, ainsi que de nombreux autres sites répartis sur l'ensemble du fjord qu'il explore depuis plus de 20 ans. Il y a donc de quoi faire !
Après avoir mis au point avec lui les grandes lignes de la journée de demain, il est temps de rallier notre guesthouse située au sud de la ville, dans le hameau de Leifsstadir, dans une grande maison où nous avons réservé une chambre avec salle de bains privée.
C'est sans doute l'une des plus grandes chambres que nous ayons eue en Islande.
Pour le dîner, nous préférons sortir. A Akureyri, il y a l'embarras du choix mais en nous fiant au guide LP, nous choisissons Bautinn, un bon choix effectivement !
Après plusieurs journées bien arrosées, cette journée sans pluie a été bienvenue, c'est la cinquième depuis le début de notre séjour.
Distance parcourue dans la journée : 215 kilomètres.

Akureyri : Plongées dans l'Eyjafjördur J18 : Dimanche 14 juillet 2013
Nous avons fait lever notre hôte plus tôt que d'habitude afin de nous servir le petit déjeuner dès 7 heures au lieu de 8. Hervé doit effectivement être sur son lieu de plongée à 8 h 15, or il se trouve à 30 kilomètres de notre hébergement et il faut traverser toute la ville d'Akureyri.
Mais à cette heure-là et a fortiori un dimanche, il n'y a guère de circulation, nous sommes même en avance.
Il fait 8 degrés, le ciel est couvert au dessus du fjord mais au large il fait beau. Le tout est de savoir qui des nuages ou du ciel dégagé aura le dessus.
Hervé est un peu anxieux. Après une initiation de deux heures en fosse à Paris avant de partir, c'est la première fois qu'il plonge en combinaison étanche en mer.
Un peu fébrile, il enfile plusieurs couches successives (caleçon, sous-pull, chaussettes et chaussons en laine) avant de rajouter une sorte de grenouillère. Par dessus l'ensemble, il ajuste l'ultime combinaison dans laquelle il ressemble à un véritable Bibendum.
Avec son bonnet rouge… un petit air de Cousteau !
Je le laisse ensuite entre les mains d'Erlendur en prévoyant d'être de retour vers 15 heures.
Deux plongées successives sont prévues, dont une à proximité de la petite île de Hrisey en compagnie d'une équipe de chercheurs californiens chargés d'étudier la qualité des eaux des fameuses résurgences.
Quant à moi, je monte sur les hauteurs de Kjarnaskogur et pendant que le linge tourne dans le lave-linge du camping, je me promène dans les bois… pendant que le loup n'y est pas !
Puis j'en profite pour refaire une beauté au Dodge. Il faut savoir qu'en Islande, on peut laver gratuitement son véhicule dans toutes les stations service. Je lui offre en plus pour quelques couronnes un nettoyage intérieur. Il brille maintenant comme un sou neuf ! Mais jusqu'à quand ?
Avec toutes ces occupations je n'ai pas vu le temps passer. Il est déjà l'heure d'aller récupérer mon plongeur. Alors comment cela s'est-il passé ?
Je lui laisse la parole :
Après une remontrée de tout le fjord jusqu'à la pointe Nord de l'île de Hrisey, heureusement par mer d'huile, nous voici ancrés à quelques encablures de la côte.
La combinaison qui s'avérait inconfortable sur terre devient un véritable carcan une fois immergée. Tous les mouvements demandent un effort et les amplitudes sont très limitées.
L'insufflation d'air dans la tenue pour permettre l'équilibrage aggrave encore la situation qui devient difficilement gérable d'autant qu'il s'agit d'une plongée très peu profonde et qu'il faut en permanence rééquilibrer.
Bref, les difficultés techniques ont rendu cette première plongée en océan arctique moins agréable que prévu.
Heureusement qu'Erlendur ne me quitte jamais très longtemps, toujours prompt à m'aider car je n'ai manifestement pas assez de lest malgré les 18 kg de plombs accrochés un peu partout sur ma combinaison.
Pour ce qui est du fond, il se compose d'algues rouges et vertes, d'éponges et d'étoiles de mer et ce pour quoi nous venus ici : des résurgences d'eau chaude dissimulées dans des failles.
Les chercheurs introduisent des sondes dans les failles et recueillent des échantillons d'eau pour étude ultérieure.
Au bout d'une demi-heure et après avoir eu mon premier essoufflement sous l'eau après quarante ans de plongée, Erlendur me ramène à la surface en laissant les chercheurs terminer leur travail.
Nous rentrons à la base sur un océan agité. J'ai le mal de mer.
Une fois à terre, tout va mieux ! C'est aussi l'heure du déjeuner. Erlendur nous sert une soupe maison et nous fait goûter de la truite fumée au crottin de cheval. Délicieux !
Finalement nous annulons la deuxième plongée.
Par conséquent, quand je le rejoins à 15 heures, Hervé m'attend déjà depuis plusieurs heures. Mais loin de s'ennuyer, il en a profité pour visiter la salle d'exposition qu'Erlendur est en train d'aménager. Il a ensuite assisté, dans un local voisin, aux répétitions d'un groupe musical pop très connu en Islande.
Pour ne pas rester sur une expérience inachevée, Erlendur lui propose une nouvelle plongée demain matin.
Dans cette perspective, nous réfléchissons immédiatement à une modification d'itinéraire pour les jours prochains. Au lieu du trajet Akureyri-Laugafell-Varmahlid par les pistes F821 et F752, nous improvisons une étape moins longue (Hervé risque d'être fatigué après sa plongée) en passant au nord par la presqu'île des Trolls (Tröllaskagi). De toute façon, la météo ne sera pas au top alors c'est sans regrets que nous abandonnons ce crochet vers les hautes terres.
Une fois le parcours défini, nous poursuivons l'après-midi au soleil à la terrasse d'un café avant de déambuler entre les parterres fleuris du jardin botanique.
Bien que le ciel soit resté couvert en matinée, c'était encore une journée sans pluie, la sixième depuis le début de notre séjour.
Distance parcourue dans la journée : 140 kilomètres
J19 : Lundi 15 juillet 2013
Nouveau réveil matinal et petit-déjeuner à 7 h 30. A 8 h 15, Hervé a rendez-vous avec Erlendur dans le centre-ville d'Akureyri, ce qui m'évite d'avoir à faire le trajet jusqu'au centre de plongée.
Le temps est maussade : 9 degrés et ciel couvert à 99 %. Le 1 % restant ne résistera pas longtemps, un petit crachin islandais va bientôt arroser le fjord.
Je reste alors confortablement installée dans ma chambre à surfer sur Internet avant de fermer les valises et de rejoindre le centre de plongée vers 10 h 30.
A 11 heures précises, le bateau pneumatique rentre au port. Mon plongeur de mari a l'air d'avoir le sourire !
Alors, raconte…
Cette fois-ci, je suis en compagnie d'une jeune plongeuse allemande et d'un plongeur tchèque.
Suite à l'expérience d'hier, je rectifie le lest ce qui me permet d'être beaucoup plus à l'aise et du même coup me réconcilie avec les combinaisons étanches.
L'eau est verte, il fait assez sombre à 15 mètres de profondeur, rendant les prises de vue d'une qualité médiocre. Le flash est impossible à cause du phytoplancton très dense.
Comme promis les poissons loups sont au rendez-vous, escortés par d'innombrables morues toujours en mouvement
Malgré leur aspect patibulaire et leurs dents proéminentes de carnassiers, ce sont des animaux inoffensifs qui vous regardent dans les yeux en attendant leur récompense.
Erlendur a prévu des coquillages, sortes de palourdes géantes que l'on trouve dans la région. Il nous expliquera par la suite que ces mollusques qui ont une croissance extrêmement lente sont probablement les animaux qui ont la plus longue durée de vie sur terre. Les plus gros spécimens ont plus de 200 ans !
Nous nous régalons du spectacle. En faisant le tour d'un massif rocheux, d'autres poissons loups viennent encore à notre rencontre et éclipsent tous les autres habitants des lieux.
Au bout de 50 minutes, c'est avec regrets que nous finissons par remonter à la surface où nous attendent des mouettes bien rangées autour du bateau.
Pour couronner le tout, sur le chemin du retour, notre embarcation croise la route d'une baleine à bosse. Nous sommes comblés !
Après cette belle expérience, nous continuons notre voyage vers d'autres horizons, en l'occurrence vers le Skagafjördur en faisant le tour de la presqu'île des Trolls (Tröllaskagi). Il est presque midi.
Pour ce soir, nous avons fait une réservation de dernière minute sur Internet à Hofsstadir Guesthouse. Quant au trajet, nous ne savons pas trop ce qu'il nous réserve, l'ayant lui aussi décidé tout récemment.
Sous une petite pluie intermittente, le parcours suit le plus souvent la côte, très découpée, nous dévoilant ici ou là :
… des falaises abruptes d'où dévalent des cascades bien fournies, … un phare orange fraîchement repeint, … des fonds de fjords sauvages, … une mer émaillée d'îlots (ici Malmey), … des villages de pêcheurs isolés (Dalvik, Olafsfjördur, Siglufjödur…) dont le plus mignon est sans aucun doute le dernier.
Siglufjördur (1280 habitants) au bord d'un superbe fjord, petit port de pêche naguère prospère, aujourd'hui petite localité paisible où il fait bon faire s'arrêter pour nos capuccino et expresso quotidiens.
Néanmoins, afin de réduire l'isolement de ces villages, la route passe à trois reprises par des tunnels. Le plus long (7 km) entre Olafsfjördur et Siglufjördur date de fin 2010 seulement. Avant, le trajet par les montagnes faisait plus de 50 km, il a été réduit à 15 km grâce à cet aménagement.
Le premier tunnel (3 km) entre Dalvik et Olafsfjördur est lui tout particulièrement impressionnant car très peu éclairé, très étroit, à une voie de circulation seulement. En cas de véhicule en sens inverse, il faut anticiper et se ranger dans des emplacements régulièrement prévus à cet effet. Alors que sur les routes islandaises, le trafic routier est dans l'ensemble très light, ici comme un fait exprès, il y a du monde !
Avec tous ces fjords à contourner et ces tunnels à traverser, il est 15 h 30 quand nous arrivons à destination à Hoffstadir, une jolie guesthouse qui a l'air toute neuve, dominant le delta marécageux du Skagafjördur.
Notre chambre avec lits twin et salle de bains privée n'a pas de vue sur l'estuaire mais donne côté opposé sur le parking et la montagne. En réservant en dernière minute, on ne peut pas tout avoir. Elle est cependant très agréable.
Le ciel est toujours couvert mais bonne nouvelle, il ne pleut plus, on va pouvoir se dégourdir les jambes : d'abord à travers champs et pâturages le long de la rivière puis jusqu'à la petite église perdue au milieu de nulle part, en tout près de 4,5 kilomètres.
A l'heure du dîner, le restaurant de la guesthouse est tout indiqué. Il prône une cuisine "slow food" à base de produits frais issus des fermes et des ports voisins. Le service semble lui aussi slow. En fait, le serveur nous a tout bonnement oublié, ce qui nous permet de contempler à loisir l'estuaire maintenant éclairé par le soleil.
Malgré cette attente, le dîner est à la hauteur, un réel plaisir pour les yeux et les papilles. Et pour se faire pardonner, on nous offrira le vin !
Fin de soirée à fignoler l'itinéraire de demain qui prévoit une nouvelle traversée des hautes terres par la route 35. Espérons que le soleil apparu tardivement aujourd'hui voudra bien nous accompagner tout au long de la journée !
Distance parcourue dans la journée : 190 kilomètres

Nouvelle traversée des hautes terres : Hveravellir et Kerlingarfjöll J20 : Mardi 16 juillet 2013
Grrr ! Ciel 100 % nuageux et malgré les 11 degrés affichés par le thermomètre, ce ne sont pas les meilleures conditions pour traverser les hautes terres, la vue risque d'être limitée. Mais puisque l'hébergement est réservé…
En effet, j'ai réussi à retenir il y a seulement deux jours une hutte à Kerlingarfjöll, un site parmi les plus spectaculaires du pays.
On y accède par la 35, une piste anciennement classée F mais requalifiée "route" depuis que des ponts enjambent tous les fleuves sur son parcours. Elle n'est en revanche pas bitumée, donc interdite aux berlines de location malgré son statut. Longue de 200 kilomètres, elle traverse les déserts centraux depuis les environs de Blönduos jusqu'à Gulfoss en grimpant jusqu'à 700 mètres d'altitude.
A 9 h 20, nous quittons Hofsstadir sous la grisaille. La couche nuageuse est basse, accrochée entre 200 et 500 mètres.
Dans ce contexte, au fil de notre avancée, les paysages apparaissent ou disparaissent au gré de l'altitude et avec elle, c'est notre moral qui grimpe ou qui chute selon le cas. A chaque fois qu'une légère amélioration se dessine, elle est immédiatement suivie d'un nouveau passage dans le brouillard sous une pluie fine.
Le désert semble plus hostile que jamais. On comprend alors mieux pourquoi cette région n'a été découverte qu'à partir du milieu du XIXème si��cle puis véritablement explorée de façon approfondie qu'à partir de 1941.
Seuls quelques hors-la-loi en avaient fait leur domaine, trouvant dans ces vallées isolées un abri sûr. Leur souvenir hante encore certains lieux, notamment Hveravellir, première étape sur notre traversée des Highlands, que nous atteignons au bout de deux heures.
A 622 mètres, ce site géothermique fort prisé est aujourd'hui relativement épargné par les nuages et avec un peu de patience, on y verra même poindre une petite éclaircie.
Nous passons vite fait à côté des sources chaudes les plus proches et les plus convoitées (la Blahver, d'un bleu brillant, la Raudhver, d'un rouge brique et l'Öskurholhver qui émet un jet constant de vapeur) pour nous éloigner un peu jusqu'à l'Eyvindurhver, la source d'Eyvindur, éponyme d'un célèbre hors-la-loi qui se serait caché sur ces terres.
Sur un petit monticule se trouvent les ruines d'un abri où il se serait terré avec sa femme Halla. La mémoire collective islandaise continue à transmettre de nombreux récits relatant sa capacité à survivre dans des conditions extrêmes, sans se laisser rattraper par ses poursuivants.
Si sa cachette était sûre, la butte lui permettait sans doute aussi de surveiller efficacement les alentours. En tout cas, on y jouit d'une belle vue sur le désert et les colonnes de vapeur au loin.
Hveravellir possède également un magnifique bassin artificiel chauffé. Mais avec ce temps mitigé, personne n'a l'air tenté. Nous, non plus… alors poursuivons en direction de Kerlingarfjöll.
Situé à 700 mètres d'altitude au bout de la piste F347, le site abrite un refuge, un camping et quelques chalets et huttes au pied d'un massif réunissant une activité géothermique et des formations géologiques étonnantes.
C'est une de ces huttes que nous avons réservée. Bien qu'équipée d'une salle de bains privée, elle est vraiment rudimentaire pour le prix d'un hébergement… de luxe. Bref, un rapport qualité prix déplorable.
Espérons néanmoins que le site en vaille la peine ! Pressés de le savoir, nous prenons immédiatement la piste nous conduisant dans les hauteurs vers "la vallée aux fumerolles".
Depuis le parking, nous suivons, tels des funambules, une crête en dévers sur un sol détrempé et collant dans lequel nos chaussures s'enfoncent jusqu'à la cheville.
Le ciel hésite entre grisaille et éclaircie. Les volutes de vapeur s'échappant des vallons alentour contribuent encore à donner à l'ensemble un air mystérieux.
Un petit pont de bois marque l'entrée de cette vallée aux merveilles et comme dans la chanson d'Yves Duteil, "il ne tient plus guère que par un grand mystère et deux piquets tout droits".
Le soleil a réussi à avoir le dessus (en tout cas, momentanément) et ajoute à la magie des lieux.
Plus on avance, plus on a l'impression de se promener dans un four chaud où cuisent plein de bonnes choses : des petits pains dorés, des brioches blondes, des biscuits marbrés et des moelleux au chocolat.
Là, c'est nettement une charlotte juste démoulée dont on distingue parfaitement la rangée de biscuits à la cuillère.
Même les sommets ont l'air recouverts d'une bonne couche de nappage !
On aurait bien poursuivi notre quête dans cette vallée généreuse, mais les éléments vont vite briser notre délire gourmand. Une bonne pluie va doucher notre enthousiasme et nous ramènera, tout ruisselants et plus vite que prévu, dans notre hutte.
En tout cas, Kerlingarfjöll, avec ses paysages à nuls autres pareils, est assurément un de nos coups de cœur !
La journée se termine par une petite soirée conviviale dans la salle commune du refuge/camping remplie à 95 % de Français (principalement des campeurs) où chacun tente patiemment de faire chauffer sa gamelle pour un dîner bien mérité. Dehors un vent glacial balaie les hautes terres !
Distance parcourue dans la journée : 185 km.

De la montagne à la mer… via Linuvegur (F338) et Kaldidalur (550) J21 : Mercredi 17 juillet 2013
Brrr, avec 6 degrés à peine, de la pluie et un temps complètement bouché, la journée s'annonce encore médiocre !
Dans ces conditions, ce n'est pas la peine de s'attarder à Kerlingarfjöll. Il vaut mieux s'avancer autant que possible afin de se rapprocher des fjords de l'Ouest, avec l'objectif d'arriver à Latrabjarg demain soir. Nous n'avons pas de réservation pour la nuit prochaine ni pour les quatre nuits suivantes. Cela nous donne une plus grande liberté d'organisation mais aussi un peu d'incertitude. Ce soir, nous devrions donc être au bord de la mer mais où ?
En attendant, cap au Sud en continuant la route 35.
Surprise ! Dès que nous passons au-dessous des 500 mètres d'altitude, le plafond nuageux se disloque par endroits et laisse apparaître à l'horizon de belles éclaircies. La journée s'annoncerait-t-elle moins maussade que prévu ?
Déjà au loin scintillent les eaux bleues pâles du lac Hvitavatn et le soleil éclaire les pentes noires des pitons alentour, rehaussant la couleur vert fluo des traînées de mousse sur leurs flancs.
Ce beau temps inespéré nous incite à pousser jusqu'au bout de la 35 afin de revoir la cascade de Gullfoss sous le soleil. Ensuite nous reviendrons sur nos pas pour prendre la F338 vers l'ouest.
C'est vrai qu'elle a une toute autre allure sous le soleil et mérite bien son nom de "cascade d'or".
C'est indiscutablement notre cascade préférée !
Après ce petit détour et un léger retour en arrière, nous nous dirigeons définitivement vers l'Ouest en empruntant la F338, une piste quasi rectiligne construite pour l'entretien d'une ligne à haute tension et appelée Linuvegur (vegur = route, linu = ligne). Longue d'une cinquantaine de kilomètres, c'est une voie très rugueuse réservée aux 4 x 4 en raison de deux gués à franchir dès le début. Il nous faudra deux bonnes heures pour la parcourir.
Malgré la présence des pylônes, cet itinéraire va nous réserver d'heureuses surprises.
Après les premiers kilomètres verdis de lupins, la piste traverse une étendue plus austère, plus dépouillée, plus lunaire alors qu'à l'arrière plan, un pic rocheux perce à travers l'étincelante calotte glaciaire du Langjökull.
Manifestement ici aussi la terre porte les stigmates d'une explosion volcanique d'ampleur comme en témoignent un peu partout ces roches éparpillées, torturées, fracturées.
Seules les mousses et quelques rares bouquets de silène arrivent à coloniser et à égayer cet univers minéral !
Un univers complètement inhabité si ce n'est par les trolls comme on peut l'imaginer en observant les traces de cette longue chevelure d'ébène se déployant sur les flancs du mont Hlödufell.
A moins que les occupantes des lieux ne soient ces pieuvres géantes jaillies des entrailles de la terre !
Quand les motifs géologiques finissent par se faire plus rares, le parcours devient un peu plus monotone. A défaut de compter les moutons, nous nous mettons alors à compter les pylônes et comme ils sont tous numérotés, en arrivant au 500ème, nous savons que nous avons atteint le carrefour avec la route 550.
Au croisement, un refuge de secours tombe plutôt bien. Il est 12 h 30, l'heure du casse-croûte alors si on pouvait se mettre à l'abri du vent... Dans le petit local, nous trouvons même un peu de vinaigre balsamique pour assaisonner notre salade. Toutes les zones isolées d'Islande sont équipées de ce type de refuge où un minimum vital est à disposition pour attendre les secours.
Le trajet se poursuit en remontant la vallée de Kaldidalur sur la route 550 (non bitumée) jusqu'à Husafell. Serpentant au pied d'une série de glaciers, la piste est très belle aussi mais moins remarquable que la précédente. Nous avons largement préféré la Linuvegur.
Au sortir de la petite localité de Husafell, deux séries de chutes (encore !) vont nous donner un prétexte pour une courte halte : Barnafoss, la "chute des enfants" (car des enfants y ont chuté) et Hraunfossar (la chute de lave).
La plus étonnante des deux est celle de Hraufossar avec ses innombrables filets d'eau jaillissant d'une multitude de failles sur un kilomètre et demi.
Un intermède bienvenu alors que nous sommes en route depuis six heures. Pourtant nous ne comptons pas en rester là, nous voulons continuer encore pendant quelques heures en direction de la route 60.
Les paysages sont maintenant plus doux, plus verts, plus agricoles et régulièrement ponctués de colonnes de vapeur témoignant de la présence d'une source chaude autour de laquelle se regroupent une ferme ou un hameau. Une énergie à portée de main !
Mais cette douceur de vivre ne saurait faire oublier ce qui se trame sous la chaussée ! Cratère en formation sur une route islandaise ;-)
Vers 17 heures, on en a plein les roues et en arrivant à la hauteur de Budardalur, on décide de s'y poser. Peu importe que le village et sa seule guesthouse – Dalakot Gueshouse- soient sans charme, il n'est plus question d'aller plus loin.
Après un petit tour en bord de mer (il fait 16 degrés), nous nous attablons au restaurant de la guesthouse qui, ce soir, ne sert que de la pizza. Ça nous convient parfaitement. Mais comme nous sommes dans un trou perdu, la carte n'est qu'en islandais. Nous nous amusons alors à en faire la traduction pour le plus grand plaisir de la patronne et pour les futurs touristes français qui passeraient par là.
On a ainsi appris que… ostur = fromage, skinka = jambon, laukur = oignon sveppir = champignon, olifur = olive, kjuklinkur = poulet
Distance parcourue dans la journée : 285 km

Fjords de l'Ouest : rendez-vous avec les macareux de Latrabjarg J22 : Jeudi 18 juillet 2013
"It's a beautiful day" susurre la radio de bon matin. Pourtant, pour l'instant, c'est loin d'être gagné, le ciel est couvert à 100 %, il fait 9 degrés. La seule bonne nouvelle, c'est qu'il ne pleut pas… en tout cas, pas encore !
Ce soir, nous comptons être à la pointe la plus occidentale de l'Islande, au bord des falaises de Latrabjarg. Nous n'avons aucune réservation.
280 kilomètres nous séparent de notre destination finale alors à 8 heures, nous sommes déjà en route.
Devant nous défilent des prairies bien vertes, encadrées de falaises rocheuses aux faux airs de mesas américaines.
Les péninsules de l'Ouest sont des régions excentrées et isolées. Le trafic routier s'en ressent : pas une seule voiture croisée pendant les deux premières heures. Beaucoup de gens préfèrent le ferry pour se rendre dans cette région reculée.
Les seuls à nous regarder passer, ce sont les chevaux dans leur enclos et les moutons en liberté, toujours prêts à traverser devant nos roues.
La route 60 tournicote de fjord en fjord. Il n'y a pas un souffle de vent et l'océan a pris des allures de lac où se reflètent les flancs des montagnes environnantes.
Mais pour gagner du temps, la route saute parfois d'une rive à l'autre grâce à une digue, évitant ainsi un long détour jusqu'au fond de chaque bras. Si c'est déjà le cas du Gilsfjördur, à terme, plusieurs autres fjords seront ainsi enjambés, ce qui permettra le désenclavement de la région. Des travaux titanesques sont en cours. En témoigne la taille des véhicules de chantier !
A Flokalundur, nous quittons la 60 pour la 62 puis, après avoir longé la rive Ouest du lac Vatnsdalsvatn à la recherche de canards rares (sans succès), nous poursuivons jusqu'au carrefour avec la 612.
Ici nous sommes accueillis par un froid de canard et par un vent à décoiffer les moutons alors que nous apprêtons à jeter un œil à l'épave rouillée du Gardar.
La proue avec ses deux yeux tristes a l'air de faire la moue… un peu comme nous qui, avec ce froid, sommes obligés de pique-niquer dans la voiture, coincés entre le volant et la boîte de vitesse.
"Its a beautiful day" disait la chanson ? A la mi-journée, ce n'est pas encore gagné !
Et plus on avance vers l'Ouest, plus le temps se dégrade : nuages bas, brouillard et crachin persistants accompagnent notre arrivée dans la péninsule de Latrabjarg vers 14 h 30.
Avant toute chose, il est primordial de trouver un hébergement, il n'y en a pas légion dans le coin. Pourtant, à l'entrée de la péninsule, au lieu dit Hnjotur, la première guesthouse sur notre route – Hnjotur Guesthouse - affiche "rooms available" et en moins de deux, nous avons une chambre.
Le patron nous propose une prestation avec ou sans draps fournis. Comme nous avons trimballé nos sacs de couchage depuis le début, autant qu'ils servent enfin. Ce sera donc l'hébergement le moins cher de notre séjour mais pas le plus propre. Mais en n'étant pas trop regardants, c'est une bonne affaire. Cuisine et salle de bains partagées.
Une fois l'esprit tranquille, nous pouvons consacrer notre après-midi à la rencontre avec les macareux. Les falaises qui les abritent sont encore à plus de 20 kilomètres, au bout d'une piste étroite rasant par endroits le flanc de la montagne.
Malgré une bruine persistante et un brouillard tenace, les oiseaux sont au rendez-vous. On peut vraiment les approcher de très près (moins d'un mètre), on pourrait même les toucher si une ligne blanche tracée au sol ne nous tenait à distance raisonnable. Dans ce cas, la météo n'a pas réellement d'importance.
Pris au jeu, nous n'hésitons pas à longer toute la falaise sur un kilomètre mais en réalité les premiers oiseaux ne sont qu'à quelques pas du parking.
Alors était-ce une belle journée ? En voyant la mine réjouie des touristes, on peut le penser.
En tout cas, nous avons passé une excellente après-midi en compagnie de ces adorables oiseaux et fait l'une de nos expériences les plus réjouissantes en Islande, alors peu importe que la pluie redouble d'intensité et tombe à verse toute la soirée et toute la nuit.
Il ne faut parfois pas grand chose pour être heureux !
Distance parcourue dans la journée : 315 kilomètres
J23 : Vendredi 19 juillet 2013
Côté météo, ça ne s'arrange pas : il a plu toute la nuit et il continue encore à pleuvoir par intermittence en ce tout début de matinée.
A 8 heures, nous nous apprêtons à refaire en sens inverse le même trajet qu'hier. Nous sommes effectivement venus jusqu'ici uniquement pour les macareux et n'avons pas l'intention d'explorer davantage les fjords de l'Ouest. De toute manière, le temps a l'air encore plus pourri au nord. Espérons qu'en retournant vers le sud, nous trouverons des cieux plus cléments.
Nous voulions malgré tout commencer par une petite variante en poursuivant la 62 via Patreksfjördur puis la 63 jusqu'aux chutes de Dynjandi avant de refermer la boucle à Flokalundur. Mais les éléments vont contrarier nos projets.
Pourtant, tout commence par une timide éclaircie sur le fjord en quittant Hnjotur.
Une note d'espoir qui motive un premier détour jusqu'à Raudisandur que le guide LP décrit comme "une belle plage aux teintes rougeâtres, un lieu paisible, d'une beauté exceptionnelle". Elle est certes paisible mais noyée dans le brouillard, sa teinte tire plutôt sur le jaunâtre. Dans ces conditions, difficile de l'apprécier à sa juste valeur. Seule la jolie petite église noire nous console d'être venus jusqu'ici.
La suite n'est guère plus engageante. La route 62 – en réalité une piste en terre étroite, frôlant le bord de mer – devient si glissante et si dangereuse sous la pluie et dans le brouillard que nous finissons par abandonner l'idée d'aller jusqu'aux chutes de Dynjandi.
Au carrefour entre la 62 et la 60, nous repiquons immédiatement vers Flokalundur où nous entrevoyons du mieux au point de chausser nos boots dans le but de randonner dans la vallée de Surtrabrangil (fossiles) mais à peine avons nous fait trois pas que la pluie redouble. Nous jetons l'éponge !
Même trouver un bon café relève de l'impossible : dans celui de Brjanslaekur où se sont entassés tous les touristes attendant le ferry, ça ne sent pas la rose et dans le suivant, on ne sert que du jus de chaussettes.
Tant pis, dans ces conditions, on continue à rouler, il n'y a rien d'autre à faire, en dehors d'un nouveau pique-nique dans la voiture, or je déteste manger dans la voiture !
Enfin, après 14 heures, voilà qu'on entrevoit le premier rayon de soleil et comme par miracle, après Brjarkarlundur, la route est sèche. Le moral remonte en flèche.
Et si on restait par là ? J'avais repéré un hébergement et surveillé ses disponibilités : Vogur Country Lodge, isolé au fin fond de la péninsule de Fellströnd. Nous devrions y trouver notre bonheur.
Nous jetons alors nos dernières forces dans le trajet pour y parvenir, car il est encore à plus de 35 kilomètres de la route principale. D'ailleurs, il n'est pas évident à trouver, aucun panneau ne l'indique depuis la route et en arrivant sur place, nous sommes d'abord entrés dans une maison particulière avant de le trouver juste derrière.
C'est un hôtel flambant neuf, réouvert seulement depuis janvier 2013 après une rénovation complète. Nous avons la chance de tomber à la fois sur une grande et belle chambre mais en plus, avec une très belle vue.
Une juste récompense après une journée difficile !
Bien requinqués par cette excellente trouvaille et par une météo qui s'arrange un peu, nous passons la fin de l'après-midi sur la presqu'île de Dagverdarnes à marcher à vue au bord de l'eau, admirant au loin la péninsule de Snaefellsnes précédée par tout un chapelet d'îles et d'îlots.
Les contrariétés météorologiques de la matinée sont alors oubliées et elles le seront définitivement devant l'excellent filet d'agneau servi au restaurant du lodge. Un des nos meilleurs dîners en Islande !
Tout est bien qui finit bien !
Distance parcourue dans la journée : 380 km = notre étape la plus longue !

