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Itinéraire pour un mois au Brésil English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens vers vous car j'aurais besoin de quelques conseils et bon plans pour un voyage au Brésil.
Nous partons moi et mon amies du 25 septembre au 25 octobre là-bas. Nous sommes en train d'établir plus ou moins notre "programme". Pourriez vous me dire ce que vous en pensez, si vous avez déja fait certains coins, et tous les conseils et bon plan qui vont bien pour ce pays.
Programme :
25 : décollage paris 26 : Arrivée 16h15 à salvador de Bahia 27: Salvador 28: Salvador 29: Transport vers Itacaré 30: Itacaré 1/10: Itacaré 2: Itacaré 3: retour vers salvador : Puis bus pour Lencois 4: Parc Chapada Diamantina 5: Chapada Diamantina 6: Chapada Diamantina 7: Chapada Diamantina, soir Lencois -> Puis bus de nuit pour salvador 8: Salvador et avion pour Rio de janeiro 9: Rio 10: Rio 11: Rio 12: Transport vers Paraty matin 13: Paraty 14: Paraty 15: Direction Ila Grande 16: Ila Grande 17:Ila Grande 18: Ila grande puis retour sur Rio 19: Direction Cabo Frio 20: Cabo Frio 21: Cabo frio 22: Cabo frio 23: Retour sur Rio 24: Decollage pour paris fin de journée
Voila l'idée globale. Nous sachant que ce programme peut évoluer pendant le séjour en fonction des endroits si on si plaît ou non.
Notre voyage tourne autour du surf, des randonnées, de la plongée, ...
Merci d'avance pour tout vos conseils
Mathieu
Je viens vers vous car j'aurais besoin de quelques conseils et bon plans pour un voyage au Brésil.
Nous partons moi et mon amies du 25 septembre au 25 octobre là-bas. Nous sommes en train d'établir plus ou moins notre "programme". Pourriez vous me dire ce que vous en pensez, si vous avez déja fait certains coins, et tous les conseils et bon plan qui vont bien pour ce pays.
Programme :
25 : décollage paris 26 : Arrivée 16h15 à salvador de Bahia 27: Salvador 28: Salvador 29: Transport vers Itacaré 30: Itacaré 1/10: Itacaré 2: Itacaré 3: retour vers salvador : Puis bus pour Lencois 4: Parc Chapada Diamantina 5: Chapada Diamantina 6: Chapada Diamantina 7: Chapada Diamantina, soir Lencois -> Puis bus de nuit pour salvador 8: Salvador et avion pour Rio de janeiro 9: Rio 10: Rio 11: Rio 12: Transport vers Paraty matin 13: Paraty 14: Paraty 15: Direction Ila Grande 16: Ila Grande 17:Ila Grande 18: Ila grande puis retour sur Rio 19: Direction Cabo Frio 20: Cabo Frio 21: Cabo frio 22: Cabo frio 23: Retour sur Rio 24: Decollage pour paris fin de journée
Voila l'idée globale. Nous sachant que ce programme peut évoluer pendant le séjour en fonction des endroits si on si plaît ou non.
Notre voyage tourne autour du surf, des randonnées, de la plongée, ...
Merci d'avance pour tout vos conseils
Mathieu
Hésitation sur choix des îles en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous,
Pour l'instant je suis sur l'organisation de la deuxième partie de mon voyage en Thailande du 31 janvier au 14 février 2015. Nous partons à deux amies, avec un budget de 2000 euros chacune vol de Paris à BKK compris, pour un mois. Après la région de Krabi, il nous restera huits jours. Nous aimerions alors visiter deux iles et y rester dans un logement pas trop cher mais un peu confortable Nous n'aimerions pas dépenser plus de 45 euros d'hôtel maximum par jour ;(période haute saison) Les île de Trang et surtout KO NGAI et KO KRADAN me paraissent super🙂 qu'en pensez-vous ? mais connaissez vous des hôtels pas chers car sur booking les prix flambent. Ko Jump qu'en pensez-vous ? (prix possible) Ko Phayam (prix possible) Nous ne faisons pas de plongée mais nous aimons les mers transparentes et le sable blanc et pas trop les vagues surtout si elles sont grosses. Ou alors aller de l'autre côté dans le Golf à KO PHANGAN (là c'est moins cher) mais quel temps là-bas ? Merci de me conseiller Bonne journée et à bientôt de vous lire.😏
Misshiphop
Bonne jou
Pour l'instant je suis sur l'organisation de la deuxième partie de mon voyage en Thailande du 31 janvier au 14 février 2015. Nous partons à deux amies, avec un budget de 2000 euros chacune vol de Paris à BKK compris, pour un mois. Après la région de Krabi, il nous restera huits jours. Nous aimerions alors visiter deux iles et y rester dans un logement pas trop cher mais un peu confortable Nous n'aimerions pas dépenser plus de 45 euros d'hôtel maximum par jour ;(période haute saison) Les île de Trang et surtout KO NGAI et KO KRADAN me paraissent super🙂 qu'en pensez-vous ? mais connaissez vous des hôtels pas chers car sur booking les prix flambent. Ko Jump qu'en pensez-vous ? (prix possible) Ko Phayam (prix possible) Nous ne faisons pas de plongée mais nous aimons les mers transparentes et le sable blanc et pas trop les vagues surtout si elles sont grosses. Ou alors aller de l'autre côté dans le Golf à KO PHANGAN (là c'est moins cher) mais quel temps là-bas ? Merci de me conseiller Bonne journée et à bientôt de vous lire.😏
Misshiphop
Bonne jou
Voyager en bus entre Rio de Janeiro et Bogota English translation pending
Bonjour à tous,
je décolle pour le Brésil mercredi prochain (16 juillet 2014). Je vais rester à Rio et dans l'état de Rio avec des amis brésiliens jusqu'à fin juillet. A partir de la je souhaite aller en Colombie, à Bogota retrouver des amies colombiennes et prendre des cours d'espagnol à l'Université pendant un mois. Ma question est simple, l'avion coûte très cher entre Rio et Bogota, savez-vous s'il y a la possibilité de faire ce trajet en bus. Quelle durée, quel tarif et quelle compagnie ?
Merci d'avance pour vos conseils avisés :-)
Elodie
je décolle pour le Brésil mercredi prochain (16 juillet 2014). Je vais rester à Rio et dans l'état de Rio avec des amis brésiliens jusqu'à fin juillet. A partir de la je souhaite aller en Colombie, à Bogota retrouver des amies colombiennes et prendre des cours d'espagnol à l'Université pendant un mois. Ma question est simple, l'avion coûte très cher entre Rio et Bogota, savez-vous s'il y a la possibilité de faire ce trajet en bus. Quelle durée, quel tarif et quelle compagnie ?
Merci d'avance pour vos conseils avisés :-)
Elodie
Itinéraire 20 jours Indonésie: quid excursion Tanjung Puting? English translation pending
Bonjour à tous,
2 ans après mon 1er voyage en Indonésie (bali, flores), je m'aventure pour la seconde fois dans l'archipel mais avec de nouvelles personnes (j'y étais allée avec mon copain et cette fois ce sera avec 3 de mes meilleures amies)! Nous partons du 05 au 27 août et atterrissons à Denpasar. Nous aurons 20 jours sur place.
Je sollicite aujourd'hui votre aide quant à l'itinéraire. Je vais emmener mes amies sur Bali, car c'est un incontournable mais pour le reste j'aimerais que le voyage diffère de celui fait il y a 2 ans.
J'aimerais faire une excursion au parc Pandang Puting dans un klotok. Certains d'entre vous l'ont-ils déjà fait? Quel est le prix moyen au mois d'août pour 4? Un organisme me propose 2 000 000 Rp/ pers au total ce qui me semble être correct. En revanche si l'on ajoute le coût du transport (depuis Bali) cela me semble long et cher...J'ai effectivement vu qu'il fallait aller sur Java pour prendre l'avion pour Kalimantan. Si nous choisissons cette option, vaut-il mieux prendre les billets en avance?
Par ailleurs, nous aimerions aller sur de jolies plages.. Je pensais donc au Gilis que je n'avais pas faites la dernière fois. Mais j'ai peur que ce mois-là ne soit pas le plus propice (trop de fréquentation?).
Je vous remercie par avance pour votre aide.
2 ans après mon 1er voyage en Indonésie (bali, flores), je m'aventure pour la seconde fois dans l'archipel mais avec de nouvelles personnes (j'y étais allée avec mon copain et cette fois ce sera avec 3 de mes meilleures amies)! Nous partons du 05 au 27 août et atterrissons à Denpasar. Nous aurons 20 jours sur place.
Je sollicite aujourd'hui votre aide quant à l'itinéraire. Je vais emmener mes amies sur Bali, car c'est un incontournable mais pour le reste j'aimerais que le voyage diffère de celui fait il y a 2 ans.
J'aimerais faire une excursion au parc Pandang Puting dans un klotok. Certains d'entre vous l'ont-ils déjà fait? Quel est le prix moyen au mois d'août pour 4? Un organisme me propose 2 000 000 Rp/ pers au total ce qui me semble être correct. En revanche si l'on ajoute le coût du transport (depuis Bali) cela me semble long et cher...J'ai effectivement vu qu'il fallait aller sur Java pour prendre l'avion pour Kalimantan. Si nous choisissons cette option, vaut-il mieux prendre les billets en avance?
Par ailleurs, nous aimerions aller sur de jolies plages.. Je pensais donc au Gilis que je n'avais pas faites la dernière fois. Mais j'ai peur que ce mois-là ne soit pas le plus propice (trop de fréquentation?).
Je vous remercie par avance pour votre aide.
Epidémie de chikungunya en Martinique English translation pending
Bonjour,
Je suis informée d'une épidémie de chikungunya en Martinique.
J'y pars en Février 2015.
Je suis un peu inquiète concernant cette épidémie que je ne connais pas.
Comment se protéger ?? Est elle dangereuse ?
Merci de vos réponses. Sandrine
Merci de vos réponses. Sandrine
Maroc en juin 2015: quelle région? English translation pending
Bonjour,
j'envisage un séjour au Maroc en juin 2015 avec des amis, nous serons 4 couples, Mais je ne sais pas quelle région choisir, j'ai déjà séjourné à Marrakech, mais une de mes amies étant allergique au chlore, donc pas de baignade en piscine (ou alors piscine non traitée au chlore), il nous faut la mer à proximité.
Des connaissances et des personnes de ma famille me déconseillent Agadir à cause du cliimat (brouillard assez fréquent), nous sommes de Bretagne et de Normandie on recherche le soleil !! 😎
J'ai trouvé une belle villa à louer à Mirfelt, comment est la plage ? j'ai vu que c'est le top pour le surf, mais pour la baignade mer calme ou pas ? J'ai un doute vu qu'on y pratique le surf.
Voilà j'attends vos avis avec impatience !! 🙂
Des connaissances et des personnes de ma famille me déconseillent Agadir à cause du cliimat (brouillard assez fréquent), nous sommes de Bretagne et de Normandie on recherche le soleil !! 😎
J'ai trouvé une belle villa à louer à Mirfelt, comment est la plage ? j'ai vu que c'est le top pour le surf, mais pour la baignade mer calme ou pas ? J'ai un doute vu qu'on y pratique le surf.
Voilà j'attends vos avis avec impatience !! 🙂
Sac isotherme pour randonnée et camping English translation pending
Bonjour à tous !
Je m'appelle Camille, j'ai 16 ans, et mi-juin je prévois de partir en randonnée camping pendant quelques jours (maximun une semaine) avec deux de mes amies dans les Gorges du Tarn. Mais une de mes amies a commencé une désensibilisation qui lui impose de prendre un spray tous les matins. Jusque là rien de bien embêtant, mais il faut que ce spray soit conservé au frigo... Nous nous demandons donc comment remédier à ce problème qui pourrait bien saboter notre projet ! Je pensais à un sac isotherme mais pensez vous qu'il pourra rester froid toute une journée et que nous pourrons facilement le refroidir tous les soirs ? Sinon connaissez-vous d'autres systèmes de sac réfrigérant ou autre pour répondre à notre problème ?
