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Permis de conduire pour scooter en Thaïlande? English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais savoir s'il faut obligatoirement le permis international pour conduire un scooter style "Dream" ou si le permis de conduire français est simplement suffisant?
Merci d'avance pour vos réponses
ArcticRoadtrip - 10 jours, 3 pays, 1770 km - Norvège, Suède & Finlande English translation pending
Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas posté de carnets de voyage, ceci dit on ne voyage pas tous les jours 😛. Mais voilà en février dernier nous sommes parties de nouveau en Laponie pour un road trip de 10 jours entre la Norvège la Suède et la Finlande. Alors j'espère que vous êtes parés pour le voyage!
Ce carnet a été publié sur notre site et dans la catégorie blog on a aussi rajouté quelques petites infos complémentaire : www.retourdumonde.fr
--

Quoi de mieux qu’une Saint-Valentin pour commencer un voyage ? Et pourtant, croyez le ou non, nous ne l’avons pas fait exprès ! On avait une revanche à prendre sur l’année dernière et notre voyage avorté en Norvège faute d’avoir réussi à s’organiser convenablement.
Bref, départ de Roissy-CDG sur les coups de 14h dans l’immonde terminal bétonné qu’est le terminal 1. Le plan de vol ? Un départ de Paris, direction Stockholm, puis de là une escale de 4h à Stockholm-Arlanda, pour reprendre un vol direction Kiruna. Le tout par la compagnie SAS.
Pour une fois, nous qui sommes assez malchanceux avec les avions, on n'a eu aucun souci de vol. Tous les avions sont arrivés en temps et en heure. L’escale à Arlandanous paraîtra un peu longue, malgré un aéroport bien fourni et assez sympa (tout est relatif hein !). Pour le second vol, ce qui devait arriver arriva, des aurores boréales en plein ciel, malheureusement elle seront juste en face de l’avion, ne laissant pour seuls spectateurs le pilote et le co-pilote. Nous tenterons bien de regarder dehors, mais on n'en verra que des miettes. On est qu’au début des vacances, tout est encore possible !
L’atterrissage à Kiruna est assez impressionnant, puisque sans souci, le Boeing atterrit sur une piste où neige et glace se mélangent. Comme quoi tout est possible, et les aéroports français feraient bien d’en prendre de la graine. L’aéroport est minuscule, nous sommes le seul avion (environ 3 vols par jour), et la descente se fait directement sur la piste, accueillis par l’enseigne de l’aéroport qui nous souhaite la bienvenue à Kiruna et nous délivre une température extérieure de seulement, -4°c. Le temps de récupérer nos bagages et nous voilà dans un taxi direction notre auberge de jeunesse. Sur le chemin nous n’aurons de cesse d’apercevoir au loin, celle qui fait la réputation et la richesse de la ville, Kiirunavaara, la mine de fer de Kiruna.

On se réveille tranquillement avant d’attaquer cette première journée au-delà du Cercle Polaire Arctique. En arrivant hier soir, on a remarqué que juste en face de l’hôtel s’était installé un marché. C’est donc l’occasion pour nous d’aller y traîner nos guêtres (ou nos moonboots, au choix). Mais plutôt que d’y aller directement, on y va en déambulant et en se perdant dans les rues glissantes et venteuses de Kiruna.
La découverte d’une ville est toujours intéressante, surtout lorsqu’on est arrivés de nuit la veille. Nouveaux lieux, nouvelle architecture, nouvelle ambiance. De prime abord, Kiruna me donne l’impression d’une ville de province où tout le monde semble se connaître, et même si l’architecture ne le laisse pas l’apercevoir, l’ambiance y est chaleureuse.
On est vite interpellés par un premier bâtiment. C’est un immense bloc de brique rouge. Après une petite gymnastique, nous comprenons très vite que ce qui se dresse face à nous est en fait l’hôtel de ville, Stadshuset.


Inauguré en 1963, l’hôtel de ville a été dessiné par Artur von Schmalensee. Lorsqu’on pénètre dans ce lieu, la première chose qui frappe, ce sont les poignées de portes en bouleau et en bois de renne. Ce travail magnifique de l’artiste Esaias Poggats a grandement été inspiré par le design des tambours sames.

L’intérieur du bâtiment surprend, grand et vide, mais avec un certain charme. Les matériaux sont nobles, mosaïques italiennes pour le sol, boiserie en pin de l’Oregon, et briques fabriquées à la main aux Pays-Bas. Dans le hall lumineux sont exposés les différents projets de déplacement de la ville de Kiruna, je vous invite à aller faire un tour sur notre blog où nous en avons parlé. La plupart de ces projets sont novateurs, et prennent ce grand chambardement comme un bon moyen de moderniser la ville.


On a continué en admirant les détails de la sculpture en bois de renne et bouleau de Lars Sunna et après cette courte mais instructive visite, on est ressortis pour continuer notre chemin en direction de l’église de Kiruna que l’on a aperçu ce matin depuis notre hôtel.
Impressionnante, posée sur sa colline, elle semble dominer la ville de son beffroi. On remonte donc le chemin sous une légère neige qui tombe et qui doucement vient nous picoter le visage de ses infimes flocons et sous un soleil qui tente quelques percées.



Avec le campanile qui se détache de l’église et le soleil qui commence à poindre, la vue est juste magnifique. Cette église, dont la forme s’inspire d’une hutte lapone, est de chaque côté vitrée en son sommet. Malheureusement alors qu’on s’apprête à y rentrer, voilà que surgit un corbillard pour une cérémonie. Décidément, les églises protestantes de Scandinavie ne nous portent pas chance, on a toujours du mal, pour diverses raisons, à rentrer dedans. Nous nous éloignons à pas feutrés sur le chemin qui redescend vers le centre ville.



Bref imaginez ce type de marché mais à la sauce scandinave. C'est-à-dire que les babioles sont remplacées par des stands de Sames venus vendre gants, chapka, et chaussures en fourrure de raton laveur ou de renard blanc, les stands de nourriture sont remplacés par des vendeurs de kanelbullar, de donuts (très populaires dans les pays du nord) ou bien de saucisses.
Je ne sais pas pourquoi mais je trouve l’influence same très forte sur ce marché. Et au milieu de tout ça, un camion de boucher français ! Tout droit venu du 46, impossible à croire et pourtant. A l’intérieur du camion, on voit encore les affiches de ticket restaurant, une affiche vantant même les mérites du cochon français. Malheureusement, le vendeur est un local, nous ne pourrons donc en savoir plus sur cette étrange apparition.

Après renseignements pris à l’office de tourisme et auprès d’amis en France, nous décidons d’abandonner la visite de la mine initialement prévue, le prix est astronomique (plus de 35€ par personne) et la visite ne semble pas être si intéressante que ça. Après un rapide déjeuner dans le Kafé Rost de l’office de tourisme, nous décidons de tenter la visite du « Ice Hôtel » à Jukkasjärvi.
Mais là aussi contrairement à ce que nous pensions le prix est prohibitif ! Qu’à cela ne tienne, on décide tout de même de partir à Jukkasjärvi, au pire on pourra toujours se promener dans le coin.
On choppe notre bus 501 à la Gare Routière, juste devant l’hôtel de ville et on descend à l’arrêt du Ice Hôtel. Quitte à être là, on tente quand même d’aller voir cet hôtel qui attire des gens du monde entier.

Au final on se rend vite compte qu’on ne peut pas rentrer à l’intérieur de l’hôtel et visiter les chambres sans passer par la caisse mais par contre on peut sans problème se balader tout autour, rentrer dans l’église, etc...
La magie du lieu opère, c’est indéniable. Le lieu est impressionnant, le blanc immaculé de la neige contraste avec le ciel un peu chargé et le bleu de la glace qui sert à la construction. Le lieu est presque apaisant, et ce malgré le coté Disneyland et machine à touristes qui saute tout de même aux yeux.



On pousse la porte de l’église, dont le prêtre multilingue et parlant un français impeccable, marie les riches touristes. L’architecture et la décoration y sont pensées avec goût et avec des détails assez impressionnants.



On continue de se perdre dans les allées du Ice Hôtel, et on atterrit face au lac Sautusjärvi d’où, au loin, on peut apercevoir les usines de Kiruna. Le long des berges, une salle d’exposition présente des photos dans des trous percés dans les murs de glace. L’ambiance créée à base de led est assez…déconcertante.


Ayant vu le maximum que l’on pouvait voir, on décide, en attendant le bus du retour, de s’enfoncer un peu plus dans le village de Jukkasjärvi. Le chemin qui nous mène à l’église est plutôt sympa, et son côté « perdu » nous fait rappeler Pelkosenniemi en Finlande. Une grande artère, quelques maisons, un seul magasin, une seule route.


La route se termine en sens unique au pied de l’église, la plus vieille de Laponie, plus vieille encore que celle de Sodankylä que nous avions vue l’année dernière. Mais celle ci est…fermée. Décidément ! Nous la regardons de loin, ne pouvant franchir les derniers mètres.
On lira plus tard dans les guides que sous le porche on peut lire diverses inscriptions de voyageurs dont l’une en latin de trois explorateurs français venus ici en 1681 :« Elevés en France, nous avons visité l’Afrique, goûté l’eau sacrée du Gange, et parcouru l’Europe ; ainsi, conduits par le destin et voyageant sur terre et sur mer, nous sommes finalement parvenus ici, au pôle où finit le monde »



Les maisons qui donnent sur la Torne River, sont vraiment mignonnes et nous donne envie de revenir à une autre saison pour voir le changement de paysage. On tombe littéralement amoureux d'une grande maison, les pieds dans l’eau. C’est décidé nous reviendrons l’été !

Nous faisons le chemin en sens inverse, le bus nous ramène à Kiruna en faisant un détour par l’université de physique spatiale de Kiruna qui, elle, nous donnerait presque envie de reprendre les études tant le coin est sympa.
La mine au loin, en plus de sans cesse délivrer une immense colonne de fumée et de faire clignoter un énorme phare métallique à son sommet, nous fait entendre un vrombissement, toujours perceptible, et ce 24h sur 24h. Encore plus le soir, lorsque les activités stoppent et que chacun rentre chez soi. Qui plus est un samedi soir, où la ville nous semble comme désertée.
Retour donc sur Kiruna, passage obligé au supermarché avant d’attaquer notre road trip. On attaque ensuite une petite balade nocturne dans l’un des parcs de la ville, où on peut admirer les sculptures des trois gagnants du Kiruna Snow Festival, dont celle des mexicains (!), troisième du concours. Les 1er étant les Russes et la Suède pour la seconde place.



La ville est presque fantômatique, les bâtiments vides et inertes sont les seuls phares de cette ville. Retour à l’Hotell City, notre auberge de jeunesse. Demain les choses sérieuses commencent.


Ce carnet a été publié sur notre site et dans la catégorie blog on a aussi rajouté quelques petites infos complémentaire : www.retourdumonde.fr
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Quoi de mieux qu’une Saint-Valentin pour commencer un voyage ? Et pourtant, croyez le ou non, nous ne l’avons pas fait exprès ! On avait une revanche à prendre sur l’année dernière et notre voyage avorté en Norvège faute d’avoir réussi à s’organiser convenablement.
Bref, départ de Roissy-CDG sur les coups de 14h dans l’immonde terminal bétonné qu’est le terminal 1. Le plan de vol ? Un départ de Paris, direction Stockholm, puis de là une escale de 4h à Stockholm-Arlanda, pour reprendre un vol direction Kiruna. Le tout par la compagnie SAS.
Pour une fois, nous qui sommes assez malchanceux avec les avions, on n'a eu aucun souci de vol. Tous les avions sont arrivés en temps et en heure. L’escale à Arlandanous paraîtra un peu longue, malgré un aéroport bien fourni et assez sympa (tout est relatif hein !). Pour le second vol, ce qui devait arriver arriva, des aurores boréales en plein ciel, malheureusement elle seront juste en face de l’avion, ne laissant pour seuls spectateurs le pilote et le co-pilote. Nous tenterons bien de regarder dehors, mais on n'en verra que des miettes. On est qu’au début des vacances, tout est encore possible !
L’atterrissage à Kiruna est assez impressionnant, puisque sans souci, le Boeing atterrit sur une piste où neige et glace se mélangent. Comme quoi tout est possible, et les aéroports français feraient bien d’en prendre de la graine. L’aéroport est minuscule, nous sommes le seul avion (environ 3 vols par jour), et la descente se fait directement sur la piste, accueillis par l’enseigne de l’aéroport qui nous souhaite la bienvenue à Kiruna et nous délivre une température extérieure de seulement, -4°c. Le temps de récupérer nos bagages et nous voilà dans un taxi direction notre auberge de jeunesse. Sur le chemin nous n’aurons de cesse d’apercevoir au loin, celle qui fait la réputation et la richesse de la ville, Kiirunavaara, la mine de fer de Kiruna.

On se réveille tranquillement avant d’attaquer cette première journée au-delà du Cercle Polaire Arctique. En arrivant hier soir, on a remarqué que juste en face de l’hôtel s’était installé un marché. C’est donc l’occasion pour nous d’aller y traîner nos guêtres (ou nos moonboots, au choix). Mais plutôt que d’y aller directement, on y va en déambulant et en se perdant dans les rues glissantes et venteuses de Kiruna.
La découverte d’une ville est toujours intéressante, surtout lorsqu’on est arrivés de nuit la veille. Nouveaux lieux, nouvelle architecture, nouvelle ambiance. De prime abord, Kiruna me donne l’impression d’une ville de province où tout le monde semble se connaître, et même si l’architecture ne le laisse pas l’apercevoir, l’ambiance y est chaleureuse.
On est vite interpellés par un premier bâtiment. C’est un immense bloc de brique rouge. Après une petite gymnastique, nous comprenons très vite que ce qui se dresse face à nous est en fait l’hôtel de ville, Stadshuset.


Inauguré en 1963, l’hôtel de ville a été dessiné par Artur von Schmalensee. Lorsqu’on pénètre dans ce lieu, la première chose qui frappe, ce sont les poignées de portes en bouleau et en bois de renne. Ce travail magnifique de l’artiste Esaias Poggats a grandement été inspiré par le design des tambours sames.

L’intérieur du bâtiment surprend, grand et vide, mais avec un certain charme. Les matériaux sont nobles, mosaïques italiennes pour le sol, boiserie en pin de l’Oregon, et briques fabriquées à la main aux Pays-Bas. Dans le hall lumineux sont exposés les différents projets de déplacement de la ville de Kiruna, je vous invite à aller faire un tour sur notre blog où nous en avons parlé. La plupart de ces projets sont novateurs, et prennent ce grand chambardement comme un bon moyen de moderniser la ville.


On a continué en admirant les détails de la sculpture en bois de renne et bouleau de Lars Sunna et après cette courte mais instructive visite, on est ressortis pour continuer notre chemin en direction de l’église de Kiruna que l’on a aperçu ce matin depuis notre hôtel.
Impressionnante, posée sur sa colline, elle semble dominer la ville de son beffroi. On remonte donc le chemin sous une légère neige qui tombe et qui doucement vient nous picoter le visage de ses infimes flocons et sous un soleil qui tente quelques percées.



Avec le campanile qui se détache de l’église et le soleil qui commence à poindre, la vue est juste magnifique. Cette église, dont la forme s’inspire d’une hutte lapone, est de chaque côté vitrée en son sommet. Malheureusement alors qu’on s’apprête à y rentrer, voilà que surgit un corbillard pour une cérémonie. Décidément, les églises protestantes de Scandinavie ne nous portent pas chance, on a toujours du mal, pour diverses raisons, à rentrer dedans. Nous nous éloignons à pas feutrés sur le chemin qui redescend vers le centre ville.



Bref imaginez ce type de marché mais à la sauce scandinave. C'est-à-dire que les babioles sont remplacées par des stands de Sames venus vendre gants, chapka, et chaussures en fourrure de raton laveur ou de renard blanc, les stands de nourriture sont remplacés par des vendeurs de kanelbullar, de donuts (très populaires dans les pays du nord) ou bien de saucisses.
Je ne sais pas pourquoi mais je trouve l’influence same très forte sur ce marché. Et au milieu de tout ça, un camion de boucher français ! Tout droit venu du 46, impossible à croire et pourtant. A l’intérieur du camion, on voit encore les affiches de ticket restaurant, une affiche vantant même les mérites du cochon français. Malheureusement, le vendeur est un local, nous ne pourrons donc en savoir plus sur cette étrange apparition.

Après renseignements pris à l’office de tourisme et auprès d’amis en France, nous décidons d’abandonner la visite de la mine initialement prévue, le prix est astronomique (plus de 35€ par personne) et la visite ne semble pas être si intéressante que ça. Après un rapide déjeuner dans le Kafé Rost de l’office de tourisme, nous décidons de tenter la visite du « Ice Hôtel » à Jukkasjärvi.
Mais là aussi contrairement à ce que nous pensions le prix est prohibitif ! Qu’à cela ne tienne, on décide tout de même de partir à Jukkasjärvi, au pire on pourra toujours se promener dans le coin.
On choppe notre bus 501 à la Gare Routière, juste devant l’hôtel de ville et on descend à l’arrêt du Ice Hôtel. Quitte à être là, on tente quand même d’aller voir cet hôtel qui attire des gens du monde entier.

Au final on se rend vite compte qu’on ne peut pas rentrer à l’intérieur de l’hôtel et visiter les chambres sans passer par la caisse mais par contre on peut sans problème se balader tout autour, rentrer dans l’église, etc...
La magie du lieu opère, c’est indéniable. Le lieu est impressionnant, le blanc immaculé de la neige contraste avec le ciel un peu chargé et le bleu de la glace qui sert à la construction. Le lieu est presque apaisant, et ce malgré le coté Disneyland et machine à touristes qui saute tout de même aux yeux.



On pousse la porte de l’église, dont le prêtre multilingue et parlant un français impeccable, marie les riches touristes. L’architecture et la décoration y sont pensées avec goût et avec des détails assez impressionnants.



On continue de se perdre dans les allées du Ice Hôtel, et on atterrit face au lac Sautusjärvi d’où, au loin, on peut apercevoir les usines de Kiruna. Le long des berges, une salle d’exposition présente des photos dans des trous percés dans les murs de glace. L’ambiance créée à base de led est assez…déconcertante.


Ayant vu le maximum que l’on pouvait voir, on décide, en attendant le bus du retour, de s’enfoncer un peu plus dans le village de Jukkasjärvi. Le chemin qui nous mène à l’église est plutôt sympa, et son côté « perdu » nous fait rappeler Pelkosenniemi en Finlande. Une grande artère, quelques maisons, un seul magasin, une seule route.


La route se termine en sens unique au pied de l’église, la plus vieille de Laponie, plus vieille encore que celle de Sodankylä que nous avions vue l’année dernière. Mais celle ci est…fermée. Décidément ! Nous la regardons de loin, ne pouvant franchir les derniers mètres.
On lira plus tard dans les guides que sous le porche on peut lire diverses inscriptions de voyageurs dont l’une en latin de trois explorateurs français venus ici en 1681 :« Elevés en France, nous avons visité l’Afrique, goûté l’eau sacrée du Gange, et parcouru l’Europe ; ainsi, conduits par le destin et voyageant sur terre et sur mer, nous sommes finalement parvenus ici, au pôle où finit le monde »



Les maisons qui donnent sur la Torne River, sont vraiment mignonnes et nous donne envie de revenir à une autre saison pour voir le changement de paysage. On tombe littéralement amoureux d'une grande maison, les pieds dans l’eau. C’est décidé nous reviendrons l’été !

Nous faisons le chemin en sens inverse, le bus nous ramène à Kiruna en faisant un détour par l’université de physique spatiale de Kiruna qui, elle, nous donnerait presque envie de reprendre les études tant le coin est sympa.
La mine au loin, en plus de sans cesse délivrer une immense colonne de fumée et de faire clignoter un énorme phare métallique à son sommet, nous fait entendre un vrombissement, toujours perceptible, et ce 24h sur 24h. Encore plus le soir, lorsque les activités stoppent et que chacun rentre chez soi. Qui plus est un samedi soir, où la ville nous semble comme désertée.
Retour donc sur Kiruna, passage obligé au supermarché avant d’attaquer notre road trip. On attaque ensuite une petite balade nocturne dans l’un des parcs de la ville, où on peut admirer les sculptures des trois gagnants du Kiruna Snow Festival, dont celle des mexicains (!), troisième du concours. Les 1er étant les Russes et la Suède pour la seconde place.



La ville est presque fantômatique, les bâtiments vides et inertes sont les seuls phares de cette ville. Retour à l’Hotell City, notre auberge de jeunesse. Demain les choses sérieuses commencent.