Le tour de péninsule de Snaefellsnes de Stykkisholmur à Arnarstapi J24 : Samedi 20 juillet 2013
Nous sommes si bien au Vogur Country Lodge que nous nous accordons volontiers une grasse matinée jusqu'à 8 h 30 et démarrons seulement une heure plus tard.
Direction le nord de la péninsule de Snaefellsnes, une région dominée par le célèbre glacier du Snaefellsjökull, immortalisé dans le "Voyage au centre de la Terre" de Jules Verne.
Nous n'avons pas de réservation pour ce soir mais quelques projets de visite et/ou de randonnée pour la journée, du moins si la météo nous le permet. En fonction de ce qu'il nous sera possible de faire, nous déciderons du lieu d'hébergement.
Au fait, comment est le ciel ce matin ? Couvert… pour ne pas changer, mais sans pluie… si ça peut nous consoler.
Il n'y a pas de vent non plus, ce qui fait qu'en arrivant à Stykkisholmur à midi, nous sommes tout étonnés de la douceur ambiante (12/14 degrés) nous permettant rapidement d'ôter nos vestes, ce qui n'était pas arrivé depuis des lustres.
Sous un rayon de soleil, le village et son petit port nous font bonne impression et c'est le cœur plein d'entrain que nous gravissons la colline menant au phare de Sugandisey d'où la vue porte sur toute la bourgade.
Sur les hauteurs de la ville, parmi les maisons typiquement marines se détache la silhouette futuriste de l'église. Intrigués, nous allons la voir de près. Son intérieur est étonnant : sobre et clair, il invite au recueillement pendant que l'orgue monumental diffuse ses sonorités chaudes.
En sortant de l'église, il fait toujours aussi doux et c'est enfin l'occasion d'apprécier un pique-nique en plein air, dans une clairière.
Profitons également de ce temps clément pour randonner. Le site de Selvellir a retenu notre attention, c'est une randonnée sans chemin et sans balisage, tiré du guide Rother. Les seuls éléments en notre possession sont les coordonnées du point de destination. L'ouvrage nous vante "un véritable eldorado pour le photographe" au milieu "de rochers de tuff bizarres".
Soit nous n'avons pas atteint le bon site, soit sa photogénie est toute relative. En tout cas, l'endroit atteint ne nous a pas fait l'effet escompté. Pas de rochers remarquables, juste une belle vue… mais surtout plein de mouches envahissantes !
Bref, pas vraiment de chance, cette fois !
Mais plus de chance une heure plus tard en atteignant le village de Hellisandur où arrivés sans réservation à 17 heures, nous prenons la dernière chambre de l'hôtel du même nom – Hellisandur Hotel - une grande chambre avec salle de bains privée, certes au rez-de-chaussée mais il ne faut pas trop en demander.
En revanche, moins de chance avec la météo car à peine arrivés, il se met à pleuvoir tout ce qu'il peut. Décidément, l'Islande n'a pas l'air d'avoir de déficit de ses nappes phréatiques !
Distance parcourue dans la journée : 225 kilomètres
J25 : Dimanche 21 juillet 2013
Aujourd'hui, nous poursuivons notre tour de la péninsule de Snaefellsnes. Nous n'avons pas de réservation pour ce soir. Tout dépendra de ce que nous pourrons faire dans la journée.
A ce propos…
Le vent s'est levé dans la nuit et continue à souffler très fort en ce début de matinée. Il a disloqué les nuages, donnant 30 % de ciel bleu. Manque de chance, notre trajet nous dirige vers les 70 % nuageux et aussitôt partis, la pluie se rajoute au vent.
Au début, ce n'est qu'une petite bruine qui ne nous empêche pas de profiter de la belle plage de Skarsvik et de son lagon bleu turquoise. Ah, si l'eau était chaude, ce serait un sacré spot !
Mais les gouttes s'intensifient et arrivés devant le phare de Svortuloft, nous nous contentons de le photographier depuis la voiture.
Devant celui de Öndverdarnes, nous prenons notre courage à deux mains pour faire un saut jusqu'aux falaises. Bilan : pour quinze minutes de sortie… trempés jusqu'à la moelle, si bien qu'en arrivant à Dritvik, je reste gentiment dans la voiture et envoie Hervé en éclaireur.
Alors ? Il me persuade d'en sortir pour aller admirer l'arche rocheuse, soupeser les pierres de levage et constater les dégâts d'un ancien naufrage.
Nos vestes sont dégoulinantes au retour et nous nous jurons de ne plus quitter la voiture avant qu'elles n'aient séché.
Mais quelques kilomètres plus loin, une nouvelle curiosité aura raison de notre sagesse. Nous enfilons nos vestes trempées afin de voir si les colonnes de pierre de Londrangar surgissent de terre ou des flots.
Ils surgissent bien de terre en bord de mer !
Nous nous engouffrons vite dans la voiture, chauffage à fond, jusqu'au point d'intérêt suivant.
A Arnarstapi, nous étions décidés à ne pas aller plus loin que l'arche rocheuse de Gatklettur, mais d'une colonne rocheuse à l'autre, sous une pluie pénétrante et contre un vent de face, nous nous laissons porter par l'ambiance tempétueuse pour finalement longer toute la falaise jusqu'au petit port.
Le guide LP a raison de préciser que cette balade est encore plus fascinante sous la pluie mais on aurait quand même préféré la faire sous le soleil J
Après un capuccino brûlant, reprenons la route. Dire qu'il y a quelque part au dessus de nos têtes, une couronne glaciaire dont on n'aura pas vu la couleur. A peine si l'on distingue la forme des reliefs !
Un profil féminin? Sans doute celui d'une belle Islandaise.
Nous laissons tomber Budir et sa fameuse église noire mais plus loin, à Ytri-Tunga, impossible de renoncer à l'observation des phoques.
La pluie a momentanément cessé mais atteindre ces veaux de mer se mérite. Il faut se tordre les pieds sur une plage envahie de rochers recouverts d'algues glissantes avant d'apercevoir une petite colonie de quelques sept individus.
La pluie redouble encore d'intensité. Pour nous remonter le moral, au carrefour des routes 54 et 56, nous nous empiffrons d'une portion de frites et d'une glace.
Puis, tout à coup et comme souvent en Islande, à la sortie de la péninsule de Snaefellsnes, le temps s'améliore peu à peu et à l'approche de Borgarnes, le soleil prend le dessus. On n'osait plus y croire !
Nous décidons donc de chercher un hébergement dans cette petite ville. D'après notre documentation, Bjarg Guesthouse serait le meilleur choix. Mais elle est fully booked. Dommage car l'endroit est mignon et sa propriétaire très serviable. Pour nous venir en aide, elle passe plusieurs coups de téléphone avant de nous trouver une disponibilité à l'hôtel Hamar, à 3 kilomètres du centre-ville. Encore mieux (nous le réaliserons plus tard), elle négocie pour nous un bon prix ainsi que l'inclusion du petit déjeuner.
L'hôtel Hamar fait partie de la chaîne Icelandair : il est impeccable avec de grandes chambres très claires. Nous sommes encore bien tombés !
Avec ce beau temps inespéré, vite, il faut improviser une petite randonnée. Après quelques clics sur Internet, nous repérons Hafnarfjall. Nous n'avons pas l'ambition d'atteindre le sommet (850 mètres d'altitude, 750 mètres de dénivelé) d'une part parce qu'il est dans les nuages et d'autre part parce qu'il est déjà 18 heures quand nous démarrons. Nous nous contentons d'une montée raide dans un pierrier pendant une heure afin de savourer les vues sur le fjord et sur Borgarnes sous un soleil radieux.
Ça fait du bien au moral et ça nous réconcilie avec l'Islande ! Mais ce beau temps durera-t-il ? La réponse… demain ;-)
Distance parcourue dans la journée : 205 km

Dernière étape de Thingvellir à Reykjavik J26 : Lundi 22 juillet 2013
Alors le ciel ? Bouché, désespérément bouché… et il bruine en plus, alors qu'il faisait tellement beau hier soir. C'est rageant !
Notre dernière étape doit nous mener à Reykjavik où nous avons réservé un appartement en plein centre-ville pour deux nuits. Mais on espérait faire une dernière visite ou mieux une dernière randonnée avant de rejoindre la capitale.
Bon, dans ces conditions, le plan A – la cascade de Glymur, parcours difficile sur rochers glissants - on oublie ! Le plan B – la vallée d'Hengill à Hverargerdi, 4 heures de randonnée avec baignade dans une rivière chaude – aussi !
Le plan C semble offrir le meilleur compromis : dans le parc national de Thingvellir, on peut trouver de petites balades sur des sentiers bien tracés, voire bitumés. Au pire, on pourrait juste s'arrêter aux points de vue, du moins s'il y a de la vue, car rien n'est moins sûr au moment où nous prenons la route dans un brouillard à couper au couteau.
A Akranes, contourner le fjord par la route 47 ne sert à rien, prenons directement le tunnel.
A sa sortie, le ciel a l'air de vouloir s'éclaircir mais dès que nous tournons vers l'est en direction de Thingvellir, nous retrouvons la purée de poix.
A Thingvellir, haut lieu de l'histoire islandaise mais aussi haut lieu du tourisme en cars, le parking est bondé, la foule se presse au point de vue où l'on ne voit… strictement rien. Mais les mouches, elles, sont à la fête avec tout ce monde.
Pour les Islandais, Thingvellir représente le lieu où les Vikings fondèrent le premier parlement démocratique en 930 et celui où fut proclamée l'indépendance de l'Islande en 1944.
En tant que touristes, nous sommes surtout impressionnés par le cadre, une immense vallée d'effondrement causée par l'écartement des plaques eurasienne et nord-américaine.
La grande faille d'Almannagja (7,7 kilomètres de long sur 40 mètres de large) a un petit air de mur des Lamentations, la verdure en plus et la ferveur en moins.
En dehors d'Almannagja, le parc est truffé d'autres failles, plus petites où la brume et l'eau jouent avec les reflets des amas rocheux !
Soudain, Hervé réalise que la plongée se pratique ici dans la faille de Silfra. On se met alors immédiatement à la recherche du lieu. Nous ne tardons pas à trouver les minibus des clubs de plongée. Malheureusement, pour le jour même, l'activité n'est pas envisageable, les plongées se terminant déjà pour les différents groupes. Dommage qu'on n'ait pas anticipé, mais il réussit à prendre un rendez-vous pour demain avec picking up depuis notre hébergement dans le centre-ville de Reykjavik.
Les nuages se sont un peu levés entre temps, il ne crachote plus et alors que nous nous dirigeons à présent d'un bon pas vers la cascade d'Öxararfoss, nous laissons tomber vestes et polaires. Un bon point !
Les mouches ne nous laissent pas de répit à l'aller mais curieusement au retour elles abandonnent la partie. Le sens du vent, sans doute !
A la sortie du parc national, au bord d'un lac, une chouette table de pique-nique nous tend les bras mais impossible d'y déjeuner, c'est un véritable meeting de mouches.
Alors direction Reykjavik où le temps s'améliore un peu. C'est même sous un petit rayon de soleil que nous finissons nos dernières provisions dans un parc de la ville.
Trouver notre appartement relève ensuite du casse-tête, le centre-ville n'est qu'une succession de rues en impasse ou en sens unique. Après avoir fait trois fois le tour, nous tombons enfin sur le 86/94 Laugavegur où nous avons rendez-vous avec Arnar le propriétaire, entre 15 et 16 heures.
Au quatrième étage d'un immeuble en plein centre-ville, nous prenons possession d'un deux pièces de 67 m2, lumineux et confortable, où nous nous sentons immédiatement comme chez nous. Pendant ce temps, le Dodge est récupéré par le loueur au pied de l'immeuble. Tout est OK.
Après avoir pris nos repères, fait quelques courses pour notre dîner, nous sortons vers 20 h 30 (alors que le soleil vient enfin de triompher des nuages) pour un grand tour à pied par le centre jusqu'au port et au tout nouveau centre de concerts et de conférences.
Baptisé Harpa et inauguré en août 2011, l'édifice très design est posé tel un vaisseau au bord de l'océan, à l'entrée du port.
Sur 60 000 mètres carrés et 43 mètres de haut, il abrite 4 salles principales dont la plus grande peut accueillir jusqu'à 1800 personnes assises, des boutiques et des restaurants. Sa construction s'est étalée de 2007 à 2011. Resté en suspens suite à la crise financière de 2008, le chantier a été repris par les autorités locales et le bâtiment achevé en 2011 pour un budget total avoisinant les 170 millions d'euros.
Sa réalisation a suscité bon nombre de controverses et de polémiques, à l'image de ce qu'en dit l'auteur Arnaldur Indridason dans un de ses romans "La muraille de lave" : "...cette salle de concert gigantesque qui… était un exemple criant et risible de l'égo surdimensionné d'une petite nation".
Imaginée par l'architecte danois d'origine islandaise Olafur Elliasson, sa façade est composée d'une infinité de polyèdres de verre, de formes toutes différentes, évoquant la structure alvéolaire des colonnes de basalte typiquement islandaises.
Une œuvre résolument moderne qui, selon les mots de l'artiste, travaille et magnifie la lumière de Reykjavik : étonnant !
A deux pas de là, une autre œuvre artistique célèbre symbolise, elle, l'histoire et le passé de Reykjavik. Conçu par le sculpteur islandais Jon Gunnar Arnason, "Solfar" ou le Voyageur du Soleil évoque la charpente d'un navire de guerre viking.
Nous terminons là notre balade vespérale alors que le ciel rougeoie à l'horizon, laissant deviner en cette fin du mois de juillet le retour progressif de la nuit. Il est 22 h 30. Le soleil se couchera à 23 h 02.
Distance parcourue dans la journée : 145 km. Distance totale : 5 000 km.

De Thingvellir à Reykjavik : plongée dans la faille de Silfra et balade en ville J27 : Mardi 23 juillet 2013
Réveil matinal sous un grand et beau soleil. Hourrah !
Hervé a rendez-vous à 8 heures avec "Scuba Iceland Dive Team". Direction Thingvellir et plus particulièrement la faille de Silfra.
Je le laisse commenter sa matinée :
"C'est une charmante monitrice qui me conduit à Silfra et me guide dans nos deux plongées. Il n'y a pas d'autres plongeurs avec nous. Avantage énorme d'avoir choisi un club à taille humaine… une plongée en binôme et en plus, nous serons les tout premiers sur place.
Je me retrouve à nouveau emballé dans les couches successives de la combinaison étanche avec des plombs un peu partout.
Nous parcourons les quelques mètres séparant le parking encore vide de l'échelle de mise à l'eau. Puis c'est la descente dans une faille remplie d'eau d'une limpidité hallucinante que les photographies ne rendent pas complètement. Cela me rappelle les Cénotes mexicains.
Quel changement après l'expérience de l'océan Arctique !
L'équilibrage doit être parfait pour ne pas toucher le fond, ce qui soulèverait un nuage de particules, d'où l'intérêt d'être les premiers.
Les couleurs sont incroyables. Les bleus sont d'une profondeur inouïe et les algues vertes semblent fluorescentes.
Nous évoluons dans plusieurs bassins de profondeurs variables avec entre eux des passages qui frôlent la surface.
La balade dans ces paysages uniques dure environ trente minutes puis c'est déjà la sortie… quelques centaines de mètres plus loin.
Le retour est pénible avec 40 kg d'équipement sur le dos.
Sans se changer, nous nous reposons trois quarts d'heure avant la deuxième plongée, en partageant quelques friandises tout en échangeant nos expériences sous-marines.
Les autres clubs arrivent entre temps mais nous arrivons à les doubler in extremis sur l'échelle de mise à l'eau et sommes une nouvelle fois les premiers dans l'eau.
L'itinéraire est un peu différent avec davantage de hauts-fonds où les verts et les bleus se côtoient et se disputent la vedette.
Je n'ai pas vu de faune mais il existerait quelques rares petits poissons.
Cette deuxième plongée dure également trente minutes. Le retour est encore plus pénible à cause des mouches qui se sont réveillées et nous harcèlent sans relâche.
C'est avec des couleurs plein les yeux que je fais le retour vers Reykjavik. Au total, ce fut une expérience magique que je conseille vivement à tout plongeur visitant l'Islande.
Les mêmes parcours en apnée avec une simple combinaison raviront les amateurs pas trop frileux.
Hervé est de retour en fin de matinée. Sa bouille réjouie ne fait pas de doute sur son degré de satisfaction.
Quant à moi, j'ai fait pendant ce temps un premier repérage dans le centre-ville avant d'y retourner ensemble dans l'après-midi.
Il fait un temps merveilleux. Tout le monde est dehors, à déambuler dans les rues piétonnes, à déjeuner en terrasse, à pique-niquer dans les squares, à prendre le soleil dans les parcs et les jardins, à pédaler au bord de l'océan.
Bref, l'Islande revit, les Islandaises arborent leurs petites robes d'été, les enfants sont en culottes courtes, les touristes en bras de chemise et nous, on profite d'une de nos plus belles journées pour…
… jeter un œil à la cathédrale, Hallgrimskirkja, flanquée de hautes colonnes de béton symbolisant les colonnes de basalte si emblématique de l'Islande. Sa construction a duré 34 ans (1940 à 1971)
… contempler les sculptures dans le jardin du musée Einar Jonsson, le plus grand sculpteur d'Islande
… nourrir les oiseaux au bord du lac Tjörnin, au cœur de la ville
… nous remémorer tous les bons moments de notre voyage autour du plan en relief exposé à la mairie
… avant de clore la journée et notre voyage par un très bon repas au Sjavargrillid (Seafood Grill) où l'on aurait presque pu dîner en terrasse tellement il fait bon en cette dernière soirée.
Après plusieurs jours de grisaille, cette très belle journée va nous laisser une impression positive et c'est avec ce souvenir-là que nous quittons l'île de glace et de feu le lendemain.
A Paris, c'est la canicule. En passant de 15 à 35 degrés, nous regrettons vite l'air vif et frais de l'Islande !

Le mot de la fin
Impressions générales "Vous verrez, vous allez aimer l'Islande… même sous la pluie…" nous avaient dit deux Islandaises rencontrées à Roissy au moment de notre départ.
Alors, qu'en est-il ?
A vrai dire, immédiatement après notre retour, notre impression a été plutôt mitigée. Nous étions un peu las après deux semaines sur quatre de grisaille quasi permanente et seulement 7 jours sans pluie sur l'ensemble du voyage.
Par conséquent, il a fallu "digérer" un peu le voyage, laisser reposer la destination, revoir les photos, construire le récit pour en retrouver le meilleur et n'en garder que les bons côtés.
Certes, sur 28 jours, nous avons eu 7 jours sans pluie, seulement. Mais les belles journées ne se sont pas limitées pas à ces sept-là, il y en a eu beaucoup d'autres où de belles éclaircies se sont développées entre les averses. La première quinzaine a été majoritairement ensoleillée et durant la deuxième quinzaine, le soleil est parfois apparu au bon moment, juste à temps pour nous faire apprécier un site.
En étant très optimiste, on peut même considérer que chaque jour, nous avons pu bénéficié de quelques heures de beau temps ou du moins de quelques heures d'amélioration. Dans ce cas, on arrive presque à 100 % de taux de satisfaction. En tout cas, nous avons fait en sorte de profiter du meilleur de chaque jour.
Serions-nous partants pour y retourner ? En ayant sillonné le pays en long en large et en travers pendant un mois, la destination ne sera sans doute pas une priorité dans les prochaines années. Néanmoins, un court séjour en hiver nous plairait bien pour voir des aurores boréales et les paysages islandais sous la neige et la glace. Les cascades de Gullfoss ou de Dettifoss prises dans les glaces doivent être spectaculaires.
Nos coups de cœur !
C'est simple, ils sont directement liés aux conditions météo dans lesquelles on les a abordés. On a adoré tous les endroits où il a fait beau, on a moins apprécié tous les endroits où il a fait gris.
- en tête de liste, Kerlingarfjöll, sa vallée aux fumerolles et la route 35 qui traverse les hautes terres.
- tous les déserts centraux et les pistes qui y mènent : les pistes F228 vers Veidivötn , F910 et F 88 vers Askja, F338 (Linuvegur), F206 vers le Laki, F 225 et F 208 Sud vers le Landmannalaugar.
- le fjord de Mjoifjördur, isolé et sauvage, et notre petit cottage idéalement placé.
- toute la région Sud de Vik à Jökursarlon en passant par Klaustur et Skaftafell avec quelques randonnées remarquables dont celle vers le glacier Myrdal ainsi que le grand tour dans le parc national de Skaftafell.
- les cascades spectaculaires, dont Gullfoss notre préférée.
- hors catégorie, la rencontre si intime avec les macareux a été une expérience particulièrement réjouissante et nous n'avons pas regretté d'avoir fait le long détour pour les voir, même sous un temps maussade.
- enfin, Hervé a été ravi de ses deux expériences de plongées, l'une en mer dans l'Eyjafjördur et l'autre en eau douce, dans la faille de Silfra.
Ce qu'on a moins aimé :
- les sites géothermiques (hormis Kerlingarfjöll) ne nous ont pas vraiment transporté, car nous en avions déjà vus dans nos voyages précédents. La région du lac Myvatn nous a paru un peu surfaite.
- les péninsules de l'Ouest visitées sous un temps très médiocre n'ont pas pu être appréciées à leur juste valeur.
Des regrets ? Non, à part d'avoir manqué de soleil surtout pendant la deuxième quinzaine !
A propos de l'itinéraire
Nous avons finalement parcouru près de 5 000 kilomètres, soit une moyenne de + ou - 200 kilomètres par jour.
Nous l'avons fait dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, du Sud-Ouest au Sud-Est puis du Nord-Est au Nord-Ouest avec, à plusieurs reprises, des incursions dans le Centre. On aurait aussi pu imaginer le faire dans le sens des aiguilles d'une montre. Cela aurait permis de finir par le Sud et les sites les plus remarquables.
En l'adaptant un peu, ce parcours pourrait être réalisé en trois semaines.
A propos du véhicule
Même si le Dodge Durango n'était pas le véhicule que nous avions choisi, il nous a finalement donné entière satisfaction. Il est très confortable sur les cahots des pistes (véhicule neuf) et passe aisément les gués sans même trop toucher au blocage du différentiel.
Rien à redire sur le loueur Iceland Car Rental.
A propos des hébergements et des réservations
Ce n'est pas un scoop : en Islande, les hébergements sont chers pour des surfaces dans l'ensemble très petites.
Les guesthouses sont un bon compromis mais leurs prestations sont très variables.
Certaines sont de vraies maisons d'hôtes où l'on est accueilli par les maîtres de maison (Hrifunes ou Grimsstadir par ex), d'autres mettent à disposition des locaux mais les propriétaires ou gérants ne sont pas présents en permanence (Birkifell ou Blabjorg). Certaines guesthouses peuvent proposer des chambres avec lits sans draps (Hjontur). Dans tous ces cas, la salle de bains est partagée, ce qui n'est pas un problème car les installations sont en général très récentes et très propres. Il existe une dernière catégorie de guesthouses qui ont une organisation et des prix plus proches de ceux des hôtels (Vogafjos). Dans ce cas, salle de bains privée.
Enfin, quelques guesthouses ou hôtels proposent des cottages. Ce sont ces hébergements-là que nous avons le plus appréciés : Berunes, Laki/Efri-Vik et surtout Solbrekka.
Les réservations ont été faites via booking.com (annulation possible jusqu'à 48 heures avant et paiement sur place) ou farmholidays (paiement immédiat) ou parfois directement par l'intermédiaire du site web de l'hébergeur.
Faut-il réserver ou pas ?
La réservation permet d'avoir l'esprit tranquille mais bloque l'itinéraire en cas de mauvais temps. Sans réserver, on peut mieux mettre en adéquation météo et itinéraire.
Nous avions choisi un compromis en réservant 15 nuitées sur 28. Or nous avons toujours trouvé à nous loger sans réservation, même en plein mois de juillet. Si j'avais à le refaire, je partirais certainement sans aucune réservation (ou très peu).
Ouvrages et sites Internet utiles
Côté papier : - le guide Lonely Planet Islande (bien plus détaillé et complet que le Routard) - le guide de randonnées Rother (merci Esethi !) - la carte Ferdakort Islande au 1 : 500 000
Côté Internet : Des récits de voyages qui m'ont inspirée pour construire notre itinéraire ainsi d'autres sources utiles au voyage :
* Islande terre de glace et de feu sites.google.com/...terredeglaceetdefeu/
* Un peu partout en Islande voyageforum.com/...ost=5771677;#5771677
* Hautes Terres d'Islande sites.google.com/...sterresdislande/home
* Journal d'un voyage de 23 jours en Islande international-photographer.com/...ande-jo...
* Un véritable guide-photo détaillé de l'Islande www.photovoyage.org/islande/
* Carte de l'Islande pour Garmin : www.ourfootprints.de/...source-island_e.h...
* Webcams islandaises www.livefromiceland.is/
* Météo et conditions routières www.vegagerdin.is/...ditions-and-weather/
* Faune et flore islandaises www.iceland-nh.net/plants/index.html
Un dernier mot…
Alors au final, ce voyage a-t-il été réussi ? Assurément, oui, nous avons fait un très beau voyage et j'encourage vivement tous les amateurs de déserts, de cascades et de volcans à y aller.
Avec un peu plus de soleil, il aurait sans doute basculé dans la liste des "fabuleux" !
C'est avec ce bouquet que s'achève notre récit. S'il vous a plu, n'hésitez pas à nous le dire, ça nous fait toujours grand plaisir. Si vous avez besoin d'un renseignement complémentaire, nous serions heureux de vous le donner. Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire du livre d'or.
A+ pour d'autres fabuleux voyages ! Krikri (texte) et Hervé (photos)