J'attends vos réponses ! 🙂
Je m'appelle Camille, j'ai 16 ans, et mi-juin je prévois de partir en randonnée camping pendant quelques jours (maximun une semaine) avec deux de mes amies dans les Gorges du Tarn. Mais une de mes amies a commencé une désensibilisation qui lui impose de prendre un spray tous les matins. Jusque là rien de bien embêtant, mais il faut que ce spray soit conservé au frigo... Nous nous demandons donc comment remédier à ce problème qui pourrait bien saboter notre projet ! Je pensais à un sac isotherme mais pensez vous qu'il pourra rester froid toute une journée et que nous pourrons facilement le refroidir tous les soirs ? Sinon connaissez-vous d'autres systèmes de sac réfrigérant ou autre pour répondre à notre problème ?
J'attends vos réponses ! 🙂
Itinéraire en Indonésie: Sumatra ou Bali? English translation pending
Bonjour,
Je pars cet été passer 2 mois en Asie du Sud-Est : je commence par 6 semaines au Vietnam et Cambodge avec des amies (je sais, saison des pluies mais pas le choix) et je rejoins mon copain début août pour passer 3 semaines en Indonésie. C’est là que le problème se pose : nous ne savons pas quel coin d’Indo visiter, nous hésitons entre Sumatra et les petites îles de la Sonde. Je sais que ce sujet a été abordé des dizaines de fois mais je tente...
D’un côté, le côté insolite et sauvage de Sumatra nous tente, le voyage « once in a lifetime », assez extraordinaire, avec éventuellement les Mentawai en bonus si nous avons le temps ; mais voyage assez fatigant et peu de possibilités de plages et de soirées sympas (même si ce n’est pas notre priorité).
D’un autre côté, Bali pour la douceur de vivre et ses folles soirées, Lombok et Gili pour leurs plages et fonds marins, Komodo et Flores pour le côté nature, animaux, culture, randos. Un voyage un peu plus « branché » et au rythme plus cool mais peut-être moins extraordinaire… La croisière entre Lombok et Flores nous tentait bien.
Je connais déjà Bali : j’y suis allée avec ma mère il y a 4 ans mais en voyage organisé donc pas du tout dans les mêmes circonstances ; le refaire avec mon copain en mode « routards » et rencontrer d’autres jeunes sur place pourrait être sympa.
J’ai donc beaucoup de mal à choisir et me tourne donc vers vous pour avoir conseils et retour d’expérience : dois je choisir Bali et les îles de la Sonde et privilégier le côté farniente, soirées et ambiance surfeur, ce qui peut être super quand on est jeune, ou bien les paysages grandioses de Sumatra et le côté bout du monde ? Je penche plutôt pour Sumatra pour le moment mais les gens à qui j’en parle me font hésiter en me vendant le côté « voyage de rêve tropical » de Bali.
Je précise que nous sommes 2 jeunes de 23 et 25 ans, mon copain est surfeur et nous adorons la nature et les grands espaces, sortir des sentiers battus, aller dans des endroits insolites et grandioses et avoir l’impression d’être au bout du monde. Cependant nous aimons quand même beaucoup les plages paradisiaques avec PMT. Mon copain aura déjà passé quelques jours à Bali avec des amis surfeurs avant que je le rejoigne.
C’est notre premier grand voyage à 2 et je suis chargée de l’organiser donc j’ai un peu la pression, je veux juste que nous fassions un voyage dont nous nous souviendrons toute notre vie…
Merci par avance pour vos conseils et suggestions !!
Marion
Je pars cet été passer 2 mois en Asie du Sud-Est : je commence par 6 semaines au Vietnam et Cambodge avec des amies (je sais, saison des pluies mais pas le choix) et je rejoins mon copain début août pour passer 3 semaines en Indonésie. C’est là que le problème se pose : nous ne savons pas quel coin d’Indo visiter, nous hésitons entre Sumatra et les petites îles de la Sonde. Je sais que ce sujet a été abordé des dizaines de fois mais je tente...
D’un côté, le côté insolite et sauvage de Sumatra nous tente, le voyage « once in a lifetime », assez extraordinaire, avec éventuellement les Mentawai en bonus si nous avons le temps ; mais voyage assez fatigant et peu de possibilités de plages et de soirées sympas (même si ce n’est pas notre priorité).
D’un autre côté, Bali pour la douceur de vivre et ses folles soirées, Lombok et Gili pour leurs plages et fonds marins, Komodo et Flores pour le côté nature, animaux, culture, randos. Un voyage un peu plus « branché » et au rythme plus cool mais peut-être moins extraordinaire… La croisière entre Lombok et Flores nous tentait bien.
Je connais déjà Bali : j’y suis allée avec ma mère il y a 4 ans mais en voyage organisé donc pas du tout dans les mêmes circonstances ; le refaire avec mon copain en mode « routards » et rencontrer d’autres jeunes sur place pourrait être sympa.
J’ai donc beaucoup de mal à choisir et me tourne donc vers vous pour avoir conseils et retour d’expérience : dois je choisir Bali et les îles de la Sonde et privilégier le côté farniente, soirées et ambiance surfeur, ce qui peut être super quand on est jeune, ou bien les paysages grandioses de Sumatra et le côté bout du monde ? Je penche plutôt pour Sumatra pour le moment mais les gens à qui j’en parle me font hésiter en me vendant le côté « voyage de rêve tropical » de Bali.
Je précise que nous sommes 2 jeunes de 23 et 25 ans, mon copain est surfeur et nous adorons la nature et les grands espaces, sortir des sentiers battus, aller dans des endroits insolites et grandioses et avoir l’impression d’être au bout du monde. Cependant nous aimons quand même beaucoup les plages paradisiaques avec PMT. Mon copain aura déjà passé quelques jours à Bali avec des amis surfeurs avant que je le rejoigne.
C’est notre premier grand voyage à 2 et je suis chargée de l’organiser donc j’ai un peu la pression, je veux juste que nous fassions un voyage dont nous nous souviendrons toute notre vie…
Merci par avance pour vos conseils et suggestions !!
Marion
Aéroport Paris CDG: changements de termimaux English translation pending
Bonjour,
J'arrive à l'aéroport Paris CDG au terminal 2E (provenance de Montréal) à 5h30 et je me dois de rester au même terminal pour mon vol vers Delhi à 10h45 en août prochain.
Je me demandais si c'était possible, dès mon arrivé à Paris, de me rendre au Terminal 1 et ensuite retourner au Terminal 2E. J'ai deux amies françaises qui prennent un vol à 9h55 pour Zurich à partir du Terminal 1 et je voudrais aller les rejoindre. Nous nous rejoignions à New Delhi, mais nous voulons nous voir sur Paris avant.
Quelqu'un peut m'informer sur le sujet s'il-vous-plaît? J'ai jeté un oeil sur le site de l'aéroport, mais je n'ai pas trouvé d'information concernant la possibilité de changer d'un terminal à l'autre (jusqu'au Terminal 1) pour finalement revenir au terminal d'arrivée initial (terminal 2E).
Merci d'avance!
Stage en Finlande English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà je vous explique ce qui m'a fait venir sur ce forum 🙂
Je suis actuellement en BTS Gestion et Protection de la Nature, et dans le cadre de mes études je vais partir un mois à l'étranger en février/mars 2015 avec deux amies.
Notre rêve est de partir en Finlande !... mais nous ne savons pas dans quelle région aller, ni les possibilités pour trouver un stage en lien avec l'environnement/la nature/la faune sauvage/ les chiens de traineau...
Quelqu'un aurait-il des pistes pour pouvoir trouver un stage intéressant qui pourrait être lié à l'environnement? Ou si vous êtes allés en finlande pour nous donner des conseils... Quel région serait idéale, avec le plus de chance de trouver un stage?
A bientôt !
A.M.
www.frosthorizon.jimdo.com/
Voilà je vous explique ce qui m'a fait venir sur ce forum 🙂
Je suis actuellement en BTS Gestion et Protection de la Nature, et dans le cadre de mes études je vais partir un mois à l'étranger en février/mars 2015 avec deux amies.
Notre rêve est de partir en Finlande !... mais nous ne savons pas dans quelle région aller, ni les possibilités pour trouver un stage en lien avec l'environnement/la nature/la faune sauvage/ les chiens de traineau...
Quelqu'un aurait-il des pistes pour pouvoir trouver un stage intéressant qui pourrait être lié à l'environnement? Ou si vous êtes allés en finlande pour nous donner des conseils... Quel région serait idéale, avec le plus de chance de trouver un stage?
A bientôt !
A.M.
www.frosthorizon.jimdo.com/
Les forfaits de dernières minutes pour le Sud? (Antilles) English translation pending
Bonjour,
Est ce que ça existe encore des bons deals si nous voulons partir à la dernière minute ? Genre une semaine avant ??? Ca fait deux ans que je ne suis pas allée dans le Sud et je me demande de quelle façon je pourrais avoir le meilleur prix possible étant donné que notre budget est plus limité cette année...Nous sommes 3 amies !
Merci beaucoup 😎
Est ce que ça existe encore des bons deals si nous voulons partir à la dernière minute ? Genre une semaine avant ??? Ca fait deux ans que je ne suis pas allée dans le Sud et je me demande de quelle façon je pourrais avoir le meilleur prix possible étant donné que notre budget est plus limité cette année...Nous sommes 3 amies !
Merci beaucoup 😎
Intérêt de Ganesha Park English translation pending
Bonjour ! Comme moi et mon amie partons en Thaïlande l'an prochain, nous commençons à regarder pour nous trouver de bonnes destinations.J'ai entendu parler du Ganesha Park et le concept nous emballe ! J'ai bien cherché, mais je ne trouve pas de prix... Quelqu'un saurait me dire combien coûte un séjour ? Est-ce que deux amies pourraient y aller seules? Comment réservons-nous ? De plus, j'aimerais savoir comment c'est et si ça vaut la peine. Merci de me répondre, j'ai vraiment besoin de vos réponses ! :)
Shanti India: Aurangabad + Gujarat:) English translation pending
Ca doit être mon quinzième voyage en Inde si je ne me trompe pas.
J'emmène ma tante / marraine adorée: Anne. Nous n'avons que neuf ans de différence et devenons d'avantage des amies qu'une nièce et une tante...
C'est son premier voyage sac a dos, son premier voyage en Inde.
Elle m’a donné carte blanche, j’ai choisi principalement le Gujarat, et plus spécifiquement le Saurashtra, sud d’Ahmedabad, que je ne connais pas encore.
Le Gujarat est un état oublié des touristes, plus « authentique » ai-je envie de dire. Cependant il est varié et regorge de merveilles.
5/2 : Nous atterrissons à Goa après une longue escale à Bombay. Des amis communs, qui habitent près de Benaulim 6 mois par an, nous accueillent dès l’aéroport. 3 jours tranquilles, confortables, pas loin d’une plage peu fréquentée…