Vol devancé pour la Corse: comment réagir? English translation pending
Bonjour
Ma fille a réservé un vol Aller-retour pour la Corse chez Volotea depuis février dernier pour juillet prochain. Tout a été réglé. Aujourd'hui la compagnie lui expédie un mail : le vol aller est devancé de 2 jours, au lieu du 4 juillet, le départ aura lieu le 2 juillet. Le vol retour est inchangé (pour l'instant).
La compagnie lui propose : - soit de changer le vol gratuitement 7 jours avant ou après le vol initial - soit un remboursement total de la réservation avec en compensation : un coupon de réduction de 15 euros (rire!!) pouvant être utilisé lors d'un prochain voyage... Coupon valable 90 jours !! en sachant qu'à 21 ans, on ne voyage pas tous les 3 mois !!!
Quelqu'un a-t-il déjà rencontré ce problème ? Comment avez vous réagit ? Quels sont ses droits ? Peut-elle demander une compensation autre (un remboursement partiel, une remise sur le vol par exemple) ? Car avec son petit budget, 2 jours de plus en Corse lui occasionne des frais supplémentaires Merci de m'aider
Ma fille a réservé un vol Aller-retour pour la Corse chez Volotea depuis février dernier pour juillet prochain. Tout a été réglé. Aujourd'hui la compagnie lui expédie un mail : le vol aller est devancé de 2 jours, au lieu du 4 juillet, le départ aura lieu le 2 juillet. Le vol retour est inchangé (pour l'instant).
La compagnie lui propose : - soit de changer le vol gratuitement 7 jours avant ou après le vol initial - soit un remboursement total de la réservation avec en compensation : un coupon de réduction de 15 euros (rire!!) pouvant être utilisé lors d'un prochain voyage... Coupon valable 90 jours !! en sachant qu'à 21 ans, on ne voyage pas tous les 3 mois !!!
Quelqu'un a-t-il déjà rencontré ce problème ? Comment avez vous réagit ? Quels sont ses droits ? Peut-elle demander une compensation autre (un remboursement partiel, une remise sur le vol par exemple) ? Car avec son petit budget, 2 jours de plus en Corse lui occasionne des frais supplémentaires Merci de m'aider
Trajet en bus de Bangkok à Samui English translation pending
bonjour,
je pars cet été en thailande, je veux rejoindre koh samui en bus de nuit, nous sommes 2 adultes et 2 enfants, je sais qu'on peut prendre des bus VIP 24 places de la station du sud, mais auriez-vous une compagnie à me conseiller et à quel prix ? de plus le trajet de bus comprend la traversée en ferry ? ou faut-il acheter son ticket sur place ? quel est le prix de la traversée ?
merci à tous
je pars cet été en thailande, je veux rejoindre koh samui en bus de nuit, nous sommes 2 adultes et 2 enfants, je sais qu'on peut prendre des bus VIP 24 places de la station du sud, mais auriez-vous une compagnie à me conseiller et à quel prix ? de plus le trajet de bus comprend la traversée en ferry ? ou faut-il acheter son ticket sur place ? quel est le prix de la traversée ?
merci à tous
Quelle selle pour des fesses sensibles? English translation pending
Salut à tous,
je viens de faire Bastia-Bonifacio en vélo. Là où j'ai le plus souffert c'est pas des jambes mais du C... Alors si vous avez des infos sur des selles confortables et qui le sont tout de suite sans avoir à les user sur 1000 kms je suis preneur. merci😎😎😎
je viens de faire Bastia-Bonifacio en vélo. Là où j'ai le plus souffert c'est pas des jambes mais du C... Alors si vous avez des infos sur des selles confortables et qui le sont tout de suite sans avoir à les user sur 1000 kms je suis preneur. merci😎😎😎
Croisière en Grèce sur le MSC Fantasia du 4 au 11 août 2013 English translation pending
bonjour,
je viens de reserver une croisiere sur le msc fantasia au depart de Venise.
Qui d'autre à reservé cette croisiere ?
nous y serons avec nos deux filles: 13 et 10 ans.
Récit (long) de croisière - Celebrity Infinity en Amérique du Sud et sur le canal de Panama English translation pending
Compte-rendu de notre croisière sur le Celebrity Infinity - Amérique du Sud et Canal de Panama - 15 mars au 1 avril 2013
Tout d’abord, je dois dire que j’avais reluqué cet itinéraire depuis plusieurs années. Très peu d’itinéraires permettent de voir le nord du Chili, le Pérou et l’Équateur! Et c’est cette année que nous avons finalement réalisé ce rêve.
15-16 mars 2013, Montréal – Santiago Nous avions acheté le vol avec Celebrity car le prix était plus avantageux pour l’aller sur Santiago. Nous avons donc quitté Montréal sur les ailes d’American Airlines vers 18h00, fait une connexion à Miami sur un vol LAN et sommes arrivés à Santiago vers 9 :00 am après un vol de nuit de 9 heures… un peu fripés, mais enthousiastes de commencer ce voyage!
J’avais réservé un tour de ville et transfert à l’hôtel avec South Excursions. Tel que promis, Pablo, notre guide francophone nous attendait avec impatience car l’avion avait plus d’une heure de retard. Le chauffeur a rapidement mis nos bagages dans le minivan et nous sommes partis tout de go pour explorer Santiago. Pablo nous a fait faire un bon tour de ville incluant le Marché central, la place d’Armes, la cathédrale, la Moneda – le palais présidentiel, l’église San Francisco, la colline Santa Lucia, le quartier Bellavista où est la maison de Pablo Neruda. Vers 14h00, nous sommes arrêtés prendre une bouchée dans une excellente pizzeria (recommandée par Lonely Planet), Voraz Pizza, avec une bonne bière locale, la Crystal.
Après le repas, notre duo guide-chauffeur est venu nous reconduire à l’hôtel Plaza El Bosque dans le quartier Las Condes, hôtel que j’avais réservé sur Booking.com ($159 US). Un très bel hôtel, avec une terrasse sur le toit avec piscine, bar, et resto-déjeuner avec la plus belle vue en ville! C’était parfait. On s’est reposé un peu, puis nous sommes sortis souper. L’avenue Isidora Goyenechea juste à côté de l’hôtel regorge de restaurants de toutes sortes et est très agréable pour une soirée al fresco! Nous avons terminé la soirée en allant admirer la ville toute illuminée sur le toit terrasse de l’hôtel, et en mangeant de la crème glacée!
Belle première journée qui se termine… mais plusieurs autres qui s’annoncent superbes!
Pour les photos de Santiago : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_SantiagoChile?noredirect=1#slideshow/5862304230690290866
17 mars – Santiago à Valparaiso, Chili
Après une excellente nuit de sommeil dans notre lit super confortable de l’hôtel Plaza El Bosque, nous avons profité d’un délicieux petit-déjeuner sur le toit de l’hôtel. Avec le magnifique soleil et le temps clair, nous pouvions voir les Andes qui entourent complètement la ville de Santiago. Une vue à couper le souffle! Encore aujourd’hui, j’avais réservé notre transfert vers Valparaiso avec SouthExcursions.com ($90 US pp). En plus du transfert, nous avions prévu un arrêt dans un vignoble et un tour de ville de Valparaiso et Vina del Mar. Tel que convenu, Pablo et un nouveau chauffeur Barnabé était fin prêt à 9h00 am à charger nos nombreuses valises. A quatre, nous avions 5 grosses valises et 4 bagages à main…
Nous avons pris la route 68 en direction de la vallée de Casablanca. J’avais choisi d’aller visiter le vignoble Emiliana car c’est une entreprise qui met en valeur le développement durable, pratique l’agriculture biodynamique et offre des vins faits de raisins biologiques. South Excursions avait accepté de visiter ce vignoble plutôt que les habituels, plus commerciaux. Mais une fois arrivés sur place, nous avons rapidement compris que SE n’avait pas fait de réservation pour la visite et la dégustation tel que promis, et c’était complet pour la journée. Déception n’est pas assez fort pour décrire mon état… j’étais vraiment furieuse. Mais Pablo, notre guide extraordinaire a rapidement retourné la situation. Il nous a trouvé un coin confortable, et nous a fait choisir 6 vins. Puis, il est allé arranger avec les gens du vignoble une façon de nous faire faire une petite dégustation privée. Pablo arrivait justement de Bordeaux où il avait enseigné l’espagnol à des sommeliers! Nous avons tourné la situation et avons pu déguster les vins magnifiques de cette vallée, la seule au Chili à produire des vins blancs : Sauvignon blanc, Viognier, Gewurtztraminer… délicieux! Le site est enchanteur… des fleurs partout, entouré de montagnes, des animaux qui gambadent, des abeilles qui butinent! Y retourner, je réserverais pour un lunch sur la terrasse!
Nous reprenons la route direction Valparaiso que nous rejoignons vers midi. Le soleil plombe, et fait ressortir toutes les couleurs qui ornent les maisons et les murales de cette ville toute en collines. Pablo nous amène un peu partout dans les différents quartiers, nous voyons l’autre maison de Neruda, le centre historique, puis la faim nous prenant, je décide d’aller acheter des empenadas dans une pâtisserie. On s’est arrêté dans un joli quartier pour manger et faire un tour! On est monté sur le Cerro Artilleria où il y avait un petit marché, puis on a pris l’Ascensore Artilleria! Construit en 1912, il fait communiquer la Plaza Aduana avec le cerro Artillería. Sa longueur est de 175 m, son dénivelé de 48 m et le trajet dure 80 secondes. Faut pas cligner des yeux trop souvent! L’ascensor Artillería a pour particularité de posséder deux paires de wagons, ce qui lui donne la plus grande capacité de passagers. Nous sommes allés jusqu’à Vina del Mar, la station balnéaire voisine de Valparaiso, où on retrouve les grands resorts et les hôtels de luxe. L’hôtel O’Higgins construit en 1931, le plus ancien de Vina del Mar, nous rappelle que le soleil et la mer sont depuis longtemps à l’agenda des vacanciers fortunés!
Après cette visite des plus colorées, nous retournons vers le port de Valparaiso pour faire l’embarquement sur le Celebrity Infinity qui sera notre ‘chez-nous’ pendant les 15 prochains jours! Nous disons adieu à notre guide Pablo et embarquons sur le paquebot de 91 000 tonneaux, un mastodonte aux yeux de plusieurs, mais pour nous qui avons navigué sur des navires allant jusqu’à 160 000 tonneaux, il nous paraît bien raisonnable!
Après un enregistrement assez rapide, nous devons prendre un autobus qui zigzague à travers les conteneurs pour nous amener jusqu’à la passerelle. Bienvenue à bord : Champagne ou mimosa? Ahhh… Là, je me sens en vacances. Nous allons rapidement découvrir nos cabines, tout à l’arrière du navire, avec d’immenses balcons. De là, nous pouvons apprécier la vue magnifique sur la ville de Valparaiso… la ville aux mille collines, aux maisons colorées, aux murales qui frappent tant par leurs couleurs que par leurs paroles qui tantôt optimistes, tantôt percutantes, ne peuvent laisser personne indifférente.
Je ne peux terminer ce récit que par les mots de Pablo Neruda, le grand poète chilien, et ses mots sur Valparaiso :
18 mars – La Serena, Chili
Ce matin, le navire est accosté vers 9h00 à Coquimbo, un port à quelques 200 miles de Valparaiso, mais juste à côté de La Serena, une des plus vieilles villes du Chili, fondée en 1549. La Serena est à la porte de la vallée de l’Elqui, du nom de la rivière qui irrigue cette vallée reconnue pour la culture du raisin, mais pas n’importe lequel, celui qui servira à faire le Pisco, cette eau-de-vie que le Chili, autant que le Pérou, revendique comme boisson nationale!
Le quai est assez long et nous devons marcher une quinzaine de minutes pour arriver aux portes du port. Heureusement, notre guide Christopher a les bonnes accréditations et a pu venir nous attendre au pied de la passerelle. Toutefois, nous avons dû marcher pour aller rejoindre notre minivan qui nous attendait avec le chauffeur René à la sortie du port.
Nous quittons donc Coquimbo par le bord de mer afin de rejoindre La Serena à quelques kilomètres au nord. Une immense plage relie les deux villes, et d’innombrables condos sont en construction tout au long de cette avenue sur le Pacifique. Nous faisons un premier arrêt au Phare Monumental de La Serena. Ce phare qui a l’air fait en carton a été construit en 1949 afin d’abriter un canon qui a servi à la guerre du Pacifique, dans l’espoir d’en faire un attrait touristique. Mais leurs efforts n’ont pas donné les résultats escomptés… cet endroit est un peu délabré et désolant, mais la mer y est magnifique. C’est ici que notre chauffeur René a commencé à nous prendre en photo. Devant le phare, devant le canon, devant la mer… Au début, on trouvait ça sympathique, mais on a rapidement trouvé ça un peu envahissant et énervant… mais, ce ne sera pas la seule chose qui nous énervera chez lui!
Nous reprenons la route pour faire un tour rapide du centre de la ville, puis nous bifurquons pour aller vers la vallée de l’Elqui. Après avoir franchi la montagne, nous laissons derrière nous l’aridité et les nuages pour nous retrouver dans une verte vallée ensoleillée, avec de part et d’autre de la route des champs de raisins et de papayes. La rivière au fond de la vallée est pratiquement à sec. Christopher nous dit qu’il n’y a pratiquement pas eu de pluie depuis quatre ans et que le niveau de la rivière a baissé de dizaines de mètres. En fait, la vallée bénéficie de plus de 300 jours de soleil par année! Nous faisons un bref arrêt dans une coopérative de papaye qui vend ses produits et qui nous offre une pause bio! Le nectar de papaye est excellent.
Christopher nous propose d’aller dîner à Villaseca, un village reconnu pour ses cuisines solaires. En effet, au début des années 2000, des chercheurs ont proposé aux femmes de ce village d’utiliser des fours utilisant des panneaux solaires plutôt que le traditionnel four à bois. Les femmes ont d’abord maîtrisé la nouvelle technique, puis rapidement, elles ont ouvert un restaurant de quelques places au début, mais qui compte maintenant près de 120 places! Cette perspective nous enchante et nous avons hâte de découvrir cette cuisine locale assez particulière. Nous sommes les premiers arrivés au restaurant Delicias Del Sol. C’est impressionnant de voir tous les fours sur le devant du resto. En fait, le four est une boîte en verre dans lequel on place une casserole, et tout autour du dessus, des panneaux en aluminium reflète et dirige les rayons du soleil dans le petit incubateur! Chaque four contient un plat différent – ragoût de chèvre, poulet rôti, légumes, riz, petit pain, etc. J’avoue que je n’avais jamais mangé de chèvre alors c’est ce que j’ai choisi, question de pousser l’exotisme jusqu’au bout! C’était un osso bucco de chèvre… délicieux, tendre, miam! Le dessert, postre de leche asada (une crème caramel) était excellente – tout cuit dans les fours par la chaleur du soleil! C’était fascinant et délicieux!
La région est tellement aride, les flancs de montagne sont complètement dépourvus d’arbres ou d’herbes. En fait, tout ce qu’on y voit, ce sont des cactus candélabres. Chris nous explique que les agriculteurs retirent les cactus des champs cultivés de la vallée, et les transplantent sur la montagne afin d’aider à diminuer l’érosion et améliorer l’irrigation. Ingénieux non?
Après ce festin, nous avions bien besoin d’un petit digestif! Alors quoi de mieux que la visite d’une distillerie de Pisco! Nous sommes allés vers Vicuna pour visiter la distillerie Capel, une des plus grandes et plus vieilles marques de Pisco au Chili. En fait, ce centre agro-touristique appartient à une coopérative de plus de 1300 vignerons qui vendent leur raisin à l’usine de Capel. En plus de voir les différentes étapes de production ainsi qu’un petit musée, nous avons eu droit à une dégustation de différents cocktails à base de pisco dont le fameux Pisco Sour. Mon préféré : Le Crepuscolo – un délicieux mélange de pisco, de jus de limette, de fraises tranchées, de feuilles de basilic, avec un peu de sucre le tout servi sur des glaçons. Evidemment, une boutique bien garnie offrait les différents produits, dont le pisco vieilli Alto del Carmen, un pisco brun encore plus fin qu’un brandy, que mon beau-frère a bien apprécié tout au long de la croisière! Nous sortons enfin de la distillerie vers 15h00. Après la dégustation d’environ 6-7 cocktails, j’étais plutôt désinvolte, mais ma mère nous rappela que l’heure de montée à bord était 16h30!! En fait, nous aurions dû déjà être rentré, et nous avions plus d’une heure de route à faire… Je peux vous dire que le trajet de retour s’est fait sur les chapeaux de roues… notre chauffeur, super-René, trouvait ça pas mal drôle, mais pas nous… il doublait dans des virages, brûlait les feux rouges… ahhhh… quel retour angoissant… Finalement, nous sommes revenus à 16h00. Le temps de payer, et de faire la distance jusqu’au navire, nous avons été en temps, mais les derniers à monter à bord! Ouf… belle journée, mais qui s’est terminée de façon un peu dramatique! Cette excursion nous a tout de même permis de découvrir une magnifique région du Chili. Je l’avais réservé avec SouthExcursions.com ($95 US pp).
Pour les photos de La Serena et la vallée de l’Elqui : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_LaSerenaElquiValleyChile?noredirect=1#5862385721078396626
Pour en apprendre sur le projet de fours solaires dans la vallée de l’Elqui : http://solarcooking.wikia.com/wiki/Villaseca_Solar_Restaurant
19 mars – En mer
20 mars – Arica, Chili
Après une journée en mer bien méritée où chacun a pu faire la grasse matinée, profiter du soleil et de la piscine et se pomponner pour la soirée du Capitaine, nous voici donc au point le plus au nord du Chili, à 20 km de la frontière du Pérou.
Arica est reconnue comme l’endroit habité le plus aride au monde! Ils reçoivent en moyenne 0,8mm de pluie par année – avec la chaleur, les gouttes doivent s’évaporer avant même de toucher le sol. Arica a été le théâtre de l’un des plus célèbres épisodes de la Guerre du Pacifique (entre le Pérou, le Chili et la Bolivie de 1879 à 1884), la prise du El Morro en 1880. C’est lors de cette bataille qu’Arica qui faisait partie du Pérou est devenue Chilienne. C’est d’ailleurs la vue du El Morro que nous avons alors que nous mettons le bout du nez dehors ce matin. Comme le soleil est à peine levé et qu’un léger brouillard flotte sur l’océan, El Morro semble sortir d’un nuage. Mais aussitôt le soleil accroché, le ciel s’est orné d’un bleu azur sans nuage et la température s’est mise à grimper.
Du navire, nous devons prendre une petite navette fournie par les autorités portuaires jusqu’aux portes du port. La distance est courte, mais on ne veut pas nous laisser marcher entre les conteneurs. En fait, ce port est très actif et vraiment important, surtout pour le commerce avec la Bolivie. Ce petit pays enclavé dans le continent a perdu son accès à la mer lors de la fameuse Guerre du Pacifique. C’est donc par Arica que presque tout ce qui rentre ou sort de la Bolivie transit.
Nous rencontrons notre guide Carolina à la sortie du port. Beaucoup de taxis et de tours sont offerts à ceux qui n’auraient pas fait d’arrangements préalables. Arica est un des points de départ pour se rendre dans l’Altiplano – une grande plaine dans les Andes à plus de 12 000 pi d’altitude. Bien que nous aurions aimé nous y rendre, une telle montée d’altitude en quelques heures n’est pas vraiment recommandée. Nous optons plutôt pour un tour dans la vallée de Lluta pour voir les géoglyphes et la vallée d’Azapa pour aller voir les momies Chinchorro qui datent de plus de 7000 ans!
Notre excursion aurait dû commencer par un tour de ville à pied, mais cette perspective n’enchantait pas vraiment ma mère. Le proprio de l’agence a rapidement rejoint notre chauffeur afin qu’il vienne nous chercher immédiatement. Cette décision fut rusée car nous avons pu battre les hordes de touristes partout où nous sommes allés! Notre premier arrêt fut à la péninsule d’Alacran mieux connu sous le nom d’Isla Alacran. Autrefois une île, elle a été rattachée au continent en 1964. Cette île est fréquentée par deux groupes bien spéciaux – les oiseaux migrateurs (d’où son surnom d’île au Guano), et les surfeurs! Une compétition internationale s’y déroule chaque année. Les rouleaux de vagues forment un cercle tout autour de l’île, puis elles viennent se casser sur le rivage rocailleux… vraiment impressionnant, mais réservé aux experts!
Nous sommes montés au sommet de l’El Morro d’où nous avions une vue saisissante de cette ville de sable bordée par cet océan si bleu. Plusieurs très belles plages ont été aménagées au plus grand plaisir des touristes et des Chiliens du Sud qui viennent se réchauffer dans le Nord (c’est quand même drôle quand on est dans l’hémisphère sud, tout est à l’envers!). Avant de prendre la route pour la vallée de Lluta, nous avons fait un arrêt dans une réserve ornithologique qui a été créé à l’embouchure de la rivière Lluta, là où elle se jette dans le Pacifique. Un des rares endroits avec de la verdure dans ce désert!
Puis, nous avons emprunté la route 11, la route empruntée par plus de 500 camions chaque jour afin d’assurer l’approvisionnement de la Bolivie. La verdure disparaît pour ne faire place qu’à du sable et de la roche. Il ne faut pas oublier que nous sommes dans la partie nord du désert d’Atacama! Les flancs sablonneux des Andes nous laissent découvrir quelques géoglyphes – des dessins ou motifs fait à même le sol, soit par entassement de pierres ou en négatif par enlèvement de terre et de pierres. Certains de ces dessins datent de l’Antiquité, d’autres sont contemporains. La plupart représentent soit l’homme ou des animaux. On pense que ces dessins avaient pour but de communiquer les activités des tribus locales. Qui sait, c’était peut-être tout simplement de l’art!
Nous arrivons à Poconchile, un petit village pré-inca où nous visitons une petite église en adobe, l’église San Jéronimo, constuite en 1580. Mais c’est son cimetière qui attirent le plus notre attention. Les habitants mettent des abris en toile sur les croix et stèles afin de les protéger du soleil! On en profite pour faire une pause bio. Notre guide Carolina voit dans mes yeux la convoitise quand j’aperçois au comptoir du kiosque des emballages d’alfajores! Les alfajores sont des biscuits fourrés et recouverts de chocolat… un peu comme les ‘wagon wheels’ de notre enfance, mais oh! combien plus savoureux!
Nous laissons la vallée de Lluta en escaladant la montagne afin de traverser du côté de la vallée d’Azapa. Beaucoup plus verte, cette vallée est reconnue pour sa culture d’olive et de mangue. On nous dit que les olives d’Azapa sont les meilleures au monde… j’espère bien qu’on pourra y goûter!
Cette région est aussi reconnue pour son musée archéologique dans lequel on retrouve des centaines de momies Chinchorros. La présence de ce peuple du Nord du Chili est datée à plus de 8 000 ans. Bien qu’on n’en sache peu sur leur origine, on sait qu’ils pêchaient, qu’ils ramassaient et chassaient. Ils faisaient du troc et consommaient le quinoa. Le musée nous montre des centaines d’objets qu’ils utilisaient ainsi que leurs parures. Les Chinchorros se sont peu à peu sédentarisés pratiquant l’agriculture dans ces vallées verdoyantes. Une fois le lama domestiqué, les échanges et le transport ont été facilités, et c’est à ce moment que la culture Chincorro semble avoir disparu, vers 1700 avant J.-C.
La particularité de ce peuple est sans contredit son rituel funéraire. On a retrouvé dans la région d’Arica des momies datées de plus de 7000 ans, soit 2000 ans de plus que celles trouvées en Egypte. Elles seraient les plus anciennes momies au monde. Plus de 300 momies ont été retrouvées, montrant aussi l’évolution des techniques. Au début, les corps étaient éviscérés puis recouvert d’une argile noire. Puis la technique des bandelettes est arrivée, mais enrubannant le squelette plutôt que le corps embaumé. Une nouvelle aile du musée abrite ces centaines de momies allant de petits fœtus, à des enfants et des familles entières, figées dans le temps. Le musée de San Miguel d’Azapa nous a fait découvrir ce peuple si ancien et si créatif. Une page importante de l’histoire de l’Amérique du Sud qui nous était inconnue. Vraiment un musée à ne pas manquer.
Avant de se rendre au resto, nous faisons un arrêt au Mirador Alto Ramirez afin de bien voir un des géoglyphes du Cerro Sagrado. C’est vraiment impressionnant de voir ces œuvres gigantesques à flanc de collines. Nous arrivons au Rancho Don Floro, un restaurant caché dans une petite rue quelconque de Cerro Sombrero. Quand j’ai vu le gros autobus avec la pancarte du CAA – eh oui, il y avait un groupe de 48 québécois avec le CAA sur notre croisière, j’étais un peu déçue. Notre petit quatuor au milieu d’une cinquantaine de québécois dans ce coin perdu du Chili, on repassera pour l’immersion! Mais quand j’ai vu que notre guide nous amenait sous le toit d’un kiosque extérieur où une magnifique table nous attendait, loin loin des québécois entassés à l’intérieur! La table était garnie d’immenses plats d’olives, des noires, des vertes, des assaisonnées, des fromages, de beaux ananas garnis de brochettes de fruits frais et un Pisco sour à la mangue pour nous souhaiter la bienvenue! Le lieu est enchanteur, avec des fleurs partout. Après les entrées d’empanadas de pino – des petites pâtes farcies avec de la viande, oignon, olive et œuf dur – on nous sert des brochettes de grillades mixtes. Pour dessert, les fruits frais. C’était fantastique. En passant, les olives d’Azapa sont en effet les meilleures au monde! Elles sont immenses, juteuses et ont une saveur intense absolument unique. J’espère qu’on pourra en trouver ici car j’ai tenté d’en acheter, mais tous les magasins étaient fermés – Semana Santa!
Après ce festin, nous rentrons à Arica où nous faisons un tour rapide du centre. Nous pouvons voir l’église San Marcos et l’ancienne douane, deux édifices conçus et réalisés par Gustave Eiffel, bien avant qu´il ne soit rendu célèbre par sa non moins célèbre tour à Paris. Construite entièrement en fer sauf les portes et les vitraux, l’église a la particularité d'avoir été fabriquée à Paris avant d'être transportée et montée sur la place Colomb à Arica. Un petit marché d’artisan est installé sur la place alors après voir quitté notre guide, nous allons fouiner un peu, mais peut-être à cause de la fatigue, rien ne nous accroche l’œil.
Nous rentrons au bateau où nous allons faire une belle petite sieste sur notre balcon d’où nous avons une superbe vue sur la ville. Mais de charmantes sternes incas, des oiseaux rares au plumage assez original et qui ne vivent que dans cette région, viennent s’installer sur la rampe et nous font une petite symphonie de jacassements. Alors on finit notre journée avec ces nouvelles amies, en regardant le soleil teinter de rose notre dernière escale au Chili alors qu’il tombe doucement dans le Pacifique.
Pour les photos de Arica, la vallée LLuta et la vallée d’Azapa : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_AricaLLutaValleyChile#slideshow/5862402925348870354
21 mars – En mer
22 mars – Lima, Pérou
Un des attraits principaux de cet itinéraire était l’alternance de journées en mer et d’escales, ce qui nous permet de bien marier exploration et relaxation. Après notre longue et aride journée à Arica, nous avons pu profiter d’une belle journée en mer pour se la couler douce. La couleur de l’eau est passée du turquoise au vert kaki, beaucoup moins exotique, mais on nous a expliqué que ces eaux foisonnaient en krill et en plancton. Un vrai buffet pour les dauphins, marsouins et baleines! Nous avons pu en observer vraiment beaucoup durant ces journées en mer. De plus, notre voisin avait des yeux d’aigle et les repérait vraiment loin! Aussitôt qu’il voyait quelque chose, il criait ‘Whao’!! Le mot enfantin pour ‘whale’ qui devint notre cri de ralliement. Ces spectacles spontanés offerts par la nature sont toujours tellement réjouissants.
Donc après une bonne journée de farniente, nous avions très hâte de découvrir la capitale du Pérou. Toutefois, il y avait un peu de confusion sur l’heure de notre excursion. Mon contact ne m’avait pas confirmé l’heure de départ du tour et le navire accostait à 7h00, ce qui était trop tôt pour nous. Donc je lui ai écrit pour lui demander de venir pour 8h00, mais dans sa réponse, il me dit que c’était à 9h00, mais qu’il ‘essaierait’ pour 8h00… Donc je n’étais pas plus avancée… Je décidai donc de sortir seule vers 8h00 pour voir s’il était là. Mais à Callo, le port de Lima, il faut encore une fois prendre une navette fournie gratuitement pour sortir du port. Evidemment, les autobus de Celebrity étaient au quai, ainsi que quelques autres plus petits véhicules d’excursion… Mon guide n’avait pas confirmé l’heure ni l’endroit… les agents du port m’ont conseillé de sortir car c’était là que la plupart des excursions privées attendaient leurs clients. J’ai donc appelé ma gang et on a pris la petite navette pour sortir du port. Wow… chaos! Il y avait des dizaines de taxis et de guide offrant toute sorte de possibilités pour la journée. Il faisait chaud, c’était plein de monde, et je ne savais pas si 1) j’étais au bon endroit et 2) à quel heure le guide se pointerait. Un péruvien parlant français nous a offert de nous dépanner, mais ne voulant pas sauter aux conclusions trop vite, j’ai attendu jusqu’à 9h00 pour voir si notre guide arriverait. J’avais même fait une petite pancarte avec mon nom et le nom de l’agence! Ça a marché, à 9h00 pile il est arrivé… ouf… j’ai quand même eu des petites chaleurs, surtout qu’il faisait tellement chaud et humide.
Notre guide Braxso est d’origine croate mais est né à Lima. Le chauffeur Milton, lui, est péruvien pure laine d’alpaca! Nous partons donc à la découverte de cette métropole de plus de 10 millions d’habitants. La circulation est intense et on repassera pour la courtoisie au volant… ici, c’est la loi du plus fort!
Lima a été fondée en 1535 par le conquistador espagnol Francisco Pizarro qui lui donnât le nom de ‘la Ciudad de los Reyes’ (Cité des Rois). Elle devient la capitale et la ville principale de la vice-royauté du Pérou et puis celle de la République, après l’indépendance du pays vis-à-vis de l’Espagne en 1822. On ne peut s’empêcher de penser aux Incas et à tout cet or qui suscitait tant de convoitise. Cet empire eut une fin tellement tragique. Le dernier empereur Inca, Atahualpa, a été capturé par les Espagnols. Il promet alors une rançon d’argent assez importante à Francisco Pizarro et ses hommes en échange de sa libération. Cependant, après le versement de la rançon promise par l’empereur, le conquistador Pizarro ordonne malgré tout son exécution. On dit que la rançon donnée par Atahualpa était une pièce remplie d’or!
Notre premier arrêt fut à la Plaza de Armas, le centre historique de Lima, qui a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1991. Comme toute place principale sud-américaine, tous les lieux de pouvoir la bordent : l’église, le palais présidentiel, la mairie. Les palais de cette grande place se sont grandement inspirés de ceux de Séville et brillent par leur couleur jaune! La cathédrale impose par sa grandeur et ses deux tours de style néo-classique. Une magnifique fontaine de bronze, la plus vieille structure de la place, demeure le point central. Le palais de l’archevêque, juste à côté de la cathédrale, est remarquable pour ses balcons ornés de fines jalousies en cèdre.
De là, nous avons marché jusqu’au monastère et basilique San Francisco de Lima afin de visiter ses catacombes. La basilique est aussi de couleur jaune, et de loin, on dirait qu’elle a des rayures noires… mais en arrivant plus près on voit que ce sont des rangées de pigeons qui se nichent sur les rangées de pierres bien coupées. Le cloître du monastère est tellement coloré! Les murs et les colonnes sont ornés de tuiles espagnoles aux couleurs vives, jaune, bleu, vert. Nous entrons dans les tunnels des catacombes. On dit que ces tunnels se rendaient jusqu’à la Cathédrale et au Tribunal de l’inquisition. On raconte aussi que plusieurs personnes les auraient utilisés pour fuir durant la Guerre du Pacifique. Les catacombes ont été utilisé jusqu’en 1808 et contiennent plus de 70 000 corps. En fait, ce qu’on voit, c’est des piles d’os dans des caissons qui bordent les tunnels. On y a aussi vu deux immenses ossuaires circulaires avec des os et des crânes empilés. Une fois qu’on a vu les catacombes de Palerme, c’est difficile d’être impressionné par autre chose, mais l’histoire est toujours intéressante.
Nous avons ensuite pris la voiture pour se rendre du côté de Miraflorès, le quartier plus chic de Lima où nous avons visité le parc de l’Amour, un parc en bord de mer avec un grand banc orné de mosaïque et sillonnant tout du long du parc, très très inspirée du Parc Guell de Barcelone et de l’œuvre de Gaudi! Une immense statue d’un couple enlacé trône au centre de ce parc. La brise du large nous rafraîchit enfin!
Notre itinéraire devait inclure une visite du musée de l’or, mais Braxso notre guide nous propose plutôt la visite du musée Larco, qui à son avis est bien supérieur. Je suis un peu sceptique car je ne connais pas ce musée, mais je lui fais confiance! Nous sommes aussi un peu affamés alors il nous propose de prendre une bouchée au café du musée. Wow, quelle bonne idée! Ce musée privé a été créé par une famille passionnée d’archéologie au début du 20e s. et compte plus de 45 000 pièces couvrant 4 000 ans d’histoire. Il est abrité dans une vaste demeure datant de la vice-royauté du Pérou, elle-même bâtie sur les restes d’une pyramide du 7e s. Cette imposante bâtisse blanche partage l’architecture typique des haciendas du 18e s et possède des jardins absolument époustouflants. Les murs sont remplis de bougainvilliers de toutes les couleurs. Je n’ai jamais rien vu de tel, même dans les plus beaux jardins botaniques. Nous ne sommes pas surpris d’apprendre que plusieurs nouveaux mariés y viennent pour faire des photos.
Le lunch est succulent et nous permet de prendre une petite pause bien méritée. En attendant nos assiettes, on va visiter une exposition de poteries érotiques. Un drôle d’apéro, mais quand même assez fascinant! On voit que Braxso est dans son élément… il nous fait visiter les différentes salles en ordre chronologique, et nous baigne d’histoire des différents peuples qui ont précédé les Incas. La qualité des objets est remarquable. La dernière salle contient les parures des grands chefs! Tout en or et en argent, on peut facilement imaginer ces personnages vêtus de telles parures avec le soleil les faisant briller de tout feux… pas surprenant que le peuple les ait traités comme des dieux. Finalement, la visite se termine par les entrepôts du musée. Peu de musée nous offre la possibilité de voir comment sont entreposés toutes les pièces qui ne sont pas exposées. Les entrepôts contiennent plus de 45 000 pièces de poteries et autres objets… un trésor inouï, et quelle chance de pouvoir y avoir accès! Définitivement, nous sommes ravis de cette suggestion de Braxso! De plus, notre tour devait durer 5 heures, donc un retour vers 14h00. Mais nous revenons au port vers 16h00… on peut dire qu’on en a eu pour notre argent et plus! Une journée inoubliable… et définitivement une destination à revoir! J’avais réservé cette excursion avec SouthExcursions.com ($85 US pp)
De retour au port, nous devons reprendre la navette qui nous amène au quai. Un marché d’artisans y est installé et c’est assez difficile de ne pas résister… Je déniche une belle nappe aux motifs Incas pour $10! Et je trouve aussi quelques petits bracelets aux motifs péruviens. Pas trop ruinée, je remonte à bord, contente de ma journée et de mes petits achats!
Pour les photos de Lima : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_LimaPerou?noredirect=1#slideshow/5862438334464080178
23-24 mars – En mer
25 mars – Manta, Équateur
Nous avons eu pas une, mais deux journées en mer pour se reposer et profiter du soleil magnifique qui nous suit sur le Pacifique. Mais comme nous nous rapprochons de plus en plus de l’Équateur, nos journées raccourcissent un peu… le soleil s’est levé à 6h19 et se couchera à 6h25 aujourd’hui.
Bien que nous préférions toujours trouver nos excursions par nous-mêmes, j’ai eu beau chercher mais je n’ai pas pu trouver avant de partir. On s’est donc dit que nous pourrions soit trouver un taxi sur place, soit prendre un tour avec Celebrity. Comme la plupart des gens ne parlent que l’espagnol, nous avons opté pour un tour avec Celebrity, question de ne pas se retrouver dans un coin douteux sans pouvoir communiquer avec le taxi! Comme l’excursion était en après-midi, nous avons pu profiter de la matinée pour regarder le va-et-vient du port. En plus d’être le port de pêche au thon le plus important d’Équateur, Manta est aussi une destination pour les amateurs de pêche au gros! On a vu quelques gros yachts accompagnés de plusieurs chaloupes de pêche partir en expédition.
Après un lunch ‘early bird’ au grill de la piscine, nous sommes donc partis pour notre tour vers 12h45. Bien que le port soit près de la ville, il faut encore une fois prendre une navette ou les autobus d’excursion afin de sortir du port, question de sécurité. Premier arrêt : au bout du quai, au musée archéologique de Manta. Après avoir vu le musée d’Azapa et ses momies Chinchorros ainsi que le musée Larco de Lima, c’était difficile de garder notre attention dans ce petit musée qui a probablement été créé pour les croisièristes. Quelques salles avec de grandes murales dessinées représentant les peuples précolombiens et leurs différents modes de vie, quelques petites poteries… bien peu pour nous impressionner. Mais j'ai tout de même appris quelque chose. Afin de faire fondre l'or, on demandait à des hommes de souffler sur le feu sans arrêt afin de le garder bien attisé. Ces hommes souffleurs avaient développer une capacité pulmonaire exceptionnelle et pouvait plonger dans la mer très longtemps. Ainsi, ils étaient capables d'aller chercher un coquillage unique à cette région qu'on ne retrouvait que dans les grandes profondeurs. La concha Spondylus avait une couleur bordeaux qui était très convoité par la Incas. Les indiens Manta créaient donc des pièces de bijoux fait de Spondylus qui leur rapporta beaucoup. Encore aujourd'hui, les bijoux fait de Spondylus sont très recherchés.
Notre deuxième arrêt est à quelques kilomètres en dehors de la ville dans une usine de bouton fait en tagua, une noix qu’on qualifie d’ivoire végétal. On voit les travailleurs couper et tailler les noix afin de façonner les petits disques blanc qui seront utilisés tels quels ou qui seront teints de différentes couleurs afin d’en faire des boutons qui orneront les chemises Ralph Lauren ou Tommy Hilfiger. J’aurais bien aimé qu’un inspecteur de la CSST soit avec nous… c’était hallucinant de voir le peu de mesure de sécurité utilisée tant pour les hommes qui coupent les noix à la scie ronde, que les femmes qui les poinçonnent, ou celles qui les polissent… danger de coupure, poussière… c’était épouvantable. Un petit marché avec des sculptures et bijoux fait avec la noix de tagua était installé dans la cour de l’usine. La plupart des bijoux étaient un peu quétaine, mais j’ai déniché un beau collier multicolore dans le lot! Difficile aussi de résister aux petites sculptures de tortues et de toucans fait dans la noix. Le guide nous dit que l’Équateur met beaucoup d’espoir dans la production de tagua et tente de sensibiliser les nord-américains à l’utilisation de ce matériau plutôt que celle du plastique dans l’industrie de la mode. Plus ils éduquent les gens sur la disponibilité de ce matériau, plus nous en ferons la demande. Bien que la tagua soit une ressource renouvelable naturelle, ma seule inquiétude est qu’il faudra définitivement pousser pour que cette production soit faite de façon responsable et durable. Peut-être qu’une certification équitable pourrait aider les producteurs? Une histoire à suivre de près.
Le but premier de ce tour était d’aller à Montecristi, le haut-lieu de fabrication du fameux chapeau Panama. Vous le saviez que ce fameux chapeau était d’origine équatorienne? Nous traversons cette petite ville où tous les commerces affichent les fameux chapeaux. On voit quelques personnes tressant la paille nonchalamment, installées sur le trottoir. Mais c’est plutôt dans un centre culturel que nous arrêtons. On nous présente une démonstration des différentes étapes de fabrication, du séchage de la paille toquilla, au commencement du chapeau, du tressage plus ou moins fin, jusqu’au blanchiment au souffre et finalement le formage. C’est fascinant de voir que le tressage se fait debout, penché vers l’avant, le ventre appuyé sur une forme en bois qui tient en serre le chapeau pendant qu’on le tresse. On ne peut tresser qu’une trentaine de minutes à la fois puisqu’on a la tête à l’envers! La dame qui faisait la démo était une belle mamita aux cheveux tout gris… je ne put m’empêcher d’aller lui parler. Elle s’appelle Sebastiana et a 83 ans. Nous étions tous ébahis de voir cette grand-mère courbée sur la forme à chapeau et maniant les fines pailles à une vitesse éclair. Des mains qui en ont vu des chapeaux… Evidemment, plusieurs kiosques nous offraient différents modèle et de qualité de panama. Il y en avait pour tous les budgets à partir de $5 jusqu’à plusieurs centaines pour les Montecristi extra fino. En fait, plus le tressage est fin, plus le chapeau est souple et peux se rouler et reprendre sa forme! On dit que les extrafino sont si fins que l’eau ne peut les traverser, et que roulés, ils peuvent passer dans un anneau de mariage! Difficile de résister, même quand on n’a pas une tête à chapeau (comme moi… ) mais ma sœur, mon beau-frère et moi avons fait des achats. Nos panamas ont été bien roulés dans leur petit coffre de bois de balsa. En fait, je suis assez contente de mon super fino qui me fait pas mal bien! On verra au Maine cet été si je pense toujours la même chose!
Nous retraversons la ville de Montecristi sans vraiment s’y arrêter, dommage car ça avait l’air d’une petite ville coloniale chouette. On nous amenât plutôt à La Pila… un village désolant, reconnu pour ses céramiques. Nous sommes arrêtés dans une petite coopérative sur le bord de la route. À l’intérieur, quelques enfants qui courent sur le plancher poussiéreux, et quelques tables où les femmes tentent de vendre ces quelques pièces de poteries glacées au style rappelant les salons de mauvais goût des années 70. C’est affreux. Une grosse licorne ruant, des grosses potiches, des statues religieuses. C’est en fait en peu gênant… je jase un peu avec une des dames, qui a un petit bébé dans les bras. Elle me présente son fils de 10 ans et me dit : ‘Vous ne pourriez pas l’amener au Canada avec vous? Ça m’aiderait et lui assurait un bon avenir.’ Ouf… pas facile ces rencontres… Cet arrêt a rendu tout le monde mal à l’aise. On aurait mieux fait de passer plus de temps à Montecristi.
Nous sommes retournés au quai par une autre route qui nous a permis de voir les nouveaux quartiers résidentiels. Le gouvernement a mis sur pied beaucoup de programmes d’accès au logement. Mais le problème c’est que les gens achètent leur lot, commence la construction, et manque d’argent. La plupart des maisons n’ont que le premier étage de fini, et utilise le deuxième pour installer les cordes à linge, ce qui donne un air plutôt curieux à ces quartiers!
L’Équateur, ou du moins cette partie, semble très pauvre. Bien que la ville possède plusieurs grandes industries de pêche et de transformation du thon (dont le thon Starkist), la richesse ne semble pas rejoindre la population. Toutefois, la nature est beaucoup plus luxuriante. Ici, tout est vert, ça change du nord du Chili si désertique!
De retour sur le navire, nous profitons des derniers rayons du soleil pour relaxer sur notre balcon tout en regardant la ville se teinter d’orangé. C’est ce soir que nous traverserons l’Équateur, vers 21h00. Nous sommes vraiment excités et on décide de manger sur la terrasse afin de ne pas rien manquer… quoi? Le capitaine nous a dit que nous devions tous être dehors pour lever le câble rouge sur l’Équateur! Je sais, je sais… on voit rien, mais c’est quand même spécial, on ne l’a jamais encore traversé en navire. Le plus navrant c’est que Celebrity n’a rien fait… même pas une petite annonce, ou un coup de corne de brume… rien. On a soupé en regardant le poste GPS et on est allé prendre une photo du ciel noir une fois arrivé à la latitude 0o. Demain, nous avons une journée en mer et il y aura la célébration de la croisée de l’Équateur – on verra bien de quoi il en retournera!
Pour les photos de Manta Équateur : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_MantaEcuador#slideshow/5862754448459157554
26 mars – En mer Petite journée en mer, comme on les aime! Mais c’est aujourd’hui qu’il y aura la célébration de la traversée de l’Équateur. En effet, une ancienne tradition navale veut que le passage de l'Équateur donne lieu à un baptême pour tous ceux qui franchissent la ligne pour la première fois. Comme nous sommes beaucoup trop nombreux pour pouvoir tous ‘subir’ cette initiation, des braves se sont portés volontaires pour nous représenter. La cérémonie qui a lieu autour des piscines commence par l’arrivée de Neptune, qui d’autre, avec ses nymphettes et cheerleaders. Les non-initiés, ceux qui franchissent pour la première fois l’Équateur, sont appelés ‘pollywogs’ qu’on pourrait traduire par larve de crapaud. Ils devront relever plusieurs défis farfelus contre les ‘shellbacks’, ou les marins initiés! Nous avions entendu toutes sortes d’histoires d’initiation un peu troublante, mais les quelques défis que nos ‘pollywogs’ ont réussi à surmonter n’étaient pas bien méchants, mais tout le monde s’est retrouvé à l’eau dans la piscine!! La cérémonie a duré environ une heure et tous les officiers y étaient. D’ailleurs le capitaine riait tellement qu’il se tapait les cuisses!
Faute d’avoir souligné la traversée hier soir au moment où nous avons franchi le N : 0’00, Celebrity s’est un peu repris avec cette petite activité, mais c’est quand même le certificat qu’on nous a remis quelques jours qui nous fit le plus plaisir. Il ira rejoindre les autres certificats navals que Mariette arbore fièrement dans sa bibliothèque!
Pour les photos: https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_EquatorLineCrossing#slideshow/5865345885785554802
27 mars – Transit du Canal de Panama
Enfin, après deux tentatives manquées, nous allons finalement fait la traversée du canal de Panama. En effet, depuis 2003, nous avons dû annuler deux croisières ayant comme itinéraire le transit du canal… C’est donc avec fébrilité que nous nous sommes réveillés ce matin, avant même que le soleil ne se lève alors que nous faisons l’approche de l’entrée du canal. On pouvait à peine deviner les nombreux bateaux en attente dans la pénombre de l’aurore. On nous avait annoncée l’arrivée à la première écluse pour 8h30 mais déjà à 7h30 nous amorcions l’entrée dans les premiers mètres des écluses de Miraflorès, les premières écluses du côté Pacifique. C’est vraiment impressionnant de voir tout le système mis en place pour faire faire le transit aux navires. Car en fait, une fois dans l’écluse, le bateau est attaché à 6 locomotives – 4 en avant et 2 en arrière – qui le font entrer et sortir de l’écluse. Elles permettent aussi au navire de rester bien au centre du canal. L’Infinity est le navire le plus long et le plus large admis dans l’actuel canal. Il n’y a que 60 cm de part et d’autre des parois du navire. Les écluses de Miraflorès permettent aux navires de franchir 2 élévations jusqu’au lac Miraflorès, et un peu plus loin l’écluse Pedro Miguel nous fait passer à une 3e élévation.
Nous avons passé sous le Pont des Amériques très tôt vers 7h00. Puis après Pedro Miguel, sous le Pont Centenaire. Une fois dans le lac Gatun, le navire a repris sa propre navigation. De part et d’autre du canal on pouvait voir la végétation dense et tropicale, mais aussi le méga-chantier de construction du nouveau canal qui sera beaucoup plus large. Ce nouveau canal devrait être prêt en 2015. Quand on voit la machinerie lourde nécessaire à réaliser ce nouveau projet et qu’on imagine comment les français, les américains et tous leurs esclaves ont fait pour creuser le canal actuel, pratiquement de leurs mains, ça nous donne une bonne dose d’humilité et nous rappelle la résilience des découvreurs et explorateurs des siècles derniers.
Notre grand balcon de coin nous offrait une vue incomparable pour cette traversée! Vers 14h00, nous avons fait l’approche des écluses Gatun, les 3 dernières écluses qui nous feront redescendre au niveau de l’océan Atlantique. Un bateau cargo de Hong Kong est entré en même temps que nous, eux dans le canal nord, nous dans le sud. C’était amusant de le voir monter et descendre. Parfois c’était l’Infinity qui prenait les devants, parfois, c’était eux. Les marins étaient tous sur la balustrade à nous envoyer la main et nous faire toutes sortes de grimaces!
Une fois sortis du canal nous somme partis en haute mer bien que ayons été juste à côté de Colon, notre prochain escale… Mais le bateau devait s’éloigner des côtes s’il voulait ouvrir les boutiques et le casino! À peine une heure après avoir quitté la partie endiguée où les navires attendent leur transit dans le canal, nous avons commencé à sentir la houle de l’Atlantique. On s’est fait brassé comme des chaussettes dans la lessive… C’est la première journée où nous avons ressenti la houle, le Pacifique a été digne de son nom, mais la mer des Caraïbes nous a encore une fois brassé…
Quelle chance nous avons eu de pouvoir enfin faire la traversée du canal de Panama sur un superbe balcon de coin, avec une vue imprenable sur toutes les opérations de ce transit. C’est vrai que ce n’est pas très sexy comme journée, mais je dois avouer que de voir le génie de l’homme et tous les efforts qui ont été déployés pour créer une des merveilles du monde moderne est tout de même fascinant. Je referais certainement ce transit si l’occasion se représentait, encore plus après 2015, une fois que le nouveau canal sera complété!
Pour les photos du transit du Canal de Panama : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_PanamalCanalTransit#slideshow/5863112585133295522
28 mars – Colon, Panama – 35C soleil, chaud et humide!! Ce matin, j’étais particulièrement excitée de partir pour notre excursion car nous allons passé la journée dans un village de la tribu indigène Embera. Celebrity et les autres lignes de croisière offre cette excursion, mais ils vont dans un village créé pour les touristes. Curieuse de voir s’il existait encore de ces villages, des vrais, j’avais fait ma recherche avant de partir et avait trouvé un opérateur qui nous permettait d’aller dans un de ces ‘vrais’ villages.
Nous étions les premiers à sortir du navire, à 6h45! Une grande passerelle nous amène au terminal Colon 2000 où se trouvent plusieurs boutiques et restaurants. C’est à la sortie du terminal qu’on peut trouver des taxis. David, notre guide, nous attendait, prêt à partir. Il était assez surpris de nous voir arriver si tôt. Nous sommes donc partis immédiatement afin d’éviter le trafic du matin. David nous annonce que nous devons changer nos plans. Le niveau de l’eau de la rivière Chagrès étant trop bas, nous ne pouvons rejoindre le village que nous devions visiter en pirogue. Nous irons plutôt sur la rivière Gatun au village Embera Quera – qui veut dire parfum. Nous avons pris un minivan pour sortir de la ville. Une vingtaine de minutes plus tard, nous avons rejoint le point de rencontre sur la rivière Gatun où les indiens sont venus nous chercher en pirogue. La pirogue pouvait accommoder 6 personnes. Deux indiens vêtu de leur pagne en ‘beads’ nous firent monter à bord et hop, nous sommes partis, filant doucement sur la rivière qui était calme comme un miroir. David nous dit que c’était bien d’être si tôt car on pourrait voir plus d’oiseaux et d’animaux. En effet, nous avons vu des dizaines d’oiseaux de toutes les tailles et de toutes les couleurs; des balbuzards, des toucans, et bien d’autres dont le nom m’échappe. Nous avons aussi vu un singe araignée tout roux, qui faisait ses cabrioles dans un grand arbre. De la rivière Gatun, nous avons viré à droite dans un ruisseau qui nous a mené dans un lac, puis tout au fond, dans une petite baie, nous avons aperçu les toits de chaume en forme de cône du village. Dès notre approche, on a entendu les chants et la musique d’un petit comité d’accueil qui s’était formé près du quai. Il s’est avéré que notre chauffeur de pirogue était le Noco, le chef du village. Il s’appelle Atilano et n’a que 26 ans, célibataire en plus! Il nous a souhaité la bienvenue puis tous les membres du comité d’accueil sont venus nous serrer la pince. Atilano nous a invité dans la hutte principale qui sert de cuisine et de salle de réception pour les touristes. Contrairement au village touristique, ce village est habité par les indiens, mais ils se sont donné une mission touristique et ont bâti deux huttes hôtels, ainsi que cette hutte de réception. Les gens vivent ici, et reçoivent à l’occasion des petits groupes de touristes afin de combler leurs revenus. Tous les revenus gagnés par le tourisme vont à payer l’hypothèque pour les terres qu’ils ont achetées il y a 6 ans afin de s’installer ici. Typiquement, les indiens vivent sur des terres prêtées par le gouvernement. Et c’était le cas de ces indiens qui vivaient tous dans la région de Darien, qui borde la Colombie. Là bas, ils étaient un peu persécutés, et ne pouvaient pas acheter de terre. Ce petit groupe voulait une indépendance face au gouvernement et c’est pourquoi ils sont venus vers Gatun et ont créé ce projet d’éco-tourisme. Assez impressionnant…
Atilano nous a parlé de l’organisation du village, de leur mode de vie, la pêche, l’artisanat etc. Puis, nous sommes partis faire le tour du village avec l’herboriste. L’homme nous a montré l’école où un professeur vient faire la classe aux 8 enfants du village du lundi au vendredi. Mais aujourd’hui, c’est congé car c’est la semaine sainte! Et oui, même ces indiens ont été évangélisés, et la plupart sont de religion évangélique, une branche du protestantisme. Nous avons visité les huttes hôtels. Rudimentaires, mais assez fidèles à leur propre mode de vie. Deux chambres avec moustiquaires (ça, c’est pour les touristes!) et une magnifique véranda avec vue imprenable sur le village et le lac, des hamacs pour faire la sieste et des toilettes communes, aménagées pour satisfaire aux exigences de base des touristes! Ils louent la chambre $125 US par personne par nuit, incluant les repas et les activités traditionnelles comme la pêche, l’herboristerie, l’artisanat etc. Nous avons continué notre tour avec le chaman qui nous a fait découvrir différentes plantes pour différents maux, dont une belle petite fleur bleue pour la virilité, bleue comme le viagra!! Comme mon beau-frère avait attrapé un rhume, le chaman nous a donné des feuilles à faire bouillir en infusion. Personne ne me croyait capable de les ramener sur le bateau, mais je les ai fourrées dans ma poche, et franchement, je les ai oubliées là!!! Après la marche nous sommes allés manger! En arrivant ce matin, nous avions vu les femmes affairées à préparer des filets de poisson, à couper des fruits etc. Elles avaient préparés du tilapia avec des patacones (un morceau de plantain qu’on fait bouillir, qu’on écrase et qu’on frit dans l’huile) et un plateau d’ananas et de papaye. Elles avaient fait des petits cornets en feuille de bananier dans lequel nous avions notre poisson et patacones. Un Fish & Chips Embera! Sans blague, ce tilapia était le meilleur que j’ai jamais mangé… c’était absolument délicieux. C’est David qui avait apporté les fruits, et ils étaient succulents.
Après le lunch, je me suis fait faire un dessin tribal sur le pied. C’est Atilano qui me l’a fait. Je lui ai dit de faire ce qu’il voulait! Avec une branche finement taillée, il dessiné un motif Embera sur mon pied droit en trempant la branche dans un liquide noir provenant d’une plante. Le dessin ne paraît presque pas, mais se développe tranquillement et au bout de 8 heures, est complètement noir! Les Embera portent ses dessins un peu partout sur leur corps, même dans le visage. Les jeunes filles se font des motifs sur les joues et le menton. C’est un peu bizarre, mais ce sont les coutumes. Après avoir accouchées, les femmes se trempent les jambes dans ce liquide au complet, et ont donc les jambes toutes noires. Elles trempent aussi les nouveaux-nés afin de les noircir et les protéger des mauvais esprits.
Nous sommes allés voir les kiosques d’artisanat. Chaque famille du village a sa table et vend ce qu’ils ont fabriqué. Beaucoup de panier en osier, mais d’un tressage très fin. Les paniers étaient très chers – entre 80$ et 150$ pour de tout petit panier. Mais on nous dit qu’ils chargeaient 1$ par jour de travail. Beaucoup de sculptures en cocobolo, un bois rougeâtre d’Amérique centrale, quelques bijoux de billes et de bois.
Un peu plus tard, les villageois nous ont invités à un court spectacle de danse et de musique. Les filles dansent, les garçons jouent de la musique. Evidemment, nous avons été invité à se joindre à eux et avons fait partie, pour le temps d’une danse, de la tribu Embera Quera!
Les gens étaient tous gentils et voulaient échanger. Les enfants eux étaient un peu plus craintifs. D’ailleurs, les bambins étaient tous des petits garçons… Curieux. Malheureusement, très peu d’entre eux parlent l’anglais, seulement un ou deux, et quelques uns parlent l’espagnol, surtout les plus jeunes… comme j’étais la seule à avoir un brin d’espagnol, la communication était un peu difficile. Heureusement, David notre guide était là pour nous épauler. Le doyen du village, Miguel, avec ses cheveux longs et dents en or, nous a invité, ma sœur et moi, à visiter sa hutte… David a vite changé de sujet en nous disant qu’il était un peu trop play-boy et qu’il valait mieux lui faire attention!!
On a finalement quitté vers 12h30. Nous étions là depuis 8h00 ce matin, et avions fait le tour de ce qu’il y avait à voir, et il faisait tellement chaud, et humide! C’était plutôt étouffant. David nous a ramené au port de Colon dans une congestion monstre. C’est le weekend de Pâques, et tout le monde a terminé tôt pour le long weekend. David nous dépose au port vers 13h30 en nous conseillant de ne pas sortir du terminal car le coin est plutôt dangereux. Depuis l’automatisation du canal le taux de chômage a grimpé à 40%, entrainant un taux de criminalité très élevé. Nous avons fait une brève visite aux magasins du terminal Colon 2000 sans trop de dommages! Nous avons quitté Colon à 5h00 pile et quelques minutes plus tard, nous étions en haute mer, direction Cartagena, avec des vagues de 12-15 pi. Ça brassait tellement que nous n’avons pas terminé notre souper… nous sommes allés chercher des petites pilules magiques avant d’aller se faire bercer dans notre lit. Mais le sommeil est venu rapidement car j’avais en tête les magnifiques rencontres faites aujourd’hui avec le peuple Embera. Une journée inoubliable dans un monde complètement parallèle au nôtre qui nous remet en plein visage quelles sont les vraies valeurs de la vie!
Cette excursion a été réservée à EmberaVillageTours.com ($130 US pp).
29 mars – Cartagena, Colombie – 35C soleil!
Cartagena était la seule escale où je n’avais pas prévu d’excursion. Ma sœur et mon beau-frère avaient envie de visiter la forteresse, mais après une nuit un peu mouvementée, ma mère et moi n’étions pas prêtes à partir tôt, nous les avons donc laissé partir pour l’excursion avec Celebrity. Après avoir déjeuné tranquillement, nous avons décidé de descendre pour voir ce qu’il y avait aux alentours. Une petite navette nous amène au terminal de croisière. En fait, nous aurions presque pu passer la journée entière juste là! Il y a un magnifique jardin rempli de fleurs tropicales, d’oiseaux et d’animaux: des flamands roses, des paons, aras, toucans, iguanes, singes. C’est absolument magnifique. Et en cette journée si chaude et humide, l’ombre de ce jardin était la bienvenue. Un café Juan Valdez est installé au milieu du jardin, et on peut aussi faire un tour dans un centre d’interprétation de l’émeraude pour apprendre comment cette pierre précieuse est récoltée dans les mines de Colombie. On peut aussi faire bien des achats dans la boutique qui offre de tout, et de belles choses contrairement aux boutiques de bébelles qu’on a vues partout. Ici, on trouve autant des bijoux avec pierre précieuse que des bijoux mode, des chocolats, du café, des souvenirs, de l’artisanat. Enfin, une très belle boutique. À la sortie du terminal, on s’est fait assaillir par tous les chauffeurs de taxi nous offrant des tours. Un de ceux là nous a accroché en disant qu’il ne lui manquait que 2 personnes et qu’il était prêt à partir… on s’est encore fait prendre… Il n’était pas tout à fait prêt, mais comme on n’était pas pressée, nous avons attendu qu’il trouve deux autres personnes. Nous étions 11 en tout. Mais quand j’ai vu le petit minivan, je lui ai dit que je ne me ferais pas ‘squeezer’ trois par bancs avec une chaleur pareille. Pas de problème, on change de minivan. Tout le monde sort, et un minivan un peu plus grand arrive. Quoi? Encore trois par banc? Non, nous ne montons pas… alors il me dit que moi et ma mère on peut monter à l’avant avec le chauffeur. Comme les autres ne semblaient pas avoir de problèmes à se coller à des étrangers suant et humides, j’ai accepté l’offre! Donc le guide est monté à l’arrière et nous en avant, avec une excellente vue! Le tour devait durer 3 heures, et finalement, il nous a ramené 5 heures plus tard! Pour $20 par personne, c’était un bon deal.
Notre premier arrêt fut au monastère La Popa, tout en haut de la petite montagne qui surplombe la ville. Du haut des 145 m de la colline nous avions une vue spectaculaire sur la ville et la nouvelle section de Bocagrande que les Cartageneros surnomme la « petite Miami ». Un chemin de croix a été installé tout au long de la route en tête d’épingle qui monte jusqu’au monastère. Comme nous sommes vendredi saint, plusieurs personnes faisaient la route à pied… sous cette chaleur et humidité, il faut une foi inébranlable pour accomplir de tel sacrifice! Nous sommes redescendus et avons passé par les quartiers défavorisés où les maisons de tôle et de planches tiennent un brin sur rien. Encore ici, les écarts de richesse sont très visibles. Nous sommes allés à la forteresse Castillo San Felipe. Mais avec la chaleur qu’il faisait, pas question de s’aventurer à monter pour faire la visite… ce sera pour une autre visite! A bord du minivan climatisé, nous avons continué notre visite et avons fait une bonne partie des 19 km de plages qui sont situées autour de la ville. Les plages étaient bondées en ce jour de congé. Les gens de la place avaient envahis les plages et parcs avec panier pique-nique, chaise et abris!
Nous avons fait un arrêt près d’un petit marché et quelques boutiques qui ‘commanditent’ ces tours! Le guide nous demande d’aller faire un petit tour dans la boutique mais sans obligation d’acheter. Les gens ne sont pas trop insistant, et ça nous permet de s’acheter une crème glacée bien méritée. Il fait chaud et on a faim!! On ne pensait pas être partie si longtemps. Un autre petit arrêt au musée de l’émeraude, une autre trappe à touristes où on nous montre en 3 minutes comment les émeraudes sont trouvées, puis taillées, polies etc. Le magasin est bondé et je tente bien de marchander un beau bracelet, mais les vendeuses sont intransigeantes et ne cèdent pas. Tant pis.
Dernier arrêt, la vieille ville. La chaleur est trop intense pour ma mère qui décide de rester à l’air climatisé du minivan avec un autre monsieur qui lui aussi en a assez. Je pars donc avec le reste du groupe découvrir la charmante vieille ville. J’aurais passé toute la journée ici… On dit que la vieille ville de Cartagena, fondée en 1533, est l’une des villes coloniales les mieux conservées d’Amérique. Elle a d’ailleurs été mise au patrimoine de l’humanité de l’UNESCO. L’architecture est tellement caractéristique avec des arches et des balcons de bois. La place de l’Église San Pedro Claver est magnifique avec ses sculptures en métal représentant les divers métiers traditionnels. Nous avons arpenté les rues de la vieille ville en arrêtant dans quelques boutiques. J’ai finalement trouvé un joli bracelet avec émeraudes. J’ai bien ri quand j’ai dit à notre guide que j’espérais que sa commission soit bonne car il avait travaillé fort à me trouver un bracelet… Ce à quoi il me répondit : « Ah, vous savez, ils me donnent un petit quelque chose, mais c’est pour l’église… » Ah oui? L’église San Alberto sans doute! (car il s’appelait Alberto…) Il est parti à rire… puis me dit qu’avec sa commission il amènerait son petit-fils manger au McDonald ce soir, car il était fou des hamburgers. Soit… j’ai fait ma bonne action pour la journée!
Nous avons retrouvé notre minivan, et ma mère, de l’autre côté de la vieille ville et avons repris le chemin du retour. Une journée bien remplie et plus longue que nous l’avions prévu, mais pour $20, ça valait le coup! On a flâné un peu dans les magnifiques jardins et cette fois, un des paons nous a donné un beau spectacle avec sa queue flamboyante. C’est fou, mais c’était la première fois que je voyais un pan avec la queue ouverte! J’étais comme une enfant de 5 ans!! J’ai du prendre 30 photos! L’ombre du jardin nous a permis de reprendre un peu nos esprits avant de remonter à bord, pour la dernière fois puisque nous serons en mer jusqu’à notre retour à Fort Lauderdale dans deux jours. C’est avec un brin de nostalgie que nous avons regardé le soleil se coucher sur Cartagena, au moment où nous avons quitté le port.
Pour les photos de Cartagena : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_CartagenaColombia?noredirect=1#slideshow/5864121369731521954
30-31 mars – En mer
1 avril – Retour
Celebrity Infinity – revue du navire et de la croisière
L’Infinity a été construit en 2000 et a reçu une rénovation pour le ‘Solsticizer’ en novembre 2011. Après avoir navigué sur plusieurs bateaux de classe Solstice (un peu plus gros et plus nouveaux) nos attentes n’étaient pas trop élevées. Heureusement, quelques mois avant le départ, j’avais réussi à obtenir un surclassement en cabine familiale sur la poupe du bateau, et ce pour ma mère et moi et aussi pour ma sœur. Nos cabines étaient à quelques portes l’une de l’autre. Nous avions donc bien hâte de découvrir ces grandes cabines avec salon et immense balcon. Quand je suis monté à bord de l’Infinity, j’ai senti un léger sentiment de claustrophobie car l’Atrium est moins haut, mais ce sentiment est vite passé. En fait, j’ai beaucoup aimé l’Infinity. La ‘Solsticization’ est bien réussi à mon avis. Ils ont intégré le restaurant Blu sur la droite de la mezzanine de la salle à manger. L’ajout du Cellar Master près de la salle à manger est super pour aller prendre un apéro avant le souper. Bistro Five est un peu à l’écart et nous n’y sommes pas allés, alors je ne peux me prononcer. Le Café El Bacio est au centre près de l’Atrium et un des endroits les plus populaires du navire, fréquenté autant par les passagers que les officiers. En fait, les rénovations des endroits publics sont très réussies.
Mais il faut savoir que les cabines n’ont pas été rénovées, à part les cabines qui ont été ajoutées – celles de classe Aqua. Ils ont changé les literies, rideaux etc. mais l’ameublement et la salle de bain montrent quelques signes de vieillissement.
La cabine – FV 7199 Quand nous avons ouvert la porte, nous étions surpris de voir un corridor menant à une autre porte. Mais ce corridor est privé et nous sommes les seuls à y avoir accès, donc on laissait toujours la porte intérieure ouverte. Cette dernière cabine, sur le coin, est plus grande que les autres. Nous avions 2 garde-robes complètes, 1 garde-robe avec les tiroirs et le coffre-fort. La vanité était 2 fois plus longue avec 4 rangées de tiroirs! Puis un petit meuble en coin avec la TV plasma avec système interactif, et le petit frigo. Le frigo n’était pas très froid, mais pour nous, ce n’était pas un problème. La partie chambre était séparée d’un salon avec des portes coulissantes en verre givré. Le salon avait deux divans 3 places, face à face, avec une grande console (plein de rangement) et une 2ième télévision. Notre balcon est immense. De plus, il a une section qui se projette vers l’avant comme une nacelle, nous donnant une vue incroyable.
La salle de bain était plus petite que celle de classe Solstice. Toilette, lavabo et douche avec rideau. Le carrelage était un peu noirci par l’usure. Nous avons eu à faire changer le rideau quelques fois à cause des odeurs de moisissures, mais quand je lui ai dit de mettre un rideau neuf, nous n’avons plus eu de problème.
Au jour 3, le directeur de l’hôtellerie avait laissé une note dans les cabines pour demander si tout était à notre satisfaction. J’ai renvoyé la note avec 3 points. 1) pas de miroir plein pied dans la cabine 2) le balcon a beaucoup de rouille ce qui enlève beaucoup au plaisir de s’y trouver 3) on se pique les pieds sur le tapis près des portes coulissantes. En quelques jours, le balcon a été repeint et le tapis réparé. Quant au miroir, j’imagine que ça viendra plus tard, mais j’ai été agréablement surprise par la rapidité à régler ces petits inconvénients.
Nous avons été pas mal gâtés dans cette cabine… ça va être difficile de retourner dans une cabine régulière! Mais c’était génial pour cet itinéraire avec la traversée du canal de Panama. Je vais assidument vérifier la disponibilité de ces cabines dorénavant!
La salle à manger Nous avons choisi le Select Dining et je dois dire que même sans réservation nous n’avons jamais attendu plus que 5-10 minutes. Le menu était légèrement différent de notre dernière croisière et la nourriture allait de « très bien » à « excellent ». Le sommelier était toujours là, avant que nous passions la commande. Mais une fois le vin reçu nous le revoyions plus jusqu’au moment de la facture… Le service en général était très lent. Le personnel a visiblement été réduit, et on avait l’impression que tout le personnel était en formation, que personne ne savait trop quoi ni comment le faire. On a fini par se faire à l’idée et on a pris notre mal en patience! Mais c’était une lacune importante. Heureusement, les plats étaient bons. De plus, le Maître d’hotêl, Lazar, un beau grand jeune homme, était impeccable et tellement serviable. Il est venu à notre rescousse à maintes reprises. Il pouvait lire dans nos pensées… hum, où est le pain? Tada… Lazar arrivait avec le pain. Hum, cette table n’est pas super, Lazar arrivait pour nous amener à une autre table.