Voici le récit de 28 jours au pays de glace et de feu !
La version accompagnée de toutes les photos et de cartes de tous nos trajets se trouve ici :
sites.google.com/site/fabuleuxvoya...
Ci-dessous, le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte et à + 🙂
_Table des matières :
Premiers jours en Islande : le Cercle d'or… sous la pluie Gjain, Haifoss, Veidivötn : des cascades et des lacs Du Landmannalaugar à la côte sud par les pistes F225 et F208 Double ration de Laki Tout autour de Kirkjubaejarklaustur Vik : randonnée de Thakgil vers le glacier de Myrdal Vik (bis) : de Hjörleifshöfdi à Reynisfjara Du parc national de Skaftafell à la lagune glaciaire de Jökulsarlon Dans les fjords de l'Est : de Berufjördur à Mjoifjördur par la côte Fjords de l'Est : du Mjoifjördur au Borgarfjördur Retour dans les hautes terres : Askja par les pistes F910 et F88 Jökulsargljufur NP : des chutes de Detifoss aux grottes de Vesturdalur Skutustadir, Hverir et Namafjall : pseudo-cratères, sources chaudes et fumerolles Du lac Myvatn à Husavik Akureyri : Plongées dans l'Eyjafjördur Nouvelle traversée des hautes terres : Hveravellir et Kerlingarfjöll De la montagne à la mer… via Linuvegur (F338) et Kaldidalur (550) Fjords de l'Ouest : rendez-vous avec les macareux de Latrabjarg Le tour de péninsule de Snaefellsnes de Stykkisholmur à Arnarstapi Dernière étape de Thingvellir à Reykjavik De Thingvellir à Reykjavik : plongée dans la faille de Silfra et balade en ville Le mot de la fin _
Présentation
Avec ses chutes d'eau puissantes, ses hautes terres dénudées, ses vastes glaciers, ses volcans imprévisibles, ses sources chaudes et ses fjords profonds, l'Islande allait immanquablement susciter notre intérêt.
Néanmoins, l'idée de devoir subir son climat rude et changeant, même en plein été, nous a fait hésiter longtemps.
Mais, cette année, nous sommes prêts à dépasser nos réticences, bien décidés à découvrir enfin les nombreux attraits du pays.
Pour augmenter nos chances d'avoir du beau temps, nous choisissons de partir quatre semaines à partir de fin juin. C'est le début de l'été et les journées sont très longues (pas de nuit). C'est aussi à ce moment-là que les F-roads menant aux Hautes Terres du Centre commencent à être praticables.
Par conséquent, départ le 27 juin et retour le 24 juillet.
Pour nous déplacer partout dans le pays, y compris sur les pistes, nous retenons un 4 x 4 chez Iceland Car Rental.
Dans l'idéal, nous aurions souhaité ne réserver aucun hébergement afin d'adapter notre itinéraire sur place en fonction de la météo. Mais en juillet, c'est la haute saison en Islande, nous avons donc préféré réserver une partie de nos étapes. Pour les nuitées, restantes, nous tenterons de trouver un toit au dernier moment et éventuellement, en dernier ressort, nous pourrons toujours dormir dans notre véhicule choisi suffisamment grand dans ce but.
Notre parcours, très varié, doit nous mener un peu partout en Islande : du Sud au Nord, d'Est en Ouest avec plusieurs incursions au Centre. La durée de notre séjour nous permet de prévoir de petites étapes que nous espérons pouvoir agrémenter de quelques randonnées à la journée… si le temps le permet !
J – 30 : Je commence à surveiller l'ouverture des pistes, plutôt tardive cette année en raison d'un hiver particulièrement long et rude. Parmi celles que nous comptons emprunter durant les premiers jours, les F228, F225 et F206 ont fini par ouvrir quelques jours avant notre départ alors que la F208 est toujours fermée dans sa partie sud. Il faudra se tenir au courant en arrivant !
J – 5 : Je surveille avec anxiété les prévisions météorologiques. Aïe, aïe, aïe…Sur le site islandais de la météo vedur.is, la prédiction à cinq jours n'est pas fameuse. Beaucoup de pluie annoncée pour le jour de notre arrivée et surtout le lendemain. Temps variable pour les jours suivants. Je décide néanmoins de ne pas modifier l'itinéraire, advienne que pourra ! Sur la carte ci-dessous, notre itinéraire définitif :

Premiers jours en Islande : le Cercle d'or… sous la pluie
J0 : Mercredi 27 juin 2013
Notre vol Icelandair décolle ce soir à 22 h 35 à Roissy avec une arrivée prévue à minuit (heure locale) à Reykjavik.
Impatients de partir, nous sommes les premiers à faire la queue pour le check-in dès 19 heures en compagnie de deux professeures de français islandaises qui nous parlent avec enthousiasme de leur pays. "Vous verrez, nous dit l'une d'elle, vous aimerez l'Islande ! Même sous la pluie, vous aimerez… son air frais, ses grands espaces..." Nous l'espérons de tout cœur !
Durant les trois heures trente de voyage, la climatisation souffle tantôt le froid tantôt le chaud, nous obligeant sans cesse à retirer puis à remettre une épaisseur de vêtement. Est-ce un avant-goût de ce que nous réserve l'Islande, une façon de nous habituer à la différence de température entre l'air frais extérieur et la chaleur des intérieurs islandais ?
A l'approche de l'île, les nuages se teintent de rose sous le soleil de minuit. Nous atterrissons finalement sous un ciel nuageux, mais pas plombé. Il ne pleut pas mais les flaques d'eau sur le tarmac témoignent d'averses sans doute récentes.
Déboussolés par tant de clarté, on se croirait plutôt le matin, prêts à prendre un bon petit déjeuner. Au lieu de cela, il est l'heure d'aller dormir… alors, hep taxi, en route vers la ville voisine de Keflavik et l'hôtel que nous avons réservé.
A l'accueil de l'hôtel… personne ! Au bout de cinq minutes, un réceptionniste décoiffé nous indique que nous ne figurons pas sur sa liste. En étudiant avec attention notre voucher, il nous fait remarquer que c'est à l'hôtel voisin (hôtel Keflavik… tout court) que nous sommes attendus. Heureusement il n'y a qu'une centaine de mètres à parcourir à pied et que dehors il fait aussi clair qu'en plein jour (ou presque) !
Arrivés enfin à bon port, il ne reste qu'à trouver le sommeil, il est presque deux heures du matin et les rideaux n'occultent pas grand chose. Ce ne sera pas facile de le trouver !
J1 : Jeudi 28 juin 2013
Premier matin en Islande : il fait 8° C et … il pleut !
Alors autant s'attarder un peu au buffet du petit déjeuner : un buffet gargantuesque où – en plus des classiques – nous nous régalons de saumon fumé, de sandwichs hawaïens, de gâteaux à la crème et de ces fameux "Matarkistan", des barres céréalières islandaises pour lesquelles Hervé va nous faire écumer tous les supermarchés du pays pour en retrouver. Bref, un petit déjeuner qui restera dans les annales !
A 9 heures, comme prévu, le loueur vient nous livrer notre 4 x 4. Surprise ! Sachant que nous souhaitions pouvoir ponctuellement y dormir, il nous a surclassés. Nous nous retrouvons par conséquent avec un Dodge Durango à la place du Grand Cherokee que nous avions réservé.
Tout automatique et bénéficiant d'un grand espace plat une fois les sièges rabattus, avec ses 11 000 km au compteur et sa carrosserie en parfait état, il pourrait être le véhicule idéal mais une consommation plus importante et une hauteur de garde au sol moindre ne plaident pas en sa faveur. De surcroît, il s'agit d'un 4 x 4 permanent ! Mais bon, on n'a guère d'autre choix alors autant l'adopter et faire avec !
Dans l'immédiat, c'est surtout de bons essuie-glaces dont nous avons besoin car il pleut toujours alors que nous nous dirigeons vers notre premier point d'intérêt de la journée : le champ géothermique de Krisuvik.
La randonnée prévue à cet endroit tombe à l'eau (!) mais s'il fallait attendre le beau temps en Islande, on ne ferait jamais rien. Alors c'est sur une passerelle en bois, sans nous salir les chaussures, que nous promenons au-dessus des marmites de boue colorées nimbées de vapeurs soufrées.
Puis de fil en aiguille nous quittons les planches pour grimper au sommet de la colline. Une bonne idée pour la vue… mais pas pour nos godillots, bientôt alourdis par trois kilos de boue glaiseuse. Glissades assurées dans la descente. !
Heureusement, les Islandais ont tout prévu et sur le parking nous attend un ingénieux système de brosses. Notre véhicule encore tout propre nous en est reconnaissant !
C'est alors le moment d'expérimenter le système de climatisation du Dodge. Le trajet se poursuit, chauffage à fond pour tenter de sécher nos vestes ruisselantes.
Après une cinquantaine de kilomètres à travers des champs de lave à perte de vue, la rivière Ölfusa marque l'entrée dans une région plus agricole émaillée de fermes et de hameaux.
A Selfoss, la plus grande ville du sud de l'Islande (6500 habitants), nous finissons de sécher dans le supermarché Kronan tout en faisant nos courses, et dans l'Intersport voisin nous investissons dans un surpantalon imperméable. Un achat de circonstance vu… qu'il pleut encore !
C'est donc toujours sous les gouttes que nous faisons le tour du lac de cratère Kerid avant de rejoindre deux sites majeurs de l'Islande, Geysir et Gullfoss qui, avec Thingvellir (que nous verrons plus tard au cours du voyage) sont regroupés sous le nom de "Cercle d'or". Hum, "Cercle d'eau" serait sans doute plus approprié… ;-)
Que d'eau, que d'eau, que d'eau : elle tombe du ciel et elle jaillit de la terre aussi, comme à Geysir, la zone géothermique la plus visitée du pays. D'ailleurs, c'est de là que vient le terme de "geyser". Pourtant, la vedette du site n'est pas le Grand Geyser qui ne jaillit plus que 2 ou 3 fois par jour, mais le Strokkur, très régulier. En général, on n'attend pas plus de cinq minutes avant de le voir éructer.
Une bulle d'eau bleue gonfle, gonfle comme le lait sur le feu… Puis explose sous la forme d'une majestueuse colonne de 15 à 30 mètres pour le plus grand plaisir des touristes !
Encore de l'eau à Gullfoss, les plus célèbres et les plus spectaculaires chutes d'eau du pays sous la forme d'une double cascade, haute de 32 mètres, plongeant dans un étroit ravin, créant un véritable mur d'écume dans un vacarme assourdissant ! Impressionnant !
Bien rincés, nous n'aspirons qu'à une chose : vite, vite, nous mettre au sec dans notre hôtel à Fludir. Pourtant, à peine arrivés et malgré toute la pluie prise sur la tête tout au long de la journée, nous ne résistons pas à expérimenter le hot pot dans le jardin : un délicieux bain à 38 ° dans lequel nous oublions les contrariétés météorologiques tout en espérant que demain sera moins… humide !
Distance parcourue dans la journée : 220 km

Gjain, Haifoss, Veidivötn : des cascades et des lacs J2 : Vendredi 29 juin 2013
Dans la nuit, j'ai entendu des trombes d'eau s'abattre sur les toits mais ce matin, bonne nouvelle, il ne pleut pas… du moins pas pour l'instant !
Départ avant 9 heures, ciel nuageux, 8° mais la météo est un peu plus optimiste qu'hier. Croisons les doigts !
Direction la Route 32 qui suit le cours de la Thjorsa, le plus long fleuve d'Islande.
Au bout d'une demi-heure, un premier crochet vers Hjalparfoss, de ravissantes chutes dévalant en une double cascade sur des orgues basaltiques.
En regardant le ciel, ce n'est pas encore le grand beau temps mais on sent comme un frémissement d'éclaircie. Ça tombe bien car quelques kilomètres plus loin nous avons prévu une petite randonnée.
Nous laissons la voiture au parking de la ferme de Stöng sur la F327 pour une balade bucolique entre bouleaux nains et bouquets d'angéliques jusqu'à Gjain, une étrange petite vallée où se succèdent cascades et coulées de lave torsadées.
Le soleil est même de la partie au retour, inondant de lumière la vallée en contrebas.
Mais déjà de gros nuages menaçants progressent inexorablement, nous avons tout juste le temps de rejoindre la voiture avant une grosse averse. Pas trop grave ! Pour l'instant, bien à l'abri derrière notre pare-brise, nous poursuivons vers Haifoss sur la F332.
Arrivés à destination, il reste quelques minutes à patienter dans la voiture avant de voir réapparaître le soleil, nous permettant alors d'admirer les chutes sous un coin de ciel bleu.
En face de nous, la rivière Fossa tombe de 122 mètres depuis le rebord du plateau, creusant un canyon austère aux pentes verdies de mousse.
Encore plus austères les paysages que nous abordons ensuite via la F228 en direction de Veidivötn. Une piste caillouteuse dans un décor de cendre et de lave débouche sur un premier lac d'un bleu céleste.
Mais bientôt le ciel devient aussi noir que la terre, annonçant un orage imminent.
Dans cette ambiance apocalyptique, nous passons les deux gués de la piste avec un peu d'appréhension (mais rien de méchant finalement) en nous hâtant vers Tjarnakot - un hameau regroupant quelques cabanes de pêcheurs.
Arrivés à destination… c'est le déluge ! Mais, encore une fois, il suffit de patienter un peu pour voir le retour de belles éclaircies.
Néanmoins, pas question de randonner ici, il y a un vent terrible qui manque de nous jeter à terre à chacune de nos sorties.
C'est donc en voiture que nous décrivons un grand huit autour des lacs, découvrant un étonnant enchevêtrement d'îles, de presqu'îles, d'isthmes, de cratères et de crêtes à perte de vue.
En zoomant, quelques détails stimulent notre imagination… Ici ces sillons jaunes sur les dépôts de théphra comme autant de larmes coulant dans le lac… Là une publicité pour la marque aux chevrons ou encore un froncement de sourcil de quelque troll ;-)
En tout cas, les curiosités géologiques ne manquent pas. Nous sommes dans un bassin volcanique.
Avec un peu d'imagination, on verrait bien un cachalot surgir de ces marécages pétrifiés !
Dans cet univers fantasmagorique, seul le glissement de quelques cygnes chanteurs sur les eaux paisibles d'un lac apporte un peu de douceur à l'ensemble.
Tout à la contemplation de ces paysages uniques, nous ne retrouvons la civilisation que vers 19 heures en ralliant Hrauneyar, une Guesthouse isolée au pied des hautes terres, à l'entrée de la F26 qui traverse le centre du pays et qui en cette fin juin n'est pas encore ouverte de bout en bout.
En revanche, la F208 dont la partie sud était encore fermée avant notre arrivée en Islande est à présent ouverte. Nous pouvons donc envisager de la prendre dans les prochains jours.
Distance parcourue dans la journée : 205 km

Du Landmannalaugar à la côte sud par les pistes F225 et F208
J3 : Samedi 30 juin 2013
Cinq petits degrés seulement mais 50% de ciel bleu au-dessus de nos têtes, pas de temps à perdre, à 8 h 01 top départ !
Le programme de la journée est encore flou. Ce qui est certain, c'est que nous voulons rejoindre la réserve naturelle du Landmannalaugar et y randonner. Pour le reste, on décidera le moment venu. En tout cas, nous n'avons aucune réservation pour ce soir.
Les 50% de ciel bleu ne résistent pas longtemps à la progression des nuages et c'est sous un ciel couvert que nous nous engageons sur la F225.
Petit à petit, les étendues poussiéreuses, noires comme du charbon, des premiers kilomètres laissent la place à des collines tapissées de mousse vert tendre, égayées par une multitude de petits bouquets roses de silènes acaule.
Puis, l'altitude aidant, les montagnes se parent de zébrures blanches, vestiges d'un hiver long et rigoureux.
Enfin, au bout de deux heures environ, apparaissent les sommets multicolores du Landmannalaugar.
Là, au pied des montagnes, sur un terrain caillouteux, un camping rudimentaire et un refuge autour duquel s'affairent un grand nombre de campeurs, trekkeurs et promeneurs. Bref, une véritable ruche !
Le froid nous saisit en sortant de la voiture. C'est donc bien (trop) couverts que nous nous attaquons immédiatement à la "montagne bleue" ou Blahnukur en islandais.
Pourquoi bleue ? Nous ne tardons pas à le comprendre en prenant un peu de hauteur P419
La montée est raide, en lacets serrés, sur un terrain volcanique instable.
En cours de route, nous sommes photographiés à notre insu ;-) par un jeune couple de Français. Quelques semaines après notre retour, nous aurons la surprise d'apparaître dans leur carnet de voyage.
Au bout d'une heure d'effort, la récompense est au bout du sentier et le panorama grandiose sur les toits de l'Islande. Nous sommes à plus de 900 mètres d'altitude.
L'instant est immortalisé par Nico, à notre demande, cette fois-ci ;-)
De crête en crête, nous pouvons apprécier à loisir tous les détails de ces montagnes colorées avant d'entamer la descente sur quelques névés qui font de la résistance en ce début d'été.
Vers 13 h 30 nous sommes de retour au parking après avoir traversé un gigantesque champ de lave basaltique.
En tout : 3 heures de randonnée et 385 mètres de dénivelé. Une très belle balade, il ne manquait que le soleil !
Autour du refuge, ça grouille toujours de monde. Nous avions envisagé de passer une nuit sur place, mais la météo très moyenne, l'environnement rudimentaire du camping et la surfréquentation des lieux nous font changer d'avis.
Le ciel a l'air beaucoup plus clément au sud. Nous décidons donc, après deux heures de tergiversations, de rejoindre la côte dès ce soir. Direction Kirkjubaejarklaustur (plus simplement Klaustur) par la F208 sud.
Cette piste est réputée être l'une des plus belles d'Islande ! Elle commence par contourner lac Kylingavatn aux reflets magiques. Déroule son ruban de terre entre les méandres des rivières… Se faufile entre les montagnes encore tapissées de neige… Longe ou traverse de nombreux cours d'eau en enchaînant les gués… … tout ça, sous le soleil… youpi !
Mon guide indique à Klaustur un camping sur un joli terrain verdoyant, bien équipé avec cuisine, douches chaudes et laverie. Nous ne cherchons pas d'autre alternative, nous y fonçons illico.
Pour 2 milliers de couronnes, nous posons le Dodge sur un coin de gazon, à côté d'une table de pique-nique, entre un van et une tente. Le soleil brille jusque fort tard, c'est très agréable.
En fin de soirée, nous passons en mode couchage. Toutes les valises sont transférées sur les sièges avant du véhicule. Les banquettes rabattues laissent place à un espace suffisamment long mais pas uniformément plat. Nous étalons nos matelas fins et nos sacs de couchage grand froid. Il n'y a plus qu'à trouver le sommeil. Pas évident sans rideaux et alors qu'il fait jour toute la nuit !
Distance parcourue dans la journée : 180 km

Double ration de Laki J4 : Dimanche 30 juin 2013
Le couchage dans le 4 x 4 a été très inconfortable. Nous n'avons pas fermé l'œil de la nuit. Alors ce matin très tôt nous sommes impatients de quitter l'habitacle, déclenchant malencontreusement l'alarme du Dodge, au grand dam de nos voisins de gazon ! A 8 h tout est plié.
Avec 11° et un ciel bleu à 70%, le programme est vite trouvé. Il faut profiter du beau temps pour aller au Laki.
Le Laki est ce volcan (éteint) qui a donné son nom au Lakagigar, une fissure volcanique de 25 kilomètres de long constituée de plus d'une centaine de cratères alignés.
Son éruption en 1783 a été catastrophique pour l'Islande, mais les perturbations météorologiques et les famines qui ont suivi ont affecté toute l'Europe. En France, l'événement aurait été l'un des déclencheurs de la Révolution française.
La piste menant au Laki est la F206. Elle démarre sur la Route 1 puis cahin-caha laisse derrière elle les verts pâturages de la côte pour rejoindre des reliefs tourmentés de cendres et de laves, témoins d'un cataclysme sans précédent. A plusieurs reprises, elle enfourche des rivières à gué.
A notre étonnement, pour un dimanche, pas un seul véhicule croisé ni rattrapé sur tout le parcours, à croire que nous sommes les seuls à avoir fait le choix du Laki ce matin.
Notre étonnement est encore plus grand quand, en arrivant, sur place nous trouvons une corde et un panneau "Closed" empêchant le passage. Personne ! Pas de touristes, pas de gardien, personne ! Nous sommes perplexes.
Bah, puisque nous sommes là, autant faire tomber la corde et accéder au parking. Il est 10 heures. Nous suivons immédiatement les cairns vers le sommet du Laki pour un panorama à 360°.
Malgré un ciel légèrement voilé… Au nord-est, l'étincelante calotte glaciaire du Vatnajökull et devant nous une première série de cratères. A l'ouest, les lacs Lambavatn et Kambavatn. En continuant vers le sud-ouest… la mythique fissure : un chapelet de cratères alignés tels des muffins à la pistache sortant du four ! Craquants sur le dessus et tendres à l'intérieur !
Dire que, de ces cônes se sont échappés, il y a 230 ans, 14 milliards de m3 de lave basaltique et de gaz qui se sont répandus sur 565 km2 !
Au pied du Laki, nous poursuivons nos observations sur un sentier d'interprétation en 13 stations. Une véritable immersion au cœur d'un cratère !
Pendant ce temps, le parking s'est un peu rempli et deux rangers assurent maintenant l'accueil.
Quant à nous, nous quittons le Laki par la F207 (= boucle du Laki), une variante qui passe par le cratère de Tjarnagigur.
Du parking, si l'on se contente d'aller voir le lac de cratère à pied, dix minutes suffisent mais nous optons pour le tour complet du cratère, soit environ une heure trente de déambulation entre laves, prairies humides et neige sculptée.
Puis, pour finir en beauté et alors que le ciel se dégage en cours d'après-midi, Hervé préconise une nouvelle montée (partielle) au Laki, histoire de capter l'alignement sous une meilleure lumière.
Après cette double ration de Laki, nous prenons définitivement le chemin du retour non sans jeter un œil aux chutes Fagrifoss. Dire que si l'on plante le véhicule dans le gué qui précède, c'est là qu'on atterrit ! Ça fait froid dans le dos !
Mais le Dodge assure vaillamment le passage et nous ramène sur la Route 1 vers 18 heures.
Une question reste en suspens : où allons-nous dormir ? Au camping, comme hier ? Pas vraiment enthousiastes, nous tentons quelques hébergements au passage.
Le premier sur notre route, Hundabakkar a l'air très mignon mais est complet. Le deuxième dans le village, l'hôtel Geirland, a bien une disponibilité mais pour demain soir.
Après ces deux échecs, c'est sans grand espoir que nous faisons une dernière tentative à l'hôtel Laki sur la Route 204. Là, nous sommes tout étonnés d'entendre qu'il reste des disponibilités, soit en chambre, soit en cottage. La chambre, nous la trouvons ordinaire pour le prix. En revanche, coup de cœur pour le cottage. Comme nous avons un peu d'avance sur notre planning, nous décidons d'y passer deux nuits.
A retenir : première journée sans pluie !
Distance parcourue dans la journée : 150 km

Tout autour de Kirkjubaejarklaustur J5 : Lundi 1er juillet 2013
Après quelques 750 km déjà parcourus en 4 jours, aujourd'hui on fait relâche mais pas question de ne rien faire, car avec 11 ° et un grand soleil, il faut en profiter au maximum, ça risque de ne pas durer. Sans aller très loin, les alentours de Kirkjubaejarklaustur méritent qu'on s'y attarde.
Revenons d'abord sur son nom imprononçable qui, une fois décortiqué, devient beaucoup plus limpide : Kirkju = église, Baejar = ferme, Klaustur = couvent. Jadis appelé Kirkjubaer, on lui a ajouté le suffixe "klaustur" en 1186, après la fondation d'un couvent de bénédictines.
800 ans après, ces sœurs (systra en islandais) ont largement inspiré l'histoire des sites de la région.
C'est notamment le cas de Systrafoss (la cascade des sœurs) d'où débute notre première randonnée de la journée.
En suivant un petit sentier entre bouleaux nains et géraniums sauvages, nous quittons le village en contrebas et débouchons sur le haut de la falaise.
Là se niche le Systravatn, le lac des sœurs, où dit-on les nonnes se baignaient jadis. Aujourd'hui, c'est un jeune cygne qui y barbote.
Sur le vaste plateau herbeux avec comme seule compagnie quelques moutons, nous nous laissons aller à la contemplation… des méandres de la rivière Skafta aux falaises rocheuses très loin, à l'est !
Au bout d'une heure de flânerie champêtre, la descente digne d'une piste de ski rouge rejoint Kirkjugolf. Rien à voir avec une quelconque pratique sportive (golf) ni même avec le sol d'une vieille église de l'époque des bénédictines (golf = pavé en islandais). Non, il s'agit bien d'une œuvre de la nature, du sommet affleurant d'une structure alvéolaire de 80 m2 de colonnes de basalte, comme aplanies et cimentées par la mousse, au milieu d'une prairie.
Un dernier arrêt à Sjornarfoss pour un ultime conseil sur la suite de la journée (Sjornar = conseil).
Après ces 6 kilomètres et 140 mètres de dénivelé, que faire de mieux qu'une pause déjeuner au soleil, devant notre petit chalet. Pourvu que le beau temps se maintienne !
En début d'après-midi, c'est reparti, cette fois-ci en direction de Fjardrargljufur, encore un nom imprononçable pour un canyon à la beauté étrange et sombre.
Formées de palagonite et entrecoupées de lave et de roches intrusives, les gorges datent de l'ère glaciaire, il y a deux millions d'années
Un sentier longe la rive sud sur deux kilomètres, permettant à plusieurs occasions des vues vertigineuses sur les gorges.
Changement de décor dans les collines de Landbrotsholar, une vaste zone de pseudo-cratères, formés lors de l'éruption du Laki en 1783, quand la lave en fusion se déversa sur ces marécages et que les gaz explosèrent, formant alors ces monticules semblables à des tumulus effondrés.
Nous découvrons, amusés, les spécificités de toute une série de cratères.Certains présentent un fond herbeux, d'autres sont tapissés de mousses et de fleurs, d'autres encore cachent une cavité humide ou sont coiffés d'une drôle de cheminée.
Bref, une heure et demie de balade ludique, le nez dans les cratères, en oubliant que la menace pouvait venir du ciel. Vite, coupons à travers champs (merci le GPS) pour retrouver la voiture in extremis avant l'orage.
Renonçant à capituler devant les éléments, nous tentons une dernière halte à Systrastapi. Au pire, nous nous contenterons de jeter un œil au rocher des deux sœurs, au mieux nous pourrons en faire le tour !
Yes, on a pu en faire le tour et encore mieux… sous un soleil éclatant !
L'imposant rocher des sœurs marque l'emplacement où deux nonnes auraient été exécutées et enterrées pour avoir couché avec le diable.
Le profil d'une des protagonistes est figée dans la pierre alors que la cascade porte encore la griffe du diable !
Une chaîne permet de monter sur le rocher. Moi, je me dégonfle mais eux l'ont fait ! Chapeau !
Sur ce spectacle s'achève notre journée autour de Klaustur, une journée bien remplie qui finit en apothéose avec un superbe arc-en-ciel sur les prés salés islandais et… sur notre cottage.
Distance parcourue dans la journée :