Anne décompresse, elle a un boulot relativement stressant et a bien besoin de repos avant de réellement commencer « l’Inde ».

8/2 : En fin de journée nous prenons le train en direction des grottes d’Ellora et Ajanta, encore inconnues à nos yeux. Je suis ravie de quitter Goa. Le voyage peut vraiment commencer. On partage le compartiment A/C avec trois femmes qui mangent sans arrêt. Ensuite elles ronflent sans arrêt… On ne dormira pas beaucoup… On s’arrête à Ahmednagar au petit matin, et de là on prend un bus pour Aurangabad à 1h 30 de là. Le bus n’est heureusement pas bondé, nous avons réussi à avoir deux places assises à l’avant de ce vieux bus brinquebalant. Anne est à l’aise, son beau sourire éclate ! Ensuite rickshaw pour se trouver un guest house. Là, son sourire éclate moins… Ses yeux fixés sur la route, la circulation, je ne la sens pas trop à son aise mais le rickshaw est bien speedé… Le Shree Maya est fermé pour rénovation, bon tant pis, on prend le premier hôtel correct venu, un peu cher, 1100 rps pour nous deux (13€, on a de la chance, l’euro est à 85 rps !) de toute façon, on ne reste que deux nuits et on ne voyage pas pour 6 mois. Après une bonne douche, on sort de l’hôtel et allons vers les rickshaws.

« Daulatabad, ketnè roupiah? Return? 400!. Ok. » (Le fort est à 16 km d’ici, je n’ai pas envie de perdre du temps et de m’embêter à chercher un bus) Je m’amuse à voir Anne, les yeux toujours fixés sur la route et la circulation bruyante, sur les bus, les vélos, les motos et autres charrettes à bœuf. Parfois elle fait l’une ou l’autre photo des camions tout colorés ou il est toujours inscrit un Hare Krishna ou autre Jai Mataji en haut du pare brise, pour se protéger des dangers de la route.
Le fort Deogiri, la montagne des dieux, date du 11eme siècle et est construit sur une colline isolée, il est l’un des forts médiévaux les mieux conservés. Rebaptisé Daulatabad au 14eme, il a eu son importance. Les premières murailles sont épaisses d’un mètre et font 5 km de long.

On accède au sommet par un labyrinthe creusé dans la roche, et on grimpe, on grimpe, ce fort est gigantesque, qu’est ce qu’on grimpe.

Nous sommes les seuls touristes occidentaux, parmi les centaines et centaines de touristes indiens, des écoles, des familles, des amis, et toute cette foule bigarrée parle fort, hurle et bouscule allègrement. Ca demande, ou ca demande pas, pour nous prendre en photos avec chacun d’entre eux… On début, comme tout le monde ( ?), on se prête au jeu, puis au bout de la 347eme fois, on laisse tomber et devons refuser devant des têtes déconfites et pas méchantes du tout. « Welcome in India! » ou « Namasté! » entendons nous souvent 🙂
./...
5/2 : Nous atterrissons à Goa après une longue escale à Bombay. Des amis communs, qui habitent près de Benaulim 6 mois par an, nous accueillent dès l’aéroport. 3 jours tranquilles, confortables, pas loin d’une plage peu fréquentée…

Anne décompresse, elle a un boulot relativement stressant et a bien besoin de repos avant de réellement commencer « l’Inde ».

8/2 : En fin de journée nous prenons le train en direction des grottes d’Ellora et Ajanta, encore inconnues à nos yeux. Je suis ravie de quitter Goa. Le voyage peut vraiment commencer. On partage le compartiment A/C avec trois femmes qui mangent sans arrêt. Ensuite elles ronflent sans arrêt… On ne dormira pas beaucoup… On s’arrête à Ahmednagar au petit matin, et de là on prend un bus pour Aurangabad à 1h 30 de là. Le bus n’est heureusement pas bondé, nous avons réussi à avoir deux places assises à l’avant de ce vieux bus brinquebalant. Anne est à l’aise, son beau sourire éclate ! Ensuite rickshaw pour se trouver un guest house. Là, son sourire éclate moins… Ses yeux fixés sur la route, la circulation, je ne la sens pas trop à son aise mais le rickshaw est bien speedé… Le Shree Maya est fermé pour rénovation, bon tant pis, on prend le premier hôtel correct venu, un peu cher, 1100 rps pour nous deux (13€, on a de la chance, l’euro est à 85 rps !) de toute façon, on ne reste que deux nuits et on ne voyage pas pour 6 mois. Après une bonne douche, on sort de l’hôtel et allons vers les rickshaws.

« Daulatabad, ketnè roupiah? Return? 400!. Ok. » (Le fort est à 16 km d’ici, je n’ai pas envie de perdre du temps et de m’embêter à chercher un bus) Je m’amuse à voir Anne, les yeux toujours fixés sur la route et la circulation bruyante, sur les bus, les vélos, les motos et autres charrettes à bœuf. Parfois elle fait l’une ou l’autre photo des camions tout colorés ou il est toujours inscrit un Hare Krishna ou autre Jai Mataji en haut du pare brise, pour se protéger des dangers de la route.
Le fort Deogiri, la montagne des dieux, date du 11eme siècle et est construit sur une colline isolée, il est l’un des forts médiévaux les mieux conservés. Rebaptisé Daulatabad au 14eme, il a eu son importance. Les premières murailles sont épaisses d’un mètre et font 5 km de long.

On accède au sommet par un labyrinthe creusé dans la roche, et on grimpe, on grimpe, ce fort est gigantesque, qu’est ce qu’on grimpe.

Nous sommes les seuls touristes occidentaux, parmi les centaines et centaines de touristes indiens, des écoles, des familles, des amis, et toute cette foule bigarrée parle fort, hurle et bouscule allègrement. Ca demande, ou ca demande pas, pour nous prendre en photos avec chacun d’entre eux… On début, comme tout le monde ( ?), on se prête au jeu, puis au bout de la 347eme fois, on laisse tomber et devons refuser devant des têtes déconfites et pas méchantes du tout. « Welcome in India! » ou « Namasté! » entendons nous souvent 🙂
./...Compte-rendu de notre voyage en Birmanie février 2014 English translation pending
De retour de Birmanie, nous avons mis à jour notre blog
avec quelques renseignements pratiques.
Voyage en individuel, avec les moyens locaux.
Notre 4ème voyage dans ce pays.
Nous voulions nous rendre compte des changements et retrouver des familles amies. Le pays évolue très vite; les touristes affluent sur certains sites; il est grand temps de s'y rendre.
http://photosdevoyages.over-blog.fr
Notre 4ème voyage dans ce pays.
Nous voulions nous rendre compte des changements et retrouver des familles amies. Le pays évolue très vite; les touristes affluent sur certains sites; il est grand temps de s'y rendre.
http://photosdevoyages.over-blog.fr
Projet pour 3 jours dans le désert marocain English translation pending
Bonsoir à tous !
Je suis en train de préparer une randonnée dans le désert du côté de Zagora-Tamegroute avec des chameaux. Nous sommes un petit groupe (4 amies) et nous n'avons que 3 jours devant nous. Je me demande ou aller, combien de temps de marche /jour il faut prévoir, etc. Je voudrais aussi comparer vos propositions (circuit - prix) avec celle d'une agence que j'ai déjà contactée. Merci d'avance de vos messages !?
M.
Hammamet ou Sousse English translation pending
Deux circuits offerts par deux compagnies différentes. L'un se termine à Hammamet pour 5 jours, l'autre à Sousse pour 6 jours.
Pour deux amies qui partent ensemble, quelle ville est la meilleure et pour la plage et pour notre sécurité.
Merci d'avance.
Premier hammam/massage à Marrakech English translation pending
Bonjour à tous
J ai besoin de vos avis c est la première fois que nous allons a marrakech en couple et sur les conseils de deux amies différentes on nous a conseillé :
Soit les bains de marrakech qui m a l'air très bien mais cher
Soit les bains d'azahra qui est moins cher ... Peut être pas aussi bien.
Bref du coup je ne sais plus , et en lisant vos différents message j ai pu voir le spa rivière, les couleurs d'orient ect ect !
Y a t il quelqu'un pour nous guider ??
Nous voudrions le massage en cabine ensemble et surtout un endroit beau et très propre
Meeciiii
3 jours dans la région de Bangkok English translation pending
Bonjour,
Pour faire simple, en faisant un peu compliqué, je vous explique. Nous partons en famille dans 3 semaines et avons prévu les étapes suivantes: - Kanchanaburi - Ayutthaya - Chiang Mai - Chiang Rai - Ko Chang - Bangkok (arrivée le mardi am, départ dans la nuit de vendredi à samedi).
A Bangkok, nous devons retrouver des amies qui arriveront le mardi et partiront vers el nord le vendredi. Aujourd'hui, face à l'actualité, nous ne sommes plus très sûrs de vouloir rester sur Bangkok et cherchons une alternative, sachant que leur trajet prévu est sensiblement le même que le notre par la suite. Nous avons du mal à trouver un point de chute qui pourrait convenir à tout le monde ( qui ne soit pas un endroit où nous serons déjà passé avant...);
J'ai pensé rester à Ko Chang et nos amis nous rejoindraient directement là bas et on prolongerait sur place mais elles préfèrent finir avec les plages...
J'ai pensé aller à Lopburi puis Sukkothai sur 3 jours, nous redescendrions et elles pourraient continuer vers le nord, mais 10.000 THB d'avion pour redescendre le dernier jour, ça me refroidit un peu ...
Bref, auriez vous des idées, pas très loin de Bangkok, pour passer cette liaison fin et début de vacances communes?
Merci :)
Pour faire simple, en faisant un peu compliqué, je vous explique. Nous partons en famille dans 3 semaines et avons prévu les étapes suivantes: - Kanchanaburi - Ayutthaya - Chiang Mai - Chiang Rai - Ko Chang - Bangkok (arrivée le mardi am, départ dans la nuit de vendredi à samedi).
A Bangkok, nous devons retrouver des amies qui arriveront le mardi et partiront vers el nord le vendredi. Aujourd'hui, face à l'actualité, nous ne sommes plus très sûrs de vouloir rester sur Bangkok et cherchons une alternative, sachant que leur trajet prévu est sensiblement le même que le notre par la suite. Nous avons du mal à trouver un point de chute qui pourrait convenir à tout le monde ( qui ne soit pas un endroit où nous serons déjà passé avant...);
J'ai pensé rester à Ko Chang et nos amis nous rejoindraient directement là bas et on prolongerait sur place mais elles préfèrent finir avec les plages...
J'ai pensé aller à Lopburi puis Sukkothai sur 3 jours, nous redescendrions et elles pourraient continuer vers le nord, mais 10.000 THB d'avion pour redescendre le dernier jour, ça me refroidit un peu ...
Bref, auriez vous des idées, pas très loin de Bangkok, pour passer cette liaison fin et début de vacances communes?
Merci :)
Sécurité en Tunisie fin janvier English translation pending
bonjour je compte voyager en tunisie en mars prochaine et je suis une jeune femme de 24 ans et je vais voyager inchaallah avec deux autres jeunes amies femmes
on ne risque rien?
Nouvelle-Orléans + croisière en solo English translation pending
Bonjour! Je suis une jeune femme de 28 ans qui pense a voyager seule pour la 1ère fois. Je suis célibataire et coté voyage, mes amies sont loin de partager mes goûts, je suis tannée de devoir toujours attendre après quelqu'un. J'ai plusieurs fois voyager sur la cote Est americaine et déjà fait 2 croisières, mais jamais seule.
Est-ce que la Nouvelle-Orléans est securitaire pour une femme seule, pour quelques jours? Je voudrais faire une croisiere en partance de là-bas et en profiter pour visiter un peu. J'ai lu beaucoup et ca serait une ville assez dangereuse... Est-ce vrai? Je ne sort pas dans les clubs et apres le souper, se serait directement a l'hotel.
Question croisière, est-ce que c'est bien en solo?
Merci pour vos réponses :)
Est-ce que la Nouvelle-Orléans est securitaire pour une femme seule, pour quelques jours? Je voudrais faire une croisiere en partance de là-bas et en profiter pour visiter un peu. J'ai lu beaucoup et ca serait une ville assez dangereuse... Est-ce vrai? Je ne sort pas dans les clubs et apres le souper, se serait directement a l'hotel.
Question croisière, est-ce que c'est bien en solo?
Merci pour vos réponses :)
Mamie en cavale en solo à Terre-Neuve (5 semaines) English translation pending
Mamie en cavale à Terre-Neuve-et-Labrador
Mamie en cavale n’est pas un personnage de fiction : j’ai bel et bien quitté enfants, petits-enfants, amies et amis, jardin, maison… pour découvrir Terre-Neuve-et-Labrador à bord d’un motorisé baptisé Gontran, avec ma chienne Cléo (mélange de terre-neuve et de berger allemand, je lui devais bien ça). Mon cœur n’est pas de pierre pour autant : avec moi, une clé USB contenant des photos, un ordinateur portable pour les échanges de courriels et un téléphone cellulaire.