L’étiquette vestimentaire était plus ou moins respectée. Plusieurs personnes en bermuda ou en chemise le soir de gala. Mais le Maître d’hôtel a fait sa ‘job’ en apportant des vestons aux hommes qui n’en avaient pas… je n’avais jamais encore vu ça sur un bateau de croisière! J’étais très contente de voir le règlement appliqué – c’est la moindre des choses et fait preuve de respect pour les autres passagers. Personne n’est tenu à faire quoique ce soit – si tu ne veux pas t’habiller, pas de problème, tu peux manger au buffet ou dans ta chambre. Excellent point pour Celebrity.
Le buffet Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas une grande fan des buffets. Et celui de l’Infinity ne fait pas exception. En fait, c’était correct, avec toutes les stations habituelles. Mais comme l’alerte au Norovirus est arrivée assez tôt dans notre croisière, le buffet est devenu un peu infernal car il y avait d’énormes files particulièrement aux stations de café et boissons froides… Mais je dois avouer que j’aime mieux aller au buffet dans ces circonstances puisque ce sont les employés qui servent, ce qui me rassure toujours un peu. Toutefois, comme les employés devaient servir, il n’en restait que très peu pour nettoyer les tables qui étaient toujours jonchées de vaisselles sales. A tous les coups, j’ai eu à nettoyer moi-même la table. Mais nous n’avons eu recours au buffet qu’à quelques occasions. Nous avons pris nos déjeuners en salle à manger, à la chambre ou au SS United States au déjeuner pour Elite. Quant au lunch, nous avons fait honneur au grill du Lido où on faisait d’excellents burgers ave oignons frits et champignons grillés… miam!
Room service Excellent! Le service était à l’heure, on nous appelle juste avant la livraison, rien à redire. Toutes les petites demandes spéciales ont été faites à l’exception d’un matin.
Piscines Le solarium, notre endroit privilégié habituellement, était moins invitant que ceux des navires de classe Solstice. La piscine est vieilli, et n’as pas été rafraîchi, et le climat y était toujours froid et humide. Nous avons préféré la piscine centrale où on a ajouté plusieurs divans en osiers et des lits de bain. On pouvait généralement trouver des chaises. La musique était variée et pas trop forte, une bonne note pour l’Infinity. Mais il faut dire qu’avec le balcon qu’on avait, on y a passé beaucoup plus de temps qu’à la piscine!
Divertissement Nous avons été voir quelques uns des spectacles qui étaient très bien. Un conférencier panaméen a donné 5 conférences sur le Panama et le Canal. Il a fait salle comble à toutes les fois, mais il était un peu trop ‘Dale Carnegie’ pour moi… le genre qui fait le tour de chaque rangée avant de commencer pour dire merci à tout le monde. 5 jours de file… c’est un peu too much. Mais l’information était pertinente et nous en a appris sur le pays et l’importance du canal dans l’économie panaméenne.
Le directeur de croisière était argentin. Il parlait anglais tellement vite que personne ne comprenait ses farces, et il parlait espagnol encore plus vite. Mais il était gentil et sympathique et tous les sud-américains à bord étaient bien contents d’avoir quelqu’un de leur coin!
Plusieurs musiciens à bord, des bands, un quatuor classique, un pianoman. Nous avons bien aimé ces actes musicaux en rotation dans les divers lounge du navire.
Nous avons célébré plusieurs fêtes ou occasions spéciales durant cette croisière. Le jour du départ c’était la St-Patrick, nous avons traversé l’Équateur, le canal de Panama et avons célébré Pâques à bord. Je ne sais pas trop si c’est à cause de l’alerte au Norovirus, mais aucune célébration n’a été faite à bord… rien. Même pas une mention dans le journal de bord. J’ai trouvé ça un peu moche. Ma sœur avait même apporté des trucs verts pour célébrer la St-Patrick, mais elle ne les a pas sorti car personne n’en faisait de cas. Et Pâques! Je me souviens avoir vu des photos avec des atriums remplis de cocos en chocolat décorés! Pas ici… le matin, au buffet, ils ont donné quelques œufs en chocolat, mais c’est tout. Même au déjeuner Elite nous n’avons rien eu… J’ai trouvé ça vraiment désolant. Ce sont les petites attentions qui rendent les croisières spéciales, et j’ai trouvé que Celebrity avait passé à côté cette fois-ci.
Elite Le cocktail pour les membres Elite avait lieu tous les soirs de 5 à 7 au Constellation Lounge, le plus beau lounge du navire. C’était salle comble presque tous les soirs. La journée de la traversée du canal, ils nous ont donné des coupons afin de ne rien manquer de la traversée et ainsi pouvoir avoir nos drinks dans n’importe quel lounge du navire. Une belle pensée. Les bouchées étaient bonnes, meilleures que d’habitude, et plusieurs étaient servies chaudes. Mais pour en avoir il fallait y aller avant 18h00.
Quant au déjeuner, c’était plus complet que par le passé. C’est un déjeuner continental, mais nous avions un buffet avec viennoiseries, une grande variété de fruits, viandes et fromages, saumon fumé, céréales, une bonne sélection de smoothies, et évidemment les cafés de spécialité. De plus, comme il était servi au SS United States, c’était très confortable avec plein de tables à deux sur le bord de la fenêtre.
La rencontre avec les officiers qui est souvent en après-midi a été déplacée à 19h45 le soir. Donc je n’ai pas pu y aller car c’est en pleine heure de souper.
Nous avons participé à la dégustation de vins. C’était super bien, et différente de toutes celles que nous avons faites jusqu’à maintenant. Nous avons goûté 2 Shiraz, un du nouveau monde, et un de l’ancien, et 2 Cabernet, aussi du nouveau et ancien monde. C’était intéressant de voir les différences de terroirs et tout le monde a été bien surpris de connaître leur préféré!
Heureusement que nous avions des forfaits internet gratuits (forfait $49.95 X2) car la connexion était vraiment lente. Je n’arrivais pas à ouvrir mes courriels, ni à me connecter à Facebook. Ecrire un statut sans photo, seulement quelques mots pouvait prendre 15-17 minutes à télécharger et souvent après tout ce temps, je me faisais déconnecter. C’était frustrant mais je me suis résignée… après tout on est en vacances, et à moins d’une urgence, l’internet peut bien attendre!
En conclusion, nous avons fait une excellente croisière grâce à un itinéraire vraiment unique et à une bonne préparation qui nous a permis de maximiser nos escales. Le Norovirus a affecté notre croisière, peut-être même plus que ce que nous en savons. Mais je préfère de loin avoir un service plus lent et moins d’activités que de risquer d’attraper ce fichu virus qui peut vraiment ruiner une vacance. Nous avons beaucoup aimé l’Infinity qui offre le meilleur de la classe Solstice tout en restant d’une grosseur gérable! Le service avait certes des lacunes, mais pas assez pour nous empêcher de retourner avec Celebrity.
Pour les photos de l’Infinity : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_CelebrityInfinity?noredirect=1#slideshow/5865351194290906914
Tout d’abord, je dois dire que j’avais reluqué cet itinéraire depuis plusieurs années. Très peu d’itinéraires permettent de voir le nord du Chili, le Pérou et l’Équateur! Et c’est cette année que nous avons finalement réalisé ce rêve.
15-16 mars 2013, Montréal – Santiago Nous avions acheté le vol avec Celebrity car le prix était plus avantageux pour l’aller sur Santiago. Nous avons donc quitté Montréal sur les ailes d’American Airlines vers 18h00, fait une connexion à Miami sur un vol LAN et sommes arrivés à Santiago vers 9 :00 am après un vol de nuit de 9 heures… un peu fripés, mais enthousiastes de commencer ce voyage!
J’avais réservé un tour de ville et transfert à l’hôtel avec South Excursions. Tel que promis, Pablo, notre guide francophone nous attendait avec impatience car l’avion avait plus d’une heure de retard. Le chauffeur a rapidement mis nos bagages dans le minivan et nous sommes partis tout de go pour explorer Santiago. Pablo nous a fait faire un bon tour de ville incluant le Marché central, la place d’Armes, la cathédrale, la Moneda – le palais présidentiel, l’église San Francisco, la colline Santa Lucia, le quartier Bellavista où est la maison de Pablo Neruda. Vers 14h00, nous sommes arrêtés prendre une bouchée dans une excellente pizzeria (recommandée par Lonely Planet), Voraz Pizza, avec une bonne bière locale, la Crystal.
Après le repas, notre duo guide-chauffeur est venu nous reconduire à l’hôtel Plaza El Bosque dans le quartier Las Condes, hôtel que j’avais réservé sur Booking.com ($159 US). Un très bel hôtel, avec une terrasse sur le toit avec piscine, bar, et resto-déjeuner avec la plus belle vue en ville! C’était parfait. On s’est reposé un peu, puis nous sommes sortis souper. L’avenue Isidora Goyenechea juste à côté de l’hôtel regorge de restaurants de toutes sortes et est très agréable pour une soirée al fresco! Nous avons terminé la soirée en allant admirer la ville toute illuminée sur le toit terrasse de l’hôtel, et en mangeant de la crème glacée!
Belle première journée qui se termine… mais plusieurs autres qui s’annoncent superbes!
Pour les photos de Santiago : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_SantiagoChile?noredirect=1#slideshow/5862304230690290866
17 mars – Santiago à Valparaiso, Chili
Après une excellente nuit de sommeil dans notre lit super confortable de l’hôtel Plaza El Bosque, nous avons profité d’un délicieux petit-déjeuner sur le toit de l’hôtel. Avec le magnifique soleil et le temps clair, nous pouvions voir les Andes qui entourent complètement la ville de Santiago. Une vue à couper le souffle! Encore aujourd’hui, j’avais réservé notre transfert vers Valparaiso avec SouthExcursions.com ($90 US pp). En plus du transfert, nous avions prévu un arrêt dans un vignoble et un tour de ville de Valparaiso et Vina del Mar. Tel que convenu, Pablo et un nouveau chauffeur Barnabé était fin prêt à 9h00 am à charger nos nombreuses valises. A quatre, nous avions 5 grosses valises et 4 bagages à main…
Nous avons pris la route 68 en direction de la vallée de Casablanca. J’avais choisi d’aller visiter le vignoble Emiliana car c’est une entreprise qui met en valeur le développement durable, pratique l’agriculture biodynamique et offre des vins faits de raisins biologiques. South Excursions avait accepté de visiter ce vignoble plutôt que les habituels, plus commerciaux. Mais une fois arrivés sur place, nous avons rapidement compris que SE n’avait pas fait de réservation pour la visite et la dégustation tel que promis, et c’était complet pour la journée. Déception n’est pas assez fort pour décrire mon état… j’étais vraiment furieuse. Mais Pablo, notre guide extraordinaire a rapidement retourné la situation. Il nous a trouvé un coin confortable, et nous a fait choisir 6 vins. Puis, il est allé arranger avec les gens du vignoble une façon de nous faire faire une petite dégustation privée. Pablo arrivait justement de Bordeaux où il avait enseigné l’espagnol à des sommeliers! Nous avons tourné la situation et avons pu déguster les vins magnifiques de cette vallée, la seule au Chili à produire des vins blancs : Sauvignon blanc, Viognier, Gewurtztraminer… délicieux! Le site est enchanteur… des fleurs partout, entouré de montagnes, des animaux qui gambadent, des abeilles qui butinent! Y retourner, je réserverais pour un lunch sur la terrasse!
Nous reprenons la route direction Valparaiso que nous rejoignons vers midi. Le soleil plombe, et fait ressortir toutes les couleurs qui ornent les maisons et les murales de cette ville toute en collines. Pablo nous amène un peu partout dans les différents quartiers, nous voyons l’autre maison de Neruda, le centre historique, puis la faim nous prenant, je décide d’aller acheter des empenadas dans une pâtisserie. On s’est arrêté dans un joli quartier pour manger et faire un tour! On est monté sur le Cerro Artilleria où il y avait un petit marché, puis on a pris l’Ascensore Artilleria! Construit en 1912, il fait communiquer la Plaza Aduana avec le cerro Artillería. Sa longueur est de 175 m, son dénivelé de 48 m et le trajet dure 80 secondes. Faut pas cligner des yeux trop souvent! L’ascensor Artillería a pour particularité de posséder deux paires de wagons, ce qui lui donne la plus grande capacité de passagers. Nous sommes allés jusqu’à Vina del Mar, la station balnéaire voisine de Valparaiso, où on retrouve les grands resorts et les hôtels de luxe. L’hôtel O’Higgins construit en 1931, le plus ancien de Vina del Mar, nous rappelle que le soleil et la mer sont depuis longtemps à l’agenda des vacanciers fortunés!
Après cette visite des plus colorées, nous retournons vers le port de Valparaiso pour faire l’embarquement sur le Celebrity Infinity qui sera notre ‘chez-nous’ pendant les 15 prochains jours! Nous disons adieu à notre guide Pablo et embarquons sur le paquebot de 91 000 tonneaux, un mastodonte aux yeux de plusieurs, mais pour nous qui avons navigué sur des navires allant jusqu’à 160 000 tonneaux, il nous paraît bien raisonnable!
Après un enregistrement assez rapide, nous devons prendre un autobus qui zigzague à travers les conteneurs pour nous amener jusqu’à la passerelle. Bienvenue à bord : Champagne ou mimosa? Ahhh… Là, je me sens en vacances. Nous allons rapidement découvrir nos cabines, tout à l’arrière du navire, avec d’immenses balcons. De là, nous pouvons apprécier la vue magnifique sur la ville de Valparaiso… la ville aux mille collines, aux maisons colorées, aux murales qui frappent tant par leurs couleurs que par leurs paroles qui tantôt optimistes, tantôt percutantes, ne peuvent laisser personne indifférente.
Je ne peux terminer ce récit que par les mots de Pablo Neruda, le grand poète chilien, et ses mots sur Valparaiso :
18 mars – La Serena, Chili
Ce matin, le navire est accosté vers 9h00 à Coquimbo, un port à quelques 200 miles de Valparaiso, mais juste à côté de La Serena, une des plus vieilles villes du Chili, fondée en 1549. La Serena est à la porte de la vallée de l’Elqui, du nom de la rivière qui irrigue cette vallée reconnue pour la culture du raisin, mais pas n’importe lequel, celui qui servira à faire le Pisco, cette eau-de-vie que le Chili, autant que le Pérou, revendique comme boisson nationale!
Le quai est assez long et nous devons marcher une quinzaine de minutes pour arriver aux portes du port. Heureusement, notre guide Christopher a les bonnes accréditations et a pu venir nous attendre au pied de la passerelle. Toutefois, nous avons dû marcher pour aller rejoindre notre minivan qui nous attendait avec le chauffeur René à la sortie du port.
Nous quittons donc Coquimbo par le bord de mer afin de rejoindre La Serena à quelques kilomètres au nord. Une immense plage relie les deux villes, et d’innombrables condos sont en construction tout au long de cette avenue sur le Pacifique. Nous faisons un premier arrêt au Phare Monumental de La Serena. Ce phare qui a l’air fait en carton a été construit en 1949 afin d’abriter un canon qui a servi à la guerre du Pacifique, dans l’espoir d’en faire un attrait touristique. Mais leurs efforts n’ont pas donné les résultats escomptés… cet endroit est un peu délabré et désolant, mais la mer y est magnifique. C’est ici que notre chauffeur René a commencé à nous prendre en photo. Devant le phare, devant le canon, devant la mer… Au début, on trouvait ça sympathique, mais on a rapidement trouvé ça un peu envahissant et énervant… mais, ce ne sera pas la seule chose qui nous énervera chez lui!
Nous reprenons la route pour faire un tour rapide du centre de la ville, puis nous bifurquons pour aller vers la vallée de l’Elqui. Après avoir franchi la montagne, nous laissons derrière nous l’aridité et les nuages pour nous retrouver dans une verte vallée ensoleillée, avec de part et d’autre de la route des champs de raisins et de papayes. La rivière au fond de la vallée est pratiquement à sec. Christopher nous dit qu’il n’y a pratiquement pas eu de pluie depuis quatre ans et que le niveau de la rivière a baissé de dizaines de mètres. En fait, la vallée bénéficie de plus de 300 jours de soleil par année! Nous faisons un bref arrêt dans une coopérative de papaye qui vend ses produits et qui nous offre une pause bio! Le nectar de papaye est excellent.
Christopher nous propose d’aller dîner à Villaseca, un village reconnu pour ses cuisines solaires. En effet, au début des années 2000, des chercheurs ont proposé aux femmes de ce village d’utiliser des fours utilisant des panneaux solaires plutôt que le traditionnel four à bois. Les femmes ont d’abord maîtrisé la nouvelle technique, puis rapidement, elles ont ouvert un restaurant de quelques places au début, mais qui compte maintenant près de 120 places! Cette perspective nous enchante et nous avons hâte de découvrir cette cuisine locale assez particulière. Nous sommes les premiers arrivés au restaurant Delicias Del Sol. C’est impressionnant de voir tous les fours sur le devant du resto. En fait, le four est une boîte en verre dans lequel on place une casserole, et tout autour du dessus, des panneaux en aluminium reflète et dirige les rayons du soleil dans le petit incubateur! Chaque four contient un plat différent – ragoût de chèvre, poulet rôti, légumes, riz, petit pain, etc. J’avoue que je n’avais jamais mangé de chèvre alors c’est ce que j’ai choisi, question de pousser l’exotisme jusqu’au bout! C’était un osso bucco de chèvre… délicieux, tendre, miam! Le dessert, postre de leche asada (une crème caramel) était excellente – tout cuit dans les fours par la chaleur du soleil! C’était fascinant et délicieux!
La région est tellement aride, les flancs de montagne sont complètement dépourvus d’arbres ou d’herbes. En fait, tout ce qu’on y voit, ce sont des cactus candélabres. Chris nous explique que les agriculteurs retirent les cactus des champs cultivés de la vallée, et les transplantent sur la montagne afin d’aider à diminuer l’érosion et améliorer l’irrigation. Ingénieux non?
Après ce festin, nous avions bien besoin d’un petit digestif! Alors quoi de mieux que la visite d’une distillerie de Pisco! Nous sommes allés vers Vicuna pour visiter la distillerie Capel, une des plus grandes et plus vieilles marques de Pisco au Chili. En fait, ce centre agro-touristique appartient à une coopérative de plus de 1300 vignerons qui vendent leur raisin à l’usine de Capel. En plus de voir les différentes étapes de production ainsi qu’un petit musée, nous avons eu droit à une dégustation de différents cocktails à base de pisco dont le fameux Pisco Sour. Mon préféré : Le Crepuscolo – un délicieux mélange de pisco, de jus de limette, de fraises tranchées, de feuilles de basilic, avec un peu de sucre le tout servi sur des glaçons. Evidemment, une boutique bien garnie offrait les différents produits, dont le pisco vieilli Alto del Carmen, un pisco brun encore plus fin qu’un brandy, que mon beau-frère a bien apprécié tout au long de la croisière! Nous sortons enfin de la distillerie vers 15h00. Après la dégustation d’environ 6-7 cocktails, j’étais plutôt désinvolte, mais ma mère nous rappela que l’heure de montée à bord était 16h30!! En fait, nous aurions dû déjà être rentré, et nous avions plus d’une heure de route à faire… Je peux vous dire que le trajet de retour s’est fait sur les chapeaux de roues… notre chauffeur, super-René, trouvait ça pas mal drôle, mais pas nous… il doublait dans des virages, brûlait les feux rouges… ahhhh… quel retour angoissant… Finalement, nous sommes revenus à 16h00. Le temps de payer, et de faire la distance jusqu’au navire, nous avons été en temps, mais les derniers à monter à bord! Ouf… belle journée, mais qui s’est terminée de façon un peu dramatique! Cette excursion nous a tout de même permis de découvrir une magnifique région du Chili. Je l’avais réservé avec SouthExcursions.com ($95 US pp).
Pour les photos de La Serena et la vallée de l’Elqui : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_LaSerenaElquiValleyChile?noredirect=1#5862385721078396626
Pour en apprendre sur le projet de fours solaires dans la vallée de l’Elqui : http://solarcooking.wikia.com/wiki/Villaseca_Solar_Restaurant
19 mars – En mer
20 mars – Arica, Chili
Après une journée en mer bien méritée où chacun a pu faire la grasse matinée, profiter du soleil et de la piscine et se pomponner pour la soirée du Capitaine, nous voici donc au point le plus au nord du Chili, à 20 km de la frontière du Pérou.
Arica est reconnue comme l’endroit habité le plus aride au monde! Ils reçoivent en moyenne 0,8mm de pluie par année – avec la chaleur, les gouttes doivent s’évaporer avant même de toucher le sol. Arica a été le théâtre de l’un des plus célèbres épisodes de la Guerre du Pacifique (entre le Pérou, le Chili et la Bolivie de 1879 à 1884), la prise du El Morro en 1880. C’est lors de cette bataille qu’Arica qui faisait partie du Pérou est devenue Chilienne. C’est d’ailleurs la vue du El Morro que nous avons alors que nous mettons le bout du nez dehors ce matin. Comme le soleil est à peine levé et qu’un léger brouillard flotte sur l’océan, El Morro semble sortir d’un nuage. Mais aussitôt le soleil accroché, le ciel s’est orné d’un bleu azur sans nuage et la température s’est mise à grimper.
Du navire, nous devons prendre une petite navette fournie par les autorités portuaires jusqu’aux portes du port. La distance est courte, mais on ne veut pas nous laisser marcher entre les conteneurs. En fait, ce port est très actif et vraiment important, surtout pour le commerce avec la Bolivie. Ce petit pays enclavé dans le continent a perdu son accès à la mer lors de la fameuse Guerre du Pacifique. C’est donc par Arica que presque tout ce qui rentre ou sort de la Bolivie transit.
Nous rencontrons notre guide Carolina à la sortie du port. Beaucoup de taxis et de tours sont offerts à ceux qui n’auraient pas fait d’arrangements préalables. Arica est un des points de départ pour se rendre dans l’Altiplano – une grande plaine dans les Andes à plus de 12 000 pi d’altitude. Bien que nous aurions aimé nous y rendre, une telle montée d’altitude en quelques heures n’est pas vraiment recommandée. Nous optons plutôt pour un tour dans la vallée de Lluta pour voir les géoglyphes et la vallée d’Azapa pour aller voir les momies Chinchorro qui datent de plus de 7000 ans!
Notre excursion aurait dû commencer par un tour de ville à pied, mais cette perspective n’enchantait pas vraiment ma mère. Le proprio de l’agence a rapidement rejoint notre chauffeur afin qu’il vienne nous chercher immédiatement. Cette décision fut rusée car nous avons pu battre les hordes de touristes partout où nous sommes allés! Notre premier arrêt fut à la péninsule d’Alacran mieux connu sous le nom d’Isla Alacran. Autrefois une île, elle a été rattachée au continent en 1964. Cette île est fréquentée par deux groupes bien spéciaux – les oiseaux migrateurs (d’où son surnom d’île au Guano), et les surfeurs! Une compétition internationale s’y déroule chaque année. Les rouleaux de vagues forment un cercle tout autour de l’île, puis elles viennent se casser sur le rivage rocailleux… vraiment impressionnant, mais réservé aux experts!
Nous sommes montés au sommet de l’El Morro d’où nous avions une vue saisissante de cette ville de sable bordée par cet océan si bleu. Plusieurs très belles plages ont été aménagées au plus grand plaisir des touristes et des Chiliens du Sud qui viennent se réchauffer dans le Nord (c’est quand même drôle quand on est dans l’hémisphère sud, tout est à l’envers!). Avant de prendre la route pour la vallée de Lluta, nous avons fait un arrêt dans une réserve ornithologique qui a été créé à l’embouchure de la rivière Lluta, là où elle se jette dans le Pacifique. Un des rares endroits avec de la verdure dans ce désert!
Puis, nous avons emprunté la route 11, la route empruntée par plus de 500 camions chaque jour afin d’assurer l’approvisionnement de la Bolivie. La verdure disparaît pour ne faire place qu’à du sable et de la roche. Il ne faut pas oublier que nous sommes dans la partie nord du désert d’Atacama! Les flancs sablonneux des Andes nous laissent découvrir quelques géoglyphes – des dessins ou motifs fait à même le sol, soit par entassement de pierres ou en négatif par enlèvement de terre et de pierres. Certains de ces dessins datent de l’Antiquité, d’autres sont contemporains. La plupart représentent soit l’homme ou des animaux. On pense que ces dessins avaient pour but de communiquer les activités des tribus locales. Qui sait, c’était peut-être tout simplement de l’art!
Nous arrivons à Poconchile, un petit village pré-inca où nous visitons une petite église en adobe, l’église San Jéronimo, constuite en 1580. Mais c’est son cimetière qui attirent le plus notre attention. Les habitants mettent des abris en toile sur les croix et stèles afin de les protéger du soleil! On en profite pour faire une pause bio. Notre guide Carolina voit dans mes yeux la convoitise quand j’aperçois au comptoir du kiosque des emballages d’alfajores! Les alfajores sont des biscuits fourrés et recouverts de chocolat… un peu comme les ‘wagon wheels’ de notre enfance, mais oh! combien plus savoureux!
Nous laissons la vallée de Lluta en escaladant la montagne afin de traverser du côté de la vallée d’Azapa. Beaucoup plus verte, cette vallée est reconnue pour sa culture d’olive et de mangue. On nous dit que les olives d’Azapa sont les meilleures au monde… j’espère bien qu’on pourra y goûter!
Cette région est aussi reconnue pour son musée archéologique dans lequel on retrouve des centaines de momies Chinchorros. La présence de ce peuple du Nord du Chili est datée à plus de 8 000 ans. Bien qu’on n’en sache peu sur leur origine, on sait qu’ils pêchaient, qu’ils ramassaient et chassaient. Ils faisaient du troc et consommaient le quinoa. Le musée nous montre des centaines d’objets qu’ils utilisaient ainsi que leurs parures. Les Chinchorros se sont peu à peu sédentarisés pratiquant l’agriculture dans ces vallées verdoyantes. Une fois le lama domestiqué, les échanges et le transport ont été facilités, et c’est à ce moment que la culture Chincorro semble avoir disparu, vers 1700 avant J.-C.
La particularité de ce peuple est sans contredit son rituel funéraire. On a retrouvé dans la région d’Arica des momies datées de plus de 7000 ans, soit 2000 ans de plus que celles trouvées en Egypte. Elles seraient les plus anciennes momies au monde. Plus de 300 momies ont été retrouvées, montrant aussi l’évolution des techniques. Au début, les corps étaient éviscérés puis recouvert d’une argile noire. Puis la technique des bandelettes est arrivée, mais enrubannant le squelette plutôt que le corps embaumé. Une nouvelle aile du musée abrite ces centaines de momies allant de petits fœtus, à des enfants et des familles entières, figées dans le temps. Le musée de San Miguel d’Azapa nous a fait découvrir ce peuple si ancien et si créatif. Une page importante de l’histoire de l’Amérique du Sud qui nous était inconnue. Vraiment un musée à ne pas manquer.
Avant de se rendre au resto, nous faisons un arrêt au Mirador Alto Ramirez afin de bien voir un des géoglyphes du Cerro Sagrado. C’est vraiment impressionnant de voir ces œuvres gigantesques à flanc de collines. Nous arrivons au Rancho Don Floro, un restaurant caché dans une petite rue quelconque de Cerro Sombrero. Quand j’ai vu le gros autobus avec la pancarte du CAA – eh oui, il y avait un groupe de 48 québécois avec le CAA sur notre croisière, j’étais un peu déçue. Notre petit quatuor au milieu d’une cinquantaine de québécois dans ce coin perdu du Chili, on repassera pour l’immersion! Mais quand j’ai vu que notre guide nous amenait sous le toit d’un kiosque extérieur où une magnifique table nous attendait, loin loin des québécois entassés à l’intérieur! La table était garnie d’immenses plats d’olives, des noires, des vertes, des assaisonnées, des fromages, de beaux ananas garnis de brochettes de fruits frais et un Pisco sour à la mangue pour nous souhaiter la bienvenue! Le lieu est enchanteur, avec des fleurs partout. Après les entrées d’empanadas de pino – des petites pâtes farcies avec de la viande, oignon, olive et œuf dur – on nous sert des brochettes de grillades mixtes. Pour dessert, les fruits frais. C’était fantastique. En passant, les olives d’Azapa sont en effet les meilleures au monde! Elles sont immenses, juteuses et ont une saveur intense absolument unique. J’espère qu’on pourra en trouver ici car j’ai tenté d’en acheter, mais tous les magasins étaient fermés – Semana Santa!
Après ce festin, nous rentrons à Arica où nous faisons un tour rapide du centre. Nous pouvons voir l’église San Marcos et l’ancienne douane, deux édifices conçus et réalisés par Gustave Eiffel, bien avant qu´il ne soit rendu célèbre par sa non moins célèbre tour à Paris. Construite entièrement en fer sauf les portes et les vitraux, l’église a la particularité d'avoir été fabriquée à Paris avant d'être transportée et montée sur la place Colomb à Arica. Un petit marché d’artisan est installé sur la place alors après voir quitté notre guide, nous allons fouiner un peu, mais peut-être à cause de la fatigue, rien ne nous accroche l’œil.
Nous rentrons au bateau où nous allons faire une belle petite sieste sur notre balcon d’où nous avons une superbe vue sur la ville. Mais de charmantes sternes incas, des oiseaux rares au plumage assez original et qui ne vivent que dans cette région, viennent s’installer sur la rampe et nous font une petite symphonie de jacassements. Alors on finit notre journée avec ces nouvelles amies, en regardant le soleil teinter de rose notre dernière escale au Chili alors qu’il tombe doucement dans le Pacifique.
Pour les photos de Arica, la vallée LLuta et la vallée d’Azapa : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_AricaLLutaValleyChile#slideshow/5862402925348870354
21 mars – En mer
22 mars – Lima, Pérou
Un des attraits principaux de cet itinéraire était l’alternance de journées en mer et d’escales, ce qui nous permet de bien marier exploration et relaxation. Après notre longue et aride journée à Arica, nous avons pu profiter d’une belle journée en mer pour se la couler douce. La couleur de l’eau est passée du turquoise au vert kaki, beaucoup moins exotique, mais on nous a expliqué que ces eaux foisonnaient en krill et en plancton. Un vrai buffet pour les dauphins, marsouins et baleines! Nous avons pu en observer vraiment beaucoup durant ces journées en mer. De plus, notre voisin avait des yeux d’aigle et les repérait vraiment loin! Aussitôt qu’il voyait quelque chose, il criait ‘Whao’!! Le mot enfantin pour ‘whale’ qui devint notre cri de ralliement. Ces spectacles spontanés offerts par la nature sont toujours tellement réjouissants.
Donc après une bonne journée de farniente, nous avions très hâte de découvrir la capitale du Pérou. Toutefois, il y avait un peu de confusion sur l’heure de notre excursion. Mon contact ne m’avait pas confirmé l’heure de départ du tour et le navire accostait à 7h00, ce qui était trop tôt pour nous. Donc je lui ai écrit pour lui demander de venir pour 8h00, mais dans sa réponse, il me dit que c’était à 9h00, mais qu’il ‘essaierait’ pour 8h00… Donc je n’étais pas plus avancée… Je décidai donc de sortir seule vers 8h00 pour voir s’il était là. Mais à Callo, le port de Lima, il faut encore une fois prendre une navette fournie gratuitement pour sortir du port. Evidemment, les autobus de Celebrity étaient au quai, ainsi que quelques autres plus petits véhicules d’excursion… Mon guide n’avait pas confirmé l’heure ni l’endroit… les agents du port m’ont conseillé de sortir car c’était là que la plupart des excursions privées attendaient leurs clients. J’ai donc appelé ma gang et on a pris la petite navette pour sortir du port. Wow… chaos! Il y avait des dizaines de taxis et de guide offrant toute sorte de possibilités pour la journée. Il faisait chaud, c’était plein de monde, et je ne savais pas si 1) j’étais au bon endroit et 2) à quel heure le guide se pointerait. Un péruvien parlant français nous a offert de nous dépanner, mais ne voulant pas sauter aux conclusions trop vite, j’ai attendu jusqu’à 9h00 pour voir si notre guide arriverait. J’avais même fait une petite pancarte avec mon nom et le nom de l’agence! Ça a marché, à 9h00 pile il est arrivé… ouf… j’ai quand même eu des petites chaleurs, surtout qu’il faisait tellement chaud et humide.
Notre guide Braxso est d’origine croate mais est né à Lima. Le chauffeur Milton, lui, est péruvien pure laine d’alpaca! Nous partons donc à la découverte de cette métropole de plus de 10 millions d’habitants. La circulation est intense et on repassera pour la courtoisie au volant… ici, c’est la loi du plus fort!
Lima a été fondée en 1535 par le conquistador espagnol Francisco Pizarro qui lui donnât le nom de ‘la Ciudad de los Reyes’ (Cité des Rois). Elle devient la capitale et la ville principale de la vice-royauté du Pérou et puis celle de la République, après l’indépendance du pays vis-à-vis de l’Espagne en 1822. On ne peut s’empêcher de penser aux Incas et à tout cet or qui suscitait tant de convoitise. Cet empire eut une fin tellement tragique. Le dernier empereur Inca, Atahualpa, a été capturé par les Espagnols. Il promet alors une rançon d’argent assez importante à Francisco Pizarro et ses hommes en échange de sa libération. Cependant, après le versement de la rançon promise par l’empereur, le conquistador Pizarro ordonne malgré tout son exécution. On dit que la rançon donnée par Atahualpa était une pièce remplie d’or!
Notre premier arrêt fut à la Plaza de Armas, le centre historique de Lima, qui a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1991. Comme toute place principale sud-américaine, tous les lieux de pouvoir la bordent : l’église, le palais présidentiel, la mairie. Les palais de cette grande place se sont grandement inspirés de ceux de Séville et brillent par leur couleur jaune! La cathédrale impose par sa grandeur et ses deux tours de style néo-classique. Une magnifique fontaine de bronze, la plus vieille structure de la place, demeure le point central. Le palais de l’archevêque, juste à côté de la cathédrale, est remarquable pour ses balcons ornés de fines jalousies en cèdre.
De là, nous avons marché jusqu’au monastère et basilique San Francisco de Lima afin de visiter ses catacombes. La basilique est aussi de couleur jaune, et de loin, on dirait qu’elle a des rayures noires… mais en arrivant plus près on voit que ce sont des rangées de pigeons qui se nichent sur les rangées de pierres bien coupées. Le cloître du monastère est tellement coloré! Les murs et les colonnes sont ornés de tuiles espagnoles aux couleurs vives, jaune, bleu, vert. Nous entrons dans les tunnels des catacombes. On dit que ces tunnels se rendaient jusqu’à la Cathédrale et au Tribunal de l’inquisition. On raconte aussi que plusieurs personnes les auraient utilisés pour fuir durant la Guerre du Pacifique. Les catacombes ont été utilisé jusqu’en 1808 et contiennent plus de 70 000 corps. En fait, ce qu’on voit, c’est des piles d’os dans des caissons qui bordent les tunnels. On y a aussi vu deux immenses ossuaires circulaires avec des os et des crânes empilés. Une fois qu’on a vu les catacombes de Palerme, c’est difficile d’être impressionné par autre chose, mais l’histoire est toujours intéressante.
Nous avons ensuite pris la voiture pour se rendre du côté de Miraflorès, le quartier plus chic de Lima où nous avons visité le parc de l’Amour, un parc en bord de mer avec un grand banc orné de mosaïque et sillonnant tout du long du parc, très très inspirée du Parc Guell de Barcelone et de l’œuvre de Gaudi! Une immense statue d’un couple enlacé trône au centre de ce parc. La brise du large nous rafraîchit enfin!
Notre itinéraire devait inclure une visite du musée de l’or, mais Braxso notre guide nous propose plutôt la visite du musée Larco, qui à son avis est bien supérieur. Je suis un peu sceptique car je ne connais pas ce musée, mais je lui fais confiance! Nous sommes aussi un peu affamés alors il nous propose de prendre une bouchée au café du musée. Wow, quelle bonne idée! Ce musée privé a été créé par une famille passionnée d’archéologie au début du 20e s. et compte plus de 45 000 pièces couvrant 4 000 ans d’histoire. Il est abrité dans une vaste demeure datant de la vice-royauté du Pérou, elle-même bâtie sur les restes d’une pyramide du 7e s. Cette imposante bâtisse blanche partage l’architecture typique des haciendas du 18e s et possède des jardins absolument époustouflants. Les murs sont remplis de bougainvilliers de toutes les couleurs. Je n’ai jamais rien vu de tel, même dans les plus beaux jardins botaniques. Nous ne sommes pas surpris d’apprendre que plusieurs nouveaux mariés y viennent pour faire des photos.
Le lunch est succulent et nous permet de prendre une petite pause bien méritée. En attendant nos assiettes, on va visiter une exposition de poteries érotiques. Un drôle d’apéro, mais quand même assez fascinant! On voit que Braxso est dans son élément… il nous fait visiter les différentes salles en ordre chronologique, et nous baigne d’histoire des différents peuples qui ont précédé les Incas. La qualité des objets est remarquable. La dernière salle contient les parures des grands chefs! Tout en or et en argent, on peut facilement imaginer ces personnages vêtus de telles parures avec le soleil les faisant briller de tout feux… pas surprenant que le peuple les ait traités comme des dieux. Finalement, la visite se termine par les entrepôts du musée. Peu de musée nous offre la possibilité de voir comment sont entreposés toutes les pièces qui ne sont pas exposées. Les entrepôts contiennent plus de 45 000 pièces de poteries et autres objets… un trésor inouï, et quelle chance de pouvoir y avoir accès! Définitivement, nous sommes ravis de cette suggestion de Braxso! De plus, notre tour devait durer 5 heures, donc un retour vers 14h00. Mais nous revenons au port vers 16h00… on peut dire qu’on en a eu pour notre argent et plus! Une journée inoubliable… et définitivement une destination à revoir! J’avais réservé cette excursion avec SouthExcursions.com ($85 US pp)
De retour au port, nous devons reprendre la navette qui nous amène au quai. Un marché d’artisans y est installé et c’est assez difficile de ne pas résister… Je déniche une belle nappe aux motifs Incas pour $10! Et je trouve aussi quelques petits bracelets aux motifs péruviens. Pas trop ruinée, je remonte à bord, contente de ma journée et de mes petits achats!
Pour les photos de Lima : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_LimaPerou?noredirect=1#slideshow/5862438334464080178
23-24 mars – En mer
25 mars – Manta, Équateur
Nous avons eu pas une, mais deux journées en mer pour se reposer et profiter du soleil magnifique qui nous suit sur le Pacifique. Mais comme nous nous rapprochons de plus en plus de l’Équateur, nos journées raccourcissent un peu… le soleil s’est levé à 6h19 et se couchera à 6h25 aujourd’hui.
Bien que nous préférions toujours trouver nos excursions par nous-mêmes, j’ai eu beau chercher mais je n’ai pas pu trouver avant de partir. On s’est donc dit que nous pourrions soit trouver un taxi sur place, soit prendre un tour avec Celebrity. Comme la plupart des gens ne parlent que l’espagnol, nous avons opté pour un tour avec Celebrity, question de ne pas se retrouver dans un coin douteux sans pouvoir communiquer avec le taxi! Comme l’excursion était en après-midi, nous avons pu profiter de la matinée pour regarder le va-et-vient du port. En plus d’être le port de pêche au thon le plus important d’Équateur, Manta est aussi une destination pour les amateurs de pêche au gros! On a vu quelques gros yachts accompagnés de plusieurs chaloupes de pêche partir en expédition.
Après un lunch ‘early bird’ au grill de la piscine, nous sommes donc partis pour notre tour vers 12h45. Bien que le port soit près de la ville, il faut encore une fois prendre une navette ou les autobus d’excursion afin de sortir du port, question de sécurité. Premier arrêt : au bout du quai, au musée archéologique de Manta. Après avoir vu le musée d’Azapa et ses momies Chinchorros ainsi que le musée Larco de Lima, c’était difficile de garder notre attention dans ce petit musée qui a probablement été créé pour les croisièristes. Quelques salles avec de grandes murales dessinées représentant les peuples précolombiens et leurs différents modes de vie, quelques petites poteries… bien peu pour nous impressionner. Mais j'ai tout de même appris quelque chose. Afin de faire fondre l'or, on demandait à des hommes de souffler sur le feu sans arrêt afin de le garder bien attisé. Ces hommes souffleurs avaient développer une capacité pulmonaire exceptionnelle et pouvait plonger dans la mer très longtemps. Ainsi, ils étaient capables d'aller chercher un coquillage unique à cette région qu'on ne retrouvait que dans les grandes profondeurs. La concha Spondylus avait une couleur bordeaux qui était très convoité par la Incas. Les indiens Manta créaient donc des pièces de bijoux fait de Spondylus qui leur rapporta beaucoup. Encore aujourd'hui, les bijoux fait de Spondylus sont très recherchés.
Notre deuxième arrêt est à quelques kilomètres en dehors de la ville dans une usine de bouton fait en tagua, une noix qu’on qualifie d’ivoire végétal. On voit les travailleurs couper et tailler les noix afin de façonner les petits disques blanc qui seront utilisés tels quels ou qui seront teints de différentes couleurs afin d’en faire des boutons qui orneront les chemises Ralph Lauren ou Tommy Hilfiger. J’aurais bien aimé qu’un inspecteur de la CSST soit avec nous… c’était hallucinant de voir le peu de mesure de sécurité utilisée tant pour les hommes qui coupent les noix à la scie ronde, que les femmes qui les poinçonnent, ou celles qui les polissent… danger de coupure, poussière… c’était épouvantable. Un petit marché avec des sculptures et bijoux fait avec la noix de tagua était installé dans la cour de l’usine. La plupart des bijoux étaient un peu quétaine, mais j’ai déniché un beau collier multicolore dans le lot! Difficile aussi de résister aux petites sculptures de tortues et de toucans fait dans la noix. Le guide nous dit que l’Équateur met beaucoup d’espoir dans la production de tagua et tente de sensibiliser les nord-américains à l’utilisation de ce matériau plutôt que celle du plastique dans l’industrie de la mode. Plus ils éduquent les gens sur la disponibilité de ce matériau, plus nous en ferons la demande. Bien que la tagua soit une ressource renouvelable naturelle, ma seule inquiétude est qu’il faudra définitivement pousser pour que cette production soit faite de façon responsable et durable. Peut-être qu’une certification équitable pourrait aider les producteurs? Une histoire à suivre de près.
Le but premier de ce tour était d’aller à Montecristi, le haut-lieu de fabrication du fameux chapeau Panama. Vous le saviez que ce fameux chapeau était d’origine équatorienne? Nous traversons cette petite ville où tous les commerces affichent les fameux chapeaux. On voit quelques personnes tressant la paille nonchalamment, installées sur le trottoir. Mais c’est plutôt dans un centre culturel que nous arrêtons. On nous présente une démonstration des différentes étapes de fabrication, du séchage de la paille toquilla, au commencement du chapeau, du tressage plus ou moins fin, jusqu’au blanchiment au souffre et finalement le formage. C’est fascinant de voir que le tressage se fait debout, penché vers l’avant, le ventre appuyé sur une forme en bois qui tient en serre le chapeau pendant qu’on le tresse. On ne peut tresser qu’une trentaine de minutes à la fois puisqu’on a la tête à l’envers! La dame qui faisait la démo était une belle mamita aux cheveux tout gris… je ne put m’empêcher d’aller lui parler. Elle s’appelle Sebastiana et a 83 ans. Nous étions tous ébahis de voir cette grand-mère courbée sur la forme à chapeau et maniant les fines pailles à une vitesse éclair. Des mains qui en ont vu des chapeaux… Evidemment, plusieurs kiosques nous offraient différents modèle et de qualité de panama. Il y en avait pour tous les budgets à partir de $5 jusqu’à plusieurs centaines pour les Montecristi extra fino. En fait, plus le tressage est fin, plus le chapeau est souple et peux se rouler et reprendre sa forme! On dit que les extrafino sont si fins que l’eau ne peut les traverser, et que roulés, ils peuvent passer dans un anneau de mariage! Difficile de résister, même quand on n’a pas une tête à chapeau (comme moi… ) mais ma sœur, mon beau-frère et moi avons fait des achats. Nos panamas ont été bien roulés dans leur petit coffre de bois de balsa. En fait, je suis assez contente de mon super fino qui me fait pas mal bien! On verra au Maine cet été si je pense toujours la même chose!
Nous retraversons la ville de Montecristi sans vraiment s’y arrêter, dommage car ça avait l’air d’une petite ville coloniale chouette. On nous amenât plutôt à La Pila… un village désolant, reconnu pour ses céramiques. Nous sommes arrêtés dans une petite coopérative sur le bord de la route. À l’intérieur, quelques enfants qui courent sur le plancher poussiéreux, et quelques tables où les femmes tentent de vendre ces quelques pièces de poteries glacées au style rappelant les salons de mauvais goût des années 70. C’est affreux. Une grosse licorne ruant, des grosses potiches, des statues religieuses. C’est en fait en peu gênant… je jase un peu avec une des dames, qui a un petit bébé dans les bras. Elle me présente son fils de 10 ans et me dit : ‘Vous ne pourriez pas l’amener au Canada avec vous? Ça m’aiderait et lui assurait un bon avenir.’ Ouf… pas facile ces rencontres… Cet arrêt a rendu tout le monde mal à l’aise. On aurait mieux fait de passer plus de temps à Montecristi.
Nous sommes retournés au quai par une autre route qui nous a permis de voir les nouveaux quartiers résidentiels. Le gouvernement a mis sur pied beaucoup de programmes d’accès au logement. Mais le problème c’est que les gens achètent leur lot, commence la construction, et manque d’argent. La plupart des maisons n’ont que le premier étage de fini, et utilise le deuxième pour installer les cordes à linge, ce qui donne un air plutôt curieux à ces quartiers!
L’Équateur, ou du moins cette partie, semble très pauvre. Bien que la ville possède plusieurs grandes industries de pêche et de transformation du thon (dont le thon Starkist), la richesse ne semble pas rejoindre la population. Toutefois, la nature est beaucoup plus luxuriante. Ici, tout est vert, ça change du nord du Chili si désertique!
De retour sur le navire, nous profitons des derniers rayons du soleil pour relaxer sur notre balcon tout en regardant la ville se teinter d’orangé. C’est ce soir que nous traverserons l’Équateur, vers 21h00. Nous sommes vraiment excités et on décide de manger sur la terrasse afin de ne pas rien manquer… quoi? Le capitaine nous a dit que nous devions tous être dehors pour lever le câble rouge sur l’Équateur! Je sais, je sais… on voit rien, mais c’est quand même spécial, on ne l’a jamais encore traversé en navire. Le plus navrant c’est que Celebrity n’a rien fait… même pas une petite annonce, ou un coup de corne de brume… rien. On a soupé en regardant le poste GPS et on est allé prendre une photo du ciel noir une fois arrivé à la latitude 0o. Demain, nous avons une journée en mer et il y aura la célébration de la croisée de l’Équateur – on verra bien de quoi il en retournera!
Pour les photos de Manta Équateur : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_MantaEcuador#slideshow/5862754448459157554
26 mars – En mer Petite journée en mer, comme on les aime! Mais c’est aujourd’hui qu’il y aura la célébration de la traversée de l’Équateur. En effet, une ancienne tradition navale veut que le passage de l'Équateur donne lieu à un baptême pour tous ceux qui franchissent la ligne pour la première fois. Comme nous sommes beaucoup trop nombreux pour pouvoir tous ‘subir’ cette initiation, des braves se sont portés volontaires pour nous représenter. La cérémonie qui a lieu autour des piscines commence par l’arrivée de Neptune, qui d’autre, avec ses nymphettes et cheerleaders. Les non-initiés, ceux qui franchissent pour la première fois l’Équateur, sont appelés ‘pollywogs’ qu’on pourrait traduire par larve de crapaud. Ils devront relever plusieurs défis farfelus contre les ‘shellbacks’, ou les marins initiés! Nous avions entendu toutes sortes d’histoires d’initiation un peu troublante, mais les quelques défis que nos ‘pollywogs’ ont réussi à surmonter n’étaient pas bien méchants, mais tout le monde s’est retrouvé à l’eau dans la piscine!! La cérémonie a duré environ une heure et tous les officiers y étaient. D’ailleurs le capitaine riait tellement qu’il se tapait les cuisses!
Faute d’avoir souligné la traversée hier soir au moment où nous avons franchi le N : 0’00, Celebrity s’est un peu repris avec cette petite activité, mais c’est quand même le certificat qu’on nous a remis quelques jours qui nous fit le plus plaisir. Il ira rejoindre les autres certificats navals que Mariette arbore fièrement dans sa bibliothèque!
Pour les photos: https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_EquatorLineCrossing#slideshow/5865345885785554802
27 mars – Transit du Canal de Panama
Enfin, après deux tentatives manquées, nous allons finalement fait la traversée du canal de Panama. En effet, depuis 2003, nous avons dû annuler deux croisières ayant comme itinéraire le transit du canal… C’est donc avec fébrilité que nous nous sommes réveillés ce matin, avant même que le soleil ne se lève alors que nous faisons l’approche de l’entrée du canal. On pouvait à peine deviner les nombreux bateaux en attente dans la pénombre de l’aurore. On nous avait annoncée l’arrivée à la première écluse pour 8h30 mais déjà à 7h30 nous amorcions l’entrée dans les premiers mètres des écluses de Miraflorès, les premières écluses du côté Pacifique. C’est vraiment impressionnant de voir tout le système mis en place pour faire faire le transit aux navires. Car en fait, une fois dans l’écluse, le bateau est attaché à 6 locomotives – 4 en avant et 2 en arrière – qui le font entrer et sortir de l’écluse. Elles permettent aussi au navire de rester bien au centre du canal. L’Infinity est le navire le plus long et le plus large admis dans l’actuel canal. Il n’y a que 60 cm de part et d’autre des parois du navire. Les écluses de Miraflorès permettent aux navires de franchir 2 élévations jusqu’au lac Miraflorès, et un peu plus loin l’écluse Pedro Miguel nous fait passer à une 3e élévation.
Nous avons passé sous le Pont des Amériques très tôt vers 7h00. Puis après Pedro Miguel, sous le Pont Centenaire. Une fois dans le lac Gatun, le navire a repris sa propre navigation. De part et d’autre du canal on pouvait voir la végétation dense et tropicale, mais aussi le méga-chantier de construction du nouveau canal qui sera beaucoup plus large. Ce nouveau canal devrait être prêt en 2015. Quand on voit la machinerie lourde nécessaire à réaliser ce nouveau projet et qu’on imagine comment les français, les américains et tous leurs esclaves ont fait pour creuser le canal actuel, pratiquement de leurs mains, ça nous donne une bonne dose d’humilité et nous rappelle la résilience des découvreurs et explorateurs des siècles derniers.
Notre grand balcon de coin nous offrait une vue incomparable pour cette traversée! Vers 14h00, nous avons fait l’approche des écluses Gatun, les 3 dernières écluses qui nous feront redescendre au niveau de l’océan Atlantique. Un bateau cargo de Hong Kong est entré en même temps que nous, eux dans le canal nord, nous dans le sud. C’était amusant de le voir monter et descendre. Parfois c’était l’Infinity qui prenait les devants, parfois, c’était eux. Les marins étaient tous sur la balustrade à nous envoyer la main et nous faire toutes sortes de grimaces!
Une fois sortis du canal nous somme partis en haute mer bien que ayons été juste à côté de Colon, notre prochain escale… Mais le bateau devait s’éloigner des côtes s’il voulait ouvrir les boutiques et le casino! À peine une heure après avoir quitté la partie endiguée où les navires attendent leur transit dans le canal, nous avons commencé à sentir la houle de l’Atlantique. On s’est fait brassé comme des chaussettes dans la lessive… C’est la première journée où nous avons ressenti la houle, le Pacifique a été digne de son nom, mais la mer des Caraïbes nous a encore une fois brassé…
Quelle chance nous avons eu de pouvoir enfin faire la traversée du canal de Panama sur un superbe balcon de coin, avec une vue imprenable sur toutes les opérations de ce transit. C’est vrai que ce n’est pas très sexy comme journée, mais je dois avouer que de voir le génie de l’homme et tous les efforts qui ont été déployés pour créer une des merveilles du monde moderne est tout de même fascinant. Je referais certainement ce transit si l’occasion se représentait, encore plus après 2015, une fois que le nouveau canal sera complété!
Pour les photos du transit du Canal de Panama : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_PanamalCanalTransit#slideshow/5863112585133295522
28 mars – Colon, Panama – 35C soleil, chaud et humide!! Ce matin, j’étais particulièrement excitée de partir pour notre excursion car nous allons passé la journée dans un village de la tribu indigène Embera. Celebrity et les autres lignes de croisière offre cette excursion, mais ils vont dans un village créé pour les touristes. Curieuse de voir s’il existait encore de ces villages, des vrais, j’avais fait ma recherche avant de partir et avait trouvé un opérateur qui nous permettait d’aller dans un de ces ‘vrais’ villages.
Nous étions les premiers à sortir du navire, à 6h45! Une grande passerelle nous amène au terminal Colon 2000 où se trouvent plusieurs boutiques et restaurants. C’est à la sortie du terminal qu’on peut trouver des taxis. David, notre guide, nous attendait, prêt à partir. Il était assez surpris de nous voir arriver si tôt. Nous sommes donc partis immédiatement afin d’éviter le trafic du matin. David nous annonce que nous devons changer nos plans. Le niveau de l’eau de la rivière Chagrès étant trop bas, nous ne pouvons rejoindre le village que nous devions visiter en pirogue. Nous irons plutôt sur la rivière Gatun au village Embera Quera – qui veut dire parfum. Nous avons pris un minivan pour sortir de la ville. Une vingtaine de minutes plus tard, nous avons rejoint le point de rencontre sur la rivière Gatun où les indiens sont venus nous chercher en pirogue. La pirogue pouvait accommoder 6 personnes. Deux indiens vêtu de leur pagne en ‘beads’ nous firent monter à bord et hop, nous sommes partis, filant doucement sur la rivière qui était calme comme un miroir. David nous dit que c’était bien d’être si tôt car on pourrait voir plus d’oiseaux et d’animaux. En effet, nous avons vu des dizaines d’oiseaux de toutes les tailles et de toutes les couleurs; des balbuzards, des toucans, et bien d’autres dont le nom m’échappe. Nous avons aussi vu un singe araignée tout roux, qui faisait ses cabrioles dans un grand arbre. De la rivière Gatun, nous avons viré à droite dans un ruisseau qui nous a mené dans un lac, puis tout au fond, dans une petite baie, nous avons aperçu les toits de chaume en forme de cône du village. Dès notre approche, on a entendu les chants et la musique d’un petit comité d’accueil qui s’était formé près du quai. Il s’est avéré que notre chauffeur de pirogue était le Noco, le chef du village. Il s’appelle Atilano et n’a que 26 ans, célibataire en plus! Il nous a souhaité la bienvenue puis tous les membres du comité d’accueil sont venus nous serrer la pince. Atilano nous a invité dans la hutte principale qui sert de cuisine et de salle de réception pour les touristes. Contrairement au village touristique, ce village est habité par les indiens, mais ils se sont donné une mission touristique et ont bâti deux huttes hôtels, ainsi que cette hutte de réception. Les gens vivent ici, et reçoivent à l’occasion des petits groupes de touristes afin de combler leurs revenus. Tous les revenus gagnés par le tourisme vont à payer l’hypothèque pour les terres qu’ils ont achetées il y a 6 ans afin de s’installer ici. Typiquement, les indiens vivent sur des terres prêtées par le gouvernement. Et c’était le cas de ces indiens qui vivaient tous dans la région de Darien, qui borde la Colombie. Là bas, ils étaient un peu persécutés, et ne pouvaient pas acheter de terre. Ce petit groupe voulait une indépendance face au gouvernement et c’est pourquoi ils sont venus vers Gatun et ont créé ce projet d’éco-tourisme. Assez impressionnant…
Atilano nous a parlé de l’organisation du village, de leur mode de vie, la pêche, l’artisanat etc. Puis, nous sommes partis faire le tour du village avec l’herboriste. L’homme nous a montré l’école où un professeur vient faire la classe aux 8 enfants du village du lundi au vendredi. Mais aujourd’hui, c’est congé car c’est la semaine sainte! Et oui, même ces indiens ont été évangélisés, et la plupart sont de religion évangélique, une branche du protestantisme. Nous avons visité les huttes hôtels. Rudimentaires, mais assez fidèles à leur propre mode de vie. Deux chambres avec moustiquaires (ça, c’est pour les touristes!) et une magnifique véranda avec vue imprenable sur le village et le lac, des hamacs pour faire la sieste et des toilettes communes, aménagées pour satisfaire aux exigences de base des touristes! Ils louent la chambre $125 US par personne par nuit, incluant les repas et les activités traditionnelles comme la pêche, l’herboristerie, l’artisanat etc. Nous avons continué notre tour avec le chaman qui nous a fait découvrir différentes plantes pour différents maux, dont une belle petite fleur bleue pour la virilité, bleue comme le viagra!! Comme mon beau-frère avait attrapé un rhume, le chaman nous a donné des feuilles à faire bouillir en infusion. Personne ne me croyait capable de les ramener sur le bateau, mais je les ai fourrées dans ma poche, et franchement, je les ai oubliées là!!! Après la marche nous sommes allés manger! En arrivant ce matin, nous avions vu les femmes affairées à préparer des filets de poisson, à couper des fruits etc. Elles avaient préparés du tilapia avec des patacones (un morceau de plantain qu’on fait bouillir, qu’on écrase et qu’on frit dans l’huile) et un plateau d’ananas et de papaye. Elles avaient fait des petits cornets en feuille de bananier dans lequel nous avions notre poisson et patacones. Un Fish & Chips Embera! Sans blague, ce tilapia était le meilleur que j’ai jamais mangé… c’était absolument délicieux. C’est David qui avait apporté les fruits, et ils étaient succulents.
Après le lunch, je me suis fait faire un dessin tribal sur le pied. C’est Atilano qui me l’a fait. Je lui ai dit de faire ce qu’il voulait! Avec une branche finement taillée, il dessiné un motif Embera sur mon pied droit en trempant la branche dans un liquide noir provenant d’une plante. Le dessin ne paraît presque pas, mais se développe tranquillement et au bout de 8 heures, est complètement noir! Les Embera portent ses dessins un peu partout sur leur corps, même dans le visage. Les jeunes filles se font des motifs sur les joues et le menton. C’est un peu bizarre, mais ce sont les coutumes. Après avoir accouchées, les femmes se trempent les jambes dans ce liquide au complet, et ont donc les jambes toutes noires. Elles trempent aussi les nouveaux-nés afin de les noircir et les protéger des mauvais esprits.
Nous sommes allés voir les kiosques d’artisanat. Chaque famille du village a sa table et vend ce qu’ils ont fabriqué. Beaucoup de panier en osier, mais d’un tressage très fin. Les paniers étaient très chers – entre 80$ et 150$ pour de tout petit panier. Mais on nous dit qu’ils chargeaient 1$ par jour de travail. Beaucoup de sculptures en cocobolo, un bois rougeâtre d’Amérique centrale, quelques bijoux de billes et de bois.
Un peu plus tard, les villageois nous ont invités à un court spectacle de danse et de musique. Les filles dansent, les garçons jouent de la musique. Evidemment, nous avons été invité à se joindre à eux et avons fait partie, pour le temps d’une danse, de la tribu Embera Quera!
Les gens étaient tous gentils et voulaient échanger. Les enfants eux étaient un peu plus craintifs. D’ailleurs, les bambins étaient tous des petits garçons… Curieux. Malheureusement, très peu d’entre eux parlent l’anglais, seulement un ou deux, et quelques uns parlent l’espagnol, surtout les plus jeunes… comme j’étais la seule à avoir un brin d’espagnol, la communication était un peu difficile. Heureusement, David notre guide était là pour nous épauler. Le doyen du village, Miguel, avec ses cheveux longs et dents en or, nous a invité, ma sœur et moi, à visiter sa hutte… David a vite changé de sujet en nous disant qu’il était un peu trop play-boy et qu’il valait mieux lui faire attention!!
On a finalement quitté vers 12h30. Nous étions là depuis 8h00 ce matin, et avions fait le tour de ce qu’il y avait à voir, et il faisait tellement chaud, et humide! C’était plutôt étouffant. David nous a ramené au port de Colon dans une congestion monstre. C’est le weekend de Pâques, et tout le monde a terminé tôt pour le long weekend. David nous dépose au port vers 13h30 en nous conseillant de ne pas sortir du terminal car le coin est plutôt dangereux. Depuis l’automatisation du canal le taux de chômage a grimpé à 40%, entrainant un taux de criminalité très élevé. Nous avons fait une brève visite aux magasins du terminal Colon 2000 sans trop de dommages! Nous avons quitté Colon à 5h00 pile et quelques minutes plus tard, nous étions en haute mer, direction Cartagena, avec des vagues de 12-15 pi. Ça brassait tellement que nous n’avons pas terminé notre souper… nous sommes allés chercher des petites pilules magiques avant d’aller se faire bercer dans notre lit. Mais le sommeil est venu rapidement car j’avais en tête les magnifiques rencontres faites aujourd’hui avec le peuple Embera. Une journée inoubliable dans un monde complètement parallèle au nôtre qui nous remet en plein visage quelles sont les vraies valeurs de la vie!
Cette excursion a été réservée à EmberaVillageTours.com ($130 US pp).
29 mars – Cartagena, Colombie – 35C soleil!
Cartagena était la seule escale où je n’avais pas prévu d’excursion. Ma sœur et mon beau-frère avaient envie de visiter la forteresse, mais après une nuit un peu mouvementée, ma mère et moi n’étions pas prêtes à partir tôt, nous les avons donc laissé partir pour l’excursion avec Celebrity. Après avoir déjeuné tranquillement, nous avons décidé de descendre pour voir ce qu’il y avait aux alentours. Une petite navette nous amène au terminal de croisière. En fait, nous aurions presque pu passer la journée entière juste là! Il y a un magnifique jardin rempli de fleurs tropicales, d’oiseaux et d’animaux: des flamands roses, des paons, aras, toucans, iguanes, singes. C’est absolument magnifique. Et en cette journée si chaude et humide, l’ombre de ce jardin était la bienvenue. Un café Juan Valdez est installé au milieu du jardin, et on peut aussi faire un tour dans un centre d’interprétation de l’émeraude pour apprendre comment cette pierre précieuse est récoltée dans les mines de Colombie. On peut aussi faire bien des achats dans la boutique qui offre de tout, et de belles choses contrairement aux boutiques de bébelles qu’on a vues partout. Ici, on trouve autant des bijoux avec pierre précieuse que des bijoux mode, des chocolats, du café, des souvenirs, de l’artisanat. Enfin, une très belle boutique. À la sortie du terminal, on s’est fait assaillir par tous les chauffeurs de taxi nous offrant des tours. Un de ceux là nous a accroché en disant qu’il ne lui manquait que 2 personnes et qu’il était prêt à partir… on s’est encore fait prendre… Il n’était pas tout à fait prêt, mais comme on n’était pas pressée, nous avons attendu qu’il trouve deux autres personnes. Nous étions 11 en tout. Mais quand j’ai vu le petit minivan, je lui ai dit que je ne me ferais pas ‘squeezer’ trois par bancs avec une chaleur pareille. Pas de problème, on change de minivan. Tout le monde sort, et un minivan un peu plus grand arrive. Quoi? Encore trois par banc? Non, nous ne montons pas… alors il me dit que moi et ma mère on peut monter à l’avant avec le chauffeur. Comme les autres ne semblaient pas avoir de problèmes à se coller à des étrangers suant et humides, j’ai accepté l’offre! Donc le guide est monté à l’arrière et nous en avant, avec une excellente vue! Le tour devait durer 3 heures, et finalement, il nous a ramené 5 heures plus tard! Pour $20 par personne, c’était un bon deal.
Notre premier arrêt fut au monastère La Popa, tout en haut de la petite montagne qui surplombe la ville. Du haut des 145 m de la colline nous avions une vue spectaculaire sur la ville et la nouvelle section de Bocagrande que les Cartageneros surnomme la « petite Miami ». Un chemin de croix a été installé tout au long de la route en tête d’épingle qui monte jusqu’au monastère. Comme nous sommes vendredi saint, plusieurs personnes faisaient la route à pied… sous cette chaleur et humidité, il faut une foi inébranlable pour accomplir de tel sacrifice! Nous sommes redescendus et avons passé par les quartiers défavorisés où les maisons de tôle et de planches tiennent un brin sur rien. Encore ici, les écarts de richesse sont très visibles. Nous sommes allés à la forteresse Castillo San Felipe. Mais avec la chaleur qu’il faisait, pas question de s’aventurer à monter pour faire la visite… ce sera pour une autre visite! A bord du minivan climatisé, nous avons continué notre visite et avons fait une bonne partie des 19 km de plages qui sont situées autour de la ville. Les plages étaient bondées en ce jour de congé. Les gens de la place avaient envahis les plages et parcs avec panier pique-nique, chaise et abris!
Nous avons fait un arrêt près d’un petit marché et quelques boutiques qui ‘commanditent’ ces tours! Le guide nous demande d’aller faire un petit tour dans la boutique mais sans obligation d’acheter. Les gens ne sont pas trop insistant, et ça nous permet de s’acheter une crème glacée bien méritée. Il fait chaud et on a faim!! On ne pensait pas être partie si longtemps. Un autre petit arrêt au musée de l’émeraude, une autre trappe à touristes où on nous montre en 3 minutes comment les émeraudes sont trouvées, puis taillées, polies etc. Le magasin est bondé et je tente bien de marchander un beau bracelet, mais les vendeuses sont intransigeantes et ne cèdent pas. Tant pis.
Dernier arrêt, la vieille ville. La chaleur est trop intense pour ma mère qui décide de rester à l’air climatisé du minivan avec un autre monsieur qui lui aussi en a assez. Je pars donc avec le reste du groupe découvrir la charmante vieille ville. J’aurais passé toute la journée ici… On dit que la vieille ville de Cartagena, fondée en 1533, est l’une des villes coloniales les mieux conservées d’Amérique. Elle a d’ailleurs été mise au patrimoine de l’humanité de l’UNESCO. L’architecture est tellement caractéristique avec des arches et des balcons de bois. La place de l’Église San Pedro Claver est magnifique avec ses sculptures en métal représentant les divers métiers traditionnels. Nous avons arpenté les rues de la vieille ville en arrêtant dans quelques boutiques. J’ai finalement trouvé un joli bracelet avec émeraudes. J’ai bien ri quand j’ai dit à notre guide que j’espérais que sa commission soit bonne car il avait travaillé fort à me trouver un bracelet… Ce à quoi il me répondit : « Ah, vous savez, ils me donnent un petit quelque chose, mais c’est pour l’église… » Ah oui? L’église San Alberto sans doute! (car il s’appelait Alberto…) Il est parti à rire… puis me dit qu’avec sa commission il amènerait son petit-fils manger au McDonald ce soir, car il était fou des hamburgers. Soit… j’ai fait ma bonne action pour la journée!
Nous avons retrouvé notre minivan, et ma mère, de l’autre côté de la vieille ville et avons repris le chemin du retour. Une journée bien remplie et plus longue que nous l’avions prévu, mais pour $20, ça valait le coup! On a flâné un peu dans les magnifiques jardins et cette fois, un des paons nous a donné un beau spectacle avec sa queue flamboyante. C’est fou, mais c’était la première fois que je voyais un pan avec la queue ouverte! J’étais comme une enfant de 5 ans!! J’ai du prendre 30 photos! L’ombre du jardin nous a permis de reprendre un peu nos esprits avant de remonter à bord, pour la dernière fois puisque nous serons en mer jusqu’à notre retour à Fort Lauderdale dans deux jours. C’est avec un brin de nostalgie que nous avons regardé le soleil se coucher sur Cartagena, au moment où nous avons quitté le port.
Pour les photos de Cartagena : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_CartagenaColombia?noredirect=1#slideshow/5864121369731521954
30-31 mars – En mer
1 avril – Retour
Celebrity Infinity – revue du navire et de la croisière
L’Infinity a été construit en 2000 et a reçu une rénovation pour le ‘Solsticizer’ en novembre 2011. Après avoir navigué sur plusieurs bateaux de classe Solstice (un peu plus gros et plus nouveaux) nos attentes n’étaient pas trop élevées. Heureusement, quelques mois avant le départ, j’avais réussi à obtenir un surclassement en cabine familiale sur la poupe du bateau, et ce pour ma mère et moi et aussi pour ma sœur. Nos cabines étaient à quelques portes l’une de l’autre. Nous avions donc bien hâte de découvrir ces grandes cabines avec salon et immense balcon. Quand je suis monté à bord de l’Infinity, j’ai senti un léger sentiment de claustrophobie car l’Atrium est moins haut, mais ce sentiment est vite passé. En fait, j’ai beaucoup aimé l’Infinity. La ‘Solsticization’ est bien réussi à mon avis. Ils ont intégré le restaurant Blu sur la droite de la mezzanine de la salle à manger. L’ajout du Cellar Master près de la salle à manger est super pour aller prendre un apéro avant le souper. Bistro Five est un peu à l’écart et nous n’y sommes pas allés, alors je ne peux me prononcer. Le Café El Bacio est au centre près de l’Atrium et un des endroits les plus populaires du navire, fréquenté autant par les passagers que les officiers. En fait, les rénovations des endroits publics sont très réussies.
Mais il faut savoir que les cabines n’ont pas été rénovées, à part les cabines qui ont été ajoutées – celles de classe Aqua. Ils ont changé les literies, rideaux etc. mais l’ameublement et la salle de bain montrent quelques signes de vieillissement.