Vik : randonnée de Thakgil vers le glacier de Myrdal J6 : Mardi 2 juillet 2013
Nous quittons définitivement Klaustur et notre petite maisonnette mais, contrairement à ce que voudrait la logique géographique, pas pour continuer vers l'Est mais pour retourner vers l'Ouest.
En effet, ce soir, nous avons une réservation pour deux nuits à Hrifunes, une guesthouse située au pied de la piste F208 (celle allant au Landmannalaugar), à une quarantaine de km à peine d'ici.
Dans la journée, nous comptons même pousser encore plus à l'ouest, c'est-à-dire jusqu'à Vik d'où j'avais repéré la possibilité de randonner jusqu'au glacier Myrdalsjökull. Avec 90% de ciel bleu et 12 degrés ce matin, c'est le jour idéal pour le faire.
Cinq kilomètres à l'est de Vik, la route 214, une mauvaise piste en terre, quitte la Route circulaire et mène au camping de Thakgil 14 kilomètres plus loin.
Derrière les collines verdoyantes, on commence à entrevoir la calotte glaciaire du Myrdal. Le quatrième plus grand glacier d'Islande couvre 700 km2 et atteint par endroits 750 mètres d'épaisseur. Il abrite sous sa calotte le Katla, un volcan très actif qui connaît en moyenne deux éruptions par siècle. La dernière datant de 1821, les Islandais se préparent à une éruption imminente (en temps géologique). Espérons qu'elle ne soit pas pour aujourd'hui !
Avant de finir en cul-de-sac au camping, la piste vient flirter avec les vastes champs de sable volcanique noir où s'écoulent les eaux de fonte du glacier.
Nous laissons le Dodge près du camping bien que la piste se prolonge en direction du glacier. Les gros 4 x 4 des tour-opérateurs locaux doivent pouvoir l'emprunter. Pour nous, ce sera à pied.
Altitude de départ : 180 mètres
Il fait un temps magnifique et la montée se fait presque sans effort, d'autant qu'un certain nombre de curiosités nous distraient.
Ici, un rhinocéros à la corne menaçante Là, un troll au menton en galoche Ici une flamme torsadée
Là un pluvier doré affairé à protéger son nid !
Au bout de deux heures, nous atteignons les premiers névés… à 600 mètres d'altitude.
Petit à petit, les névés font place à des champs de neige de plus en plus vastes, espacés de quelques pierriers disséminés sur cette immensité blanche comme autant de petits îlots.
A partir de ce moment-là, nous progressons à vue, avec prudence, à la quête d'un lac glaciaire (indiqué par nos sources) en prenant soin de rejoindre un pierrier à chaque occasion.
Ayant l'impression que le lac recherché pouvait se cacher dans le creux visible devant nous, on se hâte dans sa direction.
Mais pour l'instant pas de lac. En revanche, vue spectaculaire sur les langues glaciaires du Myrdalsjökull ! …et sur une cascade éclairée par les couleurs d'un arc-en-ciel !
Altitude d'arrivée : 740 mètres
La quête du lac restera vaine, mais le parcours dans ce cirque glaciaire avec son tapis de neige en dégradés de gris vaut à lui seul le déplacement.
Au retour, derniers gros névés avec la mer à l'horizon ! Les deux sont si proches en Islande ! IG037
La mer, on y court, juste après cette randonnée. En tout : 15 km AR, 5 heures et 560 mètres de dénivelé. Une de nos préférées !
Fin d'après-midi à Vik.
D'abord sur la plage de Reynisdrangur.
Vers l'est, un aperçu de sa longue bande de galets et de sable noir. Vers l'ouest, vue sur les célèbres pitons rocheux.
Ils représentent deux géants, voulant tirer vers la côte un navire à voile. Mais le mauvais temps les a surpris et aussi bien les géants que le bateau ont été pétrifiés !
Puis, dix kilomètres à l'ouest de Vik, au bout de la Route 218, le promontoire rocheux de Dirholaey. Vers l'est, vue sur l'arche naturelle (qu'on devine).
Vers l'ouest, vue sur les falaises de Vik et ses géants de pierre avec, au premier plan, cette imposante colonne de basalte.
Un excellent dîner au Ströndin Bistro vient clore cette très belle journée entre montagne et mer. Arrivée tardive (21 heures) à Hrifunes Guesthouse.
A noter : deuxième journée sans pluie depuis le début de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 215 km

Vik (bis) : de Hjörleifshöfdi à Reynisfjara J7 : Mercredi 3 juillet 2013
Même météo qu'hier, 80 % de ciel bleu et… 17 degrés, du jamais vu jusqu'à ce jour !
En attendant le petit déjeuner (servi à partir de 8 heures), une petite balade matinale s'impose sur la propriété de la guesthouse, blottie au creux de vertes collines surplombant l'estuaire de la rivière Kudafljot.
Notre chambre (avec lits twin) se trouve au sous-sol de la maison blanche qui comprend une grande cuisine/salon/salle à manger (à disposition si l'on souhaite se faire à manger), une salle de bains et deux WC que se partagent cinq chambres. Décoration chaleureuse et soignée. Hors saison, cette maison est louée en entier tandis qu'en été, elle est louée "à la découpe".
Les deux maisons rouges abritent d'autres chambres encore, ainsi que la cuisine et la salle à manger où la maitresse de maison nous sert le petit déjeuner et, sur demande, le dîner. Comme dans tous les intérieurs islandais, on se déchausse dans l'entrée.
Nous appréhendions un peu le concept de salle de bains partagée, mais au final - car nous aurons l'occasion de l'expérimenter à plusieurs reprises - tout s'est toujours bien passé. De manière générale en Islande, les chambres sont très petites mais les installations sont neuves, de très bonne qualité et très propres
Après cette petite digression, nous voici prêts pour une nouvelle journée à Vik.
En route, petit arrêt rapide au Laufskalavarda, l'emplacement d'une ancienne ferme où la tradition veut que chaque voyageur dépose une pierre sur les cairns déjà existants afin d'assurer le bon déroulement de son voyage. Je rajoute donc notre petit caillou à l'édifice en formulant le même vœu !
Comme hier, notre première halte a lieu à l'est de Vik où une courte piste mène, côté mer, au pied de Hjörleifshöfdi, un promontoire rocheux de palagonite posé tel une île au bord de l'océan.
En gravissant les 232 mètres de dénivelé qui nous séparent du sommet, nous sommes frappés par le contraste saisissant entre les pentes verdies de lupins et la vaste étendue de sable noir, totalement désertique, aux alentours.
Appelée "sandur" en islandais et dans ce cas particulier, Myrdallssandur, cette morne plaine a été formée par la projection de matériaux provenant du volcan caché sous la calotte glaciaire du Myrdallsjökull.
La balade a également un objectif historique. Au sommet se dressent un tumulus ainsi que la tombe de Hjörleifur, Viking norvégien et deuxième colon à s'être installé en Islande, tué en 875. Je signe le livre d'or !
Tout en poursuivant, nous profitons de la vue qui s'étend depuis le glacier Myrdall jusqu'aux aux falaises de Vik. En étant très attentifs, on devine les pitons rocheux de Vik.
Après avoir longé le bord de la falaise dressée telle une proue de navire échoué sur le sable, nous voilà de retour dans les champs de lupins au bout de deux heures !
Petit aparté à propos de ces plantes : originaires d'Ecosse, elles ont été introduites en Islande pour pallier à l'érosion des sols. Si elles ont effectivement reverdi de vastes zones, elles nuisent désormais à la biodiversité de l'île. Comme les moutons ne les mangent pas en raison de leur goût amer, les lupins prolifèrent et bloquent la lumière aux espèces locales (mousses, lichens).
La région de Vik est tout particulièrement concernée par cette question. Ici la petite église du village cernée de lupins.
Autour de Vik, nous avons déjà vu le bord de mer depuis le centre du village ainsi qu'au bout de la Route 218, il manque l'extrémité de la Route 215 à explorer.
Au lieu-dit Reynisfjara, une plage volcanique noire, des falaises percées de grottes de basalte aux formes torturées et sans doute la meilleure vue à la fois sur les pitons rocheux de Reynisdrangur et sur le promontoire et l'arche de Dirholaye.
Après avoir parcouru les environs de Vik en long, en large et en travers, il nous reste une dernière expérience à faire et puisque nous avons quelques heures devant nous, allons-y ! Où ? A la piscine !
En Islande, chaque petite localité possède son Sundlaug (= piscine chauffée). Vik a donc bien sûr la sienne, chauffée mais en plein air. Après avoir acquitté quelques couronnes, l'accès au bain n'est possible qu'après le passage très réglementé par la douche comme le montre de façon très explicite le panneau à l'entrée. En effet, l'eau des piscines n'est pas chlorée, une hygiène irréprochable est donc demandée aux utilisateurs.
Il fait 10°, un soleil radieux et un ciel (encore) bleu ! Trois bassins sont à la disposition des baigneurs : le premier à 28° pour nager, le deuxième à 37° pour chauffer et le dernier à 40° pour bouillir ! Nous ferons l'impasse sur le dernier mais utiliserons sans modération les deux premiers.
Bien ramollis, le retour à la guesthouse se fait aujourd'hui de bonne heure (18 heures), ce qui nous laisse le temps de faire connaissance avec les autres hôtes : un couple islandais, un couple hollandais, deux couples allemands. C'est toute l'Europe réunie autour de la table pour un dîner traditionnel !
Une soirée sympathique qui fait momentanément oublier la pluie qui a commencé à tomber en début de repas !
Distance parcourue dans la journée : 100 km.

Du parc national de Skaftafell à la lagune glaciaire de Jökulsarlon J8 : Jeudi 4 juillet 2013
Notre séjour dans la région de Vik s'achève, nous migrons définitivement vers l'Est mais sans avoir réservé d'hébergement pour la nuit prochaine.
Hum, le bulletin météo n'est guère fameux ce matin : ciel 100% nuageux, pluie et 7 petits degrés seulement.
Dire que nous avons prévu une grande randonnée de 5 à 7 heures dans le parc national de Skaftafell, un projet qui pour l'instant est suspendu aux caprices du ciel. Mais sait-on jamais ?
En effet, en arrivant à l'entrée du parc national de Skaftafell vers 10 heures, les nuages ont l'air d'être un peu moins noirs, les gouttes un peu moins grosses même si l'état du ciel reste très incertain.
Après avoir étudié les différents itinéraires possibles, nous finissons par opter pour les parcours S6 + S5 sur la carte du parc, c'est-à-dire un aller jusqu'à Sjonarnipa Lookout et le retour par Svartifoss.
A 10 h 30, c'est parti. Altitude de départ : 100 mètres
La première partie de la randonnée se fait dans un sous-bois de bouleaux ce qui nous met à l'abri des gouttes tout comme ce lagopède alpin se cachant dans les fourrés.
11 h 30 : A Sjonarnipa Lookout (altitude 320 mètres), grâce à un vent d'Est, le ciel se déchire comme par magie laissant apparaître une trouée de ciel bleu pour la plus grande satisfaction de tous les photographes présents.
Vue spectaculaire sur la langue glaciaire du Skaftafelljökull.
Ce revirement des conditions météo remet en question nos choix initiaux. C'est le moment décisif : soit on revient au point de départ via Svartifoss et en moins d'une heure, la balade est pliée soit on poursuit pour faire un grand tour via Glama. Entre les deux, aucune alternative possible si jamais le temps se dégradait.
A gauche, la facilité, à droite peut-être la galère car on s'engage pour quatre heures au minimum alors s'il devait pleuvoir…! Alors, on y va ou pas ?
En voyant d'autres randonneurs prendre l'option Glama, on finit par céder à la tentation d'un grand tour. Au début, l'ascension est progressive, on a la pêche, tout va bien malgré un ciel de plus en plus menaçant.
Mais bientôt un vent fou latéral vient durcir les conditions.
Je m'accroche à mes bâtons, heureuse d'être lestée par mon sac à dos, sous des rafales de vent qui tentent à chaque instant de me mettre à terre.
Dès que le vent faiblit un peu, nous nous octroyons une petite pause. Un coup de barre… de céréales islandaises… et ça repart ! Laissant certains randonneurs loin derrière, nous atteignons Glama (680 mètres d'altitude) avec brio ! Il est 13 h 30.
Vue sur la coulée de glace s'étirant à nos pieds !
De Glama, le sommet du Kristinartindar (1126 mètres) offre une variante supplémentaire. Une guirlande de petits drapeaux himalayens avertit les éventuels candidats qu'il s'agit là d'un parcours de haute montagne.
Nous laissons par conséquent cette boucle aux marcheurs chevronnés, nous contentant d'admirer la montagne d'en bas sur la traversée d'Ouest en Est entre Glama et Nydrihnaukur (708 mètres)
Le vent chasse les nuages et le soleil darde ses rayons à intervalle régulier, illuminant la vallée de Morsadalur sur le flan Est de notre itinéraire.
En quittant les étendues de lande dénudées, en perdant de l'altitude et en pénétrant dans une zone arbustive plus abritée, nous allons même de tomber la veste.
L'arrivée à Svartifoss se fait en tee-shirt. Devant cette très belle cascade dégringolant sur des orgues basaltiques, il fait si bon et nos pieds sont tellement échauffés que nous ne résistons pas à les plonger dans le torrent.
Retour au parking à 17 heures après une superbe randonnée de 6 heures et demie, 18 km et 1100 mètres de dénivelé cumulé.
Une journée qui est loin d'être terminée puisque nous comptons rallier la lagune de Jökulsarlon, autre incontournable. En plus nous n'avons pas réservé d'hébergement pour ce soir. Ça promet !
Cinquante kilomètres plus à l'est : la fameuse lagune glaciaire dans une ambiance… polaire ! Dire que nous étions en bras de chemise une heure plus tôt, le climat islandais est vraiment imprévisible !
Mais cette grisaille rend la scène encore plus surréaliste : des icebergs d'un bleu lumineux se détachent du glacier à l'arrière-plan, flottent sur la lagune, s'entrechoquent et basculent parfois, puis dérivent inexorablement vers la mer.
Côté océan, ils finissent leur course en beauté. Durant quelques heures, la plage devient une vitrine pour ces œuvres éphémères dignes de Lalique.
Encore plus abstraite… à la Dali !
Fascinés par la beauté de ces sculptures de glace, on y passerait la nuit mais justement, à 19 h 30 il serait temps de se mettre sérieusement à la recherche d'un toit.
Nous décidons de filer directement vers Höfn qui, avec ses 1600 habitants, fait figure de grande ville à l'échelle islandaise. Il y a bien quelques opportunités sur le trajet mais on craint de perdre trop de temps à toutes les passer en revue avec le risque de se faire éconduire.
Néanmoins, une vingtaine de kilomètres avant Höfn, un panneau n'échappe pas à notre attention. "Rooms available" annonce-t-il mais on voit bien que c'est le genre de panneau en place toute l'année et non pas mis à jour quotidiennement.
Sans trop d'espoir, nous tournons malgré tout sur la route 984 en direction du lieu-dit Hoffel et de la guesthouse du même nom. "Sorry, we are fully booked" nous répond la propriétaire. Heureusement, j'ai le réflexe de lui demander si elle savait où nous pourrions trouver une disponibilité.
Un coup de téléphone plus tard, elle nous dirige vers la maison d'une amie : Birkifell Guesthouse qui comporte une cuisine, un salon, une salle de bains que se partagent trois chambres. Deux couples allemands de Leipzig y sont déjà installés. Nous héritons de la dernière chambre, la plus petite avec deux lits twin, mais vu l'heure, on ne va pas faire les difficiles, elle nous conviendra très bien.
Le petit déjeuner se prend sous la forme "make your own breakfast" avec tous les ingrédients fournis (y compris le pain chaud amené à 8 heures le lendemain matin). Petit bonus supplémentaire : le hot pot du hameau est inclus dans le prix.
On a vraiment eu de la chance de trouver si vite et si bien !
Distance parcourue dans la journée : 240 km.

Dans les fjords de l'Est : de Berufjördur à Mjoifjördur par la côte J9 : Vendredi 5 juillet 2013
Alors, que dit la météo ce matin ? Nuages bas, pluie, 11degrés… pas de quoi se réjouir ! Du coup, nous repoussons à 10 heures notre départ, laissant une chance au ciel de pouvoir se découvrir.
Entre temps, la pluie a effectivement faibli. Si randonner est d'ores et déjà exclu, rien n'empêche d'aller jeter un coup d'œil au lac glaciaire du Hoffelsjökull.
La lagune est très belle. Pourtant, à peine avons nous le temps de l'apercevoir qu'elle disparaît dans la brume et sous une pluie battante.
Mais comme en Islande, rien n'est jamais prévisible, voilà qu'en repassant à Hoffel, une brève amélioration va nous permettre de profiter du hot pot (celui compris dans le prix de notre hébergement).
Un cabanon pour se changer, cinq petits bassins ronds (37- 40°) au pied d'un rocher… et c'est le moral qui remonte en flèche ! Même le ciel a l'air moins triste !
Certes il reste couvert alors que nous rejoignons la petite ville de Höfn. Les montagnes à l'arrière-plan sont dans les nuages et le Vatnajökull invisible.
Mais pour l'instant, il ne pleut plus, ce qui nous permet une courte balade entre mer et marécages, derrière le port, l'occasion de nous intéresser à l'avifaune islandaise.
On a été étonnés du nombre d'espèces de canards en Islande, tout particulièrement en mer.
Ici des eiders à duvet.
Là un arlequin plongeur.
Beaucoup d'oiseaux marins aussi. Ici un huîtrier pie.
La météo reste inchangée dans l'après-midi et c'est sous un ciel toujours nuageux que nous continuons notre route vers l'Est, le long d'une côte découpée, battue par les vents et les flots. Un petit air de Bretagne, quoi !
Il est 16 heures quand nous atteignons le petit village de pêcheurs de Djupivogur. Ça tombe bien, c'est l'heure de goûter ou du moins de se réchauffer avec une boisson chaude au Langabud Kaffi.
Depuis Djupivogur, notre destination finale n'est qu'à quelques kilomètres à vol d'oiseau mais comme le Dodge n'est pas encore équipé d'ailes, il faut faire tout le tour du Berufjördur soit une quarantaine de kilomètres encore.
Alors que nous nous enfonçons vers le fond du fjord, les nuages jouent à cache-cache avec les sommets, laissant tour à tour apparaître puis disparaître des reliefs fantomatiques.
Le ciel est toujours gris quand nous arrivons à Berunes Hostel, une auberge de jeunesse (pour gens de tous âges !) où nous avons réservé une cabine… "avec la meilleure vue du coin", nous précise l'aimable gérant.
Pour la vue, il faut se dépêcher car très vite, elle disparaît derrière un rideau de pluie. Heureusement, dans notre cottage bien douillet, nous sommes bien au chaud.
Mais rien qu'en allant du bâtiment principal à notre cabine après le dîner, nous rentrons trempés et toute la nuit durant, la pluie va continuer à tambouriner sur notre toit !
Distance parcourue dans la journée : 180 km.
J10 : Samedi 6 juillet 2013
Pluie encore et toujours au réveil. Pourtant le baromètre indique "change" ! L'espoir est permis !
En attendant, on traîne un peu, en s'attardant au petit déjeuner, en parcourant longuement le net, en étudiant consciencieusement le parcours des jours prochains jusqu'à ce que vers 10 heures quelques rayons diffus arrivent à fendre la couche nuageuse.
Vite, profitons de cette éclaircie momentanée pour reprendre la route !
Notre destination du jour se trouve dans le Mjoifjördur à 135 km seulement. Mais le trajet au gré des fjords (via les Routes 96 et 955) va être le prétexte à nombre de tours et détours. Comme d'habitude, il faudra composer avec l'état du ciel et aujourd'hui avec la force du vent pour improviser des arrêts en conséquence.
Le premier détour est d'ailleurs un coup pour rien : sur la 964, la vallée de Fagridalur est noyée dans la brume, randonner dans ces conditions n'a pas de sens. Poursuivons !
A Breiddalsvik, clic clac, une photo de la plage entre deux gouttes ! Bref, passons !
A Stodvarfjördur, jetons un œil à la collection de minéraux de Petra, un passe-temps amusant mais pas incontournable. Seul avantage : la possibilité de s'abriter de la pluie. Continuons !
A Fakrusfjödur, c'est l'occasion de s'attarder un peu afin de saluer la mémoire des pêcheurs français d'Islande, ceux célébrés dans le roman de Pierre Loti.
Le village a été à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle l'un des principaux ports d'attache des marins français en Islande alors que les campagnes de pêche françaises connaissaient une apogée entre 1880 et 1914. Les dernières goélettes françaises ont gagné Fakrusfjördur jusqu'en 1930.
La mer a exigé un lourd tribut de ces hommes et 49 d'entre eux reposent ici dans ce petit cimetière marin.
Leurs noms sont gravés dans la pierre, accompagnés d'un poème de Cantel. "Elles étaient une centaine, Qui s'en allaient tous les printemps, Au gré des flots, au gré des vents, Là-bas, vers l'Islande lointaine."
Un moment d'émotion dans un décor grandiose magnifié par la brève apparition du soleil.
D'un fjord à l'autre, le spectacle est à la fois permanent et différent au gré du vent apportant son lot d'averses ou d'éclaircies.
Pour sortir apprécier le paysage, il faut veiller à bien retenir les portières de la voiture (le loueur n'a pas manqué de nous avertir), le vent a vite fait de les arracher.
Il vaut mieux être bien couvert aussi, ce mouton l'a bien compris.
A Reydarsfjördur, le fjord le plus controversé depuis qu'une gigantesque aluminerie s'y est installée, notre itinéraire s'écarte de la côte, rentre dans les terres puis une vingtaine de kilomètres plus au nord, se dirige à nouveau vers l'est, sur la 953, en direction de "notre" fjord, le Mjoifjördur où nous avons réservé deux nuits.
Il est déjà 14 h 30, l'heure de nous accorder une pause pique-nique car le trajet jusqu'au bout du fjord est réputé à la fois difficile et pittoresque. La trentaine de kilomètres risquent de nous prendre un certain temps.
Bien que référencée en tant que route – ce qui permet à tout véhicule de l'emprunter – il s'agit bien d'une piste en terre, cahoteuse, grimpant à 600 mètres au dessus du niveau de la mer, flanquée de congères encore bien épaisses pour la saison. Elle n'est praticable que depuis quelques semaines. Au col, la trace laissée par le chasse-neige dans l'épaisseur du manteau neigeux est aussi nette qu'une tranche coupée dans un gâteau glacé.
Alors que la route n'en finit plus de monter, voici enfin la vue de l'autre côté, sur le fjord.
En lacets serrés, palier par palier, tout en suivant le cours d'eau, la piste rejoint ensuite le bord du fjord.
Partout, des eaux tumultueuses dévalent en cascades, creusant des terrasses sur ces falaises verdoyantes.
Enfin, arrivée au niveau de la mer, la route suit la côte jusqu'à Brekkuthorp (Brekka pour faire court) en passant devant cette épave.
Brekka : quelques maisons autour d'un port minuscule, 40 habitants, une école transformée en guesthouse en saison et sur les hauteurs, deux cottages en pin. C'est l'un d'eux que nous avons réservé pour deux nuits.
Entre mer et montagne, sa situation au calme et son aménagement cosy dépassent nos attentes. Nous multiplions les "Whaouh !"
Promis demain, on vous fait visiter car ce soir, nous sommes très occupés… à faire tourner le linge dans la machine, à déguster des moules tout en savourant la vue et à faire une promenade vespérale vers le petit port.
Le ciel relativement dégagé à notre arrivée s'est à nouveau couvert en soirée. Mais à 3 heures du matin, Hervé m'annonce qu'il fait très beau. Alors vivement demain !
Distance parcourue dans la journée : 195 km