J’étais fière de moi : j’avais mené avec confiance ce gros engin, de prime abord menaçant, et j’avais vaincu mes peurs de vieille femme. Comment y suis-je donc arrivée? Je ne saurais dire à quoi tient ce mini-miracle. Aucune angoisse, aucune inquiétude, aucune hésitation dans les jours qui ont précédé mon départ. Le désir de découvrir, de me dépasser surement... Le désir moins concret, non formulé, de retrouver l’adolescente en moi qui, du fond de sa campagne, rêve d’être tortue, d’aller de par le monde comme journaliste. Rêve vite écrasé par la morale de l’époque : ces gens-là mènent de mauvaises vies, affirmait ma mère. Comme quoi les choses arrivent quand elles doivent arriver.
Tout en conduisant les kilomètres qui m’éloignent de la maison, je ne songe à rien d’autre qu’à franchir cette distance, à m’assurer que Gontran et Cléo se portent bien, à vérifier l’itinéraire, à nous nourrir… Je suis à chaque instant dans l’« ici et maintenant ». Trop tard de toute façon pour me demander si ce « road trip » est une folie. Je me réveille dans la file d’attente du bateau qui me traversera à Terre-Neuve-et-Labrador, toute étonnée d’y être.
L’arrivée à Port aux Basques se fait remarquable. Après les longues et ennuyeuses autoroutes de Saint-Colomban (Laurentides) à North Sydney (Nouvelle-Écosse), je suis abasourdie quand je quitte le centre d’information où Cléo s’est délié les pattes après ses sept heures de bateau dans Gontran. Devant moi, des montagnes à couper le souffle et la mer au-delà. Je ne suis pas la seule à m’y arrêter pour un instant d’admiration, et de photos. J’avais fouillé Internet avant de partir, mais rien ne peut rendre le réel. Pas plus les photos que je livrerai ici. Déjà, sur le plan de la langue, Terre-Neuve est une exception : on devrait dire « en Terre-Neuve », comme « en France », parce que le nom se termine par un « e ». Mais l’OQLF (Office québécois de la langue française) confirme que c’est bien « à Terre-Neuve »… la prof de français, critique de surcroit, refait surface.
Avant de partir, j’avais prévu deux jours de repos au camping de la Codroy Valley : pas d’alignement de sardines en boites et si peu de fréquentation. Le jour, c’est le calme complet; le soir, quelques campeurs arrivent après leur journée de vadrouille. Petite inquiétude : deux roches ont dessiné chacune une petite étoile dans le pare-brise. Étant « branchée » dans ce camping, je courrielle rapidement à mes deux fils adorés et assez « vroum/vroom », Rodolphe et Samuel. L’un me répond que je ne devrais pas tarder à faire réparer ça; l’autre dit que s’il ne fait pas trop froid, je peux peut-être prendre le risque de voir une grande ligne traverser le pare-brise. Contente qu’ils m’aient répondu si vite : rassurant. Finalement je ferai à ma tête dure, et j’attendrai d’être de retour.
Jour 7 Quatre jours de route, deux de détente à Codroy Valley. Désormais, plus aucune réservation, aucun parcours tracé à l’avance et une date de retour floue : l'aventure commence. Je sens alors une large ouverture devant moi. J’ai libéré un espace que tout mon être aspire. Comme c’est bon! Mon intuition me guidera et j’écouterai ce que raconteront les gens sur ma route. Au matin, toute sereine, je me rends tôt au Cap Anguille où je trouve les pêcheurs rentrant de la mer avec leurs prises. Ils tranchent les filets, et je repars avec cinq-cents grammes de morue on ne peut plus fraiche.
Les gens sont très affables. Ils m’envoient la main sur la route; ils disent good day plutôt que le paresseux Hi. L’accent me fascine. Ce n’est pas l’anglais ontarien ni celui étatsunien. Il y a quelque chose de british… Plus tard, une Terre-Neuvienne me fera remarquer que c’en est un plutôt irlandais, entremêlé de vieilles expressions et d’autres nouvelles de leur cru. Pas facile à comprendre… Mais pas étonnant que leur musique et leur danse traditionnelles me rappellent les nôtres.
La morue au frigo, je me dirige vers la péninsule de Port au Port, à Cap Saint-Georges. Je roule, roule, roule, et m’arrête devant un panneau routier « Le Boutte du Cap ». J’hésite; après tout, le « boutte » c’est la fin. Un étroit chemin de gravier qui tourne… vers quoi? Si je m’y enfile, pourrai-je faire demi-tour? Pas le choix : sinon je suis déjà obligée de faire marche arrière sur quelques centaines de kilomètres, ce qui ne me tente pas du tout. Je fonce donc… et me retrouve dans un parc qui s’avance dans la mer. Une autre affiche m’annonce qu’on y accepte les voyageurs sans frais. Je m’y installe, le cœur léger. Port au Port est la partie la plus francophone de Terre-Neuve; un vieux monsieur tout courbé et à la démarche difficile me rend visite chaque jour avec son fils pour avoir le plaisir de parler français. Il m’affirme qu’on peut y voir des baleines. Je sillonne toute la péninsule espérant les trouver, monte sur les plus hauts plateaux, d’où on voit la mer à plus de 180 degrés. Elles ne sont pas au rendez-vous. Mais j’ai droit au premier coucher de soleil d’une longue suite ici : digne des plus belles cartes postales.

La nuit suivante, une bonne pluie et un vent terrible me font craindre que Gontran renverse. Je dors peu cette nuit-là; je loue ma prudence de nous avoir placés à l’abri, entre deux rangées d’arbres. Un Brésilien et une Norvégienne se sont installés au plus haut plateau. Je crains pour eux; je ne les reverrai pas le lendemain matin, alors que le soleil et la chaleur sont de retour.
Un ennui mécanique : la génératrice ne fonctionne pas. Serait-ce le début des emmerdements? Le mécanicien de Corner Brook regarde rapidement, n’y voit rien, me suggère d’aller chez un VRiste à Pasadena. Mais c’est samedi, donc fermé; pas envie de perdre ce temps… La température est clémente; je n’en ai pas besoin pour l’instant. Le propane et les batteries marines suffiront. Corner Brook est la « grosse » ville de la péninsule ouest : un impressionnant 22 000 habitants. J’en profite pour faire un saut à la bibliothèque et brancher mon ordi afin d’écrire à mes amies que je suis encore en vie et très heureuse. Oui oui, je le reconnais, aussi pour vérifier si quelqu’un m’a envoyé un mot. Je ne m’ennuie pas, mais chaque fois que je brancherai l’ordi, je vérifierai d’abord les courriels reçus. Et cette fois-là à Corner Brook, yeah! mes amies ont pensé à moi; je reçois aussi une photo de Florence (ma petite-fille chérie de 8 ans) qui fait de la limonade à plus de 35 degrés à Montréal. Ah! le doux plaisir d’éviter la canicule! Je croise une épicerie. Ciel! La première vraie épicerie. Les convenience store croisés sur la route proposent tout aussi bien des conserves de petits pois que de l’huile à moteur. Ils me rappellent le magasin général de mon enfance. Je cabre Gontran, au risque de voir les accessoires de l’habitacle prendre leur envol. J’y trouve des fruits et des légumes : je croyais que ce mot n’existait pas à Terre-Neuve. Et un Liquor Store en prime! Provisions, provisions, le rat en moi (mon signe astrologique chinois) emmagasine tout ce qu’il peut, même si les haricots sont « flagadas » et les poivrons, tout flétris. C’est que mes réserves diminuent et je crains le manque.
Jour 12 Plein cap sur le nord : les Terre-Neuviens rencontrés au Boutte du cap ont parlé de gros glaciers à Saint-Anthony. Le paysage change après le parc du Gros-Morne, un patrimoine mondial où je m’attarderai quand je redescendrai. Les montagnes ont pris du recul; elles n’affrontent plus la mer, qui a gagné. Elle les a grugées et il ne reste que de larges roches plates et de gros cailloux qui suggèrent une ballade en longeant le bord de mer. Les autres montagnes se sont retranchées vers l’Est, imposantes et fières, comme si elles narguaient les vagues entêtées.