La cabine – FV 7199 Quand nous avons ouvert la porte, nous étions surpris de voir un corridor menant à une autre porte. Mais ce corridor est privé et nous sommes les seuls à y avoir accès, donc on laissait toujours la porte intérieure ouverte. Cette dernière cabine, sur le coin, est plus grande que les autres. Nous avions 2 garde-robes complètes, 1 garde-robe avec les tiroirs et le coffre-fort. La vanité était 2 fois plus longue avec 4 rangées de tiroirs! Puis un petit meuble en coin avec la TV plasma avec système interactif, et le petit frigo. Le frigo n’était pas très froid, mais pour nous, ce n’était pas un problème. La partie chambre était séparée d’un salon avec des portes coulissantes en verre givré. Le salon avait deux divans 3 places, face à face, avec une grande console (plein de rangement) et une 2ième télévision. Notre balcon est immense. De plus, il a une section qui se projette vers l’avant comme une nacelle, nous donnant une vue incroyable.
La salle de bain était plus petite que celle de classe Solstice. Toilette, lavabo et douche avec rideau. Le carrelage était un peu noirci par l’usure. Nous avons eu à faire changer le rideau quelques fois à cause des odeurs de moisissures, mais quand je lui ai dit de mettre un rideau neuf, nous n’avons plus eu de problème.
Au jour 3, le directeur de l’hôtellerie avait laissé une note dans les cabines pour demander si tout était à notre satisfaction. J’ai renvoyé la note avec 3 points. 1) pas de miroir plein pied dans la cabine 2) le balcon a beaucoup de rouille ce qui enlève beaucoup au plaisir de s’y trouver 3) on se pique les pieds sur le tapis près des portes coulissantes. En quelques jours, le balcon a été repeint et le tapis réparé. Quant au miroir, j’imagine que ça viendra plus tard, mais j’ai été agréablement surprise par la rapidité à régler ces petits inconvénients.
Nous avons été pas mal gâtés dans cette cabine… ça va être difficile de retourner dans une cabine régulière! Mais c’était génial pour cet itinéraire avec la traversée du canal de Panama. Je vais assidument vérifier la disponibilité de ces cabines dorénavant!
La salle à manger Nous avons choisi le Select Dining et je dois dire que même sans réservation nous n’avons jamais attendu plus que 5-10 minutes. Le menu était légèrement différent de notre dernière croisière et la nourriture allait de « très bien » à « excellent ». Le sommelier était toujours là, avant que nous passions la commande. Mais une fois le vin reçu nous le revoyions plus jusqu’au moment de la facture… Le service en général était très lent. Le personnel a visiblement été réduit, et on avait l’impression que tout le personnel était en formation, que personne ne savait trop quoi ni comment le faire. On a fini par se faire à l’idée et on a pris notre mal en patience! Mais c’était une lacune importante. Heureusement, les plats étaient bons. De plus, le Maître d’hotêl, Lazar, un beau grand jeune homme, était impeccable et tellement serviable. Il est venu à notre rescousse à maintes reprises. Il pouvait lire dans nos pensées… hum, où est le pain? Tada… Lazar arrivait avec le pain. Hum, cette table n’est pas super, Lazar arrivait pour nous amener à une autre table.
L’étiquette vestimentaire était plus ou moins respectée. Plusieurs personnes en bermuda ou en chemise le soir de gala. Mais le Maître d’hôtel a fait sa ‘job’ en apportant des vestons aux hommes qui n’en avaient pas… je n’avais jamais encore vu ça sur un bateau de croisière! J’étais très contente de voir le règlement appliqué – c’est la moindre des choses et fait preuve de respect pour les autres passagers. Personne n’est tenu à faire quoique ce soit – si tu ne veux pas t’habiller, pas de problème, tu peux manger au buffet ou dans ta chambre. Excellent point pour Celebrity.
Le buffet Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas une grande fan des buffets. Et celui de l’Infinity ne fait pas exception. En fait, c’était correct, avec toutes les stations habituelles. Mais comme l’alerte au Norovirus est arrivée assez tôt dans notre croisière, le buffet est devenu un peu infernal car il y avait d’énormes files particulièrement aux stations de café et boissons froides… Mais je dois avouer que j’aime mieux aller au buffet dans ces circonstances puisque ce sont les employés qui servent, ce qui me rassure toujours un peu. Toutefois, comme les employés devaient servir, il n’en restait que très peu pour nettoyer les tables qui étaient toujours jonchées de vaisselles sales. A tous les coups, j’ai eu à nettoyer moi-même la table. Mais nous n’avons eu recours au buffet qu’à quelques occasions. Nous avons pris nos déjeuners en salle à manger, à la chambre ou au SS United States au déjeuner pour Elite. Quant au lunch, nous avons fait honneur au grill du Lido où on faisait d’excellents burgers ave oignons frits et champignons grillés… miam!
Room service Excellent! Le service était à l’heure, on nous appelle juste avant la livraison, rien à redire. Toutes les petites demandes spéciales ont été faites à l’exception d’un matin.
Piscines Le solarium, notre endroit privilégié habituellement, était moins invitant que ceux des navires de classe Solstice. La piscine est vieilli, et n’as pas été rafraîchi, et le climat y était toujours froid et humide. Nous avons préféré la piscine centrale où on a ajouté plusieurs divans en osiers et des lits de bain. On pouvait généralement trouver des chaises. La musique était variée et pas trop forte, une bonne note pour l’Infinity. Mais il faut dire qu’avec le balcon qu’on avait, on y a passé beaucoup plus de temps qu’à la piscine!
Divertissement Nous avons été voir quelques uns des spectacles qui étaient très bien. Un conférencier panaméen a donné 5 conférences sur le Panama et le Canal. Il a fait salle comble à toutes les fois, mais il était un peu trop ‘Dale Carnegie’ pour moi… le genre qui fait le tour de chaque rangée avant de commencer pour dire merci à tout le monde. 5 jours de file… c’est un peu too much. Mais l’information était pertinente et nous en a appris sur le pays et l’importance du canal dans l’économie panaméenne.
Le directeur de croisière était argentin. Il parlait anglais tellement vite que personne ne comprenait ses farces, et il parlait espagnol encore plus vite. Mais il était gentil et sympathique et tous les sud-américains à bord étaient bien contents d’avoir quelqu’un de leur coin!
Plusieurs musiciens à bord, des bands, un quatuor classique, un pianoman. Nous avons bien aimé ces actes musicaux en rotation dans les divers lounge du navire.
Nous avons célébré plusieurs fêtes ou occasions spéciales durant cette croisière. Le jour du départ c’était la St-Patrick, nous avons traversé l’Équateur, le canal de Panama et avons célébré Pâques à bord. Je ne sais pas trop si c’est à cause de l’alerte au Norovirus, mais aucune célébration n’a été faite à bord… rien. Même pas une mention dans le journal de bord. J’ai trouvé ça un peu moche. Ma sœur avait même apporté des trucs verts pour célébrer la St-Patrick, mais elle ne les a pas sorti car personne n’en faisait de cas. Et Pâques! Je me souviens avoir vu des photos avec des atriums remplis de cocos en chocolat décorés! Pas ici… le matin, au buffet, ils ont donné quelques œufs en chocolat, mais c’est tout. Même au déjeuner Elite nous n’avons rien eu… J’ai trouvé ça vraiment désolant. Ce sont les petites attentions qui rendent les croisières spéciales, et j’ai trouvé que Celebrity avait passé à côté cette fois-ci.
Elite Le cocktail pour les membres Elite avait lieu tous les soirs de 5 à 7 au Constellation Lounge, le plus beau lounge du navire. C’était salle comble presque tous les soirs. La journée de la traversée du canal, ils nous ont donné des coupons afin de ne rien manquer de la traversée et ainsi pouvoir avoir nos drinks dans n’importe quel lounge du navire. Une belle pensée. Les bouchées étaient bonnes, meilleures que d’habitude, et plusieurs étaient servies chaudes. Mais pour en avoir il fallait y aller avant 18h00.
Quant au déjeuner, c’était plus complet que par le passé. C’est un déjeuner continental, mais nous avions un buffet avec viennoiseries, une grande variété de fruits, viandes et fromages, saumon fumé, céréales, une bonne sélection de smoothies, et évidemment les cafés de spécialité. De plus, comme il était servi au SS United States, c’était très confortable avec plein de tables à deux sur le bord de la fenêtre.
La rencontre avec les officiers qui est souvent en après-midi a été déplacée à 19h45 le soir. Donc je n’ai pas pu y aller car c’est en pleine heure de souper.
Nous avons participé à la dégustation de vins. C’était super bien, et différente de toutes celles que nous avons faites jusqu’à maintenant. Nous avons goûté 2 Shiraz, un du nouveau monde, et un de l’ancien, et 2 Cabernet, aussi du nouveau et ancien monde. C’était intéressant de voir les différences de terroirs et tout le monde a été bien surpris de connaître leur préféré!
Heureusement que nous avions des forfaits internet gratuits (forfait $49.95 X2) car la connexion était vraiment lente. Je n’arrivais pas à ouvrir mes courriels, ni à me connecter à Facebook. Ecrire un statut sans photo, seulement quelques mots pouvait prendre 15-17 minutes à télécharger et souvent après tout ce temps, je me faisais déconnecter. C’était frustrant mais je me suis résignée… après tout on est en vacances, et à moins d’une urgence, l’internet peut bien attendre!
En conclusion, nous avons fait une excellente croisière grâce à un itinéraire vraiment unique et à une bonne préparation qui nous a permis de maximiser nos escales. Le Norovirus a affecté notre croisière, peut-être même plus que ce que nous en savons. Mais je préfère de loin avoir un service plus lent et moins d’activités que de risquer d’attraper ce fichu virus qui peut vraiment ruiner une vacance. Nous avons beaucoup aimé l’Infinity qui offre le meilleur de la classe Solstice tout en restant d’une grosseur gérable! Le service avait certes des lacunes, mais pas assez pour nous empêcher de retourner avec Celebrity.
Pour les photos de l’Infinity : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_CelebrityInfinity?noredirect=1#slideshow/5865351194290906914
Qui part dans les Caraïbes avec Costa en 2014? English translation pending
Bonjour à tous,
J'ouvre cette discussion pour que l'on puisse échanger sur nos escales dans les Caraïbes.
Nous partons le 20 mars 2014 à bord du Costa Mediterranea. Nos escales:
1 Martinique (Antilles) - 18:00 2 Guadeloupe (Antilles) 08:00 23:59 3 … Plaisirs en mer … - - 4 Ile Catalina (Rép. Dominicaine) 08:00 17:00 5 Tortola (Iles Vierges Britanniques) 12:00 18:00 6 St.Martin (Antilles Néerlandaises) 08:00 18:00 7 St. Kitts (AntilleS) 08:00 18:00 8 Roseau (Dominique) 09:00 23:59 9 Guadeloupe (Antilles) 08:00 23:59 10 Antigua (Antilles) 09:00 18:00 11 Martinique (Antilles) 08:00 18:00 12 St. Lucia (Antilles) 08:00 18:00 13 Barbados (Antilles) 08:00 18:00 14 … Plaisirs en mer … - - 15 … Plaisirs en mer … - - 16 … Plaisirs en mer … - - 17 … Plaisirs en mer … - - 18 … Plaisirs en mer … - - 19 … Plaisirs en mer … - - 20 Funchal (Madere) 08:00 17:00 21 … Plaisirs en mer … - - 22 Gibraltar (Royaume-Uni) 12:00 18:00 23 … Plaisirs en mer … - - 24 Marseille (France) 13:00
A bientôt 🙂
J'ouvre cette discussion pour que l'on puisse échanger sur nos escales dans les Caraïbes.
Nous partons le 20 mars 2014 à bord du Costa Mediterranea. Nos escales:
1 Martinique (Antilles) - 18:00 2 Guadeloupe (Antilles) 08:00 23:59 3 … Plaisirs en mer … - - 4 Ile Catalina (Rép. Dominicaine) 08:00 17:00 5 Tortola (Iles Vierges Britanniques) 12:00 18:00 6 St.Martin (Antilles Néerlandaises) 08:00 18:00 7 St. Kitts (AntilleS) 08:00 18:00 8 Roseau (Dominique) 09:00 23:59 9 Guadeloupe (Antilles) 08:00 23:59 10 Antigua (Antilles) 09:00 18:00 11 Martinique (Antilles) 08:00 18:00 12 St. Lucia (Antilles) 08:00 18:00 13 Barbados (Antilles) 08:00 18:00 14 … Plaisirs en mer … - - 15 … Plaisirs en mer … - - 16 … Plaisirs en mer … - - 17 … Plaisirs en mer … - - 18 … Plaisirs en mer … - - 19 … Plaisirs en mer … - - 20 Funchal (Madere) 08:00 17:00 21 … Plaisirs en mer … - - 22 Gibraltar (Royaume-Uni) 12:00 18:00 23 … Plaisirs en mer … - - 24 Marseille (France) 13:00
A bientôt 🙂
Comparaison entre le bateau Horizon (TMR) et les navires Costa English translation pending
J'aimerais avoir l'avis des personnes qui ont déjà fréquenté ces 2 types de navires ; je m'intéresse au bateau Horizon mais je crains de le trouver un peu "étriqué" et vieillot par rapport aux (nouveaux) bateaux Costa que je connais un peu.
Qu'en pensez-vous ? Avis sur les cabines, l'ambiance, l'animation, les spectacles....
Merci pour vos réponses.
Qu'en pensez-vous ? Avis sur les cabines, l'ambiance, l'animation, les spectacles....
Merci pour vos réponses.
Compte-rendu de séjour dans la région de Kanchanaburi et du sud-est de Thaïlande (février-avril 2013) English translation pending
🙂 les Camarades voyageurs!!!
De retour de 10 semaines en Thaïlande (2x2 semaines début fev et début avril) et Cambodge (6 semaines de fin fev à début avril, cf récit rubrique Cambodge) en individuels (10ème passage en Thaïlande depuis 1993 et 2ème au Cambodge aprés 2000):
-Bangkok: avons testé plusieurs adresses d'hébergements: -Riverside GH (sweet breeze), correcte, assez centrale, quartier agréable. -Baan Udom Accomodation, à 100m de la Riverside GH:1300 baths/nuit, chambre spacieuse, climatisées, bien agencées& équipées, accueil souriant,10 chambres.room 5A avec vue sur la Chao Praya conseillée (1500 baths, à booker à l'avance). -Ibrik Resort by the river (river room 3500 baths), une petite follie pour le pays mais le raffinement discret de la chambre, la vue de la terrasse, l'accueil impeccable du personnel la valent bien.Avons visité le Loy La Long Hotel, tout proche du Baan Udom Accomodation, en bord de Chao Praya également, même gamme de prix que l'Ibrik Resort, les chambres avec vue sur la rivière sont très attractives. Activités: avons testé et approuvé (hihi) le massage d'1 h (350 baths) du Ruen-Nuad Massage Studio (Convent Road/quartier Silom): soins de qualité, jolie maison traditionnelle. L'afternoon tea de l'Oriental Mandarin (réserver): formule "traditionnal set" (1950 baths pour 2p) décevante, pas à la hauteur du cadre prestigieux.Peut-être lui préférer le Thaï set.... Le resto l'Harmonique: égal à lui-même, traverse tranquillement les années, toujours très bon. Le Royal India Restaurant (quartier Indien, face au temple Sik):le cadre ne paie pas de mine mais cuisine excellente. Le Samsara Cafe&Meal: prés du Baan Udom Accomodation (traverser le temple en face), en bord de Chao Praya River: cadre intime, déco sympa, ambiance "branchouille", assiette correcte.Bonne alternative d'un dîner sur les trottoirs passants du China Town. Le MBK shopping mall reste notre préféré pour dénicher des articles "originaux" (fringues, électronique, accessoires, gadgets...). Avons testé et approuvé la piscine de l'Ibis by the river à 100 baths/p.
Région de Kanchanaburi:
-Kanchanaburi: la Nita Rafthouse reste notre choix (chambre n°53-fan-avec belle vue sur rivière,350 baths/nuit), proprio bien. On se régale toujours autant au night market, le soir. Office de tourisme très efficace et accueillant.
-Sai Yok National Park: accés en bus+ taxi depuis Kanchanaburi. Très décevant quand on y vient dans l'intention de faire un "bon" trekk, réduit à une balade digestive de 2 kms...Accés payant:200 baths/p. Seule activité: profiter de la jolie rivière.Hébergement en raft-houses sympathique (peu de choix au pont) mais très cher (genre 1200/1500 baths de mémoire).Décidément, aprés plusieurs tentatives dans différents parcs nationaux en Thaïlande, trekker dans le pays semble très difficile pour un touriste indépendant.
-Sangklaburi: accés en bus depuis le parc (l'attendre sur la grande route, à 1 kms environ de la sortie du parc). Coup de coeur pour Sangklaburi, ville tranquille mais pas "paumée" dans un très beau cadre naturel (lac, collines). Hébergement au "Forget Me Not Houses Resort": chambres spacieuses, agréables, très bon qualité/prix, préférer celles du fond avec vue sur le lac, adresse plus calme et confidentielle que la très courrue P GH voisine, au demeurant bien gérée et attractive (nous avons du reste "profiter" de son ponton sur le lac pour une baignade agréable) mais définitivement trop "peuplée" pour nous. A noter, pour les "aventureux", une excellente option: un homestay, maison tradi, prés du pont au 1er village Mon: dormitory à 150 baths.tel: 086-1686655/081-7733973 (garentie no-tourist...). Location de vélos pour se balader dans la ville et les villages Mon en face, très intéréssants & photogéniques.Superbe pont en tek, le plus long du matériau en Thaïlande. Dîner "super" dans un petit resto du village flottant prés de l'entrée du pont, exclusivement fréquenté par les touristes Thaï (=référence?).
-Région du Sud Est de la Thaïlande (sur notre route vers le poste frontière de Ban Hat Lek avec le Cambodge).
Trajet en bus depuis BKK (gare d'Ekkamaï), étapes à: -Sri Racha: hébergement très sympa au Sriwichai Hotel, en bois, sur pilotis, face au port (demander la room n°1 en bout de ponton avec terrasse privée-400 baths, les autres chambres à 300 baths).tel: 038-325024/ 081-9153828 2ème option le Siriwatana Hotel (sur le Lonely) juste à côté, dans le même genre (parle English contrairement au précédent). Super Night food market à proximité, au pied du haut building. Visite sympa du temple sur la presqu'île en face.
-Chanthaburi: ville étape agréable.Attraction:le tout rutilant gems market (pierres "certifiées" précieuses...). Excellent accueil à l'office du tourisme à côté du stade de foot, à 5 pas de la gare de bus (le directeur nous a "taxité" à une accomodation). Hébergement: The River GH (room 207/fan 290 baths): très bien tenue, en bord de rivière, centrale. Marché alimentaire et bazar intéressants à côté du Robinson shopping mall, à 500 m de la GH.
-Trat: Hébergement à la Jame GH (tel:039-530458), bien tenue par une adorable mamie, jolie maison en bois, centrale et au calme (4 chambres), préférer la room n°2 à 200 baths (sdb commune).A noter que la Ban Jaïdee GH est très courrue (recommandée par le Lonely..), la maison est agréable certes mais le proprio (français) n'est pas aussi accueillant que sa femme Thaï....
-Koh Kut/Koh Kood: excellent choix balnéaire, île encore plutôt préservée, même si quelques nouveaux resorts sont en construction....Belle jungle.Belles balades en scooter pour aller découvrir les différentes plages et l'intérieur de l'île peu habité (quelques villages épars).
Hébergement au Koh Kood Ngamkho Resort: bungalows avec sdb, à la jolie, discrète et pratique déco, à 750 baths (demander le n°1), sans sdb à 500 baths (l'un des moins cher sur la plage).Excellent resto, accueil adorable (Miss Pou), ensemble très bien tenu et équipé.Seul petit hic, la mer, sur cette plage, peu profonde, n'est pas idéale pour la baignade.Aller se baigner sur celle du resort à côté, le A-Na-Lay Resort, qui d'ailleurs a une large gamme de bungalows, de 500 à 4000 baths (très bon accueil, très pro). Autres options: le Beach Natural resort, plus conventionnel/familial, mais très bien tenu, donnant sur une jolie baie très propice à la baignade (gamme de prix à partir de 2000-2500 baths avec vue sur mer). Egalement, dans un autre style, plus "branchouille", le For Rest Boutique House, en bord de mangrove, à 50m de la plage (famous Ao Phrao beach). Enfin, pour les plus "aventureux", hors sentiers battus, pour une autre expérience que la beach life, le Ao Salad Home in Home, dans le village sur pilotis à l'arrivée du bateau (port de Ao Salad): excellent resto de sea food (on vous cuisine le poisson/fruit de mer -hummmm le crabe!!-que vous choisissez dans les nasses immergées sous le plancher du resto) qui propose également des chambres de mémoire à 500 baths;garentie-no farengs, fréquenté par des touristes Thaï (=référence?).
A noter que Koh Waï est réputée infestée de sand-flyes...
Petit conseil perso: n'oubliez pas vos chaussons de plage pour éviter les coupures sur les coraux et autres oursins.Un jeu de raquettes de badminton, très facilement trouvable en Thaïlande, est une bonne option ludique et sportive pour un séjour balnéaire...
Merci pour votre attention, j'espère que ces infos vous seront utiles...
Cordialement,
Yellowmop.🙂
De retour de 10 semaines en Thaïlande (2x2 semaines début fev et début avril) et Cambodge (6 semaines de fin fev à début avril, cf récit rubrique Cambodge) en individuels (10ème passage en Thaïlande depuis 1993 et 2ème au Cambodge aprés 2000):
-Bangkok: avons testé plusieurs adresses d'hébergements: -Riverside GH (sweet breeze), correcte, assez centrale, quartier agréable. -Baan Udom Accomodation, à 100m de la Riverside GH:1300 baths/nuit, chambre spacieuse, climatisées, bien agencées& équipées, accueil souriant,10 chambres.room 5A avec vue sur la Chao Praya conseillée (1500 baths, à booker à l'avance). -Ibrik Resort by the river (river room 3500 baths), une petite follie pour le pays mais le raffinement discret de la chambre, la vue de la terrasse, l'accueil impeccable du personnel la valent bien.Avons visité le Loy La Long Hotel, tout proche du Baan Udom Accomodation, en bord de Chao Praya également, même gamme de prix que l'Ibrik Resort, les chambres avec vue sur la rivière sont très attractives. Activités: avons testé et approuvé (hihi) le massage d'1 h (350 baths) du Ruen-Nuad Massage Studio (Convent Road/quartier Silom): soins de qualité, jolie maison traditionnelle. L'afternoon tea de l'Oriental Mandarin (réserver): formule "traditionnal set" (1950 baths pour 2p) décevante, pas à la hauteur du cadre prestigieux.Peut-être lui préférer le Thaï set.... Le resto l'Harmonique: égal à lui-même, traverse tranquillement les années, toujours très bon. Le Royal India Restaurant (quartier Indien, face au temple Sik):le cadre ne paie pas de mine mais cuisine excellente. Le Samsara Cafe&Meal: prés du Baan Udom Accomodation (traverser le temple en face), en bord de Chao Praya River: cadre intime, déco sympa, ambiance "branchouille", assiette correcte.Bonne alternative d'un dîner sur les trottoirs passants du China Town. Le MBK shopping mall reste notre préféré pour dénicher des articles "originaux" (fringues, électronique, accessoires, gadgets...). Avons testé et approuvé la piscine de l'Ibis by the river à 100 baths/p.
Région de Kanchanaburi:
-Kanchanaburi: la Nita Rafthouse reste notre choix (chambre n°53-fan-avec belle vue sur rivière,350 baths/nuit), proprio bien. On se régale toujours autant au night market, le soir. Office de tourisme très efficace et accueillant.
-Sai Yok National Park: accés en bus+ taxi depuis Kanchanaburi. Très décevant quand on y vient dans l'intention de faire un "bon" trekk, réduit à une balade digestive de 2 kms...Accés payant:200 baths/p. Seule activité: profiter de la jolie rivière.Hébergement en raft-houses sympathique (peu de choix au pont) mais très cher (genre 1200/1500 baths de mémoire).Décidément, aprés plusieurs tentatives dans différents parcs nationaux en Thaïlande, trekker dans le pays semble très difficile pour un touriste indépendant.
-Sangklaburi: accés en bus depuis le parc (l'attendre sur la grande route, à 1 kms environ de la sortie du parc). Coup de coeur pour Sangklaburi, ville tranquille mais pas "paumée" dans un très beau cadre naturel (lac, collines). Hébergement au "Forget Me Not Houses Resort": chambres spacieuses, agréables, très bon qualité/prix, préférer celles du fond avec vue sur le lac, adresse plus calme et confidentielle que la très courrue P GH voisine, au demeurant bien gérée et attractive (nous avons du reste "profiter" de son ponton sur le lac pour une baignade agréable) mais définitivement trop "peuplée" pour nous. A noter, pour les "aventureux", une excellente option: un homestay, maison tradi, prés du pont au 1er village Mon: dormitory à 150 baths.tel: 086-1686655/081-7733973 (garentie no-tourist...). Location de vélos pour se balader dans la ville et les villages Mon en face, très intéréssants & photogéniques.Superbe pont en tek, le plus long du matériau en Thaïlande. Dîner "super" dans un petit resto du village flottant prés de l'entrée du pont, exclusivement fréquenté par les touristes Thaï (=référence?).
-Région du Sud Est de la Thaïlande (sur notre route vers le poste frontière de Ban Hat Lek avec le Cambodge).
Trajet en bus depuis BKK (gare d'Ekkamaï), étapes à: -Sri Racha: hébergement très sympa au Sriwichai Hotel, en bois, sur pilotis, face au port (demander la room n°1 en bout de ponton avec terrasse privée-400 baths, les autres chambres à 300 baths).tel: 038-325024/ 081-9153828 2ème option le Siriwatana Hotel (sur le Lonely) juste à côté, dans le même genre (parle English contrairement au précédent). Super Night food market à proximité, au pied du haut building. Visite sympa du temple sur la presqu'île en face.
-Chanthaburi: ville étape agréable.Attraction:le tout rutilant gems market (pierres "certifiées" précieuses...). Excellent accueil à l'office du tourisme à côté du stade de foot, à 5 pas de la gare de bus (le directeur nous a "taxité" à une accomodation). Hébergement: The River GH (room 207/fan 290 baths): très bien tenue, en bord de rivière, centrale. Marché alimentaire et bazar intéressants à côté du Robinson shopping mall, à 500 m de la GH.
-Trat: Hébergement à la Jame GH (tel:039-530458), bien tenue par une adorable mamie, jolie maison en bois, centrale et au calme (4 chambres), préférer la room n°2 à 200 baths (sdb commune).A noter que la Ban Jaïdee GH est très courrue (recommandée par le Lonely..), la maison est agréable certes mais le proprio (français) n'est pas aussi accueillant que sa femme Thaï....
-Koh Kut/Koh Kood: excellent choix balnéaire, île encore plutôt préservée, même si quelques nouveaux resorts sont en construction....Belle jungle.Belles balades en scooter pour aller découvrir les différentes plages et l'intérieur de l'île peu habité (quelques villages épars).
Hébergement au Koh Kood Ngamkho Resort: bungalows avec sdb, à la jolie, discrète et pratique déco, à 750 baths (demander le n°1), sans sdb à 500 baths (l'un des moins cher sur la plage).Excellent resto, accueil adorable (Miss Pou), ensemble très bien tenu et équipé.Seul petit hic, la mer, sur cette plage, peu profonde, n'est pas idéale pour la baignade.Aller se baigner sur celle du resort à côté, le A-Na-Lay Resort, qui d'ailleurs a une large gamme de bungalows, de 500 à 4000 baths (très bon accueil, très pro). Autres options: le Beach Natural resort, plus conventionnel/familial, mais très bien tenu, donnant sur une jolie baie très propice à la baignade (gamme de prix à partir de 2000-2500 baths avec vue sur mer). Egalement, dans un autre style, plus "branchouille", le For Rest Boutique House, en bord de mangrove, à 50m de la plage (famous Ao Phrao beach). Enfin, pour les plus "aventureux", hors sentiers battus, pour une autre expérience que la beach life, le Ao Salad Home in Home, dans le village sur pilotis à l'arrivée du bateau (port de Ao Salad): excellent resto de sea food (on vous cuisine le poisson/fruit de mer -hummmm le crabe!!-que vous choisissez dans les nasses immergées sous le plancher du resto) qui propose également des chambres de mémoire à 500 baths;garentie-no farengs, fréquenté par des touristes Thaï (=référence?).
A noter que Koh Waï est réputée infestée de sand-flyes...
Petit conseil perso: n'oubliez pas vos chaussons de plage pour éviter les coupures sur les coraux et autres oursins.Un jeu de raquettes de badminton, très facilement trouvable en Thaïlande, est une bonne option ludique et sportive pour un séjour balnéaire...
Merci pour votre attention, j'espère que ces infos vous seront utiles...
Cordialement,
Yellowmop.🙂
Compte-rendu d'un voyage de 2 semaines en famille à partir de Mumbai English translation pending
Bonsoir à tous,
M’étant beaucoup servi du forum pour préparer notre voyage en Inde, voici maintenant un petit CR qui j’espère pourra être utile à certains d’entre vous. Quelques précisions tout d’abord : nous voyageons en famille avec nos 2 filles de 13 et 15 ans) ; c’était notre 1er voyage en Inde…mais nous avons mon mari et moi, fait pas mal de voyages en Asie (notre continent de prédilection) et avec nos filles nous avons déjà découvert le Maroc, l’Egypte et le Sri Lanka. Nous choisissons de préparer nous-mêmes nos voyages, de privilégier les transports en commun par goût et aussi …par économie.
En ce qui concerne nos préparatifs avant le voyage : Vol Turkish Airlines Lyon – Mumbai avec une escale à Istanbul acheté en août 2012, 484 E par personne : Achats de plusieurs billets de train sur le site de Cleartrip avant le voyage : très pratique (même si cela prend du temps au départ, voir pour cela la procédure à suivre détaillée par Michelpo sur VF), frais minimes …et aucun problème dans les trains pour avoir nos places réservées. Pour ceux qui rechignent à tout organiser à l’avance, il est possible apparemment d’annuler les réservations et de se faire rembourser quasiment en totalité d’après ce que j’ai lu sur le site de Cleartrip… Visas demandés par l’intermédiaire de VF services à Lyon et récupérés par nos soins à Paris (65,5 E par personne)
Notre programme du samedi 23 février au dimanche 10 mars 2013
1er jour : décollage de Lyon à 12 h 25 escale à Istanbul de 3 h TB, avion à l’heure et service à bord de qualité
2è jour : arrivée à Mumbai à 5 h 15 Nous avons fait le choix de ne pas rester à Mumbai à l’arrivée et donc de prendre un train pour Aurangabad en début d’après-midi. Pour patienter, après un petit déjeuner bien matinal à l’aéroport, nous prenons un taxi pour le Dr Bhau Daji Lad Mumbai city museum, situé au nord du centre de Mumbai. Nous sommes dimanche et la circulation est fluide le trajet en taxi acheté au comptoir pré-paid nous coûte 450 rps. Le musée est situé à côté du Victoria gardens, où se trouve un petit zoo, sans intérêt. Mais cela nous permet de nous reposer à l’ombre et de nous habituer à la chaleur. En revanche, le musée vaut la visite : il a été entièrement rénové, le bâtiment du 19 è s de style renaissance est superbe et les collections variées bien mises en valeur. Il faut compter environ une heure de visite. ( 100 rps par personne) Nous nous apercevons ensuite que nous sommes proches d’une gare de banlieue nous prenons donc le train pour rejoindre la gare de Dadar (5 rps par personne) d’où part notre train à 14 h pour Aurangabab. En attendant, 1er resto avec un repas végétarien en face de la gare: la carte est très riche mais vu que tout est écrit en anglais certes mais sans détail et que les serveurs ne parlent guère anglais, nous choisissons un peu au hasard, en s ‘appuyant sur les quelques noms de plats que nous connaissons… Tout est très bon et bon marché (637 rps pour 4) cela sera vrai partout… 1ère expérience du train en Inde : à ne pas manquer ! Notre train part à l’heure à 14 h et il arrivera à Aurangabad , situé à 365 kms à 20 h 40. Nous voyageons en second sitting, car il n’ay avait plus de place en 1ère classe quand j’ai acheté les billets (145 rps par personne) …La principale différence tient à l’air conditionné en 1ère classe. Les sièges en 2nde classe sont assez confortables, sachant qu’il y a 2 rangées de 3 sièges, mais très vite les ventilateurs ne suffiront plus à nous rafraichir et nous allons effectivement avoir chaud. Durant une grande partie du voyage, les vendeurs ambulants vont traverser notre voiture et faire bruyamment de la réclame pour tout ce qu’ils ont à vendre (nourriture, boissons.. mais aussi jouets, images…). Bref, même si nous sommes bien fatigués, nous apprécions cette plongée dans la vie indienne. Installation le soir à l’hôtel Panchaveti d’Aurangabad que j’avais réservé de France et qui a envoyé un taxi nous chercher à la gare. Adresse tout à fait recommandable : chambre double avec salle de bain et fan (832 rps) très bon restaurant et petite agence de voyage sur place avec laquelle nous organisons nos 2 journées d’excursion à partir d’Aurangabad.
3 ème jour Après une bonne nuit et un bon petit déjeuner, nous voici prêts à partir vers 9 h 30 pour une journée de visite avec chauffeur (1200 rps ). Nous commençons par les grottes d’Ellora à une 30 de kms de Aurangabad. C’est un site exceptionnel nous y avons passé environ 4 h et avons apprécié de pouvoir compter sur notre chauffeur pour nous conduire à 3 endroits différents du site. La 1ère grotte que nous avons découvert, à l’entrée du site, le temple de Kailasa est la plus impressionnante et forcément ensuite les autres grottes semblent moins intéressantes. Le site est fréquenté quasi exclusivement par des Indiens et nos filles doivent très vite s’habituées à être l’objet de curiosité et à être sans cesse photographiées ! Nous aussi d’ailleurs, mais nous avons eu un peu moins de succès ! Sur la route du retour, petit arrêt au mausolée de Kluldabad, lieu de pèlerinage musulman : ambiance différente donc et tranquille. Puis, visite à Aurangabad du petit Taj Mahal, le mausolée de Bibi-qa-Maqbara. (100 rps) : comme nous ne connaissons pas le vrai Taj Mahal, nous apprécions de flâner en compagnie des familles indiennes dans le jardins qui entourent ce mausolée en cette fin d’après-midi.
4ème jour Excursion à Ajanta en taxi : départ 8 h 30 retour 16 h 30 près de 2 h de route x 2 (1600 rps). Malgré la longueur du trajet, cela vaut vraiment le peine d’aller visiter les grottes bouddhiques d’Ajanta, qui personnellement m’ont davantage touchée que celles d’Ellora, peut-être à cause des fresques que l’on peut encore découvrir dans la pénombre et aussi des statues de Bouddha… Entrée sur le site : 250 rps Au retour douche méritée à l’hôtel, resto près de la gare Prashanth, très correct et train de nuit pour Bidar. Nous voyageons cette fois en AC 2 tier, c’est l’une des catégories les plus confortables, puisqu’il y a l’air conditionné, les couchettes sont fermées par un rideau et on vous fournit oreiller, drap et couverture. (770 rps). Cette fois-ci le train est un peu en retard, nous partons vers 21 h 30 et arrivons à Bidar vers 6 h du matin.
5ème jour Après nous être installés à l’hôtel Mayura Barid Shari et avoir pris un petit déjeuner à l’indienne au café situé juste à côté, nous visitons Bidar avec le chauffeur de tuk-tuk, qui nous avait conduit à l’hôtel en arrivant à la gare. (400 rps pour environ 3 h de visite) : visite du fort de Bidar, immense et vide, et un peu plus loin du mausolée de Choukhandi et des tombeaux bahmani. Partout, nous sommes les seuls touristes et nous avons l’impression de découvrir des lieux oubliés et présentant pourtant un intérêt certain… Sieste réparatrice l’après-midi et ballade dans la ville un peu plus tard .Repas dans le resto qui se trouve dans un jardin derrière l’hôtel, très fréquenté le soir en raison de son écran géant par une clientèle exclusivement masculine, la ville étant largement musulmane. Hôtel Mayura Barid Shari : une chambre pour 2 avec AC et coin salon 1000 rps + une chambre plus petite pour 2 avec AC 750 rps. Entretien moyen et accueil inexistant mais bien situé. Pour info, l’hôtel Mayura, à côté de la gare routière et recommandé par le Lonely planet était complet.
6 ème jour Bus pour Bijapur : départ 8 h 15 arrivée 15 h avec changement à Gulbarga (235 rps par personne au total) Installation à l’hôtel Pearl : 1820 rps pour une chambre triple avec un matelas supplémentaire avec AC. Hôtel très correct avec des parties communes très propres et une décoration soignée. Service efficace. Situé à proximité du Gol Gumbaz. Tuk-tuk pour aller visiter le mausolée d’Ibrahim Rouza (100rps), aux proportions harmonieuses et à lé décoration très fine, situé dans un parc très bien entretenu. Visite agréable et tranquille à l’entrée du site, un vendeur de jus de canne pressé, délicieux. Pour en avoir discuté avec d’autres touristes, certains n’osent pas en boire de peur d’être malades. En ce qui nous concerne, nous n’avons pas résisté et en avons bu à plusieurs reprises, demandant à ce qui ce soit du pur jus sans glaçon…et nous n’avons jamais été malades. Puis, en toute fin d’après-midi, visite du Gol Gumbaz (100 rps), un mausolée immense et beaucoup moins tranquille que le précédent, puisque crier à l’intérieur pour entendre l’écho amuse beaucoup les visiteurs indiens ! Une visite sympathique… Le soir, excellent et copieux thali du nord au restaurant de l’hôtel Madhuvan International (105 rps) dans un patio bien agréable.
7 ème jour Train pour Badami : départ prévu à 8 h 15, mais une bonne demi heure de retard et donc arrivée vers vers 11 h 30. (65 rps en second sitting). Voyage très agréable , très peu de monde dans le train et échanges sympas avec nos voisins… Tuk-tuk pour rejoindre le centre de Badami distant d’environ 8 kms. Installation à l’hôtel Mayura Chalukya : une chambre familiale avec 4 lits, salle de bain et AC : 2550 rps. Assez cher donc mais hôtel situé dans une rue tranquille et avec un parc autour, où nous pourrons nous reposer. En fin d’après-midi, visite des grottes de Badami (100 rps) : 4 grottes hindoues finement décorées et situées dans un très beau site : des roches de gré rouge, un petit lac en contrebas. Une visite troublée cependant par les singes, l’un d’entre eux ayant failli s’emparer de mon sac à dos posé à côté de moi mon mari l’ayant chassé, il est devenu alors très agressif… Dîner au resto Banashree, recommandé par certains et le lonely planet : cadre quelconque, vaisselle en plastique, nourriture bon marché mais très moyenne..
8 ème jour Excursion à la journée avec un taxi, rencontré à la station de taxis (1 500 rps). Départ 8 h retour 15 h. Notre chauffeur s’est révélé très sympathique et en plus des temples au programme, nous avons pu multiplier les photos de la campagne, d’autant plus que les paysages étaient plus photogéniques que ceux que nous avions vu jusqu’alors car plus verts… Visite de Mahakuta : petit temple encore en activité avec un beau bassin ambiance sereine. Puis, visite de Pattadakal (250rps) : très bel ensemble de temples en grès rose, facile et tranquille à visiter. Enfin, visite de Aihole (100 rps) site plus disséminé, d’où l’intérêt d’être en voiture. Le site nous a moins charmé que le précédent, mais peut-être est-ce la chaleur ou une certaine lassitude ? Repos l’après-midi et dîner correct à l’hôtel.
9 ème jour Bus pour Hospet : départ 10 h 25 arrivée vers 14 h 20 (120 rps par personne), puis on enchaîne pour Hampi : arrivée à 15 h (20 rps) Installation à la Ranjana guest house : petite chambre double au rez-de-chaussée avec salle de bain et fan : 900 rps à l’étage avec un accès à la terrasse des chambres à 1500 rps. C’est une petite pension de famille bien tenue et avec un patron efficace, à 100 m de la gare routière. Les petits déjeuners servis sur la terrasse avec vue sur les environs est très correct et nous allons prendre tous nos repas au resto qui se trouve juste à côté avec également une terrasse panoramique la famille qui le tient étant charmante, les enfants nous tenant par exemple régulièrement compagnie et la nourriture bonne et bon marché. Mais lorsqu’on arrive à Hampi, qui pour moi représentait le « clou » de notre voyage, on est surpris, voire choqué par le paysage de ruines , les gravats qui encombrent les rues autour du temple principal de Hampi bazaar. Passé la désolation face à cette destruction programmée de l’habitat et des activités qui s’étaient développées autour du temple, ce qui fait d’ailleurs que beaucoup d’adresses, recommandées par les guides, ont disparu (comme par exemple le Mango tree, resto situé en bordure de rivière), on découvre avec émerveillement le site de Hampi et nous n’avons pas regretté d’y passer 3 nuits. L’intérêt de Hampi est en effet d’offrir un site archéologique majeur au milieu d’un paysage splendide et avec des services adaptés aux besoins des touristes que nous sommes (petites guesthouse sympas, resto et bars où l’on peut s’attarder, petites boutiques de souvenirs…). En fin d’après-midi, visite du temple de Virupaksha, où il faut bon flâner, ainsi qu’au bord de la rivière. Désormais nous croisons plus de touristes occidentaux, avec très peu de Français d’ailleurs mais les touristes et les pèlerins indiens sont toujours présents.
10 ème jour De 9 h 30 à 13 h 30, découverte des principaux monuments de la cité sacrée en vélo avec un guide, qui nous avait convaincu la veille de recourir à ses services ( coûteux mais son anglais sans accent nous avait décidé et cela nous a permis d’en apprendre plus sur les différents bâtiments, qui sont d’ailleurs assez dispersés : 400 rps par personne + 250 rps pour les entrées par personne) En fin d’après-midi, nous partons à pieds à travers les amas rocheux jusqu’au temple de Vithala et en chemin nous découvrons d’autres temples isolés : Superbe ballade et retour en longeant la rivière.
11 ème jour A 8 h 30, on assiste au bain de l’éléphante du temple dans la rivière un moment très sympa en compagnie d’autres touristes , mais aussi d’Indiens qui sont venus linger leur linge ou même se laver ! Ensuite, on traverse la rivière avec un mini bac (10 rps par personne) et on décide de louer des vélos (50 rps) pour découvrir la campagne et ses rizières et rejoindre Anegundi , un village tranquille situé à environ 8 kms, où nous découvrons quelques petits temples. Rares sont les touristes à pédaler, la plupart louant de petites motos… mais je ne me sentais pas prête à en conduire une avec une de mes filles derrière ! Au retour, pause lassie dans une guest house située en bordure de rivière et le soir coucher de soleil le long de la rivière. Cela peut donc être sympa de séjourner de ce côté de la rivière mais vous être alors dépendant des horaires du bac pour passer la rivière (le dernier s’arrêtant il me semble vers 18 h), sachant que les sites archéologiques, la gare routière se trouvent de l’autre côté.
12 ème jour Tuk tuk pour la gare de Hospet à 5 h 30 du matin (300 rps), puis train pour Madgaon :départ à 6 h 30 arrivée prévue à 14 h…en fait nous urons plus d’une heure de retard. Voyage en sleeper ce qui nous permet de nous allonger jusqu’au milieu de la matinée (170 rps par personne). Ambiance très sympa et nombreuses discussions avec nos voisins , beaux paysages sur le fin du trajet, mais ce fut tout de même long et nous avons eu très chaud… Taxi pour Benaulim (à moins de 10 kms, 350 rps) Installation à la Mango grove guest house : j’avis réservé 2 chambres depuis la France, m’appuyany sur des critiques positives lues à plusieurs reprises. Une chambre double avec salle de bain et fan, 450 rps. C’est donc très bon marché, simple et propre et au calme , la maison étant entourée d’un petit jardin.. mais pour aller à la plage, il faut compter marcher environ 15 minutes…ce que nous avons fait, une fois installés. Il fait encore très chaud sur la plage, où on ne trouve guère d’ombre. C’est une immense plage de sable fin, où l’on trouve quelques resto et on l’on peut vraiment être tranquille. La mer est chaude, la baignade facile avec juste ce qu’il faut comme vagues pour s’amuser…Autant dire que nos filles apprécient ce moment ! Le soir, resto au Palm grove cottage tout proche : cadre très soigné, beau jardin, beau coup de couples d’Européens autour de la cinquantaine, mais nourriture assez ordinaire à notre goût et trop occidentalisée ( 1000 rps avec 3 plats de poisson)
13 ème jour Plage dès 9 h 30 pour éviter les grosses chaleurs, puis excursion en taxi jusqu’à Chandor ( à environ 25 kms, taxi réservé par l’intermédiaire du propriétaire de la guest house cher, 1300 rps). Sur place, visite des 2 ailes de la maison Bragança, une très belle maison portugaise du 17 è s. (150 rps + 100 rps par personne). A côté, une église…fermée et dans les environs plusieurs maisons anciennes plus petites, plus ou moins bien entretenues. La campagne est assez jolie et l’habitat est plus riche que dans les autres régions traversées. Resto au Jack’s corner, au carde plus simple que la veille au soir mais à la cuisine plus savoureuse. Repos à l’hôtel, douche avant de partir pour la gare pour prendre le train de 18 h 50 pour Mumbai. J’avais réalisé mes réservations 2 mois avant et je n’avais pas eu de place en couchettes avec AC nous voyageons donc en sleeper (308 rps par personne), ce qui ne va pas nous empêcher de dormir….
14 ème jour Arrivée à Mumbai à vers 5 h 30 (avec une heure de retard, mais cela ne nous dérange pas vu l’heure et vu que nous descendons au terminus, Mumbai CST). Taxi en direction de Colaba (160 rps payé au guichet prépaid). J’avais repéré un hôtel, les chambres ne sont pas libres avant 11 h et plus chères que ce que je pensais…Nous acceptons donc de nous renseigner pour un hôtel proposé par notre chauffeur de taxi…qui finalement va se révéler intéressant. Il s’agit de l’hôtel Antique, où on nous accueille dès 6 h 30 du matin en ne nous comptant qu’une nuit jusqu’à 12 h le lendemain. Nous prenons une triple à 2 800 rps avec salle de bain et AC et un très grand lit où l’on peut dormir à 3 ! La chambre est propre, tout fonctionne dans la salle de bain et comme la chambre donne sur l’arrière, c’est relativement calme. Les parties communes sont toutefois assez négligées, mais le personnel très serviable. En plus, c’est bien situé, à proximité de la rue principale de Colaba, où passent de très nombreux bus. A côté, également, le café Paris, où nous prendrons nos petits déjeuners et des pâtisseries, où nous nous offrerons quelques douceurs (y compris des gâteaux au chocolat ..) Vers 9 h, début de notre ballade dans Mumbai : autour du port de pêche situé à l’extrémité de Colaba , le long de la mer, en passant devant l’hôtel Taj Mahal et pour aboutir à la porte de l’Inde. Remontée le long de MG road et ses beaux bâtiments victoriens. Shopping et visite du musée du prince de Galles ( 300 rps avec audioguide en français) beau musée où ‘on passe au moins 1h 30. Pause repas et repos à l’hôtel. Vers 17h, bus jusqu’aux jardins suspendus et descente à pieds jusqu’à la plage de Chowpatty. Ambiance très sympa en attendant la tombée de la nuit. Retour en bus, la nuit est tombée, mais l’activité est toujours aussi débordante. Dîner dans la rue à Colaba chez Bademiya délicieux poulet tikka servi dans un chapati pour 140 rps.
15 ème jour Suite de notre découverte de la ville, toujours avec le bus : évidemment c’est très bon marché et sur l’une des lignes les plus intéressantes pour les touristes circulent des bus à impériale, ce qui permet d’avoir une vue plongeante sur les rues…or nous nous sommes toujours retrouvés en haut et au 1er rang ! Départ vers 9 h 30 pour la gare Victoria : un bâtiment victorien grandiose puis poursuite à pieds jusqu’aux marchés couverts : Crawford market, un bâtiment de style normand abritant un marché » aux fruits et aux légumes et le quartier avec les bijoutiers, puis les tissus. De nouveau le bus pour la mosquée Haji Ali, qui vaut plus pour sa localisation et l’animation qui règne autour que pour son architecture. Retour en bus dans le centre et dernière ballade dans les « beaux quartiers » : Flora fountain, cathédrale Saint Thomas, Horniman circle et enfin les bâtiments de l’université et High court. Shopping à Colaba et dîner de gala au café Paris … Bref, nous avons été très agréablement surpris par Mumbai et tout ce que pouvait offrir cette mégalopole, plus supportable que ce que l’on pouvait penser…
16 ème jour Déprt à 3 h du matin pour l’aéroport, que l’on atteint en à peine30 mns (600 rps ) et taxi réservé par l’hôtel. Décollage à 6 h 40 , escale de 4 h à Istanbul et arrivée à 17 h à Lyon.
Donc, un voyage bien rempli et varié, très dense au départ et plus tranquille dans le 2ème semaine, qui a plu à toute la famille et qui s’est révélé plus facile que ce que je craignais car dès quelque chose ne fonctionnait pas comme prévu, il y avait toujours une solution rapide ! Enfin, ayant privilégié des lieux peu fréquentés par les touristes occidentaux, hormis Hampi et Goa (qui ne nous a guère séduit…mais c’est vrai que nous n’y sommes pas restés assez longtemps et que nous n’avons pas pu visiter Old Goa et séjourner sur les plages plus au sud), nous avons eu affaire à des Indiens curieux, prêts à nous aider ( dans les bus par exemple, il y avait toujours une personne qui parlait anglais qui venait proposer son aide…) et n’avons pas subi le harcèlement que certains dénoncent ailleurs. Nous sommes donc prêts à retourner en Inde… Enfin, un point important : un voyage plutôt économique, nos dépenses pour 4 se chiffrant à 3300 E pour 2 semaines avec 1937 E de billet d’avion, 262 E de visas…
M’étant beaucoup servi du forum pour préparer notre voyage en Inde, voici maintenant un petit CR qui j’espère pourra être utile à certains d’entre vous. Quelques précisions tout d’abord : nous voyageons en famille avec nos 2 filles de 13 et 15 ans) ; c’était notre 1er voyage en Inde…mais nous avons mon mari et moi, fait pas mal de voyages en Asie (notre continent de prédilection) et avec nos filles nous avons déjà découvert le Maroc, l’Egypte et le Sri Lanka. Nous choisissons de préparer nous-mêmes nos voyages, de privilégier les transports en commun par goût et aussi …par économie.
En ce qui concerne nos préparatifs avant le voyage : Vol Turkish Airlines Lyon – Mumbai avec une escale à Istanbul acheté en août 2012, 484 E par personne : Achats de plusieurs billets de train sur le site de Cleartrip avant le voyage : très pratique (même si cela prend du temps au départ, voir pour cela la procédure à suivre détaillée par Michelpo sur VF), frais minimes …et aucun problème dans les trains pour avoir nos places réservées. Pour ceux qui rechignent à tout organiser à l’avance, il est possible apparemment d’annuler les réservations et de se faire rembourser quasiment en totalité d’après ce que j’ai lu sur le site de Cleartrip… Visas demandés par l’intermédiaire de VF services à Lyon et récupérés par nos soins à Paris (65,5 E par personne)
Notre programme du samedi 23 février au dimanche 10 mars 2013
1er jour : décollage de Lyon à 12 h 25 escale à Istanbul de 3 h TB, avion à l’heure et service à bord de qualité
2è jour : arrivée à Mumbai à 5 h 15 Nous avons fait le choix de ne pas rester à Mumbai à l’arrivée et donc de prendre un train pour Aurangabad en début d’après-midi. Pour patienter, après un petit déjeuner bien matinal à l’aéroport, nous prenons un taxi pour le Dr Bhau Daji Lad Mumbai city museum, situé au nord du centre de Mumbai. Nous sommes dimanche et la circulation est fluide le trajet en taxi acheté au comptoir pré-paid nous coûte 450 rps. Le musée est situé à côté du Victoria gardens, où se trouve un petit zoo, sans intérêt. Mais cela nous permet de nous reposer à l’ombre et de nous habituer à la chaleur. En revanche, le musée vaut la visite : il a été entièrement rénové, le bâtiment du 19 è s de style renaissance est superbe et les collections variées bien mises en valeur. Il faut compter environ une heure de visite. ( 100 rps par personne) Nous nous apercevons ensuite que nous sommes proches d’une gare de banlieue nous prenons donc le train pour rejoindre la gare de Dadar (5 rps par personne) d’où part notre train à 14 h pour Aurangabab. En attendant, 1er resto avec un repas végétarien en face de la gare: la carte est très riche mais vu que tout est écrit en anglais certes mais sans détail et que les serveurs ne parlent guère anglais, nous choisissons un peu au hasard, en s ‘appuyant sur les quelques noms de plats que nous connaissons… Tout est très bon et bon marché (637 rps pour 4) cela sera vrai partout… 1ère expérience du train en Inde : à ne pas manquer ! Notre train part à l’heure à 14 h et il arrivera à Aurangabad , situé à 365 kms à 20 h 40. Nous voyageons en second sitting, car il n’ay avait plus de place en 1ère classe quand j’ai acheté les billets (145 rps par personne) …La principale différence tient à l’air conditionné en 1ère classe. Les sièges en 2nde classe sont assez confortables, sachant qu’il y a 2 rangées de 3 sièges, mais très vite les ventilateurs ne suffiront plus à nous rafraichir et nous allons effectivement avoir chaud. Durant une grande partie du voyage, les vendeurs ambulants vont traverser notre voiture et faire bruyamment de la réclame pour tout ce qu’ils ont à vendre (nourriture, boissons.. mais aussi jouets, images…). Bref, même si nous sommes bien fatigués, nous apprécions cette plongée dans la vie indienne. Installation le soir à l’hôtel Panchaveti d’Aurangabad que j’avais réservé de France et qui a envoyé un taxi nous chercher à la gare. Adresse tout à fait recommandable : chambre double avec salle de bain et fan (832 rps) très bon restaurant et petite agence de voyage sur place avec laquelle nous organisons nos 2 journées d’excursion à partir d’Aurangabad.
3 ème jour Après une bonne nuit et un bon petit déjeuner, nous voici prêts à partir vers 9 h 30 pour une journée de visite avec chauffeur (1200 rps ). Nous commençons par les grottes d’Ellora à une 30 de kms de Aurangabad. C’est un site exceptionnel nous y avons passé environ 4 h et avons apprécié de pouvoir compter sur notre chauffeur pour nous conduire à 3 endroits différents du site. La 1ère grotte que nous avons découvert, à l’entrée du site, le temple de Kailasa est la plus impressionnante et forcément ensuite les autres grottes semblent moins intéressantes. Le site est fréquenté quasi exclusivement par des Indiens et nos filles doivent très vite s’habituées à être l’objet de curiosité et à être sans cesse photographiées ! Nous aussi d’ailleurs, mais nous avons eu un peu moins de succès ! Sur la route du retour, petit arrêt au mausolée de Kluldabad, lieu de pèlerinage musulman : ambiance différente donc et tranquille. Puis, visite à Aurangabad du petit Taj Mahal, le mausolée de Bibi-qa-Maqbara. (100 rps) : comme nous ne connaissons pas le vrai Taj Mahal, nous apprécions de flâner en compagnie des familles indiennes dans le jardins qui entourent ce mausolée en cette fin d’après-midi.
4ème jour Excursion à Ajanta en taxi : départ 8 h 30 retour 16 h 30 près de 2 h de route x 2 (1600 rps). Malgré la longueur du trajet, cela vaut vraiment le peine d’aller visiter les grottes bouddhiques d’Ajanta, qui personnellement m’ont davantage touchée que celles d’Ellora, peut-être à cause des fresques que l’on peut encore découvrir dans la pénombre et aussi des statues de Bouddha… Entrée sur le site : 250 rps Au retour douche méritée à l’hôtel, resto près de la gare Prashanth, très correct et train de nuit pour Bidar. Nous voyageons cette fois en AC 2 tier, c’est l’une des catégories les plus confortables, puisqu’il y a l’air conditionné, les couchettes sont fermées par un rideau et on vous fournit oreiller, drap et couverture. (770 rps). Cette fois-ci le train est un peu en retard, nous partons vers 21 h 30 et arrivons à Bidar vers 6 h du matin.
5ème jour Après nous être installés à l’hôtel Mayura Barid Shari et avoir pris un petit déjeuner à l’indienne au café situé juste à côté, nous visitons Bidar avec le chauffeur de tuk-tuk, qui nous avait conduit à l’hôtel en arrivant à la gare. (400 rps pour environ 3 h de visite) : visite du fort de Bidar, immense et vide, et un peu plus loin du mausolée de Choukhandi et des tombeaux bahmani. Partout, nous sommes les seuls touristes et nous avons l’impression de découvrir des lieux oubliés et présentant pourtant un intérêt certain… Sieste réparatrice l’après-midi et ballade dans la ville un peu plus tard .Repas dans le resto qui se trouve dans un jardin derrière l’hôtel, très fréquenté le soir en raison de son écran géant par une clientèle exclusivement masculine, la ville étant largement musulmane. Hôtel Mayura Barid Shari : une chambre pour 2 avec AC et coin salon 1000 rps + une chambre plus petite pour 2 avec AC 750 rps. Entretien moyen et accueil inexistant mais bien situé. Pour info, l’hôtel Mayura, à côté de la gare routière et recommandé par le Lonely planet était complet.
6 ème jour Bus pour Bijapur : départ 8 h 15 arrivée 15 h avec changement à Gulbarga (235 rps par personne au total) Installation à l’hôtel Pearl : 1820 rps pour une chambre triple avec un matelas supplémentaire avec AC. Hôtel très correct avec des parties communes très propres et une décoration soignée. Service efficace. Situé à proximité du Gol Gumbaz. Tuk-tuk pour aller visiter le mausolée d’Ibrahim Rouza (100rps), aux proportions harmonieuses et à lé décoration très fine, situé dans un parc très bien entretenu. Visite agréable et tranquille à l’entrée du site, un vendeur de jus de canne pressé, délicieux. Pour en avoir discuté avec d’autres touristes, certains n’osent pas en boire de peur d’être malades. En ce qui nous concerne, nous n’avons pas résisté et en avons bu à plusieurs reprises, demandant à ce qui ce soit du pur jus sans glaçon…et nous n’avons jamais été malades. Puis, en toute fin d’après-midi, visite du Gol Gumbaz (100 rps), un mausolée immense et beaucoup moins tranquille que le précédent, puisque crier à l’intérieur pour entendre l’écho amuse beaucoup les visiteurs indiens ! Une visite sympathique… Le soir, excellent et copieux thali du nord au restaurant de l’hôtel Madhuvan International (105 rps) dans un patio bien agréable.
7 ème jour Train pour Badami : départ prévu à 8 h 15, mais une bonne demi heure de retard et donc arrivée vers vers 11 h 30. (65 rps en second sitting). Voyage très agréable , très peu de monde dans le train et échanges sympas avec nos voisins… Tuk-tuk pour rejoindre le centre de Badami distant d’environ 8 kms. Installation à l’hôtel Mayura Chalukya : une chambre familiale avec 4 lits, salle de bain et AC : 2550 rps. Assez cher donc mais hôtel situé dans une rue tranquille et avec un parc autour, où nous pourrons nous reposer. En fin d’après-midi, visite des grottes de Badami (100 rps) : 4 grottes hindoues finement décorées et situées dans un très beau site : des roches de gré rouge, un petit lac en contrebas. Une visite troublée cependant par les singes, l’un d’entre eux ayant failli s’emparer de mon sac à dos posé à côté de moi mon mari l’ayant chassé, il est devenu alors très agressif… Dîner au resto Banashree, recommandé par certains et le lonely planet : cadre quelconque, vaisselle en plastique, nourriture bon marché mais très moyenne..
8 ème jour Excursion à la journée avec un taxi, rencontré à la station de taxis (1 500 rps). Départ 8 h retour 15 h. Notre chauffeur s’est révélé très sympathique et en plus des temples au programme, nous avons pu multiplier les photos de la campagne, d’autant plus que les paysages étaient plus photogéniques que ceux que nous avions vu jusqu’alors car plus verts… Visite de Mahakuta : petit temple encore en activité avec un beau bassin ambiance sereine. Puis, visite de Pattadakal (250rps) : très bel ensemble de temples en grès rose, facile et tranquille à visiter. Enfin, visite de Aihole (100 rps) site plus disséminé, d’où l’intérêt d’être en voiture. Le site nous a moins charmé que le précédent, mais peut-être est-ce la chaleur ou une certaine lassitude ? Repos l’après-midi et dîner correct à l’hôtel.
9 ème jour Bus pour Hospet : départ 10 h 25 arrivée vers 14 h 20 (120 rps par personne), puis on enchaîne pour Hampi : arrivée à 15 h (20 rps) Installation à la Ranjana guest house : petite chambre double au rez-de-chaussée avec salle de bain et fan : 900 rps à l’étage avec un accès à la terrasse des chambres à 1500 rps. C’est une petite pension de famille bien tenue et avec un patron efficace, à 100 m de la gare routière. Les petits déjeuners servis sur la terrasse avec vue sur les environs est très correct et nous allons prendre tous nos repas au resto qui se trouve juste à côté avec également une terrasse panoramique la famille qui le tient étant charmante, les enfants nous tenant par exemple régulièrement compagnie et la nourriture bonne et bon marché. Mais lorsqu’on arrive à Hampi, qui pour moi représentait le « clou » de notre voyage, on est surpris, voire choqué par le paysage de ruines , les gravats qui encombrent les rues autour du temple principal de Hampi bazaar. Passé la désolation face à cette destruction programmée de l’habitat et des activités qui s’étaient développées autour du temple, ce qui fait d’ailleurs que beaucoup d’adresses, recommandées par les guides, ont disparu (comme par exemple le Mango tree, resto situé en bordure de rivière), on découvre avec émerveillement le site de Hampi et nous n’avons pas regretté d’y passer 3 nuits. L’intérêt de Hampi est en effet d’offrir un site archéologique majeur au milieu d’un paysage splendide et avec des services adaptés aux besoins des touristes que nous sommes (petites guesthouse sympas, resto et bars où l’on peut s’attarder, petites boutiques de souvenirs…). En fin d’après-midi, visite du temple de Virupaksha, où il faut bon flâner, ainsi qu’au bord de la rivière. Désormais nous croisons plus de touristes occidentaux, avec très peu de Français d’ailleurs mais les touristes et les pèlerins indiens sont toujours présents.
10 ème jour De 9 h 30 à 13 h 30, découverte des principaux monuments de la cité sacrée en vélo avec un guide, qui nous avait convaincu la veille de recourir à ses services ( coûteux mais son anglais sans accent nous avait décidé et cela nous a permis d’en apprendre plus sur les différents bâtiments, qui sont d’ailleurs assez dispersés : 400 rps par personne + 250 rps pour les entrées par personne) En fin d’après-midi, nous partons à pieds à travers les amas rocheux jusqu’au temple de Vithala et en chemin nous découvrons d’autres temples isolés : Superbe ballade et retour en longeant la rivière.
11 ème jour A 8 h 30, on assiste au bain de l’éléphante du temple dans la rivière un moment très sympa en compagnie d’autres touristes , mais aussi d’Indiens qui sont venus linger leur linge ou même se laver ! Ensuite, on traverse la rivière avec un mini bac (10 rps par personne) et on décide de louer des vélos (50 rps) pour découvrir la campagne et ses rizières et rejoindre Anegundi , un village tranquille situé à environ 8 kms, où nous découvrons quelques petits temples. Rares sont les touristes à pédaler, la plupart louant de petites motos… mais je ne me sentais pas prête à en conduire une avec une de mes filles derrière ! Au retour, pause lassie dans une guest house située en bordure de rivière et le soir coucher de soleil le long de la rivière. Cela peut donc être sympa de séjourner de ce côté de la rivière mais vous être alors dépendant des horaires du bac pour passer la rivière (le dernier s’arrêtant il me semble vers 18 h), sachant que les sites archéologiques, la gare routière se trouvent de l’autre côté.
12 ème jour Tuk tuk pour la gare de Hospet à 5 h 30 du matin (300 rps), puis train pour Madgaon :départ à 6 h 30 arrivée prévue à 14 h…en fait nous urons plus d’une heure de retard. Voyage en sleeper ce qui nous permet de nous allonger jusqu’au milieu de la matinée (170 rps par personne). Ambiance très sympa et nombreuses discussions avec nos voisins , beaux paysages sur le fin du trajet, mais ce fut tout de même long et nous avons eu très chaud… Taxi pour Benaulim (à moins de 10 kms, 350 rps) Installation à la Mango grove guest house : j’avis réservé 2 chambres depuis la France, m’appuyany sur des critiques positives lues à plusieurs reprises. Une chambre double avec salle de bain et fan, 450 rps. C’est donc très bon marché, simple et propre et au calme , la maison étant entourée d’un petit jardin.. mais pour aller à la plage, il faut compter marcher environ 15 minutes…ce que nous avons fait, une fois installés. Il fait encore très chaud sur la plage, où on ne trouve guère d’ombre. C’est une immense plage de sable fin, où l’on trouve quelques resto et on l’on peut vraiment être tranquille. La mer est chaude, la baignade facile avec juste ce qu’il faut comme vagues pour s’amuser…Autant dire que nos filles apprécient ce moment ! Le soir, resto au Palm grove cottage tout proche : cadre très soigné, beau jardin, beau coup de couples d’Européens autour de la cinquantaine, mais nourriture assez ordinaire à notre goût et trop occidentalisée ( 1000 rps avec 3 plats de poisson)
13 ème jour Plage dès 9 h 30 pour éviter les grosses chaleurs, puis excursion en taxi jusqu’à Chandor ( à environ 25 kms, taxi réservé par l’intermédiaire du propriétaire de la guest house cher, 1300 rps). Sur place, visite des 2 ailes de la maison Bragança, une très belle maison portugaise du 17 è s. (150 rps + 100 rps par personne). A côté, une église…fermée et dans les environs plusieurs maisons anciennes plus petites, plus ou moins bien entretenues. La campagne est assez jolie et l’habitat est plus riche que dans les autres régions traversées. Resto au Jack’s corner, au carde plus simple que la veille au soir mais à la cuisine plus savoureuse. Repos à l’hôtel, douche avant de partir pour la gare pour prendre le train de 18 h 50 pour Mumbai. J’avais réalisé mes réservations 2 mois avant et je n’avais pas eu de place en couchettes avec AC nous voyageons donc en sleeper (308 rps par personne), ce qui ne va pas nous empêcher de dormir….
14 ème jour Arrivée à Mumbai à vers 5 h 30 (avec une heure de retard, mais cela ne nous dérange pas vu l’heure et vu que nous descendons au terminus, Mumbai CST). Taxi en direction de Colaba (160 rps payé au guichet prépaid). J’avais repéré un hôtel, les chambres ne sont pas libres avant 11 h et plus chères que ce que je pensais…Nous acceptons donc de nous renseigner pour un hôtel proposé par notre chauffeur de taxi…qui finalement va se révéler intéressant. Il s’agit de l’hôtel Antique, où on nous accueille dès 6 h 30 du matin en ne nous comptant qu’une nuit jusqu’à 12 h le lendemain. Nous prenons une triple à 2 800 rps avec salle de bain et AC et un très grand lit où l’on peut dormir à 3 ! La chambre est propre, tout fonctionne dans la salle de bain et comme la chambre donne sur l’arrière, c’est relativement calme. Les parties communes sont toutefois assez négligées, mais le personnel très serviable. En plus, c’est bien situé, à proximité de la rue principale de Colaba, où passent de très nombreux bus. A côté, également, le café Paris, où nous prendrons nos petits déjeuners et des pâtisseries, où nous nous offrerons quelques douceurs (y compris des gâteaux au chocolat ..) Vers 9 h, début de notre ballade dans Mumbai : autour du port de pêche situé à l’extrémité de Colaba , le long de la mer, en passant devant l’hôtel Taj Mahal et pour aboutir à la porte de l’Inde. Remontée le long de MG road et ses beaux bâtiments victoriens. Shopping et visite du musée du prince de Galles ( 300 rps avec audioguide en français) beau musée où ‘on passe au moins 1h 30. Pause repas et repos à l’hôtel. Vers 17h, bus jusqu’aux jardins suspendus et descente à pieds jusqu’à la plage de Chowpatty. Ambiance très sympa en attendant la tombée de la nuit. Retour en bus, la nuit est tombée, mais l’activité est toujours aussi débordante. Dîner dans la rue à Colaba chez Bademiya délicieux poulet tikka servi dans un chapati pour 140 rps.
15 ème jour Suite de notre découverte de la ville, toujours avec le bus : évidemment c’est très bon marché et sur l’une des lignes les plus intéressantes pour les touristes circulent des bus à impériale, ce qui permet d’avoir une vue plongeante sur les rues…or nous nous sommes toujours retrouvés en haut et au 1er rang ! Départ vers 9 h 30 pour la gare Victoria : un bâtiment victorien grandiose puis poursuite à pieds jusqu’aux marchés couverts : Crawford market, un bâtiment de style normand abritant un marché » aux fruits et aux légumes et le quartier avec les bijoutiers, puis les tissus. De nouveau le bus pour la mosquée Haji Ali, qui vaut plus pour sa localisation et l’animation qui règne autour que pour son architecture. Retour en bus dans le centre et dernière ballade dans les « beaux quartiers » : Flora fountain, cathédrale Saint Thomas, Horniman circle et enfin les bâtiments de l’université et High court. Shopping à Colaba et dîner de gala au café Paris … Bref, nous avons été très agréablement surpris par Mumbai et tout ce que pouvait offrir cette mégalopole, plus supportable que ce que l’on pouvait penser…
16 ème jour Déprt à 3 h du matin pour l’aéroport, que l’on atteint en à peine30 mns (600 rps ) et taxi réservé par l’hôtel. Décollage à 6 h 40 , escale de 4 h à Istanbul et arrivée à 17 h à Lyon.
Donc, un voyage bien rempli et varié, très dense au départ et plus tranquille dans le 2ème semaine, qui a plu à toute la famille et qui s’est révélé plus facile que ce que je craignais car dès quelque chose ne fonctionnait pas comme prévu, il y avait toujours une solution rapide ! Enfin, ayant privilégié des lieux peu fréquentés par les touristes occidentaux, hormis Hampi et Goa (qui ne nous a guère séduit…mais c’est vrai que nous n’y sommes pas restés assez longtemps et que nous n’avons pas pu visiter Old Goa et séjourner sur les plages plus au sud), nous avons eu affaire à des Indiens curieux, prêts à nous aider ( dans les bus par exemple, il y avait toujours une personne qui parlait anglais qui venait proposer son aide…) et n’avons pas subi le harcèlement que certains dénoncent ailleurs. Nous sommes donc prêts à retourner en Inde… Enfin, un point important : un voyage plutôt économique, nos dépenses pour 4 se chiffrant à 3300 E pour 2 semaines avec 1937 E de billet d’avion, 262 E de visas…
Au pays de Calypso: Malte English translation pending
AU PAYS DE CALYPSO : MALTE
Malte .. pourquoi Malte ? Parce que cela nous permettait une trêve printanière d'une semaine à deux heures de vol de Lyon et offrant en principe, du beau temps ( ce fut le cas , même si le températures sont aux alentours des 20 ° et que cela reste une île donc ventée , nous avons eu chaque jour du soleil) . Parce que nous avions en tête de faire une pause culturelle avec comme image les légendaires chevaliers, le faucon maltais, les hospitaliers mais aussi de découvrir d'autres paysages austères et arides comme dans un roman qu'il y a fort longtemps , j'avais lu … Parce que Calypso y a retenu Ulysse pendant 7 ans et que les bateaux ( les luzzus) ont des yeux … ceux d'Osiris
Il est souvent suggéré d'accorder à malte 5 jours mais nous avons choisi une semaine pour pouvoir aller sur Gozo et prendre notre temps… Alors allions nous trouver Nature et culture sous le soleil ?
Budget : 750e /personne la semaine
TRANSPORTS : - Avion : Lyon / Malte : 120 e /pers
- Voiture de location : Réservée chez Avis en direct pour 140 e la semaine , une médium . On a eu un Hyundaï I20 . C'était un bon compromis . Km illimités. La mauvaise surprise : on nous propose l'éternelle assurance que nous déclinons comme d'habitude puisque nous avons la carte gold. L'agent nous demande de déposer une caution et là très bizarrement ni la gold , ni la visa ne passe … On lui demande ce qu'il faut faire , il nous répond d'un air méprisant : ' prendre l'assurances' Bref 188 e supplémentaires . On comprend bien qu'il n'y a plus que cette solution, on paie et on réglera , si tant est que cela puisse l'être , cela en France… Nous ne sommes pas les seuls dans ce cas donc ça sent l'arnaque ! 😠😠 En tout cas , prudence sur les routes car la conduite ici plus du Mario Kart que de la conduite de vacances … Les routes peuvent être étroites et les maltais passent …ça passe ou ça casse!