Fjords de l'Est : du Mjoifjördur au Borgarfjördur J11 : Dimanche 7 juillet 2013
85 % de ciel bleu au-dessus du fjord et malgré un vent assez fort, la promesse d'une très belle journée en perspective !
Vue depuis notre cottage ! (Le vent crée des vagues dans le fjord)
Alors que nous sommes attablés devant notre petit déjeuner (self catering), un randonneur accompagné de son chien est déjà en train de grimper vers les hauteurs derrière notre cabine.
Nous avons prévu nous aussi de randonner mais sans avoir rien réellement planifié.
A l'extrémité de la rive nord du fjord, nous avions repéré qu'un sentier reliait le phare de Dalantagi au hameau de Skalanes. Peut-être une opportunité ?
C'est donc cette direction que nous prenons aussitôt le petit déjeuner avalé.
Les quinze kilomètres de piste jusqu'au deuxième plus ancien phare d'Islande nous dévoilent nombre de cascades et de vallées inattendues.
Mais le sentier envisagé, escaladant des falaises abruptes, nous semble trop périlleux. Alors, changeant notre fusil d'épaule, nous préférons revenir à Brekka pour suivre les traces de notre randonneur matinal.
Le sentier qu'il a pris relie Mjoifjödur au fjord voisin de Seydisfjördur en 18 km aller/retour soit 8 heures de marche.
Vu l'heure (bientôt midi) nous n'avons pas l'ambition de faire l'intégralité du parcours. La gérante de la guesthouse nous a prévenu qu'il restait beaucoup trop de neige en altitude, nous devrions sans doute nous arrêter bien avant le col. Par conséquent, l'objectif consiste tout simplement à monter le plus haut possible, à profiter de la vue puis à revenir.
Après quelques errements au départ dus à une balise mal placée, nous finissons par trouver les piquets aux extrémités rouges délavées qui nous conduisent à travers une lande buissonneuse jusqu'aux premiers névés dans un cirque glaciaire aux allures pyrénéennes.
Altitude : un peu plus de 300 mètres.
Les toutes premières plaques de neige se traversent facilement mais bientôt, la pente devient trop raide, le parcours trop périlleux sur des névés prêts à céder sous nos pas. Il est plus prudent de nous arrêter là, au pied d'une cascade.
C'est pourtant depuis le haut de la falaise que nous voyons dégringoler notre homme et son chien. Randonneur aguerri, connaissant parfaitement le terrain, cet Islandais vient de boucler la randonnée dans son intégralité. Bravo !
Quant à nous, nous profitons de la vue, du soleil, de la douceur avant de retrouver Brekka où entre temps, le vent est complètement tombé.
Et… il n'y pas que le vent qui soit tombé ;-)
Très belle balade (3 heures AR) malgré un petit goût d'inachevé. Ah ! Que j'aurais aimé voir la vue depuis le col sur le fjord voisin ! Une prochaine fois…
En ce milieu d'après-midi, le thermomètre affiche 19 °. Un record… et troisième journée sans pluie depuis le début du voyage !
Fin d'après-midi à profiter de la terrasse et du confort douillet de notre petit chalet !
Distance parcourue dans la journée : 30 km
J12 : Lundi 8 juillet 2013
Nous quittons Brekka sans réservation pour les deux prochaines nuits, ce qui nous donne une petite marge de manœuvre bienvenue à ce stade de notre parcours.
En effet, le bulletin météo laisse apparaître une journée maussade pour aujourd'hui mais une journée exceptionnellement belle pour demain. Or pour atteindre la caldeira d'Askja, situé à 1000 mètres d'altitude au bout d'une piste réputée longue et difficile, il vaut mieux bénéficier des meilleures conditions. Nous reportons par conséquent notre crochet vers Askja d'une journée en improvisant une étape intermédiaire.
Cap sur Borgarfjördur eystri, le plus septentrional des fjords de l'Est.
La météo est fidèle à ce qui avait été annoncé : 9 degrés, ciel couvert, petit crachin !
Nous sommes donc tout étonnés de trouver du soleil plus au nord, dans la baie de Njardhvik à l'entrée du fjord de Borgar.
Mais cela ne va pas durer. Quelques kilomètres plus loin, alors que nous atteignons le petit village de Bakkagerdi, le soleil commence déjà à se voiler.
Il est midi, nous nous mettons immédiatement à la recherche d'un hébergement.
Atfheimar Guesthouse, indiquée par le Lonely Planet comme étant la meilleure adresse, est, sans surprise, complète. En revanche, on nous dirige vers Blabjörg Guesthouse où nous trouvons notre bonheur.
Située dans une ancienne usine à poisson entièrement rénovée, la maison flambant neuve offre 11 chambres se partageant 3 salles de bains, une grande cuisine et une salle de séjour avec télé et WIFI. Petit déjeuner sous la forme "make your own".
Certes, notre chambre n'offre pas la vue sur mer mais en arrivant sans prévenir, il ne faut pas être trop exigeant.
D'ailleurs, nous n'avons pas l'intention de nous attarder dans la chambre, nous partons aussitôt vers la passerelle d'observation de Hafnarholmi, au nord-est du village. Car, si nous sommes venus dans ce fjord du bout du monde, c'est pour eux… pour la colonie de macareux.
Ces fascinants petits oiseaux, au bec coloré en période nuptiale, qui creusent des terriers pour abriter leur famille, nichent en nombre ici (10 000 couples). A la mi-journée, beaucoup sont encore en mer mais on tentera de revenir plus tard.
En attendant et tout en conjurant le ciel gris, nous ne résistons pas à l'envie de randonner. La baie solitaire de Brunavik sera l'objectif de notre après-midi.
Le sentier pentu (365 mètres de dénivelé) monte vers la croupe du Brunavikurskard surmontée par les pentes rhyolitiques du Geitfell.
Le temps de reprendre notre souffle devant cette prairie spongieuse aux airs de bodefal bolivien, nous enchaînons avec une descente encore plus escarpée jusqu'à la baie.
Devant les sommets qui se couvrent sérieusement, Hervé propose de ne pas descendre jusqu'à la plage mais je tiens à poursuivre coûte que coûte. Moralité : mon obstination va nous coûter le retour sous une pluie battante. Pas cool !
Bilan : 4 km en 3 heures aller-retour avec 365 mètres de dénivelé mais aussi… 2 vestes, 2 pantalons, 2 paires de chaussures et de chaussettes… trempés !
Il n'y a plus qu'à rentrer à la guesthouse pour nous sécher et attendre des heures meilleures pour espérer revoir les macareux.
Vers 20 heures, le retour du soleil permet une nouvelle sortie, l'occasion de… - jeter un œil à cette maison traditionnelle - aller revoir les macareux - voir les sommets se parer d'une belle lumière orangée.
La météo confirme pour demain une journée exceptionnellement belle, partout en Islande. Alors Askja, nous voilà…
Distance parcourue dans la journée : 140 km

Retour dans les hautes terres : Askja par les pistes F910 et F88 J13 : Mardi 9 juillet 2013
100 % de ciel bleu, 12 degrés (mais beaucoup plus dans la journée) : à 8 heures nous sommes partis.
Direction Askja en longeant d'abord la rive Est de la rivière Jökulsa jusqu'à la Route 1 puis sa rive Ouest jusqu'à Bru par la 923.
A partir de là, les choses sérieuses commencent. Les photos parlent d'elles même.
Au début, il y encore un peu de vert !
Mais bientôt tout n'est plus que cendre…
Seul le panache de poussière d'un 4 x 4 anime de temps à autre cette étendue lunaire.
Puis, après le pont sur la Kreppa, voilà les interminables champs de lave… couronnés par la "Reine des montagnes", le Herdubreid (1682 mètres) visible à des kilomètres à la ronde.
Presque cinq heures seront nécessaires pour boucler le parcours avec une moyenne dépassant à peine les 30 km/heure. Il est 12 h 30 passées quand nous arrivons au refuge de Dreki, juste à temps pour le pique-nique.
Il fait 22 degrés et les rangerettes arborent leur uniforme d'été : short et petit tee-shirt. On dirait des plagistes !
Mais s'il souffle sur Dreki un air estival, plus haut sur le plateau d'Askja (altitude 1080 mètres), c'est encore l'hiver malgré un soleil radieux.
Les voitures doivent s'arrêter bien avant le parking habituel, la piste n'est pas praticable au-delà et le sentier menant aux lacs Öskjuvatn et Viti reste enfoui sous la neige. Heureusement, des piquets rouges guident le randonneur.
Dire que c'est une étendue de scories noires et rouges qu'il faut traverser habituellement, aujourd'hui c'est un tapis blanc qu'on foule jusqu'au cratère !
Ce sont des raquettes qu'il nous aurait fallu car la progression dans la neige n'est pas des plus aisées.
Allez, un dernier petit effort pour grimper sur la berge et admirer enfin les deux lacs.
Quelques précisions sur leur origine. Le cataclysme qui les a formés est récent, puisqu'il date de 1875. Le volcan projeta alors 2 km3 de téphra avec une violence telle que les débris atteignirent l'Europe continentale (notamment la ville de Stockholm). Les cendres empoisonnèrent quantité d'animaux dans tout le nord du pays. Le volcan n'étant pas éteint, une telle catastrophe pourrait se reproduire.
A l'issue de cette éruption, une chambre magmatique s'effondra, formant un cratère de 11 km2 qui se remplit d'eau pour devenir le lac bleu saphir d'Öskjuvatn (à l'arrière-plan sur la photo), le lac le plus profond d'Islande (220 mètres de profondeur).
Durant cette même éruption, un évent forma le cratère Viti, dont le fond est constitué d'un lac géothermique, aux eaux d'un bleu laiteux.
Le maillot de bains est au fond du sac mais la descente dans le cratère Viti est interdite, car trop glissante. Dommage, on aurait bien aimé tester cette eau sulfureuse à 28 degrés.
Alors il n'y a plus qu'à revenir sur nos pas pour retrouver la voiture après une randonnée de 3 heures.
A l'origine, nous avions émis l'hypothèse de dormir au camping de Dreki mais comme il est 16 h 15, nous avons tout le temps de rallier un endroit moins hostile. Une centaine de kilomètres nous séparent de la Route 1 et l'hébergement le plus proche semble être Grimsstadir. Sur place nous devrions trouver soit une chambre en guesthouse si nous avons de la chance, soit un camping aménagé.
La silhouette de la "Reine des montagnes" nous accompagne à nouveau tout au long de notre trajet sur la F88, se dressant tel un phare guidant le voyageur dans ce désert de dunes et de lave.
Au pied de la montagne la plus chère aux Islandais, ces rochers aux allures seychelloises nous retiennent un court instant avant de continuer par monts et par vaux jusqu'à Grimsstadir.
Alors aurons-nous de la chance ? Et bien oui, sur le pas de sa porte, Sigríður est heureuse de nous annoncer qu'il lui reste une chambre. Si ce n'est pas de la chance, ça ! En plus, cet hébergement est idéalement placé pour ce que nous prévoyons de faire demain.
Les propriétaires nous accueillent véritablement dans leur maison où ils louent en B&B leurs trois chambres. Celle que nous occupons est manifestement celle du couple propriétaire comme en témoignent les photos de famille sur les murs. Idem pour la salle de bains, c'est celle de la famille qui est mise à la disposition des hôtes.
Pour ce faire, Sigridur dort dans le bureau, son mari Bragi sur le divan du salon, leur fille et leur petite-fille dans une caravane à côté de la maison. En saison, toute la famille se sacrifie pour accueillir les touristes.
Fin de soirée à profiter de la terrasse et de la véranda de cette charmante demeure. Seul point noir : les mouches qui, avec l'arrivée de la chaleur, s'agglutinent autour et dans les habitations.
Car il fait toujours aussi beau et chaud. Aux dires des Islandais, c'est leur première vraie journée d'été et pour nous la quatrième journée sans pluie depuis le début du voyage.
Distance parcourue dans la journée : 335 km

Jökulsargljufur NP : des chutes de Detifoss aux grottes de Vesturdalur J14 : Mercredi 10 juillet 2013
Ciel couvert à 60 % mais déjà 18 degrés de bon matin (et le thermomètre grimpera encore).
Nous prenons congé de nos hôtes à 8 h 30 après un excellent petit déjeuner au cours duquel ils nous livrent quelques bribes de leur vie sur ce rude plateau en commentant des photos de leur maison enfouie sous 4 mètres de neige l'hiver dernier. Impressionnant !
Leur histoire a même fait la une du site Internet du Monde.
En tout cas, leur vaste propriété est très bien placée, tout particulièrement pour nous qui voulons explorer le parc national de Jökulsarglfur (partie Nord du Vatnajökull NP) avant de rejoindre les berges du lac Myvatn où nous avons réservé trois nuits.
Le parc national s'étend de part et d'autre du canyon de la Jökulsa, second plus long fleuve d'Islande.
Il renferme notamment, dans sa partie sud, la cascade de Detifoss, la plus puissante d'Europe. Mesurant 44 mètres de hauteur, elle voit s'écouler… 193 m3 d'eau par seconde ! Les embruns ainsi créés sont visibles à un kilomètre.
Il est possible d'observer la cascade depuis l'une ou l'autre rive. Néanmoins, la rive ouest offre le point de vue le plus large, alors c'est par la route 862 que nous l'abordons.
Sur le sentier menant du parking aux chutes, je suis intriguée par le ronronnement permanent d'un hélicoptère. Des touristes se seraient-ils fait déposer ? Non, bien sûr, c'est tout simplement le vacarme de la chute.
Cherchant un peu de calme sur les hauteurs, ces rochers propices à une réunion de druides nous invitent à quelques instants de méditation !
Puis, après avoir jeté un coup d'œil à Selfoss (une deuxième cascade), nous avançons vers le centre du parc où nous avons prévu de randonner. La route 862 bitumée jusqu'à Detifoss s'est transformée en piste truffée de nids de poule. Une heure pour parcourir les 20 km est une bonne moyenne.
Dans la large palette de possibilités sur l'ensemble du parc, nous avons retenu les parcours en boucle V5 + V6 dans Vesturdalur (9km, 3 heures).
Il est 11 heures quand nous démarrons du parking de Hljóðaklettar. Il fait 26 degrés, c'est le moment ou jamais de troquer le pantalon contre un short.
En surplomb de la tumultueuse Jökulsa, un petit chemin nous conduit jusqu'aux imposantes formations rocheuses de Karl og Kerling, l'homme et la femme en islandais. Je ne résiste pas à l'envie de les voir de plus près.
Selon la légende, ces pitons de basalte représenteraient un couple de trolls pétrifiés par le lever du jour, alors qu'ils regagnaient leur caverne.
En face, Tröllahellir, la grotte des trolls.
En complétant notre parcours par la variante V6, nous poursuivons dans des paysages champêtres à travers un bois de bouleaux nains tapissé de fleurs.
Un cheminement rythmé par le doux murmure d'un ruisseau ou le calme apaisant d'un étang. Encore une bien belle balade !
Cette "zen attitude" va bientôt nous quitter car nous n'avons plus que très peu de carburant. Heureusement au nord du parc se trouve (en principe) une station d'essence. C'est un peu fébriles que nous roulons à l'économie dans la direction d'Asbyrgi, plein nord.
Mais la route 862 prend fin et toujours pas de pompe à essence, sur la 85, pas plus. Ce n'est qu'en tournant finalement sur la 864 que nous la trouvons. Ouf ! Nous voilà sauvés !
Ainsi ravitaillés, nous pouvons poursuivre cette fois sur la rive Est du parc national. Passant très à distance du canyon, cette piste poussiéreuse (qui est pourtant une route) ne devient réellement intéressante que dans sa partie sud, quand elle se rapproche de la gorge à la hauteur de Hafragilfoss et Detifoss.
Hafraglifoss : encore des chutes ? Oui, mais quelles chutes… époustouflantes !
Et nous revoilà à Detifoss, vue de la rive Est… impressionnante aussi !
Ainsi la boucle est bouclée. Il nous reste à rejoindre notre étape sur les rives du lac Myvatn (le lac des mouches) où nous avons réservé trois nuits, mais pour une question de disponibilité, dans deux hébergements différents.
Ce soir, ce sera une nuit à Vogafjos Guesthouse, sur la rive Est du lac. En dépit de l'appellation de "guesthouse", son organisation et ses prix sont plus proches de ceux d'un hôtel. Nous y sommes cependant accueillis de façon très personnalisée par un employé ayant à cœur de nous détailler, plan à l'appui, tous les incontournables de la région. Il y a donc indéniablement matière à occuper deux journées pleines.
Nous nous installons confortablement dans une très grande chambre (configuration rare en Islande) avec salle de bains privée avant un bon dîner dans leur "Cowshed Cafe" qu'une baie vitrée sépare de l'étable de la ferme mitoyenne. Original !
Après deux jours de beau temps, la pluie finit par s'inviter en soirée. Grrr !
Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres.

Skutustadir, Hverir et Namafjall : pseudo-cratères, sources chaudes et fumerolles J15 : Jeudi 11 juillet 2013
Sur les rives du lac Myvatn… c'est le déluge ce matin et au petit déjeuner le sujet est dans toutes les conversations. Va-t-il seulement y avoir une amélioration dans la journée questionnent les touristes inquiets ? Pas vraiment alors… il faudra faire avec !
Comment ? D'abord repousser l'heure du check out au maximum, en l'occurrence jusqu'à 10 heures.
Ensuite en profiter pour passer un moment à la laverie. Pas de chance, ici on donne son linge à laver chez Daddy's Pizza et on revient le chercher deux heures plus tard.
Un peu de shopping pendant ce temps ? A Reykjhalid, le village voisin (200 habitants), à part la petite supérette, il n'y a rien. Pourtant, c'est ici que nous avons fini par dénicher les fameuses barres de céréales Matarkistan que nous recherchions désespérément dans tous les supermarchés depuis le début de notre voyage. Nous n'avons donc pas perdu notre temps.
Un bain à la piscine ? En plein air ? Avec toute cette eau qui tombe du ciel, non merci !
Une randonnée ? Pas enthousiasmant sous cette pluie diluvienne !
Il nous faudrait un endroit couvert ! Une grotte peut-être ? Justement, il y en a deux, listées dans nos points d'intérêt : Storagja et Grjotagja. Bon, avouons qu'on n'a pas trouvé ça transcendant. Le seul intérêt, c'est que non loin de là, on peut observer un fossé d'effondrement, clairement visible dans le sol. Celui-ci correspond à la frontière entre les plaques eurasienne et américaine, à la limite desquelles se situe l'Islande.
Impressionnantes ces vapeurs s'échappant des entrailles de la terre !
Deux heures se sont ainsi écoulées, il est temps de récupérer notre paquet de linge et comme il pleut toujours, il n'y a rien de mieux à faire que le check in dans notre prochain hôtel. Celui-ci se trouve sur la rive Sud du lac dans le petit hameau de Skutustadir. Nous y avons retenu les deux nuits suivantes.
Il y a moins de 15 kilomètres jusqu'à l'hôtel Gigur, un hôtel de 37 chambres, plutôt prisé par les groupes, principalement de Japonais. Nous emménageons dans une petite chambre avec lits twin (configuration très fréquente en Islande), à la décoration un peu vieillissante mais très bien placé au bord du lac et au pied d'une zone de pseudo-cratères.
Il est 13 heures à peine, le temps est toujours aussi triste alors en attendant, plongeons-nous dans un bon roman de l'Islandais Indridason. Ambiance !
15 heures passées : on dirait que ça s'arrange un peu côté météo, il ne pleut presque plus, vite sortons ! Certes ce n'est pas le grand beau temps mais une courte balade (une petite heure) autour des pseudo-cratères va nous faire le plus grand bien.
Ici aussi, ces phénomènes géologiques ont été formés par des explosions de vapeur provoquées par l'entrée en contact de la lave en fusion avec le lac.
Le ciel laiteux n'étant pas très photogénique, concentrons-nous plutôt sur ce qui se passe au ras du sol.
Côté flore… des véroniques des rochers (Veronica fructicans) et des ? (à identifier)
Côté faune… une famille de canards siffleurs ! Des phalaropes à bec étroit Une sterne arctique
En effet, le lac constitue un excellent terrain d'observation pour les passionnés d'ornithologie.
Après cette petite mise en jambe, la météo étant égale à elle-même, ni pire ni meilleure, nous décidons de rejoindre en voiture le nord-est du lac, riches en sites géothermiques.
Mais 20 kilomètres plus au nord, avec 300 mètres d'altitude supplémentaires, à l'extrémité de la route 863, le site de Krafla est complètement dans "la ouate". On ne voit pas plus loin que le capot de la voiture. Après un rapide coup d'œil au cratère Stora-Viti, hop, demi-tour.
En perdant un peu d'altitude, du côté de Hverir/ Namafjall, nous passons sous la couche nuageuse, c'est sans doute le moment le plus favorable pour explorer cette zone géothermique.
D'abord cantonnés aux sources chaudes et marmites de boue les plus proches du parking par crainte de nous enfoncer dans la glaise collante, nous nous enhardissons peu à peu pour finalement grimper jusqu'au sommet du Namafjall (430 mètres d'altitude) "pour un magnifique panorama" indique notre documentation.
Là-haut, en guise de panorama ce sera… purée de poix !
Mais quand la purée se disloque, elle laisse apparaître une pente aux tons ocres percée de colonnes de vapeur et surmontée d'une cheminée dressée telle une forteresse au-dessus de cette plaine colorée.
La visibilité est même suffisamment bonne pour nous permettre d'assister à l'arrivée d'une interminable caravane de camping-cars. Manifestement, certains n'aiment pas voyager seuls.
Nous, on apprécie la solitude au sommet du Namafjall, mais nos chaussures beaucoup moins ;-) Elles porteront encore pendant quelques jours les stigmates de cette palette de couleurs.
Après cette dure journée côté météo, on aura bien mérité une bonne pizza chez Daddy's ! Il pleut à nouveau en sortant…
Distance parcourue dans la journée : 60 kilomètres.

Du lac Myvatn à Husavik J16 : Vendredi 12 juillet 2013
9 degrés et ciel nuageux à 99 % ! Nous sommes bien décidés à profiter immédiatement du 1 % restant.
A 7 h 50, nous démarrons le Dodge. Dix minutes plus tard nous le garons au pied du Vindelgarfjall (altitude 529 mètres). Or il ne reste déjà plus que 0,5 % de ciel bleu et il y a 250 mètres de dénivelé à gravir ! A la course avec les nuages, nous ne sommes pas sûrs de gagner.
En effet, ils enveloppent rapidement la montagne et quand nous arrivons au sommet à 9 h 04, on n'y voit… rien, nada…
Seuls un tas de cailloux et un livre d'or en guise de repères !
Mais un proverbe islandais ne dit-il pas "Si le temps ne te plaît pas, attends cinq minutes…" alors on attend cinq minutes mais rien ne se passe, dix minutes, rien non plus.
J'en profite pour laisser mes impressions dans le livre d'or. Hervé s'occupe à photographier une fleur enveloppée de rosée. Quelle délicatesse !
Quinze minutes se sont maintenant écoulées et la vue est toujours aussi bouchée. Mais alors qu'on s'apprête à redescendre, tout à coup, à la vingtième minute, le miracle islandais se produit.
Tel un mirage, l'étendue du lac Myvatn nous apparaît… d'abord furtivement puis un peu plus nettement !
Mais rien ne dure jamais longtemps ici. Au cours de la descente, la pluie fait son retour et le temps d'arriver à la voiture, le ciel est durablement plombé. C'est un temps à rouler, alors roulons ! Cinquante kilomètres nous séparent de Husavik, au bord de la mer. Peut-être qu'il y fait meilleur !
Meilleur ? Je crois qu'il y fait encore plus mauvais. La pluie pénétrante nous refroidit jusqu'aux os. Seule solution : nous réfugier au café Gamli Baukur pour trouver un peu de chaleur.
Husavik est devenue la destination prisée des amateurs de cétacés. Plusieurs compagnies y organisent des sorties d'observation. Nous hésitons mais finalement le froid, la pluie et l'éventualité de ne pas en voir nous en dissuadent.
A la place de cette excursion, nous préférons continuer encore un peu plus au nord de Husavik, toujours avec l'espoir qu'il y fasse meilleur, mais aussi parce qu'on y trouve des falaises côtières riches en fossiles.
Quelques spécimens, mélanges de coquillages fossilisés et de lignite, retiennent notre attention.
Mais je suis transie de froid. Pour tenter de nous réchauffer, nous faisons quelques pas sur la plage de galets, tout en découvrant des œuvres de la nature, comme vernies par la pluie.
Seul un nouveau passage au café de Husavik (Skuld Cafe, cette fois) nous fera oublier provisoirement le mauvais temps. Pourtant, en ressortant, on a l'impression d'une légère amélioration, ce qui nous permet un petit tour dans le port.
Mais cette amélioration n'est que passagère, la pluie nous accompagne jusqu'à notre retour à Myvatn où… c'est le comble… il fait beau !
Nous passons alors la soirée sur la péninsule de Höfdi et Kalfaströnd où le soleil de cette fin d'après-midi donne une toute autre teinte au lac, ragaillardit les oiseaux et redonne le sourire aux touristes.
Cette journée aura donc mieux fini qu'elle n'a commencé ! Deuxième nuit à l'hôtel Gigur.
Distance parcourue dans la journée : 180 kilomètres
J17 : Samedi 13 juillet 2013
Cette dernière matinée dans la région du lac Myvatn s'annonce plutôt bien. Il fait beau, avec 50 % de ciel bleu et 9 degrés.
Nous avons encore quelques heures à consacrer aux alentours, ce soir nous avons une réservation à Akureyri pour deux nuits.
Nous espérions monter au Hlidrafjall (771mètres) mais malheureusement la piste repérée ne permet pas de s'approcher de la montagne autant qu'on ne l'espérait. Or ce matin, nous n'avons ni le temps ni la motivation pour faire une longue marche d'approche avant l'ascension proprement dite.
Par conséquent, changement de plan afin de retourner du côté de Krafla que nous avions seulement entraperçu il y a deux jours. Aujourd'hui, nous comptons suivre à pied le parcours de Leirhnjukur (5 kilomètres, 1 h 30)
Le Krafla est un volcan central d'un diamètre de 20 kilomètres, caractérisé par un ensemble de fissures s'étendant sur un axe nord-sud et cachant une immense chambre magmatique. Il s'agit d'une zone active, la dernière éruption date de 1984. L'élévation actuelle du sol laisse entrevoir une éruption prochaine, le site est sous surveillance permanente.
Tous les ingrédients sont réunis pour donner l'impression d'être au commencement du monde.
Les merveilleuses couleurs des sources chaudes ! Les vapeurs odorantes des solfatares ! Des fissures béantes ! Des boursouflures brûlantes ! Un brasier rougeoyant ! Un âtre encore chaud ! Un chaudron fumant !
C'est véritablement un site fascinant et c'est sur ces impressions que se termine notre séjour à Myvatn. Le temps ne nous a guère gâtés, mais il a eu un avantage, celui d'éloigner les mouches qui rendent parfois toute sortie insupportable sans filet de protection. On a au moins échappé à ce fléau !
Il est 10 heures. Cap sur Akureyri mais pas sans un petit arrêt à Godafoss afin de mettre la chute des dieux dans la boîte.
Trois heures plus tard, nous arrivons dans le centre d'Akureyri qui, en dépit de ses 17 000 habitants seulement, est pourtant la deuxième plus grande ville du pays. Un petit tour dans la ville avec son église moderne, son centre pavé et ses maisons colorées et son café "Amour" !
Puis une petite balade dans la réserve naturelle de Krossanborgir au milieu des rochers de granit survolés par des mouettes qui poussent les mêmes piaillements que leurs congénères bretonnes.
Nous continuons encore 22 km plus au nord jusqu'à Hjalteyri pour qu'Hervé repère l'endroit où il a rendez-vous demain. Car si nous avons fait étape à Akureyri, c'est pour lui, parce qu'il a l'intention d'expérimenter la plongée en combinaison étanche dans les eaux froides de l'EyjafJördur.
C'est dans une ancienne fabrique de harengs qu'Erlendur Bogason a installé son centre de plongée. Il est le découvreur d'un cône géant de 55 mètres s'élevant du fond de l'océan et crachant de l'eau bouillante, surnommé Strytan, ainsi que de nombreux autres sites répartis sur l'ensemble du fjord qu'il explore depuis plus de 20 ans. Il y a donc de quoi faire !
Après avoir mis au point avec lui les grandes lignes de la journée de demain, il est temps de rallier notre guesthouse située au sud de la ville, dans le hameau de Leifsstadir, dans une grande maison où nous avons réservé une chambre avec salle de bains privée.
C'est sans doute l'une des plus grandes chambres que nous ayons eue en Islande.
Pour le dîner, nous préférons sortir. A Akureyri, il y a l'embarras du choix mais en nous fiant au guide LP, nous choisissons Bautinn, un bon choix effectivement !
Après plusieurs journées bien arrosées, cette journée sans pluie a été bienvenue, c'est la cinquième depuis le début de notre séjour.
Distance parcourue dans la journée : 215 kilomètres.