Entre deux hameaux d’une vingtaine de maisons, je croise un vieil homme à vélo, tenant une canne à pêche; une dame portant un fichu, une sacoche à son bras; une mère et deux enfants accrochés à ses mains. Où vont-ils? Ici les distances sont longues entre les villages. Moi aussi je marche, au grand bonheur de Cléo. Partout des sentiers invitent à découvrir, toujours bien entretenus comme s’ils étaient très fréquentés. Pourtant, j’y suis souvent seule. La montée est souvent abrupte; on y a alors construit des escaliers de 200, 400 marches. Impossible de compter celles de Fogo qui relient quatre monts, dont le fameux « Hat »; ce dernier serait, au dire de Cathy, une Terre-Neuvienne de Gander, un des piliers de la terre… du temps que l’on croyait que la terre était plate, vous l’aurez compris.
Deux jours me sont nécessaires pour atteindre Saint-Anthony. Je fais le trajet lentement, « grâce » à un mal de dos qui exige des arrêts fréquents. Longue promenade au bord de la mer, sur les gigantesques roches plates. Cléo aimerait bien s’y baigner, mais les petites vagues lui font peur. Le soleil fait encore le beau au moment de se coucher. Si vous consultez une carte, remarquez les noms français des lieux. Aux 18e et 19e siècles, les Français avaient élu cet endroit comme centre de leur pêche. Même après le Traité d’Utrech qui cédait Terre-Neuve aux Britanniques, les Français ont conservé leurs droits de pêche, et ce, jusqu’en 1904.
Je dormirai ici, dans le lieu historique national canadien de Port au Choix. Gontran s’aligne sur d’autres motorisés, branchés à l’eau et à l’électricité, face à la mer. Mais personne pour prélever mon dû. Je ne branche que l’électricité : je veux partir tôt demain matin. Après le souper, un camion s’arrête devant Gontran; le conducteur se présente à notre porte et réclame 25$ pour la nuit. J’essaie de lui faire comprendre que je ne prendrai que peu d’électricité; il tient à son fric. Je lui dis que son prix m’apparait un peu élevé étant donné que son camping n’offre pas de « station de confort » avec toilette et douche, pas de jeux pour les enfants, pas de lavoir, aune façon d’isoler un tant soit peu les routards… rien. Rien de plus qu’un tout petit espace de 20 pieds par 40… Pas de réaction de sa part.
Je plie bagage : je ne lui donnerai pas l’impression que c’est une bonne idée d’arnaquer les touristes (encore ma tête dure?). Je déplace Gontran à quelques centaines de mètres, toujours face à la mer. Je verrai quelques autres campings de ce genre en cours de route. Dommage… Mais je ne leur en veux pas : la pauvreté est importante ici. Pas étonnant que les touristes suscitent des envies de cet ordre.
Jour 17 Saint-Anthony ne m’a pas paru invitante. En fait, j’évite le plus possible les villes, même celles de cette dimension. Un tout petit panneau routier m’offre une alternative et je vire à droite : Goose Cove. Route étroite, pentes abruptes, rien de spécial…mais après vingt minutes de montagnes inhabitées, je me demande bien ce que j’y trouverai. Puis, au loin, quelques maisons… et au tournant à l’est, je les vois, trop beaux pour être vrais. Je ralentis et à la courbe suivante, ils sont là devant moi dans toute leur magnificence. Non pas un isolé au loin qui ressemble à une petite boule de coton; tout près de la côte, de nombreux glaciers, échoués dans cette anse.

Ils m’ont retenue quelques jours, campée près du cimetière. Je vous jure que je n’ai jamais rien vu de si beau que le soleil qui se couche sur ce glacier scintillant du rose au mauve. Des dizaines de glaciers plus gros que ma maison, certains agglutinés, coincés dans l’anse où ils finiront par fondre. D’autres plus loin suivent le courant et passeront devant Twillingate. Un cadeau aux voyageurs qui fréquentent les endroits comme Twillingate? Parce qu’ici, ce sont les villageois qui en profitent. Et moi. Et 3 ou 4 touristes aventureux comme moi… À Terre-Neuve, la fête des glaciers a lieu à la fin de juin depuis belle-lurette. La fin de juillet se pointe et tous ces glaciers qui descendent??? Quelque chose ne va pas dans notre monde, monsieur Harper! Tout au long du voyage, les chiffres 1 et 49 (jumelés) se présentent à moi à une fréquence étonnante. Or ces deux chiffres sont respectivement le mois et l’année de ma naissance. C’en est troublant. La monnaie que me rend une caissière, une route, un numéro de porte, l’heure, l’odomètre, et même les 149 marches que je recompte en descendant (oui oui, en descendant, je suis tête dure, mais honnête) de la chute à Battling Brook. Idéal pour y lire un heureux présage. Tout ira bien, me dis-je. Mais non, je ne suis pas superstitieuse! Optimiste : je n’interprète que les bons présages.
De Goose Cove, je reviens sur mes pas : forcément, une seule route relie le nord au sud. Je fais une seconde halte à Port aux Choix pour ne pas en garder un mauvais souvenir. Au bout de la péninsule, deux belles baleines à bosses nous attendaient. Je me promenais sur la grève quand j’ai entendu leur souffle. Elles étaient à un kilomètre environ (difficile à dire, mais bon…). Je suis remontée vivement chercher les jumelles dans Gontran. Elles se sont approchées de la côte et je les ai admirées batifoler pendant un bon moment, Cléo couchée tranquillement à mes côtés, comprenant que l’heure m’était précieuse. J’aime croire que c’était la mère et son baleineau.
Le lendemain, j’entre dans le parc Gros-Morne, sillonné de sentiers fort bien aménagés, comme d’hab. Le premier à Lobster Cove. Mais après à peine un kilomètre de marche, je suis sans force. J’ai sans doute bu plus de thé et de vin que d’eau ces derniers temps, trop occupée à tout voir, et j’ai une insolation. Alors je me terre dans un camping tous services afin de récupérer, bien encadrée par deux mastodontes de 37 pieds chacun. Depuis le matin, je n’ai rien fait, à peine quelques promenades pour délier Cléo, qui me fait ses « grands yeux de merlan frit ». Télé hier soir, télé ce soir. Ma fille Blanche avait raison de me suggérer de ne pas m’en défaire. Je ne me presserai même pas de partir demain matin.
Jour 20 Trop vieille pour me taper les six heures de « grimpe » du Gros-Morne, deuxième plus haut sommet (806 mètres) de Terre-Neuve, je m’arrête aux Tablelands sans grande conviction. Une autre montagne, me dis-je. Hé, Mamie en cavale, serais-tu devenue blasée devant tant de beauté? Je me présente au centre d’interprétation. La jeune fille qui me reçoit (en français, s’il vous plait, contrairement à beaucoup d’endroits à Montréal) tente de me montrer ces montagnes, mais le brouillard enveloppe tout autour de nous. Non loin de là, les abords d’un port m’apparaissent un excellent endroit pour camper. De fait, toute la soirée, des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens emprunteront le sentier que vous voyez sur la photo à droite, s’attardant quelques instants pour une jasette avec Cléo et moi (ils ont des chiens et les chiens jasent entre eux, vous n’aviez pas compris?) Je fais un bout du sentier avec un couple de Québécois émigrés là. Pourquoi ont-ils quitté le Québec? L’homme lève le bras et me montre le paysage, sans rien ajouter comme s’il s’agissait d’une évidence. Mais les Tablelands sont toujours invisibles. Et le lendemain matin, à mon réveil, elles se dressent devant moi, dorées sous le soleil, et j’en suis abasourdie.

Cette chaine de montagnes a émergé du choc des plaques tectoniques il y a 400 millions d’années, alors que les continents (Europe et Amérique) se sont formés. Elles sont une partie du manteau terrestre qui ordinairement reste au fond de l’océan quand de tels bouleversements se produisent, mais celles-là ont pointé leur nez hors de l’eau. On ne s’explique pas pourquoi. Les roches, tellement compactes que rien n’y pousse, sont formées de magnésium principalement, de calcium, de cuivre… d’ailleurs elles ont un peu de cette couleur du cuivre. Je vous fais ça court; vous pouvez toujours aller sur Internet si vous en voulez plus. Remarquez les petits points blancs au centre-droite. De la neige, mes amis. Et il fait un beau 25ºC.

Jour 24 Fogo Island… Fogo Island, c’est le bout du monde. Une ile où quelques villages regroupent cinq, six cents habitants chacun.

Eh bien! à Fogo, j’ai eu peur. J’avais beau me convaincre que la peur n’est que dans ma tête, que l’extérieur n’a rien à y voir, que je dois contrôler cette tête, mes lectures de philosophie et de spiritualité laïque ne servaient à rien. Au matin, en prenant la route, la lumière rouge du « check engine » s’est allumée. Imaginez Mamie en cavale un dimanche matin dans une station service à l’abandon, arpentant le terrain avec Cléo en espérant que quelqu’un vienne la secourir. Mais personne… jusqu’à ce que, une bonne heure plus tard, j’aperçoive un homme avec son chien dehors. Les chiens… de vrais agents de rencontre! Donc blabla sur les chiens, et je glisse le sujet de ma panne. En bon Terre-Neuvien, l’homme vérifie les liquides avec moi, me rassure, me dit qu’il y a un garage (le seul sur l’ile) à Fogo, le village voisin, à une trentaine de minutes et que je peux m’y rendre sans crainte d’une panne. Le garage ouvrira le lendemain qui sera un lundi. Forte de son assurance à lui, je m’y dirige donc. Je laisse Gontran dans un stationnement d’église anglicane; la population a beau être de 748 habitants (chiffres de 2011), j'y ai vu trois églises de confessions différentes. Je décide de profiter de la journée ensoleillée; il me reste quand même un peu des enseignements bouddhistes et taoïstes. En montant des marches (toujours des marches, celles dont je parlais plus haut, qui regroupent quatre monts), je réalise que j’ai oublié de prendre le médicament pour mon cœur. Pas de chance à prendre, mon cœur sans médicament, c’est comme le « check engine ». Je redescends donc au plus vite. Je ne remonterai pas les marches… tout va mal aujourd’hui. Je cherche plutôt l’endroit où dormir, pas trop loin du garage. Je repars le moteur et… le voyant lumineux s’est éteint. Lieu magique! Merci au Dieu anglican. L’heure vérifiée, je décide de reprendre le bateau aujourd’hui même. Au port (est-ce vraiment le mot pour désigner ce bout de chemin qui plonge dans la mer et où s’accroche de frêles traversiers?), la voiture devant moi monte à bord, mais plus de place pour moi. Trois heures d’attente, de lecture, de maaaaaaaaaarche! À la descente du bateau, le soir tombe. Rituel : trouver un endroit pour souper et dormir. Je m’enfonce dans de petites routes qui mènent à de riches maisons (entendons-nous, riches pour Terre-Neuve) au bord de la mer, mais je ne trouve rien. Finalement, je stationne dans une aire aménagée pour des camions, le long d’une route du style 117 dans les Laurentides. La seule fois où j’ai dormi le long d’une route principale. Cette journée a été baptisée « journée fuck-fuck ». Le brave Gontran est resté tranquille tout le reste du voyage.
Jour 28 De ces 28 jours, 24 à Terre-Neuve, 4587 kilomètres parcourus… J’ai fait une Française de moi en pensant qu’un mois suffirait pour en faire le tour. À moins de passer mon temps dans Gontran. Ça me désole un peu, car qui sait si je pourrai revenir pour achever ma découverte. Je m’attarde, hume, contemple, m’émerveille encore, emmagasine les souvenirs. Mais il y avait tellement à voir dans l’Ouest et le Centre. Et quelle nature encore vierge! Pas de petits villages tape-à-l’œil, avec des boutiques souvenirs toutes alignées. Ici, rien ne flirte avec le « bucolique »; le paysage est spectaculaire, sensationnel… Les mots s’évaporent : tout est image. Le choc du retour est amorti par une halte au parc Blow Me Down. Et it blows me down, realy. Deux jours de calme dans l’enceinte d’une chaine de montagnes qui m’enveloppe comme un cocon. Je prends des forces pour la longue route de retour. Mais le ciel est triste comme moi et il pleut. Gontran sent la laine mouillée de Cléo. Qu’à cela ne tienne, nous ne resterons pas enfermées. Je n’aurai pas trainé l’imper pour rien.