- Ferry : Pour la liaison Malte / Gozo : voiture et chauffeur : 15, 70 et passager : 4,70 Nombreuses liaisons de 20 mn env. On paie au retour.
- Essence Sensiblement les mêmes prix qu'en France . En général, ils n'acceptent pas la CB . Faites des demi-plein car on roule peu …
NOURRITURE : Bon , ce n'est pas une destination culinaire c'est le moins qu'on puisse dire . Les Maltais souffrent de la mal bouffe et le taux d'obésité est important. Les prix , un peu moins chers qu'en France … Les consommations en terrasse, par contre éne sont pas chères : soda , thé, café :env 0,80 à 1e
- Ill Kartell à Marsalforn sur Gozo en bord de mer Nombreux poissons , cartes variée, service très sympa . Exemples de prix : plats calamars : 14e , lapin ( feneck) 12e
- Genti di mari à Marsaxlokk ( Malte) Magnifique port d empêche avec de nombreuses terrasses. Celle-ci est tout au bout du port . Excellent rapport qualité / Prix : formule 2 pers: soupe de poisson et assiette de la mer pour 18E pour 2 pers . Très bon et copieux.
HEBERGEMENT :
- Gozo : chambre d'hôtes : TAA MARIA au village de taal. 🙂
70e la nuit avec un excellent et copieux petit déjeuner avec oeufs bacon, pain, confiture, miel, fruits frais, yaourts, pâtisseries maison …. Dans une vieille maison maltaise , et mobilier ancien. Chambre spacieuse, piscine … Accueil très chaleureux. Pour trouver l'adresse : en venant du sud traverser Ghasri et en ressortir par le nord , en prenant la route qui passe à droite de l'église . Puis 2 éme à droite , direction 'Taal fanal village ' dans le village , c'est tout au fond dans une rue sans issue .
- Malte , Sliema : Simon 's apartment 🙂🙂
Reservé sur Booking . A 300m de la baie de St Julians où on trouve bars, restaurants;.. mais surtout une belle promenade le long de la mer. Un appartement tout confort, très moderne appartenant à Simon , le patron du pub d'à côté. Je vous rassure , c'est très bien insonorisé , nous n'avons eu aucune nuisance ! Tout équipé : cuisine intégrée, vaisselle, TV, Wifi, machine à laver , lecteur DVD . Séjour cuisine salon , une chambre et une salle de bain. C'est tout neuf . Simon est vraiment très sympa et accueillant !!!!!!! Sliema est assez centrale sans être dans La Valette . On était au maximum à 30mn de chaque bout de l'île .
GUIDES :
- Routard : eh bien pour une fois , je l'ai trouvé mieux que le lonely planet… - Lonely planet : trop superficiel - carte routière : kompass
VISITES : Les prix sont indiqués par personne
- Cathédrale N.D Assomption à Victoria ( Gozo) : 3,5 e ( cathédrale et musée) - Ggantja's temple ( Gozo) : 5,5 e - St Paul catacombes à Rabat : 5e avec audioguide ( indispensable ) - St Agath : 5e : du vol ! 😠😠😠😠 - Malta expérience et Infirmeries : 15e - Cathédrale St Jean de la Valette : 6e avec audioguide ( super !!!) cathédrale et musée - Musée archéologique de la Valette : 6e ; panneaux explicatifs en anglais uniquement - Haggar Quim : 9e - Mdina expérience pour 3 sites : 14, 5 e - Palais de l'inquisition à Victoriosa : 6e _ Hypogée de Sal Saflieni : 20e ATTENTION : RESERVATION OBLIGATOIRE sur INTERNET , le plus tôt possible !!!!!!!!! Visite limitée à 80 pers par jour. Avec audioguide.
ARTISANAT : Pour nous rien … je crois que pour trouver à ramener , il faut ou être un inconditionnel de la dentelle ou un fervent catholique … nous ne sommes ni l'un ni l'autre donc nous avons fait des économies
ITINERAIRE : - J1 : Lyon / Malte / Gozo . Réserve naturelle de Dwejra : azure window , inlead sea, la tour, la bake, fungus rock . Marsalforn et les salines - J2 : Gozo : Victoria. temple de Ggantja . Grotte de Calypso. Ramla Bay . Ta cenc . Xlendi . - J3 : Retour sur Malte . Naxxar . Mosta. Rabat. Sliema - J4 : La Valette . Les falaises de Dinglii - J5 : Blue grotto. Hagar quim. Marsaxlokk . Hypogée de Sal safliena. Mdina. - J6 : Les 3 cités . Marsaxlokk . Ghar Lapsi . - J7 : Repos !!!!
Nous avons adoré : - le site de dwejra sur Gozo - les fraises - La visite de l'Hypogée - La cathédrale St Jean à la Valette - les paysages de Ghar Lapsi et les falaises de Dinglii
Nous avons aimé : - Ta Cenc pour son isolement - St Paul 's catacombs - Mdina pour le charme de cette ancienne ville fortifiée - Malte expérience pour avoir tracé l'histoire de Malte en 45 mn et nous avoir donné des pistes de découverte - Le petit port de Marsaxlokk et ses luzzus
Nous avons moins aimé : - Les toiles dénaturant l'Haggar quim - Les 3 cités - le manque de convivialité des Maltais
Nous avons été déçus : - L'île très bétonnée avec des construction anarchique défigurant le paysage - La crypte de St Agath au pas de course grrrr
CARNET DE ROUTE :
Dimanche 31 mars :
Avion Air Malta et à 12h , nous sommes à la Valette. Récupération de la voiture et cap sur le nord pour prendre le ferry pour Gozo , qui nous attend … Tout s'enchaîne parfaitement , c'est cool. Avant d'embarquer sur le ferry , on a acheté sur le bord d'une route de fraises , dont on se délectera sur le pont du ferry et sous le soleil.. Enfin le soleil !! Nous passons l'après-midi à la réserve naturelle de Dwejra. Sur la route qui nous y mènent , déjà quelques impressions … : Gozo est plus désertique que Malte qui nous est aussitôt apparue bétonnée, ces terres ont dues paraître bien hostiles aux premiers habitants par leur aridité . Nous sommes quand même étonnés de voir toutes les constructions taillées dans la seule et unique roche , ocre jaune presque safranée : la globégerine , mais ce qui nous marque le plus , reste le nombre d'églises dont certaines immenses pour un minuscule village ….
Nous arrivons vers 15h sur le site de Dwejra que nous commençons à arpenter par le dessus de l'azur window , arche naturelle sur la mer d'un bleu profond avec une vue imprenable sur les falaises alentours. L'arche est splendide , battue par les vagues et l'écume du blue hole donne l'impression d'une mer de lait . Puis balade vers le fungus rock ' rocher champignon' car au 18éme siècle , on pensait qu'il y poussait des champignons aux vertus médicinales que les rois des cours d'Europe s'arrachaient à prix d'or , si bien que le site fut interdit et confié à un seul cueilleur à l'aide d'un funiculaire … Ah la bêtise de l'Homme… Les siècles ont démontré la supercherie : aucune vertu . Aujourd'hui pas de drapeau flottant sur la tour de garde donc pas de visite possible. Enfin : inland sea : comme un petit lac uniquement relié à la mer en passant sous la falaise et un minuscule ancien port de pêche à l'eau laiteuse. Ambiance familiale d'un dimanche de Pâques. Nous savourons un thé à une terrasse … Ah qu'ils sont bons ces rayons de soleil qui nous font si vite oublier le printemps qui tarde en France et la grisaille que nous avons laissée ce matin… Un monsieur veut nous rendre service en ouvrant un parasol ;. oh non malheureux , on n'a pas vu le soleil depuis des mois … On a passé un excellent moment sur le site , l'appareil photo a déjà bien chauffé… 😉
Route vers Gashri et Taal village pour y trouver notre guesthouse dont le terme ici revêt un tout autre aspect que celui qu'on utilise en voyage routard puisqu'il s'agit d'une vieille maison maltaise réhabilitée en B&B. J'avais réservé via booking car tripdavisor n'en tarissait pas d'éloge. Immense demeure avec arches, voutes, superbes pierres , mobilier ancien … un cachet extraordinaire et un accueil chaleureux … La piscine est superbe mais là c'est pour le plaisir des yeux car se baigner à Malte à cette époque relève quand même de l'exploit ou de la bravoure .
Après avoir lézardés sur les terrasses, nous avons diné au petit port de Marsalforn … Le petit port d empêche devait être très joli mais totalement dénaturé par des constructions anarchiques voire abandonnées. Nous y voyons cependant nos premiers 'luzzus' , ces fameuses barques traditionnelles à l'oeil d'Osiris .. Nous sommes bien à Malte ! Les salines étaient déjà à l'ombre : dommage … Eddy goutera à la fameuse recette de lapin , ici appelée 'feneck' gloups … contente d'être végétarienne …
Lundi 1er avril :
Après une énorme petit déjeuner , délicieux et copieux ( pensée bien sûr pour Nancy 😇 ) , direction Victoria. Ici le lundi de Pâques n'est pas chômé , nous nous retrouvons donc dans l'animation de Victoria et de son marché mais aussi dans d'étroites ruelles , style médina , pleines de charme . Visite de l'église St Georges où passés la porte , je reste ébahie par tant de richesse et d'ornement ! Pur style baroque plein de mélange et de contraste ! Larges nefs aux formes arrondies, ornementation exagérée avec stucs, fresques, spirales, volutes … et toujours au centre face à l'autel , une énorme lanterne de style orientale … On retrouvera ce 'montage' dans chaque église quasiment … Puis nous montons à la citadelle qui offre un panorama unique , géant !!! 380° degrés whaouh ! Nous sommes un peu déçus de la visite de la cathédrale ( attention , le routard mentionne un audioguide : faux ) . Le billet est jumelé avec le musée mais là, on s'y est fait prendre une fois, nous ne recommencerons pas … N'étant pas fan de la toge du pape Paul machin, de la mitre de Pie truc… on est forcement ressorti pas convaincu…
Nous poursuivons la journée par les Ggantija's temples : temples des géants . Datés de 3800 avant JC , ils figurent parmi les plus vieux temples non encastrés du mégalithique . Une borne explicative ( cette fois en français : merci ) et les représentations sur les panneaux aident à bien se rendre compte de cette merveilleuse découverte. Je suis bluffée … j'adore la préhistoire et cela m'amène plein de nouveaux questionnements … Le billet est couplé avec un moulin ( décidémment c'est d'usage à malte) mais , ce n'est pas que nous sommes rabat-joie aujourd'hui mais nous n'avons absolument pas envie de visiter un moulin… donc , cette fois, et fermement, nous passons notre route .
Arrêt , ben oui, à ce qui aurait été la grotte de Calypso … juste pour le mythe mais aussi pour la vue aérienne de la plage Ramla bay au sable rouge avec la mer cristalline : un vrai tableau ! On y descendra pour y pique niquer… de succulentes fraises et gouter au petit pain fourré de fromage maltais , de mémoire, le pastizzi … bof , si je peux me permettre le jeu de mot : ' un peu étouffe chrétien'
Le routard indiquait ensuite ( avec 3 routards ???) Mgarr X Ini's bay comme un de plus beaux paysages naturels de Gozo . En manque de nature sauvage , nous y allons et la trouvons non sans mal . Sur place , grand éclat de rire , le routard restera le routard avec ses bons et mauvais plans … l'endroit n'est qu'une petite rade caillouteuse avec un bar . Perso, nous n'y avons trouvé aucun charme …🏴☠️🏴☠️
On ne perd pas espoir de se trouver un coin de nature sauvage en filant vers les falaises de Ta Cenc. J'y avais lu sur le forum du bon et du moins bon; autant se faire notre propre opinion et pour nous ce sera du plus ! L'accés est aisé si on est en voiture sinon c'est assez loin de la station de bus. Notre persévérance est récompensée : un plateau aride , une végétation sauvage de maquis , un coin désolé et de quoi se balader sans rencontrer âme qui vive … on adore !!!!! on y a fait , à vue, car rien de baliser, une superbe rando.
On finira la journée dans ce qui fut sans doute un magnifique port de pêche : Xlendi …' mais ça , c'était avant ' . C'est certes joli mais aussi une enfilade de bars et restaurants ( où ne boudons pas notre plaise, il fait bon y boire un thé ) au bord d'une mer cristalline . La balade en suivant les marches sur le côté gauche offre une magnifique vue sur les falaises et la tour de garde.
Une belle journée qui se finira au même restaurant qu'hier … Très diversifiée cette petite île de Gozo pour laquelle il serait dommage de faire l'impasse . Sans avoir tout exploré , deux jours nous ont suffis.
Mardi 2 avril :
Même solide petit déjeuner et ferry pour Malte. le temps est , aujourd'hui , nuageux . Nous décidons de faire le centre de l'île en le gagnât par St Paul's bay que nous fuyons tant il est touristique. Autant le premier jour , cela ne nous a pas sauté aux yeux car nous n'avons fait que traverser Malte pour aller au ferry, aujourd'hui c'est flagrant , Malte est vraiment bétonnée , la nature a quasi disparue …😕😕
Arrêt à Naxxar pour l'église paroissiale de la nativité de la Vierge à la façade imposante et intérieur baroque. Mais aussi , pour le palais Parizzio , palais de maître de 1733. Nous voulions , au moins ne visiter un , mais le prix , à nos yeux , exorbitant de 12 euros , nous freine . On se contentera de la visite du jardin gratuite mais non moins agréable car un vrai hâvre de paix aux multiples essences…
Puis Mosta , célèbre pour son église avec un dôme suspendu. L'immense bâtisse néoclassique détonne à Malte. Elle est fermée , on se contente de l'extérieur et reviendrons pour l'intérieur .
Enfin , Rabat ! Petite cité bien agréable et plus calme que la bouillonnante Mosta. On commence par visiter les catacombes de St Paul avec audioguide ( indispensable et très bien fait ) . On y découvre avec intérêt l'organisation de cette nécropole chrétienne été païenne. On a beaucoup apprécié la visite. Visite ensuite de St Agath . Le routard nous annonçait une visite moins passionnante des catacombes que St Paul ( ce pourquoi , nous avions commencé par St Paul) mais nous avons décidé d'y aller pour la fameuse crypte avec ses 32 fresques byzantines très bien conservées. Le routard avait raison pour les fresques mais la visite c'est du pur VOL ! SCANDALEUX ! On commence par un musée surchargé sur les pierres et minéraux bof.. c'est pas notre trip et sur les icônes, mitres etc comme d'hab … On va finir bigot ! Puis 10mn dans les catacombes avec un guide ( heureusement que l'audioguide avait fait lumière sur l'usage de ces catacombes car lui ne nous fut d'aucune utilité , puis … 5 minutes pour regarder le fresques !!!!!! Il aurait fallu 5 minutes par fresques !!! Quel dommage !!!!! 😠😠😠
On file ensuite vers Sliema pour s'installer dans notre petit appart qui nous séduit de suite par son emplacement, sa décor, et l'accueil chaleureux de Simon. Belle balade , ce soir, comme tous les soirs qui suivront le long de la mer… Le soleil réapparaît , cool pour demain ?
Mercredi 3 avril :
Grasse matinée et on se lève … sous la pluie … On part pour la Valette et le temps d'y arriver le vent a balayé les nuages .
On décide de commencer par le spectacle audiovisuel 'Malte expérience' , une projection de 45 mn ( en 20 langues) sur Malte de ses origines , aux différentes invasions , les chevaliers… à nos jours . C'est une excellente approche surtout pour ceux qui sont un peu brouillé comme mon mari , avec l'Histoire . Cela est synthétique . Cette entrée donne aussi droit à la visite guidée ( mais en anglais ) des infirmeries créées par les hospitaliers . J'ai trouvé cela très intéressant mais en tant qu'infirmière, je suis peut être de parti pris 😛… En tout cas , rien que le bâtiment vaut le coup d'oeil.
Pause déjeuner face à la co cathédrale St Jean … Le centre de la Valette est très animé.
Visite de la cathédrale ; là, aussi , je vous recommande l'audioguide . Autant le bâtiment a une façade assez dénudée , autant l'intérieur est absolument sublime ! Je crois que j'ai rarement aimé autant une cathédrale … même N.D de Paris me paraît fade . Les 374 pierres tombales de marbre coloré couvrant la cathédrale et toutes les fresques de M.Preti sont un chef d'oeuvre. On y resterait des heures ;..Bon j'arrête là, je n'ai rien à vendre… Le clou de la visite : deux tableaux de Caravage , mon peintre par excellence .. La décollation de St Jean Baptiste ( seul tableau signé du Caravage) et St Jérome écrivant'… Je ne dis rien de plus car je ne serai pas objective car trop fan …😛😛🤪 Bref , je sors de là subjuguée ! Quelle visite !!!
Balade dans les ruelles , où s'égrènent palais des grands maîtres , bibliothèque, églises …
Notre dernière visite sera pour le musée archéologique , surtout pour la section de ce qui fut trouvé sur les sites mégalithiques en complément de Ggantija et en prévision de l' Haggar quim et de l'hypogée. ' La femme endormie ' et le 'venus de Malte ' retiennent toute notre attention . Passionnée de préhistoire , à nouveau , c'est une toute autre ouverture qui s'ouvre à moi … Au 2éme étage , plus petit , plus ludique mais non moins intéressant : l'âge de bronze, les phéniciens …
Nouvelle pause en terrasse face à la cathédrale et pause chocolat chaud car si le vent a balayé les nuages , il fait , quand même , frisquet … Mais on ne lui en veut pas …
On quitte La Valette ravis de notre journée et même si nous avons fait beaucoup de choses , tout s'est admirablement enchainé ( les visites ne durent jamais longtemps) et nous n'avons pas l'impression de 'tête pleine' comme on peut parfois l'avoir .
On finit notre journée par un moment Nature aux falaises de Dinglii , aux reflets gris / ocre, avec les petites cultures en terrasse , la mer, et un soleil mi-couchant… C'est très bien aménagé tout le long avec parking, bancs… Moi, j'ai littéralement craqué pour la petite chapelle St madeleine et sa vue . C'était bien de finir notre journée citadine par cette pause bucolique .
Une superbe journée !!!!!
Jeudi 4 avril :
Il fait grand beau, nous voici donc partis tôt pour avoir une luminosité maximale, visiter la grotte bleue … Mer trop agitée donc pas de ciste ce jour ( ni le séjours suivants d'ailleurs) … dommage . On l'apercevra juste du point de vue panoramique.
Nous filons à l'Haggar quim ' ensemble néolithique : 3000 - 2400 avt JC . Passage par le visiter centerpour une petite projection et une expo sur la découverte du site , la supposée méthode de construction du temple … C'est concis , ludique, pédagogique. Visite ensuite des temples . Il paraît que cela fait débat car ils sont recouverts d'une structures métallique , charpente d'une immense toile … nous, on na pas trop apprécié ces vilaines vaches qui dénature un peu le site … Stonehenge ne s'est pas volatilisé que je sache ??? Bref , on n'en reste pas moins époustouflé par ces temples dont le plus gros bloc pèse 20 tonnes pour 6,4 m de long . Le temple est aussi orienté pour faire entrer le soleil au solstice d'été … Pierres à spirales , autel , blocs poinçonnés c'est brillant et superbe . En tout cas , les peuples du néolithique avait le goût du beau et du paysage car en bord de mer , il y a une vue magnifique .
Balade au petit port de Marsaxlokk , avec ses luzzus, son animation, ses terrasses où on fait la pause thé et on y mange , hélas à la hâte , une 'fougasse' . On quitte l'endroit à regret . Je pense qu'on y reviendra !!!!
Pressés en vacances ? Oui , exceptionnellement mais pour une bonne cause . Nous avons réservé par internet la visite de 13h à L'hypogée de sal saflieni . La réservation est obligatoire ! Si , je n'avais pas regardé un peu le forum deux mois plus tôt , nous aurions manqué cette visite et donc une partie de notre voyage ! A deux mois du départ, il ne restait déjà plus deux plages horaires sur la totalité de notre semaine … Donc , un seul conseil: anticipez ! Ce serait dommage de rater ce lieu aussi stupéfiant que grandiose . Je n'ai jamais rien vu de tel … Malte m'aura gâtée en préhistoire . En tout cas , ne cherchez pas un terrain vierge, etc … c'est en pleine ville et l'entrée se fait dans une maison de rue tout à fait banale…
L'hypogée : c'est , à la fois, un cimetière et un temple sur plusieurs profondeurs, le tout creusé sans outil… Visite très bien organisée , emmenés par un guide mais avec audioguide. Films d représentation sur ce qu'est l'hypogée et sa découverte par un maçon, galerie avec les objets retrouvés sur le site , sauf 'la venus endormie' qui est au musée archéo de la Valette ( mais il y a quand même une reproduction ) puis descente dans l'hypogée même , dans une relative obscurité et une température fraîche pour conserver ce joyau. Je vous passe mon enthousiasme !!!! Quelle chance de visiter une tel chef d'oeuvre !!! Je vous laisse découvrir ce site avec les mêmes yeux émerveillés que nous .😇😇😇
Après cette subjuguante visite, nous partons pour Mdina… A nouveau projeté dans d'autres siècles , cette ville va nous ravir par son charmes, ses étroites ruelles, ses palais et églises … Nous avons fait les 3 sites de Mdina expérience mais c'est un peu une répétition de Malta expérience , même si ici le le spectacle audiovisuel met plus l'accent sur le siège de Mdina… Le reconstitutions avec personnages de cire sont assez sympas aussi mais rien d'indispensable.
Retour en notre demeure à Sliema et notre traditionnelle longue marche …
Vendredi 5 avril :
Ayant déjà pas mal baroudé sur l'île , on décide de se la jouer cool .
Visite des 3 cités , essentiellement Victoriosa avec ses charmantes ruelles et le palais de l'inquisiteur : bof… On en gardera pas un souvenir impérissable mais je pense que , comme souvent quand il s'agit de villes , nous sommes à saturation et nous manquons de grands espaces et de nature…
On quitte les 3 cités pour retourner à Marsaxlokk , ce petit port qui nous a bien plu et dont nous avons hier quitté à la hâte . Cette fois, on va savourer notre temps avec une pause thé puis un excellent repas , en terrasse et au soleil… On laisse cette fois le temps être notre maître … et il s'égrène …
Cap , ensuite sur Ghar Lapsi, renommée comme étant une très belle baie . cette fois , c'est vrai !!!!!!! Ici , on va s'éterniser , sans se lasser des paysages, des falaises , du fracas des vagues sur les rochers, de la puissance de la mer … Superbe !!!!!!! On se sent ressourcés .
Dernier arrêt à Mosta pour voir la coupole cette fois de l'intérieur puis direction Sliema et se dégourdir les gambettes au bord de mer .
Samedi 6 avril :
Aujourd'hui, grand soleil, plus de chaleur et c'est REPOS !!!!!! 😎😎😎 Marche infinie, lecture sur la plage , restaurant , thé … une journée de vacances toute simple avant de retourner au quotidien …
Dimanche 7 avril :
Malte / Lyon . arrivée Lyon à 9H20 …
Conclusion :
Un séjour beaucoup plus culture que nature , avec un patrimoine très riche dont l' histoire balaye des siècles , de la préhistoire aux différentes invasions , qui en fait un pays très diversifié . Une semaine était un bon compromis pour parcourir Gozo, Malte et s'octroyer une pure journée de farniente . Nous y avalons trouvé le soleil , le températures restent fraîches , sans doute très confortable pour les visites car l'ombre est rare. Je ne pense pas que ce soit la destination idéale pour le farniente à la plage car celles ci sont rares, très rares , néanmoins la mer doit se prêter à merveille à la plongée ou au snorkelling. La voiture nous a laissé beaucoup d liberté car même si le réseau de bus est au top , cela rallonge les temps de déplacement. Deux petites déceptions, si on peut employer ce terme : les espaces naturels restreints et nous n'avons pas retrouvé cette convialité et cet accueil qu'on prête aux Maltais.
Malte .. pourquoi Malte ? Parce que cela nous permettait une trêve printanière d'une semaine à deux heures de vol de Lyon et offrant en principe, du beau temps ( ce fut le cas , même si le températures sont aux alentours des 20 ° et que cela reste une île donc ventée , nous avons eu chaque jour du soleil) . Parce que nous avions en tête de faire une pause culturelle avec comme image les légendaires chevaliers, le faucon maltais, les hospitaliers mais aussi de découvrir d'autres paysages austères et arides comme dans un roman qu'il y a fort longtemps , j'avais lu … Parce que Calypso y a retenu Ulysse pendant 7 ans et que les bateaux ( les luzzus) ont des yeux … ceux d'Osiris
Il est souvent suggéré d'accorder à malte 5 jours mais nous avons choisi une semaine pour pouvoir aller sur Gozo et prendre notre temps… Alors allions nous trouver Nature et culture sous le soleil ?
Budget : 750e /personne la semaine
TRANSPORTS : - Avion : Lyon / Malte : 120 e /pers
- Voiture de location : Réservée chez Avis en direct pour 140 e la semaine , une médium . On a eu un Hyundaï I20 . C'était un bon compromis . Km illimités. La mauvaise surprise : on nous propose l'éternelle assurance que nous déclinons comme d'habitude puisque nous avons la carte gold. L'agent nous demande de déposer une caution et là très bizarrement ni la gold , ni la visa ne passe … On lui demande ce qu'il faut faire , il nous répond d'un air méprisant : ' prendre l'assurances' Bref 188 e supplémentaires . On comprend bien qu'il n'y a plus que cette solution, on paie et on réglera , si tant est que cela puisse l'être , cela en France… Nous ne sommes pas les seuls dans ce cas donc ça sent l'arnaque ! 😠😠 En tout cas , prudence sur les routes car la conduite ici plus du Mario Kart que de la conduite de vacances … Les routes peuvent être étroites et les maltais passent …ça passe ou ça casse!
- Ferry : Pour la liaison Malte / Gozo : voiture et chauffeur : 15, 70 et passager : 4,70 Nombreuses liaisons de 20 mn env. On paie au retour.
- Essence Sensiblement les mêmes prix qu'en France . En général, ils n'acceptent pas la CB . Faites des demi-plein car on roule peu …
NOURRITURE : Bon , ce n'est pas une destination culinaire c'est le moins qu'on puisse dire . Les Maltais souffrent de la mal bouffe et le taux d'obésité est important. Les prix , un peu moins chers qu'en France … Les consommations en terrasse, par contre éne sont pas chères : soda , thé, café :env 0,80 à 1e
- Ill Kartell à Marsalforn sur Gozo en bord de mer Nombreux poissons , cartes variée, service très sympa . Exemples de prix : plats calamars : 14e , lapin ( feneck) 12e
- Genti di mari à Marsaxlokk ( Malte) Magnifique port d empêche avec de nombreuses terrasses. Celle-ci est tout au bout du port . Excellent rapport qualité / Prix : formule 2 pers: soupe de poisson et assiette de la mer pour 18E pour 2 pers . Très bon et copieux.
HEBERGEMENT :
- Gozo : chambre d'hôtes : TAA MARIA au village de taal. 🙂
70e la nuit avec un excellent et copieux petit déjeuner avec oeufs bacon, pain, confiture, miel, fruits frais, yaourts, pâtisseries maison …. Dans une vieille maison maltaise , et mobilier ancien. Chambre spacieuse, piscine … Accueil très chaleureux. Pour trouver l'adresse : en venant du sud traverser Ghasri et en ressortir par le nord , en prenant la route qui passe à droite de l'église . Puis 2 éme à droite , direction 'Taal fanal village ' dans le village , c'est tout au fond dans une rue sans issue .
- Malte , Sliema : Simon 's apartment 🙂🙂
Reservé sur Booking . A 300m de la baie de St Julians où on trouve bars, restaurants;.. mais surtout une belle promenade le long de la mer. Un appartement tout confort, très moderne appartenant à Simon , le patron du pub d'à côté. Je vous rassure , c'est très bien insonorisé , nous n'avons eu aucune nuisance ! Tout équipé : cuisine intégrée, vaisselle, TV, Wifi, machine à laver , lecteur DVD . Séjour cuisine salon , une chambre et une salle de bain. C'est tout neuf . Simon est vraiment très sympa et accueillant !!!!!!! Sliema est assez centrale sans être dans La Valette . On était au maximum à 30mn de chaque bout de l'île .
GUIDES :
- Routard : eh bien pour une fois , je l'ai trouvé mieux que le lonely planet… - Lonely planet : trop superficiel - carte routière : kompass
VISITES : Les prix sont indiqués par personne
- Cathédrale N.D Assomption à Victoria ( Gozo) : 3,5 e ( cathédrale et musée) - Ggantja's temple ( Gozo) : 5,5 e - St Paul catacombes à Rabat : 5e avec audioguide ( indispensable ) - St Agath : 5e : du vol ! 😠😠😠😠 - Malta expérience et Infirmeries : 15e - Cathédrale St Jean de la Valette : 6e avec audioguide ( super !!!) cathédrale et musée - Musée archéologique de la Valette : 6e ; panneaux explicatifs en anglais uniquement - Haggar Quim : 9e - Mdina expérience pour 3 sites : 14, 5 e - Palais de l'inquisition à Victoriosa : 6e _ Hypogée de Sal Saflieni : 20e ATTENTION : RESERVATION OBLIGATOIRE sur INTERNET , le plus tôt possible !!!!!!!!! Visite limitée à 80 pers par jour. Avec audioguide.
ARTISANAT : Pour nous rien … je crois que pour trouver à ramener , il faut ou être un inconditionnel de la dentelle ou un fervent catholique … nous ne sommes ni l'un ni l'autre donc nous avons fait des économies
ITINERAIRE : - J1 : Lyon / Malte / Gozo . Réserve naturelle de Dwejra : azure window , inlead sea, la tour, la bake, fungus rock . Marsalforn et les salines - J2 : Gozo : Victoria. temple de Ggantja . Grotte de Calypso. Ramla Bay . Ta cenc . Xlendi . - J3 : Retour sur Malte . Naxxar . Mosta. Rabat. Sliema - J4 : La Valette . Les falaises de Dinglii - J5 : Blue grotto. Hagar quim. Marsaxlokk . Hypogée de Sal safliena. Mdina. - J6 : Les 3 cités . Marsaxlokk . Ghar Lapsi . - J7 : Repos !!!!
Nous avons adoré : - le site de dwejra sur Gozo - les fraises - La visite de l'Hypogée - La cathédrale St Jean à la Valette - les paysages de Ghar Lapsi et les falaises de Dinglii
Nous avons aimé : - Ta Cenc pour son isolement - St Paul 's catacombs - Mdina pour le charme de cette ancienne ville fortifiée - Malte expérience pour avoir tracé l'histoire de Malte en 45 mn et nous avoir donné des pistes de découverte - Le petit port de Marsaxlokk et ses luzzus
Nous avons moins aimé : - Les toiles dénaturant l'Haggar quim - Les 3 cités - le manque de convivialité des Maltais
Nous avons été déçus : - L'île très bétonnée avec des construction anarchique défigurant le paysage - La crypte de St Agath au pas de course grrrr
CARNET DE ROUTE :
Dimanche 31 mars :
Avion Air Malta et à 12h , nous sommes à la Valette. Récupération de la voiture et cap sur le nord pour prendre le ferry pour Gozo , qui nous attend … Tout s'enchaîne parfaitement , c'est cool. Avant d'embarquer sur le ferry , on a acheté sur le bord d'une route de fraises , dont on se délectera sur le pont du ferry et sous le soleil.. Enfin le soleil !! Nous passons l'après-midi à la réserve naturelle de Dwejra. Sur la route qui nous y mènent , déjà quelques impressions … : Gozo est plus désertique que Malte qui nous est aussitôt apparue bétonnée, ces terres ont dues paraître bien hostiles aux premiers habitants par leur aridité . Nous sommes quand même étonnés de voir toutes les constructions taillées dans la seule et unique roche , ocre jaune presque safranée : la globégerine , mais ce qui nous marque le plus , reste le nombre d'églises dont certaines immenses pour un minuscule village ….
Nous arrivons vers 15h sur le site de Dwejra que nous commençons à arpenter par le dessus de l'azur window , arche naturelle sur la mer d'un bleu profond avec une vue imprenable sur les falaises alentours. L'arche est splendide , battue par les vagues et l'écume du blue hole donne l'impression d'une mer de lait . Puis balade vers le fungus rock ' rocher champignon' car au 18éme siècle , on pensait qu'il y poussait des champignons aux vertus médicinales que les rois des cours d'Europe s'arrachaient à prix d'or , si bien que le site fut interdit et confié à un seul cueilleur à l'aide d'un funiculaire … Ah la bêtise de l'Homme… Les siècles ont démontré la supercherie : aucune vertu . Aujourd'hui pas de drapeau flottant sur la tour de garde donc pas de visite possible. Enfin : inland sea : comme un petit lac uniquement relié à la mer en passant sous la falaise et un minuscule ancien port de pêche à l'eau laiteuse. Ambiance familiale d'un dimanche de Pâques. Nous savourons un thé à une terrasse … Ah qu'ils sont bons ces rayons de soleil qui nous font si vite oublier le printemps qui tarde en France et la grisaille que nous avons laissée ce matin… Un monsieur veut nous rendre service en ouvrant un parasol ;. oh non malheureux , on n'a pas vu le soleil depuis des mois … On a passé un excellent moment sur le site , l'appareil photo a déjà bien chauffé… 😉
Route vers Gashri et Taal village pour y trouver notre guesthouse dont le terme ici revêt un tout autre aspect que celui qu'on utilise en voyage routard puisqu'il s'agit d'une vieille maison maltaise réhabilitée en B&B. J'avais réservé via booking car tripdavisor n'en tarissait pas d'éloge. Immense demeure avec arches, voutes, superbes pierres , mobilier ancien … un cachet extraordinaire et un accueil chaleureux … La piscine est superbe mais là c'est pour le plaisir des yeux car se baigner à Malte à cette époque relève quand même de l'exploit ou de la bravoure .
Après avoir lézardés sur les terrasses, nous avons diné au petit port de Marsalforn … Le petit port d empêche devait être très joli mais totalement dénaturé par des constructions anarchiques voire abandonnées. Nous y voyons cependant nos premiers 'luzzus' , ces fameuses barques traditionnelles à l'oeil d'Osiris .. Nous sommes bien à Malte ! Les salines étaient déjà à l'ombre : dommage … Eddy goutera à la fameuse recette de lapin , ici appelée 'feneck' gloups … contente d'être végétarienne …
Lundi 1er avril :
Après une énorme petit déjeuner , délicieux et copieux ( pensée bien sûr pour Nancy 😇 ) , direction Victoria. Ici le lundi de Pâques n'est pas chômé , nous nous retrouvons donc dans l'animation de Victoria et de son marché mais aussi dans d'étroites ruelles , style médina , pleines de charme . Visite de l'église St Georges où passés la porte , je reste ébahie par tant de richesse et d'ornement ! Pur style baroque plein de mélange et de contraste ! Larges nefs aux formes arrondies, ornementation exagérée avec stucs, fresques, spirales, volutes … et toujours au centre face à l'autel , une énorme lanterne de style orientale … On retrouvera ce 'montage' dans chaque église quasiment … Puis nous montons à la citadelle qui offre un panorama unique , géant !!! 380° degrés whaouh ! Nous sommes un peu déçus de la visite de la cathédrale ( attention , le routard mentionne un audioguide : faux ) . Le billet est jumelé avec le musée mais là, on s'y est fait prendre une fois, nous ne recommencerons pas … N'étant pas fan de la toge du pape Paul machin, de la mitre de Pie truc… on est forcement ressorti pas convaincu…
Nous poursuivons la journée par les Ggantija's temples : temples des géants . Datés de 3800 avant JC , ils figurent parmi les plus vieux temples non encastrés du mégalithique . Une borne explicative ( cette fois en français : merci ) et les représentations sur les panneaux aident à bien se rendre compte de cette merveilleuse découverte. Je suis bluffée … j'adore la préhistoire et cela m'amène plein de nouveaux questionnements … Le billet est couplé avec un moulin ( décidémment c'est d'usage à malte) mais , ce n'est pas que nous sommes rabat-joie aujourd'hui mais nous n'avons absolument pas envie de visiter un moulin… donc , cette fois, et fermement, nous passons notre route .
Arrêt , ben oui, à ce qui aurait été la grotte de Calypso … juste pour le mythe mais aussi pour la vue aérienne de la plage Ramla bay au sable rouge avec la mer cristalline : un vrai tableau ! On y descendra pour y pique niquer… de succulentes fraises et gouter au petit pain fourré de fromage maltais , de mémoire, le pastizzi … bof , si je peux me permettre le jeu de mot : ' un peu étouffe chrétien'
Le routard indiquait ensuite ( avec 3 routards ???) Mgarr X Ini's bay comme un de plus beaux paysages naturels de Gozo . En manque de nature sauvage , nous y allons et la trouvons non sans mal . Sur place , grand éclat de rire , le routard restera le routard avec ses bons et mauvais plans … l'endroit n'est qu'une petite rade caillouteuse avec un bar . Perso, nous n'y avons trouvé aucun charme …🏴☠️🏴☠️
On ne perd pas espoir de se trouver un coin de nature sauvage en filant vers les falaises de Ta Cenc. J'y avais lu sur le forum du bon et du moins bon; autant se faire notre propre opinion et pour nous ce sera du plus ! L'accés est aisé si on est en voiture sinon c'est assez loin de la station de bus. Notre persévérance est récompensée : un plateau aride , une végétation sauvage de maquis , un coin désolé et de quoi se balader sans rencontrer âme qui vive … on adore !!!!! on y a fait , à vue, car rien de baliser, une superbe rando.
On finira la journée dans ce qui fut sans doute un magnifique port de pêche : Xlendi …' mais ça , c'était avant ' . C'est certes joli mais aussi une enfilade de bars et restaurants ( où ne boudons pas notre plaise, il fait bon y boire un thé ) au bord d'une mer cristalline . La balade en suivant les marches sur le côté gauche offre une magnifique vue sur les falaises et la tour de garde.
Une belle journée qui se finira au même restaurant qu'hier … Très diversifiée cette petite île de Gozo pour laquelle il serait dommage de faire l'impasse . Sans avoir tout exploré , deux jours nous ont suffis.
Mardi 2 avril :
Même solide petit déjeuner et ferry pour Malte. le temps est , aujourd'hui , nuageux . Nous décidons de faire le centre de l'île en le gagnât par St Paul's bay que nous fuyons tant il est touristique. Autant le premier jour , cela ne nous a pas sauté aux yeux car nous n'avons fait que traverser Malte pour aller au ferry, aujourd'hui c'est flagrant , Malte est vraiment bétonnée , la nature a quasi disparue …😕😕
Arrêt à Naxxar pour l'église paroissiale de la nativité de la Vierge à la façade imposante et intérieur baroque. Mais aussi , pour le palais Parizzio , palais de maître de 1733. Nous voulions , au moins ne visiter un , mais le prix , à nos yeux , exorbitant de 12 euros , nous freine . On se contentera de la visite du jardin gratuite mais non moins agréable car un vrai hâvre de paix aux multiples essences…
Puis Mosta , célèbre pour son église avec un dôme suspendu. L'immense bâtisse néoclassique détonne à Malte. Elle est fermée , on se contente de l'extérieur et reviendrons pour l'intérieur .
Enfin , Rabat ! Petite cité bien agréable et plus calme que la bouillonnante Mosta. On commence par visiter les catacombes de St Paul avec audioguide ( indispensable et très bien fait ) . On y découvre avec intérêt l'organisation de cette nécropole chrétienne été païenne. On a beaucoup apprécié la visite. Visite ensuite de St Agath . Le routard nous annonçait une visite moins passionnante des catacombes que St Paul ( ce pourquoi , nous avions commencé par St Paul) mais nous avons décidé d'y aller pour la fameuse crypte avec ses 32 fresques byzantines très bien conservées. Le routard avait raison pour les fresques mais la visite c'est du pur VOL ! SCANDALEUX ! On commence par un musée surchargé sur les pierres et minéraux bof.. c'est pas notre trip et sur les icônes, mitres etc comme d'hab … On va finir bigot ! Puis 10mn dans les catacombes avec un guide ( heureusement que l'audioguide avait fait lumière sur l'usage de ces catacombes car lui ne nous fut d'aucune utilité , puis … 5 minutes pour regarder le fresques !!!!!! Il aurait fallu 5 minutes par fresques !!! Quel dommage !!!!! 😠😠😠
On file ensuite vers Sliema pour s'installer dans notre petit appart qui nous séduit de suite par son emplacement, sa décor, et l'accueil chaleureux de Simon. Belle balade , ce soir, comme tous les soirs qui suivront le long de la mer… Le soleil réapparaît , cool pour demain ?
Mercredi 3 avril :
Grasse matinée et on se lève … sous la pluie … On part pour la Valette et le temps d'y arriver le vent a balayé les nuages .
On décide de commencer par le spectacle audiovisuel 'Malte expérience' , une projection de 45 mn ( en 20 langues) sur Malte de ses origines , aux différentes invasions , les chevaliers… à nos jours . C'est une excellente approche surtout pour ceux qui sont un peu brouillé comme mon mari , avec l'Histoire . Cela est synthétique . Cette entrée donne aussi droit à la visite guidée ( mais en anglais ) des infirmeries créées par les hospitaliers . J'ai trouvé cela très intéressant mais en tant qu'infirmière, je suis peut être de parti pris 😛… En tout cas , rien que le bâtiment vaut le coup d'oeil.
Pause déjeuner face à la co cathédrale St Jean … Le centre de la Valette est très animé.
Visite de la cathédrale ; là, aussi , je vous recommande l'audioguide . Autant le bâtiment a une façade assez dénudée , autant l'intérieur est absolument sublime ! Je crois que j'ai rarement aimé autant une cathédrale … même N.D de Paris me paraît fade . Les 374 pierres tombales de marbre coloré couvrant la cathédrale et toutes les fresques de M.Preti sont un chef d'oeuvre. On y resterait des heures ;..Bon j'arrête là, je n'ai rien à vendre… Le clou de la visite : deux tableaux de Caravage , mon peintre par excellence .. La décollation de St Jean Baptiste ( seul tableau signé du Caravage) et St Jérome écrivant'… Je ne dis rien de plus car je ne serai pas objective car trop fan …😛😛🤪 Bref , je sors de là subjuguée ! Quelle visite !!!
Balade dans les ruelles , où s'égrènent palais des grands maîtres , bibliothèque, églises …
Notre dernière visite sera pour le musée archéologique , surtout pour la section de ce qui fut trouvé sur les sites mégalithiques en complément de Ggantija et en prévision de l' Haggar quim et de l'hypogée. ' La femme endormie ' et le 'venus de Malte ' retiennent toute notre attention . Passionnée de préhistoire , à nouveau , c'est une toute autre ouverture qui s'ouvre à moi … Au 2éme étage , plus petit , plus ludique mais non moins intéressant : l'âge de bronze, les phéniciens …
Nouvelle pause en terrasse face à la cathédrale et pause chocolat chaud car si le vent a balayé les nuages , il fait , quand même , frisquet … Mais on ne lui en veut pas …
On quitte La Valette ravis de notre journée et même si nous avons fait beaucoup de choses , tout s'est admirablement enchainé ( les visites ne durent jamais longtemps) et nous n'avons pas l'impression de 'tête pleine' comme on peut parfois l'avoir .
On finit notre journée par un moment Nature aux falaises de Dinglii , aux reflets gris / ocre, avec les petites cultures en terrasse , la mer, et un soleil mi-couchant… C'est très bien aménagé tout le long avec parking, bancs… Moi, j'ai littéralement craqué pour la petite chapelle St madeleine et sa vue . C'était bien de finir notre journée citadine par cette pause bucolique .
Une superbe journée !!!!!
Jeudi 4 avril :
Il fait grand beau, nous voici donc partis tôt pour avoir une luminosité maximale, visiter la grotte bleue … Mer trop agitée donc pas de ciste ce jour ( ni le séjours suivants d'ailleurs) … dommage . On l'apercevra juste du point de vue panoramique.
Nous filons à l'Haggar quim ' ensemble néolithique : 3000 - 2400 avt JC . Passage par le visiter centerpour une petite projection et une expo sur la découverte du site , la supposée méthode de construction du temple … C'est concis , ludique, pédagogique. Visite ensuite des temples . Il paraît que cela fait débat car ils sont recouverts d'une structures métallique , charpente d'une immense toile … nous, on na pas trop apprécié ces vilaines vaches qui dénature un peu le site … Stonehenge ne s'est pas volatilisé que je sache ??? Bref , on n'en reste pas moins époustouflé par ces temples dont le plus gros bloc pèse 20 tonnes pour 6,4 m de long . Le temple est aussi orienté pour faire entrer le soleil au solstice d'été … Pierres à spirales , autel , blocs poinçonnés c'est brillant et superbe . En tout cas , les peuples du néolithique avait le goût du beau et du paysage car en bord de mer , il y a une vue magnifique .
Balade au petit port de Marsaxlokk , avec ses luzzus, son animation, ses terrasses où on fait la pause thé et on y mange , hélas à la hâte , une 'fougasse' . On quitte l'endroit à regret . Je pense qu'on y reviendra !!!!
Pressés en vacances ? Oui , exceptionnellement mais pour une bonne cause . Nous avons réservé par internet la visite de 13h à L'hypogée de sal saflieni . La réservation est obligatoire ! Si , je n'avais pas regardé un peu le forum deux mois plus tôt , nous aurions manqué cette visite et donc une partie de notre voyage ! A deux mois du départ, il ne restait déjà plus deux plages horaires sur la totalité de notre semaine … Donc , un seul conseil: anticipez ! Ce serait dommage de rater ce lieu aussi stupéfiant que grandiose . Je n'ai jamais rien vu de tel … Malte m'aura gâtée en préhistoire . En tout cas , ne cherchez pas un terrain vierge, etc … c'est en pleine ville et l'entrée se fait dans une maison de rue tout à fait banale…
L'hypogée : c'est , à la fois, un cimetière et un temple sur plusieurs profondeurs, le tout creusé sans outil… Visite très bien organisée , emmenés par un guide mais avec audioguide. Films d représentation sur ce qu'est l'hypogée et sa découverte par un maçon, galerie avec les objets retrouvés sur le site , sauf 'la venus endormie' qui est au musée archéo de la Valette ( mais il y a quand même une reproduction ) puis descente dans l'hypogée même , dans une relative obscurité et une température fraîche pour conserver ce joyau. Je vous passe mon enthousiasme !!!! Quelle chance de visiter une tel chef d'oeuvre !!! Je vous laisse découvrir ce site avec les mêmes yeux émerveillés que nous .😇😇😇
Après cette subjuguante visite, nous partons pour Mdina… A nouveau projeté dans d'autres siècles , cette ville va nous ravir par son charmes, ses étroites ruelles, ses palais et églises … Nous avons fait les 3 sites de Mdina expérience mais c'est un peu une répétition de Malta expérience , même si ici le le spectacle audiovisuel met plus l'accent sur le siège de Mdina… Le reconstitutions avec personnages de cire sont assez sympas aussi mais rien d'indispensable.
Retour en notre demeure à Sliema et notre traditionnelle longue marche …
Vendredi 5 avril :
Ayant déjà pas mal baroudé sur l'île , on décide de se la jouer cool .
Visite des 3 cités , essentiellement Victoriosa avec ses charmantes ruelles et le palais de l'inquisiteur : bof… On en gardera pas un souvenir impérissable mais je pense que , comme souvent quand il s'agit de villes , nous sommes à saturation et nous manquons de grands espaces et de nature…
On quitte les 3 cités pour retourner à Marsaxlokk , ce petit port qui nous a bien plu et dont nous avons hier quitté à la hâte . Cette fois, on va savourer notre temps avec une pause thé puis un excellent repas , en terrasse et au soleil… On laisse cette fois le temps être notre maître … et il s'égrène …
Cap , ensuite sur Ghar Lapsi, renommée comme étant une très belle baie . cette fois , c'est vrai !!!!!!! Ici , on va s'éterniser , sans se lasser des paysages, des falaises , du fracas des vagues sur les rochers, de la puissance de la mer … Superbe !!!!!!! On se sent ressourcés .
Dernier arrêt à Mosta pour voir la coupole cette fois de l'intérieur puis direction Sliema et se dégourdir les gambettes au bord de mer .
Samedi 6 avril :
Aujourd'hui, grand soleil, plus de chaleur et c'est REPOS !!!!!! 😎😎😎 Marche infinie, lecture sur la plage , restaurant , thé … une journée de vacances toute simple avant de retourner au quotidien …
Dimanche 7 avril :
Malte / Lyon . arrivée Lyon à 9H20 …
Conclusion :
Un séjour beaucoup plus culture que nature , avec un patrimoine très riche dont l' histoire balaye des siècles , de la préhistoire aux différentes invasions , qui en fait un pays très diversifié . Une semaine était un bon compromis pour parcourir Gozo, Malte et s'octroyer une pure journée de farniente . Nous y avalons trouvé le soleil , le températures restent fraîches , sans doute très confortable pour les visites car l'ombre est rare. Je ne pense pas que ce soit la destination idéale pour le farniente à la plage car celles ci sont rares, très rares , néanmoins la mer doit se prêter à merveille à la plongée ou au snorkelling. La voiture nous a laissé beaucoup d liberté car même si le réseau de bus est au top , cela rallonge les temps de déplacement. Deux petites déceptions, si on peut employer ce terme : les espaces naturels restreints et nous n'avons pas retrouvé cette convialité et cet accueil qu'on prête aux Maltais.
Voyage dans le Nord vietnamien: quoi éviter? English translation pending
Bonjour
Nous partons (couple de sexagénaires voyageurs aguerris ++) au Vietnam pour trois semaines en mai.
Les différents guides décrivent en magnifique région : montagnes, rizières, villages et marchés de minorités, etc .... mais les posts du forum décrivent une réalité tout autre : arnaques, mais surtout une région "pourrie" par le tourisme de masse
Il reste j'en suis sure des endroits magiques
Vous qui y etes allés, dites moi où, SVP !! et qu'éviter !
Croisière "Tour du monde austral 2015" sur le Costa Deliziosa English translation pending
Bonjour à tous.
Nous ouvrons cette nouvelle discussion avec un immense plaisir.
Nous avons réservé notre croisière pour le tour du monde austral 2015 sur le Costa Deliziosa.
Nous avons fait le tour du monde 2012 sur ce même navire. C'était un rêve que nous avons réalisé.
En voici un autre que nous réaliserons.
Nous partirons en janvier 2015 pour 113 jours au lieu des 123 jours effectués par le NeoRomantica en 2013.
Merci à Jacques et Bernadette (Esculape) de nous avoir informés sur l'existence de cette nouvelle croisière.
Nous serons très heureux de les retrouver à bord après le TDM de 2012.
Nous reverrons avec plaisir la Nouvelle-Zélande et l'Australie.
Nous arrivons d'une croisière de 50 jours sur le Grand Princess autour de l'Amérique du Sud.
Le Grand Princess est nettement de moindre qualité que le Costa Deliziosa.
Nous reverrons aussi Rio de Janeiro, Buenos Aires, le Cap Horn, Ushuaia et Santiago. Nous avons fait plusieurs excursions et pourrons vous donner nos avis aux intéressés et les comparer avec celles que Chamadou aura effectué sur le NeoRomantica en 2013-2014.
Il est tôt mais le temps passe vite et le navire se remplit rapidement.
Bien cordialement.
CIBC
CIBC
MSC Fantasia, départ de Venise le 14 avril 2013 English translation pending
Bonjour
Je suis nouvelle sur ce forum et je voudrais savoir si d'autres personnes font cette croisière à cette date?
Je pars avec ma fille de 14 ans, une collègue et son petit fils de 14 ans.
J'ai lu des réponses concernant les excursions et je voudrais savoir si des personnes qui ont déjà fait ce voyage pourraient répondre:
Est-t'il vrai que pour l'escale à Santorin il vaut mieux prendre l'excursion car les autres sont débarqués en dernier. Le bateau étant en rade de 8h à 18h ne peut on pas se débrouiller par soi même car Fira n'est qu'à 11km environ de Oia. les transports locaux sont ils suffisants?
Que me conseiller pour Bari ?
Pour Katakolon, je confirme il y a assez de transports locaux moins chers que les excursions pour aller à Olympie. Merci d'avance
Que me conseiller pour Bari ?
Pour Katakolon, je confirme il y a assez de transports locaux moins chers que les excursions pour aller à Olympie. Merci d'avance
Oman en dix points English translation pending
Oman en 10 points. Avril 2013.
1- Le pays. Proche de Dubai, une frontière au sud avec le Yémen, tout en longueur, avec 800 kms de désert en son centre, doté d'une infrastructure routière excellente . ( Lire mon post sur ce sujet: Oman pas vraiment pour les Routards. Sur ce même forum). De muscat à Salalah ( la ville côtière du Sud) comptez 1000 kms par la route centrale. Douze heures de voiture sur un long ruban de bitume presque toujours tout droit.!!🙁🤪 C'est le trajet le moins intéressant du Sultanat d'Oman car c'est plat, désertique, et finit par être monotone, lassant, soporifique après quelques centaines de kilométres sans virage. Attention à l'assoupissement..! Beaucoup préfèrent la liaison aérienne entre ces 2 villes. Environ 60 euros un aller simple. Une ou deux fréquences quotidiennes. En bordure de mer, paysages somptueux, eaux turquoises. Criques escarpées et plages incroyables de sable blanc. Désertes pour la plupart. Pas de béton. Nulle part. De nombreuses anciennes citadelles , pour la plupart restaurées, constituent un élément de visites intéressantes. Peu de touristes. Nombreux taxis, pas chers, pratiquant parfois le ramassage collectif. Plutôt honnêtes sauf à la sortie de l'aéroport , comme presque partout, oserais-je affirmer. Hôpitaux, banques et supermarchés modernes en nombre. Vous trouverez tous les produits de première necéssité sans problème. Location de voitures à l'aéroport, à Muscat ou Salalah. Réservations par internet possibles. Pays sûr avec une délinquance proche de zéro. Et enfin, pour terminer, pas de ces tenaces vendeurs qui vous collent aux chaussures comme du chewing-gum.!!
2- L'argent La monnaie nationale est le Rial Omanais. (OMR). L'unité est le " paisa" . Il en faut 1000 pour un rial. Billets de 100, 500 paisas. Billets de 1, 5, 10 et 20 OMR . Des pièces aussi. Le taux de change de l'euro est de 0,5 en moyenne. Ce qui signifie que pour un rial vous devrez payer 2 Euros.. Cela simplifie grandement les calculs de coûts car il suffit de multiplier le prix Omanais par 2 pour avoir le prix en Euros. Pour un OMR vous obtenez 2,5 dollars us. Cours avril 2013. Il faut changer chez les changeurs.( Cqfd). Pas de commissions et taux identiques à celui des banques. Donc... pas de soucis.😎 Les banques n'effectuent pas l'opération de change sauf dans les " head office". Nombreuses représentations mais peu voire aucune banque européenne.. HSBC, Banque de Muscat, etc... ATM fréquents. Visa et Master Card. Retirer de l'argent n'est donc pas un problème dans ce pays et l'euro cash est parfaitement accepté.
3- l'hôtellerie. Gros point faible du tourisme Omanais. Peu d'hôtels de moyenne gamme et prix plutôt élevés pour la prestation offerte. Compter 50 dollars Us par nuit sans petit déjeuner pour une chambre parfois assez défraîchie. Hôtels de chaînes internationales en général superbement situés en bordure de mer. Entre 150 et 500 euros la nuitée. Un excellent rapport qualité prix cependant à Salalah. Le "City Center" Hotel. Dans le New Salalah. Neuf, propre et personnel souriant. 20 OMR sans petit déjeuner. Tel : +9678 92701057 ou +968 23295252. Site web: cityhotelsalalah.com . Management indien d'un ancien de l'Oberoi et de la chaine Taj.. A côté du "Salalah hôtel" qui était jusqu'alors le mieux côté dans cette gamme de 2 étoiles.
4- la restauration. Une foule de restaurants en tous genres. De la petite gargote où l'on mange pour pas cher au restaurant d'hôtel international qui pratique ... des prix internationaux. Faute d'être succulente, la nourriture reste correcte bien que peu diététique. Le riz est la base de l'alimentation. Poisson et poulet complètent l'ensemble. On peut trouver également quasiment partout des frites pour ceux qui viendraient à se lasser du " Shawarma ". Je les comprends.😕 Pas d'alcool en terre d'Islam sauf dans les grands hôtels et à des prix conséquents. Parfait pour perdre du poids..! Des fruits sur les marchés et surtout d'EXCELLENTS jus de fruits frais à des prix très honnêtes. Un délice à moins d'un euro. Possibilité de fumer la "Chicha", pipe à eau, pour les amateurs. Restaurant ARABEELA à Salalah.. Un must vraiment local tenu par un Bengali. A 500 mètres a peine du City hôtel. 800 paisas pour une chicha au tabac aromatisé à la pomme.
5 - la police. Assez présente dans les agglomérations mais peu visible en dehors. Certains locaux affirment qu'elle est corrompue. Je n'ai jamais pu le constater et à l'inverse, ils se sont toujours montrés courtois et aidants.
6- Infrastructure routière. Exceptionnel.!! En Oman on ne regarde pas à la dépense. Il est vrai que le goudron ne coûte pas cher. Les routes majeures sont dans un état parfait et toujours très bien entretenues. Pour le reste, ce sont des pistes caillouteuses mais très carrossables, même avec une berline d'entrée de gamme non 4x4. N'hésitez donc pas a visiter les "wadi ". La vitesse maxi est de 120 sur les autoroutes et 100 sur les autres voies sauf indications contraires. Très nombreux radars dont on se demande souvent s'ils fonctionnent... Brûler un feu rouge est sévèrement condamné dans le pays. Lourde amende. Caméras. Attention donc.
7- la religion. N'a pas d'impact majeur sur le touriste mais est très respectée par les locaux. Ne vous attendez donc pas à des discothèques ouvertes tard la nuit, emplies de go-go girls. Si c'est ce que vous cherchez pendant vos vacances , choisissez une destination plus asiatique. Les femmes ici sortent peu, peuvent cependant conduire et se former. Mais le port du voile est assez strict. Elles restent très peu représentées dans la vie civile ou politique malgré un effort d'ouverture dans ce sens du Sultan au pouvoir. De nombreuses et splendides mosquées dans tous le pays. Ne surtout pas rater, sous aucun prétexte, la Mosquée du Sultan Qaboos , non loin de l'aéroport international de Muscat. Sortie " Ghala " quand vous venez du centre ville.. Visite gratuite tous les matins de 8 h à 11 heures.. Une merveille.
8- le carburant - l'électricité C'est la très bonne nouvelle. Le litre de super est à un prix que vous n'osez même pas croire lors de votre premier plein. Au moment de payer, vous faites et refaites le calcul convaincu que vous vous êtes trompé dans le taux de change. Il est à 0,12 rial le litre ( soit 24 cts d'euro). A ce prix là, on garde le sourire quand on s'arrête à une des 3 stations- essence représentées dans le pays. (Oman oil , Shell, et Al Maha). Le budget carburant est donc globalement négligeable pour un séjour en Oman. Cela compense un peu le prix de l'hôtellerie. Attention aux pleins car parfois les distances entre les pompes est longue. Oman produit son électricité. Du 220 volts. Les prises ne sont pas en standard européen et nécessitent un adaptateur 3 broches. On peut l'acheter sur place aisément.
9- les paysages et le climat. Vous verrez des endroits somptueux si vous avez loué une voiture. N'hésitez pas, parfois à emprunter certaines pistes non asphaltées. Elles sont souvent en bon état. Et si vous avez loué un 4x4 , alors profitez de vous perdre ... Un bon GPS vous remettra sur la route et à défaut, un local vous indiquera la direction que vous cherchez. La période ensoleillée et pas trop chaude est en février. Mais les paysages sont secs. Pour un peu plus de verdure, préférez juillet et août , mais attendez vous à plus de grisaille voire de pluie, notamment à Salalah . Certains endroits semblent coupés du monde.
10- l'artisanat L'artisanat typique Omanais est plutôt pauvre. Les objets que vous trouverez dans les souks touristiques proviennent de Syrie pour les boîtes et couteaux, d'Egypte ou d'Inde pour les bijoux. Seul l'encens est une réelle production omanaise. Si vous êtes intéressé préférez l'achat de cette gomme à Salalah , dans le Dofhar , là ou croissent les arbres d'où est tirée cette substance. A moins que vous ne préfériez la récolter vous même...
Une dernière chose.. N'achetez pas de guides papier francais. Ils ne vous serviront à rien. C'en est désolant.
1- Le pays. Proche de Dubai, une frontière au sud avec le Yémen, tout en longueur, avec 800 kms de désert en son centre, doté d'une infrastructure routière excellente . ( Lire mon post sur ce sujet: Oman pas vraiment pour les Routards. Sur ce même forum). De muscat à Salalah ( la ville côtière du Sud) comptez 1000 kms par la route centrale. Douze heures de voiture sur un long ruban de bitume presque toujours tout droit.!!🙁🤪 C'est le trajet le moins intéressant du Sultanat d'Oman car c'est plat, désertique, et finit par être monotone, lassant, soporifique après quelques centaines de kilométres sans virage. Attention à l'assoupissement..! Beaucoup préfèrent la liaison aérienne entre ces 2 villes. Environ 60 euros un aller simple. Une ou deux fréquences quotidiennes. En bordure de mer, paysages somptueux, eaux turquoises. Criques escarpées et plages incroyables de sable blanc. Désertes pour la plupart. Pas de béton. Nulle part. De nombreuses anciennes citadelles , pour la plupart restaurées, constituent un élément de visites intéressantes. Peu de touristes. Nombreux taxis, pas chers, pratiquant parfois le ramassage collectif. Plutôt honnêtes sauf à la sortie de l'aéroport , comme presque partout, oserais-je affirmer. Hôpitaux, banques et supermarchés modernes en nombre. Vous trouverez tous les produits de première necéssité sans problème. Location de voitures à l'aéroport, à Muscat ou Salalah. Réservations par internet possibles. Pays sûr avec une délinquance proche de zéro. Et enfin, pour terminer, pas de ces tenaces vendeurs qui vous collent aux chaussures comme du chewing-gum.!!
2- L'argent La monnaie nationale est le Rial Omanais. (OMR). L'unité est le " paisa" . Il en faut 1000 pour un rial. Billets de 100, 500 paisas. Billets de 1, 5, 10 et 20 OMR . Des pièces aussi. Le taux de change de l'euro est de 0,5 en moyenne. Ce qui signifie que pour un rial vous devrez payer 2 Euros.. Cela simplifie grandement les calculs de coûts car il suffit de multiplier le prix Omanais par 2 pour avoir le prix en Euros. Pour un OMR vous obtenez 2,5 dollars us. Cours avril 2013. Il faut changer chez les changeurs.( Cqfd). Pas de commissions et taux identiques à celui des banques. Donc... pas de soucis.😎 Les banques n'effectuent pas l'opération de change sauf dans les " head office". Nombreuses représentations mais peu voire aucune banque européenne.. HSBC, Banque de Muscat, etc... ATM fréquents. Visa et Master Card. Retirer de l'argent n'est donc pas un problème dans ce pays et l'euro cash est parfaitement accepté.
3- l'hôtellerie. Gros point faible du tourisme Omanais. Peu d'hôtels de moyenne gamme et prix plutôt élevés pour la prestation offerte. Compter 50 dollars Us par nuit sans petit déjeuner pour une chambre parfois assez défraîchie. Hôtels de chaînes internationales en général superbement situés en bordure de mer. Entre 150 et 500 euros la nuitée. Un excellent rapport qualité prix cependant à Salalah. Le "City Center" Hotel. Dans le New Salalah. Neuf, propre et personnel souriant. 20 OMR sans petit déjeuner. Tel : +9678 92701057 ou +968 23295252. Site web: cityhotelsalalah.com . Management indien d'un ancien de l'Oberoi et de la chaine Taj.. A côté du "Salalah hôtel" qui était jusqu'alors le mieux côté dans cette gamme de 2 étoiles.
4- la restauration. Une foule de restaurants en tous genres. De la petite gargote où l'on mange pour pas cher au restaurant d'hôtel international qui pratique ... des prix internationaux. Faute d'être succulente, la nourriture reste correcte bien que peu diététique. Le riz est la base de l'alimentation. Poisson et poulet complètent l'ensemble. On peut trouver également quasiment partout des frites pour ceux qui viendraient à se lasser du " Shawarma ". Je les comprends.😕 Pas d'alcool en terre d'Islam sauf dans les grands hôtels et à des prix conséquents. Parfait pour perdre du poids..! Des fruits sur les marchés et surtout d'EXCELLENTS jus de fruits frais à des prix très honnêtes. Un délice à moins d'un euro. Possibilité de fumer la "Chicha", pipe à eau, pour les amateurs. Restaurant ARABEELA à Salalah.. Un must vraiment local tenu par un Bengali. A 500 mètres a peine du City hôtel. 800 paisas pour une chicha au tabac aromatisé à la pomme.
5 - la police. Assez présente dans les agglomérations mais peu visible en dehors. Certains locaux affirment qu'elle est corrompue. Je n'ai jamais pu le constater et à l'inverse, ils se sont toujours montrés courtois et aidants.
6- Infrastructure routière. Exceptionnel.!! En Oman on ne regarde pas à la dépense. Il est vrai que le goudron ne coûte pas cher. Les routes majeures sont dans un état parfait et toujours très bien entretenues. Pour le reste, ce sont des pistes caillouteuses mais très carrossables, même avec une berline d'entrée de gamme non 4x4. N'hésitez donc pas a visiter les "wadi ". La vitesse maxi est de 120 sur les autoroutes et 100 sur les autres voies sauf indications contraires. Très nombreux radars dont on se demande souvent s'ils fonctionnent... Brûler un feu rouge est sévèrement condamné dans le pays. Lourde amende. Caméras. Attention donc.
7- la religion. N'a pas d'impact majeur sur le touriste mais est très respectée par les locaux. Ne vous attendez donc pas à des discothèques ouvertes tard la nuit, emplies de go-go girls. Si c'est ce que vous cherchez pendant vos vacances , choisissez une destination plus asiatique. Les femmes ici sortent peu, peuvent cependant conduire et se former. Mais le port du voile est assez strict. Elles restent très peu représentées dans la vie civile ou politique malgré un effort d'ouverture dans ce sens du Sultan au pouvoir. De nombreuses et splendides mosquées dans tous le pays. Ne surtout pas rater, sous aucun prétexte, la Mosquée du Sultan Qaboos , non loin de l'aéroport international de Muscat. Sortie " Ghala " quand vous venez du centre ville.. Visite gratuite tous les matins de 8 h à 11 heures.. Une merveille.
8- le carburant - l'électricité C'est la très bonne nouvelle. Le litre de super est à un prix que vous n'osez même pas croire lors de votre premier plein. Au moment de payer, vous faites et refaites le calcul convaincu que vous vous êtes trompé dans le taux de change. Il est à 0,12 rial le litre ( soit 24 cts d'euro). A ce prix là, on garde le sourire quand on s'arrête à une des 3 stations- essence représentées dans le pays. (Oman oil , Shell, et Al Maha). Le budget carburant est donc globalement négligeable pour un séjour en Oman. Cela compense un peu le prix de l'hôtellerie. Attention aux pleins car parfois les distances entre les pompes est longue. Oman produit son électricité. Du 220 volts. Les prises ne sont pas en standard européen et nécessitent un adaptateur 3 broches. On peut l'acheter sur place aisément.
9- les paysages et le climat. Vous verrez des endroits somptueux si vous avez loué une voiture. N'hésitez pas, parfois à emprunter certaines pistes non asphaltées. Elles sont souvent en bon état. Et si vous avez loué un 4x4 , alors profitez de vous perdre ... Un bon GPS vous remettra sur la route et à défaut, un local vous indiquera la direction que vous cherchez. La période ensoleillée et pas trop chaude est en février. Mais les paysages sont secs. Pour un peu plus de verdure, préférez juillet et août , mais attendez vous à plus de grisaille voire de pluie, notamment à Salalah . Certains endroits semblent coupés du monde.
10- l'artisanat L'artisanat typique Omanais est plutôt pauvre. Les objets que vous trouverez dans les souks touristiques proviennent de Syrie pour les boîtes et couteaux, d'Egypte ou d'Inde pour les bijoux. Seul l'encens est une réelle production omanaise. Si vous êtes intéressé préférez l'achat de cette gomme à Salalah , dans le Dofhar , là ou croissent les arbres d'où est tirée cette substance. A moins que vous ne préfériez la récolter vous même...
Une dernière chose.. N'achetez pas de guides papier francais. Ils ne vous serviront à rien. C'en est désolant.
Thaïlande: deux semaines au pays du sourire (Bangkok, Ayutthaya, Chiang Mai, Krabi, Koh Kradan) English translation pending
En mars dernier nous sommes partis pour notre premier voyage en Asie, direction la Thaïlande, en voici le compte rendu que vous pouvez trouver également sur mon blog :
Mes carnets de voyage
Episode 0 : Itinéraire & Préparatifs
Cet hiver, on laissera de côté les pistes de ski des Alpes pour nous rendre au soleil. Histoire d’oublier la grisaille et le froid de Paris, nous prendrons nos quartiers d’hiver en Thaïlande. Ce sera notre première expérience asiatique dans, paraît-il, le pays qui s’y prête le mieux.
La Thaïlande, est un pays à l’histoire millénaire et foisonnante. D’abord partie intégrante du puissant Empire Khmer, le territoire de la Thaïlande a ensuite hébergé plusieurs royaumes successifs : de Sukhothaï au Siam en passant par Ayutthaya. Ce n’est que depuis 1932 qu’on le connaît sous son nom actuel.
La Thaïlande est un pays de la taille de la France et peuplée lui aussi d’environ 60 000 000 d’habitants. Le territoire thaïlandais s’étend sur plus de 1600 km depuis les montagnes du Nord marquant la frontière avec le Laos jusqu’au bout de l’isthme de Kra et le début de la péninsule Malaise. La Thaïlande recèle de nombreux paysages très variés. Des paysages de montagnes autour de Chiang Mai, la « Rose du Nord ». De grandes plaines agricoles, au centre autour de la Chao Phraya et à l’Est dans l’Issan, jalonnées de grandes cités historiques comme Sukhothai ou Ayutthaya. Des plages paradisiaques et appréciées des touristes plus au sud que l’on décompose en deux entitées. Celles au bord du golfe de Thaïlande (Koh Samui, Koh Phangan, Koh Chang, Koh Tao …) et celles bordant la mer d’Andaman (Phuket, Koh Phi Phi, Koh Lanta …).
La Thaïlande est un pays très prisé des toursites et le nombre de visiteurs ne cesse d’augmenter d’année en année. C’est plus de 20 millions de touristes qui ce sont ainsi rendus en Thaïlande en 2011. Ceux ci sont attirés par les charmes du pays, les temples, les plages, et des prix défiant toute concurrence !
Après de longues soirées à se documenter, a faire et à refaire des simulations d’itinéraires, à parcourir le Lonely Planet, les sites internets et les forums histoire d’avoir un aperçu de ce pays en 15 jours, notre choix c’est finalement porté sur l’itinéraire suivant :
1. Bangkok ; 2.Ayutthaya ; 3. Chiang Mai ; 4. Parc National de Doi Inthanon ; 5. Ferme des éléphants de Patara ; 6. Ao Nang (Krabi) ; 7. Baie de Phang Nga ; 8 Koh Phi Phi ; 9. Koh Kradan
Nous arriverons le samedi 2 mars 2013 à l’aéroport international de Suvarnabhumi. De là, nous prendrons un taxi pour notre hôtel dans le centre historique de Bangkok où nous resterons 2 nuits (1). Le lundi 4 mars, nous prendrons le train en direction d’Ayutthaya (2). L’après-midi, nous y visiterons son parc historique, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le mardi 5, direction Don Muang, le 2ème aéroport bangkokais où nous prendrons un vol pour Chiang Mai (3). Nous resterons 3 nuits dans le « Rose du Nord » le temps de découvrir (peut-être) le Doi Inthanon (4) et les éléphants de Patara (5). Le vendredi 8, nous reprendrons l’avion en direction des plages du sud et de la localité d’Ao Nang près de Krabi (6) où nous resterons 4 nuits. Cette station balnéaire servira de base arrière pour des excursions dans les lieux très connus de Phang Nga (7), Koh Phi Phi (8) et Railay. Le mardi 12, nous prendrons la direction de la petite île de Koh Kradan (9) où nous jouerons les Robinsons pendant 3 nuits. Pour finir, nous rentrerons sur Bangkok via Trang pour une journée de Shopping.
Pour préparer ce voyage, une fois de plus je me suis appuyé sur les valeurs sûres : Voyageforum.com pour les compte rendus de voyageurs et leur bons plans. Tripadvisor pour le choix des hôtels. Agoda et Booking pour les réservations d’hôtels lorsque les prix étaient plus intéressant que directement sur les sites d’hôtels. Kayak.fr pour les vols et Air Asia pour les vols intérieurs.
Concernant les guides versions papier il y en a pléthore. Nous en possédons 3 : le Lonely Planet Thaïlande, celui que l’on utilise le plus, jamais à court d’informations, le guide évasion Thaïlande qui se cantonne aux lieux hyper fréquentés et ne donnent que peu d’infos dès que l’on veut sortir des autoroutes touristiques et le Petit Futé Thaïlande récupéré il y a peu.
Mes carnets de voyage