Akureyri : Plongées dans l'Eyjafjördur J18 : Dimanche 14 juillet 2013
Nous avons fait lever notre hôte plus tôt que d'habitude afin de nous servir le petit déjeuner dès 7 heures au lieu de 8. Hervé doit effectivement être sur son lieu de plongée à 8 h 15, or il se trouve à 30 kilomètres de notre hébergement et il faut traverser toute la ville d'Akureyri.
Mais à cette heure-là et a fortiori un dimanche, il n'y a guère de circulation, nous sommes même en avance.
Il fait 8 degrés, le ciel est couvert au dessus du fjord mais au large il fait beau. Le tout est de savoir qui des nuages ou du ciel dégagé aura le dessus.
Hervé est un peu anxieux. Après une initiation de deux heures en fosse à Paris avant de partir, c'est la première fois qu'il plonge en combinaison étanche en mer.
Un peu fébrile, il enfile plusieurs couches successives (caleçon, sous-pull, chaussettes et chaussons en laine) avant de rajouter une sorte de grenouillère. Par dessus l'ensemble, il ajuste l'ultime combinaison dans laquelle il ressemble à un véritable Bibendum.
Avec son bonnet rouge… un petit air de Cousteau !
Je le laisse ensuite entre les mains d'Erlendur en prévoyant d'être de retour vers 15 heures.
Deux plongées successives sont prévues, dont une à proximité de la petite île de Hrisey en compagnie d'une équipe de chercheurs californiens chargés d'étudier la qualité des eaux des fameuses résurgences.
Quant à moi, je monte sur les hauteurs de Kjarnaskogur et pendant que le linge tourne dans le lave-linge du camping, je me promène dans les bois… pendant que le loup n'y est pas !
Puis j'en profite pour refaire une beauté au Dodge. Il faut savoir qu'en Islande, on peut laver gratuitement son véhicule dans toutes les stations service. Je lui offre en plus pour quelques couronnes un nettoyage intérieur. Il brille maintenant comme un sou neuf ! Mais jusqu'à quand ?
Avec toutes ces occupations je n'ai pas vu le temps passer. Il est déjà l'heure d'aller récupérer mon plongeur. Alors comment cela s'est-il passé ?
Je lui laisse la parole :
Après une remontrée de tout le fjord jusqu'à la pointe Nord de l'île de Hrisey, heureusement par mer d'huile, nous voici ancrés à quelques encablures de la côte.
La combinaison qui s'avérait inconfortable sur terre devient un véritable carcan une fois immergée. Tous les mouvements demandent un effort et les amplitudes sont très limitées.
L'insufflation d'air dans la tenue pour permettre l'équilibrage aggrave encore la situation qui devient difficilement gérable d'autant qu'il s'agit d'une plongée très peu profonde et qu'il faut en permanence rééquilibrer.
Bref, les difficultés techniques ont rendu cette première plongée en océan arctique moins agréable que prévu.
Heureusement qu'Erlendur ne me quitte jamais très longtemps, toujours prompt à m'aider car je n'ai manifestement pas assez de lest malgré les 18 kg de plombs accrochés un peu partout sur ma combinaison.
Pour ce qui est du fond, il se compose d'algues rouges et vertes, d'éponges et d'étoiles de mer et ce pour quoi nous venus ici : des résurgences d'eau chaude dissimulées dans des failles.
Les chercheurs introduisent des sondes dans les failles et recueillent des échantillons d'eau pour étude ultérieure.
Au bout d'une demi-heure et après avoir eu mon premier essoufflement sous l'eau après quarante ans de plongée, Erlendur me ramène à la surface en laissant les chercheurs terminer leur travail.
Nous rentrons à la base sur un océan agité. J'ai le mal de mer.
Une fois à terre, tout va mieux ! C'est aussi l'heure du déjeuner. Erlendur nous sert une soupe maison et nous fait goûter de la truite fumée au crottin de cheval. Délicieux !
Finalement nous annulons la deuxième plongée.
Par conséquent, quand je le rejoins à 15 heures, Hervé m'attend déjà depuis plusieurs heures. Mais loin de s'ennuyer, il en a profité pour visiter la salle d'exposition qu'Erlendur est en train d'aménager. Il a ensuite assisté, dans un local voisin, aux répétitions d'un groupe musical pop très connu en Islande.
Pour ne pas rester sur une expérience inachevée, Erlendur lui propose une nouvelle plongée demain matin.
Dans cette perspective, nous réfléchissons immédiatement à une modification d'itinéraire pour les jours prochains. Au lieu du trajet Akureyri-Laugafell-Varmahlid par les pistes F821 et F752, nous improvisons une étape moins longue (Hervé risque d'être fatigué après sa plongée) en passant au nord par la presqu'île des Trolls (Tröllaskagi). De toute façon, la météo ne sera pas au top alors c'est sans regrets que nous abandonnons ce crochet vers les hautes terres.
Une fois le parcours défini, nous poursuivons l'après-midi au soleil à la terrasse d'un café avant de déambuler entre les parterres fleuris du jardin botanique.
Bien que le ciel soit resté couvert en matinée, c'était encore une journée sans pluie, la sixième depuis le début de notre séjour.
Distance parcourue dans la journée : 140 kilomètres
J19 : Lundi 15 juillet 2013
Nouveau réveil matinal et petit-déjeuner à 7 h 30. A 8 h 15, Hervé a rendez-vous avec Erlendur dans le centre-ville d'Akureyri, ce qui m'évite d'avoir à faire le trajet jusqu'au centre de plongée.
Le temps est maussade : 9 degrés et ciel couvert à 99 %. Le 1 % restant ne résistera pas longtemps, un petit crachin islandais va bientôt arroser le fjord.
Je reste alors confortablement installée dans ma chambre à surfer sur Internet avant de fermer les valises et de rejoindre le centre de plongée vers 10 h 30.
A 11 heures précises, le bateau pneumatique rentre au port. Mon plongeur de mari a l'air d'avoir le sourire !
Alors, raconte…
Cette fois-ci, je suis en compagnie d'une jeune plongeuse allemande et d'un plongeur tchèque.
Suite à l'expérience d'hier, je rectifie le lest ce qui me permet d'être beaucoup plus à l'aise et du même coup me réconcilie avec les combinaisons étanches.
L'eau est verte, il fait assez sombre à 15 mètres de profondeur, rendant les prises de vue d'une qualité médiocre. Le flash est impossible à cause du phytoplancton très dense.
Comme promis les poissons loups sont au rendez-vous, escortés par d'innombrables morues toujours en mouvement
Malgré leur aspect patibulaire et leurs dents proéminentes de carnassiers, ce sont des animaux inoffensifs qui vous regardent dans les yeux en attendant leur récompense.
Erlendur a prévu des coquillages, sortes de palourdes géantes que l'on trouve dans la région. Il nous expliquera par la suite que ces mollusques qui ont une croissance extrêmement lente sont probablement les animaux qui ont la plus longue durée de vie sur terre. Les plus gros spécimens ont plus de 200 ans !
Nous nous régalons du spectacle. En faisant le tour d'un massif rocheux, d'autres poissons loups viennent encore à notre rencontre et éclipsent tous les autres habitants des lieux.
Au bout de 50 minutes, c'est avec regrets que nous finissons par remonter à la surface où nous attendent des mouettes bien rangées autour du bateau.
Pour couronner le tout, sur le chemin du retour, notre embarcation croise la route d'une baleine à bosse. Nous sommes comblés !
Après cette belle expérience, nous continuons notre voyage vers d'autres horizons, en l'occurrence vers le Skagafjördur en faisant le tour de la presqu'île des Trolls (Tröllaskagi). Il est presque midi.
Pour ce soir, nous avons fait une réservation de dernière minute sur Internet à Hofsstadir Guesthouse. Quant au trajet, nous ne savons pas trop ce qu'il nous réserve, l'ayant lui aussi décidé tout récemment.
Sous une petite pluie intermittente, le parcours suit le plus souvent la côte, très découpée, nous dévoilant ici ou là :
… des falaises abruptes d'où dévalent des cascades bien fournies, … un phare orange fraîchement repeint, … des fonds de fjords sauvages, … une mer émaillée d'îlots (ici Malmey), … des villages de pêcheurs isolés (Dalvik, Olafsfjördur, Siglufjödur…) dont le plus mignon est sans aucun doute le dernier.
Siglufjördur (1280 habitants) au bord d'un superbe fjord, petit port de pêche naguère prospère, aujourd'hui petite localité paisible où il fait bon faire s'arrêter pour nos capuccino et expresso quotidiens.
Néanmoins, afin de réduire l'isolement de ces villages, la route passe à trois reprises par des tunnels. Le plus long (7 km) entre Olafsfjördur et Siglufjördur date de fin 2010 seulement. Avant, le trajet par les montagnes faisait plus de 50 km, il a été réduit à 15 km grâce à cet aménagement.
Le premier tunnel (3 km) entre Dalvik et Olafsfjördur est lui tout particulièrement impressionnant car très peu éclairé, très étroit, à une voie de circulation seulement. En cas de véhicule en sens inverse, il faut anticiper et se ranger dans des emplacements régulièrement prévus à cet effet. Alors que sur les routes islandaises, le trafic routier est dans l'ensemble très light, ici comme un fait exprès, il y a du monde !
Avec tous ces fjords à contourner et ces tunnels à traverser, il est 15 h 30 quand nous arrivons à destination à Hoffstadir, une jolie guesthouse qui a l'air toute neuve, dominant le delta marécageux du Skagafjördur.
Notre chambre avec lits twin et salle de bains privée n'a pas de vue sur l'estuaire mais donne côté opposé sur le parking et la montagne. En réservant en dernière minute, on ne peut pas tout avoir. Elle est cependant très agréable.
Le ciel est toujours couvert mais bonne nouvelle, il ne pleut plus, on va pouvoir se dégourdir les jambes : d'abord à travers champs et pâturages le long de la rivière puis jusqu'à la petite église perdue au milieu de nulle part, en tout près de 4,5 kilomètres.
A l'heure du dîner, le restaurant de la guesthouse est tout indiqué. Il prône une cuisine "slow food" à base de produits frais issus des fermes et des ports voisins. Le service semble lui aussi slow. En fait, le serveur nous a tout bonnement oublié, ce qui nous permet de contempler à loisir l'estuaire maintenant éclairé par le soleil.
Malgré cette attente, le dîner est à la hauteur, un réel plaisir pour les yeux et les papilles. Et pour se faire pardonner, on nous offrira le vin !
Fin de soirée à fignoler l'itinéraire de demain qui prévoit une nouvelle traversée des hautes terres par la route 35. Espérons que le soleil apparu tardivement aujourd'hui voudra bien nous accompagner tout au long de la journée !
Distance parcourue dans la journée : 190 kilomètres

Nouvelle traversée des hautes terres : Hveravellir et Kerlingarfjöll J20 : Mardi 16 juillet 2013
Grrr ! Ciel 100 % nuageux et malgré les 11 degrés affichés par le thermomètre, ce ne sont pas les meilleures conditions pour traverser les hautes terres, la vue risque d'être limitée. Mais puisque l'hébergement est réservé…
En effet, j'ai réussi à retenir il y a seulement deux jours une hutte à Kerlingarfjöll, un site parmi les plus spectaculaires du pays.
On y accède par la 35, une piste anciennement classée F mais requalifiée "route" depuis que des ponts enjambent tous les fleuves sur son parcours. Elle n'est en revanche pas bitumée, donc interdite aux berlines de location malgré son statut. Longue de 200 kilomètres, elle traverse les déserts centraux depuis les environs de Blönduos jusqu'à Gulfoss en grimpant jusqu'à 700 mètres d'altitude.
A 9 h 20, nous quittons Hofsstadir sous la grisaille. La couche nuageuse est basse, accrochée entre 200 et 500 mètres.
Dans ce contexte, au fil de notre avancée, les paysages apparaissent ou disparaissent au gré de l'altitude et avec elle, c'est notre moral qui grimpe ou qui chute selon le cas. A chaque fois qu'une légère amélioration se dessine, elle est immédiatement suivie d'un nouveau passage dans le brouillard sous une pluie fine.
Le désert semble plus hostile que jamais. On comprend alors mieux pourquoi cette région n'a été découverte qu'à partir du milieu du XIXème si��cle puis véritablement explorée de façon approfondie qu'à partir de 1941.
Seuls quelques hors-la-loi en avaient fait leur domaine, trouvant dans ces vallées isolées un abri sûr. Leur souvenir hante encore certains lieux, notamment Hveravellir, première étape sur notre traversée des Highlands, que nous atteignons au bout de deux heures.
A 622 mètres, ce site géothermique fort prisé est aujourd'hui relativement épargné par les nuages et avec un peu de patience, on y verra même poindre une petite éclaircie.
Nous passons vite fait à côté des sources chaudes les plus proches et les plus convoitées (la Blahver, d'un bleu brillant, la Raudhver, d'un rouge brique et l'Öskurholhver qui émet un jet constant de vapeur) pour nous éloigner un peu jusqu'à l'Eyvindurhver, la source d'Eyvindur, éponyme d'un célèbre hors-la-loi qui se serait caché sur ces terres.
Sur un petit monticule se trouvent les ruines d'un abri où il se serait terré avec sa femme Halla. La mémoire collective islandaise continue à transmettre de nombreux récits relatant sa capacité à survivre dans des conditions extrêmes, sans se laisser rattraper par ses poursuivants.
Si sa cachette était sûre, la butte lui permettait sans doute aussi de surveiller efficacement les alentours. En tout cas, on y jouit d'une belle vue sur le désert et les colonnes de vapeur au loin.
Hveravellir possède également un magnifique bassin artificiel chauffé. Mais avec ce temps mitigé, personne n'a l'air tenté. Nous, non plus… alors poursuivons en direction de Kerlingarfjöll.
Situé à 700 mètres d'altitude au bout de la piste F347, le site abrite un refuge, un camping et quelques chalets et huttes au pied d'un massif réunissant une activité géothermique et des formations géologiques étonnantes.
C'est une de ces huttes que nous avons réservée. Bien qu'équipée d'une salle de bains privée, elle est vraiment rudimentaire pour le prix d'un hébergement… de luxe. Bref, un rapport qualité prix déplorable.
Espérons néanmoins que le site en vaille la peine ! Pressés de le savoir, nous prenons immédiatement la piste nous conduisant dans les hauteurs vers "la vallée aux fumerolles".
Depuis le parking, nous suivons, tels des funambules, une crête en dévers sur un sol détrempé et collant dans lequel nos chaussures s'enfoncent jusqu'à la cheville.
Le ciel hésite entre grisaille et éclaircie. Les volutes de vapeur s'échappant des vallons alentour contribuent encore à donner à l'ensemble un air mystérieux.
Un petit pont de bois marque l'entrée de cette vallée aux merveilles et comme dans la chanson d'Yves Duteil, "il ne tient plus guère que par un grand mystère et deux piquets tout droits".
Le soleil a réussi à avoir le dessus (en tout cas, momentanément) et ajoute à la magie des lieux.
Plus on avance, plus on a l'impression de se promener dans un four chaud où cuisent plein de bonnes choses : des petits pains dorés, des brioches blondes, des biscuits marbrés et des moelleux au chocolat.
Là, c'est nettement une charlotte juste démoulée dont on distingue parfaitement la rangée de biscuits à la cuillère.
Même les sommets ont l'air recouverts d'une bonne couche de nappage !
On aurait bien poursuivi notre quête dans cette vallée généreuse, mais les éléments vont vite briser notre délire gourmand. Une bonne pluie va doucher notre enthousiasme et nous ramènera, tout ruisselants et plus vite que prévu, dans notre hutte.
En tout cas, Kerlingarfjöll, avec ses paysages à nuls autres pareils, est assurément un de nos coups de cœur !
La journée se termine par une petite soirée conviviale dans la salle commune du refuge/camping remplie à 95 % de Français (principalement des campeurs) où chacun tente patiemment de faire chauffer sa gamelle pour un dîner bien mérité. Dehors un vent glacial balaie les hautes terres !
Distance parcourue dans la journée : 185 km.

De la montagne à la mer… via Linuvegur (F338) et Kaldidalur (550) J21 : Mercredi 17 juillet 2013
Brrr, avec 6 degrés à peine, de la pluie et un temps complètement bouché, la journée s'annonce encore médiocre !
Dans ces conditions, ce n'est pas la peine de s'attarder à Kerlingarfjöll. Il vaut mieux s'avancer autant que possible afin de se rapprocher des fjords de l'Ouest, avec l'objectif d'arriver à Latrabjarg demain soir. Nous n'avons pas de réservation pour la nuit prochaine ni pour les quatre nuits suivantes. Cela nous donne une plus grande liberté d'organisation mais aussi un peu d'incertitude. Ce soir, nous devrions donc être au bord de la mer mais où ?
En attendant, cap au Sud en continuant la route 35.
Surprise ! Dès que nous passons au-dessous des 500 mètres d'altitude, le plafond nuageux se disloque par endroits et laisse apparaître à l'horizon de belles éclaircies. La journée s'annoncerait-t-elle moins maussade que prévu ?
Déjà au loin scintillent les eaux bleues pâles du lac Hvitavatn et le soleil éclaire les pentes noires des pitons alentour, rehaussant la couleur vert fluo des traînées de mousse sur leurs flancs.
Ce beau temps inespéré nous incite à pousser jusqu'au bout de la 35 afin de revoir la cascade de Gullfoss sous le soleil. Ensuite nous reviendrons sur nos pas pour prendre la F338 vers l'ouest.
C'est vrai qu'elle a une toute autre allure sous le soleil et mérite bien son nom de "cascade d'or".
C'est indiscutablement notre cascade préférée !
Après ce petit détour et un léger retour en arrière, nous nous dirigeons définitivement vers l'Ouest en empruntant la F338, une piste quasi rectiligne construite pour l'entretien d'une ligne à haute tension et appelée Linuvegur (vegur = route, linu = ligne). Longue d'une cinquantaine de kilomètres, c'est une voie très rugueuse réservée aux 4 x 4 en raison de deux gués à franchir dès le début. Il nous faudra deux bonnes heures pour la parcourir.
Malgré la présence des pylônes, cet itinéraire va nous réserver d'heureuses surprises.
Après les premiers kilomètres verdis de lupins, la piste traverse une étendue plus austère, plus dépouillée, plus lunaire alors qu'à l'arrière plan, un pic rocheux perce à travers l'étincelante calotte glaciaire du Langjökull.
Manifestement ici aussi la terre porte les stigmates d'une explosion volcanique d'ampleur comme en témoignent un peu partout ces roches éparpillées, torturées, fracturées.
Seules les mousses et quelques rares bouquets de silène arrivent à coloniser et à égayer cet univers minéral !
Un univers complètement inhabité si ce n'est par les trolls comme on peut l'imaginer en observant les traces de cette longue chevelure d'ébène se déployant sur les flancs du mont Hlödufell.
A moins que les occupantes des lieux ne soient ces pieuvres géantes jaillies des entrailles de la terre !
Quand les motifs géologiques finissent par se faire plus rares, le parcours devient un peu plus monotone. A défaut de compter les moutons, nous nous mettons alors à compter les pylônes et comme ils sont tous numérotés, en arrivant au 500ème, nous savons que nous avons atteint le carrefour avec la route 550.
Au croisement, un refuge de secours tombe plutôt bien. Il est 12 h 30, l'heure du casse-croûte alors si on pouvait se mettre à l'abri du vent... Dans le petit local, nous trouvons même un peu de vinaigre balsamique pour assaisonner notre salade. Toutes les zones isolées d'Islande sont équipées de ce type de refuge où un minimum vital est à disposition pour attendre les secours.
Le trajet se poursuit en remontant la vallée de Kaldidalur sur la route 550 (non bitumée) jusqu'à Husafell. Serpentant au pied d'une série de glaciers, la piste est très belle aussi mais moins remarquable que la précédente. Nous avons largement préféré la Linuvegur.
Au sortir de la petite localité de Husafell, deux séries de chutes (encore !) vont nous donner un prétexte pour une courte halte : Barnafoss, la "chute des enfants" (car des enfants y ont chuté) et Hraunfossar (la chute de lave).
La plus étonnante des deux est celle de Hraufossar avec ses innombrables filets d'eau jaillissant d'une multitude de failles sur un kilomètre et demi.
Un intermède bienvenu alors que nous sommes en route depuis six heures. Pourtant nous ne comptons pas en rester là, nous voulons continuer encore pendant quelques heures en direction de la route 60.
Les paysages sont maintenant plus doux, plus verts, plus agricoles et régulièrement ponctués de colonnes de vapeur témoignant de la présence d'une source chaude autour de laquelle se regroupent une ferme ou un hameau. Une énergie à portée de main !
Mais cette douceur de vivre ne saurait faire oublier ce qui se trame sous la chaussée ! Cratère en formation sur une route islandaise ;-)
Vers 17 heures, on en a plein les roues et en arrivant à la hauteur de Budardalur, on décide de s'y poser. Peu importe que le village et sa seule guesthouse – Dalakot Gueshouse- soient sans charme, il n'est plus question d'aller plus loin.
Après un petit tour en bord de mer (il fait 16 degrés), nous nous attablons au restaurant de la guesthouse qui, ce soir, ne sert que de la pizza. Ça nous convient parfaitement. Mais comme nous sommes dans un trou perdu, la carte n'est qu'en islandais. Nous nous amusons alors à en faire la traduction pour le plus grand plaisir de la patronne et pour les futurs touristes français qui passeraient par là.
On a ainsi appris que… ostur = fromage, skinka = jambon, laukur = oignon sveppir = champignon, olifur = olive, kjuklinkur = poulet
Distance parcourue dans la journée : 285 km

Fjords de l'Ouest : rendez-vous avec les macareux de Latrabjarg J22 : Jeudi 18 juillet 2013
"It's a beautiful day" susurre la radio de bon matin. Pourtant, pour l'instant, c'est loin d'être gagné, le ciel est couvert à 100 %, il fait 9 degrés. La seule bonne nouvelle, c'est qu'il ne pleut pas… en tout cas, pas encore !
Ce soir, nous comptons être à la pointe la plus occidentale de l'Islande, au bord des falaises de Latrabjarg. Nous n'avons aucune réservation.
280 kilomètres nous séparent de notre destination finale alors à 8 heures, nous sommes déjà en route.
Devant nous défilent des prairies bien vertes, encadrées de falaises rocheuses aux faux airs de mesas américaines.
Les péninsules de l'Ouest sont des régions excentrées et isolées. Le trafic routier s'en ressent : pas une seule voiture croisée pendant les deux premières heures. Beaucoup de gens préfèrent le ferry pour se rendre dans cette région reculée.
Les seuls à nous regarder passer, ce sont les chevaux dans leur enclos et les moutons en liberté, toujours prêts à traverser devant nos roues.
La route 60 tournicote de fjord en fjord. Il n'y a pas un souffle de vent et l'océan a pris des allures de lac où se reflètent les flancs des montagnes environnantes.
Mais pour gagner du temps, la route saute parfois d'une rive à l'autre grâce à une digue, évitant ainsi un long détour jusqu'au fond de chaque bras. Si c'est déjà le cas du Gilsfjördur, à terme, plusieurs autres fjords seront ainsi enjambés, ce qui permettra le désenclavement de la région. Des travaux titanesques sont en cours. En témoigne la taille des véhicules de chantier !
A Flokalundur, nous quittons la 60 pour la 62 puis, après avoir longé la rive Ouest du lac Vatnsdalsvatn à la recherche de canards rares (sans succès), nous poursuivons jusqu'au carrefour avec la 612.
Ici nous sommes accueillis par un froid de canard et par un vent à décoiffer les moutons alors que nous apprêtons à jeter un œil à l'épave rouillée du Gardar.
La proue avec ses deux yeux tristes a l'air de faire la moue… un peu comme nous qui, avec ce froid, sommes obligés de pique-niquer dans la voiture, coincés entre le volant et la boîte de vitesse.
"Its a beautiful day" disait la chanson ? A la mi-journée, ce n'est pas encore gagné !
Et plus on avance vers l'Ouest, plus le temps se dégrade : nuages bas, brouillard et crachin persistants accompagnent notre arrivée dans la péninsule de Latrabjarg vers 14 h 30.
Avant toute chose, il est primordial de trouver un hébergement, il n'y en a pas légion dans le coin. Pourtant, à l'entrée de la péninsule, au lieu dit Hnjotur, la première guesthouse sur notre route – Hnjotur Guesthouse - affiche "rooms available" et en moins de deux, nous avons une chambre.
Le patron nous propose une prestation avec ou sans draps fournis. Comme nous avons trimballé nos sacs de couchage depuis le début, autant qu'ils servent enfin. Ce sera donc l'hébergement le moins cher de notre séjour mais pas le plus propre. Mais en n'étant pas trop regardants, c'est une bonne affaire. Cuisine et salle de bains partagées.
Une fois l'esprit tranquille, nous pouvons consacrer notre après-midi à la rencontre avec les macareux. Les falaises qui les abritent sont encore à plus de 20 kilomètres, au bout d'une piste étroite rasant par endroits le flanc de la montagne.
Malgré une bruine persistante et un brouillard tenace, les oiseaux sont au rendez-vous. On peut vraiment les approcher de très près (moins d'un mètre), on pourrait même les toucher si une ligne blanche tracée au sol ne nous tenait à distance raisonnable. Dans ce cas, la météo n'a pas réellement d'importance.
Pris au jeu, nous n'hésitons pas à longer toute la falaise sur un kilomètre mais en réalité les premiers oiseaux ne sont qu'à quelques pas du parking.
Alors était-ce une belle journée ? En voyant la mine réjouie des touristes, on peut le penser.
En tout cas, nous avons passé une excellente après-midi en compagnie de ces adorables oiseaux et fait l'une de nos expériences les plus réjouissantes en Islande, alors peu importe que la pluie redouble d'intensité et tombe à verse toute la soirée et toute la nuit.
Il ne faut parfois pas grand chose pour être heureux !
Distance parcourue dans la journée : 315 kilomètres
J23 : Vendredi 19 juillet 2013
Côté météo, ça ne s'arrange pas : il a plu toute la nuit et il continue encore à pleuvoir par intermittence en ce tout début de matinée.
A 8 heures, nous nous apprêtons à refaire en sens inverse le même trajet qu'hier. Nous sommes effectivement venus jusqu'ici uniquement pour les macareux et n'avons pas l'intention d'explorer davantage les fjords de l'Ouest. De toute manière, le temps a l'air encore plus pourri au nord. Espérons qu'en retournant vers le sud, nous trouverons des cieux plus cléments.
Nous voulions malgré tout commencer par une petite variante en poursuivant la 62 via Patreksfjördur puis la 63 jusqu'aux chutes de Dynjandi avant de refermer la boucle à Flokalundur. Mais les éléments vont contrarier nos projets.
Pourtant, tout commence par une timide éclaircie sur le fjord en quittant Hnjotur.
Une note d'espoir qui motive un premier détour jusqu'à Raudisandur que le guide LP décrit comme "une belle plage aux teintes rougeâtres, un lieu paisible, d'une beauté exceptionnelle". Elle est certes paisible mais noyée dans le brouillard, sa teinte tire plutôt sur le jaunâtre. Dans ces conditions, difficile de l'apprécier à sa juste valeur. Seule la jolie petite église noire nous console d'être venus jusqu'ici.
La suite n'est guère plus engageante. La route 62 – en réalité une piste en terre étroite, frôlant le bord de mer – devient si glissante et si dangereuse sous la pluie et dans le brouillard que nous finissons par abandonner l'idée d'aller jusqu'aux chutes de Dynjandi.
Au carrefour entre la 62 et la 60, nous repiquons immédiatement vers Flokalundur où nous entrevoyons du mieux au point de chausser nos boots dans le but de randonner dans la vallée de Surtrabrangil (fossiles) mais à peine avons nous fait trois pas que la pluie redouble. Nous jetons l'éponge !
Même trouver un bon café relève de l'impossible : dans celui de Brjanslaekur où se sont entassés tous les touristes attendant le ferry, ça ne sent pas la rose et dans le suivant, on ne sert que du jus de chaussettes.
Tant pis, dans ces conditions, on continue à rouler, il n'y a rien d'autre à faire, en dehors d'un nouveau pique-nique dans la voiture, or je déteste manger dans la voiture !
Enfin, après 14 heures, voilà qu'on entrevoit le premier rayon de soleil et comme par miracle, après Brjarkarlundur, la route est sèche. Le moral remonte en flèche.
Et si on restait par là ? J'avais repéré un hébergement et surveillé ses disponibilités : Vogur Country Lodge, isolé au fin fond de la péninsule de Fellströnd. Nous devrions y trouver notre bonheur.
Nous jetons alors nos dernières forces dans le trajet pour y parvenir, car il est encore à plus de 35 kilomètres de la route principale. D'ailleurs, il n'est pas évident à trouver, aucun panneau ne l'indique depuis la route et en arrivant sur place, nous sommes d'abord entrés dans une maison particulière avant de le trouver juste derrière.
C'est un hôtel flambant neuf, réouvert seulement depuis janvier 2013 après une rénovation complète. Nous avons la chance de tomber à la fois sur une grande et belle chambre mais en plus, avec une très belle vue.
Une juste récompense après une journée difficile !
Bien requinqués par cette excellente trouvaille et par une météo qui s'arrange un peu, nous passons la fin de l'après-midi sur la presqu'île de Dagverdarnes à marcher à vue au bord de l'eau, admirant au loin la péninsule de Snaefellsnes précédée par tout un chapelet d'îles et d'îlots.
Les contrariétés météorologiques de la matinée sont alors oubliées et elles le seront définitivement devant l'excellent filet d'agneau servi au restaurant du lodge. Un des nos meilleurs dîners en Islande !
Tout est bien qui finit bien !
Distance parcourue dans la journée : 380 km = notre étape la plus longue !