Je suis un peu cafardeuse quand, deux jours plus tard, je passe devant la sortie de Port au Port; j’hésite à m’y faufiler… C’est que mon histoire d’amour avec Terre-Neuve a commencé là. Romantique Mamie en cavale… Mais la route est si longue avant d’arriver au Boutte du cap. J’avais ciblé Seal Rock, je m’en tiendrai à ma décision. Le Boutte du cap, je l’ai parcouru de long en large. Ici donc, à Seal Rocks… pour me rendre compte que je suis en face de Port au Port. J’ai trouvé, une fois de plus, un bel endroit au bord de l’eau. Il pleut encore. Mais il y a assez d’accalmies pour les promenades. Au cours de la nuit, j’ai entendu des orages au loin, mais le tonnerre ne s’est pas rendu ici. Malgré tout, j’ai bien mal dormi, l’estomac tout chamboulé à cause du kilo et demi de moules ingurgité avec le chablis au souper (trop bon, n’ai pu me retenir, gourmande Mamie en cavale, va!).
Jour 32 Après avoir vu de vrais icebergs, un jeune orignal, deux grosses baleines, des saumons qui affrontent une chute, des montagnes qui scrutent le ciel et la mer mystérieuse, je reprends le chemin du retour. Mes amis, Brent, Cathy, Judy et Jeff, je n’oublierai pas votre générosité, votre gentillesse, votre simplicité. Promis : je retiendrai tout ce que vous m’avez appris de votre terre natale. J'ai senti un grand sentiment de liberté ici, je devrais dire de libération. Vivre dans Gontran simplifie au maximum le quotidien, me confirmant à quel point je m'entoure de choses inutiles chez moi. Le regard tourné vers l’extérieur, ma petite personne reprend la place qui lui revient. De plus, conduire ici est reposant : personne ne vous colle aux fesses parce que vous les ralentissez, même si on ne peut dépasser sur deux kilomètres. Les limites de vitesses sont respectées, les « cédez » aussi. Pas de queue de poisson devant le nez de Gontran. Je m’y suis donc sentie très bien. Reste à cultiver cet état au retour, dans le quotidien… Je prends le bateau demain et je ne flânerai pas afin de rester imprégnée de l’atmosphère terre-neuvienne.
Fin En arrivant à la maison, j’étouffe : les mauvaises herbes ont envahi mon territoire; je ne distingue plus les fleurs parmi les hautes graminées. La maison m’apparait immense avec son étage et demi; étouffante : trop d’objets ici. Je m’active, je m’active; il faut faire, faire, encore faire, et non (ou ne) plus être. Toujours difficiles, les retours. Mais la nuit reviennent à mes sens l’odeur des fraises au pied des Tablelands, le va-et-vient des vagues quand je m’endormais le soir, le sifflement du vent entre les arbres, les milliers de marches vers le sommet des montagnes escarpées, la chaleur du soleil et surtout, surtout celle des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens. Les photos tournent en bouclent sur l’écran de mon ordinateur depuis mon retour. Une tentative pour retenir ce sentiment de plénitude qui m’a habitée tout au long de mon parcours.
Pour plus de photos, cliquez sur Terre-Neuve à partir de la page d’accueil de mon blogue: http://mamieencavale.wordpress.com


Mamie en cavale n’est pas un personnage de fiction : j’ai bel et bien quitté enfants, petits-enfants, amies et amis, jardin, maison… pour découvrir Terre-Neuve-et-Labrador à bord d’un motorisé baptisé Gontran, avec ma chienne Cléo (mélange de terre-neuve et de berger allemand, je lui devais bien ça). Mon cœur n’est pas de pierre pour autant : avec moi, une clé USB contenant des photos, un ordinateur portable pour les échanges de courriels et un téléphone cellulaire.

J’étais fière de moi : j’avais mené avec confiance ce gros engin, de prime abord menaçant, et j’avais vaincu mes peurs de vieille femme. Comment y suis-je donc arrivée? Je ne saurais dire à quoi tient ce mini-miracle. Aucune angoisse, aucune inquiétude, aucune hésitation dans les jours qui ont précédé mon départ. Le désir de découvrir, de me dépasser surement... Le désir moins concret, non formulé, de retrouver l’adolescente en moi qui, du fond de sa campagne, rêve d’être tortue, d’aller de par le monde comme journaliste. Rêve vite écrasé par la morale de l’époque : ces gens-là mènent de mauvaises vies, affirmait ma mère. Comme quoi les choses arrivent quand elles doivent arriver.
Tout en conduisant les kilomètres qui m’éloignent de la maison, je ne songe à rien d’autre qu’à franchir cette distance, à m’assurer que Gontran et Cléo se portent bien, à vérifier l’itinéraire, à nous nourrir… Je suis à chaque instant dans l’« ici et maintenant ». Trop tard de toute façon pour me demander si ce « road trip » est une folie. Je me réveille dans la file d’attente du bateau qui me traversera à Terre-Neuve-et-Labrador, toute étonnée d’y être.
L’arrivée à Port aux Basques se fait remarquable. Après les longues et ennuyeuses autoroutes de Saint-Colomban (Laurentides) à North Sydney (Nouvelle-Écosse), je suis abasourdie quand je quitte le centre d’information où Cléo s’est délié les pattes après ses sept heures de bateau dans Gontran. Devant moi, des montagnes à couper le souffle et la mer au-delà. Je ne suis pas la seule à m’y arrêter pour un instant d’admiration, et de photos. J’avais fouillé Internet avant de partir, mais rien ne peut rendre le réel. Pas plus les photos que je livrerai ici. Déjà, sur le plan de la langue, Terre-Neuve est une exception : on devrait dire « en Terre-Neuve », comme « en France », parce que le nom se termine par un « e ». Mais l’OQLF (Office québécois de la langue française) confirme que c’est bien « à Terre-Neuve »… la prof de français, critique de surcroit, refait surface.
Avant de partir, j’avais prévu deux jours de repos au camping de la Codroy Valley : pas d’alignement de sardines en boites et si peu de fréquentation. Le jour, c’est le calme complet; le soir, quelques campeurs arrivent après leur journée de vadrouille. Petite inquiétude : deux roches ont dessiné chacune une petite étoile dans le pare-brise. Étant « branchée » dans ce camping, je courrielle rapidement à mes deux fils adorés et assez « vroum/vroom », Rodolphe et Samuel. L’un me répond que je ne devrais pas tarder à faire réparer ça; l’autre dit que s’il ne fait pas trop froid, je peux peut-être prendre le risque de voir une grande ligne traverser le pare-brise. Contente qu’ils m’aient répondu si vite : rassurant. Finalement je ferai à ma tête dure, et j’attendrai d’être de retour.
Jour 7 Quatre jours de route, deux de détente à Codroy Valley. Désormais, plus aucune réservation, aucun parcours tracé à l’avance et une date de retour floue : l'aventure commence. Je sens alors une large ouverture devant moi. J’ai libéré un espace que tout mon être aspire. Comme c’est bon! Mon intuition me guidera et j’écouterai ce que raconteront les gens sur ma route. Au matin, toute sereine, je me rends tôt au Cap Anguille où je trouve les pêcheurs rentrant de la mer avec leurs prises. Ils tranchent les filets, et je repars avec cinq-cents grammes de morue on ne peut plus fraiche.
Les gens sont très affables. Ils m’envoient la main sur la route; ils disent good day plutôt que le paresseux Hi. L’accent me fascine. Ce n’est pas l’anglais ontarien ni celui étatsunien. Il y a quelque chose de british… Plus tard, une Terre-Neuvienne me fera remarquer que c’en est un plutôt irlandais, entremêlé de vieilles expressions et d’autres nouvelles de leur cru. Pas facile à comprendre… Mais pas étonnant que leur musique et leur danse traditionnelles me rappellent les nôtres.
La morue au frigo, je me dirige vers la péninsule de Port au Port, à Cap Saint-Georges. Je roule, roule, roule, et m’arrête devant un panneau routier « Le Boutte du Cap ». J’hésite; après tout, le « boutte » c’est la fin. Un étroit chemin de gravier qui tourne… vers quoi? Si je m’y enfile, pourrai-je faire demi-tour? Pas le choix : sinon je suis déjà obligée de faire marche arrière sur quelques centaines de kilomètres, ce qui ne me tente pas du tout. Je fonce donc… et me retrouve dans un parc qui s’avance dans la mer. Une autre affiche m’annonce qu’on y accepte les voyageurs sans frais. Je m’y installe, le cœur léger. Port au Port est la partie la plus francophone de Terre-Neuve; un vieux monsieur tout courbé et à la démarche difficile me rend visite chaque jour avec son fils pour avoir le plaisir de parler français. Il m’affirme qu’on peut y voir des baleines. Je sillonne toute la péninsule espérant les trouver, monte sur les plus hauts plateaux, d’où on voit la mer à plus de 180 degrés. Elles ne sont pas au rendez-vous. Mais j’ai droit au premier coucher de soleil d’une longue suite ici : digne des plus belles cartes postales.

La nuit suivante, une bonne pluie et un vent terrible me font craindre que Gontran renverse. Je dors peu cette nuit-là; je loue ma prudence de nous avoir placés à l’abri, entre deux rangées d’arbres. Un Brésilien et une Norvégienne se sont installés au plus haut plateau. Je crains pour eux; je ne les reverrai pas le lendemain matin, alors que le soleil et la chaleur sont de retour.
Un ennui mécanique : la génératrice ne fonctionne pas. Serait-ce le début des emmerdements? Le mécanicien de Corner Brook regarde rapidement, n’y voit rien, me suggère d’aller chez un VRiste à Pasadena. Mais c’est samedi, donc fermé; pas envie de perdre ce temps… La température est clémente; je n’en ai pas besoin pour l’instant. Le propane et les batteries marines suffiront. Corner Brook est la « grosse » ville de la péninsule ouest : un impressionnant 22 000 habitants. J’en profite pour faire un saut à la bibliothèque et brancher mon ordi afin d’écrire à mes amies que je suis encore en vie et très heureuse. Oui oui, je le reconnais, aussi pour vérifier si quelqu’un m’a envoyé un mot. Je ne m’ennuie pas, mais chaque fois que je brancherai l’ordi, je vérifierai d’abord les courriels reçus. Et cette fois-là à Corner Brook, yeah! mes amies ont pensé à moi; je reçois aussi une photo de Florence (ma petite-fille chérie de 8 ans) qui fait de la limonade à plus de 35 degrés à Montréal. Ah! le doux plaisir d’éviter la canicule! Je croise une épicerie. Ciel! La première vraie épicerie. Les convenience store croisés sur la route proposent tout aussi bien des conserves de petits pois que de l’huile à moteur. Ils me rappellent le magasin général de mon enfance. Je cabre Gontran, au risque de voir les accessoires de l’habitacle prendre leur envol. J’y trouve des fruits et des légumes : je croyais que ce mot n’existait pas à Terre-Neuve. Et un Liquor Store en prime! Provisions, provisions, le rat en moi (mon signe astrologique chinois) emmagasine tout ce qu’il peut, même si les haricots sont « flagadas » et les poivrons, tout flétris. C’est que mes réserves diminuent et je crains le manque.
Jour 12 Plein cap sur le nord : les Terre-Neuviens rencontrés au Boutte du cap ont parlé de gros glaciers à Saint-Anthony. Le paysage change après le parc du Gros-Morne, un patrimoine mondial où je m’attarderai quand je redescendrai. Les montagnes ont pris du recul; elles n’affrontent plus la mer, qui a gagné. Elle les a grugées et il ne reste que de larges roches plates et de gros cailloux qui suggèrent une ballade en longeant le bord de mer. Les autres montagnes se sont retranchées vers l’Est, imposantes et fières, comme si elles narguaient les vagues entêtées.