Episode 0 : Itinéraire & Préparatifs

Cet hiver, on laissera de côté les pistes de ski des Alpes pour nous rendre au soleil. Histoire d’oublier la grisaille et le froid de Paris, nous prendrons nos quartiers d’hiver en Thaïlande. Ce sera notre première expérience asiatique dans, paraît-il, le pays qui s’y prête le mieux.
La Thaïlande, est un pays à l’histoire millénaire et foisonnante. D’abord partie intégrante du puissant Empire Khmer, le territoire de la Thaïlande a ensuite hébergé plusieurs royaumes successifs : de Sukhothaï au Siam en passant par Ayutthaya. Ce n’est que depuis 1932 qu’on le connaît sous son nom actuel.
La Thaïlande est un pays de la taille de la France et peuplée lui aussi d’environ 60 000 000 d’habitants. Le territoire thaïlandais s’étend sur plus de 1600 km depuis les montagnes du Nord marquant la frontière avec le Laos jusqu’au bout de l’isthme de Kra et le début de la péninsule Malaise. La Thaïlande recèle de nombreux paysages très variés. Des paysages de montagnes autour de Chiang Mai, la « Rose du Nord ». De grandes plaines agricoles, au centre autour de la Chao Phraya et à l’Est dans l’Issan, jalonnées de grandes cités historiques comme Sukhothai ou Ayutthaya. Des plages paradisiaques et appréciées des touristes plus au sud que l’on décompose en deux entitées. Celles au bord du golfe de Thaïlande (Koh Samui, Koh Phangan, Koh Chang, Koh Tao …) et celles bordant la mer d’Andaman (Phuket, Koh Phi Phi, Koh Lanta …).
La Thaïlande est un pays très prisé des toursites et le nombre de visiteurs ne cesse d’augmenter d’année en année. C’est plus de 20 millions de touristes qui ce sont ainsi rendus en Thaïlande en 2011. Ceux ci sont attirés par les charmes du pays, les temples, les plages, et des prix défiant toute concurrence !
Après de longues soirées à se documenter, a faire et à refaire des simulations d’itinéraires, à parcourir le Lonely Planet, les sites internets et les forums histoire d’avoir un aperçu de ce pays en 15 jours, notre choix c’est finalement porté sur l’itinéraire suivant :
1. Bangkok ; 2.Ayutthaya ; 3. Chiang Mai ; 4. Parc National de Doi Inthanon ; 5. Ferme des éléphants de Patara ; 6. Ao Nang (Krabi) ; 7. Baie de Phang Nga ; 8 Koh Phi Phi ; 9. Koh KradanNous arriverons le samedi 2 mars 2013 à l’aéroport international de Suvarnabhumi. De là, nous prendrons un taxi pour notre hôtel dans le centre historique de Bangkok où nous resterons 2 nuits (1). Le lundi 4 mars, nous prendrons le train en direction d’Ayutthaya (2). L’après-midi, nous y visiterons son parc historique, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le mardi 5, direction Don Muang, le 2ème aéroport bangkokais où nous prendrons un vol pour Chiang Mai (3). Nous resterons 3 nuits dans le « Rose du Nord » le temps de découvrir (peut-être) le Doi Inthanon (4) et les éléphants de Patara (5). Le vendredi 8, nous reprendrons l’avion en direction des plages du sud et de la localité d’Ao Nang près de Krabi (6) où nous resterons 4 nuits. Cette station balnéaire servira de base arrière pour des excursions dans les lieux très connus de Phang Nga (7), Koh Phi Phi (8) et Railay. Le mardi 12, nous prendrons la direction de la petite île de Koh Kradan (9) où nous jouerons les Robinsons pendant 3 nuits. Pour finir, nous rentrerons sur Bangkok via Trang pour une journée de Shopping.
Pour préparer ce voyage, une fois de plus je me suis appuyé sur les valeurs sûres : Voyageforum.com pour les compte rendus de voyageurs et leur bons plans. Tripadvisor pour le choix des hôtels. Agoda et Booking pour les réservations d’hôtels lorsque les prix étaient plus intéressant que directement sur les sites d’hôtels. Kayak.fr pour les vols et Air Asia pour les vols intérieurs.
Concernant les guides versions papier il y en a pléthore. Nous en possédons 3 : le Lonely Planet Thaïlande, celui que l’on utilise le plus, jamais à court d’informations, le guide évasion Thaïlande qui se cantonne aux lieux hyper fréquentés et ne donnent que peu d’infos dès que l’on veut sortir des autoroutes touristiques et le Petit Futé Thaïlande récupéré il y a peu.
Voyage en famille, direction Thaïlande via Inde et Pakistan en camion aménagé et caravane English translation pending
Bonjour,
Nous partons fin aout direction la Thailande en famille avec un boxer aménagé et une caravane Eriba(je sais , cela est un peu dingue vue l'état des routes à partir du Pakistan et de la conduite aparement très difficile en INDE.)Nous avons opté pour ça car nous avons deux ado qui auront besoin de travailler tranquillement(le BAC) dans un espace à part sans les petits frères qui jouent ou crient à coté;
Nous serions ravis de discuter ou rencontrer d' autres familles faisant le meme trajet!
Je cherche des info sur la traversée de l'Inde à la Thailande par bateau:prix du transport, prix de l'avion, de ou à ou et ou dormir pas cher en attendant notre camion et de meme pour la traversée de l'Iran en Inde si d'ici là le Pakistan ne délivre toujours pas de visa;
Je suis preneuse de toutes info ou idées concernant notre voyage!
Merci et bonne journée
Résumé de notre voyage dans l'Ouest américain en août 2012 English translation pending
Bonjour à tous,
après avoir pris beaucoup d'informations sur le forum pour construire notre voyage en Août dernier , voici en retour un résumé de nos 4 semaines dans l'Ouest...Tout d'abord si un seul mot devait résumer nos vacances ce serait ...fabuleux !Nous sommes partis du 4 au 31 Août en famille (les parents et 2 garçons de 15 et 10 ans).
JOUR 1 : le départ ...tant attendu ! PARIS → LAS VEGAS
C'est avec un peu de stress que nous prenons le chemin de l'aéroport ...et pourtant tout se déroulera « comme sur des roulettes »...Le check-in avec British Airways prendra 5 minutes (nous avions pris soin de remplir notre carte d'embarquement sur internet 24h avant).Les bagages passent sans encombre , j'avais peur d'un éventuel excédent de taille pour les tentes quechua pop-up...mais non...:donc 1 valise de vêtement pour 3 + 1 valise de vêtement pour 1 accompagné du « divers » + 1 sac avec les duvets + les 2 tentes rassemblées en un seul paquet de 75 cm de diamètre (la moitié des nuits se fera en camping) .Les 4h d'escale à Londres se passeront rapidement grâce à la découverte d'un salon VIP avec TV grand écran pour la retransmission des JO ...ce n'est qu'après que l'on a pensé que l'accès n'aurait ps dû nous être autorisé (désolé...nous ne maîtrisons pas totalement l'anglais!).Le vol pour Las Vegas se fera sans encombre et la réservation des hublots du coté droit de l'appareil nous permettra d'avoir une vue aérienne sur les hôtels du Strip.Le passage de l'immigration (tant redouté!) se fera sans problème , rapide (malgré un passeport électronique et non biométrique...).Çà y est on est en Amérique !!!La navette est rapide pour le centre de réservation de voitures et la prise des clés chez Dollar sera rapide et aucune assurance supplémentaire ne nous sera proposée …Y a-t'il un piège?Et bien , non!Par contre , pas le choix du véhicule: un seul Dodge caravan : les enfants le trouvent spacieux et en effet il s'avérera pratique pour ranger toutes les affaires nécessaire quand on campe...Direction notre hôtel:le Desert Rose Resort...mais notre GPS est visiblement en grève , nous nous fions au plan Google imprimé avant le départ ...mais en fait , pas très pratique..Bref , après quelques demi-tour , nous arrivons à bon port , 2h30 env. après la sortie de l'avion.L'hôtel est très bien (merci à Isabelle du forum de nous l'avoir conseillé):chek-in rapide, très grande chambre , immense lit et une piscine dont nous profitons immédiatement (elle reste ouverte jusqu'à 23h), puis nuit bien méritée après cette journée interminable : demain les vraies vacances commencent:à nous l'Amérique !!!
Premières impressions:tout à l'air simple, bien organisé et les premiers américains rencontrés sont sympathiques;La compagnie aérienne est bien:personnel sympa, ponctuel, nourriture correcte, écrans individuels(mais seulement 7/8 films en français)
Sur les routes de Nouvelle-Zélande, voyage au fil du camping-car English translation pending
Bonjour,
Je me suis enfin décidé à écrire un vieux carnet de voyage concernant notre voyage en Nouvelle Zélande en 2009.
Cette idée a surgi lorsque je suis tombé sur un prix d'appel qui me paru attirant, en tout cas dans nos moyens, sur le site de l'agence Nouvelle Zélande autrement/Australie autrement, agence spécialisée Australie/NZ/îles du pacifique, dont je vous met le lien : http://www.nzvoyages.com/ Après demande de différents devis selon les dates, c'est décidé, on opte pour octobre pour raisons financières (empiéter sur le mois de novembre augmente les tarifs...), ce qui correspond au mois d'avril chez nous, début du printemps, on croisera les doigts pour la météo !
Vol aller/retour Paris-Auckland-Christchurch-Paris + location camping car 26 jours km illimités + ferry île du nord-île du sud + tour en bateau sur le Milford Sound, 2200 euros par personne.
Allez hop on embarque !
(Beaucoup de photos, désolé pour chargement assez long à prévoir...)
Vendredi 2 octobre :
Vol Paris-Singapour, Singapore Airlines vient de mettre depuis trois semaines un A380 sur cette ligne, on est ravis ! 12 heures d'A380 qui sent encore le neuf, c'est spacieux y'a pas à dire. Singapore Airlines n'a pas usurpé sa réputation, le personnel est aux petits oignons et passe régulièrement avec de l'eau, des fruits, on ne se désseche pas le gosier comme cela arrive bien souvent.

4 heures d'escale à Singapour, on se ballade un peu dans l'aéroport top moderne, sièges auto-massants gratuits, internet libre accès, un espace fumeur (primordial pour moi qui suis fumeur...) dans un "bocal en verre" à ciel ouvert rempli de plantes vertes (une espèce de serre vu la moiteur du climat !) , un autre monde comparé à notre vieux Roissy !
Samedi 3 octobre :
Vol Singapour-Auckland, c'est reparti pour 12 heures, ce n'est pas un A380, sniff... C'est un vol de jour, on survole l'Indonésie puis on atteint l'Australie que l'on traverse dans le sens de la largeur, c'est long... Arrivée à Auckland à 22 heures, le minibus du petit hôtel que l'on a réservé embarque les 7-8 clients, direction dodo, même si on ne sait plus trop bien dans quel état on erre...
Dimanche 4 octobre :
On se réveille sur le coup des 2-3 heures du matin, on a du mal à retrouver le sommeil, on est bien décalés, voir décalqués ! ON se rendort finalement pour se réveiller en catastrophe vers 9h30, il était temps pour ne pas rater le petit dèj de l'hôtel... Taxi pour l'agence de location, United Campervans, paperasse, on nous présente la bête, un CC pour trois personnes tout de même assez imposant, plus long qu'un Renault Traffic ou camionnette de ce genre. Bon ben quand faut y aller faut y aller, je n'ai jamais conduit autre chose qu'une voiture "normale", ajoutez à cela qu'en Nouvelle Zélande, on roule à gauche, bref...je suis pas fier ! Par contre le volant est resté à gauche, la boite manuelle côté main droite, c'est toujours ça qui ne change pas. Direction le supermarché non loin que l'on nous a indiqué pour le ravitaillement, puis direction le centre ville d'Auckland. Les 3 ou 4 premiers ronds points sont un peu ratés de ma part, je n'arrondis pas assez mes trajectoires et ma roue arrière située à l'intérieur du virage grimpe allègrement sur les trottoirs en sortie de rond point... heureusement que je ne roule pas vite, on est dimanche, peu de circulation, ca pourrait être pire. On trouve une grande place pour se garer, pas de créneau à la con, ouf !
Visite du centre ville d'Auckland, temps gris limite crachin normand, on n'est pas dépaysés !
ville très cosmopolite
La Sky Tower, le plus haut édifice de l'hémisphère sud
Un espèce de centre commercio-culturel au design intérieur coloré et moderne :


Descente jusqu'à la mer
la capitainerie
dans le port, deux vieux voiliers d'une America's Cup des années 80 ou 90, aujourd'hui recyclés pour ballader les touristes
Voilà pour le centre ville d'Auckland, nous ne sommes pas très "ville", on quitte Auckland en longeant la côte, direction l'est.
la baie d'Auckland, surnommée City of Sails (la cité des voiles)
les quartiers résidentiels ont l'air assez "huppés" dans ce coin
On se perd dans la banlieue résidentielle, assez étendue, et un peu plus loin sur la côte, on demande à un couple où on est et comment on rejoint les grands axes car on est bien paumés et on tourne en rond dans des dédales de petites rues... On en profite pour leur demander si ils connaissent un coin pour passer la nuit, ils nous conseillent un coin situé à une trentaine de km, en bord de mer, et nous disent de les suivre quelques kilomètres pour qu'ils nous remettent sur la bonne route. Bien sympas, ce qui ne sera jamais démenti lors de tous nos contacts avec les habitants durant ces 4 semaines.
On atteint l'endroit conseillé qui s'avère idéal pour la première nuit : une vaste aire de pique nique en surplomb de la mer. On prend nos repères dans le CC, on fait le lit, au fond du CC, il ne gène aucunement l'accès à la cuisine où au coin toilettes/douche/lavabo. On le laissera du coup à demeure durant tout le voyage, c'est nickel ! (en fait mauvaise idée, quand on remettra tout en ordre le dernier jour, on s’aperçoit que ça commençait à "pourrir" sous le matelas... humidité et manque d'aération oblige !).
première popote, notre premier voyage en CC, c'est plus confortable que le camping rustique tente-réchaud
Lundi 5 octobre :
L'arrière du CC s'ouvre en grand et il me prend l'idée de prendre une photo de chacun des endroits où l'on dormira, depuis l'intérieur du CC, façon "fenêtre sur la NZ"
Première photo "vue du lit", y'a pire pour une première nuit !
La Nouvelle Zélande est assez étendue, il a fallu faire des choix, j'ai décidé de zapper la région du Northland, au nord d'Auckland, au profit de la péninsule de Coromandel à l'est.
On est très vite frappé par le vert intense des champs, terrain de pique nique idéal pour les 35 millions de moutons, à comparer aux 4 millions et quelques habitants !

On croise notre première boite aux lettres décorée, première photo d'une très longue série que je vous épargnerai, je ne vous montrerais que les plus fun.

Les paysages de la péninsule de Coromandel s'ouvrent à nous, verdoyants, zigzagant entre mer parsemée de petits ilots et collines paisibles.




Petite ballade dans le village de Coromandel, sous un ciel oscillant entre gris clair et gris crachin, puis on rejoint la côte est de la péninsule.
On part pour une ballade via un petit chemin plus ou moins escarpé qui descend sur une plage, au lieu nommé Cathedral Cove, chouette plage de sable, quelques rochers façon baie d'Halong (miniature !), une grande arche, une petite cascade, le tout sous un fin crachin malheureusement.




On poursuit un peu vers le sud, en longeant la côte, puis on se pose en bord de mer dans un mini village.
Mardi 6 octobre :
Le décalage horaire est oublié, ça y est, on est calés sur le soleil comme à notre habitude, coucher tôt et lever tôt...
le lever de soleil depuis le lit !
On quitte la péninsule de Coromandel pour l'intérieur des terres, direction Matamata. Ce petit village paisible est devenu aujourd'hui un "haut lieu" du tourisme (toutes proportions gardées...), un lieu de pèlerinage obligatoire pour les "Tolkienistes". C'est en effet ici que Peter Jackson a reconstitué la Comté pour le tournage du Seigneur des Anneaux. Belle aubaine pour ce village qui ne devait pas croiser grand touriste avant !
la statue érigée à l'effigie de Gollum, ils lui doivent bien cela !
On s'inscrit pour la visite (terrains privés, obligation de passer par la visite organisée, belle manne financière pour les propriétaires des terrains), un petit café en terrasse sous un franc soleil en attendant l'heure du départ. Départ en bus, pas trop de monde pour ce premier départ, une 15aine de personnes. On rejoint les terrains privés situés à une douzaine de kilomètres.

Paysage bucolique de petites collines verdoyantes parsemées de moutons, vraiment charmant !




l'arbre de la fête de Bilbon, majestueux


On repart ravis, et on reprend la route direction Rotorua. Petite ville très touristique, pas mal d'attractions dans la ville et alentours. On se tâte pour le Rainbow Springs, espèce de mini parc/zoo à l'entrée nord de la ville, allez ce sera oui !
Quelques volières, des piscines à poissons, des reptiles, des petits champs avec des cochons, lapins, de la verdure...



un kiwi...empaillé ! Le parc en élève des vrais, mais les horaires de visite sont restreints,
on nous donne un ticket pour pouvoir revenir en fin d'après midi pour assister à leur nourrissage.
Mais nous ne sommes pas particulièrement ornithophiles, on ne reviendra pas...
Bref, rien d'exceptionnel dans ce Rainbow Springs, plaisant mais sans plus...
Direction Hell's Gate, un petit parc géothermique.
Quelques plans d'eau plus ou moins fumants, quelques marmites de boues bouillonnantes.




Vraiment rien de folichon, si vous y allez, commencez par là, car après les autres sites géothermiques situés en ville ou quelques kilomètres au sud de la ville (Waimangu Volcanic Valley et Wai-O-Tapu), cet Hell's Gate vous paraitra bien terne !
Direction le centre ville. Rotorua est posée au bord d'un lac, l'architecture de la ville est vraiment quelconque (mis à part le superbe bâtiment qui fait aujourd'hui office de musée, anciennement établissement thermal, ci dessous). Mais on s'y sent bien dans cette petite ville, taille humaine, tranquille, aérée. On pose le camping car en bordure de lac, en centre ville, pas d'interdiction, à l'image du pays : tranquille !



Le superbe musée, entouré de jardins fleuris, terrains de croquet, so british !
On se fait un petit resto sympa en ville, et on va au Polynesian Spa en nocturne, l' un des deux établissements thermaux de la ville.
En bordure de lac, différentes petites piscines à différentes températures, que du bonheur !


Retour au camping car, deux ou trois autres CC se sont installés sur ce long parking qui longe le lac, et quelques voitures Juicy Rentals (des espèces de "break" aménagés en lit). On préfère habituellement se trouver des endroits isolés rien qu'à nous, mais pour un centre ville c'est pas mal, on va pas se plaindre.
Mercredi 7 octobre :
La photo "vue du lit" :

Grand bleu, trop cool !
Petit dèj, petite ballade le long du lac, parsemé d'hydravions.

Direction Whakarewarewa - Te Puia, un mixte avec un petit musée des traditions maoris et un parcours nature à travers un site géothermique. C'est tout proche du centre ville, on y est 5 minutes avant l'ouverture, notre côté lève tôt ! Le musée est assez limité, la nature est autrement plus sympa que l'Hells Gate de la veille par contre.


La star locale, le geyser Pohutu se met en branle rien que pour nous




Vraiment chouette ballade au final !
Direction l'office de tourisme de Rotorua, je voudrais réserver la navette pour faire le Tongariro Crossing dans trois jours. Et là tout s'écroule, on nous annonce qu'il a pas mal neigé ces jours derniers et que le Tongariro Crossing est fermé. Ca devait être un des grands moments de notre voyage, cette longue rando à la journée à travers les volcans du parc national de Tongariro est réputée pour être la plus belle rando à la journée de Nouvelle Zélande, je suis dégouté ! On calcule approximativement la suite de notre voyage et on demande s'il est possible d'avancer d'une journée notre traversée en ferry vers l'ile du sud. On avait donné une date approximative lors de notre réservation à l'agence NZ autrement, qui nous avait dit que la date était modulable sans problème à condition que le ferry ne soit pas complet. Pas de soucis, il y a de la place. On tache d'oublier ce coup du sort en se promettant de revenir en NZ pour notre Tongariro Crossing raté !
On n'en a pas fini avec Rotorua, mais on décide de profiter du beau temps pour aller à Waimangu Volcanic Valley, à une vingtaine de kilomètres au sud, car ce site nous semble être celui qui présente le plus d’intérêt (à la lecture de nos guides), et on aimerait le visiter sous le soleil. Différentes options : descente et remontée à pied, avec ou sans tour de bateau, descente à pied retour en bus... on opte pour la descente à pied, le tour en bateau, la remontée en bus.
On part d'en hauteur et un chemin pédestre descend dans une petite vallée. Rapidement, première vue du grand "lac fumant", que l'on atteint un petit peu plus tard.


Non loin, une autre marmite, nettement plus petite, chouette couleur


Le chemin se poursuit en longeant des petits ruisseaux chauds, des fumerolles de çi de là.


On arrive finalement à ce grand lac de cratère, on attend le bateau qui embarque un second couple pour une petite heure de promenade, pas grand monde, c'est cool.


La principale curiosité, une paroi fumante :


Descente du bateau, attente du minibus qui nous remonte au point de départ. Au final, enchantés par ce site, sous le soleil, températures douces (on a même tombé les pulls/polaires pour se mettre en T-shirt, ce qui ne sera pas très fréquent durant ce voyage !). Ca change des autres sites géothermiques par le côté "végétation", cela se rapproche plus d'une ballade dans une forêt luxuriante parsemée de géothermie.
On remonte sur Rotorua, on va se balader vers deux petits lacs en périphérie de la ville, zone résidentielle assez huppée où l'on se trouve une petite aire de pique nique qui semble assez sympathique pour se poser pour la nuit, bien qu'à proximité de maisons.

Jeudi 8 octobre :

La nuit sera calme, aucune "visite", aucuns désagréments, bon choix ! On se fait réveiller par un bruit de moteur au petit matin : deux maoris sur le parking avec une embarcation sur le toit de leur voiture. Je discute un peu avec eux, ils viennent s'entrainer tous les matins pour une heure d'aviron, avant d'aller au boulot.
Petit dèj' pendant que nos voisins se réveillent dans leur cadre de vie enchanteur.

Retour dans Rotorua, direction le Whakarewarewa Thermal Village, un petit village maori au coeur même des fumerolles. Je n'ai pas trop apprécié, 4 ou 5 bicoques où quelques familles vivent, le linge qui sèche dehors, une femme qui sort en robe de chambre sur son pallier... Un petit côté voyeuriste, vivent ils ici par choix ou par obligation...?
l'église
le cimetière
pas de Marylin
On quitte Rotorua pour de bon et on reprend la route vers le sud, direction un autre site géothermique : Wai O Tapu Thermal Wonderland. On y arrive sur le coup de 10 heures, juste à temps pour aller voir le geyser Lady Knox...ou pas ! C'est un "faux" geyser qu'un ranger met en branle en jetant des morceaux de savon dedans. Ce pseudo geyser est situé sur un site à part que l'on rejoint en voiture, et on décide de le zapper, pas trop envie de suivre la masse, on préfère profiter du reste du site sans la foule.
Deux photos que je viens de chercher sur internet, qui ne me font vraiment pas regretter notre "zapping" ! :


On parcoure le parc, le temps est passé au gris triste, des plans d'eau fumants, des concrétions soufrées, des fumerolles, des boues...






Au final, impression mitigée, à nos yeux y'a pas photo, on a nettement préféré Waimangu Volcanic Valley, quasi désert hier, alors qu'il y avait pas mal de monde ici.
On reprend la route vers le sud, arrêt aux Huka Falls, grosse chute d'eau tumultueuse et bruyante (la photo ne reflète vraiment pas la puissance de cette chute, il y a un sacré débit) :

On poursuit avec Craters of the Moon, un site où l'on déambule dans la bruyère sur de petits chemins en bois, parsemé de petits cratères +/- fumants.