Le tour de péninsule de Snaefellsnes de Stykkisholmur à Arnarstapi J24 : Samedi 20 juillet 2013
Nous sommes si bien au Vogur Country Lodge que nous nous accordons volontiers une grasse matinée jusqu'à 8 h 30 et démarrons seulement une heure plus tard.
Direction le nord de la péninsule de Snaefellsnes, une région dominée par le célèbre glacier du Snaefellsjökull, immortalisé dans le "Voyage au centre de la Terre" de Jules Verne.
Nous n'avons pas de réservation pour ce soir mais quelques projets de visite et/ou de randonnée pour la journée, du moins si la météo nous le permet. En fonction de ce qu'il nous sera possible de faire, nous déciderons du lieu d'hébergement.
Au fait, comment est le ciel ce matin ? Couvert… pour ne pas changer, mais sans pluie… si ça peut nous consoler.
Il n'y a pas de vent non plus, ce qui fait qu'en arrivant à Stykkisholmur à midi, nous sommes tout étonnés de la douceur ambiante (12/14 degrés) nous permettant rapidement d'ôter nos vestes, ce qui n'était pas arrivé depuis des lustres.
Sous un rayon de soleil, le village et son petit port nous font bonne impression et c'est le cœur plein d'entrain que nous gravissons la colline menant au phare de Sugandisey d'où la vue porte sur toute la bourgade.
Sur les hauteurs de la ville, parmi les maisons typiquement marines se détache la silhouette futuriste de l'église. Intrigués, nous allons la voir de près. Son intérieur est étonnant : sobre et clair, il invite au recueillement pendant que l'orgue monumental diffuse ses sonorités chaudes.
En sortant de l'église, il fait toujours aussi doux et c'est enfin l'occasion d'apprécier un pique-nique en plein air, dans une clairière.
Profitons également de ce temps clément pour randonner. Le site de Selvellir a retenu notre attention, c'est une randonnée sans chemin et sans balisage, tiré du guide Rother. Les seuls éléments en notre possession sont les coordonnées du point de destination. L'ouvrage nous vante "un véritable eldorado pour le photographe" au milieu "de rochers de tuff bizarres".
Soit nous n'avons pas atteint le bon site, soit sa photogénie est toute relative. En tout cas, l'endroit atteint ne nous a pas fait l'effet escompté. Pas de rochers remarquables, juste une belle vue… mais surtout plein de mouches envahissantes !
Bref, pas vraiment de chance, cette fois !
Mais plus de chance une heure plus tard en atteignant le village de Hellisandur où arrivés sans réservation à 17 heures, nous prenons la dernière chambre de l'hôtel du même nom – Hellisandur Hotel - une grande chambre avec salle de bains privée, certes au rez-de-chaussée mais il ne faut pas trop en demander.
En revanche, moins de chance avec la météo car à peine arrivés, il se met à pleuvoir tout ce qu'il peut. Décidément, l'Islande n'a pas l'air d'avoir de déficit de ses nappes phréatiques !
Distance parcourue dans la journée : 225 kilomètres
J25 : Dimanche 21 juillet 2013
Aujourd'hui, nous poursuivons notre tour de la péninsule de Snaefellsnes. Nous n'avons pas de réservation pour ce soir. Tout dépendra de ce que nous pourrons faire dans la journée.
A ce propos…
Le vent s'est levé dans la nuit et continue à souffler très fort en ce début de matinée. Il a disloqué les nuages, donnant 30 % de ciel bleu. Manque de chance, notre trajet nous dirige vers les 70 % nuageux et aussitôt partis, la pluie se rajoute au vent.
Au début, ce n'est qu'une petite bruine qui ne nous empêche pas de profiter de la belle plage de Skarsvik et de son lagon bleu turquoise. Ah, si l'eau était chaude, ce serait un sacré spot !
Mais les gouttes s'intensifient et arrivés devant le phare de Svortuloft, nous nous contentons de le photographier depuis la voiture.
Devant celui de Öndverdarnes, nous prenons notre courage à deux mains pour faire un saut jusqu'aux falaises. Bilan : pour quinze minutes de sortie… trempés jusqu'à la moelle, si bien qu'en arrivant à Dritvik, je reste gentiment dans la voiture et envoie Hervé en éclaireur.
Alors ? Il me persuade d'en sortir pour aller admirer l'arche rocheuse, soupeser les pierres de levage et constater les dégâts d'un ancien naufrage.
Nos vestes sont dégoulinantes au retour et nous nous jurons de ne plus quitter la voiture avant qu'elles n'aient séché.
Mais quelques kilomètres plus loin, une nouvelle curiosité aura raison de notre sagesse. Nous enfilons nos vestes trempées afin de voir si les colonnes de pierre de Londrangar surgissent de terre ou des flots.
Ils surgissent bien de terre en bord de mer !
Nous nous engouffrons vite dans la voiture, chauffage à fond, jusqu'au point d'intérêt suivant.
A Arnarstapi, nous étions décidés à ne pas aller plus loin que l'arche rocheuse de Gatklettur, mais d'une colonne rocheuse à l'autre, sous une pluie pénétrante et contre un vent de face, nous nous laissons porter par l'ambiance tempétueuse pour finalement longer toute la falaise jusqu'au petit port.
Le guide LP a raison de préciser que cette balade est encore plus fascinante sous la pluie mais on aurait quand même préféré la faire sous le soleil J
Après un capuccino brûlant, reprenons la route. Dire qu'il y a quelque part au dessus de nos têtes, une couronne glaciaire dont on n'aura pas vu la couleur. A peine si l'on distingue la forme des reliefs !
Un profil féminin? Sans doute celui d'une belle Islandaise.
Nous laissons tomber Budir et sa fameuse église noire mais plus loin, à Ytri-Tunga, impossible de renoncer à l'observation des phoques.
La pluie a momentanément cessé mais atteindre ces veaux de mer se mérite. Il faut se tordre les pieds sur une plage envahie de rochers recouverts d'algues glissantes avant d'apercevoir une petite colonie de quelques sept individus.
La pluie redouble encore d'intensité. Pour nous remonter le moral, au carrefour des routes 54 et 56, nous nous empiffrons d'une portion de frites et d'une glace.
Puis, tout à coup et comme souvent en Islande, à la sortie de la péninsule de Snaefellsnes, le temps s'améliore peu à peu et à l'approche de Borgarnes, le soleil prend le dessus. On n'osait plus y croire !
Nous décidons donc de chercher un hébergement dans cette petite ville. D'après notre documentation, Bjarg Guesthouse serait le meilleur choix. Mais elle est fully booked. Dommage car l'endroit est mignon et sa propriétaire très serviable. Pour nous venir en aide, elle passe plusieurs coups de téléphone avant de nous trouver une disponibilité à l'hôtel Hamar, à 3 kilomètres du centre-ville. Encore mieux (nous le réaliserons plus tard), elle négocie pour nous un bon prix ainsi que l'inclusion du petit déjeuner.
L'hôtel Hamar fait partie de la chaîne Icelandair : il est impeccable avec de grandes chambres très claires. Nous sommes encore bien tombés !
Avec ce beau temps inespéré, vite, il faut improviser une petite randonnée. Après quelques clics sur Internet, nous repérons Hafnarfjall. Nous n'avons pas l'ambition d'atteindre le sommet (850 mètres d'altitude, 750 mètres de dénivelé) d'une part parce qu'il est dans les nuages et d'autre part parce qu'il est déjà 18 heures quand nous démarrons. Nous nous contentons d'une montée raide dans un pierrier pendant une heure afin de savourer les vues sur le fjord et sur Borgarnes sous un soleil radieux.
Ça fait du bien au moral et ça nous réconcilie avec l'Islande ! Mais ce beau temps durera-t-il ? La réponse… demain ;-)
Distance parcourue dans la journée : 205 km

Dernière étape de Thingvellir à Reykjavik J26 : Lundi 22 juillet 2013
Alors le ciel ? Bouché, désespérément bouché… et il bruine en plus, alors qu'il faisait tellement beau hier soir. C'est rageant !
Notre dernière étape doit nous mener à Reykjavik où nous avons réservé un appartement en plein centre-ville pour deux nuits. Mais on espérait faire une dernière visite ou mieux une dernière randonnée avant de rejoindre la capitale.
Bon, dans ces conditions, le plan A – la cascade de Glymur, parcours difficile sur rochers glissants - on oublie ! Le plan B – la vallée d'Hengill à Hverargerdi, 4 heures de randonnée avec baignade dans une rivière chaude – aussi !
Le plan C semble offrir le meilleur compromis : dans le parc national de Thingvellir, on peut trouver de petites balades sur des sentiers bien tracés, voire bitumés. Au pire, on pourrait juste s'arrêter aux points de vue, du moins s'il y a de la vue, car rien n'est moins sûr au moment où nous prenons la route dans un brouillard à couper au couteau.
A Akranes, contourner le fjord par la route 47 ne sert à rien, prenons directement le tunnel.
A sa sortie, le ciel a l'air de vouloir s'éclaircir mais dès que nous tournons vers l'est en direction de Thingvellir, nous retrouvons la purée de poix.
A Thingvellir, haut lieu de l'histoire islandaise mais aussi haut lieu du tourisme en cars, le parking est bondé, la foule se presse au point de vue où l'on ne voit… strictement rien. Mais les mouches, elles, sont à la fête avec tout ce monde.
Pour les Islandais, Thingvellir représente le lieu où les Vikings fondèrent le premier parlement démocratique en 930 et celui où fut proclamée l'indépendance de l'Islande en 1944.
En tant que touristes, nous sommes surtout impressionnés par le cadre, une immense vallée d'effondrement causée par l'écartement des plaques eurasienne et nord-américaine.
La grande faille d'Almannagja (7,7 kilomètres de long sur 40 mètres de large) a un petit air de mur des Lamentations, la verdure en plus et la ferveur en moins.
En dehors d'Almannagja, le parc est truffé d'autres failles, plus petites où la brume et l'eau jouent avec les reflets des amas rocheux !
Soudain, Hervé réalise que la plongée se pratique ici dans la faille de Silfra. On se met alors immédiatement à la recherche du lieu. Nous ne tardons pas à trouver les minibus des clubs de plongée. Malheureusement, pour le jour même, l'activité n'est pas envisageable, les plongées se terminant déjà pour les différents groupes. Dommage qu'on n'ait pas anticipé, mais il réussit à prendre un rendez-vous pour demain avec picking up depuis notre hébergement dans le centre-ville de Reykjavik.
Les nuages se sont un peu levés entre temps, il ne crachote plus et alors que nous nous dirigeons à présent d'un bon pas vers la cascade d'Öxararfoss, nous laissons tomber vestes et polaires. Un bon point !
Les mouches ne nous laissent pas de répit à l'aller mais curieusement au retour elles abandonnent la partie. Le sens du vent, sans doute !
A la sortie du parc national, au bord d'un lac, une chouette table de pique-nique nous tend les bras mais impossible d'y déjeuner, c'est un véritable meeting de mouches.
Alors direction Reykjavik où le temps s'améliore un peu. C'est même sous un petit rayon de soleil que nous finissons nos dernières provisions dans un parc de la ville.
Trouver notre appartement relève ensuite du casse-tête, le centre-ville n'est qu'une succession de rues en impasse ou en sens unique. Après avoir fait trois fois le tour, nous tombons enfin sur le 86/94 Laugavegur où nous avons rendez-vous avec Arnar le propriétaire, entre 15 et 16 heures.
Au quatrième étage d'un immeuble en plein centre-ville, nous prenons possession d'un deux pièces de 67 m2, lumineux et confortable, où nous nous sentons immédiatement comme chez nous. Pendant ce temps, le Dodge est récupéré par le loueur au pied de l'immeuble. Tout est OK.
Après avoir pris nos repères, fait quelques courses pour notre dîner, nous sortons vers 20 h 30 (alors que le soleil vient enfin de triompher des nuages) pour un grand tour à pied par le centre jusqu'au port et au tout nouveau centre de concerts et de conférences.
Baptisé Harpa et inauguré en août 2011, l'édifice très design est posé tel un vaisseau au bord de l'océan, à l'entrée du port.
Sur 60 000 mètres carrés et 43 mètres de haut, il abrite 4 salles principales dont la plus grande peut accueillir jusqu'à 1800 personnes assises, des boutiques et des restaurants. Sa construction s'est étalée de 2007 à 2011. Resté en suspens suite à la crise financière de 2008, le chantier a été repris par les autorités locales et le bâtiment achevé en 2011 pour un budget total avoisinant les 170 millions d'euros.
Sa réalisation a suscité bon nombre de controverses et de polémiques, à l'image de ce qu'en dit l'auteur Arnaldur Indridason dans un de ses romans "La muraille de lave" : "...cette salle de concert gigantesque qui… était un exemple criant et risible de l'égo surdimensionné d'une petite nation".
Imaginée par l'architecte danois d'origine islandaise Olafur Elliasson, sa façade est composée d'une infinité de polyèdres de verre, de formes toutes différentes, évoquant la structure alvéolaire des colonnes de basalte typiquement islandaises.
Une œuvre résolument moderne qui, selon les mots de l'artiste, travaille et magnifie la lumière de Reykjavik : étonnant !
A deux pas de là, une autre œuvre artistique célèbre symbolise, elle, l'histoire et le passé de Reykjavik. Conçu par le sculpteur islandais Jon Gunnar Arnason, "Solfar" ou le Voyageur du Soleil évoque la charpente d'un navire de guerre viking.
Nous terminons là notre balade vespérale alors que le ciel rougeoie à l'horizon, laissant deviner en cette fin du mois de juillet le retour progressif de la nuit. Il est 22 h 30. Le soleil se couchera à 23 h 02.
Distance parcourue dans la journée : 145 km. Distance totale : 5 000 km.

De Thingvellir à Reykjavik : plongée dans la faille de Silfra et balade en ville J27 : Mardi 23 juillet 2013
Réveil matinal sous un grand et beau soleil. Hourrah !
Hervé a rendez-vous à 8 heures avec "Scuba Iceland Dive Team". Direction Thingvellir et plus particulièrement la faille de Silfra.
Je le laisse commenter sa matinée :
"C'est une charmante monitrice qui me conduit à Silfra et me guide dans nos deux plongées. Il n'y a pas d'autres plongeurs avec nous. Avantage énorme d'avoir choisi un club à taille humaine… une plongée en binôme et en plus, nous serons les tout premiers sur place.
Je me retrouve à nouveau emballé dans les couches successives de la combinaison étanche avec des plombs un peu partout.
Nous parcourons les quelques mètres séparant le parking encore vide de l'échelle de mise à l'eau. Puis c'est la descente dans une faille remplie d'eau d'une limpidité hallucinante que les photographies ne rendent pas complètement. Cela me rappelle les Cénotes mexicains.
Quel changement après l'expérience de l'océan Arctique !
L'équilibrage doit être parfait pour ne pas toucher le fond, ce qui soulèverait un nuage de particules, d'où l'intérêt d'être les premiers.
Les couleurs sont incroyables. Les bleus sont d'une profondeur inouïe et les algues vertes semblent fluorescentes.
Nous évoluons dans plusieurs bassins de profondeurs variables avec entre eux des passages qui frôlent la surface.
La balade dans ces paysages uniques dure environ trente minutes puis c'est déjà la sortie… quelques centaines de mètres plus loin.
Le retour est pénible avec 40 kg d'équipement sur le dos.
Sans se changer, nous nous reposons trois quarts d'heure avant la deuxième plongée, en partageant quelques friandises tout en échangeant nos expériences sous-marines.
Les autres clubs arrivent entre temps mais nous arrivons à les doubler in extremis sur l'échelle de mise à l'eau et sommes une nouvelle fois les premiers dans l'eau.
L'itinéraire est un peu différent avec davantage de hauts-fonds où les verts et les bleus se côtoient et se disputent la vedette.
Je n'ai pas vu de faune mais il existerait quelques rares petits poissons.
Cette deuxième plongée dure également trente minutes. Le retour est encore plus pénible à cause des mouches qui se sont réveillées et nous harcèlent sans relâche.
C'est avec des couleurs plein les yeux que je fais le retour vers Reykjavik. Au total, ce fut une expérience magique que je conseille vivement à tout plongeur visitant l'Islande.
Les mêmes parcours en apnée avec une simple combinaison raviront les amateurs pas trop frileux.
Hervé est de retour en fin de matinée. Sa bouille réjouie ne fait pas de doute sur son degré de satisfaction.
Quant à moi, j'ai fait pendant ce temps un premier repérage dans le centre-ville avant d'y retourner ensemble dans l'après-midi.
Il fait un temps merveilleux. Tout le monde est dehors, à déambuler dans les rues piétonnes, à déjeuner en terrasse, à pique-niquer dans les squares, à prendre le soleil dans les parcs et les jardins, à pédaler au bord de l'océan.
Bref, l'Islande revit, les Islandaises arborent leurs petites robes d'été, les enfants sont en culottes courtes, les touristes en bras de chemise et nous, on profite d'une de nos plus belles journées pour…
… jeter un œil à la cathédrale, Hallgrimskirkja, flanquée de hautes colonnes de béton symbolisant les colonnes de basalte si emblématique de l'Islande. Sa construction a duré 34 ans (1940 à 1971)
… contempler les sculptures dans le jardin du musée Einar Jonsson, le plus grand sculpteur d'Islande
… nourrir les oiseaux au bord du lac Tjörnin, au cœur de la ville
… nous remémorer tous les bons moments de notre voyage autour du plan en relief exposé à la mairie
… avant de clore la journée et notre voyage par un très bon repas au Sjavargrillid (Seafood Grill) où l'on aurait presque pu dîner en terrasse tellement il fait bon en cette dernière soirée.
Après plusieurs jours de grisaille, cette très belle journée va nous laisser une impression positive et c'est avec ce souvenir-là que nous quittons l'île de glace et de feu le lendemain.
A Paris, c'est la canicule. En passant de 15 à 35 degrés, nous regrettons vite l'air vif et frais de l'Islande !

Le mot de la fin
Impressions générales "Vous verrez, vous allez aimer l'Islande… même sous la pluie…" nous avaient dit deux Islandaises rencontrées à Roissy au moment de notre départ.
Alors, qu'en est-il ?
A vrai dire, immédiatement après notre retour, notre impression a été plutôt mitigée. Nous étions un peu las après deux semaines sur quatre de grisaille quasi permanente et seulement 7 jours sans pluie sur l'ensemble du voyage.
Par conséquent, il a fallu "digérer" un peu le voyage, laisser reposer la destination, revoir les photos, construire le récit pour en retrouver le meilleur et n'en garder que les bons côtés.
Certes, sur 28 jours, nous avons eu 7 jours sans pluie, seulement. Mais les belles journées ne se sont pas limitées pas à ces sept-là, il y en a eu beaucoup d'autres où de belles éclaircies se sont développées entre les averses. La première quinzaine a été majoritairement ensoleillée et durant la deuxième quinzaine, le soleil est parfois apparu au bon moment, juste à temps pour nous faire apprécier un site.
En étant très optimiste, on peut même considérer que chaque jour, nous avons pu bénéficié de quelques heures de beau temps ou du moins de quelques heures d'amélioration. Dans ce cas, on arrive presque à 100 % de taux de satisfaction. En tout cas, nous avons fait en sorte de profiter du meilleur de chaque jour.
Serions-nous partants pour y retourner ? En ayant sillonné le pays en long en large et en travers pendant un mois, la destination ne sera sans doute pas une priorité dans les prochaines années. Néanmoins, un court séjour en hiver nous plairait bien pour voir des aurores boréales et les paysages islandais sous la neige et la glace. Les cascades de Gullfoss ou de Dettifoss prises dans les glaces doivent être spectaculaires.
Nos coups de cœur !
C'est simple, ils sont directement liés aux conditions météo dans lesquelles on les a abordés. On a adoré tous les endroits où il a fait beau, on a moins apprécié tous les endroits où il a fait gris.
- en tête de liste, Kerlingarfjöll, sa vallée aux fumerolles et la route 35 qui traverse les hautes terres.
- tous les déserts centraux et les pistes qui y mènent : les pistes F228 vers Veidivötn , F910 et F 88 vers Askja, F338 (Linuvegur), F206 vers le Laki, F 225 et F 208 Sud vers le Landmannalaugar.
- le fjord de Mjoifjördur, isolé et sauvage, et notre petit cottage idéalement placé.
- toute la région Sud de Vik à Jökursarlon en passant par Klaustur et Skaftafell avec quelques randonnées remarquables dont celle vers le glacier Myrdal ainsi que le grand tour dans le parc national de Skaftafell.
- les cascades spectaculaires, dont Gullfoss notre préférée.
- hors catégorie, la rencontre si intime avec les macareux a été une expérience particulièrement réjouissante et nous n'avons pas regretté d'avoir fait le long détour pour les voir, même sous un temps maussade.
- enfin, Hervé a été ravi de ses deux expériences de plongées, l'une en mer dans l'Eyjafjördur et l'autre en eau douce, dans la faille de Silfra.
Ce qu'on a moins aimé :
- les sites géothermiques (hormis Kerlingarfjöll) ne nous ont pas vraiment transporté, car nous en avions déjà vus dans nos voyages précédents. La région du lac Myvatn nous a paru un peu surfaite.
- les péninsules de l'Ouest visitées sous un temps très médiocre n'ont pas pu être appréciées à leur juste valeur.
Des regrets ? Non, à part d'avoir manqué de soleil surtout pendant la deuxième quinzaine !
A propos de l'itinéraire
Nous avons finalement parcouru près de 5 000 kilomètres, soit une moyenne de + ou - 200 kilomètres par jour.
Nous l'avons fait dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, du Sud-Ouest au Sud-Est puis du Nord-Est au Nord-Ouest avec, à plusieurs reprises, des incursions dans le Centre. On aurait aussi pu imaginer le faire dans le sens des aiguilles d'une montre. Cela aurait permis de finir par le Sud et les sites les plus remarquables.
En l'adaptant un peu, ce parcours pourrait être réalisé en trois semaines.
A propos du véhicule
Même si le Dodge Durango n'était pas le véhicule que nous avions choisi, il nous a finalement donné entière satisfaction. Il est très confortable sur les cahots des pistes (véhicule neuf) et passe aisément les gués sans même trop toucher au blocage du différentiel.
Rien à redire sur le loueur Iceland Car Rental.
A propos des hébergements et des réservations
Ce n'est pas un scoop : en Islande, les hébergements sont chers pour des surfaces dans l'ensemble très petites.
Les guesthouses sont un bon compromis mais leurs prestations sont très variables.
Certaines sont de vraies maisons d'hôtes où l'on est accueilli par les maîtres de maison (Hrifunes ou Grimsstadir par ex), d'autres mettent à disposition des locaux mais les propriétaires ou gérants ne sont pas présents en permanence (Birkifell ou Blabjorg). Certaines guesthouses peuvent proposer des chambres avec lits sans draps (Hjontur). Dans tous ces cas, la salle de bains est partagée, ce qui n'est pas un problème car les installations sont en général très récentes et très propres. Il existe une dernière catégorie de guesthouses qui ont une organisation et des prix plus proches de ceux des hôtels (Vogafjos). Dans ce cas, salle de bains privée.
Enfin, quelques guesthouses ou hôtels proposent des cottages. Ce sont ces hébergements-là que nous avons le plus appréciés : Berunes, Laki/Efri-Vik et surtout Solbrekka.
Les réservations ont été faites via booking.com (annulation possible jusqu'à 48 heures avant et paiement sur place) ou farmholidays (paiement immédiat) ou parfois directement par l'intermédiaire du site web de l'hébergeur.
Faut-il réserver ou pas ?
La réservation permet d'avoir l'esprit tranquille mais bloque l'itinéraire en cas de mauvais temps. Sans réserver, on peut mieux mettre en adéquation météo et itinéraire.
Nous avions choisi un compromis en réservant 15 nuitées sur 28. Or nous avons toujours trouvé à nous loger sans réservation, même en plein mois de juillet. Si j'avais à le refaire, je partirais certainement sans aucune réservation (ou très peu).
Ouvrages et sites Internet utiles
Côté papier : - le guide Lonely Planet Islande (bien plus détaillé et complet que le Routard) - le guide de randonnées Rother (merci Esethi !) - la carte Ferdakort Islande au 1 : 500 000
Côté Internet : Des récits de voyages qui m'ont inspirée pour construire notre itinéraire ainsi d'autres sources utiles au voyage :
* Islande terre de glace et de feu sites.google.com/...terredeglaceetdefeu/
* Un peu partout en Islande voyageforum.com/...ost=5771677;#5771677
* Hautes Terres d'Islande sites.google.com/...sterresdislande/home
* Journal d'un voyage de 23 jours en Islande international-photographer.com/...ande-jo...
* Un véritable guide-photo détaillé de l'Islande www.photovoyage.org/islande/
* Carte de l'Islande pour Garmin : www.ourfootprints.de/...source-island_e.h...
* Webcams islandaises www.livefromiceland.is/
* Météo et conditions routières www.vegagerdin.is/...ditions-and-weather/
* Faune et flore islandaises www.iceland-nh.net/plants/index.html
Un dernier mot…
Alors au final, ce voyage a-t-il été réussi ? Assurément, oui, nous avons fait un très beau voyage et j'encourage vivement tous les amateurs de déserts, de cascades et de volcans à y aller.
Avec un peu plus de soleil, il aurait sans doute basculé dans la liste des "fabuleux" !
C'est avec ce bouquet que s'achève notre récit. S'il vous a plu, n'hésitez pas à nous le dire, ça nous fait toujours grand plaisir. Si vous avez besoin d'un renseignement complémentaire, nous serions heureux de vous le donner. Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire du livre d'or.
A+ pour d'autres fabuleux voyages ! Krikri (texte) et Hervé (photos)