Entre deux hameaux d’une vingtaine de maisons, je croise un vieil homme à vélo, tenant une canne à pêche; une dame portant un fichu, une sacoche à son bras; une mère et deux enfants accrochés à ses mains. Où vont-ils? Ici les distances sont longues entre les villages. Moi aussi je marche, au grand bonheur de Cléo. Partout des sentiers invitent à découvrir, toujours bien entretenus comme s’ils étaient très fréquentés. Pourtant, j’y suis souvent seule. La montée est souvent abrupte; on y a alors construit des escaliers de 200, 400 marches. Impossible de compter celles de Fogo qui relient quatre monts, dont le fameux « Hat »; ce dernier serait, au dire de Cathy, une Terre-Neuvienne de Gander, un des piliers de la terre… du temps que l’on croyait que la terre était plate, vous l’aurez compris.
Deux jours me sont nécessaires pour atteindre Saint-Anthony. Je fais le trajet lentement, « grâce » à un mal de dos qui exige des arrêts fréquents. Longue promenade au bord de la mer, sur les gigantesques roches plates. Cléo aimerait bien s’y baigner, mais les petites vagues lui font peur. Le soleil fait encore le beau au moment de se coucher. Si vous consultez une carte, remarquez les noms français des lieux. Aux 18e et 19e siècles, les Français avaient élu cet endroit comme centre de leur pêche. Même après le Traité d’Utrech qui cédait Terre-Neuve aux Britanniques, les Français ont conservé leurs droits de pêche, et ce, jusqu’en 1904.
Je dormirai ici, dans le lieu historique national canadien de Port au Choix. Gontran s’aligne sur d’autres motorisés, branchés à l’eau et à l’électricité, face à la mer. Mais personne pour prélever mon dû. Je ne branche que l’électricité : je veux partir tôt demain matin. Après le souper, un camion s’arrête devant Gontran; le conducteur se présente à notre porte et réclame 25$ pour la nuit. J’essaie de lui faire comprendre que je ne prendrai que peu d’électricité; il tient à son fric. Je lui dis que son prix m’apparait un peu élevé étant donné que son camping n’offre pas de « station de confort » avec toilette et douche, pas de jeux pour les enfants, pas de lavoir, aune façon d’isoler un tant soit peu les routards… rien. Rien de plus qu’un tout petit espace de 20 pieds par 40… Pas de réaction de sa part.
Je plie bagage : je ne lui donnerai pas l’impression que c’est une bonne idée d’arnaquer les touristes (encore ma tête dure?). Je déplace Gontran à quelques centaines de mètres, toujours face à la mer. Je verrai quelques autres campings de ce genre en cours de route. Dommage… Mais je ne leur en veux pas : la pauvreté est importante ici. Pas étonnant que les touristes suscitent des envies de cet ordre.
Jour 17 Saint-Anthony ne m’a pas paru invitante. En fait, j’évite le plus possible les villes, même celles de cette dimension. Un tout petit panneau routier m’offre une alternative et je vire à droite : Goose Cove. Route étroite, pentes abruptes, rien de spécial…mais après vingt minutes de montagnes inhabitées, je me demande bien ce que j’y trouverai. Puis, au loin, quelques maisons… et au tournant à l’est, je les vois, trop beaux pour être vrais. Je ralentis et à la courbe suivante, ils sont là devant moi dans toute leur magnificence. Non pas un isolé au loin qui ressemble à une petite boule de coton; tout près de la côte, de nombreux glaciers, échoués dans cette anse.

Ils m’ont retenue quelques jours, campée près du cimetière. Je vous jure que je n’ai jamais rien vu de si beau que le soleil qui se couche sur ce glacier scintillant du rose au mauve. Des dizaines de glaciers plus gros que ma maison, certains agglutinés, coincés dans l’anse où ils finiront par fondre. D’autres plus loin suivent le courant et passeront devant Twillingate. Un cadeau aux voyageurs qui fréquentent les endroits comme Twillingate? Parce qu’ici, ce sont les villageois qui en profitent. Et moi. Et 3 ou 4 touristes aventureux comme moi… À Terre-Neuve, la fête des glaciers a lieu à la fin de juin depuis belle-lurette. La fin de juillet se pointe et tous ces glaciers qui descendent??? Quelque chose ne va pas dans notre monde, monsieur Harper! Tout au long du voyage, les chiffres 1 et 49 (jumelés) se présentent à moi à une fréquence étonnante. Or ces deux chiffres sont respectivement le mois et l’année de ma naissance. C’en est troublant. La monnaie que me rend une caissière, une route, un numéro de porte, l’heure, l’odomètre, et même les 149 marches que je recompte en descendant (oui oui, en descendant, je suis tête dure, mais honnête) de la chute à Battling Brook. Idéal pour y lire un heureux présage. Tout ira bien, me dis-je. Mais non, je ne suis pas superstitieuse! Optimiste : je n’interprète que les bons présages.
De Goose Cove, je reviens sur mes pas : forcément, une seule route relie le nord au sud. Je fais une seconde halte à Port aux Choix pour ne pas en garder un mauvais souvenir. Au bout de la péninsule, deux belles baleines à bosses nous attendaient. Je me promenais sur la grève quand j’ai entendu leur souffle. Elles étaient à un kilomètre environ (difficile à dire, mais bon…). Je suis remontée vivement chercher les jumelles dans Gontran. Elles se sont approchées de la côte et je les ai admirées batifoler pendant un bon moment, Cléo couchée tranquillement à mes côtés, comprenant que l’heure m’était précieuse. J’aime croire que c’était la mère et son baleineau.
Le lendemain, j’entre dans le parc Gros-Morne, sillonné de sentiers fort bien aménagés, comme d’hab. Le premier à Lobster Cove. Mais après à peine un kilomètre de marche, je suis sans force. J’ai sans doute bu plus de thé et de vin que d’eau ces derniers temps, trop occupée à tout voir, et j’ai une insolation. Alors je me terre dans un camping tous services afin de récupérer, bien encadrée par deux mastodontes de 37 pieds chacun. Depuis le matin, je n’ai rien fait, à peine quelques promenades pour délier Cléo, qui me fait ses « grands yeux de merlan frit ». Télé hier soir, télé ce soir. Ma fille Blanche avait raison de me suggérer de ne pas m’en défaire. Je ne me presserai même pas de partir demain matin.
Jour 20 Trop vieille pour me taper les six heures de « grimpe » du Gros-Morne, deuxième plus haut sommet (806 mètres) de Terre-Neuve, je m’arrête aux Tablelands sans grande conviction. Une autre montagne, me dis-je. Hé, Mamie en cavale, serais-tu devenue blasée devant tant de beauté? Je me présente au centre d’interprétation. La jeune fille qui me reçoit (en français, s’il vous plait, contrairement à beaucoup d’endroits à Montréal) tente de me montrer ces montagnes, mais le brouillard enveloppe tout autour de nous. Non loin de là, les abords d’un port m’apparaissent un excellent endroit pour camper. De fait, toute la soirée, des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens emprunteront le sentier que vous voyez sur la photo à droite, s’attardant quelques instants pour une jasette avec Cléo et moi (ils ont des chiens et les chiens jasent entre eux, vous n’aviez pas compris?) Je fais un bout du sentier avec un couple de Québécois émigrés là. Pourquoi ont-ils quitté le Québec? L’homme lève le bras et me montre le paysage, sans rien ajouter comme s’il s’agissait d’une évidence. Mais les Tablelands sont toujours invisibles. Et le lendemain matin, à mon réveil, elles se dressent devant moi, dorées sous le soleil, et j’en suis abasourdie.

Cette chaine de montagnes a émergé du choc des plaques tectoniques il y a 400 millions d’années, alors que les continents (Europe et Amérique) se sont formés. Elles sont une partie du manteau terrestre qui ordinairement reste au fond de l’océan quand de tels bouleversements se produisent, mais celles-là ont pointé leur nez hors de l’eau. On ne s’explique pas pourquoi. Les roches, tellement compactes que rien n’y pousse, sont formées de magnésium principalement, de calcium, de cuivre… d’ailleurs elles ont un peu de cette couleur du cuivre. Je vous fais ça court; vous pouvez toujours aller sur Internet si vous en voulez plus. Remarquez les petits points blancs au centre-droite. De la neige, mes amis. Et il fait un beau 25ºC.

Jour 24 Fogo Island… Fogo Island, c’est le bout du monde. Une ile où quelques villages regroupent cinq, six cents habitants chacun.

Eh bien! à Fogo, j’ai eu peur. J’avais beau me convaincre que la peur n’est que dans ma tête, que l’extérieur n’a rien à y voir, que je dois contrôler cette tête, mes lectures de philosophie et de spiritualité laïque ne servaient à rien. Au matin, en prenant la route, la lumière rouge du « check engine » s’est allumée. Imaginez Mamie en cavale un dimanche matin dans une station service à l’abandon, arpentant le terrain avec Cléo en espérant que quelqu’un vienne la secourir. Mais personne… jusqu’à ce que, une bonne heure plus tard, j’aperçoive un homme avec son chien dehors. Les chiens… de vrais agents de rencontre! Donc blabla sur les chiens, et je glisse le sujet de ma panne. En bon Terre-Neuvien, l’homme vérifie les liquides avec moi, me rassure, me dit qu’il y a un garage (le seul sur l’ile) à Fogo, le village voisin, à une trentaine de minutes et que je peux m’y rendre sans crainte d’une panne. Le garage ouvrira le lendemain qui sera un lundi. Forte de son assurance à lui, je m’y dirige donc. Je laisse Gontran dans un stationnement d’église anglicane; la population a beau être de 748 habitants (chiffres de 2011), j'y ai vu trois églises de confessions différentes. Je décide de profiter de la journée ensoleillée; il me reste quand même un peu des enseignements bouddhistes et taoïstes. En montant des marches (toujours des marches, celles dont je parlais plus haut, qui regroupent quatre monts), je réalise que j’ai oublié de prendre le médicament pour mon cœur. Pas de chance à prendre, mon cœur sans médicament, c’est comme le « check engine ». Je redescends donc au plus vite. Je ne remonterai pas les marches… tout va mal aujourd’hui. Je cherche plutôt l’endroit où dormir, pas trop loin du garage. Je repars le moteur et… le voyant lumineux s’est éteint. Lieu magique! Merci au Dieu anglican. L’heure vérifiée, je décide de reprendre le bateau aujourd’hui même. Au port (est-ce vraiment le mot pour désigner ce bout de chemin qui plonge dans la mer et où s’accroche de frêles traversiers?), la voiture devant moi monte à bord, mais plus de place pour moi. Trois heures d’attente, de lecture, de maaaaaaaaaarche! À la descente du bateau, le soir tombe. Rituel : trouver un endroit pour souper et dormir. Je m’enfonce dans de petites routes qui mènent à de riches maisons (entendons-nous, riches pour Terre-Neuve) au bord de la mer, mais je ne trouve rien. Finalement, je stationne dans une aire aménagée pour des camions, le long d’une route du style 117 dans les Laurentides. La seule fois où j’ai dormi le long d’une route principale. Cette journée a été baptisée « journée fuck-fuck ». Le brave Gontran est resté tranquille tout le reste du voyage.
Jour 28 De ces 28 jours, 24 à Terre-Neuve, 4587 kilomètres parcourus… J’ai fait une Française de moi en pensant qu’un mois suffirait pour en faire le tour. À moins de passer mon temps dans Gontran. Ça me désole un peu, car qui sait si je pourrai revenir pour achever ma découverte. Je m’attarde, hume, contemple, m’émerveille encore, emmagasine les souvenirs. Mais il y avait tellement à voir dans l’Ouest et le Centre. Et quelle nature encore vierge! Pas de petits villages tape-à-l’œil, avec des boutiques souvenirs toutes alignées. Ici, rien ne flirte avec le « bucolique »; le paysage est spectaculaire, sensationnel… Les mots s’évaporent : tout est image. Le choc du retour est amorti par une halte au parc Blow Me Down. Et it blows me down, realy. Deux jours de calme dans l’enceinte d’une chaine de montagnes qui m’enveloppe comme un cocon. Je prends des forces pour la longue route de retour. Mais le ciel est triste comme moi et il pleut. Gontran sent la laine mouillée de Cléo. Qu’à cela ne tienne, nous ne resterons pas enfermées. Je n’aurai pas trainé l’imper pour rien.