Rien de folichon mais un petit côté Jurassic Park assez sympa tout de même.
On arrive en vue du lac Taupo.

Petite comparaison marrante !


de la verdure avant d'arriver sur le terrain volcanique
On poursuit vers le Tongariro National Park qui n'est plus très loin, arrêt au camping pour réserver un emplacement pour la nuit, pas de problème il y a de la place. A l'extrémité de la route, qui se termine en cul de sac, il y a une station de ski, on y monte pour voir à quoi ca ressemble, on voit bien un ou deux remontes pentes, un skieur, mais très peu de logements, une espèce de station fantôme un peu bizarre.

Redescente au camping pour la nuit, niché dans une végétation luxuriante.
Vendredi 9 octobre :
Le temps ne s'y prête pas mais on ouvre qd même pour la photo !

Aujourd'hui assez longue route vers le mont Taranaki, cette superbe "pustule" façon Fujiyama. Mais avant de partir pour de bon, on pousse quand même au départ du Tongariro Crossing pour voir à quoi ça ressemble :
sur la piste qui mène au départ de la rando

Allez on reprend la route, par une petite route de campagne, quelques photos de route !





On arrive au pied du mont Taranaki et on attaque la grimpette par la route qui monte sur les flancs, sous des trombes d'eau et la fonte de la neige.

En haut rien de bien folichon sous ce temps de merde...on redescend

Direction la ville de New Plymouth, qui ne nous a pas paru très avenante, mais le temps n'aide pas non plus... Une bière et un en-cas dans un pub, et direction le stade de rugby ! En bon amateur de rugby que je suis, j'avais noté les dates et lieux de matchs qui pourraient éventuellement coïncider avec notre passage, et on tombe pile poil, ce soir il y a un match à New Plymouth ! Ce n'est pas le Super 15 avec les équipes australiennes et sud-africaines, mais le NPC, le championnat des provinces néozélandaises, et Taranaki affronte ce soir Auckland...sous un déluge !
heureusement la tribune est couverte !
le score final, qui vous laisse imaginer le déluge !
Triste match forcément, mais cela laisse tout de même un souvenir !
On va se trouver un petit parking en ville en bord de mer pour la nuit.
Samedi 10 octobre :
Réveil, pluie et vent fort, la photo se fera exceptionnellement par une vire latérale :

On descend vers Wellington en longeant la côte, de plus ou moins près.





On quitte la côte vers l'intérieur, pour le Kaitoke regional park, un coin de verdure.

Nuit au camping du parc, quasi désert.
Dimanche 11 octobre :
Grand bleu au réveil, chouette !

Ballade à pied dans ce parc qui servit de lieu de tournage pour recréer Rinvendell (chez l'elfe Elrond...).






Direction Wellington, une quarantaine de km au sud, en bord de mer, ballade en centre ville, quelques rues et places piétonnes, soleil, impression assez agréable.







On reprend le véhicule pour parcourir la péninsule au sud de la ville, petites plages/criques qui se succèdent.


Wellington est surnommée "windy city", et sur la côte orientée plein sud, on comprend pourquoi, très fort vent, énormes vagues, les surfeurs s'en donnent à coeur joie ! On se ballade le long de la côte, multiples arrêts pour profiter du spectacle des éléments qui se déchainent !







Aucun soucis pour trouver un endroit pour la nuit, cette trentaine de kilomètres de côtes est assez sauvage.
Lundi 12 octobre :
Réveil matinal bord de mer, ce matin on prend le ferry pour l'ile du sud.

Notre bateau est là :

Bye bye l'ile du nord, c'est parti pour 4 heures de traversée :

La carte, on va s'engouffrer dans les Marlborough Sounds :

Après un peu de navigation "au large", on s'enfonce dans les fjords, où l'eau prend une belle couleur sous ce chouette soleil



Arrivée à Picton, petite ville qui nous a paru bien agréable


On prend la direction de l'ouest. ON parcoure cette région des Marlborough sounds, parsemée de petites plages, de belles vues...




Sortie des sounds et première vue sur les Alpes du sud enneigées :

Dans l'après midi, petite visite de la ville de Nelson, pas moche mais pas mémorable non plus. Puis poursuite de la route côtière et on se pose en bord de mer un peu avant l'Abel Tasman National Park.
Mardi 13 octobre :
Je troque la vue arrière contre la fenêtre latérale, car c'est plus joli !

Direction une plage située quelques kilomètres plus au nord pour tenter une petite ballade en bateau.

Comme indiqué dans notre guide, il y a bien un petit kiosque et on embarque un petit peu plus tard pour environ deux heures de promenade en mer le long des côtes.
C'est parsemé de petites plages de sable blond, l'eau est magnifique, c'est très chouette ! on peut se faire déposer pour aller camper, ou encore faire l'aller en bateau et le retour à pied mais on opte pour la facilitée...


Quelques otaries siestant sur rochers :


On accoste sur une plage pour récupérer/déposer des campeurs



Retour à la case départ et on reprend la route vers la pointe nord ouest de l'ile du sud. Arrêt aux Pupu Springs, résurgences d'eau douce souterraine formant de grands bassins limpides :


Puis on arrive à la base du Farewell Spit, longue bande de sable qui s'enfonce vers la mer
(notre CC garé en bas !)
On part à pied le long du Spit, côté "lagune", paradis ornithologique


Puis on rejoint le côté mer de Tasman, vaste plage parsemée de dunes



Retour au CC pour rejoindre à proximité le départ du chemin qui mène à Wharariki Beach. J'ai adoré cette plage, gros coup de cœur, nature intacte, malheureusement (et heureusement !) non accessible en voiture, on ne pourra pas y dormir.
le long du chemin piéton qui permet d'y accéder




Un regret : on n'attendra pas le coucher de soleil, on a du sable plein les cheveux, on a envie d'une vraie douche, et on a besoin d'électricité pour recharger les batteries de l'appareil photo (je n'avais pas encore investi dans un transformateur à brancher sur allume cigare !) Retour sur la route et direction donc le camping du petit village de Cottonwood, une trentaine de kilomètres plus à l'est.


Mercredi 14 octobre :
Petit camping simple et propre, accueil chaleureux, pas de touristes mais des locaux retraités qui viennent dans leur cabanon pour des parties de pêche endiablées.
La photo "de nuit", pas très glamour !

Le temps est calamiteux ce matin, on avait prévu de rejoindre le Nelson Lakes National Park mais ça nous botte moyen...

On décide de poursuivre et de tracer la route pour rejoindre la côte ouest. Peu avant Punakaiki, petite plage, puis le site de Punakaiki, étranges formations géologiques élimées par l'océan.





On poursuit jusqu'à Greymouth, petite ville qui m'a parue déprimante à souhait ! On se trouve tout de même un vieux pub pour le coup assez authentique, disons rustique, pour se jeter une bière, histoire de se remonter le moral ! Puis on va s'échouer sur un petit parking en bord de mer à la sortie de la ville, face à l'aéroport (un aéroport de campagne calme à souhait, on ne verra pas la queue d'un avion !)
Jeudi 15 octobre :
Chouette, réveil assez ensoleillé !



Direction le sud, mais on bifurque rapidement vers l'intérieur pour monter vers Arthur's Pass, col qui permet de traverser les Alpes du Sud pour rejoindre Christchurch, la province du Canterbury et la côte est.
On fait connaissance avec nos premiers kéas, espèces de perroquets de montagne très présents par içi. J'en attrape un tout flouté au vol, puis plus tard lors d'un arrêt, un autre vient carrément se poser sur le rétro, pas farouche !


Un petit coup d'oeil sur les paysages alpestres, puis demi tour pour redescendre sur la côte ouest.


On atteint les villages de Franz Joseph Glacier puis Fox Glacier, face aux glaciers éponymes. A Fox Glacier, une petite route permet d'atteindre le lac Matheson, célèbre pour offrir de belles réflections par temps calme. On est partis pour un tour du lac à pied en fin d'après midi.




On poursuit la route, qui se transforme rapidement en piste de terre, tout de même très praticable, pour finir en cul de sac à Gillespies Beach. Petit parking où 4 à 5 CC/minivans sont déjà présents. On ne voit pas directement la plage, qui est juste derrière la végétation. Coucher de soleil sur la plage, on dinera après !
Un coup de grand angle pour rapprocher les Alpes à droite, de la mer à gauche !





Vendredi 16 octobre :

On remonte à Franz Joseph où on a réservé hier une marche sur le glacier avec guide. Il y a foule, une vraie usine, c'est vraiment ce qui fait vivre ces deux petits villages. On nous équipe de la tête aux pieds : chaussettes, chaussures, pantalon, anorak, gants, et crampons ! On part en bus pour le cul de sac de la route, puis on rejoint le front du glacier à pied...le tout sous la pluie !


Grimpette dans les escaliers aménagés, on est trempés, comme l'appareil photo !




Le glacier continue...sans nous !

Pas trop de beaux endroits à crevasses bleutées

Retour à la maison des guides, on se change, café/chocolat chaud offert, puis retour au camping car où on se rechange (ouais, on est trempés jusqu'en profondeur !) ! Le soleil refait son apparition, on se pose en terrasse pour s'en jeter une, terrasse petit à petit envahie par les guides qui finissent leur journée. Un coup de pizza au resto/bar d'à côté puis direction les piscines chaudes de Franz Joseph en nocturne, toujours aussi plaisant ! On se pose sur un petit chemin au milieu des champs pour la nuit.

Samedi 17 octobre :
Une dernière plage avant de rentrer dans les terres, direction Haast Pass.



Le lac Wanaka en ligne de mire :


Avant de poursuivre vers Queenstown, on s'enfonce vers des coins paumés direction un lieu de tournage extérieur du seigneur des anneaux.
On tombe par hasard sur un petit panneau indiquant une vieille mine, on persévère !


Petits chemins qui serpentent entre quelques vieilles ruines, mignon.



On poursuit dans la campagne profonde, un village plus ou moins en voie de désertification.


Nous sommes dans la campagne, quelques fermes de çi de là au gré de petits chemins de terre. Nous trouvons ce que nous cherchions : un petit chemin de terre qui grimpe une huitaine de kilomètres dans les landes pour se terminer en cul de sac en haut d'une colline, avec vue sur un petit lac. Je n'ai pas d'images mais plus on monte, plus le chemin se transforme en boue profonde et collante, on arrive en haut sur notre lancée mais on est vraiment à deux doigts de s'embourber... C'est ici que fut reconstitué le petit village du Rohan pillé par les troupes de Saroumane.

Paysage de landes, quelques maisons éparpillées (des résidences secondaires où les néoZ aiment à venir pécher).




Mais le temps est plus qu'humide et ma femme a peur qu'on ne réussisse pas à sortir de notre bourbier si la pluie continue, et insiste pour qu'on redescende sur la terre ferme pour la nuit...
On se pose aux abords d'une rivière pour la nuit.

Dimanche 18 octobre :
Après cet intermède campagnard, on reprend notre route "normale" vers Queenstown.
Non loin de notre rivière de la nuit, un vieux pont du début du siècle :


Avant d'arriver à Queenstown, le petit village de Arrowtown, touristique mais sympathique, malgré la pluie...


Petite grimpette vers la station de ski de Coronet Peak, où il neigote du mouillé.

Puis descente sur Queenstown, là bas au fond, où il a l'air de faire un peu plus clair :

Plus on descend, plus le temps s'embellit, on va prendre le funiculaire qui permet d'aller surplomber Queenstown.


Un petit parc, une piste de luge (sur bitume) qui permet de redescendre jusqu'en bas du funiculaire, et une belle vue sur le lac et les montagnes environnantes.

On redescend puis on poursuit la route qui longe le lac Wakatipu, tout en longueur.


Ballade le long du lac.


Retour à Queenstown pour une ballade en ville de fin d'après midi, agréable, posée au bord du lac, joyeusement touristique, bière en terrasse comme on aime !
On sort de la ville pour aller se poser pour la nuit, toujours au bord du lac, plus au sud.
Soirée ensoleillée...matinée grisâtre !


Lundi 19 octobre :
Direction le parc national de Fjordland dans le coin sud ouest de l'ile.
Campagne contre la vitesse routière très percutante, personnellement j'adore !

Arrivée à la petite ville de Te Anau, sur le lac du même nom.

On va à l'office du tourisme pour savoir comment cela se passe avec notre mini-croisière sur le Milford Sound incluse dans le forfait de l'agence de voyage, pas de réservation nécessaire, on se pointe à l'embarcadère quand on le souhaite, ce sera donc pour demain !
On s'engage sur la Milford Road, l'unique route qui s'enfonce dans le parc vers le nord, en longeant dans un premier temps le lac Te Anau, puis s'en écarte ensuite. Première ballade sur un petit chemin qui s'enfonce dans une portion de forêt, forêt tempérée (trèèèès) humide !





Ces photos reflètent bien le climat local, le Fjordland est la région la plus arrosée de Nouvelle Zélande, il y pleut environ deux jours sur trois, et aujourd'hui, on est tombé sur l'un des deux jours de pluie !
On poursuit la route vers le nord, puis seconde ballade nettement plus sportive vers le lake Marian. une bonne heure et demie de grimpette sur un petit chemin de terre bien glissant pour atteindre cette petite vallée glaciaire, où les nuages montent et descendent à grande vitesse.


La pluie cesse plus ou moins quand on arrive à destination, mais on va dire que c'est instable...



On rejoint notre camping du soir, sur la petite route Hollyford, point de départ du Hollyford Track, trek de 4 jours qui rejoint l'océan au nord ouest. Même si vous n'y dormez pas, je vous conseille tout de même d'aller jeter un oeil à ce Gunn's campground étonnant, mélange de bric et de broc. On est accueilli par une bombe H, mais l'accueil humain sera nettement plus chaleureux !

Bon j'ai foiré ma photo qui est floue...il y est inscrit "propriété du gouvernement américain, désactivée par le premier ministre néozélandais" Et toc ! La femme qui nous accueille nous laisse nous installer où on le souhaite, et nous invite à visiter le "musée" local, fouillis hétéroclite de vieux objets, vieilles photos...un bond en arrière de plusieurs dizaines d'années.
Mardi 20 octobre :
Réveil sous le soleil !

Je profite du beau temps pour immortaliser les lieux


Le camping propose quelques cabanes en bois, chacune équipée d'un poêle à bois pour se chauffer, rustique mais charmant non ? Idem pour les douches, le ballon d'eau est suspendu au dessus d'un feu de bois, que le monsieur alimente régulièrement. Je discute un petit peu avec lui, lui et sa femme sont heureux dans ce bout du monde, où il est possible d'observer des "northern lights" (même si on est au sud !).


Allez on est reparti, on espère que le beau temps se maintiendra pour notre tour en bateau !
Un petit arret pour aller observer les Humboldt Falls, pour une belle photo de merde !


Passé le tunnel de Homer, on descend jusqu'au bord du fjord, dominé par le Mitre Peak, qui culmine mine de rien à 1692 mètres !

On va retirer notre ticket au guichet de notre compagnie, pas encore trop de monde en ce milieu de matinée. Il y a plusieurs compagnies, un quai où somnolent 6 à 7 bateaux assez gros, en pleine saison ça doit être un sacré traffic !
Ma trogne en poireautant avant l'heure de départ :

Allez hop on embarque !

Pas mal de chutes d'eau de ci de là le long des parois du fjord

Au bout du fjord, vue de l'entrée du fjord depuis la mer de Tasman :

Des otaries qui paressent sur leur rocher :


Le pilote nous fait une marche arrière au plus prêt d'une chute d'eau, ça n'y parait pas mais ça mouille assez fort !

Une dernière chute avant l'arrivée au port

Voilà, une heure et demie de ballade, enchanteresse sous ce beau soleil, on a vraiment eu du bol !
On va se balader à pied le long de la côte


Retour au camping car, on va profiter du beau temps pour une petite rando vers Key Summit
Le tunnel de Homer qui "fait la bascule" entre le côté intérieur et la descente vers le fjord

Grimpette d'une heure et demie environ vers Key Summit, ce chemin est aussi le début du Routeburn Track, un chemin de rando qui traverse les montagnes pour rejoindre Glenorchy et le lac Wakatipu (le lac de Queenstown), en plusieurs jours.
On arrive sur un espèce de promontoir, magnifique point de vue tout autour, un de mes gros coups de coeur !
Deux photos "contiguës" qui n'en feront plus qu'une (+ coup de flash...)!




Un petit chemin circulaire serpente sur le plateau vers de drôles d'arbres


J'avais une petite idée dans la tête : attendre le coucher de soleil, mais on est arrivés un peu trop tôt, puis le vent commence doucement à se lever et à rider la surface de l'eau, les nuages s'accumulent... et madame s'impatiente alors que la température commence franchement à fraichir, on redescend de notre perchoir !


On va s'installer dans l'un des petits campings sauvages qui s'égrennent le long de la Milford Road, équipés d'une petite boite aux lettres pour y glisser les quelques dollars de droit de camping.
On se met les fesses dans l'eau au plus prêt de la rivière :

Bien belle journée, bien heureux d'avoir pu profiter de ce petit paradis sous le soleil !
Mercredi 21 octobre :
On reprend la route vers le sud et on quitte le Fjordland, direction Dunedin via la région des Catlins, en longeant plus ou moins la côte sud.
Un dernier coup d'oeil sur le lac Te Anau, avant de retrouver des paysages de campagne.



Le vieux Clifden Bridge, pont suspendu de 1899 :

Dans le village de Tuatapere, ce vieux café nous attire, pause café !

La vieille dame nous accueille avec bienveillance, nous autorise à prendre des photos et nous sert le café dans de vieilles tasses sur un plateau en porcelaine, ce qui ajoute encore à l'ambiance "petite maison dans la prairie" du lieu.


On arrive un peu plus au sud en bord de mer, visiblement le coin a l'air venteux...

Petite ballade sur la plage :


Puis un mini hameau de pécheurs :

Arrivée à Colac Bay, avec son abribus à l'envers (anti-vent je suppose...) :


Encore quelques dizaines de kilomètres et on arrive à Invercargill, la grosse ville du sud, ballade à pied en centre ville. Avis extrêmement tranché : j'ai détesté cette ville, centrée sur une grosse artère principale circulante. Je n'y ai pas ressenti la même douceur de vivre, le même bien être que nous avons aussitôt ressenti à Rotorua par exemple. Bon ok, on n'a pas passé suffisamment de temps ni exploré assez la ville pour que mon jugement soit crédible mais voilà quel fut notre sentiment.
On pousse au sud et la ville de Bluff, bout du monde de l'ile du sud.

Le plafond gris ajoute à l'impression des lieux : vieille ville tristounette qui vit de son port industriel.



On se sauve avant de déprimer totalement !
On s'engage sur la petite route qui mène à la région des Catlins, coin bien paumé, quasiment aucun village.
On se pose sur un petit parking qui fait office de panorama en bordure de route, vu la circulation ca devrait tout de même être calme.

Réveil grisâtre avec espoirs d'éclaircies :

Jeudi 22 octobre :
Aujourd'hui, poursuite de la route vers Dunedin, en longeant la côte.

Petite marche dans la forêt vers les Purakaunui Falls

Puis on pousse à la pointe de Nugget Point, quelques rayons de soleil appréciés !



Dernière baie avant de rentrer dans les terres, mini hameau de pécheurs encore



Arrivée à Dunedin, capitale de la province d'Otago, seconde ville de l'ile du sud après Christchurch. Ballade en centre ville, pas désagréable mais temps franchement frisquet.
L'emblématique gare de Dunedin suivie d'une rue en pente + architecture victorienne :


Direction la péninsule d'Otago en fin d'après midi, où l'on pense trouver un endroit pour la nuit. Le long de la côte nord, pas mal de circulation, beaucoup plus d'habitations que ce que l'on imaginait, des petites routes étroites sans possibilité de se garer. Ca nous plait moyen et on trouve pas de bon coin, on décide de quitter la péninsule et de tracer au nord. On roule une heure sur la nationale et on se pose sur un grand parking à poids lourds légèrement à l'écart de la nationale, en bord de mer, 4 ou 5 km avant les Moeraki boulders.

Il est pas mal question de la péninsule d'Otago dans les guides touristiques, sanctuaire de la vie sauvage, notamment pour certaines espèces de manchots. On ne l'a certainement pas abordée comme il le fallait, il aurait certainement fallu persévérer un peu plus pour l'apprécier à sa juste valeur... Ce sera pour la prochaine fois !
Vendredi 23 octobre :
Direction la plage des Moeraki boulders non loin de notre parking : gros rochers sphériques en voie de disparition pour cause d'éclatement.



Route vers le nord, passé la petite ville d'Oamaru, on quitte la côte pour s'enfoncer dans les terres et la superbe région du Mackenzie Country, espèce de plateau parcouru de landes et de vastes lacs, certains nés de barrages, hydroélectricité oblige.
On longe le lac Aviemore puis le lac Benmore, petite disgression vers le lac Ohau avant d'arriver à l'extrémité du lac Pukaki, aux couleurs irréelles.
un bout du lac Aviemore
un champ de moutons
vers le lac Ohau, isolé et tranquille
au pied du lac Pukaki
On longe le lac Pukaki vers le nord pour rejoindre le parc national du Mont Cook/Aoraki.

Petite rando dans le parc pour atteindre un lac glaciaire au pied du mont Cook, toit de la Nouvelle Zélande avec ses 3754 mètres.




On va se poser au camping, on profite des machines à laver pour une petite lessive !
Samedi 24 octobre :
Réveil avec vue sur le mont Cook, toujours sous le soleil :

Redescente vers le sud et le lac Pukaki, puis route vers le lac Tekapo du même bleu "lessivé"



Grimpette à l'observatoire astronomique qui surplombe le lac, puis ballade dans le petit village de Tekapo, terrasse-bière-soleil. On s'inscrit à une sortie astronomique nocturne.


En fin d'après midi, petit tour à "l'église du bon berger", the church of the good shepherd en VO, juste à la sortie du village.




La sortie astronomie est à 23 heures, direction les piscines chaudes du village, idéal pour tuer une heure ou deux ! Départ en minibus à l'observatoire, du blabla en anglais pour un groupe très cosmopolite (écossais, allemands, italiens, australiens, américains, et nous deux seuls francais). Pas facile de s'accrocher aux explications malgré mon niveau d'anglais que je qualifierais tout de même de moyen-bon...on zieute dans les différentes lunettes, on papote un peu avec les autres touristes.


Retour au village en mini-bus, on va se poser à un endroit repéré dans l'après midi, le long du lac, hors du village, sur une route paumée au pied de ce qu'on surnommera une "barrière à vaches" (une entrée de champ en gros...)
Dimanche 25 octobre :
Pas habitués à se coucher si tard, le réveil est tardif, mais ensoleillé !

On reprend la route vers l'est (villages de Fairlie, Geraldine) puis le nord (vers Methven et le mont Hutt), soit grosso modo vers Christchurch par une route secondaire.
Deux de ces fameux panneaux "sécurité routière", puis une boite aux lettres :



Campagne, église, moutons...



Un peu avant le mini village de Methven, on s'engage sur une petite piste en gravier pour rejoindre un autre "lieu de pélerinage" du seigneur des anneaux, l'endroit où a été reconstitué Edoras, la capitale du Rohan. Au bout d'une dizaine de kilomètres, on atteint deux lacs, le Lake Camp à gauche, le Clearwater lake à droite, et entre les deux un espèce de "camp de vacances". Un minivillage très hétéroclite, caravanes, mobiles homes, cabanons en bois (on nous dit qu'il est interdit de construire "en dur" içi) où les néozélandais viennent passer le week end ou leurs vacances. Pêche, baignade, nature : cet endroit est vraiment caractéristique de l'état d'esprit et du mode de vie des néozélandais, très tournés vers la nature et la simplicité.
Petite montée et la vue bascule sur le vallée de la Rangitata, multiples filets de rivière au pied des montagnes, où l'on se pose 10 kilomètres plus loin au pied du rocher d'Edoras, le long d'une barrière à vaches.
Les photos qui résument cette vingtaine de kilomètres :





Repos ensoleillé, petite ballade dans l'espèce de champ, derniers rayons de soleil, nuit.



Bref, un bien bel endroit isolé et sauvage, qui plus est sous le soleil !
Lundi 26 octobre :
Réveil le long de notre barrière à vaches, Edoras sous un filet de brume :


Retour sur l'asphalte via les 20 km de gravel road de la veille, un groupe de vaches cheveux longs idées courtes :


On franchit les gorges de la rivière Rakaia :

Arrivée à proximité de Christchurch, on a de l'avance sur ce qui était plus ou moins prévu, on se tate, est ce qu'on pousse vers Hanmer Springs au nord ? Allez oui, direction Hanmer Springs. Route nationale, paysages assez quelconques, arrivée à Hanmer Springs, ballade en ville, rien de folichon là non plus, apéro-terrasse sous un ciel gris, resto, bains chauds au crépuscule : les plus sympas qu'on ait eu, une douzaine de bassins à toutes les températures, à ne pas rater ! Par contre on n'a pas repéré de bons coins pour dormir l'après midi, pas mal d'endroits qui auraient fait l'affaire mais panneaux d'interdiction, le côté très touristique du coin se ressent. On se pose le long d'un champ du côté de l'aéroport (mini aérodrome...pas de nuisance sonore !).

Bof, pas mal de kilomètres pour pas grand chose, si ce n'était les bains chauds, on aurait regretté notre crochet au nord...
Mardi 27 octobre :
Ce coup çi on redescend sur Christchurch pour de bon !
On arrive à New Brighton, grande banlieue de Christchurch en bord de mer. New Brighton sous la grisaille, sa jetée, son pêcheur, ses mouettes...




On prolonge vers le bout de terre vallonné et sauvage qui fait face à la péninsule d'Akaroa.




Ballade dans la petite ville de Lytteltown, puis on pousse un peu le long de la côte jusqu'à Governor's Bay, avant de rebrousser chemin. On s'installe sur les hauteurs au dessus de Lytteltown sur un coin repéré dans la journée, en surplomb de la baie.



Mercredi 28 octobre :
Arrêt à la Lytteltown Timeball Station, malheureusement détruite par le tremblement de terre, puis route vers la péninsule de Banks.

Ca redevient très nature, on longe un moment un grand lac, avec les montagnes en toile de fond, puis un bout de campagne, puis la première vue sur l'espèce de fjord qu'est l'Akaroa Harbour.



La petite baie de French Farm, où l'on se posera ce soir pour la nuit.



On arrive finalement au petit village d'Akaroa, où s'installa une petite colonie francaise au 19eme siècle.

Il fait plus ou moins beau, doux, pas de vent, on craque pour ce petit resto au jardin bien agréable.

Ballade dans le village où subsistent çà et là quelques vestiges du passé francophone du village.





On reprend le véhicule pour prendre un peu d'altitude et s'aventurer sur les petites routes de campagne qui redescendent vers de petites baies.


En fin d'après midi, on se trouve un vieux pub/resto (au hameau de Little River je pense, sur la route principale), pas mal de locaux sympas, qui nous disent qu'il va neiger cette nuit et que du coup, ils ne travailleront pas dans leurs champs/élevages demain ! On a un peu de mal à les croire mais l'avenir leur donnera raison !
On va se poser en nocturne dans la baie de French Farm repérée cet après midi. On a adoré cette péninsule de Banks ! Chouettes paysages, village d'Akaroa agréable, une dernière étape bien sympa avant de rejoindre Christchurch pour la fin des vacances.
Jeudi 29 octobre :
Reveil à marée basse :

En effet, sur les hauteurs, une mince couche de poudreuse !

On rejoint Christchurch où l'on va s'installer dans un camping en ville pour la dernière nuit avant de rendre le véhicule le lendemain. On commence par les corvées : lavage du camping car extérieur/intérieur, on commence à faire les sacs à dos. Puis petit coup de bus pour rejoindre le centre ville, différentes visites : musée, parc, vieux batiments... Je découvre avec bonheur que demain soir, c'est la demie finale du championnat des provinces, Christchurch reçoit Hawke's Bay, il reste des places, la veille de notre avion, c'est parfait !






On a bien apprécié Christchurch, notre préférée des 4 grosses villes que nous avons traversé (Auckland, Wellington, Dunedin et Christchurch).
Vendredi 30 octobre :
Ce matin, on quitte notre camping car, direction les bureaux de United Campervan non loin de l'aéroport. Aucun dommage à signaler, en 5 minutes la remise des clefs est bouclée. On se paume un peu avant de tomber sur un arrêt de bus qui doit nous rapprocher du petit hôtel réservé pour ce soir. On finit par le trouver, espèce de motel dans un quartier résidentiel, accueil charmant, la femme nous demande à quelle heure est notre avion demain, et on se met d'accord pour l'horaire du transfert, on pose nos bagages dans la chambre et on repart à l'arrêt de bus pour rejoindre le centre ville de Christchurch, sans le sac photo, j'ai la flemme de le trainer... Je fais du stop à l'arrêt de bus, et ca marche, un jeune maori nous embarque et nous dépose à deux pas du centre ville. Après midi ballade de nouveau, puis direction le stade en début de soirée, l'AMI Stadium, qui aurait dû accueillir plusieurs matchs de la coupe du monde 2011 mais qui sera malheureusement endommagé par le tremblement de terre... Je papote rugby avec une stadière sympa, qui me demande des nouvelles de Byron Kelleher, célèbre demi de melée néozélandais qui jouait à Toulouse à l'époque. Christchurch s'impose facilement, et remportera ce championnat des provinces la semaine suivante, logique respectée, la province de Canterbury est la meilleure équipe néozélandaise depuis une dizaine d'années. On rejoint le centre ville, puis taxi pour l'hôtel, nuit !
Samedi 31 octobre :
Départ pour l'aéroport, enregistrement des bagages, et paf ! on nous annonce 4 heures de retard... Survol du red center australien, tantôt plat, tantôt tourmenté :


Vol Singapour-Paris, A380 moitié plein, on se prend chacun une rangée de trois sièges, on dormira comme des bébés, le pied !
Bilan : on a adoré ce pays ! Des paysages certes moins étonnants que ceux que l'on verra les années suivantes en Islande, Namibie et Bolivie, à dominante "verte", comme dans notre Normandie, mais très variés d'une région à l'autre. Malgré notre côté "extérieur", on ressent le bon-vivre qu'il ressort du pays, la "coolitude" des habitants, sympas, en phase avec leur environnement. Première en camping car, on a vraiment apprécié ce mode de vacances "maison roulante", confortable et pratique, mais il faut dire que le pays s'y prête à merveille, quasiment pas d'interdictions, densité de population très faible, facilité de trouver de jolis endroits pour la nuit. On y retournera à coup sur ! Du coup cela m'a aussi donné envie d'aller en Tasmanie, que j'imagine assez facilement comme une Nouvelle Zélande miniature.
Le mot de la fin en images !




Je me suis enfin décidé à écrire un vieux carnet de voyage concernant notre voyage en Nouvelle Zélande en 2009.
Cette idée a surgi lorsque je suis tombé sur un prix d'appel qui me paru attirant, en tout cas dans nos moyens, sur le site de l'agence Nouvelle Zélande autrement/Australie autrement, agence spécialisée Australie/NZ/îles du pacifique, dont je vous met le lien : http://www.nzvoyages.com/ Après demande de différents devis selon les dates, c'est décidé, on opte pour octobre pour raisons financières (empiéter sur le mois de novembre augmente les tarifs...), ce qui correspond au mois d'avril chez nous, début du printemps, on croisera les doigts pour la météo !
Vol aller/retour Paris-Auckland-Christchurch-Paris + location camping car 26 jours km illimités + ferry île du nord-île du sud + tour en bateau sur le Milford Sound, 2200 euros par personne.
Allez hop on embarque !
(Beaucoup de photos, désolé pour chargement assez long à prévoir...)
Vendredi 2 octobre :
Vol Paris-Singapour, Singapore Airlines vient de mettre depuis trois semaines un A380 sur cette ligne, on est ravis ! 12 heures d'A380 qui sent encore le neuf, c'est spacieux y'a pas à dire. Singapore Airlines n'a pas usurpé sa réputation, le personnel est aux petits oignons et passe régulièrement avec de l'eau, des fruits, on ne se désseche pas le gosier comme cela arrive bien souvent.

4 heures d'escale à Singapour, on se ballade un peu dans l'aéroport top moderne, sièges auto-massants gratuits, internet libre accès, un espace fumeur (primordial pour moi qui suis fumeur...) dans un "bocal en verre" à ciel ouvert rempli de plantes vertes (une espèce de serre vu la moiteur du climat !) , un autre monde comparé à notre vieux Roissy !
Samedi 3 octobre :
Vol Singapour-Auckland, c'est reparti pour 12 heures, ce n'est pas un A380, sniff... C'est un vol de jour, on survole l'Indonésie puis on atteint l'Australie que l'on traverse dans le sens de la largeur, c'est long... Arrivée à Auckland à 22 heures, le minibus du petit hôtel que l'on a réservé embarque les 7-8 clients, direction dodo, même si on ne sait plus trop bien dans quel état on erre...
Dimanche 4 octobre :
On se réveille sur le coup des 2-3 heures du matin, on a du mal à retrouver le sommeil, on est bien décalés, voir décalqués ! ON se rendort finalement pour se réveiller en catastrophe vers 9h30, il était temps pour ne pas rater le petit dèj de l'hôtel... Taxi pour l'agence de location, United Campervans, paperasse, on nous présente la bête, un CC pour trois personnes tout de même assez imposant, plus long qu'un Renault Traffic ou camionnette de ce genre. Bon ben quand faut y aller faut y aller, je n'ai jamais conduit autre chose qu'une voiture "normale", ajoutez à cela qu'en Nouvelle Zélande, on roule à gauche, bref...je suis pas fier ! Par contre le volant est resté à gauche, la boite manuelle côté main droite, c'est toujours ça qui ne change pas. Direction le supermarché non loin que l'on nous a indiqué pour le ravitaillement, puis direction le centre ville d'Auckland. Les 3 ou 4 premiers ronds points sont un peu ratés de ma part, je n'arrondis pas assez mes trajectoires et ma roue arrière située à l'intérieur du virage grimpe allègrement sur les trottoirs en sortie de rond point... heureusement que je ne roule pas vite, on est dimanche, peu de circulation, ca pourrait être pire. On trouve une grande place pour se garer, pas de créneau à la con, ouf !
Visite du centre ville d'Auckland, temps gris limite crachin normand, on n'est pas dépaysés !
ville très cosmopolite
La Sky Tower, le plus haut édifice de l'hémisphère sudUn espèce de centre commercio-culturel au design intérieur coloré et moderne :


Descente jusqu'à la mer
la capitainerie
dans le port, deux vieux voiliers d'une America's Cup des années 80 ou 90, aujourd'hui recyclés pour ballader les touristesVoilà pour le centre ville d'Auckland, nous ne sommes pas très "ville", on quitte Auckland en longeant la côte, direction l'est.
la baie d'Auckland, surnommée City of Sails (la cité des voiles)
les quartiers résidentiels ont l'air assez "huppés" dans ce coinOn se perd dans la banlieue résidentielle, assez étendue, et un peu plus loin sur la côte, on demande à un couple où on est et comment on rejoint les grands axes car on est bien paumés et on tourne en rond dans des dédales de petites rues... On en profite pour leur demander si ils connaissent un coin pour passer la nuit, ils nous conseillent un coin situé à une trentaine de km, en bord de mer, et nous disent de les suivre quelques kilomètres pour qu'ils nous remettent sur la bonne route. Bien sympas, ce qui ne sera jamais démenti lors de tous nos contacts avec les habitants durant ces 4 semaines.
On atteint l'endroit conseillé qui s'avère idéal pour la première nuit : une vaste aire de pique nique en surplomb de la mer. On prend nos repères dans le CC, on fait le lit, au fond du CC, il ne gène aucunement l'accès à la cuisine où au coin toilettes/douche/lavabo. On le laissera du coup à demeure durant tout le voyage, c'est nickel ! (en fait mauvaise idée, quand on remettra tout en ordre le dernier jour, on s’aperçoit que ça commençait à "pourrir" sous le matelas... humidité et manque d'aération oblige !).
première popote, notre premier voyage en CC, c'est plus confortable que le camping rustique tente-réchaudLundi 5 octobre :
L'arrière du CC s'ouvre en grand et il me prend l'idée de prendre une photo de chacun des endroits où l'on dormira, depuis l'intérieur du CC, façon "fenêtre sur la NZ"
Première photo "vue du lit", y'a pire pour une première nuit !La Nouvelle Zélande est assez étendue, il a fallu faire des choix, j'ai décidé de zapper la région du Northland, au nord d'Auckland, au profit de la péninsule de Coromandel à l'est.
On est très vite frappé par le vert intense des champs, terrain de pique nique idéal pour les 35 millions de moutons, à comparer aux 4 millions et quelques habitants !

On croise notre première boite aux lettres décorée, première photo d'une très longue série que je vous épargnerai, je ne vous montrerais que les plus fun.

Les paysages de la péninsule de Coromandel s'ouvrent à nous, verdoyants, zigzagant entre mer parsemée de petits ilots et collines paisibles.




Petite ballade dans le village de Coromandel, sous un ciel oscillant entre gris clair et gris crachin, puis on rejoint la côte est de la péninsule.
On part pour une ballade via un petit chemin plus ou moins escarpé qui descend sur une plage, au lieu nommé Cathedral Cove, chouette plage de sable, quelques rochers façon baie d'Halong (miniature !), une grande arche, une petite cascade, le tout sous un fin crachin malheureusement.




On poursuit un peu vers le sud, en longeant la côte, puis on se pose en bord de mer dans un mini village.
Mardi 6 octobre :
Le décalage horaire est oublié, ça y est, on est calés sur le soleil comme à notre habitude, coucher tôt et lever tôt...
le lever de soleil depuis le lit !On quitte la péninsule de Coromandel pour l'intérieur des terres, direction Matamata. Ce petit village paisible est devenu aujourd'hui un "haut lieu" du tourisme (toutes proportions gardées...), un lieu de pèlerinage obligatoire pour les "Tolkienistes". C'est en effet ici que Peter Jackson a reconstitué la Comté pour le tournage du Seigneur des Anneaux. Belle aubaine pour ce village qui ne devait pas croiser grand touriste avant !
la statue érigée à l'effigie de Gollum, ils lui doivent bien cela !On s'inscrit pour la visite (terrains privés, obligation de passer par la visite organisée, belle manne financière pour les propriétaires des terrains), un petit café en terrasse sous un franc soleil en attendant l'heure du départ. Départ en bus, pas trop de monde pour ce premier départ, une 15aine de personnes. On rejoint les terrains privés situés à une douzaine de kilomètres.

Paysage bucolique de petites collines verdoyantes parsemées de moutons, vraiment charmant !




l'arbre de la fête de Bilbon, majestueux

On repart ravis, et on reprend la route direction Rotorua. Petite ville très touristique, pas mal d'attractions dans la ville et alentours. On se tâte pour le Rainbow Springs, espèce de mini parc/zoo à l'entrée nord de la ville, allez ce sera oui !
Quelques volières, des piscines à poissons, des reptiles, des petits champs avec des cochons, lapins, de la verdure...



un kiwi...empaillé ! Le parc en élève des vrais, mais les horaires de visite sont restreints,
on nous donne un ticket pour pouvoir revenir en fin d'après midi pour assister à leur nourrissage.
Mais nous ne sommes pas particulièrement ornithophiles, on ne reviendra pas...Bref, rien d'exceptionnel dans ce Rainbow Springs, plaisant mais sans plus...
Direction Hell's Gate, un petit parc géothermique.
Quelques plans d'eau plus ou moins fumants, quelques marmites de boues bouillonnantes.




Vraiment rien de folichon, si vous y allez, commencez par là, car après les autres sites géothermiques situés en ville ou quelques kilomètres au sud de la ville (Waimangu Volcanic Valley et Wai-O-Tapu), cet Hell's Gate vous paraitra bien terne !
Direction le centre ville. Rotorua est posée au bord d'un lac, l'architecture de la ville est vraiment quelconque (mis à part le superbe bâtiment qui fait aujourd'hui office de musée, anciennement établissement thermal, ci dessous). Mais on s'y sent bien dans cette petite ville, taille humaine, tranquille, aérée. On pose le camping car en bordure de lac, en centre ville, pas d'interdiction, à l'image du pays : tranquille !



Le superbe musée, entouré de jardins fleuris, terrains de croquet, so british !
On se fait un petit resto sympa en ville, et on va au Polynesian Spa en nocturne, l' un des deux établissements thermaux de la ville.
En bordure de lac, différentes petites piscines à différentes températures, que du bonheur !


Retour au camping car, deux ou trois autres CC se sont installés sur ce long parking qui longe le lac, et quelques voitures Juicy Rentals (des espèces de "break" aménagés en lit). On préfère habituellement se trouver des endroits isolés rien qu'à nous, mais pour un centre ville c'est pas mal, on va pas se plaindre.
Mercredi 7 octobre :
La photo "vue du lit" :

Grand bleu, trop cool !
Petit dèj, petite ballade le long du lac, parsemé d'hydravions.

Direction Whakarewarewa - Te Puia, un mixte avec un petit musée des traditions maoris et un parcours nature à travers un site géothermique. C'est tout proche du centre ville, on y est 5 minutes avant l'ouverture, notre côté lève tôt ! Le musée est assez limité, la nature est autrement plus sympa que l'Hells Gate de la veille par contre.


La star locale, le geyser Pohutu se met en branle rien que pour nous




Vraiment chouette ballade au final !
Direction l'office de tourisme de Rotorua, je voudrais réserver la navette pour faire le Tongariro Crossing dans trois jours. Et là tout s'écroule, on nous annonce qu'il a pas mal neigé ces jours derniers et que le Tongariro Crossing est fermé. Ca devait être un des grands moments de notre voyage, cette longue rando à la journée à travers les volcans du parc national de Tongariro est réputée pour être la plus belle rando à la journée de Nouvelle Zélande, je suis dégouté ! On calcule approximativement la suite de notre voyage et on demande s'il est possible d'avancer d'une journée notre traversée en ferry vers l'ile du sud. On avait donné une date approximative lors de notre réservation à l'agence NZ autrement, qui nous avait dit que la date était modulable sans problème à condition que le ferry ne soit pas complet. Pas de soucis, il y a de la place. On tache d'oublier ce coup du sort en se promettant de revenir en NZ pour notre Tongariro Crossing raté !
On n'en a pas fini avec Rotorua, mais on décide de profiter du beau temps pour aller à Waimangu Volcanic Valley, à une vingtaine de kilomètres au sud, car ce site nous semble être celui qui présente le plus d’intérêt (à la lecture de nos guides), et on aimerait le visiter sous le soleil. Différentes options : descente et remontée à pied, avec ou sans tour de bateau, descente à pied retour en bus... on opte pour la descente à pied, le tour en bateau, la remontée en bus.
On part d'en hauteur et un chemin pédestre descend dans une petite vallée. Rapidement, première vue du grand "lac fumant", que l'on atteint un petit peu plus tard.


Non loin, une autre marmite, nettement plus petite, chouette couleur


Le chemin se poursuit en longeant des petits ruisseaux chauds, des fumerolles de çi de là.


On arrive finalement à ce grand lac de cratère, on attend le bateau qui embarque un second couple pour une petite heure de promenade, pas grand monde, c'est cool.


La principale curiosité, une paroi fumante :


Descente du bateau, attente du minibus qui nous remonte au point de départ. Au final, enchantés par ce site, sous le soleil, températures douces (on a même tombé les pulls/polaires pour se mettre en T-shirt, ce qui ne sera pas très fréquent durant ce voyage !). Ca change des autres sites géothermiques par le côté "végétation", cela se rapproche plus d'une ballade dans une forêt luxuriante parsemée de géothermie.
On remonte sur Rotorua, on va se balader vers deux petits lacs en périphérie de la ville, zone résidentielle assez huppée où l'on se trouve une petite aire de pique nique qui semble assez sympathique pour se poser pour la nuit, bien qu'à proximité de maisons.

Jeudi 8 octobre :

La nuit sera calme, aucune "visite", aucuns désagréments, bon choix ! On se fait réveiller par un bruit de moteur au petit matin : deux maoris sur le parking avec une embarcation sur le toit de leur voiture. Je discute un peu avec eux, ils viennent s'entrainer tous les matins pour une heure d'aviron, avant d'aller au boulot.
Petit dèj' pendant que nos voisins se réveillent dans leur cadre de vie enchanteur.

Retour dans Rotorua, direction le Whakarewarewa Thermal Village, un petit village maori au coeur même des fumerolles. Je n'ai pas trop apprécié, 4 ou 5 bicoques où quelques familles vivent, le linge qui sèche dehors, une femme qui sort en robe de chambre sur son pallier... Un petit côté voyeuriste, vivent ils ici par choix ou par obligation...?
l'église
le cimetière
pas de MarylinOn quitte Rotorua pour de bon et on reprend la route vers le sud, direction un autre site géothermique : Wai O Tapu Thermal Wonderland. On y arrive sur le coup de 10 heures, juste à temps pour aller voir le geyser Lady Knox...ou pas ! C'est un "faux" geyser qu'un ranger met en branle en jetant des morceaux de savon dedans. Ce pseudo geyser est situé sur un site à part que l'on rejoint en voiture, et on décide de le zapper, pas trop envie de suivre la masse, on préfère profiter du reste du site sans la foule.
Deux photos que je viens de chercher sur internet, qui ne me font vraiment pas regretter notre "zapping" ! :


On parcoure le parc, le temps est passé au gris triste, des plans d'eau fumants, des concrétions soufrées, des fumerolles, des boues...






Au final, impression mitigée, à nos yeux y'a pas photo, on a nettement préféré Waimangu Volcanic Valley, quasi désert hier, alors qu'il y avait pas mal de monde ici.
On reprend la route vers le sud, arrêt aux Huka Falls, grosse chute d'eau tumultueuse et bruyante (la photo ne reflète vraiment pas la puissance de cette chute, il y a un sacré débit) :

On poursuit avec Craters of the Moon, un site où l'on déambule dans la bruyère sur de petits chemins en bois, parsemé de petits cratères +/- fumants.


Rien de folichon mais un petit côté Jurassic Park assez sympa tout de même.
On arrive en vue du lac Taupo.

Petite comparaison marrante !


de la verdure avant d'arriver sur le terrain volcaniqueOn poursuit vers le Tongariro National Park qui n'est plus très loin, arrêt au camping pour réserver un emplacement pour la nuit, pas de problème il y a de la place. A l'extrémité de la route, qui se termine en cul de sac, il y a une station de ski, on y monte pour voir à quoi ca ressemble, on voit bien un ou deux remontes pentes, un skieur, mais très peu de logements, une espèce de station fantôme un peu bizarre.

Redescente au camping pour la nuit, niché dans une végétation luxuriante.
Vendredi 9 octobre :
Le temps ne s'y prête pas mais on ouvre qd même pour la photo !

Aujourd'hui assez longue route vers le mont Taranaki, cette superbe "pustule" façon Fujiyama. Mais avant de partir pour de bon, on pousse quand même au départ du Tongariro Crossing pour voir à quoi ça ressemble :
sur la piste qui mène au départ de la rando
Allez on reprend la route, par une petite route de campagne, quelques photos de route !





On arrive au pied du mont Taranaki et on attaque la grimpette par la route qui monte sur les flancs, sous des trombes d'eau et la fonte de la neige.

En haut rien de bien folichon sous ce temps de merde...on redescend

Direction la ville de New Plymouth, qui ne nous a pas paru très avenante, mais le temps n'aide pas non plus... Une bière et un en-cas dans un pub, et direction le stade de rugby ! En bon amateur de rugby que je suis, j'avais noté les dates et lieux de matchs qui pourraient éventuellement coïncider avec notre passage, et on tombe pile poil, ce soir il y a un match à New Plymouth ! Ce n'est pas le Super 15 avec les équipes australiennes et sud-africaines, mais le NPC, le championnat des provinces néozélandaises, et Taranaki affronte ce soir Auckland...sous un déluge !
heureusement la tribune est couverte !
le score final, qui vous laisse imaginer le déluge !Triste match forcément, mais cela laisse tout de même un souvenir !
On va se trouver un petit parking en ville en bord de mer pour la nuit.
Samedi 10 octobre :
Réveil, pluie et vent fort, la photo se fera exceptionnellement par une vire latérale :

On descend vers Wellington en longeant la côte, de plus ou moins près.





On quitte la côte vers l'intérieur, pour le Kaitoke regional park, un coin de verdure.

Nuit au camping du parc, quasi désert.
Dimanche 11 octobre :
Grand bleu au réveil, chouette !

Ballade à pied dans ce parc qui servit de lieu de tournage pour recréer Rinvendell (chez l'elfe Elrond...).






Direction Wellington, une quarantaine de km au sud, en bord de mer, ballade en centre ville, quelques rues et places piétonnes, soleil, impression assez agréable.







On reprend le véhicule pour parcourir la péninsule au sud de la ville, petites plages/criques qui se succèdent.


Wellington est surnommée "windy city", et sur la côte orientée plein sud, on comprend pourquoi, très fort vent, énormes vagues, les surfeurs s'en donnent à coeur joie ! On se ballade le long de la côte, multiples arrêts pour profiter du spectacle des éléments qui se déchainent !







Aucun soucis pour trouver un endroit pour la nuit, cette trentaine de kilomètres de côtes est assez sauvage.
Lundi 12 octobre :
Réveil matinal bord de mer, ce matin on prend le ferry pour l'ile du sud.

Notre bateau est là :

Bye bye l'ile du nord, c'est parti pour 4 heures de traversée :

La carte, on va s'engouffrer dans les Marlborough Sounds :

Après un peu de navigation "au large", on s'enfonce dans les fjords, où l'eau prend une belle couleur sous ce chouette soleil



Arrivée à Picton, petite ville qui nous a paru bien agréable


On prend la direction de l'ouest. ON parcoure cette région des Marlborough sounds, parsemée de petites plages, de belles vues...




Sortie des sounds et première vue sur les Alpes du sud enneigées :

Dans l'après midi, petite visite de la ville de Nelson, pas moche mais pas mémorable non plus. Puis poursuite de la route côtière et on se pose en bord de mer un peu avant l'Abel Tasman National Park.
Mardi 13 octobre :
Je troque la vue arrière contre la fenêtre latérale, car c'est plus joli !

Direction une plage située quelques kilomètres plus au nord pour tenter une petite ballade en bateau.

Comme indiqué dans notre guide, il y a bien un petit kiosque et on embarque un petit peu plus tard pour environ deux heures de promenade en mer le long des côtes.
C'est parsemé de petites plages de sable blond, l'eau est magnifique, c'est très chouette ! on peut se faire déposer pour aller camper, ou encore faire l'aller en bateau et le retour à pied mais on opte pour la facilitée...


Quelques otaries siestant sur rochers :


On accoste sur une plage pour récupérer/déposer des campeurs



Retour à la case départ et on reprend la route vers la pointe nord ouest de l'ile du sud. Arrêt aux Pupu Springs, résurgences d'eau douce souterraine formant de grands bassins limpides :


Puis on arrive à la base du Farewell Spit, longue bande de sable qui s'enfonce vers la mer
(notre CC garé en bas !)On part à pied le long du Spit, côté "lagune", paradis ornithologique


Puis on rejoint le côté mer de Tasman, vaste plage parsemée de dunes



Retour au CC pour rejoindre à proximité le départ du chemin qui mène à Wharariki Beach. J'ai adoré cette plage, gros coup de cœur, nature intacte, malheureusement (et heureusement !) non accessible en voiture, on ne pourra pas y dormir.
le long du chemin piéton qui permet d'y accéder



Un regret : on n'attendra pas le coucher de soleil, on a du sable plein les cheveux, on a envie d'une vraie douche, et on a besoin d'électricité pour recharger les batteries de l'appareil photo (je n'avais pas encore investi dans un transformateur à brancher sur allume cigare !) Retour sur la route et direction donc le camping du petit village de Cottonwood, une trentaine de kilomètres plus à l'est.


Mercredi 14 octobre :
Petit camping simple et propre, accueil chaleureux, pas de touristes mais des locaux retraités qui viennent dans leur cabanon pour des parties de pêche endiablées.
La photo "de nuit", pas très glamour !

Le temps est calamiteux ce matin, on avait prévu de rejoindre le Nelson Lakes National Park mais ça nous botte moyen...

On décide de poursuivre et de tracer la route pour rejoindre la côte ouest. Peu avant Punakaiki, petite plage, puis le site de Punakaiki, étranges formations géologiques élimées par l'océan.





On poursuit jusqu'à Greymouth, petite ville qui m'a parue déprimante à souhait ! On se trouve tout de même un vieux pub pour le coup assez authentique, disons rustique, pour se jeter une bière, histoire de se remonter le moral ! Puis on va s'échouer sur un petit parking en bord de mer à la sortie de la ville, face à l'aéroport (un aéroport de campagne calme à souhait, on ne verra pas la queue d'un avion !)
Jeudi 15 octobre :
Chouette, réveil assez ensoleillé !



Direction le sud, mais on bifurque rapidement vers l'intérieur pour monter vers Arthur's Pass, col qui permet de traverser les Alpes du Sud pour rejoindre Christchurch, la province du Canterbury et la côte est.
On fait connaissance avec nos premiers kéas, espèces de perroquets de montagne très présents par içi. J'en attrape un tout flouté au vol, puis plus tard lors d'un arrêt, un autre vient carrément se poser sur le rétro, pas farouche !


Un petit coup d'oeil sur les paysages alpestres, puis demi tour pour redescendre sur la côte ouest.


On atteint les villages de Franz Joseph Glacier puis Fox Glacier, face aux glaciers éponymes. A Fox Glacier, une petite route permet d'atteindre le lac Matheson, célèbre pour offrir de belles réflections par temps calme. On est partis pour un tour du lac à pied en fin d'après midi.




On poursuit la route, qui se transforme rapidement en piste de terre, tout de même très praticable, pour finir en cul de sac à Gillespies Beach. Petit parking où 4 à 5 CC/minivans sont déjà présents. On ne voit pas directement la plage, qui est juste derrière la végétation. Coucher de soleil sur la plage, on dinera après !
Un coup de grand angle pour rapprocher les Alpes à droite, de la mer à gauche !





Vendredi 16 octobre :

On remonte à Franz Joseph où on a réservé hier une marche sur le glacier avec guide. Il y a foule, une vraie usine, c'est vraiment ce qui fait vivre ces deux petits villages. On nous équipe de la tête aux pieds : chaussettes, chaussures, pantalon, anorak, gants, et crampons ! On part en bus pour le cul de sac de la route, puis on rejoint le front du glacier à pied...le tout sous la pluie !


Grimpette dans les escaliers aménagés, on est trempés, comme l'appareil photo !




Le glacier continue...sans nous !

Pas trop de beaux endroits à crevasses bleutées

Retour à la maison des guides, on se change, café/chocolat chaud offert, puis retour au camping car où on se rechange (ouais, on est trempés jusqu'en profondeur !) ! Le soleil refait son apparition, on se pose en terrasse pour s'en jeter une, terrasse petit à petit envahie par les guides qui finissent leur journée. Un coup de pizza au resto/bar d'à côté puis direction les piscines chaudes de Franz Joseph en nocturne, toujours aussi plaisant ! On se pose sur un petit chemin au milieu des champs pour la nuit.