L'Ouest américain avec des enfants, de Las Vegas à Yellowstone English translation pending
Voici une modeste contribution à la rubrique des carnets de voyage ; j’espère qu’elle pourra aider certains parents voyageurs puisque nous sommes partis, mon mari et moi, avec notre fils de 8 ans et notre fille de 3 ans et demi.
Avant de commencer, je remercie tous les participants de ce forum qui m'ont aidée à construire mon projet. Je ne doute pas que le succès de celui-ci soit en grande partie dû à leurs précieux conseils, donnés en réponse à mes questions ou encore glanés au fil de mes lectures !
Ainsi notre itinéraire était le suivant : Las Vegas – Zion – Bryce – Lake Powell – Grand Canyon – Monument Valley – Moab – Salt Lake City – Idaho Falls – Yellowstone – Jackson Hole
Nous avons choisi de réaliser la partie sud en juin puis la partie nord en juillet afin d’éviter les fortes chaleurs du désert et de bénéficier de températures agréables à Yellowstone. Pari réussi ! Bien qu’il ait d’abord fallu demander une dérogation au directeur d’établissement de nos enfants afin qu’ils puissent partir en vacances plus tôt que leurs petits camarades !
1ère étape : Las Vegas
Ce n’est pas une ville où j’ai vraiment envie d’aller (c’est mon mari qui le souhaite) mais je me laisse apprivoiser par ses artifices malgré les sentiments contradictoires qu’évoque en moi ce grand parc d’attraction pour adultes. Des décors en carton pâte, des néons tapageurs aux dimensions impressionnantes, des touristes formant une population très diversifiée, l’impression d’avoir le droit de tout faire sans en être inquiété, en toute liberté !
Mais je ressens aussi l’impossibilité de se décontracter dans une ville qui ne dort jamais, peu d’enfants (ce qui me dérange un peu sans que je ne sache vraiment pourquoi, bien que ce ne soit pas tellement un endroit pour eux, ce n’est … comment dire … pas naturel 😛 ), trop de bruits et de lumière, trop d’argent dépensé et de gaspillages de toute sorte. Quoiqu’il en soit nous sommes tout de même éblouis et sous le charme, 3 nuits sur place étant somme toute bien suffisantes.
En pratique, on se fait un peu filouter par Alamo qui fait souscrire à mon mari exténué par le voyage un supplément d’assurance dont on n’avait pas besoin (pourtant je le savais, et je l’avais prévenu). Le véhicule (un SUV Nissan Xterra) est en revanche parfaitement adapté à nos souhaits et nous conduira plus tard sans problèmes dans bien des endroits difficiles d’accès.
Nous résidons au Treasure Island, pas forcément l’hôtel le plus sympathique pour des enfants j’imagine. Choisir l’excalibur (et son casino pour enfants) ou le circus circus (et son parc d’attractions) auraient peut-être été plus judicieux mais nous n’avons pas rencontré de souci particulier. La piscine est assez petite et froide, le show des pirates plutôt plaisant (même si je n’y ai pas compris grand chose 😎 ), le petit train qui mène du TI au Mirage très pratique. Nous érigeons le restaurant Kahunaville en quartier général (bon rapport qualité/prix, décor agréable, plats assez diversifiés).
Avec les enfants nous visitons principalement des hôtels du Strip (dont les sus-cités mais aussi le très classe Venetian), ainsi que le magasin M&M’s (où je retombe littéralement en enfance) et autres boutiques. Nous admirons la vue nocturne sur le Strip du haut de la Stratosphère mais ignorons superbement les attractions qui suscitent la témérité de ceux qui n’hésitent pas à se faire maltraiter au dessus du vide et excitent la curiosité de ceux qui ne l’osent pas. De manière générale, les enfants apprécient beaucoup le spectacle qu’offrent les gens déguisés en super héros dans les rue. Ils ne se sentent en rien étrangers dans cette ville où mon fils, du haut de ses 8 ans, m’assure qu’il reviendra quand il en aura 18 mais … avec ses potes bien évidemment.
2ème étape : Zion Park
Avant d’atteindre Zion Park, nous nous arrêtons à un petit Trading Post sur la route de Rockville. Etape amusante pour les enfants qui peuvent jouer aux cowboys dans ce qui semble être la reconstitution d’une petite ville de l’ouest américain ou tout du moins ce que l’on s’en figure, peuplée d’habitants dociles et affables : lamas, ânes et poneys quémandant la récompense suprême pour leur bon accueil autrement dit la carotte achetée au prix fort dans la boutique attenante et offrant un bric à brac d’objets divers et variés plus ou moins en toc. Le resto du Trading Post offre un décor sympatique et une cuisine plutôt correcte.
Nous visitons également Grafton, petite ville (village) fantôme à l’atmosphère calme et reposante au bout d’une petite piste facile. Eglise, école, petit cimetière et quelques maisons forment le coeur du petit hameau languissant abandonné de ses ingrats habitants. Mon fils se met à saigner du nez alors que cela ne lui arrive jamais … un signe que nous ne sommes pas les bienvenus peut-être 😉 ? Quelques photos plus tard, nous décidons de ne pas troubler plus la quiétude du lieu et repartons en direction de Zion.
Zion …
Si le paradis existe sur Terre, nul doute qu’il ait pris l’un de ses quartiers à Zion. Aucune photographie ne peut rendre compte de la splendeur des ces interminables montagnes multicolores, si hautes qu'on les croirait conçues à la seule fin d'établir un passage, un point de rendez-vous entre la Terre et le ciel pour que les hommes puissent s'entretenir avec les dieux dont elles sont bénies. D'ailleurs l'un des sites de randonnées n'est-il pas désigné sous le nom évocateur d'Angels' landing ? Les enfants ne semblent pas très touchés par la beauté qui les entoure pour le moment et c’est tant mieux.
Ils se détendent dans notre cabin au Zion Lodge (seul hébergement en plein cœur du parc ce qui est bien pratique avec des petits) tandis que mon mari et moi faisons à tour de rôle la balade d’Emerald Pools, ombragée et rafraîchissante ; l'eau coule d'on ne sait où, élégamment, par petites et fines gouttelettes, afin d'alimenter des piscines naturelles (pas encore asséchées, comme je le craignais à cette période de l’année) en contrebas des falaises. Petite déception tout de même, aucun animal n’est venu nous rendre visite au crépuscule. A noter : le snack du Zion Lodge ferme à 18h mais on peut commander et emporter les plats du restaurant (cher, peu copieux et pas très bon).
Le lendemain matin, nous nous engageons sur le Riverside Walk, très agréable (les cerfs et les écureuils se laissent approcher sans crainte), très facile mais aussi très fréquentée jusqu’au étonnants Narrows. Randonner avec des chaussures spéciales dans la Virgin River est une expérience inoubliable pour toute la famille, y compris pour notre fille de 3 ans qui, courageuse, campe et lutte férocement contre le courant avec ses petites jambes solides et volontaires, lorsqu’elle n’est pas soutenue par les épaules de son bienveillant papa. Nous n’allons pas très avant avec les enfants, peut-être 300 mètres mais c’est bien plus que je ne l’aurais espéré alors je ne suis pas déçue. Nous faisons demi-tour, enchantés par le parcours que nous avons déjà pu faire, et nous promettant de revenir un jour terminer la balade quand les forces filiales se seront un peu étoffées (et cette fois nous n’oublierons pas les bâtons de marche 😏 )
Nous prenons la route vers Bryce Canyon où nous resterons 2 nuits au Best Western (quelconque). Le temps est couvert donc nous restons à l’hôtel.
Avant de commencer, je remercie tous les participants de ce forum qui m'ont aidée à construire mon projet. Je ne doute pas que le succès de celui-ci soit en grande partie dû à leurs précieux conseils, donnés en réponse à mes questions ou encore glanés au fil de mes lectures !
Ainsi notre itinéraire était le suivant : Las Vegas – Zion – Bryce – Lake Powell – Grand Canyon – Monument Valley – Moab – Salt Lake City – Idaho Falls – Yellowstone – Jackson Hole
Nous avons choisi de réaliser la partie sud en juin puis la partie nord en juillet afin d’éviter les fortes chaleurs du désert et de bénéficier de températures agréables à Yellowstone. Pari réussi ! Bien qu’il ait d’abord fallu demander une dérogation au directeur d’établissement de nos enfants afin qu’ils puissent partir en vacances plus tôt que leurs petits camarades !
1ère étape : Las Vegas
Ce n’est pas une ville où j’ai vraiment envie d’aller (c’est mon mari qui le souhaite) mais je me laisse apprivoiser par ses artifices malgré les sentiments contradictoires qu’évoque en moi ce grand parc d’attraction pour adultes. Des décors en carton pâte, des néons tapageurs aux dimensions impressionnantes, des touristes formant une population très diversifiée, l’impression d’avoir le droit de tout faire sans en être inquiété, en toute liberté !
Mais je ressens aussi l’impossibilité de se décontracter dans une ville qui ne dort jamais, peu d’enfants (ce qui me dérange un peu sans que je ne sache vraiment pourquoi, bien que ce ne soit pas tellement un endroit pour eux, ce n’est … comment dire … pas naturel 😛 ), trop de bruits et de lumière, trop d’argent dépensé et de gaspillages de toute sorte. Quoiqu’il en soit nous sommes tout de même éblouis et sous le charme, 3 nuits sur place étant somme toute bien suffisantes.
En pratique, on se fait un peu filouter par Alamo qui fait souscrire à mon mari exténué par le voyage un supplément d’assurance dont on n’avait pas besoin (pourtant je le savais, et je l’avais prévenu). Le véhicule (un SUV Nissan Xterra) est en revanche parfaitement adapté à nos souhaits et nous conduira plus tard sans problèmes dans bien des endroits difficiles d’accès.
Nous résidons au Treasure Island, pas forcément l’hôtel le plus sympathique pour des enfants j’imagine. Choisir l’excalibur (et son casino pour enfants) ou le circus circus (et son parc d’attractions) auraient peut-être été plus judicieux mais nous n’avons pas rencontré de souci particulier. La piscine est assez petite et froide, le show des pirates plutôt plaisant (même si je n’y ai pas compris grand chose 😎 ), le petit train qui mène du TI au Mirage très pratique. Nous érigeons le restaurant Kahunaville en quartier général (bon rapport qualité/prix, décor agréable, plats assez diversifiés).
Avec les enfants nous visitons principalement des hôtels du Strip (dont les sus-cités mais aussi le très classe Venetian), ainsi que le magasin M&M’s (où je retombe littéralement en enfance) et autres boutiques. Nous admirons la vue nocturne sur le Strip du haut de la Stratosphère mais ignorons superbement les attractions qui suscitent la témérité de ceux qui n’hésitent pas à se faire maltraiter au dessus du vide et excitent la curiosité de ceux qui ne l’osent pas. De manière générale, les enfants apprécient beaucoup le spectacle qu’offrent les gens déguisés en super héros dans les rue. Ils ne se sentent en rien étrangers dans cette ville où mon fils, du haut de ses 8 ans, m’assure qu’il reviendra quand il en aura 18 mais … avec ses potes bien évidemment.
2ème étape : Zion Park
Avant d’atteindre Zion Park, nous nous arrêtons à un petit Trading Post sur la route de Rockville. Etape amusante pour les enfants qui peuvent jouer aux cowboys dans ce qui semble être la reconstitution d’une petite ville de l’ouest américain ou tout du moins ce que l’on s’en figure, peuplée d’habitants dociles et affables : lamas, ânes et poneys quémandant la récompense suprême pour leur bon accueil autrement dit la carotte achetée au prix fort dans la boutique attenante et offrant un bric à brac d’objets divers et variés plus ou moins en toc. Le resto du Trading Post offre un décor sympatique et une cuisine plutôt correcte.
Nous visitons également Grafton, petite ville (village) fantôme à l’atmosphère calme et reposante au bout d’une petite piste facile. Eglise, école, petit cimetière et quelques maisons forment le coeur du petit hameau languissant abandonné de ses ingrats habitants. Mon fils se met à saigner du nez alors que cela ne lui arrive jamais … un signe que nous ne sommes pas les bienvenus peut-être 😉 ? Quelques photos plus tard, nous décidons de ne pas troubler plus la quiétude du lieu et repartons en direction de Zion.
Zion …
Si le paradis existe sur Terre, nul doute qu’il ait pris l’un de ses quartiers à Zion. Aucune photographie ne peut rendre compte de la splendeur des ces interminables montagnes multicolores, si hautes qu'on les croirait conçues à la seule fin d'établir un passage, un point de rendez-vous entre la Terre et le ciel pour que les hommes puissent s'entretenir avec les dieux dont elles sont bénies. D'ailleurs l'un des sites de randonnées n'est-il pas désigné sous le nom évocateur d'Angels' landing ? Les enfants ne semblent pas très touchés par la beauté qui les entoure pour le moment et c’est tant mieux.
Ils se détendent dans notre cabin au Zion Lodge (seul hébergement en plein cœur du parc ce qui est bien pratique avec des petits) tandis que mon mari et moi faisons à tour de rôle la balade d’Emerald Pools, ombragée et rafraîchissante ; l'eau coule d'on ne sait où, élégamment, par petites et fines gouttelettes, afin d'alimenter des piscines naturelles (pas encore asséchées, comme je le craignais à cette période de l’année) en contrebas des falaises. Petite déception tout de même, aucun animal n’est venu nous rendre visite au crépuscule. A noter : le snack du Zion Lodge ferme à 18h mais on peut commander et emporter les plats du restaurant (cher, peu copieux et pas très bon).
Le lendemain matin, nous nous engageons sur le Riverside Walk, très agréable (les cerfs et les écureuils se laissent approcher sans crainte), très facile mais aussi très fréquentée jusqu’au étonnants Narrows. Randonner avec des chaussures spéciales dans la Virgin River est une expérience inoubliable pour toute la famille, y compris pour notre fille de 3 ans qui, courageuse, campe et lutte férocement contre le courant avec ses petites jambes solides et volontaires, lorsqu’elle n’est pas soutenue par les épaules de son bienveillant papa. Nous n’allons pas très avant avec les enfants, peut-être 300 mètres mais c’est bien plus que je ne l’aurais espéré alors je ne suis pas déçue. Nous faisons demi-tour, enchantés par le parcours que nous avons déjà pu faire, et nous promettant de revenir un jour terminer la balade quand les forces filiales se seront un peu étoffées (et cette fois nous n’oublierons pas les bâtons de marche 😏 )
Nous prenons la route vers Bryce Canyon où nous resterons 2 nuits au Best Western (quelconque). Le temps est couvert donc nous restons à l’hôtel.
Circuit Israël en sac à dos English translation pending
Bonjour à la Communauté !
Je suis en train de lire les nombreux posts de cette section et prends déjà de bonnes notes pour mon projet de séjour en terre d'Israël en octobre prochain.
Déjà niveau climat cela semble être une bonne période, et à ce que je crois lire je peux espérer me baigner ?
Voici pour l'heure les gros traits de mon séjour que je passerai sac à dos.
J'envisage de partir 15 jours. Pouvez-vous m'indiquer si cette durée de séjour vous semble compatible avec le programme suivant ?
- arrivée à l'aéroport de Tel Aviv. Je prends un taxi/transport en commun dès mon arrivée pour aller à Jérusalem ou je réside quelques jours (durée de résidence encore indéterminé, cela dépendra du feeling, je veux pas trop plannifier)
- pendant que mon point d'attache est à Jérusalem, j'en profite pour rayonner alentours et visiter Massada/Mer Morte (une journée suffit ?) et Jéricho (une journée suffit ?)
- Je quitte Jérusalem au bout du temps qui aura été fixé selon le feeling du moment puis m'arrête à Tiberiade/Lac de Tiberiade.
- Je continue ma route avec Saint Jean d'Accre (Akko)
- Puis Caesarea
- Puis Haifa
- Et enfin je termine par Tel Aviv ou je pense y séjourner au moins 4 jours.
Je n'ai aucune durée précise de résidence pour aucun de ces lieux. J'imagine que si je me sens très bien à Tibériade, j'y resterai un certain temps et pas qu'une journée. Idem pour les autres destinations. J'ai pas envie de me fixer une durée pour chaque étape. En revanche, idéalement il serait bien que je puisse faire ce parcours en 15 jours, étant entendu que j'aimerais rester 4 ou 5 jours à Tel Aviv et au moins 3-4 jours à Jérusalem.
Mes questions (j'ai ordonné avec des lettres pour que chacun puisse répondre facilement aux questions qu'il veut) :
a) Ce circuit vous semble-t-il correct pour une découverte de ce pays ? a1) Je m'interroge.. 15 jours vous semblent-ils assez ou vaut il mieux miser sur un petit 3 semaines ?
b) J'hésite entre bus ou location de voiture. Qu'en pensez vous ? b1) Si j'opte pour une location de voiture, j'imagine que le GPS est indispensable puisque tous les panneaux doivent être en hebreu ?
c) Pour le logement j'envisage les hostels essentiellement. Je lis un peu tout et son contraire à leur sujet. De manière générale sont-ils bien tenus ? En comparaison avec d'autres pays, ils demeurent chers..
d) Enfin, pour la fin de mon séjour à Tel Aviv, j'ai pensé me faire un petit plaisir avec 3 nuits dans un chouette hôtel en bord de mer. Un pote de confession juive m'a recommandé le Orchidee Park Hotel. Qu'en pensez vous ?
Merci par avance à la Communauté pour sa précieuse aide :)
Je suis en train de lire les nombreux posts de cette section et prends déjà de bonnes notes pour mon projet de séjour en terre d'Israël en octobre prochain.
Déjà niveau climat cela semble être une bonne période, et à ce que je crois lire je peux espérer me baigner ?
Voici pour l'heure les gros traits de mon séjour que je passerai sac à dos.
J'envisage de partir 15 jours. Pouvez-vous m'indiquer si cette durée de séjour vous semble compatible avec le programme suivant ?
- arrivée à l'aéroport de Tel Aviv. Je prends un taxi/transport en commun dès mon arrivée pour aller à Jérusalem ou je réside quelques jours (durée de résidence encore indéterminé, cela dépendra du feeling, je veux pas trop plannifier)
- pendant que mon point d'attache est à Jérusalem, j'en profite pour rayonner alentours et visiter Massada/Mer Morte (une journée suffit ?) et Jéricho (une journée suffit ?)
- Je quitte Jérusalem au bout du temps qui aura été fixé selon le feeling du moment puis m'arrête à Tiberiade/Lac de Tiberiade.
- Je continue ma route avec Saint Jean d'Accre (Akko)
- Puis Caesarea
- Puis Haifa
- Et enfin je termine par Tel Aviv ou je pense y séjourner au moins 4 jours.
Je n'ai aucune durée précise de résidence pour aucun de ces lieux. J'imagine que si je me sens très bien à Tibériade, j'y resterai un certain temps et pas qu'une journée. Idem pour les autres destinations. J'ai pas envie de me fixer une durée pour chaque étape. En revanche, idéalement il serait bien que je puisse faire ce parcours en 15 jours, étant entendu que j'aimerais rester 4 ou 5 jours à Tel Aviv et au moins 3-4 jours à Jérusalem.
Mes questions (j'ai ordonné avec des lettres pour que chacun puisse répondre facilement aux questions qu'il veut) :
a) Ce circuit vous semble-t-il correct pour une découverte de ce pays ? a1) Je m'interroge.. 15 jours vous semblent-ils assez ou vaut il mieux miser sur un petit 3 semaines ?
b) J'hésite entre bus ou location de voiture. Qu'en pensez vous ? b1) Si j'opte pour une location de voiture, j'imagine que le GPS est indispensable puisque tous les panneaux doivent être en hebreu ?
c) Pour le logement j'envisage les hostels essentiellement. Je lis un peu tout et son contraire à leur sujet. De manière générale sont-ils bien tenus ? En comparaison avec d'autres pays, ils demeurent chers..
d) Enfin, pour la fin de mon séjour à Tel Aviv, j'ai pensé me faire un petit plaisir avec 3 nuits dans un chouette hôtel en bord de mer. Un pote de confession juive m'a recommandé le Orchidee Park Hotel. Qu'en pensez vous ?
Merci par avance à la Communauté pour sa précieuse aide :)
Recommandation guide Wadi Rum English translation pending
Bonjour
Nous avons fait une excursion dans le Wadi Rum avec un guide bédouin anglophone: Abdullah. On peut sans problème vous le recommander, il est très arrangeant, chaleureux, vous serez entre de bonnes mains. On a fait 6h de 4x4 dans le désert + le repas de soir copieux et bon + la nuit sous tente bédouine + eau minérale fraiche à volonté. C'est un petit camp, très propre. On était seul, loin des alignements de tente qu'on a croisé dans le désert
Son gros plus par rapport aux nombreux guides et agences présents sur place ? Le prix : 30 dinars par personne tout compris, c'est 2 à 3 fois moins cher que tout ce qu'on avait trouvé ailleurs.
voilà ses coordonnées : 00962 795861512
http://www.wadirumcamp.net/
Concours photo juin 2013: Animaux du monde en liberté English translation pending
Bonjour,
Dans tous les pays du monde se trouvent une multitude d'espèces animalières différentes qui fait la force et la vitalité de notre planète et c'est cette biodiversité que j'aimerai retrouver sur vos clichés !
Attention je ne veux pas voir d'animaux morts ou attachés , harnachés, en laisse, etc ...... ...ni de cages , clôtures, barrières , enclos etc ...et ni d'hommes de femmes ou d'enfants ou partie de corps humains (mains, jambes, doigt etc ...) visible sur vos photos !!!
Un seul ou plusieurs animaux de la même ou différentes espèces sur le même cliché est possible.
Tous les animaux sont acceptés: Sauvages (Eléphant, lion , dromadaire , etc ....), marins (Baleine, poissons , pingouin , etc ..), domestique (chien, chat, etc ..), oiseaux en vol ou non (aigles , pigeons etc....), insectes (papillon, araignée etc ..), de ferme (vache cochon etc ..) , etc ..... ( euh ...On évite les huitres , corail ou les styles de formes vivantes de ce genre 😉 mais bon .... c'est sûr que j'en aurais dans le concours 😕)
Pour participer : dépôt des photos du dimanche 2 juin au vendredi 21 juin minuit
Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées, publiées dans des messages différents. Ajoutez si possible une petite légende ou anecdote.
Voici la méthode pour insérer une photo au format réelle :

Pour voter : du samedi 22 juin au samedi 29 juin minuit !
Pensez à indiquez le pseudo, le numéro de la photo et votre classement.
Photo 1 : 3 pts Photo 2 : 2 pts Photo 3 : 1 pts
Tout le monde peut participer, en cas d’égalité de points pour 2 photos pseudo, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère place, et ainsi de suite. Le classement final sera fait par photo, et non pas par pseudo (autrement dit, on ne somme pas la totalité du nombre de votes obtenus sur les 3 photos dans le cas où le participant aurait proposé 3 photos).
🙂Voilà le lien picasa tenu par notre ami Hérikles :
https://picasaweb.google.com/...v1sRgCJrfydHOiI-gsgE#
Le lien de la discussion pour blablater et pour me poser toutes les questions que je ferai une joie pour vous répondre ci dessous !
http://voyageforum.com/...ost=6016358;#6016358
Dans tous les pays du monde se trouvent une multitude d'espèces animalières différentes qui fait la force et la vitalité de notre planète et c'est cette biodiversité que j'aimerai retrouver sur vos clichés !
Attention je ne veux pas voir d'animaux morts ou attachés , harnachés, en laisse, etc ...... ...ni de cages , clôtures, barrières , enclos etc ...et ni d'hommes de femmes ou d'enfants ou partie de corps humains (mains, jambes, doigt etc ...) visible sur vos photos !!!
Un seul ou plusieurs animaux de la même ou différentes espèces sur le même cliché est possible.
Tous les animaux sont acceptés: Sauvages (Eléphant, lion , dromadaire , etc ....), marins (Baleine, poissons , pingouin , etc ..), domestique (chien, chat, etc ..), oiseaux en vol ou non (aigles , pigeons etc....), insectes (papillon, araignée etc ..), de ferme (vache cochon etc ..) , etc ..... ( euh ...On évite les huitres , corail ou les styles de formes vivantes de ce genre 😉 mais bon .... c'est sûr que j'en aurais dans le concours 😕)
Pour participer : dépôt des photos du dimanche 2 juin au vendredi 21 juin minuit
Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées, publiées dans des messages différents. Ajoutez si possible une petite légende ou anecdote.
Voici la méthode pour insérer une photo au format réelle :

Pour voter : du samedi 22 juin au samedi 29 juin minuit !
Pensez à indiquez le pseudo, le numéro de la photo et votre classement.
Photo 1 : 3 pts Photo 2 : 2 pts Photo 3 : 1 pts
Tout le monde peut participer, en cas d’égalité de points pour 2 photos pseudo, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère place, et ainsi de suite. Le classement final sera fait par photo, et non pas par pseudo (autrement dit, on ne somme pas la totalité du nombre de votes obtenus sur les 3 photos dans le cas où le participant aurait proposé 3 photos).
🙂Voilà le lien picasa tenu par notre ami Hérikles :
https://picasaweb.google.com/...v1sRgCJrfydHOiI-gsgE#
Le lien de la discussion pour blablater et pour me poser toutes les questions que je ferai une joie pour vous répondre ci dessous !
http://voyageforum.com/...ost=6016358;#6016358
GR20 en Corse en juillet 2013: recherche de partenaires ou randonnée guidée? English translation pending
Bonjour,
Pour différentes raisons, je songe finalement à laisser tomber l'Asie pour me tourner vers la Corse en juillet. Randonneuse d'expérience, j'aimerais bien relever le défi que propose le GR20. Je suis flexible quant aux dates de départ en juillet. Toutefois, je ne suis pas prête à m'y lancer seule. Par ailleurs, une amie l'a fait l'an dernier, Sud-> Nord (75%), et m'a confié que le sac trop lourd avait été un grand obstacle. Ses genoux ont finalement lâché, raison pour laquelle elle a abandonné.
Un peu dernière minute pour trouver un ou des partenaires (mais peut-être n'est-il pas trop tard?), j'explore d'autres avenues possibles. J'ai lu que la compagnie Corsica-Aventure était la référence dans les offres... xxx Est-ce vrai? Est-ce que ça vaut la peine?
Merci!
Petitebulle1
Pour différentes raisons, je songe finalement à laisser tomber l'Asie pour me tourner vers la Corse en juillet. Randonneuse d'expérience, j'aimerais bien relever le défi que propose le GR20. Je suis flexible quant aux dates de départ en juillet. Toutefois, je ne suis pas prête à m'y lancer seule. Par ailleurs, une amie l'a fait l'an dernier, Sud-> Nord (75%), et m'a confié que le sac trop lourd avait été un grand obstacle. Ses genoux ont finalement lâché, raison pour laquelle elle a abandonné.
Un peu dernière minute pour trouver un ou des partenaires (mais peut-être n'est-il pas trop tard?), j'explore d'autres avenues possibles. J'ai lu que la compagnie Corsica-Aventure était la référence dans les offres... xxx Est-ce vrai? Est-ce que ça vaut la peine?
Merci!
Petitebulle1
Voyage aux États-Unis en 2014 English translation pending
Bon, voila je commence aujourd'hui ...
Tout ce que je sais c'est qu'il faut que je me fasse Hertz Gold pour ne pas perdre 3 plombes à l'aeroport ... et que je veux une bagnole américaine !
Tout ce que je sais c'est qu'il faut que je me fasse Hertz Gold pour ne pas perdre 3 plombes à l'aeroport ... et que je veux une bagnole américaine !