Je suis un peu cafardeuse quand, deux jours plus tard, je passe devant la sortie de Port au Port; j’hésite à m’y faufiler… C’est que mon histoire d’amour avec Terre-Neuve a commencé là. Romantique Mamie en cavale… Mais la route est si longue avant d’arriver au Boutte du cap. J’avais ciblé Seal Rock, je m’en tiendrai à ma décision. Le Boutte du cap, je l’ai parcouru de long en large. Ici donc, à Seal Rocks… pour me rendre compte que je suis en face de Port au Port. J’ai trouvé, une fois de plus, un bel endroit au bord de l’eau. Il pleut encore. Mais il y a assez d’accalmies pour les promenades. Au cours de la nuit, j’ai entendu des orages au loin, mais le tonnerre ne s’est pas rendu ici. Malgré tout, j’ai bien mal dormi, l’estomac tout chamboulé à cause du kilo et demi de moules ingurgité avec le chablis au souper (trop bon, n’ai pu me retenir, gourmande Mamie en cavale, va!).
Jour 32 Après avoir vu de vrais icebergs, un jeune orignal, deux grosses baleines, des saumons qui affrontent une chute, des montagnes qui scrutent le ciel et la mer mystérieuse, je reprends le chemin du retour. Mes amis, Brent, Cathy, Judy et Jeff, je n’oublierai pas votre générosité, votre gentillesse, votre simplicité. Promis : je retiendrai tout ce que vous m’avez appris de votre terre natale. J'ai senti un grand sentiment de liberté ici, je devrais dire de libération. Vivre dans Gontran simplifie au maximum le quotidien, me confirmant à quel point je m'entoure de choses inutiles chez moi. Le regard tourné vers l’extérieur, ma petite personne reprend la place qui lui revient. De plus, conduire ici est reposant : personne ne vous colle aux fesses parce que vous les ralentissez, même si on ne peut dépasser sur deux kilomètres. Les limites de vitesses sont respectées, les « cédez » aussi. Pas de queue de poisson devant le nez de Gontran. Je m’y suis donc sentie très bien. Reste à cultiver cet état au retour, dans le quotidien… Je prends le bateau demain et je ne flânerai pas afin de rester imprégnée de l’atmosphère terre-neuvienne.
Fin En arrivant à la maison, j’étouffe : les mauvaises herbes ont envahi mon territoire; je ne distingue plus les fleurs parmi les hautes graminées. La maison m’apparait immense avec son étage et demi; étouffante : trop d’objets ici. Je m’active, je m’active; il faut faire, faire, encore faire, et non (ou ne) plus être. Toujours difficiles, les retours. Mais la nuit reviennent à mes sens l’odeur des fraises au pied des Tablelands, le va-et-vient des vagues quand je m’endormais le soir, le sifflement du vent entre les arbres, les milliers de marches vers le sommet des montagnes escarpées, la chaleur du soleil et surtout, surtout celle des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens. Les photos tournent en bouclent sur l’écran de mon ordinateur depuis mon retour. Une tentative pour retenir ce sentiment de plénitude qui m’a habitée tout au long de mon parcours.
Pour plus de photos, cliquez sur Terre-Neuve à partir de la page d’accueil de mon blogue: http://mamieencavale.wordpress.com


À la recherche d'une personne pour de l'aide à Gran Canaria English translation pending
Bonjour,
Je m'appelle Cyril et je suis en fauteuil roulant suite a un accident de sport il y a 20 ans.
Je viens en vacance a Gran Canaria (maspalomas)du 25 fevrier 2014 au 6 mars 2014 avec mon amies et nos enfants.
J'aimerai trouvé une personne qui soit de gran canarie pour m'aider a trouver quelqu'un que je pourrai embaucher pour m'aider.
J'espere pouvoir trouvé une personne pour facilité mon voyage .
En attendant de vous lire
Passez de bonne fetes
et joyeux noel a tous 🙂
Cyril
2 Parisiennes en Thaïlande pendant les vacances de février English translation pending
Bonjour à tous et à toutes !
Ca y est c'est décidé, vacances de février on les passe en Thailande. Nous sommes 2 amies, voisines dans le même immeuble, qui partent à l'aventure. Moi, djaméla 33 ans et morgane 25 ans. Peut-être y allez-vous aussi à la même période? Et si on en discutait? On commence à peine à élaborer un itinéraire ....
N'hésitez pas ! bises
Ca y est c'est décidé, vacances de février on les passe en Thailande. Nous sommes 2 amies, voisines dans le même immeuble, qui partent à l'aventure. Moi, djaméla 33 ans et morgane 25 ans. Peut-être y allez-vous aussi à la même période? Et si on en discutait? On commence à peine à élaborer un itinéraire ....
N'hésitez pas ! bises
Tour de la Vanoise English translation pending
Bonjour,
je souhaite partir faire le Tour de la vanoise du 30 juin au 6 juillet 2014 (fait le tour du Beaufortain en juin 2012) avec 2 amies de niveau moyen en rando , alors a tous ceux ayant déjà fait ce tour a pieds voici qq unes de mes questions :
A cette date là, y a t il beaucuoup de neige ?? de névés ?? Faut il être de tres bon marcheurs ?? Puis je emmener ma fille de 13 ans (plutôt sportive) ?? Faut il prévoir du matériel spécial ?? crampons ... A partir de quel date puis je réserver les refuges ?? Est ce bien baliser ?? De quel cartes , topo ... ai je besoin ??
merci
A cette date là, y a t il beaucuoup de neige ?? de névés ?? Faut il être de tres bon marcheurs ?? Puis je emmener ma fille de 13 ans (plutôt sportive) ?? Faut il prévoir du matériel spécial ?? crampons ... A partir de quel date puis je réserver les refuges ?? Est ce bien baliser ?? De quel cartes , topo ... ai je besoin ??
merci
Voyage seule en Jordanie English translation pending
Bonjour, je souhaiterais voyager seule en Jordanie, quelqu'un l'a-t-il fait? En particulier une femme? Connaissez vous un guide pas trop cher? J'ai un petit budget… Merci de vos réponses !
Que faire pour 2 soirs de week-end en solo en Islande English translation pending
Bonjour,
Je quitte pour 8 jours en Islande. Voici le plan
J1: Blue Lagoon J2: Golden Circle J3: South Coast J4: Landmannalaugar J5: ? J6: ? J7: ? J8: Retour en pm
Nous dormons à Reykjavik tout le long du voyage. Mes amies ont quelque chose de prévu les jours J5 et J6 en soirée (vendredi et samedi) donc je me demandais quoi faire en solo. Me promener dans la ville, aurores boréales, etc.?
Merci de vos suggestions!
Je quitte pour 8 jours en Islande. Voici le plan
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Merci de vos suggestions!
Croisière en Croatie English translation pending
Bonjour,
Je suis skipper pro aux Antilles et je vais faire une croisière de repérage en Croatie au départ de Split en Juillet (19/07 AU 26/07/2014) sur un mono de 44'. J'ai actuellement 2 amies intéressées, mais pour partager les frais de location, je propose des places à bord. Le programme sera détente, visites, snorkeling, photos, vidéo, restau.... Le programme est pratiquement terminé, je vous le communique sur demande. Prévoir un budget de 900€ tout compris, bateau, vol de Paris, Alim.
Cordialement
Fanch
Je suis skipper pro aux Antilles et je vais faire une croisière de repérage en Croatie au départ de Split en Juillet (19/07 AU 26/07/2014) sur un mono de 44'. J'ai actuellement 2 amies intéressées, mais pour partager les frais de location, je propose des places à bord. Le programme sera détente, visites, snorkeling, photos, vidéo, restau.... Le programme est pratiquement terminé, je vous le communique sur demande. Prévoir un budget de 900€ tout compris, bateau, vol de Paris, Alim.
Cordialement
Fanch
Infos diverses sur le Népal English translation pending
Bonjour
nous serons au Népal en octobre et j'aurai besoin de quelques infos
pour la rando Gorepani / Ghandruk dans quel sens c'est mieux de commencer pour moins souffrir ?? une de nos amies n'est pas très rapide ni en montée ni en descente
venant de l'Inde nous allons rentrer au Népal à la frontiére la plus occidentale Banbassa / Mahendranagar . pour le paiment du visa c'est bon en euros ou faut il d'autres devises ??
A Lumbini c'est possible de dormir dans un monastère ?? si oui lequel et faut il réserver ou une fois sur place pas de souci ???
cordialement
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cordialement
Découvrir la culture asiatique plus précisément thaïlandaise English translation pending
Bonsoir a tous encore moi juste prendre tout les renseignements possible avant de prendre le départ pour L’aise plus précisément Thaïlande donc raison pour laquelle je voudrais être confiant une fois labas juste quelques éclaircie pour mon voyage tout en sachant quelques cultures asiatique comment celà ce passe dans ce continent j'espère avoir des réponses de vous chères amies.
Visite de Malmö (Suède) en venant de Copenhague English translation pending
Bonjour à tous!
J'avais une petite question concernant Malmö...
Tout d'abord, je vous explique le contexte 😎 : Fin août, nous partons avec deux amies entre Copenhague et Stockholm. Nous arrivons le 21 août et avons l'intention de dormir 3 nuit à Copenhague. Ensuite, nous souhaitons prendre un train pour aller jusqu'à Malmö. Par la suite, nous irons en direction de Goteborg puis nous passerons par les différents lacs jusqu'à Stockholm où nous resterons quelques jours avant de revenir en France.
Ma question est donc la suivante : Selon vous, combien de temps est-il nécessaire pour visiter Malmö? Une journée complète? Car nous nous disions que si la visite dure une journée complète, il serait mieux pour nous de dormir là-bas pour ensuite reprendre la route plus tard. :)
Si par ailleurs vous avez des idées de visites pour Malmö (ou même le reste des villes!), n'hésitez pas!
Merci de votre aide. 😉
J'avais une petite question concernant Malmö...
Tout d'abord, je vous explique le contexte 😎 : Fin août, nous partons avec deux amies entre Copenhague et Stockholm. Nous arrivons le 21 août et avons l'intention de dormir 3 nuit à Copenhague. Ensuite, nous souhaitons prendre un train pour aller jusqu'à Malmö. Par la suite, nous irons en direction de Goteborg puis nous passerons par les différents lacs jusqu'à Stockholm où nous resterons quelques jours avant de revenir en France.
Ma question est donc la suivante : Selon vous, combien de temps est-il nécessaire pour visiter Malmö? Une journée complète? Car nous nous disions que si la visite dure une journée complète, il serait mieux pour nous de dormir là-bas pour ensuite reprendre la route plus tard. :)
Si par ailleurs vous avez des idées de visites pour Malmö (ou même le reste des villes!), n'hésitez pas!
Merci de votre aide. 😉