Samedi 17 octobre :
Une dernière plage avant de rentrer dans les terres, direction Haast Pass.



Le lac Wanaka en ligne de mire :


Avant de poursuivre vers Queenstown, on s'enfonce vers des coins paumés direction un lieu de tournage extérieur du seigneur des anneaux.
On tombe par hasard sur un petit panneau indiquant une vieille mine, on persévère !


Petits chemins qui serpentent entre quelques vieilles ruines, mignon.



On poursuit dans la campagne profonde, un village plus ou moins en voie de désertification.


Nous sommes dans la campagne, quelques fermes de çi de là au gré de petits chemins de terre. Nous trouvons ce que nous cherchions : un petit chemin de terre qui grimpe une huitaine de kilomètres dans les landes pour se terminer en cul de sac en haut d'une colline, avec vue sur un petit lac. Je n'ai pas d'images mais plus on monte, plus le chemin se transforme en boue profonde et collante, on arrive en haut sur notre lancée mais on est vraiment à deux doigts de s'embourber... C'est ici que fut reconstitué le petit village du Rohan pillé par les troupes de Saroumane.

Paysage de landes, quelques maisons éparpillées (des résidences secondaires où les néoZ aiment à venir pécher).




Mais le temps est plus qu'humide et ma femme a peur qu'on ne réussisse pas à sortir de notre bourbier si la pluie continue, et insiste pour qu'on redescende sur la terre ferme pour la nuit...
On se pose aux abords d'une rivière pour la nuit.

Dimanche 18 octobre :
Après cet intermède campagnard, on reprend notre route "normale" vers Queenstown.
Non loin de notre rivière de la nuit, un vieux pont du début du siècle :


Avant d'arriver à Queenstown, le petit village de Arrowtown, touristique mais sympathique, malgré la pluie...


Petite grimpette vers la station de ski de Coronet Peak, où il neigote du mouillé.

Puis descente sur Queenstown, là bas au fond, où il a l'air de faire un peu plus clair :

Plus on descend, plus le temps s'embellit, on va prendre le funiculaire qui permet d'aller surplomber Queenstown.


Un petit parc, une piste de luge (sur bitume) qui permet de redescendre jusqu'en bas du funiculaire, et une belle vue sur le lac et les montagnes environnantes.

On redescend puis on poursuit la route qui longe le lac Wakatipu, tout en longueur.


Ballade le long du lac.


Retour à Queenstown pour une ballade en ville de fin d'après midi, agréable, posée au bord du lac, joyeusement touristique, bière en terrasse comme on aime !
On sort de la ville pour aller se poser pour la nuit, toujours au bord du lac, plus au sud.
Soirée ensoleillée...matinée grisâtre !


Lundi 19 octobre :
Direction le parc national de Fjordland dans le coin sud ouest de l'ile.
Campagne contre la vitesse routière très percutante, personnellement j'adore !

Arrivée à la petite ville de Te Anau, sur le lac du même nom.

On va à l'office du tourisme pour savoir comment cela se passe avec notre mini-croisière sur le Milford Sound incluse dans le forfait de l'agence de voyage, pas de réservation nécessaire, on se pointe à l'embarcadère quand on le souhaite, ce sera donc pour demain !
On s'engage sur la Milford Road, l'unique route qui s'enfonce dans le parc vers le nord, en longeant dans un premier temps le lac Te Anau, puis s'en écarte ensuite. Première ballade sur un petit chemin qui s'enfonce dans une portion de forêt, forêt tempérée (trèèèès) humide !





Ces photos reflètent bien le climat local, le Fjordland est la région la plus arrosée de Nouvelle Zélande, il y pleut environ deux jours sur trois, et aujourd'hui, on est tombé sur l'un des deux jours de pluie !
On poursuit la route vers le nord, puis seconde ballade nettement plus sportive vers le lake Marian. une bonne heure et demie de grimpette sur un petit chemin de terre bien glissant pour atteindre cette petite vallée glaciaire, où les nuages montent et descendent à grande vitesse.


La pluie cesse plus ou moins quand on arrive à destination, mais on va dire que c'est instable...



On rejoint notre camping du soir, sur la petite route Hollyford, point de départ du Hollyford Track, trek de 4 jours qui rejoint l'océan au nord ouest. Même si vous n'y dormez pas, je vous conseille tout de même d'aller jeter un oeil à ce Gunn's campground étonnant, mélange de bric et de broc. On est accueilli par une bombe H, mais l'accueil humain sera nettement plus chaleureux !

Bon j'ai foiré ma photo qui est floue...il y est inscrit "propriété du gouvernement américain, désactivée par le premier ministre néozélandais" Et toc ! La femme qui nous accueille nous laisse nous installer où on le souhaite, et nous invite à visiter le "musée" local, fouillis hétéroclite de vieux objets, vieilles photos...un bond en arrière de plusieurs dizaines d'années.
Mardi 20 octobre :
Réveil sous le soleil !

Je profite du beau temps pour immortaliser les lieux


Le camping propose quelques cabanes en bois, chacune équipée d'un poêle à bois pour se chauffer, rustique mais charmant non ? Idem pour les douches, le ballon d'eau est suspendu au dessus d'un feu de bois, que le monsieur alimente régulièrement. Je discute un petit peu avec lui, lui et sa femme sont heureux dans ce bout du monde, où il est possible d'observer des "northern lights" (même si on est au sud !).


Allez on est reparti, on espère que le beau temps se maintiendra pour notre tour en bateau !
Un petit arret pour aller observer les Humboldt Falls, pour une belle photo de merde !


Passé le tunnel de Homer, on descend jusqu'au bord du fjord, dominé par le Mitre Peak, qui culmine mine de rien à 1692 mètres !

On va retirer notre ticket au guichet de notre compagnie, pas encore trop de monde en ce milieu de matinée. Il y a plusieurs compagnies, un quai où somnolent 6 à 7 bateaux assez gros, en pleine saison ça doit être un sacré traffic !
Ma trogne en poireautant avant l'heure de départ :

Allez hop on embarque !

Pas mal de chutes d'eau de ci de là le long des parois du fjord

Au bout du fjord, vue de l'entrée du fjord depuis la mer de Tasman :

Des otaries qui paressent sur leur rocher :


Le pilote nous fait une marche arrière au plus prêt d'une chute d'eau, ça n'y parait pas mais ça mouille assez fort !

Une dernière chute avant l'arrivée au port

Voilà, une heure et demie de ballade, enchanteresse sous ce beau soleil, on a vraiment eu du bol !
On va se balader à pied le long de la côte


Retour au camping car, on va profiter du beau temps pour une petite rando vers Key Summit
Le tunnel de Homer qui "fait la bascule" entre le côté intérieur et la descente vers le fjord

Grimpette d'une heure et demie environ vers Key Summit, ce chemin est aussi le début du Routeburn Track, un chemin de rando qui traverse les montagnes pour rejoindre Glenorchy et le lac Wakatipu (le lac de Queenstown), en plusieurs jours.
On arrive sur un espèce de promontoir, magnifique point de vue tout autour, un de mes gros coups de coeur !
Deux photos "contiguës" qui n'en feront plus qu'une (+ coup de flash...)!




Un petit chemin circulaire serpente sur le plateau vers de drôles d'arbres


J'avais une petite idée dans la tête : attendre le coucher de soleil, mais on est arrivés un peu trop tôt, puis le vent commence doucement à se lever et à rider la surface de l'eau, les nuages s'accumulent... et madame s'impatiente alors que la température commence franchement à fraichir, on redescend de notre perchoir !


On va s'installer dans l'un des petits campings sauvages qui s'égrennent le long de la Milford Road, équipés d'une petite boite aux lettres pour y glisser les quelques dollars de droit de camping.
On se met les fesses dans l'eau au plus prêt de la rivière :

Bien belle journée, bien heureux d'avoir pu profiter de ce petit paradis sous le soleil !
Mercredi 21 octobre :
On reprend la route vers le sud et on quitte le Fjordland, direction Dunedin via la région des Catlins, en longeant plus ou moins la côte sud.
Un dernier coup d'oeil sur le lac Te Anau, avant de retrouver des paysages de campagne.



Le vieux Clifden Bridge, pont suspendu de 1899 :

Dans le village de Tuatapere, ce vieux café nous attire, pause café !

La vieille dame nous accueille avec bienveillance, nous autorise à prendre des photos et nous sert le café dans de vieilles tasses sur un plateau en porcelaine, ce qui ajoute encore à l'ambiance "petite maison dans la prairie" du lieu.


On arrive un peu plus au sud en bord de mer, visiblement le coin a l'air venteux...

Petite ballade sur la plage :


Puis un mini hameau de pécheurs :

Arrivée à Colac Bay, avec son abribus à l'envers (anti-vent je suppose...) :


Encore quelques dizaines de kilomètres et on arrive à Invercargill, la grosse ville du sud, ballade à pied en centre ville. Avis extrêmement tranché : j'ai détesté cette ville, centrée sur une grosse artère principale circulante. Je n'y ai pas ressenti la même douceur de vivre, le même bien être que nous avons aussitôt ressenti à Rotorua par exemple. Bon ok, on n'a pas passé suffisamment de temps ni exploré assez la ville pour que mon jugement soit crédible mais voilà quel fut notre sentiment.
On pousse au sud et la ville de Bluff, bout du monde de l'ile du sud.

Le plafond gris ajoute à l'impression des lieux : vieille ville tristounette qui vit de son port industriel.



On se sauve avant de déprimer totalement !
On s'engage sur la petite route qui mène à la région des Catlins, coin bien paumé, quasiment aucun village.
On se pose sur un petit parking qui fait office de panorama en bordure de route, vu la circulation ca devrait tout de même être calme.

Réveil grisâtre avec espoirs d'éclaircies :

Jeudi 22 octobre :
Aujourd'hui, poursuite de la route vers Dunedin, en longeant la côte.

Petite marche dans la forêt vers les Purakaunui Falls

Puis on pousse à la pointe de Nugget Point, quelques rayons de soleil appréciés !



Dernière baie avant de rentrer dans les terres, mini hameau de pécheurs encore



Arrivée à Dunedin, capitale de la province d'Otago, seconde ville de l'ile du sud après Christchurch. Ballade en centre ville, pas désagréable mais temps franchement frisquet.
L'emblématique gare de Dunedin suivie d'une rue en pente + architecture victorienne :


Direction la péninsule d'Otago en fin d'après midi, où l'on pense trouver un endroit pour la nuit. Le long de la côte nord, pas mal de circulation, beaucoup plus d'habitations que ce que l'on imaginait, des petites routes étroites sans possibilité de se garer. Ca nous plait moyen et on trouve pas de bon coin, on décide de quitter la péninsule et de tracer au nord. On roule une heure sur la nationale et on se pose sur un grand parking à poids lourds légèrement à l'écart de la nationale, en bord de mer, 4 ou 5 km avant les Moeraki boulders.

Il est pas mal question de la péninsule d'Otago dans les guides touristiques, sanctuaire de la vie sauvage, notamment pour certaines espèces de manchots. On ne l'a certainement pas abordée comme il le fallait, il aurait certainement fallu persévérer un peu plus pour l'apprécier à sa juste valeur... Ce sera pour la prochaine fois !
Vendredi 23 octobre :
Direction la plage des Moeraki boulders non loin de notre parking : gros rochers sphériques en voie de disparition pour cause d'éclatement.



Route vers le nord, passé la petite ville d'Oamaru, on quitte la côte pour s'enfoncer dans les terres et la superbe région du Mackenzie Country, espèce de plateau parcouru de landes et de vastes lacs, certains nés de barrages, hydroélectricité oblige.
On longe le lac Aviemore puis le lac Benmore, petite disgression vers le lac Ohau avant d'arriver à l'extrémité du lac Pukaki, aux couleurs irréelles.
un bout du lac Aviemore
un champ de moutons
vers le lac Ohau, isolé et tranquille
au pied du lac PukakiOn longe le lac Pukaki vers le nord pour rejoindre le parc national du Mont Cook/Aoraki.

Petite rando dans le parc pour atteindre un lac glaciaire au pied du mont Cook, toit de la Nouvelle Zélande avec ses 3754 mètres.




On va se poser au camping, on profite des machines à laver pour une petite lessive !
Samedi 24 octobre :
Réveil avec vue sur le mont Cook, toujours sous le soleil :

Redescente vers le sud et le lac Pukaki, puis route vers le lac Tekapo du même bleu "lessivé"



Grimpette à l'observatoire astronomique qui surplombe le lac, puis ballade dans le petit village de Tekapo, terrasse-bière-soleil. On s'inscrit à une sortie astronomique nocturne.


En fin d'après midi, petit tour à "l'église du bon berger", the church of the good shepherd en VO, juste à la sortie du village.




La sortie astronomie est à 23 heures, direction les piscines chaudes du village, idéal pour tuer une heure ou deux ! Départ en minibus à l'observatoire, du blabla en anglais pour un groupe très cosmopolite (écossais, allemands, italiens, australiens, américains, et nous deux seuls francais). Pas facile de s'accrocher aux explications malgré mon niveau d'anglais que je qualifierais tout de même de moyen-bon...on zieute dans les différentes lunettes, on papote un peu avec les autres touristes.


Retour au village en mini-bus, on va se poser à un endroit repéré dans l'après midi, le long du lac, hors du village, sur une route paumée au pied de ce qu'on surnommera une "barrière à vaches" (une entrée de champ en gros...)
Dimanche 25 octobre :
Pas habitués à se coucher si tard, le réveil est tardif, mais ensoleillé !

On reprend la route vers l'est (villages de Fairlie, Geraldine) puis le nord (vers Methven et le mont Hutt), soit grosso modo vers Christchurch par une route secondaire.
Deux de ces fameux panneaux "sécurité routière", puis une boite aux lettres :



Campagne, église, moutons...



Un peu avant le mini village de Methven, on s'engage sur une petite piste en gravier pour rejoindre un autre "lieu de pélerinage" du seigneur des anneaux, l'endroit où a été reconstitué Edoras, la capitale du Rohan. Au bout d'une dizaine de kilomètres, on atteint deux lacs, le Lake Camp à gauche, le Clearwater lake à droite, et entre les deux un espèce de "camp de vacances". Un minivillage très hétéroclite, caravanes, mobiles homes, cabanons en bois (on nous dit qu'il est interdit de construire "en dur" içi) où les néozélandais viennent passer le week end ou leurs vacances. Pêche, baignade, nature : cet endroit est vraiment caractéristique de l'état d'esprit et du mode de vie des néozélandais, très tournés vers la nature et la simplicité.
Petite montée et la vue bascule sur le vallée de la Rangitata, multiples filets de rivière au pied des montagnes, où l'on se pose 10 kilomètres plus loin au pied du rocher d'Edoras, le long d'une barrière à vaches.
Les photos qui résument cette vingtaine de kilomètres :





Repos ensoleillé, petite ballade dans l'espèce de champ, derniers rayons de soleil, nuit.



Bref, un bien bel endroit isolé et sauvage, qui plus est sous le soleil !
Lundi 26 octobre :
Réveil le long de notre barrière à vaches, Edoras sous un filet de brume :


Retour sur l'asphalte via les 20 km de gravel road de la veille, un groupe de vaches cheveux longs idées courtes :


On franchit les gorges de la rivière Rakaia :

Arrivée à proximité de Christchurch, on a de l'avance sur ce qui était plus ou moins prévu, on se tate, est ce qu'on pousse vers Hanmer Springs au nord ? Allez oui, direction Hanmer Springs. Route nationale, paysages assez quelconques, arrivée à Hanmer Springs, ballade en ville, rien de folichon là non plus, apéro-terrasse sous un ciel gris, resto, bains chauds au crépuscule : les plus sympas qu'on ait eu, une douzaine de bassins à toutes les températures, à ne pas rater ! Par contre on n'a pas repéré de bons coins pour dormir l'après midi, pas mal d'endroits qui auraient fait l'affaire mais panneaux d'interdiction, le côté très touristique du coin se ressent. On se pose le long d'un champ du côté de l'aéroport (mini aérodrome...pas de nuisance sonore !).

Bof, pas mal de kilomètres pour pas grand chose, si ce n'était les bains chauds, on aurait regretté notre crochet au nord...
Mardi 27 octobre :
Ce coup çi on redescend sur Christchurch pour de bon !
On arrive à New Brighton, grande banlieue de Christchurch en bord de mer. New Brighton sous la grisaille, sa jetée, son pêcheur, ses mouettes...




On prolonge vers le bout de terre vallonné et sauvage qui fait face à la péninsule d'Akaroa.




Ballade dans la petite ville de Lytteltown, puis on pousse un peu le long de la côte jusqu'à Governor's Bay, avant de rebrousser chemin. On s'installe sur les hauteurs au dessus de Lytteltown sur un coin repéré dans la journée, en surplomb de la baie.



Mercredi 28 octobre :
Arrêt à la Lytteltown Timeball Station, malheureusement détruite par le tremblement de terre, puis route vers la péninsule de Banks.

Ca redevient très nature, on longe un moment un grand lac, avec les montagnes en toile de fond, puis un bout de campagne, puis la première vue sur l'espèce de fjord qu'est l'Akaroa Harbour.



La petite baie de French Farm, où l'on se posera ce soir pour la nuit.



On arrive finalement au petit village d'Akaroa, où s'installa une petite colonie francaise au 19eme siècle.

Il fait plus ou moins beau, doux, pas de vent, on craque pour ce petit resto au jardin bien agréable.

Ballade dans le village où subsistent çà et là quelques vestiges du passé francophone du village.





On reprend le véhicule pour prendre un peu d'altitude et s'aventurer sur les petites routes de campagne qui redescendent vers de petites baies.


En fin d'après midi, on se trouve un vieux pub/resto (au hameau de Little River je pense, sur la route principale), pas mal de locaux sympas, qui nous disent qu'il va neiger cette nuit et que du coup, ils ne travailleront pas dans leurs champs/élevages demain ! On a un peu de mal à les croire mais l'avenir leur donnera raison !
On va se poser en nocturne dans la baie de French Farm repérée cet après midi. On a adoré cette péninsule de Banks ! Chouettes paysages, village d'Akaroa agréable, une dernière étape bien sympa avant de rejoindre Christchurch pour la fin des vacances.
Jeudi 29 octobre :
Reveil à marée basse :

En effet, sur les hauteurs, une mince couche de poudreuse !

On rejoint Christchurch où l'on va s'installer dans un camping en ville pour la dernière nuit avant de rendre le véhicule le lendemain. On commence par les corvées : lavage du camping car extérieur/intérieur, on commence à faire les sacs à dos. Puis petit coup de bus pour rejoindre le centre ville, différentes visites : musée, parc, vieux batiments... Je découvre avec bonheur que demain soir, c'est la demie finale du championnat des provinces, Christchurch reçoit Hawke's Bay, il reste des places, la veille de notre avion, c'est parfait !






On a bien apprécié Christchurch, notre préférée des 4 grosses villes que nous avons traversé (Auckland, Wellington, Dunedin et Christchurch).
Vendredi 30 octobre :
Ce matin, on quitte notre camping car, direction les bureaux de United Campervan non loin de l'aéroport. Aucun dommage à signaler, en 5 minutes la remise des clefs est bouclée. On se paume un peu avant de tomber sur un arrêt de bus qui doit nous rapprocher du petit hôtel réservé pour ce soir. On finit par le trouver, espèce de motel dans un quartier résidentiel, accueil charmant, la femme nous demande à quelle heure est notre avion demain, et on se met d'accord pour l'horaire du transfert, on pose nos bagages dans la chambre et on repart à l'arrêt de bus pour rejoindre le centre ville de Christchurch, sans le sac photo, j'ai la flemme de le trainer... Je fais du stop à l'arrêt de bus, et ca marche, un jeune maori nous embarque et nous dépose à deux pas du centre ville. Après midi ballade de nouveau, puis direction le stade en début de soirée, l'AMI Stadium, qui aurait dû accueillir plusieurs matchs de la coupe du monde 2011 mais qui sera malheureusement endommagé par le tremblement de terre... Je papote rugby avec une stadière sympa, qui me demande des nouvelles de Byron Kelleher, célèbre demi de melée néozélandais qui jouait à Toulouse à l'époque. Christchurch s'impose facilement, et remportera ce championnat des provinces la semaine suivante, logique respectée, la province de Canterbury est la meilleure équipe néozélandaise depuis une dizaine d'années. On rejoint le centre ville, puis taxi pour l'hôtel, nuit !
Samedi 31 octobre :
Départ pour l'aéroport, enregistrement des bagages, et paf ! on nous annonce 4 heures de retard... Survol du red center australien, tantôt plat, tantôt tourmenté :


Vol Singapour-Paris, A380 moitié plein, on se prend chacun une rangée de trois sièges, on dormira comme des bébés, le pied !
Bilan : on a adoré ce pays ! Des paysages certes moins étonnants que ceux que l'on verra les années suivantes en Islande, Namibie et Bolivie, à dominante "verte", comme dans notre Normandie, mais très variés d'une région à l'autre. Malgré notre côté "extérieur", on ressent le bon-vivre qu'il ressort du pays, la "coolitude" des habitants, sympas, en phase avec leur environnement. Première en camping car, on a vraiment apprécié ce mode de vacances "maison roulante", confortable et pratique, mais il faut dire que le pays s'y prête à merveille, quasiment pas d'interdictions, densité de population très faible, facilité de trouver de jolis endroits pour la nuit. On y retournera à coup sur ! Du coup cela m'a aussi donné envie d'aller en Tasmanie, que j'imagine assez facilement comme une Nouvelle Zélande miniature.
Le mot de la fin en images !




Quel laboratoire pour créer un livre photo? English translation pending
salut,
voilà je viens juste de rentrer d'un voyage, avec beaucoup de photos, j'avais cette fois-ci l'idée d'en faire un livre photo. Mais comme c'est la première fois il me manque un peu d'expérience avec ce genre de sites. Si quelqu'un a déjà créé un livre photo??? Quel site, quelques conseils ;)
Maroc - Tanger, de la porte de l'Afrique aux portes des médinas (en poussette double sous la pluie) English translation pending
Tanger: 14 kilomètres des côtes espagnoles, le détroit de Gibraltar, un lieu de passage, de trafic, Matisse, Kerouac... Je ne parvenais pas à mettre des images sur ces mots et ces noms qui sont associés à cette cité située à l'extrême nord du Maroc.
Nous y atterrissons avec Emile (9 mois) et Gaspard (2 ans 1/2) afin de découvrir Tanger et sa région, arpenter les ruelles des médinas et parcourir les routes du nord.
Tanger, Asilah, Tetouan, Chefchaouen, à pied, en taxi, en train, en poussette double... Récit en mots et en image d'un périple marocain en famille, sous la pluie nord-africaine....
Trois semaines en Australie (fin septembre) English translation pending
Hello,
Revenant d’un court trip en Islande (voir ici : http://www.photo-fr.com/?portfolio-item=lislande ) , je commence déjà à attaquer l’itinéraire de mon prochain voyage, l'Australie ! J’aime la nature et les paysages grandioses, la ville ce n’est pas trop mon truc en fait (mis à part les grandes villes asiatiques ). J’ai environ une vingtaine de jours à passer la bas en septembre. Nous sommes deux et plutôt bon marcheurs. Nous ne sommes pas des fêtards, pas trop adeptes de farniente, et nous nous levons tôt en vacance pour profiter de nos journées !
Nous sommes habitués à faire des journées chargées, et en fait on adore ca !
Que pensez vous du coup de cet itinéraire sur 3 semaines ? Faisable ? D’autres idées ?
Je me doute bien que je ne verrais pas tout de cet immmmmmense pays !
merci !
Samedi 14/09 : Départ de Paris vers HKG Dimanche 15/09 : HKG Lundi 16/09 : HKG Mardi 17/09 : départ vers Adelaide Mercredi 18/09 : Direction Kangaroo Island Jeudi 19/09 : Kangaroo island Vendredi 20/09 : Kangaroo island Samedi 21/09 : Direction Alice Springs par avion. Location voiture genre 4x4 camping car Dimanche 22/09 : Red center : direction Uluru (Ayers Rock ) . Lundi 23/09 : Red Center : Les Olgas et la «rando des vents». On se rapproche le soir un maximum de Kings Canyon Mardi 24/09 : Red Center : Kings Canyon et rando «Rim walk». Retour Alice Springs Mercredi 25/09 : Avion vers Darwin et loc voiture Jeudi 26/09 : Kakadu Vendredi 27/09 : Kakadu Samedi 28/09 : Avion vers Airlie Beach Dimanche 29/09 : Fraser island Lundi 30/09 : Fraser island Mardi 01/10 : Avion de aéroport de Airlie beach vers aéroport de Whitsunday Coast de Proserpine Mercredi 02/10 : whitsunday Jeudi 03/10 : avion de Aéroport Whitsunday Coast de Proserpine vers Sydney Mercredi 04/10 : Sydney Jeudi 05/10 : Sydney Vendredi 06/10 : Retour Paris
Revenant d’un court trip en Islande (voir ici : http://www.photo-fr.com/?portfolio-item=lislande ) , je commence déjà à attaquer l’itinéraire de mon prochain voyage, l'Australie ! J’aime la nature et les paysages grandioses, la ville ce n’est pas trop mon truc en fait (mis à part les grandes villes asiatiques ). J’ai environ une vingtaine de jours à passer la bas en septembre. Nous sommes deux et plutôt bon marcheurs. Nous ne sommes pas des fêtards, pas trop adeptes de farniente, et nous nous levons tôt en vacance pour profiter de nos journées !
Nous sommes habitués à faire des journées chargées, et en fait on adore ca !
Que pensez vous du coup de cet itinéraire sur 3 semaines ? Faisable ? D’autres idées ?
Je me doute bien que je ne verrais pas tout de cet immmmmmense pays !
merci !
Samedi 14/09 : Départ de Paris vers HKG Dimanche 15/09 : HKG Lundi 16/09 : HKG Mardi 17/09 : départ vers Adelaide Mercredi 18/09 : Direction Kangaroo Island Jeudi 19/09 : Kangaroo island Vendredi 20/09 : Kangaroo island Samedi 21/09 : Direction Alice Springs par avion. Location voiture genre 4x4 camping car Dimanche 22/09 : Red center : direction Uluru (Ayers Rock ) . Lundi 23/09 : Red Center : Les Olgas et la «rando des vents». On se rapproche le soir un maximum de Kings Canyon Mardi 24/09 : Red Center : Kings Canyon et rando «Rim walk». Retour Alice Springs Mercredi 25/09 : Avion vers Darwin et loc voiture Jeudi 26/09 : Kakadu Vendredi 27/09 : Kakadu Samedi 28/09 : Avion vers Airlie Beach Dimanche 29/09 : Fraser island Lundi 30/09 : Fraser island Mardi 01/10 : Avion de aéroport de Airlie beach vers aéroport de Whitsunday Coast de Proserpine Mercredi 02/10 : whitsunday Jeudi 03/10 : avion de Aéroport Whitsunday Coast de Proserpine vers Sydney Mercredi 04/10 : Sydney Jeudi 05/10 : Sydney Vendredi 06/10 : Retour Paris
Pérégrinations en Birmanie English translation pending
De retour d'un voyage dans ce pays fascinant, voici le début de notre carnet de voyages en Birmanie
Le carnet complet avec les photos est visible ici: http://mjpgouret.free.fr/birmanie/index.html
Yangon:
6 h du matin, au travers des brumes matinales nous apercevons, peu avant l'atterrissage, quelques points lumineux épars éclairant d'une faible lueur blafarde les avenues entourant l'aéroport de Yangon. Quel contraste avec la débauche de lumières étincelantes des buildings de Doha découverts hier soir au départ de l'avion. Le temps de quelques formalités rapides, nos bagages nous attendent et nous sommes accueillis par notre guide à la sortie de l'aéroport. Pas encore bien réveillés nous essayons de scruter les larges avenues peu fréquentées à cette heure matinale avec une certaine impatience de nous plonger dans l'atmosphère de ce pays dont nous avons tant rêvé ces derniers mois. Rapidement, le jour découvre des bâtiments à l'aspect disparate: ici se côtoient de fastueuses bâtisses coloniales entourées de parcs verdoyants, des buildings modernes et clinquants et aussi des immeubles sans âge aux murs défraîchis et « décorés » d'une multitude de climatiseurs. De vastes espaces verts et des lacs apportent un certain sentiment de quiétude surprenant dans une métropole de plusieurs millions d'habitants. En débutant notre découverte par le marché chinois nous aurions pu nous sentir happés par une certaine effervescence, mais même les étalages colorés de fruits et légumes joliment disposés à même le trottoir donnent le sentiment d'un certain rangement. Ici, peu de bousculades et de cris, chacun s'active dans le calme et le sourire. Notre visite se poursuit par la pagode Sule, Située à côté de l'hôtel de ville, imposant bâtiment colonial, elle fut le point central de la restructuration urbaine sous l'occupation anglaise. Malgré l'heure assez matinale nous sommes immédiatement frappés par les manifestations de dévotion des hommes et des femmes de tous ages, y compris de très jeunes enfants. Le quotidien du peuple birman est largement guidé par les préceptes du bouddhisme et cette influence est perceptible en permanence. Sous les rayons d'un ardent soleil matinal les stoupas recouverts de feuilles d'or brillent déjà d'un éclat vif. A proximité immédiate du port situé sur la rivière de Yangon, la pagode Butataung, entièrement détruite en 1943, fut reconstruite dès l'indépendance de la Birmanie. Elle présente, à l'intérieur de surprenants corridors bien sombres bordés de galeries dorées et vitrées où sont présentées des reliques découvertes suite au bombardement. Depuis les rives de la rivière la perspective sur le stoupa doré est magnifique. Non loin de là, un bouddha couché, long de 70 mètres, est installé dans un curieux hangar métallique inesthétique, ce qui n'empêche pas les fidèles de venir en nombre y manifester leur foi. Une rapide incursion dans le marché aux pierres précieuses et aux tissus nous permet de découvrir la ville sous un aspect plus animé que celui du matin et, aussi, de constater que le « changement » est en route si l'on en juge par le nombre de portraits d'Aung San Su Khi ornant les boutiques ou les nombreux t-shirts à son effigie. Ainsi que le prévoient tous les « bons » guides touristiques nous terminons notre journée en déambulant dans la pagode Shwedagon, véritablement majestueuse et à l'atmosphère émouvante: les fidèles semblent bien indifférents à la foule des touristes et moines, novices, nonnes, familles méditent, accomplissent leurs rites, bavardent ou déposent leurs offrandes dans une ambiance de paix et d'harmonie.
De Heho à Kalaw:
Après un trajet de 1h30 en avion nous atterrissons à Heho en début d'après midi. Notre chauffeur nous attend à l'aéroport et au travers d'un paysage de collines alternant forêts et zones de culture défrichées nous rejoignons Augban, petite localité tranquille où des carrioles à cheval servent de taxis. Une courte balade au milieu des stands de vente nous donne un premier aperçu du commerce de proximité local. La route serpente entre cultures maraîchères, théiers et forêts de pins renforçant l'impression d'aridité dans cette saison sèche. Les maisons des villages sont construites en briques blanches ou en bambous tressés. La cohabitation des camions, voitures, tracteurs et motos ne pose pas de problème car les birmans conduisent de manière apaisée et respectueuse. La grotte de Pindaya avec ses 8000 bouddhas est creusée au flanc d'une colline et s'atteint par un ascenseur offrant une vue panoramique sur le lac situé en contre-bas. L'amoncellement de bouddhas de toutes tailles et de toutes formes perchés dans chaque anfractuosité est surprenant et démontre, s'il en était besoin, la ferveur des fidèles bouddhistes du monde entier. Avant de rejoindre notre gîte à Kalaw nous faisons halte dans un atelier artisanal de fabrication de pâte à papier et d'ombrelles. Tout au long de notre périple nous pourrons ainsi observer la persistance de tous ces artisans qui répètent inlassablement des gestes séculaires sans manifester, apparemment, la moindre lassitude: belle leçon de sagesse.
De Kalaw à Pyin Thar:
La fraîcheur de la nuit nous a un peu surpris et, au lever du jour, nous attendons avec une certaine impatience que le soleil vienne nous réchauffer. Aujourd'hui, nous partons pour 3 jours de trek vers le lac Inle accompagnés de 2 jeunes guides bien sympathiques. Sitôt la ville dépassée le chemin s'engage au milieu de parcelles cultivées où s'activent quelques paysans. Une auberge tenue par une famille népalaise est perchée sur le belvédère panoramique de Tar Yaw et offre ses auvents en paille pour une pause déjeuner avec des chappatis cuits « en direct » sur le feu de bois. En poursuivant au long d'une large crête nous atteignons le village Palaung de Hin Ka Gone. Pendant que nous buvons un thé accroupis sur une natte nous observons les villageois qui s'installent au pied d'une estrade sur laquelle sont réunis quelques moines. Leur attention est grande pendant que les moines récitent leurs psalmodies destinées à « bénir » une maison nouvellement aménagée. Nous continuons notre chemin au travers de vallonnements couverts de rizières en terrasses, asséchées à cette période de l'année. A notre surprise, le sentier se prolonge ensuite sur une voie ferrée largement empruntée par les villageois et les élèves de l'école voisine. Le train poussif et brinqueballant qui s'annonce d'un sifflement strident nous incite quand même à la prudence. Des cris joyeux d'enfants excitent notre curiosité à proximité de l'école du village de Myin Daik. C'est la fin de la journée de classe, enfin pour certains élèves seulement, car les 2 institutrices poursuivent leur leçon dans un local unique tandis que d'autres élèves rappellent le drapeau birman qui flotte allègrement sur un mât devant l'entrée. Le sentier rejoint rapidement la gare du village où un « bistrot » nous invite à faire halte pour un rafraîchissement. Il y règne une joyeuse animation car un train entre en gare et une foule de vendeurs de fleurs, bois, boissons, sandwiches se précipite au devant des passagers pour les convaincre de faire affaire avec eux tout en marchandant âprement les prix. Nous atteignons ensuite rapidement le monastère de Pyin Thar où nous passons la nuit sur de minces matelas posés à même le plancher. Pour la toilette, le bassin d'eau froide en plein air n'incite pas à prolonger les ablutions dans la fraîcheur du crépuscule.
De Pyin Thar à Htee Thein:
Après une nuit qui aurait pu être paisible sans les ronflements de notre guide nous repartons au milieu de cultures très variées: blé, lentilles, gingembre, piments et, aussi, rizières asséchées. La vue est très étendue sur un paysage de hauts plateaux ondulés où s'entremêlent cultures verdoyantes et terres ocres. En début de matinée les chemins sont animés par les nombreux paysans qui partent travailler à pied ou à moto ainsi que par les livreurs lourdement chargés de leurs paniers soutenus par une canne de bambou. Tous vaquent à leur labeur quotidien, toujours souriants aux quelques touristes randonneurs qui les observent. Dans le village Pao de Pin Nwle les enfants nous accueillent avec curiosité mais gardent cependant une certaine réserve. Une pause est l'occasion d'observer la fabrication de turbans et de sacs d'écoliers aux couleurs vives sur un métier à tisser rudimentaire. Peu avant le village de Kon Hia les champs éclatent sous la chatoyante couleur rouge des piments mûrs en cours de récolte. Les rues de ce village sont d'ailleurs parsemées de tas de piments en cours de séchage apportant une joyeuse note de couleur. Dans l'après midi, le paysage se transforme et des montagnes aux falaises rocheuses plus abruptes semblent barrer le chemin. Il faut les contourner et franchir un petit col pour rejoindre le magnifique monastère en bois de Htee Thein alors que le soleil déclinant éclaire les rizières et les montagnes d'une chaude et douce couleur orangée.
De Htee Thein au lac Inle:
Le chant mélodieux des moines sera notre réveil matinal. Une fine brume irisée par les rayons du soleil envahit les vallées que nous découvrons depuis le chemin. Dans les lointains les ombres chinoises des montagnes barrent l'horizon: spectacle merveilleux du début de journée. Le soleil ne tarde pas à nous brûler de ces rayons ardents sur ce versant aride à la maigre végétation clairsemée et l'ombre des banians ou des pins est appréciée pour la pause. Le paysage est plus sauvage que les jours précédents et les zones cultivées deviennent rares. En toile de fond, les eaux brillantes du lac Inle commencent à apparaître. Par une longue descente nous atteignons Indein un peu envahie de vendeurs de souvenirs et de touristes. Après ces journées de marche dans une atmosphère si paisible nous sommes un peu éberlués de voir une telle animation. Une longue pirogue motorisée, assez bruyante, nous transporte maintenant à la découverte des villages bordant le lac Inle. Sur la colline dominant le village s'élève un ensemble de centaines de stoupas malmenés par les tremblements de terre fréquents et dont certains semblent bien vacillants. Une atmosphère un peu mystérieuse et fantastique imprègne ces lieux à la végétation parfois envahissante. Tout à côté, une longue allée couverte et jalonnée des inévitables boutiques mène à la pagode Shwe Inn Tain bordée par de lumineux stoupas dorés. Pour rejoindre le lac la pirogue emprunte un long canal longeant des maisons sur pilotis et les jardins flottants installés sur des tapis de jonquilles d'eau retenus au sol par une multitude de piquets de bambous. Sur ces jardins poussent notamment des tomates et des haricots et l'entretien réclame des qualités d'équilibre indéniable pour le paysan perché sur sa barque. La circulation intense des barques de cultivateurs et de pêcheurs ne laisse pas de nous étonner et l'agilité avec laquelle ils manœuvrent leur rame avec la jambe est surprenante. Le soleil décline et la traversée du lac au milieu des pêcheurs ramassant leurs filets et leurs paniers enveloppés d'une irréelle lumière rasante est magique. L'accostage au ponton de l'hôtel au moment où le soleil bascule derrière les montagnes nous laisse admiratifs.
A suivre...
Le carnet complet avec les photos est visible ici: http://mjpgouret.free.fr/birmanie/index.html
Yangon:
6 h du matin, au travers des brumes matinales nous apercevons, peu avant l'atterrissage, quelques points lumineux épars éclairant d'une faible lueur blafarde les avenues entourant l'aéroport de Yangon. Quel contraste avec la débauche de lumières étincelantes des buildings de Doha découverts hier soir au départ de l'avion. Le temps de quelques formalités rapides, nos bagages nous attendent et nous sommes accueillis par notre guide à la sortie de l'aéroport. Pas encore bien réveillés nous essayons de scruter les larges avenues peu fréquentées à cette heure matinale avec une certaine impatience de nous plonger dans l'atmosphère de ce pays dont nous avons tant rêvé ces derniers mois. Rapidement, le jour découvre des bâtiments à l'aspect disparate: ici se côtoient de fastueuses bâtisses coloniales entourées de parcs verdoyants, des buildings modernes et clinquants et aussi des immeubles sans âge aux murs défraîchis et « décorés » d'une multitude de climatiseurs. De vastes espaces verts et des lacs apportent un certain sentiment de quiétude surprenant dans une métropole de plusieurs millions d'habitants. En débutant notre découverte par le marché chinois nous aurions pu nous sentir happés par une certaine effervescence, mais même les étalages colorés de fruits et légumes joliment disposés à même le trottoir donnent le sentiment d'un certain rangement. Ici, peu de bousculades et de cris, chacun s'active dans le calme et le sourire. Notre visite se poursuit par la pagode Sule, Située à côté de l'hôtel de ville, imposant bâtiment colonial, elle fut le point central de la restructuration urbaine sous l'occupation anglaise. Malgré l'heure assez matinale nous sommes immédiatement frappés par les manifestations de dévotion des hommes et des femmes de tous ages, y compris de très jeunes enfants. Le quotidien du peuple birman est largement guidé par les préceptes du bouddhisme et cette influence est perceptible en permanence. Sous les rayons d'un ardent soleil matinal les stoupas recouverts de feuilles d'or brillent déjà d'un éclat vif. A proximité immédiate du port situé sur la rivière de Yangon, la pagode Butataung, entièrement détruite en 1943, fut reconstruite dès l'indépendance de la Birmanie. Elle présente, à l'intérieur de surprenants corridors bien sombres bordés de galeries dorées et vitrées où sont présentées des reliques découvertes suite au bombardement. Depuis les rives de la rivière la perspective sur le stoupa doré est magnifique. Non loin de là, un bouddha couché, long de 70 mètres, est installé dans un curieux hangar métallique inesthétique, ce qui n'empêche pas les fidèles de venir en nombre y manifester leur foi. Une rapide incursion dans le marché aux pierres précieuses et aux tissus nous permet de découvrir la ville sous un aspect plus animé que celui du matin et, aussi, de constater que le « changement » est en route si l'on en juge par le nombre de portraits d'Aung San Su Khi ornant les boutiques ou les nombreux t-shirts à son effigie. Ainsi que le prévoient tous les « bons » guides touristiques nous terminons notre journée en déambulant dans la pagode Shwedagon, véritablement majestueuse et à l'atmosphère émouvante: les fidèles semblent bien indifférents à la foule des touristes et moines, novices, nonnes, familles méditent, accomplissent leurs rites, bavardent ou déposent leurs offrandes dans une ambiance de paix et d'harmonie.
De Heho à Kalaw:
Après un trajet de 1h30 en avion nous atterrissons à Heho en début d'après midi. Notre chauffeur nous attend à l'aéroport et au travers d'un paysage de collines alternant forêts et zones de culture défrichées nous rejoignons Augban, petite localité tranquille où des carrioles à cheval servent de taxis. Une courte balade au milieu des stands de vente nous donne un premier aperçu du commerce de proximité local. La route serpente entre cultures maraîchères, théiers et forêts de pins renforçant l'impression d'aridité dans cette saison sèche. Les maisons des villages sont construites en briques blanches ou en bambous tressés. La cohabitation des camions, voitures, tracteurs et motos ne pose pas de problème car les birmans conduisent de manière apaisée et respectueuse. La grotte de Pindaya avec ses 8000 bouddhas est creusée au flanc d'une colline et s'atteint par un ascenseur offrant une vue panoramique sur le lac situé en contre-bas. L'amoncellement de bouddhas de toutes tailles et de toutes formes perchés dans chaque anfractuosité est surprenant et démontre, s'il en était besoin, la ferveur des fidèles bouddhistes du monde entier. Avant de rejoindre notre gîte à Kalaw nous faisons halte dans un atelier artisanal de fabrication de pâte à papier et d'ombrelles. Tout au long de notre périple nous pourrons ainsi observer la persistance de tous ces artisans qui répètent inlassablement des gestes séculaires sans manifester, apparemment, la moindre lassitude: belle leçon de sagesse.
De Kalaw à Pyin Thar:
La fraîcheur de la nuit nous a un peu surpris et, au lever du jour, nous attendons avec une certaine impatience que le soleil vienne nous réchauffer. Aujourd'hui, nous partons pour 3 jours de trek vers le lac Inle accompagnés de 2 jeunes guides bien sympathiques. Sitôt la ville dépassée le chemin s'engage au milieu de parcelles cultivées où s'activent quelques paysans. Une auberge tenue par une famille népalaise est perchée sur le belvédère panoramique de Tar Yaw et offre ses auvents en paille pour une pause déjeuner avec des chappatis cuits « en direct » sur le feu de bois. En poursuivant au long d'une large crête nous atteignons le village Palaung de Hin Ka Gone. Pendant que nous buvons un thé accroupis sur une natte nous observons les villageois qui s'installent au pied d'une estrade sur laquelle sont réunis quelques moines. Leur attention est grande pendant que les moines récitent leurs psalmodies destinées à « bénir » une maison nouvellement aménagée. Nous continuons notre chemin au travers de vallonnements couverts de rizières en terrasses, asséchées à cette période de l'année. A notre surprise, le sentier se prolonge ensuite sur une voie ferrée largement empruntée par les villageois et les élèves de l'école voisine. Le train poussif et brinqueballant qui s'annonce d'un sifflement strident nous incite quand même à la prudence. Des cris joyeux d'enfants excitent notre curiosité à proximité de l'école du village de Myin Daik. C'est la fin de la journée de classe, enfin pour certains élèves seulement, car les 2 institutrices poursuivent leur leçon dans un local unique tandis que d'autres élèves rappellent le drapeau birman qui flotte allègrement sur un mât devant l'entrée. Le sentier rejoint rapidement la gare du village où un « bistrot » nous invite à faire halte pour un rafraîchissement. Il y règne une joyeuse animation car un train entre en gare et une foule de vendeurs de fleurs, bois, boissons, sandwiches se précipite au devant des passagers pour les convaincre de faire affaire avec eux tout en marchandant âprement les prix. Nous atteignons ensuite rapidement le monastère de Pyin Thar où nous passons la nuit sur de minces matelas posés à même le plancher. Pour la toilette, le bassin d'eau froide en plein air n'incite pas à prolonger les ablutions dans la fraîcheur du crépuscule.
De Pyin Thar à Htee Thein:
Après une nuit qui aurait pu être paisible sans les ronflements de notre guide nous repartons au milieu de cultures très variées: blé, lentilles, gingembre, piments et, aussi, rizières asséchées. La vue est très étendue sur un paysage de hauts plateaux ondulés où s'entremêlent cultures verdoyantes et terres ocres. En début de matinée les chemins sont animés par les nombreux paysans qui partent travailler à pied ou à moto ainsi que par les livreurs lourdement chargés de leurs paniers soutenus par une canne de bambou. Tous vaquent à leur labeur quotidien, toujours souriants aux quelques touristes randonneurs qui les observent. Dans le village Pao de Pin Nwle les enfants nous accueillent avec curiosité mais gardent cependant une certaine réserve. Une pause est l'occasion d'observer la fabrication de turbans et de sacs d'écoliers aux couleurs vives sur un métier à tisser rudimentaire. Peu avant le village de Kon Hia les champs éclatent sous la chatoyante couleur rouge des piments mûrs en cours de récolte. Les rues de ce village sont d'ailleurs parsemées de tas de piments en cours de séchage apportant une joyeuse note de couleur. Dans l'après midi, le paysage se transforme et des montagnes aux falaises rocheuses plus abruptes semblent barrer le chemin. Il faut les contourner et franchir un petit col pour rejoindre le magnifique monastère en bois de Htee Thein alors que le soleil déclinant éclaire les rizières et les montagnes d'une chaude et douce couleur orangée.
De Htee Thein au lac Inle:
Le chant mélodieux des moines sera notre réveil matinal. Une fine brume irisée par les rayons du soleil envahit les vallées que nous découvrons depuis le chemin. Dans les lointains les ombres chinoises des montagnes barrent l'horizon: spectacle merveilleux du début de journée. Le soleil ne tarde pas à nous brûler de ces rayons ardents sur ce versant aride à la maigre végétation clairsemée et l'ombre des banians ou des pins est appréciée pour la pause. Le paysage est plus sauvage que les jours précédents et les zones cultivées deviennent rares. En toile de fond, les eaux brillantes du lac Inle commencent à apparaître. Par une longue descente nous atteignons Indein un peu envahie de vendeurs de souvenirs et de touristes. Après ces journées de marche dans une atmosphère si paisible nous sommes un peu éberlués de voir une telle animation. Une longue pirogue motorisée, assez bruyante, nous transporte maintenant à la découverte des villages bordant le lac Inle. Sur la colline dominant le village s'élève un ensemble de centaines de stoupas malmenés par les tremblements de terre fréquents et dont certains semblent bien vacillants. Une atmosphère un peu mystérieuse et fantastique imprègne ces lieux à la végétation parfois envahissante. Tout à côté, une longue allée couverte et jalonnée des inévitables boutiques mène à la pagode Shwe Inn Tain bordée par de lumineux stoupas dorés. Pour rejoindre le lac la pirogue emprunte un long canal longeant des maisons sur pilotis et les jardins flottants installés sur des tapis de jonquilles d'eau retenus au sol par une multitude de piquets de bambous. Sur ces jardins poussent notamment des tomates et des haricots et l'entretien réclame des qualités d'équilibre indéniable pour le paysan perché sur sa barque. La circulation intense des barques de cultivateurs et de pêcheurs ne laisse pas de nous étonner et l'agilité avec laquelle ils manœuvrent leur rame avec la jambe est surprenante. Le soleil décline et la traversée du lac au milieu des pêcheurs ramassant leurs filets et leurs paniers enveloppés d'une irréelle lumière rasante est magique. L'accostage au ponton de l'hôtel au moment où le soleil bascule derrière les montagnes nous laisse admiratifs.
A suivre...
Occidentale habillée en sari en Inde? English translation pending
voilà je voulais savoir si il y a des occidentales qui ont adopter le style indien genre tunique indienne salwar kameez ou encore le sari , je suis jamais aller en inde mais j'aime se style d'habillement je vis aux antilles et j'achete dans le seule magasin qui vend le style indien , si vous avez pas adopter se style d'habillement qu'est ce que vous en pensez ???😊
Les Philippines en scooter... English translation pending
Bonjour à tous 😏
Comme nous ( couple + 2 ados ) nous rendons bientôt aux Phils pour 3 mois , nous av(i)ons l'intention de louer 2 scooters pour silloner le pays - A la lecture des FAQ's d'un loueur je tombe avec effroi , que dis-je , avec stup et faction sur ces propos :
Q. What qualifications do I need to rent?
You (the rider) must be at least 18 years of age and possess a valid motorcycle license and/or motorcycle endorsement. All passengers must be at least 18 years of age.
Là d'où je suis j'ai du mal à imaginer les Phils se déplaçant en mob sans la marmaille...Ou bien cette mesure s'applique-t-elle aux locations ? aux étrangers ? Bref , si vous pouviez allumer le phare du scoot et m'éclairer , ça m'arrangerait...
Merci 🙂
Comme nous ( couple + 2 ados ) nous rendons bientôt aux Phils pour 3 mois , nous av(i)ons l'intention de louer 2 scooters pour silloner le pays - A la lecture des FAQ's d'un loueur je tombe avec effroi , que dis-je , avec stup et faction sur ces propos :
Q. What qualifications do I need to rent?
You (the rider) must be at least 18 years of age and possess a valid motorcycle license and/or motorcycle endorsement. All passengers must be at least 18 years of age.
Là d'où je suis j'ai du mal à imaginer les Phils se déplaçant en mob sans la marmaille...Ou bien cette mesure s'applique-t-elle aux locations ? aux étrangers ? Bref , si vous pouviez allumer le phare du scoot et m'éclairer , ça m'arrangerait...
Merci 🙂
Trajet Bangkok - Koh Tao: solution la plus simple? English translation pending
Bonjour a tous ,
Je debarque à bangkok dans 1 mois maintenant à 7 h du matin . Je voulais rallier ko tao le meme jour en evitant de prendre l'avion ( prix aujourd'hui bcp trop cher pour moi ) .
2 solutions s'offrent à moi : train jusqu'au chumpon puis bateau ou bus+bateau par lomprayah .
Le probleme pour le train est que maintenant il est impossible de reserver une place par le site de la railway thai . J'ai cru comrendre qu'il existe d'autre site , mais ceux ci vous livre le billet à votre guesthouse , or moi je n'aurais pas de guest le jour du depart ... Je ne sais donc pas trop comment organiser tout ca ( je crains de ne plus avoir de place sans reserver à l'avance ma place de train de nuit ... ) . Le train me paraissait aussi plus simple pour dormir qq heures allongé ert recuperer du voyage avant l'arrivee sur l'ile .
Autre solution , le bus par lomprayah . Un peu un plan B pour moi car j'ai vu que les bus partent de kao san road , mais ou a kao san ??? De plus je ne sais pas ce que donne ces bus en terme de confort . Possible de dormir dans ces bus ?
Si des retours d'experience me permettent d'eclairer ma lanterne , je suis preneuse :) !!!
merki !
cdlt
Croisière aux Antilles sur le MSC Musica le 18 décembre English translation pending
Coucou tout le monde !
Alors sa y est c'est décidé sa ne sera pas la Norvège pour cette année mais une croisière dans les caraïbes sur le MSC MUSICA 🙂 !!! Alors je viens vous demander plein plein de conseil pour les escales et choses à voir....Merci d'avance 😉
Trajet : - départ de Point à Pitre - St John's - Road Town - St domingue - La romana - Phillippsburg - Fort de France - Retour Point à Pitre
Alors sa y est c'est décidé sa ne sera pas la Norvège pour cette année mais une croisière dans les caraïbes sur le MSC MUSICA 🙂 !!! Alors je viens vous demander plein plein de conseil pour les escales et choses à voir....Merci d'avance 😉
Trajet : - départ de Point à Pitre - St John's - Road Town - St domingue - La romana - Phillippsburg - Fort de France - Retour Point à Pitre
Croisière Royal Caribbean Legend of the Seas la semaine du 21 juillet 2013 English translation pending
Bonjour,
nous avons réservé, une croisière avec le Royal Carribean ''Legend of the Seas'' départ de Marseille avec arrêt, Bacelone, Rome, Majorque, Valencia et Genoa. Il y des excursions et on aimerait savoir si quelqu'un d'entres vous pourrait nous conseiller sur le ou les choix à faire, nous sommes de bons marcheurs, les musées n'ont pas notre intérêt.Bien sûr que le vatican, la chapelle sixtine nous intéresse. Et le code vestimentaire pour les soupers, monsieur est-il obligé de porter le veston et la cravate.
En passant on a réservé notre vol avec Corsair, est-ce que quelqu'un peut m'en parler?
Merci!
Kathleen et Denis
Merci!
Kathleen et Denis
Quel type et modèle d'appareil pour un novice au Canada? English translation pending
Salut,
Je prévois un voyage au Canada pour environ une année et j'aimerais en rapporter de belles photos de paysages et de la faune (coucher de soleil, forêts, neige, montagnes, pénombre et des aurores boréales avec un peu de chances ;-). Étant donné que je suis un novice dans ce domaine et sachant que je voyage avec sac-à-dos, j'ai cherché conseil et voilà ce que j'ai trouvé:Compact: pratique car petit, moins cher, mais pas optimal au niveau de la luminosité;Reflex: encombrant, (très) cher (surtout qu'il faut généralement acheter un objectif supplémentaire et un flash externe), bonne qualité de photo si on sait s'en servir.Mon budget dépend de la qualité, je veux un bon rapport qualité/prix mais j'espère ne pas dépasser les 500CHF.
Des suggestions ?
Merci d'avance ;-)
P.S: J'espère que j'ai mis toutes les informations nécessaires.
Je prévois un voyage au Canada pour environ une année et j'aimerais en rapporter de belles photos de paysages et de la faune (coucher de soleil, forêts, neige, montagnes, pénombre et des aurores boréales avec un peu de chances ;-). Étant donné que je suis un novice dans ce domaine et sachant que je voyage avec sac-à-dos, j'ai cherché conseil et voilà ce que j'ai trouvé:Compact: pratique car petit, moins cher, mais pas optimal au niveau de la luminosité;Reflex: encombrant, (très) cher (surtout qu'il faut généralement acheter un objectif supplémentaire et un flash externe), bonne qualité de photo si on sait s'en servir.Mon budget dépend de la qualité, je veux un bon rapport qualité/prix mais j'espère ne pas dépasser les 500CHF.
Des suggestions ?
Merci d'avance ;-)
P.S: J'espère que j'ai mis toutes les informations nécessaires.